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SOCIETÉ ENTOMOLOGIQUE
DE
BELGIQUE
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TOME TRENTIÈME
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BRUXELLES
AU SIÈGE DELA SOCIÉTÉ
MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE
BRUXELLES & LEIPZIG
LIBRAIRIE C. MUQUARDT
MERZBACH & FALK, SUCCTS
1886
AVIS.
Le prix des tomes I à VII des Annales a été fixé à cinq francs;
celui des tomes VIII à XIV à dix francs; celui des tomes XV
à XX à quinze francs ; celui des tomes suivants à dix-huit francs (sauf
le tome XXIV, dont le prix est de quatorze francs).
Le prix de la collection des tomes I à XXVIII est fixé à 200 francs.
Les membres de la Société désirant obtenir les volumes antérieurs
à l'année de leur réception jouissent d'une réduction d’un tiers de la
valeur.
On peut s'abonner aux comptes-rendus mensuels des séances de la
Société au prix de cinq francs par an. S’adresser, soit au trésorier,
M. E. Fologne, rue de Namur, 19", soit au secrétaire, M. Auguste
Lameere, chaussée de Charleroi, 121, à Bruxelles.
Les membres de la Société sont priés de porter ceci
à la connaissance de tous ceux qui pourraient avoir
intérêt à s’abonner.
La cotisation des membres de la Société est fixée à seize francs. Les
membres étrangers peuvent se libérer en une fois de toute cotisation,
moyennant un versement de deux cent francs.
Les membres associés, résidant en Belgique, payent cinq francs par
an, et recoivent seulement les comptes-rendus des séances. Ils ne
peuvent être membres associés que depuis l’âge de 15 jusqu’à celui
de 25 ans, sauf lorsqu'ils font partie du personnel enseignant moyen,
normal et primaire, ou aussi quand ils sont fils ou frères d’un membre
effectif, habitant avec eux.
ANNALES
SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE
DENBEEGIQUE
DÉPOSÉ AUX TERMES DE LA LOI
Les opinions émises dans les Annales de la Société sont
propres à leurs auteurs. La Sociélé n'en assume aucunement
da responsabilité. |
Gand, imp. GC, Annoot-Braeckman, Ad. Hostc, sucer.
ANNALES
DE LA
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE
DE
BELGIQUE
TOME :TRENTIÈME
BRUXELLES
AU SIÈGE DE LA SOCIÉTÉ
MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE
BRUXELLES & LEIPZIG
LIBRAIRIE C. MUQUARDT
MERZBACH & FALK, SUCCTS
1886
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NOTE
SUR DES
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RECUEILLIS EN 1884, A L'ILE DE WAIGIOU (NOUVELLE-GUINÉE)
PAR M. VAN RENESSE-VAN DUIVENBODE,
par J. B. Capronnier.
— SÉANCE DU 7 NOVEMBRE I885 —
Lt E-—
Le Musée royal d'Histoire naturelle de Belgique a reçu, en don,
pour sa collection, une certaine quantite de Lépidoptères récoltés
par M. Van Renesse-Van Duivenbode, consul de Belgique dans les
Indes néerlandaises. L'envoi se compose de 150 individus dont
58 espèces. Ils ont été parfaitement capturés et sont généralement
d’une bonne fraîcheur. Comme ces insectes appartiennent à des
localités les moins explorées de la Mélanésie et de la Ne Guinée,
nous espérions découvrir de nouvelles espèces, mais notre espoir
a été déçu : nous n’avons rien trouvé qui n'eût été décrit. Néan-
moins parmi ces espèces antérieurement décrites, lesquelles existent
en Malaisie, nous en avons quelques-unes propres à la Papouasie
et qui sont très rares.
Nous avons suivi le catalogue de Boisduval, mais comme il date
de longtemps déjà, les noms généralement adoptés actuellement
ont été ajoutés aux genres.
RHOPALOCERA.
PAPILIONIDES.
1. Ornithoptera Priamus var. Poseidon Doubl., 8 G, 2 Q@.
Le magnifique Priam de Lin. que les anciens appelaient « le
Velouté d'Amboine » à cause de sa belle parure qui offre à la vue
toute la douceur du velours, est localisé aux îles d’Amboine
et de Céram. Cette espèce varie beaucoup, en s'étendant dans
toute la Papouasie et la côte septentrionale de la Nouvelle-Hollande.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM,. DE BELGIQUE, T. XXX. I
2 NOTE SUR DES LEPIDOPTÈRES RECUEILLIS EN 1884, ETC.
Elle accuse alors des variétés locales, que les auteurs se sont plû à
nommer, ce qui en rend l'étude difficile; car on trouve tous les
passages qui les relient entr’elles pour les ramener au type.
Les Lépidoptères quinous occupent proviennent de l'île Waïgiou,
située à la pointe ouest de la Nouvelle-Guinée. Ils appartiennent
à la var. Poseidon Doubl. parfaitement figurée par Westwood
(Cab. Or. Ent , tab. 11). Nous avons reçu 8 G' et 2 G. Cette varieté
diffère du type Priam surtout par l’atténuation des taches orbicu-
laires noires et jaune doré.
Dans ces Lépidoptères un exemplaire n'a aucune tache ni noire
ni jaune. On peut suivre dans les autres la gradation de l'em-
preinte. des taches noires pour arriver exactement à la figure de
Westwood. Il en est de même des taches jaunes; on n’en remarque
que sur quatre individus, d’abord presque invisibles, pour arriver
graduellement aux trois petites taches bien marquées du type
Poseidon.
Parmi nos Lépidoptères se trouve un exemplaire dont toute la
couleur verte tourne sensiblement au b/euté, en commençant par les
ailes supérieures, pour finir plus jaunâtre vers la côte abdominale.
Cette variété semble être l'indice du passage à Orn. var. Urvil-
ina Guér. On pourrait donc espérer trouver dans la Nouvelle-
Guinée cette belle variété bleue U/rvilliana, qui jusqu’à présent n’a
été observée que dans la Nouvelle-Irlande. Ces deux stations sont
du reste sous la même latitude.
On n’est pas d'accord jusqu’à présent sur la question de savoir si
Orn. Urvilliana est une espèce distincte. MM. Staudinger et Kirby
sont dans le vrai, selon nous, en n’en faisant qu’une variété du
Priamus Lin.
Les deux femelles sont grandes, elles ont environ 0"17 d’enver-
gure. Elles sont semblables à la figure donnée par Westwood dans
l'ouvrage précité. Toutes les © de la grande famille du Priam
varient beaucoup. La différence qu'on remarque entre la © Poseidon
et la © Priamus (Panthous Cr.) réside surtout dans la grande
cellule discoïdale des ailes supérieures qui est brune dans Priam,
tandis que dans Poseidon cette cellule contient plusieurs taches
blanches confluentes transversales. L’une de celles que nous avons
eue à examiner, a cette tache blanche régulière s'étendant dans
toute la cellule. Les autres taches de cette Q sont toutes élargies et
saupoudrées d’atomes bruns, ce qui donne au sujet un aspect moins
vif que dans l’autre exemplaire.
2. Papilio Ulysses L., 3 &.
Pius petits d’un tiers dans l’envergure que le type Cramer (Pap.
exot., pl. CXXI, fig. A-B) et pouvant se rapporter à la var. Awto-
lycus Feld.
NOTE SUR DES LÉPIDOPTÈRES RECUEILLIS EN 1884, ETC. 3
3. P. Leodamas Wall. var., 1 G\, 1 Q.
Très vifs en couleurs. Ce Papilio est particulier à la Papouasie.
4. P. var. Ambraciæ Wall.
Du type P. Ambrax Bdv., 3 G:.
5. P. Ormenus Guérin, 3 4 1 Q.
Grands et beaux exemplaires.
Les & varient peu, mais les © présentent au contraire de nom-
breuses variations. Celle dont nous nous occupons se rapproche de
la © À drastus Feld. Les © varient, on peut le dire, du noir au blanc.
On s’en rend compte dans Hewitson, (Ex. But., Il, Papil.,3, fig. 8),
qui publie sous le nom d’Onesimus, un Papiho aui est une femelle
albine d’'Ormenus.
6. Papilio Deipylus Feld., var. de Deiphobus.
Propre à la Papouasie. 1 exempl. très beau.
7. P. Euchenor Guérin.
Deux grands et beaux exempl. &.
8. P. Pherecrates Feld., var. de Parmatlus Gray.
Propre à la Papouasie. 2 exempl.
9. P. Eurypilus Lin.
1 exempl. en mauvais état.
10. P. Sarpedon Lin.
3 exempl. médiocres. Ne different pas des espèces de la Malaisie.
MÉSECodrus Cr 11e 10:
Sont assez bien conservés. Ils appartiennent au type de Cramer.
Cependant la ©, par la petite tache claire au bord antérieur des
secondes ailes, en dessous, ferait rapporter notre espèce à la var.
Gilolensis Wall.
12. P. Laglaizei Depuiset (An. Ent. de France, série 5,
tome VII, 1878), 1 G, 1 ©.
Notre savant collègue, M. Ch. Oberthür, dans ses Etudes d'Ent.,
nov. 1879, consacre un long article à cette intéressante espèce. Il
raconte comment elle a été apportée à Paris pour la première fois
en 1877.
C’est une bonne fortune que nous soyons en possession de cette
rare espèce.
M. Depuiset n’a pu faire sa détermination que sur la ©, nous la
complèterons en disant que le ne diffère pas essentiellement de
la ©, ainsi que l’avait pressenti M. Depuiset. Les bandes bleuàtres,
transverses, comparées à la © sont plus étroites, et sur les secondes
ailes elles s’effacent vers la côte abdominale, en se couvrant
d’atomes noirâtres. La bande du sommet s'aperçoit, mais effacée.
4 NOTE SUR DES LÉPIDOPTÈRES RECUEILLIS EN 1884, ETC.
En dessous le dessin se présente du même aspect pour les deux
sexes, seulement chez le G' tous les motifs des dessins noirs sont
plus élargis, plus intenses.
Notre Q est assez bien conservée mais malheureusement le G' est
en mauvais état.
PIERIDES.
13. Pieris (Delias) Mysis Fabr.
Peut s’appeler var. Lara, suivant Bdv., comme provenant de la
Papouasie, 1 G' et 1 ©.
14. P. (Delias) Aruna Bdv., G et Q.
Cette belle espèce est remarquable par le G' qui a ses ailes d’un
jaune orangé brillant, tandis que le dessous est rouge et noir. La Q
est plus régulière, le noir du dessus se répète exactement au
dessous et n’a de rouge que la tache ovale du G' qui se distingue à
la base des secondes aïles vers le bord antérieur.
15. P. (Tachyris) Celestina Bdv., 2 G.
D’après M. Oberthür, cette espèce vole au bord de la mer et se
repose sur le sable humide. Elle vole avec une grande vivacité.
16. Nymele (Eronia) Iobæa Bdv., 1 exemplaire.
17. Callidryas (Catopsilia) Alcmeone Fabr., 1 exemplaire.
18. C. (Catopsilia) Scylla Lin., 1 exemplaire.
19. Terias (Eurema) Suava Bdv., 3 exemplaires, 2 G,, 1 Q.
LYCÆNIDES.
20. Arhopala Hercules Bdv.
D'un bleu velouté noir profond. 2 beaux exemplaires G.
21. Thecla (Deudorix) Despoena Hew., 1 exemplaire ©.
22. Isselia (Cupido) Danis Cr., 6 exemplaires.
23. I. (Cupido) Hylaïs God., 3 exemplaires.
24. I. (Cupido) Cyanea Cr.
Syn.: Zsselia Epicoritus Bdv., 1 exemplaire.
DANAIÏDES.
25. Euploea Mesocala Voll., 1 exemplaire Q@.
Grande et belle espèce.
26. E. Servillei Bdv., 1 ©.
27. Danaïs Philene Cr. var. Obscura, 1 &2Q.
Cette espèce dans le type est déjà foncé; la variété qui nous
occupe a le brun encore beaucoup plus intense. Le dessous est éga-
lement très foncé.
NOTE SUR DES LEPIDOPTÈRES RECUEILLIS EN 1884, ETC. 5
28. Danaïs Archippus Fabr.
G'etQ appartiennent au type dont les taches à l'angle apical
sont jaune brun au lieu d’être blanches. Cette espèce est commune
en Amérique et surtout dans la Nouvelle-Hollande.
29. Idea (Hestia) d’Urvillei Bdv., Voy. Astr., Lep.
2 exempl. grands et beaux.
30. Hamadryas Zoïlus Fabr. 1 exemplaire.
ACRÆIDES.
31. Acræa Moluccana Feld., var., 1 exemplaire.
NYMPHALIDES.
32. Emena (Messaras) Wallacei Feld., 1 exemplaire.
33. Cethosia Chrysippe Fabr., 1 exempl. ardent en couleur.
34. C. Cydippe, var. Cyrene Wall.,3 Get 1 © bien marqués.
39. Vanessa (Rhinopalpa) Sabina Cr., 1 exemplaire.
306. Vanessa (Rhinopalpa) Iphita Cr., 2 exemplaires.
37. Salamis (Rhinopalpa) Algina Bdv. 1 exempl. © appar-
tient au type dont la bande discoïdale transversale est complètement
blanche.
35. Cynthia Arsinoë Cr., 2 exempl.
39. Cyrestis Paulinus Feld., 3 exemplaires.
40. Cyrestis Acilia God., 1 exempl.
41. Limenitis (Neptis) Consimilis Bdv., 1 exempl.
42. L. (Neptis) Shepherdi Moor, 1 exempl.
43. L. (Athyma) Venilia Lin., 1 exempl. Commun.
44. Diadema (Hypolimnas) Bolina Lin., 11 exemplaires.
Nous voici arrivés à une de ces espèces qui sont, surtout quant
aux ©, de véritables Protée, comme les Papilio Aemnon Lin.,
Merope Cr., etc.
Cette espèce, antérieurement, était connue sous le nom de Zassi-
nassa. Boisdu val, Ménétriès, Kirby, l'ont écrit ainsi, tout en citant
Cramer qui a imprimé Zisianassa; ce nom de Zassinassa est donc
fautif.
Actuellement le nom de Polina devient le type, et l’ancien
Bolina est devenu le Misippus Lin.
C'est à Cramer qu’il faut avoir recours pour se retrouver dans les
variations de cette espèce à qui cet auteur a donné environ une
quinzaine de noms différents, qu'on réunit avec raison au Polina
Linn.
Dans les onze individus qui nous arrivent de la Papouasie,
6 NOTE SUR DES LÉPIDOPTÈRES RECUEILLIS EN 1884, ETC.
nous distinguons : 1° deux ' qui sont Polina (soit Lisianassa de
Cramer, 205, À. B.) mais plus petit que le type; 2° trois G' que
nous appelons var. Auge Cr. (190, A. B.), et qui se distinguent par
une tache blanche très large qui envahit le centre des ocelles bleus
discoïdaux et en dessous des secondes ailes, par une bande blanche
transverse qui n’existe pas dans le type; 3° deux © qui se rap-
portent à Helita(Cr., 28, D.E.), et semblent appartenir à Zisianassa ;
4° quatre © semblables à Zphigenia(Cr., 205, A. B) appartiendraient
à la var. G'Auge.
45. Minetra (Parthenos) Tigrina Voll.
3 G\, 1 ©; espèce propre à la Papouasie.
46. Adolias (Symphædra) Æropus Lin.
2 beaux exemplaires de cette rare et belle espèce.
47. Amathusia (Doleschallia) Bisaltide Cr., 1 exempl.
48. A.(Doleschallia)Bisaltide, var. Australis Feld.,1exempl.
MORPHIDES.
49. Hyades (Tenaris) Horsfieldii Swains., G et ©.
Cette espece est très variable; on compte une dizaine de noms
se rapportant au type donné par Swainson.
50. H. (Tenaris) Dioptrica Voll., 1 exempl.
ol. H. (Elymnias) Agondas Bdv.
g etQ appartiennent à ces espèces qui offrent une si grande
différence dans les sexes; le G d’Agondas a la couleur noire domi-
nante sur toute la surface des ailes, tandis que la © Les a blanches.
SAT YRIDES.
02. Cyllo (Melanitis) Leda Lin.
2 g'et 1 Q. Espèce commune. Les individus frais sont rares, ils
nous arrivent presque toujours en mauvais état, et par ce motif
sont difficiles à déterminer. On compte jusqu’à 26 noms de variétés,
donnés abusivement comme types.
HESPERIDES.
53. Ismene Lugubris Bdv. 1 exempl. de la Papouasie. Seule
Hespéride dans l'envoi.
HETEROCERA.
54. Nyctalemon Patroclus L., 2 exempl.
05. Bizarda Optima West., 1 exempl.
06. Dasnias Melaxantha Bdv., 1 exempl.
57. Baputa Disnidiata West., 1 exempl.
98. Nyctipas Crepuscularis L., 2 exempl.
RTE 27 —
LISTE DES TROIS CENT QUARANTE ESPÈCES.
COLÉOPTÈRES CARNASSIERS TERRESTRES
ACTUELLEMENT
AUTHENTIQUEMENT CAPTURÉES EN BELGIQUE
AVEC
LE TABLEAU SYNOPTIQUE DE LEUR DISTRIBUTION
GÉOGRAPHIQUE DANS LE PAYS
par A. Preudhomme de Borre.
—. SÉANCE DU 5 DÉCEMBRE 1885 —
—Z<—
Le titre que j'inscris en tête de ce travail, indique suffisamment
que, dans ma pensée, il n’est pas encore le catalogue complet et
définitif de notre richesse faunique en Cicindélides et Carabiques,
bien qu'il ne s’en faille pas de beaucoup assurément.
Le premier Catalogue publie en 1857 au tome I de nos Annales
(pages 116 à 157) ne renseignait que 326 espèces. L’accroissement
de la liste actuelle est cependant de plus de 14 espèces, car j'ai dû
laisser de côté un bon nombre de numéros de l’ancien catalogue. Il
en est qui ne sont que le résultat d’une confusion synonymique, par
exemple (p. 120) les Calosoma sericeum et indagator ; d’autres sont
des variétés indûment élevées au rang d'espèces. Enfin notre défunt
collègue Mathieu, qui avait accaparé la direction d’un travail
d’abord entrepris comme œuvre commune de la Société, a été plus
d’une fois repris d’inexactitudes; ce qui a jeté sur tout son catalogue
une suspicion peut-être bien exagérée, mais que j'ai dû regarder
comme justifiée, afin que le travail livré aujourd’hui à la publicité
fût au contraire rigoureusement établi (*).
(:) Si je n’ai pas compris dans ma liste l’Æ/aphrus aureus, le Carabus nodulosus,
le Licinus cassideus, \’'Æpus marinus, le Pterostichus metallicus, etc., ce n’est pas
que je regarde leur capture en Belgique comme quelque chose d’improbable ou de
fabuleux, mais c’est parce que tous mes efforts pour obtenir à leur égard une
certitude complète, n’ont pas encore abouti. Ceux qui ont pu les prendre, se déci-
deront peut-être un jour à le dire et, ce qui vaudra mieux, à le prouver.
8 LISTE DES TROIS CENT QUARANTE ESPÈCES DE
Celui-ci n’est en quelque sorte qu’un résumé général des recher-
ches publiées par moi depuis cinq ans sous forme de Matériaux pour
la faune entomologique des diverses provinces, recherches dont je
n’ai pas voulu encombrer les Annales de notre Société, mais aux-
quelles je me suis plu à donner une publication locale, avec l'espoir
de stimuler le développement d’études locales, seule bonne base
future de notre faune indigène.
Pour ces familles de Carnassiers terrestres, le catalogue est bien
plus près d’être complet qu’il ne saurait l'être en ce moment pour
les autres coléoptères, grâce au travail d’un consciencieux et labo-
rieux spécialiste qui, pendant plus de vingt-cinq ans, a scrupuleuse-
ment annoté les captures et concentré les résultats de toutes les
chasses qu’on s’empressait de lui soumettre. Ce sont donc les recher-
ches de Putzeys qui doivent être regardées comme la première base
de ce résumé, sans vouloir déprécier les chasses de beaucoup de nos
confrères qui, avec mes propres chasses et études, m'ont permis de
les compléter encore (').
Je prépare en ce moment la même liste, pour les Coléoptères
carnassiers aquatiques, moins étudiés jusqu’à présent.
Liège. Namur.
cs] :
TETE CON CN PER ET CM
AAA
CSA EIRE EA = SUIESRIEE EE
NE PE NE ENEM EN E, © IE
| eee ENS ENS
Æ |& see
SLR
5 |
& |&
A
FAMILLE DES CICINDÉLIDES.
1. Cicindela germanica L.. + k | + * k
C-sylvatica Le: 0.00: eu NI RCE +
CAT bTIAER Le VALUE SEE HER DÉCORER IAE RER RSS U IOE ST EE
4. C. maritima Latr. et Dej. (1) | x *
5. C. campestris L. . . . | # | + | + | + | + | x | + | + | + | »
FAMILLE DES CARABIQUES.
Sous-famille des Carabinæ
Tribu I. — OMoPHRoNIN.
1. Omophron limbatum Fabr. .| + | + | + | # | « | « | x
(°) C'est surtout pour la constatation de la présence des espèces dans chaque
province, qu’il y aura dans mes listes des astérisques à ajouter, c'est-à-dire des
lacunes à combler. Puisse-t-on me signaler ces lacunes et laisser de côté cette
force d'inertie qui, pour tant d'amateurs, fait éternellement rester sous le boisseau
la lumière que donneraient leurs découvertes,
COLÉOPTÈRES CARNASSIERS TERRESTRES, ETC. 9
EEE LEE
Liège. Namur.
En. ee CR.
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Tribu IT. — CycHRini.
2. Cychrus rostratus L. . 2 .| + | + x | + %
SICHAENUAEUS RAD NC x ja
Tribu IV. — CARABINI.
4, Procrustes coriaceus L. . k | à | + | & 0 | Me LS E
5. Carabus intricatus L. . . *k % % #
6. C: auratus Le . . * * *% % * % %k # %
7. C. auronitens Fabr (? és ë + x | * x | + %
8. (CE nitens Ib . a *% + F2 Le % F2
9. C. clathratus L. . # * %# #
1OAC eranulatus LEO + xx ax | % # || x
11. C. cancellatus Ilig. ((62)). . Il * *k k *k k * k # 2 *
A0 C. monilis Fabr. ( ) . * * * % * À *# * % 14
13. C. arvensis Fabr ; k | + | + | + | x %
14. C. catenulatus Scop. (°) + | AUILES “ollr
15. C. catenatus Panzer. (6) . *
16. C. purpurascens Fabr. (7) . .| + | x | & | « | + | x | x | & | + | x
NMACACONVELUS HALL EME # 2 || HR CRIRE
18. CG: nemoralis Müller 5 *# É 2 % FA *% + + %k %k #
19. C. irregularis Fabr. (8) . . +
20. Calosoma inquisitor L.. . . RUMEUR NE re NX
21 C.sycophantaL. . . . .| «| x | + UNE Lx *
22. C. sericeum Fabr. . re +
23. C. reticulatum Fabr. (° ) LURTAINE
Tribu VIT. — ELAPHRINI.
24. Elaphrus uliginosus Fabr... k % *
25. E. cupreus Duftschm. . DIRES RENE RENE EMI EINEE %
26. E. riparius L. . UE EN EN EE NE CE CN ESC CR EPA
27. Blethisa multipunctata el UNIS * | x
Tribu VIII. — LORICERINI.
28. Loricera pilicornis Fabr. . .| % | æ | æ | + | & | « | « | « | x | x
Tribu IX. — NeBRini.
29. Notiophilus aquaticus L. A DE EN DE a | = *#
30. N. rufipes Curtis. + | + | + | + | x #
31. N. palustris Duft. EEE NE # *
32. N. biguttatus Fabr.. . PA ER EE PR ES A ER
33. N. quadripunctatus Dej. (10) : +
34. N. punctulatus Wesm.. . ke ER EE EE IE * +
35, Leistus spinibarhis Fabr. . .| + | | + | + | + | x | x | x | « <
36. L fulvibarbis Dej. : %#
SU ME TUSMEUSSE M EURE x | + | + +
38 L rufescens Fabr. . , . .| + | & | + | x | x *#
939. Nebria brevicollis Fabr. . .| + | + | « | + | x | + | «| x | «x | * k
10
LISTE DES TROIS CENT QUARANTE ESPÈCES
DE
40. Dyschirius globosus Herbst.
41. D. læviusculus Putz. (11) .
42. D. salinus Schaum. (11).
43. D. chalceus Er (11) .
44. D. impunctipennis Daws.
45. D. obscurus Gyll. Rp .
46, D. nitidus Dej. : :
47. D. politus Dej. ’
48. D. thoracicus Illig. .
49. D. angustatus Ahrens .
50. D. æneus Dej.
51. D. intermedius Putz.
52. Clivina fossor L.
53.
Tribu XV. — Scaritini.
C. collaris Herbst.
(1).
Sous-famille des Harpalinæ
EE En EE 9 EE En 1 EE EEE tu
bisetosæ.
Tribu XVI. — PANAGÆINI.
. Panagæus crux-major L.
. P. quadripustulatus Sturm.
Tribu XXII. — BEMBIDIINI.
. Tachypus pallipes Duft. .
"He favipestl.- :
. Bembidium paludosum Panzer ;
. argenteolum Ahrens. (11) .
impressum Panzer. . .
. punctulatum Drapiez.
prasinum Duft.
flammulatum Clairv.
VATlUMIOl CRE OR
adustum Schaum. .
.obliquum Sturm.. .
ephippium Marsh. (ES
. pallidipenne De (Le
ruficorne Sturm. :
elongatum Dej.
. lunatum Duft.
fluviatile Dei.
littorale OI. :
bruxellense Wesm. .
femoratum Sturm.
cruciatum Dei.
concinnum Putz.
obsoletum Dej.
. fasciolatum Duft.
. cœruleum Dej.
Anvers.
Brabant.
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Flandres.
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Hainaut.
Liège.
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Rive droite,
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COLÉOPTÈRES CARNASSIERS TERRESTRES, ETC. 11
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81. B. atrocæruleum Steph. . . + | x *
82. B. tibiale Duft.. . . . * * k k
83. B. nitidulum Marsh. . . : 5 * * * C2 % #k 4 ke k
84. B. monticulum Sturm. . . * + | *
85B. decorumPaAnz. . 230 NE 20 LE PRE A
86. B. bipunctatumL.. . . + APE: *
87. B. nigricorne Gyll. . , + %# e
88. B. lampros Herbst. x | | + | + Ne el ee
89. B. minimum Fabr. * % k
90. B. normannum Dej. (11) . * k
91. B. tenellum Erichs. (?6) . *
92. B. gilvipes Sturm. . METRE *
SPP DOrSIPANZEL ES NEED ESNIRSE x
ONE" SIUENI PANZ MEN * UE
DB ALEIQUlATUMEPANZe ON RER ENNEMI DE *# #
96. B. quadriguttatum Fabr. . .| x | * | * | x | + | + | x | + | + | *
97. B. quadripustulatum Dej.. % * + | x | +
98. B. quadrimaculatum L. . AN DE D ME os 0e LE LE
99. B. humerale Sturm. L # 3%
100 assimTlel CNE LIRE NIINE
Clarki Daws. (1?)
fumigatum Duft. . x *
biguttatum Fabr. (27). LOI RE ARE “AI RO PE Pr PE er RE 2 ie
"ÆNEUMIEETIN- SN. le # *
outtula Fabr. . NES ES
Mannerheimi Sahlb. 2 Les
obtusum Sturm. RENE
rufescens Dej. . “x he %
quinquestriatum Gyl. + | + | x
achys scutellaris Germ. (15). *
bistriatus Duft. 5; . : A 5% 5 + 3% %
. nanus Gyll. (15). ns %
. quadrisignatus Duft. (15) # *
. sexstriatus Duft. (15) . # #
. parvulus Dej. (15) .
. Focki Hummel (15)
us
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3 28 28 28 0 6 EE 6 En bu Et
Tribu XXIII. — PoGonini.
117. Patrobus excavatus Payk. . * %
118. Pogonusluridipennis Germ.(11) %
119. P. chalceus Marsh. (11) , .| * #
120. Trechus discus Fabr. . . .! x | æ | x | |
121. Te micros Herbst. . = 21] * C2 + 2
122. T. longicornis Sturm..
123. T. rubens Fabr. s #02 x %
TAN minutus Hart RARE EN Enr tit s
125. T. secalis Payk. . + NE ï
126. Perileptus areolatus Creutzer.
(HO) SN RME | NE ER * * *
12 LISTE DES TROIS CENT QUARANTE ESPÈCES DE
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Tribu XXIV.— PTEROSTICHINI.
127. Pœcilus punctulatus . . .| + | * æ | + #
128. P. cupreus L. (12) 5 : LIL x * % k > # 5
129. P lepidus Fabr. = : . lee % + % # % k
130. P. dimidiatus OI. : % # «le
131. Adelosia picimana Duft. + * *#
132. Lagarus vernalis Panzer. . | + | + | x | x x» | +
133. Pedius inæqualis Marsh. . # % | x %
134. Lyperus aterrimus Payk.. + | x | % % %
135. Omaseus niger Schaller 26 || RO LEO RE AE ECO NE EE
136. O. vulgaris L. 5 A EU EN EEE ES
137. O. nigrita Fabr. LME NINSEOIMSCNIMTS | A
138. O. anthracinus Ill... D EAN 1 21 EN A D EG
139. O. gracilis Dei. . % * % % *k %
140. O. minor Gyll. < *% * *% k + L 4 2e
141. Argutor interstinctus Sturm. * | *
142/“A"’strenuus Panzer... 2, NE *# x | +
143 A dilisens Sturm Nr UIX k AE
144. Platysma oblongopunctatum
Rabr er : HSE REC IE EEE
145. P. angustatum Duft. . x lux # | % % | x
146. Steropus madidus Fabr. (15) ne MAIRIE
141.-St. æthiops Panz. (165), … |
148. Pterostichus Pme
tus Dej. . OR * x | + #
149. Abax striola Fabr.. : : * x | * x | +
ISOMPAMOYAIS DUT ER CN MR æ | * *#
151. A. carinatus Duft. . x
152. A. parallelus Duft. x #
153. Molops terricola Fabr. L x | + x CPE
154. Amara patricia Duft. . . & | + | x x | + x la
lp PASulya de Geer 0 IEEE SI + | à
156. A. apricaria Payk.. . . MR SN D Er TIRE
SPA NCONSUlATIS DUT x lex | + | | *% x | *%
158. A. aulica Panzer . Se | Nc RE
159. A. convexiuscula Marsh. (1). # %
160. A. striatopunctata Dej. %
161. A. concinna Zimmerm. . %
162. A. tricuspidata Dej. . . + | + | x EC DE
163. A. strenua Zimm. (17). . *
164. A. plebeja Gy1l. RE HI AIT % * *k k à + # k
165. A. similata Gyll . . RER SEEN IEEE # | + | «
166 AW 0ovata FHabr. EM /)NE 0 RES MEN) SES OS EN EAU
167. A. montivaga Sturm. . . x Ale x [x [ex x
1684 S UT EEE SERIE x | x x | +
169 A.communis Panz. se RE NE ASE ON MEN LE AE
170. A. curta Dej SRUERNE ee Il LEE + | + *
1 VA TIPANSIPANZN 0 a 0e OMR ON FN PANNE
172. A. spretaDejeesr.t RUN #0) + D AIMER ERA ENS
COLÉOPTÈRES CARNASSIERS TERRESTRES, ETC.
Anvers.
Brabant.
Flandres.
173. A. famelica Zimm. .
174. A. trivialis Gy1l.
175, A. acuminata Payk
176. À familiaris Duft .
177. A. anthobia Villa. .
178. A. lucida Duft.
179. A. tibialis Payk.
180. A. ingenua Duft.
181. A. cursitans Zimm. . .
182. A. municipalis Duft. (1#).
183. A. sylvicola Zimm.
184. A. infima Duft.
185. A. bifrons Gyll .
186. A. rufocincta Sahlb.
187. A. indivisa Putz. (1°).
188, Stomis pumicatus Panzer.
189.
190.
191.
192.
1935.
194.
195.
196.
1976
198.
199.
200.
201.
202.
203.
204.
205.
Tribu XX V. — LiciNINI.
Licinus silphoides Fabr.
L. depressus Payk.
L. Hoffmannseggi Panzer (20)
Badister unipustulatus Bonelli
B. bipustulatus Fabr. .
B. humeralis Bonelli. .
B. peltatus Panzer.
Tribu XXVI. — PLATYNINI.
Calathus cisteloides I].
. fulvipes Gy1l.
GAUSCUS HADT EN
C. mollis Marsh. (11) .
C. melanocephalus L. .
C. micropterus Duft. :
Amphigynus piceus Marsh. .
Sphodrus leucophthalmus L..
Pristonychus terricola Herbet.
Anchomenus Ne LEE
Fabr.
206. A. prasinus Thunb, (1) :
207. A. albipes Fabr.
208. A. oblongus Fabr..
209. À. livens Gyll. .
210. A. marginatus L. . .
211. A sexpunctatus L.
212. A. ericeti Panz. (16) -
213. A. parumpunctatus Fabr.
214. A. gracilipes Duft (16)
215. A. austriacus Fabr. (2?).
216. A. viduus Panzer. .
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14 LISTE DÉS TROIS CENT QUARANTE ESPÈCES DE
217:
218.
219.
220.
221.
222.
223.
224,
225.
. versutus Gyll.
. dolens Sahlb.
. atratus Duft.
. micans Nicol.
. piceus L.. |
. gracilis Gyll.
. tuliginosus Panz.
. puellus Dej..
. Thoreyi Dej
JM Er etes
227. Taphria nivalis Panzer. .
228. Masoreus Wetterhali Gy1l.
Tribu XXIX. — ODACANTHINI.
229. Odacantha melanura L. .
Tribu XXX. — LEBIINI.
230. Lamprias cyanocephalus L.
231. L. chlorocephalus Hoffm..
232. Lebia crux-minor L. . .
233. L. hæmorrhoidalis Fabr. .
234. Aëtophorus imperialis Germ.
235. Demetrias unipunctatus Dej..
236. D. atricapillus L.
237. Dromius linearis OI.
. angustus Brullé.
. agilis Fabr.
. fenestratus Fabr.
. quadrimaculatus L.
. quadrinotatus Panz.
. quadrisignatus Dej.
. notatus Steph.
245. D. sigma Rossi . à
246. D. melanocephalus Dej.
247. Blechrus glabratus Dutt.
248 B.maurus Sturm. . .
249. Metabletus truncatellus L,
250. M. foveola Gyll. . .
244.
se
Ù . .
SODÉBOEOEHE
201. Lionychus quadrillum Duft. à
252. Cymindis humeralis Fabr,
253. ,C axillaris Fabr. . 1" \
254. C. macularis Dej. .
259. C. vaporariorum L. .
Sous-famille des Harpalinæ
unisetosæ.
Tribu XL. — BRACHYNINI.
256. Brachynus crepitans L. (25)
2517. B. explodens Duft.(*5) .
258. B. sclopeta Fabr. (25) . ,
226. Olisthopus rotundatus Payk..
Anvers.
Brabant,
Flandres.
Haivpaut.
Liège.
—
Rive droite,
D
Rive gauche,
Limbourg.
Luxembourg.
Rive droite.
PE +
Entre Sambre et Meuse.
Région septentrionale.
+
261.
262.
263.
264.
265.
266.
267.
268.
269.
270.
271.
272.
213.
274.
275.
216.
271.
278
279.
280.
281.
COLÉOPTÈRES CARNASSIERS TERRESTRES, ETC.
[A
(214
Tribu XLII. — BRroscINI.
259. Broscus cephalotes L. .
Tribu XLV. — CHILÆNIINI.
260.
Caillistus lunatus Fabr. (25)
Chlænius variegatus Fourcr..
Ch. vestitus Payk. :
Ch1. Schranki Duft. (4) :
Chl. nigricornis Fabr.
Chl. holosericeus Fabr.
Ch1. sulcicollis Payk. (25).
Oodes helopioides Fabr.
Tribu XLVI. — ZABRINI.
Zabrus gibbus Fabr.
Tribu XLVII. — HARPALINI.
Ophonus sabulicola Panzer .
. obscurus Fabr. .
. rotundicollis Fairm. et Lab.
. punctatulus Duft.
Ha
een
000000000000
azureus Fabr.
cordatus Duft.
. rupicola Sturm.
. puncticollis Payk. .
rufibarbis Fabr.
. parallelus Dei. .
maculicornis Duft
signaticornis Duft.
rpalus ruficornis Fabr.
griseus Panzer.
calceatus Duft. .
. ferrugineus Fabr. .
hottentota Sturm. .
lævicollis Duft..
ignavus Duft. . .
distinguendus Duft.
æneus Fabr :
. discoideus Fabr.
. rubripes Duft.
latus L.
. luteicornis Duft,
quadripunctatus Dej.
fuliginosus Duft.
. neglectus Dej.
. tenebrosus Dej,. .
. melancholicus Dei.
. tardus Panzer. .
Anvers.
Brabant.
Flandres.
Hainaut.
Liège.
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Luxembourg.
Rive droite.
Entre Sambre et Meuse.
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|
Région septentrionale.
16
LISTE DES TROIS CENT QUARANTE ESPÈCES DE
300.
301.
302.
303
304.
305.
306.
307.
308.
H. Froehlichi Sturm. .
H. serripes Quensel.
H. caspius Stéven. .
H. impiger Duft.
H. servus Duft..
H. anxius Duft. =
H. fuscipalpis Sturm. .
H. flavitarsis Dej.
H. picipennis Duft.
309. Stenolophus teutonus Schrank.
310.
311.
312.
313.
314.
315.
316.
317.
318.
319:
320,
321.
2. B. cognatus Gyll.
3. B verbasci Duft.
. B. distinctus Dej. .
. B. harpalinus Dej..
. B. collaris Payk.
* B. similis Dej. .
À Dichirotrichus
S. skrimshiranus Stephens.
S. discophorus Fisch de W.
S. vespertinus Panzer.
S. elegans Dei.
Acupalpus flavicollis Sturm
. dorsalis Fabr.
. brunnipes Sturm.
. exiguus Dej.
. suturalis Dej.
. meridianus L.
.consputus Duft. .
Bradycellus placidus Gyll.
>phrprp}
Payk. (11
. D. obsoletus Dei. (t +) «
. Diachromus germanus L..
. Anisodactylüs signatus Panz
. À. binotatus Fabr..
. À. nemorivagus Duft.. .
. A. pœciloides Steph. (11).
. A. pseudo-æneus Dej. (11)
ppersene
Anvers.
Brabant.
Flandres.
NOTES.
Hainaut.
% % Æ
Liège.
LE
Rive droite.
Rive gauche.
Limbourg.
+ XX À X x
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Luxembourg.
N
2»
5
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=
|
Rive droite.
Entre Sambre et Meuse,
Région septentrionale.
(*) Cette espèce a occupé récemment nos entomologistes. M. Weyers, dont j’in-
clinais à partager l'opinion, pense que nous confondons en Belgique deux formes
sous ce nom, l'une, simple variété de la C. kybrida, l’autre, véritable espèce,
spéciale chez nous à Cailmpthout. Des recherches plus récentes de MM. Dietz
et Lameere, à Calmpthout et à Knocke, semblent contraires à cette opinion.
Dans tous les cas, espèce ou variété, simple ou double, la C. maritima est propre
ae cote et aux dunes de Calmpthout, situées à quelques kilomètres du delta de
scant.
COLÉOPTÈRES CARNASSIERS TERRESTRES, ETC. ll
(2) La remarquable variété Pytzeysi Mors ne se rencontre que dans la forêt de
Soignes.
(5) La véritable forme typique du C. cancellatus est très rare en Belgique. Nos
exemplaires se rapportent plus ou moins à la variété fusus Palliardi.
(*) Les deux formes (#onilis vrai et consitus) se rencontrent à peu près aussi
fréquemment l’une que l’autre.
(5) Presque toujours le C. catenulatus de notre pays appartient à la variété que
M. Géhin appelle gallicus.
(5) Cette espèce, dont la véritable patrie est loin de nous (le sud de l’Autriche),
n’est évidemment qu’accidentelle. 11 n’en a été pris qu’un seul exemplaire auprès
de Verviers par feu le Dr Chapuis. La capture est tout-à-fait authentique et l’exem-
plaire encore entre les mains des fils de notre savant collègue.
(f) La variété exasperatus Duft. se rencontre dans les parties élevées de
l’Ardenne. Je n’ai pu encore avoir mes apaisements quant à l'existence en Belgique
du véritable C. violaceus.
(8) N'est connu que par une seule capture par M. Miedel, sur le plateau des
Hautes-Fanges, au point culminant de tout le pays.
(*) Une seule capture, probablement accidentelle, par M. Becker, dans la Cam-
pine anversoise. Après avoir appartenu à feu le Dr Breyer, l'exemplaire a figuré
longtemps dans la collection de la Société Entomologique, où il a fini par être
volé, il y a environ deux ans.
(12) Une seule capture authentique, à Carlsbourg, près Paliseul, par le Frère
Achille. Une variété du W. biguttatus a été plusieurs fois prise à tort pour cette
espèce.
(11) Espèce halophile, autrement dit n’affectionnant que le voisinage de la mer
et des eaux saumâtres.
(12) Une seule capture, par M. Miedel, près de Liège.
(25) Les très petites espèces de Bembidiides n’ont probablement pas été suffisam-
ment recueillies dans le pays. Il en est de même du Perileptus arcolatus, pour la
même raison d’exiguité de taille.
(14) On a longtemps confondu partout sous le nom de cupreus deux espèces. La
seconde, le P. versicolor Sturm, n’est pas rare en Belgique. Mais je n’ai pu lui faire
sa part dans la distribution géographique, car les matériaux anciens et abondants
dont je me suis servi, étaient souvent d’une étude antérieure à la distinction des
deux espèces. De nouvelles études seront nécessaires pour les débrouiller au point
de vue de la faune belge. Ce P. versicolor sera une 336: espèce de Carabiques indi-
gènes, provisoirement réservée.
(15) La variété à pattes rouges, assez commune, est plus propre aux parties
orientales du pays.
(:6) Espèce propre aux Hautes-Fanges.
(17) Capturée une fois seulement par feu Wesmael dans les environs de Charleroi.
(*8) Une seule capture par M. Weyers, dans la vallée de l'Ourthe.
(1°) Capturée seulement par feu M. Tennstedt à Diest, sur les glacis de la place.
(22) Une seule capture à Jemelle par feu Wesmael.
(21) L'espèce est des plus vulgaires, des plus abondantes. Toutefois elle parait
absente des parties campiniennes des provinces d'Anvers et de Limbourg, et je ne
crois pas qu’on l'y trouve autrement qu’accidentellement.
(22) C’est la variété modestus Sturm, et non le type, que nous trouvons en Bel-
gique.
(25) Les espèces du genre Brachynus et le Callistus lunatus sont des espèces
essentiellement propres en Belgique aux terrains de calcaire primaire. Mais de là
elles se transportent, semble-t-il, facilement partout avec les matériaux extraits
des carrières et je ne serais pas éloigné de penser qu’elles ont pu s’acclimater, au
moins temporairement, dans certains endroits très-différents de leurs lieux d’ori-
gine.
(24) La variété Hibialis Dej., qu'un très grand nombre d’auteurs considèrent
comme une véritable espèce, est propre aux parties orientales et surtout à la vallée
de la Meuse.
(25) Probablement accidentel, a été pris une fois par feu M. Demoulin aux
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T. XXX. H
18 LISTE DES TROIS CENT QUARANTE ESPÈCES DE COLÉOPTÈRES, ETC.
environs de Mons. J’ai vérifié l'exacte détermination de l’exemplaire, aujourd’hui
au Musée communal de Mons.
(25) Au moment de livrer le travail à l'impression, M. Dietz me communique des
exemplaires de cette espèce. nouvelle pour la Belgique et prise au bord de l'Escaut.
(27) En même temps, M Dietz a trouvé, confondue parmi les 2. biguttatum du
Bas-Escaut, la forme sur laquelle M. Bedel a récemment établi une nouvelle espèce,
le B. iricolor. J'agirai à son égard comme pour le Pæcilus versicolor. Ce sera une
337: espèce, à réserver jusqu’à nouvel examen d’un grand nombre d'exemplaires du
B. biquttatum, parmi lesquels on pourra probablement la rencontrer encore; après
quoi on pourra indiquer sans confusion les localités de lune et de l’autre.
LISTE DES CENT DIX-SEPT ESPÈCES
COLÉOPTÈRES CARNASSIERS AQUATIQUES
ACTUELLEMENT
AUTHENTIQUEMENT CAPTURÉES EN BELGIQUE
AVEC
LE TABLEAU SYNOPTIQUE DE LEUR DISTRIBUTION
GÉOGRAPHIQUE DANS LE PAYS
par A. Preudhomme de Borre.
— SÉANCE DU 9 JANVIER 1886 —
—— "#8 <—
Après vous avoir présenté la liste des espèces de Coléoptères
carnassiers terrestres à admettre avec certitude comme belges, je
vous offrirai aujourd'hui celle des Carnassiers aquatiques (Halipli-
des, Pélobiides, Dytiscides et Gyrinides), qui se trouvent dans le
même cas.
Ici, je dois vous l'avouer, nos connaissances sont moins avancées
que pour les premiers. On n’a pas eu ici un Putzeys, c’est-à-dire un
spécialiste compétent prenant en main la question, encourageant
partout les chasseurs, leur déterminant les espèces et enregistrant
soigneusement toutes les captures après les avoir vérifiées. Sans les
récoltes que, de 1870 jusqu'en 1882, il m’a été permis de faire faire
pour le Musée, sans mes propres chasses antérieures et celles que
bon nombre de mes collègues m’ont bien voulu soumettre, notre
connaissance de la faune belge, sous le rapport des Carnassiers
aquatiques, serait plus vague et plus incertaine que celle de cer-
taines contrées lointaines. C’est vous dire qu’à l’heure qu’il est, elle
ne nous a pas dit son dernier mot et que je compte sur de nombreuses
additions, quant aux localités surtout.
20 LISTE DES CENT DIX-SEPT ESPÈCES DE
AREA I D Go D
FAMILLE DES HALIPLIDES.
. Brychius elevatus Panzer
. Haliplus obliquus Fabr.
. lineatus Aubé $
. badius Aubé (1)
. variegatus Sturm.
. fulvus Fabr.
. flavicollis Sturm.
. cinereus Aubé.
. ruficollis de Geer.
. fluviatilis Aubé
. fulvicollis Er. (?) . .
. lineatocollis Marsh.
13. Cnemidotus cæsus Duft,.
FAMILLE DES PÉLOBIIDES.
1. Pelobius tardus Herbst..
FAMILLE DES DYTISCIDES.
Sous-famille des Dytisci frag-
mentati.
D 21 OUR CO RO
janfasfacfarharorparparpushas
Tribu I. — NOTERINI.
1. Noterus clavicornis de Geer.
2. N. capricornis Herbst. .
Tribu III. — LaAccopxiLini.
3. Laccophilus interruptus Panzer.
4. L. obscurus Panzer . :
9. L. variegatus Germar. .
Sous-famille des Dytisci com-
plicati.
Tribu IV. — HyDROPORINI.
6. Bidessus unistriatus Schrank .
7. B geminus Fabricius
8. Hyphydrus ovatus L.
9. H variegatus Aubé(5) .
10. Cœlambus inæqualis Fabr.
11.C versicolor Schaller . À
12. C. quinquelineatus Zetterst (4)
13. C. decoratus Gyl1l.(5) . . .
14. C. impresso-punctatus Schaller
15. C. parallelogrammus Ahrens .
16. C. novemlineatus Steph.
17. C. confluens Fab,
Anvers.
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Brabant.
XX YX + x à
Fhandiess
Liège. Namur.
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FU InE OI
* *# *
18. Deronectes mœstus Fairm (°).
19.
21.
22.
A
COLÉOPTÈRES CARNASSIERS AQUATIQUES, ETC.
D. latus Steph.
20 D: duodecimpustulatus Fabr.
D assimilis Payk.
D. depressus Fabr.
. Hydroporus halensis Fabr.
H.rivalis Gyll. .
.lepidus OI (7)
. lineatus Fabr.
. granularis L. .
. flavipes OI.
pictus Fabr.
melanarius Sturm.
memnonius Nicolaï .
nigrita Fabr. .
obscurus Sturm..
discretus Fairm. .
pubescens Gyll. .
lituratus Brullé .
. planus Fabr. .
marginatus Duft .
Gyllenhali Schiôdte.
. tristis Payk à
neglectus Schaum.
angustatus Sturm.
umbrosus Gyll.
vittula Er. :
. incognitus Sharp.
palustris L.
. erythrocephalus É
. rufifrons Duft. .
. H. dorsalis Fabr..
Tribu VI. — COLYMBETINI.
. Agabus guttatus Payk. .
. A. biguttatus OI..
. A. paludosus Fabr.
. brunneus Fabr. (°)
. uliginosus L. (°) .
. affinis Payk. (1°) .
. didymus OI.
. congener Payk. ()
. nebulosus Fürster.
conspersus Marsh.
. striolatus Gy11. (5)
. femoralis Payk.
. abbreviatus Fabr,
. Sturmi Gy1l. :
. chalconotus Panzer. .
fuscipennis Kiesenw. (s).
Anvers.
%. X %X %
Brabant.
Flandres.
Hainaut.
Liège.
mn. 0
s |S
= rs}
© =
= cc
T Era]
SN NS
7 >
= | =
Lun!
Limbourg.
Luxembourg.
Rive droite.
Entre Sambre et Meuse.
Région septentrionale.
22 LISTE DES CENT DIX-SEPT ESPÈCES DE
qe
| Liège. Namur.
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S|S ssl 2 5 1588 |s|S
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EE TEE NY
66. A. bipustulatus L. i A ISO | MES RENE EN EE RRE S *
67. Platambus maculatus L. %k | & | + | % + | + | & | +
68. Ilybius ater de Geer. (EE EEE LE LE LES A
69. I. obscurus Marsh. RENNES CS EE In <
70. I. subæneus Er. . x
71. I. guttiger Gyil. . # | x
72. I. ænescens Thoms . % | % % | + %
93. I. fuliginosus Fabr. . ER EE EN OS ES ES EN #
74. I. fenestratus Fabr. . x || xl x | + | x | x | « #
15. Copelatus agilis Fab. . x | x | x | x #
16. Rhantus pulverosus Steph... x | x | x | x + | + | + | x #
77. Rh. Grapii Gy1l. à x | * #
78. Rh. notatus Fabr. : & | x | + #
79. Rb. bistriatus Bergstr. . HN # * | *
80. Rh. exoletus Fôrst. . RER ENT OS RS GENS
81. Rh. adspersus Fabr.. * #
82. Colymbetes fuscus L. EEE AMEN eines Ni)
Tribu VII. — Dyriscini.
83. Dytiscus punctulatus Fabr. ke lex lex x [x x | x
84. D. dimidiatus Bergst. LA ME ARE AIR * | +
69. .D'marpinalis LR" ES Ou (AE 07 RE CSS NEO PES TES EN LEE
86. D. circumcinctus Ahr. . x | x | #
87. D. circumfiexus Fabr. x | + | x # # x | %
88. D. latissimus L. (“). * #
Tribu VIII. — HyYpATICINI.
89. Hydaticus seminiger de Geer. .! + | + # *#
90. H. transversalis Pontopp. OUEN RISE #
91. H. grammicus Germar (‘?). *#
92. Acilius sulcatus L. 60] PA MERE DE IE ARE SOUS SES SCO DES *
93. A. fasciatus de Geer. # x | x | %
94. Graphoderes cinereus L + | * % | x * x | x
95. G. zonatus Hoppe ce | & æ | % *#
96. G. bilineatus de Geer % | x # x | x
Tribu IX. — CyBISTRINI
97. Cybister Roeseli Fabr xxx xl x | *
FAMILLE DES GYRINIDES.
1. Gyrinus miautus Fabr . % | * x | %
2. G. elongatus Aubé # *
3 G. natator L. CAE ne 20 EE NE A AE AIN #
4. G. bicolor Fabr . x | x *#
5. G. marinus Gyll. . . se NO ANSE 2. | & #
6. Orectochilus villosus Müller *# x | x | * #
COLÉOPTÈRES CARNASSIERS AQUATIQUES, ETC. 20
NOTES.
(1) N’a été encore trouvé qu’à Heyst, dans la région du littoral.
(?) Espèce propre à la Campine.
(5) Cette espèce, propre au midi de l'Europe, a été rencontrée seuiement aux
environs de Bruxelles par M. Kerremans Elle avait déjà été signalée antérieure-
ment par notre premier catalogue, mais avec un doute que l'examen des exemplaires
de M. Kerremans a dissipé.
(+) Une seule fois capturé à Laeken par feu C. Van Volxem.
(5) Capturé seulement à Ploegsteert, près la frontière française, par M. Lethierry.
(6) Cette espèce appartient à un groupe d'Hydroporides propre à l’Europe méri-
dionale, mais elle a été prise aussi dans le nord de la France. La capture par
M. Kerremans à l’étang de La Hulpe est la seule qu’on ait faite chez nous.
Jusqu'à ce qu’on la retrouve, elle peut, je pense, être regardée comme acci-
dentelle.
(7) Capturé seulement à Herstal, par M. Miedel.
(8) Capturé seulement à La Hulpe, par M. Kerremans.
() Ces deux espèces ont été prises en nombre par M. Miedel, seulement aux
environs de Bilsen, sur les confins de la Campine.
(*°) Espèces des Hautes-Fanges.
(1) Cette belle et grande espèce est très rare et, dans ce dernier quart de siècle,
sa présence en Belgique, que plusieurs mettaient en doute, n’a été prouvée que par
deux captures, à Calmpthout, par M. Weyers, puis tout récemment à Maeseyck,
par M. Verheggen.
(*?) Capturé seulement à Angleur par feu Chapuis.
DESCRIPTIONS
DE DEUX
ESPÈCES NOUVELLES DU GENRE ÆGIDIUM WESTWOOD
SUIVIES DE LA
LISTE DES ORPHNIDES
DU MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE DE BELGIQUE
par A. Preudhomme de Borre.
— SÉANCE DU 9 JANVIER I8$6. —
Le genre Ægidium Westwood, qui représente dans le Nouveau-
Continent le genre Orphnus de l'Ancien Continent(1), comprend en
ce moment à ma Connaissance cinq espèces décrites, dont trois, les
Æ. colombianum Westw., parvulum Westw., et quianense
Westw., sont représentées dans les collections du Musée Royal de
Belgique. Reclassant les Orphnides du Musée, j'ai constaté à côté
d’elles la présence de deux espèces inédites : une grande et remar-
quable espèce, envoyée de Quito par feu le consul belge E. de Ville,
et une autre, de la Nouvelle-Grenade, qui figurait dans l’ancienne
collection de M. James Thomson sous le nom inédit de Æ. Reichei.
Certain de leur différence spécifique, tant d’avec les trois formes
décrites par M. Westwood et que j'ai sous les yeux, que d’avec
lÆq. alatum Castelnau (kzdulus Westw.), espèce brésilienne
brillante et à pronotum fortement excavé chez le mâle, comme
Æ. colombianum, et d'avec l'Æg. Steinheili décrit par M. von
Harold en 1880(2) et dont le pronotum, moins creusé, est lisse dans
son milieu, j'ai cru bien faire d'ajouter aux cinq espèces décrites, les
deux suivantes :
(*) Représenté seulement en Amérique par une seule espèce, de l’extrême Amé-
rique australe, l’Orphnus Strobeli Steinheil (an hujus generis ?)
(?) Stettiner Ent. Zeit. XLI (1880), p. 42.
DESCRIPTIONS DE DEUX ESPÈCES NOUVELLES, ETC. 25
ZÆgidium asperatum n. sp.
Piceo-nigrum, latum, depressiusculum. Pronoto valdè convexo,
in maribus fortiler excavato, lateribus foveæ hujus parum elevatis,
tuberculo in margine anteriore medio posito, dense et aspere ubique
punctato, callo laterali levi excepto. Elytris etiam dense et grosse
punctatis, sutura et indiciis costarum duarum in singulo elevatis.
Femina adhuc ignota.
Long. 14 mm; lat. 7 £.
G. Large et un peu déprimé en dessus. Noir de poix assez terne,
à peine un peu plus clair en dessous et sur les membres. Tête
courte et large, finement ponctuée sur le vertex, fortement et
densément sur tout le reste de la surface; bord du chaperon fin, un
peu retroussé, arrondi aux angles. Corselet fort convexe, creusé
sur son disque d’une forte excavation dont les bords, moins abruptes
que chez l'Ægidium colombianum, forment des saillies latérales
ne dépassant guère le niveau qu'aurait le disque non excavé;
un tubercule très marqué sur le bord antérieur devant le
centre de l’excavation; angles antérieurs saillants et faiblement
arrondis ; les côtés un peu crénelés à la suite de ces angles ; les
angles postérieurs complètement arrondis, en même temps que les
côtés y remontent vers la base; tout le pronotum très grossièrement
et très-densément ponctué, à l'exception d'un petit espace saillant
et miroitant sur la déclivite de chaque côté; épipleure large et moins
rugueuse. Écusson triangulaire, allongé, lisse. Élytres densément
et grossierement ponctuées, avec la suture un peu relevée et la
trace faible de deux lignes costiformes sur le disque. Dessous du
corps, cuisses et tibias fortement ponctués. Tibias antérieurs tri-
dentés extérieurement vers le sommet.
Q Inconnue. D’après le peu de développement relatif des sculp-
tures thoraciques du mâle, je pense qu’elle ne doit pas avoir le
pronotum excavé, tout comme la femelle de l’espèce suivante.
Un seul mäle, provenant des récoltes de feu M. de Ville aux
environs de Quito (Mus. R. Belg., Invent. Coleopt. n° 8415).
Ægidium Reichei n. sp.
Piceo-nigrum. Capite dense, sed minus profunde punctato. Pro-
noto valdè convexo et lateribus ampliato-rotundato, dense et ubique
fortiler punctato, in maribus leviter excavato et tuberculo in margine
anteriore munito, în feminis simplice. Elytris convexiusculis,
dense, grosse et confuse punctatis.
Long. 11 5 mm.; lat. 5 *.
Entièrement d’un noir de poix également terne et à peine un peu
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T. XXX, Hi
26 DESCRIPTIONS DE DEUX ESPÉCES NOUVELLES, ETO.
brunätre en dessous. Tête large, aplatie, densément, mais peu
profondément ponctuée, le vertex lisse et même un peu brillant.
Le chaperon a son bord très peu relevé, surtout chez la femelle.
Corselet convexe, à bords latéraux très saillants, très déclives et
très arrondis; angles antérieurs très marqués et pointus; les
postérieurs complètement arrondis; point d'espace lisse miroïtant
latéral, mais une ponctuation générale tres-dense et très grossière,
un peu plus espacée sur le disque; celui-ci, simple chez la femelle,
est déprimé largement et peu profondément en avant chez le mâle,
avec un tubercule bien apparent au milieu du bord antérieur.
Ecusson un peu spatulé, lisse. Élytres assez convexes, avec de
faibles vestiges d’une côte suturale et de deux autres sur le
disque; ponctuation dense, grossière, un peu confuse. Dessous
du corps, cuisses et tibias à ponctuation moins dense et moins forte
que le dessus. Tibias antérieurs tridentés.
De la Nouvelle Grenade. Un mâle et une femelle (Ex collect.
J. Thomson, nune Mus. Reg. Belg., sub. numer. 8416 et 8417 Inv.
Coleopterorum).
Je donnerai, par la même occasion, la liste des espèces d'Or-
phnides que renferme actuellement la collection de notre Musée
royal d'Histoire naturelle :
Genus Hybalus Brullé.
1. tingitanus Kairm. © Q 3. Dorcas Fabr. &'Q
2. cornifrons Brullé © 4. angustatus Lucas o'Q
Genus Orphnus Mac Leay.
1. bicolor Fabr. © 4. Mac Leayi Casteln. o'
2. impressus Westw. o'Q 5. senegalensis Casteln. Q
3. detegens Walker œ'Q 6. nitidulus Guér.-Mén. d'Q
Genus Ægidium Westwood.
1. coïombianum Westw. o* 4. Reichei n. sp. o'Q
2. parvulum Westw. o'® 5. guianense Westw. o'Q
3. asperatum n. Sp.
Genus Ochodæus Audinet-Serville.
1. chrysomelinus Kabr. . 2. Zutescens Westw.
MÉTAMORPHOSES
DE QUELQUES
COLÉOPTÈRES MEXICAINS
par le D: Euc. DUGÈS
— SÉANCE DU 6 FÉVRIER 1886 —
—<>—
STRATEGUS JULIANUS Burm.
La larve de ce Coléoptère présente tous les caractères généraux
de celles des Lamellicornes, aussi la décrirons-nous succinctement.
Elle a environ 8 cent. de iong et 2 de large. Elle est entiere-
ment membraneuse, sauf la tête et les pattes qui sont cornées. La
tête est droite en avant et en demi-cercle en arrière; sa surface est
rugueuse surtout en avant. Epistome transversal, un peu rétréci en
avant; labre assez grand, transversal, légèrement arrondi en avant
et aux angles, velu sur le bord libre; mandibules grandes, avec
l'extrémité coupée obliquement, de sorte qu’elles semblent aiguës
avec une petite dent pres du bout. Il y a une autre petite dent au
bord interne et enfin la molaire, énorme, tranchante verticalement ;
mâchoires avec un seul lobe et un palpe clairement 4-articulé;
sous-menton grand, carré, arrondi en avant; menton transversal,
arrondi de chaque côté, un peu échancré en avant; languette épaisse,
carrée, avec des palpes de deux articles portés par un palpigère.
Cette languette présente ceci de curieux, que, si on enlève les
mâchoires, on apercoit de chaque côté du premier organe une sorte
de corne ou dent cornée, et que, si on examine la languette du côté
buccal, on voit qu’elle est légèrement trapézoïde et qu’elle porte à sa
base un corps corne triangulaire dont les angles latéraux forment les
dents déjà indiquées. Les antennes, situées en dehors des mandibules,
sont portées par un tubercule; assez longues et de quatre articles,
1 et 2 subégaux, grossissant au bout, 3 plus court avec son angle
28 MÉTAMORPHOSES
supéro-interne prolongé, 4 ovoïde et très rétréci à la base. La base
du 1° article est un peu renflée et simule très bien un premier
article, mais il m’a été impossible de voir une suture de séparation.
Il n’y a pas trace d’organe de la vision.
Tout le reste du corps, thorax et abdomen, a la forme ordinaire,
c’est-à-dire que tous les arceaux dorsaux sont composés de trois replis
principaux ; le 7° n’en a que deux et le 8° un seul, enfin le 9 et
dernier offre un pli qui le fait paraître divisé en deux. Tous sont
velus. Les stigmates occupent leur position habituelle sur le protho-
rax et les 8 premiers anneaux abdominaux, mais ils sont arrondis
et portent au centre une sorte de petit tubercule conique, noir. Les
membres se composent : 1° d’une hanche assez mince pour paraître
un article et au moins aussi longue que les autres segments réunis;
2° d'un trochanter; 3 d’une cuisse assez longue; 4° d’un tibia
presque ovoïde qui porte un petit crochet (tarse) en forme d’épine.
La premiere larve que nous avons examinée et vue se transformer
était femelle et avait été trouvée dans une bûche de chêne; les
autres nous ont été données par notre excellent ami, le D' Epifanio
Jimanes, qui les avait trouvées dans une poutre pourrie sous terre.
La nymphe mâle que nous possédons a 6 cent. de longueur et
23 mill. de largeur. Vue du côté abdominal, on trouve en haut et au
milieu, la tête, et au-dessus, de chaque côte de celle-ci, le prothorax. :
Ce dernier est fortement échancré au milieu en avant, et derrière
cette échancrure en son milieu s'élève un grand et gros tubercule co-
nique; en arriere et de chaque côté de celui-ci, on en voit un autre
moins développé, un peu aplati, droit sur le bord postérieur, courbé
et ridé sur l’antérieur; enfin de chaque côté de la tête on trouve
le bord antérieur, très gros. La tête est tout à fait horizontale dans
cette position de la nymphe; on n’apercoit qu’une partie du front
séparé de l’épistome par des rides irrégulières; puis l’épistome qui
est en carré transversal avec une forte dépression au centre et a le
bord libre comme sillonné ou ridé verticalement.
Au-dessous sont les organes buccaux. Labre en forme de triangle
arrondi aux angles et à base supérieure; mandibules formant de
chaque côté un gros tubercule conique sillonne profondément du
sommet à la base; mâchoires composées d’un tubercule arrondi
portant au-dessous et un peu en dehors un tubercule ou cône aigu;
enfin la languette avec ses palpes (petits cônes appliqués contre
elle). Le menton est peu visible mais trapéziforme. De chaque côté
de la tête on voit, touchant au front, un tubercule double, anguleux,
suivi de deux autres arrondis, unis entre eux par une portion plus
étroite, que nous pensons être le fourreau des antennes. Nous
r’avons rien vu qui rappelat les yeux.
Au-dessous de la tête nous trouvons les membres antérieurs,
DE QUELQUES COLÉOPTÈRES MEXICAINS. 29
laissant voir entre eux un tubercule sternal assez gros; puis les
intermédiaires dont les hanches sont contiguës; suit le métasternum
assez. développé, avec la naissance des hanches postérieures. De
chaque côté les élytres un peu ridées, recouvrant les ailes membra-
neuses, et le long de leur bord inférieur le tibia et le tarse posté-
rieurs. Enfin les anneaux abdominaux, 3 à 8 simples, 9 petit, trian-
gulaire portant de chaque côté l’espèce de corne abdominale veloutée
des nymphes d’Oryctides.
Examinée du côté dorsal, cetté nymphe est beaucoup plus
curieuse. D’abord nous trouvons le prothorax et ses trois éminences,
puis le mésonotum et le métanotum avec les élytres de chaque côté.
Enfin les anneaux dorsaux qui présentent une disposition qui nous
a paru très singulière et que nous allons décrire, ne sachant pas si
on l’a déjà fait. Si nous examinons le bord postérieur du premier
anneau, nous verrons de chaque côté du sillon dorsal, une cavite
transversale, oblongue, sub-veloutée et avec son bord antéro-supé-
rieur formé par une espèce de bourrelet corné demi-circulaire;
l'anneau suivant nous offrira la même disposition sur son bord posté-
rieur; mais sur l’antérieur, les cavités qui y existent également, sont
plus allongées transversalement, de manière que, si nous redressons
l'abdomen de la nymphe, cette deuxième cavité ou mieux son bour-
relet recouvrira le bourrelet de la cavité postérieure du premier
anneau comme le ferait le couvercle d'une boîte. Les autres
anneaux sont semblables, sauf le 6° qui n’a pas de cavités sur son
bord postérieur; 6, 7,8 et 9 en manquent tout à fait. Quel est l'usage
de cet appareil? nous l’ignorons complètement, mais il nous a paru
intéressant de le signaler.
La nymphe de la femelle est complètement semblable à celle du
mâle, sauf que le prothorax ne porte que de petites éminences au lieu
de tubercules.
Il nous a paru inutile de donner la description de l’insecte parfait;
ce Coléoptère varie beaucoup pour la taille et le développement des
ornements thoraciques. Nous avions déjà donné les métamorphoses de
la femelle de Stratequs julianus dans la Naturaleza (T. III, p. 49,
1874), mais il nous a paru convenable de la publier de nouveau plus
complète (celle du mâle) dans un organe plus répandu.
MONEILEMA VARIOLARE Thoms.
La larve de la Moneilema variolare nous offre tous les caractères
généraux des larves de Longicornes. Elle a environ 35 mill. de long
et 8 de large; elle est allongée, presque cylindrique et apode. Elle
est molle, sauf la tête qui est cornée et le prothorax un peu coriace.
Comme toujours, la tête est fortement invaginée dans le prothorax,
et ce qu'on en voit forme un carré transversal déprimé de chaque
10e MÉTAMORPHOSES
côté et droit en avant où il est séparé de l'épistome par un sillon très
marqué. Épistome transversal, un peu rétréci en avant avec tous ses
bords droits; labre aussi transversal, droit en avant et arrondi sur
les côtés; mandibules normales; mâchoires assez fortes avec un seul
lobe corné armé d’épines; palpes maxillaires de trois articles : 1 court
et gros, cylindrique, 2 plus petit, de même forme, 3 conique. La partie
du corps qui supporte ces palpes se rétrécit un peu et on pourrait croire
que cette portion est un article; mais si l’on examine une mâchoire
sèche on voit qu’il n'en est rien; sous-menton très développé, trans-
versal et court; menton en carré transversal, légèrement échancré
en avant; languette épaisse, presque carrée, droite sur son bord libre,
portant des tubercules palpigères très gros, mais rétrécis un peu à
leur extrémité qui simule ainsi un article, et portant des palpes de
deux articles : 1 gros, cylindrique, assez long, 2 conique. Sur l'angle
antéro-externe de la tête on voit les antennes portées par un assez
gros tubercule. Il faut beaucoup d'attention et se servir de forts
grossissements pour reconnaître le nombre exact des articles de ces
antennes, parce que le 1 qui est grand, est membraneux et se plisse
ou ride facilement de manière à en simuler plusieurs. Quant à nous,
nous sommes convaincu que ces organes ont trois articles, 1 conique,
assez gros et membraneux ; 2 également assez gros et conique, mais
corné et portant à son extrémité interne un gros poil; 3 enfin très
petit, presque globuleux, placé à l’extrémité de 2. Au dessous de
cette antenne en voit un ocelle parfaitement caractérisé. Prothorax
transversal, sub-corné, brunâtre, avec un sillon dorsal à peine marqué
et un autre plus profond près du bord latéral. Il est lisse, sauf le
bord postérieur quiest rugueux et garni de petites épines rougeûtres.
Mésothorax et métathorax formés par un simple bourrelet. Le der-
nier avec un sillon transversal rugueux et velu. Abdomen parcouru
tout entier par un sillon dorsal très profond qui paraît noir pendant
la vie de l’insecte, probablement parce que l’on aperçoit par trans-
parence le canal vasculaire. Les quatre premiers anneaux portant
chacun sur leur portion dorsale un écusson de chaque côté du sillon
longitudinal; 5, 6et7 ont les écussons plus ou moins confondus en un
seul central. Tous ces écussons sont parcourus transversalement par
un sillon plus ou moins marqué et rugueux ; 5 et 6 sont plus étroits
que les autres, de manière que la larve va grossissant du milieu aux
deux extrémités. Le 8° anneau est presque lisse, mais avec un sillon
transversal qui manque sur 9, lequel est un peu rétréci en arrière et
porte le tubercule anal.
La face ventrale a beaucoup de ressemblance avec la dorsale,
seulement, les écussons ont plus de tendance à s’unir entre eux; le
sillon transversal est plus profond et leur superficie est beaucoup
plus rugueuse. Sur les côtés se trouvent les stigmates et au-dessous,
DE QUELQUES COLÉOPTÈRES MEXICAINS. 31
un tubercule petit et arrondi sur le thorax et le 1% anneau abdomi-
nal, s’allongeant peu à peu en forme de bourrelet sur les cinq der-
niers. Cette larve vit dans les tiges de Nopal (Cactus opuntia) où elle
se forme une coque pour se transformer en nymphe. Cette nymphe
n’a rien de particulier quoique les anneaux dorsaux de l’abdomen
2 à 7 nous montrent un sillon transversal et soient couverts de
petites épines dirigées en arrière. Cette nymphe s’est transformée en
insecte parfait au bout de 24 jours. L’insecte parfait vit sur le Nopal
comme sa larve.
SPHENOPHORUS SPINOLÆ Gyÿll.
La larve du Sphenophorus Spinolæ a 25 mill. de long. et 1 cent.
de large. Elle est blanchâtre et molle, sauf la tête et le prothorax
qui sont cornés. La tête est ferrugineuse, assez grande, aplatie,
arrondie en arrière.
Labre presque trilobulé en avant, arrondi sur les côtés, armé de
nombreux soies; épistome en carré tranversal, rétréci en avant,
séparé du front par une suture droite, mandibules grandes, fortes,
pyramidales, aiguës à la pointe qui est légèrement recourbée;
mächoires bien développées avec un seul lobe qui est cependant
parcouru par un sillon longitudino-médian. Ce lobe est gros, corne et
armé de véritables épines. Palpes maxillaires de deux articles,
1 gros, cylindrique, 2 ovoïde. Ils sont portés par une portion plus
grosse du corps de la mâchoire, comme une sorte de palpigère;
menton grand, cordiforme, échancré anguleusement en avant,
languette très grosse (charnue) offrant d’abord deux gros corps
sessiles à leur base et séparés au sommet, qui sont de vrais palpi-
gères, portant sur leur portion supéro-externe les palpes labiaux
composés de deux articles, 1 gros et cylindrique, 2 ovoïde. Entre ces
palpes on aperçoit la languette charnue avec son extrémité libre très
grosse formant une petite table horizontale, dont le bord antérieur
échancré est uni aux palpigères. Ce bord ainsi que le postérieur
portent de chaque côté de la ligne médiane une épine aigue et
recourbée en dedans.
La surface supérieure de la tête est convexe et lisse et nous
présente plusieurs sillons. Un au milieu, longitudinal, qui n’occupe
que la moitié postérieure, et un de chaque côté qui naît au-dessous de
l'antenne et se dirige en dedans et en arriere pour s’unir à son
congénère et aux médians, à peu près aux 2/3 de la tête, formant
ainsi un angle à sommet postérieur. Sur la moitié antérieure (front)
on voit deux dépressions longitudinales et assez profondes, ridées;
enfin, sur la portion occipitale, il y a de chaque côté 3 ou 4 points
pilifères. De chaque côté du front nous trouvons les antennes portées
par un tubercule en forme de tube très court et composées de
32 MÉTAMORPHOSES
deux articles, 1 membraneux presque hémisphérique, 2 petit, corné,
conique (chez un individu, du côté droit, ce 2° article était bifide :
PI. IL, fig. 6-c). Ces antennes sont très rétractiles à cause de la
texture du 1° article; aussi arrive-t-il souvent qu'à l'extrémité du
tubercule antennifère il y a une dépression au centre de laquelle on
voit le 2°article comme un petit tubercule; au-dessous de ces organes
il y a un ocelle bien développé.
Le corps est un peu élargi environ à son tiers postérieur. Du reste
dans la marche, la larve se contracte et prend la forme représentée
PI. IL, fig. 2. Le prothorax est ferrugineux et finement granuleux.
Il porte de chaque côté un stigmate placé sur un petit espace trian-
gulaire; puis viennent deux tubercules. Sa portion sternale est
fortement échancrée en avant et avec l’échancrure remplie par un
gros tubercule. Le mésothorax et le métathorax sont formés dans
leur moitié dorsale par deux bourrelets anguleux sur leur ligne
transversale qui est armée de petites épines brunâtres et de quelques
poils; sur leur arceau sternal ils nous montrent un tubercule de cha-
que côté et une petite plaque centrale séparée de ceux-ci par un sillon
oblique d’avant en arrière et en dedans. L'intervalle de ces deux
arceaux porte trois tubercules. Les trois premiers anneaux abdomi-
naux ontsur leur portion dorsale trois bourrelets anguleux etépineux;
de chaque côté un stigmate porté par un tubercule triangulaire suivi
de quatre tubercules qui ont une élévation centrale avec un point noir
au milieu. Leur portion abdominale est formée par un large tubereule
divisé transversalement et un tubercule placé à chaque extrémité
du premier. Le 4° anneau diffère des précédents en ce que ses
bourrelets dorsaux portent chacun deux rangées d’épines, et qu'il a
cinq tubercules latéraux, ou pour mieux dire qu’il est comme plissé
latéralement. Les 5° et 6° sont semblables au 4° avec les tubercules
latéraux plus épineux, plus rétrécis et au nombre de sept à huit.
Enfin les arceaux abdominaux de tous ont un sillon transversal très
profond garni surtout sur ses bords de petites épines ; 7 ressemble à
3 par sa forme mais il ne porte d’épines sur aucun point, 8 est
comme déprimé de manière que sa portion dorsale est tout entière
visible par dessus et très oblique d’avant en arrière. Cette partie est
formée d’une sorte de plaque présentant au milieu un espace carré
assez grand, puis sur le côté un sillon, une élévation longitudinale
où se trouve le stigmate, un autre sillon et enfin une espèce de
rebord extérieur. Sur le côté on voit une superficie quadrangulaire,
puis deux tubercules, et sur l'abdomen un tubercule allongé divisé
transversalement. Le 9° est complètement vertical. Sa partie dorsale
est en forme d’ovale irrégulier et transversal avec deux silions
longitudinaux qui la partagent en trois. Sur ie bord postérieur il y a
quatre soies de chaque côté. En dessous on trouve l'anus formé en
DE QUELQUES COLÉOPTÈRES MEXICAINS. 33
avant par un gros bourrelet transversal, au centre un mamelon
irrégulier, de chaque côté un tubercule et enfin le bord postérieur
formé par le bord postérieur de l’arceau dorsal.
Cette larve vit dans les tiges du Cactus opuntia. Au moment de
se transformer, elle se fabrique un vrai cocon avec les fibres de ce
végétal ou quelquefois se pratique une simple excavation dans une
partie dure.
La nymphe ne présente guère de notable que la forme du dernier
anneau abdominal qui est bifurqué, de sorte qu’il a un lobe anté-
rieur et un postérieur et que si on le regarde du côté du ventre
on voit qu’il est beaucoup plus grand que les autres et terminé par
une sorte de pointe ou tubercule saillant. Du reste je crois que
les figures en donneront une idée suffisamment exacte.
SCYPHOPHORUS ACUPUNCTATUS Gy1l.
Ladescriptionde la larve du Sphenophorus Spinolæ nous permettra
de faire celle du Scyphophorus acupunctatus en quelques mots qui
seront, croyons-nous, suffisamment éclairés par les figures. Ces deux
larves quoique se ressemblant beaucoup, ont cependant quelques
caractères différents qui, suivant nous, autorisent amplement la
séparation des genres. Les parties buccales sont à peu près sem-
blables, la tête également, si ce n’est que sur sa partie postérieure on
voit trois sillons longitudinaux au lieu d’un seul, que toute la partie
frontale est fortement plissée transversalement et que sur les parties
latérales on voit de nombreux sillons ou lignes irréguliers. Enfin
l'antenne et l’ocelle sont semblables. Le corps est complètement
dépourvu des épines qui couvrent celui du Sphenophorus, mais leur
grande différence consiste dans la forme du dernier segment
abdominal ; celui-ci en effet au lieu de se terminer par un bord droit,
lisse, envoie de chacun de ses angles une petite corne charnue
relevée en haut, légèrement arrondie à son extrémité et fortement
velue; à la base de ces cornes et entr’elles. se voitungros tubercule en
ovale allongé. Le stigmate est rejeté sur le côté; enfin les tubercules
de l'anus sont plus gros. Chez la nymphe cette même partie est sim-
plement arrondie avec la trace des quatre tubercules sur sa portion
anale.
Cette larve vit dans l’intérieur de l’Agave meæicana. Nous avions
déjà publié les métamorphoses de ces deux Curculioniens dans le
journal mexicain la Naturaleza (T. V, p. 121, 1886) mais les mêmes
raisons qui nous ont décidé à donner de nouveau celles du S{ralequs
julianus nous ont engagé à en faire de même pour ceux-ci. Pas plus
que pour le précédent nous ne donnons la description de l'insecte
parfait.
34 MÉTAMORPHOSES
MELASOMA (LINA) LINEATOPUNCTATA Forst.
La larve de cet insecte a 11 mill. de long et 3 de large, c'est-
à-dire qu’elle est allongée et étroite. Elle est aplatie et molle, sauf
la tête, le pronotum et quelques tubercules qui la couvrent qui sont
sub-cornés: sa couleur générale est brunâtre. La tête est peu visible
d’en haut, trapéziforme. L’épistome est transversal, très court, droit
en avant et légèrement arrondi aux angles. Il est séparé du front
par un sillon qui au milieu se confond avec un autre longitudinal qui
n’atteint qu ‘aux 2/3 postérieurs. De chaque côté il y à un autre sillon
qui naît près de l’antenne et, se dirigeant en dedans et en arrière,
vient s'unir à ce sillon longitudinal. Labre transversal, échancré en
avant; mandibules armées à l'extrémité de cinq petites dents aiguës;
mâchoires avec un seul lobe corné, épineux ; palpes maxillaires de
quatre articles, 1 court et large, 2plus petit, 3 presque cylindrique et 4
assez allongé et tronqué à l'extrémité; menton transversal, largement
échancré en avant; languette membraneuse, assez grande, droite au
bout, avec ses angles arrondis, et armée de poils durs; palpes labiaux
de deux articles, 1 presque cupuliforme, 2 conique et tronqué au bout.
De chaque côté à l’angle latéro-interne de la tête, se trouvent les
antennes qui sont composées de quatre articles, 1 cupuliforme, 2
presque tuberculeux, 3 allongé et cylindrique, 4 de la forme de 3
mais plus mince. Derrière cette antenne on voit quatre ocelles dis-
posés en quinconce et au-dessous deux autres. Ces ocelles sont
portés par de courts tubercules.
Prothorax fortement transversal, échancré en avant, subanguleux
sur les côtés au milieu desquels il y a un tubercule noir; arrondi en
arrière. On y voit de chaque côté près du bord un sillon qui s’unit
en arrière avec le dorsal. Il est ridé sur les côtés du disque. Le
centre est noir avec les bords latéraux et postérieur brun clair. Le
mésonotum est fortement transversal et porte de chaque côté un peu
en avant une tubérosité ou gros tubercule en portant lui-même un autre
petit qui forme l’angle antéro-externe du mésonotum. Cette tubéro-
sité est blanche avec son tubercule noir et a de plus sur la base deux
ou trois petits points noirs. Le disque est brun clair et de chaque côté
du sillon dorsal on voit deux taches noires en carré transversal, une
antérieure et l’autre postérieure. Le métanotum est semblable au
mésonotum, seulement, ses tubérosités paraissent un peu plus petites.
Les anneaux abdominaux 1 à 6 ressemblent beaucoup au métanotum,
mais la tubérosité latérale n'est plus qu’un gros tubercule blanc à
pointe noire; sur le disque il n’y a qu’une seule tache noire de chaque
côté du sillon dorsal et enfin sur la base du tubercule latéral, sur
son côté externe et antérieur, on voit un tubercule noir (stigmate).
Le 7° a les taches discoidales réunies. Le 8° est semblable au 7°,
DE QUELQUES COLÉOPTÈRES MEXICAINS. 35
mais sans tuebreule blanc et seulement avec le petit noir latéral,
le % enfin est noir, coupé droit en arrière et porte une sorte
d'expansion membraneuse, un peu collante, jaune, qui sert à la larve
pour marcher et se fixer pour changer de peau. Les tubercules laté-
raux dorsaux (blancs) laissent échapper, quand on tourmente la
larve, une goutte de liquide limpide neutre au papier réactif. En
dessous elle est jaune tachée de noir. Le prosternum a une tache
noire centrale et porte de chaque côté une patte noire formée d'une
hanche comme bivalve, une cuisse grosse et conique, un tibia, un
tarse allongé portant à son extrémité en dessous une sorte de pelote
molle et enfin un crochet appendiculé à pointe très aiguë. Le
mésosternum nous présente la tache centrale un peu antérieure et
un point noir de chaque côte et enfin un tubercule de même couleur
sur l’angle antéro-externe. Il porte la 2° paire de pattes. Le méta-
sternum est semblable au mésosternum et porte la 3° paire de pattes.
Les sept premiers anneaux abdominaux ont chacun une tache
transversale centrale et un peu antérieure ; un peu plus bas de
chaque côté un point assez petit. Sur le côté on voit un sillon lon-
gitudinal, puis entre celui-ci et le bord, un point noir et enfin sur le
milieu du bord un tubercule également noir. La tache centrale s’al-
longe peu à peu de manière que sur les 7° et 8° elle se confond avec
les petits points latéraux. Le 9e est court, noir au milieu. Enfin on
apercoit l'appareil adhésif.
Si nous examinons la face latérale, nous trouvons à la base de la
tubérosité du mésothorax le petit tubercule portant le 1e" stigmate,
les autres sont placés de même sur les anneaux abdominaux. Enfin,
entre les tubercules latéraux dorsaux et abdominaux, on voit une
rangée de gros points noirs placés sur la ligne intermédiaire.
Cette larve est peu agile; nous l’avons trouvée sur le saule (Salix
PBomplandia ?) mangeant les feuilles aux mois d'octobre et de novem-
bre (deuxième génération ?). Quand elle est jeune, cette larve est
entièrement noire; mais elle va en s’éclaircissant et quelques indi-
vidus mûrs sont jaune brunâtre. Pour se transformer en nymphe,
comme pour changer de peau, cette larve se fixe par son appareil
adhésif aux feuilles de saule, généralement à leur face inférieure, et
se suspend ainsi la tête en bas comme le font les chenilles de certains
Lépidoptères. Cela fait, elle se secoue fortement de temps en temps
jusqu’à ce que la peau se fende sur le dos et se ramasse à son extré-
mité laissant la plus grande partie de la nymphe à découvert. Cette
peau lui forme ainsi une sorte de queue (PI. II, fig. 28) qui la fait
paraitre très allongée (1 cent.), mais en réalité elle a 6 mill. de long
et est fortement ovale. Cette nymphe n’a absolument rien qui soit
digne d’être noté si ce n’est la forme de son pénultième article
abdominal dont les côtés prolongés en épines paraissent destinés à
36 MÉTAMORPHOSES
pénétrer dans la dépouille des tubérosités thoraciques de la larve
pour retenir la nymphe. Elle est noir-brun avec les derniers anneaux
abdominaux, qui sont couverts de la peau de la larve, brun-rouge.
Elle reste sept à huit jours sous cet état. L'insecte parfait vit aussi
sur le saule. La seule observation que nous ayons à faire sur la
description qu’en a douné Stäl (Mon., p. 294) est que sur l'insecte
frais, les bords du prothorax et la marge des élytres sont vermillon
et non jaunes.
Enfin nous dirons encore que nous avons trouvé deux larves de
cette Melasoma dévorées par une autre larve plus petite, blanche et
molle, complètement à découvert et que ces larves nous ont donné
un petit Chalcidien. J’ai vu aussi quelques insectes parfaits s'accou-
pler mais non la femelle pondre. Il est probable qu’elle ne le fait
qu’au printemps suivant.
PLAGIODERA SCABRICULA Stäal.
La larve de cette Plagiodera à environ 5 mill. de long et 2 de
large ; elle est légèrement ovale, noirâtre en dessus avec une bande
dorsale blanc jaunâtre, ainsi que le dessous et les parties latérales de
l'abdomen de cette couleur. Elle est molle, sauf la tête et quelques
tubercules qui sont coriaces.
D’en haut on n’apercoit de la tête que la portion occipitale. Cette
tête est lisse, noire et orbiculaire, déprimée au centre. On y voit un
sillon dorsal complet et de chaque côté un autre oblique qui naît à
la base de l'antenne et se réunit avec son congénère et le dorsal
aux 2/3 postérieurs de celui-ci. Epistome séparé du front par un
sillon profond, grand, transversal, un peu rétréci en avant, droit
sur les côtés ; il est échancré angulairement en avant: labre trans-
versal presque bilobé, avec chaque moitié arrondie en avant et latéra-
lement; mandibules ferrugineuses, cornées, armées à l'extrémité de
5 dents fortes et aigues; mächoires avec le lobe à peine visible;
palpes maxillaires de trois articles : 1 gros, 2 cylindrique, 3 conique;
menton grand, trapéziforme; languette membraneuse, droite en
avant et arrondie aux angles ; palpes labiaux portés par des palpi-
gères unis entre eux, de deux articles, 1 assez gros, 2 conique;
antennes de quatre articles, 1 gros, 2 plus petit, cylindrique, 3 de
même forme, plus petit, mince et conique; en arrière de ces antennes,
un peu en haut, on voit 4 ocelles placés en carré, et, près de leur base
en dessous, deux autres.
Prothorax transversal, légèrement échancré en avant, arrondi
sur les côtés et en arrière. Il est noirâtre avec une bande dorsale
jaune et une grande tache noire de chaque côté un peu déprimée au
centre. Mésothorax passablement plus large que le prothorax et
fortement transversal, échancré en avant et arrondi en arrière,
DE QUELQUES COLÉOPTÈRES MEXICAINS. 3?
légèrement anguleux et tuberculé sur les côtés. Sur l’angle antérieur
on voit le 1er stigmate et un petit tubercule. Il est noirâtre, taché
de noir. De chaque côté du sillon dorsal jaune, on voit deux taches
transversales, une antérieure et une postérieure, celle-ci plus grande;
en dehors de ces taches et entre elles, il y a un point, et enfin près du
bord un gros tubercule coriace. Le métathorax est semblable au
mésothorax, sauf qu’il n'a pas de stigmate et que son tubercule
latéral est plus gros. |
Les anneaux abdominaux s’élargissent peu à peu de 1 à 4, puis
diminuent jusqu’à l'extrémité, ce qui donne à la larve sa forme
légèrement ovale. Tous sont courts et larges, 1 est noirâtre avec les
bords lateraux et une bande dorsale jaunes et tachés de noir. On
voit une tache transversale de chaque côté de la bande dorsale, puis
un gros tubercule noir. Un peu en avant se trouve un stigmate;
2 est semblable à 1; 3 à 6 ont une disposition semblable, sauf que les
taches dorsales vont en augmentant peu à peu et que le bord latéral
est jaune surmonté d’un tubercule ou tache noir; sur 7 la tache dor-
sale est une bande transversale; 8 et 9 sont noirs au centre. Ce
dernier porte l’appareil adhésif qui est sub-bilobé, et jaunâtre. En
dessous cette larve est, comme nous l’avons déjà dit, blanc jaunâtre
avec des taches noiratres. Sur le prothorax on voit de chaque côté de
la ligne centrale une petite tache ovale oblique d'avant en arrière
et en dehors, et sur le côte les hanches de la 1"° paire de pattes. Le
mésothorax a ces deux taches unies entre elles en haut et un petit
point au-dessus des hanches de la 2° paire de pattes. Le métathorax
nous montre une tache transversale centrale et un peu antérieure,
un peu plus bas et de chaque côté un point et un autre au-dessus des
hanches de la 3° paire de pattes. Les tubercules dorsaux laissent
sourdre un liquide limpide quand on tourmente cette larve.
Les 6 premiers anneaux abdominaux ont une très petite raie de
chaque côté de la ligne longitudinale, un peu plus en dehors une
autre oblique et enfin un gros point arrondi noirâtre. Comme dessus,
les bords sont entièrement jaunes dans 1 et 2 et jaunes avec le som-
met noir dans les autres, 7 et 8 ont les deux petites raies internes
réunies, 9 est tout noir et porte le corps adhésif. Les pattes sont
noires, normales, avec les tarses armés à l’extrémité d’une petite
pelote et le crochet appendiculé. Cette larve au moment de se trans-
former se fixe par son appareil caudal sur une feuille de saule où elle
vit mais généralement à la partie supérieure, se raccourcit et se
courbe fortement tout en restant horizontale. Au bout de 4 à 6 jours
sa peau se fend et la nymphe apparaît mais reste adhérente à la
dépouille de la larve. J’ai remarqué que cette larve mangeait le
parenchyme de la feuille d'un seul côté laissant par exemple la
couche inférieure et les nervures intactes.
28 MÉTAMORPHOSES
La nymphe est blanchâtre du côté abdominal et de cette couleur
avec des taches obscures du côté dorsal. Le 6° anneau abdominal a
son angle externe et postérieur un peu prolongé, probablement pour
retenir la nymphe dans sa dépouille de larve. Cette dépouille du
reste arrive en triangle presque à toucher la bouche en dessous et
par dessus latéralement jusqu'au 4° anneau dorsal. L’insecte parfait
vit comme sa larve sur le saule (Salix Bomplandia).
NEpA (CYcLoNEDA—DAULIS) ABDOMINALIS Muls.
La larve de cet insecte à 9 mill. de long et 25 de large; elle est
donc allongée, et elle va diminuant peu à peu depuis le thorax
jusqu’à son extrémité postérieure. Elle est un peu aplatie. Sa couleur
générale est noire avec des taches jaune d'or. Tête noire, subar-
rondie avec une dépression de chaque côté. Épistome échancré en
avant; labre transversal, échancré en avant, arrondi aux angles;
mandibules allongées, minces, bifides à l'extrémité avec les deux
pointes très aiguës; mâchoires avec un seul lobe membraneux ; palpes
maxillaires gros, de quatre articles, 1 très court, 2 plus allongé,
3 conique, 4 conique et tronqué au bout; menton grand, en carré
long; languette sub-carrée, droite à son bord libre qui est velu et
arrondie aux angles; palpes labiaux de deux articles coniques suppor-
tés par des palpigères unis entre eux. Antennes de trois articles au
moins; le 3° me parait en effet être surmonté plutôt par un petit
mamelon mou que par un véritable article. En arrière de cette
antenne il y a trois ocelles, 1 assez haut, 2 presque au-dessous et
3 entre les deux autres, un peu en arriere.
Prothorax fortement transversal, rétréci en avant, arqué en
arrière; sur les côtes on voit de petites dépressions au nombre de
quatre ou cinq. Il est noir avec les angles antérieurs et le bord pos-
térieur jaunes. Mésothorax tres large, légèrement sinué en avant et
en arrière. Arrondi sur les côtés où existe un sillon oblique d’avant
en arrière et en dedans. Sur les parties latérales on voit une sorte
de plaque noire, irrégulièrement arrondie, gauffrée, avec le bord
externe relevé en forme de petite crète tuberculeuse. Enfin sur la
moitié postérieure du bord latéral se trouve un tubercule aigu. Il est
noirâtre avec une tache centrale, une autre au-dessus de chaque
plaque discoïdale et le tubercule latéral jaune d’or. Le métathorax est
semblable au mésothorax mais un peu plus large. Les huit premiers
anneaux abdominaux sont semblables pour la forme mais vont en
diminuant peu à peu de largeur. Tous ont deux tubercules aigus et
velus, un de chaque côté près de la ligne dorsale (plus près que sur
la figure) etun autre un peu plus en dehors, et de plus un 3° au milieu
du bord latéral. Le 1‘ anneau est noir avec la moitié postérieure
centrale du disque et les côtés jaune d'or; 2 et 3 n’ont que la tache
DE QUELQUES COLÉOPTÈRES MEXICAINS. 89
discoïdale ; 4 a tout le centre, y compris les 1" tubercules et les bords
latéraux, jaune; 5 à 8 sont semblables à 8. Le 9° est entièrement
noir et porte à son extrémité un corps adhésif composé d’une petite
partie assez dure en forme de cupule, noire et d’où sort la portion
spongieuse adhésive. En dessous le corps est jaune sale et nous n’y
trouvons de remarquable qu’un tubercule de chaque côte des anneaux
abdominaux et formant ainsi une double série. Membres noirs com-
posés d’une hanche, un trochanter, une cuisse, une jambe et un tarse
armé d’un crochet aigu appendiculé. Les stigmates sont placés à la
base des tubercules latéraux. Le 1° entre les pro- et mésothorax
tout à fait sur la membrane d’union.
Cette larve est tres agile; nous l’avons trouvée d’abord sur les
rosiers d’un jardin public à Guanajuato, puis à Tupataro sur le
saule. Dans les deux cas elle dévorait les pucerons qui couvraient
les feuilles de ces arbres et avec lesquels nous avons pu la nourrir.
Pour se transformer en nymphe, cette larve se fixe par sa partie
postérieure sur une feuille, son corps se rétracte, se courbe et
bientôt la peau en s’ouvrant sur le dos laisse sortir la nymphe qui
reste fixée à cette peau recoquevillée en arrière. Cette nymphe
a 4 mill. de long et 3 de large. Elle paraît aussi large parce
que son pronotum est dirigé fortement en bas et que la tête est
entièrement appuyée sur le prosternum. Si on l’examine du côté
dorsal, on voit d’abord la moitié postérieure du pronotum qui se
présente sous la forme d’une plaque transversale en ovale très
allongé et qui à ses extrémités semble envelopper la naissance des
élytres. Ce que l’on voit ainsi du pronotum est jaune sale avec une
tache noirâtre de chaque côté du centre. Si l’on veut bien voir cet
organe, il faut regarder la nymphe par son extrémité antérieure,
alors on aura la fig. 22, PI. III. Vient ensuite le mésonotum trapé-
ziforme, jaunâtre avec une tache noire de chaque côté, oblique sur
le sillon dorsal et échancrée en avant. Ensuite le métanotum
également trapéziforme, jaunâtre et avec de chaque côté une tache
carrée. En dehors et de chaque côté, sont les élytres noires et unies,
et dont l’extrémité atteint le 3° anneau dorsal. Pour bien voir les
anneaux abdominaux nous avons extrait la nymphe de la dépouille
de la larve. Tous ces anneaux sont jaunes et tachés de noir, 1 avec
un point de chaque côté; 2 avec un petit point assez rapproché du
sillon dorsal et un autre gros assez près des élytres ; 3 avec un point
semblable au plus externe du précédent anneau et un autre près du
bord latéral et sur le bord postérieur une bande sinueuse élargie de
chaque côté. De plus, près du bord il y a un sillon ou repli longitu-
dinal; 4 est semblable à 3; 5 n’a plus que la bande postérieure ;
6 est sans tache; 7 est de même, à peine visible. Vue du côté abdo-
minal, la nymphe est jaunâtre sauf la tache antérieure du pronotum
40 | © MÉTAMORPHOSES
et les élytres qui sont noires. Il en est de même de deux gros corps
(palpes maxillaires) qui naïssent de chaque côté de la tête et se
prolongent jusqu'aux élytres. Ces corps sont ce que cette nymphe
a de plus remarquable avec l'appareil qui porte ce dernier anneau
abdominal. À son extrémité postérieure et de chaque côté, naît un
appendice ou corne mince et pointu qui se recourbe en dedans, de
manière à former avec son congénère une sorte de pince. Je crois
que ce petit appareil sert à retenir la nymphe fixée à la dépouille
de la larve. L’insecte parfait apparaît au bout de 7 à 8 jours. En
naissant il est entièrement jaunâtre. Ce n’est que peu à peu qu’appa-
raissent les taches noires qui du reste varient beaucoup. Cet insecte
fait comme sa larve la chasse aux pucerons; c’est dire qu’on le
rencontre sur toutes les plantes attaquées par ces parasites.
EPILACHNA MEXICANA Muls.
La larve de cette Z'pilachna a 1 cent. de long et 3 ! mill. de large,
c’est à dire qu’elle est un peu ovale. Elle est légerement convexe en
dessus et couverte de poils ou épines ramifiés. Sa couleur est brun
obscur avec les appendices noirs.
Tête sub-orbiculaire, fortement déprimée au milieu, la dépression
ovale. Elle est brunâtre avec une bande claire oblique naïssant près
de l'antenne et atteignant le sillon médian en arrière. Épistome
plus étroit que le front, droit en avant et en arriere, un peu
retréci en avant, transversal, blanc sale. Lobe droit en avant et en
arrière où il est un peu rétréci, velu sur son bord libre; mandi-
bules fortes, terminées par une grosse extrémité armée de 5 dents
longues et minces (presque de très grosses épines), deux forment
l'extrémité supérieure, 2 autres au-dessous sur le bord latéro-anté-
rieur et une 3° sur le bord postérieur; mâchoires fortes, avec un
seul lobe bien développé et velu à l'extrémité; palpes maxillaires de
quatre articles: 1 gros et court, 2 et 3 sub-cylindriques, 4 long, coni-
que; menton grand, en carré allongé semblant supporter en avant
les palpigères qui sont soudés entre eux; languette large, échancrée
en avant et arrondie aux angles. Vue du côté buccal, on aperçoit
un corps velu semi-circulaire, fixé à sa base; palpes labiaux de deux
articles, 1 cylindrique, 2 conique. Antennes de trois articles, 1 gros,
tuberculeux, 2 beaucoup plus petit, cylindrique, 3 de même forme,
allongé et légèrement conique. Derrière ces antennes sont placés
trois ocelles disposés en triangle.
Prothorax transversal, légèrement échancré en avant, arrondi sur
les côtés; brunâtre avec une plaque noire de chaque côté. Sur chacune
de ces plaques s'élève un poil ramifié noir qui en porte un second
simple à sa base; plus en dehors près du bord on voit un troisieme
DE QUELQUES COLEOPTÈRES MEXICAINS. 41
poil ramifie. Mésothorax un peu échancré en avant, arrondi en
arrière et sur les côtés, avec un stigmate sur l'angle antérieur.
Semblable pour la couleur et la disposition des poils au prothorax,
sauf que les 2 poils discoïdaux sont ramifiés, et qu’en dedans du poil
externe il y a un sillon longitudinal. Métathorax semblable au
mésothorax, sauf qu’il est un peu plus large. Les anneaux abdomi-
naux sont tous noirâtres au centre, puis vient une raie longitudinale
brunâtre que suivent une noire, une 2° brunâtre et le bord enfin
noir. Les 8 premiers portent des poils ramifiés noirs disposés partout
de même. Tout à fait sur le sillon dorsal s’élèvent deux de ces poils
divergents un peu en dehors, et presque unis à leurs base, puis en
dehors un autre sur la raie noirâtre et enfin un troisième près
du bord latéral. Sur les 7° et 8° ces poils sont plus courts et les laté-
raux ne sont guère que des tubercules velus; 9 est brun et ne
présente que les tubercules latéraux.
En dessous cette larve est entièrement jaune brunâtre avec
quelques points plus obscurs. Les 3 anneaux thoraciques ont un
point de chaque côté du sillon sternal et portent chacun une paire
de pattes qui sont normales. Les anneaux abdominaux 1 à 6 ont une
petite raie transversale centrale, puis sur un des côtés un ou deux
points et une petite raie semblable. Sur 7 à 8 il y a tendance à ce que
ces dessins se confondent entre eux. Le 9° nous présente l’orifice anal
forme par trois sillons en étoile. Les stigmates abdominaux sont
placés à la base de poils latéraux.
Cette larve se fixe par sa partie postérieure pour se transformer
en nymphe et sa peau, après avoir laissé sortir celle-ci, se ramasse
à son extrémité postérieure, Pour bien étudier cette nymphe il nous
a fallu la débarraser de cette dépouille. Elle a la forme d’un ovale
tronqué en avant et aigu en arrière. En l’examinant du côté dorsal,
on trouve d’abord la partie postérieure du pronotum fortement
transversal, un peu arqué et sinueux sur son bord postérieur; il
est jaunâtre avec une tache brune de chaque côté. Si on le
regarde de face on trouve que ce pronotum est transversal, forte-
ment échancré en avant, arrondi sur les côtés et fortement courbé
en arrière. Enfin tous ses bords sont couverts de poils raides. Le
mésonotum est grand, transversal, trapéziforme, jaune à dessins
brunâtres. Métanotum également transversal et trapéziforme, arqué
en avant et légèrement échancré en arrière. Il est jaune au milieu
et brun sur les côtés. Les trois premiers anneaux abdominaux sont
jaunes avec deux petites raies centrales et longitudinales brunes.
De chaque côté ils ont une petite crête brune; 4-6 n’ont pas
la crète latérale. Les autres sont entièrement jaunes. Enfin
le 9° est prolongé au milieu et porte une expansion en forme de
fourche à branches dirigées en dehors et qui sert probablement
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T. XXX. IV
42 MÉTAMORPHOSES
À
comme dans la Veda abdominalis à fixer la nymphe dans sa peau de
larve. Du côté abdominal on trouve d’abord le pronotum formant
seulement une sorte de bande ou bourrelet sinueux. Puis la tête
sillonnée au milieu avec l’épistome et le lobe tres visibles et de
chaque côté les palpes maxillaires ? formés par un corps oblong très
développé. Yeux à peine visibles. Tout le reste est normal, jaune avec
les membres et deux nervures velues sur les élytres brunes. Le 9°
anneau nous offre comme ci-dessus la fourche caudale.
Nous allons maintenant dire quelques mots sur les appendices de
la larve. Ces organes sont de véritables épines : ils nous paraissent
trop gros pour leur donner le nom de poils. Ils ont tout à fait l'aspect
d'une petite branche garnie de longues épines. Ce qu'ils ont de
remarquable, c'est la manière dont se comportent Les pointes. Tantôt
il y a un simple rétrécissement brusque un peu avant l'extrémité,
d'autres fois cette extrémité semble sortir de l'intérieur de l’épine
dont le bout est tronqué. Enfin il y a une autre disposition très
curieuse. L'extrémité de l’épine est tronquée mais dentelée tout au-
tour de la troncature et du milieu de cette couronne de petites dents
aiguës s’échappe un corps piliforme, long, un peu mou, sinueux et de
couleur brunâtre. Ces larves m'ont été envoyées par mon frère, le
D' Alf. Dugès, et je ne sais si ces épines laissent sourdre quelque
liquide chez l'animal vivant. Il les avait trouvées réunies aux
nymphes et aux insectes parfaits dans le jardin du collège de Guana-
juato, jardin, nous le disons en passant, assez curieux par sa situation.
Il faut monter 4 éfages pour y arriver. Cela pourra donner une idée
du pittoresque de la ville de Guanajuato.
Elles se trouvaient ainsi réunies sur un Cestrum nocturnum. J'ai
généralement recueilli l’insecte parfait sur des Cucurbitacées.
Tupätaro, 17 décembre 1885.
DE QUELQUES COLÉOPTÈRES MEXICAINS.
EXPLICATION DES PLANCHES.
PLANCHE I.
Fig. 1. Larve légèrement grossie de Sérategus julianus Burm.
Fig. 2. Sa tête.
Fig. 3. Mandibule.
Fig. 4. Mâchoire.
Fig. 5. Lèvre inférieure.
Fig. 6. Languette vue par derrière.
Fig. ‘7. Antenne.
Fig. 8. Patte.
Fig. 9. Stigmate.
Fig. 10. Nymphe vue du côté abdominal.
Fig. 11. La même vue de côté.
Fig. 12. La même vue du côté dorsal.
Fig. 13. Deux anneaux dorsaux montrant les cavités centrales.
Fig. 14. Tête de la nymphe femelle avec le prothorax.
Fig. 15. Larve de Moneilema variolare Thoms. vue du côté dorsal.
Fig. 16. La même vue du côté abdominal.
Fig. 17. Sa tête avec une mandibule.
Fig. 18. Lèvre inférieure et mâchoires.
Fig. 19. Languette vue par derrière.
Fig 20. Antenne et ocelle a.
Fig. 21. Nymphe vue du côté abdominal.
Fig. 22. La même du côté dorsal.
41
Fig.
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ni
©
LL
CO OU ICONE
MÉTAMORPHOSES
PLANCHE Il.
. Larve de Sphenophorus Spinolæ GyUh.
. Sa forme pendant la marche.
. Ses derniers anneaux dorsaux — 4, 4’, a! , Stigmates.
. Anus.
Tête.
. Lèvre inférieure et mâchoires.
. Tête vue de côté — 4, antenne — #, ocelle.
. Antenne vue sous trois aspects différents.
. Nymphe vue de face.
. La même vue de côté.
. Tête de la larve de Scyphophorus acupunctatus GY1h.
. Ses derniers anneaux dorsaux.
. Dernier anneau abdominal.
. Lèvre inférieure et mâchoire.
. Sa tête vue de côté — @, antenne — à, ocelle.
Nymphe.
. Larve de Lina (Melasoma) lineatopunctata Korst. vue du côté dorsal.
. La même vue du côté abdominal.
. Sa tête.
. Mandibule.
. Mâchoire.
. Lèvre inférieure.
. Tête vue de côté avec l’antenne et les 6 ocelles.
. Un ocelle séparé.
. Antenne.
. Crochet.
. Nymphe vue du côté abdominal avec la peau de la larve.
. La même vue du côté dorsal et suspendue.
. La même sous la dépouille de la larve vue du côté abdominal.
. Derniers anneaux dorsaux.
ENONCE
© © I ©
DE QUELQUES COLÉOPTÈRES MEXICAINS. 45
PLANCHE III.
. Larve de Plagiodera scabricula Stäl vue du côté dorsal.
. La même vue du côté abdominal.
. La tête.
. Mandibule.
. Lèvre inférieure et machoires.
. Tête vue de côté avec les 6 ocelles.
. Antenne.
. Crochet.
. Nymphe vue du côté abdominal.
. La même vue du côté dorsal.
. Larve de Cycloneda (Daulis) abdominaltis Muls. vue du côté dorsal.
. La même du côté abdominal.
. La tête.
. Mandibules.
. Lèvre inférieure et mâchoires.
. Languette vue par derrière.
. Mâchoire.
. Tête vue de côté avec l’antenne 4, et les ocelles à.
. Crochet.
. Nymphe vue du côté abdominal.
. La même du côté dorsal.
. Pronotum de lanymphe.
. Larve d’Epilachna mexicana Muls. vue du côté dorsal.
. La même du côté abdominal.
. La tête.
. Mandibules.
. Mâchoire.
. Lèvre inférieure.
. Une épine.
. Les 3 modes de terminaison de ces épines.
. Crochet.
. Nymphe vue du côté abdominal.
3. La même du côté dorsal.
LISTE DES CICINDÉLIDES
DÉCRITS POSTÉRIEUREMENT AU CATALOGUE DE MUNICH
PAR
J. DEMOOR
— SÉANCE DU 6 MARS 1886 —
——2-0 9% 0-0 —
Déjà plusieurs de nos collègues nous ont donné des suppléments
du « Cataloqus Coleopterorum » de MM. Gemmiger et de Harold.
Suivant leur exemple, j'ai fait le releve des Cicindelidæ décrits
depuis la publication de cet important ouvrage; et, sur le conseil
de notre président M. Preudhomme de Borre, je me suis décidé à
le présenter à la Société.
L’accroissement qu’a subi cette famille est assez important. En
18 ans, environ 230 espèces nouvelles ont été décrites; de plus,
4 genres et 5 sous-genres ont été créés.
Pour terminer, qu’il me soit permis de présenter mes sincères
remerciments à notre secrétaire, M. Lameere, qui a beaucoup faci-
lité ma tache par ses obligeants conseils et ses savants renseigne-
ments.
Omus Eschscholtz.
ambiquus Schaupp, Bull. Brookl. ent. Soc., VI, p. 121. California.
Edmwardsi Crotch, Trans. Am. ent. Soc., V, p. 73. U:1S%oce:
Horni Lec., Trans. Am. ent. Soc., V, p. 157. California.
Lecontei Horn, Trans. Am. ent. Soc., IV, p. 143. —
segquoiarum Crotch, Trans. Am. ent. Soc., V, p. 73. Sierra Nevada.
submetlallicus Horn, Trans. Am. ent. Soc., II, p. 129. California.
Dromochorus Guérin.
Pilalei Guér.
var. Belfrayei Sallé, Ann. Fr., 1877, p. 6.
LISTE DES CICINDÉLIDES DÉCRITS POSTÉRIEUREMENT, ETC. 47
Megacephala Latreille.
Bazxteri Bates, Ent. Month. Mag., XXII, p. 188. Ugogo.
excelsa Bates, Ent. Month. Mag., X, p. 261. Africa or.
Revoili Lucas, Bull. Soc. ent. Fr., (6) I, p. CI. Africa merid.
senegalensis Latr.
var.cyanescens Dokht., Rev.mens.d’Ent.,I,p.11. Senegal.
Styphloderma n. g.
(Waterh., Ann. nat. Hist., sér. 4, XX, p. 424.)
asperatum Waterh., 1. c. Lac. Nyassa.
lævicolle Waterh., Ann. nat. Hist., sér. 5, VI, p. 92. Africa or.
Tetracha Hope.
bifasciata Brullé.
var. obscura Dokht., Rev. mens. d'Ent., Ï, p. 5. Amazon.
var. splendida Dokht., I. c. Peru.
cribrata Steinheil, Col. Heft., XIII, p. 95. Nov. Granada.
fuliginosa Bates, Ent. Month. Mag., X, p. 261. Nicaragua.
ignea Bates, Proc. Zool. Soc., 1878, p. 587. Chiriqui.
Morsii Fairm., C. R. Soc. ent. Belg., XXVI, p. XLIV. Zanzibar.
pulchra Brown, Trans. ent. Soc., 1869, p. 352. Australia occ.
Oxychila Dejean.
Chestertonii Bates, Ent. Month. Mag., VIII, p. 264. Nov. Granada.
glabra Waterh., Ann. nat. Hist., ser. 5, VI, p. 92. Ecuador.
gracillima Bates, Ent. Month. Mag., VIII, p. 263. —
gratiosa Bates, Ent. Month. Mag., X, p. 262. Nov. Granada.
nigroænea Bates, Ent. Month. Mag., VIIT, p. 263. Ecuador.
var. oariipes Bates, 1. c. —
polila Bates, I. c., p. 264. Nicaragua.
Pseudoxychila Guérin.
tarsalis Bates, Ent. Month. Mag., VI, p. 290. Costa Rica.
Chaudoiri Dokht., Rev. mens. d'Ent., I, p. 6. Ecuador.
Hiresia Dejean.
pulchra Bates, Biol. C. Am., Col. I, p. 17. Nicaragua.
Oxygonia Mannerheim.
albitænia Bates, Trans. ent. Soc., 1871, p. 377. Nov. Granada.
annulipes Bates, Ent. Month. Mag., VIII, p. 242. Ecuador.
Boucardi Chevrol., Bull. Soc. ent. Fr., (6) I, p. VII. Panama.
48 LISTE DES CICINDELIDES
Buckleyi Bates, Ent. Month. Mag., VIII, p. 241. Ecuador.
carissima Bates, 1. c., p. 242. re
cyanopis Bates, Trans. ent. Soc., 1871, p. 377. Nov. Granada.
fioridula Bates, Ent. Month. Mag., VIII, p. 241. Ecuador.
gloriola Bates, 1. c., p. 240. —
moronensis Bates, 1. c., p. 242. =
Vuillefroyi Chaud., Rev. et Mag. Zool., 1869, p. 25. Quito.
Cicindela Linne.
ANTENNARIA n. subg. Dokht., Rev. mens. d’Ent., I, p. GS.
CEpHALorA n. subg. Dokht., 1. c., p. 70.
ELLiPsoPTERA n. subg. Dokht., 1. c., p. 70.
HABROSCELIMORPHA n. subg. Dokht., 1. c., p. 69.
HaBrocELis n. subg. Dokht., 1. c., p. 69.
aberrans Fairm., Ann. Fr., (5) I, p. 29. Madagascar.
æneicollis Bates, Biol. C. Am., Col. I, p. 18,f. 13. Mexico.
Albertisii Gestro, Ann.Mus.Civ.Genov., XIV,p.554. Nova Guinea.
anosignata Bates, Cistul. Ent., II, p. 333. Calabra.
anthracina Horn, Trans. Am. ent. Soc., VIII, p. 139. Mexico.
austromontana Bates, Ent. Month. Mag., XV, p. 22. Nova Zeeland.
azureocincla Bates, Cistul. Ent., II, p. 333. Bombay.
balucha Bates, 1. c., p. 332. Belutchistan.
Beccari Gestro, Ann. Mus. Civ. Genov., XV, p. 49. Sumatra.
Pelti Bates, Proc. Zool. Soc., 1878, p. 588. Nicaragua.
bisignata Dokht., Rev. mens. d'Ent., I, p. 12. California.
Blanchardi Fairm.,Revoil, Faun. et Flor. Comal., Col., p.4. Somali.
borneana Dokht., Rev. mens. d’'Ent., I, p. 11. Borneo.
Pramani Dokht., 1. c., p. 262. Ind. orient.
Burmeisteri Fish.
var. punclala Dokht., Rev. mens. d’'Ent., Kuldja.
1882. p 210:
Burmeisteri(? — Balassogli var.) Dokht., 1. c., p.215. Gabon.
cabinda Bates, Cistul. Ent., II, p. 331. Landana.
calhaica Bates, Ent. Month. Mag., X, p. 265. Hong Kong.
chalceola Bates, 1. c., VIII, p. 265. Peru bor.
Chaudoiri Ballion, Bull. Mosc., XLIII, p. 322. Kapal.
Chevrolati Boucard, Bull. Soc. Zool. Fr., 1881, p. 4. Panama.
chontalensis Bates, Ent. Month. Mag., X, p. 264. Nicaragua.
cimarrona Raffray, Bull. Soc. ent. Fr., (6) II, p. XLVIT. Adua.
cènclella Chevrol., Le Naturaliste, II, p. 93. Andaman.
clarina Bates, Biol. C. Am., Col. I, p. 6. Mexico.
corticala Putzeys, C. R. Soc. ent. Belg., XVIII, p. LXIX. Ceylon.
Crespignii Bates, Trans. ent. Soc., 1871, p. 379. Borneo bor.
DÉCRITS POSTÉRIEUREMENT AU CATALOGUE DE MUNICH. 49
delicata Bates, Ent. Month. Mag., X, p. 265. Nova Guinea.
ditissima Bates, 1. c., IX, p. 49. Hong-Kong.
Dokhlouromwi Jakovl., Rev. mens. d'Ent., I. — Faun. Fergana.
Coléopt. Aralo-Casp., part. I, p. 33, t. XI, f. 4.
dysenterica Bates, Biol. C. Am., Col. I, p.7. Mexico.
elaphroides Dokht., Rev. mens. d’Ent., I, p. 276. Manilla.
elegantula Dokht., 1. c., p. 261. Cochinchina.
euthales Bates, Ann. nat. Hist., ser. 5, IX, p. 319. Mexico.
Fauveli Dokht., Rev. mens. d'Ent., I, p. 275. Malacca.
Jiligera Bates, Cistul. Ent., II, p. 332. Borneo.
flammulata Quedenf., Berl. ent. Zeit., XXVII, p. 241. Malacca.
flavipes Putzeys, J. Sc. Lisb., XXIV, p. 33, f. 1. Braganza.
Flohri Bates, Proc. Zool. Soc., 1878, p. 588. Mexico.
Jfrontalis Fairm., Ann., Fr., (5) I, p, 30. Madagascar.
gabonica Bates, Cistul. Ent., II, p. 330. R. Ogowe.
(falathea Thieme, Berl. ent. Zeit., XXV, p. 97. Turkestan.
(ormazi Reed, Ent. Month. Mag., VIII, p. 77. Chili merid.
granulipennis Bates, Ent. Month. Mag., X, p. 265. Ecuador.
graphica Bates, Cist. Ent., II, p. 330. Angola.
hilariola Bates, Ent. Month. Mag., X, p. 263. Persia bor.
hirtilabris Lec., Trans. Am. ent. Soc., V, p. 161. Florida.
hispidula Bates, Ent. Month. Mag., VIII, p. 264. Brasilia merid.
]ægei Bates, Biol. C. Am., Col. I, p. 6. Mexico.
Iutioni Broun, Man. N. Z. Col., t. I, p. 2. Nov. Zeeland.
hybrida Linn.
var. sibirica Dokht., Rev. mens. d'Ent., I, p. 13. Sibiria.
igneicollis Bates, Ent. Month. Mag., X, p. 262. Australia occid.
immanis Bates, 1. c., p. 266. Yemen.
inanis Wallengrèn, Entom. Tidsk., 1881, p. 10. Transvaal.
infuscata Quedenf., Berl. ent. Zeit., XVII, p. 245. Malange.
ioessa Bates, Biol. C. Am., Col. I, p. 5, f. 5. Mexico.
Julie Ballion, Bull. Mosc., XLIII, p. 322. Turkestan.
Æraalzi Dokht., Rev. mens. d’'Ent., I, p. 10. Nova Guinea.
lacunosa Putzeys, C.R. Soc. ent. Belg., XVIII, p. XVIII. Ceylon.
lagunensis Gauthier, Ent. Month. Mag., IX, p. 223. Castella.
lalesignala Lec.
var. semicincta Schaupp, Bull. Brook!l. ent. Colorado.
500. VI)p. 122:
Lemisi Bates, Trans. ent. Soc., 1873, p. 226. Japonia.
Lucasi Dokht., Rev. mens. d’Ent., I, p. 274. Nova Guinea.
lunalonga Schaupp, Bull.Brookl.ent.Soc.,VI,p.122. Sierra Nevada.
maga Lec., Trans. Am. ent. Soc., V, p. 161. Louisiana.
Magdalenæ Lec., Proc. Ac. Philad., 1873, p. 821. Nova Carolina.
maino Mac Leay, Proc. Linn. Soc. N.S.W.,t.1,p.165. Nova Guinea.
50 LISTE DES CICINDELIDES
maracadensis Solsky, Fedsch. Expd.Turkest., t.II,5,p.3. Maracand.
megaspilola Dohrn, Stett. Zeit., 1884, p. 44. Turkestan.
microtheres Bates, Ent, Month. Mag., VIII, p. 265. Ecuador.
Millingeni Bates, Cist. Ent., II, p. 329. Bushere.
mina Wallengrèn, Ent. Tidsk., 1881, p. 10. Transvaal.
Monteiroi Bates, Cist. Ent., IT, p. 331. Delagoa.
muata Harold, Mitth. Münch. ent. Ver., t. I, p.99. Afric. centr.
nebulosa Bates, Ent. Month. Mag., X, p. 263. Nicaragua.
nephelota Bates, Ann. nat. Hist., sér. 5, IX, p. 319. Mexico.
nevadica Lec., Trans. Am. ent. Soc., V, p. 159. Nevada.
nilidipes Wallengrèn, Entom. Tidsk., 1881, p. 10. Transvaal.
niohozana Bates, Trans. ent. Soc., 1883, p. 213. Niohozan (Japonia).
nocturna Steinheil, Col. Heft., XIII, p. 96. Nova Granada.
novilia Bates, Trans. ent. Soc. 1883, p. 216. Japonia.
nubifera Quendenf., Berl. ent. Zeit., XX VII, p. 243. Malange.
obtusidentata Puizeys, J. Sc. Lisb., XXIV, p. 22. Angola.
occulla Bates, Cist. Ent., II, p. 332. Tamatave.
olivia Bates, 1. c., p. 330. India.
ordinata Jakovl., Rev. mens. d'Ent.,[.—Faun.Coleopt. Fergana.
Aralo-Casp., part. I, p. 33, t. XI, f. 4.
ovas Bates, 1. c., p. 331. Madagascar.
ovipennis Bates, Trans. ent. Soc., 1883, p.213.t. XIII, f. 1. Japonia.
panamensis Boucard, Bull. Soc. Zool. Fr., 1881, p. 3. Panama.
perhkispida Broun, Man. N. Z. Col., I, p. 4. Nova Zeeland.
Pierroni Fairm., Le Naturaliste, Il, p. 236; Ann. Nossi-Be.
Er O)X, Ip'321
phosphora Bates, Cist. Ent., Il, p. 329. Mexico.
platycera Gestro, Ann. Mus. Civ. Genov., XIV, p. 553. Cap-York.
Poggei Harold, Mitth. Münch. ent. Ver., I, p. 99. Afric. centr.
politula Lec., Trans. Am. ent. Soc., V, p. 159. Texas.
pretiosa Dokht., Rev. mens. d'Ent., I, p. 276. Amazon.
puritana Horn, Trans. Am. ent. Soc., II, p. 325. New Hampshire.
Rutherfordi Bates, Cist. Ent., II, p. 329. Cameroons.
Schauppii Horn, Trans. Am. ent. Soc., V, p. 240. Texas or.
semicuprea Quedenf., Berl. ent. Zeit., XXVII, p.244. Malange.
semipicla Fairm., Ann. Fr., (5) I, p. 30. Nossi-Be.
singulalis Red Sea, R. Z., sér. 3, IV, p. 330. Ins. Dalak.
Solskyi Dokht., Rev. mens. d’Ent., I, p. 275. Malacca.
somalia Fairm., Revoil, Faun. et For. Comal., Col., p. 5. Somali.
stoliczhana Bates, Proc. Zool. Soc., 1878, p. 713. Kuen-Lun.
striga Lec., Trans. Am. ent. Soc., V, p. 160. Florida.
Slurmi Ménetries.
var. S'tandingeri Kraatz, Deut. ent. Zeit., Fergana.
XX VII, p. 337.
DÉCRITS POSTÉRIEUREMENT AU CATALOGUE DE MUNICH. LE:
sublacerata Solsky, Fedsch. Expd.Turkest., t. II, 5, p.8. Kokand.
sumatrénsis Herbst.
var. niponensis Bates, Trans. ent. Soc., Niigata (Japonia).
1883, p. 216.
Swinhoei Bates, Cist. Ent, II, p. 332. Formosa.
tetrachoides Gestro, Ann. Mus. Civ. Genov., VIII, p. 514. Hatam.
thibetana Blanch., Compt. Rènd. Acad. Scienc., LXXII, Thibet.
p. 812.
tricondyloides Gestro, Ann. mus. Civ.Genov., VI, p. 304. Sarawak.
turkestanica Ballion, Bull. Mosc., XLIII, p. 332. Turkestan.
uncivillata Quedenf., Berl. ent. Zeit., XXVII, p. 242. Malange.
variventris Quedenf., 1. c., 245. =
velata Bates, Ent. Month. Mag., IX, p. 50. N. Borneo.
villosa Putzeys, J. Sc. Lisb., XXIV, p. 22. Huilla.
viridis Raffray, Bull. Soc. ent. Fr., (6) 2, p. XLVITI. Abyssinia.
viridisticta Bates, Biol. C. Am., Col. I, p. 14,t. I fig. 20. Mexico.
vitiosa Heyden, Berl. ent. Zeit., XXIX, p. 283. Kuldsha.
vivida Dohrn, Stett. ent. Zeit., 1881, p. 81. Bagamoyo.
Wallacii Bates, Ent. Month. Mag., X, p. 264. Celebes.
Wapleri Lec., Trans. Am. ent. Soc., V. p. 158. Mississipi.
Wakefieldi Bates, Ann. nat. Hist.,sér.4, XIII, p.234. Nova Zeeland.
Wallistoni Lec., Bull. U. S. Geol. Surv., V, p. 507. Wyoming.
Elliptica n. g.
(Fairm., C. R. Soc. ent. Belg., XX VIII, p. LXX).
flavovestila Fairm., 1. c. Makdischu.
Peridexia Chaudoir.
hilaris Fairm., Le Naturaliste, 1883, p. 364; Stett.
ent. Zeit., 1884, p. 129. Madagascar.
Odontochila Castelnau.
argentina Arribalg., Nat. Arg., I, p. 309. Buenos-Ayres.
Championi Bates, Biol. C. Am., Col. I, p. 16. Guatemala.
chiriquina Bates, 1. c., p. 17. Panama.
cinctula Bates, 1. c., p. 16. Guatemala.
erythropyga Putzeys, J. Sc. Lisb., XXIX, p. 24. Angola.
todopleura Bates, Ent. Month. Mag., VIII, p. 285. Nicaragua.
leptalis Bates, Biol. C. Am., Col. I, p. 15, t. I, f. 23. Mexico.
lucidicollis Chaud., Rev. et Mag. Zool., 1869, p. 23. Philippinæ.
nicaraguensis Bates, Ent. Month. Mag., X, p. 269. Nicaragua.
rubefacta Bates, 1. c., V, p. 287. Amazon.
rufiscapis Bates, 1. c., X, p. 268. Ecuador.
rugalula Bates, 1. c., V, p. 287. Amazon.
52 LISTE DES CICINDELIDES
Salvini Bates, IL. c., X, p. 267. Panama.
secedens Steinheil, Col. Heft., XIV, p. 140. Nova Granada.
trochanterica Bates, Ent. Month. Mag., V, p. 287. _ Amazon.
vermiculala Bates, 1. c., VIII, p. 285. Ecuador.
Pentacomia n. g.
(Bates, Ent. Mont. Mag., VIIT, p. 265).
chrysamma Bates, 1. c., p. 266. Ecuador.
Pronyssa n. g.
(Bates, Ent. Month. Mag., X, p. 267).
nodicollis Bates, 1. c. Darjeling.
Megalomma Westwood.
marginatum Fairm., Ann. Fr., (5) I, p. 33. Madagascar.
rugicolle Fairm., 1. c., p. 32: ==
unigutiatum Fairm., 1. c., p. 31. e
Distypsidera Westwood.
Mastersi Mac Leay, Trans. ent. Soc. N.S. W., II, p. 80. Gayndah.
papuana Gestro, Ann. Mus.Civ.Genov., XIV,p.556. Nova Guinea.
Plutchewmskyi Doxht.,Rev.mens.d’Ent.,I,p.7. Australia(Somerset).
var. nterrupla Dokht., I. c. — —
Caledonica Chaudoir.
acentra Chaud., Rev. et Mag. Zool., 1869, p. 23. Incert. sedis.
Bavayi Fauvel, Rev. d’'Ent., I, p. 225. Kanala.
myrmidon Fauvel, 1. c., p. 226. —
Ophryodera Chaudoir.
Mechowi Quedenf., Berl. ent. Zeit., XX VII, p. 248, f. 3. Malange.
Myrmecoptera Germar.
bilunata Dohrn, Stett. Ent. Zeit., 1883, p. 278. Zambese.
Dromica Dejean.
albicinctella (marginella Chaud. nec Boh.) Bates, Cist. Transvaal.
Ent., II, p. 334.
alboclavata Dokht., Rev. mens. d'Ent., I, p. 8. Natal.
auropunctata Quedenf., Berl. ent. Zeit., XXVII, p. 249. Malange.
fossulata Wallengren, Entom. Tidsk., 1881. p. 11. Transvaal.
granulata Dokht., Rev. mens. d'Ent., I, p. 9. Caffraria.
olubi Dohrn, Stett. ent. Zeit., 1881, p. 318. Africa merid.
Mauchi Bates, Ent. Month. Mag., VIII, p. 287. S. E. Africa.
Oatesii Westw., Matabele Land, Ent.,p. 359,t.G, Matabele Land.
he toit. EH Ge: 10la, 1b.
DÉCRITS POSTÉRIEUREMENT AU CATALOGUE DE MUNICH. 55
polyhirmoides Bates, Ent. Month. Mag., VIII, p. 286. S. E. Africa.
purpurascens Bates, 1. c., XXII, p. 189. Mamboia.
Revoili Fairm., Revoil, Faun. et Flor. Comal., Col., p. 6. Somali.
simplex Bates, Cist. Ent., II, p. 333. Mozambique.
Suturalis Putzeys, J. Sc. Lisb., XXIX, p. 25. Angola.
transvaalensis Dokht., Rev. mens. d’Ent., I, p. 10. Transvaal.
quadriquttata Bates, Ent. Month. Mag., XXII, p. 189. Mamboia.
Therates Latreille.
bellulus Bates, Ent. Month. Mag., VIII, p. 286. Philippinæ.
caligatus Bates, 1. c., p. 285. ==
Chenneli Bates, Cist. Ent., IT, p. 335. Naga-Hills.
erinnys Bates, Ent. Month. Mag., X, p. 269. Borneo.
B'verelli Bates, Cist. Ent., II, p. 334. Mindanao.
misorieusis Raffray, Bull. Soc. ent. Fr., (5) VIII, Nova Guinea.
BE CVE: |
princeps Bates, Cist. Ent., II, p. 335. Borneo.
punclipennis Bates, 1. c., p. 334. Mindanao.
sumatrensis Putzeys, Not. Leyd. Mus., II, p. 191. Sumatra.
versicolor Bates, Cist. Ent., II, p. 334. Mindanao.
Tricondyla Latreille.
Beccari Gestro, Ann. Mus. Civ. Genov., VI, p. 306. Sarawak.
brunnea Dokht., Rev. mens. d'Ent., I, p. 13. Sumatra.
doria Dokht., L c. —
Collyris Fabricius.
andamana Bates, Cist. Ent., II, p. 335. Ins. Andaman.
rhodopus Bates, 1. c. Borneo.
rubens Bates, 1. c., p. 336. Anam.
Ctenostoma Klug.
asperulum Bates, Ent. Month. Mag., IV, p. 278. Amazon.
corculum Bates, I. c., p. 277. Bahia.
ebeninum Bates, 1. c. Ega.
eburatum Bates, 1. c., IX, p. 49. Brasilia merid.
Gautardi Chaud., Rev. et Mag. Zool., 1869, p. 22. Porto Seguro.
ibidion Dohrn, Stett. ent. Zeit., 1880, p. XII. Costa Rica.
Landolti Steinheil, Mitth. Münch. ent. Ver., I, p. 48. Columbia.
læticolor Bates, Proc. Zool. Soc., 1878, p. 588. Nicaragua.
sigma Bates, 1. c. —
CATALOGUE
DES
TROGIDES DÉCRITS JUSQU'’A CE JOUR,
PRÉCÉDÉ D'UN
SYNOPSIS DE LEURS GENRES ET D'UNE ESQUISSE DE
LEUR DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE,
PAR
Alfred Preudhomme de Borre
— SÉANCE DU I MAI 1886 —
—Z<—
De toutes les parties du Cataloqus Coleopterorum de MM. Gem-
minger et de Harold, il en est peu qui aient autant besoin d’une
révision complète que les Lamellicornes de la tribu des Trogides
(TomeIV, pages 1087 à 1093). Un travail qui consisterait à énumérer,
comme il a été fait pour d’autres groupes, les nouvelles formes
décrites depuis 1869, date de la publication, serait tout à fait
insuffisant. Effectivement ce n’est qu’en 1872 qu'a paru dans les
Coleopterogische Hefte, l'excellente monographie des 7rox de notre
savant confrère, M. von Harold, laquelle a été la première et est
restée jusqu'ici la dernière étude sur l’ensemble de ce genre. Ceux
qui ont la bonne habitude de faire intertolier de blanc leur Cataloqus
Coleopterorum et d'y inscrire toutes les additions, toutes les modifica-
tions de la synonymie(‘), doivent comprendre combien la publication
que je fais aujourd’hui, était devenue indispensable. Un peu plus
tard (1874), M. von Harold a encore donné un travail, beaucoup
moins complet malheureusement, sur les Trogides de quelques autres
genres, d'où résultent aussi des changements à la taxonomie du
groupe.
Je n’ai pas cru devoir m’assujettir absolument à la marche suivie
(‘) Je parle des modifications im portantes. Par le temps qui court, celui qui vou-
drait enregistrer toutes celles qui se produisent, n’aurait pas trop de deux ou trois
secrétaires pour cette besogne.
CATALOGUE DES TROGIDES DÉCRITS JUSQU’A CE JOUR, ETC. 90
par le Cataloqus Coleopterorum, où il y a un point qui, pour ceux qui,
comme moi, sont appelés à faire un emploi incessant de ce répertoire,
laisse à désirer. Il est fâcheux, pour les genres nombreux en espèces
surtout. que les noms d'espèces tombées en synonymie, ceux des
variétés, en un mot les noms en italiques, ne soient pas rangés dans
l'ordre alphabétique, comme les autres; cela fait souvent perdre
bien du temps. Mettre ces noms à la suite de celui de la forme spé-
cifique à laquelle on les rattache, c'est chose excellente dans un
travail monographique, mais un Cataloqus Coleopterorum est une
espèce de table et, de même que les noms spécifiques, tous les autres
devraient y être énumérés dans l’ordre alphabétique. La différence
des caractères d'impression suffit pour les distinguer et le signe —
est là pour donner le moyen de dire à quelle espèce on rapporte les
synonymes et les variétes.
Quoique cela allonge les listes, il n’est pas mauvais, dans un grand
nombre de cas, d'indiquer aussi, en italiques naturellement, les
espèces à leur rang alphabétique, dans certains genres où les
auteurs les avaient placées, mais où elles ne figurent plus.
En un mot un catalogue n’est pas une monographie et a d’autres
exigences à satisfaire.
SYNOPSIS DES GENRES.
Il ne sera pas sans utilité de placer à la suite les uns des autres
les caractères des genres qui figurent parmi les Trogides. Il y a bien
peu à modifier à ceux que Lacordaire admettait dans son (enera en
1856 (t. III, p. 148 et suiv.), mais plusieurs genres nouveaux et
fort remarquables sont venus prendre place près des anciens,
mieux élucidés parfois eux-mêmes, notamment par les études de
MM. von Harold{‘), Burmeister (?) et Sharp (Ÿ).
Mais, dans son ensemble, la tribu des Trogides a aussi subi des
modifications. Aux États-Unis, MM. Le Conte et Horn (Classifica-
tion of the Coleoptera of North America pp. 245 à 247) l'ont rem-
placée par trois tribus de leurs Scarabeide laparosticti : Acanthoce-
rini, Nicagini et Trogini. La première et la troisième répondent
aux deux seules sous-tribus admises par Lacordaire; la deuxième
est établie sur un insecte remarquable de l'Amérique du Nord, que
(*) Monographie der Gattung Trox (Coleopt. Hefte. IX-X), 1872. — Zur Kennt-
niss der kugelfürmigen Trogiden (Ibid. XII, 1874).
(?) Die Argentinischen Arten der Gattung Trox Fabr. (Stett. Entom. Zeit.,
XXX VII, 1876).
{5) Descriptions of some new genera and species of Scarabæidæ from tropical
Asia and Malaisia, Part II. (Coleopt. Hefte., XIV, 1875).
56 CATALOGUE DES TROGIDES
le major Parry voulait comprendre parmi les Lucanides, dont il se
rapproche certainement. Lacordaire ne l’a connu que comme un
Ochodæus tres douteux (Genera, IIT, 132, note 1).
Il serait au moins aussi juste de créer une quatrième tribu pour
le genre tétramère si extraordinaire découvert récemment au Brésil,
Heptlaphylla Friedenreich (Stett. Ent. Zeit., 1883, 375), qui a des
affinités avec les Géotrupides.
Enfin le genre européen Glaresis, que je replace parmi les Tro-
gides, bien que le Cataloqus Coleopterorum l'intercalàt dans les
Aphodiides, est aussi un passage naturel des Trogides à ces derniers,
où il a tant d’affinité avec le genre Zyialia.
La constatation de toutes ces aberrations ou transitions entre
des groupes naturels une fois bien faite, il ne me semble pourtant
pas nécessaire d'autant multiplier le nombre des tribus. Les Trogides
me paraissent mériter d’être conservés dans leur sens lacordairien
et comme un groupe équivalent aux Géotrupides et Aphodiides(!),
et où des subdivisions peuvent s’établir : deux grandes d’abord pour
les Zrogini et les Acanthocerini, les premiers ayant le corps non
contractile, les autres possédant la faculté de se rouler plus ou moins
en boule; ensuite trois petites sous-tribus pour les trois genres de
transition, les Zentaphyllini, les Glaresini et les Micagini.
Voici un tableau pour la distinction sommaire de ces cinq sous-
tribus :
1 { Tarses tétramères . . . . , . ,. . . . . . . Heptaphyllimi
l » pentamères . re M ae SLR E Ru SR RE
2 Abdomen membraneux et recouvert par les cuisses postérieures Glaresini
» corné et non recouvert » » ‘
Hanches obliques, atteintes par les épimères mésothoraciques. . . . 4
» arrondies, séparées des ” » . . Trogini
4 Corps. contractilé, :: 05 14 Fe 0e à SAN PE ACT NO CEE
PAROON CONLACHIO NE EN NET NT CR RER Nicagini
Exposons maintenant les caracteres des genres de chacune de ces
sous-tribus.
HEPTAPHYLLINI.
Heptaphylla Friedenreich.
Stettin. Entomol. Zeitung, XLIV (1883), 371.
Ce genre aberrant a été fondé sur une seule espèce de Sta Catarina
(Brésil), de mœurs fungicoles et l’auteur lui assigne des caractères
dont je résumerai comme suit les traits principaux :
Lèvre inférieure arrondie en avant ; languette élargie au sommet.
Dernier article des palpes labiaux ovale, recourbé, tronqué au
(:) Je n’en dirais pas autant des Coprides de Lacordaire, dont l’ensemble est trop
complexe
DÉCRITS JUSQU’A CE JOUR, ETC. 57
sommet, aussi long que les deux précédents pris ensemble. Aux
palpes maxillaires, le 4° article est aussi grand que l’ensemble des
précedents, ovale-allongé et arrondi au bout. Mandibules fortes;
celle du côté gauche bifide. Tête déclive, aplatie, insérée jusqu'aux
yeux dans le corselet. Labre transversal, trapéziforme. Chaperon
très convexe; son bord antérieur perpendiculaire, coupé carrément.
Antennes de onze articles, dont les sept derniers forment une grande
massue ovale, Prothorax convexe, un peu retréci en avant; angles
antérieurs arrondis; angles postérieurs aigus ; base bisinuée. Écusson
en triangle transversal. Élytres embrassant tout l'abdomen et cou-
vrant le pygidium. Abdomen de cinq segments chez la femelle et de
six chez le male. Pattes non fouisseuses. Tarses de quatre articles,
le 4 aussi long que les trois premiers ensemble. Crochets simples.
GLARESINI.
Glaresis Erichson.
Naturg. der Ins. Deutschl., II1 (1848), 925.
Il n’y a rien à changer à la caractéristique suivante, composée
par Lacordaire, d’après celles d'Erichson et de Westwood :
« Menton presque carré, un peu évasé en avant et très-cilié.
Languette tres-petite, garnie de soies. Lobes des mâchoires munis
en dedans de spinules robustes et arquées, longuement ciliées en
dehors. Palpes courts; le dernier articledes labiaux grand, tronqué,
celui des maxillaires fusiforme.Mandibules larges à leur base, arquées,
et aiguës au bout, échancrées et munies d’une large dent tronquée
au côté interne. Labre transversal à peine échancré. Tête courte,
large et plane; chaperon très court, yeux à demi divisés. Premier
article des antennes renflé au bout; leur massue à 1° article très
grand, concave. Prothorax fortement transversal, un peu rétreci
en avant, tronqué à sa base, avec les angles de celle-ci aigus. Élytres
ovales, convexes, couvrant en entier le pygidium. Cuisses antérieures
et postérieures grandes; jambes antérieures tridentées, les intermé-
diaires uni-épineuses en dehors, les postérieures larges, échancrées
dans leur milieu au côté externe, avec leur sommet prolongé en un
lobe épais obliquement tronqué; tarses grêles et courts, leurs crochets
petits. Abdomen membraneux, cache par les cuisses postérieures. »
TROGINI.
Trox Fabricius.
Syst. Entom. (1775), 31.
Apres avoir été exposés par Lacordaire dans son Genera des
Coléoptères, les caractères du genre 7%0x ont été l’objet d’une longue
étude de M. von Harold et peuvent être résumés comme suit :
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T. XXX. Y
58 CATALOGUE DES TROGIDES
Tête petite, inelinée en avant et contractile; dans cette position, les
yeux, qui Sont globuleux, sont enchässés dans une excavation sous
l’angle antérieur du prothorax et masqués en dessous par l’applica-
tion de la pelote soyeuse qui se remarque sur la cuisse antérieure.
Chaperon court, de forme triangulaire ou cireulairement arrondi en
avant. Vertex portant deux tubercules, quelquefois dédoublés,
d’autres fois linéaires et se rejoignant. Antennes de dix articles;
le 1% est grand, arqué, son extrémité, souvent poilue, dépassant
l'insertion du 2° article ; la massue lamellée est assez brièvement
ovale. Menton en général transversal, entier ou faiblement échancré
en avant; languette membraneuse ou plus ou moins cornée, dépas-
sant faiblement le menton à ses angles. Lobes des mâchoires cornés;
l’externe trigone, tronqué et cilié en avant; l’interne plus petit,
divisé en trois dents ou en deux dents, dont la supérieure bi- ou
trifide ; dernier article des palpes cylindrique ou ovalaire, plus long
que les précédents. Mandibules robustes, arrondies et ciliées au
côté externe, recourbées et aiguës au bout, présentant au côté
interne deux tranchants séparés par une rigole; le tranchant supé-
rieur est échancré et obtusément bidenté à sa base. Labre saillant,
obtusément tronqué ou arrondi en avant, généralement muni en
arrière d’une arête transversale.
Prothorax transversal, plus ou moins lobé au milieu de la base et
plus ou moins échancré vers les angles postérieurs, souvent cilié
aux bords latéraux; le disque convexe et presque toujours fort
inégal.
Ecusson en triangle curviligne ou en fer de lance.
Élytres ovales, parfois un peu oblongues, convexes ; les épaules,
le plus souvent avancées, sont, chez certaines espèces, fuyantes en
arrière et laissent une forte échancrure entre elles et les angles
postérieurs du prothorax. Surface généralement couverte de côtes
longitudinales, de tubercules plus où moins forts et de petites
touffes de poils.
Pattes médiocres; cuisses antérieures très grosses, ayant une
tache soyeuse au côté interne; jambes de la même paire grêles,
terminées extérieurement par une grosse dent plus ou moins
échancrée ou bilobée, précédée d’un petit nombre de denticules,
généralement pas plus de deux. Tibias des deux autres paires peu
élargis au bout, plus ou moins crénelés sur leur arête externe. Tarses
courts et grêles, avec des crochets petits.
Métasternum court, avec sa partie centrale un peu creusée et
quelquefois circonscrite par un rebord. Abdomen très plan.
Il a été proposé autrefois, aux dépens du grand genre 77ox, la
création d'un genre PAoberus (Mac Leay, or. Entom. I, 137) et
DÉCRITS JUSQU’A CE JOUR, ETC. 59
d’un autre genre Omorqus (Erichson, Wiegm. Arch. f. Naturg..
1847, I, 111), mais ni l’un ni l’autre n’ont paru à Lacordaire, ni
à M. von Harold suffisamment délimitables dans leurs caractères.
Cependant ils répondaient au fait de l'existence naturelle d'affinités
spéciales entre certaines espèces. C'est-à-dire que, tout en mainte-
nant l’intégrité du genre 770x, il n'est pas possible d'y méconnaître
l'existence de groupements inférieurs un peu vagues. Aussi crois-je
bien faire de reproduire ici l'essai de classification proposé en 1876
par M. Burmeister (Sleit. Ent. Zeit., XXXVII, 264) :
I. Base du prothorax arquée, sans lobe médian devant l’écusson.
A. Tibias antérieurs étroits, peu dentés; les quatre posté-
rieurs sans dents, ciliés d’épines (Pæoserus). M, Bur-
meister n'y laisse que le 7%. Lorridus Fabr.
B. Tibias antérieurs souvent plus larges, plus fortement den-
tes; les quatre postérieurs denticulés extérieurement.
a. Tibias postérieurs glabres, non ciliés ; carènes médianes
du prothorax à peu près droites (CHesas). M. Bur-
meister n’y comprend que le 77. pastillarius
Blanch.
b. Tibias postérieures tantôt glabres, tantôt ciliés ;carènes
médianes du prothorax anguleuses (PoLyNoncus).
Ce sous-genre ne renferme que des espèces sud-
américaines.
IT. Base du prothorax anguleuse, avec un lobe médian triangulaire
devant l’écusson.
A. Écusson en fer de lance.
a. Tibias larges, comprimés, longuement ciliés, sans dents
(LacopeLus). M. Burmeister n’y comprend que le
Troz ciliatus Blanch.
b. Tibias étroits, les quatre postérieurs quadrangulaires,
un peu soyeux en dedans, généralement dépourvus de
dents(Omoraus). Dans ce sous-genre, M. Burmeister
place toutes les espèces australiennes (), la plupart
des africaines, deux espèces indiennes et quatre
espèces américaines, dont le 77. suberosus, la plus
commune d’un bout à l’autre du Nouveau Continent.
B. Écusson non anguleux latéralement (forme en fer de lance)
mais elliptique ou en triangle un peu cordiforme
(Trox). Ici se placent toutes nos espèces d'Europe,
() M. Burmeister a laissé de côté deux espèces australiennes de grande taille, les
T. gigas et Dohrni. | me paraît que, dans sa classification, elles auraient dû former
un sous-genre spécial, à placer à la fin :
C. Ecusson petit, enfoncé, échancré à son sommet (MEGALOTROX mihi). Deux
espèces autraliennes de forte taille : 7. gigas Har. et 7. Dohrni Har.
60 CATALOGUE DES TROGIDES
beaucoup d’espèces américaines et surtout celles de
l'Amérique boréale représentatives des nôtres et un
certain nombre d’espèces africaines. M. Burmeister
les répartit en deux sections, fondées sur la sculpture
des elytres.
Pour les trois genres suivants, je puis encore me borner à repro-
duire les caractères donnés par Lacordaire. Bien que M. von Harold
ait revu le genre Ziparochrus (Coleopt. Æefte, XII, 47), il n’a eu à
introduire dans sa caractéristique aucun élément nouveau.
Cryptogenius Westwood.
Transact. of the Ent. Soc. of Lond., IV (1845), 169.
« Menton tres-grand, atteignant le labre en avant, transversal,
arrondi sur les côtés, fortement rétréci et échancré dans son milieu
en avant. Languette membraneuse, bilobée, ses lobes ciliés. Lobes des
mâchoires membraneux et ciliés: l’externe grand, trigone, l’interne
petit. Palpes tres-courts; le dernier article des labiaux subfusiforme
et arqué, celui des maxillaires ovalaire et acuminé au bout. Mandi-
bules visibles seulement au dehors, très-épaisses à leur base, larges,
simples au bout, munies d’une lame membraneuse interne. Labre
horizontal, transversal, légerement arrondi en avant, avec une petite
saillie médiane. Chaperon très-grand, en carré transversal, vertical
et replié en arrière. Yeux entièrement cachés sous les angles anté-
rieurs du prothorax. Antennes de dix articles, le 1‘ très-grand,
robuste, arqué; leur massue brièvement ovale. Prothorax plan en
dessus, transversal, subitement rétréci en arrière, avec ses angles
postérieurs très-saillants et le milieu de sa base un peu bifide,
échancré en avant avec une carène le long du bord antérieur.
Élytres oblongues, parallèles, très-planes, carénées latéralement,
avec les épipleures verticales. Pattes assez longues, surtout les
postérieures, âpres ; jambes presque linéaires, denticulées sur leurs
tranches externe et interne, ainsi qu'en dehors; les antérieures
terminées par une dent aplatie et échancrée; tarses assez longs,
leur 1‘ article un peu plus grand que les autres ; crochets médiocres.
Abdomen très-plan. »
Anaides Westwood.
Transact. of the Ent. Soc. of London, IV, 167.
« Menton oblong, tronqué en avant. Languette membraneuse,
bilobée, dépassant le menton. Lobes des maächoires membraneux;
l’externe tres-allongé et cilié au bout, l’interne grêle, court, cilié,
terminé par une petite dent cornée. Palpes courts; le dernier article
des labiaux subcylindrique, celui des maxillaires subfusiforme et
DÉCRITS JUSQU’A CE JOUR, ETC. 61
allongé. Mandibules longues, droites, arquées et simples au bout,
bordées en dedans d’une lame membraneuse. Labre transversal,
légèrement échancré en avant. Chaperon brusquement rétréci,
sllongé et parabolique. Yeux complètement cachés sous les angles
antérieurs du prothorax. Antennes de dix articles, le 1‘ allongé, en
massue et arqué; leur massue lenticulaire, son 1 article concave.
Prothorax transversal, plan et longitudinalement bicaréné en dessus,
arrondi sur les côtés, bisinué à sa base, avec ses angles postérieurs
distincts et les antérieurs un peu saillants. Écusson petit, en triangle
curviligne allongé. Élytres oblongues, planes, carénées latéralement,
avec leurs épipleures verticales. Pattes médiocres, assez robustes;
jambes antérieures tridentées, les quatre postérieures sublinéaires,
denticulées sur leur tranche externe; tarses médiocres, leur
1er article un peu plus grand que le suivant; crochets petits. »
Liparochrus Erichson.
Naturg. der Ins. Deutschl., III (1848), 925.
« Menton presque carré, très-cilié. Languette courte, échancrée
en avant. Lobes des mâchoires coriaces, inermes, ciliés. Palpes
labiaux très-courts, les maxillaires plus longs ; les articles 2 et 4 de
ceux-ci plus grands que les autres. Mandibules courtes, larges à
leur base, arquées et aiguës au bout, membraneuses au côté interne.
Labre court, entier. Tête petite, carrée, un peu rebordée en avant.
Yeux entiers. Antennes courtes. de dix articles, le 1° épais et cilié;
leur massue semi-giobuleuse, à 1° article emboîtant les deux autres.
Prothorax transversal, convexe, légèrement rebordé sur les côtés.
Écusson petit, triangulaire. Élytres gibbeuses, avec leurs tubercules
humeéraux saillants. Pattes courtes ; jambes antérieures tridentées
et denticulées à leur base en dehors ; leur éperon terminal tres-long ;
les quatre autres s’élargissant peu à peu, subtrigones, avec leurs
angles denticulés et sétigères; crochets des tarses simples. Corps
court, ovale etgibbeux. »
Phoeochroops Candèze.
Ann. Soc. Entom. Belg., XIX (1876), séance du 7 octobre, p. LXIIT.
Voici les caractères que M. le Dr Candèze, qui a fondé ce genre
il y à dix ans, lui assigne :
« Tête oblongue; mandibules saillantes, arquées en dehors, con-
caves en dessus ; labre médiocrement grand, en rectangle transver-
sal; menton oblong; palpes maxillaires et labiaux assez longs,
terminés par un article oblong, graduellement épaissi depuis la
base jusqu'au sommet, Antennes courtes, de dix articles, le 1° garni
de cils, la massue lenticulaire, son 1° article concave, emboîtant les
deux suivants. Yeux à demi cachés sous les angles antérieurs du
62 CATALOGUE DES TROGIDES
prothorax. Prothorax plan. beaucoup plus étroit que les élytres.
Écusson petit, oblong. Élytres amples, convexes, dilatées en arrière,
recouvrant entièrement le pygidium. Pattes assez longues, le
jambes antérieures denticulées extérieurement et munies, en outre,
de trois dents également espacées et s’en détachant à angle droit;
tarses assez longs; crochets simples. »
M. le D' Candèze compare ce genre avec les Anuides, mais il me
semble, par la forme des élytres convexes, et non planes et à épi-
pleure verticale, se rapprocher peut-être plus des Ziparochrus.
Par suite de l’adjonction des PAæochroops et de la soustraction
des Glaresis, le petit tableau synoptique que Lacordaire donne des
genres des Trogini, sera à modifier comme suit :
I. Massue des antennes de trois articles lamelleux.
Chaperon horizontal, continuant le front : 7rox.
— vertical, puis replié en arrière : Cryplogenius.
II. Premier article de la massue antennaire concave, emboîtant les
deux autres.
a. Élytres très déprimées, à épipleures verticales : Anaïdes.
aa. — plus ou moins convexes.
Prothorax transversal et convexe : Liparochrus.
— tres étroit et aplati : PAæwochroops.
ACANTHOCERINI.
Cloeotus Germar.
Zeitschs. f. Entomol., IV (1843), III.
Ce genre représente l'ensemble des deux genres Acanthocerus et
Clæotus, tels que les admettaient Germar et Lacordaire. Pour ces
auteurs, les Clœotus étaient établis sur deux espèces (Zatebrosus et
semicostatus) ne se séparant de leurs Acanthocerus que par un très
petit nombre de caractères, dont le seul un peu important (9 articles
aux antennes au lieu de 10) s’est trouvé être inexact, après l'étude
plus minutieuse qu'en a faite M. von Harold.En même temps, M. von
Harold s’apercevait que le genre A canthocerus, qui remonte à Mac
Leay (1819) s’appliquait, par la caractéristique de cet auteur, non
aux espèces que Grermar lui avaient assignées, mais à celles dont il
avait fait le genre Sphzromorphus. Dans le fait, la chose etait sans
grande conséquence ; Germar avait fait autorité et après lui les deux
noms génériques étaient restés appliqués par tout le monde comme il
l’avait entendu; la publication du Genera de Lacordaire leur avait
ensuite donné une consécration que, dans ma manière de voir, il eût
été désirable de voir respecter, du moins jusqu'à la publication d’un
nouveau (enera des Coléoptères. Mais M. von Harold est un des par-
tisans les plus convaincus de la loi de priorité appliquée quand même
par tout venant (le lynch des États-Unis} et il a restitué aux Syphæ-
DÉCRITS JUSQU’A CE JOUR, ETC. 63
romorphus de Germar le nom d’Acanthocerus Mac Leay, réservant
à l’ensemble des Acanthocerus et des Clæotus de Germar ce dernier
nom de Clæotus, qui n’en désignait qu’une très petite fraction.
Je me soumets ici à cette rectification, mais je dois dire que je le
fais de très mauvaise grâce, d’autant plus que le travail, si remar-
quable d’ailleurs, de M. von Harold sur les Trogides globuleux,
n’est pas comme celui sur les 70%, une véritable monographie;
c’est une révision boîteuse, laissant indécise la position d'un très
grand nombre d'espèces. Ce n’est pas à des travaux de ce genre,
mais aux seules monographies, dans le sens d'une étude complète de
toutes les formes existant dans un groupe, qu’il faudrait permettre
d'appliquer la loi, de changer les noms, et peut être encore ceux des
espèces seulement; les modifications aux noms génériques ne
devraient guère être permises qu'aux auteurs de Genera complets.
Cette sorte de chassé-croisé de noms génériques dans le cas qui
nous occupe, rend absolument démodées pour la science les pages
1091 à 1093 du Cataloqus Coleopterorum, où M. von Harold n'avait
pas encore touché aux noms de Germar et Lacordaire.
Les caracteres génériques assignés par Lacordaire au genre
Acanthocerus, restent encore valables pour le genre Clæotus tel
qu'il est établi aujourd'hui :
« Menton transversal, profondément échancré en demi-cercle;
ses lobes larges, tronqués obliquement de dedans en dehors. Lobe
externe des mâchoires grand, trigone, arrondi en dehors, avec son
angle interne aigu. Dernier article des palpes labiaux ovalaire, celui
des maxillaires subcylindrique, arrondi au bout. Mandibules larges,
obtuses à leur extrémité, avec un petit crochet interne, munies
d’une lame membraneuse en dedans. Labre transversal, incliné,
arrondi et un peu saillant dans son milieu en avant. Tête trans-
versale, anguleuse sur les côtés, arrondie postérieurement. Yeux
gros, globuleux, à peine ou médiocrement échancrés; leur por-
tion visible en dessus plus ou moins grande. Antennes de dix
articles, le 1 fortement anguleux ou dentiforme à son extré-
mité en dehors; leur massue oblongue ou ovale. Prothorax trans-
versal, rétréci en avant, arrondi à sa base, avec ses angles
postérieurs obtus, mais distincts. Écusson très-grand, terminé en
pointe aiguë. Élytres subglobuleuses, un peu dilatées et arrondies
latéralement à leur base. Pattes robustes; cuisses comprimees,
unidentées ou anguleuses près de leur milieu en dessous; jambes
antérieures crénelées sur leur tranche externe, avec deux ou trois
dents de grandeur variable; les quatre postérieures triquètres,
épaisses, crénelées ou non en dehors, carénées sur leur tranche
interne et leur face externe; tarses au moins de la longueur des
deux tiers des jambes, à articles trigones; crochets arqués. »
64 CATALOGUE DES TROGIDES
Acanthocerus Mac Leay.
Horæ entomolog., I (1819), 136.
Sous le nom de Sphæromorphus Germar, Lacordaire lui donne les
caractères suivants : € Organes buccaux du genre précédent, avec
le menton moins fortement échancré en avant. Tête coupée oblique-
ment de chaque côté à partir des canthus oculaires et formant anté-
rieurement un triangle plus ou moins aigu. Yeux profondément
entamés par leurs canthus ; leur portion visible en dessus petite, au
plus médiocre. Antennes de dix articles, le 1°" anguleux extérieure-
ment à son extrémité. Écusson et élytres des Clæotus. Jambes très
comprimées, lamelliformes, tranchantes en dehors; les antérieures
étroites, terminées par une dent aiguë déjetée en dehors, précédée
d’une à trois dents très-petites ; les quatre postérieures très-larges,
triangulaires, coupées carrément au bout; tarses de la longueur au
moins des deux tiers des jambes, pareils à ceux du genre qui précède.
Corps complètement contractile. »
Perignamptus v. Harold.
Annal. Mus. Civic. di St. nat. di Genova, X (1871), 106.
Ce genre a été caractérisé comme suit par son auteur :
« Corps globuleux en dessus, contractile, aptère. Organes buccaux
du Acanthocerus. Antennes de dix articles. Chaperon formant en
avant un angle obtus, l'extrémité de l’angle pointue. Yeux entière-
ment divisés, leur partie supérieure tres petite, en ovale allongé et
étroit. Prothorax àangles antérieurs et postérieurs arrondis. Écusson
en triangle large et court, entièrement couvert par le bord posté-
rieur du prothorax, and le corps n’est pas contracte. Épimères
mésothoraciques très-étroites, invisibles d’en haut. Jambes ante-
rieures bidentées, les quatre postérieures lamelliformes, celles de la
dernière paire terminées en dehors en angle dentiforme. Tarses
postérieurs courts, ne dépassant pas la largeur du tibia: crochets
assez petits. ».
Synarmostes Germar.
Zeitschr. f. Entomol., IV (1843), 124.
Lacordaire lui assigne les caractères suivants :
« Menton allongé, échancré à plus de la moitié de sa longueur,
l’échancrure circulaire dans son fond; ses lobes latéraux étroits et
arrondis au bout, Lobe externe des machoires allongé, étroit et
cilié. Mandibules larges à leur base, grêles dans le reste de leur
étendue, arquées et aiguës au bout. Labre transversal, arrondi et
sinué en avant. Antennes de neuf articles, le 1: déprime, élargi,
DÉCRITS JUSQU’'A CE JOUR, ETC. 65
mais non anguleux en dehors à son extrémité. Prothorax semilu-
naire. Tarses courts. Pour le surplus, ces insectes ne different en
rien d’essentiel des Sphæromorphus (Acanthocerus), si ce n’est qu’ils
possèdent encore à un plus haut degré la faculté contractile. »
Les quatre genres actuellement compris dans les Acanthocerini
peuvent faire l’objet du tableau synoptique suivant :
I. Tibias postérieurs comprimés, mais triquètres. Angles posté-
rieurs du prothorax obtus avec le sommet arrondi :
Clæotus.
II. Tibias postérieurs absolument comprimés et lamelliformes.
Angles postérieurs du prothorax absolument
arrondis.
a. Antennes de 9 articles : Synarmostes.
aa. — de 10 articles.
Tarses postérieurs extrêmement courts. Yeux complete-
ment divisés par le canthus oculaire : Perignamptus.
Tarses postérieurs aussi longs que les deux tiers du
tibia. Yeux entamés, mais non coupés en deux par
le canthus : Acanthocerus.
NICAGINI.
Nicagus Le Conte.
Classif. of North. Amer, Col., I (1860), 139.
Le Conte caractérise ce genre comme suit :
« Tête arrondie; chaperon finement margine. Labre largement
arrondi, pubescent. Mandibules courtes, pyramidales, faiblement
saillantes. Menton épais, triangulaire, pubescent, anguleux en
avant; palpes courts, leur dernier article ovale. Antennes de dix
articles, leur massue de trois, plus longue chez le mâle que chez
la femelle. Hanches antérieures grandes, coniques, proëéminentes ;
hanches intermédiaires presque contiguës, obliques; épimères du
mésothorax atteignant les hanches. Pygidium recouvert par les
élytres. Abdomen ayant cinq segments libres. Pattes de forme
normale; tibias antérieurs quadridentes; les intermédiaires et les
postérieurs épaissis graduellement vers le bout chez la femelle,
mais minces chez le mâle, avec une petite dent aiguë et quelques
denticules sur leur arête externe; les éperons des tibias postérieurs
aigus chez le male, obtus chez la femelle; les tarses sont longs et
grêles chez le mâle, plus courts et plus robustes chez la femelle;
l'onychium, petit, porte deux longues soies, comme chez les
Lucanides. »
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXX; Ÿ1
66 CATALOGUE DES TROGIDES
ESQUISSE DE LA DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE.
Du catalogue des espèces de Trogides qui va suivre, on pourrait
déjà obtenir une idée de la distribution géographique de cette tribu.
Toutefois je pense qu’il ne sera pas sans intérêt de la résumer
d’abord ici à grands traits.
Le genre aberrant ÆZeptaphkylla et la sous-tribu qu'il constitue à
lui seul, n’ont été rencontres encore que dans le sud du Brésil, dans
la province de Santa Catarina.
La deuxième sous-tribu et son unique genre (laresis sont au
contraire propres à l'Ancien Continent. Fondé sur une espèce de
Hongrie, ce genre en a depuis acquis une seconde, découverte dans
le sud-est de la Russie et s'étendant peut-être à l’Asie centrale. S'il
compte d’autres espèces, ce sera sans doute cette dernière contrée
qui les fournira.
Le genre 7rox est cosmopolite. M. von Harold nous fait remarquer
que sesespèces ne s'élèvent guère dans les montagneset sont exclues
de l'extrême nord. Cependant, M. C. G. Thomson, nous indique le
Trox scaber, une espèce qui a été rencontrée dans les contrées les
plus diverses des deux mondes et jusqu'en Australie, comme cap-
turée en Laponie; et l'étude entomologique des régions boréales du
Nouveau Continent est encore trop peu avancée pour que nous puis-
sions affirmer que leurs 7ox ne se rencontreront pas également à
des latitudes aussi élevées. Les 7rox sont, cela est moins contes-
table, des insectes tout à fait appropriés aux plaines; d’où leur
abondance en espèces dans les Pampas de l’Amérique du Sud, dans
nombre de contrées africaines et enfin en Australie. L’Asie cen-
trale en renfermeaussi, mais ils y sont moins nombreux en espèces.
Pour un genre aussi vaste et où des subdivisions sont indis-
pensables, je crois devoir reprendre ici celles qu'à proposées
M. le Dr Burmeister, en les envisageant plus spécialement au point
de vue geographique.
Le 7Trox horridus, V'unique espèce du sous-genre PAoberus, se
rencontre seulement dans l'Afrique australe, dans le pays qui
s’étend entre le Cap de Bonne Espérance et la baie de Saldanha
sur l'Atlantique meéridional.
Le deuxième sous-genre, Chesas, ne comprend que le 7rox pastil-
larius, répandu depuis la baie de San Blas en Patagonie jusqu’à
l’état de Cordova dans la République Argentine.
Un petit nombre d'espèces assez communes, toutes propres aussi à
l’Argentinie et à la Patagonie, constituent le sous genre Po/ynoncus.
C’est dans la même contrée, depuis la Patagonie jusqu'à Mendoza
que se trouve le remarquable 7rox ciliatus, seule espèce du sous-
genre Lagopelus.
DECRITS JUSQU’A CE JOUR, ETC. 67
Le sous-genre Omorgus à une distribution géographique beaucoup
plus complexe. Nous y trouverons, pour le Nouveau Continent, un
groupe d'espèces, en tête desquelles se place le 7r0x suberosus,
répandu depuis le nord des État-Unis jusqu’en Patagonie, mais
dont les quelques autres espèces ne se trouvent plus dans la
région des Pampas, étant plutôt propres aux pays par où les deux
Amériques confinent. Dans le même sous-genre se placent toutes les
espèces australiennes, à l'exception des deux qui m'ont paru mériter
l'établissement du nouveau sous-genre Megalotrox; les espèces de
V'Asie méridionale; enfin les espèces africaines du genre 7rox, à
l'exception de l'Acrridus, de quelques espèces de l’Afrique australe
et de celles qui sont spéciales à la faune cireum-méditerranéenne.
Le sous-genre T'rox proprement dit a aussi une aire très-vaste.
J'ai déjà parlé du cosmopolitisme du 7'rox scaber, qui est excep-
tionnel. Ce sous-genre renferme de nombreuses espèces des faunes
paléarctiques et néarctiques, très voisines de nos espèces vulgaires
de l’Europe occidentale et auxquelles il faut adjoindre quelques
formes de l'Afrique australe(luridus, caffer, fascicularis etc.)(!), et
d'autres de la région des Pampas et du Chili (æger, pilularius,
brevicollis, etc.). J’y laisse aussi le Zrox Batesi, de l'Amazone,
remarquable par son corselet sans protubérances aucunes, et qui
mériterait peut-être d’être regardé comme un type de sous-genre
spécial.
Le genre Cryplogenius n’est connu que par une espèce, de la
Nouvelle Grenade.
Le genre Anaïdes ne paraît habiter que la Colombie et le
Mexique.
Le genre Liparochrus est australien, en comprenant bien entendu
dans l’Australie, la Nouvelle Guinée; de plus, en dehors de cette
faune si naturelle, il vient d’en être signalé une espèce de Sumatra.
Le genre Phœochroops est établi sur une espèce javanaise.
Les Clæœotus (Acanthocerus et Clæotus olim) sont un genre sud-
américain (Brésil, Bolivie, Chili, Pérou, Guyane et Colombie);
deux espèces ont été rencontrées dans l'Amérique du Nord et, ce
qui est fort remarquable, une espèce (variolosus) dans la Malaisie.
Les Acanthocerus (Spheromorphus olim) sont surtout brésiliens,
mais s'étendent dans les Antilles et les parties méridionales de
l’Amérique du Nord. On en a aussi décrit des espèces de la Malaisie
et il paraît qu’il en existe d’inédites en Afrique.
Les Perignamptus sont de la Nouvelle Guinée et se trouveront
peut-être aussi en Malaisie.
() C’est aussi parmi les 702 proprement dits que se place le 77. procerus qui
habite depuis l’Inde jusque dans les parties nord-est du continent africain, d’où il
s’étend encore jusqu’au Sénégal.
68 CATALOGUE DES TROGIDES
Les Synarmostes sont propres à la fois à la faune malaise et à
celle de Madagascar ; il en existe même dans l’Afrique australe.
Reste la sous-tribu des Nicagini, dont le seul genre Vicaqus est
propre aux partiss orientales des États-Unis.
Au moyen d'une dizaine de petits planisphères, j'ai essaye de
représenter graphiquement l'aire géographique approximative de
ces genres et sous-genres.
DÉCRITS JUSQU’A CE JOUR, ETC. 69
CATALOGUE DES ESPÈCES.
Heptaphylla.
FUNGICOLA Friedenreichk, Stett. Ent. Zeit., 1883,375. Brésil méridion.
1:
Glaresis.
Beckert Solsky, Bull. $. Nat. Moscou, XLII, 163. Russie méridion.
FrivazpszKyi Westwood, Tr. Ent. S. Lond., 1852, 72,
PI. IX, f. 8. — Lacord., Gen. Atl,, PI. 28, f. 4. Hongrie.
yufa Frivald. 2n litt. — FRIVALDSZKYI Westw.
22
Trox.
ACANTHINUS Harold, Monogr. (Col. H. IX-X), 154. Mexique.
ACULEATUS Har. Mon. 37. Caffrerie.
ÆGER Guér.-Mén., Icon. R. An. Ins. 85, PI. XXII f. 9.
a. c. (1839). — Har. Mon. 132. Plata, Montevideo, Pérou.
ÆQUALIS Say, New Sp. Ins. Louis. 5 (1832). — Har.
Mon. 185. États-Unis.
afinis Guér. ên litt. — pASTILLARIUS Blanchard.
ALTERNANS Mac Leay, King’s Surv. Austral. II, Zool.,
439 (1827). — Har. Mon. 86. Australie, Tasmanie.
alternans Le Conte, Proc. Acad. Phil. VII, 6, 212 — |
LECcoNTEI Harold, var. Ouest des Etats-Unis.
allernatus Say, Bost. Journ. Nat. Hist. I, 179 —
SUBEROSUS Fabr.
angulatus Fähr. Ins. Caffr. 1,381 —suLcarus Thunberg.
arabicus Gory ?n litt. — PROCERUS Harold.
arabicus Reïche în Wtt. — suLcATUS Thunb.
arenarius Fabr., Mant. Ins. I, 18 — scABER L.
arenarius Payk., Faun. Suec. I, 80 — rxisprpus Pontopp.
arenosus Gmelin, Ed. Linn. Syst N. I, 4, 1586 —
SCABER L.
arenosus GyIl. Ins. Suec. I, 11 — msprpus Pontopp.
ARGENTINUS Har. Mon. 143, Plata,
70 CATALOGUE DES TROGIDES
asiaticus Falderm. Nouv. Mém. Moscou, IV, 261, Tab.
VII, f. 7 — xispipus Pontopp. vaR. Caucase.
ASPER Le Conte, Proc. Acad. Phil. VII, 6, 215 (1854).
— Harold, Mon., 118. Sud des États-Unis.
ASPERULATUS Har. Mon.. 75. Caffrerie, N’Gami.
ATROx Le Conte, Proc. Acad. Phil. VII, 6,214 (1854). Long’s Peak.
Australasie Erichs. Wiegm. Arch. VIII, 1, 158 —
ALTERNANS Mac Leay.
Australasie Germar, Linn. Entom. IIT, 189 — Lrri-
&1osus Har.
BACCATUS Gerstäck. Wiegm. Arch. XX XIII, 1,49(1866).
— Har. Mon., 82. Zanzibar.
BADEN1 Har. Mon., 83. Brésil septentr.
BARBARUS Har. Mon., 169. Syrie, Egypte, Algérie.
barbosus Laicharting, Verz. Tyrol. Ins. I, 31 — sCABER L.
BarTesi Har. Mon., 126. Amazone.
bolivianus Guér. in litl. — PILULARIUS Germ. VAR. Bolivie.
Borret Har. Mon., 84. Montevideo.
BREVICOLLIS Eschsch. Entom. I, 12 (1822) — Har. Mon. 114.Chili.
Bruckt Har. Mon., 93. Australie.
BULLATUS Curtis, Trans. Linn. Soc. XIX, 444 (1845)
Solier in Gay, Hist. Chil. V, 74, PI. XVI, f. 2. —
Har. Mon., 54. Chili.
CADAVERINUS Illig. Mag. Ins. 1, 44 (1802). — Har.
Mon., 172. Europe centr. et orient., Sibérie.
CAFFER Har. Mon., 41. Afrique australe.
canaliculatus Say, Long’s Exped. App. II, 278 —
TUBERCULATUS de Geer.
cancellatus Reiche ?n lilt. — SsuBEROoSUS Fabr. var.
Colombie, Mexique, États-Unis.
Candezei Har. Mon., 113 — ciL1ATUS Blanch. var. Pampas.
cANDIDUS Har. Mon., 98. Australie E et SE.
capensis Dej. Cat. 3° éd., 164 — suLcarus Thunb.
CAPILLARIS Say, Journ. Ac. Phil. III, 238 (1823) — .
Har. Mon. 170. Amér. boréale.
carbo Dohrn in lité. — DENTICULATUS OI. var. Orient.
carinatus Deyrolle in litt. — ALTERNANS Mac Leay var. Australie.
carinatus Reiche in lité. — RHYPAROÏDES Harold.
carolinus Dej. Cat. 3° éd., 164 == monacaus Herbst.
Chevrolati Har. Col. H. IV, 86 — PERLATUS Goeze VAR. Cuba.
CHILENSIS Har. Mon., 137. Chili.
CHINENSIS Bohem. Res. Freg. Eug., 52 (1858). — Harold,
Mon. 104. Chine.
cizrATUS Blanch. Voy. d’Orb. Col., 190 (1843). — Har.
Mon., 112, Patagonie, Mendoza.
DÉCRITS JUSQU’A CE JOUR, ETC. 71
cihiatus Dej. Cat. 3° éd., 164 — GRaANULATUS Herbst.
clathratus Reiche, Ann. Soc. Ent. Fr., 4° sér. I, 205 (1861)
— CRIBRUM Gené vAR. Corse.
concinnus Erichs. Nat. Ins. Deutschl. III, 932 —
EvERsMANNI Kryn.
confiuens Wollast. Cat. Col. Canar., 193 — GRANULI-
PENNIS Fairm.
?coracINUS Gmel. Ed. Linn. Syst. N. I. 4, 1587 (1788). ?
cosTATUS Wiedem. Zool. Mag. II, 1, 30 (1823). — Har.
Mon., 114. Java, Siam.
costatus Dej. Cat. 3° éd., 164 — PENICILLATUS Fähr.
crenatus Oliv. Ent. I, 4, 7 t. I f. À — superosus Fabr.
CRIBRUM Gené Mem. Acad. Torin. XXXIX, 186, t. I
f. 18 (1836). — Har., Mon., 159. Sardaigne.
?crispaAns Herbst. Käf. III, 27,t. XXI, f. 9 (1790) an
species al. familiæ ? ?
Crorcx Harold, Col. H. VIII, 16 (1871). — Id. Mono-
gr. 96. Queensland.
CURVIPES Har., Mon., 90. N. Hollande.
DENTICULATUS Oliv., Ent. I, 4,13. T. IL, f. 14 ab. (1789).
— Har., Monogr., 70. Mésopot., Arabie, Syrie, Abyssin.
denticulatus Blanch., Voy. d’Orb., 189 — PEDESTRIS Har.
denticulatus Lap. de Cast., H. nat. Col. II, 107 — GRA-
NULATUS Herbst.
denticulatus Pal. de Beauv., Ins. Afr. et Am., 176, t. 4?,
f. 7 et 8 — suBERoSUS Fabr.
DESERTORUM Har., Mon., 77. Egypte, Arabie.
Dorni Har. Col. H. VII, 112 (1871). — Id. Mon., 49. Australie.
ELEVATUS Har, Mon., 73. Angola, Benguela.
ERINACEUS LeConte, Proc. Acad. Phil. VII,6,212(1854).
— Har. Mon., 180. Caroline du Sud.
EversmanniKrynicky, Bull. S.N. Mosc.I,5,123(1832).
— Har., Mon., 151. Europe orient. et mérid.
EXIMIUS Falderm., Mém. Ac. Pet., II, 368 (1835). —
Har. Mon. 151. Mongolie.
Fabricii Reiche, Ann. S. Ent. Fr., 1853, 89 — PERLA-
TUS Goeze vaR. Andalousie, Algérie.
FASCICULARIS Wiedem., Germ. Mag. IV,129 (1821). —
Har., Mon. 38. Cap. B. Espér.
Jfasciculatus Dej., Cat. 1'° éd., 55 = LURIDUS Fabr.
FASCIFER Le Conte, Proc. Acad. Phil. VII, 6, 213
(1854). San Francisco.
Jemoratus de Geer, Mém. Ins. IV, 269, 14, t. X, f. 12
— SABULOSUS L.
72 CATALOGUE DES TROGIDES
FENESTRATUS Har., Mon., 97. Australie septentr.
fiavicornis Dej., Cat., 3° éd., 164 — TERRESTRIS Say.
foveicollis Har.('), Mon., 181 — INsULARIS Chevrol.
FOVEOLATUS Boh., Oefv. Vet. Ak. Fürh., 1860, 114.
= Har.,.Mon., 95. Afrique australe.
gagates Boh., in litt. — sQuaLIDuS OI. var. éncullus.
GEMMATUS Ol., Ent. I, 4, 7, t. I, f. 3 à. b. (1739).
— Har., Mon., 66. Afrique occid. et orient.
gemmatus Il. Uebersetz. Oliv. II, 9 (1802) = GRANU-
LATUS Herbst.
GEMMIFER Blanch., Voy. d'Orb. Col., 187 (1843). —Har.
Mon., 148. Patagonie, Mendoza.
GEMMINGERI Har., Mon., 134. Brésil inter.
GEMMULATUS Horn, Tr. Amer. Ent. Soc.,V, 8. San Diego.
gibbus O1., Ent. I, 4, 18. T. IT, f. 13. — suBERosus Fabr.
G1GAS Har., Mon., 48. Adélaïde.
glandulosus Chevrol., ën lilt. — PERLATUS Goeze var. Europe.
globatus Chevrol. in ill. — SCUTELLARIS Say.
GLOBULATUS Fairm., Ann.S.Ent. France, 1883,490. Punta Arena.
grecus Brullé, in lit. — TRANSVERSUS Reiche.
GRANULATUS Herbst, Fuessl., Arch., IV, 12, T. XIX,
f. 20 (1783) — Harold, Mon. 61. Indes orientales.
granulatus Fabr., Syst. El. I, 110 — PERLATUS Goeze
VAR. Algérie.
GRANULIPENNIS Fairm., Ann. S. Ent. Fr., 2° sér. X, 83
(1852).—Har., Mon., 167. Eur.mérid.,norddel'Afr.,Orient.
(5) En faisant du nom foveicollis Har. un simple synonyme de #rsularis Chevrol.,
j’exécute une rectification indiquée par M. von Harold lui-même, mais en même
temps je m’écarte d’un principe que je voudrais voir adopter, ainsi que je l’ai plu-
sieurs fois déclaré, comme correctif à cette pluie de rectifications de noms qui
transforme la science des coléoptères en un inextricable chaos : celui de ne per-
mettre les rectifications qu'au monographe, et même seulement dans le cours de
sa monographie. C’est postérieurement à sa monographie que M. von Harold a
reconnu que son 7roæ foveicollis était identique à l’éxsularis de Chevrolat, qui était
resté jusqu'alors pour lui une ##visa species. Je ne me rappelle plus où cette recti-
fication s’est produite; mais je l’avais annotée sur mon exemplaire de la mono-
graphie. Sans cette annotation, je l'aurais probablement oubliée et ignorée, comme
l’ignoreront la plupart de ceux qui, ayant à étudier des 770æ, prendront un
exemplaire de l’excellente monographie en question, guide indispensable pour un
travail de ce genre. De bonne foi, peut-on exiger de tout entomologiste qu’il
enregistre les milliers de rectifications, se rectifiant souvent les unes les autres,
que nombre d’entomologistes passent aujourd’hui leur existence à éparpiller par-
tout? Ces rectifications, je le répète, ne devraient être admises que lorsqu'elles sont
le fait d’une revision monographique du groupe, revision qui alors devient le vade-
mecum de tous ceux qui ont à s’en occuper. Je prie les hommes de sens pratique
de me pardonner cette petite infraction à mes propres principes, en tenant compte
du caractère de travail d'ensemble du présent catalogue, et aussi de la circonstance
que la rectification a été proposée par l’auteur de la monographie et de l’espèce
dont le nom est supprimé. |
DÉCRITS JUSQU'À CE JOUR, ETC, 15
granulosus Reïiche, in lift. — PILULARIUS Germar.
grossus Reiche in litt. — PRocERUS Harold.
GUITIFER Har., Col. H., IV, 86 (1868). — Id. Mon., 146.
Patagonie, Mendoza.
Haaar Har., Mon., 59. Tranquebar, Bengale.
HaroLpt Flach, Deutsch. Ent. Zeit., XXIII, 155, an.? —
EvVERSMANNI Kryn. var. Bavière.
HEMISPHÆRICUS Burm., Stett. Ent. Zeit., 1876, 253. Patagonie.
hispanicus Waltl. in lil. — PERLATUS Goeze VAR. Espagne.
xispipus Pontopp., Dansk. Atl.,I, 1, 431,t. XVI(1763).
— Har., Mon., 164. Europe.
hispidus OI., Entom., I, 4,9, T. If, f. 9, a. b. — saBuLosus L.
hispidus Payk., Faun. Suec. I, 8] — scABER L.
HORRIDUS Fabr., Syst. Ent. App. 818(1775). — Oliv.,
Ent. I, 4, 5,t. I, f. 2. — Har., Mon. 35. Cap. B. Espér.
horridus Wiedem. Germ. Mag. IV, 130 = Luripus Fabr.
INCLUSUSs Walker, Ann. Nat. Hist., 3° ser., II, 208
(1858). — Har., Mon., 105. Ceylan.
incultus Fâ&hr., Ins. Caffr. II, 377 (1857) — sQuALI-
DUS OI. var. Caffrerie.
INpicus Harold, Mon. 102. Indes orient.
inflatus Falderm., Dej., Cat. 3° éd. 164 — ExIMiIus Falderm.
INSULARIS Chevrol., Ann. S. Ent. France. 1864, 416.
Cuba, Amér. boréale.
integer Le Conte, Journ. Ac. Phil. VII, 6, 216 (1854)
— PUNCTATUS Germar vAR. Texas.
ITALICUS Reiche, Ann. S. Ent. France, 1853, 89. —
Harold, Mon, 110. Indes orient.
J'ugeleti Buquet, Dej., Cat. 3° éd., 164 — BuLLATUS Curtis.
lachrymosus Curtis, Trans. Linn. Soc. XIX, 145 =-
BREVICOLLIS Eschsch.
lævigatus Eschsch., Dej., Cat. éd. 3, 164 — cADAVE-
RINUS Illig.
LARVATUS Gerstäcker, Reise v. d. Dechen IIT, p. 2, 309. Zanzibar.
LATICOLLIS Le Conte, Proc. Acad. Phil., VII, 6, 213
(1854). New-York.
latus Philippi, 2x lit. — BULLATUS Curtis.
LEconTEr Har., Mon. 156. N. Mexique, Mexique, Louisiane.
leprosus Blanch. Voy. d'Orb. Col. 188 — ÆGER Guér.
lineatus Klug, in lilt. — RHYPAROIDES Harold.
LITIGIOSUS Har., Monogr., 88. Australie mérid.
LONGITARSIS Har., Monogr., 156. Chili.
LURIDUS Fabr., Spec. Ins. IT, App. 496 (1781). — Har.,
Mon., 39. Cap. Bon, Espér.
74 CATALOGUE DES TROGIDES
luridus O1. Ent. I, 4, 5, T. I, f. 5 — suLcarus Thunb.
luridus Rossi, Faun. Etr. I, 17 — xispipus Pontopp.
lusilanicus Hoffmanns. 2n litt. — PERLATUS Goeze vaR.
Barbarie, Espagne.
?Lurosus Marsh., Ent. Brit. I, 25 (1805) an ? — mona-
caus Herbst. Littoral de l’Angleterre.
madagascariensis Fairm., Ann. Soc. Ent. France,
5 sér. I, 34 (1871) — squaziDus OI. var. Madagascar.
MASSALIS Har., Mitth. Münch. Ent. Ver., IV, 156. Herero.
?Maurus Herbst, Käf. IIL, 26, t. 21, f. 8 (1790). ü
melancholicus Fahr. Ins. Caffr., II, 378 (1857) — squa-
LIDUS OI. var. Caffrerie.
miliarius Gmel., Ed. Linn.S$. Nat. I,4,1587— LuRIDUS Fabr.
mixtus Reïiche în lill. — GRANULIPENNIS Fairm. var.
Europe méditerr.
MoNACHUS Herbst., Käf. III, 25, t. 21, f. 7 (1790) —
Har., Mon., 116. Sud des États-Unis.
monachus Knoch in lité. — TUBERCULATUS de Geer.
morsus Le Conte, Journ. Acad. Phil. VII, 6, 216 —
PUNCTATUS Germar.
MORTICINIT Pallas, Icon. I, 11,t. A., f. 11 (1781) —
Har. Mon. 149. Kirghis, Mongolie, Turcomanie,
mucronatus Fald. in Jill. — CADAVERINUS Illiger.
muricatus Dej., Cat. 3° éd. 164 — suBErosus Fabr.
murinus Dej., Cat. 3° éd. 164 — suBERosUS Fabr.
NASUTUS Harold, Mon. 34. Cap. B. Esper.
NIDICOLA Bonnaire, Ann.S. Ent. Fr.,1881,Bull., LXIII. France.
niger Rossi, Mant. Ins. 1, 9 — msripus Pontopp.
NILOTICUS Har., Mon. 79. Nubie, H'° Egypte,
nobilis Wollast., Col. Hesper. 93 — suBERosUS Fabr.
nodulosus Dahl. in litt. — xispipus Pontopp. var. Europe.
oblongus Sturm, Catal. 1843, 112 — TERRESTRIS Say.
OBsCURUS Ch. Waterh., Tr. Ent. Soc. Lond., 1875, 98. Japon.
OMACANTHUS Har., Mon. 64. Bengale, Deccan.
OPACOTUBERCULATUS Motsch., Et. entom., 1860, 14. Japon.
ordinatus Dej., Cat., éd. 3, 164 — GRANULATUS Herbst.
orientalis Hope. in lité. — GRANULATUS Herbst.
ovatus Pal. de B., Ins. Afr. et Amér., 179, t. 46, f. 2 —
SUBEROSUS Fabr.
PAMPEANUS Burm., Stett. Ent. Z., 1876, 255. Plata.
PASTILLARIUS Blanch., Voy. d’Orb., Col., 187 (1843) —
Har., Mon. 50. Patagonie.
PATAGONICUS Blanch., Voy. d’Orb., Col., 186 (1843).
Patagonie, Pampas.
DÉCRITS JUSQU'A CE JOUR, ETC. 75
patagonicus Guér., ên lilt. — GUuTTIFER Har.
pectinatus Pallas, Icon., I, 10, t. A, f. 10 (1781) —
HORRIDUS Fabr.
PEDESTRIS Har. Mon., 128. Patagonie, Cordova.
PENICILLATUS Fahr., Ins. Caffr. II, 383 (1857). — Har.
Mon., 42. Afrique australe.
peniculatus Germ. èn lit. — suLCATUS Thunb.
PERLATUS Goeze, Ent. Beitr. I, 74 (1777). — Har.,
Mon. 161. Europe moy. et mérid., nord de l’Afr.
perlatus Scriba, Journ. Ent. I, 58 (1790) — PERLATUS
Goeze vAR. Europe.
Perrisi Fairm., Ann. S. Ent. Fr., 4e sér. VIII, 482
— EvEersMANNI Kryn.
PERUANUS Erichs., Wiegm. Arch. XIII I, 111 (1847)
— Har., Mon., 142. Pérou.
PILULARIUS Germar, Ins. sp. nov., 113 (1824). — Har..
Mon., 139. Sud de l'Amérique mérid.
pinquis Falderm. în litt. — MorTicInIT Pallas var. Mongolie.
porcatus Say, Journ. Ac. Phil. V, 193 — UNISTRIATUS
Palisot de B.
PROCERUS Harold, Mon., 127. Sénégal, Egypt. Asie mérid.
PUNCTATUS Germar, Ins. sp. nov. 113 (1824). — Har.
Mon. 124. Etats-Unis.
punctatus Le Conte, Proc. Acad. Phil. VII, 6, 215
— SUBEROSUS Fabr.
pustulatus Le Conte, Proc. Ac. Phil. VII, 6, 215 —
MoNACHUS Herbst.
quadrimaculatus Ballion, Bull.$. Nat. Mosc., 1870,IV,
338 — GRANULIPENNIS Fairm. vaR. Europe orientale.
RADULA Erichs., Wiegm. Arch. IX, 1, 235 (1843). —
Har., Mon., 68. Guinée mérid., Afrique austr.
radula Bohem., Kongl. Sv. Akad. Fôrh., 1860, 157
— ASPERULATUS Har.
regularis Harold, Col. Hefte, IV, 85 — cosTaATus
Wiedem.
RHYPAROÏDES Har., Monogr., 32. Cap. B Espér.
rugulosus Falderm. in lilt. — SCABER L.
RUSTICUS Fähr., Ins. Caffr., II. 379 (1857). — Har.
Mon., 76. FI. Gariep.
SABULOSUS L., Syst Nat., éd. X, 350 (1758). — Har.
Mon., 175. Europe.
sabulosus Oliv., Ent., I, 4, 8., T. I, f. 1, a. c. — PER-
LATUS Goeze vAR. Allemagne.
sabulosus Preyssl., Verz. Bôhm. Ins., 48 — Hispipus Pontopp.
76 CATALOGUE DES TROGIDES
sALEBRoSUS W. Mac Leay, Tr. Ent. S. N.S. Wales, II,
186 (1872). Gayndah.
SALLEI Harold, Mon., 138. Bolivie.
scABER L., Syst. Nat., éd. XII, 573 (1767). — Harold,
Mon., 183. Cosmopolite.
scABROSUS Pal. de Beauv., Ins. Afr. et Am., 175,
T.IV, b, f. 4 (1805). — Har. Mon., 100. États-Unis.
SCUTELLARIS Say, Journ. Acad. Phil., IIT, 238 (1823).
— Har., Mon. 56. Kansas, Texas, Mexique.
SEMICOSTATUS W. Mac Leay, Tr. Ent. S. N. S. Wales,
II, 186 (1872). Gayndah.
serpiginosus Schmidt et Helfer in lité. — GRANULIPENNIS Fairm.
serrulatus Pal. de B., Ins. Afr. et Am., 176, t. 4, b,
f. 9 — TUBERCULATUS de Geer.
setaceus Fald. in lilt. — EvVERSMANNI Kryn.
SETIFER Ch. Waterh., Tr. Ent. Soc. Lond., 1875, 98. Japon.
selosus Ziegler 2n litt. — EVERSMANNI Kryn.
siamensis Deyr. in ltt. — cosTATUSs Wiedem.
silphoïides Gmelin, Ed. Linn. S. Nat., I, 4, 1586 (17388)
— LURIDUS Fabr.
silphoïides Thunb., Mus. Nat. Ac. Ups., III, 38, 12(1787)
— HORRIDUS Fabr.
sonoræ Le Conte, Proc. Acad. Phil., VII, 6, 211 (1854).
Sonora, Californie.
sorpipus Le Conte, Proc. Acad. Phil., VII, 6,211 (1854).
tar: Mon, 1. États-Unis.
spectabilis Mann. in lit. — varicosus Erichs.
SQUALIDUS Ol:Ent:1l, 4 12,622 12/1789) > Har:
Mon. 107. Afrique.
squalidus Mac Leay în lilt. — SCABROSUS Pal. de Beauv.
SQUAMIGER Roth, Wiegm. Arch., XVII, 1, 133 (1851).
— Har., Mon., 47. Abyssinie, Angola.
squamosus W. Mac Leay, Trans. Ent. S. N. S. Wales,
IT, 186 (1872). Gayndah.
STELLATUS Harold, Mon. 92. Australie.
srrrATUS Melsh., Proc. Acad. Phil. IT, 137 (1848) an
— EvEersMANNI Kryn.
SUBCARINATUS W. Mac Leay, Tr. Ent. S.N.S. Wales, I,
128 (1864). — Har. Mon. 94. Australie.
SUBEROSUS Fabr., Syst. Ent., 31, (1775). — Har.
Mon., 119. Amérique sept. et mérid.
suberosus Chevrolat in litt. — scagrosus Pal. de Beauv.
suberosus OI. Ent., I, 4, 6,t.1, f. 6. — OMACANTHUS Har.
subplicatus Guérin in lité, — ciziarus Blanch.
DÉCRITS JUSQU'A CE JOUR, EG. 77
subterraneus Fourcr., Ent. Par. I, 8 — PERLATUS Goeze
VAR. France.
sULCATUS Thunb., Mus. Nat. Ac. Ups. III, 38, 11,
(1787). —- Har. Mon, 45. Afrique australe.
?sulcatus O1., Ent., I, 4, 11, t. 2, f. 10 (1789) an —
BOLETOPHAGUS SP. Paris.
suTURALIS Le Conte, Proc. Acad. Phil. VIT,6,214, (1854). Texas.
rALPA Fähr., Ins. Caftr. II, 380 (1857). — Har.
Mon., 44. Caffrerie.
TENEBROSUS Harold, Mon., 130. Amérique mérid.
TERRESTRIS Say, Journ. Ac. Phil. V, 1, 192 (1825). —
Har. Mon., 179. Amérique boréale.
tessellatus Le Conte, Proc. Acad. Phil. VII, 6, 216
(1854) — PUNCTATUS Germar var. Nouv. Mexique.
tezanus Le Conte, Proc Acad., Phil. VII, 6, 214 (1854)
— SCUTELLARIS Say VAR. Texas.
ToRPIDUS Har. Mon., 58. Buenos Ayres.
TRANSVERSUS Reiche, Ann. S. Ent. Fr., s. 4, IV, 405
(1856) — Har. Mon. 158. Orient.
trisulcatus Curtis, Tr. Linn. Soc. XIX, 446 — scaBER L.
TUBERCULATUS de Geer, Mém. Ins. IV, 318, t. 19, f. 2
(1774). — Har. Mon. 155. États-Unis, centre et sud.
tuberculatus Palis. de B., Ins. Afr. et Am., 175, t. 4,
b, f. 3. — Lap. de Cast., H. nat. Col. II, 107 —
MONACHUS Herbst.
TUBEROSUS Klug, Monatsb. Berl. Ac., 1855, 657. —
Har. Mon. 81. Mozambique.
tucumanus Chevrolat 2n lit. — ARGENTINUS Har.
UMBONATUS LeConte, Proc. Acad. Phil. VII,6,214(1854). Texas.
undulatus Zubkoff, Bull. S. N. Moscou, VI (1829),
158, t. 4, f. 4 — CADAVERINUS Illig.
UNISTRIATUS Palis. de B., Ins. Afr. et Am., 175, t. 4, b.
f. 5 (1805). — Har. Mon., 173. États-Unis.
valdivianus Philippi 2n lift. — BRevicoLLis Eschsch.
VARICOSUS Erichs., Wiegm. Arch. IX. 1, 235 (1843).
— Har. Mon., 53. Ambriz, Angola.
variolatus Melsh., Proc. Acad. Phil. IT, 138 — scABER L.
variolosus Fâähr., Ins. Caffr. II, 378 — RADULA Erichs.
verrucifer Reiche in lité. — GEMMINGERI Har.
verrucosus Coulon 2n lift. — ALTERNANS Mac Leay.
verrucosus Reiche, Ann. S. Ent. Fr., 3° sér., IV, 404 ==
. DENTICULATUS Oliv.
WairenEant Wollaston, Col. S. Helen., 61. Ile Ste Hélène,
119.
78 CATALOGUE DES TROGIDES
Cryptogenius.
MiersiANUSs Westw., Tr. Ent. Soc. Lond. 17 (1846)
171,t. XII, f. 1. — Lacord., Gen. Atlas, pl. 28,
TA à N. Grenade.
Anaiïdes.
FOSSULATUS Westw., Proc. Ent. Soc. Lond. 1841, 41.
Ann: N. Hist 41542458: Ur: Ent S ANAIGS;
ON 140: Ameér. merid.
LATICOLLIS Harold, Ann. Soc. Ent. France, 1863, 175. Mexique.
9)
A e
Liparochrus.
ABERRANS Fairm., Pet. Nouv. Ent. II. 166. . Australie.
ASPERULUS Fairm., Pet. Nouv. Ent. II, 166. Australie.
bimaculatus (C'ælodes) W. Mac Leay, Tr. Ent. S. N.
S. W. I (1864), 126 — rossuLATUSs Westw.
brunneus (Antiochrus) Sharp, Rev. Zool., 1873, 267.
Australie septentr.
cILIBOÏDES Harold, Col. H. XIV, 138. N. Galle du Sud.
crenatulus Fairm., Pet. N. Entom. Il, 166 — muzri-
STRIATUS Har.
DERASUS Harold, Notes f. Leyd. Mus. II, 195. Sumatra.
FossULATUS Westw., Tr. Ent. Soc. Lond., 1852,70. Moreton Bay.
GEMINATUS Westw., Tr. Ent. Soc. Lond, 1852, 69,
(AXE RG. Australie.
MULTISTRIATUS Harold, Col. H. XII (1874), 48. Rockhampton.
oblonqus Harold, Col. H. XI (1873), 105 — BRUNNEUS
Sharp.
pApuus Lansb., Ann. Mus. Civ. Genova, sér. 2, II, 25. Fly River.
PIMELIOÏDES Lansb., Ann. Mus. Civ. Genova, sér. 2,
125: Somerset, Cap York.
QUADRIMACULATUS Harold, Ann. Mus. Civ. Gen., X,105. Somerset.
RAUCUS Fairm., Pet. Nouv. Ent. II, 166. Australie.
sCULPTILIS Westw., Tr. Ent. Soc. Lond. 1852, 70,
116 0 Ba DOS PM Clarence River.
SILPHOÏDES Harold, Col. H. XII (1874), 49. N. Galle du Sud.
SULCATUS (Sphœridium) Montrouzier, Ann. S. Ent. Fr.,
1860, 269. 1 Din
15.
Phoeochroo»s.
LANSBERGEI Candèze, C. rend. Soc. Ent. Belg. XIX, Lx. Java.
(4
DÉGRITS JUSQU'À CE JOUR, ETC. 79
Cloeotus.
ANTIQuUs (Acanthocerus) Erichs., Germar, Monogr. 141. Surinam.
APHODIOIDES (Welolontha) Illig. Wiedem. Arch. Zool. I,
2, 109. Amer. boréale.
ASPER (Acanthocerus) Philippi, An. Univ. Chile, 1859.
— Stett. Ent. Zeit. XXI (1860), 247. — Harold.
Col. H. XII, 44. Chili.
Barest Harold, Col. H. XII, 46 (1874). Ega.
BRUNNIPES (Acanthocerus) Germar, Mon., 142. Bolivia.
GLoBosUs (7rox) Say, Bost. Journ. N. Hist. I, 179
— (Acanthocerus) Germ. Mon., 138. Amer. boreale.
INDIGACEUS (Acanthocerus) Germ. Mon., 135. Nouv. Grenade.
LATEBROSUS Germar, Mon., 129, tab. I, f. 11. Colombie.
LeprieuRI (Acanthocerus) Germ. Mon. 134. Cayenne.
Mac LEayr (Acanthocerus) Perty Del. an. art. 43,t. IX,
f. 4. —- Germar, Zeiïtschr. IV, 139. Brésil.
METALLICUS Harold, Col. H. XII, 45. Ega, Saboya.
NITENS (Acanthocerus) Guér.-Mén. Rev. Zool. 1839,
299. — Lacord. Gen. Atl., pl. 25 f. 5. — Germar,
Mon., 136. Bresil.
PLICATUS (4 canthocerus) Erichs., Germar Zeitschr. IV, 143. Para.
POsTICUS (Acanthocerus) Germar, Mon., 144. Chili.
PUNCTICOLLIS(Acanthocerus)Erichs., Germar Zeitschr.IV,
140. Bresil.
PUNCTICOLLIS Harold, Col. H. XII, 46. Colombie.
PUSILLUS ( Acanthocerus)Casteln. H. nat. Col. II, 109. Colombie.
RUGATUS (Acanthocerus) Germar, Mon., 147. N. Grenade.
RUGICEPS (Acanthocerus) Germar, Mon., 134. Bresil.
RUGOSUS (Acanthocerus) Germar, Mon., 146. Colombie.
SEMICOSTATUS Germar, Zeitschr. IV, 130. Colombie.
SEMITUBERCULATUS (Acanthocerus) Germar, Mon., 146. Brésil.
SENEGALENSIS( À canthocerus) Casteln., H.nat. Col. IT, 109.Cayenne.
STICTICUS(A canthocerus) Erichs., Germar Zeitschr.IV,140. Brésil.
striatus (Acanthocerus) Germar, Mon., 141 — SENEGALENSIS Cast.
SULCIPENNIS Harold, Deutsch. Ent. Zeit., 1875,217. Chanchamayÿo.
VARIOLOSUS Harold, Stett. Ent. Zeit. XXXV, 285. Pulo Penang.
26.
Acanthocerus.
ACROMIALIS (Sphæromorphus) Pascoe, Journ. Entom. I
(1860), 42, Singapore.
ÆNEUS Mac Leay, Hor. Entom. I, 137. — Germar,
Mon., 144. Amér. boréale.
ahenus Sturm, Catal., 1843, 112 — SEMIPUNCTATUS.
antigquus Erichs. Germ., Mon. 141 — CLŒOTUS ANTIQUUS.
80 CATALOGUE DES TROGIDES
aphodioides Illig. Germ., Mon. 137 — CLŒOTUS APHODIOÏDES.
asper Philippi, An. Un. Chile, 1859 — CLŒOTUS ASPER.
atratus Sturm, Cat. 1843, 112 — CL&oTUS NITENS Guér.
AUREOLUS Harold. Col. H. XII, 40. Bresil.
BaAsILIOUS (Sphæromorphus) Germar, Zeïtschr. IV, 122,
Tab. I, f. 8. — Har. C. Heft. XII, 38. Brésil.
Biornorus (Sphæromorphus) Germar, Zeitschr. IV, 117.
Har: Col tHeft Ter Bresil.
brumnipes Germar, Mon. 142 — CLŒOTUS BRUNNIPES.
gyrrHoibes (Spaæromorphus) Westw., Notes f. Leyd.
Mus. V, 1. Ternate.
CHALCEUS (Sphæromorphus) Germar, Zeïitschr. IV, 114. Cuba.
columbinus Dup. in lité. — CLæœorus Mac LEayi Perty.
corinthius Germar in litt. — CLŒOTUS NITENS Guér.
cupreus Sturm, Cat., 1843, 112 — CLŒOTUS NITENS Guér.
Dejeani Lacord., Dej. Cat., éd. 3, 163 — CLœoTus NITENS Guér.
EBENINUS (Spkæromorphus) Erichs. Germ. Zeitschr. IV,
118. — Harold, Col. H. XII. 37. Brésil.
Germari Mus. Vindob. — SEMIPUNCTATUS Germar.
globosus (Trox) Say, Bost. Journ. I, 179. — (Acantho-
cerus) Germ., Mon., 138 — CLŒOTUS GLOBOSUS.
GLoBuLus(Sphæromorphus)Erichs., Germar Zeitschr. IV,
117 Brésil.
GunpLzacHi Harold, Col. Heft. XII, 54. Cuba.
HUMERALIS(Sphæromorphus)Erichs.,Germ. Zeitschr.IV,
35. — Harold, Col. H. XII, 35. Para.
iexiTus (Sphæromorphus) Westwood, Notes f. Leyd.
Mus. V, 2. Sarawak.
indigaceus Germar,Monogr., 135 — CLŒOTUS INDIGACEUS. |
lævis Germar, Dej. Cat., éd. 3, 164 — SEMISTRIATUS
Germar.
lævistriatus Casteln. H. nat. Col. II, 109 = CLŒ&OoTUS
APHODIOÏDES.
latipes (Scarabœus) Germar, Ins. spec. nov. 114 —
CLŒOTUS APHODIOÏDES.
Leprieuri Germar, Mon., 134 — CLŒOTUS LEPRIEURI.
Mac Leayi Perty, Del.an. art. 43—CLæorus Mac LEAytI.
MICANS Harold, Col. Heft. XII, 36. Brésil.
muricatus Curtis, Trans. Linn. Soc. XIX, 444 —
CLŒOTUS POSTICUS Germar.
NANUS (Sphæromorphus) Germar, Zeitschr. IV, 119. —
Harold, Col. H. XII, 34. Bresil.
NIGERRIMUS (Sphœrelytrus) Blanchard, Voy.d'Orb. Col.,
186, pl. X, f. 10, an = CLŒOTUS NITENS Guér. Brésil,
DÉCRITS JUSQU'À CE JOUR, ETC. si
nitens (Sphæromorphus) Moritz, in litt. —seruLosus Har.
nilens Guër., Rev. Zool. 1839, 299 — CLŒOTUS NITENS.
NITIDUS (Sphœromorphus) Germar, Zeitschr. IV, 122,
— Harold, Col. H. XII, 39. Bresil.
nucula (Spheromorphus) Moritz, 2n litt. — REDTEN-
BACHERI Harold.
oblongopunclatus Dej. Cat., éd. 3, 163 — CLæoTus
GLOBOSUS.
phcatus Erichs., Germar, Zeitschr. IV, 143 — CLæorTus
PLICATUS.
POLITUS(Sphæromorphus)Erichs.,Germ.Zeitschr.IV,114. Brésil.
politus Dej. in litt. — CLŒOTUS NITENS Guér.
posticus Germar, Mon., 144 — CLŒOTUS POSTICUS.
punctatostriatus Sturm, Cat. 1843, 112 — CLæorTus
Mac LEAy1 Perty.
puncticollis Erichs., Germar Zeitschr. IV, 140 — CLæo-
TUS PUNCTICOLLIS Er.
puncticollis Moritz., în lit. — CLŒOTUS PUNCTICOLLIS
Harold (nec Erichs.)
pusillus Casteln., H. nat. Col. II, 109 — CLæorus
PUSILLUS. |
PYGMŒUS Harold, Col. H. XII, 33. Surinam.
PYRITOSUS (Sphæromorphus)Erichs., Germar Z.IV,121.
I. Saint Thomas.
REDTENBACHERI Harold, Col. H. XII, 31. Colombie.
repandus Buquet, in litt. — CLŒOTUS NITENS Guér.
rugatus Germar, Mon., 147 — CLŒOTUS RUGATUS.
rugiceps Germar, Mon., 134 — CLŒOTUS RUGICEPS.
rugosus Germar, Mon., 146 — CLŒOTUS RUGOSUS.
scabrosus Cast., H. nat. Col. II, 109 = SYNARMOSTES
SCABROSUS.
SEMIPUNOTATUS (Sphæromorphus) Germar, Zeitschr.IV,
119. — Harold, Col. H. XII, 35. Brésil.
SEMISTRIATUS (Sphæromorphus) Germar, Zeitschr. IV,
120. — Harold, Col. H. XII, 37. Cuba.
semituberculatus Germ.,Mon., 146 —CLŒOTUS SEMITU-
BERCULATUS.
senegalensis Cast., H. nat. Col. II, 109—CL&OTUS SENEGALENSIS.
SERIATUS (Sphæromorphus) Erichs., Germar Zeitschr. IV, Para.
124.
SESQUISTRIATUS (Sphæeromorphus) Germar, Zeitschr. IV,
115. — Harold, Col. H. XII, 35. Brésil.
SETULOSUS Harold, Col. Heft. XII, 32. Colombie.
spinicornis Fabr., Ent. Syst. I, 88 — Mac Leay, Horæ
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T. XXXe vil
82 CATALOGUE DES TROGIDES
Ent. 1,137. — . Cast. H. nat. Col. II, 109. =
Harold, Col., H, XII, 27 — spec. incert. gener.
splendidus Say, Bost. Journ., I, 180,= CLŒoTUS APHODIOÏDES Illig.
sticticus Er., Germ. Zeitschr, IV. 140 — CL&OTUS sTICTICUS
striatipennis Chevrol. in liller. — CLOEOTUS GLOBOSUS Say.
striatus Germar, Mon., 141 — CLOEOTUS SENEGALENSIS Cast.
subcornutus Germar ?n liller. — CLOEOTUS NITENS Guér.
sulcatus Montrouz., Ann. S. Ent. Fr., 1860, 269 — Lrpa-
ROCHRUS SULCATUS.
tibialis Klug, Ins. Madag., 164 — SYNARMOSTES TIBIALIS.
UNDULATUS Harold, Col. H. XII, 38. Bresil.
vozvox (Splæromorphus) Erichs., Germar, Zeitschr. IV,
123. — Har. Col. H. XII, 40. Géorgie, Colombie.
WaLLAcEr (Sphæromorphus) Pascoe, Journ. of. Ent. I
(1860), 43. Bornéo.
28.
Sphoeromorphus et Sphoerelytrus.
Ces deux genres sont supprimés et toutes leurs espèces sont des Acanthocerus.
Perignamptus
SHArpt Harold. Ann. Mus. Civ. Gen. X, 106. Ile Yule.
L:
Synarmostes.
AMPHICYLLIS Sharp, Col. Hefte, XIV, 65 Nouv. Guinée.
BREvIS Sharp, Col. H. XIV, 65. Mysol.
crUx Sharp, Col. H. XIV, 64. Sarawak.
Gesrror Harold, Stett. Ent. Zeit. XXXV, 285. Sarawak.
HaroLpt Sharp, Col. H. XIV, 64. Singapore.
LATERICOSTATUS Fairm., Ann.Soc. Ent.Fr., 1884,227.Madagascar.
LATUS Sharp, Col. H. XIV, 65. Singapore.
PICINUS Sharp, Col. H. XIV, 64. I. Philippines,
PULCHER Lansb. Ann. Mus.Civ.Gen., serie2, 11,399. Sumatra.
PUNCTICOLLIS Sharp, Col. H. XIV, 63. Java.
scABROSUS (Acanthocerus) Casteln. H. nat. Col. IT. 109.
— Germar, Zeitschr. IV, 128. — Harold, Col.
H. XII, 41. Madagascar.
riBlaLIS (Acanthocerus) Klug, Ins. Mad. 164. — Germ.
Zeitschr. IV, 127, t I, f. 9. — Harold, Col. H.
XTUYLL: Madagascar.
1122
Nicagus.
oBscurRus Le Conte, Journ. Ac. Phil. 2° sér.1,(1848),86.
1. Amér. boreal.
209 espèces.
NOTE
SUR
LE GENRE ECTINOHOPLIA REDTENBACHER
PAR
A. Preudhomme de Borre.
— SÉANCE DU 3% JUIN 1886 —
—058200—
Dans les descriptions des Coléoptères du Voyage de la Novara
(pages 63-64), Redtenbacher a créé en 1868 le genre Z'ctinohoplia.
pour une grande espèce de Hoplide chinoise, à laquelle il a conservé
le nom de sulphuriventris que lui avait donné le Dr C. A. Dohrn
dans les collections.
Ayant sous les yeux trois autres espèces inédites à y ajouter, je
transcrirai d’abord ici les caractères de ce genre, auquel il faudra
sans doute rattacher encore plus d’une des espèces de Zoplia de
l'Asie orientale qui existent dans les collections.
« Antennæ decem-articulatæ, Labrum transversum, leviter
sinuatum. Mandibulæ apice simplices, intus ciliatæ. Maxillæ lobo
corneo apice acute 6-dentato. Palpi maxillares filiformes articulo
ultimo fusiformi. Labium corneum, elongatum, in medio profunde
canaliculatum, antice truncatum. Palpi labiales margine laterali
affixi, filiformes, articulo ultimo oblongo-ovato. Pedes graciles,
elongati, tibiis ecalcaratis, anticis externe tridentatis, tarsis ante-
rioribus biunguiculatis, unguiculis longitudine subæqualibus, apice
fissis, tarsis posticis unguiculo unico, apice fisso(). Corpus elonga-
tum, depressum, squamosum. »
On pourra, après examen comparatif, constater que ces caractères
sont plutôt restrictifs, c’est-à-dire qu’ils constituent un moyen de
séparer du grand genre /Zoplia, peut être plus exactement comme
(‘) Ce caractère ne se maintient pas pour les autres espèces d’Zctinohoplia. Les
Hoplia varient aussi sous ce rapport.
81 NOTE SUR LE GENRE ECTINOHOPLIA REDTENBACHER.
simple sous-genre, un groupe d’espèces qu’un ensemble de particu-
larités rapprochent les unes des autres, ainsi que leur distribution
géographique, car elles semblent être toutes propres aux parties
orientales du continent asiatique.
Ces Æoplia, qui devront prendre place dans les Zctinohoplia de
Redtenbacher, sont des espèces de taille plutôt au dessus de la
moyenne pour le genre; leurs élytres sont très déprimées, avec les
bords latéraux assez parallèles; chaque élytre est séparément
arrondie au sommet et au point où elles se séparent au bout de la
suture, on remarque quelques gros poils formant presque un pinceau.
Les pattes sont longues et grêles. Les antennes ont toujours dix
articles, comme chez les espèces d'Europe dont on a fait le sous-
genre Decamera (H. philanthus, Ramburi, praticola).
La seule espèce que Redtenbacher a inserite en 1868 dans ce
genre Æctinohoplia est donc l'Ectinohoplia sulphuriventris.
La collection de Mélolonthides de M. James Thomson, acquise il
y a quelques années par le Musée Royal de Belgique en contenait
innommé, un exemplaire, provenant de Schang-Haï. (Mus. R. Belg.
Inv. Col. n° 8856). En voici une description sommaire :
Long. 12 mm., larg. 51/2. La couleur foncière est noire, mais
tout le dessous est recouvert d'une vestiture serrée de squamules
jaune soufré verdâtre; des squamules vert-bleuâtre se montrent
clairsemées sur les pattes, y compris les tarses eux-mêmes. La tête
est revêtue de squamules noires; le thorax également, mais avec le
dessous, les côtés du dessus, une ligne longitudinale médiane et
deux lignes latérales allant de la base vers le milieu, revêtues de
squamules jaune soufré; l’élytre est aussi couverte de squamules noir
velouté sur le disque, et légèrement parsemée de squamules vertes;
ces mêmes squamules vertes couvrent les épipleures et deux larges
bandes longitudinales aux bords suturaux. L’écusson est également
tout couvert de squamules verdâtres.
Cet exemplaire répond bien à la description de Redtenbacher,
résumée dans cette diagnose : Vigra, subtus thoracisque lateribus
sulphurea, supra nigro-squamosa, vülis tribus longitudinalibus
thoracis elytrorumque margine laterali et suturali squamis viridibus
ornalrs.
Comme je l’ai dit plus haut, il s’est encore trouvé dans la ci-devant
collection Thomson trois autres Hoplides asiatiques inédites, à
rapporter à ce même genre Zctinohoplha :
Ectinohoplia variegata n. sp.
Subelongata, elytris subquadratis, depressis. Nigra, pedibus
piceis, antennarum articulis basalibus palpisque ruñs; clava anten-
narum nigra; pectore, abdcmine, pygidio, scutello, epipleuris
NOTE SUR LE GENRE ECTINOHOPLIA REDTENBACHER. 85
elytrorum et femoribus dense squamulis luteis vestitis; tisdem
squamulis in elytro singulo clathrationem macularum nigrarum
eficientibus. Unquis tarsorum posticorum haud fissus.
Long. 9 mm., larg. 4.
Cette espèce est représentée dans l’ancienne collection Thomson
par un exemplaire de Schang-Haï, étiquete : Z7. variegata Deyr.,
nom de collection (Mus. R. Belg. Inv. Col. n° 8857).
Elle a la même forme et les mêmes élytres quadrangulaires
aplaties que l'espèce précédente, mais elle en diffère par l’ongle des
tarses postérieurs très gros et nullement fendu. Noire; les pattes
brun de poix; les palpes et les premiers articles des antennes sont
rougeâtres, leur massue est noirâtre. Tout le dessus du corps et les
cuisses sont densément couverts de squamules jaunâtres. Ces mêmes
squamules couvrent le pourtour du corselet et y forment sur le
disque trois bandes longitudinales dont les deux latérales n'attei-
gnent pas le bord antérieur. L'écusson est couvert des mêmes
squamules, ainsi que les épipleures des élytres. Celles-ci ont leur
disque dessiné d’une sorte de fénestration formée par trois bandes
transversales squamuleuses, ainsi que les bords latéraux et suturaux
et entre eux, deux étroites raies longitudinales sur chaque élytre.
Quelques grands poils bruns au bout de la suture. Quelques squa-
mules bleu-verdâtre çà et là sur les tibias et les tarses.
Cette espèce doit être assez voisine d’une autre Hoplide du nord
de la Chine, rapportée par Robert Fortune et ainsi caractérisée par
Wollaston (Ann. and. Mag. Nat. Hist., sér. 3, IV (1859), p. 430):
Hoplia Paivæ Woll.
S'ubovata, supra depressa, nigra, prothoracis limbo, Linea
centrali lineaque breviore intermedia necnon elytrorum sutura
Jfasciisque tribus transversis squamis subvirescenti-albido-luleis
dense vestilis, antennis pedibusque rufo-ferrugineis plus minus
vestilis, illarum clava obscuriore.
Je pense que cette espèce, qui ne m’est connue que par la descrip-
tion ci-dessus, doit également se placer parmi les Ectinohoplia.
Ectinohoplia suturalis n. sp.
S'ubelongata, elytris subquadratis depressis. Nigra supra aspe-
yula. Pronotum laleribus late squamulis aureo-flavis vestilum,
medio longitudinaliter depressum, in sulco illo vitta longitudinali
earumdem squamularum ornatum, quæ eliam in singulo elytro,
villam suluralem el maculam post-humeralem formant. Pygidium
alque propyqidium dense iisdem squamulis vestita. Corpus infra
86 NOTE SUR LE GENRE ECTINOHOPLIA REDTENBACHER.
dense squamulis cœruleis milentibus dense veslitum, ad lalera
abdominis autem squamulis viridibus nilidissimis.
Long. 8 1/4 mm., larg. 3 3/4 mm.
Un exemplaire, de l’Inde, de l’ancienne collection Thomson
(M.R. Belg. Inv. Col. n° 8858). Même forme. Noir et chagriné en
dessus. Le corselet avec les côtés assez largement, mais irrégulière-
ment bordés de squamules jaune doré; uue bande longitudinale
médiane enfoncée et plus large en arrière de ces mêmes squamules ;
sur les élytres cette bande est prolongée par une Jarge bande
suturale (écusson compris), et ces squamules jaune doré forment
encore une tache épipleurale un peu en arrière de l'épaule, suivie
d'un petit nombre de squames détachées Quelques poils noirs sur le
disque du corselet, quelques autres au sommet de la suture des
élytres. Pygidium et propygidium densément revêtus d'une squamu-
lation d'un beau jaune doré. Tout le dessous est densément couvert
de squamules bleu d'azur resplendissant, que remplacent vers les
bords externes des segments abdominaux, des squamules vert
doré étincelant. Des squamules bleu verdâtre sur les cuisses. Aux
jarabes postérieures, l’exemplaire a perdu les tarses, ce qui m'em-
pêche de rien dire de leur ongle.
Ectinohoplia quadrituberculata n. sp.
Breviter ovala, elytris subquadratis, depressis; pronolo serie
transversa À tuberculorum in disco distincto. Castaneo-brunnea,
libiis rufescentibus; undique squamulis luleis dense vestila, in
elytris pilis brevibus griseis intermixlis. Unquis larsorum posti-
corum inleger.
Long. & mm., large 4 mm.
L'ancienne collection J. Thomson en renfermait un exemplaire,
de Schang-Haï (M. R. Belg. Inv. Col. n° 8859).
Forme un peu plus courte et plus voisine de celle des ÆZoplia
proprement dites. D'un brun chocolat, avec la tête plus noirûtre;
les pattes entierement d’un rougeûtre clair. Corselet, élytres et
tont le dessous densément couverts de squamules jaunes, qui se
montrent un peu moins abondantes sur les cuisses et dont il se voit
encore quelques-unes sur les tibias, où dominent des poi:s un peu
écailleux d’un blanc un peu verdâtre. Sur le disque du corselet,
s'élève une rangée médiane transverse de quatre tubercules bien
marqués. Élytres à calus huméral assez saillant; elles montrent
des séries longitudinales de petits poils gris qui sortent d’entre les
squamules. Quelques cils gris au bout du bord sutural de chaque
élytre. L'angle des tarses postérieurs est entier.
NOTE SUR LE GENRE ECTINOHOPLIA REDTENBACHER. 87
Voici un petit tableau synoptique des cinq espèces que j'ai cru
devoir rapporter à ce genre, ou sous-genre, Zctinohoplia :
Élytres densément couvertes d’une squamulation uniforme; corselet
1 chargé d’une rangée transverse de quatretubercules. quadrituberculata.
Élytres à squamulation formant des bandes claires sur les élytres.
Corselet bombé et simplement sillonné au milieu . 12
Les squamules claires restant confinées aux ER suturale et
2 latérales des élytres. . . RON ES
Des bandes transversales de squamules claires sur les élytres AA BRENT |
Région suturale de l’élytre largement et région latérale plus étroite-
ment chargées de LE gs verdâtres. Squamules de l’abdomen
jaunes . . . sulphuriventris.
Région suturale marquée d'une: raie de ‘squamules jaunes; une tache
latérale de la même couleur. Squamules del’abdomen azurées. suturalis.
La suture des élytres et trois bandes transverses garnies de squa-
R
RS CR. 0 0
mules d’un blanc jaunâtre tirant <ur le vert . . Paivæ.
La suture, le bord externe, deux filets longitudinaux et trois bandes
transverses garnies de squamules jaune-ocreux . . . . variegata.
LISTE DES LATHRIDIIDES
DÉCRITS POSTÉRIEUREMENT AU CATALOGUE DE MUNICH
PAR
le R. P. fr. Marie-Joseph Belon.
— SÉANCE DU 5 JUIN 1886 —
——0}900—
Depuis la publication du Cataloqus Coleopterorum par MM. Gem-
minger et de Harold, la famille des Lathridiidæ a été l’objet de
plusieurs travaux d'ensemble, qui en ont fixé la composition et
amélioré l’arrangement systématique. Toutefois, le moment ne
paraît pas encore venu d'entreprendre sur ces nouvelles bases
l'énumération raisonnée de toutes les espèces, dont un certain
nombre, surtout parmi les exotiques, réclament une étude compa-
rative, soit pour établir leurs droits propres ou la nécessité de leur
réunion, soit pour être attribuées avec certitude aux genres de
création ou d'adoption récente. Aussi me bornerai-je ici à l’enregis-
trement complémentaire des genres et espèces décrits de 1868
à 1886, sans modifier le classement adopté par MM. Gemminger et
de Harold, et sans me préoccuper des révisions synonymiques en ce
qui concerne les formes plus anciennement connues.
Une seule exception à cette règle est suffisamment motivée, celle
qui consiste à laisser de côté les éléments étrangers à la famille
actuelle, par exemple: les Zyreus, qui sont manifestement des Coly-
diidæ; les Jycetomychus, qui appartiennent aux Derodontidæ;
enfin, les Wyrmecoxenus, Erolylathris, Phyconomus, Nomophlœus,
Hesperobænus, PBactridium, Platycephala et Monotoma, qui font
partie d’autres groupes. Il vaut mieux réserver aux entomologistes
qui en ont fait l’objet de leur attention particulière le soin de dresser
l'inventaire des richesses acquises à la science dans leur domaine
respectif.
Quant aux coupes génériques, qui avaient été proposées anté-
rieurement à la publication de MM. Gemminger et de Harold, mais
que ces auteurs n’avaient point voulu admettre, j'en ai simplement
LISTE DES LATHRIDIIDES DÉCRITS POSTERIEUREMET ETC. 89
fait mention à la suite des espèces nouvellement décrites, lorsque
celles-ci doivent y être comprises.
Je ferai remarquer finalement que deux insectes, originaires de
Nouvelle-Calédonie et diagnosés par le R. P. Montrouzier sous les
noms de Lathridium obscurum et serrulatum, ont été catatogués à
tort parmi les Lathridiidæ. D’après une communication de mon
savant collègue et ami M. Fauvel, le premier rentrerait dans le
genre ZLoberus (Cryptophagidæ), et le second dans le genre
Psammaæcus (Cucujidæ). Il faut donc les rayer de la famille
actuelle, et les reporter à leur véritable place.
Lyon, janvier 1886.
Langelandia Aubé.
callosipennis Reiïtter, Deutsche ent. Zeitschr., 1881, Herzegowina.
p.217, n. 30; tab. VII, fig. 4.
exigua Perris, Abeille VII, 1870, p. 9. Corsica.
var. incostata Perris, loc. cit., p. 11; Belon, Ann. »
Soc. Linn. Lyon, 1881, p. 96-98.
grandis(!)Reïtter, Deutsche ent. Zeitschr., 1877, Caucasus, Calabria.
p-296 0.12; 1881, p. 217,"note.
ReitteriBelon, Ann. Soc.ent.Fr.,1882, Bull.,p. CXXIV.Alp. marit.
exiqua Reïtter, Deutsche ent. Zeitschr., 1882, p. 163. Nizza.
Lobogestoria Reitter.
(Deutsche ent. Zeitschr., 1878, I, p. 31.)
gibbicollis Reïitter, loc. cit., p. 32. Cuba.
Anommatus Wesmael.
basalis Reïtter, Wien. ent. Zeit., 1883, VIII, p. 197. Germania.
pusillus Reïtter, Bestimmungs-Tabellen, III (1880), p.7. »
Baudii Reiïtter, Mittheil. Münch.ent. Ver., 1877,p. 27. Italia bor.
Diechi Reiïtter, Stett. ent. Zeit., 1875, p. 312. Corsica.
Kiesenmelteri Reitter, Bestimmungs-Tabellen, II1(1880), Andalusia.
p. 7; Wien. ent. Zeit., 1883, VIII, p. 197.
planicollis Fairm., Stett. ent. Zeit., 1869, p. 232; Alp. marit.
Belon, Ann. Soc. Linn. Lyon, 1881, p. 83-86.
Linderi Reitter, Stett. ent. Zeit., 1875, p. 312. »
Vallombrosae Diecx, Berl.ent Zeitsch.,1869,p 353, n.17.Toscana.
(*) Cet insecte, dont les tarses sont manifestement quadri-articulés, ne peut
rester dans le genre actuel, et doit constituer un type générique nouveau, que
M. Reitter a proposé de nommer Agelandia (Deutsche entom. Zeitschr., 1882,
p 163). Faut-il en outre l’éliminer des Lathridiens dont, malgré les plus étroites
affinités, il ne possède pas la structure tarsale, et le ranger pour ce motif parmi
les Cozypnnzx? C’est là une question pleine de difficultés, qu’il serait, je crois,
prématuré de trancher dans un sens ou dans l’autre.
90 LISTE DES LATHRIDIIDES
Abromus Reitter.
(Stett. ent. Zeit. 1876, p. 50).
A beillei Belon, Rev. fr. d'Ent. Caen, 1885, p. 244. Hispania.
Brücki Reitter, Stett. ent. Zeit., 1876, p. 51. Pyr. or.
Hyplathrinus Reitter.
(Verhandl. k k. zool. bot. Ges. Wien, 1871, p. 181).
planicollis Reïitter, loc. cit., p. 182, n. 33. Mendoza.
Holoparamecus Curtis (!).
Peloni Reitter, Deutsche ent. Zeitschr., 1884, I, Morea, Dalmatia.
p. 63.
contractus Woll., Ent. monthl. Mag., X (1874), p. 203. Japonia.
dispar Belon, Rev. fr. d’'Ent. Caen, 1885, p. 241. Brasilia.
ellipticus Woll., Ent. monthl. Mag., X (1874), p. 201. Japonia.
Lederi Reitter, Deutsche ent. Zeitschr., 1877, p. 295, Caucasus.
ns 10;
niger Aube.
var. Lower Reitter, Stett. ent. Zeit., 1875, p. 307; Europa mer.
Belon, Ann. Soc. Linn. Lyon, 1881, p. 66-70.
occultus Leder, Berl. ent. Zeitschr.,1872, p. 139. Africa bor.
obtusus Reiïtter, Deutsche ent. Zeitschr., 1884, I, p. 63. Syria.
Ragusæ Reïtter, Stett. ent. Zeit., 1875, p. 309. Sicilia.
S'aulcyi Baudi, Berl. ent. Zeitschr., 1870, p. 60. Cyprus.
signatus Woll., Ent. monthl. Mag., X (1874), p. 202, G. Japonia.
capitatus Woll., loc. cit., p. 202 ©. »
similis Belon, Ann.Soc. ent. Fr., 1885, Bull., p. XXXIX; Aden.
Rev. fr. d’Ent. Caen, 1885, p. 242.
tenuis Reitter, Verhandl. Nat. Ver. Brünn., 1879, NovaZelandia.
p-u178:
lucidus Broun, Man. N.-Z. Col., p. 232, n. 408. »
Stephostethus Leconte.
(Proc. Amer. Phil. Soc., 1878, p. 600.)
liratus Leconte (Zathridius olim). Amer. bor.
Lathridius(*) Herbst.
æqualis Reïtter, Deutsche ent. Zeitschr., 1879, p. 295, Caucasus.
n. 11 (gen. Curtodere Thoms.).
alutaceus Reïitter, Deutsche ent. Zeitschr., 1885, p. 305 Amur.
(gen. Ænicmus Thoms.).
(‘) Le nom de Tomyrium a été proposé (Reitter, Bestimmungs-Tabellen III, (1880)
p. 9,) pour désigner un sous-genre, dont Æ. Bertouti forme le type.
() Le nom du genre, comme celui de la famille, doit être ainsi orthographié,
conformément à l’étymologie assez clairement indiquée par l’auteur.
DÉCRITS POSTÉRIEUREMENT AU CATALOGUE DE MUNICH. 91
argus Reitter, Wien, ent. Zeit., 1884, p. 35, Europa, Afric. bor.
n. 43; Belon, Soc. ent. Belg., 1884, Comptes-
rendus, p. CXCIII (gen. Curtodere Thoms.).
Peloni Reitter, Deutsche ent. Zeïitschr., 1882, p.164 Belgica‘).
(gen. Cartodere Thoms.).
elegans Reitter, Bestimmungs-Tabellen, III(1880),p.16. »
Bergrothi Reitter, Bestimmungs-Tabellen, ILI(1880), p.13. Fennia.
bicostata Reïitter, Verhandl. k. k. zool. bot. Ges. Wien, Mexico.
1877, p. 183 (gen. Cartodere Thoms.).
Godarti Belon, Ann. Soc. Lin. Lyon, 1881, p. 146. Algiria.
bifasciatus Reïtter, Mitth. Münch. ent. Ver., 1877, Australia.
p:1938;0.22.
brevicollis Thoms., Skand. Col., X, p. 56, n. 4(gen. Eur. bor.
Enicmus Thoms.).
carpalhicus Reitter, Stett. ent. Zeit., 1876, p 51. Hungaria.
chinensis Reitter, Deutsche ent. Zeitschr., 1877, p. 113. China.
constrictus Hummel.
var. lenuis Belon, Rev. fr. d'Ent. Caen, 1885, p. 249. Chile.
costatus Erichs.
costulatus Broun, Man. N.-Z. Col.,p. 234, n. 412. NovaZelandia.
costipennis Reitter, Deutscheent. Zeitschr., 1877, p. 114 Japonia.
(gen. Cartodere Thoms.).
costulata Reïtter, Deutsche ent.Zeitschr., 1877, Germania, Japonia.
p. 114; Wien. ent. Zeit., 1885, p. 313 (gen.
Cartodere Thoms.).
crenicollis Belon, Rev. fr. d’'Ent. Caen, 1885, p. 250 Chile.
(gen. Cartodere Thoms.).
dimidiatus Belon, Rev. fr. d'Ent. Caen, 1885, p. 247. »
dromedarius Belon, Soc. ent. Belg., 1883,Comptes-rendus,p.CI. »
duplicalus Leconte, Proc. Amer. Phil. Soc., 1878, p. 600, Illinois.
n. 24 (gen. Znicmus Thoms.).
Jtoridus Broun, Man. N.-Z. Col., p. 234, n. 413 Nova Zelandia.
(gen. Æ'nicmus Thoms.).
fortuitus Belon, Rev. fr. d'Ent. Caen, 1885, p. 247. Chile.
foveatus Belon, Rev. fr. d'Ent. Caen, 1884, Nova Zelandia.
p. 251 (gen. Ænicmus Thoms.).
fungicola Thoms., Skand. Col., X, p. 336 (gen. Ænicmus Europa.
Thoms.).
humeralis Belon, Rev. fr. d’'Ent. Caen, 1885, p. 246. Chile.
intermedia Belon, Soc. ent. Belg., 1884, Comptes- Amer. bor.
rendus, p. CXCII (gen. Cartodere Thoms.).
laliceps Belon, Ann. Soc. Linn. Lyon, 1881,p. 115. Gallia.
(*) Probablement importé des Indes-occidentales.
92 LISTE DES LATHRIDIIDES
laticeps(") Reitter, Deutsche ent. Zeitschr., 1884, p. 253 Syria.
(gen. Cartodere Thoms.).
laticollis Leconte, Proc. Amer. Phil. Soc., 1878, p. 601, Détroit.
n. 26 (gen. Æ'nicmus Thoms.).
maculatus Leconte, Proc. Amer. Phil. Soc., 1878, p. 600, »
n. 23, (gen. Z'nicmus Thoms.).
marginalis Broun, Man. N.-Z.Col.,p.233,n.411. Nova-Zelandia.
minutus Linn.
Lederi Reitter, Stett. ent. Zeit., 1875, p. 327; Algiria.
Bestimmungs-Tabellen, III (1880), p. 14 (gen.
Enicmus Thoms.).
opaculus Leconte, Proc. Amer. Phil. Soc., 1878, p. 600, Amer. bor.
n. 22 (gen. Ænicmus Thoms.).
parallelipennis Solsky, Explor. Turk., 1876, p.264 Sarafschan.
(gen. Cartlodere Thoms.).
pilifera Reitter, Stett. ent. Zeit., 1875, p. 334 (gen. Sicilia.
Cartodere Thoms.).
Schüppeli Reitter, Bestimmungs-Tabellen, III (1880), Germania.
p. 17 (gen. Carlodere Thoms.).
sculpluratus Broun, Man. N.-Z.Col., p.233, n.410 Nova Zelandia.
(= Lathr. nodifer Westw.).
selulosus Belon, Soc. Ent. Belg., 1882, Comptes-rendus, Brasilia.
p. CI.
S'harpi Belon, Rev.fr. d'Ent. Caen., 1884, p. 252 Nova Zelandia.
(gen. Ænicmus Thoms.).
subfasciatus Reitter, Verhandl. k.k. zool. bot. Ges. Chile.
Wien, 1877, tp..183,m. 55.
lenuicornis Leconte, Proc. Amer. Phil. Soc., 1878, California.
p. 601, n. 25 (gen. Ænicmus Thoms.).
lestaceus Steph.
crenicollis Thoms., Skand. Col., X, p. 57, n.3(gen. Europa bor.
Enicmus Thoms.).
tremulæ Thoms., Skand. Col., X, p. 335,n. 5(— Z. an- Suecia.
gusticollis Humm.).
Watsoni Woll., Trans. ent. Soc. London, 1871, p. 253 Madera.
(gen. Cartodere Thoms.).
Revelieria Perris.
(Abeille, 1870, p. 12).
Genei Aubé (Latkridius olim). Sardinia.
speclabilis Perris, loc. cit., p. 12. Corsica.
Heydeni Reitter, Stett. ent. Zeit., 1875, p. 339. Hispania.
(*) Malgré l'existence antérieure de mon Zathridius laficeps, ce même nom
spécifique doit être conservé; car l’insecte auquel il s'applique appartient à un
genre dont la séparation est surabondamment justifiée.
DÉCRITS POSTERIEUREMENT AU CATALOGUE DE MUNICH. 93
Metophthalmus Motsch.
(Bull. Mosc., 1851, p. 660).
Prenskei Reitter, Deutsche ent. Zeitsch., 1884, I, p.64. Morea.
humeridens Reiïtter, loc. cit., p. 65. Caucasus.
hungaricus Reïitter, loc. cit., p. 64. Hungaria.
obesus Reïtter, Bestimmungs-Tabellen, III (1880), p. 11. Corsica.
plicatulus Reitter, Verhandi. k.k. zool. bot. Ges. Wien, Bogota.
1877, p. 182.
Rafrayi Belon, Ann. Soc. ent. Fr., 1885, Baull., Aden.
p. XXXIX,; Rev. fr. d'Ent. Caen, 1885, p. 245.
Raqusæ Reïtter, Stett. ent. Zeit., 1875, p. 315. Sicilia.
sinuosus Belon, Soc. ent. Belg.. 1884, Comptes- Nova Zelandia.
rendus, p. CCXXIV; Rev. fr. d'Ent. Caen, 1884,
p. 249, n. 2.
syriacus Reïtter, Deutsche ent. Zeitschr., 1884., I, p.65. Syria.
Corticaria Marsham/(!).
alacris Broun, Man. N.-Z. Col., p. 227, n. 423 (gen. Nova Zelandia.
Melanophthalma(?) Motsch.).
albipilis Reitter, Stett. ent. Zeit., 1875,p.485 Austria, Corsica.
(= Mel. transversalis Gyl1.).
amplipennis Reitter, Stett. ent. Zeit., 1875, Moravia, Austria.
p. 424 (— foveola Beck.).
angusticollis Broun., Man. N.-Z. Col., p. 235, Nova Zelandia.
n. 414 (gen. Melanophtalma Motsch.).
antipodum Belon, Rev. fr. d'Ent. Caen, 1885, Nova Caledonia.
p. 252 (gen. Melanophthalma Motsch.).
cardiadera Fairm., Ann. Mus. civ. Genova, 1875, Africa bor.
p. 505 (— fulva Com.).
(*) Dans une brochure récente (Recherche de l’espèce typique, etc., Mont-
luçon, 1886, p. 10), M. Des Gozis veut substituer le nom nouveau de Parascheva
à celui de Corticartia jusqu'ici universellement admis par les auteurs, et consacré,
sil en était besoin, par la plus légitime prescription. On me permettra de faire
remarquer très brièvement que les deux raisons sur lesquelles notre érudit collègue
appuie son opinion ne sont rien moins que convaincantes. Le simple fait de
l'inscription d’une espèce en tête d’un genre ne prouve nullement qu’elle en est le
type dans la pensée de l’auteur; il peut même se faire, et cela s’est vu plus d’une
fois, que la première place soit précisément occupée par une forme à laquelle il
manque un ou plusieurs des caractères essentiels mentionnés dans ladiagnose géné-
rique. D’autre part, fut-il démontré que l’habitat de toutes les Corticaria est
étranger aux écorces, le nom imposé par Marsham perdrait, comme tant d’autres,
la vérité de sasignification, sans être pour cela nécessairement frappé de déchéance.
(?) J'ai dit ailieurs (Ann. Soc. Linn. Lyon., 1884, p. 104) pour quels motifs on
devait conserver à ce genre le nom créé par Motschulsky, et laisser en synonymîe
les dénominations plus récentes : Corticarina Reitter et Melanopsis ou Oropsime
Des Gozis.
04 LISTE DES LATHRIDIIDES
Clairi H. Bris. de Barn., Ann. Soc. ent. Fr., 1881, Gallia merid.
p. 40m 27
concolor H. Bris. de Barn., Ann. Soc. ent. Fr., 1880, Corsica.
p. 236 (— fulva Com.).
conferta Reïtter, Verhandl. Nat. Ver. Brünn, 1879, Australia.
p. 32, n. 7 (gen. WMelanophthalma Motsch.).
conveza Reitter, Bestimmungs-Tabellen, III (1880), p.20. Algiria.
corsica H. Bris. de Barn., Ann. Soc. ent. Fr., 1878, Corsica.
Bull., p. XCVI.
cucujiformis Reitter, Bestimmungs-Tabellen, III (1880), »
p. 26.
delicatula Woll., Trans. ent. Soc. London, 1871, I. Canariæ.
p. 252 (— Mel. gibbosa Herbst).
denticulata H. Bris. de Barn., Ann. Soc. ent. Fr., Gallia.
1881, p. 399, n. 25 (— saginata Mann.).
depressa Thoms., Opusc. ent., 386 (— Mannerheimi Europa.
Reitt.).
Diecki Reitter, Stett. ent. Zeit., 1875, p. 418. Marocco.
dilatipennis Reïtter, Deutsche A. Zeitschr... 1878, I, ST
p. 96 (— foveola Beck.).
discoïdea Broun, Man. N.-Z. Col., p. 236, n. 420 Nova Zelandia.
(gen. Melanophthalma Motsch :
diversicollis Belon, Rev. fr. d'Ent. Caen, 1884, Nova Zelandia.
p. 258 (gen. MWelanophthalma Motsch.).
E'ppelsheimi Reitter, Stett. ent. Zeit., 1875, p. 428. Styria.
Jasciata Reiïtter, Deutsche ent. Zeitschr., 1877, p. 115. Japonia.
Fauveli Belon, Rev. fr. d'Ent. Caen, 1885, Nova Caledonia.
p. 253 (gen. Welanophthalma Motsch.).
Jinitima Broun, Man. N.-Z. Col., p. 236, n. 418 Nova Zelandia.
(gen. Melanophthalma Motsch.).
flavescens Thoms., Opusc. ent. (1871), IV, 363 Suecia.
(= fulva Com.).
foveola Reiïtter, Stett. ent. Zeit., 1875, p. 428, (Germania.
(= linearis Payk. var.).
Jfulqurita Belon, Soc. ent. Belg., 1884, Comptes- Nova Zelandia.
rendus, p. CCXIX; Rev. fr. d'Ent. Caen,
1884, p. 2€1 (gen. Welanophthalma Motsch.).
hirtalis Broun, Man. N.-Z. Col., p. 236, n. 417 (gen. »
Melanophthalma Motsch.).
horrida Belon, Rev. fr. d'Ent.Caen, 1884, p. 256 (gen. »
Melanophthalma Motsch.).
illustris Reïtter, Verhandl. Nat. Ver. Brünn, 1879, »
p. 179 (gen. Melanophthalma Motsch.).
fasciata Broun, Man. N.-Z. Col., p. 235, n. 416. »
DÉCRITS POSTERIEUREMENT AU CATALOGUE DE MUNICH. 95
japonica Reitter, Deutsche ent. Zeitschr., 1877, p.116. Japonia.
Kaufmanni Reitter, Bestimmungs-Tabellen, III (1880), Algiria.
p: 21:
lapponica Reiïtter, loc. cit., p. 25 (= saginata Mann.). Germania.
latipennis Sahlb., Faun. et Flor. Fenn.(—#el. fuscula Fennia.
Humm. var.).
Lederi Reitter, Stett. ent. Zeit., 1875, p. 444 (gen. Algiria.
Migneauxia J. Duv.).
Mannerheimi Reïtter, loc. cit., p. 427. Europa bor.
longicollis Mann., Germ. Zeïtschr., V, p. 43, n. 33 »
(nom præocc.).
meridionalis Reitter, Stett. ent. Zeit., 1875, p.442 Europa merid.
(— Mel. fuloipes Com.).
metallica Reitter, Verhand. k.k. zool. bot.Ges. Wien, Hispania.
1874, p. 526.
monticola H. Bris. de Barn., Ann. Soc. ent. Fr., 1881, Pyr. or.
p- 388, n. 9.
moraviaca Reitter, Stett. ent. Zeit., 1875, p. 435 Moravia.
(— Mel. transversalis GyIl.).
obesa Broun, Man. N.-Z. Col., p. 237, n. 421 Nova Zelandia.
(gen. Melanophthalma Motsch.).
olympiaca Reitter, Stett. ent. Zeit., 1875, p. 417. Græcia.
ooplera Fairm., Ann. Mus. civ. Genova, 1875, p. 506 Africa bor.
(= Mel. fulvipes Com.).
orientalis Reitter, Mittheil. Münch. ent. Ver., 1877, India or.
p. 139, n. 24 (gen. MWigneauxia J. Duv.).
ornata Reitter, Deutsche ent. Zeitschr., 1877, p. 115. Japonia.
ovalipennis Reïtter, Stett. ent. Zeit., 1875, p. 441 Engadin.
(gen. Welanophthalma Motsch.).
picturata Belon, Soc. ent. Belg. , 1884, Comptes- Nova Zelandia.
rendus, p. CCXX; Rev. fr. d'Ent. Caen,
1884, p. 260 (gen. Welanophthalma Motsch.).
pubera Broun, Man. N.-Z. Col., p. 235, n. 415 (gen. »
Melanophthalma Motsch.).
pudibunda Broun, loc. cit., p. 237, n. 422 (gen. Hela- »
nophthalma Motsch.).
pustulosa Belon, Rev. fr. d'Ent. Caen, 1884, p. 262 »
(gen. Melanophthalma Motsch.).
rufescens Reïitter, Stett. ent. Zeit., 1875, p. 420 Madrid.
(— Cort. pinicola Ch. Bris.).
rugipennis Reitter, Bestimmungs-Tabellen, III (1880), Ægyptus.
nl. 20:
seminigra Belon, Rev. fr. d'Ent. Caen, 1885, p. 250 Chile.
(gen. Welanophthalma Motsch.).
96 LISTE DES LATHRIDIIDES
setigera Belon, Rev. fr. d’Ent. Caen, 1885, p.251 Nova Caledonia:
(gen. Melanophthalma Motsch.).
Sharpi Belon, Rev. fr. d'Ent. Caen, 1884, p. 260 Nova Zelandia.
(gen. Welanophthalma Motsch.).
splendens Reïtter, Verhandl. Nat. Ver. Brünn, 1879, »
p. 32, n. © (gen. Welanophthalma Motsch.).
Steinheili Reitter, loc. cit., p. 32, n. 6 (gen. Æela- Bogota.
nophthalma Motsch.).
subparallela Fairm., Ann. Mus. civ. Genova, 1875, Africa bor.
p. 505 (— il+sa Mann.).
subtilissima Reïtter, Mitth. Münch. ent. Ver., 1877, Australia.
p.139; n. 23:
tarsalis Broun, N.-Z. Journal of Science, 1882 Nova Zelandia.
(november) (gen. elanophthalma Motsch.).
Thomsoni Reitter, Bestimmungs-Tabellen, III (1880), Suecia.
p.20:
spinulosa Thoms., Opusc. ent., 1871, IV, 385. »
tunisiensis H. Bris. de Barn., Ann. Soc. ent. Fr., Africa bor.
1884, Bull., p. LXXXI.
varieqata Broun, Man. N.-Z. Col., p. 236, n. 419 Nova Zelandia.
(gen. Melanophthalma Motsch.).
Weisei Reitter, Stett. ent. Zeit., 1875, p. 426 (— /on- Bohemia.
gicollis Lett.).
zelandica Belon, Rev. fr. d'Ent. Caen, 1884, Nova Zelandia.
p. 255 (gen. Melanophthalma Motsch.).
Dasycerus Brongniart(").
elongatus Reitter, Stett. ent. Zeit., 1875, p. 410. Hispania merid.
interruptus Reitter, Bestimmungs-Tabellen, III (1880), Austria.
Det oe
echinatus Reitter, Stett. ent. Zeit., 1875, p. 411 »
jonicus Reitter, Deutsche ent. Zeitschr., 1884, I, p. 118. Corfou.
Merophysia Lucas.
Baudueri Reïtter, Mitth. Münch. ent. Ver., 1877, p. 6. Algiria.
acuminata Fairm., Ann. Soc. ent. Fr., 1879, p. 168, »
n. 29.
biplicata Reïtter, Deutsche ent. Zeitsch., 1884, p. 253. Syria.
cretica Kiesenw., Berl. ent. Zeïitschr., 1872, p. 163. Creta.
foveolata Baudi, Berl. ent. Zeitschr., 1870, p. 59. Cyprus.
lata Kiesenw., Berl. ent. Zeitsch., 1872, p. 164. Græcia.
(‘) La place naturelle de ce genre n’est point celle qu’on lui a assignée jusqu’ici
auprès des Corticaria; il faut le ranger entre les Metophthalmus et les Lathridius
vrais. (Voir Ann, Soc. Linn. Lyon, 1884, p. 2).
DÉCRITS POSTÉRIEUREMENT AU CATALOGUE DE MUNICH. 97
Madoni Belon, Rev. fr. d'Ent. Caen, 1885, p. 241. Cyprus.
minor Baudi, Berl. ent. Zeitsch., 1870, p. 59 (— carme- »
litana Saulcey).
oblonga Kiesenw., Berl. ent. Zeitschr. 1872, p. 164. Græcia.
ovalipennis Coye, Abeille, VI, annexe, p. 376 (— orien- Syria.
talis Sauley).
procera Reitter, Stett. ent. Zeit., 1875, p. 304. Palæstina.
Saulcyi Belon, Ann. Soc. Linn. Lyon, 1881, p. 47. Jaffa.
sicula Kiesenw., Berl. ent. Zeitschr., 1872, p. 166 Sicilia.
(= formicaria Luc. var.).
uniplicata Reitter, Deutsche ent. Zeïtschr., 1884, p.253. Marocco.
Reitteria Leder.
(Berl. ent. Zeitschr., 1872, p. 131.)
lucifuga Leder, loc. cit., p. 137. Algiria.
Neoplotera Belon.
(Ann. Soc. Linn. Lyon, 1881, p. 29.)
peregrina Belon, loc. cit., p. 30. Gallia (').
P. S. — Malgré le soin que j'ai apporté à recueillir dans les
diverses publications entomologiques tous les documents relatifs à
la famille des LATHRIDIIDZÆ, quelques descriptions isolées pourraient
m'avoir échappé. Aussi serais-je très reconnaissant envers mes
zélés collègues, s'ils voulaient bien me les signaler pour compléter
ce travail de recensement.
(*) Importé de la côte occidentale d'Afrique.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM,. DE BELGIQUE, T. XXX. VII
LISTE DES LAMELLICORNES LAPAROSTICTIQUES
RECUEILLIS PAR FEU CAMILLE VAN VOLXEM
PENDANT SON VOYAGE DANS LE MIDI DE LA PÉNINSULE HISPANIQUE
ET AU MAROC, EN 1871
PAR
Alfred Preudhomme de Borre
— SÉANCE DU 5 JUILLET 1886 —
Bien que le voyage de feu C. Van Volxem dans le sud du Por-
tugal, quelques points de l’Andalousie et le Maroc (environs de
Tanger) n’ait fourni à la science aucune espèce nouvelle de Zamel-
licorne laparostictique, il ne sera pas sans intérêt pour la géo-
graphie entomologique de donner la liste des espèces, souvent
représentées par de nombreux exemplaires, qui ont été capturées
dans ce voyage et conservées presque toujours avec la plus scrupu-
leuse indication de la localité.
Ateuchides.
. Ateuchus sacer L. — Beja, Casabranca, Tavira, Portimao.
. A. laticollis L.—Foya (17 exempl.), Cap S'Vincent près Sagres.
. A. cicatricosus Lucas. — Faro, Sagres.
. Gymnopleurus Mopsus Il. — Lagos, Sagres, Portimao, Vil-
lareal, Tanger.
5. G. cantharus Erichs. — Tanger.
6. @. Sturmi Mac Leay. — Loule, Faro, Lagos, Sagres, Villa-
real, Tanger.
. @. flagellatus Fabr. — Faro, Foya, Carregado.
À Tanger, Van Volxem a recu de M. Olcese 7 mâles et 3 femelles
appartenant à la variété swturalis Mulsant (Lamell. de
France, 1re édit., p. 58), caractérisée par une rangée de
gros points le long de la suture des élytres.
H D
=]
10.
1118
12:
13.
14.
15.
16.
V7
18.
LISTE DES LAMELLICORNES LAPAROSTICTIQUES. 99
Chceridiides/{‘).
Caccobius Schreberi L. — Faro, S" Olalla, Mafra, Tanger.
Coprides.
Copris kispanus L. — Tavira, Lagos, Villanova de Portimao,
Casa branca, Faro, Tanger.
La variète 5 (Lispanus Mulsant), à Portimao et à Tanger.
La variété y (refusus Muls.), à Tavira et à Tanger.
C. lunaris L. — Cintra, Mafra, Monchique. Des Q seulement.
Un mâle de la variété y (deletus Muls.), à Cintra.
Onitides.
Cheironitis furcifer Rossi. — Tanger.
Ch. irroratus Rossi. — Tanger.
Onitis numida Casteln. — Tanger.
O. Ion Oliv. — Faro.
O. Belial Fabr. — Tavira.
Bubas bison L. — Carregado, Tanger.
La variété © Zineifrons Muls., à Tavira et à Mafra.
B. bubalus Oliv. — Mafra, Carregado.
La variéte C' éntegricornis Muls., à Tavira.
La variete G simplicifrons Muls., à Mafra.
Onthophagides.
Onthophaqus taurus L. — Mafra, Portimao, Foya, Castro-
verde, Faro, Tavira, Tanger.
La variété fuscipennis Muls., à Faro et à Tanger.
La variété «' bovillus Muls., à Faro.
La varièté C' capra Oliv., à Faro.
La variété & capreolus Muls., à Mafra, Faro, Foya et Portimao.
La variété ' femineus Muls., à Faro et à Lagos.
19. O. stylocerus Graells. — 3 Get 1 © non capturés par Van
Volxem, mais recus sans doute des entomologistes qu'il
avait visites à Madrid.
20. O. vacca L. — Lagos, Foya, Tanger.
La varièté affinis Sturm, à Foya et à Monchique.
21. O. cœnobita Herbst. — Bussaco.
22. O. fracticornis Preyssler. — Mafra, Monchique, Foya,
Carregado.
(*) Est-ce bien dans les ChϾridiides que doit se placer le genre Caccobius?
M. van Lansberge, haute autorité dans ces tribus de Lamellicornes, est d'avis, je
pense,que c’est tout à fait à tort que Lacordaire l’a séparé ainsi des Onthoyphagides,
desquels il se rapproche si naturellement. Je suis fort disposé à le croire.
100
LISTE DES LAMELLICORNES LAPAROSTICTIQUES.
La variete tricuspidus Muls., à Monchique.
La variété similis Scriba, à Monchique et à Mafra.
O. marginalis Gebler (andalusiacus Waltl). — Portimao,
Faro, Tanger.
24. O. maki Illig. — Foya, Tanger.
La variète lineatus Muls., à Tanger.
25. O. hirtus Illig. — Tanger.
26. O. punctatus Ilig. — Foya, Cintra, Tanger (1 G' et 1 ©).
Van Volxem étiquetait ces deux exemplaires de Tanger comme
étant probablement une espèce nouvelle, voisine de puncta-
us; mais je n'ai rien pu trouver qui justifiât cette conjecture.
27. O. ovatus L. — Faro, Mafra.
28. O. furcatus Fabr. — Faro, Tavira, Carregado, Portimao,
Villareal.
29. O. nigellus Illig. —- Mafra, Faro, Tanger.
30. Oniticellus flavipes Fabr., var. fulvicollis Muls. — Tanger.
31. O. pallipes Fabr. — Faro.
RRbbhhhhhhEkEk
Aphodiides.
. Colobopterus erraticus L. — Tavira, Faro, S" Olalla.
. Otophorus hemorrhoidalis L. — S" Olalla.
. Aphodius scybalarius Fabr. — Carregado.
. À. fimetarius L. — S"Olalla, Carregado, Foya, Caldas de
Monchique.
. A. granarius L. — Coïmbra, Mafra, Carregado, Caldas de
Monchique.
Je mentionne en passant que cette espèce vulgaire se trouve
aussi dans les récoltes que C. Van Volxem fit en 1874-75, à
l’île de Corfou, où les médecins avaient envoyé notre regretté
compatriote passer le dernier hiver de sa trop courte
existence.
. À. varians Duftschm. — Coïmbra.
La variété niger Sturm, à Coïmbra et à Pombal.
. ferrugineus Muls. — Tavira, Sagres. Portimao, Tanger.
. quadriquttatus Herbst — Tanger.
. scrofa Fabr. — Foya.
. unicolor Olivier. — Tanger.
. lividus Oliv. — Aranjuez, Tanger.
. sordidus Fabr. — Tavira, Tanger.
. lugens Creutzer. — Tanger.
. immundus Creutzer. — Tavira.
. tersus Rosenhauer. — Tanger, en très grande quantité.
. lineolatus Illig. Tanger.
. consputus Creutzer. — Tanger.
69.
LISTE DES LAMELLICORNES LAPAROSTICTIQUES. 101
De l’île de Corfou, Van Volxem a rapporté l’A. tabidus Er.
(en nombre) et l’A. obliteratus Panzer.
Ammaæcius lusilanicus Er. — Cintra.
. A. numidicus Muls. — Tanger.
. Pleurophorus cœsus Panzer. — S" Clara.
. Platytomus sabulosus Muls. — Portimao.
Orphnides.
. Hybalus tingitanus Faïrm. — Tanger (1 Get 1 Q).
Géotrupides.
. Geotrupes Hoffmannsegqi Fairm. -— Portimao, Tanger.
. G. Typlœus L. — Monchique, Cintra, Foya, Tanger.
La variété pumilus Marsh., du Portugal, sans spécification de
lieu.
. T'yphæoides Fairm. — Tanger.
. lævipennis Muls. — Foya, Monchique.
. lævigalus Fabr. —- Carregado, Castro-verde.
. chalconotus Chevrol. — Belem, Pombal, Foya, Monchique.
. rugosicollis Jekel. — Carregado.
QD
. kemisphæricus Olivier. — Sagres.
. marginatus Poiret. — Tanger.
. escorialensis Jekel.
. Silphoides Jekel.
Ces deux espèces ne sont pas, à proprement parler, des cap-
tures de Van Volxem; il les a recues à Madrid, d'entomo-
logistes de cette ville.
G
G
G
G
. G. nitidus Jekel. — Alte, Lagos, Cintra, Portimao, Carregado.
G
G
G
G
ÿ. (. hypocrila II]. — Portimao, Tanger.
. G. spiniger Marsh.
. @. corruscans Chevrolat.
D’apres les étiquettes, il semble aussi douteux que Van Volxem
ait capture lui-même les deux espèces, qu’il a probablement
reçues de M. le professeur Paulino de Oliveira, à Coïmbra.
Tous les corruscans sont de la race portugaise d’un cuivreux
rutilant, différente de la race asturiano-galicienne, qui est
d’un vert dore, sans ou presque sans rutilance.
Trogides.
Trox perlatus Goeze. — Bussaco.
La variété Lispanicus Waltl, de Bussaco et de Monchique.
La variété Fabricii Reiche, de Tanger.
70. Tr. scaber L. — Aranjuez, Egreginha.
102 LISTE DES LAMELLICORNES LAPAROSTICTIQUES.
Glaphyrides.
71. Glaphyrus serratule Fab. — Mazagan. Quelques exemplaires.
72. Amphicoma Goudoti Casteln. — Mazagan et Tanger. Un
grand nombre d'exemplaires. (*) ;
(1) C. Van Volxem a rapporté de son voyage de nombreux exemplaires de CAas-
matopterus, et de plusieurs espèces, mais ils n’ont pas encore été étudiés non plus
que les Fymenoplia. Je doute du reste que la place de ce genre soit bien dans les
Glaphyrini. La vérité est qu’il forme un chainon entre les Mélolonthides et les
Glaphyrini, tout comme ceux-ci, et même les Mélolonthides, suivant MM. Le Conte
et Horn, sont une sous-famille intermédiaire entre les Laparosticti et les vrais
Pleurosticti (Rutélides, Dynastides, Cétonides).
LISTE DES LAMELLICORNES LAPAROSTICT IQUES
RECUEILLIS PAR FEU CAMILLE VAN VOLXEM
PENDANT SON VOYAGE AU BRÉSIL ET A LA PLATA EN 1872
SUIVIE DE LA DESCRIPTION
DE DIX HUIT ESPÈCES NOUVELLES ET UN GENRE NOUVEAU
PAR
Alf. Preudhomme de Borre.
—. SÉANCE DU 5 JUILLET 1886 —
—— 269 2->—
Après avoir terminé le travail de fusion d2 plusieurs collections
de Lamellicornes laparostictiques dans celle du Musée royal d’His-
toire naturelle de Belgique, j'ai cru qu’il serait assez opportun de
donner, conformément au désir de la famille Van Volxem, la liste
complète des espèces de ces tribus recueillies par notre jeune et
regretté compatriote, dans le voyage qu'il fiten 1872-1873, avec
MM. E. Van Beneden et W. de Selys-Longchamps, aux provinces
brésiliennes de Rio Janeiro et Minas Geraes, puis à Montevideo et
à Buenos-Ayres. Une seule partie de ces récoltes en Lamellicornes
coprophages avait été étudiée par M. von Harold, les Aphodiides,
que notre savant confrère a publiés en 1876 dans nos Annales.
Je les ai énumérés, pour rappel, à la place qu’ils doivent occuper
dans la liste ci-après.
Le nombre d’espèces nouvelles pour la science était relativement
peu considérable; c’est pourquoi, comme je l'ai fait en 1881 pour
lénumération des Criocérides du même voyage, j'y ai ajouté les
descriptions d'un certain nombre d’espèces sud-américaines inédites
des collections du Musée Royal, plus particulièrement des espèces
que j'avais eu occasion de porter en juillet 1850 à Berlin, où elles
ont été confrontées dans les collections de ce riche Musée, avec
l'assistance de M. von Harold, qui en était encore alors le conser-
vateur.
M. le D' Candeze m’a confié aussi, pour les étudier et au besoin
les décrire, un bon nombre d’espèces intéressantes de sa belle col-
lection. Qu'il en recoive ici mes affectueux remerciments.
104
LISTE DES LAMELLICORNES LAPAROSTICTIQUES.
Ateuchides.
. Megathopa bicolor Guérin-Ménev. — Montevideo, 2 exempl.
. Canthon curvipes Harold. — Montevideo, 1 exemplaire.
. ©. seplemmaculatus Latr., var. histrio Lepell. et Serv. —
Barbacena, 2 ex.
. C. molilus Har. — Rio Janeiro, 1 ex.
. C. smaragdulus Fabr. — Rio Janeiro, 3 ex., Botafogo, 18 ex.
Copa Cabana, 1 ex.
. C. conformis Har. — Sao Joao del Rey, 2 ex.
. C. bispinus Germar. — Buenos-Ayres, 6 ex., Montevideo,
2 ex.
. C. opacus Bohem. — Buenos-Ayres, 1 ex.
. C. tristis Har. — Sao Joao del Rey, 14 ex., Barbacena, ] ex.
. Dellochilum submetallicum Casteln. — Barbacena, 1 ex.
. Æurysternus deplanatus Germar. — Barbacena, 5 ex.
Choeridiides.
. Trichillum Heydeni Har. — Barbacena, 3 exempl.
. Chœridium subquadratum Har. — Sao Joao del Rey, 4 ex.,
Barbacena, 3 ex.; nombre d’autres exemplaires du Brésil,
sans spécification de localité.
. Ch. puncticolle Har. — Sao Joao del Rey, 4 ex.; Barbacena,
1 ex., et plusieurs autres sans spécification de la localité.
. Ch. pauperatum Germar. — Montevideo, 2 ex.
. Ch. robustum Har. — Barbacena, 2 ex., Montevideo, 2 ex.
. Ch. squalidum Fabr. — Rio-Janeiro, J ex., Botafogo, 3 ex.
. Ch. vividum Germ. — Barbacena, 1 ex.
. Ch. carbonarium Har. — Therezopolis, 1 ex., Petropolis, 1 ex.
. Ch. striatulum sp. nov. (voir plus loin la description). — Sao
Joao del Rey, 1 ex., Barbacena, 2 ex., Brésil sans autre
indication, 9 ex.
. Ch. Volxemi sp. nov. (voir plus loin la description). — Rio
Janeiro, 1 ex.
. Canthidium dispar Har. — Botafogo, 1 ex.
C. lucidum Har. — Therezopolis, 3 ex., Juiz de Fora, 1 ex.,
Barbacena, 1 ex.
C. cupreum Blanch. — Buenos-Ayres, 3 ex.
C. globulum Har. — Therezopolis, 1 ex.
C. mæstum Har. — De nombreux exemplaires, sans indication
de localité. Comme ils sont en très mauvais état, il ne
serait pas impossible qu’au lieu d'avoir été rapportée
d'Amérique par Cam. Van Volxem, cette espèce lui eût
LISTE DES LAMELLICORNES LAPAROSTICTIQUES. 105
été procurée par les lavoirs de Verviers, où elle s’est
souvent trouvée dans les laines provenant de l’Amérique
du Sud.
27. C. breve Germar. — Montevideo, 6 ex., Buenos-Ayres, 4 ex.
Plusieurs autres sans indication et fort mutiles des pattes
proviennent aussi assez probablement des laines importées
pour la draperie verviétoise.
28. C. politum Har. — Rio Janeiro, 1 ex.
29. C. barbacenicum sp. nov. (voir plus loin la description). —
Barbacena, 3 ex.
30. C. Volxemi sp. nov. (voir plus loin la description). — There-
zopolis, 1 ex.
Coprides.
31. Ontherus quadratus Er. — Sao Joao del Rey, 1 ex.
32. Pinotus anaglypticus Mannerh. — Sao Joao del Rey, 1 ex.
. semiæneus Germar. — Sao Joao del Rey, 5 ex.; Barbacena
2 ex. Plusieurs autres sans localité.
. ductuosus Har.— Sao Joao del Rey, 17 ex., Barbacena 4 ex.
. Ascanius Har. — Sao Joao del Rey, 1 ex.
. crinicollis Germ. — Barbacena, 1 ex.
. semisquamosus Curtis. — Copa Cabana, 3 ex.
. Nisus Olivier. — Sao Joao del Rey, 3 ex., Barbacena, 6 ex.
39. Gromphas inermis Har. — Buenos-Ayres, 7 exempl. et un
grand nombre d’autres sans localité spécifiée.
40. Phanæus ensifer Germar. — Barbacena, 2 ex.
Al. PA. splendidulus Fabr. — Buenos Ayres, une quarantaine
d'exemplaires des deux sexes, Barbacena, 1 G:.
42. PX. floriger Kirby. — Botafogo, 1 G!.
43. P. Kirbyi Vigors. — Barbacena, 1 Q.
44. Ph. saphirinus Sturm. — Therezopolis, 1 @.
co
Cl
©
où
©
jose Lac Mas ae
Onthophagides.
45. Onthophaqus fracticornis Preyssler. — C. Van Volxem a pris
le 4 novembre 1872 une femelle de cette espèce d'Europe
à Juiz de Fora,
46. O. hirculus Mann. — Sao Joao del Rey, 3 Q, Barbacena,
1 G'et 3 ©, Buenos-Ayres, 1 G', Montevideo, 1 Q.
47. ©. buculus Mann. — Sao Juao del Rey, 1 G, Barbacena, 2 G'.
48. O. sp. — Barbacena, 1 &.
49. O. sp. —- Buenos-Ayres, 3 ©.
Bien que les collections du Musée royal de Belgique contiennent
un nombre très-considérable d'espèces d'Onthophagus, tant déter-
minées qu’indéterminées, l'étude de ces deux espèces n’a abouti qu’à
106 LISTE DES LAMELLICORNES LAPAROSTICTIQUES.
me faire identifier la première avec une forme qui se trouvait dans
l’ancienne collection James Thomson, sous le nom 2% lité. de medio-
cris Deyrolle. Toutefois, je me garderai bien de les décrire ainsi
isolées; ce serait rendre un trop mauvais service à la science. Le
gigantesque genre des Onthophagus, dans le sens de Lacordaire, est
un véritable chaos en ce moment; les collections renferment un
nombre considérable de formes qui n’ont jamais été décrites, et les
ouvrages, une quantité non moins considérable de descriptions fai-
sant souvent double emploi. Il faut absolument qu’un monographe
s'y produise, et, en sacrifiant une demi douzaine d'années peut-être
de son existence, il aura bien mérité de la science. Comme bien
d’autres, je dois décliner cette tâche, incompatible avec mes devoirs
professionnels ou qui, du moins, traînerait entre mes mains dix fois
plus que dans celles d’un homme moins occupé. Il y a d’ailleurs
quelque espoir que le savant spécialiste néerlandais, M. van Lans-
berge, qui a déjà travaillé en maître les Ontlophagus de la Malaisie
et d’autres, se laissera persuader et se dévouera à cette difficile,
mais bien nécessaire revision générale.
Aphodiides.
50. Aphodius Van Volxremi Harold. Ann. Soc. Ent. Belg. XIX,
(1876), C.-rend. p. xou1.
51. Saprosites puncticollis Har.
52. S. breviusculus Har.
58. S. aspericeps Har. Ann. S. Ent. Belg. 1. cit. xovur. À l’exem-
plaire qui a servi de type à M. von Harold, il faut en
ajouter d’autres, retrouvés ultérieurement et de la même
localité de Botafogo.
54. Ailænius Derbesis Solier.
55. A. stercorator Fabr.
56. A. picinus Har.
57. A. platensis Blanchard (integer Har). — Aux quatre localités
A
A
A
citées par M. von Harold, il faut encore ajouter Baependy.
A. opatrinus Har. — A Sao Joao del Rey, il faut ajouter la
localité de Barbacena.
59. À. complicatus Har.
A. scutellaris Har.
À. opatroides Blanch. — Ajouter : de Buenos-Ayres.
A. opacus Har. — Ajouter : de Sao Joao del Rey.
A. crenator Har. Ann. Soc. Ent. Belg. 1. cit. xcvir. Aussi
de Montevideo.
Ainsi que je l’ai dit plus haut, M. von Harold a étudié les Apho-
diides du voyage Van Volxem et en a fait l’objet d’ane étude savante
et consciencieuse, où l’on trouvera de plus amples détails à leur sujet.
LISTE DES LAMELLICORNES LAPAROSTICTIQUES. 107
Hybosorides.
64. Cœlodes gibbus Perty. — Therezopolis, 1 ex., Sao Joao del
Rey, 1 ex.; un troisième sans localité spécifiée.
65. C. humeralis Mannerh. — Deux exemplaires sans localité
spécifiée.
66. Metachælodus (n. g.) discus Dej. in Catal. sub nomine gener.
Hybosorus, (voir plus loin les caractères du genre et la
description de l'espèce). — De nombreux exemplaires,
sans spécification de localité. Comme ils sont génerale-
ment très mutilés, j'ineline à croire qu’ils n’ont pas éte
rapportés d'Amérique par Van Volxem, mais trouvés à
Verviers dans les laines. M. le Dr Candèze, en possède
aussi de grandes quantités obtenues de cette manière.
Trogides.
67. Trox suberosus Fabr. — Plusieurs exemplaires de Buenos-
Ayres et Montevideo.
68. T. pilularius Germar. — Id. Id.
69. T. argentinus Harold. — Deux exemplaires de Buenos-Ayres.
Acarthocérides.
70. Clæotus aphodioides Ilig. — Cachambu, un exemplaire.
Uroxys Rodriguezi.
U. dilaticollis Deyrolle, in sched. coll. Thomson.
Brevissime ovatus, æneo-niger, leviter cuprascens, antennis pal-
pis tarsisque rufescentibus. Caput modice convezum, inerme, clypeo
fortiter bidentato et rugose punctato. Thorax transversus, subqua-
dratus, antice leviter bisinuatus, angulis anticis superne visis,
oblique et late truncalis, posticis rotundatis, ad angulos anticos
tantum parce et grosse punclatus; foveolis lateralibus simplicibus.
Elytrorum strie antice obsolete punctatæ, poslice evidentius el
profundiores; interstiliis planis atque levibus.
Long. 7 1/4 mill., lat. 4 1/2.
Très-brièvement ovalaire. D'un noir bronzé métallique à reflets
un peu cuivreux, avec les antennes, les palpes et les tarses brun-
rougeâtre. Tête un peu convexe, mais sans tubercule, ni carène;
bord antérieur du chaperon retroussé et fortement bidente; une
ponctuation grossière vers ce bord et tout le reste de la tête lisse.
Corselet à peu près quadrangulaire et bien transversal; le bord
antérieur avec une échancrure faiblement bisinueuse; les côtes
droits; le devant et les bords latéraux réfléchis finement marginés ;
108 LISTE DES LAMELLICORNES LAPAROSTICTIQUES.
la base très faiblement arquée, non marginée; angles antérieurs
remplacés, vus d’en haut, par une troncature oblique ; angles posté-
rieurs arrondis; fossettes latérales simples; surface lisse, sauf
quelques points assez gros vers les angles antérieurs. Élytres à
interstries plans et Fe : les stries fortes, obsolètement ponctuees
en avant, mais plus distinctement en arriere, où elles sont creusées.
Le pygidium, l'abdomen et la plaque métasternale lisses, le méso-
sternum et les épisternes rugueusement ponctués. Tibias antérieurs
à trois dents assez obtuses.
Guatemala. Mus. R. Belg., Inv. Col. 1275. Je dédie cette espece
à mon excellent ami Don Juan Rodriguez, directeur du Musée
zoologique de Guatemala. Il se placera près de VU. cuprescens
Westwood et n’a absolument rien de commun avec l’U. dilaticollis
Blanchard, de l'Amérique méridionale (Voyage de d'Orbigny,
Coléopt., p.173)dont il portait le nom dans la collection J. Thomson.
Scatimus patruelis.
Chœridium patruele Dejean, Catal, éd. 3, p. 153.
Ovatus, nigro-piceus, nitidus, pedibus rufescentibus, antennis
flavis. Caput dense et subtilissime punctatum; clypeo antice sinuato
algue bidentato. Thorax laleribus bifoveolatus, in foveis grosse
punctatus. Elytra striato-punctata, interstris levibus, Îleiaster-
num leve, haud sulcatum.
Long. 5 mill.
Ovale assez régulier. D’un noir de poix tres brillant ; les pattes
rougeâtres; les antennes d’un testacé jaunâtre très-clair. Tête
densément, mais tres finement pointillée ; chaperon faiblement
retroussé, sinué et bidenté en avant; une petite carène transverse
un peu arquée au milieu du front. Corselet presque deux fois aussi
large que long, lisse avec deux fossettes latérales fortement ponc-
tuées de chaque côté. Élytres à stries fines et ponctuées, un peu
creusées en arrière; interstries lisses. Mésosternum grossièrement
ponctué, ainsi que les flancs du métasternum et les segments abdo-
minaux ; la plaque métasternale lisse n’a pas le sillon qu'offre la
seule espèce mexicaine décrite jusqu'ici (ovatus Harold.)
Mexique. Mus. R. Belg., I. Col. n. 1271, de l’ancienne collection
J. Thomson, où elle portait le nom ci-dessus du Catalogue de
Dejean.
Choeridium striatulum.
Nigrum,nilidum, femoribus piceis, tibis et tarsis rufescentibus,
antennis palpisque ochraceo-flavis.Caput medio tuberculatum, antice
rugose punclatum, clypeo concavo, bidentato alque ciliato. Thoraz
valde convezus, lævissimus, basi immarginata. Elylrorum striæ
LISTE DES LAMELLICORNES LAPAROSTICTIQUES. 109
subliles obsoletissime punctale, anle apicem desinentes ibique pro-
fundiores. Pygidium læve, convezum.
Long. 6 mm.
Noir brillant avec les cuisses brun de poix, les tibias et les
tarses brun-rougeâtre; antennes et palpes d’un jaune d’ocre clair.
Tête portant un tubercule bien marqué, presque lisse en arrière et
vers les yeux, rugueusement ponctuée sur le devant du chaperon,
qui est un peu creusé et se termine antérieurement en deux
dents assez marquées; quelques cils en avant du chaperon et
d’autres aux angles antérieurs du corselet. Celui-ci très convexe,
très lisse, marginé en avant et latéralement, point en arrière.
Élytres lisses, marquées chacune de 7 stries très-fines, séparées par
des interstries très plans; ces stries s’approfondissent vers le som-
met, sans l’atteindre complètement; leur ponctuation est tout à fait
obsolète, sauf la 7e qui, à son commencement, derrière le calus
huméral, offre quelques points apparents. Mésosternum rugueux ;
métasternum lisse, ses flancs ponctués ; les premiers segments de
l'abdomen ponctués en séries transversales. Pygidium bombé, lisse.
L'arête externe du tibia antérieur porte trois dents suivies d’un
faible denticule.
Hab. : Brésil, Du voyage de Van Volxem (voir plus haut).
Mus. R. Belg sub. num. 1310 Invent. Coleopt.
Choeridium Volxemi.
Ch. metallicolle Reïiche in litt., secund. sched. collect. Thomson.
Niqrum, nilidum, pedibus brunneis, antennis palpisque testaceis.
Caput læve, muticum, clypeo antice subemarginato. Thorax conve-
œus, lævissimus, striola longiludinali brevi ante medium baseos
notatus. Elytra lævia, strialo-punctata, stris postice profundiori-
bus, ante apicem deflezum abbreviatis, punctis striarum in disco
minus conferlis. Seymenta abdominis omnia subseriatim punctata.
Long. 5 mm.
Noir brillant, avec les pattes brunes ; les antennes et les palpes
d’un testacé clair. Tête lisse, mutique; quelques points seulement
le long des côtés du chaperon, qui est assez faiblement sinué au
milieu. Corselet tres lisse et bombé; sur la base une faible striole
longitudinale médiane. Élytres à interstries plans et lisses, séparant
sept stries bien marquées, plus profondes en arrière, où elles
cessent avant le sommet, qui est bien réfléchi; la ponctuation de
ces stries est assez forte et les points, rapprochés en arrière, sont
assez espacés sur le disque. Comme chez l'espèce précédente, le
mésosternum est rugueux, le métasternum lisse, avec des flancs
grossièrement ponctués; enfin tous les segments abdominaux, et
110 LISTE DES LAMELLICORNES LAPAROSTICTIQUES.
non les premiers seuls, sont marqués de forts points assez en séries.
Pygidium excavé, grossièrement et densément ponctué. Tibias
extérieurs faiblement tridentés.
Hab.: Rio Janeiro (Van Volxem). Un autre exemplaire brésilien
dans l’ancienne collect. J. Thomson, Mus. R. Belg., sub. num.
1311 Inv. Col.
Canthidium splendidum.
Ch. consentaneum Dej. in sched. coll. Thomson.
Viride, ac nitens, infra violaceo-nigrum, femoribus viridibus,
tibiis tarsisque brunneis; antennis alque palpis ochraceis. Caput
antice nigrum, punctatum, in mare carina media bidentata munitum,
in femina tantum gibbosum. Thorax valde convezus, basi tota
marginata. Elytra leviter striato-punctata, interstriès velutinis et
delicatissime punctulatis. Pygidium dense punctatum.
Long. 9-10 mill.
Assez robuste. D’un beau vert brillant, avec le bord antérieur de
la tête et le dessous du corps d’un noir un peu violacé; cuisses
verdatres; tibias et tarses brunâtres, de même que les hanches
intermédiaires; antennes et palpes ferrugineux. Chaperon légere-
ment sinué et bidenté en avant. Ponctuation de la tête et du corselet
dense, plus forte chez le mâle que chez la femelle. Celle-ci a le
centre de la tête simplement gibbeux, tandis que le mâle a une
saillie ou carèné bidentez, en arrière de laquelle le vertex est bien
excavé. Corselet très-bombé, complètement marginé, y compris la
base, comme dans l'espèce que M. von Harold a nommée smarag-
dinum; les fossettes des côtés très fortes ; sur le milieu du bord
antérieur, dans les deux sexes, il y a, aux deux côtés du sillon
médian presque obsolète, deux petites dépressions très peu appa-
rentes. Élytres a sept stries fines, portant des points légers
et espacés; les interstries absolument. plans et d’un aspect satiné, à
cause d’une ponctuation extrêmement dense et délicate. Pygidium
terne et densément ponctué. Ponctuation grossière sur les flancs de
la poitrine, faible sur le centre et l’abdomen. Bord externe des tibias
antérieurs crénelé à la base, puis muni de trois fortes dents.
Hab. : Brésil. 4Q Mus.R. Belg.(Sub num.Inv. Col. 5639 et 5640).
Provenant de l’ancienne collection J. Thomson, où ils figuraient
comme le C#.consentaneum Dej.(Cat.3 éd., p. 153) qui, pour M. von
Harold est un synonyme de C. lucidum. J'avais d’abord supposé
qu'ils pouvaient être le C. véride Lucas (Voy. de Castelnau), dont
il paraît que le smaragdinum Harold est un synonyme postérieur.
Mais, d’après les descriptions, les stries élytrales de cette espèce sont
{ortes et creusées, surtout en arrière, tandis qu'ici l’élvtre est plane
et tout à fait légèrement striée; d’ailleurs, comme je l'ai fait remar-
LISTE DES LAMELLICORNES LAPAROSTICTIQUES. 111
quer dans la description, les deux espèces se placent à côte l’une de
l’autre, par leur rebord entier de la base du corselet.
Canthidium Haroldi.
. Viridi-micans, pectore obscuriore, abdomine pedibusque atro-
viridibus, tibiarum dentibus et tarsis brunneis: antennis palpisque
ochraceis. Caput dense et subtilissime punctatum, vertice bituber-
culato; clypeo rufomarginalo, late sinuato, breviter et obtuse
bidentato. Thorax obsolete punctatus, sulco longitudinali medio,
basi serie punctorum longitudinalium tota marginata. Elytra
striato-punctata, punctis minutlis, striis duabus primis postice
profundioribus; insterstitirs subconvexzis. Pygidium lœve. Metatho-
racis pleura granulosa.
Long. 7 mill. circiter.
Vert brillant, avec quelques reflets dorés; devant du chaperon
borde de rougeàtre; antennes et palpes jaune-rougeàtre ; la poitrine
d’un vert plus terne; l'abdomen et les pattes, y compris les hanches,
noir-verdâtre; tarses et dents des tibias brun-rougeàtre. Tête à
ponctuation très-fine et assez dense; le sinus antérieur du chaperon
large et les dents courtes et obtuses ; en avant du vertex, une saillie
bituberculée, noirâtre au sommet. Corselet à ponctuation extrême-
ment fine et presque effacée; bords latéraux finement margines; la
rigole médiane du disque plus marquée que d'ordinaire; la collerette
de points allongés de la base aussi complète que chez le C’. lucidum.
Élytres à stries fines, mais un peu enfoncées entre des interstries
qui ne sont pas absolument plans; elles sont un peu. plus creusées
tout en avant sur la base de l’élytre et les deux premières le sont
aussi très-fort au sommet; elles portent des points espaces assez
faibles. Pygidium lisse et bombe. Dessous lisse, sauf les flancs du
métathorax qui sont semés de granulations allongées en virgules.
Tibias antérieurs assez obtusément tridentés ; leur éperon fortement
recourbe chez la femelle.
Hab. : Nicaragua. Une femelle (collect. Candèze).
Canthidium atricolle.
Aterrimum, nitidum; elytris rubris, antennis palpis tarsisque
testaceis. Caput rugose punctatum, medio tuberculatum; clypeo
antice leviter sinuato atque bidentato. Thorax contexus, lateribus
marginatus, dense et subtiliter punctatus, basi serie punctorum
distinctus. Elytra fortiter striato-punctata, striis 5 primis in
fovea apicali communi desinentibus; interstriis convezis.
Long. 8 mill.
D'un noir profond luisant et non métallique; les élytres rouge-
cerise. Antennes, palpes et tarses rougeûtres. Tête rugueusement
ponctuée, avec un tubercule central; chaperon médiocrement sinué et
Ie LISTE DES LAMELLICORNES LAPAROSTICTIQUES.
faiblement bidenté en avant; son bord antérieur retroussé. Face
supérieure des yeux très-petite. Corselet bombé, densément, mais
finement ponctué; son rebord marginal bien marqué; points de la
collerette basilaire faibles et assez espaces. Élytres fortement striées-
ponctuées; les trois premières stries se réunissant dans une fossette
apicale, où elles sont à peine séparées, interstries convexes. Pygi-
dium à ponctuation faible, mais dense. Poitrine très finement
ponctuée au centre, plus grossièrement sur les flancs. Tibias courts
et robustes, tres élargis au sommet; les antérieurs à trois dents
obruses.
Hab. : Brésil (Anc. coll. Thoms.). Musée R. Belg. Inv. Col.,
n°1346.
Canthidium aurichalceum.
Chœridium aurichalceum Dej., Cat., 3° éd., 153.
Metallescens; capite antice viridi, postice violaceo, pronoto luteo
nitido, elytris rubris, corpore infra cum pedibus luteo. Caput dense
et irrequlariter punctatum. tuberculo frontali mediano duplici;
clypeus margine antico réflexo, sinuato et obtuse bidentato. Thorax
dense et aspere punctatus, anqulis anticis prominentibus, basi serie
punctorum in medio deleta, marginata. Elytra crenato-striata.
Long. 7 mm.
Luisant et métallescent: la tête est verte en arriere, violette en
avant; le corselet jaune-cornaline, brillant, les élytres rouge-cerise ;
le dessous et les pattes jaune-clair avec quelques reflets métalliques.
Tête à ponctuation dense et irrégulière; un tubercule à donble
sommet saillant en avant de la suture frontale; bord antérieur du
chaperon retroussé, avec une forte échancrure médiane entre deux
lobes ou denticules obtus. Corselet convexe, à ponctuation dense et
d'aspect râpeux, rebordé en avant et sur les côtés ; angles antérieurs
très saillants ; à la base une série de petits plis longitudinaux, effacés
au centre. Stries des élytres crénelées de points assez transversaux.
Tout le dessous et le pygidium ont une ponctuation fine ou obsolète.
Cuisses très lisses. Tibias antérieurs avec trois dents externes, dont
la première se prolonge vers la base en arête crénelée.
Hab. : Cayenne. Mus. R. Belg. Inv. Col., n° 1344. Ex coll.
J. Thomson.
Canthidium Volxemi.
Nigrum. nilidum, antennis palpisque testaceis, pedibus piceis.
C'aput obsoletissime punctatum; clypeo antice profunde emarginato
et bidentato. Thorax vix perspicue punctulatus, basi serie plicarum
longitudinalium marginatus. Elytra striato-punctata, punctis stria-
rum latis et distantibus; striis antice et postice profundioribus.
Pygidium convexzum, apice lucidum.
Long. 6 1/2 mm.
LISTE DES LAMELLICORNES LAPAROSTICTIQUES. 113
Noir brillant; pattes brun de poix; antennes et palpes testacés.
Tête lisse ou très-indistinctement ponctuée; chaperon à bord anté-
rieur un peu retroussé, avec une profonde échancrure médiane
séparant deux dents assez prononcées. Corselet bombé, presque
imperceptiblement pointillé, avec une collerette de petites rides
longitudinales le long de la base. Élytres à stries fines, marquées de
points plus larges qu’elles et assez espacés; ces stries se creusent en
fossettes à la base et plus encore au sommet; interstries plans.
Pygidium bombé, brillant, sauf vers la base où il se ternit. Meéso-
sternum et métasternum lisses, le premier à reflet verdâtre, le second
à reflet violacé. Segments abdominaux lisses. Tibias antérieurs à
trois dents un peu rapprochées et crénelées vers la base.
Un seul exemplaire pris à Rio-Janeiro par feu C. Van Volxem.
Canthidium latipleurum
Breviler ovatum, epipleuris elytrorum externe dilatatis. S'uperne
viridi-metallicum, infra nigrum; ore, clypei margine pedibusque
testaceis. Caput forliler punctatum, in fronte gibhosulum; clypeo
acute bidentato.Thorax dense et fortiter punctatus,punctis serialibus
baseos medio interruptis. Elytra punctalo-striata, interstriis sub-
liliter punctulatis. Pygidium et abdomen dense punctata.
Long. 5-5 1/2 mill.
Ovale très court, les élytres paraissant spécialement larges, à
cause de la saillie extérieure marquée que fait le repli épipleural.
Vert métallique médiocrement brillant; noir en dessous ; les pattes,
les organes buccaux et le bord externe du chaperon rougeatres.
Dents antérieures du chaperon très aiguës ; toute la surface de la
tête fortement ponctuée; le front un peu gibbeux, mais sans tuber-
cules (ce qui me fait douter que ce puisse être le érituberculatum
du Catal. Dejean, nom que lui attribuait l’étiquette de la collection
Thomson). Corselet très-bombé, fortement arrondi et marginé
latéralement ; la base garnie d’une série de gros points, interrompue
au milieu; toute la surface densément et fortement ponctuée. Élytres
à stries fortes et fortement ponctuées : une ponctuation extrêmement
fine sur les interstries convexes. Pygidium et dessous du corps
densémentponctués. Tibias antérieurs assez longs et grêle,
tridentés.
Hab. : Cayenne. Mus. R. Belg. (anc. coll. Thomson) sub num.
1350 Inv. Col. Aussi dans la collection du D' Candèze, sans nom.
Canthidium barbacenicum.
Nigrum, nilidum, pronoto fere atro-cyaneo ; pedibus piceis, rufo-
pilosis; antlennis palyisque testaceis. Caput dense et subtiliter
punclalum; vertice excavalo mulico; clypeo antice sinualo atque
bidentalo. Thorax densissime et subtilissime punctato, basi nullo
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T, XXX: 1X
114 LISTE DES LAMELLICORNES LAPAROSTICTIQUES.
modo marginala. Elytra fortiter crenato-striata, interstriis sub-
convezis. Pygidium dense punctatum.
Long. 5 1/2-6 3/4 mill.
Noir brillant, le corselet avec une faible teinte bleuàtre; pattes
brun de poix foncé; tous les poils des organes locomoteurs roussâtres;
antennes et palpes testacé-jaunâtre. Tête densément, mais peu pro-
fondément ponctuée; le vertex mutique, un peu concave; chaperon
sinué et légerement bidenté en avant, corselet bombé, brillant,
quoique densément couvert d'une très fine ponctuation. Élytres à
sept stries fortes et presque crénelées, surtout en arrière; les inter-
stries un peu convexes. Mésosternum plus étroit au centre que sur
les côtés, un peu ride longitudinalement; métasternum lisse, ses
flancs portant à peine quelques points; une ligne de faibles points à
la base des segments abdominaux; pygidium densément ponctué.
Tibias antérieurs à trois dents assez fortes.
Hab. : Minas Geraes. Mus. R. Belg. (récoltes de C. Van Volxem).
Inv. Col., n° 1348.
Cette espèce ressemble beaucoup au C. Patesi Harold, dont elle a
la taille, mais s’en distingue immédiatement par la tête mutique et
surtout par l’absence de toute collerette de points à la base du corselet.
Canthidium nigrita.
Nigerrimum, nitidum, antennis palpis tarsisque rufescentibus.
Caput læve, medio tuberculatum ; clypeo antice reflexo, sinuato ac
bidentato. T'horacis basis omnino immarginata. Elylra subtile
strialo-punctata, punctis striarum laxis. Pygidium dense sed
parum profunde punctatum.
Long. 6 1/2 mill.
Noir intense et brillant; antennes, palpes et tarses rougeûtres.
Tête lisse, tuberculée au milieu. Chaperon sinué et bidenté avec un
très léger bord retroussé. Corselet bombé, lisse, rebordé en avant
et Btéralenent la base sans rebord, ni collerette de points Élytres
à stries fines et marquées de points très fins et espacés. Poitrine et
abdomen lisses. Pygidium densément et peu profondément ponctue.
Tibias antérieurs crénelés en dehors avec trois dents rapprochées
près le sommet.
Hab. : Brésil. M. R. Belg., Inv. Col., n° 1347. Trois exemplaires
provenant de la collect. Thomson, où ils étaient étiquetés nigrita
Klug.
Canthidium cognatum.
Chœridium cognatum, Dej. Cat. 3° éd. p. 153.
Previter ovatum, superne nigro-virescens, nitidiusculum, infra
nigrum; ore, anlennis, margine clypei atque pedibus piceis. Caput
muticum, antice depressum, dense et leviler punctalum; clypeo vix
LISTE DES LAMELLICORNES LAPAROSTICTIQUES. 115
bidentato. Thorax convezus, lateribus valde rotundatis, omnino
lœvis; basi absque punclorum serie marginali. Elytrorum stria
subtilia, punctis distantibus. Pyqidium abdomenque impunctata.
Long. 4-4 1/2 mm.
Brièvement ovale. D'un noir verdatre assez brillant; noir
luisant en dessous; organes buccaux et pattes brun de poix, ainsi
que le bord externe du chaperon. Dents du chaperon peu pronon-
cées; tête mutique, un peu déprimée en avant, densément, mais
assez finement ponctuée. Corselet bombé, fortement arrondi latéra-
lement; le rebord latéral cessant aussitôt après l’angle postérieur,
sans être continué sur la base par une ligne de points ; surface entiè-
rement lisse et polie. Élytres à stries fines, marquées de points
espacés. Dessous imponctue. Pygidium lisse et brillant. Tibias
antérieurs tridentés.
Hab. : Cayenne. Mus. R. Belg. (ex. coll. Thomson) sub num.
1351 Inv. Col. Aussi de la collect. Candèze, des deux côtés sous le
nom ?x lait. que je lui ai conserve.
On exprimera peut-être le regret que, décrivant neuf espèces
nouvelles du genre Canthidium, je n’aie pas cru devoir les ratta-
cher par un tableau synoptique aux espèces déja connues de ce
genre.
Un tableau synoptique a déjà paru, il est vrai, en tête de la
Monographie que M. de Harold a publiée en 1867 dans le Tome I
des Coleopterologische Hefte. Mais, lorsque l’eminent monographe
donna la même année, dans le Tome II de cette Revue, un supple-
ment où il décrivait vingt et une espèces additionnelles, il se défen-
dit de remanier son tableau synoptique. Un tel travail, disait-il,
n’est vraiment possible que lorsqu'on a sous les yeux 2x natura
toutes les espèces qu’il doit embrasser. C’est-àa-dire qu’en le compo-
sant d’après les descriptions seules, on ne fait qu’un assez médiocre
travail.
Évidemment, ce que M. de Harold n’a pas cru pouvoir essayer,
pour les mêmes raisons que lui, je ne tenterai pas de le faire.
Dans son Supplément, il s est seulement servi de la division des
Canthidium en deux groupes :
A. Espèces à base du corselet marginée ou pourvue d’une colle-
rette de strioles ou points allongés, cessant généralement sur le
milieu. — Ici viennent mes C. splendidum (qui par la base vraiment
rebordée, se placera près du smaragdinum Harold); ÆZaroldi, dont
la collerette est complète; africolle, aurichalceum, Volzemi et
latipleurum, où elle est plus ou moins obsolète au milieu.
B. Espèces à base du corselet absolument dépourvue de marge.
— Mes C. barbacenicum, nigrita et cognatum s'y placeront,
116 LISTE DES LAMELLICORNES LAPAROSTICTIQUES.
Orphnus Candezei.
Castaneus, pilis ferrugineis infra vestilus; antennis palpisque
Jferrugineis. Caput in mare cornutum et vix punclatum, in fimina
muticum et rugose punctatum. Thorax valde converus, lateribus
pilis rufis fimbriatus : in mare antice relusus et fovea duplici
excavatus, basi serie punclorum marginalus ; in femina antice tan-
tum fovea minima nolalus, in qua punciorum linea apparet.
Seutellum parvum, læve. Elytra nitida, stria una suturali et
seriebus punctorum, in disco obsoletrs, notata.
Long. 8 à 10 mm., larg. 5 à 6.
Entièrement d’un brun-marron; le dessous et les pattes plus clairs;
antennes ferrugineuses ainsi que les palpes et la pubescence. Tête
transversalement quadrangulaire, armée en avant d'une assez forte
corne cylindrique, à base un peu courbée en arrière; de longues
arêtes longitudinales séparent les joues du front et du vertex; ponc-
tuation faible. Chez la femelle la tête est inerme, plus courte,
transverse, bien arrondie en avant, rugueusement ponctuée.
Corselet du un peu plus large que long, très bombe, mais rétus
en avant, où il est creusé d’une large excavation à double fond,
devant laquelle le bord antérieur porte un petit tubercule et au-dessus
de laquelle le disque se bifurque en deux fortes protubérances
coniques à sommet arrondi, les angles antérieurs peu marqués, les
angles postérieurs arrondis; sur les côtés un rebord qui, après
l'angle postérieur, se change le long de la base en une série de
points, s’interrompant devant l’écusson; aucune ponctuation, si ce
n’est ce cordon basilaire et un point fossette isolé sur chaque côté du
disque; les côtes frangés de longs poils roux. Corselet de la © sim-
plement convexe, avec le devant du disque marqué d’une petite
fossette, où l’on remarque quelques gros points en série longitudi-
nale et deux points latéraux; les côtés du disque offrent aussi
quelques gros points irrégulierement clairsemés et les bords sont
également frangés de roux.
Écusson assez petit, lisse. Élytres lisses et luisantes, avec une
seule strie juxtasuturale, puis des séries de points assez petits et
s’effaçant plus ou moins sur le disque; un calus lisse vers le bout
de chaque élytre.
Tibias antérieurs tridentés. Le mâle a la dernière dent munie
accessoirement d’une pointe inférieure.
Choco, Wallis. Les deux sexes dans la collection du Dr Candeze.
Le genre Orplnus est essentiellement de l’Ancien Continent.
Cependant une première espèce américaine. de la taille de la nôtre,
mais à élytres striées-ponctuées, etc., l'O. Strobeli a été décrite
en 1873, par M. Steinheil (Symbol. ad hislor Coleopt. Argentiniæ
meridionalis, Centur. II, Atti Soc. Ital. Sc. nat. XV, 554.)
LISTE DES LAMELLICORNES LAPAROSTICTIQUES. 117
Chætodus striatus.
Rufo-brunneus, capile thoraceque obscurioribus; infra et pedibus
rufescentibus, antennis palpis et pilis copiosis luteo-ochraceis. Caput
obsolele punclatum; clypeo integro. Thorax lransversus, lateribus
leviler rotundatus; anqulis anticis prominentibus, posticis obtusis ;
basi immarginala, vix bisinuala; in disco punctorum lineæ duo
transversæ, in medio inierruple. Scutlellum excavalum. Elytra
striis levibus, sed profundis; inlerstriis planis, nitidis.
Long. environ 5 mm.
Brun chocolat, avec la tête et le corselet, sauf les bords, plus
foncés en couleur; dessous et pattes rougeâtres ; antennes et palpes
d’un jaune ocreux, ainsi que la pubescence, qui est générale. Tête
obsolètement ponctuée; chaperon arrondi en avant. Corselet presque
deux fois aussi large que long; les côtés faiblement arrondis,
rebordés ; les angles antérieurs peu saillants, les postérieurs un peu
plus ouverts qu'un angle droit; base très faiblement bisinuée,
presque droite, non marginée; sur le disque deux séries transver-
sales de gros points, s’interrompant au milieu, l’une le long du bord
antérieur, l’autre vers le centre. Écusson triangulaire, creusé au
milieu. Élytres avec neuf stries assez grossières, mais non ponc-
tuées ; les interstries très peu convexes, luisants. Hanches posté-
rieures marquées de fines strioles. Tibias antérieurs tridentes.
Hab. : Montevideo. Coll. Candèze, sous le nom que je lui ai
conservé.
Chætodus amazonicus.
Niger, infra cum thorace pedibusque brunneus, antennis, palpis
et copiosa pubescentia stramineo-grisea. Caput dense punctatum ;
clypeo integro. Thorax trapezoideus, lateribus vix rotundatus;
angulis anticis prominentibus, poslicis subacutis; basi fortiter
bisinuata, nullo modo marginata; disco el parte anlica inæqualiter
el grosse punctatis. Scutellum excavatum et longitudinaliter stria-
tum. Elytra striis 12 profundis; interstriis pro parte cum vunctis
serialis.
Long 4 à 5 mill.
Noir, avec le corselet, les pattes et le dessous du corps bruns.
Palpes, antennes et une pubescence générale d’un gris-jaunâtre. Tête
toute couverte de gros points ;le chaperon arrondi en avant. Corselet
trapéziforme, deux fois aussi large que long; les côtés s’arrondis-
sant faiblement en avant; angles antérieurs saillants; angles posté-
rieurs un peu plus fermés qu’un angle droit; les côtés sont rebordés,
mais la base, amplement bisinuée, ne l’est pas; partie postérieure
lisse; le devant et le disque, sauf la partie centrale, inégalement
118 LISTE DES LAMELLICORNES LAPAROSTICTIQUES.
parsemés de très gros points. Écusson en triangle étroit, un peu
excavé et longitudinalement strié. Élytres à douze stries profondes ;
interstries convexes, offrant cà et là des séries de gros points. Tout
le dessous du corps marqué de petites strioles. Tibias antérieurs à
trois se
Hab. : Amazone. Coll. du Musée de Belgique, sans numéro
jusqu'ici et collection du D" Candèze, qui lui a donné ÿn liéleris le
nom que je lui conservé.
Cette espèce est fort voisine de C4. irregularis Westwood (Tr.
Ent. Soc. IV, 166) mais elle n’offre pas, comme celle-ci, la moindre
irrégularité ou tendance à la gémination dans les stries des élytres.
METACHÆTODUS nov. GEN.
L'espèce typique de ce genre, quoique n’ayant jamais été décrite,
n'est pas absolument nouvelle pour la science, puisque, dès 1833,
elle figurait dans la 2° édition du Catalogue de Dejean sous le nom
d'Æybosorus discus.
Postérieurement, Westwood et Lacordaire l’ont rapportée dubi-
tativement au genre Cælodes. En réalité, elle se rapproche plus des
Chætodus que des Cælodes, mais, quand on l’examine de plus près,
on arrive à la conclusion qu'elle ne peut appartenir ni à l’un ni à
l'autre de ces genres et qu'il faut en faire le type d’un nouveau
genre que son facies rapproche plus des Hybosorus de l'Ancien
Continent que des Cœlodes et des Chælodus du Nouveau.
Voici comment je crois pouvoir le caractériser :
Menton très peu sinué en avant; languette assez allongée, légère-
ment bilobée, ciliée au sommet. Mandibules larges, non sinuées, à
bord externe un peu relevé. Labre court et entièrement caché sous le
chaperon.
Antennes semblables à celles du genre Chætodus.
Prothorax ample, convexe, s’inclinant en avant avec la têle; les
côtés et la base fortement arrondis.
É'cusson triangulaire équilatéral, à côtés un peu courbés.
É'Vytres plus brièvement ovalaires que chez les Chætodus ef se rap-
prochant plus de celles des Cœlodes et des Hÿbosorus.
Ongles des tarses gréles et non dentés.
Metachætodus discus.
Hybosorus discus Dej. Cat. 2° éd. p. 149, 8e éd. p. 165.
Ovatus, postice leviter dilatatus. Castaneus, infra, pedibus el lalis
elytrorum lateribus dilutioribus; antennis palpisque errugineis.
Caput dense punctatum; clypeo antice reclo, anqulalim in jugis
contracto. Thoraz lateribus et basi late rotundatus, angulis anticis
subacutis, posticis obtuse rotundatis; dense punclatus, lateribus
LISTE DES LAMELLICORNES LAPAROSTICTIQUES. 119
griseo-fimbriatus. Elytra dense punctata, punctis obsoletissime
serialim ordinatis; stria sutwrali. Corpus infra rugose punctatum.
Long. 5 à 7 mm.
Ovale, de très peu plus élargi en arrière. Brun marron foncé, avec
une large bande brun clair occupant toute la partie extérieure de
l'élytre. Antennes et palpes ferrugineux. Pattes et tout le dessous
du corps brun rougeâtre. Tête rougeâtre en avant, densément ponc-
tuée; chaperon trapezoïdal, droit et non sinué en avant, très-
faiblement rebordé, se rétrécissant près des yeux, où les joues sonttrès
anguleuses et à rebord retrousse. Corselet regulièrement rétréci en
s'arrondissant d’arrière en avant; angles antérieurs faiblement
aigus; angles postérieurs obtusément arrondis; la base complète-
ment arrondie d’un bout à l’autre en courbe régulière; toute la
surface densément ponctuée; un fin rebord à la base et sur les côtés;
ceux-ci frangés de poils gris. Élytres n'ayant qu’une strie suturale,
mais densément couvertes d’une ponctuation avec des apparences
sériales mal définies. Le dessous assez grossièrement ponctué et
couvert, l'abdomen surtout, d’une pubescence flave. Pygidium très-
densément ponctué. Tibias antérieurs à trois dents aiguës et quelques
crénelures; une dent obtuse au milieu du tibia postérieur.
Hab. : Les pâturages de La Plata et de Montevideo, d’où il est
apporté en nombre en Europe dans les laines. Ainsi que je l’ai dit plus
haut, les exemplaires de la collection du D'Candèze ont cette origine,
et bien probablement aussi tous ceux de la collection Van Volxem.
Aucun de ceux-ci n’étant assez entier, c’est un exemplaire moins
défectueux du D° Candëèze qui m’a servi surtout de type. L'espèce
porte le n° 8433 de l’Invent. des Coléopt. du Musée de Belgique.
Metachætodus brunneicollis.
Eadem forma. Rufo-brunneus, elytris et abdomine testaceis.
Caput dense et subrugose punctatum ; clypeo leviter rotundato; jugis
minus angulatis. Thorax sublilius ac minus confertim punclalus,
laleribus non fimbriatus. Elytra cum stria suturali et punclis disci
evidentius seriatis. Corpus infra subtilius punctatum.
Long. 6 1/2 mill.
D'un brun rougeätre, avec les élytres et l'abdomen d’un testacé
clair. Tête avec un chaperon légèrement arrondi en avant; les joues
formant des angles moins prononcés que dans l’espèce précédente;
la surface densément et un peu rugueusement ponctuée. Corselet de
la même forme; sa ponctuation moins faible et moins dense, surtout
vers la base; point de cils aux bords latéraux. Élytres avec une strie
suturale complète et des points formant des séries un peu moins con-
fuses que chez l'espèce précédente. La ponctuation du dessous du
corps moins apparente. (Pygidium manquant dans l'exemplaire
120 LISTE DES LAMELLICORNES LAPAROSTICTIQUES,
typique). Tibias antérieurs à trois fortes dents bien dégagées ; une
dent médiane au tibia postérieur.
Hab. : Cordova. Un exemplaire sans nom dans l’ancienne collection
Thomson (Inv. Coléopt. 8435), en fort mauvais état, mais que j'ai
voulu décrire, car c’est incontestablement une seconde espèce du
genre Jetaciætodus.
NOT E
SUR LES GENRES
HAPALONYCHUS WESTWOOD
TRICHOPS MANNERH. (INÉDIT),
par AIf. Preudhomme de Borre.
— SÉANCE DU 3 JUILLET 1886 —
En 1846, M. le Professeur Westwood a établi, dans la Tribu des
Lamellicornes Hybosorides, le genre Apalonychus, dont Lacordaire
et ceux qui l'ont suivi, ont modifié l'orthographe en Aapalonychus.
Le type et l’unique espèce encore décrite de ce genre est un petit
insecte de l’île de Cuba, 7. Waterhousei Westw. (Trans. Ent. Soc.
Lond. IV, 169), lequel avait figuré dans la 3° édition du Cataloque
de Dejean sous le nom de Zrichops testaceus.
Lacordaire, les auteurs du Cuataloqus Coleopterorum et tous les
autres auteurs généralement ne paraissent pas avoir mis jusqu'ici
en doute que le genre 7’richops de Mannerheim, dont les caractères
n’ont jamais été publiés, et dont on connaît une autre espèce inédite
du Catalogue Dejean, Z'richops ciliatus, du Brésil, ne dût être con-
fondu avec le genre ÆZapalonychus. Ayant pu examiner des exem-
plaires authentiques des deux espèces, je crois au contraire pouvoir
affirmer qu’elles appartiennent à des genres différents, et je vais
donner ici pour la première fois les caractères de ce genre Z'richops
et de son type brésilien, le Zr. ciliatus Dej. in Catal.
Auparavant je dirai quelques mots du genre HApALoNycHus et de
son espèce typique, à laquelle, si je partageais les tendances de
nombre de nos contemporains, je donnerais sans doute avec empres-
sement un autre nom que celui que M. Westwood lui a imposé.
En effet, la collection de M. James Thomson, appartenant
aujourd'hui au Musée Royal de Belgique, renfermait, sous l'étiquette
« À, rufulus Casteln. Amérique boréale, » deux petits Lamellicornes
122 NOTE SUR LES GENRES HAPALONYCHUS WESTWOOD
que leur étude me fit reconnaître appartenir incontestablement à
cette espèce de Cuba, nommée par Westwood en 1846, Apalonychus
Waterhousei. Mais en même temps, ils ne cadraient pas moins avec
la description tres écourtée et ne disant rien du càractère le plus
essentiel (ongles pourvus d’une dent au milieu) qu’en 1840, Laporte
de Castelnau a donnée d’un Æybosorus rufulus, de S' Domingue
(ZZist. natur. des Col. IT, 108). Gemminger et Harold ont colloqué
cet ÆZybosorus rufulus parmi les espèces du genre Cælodes. Il est
donc assez probable que c’est Castelnau qui a le premier décrit cette
espèce, mais extrêmement mal. Il n’en a pas même indiqué la taille.
Un exemplaire de l'Zap. Waterhousei, de Cuba, parfaitement
semblable à ces deux ufulus de la ci-devant collection Thomson
m'a été obligeamment communique par M. le D' Candèze.
Voici donc comment je pense devoir reconstituer la synonymie de
cette espece :
Hapalonychus (Apalonychus) Waterhousei Westwood,
Trans. Ent. Soc. Lond. IV (1846), 169, PI. XI, f. 5. — Gemm. et
Harold, Catal. Coleopt. IV, 1076.
Trichops Lhelvolus Waterh. in litt.
Tr. Jægeri Mannerb. in litt.
Tr. testaceus Dej. Catal. ed. 3, 182. — Jacquelin-Duval, Hist.
natur. de Cuba, VII, 134.
? Hybosorus rufulus Lap. de Cast., Hist. nat. Coleopt. II (1840),
108
? Caœlodes rufulus Gemm. et Har., Cat. Coleopt. IV, 1075.
La description donnée en 1846 par M. le Professeur Westwood,
quoique bien exacte, est un peu trop sommaire et je crois bien faire
en décrivant ici l'espèce plus longuement.
Long. 6 à 8 mill. — Ovale allongé. Entièrement d’un brun-
marron clair très luisant. Tête offrant une surface médiane déprimée
circonscrite par le bord du chaperon, deux arêtes assez fortes se
dirigeant vers les yeux et deux lisières plus faibles allant se réunir
en angle arrondi au sommet du vertex ; la ponctuation pas très
dense; le labre court et large, avec une ligne de points à sa partie
antérieure; bord externe des mandibules fortement cilié de roux.
Corselet convexe, à ponctuation faible, mais générale ; angles anté-
rieurs presque droits; angles postérieurs obtusément arrondis; la
plus grande largeur à la base, qui est entièrement arrondie et très
faiblement marginée ; côtés arrondis d’arrière en avant, marginés
et portant be cils latéraux. Écusson assez grand. Élytres
portant des points forts, alignés en séries nombreuses. Dessous du
corps avec une pubescence qui voile une ponctuation faible et con-
fuse. Tibias antérieurs crénelés, puis bidentés vers le bout de
l’arête externe; l’arête externe des tibias intermédiaires et poste-
ET TRICHOPS MANNERH. (INÉDIT). 123
rieurs entamée par une large et forte échancrure sur sa moitié
postérieure.
Habitat. Cuba, S' Domingue et peut-être les parties méridionales
des États Unis, l'indication attachée aux exemplaires du Musée de
Belgique (Invent. Coleopt. n° 8431) n’étant pas absolument certaine.
GENRE TRICHOPS.
M. le D° Candeze m'a également communique un exemplaire
brésilien de l’espèce inédite et cependant inscrite au Catalogue
Gemminger et Harold comme seconde espèce du genre Zapalonychus,
le 7. ciliatus Dejean (Catal. 3° édition, 182).
Comme je l'ai dit plus haut, il m'est impossible de faire entrer
cette espèce dans le genre de Westwood, dont elle s'éloigne aussi
par l'habitat, et elle est évidemment le type d'un genre auquel on
peut laisser le nom disponible de Zrichops. Il peut se caractériser
comme suit, en omettant provisoirement les caractères des organes
buccaux internes qu’on ne pourra avoir que lorsqu'on aura eu assez
d'exemplaires pour en sacrifier à la dissection :
Mandibules médiocrement larges et ne montrant pas
en dehors la saillie arrondie des Æapalonychus. Chape-
ron court et arrondi. La massue antennaire, au lieu d'être
allongée comm2 chez les Æapalonychus, est lenticulaire
comme chez les autres Hybosorides et son 2° article est
absolument enfermé sous le 1. Ecusson en fer de lance,
c'est-à-dire à côtés arrondis et rétrécis vers la base. Tibias
antérieurs tridentés ; les postérieurs élargis au sommet,
avant lequel ils sont échancrés. Les tarses sont courts,
les antérieurs plus que les autres ; ongles grêles et non
dentés.
Trichops ciliatus Dejean (Catal., 3° édit. 182).
Taille : 43/4 mill. — Ovale allongé. Brun-rougeatre clair, très-
légèrement rembruni sur la tête et le devant du corselet ; les antennes
et palpes jaunâtres, ainsi que la pubescence. Tête courte, avec un
petit tubercule sur Le vertex et des rugosités entre ce tubercule et les
yeux. Corselet une fois et demie environ aussi large que long,
entièrement et finement marginé; angles antérieurs aigus; côtés
légèrement arrondis; angles postérieurs tout-à-fait arrondis, ainsi
que la base; lisse, à l'exception d’une ligne de gros points le long du
bord antérieur, ligne qui se continue en rentrant sur les côtés du
disque, puis revient au milieu de celui-ci en envoyant deux petits
124 NOTE SUR LES GENRES HAPALONYCHUS WESTWOOD ETC.
rameaux de chaque côté en arrière; sur chaque côté du corselet,
une petite tache noire. Écusson assez excavé. Élytres avec une strie
suturale et trois couples de stries géminées sur chacune, plus une
strie suivant le bord externe, dédoublée vers le sommet; toutes sont
crénelées de gros points ; le relèvement de plusieurs interstries au
sommet de l’élytre y détermine trois dépressions allongées, l’une
parallèle à la suture, les deux autres au bord externe. Quelques
points peu marqués sur le dessous du corps. Cuisses postérieures
très-renflées; tibias antérieurs à trois fortes dents. Le dessous est
fort pubescent, les pattes aussi, la même pubescence cache les
organes buccaux et forme des franges au corselet et aux élytres.
Hab. Brésil (Collection Candèze).
OBSERVATIONS UPON SPECIES
CURCULIONIDÆ (NJURIOUS T0 CYCADEZ
ESPECIALLY
TO PLANTS OF THE GENUS ZAMIA,
by J. Oo. Westwood M. A. F. L. S. etc.
— SÉANCE DU 7 AOUT 1886 —
———00 0-0 —
In the autumn of last year I received from Monsieur J. Ch. Puls
of Ghent a very interesting communication concerning certain
Coleopterous insects which he had found to be injurious to species
of Zamiæ cultivated in the serres of that city. For several years
previously he had found the Phacecorynus Zamiæ of Gyllenhal
(Schôn., p. 963), attacking the Cycadeæ, but at the date of his com-
munication (7. August 1885) he wrote to me : « Aujourd’hui je
trouve un autre insecte qui détruit l’intérieur des Cycadées, celui
qui est ci-joint a été trouvé dans le Zamia villosa dont les larves
ont entièrement détruit la plante et font de grands dégâts dans la
serre. Vous m’obligeriez en me faisant connaître si le nom est exact
et quel est le nom de l’autre espèce. » Subsequently M. Puls was
so obliging as to send me a plant of the Zamia attacked by the
insects with specimens of both the latter species together with the
of his second species.
The first mentioned insect was correctly named by M. Pals as the
Plhacecorynus Zamiæ, a Weevil belonging to the group of Calan-
drides, of an obscure black colour more or less varied with red
spots on the elytra or with the elytra obscurely ferruginous covered
with minute black dots; in the middle of the pronotum or dorsum
of the prothorax is a small velvety black oval spot and another
small and posterior is just in front of the scutellum; this may
possibly be a sexual character as there are some specimens in which
they are wanting, where, however, they may possible have been
rubbed off. In all the individuals of PAacecorynus Zamiæ sent to me
126 OBSERVATIONS UPON SPECIES
by M. Puls the ventral surface of the abdomen is not concave, but
the centre is flat, glossy and punctured.
In the Gardener's Chronicle for 1870 (p. 699, 21. May) the late
M. Andrew Murray published a notice with figures of a species of
Weevil, to which he gave the name of Phacecorynus funerarius
which appears to me to be merely a black variety of PA. Zamiæ,
judging from typical specimens of the latter insect in the Hopeian
collection at Oxford under my charge, (in which the Curculiolidæ
were, to a large extent, named by Schônherr). Mr. Murray’s insects
were found infesting a number of different species of Zncephalartos
lately imported from the interior of South Africa, 300 miles from
Natal by Mr. Bull, « some of which were found in an unsatisfactory
state, the stem being soft, with the scales loose and easily detached;
on pulling them off it was seen that the whole was absolutely riddled
by a white grub about a third of an inch in length. By-and-by a num-
ber of black Weevils appeared each about half an inch in length, »
which Mr. Murray described and figured under the name given
above. « The stems of the Zamia and E'ncephalartos are composed
of a heart or core composed of reticulations of hard woody matter
with interstices filled up with cellular tissue very much as the struc-
ture of the rhizome of a Fern surrounded with a covering of large
scales more or less imbricated like the core of or Firtree or the fruit
of a pine apple. In the exterior lozenge shaped apophysis of these
scales in the attacked plants a small round hole is here and there
to be observed —; doubtless a door of exit made by the perfect insect
in coming out. It is too large to have been a door of entrance made
by the young larva and the texture of that part of the scale is appa-
rently too hard for its jaws. Inside I found grubs in all stages, in
smaller numbers in the core of the stem but very abundant in and
about the scales. In pulling the scales asunder, the fat, well fed,
little pig-like larvæ dropped out in numbers from the holes or galle-
ries they occupied.Their borings ran in every direction right through
scale after scale — after I had secured every visible grub and nothing
remained but a pile of apparently riddled empty scales I found that
almost every one of them contained either one or two grubs at work
well up in its interior.— The soft farinaceous-looking interior of the
scales of the Z'ncephalartos crumbles into a reddish granular debris
through which these larvæ eat their way; and I see that they havea
way of backing a little every now andthen with the recurved hooks
in a vertical position which leads me to suppose, that their use is to
push back the debris behind them. They do not seem to be used in
assisting progression although no doubt they do give a leverage,
when applied against the walls of their borings, but the larvae do
not need any assistance of this kind. If laid on the table, notwith-
tés A tt tot to Det dé
OF CURCULIONIDÆ INJURIOUS TO CŸYCADEÆ, ETC. 127
standing the absence of feet, they walk off at a good pace solely by
the vermicular motion of the segments of the body » (Murray, loc.
cit
The larvæ of the Phacecorynus funerarius is thus described by
Mr. Murray (whose observations and descriptions are here quoted,
as the Gardener's Chronicle is not a work in the hands of many
Entomologists).:
« Larva wrinkled, fleshy, vellowish white. Head oblong, corneous,
light brown, mouth directed downwards. The cephalic plate behind
the labrum has six or eight depressions (in a double series) in the
middle and two irregular ones on each side near the anterior mar-
gin; no ocelli; no antennæ; clypeus short and transverse, labrum
broadly trilobed, mandibles robust, rounded towards the point; the
underside concave without basal teeth, but with one or two slight
elevations not large enough tv be called tubercles, along their poste-
rior edge; maxillæ far apart, each almost a fleshy column, most
developed on the inner side, bearing on the external angle a short
palpus, consisting of two articles, of which the lower joint is tumid,
the terminal one minute and pointed; mentum triangular, with the
base of the triangle in front, canaliculated in the middle; front with
a slight projecting tooth on each side of the middle, and bearing on
each side on the external angles a somewhat tumid palpus, consis-
ting of two small articles. Thoracic and abdominal segments all well
separated from each other and very wrinkled, the first thoracic
segment with a corneous pale yellowish-brown plate along each
side of the back, the last segment with two recurved fleshy hooks
projecting upwards, yellow and slightly corneous at the tip. Stig-
mata nine on each side all distinct and easely seen, the first twice
the size ofthe rest placed close to the inferior angle behind the head.
Feet none. » I have given out-line copies of Mr. Murray's figure of
the larva and its details.
An elaborate 4te memoir by D Hermann Burmeister was published
in 1837 with the title : « Zur Vaturgeschichte der Galtung Calan-
dra nebst Beschreibung einer neuen Art, Calandra Sommeri »
illustrated by a plate containing full details of the external and
internal anatomy of the species in all its states. This new species
infests the Zncephalartos Allenstenii Lehm. at the Cape of Good
Hope. The perfect insect is 10 lines Iong and is described as « Vigra
pronoto vittato : elytris punctato-slrialis, stria secunda et lertia
punclo post medium luteo-fusco. » — The species is very closely
allied to 2. Zamiæ and funerarius, having the ventral surface
of the abdomen concave and flattened. These species do not appear
to form a cocoon of the twisted fibres of the stem or grains of the
plants on which they feed as is the case with Calandra palmarum
128 OBSERVATIONS UPON SPECIES
(C. Sacchari of Lansdown Guilding and Spkenoph. liratus Schôn.,
which feed on the sugar cane and of which the larvæ have the
body terminated by a simple single rounded segment). The larva
of C. Sommeri is represented by Burmeister as very robust and
convex, the dorsum much arched and the body terminated by two
porrected horny points. A copy of the figure of the larva of C. Som-
meri is added to my plate.
Fifty years ago I noticed in the Museum of the College of
Surgeons of London another larva of this genus having two points
at the extremity of the body, more obtuse than those of the larva
of C. Sommeri, but Mr. Murray states that he was not able to find
the specimen to which I alluded, in that collection.
The second species of Curculionidæ sent to me by M. Puls together
with specimens of its larva and a stem of the plant which it infested
in considerable numbers, proved, on careful examination, to have
no immediate relationship with the Calandrides but was much more
closely allied to the Otiorhynchides especially, in size, colour, form
of rostrum and general appearance to the Genus Zphipus of Schôün-
herr, III, p. 248, which comprises insects from New-Caledonia,
New-Holland (and one from Brazil), leading to the supposition
that M. Puls’ species was not an inhabitant of South Africa, and
on submitting a specimen of it to Mr. Pascoe who has made an espe-
cial study of the exotic Curculionidæ, he at once informed me that
the insect is the species which he had previously described under
the name of Z'ranes (Schôn. VII, p. 129) internatus (which is a
native of Queensland, Western Australia) described by himself
(Trans. Ent. Soc. London) 1870, p. 199), as follows :
« T. oblongo-ovatus, paullo depressus, niger subnitidus; capite
rostroque basi sat fortiter et confertim punctatis, oculis infra con-
tiguis; prothorace utrinque antice valde, postice minus, rotundato,
in medio linea angusta subobsoleta notato; supra crebre sat fortiter
punctato, punctis setuliferis, scutello subrotundato basi constricto :
elytris fuscis, prothorace basi paulo latioribus sulcatis, sulcis cate-
nato-punctatis, interstitiis latis, convexis corrugato-punctatis, setulis
minutis valde adspersis; propectore emarginato, margine aureo-
ciliato, corpore infra nitido, remote punctato, punctis setuliferis;
femoribus crassis, infra excisis, non dentatis Long 5 lin. »
On communicating this information to M. Puls, he replied to me :
« De nouvelles recherches faites me l’ont fait découvrir dans leZamia
corallipes Hooker qui est originaire d'Australie, ce qui confirme
votre opinion, que l’insecte était australien. On m'assure que c'est
d'Australie qn’arrive l’insecte, car les horticulteurs n’osent plus
acheter certaines variétés australiennes parce qu’il est rare de
mc) és un
OF CURCULIONIDÆ INJURIOUS TO CYCADEÆ, ETC. :129
trouver des plantes saines dans la variété. L’insecte parfait se trouve
le jour dans la partie végétante formant le cœur de la plante. —
Quant aux dégâts, ce sont identiquement les mêmes que ceux du
Placscorynus funerarius Murr. » — In the accompany figures I
have represented various portionsof the stem of the Zamia corallipes
shewing the injurious ravages of the larva with the cylindrical
burrows in which they reside.
The larva of Z'ranes internatus is of a creamy white colour with
the head chesnut brown, the mandibles and lower part of the
mouth brownish black. The segment of the body following the head
has on the upper side two broad clear-brown plaques of a horny
consistence, This larva is of a much more cylindrical form than that
of the larvæ of the Phacecorynus, the body generally somewhat
arched; it is destitute of legs the underside of the first three segments
with two or three short bristles which are also shewn in Bur-
meisters’ figure of the larva of his Cal. Sommeri. — The mandibles
are very strong, triangular and acute at the tip, below which is a
notch forming a small sharp tooth; the maxillæ are broad, flattened
and rounded at the tip where they are armed with short obtuse
spines , the maxillary palpi are very short and two-jointed. They are
connected with the lower tip by a broad membrane. The mentum
is small obtriangular with the middle of the fore margin produced
in front, pointed behind, the anterior angles form two broad joint,
like pieces; the labial palpi are very short and two jointed. — The
spiracles are nine pairs in number, the first being the largest and
placed on the segment next the head; the second and third
segments are destitute of spiracles, and the fourth and seven fol-
lowing segments have one on each side of the body.
The body is much wrinkled and the terminal segment is entire
without any tubercle or projecting appendages.
The perfect insect varies from 10 to 12 millimetres in length,
exclusive of the rostrum which is about the length of the pronotum.
The antennæ are 9-jointed, the long basal joint being lodged, when
at rest in two grooves extending on the underside of the rostrum
quite to its base as shewn in my figure.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T, XXX, X
130
OBSERVATIONS UPON SPECIES OF CURCULONIDÆ, ETC.
DESCRIPTION OF THE FIGURES.
FiGurEs À 1 — 14.
Tranes internatus.
FiG. A 1,2, and 3. Portions of the stem of the Australian Zamia corallipes,
>ppphhpppphbp}
shewing the burrows and ravages of the larvæ.
. The larva of the natural size.
. The larva magnified.
. Head of the larva seen in front.
. The front ofthe head of the larva shewiag the labrum and mandibles.
. The labrum separately.
. One of the maxillæ detached.
. The maxillæ and lower parts of the mouth, in situ.
. Tranes internatus, imago, natural size.
. The same magnified.
. The head of ditto seen from below shewing the antennal grooves.
. Antenna of ditto.
FIG. B.
Larva of Calandra Sommeri, from Burmeister.
Fic. C 1 — 3. ©
Larva of Phacecorynus J'unerarius, after Pascoe.
C 1. The larva maguitled.
C 2. The same natural size.
C 3. Extremity of the body of ditto.
—=COCCCC——-—
ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES
SrNMMRERNERS
par Auguste Forel.
(Les quatre premières études dans le Bulletin de la Société vaudoise des
Sciences naturelles 1875, 1878, 1879, 1884).
— SÉANCE DU G NOVEMBRE I8$6 —
I —
Polymorphisme. — Observations sur les mœurs du ForMicoxeNus
NITIDULUS /Vyl. et de quelques autres hôtes de la Formica PRA-
TENSIs Degeer. — Facullé de se diriger. — Diverses observations
de mœurs.
1. FORMICOXENUS NITIDULUS. — Les remarquables observations
du D' Gottfrid Adlerz(') ont fait connaître le singulier mâle aptère
du Formicozenus nitidulus dont la femelle seule est ailée. Ainsi s’est
vérifiée l’opinion d'André (*) qui avait corrige la fausse identification
faite par Nylander() et continuée par Mayr(‘), Roger(°) et moi(f)
du mâle ailé de la Stenamma Westiwoodi Stephens (A semorhoptrum
lippulum Nyl. et Mayr) avec cette espèce. Outre la description de
ce curieux male qui ressemble à une ouvrière, Adlerz décrit admira-
blement les mœurs singulières du Formicozenus tout en confirmant
les observations partielles que j'avais faites (1. c.) à ce sujet. Par
un malentendu que je regrette, Adlerz a cru devoir publier (1. c.,
p. 49) une lettre que je lui avais écrite au premier moment de la
(*) Apzerz : Myrmecologiska Studier, dans Ofversigt af Kongl. Vetenskaps. —
Akademiens Fôrhandlingar, n° 8. Stockholm, 1884.
(2?) ANDRÉ : Species des Formicides d'Europe, 1881-82, p. 271.
(5) NYLANDER : Synopsis des Formicides de l'rance et d’Algérie. Annales des
Se. nat., 1856.
{s) Maye : Die Europæischen Formiciden. Wien, 1861.
(5) RoGER : Verzeichniss der Formiciden Gattungen und Arten. Berl. ent.
Zeitschr. 1863.
(6) Forez : Les Fourmis de la Suisse ; Genève 1874, chez Georg.
11572 ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886.
surprise et de joie que m'avait causées sa découverte, lettre que j'avais
écrite sans réfléchir suffisamment. Comme Adlerz polémise contre le
contenu de cette lettre, je crois devoir indiquer en deux mots mon
opinion(‘), laquelle n’est pas bien éloignée de celle d’Adlerz.
Les fourmis offrent de bien remarquables exemples de polymor-
phisme du sexe féminin, avec adaptation particulière au travail,
plus grand développement du système nerveux et en particulier des
corps pédonculés (hémisphères cérébraux), tandis que le thorax est
transformé pour l’état aptère et que les ovaires sont fortement dimi-
nués (cependant j'ai prouvé que les ouvrières pondent des œufs
féconds qui deviennent des, et ce fait a été confirmé dès lors). Puis
chez de nombreuses fourmis, l’ouvriere se différencie de nouveau
en un dimorphisme partiel (grosses © ou © major et petites © ou
© minor). Les premières servent surtout à défendre la fourmilière
avec leurs robustes mandibules, ainsi qu'à certains travaux qui
exigent des efforts considérables, tandis que les © minor sont les
travailleurs ordinaires les plus assidus. Ce dimorphisme partiel
aboutit chez certains genres (Pheïdole, Colobopsis, Myrmecocystus
bombycinus, ÆEciton) à la disparition des formes intermédiaires,
à un dimorphisme complet de l’ouvrière, c’est-à-dire, à un trimor-
phisme de la femelle. On à alors une ©, une © et un soldat (2)
dérivé de la © major. Ce soldat sert chez certaines espèces à la
défense, chez d’autres plutôt à triturer des graines (comme aussi
la © major des Aphænogasler et des Pogonomyrmex), chez d’autres
enfin, à l’aide de sa tête cylindrique et tronquée, à boucher l'ouver-
ture du nid sculpté dans le bois (Colobopsis).
Un dimorphisme du sexe mâle a été démontré chez divers Arti-
culés, ainsi par Paul Mayer et G. Mayr(?) dans les genres Crosso-
gaster Mayr et Aeterandrium Mayr (Hyménoptères des figues, en
partie de la fam. des Chalcidites, en partie plus ou moins voisins).
Chez ces insectes, outre un j' aïlé ordinaire, on trouve un curieux
G' aptère. Chez deux genres de Fourmis, Anergates et Formicoxe-
nus, le mâle aptère seul existe. Chez Anergates il a des rudiments
d’ailes (chez la nymphe du moins) et ressemble encore assez à un G
ordinaire. Chez Formicoxenus il prend la tournure d’une ©, quoique
(:) J'avais écrit textuellement à M. Adlerz: &« Solllen Sie jetzt meine Ansicht
uw theilen, so bitte ich Sie, Ihrerseits, wenn Sie Ihre Arbeil publiciren meine heutige
« briefiiche Bekehrung mit Bezug auf Ponera androgyna erwühnen zu wollen ». Sur
cela M. Adlerz a cru devoir transcrire toute ma lettre, quoique il ne partageât pas
les idées qui s’y trouvaient et tandis que mon intention était simplement de corri-
ger mon ancienne opinion (Fourmis de la Suisse, p.63), qui considérait la Ponera
androgyna comme un hermaphrodite, opinion que j’avais abandonnée depuis
longtemps et qui n’est pas soutenable. J'avoue du reste que le passage ci-dessus
était trop peu explicite et assez irréfléchi de ma part; je regrette d’avoir provoqué
ainsi la polémique stérile que M. Adlerz a cru devoir entamer contre une lettre
qui n’a jamais exprimé mon opinion réfléchie.
(2) Mayr: Wiener entomologische Zeitung, 15. März 1885, III, Heft, p. 95.
tits
ETUDES MYRMECOLOGIQUES EN 1886. 185
il en diffère encore par ses mandibules sans dents, ses antennes de
13 articles, ses yeux et son ineptie au travail. Chez la Ponera
punclalissima Rog. par contre, nous trouvons un véritable dimor-
phisme du ' : un G' ailé tout-à-fait semblable à ceux des autres
espèces, c’est-à-dire extraordinairement différent de l'ouvrière, et
un aptère qui ne se distingue de l’ouvrière que par ses organes
génitaux, sa couleur plus claire et sa taille plus grande. Ici les
mandibules sont dentées, et il n’est pas impossible, ni même
improbable que ce G' soit apte au travail. Ce fait était si compléte-
ment différent de tout ce qu'on connaissait chez les fourmis que
J'avais cru (Fourmis de la Suisse) devoir considérer ce aptère
comme une sorte d'hermaphrodite. Mais la forme intermédiaire du
Fomicoxenus montre clairement qu'il s’agit de dimorphisme.
Enfin chez les termites nous avons un polymorphisme qui se
distingue un peu de celui des fourmis par le fait des métamorphoses
incomplètes de ces insectes, mais qui au fond en est moins différent
qu'en apparence. De la forme larvaire indéterminée dérivent des G
ailées, des G'ailés, des soldats aptères et des ouvriers aptères.
Fritz Müller(!) a démontré le fait extrêmement curieux que chez
les © et les G'ailés arrivés à l’état parfait, les organes génitaux
sont encore si rudimentaires que c’est à peine si on peut les distin-
guer, et qu'un accouplement est encore impossible. Aussi, lorsque
ces insectes quittent leur nid au vol, sont-ils seulement en état de se
« fiancer », c’est-à-dire de se séparer en couples platoniques. Ce
n’est que beaucoup plus tard que leurs organes génitaux se déve-
loppent et qu’ils s’accouplent. (Je soupçonne pour ma part que ces
couples fondent les termitières comme les © fécondes des fourmis,
d'après les découvertes récentes de Lubbock, MacCook etBlochmann,
fondent les fourmilières). On comprend que, ces faits étant, les
organes génitaux des ouvriers et des soldats (lesquels ne sont point
des formes larvaires comme on l’avait cru, mais bien des formes défi-
nitives, comme les © et les ) doivent être et sont extrêmement rudi-
mentaires, si rudimentaires que leur distinction est presque impos-
sible. Dans la lettre attaquée par Adlerz, j'ai dit que « comme chez
les termites, la forme ouvrière pourrait donc chez les fourmis provenir
des deux sexes. Il est vrai que c’est trop dit pour le Formicoxenus ;
mais c’est exact pour la Ponera androgyna. Le Formicoxzenus forme
le passage. Avec cela j'avoue du reste qu'une différence capitale
demeure c’est que ces mâles «ergatoides » s'accouplent (pour celui de
la P. androgyna ce n’est pas prouvé) ce qui n’est pas le cas des ©
des fourmis dont les œufs féconds sont parthénogénétiques, ni des
termites © et 2} pour les causes qu’on a vues. Quant à, la question
() Frirz MüLLER : Beiträge zur Kenntniss der Termiten. (Jenaische Zeitschrift,
Bd. VII, 3 et 4, 1872).
154 ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886.
phylogénétique (Darwinienne) de savoir si ces mâles « ergatoïdes »
sont un produit de l’adaptation graduelle par la sélection seule ou
plutôt d’une convergence due au genre de vie, ou des deux, c’est
une affaire de théorie en partie subjective. Il est clair que, même si
l’on admet que le (X aptère de la P. punctatissima (androgyna)
joue le rôle d’ouvrière, il doit dériver d'un Œ primitivement ailé
(comme je le reconnais même dans ma lettre peu réfléchie), tandis
que, chez les termites, les ouvriers et les soldats sont probablement
dérivés, sinon de la dernière période larvaire, ou nymphe, du moins
indifféremment d'individus parfaits © et G\, chez lesquels les organes
génitaux sont à peine différenciés. Il est clair à mon avis que tous
ces faits sont parents et voisins et l’on ne doit pas oublier que le
polymorphisme, même lorsqu'on peut présumer qu’il s'est différencié
sur une forme adulte, réagit subséquemment jusqu’à un certain
point sur la forme larvaire, de sorte que, chez les fourmis par
exemple, on peut distinguer une larve avancée de Q d'une larve
avancée de © etc.
Cet été, au mois d'août, j'eus la bonne chance de rencontrer
pendant mes vacances sur un talus de gazon, à Fisibach, canton
d’Argovie, une fourmiliere de #ormica pralensis de variété foncée
qui contenait toute une fourmilière de Formicoxenus nititulus y
vivant en hôtes. J’y ai d’abord confirmé mes anciennes observations
ainsi qu'une partie de celles d’Adlerz. Malheureusement la fourmi-
lière ne contenait pas de «X. J’ai découvert les petites cases des
Formicoxenus, contenant leurs larves, leurs nymphes et les Q ailées,
creusées dans les parois et piliers du nid des pratensis, exactement
comme le décrit Adlerz, et très semblables aux nids doubles des
Solenopsis fugax que j'ai décrits dans les Aittheilungen der Schwei-
zerischen entomolog. Gesellschaft, vol. III, n° 3, 1869. Seulement
les canaux s'ouvrent librement dans le nid de l’hôte, ce qui n’est pas
le cas de ceux des S'olenopsis. J'ai de nouveau observé l’indifférence
parfaite des pratensis vis-à-vis des l’ormicoxenus.J'établis plus tard
la fourmilière des Formicoxenus dans une boîte. Les © travaillèrent,
entassérent leurs larves ensemble, etc., mais ne touchèrent ni au
miel, ni aux larves, ni aux rymphes pratensis que je leur donnai.
À peine une ou deux d’entre elles goûtèrent-elles un peu les sucs
d’une nymphe pratensis que j'avais écrasée exprès. J’ajoutai deux
Q pralensis qui revenaient avec l’abdomen gonflé de liqueur de
pucerons. Les ormicoxenus n’essayèrent pas de se faire nourrir par
elles. Puis je mis deux ou trois ennemis (Zasius niger) dans la boîte.
Les Formicozenus se replièrent tout coi, sans essayer ni d'attaquer,
ni même de se défendre. Ces faits confirment ce que dit Adlerz.
Ayant dérangé plusieurs fois le nid des #. pratensis, celles-ci se
mirent à déménager le 13 août, en passant d’abord à travers un
ÉTUDES MYRMECOLOGIQUES EN 1886. 159
taillis, puis dans le gazon, vers le haut du talus, pour aller s’établir
dans un ancien nid abandonné, situé à 14 mètres de distance de leur
habitation. Des le premier jour (13 août; peut être les pralensis
avaient-elles déjà débuté leur déménagement un jour avant sans que
je m'en fusse apercu) j'observai des Formicozenus © suivant les pra-
tensis © sur la ligne de déménagement. Je continuai les jours
suivants à voir des © Formicozenus suivre les pratensis jusqu'au
nouveau nid, sans se tromper de chemin et sans se transporter les
unes les autres. C’était curieux de voir de si petits insectes suivre
sans s’écarter à travers toutes les difficultés du terrain un chemin
si long qui ne pouvait être marqué pour eux que par les émanations
des #. pralensis. Plus tard, j'observai aussi un Zormicoxenus en
portant un autre renversé sur le dos (ils se portent ainsi comme tous
les myrmicides) du vieux nid au nouveau. Cependant j'observai ce
transport mutuel beaucoup plus fréquemment d’une partie du nid à
l’autre, et je pus observer que, comme chez les Formica, la porteuse
a beaucoup plus de peine à retrouver son chemin avec son fardeau
que sans lui. Au bout de cinq jours le déménagement des pratensis
était entièrement termine, et les #ormicoxenus n'avaient pas été
moins actifs, car ils avaient transporté toute leur nichée, femelles
ailées et larves, dans le nouveau nid où ils avaient déjà creusé des
cases dans les paroïs des #. pratensis! Mais cette curieuse obser-
vation, plus complète que celle que j'avais faite autrefois (1. c.), en
entraîna une autre encore plus singulière. Le 4"e jour du démé-
nagement des #. pralensis, alors que l'ancien nid était presque
dépeuplé, j’observai sur toute la ligne de déménagement, échelonnés
à presque chaque quart de mètre, de petits cloportes blancs, hôtes bien
connus des fourmis. Or ces cloportes trottinaient tous, sans s’écarter
d’un centimètre de la ligne de déménagement, de l’ancien nid presque
abandonné des pratensis au nouveau nid, où ils arrivaient l’un après
l’autre, sans avoir l’air éprouvés de ce long voyage. Il y en avait de
tout petits, de 1 1/2 à 2 millimètres de longueur qui entreprenaient
aussi le voyage, mais je n’en ai pas vu de plus petits que 3 millimètres
atteindre le nouveau nid. Je ne sais si les plus exigus se sont perdus
ou épuisés en route ou si j'ai incomplètement observé. Enfin j’obser-
vai encore d’autres hôtes bien connus des 7. pratensis, des Sta-
phylinides, trois Dinarda et un Slenus, tous allant sans trop se
presser, mais sans s’écarter non plus de la ligne de déménagement,
de l’ancien nid des pralensis au nouveau.
Le resultat général de cette curieuse observation est que lorsque
les Formica pratensis(et probablement les formes voisines)émigrent,
tous leurs hôtes et parasites, tant fourmis que coléoptères et crus-
tacés savent les suivre, évidemment au moyen de l’odorat de leurs
antennes.
136 ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886.
2. EXPÉRIENCES SUR LA FACULTÉ DE SE DIRIGER. — Lorsque des
fourmis vont et viennent sur une ligne, on comprend, comme croit
l'avoir démontré Lubbock, et comme c’est certainement vrai en
grande partie, que leur propre piste odorante leur serve à se diriger,
car la piste fraîche est derrière elles et la ou les pistes anciennes
sont devant elles. Mais que dira-t-on de l'expérience suivante qui
confirme du reste certains résultats de Lubbock. Sur la ligne de mes
F. pratensis, le déménagement fini, quelques © continuèrent à
aller et venir pour récolter la miellée de pucerons qui se trouvaient
sur un arbuste. Je saisis à plusieurs reprises des © qui revenaient
de l’arbuste à leur nid, l'abdomen gonflé de miellée, et les plaçai
chaque fois de nouveau sur la ligne de déménagement, mais à un
mètre environ de l’endroit où je venais de les prendre. Revenues de
leur premier étonnement et après avoir fait quelques circuits tres
courts, elles se mirent chaque fois, sans se tromper, en route dans
la bonne direction les conduisant à leur fourmilière, jamais en sens
inverse. Je demande dans ce cas quelle peut être la piste qui les
guide au milieu de toutes les pistes de leurs compagnes allant dans
les deux sens. Et en admettant que ce soit leur propre piste lorsqu'el-
les étaient allées à l’arbuste, comment ont-elles pu distinguer si elles
devaient la suivre dans un sens ou dans l’autre, puisqu’elle devait
être égale des deux côtés et que la piste fraiche qu’elles laissaient
du côté de l’arbuste en avançant vers leur nid n’était plus là pour
les guider grâce à mon stratageme. L'idée d'une piste comme nous
nous la faisons ne suffit plus ici, et comme les fourmis voient mal,
je crois devoir émettre une nouvelle opinion à ce sujet. D'abord il
n’est pas question d’un sens vague de la direction, car lorsqu'on met
des fourmis en tas en un lieu inconnu d'elles, et qu’on pose l’une
d'elles à 2 ou 3 mètres du tas, elle est absolument incapable de
trouver la direction du tas. Il faut donc qu’elles connaissent les
lieux. Or l'expérience prouve qu’elles les reconnaissent avec les
antennes, car privées d’antennes elles ne peuvent plus se guider.
Certaines expériences de Lubbock semblent montrer que la direction
de la lumière, les ombres les guident à côte de l’odorat. Mais quand
le temps est couvert,et même la nuit, elles se dirigent comme de jour.
Je commence à croire que nous pourrions être ici en présence
d’un fait physiologique et psychologique très important. Les organes
des sens internes (le goût, l’ouie et l’odorat) ne nous procurent, on
le sait, que des sensations mal délimitées ou même pas du tout déli-
mitées dans l’espace. Herbert Spencer (Principes de Psychologie)
croit que cela vient en grande partie de ce que les terminaisons
nerveuses sont intérieures et par suite affectées toutes à peu près
de la même facon par l’agent chimique excitateur, tandis que pour
la vue et le tact les agents excitateurs se localisent, affectant tantôt
ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886. 187
une partie, tantôt une autre de la peau ou de la rétine. Il paraît
exister là une vérité très générale, car nous sentons aussi nos
impressions tactiles bien localisées, tandis que les sensations viscé-
rales ne le sont pas. Mais les sens dont les impressions sont loca-
lisées sont er même temps ceux qui nous font connaître l’espace.
Seulement le tact à lui seul est insuffisant. Je démontrerai ailleurs
que les fourmis se dirigent parfaitement bien sans la vue, après
qu’on leur a verni les yeux. Or il est bien démontré que l’odorat
des insectes et spécialement des fourmis réside dans les antennes.
Mais ici nous avons affaire à un odorat dont l’organe est non seule-
ment extérieur, mais même très mobile, et peut toucher directement
les corps par divers côtes.
Je crois que nous devons conclure de ces faits que l'odorat des
insectes, spécialement des fourmis, peut avoir des particularités
d'énergie spéciale que n’a pas le nôtre, qu’il est peut-être capable de
localiser ses impressions dans l’espace (ou plutôt de fournir à la con-
science de l'insecte une certaine localisation de l’espace). Cette locali-
sation, jointe à celle du toucher, et à la mémoire doit suffire à donner
à certains insectes cette étonnante connaissance des lieux et surtout
de la direction indépendante de la vue et, comme nous venons de le
voir, impossible à expliquer par l'odeur vague d’une piste. La fourmi
distingue probablement les impressions de son antenne droite de
celle de son antenne gauche, celles de la face gauche et de la face
droite de chaque antenne, les impressions qui viennent du côté
gauche en général de celles qui viennent du côté droit etc. Ainsi
elle distingue par ses antennes et connaît les deux côtés du chemin,
de sorte que mise tout-à-coup à un endroit quelconque des lieux qui
lui sont connus elle s'oriente avec ses antennes par les objets qui
l'entourent et sait dans quelle direction est son nid, de même que
nous nous reconnaissons en cas pareil par la vue distincte et sa
mémoire (mémoire des lieux vus). Le fait que l’homme ne peut pas
se représenter un odorat localisant l’espace n'infirme en rien notre
hypothèse. — La foule énorme de terminaisons nerveuses répandues
les unes à côté des autres sur la massue des antennes est extrême-
ment propre à une fine localisation.
3. UN DÉMÉNAGEMENT DE Myrmica. — J’observai par hasard à
Fisibach des Myrmica ruginodo-lyvinodis déménageant avec leurs
larves, leurs nymphes, leurs Q ailées et lzurs G d'un ancien à un
nouveau nid, dans la mousse. Cela allait très vite, la distance étant
courte. Les © étaient transportées renversées sur le dos. Mais les
G' étaient portés comme des nymphes, c'est à dire empoignés par le
thorax, Alors ils repliaient leurs pattes et leurs antennes et lais-
saient faire l’ouvriere porteuse.
4. INIMITIÉ DE FOURMILIÈRES VOISINES DE CAMPONOTUS LIGNIPER-
138 ETUDES MYRMECOLOGIQUES EN 1886.
pus. — Je prends quelques © d’une fourmilière de cette espèce située
sur le même talus à cinq ou six pas d’une autre, et les place à l’ouver-
ture du nid de cette dernière. Immédiatemen les © sont attaquées,
mordues et tuées par leurs voisines. Donc ces C'amponotus, et, j'ai
lieu de le croire,les Camponotus en général, n’ont aucune tendance à
former des colonies à plusieurs nids. Chaque formilière a en général
un seul nid, et est l’ennemie complète des autres de son espèce.
J’ai observé depuis quelques années que les nids des Camponotus
ligniperdus sont en général situés sur les pentes exposées au levant.
Enfin une observation récente m'a montré que les Camponotus
ligniperdus ont mauvaise mémoire relativement aux lormica. En
effet, des fourmis de cette espèce et de la même fourmilière, séparées
depuis six semaines à peine, se battirent et se mutilèrent d’abord,
même jusqu’à se tuer; l’alliance n’eut lieu qu’au bout de 24 heures.
5. FACULTE DE SE RECONNAÎTRE. —Lubbock prétend que les four-
mis sorties à l’état de nymphes d’une fourmilière et écloses hors de
chez elles sont reconnues par leurs compagnes. J'avais prétendu le
contraire à la suite d'expériences. J’ai relait cet été l'expérience
suivante : &) J'avais pris dans un nid des Formica sanquinea avec
leurs esclaves pour une expérience dans laquelle je leur avais verni
les yeux. Au bout de 14 jours je les remis sur leur nid où elles
furent aussitôt amicalement reçues. Je les reconnaissais des autres
à leurs yeux vernis, et tant esclaves que maîtres sûrent se diriger,
se reconnaitre, entrer dans le nid et en sortir comme si rien ne
s'était passé. à). Le 7 août j'avais pris des nymphes de #. pratensis
dans leur nid et les avais données à mes #. sanquinea aux yeux
vernis que j'avais en observation. Les #. sanqguinea les soignèrent
et tirèrent plusieurs jeunes © de leurs cocons. Le 11 août je
plaçai une de ces jeunes écloses (éclose depuis 3 jours) vers sa
fourmilière natale où elle fut fort mal recue, empoignée par le
thorax, la tête, les pattes, tiraillée (écartelée), et même menacée de
venin. Cependant au bout d’un certain temps on la laissa tranquille.
Je répétai cette expérience deux ou trois fois avec le même résultat;
une des jeunes © que je remis plusieurs jours plus tard sur sa four-
milière natale, et qui était devenue plus foncée (plus adulte) fut
encore plus maltraitée que les autres et reçut même un jet de venin,
d’une de ses nourrices et sœurs qui l’avaient soignée à l’état de
nymphe huit jours auparavant. Cela confirme mon opinion que les
fourmis apprennent à se connaître après leur éclosion (Fourmis de
la Suisse, p. 261 et suiv.).
6. FoRMICA PRATENSIS ET NYMPHES DE LEUR ESPÈCE, MAIS
D'AUTRE FOURMILIÈRE. — Le 20 août, je pris une poignée denymphes
dans une fourmilière de #. pratensis et j'allai les déposer en partie
sur le dôme et en partie à quelques pouces du dôme d’une autre
ÉTUDES MYRMECOLOGIQUES EN 1886. 139
fourmilière de la même espèce. Un combat fort vif s’engagea entre
les maîtres du nid et les quelques ouvrières que j'avais apportées
avec les nymphes, mais ces dernières furent bientôt culbutées. Au
lieu de s’annexer les nymphes ainsi facilement conquises, et quoique
elles-mêmes en possédassent fort peu, les Ÿ. pratensis de la four-
milière se mirent à les emporter le plus loin possible, jusqu’à trois
ou quatre décimètres de leur nid et à les jeter. Elles allaient de
préférence les porter à un endroit où le talus sur lequel était bâti
leur nid était raide et où une touffe d’herbe surplombait, de sorte
que de là elles pouvaient laisser tomber les nymphes qui allaient
rouler assez loin, vers le bas du talus. J’essayai plusieurs fois de
poser un certain nombre de ces nymphes à l'entrée même des portes
de la fourmilière où même de les faire tomber dans l’intérieur du
nid. Quelques unes de ces dernières parurent être conservées, mais
la plupart furent rapidement saisies, emportées et jetées. Plusieurs
centaines de nymphes furent ainsi jetées. Cependant j’observai par
exception quelques Q qui intégrèrent deux ou trois nymphes dans
le nid (furent-elles mangées ou élevées?). Quoi qu'il en soit, il est
curieux de voir une espèce de fourmi qui est omnivore, passablement
carnassière, qui par exemple emporte presque tous les insectes qu’on
lui donne dans son nid, mépriser ainsi et même rejeter au loin un
aussi riche butin qui eût pu lui être si utile soit en l’élevant, soit en
le mangeant. C’est d'autant plus curieux que la plupart des autres
fourmis omnivores, ainsi la ormica sanquinea, la Formica fusca,
et ses races, tous les Myrmicides que je connais, sauf les Formi-
cozenus, la plupart des Lasius etc., prennent avidement les nymphes
étrangères tant de leur espèce que d’autre espèces pour s’en repaître,
sinon (surtout les espèces à esclaves) pour les élever (voir Fourmis
de la Suisse). Les fourmis qui ne sont nullement carnassières, ainsi
les Camponotus, rejettent, il est vrai, toutes les nymphes étrangères
qu'on leur donne, mais ici le cas n’a rien d'étonnant.
7. FOURMILIÈRE NATURELLE SANGUINEA-PRATENSIS. — Je découvris
cet ête à Fisibach une belle fourmilière dont le nid était couvert de
F. pratensis. L'architecture anormale de ce nid me frappa. A peine
eus-je alarmé les pratensis qu'an flot rouge de grosses F7, sanqui-
nea apparurent à la surface du nid. Je constatai aussitôt que j'avais
affaire à un second de ces cas extrêmement rares où à l’état naturel
la F. sanquinea avait attaqué et pille une espèce autre que ses
esclaves ordinaire (fusca et rufibarbis). Le seul cas décrit jusqu’ici
est celui d’une fourmilière mixte sanguinea-rufa, que j'ai observée
au Laegern (Bulletin de la Soc. Vaud. des Sc. n., XIV, 75, p. 53,
1875). Cette fois la grande taille des sanguinea, ainsi que le nombre
bien plus faible et la taille relativement petite des pratensis ne
laissait pas l'ombre d’un doute sur l’origine de cette fourmilière. Et
140 ÉTUDES MYRMECOLOGIQUES EN ISS6.
cela d'autant moins qu'aux environs se trouvaient quelques faibles
fourmilières pralensis de variété identique, fourmilières toutes
incapables de résister à l’assaut de pareilles sanguinea. Je constatai
un chemin battu allant du nid à une certaine distance et évidemment
construit par les esclaves pratensis. Je plaçai un tas de Æ. rufa
devant le nid; les sanguinea seules prirent part au combat et eurent
bientôt culbuté les ru4/f4. La fourmiliére ne possédait pas d'esclaves
J'usca, ni rufibarbis. |
8. SÉCRÉTION DES GLANDES MANDIBULAIRES DES ABEILLES ET DES
GLANDES ANALES DES FOURMIS. — J’ai démontre (Zeitschrift für wiss.
Zoologie, Bd. XXX, Suppl. 1878, p. 60) que la secretion des glandes
anales qu'ont certaines fourmis (Z'apinoma etc.) est identique par
son odeur, sa décomposition à l'air et sa consistance à celle des
glandes mandibulaires des abeilles, et j'en ai conclu que la glande
mandibulaire des abeilles est probablement une glande dont la sécré-
tion sert simplement à la defense de l'insecte en effrayant les
ennemis par son odeur, comme c’est le cas des glandes anales
des Z'apinoma. Dernièrement Schiemenz (Ueber das Herkommen
des Futtersaftes ete. der Biene. Dissertation, Leipzig 1883) a cru
devoir accorder à cette glande des fonctions dans la préparation de
la cire et dans la nutrition des abeilles. Je ne prétends point nier
la possibilité d’un fait pareil, mais je rends Messieurs les Apiculteurs
attentifs aux faits suivants. Chaque fois qu’on saisit une abeille,
elle répand une odeur caractéristique qui est d’après mes observa-
tions due à la secretion des glandes mandibulaires (découvertes
d'abord par Meinert, 1860, chez les fourmis), lesquelles ne sont
autre chose que les glandes salivaires de la IV"®° paire de Schiemenz
(Riechschleimdrüse de Wolf). Cette odeur est identique à celle
des glandes anales des Z'apinoma, et si l’on prépare soigneusement
la vesicule de la glande de l'abeille et qu'après l’avoir isolée on
l'ouvre, aussitôt l'odeur se repand. — Or M. l'instituteur Küssen-
berger à Fisibach, un apiculteur zélé dont j'ai appris à considérer
l'excellent esprit d'observation, m'a fait observer que chaque fois
qu'une abeille est irritée (ce qu'on reconnaît au mouvement de ses
ailes et à l'ouverture de ses mandibules), elle répand cette odeur,
tandis qu'a l'état tranquille elle ne la répand pas. Ce fait corrobore
si bien mon opinion ci-devant citée, que je crois que sans pouvoir
nier la possibilité des fonctions que Schiemenz attribue à cette glande,
nous devons avant tout la considérer comme une glande odorifique et
défensive. J'ai démontre ailleurs à quel point d’autres insectes sont
incommodes par la sécrétion des glandes anales des Zapinoma que
je confondais alors encore avec la glande vénénifique (Fourmis de la
Suisse, p. 331), glande qui est rudimentaire chez ce genre.
ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886. 141
Li &
Descriptions d'espèces nouvelles on mal connues de la sous famille
des Camponotidæ .
I. Sous-rAMILLE Camponotidæ Forel.
(Ztschrft. f. wiss. Zool., XXX, Suppl.)
I. Trieu Camponotii.
GENRE CAMPONOTUS Mayr.
Esp. C. LIGNIPERDUS Latr.
Var. pictus Forel (Et. myrm. 1879). Une Q et une © du
N. Hampshire (Mrs. Treat). Cette variété paraît être fort répandue
aux États-Unis et assez constante. Elle mérite probablement de
former une race.
Esp. C. casranEuS Latr. (Hist. nat. Fourm.).
C. melleus Say (Bost. Journ. Nat. hist. 1837, I, 286).
C. clarus Mayr (Myrmecol. Studien 1862).
Mayr (Formicid. Index Synonym.) croit que la Wormica
castanea Latr. est synonyme du Campon. herculeanus L. qui se
trouve aussi dans l'Amérique du nord. Cette synonymie est déjà
improbable à première vue, vu que Latreille connaissait le C. ker-
culeanus et qu’il était trop judicieux pour en faire deux espèces.
Mais si l’on compare la description de Latreille avec les variétés
foncées du Caumpon. melleus Say, on verra qu’elle leur convient de
point en point, surtout si l’on a soin d'observer que Latreille a
l'habitude d’attribuer aux fourmis des couleurs plus foncées que
celles que Mayr et les auteurs actuels leur accordent (").
La couleur marron clair que Latreille attribue au G' de sa
F, castanea ne peut absolument pas convenir aux G des C. hercu-
leanus et ligniperdus, tandis que c’est précisément une des parti-
(:) Ainsi Latreille appelle noires des fourmis que nous appelons brunes, #arron
ou marron clair des fourmis que nous appelons rousses ou d’un roux un peu
jaunûtre, etc. — 11 dit p. ex. que le Lasius flavus est “ roux jaunâtre, tirant même
sur le brun, daus quelques individus » tandis que Mayr le trouve & jaune, avec la
tête et l’abdomen jaune brunâtre chez quelques.individus. » Cette différence dans
l’appréciation des couleurs ou plutôt des nuances du clair au foncé provient je
crois de ce que nos devanciers avaient l’habitude de juger à l’œil nu de la couleur
de l’insecte dans sa grandeur naturelle, tandis que nout avons pris peu à peu
l’habitude de décrire les couleurs que nous voyons à la loupe. Or la loupe, en
grossissant, dilue les couleurs (le pigment) et les reud plus claires. Les globules du
sang vus à l’œil nu sont rougeâtres, comme on le sait, même en couche mince.
Vus au microscope ils sont à peine jaunes.
142 ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886.
cularités les plus spécifiques du C. melleus d'avoir un G' de la même
couleur qne la © et la ©, d’une couleur qui varie du brun marron
clair au roux jaunâtre. La description de Latreille qui comprend les
trois sortes d'individus de l’espèce est non seulement plus ancienne,
mais bien plus complète que celle de Say, de sorte que le nom
de melleus Say doit tomber et être remplacé par castaneus Latreille.
Il n’en est pas moins vrai que le C. castaneus est ordinairement
jaune-roussâtre et que le nom de welleus lui aurait mieux convenu.
Un des caractères les plus distinctifs du ©. castaneus est l’absence
presque totale des gros points enfoncés qui abondent surtout sur
l'abdomen des C. kerculeanus et ligniperdus.
Une © major d’un brun marron, longue de 12,5 mill. Texas
(Boll). Voir du reste Forel, Et. myrm., 1879, p. 60.
Esp. C. ForeLI Emery (Annal. Mus. civ. Genova, mars 1881).
Quelques © de Barcelone (M. Cuny y Martorell). M. Emery avait
reçu cette espèce d'Algérie. Elle se rapporte au groupe des C. awro-
cinctus Smith, ruñceps F., intrepidus Kirby etc. par son échan-
crure thoracique et la forme de son métanotum.
Esp. C. MARGINATUS Latr.
M. Morris m'a envoyé de Vineland (N. Jersey) une variété © Q
et G de cette espèce qui se distingue par une sculpture un peu plus
forte et une pubescence plus distincte. Le thorax des © est un peu
mat, finement, mais assez profondément réticulé-ponctué ou réticulé-
ridé tranversalement. Chez la ©, la tête et l’abdomen sont noirs,
le reste est rougeàtre. Chez la ©, le thorax est bariolé de noir
et de rouge jaunâtre; l’abdomen est noir avec une tache rou-
geàtre en bande sur le premier segment et parfois aussi une sur le
second.
Au Japon, cette espèce varie beaucoup ;de taille et de couleur.
Une petite variété ou race japonaise merite d’être décrite sous un
nom spécial :
C.marginatus var.quadrinotatus n.v.: ©. Long.O minor 5 mill.;
© major 6, 5 mill. Tête des © major relativement large et forte
(plus que chez la forme typique). Noire, avec les mandibules, les
antennes et une lisière transversale au devant de la tête d’un rouge
foncé chez les © major et clair chez les © minor; les pattes et le pro-
thorax d’un rouge brun chez les O major et d'un rouge jaune chez
les © minor. Deux taches d’un blanc jaunâtre sur chacun des deux
premiers segments abdominaux. Du reste comme la forme typique.
Q. Long. environ 9 mill. Comme la © major.
Japon (Musée de Berlin). Récoltée par M. Dônitz.
Le C.marginatus habite toute la région paléarctique et néarctique.
ÉTUDES MYRMECOLOGIQUES EN 1886. 143
Esp. C. RUBRIPES Drury (1770)
— ©, sylvaticus sens général (Mayr, Am. Turkestan; Forel, Et. myrm. 1879).
r, C. RUBRIPES i. sp. Drury, Il. Nat. Hist. 1770 (Roger, Berl. ent.
Zeit. 1863). [Cap de B. Esp.].
r. C. macuLaTUs Fab., Spec. Ins. 1781. [Afrique, en particulier
du nord].
— form. carinata Brullé, Hist. nat. Canar.
— Var. dichrous Forel, (Et. myrm. 79) (= F. éhoracica
Fab. ? (Algérie, Crète].
C. maculato-sylvaticus; C. maculato-cognatus (= variegatus Mayr,
nec Smith). [Europe mérid. et Afrique].
r. C. syzvarTicus Oliv., Encycl. meth. 1791. [Europe méridionale].
— Form. marginata Latr. (H. nat. Fourm.) ®, nec Q.
— Var. À. Mayr. (Fourm. Turkestan). [Turkestan].
r. C. PALLENS Nyl., (Act. Soc. Sc. Fenn. 1848). [Sicile].
r. C. æriops Latr. (Hist. n. Fourm.). [Europe méridionale etc. |.
C. syloatico-æthiops Forel (Fourm. Suisse). [Europe mérid.].
r. C. piLIcorRnis Roger (Berl. ent. Zeit., 1859, p. 228). [Espagne,
Bosphore].
r. C. coGNATUS Sm. (Catal. 1858). [Afrique et sud de l’Europe].
Var. w Forel (Et. myrm. 79). [Tunisie].
Var. 4 Forel (Et. myrm. 79)? [Perse].
C. cognato-compressus (= var. X et une partie de cognatus Forel,
éc7-Atriquel:
r. C. comPressts Fab. (Mant. Ins.). [Hindostan].
— PF, indefessa Sykes. (Trans. ent. Soc. Lond. I, 104).
— PF. callida Sm. (Cat. Brit. Mus., p. 18)?
— C. sylvaticus var. e Forel. (Et. myrm. 79 et Indian
Ants., Part. I et II, 1885 et 1886, nec Mayr).
r. C. GUATEMALENSIS Forel (Et. myrm. 1884). [Guatemala].
C. mrris Smith (Cat. Brit. Mus.). [Hindostan, Ceylan].
— C. Bacchus Smith (Cat. Brit. Mus.).
— C!. ventralis Smith (Cat. Brit. Mus.) Q.
— Var. fuscithorax Forel (n. var.). [Calcutta].
. Novaz-HoLLaNDIAE Mayr (Neue Formic., 1870). [Australie].
. PICIPES Oliv. (Encycl. méth.); Mayr (Myrm. Stud., 1862).
[Amerique du sud].
. INDIANUS Forel (Et. myrm. 79). [Amérique du sud].
. Mac Cook Forel (Et. myrm. 79). [Mexique].
. FEDTSCHENKOIMayr (F. Turkestan). [Turkestan].
. SIMILLIMUS Smith. (Trans. ent. Soc. Lond., 1861; Mayr.
Form. Novo Granad.). | Amérique du sud].
. SOLON n. st. [Benguela|.
. ODIOSUS n. st, [Sumatra].
nn
he OC ae
144 ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886.
r. C. BRUTUS 0. st. [Congo].
r. C. Pompeius n. st. [Gabon].
r. ©. HaGensii n. st. [Madagascar].
r. C. morosus Sm. (Cat. Brit. Mus.). [Chili].
Le nom « d'espèce » sylvaticus OI. ayant englobé ies C. macula-
tus F. et rubripes Drury qui lui sont antérieurs comme descriptions
originales, nous sommes obligés, contre notre gré, de prendre comme
nom général de ce vaste groupe le nom le plus ancien qui est celui
de Drury. La race particulière rubripes i. sp. du Cap à laquelle ce
nom s’appliquait a été définie plus nettement par Roger (Berl. ent.
Zeitschr., 1863, p. 133).
Depuis que dans mes « Fourmis de la Suisse » (1874) j'ai réuni
le C. aethiops Latr. au C. sylvaticus Olivier comme simple race,
ayant trouvé des formes intermédiaires entre ces deux fourmis, il
s’est produit une synthèse croissante, tendant à faire rentrer sous
l'espèce rubripes (sylvalicus) une foule de formes voisines habitant
les cinq continents. C’est d’abord Mayr (Fourmis du Turkestan) qui
dégrade l’'aethiops, le cognatus Sm., le maculatus Fabr., et diverses
autres formes qu’il décrit, au rang de variétés du rubripes (sylva-
licus); il indique même la très proche parenté des formes améri-
caines bonariensis Mayr, simillimus Smith, sexquttatus F., et
picipes Oliv. avec le C. sylvaticus d'Europe. Dans mes Études
myrmécologiques en 1879, sans toutefois admettre la dégradation
des races à de simples variétés j'ai été encore plus loin que Mayr,
en réunissant comme races au (. rubripes (sylvaticus) les C. mitis
Sm. (Bacchus Sm.), MNovae-Hollandiae Mayr, picipes Olivier,
indianus Forel, Mac-Cooki Forel, Fedtschenkoi Mayr. Enfin dans
mes Études myrmécologiques en 1884, j'y ai ajouté le C. guatema-
lensis. Emery (Ann. Mus, civ. Genova, 1882 et 1884) se range à
mon opinion et réhabilite avec raison le C. pallens Nylander, que
Mayr (F. Turkestan) avait considéré à tort comme la © minor du
C. variegatus, au rang de race du C. rubripes, de race bien définie
et assez localisée à la Sicile. André (Spécies des Formicides d'Europe
1881-82) admet les mêmes races que moi, mais les considère comme
simples variétés.
Nous en sommes arrivés ici à un point où la synthèse commence
à constituer un danger, car en faisant un pas de plus elle risque
d’englober une foule d’autres espèces qui, plus l’on avance, s'unis-
sent par des formes intermédiaires au ©. rubripes. Comme ces
espèces renferment elles-mêmes déjà un nombre considérable de
races, nous arrivons à un dédale qui prend des dimensions dange-
reuses et qui nous force à une grande circonspection.
Je veux parler avant tout des « espèces » Lerculeanus et sexqut-
tatus, telles que je les ai définies dans mes Études myrmécologiques
ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886. 145
en 1879, ainsi que de l'egregius Smith et du compressus Fab. dont
nous allons parler. Chez une série de formes, tant d'Amérique que
d'Asie, le lobe de l’épistome se raccourcit, la carène se perd, les
mandibules se raccourcissent aussi et passent par le nombre 6 des 7
dents d’un des types extrêmes aux cinq dents de l'autre; bref par
les C. castaneus Latr., Mac-Cooki Forel et d’autres formes encore
inédites nous passons de l’Lerculeanus au rubripes etc. etc.
Il nous faut donc avant tout examiner aussi soigneusement que
possible les faits fondamentaux et bien assis, pour mettre de l’ordre
dans ce chaos. Il ne m'est pas encore possible d'arriver, de loin
même, à un ordre d'ensemble du groupe rubripes. Maïs je veux
essayer de combattre ou de corriger une où deux fausses voies et
d'indiquer quelque moyen d'arriver à un certain ordre.
Mayr (F. Turkestan) prétend avoir trouvé le C. cognatus var. e
dans le même nid (donc appartenant à la même fourmilière) que son
C.sylvaticus i.sp.(sylvatico-aethiops). Ceci pourrait faire croire qu’il
s’agit là de variétés individuelles chez les descendants d’une même
mère. Or ce serait une grave erreur. Je suis oblige de contredire ici
mon estimé collègue et de prétendre qu’un cas comme celui qu’il cite
repose ou bien sur une confusion, ou bien qu’il s’agit d’une de ces
rares exceptions où deux femelles fécondes de races différentes se
sont par hasard alliées pour former une fourmilière (voir Forel,
Etud. myrmécol. 1884 p. 4 et 5). Il ne faut pas confondre avec les
variétés et les races le polymorphisme incomplet des Camponotus
qui donne à chaque espèce, race et variété non seulement un G une
Q et une O, mais qui divise la © elle-même en une série de formes
dont les deux extrêmes sont la G major et la G minor. On sait que
chez les fourmis où le dimorphisme de la © est devenu complet
les transitions ont disparu et qu’il est resté un soldat et une
ouvrière bien distincts l’un de l’autre, le premier correspondant à
la © major, la seconde à la © minor des Camponotus.
Le genre Pheidole est le plus bel exemple de dimorphisme com-
plet chez la Q. Il y a du reste un grand nombre de genres (Phei-
dologelon, Holcomyrmex, Atla, Aphænogasler, Pogonomyrmerz,
Azleca, Anomma etc.) qui offrent un dimorphisme incomplet.
Je crois pouvoir assurer qu’au contraire les races et variétés du
C. rubripes sont principalement géographiques, c'est-à-dire que
chacune d'elles n’a qu’une extention géographique relativement
limitée, et que les formes intermédiaires qui les relient se trouvent
surtout sur les confins, de leurs domaines géographiques. Je crois
pouvoir affirmer en outre que les individus appartenant à la même
fourmilière ne varient que très peu, à part les variations dues au
polymorphisme de la O, et qu'ils appartiennent toujours à la même
race, à la même variété, même à la même forme transitoire lorsqu'il
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXX, X1
146 ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886.
s’agit d’une variété intermédiaire entre deux races, à part quel-
ques variations individuelles très minimes. Il va sans dire que le
domaine géographique de chaque race se superpose en partie à celui
de plusieurs autres; mais il est rare que cette superposition soit
complète. Ainsi les C. aethiops et sylvaticus habitent ensemble le
sud de l’Europe, mais l'aelhiops atteint au nord des régions où le
sylvaticus à. sp. ne se trouve plus. Le C’. sylvaticus ne se trouve
ni au-sud ni au centre de l’Afrique. Je n’ai jamais vu de C. cogna-
tus. ni de ses variétés provenant du midi de la France, et j'ai
peine à croire les assertions contraires de Mayr et d'André On
trouve souvent aux antipodes une forme qui semble presque iden-
tique à une forme européenne. Un examen attentif finit cependant
par montrer qu'il existe des différences, ainsi entre les races
æthiops et quatemalensis (d'Europe et de Guatémala). Le C. com-
pressus proprement dit est propre aux grandes Indes et passe par
des intermédiaires africains au cognatus. Le cosmopolitisme de
l'espèce rubripes n’est done point un cosmopolitisme provenant
de transports artificiels par les vaisseaux etc., comme c’est le cas du
cosmopolitisme de tant de fourmis qui varient très peu (ainsi du
Solenopsis geminata, du Monomorium Pharaonis etc.), mais c’est,
si je puis parler ainsi, un cosmopolitisme phylogénétique (ou si
l'on veut remontant à des temps géologiques) qui divise cette gigan-
tesque « espèce » en une myriade de races et de variétés plus ou
moins locales, dont l'ensemble occupe le monde entier. Enfin
chaque race est très souvent adaptée à un genre de vie spécial.
Je crois sans me tromper pouvoir affirmer que les races extrêmes
et en outre fort éloignées géographiquement les unes des autres
auraient plein droit à être nommées espèces distinctes si elles
n'étaient reliées dans l’entre deux par tant d’autres variétés qui
forment toutes les transitions possibles et imaginables et qu’on ne
peut plus nommer, tant il y en a. Ainsi le C. pallens de Sicile et
le C. compressus de Calcutta mis à côté l’un de l’autre sont telle-
ment disparates que nous pouvons bien certainement admettre qu’il
serait impossible d'obtenir entre eux un accouplement productif.
Bref le C. rubripes et les formes voisines sont un des plus beaux
exemples zoologiques qu’on puisse trouver pour montrer que les
notions d'espèce, de race et de variété passent sans limite de l’une
à l’autre.
Ces faits, incontestables à mon avis, m’obligent à maintenir la
dénomination de races ou sous-espèces, parce qu'il ne s'agit pas là
de variations plus ow moins capables de se reproduire dans la progé-
nilure de chacune d'elles, ni même de variations dépendant seule-
ment de la température ow de la nature du sol, mais bien de formes
qui ont déjà obtenu une certaine constance relative par l'hérédité et
ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886. 147
l'habilat. Je dis cela naturellement d’une façon générale, admettant
fort bien que nous pouvons nous tromper dans tel ou tel cas parti-
culier, prendre une race pour une simple variété individuelle et vice
versa, surtout lorsque le matériel nous fait défaut.
Tout en accordant les passages indubitables entre les groupes
rubripes, serquitatus, herculeanus et egregius, je crois que nous
devons, par simple raison pratique, conserver encore à chacun
d'eux le titre d'espèce; la complication est ainsi déjà plus que
suffisante. Les passages du cognalus au compressus sont par contre
si nombreux que je suis obligé de faire rentrer ce dernier comme
race dans l'espèce rubripes. Cherchons maintenant, avec cette
restriction, à caractériser le groupe rubripes d’une façon générale
en donnant les caractères propres à toutes ses races.
Caractères communs à toutes les races du C. rubripes ©.
La taille varie entre 4, 5 et 12 mill. chez la © minor, entre 8 et
16 mill. chez la © major. La © minor est toujours fort grêle avec
la tête étroite, souvent rétrécie, parfois à peine rétrécie derrière.
La © major est en général élancée, mais sa tête est grande, triangu-
laire, plus ou moins élargie et échancrée derrière (souvent forte-
ment). Les mandibules sont grandes; leur bord terminal est long
(surtout chez les O major) et muni de 6 à 7 dents L’épistome est
toujours entier, caréné et prolongé devant, au milieu, en lobe
rectangulaire (sauf chez les formes qui sortent de l’espèce pour
passer au groupe herculeanus et à d’autres groupes non encore
définis). Le thorax est toujours simple, également voûté d'avant en
arrière et de droite à gauche, sans échancrure, jamais bordé ni
denté où que ce soit, élargi devant, rétréci derrière. Cependant la
face basale du métanotum est souvent presque droite d'avant en
arrière, et parfois même, chez certains (. syloalicus et æthiops,
elle présente, vue de protil, une apparence de concavite. Écaille
variable, en général ovale, souvent acuminée, presque jamais fort
épaisse, presque jamais échancrée. Abdomen ovale, jamais globu-
leux. Les pattes et les antennes sont grêles ou assez grêles.
La pilosité et la pubescence, quoique assez variables, sont toujours
espacées. La pubescence ne forme jamais duvet. Les tibias et les
scapes n’ont que des poils couchés ou tout au plus obliques, jamais
hérissés.
La sculpture varie de faibles réticulations ou rides qui n'empé-
chent pas un fort éclat et sont parfois à peine perceptibles, à une
dense ponctuation réticulaire qui rend l’insecte mat, se trouve
surtout sur la tête des © major, mais peut de là s'étendre au thorax
148 ÉTUDES MYRMECOLOGIQUES EN 1886.
et même commencer à apparaître entre les rides de l’abdomen. Cette
sculpture constitue chez les grandes races noires et mates l’un des
passages au ©. egregius. En outre de gros points enfoncés épars
qu’on trouve surtout sur les mandibules et le devant de la tête
des © major peuvent s'étendre de là à une partie du corps. La
sculpture de l’abdomen est presque toujours transversalement ridée,
mais très variable d'intensité.
Quant à la couleur, elle varie du jaune clair par lé rouge et le
brun au noir fonce et de l’uniformite la plus complète aux mouche-
tures, taches, bandes, semi-divisions antéro-postérieure et dorso-
ventrale les plus variées.
Caractères variables du C. rubripes.
Nous venons d’en voir un certain nombre en indiquant ce qui est
constant.
La forme générale peut varier. Certaines races sont plus massi-
ves et plus robustes, surtout celles qui tendent vers l’Aerculeanus,
ainsi le ©. Mac-Cooki, mais aussi d’autres, ainsi le € S'olon.
D’autres sont au contraire particulièrement grêles et étroites, sur-
tout celles qui tendent vers le sezgutlatus, ainsi le C. maculatus.
La tête des © minor varie selon qu’elle est tres allongée, élargie
devant et fort rétrecie derrière (C. maculalus, Novæ-Hollandix)
où bien plus faiblement (C. sylvaticus, C. cognatus) ou bien presque
pas (ælhiops, pallens, Mac-Cooki). La forme des mandibules varie
beaucoup. Chez les © major du C. compressus elles sont très gran-
des et comme chez le C. egregius : le bord terminal est très long; les
dents sont très larges, et le bord externe est peu courbe, de sorte que
les mandibules sont longues et pointues. Chez le C’. Solon © major
elles sont grandes aussi, mais moins larges à leur base et plus larges
vers leur extrémité (comme chez les C. Æubaryi et pallidus); leur
bord externe est fortement courbé, surtout vers l’extrémité, et la
dent terminale est dirigée perpendiculairement à la ligne médiane
du corps. Chez le €. Mac-Cooki elles sont bien plus petites.
Le lobe du chaperon, tantôt plus court, tantôt plus long, a ses
deux bords latéraux généralement parallèles chez les © major,
arrondis et convergents en avant chez les © minor. Mais chez les
© major des C’. compressus et indianus, ces deux bords sont con-
caves et presque terminés par une dent, comme chez le C. egregius,
tandis qu’au contraire chez celles des C. Mac-Cooki et picipes ils
sont convergents et terminés antérieurement par un angle fort
obtus.
La forme prismatique et comprimée des pattes, en particulier
des tibias, chez le C. egregius (prismaticus Mayr) se retrouve chez
ÉTUDES MYRMEÉCOLOGIQUES EN 1886. 149
une partie des races du C. rubripes, mais jamais les tibias n’y sont
aussi plats et aussi larges quechez l’egregius. Par contre ils sont
parfois tout aussi anguleux, si ce n’est plus; seulement les quatre
pans du prisme sont bien moins inégaux.
Ainsi les tibias sont prismatiques chez les €’. compressus et macu-
latus O major et souvent ou presque toujours chez la G minor, puis
chez le C. sylvaticus et le C. milis O major. — Par contre ils ont
une forme intermédiaire entre la forme prismatique et la forme
arrondie chez le C. sylvaticus à. sp. et le C. mitis G minor, chez
les C. Novæ-Hollandiæ, indianus, qualemalensis, picipes, et
Mac Cooki $ major et minor. Enfin leur forme est assez ordinaire
ou arrondie chez les C. ælhiops, pallens, simillimus et Solon.
Les tibias prismatiques sont tantôt plus, tantôt moins canneles
longitudinalement entre les angles, et accompagnés de cuisses et
de tarses plus ou moins prismatiques ou aplatis aussi. — Les
gros piquants du bord interne des tibias et du premier article des
tarses sont aussi tres variables et surtout abondants chez les grands
individus.
Les variations dans la forme de l’écaille sont très irrégulières.
La sculpture très faiblement réticulée et ridée chez le C. pallens
qui est très luisant partout est au contraire densément ponctuée
chez le C. compressus qui est mat; mais sur le thorax et l’abdomen
la ponctuation du C. compressus passe à de denses rides transver-
sales.
Quant à la taille, à la pilosité et à la couleur, nous avons déjà
indiqué les limites dans lesquelles elles varient.
Passons maintenant aux faits de détail :
r. C. PALLENS Nyl. — Je l’ai recu de Sicile où il a été récolte par
M. Frey-Gessner © minor 6, © major 8,5 mill. D’après M. Emery
(1. c.) la © minor peut n'atteindre que 4,5 mill. Correspond
exactement à la description de Nylander (Addit. alt. etc. 1846,
p. 36). La tête des O major est peu élargie et peu échancrée der-
rière. Le lobe du chaperon et les mandibules sont assez courts.
L’écaille est épaisse, la sculpture est très faible, le corps est luisant,
roux jaunâtre, avec l'extrémité de l'abdomen plus foncée. Pubes-
cence faible, entièrement couchée sur les pattes. Stature peu élan-
cée, rappelant celle des €. æthiops et Mac Cooki.
r. OC. MACULATUS Fab. — Je suis d’avis que le nom de variegatus
Smith doit tomber. Le C. variegalus de Smith (Cat. Brit. Mus.)
est une forme douteuse des Grandes Indes qui me paraît se rappro-
cher plus encore du C. sexquttatus que du C. rubripes et qui est
peut-être voisine du ©. sexgutlatus race exiquoguttatus Forel
(Indian Ants, Part. IT, 1886). La variété décrite par Mayr (Myr-
mecol. Studien 1862) sous le nom de variegatus Smith et con-
150 ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886.
servée sous ce nom jusqu’ ici dans les travaux de Mayr, d'Emery,
d'André et de moi-même cités plus haut n’est pas une race à part,
mais constitue simplement certaines variétés plus foncées et moins
tachetées du C. maculatus ainsi que les formes transitoires du C.
maculatus aux races voisines s7lvaticus et cognalus. Je crois qu'il
vaut mieux appeler ces transitions tout franchement sylvalico-
maculatus etc. que de leur donner un nom que Smith avait appliqué
à une autre forme. J’ai sous les yeux deux © cognato-maculatus de
Kakoma (Afrique équatoriale).
Le C. maculatus typique et même ses variétés plus foncées sont
faciles à reconnaître à leur taille svelte, à leur couleur mêlée de
noir et de jaune {le noir devenant parfois roussâtre), au fait que
les & minor sont beaucoup plus claires que les G major, à ce que
chez les formes plus foncées, c’est toujours le dessus de la tête et
du thorax, puis l'abdomen (moins les taches jaunes), les scapes et
l'extrémité des pattes qui deviennent foncés. Chez le C. sylvaticus
ce sont au contraire les © minor qui sont les plus foncées, et la
couleur est presque uniforme, d’un brun châtain plus ou moins
clair. Les G major du C. maculalus ont toutes un scutellum dis-
tinct, qui n’est pas beaucoup plus large que long, tandis que chez
celles des autres races ce scutellum est irrégulier, ordinairement
beaucoup plus large que long, souvent indistinct ou nul.
Le C. sylvalico-muculatus (variegatus) de Madagascar que j'ai
décrit dans mes Études myrmécologiques en 1879 se distingue
encore du #aculatus par sa sculpture plus faible, par la forte cour-
bure du bord externe de ses mandibules, près de leur extrémité.
Les mandibules sont luisantes avec des points épars, tandis que
chez la plupart des maculalus elles sont un peu plus mates et
finement ridées-réticulées. Nommons le var. Æova. Une © du musée
de Berlin, récoltée par Hildebrandt correspond tout à fait aux © que
j'ai décrites.
r. C. AETHIOPS Ltr. var. sylvatico-æthiops (æthiops à pattes et
antennes rougeâtres) © et Q®. — Crimée, récolté par M. Jaeger,
expert Suisse pour les vignes phylloxérées. Le C. sylvalicus de
Mayr (Europ. Formic.) n’est pas le vrai sy/vaticus, mais le sylvatico-
ælhiops.
r. C. comPREssus Fabr. — J'ai reçu en nombre très grand cette
forme de Calcutta par M. Wood- -Masou (! ) et j'ai acquis la convic-
tion qu’elle ne diffère des C. cognatus et maculatus que par degrés.
Je dois donc la faire rentrer dans l'espèce rubripes. Une partie des
C'. cognatus de mes Etudes myrmécol. en 1879 sont des cognato- :
(:) Dans mes « Zndian Ants, Part I et II » (Journal of the Asiatic Society of
Bengal 1885 and 86) je l’ai pris par erreur pour la variété e du C. cognatus Mayr,
erreur que je rectifie ici,
ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886. 151
compressus d'Afrique qui sont presque identiques aux compressus
de Calcutta. La taille varie énormément. Tandis que les plus gran-
des & major ont 15 mill., les plus grandes GO minor 11 mill. et
leurs © 18 mill., j'ai reçu de Calcutta d’autres O6 major de 11 mill.
auxquelles correspondent des © minor d’à peine 6 mill. et une © de
12 mill. Cependant la forte sculpture de ces individus qui les rend
presque entièrement mats se retrouve sans modification jusque chez
les plus petites © minor dont les tibias sont encore distinctement
prismatiques, du moins dans leur moitie périphérique. La sculpture
et la couleur d’une série de variétés d'Afrique constitue ainsi que la
forme de la tête toutes les transitions du compressus au cognalus et
au maculatus(‘). Du reste la stature ramassée, la tête large, bom-
bée et assez courte, les pattes et les antennes relativement courtes
et grêles sont des caractères particuliers seulement aux © major
(maximæ); ces caractères se perdent chez la G media, la © minor
et chez la Q dont la tête est étroite et allongée. La tête des G
maxima est large de 4,5 et longue (sans les mandibules) de
4,1 millimètres, donc plus large que longue. La tête d’une O minima
est large de 1,0 et longue de 1,3 mill. Si l’on fait attention on
retrouve une tendance, moins accentuée il est vrai, à ces mêmes
caractères chez le C. maculatus, dont les © major ont la tête large
et bombée, tandis que la Q a la tête étroite et allongée. Cependant
les © major du vrai compressus de Calcutta ont toujours les côtés
de la tête un peu plus convexes que les formes les plus voisines
d'Afrique.
La © du C.compressus (long. 12à 18 mill.) n'est pas encoredécrite.
Elle est étroite et allongée, très semblable à celle du C. maculatus;
la tête est tout aussi allongée que chez cette race, le thorax étroit
et allonge, l’écaille échancrée. La carène de l’épistome est faible et
obtuse; les ailes sont faiblement teintées de jaune brunatre.
Le G, long de 9 à 10 mill., se distingue des autres races par sa
sculpture plus dense, plus ponctuée, par son aspect plus mat.
r. C.coGNaTus Sm.— Comme je viens de ledire, les grands exem-
plaires mats d'Afrique que j'ai rapportés à cette race dans mes Ét.
myrm. en 1879 sont des C. cognalo-compressus à thorax et même
devant de l'abdomen plus ou moins rougeûtre. Le vrai cognatus
Smith n’est pas plus grand que le maculalus et n’a pas une plus
forte sculpture; il en diffère surtout par sa couleur d’un brun rous-
sâtre uniforme avec l’abdomen et souvent la tête noirâtres, ainsi que
par sa stature moins svelte. Il se rapproche du sylvaticus.
(*) André (Species des Formicides d'Europe) donne l'Inde et l’Afrique (sans
parler de la Chine et des Philippines) comme patrie au C. compressus. Il est évi-
dent pour moi qu'il confond différentes races du rubripes sous le nom de compres-
sus. Les formes africaines les plus rapprochées du compressus peuvent être
appelées cognalo-compressus.
152 ÉTUDES MYRMECOLOGIQUES EN 1886.
r. C. sIMILLIMUS Sm. — Deux © major et deux © minor du Brésil
que je dois à l’obligeance de M. Mayr me montrent que cette forme
n’a avec le C. herculeanus que des affinités apparentes provenant de
la couleur. C’est une pure race du ©. rubripes, voisine du C. cogna-
tus par sa taille et sa couleur. La tête est mate et ponctuée; le
thorax et l’abdomen sont finement réticulés ponctués. La pubescence
est fort longue, surtout sur l'abdomen, plus longue même que chez
le C. sexquttatus. Sur les pattes elle est entièrement appliquée. Le
lobe du chaperon est fort développé, échancré sur les côtés, et à
bord antérieur concave; la carène est aussi très marquée sur toute
la longueur de l’épistome. Cette race est extrêmement rapprochée
de la race C’. indianus Forel, dont elle a la forme et la sculpture;
mais chez ce dernier qui est entierement d’un noir brun, la pubes-
cence est aussi faible que chez le C. sylvaticus; les poils dressés
sont aussi plus grossiers, moins abondants et. d’un brun foncé
(d'un blanc jaunâtre chez le C. simillimus); les pattes sont plus
fortes et un peu plus aplaties.
r. C. SoLoN N. st. — © Long. 8-13,5 mill. Stature robuste et
forme générale des C. Mac-Cooki et compressus. La longueur indi-
quée est bien celle des & minima et maxima. Mandibules grandes
munies de six à sept larges dents. Elles sont assez fortement cour-
bées à leur bord externe, densément striées chez la Ü major, den-
sément réticulées chez la O minor; cependant cher la © media et
vers la base chez les © major la sculpture striée devient réticulée-
ponctuée. Chez toutes les Ô elles n’ont qu’un faible éclat soyeux et
ont une grosse ponctuation éparse. La tête modérément rétrécie
derrière chez les O minor y est fort élargie et profondément échan-
crée chez les O major. Elle est moins bombée et ses côtés sont moins
convexes que chez le C. compressus. Le lobe du chaperon est de
moyenne longueur, arrondi chez la G minor, droit (à côtés un peu
concaves) chez la & major. La carène, complète chez les © minor,
n’est bien marquée qu’au milieu chez les G major, chez lesquelles
le tiers postérieur du chaperon a même un sillon médian. La courbe
qui sépare la face basale de la face déclive du métanotum est fort
obtuse (comme chez les C. cognalus et maculalus), tandis qu’elle
est bien plus forte (plus près de l’angle droit) chez le C. Mac-
Cooki. Mais la face basale de la 6 major a la même longueur que la
face déclive (comme chez Mac-Cooki) tandis qu'elle est beaucoup
plus longue chez les C. maculalus et cognatus et un peu plus
longue chez le C. compressus. L’écaille est épaisse en bas et mince
en haut, renflée devant (en bas), aplatie derrière. Son bord supérieur
arrondi est légèrement échancré chez la © major. Les antennes
et les pattes sont de grandeur médiocre; ces dernières sont arron-
dies, non prismatiques. Les tibias ont cependant un faible sillon
ÉTUDES MYRMECOLOGIQUES EN 1886. 153
longitudinal sur leur face antérieure (l'externe des pattes posté-
rieures); ils n’ont que quelques piquants vers le bas.
La sculpture de tout le corps est faiblement et finement ridée, cà
et là réticulée-ridée, sauf le devant de la tête des © major qui est
réticulé-ponctué et assez mat. Sur le derrière et les côtés de la tête
des & major cette sculpture devient d’abord plus faiblement réticu-
lée, puis ridée. Assez luisante, sauf le devant de la tête des © major.
La grosse ponctuation éparse est partout tres effacée, mais percep-
tible. Pubescence extrêmement fine, courte et éparse, entièrement
appliquée sur les tibias et les scapes. La pilosité dressée grossière et
brunâtre est fort éparse, surtout sur la tête où elle n'occupe guère
que l’épistome et les mandibules.
Couleur. © major : Tête et scapes noirâtres, avec les angles
postérieurs souvent marrons. Thorax plus ou moins noirâtre ou
d’un brun marron foncé. Funicules et tarses brunâtres. Ecaille,
hanches, pattes et devant des deux ou même des trois premiers
segments abdominaux d'un roux jaunâtre (ou testacés). Le reste de
l'abdomen brunâtre, sauf le bord postérieur de chaque segment
qui est d’un jaune un peu doré. Il résulte de cela que les deux
premiers segments de l’abdomen n'ont en général qu’une étroite
bande transversale brunâtre.
© minor : entièrement d'un jaune roussâtre testace, avec les
tarses, les mandibules, les scapes et le vertex d’un roux brunatre,
et une bande transversale brune sur chaque segment abdominal.
Cette belle race a été récoltée à Malangé sur la côte d’Angola
par le Dr Max Buchner (ma collection). Elle tient des C. cognalus,
compressus et Mac-Cooki, tout en ayant des caractères à elle.
r. C. MiTis Sm (— C. Bacchus Sm. — C. ventralis Sm. d’après
Mayr). — Une © minor et une © major-media que je dois à l’obli-
geance de M. Mayr ont bien le thorax, les pattes, les funicules et
l'extrémité des scapes rougeatres, tandis que la têteet l’abdomen sont
brunâtres ou roirs-brunâtres; le dernier avec les segments bordés
de jaune. Elles ont 8 à 10 mill. de long et se distinguent du ©. syl-
valicus et des petits cognalus, auxquels elles ressemblent beaucoup,
par leur pilosité et leur pubescence plus abondantes. Cette dernière
est plus longue (comme chez le sexguttatus). Le C. milis se distingue
aussi, comme l’a si bien fait remarquer Mayr, par des poils assez
abondants, plus courts que les autres, situés sur les joues. Cette
pilosité se retrouve identique chez le C. Novæ-Æollandiæ Mayr.
Une pubescence soulevée (oblique) assez forte sur les tibias et les
scapes. Les mandibules sont relativement petites et peu courbées à
leur bord extérieur; le lobe du chaperon est un peu plus court
que chez le C. sylvaticus, mais bien plus rectangulaire (moins
arrondi) chez la O minor. Les pattes sont tout à fait arrondies (nulle-
154 ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886.
ment prismatiques). La forme générale est celle du C. sylvaticus.
J'ai reçu de Calcutta (par M. Wood-Mason) deux G qui ne sont
probablement qu’une variété du ©. müitis. Chez elles tout le corps
est d’un noir brunâtre; le thorax est à peine plus clair. Les pattes
sont brunes avec les hanches et l’anneau fémoral d'un jaune tes-
tacé. Les funicules sont rougeàtres, sauf la moitié basale du premier
article qui est brune. La pilosité et la pubescence sont identiques
à celles des types du C!. milis. La face basale du métanotum est
plus voûtée. Les tibias postérieurs et moyens ont sur leur face
externe (plus étroite) un sillon longitudinal qui ne se trouve pas
chez le (. mitis. Les mandibules ont le bord externe un pen plus
long et plus courbé que chez le C. mitis. Il est impossible de décou-
vrir d’autres différences. Je propose d'appeler cette variété : C.
milis var. fuscithoraz.
Une © major de la Cochinchine française (musée de Lyon) se
rapporte à la variété fuscithoraz, mais s’en distingue un peu par
ses hanches et ses anneaux fémoraux bruns (comme le reste des
pattes) ainsi que par ses mandibules dont le bord terminal est
encore un peu plus large et le bord externe encore un peu plus for-
tement courbe vers son extremité. Taille 10,7 mill.
r. C. opIosus n. st. — © major et media. Long. 9 à 11,5 mill.
Forme des C. Autrani et sylvalicus, mais la tête est plus courte,
relativement plus large, le thorax relativement plus étroit et un peu
plus court. Tête de la © maxima longue au milieu de 3,9 mill. (sans
les mandibules) et large de 3,3 mill., très élargie et très excavée
derrière, à côtes un peu moins convexes que chez les ©. Autrani et
sylvaticus. Mandibules relativement petites, à bord externe peu
courbé et à bord terminal court, luisantes et avec de grosses stries
éparses sur leur moitié périphérique, presque mates, densément et
finement réticulées-ridées à leur base, à gros points épars sur leur
moitié basale. Épistome avec un lobe antérieur assez court (bien
plus long que celui du C. Autrani) à côtés droits et à bord anté-
rieur faiblement échancré au milieu. L’épistome est assez faiblement
caréné au milieu. De l'extrémité postérieure de la carène part un
sillon qui occupe plus du quart postérieur de l'épistome et qui
atteint l’aire frontale. Aire frontale lisse et luisante, non ponctuée.
Toute la tête (sauf l’aire frontale) finement et densément réticulée-
ponctuée et presque entièrement mate (un peu luisante dessous,
derrière et au bord autérieur). Une ponctuation piligère plus gros-
sière et très effacée est superposée à cette sculpture.
Le sommet de la voûte du thorax est bien marqué au milieu du
mésonotum. Le métanotum est très faiblement voüté, on distingue
à peine sa face basale de sa face déclive et c’est cette dernière qui
est la plus longue. La sculpture est comme celle de la tête, mais un
ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886. 155
peu moins mate, et elle devient transversalement ridée sur le
pronotum. l/écaille est fort épaisse, acuminée, un peu plus voûtée
devant que derrière.
L’abdomen est densément réticulé-ridé transversalement avec un
faible éclat soyeux et une ponctuation éparse piligère superposée
plus abondante et un peu moins effacée que celle du reste du corps.
Ce sont surtout ceux des points d’où partent les long poils dressés
qui sont plus marqués et entourés d’un rebord élevé.
Les scapes dépassent faiblement le bord postérieur de la tête.
Les pattes sont assez longues, les tibias étroits, arrondis, à peine
aplatis et à peine faiblement cannelés sur leur face antérieure.
La pubescence est jaunâtre, un peu plus faible que celle du C!.
mitis sur la tête et le thorax, mais bien plus abondante sur l’abdo-
men où elle est aussi dense et plus longue que chez le C. ercu-
leanus i. sp. La pilosité dressée est grossière, très longue, d'un
brun jaunâtre, abondante sur l'abdomen, notable sur le devant de la
tête, le pronotum, le mésonotum et les hanches, tres éparse ailleurs.
Cependant sur les côtés de la tête elle est bien plus courte et assez
répandue (rare sur les joues). Les scapes et les tibias n’ont qu’une
pubescence couchée et deux ou trois poils raides vers leur extré-
mité.
Entièrement noir, avec les funicules (sauf la base brune du
premier article), les articulations des pattes, l'extrémité des tarses,
et une étroite lisière postérieure des segments abdominaux d’un
roux brunâtre. Les scapes et les pattes sont d'un noir brunâtre ou
d'un brun noirâtre.
Sumatra, M. le D' Klaesi (collection Autran).
J'ai préféré donner une description détaillée de cette fourmi à
faire l’essai par trop hasardé de l'identifier à quelque espèce indé-
chiffrable de Smith. Je la rattache comme race au C. rubripes pour
montrer sa parente intime avec ce grand dédale auquel elle appar-
tient sans contredit pour tout ce qui n’est pas indiqué dans la
description.
r. C. BRUTUS n. st. — © major. Long. 14 à 16 mill. Stature
robuste, ramassée du C. compressus, mais la tête est encore plus
grande, moins rétrécie derrière, à côtés moins convexes, à face un
peu moins bombée. L'échancrure postérieure est moins large, lais-
sant de chaque côté des angles postérieurs plus larges. Largeur de
la tête de la O maxima 5 mill. ; longueur de la tête au milieu (sans
les mandibules) 5 mill. Mandibules un peu plus courtes et plus
courbées que chez le C. compressus, moins courbées que chez le
C. Solon. Leur bord terminal est relativement moins grand que
chez le C. compressus et les 7 dents sont un peu moins larges.
Elles ont une abondante et forte ponctuation éparse du fond de
156 ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886.
laquelle part un tout petit poil couché; elles sont du reste lisses et
luisantes, sauf à leur base qui est faiblement et finement réticulée.
Epistome caréné au milieu seulement. muni d’un lobe antérieur dont
les côtés sont concaves (mais moins que chez le‘C. compressus), les
angles antérieurs saillants et dont le bord antérieur est droit, par-
fois muni d’une très petite dent au milieu. Une fossette entre le front
et le vertex. Le devant de la tête, sauf l’épistome et l’aire frontale,
est densément réticulé-ponctué et mat; tout le reste de la tête est
plus faiblement réticulé et demi-luisant. La ponctuation éparse
superposée est abondante, nette et régulière sur les joues, les angles
postérieurs, les côtés et le dessous de la tête, donnant partout nais-
sance à un tout petit poil couché parfois presque microscopique.
Sur le vertex, sur l’épistome et sur les angles postérieurs de la tête,
de gros points enfoncés souvent prolongés en rainures donnent
naissance à de gros poils dressés.
Le thorax est court, identique de forme à celui du ©. compressus.
La face basale du métanotum n'est pas plus longue que la face
déclive et assez nettement séparée d’elle par un angle obtus et
arrondi.
Ecaille haute, bien plus haute que large et qu’épaisse, ovée,
plane derrière, épaissie devant et en bas, presque tranchante à son
bord supérieur. Abdomen relativement petit.
Les scapes sont plus courts encore que chez le compressus et
n’atteignent pas ou atteignent à peine le bord postérieur de la tête.
Les tibias sont médiocrement comprimés (prismatiques-arrondis),
avec une très faible rainure sur chaque large face. Longueur des
tibias postérieurs 4,3 mill.
Thorax réticulé-ridé, avec direction transversale des rides sur la
face déclive du métanotum; lisière antérieure du pronotum trans-
versalement ridée. Le thorax et l’ecaille sont demi luisants, cette
derniere est transversalement ridée. Abdomen luisant, tres faible-
ment réticulé avec accentuation de rides transversales. Pattes et
scapes très faiblement réticulés et éparsément ponctués. La ponc-
tuation éparse superposée est effacée et irrégulière sur le thorax et
l'abdomen, sauf quelques gros points souvent prolongés en rainures
et doù partent de gros poils dressés. Ces rainures sont surtout
apparentes sur le pronotum et les angles de l’occiput.
La pubescence est partout très éparse et en somme très fine et
très courte. Sur le thorax, les pattes et les côtés de l'abdomen, elle
est un peu plus forte et plus longue. D’assez longs poils fauves
brunâtres dressés, grossiers et raides sont parsemés en assez grand
nombre sur l'abdomen, l’écaille, le dos du thorax et le devant de la
tête, sauf les joues. Sur le dessous du corps, les hanches et les
cuisses ils sont plus fins et un peu plus épars. Les scapes et les
ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886. 157
tibias n’ont pas de poils dressés; ces derniers ont seulement à leur
face interne une rangée de petits poils courts, raides et très
obliques.
D'un brun plus ou moins roussâtre, avec certaines parties nua-
geuses plus claires ou plus foncées. Funicules et pattes roussâtres.
Lisière postérieure des segments abdominaux d’un jaune roussâtre
brillant. Souvent le devant du dos de l'abdomen roussâtre. Certains
individus sont presque entièrement roussâtres.
© minor. Long. près de 11 mill Tête un peu plus étroite derrière
que devant, ne formant pas de cou. Épistome caréné sur toute sa
longueur à peu près, à lobe antérieur rectangulaire. Pas de fossette
entre le vertex et le front. Pubescence de la tête plus longue. Face
basale du métanotum beaucoup plus longue que la face déclive. Tibias
postérieurs longs de 3,7 mill. Sculpture de la tête et même du
thorax plus fable, réticulée-ridée. Du reste comme la © major.
Q Long. 17 à 183 mill. Caractères de la G major, mais la tête
beaucoup plus petite est large de 3,8 mill. et longue de 4 mill. (sans
les mandibules). Sa sculpture est plus faible; elle est plus luisante.
Le dessus du corps, surtout le mésonotum, a beaucoup moins de
poils dressés. Le mésonotum est fort luisant, très faiblement réti-
cule, avec un sillon médian devant et deux sillons latéraux au
milieu. Écaille large, entière à son bord supérieur. Abdomen très
luisant, faiblement ridé transversalement. Couleur de la ©, mais
plus vive, plus brillante, avec les mêmes variations. Devant de
l’abdomen toujours roux. Ailes enfumées de roussâtre, très sembla-
bles à celles du ©. ligniperdus Q auquel cettz Q ressemble aussi
extérieurement par sa stature, son éclat et la répartition des cou-
leurs ; mais les ailes sont plus jaunes (moins brunes).
La © du C. compressus est bien plus étroite et plus mate.
Chinchoxo, près des bouches du Congo, récolté par le Dr Falken-
stein. Une © major du Gabon, récoltée par M. Bütner (Musée de
Berlin).
Une variété provenant du même lieu ne se distingue guère de la
race C. Brutus que par sa taille plus petite; O major 12 à 14 mill.;
© minor environ 9 mill.
r. C. PomPerus n. st. — © major. Long. 15 mill. Stature svelte
tout à fait diffrente de celle du précédent et presque identique à
celle du C. sylvatieus OI. typique du midi de l’Europe, dont le ©.
Pompeius est l’image agrandie et encore un peu plus élancée. La
couleur, la sculpture, l'éclat sont comme chez le sylvaticus. Voïci,
à part la taille, les caractères qui different du C. sylvaticus:
Mandibules longues, à bord externe très faiblement courbé, à
dent terminale fort grande et avancée, à bord terminal très grand
ainsi que les dents. Elles sont très luisantes, très faiblement réti-
158 ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886.
culées, avec de forts gros points enfoncés régulièrement espaces,
bien plus espacés que chez le C. Brutus. La tête est encore plus
excavée que chez le C. sylvaticus, grande, large de 4,5 mill. et
longue de 5 (sans les mandibules, et au milieu), à côtés presque
droits (à peine convexes) et subparallèles. Les poils dressés sont
longs, grossiers, brunâtres et plus abondants sur le thorax et l’ab-
domen que chez le (. sylvaticus. Le métanotum est plus élevé, la
face basale est seulement un peu plus longue que la face déclive.
L’écaille est tres fortement épaissie devant, en bas, ce qui la rend
cunéiforme (vue de profil). Elle est haute, très acuminée, bien plus
épaisse que celle du ©. sylvaticus. Tibias médiocrement aplatis,
prismatiques-arrondis, mais non cannelés. Métatarses un peu com-
primés, faiblement cannelés. Les tibias et les scapes ont une pilosité
fine, courte, tres oblique qui rappelle tout-à-fait celle de la variété
pilicornis du C. sylvaticus, variété très rapprochée de notre race.
Les tibias ont en outre de courts piquants à leur bord interne. Les
scapes dépassent sensiblement le bord postérieur de la tête. Les
tibias postérieurs ont 5,7 mill de long et les antennes 10,4 mill.
© minor. Long. 10,8 mill. Stature très svelte. Pattes et antennes
tres longues et tres grêles : tibias postérieurs 4,6 mill.; antennes
10,3 mill. Tête longue de 3 mill. (sans les mandibules), large
devant de 1,8 et vers son articulation avec le pronotum de
0.8 mill. Elle ne forme cependant pas de cou, son bord articulaire
n'étant pas relevé. Les mandibules ont aussi 7 dents et une ponc-
tuation plus effacée. Le lobe de l’épistome a des côtés obliques (en
talus), et un bord antérieur droit un peu acuminé au milieu.
Pubescence du thorax et surtout de la tête bien plus longue que
chez la O major. La pilosité des tibias et des scapes est encore plus
abondante et plus relevée que chez la © major et que chez le C.
sylvatlicus v. pilicornis, surtout sur les tibias. Ce caractère est si
marqué qu’il éloigne cette race de l’espèce rubripes, tandis qu’à tout
autre point de vue elle est si rapprochée du C. syloaticus.
Gabon, récoltée par M. Büttner (Musée de Berlin).
Cette race n’est peut-être qu'une variété du C. æquatorialis
Roger, mais elle s’en distingue par ses scapes et ses tibias poilus.
(Roger écrit Fühler und Tibien kahl). Puis l'abdomen est plus
foncé dessus que dessous (chez l'æquatorialis c’est le contraire).
Quoi qu'il en soit je dois considérer le C. æquatorialis, sans l'avoir
vu, comme une race du ubripes.
r. C. HAGENsII n. st. — © major 7,5 à 8,5 mill. Stature encore
plus ramassée que celle du C. æthiops auquel cette race ressemble à
divers égards. Tête longue (sans les mandibules) de 2,8 mill. au
milieu, et large de 2,6 mill., assez échancrée derrière, à côtés très
convexes. Mandibules moyennes, armées de six dents assez obtuses.
ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886. 159
Leur bord externe est fortement courbé vers l'extrémité; la ponc-
tuation éparse est bien accentuée et elles sont du reste finement
réticulées et un peu mates vers leur base. L'épistome est moins
fortement caréné que chez le ©. ætliops. Son lobe antérieur est
plus court, un peu trapéziforme. Les côtés de ce lobe sont légère-
ment obliques, convergeant faiblement en avant; le bord antérieur
est droit ou un peu concave, faiblement crénelé (comme chez le
C. æthiops). Tête, y compris l’air frontale, réticulée-ponctuée et
mate dessus, plus faiblement reticulée et un peu luisante dessous.
La grosse ponctuation superposée est très grossière, irrégulière et
souvent un pen allongée sur le front et l’épistome, plus fine et plus
effacée, portant un tres petit poil couché, sur les joues et les côtés
de la tête, tout à fait effacée ou nulle sur le reste de la tête et du
corps.
Thorax également voûté. La face basale du métanotum distincte-
ment convexe longitudinalement, presque double de la face déclive.
Ecaille épaisse, à peine ramincie au sommet, à bord supérieur large
et presque droit (un peu convexe). Vue de derrière elle forme un
rectangle arrondi. Le thorax et l’écaille sont médiocrement luisants,
réticulés, les réticulations s’accentuant en rides transversales,
surtout sur la face déclive du métanotum et sur l’écaille. L'abdomen
est luisant, faiblement ride transversalement. Les scapes dépassent
faiblement le bord postérieur de la tête. Antennes longues de
5,3 mill., tibias postérieurs de 2,2 mill. Les pattes et les antennes
sont plutôt courtes. Les tibias sont faiblement déprimés, mais
arrondis et nullement prismatiques ni cannelés.
Tout le corps, y compris les pattes et les antennes, faiblement
pourvu d’une très fine pubescence couchée fort éparse, mais régu-
lièrement espacée. Les tibias n’ont pas de pilosité dressée, sauf
une rangée de poils fins, courts et obliques à leur bord interne.
Pilosité dressée, d’un jaune roussâtre, fort éparse sur tout le corps.
Sur les cuisses, les joues et l’écaille elle est à peu près nulle (parfois
un poil).
Tête. abdomen et scapes noirâtres. Mandibules d’un rouge chatain
foncé. Funicules, thorax et pattes d’un rouge vineux un peu roussà-
tre. Les tibias sont plus foncés et les métatarses, sauf leur extré-
mité, sont d’un noir brunâtre. Lisière postérieure des segments
abdominaux d’un jaunâtre brillant.
Q minor et media. Long. 6 à 7,5 mill. Tête assez rectangulaire,
aussi large derrière que devant, même chez les plus petites O, à
côtes peu convexes, presque parallèles. L’épistome est voûté, fai-
blement caréné, à lobe antérieur plus rectangulaire que chez la
© major. Les mandibules ont aussi six dents. Sculpture de la tête
plus faible. Écaille plus basse que chez la © major, aussi épaisse ou
160 ETUDES MYRMEÉCOLOGIQUES EN 1886.
peu s’en faut à son bord supérieur qu’à sa base. Couleur de la
© major, mais plus diffuse sur les pattes et les antennes. Du reste
comme la © major.
Centre de Madagascar; récoltée par M. Hildebrandt (Musée de
Berlin).
Cette race touche au groupe ou aux espèces Lerculeanus, vici-
nus etc.
r. C. Morosus Smith ©. — Une © du Chili (Musée de Berlin).
C'est une race du C. rubripes toute rapprochée du ©. æthiops Latr.
Je n'indique qu’en passant une variété de la race C sylvaticus
ou de la race cognatus récoltée au centre de Madagascar par
M. Hildebrandt, ainsi qu’une petite race (5 à 6,5 mill ) noire à
forte pubescence régulière, à tibias arrondis, à funicules rougeâtres,
à joues un peu poilues, à métanotum droit et à tête des © minor
non rétrécie, provenant de la même source et du même lieu (Musée
de Berlin). Comme la © major fait défaut, je ne me hasarde pas
à la décrire.
Esp. C. DRURY1: n. sp.
© minor. Long 6 mill. Je l'aurais peut-être joint comme race au
C. rubripes, si la face basale très faiblement concave de son méta-
notum (c'est peut-être un caractère inconstant?) ne m'en eût empé-
ché. Stature du C. pallens, mais la tête est plus étroite, un peu
plus allongée et plus rétrécie derrière, la stature plus svelte.
D'un jaune roussâtre un peu doré ou orangé avec les palpes, les
funicules, les tarses, les tibias postérieurs, le dessous de l’extrémité
de l'abdomen et l'extrémité des scapes et des cuisses brunâtres.
Tibias très aplatis, peu larges et non prismatiques. Arêtes fron-
tales très rapprochées. Lobe de l’épistome arrondi. Entre les yeux
et le devant de la tête, les côtés de la tête sont parallèles. Le thorax
est très étroit. La face basale du métanotum est beaucoup plus lon-
gue que la face déclive et très faiblement concave. L’écaille, vue
de côté, est conique, aussi haute qu'épaisse à sa base. Abdomen
assez court.
Très finement réticulée et médiocrement luisante. Les réticula-
tions sont disposées en facon de tuiles et de leurs angles où se
trouve un point enfoncé très fin et oblique partent les poils tres fins
de ia pubescence. Le fond des réticulations est extraordinairement
finement strié, ce qu’on ne voit qu’au microscope(‘). Une pubescence
() Dans mes Études myrm. en 1879, p. 20, j’ai déjà fait remarquer que la cou-
leur mate des fournis n’est souvent pas due à ce que la sculpture apparente est
plus ou moins serrée ou profonde, mais à ce qu’elle est compliquée d’une autre
sculpture infiniment plus fine, tout à fait microscopique, qui enlève tout éclat à
la chitine. Je suis cependant arrivé à voir assez nettement cette sculpture en me
servant de l’objectif système 9 de Hartnack comme loupe (le système 7 est encore
ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886. 161
assez abondante d’un jaunâtre ou jaune grisâtre clair forme presque
un faible duvet sur tout le corps, sur les scapes et sur les pattes.
On voit cependant très facilement la sculpture à côté. Cette pubes-
cence est très fine, assez courte et tout à fait appliquée. Pilosité
dressée à peu près nulle, absolument nulle sur les scapes et sur
les tibias qui n’ont que 3 ou 4 piquants à leur bord interne.
Une © de Zanzibar, récoltée par M. Hildebrandt (Musée de
Berlin).
Esp. C. HILDEBRANDTI n. sp.
© minor. Long. 10 à 10,5 mill. Tête large devant d’à peine 1,2 et
à son bord postérieur d’à peine 0,5 mill., longue de 2,6 mill. (sans
les mandibules). Longueur d’une antenne 8,7 mill., d'un tibia pos-
térieur 4,0 à 4,2 mill. La tête ne commence guère à se rétrécir
que derrière les yeux. A partir de son bord articulaire qui a la
largeur du devant du pronotum, elle s’élargit d'abord faiblement,
puis fortement, mais elle n’a pas de rétrécissement colliforme
comme chez les C. singularis et dorycus. Mandibules armées de
six dents, à bord terminal court, à bord externe médiocrement
courbé, luisantes, à ponctuation éparse bien marquée, faiblement,
mais nettement réticulées sur leur moitié basale. Épistome obtusé-
ment caréné, à lobe fort court et également arrondi (sans trace
d'angles latéraux). Aire frontale très grande, occupant tout le bord
postérieur de l’épistome, mais peu distincte. Thorax extrêmement
étroit, presque cylindrique (faiblement élargi devant). Le mésono-
tum et la face basale du métanotum sont à peine convexes. Cette
dernière est quatre à cinq fois longue comme la face déclive. Écaille
vue de côté conique, mais tronquée sur son tiers antérieur infé-
rieur. L’épaisseur de sa base est égale à sa hauteur. Elle est forte-
ment acuminée au sommet. Abdomen allongé, étroit. Les tibias ne
sont pas prismatiques, mais faiblement aplatis.
Assez luisante, avec un éclat soyeux. Sculpture assez finement
et assez faiblement réticulée sur le devant de la tête (y compris
l'épistome et l'aire frontale), transversalement ridée sur le derrière
et les côtés de la tête, sur le thorax et sur l'abdomen, circulairement
ridée sur l'écaille, réticulée — ridée sur les pattes et le dessous de
la tête. La ponctuation éparse, piligère est petite et effacée partout.
Tout le corps assez abondamment et régulièrement couvert d’une
trop faible et c’est celui dont je me sers à l’ordinaire pour les sculptures un peu
difficiles). Il faut une assez longue habitude pour arriver à pouvoir se servir de
ces forts grossissements comme loupes, sans gâter les insectes, Mais alors on
voit nettement ce dont les meilleures loupes ne donnent qu’une idée fausse et
nuageuse. Pour les yeux, le microscope (lumière d’en haut) vaut bien mieux ;
seulement il est plus difficile avec lui d'éviter les reflets. Pour apercevoir nette-
ment ces fines sous-sculptures microscopiques il faut un grossissement d’au
moins 80 à 100 diamètres.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T, XXX, XII
162 ETUDES MYRMEÉCOLOGIQUES EN 1886.
pubescence espacée très longue, d’un blanc un peu jaunâtre. Cette
pubescence est trop espacée pour former duvet; elle n’est entière-
ment ou presque entièrement couchée que sur l’abdomen. Partout
ailleurs, elle est obliquement soulevce, en particulier sur le thorax,
les tibias et les scapes. Sur les tibias et sur les scapes elle est plus
courte, et fort abondante sur ces derniers où elle est très soulevée et
forme le passage à la pilosité entièrement dressée. Cette dernière
est très éparse, longue, jaune blanchâtre, nulle sur les tibias et sur
les scapes, surtout marquée sur l’abdomen, le front, le vertex et
au milieu du pronotum, derrière. Les tibias n’ont pas de piquants.
Noir; coude des antennes, genoux, extréemite des hanches et
métatarses d'un jaune blanchâtre. Tiers périphérique des mandibules
rougeàtre.
Tant la forme que la sculpture du thorax rappellent celles des
Odontomachus, en particulier celle de l'O. chelifer. Seulement les
rides ront beaucoup plus fines.
@ Long. environ 13 mill. Petite relativement à la © minor, avec
laquelle elle a de grands rapports. Tête à peine élargie derrière,
longue de 3 mill. (sans les mandibules) et large de 2,1 mill. Pattes
et antennes longues et grêles. Écaille très élevée, fortement rétré-
cie, presque acuminée à son sommet (ce qui est très rare chez les
femelles de Camponotus). Carène de l’épistome un peu plus forte
que chez la ©O minor. Lobe de l’épistome extrêmement court et entiè-
rement arrondi, comme chez la © miuor. Sculpture, pubescence,
pilosité et couleur exactement comme chez la © minor, mais le
dessus du mésonotum est assez fortement reticulé et peu luisant,
tandis que l’écusson est très faiblement reéticulé et tres luisant. La
pubescence est très éparse sur le mésonotum et sur l’écusson.
Centre de Madagascar (partie méridionale), récoltée par M. Hil-
debrandt (Musée de Berlin).
Cette espèce ressemble au (©. dorycus et se rattache, au groupe
rubripes. Elle est facile à distinguer par ses genoux, ses métatarses
et ses coudes blanchâtres, tandis que le reste est noir, par sa
sculpture, sa pubescence et sa taille grêle.
Sp. C. CÆSAR n. sp.
© minor. Long. 13 à 14,5 mill. Longueur d’une antenne plus de
13 mill., d'un tibia postérieur 6,9 mill., d’une cuisse postérieure
6,7 mill. Longueur de la tête au milieu (sans les mandibules)
3,5 mill. Largeur de la tête devant 2,6 mill., à son bord articulaire
0,9 mill. La tête se retrécit déja sensiblement de la bouche aux
yeux. Derrière les yeux, le rétrécissement devient très rapide et
très considérable. Vue de profil, la tête est fortement convexe en
dessus où les arêtes frontales protubèrent considérablement. Elle
ETUDES MYRMECOLOGIQUES EN 1886. 163
est aussi convexe en dessous, mais moins. Les palpes maxillaires
(surtout leurs trois derniers articles) sont tres longs ; ils dépassent
le trou occipital. La tête ne forme pas de cou rétréci en avant de
son bord articulaire. La moitié interne des mandibules est cachée
sous l’épistome et je ne puis compter les dents. Leur bord externe
est long, droit ou même un peu concave jusque près de la base de la
dent terminale où il devient assez brusquement médiocrement con-
vexe. La dent terminale est tres longue, presque trois fois longue
comme la précédente. Les mandibules sont tres finement réticulées
et peu luisantes ; la ponctuation superposée éparse est très effacée
et oblique. Épistome sans carène, muni d’un lobe antérieur très
court, entièrement arrondi, sans trace d’angles latéraux (comme
chez l'espèce précédente). Aire frontale petite, n’occupant pas la
moitie du bord postérieur de l’épistome. Arêtes frontales élevées et
rapprochées. Sillon frontal remplacé dans sa portion antérieure par
une faible carène. Thorax étroit, allongé, faiblement et également
voûté d’un bout à l’autre; c’est à peine si le passage de la face
basale à la face déclive du métanotum est un peu plus voûte.
L'écaille, vue de côté, forme un triangle équilatéral ou peu s’en
faut. Elle est étroite et faiblement acuminée ou arrondie en haut.
Abdomen ovale, assez gros, large de 3,2 à 3,8 mill. Les pattes sont
longues. Les tibias sont à peine élargis, mais aplatis, prismatiques,
et fortement cannelés sur trois de leurs faces (celle qui s'adapte à la
rainure des cuisses n’est pas cannelée). Tous les éperons distincte-
ment pectines.
Tout le corps est luisant et faiblement, mais distinctement ride
en travers. Sur une partie du devant de la tête (tout autour du
front), sur les scapes et sur les pattes, cette sculpture passe à une
sculpture plus ou moins réticulée. La ponctuation superposée piligère
est très éparse, très petite, en partie un peu relevée, en partie nulle.
Une pilosité dressée, jaunâtre, de longueur médiocre, est assez
abondamment répandue partout, surtout sur la tête et sur les
hanches. Les scapes et les palpes ont une pilosité abondante, de
deux catégories : des poils courts et obliques, et des poils longs et
hérissés, ces derniers moins abondants. Sur les palpes la pilosité
n’occupe que la face inférieure. Les tibias n’ont qu’une pilosité
courte et oblique, moins abondante que sur les scapes. Ils ont en
outre à leur bord interne une rangée de forts piquants qui se con-
tinuent sur toute la longueur des tarses. La pubescence couchée est
très éparse partout, tres courteet extrêmement éparse sur l’abdomen.
D'un jaune testacé, avec le dessus de la tête (surtout le vertex),
les tarses et les dents des mandibules plus au moins brunâtres. Les
antennes sont aussi un peu plus foncées que le corps et que les pattes.
Angola, récolté par le D' Max Buchner (Musée de Berlin).
1é4 ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886.
Cette espèce, voisine du groupe rubripes, doit être représeñtée
par une © major et une © de taille très considérable, à en juger
par les dimensions de la G minor qui dépassent celles de tous les
Camponotus à moi connus, sauf celles du ©. gigas, surtout si l’on
tient compte de sa stature relativement robuste.
Esp. C. LoNGIPES Gerstæcker.
© major. Long. 16 à 17.5 mill. Largeur de la tête, 3,8 à 4,2 mill.
Longueur de la tête (au milieu, sans les mandibules) 4,9 à 5,1 mill.
Longueur d'une antenne 12 mill., d'un tibia postérieur 6,9 mill.
Largeur maximale du thorax 2 mill., de l’abdomen 3 mill. Aspect
général du C. egregius, mais bien plus étroit, plus allongé et plus
grêle.
La race C. Gouldi du C. egregius qui n’est pas plus longue
(j'avais indiqué 18 mill. comme longueur du C. Gouldi, mais en
comparant de nouveau, je trouve qu’il ne dépasse guère 17 mill.)
a la tête large de 4,5, le thorax large de 2,9 et l'abdomen large
de 4 mill.; ses pattes et ses antennes sont bien plus robustes que
celles du C’. longipes.
Mandibules armées de 6 à 7 larges dents. Leur bord externe est
bien moins courbé, surtout à l’extrémité, que chez le (. egreqius.
Entre la grosse ponctuation éparse, les mandibules sont luisantes
vers leur extrémité, densément et finement striées reticulées et
mates au milieu, densément et finement reticulées et mates vers
leur base. L’épistome est assez aplati, caréné et a un lobe antérieur
de moitié plus court que chez le C. egregius r. Gouldi, rectangu-
laire, à côtés nullement excavés et à angles antérieurs même un
peu obtus. Ce caractère distingue entièrement cette espèce du
C. egregius. L’aire frontale est petite et n'occupe qu’un tiers du
bord postérieur de l’épistome. La tête est fortement excavée, mais
à peine élargie derrière; ses côtés sont faiblement convexes,
presque parallèles. Le thorax est étroit, faiblement élargi devant,
faiblement, mais presque également voûté d'un bout à l’autre.
L'écaille, vue de côté est couique, à peine plus haute qu’épaisse
à sa base, souvent un peu acuminée. Abdomen allongé et ovale.
Tibias étroits, mais prismatiques et cannelés sur toutes leurs faces
(sur 3), sauf sur celle qui s'adapte à la raiñure des cuisses. Les
métatarses sont prismatiques et cannelés comme les tibias. Tous
les éperons sont pectinés, mais le peigne des éperons médians et
postérieurs est bien plus court que chez le C. cæsar.
Densément et fortement réticulée-ponctuée et mate ou presque
mate, y compris les pattes. Sur l’écaille, sur la face déclive du
métanotum et sur quelques points de l’occiput, du thorax et surtout
sur une partie de l’abdomen, les réticulations s’accentuent dans le
ETUDES MYRMECOLOGIQUES EN 1886. 165
sens transversal et prennent l’apparence de rides. La ponctuation
superposée éparse n'est guère visible que sur la tête où elle est même
fort effacée.
Quelques poils raides assez courts et assez obtus, d’un brun foncé,
très épars sur le corps; quelques petits poils dressés sur les joues,
Pubescence couchée très courte et très éparse partout, entièrement
couchée ou peu s’en faut, aussi sur les scapes et les tibias. Scapes
et tibias sans poils dressés, et sans piquants.
Entièrement noir, avec les funicules d’un rouge brunâtre, les
hanches, les anneaux fémoraux, les tarses et la lisière postérieure
des segments abdominaux d’un brun un peu roussâtre et le bord
des mandibules châtain foncé.
Bords du lac Nyassa, récolté par M. Heyne (Musée de Berlin).
Une © récoltée à Zanzibar par M. Hildebrandt ne se distingue des
précédentes que par la couleur d’un brun roussâtre qui s'étend aux
cuisses et à une partie du dessous du thorax.
Q minor. Long. 12,3 mill. Tête longue de 3,5 mill. (sans les
mandibules), large devant de 1,9 mill., à son extrémité postérieure
de 0,8 mill. seulement. Elle est donc considérablement rétrécie
en arrière, mais sans former d’étranglement colliforme. Lobe
du chaperon droit à son bord antérieur, plus distinct que chez
la G major. Du reste comme la © major, mais le devant de la tête,
le dessous du thorax et la base des pattes deviennent d’un brun
roussâtre terne.
Esp. C. AUTRANI n. Sp.
Je décris provisoirement cette forme comme espèce. On pourrait
aussi bien la rattacher comme race au C. egregius qu'au C. rubripes,
et je ne veux pas pousser la synthèse trop loin. Sa ponctuation et
le lobe tres court de son chaperon l’éloignent du reste des deux
espèces ci-dessus. Peut-être cette espèce est-elle parente du C. impe-
tuosus Smith.
©. Long. 11,5-16 mill. (G minor 11,5-13 mill.). La G major
n'est pas beaucoup plus longue que la O minor, mais s’en distingue
considérablement par s1 grosse tête. Tête de la G major large de
4,8 et longue de 4,8 mill. (au milieu, sans les mandibules). Tête de
la © minor large de 2,1 et longue de 3 mill. Longueur d’une antenne,
10 mill., d’un tibia postérieur 5,3 mill. Forme générale du C. syl-
valicus; pattes et antennes assez longues et assez grêles. Man-
dibules très grandes, munies de six dents très larges. Leur bord
externe est faiblement courbe, leur bord terminal très long
(comme chez le C. egregius). Elles sont luisantes, faiblement
et tres finement réticulées vers leur base, lisses vers leur extré-
mité, avec une ponctuation éparse assez grossière et irrégulière.
166 ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 18S6.
La tête des Ü minor est faiblement rétrécie derrière; celle des
© major est presque identique en grand à celle du C. sylvaticus,
élargie et très excavée derrière, avec les côtés assez convexes. Le
chaperon est muni d’un lobe antérieur extrêmement court, rectan-
gulaire, à bord antérieur et bords latéraux rectilignes, tant chez
la © major que chez la G minor. Le bord antérieur du lobe est
pourtant légèrement acuminé au milieu. Chaperon obtusément
caréné. Aire frontale grande, luisante, avec un bon nombre de gros
points enfoncés assez profonds. Une fossette (profonde chez la
© major) derrière le sillon frontal. Le pronotum a une faible impres-
sion longitudinale chez la G major. La face déclive du métanotum
est très courte; elle a à peine la moitié de la longueur de la face
basale. L’écaille est épaisse en bas, presque également convexe sur
ses deux faces, mais un peu plus sur la face antérieure, tranchante
à son bord supérieur qui est étroit et à peine échancré. Les tibias
sont en partie arrondis, et en partie aplatis; ils ont un fort sillon
longitudinal sur leur face postérieure (l’interne des pattes posté-
rieures, au contraire du ©. Solon). Ils sont en outre munis à leur
bord médian d’une série de petits piquants très courts et espaces.
Sculpture densément et finement réticulée-ponctuée et réticulée
ridée sur la tête et le thorax, très subtilement et densément ridée
en travers sur l'abdomen. La tête et le thorax ont un assez faible
éclat soyeux; l'abdomen est assez luisant. En outre wne ponctuation
assez grossière, un peu effacée, mais cependant bien distincte et très
abondante quoique éparse recouvre tout le corps tant l'abdomen que
le thorax et la tête. Cette ponctuation donne naissance a une pubes-
cence éparse très courte et fine, entièrement appliquée sur les
tibias et les scapes. Pilosité dressée nulle sur le dos. Quelques rares
poils épars devant la tête, au bout de l’abdomen et sous le corps.
Entièrement noir, avec les funicules, l'extrémité des tarses, les
trochanters, l'extrémité des mandibules et le bord postérieur des
segments abdominaux d’un brun plus ou moins rougeâtre ou rous-
sâtre; chez la © minor le thorax et le milieu du devant de la tête
sont un peu brunâtres.
Récolté à Sumatra par le Dr Conrad Klaesi (collection Autran).
Esp. C. EGREGIUS Smith
— prismaticus Mayr (d’après Roger) var.?
Dans mes Études myrmécologiques en 1879 j'ai fait erreur en
réunissant cette espèce comme race au C. compressus J'avais eu
sous les yeux un ©. compressus du musée de Munich qui etait
évidemment muni d'une fausse étiquette et ne provenait pas du
Brésil. J’ai recu dès lors le vrai egregius du Brésil par l’obligeance
+
1
Fr
ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886. 167
du Dr John Sahlberg, à Helsingfors. Les deux O major que j'ai
recues mesurent 16 à 17 millimètres. Leur sculpture rappelle celle
du C. compressus, ainsi que leur couleur d’un noir mat. Elles sont
cependant fort différentes de cette race du C. rubripes et ont
plutôt la forme du C. sylvaticus. Comme Mayr a recu cette espèce
de Bornéo et que j’en ai décrit ailleurs une race ou variété provenant
de Madagascar (C. Gouldi, Bull. Soc. ent. Belg., mai 1886),
nous avons affaire à une forme de grande extension géographique,
quoique rare. C’est un des géants du groupe s'ubripes auquel elle se
rattache intimement. Voici les caractères qui distinguent l’egregius
du compressus, caractères dont les descriptions ont à peine tenu
compte :
Le C. egreqius est beaucoup plus élancé que le C. compressus
et a les pattes et les antennes beaucoup plus longues et beaucoup
plus robustes : les cuisses des pattes postérieures de la O major
sont longues de 7 mill. chez l’egregius, de 4 mill. chez le compressus,
tandis que la longueur du corps ne diffère guère que d’un milli-
mètre. Les scapes des antennes dépassent le bord postérieur de la
tête de la moitié de leur longueur chez l'egreqius 1. sp., et ne le
dépassent pas où à peine chez le compressus. La tête du compressus
(O maxima) est extrêmement large, courte, fortement voûtée en
dessus, à bords très convexes, largement mais faiblement échan-
crée derrière. Celle de l’egregius est plus allongée même que celle
du sylvaticus à laquelle elle ressemble, fortement, échancrée der-
rière, à bords presque droits et à peine divergents. Enfin le com-
pressus a une écaille de forme ordinaire, tandis que l’écaille de
l'egreqius 1. sp. est extrêmement épaissie à sa base; vue de côté
elle forme un cône dont la base est presque aussi épaisse que la
hauteur. Les poils de l’egregius sont brunâtres, mais ne sont pas
_ noirs comme le prétend Smith.
Il est possible que la Formica agra Smith soit la © minor du
C. egregius.
La race Gouldi Forel, G major, se distingue encore de l’egre-
gius i. sp. par les caractères suivants. L’écaille a une hauteur
double de l’épaisseur de sa base (chez l'egreqrus à. sp. elle est aussi
épaisse que haute). Le thorax est assez fortement voûte devant,
surtout sur le devant du mésonotum, presque droit du milieu du
meésonotum à l'extrémité de la face basale du meétanotum,; cette
dernière n’est longue qu’une fois et demie comme la face déclive
(chez l’egregius i. sp. le thorax est également voûté d’un bout à
l’autre, et la face basale est deux fois longue comme la face déclive).
Le C. Gouldi a la tête plus élargie et plus excavée derrière, la
taille un peu plus robuste, les pattes et les antennes moins longues.
Longueur des scapes 4,5 chez Gouldi, 6,0 chez egregius; des tibias
168 ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886.
postérieurs, 5,8 chez Gouldi, 6,8 chez egreqius. Longueur de la
tête (au milieu, sans les mandibules) 5,1 mill.; largeur maximale
4,7 mill., chez le C. Gouldi; longueur de la tête 5,1 mill., largeur
4,45 chez le C. egregius. La face déclive du métanotum est plus
basse chez l'egregius, ainsi que tout le thorax. Les éperons posté-
rieurs sont distinctement pectinés chez l’egregius, indistinctement
chez le Gouldi; les piquants des tibias sont par contre plus abon-
dants chez ce dernier. Le bord externe des mandibules est plus
convexe chez le Gouldi que chez l’egregius. Le lobe de l'épistome
est aussi rectangulaire et aussi excavé sur ses côtés chez la O minor
du C. Gouldi que chez la G major et que chez l'egregius.
Je sonpçonne que le C. prismaticus Mayr. de Bornéo est une
race qui diffère sous certains rapports de l'egregius du Brésil quoi-
que Roger (Verzeichniss) l’ait déclaré identique.
Esp. C. Kugaryr Mayr.
r. C. FATUUS n. st. — © media. Long. 7,7 mill. Se distingue de
l’espece typique par ses mandibules plus petites, armées seulement
de 7 dents (j'en trouve 8 chez le (. Kubaryi, © major que je pos-
sède). Les funicules, les pattes et le thorax sont un peu plus foncés.
Le lobe de l'épistome est légèrement plus grand ; l’épistome n’a pas
d’aplatissement devant. La fourmi est un peu moins luisante (la
sculpture un peu plus forte). La pilosité dressée est un peu moins
abondante, surtout sur l'abdomen. L’écaille est sensiblement moins
épaissie sur sa face antérieure. Les tibias sont arrondis, comme
chez le C. Kubaryi à. sp. Les tibias et les scapes ont la même pilo-
sité oblique parsemée de quelques poils plus dressés.
Sumatra, récoltée par le D' C. Klaesi (collection Autran).
Esp. C. SEXGUTTATUS Fab.
En continvant à réunir comme races sous ce chef un certain nom-
bre de formes qui se distinguent du groupe rubripes par leur taille
plus svelte et plus allongée, je ne me dissimule pas que ce n’est
qu'un à peu près, un groupement encore fort artificiel, car la plu-
part de ces formes, sans parler des formes voisines encore à décou-
vrir, sont trop peu connues. Les races du C. rubripes varient elles-
mêmes beaucoup de stature; les plus sveltes, ainsi le C. maculatus,
forment un passage direct à « l'espèce » sexquitatus
r. C. LANDoLTI Forel. — Dans mes Études myrmécologiques en
1879, j'ai réuni sous ce nom deux variétés qui méritent de former
deux races à part. Chez celle à laquelle je conserve le nom de
Landolti, la © minor n’a guère plus de 7 mill. et a la tête très for-
tement rétrécie derrière sans cependant former de cou, encore plus
rétrécie que chez le C, sergutiatus à. sp. et chez le C. extensus,
ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886. 169
beaucoup plus que chez le C. exiguoquttatus. Chez la OÜ major, les
côtés du lobe de l’épistome sont légèrement concaves. Ce n’est que
la moitie postérieure du mésonotum qui forme avec la face basale du
métanotum une ligne à peu près droite, et non pas le méscnotum
entier comme je l’ai indiqué (1. c.) par erreur. Les antennes ont
7,6 mill. de long, les tibias postérieurs 3,8 (chez la G major).
r. C. LESPEsII n st. — Je donne ce nom à la variété de grande
taille du C. Zandolti indiquée dans mes études précitées. C’est une
© media, et non pas minor, longue de 12,5 mill., et dont le thorax
est démesurément allongé et à peine voûté. Longueur des antennes
10,4 mill., des tibias postérieurs 4,5 mil]. Tête à peine moins large
derrière que devant, longue de 3 mill. et large de 1,8, à côtés un
peu convexes, échancrée postérieurement. Deux grosses taches
roussâtres sur chacun des deux premiers segments abdominaux;
lisière postérieure des segments abdominaux jaunâtre. Le reste de
l'abdomen et la tête d’un brun foncé. Thorax, pattes et funicules
ferrugineux. Scapes, tarses et tibias plus foncés. La pubescence est
plus abondante et plus longue que chez le C. Zundolti i. sp. Le
thorax est large au maximum d'à peine un millimétre, l'abdomen
d'à peine deux. Ce dernier a plus de 3,5 mill. de long. Du reste
entièrement mat et comme le C. Zandolti à. sp.
r. C. EXIGUOGUTTATUS Forel (Journ. of the Asiatic Soc. of
Bengal, vol. LV, Part II, n° 3, 1886). — Cette race, trouvée d’abord
à Sibsagar, prov. d'Assam, Inde, habite aussi Saigon en Cochin-
chine française (Musée de Berlin). Les exemplaires de Saigon sont
identiques à ceux de Sibsagar.
Sa stature est moins svelte que celle des autres races. Tête des
© minor fort peu rétrécie derrière les yeux, large de 0,8 à 0,9 et
longue de 1,3 à 1,5 mill. Tête des Ü major large de 2,1 longue de
2,3 mill. (au milieu, sans les mandibules). Antennes de la O major
longues de 4,1 mill., tibias postérieurs longs de 2,2 à 2,3 mill.
Peut-être ai-je eu tort de faire de cette forme une race du
C. sexquitatus et aurait-il mieux valu en faire une espèce à part,
jusqu’à nouvel ordre au moins.
Esp. C. LEYDIGI n. sp.
© media. Long. 8 mill. Tient des C‘. coruscus et Lespesii et diffère
cependant notablement de ces deux formes. Tête large de 1,5 mill.,
longue de 1,8 (au milieu et sans les mandibules). Longueur d’une
antenne 5,3 mill., d'un tibia postérieur 2,4 mill. Tête un peu échan-
crée et faiblement élargie derrière, à côtés très peu convexes.
Mandibules petites, à bord externe médiocrement courbé vers
son extrémité, droit sur sa partie basale. Elles sont luisantes, lisses,
à ponctuation très éparse, un peu réticulées à leur base. Épistome
170 ÉTUDES MYRMECOLOGIQUES EN 1886.
avec un lobe très court, un peu trapéziforme, à bord antérieur à
peu près rectiligne. La carène de l’épistome est très nette; l’aire
frontale est peu distincte, moyenne. Thorax tres faiblement, mais
également voûte dans le sens longitudinal. Pronotum très peu con-
vexe dans le sens trausversal. La face basale du métanotum est trois
fois longue comme la face déclive et relativement bien délimitée de
chaque côté, mieux que chez le C. coruscus. Ecaille très épaisse,
basse, à bord supérieur épais et arrondi, comme chez le C. coruseus,
mais encore plus épaisse dans son ensemble (chez le ©. ZLespesii
elle est conique, épaisse en bas, mince en haut). Abdomen allonge,
comme chez les C. coruscus et Lespesiüi. Tibias aplatis, un peu
élargis, mais non prismatiques ; leurs larges faces sont très faible-
blement concaves ou cannelées. Les scapes, sans être très larges,
sont fortement aplatis et extrêmement minces dans un sens, ce qui
est aussi le cas chez le C coruscus, mais pas chez le ©. ZLespesii.
Le corps est entièrement mat, sauf les mandibules, les coins
antérieurs et le dessous de la tête, ainsi que la lisière antérieure
(un peu aussi la lisière postérieure) des segments abdominaux.
L’éclat de ces dernières parties est légèrement chatoyant, sans être
changeant La tête et le thorax sont finement, mais fortement réti-
culés (réticulés-ponctués); le fond des mailles est mat et laisse voir
un fond striolé sous un grossissement microscopique un peu fort
(sauf sous la tête et à ses coins antérieurs). Dessous de la tête
assez faiblement réticulé-ridé. Sur la partie postérieure du métano-
tum, en particulier sur sa face déclive, les réticulations s’accentuent
et deviennent des rides transversales. Écaille circulairement et très
finement ridée avec quelques réticulations. La sculpture foncière de
l'abdomen est extrêmement finement et assez fortement striée-
ridée en travers. Cette sculpture est aussi serrée que chez le
C. coruscus, mais sans être contournée, ni changeante. Vers la
partie posterieure des segments elle devient plus lèche (moins
serrée), se transforme en réticulations qui ont un certain éclat. Sur
leur lisière antérieure et sous l'abdomen, par contre. elle demeure
striée d’une finesse extrême, mais devient très luisante. Là où les
stries sont mates, on voit au microscope que leur intervalle est
densément striolé dans le sens Icngitudinal. Cà et là, autour
des gros poils, les rides ou stries sont un peu contournées en œil.
Pattes réticulées-ridées, peu luisantes. Scapes extrêmement fine-
ment ridés, et à ponctuation éparse, piligère, très abondante et bien
marquée. La ponctuation éparse superposée est à part cela fort peu
apparente, piligère. Cependant elle est assez grosse et bien distincte
sur les côtés et les angles antérieurs de la tête.
La pilosité dressée est courte, assez abondante, d’un brun fonce,
assez régulièrement parsemée sur tout le corps. Elle est épaisse,
PC ET
ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886. 171
courte et les poils sont obtus, ce qui leur donne un aspect hérissé très
caractéristique. Les scapes sont assez abondamment pourvus sur leur
face antérieure de ces poils dressés tres courts et obtus. Les tibias
n’ont par contre qu’une pubescence couchée, sauf une faible rangée
de petits piquants à leur bord interne. Üne fine pubescence jaune
roussâtre, courte, entièrement couchée et fort espacée est assez
régulièrement répandue sur tous le corps, ainsi que sur les pattes
et les antennes. Sur les hanches et le bas des côtés du métanotum
se trouve une pubescence bien plus longue et plus abondante d’un
gris jaunâtre qui y forme presque duvet.
D'un rouge ferrugineux foncé de même teinte que chez le C. corus-
cus, avec les funicules, les hanches et les tibias brunis et une bande
transversale devant et derrière chaque segment abdominal noirâtre.
Bahia, récoltée par M. Selenka (Musée de Berlin); Prov. Rio
(D' Güldi).
Cette espèce est nettement caractérisée par sa pilosité et par sa
sculpture.
C. LiNNÆI n. sp.
— C. angulatus Mayr (Formic. novogranadenses 1870).
Comme le nom de angulatus a déjà été donné par Smith à une
espèce de l’île d’Aru (Journ. of the Proceed. of the Linnean Society,
Febr. 1859), le nom de Mayr pour l’espèce de Colombie doit être
remplacé.
Esp. C. PALLIDUS Smith.
Cette espèce est voisine du sy/vaticus et ressemble aussi aux
groupes voisins. Une Q et plusieurs © de la Cochinchine française
(M. Tirand, Musée de Lyon). D'autres GO de Luçon et une Q de
Batavia où elle a été récoltée par le D" C. Klaesi (collection Autran).
La Q a 14 à 15 millimètres de long. La couleur de tout le corps
est brune, bien plus foncée que chez la C. Ecaille échancrée. Pubes-
cence des tibias un peu soulevée Du reste identique à l'ouvrière.
Ailes très faiblement teintées de jaunâtre ; nervures pâles.
Esp. C. @rzvicers Roger.
Q Long. 16 mill. Mayr (Form. Indo-neerland.) décrit la O et la
tête de la Q. Notre exemplaire correspond. bien à sa description,
mais le vertex a une tache brune interocellaire. Le thorax est d’un
brun foncé vaguement taché de roussâtre sur le mésonotum. L’écaille
est échancrée et l'abdomen noirâtre à segments bordés de jaunâtre.
Les tibias sont arrondis, faiblement cannelés, fournis d’une pilosité
oblique. Les ailes sont enfumées de brun-noirâtre.
Une © récoltée à Sumatra par le D' C. Klaesi (collection Autran).
172 ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886.
Esp. C. aiGas Latr.
O Q et G' récoltés à Sumatra par le D° C. Klaesi (collection
Autran). La G a de 17 à 28 mill., la © 30 mill. et le G 17 mill. —
© Tumpang Hiang et Amoberen à Bornéo, récoltés par M. Grabow
(Musée de Berlin). Johore, presqu'île de Malacca (Musée de Cal-
cutta).
Esp. C. sINGULARIS Sm.
® minor. Sumatra, D' Klaesi (collection Autran).
Esp. C. porycus Sm.
Une © récoltée à l’île de Thursday, à la pointe nord de l'Australie
par le D' Finsch (Musée de Berlin).
Esp. C. IRRITABILIS Sm. (— sedulus Sm.).
Duson Timor, Bornéo (Musée de Berlin).
Esp. C. FAsTIGATUS Roger.
Roger a donné ce nom au C. arboreus de Mayr (Myrm. Stud.)
qui n'était pas le véritable arboreus Smith. Mayr donne comme
caractère de cette espèce un métanotum tectiforme soudé sans
suture au mésonotum. Or. M. Mayr, à l'obligeance duquel je dois
quelques types de cette espèce (lesquels n’ont point ce caractère), me
dit qu’il a été induit en erreur dans sa description par l’exemplaire
primitif qui était déformé. Les types qu’il m'a envoyés sont si
voisins de mon ©. Vægelii (Et. myrm. 1879) que je crois devoir
leur rattacher ce dernier comme race. Lorsque je l’ai décrit je ne
pouvais, eu égard à la description de Mayr, deviner l’affinitée ci-
dessus.
r. C. NæGeLur Forel (Ët. myrm. 79). Voici les différences d’avec
la race fastigatus à. sp. Le fastigatus a uno stature encore plus
écourtée; la tête de ses O major est encore plus grosse et plus large.
Le métanotum est plus élevé, plus étroit et sa face déclive presque
aussi longue que la face basale et séparée d'elle par une courbe plus
angulaire chez le fastigatus à. sp. O major. Chez le C. Nægelii, la
face basale est sensiblement plus longue que la face déclive et
séparée d'elle par une courbe tout à fait arrondie; elle est sensible-
ment plus large que chez le fastigatus à. sp. Le C. Nægelii est
abondamment couvert d’une pilosité blanchatre, aussi sur les joues,
tandis que le fastigatus i. sp. a une pilosité jaunâtre beaucoup plus
éparse, nulle sur les joues. Les tibias du ©. Vzægelii ont une pubes-
cence plus longue et faiblement soulevée, ainsi qu’une petite
rangée de piquants à leur bord interne; chez le fastigatus à. sp. la
ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886. 173
pubescence est courte, entièrement couchée, et il n’y a pas de
piquants. La pubescence est plus courte et plus éparse sur tout le
corps chez le fastigatus i. sp. Ce dernier est aussi bien plus mat,
avec une sous sculpture microscopique, surtout sur l’abdomen
qui est tres densément et finement strié, tandis qu’il est moins
densément réticulé, subridé et semi-luisant chez le C. Nægelii. Les
scapes et le devant de la tête sont rougeäâtres chez le Wzgelii,
noiratres chez le fastigatus à. sp. Enfin les ailes sont un peu plus
teintées de jaunâtre chez le fastigatus 1. sp. que chez le Vægeli.
Des © récoltées à Sta-Cruz (Sud du Brésil) par le professeur
Hensel (Musée de Berlin) ont les scapes et le devant de la tête
noiratres, mais se rapportent à tous les autres égards bien plutôt au
C. Nægelii.
Esp. C. TENUIscAPUS Roger.
© major. Santa Cruz, Sud du Brésil, récolté par le professeur
Hensel (Musée de Berlin). Correspond exactement à la description de
Roger.
Esp. C. PUNCTULATUS Mayr.
r. C. MINUTIOR n. st.-Long. 4 à 5 mill. Entièrement rougeatre et
mat, sauf l’abdomen qui est noir et luisant et les mandibules qui sont
rouges et luisantes. Ces dernières ont six dents et sont lisses, sauf
quelques faibles points enfoncés très épars. Outre sa taille, il diffère
du C. punctulatus par son épistome qui a un lobe rectangulaire
court, mais distinct, par ses scapes qui dépassent les angles poste-
rieurs de la tête chez la © major, par les côtés plus convexes de sa
tête qui est moins élargie derrière, par la face basale du métanotum
relativemeut plus longue chez la © major. L’écaille est aussi un peu
plus épaisse et plus étroite en haut. La tête et le thorax ont un
aspect un peu pruineux dû me paraît-il à la sculpture qui est fine-
ment réticulée, ça et là réticulée-ridée.
République Argentine (M. Vollenweider).
Esp. C. EXASPERATUS Sm.
Une Q de Sumatra récoltée par le Dr Klaesi (collection Autran).
Une autre © de Deli (Sumatra), recoltée par M. Suter Naef.
Ces deux © de Sumatra se distinguent par leur couleur d'un noir
sombre. Seuls l’occiput, les funicules, les cuisses et les tarses sont
d'un rouge ferrugineux.
Esp. C. æÆNEopiLosus Mayr.
G. Australie, récoltées par le D° Sonder (Musée de Berlin). Ces
exemplaires forment une variété chez laquelle la face basale du
]74 ETUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886.
métanotum est plus ou moins divisée en deux moitiés séparées l’une
de l’autre par un angle transversal très obtus.
Esp. C. micans Nyl.
Var. flavomarginatus Mayr. © et © récoltées sur la côte d’An-
gola par le Dr Buchner (Musée de Berlin). Valdézia, Transvaal,
récolté par MM. Berthoud et Creux.
Esp. C. Eucenræ Forel (Ét. myrm. 1879).
©.Je suis obligé maintenant de fonder une espèce pour cette
forme que j'avais d’abord considérée (avec doute du reste) comme
race du C. micans. Outre les caractères distinctifs déjà indiqués, il
faut ajouter que les scapes des antennes du C. Æ'ugeniæ sont très
aplatis et tres élargis, comme les cuisses, les métatarses et les tibias.
Ces derniers ne sont cependant ni prismatiques ni cannelés et n’ont
pas de piquants. Les côtés de la tête sont très convexes, l’abdomen
est court. Les antennes de la © major ont 6,8 mill. de long, les
tibias postérieurs 3,3 mill. La tête des © maxima a 3,5 mill. de
long (au milieu, sans les mandibules) et 3 mill. de large. La
pubescence est grisâtre et, surtout sur l’abdomen où elle ne forme
pas de duvet, beaucoup plus faible que chez le ©. micans. Le bord
externe des mandibules est un peu moins courbé vers son extrémité
que chez le C. micans.
Q (non encore décrite). Long. 12 à 12,5 mill. Caractères de
l’ouvriëre. Le mésonotum et l’écusson n’ont que très peu de poils
dressés. Ils sont en entier fortement réticulés-ponctués et mats. Le
mésonotum a devant au milieu, et plus en arriere de chaque côte un
petit sillon longitudinal. L’écaille est large et entiere. La pilosité
dressée est d’un brun noirâtre, plus claire à l’extrémité des poils.
Les ailes sont un peu teintées de jaune brunâtre, tout à fait comme
chez le C. micans.
La O etla © de cette espece ont un aspect un peu pruineux ou
cendre dû à la pubescence.
La © provient aussi de Valdézia, rép. de Transvaal, où elle a été
récoltée par M. Paul Berthoud.
Esp. C. roRAMINosus Forel (Ët. myrm. 1879).
r. C. FORAMINOSUS i. sp. Forel. — © major. À ma description
j'ajoute que la tête est large de 2,15 et longue de 2,25 mill. Les
grosses fossettes carieuses s’effacent plus ou moins sur l’occiput.
Les antennes sont longues de 4 mill. (scape 1,7, ne dépassant pas le
bord postérieur de la tête). Tibias postérieurs longs de 2 mill. Bord
externe des mandibules assez fortement courbé. Épistome plat, un
peu plus haut que large. Scapes un peu élargis et aplatis, surtout
asile mi dt 2 lt
ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886. 175
vers leur extrémité. Tibias arrondis, à peine un peu aplatis dans un
sens, sans piquants. Aire frontale petite, occupant à peine le tiers
du bord postérieur de l'épistome chez la © major.
r. C. Oivigri n. st. — © major. Long. 7,5 à 8 mill. Tête absolu-
ment identique de taille, de forme, de sculpture et de couleur à celle
de la race typique. La forme et la longueur des antennes et des pattes
est aussi identique. Le thorax est par contre fort convexe d'avant
en arrière, autant que chez le C. Grandidieri Forel. Mais dans le
sens transversal, il est peu convexe (comme chez le foraminosus
à. sp.); le dos du pronotum est subbordé antérieurement, et forme
ainsi deux angles antero-latéraux très obtus, ce qui le rend vu de
dessus plus ou moins pentagonal(ce caractère fait defaut au ©. Gran-
didieri, mais se retrouve chez le C. foraminosus i. sp. et chez
toutes ses races ainsi que chez plusieurs espèces voisines, sans
atteindre le degré qu’il a chez le C. fulvopilosus). Le métanotum
est conforme comme chez le foraminosus ti. sp., mais la face basale,
qui est distincte quoique fort étroite, est sensiblement plus courte
que la face déclive et à peu pres droite dans le sens longitudinal.
La face déclive est encore plus distinctement tronquée que chez la
race typique, et bordée ainsi que l’écaille d’une rangée de longues
soies blanchâtres. L’abdomen est plus grand, plus allongé que chez
le C. foraminosus à. sp.
La pilositée dressée est pointue, disposée comme chez le forami-
nosus à. sp., peut-être un peu plus abondante, mais blanchâtre et
non jaunâtre, nulle sur les joues. La pubescence d’un blanc grisâtre
est par contre entièrement différente sur le thorax et sur l’abdomen :
le thorax a ainsi que le premier segment de l’abdomen une pubes-
cence grisätre assez abondante et longue, assez fine, entièrement
appliquée, mais encore espacée, nulle sur la face déclive du méta-
notum. Sur le reste de l’abdomen il n’y a qu’une pubescence très
courte et encore bien plus espacée que sur le thorax. Le C. fora-
minosus t.sp.a au contraire une épaisse pelisse dorée sur l’abdomen,
tandis que sa pubescence est plus faible sur le thorax que chez
l'Olivieri. Sur les pattes et la tête la pubescence est comme chez
le foraminosus 1. sp.
La couleur et la scuplture sont identiques à celles du C. forami-
nosus ?. sp., mais l'abdomen est fort luisant, très finement réticulé-
ridé. La face déclive du métanotum est assez luisante, glabre et
finement ridée transversalement. Les scapes sont très finement
rides, en partie réticulés-ridés, avec une abondante et forte ponc-
tuation espacée dont chaque point porte un petit poil couché.
Q minor. Long. 5 à 6 mill. Tête longue de 1,5, large de 1,2 mill.,
plus large derrière que devant. La grossière et profonde ponctua-
tion en fossettes ponctuée elle même au fond (comme carieuse) de
176 ÉTUDES MŸRMÉCOLOGIQUES EN 1886.
la © major fait complétement défaut. Elle est remplacée par une
ponctuation superposée éparse simple, assez effacée, analogue à
celle de la plupart des espèces de C’amponotus. L'épistome et l’occi-
put ont une pnbescence longue et assez abondante, comme le thorax.
L'épistome est convexe, trapéziforme et assez distinctement caréné
(plat, rectangulaire et sans carene chez la © major), avec un lobe
antérieur arrondi bien plus net que chez la © major. Les mandibules
et le bord antérieur ne sont que d’un brun roussâtre terne (rouges
chez la © major). Du reste comme la & major. Ces différences sont
tout à fait analogues à celles qui séparent la © minor de la ® major
chez le C. Grandidieri. Chez ce dernier, l’épistome est aussi con-
vexe (sans carène distincte) et trapéziforme chez la © minor, plat
et en carré arrondi chez la © major.
Q. Long. 10 mill. Écaille entière, épaisse. Mésonotum avec trois
sillons longitudinaux, dont le médian est antérieur. Mésonotum
et abdomen assez fortement reticulés-ponctués et d’un éclat soyeux.
Écusson luisant. Mandibules, bord antérieur de la tête, base des
scapes et funicules d'un châtain assez foncé. Ailes entièrement
enfuméesde brun.
Malangé, côte d’Angola, récoltés par le D' Max Buchner (dans
ma collection). La © provient d’Acra (Musée de Berlin). Malgré les
quelques différences je crois pouvoir la rapporter sans doute à cette
race.
r. C. LEMMA n. st. — © minor. Extrêmement semblable à la race
précédente, dont il diffère par les caractères suivants : Métanotum
encore plus étroit et plus élevé. La face basale est extrêmement
étroite, séparée de la face déclive par un angle un peu obtus, mais
très marqué. La face déclive est tronquée et a une longueur double
de la face basale. Cette dernière est rectiligne dans le sens longitu-
dinal, ainsi que la partie postérieure du mésonotum, ou peut s’en
faut. Pilosité dressée blanchâtre très éparse; sur l’écaille une
couronne de longs poils blancs qui se trouve aussi chez la race précé-
dente. La pubescence est extrêmement courte et bien plus espacée,
sauf sur l'épistome, les tibias, les scapes et le devant du premier
segment de l’abdomen où elle est un peu plus longue et plus abon-
dante. Tous les autres caractères comme chez la G minor du C. Oli-
vieri, mais la sculpture est un peu plus faible et l’aspect plus luisant.
Q@ Long. 9,5 mill. Identique à celle du ©. Olivieri, et fournie
comme elle d’une très grosse ponctuation carieuse sur la tête. Elle
n'en diffère que par sa pubescence courte et éparse (moins du reste
que chez la G) et par son mésonotum, et son abdomen plus luisants,
plus faiblement sculptés.
Malangé, côte d’Angola, récoltées par le D'Max Buchner (dans ma
collection). — Une minor (variété) de Zanzibar (Musée de Berlin).
ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886. iv
r. C. Perrisur n. st. — © major. Long. 10 à 11 mill. Tête de la D
maxima, au milieu, sans les mandibules, aussi longue qu’elle est
large derrière (2,9 mill.). Longueur d'une antenne 5,5 mill., d'un
tibia postérieur 2,6 mill. La tête est médiocrement élargie et faible-
ment concave derrière, à côtés médiocrement convexes, tout à fait
identique en grand à celle du C. foraminosus à. sp., mais vers la
fosse clypéale, l'épistome est avancé latéralement, ce qui fait qu’il
n’a plus la forme à peu près rectangulaire. Il est du reste plat et
sans carène; la sculpture de la tête est identique à celle du ©. fora-
minosus 1. sp. etc. L’aire frontale, très petite, occupe à peine le
quart du bord postérieur de l’épistome. Les mandibules sont iden-
tiques aussi, armées de 6 à 7 dents. Chacun de leurs points porte un
tout petit poil couché. comme chez toutes les races du C. forami-
nosus. Les scapes sont courts, ne dépassent pas le bord postérieur
de la tête. Ils sont fortement déprimes et fortement élargis, surtout
vers leur extrémité, très finement ridés-réticulés et couverts d’une
forte et abondante ponctuation espacée. Le pronotum est comme chez
le C. Olivieri, et le thorax est à peu près aussi convexe d'avant en
arrière que chez cette race. Mais la face basale du métanotum est
plus longue, un peu plus longue que la face déclive, distinctement
convexe dans le sens longitudinal, et presque tectiforme, le bas du
métanotum n'étant pas étroit comme son sommet; les deux côtés du
métanotum vont presque se rejoindre au sommet par une ligne
arrondie qui contitue la face basale, différemment du reste du
C’. Eugeniæ. La face déclive est encore tronquée, mais l’angle qui
la sépare de la face basale est arrondi. Elle est triangulaire, reticu-
lée-ponctuée et mate. Les tibias et les métatarses sont assez nette-
ment prismatiques, faiblement canaliculés, armés à leur bord
interne d’une faible rangée de petits piquants bruns, obliques. Le
corps tout entier, y compris l’abdomen et les pattes, est densément
réticulé-ponctue et mat.
La pilosité dressée est d’un blanc jaunâtre, disposée du reste
comme chez le C. Olivieri. La bordure de longues soies qui entoure
la face déclive du metanotum se continue abondamment sur la face
basale. La pubescence est disposée comme chez le (. Olivieri, mais
bien plus courte, surtout sur le thorax, plus grossière et d’un blanc
assez argentée, à peine jaunâtre qui la fait ressembler beaucoup à
celle du C. Grandidieri; sur les côtés du thorax elle est plus longue
et plus fine. Entierement noir ; base des scapes, mandibules, funicu-
les et tarses, parfois aussi le bord antérieur de la tête d’un noir
rougeâtre ou d’un rouge uoirâtre ; base des scapes parfois rougeatre.
© minor. Long. 7 à 8 mill. Comme la © major (aussi la forme de la
tête, des tibias, des métatarses et des scapes) mais elle s’en distingue
exactement par les mêmes caractères (absence de grosses fossettes
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T. XXX, XIII
178 ÉTUDES MYRMECOLOGIQUES EN 1886.
carieuses, forme et carène de l’épistome, pubescence plus longue etc.)
que la O minor du C. Olivieri de sa O major. Les piquants des
tibias sont plus longs et plus abondants que chez la © major.
L'abdomen est réticulé-ponctué et mat, comme chez la G major.
Q. Long. 14 mill. Comme la © major, mais l’épistome est presque
rectangulaire. Le mésonotum et l'écusson sont réticulés-ponctués et
mats, comme le reste du corps, du reste comme chez le (. Olivieri.
Écaille entière. Ailes enfumées de brunâtre.
Malangé, côte d’Angola, récoltée par le D Max Buchner (dans
ma collection et aussi des © du Musée de Berlin). Des G minor de
Kitui, récoltées par M. Hildebrandt (Musée de Berlin).
Quoique le C. Perrisii semble au premier abord bien distinct des
autres races, la parenté de ses caractères avec les leurs est si géné-
rale que je n’ose en faire une espèce. Nous avons évidemment affaire
ici à un groupe de formes très variables habitant l’Afrique tropicale
et représenté à Madagascar par le C. Grandidieri. Les curieuses
fossettes carieuses de la tête des © major et des Q est commune à
toutes ces fourmis ainsi que la forme de l’épistome, les courtes et
épaisses mandibules, les scapes courts et plus ou moins aplatis (ils
le sont aussi un peu chez le C. Grandidieri). Le C. Grandidieri
devra lui-même probablemeut passer plus tard à l’état de race du
Joraminosus.
Le C. Berthoudi Forel est tres voisin des formes précédentes.
L'espèce est fondée sur une © media qui se distingue cependant
bien des races du C. foraminosus par le fait qu’elle n’a pas de ponc-
tuation en fossettes carieuses, lors même que son épistome est
rectangulaire et plat. Puis le métanotum est tectiforme, et les scapes
ne sont pas aplatis. Du reste sa sculpture est celle du C. Perrist,
tandis que sa taille, sa pilosité et sa pubescence sont analogues à
celles du C’. Zemma. Les angles antérieurs du pronotum sont aussi
plus marqués et plus avancés que chez les races du C. foraminosus.
Esp. C. RapovÆ Forel (Bullet. Soc. ent. Belg., 1 mai 1886).
© major. Plus robuste, plus trapu que le C. niveosetosus; les
cuisses, les pattes en général plus fortes. Tête de la © maxima large
de 2,7, longue de 2,7 mill. (au milieu, sans les mandibules).
Longueur d’une antenne 4,7, d'un tibia postérieur 2,7 mill. Les
scapes et les tibias sont légèrement aplatis, et légèrement élargis
dans un sens, mais nullement prismatiques. Aire frontale indistincte.
Sur l’occiput, surtout aux angles postérieurs, de très gros points
enfoncés allongés en rainures.
© minor. Long. 5,8 à 7 mill. Comme la O major, mais l’épistome
est distinctement caréné et à un lobe antérieur rectangulaire très
court qu'on retrouve aussi chez la © media. La tête est plus large
derrière que devant, à bord postérieur à peu près droit.
ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886. 179
. Centre de Madagascar, récolté par M. Hildebrandt (Musée de
Berlin). Ces exemplaires paraissent un peu plus petits que le type
(© maxima) original. Cependant cela peut tenir précisément à ce
qu’il n’y a pas de © maxima parmi eux. Les mandibules sont plutôt
très finement ridées entre les gros points. La sculpture du corps est
aussi un peu plus mate, surtout sur l'abdomen où elle est plus serrée
et plus ridee.
Esp. C. DARWINIT nov. sp.
© major. Long. 7,8 mill. Tête large de 2,5 mill.et longue (sans les
mandibules) d'autant. Longueur d’une antenne 4,3, d’un tibia posté-
rieur 2,0 à 2,1 mill. Mandibules courtes, épaisses, à bord externe
assez fortement courbé, armées de 6 dents assez courtes, fortement
et abondamment ponctuées, très finement ridées entre les points.
La plupart des points ne portent pas de poil visible. Épistome peu
convexe, uon caréné, plus large que haut, un peu élargi en avant,
muni d’un lobe antérieur extrêmement court qui est plus ou moins
rectangulaire. L’aire frontale est fort petite et n’occupe que le quart
du bord postérieur de l’épistome. Côtés de la tête médiocrement
convexes; son bord postérieur droit ou faiblement concave. Le dos
du thorax est comme chez les C. wrsus Forel et Radovæ Forel,
assez large et subbordé; le pronotum a des angles antéro-latéraux
marqués comme chez ces espèces et un peu plus que chez le C. fora-
minosus et ses races (vu de dessus il est plus ou moins pentagonal),
La face basale dn métanotum est large, un peu convexe d’avant en
arrière, aussi longue ou plus longue que la face déclive. Sutures du
thorax très marquées. Écaille mince, large, entière,ovale-arrondie,
convexe devant. Abdomen plutôt allongé. Pattes et antennes robus-
tes. Scapes et tibias un peu aplatis en un sens ; ces derniers arrondis,
nullement prismatiques, fournis de quelques piquants au bas de leur
bord interne.
Devant de la tête et thorax finement réticulés-ponctués et mats.
Écaille, abdomen, pattes et scapes finement réticules-ridés (les pre-
miers en travers) et semi luisants. Sous l’abdomen cette sculpture
devient faible et très luisante ainsi que sur les pattes antérieures.
Dessous, côtes et coins antérieurs de la tête faiblement réticulés et
assez luisants. Sur les pattes, les scapes, les côtés de la tête et les
joues, la grosse ponctuation éparse superposée est régulièrement
espacée et nette. Sur l’occiput elle se transforme en grossiers sillons
allongés, irréguliers et piligères. Sur le dos du thorax elie occupe la
face antérieure de petites elévations espacées, sur l’abdomen leur
face posterieure. Dos de l'abdomen densément, dos du thorax (sauf
la face déclive du métanotum) moins en ent hérissée de grossières
soies jaunâtres, épaisses, raides, pointues, légèrement incurvées en
180 ÉTUDES MYRMECOLOGIQUES EN 1886.
avant sur le thorax et fortement inclinées en arrière sur l'abdomen.
Sur l’abdomen elles forment une épaisse pelisse qui cache la sculp-
ture. Sur le thorax elles ne la cachent pas. Quelques soies analogues
éparses sur le front, le vertex, l’occiput et le dessous du corps; une
couronne autour de l’écaille. La pubescence couchée est extrême-
ment courte, et tres dispersée partout, aussi sur les tibias et les
scapes qui n’ont pas de poils dressés.
Entièrement noir. Mandibules et coins antérieurs de la tête rou-
geàtres.
© minor. Long. 5 à 6,5 mill. Exactement semblable à la © major,
à part sa tête plus petite et sa stature plus grêle. La tête est bien
plus large derriere que devant; l’épistome, plus convexe, n’a pas
non plus de carène; son lobe est rectangulaire-arrondi, très court.
Chez un exemplaire du sud du Madagascar central, la pelisse est
d’un jaune blanchûtre.
Centre de Madagascar, récolté par M. Hildebrandt (Musée de
Berlin)
Cette espèce est tres voisine de mon ©. wrsus, mais plus robuste
et bien plus mate. Puis sa forte pelisse abdominale l'en distingue
complètement. Chez le (. wrsus la pelisse du thorax est plus forte
et d’une couleur orange, bien plus vive que chez le C. Darminit.
Esp. C. SENEx Smith.
r. C. mus Roger. — Forêts vierges de la Sierra Geral, sud du
Bresil, récolté par le professeur Hensel (Musée de Berlin). Ces G ont
une pilosité particulièrement abondante. D'autres ©, moins poilues,
de la république Argentine (M. Vollenweider). Une petite Q de
9,5 mill. de Porto Allegre, sud du Brésil, récoltée par le prof. Hensel
(Musée de Berlin). Les ailes de la © sont tres enfumées de brun;
l'écaille est entière et la tête est plus large que le thorax, faits
non indiqués pas Roger.
Esp. C. MomBassÆ n. sp.
© major Long. 5,6 mill. Longueur de la tête au milieu, sans les
mandibules 2 mill ; largeur de la tête 1,7 à 1,8 mill., longueur
d'une antenne 4,5 mill., d'un tibia postérieur 2,0 mill. Stature
générale d’un très petit C. syloaticus.
Mandibules moyennes, à bord externe peu convexe, armées a 6 à
7 dents, lisses, luisantes, très finement réticulées à leur base, à
ponctuation fort éparse. Épistome muni d'un lobe antérieur rectan-
gulaire dont le bord antérieur est faiblement concave. L’épistome est
trapéziforme, convexe, assez obtusément caréné. La tête est médio-
crement élargie et concave derrière, à côtes médiocrement convexes.
Le thorax est assez fortement convexe d'avant en arrière. Cepen-
upon cire d'in
ÉTUDES MYRMECOLOGIQUES EN 1886. 181
dant le pronotum est assez aplati dans le sens transversal, élargi et
muni de deux angles ou bords antéro-latéraux bien distincts, comme
chez les ©. wrsus, erinaceus etc., ce qui le rend pentagonal. Le
mésonotum est large devant et très rétréci derrière. La face basale
du métanotum est tres étroite, très inclinee, faiblement concave
d'avant en arrière, plus longue que la face déclive dont elle est
séparée par un angle arrondi tres obtus. Ecaille ovale, étroite, assez
mince, presque acuminée, abdomen ovale. Pattes et antennes
grêles. Tibias et scapes cylindriques ou peu s’en faut.
Tête (aussi en dessous) et thorax densément et finement réticulés
ponctués et mats. Ecaille et abdomen densément ridés transversale-
ment et faiblement luisants ou soyeux. Pattes faiblement réticulées.
Ponctuation éparse superposée assez abondante et distincte sur
l’abdomen, très éparse et effacée partout ailleurs. Quelques rares
poils dressés assez longs, fins et jaunâtres, épars sur tout le corps.
Une pubescence tres fine et très courte, fort espacée, entièrement
couchée est assez régulièrement distribuée sur l'abdomen, les pattes,
les scapes, l’épistome, les mandibules et les joues, presque nulle
ailleurs.
D'un noir à peine brunâtre. Épistome et mandibules d’un brun
foncé un peu rougeàtre. Pattes et antennes rougeûtres avec le
milieu des cuisses et des scapes bruni. Bord postérieur des segments
abdominaux étroitement jaunâtre.
Mombassa (côte de Zanzibar), une seule G, récoltée par M. Hil-
debrandt (Musée de Berlin).
Esp. C. GESTRoI Emery.
. Une G major récoltée en Sicile par M. Frey Gessner. Dans mes
Études myrmécologiques en 1879 p. 42, je lai prise à tort pour le
C. Sichelii.
Esp. C. SicHeLit Mayr.
© Miramar, île de Majorque, récolté sur des fleurs, dont il buti-
nait le miel par le D' Will. Nouveau pour la faune européenne pro-
prement dite. (Je n’y comprends pas comme M. André le nord de
l’Afrique et une partie de l'Asie). Les G de Majorque ont 4 à 8 mill.
et sont entièrement rouges avec l’abdomen noir. Les gros points
enfoncés du thorax sont très distincts ; la suture pro-mésonotale est
tres forte.
Esp. C. inrLarus Lubbock (Journ. Linnean Soc. Zool., XV, 1880,
p164)
Sir John Lubbock m'avait envoyé un exemplaire de sa fourmi
qu’il croyait appartenir à un genre nouveau en me priant de corriger
182 ETUDES MYRMECOLOGIQUES EN 1886.
sa description. Je lui fis observer que c'était un Camponotus et lui
en fis une courte description qu’il n’a publiée qu'en partie (I. c.).
Malgré les figures de Lubbock (le thorax et l’épistome sont
inexacts) il est nécessaire de redécrire cette espèce pour qu’on puisse
la distinguer.
©. Long. sans abdomen 5 mill.; long. de l'abdomen gonflé par le
jabot rempli de miel : 12 mill., en tout 17 mill. — Tête triangulaire,
plus large derrière, à bord postérieur droit. Yeux situés au tiers
postérieur de la tête, devant. Mandibules armées de six dents,
poilues, grossièrement ponctuées, grossièrement ridées sur leur
moitié antérieure, finement coriacées dans l'entre deux. Épistome
sans carène; bord antérieur avec deux faibles échancrures latérales,
entier au milieu, non prolongé en lobe. Aire frontale indistincte.
Sillon frontal distinct. Arêtes frontales fortement divergentes posté-
rieurement. Scapes des antennes dépassant à peine le bord posté-
rieur de la tête. Thorax court, ramassé, haut, fortement voûté.
Pronotum large, assez aplati en dessus mais muni de chaque côté
d’une bosselure allongée, très peu marquée, grande, allant du milieu
(devant) vers les angles postérieurs. Les angles antérieurs du
pronotum sont nettement marqués par un bord horizontal arrondi
se continuant devant pour former un bord antérieur qui se perd au
milieu, vers le cou. Les sutures sont très distinctement imprimées,
mais sans former d’étranglement Le mésonotum est élargi en avant
(et non pas rond comme le figure Lubbock). Le métanotum est médio-
crement étroit, également et assez fortement voûté d'avant en arrière;
face déclive et face basaie de même longueur. Écaille basse, très
large, plane derrière, bombée devant, échancrée au milieu de son bord
supérieur qui est tranchant. L’abdomen de l’exemplaire que j'ai reçu
est très dilaté, les segments sont comme des îles sur la membrane
intersegmentaire. Pattes et antennes plutôt courtes.
Tout le corps très densément et finement réticulé-ponctué en
façon de dé à coudre, presque mat ou un peu soyeux. Pilosité dressée
d’un jaune roussâtre, assez courte, médiocrement abondante sur
tout le corps, sauf sur les pattes et les antennes qui sont privées de
poils dressés. Pubescence courte et éparse sur tout le corps, les
pattes et les antennes, semblable à celle du C. æthiops.
Entièrement noir. Mandibules, funicules et extrémité des tarses
d’un rougeatre foncé.
Adelaïde (Australie). Lubbock.
Cette espèce n’a rien qui la distingue particulièrement des autres
Camponotus, sinon la dilatation purement pAysiologique de son
abdomen, due évidemment à une plénitude démesurée du jabot,
comme chez le Jyrmecocystus melliger. Cette dilatation est moin-
dre, du reste, que celle du 47. melliger, et il ne faut pas oublier que
ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886. 183
toutes les fourmis ont la faculté de remplir plus ou moins considéra-
blement leur jabot de miellée de pucerons, ce qui gonfle excessi-
vement l'abdomen (p, ex. chez le Prachymyrmex Heeri, le Lasius
brunneus, divers Camponotus), sans arriver toutefois à rendre la
marche impossible, comme c’est le cas chez le Wyrm. melliger. Le
Camp inflatus se rattache par la forme de son pronotum au groupe
du C. fulvopilosus. Il doit exister des © de cette espèce dont
l'abdomen n’est pas gonfle.
Esp. C. BucHNERI n. sp.
© (minor?) Long. 12 mill. Tête longue de 2,95, large de 2,8 mill.
Mandibules plutôt petites, munies de cinq dents, luisantes, avec de
gros points enfoncés épars, assez fortement striées sur leur moitié
antérieure, à sculpture à peine perceptible dans l’entre-deux des points.
Tête assez petite, un peu plus large que le pronotum, à peine plus
large derrière que devant, en carré arrondi (un peu allongé), assez
convexe, à bord postérieur droit ou un peu convexe. Yeux situés en
arrière du milieu de la tête. Épistome pas ou à peine caréné, court,
à bord antérieur retiré et situé un peu en arrière des articulations des
mandibules, ce qui fait qu’il existe un espace vide entre les mandibu-
les et l'épistome. Le bord antérieur de i’épistome forme de chaque
côté une forte dent triangulaire, large, rapprochée de l'articulation
des mandibules. Les scapes dépassent d'un tiers le bord postérieur
de la tête. Thorax très allongé, aplati et bordé en dessus. Le dos du
thorax est long de 4 1/2 mill. Les angles antérieurs latéraux du
pronotum sont situés un peu en arrière; ils sont arrondis, mais d’une
facon assez anguleuse, et forment un rebord aigu qui surplombe les
côtés. Le dos du mésonotum et du métanotum forme une surface
plane, bordée partout (sauf devant) à angle droit par des pans per-
pendiculaires, et interrompue par deux rainures transversales : la
suture méso-métanotale et une rainure au tiers antérieur du méta-
notum. La suture pro-mésonotale est distincte. Le thorax n'a pas
d’étranglement. Le mésonotum est plus large que le métanotum. Le
dos de ce dernier (face basale) est horizontal, rectangulaire; sa lon-
gueur est le double de sa largeur. La face déclive du métanotum est
verticale ou un peu concave. Le pédicule est surmonté d’un nœud
épais, cubique-arrondi, ou plutôt en parallélipipède oblique-arrondi
et incliné en avant. Ce nœud, analogue à celui du ©. Mayri, est
muni de chaque côté d’une petite dent ou oreille obtuse. Abdomen
ovale; éperons des pattes médianes et postérieures distinctement
pectinés. Pattes et antennes robustes. Tibias arrondis. Scapes assez
aplatis, fortement creusés en gouttière en dessous.
Tout le corps densément et fortement réticulé ponctué. Sur
l'abdomen et sur les jambes les réticulations s'accentuent dans un
194 ÉTUDES MYRMECOLOGIQUES EN 1886.
sens transversal ou oblique; sur les côtés du thorax elles se trans-
forment presque en rides plus ou moins obliques. Sur le devant de
la tête quelques gros points enfoncés, épars, effacés.
Quelques poils dressés, jaunâtres, de longueur inégale, répartis
sur tout le corps, surtout sur le devant de la tête. Scapes et tibias
sans poils dressés. Un duvet entièrement couché de pubescence
jaunâtre est répandu sur tout le corps. Cette pubescence, assez
courte et éparse sur la tête, les antennes et les pattes, est longue
et abondante sur le thorax, les hanches et l’abdomen qu’elle colore
en gris jaunâtre soyeux et dont elle cache en grande partie la sculp-
ture. Sur l’abdomen et en partie sur le thorax elle change de direc-
tion suivant des lignes transversales et longitudinales parallèles
(en particulier la ligne médiane), ce qui donne à ces parties l'aspect
d’un damier en rectangles gris-jaunâtres chatoyants analogues aux
raies du C. Valdeziæ Forel et de la Plagiolepis custodiens.
Entièrement noir, mat. Extrémite du pygidium, des mandibules,
des derniers articles des funicules et des tarses, rougeatre ou rous-
sâtre.
Une seule © récoltée par le D' Max Buchner à Malangé près de
la côte d'Angola, Afrique occidentale (ma collection).
C’est probablement une © moyenne. Cette curieuse et belle espèce
ne ressemble à aucun Camponotus connu. Elle se rapproche à cer-
tains égards des C. Mayri Forel et sericeus Fab., mais en diffère
complètement par la forme du thorax et de l’épistome.
Esp. C. CHRISTI n. sp.
© minor. Long 5 à 6 mill. Longueur de la tête(sans les mandibules
1,4 a 1,5 mill., largeur de la tête 1,0 mill., longueur d’une antenne
4,9 mill., longueur d'un tibia postérieur 2,0 mill. Stature grêle.
Les palpes maxillaires atteignent ou dépassent le trou occipital. Les
mandibules sont étroites, à bord externe assez fortement courbé
vers son extrémité, armées de six dents, faiblemeut ridées-réticulées
avec quelques gros points enfoncés dont partent des poils dressés,
fort luisantes. Épistome convexe, trapéziforme, sans carène, à bord
antérieur arrondi, biéchancré. Aire frontale assez grande, occupant
la moitié du bord postérieur de l’épistome. Front très convexe.
Tête aussi large devant que derrière, à côtés faiblement convexes, à
bord postérieur presque droit. La distance d’un œil à l’arête fron-
tale égale celle de l’arête frontalé au sillon frontal. Thorax médiocre-
ment et parfaitement uniformément voûte de la tête à la face declive
du métanotum. Cette dernière est conrte, oblique, longue comme un
tiers de la face basale à laquelle elle passe par une courbe arrondie.
Les sutures du thorax sont très faiblement imprimées, la suture méso-
métanotale est peu distincte. Écaille très épaisse, presque cubique-
ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886. 185
arrondie. Elle a une surface postérieure plus haute, tronquée, plane,
et une surface antérieure tronquée aussi, plus basse, parallele à la
surface postérieure, un peu plus étroite qu’elle. Sa surface supérieure
est convexe, en carré un peu arrondi et un peu trapéziforme (le bord
antérieur étant un peu plus court); elle descend en même temps d'ar-
rière en avant. Elle est plus épaisse que la hauteur de sa surface ante-
rieure, mais moins que celle de sa surface postérieure. En moyenne
elle est aussi épaisse que large. Abdomen ovale. Scapes et tibias
cylindriques, très grêles; ces derniers sans piquants. Tout le corps
ainsi que les pattes très faiblement ridé transversalement (réticulé-
ridé sur le devant de la tête) et très luisant. Ponctuation superposée
éparse presque nulle, sauf quelques points portant les poils dressés.
Quelques longs poils jaunâtres très épars, surtout sur la tête et
l'abdomen. Pubescence couchée très courte et fine, tres dispersée ou
presque nulle sur le corps, plus abondante sur les tibias et sur les
scapes. Sur ces derniers elle est en partie légèrement soulevée.
D'un jaune roussâtre ou d’un roux jaunâtre pâle; abdomen et
pattes un peu plus testacés. Une grosse tache mal définie sous
l’abdomen, les dents des mandibules et les dix derniers articles du
funicule d’un brun fonce.
Centre et sud du centre de Madagascar, récolté par M. Hilde-
brandt (Musée de Berlin). Bien distincte par la forme de l’écaille.
r. C. FŒRSTERI n. st.— © minor.Identique au C. CAristi typique,
mais noir avec la moitié supérieure des hanches, les anneaux fémo-
raux, l'extrémité des tibias, la base et l’extrémité des scapes ainsi
que la bouche d’un jaune pâle, testace ou blanchâtre. Les tarses,
les funicules et souvent les mandibules et quelques autres parties
brunâtres. Le thorax est un peu plus court et un peu plus voûté,
avec les sutures un peu plus distinctes. Le bord antérieur de
l’épistome est un peu plus convexe et avancé au milieu. Surtout le
front avec les arêtes frontales est moins élevé. Mais tout le reste est
identique, et malgré la couleur si contrastante, je ne puis faire de
ces exemplaire qu’une race.
Même localité et même source que le précédent.
Cette race ressemble d’aspect et de couleur à la Mayria madagas-
carensis, dont elle diffère du reste par la forme de son abdomen,
par l’insertion de ses antennes, par ses arêtes frontales etc.
Mayr (Verhandl. d. k. k. Zool. bot. Ges. 1877, 5 December,
page 4) croit pouvoir prétendre que les et © du Brachymyrmex
Heeri que je lui ai envoyés étaient « #nausgefärbl » ou « unaus-
gebildet », c’est à dire encore jeunes et non colorés. Il a prétendu la
même chose à propos d’autres fourmis de couleur pâle, en particu-
lier à propos du G' de l’Anergates atratulus. Mayr fait erreur. Je
crois être en état de distinguer une jeune fourmi d’une espèce pâle,
180 ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886.
quoique j’accorde que ce soit parfois difficile. Les & et © de
Brachymyrmez Heeri que je possede, quoique ayant été assez
longtemps en vie sons mon observation, quoique j'aie observé les
© par centaines sur les plantes, cherchant leurs coccides, ne sont
jamais devenus plus colorés. Le G de l’Anergales a été observé par
moi 2 copula aussi pâle que toujours. Il existe certaines fourmis
dont la chitine demeure pâie et souvent aussi extrêmement molle et
mince toute leur vie (comme chez certains diptères, orthoptères etc.),
ainsi chez le Braciymyrmex Heeri, sur l'abdomen du Zapinoma
melanocephalum etc., de sorte que la dessication y produit des creux
et des bosses, comme chez les jeunes fourmis.
Le C. Christi à. sp. est une race de couleur distincte du
C. Færsleri ; la différence de couleur n'a rien de commun avec l’âge
des individus.
Esp. C. LuBBocki n. sp.
© minor. Long. 5,2 à 6,3 mill. Stature, aspect et couleur du .
C. Chrisli, race Færsleri, avec lequel on pourrait le confondre au
premier abord. Mais la face basale du métanotum est fortement con-
cave longitudinalement en forme de selle, aussi fortement, et de la
même facon que chez le C. ephippium Smith, bien plus fortement
que chez les C!. Valdeziæ Forel et Feæ Emery, et même que chez le
C. 4 maculatus Forel. L’'écaille est moins épaisse que chez le
C. Christi et sa surface antérieure est beaucoup plus basse, la sur-
face supérieure étant fortement inclinée en avant; elle est du reste
analogue à celle de l'espèce précédente. Mandibules assez abondam-
ment ponctuées, très finement ridées entre les points. Épistome
distinctement caréné et muni d’un lobe antérieur assez grand, tout
à-fait rectangulaire. Du reste la forme (en particulier celle des
pattes et des antennes), les dimensions, la pilosité, la pubescence et
et la sculpture sont comme chez le C. Christi, race Fœrsteri.
Entierement noir, très luisant, avec les mandibules rougeatres,
les pattes et les antennes d’un brun plus ou moins fonce.
Centre de Madagascar, récolté par M. Hildebrandt (Musée de
Berlin).
Cette espèce ressemble au C. Feæ Emery, mais son métanotum
est beaucoup plus concave. L’écaille du €. Feæ est beaucoup plus
arrondie, moins tronquée et moins élevée. Puis le (. Feæ est en
partie mat, a une sculpture plus forte et une pubescence couchée
bien plus abondante.
Esp. C. KELLERI n. Sp.
© major. Long. 6,5 à 8,7 mill. Largeur de la tête 2,6 mill; longueur
de la tête (sans les mandibules) 2,6 mill. Longueur d’un scape 1,7,
d’un tibia postérieur 2,2 mill.
ÉTUDES MYRMECOLOGIQUES EN 1886. 187
Extrêmement semblable aux ©. quadrimaculatus Forel et Lub-
bocki Forel, mais d’un jaune roussâtre avec la tête plus foncée, les
mandibules et les tarses d’un roux brunätre et deux taches d'un
blanc un peu jaunâtre sur chacun des deux premiers segments abdo-
minaux. Ces taches sont disposées comme chez le C. quadrima-
culatus, mais plus petites; comme chez cette espèce, les deux
antérieures sont les plus petites. Mandibules armées de six dents,
larges, à bord externe fortement courbe. La concavité en forme de
selle de la face basale du métanotum est très forte, comme chez le
C. Lubbocki, plus forte que chez le C. quadrimaculatus. La sculp-
ture est en revanche plus forte que chez le C. ZLubbocki, comme
chez le C. quadrimaculatus. Tête densément reticulée-ponctuée et
peu luisante. La ponctuation superposée éparse est abondante et
bien marquée sur l’abdomen et le thorax, tandis qu’elle est très
effacée chez le ©. Lubbocki. Epistome caréne. Pilosité dressée un
peu plus courte et plus faible que chez le C. quadrimaculatus. (Le
C. Lubbocki n’a pas de taches sur l'abdomen). Si ce n’était la face
basale bien plus concave du métanotum, je considérerais cette forme
comme une simple race du C. quadrimaculatus. Sa stature est un
peu plus ramassée, plus robuste que celle du C. quadrimaculatus.
© minor. Long. 5 à 6,5 mill. La tête est encore élargie en arrière
chez les plus petites ©. Ses côtés sont fort convexes. Couleur un
peu plus claire que chez la O major; les mandibules sont à peine
brunies, tandis que les funicules sont distinctement brunis. Conca-
vité de la face basale du métanotum tres forte.
Madagascar, pres de Tamatavé, récolté par le Dr C. Keller, privat-
docent à Zürich.
Esp. C. RoBuSTUS Roger.
Une © minor récoltée par le Dr C. Keller près de Tamatavé à
Madagascar. Long. 8,2 mill.
Esp. C. GRANDIDIERI Forel.
Deux © récoltées à Nossi-bé près Madagascar par le Dr C. Keller.
Esp. C. DEWITzZH n. sp.
© minor. Long. 7,1 mill. Tête de forme ordinaire, longue (sans les
mandibules) d'environ 1,8 et large d’environ 1,45 mill. Longueur
d’une antenne 4,6 mill., d'un tibia postérieur 2,25.
Mandibules assez étroites, armées de six dents(?), faiblement
courbées vers l'extrémité de leur bord externe, très finement ridées
(réticulées à leur base) et luisantes'avec une assez forte ponctuation
éparse d’où partent des poils dressés. Épistome trapéziforme, con-
vexe, très faiblement caréné, un peu avancé devant en lobe arrondi
188 ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886.
dont le bord antérieur est assez largement et peu profondément
échancré au milieu. La tête est un peu élargie en arrière; ses côtés
sont médiocrement convexes; son bord postérieur est droit. L’occi-
put et les côtés de la tête n’ont pas trace d’aplatissement. Aire
frontale grande, mate, peu distincte, occupant au moins la moitié
du bord postérieur de l’épistome. La distance d’un œil à l'arête
frontale est presque égale à l’intervalle des arêtes frontales. Thorax
relativement robuste, assez fortement voûte. Le pronotum est élargi
et bordé devant et à ses angles antérieurs (un peu plus fortement
que chez les C. ursus, Radovæ etc., mais un peu moins que chez le
C. fulvopilosus Q minor); il est peu convexe de droite à gauche.
Face basale du métanotum fortement concave longitudinalement en
forme de selle, plus fortement encore que chez les ©. ephippium
Smith et Zubbocki Forel. Cette concavité se termine nettement
devant à une courte distance du bord postérieur du mésonotum et
en arriere tout pres de l’origine de la face déclive qui est de forme
ordinaire, presque tronquée, longue comme la moitié de la face
basale. La face basale est convexe transversalement. Sa concavité
longitudinale détermine une éminence entre elle et la face déclive.
Écaille assez basse, épaisse, avec une face antérieure parallèle à la
face postérieure. Mais son bord supérieur, aussi épais que sa base,
est tout à fait arrondi dans tous les sens. La largeur de l’écaille est
presque double de son épaisseur. Abdomen ovale. Les pattes et les
scapes sont arrondis et nullement aplatis. Les tibias ont une faible
rangée de piquants.
Tête et thorax densément réticulés-ponctués et mats. Sur le
métanotum, surtout sur sa face déclive, sur l’écaille et sur l’abdo-
men les réticulations s’accentuent dans le sens transversal pour
former des rides. L’écaille est à peu pres mate, mais l’abdomen,
quoique peu luisant, a un beau reflet bronzé. La grosse ponctuation
superposée est faible, effacée et fort éparse sur l'abdomen, les pattes
et le devant de la tête, nulle ailleurs.
Pilosité dressée d'un blanc jaunâtre très éparse un peu partout,
surtout à l'extrémité de la tête et de l'abdomen, nulle sur les tibias
et les scapes. Pubescence couchée de même couleur, extrêmement
courte, fine, éparse et entierement appliquée partout, aussi sur les
tibias et les scapes.
Noir. Métanotum, métasternum, une tache sur le mésosternum,
au dessus des hanches moyennes, pattes et bord terminal des man-
dibules d’un rouge terne. Hanches, funicules, base des scapes et
quelques nuages sur les cuisses et les tarses brunâtres. Bord posté-
rieur des segments abdominaux brun. Abdomen bronzé.
Chinchoxo, près des bouches du Congo, récolté par le JD" Falken-
stein (Musée de Berlin).
ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886. 189
Cette belle espèce ressemble d’aspect au ©. ephippium Smith,
dont elle diffère du reste foncièrement par la forme de sa tête (le
C. ephippium a la tête rectangulaire, aplatie sur les côtés et der-
rière), par ses pattes beaucoup pius courtes, par sa couleur mate,
par sa faible pubescence, son abdomen bronzé etc.
Esp. C. MEINERTI n. sp.
© major. Long. 8,5 à 9,6 mill. Tétefau milieu, sans les mandibules)
longue de 2,95 mill., et large (au maximum) de 3,05 mill. Longueur
d’une antenne 5,0 mill., d’un tibia postérieur 2,6 mill. Stature
trapue, large. Tête un peu trapéziforme (vue de devant), à côtés
peu convexes, élargie derrière où elle est largement et fortement
échancrée. Front relativement large et un peu aplati. Mandibules
épaisses, assez courtes, assez larges, à bord externe fortement
courbé, munies de 6 dents assez obtuses. Elles sont luisantes, pres-
que lisses (faiblement réticulées à leur base, un peu striées vers leur
bord terminal) et abondamment fournies d’une ponctuation éparse
régulière relativement fine, mais très nette. Du fond de chacun de
ces points part un poil couché microscopigne. Sur la chitine lisse,
entre ces points, sont parsemés çà et là de petits points enfoncés
microscopiques. Épistome sans carène, muni d’un lobe antérieur
court, étroit, trapéziforme-arrondi, échancré de chaque côté du lobe.
L'épistome est presque rectangulaire, plat sur son tiers antérieur,
un peu convexe sur son tiers postérieur, avec une impression au
milieu de son bord antérieur, en dessus, et une seconde impression
au milieu de son tiers postérieur. Chez la © maxima, cette seconde
impression est très forte, suivie d’une autre au milieu du bord posté-
rieur, et divise plus ou moins les 2/3 postérieurs de l'épistome en
deux moitiés, dont chacune est convexe. Aire frontale grande, très
distincte, occupant plus du tiers du bord postérieur de l’épistome.
Arêtes frontales très fortement recourbées. Chez la © maxima une
impression au tiers supérieur du sillon frontal. Chez les G major et
même chez certaines © media la place des ocelles est marquée par
trois fortes impressions ou fosses. Mais au fond de ces fosses il
n'existe pas d’ocelle. Angles postérieurs de la tête très marqués,
mais tout à fait arrondis. Le dos du thorax à partir du tiers posté-
rieur du pronotum est large, un peu aplati, mais sans être bordé,
sauf la face basale dn metanotum qui est carrée, subbordée, presque
plate, longue comme les 2/3 de la face déclive et passe à cette der-
nière par une courbe arrondie. Le devant du pronotum est convexe
et n'est nullement bordé. La suture pro-mésonotale est très forte-
ment imprimée; la suture méso-métanotale l’est encore plus profon-
dément et forme un faible étranglement. Ecaille élevée, ovale, assez
mince, un peu plus convexe devant, que derrière, faiblement
190 ÉTUDES MYRMECOLOGIQUES EN 1886.
échancrée, ronde ou même acuminée au sommet. Abdomen ovale.
Tibias un peu aplatis et élargis dans un sens mais ni prismatiques
ni cannelés. Scapes, surtout vers leur base, sensiblement aplatis.
Finement ridée-réticulée et assez luisante. Abdomen et écaille
finement ridés en travers. Front, épistome et joues à sculpture
réticulée, un peu plus forte. La ponctuation éparse superposée est
partout piligere et se divise en deux catégories. 1) Une abondante
ponctuation médiocrement et régulièrement espacée très distincte
sur le devant de la tête et sur l’abdomen, un peu plus effacée derrière
la tête, fort effacée, mais encore perceptible sur le thorax et les
pattes. Cette ponctuation est relativement fine et porte partout une
pubescence très fine, excessivement courte (un peu plus longue sur
l'abdomen), entièrement appliquée, jaunâtre, presque microscopique
sur le devant de la tête, mais également répartie sur tout le corps,
sur les pattes et sur les scapes. 2) Une ponctuation irrégulière,
extrêmement grossière, presque toujours prolongée en rainures de
direction irrégulière. Cette ponctuation porte les poils dressés. Les
rainures sont surtout abondantes sur le pronotum, mais aussi sur le
reste du dos du thorax et sur la moitié antérieure de l’abdomen. La
pilosité dressée est jaunâtre et très éparse, un peu plus abondante
sur le dos du thorax et le devant de l'abdomen, nulle sur les tibias
et les scapes.
Entièrement noir. Funicules, extrémité des mandibules, éperons,
extrémité des tarses et bord postérieur des segments abdominaux un
peu brunis.
© minor. Long. 5,5 à 7 mill. Assez differente de la O major. La
tête est large, courte, (longue et large de 1,5 mill.), élargie et
même un peu concave derrière (même chez les plus petites Q). Man-
dibules densément striées à leur extrémité, à bord externe peu
convexe. Épistome bien convexe, sans carène, à lobe antérieur très
court, arrondi (à peine trapéziforme). Pas trace d’impressions, sauf
celle du milieu du bord antérieur qui n’est pas toujours distincte.
Deux gros points enfoncés près du bord postérieur (on les voit aussi
chez la & major, mais moins distincts). Arêtes frontules tres diver-
gentes, très courbées et tres distantes, un peu plus rapprochées de
l'œil que du sillon frontal. Le pronotum est subbordée à ses angles
antérieurs ce qui n’est pas le cas chez la G major. La suture pro-
mésonotale est moins profonde, la suture méso-métanotale par contre
beaucoup plus enfoncée que chez la © major, ce qui produit un
étranglement assez fort entre le mésonotum et le métanotum, très
semblable à celui du C. S'ichelii. Métanotum très semblable à celui du
C. Sichelii, mais la face basale est carrée, distinctement bordée. et
plus courte relativement à la face déclive. Du reste comme la
G major, mais la ponctuation superposée éparse est plus effacée.
;
.
|
ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886. 191
Cependant sur le pronotum on reconnait distinctement les grosses
rainures caractéristiques.
Si les © media ne contituaient pas une série de transitions entre
la O major etla © minor on pourrait douter de l'identité spécifique
de ces dernières.
Q Long. 11 mill. Analogue à la © major. L’épistome est assez plat,
mais n’a que l'impression du bord antérieur et les deux gros points
près du bord postérieur. La tête est aussi large ou plus large que le
thorax. Mésonotum finement réticulé ou réticulé-ridé. Face déclive
du métanotum presque tronquée, presque perpendiculaire à la face
basale qui est fort convexe. De chaque côté, entre les deux faces,
le métanotum forme un tubercule extrêmement obtus (une impres-
sion Jongitudinale médiane sépare ces deux tubercules). Bord
supérieur de l’écaille droit ou à peine échancré. Ailes faiblement
teintées de jaune brunâtre vers leur base et vers leur bord anté-
rieur; tache marginale brune. Du reste comme la © major.
Malangé (Angola), récolté par le Dr Buchner (ma collection);
Gabon, récoltées par M. Büttner (Musée de Berlin). La Q est
d'Accra (Musée de Berlin); M. le prof. Mayr me communique une
Q presque identique d’Addah (côte d'Or). Je crois pouvoir rapporter
les © sans doute aux GO.
Cette curieuse espèce est sans doute voisine du Camponolus
(Formica) obtusus Smith (Catal. p. 30). Mais le C. obtusus est
rouge devant et a sur l’abdomen une pubescence dorée.
Esp. C. Mayri Forel (Ët. myrm, 79).
Cette espèce ressemble beaucoup au ©. opaciventris Mayr. Elle
ne s’en distingue que par sa suture méso-métanotale moins pro-
fonde et par la forme tout à fait arrondie de sa tête et de son pro-
notum qui ne sont nullement anguleux (ils le sont, quoique obtusé-
ment, chez les C!. sericeus et opaciventris). La stature du C. Hayri
est plus allongée, plus étroite.
Une © de Chinchoxo, près des bouches du Congo (Musée de Ber-
lin) se rapporte presque au C. Mayri, mais fait un peu passage au
C. opaciventris par sa tête un peu moins arrondie, sa suture méso-
métanotale bien moins profonde, son corps un peu plus robuste.
Une autre ouvrière de Mombassa (Musée de Berlin) a bien la
suture méso-métanotale profonde du C. Mayri, mais sa tête est
comme celle de la variété précédente et son abdomen est semi-
luisant, bien plus faiblement réticulé-ponctué (réticulé) que chez le
C. Mayri typique.
Ces faits semblent montrer que les C. Mayri et opaciventris ne
sont que des races du ©. sericeus. Mais ce dernier se distingue par
la pelisse dorée de son abdomen.
192 ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886.
Esp. C. sericecs Fab.
G Long. 8,7 mill. Robuste. Thorax large de presque 2 mill.
Abdomen large de 2,2 mill. et long de 3,5 mill. seulement. Ecaille,
basse, épaisse, largement échancrée. Tout le corps densément réti-
culé-ponctué et mat (abdomen et métanotum un peu luisants).
Métanotum, écaille et abdomen en partie réticulés ridés. Sur les
tibias une abondante pilosité courte et oblique. Pilosité dressée
assez abondante sur la tête et sous le corps. Sur l’abdomen un faible
duvet de pubescence dorée, bien plus faible que chez la O et la Q,
mais caractéristique. D'un rouge terne, avec l’abdomen noir. Ailes
faiblement teintées de jaune roussâtre. Longueur d’une aile supé-
rieure 7,9 mill.
Égypte, récolté par M. Ehrenberg, avec des © et des © typiques
(Musée de Berlin).
Esp. C. FuLvoPILosUs Degeer.
G Chinchoxo, près des bouches du Congo, récolté par le D' Fal-
kenstein (Musée de Berlin).
GENRE RHINOMYRMEX n. g.
Je crois devoir séparer du genre Camponotus la fourmi sur
laquelle est basée ce genre. La forme de son épistome l’en sépare à
aussi bon droit que les caractères qui séparent le genre Sima du
genre Pseudomyrma, et l'immense genre Camponotus ne doit pas
être 2ncore compliqué d'éléments aussi disparates.
© (minor ?) Les arêtes frontales sont distantes, fort divergentes,
mais moins que chez le genre Mayria et encore distinctement
courbées en S. Vue de côté, la tête est basse derrière, haute vers
les arêtes frontales, à partir du milieu desquelles la face est un peu
raccourcie (un peu analogue au genre Colobopsis) sans être précisé-
ment tronquée. L’épistome proëmine en avant presque en forme de
nez ou de bec très court. IL est court, large, fortement caréné, forte-
ment voûté longitudinalement et transversalement, ou plutôt coni-
que, ou mieux encore trièdre. Aux deux tiers de sa longueur, à
partir du bord postérieur, il est presque brisé à angle droit au
milieu (en réalité il y forme cependant une courbe) et de là sur
presque toute sa largeur, jusque près des angles antéro-latéraux.
Son tiers antérieur est donc comme tronqué (analogue au genre
Sima) où plutôt réfléchi en dessous et même un peu en arrière et
vient tomber presque perpendiculairement sur la bouche. La carène
médiane de l’épistome se continue aussi sur le tiers antérieur réfléchi
de l'organe. Le tiers antérieur de cette carène forme la pointe du bec
qui est constitué d'autre part par la forte convexité transversale pres-
que conique de l’épistome. Du reste identique au genre Cwmponotus.
ÉTUDES MYRMECOLOGIQUES EN 1886. 193
Esp. R. KLaAEzEsI1 n. sp.
© (minor?) Long. 5,3 min. Stature et aspect général des Camp.
Lubbocki Forel et Feæ Emery.La tête est un peu plus étroiteque chez
le C. Lubbocki, mais surtout beaucoup plus rétrécie derrière. Les
yeux sont situés presque au milieu des côtés de la tête (sans les
mandibules); ces côtes sont fort convexes en arrière. C’est à la
hauteur des yeux: que la tête est le plus large. Antennes longues de
8,8 à 3,9 mill., tibias postérieurs de 1,6 mill.
Mandibules étroites, à bord externe médiocrement courbé, à
ponctuation éparse distincte, très finement ridées et luisantes entre
les points. Aire frontale assez grande, occupant plus du tiers du
bord postérieur de l'épistome. Thorax assez fortement voûte.
Pronotum un peu aplati et un peu bordé devant (moins que chez
le C. Demilzii). Face basale du metanotum plus longue que la
face déclive et concave longitudinalement. Sa concavité est
bien plus faible que celle du C. Demitzii et même que celle du
C. Lubbocki, mais plus forte que celle du C. Feæ. Elle est environ
comme celle du C. Valdeziæ, mais occupe le milieu de la face
basale (chez le C. Valdeziæ elle est plutôt devant). Écaille épaisse,
assez basse, biconvexe en haut, mais aplatie devant et surtout
derrière vers le bas. Tibias et scapes arrondis.
Très luisant. Assez grossièrement (relativement aux Camponotus)
mais superficiellement ride. Les rides sont plus ou moins transver-
sales ou irrégulières, longitudinales sur les côtés du thorax. Abdo-
men finement ridé en travers. Devant de la tête plutôt réticulé.
Espace entre les yeux et les arêtes frontales assez grossièrement,
mais superficiellement réticulé-ponctué et demi mat. Pilosité dressée
d’un blanc jaunâtre, très éparse un peu partout, nulle sur les tibias
et sur les scapes, sauf deux ou trois poils au bout de ces derniers.
Pubescence couchée jaunâtre courte et éparse, un peu plus longue
et plus abondante sur l’abdomen. Sur les tibias et les scapes elle
est aussi un peu plus abondante et très faiblement soulevée.
Noir. Cuisses, tibias, palpes et extrémité du dernier article des
antennes roussàtres ou d’un roux jaunâtre. Tarses brunâtres. Bas
des hanches et une grosse tache transversale ovale sur le dos de
chacun des deux premiers segments abdominaux d’un jaune rous-
sâtre. Bord postérieur des segments abdominaux jaunâtre.
Sumatra. Récolté par le Dr Klaesi (Collection Autran).
GENRE COLOBOPSIS Maryr.
Esp. C. PuBEsCENS Mayr.
(®) Long. 12 mill. La tête est gp n longue (sans les mandibules)
de 2,5 à 2,6, large de 1,3 à 1,5 mill., à côtés parallèles. Elle est à
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXX» XIV
194 ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886.
peine plus élargie et plus élevée devant que derrière. Les tibias ont
des poils obliques qui ne sont ni dressés ni couchés.
Comme notre exemplaire correspond du reste à la description de
M. Mayr (Adn. Monogr. Form. Indo-Neerland. Z'ijdschrift voor
Entomotogie, 1867) je n'hésite pas à le rapporter à cette espèce,
d’autant plus que sur ma demande M. Mayr a eu l’obligeance de
s'assurer que son type a aussi les caractères que je viens d'indiquer,
ou peu s’en faut.
Batavia. Récolte par le D' Klaesi (Collection Autran).
GENRE POLYRHACHIS Shuck.
Esp. P. GAGATES Smih.
©. Zanzibar, récolté par M. Hildebrandt (Musée de Berlin).
Malangé, côte d’Angola, récolté par le D° Max Buchner (ma col-
lection).
© (jusqu'ici inconnue). Long. 10,0 mill. Thorax fort bossu anté-
rieurement. Epines du pronotum moitié plus courtes que chez la Q.
Épines médianes de l’écaille moitié plus courtes que chez la ©, seule-
ment doubles des épines latérales. Ces dernières aussi fortes que
chez la ©. Le mésonotum est très luisant, très faiblement réticule,
comme l'abdomen. L’écusson et le métanotum ont une sculpture
bien plus grossière et sont mats, comme chez la O. Les scapes et
surtout les tibias ont quelques poils dressés. Du reste comme la Q.
Les ailes manquent.
Kitui, récolté par M. Hildebrandt (Musée de Berlin).
Peut être la pilosité éparse des tibias et des scapes constitue-t-elle
une variété et non un caractère propre à la Q.
Esp. P. MiziTaRisS Fabr.
r. P. MiLiTARIS i. sp. F. — © Zanzibar, récoltée par M. Hilde
brandt et Chinchoxo (Congo) récoltée par le D' Falkenstein (Musée
de Berlin).
Q. Une petite Q, longue de 10 AE , a le mésonotum aussi déve-
loppé que la P. cafrorum, de sorte que ce caractère (Forel, Ét.
myrm. 1879) n’a pas de valeur constante. Cette Q se rapproche à
d'autres égards aussi un peu de la 2. cafrorum.
Bords du lac Nyassa, récolté par M. Heyne (Musée de Berlin).
r. P. CAFRoRUM Forel.— A ma description (Ét. myrm. 79) il faut
ajouter que les épines du pronotum sont un peu plus faibles que
chez le P. mililaris à. sp., tandis que les épines médianes de
l'écaille sont un peu plus longues. Puis le vertex est assez fortement
convexe, tandis qu’il l’est à peine chez le P. militaris i. sp. Ce
caractère éloigne le P. cafrorum du groupe « relucens » de Mayr.
ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886. 195
Enfin j'ai été un peu trop loin en disant que la © n'a pas de dents
latérales à l’écaille ; elle a deux tres petites protubérances dentifor-
mes peu marquées de chaque côté des épines, en bas.
Chinchoxo (Congo), récolté par le D' Falkenstein et Kitui, récolté
par M. Hildebrardt (Musée de Berlin). Cette race existe donc con-
jointement avec le P. militaris 1. sp., dans les mêmes parages.
r. P.ScxLüTeRI n.st. — Long. 7,2 mill. Se distingue de la P. mili-
taris À. sp. par son vertex un peu plus convexe, son thorax plus large
et plus court, par son mésonotum et son métanotum dont les bords ne
sont nullement relevés, par la face basale de son métanotum qui est
fortement voûtée en long. à peine plus longue que la face déclive et
passant insensiblement à cette derrière par une courbe. Cependant la
limite entre les deux faces est marquée de chaque côté par un petit
tubercule obtus, à peine dentiforme, relevé en haut. Les épines du
pronotum sont plus robustes et un peu plus divergentes. Les épines
supérieures de l’écaille sont plus courtes, bien moins longues que
l'intervalle qui sépare leur base. Les épines latérales de l’écaille sont
un peu moins longues que chez le P. mililaris à. sp., mais plus
robustes (bien plus longues que chez le P. cafrorum); elles sont plus
éloignées des épines médianes que chez le P. militaris. La tête et
le thorax sont irrégulièrement raboteux, sans rides longitudinales
distinctes. La pubescence argentée est épaisse sur le dos du thorax
et sur la face antérieure de l’écaille (en partie aussi sur les côtés du
thorax) où elle forme un duvet argenté qui cache entièrement la
couleur et la sculpture. Aïlleurs elle est courte, plus fine et plus
éparse, ne cachant ni la couleur noire du corps, ni la sculpture.
Enfin et surtout la pilosité dressée fait entièrement défaut sur les
tibias, les scapes et sur le dessus du corps. Seulement quelques
rares poils épars sous le corps et à ses deux extrémités.
Une © de l'Afrique orientale récoltée par M. le lieutenant
Schlüter (collection V. Hagens).
Esp. P. LaABoriosus Smith.
© Long. 7,5 à 8,5 mill. Cette espèce appartient évidemment au
groupe relucens, quoique son écaille n’ait pas de dents latérales, mais
seulement deûx hautes épines dirigées en haut, presque parallèles,
dont le sommet est recourbé en arrière exactement comme les
cornes d’un chamois ainsi que l'indique Mayr. (Verh. k. k. zool. bot.
Ges. Wien, mai 1886). A la description de Smith il faut ajouter
que la face basale du métanotum a une longueur bien plus que
double de sa largeur, que son bord antérieur est sensiblement plus
élevé que le bord postérieur du mésonotum, et que son bord posté-
rieur qui passe sans limite à la face déclive est marqué seulement
par deux petites dents triangulaires qui ne sont pas verticales, mais
196 ÉTUDES MYRMECOLOGIQUES EN 1886.
dirigées en arrière autant qu’en haut. La pilosité dressée est jaunà-
tre, médiocrement abondante sur le corps, nulle sur les tibias et
sur les scapes. La pubescence du dos de l'abdomen est épaisse et
forme une belle toison d'un rouge brunâtre doré qui cache entiere-
ment la chitine. Sur tout le reste du corps et sur les membres la
pubescence est d’un gris jaunâtre, assez abondante, assez également
répartie partout, bien appliquée, laissant encore bien voir la sculp-
ture. Le mésonotum est un peu plus large que long. Les épines du
pronotum et le bord relevé du dos du thorax sont comme chez la
P. militaris à. sp. Sculpture rugoso-ponctuée. Mandibules assez
lisses et luisantes, à ponctuation éparse.
Chinchoxo (Congo), récolté par le D° Falkenstein (Musée de
Berlin).
Esp. P. orsyL£US Smith.
r. P. HALMAHEIRE n. st. — © Long. 8 à 9 mill. Tête (y compris
l’épistome) et thorax rugueux dans le sens longitudinal; côtés du
thorax rugueux-ponctués. Mandibules densément striées, à ponc-
tuation éparse peu marquée. Pattes et abdomen finement réticulés-
ponctués. Tout le corps (aussi les membres) abondamment recouvert
d’une fine pubescence d’un cendré argenté ou jaunâtre qui cache en
bonne partie la sculpture. La face basale et la face déclive du meta-
notum sont confondues en une seule surface courbe fortement inclinée
dès sa base. Chez quelques individus la place où sont ordinairement
les dents ou épines est marquée par une apparence de convexitée plus
marquée. Mais cette place est surtout reconnaissable au fait que la
bordure latérale aiguë de la face basale y cesse. A partir de là, la
partie inférieure qui correspond à la face déclive n’est pas bordée,
mais arrondie latéralement. L’écaille est large en haut, faiblement,
mais assez largement et distinctement échancrée au milieu de son bord
supérieur qui est tranchant et du reste arrondi. De chaque côte, elle
forme deux angles nets (qu’on peut à peine appeler dents), à partir
desquels ses côtés sont rectilignes ou plutôt plans et vont en se
rétrécissant jusqu’au bas (en même temps que l’écaille se rétrécit
ainsi, elle s'épaissit, de sorte que ses côtés forment à partir de l’an-
gle deux triangles isocèles étroits et bien plans). Epistome caréné,
entier à son bord antérieur. Du reste identique au 2. orsyllus à. sp.
Distincte du P. aurichalcea par les fortes épines de son prono-
tum et par l’absence de dents au métanotum. Elle paraît être très
voisine du P. Ritsemai Mayr, dont elle paraît se distinguer par
son écaille échancrée sans dents latérales distinctes, par l’absence
complète de dents au métanotum, et par le dessous de sa tête qui
est finement, mais distinctement réticulé-ridé (les épines du prono-
tum sont aiguës, ont une large base et sont longues comme plus du
ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886. 197
tiers de la largeur du pronotum; ce dernier est à peine élargi
devant).
Je crois queles P. Ritsemai Mayr, aurichalcea Mayr, ceramen-
sis Mayr et Zalmaheiræ ne sont que des races du P. orsyllus,
comme Mayr le soupconne déjà pour le P. Rütsemai.
Halmaheira (Djilolo), l’une des îles de la Soude* (Musée de
Genève).
Esp. P. GERSTÆCKERI n. sp.
© Long. 5,4 mill. Courte, épaisse et voûtée. Tête courte et
épaisse, large derrière. Vertex fortement convexe à la hauteur
des yeux (ce qui la distingue du groupe relucens). Ces derniers
un peu coniques, mais regardant de côté. Côtés du dessous de
la tête en arêtes bien nettes, fortement anguleuses à leur tiers
postérieur. Tête fortement rétrécie antérieurement encore plus que
chez le P. {hrinaz, à côtés distinctement convexes. Mandibules
densément et finement striées avec quelques points enfoncés, épars,
piligères. Épistome convexe, court, faiblement caréné, à peine lobé
antérieurement, échancré au milieu de son bord antérieur. Yeux
arrondis, situés au tiers postérieur des côtés de la- tête. Thorax
court, large, haut, fortement voûté d’avant en arrière. Le dos du
thorax, quoique fort convexe longitudinalement et assez convexe
transversalement est bordé d’une arête vive, mais non élevée, à
partir de laquelle ses côtés descendent verticalement. Le sternum
est beaucoup plus court et un peu plus étroit que le notum. Les
angles antérieurs du pronotum portent deux épines assez courtes,
robustes, trièdres, divergentes, dirigées en avant et un peu en bas,
et dont l’un des angles se continue dans le bord latéral et l’autre
dans un commencement de bord antérieur du pronotum, tandis que
Je troisième se continue dans le bord antérieur vif des côtés du pro-
notum. Les sutures sont bien marquées. La face basale du métano-
tum est presque carrée, un peu plus large que longue, très convexe,
et bordée postérieurement d’une petite arête qui forme un angle droit
avec la face déclive. Vue de derrière, cette arête est anguleuse,
son milieu formant le sommet de l’angle qui est obtus et ouvert en
bas, du côte de la face déclive. Cet angle médian entre la face basale
et la face déclive est très net, sans être élevé en dent proprement
dite. De chaque côté il y a par contre une petite dent recourbée en
haut. Derrière l’angle médian, le milieu de la face basale est plus
fortement convexe, sans former cependant de carène longitudinale.
La face déclive est plus longue que la face basale, concave, et dirigée
en bas et en avant à partir de l’arête. Elle est obtusément bordée
latéralement, plus étroite en bas qu’en haut. Écaille épaisse, forte-
ment convexe devant, faiblement derrière, munie de quatre épines
198 ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886.
de longueur médiocre, dont les deux médianes sont plus longues et
plus étroites. Les quatre épines, mais surtout les deux médianes,
sont courbées en arrière ; les deux médianes sont presque parallèles.
Face antérieure du premier segment de l'abdomen tronquée jusqu’au
sommet, presque concave.
Mate ou peu s’en faut. Grossièrement rugueuse, avec une sculp-
ture plus fine, mais inégale, entre les rugosités. Ces dernières ont
une faible tendance longitudinale. Abdomen et épistomed en sément
réticulés-ponctués. Pattes finement et plus faiblement réticulées-
ponctuées, en partie réticulées-ridées. Dessous de la tête (entre les
arêtes), face déclive du métanotum et sommet de l’écaille plus lui-
sants, mais vivement réticulés-ridés ou réticulés. Pilosité dressée
nulle, sauf trois ou quatre poils roussâtres sous le corps et vers la
bouche. Pubescence couchée extrêmement courte, extrêmement fine
et très diluée partout, surtout visible sur l’abdomen.
Entièrement noir, avec les crochets des tarses, les éperons, les
palpes, l’extrémité des mandibules et de l’article terminal de l'an-
tenne roussâtres.
Zanzibar, récolté par M. Hildebrandt (Musée de Berlin).
Cette espèce paraît voisine des P. viscosus Smith et Antinorii
Emery, mais se distingue de tous les deux par son écaille, dont les
épines médianes sont les plus longues. Il serait bon de mieux con-
naître la forme de la tête et les caracteres différentiels des 2. vis-
cosus et Antinorii. Le P. (rerstæcheri tient le milieu entre les
groupes relucens et Ammon (2) de Mayr (Form. Asiens).
Esp. P. SCHENKII n. sp.
© Long. 4,8 mill. Appartient au groupe Ammon de Mayr.
Maudibules luisantes, un peu striées vers leur bord interne, avec
quelques points enfoncés épars. Épistome caréné, fortement lobé
antérieurement, tronqué ou si l’on veut très largement et faiblement
échancré au milieu de son bord antérieur; cette partie tronquée du
bord est crenelée. Tête assez fortement élargie derrière et rétrécie
devant, bien plus que chez le P. Ammon. Yeux relativement fort
gros. Le thorax est conformé comme chez les P. Ammon et trape-
zoideus, le pronotum comme chez ce dernier, en forme de trapèze,
élargi devant. Le dos du thorax bordé comme chez le P. Ammon.
Le métanotum et l’écaille sont exactement conformés comme chez le
P. Ammon, mais les épines du métanotum et de l'écaille sont un
peu plus courtes. La suture méso-métanotale est oblitérée. Densé-
ment réticulé-ponctué et mat. Sur le pronotum et le mésonotum, les
réticulations se transforment partiellement. en rides concentriques
ou plutôt semi-circulaires avec convexité devant. Côtés du thorax
plutôt ridés. Premier segment de l’abdomen assez finement réticulé;
ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886. 199
les suivants très finement ridés transversalement. L’abdomen est
semi-luisant, Pilosité dressée fine, courte, assez abondante partout,
aussi sur les tibias et sur les scapes où elle est bien dressée.
Pubescence couchée grisàtre, très éparse, plus abondante sur
l'abdomen où elle est cependant encore fort espacée et ne forme pas
de duvet.
D'un rouge un peu terne avec les tarses et l’écaille brunâtres,
l'abdomen d’un noir brunàtre et les yeux noirs.
Iles de Darnley, entre l'Australie et la Nouvelle Guinée (Musée
de Genève).
Cette jolie petite espèce est bien distincte de toutes celles du
groupe Amon sens strict (Awmon I b., Mayr. Form. Asiens)
auquel elle se rattache par son pronotum inerme à bord dilaté etc.
Sa couleur, sa pilosite, sa sculpture, sa rare pubescence, sa tête
élargie derrière la distinguent de toutes les autres.
Esp. P. THRINAx Roger.
r. P. SAIGONENSIS n. st. — ©. Long. 5,9 mill. Métanotum armé
de deux longues dents verticales, épaisses, hautes, obtuses à l’extré-
mite, larges à la base, trop courtes pour être appelées épines. Épine
médiane de l’écaille un peu plus longue que les épines latérales.
D'un jaune roussàâtre ou d’un roux jaunâtre. Du reste il se rap-
porte aux descriptions que Roger et Mayr donnent du P. thrinac.
Une petite dent de chaque côté du bord antérieur du pronotum.
Saigon (Cochinchine française) (Musée de Berlin).
En fait d'habitat j'ai à noter les espèces suivantes : 2. bihamata
Drury : Borneo (Musée de Berlin), récolté par M. Grabow; Suma-
tra, récolté par M. le D' Klaesi (collection Autran).
P. sexspinosa Ltr. (variété avec des lamelles au lieu de dents au
bas des côtés du mésonotum), Halmaheira (Musée de Genève).
P. armata Le Guillou, récolté à Sumatra (D° Klaesi) et à
Sibsagar, province d'Assam, Inde (Musée de Calcutta); var. #inor
Forel (Sibsagar).
P. relucens Latr. Halmaheira (Musée de Genève).
GENRE ECHINOPLA Smith.
Esp. E. PALLIPES Smith.
Q. Récoltée à Sumatra par le Dr Klaesi (collection Autran).
GENRE ŒCOPHYLLA Smith.
Esp. E. SMARAGDINA Fab.
G (encore inédit). Valvules génitales extérieures petites, trian-
gulaires, poilues, écartées. Valvules moyennes très courtes, brisées
200: : ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886.
à angle droit, de sorte que leur extrémité élargie est dirigée en bas
où elle se recourbe vers la ligne médiane pour aller presque
rejoindre celle de l’autre côté en embrassant les valvules intérieures.
Ces dernières sont très longues, étroites à leur base, un peu élargies
en spatule à leur extrémité. Elles dépassent de bien plus du double
les valvules moyennes, et d’un bon tiers les valvules extérieures.
Antennes assez courtes, de 13 articles. Premier article du funicule
renflé en massue, aussi long que les deux suivants ensemble.
Second article du funicule plus long que le troisième et troisième
plus long que le 4%. Mandibules très longues, presque linéaires,
poilues, terminées par une seule dent pointue. Tête petite. Thorax
(mésonotum) large. Pronotum extrêmement court. Ecusson gros.
Métarotum peu élevé, peu convexe, assez allongé, faiblement et
uniformément incliné. Pédicule très allongé, comme chez la G.
Abdomen très petit. Ailes longues, comme chez la ©, mais la
cellule radiale est relativement plus large et moins enfumée. Pattes
longues et grêles. Mat, sculpture finement réticulée ponctuée, un
peu raboteuse. Pilosité dressée d’un gris jaunâtre, abondante sur
le corps, rare sur les cuisses, nulle sur les tibias et les scapes qui
n’ont qu’une fine et courte, mais assez abondante pubescence couchée
grisâtre; cette dernière moins abondante ailleurs.
Entièrement noire. Pattes. scapes, mandibules et organes géni-
taux brunâtres, Funicules d’un jaune brunâtre. Ailes teintées faible-
ment de jaunâtre.
Longueur du corps 7, 6 à 8 mill., d'une aile supérieure 9 mill.;
largeur du thorax 2 mill., de l'abdomen 1,6 mill. Le G' est fort
petit et très grêle relativement à la Q qui est longue de 15 mill. et
a le thorax large de 4 mill. et l'abdomen de 5 mill. Je ne puis donc
comprendre pourquoi Mayr (Form. indo-neerland. 1867) applique
au G du genre l’épithète d’ « excellens ; » c’est probablement une
confusion avec la ©.
Bornéo, en nombre avec les Get les © (Musée de Berlin).
GENRE POLYERGUS Latr.
: Esp. P. RUFESCENS Ltr.
r. P. Lucrnus Mayr. — Mr Mary Treat a observé cette amazone
américaine à Vineland (New Jersey). Elle m'a envoyé les G,Q et &
que j'ai aussi recus des Alleghennies, de M. Mac Cook. D'après les
observations de ces naturalistes, le 2. lucidus ne prend comme
esclaves que la Formica Schaufussii Mayr qu’il m'ont envoyée en
même temps. C'est ce qu'avait déjà supposé Mayr (Neue Formici-
den, 1970, p. 953). Le 2. lucidus est si voisin du P. rufescens que
je ne puis en faire qu'une race. L’éclat n’est point une ditférence
ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886. 201
constante, car il varie beaucoup chez le P. rufescens qui est par-
fois presque aussi luisant que le P. lucidus.
Genre MYRMECOCYSTUS Wesmael
— Cataglyphis Fœrst.
Esp. M. mezriGEr Llave
— M. mexicanus Wesmael.
© major nourrices. Long. de la tête, du thorax et du pédicule
réunis : 5,2 à 6,0 mill. A cela il faut ajouter l'abdomen distendu
par le glycose dont il est rempli et qui atteint la grosseur d’un pois
ou même d’un petit grain de raisin. Tête en carre très arrondi, plus
large que longue (chez les © minor presque aussi large que longue
sans les mandibules), à côtes tres convexes. Mandibules fortes,
grossièrement striées en long, munies à leur bord terminal de
. 7 dents dont la dernière est très longue. Épistome sans carène, à
bord antérieur non avancé. Aire frontale et ocelles distincts. Palpes
comme chez les autres espèces. Sillon frontal peu net. Thorax un
peu plus court que chez les espèces européennes, du reste de forme
analogue. Métanotum large et bas; ses stigmates forment deux
petits tubercules entre la face basale et la face déclive. Pédicule
surmonté d’une écaille comme chez les 47. cursor et bombycinus ;
. cette écaille est carrée, épaisse, légèrement échancrée ‘ou droite à
son bord supérieur. Les lames dorsales et ventrales des segments
abdominaux sont relativement fort grandes, bien plus grandes que
chez le 17. viaticus. Malgré cela elles sont complètement disloquées
par le gonflement de l'abdomen, et ne forment que des îiés sur la
membrane intersegmentaire distendue. Pattes et antennes plutôt
longues.
Tout le corps est faiblement luisant (la tête assez luisante, le
thorax presque mat), très finement réticulé et en outre très finement
ponctué.
Tout le corps, ainsi que les pattes, les palpes et les antennes
couvert d’une pilosité dressée grisàtre, raide, très abondante, comme
chez les Formica cinerea et truncicola, courte sur les membres,
plus longue sur le corps. Le thorax, l’écaille et l'abdomen sont en
outre abondamment pourvus d’une fine pubescence grisàtre qui ne
voile pas entièrement la sculpture; la pubescence est éparse ailleurs.
Tête d'un rouge clair, un peu jaunâtre. Pattes, funicules, écaille
et plus ou moins le thorax d’un brun rougeàtre ou d’un rouge
brunâtre; pronotum plus clair. Abdomen d’un brun noirâtre, sans
compter la membrane intersegmentaire qui est translucide.
© minor. Tête plus étroite, plus longue que large; dents des
202 ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886.
mandibules plus faibles. Couleur plus foncée : tête, antennes et
pattes d’un brun rougeâtre. Du reste comme la G major. C'est
parmi les © major que se rencontrent celles dont l’abdomen est
distendu, tandis que les O minor ont l'abdomen de forme ordinaire.
Mais cette règle n’est point absolue. De fait, comme l’a montré Mac
Cook pour le HZ. kortus deorum, les « nourrices » ne se distinguent
en rien des autres © major, si ce n’est par la distension de leur
jabot qui est un fait purement physiologique. Longueur des © minor:
4, 7 à 6 mill.
Texas (coll. de Saussure); Mexique (Mus. de Lyon).
Esp. M. HoRTUS DEORUM Mac Cook.
— M. melliger Forel (nec Llave) Ærztl. Intellig. Blatt, München
janvier 1880.
Lorsque je recus cette fourmi en 1879 de M. Mac. Cook, je crus
d’abord avoir affaire à une variété jaune clair du 47. melliger. Mais
ayant recu dès lors cette dernière espèce en types bien conservés, je
me suis assuré que le Z/. hortus deorum est bien une espèce difté-
rente, et je demande pardon à M. Mac. Cook de l’avoir induit en
erreur, M. Mac. Cook a décrit le Æ7. Zorlus deorum dans son
remarquable livre sur les mœurs de cette fourmi (The honey Ants
of the Garden of the Gods, Philadelphia 1882, p. 75). Mais sa
description est insuffisante et je crois devoir la compléter sur les
types originaux dus à l'obligeance de l’auteur.
G. Long.5à8 mill. La différence entre les G major et minor moins
marquée que chez le A. melliger. Taille plus élancée et plus grêle.
Tête des © major plus longue que large, beaucoup plus étroite que
chez le A. melliger, celle des © minor beaucoup plus longue que
large. Côtés de la tête moins convexes que chez le 77. melliger.
Yeux de grosseur double de ceux du 47. melliger. Epistome forte-
ment prolongé antérieurement en lobe arrondi. Mandibules munies
de 9 dents, bien plus larges, à bord terminal bien plus grand que
chez le M. melliger. Leurs extrémités sont moins croisées et leur
dent terminale est plus courte. Mésonotum concave au milieu en
forme de selle, dans le sens longitudinal, abaissé postérieurement.
Métanotum un peu plus convexe que chez le 7. melliger; les
stigmates sont situés plus latéralement. Ecaille plus étroite, plus
élevée et moins épaisse que chez le 7. melliger, légèrement
échancrée en haut. Pattes et antennes un peu plus longues et plus
grêles que chez le A7. melliger.
Sculpture comme chez le A7. melliger, mais un peu plus faible;
corps un peu plus luisant. Mandibules grossièrement striées. Pilosité
ét pubescence jaunâtres, conformées et réparties comme chez le
ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886. 203
M. melliger, mais plus fines; la pilosité est plus courte sur le corps,
et la pubescence est plus diluée, ne cachant presque pas la sculpture.
D'un jaune pâle, parfois un peu roussâtre. Dents des mandibules
brunes.
Les & major que m’a envoyées M. Mac Cook montrent tous les
degrés de gonflement de l’abdomen jusqu’à son état ordinaire. Les
© minor n’ont pas l'abdomen gonflé.
©. Long. 10,8 mill. Largeur de la tête 1,9, du thorax 2,15, de
l'abdomen 3 mill. Forme générale d’une Q de Formica. Arêtes
frontales droites. Écaille large, assez mince, échancrée en haut.
Ailes supérieures larges, longues de 12 millimètres, dépassant de
beaucoup l'abdomen, et munies d'une grande cellule discoïdale bien
distincte. Du reste comme l’ouvrière, mais un peu plus luisante,
surtout sur le mésonotum. Couleur de l’ouvrière. Aïles presque
hyalines.
G:. Long. 5 mill. Largeur de la tête 0,9, du thorax 1,2, de l'ab-
domen 0,8 mill. Yeux gros, situés en arrière du milieu des côtés de
la tête. Mandibules longues, larges, à grand bord terminal terminé
par une dent pointue. En arrière dé cette dent il a deux très
petites dents et le reste est tranchant. Épistome avancé au milieu
en lobe arrondi. Premier article du funicule de l'antenne de la lon-
gueur du second. Tête sans les yeux plus longue que large. Le méso-
notum est voûté et surplombe fortement le pronotum, comme chez
les Zasius. Le pronotum est court et vertical dans ses 2/5 posté-
rieurs. Écaille assez large, peu épaisse, faiblement échancrée au
sommet. Abdomen étroit, allongé. Valvules génitales allongées.
Pinceaux très courts, mais distincts. Écailles grandes et arrondies.
Valvules extérieures en triangle allongé et obtus, sans trace d'ap-
pendice. Valvules moyennes et valvules intérieures très longues,
dépassant sensiblement les valvules extérieures. Les valvules inté-
rieures sont minces, mais développées dans le sens vertical. Hypo-
pygium avancé derrière au milieu en grand lobe arrondi très
proéminent;, de chaque côté du lobe il est échancré et de chaque
côté de l’échancrure il se termine par une petite proéminence trian-
gulaire un peu dentiforme. Ailes grandes, larges, hyalines. Aïles
* supérieures longues (chacune) de 5,8 mill., dépassant beaucoup
l'abdomen et sans trace de cellule discoïdale. Pattes et antennes
grêles. Sculpture ct pilosité de la ©, mais la pilosité d’un jaunätre
pâle est très courte et bien plus espacée, éparse sur les tibias.
Pubescence plus diluée aussi. Brunâtre avec des taches plus pâles
sur le mésonotum, etc. Tête d’un brun plus foncé. Funicules, pattes,
mandibules et valvules génitales très pâles, presque blanchätres.
Mac Cook (1. c., pl. X, fig. 77 et 78) dessine entre les deux
rameaux de la nervure cubitale de la Q une petite cellule
204 ._ ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886.
surnuméraire qui n'existe pas chez l’exemplaire que je possède.
Dans une communication faite à la société de morphologie et de
physiologie de Münich (Aerztl. Intelligenzblatt, Januar 1880) j'ai
démontré ce que j'avais présumé depuis longtemps, savoir que
l'immense gonflement de l’abdomen chez certains Wyrmecocystus
provient simplement du gonflement démesuré du jabot. C’est une
exagération démesurée de ce qui arrive chez presque toutes les
fourmis. Les intestins n’ont aucunement souffert comme l'avaient
prétendu certains auteurs; ils sont seulement repoussés à l'extré-
mité de l'abdomen, comme on devait s’y attendre. Les figures de
Mac Cook (1. c.) ne donnent pas une idée complète de la chose. La
vessie à venin est aplatie contre la paroi dorsale de l’abdomen,
tandis que la partie postérieure du canal intestinal est aplatie contre
sa paroi ventrale. Il en est de même des ovaires. Mac Cook a
observé les nourrices dégorgeant leur miel aux © ordinaires. Quand
une nourrice meurt, les © rejettent son corps, sans chercher à l’ou-
vrir pour manger le miel.
Maintenant deux mots de réflexion sur cette singulière fourmi.
Les caractères du Get de la © sont tout à fait différents de ceux
des © et surtout des «des 7. viaticus, cursor, albicans, pallidus et
bombycinus. À beaucoup d’égards le G'etla Q se rapprochent plus
de ceux des F'ormica et des Lasius que de ceux des espèces
ci-dessus. Tandis que les palpes, les caractères de la tête en général
et l'hypopygium font rentrer le 47. Lorlus deorum dans le genre
Myrmecocystus (Cataylyphis Foerst), les ailes, la forme générale
du corps, les valvules génitales le feraient rentrer dans le genre
Formica. Ces faits nous amènent à deux possibilités : ou bien on
devra fondre les genres Ayrmecocystus et Formica en un; ou bien
il faudra séparer les espèces Lortus deorum et (probablement)
melliger des autres en leur conservant le nom de Myrmecocystus,
et rétablir l’ancien genre Calaglyphis Foerst pour les autres
espèces. Avant de décider cette question, il faudrait connaître les
et les © des A£. melliger et æneovirens, les © et les Q de ma
Formica oculatissima, ceux de la #. aberrans Mayr, enfin mieux
connaître les sexes ailés du 7. bombycinus. Aussi je me contente
de soulever la question.
Esp. M. cursor Fonsc.
Var. MW. hellenicus $ — M. pallidus Forel, nec Mayr. Dans le
Bulletin de la Soc. entom. de Belgique du 2 oct. 1886 p. 3, trompé
par une faute de la traduction manuscrite du texte russe des
Fourmis du Turkestan de Mayr que seule je possédais, j’ai fait erreur
et en même temps tort à M. Andre, ce dont je lui demande pardon
ici. Le métanotum du vrai 7. pallidus est très peu convexe, moins
ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886. 205
que celui du #7. albicans. Il en résulte que le Wyrmecocystus de
Pyrgos en Élide, récolté par M. von Œrtzen et décrit en partie par
moi (1. c.) n’est pas le . pallidus. À part la couleur, il est très
rapproché du {. cursor dont il existe du reste des variétés claires.
Mais son métanotum est plus élevé et moins arrondi entre la face
basale et la face déclive; l’écaille est plus épaisse. Jusqu'à plus
ample connaissance (celle des © et des G') on peut le considérer
comme variète Lellenicus du A. cursor.
Esp. M. BomBycINus Roger.
©. Oasis de Bahrych et d'Harraras (coll. de Saussure); Cyré-
naïque (Musée de Berlin). 2} Egypte, Nubie (coll. de Saussure).
GENRE FORMICA L.
Esp. F. nasurTa Nyl.
©. Long. 2,5 à 5 mill. La tête en rectangle tres allongé et les gros
yeux de la © minor, les mandibules très croisées à longue et forte
dent terminale rapprochent cette espèce des Myrmecocystus. Ses
funicules renflés vers l'extrémité et dont les articles vont en grandis-
sant de la base à l'extrémité à partir du second la rapprochent des
Lasius. L’écaille des © major est distinctement échancrée. Les ©
major ressemblent beaucoup à la ?. fusca, mais s’en distinguent
encore par leur tête presque aussi large devant que derrière, ainsi
que par leur épistome et leur aire frontale striés.
Q. Long. 6,8 à 7 mill. Comme l’ouvrière. Épistome, mandibules
et aire frontale densément striés en long. Dent terminale des
mandibules très longue et très croisée. Tête presque carrée, un
peu plus large que le thorax. Ce dernier étroit et peu élevée.
Écaille large, mince, élevée, fortement échancrée en demi lune à
son sommet. Du reste port général de la F. fusca ©, mais plus
petite. Derrière de la tête et abdomen abondamment, régulièrement
et distinctement ponctués, semi-luisants, très finement réticulés
entre les points: la sculpture, surtout la ponctuation est bien plus
forte que chez la ©. Tibias et scapes sans poils dressés, mais une
pubescence grisàtre assez abondante partout, aussi sur le corps.
D'un noir un peu brunâtre avec les pattes, les mandibules et les
scapes d’un rouge brunâtre foncé. Les pattes et les antennes sont
tant chez la © que chez la © plutôt plus courtes proportion gardée
que chez la #. fusca. Ailes manquent.
Orange, France méridionale. Un nid sous une pierre, sur le ver-
sant d’un côteau aride et escarpe ; récoltée par moi-même. L’allure
de cette espèce, tant © que Q, est lente, bien plus lente que
celle de la 7. fusca. En cela elle est précisément l'inverse du A/yr-
mecocystus cursor qui est d'une vélocité extrême. Lorsqu'on observe
206 ÉTUDES MYRMECOLOGIQUES EN 1886.
la F. nasuta vivante, elle rappelle donc plutôt un Zasius, et on n’a
pas l’idée de la prendre pour un Myrmecocystus.
Esp. F. RUFIBARBIS F.
Var. clara n. v. ©. D'un rouge jaunâtre d'ocre très clair; front,
vertex, abdomen et extrémité des funicules brunâtres. Pilosité un
peu plus faible que chez la forme typique. Deuxième article du funi-
cule d’une idée plus court que le troisième. Long. 4 à 5,5 mill.
Damas (M. le D" Lortet).
GENRE LASIUS Fab.
Esp. L. NIGER L.
© et Q récoltés à Hakodate, Japon, par M. Hilgendorf (Musée
de Berlin). Ces exemplaires sont absolument identiques à ceux
d'Europe. — Comme cette espèce si commune est déja connue
comme habitant toute l’Europe, le Turkestan, le nord de l'Afrique,
Madère et les Etats-Unis, on peut bien admettre maintenant qu’elle
habite tout l'hémisphère nord jusqu’à environ 30 degrés de latitude
au sud.
Esp. L. carnioLicus Mayr.
© (encore inédite). Long. 3 à 3,6 mill. Stature, couleur et aspect
général du Zas. flavus, ce qui fait qu’au premier coup d’œil on le
prend pour cette espèce. Mais la tête est cordiforme, rétrécie der-
vière el surtout devant, avec les côlés très convexes, comme chez le
L. FULIGINOSUS; /4 convexilé est moins réqulière, mais à peine moins
forte que chez cette espèce. La tête est aussi plus profondément échan-
crée derrière que chez les Z. flavus, umbratus, etc., chez lesquels
ses côtés sont subrectilignes. Les mandibules, relativement proémi-
nentes par suite du rapprochement de leurs bases sont grandes et
ont 8 dents. Épistome fortement caréné. Trois ocelles très distincts.
Les yeux sont fort poilus et situés plus en arrière que chez les
L. flavus, umbratus, etc., (près du tiers postérieur de la tête).
Métanotum allongé. Sa face basale est longue comme plus de la
moitié de la face déclive (beaucoup plus courte, comme à peine 1/3
de la face déclive chez les Z. flavus, umbratus, etc.), et passe à :
cette dernière par une courbe très arrondie (presque angulaire chez
les espèces précitées). Écaille basse, haute comme moins de la moitié
de la face antérieure de l'abdomen, épaisse, peu ramincie au sommet
qui est obtus, entier et rétréci. Pilosité dressée courte et médiocre-
ment abondante, à peu près comme chez le Z. mixtus, mais sur
l'abdomen les poils sont obliques, dirigés en arrière. Les tibias et
les scapes n’ont que cà et la quelques poils dressés. Pubescence
couchée plus courte et par suite moins dense que chez les Z. flavus,
ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886. 207
umbratus, etc. Sculpture ponctuée comme chez le Z. Javus.
Jaune, avec la tête, les mandibules et les antennes d’un jaune
rougeûtre.
Q. Tout à fait semblable à l’exemplaire typique décrit par Mayr
(Europ. formic. p. 51), mais cà et là quelques poils dressés sur les
tibias et couleur bien plus foncée : brune avec le dessous du corps,
le devant de la tête et le pedicule plus clairs, les pattes et les
antennes d’un jaune brunâtre ou rougeatre. La pubescence des tibias
et des scapes est un peu soulevée, oblique. Ailes enfumées de brun
noirâtre à leur moitié basale. Long. 3,8 à 4 mill. Étroite. Tête large
d'environ 3/5 mill. Thorax d’environ 1/2 mill. Abdomen d'environ
3/4 mill. Longueur d’une aile supérieure plus de 5 mill.
G (encore inédit). Long. 3,2 à 3,8 mill. Étroit et grêle. Tête
arrondie, fortement rétrécie en avant et en arrière des yeux (aussi
fortement que chez le Z. fuliginosus en avant, plus fortement en
arrière). Yeux très poilus. Mandibules assez allongées, à bord ter-
minal court, terminé par une dent pointue, irrégulièrement et tres
faiblement denticulé en arriere. Moitié postérieure du sillon frontal
profondément imprimée. Le mésonotum est étroit, relativement bas,
et ne surplombe pas le pronotum comme chez les autres espèces.
Métanotum plus allongé et en talus moins abrupt que chez les autres
espèces. Tout le thorax est plus étroit et plus allongé que chez les
autres espèces. Écaille basse, étroite et épaisse, obtuse et droite à
son bord supérieur; vue de côté elle est triangulaire. Tête aussi
large que le thorax. Tibias et scapes sans poils dressés. Noir ; pattes
et antennes d’un brun fonce, avec les tarses, les funicules, les arti-
culations, les valvules génitales et le bord terminal des mandibules
d’un brun clair. Ailes supérieures longues de 4, 7 mill., enfumées
aux deux tiers de brun noirâtre, à partir de leur base.
Cette intéressante espèce, jusqu'ici presque douteuse, caractérisée
encore plus que le Z. fuliginosus par la petitesse relative de la Q,
et basée sur une seule femelle sans ailes récoltée à Laibach en
Carniole par M. F. Schmidt a été retrouvée à Dieulefit, Dép. de
la Drôme (midi de la France), le 21 octobre 1886 par mon beau-
frère M. le D' Éd. Bugnion, professeur à Lausanne. Elle paraît
donc habiter les environs du 45° degré de latitude. La fourmilière
était à environ 700 mètres d’élévation, sous une pierre, et renfer-
mait un grand nombre de (;' et de Q ailes. La petitesse des © enga-
gea M. Bugnion à en faire récolte. Je suis persuadé que cette
espèce n'est pas si rare que son histoire ne tend à le faire admettre.
Seulement lorsqu'on la trouve à l’état de nature, on doit régulière-
ment la confondre avec le ZLas flavus qui, on le sait, fourmille
partout. Il faut la présence des ailés pour qu’on soit rendu attentif
à quelque chose de particulier, et encore faut-il regarder de près
208 ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886.
pour distinguer la © du G;, de sorte qu’un examen superficiel pour:
rait faire croire à une fourmilière de Z. flavus n'ayant que des «.
Cependant le Zas. flavus s’accouple au mois d’août et dès lors on ne
trouve plus guère d’ailés dans les fourmilières. Et tous les sexes des
autres Lasius jaunes sont de taille beaucoup plus grande. Si l’on.
tient compte de ces faits on réussira à trouver le Z. carniolicus en
cherchant au mois d’octobre.
A la loupe, un examen soigneux démontre que le Z. carniolicus
s'éloigne considérablement des autres Zasius jaunes et tient à cer-
tains égards le milieu entre le Z. umbralus et le Z. fuliginosus,
tout en différant beaucoup de ces deux espèces.
Esp. L. umBRaTUS Nyl.
r. L. BICORNIS Foerst. Une petite © typique récoltée sur l’Olympe
en Grèce par M. von Œrtzen.
FORMES INTERMÉDIAIRES ET FOURMIS DE CRIMÉE.
M. Jaeger, envoyé en Crimée par le conseil fédéral comme expert
sur la question du Phylloxera, a eu l’obligeance de m'en rapporter
quelques fourmis au nombre desquelles se trouvent deux formes
intermédiaires qu’on peut appeler Zasius brunneo-emarginatus (les
tibias et les scapes ont quelques poils parsemés etc.) et Zasius alieno-
brunneus. Le premier long de 3, 5, le second de 2, 5 mill.
Les autres espèces rapportées de Crimée par M. Jaeger sont
les Camponotus lateralis et æthiops, le Tapinoma erraticum, le
Bothriomyrmez meridionalis, le Plagiolepis pygmæa, le Cremasto-
gaster scutellaris (variété) et le Leptothorax unifasciatus. Cette
faune est composée des mêmes espèces que nous trouvons dans le
sud de la Suisse et au nord de l'Italie.
Esp. L. pIcHRoUS Roger.
Q (encore inédite). Long. 8 à 8, 5 mill. Tête tres large, large de
1,9 mill. et longue de 1,7 (sans les mandibules), faiblement rétrécie
devant, à peine évasée derrière. Mandibules fortement striées.
Quelques stries ou rides longitudinales sur le devant de la tête.
Yeux près du ‘milieu des côtés de la tête. Épistome sans carène,
échancré au milieu de son bord antérieur. Aire frontale grande;
sillon frontal distinct. Thorax plus étroit que la tête, large de
1,7 mill. Mésonotum petit, fort dépassé en avant par le pronotum.
Métanotum allongé et arrondi; face basale longue comme un peu
plus de la moitié de la face déclive. Écaille haute, assez épaisse,
échancrée à son bord supérieur qui n’est pas tranchant. Abdomen
ovale, large de 2,2 mill. Pattes et antennes courtes. Aïles courtes,
enfumées de brunâtre. Longueur d’une aile supérieure 7,5 mill.
L
ETUDES MYRMECOLOGIQUES EN 1886. 209
Lisse et luisante ou extrêmement faiblement réticulée (surtout sur
la tête), sauf les quelques stries indiquées ci-dessus. Une pilosité
oblique, demi-dressée, assez courte, médiocrement abondante sur
les pattes, les antennes et l'abdomen, éparse ailleurs. Pubescence
couchée très courte et très espacée, éparse sur tout Je corps, un peu
plus abondante sur l'abdomen, la tête et les pattes.
D'un rouge jaunâtre ou brunâtre avec l’abdomen, trois taches
longitudinales sur le mésonotum, le front, le vertex, les tibias, les
tarses et l’extrémite des funicules d’un brun de poix plus ou moins
fonce.
Chili (Musée de Berlin). Je crois du moins pouvoir rapporter la
femelle ci-dessus à l'espèce dont Roger a décrit l’ouvrière, quoique
cette derniere me soit inconnue.
Esp. L. LATIPES Walsh.
Q. A la description de Mayr (Verh. k. k. zool. bot. Ges. Wien,
1865, p. 889) j'ai à ajouter que les ailes sont comme chez les autres
Lasius, mais assez étroites et médiocrement enfumées de brunâtre.
États-Unis (coll. de Saussure).
GENRE PRENOLEPIS Mayr.
Esp. P. ADLERZII n. Sp.
©. L. 3,5 mill. Tête plus longue que large, fort convexe posté-
rieurement, faiblement rétrécie, à côtes fort peu convexes. Yeux
gros, situés en arrière du tiers postérieur de la tête. Arêtes frontales
très distantes, beaucoup plus éloignées l’une de l'autre que du bord
de la tête. Sillon frontal nul, remplacé en avant par une faible arête
ou carène. Aire frontale et épistome tres mal délimités; ce dernier
caréné. Les antennes sont articulées fort en arrière des angles
postérieurs de l’épistome (comme chez le genre C'amponotus) à côté
du milieu des arêtes frontales. Fossette clypéale petite, tres éloignée
de la fossette antennaire. Le pronotum et le mésonotum forment
ensemble une forte voûte presque hémisphérique. L’échancrure
entre le mésonotum et le métanotum est très profonde, beaucoup
plus profonde que chez toutes les autres espèces, et en même temps
aussi large au fond que l’éloignement assez grand des deux stig-
mates qu’elle renferme. Le métanotum est très élevé et taillé verti-
calement devant et derrière. Sa face basale est très convexe, un peu
plus longue que large. Sa face déclive est verticale, même un peu
concave, formant un angle à peu près droit (quoique arrondi au
passage) avec la face basale. Écaille haute, épaisse, verticale,
plane derrière, fortement convexe devant, entière ou un peu échan-
crée au sommet. Abdomen fortement convexe en dessus, comme
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T, XXX, XY
210 ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886.
chez les autres espèces. Pattes et antennes de taille moyenne (envi-
ron comme chez la P. obscura); longueur d’un scape, environ
1 mill. Luisante, faiblement ridée ou réticulée-ridée. Sur le méta-
notum, les rides ou réticulations sont un peu plus fortes, concen-
triques, et une sculpture microscopique paraît exister dans les
intervalles, ce qui diminue l'éclat.
Tout le corps, y compris les pattes et les antennes (tout particu-
lièrement les scapes et les tibias), pourvu d’une très abondante
pilosité fine, assez longue et pointue qui diffère entièrement des
soies raides et obtuses de la plupart des Prenolepis. Pubescence
couchée presque nulle.
D'un noir à peine brunâtre. Mandibules, épistome, extrémité du
funicule et des tarses. ainsi que quelques articulations et sutures
d’un brun plus ou moins clair.
Iles de Darnley (Detroit de Torres); musée de Genève.
Cette espèce curieuse est si aberrante qu’on serait tente d’en faire
un genre à part. Cependant son facies général, son abdomen, même
ses antennes éloignées de l’épistome en font une Prenolepis. Elle
paraît se rapprocher par sa pilosité de la 2.sumatrensis Mayr, dont
la Q et le G' sont seuls connus, et dont elle diffère du reste.
Esp. P. LonNGicorRNnis Latr.
© et Q. Nossi-bé (D' C. Keller). La © répond à la description de
Mayr: seulement l’écusson est jaunâtre et l’écaille large, presque
rectiligne au sommet. Les ailes manquent.
Scape : 1,6 mill. Valÿ. génit. ext. d’une nymphe G' petites,
arrondies au bout, ciliées, munies à leur face interne d’un lobe
caché, longues comme les autres paires.
Esp. P. nopiFEeRA Mayr.
r. BourBonica n. st. ©. Long. 2,5 à 3 mill. Diffère de la forme
typique par l’échancrure méso-métanotale bien moins profonde,
plus évasée et plus étroite, puis par sa pubescence bien plus abon-
dante et plus longue.
G. Long. 5,4 mill. Tête concave derrière. Scape 1,2 mill. Yeux
gros, au are des côtes de la tête. Mandibules ee et luisantes
avec quelques stries. Thorax beaucoup plus large que la tête. Écaille
fortement inclinée, légèrement échancrée au sommet. Abdomen
tronqué devant. Longueur d’une aile sup. 4,7 mill. Moins élancée
que la P. longicornis.
Sculpture assez densément ponctuée. Tout le corps, y compris les
tibias et les scapes, abondamment pourvu de poils dressés moins
épais, moins obtus et plus obliques que chez la G. Une pubescence
couchée grise, abondante partout, ne cache qu'en partie la sculp-
ture. Noire; mandibules, antennes et pattes d’un rouge brunâtre,
Ml
ETUDES MYRMECOLOGIQUES EN 1886. 211
Ailes foncées, entièrement et fortement enfumées de brun noirâtre,
sans cellule discoïdale.
& Long. 2,6 à 2,9 mill. Tête plus longue que large, arrondie.
Mandibules à bord terminal tranchant, sauf la dent terminale-
antérieure. Scape des antennes long comme plus de la moitié
du funicule. Épistome avancé antérieurement; Je milieu de son bord
antérieur est tronqué. Thorax de la largeur de la tête. Écaille
entière, inclinée en avant. Pattes et antennes grêles. Valvules géni-
tales extérieures courtes, larges, fortement échancrées comme à l’em-
porte pièce à leur extrémité où elles sont garnizs d’une rangée de
longs et forts poils. Leur face interne porte deux protubérances, l’une
en forme de dent, dirigée contre les valvules moyennes, l’autre en
forme de lamelle arrondie dirigée à partir de la base de la dent vers
l'extrémité de la valvule (parallèlement à elle). L’extrémité arrondie
de cette lamelle dépasse un peu l’échancrure dont elle masque sou-
vent le fond. Lorsque on regarde de côte elle apparaît souvent comme
une dent médiane arrondie au milieu de l’échancrure. Les valvules
moyennes sont grosses, aussi longues que les extérieures. Les val-
vules intérieures sont minces et plus longues que les autres. Tête et
thorax ponctués, semi-luisants; métanotum, écaille et abdomen lis-
ses et très luisants. Tout le corps, y compris les pattes et les scapes,
fourni de soies éparses, assez courtes, obtuses, raides, épaisses et
noires. Une fine pubescence couchée grisâtre est assez abondamment
répandue sur la tête, le pronotum, le mésonotum, les pattes et les
antennes, presque nulle sur le métathorax, l'écaille et l'abdomen.
Brunûtre. Hanches, anneaux fémoraux, tarses, articulations et
bouche d’un jaunâtre sale. Valvules génitalesextérieures et moyennes
ainsi que la pilosité dressée noirâtres. Ailes entièrement et forte-
ment enfumées de brun fonce, sans cellule discoïdale.
S' Denis, île de la Reunion, récoltée par le D' C. Keller. Le
est rendu très caractéristique par ses curieuses valvules génitales
de forme aberrante. Le G' et la ©. de la 2. nodifera ï. sp. de
l'Amérique centrale sont encore inconnus.
Esp. P. vivinuca Nyl.
Dans mes Études myrmécol en 1884, p. 34, j'ai émis des doutes
sur la valeur des caractères distinctifs entre les 2, vividula, obscura
et fulva. J'ai dès lors recu de Calcutta, de M. L. de Nicéville une
Prenolepis qui d’après cet auteur se nourrit en suçant une sécrétion
des chenilles de Polyommatus bæticus. Cette Prenolepis forme tant
par sa taille que par sa couleur, la forme de son métanotum etc. un
passage entre les P. clandestina Mayr et obscura Mayr. Un exem-
plaire (typique?) de la P. Braueri Mayr ne me paraît pas différer
non plus d'une facon bien notable de ces diverses formes. La P. fulvg
212 ETUDES MYRMECOLOGIQUES EN 1886.
Mayr que j'ai recue à diverses reprises de Rio de Janeiro à une
pilosité un peu plus fine et un peu plus pointue que les P. vividula
et obscura. En somme je ne puis considérer ces diverses formes
fondées par Mayr : obscura, clandestina, fulva, (Braueri?) que
comme des races où variétés de taille plus grande de la 2. vividula.
— M. Hildenbrandt a encore rapporté du centre de Madagascar
une Prenolepis qui n’est complètement ni vividula, ni clandestina,
ni obscura, (musée de Berlin). Elle a 2,5 à 3 millim (variété #ada-
gascarensis). M. Keller à rapporté la P.vividula typique de Nossi-bé
près Madagascar.
Esp. P. nITENS Mayr.
©. New York (M. le D' Stoll); N. Jersey (M. Morris).
11. Trisu Plagiolepisii.
Dans mes Études myrmécologiques en 1878 j'ai cru pouvoir
diviser à l'aide de divers caractères la sous famille des Campono-
tidæ en cinq tribus. Mais de nouveaux faits m'amènent à voir que
cette division ne peut être maintenue. La Prenolepis Adlerzii décrite
ci-dessus a l'insertion des antennes comme chez les C'amponotus.
Mon ami et collègue le prof. Emery me fait remarquer avec raison
que la forme du gésier des Prenolepis est à peine différente de celle
des Zasius, l'extrémité des sépales étant aussi courbée chez les
Lasius, et seulement plus fortement:chitinisée chez les Prenolepis.
Et d’un autre côté les sépales souvent allongées des Prenolepis
rapprochent leur gésier de celui des Camponotus, Polyrhachis, etc.
Bref les caractères distinctifs de mes tribus 1, 2 et 4 sont trop
faibles et trop peu constants, de sorte que je crois devoir les refon-
dre en une tribu, les Camponotii. Par contre je crois devoir con-
server comme seconde tribu mon ancienne cinquième tribu chez
laquelle le calice du gésier est entièremeut et brusquement réfléchi
en parasol. Aux genres P/agiolepis, Acantholepis et Acropyga
viennent s'ajouter pour former cette tribu les genres : Wyrmela-
chista Roger (Decamera Roger) et Melophorus Lubbock dont j'ai
pu examiner le gésier. La position des genres ÆAopalomyrmez et
Gesomyrmex de l'ambre demeure indécise. Ma 3% tribu est donc
démembree.
La position du genre Prachymyrmez Mayr demeure de même
indécise et particulière. La figure que j'ai donnée du gésier du
BP. Heeri (Fourmis de la Suisse, pl. I, fig. 20) est entachée d’une
erreur, que la petitesse extrême de l’objet m'avait fait commettre.
Les sépales ne sont point droites, mais fortement recourbées et très
ténues (j'avais pris les deux branches de la courbe pour une seule
masse droite, épaissie). L'examen d'une espèce un peu plus grande
L&"
ÉTUDES MYRLÉCOLOGIQUES EN 1886. 212
de Guatemala (PB. tristis Mayr??) m’a fait voir d’une façon évidente
que ce gésier forme un passage entre celui des Camponotii et celui
des Plagiolepisü. La courbure du calice est si forte qu’elle forme
presque un angle aigu. Sa portion droite est fort courte et si étroite
qu’elle commence à prendre le caractère des valvules. Cependant
elle n’est pas entièrement fermée. Bref c’est un intermédiaire entre
la réflexion et la courbure. Après avoir examiné ce gésier j’ai pu voir
avec un fort grossissement la même structure sur celui du 2. Æeeri.
En somme ce gésier est plus près de la 2° tribu que de la 1re,
GENRE MELOPHORUS Lubbock.
Sir John Lubbock {Linnean Society Journal, Zoology, vol. XVII
2 nov. 1882) n’a pas utilisé tout à fait exactement la description
que je lui avais envoyée de sa fourmi dont il avait eu l’obligeance de
me fournir un exemplaire (il a transposé les caractères spécifiques
et génériques). Je crois donc devoir la refaire ici :
® Vessie à venin à coussinet de forme ordinaire (donc Campo-
nolide). Sépales du gésier courtes, fortement réfléchies et courbées
en arrière dès leur base, ressemblant à celles du P/agiolepis custo-
diens des Acantholepis et des Pothriomyrmex, mais recouvertes de
forts muscles circulaires, comme chez tous les Camponotidæ. Boule
du gésier grosse et circulaire. Antennes filiformes de 12 articles;
les articles du funicule vont en diminuant de longueur de la base
à l'extrémité, sauf le dernier qui est plus long. Elles s’insèrent
aux angles postérieurs de l’épistome. Palpes maxillaires de six,
labiaux de 4 articles. Fossette antennaire en partie réunie à
la fossette clypéale. Aire frontale triangulaire, large. Arêtes fron-
tales distantes, courtes, droites. Trois ocelles très rapprochés les
uns des autres. Métathorax étranglé. Écaille verticale, inerme.
Abdomen très grand. Orifice du cloaque apical, rond, cilié.
Ce genre, on le voit, se rapproche beaucoup du genre Plagiolepis
dont il ne diffère guère que par ses antennes de 12 articles.
Esp. M. Bacori Lubbock.
© major. Long. 15 à 16 mill. Tête rectangulaire, large de 3 mill.,
longue de 2,6 mill. (sans les mandibules). Mandibules étroites,
striées, munies de 4 à 5 dents irrégulieres dont l’antérieure très
longue. Épistome court, subcaréné, à bord antérieur subangulaire-
ment produit et cilié. Fossette clypéale grande. Ocelles petits. Yeux
situés sur la face antérieure de la tête, vers son tiers postérieur.
Thorax un peu échancré entre le pronotum et le mésonotum. Méta-
thorax fortement étranglé. Écaille assez épaisse, plane derrière,
fort convexe devant, faiblement échancrée à son bord supérieur.
Sémi-luisant; tête finement réticulée, thorax tinement réticulé-ridé
14 ÉTUDES MYRMÉCOLOGIQUES EN 1886.
et abdomen très finement et densément ridé en travers. Front
finement ride longitudinalement. Pilosité presque nulle; quelques
longs poils courbés barbiformes sous la tête. Pubescence nulle ou
peu s’en faut. Quelques piquants courts et obliques sur les tibias.
Sur les scapes et les cuisses une pubescence couchée plus abondante.
D'un jaune roussâtre. Abdomen testacé. Mandibules rougeûtres à
dents noirâtres.
Australie, 21 degrés de lat. sud (d’après Lubbock).
L'abdomen de cette espèce n’est pas seulement gonflé par une
plénitude démesurée du jabot, mais ses lames segmentaires sont
extrêmement grandes. Le jabot se distend du reste beaucoup moins
que chez le Myrmecocyslus melliger, de sorte que cette fourmi ne
me paraît qu’un cas un peu plus fort des gonflements ordinaires.
GENRE MYRMELACHISTA Roger
— Decamera Roger.
Esp. M. (DecaMERA) Mayri n. sp.
Q. Long. 9 à 10 mill. Gésier tout à fait semblable à celui de la
Plagiolepis pygmæa (voir mes Fourm. de la Suisse pl. I. fig. 21),
mais un peu plus court et plus large. Le calice est réfléchi à angle
à peu près droit et les sépales sont dirigées en dehors, pas ou à
peine recourbées en arrière. Caractères du genre (voir mes Études
myrmécol. en 1878, p.376); mais le sillon frontal est distinct
jusqu’à l’ocelle antérieur, même faiblement prolonge jusqu’à locci-
put, et l'arête frontale, triangulaire, est assez distincte aussi.
Antennes de 10 articles. Les trois derniers articles du funicule sont
ensemble à peine aussi longs que les cinq précédents réunis. Le
premier article du funicule est à peine aussi long que les trois
suivants réunis. Tête rectangulaire, presque d’un quart plus longue
que large, à côtés légèrement concaves ou presque droits. Yeux
situés au milieu des côtés de la tête. Scapes longs comme moins de
la moitié de la tête. Mandibules obtuses, presque aussi larges à leur
base qu'à leur bord terminal; ce dernier muni de cinq dents, et peu
distinct du bord interne qui a aussi deux denticulations irrégulières.
Les mandibules sont très grossièrement striées-ponctuées, assez
luisantes et poilues. Épistome court, faiblement échancré au milieu
de son bord antérieur, un peu prolongé en arrière entre les arêtes
frontales. Ces dernières courtes et divergentes. Thorax bas, plus
large que la tête. Le pronotum dépasse de beaucoup le mésonotum.
Métanotum arrondi. Écaille très basse, très épaisse, tronquée
devant, voûtée derrière, très large en haut, et divisée en deux
moitiés par un sillon longitudinal faible, mais évasé, situé au milieu
de sa face postérieure. Abdomen ovale. Les ailes manquent,
ÉTUDES MYRMECOLOGIQUES EN 1886. 215
Luisante, extrêmement finement et faiblement réticulée (aussi les
pattes et les antennes). Sur le devant de la tête, les réticulations
sont plus serrées et plus accentuées ; sur l'abdomen elles s’accen-
tuent dans le sens transversal (réticulé-ridé); sur le mésonotum elles
s’effacent presque entièrement. En outre une ponctuation superposée
éparse abondante et distincte sur la tête et sur les scapes, très
dispersée et très effacée ailleurs. Sur l’épistome et les joues cette
ponctuation devient fort grossière et irrégulière; sur les côtés de
l'épistome, les points se transforment en rainures longitudinales.
Pilosité dressée, jaunâtre, assez grossière, éparse sur le dessus
du corps, plus abondante en dessous, courte et abondante sur les
pattes, les antennes, les mandibules, le métanotum et le pédicule.
Pubescence couchée assez grossière et presque nulle, un peu plus
marquée sur l’abdomen.
Entièrement noire; tarses, extrémité de l’article terminal des
funicules et lisière postérieure des segments abdominaux d’un roux
brunûtre.
Chili (Musée de Berlin).
Cette belle espèce est d’une taille presque double de celle de la
M. nigella Roger, dont elle diffère à beaucoup d’autres égards
encore, entre autres par la massue des antennes qui chez la
M. nigella est aussi longue à elle seule que tout le funicule, puis
par son sillon frontal distinct, par sa sculpture, par son écaille
faiblement bilobée, par son pronotum bien plus long, par les côtés
presque concaves de sa tête, etc. La seule autre espèce du genre,
la 17. Æraatzii est bien plus pa et n’a que 9 articles aux
antennes.
GENRES PLAGIOLEPIS Mayr et ACANTHOLEPIS Mayr.
Plagiolepis custodiens Smith ©. (— Formica Berthoudi Forel,
Étud. myrmécol. en 1875), Zanzibar (Musée de Berlin); Valdézia en
Transvaal (M. Berthoud).
Plagiolepis gracilipes Sm. G. Cochinchine française (Musée de
Lyon).
Acantholepis Frauenfeldi Mayr © ©. Une variété chez laquelle
la © a au métanotum des épines plus longues que la largeur de
leur base. Égypte, récoltée par M. Ehrenberg (Musée de Prin).
Cette espèce s'étend jusqu’à Calcutta.
SUPPLÉMENT
AU
CATALOGUE DES COLÉOPTÈRES
DE MN. GEMMINGER & DE HAROLD
(LANGURIIDES ET ÉROTYLIDES)
— SÉANCE DU 2 OCTOBRE 1886 —
LANGURIIDES.
Pachylanguria Crotch.
Borrei Fowl., C. R. Soc. ent. Belg., 1886, p. 107. Philippines.
Tetralanguria Crotch.
splendens Wied. — Fowl., Tr. ent. Soc. Lond., 1886,
plis, 1fre;
Tetralanguroides
(Fowl., Tr. ent. Soc. Lond., 1886, p. 318).
Fey Fowi., lc, p. 319, pl..3/407. Chine.
Pentelanguria
(Crotch, Révis., p. 4).
elaleroides Crotch, 1. c., p. 4. Indes.
notopedalis Crotch, 1. c. Himalaya.
| Oxylanguria
(Crotcb, Révis., p. 4).
acutipeñnis Crotch, 1. c., p. 5. _ Sumatra, Sarawak.
Callilanguria Crotch.
eximia Fowl., Tr. ent. Soc. Lond., 1885, p. 383. Philippines.
faviventris Fowl., C. R. Soc. ent. Belg., 1886, p. 108. —
* luzonica Crotch. -—- Waterh. Aid, I, pl. 85,
SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES COLÉOPTÈRES. 217
Doubledaya White.
bucculenta Lewis, Linn. Soc. Journ., 1884, XVII, p.355, Japon.
pl. 14, f. 1-2-3.
varians Fowl., Tr. ent. Soc. Lond., 1886, p. 24. Assam.
Languria Latr.
acuminata Fowl., C.R. Soc. ent. Belg., 1886,p. 110. Philippines.
afinis Fowl., Tr. ent. Soc. Lond., 1886, p. 320. Océanie,
Albertisi Har., Mitth. Münch. ent. Ver., 1879, III, p. 81. Australie.
amæna Har., 1. c., p. 56. Sarawak.
assamensis Fowl., Tr. ent. Soc. Lond., 1886, p. 24. Assam.
atrocyanea Har., 1. c , p. 65. Célèbes.
Beccarii Har., 1. c., p. 66. N. Guinée.
bipartita Har., 1. c., p. 62. Indes.
birmanica Har., 1. c., p. 74. Birmanie.
borneensis Har., I. c., p. 56. Sarawak.
brevis Har., 1. c., p. 79. ——
calabarensis Fowl., Tr. ent. Soc. Lond., 1885, p.385.Vieux Calabar.
capitalis Har., 1. c., p. 87. Célèbes.
Chapuisi Fowl., C. R. Soc. ent. Belg., 1886, p. 109. Philippines.
columella Lewis, Linn. Soc. Journ., 1884, X VII, p. 357, Japon.
pl. 14, f. 9.
cordicollis Har., 1. c., p. 71. Ternate.
Crotchi Har., 1. c., p. 75. N. Guinée.
Dohrni Har., 1. c., p. 85. Birmanie.
Dornz Har., 1. c., p.178. Sarawak.
dubia Fowl., Tr. ent. Soc. Lond.,1885, p. 385. Guinée.
elegans Fowl., C. R. Soc. ent. Belg., 1886, p. 109. Philippines.
elegantula Har., 1. c., p. 64. Luzon.
Jemoralis Fowl., Tr. ent. Soc. Lond., 1885, p. 386. Guinée.
filaria Har., 1. c., p. 84. | Java.
Jucosa Lewis, Linn. Soc. Journ., 1884, XVII, p.358, Japon.
pl.14,f.12-18.
futilis Har., 1. c., p. 90. N. Guinée.
geniculata Har., 1. c., p. 59. Japon.
Gestroi Har., 1. c., p. 85. Célèbes.
glabricollis Har., 1. c., p. 72. Ternate.
guineensis Har., 1. c., p. 94. N. Guinée.
humilis Fowl., C. R. Soc. ent. Belg., 1886, p. 110. Philippines.
ingens Lewis, Linn. Soc. Journ., 1884, XVII, p. 356, Japon.
pl. 14, f. 4-5.
insularis Har., 1. c., p. 86. : N. Guinée.
Lemwisi Crotch. — Lewis, Linn. Soc. Journ., 1884,
XVII, pl. 14, f. 7-8, |
218 SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES COLÉOPTÈRES.
longipes Fowl., C. R. Soc. eut. Belg., 1886, p. 111. Philippines.
lyctoides Fowl., I. c. Zanzibar.
manicata Har., 1. c., p. 76. N. Guinée.
marginipennis Schwarz, Proc. Am. Phil. Soc., 1878, Floride.
XVI p. 307
melanosterna Har., 1. c., p. 82. Luzon.
militaris Har., 1. c., p. 80. Australie.
monticola Fowl., Tr. ent. Soc. Lond., 1885, p. 387. Guinée.
Mozardi Latr., (non Fabr.), OI., Crotch.
Transformations : Comstock, Rep. Dep. Agric.,
18790. 199 ph 16:
Murrayi Fowl., Tr. ent. Soc. Lond., 1885, p. 386. Vieux Calabar.
nara Lewis, Linn. Soc. Journ., 1884, XVII, p. 357. Japon.
MNietneri Har., 1. c., p. 76. Ceylan.
nyassæ Fowl., Tr. ent. Soc. Lond., 1885, p. 384. Lac Nyassa.
papuana Har., |. c., p. 68. N. Guinée.
pavida Har., L. c., p. 68. 28
pectoralis Waterh. — Lewis, Linn. Soc. Journ., 1884,
VIT pl 1416;
picea Har., 1. c., p. 66. Somerset, Australie.
plebeia Har., 1. c., p. 87. Ternate, Amboine.
pulona Har., |. c., p. 83. Palo-Penang.
punctata Har., 1. c., p. 58. Darjeeling.
ruficeps Crotch. — Lewis, Linn. Soc. Journ., 1884,
XVII, pl. 14, f. 10-11.
serratula Har., 1. c., p. 77. N. Guinée.
seroula Har., L. c., p. 91. LE
stenosoma Har., 1. c., p. 64. Sarawak.
tenuis Har., 1. c., p. 72. Ternate.
timorensis Har., 1. c., p. 70. Timor, Ternate.
verticalis Har., I. c., p. 89. N. Guinée.
violaceipennis Har., 1. c., p. 68. hs
vulgaris Har., 1. c., p. 90. Somerset, Australie.
Compsolanguria
(Fowl., Tr. ent. Soc. Lond., 1886, p. 314).
concinna Fowl., 1. c., p. 315, pl. 3, f. 1-14: Amazones.
teres Fowl., I. c. N. Grenade.
Ortholanguroides
(Fowl., Tr. ent. Soc. Lond., 1886, p. 316).
cylindrica Fowl., I. c. Guyane.
egensis Fowl., 1. c., p. 316, pl. 3, f. 3-3a. Ega.
oirescens Fowl., 1. c., p. 317. Santarem.
SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES COLEOPTÈRES, 219
Goniolanguria Crotch.
_flavipes Fowl., Tr. ent. Soc. Lond., 1886, p. 317. Bresil.
Stenolanguria
(Fowl., Tr. ent. Soc. Lond., 1885, p. 387).
Gorhami Fowl., 1. c., p. 388. Guinée.
tricolor Fowl., 1. c. Vieux Calabar.
Paracladoxena
(Fowl., Tr. ent. Soc. Lond., 1886, p. 310).
bipustulata Fowl., I. c., p.311. Ceylan.
trifoliata Har.,Mitth. Münch. ent. Ver., 1879, 1II1,p.78; —
Fowl., 1. c., pl. 3, f. 10-10 a.
Cladoxena Mots.
maculata Mots. — Fowl., Tr. ent. Soc. Lond., 1886,
p. 309, pl. 8, f. 6-6 a.
pura Fowl., 1. c., p. 310, pl. 8, f. 5-5a. Ceylan.
Microcladoxena
(Fowl., Tr. ent. Soc. Lond., 1886, p. 312).
ceylonica Har., Mitth.Münch.ent.Ver.,1879,1I1,p. 73. Ceylan.
Jansoni Crotch. — Fowl., 1. c., pl. 3, f. 9-9a.
oblonga Fowl., 1. c., p. 318. Indes.
refulgens Fowl., I. c., p. 314. Bornéo.
Walkeri Fowl., 1. c., p. 313. Ceylan.
Crotchia
(Fowl., Tr. ent. Soc. Lond., 1886, p. 305).
coptengoides Fowl., 1. c., p. 307. Pérou.
gibbosa Fowl., 1. c. CE
metallica Fowl., 1. c., p. 306. De
nitida Fowl., 1. c., p. 307, pl. 3, f. 2-2a. Brésil.
parallela Fowl., 1. c., p. 308. Amazones.
vagabunda Fowl., 1. e., p. 306, pl. 3, f. 4-4a. Brésil.
220 SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES COLÉOPTÈRES.
ÉROTYLIDES.
Helota Mac Leay.
africana OI, Ann. Nat. Hist., XIII, p. 479; Waterh. Angola.
Aid, IT, pus 8;
cercopunctata Lewis, Ent. Month. Mag., XVII, p. 255; Japon.
Waterh. Aïd, II, pl. 133, f.1. |
culta OIiff, Cist. ent., III, p 55. Indes.
gemmata Gorham. — Waterh. Aïd, IT, pl. 133, f. 2;
OI, Cist. ent., III, p. 52, pl. 8, f. 8 (larve).
Guerini Hope. — OIliff, Cist. ent., III, p. 57, pl. 3, f. 1.
ocellata Ritsema, Not. Leyd. Mus., III, p. 79.
curvipes Oberth., Col. Nov., p.
Gorhami ONiff, Cist. ent., III, p. 58. Chine.
lævigata Oberth., Col. Nov., p. 59. — Waterh. Aïd, Indes.
III, pl. 144, f. 1.
pusilla Oberth., Col. Nov., p. 60. — Waterh. Aid, IIT, Darjeeling.
pl. 144, f. 2.
scinctillans OÙiff, Cist. ent., III, p. 99. Japon.
semifulva Ritsema, Not. Leyd. Mus., III, p. 80; Java.
Waterh. Aid, III, pl. 158, f. 4.
sinensis OI, Cist. ent., III, p. 54, pl. 8, f. 2. Chine.
Encaustes Lac.
Crotchi Gorham, Proc. Zool.Soc., 1883, p. 76, pl. 18, Philippines. .
AT
prænobilis Lewis, Ent. Month. Mag., XX, p. 138. Japon.
Micrencaustes Crotch.
plagiatus Gorham, Proc. Zool. Soc., 1883, p. 76. Java.
torquatus Gorham, 1. c, p. 76, pl. 18, f. 5. Vieux Calabar.
Megalodacne Crotch.
bellula Lewis, Ent. Month. Mag., XX, p. 139. Japon.
favofasciata Reïtt , Deutsch. ent. Zeit., XXIIT, p. 223. Sibérie.
furcata Gorham, Proc. Zool. Soc., 1883, p. 79. Vieux Calabar.
imperatriz Gorham, 1. c., p. 78, pl. 18, f. 8. Mamboïa.
rufovittata Har., Col. Heft. 1879, XVI, p. 219. Angola int.
Episcaphula Crotch.
tetrasticta Gorham, Not. Leyd. Mus., V, p.259; Saleyer.
SUPPLEMENT AU CATALOGUE DES COLEOPTÈRES. 201
Episcapha Lac.
Chapuisi Dohrn, Stett. ent. Zeit., XX XIX, p. 449. Birmanie.
cordata Gorham, Proc. Zool. Soc., 1883, p. 81. Vieux Calabar.
dificilis Gorham, L. c., p. 82. Andaman.
Gorhami Lewis, Ann. Nat. Hist., IV, p. 465. Japon.
hamata Lewis, 1. c. se
neutra Dohrn, Stett. ent. Zeit., XXXIX, p. 448., Monrovia.
octopunctata Gorham, Proc. Zool. Soc., 1883, p. 82, Mindanao.
pl. 18, f. 4.
perforata Lew., Ent. Month. Mag., XX, p. 140. Japon.
piciventris Gorham, Proc. Zool. Soc..1883, p. 82. Vieux Calabar.
S'chweitzeri Dohrn, Stett. ent. Zeit., XXXIX, p. 448. Monrovia.
Semperi Gorham, Proc. Zool. Soc., 1883, p. 81. Mindanao.
Coptengis Chap.
exorbitans Dohrn, Stett. ent.Zeit., XLIII,p.252. Iles de la Sonde.
spinipennis Bed., Ann. Mus. Civ. Gen., XVIII, p. 437, Moluques.
Ds 70:
Hybosoma
(Gorham, Proc. Zool. Soc., 1883, p. 717).
hydropicum Gorham, 1. c., p. 77, pl. 18, f. 16. Philippines.
tetrastictum Gorham, I. c., p. 78.
striatum Gorham, L. c., p. 77. —
Neoblytus
(Bed., Ann. Mus. Civ. Gen., XVIII, p. 438).
æratus Bed., 1. c.* N. Guinée.
Trichulus
(Bed., Ann. Mus. Civ. Gen., XVIII, p. 438).
pubescens Crotch. — Bed., I. c., p. 439, pl. X, f. 2.
Triplatoma Westw.
andamanensis Gorham, Proc. Zool. Soc., 1883, p.79, Andaman.
plis; 12
brahminica Gorham, 1. c., p. 80. | Assam.
cypræa Bed., Ann. Mus. Civ. Gen., XVIII, Malacca, Sarawak.
p. 440, pl. X, f. 3-8.
Gestroi Bed., 1. c., p. 440, pl. X, f. 4; Gorham, Proc. Bornéo.
Zool. Soc., 1883, p. 79, pl. 18, f. 1.
philippinensis Gorham, 1. c., p. 79, pl. 18, f. 3. Mindanao.
siva Gorham, I. c., p. 89. Assam.
29 SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES COLÉOPTÈRES.
&
Endytus
(Bed., Ann. Mus. Civ. Gen., XVIII, p. 441).
bizonatus Crotch. — Bed., 1. c., p. 441, pl. X, f. 1-7.
Nesitis
(Bed., Ann. Mus. Civ. Gen., XVIII, p. 442).
attenuata Crotch. — Bed., 1. c., p. 442, pl. X, f. 5.
discrepitans Bed, 1. c., p. 443. Sumatra.
Linodesmus
(Bed., Ann. Mus. Civ. Gen., XVIII, p. 443).
cæcus Fabr. — Bed., 1. c., p. 443, pl. X, f. 6.
magnificus Har., Mitth. Münch. ent. Ver. 1878, II, Afr. centr.
p. 111; Col. Heït:,1879, XVI, p. 217, pl: IT; £. 6.
Euxestus Woll.
minor Sharp, Tr. Roy. Dublin Soc., (2) III, p. 145, Oahu.
PL AS PSE
Eidoreus
(Sharp, Tr. Roy. Dublin Soc., (2) 1IT, 146).
minutus Sharp, 1. c. Iles Hawaï.
Cryptodacne
(Sharp Ent. Month. Mag., XV, p. 82).
ferrugata Broun, Man. N. Z. Col., p. 641. N. Zélande.
lenis Broun, I. c: is
synthetica Sharp, Ent. Month. Mag., XV, p. 82. —
vagepunctata Broun, N. Z. Journ., I, p. 497. —
Pselaphacus Perch.
conspersus Kirsch, Berl. ent. Zeit., XX VII, p. 211. Bogota.
mysticus Gorham, Proc. Zool. Soc., 1883, p. 84. Chancomayo.
Nicaraguæ Crotch. — Waterh. Aïd, I, pl. 72. _—
Megischyrus Crotch.
Bartletti Gorham, Proc. Zool. Soc., 1883, p.85, pl. 18, f. 9. Pérou.
elongatus Gorham, I. c. : —
Ischyrus Lac.
grammicus Gorham, Proc. Zool. Soc., 1883, p. 86. Pérou.
nobilis Crotch, Révis., p. 53. Amazones.
peruvianus Gorham, Proc. Zool. Soc., 1883, p. 85. Pérou.
SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES COLÉGPTÈRES. 223
Mycotretus Lac.
bicolor Kirsch, Deutsch. ent. Zeit., 1876, p. 101. Pérou.
brasilianus Crotch, Révis., p. 66. Brésil.
Orestia Germ. ().
sierrana Heyd., Deutsch. ent. Zeit., XX VI, p.48. Andalousie.
Triplax Herbst.
amurensis Reitt., Deutsch. ent. Zeit., XXIII, p. 222. Sibérie.
cinnabarina Reïtt., |. c. —
E'mgei Reïtt., Deutsch. ent. Zeit., XXIX, p. 391. Attique.
Julvus Reïtt., 1. c., p. 223: Sibérie.
nigrina Reïtt., 1. c., p. 222. —
seminigra Reïtt., L. c. —
signaticollis Reïtt., 1. c., p. 221. =
tergestana Reïtt., Deutsch. ent. Zeit., XXV, p. 229. Trieste.
valida Reiïtt., Verh. Ver. Brünn, XXII, p. 5. Hamarat.
Tritomidea Mots.
atripennis Gorham, Not. Leyd. Mus., VII, p. 257. Sumatra.
rubripes Reitt., Verh. Ver. Brünn, XVIII, p. 183. N. Zélande.
æanthosticta Gorham, Ann. Mus. Civ. Gen.,Il (2), p. 517. Bornéo.
Cyrtotriplax Crotch.
ancora Reïtt., Verh. Ver. Brünn, XXII, p. 6. Lirik.
antennata Reïtt., Deutsch. ent. Zeit., XXIII, p. 225. Sibérie.
atra Reïtt., 1. c., p. 224. —
bipustulata Fab. — Perris, Ann. Soc. Lyon, nouv.
sér., XXIIT, p. 410, f. 574-575 (larve).
colombonica Karsch, Berl. ent. Zeit., XX VI, p. 388. Colombo.
infulata Reïtt., Verh. Ver. Brünn, XXII, p. 6. Lirik.
irrorata Reïtt., Deutsch. ent. Zeit., XXIII, p. 224. Sibérie.
univestris Reïtt., Verh. Ver. Brünn, XVI, p. 166, Suram.
HAN I SL.
Motrita
(Westw., Tijdschr. Ent., XXVI, p. 71).
Julvipes Westw., 1. c., p. 78, pl. 3, f. 16et pl. 5,f.19-25. ?
Lybas Lac.
dorsalis Gorham, Proc. Zool. Soc., 1883, p. 86. Pérou.
() Ce genre doit se placer dans le groupe des Halticides ; nous n’avons pas à
examiner ici les raisons qui l’ont fait mettre parmi les Érotylides dans le
Catalogue de Munich.
224 SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES COLÉOPTERES.
Palæolybas Crotch.
cychramoides Gorham, Proc. Zool. Soc., 1883, p. 87. Camaroon.
Aulacochilus Lac.
agaboides Gorham, Proc.Zool.Soc.,1883, p. 83,pl. 18, Andaman.
f. 10
Bedeli Har., Mitth. Münch ent. Ver., IV, p. 170. Nikko.
episcaphoides Gorham, Proc. Zool. Soc., 1883, p. 84,
pl. 18,112; Andaman.
furciferus Gorham, 1. c., p. 84, pl. 18, f. TA ss
humeralis Waterh., Ann. Nat. Hist. XIII, p. 372. Philippines.
inclytus Gorham, j Ce, p.83. Andaman.
Cyclomorphus Hope.
glabratus Waterh., Cist. ent., II, p. 428. Colombie.
; ZÆgithus Fab.
sanquineus Dohrn, Stett. ent. Zeit., XLI, p. 152 et 293. Ega.
Walkenaeri Lac., Mon., p. 280. Brésil.
Brachysphænus Lac.
arculifer Kirsch, Berl. ent. Zeit., XX VII, p. 211. Équateur.
deficiens Crotch., Révis, p. 129. Amazones.
Cypherotylus Crotch.
Baden? Kirsch, Berl. ent. Zeit., XXVII, p. 211. . Chin?
æneoniger Crotch, Révis., p. 163. Equateur.
Erotylus Fab.
æquatoris Kirsch, Berl. ent. Zeit., XXVII, p. 211. Équateur.
elongatus Crotch, Révis, p. 157. ?
vinculatus Lac., Mon., p. 426. Bogota,
varians Crotch, Révis, p. 154. | Amazones.
Bacis Hope.
immaculicollis Crotch, Révis, p. 180. Amazones.
nigropictus Crotch, 1. c., p. 181. Vénézuela.
—— SCO —
TABLE DES MÉMOIRES.
Note sur des Lépidoptères recueillis en 1884, à l'ile de Waigiou
(Nouvelle Guinée) par M. van Renesse-van Duivenbode, par
M. J. B. CarroniER : 5
Liste des trois cent quarante espèces Le Coléoptères nus
siers terrestres actuellement authentiquement capturées en
Belgique avec le tableau synoptique de leur distribution
géographique dans le pays, par M. A. Preupuoue pe Borne.
Liste des cent dix-sept espèces de Coléoptères Carnassiers
aquatiques actuellement authentiquement capturées en
Belgique avec le tableau synoptique de leur distribution
géographique dans le pays, par M. A. Preupuoume DE Borre.
Description de deux espèces nouvelles du genre Ægidium
Westwood suivies de la liste des Orphnides du Musée royal
d'Histoire naturelle, par M. A. PreuDHOoMME DE BorRE
Métamorphoses de quelques Coléoptères: sie par
M. E. Ducès (avec trois planches) . . . PDA
Liste des Cicindélides décrits UE au u Catalogue de
Munich, par M. J. Deumoor
Catalogue des Trogides décrits jusqu’à ce Sau. Préc d un
synopsis de ne genres et d'une esquisse de leur distribution
géographique, par M. A. PREUDHOMME DE BorRE (avee une
planche). TERRE
Note sur le genre Ectinohoplis deb par M. A.
PREUDHOMME DE BORRE. . . . .
Liste des Lathridiides décrits postérieurement au iCalbeue de
Munich, par M. M. J. Becox.
Liste des Lamellicornes Laparostictiques le par ‘feu
Camille Van Volxem pendant son voyage dans le midi de la
péninsule hispanique et au Maroc,en 1871, par M. A. Preup-
RIRE BORREN LV ER ARR ns Tes
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T, XXX. XVI
Pages.
19
88
98
226 TABLE DES MÉMOIRES.
Liste des Lamellicornes Laparostictiques recueillis par feu
Camille Van Volxem pendant son voyage au Brésil et à La
Plata en 1872 suivie de la description de dix-huit espèces
nouvelles et un SOU nouveau, par M. A. PREUDHOMME DE
BoRRE
Note sur les genres ? Hapalonychus Westwood ” Trichops
Mannerh. (inédit), par M. A. PREUDHOMME DE BoRRE.
Observations upon species of Curculionidæ injurious to Cyea-
deæ, especially to plants of the genus Zamia, by J. ©.
Wesrwoop (with one plate) . ;
Études Myrmécologiques en 1886, par M. à FoneL
Supplément au Catalogue des Coléoptères de MM. Fe ue
et de Harold : domi etÉrotylides, par M. E. FLeuriaux.
105
121
125
151
216
BULLETIN
DE LA
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE
DE
BELGIQUE
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7 :
BULLETIN
GOMPTES-RENDUS DES SÉANCES
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE
BELGIQUE
ANNÉE 1886
BRUXELLES
AU SIEGE DE LA SOCIÉTÉ
MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE
ORGANISATION ADMINISTRATIVE
POUR L'ANNÉE SOCIALE 1886,
Conseil d'administration.
MM. PREUDHOMME DE BoRRE, président.
WEINMANN, v0Ce-président.
LAMEERE, secrétaire et bibliothécaire.
FoLoGnE, érésorier.
CAPRONNIER.
JACOBS.
RoOELOrSs.
Commission de vérification des comptes,
MM. ENGELs.
Fonpu.
KERREMANS.
Commission de surveillance des collections.
MM. WEINMANN, president.
L’'ARBALESTRIER.
REMY.
COMPTES-RENDUS DES SÉANCES
DE LA
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE
DE BELGIQUE.
SÉRIE IL. — N° 68.
Assemblée mensuelle du 9 janvier 1886.
PRÉSIDENCE DE M. PREUDHOMME DE BORRE.
Présents : MM. Becker, Bergé, Capronnier, Degouve de Nuncques,
De Le Court, Demoor, Fologne, Francois, Funck, Jacobs, Kerre-
mans, L’Arbalestrier, Meunier, de Selys-Longchamps, Vandervelde,
Van Segvelt, de Vaux, Weinmann et Lameere, secrétaire.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 5 décembre 1885
est approuvé.
Le Président annonce que le Conseil d'administration a maintenu
dans leurs fonctions respectives MM. Weinmann, vice-président,
Lameere, secrétaire et bibliothécaire, Fologne, trésorier.
Le Conseil a admis comme membres associés, MM. Léon Gernaert,
étudiant à Ixelles, ayant déjà fait partie de la Société, présenté par
MM. Lameere et de Borre, et Gérard Nagelmackers, étudiant à
Liège, présenté par MM. Candeze et Lameere.
MM. Maréchal et Vanderkindere, membres effectifs et Putzeys,
membre associé, ont envoyé leur démission.
Correspondance.
M. E. de Vaux remercie pour son admission comme membre
effectif et envoie son portrait-carte pour l’album de la Société.
La Société Royale Linnéenne de Bruxelles nous adresse Île
programme des conférences qu’elle organisera cet hiver.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXX. a
VI
Rapports, présentation de mémoires.
M. Van Segvelt donne lecture du rapport de M. Lamarche et du
sien sur la ÂVote sur des Lépidoptères recueillis en 1884 à l'ile
de Waigiou (Nouvelle-Guinée) par M. van Renesse-van Duivenbode
présentée par M. Capronnier. L'assemblée vote l’impression de ce
mémoire aux Annales.
Le Secrétaire communique les rapports de MM. Westwood et
Lichtenstein sur le travail déposé par M. Becker : Étude sur les
mœurs de Megachile centuncularis Latr. Après discussion, l’auteur
retire provisoirement son mémoire, désirant le compléter par de
nouvelles observations.
Conformément aux conclusions des rapports de MM Lameere et
Kerremans sur la Liste des trois cent quarante espèces de Coléop-
tères Carnassiers terrestres actuellement authentiquement capturés
en Belgique, avec le tableau synoptique de leur distribution géogra-
phique dans le pays, cetteëétude de M. Preudhommede Borre figurera
aux Annales.
M. Preudhomme de Borre dépose la Liste des cent dix-sept espèces
de Coléoptères Carnassiers aquatiques actuellement authentiquement
capturés en Belgique, avec le tableau synoptique de leur distribution
géographique dans le pays. — Rapporteurs : MM. Lameere et
Kerremans.
MM. Candèze et Bergé sont charges d'examiner un autre travail
présenté par M. de Borre : Description de deux espèces nouvelles
du genre Ægidium Westwood, suivie de la Liste des Orphnides du
Musée Royal d Histoire naturelle de Belgique.
Lectures, communications.
— Il est donné lecture par son auteur de la notice suivante :
OBSERVATION SUR LA LISTE DES HYMÉNOPTÈRES
RECUEILLIS AUX ENVIRONS DE LA STATION D'UCCLE, EN 1885
par le D: Jacobs.
Dans la liste des Hyménoptères pris autour de la station d’Uccle
et publiée dans le dernier Bulletin, mon attention a été attirée sur
plusieurs desiderata de ce travail concernant la date des captures,
l’omission des sexes, ainsi que sur des inexactitudes pour la dési-
gnation des espèces et des genres, et l'adoption d'espèces douteuses;
c’est persuadé que la rigueur scientifique est un devoir pour une
société, et d’une absolue nécessité en entomologie, que je viens vous
présenter mes remarques.
VII
La date de la capture des insectes faite dans un rayon res-
treint, était précieuse à connaître pour quelques espèces rares en
Belgique, et prises la plupart pour la première fois aux environs de
la capitale; tel est le cas pour les insectes suivants :
Xylonomus pilicornis Gr.
Cryptus marginellus Gr.
Panchus volutatorius Lin.
Lissonota altipes Holmg.
Omalus scutellaris Pz.
Hedychrum Gerstæckeri Chev.
Ceropales variegata Fab.
Aporus femoraiis Vanderl.
Crossocerus capitosus Schuck.
L'omission du sexe est à regretter pour tous les insectes de la
liste, aussi dois-je croire que le Xylonomus pilicornis Gr. est
une ©, le G' étant des plus remarquables par la touffe de poils qui
termine ses antennes. Cet Hyménoptère, parasite de Longicornes, ne
s’est rencontré jusqu'aujourd’hui que dans les essences forestières
propres à abriter les larves de ces Coléoptères; on n’en connaît que
peu d'exemplaires pris dans les forêts du Luxembourg.
L'absence d'indication du sexe me met dans l'impossibilité de me
rendre compte de l’espèce d’Ichneumon indiqué sous le nom de :
Ichneumon confusorius Gr.— Zchneumon luctatorius Wesm.
L’Zchneumon confusorius Gr. est une ©, et le Zuctatorius Wesm.
est pour le G\, le luctatorius Gr. (à l'exception de la © et des varié-
tés 1,4,9°); et pour la ©, l’Zchneumon confusorius Gr. Peut-être
l’auteur de la liste a-t-il adopté la manière de voir de Holmgrèn, et
se refère-t-il à l’Zcaneumon confusorius & Q Gr. créé par cet
entomologiste dans ses Zchneumon de la Suède, et identifié avec
l’Zchneumon luctatorius & Q Wesm. à l'exclusion des variétés.
La décision est diflicile, faute de précision.
Le sexe et le nom de l’auteur auraient été d'une absolue néces:
sité; les deux espèces sont fréquentes aux environs de la ville, et
c’est à cause de leur abondance qu’il faut savoir les distinguer.
Les insectes inexactement dénommés et laissant croire à de nou-
velles espèces pour notre faune locale sont les suivants :
1° Dolerus cœrulescens Htg.—Dolerus hæmatodes & Schrank.
Le Dolerus cœrulescens & a été décrit en 1837 par Hartig; il a
été reconnu que cet insecte est le G de l’Aæmatodes décrit en 1781
par Schrank. Le nom d’hæmatodes doit primer, il est antérieur à
celui de Hartig; cela est conforme à la synonymie de Thomson,
d'André, etc.
2 Chrysis neglecta Schuck. Crysis integrella S & Dahlb.
vi1i
3° Omalus scutellaris Pz. — ÆZ'lampus Panzerr & Q Fab.
4 Priocnemis fasciatellus Dahlb. — Priocnemis hyalinatus
Dañlb.
Dahlboom a décrit un Priocnemis Q sous le nom de fusciatellus,
mais antérieurement indiqué par Spinola, et un autre Priocnemis &,
sous le nom de 2. Ayalinatus ; ces deux sexes ne font qu'une seule
espèce : le nom d’Ayalinatus est resté.
5° Blepharipus subpunctatus Pz. (non Pz. mais Dahlb.) —
Crossocerus vagabundus & @ Pz. (Dahlb., T. I, page 350).
6° Bassus areolatus Holmg. — Passus sulcator G Q Grav.
(gen.).
Jusqu'à ce qu’il soit reconnu que le Passus areolatus Holmg. est
le Passus sulcator S Q Gr. (gen.), il faudra préférer dans la déter-
mination le second nom au premier.
7° Ephialtes manifestator Lin.
Kriechbaumer a distingué avec raison dans cette espèce créée
par Linné deux insectes différents :
L’Æphialtes imperator et V Ephialles rex.
Quel est celui des deux insectes qui se trouve porté sur la liste?
Parmi les insectes à caractères douteux et mal établis, qui laissent
du doute sur leur spécification, je dois citer :
1° Banchus volutatorius Linné.
Les caractères de cette espèce ne paraissent pas bien certains
et bien définis, la synonymie en est peu claire; le P.volutalorius ne
diffère du B. pictus, que par les cuisses en partie noires, et par la
ponctuation des hanches (subtiliter crebre punctatis, d'après Holm-
grèn), caractères bien subtils pour former une espèce.
La synonymie ne donne pas plus de certitude et embarrassera
plus d’un entomologiste; que l’on en juge :
Banchus pictus Gr., &Q — Zchn. volutatorius Lin., G.
Fauna Sueciæ, N° 1591.
Banchus falcator Gr., & Q — Zen. volutatorius Q.
Strœm, in Trond.Selsk.Skr.IIl.
Banchus compressus Gr., GS Q— Zchn. volutatorius Schrank.
Fauna Austr., page 349, N° 704.
Banchus monolineatus, Q, — Banchus volutatorius, Holmg.
var. l, Grawv.
(nec G' ut vol. cet. auct.).
Les commentaires n'éclairciront pas les caractères de cette
espèce!
2° La Lissonota altipes Holmg. est d’après Brischke le
IX
Phylodietus blandus Gr., et d’après Taschenberg, la Cryptopimpla
blanda Gr.
3 Hedychrum Gerstæckeri Chev.
Dédié par Chevrier à l’entomologiste Gerstæcker,cet Zedychrum
n’est plus considéré par l'auteur lui-même, que comme une variante Q
du Zucidulum, avec corselet bleu, comme chez le . (Chev., Chrysi-
des du bassin du Léman).
4 Chrysis auripes Wesm.
Cinq individus pris aux environs de Bruxelles ont permis la créa-
tion de cette espèce, laquelle est difficile à reconnaître; les ento-
mologistes belges ont de la peine à l’'admettre.
5° Aporus femoralis Vanderl. — Aporus bicolor G © Spin.
En 1826, Vanderlinden décrivit cette espèce d’après un indi-
vidu de la collection Wesmael ; ce dernier auteur, dans sa Revue
critique des Hyménopteres fouisseurs, s’exprime de la manière sui-
vante : « Les Aporus unicolor et femoralis appartiennent à la même
« espèce, et sont indubitablement les mâles del’ Aporus bicolor, mais
« ils ne méritent même pas d’être distingués l'un de l’autre, comme
« des variétés; car, outre les individus à cuisses de derrière noires
« (Ap. unicolor) et les individus à cuisses de derrière fauves (4p.
femoralis), on en trouve d’autres, chez qui cette différence de
coloration se nuance à tous les degrés. Quant aux autres diffé-
rences que Vanderlinden a cru observer entre eux, elles sont
purement illusoires, ou bien elles ne constituent que des carac-
tères individuels. Je puis à cet égard me prononcer avec d'autant
plus de certitude que j'ai encore en ce moment sous les yeux, les
individus d’après lesquels il a fait ses descriptions. »
Le Catalogue du British Museum cite cette espèce; Smith, son
auteur, ne l’a cependant jamais vue. En m’appuyant sur l'autorité
que je viens de citer, je pense que l’Aporus femoralis Vanderl. ne
doit plus figurer au catalogue de notre faune.
A R À A A À
2
6° Amblyteles elongatus Brischke — Amblyteles subserri-
cans Gr., ©.
Cet Amblyteles n’est plus admis par son auteur.
Dans la première livraison des Hymenopteren der Provinz Preus-
sen, Brischke a décrit sous le nom d’Amblyteles n° 2, Q(?), un Hymé-
noptère qui est l’A. elongatus, sans toutefois le dénommer. Dans
la quatrième livraison, il le baptise À. elongatus ©, et plus tard,
dans les Ichneumoniden der Provinzen West-und Ost-Preussen
(page 47), il revient sur sa détermination, et il le porte comme une
variete de l'Amblyteles subserricans & @ Grav. et il ajoute : « die
Segmente des Abdomen länger und letztes Segment ohne helle Flek.»
X
Kriechbaumer dans une étude comparative de l'Amblyteles subser-
ricans et de l'Amblyteles elongatus Brisch., est arrivé à la conclu-
sion que ces deux insectes ne forment qu’une même espèce, se
présentant sous deux formes distinctes; l’une à segments trans-
verses, à abdomen plus large et offrant souvent la ligne pâle décrite
par Gravenhorst au dernier segment, l’autre avec l’abdomen à
segments allongés, par conséquent plus longs que larges, et ne
présentant pas la tache pâle en question.
L'auteur de la liste cite encore dans ses captures des Z'xochus,
des Cryptus, des Phygadeuon, des Aptesis, etc. Pour ce qui est de
ces derniers insectes, je tiens à relever que Thomson dans ses
Miscellanea entomologica a apporté des modifications importantes
dans les genres, et que les espèces de Gravenhorst sont réparties
actuellement dans ces nouvelles créations; c'est ainsi que l’Apéesis
ou le Pezomachus nigrocinctus doit être porté dans le genre Wicro-
cryptus, et que le mâle a été reconnu pour être le même insecte que
le Cryptus fulveolatus Gr.; de même que l'Apéesis hemipterus est
pour Thomson un Æemiteles hemipterus. L'Æzxochus cité doit
rentrer dans le genre Wetacælus Fœrster.
Ces dernières observations n’ont d'autre but que de signaler à la
Societe les progrès faits dans cette partie de l’entomologie, progrès
que les spécialistes ne doivent pas ignorer.
— M. Van Segvelt demande la parole pour une communication
bibliographique :
A la séance du 5 juillet 1884, notre collègue M. le D' Heylaerts
annonçait l'apparition d'un ouvrage du DO. Staudinger sur les Lépi-
doptères exotiques sous le titre: Æ'xotische Schmetterlinge. Abbil-
dungen un& Beschreibungen der wichtigsten exotische Tagfaller in
systematische Reihenfolge mit Berücksichtiqung neuer Arten, von
D° O. Staudinger unter technischer mitwirkung von D° Æ. Lang-
hans.
D'après le prospectus, cette publication devait comprendre 120
planches avec 1500 figures en 24 livraisons. Depuis, le mode de
publication a subi quelques modifications; l'ouvrage ne renfermera
que 100 planches avec 1200 figures en 20 livraisons et formera
la première partie d'un ensemble dont la seconde partie, due à la
plume du D" E. Schatz paraîtra sous le titre : Die Familien und
Gattungen der Tagfalter systematisch und analytisch bearbeitet,
en format in-folio avec planches lithographiées et gravures sur
bois, en 6 livraisons.
Le D° Hey'aerts émettait l'espoir que le D" Staudinger nous donne-
rait quelque chose de bon, de solide, d'instructif sur les papillons
Rhopalocères exotiques. Son attente n’a pas été trompée. Jusqu'à
…
XI
ce jour soixante planches ont paru, représentant les Paypilionides,
Piérides, Danaides, Héliconides, Acræides et une partie des Nym-
phalides. Déjà 692 espèces sont figurées. Les cinq premières familles
renferment des descriptions ou des observations relatives à 1130
espèces dont 113 nouvelles. Le texte paru à la présente date ne se
rapporte qu'aux trente-huit premières planches. Staudinger estime
que, lorsque l'ouvrage sera terminé, il renfermera la diagnose de
3500 Lépidoptères dont 350 espèces ou variétés nouvelles. Ceci
permet de juger de l’importance considérable de la nouvelle publi-
cation du savant lépidoptérologiste.
Les idées du D' Staudinger sur la distribution géographique des
Lépidoptères, sur l’espèce, la classification, etc., sont généralement
connues et ne paraissent pas avoir subi de notables modifications.
Il continue à admettre cinq territoires fauniques :
1. Territoire de la faune européenne.
_ » »y nord-américaine.
5 14 » » indo-australienne.
4, » » africaine.
5. » » sud-américaine.
Au reste l'introduction qui ne paraîtra qu’à la fin de la publication
s’étendra longuement sur la question de géographie entomologique
envisagée au point de vue des Lepidoptères.
L'auteur ne pense pas que certaines espèces soient répandues sur
toute la surface du globe. Il admet la présence de quelques espèces
dans deux ou trois territoires fauniques distincts, mais s’élève contre
la distribution universelle de certaines formes, par exemple, à propos
de Pyrameis cardui, qui manque dans la région néo-tropicale et se
retrouve dans toutes les autres régions. Car, aux yeux de Stau-
dinger, P. Carye Hübn. n'est pas, comme on l’admet assez généra-
lement, une variété locale de P. cardui, mais bieï une espèce
distincte. Il s'appuie, pour étayer cette conclusion, sur le peu de
variabilité de P. cardui, sur la présence simultanée des cardui
et Carye dans la même région et enfin sur certains caractères
constants de coloration, qui permettent de les distinguer parfaite-
ment l’un de l’autre et qui rapprochent Carye du Pyrameis chilien
Terpsichore.
A propos de la distribution géographique des Parnassiens, l’auteur
dit que la limite sud de la faune palæarctique, que le manque de
récentes explorations n'a pas permis de mieux établir, est mal déter-
minée et arbitraire, impression qui n’est pas démentie par la lecture
de son introduction au Catalogue de la faune du territoire de
l'Europe, et sur laquelle notre regretté collègue Breyer a insisté
dans son rapport sur la deuxième édition de cette faune, publié
dans les Bulletins de notre Société. Pour le Japon, le nord de cet
XII
empire appartient à la région palæarctique, tandis que le sud forme
une transition vers la faune de l’Inde, fait déjà signalé par notre
savant Président d'honneur, M. de Sélys, dans ses travaux sur
les Odonates. Staudinger, d'accord en cela avec M. de Borre,
admet l'existence de zones neutres entre deux territoires fauniques
quand ceux-ci ne sont pas séparés par de vastes mers.
L’Arabie paraît appartenir bien plus à la faune africaine, qu’à la
faune de l'Inde. La faune du territoire de l’Europe s'enrichit de
quelques espèces. Signalons parmi elles Zuehdorfia Puziloi Ersch.,
jolie espèce intermédiaire entre les 7'hais et certains Papilionides,
capturée dans la partie S.-E. de l'Amour, Vanessa Charonia, dont la
présence n’a été signalée qu’en un exemplaire unique, vers le Sud
de la même région. Ce fait suffit-il pour faire admettre définitive-
ment un insecte comme partie constitutive d’une faune ? Cela paraît
fort douteux. Une troisième acquisition est le Pyrameis virginien-
sis Drury, qui se rencontre dans les deux Amériques et s'est égaré
dans les îles Canaries. Enfin Danais Tytia Gray, qui ressemble
d’une façon si étonnante au Papilio Agestor Gray du Nord de l'Inde,
s’'avance jusque dans la petite île d’Askold, appartenant au pays de
l'Amour.
Si nous voyons certaines espèces marquer une tendance à envahir
de nouveaux territoires, d’autres, au contraire, semblent d’une
extrême rareté et appartiendraient à une période géologique dispa-
rue. Citons : Papilio Zalmozis Hew. que l’on peut regarder comme
un remplaçant, en Afrique, du type Ornithoptera, qui habite entre le
Niger et l’Ogowe; plus spécialement l’île Fernando-Po et le Gabon;
Druryia Antimachus Drury, habitant les mêmes régions; Syx
infernalis Stgr., du Chanchamayo, au Sud-Est du Pérou, qui paraît
former une transition du genre Parnassius aux Piérides. Enfin le
Pseudopontia paradoza Feld., dont la nervulation est si remar-
quable, habite également le Gabon. Remarquons que le Welwitschia
mirubilis Hooker, cette plante curieuse de la famille des Gnétacées,
se trouve également sur la côte ouest de l’Afrique, vers les mêmes
régions, au Benguela, dans les environs du Cap Nègre.
Quelques types tendent à disparaître, entre autres Papilio Gam-
brisius Cram. des Moluques.
L'auteur explique la présence d'espèces voisines par la ressem-
blance des climats; c'est à cette cause qu’est due l’affinité considé-
rable des Colias Veautieri Guér., Argynnis Anna Blanch. et
d’autres espèces chiliennes avec nos espèces européennes.
À propos de la variabilité des espèces, Staudinger n'’admet pas
qu’on puisse rencontrer des variétés locales sur des îles, même quand
celles-ci auraient la superficie de l’île de Java. Cette remarque est
faite à propos d'Ornithoptera Pompeus Cram.
XIII
Une curieuse observation est suggérée par ZÆZeliconius Melpo-
mene L. Cette espèce varie peu à Panama, dans ia Colombie,
au Venezuela; mais plus au Sud, à Surinam (Guyane) et dans la
région de l’Amazone, la variabilité de cette espèce est vraiment
incroyable.
Tous les Lépidoptérologistes connaissent les Papilio Polytes,
Memnon et d'autres espèces de l’Inde, qui ont des femelles très
polymorphes. En Afrique, au contraire, ce cas est extrêmement
rare, Staudinger n’y connaît que P. Merope à plusieurs formes
femelles.
L'auteur admet volontiers, peut-être à tort, que des croisements
s'opèrent en nombre assez considérable entre espèces voisines, dans
la nature. Tel serait le cas pour certaines Coliades, des espèces du
genre Z{homia, Papilio Cyamon Gray et formes affines.
Le dimorphisme sexuel est extrêmement répandu parmi les papil-
Jlons Rhopalocères exotiques; parmi les cas les plus curieux on peut
citer: Papilio Merope, P.Androgeos, Cynthia Moluccarum, Argyn-
nis Diana et Symphedra canescens.
On connaît les travaux de MM. Bates, Wallace, Belt, Trimen et
Riley sur les espèces imitatrices. D’après Staudinger ces espèces
sont rares, même, ajoute-t-il, très rares. Ce fait ne concorde pas
avec la théorie d’après laquelle les espèces imitatrices se revêtiraient
de la livrée des espèces imitées pour échapper, par exemple, à la
voracité des oiseaux.
Papilio Euterpinus Salv. de l'Amérique du Sud copie très exac-
tement Pereute charops Q, mais est excessivement rare. Il en est
de même des Q © de Perrhybris Lorena Hew. imitant des Hélico-
nides. Un autre fait ébranle la théorie du mimétisme. C’est la pré-
sence des espèces imitées et imitatrices dans des contrées très éloi-
gnées l’une de l’autre, ainsi PAyciodes leucodesma Feld. qui est
originaire de l'Amérique du Sud, et rappelle Weptis kikidelr Boisd.
de Madagascar.
Pour les plantes l’objection est encore plus sérieuse car plusieurs
espèces mimétiques ont leurs aires de dispersion très éloignées l’une
de l’autre.
Le D' Hahnel dans ses Reiscerrinnerungen aus Süd-Amerika
présente une autre théorie pour expliquer la ressemblance étroite de
certaines espèces.
Pourquoi Papilio Ridleyanus White, qui se rencontre entre les
fleuves Ogowe et Quango est-t-il le seul Papilio mimétique africain,
tandis que l’Amérique du Sud et l’Inde offrent des exemples plus
nombreux de mimétisme ?
Le livre de Staudinger, on le voit, est rempli de remarques inté-
ressantes et dignes de toute l’attention des lépidoptérologistes.
XIV
Le savant allemand conserve assez bien la classification suivie
par lui dans ses catalogues annuels. Au reste, ce n’est qu'après la
publication du livre de son collaborateur, le D' Schatz, qu’on pourra
apprécier exactement leurs idées sur la classification. Mais on
peut prévoir dès-à-présent qu’une grande modération aura présidé
aux changements qu’ils croiront devoir introduire. Comme le rappe-
lait naguère feu notre excellent collègue Breyer, Staudinger n’est
pas ce qu'on appelle en histoire naturelle un idéologue. Ce n'est
point non plus un ambitieux. Il lui importe peu de voir figurer son
nom derrière quelques espèces plus ou moins nombreuses; ses tra-
vaux sérieux suffisent à sa légitime ambition — modestie trop rare
aujourd’hui, car la chasse au nom d’auteur d'espèces est une manie
nouvelle très préjudiciable à la vraie science.
Les opinions de Staudinger en fait de nomenclature ont quelque
peu changé. Ainsi il se permet de corriger des fautes d'orthographe,
ce qu’il n’autorisait pas autrefois. Ajoutons pour finir, que les plan-
ches de son nouvel ouvrage sont très bien faites, d’une fidélité rare
et que l’auteur n’a rien négligé pour rendre sa nouvelle publication
digne de ses aînées. Ce qui a paru jusqu'ici fait attendre avec une
légitime impatience la dernière partie de sa publication. Bref, Stau-
dinger a doté la science des papillons d'un ouvrage indispensable et
il l’a richement dotée.
— Le Secrétaire donne lecture d’une note envoyée par M. Hey-
laerts :
UNE PSYCHIDE NoUvELLE DE JAVA.
Eumeta Tjipannensis m.
Mas. — Brunneo-cupreus, dense hirtus, capite parvo antice
brunneo-griseo, postice brunneo-fusco; antennis brevibus, 28-articu-
latis, nigro-brunneis, ciliis longioribus, apicem versus solum decres-
centibus; pseudopalpis brunneo-griseis. — Thorace abdomineque
omnino brunneo-fuscis ; partibus genitalibus brunneis ; pedibus flavo-
brunneis ut apud genus Z'umeta Walk.
Alis anterioribus elongatis, apice producto, dense brunneo-cupreo
hirtis et squamulatis, cellulis tamen 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9 nigro-
brunneis; fimbriis brevibus nigro-brunneis; costis 12 : 4 + 5 longe
pedunculatis, 9 et 10 ex eodem puncto, angulo anteriori cellulæ
mediæ, hac cellula intrusa longa; 1° marginem posteriorem versus
ramulos tres emittente.
Alis posterioribus fere triangularibus, brunneo-cupreis, fimbriis
concoloribus ; costis 8 : 4 + 5 pedunculatis, ramulus obliquus prope
basin 8 et marginem anteriorem cellulæ discoidalis (hac cellula
intrusa) jungente.
Expansio alarum 30 mm. — Femina larvaque mihi ignotæ sunt.
XV
Larvæ involuerum cylindricum, longitudinis 33 mm., irregula-
riter lichenibus, ramulis foliisque siccis obtectum est.
Pupa maris nigra.
Habitat : Insula Java, Preanger, Tjipannas. — Altitudo : 3500”.
Cette espèce tres intéressante a été trouvée par M. le lieutenant
colonel W. E. J. Hekmeyer près de Tjipannas, dans les Preanger
Regentschappen. Nous devons à ce savant la connaissance d’un
grand nombre de Lépidoptères javanais.Nonobstant ses occupatious
multiples, scientifiques et autres, il a su trouver le temps de chasser
partout où il se trouvait. Armé d'une volonté de fer, et doué du
coup d’œil pratique, il a osé braver le climat javanais pour nous
faire connaître une partie des richesses entomologiques des Indes
Néerlandaises.
— M. Dietz nous adresse diverses observations relatives à notre
- faune indigène.
Dans une lettre de M. Fauvel recue il y a quelque temps déjà se
trouve le passage suivant que je prends la liberté de communiquer à
l'assemblée et sur lequel j'appelle l'attention des possesseurs du
Rhantus exolelus.
«.... Permettez moi de vous signaler une remarque faite à propos
« du Æhantus latilans, dont il est question (Ann. Soc. Ent. Belg.,
« 1883, page XCIV). Sharp n’a pas dû se tromper en le citant de
« Belgique, car j'en ai un exemplaire pris à Lille par M. Lethierry
« (confondu, je crois, par lui avec l’exoletus). Sans doute il en a en
« collection, mais jusqu'ici j’ai été empêché par d’autres occupations
« de lui signaler cette confusion. »
Monsieur Fauvel a reconnu parmi mes Pembidion biquttatum
deux éricolor, espèce ou variété distinguée par Bedel et décrite par
lui dans sa faune du bassin de la Seine, p. 35.
L'éricolor est voisin du bigultatum Dej.et, comme lui, a six stries.
Voici les différences, selon la faune de Bedel :
IRICOLOR. BIGUTTATUM Dej. (LuNuLUM Fourc.).
Articles 3 à 10 des antennes environ Articles 3 à 10 au plus 2 fois ‘2 aussi
3 fois aussi longs que larges ; longs que larges ;
Elytres irisées, à ponctuation médio- Elytres à ponctuation giosse en
cre en avant; avant ;
Stries internes indiquées même en Stries internes effacées en arrière
arrière. :
4 à 5 mil]. 3 1/2 mill.
La différence basée sur les stries internes me paraît trop absolue.
J’appelle tout spécialement l’attention de mes collègues sur cette
espèce, car plusieurs doivent la posséder, confondue avec biqutlatum
Dej. Ce qui me le fait croire surtout, c’est que Schaum dit (p. 738)
XVI
qu’il possède de Belgique des exemplaires à 6 stries qui surpassent
même oulneratum Dej. en grandeur et qui diffèrent à peine par la
couleur. Ces grands exemplaires devaient être des iricolor.
L'espèce paraît ne se rencontrer qu’au bord des eaux saumûtres.
Mes exemplaires proviennent d’Austruweel et de Lillo, rive droite
de l’Escaut en aval d'Anvers. Nouvelle pour la faune belge.
Il a reconnu parmi mes captures un autre Pembidion non moins
intéressant, le 2. éenellum Er. qui n’a pas encore été mentionné en
Belgique, que je sache. Il ne figure pas dans le catalogue de Borre.
Cette espece ressemble beaucoup à première vue au #inimum
Fab. (pusillum Gy1l.); peut-être est-il confondu avec lui dans mainte
collection. Il s’en distingue néanmoins aisément par ses sillons
oculaires convergeant en avant (sans toutefois se résoudre fran-
chement en pointe comme chez Doris), ces sillons sont parallèles
chez P. minimum. Le corselet de 2. fenellum est aussi plus long, plus
étroit et bien moins large à la base que chez P. minimum. Les carac-
tères contraires donnent à ce dernier une apparence plus lourde et
plus massive. Les tibias sont plus ou moins rougeâtres chez P. tenel-
lum, noirâtres chez 2. minimum. La couleur est verdatre ou bleuâtre
avec une petite tache orangée externe aux 2/5, parfois effacée.
De mes trois exemplaires un seul est verdàätre et les taches
orangées manquent.
Ils ont ete pris à Hoboken et Bornhem sur l’Escaut.
M. Paul Roelofs, d'Anvers, membre associé, m’a soumis ses cap-
tures de 1884, parmi lesquelles j'ai remarqué les bonnes espèces
suivantes :
Trechus micros Herbst, Hoboken.
Olisthopus rotundatus Payk., Calmpthout.
Taphria nivalis Panzer, de}
Dromius linearis Oliv., Calmpthout et Deurne.
Cette espèce ne figure pas dans le catalogue de la province
d'Anvers de M. de Borre. J’ai réussi à en capturer aussi un exem-
plaire à Deurne en novembre dernier.
Dromius melanocephalus Dej., Calmpthout.
A cupalpus flavicollis Sturm, Deurne.
MNecrodes hittoralis L., Calmpthout.
S'ilpha thoracica L., GE
MNecrophorus humator Goeze, Schooten.
— morluorum Fabr., de
C'est le premier W. morluorum que je vois de la province
d'Anvers.
Onthophilus sulcatus Fabr., Deurne.
— striatus Forst., de
XVII
Toutes ces localités sont situées dans la province d'Anvers.
— M. Preudhomme de Borre fait la communication suivante :
En relisant, après son impression dans notre compte-rendu de la
séance du 7 novembre 1885, mon analyse du discours de M. Scudder
sur les Myriapodes et Arachnides fossiles, je fus surpris de remar-
quer une circonstance assez bizarre qui m'avait d’abord échappé
dans les tableaux synoptiques que j'avais reproduits d’après l’auteur
américain.
Aux terrains tertiaires, ou cénozoïques, comme dit M. Scudder,
parmi les Myriapodes, 40 espèces sont rapportées à l’époque oligo-
cène, 1 à l’époque miocène, aucune aux époques éocène et pliocène.
Pour les Arachnides, l’époque éocène aurait fourni seule 238 espèces,
l’époque oligocène seulement 30, l'époque miocène 17 et l’époque
pliocène, aucune. N’y avait-il pas là une contradiction manifeste
avec ce que dit M. Scudder, que ce sont les succins de la Baltique
qui, pour ces deux classes d’Articulés, ont été la grande mine aux
trouvailles ?
Je viens de recevoir une lettre du savant professeur de géologie
de l’Université de Louvain, M. de La Vallée-Poussin, qui, à la
lecture de ma note, avait aussi été frappé de cette différence
entre les deux tableaux. « Les couches à succin, dit-il, où l’on a
trouvé un si grand nombre d’Arachnides dans le Samland, sont
oligocènes. D’après Güppert, Berendt et Lôw, les Arachnides
et les Myriapodes y sont associés à plus de 600 espèces de
Diptères. ».
Je me suis rappelé ensuite qu’il y a un certain nombre d'années,
l’âge des couches à succin était encore controversé et que des
géologues les regardaient comme éocènes, et, si ma mémoire est
fidèle, d’autres comme miocènes. Il est donc vraisemblable que
notre collègue de Cambridge, pour dresser ses tableaux, aura puisé
ses renseignements à des sources diverses, en désaccord sur l’âge
des mêmes terrains, et que, tandis que son tableau des Myriapodes
paraît très exact, celui des Arachnides devrait être refait avec une
critique plus rigoureuse des sources, quant à la stratigraphie; car,
de tout ceci, il faut seulement conclure qu’il a dû faire figurer sans
doute dans la colonne éocène un très grand nombre d'espèces qui
auraient dû être placées dans l’oligocène, mais qu’il n’est pas non
plus certain que toutes soient dans le même cas. Il faudrait que
M. Scudder examinat de nouveau chacune des espèces au point de
vue de la provenance.
— Le Président annonce la capture probable à Frameries
(Hainaut) du Dytiscus latissimus Linn. Un exemplaire en a été
remis à notre collègue M. Bivort par l’instituteur communal de
Frameries, qui le tenait lui-même d’un de ses élèves. Des recherches
XVIII
actives seront faites dans la localité pour savoir si l’insecte y existe
réellement.
M. de Selys-Longchamps fait observer à ce propos que la capture
d’un exemplaire unique ne prouverait pas l’indigénat de cette espèce
dans le Hainaut; les Dytiscus volent bien et fort longtemps : il n’y
aurait donc rien d'étonnant à ce qu'un individu de Campine soit
venu s’égarer aussi loin.
— M. de Borre cite encore la capture par M. Bivort à Fleurus
de l’'Odontæus mobilicornis Fab.
— M. Kerremans tient à déclarer que le spécimen de Carabus
auronitens capturé par lui dans la forêt de Soignes, et que M. Géhin
avait d’abord cru pouvoir identifier avec la var.cupreonitens Fauvel,
n'est qu'un exemplaire de la var. Putzeysi à pattes noires, forme
des plus rares.
— Le Président donne lecture d’une lettre de M. Weyers, dont le
passage suivant intéressera nos chasseurs :
Dans le compte-rendu de juillet 1885, M. le D' Jacobs cite la
capture du Cerophytum elateroides. Si cela peut intéresser, je puis
citer une autre localité des environs de Bruxelles pour cette espèce
que j'ai capturée fin juillet 1853, avec Mors. Nous en avons trouvé
5 &'et 49 sur et sous les derniers arbres de la route d'Auderghem,
à gauche, avant d'entrer au village; je crois, que ces arbres étaient
des ormes. La capture de cette espèce, que je prenais pour la 1'° fois
et que je n’ai plus retrouvée depuis, est toujours restée dans mes
souvenirs. Dans cette même chasse, mais à Rouge-Cloître, j'ai
capturé un exemplaire du Zudius ferrugineus; j'ai pris aussi un
autre exemplaire de cette dernière espèce à Jette, dans une toile
d’araignée; ce sont les deux seuls spécimens de cette espèce que
j'aie capturés.
M. de Borre fait suivre cette communication de quelques
réflexions :
Relativement au Cerophytum elateroides, j'ajouterai qu'il y à
environ huit ans, j'en ai pris ici deux exemplaires. L’un m'est tombé
sur la tête comme je me trouvais à l'intersection des trois allées
principales du Parce. J’ai trouvé l’autre chez moi dans une chambre
du second étage, lorque j'habitais Boulevard du Régent, à côté du
Parc. J'ai cru pouvoir supposer que ces insectes habitaient ces vieux
ormes du Parc, dont il ne restera bientôt plus un seul, antiques
troncs blessés par les boulets de la révolution de 1830. J’ajouterai
qu’on ne laisse plus vieillir les arbres chez nous, ce qui amènera la
disparition de certaines rares espèces æylophiles, si chères aux col-
lectionneurs. Ceci prouve de plus que c’est un peu abusivement qu'on
place certaines espèces parmi les espèces nuisibles aux arbres; si
cela était ainsi, nous les verrions se conserver en se portant sur les
XIX
arbres jeunes, sains et vigoureux qui remplacent les vétérans mutilés
du Parc.
Quant au Ludius ferrugineus, depuis plus de trente ans que je
chasse dans le pays, je ne l’ai pris qu’une seule fois, à Grâce-Berleur,
près de Liège, sur une haie d’aubépine.
Il y a quelques jours, notre collègue, M. Boedt, m'en a fait voir
un exemplaire pris par lui à Ypres.
— Il annonce encore que le Musée a exposé pour le mois de jan-
vier les 39 premières caisses de sa collection de Coléoptères Carnas-
siers du pays (Cicindélides inclus Calathiens) et une caisse contenant
les Omophroniens et Trachypachiens de la collection générale.
— M. Lameere fait savoir que la bibliothèque de la Societe sera
dorénavant ouverte tous les samedis de 3 à 5 heures.
La séance est levée à 9 1/2 heures.
AVIS.
Comme suite à la résolution prise à l'assem-
blée générale du 26 décembre 1885, le Conseil
a décidé que les Lépidoptères éliminés des collec-
tions de la Société et mis au rebut, seront distri-
bués entre nos membres. Les amateurs sont priés
de s'adresser au Secrétaire avant le 1x mars,
date à laquelle tout le reliquat sera détruit.
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE,
COMPTES-RENDUS DES SÉANCES.
O—
SÉRIE III. — N° 69.
Assemblée mensuelle du 6 février 1886.
PRÉSIDENCE DE M. PREUDHOMME DE BORRE.
Présents : MM. Becker, Bergé, De Lafontaine, Demoor, M! Der-
scheid, MM. J. Devaux, Du Pré, Engels, Francois, Funck, Jacobs,
Kerremans, L’Arbalestrier, J. Mélise, Remy, de Selys-Longchamps,
Vanderhaeghen, Vandervelde, Van Segvelt, Weinmann et Lameere,
secrétaire.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 9 janvier est
approuvé après l'observation suivante de M. Becker : « Je ferai
remarquer que ce n’est pas après discussion que j'ai retiré provi-
soirement mon mémoire sur le Jegachilecentuncularis, mais simple-
ment pour apporter des preuves nouvelles aux faits que j’avancais,
qui sont tout-à-fait contraires à ceux observés jusqu'ici par les
auteurs anciens, et dont, jusqu’à nouvel ordre, je maintiens l’exac-
titude. »
Le Président annonce que le Conseil a eu le regret de recevoir les
demissions de MM. L. Melise et F. Richard, membres effectifs.
Par contre, ont été admis comme membres effectifs, MM. Aug.
Forel, professeur à l’Université de Zurich, présente par MM. Lameere
et Preudhomme de Borre; Eug. Coubeaux, etudiant à Bruxelles,
présenté par MM. de Borre et Lameere; M. Dollé, photographe
à Laon, présenté par MM. Fairmaire et de Borre; comme membres
associés, MM. Léon Deltombe, étudiant à St-Gilles, présenté par
MM. de Borre et Lameere; M. Duguet, J. Gérard, J. Hamal et
A. Siville, étudiants à Liège, présentés par MM. Candèze et de Borre.
Le Secrétaire dépose pour la bibliothèque de la Société deux exem-
plaires de la seconde partie du tome XXIX de nos Annales, qui
vient de paraître.
Correspondance.
La Societé Verein für Naturkunde zu Cassel nous invite à nous
faire représenter au jubilé de la cinquantieme année de son existence,
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXX. b
XXII
devant avoir lieu le 18 avril prochain : notre collègue M. L.von Hey-
den, sera prie de nous servir de délégué à cette festivité.
L'American Philosophical Society nous annonce l’envoi de ses
Proceedings à partir du n° 96; l’assemblée décide que nos Annales
lui seront adressées depuis l’année 1876.
Rapports, présentation de mémoires.
y est donné lecture des rapports de MM. Lameere et Kerremans
concluant à l'impression aux Annales de la Liste des cent dix-sept
espèces de Coléoptères Carnassiers aquatiques actuellement authen-
liquement capturés en Belgique, avec le tableau synoptique de leur
distribution géographique dans le pays, par M. Preudhomme de
Borre. — Adopté.
La même decision est prise conformément aux rapports de
MM. Candeze et Bergé pour la Description de deux espèces nouvelles
du genre Ægidium Westwood, suivie de la liste des Orphnides du
Musée Royal d'Histoire naturelle de Belgique, travail présenté
également par M. de Borre.
M.de Bormans adresse la Liste des Orthoptères capturés à Sumatra
et à Bornéo par M. Deby. Ce relevé ne constatant la découverte
d'aucune espèce nouvelle sera communique au voyageur.
Le Secrétaire présente au nom de M. le D' Dugès un mémoire sur
les Métamorphoses de quelques Coléoptères mexicains ,accompagne de
planches. MM. Candèze et Fromont sont désignés comme rappor-
teurs.
M. Dugès fait en même temps don à la Société de divers Coléop-
tères pour lesquels des remerciments lui sont votes.
Lectures, communications.
— M. Becker demande la parole et donne lecture des deux notices
suivantes :
ARACHNIDE NOUVEAU POUR LA FAUNE DE BELGIQUE.
En chassant le 26 août 1885 dans la forêt de Soignes, dans les
grands bois de l'extrémité de la drève de Lorraine, j'ai fait une
capture intéressante pour la faune de notre pays; c’est celle de :
Enyo gallica E.S$.
La famille des Znyoidæ n’avait jusqu’aujourd'hui aucun represen-
tant en Belgique ; toutes les espèces qui composent le genre Ænyo
sont propres au midi de l’Europe, sauf l’Znyo gallica trouvée aux
environs de Paris ; les environs de Bruxelles sont donc le point le
plus septentrional où cette espèce ait été rencontrée.
Je l’ai capturée en explorant les mousses qui garnissent le pied
des vieux hêtres; sa petitesse et sa vivacité la dérobent facilement
aux regards.
XXIII
DIAGNOSES DE QUELQUES ARACHNIDES NOUVEAUX
par M. Léon Becker.
ORDRE DES ARANÉIDES.
FAMILLE DES DICTYNIDZÆ.
GENRE DICTYNA SUNDEVALL.
Dyctina Dugesi sp. nov.
Femelle. — Céphalothorax : long., 2 mm. — Long. totale,
7 mm. — Pattes : 1, 2, 4, 3.
Céphalothorax fauve-rouge foncé, avec une bande marginale
jaune rougeâtre clair assez large; garni de poils blancs disposés en
lignes longitudinales, une centrale et deux latérales partant des
yeux; partie céphalique peu longue, presque plane, large en avant,
avec les lignes oculaires visibles au dessus.
Yeux supérieurs égaux, largement séparés, formant une ligne
presque droite, les médians, diurnes, plus séparés que des latéraux,
intervalle au moins double de leur diamètre; yeux antérieurs un
peu plus petits, presque égaux, formant une ligne très légèrement
courbée en avant et plus étroite que la ligne supérieure; les quatre
yeux médians forment un carré plus étroit en avant, les yeux de
côté, obliques, sont connivents.
Bandeau un peu creusé, aussi large que l’aire oculaire.
Chélicères vaguement chagrinées, déprimées vers l’extrémité,
fortes, brunâtres, formant saillie sous le bandeau, garnies de poils
blancs courts.
Plastron brun, luisant, plat, garni de poils gris courts.
Pattes fauve pâle, recouvertes de petits poils blancs; patella très
courte, tibia beaucoup plus long que le tarse; tibia de la 4° paire
aussi long que le céphalothorax, présentant des traces d’annulations
un peu plus distinctes qu'aux autres paires.
Patte-mâchoire de même couleur que les pattes, patella courte,
un peu courbée, à peu près aussi longue que le tibia, ces deux articles
réunis, moins longs que le tarse qui est recouvert de poils blancs
courts et serrés.
Abdomen élevé, ovale, brun-fauve olivàtre peu foncé, recouvert
de poils blancs; dans la seconde moitié, une bande claire, large,
terminée en pointe dans le haut, bordée de taches noirâtres grandes
et peu distinctes ; le ventre, recouvert de poils blancs, présente dans
le milieu une large bande brune qui descend jusqu'aux filières.
Epigyne plus large que haute, avec deux fossettes arrondies assez
largement séparées.
C'est la plus grande Diclyna connue jusqu’aujourd’hui; bien que
XXIV
j'en aie recu beaucoup, et qu'elle paraisse commune au Mexique, le
mâle m'est resté inconnu.
Je dédie cette remarquable espèce au D' Dugès qui me l’a
envoyée en grand nombre de Guanajuato.
Dictyna columbiana sp. nov.
Femelle. — Longueur totale, 2 à 2 1/2 mm.
Céphalothorax brun-fauve, luisant, garni de poils blancs clair-
semés; partie céphalique peu longue, convexe, inclinée en arrière;
front large, les yeux en occupent presque toute la largeur.
Yeux supérieurs formant une ligne un peu courbée en arrière,
assez gros, équidistants, intervalle à peu près égal à leur diamètre;
yeux antérieurs formant une ligne légerement courbée en avant,
plus étroite que la ligne des yeux supérieurs, de même grosseur que
ces derniers; les quatre médians forment un carré parfait; les
latéraux sont obliques et connivents.
Bandeau plus étroit que les yeux antérieurs.
Chélicères assez longues, peu atténuées, recouvertes de poils blancs.
Plastron fauve pâle garni de poils blancs dissémines.
Pattes d’un fauve plus pâle que le céphalothorax, fines et relative-
ment longues.
Abdomen élevé, ovale, brun noirâtre, quelquefois tres fonce,
presque noir; dans le milieu, se trouve une bande longitudinale,
large, fortement découpée, claire, parfois séparée aux étranglements
par des espaces bruns; couvert de poils courts blanchâtres qui ordi-
nairement cachent complètement la bande claire du milieu; une
petite ligne de poils blancs entoure le bord supérieur de l’abdomen;
ventre gris fauve avec une bande longitudinale un peu plus foncée,
vaguement indiquée dans le milieu; couvert de poils blanchâtres
courts et très serres.
Epigyne peu visible présentant deux petites fossettes presque
indistinctes.
Cette jolie petite espèce m'a été envoyée en assez grand nombre
de Caracas où elle doit être commune; il n'y avait qu’un seul mâle,
trop jeune: la patte-mâchoire n'ayant pas atteint son développement,
je ne puis la décrire; il était plus petit que la femelle, l'abdomen
moins gros, et le dessin du dessus présentait déjà le même caractère.
Venezuela : Caracas.
FAMILLE DES LYCOSIDÆ.
GENRE PARDOSA C. Kocx, 1848.
Pardosa accurata sp. nov.
Femelle. — Céphalothorax : longueur, 4 mm.; largeur, 2 1/2 mm.
— Abdomen : longueur, 5 mm.; largeur, 2 mm.— Pattes : 4,1 RS À
XXV
Céphalothorax fauve pâle, orné de deux bandes noires parallèles,
un peu renflées vers le tiers inférieur, puis descendant droit en dimi-
nuant un peu; ces deux bandes se rejoignent dans le haut entre les
gros yeux du second rang; bord marginal avec un trait noir étroit;
garni de poils blancs courts.
Yeux antérieurs (vus de face) formant une ligne presque droite, les
médians un peu plus écartés que les latéraux, égaux, intervalle de
ces yeux à ceux de la seconde ligne plus large que leur diamètre;
yeux du second rang très gros, intervalle au moins aussi large que
leur diamètre; yeux dorsaux un peu plus petits; toute l’aire oculaire
est teintée de noir.
Bandeau tres étroit borde de longs poils blancs.
Chélicères fauves, épaisses, noirâtres à leur base, garnies de poils
blancs.
Plastron jaune, garni de poils blancs plus longs sur les côtés et
surtout sur le bord supérieur ; lèvre fauve comme les chélicères.
Abdomen jaune, orné dans le milieu d'une bande longitudinale
très noire, large dans le centre; diminuée et finissant en pointe dans
le haut et dans le bas; sur les parties latérales, quelques petits
traits noirs, courts, peu réguliers, sont disposés en ligne longitudinale
vaguement indiquée; poils blancs courts ; ventre jaune recouvert
entièrement de poils blancs très serrés.
Pattes d’un fauve concolore, un peu plus pâle que le céphalothorax,
garnies de crins noirs et de petits poils blancs; à la 4"° paire, une
tache noire à l'extrémité du tibia et du tarse.
Epigyne plus large que longue, assez indistincte; bord antérieur
plus étroit que le bord postérieur, avec les angles arrondis; marquée
de deux fossettes ou dépressions largement séparées; le centre du
bord postérieur descend en forme de petite pièce demi circulaire jus-
qu’au bord du pli épigastrique.
Les poils blancs très serrés sur le ventre rendent l’étude de l’épi-
gyne assez difficile.
Reçu un exemplaire du Mexique.
Le mâle est inconnu.
FAMILLE DES AGELENIDÆ.
GENRE HAHNIA C. Kocux, 1841.
Hahnia Chyzeri sp. nov.
Mäle. — Longueur totale, 2 mm. — Pattes : 4, 1, 2,3.
Céphalothorax brun-noir olivâtre, avec une ligne noire margi-
nale peu visible; strie médiane peu profonde; partie céphalique
convexe, assez développée en avant, peu longue, séparée par des
stries profondes de la partie thoracique; front large, obtusément
XXVI
tronqué en avant, les yeux en occupant presque toute la largeur.
Les yeux supérieurs égaux, forment une ligne courbée en arrière:
ils sont séparés par des intervalles aussi larges que leur diamètre;
l'intervalle des latéraux est un peu plus étroit: les yeux antérieurs
forment une ligne moins courbée que la supérieure; ils sont égaux,
de même grosseur que les supérieurs et très rapprochés ; les latéraux
des deux lignes, un peu allongés, placés obliquement, sont presque
connivents.
Le bandeau tres étroit, est tout au plus aussi large que les yeux
meédians antérieurs.
Les pattes un peu fortes, médiocrement longues, d’un fauve olivâtre
clair, parfois un peu plus foncé aux articulations, sont reccuvertes
de poils blancs.
Patte-mâchoire claire, avec le tarse et le tibia olivâtres; femur
inerme, assez court; patella plus courte que le fémur, un peu géni-
culée, large; ces deux articles ne sont guère plus longs que le tarse;
tibia large, un peu court, muni à son bord supérieur d’une apophyse
épaisse, dont l'extrémité est légèrement recourbée; il est recouvert
de poils blancs longs; tarse dépassant un peu le bulbe, recouvert
de poils blancs, serrés; bulbe simple, ovale, allongé, olivatre,
entouré d’un fin stylum noir peu apparent.
Abdomen brun-violacé foncé, orné d’une série de lignes ou
accents noirâtres transversaux, peu indiqués, visibles surtout dans
l’alcool, ovale, un peu plus étroit en avant; ventre plus pâle;
plastron brun-fauve rougeatre.
Filières médianes plus courtes que les intermediaires; celles-ci
plus courtes que les latérales; placées comme chez toutes les
Hahnia sur une ligne transversale; les latérales dépassent la
longueur de l’abdomen. |
Je dédie cette espèce à mon collègue et ami, M. le D" C. Chyzer.
Plusieurs individus capturés à Szinnaïko (Hongrie).
Femelle inconnue.
ORDRE DES OPILIONES.
FAMILLE DES PHALANGIID Æ
SOUS-FAMILLE DES PHALANGIINÆ.
GENRE EGÆNUS C. Kocu, 1839.
Egænus mexicanus sp. nov.
Femelle. — Longueur, 12 mm.
Corps épais, ovale, noirâtre mat; céphalothorax, portant en avant
sur le bord, un groupe de denticules plus large que long.
Abdomen marqué sur chaque segment de lignes transversales
XXVII
formées de petits denticules fauves placés sur deux rangs; ils sont un
peu plus nombreux dans le milieu et sur les côtés des segments
postérieurs; ventre gris.
Mamelon noirâtre, petit, assez peu élevé, plus long que large,
armé en avant de quatre denticules, de deux en arrière et d’un
tubercule dans le centre entre les yeux ; bord frontal un peu relevé
dans le milieu, dépourvu de denticulations.
Chélicères d’un fauve varié de noir en dessous; premier article
noir au dessus, muni de quelques granulations tres petites ; deuxième
article lisse, noir au dessus, assez large à la base; doigts peu
allongés, assez épais, noirs à l’extrémité.
Patte-mächoire assez courte ; fémur grêle; patella courbée,
courte, légèrement renflée; tibia plus long que la patella; tous ces
articles sont munis de petites denticulations irrégulières et de poils
noirs, courts et serres; tarse grêle, aussi long que le tibia et la
patella réunis.
Pattes noiratres; la première paire beaucoup plus courte que les
autres, avec le fémur un peu grêle, allant en s’elargissant, armé de
petits denticules irréguliers; patella courte, également armée de
petits denticules; tibia plus court que le fémur, un peu éclairci à
l’extrémite, garni en dessous de deux séries régulières de denti-
cules; fémurs des autres paires longs, grêles, droits, armés aussi de
séries régulières de denticules; patellas courtes, un peu renflées,
fémurs moins anguleux, presque ronds, à peu près lisses ; tarses et
métatarses fauves.
J'ai recu une femelle du Mexique.
Les espèces d'£Zyænus connues sont : ÆZ'yænus crisla Brullé —
E'. tibialis C. K. — Æ. sinister E. S. — Æ. convezus C. K. —
£. Clairi E. S. — ÆE. icterius C. K. — Æ. quiosus E. S. —
£E. pachylomerus E. S. — Æ. africanus Karsch.
Les deux dernières espèces sont de l’Afrique tropicale et australe,
les autres sont européennes ; les Z'. crista, Æ'. sinister et Æ. Clairi
ont ête découvertes en Turquie.
C’est je crois le premier Zyænus d'Amérique qui soit décrit.
— Le Président communique le travail suivant :
NOTE
SUR LE GEOTRUPES STERCORARIUS L. ET LES ESPÈCES VOISINES,
par A. Preudhomme de Borre.
Ayant été amené à m'occuper de nouveau du genre Geotrupes et
ayant passé en revue des centaines de Géotrupes européens, je crois
utile de présenter quelques considérations sur les espèces démem-
brées du Geotrupes stercorarius des anciens auteurs; ce qui serait
comme le complément d’un premier travail qui a paru dans nos
XXVIII
Annales (T. XVII, séance du 7 novembre 1874). Ce n’est pas que
j'aie trouvé des motifs d'infirmer ma manière de voir d'alors, qui
w’était que l'adoption des conclusions de M. von Harold; au contraire,
ma nouveile étude en apporte encore la confirmation, mieux motivée.
Pendant ces onze années, il a paru, dans le Pulletin de la Société
d'Histoire naturelle de Toulouse, une étude sur les Geéotrupes
français, par M. Jules Chalande. Ce jeune entomologiste s’y montre
un observateur sagace et intelligent, mais, comme trop souvent chez
certains de ses compatriotes, l'érudition fait par trop defaut. Il ne
connaissait mon travail que par un résumé très écourté que M. de
Marseul en a donné dans l’Abeille, ce qui au fond ne serait pas un
grand mal; mais comme :l me fait le trop grand et nullement
mérite honneur de m’attribuer la découverte du caractère d’une raie
lisse et glabre de l’abdomen pour séparer le (. spiniger du G. sler-
corarius, je trouve là une preuve indéniable qu’il a écrit son mémoire
sans connaître les importants travaux antérieurs de Ferrari, de
Thomson et de Harold, ce dernier, comme je viens de le répéter à
plus de dix ans d'intervalle, étant resté le dernier mot de la science.
Connaissait-il même Erichson, autrement que de seconde main, par
Maulsant et Lacordaire? Il a pris pour seul poirt de départ, à côté de
ses observations personnelles, d’ailleurs souvent judicieuses, le
travail de Mulsant (Lamellicornes de France, 2° édition), et précisé-
ment Mulsant n’a pas été heureux dans son étude de ces espèces de
(reotrupes.
Ceci dit, j'entre en matière.
La première des trois espèces que je continue à admettre avec
M. von Harold, est celle à laquelle il laisse le nom de stercora-
rius L. et qui correspond plus ou moins exactement au G. putri-
darius d'Erichson. Elle a un caractère invariable, celui d’avoir
l'abdomen densément couvert sur toute sa surface de points enfon-
cés, d’où émergent de longs poils. Son corselet a une ponctuation
concentrée seulement sur les côtés, entre le bord et la petite fos-
sette latérale. Sa taille ne descend guère au dessous de 20 mill., et,
sur de nombreux exemplaires, je n’en ai trouvé aucun dans les
petites tailles de 15 à 18 mill. que nous rencontrons souvent chez
l’une des espèces démembrées, G. spiniger, et qui est la règle chez
l’autre, G. fovealus. Les mâles, comme tous ceux du sous-genre
Geotrupes, ont une dent vers le tiers de la cuisse postérieure; ici
cette dent, plus ou moins forte, ne s’accentue jamais au même degré
que chez les forts développements du G. spiniger ; un autre carac-
tère sépare les mâles des deux espèces, le tibia antérieur, par l'arête
inférieure, celle qui est placée sous la jambe et ne doit pas être con-
fondue avec l’arête externe bien dentée ; chez G. stercorarius, cette
arête, lisse ou faiblement crénelée pres de la base, se termine en
XXIX
face de l’antépénultième dent de l’arête externe, par une dent aiguë.
précédée d'un renflement obtus(").
Chez G. spiniger, l'arête inférieure a plusieurs dents, dont la
dernière, plus forte et placée comme chez le @. stercorarius, n’est
pas précédée d’un renflement de l’arête (voir Harold. Col. Æefe,
XI, 89-90, pour une description plus détaillée); l'antépénultième
dent de l’arête externe s'incline en retrait d’alignement, tres forte-
ment chez G@. spiniger, faiblement chez G@. stercorarius.
G. stercorarius n’est pas bien commun en Belgique, où on trouve
généralement sous son nom, dans les collections, beaucoup de
G. spiniger ; il est cependant de toutes les parties du pays, mais ce
n’est que des environs d'Arlon que je l'ai vu en quantité un peu
notable, Il paraît aussi rare dans l'Europe méridionale, mais j’en
ai recu assez bien de la Roumanie, par M. Montandon, et je l'ai pris
moi-même en nombre, et sans mélange de spiniger, pendant les
séjours d’été que j'ai faits en 1880 et 1882 dans le Thuringerwald,
au bord de la Saale et dans les montagnes de la Saxe (*).
Je passe à la deuxième espèce, que Mulsant appelait puncticollis
Malinowski, que M. Thomson, le premier peut-être qui l’a le mieux
appréciée, nomme wesoleius et que M. von Harold enfin nomme
spiniger Marsh. Je lui conserve ce dernier nom, à cause de l'impor-
tance que j’attache au travail du savant maître qu'une cruelle et
prématurée infirmité de la vue retranche depuis quelque temps des
travailleurs actifs, à ce que j'ai appris. Mais je ne sais s’il ne serait
pas plus juste de lui donner un des deux autres noms, car il n’est
pas prouvé suffisamment que Marsham, qui a aussi créé le nom
foveatus pour l'espèce dont nous parlerons tantôt, comprit les trois
espèces comme nous les comprenons aujourd’hui. Ce @. spiniger
se distingue donc, en laissant de côté les caractères spéciaux de ses
mâles suffisamment exposés plus haut, par une taille plus variable,
de même que la nuance, par un corselet dont la ponctuation envahit
plus ou moins tout le disque, en y restant beaucoup plus clair-semée
que sur les côtés, enfin et surtout par la région longitudinale en
rale lisse de l’abdomen.
Quoi qu’en ait dit M. Chalande, je ne suis pas l’inventeur de cet
excellent caractère, auquel au contraire je vais mettre ici une petite
restriction, due véritablement cette fois à mes recherches person-
nelles. Dans un assez bon nombre d'exemplaires (j'en ai examiné
plusieurs centaines) à la jonction des segments abdominaux, la raie
chauve est traversée par quelques points, une seule rangée, et de
ces points sortent même quelques poils. Il y a mieux : j'ai sous les
(‘) M. Chalande m'a justement relevé d'erreur pour ma description de cette
arête, dans mon ancien travail.
(2) A Koesen, près Naumbourg, j'ai cependant recueilli quelques &. spiniger.
XXX
yeux des exemplaires portugais, les uns très nombreux, recus de
M. le professeur Paulino de Oliveira, les autres récoltés par notre
regretté Camille Van Volxem, où l’acheminement vers un abdomen
de stercorarius est encore plus marque et c’est à peine si la calvitie
médiane n'y est pas restreinte aux deux ou trois premiers segments.
Enfin le Musée de Belgique possède même une femelle rapportée de
Lagodechi (Caucase) par M. Jean Van Volxem, et où son neveu
avait déjà reconnu une varièté du spiniger ayant l’abdomen tout
aussi ponctué et villeux qu'un s/ercorarius. C’est la ponctuation du
corselet seule qui montre que cet exemplaire, de taille supérieure
au foveatus, est bien un spiniger.
Le G. spiniger est commun dans toutes les parties de la Belgique.
Il est aussi très répandu en France et, dans les envois que le Musée
a reçus du Poitou (M. Vallette) et de la Gironde (M. Rodier), il est
très abondant; comme je le disais tantôt, un grand nombre nous
sont arrivés du Portugal, où il constitue une variété remarquable;
M. de Bertolini l’a envoyé en quantité du Trentin, et M. Pini, de la
Lombardie. L'Europe méridionale est donc surtout sa patrie, tandis
que, dans les parties centrales, septentrionales et orientales, 1l y
aura sans doute prédominance du stercorarius.
Entre les deux espèces, car il est évident qu’elles méritent bien
le nom d'espèces, se place une forme plus rare, le G. foveatus
Marsham, longtemps soupconnée et mal comprise. Mulsant l’a
reconnue et a eu le tort de la nommer putridarius, nom qui aupa-
ravant avait été surtout appliqué, par Erichson notamment, à de
grands exemplaires du s{ercorarius dans le sens actuel. M. von
Harold, s’en rendant encore mieux compte, lui restitua le nom de
foveatus Marsh., quoiqu'il soit tres vraisemblable que la notion que
cet auteur anglais en avait, était tout aussi vague que celle de
l'espèce précédente.
Je l’ai admise dans ma notice de 1874. Depuis lors et même
jusqu'en ces derniers temps, je me suis plus d’une fois demandé si
cette forme méritait bien le nom d’espèce. M. Chalande le lui dénie;
mais aussi ce qu'il en dit (op. cit. p. 98), que le putridarius de
Muisant (— foveatus Har.) serait un mélange d'individus atrophiés
des deux autres espèces, me semble prouver qu’en essayant de les
débrouiller, il y mélangeait aussi à tort de petits mâles de @. spi-
niger et assez vraisemblablement de ces exemplaires, où, comme je
le disais plus haut, il existe, au bord inférieur de chaque segment
abdominal une ligne transverse de points plus ou moins pilifères,
traversant chaque fois l’espace lisse (*).
(*) Dans mon premier travail, j'y rapportais un mâle, pris à Lessines, qui,
mieux vu aujourd’hui, est un des ces petits spiniger. D'après M. Kraatz, qui s’est
aussi occupé de ces espèces (Zn. Monatsbl., 1, p. 81 et suiv.), M. von Harold
XXXI
Le véritable foveatus (putridarius pour Mulsant) a toujours
l'abdomen aussi complétement et densément ponctué que le séerco-
rarius même, et il deviendrait difficile d’en distinguer des femelles
du séercorarius qui auraient la petite taille (18 mill. au plus) que
ne dépasse jamais le foveatus; on ne les distinguerait guère alors
que par la nuance plus brillante que chez les s{ercorarius, toujours
assez ternes, nuance brillante qui se manifeste plus particulièrement
à l’écusson. C’est certainement bien peu. Mais les mâles du foveatus,
tout en ayant l’abdomen densément ponctué d’un s/ercorarius, ont
le tibia antérieur d’un spiniger, avec la faible différence que l’anté-
pénultième dent de l’arête externe n’est pas renversée en arrière de
l’alignement ou ne l’est que plus faiblement que chez un spiniger
mâle.
Bref je maintiens l’espèce, tout en convenant qu’elle n’est pas
encore parfaitement caractérisée et reste un peu comme une sorte
de race intermédiaire, flottant entre les deux autres l‘).
Toutes trois, pour qui admet l’évolution, sont des ramifications
d’origine assez récente d’un même rameau et donnent encore bien
l’idée d’une époque où elles commençaient à peine à se distinguer
l’une de l'autre, époque évidemment beaucoup plus antique que le
temps où Mulsant (Lamellicornes de France, 1° edition) n’en faisait
que des variétés d’une seule espèce, et que celui où Linné établissait
un Scarabæus stercorarius.
Ceci dit des trois espèces affines qui représentent le (Geotrupes
stercorarius des auteurs d'il y a une quarantaine d’années, je dirai
quelques mots d’une autre espèce du même sous-genre extrêmement
répandue en Europe et dont Mulsant faisait encore en 1842
(Lamell. de France, l'° édit.) une varieté du même G. stercorarius,
caractérisée par dix-huit stries sur chaque élytre au lieu de quatorze.
C’est le Geotrupes mutator Marsham. Mais, pour le déterminer,
i] n’est pas à conseiller de compter religieusement les stries; chez
cette espèce, comme chez les précédentes, les stries deviennent assez
embrouillées vers le bord externe. À l’exemple des auteurs les plus
récents, il est préférable d'indiquer que, sur le disque de l’élytre et
aboutissant à ou presqu’à la base, entre l’écusson et la bosse lisse de
l'épaule, dite calus huméral, on compte neuf stries chez le #ultator
et sept chez les espèces prénommées.
Dans les armées nombreuses de Géotrupes que je viens de faire
n’avait pas non plus distingué ces petits exemplaires du G. spiniger, ce qui lui
faisait attribuer au G. foveatus une fréquence qui est bien loin de la vérité.
(:) Le G. foveatus est très rare et, dans les nombreux exemplaires de Geotrupes
accumulés au Musée de Belgique, je n’en ai encore trouvé que quatre mâles et dix
femelles. Localités belges : Awans, Ridderborn, Marloie, Stockem, Izel, Cerfon-
taine. Aussi de Rodenhof (grand-duché de Luxembourg) du Kentshire, de l’île de
Skye, en Ecosse, et du Reculet, près de Genève.
XXXII
passer en revue par ma loupe, les G. mutator étaient fort abondants.
En les étudiant, j'ai fait une remarque que je n’ai rencontrée nulle
part dans mes lectures; c'est que, pour la ponctuation pilifère de
l'abdomen, ils ne sont pas uniformes; les uns ont la raie lisse du
G. spiniger, les autres, la ponctuation dense du s{ercorarius. Ceux
qui aiment à multiplier les espèces, y trouveraient à se satisfaire et,
comme ils présentent une extrême variété sous le rapport de la taille
et surtout des couleurs, ce n’est pas deux espèces, mais bien davan-
tage, qu'on trouverait à y découper. Malheureusement les autres
caractères, surtout ceux du sexe mäle(!), sont bien fixes et résiste-
raient à la tentative de division.
Je ne vois donc ici, envisageant la chose au point de vue de
l’évolution, qu'un indice que le . mutalor s’est séparé de l’ancêtre
commun à l’époque où se manifestait déjà chez celui-ci les différences
qui, s’accentuant, ont fait des formes spécifiques du @. stercorarius
et du G. spiniger.
On me demandera peut être pourquoi le @. mutator ne serait
pas le type ancien. La négative n’est pas douteuse pour moi. La
question se résumerait en un mot à demander si le Géotrupe ancêtre
a eu sept ou neuf stries dorsales sur ses élytres. Le chiffre de sept
stries est évidemment le vrai. Tous les Géotrupes des autres sous-
genres, plus anciennement détachés de la tige primitive, ont sept
stries. Un nombre supérieur ne se présente, en Europe, que chez le
G. mutator et chez le G. hypocrita, la dernière espèce du sous-
genre Geotrupes proprement dit. Les neuf stries dorsales du
G. mutator résultent, cela se voit immédiatement à l’œil nu, d'un
dédoublement de la 2° et de La 5° stries, stries qui restent simples
chez les espèces typiques. Quant au Geotrupes hypocrita Illiger
(pilularius de certains auteurs) (), il présente parfois sept stries
dorsales, beaucoup plus souvent huit, par dédoublement de la
2° strie, souvent aussi neuf, la 5° se dédoublant encore. Ces deux
exemples accusent évidemment la production d’un nouveau caractère
pour ces deux espèces. Quelle en est la raison d’être, l’utilité? Je ne
me suis pas préoccupé de le chercher et me borne à constater le fait.
Aux États-Unis, je trouve chez le Geotrupes Egeriei Germar, du
sous-genre Cnemotrupes, dont j'ai un exemplaire sous les yeux, qu’il
y a huit stries dorsales ; mais ici la & strie n’est plus le résultat d'un
dédoublement; c’est bien la 8° strie normale qui, au lieu de s’inter-
rompre à la rencontre du calus huméral, le dépasse en formant à ce
calus une limite interne. Cela ne rentre donc pas dans le même mode
évolutif qui à agi pour la sculpture du æutator et de l’hypocrita.
(:) L’arête inférieure du tibia antérieur est caractérisée par deux dents bien mar-
quées et se distingue aisément de celle des espèces précédentes.
(*) Stries des élytres très fines, interstries plans.
XXXIII
Enfin, chez les très petits exemplaires du G. mutator, les stries
dédoublées sont très rapprochées et tendent visiblement à rester
confondues.
Le caractère diagnostique qu’Erichson empruntait aux sinus
externes des mandibules et qu’on trouve brièvement et clairement
résumé dans le Genera de Lacordaire (III, p. 146, note 3) a été
depuis longtemps reconnu décevant. Avant 1874, j'en faisais
toutefois usage, comme beaucoup d’autres, et je devais reconnaître
qu'il groupait souvent les exemplaires d’une manière peu satis-
faisante. Je regrette cependant de n’avoir pas pris le temps de m'en
occuper dans l’étude que je viens de faire, car il m'aurait peut-être
donné, non pas la base d’un classement, ce à quoi il a été trouvé
impropre, mais la matière de remarques intéressantes.
Il resterait enfin à examiner d’autres organes, en interrogeant
surtout les exemplaires frais. C’est ce que ferait surtout avec succès
notre savant collègue, M. le D' G. Kraatz, qui s’est attache à l’étude
des organes dont je veux parler. Mais d'avance je dois déclarer que
les résultats qu'il y obtiendrait, ne sauraient ébranler ma foi en la
théorie de l’évolution. De ce qu’il serait établi que ces organes
diffèrent au point d'empêcher toute fusion future des dites espèces,
toute hybridation, cela ne prouverait aucunement que cette différence
ne se serait pas établie et accumulée graduellement dans des races
ayant un point de départ commun; et d’autre part, s'ils étaient
conformes, cela ne détruirait pas le fait de toutes les autres diffe-
rences observées.
—- M. Kerremans présente à son tour un mémoire sur des
Coleoptères.
BUPRESTIDES NOUVEAUX ET REMARQUES SYNONYMIQUES,
par Ch. Kerremans.
FASCICULE I. JULODIDES.
Sternocera elliptica n. sp.
Long. 52, larg. 21 mill. — Elliptique, convexe, bronzé-violacé en dessous, bronzé
clair au dessus; prothorax très grossièrement impressionné à taches latérales
courtes et subquadrangulaires. Elytres à réticulations très grossières, avec
des côtes assez nettement accentuées vers la suture et quatre impressions
remplies d’une pubescence laineuse. Dessous fortement ponctué.
Voisine mais distincte de S. PBertolonii Thoms. par sa forme
elliptique, par la structure des élytres et par les impressions de
celles-ci.
Bronze clair à reflets violets en dessous et tournant au vert sur
les élytres. Tête fortement ponctuée, avec un sillon en forme
d’accent circonflexe entre les yeux et une petite tache pubescente,
arrondie sur le front, au sommet du sillon.
XXXIV
Corselet couvert de gros points irréguliers, en partie pubescents,
avec une large impression latérale assez courte et subquadrangulaire
de chaque côté. Elytres très grossièrement réticulées, avec des côtes
plus distinctes vers la suture et quatre impressions couvertes d’une
pubescence laineuse, blanchâtre, disposées : les deux premières,
subovalaires, à la base; la troisième, allongée, à l’angle huméral;
la quatrième, large, longeant toute l’élytre à partir du quart de la
base et s’amincissant au sommet où elle est accostée intérieurement
par quelques petites taches. Toutes ces impressions, et celles du
corselet, sont plutôt laineuses, étant couvertes d’une villosité rap-
pelant celle de #. Zanifica Erichs. Dessous et pattes fortement
ponctués. — Du Cap de Bonne Espérance.
Je proposerai le nom de funeraria pour une variété de l’oréssa
Buq.ayant les élytres ponctuées, sans traces de côtes et entièrement
d'un beau noir brillant et comme vernissé, avec les taches pubes-
centes d’un blanc pur et éclatant.
Le Sternocera orissa Buq. et ses espèces affines constituent un
groupe nettement défini du genre Sfernocera, et je serais assez
disposé à n'en former qu’une seule espèce, avec des races et variétés
locales. C’est ainsi que le #'. Pertolonii, de M. J. Thomson, ne me
semble pas pouvoir être séparé de l’orissa. Je n'y distingue qu'une
réticulation plus grossière des élytres et là brièveté des taches late-
rales du corselet, mais ce dernier caractere est peu constant dans
les espèces du groupe.
Les S!. orissa Buq. et Ziturata White, que MM. Gemminger et
de Harold considèrent dans leur Catalogue comme deux espèces
distinctes, et que M. Ed. Saunders réunit en une seule dans son
Catalogue de 1871, me semblent également devoir être réunies,
mais en faisant de la seconde une variété de la première. Celle-ci a
des traces de côtes sur les élytres, dont la granulation est forte,
tandis que chez l’autre cette granulation est faible et les côtes ne
laissent que de faibles traces. Enfin la coloration vert clair de
l'orissa tourne au vert-bleu obscur chez le Ziturata.
Le tableau suivant fera mieux comprendre les différences qui
existent entre les diverses variétes de cette espèce :
A. Taches latérales du corselet courtes, n’atteignant pas le tiers de la base de
celui-ci; élytres fortement réticulées avec des côtes lisses nettement
marquées vers la suture, nuance vert clair au dessus.
var. Bertolonti Ths.
A’. Taches latérales du corselet atteignant presque la base du corselet.
B. Elytres à réticulation moins grossière, avec des côtes lisses nettement
marquées vers la suture, nuance vert clair au dessus. var. orissa Buq.
B’. Elytres granulées ou ponctuées, à côtes nulles ou très peu distinctes.
C. Elytres granulées, vert-bleu obscur . . . . var. Zifurata White.
C’. Elytres ponctuées, noir brillant . . . . . . . var. funeraria.
XXXV
Les S4. pulchra Waterh. et Cambieri Pr. de Borre ne peuvent
être considérés comme deux espèces distinctes, bien que la forme
générale de la première soit sensiblement plus parallele, la réti-
culation des élytres plus râpeuse, la villosité des fossettes des élytres
plus dense que chez la seconde. La coloration de celles-ci est en
outre d’un vert métallique brillant à reflets pourprés chez le pulckra,
tandis qu’elle est, chez le Cambieri, d'un violet métallique à reflets
verts. Cette dernière espèce, de l'Ugogo, me paraît une simple
variété locale. Des deux pulchra que je possède et qui sont identiques
l’un par rapport à l’autre, l’un vient suivant l'indication de feu
Chevrolat, de l’Usagara, l’autre de l'Abyssinie.
Je proposerai le nom de reticulata pour une variété de Sern.
interrupta Olivier, d’un bronzé obscur, métallique, avec les élytres
assez fortement réticulées, tandis que le type les a seulement
granulées.
Les #4. feldspathica White et Wahlbergi Bohem., me semblent
bien voisins. Je ne distingue de différence que dans Fe fovéoles du
corselet qui sont arrondies (feldspathica) ou allongées (Wallbergi).
Les élytres de cette dernière espèce ont des stries légères, ponc-
tuées. Ces deux types pourraient être réunis.
Feu Chevrolat a donné, dans sa collection, le nom de nitens
à une variété de grande taille du Sern. Chrysis Fabr., avec les
fovéoles du corselet très profondes et tres espacées et une coloration
générale d’un beau vert métallique très brillant, avec les élytres
brun päle. La ponctuation de celles-ci n’est visible qu'à la loupe.
Le St. Brahamina Chevrolat est identique à Ckrysis Fabr. Il
n’y a de différence que dans la coloration générale plus obscure.
Je proposerai le nom de latesignata pour une variété de
St. Chrysidioides Cast. et Gory, de grande taille, avec les fovéoles du
prothorax tres profondes et très espacees.
Un Sernocera portant le nom de bicolor Gory :. Zlt., me
paraît constituer une variété de l’orsentalis Herbst, à élytres
tournant au bleu brillant, avec les fovéoles du prothorax irrégu-
lières, confuses, et assez différentes du type et de ses variétés
unicolor Cast. et basalis Cast. et Gory. La forme générale du corps
est également plus parallele que celle des précédentes variétés.
Amblysterna acutipennis n. sp.
Long. 12, larg. 4, 5 mill. — Convexe, vert métallique; élytres avec deux bandes
tomenteuses jaune pâle, interrompues ; corps légèrement ponctué.
Tres voisine de la véfipennis F ahr. Elle s'en distingue par sa
XNXXVI
forme moins carrée, moins robuste et plus allongée, et beaucoup
plus atténuée à l'extrémité, ainsi que par sa ponctuation moins dense.
Tête rugueuse, corselet très convexe, arrondi, avec une légère
dépression longitudinale au centre, à ponctuation régulière, serrée,
mais peu accentuée. Elytres élargies à l’épaule, largement impres-
sionnées à la base, diminuant graduellement jusqu'aux deux tiers
et s’atténuant ensuite jusqu’au bout; elles sont irrégulièrement
mais complètement ponctuées et ornées de deux bandes interrom-
pues de poils tomenteux et jaune pâle, la première marginale, la
seconde à peu pres à égale distance du bord externe et de la suture.
Dessous ponctué avec une large bande tomenteuse jaune pâle, par-
tant de la tête jusqu'a l'extrémité, traversant ainsi toute la partie
inférieure du corps. Pattes ponctuées. — Du Damara (Afr. mérid.).
Feu Chevrolat donne le nom de rubrifrons mss. à un Julodis qui
me paraît identique au /. /asios Herbst.
Julodis albohirta Laferté mss. est le Zirta var. Olivier, dont le
type est sous mes yeux.
La synonymie de tout le groupe comprenant les espèces du genre
Julodis de petite taille, à faciès particulier, du Cap de Bonne Espe-
rance et des régions voisines, est très embrouillée et demanderait
un examen approfondi. Il appartiendrait au possesseur de la collec-
tion de Mniszech, qui contient tous les types de Castelnau et Gory,
d’en faire une révision complète.
Jul. apicigera Chevr. mss., me paraît identique à fomentosa OI.
Jul. Dregei Chevr. = cyanipes Lap. et Gory.
Jul. Verreauxi Chevr., que M. Ed. Saunders place, dans son
Catalogue, entre Chevrolati et maculicollis comme espèce distincte,
me paraît n'être qu'une variéte à pattes vertes du J.cirrhosa Schünh.
Jul. Klugi Lap., versicolor Dej., kirsuta Herbst et rubrohirta
Lap. et Gory me semblent bien voisins, et pourraient, après
examen plus approfondi, ne constituer qu'une seule espèce.
Julodis amaurosoma (Chevr. mss.) n. sp.
Long. 31, larg. 14 mm. — Noir mat; élytres bronzé très obscur avec le bord
externe comme irisé à l'épaule. Corselet avec deux côtes longitudinales élevées,
séparées par des sillons garnis de longs poils fauve pâle. Elytres râpeuses, garnies
de larges impressions d’où sort une touffe de longs poils blanchâtres. Dernier
segment de l’abdomen très rugueux, les autres avec une plaque lisse. Pattes
moyennes, ponctuées.
Ovale, assez convexe, attenué au bout. Tête rugueuse, couverte
de vermiculations élevées longitudinales et ornée, entre les yeux,
de deux touffes de poils rouge-fauve. Corselet élargi et échancré
sur les côtés, où il est fortement ponctué, avec cinq sillons garnis
de longs poils fauve pâle; les deux premiers de chaque côte bordant
une côte longitudinale lisse, le reste du corselet étant rugueusement
XXXVII
ponctué. Elytres rapeuses, garnies d’impressions éparses et nom-
breuses, d'où sort une toufie de longs poils blanchâtres. Dessous
ponctué, garni de longs poils tomenteux, avec la ponctuation plus
forte, comme ràpeuse, sur le dernier segment de l'abdomen. — Du
Cap de Bonne-Espérance.
Cette espèce vient dans le voisinage de l’a/bomaculata Voet.
Julodis dimidiatipes (Chevr. mss.) n. sp.
Long. 28, larg. 11 mill. — Broazé obscur avec la tête, les bords externes du
corselet et des élytres et les cuisses bleu foncé; corselet et élytres vert métallique.
Pattes relativement peu fortes pour le genre.
Convexe, subparallèle, atténué au bout. Tête rugueuse ; corselet
arrondi sur les bords, ceux-ci très rugueux, le disque grossière-
ment ponctué et garni de longs poils fauves. Elytres fortement
granuleuses, garnies de fossettes assez étendues d’où émergent des
houppes de poils fauves. Le long du bord externe des élytres ces
fossettes sont métalliques, d’un rouge feu sombre. Dessous entie-
rement et grossièrement ponctué, ainsi que les pattes, dont les
cuisses sont bleues, les jambes et les tarses verts. — Du Cap de
Bonne-Espérance.
Cette espèce est voisine de /, kumeralis Gory.
Le Jul. vermiculata Chevr. est identique au deserticola Fairm.
Un Julodis nommé éiridescens Reiche mss., de la collection Che-
vrolat, sans désignation de localité, me semble identique au J. sul-
cata Redt.
Julodis lineata (Kindermann mss.) n. sp.
Long. 23, larg. 10 mm. — Bronzé obscur. Corselet rugueusement ponctué sans
carênes, ni reliefs. Elytres arrondies au bout, avec cinq côtes larges, rugueuses,
bien marquées.
Très voisine de l'Andreæ pour la sculpture des élytres, cette
espèce se rapproche de l’/Zveni par son corselet sans carênes ni
reliefs.
Ovale, assez convexe, d’un bronze obscur, hérissé de longs poils
blanchâtres très fins. Antennes noires. Tête rugueusement ponctuée
et granulée, épistome fortement échancré; yeux tres saillants,
ovales. Corselet plus large que long, rétréci devant, avec une dépres-
sion large, transverse et sinueuse, allant du milieu de chacun des
côtés vers l’écusson, au dessus duquel elle forme une fossette
arrondie. Cette dépression est vague, peu visible à cause de la
villosité qui couvre le corselet, qui est rugueusement ponctué.
Elytres subparallèles, arrondies au bout, et donnant à l’insecte un
faciès trapu et court, avec cinq côtes larges, granuleuses, peu
élevées, dont les intervalles sont étroits, couverts d’une pubescence
couchée assez longue et de longs poils épars, redressés. Dessous
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T, XXX, [4
XXXVII
fortement et rugueusement ponctué, avec l'extrémité des segments
abdominaux lisse et d’un vert métallique obscur. Pattes robustes,
densément ponctuées et pubescentes. — De Perse.
Les espèces de la tribu des Julodides réclament une révision
complète, que, faute de matériaux suffisants, je ne puis entreprendre
en ce moment.
Ces espèces me paraissent avoir été multipliées outre mesure, et
il y aurait lieu d'en retrancher un grand nombre dont les unes me
semblent être des races ou variétés locales et les autres de simples
doubles emplois.
C’est ainsi que du genre Sernocera, dont quarante espèces ont
ete décrites environ, parmi les vingt-trois que je possede actuelle-
ment, j'en vois tout au plus sept à huit dont les caractères me sem-
blent nettement définis.
Quant au genre Julodis, dont cent dix espèces environ sont
actuellement décrites, j’en vois, pour ma part, tout au plus quarante
parmi les soixante-sept espèces de ma collection.
— Au nom de notre nouveau collègue, le Secrétaire communique
le travail qu’on va lire :
ESPÈCES NOUVELLES DE FOURMIS AMÉRICAINES,
par Auguste Forel.
J’ai envoyé depuis assez longtemps une partie des espèces inédites
qui vont suivre à mes collègues, ce qui finit par constituer un
embarras pour leurs travaux. C’est pour mettre un terme à cet
état de choses que je publie les diagnoses suivantes :
Formica exsectoides n. sp. — Ouvrière. Long., 5 à 7,5 mil.
Tête un peu moins profondément échancrée en arrière que chez la
F. exsecta, et à peine rétrécie postérieurement. Chaperon avancé
triangulairement, entier (presque acuminé). Bord supérieur de
l’écaille variable, presque jamais échancré. Abdomen noir luisant,
à sculpture extrêmement fine. Pubescence bien plus faible et plus
éparse que chez la #. eæsecta, ce qui rend le corps plus luisant.
Pilosité dressée presque nulle, à part l'extrémité et le dessous de
l’abdomen. Couleur rouge de l’exsecta; parfois une tache brune sur
le pronotum et une autre sur le vertex, cette dernière souvent
limitée au triangle ocellaire. Pattes et funicules plus foncés.
Femelle. Long.,9 mill. Ailes entièrement enfumées de brun; du
reste comme l’ouvrière.
Cette belle espèce tient le milieu entre la #. exsecla et la
PF. integra. Je l'ai recue en 1877 du N. Hampshire et du Connec-
ticut par le D' Denny, plus tard des Alleghanys par M. Mac Cook.
XXXIX
Ce dernier l’a décrite avec ses mœurs (Trans. Amer. ent. Soc., 1877)
sous le nom de F.rufa L. (Mound-making Ant of the Alleghennies).
Elle fait d'immenses colonies composées de 1500 à 1800 nids consi-
dérables décrits et dessinés par Mac Cook.
Formica rufa race obscuripes n. st. — Ouvrière. Long., 3,8
à 8 mill. Tres semblable à la F. rufa à. spec. d'Europe. Mais elle
est plus petite; les grandes ouvrières sont d’un rouge plus clair et
presque ou entièrement sans tache sur la tête et le thorax, tandis que
les pattes et l’écaille sont d’un brun noirâtre. Les petites ouvrières
sont beaucoup plus foncées et tachées de brun sur la tête et le
thorax. L’abdomen est mat, noir, et a une pubescence grise un peu
plus forte que chez la F. rufa à. sp., tandis que la pilosite est plutôt
un peu plus faible. — Green River, Wyoming (Scudder).
Iridomyrmex Mac-Cooki n. sp. (Forel Et. Myrm., 1878,
p. 46). — Ouvrière. Long., 2 à 3 mill. Tête rectangulaire, à côtés
presque parallèles, faiblement échancrée derrière. Echancrure
méso-métanotale faible, évasée. Pronotum et mesonotum formant
ensemble une voûte. Métanotum faiblement voûté, non élevé.
Ecaille petite et étroite. Tout le corps luisant, tres finement réti-
culé, faiblement pubescent, à pilosité dressée courte, assez éparse.
Tibias et scapes pourvus d’une pilosité dressée courte. Jaune rou-
getre; extrémite des funicules et dents des mandibules brunâtres.
Gésier comme chez les autres Zridomyrmezx.
Texas, sur les nids du Pogonomyrmexz barbatus (Mac Cook).
Cette espèce est voisine de l’7. pèlifer Mayr, mais la tête a une
autre forme.
Platythyrea cineracea n. sp. — Ouvrière. Long., environ
5,9 mill. Très semblable à la 2. sinuata Roger, mais noire, avec
l’extrémité de l'abdomen, les tarses, les articulations des jambes, les
funicules, les mandibules, la base et l'extrémité des scapes, ainsi que
la protubérance latérale des arêtes frontales, d’un roussâtre fonce.
Les mandibules sont tranchantes, sans dents. Le nœud du pédicule,
élargi en arrière, forme deux dents à ses angles postérieurs supé-
rieurs; son bord postérieur supérieur, entre les dents, est arrondi,
faiblement convexe au milieu. Une pubescence blanche, très courte,
assez éparse. La ponctuation grossière (outre la dense ponctuation
réticulaire) est surtout abondante sur le mésothorax, le métathorax,
le pédicule, le 1* segment abdominal et les côtés de la tête. Suture
clypeo-frontale nulle; sillon frontal à peine indiqué. Une dent sous
le pédicule au quart postérieur de sa longueur. Palpes maxillaires
de 6, labiaux de 4 articles.
Rapprochée aussi de la P. pruinosa Mayr. — Retaluleu, Guate-
mala (Stoll).
XL
Ponera Josephi n. sp. — Ouvrière. Long., 7 à 7,5 mill. Allon-
gée, élancée. Thorax fortement étranglé entre le mésothorax et le
métathorax. Mandibules allongées, à bord très faiblement et irrégu-
lièrement dente. Chaperon fortement voûté au milieu. Second article
du funicule un peu plus long que le premier. Yeux relativement
assez gros. Tête ovale-rectangulaire.
Face basale du métanotum très rétrecie, voûtée d'avant en arrière
où elle s’élargit et passe par une courbe à la face déclive. Mésonotum
petit, circulaire, entouré de profondes sutures. Ecaille analogue à
celle de la P. sennaarensis, mais bien plus épaisse en bas et plus
étroite en haut. Presque mate. Abdomen un peu luisant. Finement
coriacée ou réticulée-ponctuée-rugueuse. Pubescence roussâtre,
médiocre. Pilosité dressée, répandue partout, aussi sur les pattes
et les antennes, médiocre. D'un noir brun; mandibules, pattes,
antennes et extrémité de l'abdomen rougeatres.
Caravellas, province de Bahia, Bresil (0. Joseph).
La forme élancée et le fort étranglement du thorax distinguent
cette espece de toutes les autres.
Aphænogaster Treatæ n.sp.— Ouvrière. Long., 5,5 à 6 mill.
Allonge et élancé, mais sans rétrécissement en forme de cou. Un lobe
longitudinal très proéminent qui,vu de profil, a la forme d'un paral-
lélogramme, se trouve sur la face antérieure du scape des antennes,
tout près de sa base. Ce lobe va en s'épaississant vers son extré-
mité basale. Il distingue cette espèce de toutes les autres. Epines du
métanotum de grandeur moyenne. Chaperon échancré au milieu de
son bord antérieur. Tête longitudinalement rugueuse. Mandibules
striées. Tête et thorax en outre plus finement réticules-ponctues.
Des rides transversales grossières sur la face basale du métanotum.
Nœuds rugueux. Abdomen lisse et luisant, excepté sa base qui est
finement réticulée-ponctuée avec quelques rides longitudinales. Pilo-
sité dressée courte, assez éparse. Les tibias et les scapes n'ont
qu'une pubescence couchée peu abondante. D’un rouge ferrugineux
plus ou moins jaunâtre ou brunâtre; pattes et antennes plus claires.
Dessus de la tête et abdomen brunâtres.
Femelle. Long., 8 mill. Caractères de l’ouvrière. Pronotum et
mésonotum rides en courbes emboîtées ; scutellum ride longitudina-
lement, métanotum transversalement. Thorax plus large que la
tête; abdomen assez gros. Ailes dépassant peu le corps, teintées de
jaunâtre vers la base, à nervures et stigmate brunâtres.
Mäle. Long., 4,5 à 5 mill. Scapes un peu plus épais à leur base,
sans lobe. Métanotum cubique-allongé, aussi long que le mésonotum,
lisse et luisant, armé de deux épines; face basale plane, lisse et
luisante ; quelques rides transversales entre les épines. Abdomen et
XLI
côtés du thorax lisses et luisants ; le reste du corps tres-finement
réticulé ou ridé. Noir brunaâtre ; métathorax et abdomen d’un brun
châtain foncé; pattes et antennes brun-jaunâtre; mandibules et
articulations d'un jaune brunâtre. Ailes faiblement teintées de
brunatre.
Vineland, N. Jersey, Etats-Unis (Mrs. Mary Treat).
Aphænogaster tennesseensis Mayr. — Z'A. lævis Mayr
n’est que la femelle de cette même espèce, comme Mayr lui-même
(Myrmec. Studien, p. 744) le présume. M. Mac Cook a trouve les
ouvrières, femelles et mâles, dans le même nid et me les a envoyées.
Aphænogaster Mariæ n. sp. — Ouvrière. Très voisin du
tennesseensis et exactement de la même couleur. Voici les différen-
ces. Long., 4,2 à 4,6 mill. Sculpture raboteuse plus forte et plus pro-
fonde. Nœuds du pédicule rugueux (lisses chez (ennesseensis). Base
du premier segment abdominal striée en long. Face basale du méta-
notum plus étroite, sans impression transversale semi-circulaire.
Epines métanotales presque aussi longues, mais droites, rapprochées
à leur base. Pubescence des tibias et des scapes soulevée, oblique
(entierement couchée chez fennesseensis).
Floride (Mrs. Mary Treat).
Aphænogaster patruelis n. sp.? — Ouvrière. Presque iden-
tique à l'A. subterranea d'Europe, dont il n’est peut-être qu'une
variété. Il n’en diffère que par son métanotum qui n'a que deux
dents triangulaires extrêmement petites et sa face basale convexe,
luisante avec quelques rides transversales espacées. La couleur est
aussi plus foncée, d’un brun châtain foncé, avec les pattes, les
antennes et les mandibules d’un brun plus clair.
Ile mexicaine de Guadeloupe à 200 milles de la basse Californie
(Mac Cook).
Pogonomyrmex Nægelii n. sp. — Ouvrière. Long., 4 à
4,2 mill. Métanotum muni de quatre épines dont les deux supérieures
sont les plus longues. Les deux épines du même côte sont reliées par
une arête élevée ; de même les deux supérieures entre elles. La face
déclive ainsi profondément encaissée est lisse et luisanteavec une ou
deux rides transversales. Premier nœud assez longuement pétiolé,
verticalement tronqué devant, muni d’une très petite dent sous son
pétiole. Second nœud muni en dessous d’une protubérance épaisse
et obtuse. Abdomen petit. Sculpture de la tête, du thorax et des
nœuds très grossièrement rugueuse, presque identique à celle de la
Myrmica lobicornis ; mais la tête est plus régulièrement ridée
longitudinalement, tandis que le thorax est au contraire reticalé.
Abdomen lisse et luisant avec des points enfoncés épars et quelques
XLII
rides longitudinales entremêlées de tres fines réticulations tout près
de sa base. Tout le corps, y compris les pattes et les antennes,
couvert d’une pilosite dressée perpendiculairement, courte, épaisse
et obtuse. D'un rouge plus ou moins jaunàtre ou brunâtre, mais
assez vif. Abdomen d’un brun châtain.
Rio de Janeiro (Nægeli).
Cette espèce, extrêmement distincte de toutes les autres, n'a pas
leur demi-cercle de longs poils sous la tête.
Pogonomyrmex barbatus Smith. — Les nids de cette espece
sont couverts, d’après M.de Saussure qui les a observés au Mexique,
de petits cristaux de quartz, etc.
La variété molefaciens Buckley (Agricultural Ant de Lincecum,
Darwin et Mac Cook) du Texas, se distingue par sa couleur entière-
ment d’un rouge jaunâtre chez les ouvrières, les femelles et les
mâles, tandis que le barbatus à. sp. a une teinte plus foncée sur la
tête et le thorax, et même le thorax presque entièrement brun chez
le mâle.
Pogonomyrmex'occidentalis (yrmica occidentalis) Cresson
est synonyme du P. (Myrmica) seminiger Cresson qui est le mâle,
et du P. opaciceps Mayr — d'après les types. Le nom d’occidentalis
a la priorité (1865). Je dois les types à l’obligeance de MM. Mac
Cook et Mayr.
Pheidole Gertrudæ n. sp. —Ouvrière. Long., 2, 5 à 2,7 mill.
Tête large, presque circulaire. Mandibules à bord terminal presque
tranchant, sauf deux dents aiguës à l'extrémité. Milieu du bord anté-
rieur du chaperon faiblement avancéen lobe rectangulaire. Pas d'aire
frontale. Arêtes frontales extrêmement courtes. Pas de suture entre
le pronotum et le mésonotum qui forment ensemble une seule voûte.
Echancrure méso-métanotale profonde, large, en forme de selle.
Métanotum court, élevé, en bosse arrondie, analogue à celui de la
Prenolepis nodifera, absolument inerme ; sa face basale est presque
plus large que longue et a une impression longitudinale. Côtés du
mésosternum finement réticulés-ponctués; deux rides en dehors de
la fossette antennaire. Tout le reste du corps lisse et luisant. Pilosité
dressée longue, éparse sur tout le corps, assez abondante sur les
pattes et les antennes. Pas de pubescence. D’un brun châtain assez
uniforme, plus foncé sur l’abdomen et le dessus de la tête.
Rio de Janeiro (Nægeli.) Je dédie cette espèce à M"° Gertrude
Nægeli à l'obligeance de laquelle je dois diverses Fourmis de Rio.
‘ Pheidole Gouldi n. sp. — Soldat. Voisine de la P. opaca Mayr,
dont elle a la sculpture et dont elle diffère par les caracteres sui-
vants. Long., 4,8 à 5,2 mill. D'un brun rougeûtre, abdomen et pedi-
XLIII
cule brunâtres, tête rougeatre. Pubescence presque nulle. Pilosité
dressée longue, assez abondante partout, surtout sur les pattes et
les antennes. Chaperon largement échancré au milieu de son bord
antérieur, finement réticulé-ponctué, sans slries ni rides. Côtés du
pronotum arrondis, ne formant pas trace de lubercule conique.
Épines du métanotum verticales, étroites à leur base. Pattes lui-
santes, très finement réticulées. Abdomen, comme tout le corps,
tres finement réticulé et mat; fond des réticulations abdominales
granulé. En outre des rides longitudinales sur la moitié antérieure
de la tête (sauf le chaperon), et des rides transversales éparses sur
le thorax, surtout sur le pronotum. La forme générale et la taille
rappellent celles de la P. fallaz.
Ouvrière. Long., 3 à 4 mill. Eflanquée, brunâtre, plus foncée que
le soldat. Tête distinctement rétrécie postérieurement en forme
de cou. Tête, thorax et pédicule entierement mats, finement réti-
culés-ponctués ; des rides longitudinales seulement sur les joues et
le chaperon; des rides transversales seulement sur le pronotum.
Aire frontale lisse et luisante. Abdomen et pattes faiblement
reticulés-ponctués, demi-luisants (un peu soyeux). Epines du méta-
notum étroites et assez longues. Mésonotum avec une faible impres-
sion transversale. Pronotum sans tubercules. Du reste comme le
soldat.
Femelle. Long., environ 7 mill. Comme le soldat, mais il y a des
rides longitudinales sur toute la tête et sur le mésonotum (outre la
ponctuation réticulaire) et quelques stries obliques sur le chaperon.
Pronotum, métanotum et pédicule fortement rides transversalement
(outre la ponctuation). Pattes luisantes finement reticulées, ailes
un peu jaunâtres; nervures et stigmates pales.
Mâle. Long., environ 4,3 à 4,5 mill. D'un jaune brunatre pâle ;
abdomen, chaperon et une tache sur chaque côté du mésonotum plus
foncés; reste de la tête d’un brun noiratre. Mandibules tridentées.
Tête finement réticulée-ponctuée, presque mate derrière, avec
quelques rides longitudinales. Thorax et pedicule demi-mats, fine-
ment réticulés-ponctués ; mésonotum ride en long. Métanotum armé
de deux tubercules mousses. Abdomen très luisant, tres faiblement
réticulé. La pilosilé des pattes et des antennes est oblique et assez
courte. — Ailes comme chez la femelle.
Antigua en Guatémala (Stoll). Sexes ailés le 23 décembre 1881.
Pheidole Susannæ n. sp. — So/dat. Voisine de biconstricla
et 2mpressa. Long., 3,8 à 4 mill. D’un jaune d’ocre ; mandibules et
antennes rougeûtres; pédicule et abdomen d’un jaune brunâtre;
extrémité de l’abdomen brunâtre. Finement réticulée-ponctuée et
presque mate, sauf la moitié postérieure de l’abdomeu, les angles
XLIV
postérieurs de la tête, les maudibules et en partie le chaperon qui
sont lisses et luisants. En outre de grossières réticulations et rides
longitudinales sur la tête et des rides transversales sur le thorax.
Thorax conforme comme chez la P. biconstricla; une profonde
impression sur le mésonotum, etc. — Chaperon caréné et échancré
au milieu de son bord antérieur. Pilosité dressée, médiocrement
abondante partout. Sur la tête il y a en outre une pubescence couchée
assez éparse, mais longue. Sur les pattes et les antennes les poils sont
en partie presque entièrement couchés et en partie dressés, mais un
peu obliques. La base de l’abdomen n’est pas striée comme chez
l’éimpressa.
Ouvrière. Long., 2,5 à 2,8 mill. Tête fortement rétrécie posterieu-
rement où elle se termine en un cou court, mais distinct. Lisse et
luisante, sauf le mésothorax, le métathorax, la base du pédicule
et en partie le cou qui sont réticulés-ponctués et plus ou moins
mats. Joues ridées. Forte impression mésonotale. Meétanotum à
petites dents pointues. Pilosité comme le soldat. Couleur un peu
plus terne. La P. biconstricta ouvrière n’a pas la tête rétrécie
derrière le cou.
Retaluleu en Guatémala (Stoll).
Pheidole Susannæ race obscurior n.st. — Soldat. Ne diffère
de la précédente que par sa couleur entièrement d’un brun châtain,
avec les tarses, les articulations des pattes et les antennes rou-
geâtres, par son thorax un peu plus fortement sculpté, plus mat,
avec l'impression longitudinale du métanotum moins nette. Cette
race ressemble plus à l’ixmpressa. Long., 3,8 mill.
Rio de Janeiro (Nægeli).
Pheidole fallax Mayr race columbica n.st. — So/dat. Long.,
5,5 mill. Diffère de la P4. fallaz typique par sa stature plus ramas-
sée, sa tête plus grosse (plus large), plus fortement échancrée et en
même temps bien plus rétrécie postérieurement. La sculpture est la
même, mais plus forte, de sorte que la tête est entierement mate.
Les bouts postérieurs de la tête ont de larges points enfonces, faibles,
qu’on entrevoit aussi chez fallaz. Le chaperon est à peine échancré
à son bord antérieur, Ferrugineuse; abdomen entièrement brun.
Pédicule, métathorax et pattes d’un brun-roussatre.
Colombie (M. Landebt).
Cette race est peut-être une espèce différente, mais la sculpture,
la pilosité et tous les autres détails sé rapportent à la P. fallaz.
L'’ouvrière est presque identique à celle de fallax. Par contre la
Ph. Jelshii Mayr (Fourmi de Cayenne francaise) me paraît être
identique à la variété de la 24. fallax de St-Thomas que j'ai décrite
dans les Mittheil. der Münch. entom. Vereins, 1881.
XLV
Pheidole triconstricta n. sp. — So/dut. Long., 3, 8 mill. —
Port de la P.megacephala. Mandibules bidentées, lisses et luisantes.
Arêtes frontales assez longues, chaperon échancré devant. Un étran-
glement ou sillon faible, mais distinct entre le pronotum et le méso-
notum. Sur le mésonotum une impression transversale aussi forte
que l’étranglement méso-métinotal. Pronotum formant de chaque
côte avec le prosternum une protubérance mousse. Une petite carène
médiane sur le derrière du pronotum et le devant du mésonotum.
Face basale du metanotum large, avec une forte et large impres-
sion longitudinale. Epines robustes, longues comme chez P. mega-
cephala. Second nœud du pédicule deux fois plus large que long,
prolongée de chaque côté en un petit cône dont la pointe est légere-
ment recourbée en arrière. Thorax, pédicule et joues réticulés-ponc-
tues et plus ou moins mats. En outre les joues, les fossettes
antennaires, l’aire frontale, les côtés du chaperon et du front, ainsi
que le devant du pronotum sont rides longitudinalement. L’abdomen
et la tête sont du reste lisses et très luisants.
Seulement cà et là un poil dressé sur la tête ou l'abdomen. Une
pubescence extrêmement fine et courte, fort espacée, est regulière-
ment répandue sur tout le corps et sur tous les membres. D’un jaune
rougeàtre; mandibules et bord antérieur du chaperon plus foncés.
Abdomen brunâtre, plus clair devant.
Buenos-Ayres (collection de Saussure).
Pheidole bicarinata Mayr race vinelandica n. st. — Soldat.
Long., 2,3 à 8 mill. Diffère de la P. bicarinata à. sp. par son méta-
notum réticule-ponctué, par le manque de rides sur le pronotum,
par sa taille bien plus petite, par la pilosité presque entierement
couchée de ses tibias et de ses scapes. Ces derniers atteignent à
peine la moitié de la distance de la base des antennes au bord posteé-
rieur de la tête. La tête est relativement grosse et le thorax
court. Les yeux sont petits, situés en avant du tiers antérieur de
la tête.
Ouvrière. Long., 1,7 mill. Tête à peine rétrécie derrière, à bord
postérieur un peu échancré, lisse et luisante, avec quelques stries
devant. Le scape atteint le bord postérieur de la tête. Le pronotum
et le mésonotum forment une seule voûte lisse et luisante. Face
basale du métanotum bordée de deux arêtes aussi élevées ou plus
élevees que celles du soldat et se continuant dans les petites dents
métanotales. Métanotum réticulé-ponctué. Pilosité oblique des tibias
et des scapes un peu plus redressée que chez le soldat.
Femelle. Long., 5 mill. Caractères du soldat, Tête striée jusqu’à
l’occiput qui est lisse et luisant à son sommet et derriere. Dessus
du thorax lisse et luisant, ses côtés ridés. Les arêtes du métanotum
sont peu marquées. Les scapes atteignent à peine les 2/3 de la
XLVI
distance de la base des antennes au bord posterieur de la tête, Ailes
hyalines à nervures pales. Testacée. Abdomen, dos du mésonotum
et vertex plus ou moins brunatres.
Mâle. Long., 4,3 mill. Testacé.-pale avec la tête moins les mandi-
bules et le chaperon d’un brun noirâtre; trois taches brun clair
sur le mésonotum. Métanotum avec deux tubercules. Ailes comme
la femelle.
Vineland en New Jersey (M. Morris).
Pheidole Morrisii n. sp.— Soldat. Long., 3,2 à 3,8 mill. Taille
élancée. Tête relativement petite, plus petite que chez pallidula à
laquelle elle ressemble à certains égards, presque aussi longue que
large (sans les mandibules). Chaperon largement et faiblement
évasé au milieu de son bord antérieur. Les scapes sont près d’attein-
dre le bord postérieur de la tête. Yeux bien plus gros et plus bombes
que chez pallidula, situés en arrière du tiers antérieur de la tête.
Cette dernière à côtés presque parallèles et à bord postérieur faible-
ment échancre. Une faible impression transversale sur le mésono-
tum. Métanotum allongé, muni de deux petites dents parfois à peine
marquées ; sa face basale est un peu convexe, un peu luisante,
assez faiblement réticulée, de même que le reste du meétanotum,
les côtés du métasternum et les uœuds du pédicule. Côtes du pro-
notum ridés. La moitie antérieure de la tête est ridée longitudina-
lement, sauf le milieu du front et du chaperon qui sont lisses et
luisants de même que tout le reste du corps. Pilosité dressée abon-
dante partout, un peu oblique sur les tibias et les scapes. Couleur
testacée avec la tête plus rougeatre et l’extrémite de l'abdomen
parfois un peu brunâtre.
Ouvrière.Long., 2,5 à 2,8 mill. Les scapes dépassent de moitie le
bord postérieur de la tête. Tête rétrécie derrière. Yeux gros, situes
presque au milieu des côtés de la tête. Impression du mésonotum
tres faible. Métanotum à face basale convexe, muni seulement de
deux petits tubercules mousses. Pilosité, couleur et sculpture du
soldat, sauf le pédicule et les côtés du pronotum qui sont lisses et
luisants. j
Vineland en New Jersey (M. Morris).
Pheidole stulta n. sp. — Soldat. Long., 6 mill. Tête, sans les
mandibules longue de 2, 3, large de 1,8 mill. — Stature de la
P. Guilelmi-Mülleri Forel, et cependant bien distincte de cette
espèce par sa tête plus plate, plus allongée, à côtés parallèles, ses
scapes faiblement courbés vers leur base, non aplatis, son pronotum
plus étroit, à peine tuberculé latéralement, son thorax sans aucune
ride transversale, les épines non divergentes, plus longues et plus
grêles de son métanotum, le nœud mince (squamiforme) du premier
XLVII
article de son pédicule (chez la Guilelmi-Mülleri ce nœud est épais),
la pilosité dressée bien plus courte et moins grossière, brunätre, de
son corps et de ses pattes, enfin par sa couleur plus foncée, d’un
brun rougeàtre avec l'abdomen plus terne, les pattes et les antennes
plus claires. Les scapes n’atteignent pas la moitié de la distance de
l’origine des antennes au bord postérieur de la tête. Thorax lisse et
luisant sauf les côtes finement rugueux du mésothorax et du
métathorax. Nœuds du pédicule finement réticulés-ponctués, peu
luisants. Sculpture de la tête et de l'abdomen comme chez la
P. Guilelmi-Mülleri. Une impression longitudinale sur la face
basale du métanotum. Chaperon caréne et échancré devant. Sillon
frontal distinct.
Cette espece me paraît fort rapprochée de præusta Roger, dont
elle se distingue par la face basale lisse de son métanotum, sa taille
plus petite, le premier nœud non échancré de son pédicule, par les
épines bien plus longues de son métanotum, la sculpture différente
du pédicule.
Caravellas, province de Bahia, Brésil (0. Joseph).
Pheidole Guilelmi-Muülleri Forel(Mittheil. der Schw.entom.
Gesellsch., vol. VIT, n° 5). — Je suis obligé de modifier la descrip-
tion du soldat comme suit. Les mots : « Das Melanotum st bei
præusta qlatt, bei unserer Art quergerunzelt » doivent être rayés
et remplacés par les mots suivants : « Das Pronotum hat stark
vorragende Seitenechen {bei prœusta schwach). Die Fühierschaft ist
nahe an der Basis machtig und rasch gebogen, daselbst plattge-
drückt. 1. Stielchenknolen dick, oben nicht ausgerundet. »
Pheidole absurda n. sp. — Soldat. Long., 5 mill. Tête demesu-
rément allongée, longue de 2,5 mill. (sans les mandibules) et large
de 1,6 à 1,7, rectangulaire, aplatie, à côtés parallèles, à bord posté-
rieur profondément incisé. Yeux petits, plats, situés vers le quart
antérieur des côtés de la tête. Les scapes dépassent à peine le tiers
de la distance de l’origine des antennes au bord postérieur de la tête.
Chaperon sans carène, lisse et luisant, largement eéchancré au
milieu de son bord antérieur, à côtés très courts. Arêtes frontales
courtes. Sillon frontal profond, n’atteignant pas l’aire frontale.
Mandibules courtes, obtuses, à peine croisées, à peine bidentées,
lisses, luisantes, à ponctuation éparse. Tête lisse, luisante, à ponc-
tuation assez espacée, mais régulière et fort distincte; plus serrée,
plus forte et un peu allongée sur les joues où elle est entrecoupée de
très fines stries longitudinales courtes. Côtés du front et fossette
antennaire assez grossièrement rides ou stries. Pronotum à proëmi-
nences latérales peu considérables, raminci en cou du côté de la
tête. Mésonotum plat en dessus, sans impression transversale.
XLVIH
Métanotum arme de deux dents pointues. Tout le thorax lisse et
luisant, sauf les côtés du mésosternum et du métasternum qui sont
rides. Pédicule finement réticulé-ponctue, un peu mat; le second
nœud à côtés proéminents, mais arrondis. Abdomen lisse et luisant.
Tout le corps ainsi que les pattes et les antennes fournis d’une pilosité
dressée assez courte, très courte sur la tête ; pubescence extrême-
ment éparse, un peu plus abondante sur le devant de la tête.
Tête rougeatre, à bord antérieur et mandibules d’un brun rou-
geâtre fonce. Le reste testacé, avec le dos du thorax et de l’abdomen
brunûtres.
Retaluleu en Guatemala (Stoll).
Pheidole Maja n. sp. — Soldat. Long., 3,5 à 3,8 mill. Res-
semble d'aspect à la P. megacephala (pusilla), mais les épines méta-
notales sont plus larges, beaucoup plus écartées et plus divergentes,
le mésonotum a une impression transversale tres distincte, la tête,
plus profondément échancree derrière, a les côtés arrondis-parallèles
(chez megacephala elle est un peu élargie derrière). Chaperon
échancré au milieu, à peine caréné, strié en long sur les côtés. Aire
frontale striée en long. Mandibules ponctuées, avec quelques stries.
Pronotum presque sans protubérances latérales. Métanotum et côtés
du métasternum réticulés-ponctués, seulement cà et là quelques
poils dressés épars sur le corps. Pubescence très notable, surtout
sur la tête, l'abdomen, les pattes et les antennes. Tibias et scapes
sans poils dressés. Entièrement d’un brun marron. Pattes, antennes
et mandibules un peu plus pàles. Du reste comme la ?.#megacephala.
Ouvrière. Long., 2, 3 mill. Plus robuste que la 2. megacephala.
Une impression transversale distincte sur le mésonotum. Tibias et
scapes à pilosité très oblique, presque couchée. Du reste pilosite,
pubescence et couleur du soldat; sculpture comme chez la P. mega-
cephala.
Femelle. Long., 6,2 mill. Couleur du soldat. Distincte de la
P. megacephala par ses tibias et ses scapes qui n’ont que des poils
entièrement couchés, et par le manque presque complet de pilosite
dressée sur le corps.
Ville de Guatémala et Tecpam (7000 de haut) en Guatemala
(Stoll).
Leptothorax echinatinodis n. sp. — Ouvrière. Long., 2 mill.
Antennes de 11 articles. Un enfoncement derrière le chaperon qui
a trois carenes longitudinales parallèles. Aire frontale indistincte.
Sillon frontal fort court. Mandibules étroites à peu de dents. Dos
du thorax aplati nettement bordé d’une arête sinueuse. Angles
antérieurs du pronotum aigus. Métanotum avec deux fortes épines
divergentes recourbées en arc en dedans. Nœuds du pédicule multi-
XLIX
dentés ; le premier très brièvemeut pétiolé muni de 8 dents ou petites
épines, quatre en dessus et denx de chaque côté; le second nœud
en a quatre inégales, situées latéralement. Abdomen tronqué et peu
rétréci antérieurement. Cuisses et tibias renfles,
Front et vertex lisses et luisants ; le reste de la tête finement
ride et réticule, demi-mat. Thorax et pédicule mats, densément
réticulés-ponctues. En outre le thorax est tres grossierement ridé
en long, le 2% nœud en travers. Abdomen lisse et luisant, avec
quelques stries presque microscopiques vers sa base. Pilosité dressée
courte, raide, obtuse, éparse partont, sauf sur les tibias et les
scapes qui n’ont qu’une faible pubescence.
D'un jaune brunâtre avec la tête, l’abdomen, la massue des
antennes et les cuisses d’un brun chatain.
Rio de Janeiro (Nægeli).
Cette intéressante espèce, la première de ce genre provenant de
l'Amérique du Sud, bien distincte des autres par son pédicule épi-
neux et la forme du thorax, doit être sans aucun doute placée dans
le genre Leptothoraz dont elle a tous les caractères.
Mon ami M. le professeur Emery me fait remarquer avec raison
que le Z'elramorium auropunctatum Roger doit être rattaché au
genre Ochelomyrmez Mayr. Les exemplaires de Guatémala (M. Stoll)
diffèrent de ceux que M. Emery a recus de St.-Thomas (Antille’s)
par leur tête grossierement ridée en long. Les exemplaires de
M. Emery sont évidemment l'espèce typique que Roger avait recue
de Cuba. Je propose d'appeler la variété du Guatemala : rugosus.
Ce fait m'a amené à voir que le Zetramorium sigmoideum Mayr
forme un passage du genre Z'etramorium au genre Ochelomyrmez.
Il est fort voisin de l'O. auropunctlalus, a aussi un commencement
de petites arêtes latérales sur les joues et même sur la base de
l'abdomen quelques gros points dorés que je n’avais pas vus lorsque
j'en parlai à propos de l'auropunctatus (Etud. myrmécologiques en
1884).
— M. Fokker nous adresse une :
NoTE SUR QUELQUES HÉMIPTÈRES HÉTÉROPTÈRES
DE BELGIQUE.
Pendant une excursion faite par moi dans le Condroz au mois
d'août 1885, j'ai pris bon nombre d'Hémiptères. Parmi ces captures
j'indiquerai les espèces suivantes, qui sont rares ou nouvelles pour
la Belgique.
Corimelæna scarabæoides L , Pont de Bonne.
Myrmus miriformis Kall., la forme macroptère à Pont de Bonne et Barvaux.
Lyqgæus venustus Boeb., Heid des Gattes.
Lygæosoma punctatoquttatum K., Pont de Bonne (40 ex.),
Tropistethus holosericeus Scholtz, Pont de Bonne,
1
Stygnus rusticus Fall. J'ai pris la forme macroptère(incanus Fieb.) à Pont de Bonne,
(1 ex.).
Scolopostethus pilosus Reut. Un individu de cette espèce, nouvelle pour la Belgique,
à Marche-les-Dames.
Derephysia foliacea Fall., Pont de Bonne.
Monanthia Humuli K., Pont de Bonne.
Ploiaria vagahunda L., Marche-les-Dames.
Miris holsatus K., Pont de Bonne, Marche-les-Dames.
Phytocoris Tiliæ F., Pont de Bonne, sur le chêne.
— Ulmi L., Huy.
— varipes Boh., Pont de Bonne, Rarvaux.
Homodemus roseomaculatus de G., Pont de Bonne.
Megacælum infusum H. S., Pont de Bonne, Barvaux.
Lyqus rubricatus Fall., Pont de Bonne.
— lucorum Mey., Huy, Pont de Bonne.
— pabulinus L., Pont de Bonne.
Hadrodema Pinastri Fall., Pont de Bonne.
Pilophorus clavatus L., Huy.
— cinnamopterus Kb., deux individus sur le pin, à Pont de Bonne.
— perplexus Dgl. et Sc., Huy. Ces deux dernières espèces sont nouvelles, je
crois, pour la Belgique.
Eroticoris rufescens Burm. J’ai pris un individu brachyptère de cette jolie et
nouvelle espèce à Barvaux, courant sur le sol,
Dicyphus Epilobit Reut., Huy, Pont de Bonne, nouvelle pour la Belgique.
— pallidus H.S., Marche-les-Dames.
Globiceps flavomaculatus K., Marche-les-Dames, Pont de Bonne.
Æthorhinus angulatus F., Pont de Bonne.
Malacocoris chlorizans Fall., Pont de Bonne, Durbuy et Marche-les-Dames.
Orthotylus virescens Dgl. et Sc., Barvaux, Pont de Bonne.
— flavosparsus Sahlb., Huy.
Macrotylus Payhulli Fall., Barvaux.
Macrocoleus Tanaceti Fall., Huy.
— molliculus Fall., Huy.
Byrsoptera rufifrons Fall., Pont de Bonne, Marche-les-Dames.
Atractotomus magnicornis Fall., Pont de Bonne, Marche-les-Dames. Espèce nou-
velle, je crois.
Plagiognathus albipennis Kall., encore une espèce nouvelle pour la Belgique, Huy.
Acompocoris pygmæus Fall., Pont de Bonne.
Microphysa elegantula Baer, 20 sur le pin, à Pont de Bonne.
— M. Lethierry a dressé le relevé des
HÉMIPTÈRES RÉCOLTÉS A AGUILAS, PRÈS CARTHAGÈNE (ESPAGNE)
par M. WEYERS.
Odontotarsus caudalus Klug. Canthophorus dubius Scopoli, var. mela-
— grammicus Linné. nopterus H. Sch.
Psacasta exanthematica Scopoli. Sciocoris terreus Schranck.
Eurygaster maura Linné. Œlia klugi Hahn.
— hottentota Fabr. — cognata Fieber.
Odontoscelis dorsalis Fabr. Neottiglossa inflexa Wolf.
Trigonosoma falcatum Cyrillo. Dryocoris sphacelatus Kabr.
Ancyrosoma albolineatum Fabr. — albipes Fabr.
Graphosoma semipunctalum Fabr. PBrachynema cinctum Fabr.
Podops inuncia Fabr. Nezara Heegeri Fieber.
Geotomus punctulatus Costa. P'hyllomorpha laciniata Will.
LI
Enoplops cornula H. Schætfer. Pachymerus Saturnius Rossi.
Coreus pilicornis Burmeister, Pyrrhocoris ægyptius Linné.
Verlusia sulcicornis Fabr. Rhynocoris erythropus Linné.
Lygæus milituris. Fabr. Cerascopus domesticus Scopoli.
Geocoris erylthrocephalus Lepelletier. Hysteroplerum angulare Kieber.
Pachymerus delineatus Rambur.
— M. Preudhomme de Borre fait une communication concernant
notre faune indigène.
Le Geotrupes alpinus Hagenbach est, suivant les uns, une espèce,
suivant les autres, simplement une variété du Geotrupes vernalis. I]
est de taille très inférieure à celui-ci, noir sans mélange de bleu ni
de violet, une nuance vert-bouteille au bord du corselet et des
élytres, ainsi que sur les parties inférieures. Sa patrie est la Suisse
et le nord de l'Italie. Cependant je viens d’en trouver un exemplaire
étiqueté de Beaufort pres Echternach, dans le grand-duché de
Luxembourg. M. Roffiaen, membre de la Société malacologique,
avait l'habitude de remettre ses chasses à M. Putzeys qui, après en
avoir extrait les Carabiques qui en composaient la majeure partie,
me remettait souvent le reste pour le Musée. Dans le cas présent,
je ne saurais avoir une confiance absolue dans l'indication de localité,
qui ne doit être donnée que sous réserve de confirmation par des
recherches ultérieures. La récolte de M. Roffiaen était datée du mois
d'août 1874.
— M. Van Segvelt demande la parole et s'exprime comme suit :
D'après une note de M. Aug. Dutreux, dans le n° 184 de la Feuille
des Jeunes Naturalistes (1 février 1886), il resulterait de communi-
cations faites à la Société entomologique de France, que pendant
l'été dernier certains Sphingides, tels que Acherontia Atropos,
Deilephila celerio et livornica auraient été remarquablement abon-
dants, surtout le dernier.
Il a dû en être de même en Belgique.
J’ai recu bon nombre de chenilles d'A. Atropos de Malines et de
localités environnantes. Je sais qu’il a été abondant dans certaines
parties du Brabant wallon.
La chenille de Sphinx Liqustri a été capturée en pleine ville, dans
un jardin, Sphinx Convolouli à l’état d’insecte parfait, Deilephila
elpenor a été capturé à l’état parfait à Hever.
Smerinthus Tiliæ n'était pas rare à l’état de chenille sur les
boulevards plantés de Tilleuls.
Enfin j'ai recu, comme du reste chaque année, de fréquentes
visites de Aacroglossa stellatarum dans mon jardin.
Ajoutons que S'yntomis Phegea à été tres abondant à Louvain.
Pendant ces quatre dernièrés années, je n’avais capturé que
Deilephila elpenor, Smerinthus Tilix, Smerinthus ocellata et Macro-
glossa stellatarum, tous à l’état d’unique exemplaire.
LII
Il serait intéressant de savoir si les amateurs anglais n’ont pas
capturé quelques exemplaires de l’une ou de l’autre espèce amé-
ricaine : Sphinæ carolina, Anceryx plebeja et Sphinx quinquema-
culata, qui visitent de temps en temps l’Angleterre à la faveur d’étés
longs et secs.
Wood, Curtis, Humphrey et Westwood signalent ces espèces dans
le Royaume-Uni. Il paraît même qu’ Anceryz plebeja figure dans
quelques vieilles collections comme espèce anglaise. S'yhinx quinque-
maculata et S. caralina ont même été élevés de chenilles capturées
en Angleterre.
— Le président annonce que pour le mois de février, le Musée a
exposé dans la galerie publique la fin des Carabiques de Belgique
(sauf les Bembidiides) et cinq caisses contenant une partie de la col-
lection générale d’Elatérides.
— Sur la proposition de M. Weinmann, l’assemblée décide de
faire don à la Société Royale Malacologique de Belgique des
volumes I à XII des Annali del Museo civico di Genova et des
volumes Ï à VI des Anales de la Sociedad Española de Historia
natural, que nous possédons en double et qui manquent dans la
bibliothèque de notre consœur.
— M.7J. Devaux fait passer sous les yeux de l'assemblée deux
boîtes d’Insectes du Congo, qu'il a recus de M. Vandevelde.
— L'ordre du jour appelant enfin le choix d’une localité pour
l'excursion du 14 mars, M. Jacobs propose d’explorer les marécages
s'étendant entre Assche et Bodeghem S' Martin. — Adopte.
M. Lameere guidera l’excursion.
Départ de Bruxelles (Nord) à 8 h. 4 m. du matin.
La seance est levée à 9 heures.
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE.
COMPTES-RENDUS DES SÉANCES.
a
SÉRIE III. — N° 70.
Assemblée mensuelle du 6 mars 1886,
PRÉSIDENCE DE M. WEINMANN, VICE-PRÉSIDENT,
Présents : MM. Capronnier, Coubeaux, De Lafontaine, Demoor,
J. Devaux, Engels, Fologne, Funck, Jacobs, Kerremans, L’Arba-
lestrier, Laurent, J. Mélise, Meunier, Remy et Lameere, secrétaire.
MM. Preudhomme de Borre, president, et de Selys-Longchamps
ont fait excuser leur absence.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de l'assemblée mensuelle du 6 février est
approuve.
Le Conseil a eu le regret de recevoir l'annonce du décès de
M. Clemm, et la démission de M. Arnold, tous deux membres
effectifs.
Correspondance.
M. Forel remercie pour son admission : il envoie son portrait-carte
pour l’album de la Société, et a versé entre les mains du trésorier la
somme de deux cents franes qui lui confère le titre de membre à vie.
Mêmes remerciments de MM. Coubeaux et Nagelmackers.
M. le Ministre de l'Agriculture, de l'Industrie et des Travaux
publics nous informe qu’un nouveau subside de mille francs nous est
alloué pour la publication de nos Annales. Une lettre de remerci-
ments lui sera adressée.
L'assemblée décide de souscrire à la médaille d’or qui sera offerte
a M. P.J. Van Beneden, lors du cinquantième anniversaire de son
professorat, pour une somme de dix francs.
M. von Heyden nous écrivant qu'il lui sera impossible de se rendre
à Cassel lors du jubilé du Verein für Naturkunde zu Cassel, le
Secrétaire est chargé d'envoyer une adresse de félicitations à cette
Société.
L'échange des Annalen des X.X. Naturhistorischer Hofmuseums
publiées à Vienne contre nos Comptes-rendus est accordé.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXX, d
Liv
IRapports, présentation de mémoires.
Il est donné lecture des rapports de MM. Candëze et Fromont
sur un mémoire de M. Dugès intitulé : Wétamorphoses de quelques
Coléoptères mexicains. L’impression de ce mémoire aux Annales est
votée, le Conseil étant chargéde prendre les mesures nécessaires pour
une publication économiquedes planches qui acompagnent ce travail.
M. Demoor dépose la.Ziste des Cicindélides décrits postérieure-
ment au Catalogue de Munich. — Rapporteurs : MM. Kerremans
et Remy.
Lectures, communications.
— L'assemblée décide l'insertion dans le Bulletin de ce jour du
travail suivant.
LISTE DES TÉNÉBRIONIDES
RECUEILLIS PAR C. VAN VOLXEM EN ESPAGNE, EN PORTUGAL, AU MAROC
ET AUX ILES DU CAP-VERT
par EL. Fairmaire.
Arthrodeis occidentalis Fairm. — Maroc.
Erodius tibialis L. — Portimao, Sagres,
Villa Real.
— curvipes Sol.— Sagres,Faro,Tavira.
nitidiventris Sol. — Villa Real.
lusitanicus Sol. — Tanger, Mer-
tola, Sagres, Portimao.
carinatus Sol. — Tanger.
laticollis Sol. — Tanger.
Emondi Sol. var. Chauveneti Sol. —
Tanger.
neapolitanus Sol. var. dalmatinus
Kr. — Mazagan.
— — var. obtusus All. — Portimao.
Pachychila Germari Sol. — Tanger.
Tentyria elongata Waltl. — Portimao.
— emarginata Kr. — Villa Real,
Sagres.
maroccana Sol. — Tanger.
curculionoides Herbst.— Beja.
gaditana Ros. — Port Ste Marie.
corrugata Ros. — Carregado.
Bassii Sol. — Carregado.
— platyceps Stev. — Sagres, Lagos,
Faro, Mertola, Castroverde.
Hegeter tristis Fab. — St Vincent.
Oxycara pedinoides Er. — St Vincent.
Adelostoma sulcatum Dup. — Tanger.
Stenosis hesperica Sol. — Tanger, Por-
timao.
— hispanica Sol. — Tanger, Portugal.
Morica planata Fas. — Gibraltar, Tan-
ger, Mazagan.
Zophosis minuta Fab. — Tavira, Villa
Real, Faro, Cadix, Port Ste Marie.
Pachychila punctata Fab. — Tanger.
— impunctata Fairm. — Tanger.
— hispanica Sol. — Faro, Sagres,
Loulé.
— — var. #inor. — Tavira, Loulé.
— Salzmanni Sol. — Tanger.
— brevis Bess. — Tanger.
— dissecta Kr. — Tanger.
— sulcifrons Sol. — Tanger.
— breviuscula Kr. — Tanger.
— nitens Soi. — Tanger.
— glabella Herbst. — Mertola.
Asida Fabricit All. — Tanger.
Sepidium bidentatum Sol.—Castroverde,
Carregado, Mertola, Sta Clara.
— perforatum All. — Tanger.
Crypticus gibbulus Quens.— Faro, Sagres,
Villa Real, Gibraltar, Tanger.
— quisquilius L. — Santa-Olalla,
— zophosoides Heyd. — Villa Real,
Maffa.
— Kraatzi Bris. — Avila.
— adspersus Küst.— Portimao,Tanger.
— pruinosus Duf. — Portimao.
Oochrotus unicolor Luc. — Tanger.
Dendarus tristis Rossi. — Monchique.
— pectoralis Muls. — Tanger.
— insidiosus Muls. Monchique,
Bussaco, Tanger.
Colpotus similaris Muls. — Cintra.
Isocerus ferrugineus Fab.
Tsocerus Favieri Luc. — Mazagan.
Akis spinosa L. — Evora, Lagos, Villa
Real, Portimao.
— — var. granulifera Sahlb.
Sagres , Evora, Faro.
— acuminata Fab. — Lagos.
Scaurus hespericus Sol. — Portimao,
Tanger.
— sticticus Gemm. (punctatus Hbst.).
— Tanger, Portimao, Belem,
Beja, Lagos, Monchique.
— rugulosus Sol. — Portimao.
— Dicinus Sol. — Tanger.
Blaps gages L. — Tanger.
— armeniaca Fald. — Casabranca,
Grenade, Portimao, Mazagan.
brachyura Küst. Coïmbre,
Tanger.
— pinguis AI. — Mazagan.
— caudigera Gemm. (caudata Sol.).
— Tanger.
— nitidula Sol. — Mazagan.
inflata All. — Casabranca, Maza-
gan.
lusitanica Hbst. — Mafra.
Asida sericea O1. — Tolède.
-— inquinata Ros. — Tanger.
Clementei Perez. — Lagos.
— scabrosa All. — Avila.
castellanea Graëlls. — Avila.
punctipennis Perez. — Villa Real.
Goudotii Sol. — Mafra, Sagres,
Cintra.
— var. Perezi Ch. — Sagres.
— var. ventricosa Sol. — Lagos,
Loulé, Tavira, Portimao.
barbara AÏl. — Tanger.
maroccana All. — Tanger.
tuberculifera Al. — Mazagan.
— Kraatzii AI. — Tanger.
Opatroides thoracicus Ros. — Tanger.
Lichenum pulchellum Küst.— Villa Real,
Tanger.
Trachyscelis aphodioides Latr. — Minor-
que.
Phaleria oblonga Küst. — Tanger.
— parallela Woll. — St Vincent.
— Clarkii Woll. — St Vincent.
Alphitophagus quadripustulatus Steph. —
Tanger.
Tribolium ferrugineum Fab. — Tanzer.
Gnathocerus cornutus Fab. — Tanger.
Câtaphronetis crenata Germ. — Por-
timao.
LV
Cossyphus Hofmannsegqii Hbst. — Por-
tugal, Sagres.
Litoborus planicollis Waltl var. maroc-
canus Fairm. — Tanger.
Heliopates lusitanicus Hbst. — Cintra.
— cCribratostriatus Muls. — Tanger,
Portugal.
transversalis Muls. — Sagres.
montivaqus Muls. — Albarracin.
agrestis Muls. —- Madrid. Albarra-
cin, San Bartholomeo.
cribratus Chevr. — Portugal.
— simulans Chevr. — Sagres.
Olocrates gibbus Fab. — Villa Real.
— fossulatus Muls.-— Avila.
— foveipennis Muls. — Avila.
— planiusculus Muls.— Tanger, Santa-
Olalla.
Phylazx variolosus O1. — Bussaco.
— Olcesii Fairm. — Tanger.
— suzeticola Graëlls. — Avila.
Micrositus ulyssiponensis Germ.— Foya,
Villa Real, Monchique, Faro,
Caldas.
— miser Muls. — Portimao, Foya,
San Bartholomeo, Caldas, Mer-
tola, Tanger.
— Heeri Muls. — Mertola, San Bar-
tholomeo, Foya.
Pseudolamus seriatoporus Faïirm. (pusil-
lus Baudi.). — Tanger.
Sclerum armatum Waltl. — Tanger.
Opatrum perlatum Germ. — Portugal,
Bussaco.
— verrucosum Germ. — Tanger.
— porcatum Fab. — Tanger.
Gonocephalum hispidum Br.—S! Vincent.
— rusticum O1. — Cadix, Tanger.
— pusillum Fab. var. meridionale
Küst. — Foya, Carregado, Faro,
Belem, Tavira, Portimao, Lagos,
Tanger.
Cœlometopus clypeatus Germ. — Cintra.
Tenebrio opacus Duft. var. fuliginosus
Fairm. — Tanger, Casablanca.
Calcar elongatum Hbst. — Tanger, Béja.
Helops coriaceus Küst. — Tanger.
Stenomazx estrellanus Kr. — Mafra.
Nalassus quisquilius Fab. — Tanger.
— nanus Küst. — Tanger.
— longipennis Küst. — Madrid.
Nesotes tuberculiger Luc. — Tanger.
— congener Reiche. — Tanger.
Nephodes villiger Ros. — Tanger.
— Le Secrétaire donne connaissance d’une notice Arachnolo-
gique qui lui a été adressée par son auteur.
LVI
DESCRIPTIONS DE QUELQUES ESPÈCES NOUVELLES DE LA
FAMILLE DES AGELENIDÆ.
par E. Simon.
li. Cybæus reticulatus sp. nov. — © long. 8-12®".— Cephalo-
thorax pallide fusco-rufescens vel olivaceus, parte cephalica antice
obscuriore postice macula V nigricans antice ramosum formante
notata, parte thoracica lineis radiantibus extus ampliatis sed
marginem haud attingentibus oblique secta. Oculi antici in linea
recta bene et fere æque distantes, medii lateralibus saltem 1/5
minores, laterales transversim elongati. Oculi postici in linea levis-
sime recurva (subrecta), medii inter se vix latius quam a lateralibus
remoti. Medii postici anticis multo majores. Clypeus oculis anticis
plus duplo latior. Abdomen breviter et sat late oblongum supra
fusco-olivaceum vel nigricans plus minus testaceo-punctatum, in
parte prima vitta longitudinali et maculis binis testaceis, in parte
secunda serie duplici macularum testacearum obliquarum et subge-
minatarum 4 vel 5 ornatum, infra testaceum plus minus fusco-
variatum. Chelæ robustissimæ ad basin valde geniculatæ, fusco-
rufescentes, nitidæ, transversim subtilissime striatæ. Sternum
pedesque lurido-olivacea, femoribus, praesertim infra, fusco-trian-
nulatis, tibiis annulis subbasilaribus et subapicalibus obsoletioribus
notatis, aculeis modice longis. Plaga vulvæ atra parum latior quam
longior antice rotunda et utrinque stria obliqua et arcuata limitata
postice fovea media minutissima rufula quadrata vel rotunda notata.
g long, 7-10"®, — Pedes longiores et graciliores apertius annu-
lati. Pedes-maxillares robusti obscure fulvi tarso infuscato, patella
parum longiore quam latiore extus apophysa crassa obtusissima apice
minute rugosa instructa, tibia patella vix breviore intus leviter
convexa et pilosa extus apophysa nigra lamellosa antice directa
apice lanceolato-truncata ad basin in carinam acutam basin articuli
infra fere attingente armata, tarso magno convexo breviter acumi-
nato, bulbo maximo membranaceo in medio lamina transversa
reniformi ad marginem stylo longo marginato. — Washington-
territory (Pacifique).
2. Cybæus signifer sp. nov. — © long. 10-12mm, — Cephalo-
thorax obscure fuscus, parte thoracica præsertim in medio dilutiore
et lineis radiantibus obscurioribus marginem haud attingentibus
notata. Oculi antici in linea levissime recurva bene et fere æque
distantes subæqui, laterales transverse oblongi. Oculi postici fere
æque distantes, medii antici et postici æqui. Clypeus oculis anti-
cis fere triplo latior. Abdomen breviter oblongum supra fuscum vel
nigricans plus minus testaceo-reticulatum, in parte prima linea lon-
LVIT
gitudinali et maculis binis vel quatuor, in parte altera vittis
transversis 4 vel 5 valde arcuatis pallide fulvo-testaceis ornatum,
infra obscure fulvo-testaceum. Chelae ut in præcedenti sed fere
nigræ. Sternum pedesque obscure fulva, femoribus tibiisque fusco-
annulatis. Plaga vulvæ latior quam longior semicireularis fusco-
rufula antice transversim striolata postice fovea testacea sat magna
latiore quam longiore utrinque paululum attenuata et obtusa notata.
& long. 7-10®®, — Pedes multo longiores et graciliores. Pedes-
maxillares fulvi tarso leviter infuscato, patella evidenter longiore
quam latiore extus in parte secunda apophysa brevi et crassa ad
apicem oblique truncata cum angulo superiore obtusissimo et
subtiliter rugoso sed angulo ïinferiore paululum produeto et
turbinato, tibia patella paulo breviore et paulo angustiore infra ad
marginem exteriorem Carina acuta antice late truncata sed haud
producta munita, tarso angusto et longo apice longe attenuato et
bulbum multo superante, bulbo mediocri disciformi stylo cireum-
cincto. — Oregon : M' Hood. Washington-territory.
3. Cybæus morosussp.nov.—0Q long.7,5"m,— Cephalothorax
nitidus fulvo-rufescens antice parum infuscatus, convexus, antice
posticeque valde declivis ut in C. fetrico. Oculi antici in linea recta
bene et fere æque distantes, medii lateralibus plus duplo minores in
macula nigra impositi. Oculi postici in linea recta, medii inter se
quam a lateralibus vix remotiores, medii postici anticis multo
majores. Clypeus oculis anticis plus duplo latior. Abdomen brevis-
sime ovatum supra cinereo-fuscum, antice vitta longitudinali, postice
maculis subgeminatis biseriatim dispositis pallidioribus parum
expressis notatum, interdum testaceum antice maculis fuscis binis
dein serie linearum transversarum et arcuatarum pallide fusco-
olivacearum orratum, infra obscure testaceum. Chelæ robustæ
valde geniculatæ fulvo-rufescentes nitidissimæ. Sternum pedesque
omnino lurido-testacea hi versus apicem leviter infuscati, aculeis,
saltem inferioribus tibiarum et metatarsorum anticorum, longis.
Plaga vulvæ magna nigra latior quam longior, fovea maxima trans-
versa plus triplo latiore quam longiore utrinque rotundata, in medio
paululum coarctata et processu acute triquetro longitudinaliter secta
notata. — Washington-territory.
4. Cybæus pusillus sp.nov.— © long. 4,5". — Cephalothorax
nitidissimus obscure fulvo-rufescens, parte thoracica linea marginali
exillima et lineis radiantibus parum distinctis obscurioribus sæpi-
cule ornata. Oculi antici approximati, parum inæquales, medii
lateralibus non multo minores, in linea evidenter procurva. Oculi
medii postici inter se latius quam a lateralibus remoti, haud majores
quam medii antici. Clypeus oculis lateralibus anticis haud duplo
LVIII
latior. Abdomen ovatum supra nigricans vel olivaceum fulvo-
testaceo punctatum et variegatum, in parte prima vitta longitudinali
lanceolata nigricante testaceo limitata, in medio et in parte secunda
vittis transversis testaceis 4 vel 5 valde arcuatis notatum, infra plus
minus obscurum testaceo parce et inordinate punetatum. Sternum
chelæ pedesque obscure fulvo-rufescentia vel olivacea, pedes versus
extremitates sensim infuscati, aculeis, præsertim inferioribus
tibiaram et metatarsorum anticorum, longis. Area vulvæ plana
nitida nigricans in medio sensim dilutiore, postice fovea minuta
anguste transversim semicircularis et antice valde ciliata notata.
cg long. 4®®, — Pedes longiores. Pedes-maxillares sat robusti
obscure fulvi tarso fusco, patella mutica longiore quam latiore et
parallela, tibia vix breviore apicem versus valde attenuata extus
prope medium apophysa brevi oblique careniformi et recte truncata,
ad apicem apophysa longissima articulo plus duplo longiore et dimi-
dium tarsum superante sat gracili et laciniosa valde armata, tarso
magno sat breviter ovato, bulbo magno disciformi lamina media cylin-
drata munito et stylo ad apicem (prope medium marginem exterio-
rem bulbi) librato et recurvo circeumdato. — Washington-territory.
5. Cicurina Mellottei sp. nov. — © long. 5,5", — (/ cinereæ
Panz. valde affinis sed differt oculis posticis paulo majoribus et
præsertim lateralibus, minus sejunctis in linea levissime recurva,
oculis anticis appropinquatis mediis lateralibus plus triplo mino-
ribus. Chelarum margine inferiore dentibus inter se remotioribus
et fere æquis (in ©. cinerea dentibus subcontiguis, 1° et præsertim
2° et 3° reliquis multo majoribus). Cephalothorax chelæ sternum
pedesque fulvo-rufescentia nitida parce et sat longe pilosa. Abdomen
pallide cinereum, mamillæ testaceæ. Plaga vulvæ obsolete limitata
postice infuscata, truncata et transversim auguste foveolata. —
Yokohama (Mellottée).
6. Cicurina tersa sp. nov. — © long. 5,4%. — Cephalothorax
fulvus nitidus ut in præcedenti. Oculi postiei sat magni, intervallo
mediorum diametro oculi vix dimidio latiore lateralium angustiore,
in linea subrecta seu levissime recurva. Oculi antici valde appro-
pinquati in linea levissime procurva, medii lateralibus non multo
minores. Clypeus oculis lateralibus anticis parum latior. Abdomen
oblongum pallide testaceum, supra antice linea longitudinali in
medio et postice arcubus transversis valde angulosis 3 vel 4 fuscis
notatum, utrinque, præsertim in parte secunda, vage fusco-puncta-
tum. Sternum chelæque ut in præcedenti. Pedes breves et robusti
fulvo- rufescentes versus extremitates leviter infuscati, tibiis
anticis infra aculeis longis 2-2 et aculeis lateralibus interioribus
3 armatis sed aculeis apicalibus minoribus ordinariis carentibus,
LIX
metatarsis infra 2-2 et intus 2 aculeatis. Area vulvæ semicircu-
laris plana et pilosa nigricans in medio sensim dilutior, postice
fovea transversa plus triplo latiore quam longiore semicirculari
antice recte postice arcuate truncata notata. — Washington-territ.
7. Cicurina nevadensis sp. n0v. — Q long. 5%%, — Cephalo-
thorax obscure fulvo-rufescens nitidus, parte thoracica lineis
radiantibus obscurioribus parum distinctis notata, parte cephalica
brevi valde convexa. Oculi postici in linea plane recta, medii
lateralibus multo minores, fere æque et sat late distantes (inter-
vallis diametro mediorum circa duplo latioribus). Oculi antici
magni fere æqui in linea leviter procurva, medii inter se auguste
disjuncti sed a lateralibus haud separati. Clypeus oculis lateralibus
anticis multo latior. Abdomen oblongum obscure cinereum, in parte
secunda arcubus transversis nigricantibus trinis notatum. Chelæ
sternumque fusco-rufescentia nitida. Pedes breves et robusti
fulvo-rufescentes versus extremitates sensim infuscati, aculeis
tibiarum et metatarsorum anticorum ut in ©. fersa. Area vulvæ
fusca semicircularis parum convexa, in parte secunda fovea magna
duplo latiore quam longiore utrinque rotunda antice subrecte
postice arcuate truncata et acute marginata notata. — Nevada.
8. Cicurina simplex sp. nov. —Q long. 6". Cephalothorax
nitidissimus fulvo-rufescens fere glaber, parte cephalica sat convexa
setis longis paucis seriatim ordinatis munita. Oculi postici sat
minuti late disjuncti, intervallo mediorum diametro oculi plus duplo
latiore lateralium paulo angustiore, in linea fere recta vix procurva.
Oculi antici in linea recta, magni, valde appropinquati, medii
lateralibus parum minores. Clypeus oculis anticis multo latior.
Abdomen pallide cinereo-testaceum tenuiter et parce setosum.
Sternum fulvo-rufescens, nitidum, parce setosum. Chelæ fulvo-
rufescentes nitidæ robustæ, ad basin subgeniculatæ, margine
inferiore dentibus quatuor primis sat validis et subæquis. Pedes
parum longi et robusti fulvo-rufescentes ut in præcedenti. Area
vulvæ semicircularis plana nigricans pilosa, postice plagula rufula
paulo longiore quam latiore antice rotunda postice leviter dilatata
notata.
G long. 5,8%, — Oculi minus disjuncti. Clypeus altior. Pedes
paulo longiores. Pedes-maxillares fulvi tarso infuscato, patella
convexa non multo longiore quam latiore subquadrata, tibia
patella haud breviore multo angustiore versus apicem valde atte-
nuata et obliqua, extus prope basin apophysa minuta depressa
subtriquetra et acuta antice oblique directa, ad apicem apophysa
maxima articulo plus duplo longiore antice directa leviter arcuata
et subacuta supra marginata in medio longitudinaliter canaliculata
LX
infra lamellosa armata, tarso magno convexo tibia cum patella
multo longiore et latiore apice sat breviter acuminato, bulbo
maximo complicato lamina et stylo munito. — Washington-
territory.
9. Cicurina robusta sp.nov.— © long.7,5"".—Cephalothorax
nitidus pallide fusco-ravidus fere glaber, parte cephalica lata sed
parum convexa setis longis paucis in series longitudinales ordinatis
munita. Oculi postici parvi fere æqui et late disjuncti, intervallo
mediorum diametro oculi plus duplo latiore lateralium paulo
angustiore, in linea leviter procurva. Oculi antici appropinquati
in linea vix procurva, medii lateralibus saltem 1/5 minores. Clypeus
oculis anticis multo latior. Abdomen oblongum omnino cinereo-
testaceum infra paululum dilutius parum dense et sat longe cinereo-
pubescens. Sternum rufescens nitidissimum parce setosum. Chelæ
fusco-rufescentes nitidissimæ ad basin valde convexæ et genicu-
latæ, margine inferiore dentibus quatuor validis confertis æquis
dein denticulis minutissimis 2 vel 3 instructo. Pedes robusti et
breves obscure fulvo-rufescentes versus extremitates sensim
infuscati, tibiis anticis infra aculeis gracilibus et longis 3-3
apicalibus reliquis multo minoribus et intus aculeis minoribus 3
armatis, metatarsis infra 2-2 longe aculeatis. Area vulvæ plana
latior quam longior antice et utrinque truncata, nigricans et
pilosa, prope angulum anticum utrinque leviter impressa, ad mar-
ginem posticum plagula fulva transversa plus duplo latiore quam
longiore notata. — Colorado.
Genus TETRILUS nov. gen.
Generi Cicurina affinis sed cephalothorace longiore et angustiore
parte cephalica convexiore, oculis mediis posticis lateralibus
minoribus et inter se plus triplo latius quam a lateralibus remotis,
area mediorum latiore quam longiore et postice quam antice fere
duplo latiore, chelarum margine ïinferiore dentibus minutis
subæquis 6-7 armato, pedibus brevioribus, tibiis metatarsisque
anticis infra 2-2 longe aculeatis. Cætera ut in Cicurina.
10. Tetrilus japonicus sp.nov.—Q long 2,8"%,— Cephalotho-
rax fulvo-testaceus nitidissimus pareissime setosus (in parte cepha-
lica setis triseriatim ordinatis). Abdomen ovatum cinereo-testaceum
parce et longe albido-setosum. Chelæ sternum pedesque lurida
sat longe pilosa. Tibiæ anticæ infra 2-2 graciliter aculeatæ atque
aculeis lateralibus interioribus pluribus armatæ. Metatarsi antici
infra 2-2 aculeati. Area vulvæ sat magna et subrotunda, postice
fovea transversa semilunari rufulo-marginata, antice plagula testa-
cea magna in medio leviter constricta postice truncata fere omnino
obtecta — Japon : Yokohama (Mellottée).
LXI
Genus CicIRRA nov. gen.
Generi Cicurina affinis. Cephalothorax sat convexus antice
parum attenuatus fronte lata. Oculi antici subæqui in linea recta
parum sed evidenter sejuncti. Oculi postici in linea levissime
recurva sat late et fere æque distantes. Laterales antici a posticis
anguste separati. Clypeus oculis anticis angustior. Pars labialis
paulo longior quam latior dimidium laminarum superans versus
apicem leviter attenuata et truncata ad basin levissime coarc-
tata. Laminæ longiores quam in Cicurina. Sternum longius ovale.
Coxae IV spatio dimidiam longitudinem articuli circiter æquanti
sejunctæ. Pedes et mamillæ ut in Cicurina.
11. Cicirra decemmaculata sp. nov. — Q long. 3,5", —
Cephalothorax nitidissimus obscure fulvo-ravidus linea marginali
nigra tenuissime cinctus, parte cephalica macula olivacea parva V
formante postice notata. Abdomen breviter ovatum supra nigri-
cans parce testaceo-punctatum, in parte secunda maculis testaceis
obliquis et antice convergentibus biseriatim ordinatis (5-5) nota-
tum, maculis primis ovatis aliis linearibus, cinereo-albido longe
pilosum, infra obscure testaceum densius pubescens. Chelæ
robustæ antice convexæ fulvo-ravidæ nitidæ. Sternum pedesque
fulvo-olivacea sat longe pilosa. Tibiæ metatarsique antici infra
graciliter 2-2 aculeati. Vulvæ area plana nigricans postice utrinque
ad angulum tuberculo parvo acuto et retro directo armata. —
Tasmanie : Lauceston (Simson).
Genus SCOTOSPILUS nov. gen.
Generi Æahnia affinis. Oculi postici sat magni æqui in linea
paululum procurva, medii inter se quam a lateralibus remotiores.
Oculi antici in linea leviter procurva fere conferti, medii laterali-
bus paulo minores. Clypeus oculis anticis vix latior. Pars labialis
circiter æque longa ac lata attenuata et truncata. Sternum ut in
Hahnia. Chelarum margo inferior minute unidentatus. Mamillæ
mediæ intermediis paulo breviores, mamillæ exteriores articulo
1° longiore quam mamillæ intermediæ tereti sed articulo 2° brevis-
simo et conico.
12. Scotospilus bicolor sp. nov. — Q long. 4,3", — Cephalo-
thorax humilis nitidissimus fulvo-ravidus, oculis intus nigro-mar-
ginatis. Abdomen oblongum supra atro-sericeum, prope medium
maculis transversis binis magnis, prope apicem lineis transversis
exillimis valde arcuatis obscure testaceis vix expressis notatum,
infra albido-testaceum. Mamillæ superiores albidæ inferiores fulvæ.
Sternum chelæ pedes-maxillares pedesque omnino fulva. Plaga
vulvæ latior quam longior plana rufula utrinque ad angulum anti-
cum anguste et profunde excisa. — Tasmanie : Lauceston (Simson).
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXX. €
LXII
— M. de Borre envoie les communications suivantes :
M. Bellier de la Chavignerie m'ecrit :
« .…. Grâce à votre recent travail, il m'a été aisé d'établir avec
certitude la classification de mes Géotrupes indigènes. Il en est un
cependant, le Geotrupes alpinus Hagenbach, qui m'a laissé des
doutes. Vous dites, en parlant de cet insecte, que sa patrie est la
Suisse, le Nord de l’Italie et le Luxembourg? Vous auriez pu ajouter
la France, car j'ai pris en France, dans les Basses-Alpes, aux envi-
rons de Digne, un certain nombre de Geotrupes alpinus, que je crois
être une espece distincte du vernalis, dont elle n’a ni les mœurs, ni
l'habitat. Mais mon a/pinus de France est-il bien le même que celui
publié par Hagenbach ? Plusieurs fois, j'ai reçu d'Allemagne, sous le
nom d'alpinus, des Géotrupes que je considère comme differents du
mien et qui seraient, selon moi, des autwmnalis (varièté du vernalis).
« Je prends la liberté de vous envoyer un couple des Géotrupes en
question, en vous priant d’avoir l’obligeance de les comparer avec les
types d’a/pinus que vous pouvez avoir de diverses provenances et de
me donner votre avis à leur sujet. J’ai pris ces Géotrupes en France,
comme je vous le disais, dans le département des Basses-Alpes, sur
les derniers sommets de la montagne du Cousson, près de Digne, à
une altitude d'environ 16 à 1700 mètres, volant au dessus des
prairies, le matin, un peu après le lever du soleil. Le vol dura peu de
temps ; c'était sans doute l’heure de l'accouplement. »
Je viens d'examiner et comparer les deux Géotrupes femelles
envoyés par M. Bellier avec les séries d'espèces et variétés de
Sternotrupes qui existent au Musée Royal. Nous avons ici des exem-
plaires absolument identiques à ceux de M. Bellier et qui proviennent
des environs de Genève, de Zermatt et aussi des Pyrénées orientales,
où cette forme existe, concurremment avec la G. pyrenæus. Mais
ce ne sont pas pour moi des g/pinus et je les ai laissés parmi les
vernalis, où ils forment une race dépourvue absolument de la
nuance bleuâtre, surtout latérale, du vernalis typique. Il y a
d’ailleurs beaucoup de transitions. Ce n’est pas du tout ce que nous
possédons ici sous le nom d'alpinus. Les véritables a/pinus sont plus
petits, tant soit peu plus courts; ils n’ont rien de bleuâtre non plus,
mais une nuance vert bouteille luisante, bien plus marquée au bord
externe du corselet et des élytres.
Est-ce cette forme que M. Bellier recevait d'Allemagne sous le
nom d'alpinus et qu’il rapporte plutôt à la variète autumnalis Zie-
gler du vernalis? Je ne saurais naturellement le dire. Mais il me
semble que le véritable a/pinus ne peut être confondu avec l’autum-
nalis Liegler, variété brillante, surtout d’un beau vert, parfois un
peu bleuâtre ou un peu violacée, qui a la taille du vernalis typique
et qui habite principalement le centre de l’Europe. Il ne se confon-
LXIII
drait pas davantage avec la variété splendens Liegler, de l'Italie, où
la taille est la même (avec des individus exceptionnellement plus
petits) et où il y a des nuances cuprescentes bien remarquables. Nous
avons aussi les deux sexes d’une variété de grande taille et d’un beau
bleu brillant, provenant des Alpes-Maritimes, et qui pourrait bien
être la variéte violaceus de Mulsant.
— Notre savant confrère, M. Scudder, vient de m'écrire, me
donnant l'explication que j'avais prévue de la disparité stratigra-
phique entre ses tableaux synoptiques des Myriapodes et des Arach-
nides tertiaires. L’un de ces tableaux avait été dressé à une époque
où il considérait comme éocènes les terrains qu’il a plus tard su être
oligocènes. Les deux tableaux, écrits à un an d'intervalle, se
trouveront dûment corrigés, en langue allemande, dans Zittel,
Handbuch der Palæontologie, dont M. Scudder a rédigé la partie
Arthropodes; l'on y trouvera aussi un tableau semblable pour les
Insectes. Mais, par inadvertance, l’imprimeur du Cambridge Club
avait recu des copies anglaises des deux tableaux, non unifiées
chronologiquement. C’est donc dans l’ouvrage de Zittel que nous
trouverons l'expression fidèle des connaissances de M. Scudder sur
la statistique géologique des Articulés. Il a commencé à paraître une
traduction française de cet important ouvrage par M. Ch. Barrois.
— Les collections que le Musée expose aux étaloirs pendant le
mois de mars sont les collections belges de Bembidiides, Carnassiers
aquatiques, Histérides, Lucanides, Coprides et Onthophagides,
ainsi qu’une caisse de la collection générale de Throscides.
— L'assemblée décide que l’excursion qui devait avoir lieu le
11 mars sera reculée de quinze jours et elle fixe comme localité
à explorer le 11 avril, les bois qui avoisinent la ville de Hal.
M. Lameere guidera l’excursion. Départ de Bruxelles (Midi)
à 8 h. 19 m. du matin.
La séance est levée à 9 heures.
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SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE,
COMPTES-RENDUS DES SÉANCES.
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SÉRIE EL, —— N° 71.
Assemblée mensuelle du 3 avril 1886.
PRÉSIDENCE DE M. PREUDHOMME DE BORRE.
Présents : MM. Bergé, Capronnier, Coubeaux, Degouve de
Nuncques, De Lafontaine, Demoor, M'"° Derscheid, MM. J. Devaux,
Dubois, Engels, Francois, Jacobs, Kerremans, L’Arbalestrier, Meu-
nier, Remy, de Selys-Longchamps, Van Segvelt, Weinmann et
Lameere, secrétaire.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de l'assemblée mensuelle du 6 mars est
approuvé. — Le nom de M. Degouve de Nuncques a été omis sur la
liste des membres assistant à cette séance.
Le Président annonce que le Conseil a admis comme membre
effectif M. L. Péringuey, conservateur au Musée de Cape-Town,
présente par MM. Lameere et de Borre, et comme membre associé
M. Alfred Mees, étudiant à Malines, présenté par MM. Van Segvelt
et de Borre.
Correspondance.
M. Deltombe remercie pour sa nomination comme membre associé.
Rapports.
D’après les conclusions des rapports de MM. Kerremans et Remy
l'impression aux Annales de la Ziste des Cicindélides décrits posté-
rieurement au Cataloque de Munich par M. Demoor est votée,
Lectures, communications.
L'assemblée décide l'impression au Compte-rendu des travaux
suivants :
NOTE SUR LES ÉLATERIDES DU GENRE CHALCOLEPIDIUS Escus.
par E. Candèze.
Ce genre remarquable par la grande taille et la vestiture élégante
des espèces qui le composent, est, en outre, l’un des mieux délimité
et conséquemment des plus facilement reconnaissable de la famille.
Le corps elliptique et fortement cambré, la pubescence squami-
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T, XXX. [
LXVI
forme serrée et le plus souvent métallique, toujours de couleur vive,
et surtout la fusion complète du meso- et du métasternum, forment
un ensemble de caractères qui le distingue entre tous.
Il est propre à l'Amérique intertropicale, aux Antilles, et s'étend
jusqu'aux Sandwich. Au nord et au sud, il s'éloigne peu des tropi-
ques. Notre collègue, M. Dugès, nous à fait récemment connaître
les métamorphoses d’une de leurs espèces dont on ignorait jusqu'ici
les mœurs.
Ayant à décrire plusieurs espèces nouvelles, je crois utile d'en
exposer une révision complète et en outre un tableau dichotomique
de toutes celles que l’on connaît, le nombre en ayant doublé depuis
l’époque où ce tableau a été dressé pour la dernière fois.
Cet accroissement du nombre des espèces a rendu nécessaire
certaines modifications, portant notamment sur la division en
sections, que j'ai dejà réduites à trois dans la révision du genre qui a
ete donnée en 1874, bien que dans le dernier tableau dichotomique
il soit de quatre.
I. Écusson plus large que long dans la ue située au niveau
des élytres. 11 ses LE SECTIONI
II. Écusson triangulaire et plus long que ‘large: son n angle antérieur
dans le même plan que sa portion postérieure et plus
ou moins profondément incisé.
1. Antennes dentées dans les deux sexes . . . . . . . SECTIONII.
2, Antennes pectinées chez les mâles . . . . ,. . . .SECTION III.
SECTION I.
a. Elytres à peu près glabres, le prothorax écailleux. . 1. C. rubripennis.
aa. Elytres revètues de squamules comme le prothorax.
à. Intervalles des stries des élytres inégaux, les impairs plus
larges que les autres, surtout en arrière.
c. Prothorax maculé ou d’une autre couleur que les
élytres, indépendamment de la vestiture.
d, Prothorax bimaculé.
c: Ses cotésidroits 7.02. Ci HArOIci
ee. Ses côtes bisinueux . . 3. C. Buckleyi.
dd. Prothorax noir, les élytres ferrugineuses 4, C. Desmaresti.
cc. Prothorax et élytres de même couleur.
d. Écusson franchement transversal.
e. Élytres largement bordées de squamules blan-
ches ou jaunes.
f. Bordure jaune . . . . . . ©. C.gossypiatus.
ff. Bordure blanche.
g. Prothorax à peine plus long que large.
k. Angles post. du proth. divergents.
6. C. Lemoinei.
hh. Angles post. du proth. non diver-
senti ec. OC: OXUISGUS:
gg. Prothorax allongé. . . . 8. C. mexicanus.
ee. Élytres non ou très étroitement bordées de
blanc't 2e: ut HO AGtoxydatus
dd. Ecusson simplement replié en avant, sans crête
transversale entre ses deux plans . 10, C. Mniszechi.
LXVII
bb. Intervalles des stries des élytres semblables en largeur.
c. Prothorax bombé, échancré latéralement devant les
angles postérieurs.
d, Surface du proth. inégale. . . . . 11. C.Lenzi (n. sp.).
dd. Surface du proth. égale . . . . . 12. C. Behrensi(n. sp).
cc. Prothorax peu convexe, sans échancrure devant les
angles postérieurs.
d"Westiture bleue, °: « :,. - ,.°, . 13. C. Jekeli.
dd. Vestiture fauve.
e. Atténué aux extrémités.
J. Augles post. du proth. divergents. 14. C. attenuatus.
JT. Ces angles non divergents, 15, C. Rodriguezi(n.sp.).
ee. Parallèle, vêtu de brun . . . . 16 C. Dugesi(n. sp.).
SECTION II.
a. Troisième article des antennes aussi long que le quatrième,
bien que généralement plus étroit.
b. Prothorax orné de bandes latérales.
c. Ces bandes s’élargissant du sommet à la base.
d. Epipleures, ou replis inférieur des élytres, de la
couleur du dessous du corps.
£. Presque glabre. .;: . , . 4 . 17 C. Humboldti,
ee. Revêtu d’écailles.
J. Proth. parallèle en arrière; intervalles
impairs costiformes . . 18, C. approximatus.
JS. Proth. rétréci à partir de la base; inter-
valles non costiformes.
g. Stries séparées jusqu’au sommet de
l’élyire .." : ,' . 19. C. Bomplandi.
gg. Striesgéminées. . . . 20. C. Mocquerysi.
dd. Epipleures d’une autre couleur que le dessous du
corps.
e. Bordure colorée du proth. s’écartant du bord
lui-même au sommet . . . 21. C. zonatus.
ee. Bordure joignant le bord dans toute sa lon-
gueur.
f. Prothorax une demie fois plus long que
lAÉBE A Le ue re sit RON PICOIIS,
ff. Proth. moins d’une demie fois plus long
que large.
g. Corps normalement allongé. 23. C. limbatus.
gg. Corps très large et très bombé.24. C.corpulentus.
cc. Bandes latérales du prothorax ne s’élargissant pas en
arrière.
d, Ces bandes beaucoup moins longues que le bord.
e. Blanc.
J. Proth. ridé longitudinalement. 25. C. erythroloma.
JT. Proth. finement FORME . . 26. C. Albertisi.
TH NIET EM TMNME . 21. C. Villei.
dd. Les bandes aussi longues que le bord.
e. Vert, bordé de ferrugineux . . . 28. C. Eschscholtzi.
ee. Vért bordé de blanc . . . . 29. C. Lafargei.
eee. Blanc bordé de jaune plus ou moins rouge. 30. C. rugatus.
bb. Prothorax unicolore.
c. Stries géminées, les intervalles pairs et impairs se
confondant deux à deux, au bout.
d. Revêtu d’écailles blanches.
e, Prothorax unicolore,
LXVIIT
f. Epimères blanches . . . 31. C. Candezei.
ff. Epimères obscures . . . 32. C. peruanus (n.sp.),
ee. Proth. bicolore.
J. Angles post. du proth.très divergents. 33. C. validus.
JT. Angles post. du proth.non divergents. 34. C. sulcatus.
d1. Vestiture autre que blanche.
e. Bleu ardoïsé . . . . . . 35. C. pruinosus.
ee. Bronzé olivâtre, soyeuse . . . 36. C. Silbermanni.
eee. Olive, à reflet pourpré. . . . 31. C. Forreri (n. sp.).
ce. Stries également espacées, ou rapprochées deux à
deux, mais dans ce dernier cas restant distinctes
jusqu’au bout.
d. Elytres parées de bandes marginales.
e. Ferrugineuses . :. .4. . ..38:"C. Fabricii.
ee: BlANChes PP RE 50 CC CyanellE:
dd. Élytres sans bandes latérales.
e. Intervalles impairs plus élevés que les autres. 40. C.morio.
ee. Intervalles également élevés.
J.sglabre + NE PAC RETES
ff. écailleux.
g. Large, de forme elliptique.
h. Prothorax chargé de rides nom-
breuses . . 42. C. Lacordairei.
hh. Proth. à peine ride. 43. C. exquisitus (n.sp.).
gg. Forme-oblongue, normale.
À. Stries des élytres d’une autre cou-
leur que les intervalles.
i. Bords du prothorax abaissés
au sommet 43. C. aurulentus.
ä. Bords du proth. non abaissés
au sommet 44. C. porcatus.
hh. Stries et intervalles de même
couleur.
i. Olivâtre; élytres mucronées
au bout . 45. C. Jansoni.
ii. Vert; élytres non mucronées
au bout . 46. C. virens.
aa. Troisième article des antennes plus court que le quatrième,
triangulaire, l’un des angles très aigu.
b. Vestiture blanche ou jaunâtre.
c. Des bandes latérales OR AT CET yI.
cc. Unicolore.
dTBlanchAtre M ON RAS IC vire allie
Ad JAUNATE NN NN TO IC *EHETDS CIS
bb. Vestiture obscure ou verte.
c. Pas de bandes marginales.
d. Intervalles inégaux . . . . . . 50. C. obscurus.
dd. Intervalles égaux.
e. Allongé, vert . , ... . . 51. C. chalcantheus.
ee. Elliptique, olivâtre. . . . . 52. C. inops (n. sp.).
ce. Des bandes marginales.
e. Les bandes jaunâtres, le fond vert. 53. C. cireumductus.
ee. Blanchâtres, le fond gris . . . 54. C. angustatus.
SHELIESMIDISA NUS SE CR OR ONE. 109. CNE DER
SECTION III.
a. Stries des élytres bien marquées.
b. Gris; de gros points à la partie antérieure du prothorax,
indépendamment de la ponctuation ordinaire, 56, C. Boucardi.
LXIX
bb. Vert; ponctuation du prothorax semée de quelques rares
points plus gros que les autres. . . . 57. C. viridipilis.
aa. Stries des élytres obsolètes . . . . . . . . 58. C.smaragdinus.
BIBLIOGRAPHIE.
1. C. rubripennis Lec., Proc. Ac. Phil., 1861, 336. — Cali-
fornie meérid.
2. C. Haroldi Cand., Pull. Soc. Entom. Belg., 1878, LV. —
Pérou. — Forme tres caractérisée.
3. C. Buckleyi Jans., Cistula, 1882. — Cette espèce, que je
n’ai point vue et qui est du même pays que la précédente, pourrait
bien n’en être qu’une variété.
4. C. Desmaresti Chevr., Col. Mex., cent. II, 1835, n° 195.—
Mexique.
5. C. gossypiatus Guér., Rev. Zool., 1844, 18. — Nouvelle
Grenade.
6. C. Lemoïinei Cand., onogr., I, p. 265. — Rev., p. 161. —
Nouvelle Grenade, Venezuela.
7. C. exulatus Cand., Pévis., 161. — Brésil septentrional.
8. C. mexicanus Cast., 92/6. Rev. Entom.,IV, 13.— Mexique.
9. C. oxydatus Cand., Jonogr., I, 266. — Venezuela.
10. C. Mniszechi Cand., Ælat. nouv., fasc. 3. — Mexique.
11. C. Lenzi nov. sp. — ÆAViger, squamulis minulissimis,
olivaceo-cinereis simililer et densissime vestitus; antennis artr-
culo secundo brevissimo, tertio triangulari, sequentibus subqua-
dratis; prothorace latitudine longiore, basi constricto, requlariter
convexo, crebre punclulalo et inæquabili, angulis posticis parvis
fortiter divaricatis; scutello transverso; elytris sulcatis, sulcis
punctatis; subtus niger et squamulis concoloribus obductus. —
Pons 400%, 1dJat. 112".
Mexique : Cinaloa.
Noir et revêtu, aussi bien en dessous qu'en dessus, de petites ecail-
les d’un verdâtre cendré, tellement serrées et tenues qu’elles
semblent un enduit recouvrant les téguments. Antennes noires,
courtes, revêtues, sauf les trois premiers articles, de petits poils
brunâtres. Prothorax plus long que large, assez bombé, fortement
rétréci à la base et au sommet, ses angles postérieurs petits et très
divergents, sa surface finement bosselée et marquée, en outre, d’une
ponctuation fine et très dense. Ecusson tout à fait transversal.
Elytres sillonnées, les sillons ponctués. Mentonnière marquée de
rides longitudinales courtes.
LXX
Cette espèce remarquable, dont je n'ai vu qu’une femelle, se
place à côte du C. rubrinpennis Lec. ; elle en à la taille et la forme
caractéristique du prothorax. Son écusson est deux fois plus large
que long. J'en dois la connaissance a mon ami le Dr Lenz, conser-
vateur au Musée de Lubeck, à qui je la dédie.
12. C. Behrensi nov. sp. — Viger, confertissime squamulis mi-
nutissimis olivaceis veslitus ; antennis nigris articulo secundo brevi,
tertio triangulari; prothorace longo, basi et apice anquslalo, æqua-
liter convezo, confertissime punctulato, scutello transverso; elytris
striato-punctatis ; subtus concolor. — Long. 30m®., lat. 8 1/2,
Mexique : Sinaloa.
Voisin du Zenzi mais plus petit, la vestiture verdâtre cachant
moins le fond noir des téguments, le prothorax beaucoup plus -
allongé et plus rétréci en avant, sa surface unie et ne présentant
pas d’inégalités et de bosselure, enfin les élytres striées, mais non
sillonnees.
Je l'ai recu de M. Behrens à qui l’on doit la connaissance de nom-
breuses espèces de l’Orégon, de la Californie et du Mexique nord-
occidental.
13. C. Jekeli Cand., Révis., p. 162. — Guatemala. — Indique
d'abord, mais avec doute, comme originaire de l'Amérique centrale.
J'en ai recu, depuis lors, de nombreux exemplaires du Guatemala,
ce qui confirme la première supposition.
14. C. attenuatus Erichs., Zeits. f. d. Enlom., II, 86. —
Mexique.
15. C. Rodriguezi nov. sp. — Viger, squamulis olivaceo-
fulvescentibus obductus ; antennis (G) longiusculs, fortiter serratis,
articulo secundo minimo, tertio vix longiore; prothorace latitudine
longiore, a basi arcuatim attenuato, parum convexo, confertim
punctulato, punctis majoribus sparsis; scutello transverso; elytris
sulcalis, interstitiès æqualibus; subtus concolor. — Long. 27°*,
avec le lat. 8",
Guatemala.
Forme du Zacordairei mais beaucoup plus petit et muni d'un
ecusson tout à fait transversal, comme tous ceux de la première
section du genre où il constitue, jusqu'ici, la plus petite espèce,
avec le #exicanus.
J'en ai recu tout recemment un G de mon ami J, J. Rodriguez,
à qui je le dédie.
16. C. Dugesi nov. sp. — Angustus, parallelus, brunneus,
squamulis concoloribus dense vestitus ; antennis nigris, maris valde
serratis, fere pectinatis, articulis 2 et 3 brevissimis; prothorace
oblongo parallelo; scutello cbscuro, transverso, parte antica defleza ;
LXXI
elytris parallelis, subsulcatis, margine basali nlbo-squamosis ;
subtus cum pedibus albo-squamosus. — Long. 22m"., lat. 5 1/27,
Mexique : Guanajuato.
Cette petite et tres remarquable espèce a le facies de celle des
États-Unis, connue depuis longtemps, le C. viridipilis Say. Ses
antennes sont même presque pectinées chez le mâle, mais là s'arrête
la ressemblance. L’écusson est tout autrement conformé et est
semblable en tout point à celui des autres Chaicolepidius de la
1'° section, c’est-à-dire qu’il est transversal dans sa partie située
au niveau des élytres, la portion antérieure étant repliée et faisant
face au bord postérieur du prothorax. Tout le dessus est recouvert
d’écailles d’un brun chocolat, sauf aux points d'union du prothorax
et des élytres, où apparaissent des écailles blanches, semblables à
celles qui revêtent tout le dessous ainsi que les pattes.
J'en dois deux paires Get Q à M. Duges, à qui je le dédie. C’est,
m'écrit notre collègue, la seule espèce qu’il trouve à Tupataro, sa
résidence, en même temps que la variété du zonatus dont il a fait
connaître la larve.
17, C. Humboldti Cand., Z lat. nouv., III, 1881. — Bogota.
18. C. approximatus Erichs., Zeits. f. d. Eniom., III, 82.
— Mexique. — Je soupçonne cette espèce, que je n’ai point vue, de
n'être qu’une varieté du zonalus.
19. C. Bomplandi Guër., Xev. Zool., VII, 17. — Nouvelle
Grenade.
20. C. Mocquerysi Cand., Monogr., 1, 274. — Nouvelle
Grenade.
21. C. zonatus Eschs., 7’hon. Arch., II, 32. — Amer. inter-
tropicale. — Très commun au Brésil, notamment autour de Rio, où
il est d’un beau vert borde de blanc; il passe au violet, au Mexique.
22. C. longicollis Cand., onogr., I, 284.— Nouvelle Grenade.
23. C.limbatus Eschs., Thon. Arch., I, 33. — Amerique. —
On le trouve depuis l’Uruguay, au sud, jusqu’au Mexique, au nord.
Il est commun dans tout le Brésil.
24. C. corpulentus Cand., Révis., p. 164. — Bahia.
25. C. erythroloma Cand., Wonogr., I, p. 282. — Chili.
26. ©. Albertisi Cand., Pull. Soc. Entom. Belg., 1878, p. LV.
— Honolulu.
27. C. Villei Cand., L. c., p. LV. — Equateur.
28. C. Eschscholtzi Chevr., Col. Mex., cent.I, 7.— Mexique,
Vera-Cruz.
29. C. Lafargei Chevr., /. c. — N'est, pour beaucoup, qu'une
variète de couleur du précédent.
LXXII
30. C. rugatus Cand., Monogr., I, 280. — Chiapas, Tabasco,
Guatemala.
31. C. Candezei Dobrn, Stett. Zeit., 1881. — Ega.
32. C. peruanus nov. sp. — /Viger, squamulis olivaceis vesti-
tus: antennis articulo tertio quarto longiludine æquali; prothorace
latitudine longiore, a basi sensim paulo alienuato, æquali, dense
punctulato et punctis majoribus nonnullis anticis ; elytris sulcatis,
sulcis albido squamosis, interstitriis paribus dimidio evanescentibus ;
subtus, cum epipleuris, olivaceus. — Long. 50%, lat. 10m.
Pérou.
Cette espèce, du groupe du porcalus, se distingue par les deux
caractères suivants combines, à savoir les intervalles des stries des
élytres géminés et blancs, et la couleur des épipleures semblable à
celle du dessous du corps.
Dans une monographie du genre Chalcolepidius, (Zeitschr. f. d.
Entom., II, 1841), Erichson a compris sous le nom de C. por-
catus L. plusieurs formes de cette espèce qui, passant de l’une dans
l’autre par des degrés insensibles, montrent qu’il n’y a pas entre
elles des limites spécifiques bien tranchées.
Tout en admettant la mesure prise par Erichson comme pouvant
se justifier, il m'a paru cependant préférable d’en distraire certains
types tranchés et facilement reconnaissables, et de leur restituer les
noms spécifiques particuliers que divers auteurs avaient cru pouvoir
leur attribuer.
C’est ainsi que le C. virens Fabr., considéré comme variété du
porcatus par Erichson, me semble digne d’en être distrait spécifique-
ment. J'en dirai autant du C. Candezei Dohrn, forme bien tranchée,
qui se rencontre dans l’intérieur du Brésil. Enfin celui que je viens
de faire connaître se reconnaît aisément aux particularités que j'ai
signalées. La provenance géographique doit aussi, ce me semble,
mériter d’être prise en considération.
33. C. validus Cand., Monogr., I, 283. — Antilles.
34. C. sulcatus Fabr., Zntom. System., II, 220. — Antilles.
35. C. pruinosus Erichs., Zeits. f. d. Entom., III, 84. —
Mexique.
36. C. Silbermanni Chevr., Co. Mex., cent. II, 197. —
Mexique, Amérique centrale, Nouvelle Grenade, Venezuela.
37. C. Forreri nov. sp. — ÂViger, squamulis olivaceis dense
vestilus, purpureo-tinctus ; prothorace lato, latitudine vix longiore,
lateribus arcualo, parum convexo, sericeo, subtiliter punctulato;
scutello triangulari, angulo anteriori profonde inciso; elytris
postice a medio atlenuatis, sinqulis late tricostatis; subtus pedi-
busque purpureis. — Long. 45m, lat. 17mm, |
LXXIII
Mexique occidental : îles 7res Warias.
Grande espèce bien reconnaissable à son reflet pourpre et aux
grosses côtes des élytres. Il vient évidemment se placer auprès du
C. Silbermanni.
Capturé par M. Forrer, de qui je l’ai acquis.
38. C. Fabricii Erichs., Zettschr. f. d. Entlom., III, 83. —
Nouvelle Grenade.
39. C. cyaneus Cand., Zlat. nout., III, 21. — Brésil.
40. C. morio Cand., Honogr., I, 284. — Mexique : Oajaca.
41. C. Perrisi Cand , Monogr., 1, 285. — Ameér. équatoriale.
42. C. Lacordairei Cand., Monogr., I, 281. — Amérique
centrale. — Il varie beaucoup de couleur, mais se reconnaît toujours
à sa forme caractéristique.
43. €. aurulentus Cand., Æévis., 163. — Californie méri-
dionale.
44. C. porcatus Linn., System. Nat., 1, II, 652. — Amerique
intertropicale.
45. C. Jansoni Cand., ARévis., 165. — Nicaragua.
46. C. virens Fabr., Mantiss., I, 172; Cand., Æ1. nouov., III,
22. — Ameér. équatoriale.
47. C. Fryi Cand., Révis., 168. — Pérou.
48. C. virginalis Cand., Monogr., 1. — Yucatan.
49. C. Herbsti. Erichs., Zeüschr. f. d. Entom., II, 82. —
Amér. mérid.
50. C. obscurus Cast., 82h. Rev., IV, 13. — Antilles.
5i. C. chalcantheus Cand., HWonogr., I, 288. — Brésil.
52. C. inops nov. sp. — AViger, squamulis minutissimis oliva-
ceis omnino dense obductus; antennis articulo tertio quarto mullo
breviore; prothorace latitudine longiore, a basi arcuatim angustato,
crebre punctulato, antice punctis majoribus nonnullis adsperso, medio
linea elevata, marginibus lateralibus anguste deplanatis ; scutello
triangulari, medio sulcalo et angulo antico bifido; elytris sulcalis,
sulcis externis punctatis, interstiliès æqualibus. — Long. 23°".
mr on.
Mexique: Sierra Madre de Chihuahua.
L'aspect général est celui d’un C. virens de taille tres réduite,
et qui serait entièrement olivatre. Mais il est un autre caractère que
la coloration, qui ne permet pas de le confondre avec lui, ni avec
aucun autre analogue : c’est la forme et la dimension du troisième
article des antennes, beaucoup plus court que le quatrième et dente,
ce qui ne se voit que chez un très petit nombre d'espèces bien
distinctes d'autre part (3° section de la Monographie).
LXXIV
Cette espèce de même que celles que je viens de faire connaître et
dont la plupart sont du Mexique nord-occidental, nous indiquent que
cette vaste région, comprenant le Cinaloa, la Sonora et la Vieille
Californie, enrichira considérablement le beau genre CÆalcolepidius.
lorsqu'elle sera mieux connue sous le rapport des productions ento-
mologiques.
53. C. circumductus Cand., Aonogr., 1, 289. — Mexique :
Vera Cruz.
54. C. angustatus Cand., Monogr., I, 290. — Mexique :
Oajaca.
55. C. Webbi Lec., Proceed. Acad. Phil., 1854, 223. — Cali-
fornie : San Diego.
56. C. Boucardi Cand., Aévis., 169. — Mexique: Cuernavaca.
57. C. viridipilis Say, Ann. Lyc., I, 257. — États-Unis
du Sud.
58. C. smaragdinus Lec., Proceed. Acad. Phil., 1854, 223.
—. Californie : San Diego.
Note sur LEs CRUSTACÉS ISOPODES DE BELGIQUE
par A. Preudhomme de Borre.
Il y a un peu plus de deux ans, le jeune et savant directeur de la
Feuille des Jeunes Naturalistes, M. Adr. Dollfus, demanda à étudier
les Cloportes ou Oniscides de notre Musée royal d'Histoire naturelle.
Ils sont rentrés au Musée dans le courant de l’année 1885 et je
viens de m'occuper à les reclasser, en quoi j'ai été grandement aidé
par l’excellent ouvrage monographique que M. G. Budde-Lund, de
Kopenhague, vient de publier sur les Crustacés Isopodes Terrestres
(Crustacea Isopoda terrestria per familias et genera el species
descripta, Haunie 1885).
En 1870, notre savant confrère, M. F. Plateau, nous avait donne
une notice sur les Isopodes terrestres de notre faune (Aalér. pour
la faune belge. Crustacés Isopodes terrestres, Bull. Acad. Belg.,
sér. 2, XXIX), citant dix espèces indigènes. Seize ans après, le
moment me semble venu d'indiquer à nouveau où en est arrivée la
connaissance de ce groupe d’Articulés au point de vue de la faune du
pays. Je ne me bornerai pas aux Isopodes terrestres, mais j'ajoute-
rai, en appendice, quelques mots sur les genres et espèces d’Isopodes
aquatiques, qui n’ont plus été revisés depuis le travail d’un des plus
éminents zoologistes de notre temps, notre compatriote M. le pro-
fesseur P. J. Van Beneden (Recherches sur les Crustacés du litlo-
ral de la Belgique, Mém. de l’Acad, XXXIUI, 1861), où sept espèces
marines sont énumérées (p. 142 à 144): Anceus marinus, Idotea
LXKV
linearis, Tanais Dulongi, Slabberina agata, Æqa emarginata,
Nerocila bivittata, Lygia oceanica). Nous sommes moins en progres
pour ces espèces marines, quoique vingt-cinq ans nous séparent de
l’époque où ce dernier travail a paru. Cependant il est probable que
l'avenir y fera faire bien plus d’additions qu'aux espèces terrestres.
ISOPODES TERRESTRES.
L'ouvrage de M. Budde-Lund étant une de ces monographies
complètes et de premier ordre qui fixent l’état de la science, Je le
suivrai exactement pour la classification des Isopodes terrestres.
M. Budde-Lund établit parmi eux quatre familles (ONiscr, LiGiÆ,
TyLipes et Syspasri), remplacant l’ancienne famille des Oniscides.
Les deux dernières, fondées chacune sur un genre absolument
étranger à notre faune, seront laissées ici de côté.
Comme je n'ai pas l'intention de reproduire la monographie
de M. Budde-Lund, mais seulement de faciliter sommairement et
pratiquement l’étude des Isopodes à nos amateurs, qui peuvent
ensuite la consulter, je n'aurai, pour indiquer la différence entre les
espèces belges des deux familles Oniscr et LiGiÆ, qu’à dire que,
chez les premières, le flagellum (massue terminale des antennes
externes ou principales) n’a que deux ou trois articles, tandis qu'il
est multi-articulé chez les secondes, sauf dans le genre Z'richoniscus
(Philougria), qui est une transition entre les deux familles et où le
nombre d'articles du flagellum est très variable. Comme ce carac-
tère du nombre et de la forme des articles, tant du flagellum que du
reste de l’antenne, est à la fois important et d’un usage tres-com-
mode, j'ai cru devoir faire dessiner et graver d’après les planches
des ouvrages de Lereboullet (‘) et de Kinahan(*) cinq formes d’an-
tennes que l’on trouvera intercalées plus loin. Il est regrettable que
le bel ouvrage de M. Budde-Lund soit sans aucune figure.
Les Oxiscr sont partagés en deux sections : les ARMADILLOÏDEA
et les ONISCOÏDEA.
ARMADILLOÏDEA.
La première section n’est représentée chez nous que par le seul
genre ARMADILLIDIUM Brandt.
Lorsque j’ai publie (Compte-rendu de la séance du 5 janvier 1884
de la Socièté E'ntomologique de Belgique) une note sur nos Glome-
rides, j'ai eu à signaler ce genre qui a de grandes analogies dans le
facies avec ces Myriapodes et que ces mêmes analogies séparent des
Oniscoidea.
(!) Mémoire sur les Crustacés de la famille des Cloportides qui habitent les
environs de Strasbourg. (Mém. de La Soc. d’Hist. natur. de Strasbourg, XV, 1853).
(?) On the genera Philoscia, Itea and Philougria (Waf, Hisf. Review, 1858),
LXXVI
Comme ils se roulent parfaitement en boule, déroules ils forment
un demi-cylindre globuleusement arrondi aux deux bouts; le bord
lateral de leur carapace dorsale est plus vertical et plus continu que
chez les Oniscoïdea, où il est plus ou moins entamé par des échan-
crures à la jonction des segments; vers l’extrémité caudale, les
segments abdominaux étroits sont tous arqués concentriquement et
le dernier segment caudal ou telson a (chez les Armadillidium),
une forme subtriangulaire, souvent tronquée au sommet; il n’est
pas dépassé par des pièces latérales ou appendiculaires. Le flagellum
de leurs antennes externes n’a que deux articles.
Le Musée possède des exemplaires indigènes de trois espèces
d'Armadillidium.
1. Armadillidium vulgare Latreille.
Cette espece et la suivante appartiennent à un groupe où les
épimères (pièces latérales) du premier segment thoracique sont
grêles et non sillonnées.
Je vais mettre en regard les caracteres qui differencient les deux
espèces.
A. vulgare.
ler article du flagellum antennaire
d’un tiers environ plus court que le 24
A. pulchellum.
ler article trois fois plus court que
le Ad.
chez les adultes (beaucoup plus court
chez les jeunes).
Telson à côtés bien droits, ainsi que
la troncature terminale.
Couleur gris-plombé ou ardoise
(Des taches et linéoles jaunâtres dans
la variété).
Telson à côtes circulairement arron-
dis, ainsi que la troncature.
Couleur générale brune, avec les
bords et quatre séries de taches rou-
geâtres.
La variète (Arm. variegatum Latr.) est aussi commune chez nous
que le type, qui y est une espèce fort répandue. M. Plateau (op. cit.
p. 114)et avant lui Snellen van Vollenhoven et d’autres encore,
adoptant l'opinion de Koch (Panzer, Faun. ns. Grerm., fascic. 178,
n° 14) en ont fait une espèce distincte sous le nom d’Armadüll.
triviale. M. Budde-Lund ne l’admet pas.
Localités belges des exemplaires du Musée. — Walhem. —
Bruxelles, La Cambre, Schaerbeek, Josaphat, Evere, Etterbeek,
Ixelles, St.-Gilles, Forest, Uccle, Laeken, Auderghem, Rouge-
Cloître, Watermael, Boitsfort, Woluwe, Melsbroeck, Bergh, Water-
100. — Ostende, Oostduynkerke. — Gand, Grammont, Tête de
Flandre. — St.-Ghislain, Baudour, Ghlin, Harmignies, Trivieres.
— Hollogne-aux-pierres, Engis, Ramioule, Aywaille, Theux, Lixhe.
— Naméche, Samson, Yvoir, Bauche, Dinant.
2. Armadillidium pulchellum Brandt.
J’en ai donné les caractères les plus saillants en regard de ceux
de l’espèce précédente.
LXXVII
C’est cet Armadillidivm qui, pris à Sclayn, près Andenne, par
M. Plateau (op. cit. p. 7) était rapporté par lui avec quelque hésita-
tion à l’A. pictum Brandt.
Dix-neuf exemplaires de jeune àge de cette espèce se trouvent au
Musée. Ils ont éte extraits de sacs de mousses recueillies au mois de
décembre 1882 à Soignies par M. Henry, professeur à l’école
moyenne de cette localité.
3. Armadillidium sulcatum Milne-Edwards.
Ici les épimères du premier segment thoracique ont leur bord
retroussé et sont sillonnées. Le premier article du flagellum est un
peu plus long que le second. Le telson est tétragonal ou en triangle
tronque carrément au sommet.
Un seul exemplaire, également retiré des sacs de mousses
de Soignies.
ONISCOÏDEA.
La section des Oniscoïdea est mieux représentée chez nous. Ici la
faculté de se rouler en boule s'étant perdue, on ne trouve plus la
forme semi-cylindrique de la section précédente, mais une forme
plus oblongue, moins convexe, avec un bord déprimé, souvent très-
déprimé, et légèrement échancré vis-à-vis de la jonction des
segments; à côté du segment caudal ou telson, les pièces appendicu-
laires inférieures sont plus proéminentes; souvent l’ensemble des
segments de l'abdomen est d’une largeur de beaucoup inférieure à
celle des segments thoraciques et fait l’effet d’une queue.
Pour les diviser en genres, M. Budde-Lund se sert du nombre des
articles du flagellum, qui est de 2, 3 ou 4. Nous n'avons pas à nous
occuper des genres à 4 articles, qui nous sont étrangers, mais
seulement des deux autres sous-sections.
La première (fagellum à deux articles) comprend les genres
Cylisticus, Porcellio, Hemilepistus, Metoponorthrus, Rhyscotus,
Leptotrichus, Bathytropa et Platyarthrus. Des sept premiers,
M. Budde-Lund fait des sous-genres du vieux genre Porcellio des
auteurs, tout en inclinant pourtant à leur donner une valeur géné-
rique qu’ils me semblent mériter.
Je vais passer en revue ceux dont des espèces sont connues dans
notre pays.
Genre PorceLzLzto Latreille.
Le flagellum antennaire a son premier article peu different du
second par la longueur qui est rarement plus courte, souvent égale,
assez souvent un peu plus longue.
La tête est marginée en avant avec de forts lobes latéraux.
Les premiers segments du bouclier thoracique sont le plus sou-
LXX VIII
vent sinués vers les côtés sur leur bord postérieur et ont leurs
angles postérieurs saillants en arrière.
Il n’y a pas un rétrécissement brusque de la
partie caudale ou abdominale du bouclier, dont
l’ensemble a un contour général assez bien ovale.
M. Plateau en a cité quatre espèces pour le pays:
| scaber, dilatatus, pictus et lævis, auxquelles nous
Genre Porcellio. ayons aujourd’hui à ajouter le ?. Rathkei.
1. Porcellio Rathkeïi Brandt.
Placé par M. Budde-Lund dans un premier groupe d'espèces ayant
cinq paires de trachées, il est gris-noirâtre ou un peu brunâtre, avec
une quantité de taches blanches, dont il résulte trois lignes longitu-
dinales bien apparentes : une dorsale et deux latérales. Le premier
article du flagellum est décidément plus court que le second. Les
angles postérieurs des premiers segments thoraciques, un peu sail-
lants en arrière, sont arrondis. La pointe du telson est arrondie.
Cette espèce n'est certainement pas rare dans le pays.
Localités des captures : Anderlecht, Molenbeek-St.-Jean, Boits-
fort, Rhode-St.-Genèse, Melsbroeck. — Lessines, Irchonwelz. —
Rhisnes.
2. Porcellio dilatatus Brandt.
Cette espèce et les suivantes se rangent dans les Porcellio à deux
paires de trachées, ayant le bord postérieur des premiers segments
thoraciques fortement bisinué.
Il est très large, fortement granuleux, d’un gris plus ou moins
clair. Les articles du flagellum sont égaux. La pointe du telson
arrondie n’est pas canaliculée. Longueur moyenne : 12 à 13 mill.
sur une largeur de 7 et de plus.
Le Musée n’en possède de Belgique qu’un seul exemplaire pris à
Lessines par feu M. Th. Le Comte.
D'après M. Plateau (op. cit. p. 10), il serait aussi commun que le
P. scaber avec lequel, dit-il, on le rencontre presque toujours.
Mais je crains que M. Plateau n’ait pas bien connu les caractères
qui séparent les deux espèces, dont la seconde est si variable de
forme et de couleur. Après la publication de son travail, notre
honorable collègue donna au Musée royal une collection typique
d'Isopodes belges. Il y a peu d'années, M. Eaton, étudiant cette
collection, m'affirmait que tous les exemplaires qui y figurent, au
nombre de onze, sous les noms de « Porcellio dilatatus typique et
variété rouge », sont des Porcellio scaber soit normaux, soit de la
variété æarmoratus. L'examen que je viens d'en faire à mon tour,
m’a prouvé qu'il en est bien ainsi.
3. Porcellio pictus Brandt.
Corps ovale-allongé; granulation fine; la couleur d'un gris
LXXIX
jaunàtre avec force taches noires se formant plus ou moins en lignes
longitudinales sur le bouclier dorsal; la tête et le telson noirs; ce
dernier avec les épimères jaunes. Le 1° article du flagellum un peu
plus long que le 2%. Les angles saillants postérieurs des premiers
segments thoraciques fort aigus. Le telson avec une pointe aiguë,
longitudinalement sillonnée, dépassant l'extrémité postérieure des
ailes du segment pénultième.
Le Musée en possède un exemplaire de Waterloo et dix-sept
autres qui font partie de la petite collection de types de M. le pro-
fesseur Plateau. M. Plateau le cite comme abondant à Gand et
aussi sur les rochers de la rive droite de la Meuse.
4. Porcellio scaber Latreille.
Moins allongé, très apre par suite de sa forte granulation. Sa
couleur noire, parfois un peu brunâtre dans le type, présente des
variétés jaune-testacé, seulement tachetées de la dite nuance, ou
simplement bordées de testacé. Les deux articles du flagellum sen-
siblement égaux, ou parfois le premier un peu plus court. Angles
postérieurs saillants des premiers segments thoraciques moins aigus
que chez le précédent. Pointe du telson aiguë, sillonnée, dépas-
sant à peine les extrémités postérieures saillantes du segment
précédent.
Très commun.
Localités belges des exemplaires du Musée. Calmpthout, Walhew,
Postel. — La Cambre, Ixelles, Etterbeek, St-Josse-ten-Noode,
Josaphat, Molenbeek-St-Jean, Anderlecht, Laeken, Forest, Boits-
fort, Calevoet, Rhode-St-Genèse, Saventhem, Waterloo. — Ostende,
Heyst. — Gand, Assenede. —- Harmignies, Soignies, Braine-le-
Comte, Irchonwelz, Everbecq, Froyennes. — KFlémalle-Haute,
Lixhe, Melen. — Carlsbourg. —- Rhisnes, Samson, Rochefort,
Dinant, Furfooz, Maurenne, Louette-St-Pierre.
9. Porcellio Iævis Latreille.
Cette espèce fait partie d’un autre groupe où les premiers seg-
ments thoraciques ont leur bord postérieur très faiblement bisinué,
presque droit.
Le P. lævis est grisâtre, flave en dessous. Un petit tubercule
blanchâtre à quelque distance du bord externe des quatre premiers
segments, et très près du bord sur les trois suivants.
Il a une forme ovale un peu élargie, le telson est aigu à sa pointe,
canaliculé en dessus.
Cette espèce, quoique tres répandue en Europe et même sur tout
le globe, ne figure dans les collections du Musée que par un exem-
plaire pris à Cerfontaine (prov. de Namur) et trois exemplaires
algériens. M. Plateau en avait pris un exemplaire sous les écorces
aux environs de Gand en 1866.
LXXX
Genre METOPONORTHRUS Budde-Lund.
Ce genre (ou sous-genre) se sépare des Porcellio, dont il a les
antennes, par divers caractères. Les plus aisés en pratique sont :
la forme du bord antérieur de la tête, qui n’a pas les forts lobes
latéraux des Porcellio, mais une faible saillie devant les yeux, et
la forme en queue de l’abdomen, dont les premiers segments sont en
‘rétrécissement brusque sur les derniers segments du thorax.
Metoponorthrus pruinosus Brandt.
Le A]. pruinosus Brandt est une espèce cosmopolite, dont
M. Plateau n’a pas mentionne la présence en Belgique. Des exem-
plaires en ont été pris en juillet 1874, à Furfooz près Dinant, par
M. Stéphenne, surveillant au Musée, et en octobre 1878, à Etter-
beek, par M. Delecolle, élève préparateur de ma Section.
Il est oblong et assez aplati. Sa couleur est brune ou gris-
plombé, avec une pruinosité due à de très petites taches blanchâtres.
Le front présente une ligne marginale antérieure un peu courbée.
De très petites granulations en séries transversales sur les segments
dorsaux. Le telson triangulaire aigu, sillonné sur sa pointe.
Genre PLATYARTHRUS Brandt.
Ce genre est fondé sur une seule petite espèce myrmécophile
répandue dans toute l'Europe, le Platyarthus Hoffmannseggi
Brandt.
De 3 à 4°" de long. Blanc sale. Dépourvu d’yeux. Les antennes
ont deux articles au flagellum, dont le second très-grand et le pre-
mier au contraire extrêmement petit. Le telson en triangle à côtés
curvilignes.
À notre séance du 1 mai 1880, (T. XXIII, p. Lxx1v), notre col-
lègue, M. le Professeur Mac Leod, nous a annoncé une capture de
cette espèce dans une fourmilière à Emael près de Maestricht. Le
Musée n’en possede pas d’exemplaire belge.
Nous arrivons ensuite à deux genres d’Oniscoïdes à flagellum
antennaire triarticulé, le genre Oniscus L. et le genre Piloscia
Latr. Je mettrai ici en regard deux caractères distinctifs aisés à
saisir.
Oniscus.
Corps granuleux en dessus.
Les segments de la portion abdomi-
nale du bouclier dorsal ont d’amples
épimères à angle postérieur très sail-
lant et très pointu,
Philoscia.
Lisse et pointillé.
Les segments abdominaux du bou-
clier ont les épimères peu élargies, de
sorte que cette partie est en rétrécis-
sement marqué derrière les segments
thoraciques.
LXXXE
Genre Onisous Linné.
Le genre Oniscus n’est représenté chez nous que par une espèce
tres vulgaire, l’'Oniscus murarius
Cuvier.
Très large, tres aplati vers les bords, Ex
qui sont blanchâtres ou jaunâtres; il y a z pi
aussi une série latérale de taches blan- RS SE
ches suivant le bord et une série discoïdale de chaque côté du
milieu du dos.
Localités belges des exemplaires du Musée : Ixelles, St-Josse-ten-
Noode, Laeken, Groenendael, Rhode-St-Genese. — Soignies, —
Dinant.
Genre PxiLoscrAa Latreille.
Une espèce jusqu'ici représente aussi les PAiloscia, le Philoscia
muscorum Scopoli.
Elle est plus petite, plus étroite surtout que l'Oniscus murarius,
dont les caractères génériques indiqués ci-dessus
la distinguent tres facilement.
Sa couleur est un gris-brun, généralement fort
tacheté de blanchatre.
Elle est très-commune et, au contraire de l’Onis-
cus murarius, ne fréquente pas les habitations,
vivant surtout dans les mousses des bois et sous %,,,, Philosein
les écorces.
Localités des exemplaires belges du Musée : Anvers, Hingene. —
Anderlecht, Jette, Haeren, Calevoet, Rhode-St.-Genèse, Waterloo,
Saventhem, Huyssinghen. — Lessines, Everbecq, Irchonwelz, Soi-
gnies. — Esneux, Sprimont, Melen, Loën. — Rhisnes, Dave, Dinant,
Louette-St.-Pierre,
Dans la famille des Licræ, M. Budde-Lund réunit les trois
groupes admis par M. Kinahan (Waturul Hist. Rev., Proc. Dublin
Soc. 1858, 200) sous le nom de Pilougridæ, Tilanelhidæ et
Ligidæ, c'est-à-dire tout un ensemble de genres, faisant la transi-
tion très graduée des Isopodes terrestres, dont les Armadillidium,
Porcellio et Oniscus sont les principaux types, aux Isopodes marins,
dont je dirai tantôt quelques mots. M. Plateau n'a pas voulu com-
prendre les Zigia parmi les Isopodes terrestres (op. cit. 120) et je
pense qu’il a eu tort; leur place taxonomique est bien plus à
l'extrémité de l’ensemble qui pour lui aboutit au genre Zigidiuwm,
qu’à côté des formes franchement marines et souvent parasites. Par
leur genre de vie aussi, les Zigia sont bien plus littorales que véri-
tablement aquatiques.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T. XXX. g
LXXXII
Je puis citer ici trois genres dont j'ai des exemplaires belges
sous les yeux.
Genre TRICHONISCUS BRANDT.
(Philougria Kinahan, Plateau).
Ce genre se rattache par le facies aux Philoscia, qui sont le
dernier terme des Oniscides. Leurs pattes pos-
térieures prennent un plus grand développe-
ment et rappellent un peu celles des Asellus
d’eau douce. Le flagellum de leurs antennes
extérieures comporte, suivant les espèces, de
2 à 7 articles et, même lorsqu'il est à son mini-
mum d'articles, il est vraisemblable que le
pinceau de soies fines qui le termine, repré-
sente morphologiquement la pluri-articulation
Genre Trichoniscus. ui va se manifester de plus en plus.
Trichoniscus pusillus Brandt (PAlougria celer et Philougria
riparia Kinahan).
Petite espèce d'environ 4 mill. de long, d’un brun un peu violätre,
ponctué de blanc, vivant en sociétés dans les lieux très humides.
Le flagellum a 2 ou 3 articles. Les premiers segments thora-
ciques ont leurs angles postérieurs arrondis; la partie abdominale
du bouclier est brusquement rétrécie; le telson est subtrapéziforme,
à côtés arrondis et à extrémité peu profondément échancrée.
Le Musée en possède des exemplaires pris dans la province de
Namur, à Rhisnes et à Anseremme.
Genre LicipiuM Brandt.
Le flagellum des antennes est ici décidément multi-articule
(12 articles).
Nous en avons une espèce, qui vit surtout dans les mousses, au
voisinage des eaux-douces :
Ligidium hypnorum
Cuvier (Persooni Brandt,
Plateau).
Sa taille est plus grande
que celle de l'espèce pré-
cédente; sa couleur d’un
brun clair un peu marbré,
avec des séries de taches
latérales plus claires. Son telson a la forme d’un grand triangle eurvi-
ligne; les appendices du dernier segments’allongent en minces filets.
(renre Ligidium.
LXXXIIL
Le Musée en possède vingtexemplaires belges, tous recueillis dans
les mousses au mois de décembre, dix à Soignies, par M. Henry
et dix à Anseremme, par M. Engels. M. Plateau l'avait trouvé à
Dickelvenne, dans la Flandre orientale.
Genre LiGrA Fabricius.
De ce genre nous possédons Ja Ligia oceanica L., indiquée
depuis longtemps sur notre côte, où elle habite entre les pierres des
jetées. Elle nage au besoin, mais, ainsi que je lai dit plus haut, je
trouve qu'on ne peut cependant pas la considérer comme une espèce
vraiment marine. Elle est plutôt halophile, en ce qu’elle ne s'éloigne
pas de l’eau salée.
Le Musée en possède un certain nombre d'exemplaires d'Ostende
et de Heyst.
Sa taille est forte, pouvant atteindre jusqu'à une longueur de
30 millim. sur une largeur de 8 à 14. Grise, avec le dessous plus
clair et les pattes tiquetées de noir. Sa forme générale est oblongue,
assez convexe ; le bouclier dorsal, parsemé de granulations, n’a pas
sa partie abdominale brusquement rétrecie. Le telson, arrondi au
bout, porte deux petites dents. Le flagellum des antennes externes
tres longues est de douze articles. Les appendices postérieurs sont
longs et étroits.
Ajoutons ici la fin de la lettre que m’ecrivait M. A. Dollfus, en
retournant après étude les Oniscides du Musée :
« Les espèces suivantës, communes dans le nord de la France,
doivent également se rencontrer en Belgique, quoique je ne les aie
pas trouvées dans la collection du Musée. J’indique ici leur habitat
et j'offre au Musée quelques spécimens en bon état de la plupart
d’entre elles, provenant de France, ce qui permettra de les recher-
cher et de combler ainsi cette petite lacune.
Armadillidium nasatum Budde-Lund. — Des exemplaires très
jeunes provenant du sud-ouest de la France se trouvent au Musée.
Cette espèce se trouve abondamment aux environs de Paris, sous les
pierres, dans les lieux secs et sablonneux.
Cylisticus lævis Schnitzier. — Se roule en boule comme les
Armadillidium quoiqu'appartenant au groupe des Porcellio. Assez
commun sous les pierres ; ne s'éloigne pas des lieux habités.
Porcellio politus Koch. — Quelques exemplaires de petite taille
provenant de l’Autriche se trouvent au Musée. N'est pas rare dans
les grandes forêts du nord de la France, où il vit avec les PAiloscia
et les Zigidium.
P. lugubris Koch. — Assez commun sous la mousse, au pied des
arbres dans les forêts.
LXXXIV
Philoscia Couchi Kinah. — Au bord de la mer, sous les pierres et
les algues, avec les Zigia.
Trichoniscus roseus Koch. — Remarquable par sa couleur d’un
rose vif. Se trouve sous les pierres, les pièces de bois pourries, etc.,
dans les endroits humides, les caves, etc.
Tr. albidus Budde-Lund (Zeydigi Weber). -— Découvert en
Hollande, où il vit enfoncé à une certaine profondeur dans le sol
sur les bords du Zuiderzee. C’est un petit cloporte blanc, dépourvu
d’yeux.
Enfin ZZaplophthalmus Mengei Zaddach, de couleur également
blanche. Trouvé en Hollande et en Danemark, dans l’humus à une
certaine profondeur (). »
ISOPODES MARINS.
Sur nos côtes, nous pouvons actuellement indiquer cinq familles
de Crustacés Isopodes marins.
FAMILLE DES TANAÏDES.
Le Musée ne possède pas l'espèce, Tanaïs Dulongi Sav.,
trouvée autrefois par M. le professeur P. J. Van Beneden sur la
carapace d’une Tortue Mydas prise près d’Ostende (Pull. Acad.
Belg., 2° sér. VI, pl. I, f. 1-8 et Vouv. Mém. de l'Acad. XX XIII.
Recherches sur les Crustacés, 143).
FAMILLE DES PRANIZIDES.
Une espèce, l'Anceus marinus Slabber, est citée aussi par
M. Van Beneden comme prise en mer le long de nos côtes. (Æeck.
sur les Crustacés, 142, pl. XVI). Le Musée ne la possède pas.
FAMILLE DES CYMOTHOÏDES.
Trois espèces à mentionner :
1° Nerocila bivittata Milne-Edwards. Parasite de divers pois-
sons. (Van Beneder, op. cit., 143). Manque au Musée.
2° Æga emarginata Penn. Trouvée par M. Van Beneden dans
l’estomac du Scimnus glacialis (loc. cit.). Manque au Musée.
3 Slabberina agata Van Ben. C’est près des Æga que doit
venir se placer cette espèce. Plusieurs auteurs, et en dernier lieu
M. Miers (Journ. Linn. Soc. Zool, XVI, p. 84) sont d'opinion que
le genre Slabberina ne devrait pas être distingué du genre Zwrydice
Leach. En comparant la belle et précise description que notre
(2) se. Budde-Lund le cite d’autres localités, parmi lesquelles la Champagne
forêt d'Aumont).
LXXXV
illustre compatriote a donnée du genre Slabberina (op. cit. p. 88 et
suiv. PI. XV) et les caractères sommaires que Leach donne pour
son genre Z'urydice (Trans. Linn. Soc. XI, 370), je ne vois rien
qui puisse infrmer cette conclusion. Quant à la Slabberina agata, à
moins de supposer qu’elle n’est établie que sur de jeunes exemplaires,
elle n’a que des antennes d’environ la moitié de la longueur du corps,
alors que l’Zwrydice pulchra de Leach, à laquelle on l’a aussi voulu
identifier, et qui habite plus au nord, sur les côtes du Danemark
(aussi dans le Devonshire), les a aussi longues que tout le corps.
Le Musée possède de cette espèce trois exemplaires pris à
Ostende par M. Plateau. Elle est aussi signalée comme rencontrée à
Blankenberghe par M. Pelseneer (Ann. Soc. Malacol., T. XVI).
Nos amateurs la reconnaîtront à sa moucheture de petits points
noirs sur fond blanc.
FAMILLE DES SPHŒROMIDES.
Il n’y a à citer que le Sphoeroma serratum Fabr., qui, d’après
M. Mac Leod (Aun. Soc. Entom., XXIII, p. LxxIv), se trouvait
autrefois en quantité dans les fossés des anciennes fortifications
d'Ostende et que notre collègue avait aussi rencontré dans la Flandre
Zélandaise, à Philippine. Le Musée n'en a pas d’exemplaire belge,
mais un exemplaire que j'ai pris à Terneuzen le 16 mai 1875.
Cette espèce a la taille et la forme générale d’un petit cloporte du
genre Armadillidium et, aux deux côtés de son extrémité posté-
rieure, se voient deux appendices ovales un peu larges lui servant de
nageoires. Il se roule en boule comme les Armadillidium.
FAMILLE DES IDOTEIDES.
J'ai déterminé facilement les quelques Idoteides du Musée au
moyen de l'excellente monographie publiée par M. Miers en 1881
(Journ. Linn. Soc. Zool., XVI).
Deux espèces sont signalées pour notre côte :
le Idotea marina L. (entomon Pennant, {ricuspidala Desma-
rest). Un exemplaire de la collection Van Volxem, sans indication
de localité. M. Pelseneer (Ann. Soc. Malac., X VD) l’a prise à Blan-
kenberghe.
2° Idotea linearis L. — Deux exemplaires pris à Blanken-
berghe par M. Th. Belval. Reprise dans la même localité par
M. Pelseneer (Ann. Soc. Malac., XVII). Citée également dans les
Recherches sur les Crustacés de M. le professeur P.-J.Van Beneden.
Pour nos chasseurs, je me bornerai à dire que ces deux espèces
appartiennent aux petits crustacés de forme étroite et allongée.
L'Z. marina est un peu dilatée en avant; son dernier segment
LXXXVI
abdominal ou telson se termine par une pointe médiane entre deux
sinus, dont l’autre extrémité est aussi plus ou moins dentiforme.
L’7, linearis est assez parallele sur toute sa longueur et le telson
est échancré sur toute la largeur de son extrémité(").
ISOPODES D’EAU DOUCE.
A leur tour, les Isopodes aquatiques d’eau douce ne sont repre-
sentés chez nous que par une seule famille.
FAMILLE DES ASELLIDES.
Une seule espèce, l’Asellus vulgaris Latreille. N'est pas rare
dans nos étangs et nos ruisseaux. Elle a la taille d’un eloporte
ordinaire, la forme un peu aplatie des Oniscus et des Philoscra,
les segments du bouclier dorsal assez disjoints sur les bords, le
teison très grand et en forme de bouclier bisinué au bout; deux
appendices fourchus le dépassent. Les pattes, surtout les posté-
rieures, tres grandes. Nos chasseurs le trouveront avec d’autres
petits Crustacés d’eau douce, qui sont des Gammarus, de l'ordre
des Amphipodes. ;
Les localités belges dont le Musée en possède des exemplaires
dans sa collection sont : Eeckeren, Bornhem, Auderghem, Sley-
dinge, Grammont et Leuze.
DESCRIPTIONS D'ESPÈCES NOUVELLES DE CICINDÉELIDES,
par Ed. Fleutiaux.
Megalomma bellula nov. sp. — 9 millim. — Même forme
que 47. adons Lap., mais plus petite. Labre plus fortement ondule,
plus triangulaire, et dentelé au bout de la même façon; il est jaune
avec une bande brune en avant, et une tache enfumée à la base
s'étendant jusqu'au milieu. Palpes jaune clair; mandibules noires.
Yeux saillants; tête creusée et finement ridée entre les yeux,
étroite en arrière. Corselet cylindrique, une fois et demie aussi
long que large, coupé carrément en avant et en arrière; on
remarque pres de chacune des sections, un sillon parallele, et
au milieu, une ligne fine allant d’un sillon à l’autre. La tête
et le corselet sont verts, et envahis sur presque toute leur
(*) Indépendamment de ces deux Zdotea, le Musée possède l’/dotea melallica Bosc,
qu’il a reçue des Etats-Unis sous le nom d’Z. robusta Krôyer, et l’Z. Peroni Milne-
Edwards, reçue du Musée de Sydney sous le nom d’/. caudacuta Haswell. (Proc.
Linn. Soc. N.S. Wales, VI, 181, PI. IV, f. 4, (1881)), qui ne me semble en être
qu’un synonyme.
LXXX VII
surface, par une jolie couleur violette. L’écusson est bleu, trian-
gulaire et entoure du côté des élytres d’un petit bourrelet sem-
blable à la suture. Les élytres sont parallèles, convexes, et environ
deux fois aussi larges que le corselet; carrées aux épaules, et
arrondies à l’extrémité; le fond qui paraît noirâtre, est recouvert
d’un reflet violet prune plutôt soyeux que brillant. Elles sont
éparséement ponctuées, plus finement à l’extrémité qu’à la base,
qui est plutôt rugueuse. Les épaules sont marquées en dedans
d’une impression profonde, parallèle au bord extérieur et dont
le fond est plus rugueux que la partie superieure des élytres. Au
sommet de l’épaule, on remarque une petite tache jaune; il n’y en
a pas d’autres sur le bord des élytres. Le rebord inférieur est bleu
suivi d’une bande verdätre accolée. — Dessous d’un bleu violacé
médiocrement brillant. — Pattes jaunes, cuisses plus foncées en
dessus et offrant un léger reflet métallique, plus distinct sur les
postérieures. Les quatre premiers articles des antennes sont bril-
lants, comme les cuisses postérieures, les suivants sont jaunes, et
les derniers sont foncés et ternes.
Madagascar.
Odontochila sinnamarica (Lacd., Dej. Cat., 3e ed., p. 2;
Chd., Cat., p. 17, ne 29) nov. sp. — 7 1/2 millim. — Cette espèce
est très voisine d’'O. Lacordairei Gory, mais elle est un peu plus
grande et à la fois plus robuste. Elle est entierement d’un bronzé
tres fonce peu brillant. Le labre et les mandibules presque noirs,
et les yeux moins saillants. Le corselet est arrondi sur les côtés,
à peine plus large en avant qu’en arriere; les bords antérieur et
postérieur portent, chacun, une ride parallèle; une ligne médiane
enfoncée réunit les deux sillons transversaux. Les élytres sont
parallèles, carrées aux épaules et arrondies à l’extrémite; elles
sont finement rugueuses, et ornées de taches blanches disposées
comme dans Zacordairer.
Les pattes sont plus foncées que dans cette derniere espèce, le
dessous du corps est noir brillant.
L’unique exemplaire que j'ai sous les yeux a été donne à Che-
vrolat par Dejean.
Para.
Cicindela mandarina (Chd., Cat., p. 22, n° 19) nov. sp. —
8 1/2-9 millim. — Corps étroit, élytres plus courtes que C. ÆAiri-
lorii Fisch., moins convexes que ©. gracilis Pall. (Dej.); d’une
forme générale plus gracieuse, plus élancée que ces deux espèces.
De couleur sombre un peu variable, mais mate, à légers reflets
verdatre et rougeatre sur la tête et le corselet.
Labre brun, mandibules jaunes avec l’extrémite des dents
noire; palpes jaune plus clair à dernier article noir. Vertex
LXXX VII
vert, yeux saillants, front ride. Corselet subcylindrique, avec
un étranglement tout autour un peu avant les deux extrémites,
et un leger sillon longitudinal au milieu; il est un peu plus cui-
vreux que la tête. Elytres à fond velouté brun foncé rougeûtre,
couvertes de petits points verts enfonces. Une petite tache jaune
à l'épaule, une autre à peine visible au milieu de l'élytre à hauteur
du premier tiers; une grande directement au dessous, au deuxième
tiers: cette dernière est réunie au bord par un mince filet qui part
de son coin supérieur et remonte insensiblement en se dirigeant
vers le bord; il redescend ensuite le long du bord, presque jus-
qu'au point où l’élytre s’arrondit, et forme, avec sa première
direction un angle presque droit. Après un petit intervalle,
toujours sur le bord, est placée une tache assez grande, qui se
prolonge en s’amincissant brusquement, jusque près de l’angle
apical. Ces taches varient de grandeur comme chez toutes les
Cicindèles; quelquefois le mince filet qui réunit la tache médiane
au bord, est interrompu. Côtes extérieurs un peu cuivreux. Des-
sous et cuisses vert brillant, tibias plutôt cuivreux, tarses d'un
bleu violacé. Les quatre premiers articles des antennes sont métal-
liques, et les autres d’un brun terne.
Les deux exemplaires de la collection Chevrolat, qui me ser-
vent de types, portent une etiquette de la main de Chaudoir.
Chine boréale; Japon.
Cicindela despecta (Chd., Cat., p. 24, n° 65) nov. sp. —
10 millim. — Même forme et même Lot que C. perplexa Dei. ;
plus petite et plus élargie avant l’extrémite que ©. speculifera Chr.
Le labre est jaune bordé de brun en avant: mandibules noires,
palpes jaunes à dernier article noir. Tête plate entre les yeux.
Corselet cylindrique, marque d'un sillon sinueux parallèle à la
section, en avant et en arrière.
Écusson triangulaire, épaules arrondies. Elytres s’élargissant
presque jusqu’au bout, et brusquement arrondies; les taches blan-
ches sont comme dans la speculifera, mais beaucoup plus étroites,
et quelquefois même tout à fait nulles. Dessous du corps bleu
foncé peu brillant, couvert de poils blanes. Pattes vertes à reflet
rougeatre.
La collection Chevrolat contient deux exemplaires donnes par
Chaudoir et etiquetes par lui.
Indes orientales boréales.
Cicindela auricollis nov. sp. — & 12 mill., Q 13 1/2 mill.
— Cette jolie espèce rappelle par son dessin la C. semivittata Fab.,
et par sa couleur, la C. lineifrons Chd.; cependant, elle est plus
grande et plus robuste que cette dernière. Mandibules blanches
à la base, et noires à l'extrémité des crochets; palpes maxillaires
La
ve FETE NS ET OR,
0
'
|
LXXXIX
noirs à reflet verdatre, sauf le sommet du premier article
qui est brunâtre; les labiaux sont jaune clair, le dernier
article est noir 4 reflet violacé. Labre jaune comme les mandi-
bules, dentelé en avant, et bordé de noir en avant et en arriére.
Les yeux sont saillants, le front est un peu creusé et couvert
de rides, La tête est un peu convexe au delà des yeux; elle est
entiérement cuivreuse sur le dessus, les joues sont violettes, et le
front d’un bleu verdätre en avant; deux petites bandes de cette
même couleur remontent sur le dessus de la tête; elles partent du
coin intérieur de l’œil, et se dirigent obliquement en dedans, elles
s'arrêtent au niveau de la saillie qui forme le dessus de la tête sur
l'œil en le recouvrant un peu. Le corselet est presque carré, insen-
siblement arrondi en avant et sur les côtés, sinué 4 la base; il est
brusquement étranglé en avant pres des angles antérieurs; de cet
étranglement part un sillon profond qui se dirige sinueusement vers
le milieu en s’écartant un peu du bord supérieur, pour former au
milieu un angle en arriére; à la base, même étranglement, mais
moins sensible, et même sillon qui lui, forme au milieu un angle
en avant; ces deux angles formés par les deux sillons, sont réunis
par une ligne fine moins profonde, mais bien marquée. Le fond des
sillons et de la ligne médiane est d’un bleu verdätre brillant,
qu’envahit quelquefois la couleur générale du corselet qui est d’un
beau rouge cuivreux. On remarque quelques poils blancs couchés,
le long des côtés. L’écusson, et une étroite bande en avant des
élytres, sont métalliques. Les élytres sont paralléles, médiocre-
ment convexes, carrées en avant, et terminées en rond; elles sont
noires, veloutées, et ornées de taches jaunes ainsi disposées : une
tache oblique de chaque côte de l’écusson; une autre ronde, un peu
au dessous, et plus pres de la suture; une troisieme à égale
distance de la suture, et un peu avant la moitié de l’élytre; une
quatrième longue, en arc, partant de l’épaule, et se dirigeant en
dedans, en s’écartant un peu du bord latéral, pour s'arrêter au
tiers de la longueur de l’élytre, et au niveau supérieur de la
troisieme tache suturale; une cinquième placée sur le bord, un peu
au dessous de la moitié, et se réunissant quelquefois avec une
sixième placée pres de la suture, mais un peu plus bas; une sep-
tieme tache est placée sur le bord, à l'endroit où l’élytre s’arrondit,
et une huitieme plus étroite à l'extrémité, et n’allant pas tout à fait
jusqu’à l’angle apical. Le rebord extérieur de l’élytre est orné de
trois bandes juxtaposées, violette, verte et cuivreuse.
Le dessous de la tête est noir, la poitrine est violette à reflet
verdâtre, l’abdomen est noir à léger reflet verdätre; on remar-
que des poils blancs assez nombreux, sur les côtes et sur les pattes ;
les cuisses sont verdätres à la base, rouge feu au milieu et
XC
violettes au genou; les tibias sont verdatres et violets; les tarses
d’un vert bleuté. Les antennes ont les quatre premiers articles
verts et violets, les autres noir terne.
Sumbawa.
LE MICROSCOPE ENTOMOLOGIQUE
par -J. IL. Wevyers.
Il est incontestable pour la plupart d’entre nous que l’Entomo-
logie, comme toutes les autres branches de la Zoologie, est entrée
aujourd’hui dans une voie nouvelle et féconde. Les recherches
embryologiques, anatomiques et même paléontologiques marchent
actuellement de pair avec la morphologie qui, trop longtemps
peut-être, avait à peu près servi d’unique base à la classification.
Dès maintenant, on peut prévoir l’époque où, après avoir réussi à
dresser en quelque sorte l’arbre généalogique de l’embranchement
tout entier, on pourra jeter les bases solides de la véritable classi-
fication naturelle qui nous échappe encore en ce moment.
C’est grâce au perfectionnement du microscope, cette immor-
telle découverte du célèbre hollandais Leèuwenhoeck, que ces
progrès ont pu être réalisés en Zoologie et qu'ils deviennent
chaque jour plus marqués.
L’Entomologie a-t-elle profité aussi largement que les autres
branches de la Zoologie des avantages fournis par le perfectionne-
ment des microscopes? Il est permis d’en douter si l’on considère
plus spécialement la partie descriptive de notre science.
En effet, la plupart des travaux descriptifs ont été accomplis
au moyen de loupes, plus ou moins perfectionnées, tenues à la
main, par conséquent inévitablement instables et qui, quelque
excellentes qu’elles aient pu paraître aux auteurs, ont pu donner
lieu à des erreurs d'optique et d’interprétation().
C’est ainsi qu’il est arrivé maintes fois que des caractères im-
portants de la plus grande valeur, n’ont pas été vus ou ont été
mal vus, pas appréciés par conséquent à leur juste valeur par tel
auteur, qui, plus tard, ont été reconnus et signalés par ceux qui
sont venus après lui; d’autres caractères encore, non moins im-
portants peut-être, ont été mal interprétés; de la, ces erreurs et
ces tatonnements de la classification.
Il est tres probable que la plupart des erreurs de ce genre ne se
seraient pas produites si les observations avaient été faites au
(1) Il est de toute évidence néanmoins et je suis le premier à le reconnaître,
qu'une bonne loupe doit toujours être le vade-mecum de tout entomologiste, car
elle est indispensable pour toutes les déterminations ordinaires, la recherche
rapide d’un caractère et les observations faites dans les excursions.
XCI
moyen d’un instrument plus parfait qu’uné loupe, sans recourir
pourtant à l’emploi des divers microscopes simples ou composés
qui ont été produits jusqu'a ce jour. Ces derniers surtout, dont
quelques uns sont d’un prix fort élevé, ont ete généralement con-
struits pour des recherches spéciales qui sortent du cadre de la
partie descriptive de notre science et, selon moi, ne se prêtent
que fort imparfaitement à toutes les exigences que comporte un
bon travail descriptif entomologique.
Cette question m’a préoccupé depuis longtemps déjà et maintes
fois j’ai pris des informations en Angleterre et ailleurs afin de
découvrir si des microscopes pratiques avaient été construits spé-
cialement pour les études entomologiques; toujours mes recherches
ont été vaines et, jusqu'a l’heure présente, je n’ai pu obtenir la
moindre information précise.
J'en ai parlé aussi à des microscopistes tres compétents en
pareille matière, les priant d'examiner et d'étudier la question et
d’en parler aux constructeurs qu’ils connaissaient; mais, comme
ce sujet ne rentrait pas précisément dans leurs spécialités, aucun
d’eux ne s’en est occupé d’une maniere efficace.
On m’a bien indique et montré quelques instruments tres inge-
nieusement construits, plus spécialement destinés aux dissections
ordinaires des études médicales, mais ne remplissant que partielle-
ment, selon moi, les conditions que je voudrais voir réalisées pour
l’entomologie.
A ma connaissance donc, aucun instrument semblable n’a éte
construit jusqu’à ce jour.
Quel devrait donc être ce microscope pratique entomologique et
quelles sont les conditions qui devraient présider à sa construction ?
Je vais essayer de repondre à ces questions : ce microscope
composé devrait être binoculaire; cette disposition, outre qu’elle
donne des images stéréoscopiques, présente encore d’autres avan-
tages très notables à l’usage :
le Elle donne une puissance de pénétration et de définition de
beaucoup supérieure à celle d’un microscope monoculaire, de
manière qu’un objet quelconque dont la surface présente des irre-
gularités plus ou moins considérables et compliquées est vu beau-
coup plus distinctement.
2° Elle donne immédiatement à l’observateur la représentation
morphologique exacte de l’objet bien plus complètement que par
un examen prolonge au monoculaire.
3° Lorsqu'on se sert du microscope binoculaire, on peut observer
beaucoup plus longtemps et avec beaucoup moins de fatigue pour
les yeux, ce qui me paraît très important.
Ces avantages spéciaux, que j'ai eu l’occasion de vérifier moi-
XCII
même expérimentalement, m'ont été confirmes maintes fois par des
observateurs sérieux et compétents.
Je ne puis assez insister sur l’importance de la disposition bino-
culaire qui semble être peu appréciée par bon nombre de mieros-
copistes. Je la considère comme la condition la plus importante
pour les études entomologiques; sans elle, l'instrument n’a pas sa
raison d’être, car elle est particulièrement avantageuse pour
l'examen des objets opaques et pour l’usage des faibles grossisse-
ments, pouvant atteindre cependant 400 diamètres. Passé cette
limite, il est préférable d’avoir recours au monoculaire à cause de
certains inconvénients qui se produisent dans l’éclairage.
Le corps du microscope devrait être mobile, de facon à prendre
- toutes les inclinaisons possibles, y compris l’horizontale pour per-
mettre de dessiner à la chambre claire.
L’instrument devrait être pouvu de deux appuie-mains solides
en bois, afin de faciliter la dissection et rendre cette opération
plus sûre et plus exacte; ces appuie-mains devraient être tout à
fait indépendants de l'instrument. On pourrait leur donner une
disposition mécanique speciale pour pouvoir les déplacer et les
remettre en place avec la plus grande facilité sans perte de temps
aucune (‘).
Le corps du microscope devrait être pourvu du mouvement
rapide et du mouvement micrométrique.
La table devrait être solide, suffisamment large et pourvue des
moyens les plus perfectionnés pour imprimer aux préparations le
mouvement horizontal dans tous les sens. Il est indispensable
aussi d'y appliquer une platine tournante dans l’axe optique de
l'instrument. C’est le complément important et obligé de la dispo-
sition binoculaire.
Il va sans dire que l’instrument devrait être pourvu d’un miroir
pour l'éclairage des préparations transparentes et anatomiques,
ainsi que d’un condenseur pour l’éclairage des objets opaques.
Deux paires d’oculaires me semblent amplement suffisantes; ils
devraient être pourvus de pare-lumière afin d'empêcher les yeux .
d’être gênés par une lumiere de côte.
La construction des objectifs pour le microscope binoculaire
devrait être l’objet de soins spéciaux. Ils devraient réunir à un
(1) Un de nos plus zélés collègues, M. Lameere, vient de me communiquer toutes
les dispositions, modifications et perfectionnements qu'il a imaginés et appliqués
à un microscope simple entomologique nouveau et original, à la construction
duquel il travaille actuellement, et qui me semble appelé au plus brillant succès.
Il propose des appuie-bras au lieu des appuie-mains que j’indique, ils me parais-
sent en effet préférables et donneraient une plus grande sûreté et fermeté aux
mains pour les travaux de dissection. Je les propose et recommande donc aussi
pour le microscope composé, tout en laissant le choix à l’observateur.
XCIIT
haut degre toutes les conditions les plus favorables au bon fonction-
nement de l'instrument : ouverture angulaire appropriée à chaque
grossissement, bonne distance de foyer etc.
La puissance de ces objectifs ne devrait pas dépasser 150 à
200 diamètres, limite qui me parait amplement suffisante pour les
observations anatomiques que comporte la partie descriptive de
l’entomologie qui est le but spécial que devrait servir l’instrument.
On pourrait en construire une série, depuis 15 ou 20 diamètres
jusqu’à 150 ou 200, afin de donner à l'observateur le plus grand
choix possible; libre à celui-ci de se servir d'objectifs de plus
grande puissance jusqu’à 400 diamètres pour des recherches
spéciales, suivant ses convenances.
Il serait désirable aussi qu’on puisse adapter facilement des
accessoires souvent utiles pour l’éclairage des objets opaques, tels
que le miroir parabolique de Beck et l’illuminateur vertical du
même constructeur.
Comme accessoires qui me paraissent indispensables, l’instru-
ment devrait être accompagné d’une chambre claire et de tous les
appareils de dissection, trop longs à énumérer ici et qui sont bien
connus de tous les observateurs. On en trouvera la liste et la
description, ainsi que de beaucoup d’autres accessoires encore,
dans les catalogues illustrés, publiés surtout par les habiles
constructeurs de Londres.
En somme, le microscope composé entomologique ne demande
aucune disposition nouvelle, ni aucun accessoire inconnu. Il s’agit
tout simplement de réunir dans un seul et même instrument des
dispositions diverses appliquées jusqu'ici isolément dans les micros-
copes composés connus. Les indications qui précèdent sont évidem-
ment abrègées mais suffisent pour indiquer le but à atteindre. En
présentant cette petite note à la Société, j'ai simplement voulu
attirer l’attention de mes collègues sur un sujet qui me paraît d’un
très grand intérêt pour l’entomologie et provoquer un examen
consciencieux de leur part. Il est possible que la publicité de cette
note engagera nos confrères de l’étranger à s'occuper également
de cette question et il se trouvera peut-être un constructeur intel-
ligent pour produire ce microscope entomologique. Je suis con-
vaincu, pour ma part, que si cet instrument était bien construit et
d’un prix abordable, il serait bientôt adopté par la plupart des
entomologistes. Un des avantages spéciaux qui résulterait de cette
adoption générale, serait d'imprimer aux travaux descriptifs un
plus grand caractère d’ensemble. On éviterait aussi notablement les
erreurs que je signalais plus haut.
XCIV
— M. Preudhomme de Borre communique la
LISTE DES LAMELLICORNES LAPAROSTICTIQUES OU COPROPHAGES
RECUEILLIS A AGUILAS, PROVINCE DE MURCIE, PAR M.J.L. WEYERS
EN 1883-84.
1. Ateuchus sacer L. 6. Aphodius granarius L.
2. A. semipunctatus K. 7. À. rufus Sturm (Z!ligeri Mulsant.).
3. Gymnopleurus Sturmi Mac Leay. 8. À. hydrochæris K,
4. G. flagellatus K. 9. À. sordidus K.
5. Onthophagus vacca L. et var. medius 10. À. consputus Creutzer.
Panzer.
Parmi les espèces recueillies dans l’île de Chypre par M. J. Deby,
et qui étaient jointes aux récoltes de M. Weyers, se trouvaient
seulement deux espèces de la même sous-famille : Aphodius sor-
didus Fabr. et Pleurophorus cæsus Panzer.
MEÉLOIDES RECUEILLIS PAR M. WEYERS A AGUILAS.
Je viens également d'examiner trois //e/0e rapportés de la même
localité.
L'un est le Jeloe scabriusculus Br. et Erichs., les deux autres
appartiennent à la belle espèce ayant le derrière de la tête taché
latéralement de rouge et que Charpentier a décrite en 1818 dans
le Magazin für E'ntom. de Germar, sous le nom de ÆZe/oe insignis.
— M. Van Segvelt fait passer sous les yeux de l’assemblée un
certain nombre d'exemplaires de la Cicindela maritima provenant
de la côte ou de Calmpthout, parmi lesquels un spécimen de cette
dernière localité lui paraît se distinguer nettement de tous les
autres par sa taille, sa forme, sa teinte, la gracilité de la bande
médiane des élytres; notre collègue pense que cet insecte est
bien réellement la petite Cicindela de Calmpthout, sur laquelle
M. Weyers a jadis attiré l’attention. Il faut prendre garde de la
confondre, d’après lui, avec certains individus de moindre taille de
la æarilima ordinaire qui se rencontrent aussi bien à Calmpthout
qu’au bord de la mer; tous les spécimens que M. Dietz a bien voulu
lui communiquer sont précisément dans ce cas, ce qui expliquerait
l'opposition faite par ce dernier aux idées de M. Weyers.
— M. Remy montre un exemplaire de la rare variété à pattes
noires du Carabus auronitens Fab. qu’il a capturé à Tervueren.
—_M. Preudhomme de Borre fait voir deux G'et uneQde Zucanus
cervus L. vivants, capturés, il y a une huitaine de jours, à Boendael.
Ces insectes, trompés par une subite élévation de la température
et sortis de leur retraite hivernale, semblent vigoureux et parfaite-
ment matures.
XCV
— M. Preudhomme de Borre annonce que le Musée expose pen-
dant le mois d'avril les collections belges d’Aphodiides, Géotru-
pides, Trogides, Rutélides, Throscides, Eucnémides, Méloïdes,
Cantharidides, Donaciides, Criocérides, Andrénides, Apides, et
une collection de galles du chêne avec leurs habitants et parasites.
— M. Lameere rend brièvement compte de l’excursion qui a eu
lieu le 28 mars à Assche, à laquelle il assistait avec MM. Engels,
Funck, J. Mélise et Remy. La chasse n’a donné aucun résultat, les
membres de l’expédition ayant attrapé force pluie et presque pas
d'insectes.
— L'assemblée décide que l’excursion du 9 mai aura lieu à
Braine l’Alleud. M. Preudhomme de Borre est chargé de la con-
duire. Départ de Bruxelles (Midi) à 7 h. 41 m. du matin.
La séance est levée à 9 1/2 heures.
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SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE,
COMPTES-RENDUS DES SÉANCES.
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SÉRIE III. — N° 72.
—
Assemblée mensuelle du 1°’ mai 1886.
PRÉSIDENCE DE M. LE Dr JACOBS, MEMBRE DU CONSEIL.
Présents : MM. Berge, Coubeaux, Degouve de Nuncques, Demoor,
Engels, Francois, Kerremans, L’Arbalestrier, Mélise, Meunier et
Lameere, secrétaire.
MM. Preudhomme de Borre, président, et Weinmann, vice-pré-
sident, ont fait excuser leur absence.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 3 avril est
approuvé.
Correspondance.
M. Mees remercie pour sa nomination comme membre associé.
M. H. de la Cuisine adresse à la Société des aquarelles représen-
tant quelques belles variétés de Lépidoptères exotiques. L’assem-
blée lui vote des remerciments. :
La Société des Sciences naturelles de S1 Gall nous envoie toute
la collection des publications que nous lui avions réclamées : les
volumes 25 à 29 de nos Annales lui sont accordés en échange, et
il est décidé qu’à l’avenir les Annales lui seront envoyées au lieu
du Compte-rendu.
L'assemblée vote l’échange du Compte-rendu contre les publica-
tions de deux nouvelles Sociétés entomologiques qui viennent de se
fonder : l’Z'atomological Society of Washington et la Société ento-
mologique internationale à Zurich.
Le Secrétaire signale le don fait à la Société par notre collègue
M. S. H. Scudder, d’un ouvrage important intitulé : Systematische
Uebersicht der Fossilen Myriopoden, Arachnoideen und Insekten.
tiré à part du Zraité de Paléontologie de Zittel, travail qui résume
toutes les connaissances actuelles sur la Paléontologie des Tra-
chéates. Des remerciments sont votés à l’auteur.
Présentation de mémoires,
M. Preudhomme de Borre adresse le Cataloque des Trogides
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXX. li
XCVIII
décrits jusqu'à ce jour, précédé d'un synopsis de leurs genres et
d'une esquisse de leur distribution géographique, mémoire accom-
pagné de planisphères représentant l’aire de dispersion de tous les
genres de la tribu. MM. Candèze et Bergé sont désignés comme
rapporteurs.
Lectures, communications.
L'assemblée décide successivement l'impression des travaux
suivants au Compte-rendu de ce jour :
DEUX STERNOCERA NOUVEAUX
DE LA REGION DU LAC TANGANYEKA
par Ch. Kerremans.
Sternocera tricolor nov. sp.
Long. 40-44, larg. 18-20 mm.— Ovale, convexe, assez épais, noir brillant avec
la base des élytres jaune, une tache humérale rouge orangé et une tache allon-
gée, noire, au milieu de la base; tarses fauve clair.
Tête rugueusement ponctuée, légèrement pubescente. Pronotum
noir brillant, souvent à reflets irisés, couvert de points irréguliers
plus espacés à la base et garnis de poils fauve clair, avec un espace
lisse sur les côtés. Élytres finement chagrinées, rugueuses et
ponctuées, bisillonnées à la base, d’un noir brillant avec une large
tache oblique d’un jaune fauve clair envahissant toute la base,
depuis le milieu du côté extérieur jusqu’à 1/6 ou 1/7 de l’écusson,
à la suture, la couleur jaune se fondant insensiblement dans la
noire; calus huméral fortement rebordé à l’épaule, rouge orangé ;
vers le milieu de la base, une tache noire, allongée, de forme
variable, rejoint quelquefois la couleur foncière, qui semble alors
rattachée au corselet par une bretelle. Mésothorax et métathorax
rugueusement, abdomen plus faiblement ponctués. Dessous et
pattes entièrement noirs, ces dernières relativement faibles pour
le genre; tarses fauve clair. — De Karéma (bords du lac Tanga-
nyka) : 9 exemplaires.
Sternocera variabilis nov. sp.
Long. 27-33, larg. 9 1/2-11 mm. — Ovale allongé, convexe, noir brillant ou
bronzé très obscur, à reflets irisés au dessus avec la base des élytres et le repli
marginal de l’épaule rougeûtre.
Voisine de Stern. funebris Boh., cette espèce s’en distingue par
sa forme plus acuminée en arrière, son système de coloration, son
mode de structure de l’élytre et le repli marginal de l’épaule plus
accentué et moins allongé. |
Tête à ponctuation grossière. Pronotum retréci en avant,
KCIK
ponctué. Élytres rugueuses, chagrinées avec des traces de stries
a peine sensibles vers la suture, profondément bisillonnées à la
base, avec le repli marginal de l’épaule fortement accusé.
Dessous et pattes finement ponctuës. — Des environs du lac
Tanganyka, rives orientale et occidentale : 13 exemplaires.
Cette espèce est tres variable. La coloration passe du noir intense
brillant au bronzé obscur; certains exemplaires sont entièrement
noirs, d’autres ont l’épaule rougeñtre et d’autres encore ont
l'épaule et la base de l’élytre entièrement de cette dernière nuance,
La ponctuation du corselet, généralement grossière, varie égale-
ment d’un exemplaire à l’autre. Ces variations sont si sensibles que,
si je n’avais eu treize individus sous les yeux, j’eusse été tenté d’en
faire deux espèces distinctes. Mais les passages de l’une à l’autre
me le défendent.
On peut toutefois ramener ces variations à deux types, l’un noir
ou bronzé tres obscur, sans trace de nuance rouge, le variabilis.
var. a; l’autre nuancé de rouge à l'épaule ou à la base des élytres,
var. b : humeralis.
Je n’ai pu savoir au juste si ces deux espèces appartiennent
aux collections du Musée Royal d'Histoire naturelle ou à celles de
l'Association Internationale Africaine. Ælles proviennent d’un lot
d'insectes recueillis par M. le capitaine Storms pendant son séjour
aux environs du lac Tanganyka. Ces insectes ont été envoyés,
pour y être épinglés, à la section Entomologique du Musée, diri-
gée par M. de Borre, qui a eu l’obligeance de me montrer les
Buprestides de ce lot. N'ayant pu les emporter chez moi pour les
étudier à loisir, je me suis borné à décrire les deux Sfernocera; j'ai
toutefois remarqué, parmi les sept à huit espèces représentant
cette famille, deux ou trois Psiloptera que je crois connus, une
Chrysochroa que je suppose être la lepida Gory et deux autres
espèces qui, après examen plus approfondi, pourraient bien con-
stituer deux genres nouveaux, l’un parmi les CAalcophorides,
l’autre parmi les Acmæodérides.
Ces nouveautés signalées dans un nombre relativement restreint
d'insectes d’un groupe déterminé nous prouvent une fois de plus
la richesse de ces régions presque inconnues, mais elles nous font
regretter en même temps de voir les recherches scientifiques si
négligées, traitées même avec indifférence par la plupart de nos
explorateurs de l'Afrique Équatoriale.
RÉSUMÉ
D'UNE NOTE DE M. LE D' HAGEN SUR L'EMPLOI DES BOUCHONS DE CAOUT-
CHOUC VULCANISÉ DANS LES COLLECTIONS BIOLOGIQUES DU MUSÉE DE
CAMBRIDGE (1)
par A. Bergé.
A la dernière séance de notre Société, M. le baron de Selys-Long-
champs,a communiqué une notice de notre collègue M.le DrHagen,
en m’engageant à en donner une traduction pour le Compte-rendu.
C’est le résume de ce travail que j'ai l’honneur d’exposer dans
les lignes qui vont suivre.
M. le Dr Hagen a organisé au Musée de Cambridge une collection
d’entomologie biologique. À cet effet, il a placé les divers objets
dans des vases remplis d’alcool et mis horizontalement, absolument
comme les insectes sont classés dans nos collections. Mais cette
disposition a pour désavantage d’occasionner une perte d'alcool
très forte si les flacons ne sont pas très bien bouchés. Aussi
M. le Dr Hagen a recherché le mode de fermeture le meilleur; et
après de nombreux essais infructueux, il a fini par s’arrêter à
l'emploi des bouchons de caoutchouc vulcanisé; ces derniers
depuis douze ans lui donnent de très bons résultats.
Dans les premiers temps l’air emprisonné et comprimé dans le
flacon faisait sauter les bouchons; mais un moyen très simple
employé par M. le Dr Hagen permet de remédier à cet inconvénient.
Il suffit de placer sur le bord du bouchon une épingle de collec-
tion. L’air peut ainsi s'échapper lorsque l’on bouche la bouteille;
l'opération terminée, on retire l’épingle.
D’après M. le Dr Hagen, les bouchons de caoutchouc vulcanisé
peuvent servir très longtemps. Aïnsi pendant douze ans il n’a fallu
remplacer annuellement que 1 bouchon sur 1000 et, pendant les
6 premières années, probablement 1 sur 2000. Un inconvénient du
caoutchouc vulcanise signalé par l’auteur, c’est le dépôt de cristaux
de soufre sur les objets placés dans l’alcool. Mais, d’après lui, il
est aisé d'y remédier en lavant convenablement les bouchons, ou
mieux en les plaçant pendant une demi heure dans l’eau chaude.
Il est souvent avantageux d’acheter les bouchons de caoutchouc
en grande quantité; mais alors il importe de s’occuper de la con-
servation de ceux qui n’ont pas été immédiatement employés. Pour
cela, M. le Dr Hagen préconise la méthode indiquée par M. le
Pr W. Hempel, de Dresde (). Les objets en caoutchouc sont placés
(:) The Canadian Entomologist, Janv., 1886.
« Twelve years’ experience with rubber stoppers used in the biological collec-
tion of the Museum in Cambridge », by D' H. A. Hagen, Cambridge, Mass,
(@) Bericht d. Deutsch. Chem. Gesell., 1882, vol. XV, Heft 6, n° 184,
CI
dans des vases en verre, dans lesquels on a mis un récipient
ouvert rempli de pétrole. Si le caoutchouc est déjà durei on le
ramollit avec du sulfure de carbone et on le place après cette
opération avec les autres, comme il a été indiqué plus haut.
Je pense pour ma part que l’emploi du sulfure de carbone doit
être condamné dans les Musées à cause des dangers qu’il présente.
Dans le cas qui nous occupe on peut le remplacer par du chloro-
forme qui offre l'immense avantage de ne pas présenter de danger
au point de vue de l’incendie.
DIAGNOSES PROVISOIRES DE QUELQUES ESPÈCES NOUVELLES
DE FOURMIS pe MADAGASCAR, RÉCOLTÉES PAR M. GRANDIDIER,
par Auguste Forel.
Ces espèces, depuis longtemps inédites, feront partie de l’ouvrage
de M. Grandidier sur Madagascar, et m’ont été soumises par
M. H. de Saussure. Je communique ici leurs diagnoses pour
assurer leur priorité et pour ne pas gêner les travaux de mes
collègues. Dans mes études myrmécologiques en 1878, p. 33, et
en 1879, p. 63, j'ai donne la caractéristique du genre Æayria et
indiqué les noms des espèces de C'amponotus.
Camponotus ursus n. sp. — Ouvrière. Long., 6 à 8, 5 mill.
Stature assez ramassée, tenant ainsi que la forme, le milieu entre
celle du C. marginatus et celle du C. crassus. Mandibules très
finement rugueuses, à gros points enfoncés épars, munies de six
dents. Chaperon convexe, sans carène, avancé devant un lobe
rectangulaire très court, échancré de chaque côté de ce lobe,
entier au milieu. Thorax robuste. Sutures très distinctes. Ecaille
mince, ovale, entière, convexe devant, rétrécie vers son sommet
(analogue à celle du ©. Zligniperdus). Antennes et pattes plutôt
courtes.
Tête assez finement réticulée-ponctuée, ayant en outre d’assez
gros points enfoncés épars, surtout devant. Côtés du thorax, face
déclive du metanotum, écaille et hanches rides. Pattes très fine-
ment réticulées. Dos du pronotum, du mesonotum et du metanotum
(face basale) couvert de petites élévations ayant chacune antérieu-
rement une excavation d’où part une soie, finement reéticulé-
ponctué entre-deux. Abdomen finement ridé transversalement,
avec des points enfoncés comme piques obliquement de derrière.
Tête et abdomen recouverts d’une pubescence jaune tres fine
et très courte, médiocrement abondante (comme chez le C. sexqut-
tatus); pubescence très disséminée ailleurs. Dos du pronotum. du
mesonotum et du melanotum (face basale) hérissé comme une brosse
CIT
d'une dense pelisse de longues soies épaisses el raides, d'un jaune
rougeûtre, légèrement incurvées d'arrière en avant. Les larges
sutures du thorax n’ont pas de soies et divisent ainsi la pelisse en
trois parties. Le reste du corps n’a que des poils épars et raides,
d’un jaune doré, plus abondants sur l’abdomen et autour de
l’écaille. Scapes et tibias sans poils dressés.
Noir, médiocrement luisant. Scapes, 1er article des funicules,
base des articles suivants, devant des joues et du chaperon (sauf
leur bord antérieur qui est noir), base des arêtes frontales, tarses,
tibias et extrémité des cuisses rougeàtres. Derniers articles des
funicules et extrémité des articles précédents bruns.
Madagascar (M. Grandidier).
Camponotus quadrimaculatus n. sp. — Ovvrière. Long., 5
à 7,6 mill. Stature du C. nitens Mayr, mais rattaché par son meta-
notum au C. ephippium Sm. et surtout au C. Valdeziæ Forel.
Tête des G major cordiforme, très grosse, à côtés fort convexes,
nettement excavée derrière. Mandibules à six dents, poilues, à gros
points enfoncés épars, très finement ridées et réticulées. Chaperon
caréné, prolongé devant, au milieu, en un lobe presque rectangu-
laire (à bord antérieur légèrement concave). Thorax étroit, élargi
devant, rétréci derrière. Pronotum et mesonotum régulièrement
conveves. Face basale du metanotum distinctement excavée
longitudinalement en forme de selle. Face déclive courte, presque
plane. Le passage entre les deux faces du metanotum est arrondi
en bosse. Écaille basse, assez épaisse, large en haut, fortement
convexe devant, plane derrière. Pattes moyennes.
Tête ponctuée en facon de dé à coudre et peu luisante chez les
© major, finement réticulée et très luisante chez les © minor.
Quelques gros points enfoncés peu profonds sur les joues et sur le
front. Thorax très finement réticulé-ride transversalement. Ab-
domen très finement ridé transversalement, à points enfoncés
épars.
Pubescence très courte et très fine, d’un blanc jaunâtre, dis-
persée sur tout le corps, un peu plus abondante que chez le
C'.sylvaticus i. sp., du reste analogue. Pilosité dressée assez longue,
d’un blanc jaunâtre, éparse un peu partout, absente sur les tibias
et sur les scapes.
Noir, luisant. Une grosse tache blanchâätre, carree-arrondie,
de chaque côté des deux premiers segments abdominaux, en
dessus. Pattes et antennes brunes. Moitié antérieure des mandi-
bules brun rougeâtre. Devant de la tête, une partie du pronotum
et les angles postérieurs de la tête souvent d’un brun marron fonce.
Bord postérieur des segments abdominaux jaunàtre.
Madagascar (M. Grandidier).
CIIT
Camponotus Grandidieri n. sp. — Ouvrière. Long., 5
8,2 mill. Cette espèce, rapprochée du C. foraminosus Forel, a le
facies général du C. novogranadensis Mayr, mais s’en distingue
par la forme triangulaire de la tête et par son metanotum plus
large, ce qui fait qu’elle ressemble beaucoup moins au genre Colo-
bopsis. Sa chitine est de nature délicate; les pattes et les antennes
tombent facilement et sont faibles, assez courtes.
Tête triangulaire, à côtés arrondis. Mandibules courtes, épaisses,
poilues, à six ou sept dents, à gros points enfoncés nombreux et pro-
fonds, très finement réticulees-striées entre deux.Chaperon presque
rectangulaire, à côtés presque parallèles, non caréné, prolongé en
avant en un lobe rectangulaire extrêmement court, échancré de
chaque côté de ce lobe; milieu du bord antérieur entier. Thorax
fortement voûté, surtout devant, tout à fait semblable à celui du
C. novogranadensis, mais plus large, surtout le metanotum. Abdo-
men assez gros.
Thorax, abdomen, front, vertex, chaperon et fosses antennales
(aussi les joues chez les © minor) ponctués en façon de dé à
coudre; ponctuation extrêmement serrée; le fond des points paraît
être microscopiquement granulé. Jambes et antennes (aussi les
joues chez les © major) très finement réticulées. Écaille et face
déclive du metanotum finement ridées-ponctuées transversalement.
Sur la tête de gros points enfoncés, piligères. Chez les Q major, ces
gros points deviennent sur les joues de grandes fossettes arrondies,
comme trouées à l’emporte-pièce. Le fond de ces fossettes est lui-
même fortement ponctué en facon de dé à coudre et porte un petit
poil couché au milieu. Ces fossettes donnent un aspect carié tout
particulier à la sculpture de la tête.
Tout le corps est couvert d’une pubescence argentée, grossière,
assez courte (plus longue sur l’abdomen) et très peu serrée qui,
avec la sculpture, donne à la fourmi un certain reflet poudré
soyeux; les antennes et les pattes ont une pubescence plus fine.
Quelques soies blanches, dressées, épaisses, raides et obtuses sont
dispersées sur le corps, surtout au bord de l’écaille et des segments
abdominaux. Tibias et scapes sans poils dressés.
Noir, mat. Antennes (sauf l'extrémité du funicule), tarses,
tibias, une partie des cuisses, mandibules (sauf les dents chez les
© major) rougeitres. Chez les © major, le bord antérieur du cha-
peron et des joues est aussi rougeatre.
Madagascar (M. Grandidier).
Le C. foraminosus Forel qui a la même sculpture, se distingue
par son thorax presque droit (à peine voûté) d’avant en arrière, à
metanotum très rétréci, et par sa pubescence fine, gris-jaunâtre,
qui forme pelisse sur l’abdomen.
CI
Camponotus Radovæ n. sp. — Owvrière(major). Long.,9 mill.
Très semblable au ©. niveosetosus Mayr, mais plus grand; cha-
peron nullement avancé, à bord antérieur droit, biéchancré;
mandibules moins larges, mates, finement et densément ponctuées
entre les gros points, armées de six dents. Sculpture moins serrée,
surtout sur l’abdomen qui est réticule-ride transversalement, avec
de gros points enfoncés, comme piqués obliquement de derriere,
(très finement et densément strié chez le C. miveosetosus). La pilo-
sité dressée est bien différente, bien plus abondante sur le thorax
et l’abdomen, inclinée en avant sur le premier, en arriere sur le
second, légèrement jaunâtre; les poils sont fort grossiers, mais
pointus et non pas obtus comme chez le C. niveosetosus. Pubes-
cence plus abondante sur l’abdomen et sur le thorax, tandis
qu’elle est presque nulle sur les pattes. Entierement noir, plutôt
un peu plus luisant que le xiveosetosus; mandibules, extrémités
des tarses, des funicules et des segments abdominaux plus ou
moins brunatres.
Le dos du pronotum est nettement quoique obtusément borde
sur les côtés de son bord antérieur, tant chez cette espèce que chez
le C. niveoselosus, ce qui les rapproche tous deux du ©. fulvopilo-
sus De Geer.
Madagascar (M. Grandidier).
Camponotus niveosetosus Mayr, race madagascarensis
n. st. — Ouvrière. Se distingue de la forme typique par son cha-
peron caréné ainsi que par sa pilosité sétiforme et sa pubescence
un peu jaunâtres et beaucoup plus abondantes. La pubescence est
surtout beaucoup plus longue et plus grossière. Le corps est aussi
plus mat et les segments abdominaux sont fortement bordes de
jaunatre bien net.
Madagascar (M. Grandidier).
Camponotus egregius Smith, race Gouldi n. st. — Ow-
vrière (major). Ne diffère guère de la forme typique du Brésil et de
Bornéo que par sa taille encore plus grande de 18 mill. et par son
écaille plus haute, à côtés presque parallèles et à bord supérieur
presque horizontal et droit. Vue de côte, l’écaille a presque la forme
d’une pyramide (d’un triangle). Les mandibules ont six larges
dents obtuses formant un très large bord terminal. Entre les gros
points enfoncés elles ont quelques stries ou rides et une très dense
et fine ponctuation qui les rend en grande partie mates. Écaille
plutôt réticulée-ponctuée que ridée. Les bords latéraux du lobe
du chaperon sont très excaves.
Madagascar (M. Grandidier).
Mayria madagascarensis n. sp.— Owvrière. Long., 4,7 mill.
CV
Caractères du genre. Arêtes frontales presque droites (à peine
recourbées en #'), très fortement divergentes et tres distantes.
Derrière, elles sont plus rapprochées du bord de la tête que l’une
de l’autre. Tête assez petite, plus ou moins ovale (ouvrière minor?).
Mandibules étroites. Yeux grands. Chaperon caréné, avancé au
milieu en lobe arrondi, entier. Aire frontale large, courte. Thorax
comme chez la petite ouvrière d’un Camponotus ordinaire. Prono-
tum un peu aplati, presque aussi large que la tête. Face déclive
du metanotum très courte. Nœud du pédicule cubique arrondi, un
peu incliné en avant.
Luisante, très finement réticulée. Thorax et abdomen faiblement
ridés transversalement (longitudinalement sur les côtés de thorax).
Quelques rares poils dressés jaunâtres épars ça et là; une
pubescence éparse, mais assez longue, un peu soulevée sur les
pattes et les scapes, presque nulle ailleurs. Noire; mandibules
roussâtres; antennes et tarses d’un jaune-roussàtre, sauf l’extré-
mité des scapes et des funicules qui est brunie. Articulations des
jambes et bord postérieur des segments abdominaux d’un jaune un
peu blanchâtre.
Madagascar (M. Grandidier).
Cataulacus Ebrardi n. sp. — Ouvrière. Long., 4 à 4, 2 mill.
Mandibules ridées et finement coriacées, bidentées. Chaperon et
aire frontale assez grands, indistincts. Chaperon échancré et
faiblement bidenté devant. Les arêtes frontales atteignent le bord
antérieur des yeux. Elles portent postérieurement une petite dent
triangulaire dirigée en dehors. Yeux ovales allongés, occupant le
tiers du côte de la tête, légerement échancrés antérieurement par
l'extrémité des arêtes frontales. Fossette antennaire prolongée en
rainure en dessous des yeux. Deux dents à chaque angle latéral de
l’occiput (l’extérieure plus grande). Dessus de la tête grossièrement
réticulé et très finement rugueux dans les mailles. Dessous de la
tête grossièrement ridé en divers sens, finement réticulé ponctué
entre deux. Sur l’occiput une petite arête transversale. Entre cette
arête et Le trou occipital, de grossières rides transversales.
Dos du pronotum et du mesonotum réunis presque circulaire.
Metanotum rétréci. Sutures de thorax oblitérées sur le dos,
visibles de côte. Le prosternum et le mesosternum ont chacun une
petite dent latérale obtuse en bas. Dos du thorax bordé d’une arête
basse, dentée, qui va se confondre avec le bord latéral des épines
métanotales. Ces dernières larges à leur base, longues comme la
moitié de la largeur du metanotum. Dos du thorax finement
réticulé-ponctué et grossièrement ridé-réticulé ; les rides sont
périphériques et circulaires. Quelques grosses rides transversales
entre les épines. Face déclive du metanotum finement réticulée et
CVI
luisante. Côtés du thorax grossièrement ridés et finement réticulés-
ponctués ainsi que les nœuds du pédicule, sauf la face antérieure
tronquée, luisante et faiblement réticulée du premier nœud.
Premier nœud plus large devant que derrière, armé en dessous
d’une épine dirigée en avant qui porte elle-même vers son milieu
une dent dirigée en bas. Second nœud arrondi, muni d’une dent en
dessous. Les grosses rides des nœuds portent quelques aspérités
dentiformes. Dos du premier segment abdoxinal échancré devant,
densément réticulé-ponctué partout, et en outre fortement strié en
long à ses deux extrémités. Pattes grossièrement ridées et finement
réticulées.
Des poils blancs, hérissés, courts, obtus et raides sur les pattes,
les antennes, le dessous et les extrémités du corps, presque nuls
sur le dos. Pubescence nulle. Pattes et antennes courtes.
Entièrement noir, mat ou un peu soyeux. Scapes, genoux, tibias
et tarses d’un rouge jaunâtre. Mandibules et funicules bruns.
Probablement rapproché des C. rudis Mayr et reticulatus Smith.
Madagascar (M. Grandidier).
Aphænogaster (Ischnomyrmex) Swammerdami n. sp.
— Ouvrière. Long., 8 à 9 mill. Tête longue de 2,8 mill., large à
la hauteur des yeux de 1,4 mill., rétrécie nostérieurement en eou
très mince, large de seulement 0,2 mill. Ce cou est plus haut que
large et suivi d’un grand et mince rebord relevé en collerette.
Devant ce cou, qui est encore plus marqué que celui du Dolicho-
derus attelaboides, la tête est ovale. Mandibules longues, striées;
bord terminal large, irrégulièrement denticulé, avec trois dents
plus fortes devant. La partie postérieure arrondie du chaperon
proémine en légère bosse et se prolonge entre les arêtes frontales
qui sont élevées devant en petit lobe vertical. Pas de sillon frontal.
Aire frontale grande, plate, distincte, arrondie postérieurement.
Fosse antennaire allongée, profonde, bordée latéralement sur toute
sa longueur d’une petite carène ou grosse ride longitudinale con-
vexe en dehors.
Thorax tres étroit et allongé; pronotum renflé au milieu. Méta-
notum armé de deux épines larges à leur base, un peu courbées,
divergentes, presque aussi longues que la largeur du dos du me-
tanotum. Second nœud du pédicule pyriforme-ovale. Abdomen
ovale. Pattes et antennes très longues. Eperons et crochets des
tarses, simples. Scapes et funicules à peine épaissis à leur extré-
mité.
Parfois une ou deux rides grossières sur le devant de la tête.
Face basale du metanotum grossièrement ridée en travers. Tout le
reste du corps lisse et luisant.
Tout le corps, y compris les pattes et les antennes, d’un brun
CVII
marron çà et là plus ou moins rougeàtre, parsemé assez également
de soies roussâtres, raides, épaisses, obtuses, hérissées et assez
courtes. Une rangée de poils plus longs au bord antérieur du
chaperon.
Madagascar (M. Grandidier).
Cremastogaster Degeeri n. sp. — Ouvrière. Long., 3,8 à
4,2 mill. Forme de la tête et mandibules comme chez le C. {ricolor
Gerst. Massue des antennes de trois articles, dont Les deux derniers
beaucoup plus gros. Joues, devant du front, côtés et devant du
chaperon striés en long; quelques stries arquées derrière la fosse
antennaire; le reste de la tête lisse et luisant.
Dos du thorax faiblement bordé. Dos du mesonotum aplati, sans
carène médiane. Un sillon profond entre le mesonotum et le meta-
notum. Epines métanotales divergentes, de longueur moyenne,
dirigées en arrière et en haut. Dos du pronotum grossièrement
ridé en long. Bords du mesonotum et face basale du metanotum
faiblement réticulés. Côtés du mesothorax et du metathorax réti-
culés-ponctués et mats. Le reste du thorax lisse et luisant.
Premier nœud du pédicule aplati et élargi devant; ses angles
antérieurs entièrement arrondis. Second nœud profondément divisé
en deux disques, comme chez le €. tricolor. Pédicule très finement
réticulé, en partie ridé; disques du second nœud presque lisses.
Abdomen extrêmement faiblement réticulé.
Tout le corps d’un brun marron luisant, sauf les quelques
parties à fortes sculpture qui sont plus ou moins mates. Une
pubescence espacée, plutôt longue, répandue partout, aussi sur
les pattes et les antennes. Çà et là deux ou trois poils dressés sur
le corps ; aucun sur les pattes ni sur les scapes.
Rapproché du C. capensis Mayr, mais bien plus lisse.
Madagascar (M. Grandidier).
DESCRIPTIONS OF NEW SPECIES OF LANGURIIDÆ,
by Rev. W. W. Fowler.
Pachylanguria Borrei n. sp. — Klongata, sat robusta;
capite nigro, antice depresso, fortius diffuse punctato, prothorace
rufo, ad basim anguste fusco, subquadrato, convexo, lateribus antice
rotundatis, postice vix contractis, angulis anticis rotundatis,
posterioribus productis, basi depressa, depressione utrinque striola
brevi instructa, obsoletius punctato; scutello magno; elytris
cyaneis prothorace latioribus, humeris robustis, ad apicem sensim
contractis, apicibus rotundatis prope suturam truncatis, ordinibus
punctorum seriatim sat leviter dispositis, interstriis evidenter
CVIL
punctatis; corpore subtus plerumque rufo; pedibus antennisque
nigro-cyaneis, his clava distincte 4-articulata. L. 16 mm.
Head black strongly depressed in front, with large scattered
punctures; prothorax red, very narrowly darker at base, almost
as long as broad, convex, with the anterior angles rounded, and the
posterior angles produced, dise obsoletely punctured; the sides are
rounded in front and almost straight towards base; at base there
is a strong depression bounded on each side by a short stria; elytra
cyaneous, considerably broader at base than base of elytra, with
wide robust rounded shoulders, sides gradually narrowed towards
apex : apices broad, rounded, truncate just before suture; rows of
punctures on elytra regular on dise but somewhat confused
towards sides and feebler at apex, interstices plainly punctured;
underside red, episterna and epimera of meso- and metathorax
cyaneous ; legs and antennæ cyaneous, the latter with a distinctly
marked 4-jointed club which is more elongate than in the type
species of the genus.
Philippine Islands : one specimen in the collection of the Royal
Belgian Museum and another in Mr. Gorham’s collection.
I think it probable that this species may represent the type of a
new genus, as the club of the antennæ is more elongate than in
P. Pairæ Woll. and P. metasternalis Crotch, and differently
shaped; a transition is however formed by 2. collaris Crotch in
which the club has the joints less transverse and less elosely
pressed together than in these two species.
Callilanguria flaviventris n. sp. — Cuneiformis, capite pro-
thoraceque piceo-rufis, illo magno, dilatato, hoc latitudine lon-
giori, convexo, sat globoso, obsolete punctato, basi depressa for-
tius punctata ; scutello sat magno; elytris cyaneis, fortius seriatim
punctatis, postice sensim angustioribus, apicibus truncatis ; anten-
nis modicis, clava 4-articulata; capite infra et prosterno cum
anterioribus pedibus piceo; corpore subtus cum intermediis et
posterioribus pedibus testaceo, abdomine ad apicem infuseato ;
lineæ abdominales breves, haud distinctæ. L. 11 mm.
Head and thorax dark or pitchy red, elytra cyaneous; protho-
rax rather longer than broad, somewhat globose, finely and obso-
letely punctured, with a few scattered larger punctures, base
depressed and rather coarsely punctured just before margin;
elytra with rows of rather strong punctures, which become much
feebler towards apex, apices truncate; antennæ moderate, black
with pitchy base, third and fourth joints almost equal in length,
with a well marked 4-jointed club; underside of head and thorax
and anterior legs pitchy; rest of underside and intermediate and
CIX
posterior legs testaceous, apex of abdomen infuscate ; abdominal
lines short and indistinct.
Philippine Islands. In the collection of the Royal Belgian
Museum. This species appears to be a Callilanquria although it
certainly shows traces of abdominal coxal lines, which are usually
wanting in this genus.
Languria elegans n. sp. — Cuneiformis, nitida, capite et pro-
thorace læte rufis, illo sat magno, triangulari, hoc convexo,
latitudine paullo longiori, lateribus leviter rotundatis, disco parcius
minus profunde punctato, basi utrinque parva striola instructa ;
scutello sat magno, rufo; elytris cœruleo-cyaneis, postice acumi-
natis, ordinibus punctorum seriatim dispositis, apicibus truncatis ;
antennis sat longis, elava 5-articulata; corpore subtus pedibusque
nigro-piceis; capite infra et prosterno rufo. L. 6 1/2 — 7 mm.
Cuneiform, head and thorax red, elytra metallic blue; prothorax
rather convex, somewhat longer than broad, sides impunctate,
dise with rather large, shallow, diffuse punctures, base with a
small stria on each side; elytra with shoulders well marked,
narrowed behind, with rows of moderately strong punctures,
which become obsolete towards apex; apices truncate, exterior
angles denticulate; antennae rather long with a five jointed club;
underside of head and thorax red, rest of under surface and legs
pitchy black. This species somewhat resembles Z. menadensis
rotch, but is distinguished by the 5-jointed club of its antennæ
(that of Z. menadensis being 4-jointed), longer and more parallel
sided thorax, bluer elytra, which are more strongly punctured, and
entirely pitchy legs. Z. propinqua bears some relation to it, but
has a much squarer thorax, and more parallel sided elytra.
Mindanao. In the collection of the Royal Belgian Museum.
Languria Chapuisi n. sp. — Capite prothoraceque rufis,
diffusius et fortius punctatis, hoc subquadrato, modice convexo,
basi depressa, striola longa utrinque instructa; scutello sat magno,
rufulo; elytris cyaneis, sat longis, ordinibus modicis punctorum
seriatim dispositis, apicibus ad extremum oblique truncatis ; anten-
nis piceis, articulo septimo jam dilatato, clava 4-articulata ;
corpore subtus cum pedibus rufo-testaceis, femoribus ad apicem
infuscatis. L. 9 mm.
Head and prothorax red, diffusely but distinctly punctured, the
latter with sides moderately rounded in front and slightly con-
tracted behind, base depressed with a long and distinct stria on
each side; elytra rather long, about as broad as thorax, with sides
slightly rounded, à little contracted towards apex, with rows of
Cx
not very strong punctures; apices truncate at their extremity;
antennæ with a somewhat loose 4-jointed club, the 7 joint also
being slightly dilated; underside and legs entirely reddish testa-
ceous, knees somewhat darker.
Mindanao. In the collection of the Royal Belgian Museum.
The colour of the underside and legs will distinguish this
species from its allies.
Languria humilis n. sp. — Parva, capite prothoraceque rufis
vel fusco-rufis, illo magno triangulari, oculis prominentibus, hoc
subquadrato, lateribus antice rotundatis, postice sensim contractis,
ad basim valde depresso, basi utrinque striola minuta impressa, cum
capite densius obsoletiusque punetato; elytris sat longis, nigris,
leviter virescentibus, punctato-striatis, interstriis punctis minutis
instructis, versus apicem leviter angustatis, apicibus rotundatis;
antennis articulo octavo dilatato, 9:11 in clavam dilatatis, subæ-
qualibus; corpore subtus cum pedibus nigro-piceo, capite infra et
prosterno rufis. L. 5 5/1 — 7 mm.
À small and rather narrow and somewhat dark looking species;
head and prothorax fuscous red, closely but obsoletely punctured;
head triangular, with prominent rather coarsely granulated. eyes;
prothorax about as long as broad with sides rounded in front and
contracted slightly and gradually from a little before middle to
base, base with a strong depression bounded on each side by a
minute stria; elytra black with a greenish or æneous reflection,
with distinct but not strong rows of circular punctures, which
become feebler towards apex; interstices with minute punctures;
apices rounded; underside and legs pitchy; antennæ with a three
jointed club, the 8" joint somewhat dilated.
This species is quite distinct from any in Crotch’s collection, and,
I can find no described species that agrees with it; the elytra are
longer in proportion to the thorax than is usual in the smaller
species; the shape is somewhat like that of Z. papuensis and its
allies.
Mindanao. In the collection of the Royal Belgian Museum.
Languria acuminata n. sp. — Nitida, cuneiformis, capite
prothoraceque læte rufis, hoc subquadrato, fortiter marginato.
diffusius punctato, lateribus leviter rotundatis, postice sensim
contractis, basi utrinque striola impressa; scutello sat magno,
rufo ; elytris cœruleo-cyaneis seriatim fortiter subrugose punctatis,
ad apicem valde acuminatis, apicibus exterius denticulate pro-
ductis; antennis nigris ad basim rufo-piceis, clava distincte
5-articulata; corpore subtus et pedibus rufis, lateribus abdominis
tarsisque piceis, L. 7 mm.
CXI
About the size and shape of Z. æoloides Crotch, broad in front,
and strongly narrowed behind; head, prothorax, legs and under-
side red, sides of abdomen and tarsi infuscate; frontal suture well
marked ; thorax large, about as long as broad with sides rounded
in front and somewhat contracted behind, dise plainly though
diffusely punctured, sides almost impunctate, base with a small
stria on each side; scutellum rather large, red; elytra metallic
blue, broadest at shoulders and strongly narrowed to apex, with
rows of rather large punetures which become obsolete towards
apex, surface somewhat transversely rugose; apices truncate,
with external angles produced into a small sharp point; abdominal
lines obsolete; antennæ with a distinct 5-jointed club.
Leyte, Philippine Islands. In the collection of the Royal Belgian
Museum. This pretty and distinct species is easily distinguished
by its large thorax, acuminate elytra, and red legs and underside.
Languria lyctoides n. sp. — Elongata, parallela, tota piceo-
brunnea; capite prothoraceque fortiter punctatis, illo triangulari,
hoc latitudine multo longiori, ad basin vix contracto, distincte
marginato, basi utrinque striola sat longa instructa; elytris longis,
parallelis, fortiter seriatim punctatis, apicibus ad extremum trun-
catis, antennis pedibusque piceis, illis articulis 7 et 8 latioribus,
9-11 dilatatis, subæqualibus. L. 5 1/2 mm.
Elongate, parallel, entirely of a pitchy brown colour; antennæ,
underside and legs (except extreme base of femora, and tarsi,
which are lighter) pitchy; head and thorax, the latter especially,
very strongly punctured; prothorax much longer than broad with
sides subparallel but gradually contracted to base which is nar-
rower than base of elytra and furnished with a rather indistinct
long stria on each side; elytra long, parallel-sided, strongly
punetured in rows, slightly contracted towards apex, extreme
apices truncate.
Zanzibar. In the collection of the Royal Belgian Museum.
This species comes near to Z. formosa Crotch and Z. promon-
lorii Crotch; from unicolorous specimens of the former it differs
by its longer thorax which is more parallel-sided, less rounded in
front, and less contracted before base; the club of the antennæ
also is much more compact, and differently shaped; from Z. pro-
montori it differs in being larger with more elongate and more
strongly punctured thorax, and by the shape of the club of the
antennæ.
Languria longipes n. sp. — Capite prothoraceque rufis, hoc
convexiusculo, diffuse punctato, latitudine paullo longiori; elytris
nigro-cyaneis, longis, postice acuminatis, fortiter seriatim punc-
CXII
tatis, apicibus truncatis, angulis externis denticulatis; pedibus
longissimis, nigris vel nigro-piceis, femoribus anterioribus maris
fortiter serratis, tarsis modice dilatatis; antennis longis, nigris, ad
basim piceis, clava 5-articulata. L. 9 mm.
Head and prothorax red, the latter convex, with sides mode-
rately rounded, somewhat longer than broad, broadest about
middle, distinctly margined, very diffusely punctured; elytra
cyaneous-black with strong rows of punctures, apex truncate,
with external angles produced into a small sharp tooth; legs long
and slender, tarsi somewhat dilated and pubescent, anterior femora
strongly serrated in male; antennæ long, third joint considerably
longer than second, club distinetly 5-jointed; abdomen rufo-
picéous, smooth in middle, strongly punctured at sides, abdominal
lines very obsolete.
Luzon. Philippine Islands. In the collection of the Royal Belgian
Museum.
This species bears a considerable resemblance to Zanguriosoma
cyanipennis Crotch; according to Crotch’s own description his
L. cyanipennis is not a Zanguriosoma at all, for in his type the
club is 5-jointed and the abdominal lines obsolete; in his description
of the generic characters of Zanguriosoma he says that the club
is 4-jointed and the abdominal lines are very strongly developed.
CRUSTACÉS ISOPODES RECUEILLIS PAR FEU CAMILLE VAN
VOLXEM, PENDANT SON VOYAGE EN PORTUGAL, EN 1871
par A. Preudhomme de Borre,
Le classement des collections d’Isopodes du Musée Royal me
donne l’occasion de dresser la liste des quelques espèces de Crus-
tacés Isopodes recueillis en 1871 par C. Van Volxem dans le sud
du Portugal.
1. Armadillo officinalis Desmar. — Mafra, 1 exempl. Six
autres sans localité précise.
2. Eluma purpurascens Budde-Lund. — Un exemplaire pris
à Cintra, le 8 mai 1871. Je pense que l’espèce, et même le genre,
sont nouveaux pour la faune européenne. Les localités indiquées
par M. G. Budde-Lund sont : Madère, Cayenne et les îles Nicobar
dans le golfe du Bengale.
3. Armadillidium vulgare Latr. — Belem, 1 exempl.
4. Porcellio flavo-cinctus Budde-Lund. — Sagres, 2 ex.;
Cap S' Vincent près Sagres, 1 ex.; un quatrième sans localité.
CXIII
5. Metoponorthrus sexfasciatus Koch. — Mafra, 1 ex.
6. Leptotrichus Panzeri Audouin et Savigny. — Un exem-
plaire, malheureusement sans localité.
7. Philoscia muscorum Scop. — Cintra, 1 ex.
8. Ligia oceanica L. — Villanova de Portimao, 2 exempl.
Je citerai aussi les lieux d’origine de quelques espèces que le
Musée a reçues de plusieurs de ses correspondants.
Feu le consul E. De Ville lui a envoyé de Zanzibar l’Armadillo
murinus Brandt et la Zigia exotica Roux (Baudiniana Milne
Edwards).
M. le Dr Dugès, de Guanajuato, l’Armad. murinus Br. et le
Porcellio mexicanus Sauss., espèce que M. Budde-Lund ne regarde
pas comme différente du ?. lævis Latr.
Notre regretté collègue Th. Le Comte a donné l’Armadillidium
sulcatum M.-Edw., pris en Styrie.
M. A. Montandon, le Porcellio afinis Koch, de Brostenii (Mol-
davie).
M. le Dr de Horvath, le Porcellio politus, de Varanno, et le
P. serialis Koch, de Pecs et de Simontornza (Hongrie).
M. le Dr Dechange, le Sphæroma gigas Leach, de Nouvelle-
Zélande.
M. A. Foettinger, pendant son séjour à l’aquarium de Naples, a
pris l’Armadillidium Pallasi Brandt, à Capoue et le 7ylos
Latreillei Audouin et Savigny, à Pouzzoles.
Enfin une espèce nouvelle et remarquable du genre 7ylos a été
envoyée il y a environ vingt-cinq ans du Pérou par feu le baron
Popelaire de Terloo. L’exemplaire conservé desséché n’est pas
malheureusement propre à pouvoir être décrit.
— M. Preudhomme de Borre adresse encore les communications
suivantes :
La publication que j'ai faite récemment d’une troisième Centurie
de Coléoptères des Flandres et d’une troisième Centurie de Coléop-
tères du Hainaut, a provoqué l’envoi par notre collègue M. Lethierry
des renseignements fauniques suivants que je m'empresse de com-
muniquer à notre Société :
COLÉOPTÈRES PRIS DANS LA FLANDRE BELGE (1).
Anchomenus fuliginosus Dej. — Bradycellus verbasei Duftsch. —
Bois de la Douve, entre Warneton Bois de la Douve,sous les mousses,
et Ploegsteert, au bord des mares. peu commun.
() L’astérisque indique que la localité a été citée dans le Catalogue des
Coléoptères du Nord de M. de Norguet, 1863.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXX. è
CXIV
Bradycellus harpalinus Serv. —
Bois de la Douve, sous les
mousses, commun.
Bembidium Mannerheimi Sahl-
berg, nec Dej.— Bois de la Douve,
dans les fossés desséchés sous les
feuilles mortes.
Je trouve aussi cet insecte dans
divers bois des environs de Lille,
toujours en secouant les feuilles
mortes des fossés à demi-desséchés,
jamais ailleurs : c’est là un habitat
spécial qu'on pourrait signaler.
Haliplus variegatus Sturm.— Bois
de la Douve, mares.
Hydrovatus clypealis Sharp. — J'ai
trouvé en abondance en avril 1884
cet insecte à Comines (Belgique)
dans le canal à moitié comblé de
Comines à Ypres : je n'ai jamais
trouvé cet insecte dans les envi-
rons de Lille, où il paraït remplacé
par le cuspidatus. Un de ces jours
derniers, 2 avril, je suis retourné
exprès à Comines pour le repren-
dre : mais je n’en ai plus retrouvé
qu'un seul.
Hydroporus vittula Erichs. — Bois
de la Douve,assez commun, mares.
— neglectus Schaum. — Bois de la
Douve, mares, rare. *
Agabus neglectus Erichs. — Bois de
la Douve, mares, peu commun,
avec le chalconotus.
Je trouve assez souvent cet 4ga-
dus dans les mares de divers bois
des environs de Lille, en com-
pagnie du chalconotus : mais le
COLÉOPTÈRES PRIS
Chlænius Schranki, variété tibialis
Dej. — Vallée du Caillou qui bique,
entre les villages de Roisin et
d’Angre, au bord de la rivière, pas
rare.
Pour abréger, je désignerai cet
endroit sous le nom d’Angre. —
Je n’ai jamais trouvé ce Cl. tibia-
is dans les environs de Lille.
Tachys nigrifrons Fauvel.— Angre,
sur le sable humide au bord de la
rivière. *
Le Catalogue Heyden, Reitter et
Weise, 1883, admet cette espèce
comme valable, et je suis assez
tenté d’avoir la même opinion : on
plus souvent on ne trouve que le
chalconotus tout seul qui est beau-
coup plus commun.
Avec de bons yeux, on peut
reconnaitre le neglectus à première
vue en ce qu'il est plus large et
plus #at que les chalconotus (le
dernier article des antennes est
pâle, tandis qu’il est noir au bout
chez chalconotus. — Voir la Faune
de Bedel).
En somme, cet insecte n’est pas
rare dans nos contrées.
Ilybius guttiger Gyllenh.— Bois de
la Douve, assez commun, mais
dans une seule mare. Outre les
espèces ci-dessus, je trouve dans
le catalogue de Norguet, pour ce
qui concerne la Flandre Belge, les
indications suivantes :
Cicindela sylvatica Linné. — Ghelu-
weld (bois sablonneux entre Menin
et Ypres). Je ne sais de qui M. de
Norguet tenait ce renseignement :
je crois que c’est d’un frère de
M" Macquart le diptériste, qui
habitait Quesnoy-sur-Deule. Dans
tous les cas M" Reiche a toujours
aflirmé, et à moi-même, que cette
Cicindela a été prise dans les envi-
rons de Lille.
Haliplus varius Nicola — mariti-
mus Fairmaire et Laboulbène. —
Signalé comme pris à Ostende
dans la Faune de Fairmaire et
Laboulbène. Cette espèce se prend
quelquefois, mais très rarement,
dans les environs de Lille.
DANS LE HAINAUT(!).
ne la trouverait qu’au bord des
eaux courantes.
Bembidium rufescens Dej.—Angre,
bords de la rivière, un seul exem-
plaire. *
— paludosum Panzer. — Angre,
sur le sable humide au bord de la
rivière, quelquefois assez commun.
— tibiale Duftschm. — Angre, dans
les cailloux et les graviers au bord
de la rivière, commun. *
— monticola Sturm. — monticu-
lum.— Angre, avec éibiale et deco-
rum, mais beaucoup plus rare. *
— decorum Panzer. — Angre, avec
les deux précédents, commun. *
(!) L’astérisque indique ici que M. de Borre a cité l'espèce, mais comme trouvée
dans une seule localité.
CXV
Deronectes latus Steph. — ovatus gre, dans la riviére, un seul exern-
Sturm. — Angre, dans la riviére, plaire pris par M. Alfred Leliévre :
aux endroits où le courant est le j'ai vu cet exemplaire, mais je ne
plus fort. l’ai pas dans ma collection.
— brevis Sturm — depressus auc- Orectochilus villosus. — Angre,
torum. — Angre, dans la riviére. dans la rivière, pris par M. Alfr.
Agabus biguttatus Olivier. — An- Lelièvre. #
Je crois qu’on trouvera certainement en Belgique l'Amara convexior Steph.
— continua Thomson, anciennement confondue avec communis : dans le départe-
ment du Nord je la trouve plus communément que la communis. (Voir la Faune de
Bedel.)
Dans une communication subséquente, M. Lethierry m’annonce
avoir pris dans le bois d’Hollebeke, près d’Ypres, le Platycerus
caraboides; M. A. Lelièvre a également capturé à Angréau, près
Quiévrain (Hainaut Belge), le Dorcus parallelopipedus.
— Sont exposées pendant le mois de mai à l’étalage pour le
public au Musée : quatre caisses contenant la fin de la collection
de galles et gallicoles, six caisses de Cordulines, Gomphines et
Caloptérygines indigènes et les trente premières caisses de la
collection de Coléoptères belges de Wesmael.
— M. Lameere rendant compte de l’excursion du 11 avril à Hal,
se plaint de s’y être trouvé seul avec M. J. Mélise pour représenter
la Société : cette absence d’entomologistes était peu faite pour
donner une haute idée de notre activité aux étrangers qui assis-
taient à la promenade. Les excursionnistes ont eu une belle jour-
née, et les bois avoisinant la localité leur ont paru une station
des plus favorables à la chasse aux insectes.
— Le Président rappelle que notre excursion du mois de juin
doit coïncider avec celle qui a déjà été fixée pour la Pentecôte,
les 13 et 14 juin : elle aura lieu à Putte, près Cappelen (pro-
vince d'Anvers, frontière hollandaise). M. Dietz sera prié de la
guider. Une seconde excursion aura lieu le dimanche suivant,
20 juin, dans la même localité. Départ de Bruxelles (Nord)
à 8 h. 12 m., d'Anvers (Est) à 10 h. du matin.
La séance est levée à 9 heures.
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SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE,
COMPTES-RENDUS DES SÉANCES.
———
SÉRIE III. — N° 73.
Assemblée mensuelle du 5 juin 1886.
PRÉSIDENCE DE M. PREUDHOMME DE BORRE.
Présents : MM. De Lafontaine, Demoor, Me Derscheid, MM. J.
Devaux, Duvivier, Engels, Fologne, Jacobs, Kerremans, L’Arba-
lestrier, Mélise, Meunier, Remy, Van Nerom, Weinmann et
Lameere, secrétaire.
M. de Selys-Longchamps a fait excuser son absence.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 1° mai est approuvé.
Le President annonce que le Conseil a recu la démission de
MM. Bourgeois et Puton. Par contre, ont été admis comme
membres effectifs : M'e Bertha Bertrand, candidat en sciences natu-
relles et régente à l'École moyenne d’Ixelles, présentée par
Mie Derscheid et M. Lameere; MM. le Rev. W. W. Fowler,
secrétaire de la Société entomologique de Londres; Henry de la
Cuisine, membre de la Société entomologique de France, à Dijon;
Guillaume Severin, dessinateur à Carnieres (Hainaut); présentés par
MM. de Borre et Lameere.
Correspondance.
M. H. de la Cuisine fait hommage à la Société d’une aquarelle
représentant un hybride de S'merinthus ocellata X populi et une
remarquable aberration de Celonia Hebe. L'assemblée accepte avec
reconnaissance ce gracieux don.
La Société décide l'échange du Bulletin contre trois nouvelles
publications qu'on nous envoie : Journal of lle Trenton Nutural
History Society, Biologisches Centralblait, Journal of the Bombay
Natural History Society.
Rapports, présentation de mémoires.
Le Secrétaire communique les rapports de MM. Candèze et Bergé
concluant à l'impression du Cataloque des Trogides décrits jusqu'à
ce jour, précédé d'un synopsis de leurs genres et d'une esquisse
de leur distribution géographique par M. Preudhomme de Borre,
‘ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXX. n
CXvIT
dans les Annales, ainsi qu’à la publication de la planche accompa-
gnant ce mémoire. — Adopte.
MM. Candèze et Bergé sont désignés comme rapporteurs pour un
nouveau travail de M. de Borre : MVote sur le genre Ectinohoplia
ÆRedtenbacher.
M. Belon adresse la Liste des Lathridiides décrits postérieure-
ment au Cataloque de Munich. — Rapporteurs : MM. Everts et
de Borre.
Lectures, communications.
M. Lameere donne lecture du travail suivant envoye par son
auteur :
UNE EXPÉRIENCE
SUR
LA FONCTION DES ANTENNES CHEZ LA BLATTE
(PERIPLANETA ORIENTALIS)
PAR
Félix Plateau.
En 1884, on pouvait considérer la question longtemps discutée
de la fonction des antennes des Insectes comme résolue. En effet,
les expériences de Rosenthal(), A. Dugès(), A. Lefebvre(), H. Kus-
ter(‘), Slater (5), Ed. Perris(), Dônhoff(), Cornalial), A. Forel(,
Kraepelin(”) et surtout les remarquables recherches de Hauser(”)
paraissaient démontrer, sans contestation possible, que les antennes
des Insectes sont le siège de l’odorat.
(:) RosenrHAL. Ueber den Geruchssinn der Insekten. Archiv. für die Physiologie
von Reil und Autenrieth, X, p 427, Halle, 1811.
() Ducès. 7'raité de physiologie comparée, 1, p. 161, 1838.
6) LereBvre. Pæpériences sur le sentiment olfactif des antennes. Ann. Soc. entom.
de France, 3° cahier, 1838 et Ann. des Sc. nat. (2), XI, p. 191, 1839.
(5) Kusrer. Zoologische Notizen. Die Fühlhürner sind die Riechorgane der Insecten.
Isis von Oken. Colonnes 647-655, 1844.
(5) Scarer. Ueber die Function der Antennen bei den Insekten. Froriep’s Notizen,
III, n° 155, p. 6, 1848 (cité par Kraepelin).
(5) PERRIS. Mé moire sur le siège de l'odorat dans les Articulés. Actes de la Société
Linnéene de Bordeaux, XVI, 1850 et Ann. Sc. nat. (3) XIV, p. 149, 1850.
(7) DÜNHOFF. Bienenzeitung, p. 231, 1854 et p. 14, 1855 (cité par Kraepelin).
(8) CornaLiA. Monografia del Bombice del Gelso, pp. 304. et 305. Milan, 1856.
() Forez. Der Giftapparat und die Analdrüsen der Ameisen. Zeïitschr. f. Wiss.
Zoologie, XXX, note de la page 61. — Beitrag zur Kenntniss der Sinnesemp-
findungen der Insekten. Mittheilungen des Münchener entomologischen Vereins,
p. 18, 1878. Les fourmis de la Suisse. Mem. Soc. helvétique des Se. nat. XXVI,
P. 119, Zurich, 1874. Études myrmécologiques en 1884, Bull. Soc. Vaudoise Sc.
nat. @) XX, n° 91, p. 334, 1885.
pe) KRAEPELIN. Ueber die Geruchsorgane der Gliederthiere, p.25, Hamburg, 1883.
(*) Hauser. Physiologische und histologische Untersuchungen über das Geruchs-
organ der Insekten. Zeïitschr. f. Wiss. Zoologie, XXXIV, 1880.
CXIX
Mais en 1885, cette certitude fut sérieusement ébranlée par la
publication d’un travail extrêmement curieux de V. Graber('), expé-
rimentateur hors ligne et l’un des biologistes qui dans ces derniers
temps se sont consacrés, avec le plus de succès, à la physiologie
comparée des Arthropodes.
Le Mémoire de Graber étant assez long, il ne peut être question
d'en donner ici une analyse complète, je me bornerai à appeler
l’attention sur ceux des résultats obtenus qui concernent plus spécia-
lement ma notice actuelle.
Après avoir montré, par des expériences très ingénieuses, que la
perception des odeurs est rapide chez les Insectes et, après avoir
déterminé, pour certains des animaux sur lesquels il voulait opérer,
quelles étaient les émanations odorantes qui les attiraient ou qu'ils
fuyaient comme désagréables, il constate :
le Que contrairement aux conclusions générales de Hauser et
d’autres, les fourmis et les Zucilia cæsar, sans antennes, possèdent
encore le sens olfactif, ce qui le conduit à admettre que la percep-
tion des odeurs ne se fait pas par les antennes seules.
2° Que, chez le Silpha thoracica privé d'antennes, l’odeur de
l'essence de romarin est manifestement percue, tandis que celle
moins pénétrante d'Asa-fætida laisse l’animal absolument indiffé-
rent(}. D'où cette conclusion que les antennes peuvent être
les parties du corps les plus sensibles pour les émanations
odorantes.
3° Par des expériences comparatives sur l’excitabilité des antennes,
des palpes et des cerques chez le Gryllolalpa vulgaris que, chez
certaines formes, les palpes peuvent être plus sensibles à
l’odorat que les antennes.
4 Par une longue série d’essais sur le Lucane que, suivant la
matière odorante employée, ce sont tantôt les palpes, tantôt
les antennes qui sont le plus rapidement excités.
5° Enfin, par des expériences parallèles sur des Periplaneta les uns
intacts, les autres décapités depuis plusieurs jours(‘), que la percep-
tion des odeurs peut aussi avoir lieu par les cerques (‘).
Graber est naturellement amené à cette conclusion générale que
les Insectes n’ont pas d’organe spécial de l’odorat et que,
() GRABEr. Vergleichende Grundversuche über die Wirkung und die Aufnahme-
stellen chemischer Reïze bei den Thieren. Biol. Centralblatt, V. Band, n° 13, 1 sept.,
p. 385, 1885.
(2) Remarquer que l’Asa-fœtida est parfaitement sentie par l’animal intact.
(5) En prenant la précaution de boucher la plaie à l’aide de gomme épaisse, les
Blattes décapitées restent en vie pendant assez longtemps.
(+) A. S. PACKARD, dans un articulet intitulé : The Caudal styles of Insects Sense
organs, à. e. Abdominal Antenne (American Naturalist, vol. IV, Déc., 1870), avait
déjà émis l’idée que les cerques de la Periplaneta americana pourraient bien être
des organes olfactifs,
CXX
lorsque les émanations odorantes sont intenses, celles-ci peuvent
être perçues par l'intermédiaire de toute portion de la surface du
corps revêtue de couches tégumentaires minces et munie de termi-.
naisons nerveuses excitables.
La lecture de ce Mémoire dont tout le monde comprendra la
grande importance, m’a engagé à publier dès maintenant le résultat
d’une longue expérience que j'ai faite l’année dernière sur la Blatte.
Sans mettre en doute que la perception des odeurs fortes puisse
se faire par des organes multiples, je constate qu'il résulte des
recherches même de Graber que certains de ces organes, parfois
les palpes, surtout les antennes, sont plus facilement impressionnés
que n'importe quelle autre région du corps. Or, dans la nature, à
l’état de liberté, lorsque les Insectes se laissent guider par le sens
olfactif, soit dans la recherche de leur nourriture, soit pour le
rapprochement sexuel, il ne s’agit pas d'émanations intenses telles
que celles des essences de rose, d’anis, de thym, de mélisse, de
térébenthine, de divers alcools ou acides, etc, placés à une distance
minime de leur individu, comme dans la plupart des expériences de
laboratoire; il s’agit d’odeurs faibles, si faibles même que l’homme
les perçoit à peine ou ne les perçoit pas.
C’est alors que les Insectes utilisent ceux de leurs organes qui
sont les plus sensibles et, si nous parvenons à déterminer quels
sont ces organes, nous avons le droit de dire que ce sont les organes
olfactifs() de l'espèce ou des espèces étudiées. \
Voici comment j'ai opéré : j'ai employé quatre Blattes ; le 27 juin
1885, je coupe à deux d’entre elles les palpes maxillaires et
labiaux; leurs antennes et leurs cerques sont intacts ; aux deux
autres j'enlève les antennes en respectant les palpes. Les animaux
sont à jeun depuis longtemps.
Le 29, je mets les quatre Insectes dans un grand cristallisoir
circulaire de 20 centimètres de diamètre contenant une couche de
sable fin et au centre
duquel se trouve une
boîte circulaire en car-
ton ouverte au dessus,
destinée à contenir la
nourriture. Cette boîte
a D centimètres de dia-
mètre et 41/2 centime-
tres de hauteur; ses
bords sont donc assez élevés pour que les Blattes qui circulent
(°) I en est de même pour le toucher chez les Vertébrés. Un toucher vague
s'exerce par presque toute la surface de leur corps, mais qui niera que les doigts
de l’homme et des singes, les lèvres du cheval, la trompe de l’éléphant sont des
organes tactiles spéciaux ?
CXXI
autour ne puissent directement voir le contenu et soient obligées de
chercher.
La nourriture renouvelée tous les jours consistait en pain humecté
de bière de ménage : la bière a une odeur faible et les Blattes sont
très friandes de ce liquide.
La Periplaneta orientalis n’entrant en activité que la nuit, c’est
surtout le soir, vers 9 ou 10 heures, parfois de bon matin, que je
viens constater quels sont les individus qui ont découvert l’endroit
où se trouvent les aliments.
Les observations ont donné les résultats ci-dessous (°) :
Juin, 29. Un individu sans antennes est trouvé mangeant ; mais il faut remarquer
que l’expérience venait d’être installée et que les Blattes un peu
effrayées, ayant couru de côté et d'autre, l’insecte en question s’était
trouvé, dès les premiers moments, sur la partie extérieure de la
boîte centrale.
30. Une Blatte à antennes ;
Juillet, 1. Une Blatte à antennes;
2. Une Blatte à antennes ;
3. Pas d’insecte sur la nourriture au moment de l’observation ;
4. Une latte à antennes ;
5, 6, 7. Les observations sont interrompues à cause d’une absence ;
8. Une Blatte à antennes ;
9. Pas d’insecte au moment de l’observation ;
112 Id.
12. Une Blatte à antennes ;
13. Une Blatte à antennes. .
13. (Deuxième observation) Deux Blattes à antennes. (L’individu précédent
avait naturellement été écarté de la nourriture).
14. Une Blatte à antennes ;
15. Deux Blattes à antennes ;
16. Deux Blattes à antennes ;
17. Pas d’insecte au moment de l’observation ;
18, Une Blatte à antennes ;
19. Une Blatte à antennes ;
20. Une Blatte à antennes;
21, 22, 23. Interruption forcée dans les observations ;
24. Une PBlatte à antennes ;
26. Une Elatte à antennes ;
21. Une Blatte à antennes ;
28. Une Blatte à antennes ;
29: Une Blatte à antennes ;
30. Pas d'insecte sur la nourriture au moment de l’observation ;
31. Une Blalte à antennes.
L'expérience a duré un mois entier et si l’on excepte le soir de
l'installation, jamais une des Blattes privées d’appendices anten-
(9 Je tiens à faire observer que cet essai a été fait à un moment où je ne pouvais
avoir aucune notion des recherches de Graber. Mon expérience a été effectuée
pendant le mois de juillet 1885; le 13 août j’en rendais compte sommairement à
l'Association française pour l'avancement des Sciences réunie à Grenoble et c’est
au mois de septembre qu’a paru le Mémoire du savant professeur de Czernowitz,
comme le prouve la date imprimée en tête des tirés à part.
CXXII
naires n’a réussi à trouver la nourriture, tandis que vingt-trois fois,
au moins, des individus sans palpes, mais à antennes intactes, ont
aisément découvert le pain mouillé de bière.
On voit donc, par cet essai dans lequel les insectes pouvaient être
regardés comme aussi libres qu'ils le sont dans les boulangeries, les
celliers ou les armoires des cuisines et étaient guidés par des
émanations odorantes assez faibles, que ni les palpes ni les cerques
n'ont été d'aucune utilité. Les antennes seules ont été impression-
nées d’une facon suffisante.
En résumé, je crois qu’on peut affirmer que chez la Blatte les
antennes sont les organes olfactifs.
— M. Preudhomme de Borre fait diverses communications :
Au commencement du mois de mai, j'ai recu d’un de nos collè-
gues, M. H. Tournier, qui prenait autrefois une part assez active à
nos travaux, la lettre suivante :
« Vivement intéressé par vos notes sur les espèces du genre
Geotrupes, j'ai désiré me rendre un compte exact des espèces que je
pourrais trouver aux environs de Genève pendant le mois d'avril.
« Je me suis mis à l’œuvre et j'ai chassé ces insectes assiduement,
en mettant même à contribution quelques agriculteurs, mes voisins,
qui, par leurs courses fréquentes, étaient à même d’en récolter bon
nombre. Je me trouve avoir recueilli sous différents excréments
1342 Geotrupes et ceci du 9 au 20 avril 1886, soit en onze jours.
« Combien supposez-vous qu’il y ait d'espèces parmi ces 1342 Geo-
trupes? Une seule! à savoir Geotrupes mutator Marsh., et dans ce
chiffre imposant, je ne trouve pas autant de variétés que pourrait le
laisser supposer votre dernière note (Compte-rendu de la Soc. Ent.
de Pelg., séance du 6 février 1886)()
Voici comment ces insectes se répartissent :
Variétés par coloris, dessus du corps.
1° D'un vert foncé à reflets dorés; 3 pour 100.
2° D'un vert foncé sans reflets dorés, soit vert bouteille; 8 pour 100.
3° D'un bleu foncé (jamais bleu clair) allant jusqu’au bleu presque
noir; 15 pour 100.
4° D'un noir profond; 54 pour 100.
5° Thorax bleu verdâtre avec quelques reflets violacés; élytres à
reflets plus ou moins pourprés ; 2 pour 100.
6° Thorax et élytres à reflets pourprés; 16 pour 100.
« Parmi ces variétés 1 à 6, je trouve les
Variétés par ponctuation.
1° Thorax montrant sur le disque une ponctuation bien visible,
(*) Je trouve au contraire que les variétés distinguées par M. Tournier, dans une
seule localité, sont fort nombreuses, A. DE B.
CXXIII
mais tres épaisse et irrégulièrement répartie; G° 30 pour 100,
Q 4 pour 100.
2° Thorax lisse, ne montrant de la ponctuation qu'aux bords laté-
raux, en dessous de la petite fossette caractéristique, où elle se
trouve tres serrée, comme chez la forme 1°, et sur le disque en
une courte ligne médiane longitudinale ; G'Q 66 pour 100.
3° Interstries des élytres 2 et 5 (c'est-à-dire entre les stries gémi-
nées) ponctués assez fortement, mais peu densément, « 14
pour 100, © 6 pour 100.
4° Interstries des élytres 2 et 5 lisses, G'Q 80 pour 100.
« En dehors de ces variétés, je trouve une forme beaucoup plus
petite que la forme typique (G. mutator, var. incertus mihi) et
dont la 6° dent de la carène supero-extérieure des tibias antérieurs
se trouve placée à égale distance de la 7° et de la 5°; tandis que,
chez la forme typique, la 6° dent de cette même carène est visible-
ment plus rapprochée de la 7° que de la 5°; en outre, cette petite
forme a évidemment le thorax moins convexe, moins arrondi latéra-
lement que le type; les élytres sont plus courtes, ce qui lui donne
un aspect général plus large, plus carré et plus déprimé, surtout
chez le G'; ce sexe, dans la forme typique, apparaît bien convexe,
régulièrement bombé en dessus.
« Chez ma petite forme, les deux dents caractéristiques que l’on
observe sur la carène inférieure des tibias antérieurs du G', sont
plus petites que chez le type et plus rapprochées entre elles;
souvent elles sont séparées par une 3° dent rudimentaire. »
Je fis immédiatement observer à M. Tournier qu’il avait laissé
tout à fait de côte l’intéressante question de la ponctuation abdomi-
nale et je l’engageai à examiner de nouveau à ce point de vue,
combiné avec les précédents, son abondante récolte de #utator. Il
vient de me répondre.
« Aujourd’hui j'ai termine l'inspection des segments abdominaux
chez tous mes Geotrupes.
« Je ne trouve pas chez eux des exemplaires à abdomen densé-
ment ponctue, ni des exemplaires à abdomen
offrant une ligne médiane longitudinale vraiment ?
nue.
« Je vois environ 45 pour i00 d'exemplaires
offrant l'abdomen à ponctuation piligère assez
dense sur les côtés, mais beaucoup moins serrée,
plutôt éparse et irrégulière sur le milieu du
ventre.
« Puis 30 pour 100 de la forme opposée, c’est- -
à-dire à ponctuation piligère assez dense sur les côtés du ventre,
mais très éparse et se réduisant parfois à quelques points le long du
CXXIV
bord postérieur des arceaux de l’abdomen ; mais jamais entièrement
glabre, sur une ligne longitudinale nettement définie.
« Entre ces deux formes, je trouve tous les passages représentés
par 25 pour 100 de ces insectes.
< Le plus grand nombre des abdomens (Fig. 2), c’est-à-dire à
ponctuation tres rare sur le centre, se rapportent
à la variété dont le thorax est éparsement ponctué
EN sur le disque et plus particulièrement encore aux
\ G' qu'aux ©.
« L’on peut dire aussi que la ligne de points
piligères qui parcourt les cuisses postérieures au
milieu de leur largeur, est droite chez le , tandis
qu’elle est visiblement arquée chez la Q. »
2] Pour les collectionneurs, de semblables recher-
ches statistiques sur la variation d’une espèce ne disent qu’une
chose : que l’espèce est bien variable. Pour l’entomologiste philo-
sophe qui recherche les causes des variétés et leur point de départ,
elles sont un apport très précieux. Toutefois les recherches faites
ainsi sur les récoltes d’un demi mois dans une seule localité sont
encore un bien léger apport.
NOTE
suR LES TRIODONTA AQUILA Casr. Er CRIBELLATA FAIRM.
par A. Preudhomme de Borre.
Mulsant, en fondant son genre Z'riodonta pour un groupe de
Séricides à hanches intermédiaires rapprochées et à tibias antérieurs
fortement tridentés, lui a donné pour type une espèce de l’Europe
méridionale (France méridionale, Piémont, Péninsule hispanique),
la 7r. aquila Lap. de Castelnau.
En 1859, notre savant confrère, M. L. Fairmaire, étudiant les
Coléoptères recueillis en Corse par Ph. Lareynie (Ann. Soc. Ent.
France, s. 3, VII, 277) a décrit une Z'riodonta cribellata. Les
exemplaires de cette forme, qui ont été répandus dans les collec-
tions par les naturalistes habitant la Corse, sont plus gros, plus
foncés en couleur que les 7x. aguila du continent. M. Fairmaire y
a signalé aussi, comme un bon caractère difiérenciel, l'existence,
au milieu de la troncature antérieure du chaperon, d’une saillie
égale en développement à celles qui terminent cette troncature aux
deux extrémités. Bref, bien des espèces indiscutables ne sont pas
aussi bien définies.
Dans un voyage à la Péninsule hispanique, notre regretté col-
lègue C. Van Volxem a recueilli dans le Portugal méridional, sur-
CXXV
tout à Monchique, une quantité de 7siodonta, et, par l'étiquette
qu’il a laissée à l’une d'entre elles, je vois qu’il voulait les rappor-
ter à la 7. cribellata de Corse. Je les ai examinées. Effective-
ment, la saillie médiane, en troisième lobe du chaperon, signalée
par M. Fairmaire, y est assez généralement bien apparente, mais
avec toutes les transitions à son absence complète, et cela chez des
exemplaires recueillis ensemble. Au point de vue de la couleur, les
uns se rapprochent aussi des cribellata corses, les autres sont plus
blonds. Quant à la taille, elle n’atteint pas celle des exemplaires
corses et est souvent inférieure à la taille moyenne des 77. aquila
de France et de Piémont que je leur ai comparés.
Pour moi, ce ne sont que.des aguila et j'y note seulement que,
chez la race locale de cefte espèce qui se rencontre en Algarve,
on voit apparaître certains de ces caractères qui se sont également
produits, puis fixés et maintenus par isolément chez une variété
insulaire en Corse; ce qui a permis de conferer assez plausiblement
à celle-ci le rang d’espèce.
Bien des espèces corses et sardes ont certainement eu la même
origine.
M. Eaton m'écrit que, se trouvant à Anvers en août 1882, il y a
capturé dans le Jardin botanique le Porcellio lævis Latr. La véri-
table patrie de cette espèce, me dit-il, doit être placée dans des
contrées plus chaudes que la nôtre.
Il me fait encore remarquer que la troisième espèce d'Armadilli-
dium que j'ai mentionnée pour la Belgique (Compte-rendu du
3 avril 1886, p. LXX VII) doit prendre le nom d’A. opacum Koch.
M. Budde-Lund (il l’a reconnu lui-même) a d’abord confondu dans
son ouvrage deux espèces sous le nom d’A. sulcatum Milne-Edwards,
qui devra être réservé à l’espèce algérienne, tandis que les exem-
plaires de l’Europe centrale qu’il y avait aussi rapportés, devront
reprendre le nom sous lequel Koch les a décrits.
Nos trois Armadillidium actuellement acquis à la faune belge
sont donc : A. vulgare Latr., A. pulchellum Brandt et
A. opacum Koch.
M. Mertens, fils d’un de nos anciens collègues, me communique
l'indication d’un certain nombre de Carabiques déterminés par feu
Putzeys et qui ont été pris par son père dans la province de Luxem-
bourg, où ces espèces n'avaient pas encore été indiquées. Ce sont :
À Arlon: Dyschirius nitidus, Omaseus gracilis, Brachynus
sclopeta, Callistus lunatus (aussi à Marche), Ophonus maculicor-
ms, Harpalus hottentota, Acupalpus dorsalis.
À Izel: Panagœus quadripustulatus, Bembidium guitula,
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXX, k
CXXVI
Amara sprela, Sphodrus leucophthalmus, Masoreus Wetterhali,
Harpalus calceatus.
A Marche : Ophonus rotundicollis.
M. Mertens a pris aussi au bois de la Cambre le Dyschirius tho-
racicus, non encore indiqué pour le Brabant.
— Le Secrétaire communique la rectification suivante adressée
par M. le D' Alfred Dugès de Guanajuato :
Je trouve décrit (Soc. entom. Belge, Compte rendu, février 1886)
un Z'yænus mexicanus par M. L. Becker.
Comme cette description se rapporte à un Arachnide que j'ai
dessiné et dont j'ai donné l’histoire dans le journal la Naturaleza
de Mexico, T. VIT, page 194, et que mon article a paru en 1885,
le nom que j'ai imposé à l'animal doit rester par droit de priorité,
du moins le nom spécifique : je l'ai appelé Opilio ischionotatus
parce que le « a les hanches tachées de blanc ; ordinairement il
porte aussi sur le dos des points ou des lignes blanches. Il paraît que
M. Becker n’a vu que la ©, probablement envoyée par moi.
— M. de Borre annonce que pendant le mois de juin, le Musée
expose les dix-huit dernières caisses de la collection de Coléoptères
de Belgique de Wesmael, les Cicindélides belges et le commence-
ment des Carabiques belges, jusqu'aux Scaritides inclus.
— M. Kerremans demande la parole pour appeler l’attention de
ses collègues sur les vexations auxquelles sont soumis, de la part de
la poste, les entomologistes qui envoient des Insectes comme échan-
tillons. Il a adressé dernièrement à M. Horn aux Etats-Unis, une
boîte parfaitement conditionnée comme poids et comme grandeur,
en recommandant son envoi. La boîte lui a été retournée trois jours
après, comme ne pouvant être transmise. Après une suite de récla-
mations infructueuses, il s’est enfin adressé à la direction générale
des postes où on lui a montré une circulaire en anglais, disant que
les animaux morts ou vivants, et particulièrement les Insectes,
ne peuvent être envoyés aux États-Unis à titre d’échantillons.
I! parait que cet ostracisme n’existe plus que pour ce seul pays : les
américains craignent-ils qu’on leur envoie le Phylloxera ou le Dory-
phora ? Toujours est-il qu’il faut que cette situation cesse, l'envoi
de quelques Insectes au delà de l’Atlantique étant devenu quasi
impossible. M. Kerremans a ecrit à M. Horn pour engager celui-ci
à faire de son côté des démarches auprès du gouvernement amé-
ricain.
Divers membres se plaisent à reconnaître qu'actuellement l'envoi
des Insectes comme échantillons est devenu facile : il n’y a guère
qu'un petit nombre de bureaux de postes où l’on fasse encore des
observations. Le temps n’est plus où on les refusait sous prétexte
CXXVII
qu'on n’acceptait pas les « épingles de cravate », « les oiseaux
empaillés » ou même « les médicaments » ! Il serait néanmoins
vivement à désirer que le différend fût réglé d’une manière définitive.
A ce propos M. Preudhomme de Borre fait remarquer que l'ouverture
des échantillons devrait ne pouvoir se faire qu’en présence de l’en-
voyeur au bureau de départ : on éviterait ainsi les accidents funestes
qui n'arrivent que trop souvent entre les mains des employés, et les
boîtes ne risqueraient plus d'arriver vides, surtout lorsqu'il s’agit
d’Insectes vivants, ce qui s’est déjà présenté.
— M.le D' Jacobs montre un bel exemplaire vivant de Ceram-
byæ cerdo Linn. (keros Scopoli) qui a été pris à Bruxelles près de la
demeure d’un marchand de bois. L’insecte était sans aucun doute
importé de l’étranger.
— MM. de Borre et Lameere rendent compte de l’excursion qui
a eu lieu le 9 mai à Braine l’Alleud. Notre collègue, M. Funck, les
accompagnait, ainsi que quelques amateurs. L’excursion a été favo-
risée par le beau temps et il a été pris beaucoup de bons Insectes :
Melolontha hippocastani, Amara acuminata et plebeja, Elaphrus
cupreus, Anatis ocellata, Mysia oblongo-punctata, ete. En fait d’Iso-
podes, M. de Borre a déterminé Oniscus murarius et Porcellio
scaber.
— L'assemblée décide que l’excursion du 11 juillet aura lieu dans
la forêt de la Houssière. M. Jacobs sera guide. Départ pour
Ronquières de Bruxelles (Midi) à 10 h. 44 m. du matin.
La séance est levée à 9 1/4 heures.
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SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE,
COMPTES-RENDUS DES SÉANCES.
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Série III. — N° 74.
Assemblée mensuelle du 3 juillet 1 886.
PRÉSIDENCE DE M. PREUDHOMME DE BORRE.
Présents : MM. Bergé, Demoor, Devaux, Duvivier, Heylaerts,
Jacobs, Kerremans, L'Arbalestrier, Mélise, Meunier, Remy, de
Selys-Longchamps, Van Nerom, Weinmann et Lameere, secrétaire.
M. Coubeaux à fait excuser son absence.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de assemblée mensuelle du 5 juin est approuvé.
Correspondance.
Mie Bertrand et MM. Fowler et de la Cuisine remercient pour
leur nomination comme membres effectifs. Ces derniers adressent
leur portrait-carte pour l’album de la Société.
M. de la Cuisine nous envoie en outre une aquarelle représentant
deux beaux Lépidoptères, une remarquable Saturnia et une variété
curieuse d’Apatura Ilia.
Rapports, présentation de mémoires.
L'assemblée décide l'insertion aux Annales de la Vote sur le genre
Ectinohoplia Redtenbacher, présentée par M. de Borre à la dernière
séance, après lecture des rapports de MM. Candèze et Bergé.
MM. Everts et de Borre concluent à l'impression du mémoire de
M. Belon intitulé : Ziste des Lathridiides décrits postérieurement au
Cataloque de Munich, aux Annales. — Adopté.
Le Président dépose trois travaux que MM. Candèze et Bergé
sont chargés d'examiner : Liste des Lamellicornes Laparostictiques
recueillis par feu Camille Van Volzem, pendant son voyage au
Brésil et à la Plata en 1872, suivie de la Description de dix-huit
espèces nouvelles el un genre nouveau; Liste des Lamellicornes
Laparostictiques recueillis par feu Camille Van Volzem pendant
son voyage dans le midi de la Péninsule hispanique et au Maroc,
en 1871; Vote sur les genres Hapalonychus Westwood et Trichops
Mannern. (inédit).
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXX, l
CXXX
Lectures, communications.
— M. Heylaerts fait don à la Société d’un tiré à part des notes
sur les Psychides qu’il a publiées dans les Mémoires sur les Lépi-
doptères de S. A. I. le Grand-Duc Nicolas Michailowitsch ;
l'assemblée lui vote des remerciments et décide l'insertion au
Compte-rendu du travail suivant présenté par le même membre :
J'ai l'honneur de soumettre à mes collègues de la Société entomo-
logique Belge, l'extrait d’un travail du Medicinalrath le D' O. Hof-
mann, de Ratisbonne, travail qu'il a lu dans la séance de la Société
médicale de cette ville, et qui, au point de vue de l’entomologie
médicale, me parait assez intéressant.
Observation de larves vivant dans l'estomac d'un homme.
Un marchand de bois, qui souffrait depuis 2 à 3 années d’un mal
d'estomac assez fort, mal dont les symptômes étaient des douleurs
brûlantes, des vomissements et une idiosyncrasie contre toute espèce
de viande, vomit en septembre plusieurs centaines (?) de larves.
Le D" Clostermeier vit lui-même ces larves rampant en quantité
sur le parquet de la chambre du malade. Celui-ci, qui d’ailleurs ne
se rappelait pas avoir mangé de viande crue ou gâtée, était pourtant
grand amateur de fromage du Limbourg.
Après ce vomissement il se trouva mieux, à part un pyrosis, dont
il souffrait depuis quelque temps.
Les larves furent envoyées à M. le Medicinalrath D° O. Hof-
mann, qui en fit une description détaillée et eut le bonheur d'en
observer toutes les métamorphoses. L’insecte parfait a été déterminé
par M. le professeur Mik, de Vienne, comme étant ÆZomalomyia
incisurala Zett. Plus tard se développèrent des chrysalides deux
exemplaires d’une autre espèce, l'Æomalomyia canicularis L. (Les
larves ont été nourries de morceaux de foie cru et n’ont pas touché
au fromage).
Les larves des Zomalomyia vivent ordinairement sur des matières
en putréfaction, ou dont la fermentation a commencé; elles sont intro-
duites dans l'estomac de l’homme si celui-ci mange de cette nourri-
ture gâtée. Là elles peuvent vivre pendant un certain temps, et sont
ordinairement vomies plus tard, ou elles sont éloignées per anum.
Le D'Gustav Joseph, Privat-Docent à Breslau, en donne plusieurs
observations dans : « Die Fliegen als Schädlinge und Parasiten des
Menschen » (Deutsche Med. Zeitung, 1885, N°° 4, 99, 100 et 101).
Il cite 8 cas de l'Zomalomyia impura Zett. (— incisurata Zett.),
9 cas de l’Zomalomyia scaluris, et 11 cas d’autres Dipières, appar-
tenant à six espèces différentes.
CXXXI
Observations de larves de Diptères sur des. cadavres exhumés.
Plusieurs cadavres furent exhumés à Würzburg, en 1878, dans
l'enceinte du cimetiere de cette ville. L'auteur y résidant us. a eu
l’occasion d’observer les faits suivants.
lo Le cadavre d’un homme, enterré depuis 11 mois, presque
réduit à l’état de squelette, avait la tête, les cheveux et la barbe,
tellement couverte de chrysalides de diptères, que le tout semblait
une masse jaunâtre. En outre se trouvaient dans la bière quelques
larves et des mouches vivantes, qui, ainsi que les chrysalides
donnèrent plus tard l’insecte parfait, déterminé par M. le professeur
Mik comme étant la Pora albipennis Meig.
2° Plusieurs exemples d’une autre espece de PAora noire, Phora
perennis Meig., se trouverent dans d’autres bières, toujours comme
insecte parfait sans la moindre trace de chrysalides ou de larves.
3° Dans la bière d’un cadavre, enterré il y a quatre ans et demi,
se trouvaient en grande quantité les chrysalides d’un diptere éclos.
D'insectes parfaits pas de traces. Les chrysalides étaient tellement
nombreuses, que la tête reposait sur un coussin forme par elles.
Les chrysalides elles-mêmes, ressemblaient à celles de la Pyrellia
cadaverina.
L'auteur se demande maintenant de quelle maniere les larves se
trouvent dans la bière, ou plutôt sur le cadavre. Les œufs sont-ils
pondus avant ou après l’enterrement du corps en décomposition ?
Les espèces de Diptères appartenant au genre PAora, sont assez
petites, ne volent presque pas, mais vivent dans la mousse ou dans
une terre très poreuse. Celles-ci peuvent donc atteindre le cadavre
dans la bière, soit parce que le couvercle de celle-ci ne ferme pas
hermétiquement, soit que le bois, étant de mauvaise qualité, même
pourri, a par-ci par-là des fentes ou des crevasses, et si, en même
temps, le fossoyeur n’a pas pris la peine de bien tasser le sable sur
le cercueil.
La possibilité de cette hypothèse a été prouvée par la 2° observa-
tion précitée.
Une fois entrée, l'espèce peut avoir plusieurs générations l’une
après l’autre, comme le prouve suffisamment l’observation n° 1, où
se trouvèrent avec l’insecte parfait et des larves vivantes et des
chrysalides écloses depuis bien longtemps.
Ils se peut aussi que les œufs ont été pondus sur la sciure de bois
humide répandue sur le fond de la bière, couverte ou non par une
étoffe quelconque, et sur laquelle repose le cadavre. En effet, le
D" Gustave Joseph, de Breslau, a vu éclore de copeaux humides la
Phora rufipes.
Dans les « Beiträge zur Gräberfauna » du docteur H. Reinhard de
CXXXKII
Dresde (Verhandl. der Zoül.- botan. Gesellschaft de Vienne, 1881,
31 Band., pag. 207-210) l’on trouvera, par rapport aux exhuma-
tions dans le Royaume de Saxe, des particularités intéressantes sur
les Diptères observés dans les bières. On rencontra entre autres
sur un cadavre, enterré depuis cinq ans, des larves et des insectes
parfaits d’une Phoride, Conicera atra Meig.
Pour ce qui est de la 3° observation précitée, les Pyrelliæ sont
des mouches, qui volent parfaitement bien et se nourrissent des
sucs de différentes plantes, sur lesquelles on les rencontre ordinaire-
ment. Il faut donc qu’elles pondent sur le cadavre avant que celui-ci
soit enterré. Les larves vivent et se métamorphosent dans le cer-
cueil, et quand celui-ci est crevassé ou ne ferme pas bien, et que la
terre qui le couvre n’est tassée que légèrement, les insectes parfaits
peuvent quitter leur demeure. Une 2° génération n’est donc pas
possible sur le même cadavre.
L'auteur désirerait, en concluant, que ses collègues, surtout les
médecins-légistes, le tiennent au courant de leurs découvertes, si
par hasard ils assistaient à des exhumations.
— Le Secrétaire donne lecture d'une notice adressée par
M. E. Simon :
A la note rectificative de M. le D' A. Dugès insérée dans le der-
nier Compte-rendu (p. CXXVI) je puis ajouter les renseignements
suivants :
L’'ÆEgænus mexicanus L. Becker (Compte-rendu, février 1886)
dont j'ai vu le type, appartient au genre Phalangium sensu stricto et
non au genre Z'yænus dont il offre cependant les formes courtes et
trapues, mais non les caractères essentiels. Le genre Z'jænus est
jusqu'ici propre à l’Europe orientale et à l'Afrique.
L'espèce doit donc s'appeler Phalanqium ischionotatum Dugès
(mot hybride assez malheureux), mais il faut ajouter que l’omission
de M. L. Becker s'explique facilement, car le journal mexicain
la Naturaleza est presque inconnu en Europe et les travaux qu'il
renferme, au moins pour les Arachnides, ne sont pas analysés dans
les publications bibliographiques (Records, Bericht etc.) dans les-
quelles nous puisons nos renseignements. Dans ces conditions M. le
D' A. Dugès rendrait un véritable service en donnant dans les
Comptes-rendus la liste des espèces décrites par lui dans la Vatura-
leza.
Parmi les autres Arachnides publies dans les Annales par M: L.
Becker, Scodra liberiensis (Compte-rendu, octobre 1879, p.CXLI)
était antérieurement décrit par Fabricius sous le nom d’Aranea cal-
ceata et doit reprendre le nom de Scodra calceala; la description ne
peut laisser l'ombre d'un doute : « Hirta, grisea, pedibus apice supra
« maculis duabus nigris, subtus holosericeis viridi-micantibus.
CXXK1It
& Habitat in Guineæ aqüapim Dr. Îfert.
« Maxima thorax et abdomen mihi desunt, exuvias tantum vidi.
« Palpi magni, quinque articulati, hirti, grisei articulo ultimo
« supra macula atra subtus toto holosericeo fusco valde viridi-
« micante. Mandibulæ validæ atræ intus sanguineo ciliatæ, pedes
« hirti, grisei articulis duobus ultimis supra macula magna atra
« subtus holosericeis fuscis viridi-micantibus. »
Avicularia de Borrei L. Becker (Compte-rendu, octobre 1879,
p. CXLIIL) est, d’après une communication de l’auteur, identique au
Tapinauchenius plumipes C. Koch (Ar. t. IX, 1842, p. 67, f. 700).
— M. de Selys-Longchamps demande la parole pour offrir à la
Société un exemplaire de sa Xévision du Synopsis des Agrionines
(Première partie comprenant les légions Pseudostigma, Podagrion,
Platycnemis et Protonevra) qui vient de paraître; cette Révision
comprend environ 200 espèces dont presque moitié ne figuraient pas
dans les Synopsis publiés précédemment. Le Président le remercie
au nom de l’assemblée. M. de Selys fait ensuite la communication
qu'on va lire :
A notre dernière séance, M. Kerremans a présenté de judicieuses
observations sur les difficultés qui entravent l’envoi aux Etats-Unis
d'Amérique d'objets d'histoire naturelle.
Aujourd’hui, je pense être utile aux naturalistes en leur signa-
lant d’autres genres de difficultés résultant de ce que certains
employés, à l'expédition des petits colis, ne sont pas suffisamment au
courant des formalités qu’il faut accomplir, et dont ils devraient
être à même de faciliter l’accomplissement aux expéditeurs. Der-
nièrement, j'avais à envoyer aux État-Unis quelques petits animaux
empaillés, en cadeau à un naturaliste distingué de New-York; au
‘premier mot de ce dont il s’agissait, le commis me dit : « Cela est
bien difficile ! les envois en Amérique nous donnent plus d’embarras
que tous les autres. »
J’insistai; et il trouva un document imprimé à remplir, très
simple, comme tous ceux de ce genre, seulement il était ajouté
qu’une facture commerciale en triple expédition était nécessaire.
J'en demandai un modèle, n’en ayant jamais rédigé. Il n’y en avait
pas au bureau.
Entin on accepta le document semblable à ceux que je remplis
journellement pour les pays européens et j’expédiai la boîte franco
et assurée sur sa valeur déclarée.
Mais je n’étais pas sauvé! En effet trois jours après le chef du
bureau m’écrivit que la douane d'Anvers refusait de laisser partir
la boîte, faute de cette malheureuse facture.
Je consultai un chef de station pour rédiger la facture. Il crut
avoir trouvé mon affaire en me fournissant des déclarations sur
XXXIV
lesquelles j'inscrivis le contenu de la boîte et la valeur des objets.
Le directeur du bureau d’expédition me les renvoya encore;
elles ne valaient rien et il eut l’obligeance de me fournir trois
factures #anuscriles à remplir, ce dont j'ai à le remercier.
Je les signai avec répugnance je l’avoue, car je signais un men-
songe, puisqu'on m'obligeait à y certifier que j'avais vendu tel
nombre d'objets à M. “** pour la somme de... au prix moyen de.
prix dont j'avais été paye!
Cela me rappelle l'aventure arrivée au célèbre Dr Spring, profes-
seur à l’Université de Liège. Il avait fait venir de Paris pour son
cours de médecine un squelette humain démontable d’une certaine
facon. La douane l’informa qu’elle ne pouvait le lui délivrer.
Il fallait qu’il déclarat si c'était pour le {ransit ou pour la con-
sommation. Tels étaient alors (il y a 20 ans) les termes des
instructions. Il dut bien déclarer que ce squelette é{ait pour la con-
sommation !
Les administrations des transports et des postes, ont une grande
responsabilité, et rendent de grands services malgré les formalités
trop compliquées; mais il faudrait que l'opinion se prononcât assez
fortement pour obtenir la réforme de ce que les règlements ont de
ridicule et de vexatoire.
Puisque j'ai crû utile de dire quelques mots de cette question
j'ajouterai encore deux observations.
I1 semble que la poste à l'étranger est beaucoup plus abordable
que chez nous pour le transport des très petits colis contenant
des insectes (affranchis par un timbre de 25 centimes), si J'en
juge par le nombre d'objets de ce genre que je recois d'Algérie, de
France, d'Italie, d'Espagne. de Portugal, et même des Indes hollan-
daises. Toutefois l’année dernière je recevais en communication un
Odonate unique précieux d’un entomologiste de Zurich. Or, la
douane Belge ou Luxembourgeoise l'avait ouvert et plombé. Mais
elle avait trouvé bon d’entasser et de bourrer à l’intérieur sur
l'insecte étalé, la ouate qui entourait la petite boîte. C'est par
miracle que cet Anax ephippigerus, le seul exemplaire pris en
Suisse par M. Ris, ne fut pas fracassé.
L'envoi des brochures par la poste réclameaussi une amélioration.
De l'Angleterre, des États-Unis, etc., on nous les adresse souvent
roulées ou bien empaquetées de telle facon qu'il faut couper ou
déchirer l’enveloppe pour les déballer, de sorte que rien ne peut
s'égarer en route, à commencer par l’adresse.
En Belgique il n’en est pas de même. Tout doit pouvoir se dslier
pour être vérifiable en route.
J'avoue ignorer comment les formalités s’accomplissent au départ
pour permettre ce mode, qui assure la sécurité du contenu, mais il
CXXXV
est évident que cela est faisable et pratique puisque cela se fait
sans difficulté dans des pays comme l'Angleterre et l'Amérique, où
le transport des imprimés par la poste est immense.
— M. de Borre communique ce qui suit :
M.C. Bernard, Président de la Société royale Linnéenne, vient de
me signaler la présence en ce moment du Coccus ou Pulvinaria
vitis dans deux vignobles de la province de Liége, fait qui a éte
porté à sa connaissance par M. A. Macorps, médecin vétérinaire
à Liége. Je mets sous vos yeux quelques exemplaires des nidifica-
tions soyeuses que construit sous elle la femelle de ce petit Hémip-
tère, que l’on trouve appliqué sur le bois de l’année antérieure.
L'espèce n'est pas rare, mais les vignerons n’y font sans doute pas
grande attention et elle n’est d’ailleurs pas fort nuisible.
Comme beaucoup d’autres parasites de la vigne, on la combat en
Allemagne par l’alcool amylique de la liqueur de Nessler. D’après
M. le D' Moritz, cette liqueur se fabrique avec 1 litre d'alcool
ordinaire à 90°, en mélange avec 2 litres d’eau et auquel on ajoute
360 grammes d’alcool amylique, puis 150 grammes de savon vert.
Les femelles desséchées recouvrant comme un bouclier les œufs
et les petites larves, il sera bon de commencer par un léger
raclage, après quoi le liquide s’applique avec un pinceau.
— Pendant le mois de juillet sont exposées au Musée 38 caisses
de la collection des Carabiques indigènes (suite jusqu'aux Amarides,
Stomides, Pogonides et Patrobides inclus) et 2 caisses de la collec-
tion générale d'Eucnémides.
— Personne ne semble s'être rendu à l’excursion de la Pentecôte
à Putte.
— L'assemblée décide que l’excursion du 8 août aura lieu à
Esneux, et que M. Léon Candèze sera prié de la conduire.
Départ de Liége (Guillemins), à 9 h. 26 m. du matin.
La seance est levée à 9 heures.
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COMPTES-RENDUS DES SÉANCES.
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SÉRIE III. — N° 75
Assemblée mensuelle du 7 août 1886.
PRÉSIDENCE DE M. PREUDHOMME DE BORRE.
Présents : MM. Capronnier, Coubeaux, Degouve de Nuncques,
De Lafontaine, De Le Court, Demoor, M'° Derscheid, MM. Du Pré,
Fologne, Francois, Jacobs, Kerremans, L’Arbalestrier, Meunier,
Rärny, Roelofs, de Selys-Longchamps, Vanderhaeghen, Van Nerom
et Lameere, secrétaire.
M. Berge a fait excuser son absence.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de l'assemblée mensuelle du 3 juillet est
approuvé.
Le Président fait part de la perte éminemment regrettable que la
Société vient d’éprouver en la personne de son dévoué vice-prési-
dent, M. Weïinmann, qui est mort subitement le 18 juillet dernier
à Mondorf-les-Bains. Nos collègues n’ont malheureusement été
prévenus que trop tard pour assister à ses funérailles. Le Conseil
seul a pu rendre les derniers devoirs au défunt et M. Preudhomme
de Borre a prononcé le discours suivant :
Je viens, au nom de la Société Entomologique de Belgique,
adresser un dernier adieu à celui qu’elle s’honorait de compter parmi
ses membres depuis plus de vingt ans.
Weinmannétait de ceux pour qui le loisir aussi doit être consacré
à une étude, et tandis qu’il fournissait une honorable carrière dans
l’industrie, c’est à notre science qu’il demandait ses délassements.
Modeste et sans prétentions, il s'était cependant élevé au dessus du
niveau ordinaire des amateurs et nous lui devons plus d’une obser-
vation remarquable. Bien qu’il eût fait hommage de sa collection au
Musée d'histoire naturelle il y a quelques années et que son zèle pour
l’entomologie active se fût ralenti avec l’âge, il n'en restait pas
moins assidu à nos séances et dévoué à notre Société, qu'il présida
en 1879 et 1580 et dont il resta ensuite presque sans interruption le
vice-président. Il n’avait parmi nous que des amis et nous appréciions
tous comme il le méritait son droit et loyal caractère. Toujours prêt
à obliger ses confrères, à encourager les jeunes gens à leurs
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXX. nt
CXXX VIII
premiers pas, en 1878, cachant modestement son nom, il traduisit,
publia à ses frais et fit distribuer gratuitement par notre Société un
ouvrage élémentaire des plus utiles. Aussi pouvons-nous dire que la
mort a creusé aujourd’hui dans nos rangs un vide qui restera long-
temps ouvert. Adieu Weinmann, adieu notre bien-aimé et laborieux
confrère |
Le Président annonce qu’à la suite de ce triste évènement le
Conseil s’est réuni et a désigné comme vice-président M. le D'Jacobs.
Il n’a pas cru, se fondant sur divers précédents, devoir faire usage
de la latitude que lui laissent les statuts, de désigner un membre de
la Société pour remplacer au Conseil M. Weinmann : il préfère
remettre ce soin à la prochaine assemblée générale.
Correspondance.
L'échange de notre Bulletin contre la publication de la « Socielas
Historico-naturalis Croatica » : Glasnik Hrvatskoga Naravos-
lounoga Druëlva, sous la direction de M. S. Brusina est voté.
Rapports, présentation de mémoires.
Le Secrétaire communique les rapports de MM. Candèze et Bergé
concluant à l'impression de trois mémoires de M. de Borre : Liste
des Lamellicornes Laparostictiques recueillis par feu Camille Van
Volxæem pendant son voyage dans le midi de la Péninsule hispani-
que et au Maroc, en 1871; Liste des Lamellicornes Laparostictiques
recueillis par feu Camille Van Volxem pendant son voyage au
Brésil et à la Plata en 1872 suivie de la Description de dix-huit
espèces nouvelles et un genre nouveau; Note sur les genres Hapalo-
nychus Westwood et Trichops Mannerh. (inédit). — Adopté.
M. le Professeur J. O0. Westwood adresse un travail intitulé :
Observations upon species of Curculionide injurious to Cycadee,
especially to plants of the Genus Zamia. Ce mémoire est accom-
pagné de dessins pouvant former une planche. MM. Roelofs et Puls
sont désignés comme rapporteurs.
Lectures, communications.
M. de Borre donne lecture de diverses notices.
SUR LES ESPÈCES EUROPÉENNES DU GENRE HAPLIDIA
par A. Preudhomme de Borre.
Je me suis trouvé dans le cas d’avoir à examiner un très grand
nombre d'exemplaires, près de 400, appartenant au genre difficile
des Æaplidia ou Aplidia, dont notre savant collègue, M. le D:
Kraatz a donne en 1882 (Deutsch. Ent. Zeit., XXVI, 53 et suiv.)
une révision sommaire.
CXXXIX
De copieux envois de ces Lamellicornes avaient été faits au
Musée de Belgique à diverses reprises, du Trentin, par M. le Dr de
Bertolini; de la Lombardie, par M. N. Pini; de la Sicile, par
M. Ragusa et enfin des environs d'Athènes, par M. le Chevalier
Lange. Les localités étaient parfaitement authentiques et les exem-
plaires en quantité considérable, permettant d’y suivre les variations.
Pour les ÆZaplidia, le diagnostic des espèces a été le plus souvent
emprunté au plus ou moins d'évidence de l’émargination antérieure
du chaperon, au plus ou moins de villosité du corselet, à la taille, en
un mot à des caracteres de nature à désespérer celui qui a à étudier
des exemplaires nombreux et où la variation ne manque pas.
Étudiant d’abord les Tyroliens du Trentin, puis les Athéniens,
il s’est rencontré parmi ces derniers un nombre considérable d’exem-
plaires qu’il n’était évidemment pas possible de séparer des premiers,
lesquels appartenaient tous manifestement à l’ÆZaplidia transversa
Fabr., la plus ancienne des espèces connues dans le genre. Mais au
milieu d’eux, se rencontraient cà et là d’autres exemplaires où
s’accusait une augmentation de la pubescence, celle du front notam-
ment et aussi un chaperon plus émarginé, les caractères enfin qui
ont servi à M. le Dr Kraatz à établir sur un seul individu mâle, de
la Grèce (insulaire, pense M. Kraatz) son ZZaplidia græca.
J’ai ainsi séparé 63 exemplaires, pour en former, non une espece,
la délimitation d'avec érunsversa se trouvant trop fluctuante, mais
une variété græca. Est-ce bien, comme je l'ai cru, la même forme
étudiée par M. Kraatz? Il y a un point de détail qui ne concorde pas.
Pris en vue d'ensemble, les 63 exemplaires grecs en question ont
une nuance plus rougeûtre, plus claire que celle des 200 exemplaires
environ déterminés comme éransversa, tandis que M. Kraatz, qui
n’a du reste vu qu'un exemplaire isolé, dit que la couleur est #oins
rougeûtre.
Les exemplaires que M. Ragusa m'a envoyés de Sicile, ont été
rapportés par moi à la forme que M. Kraatz a nommée ÆZaplidia
etrusca. Ils en ont bien la villosité thoracique et l’émargination du
chaperon plus sensible que chez {ransversa, dont ils ont au moins la
taille. J’ai remarqué chez plusieurs femelles une villosité thoracique
aussi fournie que celle des mâles. Assez souvent les élytres sont aussi
un peu pubescentes, ce qui me porte à croire que 77. villigera Bur-
meister n’est qu'une race de petite taille (13 mill.) de cette même
forme sicilienne. Les exemplaires de villigera cités par M. Kraatz
étaient de Syracuse; les récoltes de M. Ragusa ont été au contraire
faites aux Monts Madonie dans la région septentrionale de la Sicile.
Mais cette forme efrusca est-elle une espèce bien tranchée, qu’on
en prenne le type, soit en Sicile, soit dans le centre de l’Italie,
comme M. Kraatz? J'en doute, car les exemplaires d'ÆZaplidia de
CXL
Lombardie recus de M. Pini (réunis par moi à éansversa), ceux de
Toscane recus de M. Baudi (je les ai placés avec les Siciliens) et
enfin un exemplaire de la Calabre, sont des intermédiaires réels entre
nos élrusca siciliens et nos #ansversa tyroliens, tout autant que les
patries respectives.
Onze exemplaires venant des environs de Constantinople et ayant
appartenu au D' Breyer se sont trouvés être l'ÆZaplidia turcica
Kraatz. Ici du moins, on reconnaît une espèce nettement caracté-
risée. La couleur est un peu plus foncée, la forme un peu plus
massive et les bords latéraux du corselet sont bien caractéristiques
par l’absence de toute crénelure et la proéminence anguleuse à
sommet arrondi qui se trouve un peu en avant de l’angle postérieur.
Je n’ai rien trouvé qui se rapportàt à l’77. vagepunctata Kraatz,
ni à l’Æ7. altenuata Reiche.
Un petit exemplaire de l’île de Sardaigne, de couleur rougeàtre
claire m’a été autrefois donné par M. de Harold, comme 77. kirti-
collis Burmeister, mais je ne l'identifie pas à ma satisfaction au
moyen de la description qui a été donnée de cette espèce.
Je n’avais pas à classer un nombre aussi considérable d’exem-
plaires asiatiques. J’ai rapporté quatre exemplaires à 7. villosi-
collis Kraatz, un à 77. chaifensis Kraatz, et un (du voyage de
Lederer) à 77. nilidula Kraatz.
En étudiant la révision de M. le D' Kraatz, je trouve que ses
dix espèces de l'Orient non européen ne different pas non plus par
des caractères bien tranchés, et je suppose que, mis en présence de
récoltes abondantes faites en Asie, je serais également, et fort per-
plexe et fort tente de faire de plus d’une de ces espèces une race
locale.
Quand on voit les variations multipliées qui s'offrent à nous dans
l’étude de nombreux exemplaires d'une forme et celles surtout
qu’apporte la diversité des lieux de provenance, il serait difficile
qu'il en fût autrement.
La notion de l’espèce comme entité invariable, limitée a priori
et depuis toujours détachée de toutes les autres, nous domine
encore trop, et je n’y vois pour mon compte d’autre correctif que
l'étude de grandes quantités d'exemplaires, ce qui n'est pas toujours
possible, pour les formes exotiques surtout.
Un autre correctif, un autre moyen de s’édifier sur la valeur
plus ou moins spécifique des formes que nous observons, serait
évidemment de joindre à l'étude des caracteres de la configuration
extérieure, celle des détails anatomiques internes. Pour celle-ci, il
serait indispensable qu’elle ne se basât que sur des préparations
faites aux lieux d’origine, au moyen d'exemplaires frais.
Mais si nous trouvons que caractères zoologiques et caractères
CXLI
anatomiques varient et que toute cette variation se fait graduelle-
ment et en même temps que nous nous déplacons sur la carte
géographique, il est bien difficile de persister à trouver en cela les
bases d’une dissociation autre qu’en races géographiques. Quand
ensuite ces races s’isolent, comme je le faisais remarquer dernière-
ment à propos de la Z'riodonta cribellata de la Corse("), et comme
je pourrais le faire aujourd’hui à propos des ZZaplidia rencontrées
en Sardaigne et en Chypre, on commence à avoir une forme assez
détachée des autres, ne fût-ce que par l'habitat, pour recevoir le nom
d'espèce. Mais sur les continents, alors que les récoltes dans les
lieux intermédiaires finissent par nous apporter tous les passages
entre certaines espèces, très admissibles, si on ne connaissait que
les extrêmes, il n’en est plus de même.
— Notre collègue M. Remy m'a communiqué une cinquantaine de
Carabiques par lui capturés dans diverses de nos provinces et où il
avait rencontré plusieurs difficultés de détermination.
Ces récoltes procurent une espèce nouvelle pour notre faune, le
Harpalus consentaneus Dejean, dont un exemplaire a été pris à
Blankenberghe. Cette espèce, étrangère au centre de l'Europe, a
été signalée en France, plus spécialement au voisinage de la mer, et
M. de Norguet (Catal. des Coléopt. du Départ. du Nord, p. 35)
l'indique comme trouvée dans les dunes de Dunkerque. Elle a une
forme assez étroite qui lui a fait donner en Angleterre par Dawson
le nom de Z7. attenuatus.
L'Arqutor diligens, pris aussi à Blankenberghe, est une addition
pour la faune des Flandres.
Le Plechrus maurus et Y Amara famelica, pris l'un et l’autre à
Tervueren sont des additions à la liste du Brabant.
Parmi les autres captures intéressantes de M. Remy, j'ai remarqué
un petit exemplaire d’une Amara qu’il hésitait à rapporter à À.
bifrons, pris au bois de la Cambre. Il appartient pourtant bien à
cette espèce. C’est une variété très petite, à stries fort peu distincte-
ment ponctuées et dont la collection Putzeys renferme des exem-
plaires des Hautes-Fanges. Dans la même localité M. Remy a pris la
variété lacertosus du Badister bipustulatus.
Il a pris à Genval l'Amara nitida, les Harpalus Frühlichi et
favitarsis.
À Tervueren, le Zarpalus neglectus.
A Calmpthout et à Hermeton, des exemplaires du Calathus
melanocephalus que leur corselet noirâtre peut faire rapporter à la
variété alpinus.
A Molenbeek-St-Jean, MM. Remy et Engels ont capturé en
(*) Compte-rendu de la séance du 5 juin 1886.
CXLIT
nombre l’'Omaseus gracilis, en même temps que l'O. minor, l'Ancho-
menus atratus et le Bembidium assimile.
A Wavre-St-Catherine, M. Remy a pris enfin la PAyllobrotica
quadripustulata.
Le 19 juillet, j'ai observé au Parc de Bruxelles l'Anatis ocellata.
— En mettant en ordre les Mélolonthides du Musée, je n’ai
pas été peu surpris de trouver un exemplare de l’Anoæia vil-
losa Fabr., provenant de la collection Van Volxem et dont l’éti-
quette, de la main de notre défunt collègue, portait la localité de
Calmpthout.
Bien que le genre Anoæia soit surtout propre au bassin de la
Méditerranée, cette espèce villosa a pourtant une extension géogra-
phique suffisante vers le Nord pour que sa capture, surtout acciden-
telle, en Belgique n’eut rien d'impossible. J’en ai sous les yeux des
exemplaires pris aux environs de Paris, et, du côté de l’Allemagne,
elle est indiquée comme se rencontrant aux environs de Mayence,
Darmstadt, Hanau. De plus, Calmpthout est une localité spéciale-
ment remarquable qui se relie très bien à la faune du Sud-Ouest de
l’Europe, que le climat mitigé du littoral y fait avancer davantage
au Nord que pius à l'intérieur des terres.
Mais d’autre part, est-il vraisemblable que Camille Van Volxem
aurait capturé une espèce aussi remarquable à tous égards et non
encore signalée chez nous, sans en faire l’objet d’une communication
à notre Société? Se réservait-il peut-être de garder pour lui le secret
du point où il l'avait prise et de l’explorer de nouveau, avant de
nous en parler ? Son compagnon de chasse, M. Weyers, en a-t-il su
quelque chose ?
Par la constatation de ce fait, il doit être bien entendu que je
n’entends pas ajouter déjà à notre liste faunique l'Anoæia villosa,
mais seulement attirer sur elle l'attention de ceux de nos confrères,
malheureusement de plus en plus rares, au moins à Bruxelles, qui
font des explorations de Calmpthout.
L'espèce, si elle se trouve encore, se rencontrera en plein été
(juin-juillet); par ses habitudes, elle se rapproche des #4izotroqus
et les femelles se capturent rarement, cachées qu’elles sont dans le
sable, d’où elles ne sortent guère, Comme beaucoup de nos jeunes
chasseurs ne sont sans doute pas familiers avec les Anoxia, je leur
dirai que l'espèce en question a la taille et la forme générale de
notre Hanneton vulgaire, mais qu’elle est d’un brun-roûgeâtre plus
clair, légerement pubescente et veloutée. On Ja reconnaitra encore
à ce que son pygidium, au lieu de se terminer par une queue, comme
celui des Helolontha, est tronqué et même un peu sinué au bout. La
massue des antennes, beaucoup moins longue chez le mâle que celle
du Hanneton du même sexe, n’a que cinq articles lamellés, et il y
CXLIII
en a quatre chez la femelle, où la massue est très courte et presque
en boule.
— Je viens de rencontrer un exemplaire femelle de ZLeucopholis
rorida Fabr., de Java, qui m'a offert la monstruosité suivante :
À l’antenne droite, des trois articles allongés qui doivent compo-
ser la massue normale, il ne
reste que deux, le troisième
s'étant fusionné avec le deu-
xième, ainsi que l'indique un
sillon latéral assez profond et
assez prolongé indiquant leur
séparation naturelle ; en même
temps, il s’est formé une sorte
d’ergot ou de protubérance conique, insérée au côté externe, presque.
à la moitié du dernier article lamelleux et qui se coude un peu après
sa naissance pour se diriger dans le même sens que les articles de
la massue.
— M. Kerremans, demande la parole et s'exprime comme suit :
A l’une de nos dernières séances, je m'étais plaint des difficultés
que l'on éprouve à faire admettre aux bureaux de postes, comme
échantillons sans valeur, des insectes pour étude ou échange. Notre
honorable président d'honneur, M. de Selys-Longchamps, vint à la
séance suivante appuyer ma réclamation en citant certaines particu-
larités que notre dernier bulletin mensuel à relatées. La série de
vexations auxquelles tous nous pouvons être soumis est loin d’être
épuisée ; leur énumération complète donnerait matière à un gros
volume que l’on pourrait intituler : les tribulations postales des
entomologistes.
Il est plus que temps d’essayer de porter remède à cet état de
choses; le moyen le plus simple est, je pense, de signaler quelques
unes des contrariétés que j'ai dû subir, et de confirmer ainsi les
observations présentées par M. de Selys.
1° J'avais un jour à envoyer je ne sais plus où un paquet d’échan-
tillons contenant quelques coléoptères. Ce paquet, bien conditionné
sous le rapport des dimensions et du poids, portait outre le nom et
l'adresse du destinataire, ceux de l’expéditeur, et la mention
échantillons sans valeur, insectes pour collection. Arrivé au bureau
de poste, je remets la boîte au percepteur qui fait d’abord une gri-
mace, s’en va fouiller ensuite quantité de gros et petits volumes
faisant partie de l’innombrable paperasserie administrative, et finit
par m'exhiber un article du règlement portant que les animaux
morts ou vivants et les oiseaux empaillés ne sont pas admis comme
échantillons. J’essayai de faire comprendre au percepteur qu'un
coléoptère desséché n’est ni un mammifère ni un oiseau empaillé ;
CXLIV
j'y perdis mon peu de latin et de français, et je dus retourner avec
mon petit paquet que je représentai à un autre bureau, où il fut
admis sans difficultés.
2° J'attendais un colis postal de Vienne (Autriche) d’où l’expédi-
teur m’en avait annonce l'envoi. J’attendis huit jours et, un matin,
je recus un avis par lequel on m’annonçait qu’un colis était arrivé à
mon adresse et que j'avais à aller le retirer à l'Entrepôt; mais je
devais auparavant remplir un imprimé inquisitorial, questionnaire
baroque où les réponses aux demandes se trouvaient sur l’imprimé
même, et se résumaient à ceci : il vous est arrivé un colis contenant
insectes pour collection, pesant quatre kilogs; veuillez me dire le
contenu, le poids et la valeur de ce colis. Je répondis le jour même
que ce colis postal devait m'être remis à domicile, et que je n'avais
pas à aller le prendre à l'Entrepôt; que je jugeais inutile de répéter
la nature et le poids du contenu puisqu'ils étaient mentionnés sur la
demande même et que je ne pourrais en fixer la valeur que lorsque
j'aurais vu les insectes. J’ajoutai que si dans les vingt-quatre heures
je n'avais recu mon colis, je ferais une réclamation.
Il parait que j'avais raison : le soir même, mon colis était chez
moi et je pus m'assurer ainsi que sil ne lui avait fallu que deux
jours pour venir de Vienne à Bruxelles, il lui en avait fallu six pour
aller de Bruxelles (Entrepôt) à Ixelles.
3 Au mois de juin dernier, j'avais à adresser à Philadelphie
(Etats-Unis) six Dicerca d'Europe que M. Horn me demandait à
examiner afin de les comparer à celles d'Amérique. Le paquet étant
bien conditionné, je le remis à un bureau de poste, comme échan-
tillon sans valeur, et il fut cette fois, admis sans difficultés. Je
croyais mes insectes près d'arriver à destination lorsque, au bout de
huit jours, un petit papier m'invita à passer au bureau de poste, où
on me rendit mon envoi, me disant qu'il ne pouvait être admis vu
qu'il avait été refusé par le chef du bureau ambulant. Je quittai,
mon paquet sous le bras, le bureau secondaire et je me rendis au
bureau principal, au guichet des réclamations où l'on m’expliqua
que des insectes n'étaient pas une marchandise et ne pouvaient être
envoyés comme échantillons. Je citai, comme marchands d'insectes,
Jekel, Deyrolle et Boucard à Paris, Janson à Londres, Dobiasch en
Hongrie, Schaufuss, Kläger, Kricheldorif, etc. en Allemagne et
en Autriche; rien n’y fit. Ce n’était pas au tarif et, pour qui connaît
les habitudes bureaucratiques, ne peut être considéré comme mar-
chandise que ce qui figure au tarif. De plus, on m’exhiba le même
article qui fait assimiler des insectes aux animaux morts et aux
oiseaux empaillés et je dus finalement m'en aller comme j'étais
venu, mon paquet sous le bras. Je voulus alors en avoir, une bonne
fois, le cœur net, et je me rendis à la 2° Direction des postes où
CXLV
M. le Directeur écouta ma réclamation avec la plus parfaite urba-
nité, prit des informations et finit par me montrer un tarif qui
défendait l'introduction en Amérique, par échantillons, d'animaux
morts ou vivants. d'oiseaux et (le tarif étant en anglais) de « colo-
rados and insects. » Je dus m'incliner après avoir perdu une journée
presqu’entière en démarches inutiles et prendre un biais pour
pouvoir expédier le petit paquet : je ne mentionnai plus la nature
du contenu, je changeai le paquet d’aspect et il parvint en Amé-
rique, parce que j'avais eu soin de le mettre à la poste à une autre
heure, de facon que ce fut un autre chef de bureau ambulant qui fut
le complice inconscient de ma petite supercherie.
Ayant écrit à M. Horn pour lui expliquer les causes du retard
dans mon envoi et lui raconter mes mésaventures, il me répondit
qu'il ne comprenait rien à ces difficultés. Il est en relation avec la
majeure partie des entomologistes de l'Europe, presque journelle-
ment il recoit ou expédie des insectes, et jamais il n'a eu a se
plaindre et, ajoute-t-il, les difficultés qui me sont survenues ne
peuvent être que le fait de l'Administration belge.
4° J'arrive au bouquet final.
Il y a peu de jours, j’ai voulu expédier à Buenos-Ayres, à l'adresse
de M. Carlos Berg, une caisse contenant une petite coïlection de
Clavicornes de Belgique. Je consulte le Guide officiel des chemins de
fer, et j'y constate que les colis postaux de moins de trois kilogs
sont admis en République Argentine, comme dans toute l’union
postale, et ce au prix de fr. 5,50. Je me rends donc au bureau
de poste et j'y demande les lettres de voiture et déclarations en
douane nécessaires à l'expédition d’un colis postal à Buenos-Ayres.
On me donne deux petits imprimés que je remplis consciencieusement
et, le soir, j'envoie par un commissionnaire colis et petits papiers.
Après avoir fait attendre mon commissionnaire pendant trois bons
quarts d'heure, on le renvoie avec le colis et d'autres imprimés à
remplir, les premiers n'étant, paraît-il, pas bons. Je me mis à
remplir les seconds aussi consciencieusement que les premiers de la
veille, et, pour être bien sûr de ne plus avoir d’ennuis, je me rendis
le lendemain matin au bureau de poste, où un employé m'annonça
qu’il avait dû renvoyer mon colis parce que j'avais à indiquer, #01-
même, sur la lettre de voiture, s’il devait aller par Bordeaux, par
Londres ou par Brême. La route m’importait peu; il aurait été par
Yokohama que cela m'eût été fort indifférent, et je l'aurais expédié
n’importe par où. Et l'employé de consulter des paperasses (toujours !)
et de me déclarer que le colis devait aller par Brême et que cela me
coûterait, suivant le tarif, fr. 9,50.
Quoique Brême me parût un singulier chemin pour aller à Buenos-
Ayres, je ne m’étonnai pas trop. Après ce qui m'était déjà arrivé,
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXX. n
CXLVI
je m'attendais à tout, même à me voir demander fr. 9,50 alors
qu'un tarif officiel, lancé dans le commerce, fixe la taxe à fr. 5,90
pour tous les pays transatlantiques de l'Union.
J'étais si affirmatif et si convaincu de mon droit que l'employé
accepta fr. 5,50, avec les lettres de voiture, et finit par autoriser à
envoyer le colis qui, cette fois, me dit-il, serait accepté.
J'arrive donc quelques heures après avec un commissionnaire et
ma malheureuse caisse. Un autre employé m’annonce que les nou-
velles déclarations ne valent pas plus que les premières, que mon
colis ne doit pas aller par Brême, mais bien par la voie la plus
directe, qui est la « Red Star Line, » que le prix fixe est bien
fr. 5,50, mais qu’il faut que je joigne à mon envoi wne quittance en
triple expédition, attendu qu'aucune marchandise n’est reçue en
douane américaine, si elle n’est accompagnée de ces quittances; le
linge usé, me dit-il et même les vieux effets sont soumis à cette
formalité. J’expliquai le mieux que je pus que j’envoyais une collec-
tion d'insectes et non du vieux linge, que cet envoi constituait un
cadeau, à titre absolument gratuit, et qu’il me répugnait d'envoyer
comme un vulgaire marchand de vieux chiffons, des quittances au
destinataire. Rien n’y fit. Je dus passer par les quittances et,
malgré ma difiiculté à les libeller, je fis tant bien que mal érois
fausses quillances, par ordre de l'administration.
Mon colis postal était accepté, mais avec certaines réserves
cependant : il se pourrait qu’un de ces jours un ambulant
quelconque le trouve mal conditionné et alors on ne répondrait de
rien.
Comme chinoiserie administrative, l'histoire des quittances que
nous connaissons depuis le mois passé et déjà signalée par M. de
Selys, est assez réussie et mérite d’être rééditée.
Pour moi, je suis fermement décidé à me plaindre chaque fois que
des entraves ridicules ou vexatoires et surtout inutiles seront
apportées à mes relations avec mes collègues de l'étranger. Comme
je l’ai fait remarquer à M. le Directeur des postes, ces relations ne
sont plus possibles dans les conditions actuelles.
Il n’y a pas à sortir de ce dilemme : ou les insectes ne peuvent
être admis comme échantillons sous prétexte qu’ils ne sont pas des
marchandises, et, dans ce cas, on ne peut exiger des quittances pour
les expédier; ou bien ils sont marchandises, et alors, ils doivent
être acceptés comme échantillons.
Saurons-nous une bonne fois d’où proviennent ces difficultés ? Si
nous réclamons, l'Administration belge nous répond qu'elle n’y peut
rien, que ce sont les pays étrangers qui leur imposent ces mesures
ridicules, et qu’elle est impuissante à les faire disparaître. Et si
nous nous adressons à ces pays étrangers, ils nous disent que c’est
CXLVII
la Belgique seule qui donne lieu à ces formalités, et que jamais ils
ne les ont exigées.
Il semble que chez nous on fasse tout ce qu’il est possible pour
entraver les études scientifiques, alors qu'en France et ailleurs les
sociétés savantes sont décrétées d'utilité publique et jouissent d’une
foule d’immunités. Quant à moi, je ne réclame que mon droit
strict : je prétends que des insectes sont des marchandises, et qu’on
doit les accepter comme échantillons, mais je ne reconnais pas à
l'Administration le droit de me faire faire des fausses quittances,
lorsque j'ai le désir d’offrir un cadeau à un collègue.
— M. de Borre annonce que les collections que le Musée expose
pendant le mois d'août sont : la fin des Coléoptères Carnassiers
terrestres belges (à partir des Harpalides) et le commencement des
Carnassiers aquatiques (inclus les Colymbétides), ainsi que la collec-
tion générale de Glaphyrides.
— M. Jacobs rend compte de l’excursion qui a eu lieu le 11 juillet
à Ronquières où il se trouvait avec MM. Lameere, Mélise et Remy.
M. de Borre, parti par un autre train, n’a rejoint les excursion-
nistes qu’à la fin de la journée. M. Jacobs cite la capture de plusieurs
Polyblastus, intéressants Hyméoptères. En fait de Lépidoptères,
rien ne semble à signaler, mais parmi les Coléoptères, il a été pris
plusieurs Diaperis boleti, un Obrium cantharinum, une Serica
brunnes et toute une troupe d’Orectochilus villosus qui tournoyaient
sur un ruisseau.
— L'assemblée décide que l’excursion du 12 septembre aura lieu
dans les bois de Baudour. M. Jacobs accepte de la guider. Départ
de Bruxelles (Midi) pour Jurbise à 8 h. 6 m. du matin.
La seance est levée à 9 heures.
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SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE,
COMPTES-RENDUS DES SÉANCES.
SÉRIE LIL. — N° 76.
Assemblée mensuelle du 4 septembre 1886.
PRÉSIDENCE DE M. LE Dr JACOBS, Vice-PRÉSIDENT.
Présents : MM. Capronnier, Coubeaux, De Lafontaine, Demoor,
Devaux, Duvivier, Kerremans, L’Arbalestrier, Mélise, de Selys-
Longchamps, Vanderhaeghen et Lameere, secrétaire.
M. Preudhomme de Borre a fait excuser son absence.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de l'assemblée mensuelle du 7 août est approuvé.
Le Président annonce que la Société vient encore d’avoir le
malheur de perdre deux de ses membres. M. le baron Edgar von
Harold, membre honoraire, s'est éteint à Munich le 1° août à l’âge
de 56 ans; collaborateur de M. le D' Gemminger au célèbre
Cataloqus Coleoplerorum, il était connu en outre des plus avanta-
geusement par ses nombreux travaux sur les Coléoptères, parus
dans les Millheilungen des Münchener Entomologischen Vereins,
dans le Deutsche Entomologische Zeilschrift, et surtout dans ses
Coleopterologische Hefte. L
La mort nous a enlevé aussi le 20 août un membre effectif
indigène, M. Valère Liénard. M. le professeur Plateau nous adresse
une notice nécrologique sur notre collègue, l’un de ses meilleurs
élèves.
Valère Liénard, né à Horrues, le 3 avril 1856, manifesta de
bonne heure un goût prononce pour les sciences.
Abandonné, lors de ses débuts, à ses seules inspirations person-
nelles, privé de guide et de conseils, il comprit cependant, dès les
premiers pas, qu'on ne devient vraiment naturaliste qu’en se fami-
liarisant avec l’organisation des êtres de tous les groupes. Aussi,
au lieu de perdre un temps précieux à former avec minutie une
collection de Coléopteres ou de coquilles, se mit-il courageusement
à l’étude de l’ensemble de la botanique et de la zoologie. Il fit des
herbiers, collectionna des Insectes, des Mollusques, etc., mais
uniquement pour acquérir cette instruction générale qui seule peut
donner des vues larges et faire voir la nature telle qu’elle est.
Extrêmement ingénieux, il suppléait par son habileté à l’insufti-
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXX, 0
CL
‘ sance des moyens ; confectionnant lui-même ses boîtes, ses cadres
et une foule de petits instruments; reliant ses livres et se formant
un atlas d'histoire naturelle en collant dans un manuscrit des figures
découpées dans des ouvrages dépareillés, des prospectus ou des
revues.
Lorsqu’après une année passée à l’université de Louvain, Liénard
entra en 1875 à l'université de Gand, je ne tardai naturellement
pas à le distinguer parmi les autres étudiants et, bientôt, les fonc-
tions de préparateur d’Anatomie comparée devenant vacantes par
suite du départ de M. Leon Fredericq, je mempressai de proposer
le jeune naturaliste pour ce poste de confiance qui lui permettait,
tout en se rendant utile, de se consacrer désormais entièrement à
ses sciences de prédilection.
Mon attente ne fut pas decue et, dans sa modeste sphère d'action,
Liénard rendit constamment de grands services à l’enseignement.
Disséquant tres bien, devenu expert dans tous les procédés manuels
qui font le bon préparateur, il enrichit les collections de plusieurs
centaines de préparations anatomiques dont quelques unes sont de
petits chefs d'œuvres.
Lors de l'exposition nationale de 1880 et de l’exposition univer-
selle d'Anvers en 1885, il eut l’occasion de donner publiquement la
mesure de son talent et contribua beaucoup au succès des collections
exposées par l’Université.
Les travaux manuels ne lui faisaient pas perdre de vue la science
proprement dite; il poursuivit ses études avec succès et conquit le
grade de docteur en sciences naturelles. Ce nouveau titre, en le
mettant dans les conditions requises, permit au gouvernement de
reconnaître son dévouement en le nommant assistant.
Liénard exposait fort bien; ses explications étaient simples et
claires et, lorsque les circonstances s’y prêtaient, je n’hésitais pas à
lui faire diriger les travaux des étudiants en medecine ou des élèves
de l’école normale des sciences. Il fut chargé, en 1881, de donner
à Bruxelles un cours spécial aux instituteurs pour les initier à
l’enseignement pratique de la Zoologie. Ses auditeurs se souviennent
encore de la facon remarquable dont il s’acquitta de sa tâche.
On se demandera peut-être comment, avec de si grandes aptitudes,
il a si peu publiée. Ceux qui l’ont beaucoup connu peuvent seuls
répondre à cet égard. Liénard avait une qualité qui poussée à
l'extrême devient un défaut : il se défiait de lui-même et n’était
jamais complètement satisfait de ses résultats. Il fallait le harceler,
prendre même un ton d'autorité pour le décider enfin à abandonner
un manuscrit à l’imprimeur. Plusieurs de ses travaux, parmi lesquels
je puis citer de curieuses recherches sur l'appareil circulatoire du
Scorpion, sont ainsi restés inachevés.
CLI
On a de lui les notices suivantes :
Recherches sur la structure de l'appareil digestif des Myqules et
des Nephiles (Bullet. Acad. roy. de Belgique, 2° série, t. XLVI,
n° 11, 1878).
Recherches sur le système nerveux des Arthropodes; constitution
de l'anneau æsophagien (Ibid., 2° série, t. XLIX, n° 3, 1880), travail
fort intéressant qui eut les honneurs de la reproduction dans les
Archives de Biologie.
Observations sur l'anatomie de l'Éléphant d'Afrique (Loxodon
africanus) adulle, en collaboration avec F. Plateau (Ibid., 3° série,
tome I, n° 3, 1881).
La Société entomologique perd en Liénard un membre distingué
qui sera longtemps regretté de ceux de ses confrères qui ont pu
apprécier ses connaissances étendues et son excellent caractère.
Des lettres de condoléances ont été adressées aux familles des
regrettes défunts.
Correspondance.
M. Péringuey, sous-directeur du Musée de Cape-Town, remercie
pour son admission et envoie la somme de deux cents francs qui lui
confère le titre de membre à vie.
M'e Derscheid adresse son portrait-carte pour l’album de la
Societé.
Rapports, présentation de mémoires.
L'assemblée vote l’impression du mémoire de M. le professeur
J. O. Westwood : Observations upon species of Curculionide
injurious to Cycadee, especially to plants of the genus Zamia,
après lecture des rapports de MM. W. Roelofs et Puls.
Lectures, communications.
Le Secrétaire communique au nom de M. Preudhomme de Borre
le mémoire suivant dont l'assemblée vote l'impression au Bulletin :
LIST or CURCULIONIDÆ
FOUND BY M' VAN VOLXEM IN THE NEIGHBOURHOOD OF
RIO JANEIRO
by Francis P. Pascoe,
Formerly President of the Entomological Society of London.
The Curculionidæ found by Mr Van Volxem in the neighbourhood
of Rio Janeiro amounted to about 160 species. Of these between
50 and 60 were either single specimens or were few in number,
nearly all small and insignificant in appearance, and gummed
down, so as not be examined without risk "of injury. These
CLII
therefore — except those that I have been able to identify —
have no place in the list. À few I have ventured to describe as
new, but, without access to types it is impossible to be quite sure
especially of obscure species. Mr Van Volxem has himself been
able to identify many. I have several species in my own collection
(for most of which I am indebted to Mr A. Fry, who, for many
years, collected in the same locality) which are apparently
undeseribed; in fact the number of neo-tropical Curculionidæ
appears te be almost unlimited. The drawback is the difficulty
of referring them to established genera without ignoring some
of the characters on which those genera are founded. In the fol-
lowing list the species without authorities are apparently manuscript
names attached to M. Van Volxem’s specimens.
Brachyderinæ.
Naupactus longimanus Fab. (Curculio).
— curtus Bob.
Leptopinæ.
Entyus auricinctus Germ. (Rembus).
— dolosus n. sp.
— xanthographus Germ.(Leptocerus). Miostictus [n. g.] Volxemi n. sp.
— pubescens.
— aulacus Germ. (Leptocerus).
— decorus Fab. (Curculio).
— Klugii Boh.
— bipes Germ. (Leptocerus).
— dapsilis Perty.
— Winthemi Boh.
— pithecius Germ. (Leptocerus).
— aurolimbatus Boh.
— rivulosus Fab, (Curculio).
— stauropterus Germ. (Leptocerus).
— celator Bob.
— albopictus.
— auriventris Germ. (Leptocerus).
— subfasciatus.
Eurymetopus fallax Boh. (Naupactus).
Pantomorus durius Germ. (Sitona).
Cyphus gibber Pall. (Cureculio).
Platyomus cultricollis Germ. (Cyphus).
— piscatorius Germ. (Cyphus).
— albicans. :
— cyanescens.
— mutabilis Boh.
— smaragdulus.
Compsus niveus Fab. (Curculio).
— rufipes Boh,
Eustales thalassinus Boh.
— ambitiosus Bob.
— nævius n. sp.
Rhinospathe albomarginata Motsch.
(Hypsonotus).
Otiorhynchinæ.
Hyphantus baccifer Germ.
Hypsonotus clavulus Germ.
— chrysendetus Germ.
— cingulatus Germ.
Alocorhinus comprimatus Sahl.
Lordops Gyllenhalli Dahl. (Curculio).
— navicularis Germ. (Hypsonotus).
Euides clericus Sahl. (Alocorhinus).
Rhigus irroratus Boh.
Entimus splendidus Fab. (Curculio).
— imperialis Forst. (Curculio).
Cylindrorhininæ.
Listroderes costirostris Gyll.
Promecopinæ.
Promecops limbata Gyll.
— lineigera n. sp.
Cleoninæ.
Lixus impressicollis Boh.
— loratus Germ.
— stupor Boh.
Ileomus mucoreus Linn. (Curculio).
Hylobiinæ.
Hilipus catagraphus Germ.
— lactarius Germ.
— myops Bob.
— lætabilis Boh.
— clavipes Fab. (Rhynchænus).
— trachypterus Germ.
bts te nn
Hilipus Wiedemanni Boh.
— picturatus Germ,
— inœqualis Bob.
— arcius Germ.
— querulus Boh.
— subcinctus (Dej.).
[Near H. expletus Pasc.]|
Erirhininæ.
Erirbinus angustatus (Dej.) gen. dist.
Attelabinæ.
Attelabus melanocoryphus Germ.
— rubicundus Jekel.
Rhinomacerinæ.
Rhynchites ultramarinus Gyll.
Otidocephalinæ.
Otidocephalus setulosus ? Rld.
Belinæ.
Homalocerus lyciformis Germ.
— miltomerus ? Boh.
Læmosaccinæ.
Læmosaceus rufescens Pase.
Cholinæ.
Erethistes tetricus Fhrs (l’erideræus).
Dionychus parallelogrammus Germ.
Amerhinus Dufresnei Kirby. (Rhyu-
chænus).
— Olivieri Boh.
— ynca Sahl.
Homalonotus validus O1.(Rhynchænus).
CLIII
Sthyporinæ,
Chalcodermus calidusFab.(Rhynchænus).
— plicaticollis Fhrs.
Arrhetus [n. g.] Volxemi n. sp.
Tylodinæ.
Tylodes armadillo Sahl.
— tuberculosus Boh.
Cryptorhynchinæ.
Cryptacrus diversus Boh. (Cryptorhyn-
chus).
CϾlosternus soleatus Germ. (Crypto-
rhyachus).
Diplogrammus 4-vittatus Ol. (Rhyn-
chænus).
Peridinetinæ.
Peridinetus irroratus Fab, (Curculio).
Baridinæ.
Baris interpunctata Germ.
— monstrosa Germ.
-— ruficollis Boh.
— carnifex Boh.
Centrinus Germari Boh.
-- Volxemi n. sp.
auritarsis Germ. (Baris).
squamipes Germ. (Baris).
— conicollis Boh.
sanguinicollis Germ. (Ceutho-
rhynelus).
— tardigradus OI. (Rhynchænus).
— curvirostris Boh.
Azygides stygius Pasc.
Calandrinæ.
Rhynchophorus palmarum Linn. (Cur-
culio).
Sphenophorus bifasciatus Gyll.
Eustales nævius nov. sp.
E. ovatus, niger nitidus, squamis niveis supra plerumque macu-
latim vestitus ; oculi obliqui, albocincti;, rostrum modice angustum,
tricarinatum, carinis exterioribus apicem versus divergentibus;
scrobes arcuatæ, infra oculos terminatæ; antennæ piceæ, parce albo-
pilosæ; scapus basi curvatus; funiculus articulis quatuor basalibus
breviusculis, subæqualibus, ultimo majore, triangulari; clava
oblongo-elliptica; prothorax ad latera rotundatus, in medio disci
canaliculatus; scutellum oblongum; elytra prothorace fere duplo
CLIV
latiora, fortiter seriatim punctata, punctis approximatis; pedes
albo-pilosi; corpus infra dense albo-squamosum. Long. 8mm,
ab. Barbacena.
This species is somewhat doubtfully referred to Z'ustales, but
without any special affinity to any of its members.
Entyus dolosus nov. sp.
E. ovatus, squamis griseis fuscisque variegatus, setulisque nigris
adspersis; oculi ovati; rostrum dimidio basali dense griseo-squamo-
sum, dimidio apicali depresso, castaneo, squamis albis parce indutum ;
antennæ ferrugineæ; clava majuscula pubescens; prothorax trans-
versus, lobis ocularibus haud prominentibus, dorso in medio fusco-
vittatus; scutellum subtransversum, apice late rotundatum, albido
squamosum; elytra striato-punctata, punctis oblongis, striis squa-
mosis, griseo-maculata fusco-varia, præsertim macula magna
submediana et ad suturam interrupta; corpus infra pedesque dense
griseo-squamosi. Long. 5mm,
ab. Therezopolis.
Judging from the description this species must be allied to
Æ. albicinctus Gyll., but, inter alia, there is no trace of the
metallic scales ascribed to that species, nor is there any mention
made of the difference between the upper and lower portions of the
rostrum.
Miostictus nov. gen.
Rostrum angustulum ; serobes infra oculos desinentes. Antennæ
subapicales; scapus modice elongatus. Abdomen sutura prima
arcuata ; cæteris fere ut in Z’#/70.
Scarcely different in technical characters from Zntyus, but quite
different in ÿacies. The serobes terminate beneath in a smooth
broad surface which can hardly be said to form part of the serobe
itself. Lacordaire places Zntyus in his ‘Strangaliodides’ not seeing
its place elsewhere.
Miostictus Volxemi nov. sp.
M. oblongo-ovatus, fusco-niger, squamulis viridi-metallicis
omnino confertim indutis, elytris maculis parvis fuscis irroratis;
rostrum caput longius, basi cylindricum, apice dilatatum; antennæ
testaceæ, scapus ad medium oculi attingens; funiculus articulo
secundo elongato, ultimo oblongo-triangulari; celava distincta
elliptica; prothorax transversus, utrinque rotundatus, in medio
fusco-vittatus, lobis ocularibus obsoletis, vibrissæ elongatæ; seu-
tellum oblongo-triangulare; elytra substriato-punctata, punctis
distinctis, interstitiis vix convexis ; pedes mediocres, subtestacei,
minus squamosi; corpus infra tenuiter squamosum. Long. 6m,
Hab. Therezopolis.
CLV
Promecops lineigera nov. sp.
P. ovata, silacea, squamis pallidioribus, lineatim albido-notata :
rostrum breve, in medio canaliculatum; antennæ ferrugineæ ;
funiculus articulis longitudine sub-æqualibus; prothorax subcylin-
dricus, sparse punctatus; scutellum rotundatum; elytra substriato-
punctata, punctis squama alba in medio instructis, linea obliqua
albida ab humeris — ad saturam interrupta — altera, minus obli-
qua, pone medium, notata, apiceque pallidiora ; corpus infra pedes-
que silacei, squamulis margaritaceis sat laxe vestiti. Long. 4mm,
This species comes very near ?. arcuata, the type of the genus, a
variable species as to colour, which has setulose elytra, the lateral
margin greenish-silvery, and the body beneath pitchy with bright
green scales. Lacordaire would confine the genus to those species
like the present, whose claws are united at the base, but in his
generic description founded on such species, he inadvertedly
describes the claws as free.
Arrhetus nov. gen.
Oculi inferi, rotundati, tenuiter granulati. Rostrum modice
elongatum, in medio anguste cylindricum ; scrobes laterales.
Antennæ præmedianæ; scapus arcuatus; articulo basali funiculi
longiore, ceteris breviter cylindricis; clava ovata. Prothorax
ampliatus, basi truncatus, lobis ocularibus ciliatis. Scutellum
distinctum. Elytra prothorace haud latiora, humeris rotundatis.
Propectus integrum; coxæ antice separatæ. Mesosternum breve.
Abdomen segmentis duobus basalibus ampliatis ; sutura prima
incurvata. Pedes robusti; femora dente minuto instructa; tibiæ
apice bicalcaratae ; tarsi lati, unguiculis liberis.
This genus is allied to S{rongylopterus which has a well-marked
pectoral canal, more slender legs, narrower tarsi, etc. In Vettarhi-
aus, a neighbouring genus, the canal is absent, as in Arrelus.
Arrhetus Volxemi nov. sp.
À. ovatus, niger obscurus, supra nitide granulatus; caput
tenuiter punctatum; inter oculos planatum et plus fortiter punc-
tatum; rostrum nitidum, subtiliter punctatum, apice dilatum;
antennæ piceæ, funiculus validiusceulus, clava tomentosa; protho-
rax subtransversus, ad latera rotundatus, basi vix angustior,
granulis approximatis instructus; elytra in medio paulo latiora,
apice late rotundata, granulis numerosis oblongis subseriatim
ordinatis, corpus infra, femora, tibiæque subnitidæ, squamis
parvis sparse indutæ; tarsi albo-pilosi. Long. 12",
Hab. Therezopolis.
CLVI
Centrinus Volxemi nov. sp.
C. late ovatus, ater, prothorace utrinque, maculaque mediana
singulo elytro aureo-squamosis; rostrum corpore multo brevius,
arcuatum, basi compressum et punctatum; antennæ nigræ vel
piceæ; funiculus articulo basali quam tribus sequentibus triplo
longiori;, prothorax valde transversus, apice tubulatus, crebre
punctatus; scutellum læve, quadratum, apice emarginatum; elytra
subcordata, argute striata, interstitiis planatis, 2, 3, 4 fere in
medio aureo-squamosis ; pedes atri, sparse Argenteg pilosis corpus
infra silaceo-squamosum. Long. Aun,
Hab. Capo Cabana.
Allied to ©. Olfersii, in which the pectoral canal is obsolete,
but the anterior coxæ widely apart, and the claws not united at
the base. The above is a broader species thas ©. Olfersii with its
three elytral stripes limited to the part just behind the middle.
M. Preudhomme de Borre a envoyé au Secrétaire les renseigne-
ments suivants sur notre faune :
M. Dietz m'ecrit :
« J’ai fait cette année en compagnie de M. P. Roelofs, quelques
excursions des plus fructueuses le long de l’Escaut. Nous y avons
pris de bons Bembidions, notamment :
Bemb. ephippium Marsh. Lillo, 2 ex.;, 2. fumigatum Duft.
Austruweel, 1 ex.; 2. assimile Gyll. Austruweel; 2. tenellum
Lillo, 1 ex.; PB. 4-maculatum L. Lillo, 1 ex.; 2. bipunclatum
L. Lillo, 1 ex.; 2. gilvipes Sturm, Austruweel, 2 ex.; B. rupestre
L. (bruzxellense Wesm.) Hemixem et Hoboken; enfin encore un
B. iricolor Bedel, à Austruweel. »
« À l’époque où nous avons visité Lillo (mai-juin), les Zemb.
varium Oliv., et #inimum Fabr., y dominaient et on pouvait en
recueillir des centaines, tandis que je ne les ai jamais rencontres en
amont d'Anvers, à Hoboken, Hemixem, Bornhem. »
M. Dietz à aussi capturé, à Lillo, un exemplaire d’une Amara
tres remarquable, qu’il avait d'abord cru devoir être l'A. (Zriæna)
erythrocnema Zimmerm., à cause de la pointe médiane de
l'éperon tricuspide, large et carrée au bout. Mais la taille était
plus forte. En la comparant avec les 7Z72æna de la collection
Putzeys, je l’ai déterminée pour l’Axara (Triæna) rufipes Dei.
(lepida Fairm. et Lab.), espèce nouvelle pour la Belgique et qui
appartient à l’Europe méridionale, comme l’erythrocnema. Le
caractère emprunté à l’éperon du tibia antérieur, ne me paraît pas
bien sûr, car, des douze exemplaires de l'A. rufipes que renferme
CLWIT
la collection Putzeys, six ont cette pointe médiane de l'eperon
tronquée comme chez l’erylhrocnema, représentée dans la même
collection par une série d'exemplaires plus petits. L’'exemplaire
trouvé par M. Dietz est aussi bien conforme par les caractères du
corselet à l'A, ruñpes.
— Pendant le mois de septembre sont exposées an Musée les
collections belges de Dytiscini, Gyrinides, Histérides, Lucanides,
Coprides, Onthophagides, Aphodiides, Géotrupides, Trogides,
Mélolonthides, Rutélides, Throscides, Eucneémides, Méloïdes, Can-
tharidides, et une caisse de la collection générale : les Euchirus.
— M. de Borre se propose d'écrire une révision des Rhizotrogides
de la Péninsule. hispanique. Il a entre les mains d’assez nombreux
matériaux, dont les récoltes de feu Cam. Van Volxem. Il a recu en
communication les exemplaires du Musée de Madrid et recevra avec
plaisir à étudier tous les exemplaires hispano-portugais qu’on
voudra bien lui confier.
— M. de Selys-Lonchamps annonce que M. Léon Candeze s’est
trouvé seul à faire l’excursion du 8 août à Esneux.
— L'assemblée décide que l'excursion du 10 octobre se fera à
Wavre-S'-Catherine et que M. Remy sera prié de la guider.
Départ de Bruxelles (Nord) à 9 h. 57 m. du matin.
La seance est levée à 9 heures.
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SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE.
COMPTES-RENDUS DES SÉANCES.
SÉRIE III. — N° 77.
Assemblée mensuelle du 2 octobre 1886.
PRÉSIDENCE DE M. LE Dr JACOBS, VICE-PRÉSIDENT.
Présents : MM. Bergé, Coubeaux, De Lafontaine, De Le Court,
Demoor, Mie Derscheid, MM. Du Pré, Kerremans, L’Arbalestrier,
Meunier, Remy et Lameere, secrétaire.
M. Preudhomme de Borre a fait excuser son absence.
La séance est ouverte à 8 heures.
L’approbation du procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 4 sep-
tembre, non encore paru, est remise à la prochaine séance.
Le Président fait part du nouveau deuil qui est venu aflliger
la Societe, la mort d’un membre effectif bien connu du monde ento-
mologique, M. Maurice Girard. Une lettre de condoléances a été
adressée à la famille.
Correspondance.
L'assemblée croit ne pas devoir accorder l'échange de nos publi-
cations contre le Bulletin de la Société royale de Pharmacie de
Pruæelles.
Rapports, présentation de mémoires.
M. Fleutiaux adresse un Supplément au Cataloque de MM. Gem-
minger et Harold au 1° janvier 1885 comprenant les familles des
Languriides et Erotylides.— Rapporteurs : MM. Fowler et de Borre.
Lectures, communications.
Le Secrétaire communique un important travail de M. Forel.
NOUVELLES FOURMIS DE GRÈCE
RÉCOLTÉES PAR M. E. voN ŒRTZEN ET DÉCRITES
par Auguste Forel.
Genre CAMPONOTUS Maÿr.
C. Gestroi Emery, st. creticus n. st. — © (meda). Long.
6,5 mill. Se distingue de la race typique par les sutures du thorax
qui sont plus profondes, le mésonotum qui est plus voûté et ne
forme pas un seul plan avec la face basale du métanotum comme
ANNALES DE LA S0G. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXX, p
CLX
chez le Gestroi typique. Cette différence de forme lui donne l’air
d'une espèce differente. La face basale du
métanotum est en outre un peu plus étroite et
“e plus longue que chez le C. Gestroi, tandis que
la face déclive est plus basse et passe par un
Fig. 1. — Camponotus cretieus ÿ, angle un peu plus arrondi à la face basale.
thorax et pédieule vus de profil. Cette dernière est dureste comme chez le
C. Gestroi. Mandibules étroites.
La sculpture est en outre plus forte que chez le C. Gestroi à, sp.
Les mandibules sont plus densément réticulées et plus mates. Le
thorax est assez fortement et densément réticulé, ponctué ainsi que
le derrière de la tête, de sorte que ces parties sont à demi mates,
tandis qu’elles sont luisantes chez le C. Gestroi à. sp. La sculpture
du devant de la tête est comme chez la © major des ©. Gestroi et
lateralis. L'abdomen est aussi plus profondément ride en travers.
La pilosité blanchâtre du corps est plus abondante et un peu plus
robuste. Les tibias et les métatarses ont à leur bord antérieur-
interne une rangée de petits piquants bien plus dressés qne chez
le Gestroi à. sp.; ils sont aussi un peu plus comprimés, Le chaperon
est faiblement caréné, comme chez la © media du Gestroi. Enfin la
couleur est entièrement noire avec la base du funicule, les articula-
tions des pattes, et la dent antérieure des mandibules brunâtres. Le
bord postérieur des segments abdominaux un peu éclairci.
Cette race ressemble aussi un peu au C. Foreli Emery, dont elle
diffère du reste entièrement par la forme de son épistome, par sa
sculpture et par le manque de l’étranglement méso-métathoracique.
Puis chez le C. Foreli la face basale du métanotum n’est pas aplatie,
la pilosite est plus rare, etc.
Enfin cette race paraît se rapprocher surtout des C. carbo Eméry
et libanicus André que je ne connais pas, surtout par la forme du
thorax. Mais ces formes ont l’abdomen ponctuée et non pas ridé. Puis
la face basale du métanotum est plus longue que la face déclive chez
le C. creticus (plus courte chez les C. carbo et libanicus), et la taille
de C. creticus est bien plus considérable que celle du C!. libanicus.
Cependant je crois qu'une connaissance plus complète de la faune
d'Orient amènera à des synthèses.
Ile de Crete, M. von Œrtzen.
C. Kiesenwetteri Roger (Berl. ent. Zeitschr., 1839). —
M. von Œrtzen a rapporté de l’île de Céphalonie le &, la Q et la G de
cette intéressante espèce dont la © seule était connue jusqu'ici et
avait été rapportée de Zante par Kiesenwetter.
©. Aux descriptions de Mayr et de Roger il faut ajouter que la
face basale du métanotum est bien plus longue et plus étroite que chez
le C. lateralis var. foveolatus auquel le C. Aiesenmwetteri ressemble.
CLXI
Puis la pilosite est un peu plus abondante et l’on voit surtout cà et là
quelques poils dressés sur les tibias et les scapes. La pubescence est
aussi plus grossière et plus longue que chez le C. Zateralis. Chez
l’exemplaire de M. von Œrtzen, les deux dents du métanotum sont à
peine sensibles. La sculpture de l'abdomen est moins réticulée-
ponctuée que celle du reste du corps; elle est plutôt ridée-réticulée.
@ Long. 9,5 mill. Comme l’ouvrière. La sculpture réticulée-
ponctuée la rend mate avec éclat soyeux, et devient réticulée-ridée sur
l'abdomen qui est aussi soyeux. Les tibias et les scapes ont une pilosité
dressée éparse, mais bien distincte, outre la pubescence. La face
déclive du métanotum est distinctement concave et forme un angle
obtus avec la face basale. Écaille large, à bord supérieur rectiligne.
Ailes très faiblement teintées de jaunâtre à leur base et vers leur
bord antérieur. Couleur exactement comme chez l’ouvrière. Comme
le dit fort bien Roger, les mandibules ont une bande rouge foncé
le long de leur bord terminal, tandis que les dents sont noires; cette
bande est plus forte chez la femelle.
G Long. 7 mill. Métanotum également voûté. Sculpture et éclat
comme chez la © et la ©, mais un peu plus faible, ce qui le rend un
peu plus luisant, surtout l'abdomen. Sur le one les réticulations
tendent cà et là à passer à des rides. La face basale du métanotum
est luisante et faiblement ridée. L’abdomen est cependant encore
réticulé-ridé. Écaille large, échancrée en dessus. Pilosité dressée,
blanche, plus abondante que chez la © et la ©, en particulier sur les :
tibias et sur les scapes où elle est très remarquable et tout à fait
caractéristique. Aïles comme chez la ©. Entièrement noir; tarses à
peine brunis.
Céphalonie, M. von Œrtzen.
C. sylvaticus Oliv. var. dichrous Forel. — (%. La tête et
l'abdomen sont bruns, le thorax, les pattes, les funicules, le pédicule
et la base du premier segment abdominal plus ou moins testacés.
Du reste comme les autres races et variétés.
Crète, avec les ©, M. von Œrtzen.
GENRE MYRMECOCYSTUS Wesmael.
M. pallidus Mayr. — Deux © de Morée récoltées par M. von
Œrtzen me paraissent se rapporter à cette forme. Leur couleur est
plutôt celle de l’albicans; l'abdomen est d’un brun noirâtre; le
thorax a quelques taches brunätres, ainsi que les cuisses. Long. 4,6
à 5,4 mill. L’écaille est aussi épaisse que la hauteur de sa face anté-
rieure. On voit, surtout sur la tête, des points enfoncés, épars, fort
aplatis, Le métanotum a entre la face basale et la face déclive un
angle mieux marqué ou si l’on veut une bosse plus pointue que celle
des autres espèces, et se rapproche ainsi de celui des Formica. Il
OLXIT
est donc « fort convexe » comme le dit Mayr et non pas « peu con-
vexe » comme l’a traduit par erreur André dans son Spécies. Le
3% article du funicule est plutôt un peu plus court que le second,
tandis que chez le 47. albicans il est distinctement plus long, ce
qu’on n’a pas remarqué jusqu'ici. La tête est plus allongée que chez
les autres espèces, comme l'indique Mayr.
Pyrgos en Élide (Morée), M. von Œrtzen.
GENRE FORMICA Linn.
F. oculatissima n. sp. — (3 Long.7 mill.; ailes supérieures(une
seule) 7,3 mill. Les ailes sont grandes, larges, presque hyalines et
dépassent de beaucoup l'abdomen. Elles ont une grande cellule dis-
coïdale, les nervures pales et la tache marginale brune. Le corps est
grêle et allongé, d'un noir luisant, avec les antennes, les hanches et
les mandibules d'un bran jaunâtre, les pattes et l'abdomen d’un
jaune päle. La moitié postérieure de l'abdomen est un peu roussie.
Les yeux sont énormes, bombes, et occupent les 4/5 environ de la
longueur des côtés de la tête qui est petite. Les ocelles sont énormes
aussi et perchés sur une triple élévation du vertex ; leur diamètre
égale la largeur des tibias antérieurs. Les deux yeux vus de devant
occupent ensemble plus de la moitié de la largeur de la tête. Les
facettes sont grandes. Mandibules petites, étroites; bord terminal
sans dent, sauf la pointe antérieure. Chaperon sans carène,
La fossette clypéale est distinctement séparée de la fossette
antennaire. Les arêtes frontales extrêmement courtes ne sont
constituées que par le bord interne releve de la fossette articulaire
des antennes. Les antennes ont 13 articles et le premier article du
funicule est beaucoup plus court que le second (comme chez les
autres Æormica &). Les palpes sont conformés comme chez les
autres espèces, mais il sont plus longs; leur extrémite atteint le
trou occipital. Sillon frontal faible, mais distinct. Aire frontale
grande, triangulaire, luisante. Pronotum à peine convexe d’avant
“en arrière. Métanotum allongé, très oblique relativement aux autres
espèces du genre. Les organes génitaux sont comme chez les autres
espèces. Hypopygium court, échancré de chaque côté, avec un lobe
médian arrondi plus long que les deux dents obtuses qui bordent
latéralement l’échancrure. L’écaille du pédicule est basse, épaisse
(aussi épaisse que haute) et faiblement échancrée à son bord
supérieur.
Mandibules ponctuées. Tout le reste du corps extrêmement fine-
ment réticulé et très luisant. Sur l'abdomen les réticulations se
transforment en partie plus ou moins en rides transversales.
La pilosité dressée est assez abondante sous le corps, aux organes
génitaux et sur la tête, fort éparse sur le dos du thorax et sur le dos
CLXIIT
de l'abdomen, tres rare sur les tibias, nulle sur les scapes. Une
pubescence extrêmement fine et entièrement couchée recouvre assez
abondamment les pattes et les antennes, tandis qu’elle est très rare
ailleurs.
Un seul mâle pris en Attique par M. von Œrtzen.
Cette curieuse espèce est si aberrante qu’on serait presque tenté
d’en faire un genre nouveau. Sa couleur, ses grandes facettes, ses
grands ocelles parlent pour des mœurs nocturnes. Son hypopygium,
ses palpes, ses arêtes frontales, son écaille et son métanotum la
rapprochent des Myrmecocystus, tandis que tous les autres carac-
tères l’en éloignent entièrement. Sa fossette clypéale séparée de la
fossette antennaire la rapproche des Prenolepis et des Œ'cophylla.
Mais en somme, les caractères fonciers sont ceux du genre Formica
où je la laisse aussi longtemps du moins que l’ouvrière n'est pas
connue.
GENRE SYSPHINGTA Roger (Berl. ent. Zeitschr. 1863).
Mayr a cru devoir rattacher à ce genre la Ponera crocea Roger.
Je crois qu’il faut aussi y joindre la Ponera melina Roger. Ces deux
espèces sont de la Caroline, l’un des États Unis. L'espèce typique
unique, la #. micrommata Roger est de l'Amérique du Sud.
L'espèce suivante, récoltée par M. von Œrtzen en Grèce doit être
rapportée à ce genre, dont elle vient ainsi que la #. #melina modifier
un peu les caractères. Ses arêtes frontales qui ne sont ni élevées,
ni perpendiculaires au front, se rapprochent tout à fait de celles de
la S. melina, espèce qui m'est inconnue. Mais la description de Roger
de sa P. melina se rapporte si bien à notre espèce que je croirais à
son identité si la patrie n’était si différente. Du reste la description
de Roger est trop incomplète pour permettre de juger de différences
spécifiques. Les S. melina et europæea ne diffèrent des autres espèces
du genre que par leurs arêtes frontales et par l’éperon pectiné des
pattes médianes qui d’après Roger ferait défaut à la S. micrommata.
S. europæa n. sp. — © Long.3 miil. Tête carrée, à angles anté-
rieurs marqués et à angles postérieurs arrondis. Mandibules munies
devant de deux dents après lesquelles vient un court espace édenté,
lequel est suivi de trois ou quatre dents très
petites. Elles sont ridées à leur base, à gros
points enfoncés vers leur extrémité, et assez
poilues. L’épistome est extrêmement court
et ne forme guère que le bord antérieur un Fig. 2 — Sysphingta europæa,
peu élevé de la tête. Au milieu il forme une Ruseueprof-
pointe mousse qui se prolonge un peu en arrière en carène.Arêtes fron-
tales recourbées devant les fossettes antennaires où elles atteignent
presque le bord antérieur de la tête. Elles sont médiocrement élevées,
CLXIV
à peine sinueuses, assez rapprochées devant, divergentes en arrière
et occupent 1/4 à 1/3 de la longueur de la tête. Entre elles deux sont
deux très petites arêtes de chaque côté du sillon frontal qui est large
et luisant. Pas d’yeux. A leur place se trouve de chaque côté, au
milieu des côtés de la tête une tache pigmentée. Antennes de
12 articles. Scape plus court que la tête, cylindrique à sa base, élargi
et un peu aplati à son extrémité. Les articles 3 à 10 du funicule
sont plus larges que longs. Le dernier article est cylindrique et
long comme les quatre précédents ensemble.
Thorax court, élargi devant, plus étroit que la tête, voûte, surtout
en avant. Sutures du dos presque oblitérées. Cependant on aperçoit
un peu la suture pro-mésonotale. Les côtés du thorax sont un peu
aplatis, mais son dos est trop arrondi pour qu'on puisse le dire
bordé. La face déclive du métanotum est presque verticale, un peu
concave. À l'angle qui la sépare de la face basale sont deux petites :
dents lamelliformes.
Pédicule surmonté d’un nœud ou d’une écaille très épaisse à sa
base, où elle est plus longue que large, mais amincie en talus vers
son sommet qui est arrondi. Elle est plus étroite et plutôt moins
haute que le métanotum. En dessous, le pédicule est muni d’une
dent verticale à son tiers antérieur et de deux très petits tubercules,
l’un un peu en avant, l’autre fort en arrière de la dent. Le pédicule
est articulé au milieu du premier segment abdominal. Ce dernier est
relativement petit, tronqué devant; la face antérieure de sa lame
ventrale (surface tronquée) est bordée d'une arête sémicireulaire.
L’étranglement entre le premier et le second segment abdominal est
tres fort. Le second segment abdominal est très grand, plus large et
plus long que le thorax. Sa lame dorsale est dilatée et fortement
récourbée postérieurement, si bien qu’elle forme à elle seule l'ex-
trémité postérieure apparente de l'abdomen. Sa lame ventrale est au
contraire extrêmement raccourcie, plus courte que celle du premier
segment. Il s’en suit que le 3°° segment abdominal est complètement
articulé horizontalement sous le second, et que la face articulaire
regarde même un peu en avant. Les trois derniers segments sont
courts, courbés en avant, et du dernier sort un fort aiguillon dirigé
directement en avant. Les trois paires de pattes sont fortes, gran-
des, et munies chacune d’un fort éperon pectiné. Onglets simples.
Tout le corps peu luisant ou presque mat, densément ponctuée ou
réticulé-ponctué, y compris les pattes et les antennes. Les points
enfoncés sont assez grossiers et renferment eux-mêmes au milieu un
second point enfoncé circonscrit qui porte un poil. Seul le 2° seg-
ment abdominal est luisant, finement ponctué, à points espacés et
piligères, ce qui provient de l’effacement de chaque gros point cir-
conscripteur,
CLXV
Une assez forte pubescence couchée jaunâtre, répandue partout,
et formant un duvet qui n'empêche pas de voir la sculpture. Pilosité
dressée médiocre, à peu près égale partout, aussi sur les tibias et les
scapes.
D'un jaune roussâtre ou d’un roux jaunâtre absolument uniforme.
Récoltée en Élide (Morée occidentale) par M. von Œrtzen, cette
espèce vient fournir un nouveau genre à la faune européenne.
GENRE OLIGOMYRMEX Mayr (Tijdschrift voor Entomologie,
Deel X, 1867).
Ce genre, fort rapproché du genre #Solenopsis dont il a la
massue grande et biarticulée, mais distinct par ses antennes de
9 articles au lieu de 11 chez la femelle, est fondé sur la © d’une
seule espèce, l'O. concinnus Mayr des îles de la Sonde. L’espèce
suivante, récoltée par M. von Œrtzen en Élide (Morée occidentale)
correspond en tont point aux caractères génériques donnés par Mayr
et constitue un genre nouveau pour la faune européenne.
©. OErtzeni n. sp.— Q Long. 4, 5 mill. Tête un peu plus longue
que large, à peine rétrécie devant, faiblement évasée derrière, à
côtes faiblement convexes. Mandibules triangulaires,
luisantes, assez faiblement striées, avec une ponctua- & .
tion éparse entre les stries et six à sept dents courtes. "
3. — Oligomyr-
Un large sillon longitudinal luisant et lisse s'étend ‘ee OErr:en Q,
de l’ocelle antérieur au milieu du bord antérieur de la ‘7°
tête où il forme une fossette, des deux côtés de laquelle le bord
antérieur de l’épistome proémine en angle obtus. Épistome mal
délimité en arrière. Arêtes frontales fort distantes, courtes, droites,
peu divergentes. Yeux gros.
Thorax encore plus étroit que chez le Solenopsis fugaz auquel
cette fourmi ressemble un peu, plus étroit que la tête, allongé, assez
bas. Le métanotum est muni de deux dents lamelliformes écartées,
obtuses, divergentes.
Premier nœud du pédicule semblable à celui d'un 1 Leptothoraz,
cylindrique devant, épaissi derrière, mais en talus. Son bord supé-
rieur raminci et transversal est droit et encore assez épais. Le
second nœud est carré-arrondi, aussi long que large, à peine plus
large que le premier.
Tête fortement striée en long et mate, tant en dessus qu’en
dessous, sauf les côtés derrière les yeux et les angles postérieurs
qui sont luisants et ont une ponctuation éparse assez forte et
régulière. Cette ponctuation se continue entre les stries du front.
Sur le vertex et l’occiput les stries divergent jusqu’à devenir presque
transversales sur ce dernier. Pronotum strié en long sur les côtés.
Côtés du métanotum et du métasternum striés-ridés obliquement,
CLXVI
Face déclive du métanotum ridée transversalement, sauf en haut,
entre les dents où elle est lisse et luisante. Quelques stries sémicir-
culaires derrière l’écusson. Face basale du métanotum ridée devant
en travers. Premier nœud du pédicule grossièrement réticule-ridé et
réticulé-ponctué. Côtés du second nœud réticulés. Toutes ces parties
sont plus ou moins mates. Le métanotum, l'écusson, les côtés du
mésothorax, le dessus du second nœud et l'abdomen sont lisses et
luisants avec une ponctuation éparse, piligere, assez forte, sauf sur
l'abdomen où elle est très fine.
Sur les tibias et les scapes une pilosité oblique, plutôt couchée.
Sur le reste du corps la pilosité éparse, mais assez abondante est
aussi oblique, mais se redresse en partie.
D'un noir à peine brunâtre. Abdomen d’un brun noiratre. Pattes
et antennes d’un brun jaunâtre avec les cuisses et les scapes plus
foncés. Bord terminal des mandibules rougeûtre.
Les ailes manquent.
Élide (Morée occidentale), M. von Œrtzen.
GENRE CREMASTOGASTER Lund.
C. sordidula Nyl. — ©. Variété de couleur foncée sans dent
sous le premier article du pédicule. Les tibias sont aussi moins
poilus et l’angle rentrant formé par le mésonotum et le métanotum à
leur rencontre est un peu plus fort.
Ile de Crète, M. von (Œrtzen.
GENRE TEMNOTHORAX Mayr.
T. recedens Nyl., st. XZogeri Emery. — Q. Cette forme a été
fondée par M. Emery sur les exemplaires de Zante décrits par
Roger, et que ce dernier auteur avait cru être le vrai recedens Nyl.
De fait, à part la longueur des épines du metanotum, je ne puis
découvrir aucune différence caractérisée entre les 7”. Rogeri et
recedens Q, de sorte que je crois devoir faire du 7. Æogeri une
simple race du recedens . Voici les différences :
Chez le 7°. recedens 1. sp. Q, le métanotum n’a que deux dents
triangulaires aussi larges (à leur base) que longues; chez le
T. Rogeri, ces dents sont remplacées par deux épines dont la lon-
gueur égale deux fois et demi la largeur de la base. En outre chez
le 7. Rogeri la sculpture de la tête et du métanotum, tout en ayant
exactement la même forme et la même répartition, est un peu plus
forte, plus accentuée que chez le recedens à. sp. Les bandes brunes
de l’abdomen sont moins bien délimitées et un peu plus larges chez
le Rogeri. Enfin une légère impression sur la partie postérieure de
l’épistome au milieu est distincte chez le Xogeri, à peine distincte
CLXVII
chez le recedens à. sp. Longueur de la Q Rogeri 4,5 mill.
Une © de l’île de Zante, M. von Œrtzen.
Voici la liste des espèces de Fourmis rapportées de Grèce par M.E.
von Œrtzen. La Grèce est encore fort peu explorée au point de vue
myrmécologique, de sorte que cette liste offre un grand intérêt :
Camponotus ligniperdus Latr., G Mont Parnasse.
» pubescens Fabr., GQ Morée occidentale.
» Gestroi Emery, © _» »
» » race creticus n. st., © Ile de Crête.
» Kiesenwetteri Roger, O9 Céphalonie.
» sylvatieus Oliv. st. cognatus Sm., © Grèce.
» » » st. æthiops Latr., OQ Zante, Cépha-
lonie, Morée, Crète.
) » » i. sp., OQ Crète, Morée.
> » » v. dichrous Forel,G« Crète, Attique.
» » » v. pilicornis Roger, © Grèce.
» lateralis Oliv. i. sp., Attique, Nauplia.
» » » v. foveolatus Mayr, Attique, Crète.
» » » _v. dalmaticus Nyl.,Céphalonie, Attique,
Morée.
Colobopsis truncata Spin., 2 Crète.
Formica oculatissima n. sp., Attique.
Formica (gagates ? rufibarbis ? ), & Taygète.
Myrmecocystus viaticus F., Attique.
» cursor Fonsc., © Attique & Crète.
» pallidus Mayr var., O Morée.
Prenolepis nitens Mayr, QG, Attique.
Lasius flavus Degeer, © et G;' Céphalonie, © Olympe et Thessalie.
» alieno-brunneus, © Grèce.
» alieno-niger, O Crète.
» alienus Fôrst, 09 Attique, Morée.
Plagiolepis pygmæa Latr., © Morée, Attique, Naxos, Crète.
Acantholepis Frauenfeldi Mayr, O9 Attique, Morée, Crète.
Liometopum microcephalum Panzer, © Morée.
Bothriomyrmex meridionalis Roger, © Attique.
Tapinoma erraticum Latr. et var. nigerrimum Nyl., Céphalonie,
Morée.
Dolichoderus quadripunctatus L., © Olympe, Morée.
Amblyopone denticulata Roger, G Attique.
» impressifrons Emery, © Elide (Morée).
Sysphingta europæa n. sp., © Élide (Morée occidentale).
Ponera contracta Latr., O Morée, Q Nauplia. j
Ponera contracta Latr., variété ressemblant à l’ochracea, & Elide
(Morée).
CLXVIIT
Myrmecina Latreillei Curtis, & Attique, Nauplia.
Pheidole pallidula Nyl., O4 Thèbes, Morée, Attique.
Solenopsis fugax Latr., QG Grèce.
Temmothorax recedens Nyl., race Rogeri Emery, © Zante (n'avait
pas été retrouvé depuis Roger).
Oligomyrmex Œrtzeni n. sp., Q Élide (Morée occidentale).
Tetramorium cæspitum L., © Parnasse. Variéte : Élide,
Monomorium subopacum Sn OO Naxos.
Leptothorax tuberum Fab. 1. sp., Q Élide (Morée).
) » r. luteo-interruptus, & Élide (Morée).
» ) r. corticalis Schenk, © Attique.
» » r. unifasciatus eo O9 Morée, Céphalonie.
Myrmica ruginodis Nyl., O Nauplia.
Aphænogaster structor Latr., GO Crète, Élide, Céphalonie,
Taygète, Parnasse.
» barbara L., GQG' Attique, Naxos, Morée, Livadia.
v » v. meridionalis André, © Doris, Olympe.
» semipolita Nyl, © Élide (Morée).
» splendida Roger, Q Attique.
» subterranea Latr., GQ Morée, Naxos, Céphalonie.
Cremastogaster scutellaris Oliv., GQ Morée, Olympe, Crète.
» sordidula Nyl., O variété, Crète.
Cette liste intéressante, qui contient trois nouveautés pour
l'Europe, comprend 41 espèces différentes et 15 races ou variétés.
La Q et le G* du Camponotus Kiesenmwelleri étaient inconnus jus-
qu'ici. Un certain nombre des autres espèces de la liste n’avaient pas
encore été trouvées en Grèce.
— Il est donne lecture d’une
NOTE SUR LE MICO, ARAIGNÉE VENIMEUSE DE BOLIVIE,
par E. Simon.
M. le D" Sacc, directeur du Laboratoire national de Chimie à
Cochabamba (Bolivie), nous a envoyé les renseignements suivants
sur une araignée venimeuse, connue dans le pays sous le nom de
Mico, et donc la piqûre produirait sur l’homme des effets encore plus
redoutables que ceux attribués dans le midi de l'Europe à celles de
la Tarentule et du Latrodecte.
« Le Mico, écrit le D' Sacc, ne court pas vite, mais il fait des
« sauts énormes de 25 à 30 centimètres, il n’attaque jamais, fuit
« toujours, ne mord que pour se défendre. Sa morsûre produit l'effet
« du fer rouge et elle est suivie d’une violente inflammation; aussitôt
« le sang passe dans les urines et la mort arrive au bout de quelques
« heures si on ne peut arrêter les effets de ce venin qui paraît ana-
« logue à celui du serpent à sonnettes. On combat ces effets avec
1.
CLXIX
« l’ammoniaque caustique mais plus habituellement et plus sûrement
« par la cautérisation au fer rouge ou par l’ablation de la partie
« mordue. Les Micos sont généralement gris, les plus gros sont
« noirs, il y en a aussi de rouges, on dit que ce sont les plus dange-
« reux. Ils se creusent des terriers assez longs, dans lesquels il se
« réfugient quand il pleut, mais par le beau temps on les trouve un
« peu partout jusque dans les maisons; mais surtout dans la
« couronne calicinale des grenades, où j'en ai rencontré jusqu’à
« cinq à la fois. »
Intrigués par cette curieuse observation nous avons demandé
communication du co et nous avons été surpris de reconnaître
que cette araignée redoutable appartient à la famille des Aides
dont aucun représentant n'avait jusqu'ici été signalé comme nuisible
à l’homme.
Parmi les individus communiqués par le D Sacc nous avons
trouvé deux espèces du genre Dendryphantes voisines d’autres
espèces américaines et quelques autres araignées : un Z'rachelas, un
Phlegra, de jeunes Anyphæna, qui partagent certainement à tort
la réputation du Âico. La seconde partie de la note du D° Sacc
indique au reste suffisamment que ce nom s'étend à plusieurs
espèces tres différentes.
Le Dendryphantes noxiosus E. Sim., se rapproche assez du
D. nidicolens Walck., d'Europe et encore plus de certaines espèces
de l'Amérique du Nord; il est remarquable par les écailles argentées
deses chélicères et il se rapproche un peu du genre Phidippus C.Koch
principalement par la courbure bien prononcée de la première ligne
oculaire.
Le D. Sacci E. Sim., se rapproche au contraire du genre Pianor
Peckham (= Zriculus E. Sim.) par l’aire oculaire très longue et
beaucoup plus large en arrière qu'en avant.
Dendryphantes noxiosus sp. nov.
G' long. 4, 5m,
Cephalothorax brevis et crassus supra subtiliter clathrato-rugosus
niger fulvo-nitido pubescens vitta marginali alba latissima squamu-
lata cinctus, parte cephalica in medio squamulis albis paucis ornata.
Pili oculorum pauci et breves fulvo-rufuli. Oculi antici in linea
evidenter recurva, laterales a mediis sat late remoti (a mediis spatio
diametro oculi vix angustiore sejuncti). Clypeus dimidio diametro
oculorum mediorum paulo latior. Area oculorum dorsalium postice
quam antice vix latior et postice latitudine cephalothoracis paulo
angustior. Abdomen ovatum supra atrum utrinque sensim rufulum
in medio fulvo-pubescens in lateribus albo-squamulatum, infra
pallide fuscum parce albo-squamulatum et pilosum. Sternum nigrum
CLXX .
albo-pilosum. Chelæ parum longæ antice subplanæ nigræ in parte
basilari densissime argenteo-squamulatæ. Pedes antici reliquis lon-
giores et multo crassiores, femore dilatato et compresso, nigri albo-
squamulati et pilosi, patellis rufescenti-tinctis, metatarsis ad basin
tarsisque pallide luridis. Pedes postici fusci coxis trochanteribus
femoribus ad basin tibiis supra metatarsis tarsisque pallide luridis.
Patellæ anticæ intus breviter uniaculeatæ, tibiæ infra 2-3 acu-
leatæ atque aculeo laterali interiore munitæ, metatarsi infra
2-2 aculeati. Tibiæ posticæ parcissime et graciliter aculeatæ.
Metatarsus 3i paris aculeis apicalibus et aculeis subbasilaribus binis
armatus sed metatarsus 4i paris aculeis apicalibus tantum armatus.
Pedes-maxillares sat graciles fusco-rufescentes albo-squamulati,
femore gracili curvato, patella vix longiore quam latiore parallela
subquadrata, tibia patella breviore supra ad basin depressa sed ad
apicem leviter incrassata extus apophysa apicali nigra mediocri
simpliciter acuta antice et paulo infra directa instructa, tarso
longo et angusto teretiusculo, bulbo simpliciter ovato ad apicem
triangulariter exciso.
Q (pullus) long. 5", — Cephalothorax rufo-castaneus prope oculos
niger pilis elongatis (subsquamiformibus) albis dense vestitus, parte
cephalica præsertim ad marginem frontalem pilis fulvo-nitidis
paucis ornata. Pili oculorum supra fulvi in medio et infra nivei.
Pili clypei nivei densissimi et longissimi. Abdomen breviter ovatum
rufo-lividum vitta longitudinali fusca apicem haud attingente nota-
tum crebre fulvo-pubescens et propre apicem lineolis transversis
sinuosis albo-pilosis ornatum. Venter in medio late infuscatus albo-
squamulatus et pilosus. Sternum nigrum albo-setosum. Chelæ ad
basin crassissime albo-squamulatæ. Pedes luridi, antici femoribus
ad apicem patellis tibiisque infuscatis, reliqui pedes confuse annu-
lati. Aculei ut in mare sed patellæ anticæ muticæ et tibiæ anticæ
aculeo laterali interiore carentes. (Vulva haud perfecte adulta).
Dendryphanthes Sacci sp. nov.
Q long. 4".
Cephalothorax sat crassus sed deplanatus niger, supra fulvo ad
marginem late et crebre albo-pubescens. Pili oculorum fulvi, pili
clypei nivei longissimi et densissimi. Oculi antici anguste separati
in linea subrecta. Area oculorum dorsalium longa parte thoracica
non multo brevior postice quam antice multo latior et cephalotho-
racis latitudine parum angustior. Abdomen oblongum rufo-lividum
fulvo-pubescens, vitta marginali lata albo-testacea albo-pilosa
utrinque sinuosa omnino cinctum et vitta media fusea obscurius
fulvo-pilosa breviter et obtuse lobata (lobis intensius fuscis et
maculis albidis obliquis separatis) decoratum. Venter pallide
CLKXI
testaceus albo-pilosus, vitta media lata et integra nigra notatus.
Mamillæ nigræ. Sternum nigrum nitidum parce et longe albo-
pilosum. Chelæ nigræ nitidæ transversim rugatæ prope basin
setis albis paucis munitæ sed haud squamulatæ. Pedes breves
antici reliquis multo robustiores fusco-rufuli longe albo-setosi
metatarsis tarsisque testaceis. Reliqui pedes pallide luridi apice
femorum patellarum et tibiarum leviter et confuse infuscato. Tibia
l' paris infra aculeis 3-3, tibia 2° paris infra aculeis 2-1, metatarsi
quatuor anteriores infra aculeis 2-2 instructi. Tibiæ posticæ
parcissime aculeatæ. Metatarsi quatuor postici aculeis apicalibus
tantum instructi. Plaga vulvæ nigro-nitida simplex obtuse triquetra
antice stria profunda semicirculari discreta.
Nora. Les deux espèces suivantes nous ont été envoyées par
le D' Sacc en même temps que le Hico :
Phlegra didelphis sp. nov.
Olons 602.
Cephalothorax altus et longus postice sat ampliatus antice leviter
declivis niger supra pilis fulvis ad marginem pilis sordide albidis
longis vestitus, margine frontali pone oculos maculis albis parvis
trinis notato. Pili oculorum supra et in medio nivei infra cum pilis
clypei sordide albidi. Oculi antici in linea subrecta parum distantes.
Clypeus oculis mediis anticis circiter duplo angustior. Area oculorum
dorsalium subparallela postice cephalothorace non multo angustior.
Abdomen ovatum supra crebre fulvo-cinereo pubescens in parte
secunda lineis duabus nigris parallelis utrinque lineolis obliquis
albis binis sectis ornatum. Venter pallide fulvus albo-pubescens.
Mamillæ nigræ. Sternum chelæque nigra. Pedes robusti et breves,
femoribus præsertim anticis dilatato-compressis, fusci longe fulvo-
pilosi, coxis metatarsis tarsisque praesertim posticis dilutioribus et
olivaceis. Metatarsi tarsique antici circiter æquilongi. Patella cum
tibia 4 paris metatarso cum tarso saltem haud longior. Tibiæ
anticæ infra 3-2 metatarsi 2-2 aculeati. Tibiæ metatarsique postici
valde et numerose aculeati. Pedes-maxillares fulvi longe albido-cri-
niti, patella tibia tarsoque supra ad basin fusco-notatis. Plaga
vulvæ magna subquadrata fulva postice rufulo-marginata utrinque
carina subtillima spirali notata et in medio carina angusta rufula
longitudinaliter secta.
Trachelas arcifer sp. nov.
Q long. 5,5°%, — Cephalothorax brevis et convexus niger nitidus
valde punctato-rugosus, parte cephalica antice sensim læviore.
Oculi postici in linea leviter recurva, medii lateralibus paulo majores
et a lateralibus quam inter se remotiores spatio diametro oculi
angustiore sejuncti. Oculi antici in linea sat procurva linea postica
CLXXIT
non multo angustiore, medii paulo majores et inter se quam a late-
ralibus paulo remotiores. Spatium inter oculos laterales anticum et
postieum diametro oculi paulo latius. Clypeus oculis: lateralibus
anticis angustior. Abdomen late ovatum fulvo-testaceum breviter et
parce fulvo-pilosum, in parte prima vitta longitudinali lanceolata, in
parte altera linea longitudinali et arcubus transversis 4-5 exilibus
nigricantibus ornatum, infra lineis duabus fuscis parallelis notatum.
Sternum nigrum dense celathrato-rugosum. Chelæ robustæ nigræ
parce et grosse rugoso-punctatæ. Pedes sat breves, antici reliquis
vix robustiores, pallide flavi coxis anticis infuscatis et rufulo-tinctis,
patellis tibiisque extus minute fusco-binotatis, articulis eunctis
muticis, metatarsis tarsisque anticis leviter scopulatis. Pedes-maxil-
lares omnino flavi. Plaga vulvæ fulva ovata utrinque margine semi-
circulari sinuosa fusco-nitida limitata.
— M. Heylaerts nous adresse diverses notes.
QuaTRE PSYCHIDES NoUvELLES DE L'ÎLE DE SUMATRA
par F.-J.-M. Herylaerts.
1]. EUMETA WEYERSI M.
Mas. — Brunneo-cupreus, dense hirtus; capite antice posticeque
brunneo: antennis 30-articulatis, ciliis a medio decrescentibus,
nigricantibus; pseudopalpis brevibus et brunneis.
Thorace et abdomine supra et subtus læte brunneo-hirtis.
Partibus genitalibus brunneis.
Pedibus validis brunneo-hirtis, tibiis anterioribus spina maxima.
Alis anterioribus brunneo-cupreis elongatis, apice produeto,
margine externo perobliquo, costis 12 : 4 135 et S +9 longe
peduneulatis, cellula media cellula intrusa longa.
Alis posterioribus etiam brunneo-cupreis subelongatis, apice
producto, margine externo fere recto, angulo anali perinsigniter
visibili, costis 8 liberis, cellula media permagna. — Fimbriis
concoloribus. — Expansio alarum : 26%.
Feminam erucamque non vidi.
Involucrum erucæ cylindricum, long. 30», foliorum fragmentis,
radiculis lichenibusque irregulariter obtectum.
Habitat : Znsula Sumatra prope Fort-de-Kock.
Je dédie cette espèce, trouvée par M. le D' Van Riemsdyk, à
notre collègue M. J. L. Weyers à titre de dédommagement.
Ma Æophene Weyersi (vide Compte-rendu 6 juin 1885), ayant
été décrite par M. F. Walker sous le nom de Perina (genre des
Liparidæ) bipars, il faut que ce dernier nom soit rendu à mon
espèce. — Les fourreaux ont été trouvés sur le tronc d’un Waringin
(Urostigma benjaminum Miq).
|
CLXXTIII
2. KOPHENE BUTLERI fn.
Mas.—Fuliginosus ; capite parvo, oculis prominentibus ; antennis
validis fuscis 20-articulatis, ciliis longioribus à medio decrescenti-
bus ; pseudopalpis dilute fumatis.
Thorace abdomineque tenuiter constructis, supra et subtus
fuliginoso-hirtis.
Pedibus brunneïis, trochanteribus femoribusque brunneo-hirtis,
tibiis anterioribus spina magna.
Alis anteriobus latis, apice sub-rotundato, dense squamulis pilis-
que fuliginosis obtectis, costis 12: 4+5 breviter petiolatis, 7 et
8 + 9 + 10 ex eodem puncto, cellula media Pos
Alis posterioribus ejusdem coloris, costis 8 : 4 5 ex eodem
puncto, cellula media permagna cellula intrusa. — Fimbriis conco-
loribus nitidis. — Expansio alarum : 22".
Femina erucaque adhuc ignotæ sunt. Pupa maris, long. 10°",
castanea.
Larvæ Involucrum ab imagine permagnum est. Pars ejus anterior
cirrhis fragmentisque lignosis et lichenum longis, pars tamen poste-
rior fragmentis parvis obtectum est. Long. 20", lat. partis
anterioris 10®", partis posterioris 4".
Habitat : Znsula Sumatra, prope Fort-de-Kock.
Découvert par M. le D' Van Riemsdyck. — D’après les sarments,
les petites tiges, etc., dont le fourreau est couvert, je suppose que
la chenille se nourrit d’une plante bé quelconque.
Je dédie cette espèce à M. A. G. Butler, le savant conservateur
du South-Kensington Museum à drug qui ma mis à même,
lors de mon séjour en cette ville, d'étudier les Psychides du Musée
précité, et m'a rendu de précieux services entomologiques.
3. CHALIA RIEMSDYKI m.
Mas.— Hepaticolor, fulvo-hirtus; capite antice posticeque auran-
tiaco; antennis fulvis J4-articulatis, ciliis longioribus a medio
decrescentibus, pseudopalpis brevibus aurantiacis; thorace abdomi-
neque, tenuiter constructis, supra brunneo-, subtus tamen aurantia-
co-pilosis; partibus genitalibus flavis.
Pedibus flavis, aurantiaco-pilosis; tibiis anterioribus spina maxima.
Alis anterioribus elongatis, supra fulvo-brunneis, parte tamen
externa cellnlæ mediæ (cellula intrusa nulla) parteque interna
cellularum 1 b et 2 aurantiacis; super quam quod superficies fulvo-
brunnea squamulis aurantiacis conspersa est. — Fimbriis fulvo-
brunneis.
Subtus macula aurantiaca multo majori; venarum dimidia parte
basali etiam aurantiaco-conspersa. Costis 11 : 4 + 5 breviter petio-
latis, 7 et 8 ex eodem puncto.
CLXXIV
Alis posterioribus elongatis apice producto, supra fulvo-brunneis,
aurantiacis tamen cellula media partibusque internis cellularum
la, 1b,1lce, 2, 3 et 4; subtus aurantiacis brunneo-marginatis.
Costis 8 : 6 1-7 breviter petiolatis, cellula media permagna cellula
intrusa nulla. — Fimbriis fulvo-brunneis. — Expansio alarum.
12-15v. — Pupa maris, long. 6-7""., flavo-brunnea.
Feminam erucamque non vidi.
Larvæ involuerum (G) cylindricum, long. 16 mm., granis sabu-
losis fragmentisque lichenum irregulariter obtectum.
Habitat : Znsula Sumatra prope Fort-de-Kock.
Quelques &c obtenus par M. le D' Van Riemsäyk de chenilles
trouvées sur le Djeroek (Citrus spec.). En dédiant cette espèce
petite et jolie, mais surtout intéressante, à M. le docteur Van Riems-
dyk, je ne fais que payer une dette de reconnaissance. Sachant que
je m’occupe d'une monographie des Psychides, il a bien voulu faire
des recherches et tâcher de mener à bien l’éducation des chenilles
trouvées. Le résultat a été magnifique, car des cinq espèces envoyées
par lui, quatre sont inédites (une seule en trop mauvais état pour
être décrite), et de la cinquième, Zumeta Layardi Moore, il m'a
fait parvenir 1 Get 2 OO. Cette dernière, inconnue jusqu’aujour-
d’hui, a une longueur de 36 mm. et une largeur de 8 mm. La tête
et les écussons dorsaux sont d’un brun de poix et tres luisants,
comme les antennes et les pattes rudimentaires. Les segments, à
partir de la 4° sont gris-jaunâtres et les deux derniers sont bordés
d’un duvet velouté brunâtre. — La chrysalide a une longueur de
40 mm. et une largeur de 9-10 mm. Le fourreau diffère de celui
que M. F. Moore figure, « Lepidoptera of Ceylon », part. VII,
pl. 118. Au lieu de tiges assez fortes les fourreaux de Sumatra
sont couverts de feuilles, de petits morceaux de bois, de graines
vides, etc.
Espérons que M. le D' Van Riemsdyk fera son possible pour
éclairer ce mystère et nous envoyer encore d'autres Psychides.
J'espère surtout de bons spécimens de l’Aniula envoyée, pour que
je puisse la décrire bientôt. En attendant notre savant collègue a
bien mérité de notre chère science.
CORRIGENDA.
1. Dans ma description de l'ÆZ'umeta T'jipannensis m. (Compte-
rendu séance du 9 janvier 1886) il y a une faute d'impression,
qui pourrait induire en erreur. Il y a : As posterioribus..… ramulws
obliquus. Il faut lire : ramuo obliquo.
2. Dans le Compte-rendu, séance du 3 juillet 1886, il y a lin. 9
pag. CXXXI : «et des mouches vivantes, qui ainsi que les chry-
CLXXV
salides, donnèrent » etc. Il faut lire : « quelques mouches et des
larves vivantes, qui, ainsi que les chrysalides » etc.
Ib. lin. 12 « Plusieurs exemples », il faut lire « plusieurs exem-
plaires D».
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE.
Je viens de recevoir du Ministère de l'Intérieur des États-Unis,
sur la recommandation du Professeur Riley, un livre des plus
intéressants par rapport à l'Agriculture, mais qui, aussi au point
de vue entomologique a une grande valeur. C’est le « Fourth
report of the United-Slates entomological Commission », con-
tenant un travail monographique sur les Lépidoptères dont les
chenilles ravagent les plantations de cotonniers, les moyens de
prévenir et de faire cesser ces ravages, etc. Des données statis-
tiques y sont ajoutées pour donner une idée des pertes énormes
que peuvent causer ces ennemis du coton. Le livre en question n’a
pas moins de 546 pages et est illustré d’une grande quantité de
figures, représentant des insectes, deux cartes et 64 planches hors
texte, dont quelques unes sont coloriées. Donner une description,
même superficielle de cette monographie, la plus achevée que
j'ai jamais vue, prendrait trop de place ici. Je recommande seule-
ment à mes collègues belges la lecture de ce livre merveilleux pour
se faire une idée de ce que savent faire nos collègues d’Outre-mer
avec le concours du Gouvernement de leur pays.
Dans le travail la part du lion appartient à M. le professeur Riley,
président de la Commission entomologique de l'État, assez connu
par ses travaux et d’ailleurs dessinateur excellent. Ses collaborateurs
ont été les professeurs Barnard et Smith et MM. Burgess et Minot.
Ces deux derniers donnent une description anatomique des lépidop-
tères ravageurs ; le premier décrit les ustensiles propre à la destruc-
tion de ces insectes et le second donne un aperçu de la culture
cotonnière.
— M. Dietz annonce la capture à Lillo d’un Malacoderme nouveau
pour la Belgique que lui a déterminé M. Bourgeois et qu'on ne con-
naissait encore que d'Écosse : Telephorus Darwinianus Sharp.
— Notre collègue; M. Severin s’est trouvé seul à l’excursion du
12 septembre à Baudour : il ne connaissait pas la localité qui lui a
paru excellente pour la chasse aux Coléoptères. Il a vu voler
plusieurs Prionus coriarius L.
La seance est levée à 9 heures.
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TETUNES
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE,
COMPTES-RENDUS DES SEANCES.
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SÉRIE III. — Nc 78.
Assemblée mensuelle du 6 novembre 1886.
PRÉSIDENCE DE M. PREUDHOMME DE BORRE.
Présents : M'° Bertrand, MM. Capronnier, Coubeaux, De La
Fontaine, De Le Court, Demoor, M'° Derscheid, MM. Duvivier,
Engels, Fologne, Funck, Jacobs, Kerremans, L’Arbalestrier, Mau-
rissen, Meunier, Remy, de Selys-Longchamps, V. Van Campenhout,
Van Segvelt et Lameere, secrétaire.
La séance est ouverte à 8 heures.
Les procès-verbaux des assemblées mensuelles du 4 septembre et
du 2 octobre sont approuvés.
Le Président annonce que le Conseil a reçu la démission de
MM. Renard et Pierret, membres effectifs; il a admis comme mem-
bres effectifs : M. Fr. P. Pascoe, ancien président de la Société
entomologique de Londres, présenté par MM. Lameere et de Borre,
et M. le Dr Tosquinet, médecin principal à Bruxelles, qui avait déjà
fait partie de la Société jadis, et présenté par MM. L’Arbalestrier
et Kerremans.
A été nommé membre associé : M. Victor Van Campenhout,
étudiant, présente par MM. de Borre et Lameere,
Il est donné connaissance à l’assemblée des noms des trois can-
didats choisis par le Conseil pour la place de membre honoraire
devenue vacante par suite du décès de M. von Harold. Séance
tenante, deux autres noms sont ajoutés à la liste sur la présentation
de cinq membres, conformément aux statuts. Le président rappelle
que sides membres ont d’autres candidatures à présenter, ils peuvent
encore le faire jusqu’à l’assemblée mensuelle du 4 décembre; la liste
sera alors celoturée, et elle figurera sur la convocation de l’assemblée
générale du 26 décembre où se fera l'élection.
Toute proposition à discuter en assemblée générale, appuyée
par 5 membres, devra également parvenir au Conseil avant le
4 décembre au plus tard.
Correspondance.
M. Severin adresse son portrait-carte pour l’album de la Société.
M. le D° Alf. Dugès envoie la liste des mémoires que son frere,
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXX. q
CLXX VIII
notre collègue M. le D' Eug. Dugès, et lui ont publiés dans la Revue
mexicaine « Za Naturaleza ». Ce journal existe dans la bibliothèque
de la Société. Ce relevé a été dressé à la demande exprimée par
M. Eug. Simon dans une note parue dans nos Bulletins; il sera
déposé dans les archives à la disposition des membres qu'il peut
intéresser.
Rapports, présentation de mémoires.
Les rapports de MM. Fowler et de Borre sur le travail présenté
à la dernière séance par M. Fleutiaux ne sont pas encore parvenus
au Secrétaire.
M. Aug. Forel adresse un travail destiné aux Annales et intitulé :
Etudes Myrmécologiques en 1886. — Rapporteurs : MM. Tos-
quinet et Jacobs.
Lectures, communications.
M. de Selys-Longchamps donne lecture de la notice suivante :
ODONATES NOUVEAUX DE PÉKIN,
par M. de Selys-Longchamps.
Il y a peu de temps, mon honorable collègue, M. Herman
Albarda (de Leéuwarden) m’adressait gracieusement un petit lot
d'Odonates originaires de Pékin.
Il ne consistait qu’en six espèces; mais, chose bien rare, cinq
d'entre elles étaient nouvelles pour la science et qui plus est, d’un
intérêt géographique particulier par les groupes spéciaux auxquels
elles appartiennent.
Quatre de ces espèces nouvelles sont franchement paléarctiques,
ce qui n’a pas lieu de surprendre en considérant la latitude (40° N.)
et le climat de Pékin et du nord de la Chine en général. Ce sont :
1. La Diplax imitans qui se place dans le groupe de la vwlgata
et y représente la section chez laquelle les pieds sont jaunâtres,
lignés de noir.
2. La Libella lineostigma, appartenant au groupe de la cœrules-
cens; mais elle est la seule espèce possédant un ptérostigma noir,
marqué longitudinalement d’une raie jaune.
8. Le Cordulegaster Pekinensis, se rapprochant beaucoup de
notre bidentalus.
4. La Platycnemis foliacea, remarquable par les quatre tibias
postérieurs du mâle énormément dilatés, est sous ce rapport une
exagération de la /atipes. Jusqu'ici on n'avait pas observé ce genre
(composé seulement de quatre espèces) ailleurs qu’en Europe et dans
le pourtour de la Méditerranée et de la Mer noire.
La 5° espèce d’Odonate nouveau est le Sieboldius Albardæ. Je
CLXXIX
suis heureux de rappeler par cette dédicace le nom du savant név-
roptérologiste néerlandais auquel l’Entomologie est redevable de
tant de bonnes observations. C’est une grande et magnifique espèce,
qui représente en Chine le japonicus constituant à lui seul jusque
là, le sous-genre S'ieboldius démembré du grand genre de l'Amérique
septentrionale que j'ai nommé //agenius.
Ayant reçu le japonicus de Bornéo, je craignais que la patrie :
Japon, indiquée pour l’un des exemplaires du Musée de Leyde ne
fût le résultat d’une erreur d’étiquette ; la découverte d'une espèce
voisine dans le nord de la Chine me porte à croire maintenant que
le type du groupe existe réellement au Japon.
Le seul Odonate de l'envoi qui ne fût pas nouveau est le Cordule-
gaster (Anatogaster) Sieboldir Selys, qui se trouve à la fois au
Japon et dans la Chine septentrionale.
Les nouveautés que je dois à la générosité de M. Albarda ont
d'autant plus de prix pour moi que j'ai déjà publie ici la Faune de
contrées voisines (!):qu’il recoive donc en cette circonstance l’expres-
sion reitérée de ma vive gratitude.
Diplax imitans Selys n. sp.
Q. Abdomen 29 ; aile inférieure 31.
G' inconnu.
Q. Ailes hyalines fortement lavées de jaunâtre safrané le long
du bord costal jusqu’au ptérostigma environ. En largeur, cette
nuance s'étend jusqu’au secteur principal et le réseau est safrané sous
ces parties. Le bout des ailes enfumé clair. Membranule blanc sale.
Ptérostigma gris jaunätre entre deux nervures noires épaisses, long
de 3% 1/2; 7 antécubitales, la dernière surnuméraire et 5-6 post-
eubitales aux ailes supérieures, dont le triangle discoïdal traversé
est précédé du triangle interne de 3 cellules, et suivi de 3 rangs
postrigonaux.
Stature assez robuste. Jaune olivatre en dessus, plus pâle en
dessous. Face et levres jaune pâle.
Première suture (humérale) et la médiane des côtés du thorax
finement noirâtres, de même que les sutures de l’abdomen qui est
subcylindrique, un peu épaissi à la base. Les 3-7° segments portant
chacun un trait latéral obseur dans leur seconde moitié postérieure,
les 8 et 9° un trait dorsal longitudinal obscur. Ecaille vulvaire en
gouttière pointue, modérément redressée. Appendices anals Jau-
nâtres.
Pied jaune pâle, l’intérieur des fémurs et des tibias noirâtre.
Patrie : Pékin.
(‘) Recherches sur la Faune névroptérologique de l'Asie septentrionale, 1872.
— Les Odonates du Japon, 1883. — Révision des Diplax paléarctiques, 1884.
*
CLXXX
Observation. Cette espèce par le bout des ailes enfumé, rappelle
l'infuscata du Japon et de la Chine, mais cette dernière a les pieds
noirâtres et l’écaille vulvaire prolongée. L’uniformis et la croceola
des mêmes régions n’ont pas de noir aux pieds. L’2ifans par ses
pieds lignés de noir ainsi que par l’écaille vulvaire se rapproche au
contraire de la vwlgata, groupe que j'ai défini dans la Révision des
Diplax paléarctiques (Annales de la Société entomologique de Bel-
gique, 1884).
La stature et la coloration de l’imitans ressemblent assez à celles
de la Zibella lincostigma décrite ci-après, mais cette dernière s’en
sépare facilement par le grand nombre d’antécubitales, le ptérostigma
longitudinalement bicolore et aussi par les côtés du 8° segment
dilates.
Libella lineostigma Selys n. sp.
Abdomen 427-31 ; 0 26-28mn, Aile inférieure G'31-35; Q 32-35mn,
G' jeunes. Ailes assez larges, arrondies. Réticulation noire, mais
l'extérieur de la nervure costale et les nervules transverses costales
et sous-costales antécubitales jaune pâle. Les deux premiers espaces
costaux depuis le quadrilatère jusqu’au ptérostigma lavés de jaune
olivatre; le bout des ailes plus ou moins enfumé après celui-ci qui
est mince, long de 3 1/2 "" entre deux nervures noires. Il est noir,
marqué d’une raie longitudinale jaune pâle contre son bord infé-
rieur, plus large à la base. Triangle des supérieures traversé d’une
ou de deux nervules, suivi de 3 rangs, précédé du triangle interne
de 3 cellules: Membranule blanche; 12-14 antécubitales; 7-8 post-
cubitales aux ailes supérieures.
Jaune olivâtre, plus pâle à la face, marqué de noirâtre ainsi
qu’il suit : l’espace des ocelles (fnement prolongé contre les yeux);
au thorax en avant une bande antéhumérale épaisse juxtahumérale
brune, et une raie étroite à la suture médiane latérale.
Abdomen médiocre subtriangulaire, un peu épaissi à la base et
subdéprimé, jaune olivâtre en dessus; les sutures finement noires,
les côtés et le dessous des 4-9e segments brun noirâtre ainsi qu’une
raie terminale aux mêmes segments, ce qui forme des taches
dorsales doubles dans le genre de celles de la Z. cancellata.
10° segment et appendices anals jaune pâle; ceux-ci un peu plus
longs que le dernier segment. Organes génitaux peu proéminents.
Pieds jaunâtres ; l'extérieur des fémurs et les tarses brun noirâtre.
G adulte. Ailes limpides non lavées de jaunâtre, leur bout non
enfumé ou ne conservant qu'un léger vestige terminal de cette
nuance.
Front grisâtre ; les dessins jaunes du corps entièrement ou pres-
que entièrement cachés par une pulvérulence bleuâtre qui couvre
CLXXXI
le prothorax, le devant du thorax et l’abdomen. Côtés du thorax
blanc-bleuâtre un peu pulvérulents. Poitrine noire.
Pieds noirâtres;, intérieur des premiers fémurs livide.
Q jeune. Semblable au mâle jeune. Le bord antérieur des ailes
souvent lave de jaunâtre dès la base; 8° segment à bords latéraux
étroitement dilatés, noirâtres. Ecaille vulvaire renflée, triangulaire,
non échancrée. Appendices anals jaune pale, un peu plus longs que
le 10° segment.
Q adulte. Poitrine noirâtre; pieds noirs, excepté la base interne
des fémurs.
Patrie : Pékin.
Observation. Espèce très reconnaissable à son ptérostigma longi-
tudinalement bicolore. Je ne connais pas d'autre espèce de Libellule
qui présente ce caractère-
Sieboldius Albardæ Selys n. sp.
G. Abdomen 55; aile inférieure 47®,
Ailes hyalines; réticulation noire; costale citron; ptérostigma
mince, long de 64/2"", couvrant 7 cellules, brun. Membranule
presque nulle. Aux ailes supérieures, 18 anticubitales et 13 post-
cubitales. Triangles discoïdaux allongés, traversés par une nervule
allant du côté supérieur à l’externe, suivis de 4 cellules puis de
2 rangs. Bord anal un peu plus excave que chez le japonicus.
Tête petite, large de 9"" 1/2, noire excepté le dessus du front
qui forme une bande transverse jaune citron débordant légèrement
sur le devant, et les coins de la bouche de même couleur. Lèvre
inférieure brun noirâtre. Bord de l’occiput brièvement cilié, très
élevé verticalement, formant deux gros tubercules pyramidaux
accoles à leur base, séparés ensuite l’un de l’autre par une échan-
crure en demi-lune.
Prothorax noir, sa base jaune. Thorax robuste noir, ayant en
avant de chaque côte une bande antéhumérale jaune coudée à angle
droit l’une vers l’autre au bord mésothoracique, de manière à
former deux 7 se touchant par la tête. Entre ces bandes la crête
dorsale est finement jaune, de sorte que le dessin forme avec elle
une sorte d'M renversé. Sur les côtés il y a deux large bandes
obliques jaunes occupant le premier et le dernier espaces et une
raie de même couleur entre elles sur le deuxième espace.
Abdomen épaissi aux deux extrémités, noir, marqué de jaune
ainsi qu’il suit : une tache dorsale triangulaire au 1°" segment; une
dorsale étroite pointue en arrière au 2e, et une large bande latérale
maculaire aux mêmes segments. Les 3-7e portent une tache arrondie
occupant à peu près leur cinquième basal divisée en deux par l’arête
dorsale. Au &, les deux taches ne sont pas séparées et occupent le
CLXXXII
tiers basal sous forme de demi anneau. Le 10° segment bombé, plus
large que long, à bord presque droit.
Appendices anals noirs; plus courts que le 10e segment. Les
supérieurs longs d’un millimètre environ, très écartés, épais à la
base, courbés en dedans, puis inclinés en haut à leur extrémité qui
est eflilée-pointue. Vus de profil, ils montrent en dessous une dent
médiane courte, obtuse, puis une seconde forte, penchée en bas et
en dedans presque à leur extrémité, qui semble ainsi bifurquée.
Appendice inférieur un peu plus court. épais, plus large que long,
profondément échancré pour former deux branches écartées coni-
ques, courbées en haut et en dehors.
Pieds noirs, robustes. Les fémurs postérieurs énormes, longs
de 15", les tibias de 12m,
Q inconnue.
Patrie : Pekin.
Observation. Ressemble au japonicus par la face noire. Il en
diffère par les bandes antéhumérales formant un 7 ou même un M.
Les taches jaunes de l'abdomen en demi-anneaux, enfin la grande
élévation en deux tubercules coniques de la lame de l’occiput.
Le dessin du devant du thorax le rapproche beaucoup de l'Zage-
nius brevistylus de l'Amérique septentrionale, dont le sous-genre
Sieboldius ne se distingue guère que par la lame élevée et échancrée
de l'occiput et le dessin de l'abdomen en demi-anneaux et non en
raie dorsale longitudinale.
Cordulegaster pekinensis Selys n. sp.
G Abdomen 57; aile inférieure 45.
Ailes hyalines; costale très finement jaune en dehors; 17-18
antécubitales aux supérieures, leur triangle discoïdal traversé; le
triangle anal des inférieures de 4 cellules. Ptérostigma médiocre,
long de 3 1/2%%, brun, membranule blanchâtre.
Occiput non renflé, cilie de brun, jaune en arrière avec un point
noir. Derrière des yeux jaunàtre bordé de noir par en haut. Lèvre
supérieure jaune, très finement bordée de noir de tous côtés, traver-
sée par une virgule enfoncée noire. Face jaune, rhinarium noir;
front jaune, très excavé en dessus, avec une raie noire transverse
épaisse en avant contournant les côtés, et à la base de chaque côté
devant les antennes une tache carrée obscure. Lèvre inférieure
jaune ferrugineux.
Thorax noir, ayant en avant deux bandes cunéiformes courtes,
élargies et arrondies en haut, pointues vers le bas, et sur les côtés
deux bandes obliques, une sous chaque aile; entre elles trois petites
taches jaunes superposées.
Abdomen noir à anneaux jaunes médians des 3-6° segments un
peu plus larges que chez le bidentatus, occupant leur quart et une
CLXXXIII
tache latérale triangulaire postérieure plus large que chez les autres
espèces aux 2-6° segments. Aux 6-8°, la tache médiane existe seule;
les 9-10 noirs.
Pieds noirs.
Appendices anals aralogues à ceux du bidentatus. Les supérieurs
rapprochés à la base avec une dent submédiane précédée d’une
autre plus forte tout à fait basale. L'appendice inférieur un peu
plus court, plus long que large, légèrement rétréci au bout.
Q inconnue.
Patrie : Pékin.
Observation. Ce n'est probablement qu’une race du Zuniferus du
Thibet décrit dans les 4% Additions au Synopsis des Gomphines
(Bull. Acad. R. de Belgique, 1878). Les seules différences à noter
seraient que chez le luniferus la lèvre supérieure est largement
entourée de brun ferrugineux, le rhinarium obscur, les deux taches
basales de la base du front réunies en une seule, et les 9-10°
segments noirs; la taille est aussi plus forte.
Le Pekinensis G se distingue bien du bidentatus d'Europe par
la lèvre supérieure dont la fine bordure noire n'est pas élargie sur
les côtés, les deux taches obscures de la base du front, l’occiput
jaune en arrière, les anneaux jaunes de l’abdomen plus larges,
l'existence d’une tache latérale terminale triangulaire au bout des
3-6° segments, les appendices anals supérieurs rapprochés à leur
base, leur première dent située à leur extrême base, la cellule du
bord anal des ailes inférieures divisée en quatre (normalement en
trois chez bidentalus).
Platycnemis foliacea Selys n. sp.
Abdomen G 26; Q 25°®, Aile inférieure G' 18 ‘/:; © 20mn.
G' Ailes étroites, hyalines; ptérostigma court, oblique en dehors,
plus court que la cellule qu’il sarmonte, jaunâtre foncé ; 10-11 post-
cubitales aux supérieures.
Mélange de gris pale et de fauve, à dessins noirs.
Lèvres et joues roussâtre pale; épistome, front et dessus de la
tête gris bleuâtre pulvérulent. Derrière des yeux, une raie trans-
verse blanchâtre, bornée en arrière par une bande noîrâtre qui
s’élargit en bas vers le prothorax.
Prothorax gris-bleuâtre pulvérulent, avec une bande longitudi-
nale blanchâtre de chaque côte, bordée elle-même de noirâtre en
dehors. Lobe postérieur subarrondi.
Thorax noirâtre pulvérulent en avant, y compris le premier
espace latéral, avec une raie humérale étroite blanchâtre. Le reste
des côtés et le dessous blanc jaunâtre avec une ligne obscure à la
suture médiane.
Fond de l’abdomen gris-bleuâtre pale, passant au fauve clair
CLXXXIV
après le 3° segment, avec des dessins noirâtres comme suit : au
l# segment une tache basale dorsale carrée; au 2°, une double
bande dorsale longitudinale mal arrêtée, finissant à ses deux tiers;
aux segments suivants un cercle noir aux articulations; un anneau
basal assez large aux 4-7°, et un anneau presque terminal noir
élargi en tache pointue sur l’arête dorsale aux 5° et 4° segments,
dont le dessus est gris-bleuâtre; aux 5-7°, le dessus après l’anneau
basal fauve est noirâtre; les 8-10*, noirs en dessus, mais cette
couleur rétrécie au 10°, dont les côtés sont fauves. Dessous de
l'abdomen fauve pale, avec une raie longitudinale noire à la suture
ventrale.
Appendices anals livides; les supérieurs droits, subtriangulaires
épais, formant un angle interne obtus près de la base, l'extrémité
mousse, non bifide, les inférieurs un peu plus longs, en pinces peu
courbées. Vus de profil, ils sont d’abord relevés, puis un peu inclinés
au bout qui est obscur, effilé, courbes l’un vers l'autre.
Fémurs noirâtres étroitement livides en arrière. Tibias blancs;
les quatre postérieurs énormément dilatés en un disque oval mince
applati, ayant à peu près la forme d’une feuille d’orme. Le long de
ce disque émergent 8 à 10 cils noirs plus courts que chez les autres
espèces.
Q jeune (incomplètement colorée?). Presque en entier roux jau-
nâtre pâle. Tête jaunâtre livide, un peu olivâtre à l’épistome en
dessus et en arrière près de l'occiput, où l’on voit un vestige des
raies du mâle.
Prothorax brun olivâtre au centre ; le bord postérieur parait lar-
gement échancré, parce que sa pointe médiane effilée est fort
redressée en corne recourbée vers la tête; les angles latéraux obtus.
Thorax plus pàle en dessous, avec vestige d’une raie humérale
jaune pâle.
Abdomen subcomprimé, marqué de noirâtre ainsi qu’il suit : une
petite tache basale dorsale au 1‘ segment; un cercle fin aux arti-
culations des suivants ; une petite tache presque terminale au 6°, une
bande dorsale longitudinale aux 7-8°, enfin le dessus du 9° excepté le
bout. La suture ventrale noirâtre, plus épaisse aux 7 et 8° segments.
Appendices anals coniques, livides, un peu plus courts que le
10° segment qui est fendu.
Pieds roux jaunâtre; tibias non dilatés, les postérieurs portant
8 cils noirs longs.
Patrie : Pékin.
Observation. Le mâle est bien différent des quatre espèces con-
nues de Platycnemis par ses quatre tibias postérieurs encore plus
dilatés et à cils plus courts. Ils est sous ce double rapport inter-
médiaire entre la latipes et la Psilocnemis alatipes (Mac Lachlan)
CLXXXV
de Madagascar, rappelant encore cette dernière espèce par le
système de coloration de l'abdomen, chez lequel la nuance du fond
est fauve et les dessins obscurs, tres étendus et non marqués
d’une ligne claire à l’arête dorsale. La couleur cendrée un peu
pulvérulente qui se montre à la tête et au thorax est encore une
exception dans le genre. Les appendices anals ressemblent beaucoup
à ceux de la latipes.
Quant à la femelle, que je rapporte aux deux mâles types parce
qu'elle est arrivée avec eux, l’exemplaire ne paraît pas avoir pris
toutes ses couleurs. Elle est difficile à distinguer de celle de l’acuti-
pennis de l'Europe méridionale occidentale dont elle ne se sépare
guëre que par le dessus de la tête brun clair sans dessins noirs et
par la bande noirâtre dorsale des 7-9° segments sans ligne dorsale
pâle sur l’arête.
Si elle appartient réellement aux mâles décrits ci-dessus, elle
offrirait cette singularité de n’avoir pas les tibias dilatés alors que
ceux-ci chez le mâle, le sont davantage que chez aucune des quatre
autres espèces connues.
— M. Van Segvelt annonce la capture d'un exemplaire d’A/opa
cervina dans le bois d'Héverlé par M. Proost.
— M. Roelofs fait savoir que son fils a pris dans la province de
Drenthe, en Hollande, un Mélandryide très rare, nouveau pour la
faune des Pays-Bas et qui se trouvera sans doute aussi en Belgique,
Phlæotrya Vaudoueri Muls.
— M. de Borre fait diverses communications : >
M. le D' R. Moniez, professeur à la Faculté de médecine de l'Etat,
à Lille, m’écrit :
« Votre Catalogue des Isopodes cite (note de M. Dollfus) le 7richo-
niscus roseus comme devant être trouvé en Belgique, parce qu'il se
rencontre dans le nord de la France; je sais en effet que M. Eug.
Simon l'a trouvé à Ault (Somme), mais je puis vous indiquer une
station beaucoup plus proche de la Belgique. J’ai capturé cette
espèce (1 exemplaire seulement) dans les fortifications de Lille, et
elle abonde sous les pierres dans les cours de la Faculté de Médecine
de l'État.
« Cylisticus levis est aussi commun dans nos fortifications.
« M. Mac Leod indique le Platyarthrus Hoffmannsegqii près de
Maestricht. Je puis vous citer une seconde localité belge, dans les
fourmilières de la vallée de Montigny sur Roc et à Rampemont
près Roisin. »
— Bien qu'il fût indubitable qu’une espèce aussi vulgaire dans
nos contrées que le Carabus catenulatus se rencontrerait dans les
Flandres, aucune capture authentique ne m'avait encore permis
de le faire figurer sur la liste des Carabiques de ces provinces. Je
CLXXXVI
viens d’en voir un exemplaire pris cette année à Locre près Ypres
par M. Boedt.
M. G. Séverin a pris cette année à Carnières l’'Odontœus mobi-
licornis.
— Le Président fait passer sous les yeux de l'assemblée des
feuilles de vigne atteintes d’Zrinose, maladie produite par un
Acarien microscopique, le PhAytoptus vitis Landois : elles provien-
nent de raisins cultivés en plein air. Il donne en même temps lecture
d’une notice publiée à ce sujet par notre collègue M. Puls dans le
Bulletin d'Arboriculture, de Floriculture et de Culture potagère
qui s’édite à Gand.
— M. de Borre montre enfin diverses aberrations de Lépidoptères
capturées dans nos environs par un amateur, M. Hippert. Cet
entomologiste se propose de dresser une liste de ses captures. sou-
vent intéressantes, qu'il espère soumettre à nos Lépidoptéristes.
— L’excursion de Wavre S' Catherine n’a pas eu lieu : M. Remy
s’est rendu à la gare, et n’y trouvant aucun de nos collègues, n’a pas
cru devoir affronter le mauvais temps pour se rendre dans la
localité.
La séance est levée à 9 heures.
EC CSOD-3—
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE.
COMPTES-RENDUS DES SÉANCES.
— ——
SÉRIE III. — Ne 79.
Assemblée mensuelle du 4 décembre 1886.
PRÉSIDENCE DE M. PREUDHOMME DE BORRE.
Présents : MM. Bergé, De La Fontaine, M'* Derscheid,
MM. Devaux, Duvivier, Engels, Fologne, Francois, Jacobs, Kerre-
mans, L’Arbalestrier, Remy, de Selys-Longchamps, V. Van Cam-
penhout, Van Nerom, Van Segvelt et Lameere, secrétaire.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 6 novembre est
approuvé.
Le Conseil a recu la démission de M. Degouve de Nuncques,
membre associé.
Le Président rappelle à l'assemblée que la séance générale ordi-
naire de cette année aura lieu le 26 décembre à 1 heure de l’après-
midi.
Aucune proposition n'étant présentée pour être discutée dans cette
reunion, et la liste des candidats à la place de membre honoraire en
remplacement de feu Edg. von Harold étant close, l’ordre du jour
est déclaré arrêté, conformément aux Statuts.
La prochaine assemblée mensuelle ordinaire qui devrait avoir lieu
le ler janvier 1887 est remise au samedi 8.
M. Preudhomme de Borre cède la présidence à M. Jacobs, vice-
président.
Le Secrétaire donne lecture d’une lettre adressée en qualité de
Conservateur de la Section des Articules du Musée royal d'Histoire
naturelle par M. Preudhomme de Borre, au Président et aux
membres de la Societé.
« Il vient de m'être donné communication d’une dépêche de
« Monsieur le Ministre de l’Agriculture, de l’Industrie et des
« Travaux publics, m'invitant à fournir sans retard à l’Administra-
« tion des bâtiments civils les renseignements nécessaires pour la
construction des meubles à affecter à la Section des Articulés dans
« les nouveaux locaux du Musée d'Histoire naturelle, qui s’édifient
en ce moment au Parc Léopold.
« Par suite des rapports actuellement existant entre votre Societe
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXX. à
2
2
&
CLXXX VIII
et le Musée, je me trouve dans l’impérieuse nécessité de vous
inviter à vous prononcer d'une manière catégorique et définitive
sur vos intentions dans cette circonstance. Je vous rappellerai
que, jouissant depuis 1857 à 1858 d’un local dans les bâtiments
dits de l’Ancienne Cour, vous vous êtes vu confirmer cette jouis-
« sance par la convention conclue avec M. le Directeur du Musée,
«
A
A
sous l’approbation du Gouvernement, en date du 27 septem-
bre 1868, convention actuellement encore en vigueur et, par suite
de laquelle vous avez en ce moment encore l'usage :
« 1° D'une grande salle pour vos séances, salle dont le mobilier,
sauf un pupitre, appartient au Musée.
« 2° D’une pièce servant de bibliothèque et de bureau pour votre
Secrétaire, dans la maison louée par l’État comme annexe du
Musée actuel, sise rue de Ruysbroek, n° 46. Les rayons des
bibliothèques, et tout le mobilier de cette pièce appartenant aussi
« au Musée de l'État.
À
€
a
« 3° Vos collections d'insectes, déposées au milieu de celles de
l'État, sont conservées par le Musée, sous la surveillance d’une
commission nommée par vous.
« C’est sur la continuation ou la cessation totale ou partielle de
« ces rapports que j'ai l'honneur de vous inviter à vous prononcer
« le plus tôt possible, et d'une manière qui ne laisse la porte
LC
SN
LC
=
A
=
2
A
ouverte à aucune difficulté ultérieure. Il y a naturellement
urgence, car les dispositions que je vais avoir à demander au
Gouvernement pour l'installation et le mobilier de la Section
entomologique sont tout à fait, vous le comprenez, subordonnées
au point de savoir si et jusqu’à quel point votre Société et ses
propriétés continueront à nous suivre là où le Gouvernement a
décidé de nous installer.
« Agréez, etc. »
Le Conseil a répondu de la manière suivante :
« MONSIEUR LE CONSERVATEUR,
« En réponse à la dépêche que vous nous avez adressée, nous
avons l’honneur de vous annoncer que nous croyons ne pas pouvoir
consulter la Société entomologique sur ses intentions à l’égard du
transfert du Musée royal d'Histoire naturelle, avant d’avoir une
connaissance complète des projets ayant rapport à l'installation
de la Section des Articulés et à celle qui nous serait réservée
dans les nouveaux locaux du Parc Léopold.
« Vu l’état encore peu avancé des travaux, nous pensons qu’il n'y
a pas urgence dans la prise de dispositions concernant les collec-
tions entomologiques, celles-ci ne pouvant être transportées
avant le complet assèchement des constructions.
CLXXXIX
« Nous estimons par conséquent qu’un temps plus que suffisant
« existe pour que des plans parfaitement müris soient soumis à
« notre examen.
« Agréez, etc. »
M. Preudhomme de Borre annonce qu’il a transmis cette lettre à
M. le Directeur du Musée royal d'Histoire naturelle, et il reprend
la présidence de l'assemblée.
Correspondance.
MM. Pascoe et Tosquinet remercient pour leur admission comme
membres effectifs. M. Tosquinet adresse également son portrait-
carte pour l’album de la Societe.
La Société royale Linnéenne nous fait part de la mort de son
président, M. C. Bernard.
Rapports, présentation de mémoires.
M. Preudhomme de Borre donne lecture du rapport de M. Fowler
et du sien sur le Supplément au Cataloque de MM. Gemminger et
Harold au 1+ janvier 1885 concernant les Zanquriides et les Zro-
tylides. Conformément aux conclusions de ces rapports, l'assemblée
décide que le manuscrit sera retourné à l'auteur et que M. Fleutiaux
sera invité à compléter son relevé en y faisant figurer les espèces
décrites dans ces deux dernières années.
M. Jacobs fait en son nom et au nom de M. Tosquinet rapport sur
le mémoire présenté à la dernière séance par M. Forel : Xtudes
Myrmécologiques en 1886. Il donne lecture d’un passage très inte-
ressant de ce travail relatif à la biologie des Fourmis et conclut à
l'impression aux Annales. — Adopté.
Lectures, communications.
M. Plateau nous adresse deux communications :
Je crois rendre service à mes savants confrères de la Société
entomologique en leur signalant l’apparition de l’ouvrage suivant :
The Structure and Life-history of the Cockroach (Periplaneta
orientalis), an Introduction to the Study of Znsects, by L. C. Miall
and Alfred Denny. (Loweill Reeve and Ce) London 1886, 8° 224 p.
et 125 figures dans le texte.
Comme le titre l'indique, ce livre est une monographie anatomo-
physiologique de la Blatte.
Non seulement les auteurs sont des hommes de science ayant déjà
fait leurs preuves, mais, de plus, ils ont eu recours à d’autres
travailleurs pour rendre leur œuvre aussi complète que possible.
Ainsi, M. J. Nusbaum de Varsovie a rédigé le chapitre du dévelop-
pement embryonnaire, M. S. H. Scudder a écrit les pages intéres-
santes qui concernent les Blattides fossiles, enfin, M. Miall m'a fait
CXC
l'honneur de me prier de revoir diverses parties et de résumer l’état
de nos connaissances sur les mouvements respiratoires.
Si j'ajoute qu'en tête de chaque chapitre se trouve une biblio-
graphie du sujet, que la plupart des figures sont originales et que
tout l’ouvrage est écrit dans un style simple et clair, j'en aurai dit
assez, je crois, pour faire comprendre que {ke C'ockroach est appelé
à rendre les mêmes services qu'ont rendus successivement la Mono-
graphie du Hanneton par Straus-Dürckheim et celle de l'Écrevisse
par Huxley.
Les vieilleries malheureusement classiques qui déparent la plupart
des traités d’entomologie sont définitivement mises à l'écart et
l'étude consciencieuse de la Blatte avec le livre comme guide peut
mettre du premier coup l’entomologiste désireux de s’instruire au
courant de l’état actuel de la science.
— Un de mes amis a bien voulu soumettre à mon examen une
assez grande quantité d'Isopodes terrestres récoltés dans les envi-
rons de Spa durant l’éte dernier.
Cette petite collection qui est aujourd'hui partagée entre les
Universités de Liège et de Gand ne renfermait que cinq espèces se
répartissant comme suit :
50 Armadillidium vulgare Latr. (var. variegatum).
36 Oniscus murarius Cuv.
5 Philoscia muscorum Scop.
5 Porcellio dilatatus Br.
200 (environ) Porcellio scaber Latr. (type et variétés).
La seule forme un peu remarquable est P. dilatatus. Les exem-
plaires appartiennent bien à cette espèce et ne sont pas des P. scaber
plus élargis que les individus types(’). J'insiste sur ce fait, parce
que d’après la ÂVote sur les Crustacés Isopodes de la Belgique
publiée dans les Comptes-rendus de la Société entomologique
(avril 1886) par mon confrère et ami Preudhomme de Borre, le
Musée royal d'Histoire naturelle ne possède, de Belgique, qu'un
seul P. dilatatus pris à Lessines par feu Th. Le Comte.
(‘) Il est évident que j'ai évité cette fois de commettre l’erreur très justement
relevée par M. Preudhomme de Borre à la page 7 de sa note.
CXCI
— Le Secrétaire donne lecture de deux notices que lui a trans-
mises M. Coubeaux.
LISTE
DE
QUELQUES INSECTES RARES RECUEILLIS EN BELGIQUE ET DANS
LE GRAND DUCHÉ.
LÉPIDOPTÈRES.
Pieris Napi Linné, aberr. © Sabellicæ Steph. — Un exemplaire
bien caractérisé pris sur la chaussée de Wavre, près de
Rouge Cloître, fin mai 1886.
— Daplidice Linné. — J’ai pris vers le 18 août 1885 G'et Q
a Vianden dans le Grand Duché, ainsi qu’un autre exem-
plaire « dans la vallée de la Prüm à la même époque
en 1886.
Anthocharis Cardamines Linne. — Je possède un exem-
plaire ©, pris aux environs de Bruxelles et dont les ailes
inférieures sont jaunâtres.
Leucophasia Sinapis Linné. — J’ai pris un € à Boitsfort le
ler août 1886. Cette espèce commune autrefois comme
l'indique le volume I des Annales, est maintenant je crois
une assez bonne capture.
Lycæna Bellargus Rott. — Un pris à Echternach le 19 août
1586 Cette espèce est locale et peu répandue en Belgique.
— — ab. Ceronus Esp. — Deux exemplaires à Echternach
le 19 août 1886.
Limenitis Populi Linné. — Un exemplaire C pris dans la vallée
du Flairon, province de Namur, le 2 juillet 1886.
Melitæa Cinxia Linne. — Groenendael le 16 mai 1886, trois
exemplaires.
Argynnis Ino Esp. — J'ai pris le 12 juillet 1885 sur l’Avenue
de Lorraine cette rare espèce, mais comme l’exemplaire
était abimé je crois que c’est accidentellement que je l'ai
capturé dans cette localité.
Erebia Æthiops Esp. — Cette espèce rare en Belgique est com-
mune à Vianden et à Echternach.
Satyrus Circe F. — Deux exemplaires à Echternach le 21 août
1886.
Smerinthus Ocellata Linné. — Pris Get © accouplés le 10 juin
1884 à Saventhem; le 8 juillet suivant j’eus de petites
larves.
CXCII
Sesia Empiformis Esp. — Un exemplaire Avenue de Lorraine, le
14 août 1886.
Nemeophila Russula Linné. — Un exemplaire le 13 juin 1886
près de Notre-Dame-au-bois.
Spilosoma Mendica Clerck. — Une © sur la grand’ route de
Bruxelles à Waterloo, pres de la Grande Espinette à la
fin de mai 1884, et une autre près de Ravenstein le
6 juin 1886.
Hepialus Humuli Linné. — Deux G' à Groenendael, le
15 août 1886 et le 30 août 1886.
Psyche Hirsutella Hb. — Trois exemplaires près de Notre-
Dame-au-bois le 13 juin 1886.
Laria L-nigrum Muller. — Le 23 août 1885, j'ai pris deux
exemplaires de cette espèce dans la forêt de Soignes vers
Groenendael.
Psilura Monacha Linné. — Un «; à Boitsfort le 1er août 1886
et un autre le 15 du même mois à Groenendael.
Ocneria Dispar Linné, aberr. G nigra de Selys. — Un exem-
plaire trouvé dans le jardin de l'hôtel à Vianden, fin
août 1885.
Saturnia Pavonia L. — Un G' obtenu d’éclosion en avril 1883;
j'avais trouvé la chenille l’année précédente dans la forêt
près de Rouge Cloître.
Harpyia Furcula L. — G'etQ dans le forêt près de Rouge
Cloître, fin mai 1886.
— Bifida L. — Le 6 juin 1886 une © dans la même localité que
le précédent.
Notodonta Chaonia Hb. — Un exemplaire CG fin mai 1883 à
Boitsfort.
— Trimacula Esp. — Cette espèce est déjà citée dans le Cata-
logue (Annales de 1882); c’est je crois le second exemplaire
découvert en Belgique : il a été pris le 23 mai 1886 à
Groenendael.
— — aberr. Dodonæa Sv. — L’exemplaire que j'ai trouvé dans
le forêt près de Rouge Cloître le 15 mai 1884 est assez
différent de celui qui se trouve dans la collection de M. le
baron de Thysebaert.
Drynobia Melagona Bkh. — Deux © dans la forêt de Soignes
près de Rouge Cloître et à Groenendael à la fin mai 1883
et le 4 juillet 1886.
Moma Orion Esp. — Trois exemplaires à Groenendael en
juin 1885.
Agrotis Janthina Esp. — Un exemplaire le £5 août 1885 à
Vianden; cette espèce est rare en Belgique.
CXCIII
Mamestra Serena F.— Rouge Cloître, fin juillet 1885, et Waul-
sort le 3 juillet 1886.
Mania Maura L. — Un exemplaire à Echternach le 24 août 1886.
Je crois cette espèce très rare en Belgique.
Brephos Parthenias L. — Un exemplaire pris au milieu de
mars 1886.
ORTHOPTÈRES.
Pachytylus stridulus Linné. — Assez abondant dans les vignes
à Vianden, fin août 1885, d'où j'en ai rapporté quelques
exemplaires.
COLÉOPTÈRES.
Odontæus Mobilicornis F. — J’ai trouvé ce rare insecte à
Groenendael.
Geotrupes vernalis var. verte. — Je possède un exemplaire
de cette espèce trouvé à Echternach le 19 août 1886 qui a
les élytres, le thorax et la tête aussi vertes que le Geotrupes
mutator; le dessous a aussi des teintes vertes.
Rhizotrogus fuscus OI. -— Espèce trouvée dans la vallée de la
Molignée, province de Namur, et nouvelle pour la faune de
cette province.
— À la fin du mois de juin 1885, à l’époque où l'Amphidasis
Belularius se trouve assez communément dans la forêt de Soignes,
je trouvai le long du chemin de fer près de la station de Boitsfort,
une curieuse aberration noire de cette Phalène, la première
je crois que l’on trouve en Belgique. Elle forme le passage entre le
type et l’aberration Doubledayaria de Millière en ce qu’elle est
moins noire que celle-ci; comparée au type, elle a la même forme;
la tête est blanche à la naissance des antennes, puis noire; sur
le devant du thorax se trouve une ellipse blanche tranversale, le
reste de cette partie est noir et le dessous couvert de poils brun-noir;
les pattes sont noires; l’abdomen noir foncé, les ailes noires parse-
mées de blanc.
— À propos de la communication précédente, M. de Selys fait
remarquer que cette variété noire de l’Amphidasis Betularius semble
être assez répandue dans des îles du Nord de l'Écosse.
— M. Preudhomme de Borre fait diverses communications.
M. Weyers vient de m’ecrire ce qui suit :
ah.» En même temps que votre lettre, j'ai recu le Compte-
rendu de la séance du 7 août, dans lequel j'ai trouvé votre note sur
l'Anoxia villosa. Vous avez eu raison de faire appel à mes souve-
nirs, Car je puis d'autant mieux confirmer la capture authentique
de cette espèce intéressante, que j'en ai été témoin; je me rappelle
aussi parfaitement l’exclamation de surprise poussée par notre
CXCIV
regretté collègue en découvrant l’exemplaire qui se trouve actuelle-
ment au Musée. Malgré toutes nos recherches, ce jour là, nous
n’avons trouvé que ce seul exemplaire.
« Si Van Volxem n’a pas signalé cette remarquable capture à la
séance suivante, cela tient fort probablement à ce qu’il était absent
de Bruxelles. Il lui arrivait parfois de ne pas assister à plusieurs
séances de suite pour cause de voyage ou de villégiature. Revenu
à Bruxelles, la date de cette capture étant déjà assez éloignée et
n'ayant plus, par conséquent, un caractère d'actualité bien marqué,
il aura sans doute négligé d’en faire mention. Cela lui est arrive
souvent, comme à moi-même du reste, pour un certain nombre
d'espèces remarquables pour notre faune, appartenant à tous les
ordres d'insectes.
« L'année suivante, chassant seul à Calmpthout dans la même
saison, l’idée m’est venue de rechercher encore l’Anozia villosa,
donc j'ai eu le plaisir de recueillir deux ou trois exemplaires à peu
près au même endroit, sur quelques petits arbustes. On les trouve
au repos sur les feuilles, de la même manière que le Welolontha
vulgaris. Je ne me rappelle plus, malheureusement, ce que j'ai fait
de ces exemplaires, dont je ne croyais pas l'importance aussi
grande. L'endroit de ces captures n’est pas fort éloigné de la gare,
à gauche et près du chemin de fer dans la direction du nord(!).
«Tout ceci vient bien prouver combien il est regrettable que, depuis
une trentaine d'années, nous n’ayons pas mis en pratique le système
inauguré par vous pour arriver pratiquement et empiriquement à la
connaissance approfondie de notre faune nationale, spécialement en
ce qui concerne les Coléoptères; une masse de documents curieux
ou intéressants ont été ainsi perdus, faute d’avoir été mentionnés et
enregistrés en temps. Nous serions déjà arrivés actuellement à des
résultats relativement importants et nous aurions déjà pu songer au
travail d'ensemble. J’exprime ces sincères regrets pour que nos
collègues, plus jeunes dans la carrière, mettent à profit les leçons de
l'expérience et évitent de tomber dans les mêmes fautes; qu’ils
enregistrent jour par jour exactement toutes leurs captures et notent
soigneusement les localités ; en un mot qu’ils mettent consciencieuse-
ment en pratique les conseils fort judicieux que vous leur avez
donnés jadis à ce sujet. »
— Notre collègue, M. Bivort, de Fleurus, m'a communique
récemment un Microlépidoptère dont la larve a causé cette année
un sérieux préjudice aux vins de Bourgogne de sa cave, en perfo-
rant les bouchons. M. Fologne a bien voulu la déterminer. C’est
(‘) D’après un petit plan joint à la lettre de M. Weyers, il faut au sortir de la
gare, après avoir traversé la voie ferrée, prendre un sentier qui la longe dans la
direction du Nord. C’est à la rencontre de ce sentier avec le premier chemin qui
s’en sépare à angle droit, que les Axoæia ont été capturées deux années de suite.
CXCV
l'Œnophila V-flavum Hw., Tineide du groupe des Lithocollétides,
portant dans le Catalogue Staudinger et Wocke le n° 2824. Cette
spécialité nuisible de ses mœurs est bien connue et lui a valu son
nom. Elle ne semble être belge qu’à titre d’insecte introduit avec
les bouchons de liège, ce qui lui assigne la région méditerranéenne
pour patrie. Elle avait déja été parfois signalée et figure sous le
nom d'Ælachista flava dans le premier catalogue de Microlépidop-
tères publié dans le Tome II de nos Annales, par feu De Fré.
— Parmi les Dyliscus de la province de Hainaut, je n'avais pu
encore citer le D. circumflezus, à défaut de capture authentique.
M. Séverin en a pris cette année plusieurs exemplaires à St-Eloi,
près de Mariemont.
J'ai également une addition à faire à la faune des Carabiques de la
province de Namur, venant de voir un Pris{onychus terricola, pris à
Corioule près Assesse, par M. Seeldrayers, amateur de notre ville.
M. Bivort m'a communiqué une Cicindela germanica qu'il a prise
cet été entre Fleurus et Boignée, dans un chemin sablonneux.
— En parlant des Crustacés Isopodes recueillis en Portugal en
1871 par C. Van Volxem j'avais émis l’opinion que l’ÆZluma pur-
purascens devait avoir été capturé en Europe pour la première fois
par lui. D’après une lettre que je viens de recevoir de M. Dollfus,
ce point n’est pas bien certain, car on en connaissait des captures
dans le département de la Charente, dont les exemplaires sont au
Musée de Troyes, et une autre capture en Portugal, qui sont peut-être
antérieures. En 1882, l'espèce était citée comme européenne par
M. Eaton, sous le nom de Xhacodes inscriptus. M. Dollfus lui-même
l’a reçue des environs d'Angoulême, où elle paraît commune.
— M. Hippert, amateur de cette ville, a dressé la liste de ses
captures lépidoptérologiques en Belgique. Ce relevé est remis à
M. Fologne chargé d'examiner s’il s’y trouve des espèces dignes
d’être mentionnées.
La séance est levée à 9 1/2 heures.
—0-<0<—
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE,
COMPTES-RENDUS DES SÉANCES.
— #8 —
SÉRIE III. — N° SO.
Assemblée générale du 26 décembre 1886.
PRÉSIDENCE DE M. PREUDHOMME DE BORRE.
Présents : MM. Berge, Capronnier, De La Fontaine, De Le Court,
Demoor, Dubois, Duvivier, Fologne, Fondu, Fontaine, Francois,
Jacobs, Kerremans, L’Arbalestrier, Remy, de Selys-Longchamps,
Thirot, Tosquinet, F. Van Campenhout, Vandervelde, Van Nerom,
Van Segvelt et Lameere, secrétaire.
La séance est ouverte à une heure et quart.
Le procès-verbal de l’assemblée générale du 26 décembre 1886
est approuvé.
Le Président prend la parole et s'exprime comme suit :
MESSIEURS ET CHERS COLLÈGUES,
Comme il est assez généralement d’usage, je n’aborderai l'exposé
de notre situation administrative qu'après vous avoir entretenu
quelques instants d’un sujet relatif à nos études.
Depuis un demi-siècle, une revue allemande fort renommée, les
Archiv für Naturgeschichte, donne chaque année, pour l’entomolo-
gie comme pour les autres branches de la Zoologie, un indicateur
très savamment rédigé et aussi complet que possible de tout ce qui
a paru l’année antérieure, jusqu'aux plus petites notices. Plus récem-
ment, l’Angleterre a commence les Zoological Records, qui rendent
le même service et, depuis trois ans, la Station zoologique de Naples
a aussi entrepris la publication d'un semblable rapport annuel.
D'autre part, M. le professeur Carus, de Leipzig, dans un réper-
toire paraissant toute l’année, s’efforce de tenir les lecteurs encore
plus rapidement au courant de la production colossale qui se poursuit
dans tout le domaine de la Zoologie.
Comme il est impossible d'avancer avec sécurité dans l'étude sans
être à même de savoir ce qui a été fait et continue à se faire pour
chaque sujet spécial dont nous voulons nous occuper, rien de plus
indispensable aujourd’hui que la lecture d'un au moins des recueils
qui paraissent ainsi chaque année. Disons en passant que notre
bibliothèque, outre le Zoologischer Anzeiger de Carus, contient les
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T, XXX $
CxCVIIT
Berichte allemands et napolitains pour l’entomologie, que le Musée
d'Histoire naturelle possède les Xecords anglais, ainsi que la Biblio-
thèque Royale, dont le dépôt renferme aussi tous ces résumés
périodiques pour toutes les branches de la zoologie.
Outre cette utilité immédiate et journalière, les publications de
ce genre offrent matière à de graves réflexions et c’est d’une de ces
réflexions que je pense aujourd’hui vous entretenir.
Lorsqu'on prend la peine de comparer ces répertoires à quelques
années d'intervalle, on voit immédiatement dans quelle proportion
la production de travaux entomologiques s’accroît constamment.
Mais, dans cette production de l’année qui, comme nombre, est
supérieure à celle de l’année précédente, la qualité augmente-t-elle
aussi comme la quantité ?
Je crains bien que non. Au point de vue de la diversité des sujets
que les auteurs abordent, il y a cependant progrès incontestable. On
cherche à étudier l’insecte de toutes manières, et les travaux anato-
miques, embryologiques, biologiques de valeur se multiplient de
plus en plus, à l'étranger surtout. Mais dans le domaine de l’entomo-
logie descriptive, pouvons-nous en dire autant? Non, certainement.
Il y a une vingtaine d’années et plus, les grands travaux mono-
graphiques étaient bien plus communs que de nos jours. Un auteur
consacrait des années de sa vie, quelquefois sa vie entière, à l’édifica-
tion d'une de ces œuvres magistrales qui étaient pour la science
des colonnes autrement solides que ces catalogues dont on abuse
tant aujourd’hui.
Ces catalogues, c’est incontestable, sont utiles, extrêmement utiles;
mais ils ne sont devenus si utiles que parce qu'ils se produisent
précisément pour dissimuler les profondes lacunes que laisse dans la
science l'abandon de plus en plus marqué de la voie des véritables
travaux monographiques.
Le grand mal de notre époque n’est pas du reste le catalogue;
c’est la description isolée des nouveautés qui se découvrent encore
chaque jour; c’est trop souvent la description de nouveautés qui
n’en sont pas; c’est aussi une importance exagérée attachée aux
variations que la nature nous offre avec tant de profusion et aux-
quelles on est trop pressé de vouloir attacher une dénomination
spécifique.
La question de la distribution géographique des êtres, question
dont nos prédécesseurs se préoccupaient beaucoup trop peu, vient
favoriser la publication de ces descriptions plus ou moins intempes-
tives. On se hâte de décrire isolément, comme je confesse l’avoir fait
moi-même plus d’une fois, les espèces rapportées par quelque voya-
geur; on en décrit à propos de la faune de telle ou telle région. Dans
ces éclosions continuelles de nouvelles espèces, il y à assurément un
CXCIX
enrichissement réel; beaucoup sont établies par des savants ayant
entre les mains tous les moyens de comparaison propres à les
éclairer : collections et livres; mais personne ne contestera qu'il
n’en reste pas, qu'il n'en reste beaucoup trop, qui ne sont que de
fausses nouveautés.
Les catalogues veulent remédier à l’éparpillement de ces espèces
nouvelles venues, mais ils ramassent tout indistinctement, le bon et
le mauvais, sans approfondir les questions d'identité. Parfois ils
essaient bien de trancher certaines de ces questious synonymiques,
mais pas toujours avec succès. Nombre d'espèces rejetées en syno-
nymie par le Cataloque Gemminger et Harold, un travail de premier
ordre pourtant, ont déjà dû être reprises et rétablies dans leur
dignité. Mais combien d’autres admises au contraire dans ce Cata-
logue n’a-t-il pas fallu biffer et combien n’en dissimule-t-il pas
encore qui, en bonne justice, devraient aussi disparaître ?
Voilà pourquoi tous ceux qui ont intérêt à voir la science marcher
sans entraves en avant, laissant de côté le bagage inutile que l’inex-
périence et parfois aussi la petite vanité des auteurs lui mettent sur
les bras, voilà pourquoi tous, nous devrions réclamer la reprise des
grands travaux monographiques. Combien de familles n’y a-t-il pas
qui attendent encore leur monographe? Pour combien d’autres la
monographie, si bonne qu’elle ait été à son heure, n'est-elle pas
devenue trop vieille ?
Il est trop facile de cataloguer sans les juger, les espèces qu’on
voit établir de toutes parts et tres légèrement. Il l’est moins de les
étudier comparativement toutes d’une manière approfondie pour
établir la véritable situation. C’est cette véritable situation qu’il
nous faut pourtant et non ce trompe-l'œil, ce provisoire du moins,
qui est le seul résultat que nous donne le meilleur catalogue.
Mais le monographe a de grands obstacles à surmonter.
Laissons de côté la paresse naturelle à l’homme et, chez ceux qui
en triomphent, l’impatience, trop commune aujourd’hui, de faire vite
aux dépens du faire bien.
On ne sort pas d’une monographie si on n’a pas eu en mains de
nombreux, de très nombreux matériaux. Non seulement il faut en
rassembler beaucoup soi-même, mais il faut aussi en recevoir beau-
coup en communication.
Ici encore nous nous heurtons aux petitesses, aux passions de
l'infime nature humaine.
Nous avons d'abord le collectionneur. C’est un homme qui, sous
prétexte de science, accumule les richesses entomologiques dont il
entend jouir seul, jouir bien entendu comme l'avare de la fable
jouissait de son trésor, sans profit pour personne, oubliant qu’en
science la collection est un moyen et non pas un but. De celui-là on
CC
n’aura pas facilement des communications d'insectes pour les mono-
graphies. Il est naturellement fort méfiant et, à dire vrai, il n’a pas
toujours tort. L’homme que domine une passion, apprécie ce que
peut être une passion chez les autres. Le collectionneur par passion,
c'est un fait acquis, est un être qui se met quelquefois facilement au
dessus de toute morale. Toute passion produit souvent cet effet.
Passons aux collections publiques. Celles-ci ont leurs conser-
vateurs, qui bien souvent se mettent en tête qu’ils sont institués
pour avoir seuls la jouissance scientifique des collections dont ils ne
sont que les gardiens salariés. On peut donc trouver chez eux les
mêmes obstacles que chez les possesseurs de collections privées.
Même quand ils comprennent et apprécient plus sainement leur
situation à l'égard des collections qu’ils administrent, ils n’en doivent
pas moins conserver vis-à-vis du publie une défiance, parfois
malheureusement trop justifiée, la même défiance du reste que le
collectionneur a vis-a-vis des autres collectionneurs; leur respon-
sabilité les y oblige, autant que les règlements, et ils bénissent
ceux-ci bien souvent, car ils leur permettent de sortir de situations
délicates et de ne pas faire de distinctions pénibles entre les
personnes.
M'est avis que nous ferions abaisser bien des barrières si nous
étions, et plus laborieux travailleurs et moins forcenés collection-
neurs. Qu'est-ce qu’une collection? Une richesse très souvent bien
éphémère, que nous laisserons se détruire aux jours de notre
sénilité ou que nos héritiers disperseront ou abandonneront à la
destruction après notre mort. Faisons-nous des richesses plus
durables, celles que crée le travail. Notre vénérable President
d'honneur a réuni la plus riche sans doute des collections d’Odonates
qui existent aujourd’hui, il a aussi publié des travaux monographi-
ques qui font autorité partout, où sur notre globe, on étudie un
Odonate. De son héritage scientifique, laquelle des deux parts a le
plus de valeur? On en pourra juger sainement dans un siècle.
C’est donc, en dépit de tous les obstacles, dans le retour aux
travaux monographiques que doit résider l’espoir de ceux qui désirent
voir l'inventaire systématique des êtres dont nous nous occupons,
reprendre un ordre véritable, Pour quelque travail auquel on veuille
s’adonner concernant les insectes, il importe que cette base fonda-
mentale, la liste descriptive, soit bien complète, bien dégagée
d'erreurs surtout.
Nous avons encore un autre point accessoire, bien que très impor-
tant, qui doit nous faire réclamer les monographies. C’est cette
perturbation toujours croissante des noms des espèces, des genres
et jusqu’à des familles, que le principe de priorité, malencontreuse-
ment appliqué sans correctif à tort et à travers, a provoquée dans
CCI
notre science. Beaucoup appellent, comme moyen de sauver l’ento-
mologie d’une confusion effrayante où la précipitent quelques fana-
tiques du principe, la proclamation d’un autre principe, celui de la
prescription. Mais qui sera juge de l'application de ce principe? Si
on laisse décider ceux à qui on laisse appliquer le principe de la
priorité, c’est-à-dire tout le monde, les tiraillements et la confusion
n’en vont être que plus grands.
J’ai déjà depuis des années émis l’avis, et je saisis cette occasion
de le répéter, que c’est à la monographie qu'il appartient de nous
sauver du chaos.
QU'AUX SEULES MONOGRAPHIES (j'entends les monographies com-
plètes, embrassant toutes les espèces du globe) SoIT ACCORDÉ LE
DROIT DE TOWCHER AUX NOMS SPÉCIFIQUES OU GÉNERIQUES.
Que les noms adoptés par la dernière monographie le soient par
la science jusqu’à ce qu'une nouvelle monographie soit venue rem-
placer l’autre.
Quand une de ces monographies paraît, 2pso facto, par la force
même des choses, elle fait loi et sa classification et sa nomenclature
s’imposeront à toutes les collections publiques et privées où l’on
tient à être à la hauteur du progres de la science.
Dans ces grandes monographies, tout doit avoir été soigneusement
examiné, et, sans vouloir dire qu’elles soient à l’abri de toute
erreur, elles nous apportent des résultats d'identification synony-
mique auxquels il est juste d’accorder notre confiance, plus qu’aux
critiques de détail qu’on voit surgir de droite et de gauche. C’est-à-
dire qu’il vaut mieux en tout cas leur accorder à elles seules le droit
de déclarer si un nom est ou non acceptable, est ou non périmé.
Vous accorderiez donc, me direz-vous, à un tel monographe le
droit de distribuer les noms, d’en ressusciter d’oubliés, d’en inventer
de nouveaux ? Pourquoi non? C’est un droit que tout le monde semble
s’'arroger aujourd'hui. Restreignons le à ceux qui sont le plus à
même de l’exercer raisonnablement.
Ne nous effrayons pas trop d’ailleurs. Les gens qui entreprennent
de ces grands travaux monographiques, sont des gens très sérieux,
ou on peut espérer qu'ils le deviendront par l'effet même du travail
auquel ils se livrent. Ils ne se mettront pas souvent dans le cas de
se voir comparer à ces bandes de joyeux farceurs nocturnes, terreur
du paisible bourgeois, organisateurs d’expéditions où l’on décroche
et transpose les enseignes, celle de M"° Mylabris étant portée chez
M. Bruchus et celle de M'° Cistela chez M. Byrrhus.
« .… ce sont jeux d’écoliers ! »
Je crois devoir ajouter ici la confidence que des pourparlers sont
engagés depuis peu entre quelques entomologistes autorisés de
diverses nations pour jeter les bases d’une association internationale
CCIT
de résistance. Nous nous coaliserons pour en finir avec ces pertur-
bations de la nomenclature, qui ont pris dans ces derniers temps des
proportions devant lesquelles on doit se demander si on rêve ou si
on est éveillé.
J'aurai maintenant à vous entretenir de nos affaires intérieures.
La légère oscillation montante dans le nombre de nos membres
effectifs que je vous signalais l’année dernière, a eu sa compensation
par le mouvement de cette année, qui réduit le nombre de nos
membres de cette catégorie de 153 à 149. Cette perte de quatre
unités porte entièrement sur le chiffre des membres residant en
Belgique, lequel est tombé de 84 à 80. Quelques efforts dans la pro-
pagande en faveur des études entomologiques et nous serons vite
remontées au chiffre de l’an dernier. Le nombre de membres effec-
tifs résidant à l'étranger est resté de 69, nonobstant les mutations.
Là aussi, la valeur de nos publications pourrait nous obtenir un
accroissement notable.
Votre Conseil a admis pendant l’année 1886 treize membres
effectifs, dont sept belges Deux membres sont devenus membres-
à- vie en versant la cotisation libératrice de 200 francs.
Il a recu neuf démissions, dont aussi celles de sept membres
belges. Il a fallu enfin, comme chaque année, rayer pour refus
obstiné d’acquitter la cotisation, un belge et deux étrangers. Ceci
est un point incompréhensible pour moi, car il est si simple, si correct
de donner sa démission quand on veut se séparer d’une societe.
Jusqu'ici vous voyez que les entrées resteraient encore supérieures
aux sorties. Mais il a fallu aussi compter avec la mort qui, cette
année, a malheureusement frappé un peu plus que d'habitude dans
les rangs de nos membres effectifs. A la perte de notre regretté
vice-président Weinmann, nous avons à ajouter celle de deux de
nos membres belges, le jeune D" Liénard et M. Clemm, et celle de
deux éminents entomologistes étrangers : Maurice Girard et Jules
Lichtenstein. :
La mort beaucoup trop prématurée de l'illustre coléopterologiste
Edgar von Harold a laissé vide une de nos douze places de membres
honoraires. Vous êtes appelés à lui nommer aujourdhui un
successeur.
Le nombre de nos anciens membres correspondants n’a subi
aucune variation.
Enfin le chiffre de nos-membres associés s’est eleve de 19 à 25,
par l’effet de 9 admissions, dont il faut soustraire 3 démissions. Ici
nous sommes en progrès de six membres; mais, au point de vue de
la cotisation, six membres associés en plus ne balancent pas tout-à-
fait la perte de deux membres effectifs, et nous en avons perdu
quatre.
CCIII
Ceci me conduit naturellement à vous dire un mot de notre situa-
tion financière, qui vous sera développée x extenso par notre hono-
rable Trésorier. Nonobstant un progrès marqué dans la production
publiée, la situation reste très satisfaisante. Mais il ne faut pas
oublier que nous vivons en partie d’un subside de l’État, que nous
sommes toujours exposés à perdre. Sans les abonnemenis de l’État,
relativement moins incertains, cette ressource insuffisamment
assurée est de 550 francs. Il nous faudrait en plus 34 membres
effectifs et une fraction pour nous en procurer chaque année l’équi-
valent. Plût au ciel que nous vissions arriver à nous ces 34membres,
même sans la fraction additionnelle !
Le travail scientifique a ete cette année très satisfaisant. Notre
volume XXX qui s’achève d'imprimer et sera sans doute en publi-
cation à la fin du mois prochain, ne contient pas moins de quatorze
ou quinze mémoires, dont plusieurs il est vrai assez courts(!). Cinq
planches les accompagnent. Cependant la situation budgétaire reste
bonne.
Le bulletin a aussi une étendue supérieure à celui de l’année der-
nière et renferme, sur les sujets les plus variés, un bon nombre de
petits travaux intéressants (?).
Nos séances ont donc donné lieu à une publication scientifique
substantielle. Elles ont été suivies par 38 de nos membres effectifs et
associés (5). Cependant on pourrait leur faire un reproche, reproche
qui vient de m'être adressé pour vous de l’étranger : c’est que ce
compte-rendu, qui en reflète la physionomie, nous les présente
comme consistant dans la simple lecture, sans discussion, devant un
auditoire muet, apathique ou distrait peut-être, d’une série de
petits travaux, intéressants sans doute, mais qui le seraient davan-
tage, s’ils étaient discutés et commentés. En réalité, c’est la discus-
sion entomologique qui fait un peu trop défaut chez nous. On écoute
avec recueillement, mais on se tait. Est-ce modestie ? est-ce indif-
férence?
Puisque je suis à vous dire des choses un peu désagréables, parlons
de nos excursions, dont on devrait pourtant parler le moins possible.
Elles deviennent vraiment dérisoires, tant elles sont délaissées. Nos
membres de province, eux chez qui le feu sacré existe souvent
encore, en sont stupéfaits. Une excursion est annoncée dans leur
canton ; ils sont à la gare (ceci est historique et je pourrais citer les
(*) Les auteurs de ces mémoires sont : MM. Belon, Capronnier, .Demoor, Dugès,
Fleutiaux, Forel, Preudhomme de Borre et Westwood. |
(?) Les auteurs des principaux travaux du bulletin sont : MM. Becker, Berge,
Candèze, Dietz, Fairmaire, Fleutiaux, Fokker, Forel, Fowler, Heylaerts, Jacobs,
Kerremans, Lethierry, Pascoe, Plateau, Preudhomme de Borre, de Selys-Long-
champs, Simon, Van Segvelt, Weyers, etc.
(5) MM. Jacobs, Kerremans, Lameere et L’Arbalestrier ont assisté aux douze
séances mensuelles.
CCIV
noms et les lieux) ; ils sont, dis-je, à la gare, attendant ces collègues
de la capitale, l'élite de notre Société, qui doivent leur prodiguer
les conseils, leur apporter les bonnes traditions, leur enseigner les
procédés de chasse de nos vieux maîtres. — Le train arrive ; per-
sonne n’en descend. O déception: Et c’est ainsi que nous atteignons
le but de notre Societé : le développement des études entomologiques
dans le pays, la connaissance approfondie de notre faune! C’est
aussi ainsi que nous arriverons, le plus tard possible, à recruter les
34 membres et une fraction, dont je vous parlais il n’y a qu’un
instant !
Laissons ceci à vos réflexions et parlons de la bibliothèque de la
Societe.
Les prêts de livres ont été beaucoup plus considérables cette année
que l’année précédente. Vingt-sept de nos membres ont emprunté
300 ouvrages, souvent de plusieurs volumes. Dans ce nombre je
dois dire que sont compris 120 ouvrages empruntés par moi, presque
tous pour le service du classement des collections du Musée. C’est
un chiffre qu’il me paraît éminemment utile de constater en ce
moment.
Notre bibliothèque s’est beaucoup accrue cette année et, de même
que l’année dernière, plusieurs sociétés savantes ont bien voulu
nous faire d'importants envois, qui comblent des lacunes dans nos
riches séries de périodiques. Il y a surtout à remercier publique-
ment : l'Institution Smithsonienne, l’Académie Royale des Sciences
d'Amsterdam, la Société Royale des Sciences des Indes néerlan-
daises, l'Université de Lund, la Societé Helvétique des Sciences
naturelles, la Societé des Sciences naturelles de Saint Gall, etc., etc.
Actuellement, l'échange de nos publications s'effectue régulière-
ment avec 200 sociétés ou institutions scientifiques : 151 reçoivent
nos Annales, 49 le Bulletin seulement.
Je pense avoir maintenant épuisé la matière ordinaire d’un
rapport annuel.
Il y a deux ans, quand vous me fîtes l’honneur de m’appeler à ce
fauteuil, j'appréhendais déjà qu’une situation qui se produit en ce
moment, ne me mit dans l'obligation de ne pas porter jusqu’au bout
le fardeau honorable que vous placiez sur mes épaules. Je veux
parler de la situation que crée à la Société le prochain transfert du
Musée auquel mes fonctions m’attachent, dans un quartier un peu
excentrique de la capitale. Depuis bientôt vingt ans, notre Société
a, avec le Musée, des relations et des connexités matérielles, où
ceux qui veulent voir les choses froidement et sans préventions,
n'hésiteront pas à reconnaître un des éléments capitaux de notre
prospérité scientifique, si accentuée depuis ces vingt ans. Des cir-
CCv
constances de nature à altérer cette situation doivent être regardées
comme l'entrée de la Société dans une période critique, où elle ne
saurait montrer trop de sagesse et de calme prudence surtout.
J'espère que. dans cette occurrence, dans le choix de mon successeur
notamment, vous saurez vous pénétrer de cette idée. On a dit, très
légèrement, que nous devions nous réjouir d’une occasion qui se
presenterait à nous de secouer la tutelle du Musée. Ceci est un fan-
tôme de l’imagination. Je voudrais bien avoir une saine et logique
démonstration de cette prétendue tutelle. Ce qui cause cette illusion
déplorable, dangereuse même, n'est-ce pas peut-être simplement la
circonstance que vous avez eu pendant seize ans comme secrétaire,
puis comme président, un fonctionnaire du Musée ? Mais, si ce
fonctionnaire a exercé parmi vous quelque autorité, ce n'est pas,
remarquez le donc, comme fonctionnaire du Musée, mais en vertu
du mandat que, tous les deux ans, vos suffrages lui confiaient et
qu'ils auraient pu parfaitement lui enlever aussi bien que le lui
confirmer. Je me flatte du reste de ne pas avoir trop nui à la pros-
périté sociale.
Non, Messieurs, c’est au contraire notre Société, composée, en
grande majorité, d'individus indépendants, qui, si elle était con-
sciente de sa force, pourrait exercer une tutelle sur la direction du
Musée et même sur l’administration supérieure, les obligeant à
servir, sans se fourvoyer, les véritables intérêts de la science ento-
mologique. Mais, pour cela, il faut avoir le calme et la dignité de
la force, il faut avoir des vues larges, il ne faut pas enfin s’amoin-
drir à des questions de personnes ou à un système d'opposition
frondeuse et puérile.
Dans un pays où «{ous les pouvoirs émanent de la nation », si
l’on se trouve avoir la prétention et le droit de représenter avec
compétence l'opinion publique dans une branche spéciale de l’activité
humaine, il faut savoir dire franchement et hautement ce qu’on
veut; il ne faut pas bouder et montrer les dents, comme des escla-
ves, laisser faire et ensuite se réserver seulement la stérile et
pitoyable satisfaction de tout critiquer.
J'ai dit. Il me reste maintenant à remercier et vous engager à
remercier avec moi, ceux de nos collègues qui, dans le Conseil
d'administration, la Commission des comptes et celle des collections,
ont bien voulu donner leur concours à la bonne marche de nos
affaires, spécialement notre jeune et actif Secrétaire, notre fidèle et
intègre Tresorier. Ensuite à mon tour, cordialement reconnaissant
de l’honneur que vous m'avez fait en me placant deux ans à votre
tête, j'attendrai que vos suffrages m'aient nommé un successeur,
pour lui remettre la présidence et rentrer dans les rangs des tra-
vailleurs de l’'Entomologie. (Applaudissements.)
CCYI
M. Kerremans demande la parole au nom de la Commission de
vérification des comptes. Les écritures du trésorier ont été reconnues
exactes et la Commission propose à l’Assemblée l'approbation des
comptes. La bibliothèque et le dépôt d’Annales ont été visités
et trouvés en bon ordre : la Commission félicite et remercie
M. Lameere des soins qu’il a apportés dans l’accomplissement de
ses fonctions de bibliothécaire.
M. Fologne expose la situation financière de la Société.
MESSIEURS,
J'ai la satisfaction de pouvoir vous dire que nos finances sont
dans une situation prospère.
Le budget pour l’année 1386 prévoyait un boni en recettes de
fr. 1142,91. Quand toutes les recettes et paiements prévus seront
effectués, nous aurons un excédent de fr. 2650,91 à l'actif.
Cette bonne situation résulte, d’une part, de nombreuses ventes
d’'Annales, et d'autre part, de réductions sur les frais de bureau et
sur le coût de la publication du volume d’Annales. — En dehors de
ces différences toutes les prévisions du budget ont pu être réalisées,
et aucune dépense imprévue n’a été faite.
Je crois donc pouvoir me dispenser de faire l'exposé de tous les
chiffres. Je me bornerai à vous dire que celui des recettes faites et
à faire s’élève à la date du 1° décembre courant, après clôture des
comptes, à fr. 12,389 25 et que la somme des paiements faits
et à faire s'élève à fr. 9739,20. La différence sera donc de
fr. 2650,91 ; comme je lai déjà dit.
L’encaisse actuel est de fr. 3679,50.
Pour éviter à la Société la réduction d’interêts par suite de la
conversion, nous avons vendu les 20 obligations de la Ville de
Bruxelles 1879 à fr. 108,75 pièce. Cette opération a donné un
bénéfice sur le prix d'achat de fr. 172,75.
La somme reçue ajoutée à celle de 400 fr. provenant des deux
cotisations à vie de MM. Forel et Peringuey a été affectée à l'achat
d'obligations de la caisse d’annuités de l’État Belge 3 °/..
Les numéros de ces titres et ceux des autres obligations que nous
possédons sont remis par moi à la Société avec déclaration que j'en
suis dépositaire.
Avant de donner lecture du projet de budget préparé par votre
Conseil d'administration, je vous demande l’approbation des comptes
de l’année sociale 1886.
L'Assemblée donne son approbation aux comptes.
Elle passe à l'examen du budget pour l’année 1887 proposé par
le Conseil.
CCVII
La cotisation est maintenue à 16 francs; le prix du tome XXX
des Annales est fixé à 18 francs, avec réduction de 2 francs pour les
librairies, et la réduction d’un tiers en faveur des membres reçus
postérieurement à sa publication.
Outre les dépenses budgétaires ordinaires, le Conseil propose une
somme de 100 francs pour reliures dans la bibliothèque. — Adopté.
Le budget accuse de cette manière un passif de fr. 7841,28 et
un actif de fr. 10491,11, soit un excédent de fr. 2649,83. Ce
budget est voté.
M. L’Arbalestrier donne lecture du rapport de la Commission de
surveillance des collections.
MESSIEURS,
Nous avons procédé le 10 novembre dernier, à la vérification des
collections appartenant à la Société et déposées au Musée de l’État.
Nous avons l’honneur de vous faire connaître que les quantités
renseignées par la Commission de vérification dans son rapport de
l’année dernière, nous ont été représentées.
Les insectes envoyés par M. Dugès, ont été réunis à ceux donnés
par MM. Meyer-Darcis, Pfaff, etc., leur total se monte à 99 exem-
plaires :
Tous les insectes sont en bon état de conservation.
Les Lépidoptères mêmes n’ont pas souffert malgré leur exposition
à la lumiere.
Ce rapport est approuve et copie en sera adressée à la Direction
du Musée royal d'Histoire naturelle.
L'assemblée s'occupe ensuite de l'élection d’un membre honoraire
en remplacement de feu Edg. von Harold. Cinq candidats présentés
par le Conseil et divers membres, conformément aux Statuts, sont
en présence. Après deux tours de scrutin, M. Gustave Mayr, de
Vienne, est élu.
Il est procédé aux diverses élections qui doivent avoir lieu confor-
mément aux Statuts.
M. Preudhomme de Borre exprime au nom de l'assemblée ses
regrets de ce que notre savant collègue, M. Plateau, croit ne pas
pouvoir accepter la présidence, vu son éloignement de la capitale et
son état de santé.
M. le Dr Tosquinet est élu président de la Société pour les années
1887 et 1888. (Applaudissements).
M. Preudhomme de Borre, en lui remettant ses pouvoirs pour
l’année prochaine, lui adresse ses félicitations. M. Tosquinet
remercie l’Assemblée pour l’honneur qui vient de lui être conféré.
MM. Fologne, Jacobs et Lameere sont réélus membres du Conseil
CCVIII
d'administration, et M. Preudhomme de Borre est désigne pour
terminer le mandat de feu M. Weinmann.
MM. Fondu et Kerremans sont réélus membres de la Commission
de vérification des comptes ; M. Engels, ne pouvant, par suite de
ses occupations, accepter le renouvellement de son mandat, est
remplace par M. Van Segvelt.
MM. L’Arbalestrier et Remy sont reélus membres de la Commis-
sion de surveillance des collections.
L'assemblée s'occupe du choix d’une localité à explorer plus
spécialement en 1887; sur la proposition de notre collègue M. Seve-
rin, appuyée par M. Preudhomme de Borre, le pays situé entre
Thuin et Fontaine l’Evèque est désigne. M. Severin se met
entièrement à la disposition de nos collègues qui voudraient faire
des reconnaissances de ce côté.
Avant la fin de la séance, M. Tosquinet demande la parole, pour
proposer de voter des remercîments au Président sortant, M. Preud-
homme de Borre. (Vifs applaudissements).
La séance est levée à 3 heures.
—<0< 0 —
TN Se CN
PR PL RL ST
nnÉ- 7 -.
ASSURE
DES
ACCROISSEMENTS DE LA BIBLIOTHÈQUE
DU 1° DÉCEMBRE 1885 AU 30 NOVEMBRE 1886
SERVANT D’ACCUSÉ DE RÉCEPTION.
00 {Bee —
1 — PUBLICATIONS REÇUES A TITRE D'ÉCHANGE
(Sociétés et Revues correspondantes au 1° décembre 1888).
BELGIQUE.
. Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts
de Belgique. — Bulletin, 3° série, X, 11-12; XI, 1-10.
— Annuaire, 52° année (1886).
Musée Royal d'Histoire naturelle de Belgique. — Bulletin, IV,
1-5.
. Société Royale Malacologique de Belgique. — Annales, XX.
— Procès-verbaux des séances, août à décembre 1885;
Janvier à juillet 1886.
— Statuts, 2° édition, avec les modifications qui y ont été
apportées depuis 1863.
Société Belge de Microscopie. — Bulletin, XII, 2-11.
. Société Royale Linnéenne de Bruxelles. — Bulletin, XIII, 4-10.
. Société Royale des Sciences de Liége. — Memoires, 2° série, XI.
. Cercle des Naturalistes Hutois. — Bulletin, 1885, 1-4; 1886, 1-3.
Natuurwetenschappelijk Genootschap van Gent. — Natura,
maandschrift, III, 8-10.
Bulletin scientifique et pédagogique de Bruxelles.—- IV, 11-12;
V, 1-8.
. Société Royale Belge de Géographie. — Bulletin, IX, 5; X, 1-5
. Société Royale de Botanique de Belgique. — Bulletin, XXIV,
D XV se
— Comptes-rendus des séances, novembre à décembre 1885;
janvier à octobre 1886.
Société Centrale d'Agriculture de Belgique. —- Journal, 1885,
novembre à décembre; 1886, janvier à octobre.
. Ministère de l'Agriculture, de l’Industrie et des Travaux publics.
— Bulletin de l'Agriculture, I, 4-6; IT, 1-4.
CCXx
B © N
13.
14.
15.
16:
17:
18.
N'ont rien envoyé pendant l'année :
. Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut.
. Société des Naturalistes Dinantais.
. Fédération des Sociétés d’ Horticulture de Belgique.
. Société d’Horticulture et de Botanique de Huy.
ALLEMAGNE.
. Berliner Entomologischer Verein. — Zeitschrift, XXIX, 2;
DOCS
. Deutsche Entomologische Gesellschaft. — Zeitschrift, XXIX,
2: IX NN
. Entomologischer Verein « Iris » in Dresden. — Correspondenz-
blatt, III.
. Entomologische Nachrichten. — XI (1885), 23-24; XII
(1886) 1-22.
Bericht über die wissenschaftlichen Leistungen im Gebiete der En-
tomologie, herausgegeben von Th.Bertkauund E. von Martens.
— 1884-1885.
Zoologischer Anzeiger, herausgegeben von J.-V. Carus. — VIII,
210-238.
. Kôüniglich-Preussische Akademie der Wissenschaften zu Berlin.
— Sitzungsberichte, 1885, 40-52; 1886, 1-22.
. Kôniglich-Bayerische Akademie der Wissenschaften zu München.
_- Sitzungsberichte der mathematish-physikalischen Classe,
1885, 4; 1886, I.
— Inhaltsverzeichnisse 1871-1885.
Kaiserl. Leop.-Carol. Deutsche Akademie der Naturforscher: —
Nova Acta, XLVII, XLVIII.
— Leopoldina, Amtliches Organ, XX, XXI.
. Naturwissenschaftliche Gesellschaft Isis in Dresden. — Sitzungs-
berichte und Abhandlungen, 1885 ; 1886, januar-juni.
Senckenbergische Naturforschende Gesellschaft. — Bericht,
1885, 1886.
— Reiseerinnerungen aus Algerien und Tunis von W. Kobelt.
Naturhistorischer Verein in Augsburg. — Achtundzwanzigster
Bericht.
Nassauischer Verein für Naturkunde. — Jahrbücher, 38, 39.
Physikalisch-medicinische Societät zu Erlangen. — Sitzungsbe-
richte, 17.
Kôüniglich-Sächsische Gesellschaft der Wissenschaften zu Leipzig.
— Mathematisch-physische Classe. —— Berichte, 1885, 3;
1886, 1-4.
Ste
en
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20.
21.
28.
29.
39.
PR RU PC On PO
CCXI
Naturwissenschaftlicher Verein von Neu-Vorpommern und
Rügen in Greifswald. — Mittheilungen, 17.
Verein für Naturkunde zu Cassel — FFesfschrift zur Feier
seines fünfzigjähriger Bestehens.
. Naturwissenschafflicher Verein zu Bremen. — Abhandlungen,
IDE
Verein für vaterländische Naturkunde in Württemberg, —
Jahreshefte, 42.
. Physikalisch-6konomische Gesellschaft zu Künigsberg. — Schrif-
ten, 25, 26.
. Verein für Naturkunde zu Zwickau in Sachsen. — Jahres-
bericht, 1885.
. Naturhistorisch-medicinischer Verein zu Heidelberg. — Ver-
handlungen, neue Folge, III, 5.
— Festschrift zur Feier des Fünfhundertjährigen Bestehens
der Ruperto-Carolina.
Naturhistorischer Verein der preussischen Rheinlande, Westfa-
lens und des Reg.-Bezirks Osnabrück. — Verhandlungen,
CIN 2 EL TELET
Oberhessische Gesellschaft für Natur- und Heilkunde. — Vier-
undzwanzigster Bericht.
Naturwissenschaftlicher Verein (früher zoologisch-mineralogi-
scher Verein) in Regensburg — (Correspondenz-Blatt,
XXXIX.
Naturforschende Gesellschaft in Danzig. — Schriften, neue
Folge, VI, 3.
. Naturforschende Gesellschaft zu Freiburg i. B. — Berichte über
die Verhandlungen, VIII, 3.
. Société d'Histoire naturelle de Colmar. — Bulletin, 1883-1885.
— Tableau des Observations météorologiques faites pendant
les années 1882, 1883 et 1884 par M. Ch. Umber.
. Annaberg-Buchholzer Verein für Naturkunde. -- Siebenter Jah-
resbericht.
Biologisches Centralblatt. — VI, ].
N'ont rien envoyé rendant l'année :
. Entomologischer Verein in Stettin.
Verein fur schlesische Insektenkunde.
Westfälischer Provincial-Verein für Wissenschaft und Kunst.
Naturwissenschaftlicher Verein in Karlsruhe.
Naturwissenschaftlicher Verein in Hlberfeld.
Naturwissenschaftlicher Gesellschaft zu Chemnitz.
Verein für naturwissenschaftliche Unterhaltung zu Hamburg.
Naturwisschenschaftlicher Verein zu Osnabrück.
CCXII
9. Offenbacher Verein für Naturkunde.
10. Société d'Histoire naturelle de Metz.
Il. Gesellschaft für Mikroskopie zu Hannover.
12. Naturwissenschaftlicher Verein für Sachsen und Thüringen.
13. Naturwissenschaftlicher Verein von Hamburg-Altona.
AUTRICHE’ Er HONGRIE.
l. Kaiserl.-Kônigliche zoolog.-botanische Gesellschaft in Wien. —
Verhandlungen, XI, tab. I-VI; XIV, tab, I-XV; XXXV, 2;
XXXVI, 1-2.
2. Kaiserliche Akademie der Wissenschaften. — Mathematisch-
naturwissenschaftliche Classe. Sitzungsberichte, XC, XCI,
1-4.
3. Wissenschaftlicher Club in Wien. — Monatsblätter, VII, 3-12;
VITE:
4. — Ausserordentliche Beilage zu den Monatsblätter, VIT, 1-4.
D. — Jahresbericht, X.
6. Verein zur Verbreitung naturwissenschaftlicher Kenntnisse in
Wien. — Schriften, 25, 26.
7. Naturforschender Verein in Brünn. — Verhandlungen, XXIII,
1-2.
S. — Bericht der meteorologischen Commission über die
Ergebnisse der meteorologischen Beobachtungen im Jahre
1853.
9. Naturwissenschaftlich-medicinischer Verein in Innsbrück. —
Berichte, XV.
10. Naturwissenschaftlicher Verein für Steiermark. — Mittheilun-
gen, 1884, 1885.
11. Società Adriatica di Scienze naturali in Trieste. — Bollettino,
IX ,1-2.
12. Ungarische Akademie der Wissenschaften. — Nag yag Fôldtani es
Bänyäszati Viszonyai irta Inkey Béla.
13. — A Mäjushavi Meteorolôgiai Viszonyok Magyarorszägan
irta Hegyfoky Kabos.
14. — Magyarorszägi Agyagok Chemicai es Mechanikai Elem-
zése irta Laäszlô ede Dezsü.
15. — A Persänyi Hegység Mäsodkori eruptiv Kôüzetei irta
Budai Jôzsef.
16. — À Hexarthra Polyptera Schm. Boncz-, Szôvet- és élet-
tani Viszonyai. D' Daday Jenô-tôl.
17. — A Magyar Birodalom Moh-Flérdja irta Hazslinszky
Frigyes.
18. — Die Kurorte und Heilquelle Ungarns beschrieben von
D' Kornel Chyzer.
COXIII
19. — À Kir. Magyar Természettudomänyi Tärsulat Kôny-
veinek Czimjegyzéke. II. Füzet (Az 1877-1885. Végeig
Sperzett Künyvek.) ôsszeallitotta Heller Agost.
20. — Urgeschichtliche Spuren in den geräthen der Ungarischen
Volksthümlichen Fischerei om Otto Herman.
21. — und Kôniglich-Ungarische Naturwissenschaftliche Gesell-
schaft. — Mathematische ünd Naturwissenschaftliche Be-
richte aus Ungarn, II, III.
22. Ungarischer National Museum. — Természetragi Füzetek, IX,
3-4; X, 1-3.
23. Kaiserl.-Kônigliche Naturhistorischer Hofmuseum in Wien. —
Annalen, I, 1-2.
24. Kôniglich-Bôhmische Gesellschaft der Wissenschaften zu Prag.
— Sitzungsberichte, 1882, 1883, 1884.
25. — Bericht über die Mathematischen und Naturwissenschaft-
lichen Publikationen während ihres Hundertjährigen Bestan-
des, 1-2.
26. — Jahresbericht, 1882-1885.
27. — Verzeichniss der Mitglieder, 1774-1884.
28. — (Geschichte der Gesellschaft, 1-2.
29. — Generalregister zu den Schriften, 1784-1884.
30. — Abhandlungen dermathematisch-naturwissenschaftlichen
Classe von Jahre 1883-84, ser. VI, 12.
31. Societas Historico-naturalis Croatica. — (;lasnik Hrvatskoga
Narasvos Hovnoga Druftva, I, 1.
N'ont rien envoyé pendant l'année :
1. Siebenburgischer Verein für Naturwissenschaften in Hermann-
stadt. }
2. Verein für Natur- und Heilkunde zu Presburg.
ESPAGNE Er PORTUGAL.
1]. Sociedad Española de Historia natural. — Anales, NIV 2-8:
AM I-2:
2. Sociedad de Instrucçao do Porto. — Revista, AVS 10-12:
N'a rien envoyé pendant l’année :
1. Academia Real das Sciencias de Lisboa.
FRANCE #er ALGÉRIE.
1. Société Entomologique de France. — Annales, Ge série, V.
2. — Bulletin des séances, 1885, 22-23; 1886, 1-20.
3. Societé française d’Entomologie. — Revue d’entomologie, IV.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T, XXX. t
CCXIV
4.
D.
6.
FE
12.
=
Ot & w
. Académie d’Hippone.
L’Abeille. — Mémoires d'Entomologie, par M.S.A. de Marseul.
— Livr. 300-311.
Société Zoologique de France. — Bulletin, 1885, 4-6; 1886, 1-3.
Société des Sciences physiques et naturelles de Bordeaux.— Meé-
moires, 3e série, I; II, 1.
— Commission météorologique de la Gironde. — Obser-
vations et rapport, 1883, 1884.
Société d'Agriculture, Histoire naturelle et Arts utiles de Lyon. —
Annales, VII, VIII.
Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen. — Bulletin,
1885, 1-2.
Société Industrielle et Agricole d'Angers et du Département de
Maine et Loire. — Bulletin, 1885, 1.
. Société des Sciences historiques et naturelles de Semur (Côte
d'Or). — Bulletin, sér. 2, 1.
Société d'Histoire naturelle de Toulouse. — Bulletin, 1885, 2-3.
— Compte-rendu sommaire des séances, novembre-décem-
bre 1885; janvier à juillet 1886.
. Société d'Études scientifiques d'Angers. — Bulletin, 1884.
. Société Linnéenne de Lyon. — Annales, XXXI.
Société Linnéenne du Nord de la France. — Mémoires, VI.
— Bulletin mensuel, VII, 139-150.
Société Linnéenne de Bordeaux. — Actes, 4e série, VIII.
. Société de Géographie de France. — Bulletin, 1885, 3-4;
1886, 1-2.
— Comptes rendus des séances, 1885, 18-20 ; 1886, 1-16.
— Catalogue des Portraits de Voyageurs et de Géographes
qui se trouvent dans les Albums de la Société de Géographie
à la date du 22 novembre 1885.
. Bulletin scientifique du Département du Nord et des pays voisins.
— 7e et 8° années, 9-12; 9° année, 1-8.
. Feuille des Jeunes Naturalistes. — XVI, 182-192; XVII, 193.
. Le Naturaliste. — 7° année (1885), 23-24; 8& année (1886),
20-46.
. Académie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Dijon. — Meémoi-
res, 3° serie, VIII.
Bulletin, 21, 1-4.
N'ont rien envoyé pendant l'année :
. Société nationale des Sciences naturelles et mathématiques de
Cherbourg.
. Société d'Études scientifiques du Finistère.
Société Linnéenne de Normandie.
Société d'Histoire naturelle de Reims.
Académie des Sciences et Belles Lettres d’Angers.
CCXV
ILES BRTFANNIQUES,
1. Entomological Society of London. — Transactions, 1885, 4-5;
1886, 1-3.
2. The Entomologists Monthly Magazine. — XXII, 260-265;
XXIII, 265-271.
3. The Entomologist, an Illustrated Journal of General Entomology.
— XVIII, 271; XIX, 272-282.
4. The Zoologist, a Monthly Journal of Natural History. — Ser. 3 ;
IX, 108; X, 109-119.
5. Zoological Society of London. — Proceedings of the Scientific
Meetings, 1885, 2-4; 1886, 1.
6. Linnean Society of London. — Journal : Zoology, XIX.
7. — List, session 1885-86, November.
8. Natural History Society of Glascow. — Proceedings and Tran-
sactions, new series I, 2.
9. — Index to the Proceedings, I-V.
10. Birmingham Philosophical Society. — Proceedings, V, 1.
N'ont rien envoyé pendant l'année :
1. British Museum's Zoological Departement.
2. Royal Microscopical Society.
3. Belfast Natural History and Philosophical Society.
ITALIE.
1. Società Entomologica Italiana. -— Bullettino, XVIII, 1-5.
2. Museo Civico di Storia naturale di Genova. — Annali, ser.2, I-II.
3. Reale Accademia dei Lincei. — Memorie della classe di Scienze
fisiche, mathematiche e naturali, ser. II, XVIII-XIX ;
sr. LV. LL:
4, — Rendiconti, ser. 4, I, 25-28; II, 1, 1-14: 11, 1-6.
D. Reale Accademia delle Scienze di Torino. — Memorie, ser. 2,
XXX VII.
De TV AIT XX, 7-8 XXI, 1-7:
7. — Bollettino dell Osservatorio della R. Università di Torino,
XIX-XX.
8. — L’Ottica di Claudio Tolomeo da Eugenio da Gilberto Govi.
9. Reale Accademia di Scienze, Lettere ed Arti in Modena. —
RL.
12.
Memorie, ser. II, III.
Reale Accademia di Scienze, Lettere e Belle Arti di Palermo., —
Bollettino, 1885, 1-6.
Reale Instituto d'Incoragziamento alle Scienze naturali econo-
miche e tecnologiche di Napoli. — Atti, ser. 3, IV.
Reale Instituto Lombardo di Scienze e Lettere. — Rendiconti,
ser. 2, XVII.
CCXVI
13. Ateneo di Brescia. — Commentari, 1885.
14. — I Cenomani in Italia da Gabriel Rosa.
15. Società Italiana di Scienze naturali. — Atti, XXVIII, 1-4.
16. Società Toscana di Scienze naturali residente in Pisa. — Atti,
Memorie, VII.
17. — Processi-verbali, V, novembre 1885; janvier à juil-
let 1886.
18. Società dei Naturalisti di Modena. — Atti, Memorie, ser. 3, Il,
10-12; IV.
19. — Rendiconti delle Adunanze, II, 7.
20. Accademia di Scienze fisiche e matematiche in Napoli. — Rendi-
conto, XXII, XXII, XXIV, XXV, 1-3.
21. Società Africana d'Italia. — I], 3-7; III, 1-6; V, 1-8.
T —
2. I1 Naturalista Siciliano. — V,3-12; VI, 1-2.
. Bollettino delle Opere straniere acquisitate delle Biblioteche
pubbliche Governative del Regno d'Italia. — ]-4.
N'ont rien envoyé pendant l'année :
. Zoologische Station zu Neapel.
. Reale Instituto Veneto di Scienze, Lettere ed Arti.
PAYS-BAS, LUXEMBOURG sr INDES NÉERLANDAISES.
D
10.
. Nederlandsche Entomologische Vereeniging. — Tijdschrift voor
Entomologie, XXVIIL, 3-4; XXIX, 1-3.
— Verslag van de veertigste Zomervergadering der Neder-
landsche Entomologische Vereeniging gehouden te Amster-
dam op Zaterdag 18 Juli 1885.
— Verslag van de negentiende Wintervergadering der
Nederlandsche Entomologische Vereeniging gehouden te
Leiden op 17 Januari 1886.
. Koninklijk Zoologisch Genootschap Natura Astis Magistra to
Amsterdam. — Bijdrage tot de Dierkunde, 13.
Koninklijke Akademie van Wetenschappen. — Verhandelin-
gen, Il, XXIV.
— Verslagen en Mededeelingen, ser. 3, 1.
— Jaarboek, 1884.
. Nederlandsche Dierkundige Vereeniging. — Tijdschrift, ser. 2,
I, 1-2.
. Société Hollandaise des Sciences à Harlem. — Archives Néer-
landaises des Sciences exactes et naturelles, XX, 3-4;
XI.
— Liste alphabétique de la correspondance de Christiaan
Huygens.
ÿ
CCXVII
11. Koninklijke Natuurkundige Vereeniging in Nederlandsch-Indië.
— Natuurkundig Tijdschrift voor Nederlandsch-Indië,
SO 6, LV NTI:
12. — Catalogus der Bibliotheek.
N'a rien envoyé pendant l'année :
1. Institut Royal Grand ducal de Luxembourg.
RUSSIE.
1. Societas Entomologica Rossica. — Horæ, XIX.
2. Académie Impériale des Sciences de St. Pétersbourg. — Bulletin,
XX NE=S; XXXI, 1:
3. — Mémoires, ser. 7, XXXII, 9-12.
4. Société Impériale des Naturalistes de Moscou. — Bulletin, 1884,
4; 1885, 1-4; 1886, 1.
5. Société des Naturalistes de la Nouvelle-Russie. — Zapiski
Noworossiiskago Obsczestwa Esteswoispitatelei, X, 2; XI, 1.
6. Naturforscher Verein zu Riga. — Korrespendenz-Blatt, XX VIII,
XXIX.
7. Naturforscher-Gesellschaft bei der Universität Dorpat. —— Sit-
zungsberichte, VII, 2.
8. — Archiv für die Naturkunde Liv-, Ehst- und Kurlands,
ser EX SSL. 25 À, ee
N'ont rien envoyé pendant l'année :
1. Revue mensuelle d’Entomologie pure et appliquée, rédigée par
M. Dokhtouroff.
2. Societas Scientiarum Fennicæ.
5. Societas pro Fauna et Flora F'ennica.
4. Société Ouralienne d’'Amateurs des Sciences naturelles,
SUEDE, NORVEGE ET DANEMARK.
1. Entomologiska Fôreningen i Stockholm. — Entomologisk Tid-
skrift, VI, 1-4.
2. Universitas Lundensis. — Acta, XVIII, XXI.
3. — Biblioteks Accessions-Katalog, 1875, 1882, 1885.
4. Tromsoë Museum. — Aarshefter, VIII, IX.
0. — Aarsberetning for 1884, 1885.
6. Kongelige Norske Videnskaber Selskab. — Skrifter, VI, VII,
VIII; 1884.
7. Kongelige Danske Videnskaber Selskab. — Oversigt over For-
handlinger og dets Medlemmers Arbejder i Aaret 1885, 2-3;
1886, 1.
CCX VIII
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N'ont rien envoyé pendant l’année :
. Regia Societas Scientiarum Upsaliensis.
Académie Royale Suédoise des Sciences de Stockholm.
Université de Christiania.
SUISSE.
. Schweizerische Entomologische Gesellschaft. — Mittheilungen,
VII, 5-6.
Societas Entomologica. — I, 1-15.
. Société de Physique et d'Histoire naturelle de Genève. — Mémoi-
res, XXIX, 1.
Société Helvétique des Sciencesnaturelles. — Nouveaux Mémoi-
res, XI-XX ; XXIX, 2.
— Actes, 45° à 53e sessions (1861-1870); 68° session(1885).
— Comptes-rendus des travaux, 68° session.
. Société Vaudoise des Sciences naturelles. — Bulletin, série 3,
XXI, XXII.
. Naturforschende Gesellschaftin Bern. — Mittheilungen, 1885,
2-3.
. St. Gallische Naturwissenschaftliche Gesellschaft. — Bericht
über die Thätigkeit. -- 1858-1878; 1883-1884.
N'ont rien envoyé pendant l'année :
. Société des Sciences de Neuchâtel.
Naturforschende Cresellschaft in Basel.
Naturforschende Gesellschaft Graubündens.
. Naturforschende Gesellschaft in Zurich
ÉTATS-UNIS.
. Cambridge Entomological Club. — Psyche, a Journal of Ento-
mology, IV, 132-134.
Brooklyn Entomological Society. — Entomologica Americana,
I, 9-12; II, 1-8.
. Entomological Society of Washington. — Proceedings, I, 1.
. Zoological Society of Philadelphia. — Annual Report, 14.
. United States Departement of Agriculture. — Report of U. S.
Entomological Commission, IV.
. United States Geological Survey. — Bulletin, 7-26.
— Annual Report, IV-V.
— Monographs.
Vol. VIII. C. D. Walcott. — Paleontology of the Eureka
District.
Vol.IX. R. P. Whitfield. — Brachiopoda and Lamellibranchiata
of the Raritan Clays and Greensand Marls of New Jersey.
CCXIX
9. — Statistical Papers. — Mineral Ressources of the United
States by A. Williams, 1883-85.
10. Smithsonian Institution. — Miscellaneous Collections, XIII-
XX VII.
11. — Sketch of the Life and Contributions to Science of Prof.
Joseph Henry.
12. —. Report for 1883, for 1884.
13. American Association for the Advancement of Science. —
XXXIII, I-II.
14. American Academy of Arts and Sciences — Proceedings, new
series, XIII, 1.
15. Academy of Natural Sciences of Philadelphia. — Proceedings,
1885, 3; 1886, 2.
16. NewYork Academy of Sciences. — Annals, III, 7-10.
17. — Transactions, III, V, 1-6.
18. California Academy of Natural Scionces. — Bulletin, 4.
19. Peabody Academy of Science. — Memoirs, II.
20. — Annual Report, 18.
21. — Ancient and Modern Methods of Arrow-Release, by
Edw. S. Morse.
22. Essex Institute, Salem, Mass. — Bulletin, XVII, 4-12; XVIII, 1-6.
. Boston Society of Natural History. — Memoirs, III, 10-11.
— Proceedings, XXII, 4; XXIII, 1.
. American Philosophical Society. — Proceedings, 96-122.
— Proceeding at the Dinner Commemorative of the Cen-
tennial Anniversary of the Incorporation of the Society.
— Register of Papers published in the Transactions and
Proceedings.
— Celebration of the Hundredth Anniversary.
— Memoir of George B. Wood by Henry Hartshorne.
— Laws and Regulations, 1866, 1875.
— List of the Members, 1865, 1880.
-— List of the Surviving Members, 1865, 1872, 1878.
3. Science. Published weekly at New York. — VI, 145, 147-
151; VII, 152-157.
. The American Journal of Science. — Ser. 3, XXX,180;, XXXI,
181-186; XXXII, 187-191.
. The American Naturalist. — XIX, 12; XX, 1-10.
. Trenton Natural History Society. — January 1886.
. John’s Hopkins University Cireulars. — V, 13.
N'ont vien envoyé pendant l’année :
. American Entomological Society.
. Uuited States Geological and Geographical Survey of the Terri-
tories.
CCXX
I D O &
O1 & CO W
= ©
DE
OO
. Academy of Sciences of St. Louis.
. Connecticut Academy of Arts and Sciences.
. BrookKville Society of Natural History.
. Natural History Society of Wisconsin.
. Science Record.
AUTRES PAYS D'AMÉRIQUE.
. Le Naturaliste Canadien dirigé par M. Provancher. — XV,5-I2;
XVI, 1-4.
. Sociedad Mexicana de Historia Natural. — La Naturaleza, VI,
22 ; VII, 9-15.
. Museu Nacional do Rio de Janeiro. — Archivos, I, 2-3; VI.
. Museo Publico de Buenos-Aires. — Annales, 14.
. Sociedad Cientifica Argentina. — Anales, XX; XXI; XXII, 1-3.
— Exämen de la propuesta proyecto del puerto der Sr.
Madero por L. À Huergo.
. Academia Nacional de Ciencias en Cordoba(Republica Argentina).
— Actas, V, 2.
— Boletin, VIII, 2-4.
AUSTRALIE £r INDES ANGLAISES.
. Linnean Society of New South Wales. — Proceedings, X, 1-4.
— Record of Proceedings : Linnean Hall.
. Royal Society of Tasmania. — Papers and Proceedings for 1885.
. School of Mines of Ballaarat (Victoria). — Annual Report, 1885.
. Asiatice Society of Bengal. — Journal, new series, 1885, I,
ILE: 1880 1 IT
— Proceedings, 1885, 6-10; 1886, 1-7.
— Centenary Review from 1784 to 1883.
. Bombay Natural History Society. — Journal, |, 2-3.
II. — DONS DES AUTEURS.
. BERG (C.). — Observaciones sobre los estados preparatorios
de alcunos Lepidopteros Argentinos. — Buenos Aires, .
1886, 1 br. in-&.
— Notas sinonimicas acerca de algunos Cerambicidos de la
fauna Argentina. — Buenos Aires, 1886, 1 br. in-8°
. BoLivar (J.). — Arthropodos del Viaje al Pacifico verificado
de 1862 à 1865 por una comision de naturalistas enviada por
el Gobierno Español. — Insectos Nevrépteros y Ortopteros.
— Madrid, 1884, 1 vol. in-4°.
CCXXI
4. CASEY (Th. L.). — New Genera and Species of Californian
Coleoptera. — San Francisco, 1885, 1 br. in-8°.
5. Cosson (E.). — Note sur la Flore de la Kroumirie Centrale, —
Paris, 1885, 1 br. in-8°.
6. Darrart (P.). — Remarks on the new Australian Beetle,
«a Phalacrognathus Muelleri »v. — Melbourne, 1886,
| br. in-8°.
7. DuGEs (ALF.). — Atax Alzatei. — Mexico, 1884, 1 br. in-&,
8. —- Opilio ischionotatus. — Mexico, 1885, 1 br. in-8.
9. — Métamorphoses d’une Corydalis. — Paris, 1885, 1 br.
in-8°.
10. Forez (AuG.). — Einige Ameisen aus Itajahy (Brasilien). —
Genève, 1 br. in-8”.
11. — Études Myrmécologiques en 1875 avec remarques sur un
point de l’anatomie des Coccides. — Lausanne, 1875, 1 br.
in-8°.
12. — Études Myrmécologiques en 1878 avec l'anatomie du
gésier des Fourmis. — Lausanne, 1878, 1 br. in-&°.
13. — Études Myrmécologiques en 1879. — Lausanne, 1879,
1 br. in-8e.
14. — Études Myrmécologiques en 1884 avec une description
des organes sensoriels des antennes. — Lausanne, 1884,
1 br. in-&°.
15. — Indian Ants of the Indian Museum, Calcutta. — Calcutta,
1885, 1 br. in-8&°.
16. — Indian Ants of the Indian Museum, Calcutta. N° 2. —
Calcutta, 1886, 1 br. in-8e.
17. — Expériences et remarques critiques sur les sensations des
Insectes. le partie. — Genève, 1886, 1 br. in-8°.
18. GADEAU DE KERVILLE (H.). — La Faune de l'Estuaire de la
Seine. — Caen, 1886, 1 br. in-&e.
19. — Compte-rendu de la 24° réunion des délégués des Sociétes
savantes à la Sorbonne. — Rouen, 1886, 1 br. in-8e.
20. — La Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen
en 1885. Compte-rendu annuel. — Rouen, 1886, 1 br. in-8°.
21. — I. Évolution et Biologie des Pagous binodulus Herbst et
Galerucella nymphææ L. I. Note sur l’albinisme imparfait
unilatéral chez les Lépidoptères. — Paris, 1886, 1 br. in-&.
22. Gozis (M. pes). — Recherche de l'espèce typique de quelques
anciens genres. Rectifications synonymiques et notes di-
verses. — Montluçon, 1886, 1 br. in-8°.
. HERVE(M.) —Catalogue des Coléoptères du Finistère. Séries II
et III. — Morlaix, 1886, l'br. in-8°.
. HEYLAERTS (F. J. M.). — Note bibliographique. — La Haye,
1886, 1 br. in-&°.
CCXXII
29.
26.
21e
28.
29.
30.
31.
32.
33.
34.
30.
36.
31.
38.
39.
40.
be
42.
— Description d'un genre nouveau et d’une espèce nouvelle
appartenant aux Cossina HL. — Moscou, 1886, 1 f. in-8o,
— Psychides nouvelles ou moins connues de l’Empire Russe
— Moscou, 1886, 1 br. in-&.
HorRvATH (G. DE). — Rovartani Lapok, II, 10-12.
— Rapport annuel sur la Station phylloxérique hongroise.
4° année, 1884. — Budapest, 1885, 1 br. in-4°.
— Rapport annuel sur la Station phylloxérique hongroise.
5° année, 1885. — Budapest, 1886, 1. br. in-4e.
KERREMANS(CH.) — Description d’une espece et variété nouvelle
du genre Sternocera. — Leyde, 1886, 1 f. in-8°.
KRASSILSTSCHIK (1). — De Insectorum morbis, qui fungis para-
sitis efficiuntur. — Odessa, 1886, 1 br. in-&.
LANSBERGE (J. VAN). — Descriptions d'espèces nouvelles de
Coléoptères appartenant au Musée civique de Gènes. —
Gènes, 1885, 1 br. in-8°.
— Les Coprides de la Malaisie. — La Haye, 1886, I br.
in-8°.
LEFÈVRE (En.). — Eumolpidarum hucusque cognitarum Cata-
logus. — Bruxelles, 1885, 1 vol. in-8°.
— Liste des Coléopteres recueillis en Tunisie en 1883. —
Paris, 1885, 1 br. in-&8°.
LICHTENSTEIN (J.). — Monographie des Pucerons du Peuplier.
— Montpellier, 1886, 1 br. in-8e.
LINTNER (J. A.). — Second Report of the Injurious and other
Insects of the State of New York. — Albany, 1885, 1 vol.
in-8°.
Mac LACHLAN (R.). — Une excursion névroptérologique dans
la Forêt-noire (Schwarzwald). — Caen, 1886, 1 br. in-&e.
— Notes additionnelles sur les Névroptères des Vosges
(Suisse). — Caen, 1886, 1 br. in-8e.
— Chloroperla capnoptera n. sp. — La Haye, 1886, 1 br.
in-8°.
— Notes concerning Chrysopa ventralis, prasina, abdomi-
nalis, aspera and Zelleri. — On some points of variation in
Chrysopa septempunctata Wesm. — Londres, 1886, 1 br.
in-8°.
Mac Leon (J.). -— Nouvelles recherches sur la fertilisation de
quelques plantes Phanérogames. — Gand, 1886, 1 br. in-8°.
. MorawiTz(Aug.). —Zur Kenntniss der Chilenischen Carabiner.
— St-Petersbourg, 1886, 1 br. in-8°.
— Zur Kenntniss der Adephagen Coleopteren. — St-Peters-
bourg, 1886, 1 br. in-4°.
>. MourLon (M.). — Sur le Famennien de l'Entre-Sambre-et-
Meuse. — Bruxelles, 1886, 1 br. in-8°.
CCXXIII
46. OLIvIER (Ern.). — Les Lampyrides d'Olivier dans l'Entomo-
logie et l'Encyclopédie méthodique. — Caen, 1885, 1 br.
in-8°.
47. — Lampyrides nouveaux ou peu connus, 3° mémoire. —
Caen, 1886, 1 br. in-8°.
48. — Lampyrides nouveaux ou peu connus du Musée de
Leyde. — Leyde, 1886, 1 br. in-8°.
49. — Révision du genre Pyrocælia Gorh. — Leyde, 1886,
PEN ET
50. — Etudes sur les Lampyrides. II. — Paris, 1886, 1 br.
in-8°.
51. OSTEN-SACKEN (C. R.). — Eine Beobachtung an Zara. —
Berlin, 1886, 1 f. in-&°.
52. — Dipterologische Notizen. — Vienne, 1886, 1 f. in-&.
53. — Correction to my article on Apiocera in the Berl. Ent.
Zeit. 1883, p. 287-294. — Berlin, 1886, 1 f. in-&.
54. — Characters of the Larvæ of Mycetophilidæ. — Heidel-
berg, 1886, 1 br. in &.
55. PackaRD (A. S.). — On the Structure of the Brain of the
Sessile eyed Crustacea. — Washington, 1884, 1 br. in-4°.
56. — On the Nature and Origin of the so-called « Spiral
Thread » of Tracheæ. — New York, 1886, 1 br. in-8°.
57. — The Origin of the Spiral Thread in Tracheæ. — New
York, 1886, I f. in-&.
58. — Entomology, etc. — New York, 1886, 1 br. in-&.
09. — Discovery of the Thoracic Feet in a Carboniferous Phyl-
locaridan. — Philadelphie, 1886, 1 br. in-&.
60. — Memoir of Jeffries Wyman, 1814-1874. — Washington,
1878, 1 br. in-&. |
61. PELSENEER (P.). — The Cephalic Appendages of the Gymno-
somatous Pteropoda and especially of Clione. — Londres,
1885, 1 br. in-8°.
62. — Notice sur un Crustace des sables verts de Grandpré. —
Bruxelles, 1885, 1 br. in-8°.
63. — Notice sur les Mollusques recueillis par M. le capitaine
Storms dans la région du Tanganyika. — Bruxelles, 1886,
1 br. in-&e.
64. — Description d’un nouveau genre de Ptéropode Gymno-
some. — Paris, 1886, 1 br. in-8°.
65. — Recherches sur le système nerveux des Ptéropodes. —
Gand, 1886, 1 br. in-&°.
66. — Notice sur les Crustacés décapodes du Maestrichtien du
Limbourg. — Bruxelles, 1886, 1 br. in-&.
67. PLATEAU (F.). — Expériences sur le rôle des palpes chez les
CCXXIV
68.
69.
70.
FATE
LU:
19:
74.
75.
82.
. SELYS-LoNGcHAMPS (E. DE). — Révision du Synopsis des Agrio-
Arthropodes maxillés. 2° partie. Palpes des Myriopodes et
des Aranéides. — Meulan, 1886, 1 br. in-&.
— Les Animaux Cosmopolites. — Genève, 1886, 1 br. in-8°.
— Recherches sur la perception de la lumière par les
Myriopodes aveugles. — Paris, 1886, 1 br. in-&.
— De l’absence des mouvements respiratoires perceptibles
chez les Arachnides. — Gand, 1886, 1 br. in-8.
PERINGUEY (L.). — First Contribution to the South-African
Coleopterous Fauna. — Cape-Town, 1885, 1 br. in-8&.
PREUDHOMME DE BORRE (A.). — Matériaux pour la faune
entomologique des Flandres. — Coléoptères, 3° centurie. —
Bruxelles, 1886, 1 br. in-8°.
PuLs (CH.). — Feuilles de Vignes attaquees par le « Phytoptus
vitis (Landois) » produisant « l’Erinose ». — Gand, 1886,
1 br. in-8e.
PuTon (AuG.). — Enumération des Hémiptères recueillis en
Tunisie en 1883 et 1884 suivie de la description des espèces
nouvelles. — Paris, 1886, 1 br. in-8°.
REIBER (F.). — Aperçu sur les progrès de l’Entomologie en
Alsace et Notes sur les collections et les collectionneurs
d'Insectes de cette province, suivies d’une Notice sur le
Phylloxera en Alsace-Lorraine. — Colmar, 1885, 1 br. in-&°.
. RILEY (C. V.). — Annual Address as President of the Ento-
mological Society of Washington for the year 1884. —
Washington, 1886, 1 br. in-&e.
— The Mildews of the Grape-vine. — New-York, 1886,
1 f. in plano.
— Report of the Entomologist for the year 1885. — Was-
hington, 1886, in-&8o.
— The Mulberry Silk-Worm; being a Manual of Instruc-
tions in Silk-Culture. — Washington, 1886, 1 vol. in-8°.
. SCUDDER (S. H.). — Systematische Uebersicht der Fossilen
Myriopoden, Arachnoïdeen und Insekten. — Munich, 1885,
1 vol. in-&°.
— Memoir of John Lawrence Le Conte. — Washington,
1884, 1 br. in-8°.
— The Cockroach of the Past.— Londres, 1886, 1 br. in-8&.
nines. — Bruxelles, 1886, 1 vol. in-&c.
. SIMON (E.). — Arachnides recueillis dans la vallée de Tempé
et sur le mont Ossa (Thessalie) par M. le D'J. Stassiner (de
Laibach). — Paris, 1885, 1 br. in-8°.
— Étude sur les Crustacés terrestres et fluviatiles recueillis
en Tunisie en 1883, 1884 et 1885. — Paris, 1885, 1 br. in-8°.
CCXXV
86. — Étude sur les Crustacés terrestres et fluviatiles recueillis
en Tunisie. -— Paris, 1885, 1 br. in-8°.
87. — Études Arachnologiques. Matériaux pour servir à la
faune des Arachnides du Sénégal. — Paris, 1886, 1 br. in-8c.
88. — Arachnides recueillis en 1882-1883 dans la Patagonie
méridionale, de Santa-Cruz à Punta-Arena, par M. E.
Lebrun, attaché comme naturaliste à la mission du passage
de Vénus. — Paris, 1886, 1 br. in-8e.
89. — Espèces et genres nouveaux de la famille des Thomisidæ.
— Bordeaux, 1886, 1 br. in-8°.
90. — Arachnides recueillis par M. A. Pavie dans le royaume
de Siam, au Cambodge et en Cochinchine. — Bordeaux,
1886, 1 br. in-8e
91. SruxBEerG (A.). — Karcinologiska Iakttagelser. — Stockholm,
1874, 1 br. in-&.
92. — Genera et Species Lithobioidarum. — Stockholm, 1875,
1 br. in-8&e.
I — OUVRAGE ACQUIS SUR LA VENTE DE LIVRES EN DOUBLE
DANS LA BIBLIOTHEQUE,
1. Wiener Entomologische Zeitung. — IV, 10; V, 1-8.
IV, — OUVRAGE ACQUIS PAR DÉCISION DE L'ASSEMBLÉE
GÉNÉRALE DU 26 DÉCEMBRE 166.
1. Naturgeschichte der Insekten Deutschlands begonnen von
Dr. W. Erichson fortgesetz von Prof. Dr. H. Schaum,
Dr. G. Kraatz und H. von Kiesenwetter. — Coleoptera. —
Vol. I-IV.
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LISTE DES MEMBRES
DE LA
SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
26 DÉCEMBRE 1886.
Président d'honneur.
M.
SELYS-LONGCHAMPS (le baron Edmond de), membre honoraire des
Sociétés entomologiques de France, de Londres et Néerlandaise.
Membres honoraires.
MM.
BURMEISTER (Herm.), directeur du Musée public d'Histoire naturelle,
membre de diverses Sociétés savantes, à Buenos-Ayres.
DOHRN (C.-A.), président de la Société entomologique de Stettin, etc.,
Lindenstrasse, 22, à Stettin.
FAIRMAIRE (Léon), membre des Sociétés entomologiques de France, de
Stettin et de Berlin, d'Histoire naturelle de Maine-et-Loire et de
Savoie, zoologique et botanique de Vienne, et royale d’Édimbourg,
licencié en droit, rue du Bac, 94, à Paris.
HAGEN (Herman-Auguste), docteur à l’Université de Cambridge, État de
Massachussets (Etats-Unis de l'Amérique du Nord).
KRAATZ (G.), docteur en philosophie, président de la Société entomolo-
gique d'Allemagne, membre honoraire de diverses Sociétés entomo-
logiques, Linkstrasse, 28, W, à Berlin.
MAC LACHLAN (Robert), membre des Sociétés Royale, Linnéenne et
Entomologique de Londres, etc., Westview, Clarendon Road,
Lewisham, SE, à Londres.
MAYR (Pr Dr Gustave), membre de diverses Sociétés savantes, III
Haupstrasse, 75, à Vienne.
MILLIÈRE (Pierre), membre de la Société entomologique de France, villa
des Phalènes, à Cannes (Alpes-Maritimes).
OSTEN-SACKEN (baron Ch.-R.), membre du corps diplomatique de
Russie, ete., Maison Mai, Wredeplatz, à Heidelberg.
or |
CCXXVIII
SAUSSURE (Ilenri de), membre de diverses Sociétés savantes, Cité, 24,
à Genève.
STAINTON {H.-T.), membre de la Société entomologique de Londres, etc.,
Mountsfield, Lewisham, SE, à Londres.
WESTWOOD (John-Obadiah), président d'honneur de la Société Entomo-
logique de Londres, membre de diverses Sociétés savantes, professeur
de zoologie à l’Université, Walton Manor, à Oxford.
Membres effectifs.
Les noms précédés d’un astérisque (*) sont ceux des membres fondateurs.
Les noms en caractères gras sont ceux des membres à vie.
MM.
Abeille de Perrin (Elzéar), membre de la Société entomologique de
France, place des Palmiers, 11, à Hyères (Var). — Coléoptères et
Hyménoptères d'Europe.
ALLarD (Ernest), membre de la Société entomologique de France, ete.,
rue Paradis -Poissonnière, 2, à Paris. — Coléoptères.
Becker (Léon), artiste peintre, rue Godecharles, 28, à Ixelles. — Arach-
nides.
BELLIER DE LA CHAVIGNERIE, membre de la Société archéologique d’Eure-et-
Loir, des Sociétés entomologiques de Berlin, de Stettin, de France,
d'Italie, ete., rue S'-Louis, 55, à Évreux (Eure). — Lépidoptères et
Coléoptères d'Europe.
BeLon (frère M.-J.), de l'Ordre des Frères précheurs, professeur à l’École
supérieure de théologie de Lyon, membre de la Société entomolo-
gique de France, etc., rue du Plat, 25, à Lyon. — Coléoptères.
BerGé (Albert), étudiant, rue de la Poste, 122, à Schaerbeek. — Entomo-
logie générale, Coléoptères (Buprestides).
BertRanD (M'ie Bertha), régente à l’École moyenne, rue de Namur, 21,
à Bruxelles. — Entomologie générale.
Bivorr (Arthur), banquier à Fleurus (province de Hainaut). — Entomo-
logie générale, Coléoptères.
BogvT (Armand), étudiant, rue de la Paix, 16, à Liége. — Coléoptères.
Bolivar y Urrutia (Ignacio), membre de diverses Sociétés savantes,
Museo de Historia natural, calle de Alcala, 11, à Madrid. — Coléop-
tères et Orthoptères d'Europe.
BonvouLoir (v'* Henri de), membre des Sociétés entomologiques de
France, Londres, Berlin, Stettin et Suisse, boulevard St-Germain,
215, à Paris. — Coléoptères.
Bormans (Auguste de), à Uccle-Stalle près Bruxelles. — Orthoptères.
Bouroox (Jules), docteur en sciences naturelles, place Saint-Pierre, 15,
à Liége. — Coléoptères.
BRonGniarT (Ch.), rue Guy de la Brosse, 8, à Paris. — Insectes fossiles.
CanoËze (E.), docteur en médecine, membre honoraire de la Société ento-
mologique de France, membre de l’Académie royale de Belgique, ete.,
à Glain lez-Liége. — Entomologie générale, Coléoptères (Élatérides,
Lamellicornes et Longicornes).
CCXXIX
CapRONNIER (J.-B.), artiste peintre, membre de la Société entomologique
de France, rue Rogier, 251, à Schaerbeek. — Entomologie générale,
Lépidoptères de Belgique et exotiques.
CarvaLno (Teixera de), à Barbacena (Brésil). — Entomologie générale.
Carvazno-Monreiro (Antonio-Augusto de), docteur en droit et en sciences
naturelles, rua do Alecrim, 72 (Largo do Barao de Quintella), à Lis-
bonne. — Lépidoptères.
Casey (Tnomas L.), lieutenant du génie à San-Francisco (États-Unis). —
Coléoptères (Clavicornes).
CarrerseL (Joseph), étudiant, à Heyst-op-den-Berg (province d'Anvers). —
Entomologie générale.
Cayzer (D' Corneille), médecin en chef du Comitat de Zemplén, membre
de l’Académie hongroise, du Conseil sanitaire, chevalier de l’ordre de
François-Joseph, etc., à Sator-Alja-Ujhely (Hongrie). — Arachnides.
CLAvAREAU (Camille), notaire à Noville-les-Bois, province de Namur. —
Lépidoptères de Belgique.
Cougeaux (Eugène), rue des Paroissiens, 17, à Bruxelles. — Entomologie
générale, Lépidoptères.
Craven (Alfred), membre de diverses Sociétés scientifiques belges et
anglaises, 132, Cambridge street, Warwick Square, SW, à Londres.
— Entomologie générale, Crustacés.
Crépin (François), directeur du Jardin botanique de l’État, secrétaire
général de la Société royale de Botanique, membre de l’Académie
royale de Belgique, rue de lEsplanade, 8, à Bruxelles. — Entomo-
logie générale.
Cricr (Ch.), docteur en médecine, à Clermont (province de Namur), par
Strée. — Entomologie générale, Coléoptères.
Cuisine (Henry de la), membre de la Société entomologique de France,
à Dijon. — Lépidoptères, Coléoptères.
Cum y MarroreLL (Miguel), membre de l’Académie des sciences de Barce-
lone, de la Société entomologique de France et de Ja Société espa-
gnole d'Histoire naturelle, calle de Codols, 18, à Barcelone. —
Insectes de Catalogne.
*De LaronTainE (Jules), conservateur des collections de l’Université, à
Gand. — Coléoptères, Lépidoptères, Hyménoptères et Diptères.
De Le Courr (Henri), étudiant, rue du Trône, 115, à Ixelles. — Coléop-
tères.
Demoon (Jean), étudiant, à Meysse (Brabant). — Coléoptères, Myriopodes.
Derscueip (M'° Marie), candidat en sciences naturelles, chaussée de Char-
leroi, 86, à Saint-Gilles lez-Bruxelles. — Entomologie générale.
Desprocuers DES Loces (J.), membre de la Société entomologique de
France, à Ardentes, près Châteauroux (Indre). — Coléoptères
européens, Curculionides européens et exotiques.
Derenme (Stanislas), interne en médecine, Hopital Stuyvenberg, à Anvers.
— Entomologie générale.
Devaux (Jules), rue de la Madeleine, 45, à Bruxelles. — Coléoptères et
Diptères.
DeyrozLe (Henri), naturaliste, membre de la Société entomologique de
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T, XXX. u
CCXXX
France, place Denfert-Rochereau, 20, à Paris. — Coléoptères,
Lépidoptères exotiques.
Dierz (François), rue de Vénus, 10, à Anvers. — Coléoptères (Staphyli-
nides).
Doccé (Maurice), photographe, membre de la Société entomologique de
France, rue Chenizelles, 2, à Laon (Aisne). — Coléoptères, spéciale-
ment Lamellicornes; Lépidoptères.
Doncrier DE DonceeL (Ch.), rentier, rue Mandeville, 128, à Liége. —
Lépidoptères.
Donxer (Ernest), rue de l'Industrie, 9, à Bruxelles. — Sériciculture.
Dormer (lord), membre de la Société entomologique de Londres, Grove
Park, Warwick (Angleterre). — Coléoptères.
Dusois (Alphonse), docteur en sciences naturelles, conservateur au Musée
royal d'Histoire naturelle, à Bruxelles. — Entomologie générale,
Lépidoptères.
Dugès (Eugène), docteur en médecine, à Guanajuato, Mexique. — Coléo-
ptères.
Dupoxr (E.), directeur du Musée royal d'Histoire naturelle, membre de
l’Académie royale de Belgique et de plusieurs autres Sociétés savantes,
au Musée d'Histoire naturelle à Bruxelles. — Entomologie générale.
Du Pré (Gaston), docteur en médecine, rue du Pépin, 50, à Bruxelles. —
Coléoptères.
Duvivier (Antoine), à Dieghem (Brabant). — Coléoptères (Phytophages du
globe).
EuLers (G.), membre de plusieurs Sociétés savantes, Muralla del Mar, 72,
2, à Carthagène (Espagne). — Coléoptères (Cicindélides et Carabi-
ques).
Encecs (Ch.), contrôleur des contributions directes et accises, rue de l’In-
tendant, 1455, à Molenbeek. — Coléoptères.
Events (écuyer E.-J.-G.), docteur en philosophie, professeur à l'École
moyenne, Stationsweg, 79, à la Haye. — Coléoptères.
FLeuriaux (Edmond), membre des Sociétés Entomologique de France et
Française d’Entomologie, rue Malus, 1, à Paris. — Coléoptères.
Forker (A.-J.-F.), avocat, membre de la Société entomologique néerlan-
daise, à Zierikzee (Pays-Bas). — Hémipières. |
*Fouocne (Égide), architecte, membre de la Société malacologique de
Belgique, rue de Namur, 12, à Bruxelles. — Lépidoptères d'Europe.
*Fonou (Nicolas), contrôleur des contributions directes et accises, rue du
Progrès, 351, à Schaerbeek. — Lépidoptéres.
FonTaine (César), membre de la Société royale de Botanique de Belgique,
à Papignies, canton de Lessines (Hainaut). — Lépidoptères et
Coléoptères.
Forel (Auguste), docteur en médecine, professeur à l’Université, à Zurich
(Suisse). — Hyménoptères (Formicides).
FowLer (Rev. W. W.), The School House, à Lincoln (Angleterre). —
Coléoptères (Languriides).
Francois (Auguste), géomètre, rue Sainte-Gertrude, 8, à Etterbeek. —
Entomologie appliquée.
CCXXXI
Fromonr (Edmond), docteur en médecine, rue Tasson-Snel, 34, à Saint-
Gilles lez-Bruxelles. — Coléoptères; mœurs et métamorphoses.
Füoncx (Maurice), étudiant, rue de Livourne, 50, à Ixelles. — Coléoptères
(Longicornes).
Gadeau de Kerville (Henri), membre de la Société entomologique de
France, secrétaire de la Société des Amis des Sciences naturelles de
Rouen, membre correspondant de la Société d'Études scientifiques
d'Angers, etc., rue Dupont, 7, à Rouen. — Coléoptères, Orthop-
tères, Névroptères, Myriopodes.
Gallegos y Sardina (Ventura), médecin-chirurgien et professeur d’his-
toire naturelle, membre de diverses Sociétés savantes, à Mendoza
(République Argentine). — Coléoptères.
Giron (Alfred), conseiller ä la Cour de Cassation, rue Goffart, 16, à
Ixelles. — Lépidoptères.
Gogenr (Émile), docteur en médecine, à Mont-de-Marsan (Landes). —
Diptères, Coléoptères.
GonzaLo Y Goya (Angel), professeur d'histoire naturelle, plaza de la
Verdura, 70, Salamanca (Espagne). — Entomologie générale.
Gozis (Maurice des), membre de la Société entomologique de France, à
Montluçon (Allier). — Coléoptères et Orthoptères.
Grenier (A.-D.), membre de la Société entomologique de France, rue de
Vaugirard, d5, à Paris. — Coléoptères de France.
Hazcez (Henri), docteur en médecine, à Binche (Hainaut). — Coléoptères.
Heypen (Lucas von), capitaine en retraite, Doctor philosophiæ honoris
causa, membre de diverses Sociétés savantes, Schlossstrasse, 54, à
Bockenheim, près de Franfort-sur-le-Mein. — Insectes d'Europe de
tous ordres, surtout Coléoptères.
HeyLazrtrs (F.-J.-M.), docteur en médecine, membre de la Société ento-
mologique Nécrlandaise, Sint-Jan’straat, A-505, à Breda (Brabant
néerlandais). — Lépidoptères, Coléoptères.
Hipperr (Edmond), rue Rogier, 287, à Schaerbeek. — Lépidoptères de
Belgique.
Honvar (Geyza de), docteur en médecine, directeur de la station phyl-
loxérique, membre de diverses Sociétés savantes, Délibab-ueza, à
Budapest (Hongrie). — Coléoptères et Hémiptères.
“Jacoss (J.-Ch.), docteur en médecine, rue des Ursulines, 28, à Bruxelles.
— Hyménoptères, Diptères.
Jexez (Henri), naturaliste, membre de la Société entomologique de
France, cabinet entomologique, rue de Dunkerque, 62, à Paris. —
Coléoptères européens et exotiques (Curculionides).
Jonsson (J.-V.), candidat en philosophie, à Annestad (cercle de Christi-
anstad), Suède. — Entomologie générale.
KERREMANS (Charles), capitaine d'infanterie, rue du Lac, 58, à Ixelles. —
Coléoptères (Buprestides, Lamellicornes, Cicindélides et Carabiques
du globe).
Kocu (Carl-Ludwig), docteur en médecine, Strasse nach Wohrd, 5, à
Nuremberg (Bavière). — Arachnides.
Kokouyew (N.), libraire, à Jaroslavl (Russie). — Coléoptères.
CCXXXII
LazLemanD (Ainédée), notaire, à Vilvorde. — Lépidoptères.
LamarcHE (Oscar), industriel, membre de la Société royale de Botanique,
rue Louvrex, 70, à Liége. — Lépidoptères (spécialement les Papi-
lionides).
Lameere (Auguste), étudiant, membre de la Société entomologique de
France et de la Société belge de Microscopie, chaussée de Charleroi,
121, à Saint-Gilles lez-Bruxelles. — Entomologie générale, Longi-
cornes.
LaNsBERGE (G. van), ancien gouverneur général des Indes néerlandaises,
membre de diverses Sociétés savantes, au château du Rees, Brum-
men, province de Gueldre (Pays-Bas). — Coléoptères, spécialement
Lamellicornes.
L’ARBALESTRIER (Aristide), directeur de l'Hôpital militaire, à Bruxelles. —
Lépidoptères.
Laurent (Octave), docteur en médecine, à Tubize (Brabant). — Entomo-
logie générale,
Lecarte (Louis), rue Linnée, 79, à Saint-Josse-ten-Noode.— Lépidoptères.
LerÈvre (Edouard), membre de la Société entomologique de France, rue
du Bac, 112, à Paris. — Coléoptères, spécialement Clytrides.
LETHIERRY (Lucien), membre de la Société entomologique de France, rue
Blanche, 16, à Saint-Maurice lez-Lille. — Coléoptères et Hémiptères.
LiNTNER (J.-A.), ‘entomologiste de l'état de New-York, à Albany (États-
Unis). — ne générale et appliquée.
Looz-CoRSWAREM (prince Cnllenne de), au château d’Ahin, près Huy. —
Lépidoptères.
MaBiLce (Paul), professeur au Lycée de Vanves, membre de la Société
entomologique de France, rue du Cardinal Lemoine, 75, à Paris. —
Lépidoptères.
Mac Leon (Jules), docteur en sciences naturelles, professeur à l’Univer-
sité de Gand, Kerkstraat, 457, à Melle lez-Gand. — Anatomie,
Crustacés et Arachnides.
MapriLzy (Camille), rue Maes, 89, à Ixelles. — Entomologie générale.
Maurissen (A.-H.), membre de la Société entomologique neérlandaise, rue
de Tongres, à Maestricht. — Insectes d'Europe.
Mazarredo (Carlos de), ingénieur forestier, calle del Almirante, 2 cua-
druplicado, 2° izquierda, à Madrid. — Entomologie générale.
Meyen-Darcis (Georges), membre des Sociétés entomologiques de Suisse
et de France, à Wohlen (canton d’Argovie, Suisse). — Coléoptères
(Carabides et Buprestides).
Micues (Louis), naturaliste, rue d’Arenberg, 26, à Bruxelles. — Entomo-
logie générale.
Muepez (Joseph), membre de la Société entomologique de France, rue
Lairesse, 105, à Liége. — Coléoptères.
MOERENHOUT (Victor), à Con au-Pont, province de Liége. — Hymé-
noptères.
Mouncox (Michel), docteur agrégé à la faculté des sciences de l’Université
de Bruxelles, conservateur au Musée royal d'Histoire
membre de l’Académie royale de Belgique, rue Belliard, 107,
Ixelles. — Entomologie générale.
ont tt
on etat)
CCXXXIII
Nuus (V.), docteur en médecine, médecin de bataillon au 13° de ligne,
au Camp de Beverloo. — Entomologie générale, Névroptères.
Oserraur (Ch.), imprimeur, faubourg de Paris, 20, à Rennes (Ille-et-
Vilaine). — Lépidoptères.
Oberthur (René), imprimeur, faubourg de Paris, 20, à Rennes (Ille-et-
Vilaine). — Coléoptères.
Ouvier (Ernest), membre de la Société entomologique de France, aux
Ramillons, près Moulins (Allier). — Coléoptères.
PascoE (Fr.-P.), membre de la Société entomologique de Londres, ete., 1,
Burlington Road, Westbourne Park, W, à Londres. — Coléoptères
(Rhynchophores et Longicornes).
ParennorTE (L.), rue Alphonse Vandenpeereboom, 23, à Molenbeek-Saint-
Jean. — Coléoptères.
Pauino pe OLiverra (Manoël), membre de la Société entomologique de
France, etc., professeur à l’Université de Coïmbre (Portugal). —
Coléoptères et Lépidoptères.
Péringuey (Louis), sous-directeur au Musée de Cape-Town (Afrique). —
Coléoptères.
Prarr (Ernest), directeur de l’Usine de Corphalie, près Huy. — Coléop-
tères d'Europe.
Person (Henri), membre des Sociétés entomologique et zoologique de
France, rue de la Poterie, 6, à Paris. — Névroptères.
PLareau (Félix), docteur en sciences naturelles et en sciences zoologiques,
professeur de zoologie à l’Université de Gand, membre de l’Académie
royale de Begique, boulevard du Jardin Zoologique, 64, à Gand. —
Entomologie générale, anatomie et physiologie, Crustacés, Myrio-
podes.
Preuonomme DE Borne (Alfred), membre de plusieurs Sociétés savantes,
conservateur-secrétaire du Musée royal d'Histoire naturelle, rue de
Dublin, 19, à Ixelles. — Entomologie générale, géographie entomo-
logique, Coléoptères.
Proosr (Alphonse), inspecteur de l'Agriculture, professeur à l’Université de
Louvain, rue Anoul, 13, à Ixelles. — Entomologie appliquée, Biologie.
Puzs (Jacques), membre des Sociétés entomologiques de France, de
Berlin, etc., pharmacien, place de la Calandre, 6, à Gand. — Dip-
tères, Hyménoptères.
Racusa (Enrico), membre de la Société entomologique italienne, etc.,
Hôtel des Palmes, à Palerme. — Coléoptères.
Rewy (Jules), directeur de l’Hospice des Enfants assistés, rue du Marais,
à Bruxelles. -- Coléoptères.
ReuTer (O.-M.), professeur agrégé à l’Université d’Helsingfors, membre
de diverses Sociétés savantes, Grüwiksgatan, 4, à Helsingfors (Fin-
lande). — Hémiptères.
Ricaarp (Jules), étudiant, rue Ballainvilliers, 68, à Clermont-Ferrand
(Puy de Dôme). — Entomologie générale.
Rose (Henri), étudiant, rue des Secours, 25, à Saint-Josse-ten-Noode. —
Lépidoptères.
*RoeLors (W.), artiste peintre, chaussée de Haecht, 218, à Schaerbeek. —
Coléoptères (Curculionides).
CCXXXIV
Roun (Paul), étudiant, avenue de la Toison d'Or, 67, à Saint-Gilles lez-
Bruxelles. — Coléoptères.
*Sauveur (Jules), secrétaire général du Ministère de lIntérieur et de
l’Instruction publique, rue Juste-Lipse, 40, à Bruxelles. — Faune
entomologique de Belgique.
Scott (Robert), Miller street, à Richmond (Victoria, Australie). — Coléop-
tères (Rhynchophores).
SéniLor (Maurice), avocat, membre de la Société entomologique de
France, rue de l’Odéon, 20, à Paris. — Coléoptères.
Sezys-Lonccaamps (baron Edmond de), sénateur, membre de l’Académie
royale de Belgique et de plusieurs autres Académies et Sociétés
savantes, boulevard de la Sauvenière, 34, à Liége. — Névroptères
(principalement Odonates) et Lépidoptères d'Europe.
Severin (Guillaume), dessinateur, à Carnières (Hainaut). — Coléoptères.
SuarP (David), membre de plusieurs Sociétés savantes, à Bleckley, Shirley
Warren, Southampton (Angleterre). — Coléoptères.
Simon (Eugène), membre de la Société entomologique de France, etc.,
Villa Saïd, avenue du Bois de Boulogne, 6, à Paris. — Entomo-
logie générale, Arachnides.
Simson (Auguste), à Launceston (Tasmanie). — Coléoptères.
SPANGBERG (Jacob), docteur en philosophie, professeur agrégé à l’Univer-
sité, membre des Sociétés entomologiques de France, Stettin et
Suisse, à Upsal (Suède). — Hémiptères, Lépidoptères et Névroptères.
SrauDiNGER (D° Otto), à Blasewitz, près Dresde (Saxe). — Lépidoptères
d'Europe.
TascHENBERG (D' Otto), à Halle (Saxe prussienne). — Entomologie géné-
rale, Diptères.
TEIRLINCK (J.), professeur de mathématiques et de sciences naturelles aux
Écoles normales de Bruxelles, rue Saint-Joseph, 18, à Molenbeek-
Saint-Jean. — Entomologie générale.
Tmror (Édouard), chef de bureau à l'administration communale de
Schaerbeek, rue de l'Orient, 19, à Etterbeek. — Lépidoptères et
Coléoptères.
Tosquiner (Jules), médecin principal de l’armée, rue d'Écosse, 4, à
St-Gilles-lez-Bruxelles. — Hyménoptères.
Tourner (Henri), membre de la Société entomologique de France, villa
Tournier, à Peney, près Genève. — Coléoptères.
Taieu De TErponck (Joseph du), étudiant, rue du Poivre, 2, à Malines. —
Coléoptères (Carabiques, Rhynchophores), Lépidoptères (genre
Vanessa).
Van Beneoex (Édouard), docteur en sciences naturelles, membre de l’Aca-
démie royale de Belgique, professeur de zoologie et d’anatomie com-
parée à l’Université de Liége, rue des Augustins, 45, à Liége. —
Entomologie générale, biologie, embryogénie, Crustacés et Annélides.
Van Bever (Alfred), élève à l’École militaire, à la Cambre, près Bruxelles.
— Coléoptères.
Van Cawpenuour (François), instituteur communal, rue de l'Hôpital, 50, à
Bruxelles. — Entomologie générale, Coléoptères.
CCXXXV
VanDEN BranDex (Constant), étudiant, à Charleroi. — Coléoptères.
VanperNoor (Louis), instituteur communal, rue Marcq, 1, à Bruxelles. —
Coléoptères.
VANDERVELDE (Paul), étudiant, rue du Prince-Royal, 72, à Ixelles, —
Coléoptères (Carabiques). |
Van Nero (Prosper), avocat, rue Saint-Guidon, 54, à Anderlecht, —
Insectes utiles et nuisibles à l’agriculture.
Van Riemsoux (H.-M.-D.), docteur en philosophie, inspecteur de l’ensei-
gnement, à Fort de Kock (Sumatra). — Lépidoptères de Sumatra.
Van SecveLr (Edmond), pharmacien, membre de la Soeiété royale de
Botanique, boulevard des Arbalétriers, 112, à Malines. — Entomo-
logie générale, mœurs des insectes, galles et gallicoles, genre
Donacia, Lépidoptères.
Van Tricur (Rév. P. Victor), professeur de sciences naturelles à l’Institut
Saint-Ignace, à Anvers. — Entomologie générale.
Vaux (Émile de), ingénieur au chemin de fer de l’État, rue du Parnasse,
15, à Ixelles. — Lépidoptères d'Europe.
VerDIANI-BanD1 (Luigi), membre des Sociétés entomologiques d'Italie et de
France, via Ricasoli, 52, à Sienne (Italie). — Coléoptères.
Weyers (Joseph-Léopold), membre de diverses Sociétés savantes, à
Padang (Sumatra), et rue Joseph IT, 35, à Bruxelles. — Coléoptères
(Buprestides).
WiLLain (D.), instituteur communal et géomètre juré à Trivières, près
Bracquegnies (Hainaut). — Entomologie générale, Coléoptères.
Wicews (Albert), Château Vasters, S'-Pierre sur la Digue lez-Bruges. —
Coléoptères et Lépidoptères.
Membres correspondants.
MM.
GoBanz (Joseph), docteur, inspecteur de l’enseignement primaire à Kla-
genfurt (Carinthie).
KôPPen(Fr.-Th.),employé au ministère, Grande Morskaya, 21, à S't-Péters-
bourg.
MarseuL (abbé S.-A. de), membre de diverses Sociétés savantes, boulevard
Pereire, 271 (porte Maillot), Ternes, à Paris.
Packarp (D' A.-S.), professeur de zoologie et de géologie, Bronn Univer-
sity, Providence, Rhode-Island (États-Unis).
PaLLanoT (baron Henri de), Oranje straat, #, à La Haye.
Perez Anrcas (Laureano), professeur de zoologie à l’Université, membre de
l’Académie royale des sciences, calle de las Huertas, 14, à Madrid.
Rocenuorer (Aloïs), conservateur au Musée impérial d'Histoire naturelle
de Vienne, secrétaire de la Société Imp. et R. Zoolog.-Botan.,
Josefstädterstrasse, 19, à Vienne.
Scupper (Samuel), bibliothécaire adjoint au Harvard College, à Cambridge,
Massachussets (États-Unis de l'Amérique du Nord).
CCXXX VI
Membres associés.
MM.
Barcer (Émile), étudiant, rue Regnier, 16, à Liége. — Lépidoptères de
Belgique.
Cannèze (Léon), étudiant, à Glain, près Liége. — Lépidoptères, spéciale-
ment Bombyeides.
Carion (François), étudiant, rue Linnée, 77, à Saint-Josse-ten-Noode. —
Entomologie générale.
‘Coyon (A.), professeur à l’athénée royal, à Dinant. — Entomologie
générale.
DE GLaiN (Paul), étudiant, rue Godecharles, 14, à Ixelles. — Coléoptères.
Derromse (Léon), étudiant, rue Jourdan, 16, à S' Gilles lez-Bruxelles. —
Entomologie générale, Lépidoptères.
De Raecx (Léon), étudiant, avenue d’Auderghem, 215, à Etterbeek. —
Coléoptères et Lépidoptères.
DucarmME (Aimé), professeur à l’école moyenne de Thuin (Hainaut). —
Entomologie générale.
Duquer (Maurice), étudiant, rue du Pare, 17, à Liége. -— Lépidoptères.
Géraro (Jules), étudiant, rue des Prémontrés, 6, à Liége. — Lépidoptères.
GEraerT (Léon), étudiant, rue du Trône, 150, à Ixelles. — Coléoptères.
Hama (Joseph), étudiant, place Delcour, 14, à Liége. — Lépidoptères.
Kraus (Mathias), instituteur communal, route d’Arlon, à Luxembourg. —
Entomologie générale.
Mes (Alfred), Boulevard des Arbalétriers, 112, à Malines. — Coléoptères
(Cicindélides et Carabides).
Muse (Jules), étudiant, rue Faider, 16, à Saint-Gilles lez-Bruxelles. —
Coléoptères.
Meunier (Fernand), étudiant, rue de Constantinople, 54, à Saint-Gilles lez-
Bruxelles.— Coléoptères, Hyménoptères (principalement les Bombus).
Morrarts (Ferdinand de), étudiant, Boulevard Piercot, 32, à Liége. —
Lépidoptères.
NaGEeLmackers (Gérard), étudiant, Boulevard d’Avroy, 27, à Liége. —
Lépidoptères.
Rome (François), instituteur communal, président de l’Union agricole et
horticole de Forest et du Cercle pédagogique de Bruxelles, à Forest,
près Bruxelles. — Entomologie générale.
RoeLors (Paul), étudiant, rue de la Loi, 62, à Anvers. — Coléoptères.
SCHAMBERGER (Pierre), attaché à l’athénée royal, rue de l’Agneau, 10,
à Anvers. — Entomologie générale.
SIQUET (Jean-Michel), instituteur à l’école moyenne de Huy. — Entomo-
logie générale.
SIviLE (Armand), étudiant, rue des Vingt-Deux, 16, à Liége. — Lépi-
doptères.
Van CamPEnHouT (Victor), étudiant, rue de la Colline, 13, à Bruxelles. —
Coléoptères.
VANDERHAEGHEN (Georges), instituteur, rue de l’Ascension, 25, à Schaer-
beek. — Entomologie générale.
CCXXX VII
Membres décédés.
MM.
HAROLD (baron Edgar von), à Munich (membre honoraire).
CLewm (Frédéric), à Gand (membre effectif).
GirarD (Maurice), à Paris (membre effectif).
LicuTeNSTEIN (Jules), à La Lironde (membre effectif).
LiénarD (Valère), à Ghoy (membre effectif).
Weixmanx (Rodolphe), à St-Gilles (membre effectif).
e
TABLE DES COMPTES-RENDUS
——09 5 8-—
Pages
Organisation administrative pour l’année sociale 1886. IV
Éanre du anti 10 Len 00r "EP... V
Observation sur la liste des Hyménoptères recueillis aux environs
de la station d'Ucele, en 1885. — M. Jacobs . . . vi
Analyse de l'ouvrage du Dr Staudinger : Erotische Schmetterlinge.
M. Van Segvelt . PANMAAHEMT, x
Une Psychide nouvelle de Java. _ M Leylaerts M à XIV
Communication sur des captures de CNE faites dans la Ds:
vince d'Anvers. — M. Dietz . . XF
Sur la chronologie des couches à succin. — M. Preudhomme de
Borre . . XVII
Sur la capture des Cer ophytum elateroides et tie fer rugineus
CH ROIPIQue NE MIE yELSA SAC CTINNR SRTARUNRS XVIII
SnEe dui0 ferrier. 1886. "2 LUN GR NIUE. XXI
Arachnide nouveau pour la faune de Belgique. — M. Becker . . XXII
Diagnoses de quelques Arachnides nouveaux. — M. Becker 5 XXII
Note sur le Geotrupes stercorarius L. et les es voisines, —
M. Preudhomme de Borre . . XXVII
Buprestides nouveaux et Re sy nony miques. — M. Kerre-
mans . . MOTTE XXXIII
Espèces nouv elles de Fourmis américaines. — M. Forel FE XXXVIII
Note sur quelques Hémiptères He de Belgique. —
MFokker CN XLIX
Hémiptères récoltés à Le près Carthagène (Espagne) par
M. Weyers. — M. Lethierry. . . AUS TUE L
Sur le Geotrupes alpinus. — M. Dome de Horre = LI
Sur la fréquence des nn de Eee en 1885. — M. Van
DOVE RS de : AEURQU DE E LI
Sennee dudbunars 1886: + 241%", AMEN LIIT
Liste des Ténébrionides recueillis par C. Van Volxem en Espagne,
en Portugal, au Maroc et aux iles du Cap-Vert. —M.Fairmaire. LIV
Description de quelques espèces nouvelles de la famille des Agele-
nidæ — M.Simon . . ne LVI
Sur le Geotrupes alpinus — M Preudhomme de ns SA 1 - LXII
Pince du. AVIS LA = eut nl ue Dante < LXV
Note sur les Élatérides du genre Chalcolepidius Eschs.— M. Candèze LXV
Note sur les Crustacés Isopodes de Belgique, avec 5 figures. —
M Preudhomme de Borre © D. 0. 57. . . : LXXIV
CCxXL
Description d’espèces nouvelles de Cicindélides. — M. Fleutiaux. LXXXVI
Le Microscope entomologique. — M. Weyers : XC
Liste de Coléoptères capturés en RE! par M. L Woyers. —
M. Preudhomme de Borre 2 XCIV
Seance du 1° mai 1886 . . XCVII
Deux Sternocera nouveaux de la ée du lac Tanganyika. —
M. Kerremans XCVIH
Résumé d’une note de M. L Dr Bases sur l'emploi des bouchons
de caoutchouc vulcanisé dans les collections biologiques du Musée
de Cambridge, — M. Bergé. c
Diagnoses provisoires de CHslques espèces nouvelles de Fourmis
de Madagascar , récoltées par M. Grandidier. — M. Forel cl
Descriptions of new species of Languriidæ. — M. Fowler . cVII
Crustacés Isopodes recueillis par feu Camille Van Volxem, pen-
dant son voyage en Portugal, en 1871. — M. Preudhomme de
Borre . : Gxil
Sur la capture de divers Coléoptéres © carnassiers dans les Flandres
et le Hainaut, — M. Lethierry . GxIII
Séance du 5 juin 1886 . . . CXVII
Une expérience sur la fonction des antennes chez la Blatte Es
planeta orientalis) avec 1 figure. — M. Plateau ; GXVIII
Sur la variabilité du Geotrupes mutator, avec 2 gures, —
M. Tournier ; GXXII
Note sur les Triodonta ne Cast. ‘et bellaes Fairm —
M. Preudhomme de Borre . GXXIV
Séance duo juillet LS86 AMEN CONTE CXIX
Analyse d’un mémoire sur l’Entomologie médicale, — M. Heylaerts. Gxxx
Rectifications neue concernant divers Arachnides. —
M. Simon . : GXXXII
Sur les difficultés faites par la poste pour l'envoi d'insectes en
Amérique. — M. de Selys-Longchamps CXXXIV
Sur la présence à Liége du Pulvinaria vitis. M. Preudhomme
de Borre . CXXXV
Séance du 7 août 1886 . . . . CXXXVII
Sur les espèces Européennes du ne ss — M. Preu-
dhomme de Borre. . . , : GXXXVIII
Sur la capture de divers Coléoptères carnassiers en Belgique. —
M. Preudhomme de Borre ; GXLI
Sur la capture de l’Anoæia villosa à Calmpthout — M. Preu-
dhomme de Borre. GXLII
Leucopholis rorida Fabr. monstrueux, avec 1 sure - — M. Preu-
dhomme de Borre. ; - CXLIII
Sur les difficultés faites par la poste pour l'enve oi des insectes. _
M. Kerremans CAM rt CXLIII
Séance du 4 septembre 1886. CXLIX
Notice nécrologique sur Valère Liénard. — M. Plateau. GXLIX
List of Cureculionidæ found by Mr Van Volxem in the neighbour-
hood of Rio Janeiro. — M. Pascoe . . . SANANTE l CLI
Sur diverses captures indigènes. — M. Preudhomme de Borre. CLVI
CCXLI
SMIC OCLODLEMS MD ne LU 2 à À GLS
Nouvelles Fourmis de Grèce récoltées par M. E, von OErtzen,
avec 5 figures. — M. Forel. . . . ; CLIX
Note sur Fa Mico, Araignée vénimeuse de Rulivie. — M. SA = CLXVHI
Quatre Psychides nouvelles de l’Ile de Sumatra, ete. — M. Hey-
PRE PE UD APS ee à CLXXII
SeANCe db novembre 180, eu M + . CLXXVIT
Odonates nouveaux de Pékin. — M. de Selys-Longchamps . . CLXXVIII
Séance du 4 décembre 1886 . . . . . . . . CLXXXVII
Note bibliographique. — M. Plateau . . RE e CLXXXIX
Sur des Isopodes capturés en Belgique. — M. Plateau Le exc
Liste de quelques insectes rares recueillis en Belgique et dans le
Grand Duché. — M. Coubeaux. . . - exGII
Description d'une aberration noire d’ Amphidass ‘Betularius. —
M. Coubeaux. . . cxCtII
Sur la capture de l° Anoxia DillenS à Calmpthout. — M. Wey ers. CXCIII
Assemblée générale du 26 décembre 1886... . . . CXCVII
Ouvrages reçus pour la bibliothèque de la Société du
1 décembre 1885 au 30 novembre 1886 . . . . CCIX
En échange de nos publications . . . . . . . . . . ceIx
Dons des auteurs . . CEXX
Ouvrage acquis sur la vente de Liv res en double (ne la biblio
thèque. . . CEXXY
Ouvrage acquis par décision de l assemblée générale du 26 ‘décem-
ERREUR RE ASE RE CE ER Ar CEXXV
Liste des membres de la Société. . . . . . . . CCXXVWII
Table des comptes-rendus. . . . . ,. . . . .CCXXXIX
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1837
AVIS.
Le prix des tomes [ à VII des Annales a été fixé à cinq francs,
celui des tomes VIIE à XIV à dix francs; celui des tomes XV à XX
à quinze francs; celui des tomes suivants à dix-huit francs (sauf
le tome XXIV, dont le prix est de quatorze francs).
Le prix de la Table générale des 50 premiers volumes des
Annales est fixé à 3 francs.
Le prix de la collection des tomes [ à XXX avec la Table générale
de ces volumes est fixé à 250 francs.
Les membres de la Société désirant obtenir les volumes antérieurs
à l’année de leur réception jouissent d’une réduction d’un tiers de la
valeur.
On peut s'abonner aux comptes-rendus mensuels des séances de
la Société au prix de cinq francs par an. S’adresser au trésorier,
M. E. Fologne, rue de Namur, 10, à Bruxelles.
Les membres de la Société sont priés de porter ceci
à la connaissance de tous ceux qui pourraient avoir
intérêt à s’abonner. |
La cotisation des membres de la Société est fixée à seize francs.
Les membres étrangers peuvent se libérer en une fois de toute cotisa-
tion, moyennant un versement de deux cent francs.
Les membres associés, résidant en Belgique, payent cinq francs par
an, et reçoivent seulement les comptes-rendus des séances. Ils ne
peuvent être membres associés que depuis l’âge de 15 jusqu’à celui de
25 ans, sauf lorsqu'ils font partie du personnel enseignant moyen,
normal et primaire, ou aussi quand ils sont fils ou frères d'un Donne
effectif, habitant avec eux.
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DÉPOSÉ AUX TERMES DE LA LOI
Les opinions émises dans les Annales de la Société sont
propres à leurs auteurs. La Sociélé n'en assume aucunement
la responsabilité.
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Gaad, imprim. C. Aanoot-Braeckman, Ad. Hoste, sucer,
ANNALES
DE LA
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIOUE
DE
BPLGIQUR
TOME TRENTE-ET-UNIÈME.
BRUXELLES
AU SIÈGE DE LA SOCIÉTÉ
MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE
BRUXELLES & LEIPZIG
LIBRAIRIE C. MUQUARDT
TH. FALK, SUCCF.
1887
ODONATES
DE
SNS LE SN CE TEE
REVISION DE CEUX DES AUTRES PARTIES DE LA FAUNE
DITE EUROPÉENNE,
par M. de Selys-Longchameps.
— SÉANCE DU 5 FÉVRIER 1887 —
——0}020e—
AVANT-PROPOS.
‘Quelle est la raison d’être de ce travail ? Quel en est le plar —
au moyen de quels documents et de quels matériaux ai-je essayé de
le réaliser? — C’est ce que je vais exposer, dans les quelques pages
qui lui servent de préambule.
En 1871, le docteur Staudinger (de Dresde) a publié le Catalogue
des Lépidoptères qui habitent ce qu'il appelle le Z'erritoire de La
faune eur opéenne entendant par là les contrées dont la faune
renferme au moins soixante pour cent des espèces de l'Europe
géographique.
Ce terrain, selon lui, s'étend en dehors de l’Europe sur tout le
nord de l'Asie en se Hrolongéänt par une pointe vers le sud, dans la
partie montagneuse du midi de la Perse jusqu” au delà du 30° degré de
latitude, — la Transcaucasie, l’Asie mineure, la Syrie, l'Algérie et les
régions montagneuses voisines jusqu’au Maroc, puis les îles Canaries
et Madère y appartiennent également, — enfin il y ajoute même
l'Amérique polaire (Groenland, Labrador) et une partie du Canada (1).
(:) Catalogue ou Énumération méthodique des Lépidoptères qui habitent le
Territoire de ia Faune européenne. Dresde, 1871.
ANNALES DE LA SOC: ENTOM. DE BELGIQUE, T, XXXI, 1
8 6boNaTEs DE L'asiË MINEURE EO.
Dès 1850, frappé de l'identité de la plupart des Odonates de
l'Asie mineure et de l'Algérie avec ceux de l’Europe, j'avais jugé
utile de publier dans ma Xevue des Odonates d'Europe (pages 285
à 321) un résumé géographique sur les espèces de ces deux
contrées (!).
Il était basé presque exclusivement alors pour l'Asie mineure sur
les chasses du D' Loew publiées par le D' W. G. Schneider, de
Breslau, en 1845(?), et pour l'Algérie sur les récoltes de M. Hipp.
Lucas en 1845, que M. le professeur Milne Edwards voulut bien me
charger d'étudier, et qui furent publiées dans le grand ouvrage :
£xploration scientifique de l'Algérie (°). Il y avait 33 espèces pour
cette dernière région.
En 1870, j'ai donné une MVouwvelle Revision des Odonates de
l'Algérie, éènumérant 47 espèces (Annales de la Société entomologique
de Belgique, T. XIV).
En 1881, mon honorable ami M. Mac Lachlan a publié les
Odonates de Madère et des îles Canaries comprenant jusqu'ici
14 espèces, de formes européennes, se retrouvant en Algérie ou en
Espagne, à l'exception de deux ou trois. C’est zoologiquement
parlant une annexe à la faune de l’Algérie (*).
Quant aux pays asiatiques du « Territoire de la Faune euro-
péenne » nous avons pour l’Asie septentrionale, les Matériaux pour
une Faune névroptérologique de l'Asie septentrionale (Ann. Soc.
ent. de Belgique, 1872, T. XV) par M. Mac-Lachlan et moi. J’ai
rédigé la partie qui concerne les Odonates, comprenant 44 espèces.
Je pense qu’il faut joindre à la faune de l’Asie septentrionale la
plus grande partie du Japon, dont j ai publié les espèces au nombre
de 67, sous le titre de : Odonates du Japon (Ann. Soc. ent. de
Belgique, T. XXVII, 1883) mais jusqu'ici, je manque de renseigne-
ments suffisants paur constater si les 16 espèces qui n’ont pas un
facies paléarctique sont cantonnées dans les îles méridionales du
Japon, comme c'est vraisemblable, ou bien si elles sont mélangées
ayec les autres. La limite australe du Japon se trouve d’ailleurs
(*) Revue des Odonates ou Libellules d'Europe, par Edm. de Selys-Longchamps
‘avec la collaboration du D' Hagen (de Kœnigsberg), formant le T. V des Mémoires
de la Société royale des Sciences de Liége, 1850.
() Verzeichniss der von Dr Loew im Sommer 1842, in den Türkei und Kleinasien
gesammelten Neuroptera, nebst kurzer Beschreibung der neueren Arten, von
W. G. Schneider D' Phil. in Breslau (Entomologische Zeitung, Stettin,
April 1845).
(5) Histoire naturelle des Animaux articulés de l’Algérie, par Hipp. Lucas,
Insectes névroptères, p. 111 à 135. — In folio (3 planches coloriées).
(‘) The Neuroptera of Madeira and the Canary Islands by Robert Mac Lachlan
F. R. S. (Linnean Society’s Journal, Zoology, vol. XVI, 1881.) Une espère de
l'Afrique tropicale (Palpoplevra marginata K.) y est citée sur la foi de Bory de
S'-Vincent, mais Mac-Lachlan ne l’a pas vue.
ÜDONATES DE L'ASIE MINEURE ETC. 8
par 30°, latitude nord, ce qui concorde avec celle adoptée par le
Dr Staudinger en Syrie et en Perse. Il est probable en outre qu’il
faudra encore ajouter à la région septentrionale de l'Asie une partie
du nord de la Chine, comme cet auteur le fait pour les Lépidoptères.
Le mémoire que je présente aujourd’hui a pour objet de mettre au
niveau de nos connaissances actuelles les données que l’on possédait
sur les Odonates de l’Asie mineure, de la Syrie et de la Transcau-
casie, qui se trouvent portés de 27 espèces (1845) à 80 envi-
ron (1887).
Déjà, en 1863, mon ancien et excellent collaborateur le D° Hagen,
a publié une première revision, qui mentionne 51 espèces, en utili-
sant surtout les recherches de Kindermann, de Lederer, et les
récoltes faites à l'île de Chypre('). Il nous donne en même temps
la liste de onze espèces recueillies par le professeur Frivaldszky
dans l'ile de Crête, dont la faune semble la même, une seule, la
Fonscolombia irene, n'ayant pas encore été observée en Asie
mineure.
Pour terminer cette revue rétrospective des documents publiés, il
faut citer l'important catalogue du professeur D°. Fried. Brauer
(1876) contenant la liste avec localités des Névroptères d'Europe et
des contrées voisines (Asie septentrionale et mineure, Syrie,
Algérie) dans des limites analogues à celles que) “adopte, si ce n’est
que le Japon et l'Égypte n’y figurent pas (”). Il arrive dans cette
liste à citer 49 espèces habitant la région qui nous occupe aujour-
d’hui; c'est à peu près le même chiffre que celui de la révision du
Dr Hagen. M. Brauer a aussi mentionne les espèces du Turkestan,
qui lui ont été soumises par Madame Fetschenko..
L’Asie mineure avec la Syrie et la Transcaucasie constituent entre
le 28: et le 42° degrés de latitude Nord une région étendue que je
considère comme bornée au Nord par la mer de Marmara, la mer
Noire et le Caucase; à l'Est par la mer Caspienne; au Sud par le
golfe Persique, PAabie et la mer Rouge, et à l'Ouest par la mer
Méditerranée.
L’Asie mineure proprement dite (Anatolie), l'Arménie et la Trans-
caucasie sont très variées; traversées par des chaînes de montagnes
ramifiées, où prennent naissance beaucoup de cours d’eau, les lacs
y sont nombreux. La Palestine et la Syrie entre le 35° et le
28° degré sont également montagneuses, mais l’eau y est rare et le
climat tropical. Il me semble juste d’y ajouter la presqu'île du Sinaï.
() Die Odonaten und Neuropteren Fauna Syriens und Kleinasiens (Wiener
Entomologische Monatschrift, Band VII, n° 6).
(?) Die Neuropteren Europa’s und ins besondere Oesterreichs, mit rücksicht auf
ihre Geographische Verbreitung (K. K. Zoologisch-botanische Gesellschaft in
Wien) — in 4°,
À bDONATES DE L'ASIE MINEURE ETC.
Le peu que nous connaissons des Odonates de la basse Égypte
(25 espèces) indique une faune semblable ou à peu près à celle de
la Syrie et de l'Algérie.
La Mésopotamie située sous la même latitude que la Syrie entre
les deux grands fleuves l’Euphrate et le Tigre, qui prennent leur
source dans les montagnes du Diarbekir et se jettent à l’extrémité
nord du Golfe persique, en courant du N.-0. au S.-E., ne peut être
séparée de notre region. Ce que nous en connaissons en fait d’'Odo-
nates et de Lépidopteres le prouve.
On comprend que des contrées aussi différenciées sous le rapport
géologique et climatologique doivent être riches au point de vue
entomologique. Nous n'en connaissons certainement les Odonates
que d’une manière encore incomplète.
J’en indique 80 en chiffres ronds. On en connait 100 aussi en
chiffres ronds dans l'Europe géographique, mais je ne serais pas
surpris que de nouvelles recherches vinssent en Asie mireure et en
Transcaucasie à en porter le chiffre également à une centaine.
Pour compléter la connaissance des contrées de l'Asie qui appar-
tiennent au « territoire européen » sous le rapport de la faune; c’est
ici le lieu de dire quelques mots de la région du Turkestan. En
prenant ce nom d'une manière large, je le considère comme se rap-
portant aux contrées bornées au Nord par les Kirghis et les
montagnes qui le séparent de la Sibérie; à l’Est par la Mongolie
chinoise; au Sud par les montagnes du Thibet et de l’Afgha-
nistan ; et à l'Ouest par la mer Caspienne. C’est, si l’on veut, l'Asie
centrale et occidentale. Les déserts sablonneux et salins y sont
tres étendus. On y trouve à l’Ouest le bassin de l'Amur-Darja et
celui du Sir-Darja, qui se jettent dans la mer d’Aral; c’est la
province transcaspienne, ou Turanie. Le Turkestan oriental com-
mence aux monts Thian-Shun après lesquels se trouvent Kashgar et
Yarkand d’où les cours d’eau vont se perdre dans le Lob-Nor (lac)
au Nord du Thibet.
Toute cette grande région du Turkestan montre jusqu'ici une faune
*d'Odonates semblable à celle de la Transcaucasie, mais moins riche.
£ Le prof. Brauer cite 23 espèces d’Odonates; j'en connaît 3 à y
+ ajouter. Toutes existent dans l’Asie mineure a la Transcaucasie,
excepte peut-être le Sympetrum depressiusculum et le Gomphus
flavipes.
La physionomie des Odonates de la région de l’Asie mineure et
de ses annexes est essentiellement européenne. x
Sur les 80 espèces énumérées, 54, soit près des trois quarts, sont
identiques avec celles de l’Europe strictement géographique, où
nous en connaissons 100.
Les vingt-six espèces qui ne se retrouvent pas en Europe se
ODONATES DE L'ASIE MINEURE ETC. 5
répartissent de la manière suivante au point de vue de l'aire géogra-
phique à laquelle elles se rattachent.
le Dix-sept espèces propres à l'Asie mineure avec ses annexes :
S'ympetrum armeniacum Selys.
Libellula anceps Schn.
— gracilis Albarda.
— tœniolata Schn.
Trithemis fuscopalliata Selys.
Onychogomphus macrodon Selys.
— Lefebvrei Ramb.
— flezuosus Schn.
Ophiogomphus assimilis Schn.
Gomplus Davidi Selys.
Cordulegaster Charpentieri Kolenati.
— insignis Schn.
Caliæschna microstigma Schn.
E'pallage alma Selys.
— fatime Charp.
Lestes sellata Hagen.
Sympycna paëdisca Brauer.
Toutes ces espèces sont d’un facies européen excepté, les deux
Epallage dont les genres les plus voisins (Zuphæa etc.) sont de la
région Indo-Malaise.
J’ai compris dans cette liste l'Epallage fatime, bien qu’elle mile
aussi en Grèce, parce qu’elle ne s’y trouve, on peut l'avancer, qu’à
titre de colonie, son centre caractéristique étant l'Asie mineure.
Il faut encore ajouter les formes suivantes qui ne sont que des
races locales d'espèces européennes légèrement modifiées :
S'ympetrum vulgatum L. race decoloratum Selys.
Libellula fuloa Müll. race pontica Albarda.
Gomplus vulgatissimus race Schneideri Selys.
Calopteryx splendens Harr. race syriaca Géné.
Platycnemis latipes Ramb. race dealbata Klug.
2° Sept espèces appartiennent spécialement à la faune africaine :
Rhyothemis hemilhyalina Desjardins.
Diplacina flavistyla Ramb.
. Libellula chrysostigma Burm.
Triüthemis arteriosa Burm.
— unifasciata Oliv.
Onychogomphus Hagenii Selys.
Pseudagrion pretextatum Hagen. e
Elles existent aussi dans le nord de l'Afrique excepté le Pseuda-
grion. Il est bon de faire remarquer encore que la Libella chryso-
6 ODONATES DE L'ASIE MINEURE ETC.
stigma, observée dans les limites européennes en Crête et. en
Andalousie et la Trüthemis rubrinervis quoique faisant partie de la
faune méditerranéenne, sont des formes principalement africaines.
3° Deux espèces, qui ont une aire de dispersion fort éténdue dans .
les contrées tropicales et subtropicales de l’ancien monde :
Lepthemis sabina Drury.
Tschnuru senegalensis Ramb.
4 Enfin, la Pantala flavescens Fab. qui fait le tour tropical des
deux mondes; c’est la contre partie des espèces circumpolaires :
Diplax scotica, Libellula quadrimaculata, et Enallagma cya-
thigerum.
Pour l’étude des Odonates de l'Asie mineure, j'ai profité, non
seulement des travaux de MM. Schneider, Hagen et Brauer men-
tionnés plus haut, mais encore et avant tout des insectes qui font
partie de ma collection, ou qui m’ont été gracieusement communiqués
à l'examen par MM. Mac-Lachlan et Albarda. Ces deux collègues
par la discussion établie entre eux et moi depuis longtemps dans une
correspondance suivie, ont largement contribué à éclaircir bien des
points douteux; qu’ils reçoivent ici tous mes remerciements ainsi
que le Père Armand David qui m'a si généreusement offert les Odo-
nates qu’il avait récoltés pendant son dernier voyage en Syrie et en
Asie mineure.
Parmi les matériaux que j’ai recus directement, je citerai parti-
culièrement les chasses de M. Théophile Deyrolle en Mingrélie,
Imérétie, Abasie, Alpes pontiques de l’Armenie (bassin de la mer
Noire); celles de M. Mlokosievitch en Kakétie, province de Géorgie,
aux environs de Lagodechi (bassin des rivières Jora et Alazan qui
se jettent dans la mer Caspienne au pied du Caucase). — Les envois
du Dr Staudinger provenant de Beyrut (Syrie), d'Amasia (Arménie),
de Fergana et du Turkestan.
Je n’ai pas fait figurer dans l’énumération des espèces de l'Asie
mineure les suivantes de la liste du D' Hagen (1863) :
1. Libellula cyprica Hagen Mss. Il dit qu’elle est de Chypre
(Musée de Vienne G Q) et qu’un exemplaire provient de la Syrie
par Lederer. Elle ressemble à la {œniolata et s’en distingue surtout
par le bout des ailes brun. Le Dr Brauer ne la mentionne pas cepen-
dant dans sa liste de 1868 ni dans son grand catalogue de 1876.
2. Ischnura Graellsii, qui depuis n’a pas été reconnu pour être
cette espèce, mais bien l’elegans.
3. Agrion hastulatum.
4. Agrion Lindenii.
5. Agrion Œdipus Eichwald (de Derbent) : cette dernière espèce
est inconnue au D'° Hagen. Dans une lettre il m'explique que la
ODONATES DE L'ASIE MINEURE ETC. F:
citation des À. Lastulatum et Lindenii n’est pas eus e confir-
mée par l’examen de spécimens.
A la suite de ce catalogue raisonné concernant l’Asie mineure et
ses annexes, on trouvera la révision des Odonates de l’A$ie septen-
trionale (avec le Japon), — celle de l'Afrique septentrionale (avec
Madère, les Canaries et l'Egypte) enfin la liste complète pour
l'Europe proprement dite. Cette révision qui forme la seconde partie
de ce mémoire est le complément des différents travaux que j'ai
publiés jusqu'ici sur ces régions qui comprennent ensemble toutes les
contrées de la faune paléarctique, dite européenne, excepté l'Amérique
arctique.
PREMIÈRE PARTIE.
ODONATES DE L'ASIE MINEURE.
Trigu I. — Anisoptères.
FAMILLE I. — LIBELLULIDÉES.
SOUS-FAMILLE I. — LIBELLULINES.
1. Pantala flavescens Fab.
Libellula viridula Beauvois. — Ramb. n° 10.
L. terminalis Burm.
Cette espèce, ainsi que j'en ai fait la remarque en énumérant les .
Odonates de l’Asie septentrionale et du Japon, est répandue dans
les contrées intertropicales des deux mondes, dépassant même nota-
blement les tropiques vers le Nord, puisqu'on l’a observée au Japon,
au Kamtschatka, en Californie, en Égypte et en Asie mineure.
Les exemplaires d’après lesquels je la place dans ce travail
viennent de Beyrut (Syrie), par le Dr Staudinger.
2. Rhyothemis hemihyalina J. Desjardins.
Libellula-disparata Ramb. n° 13.
L. separata Selys, Expl. de l'Algérie, Insectes, pl. I, fig. 1, et
Revue des Odonates, p. 304.
Décrite d’abord par J. Desjardins, d’après des exemplaires de l’île
Maurice. Elle a été retrouvée depuis, dans differentes parties
tropicales de l'Afrique (Natal, Congo, Sénégal, Madagascar) et enfin
en Algérie.
Je possède un exemplaire de Syrie, de petite taille, dont la grande
tache basale noire des ailes intérieures est moins étendue, ne.
touchant: pas le bord postérieur. J’avais proposé de lui donner le
nom de syriaca, si c'est une race ou variété locale, mais pour le
moment il convient de s’abstenir, n’ayant sous les yeux que cet
individu, qui faisait partie de l’ancienne collection Latreille, et un
autre de provenance incertaine. Le D' Brauer dit : Asie mineure,
Syrie. J'ignore si c'est uniquement après ce que j'ai publié.
Les exemplaires pris en Algérie par M. Lucas sont au contraire
ODONATES DE L'ASIE MINEURE ETC. 9.
plus grands, et présentent quelques autres différences mentionnées
dans la Revue des Odonates, où je les ai nommés Zibellula separata.
Je pense que c’est une forme peu distincte.
3. Sympetrum pedemontanum Allioni.
Libellula pedemontana Selys, Rev. Odon. p. 28. — Ramb. n° 107.
Patrie: Smyrne, Arménie, Kakétie, Malatia, Perse.septentrionale,
Turkestan, Sibérie et la région de l’Amur; en Europe elle habite
principalement mais pas exclusivement les montagnes alpines et sub-
alpines, du centre et de l'Orient.
M. Cuni y Martorell l’a prise en Catalogne. Elle n’avait pas
encore été signalée dans les Pyrénées ni en Espagne.
4. Sympetrum depressiusculum Selys.
Libellula depressiuscula Selys, 1841. — Id., Rev. Odon. p. 30.
Libellula Genei Ramb. n° 102.
Patrie : Europe centrale et méridionale (Belgique, France,
Allemagne, Sibérie, Suisse, Rusie, Iles de la méditérranée).
Turkestan, d’après le D' Brauer.
Je ne l’ai pas encore reçue de l'Asie mineure ni de la Transcau-
casie. Peut-être dans cette dernière contrée est-elle remplacée par
l'armeniacum.
5. Sympetrum sanguineum Müller.
Libellula sanguinea Selys, Rev. Odon. p. 31.
— Raœseli Curtis. — Selys, Mon. Lib. — Ramb. n° 101.
— nigripes Charp.
Patrie : Europe (pas encore observée en Suède, ni en Irlande).
Algérie.
Transcaucasie, Kakétie (Mlokosievitch), Arménie à Tartoum et
Erzeroum (Deyrolle).
Asie mineure : Kellemisch (Loew). — Syrie d après le Dr Brauer.
Perse septentrionale (Albarda).
6. Sympetrum armeniacum Selys, Ann. Soc. ent. Belg.,
t. XXVIII, 1884.
Diplaz id. (Révision des Diplax paléarctiques n° 9).
Patrie : Tartoum [Arménie) par M. Deyrolle.
Par suite d’une erreur typographique l'habitat de cette espèce,
dans la Révision des Diplax paléarctiques, s’est trouvée omise.
Cette espèce diffère surtout du depressiusculum et du san-
guineum par la présence d’une ligne externe jaune à fous les fémurs.
L’abdomen du mâle étranglé et les tibias tout noirs, empêchent de la
confondre avec le Fonscolombii. La femelle est encore inconnue.
7. Sympetrum Fonscolombii Selys, Rev. Odon. p. 37.
Libellula Fonscolombii Selys, Mon. et Rev. Odon. — Ramb.
n° 100.
10 ODONATES DE L'ASIE MINEURE ETC.
Libellula erythronevra Schneïd. |
Habite l’Europe moyenne et méridionale et différentes parties de
l'Afrique (Algérie, Tunisie, Canaries, Madeire, Damara, Port natal,
Sénégal, Égypte, etc.).
Je possède des exemplaires de Syrie pris à Beyrut (D' Staudinger)
et à Alexandrette (le Père Armand David), et en Kaketie, en.
Arménie (Deyrolle). Le D' Brauer la signale aussi dans le
Turkestan et M. Kirby dans le N. O. de l'Inde. M. Loew la
prise à Kellemisch et Patara en Asie mineure. Observée aussi à
Chypres.
8. Sympetrum vulgatum L.
._Libellula vulgatla L., Selys, Mon. — Id., Rev. des Odon. p. 45.
Diagnose : Front gris brun (ou légèrement rougeûtre chez le &),
ligne noire de sa suture basale (devant les antennes) Jinement
prolongée en descendant le long des yeux vers le bas, un peu plus
loin que le niveau des antennes. Côtés du thorax (à l'exception des
sulures qui sont finement noires) wniformément rouge foncé chez le
& adulte, un peu jaune au bord inférieur. — Ces parties unifor-
mément gris brun chez la ©.
Abdomen du « rouge foncé, modérément épais, étranglé, fusi-
forme. — Celui de la Q un peu comprimé, gris brun avec une ligne
latérale noire à chaque segment. Ailes lavées de brun à ptérostigma
rouge foncé chez le G' adulte — gris brun chez la Q.
G' Hamecons des parties génitales du 2° segment courts larges,
fortement recourbés, non croisés l’un sur l’autre, rouge noirâtre.
© Écaille vulvaire proéminente, redressée à angle droit avec
l'abdomen, pointue en onglet; son extrémité noire.
Patrie : Europe septentrionale et centrale. Sibérie.
Je crois pouvoir y rapporter une femelle d'Amasia. Le Dr Brauer
ajoute : Turkestan, mais je suppose que cette dernière indication
concerne la race decoloratum.
Race : decoloratum Selys, Révis. Diplax paléarct. n° 6.
Patrie : Arménie à Tartoum (Deyrolle), — Amasia (D: Stau-
dinger). Malatia en Mésopotamie,
Turkestan, — Perse septentrionale.
Syrie : Antioche.
Ainsi que je l'ai dit dans la révision des Diplax paléarctiques,
cette forme ressemble au mweridionale par la coloration pâle
du thorax; mais les organes génitaux ne semblent pas permettre de
la séparer du vulgatum.
9. Sympetrum striolatum Charp.
Libellula striolata Charp. — Selys, Rev. Odon.
Lib, vulgata Ramb. n° 98.
ODONATES DE L'ASIE MINEURE ETC. |
Lib. ruficollis Charp.
Diagnose : Front coloré comme le vulgatum, mais la petite ligne
noire de sa suture basale ne dépassant pas le niveau des antennes
et non prolongée inférieurement le long des yeux.
Côtés du thorax du G' avec deux bandes jaune pâle, lesquelles en
circonscrivent une plus étroite rouge foncé dans laquelle se trouve
le stigma. Ceux de la ® de même coloration, les bandes du thorax
parfois à peine marquées.
Abdomen du çÿ rouge-jaunâtre clair, long, étroit, subcylindrique,
à peine en fuseau, — celui 12 la Q comme celui du vulgatum mais
plus effilé.
Ailes du € peu ou point lavées de brun. Ptérostigma semblable.
G' Hamecçons des parties génitales du 2e segment longs, légère-
ment courbés, grèles, croisés l'un sur l'autre dans leur position
normale; jaune clair à pointe noirâtre.
@ Écaille vulvaire plus ou moins redressée,. mais jamais à angle
droit avec l'abdomen, plus ow moins émarginée au milieu, parfois
très peu, mais jamais pointue. ,
Patrie : Europe, excepté la Suède et la Laponie.
Algérie, — Madère, — (Egypte d'après Hagen).
Transcaucasie : Kakétie, — Tartoum (Deyrolle).
Syrie : Antioche, — Chypres, — Asie mineure.
Phénicie (Loew).
10. Sympetrum meridionale Selys, Rev. Odon. p. 39.
Libellula meridionalis Selys, 1841. — Id., Mon. Lib.
Lib. hybrida Ramb. n° 99.
Patrie : Europe moyenne et méridionale.
Algérie.
Transcaucasie : Amasia (Staudinger).
Syrie : Antioche. — Beyrut.
Mésopotamie : Malatia.
Turkestan ?
11. Sympetrum flaveolum L.
Libellula flaveola Selys, Monog. et Rev. Odon. p. 33. — Ramb.
n° 163.
Commune dans les Alpes pontiques à Tartoum, Erzeroum
(Deyrolle). Répandue aussi dans la plus grande partie de l'Asie
septentrionale jusqu’au Kamtschatka. Habite presque toute l'Europe
septentrionale et moyenne. Prise en Catalogne par M. Cuni y
Martorell.
12. Libellula depressa L. — Selys, Rev. des Odonates, p. 8.
Patrie : Toute l'Europe, excepté la Laponie.
Syrie : Par Lederer (Hagen), Akbès (Père A. David).
12 ODONATES DE L'ASIE MINEURE ETC.
Transcaucasie : Mingrélie, Amasia (D' Staudinger); Alpes ponti-
ques, Erzeroum (Deyrolle).
Ne diffère pas des exemplaires européens.
Il est remarquable qu'aucune des trois espèces européennes de ce
sous-genre Zibellula proprement dit (dans le sens de Brauer) n’a
encore été observée dans l'Afrique septentrionale. Celle-ci a été
mentionnée il est vrai, par Bory de S'-Vincent pour les Canaries,
mais M. Mac-Lachlan en citant cette indication a ajouté juceiene
sement qu’il la croyait erronée.
13. Libellula fulva Müll. — Selys, Rev. Odon., p. 9.
Libellula conspurcata Vander L. — Schneid.
Patrie : Presque toute l’Europe, mais locale.
Transcaucasie : Mingrélie (Deyrolle).
Race : pontica Albarda Mss.
Plus petite que les types de l'Europe centrale: abdomen G' 23-25;
Q 23-25. Aile inférieure 30-32 ; © 29-31.
Cette forme est très constante. Elle diffère de l’espèce type par
ce qui suit :
1° La taille (voir ci-dessus). *
2° Nul vestige de la ligne longitudinale noirâtre courte à la base
des ailes supérieures dans l’espace entre la nervure sous-médiane
et la post-costale, ni aux ailes inférieures entre la sous-costale et
la médiane. (Cependant une femelle de Malatia et une d’Antioche
en présentent un léger vestige interrompu aux ailes inférieures).
3° La femelle est absolument dépourvue de la gouttelette apicale
noirâtre des quatre ailes qui, dans le type, caractérise ce sexe (cepen-
dant je possède un mâle allemand de la forme type qui en offre un
vestige).
Patrie : Syrie, à Huleh (communiquée par M. Mac-Lachlan) —
Antioche — Asie mineure, à Kellemisch (Loew).
Malatia, en Mésopotamie (Albarda).
14. Libellula quadrimaculata L., Selys, Rev. Odon. p. 7.
Patrie : Toute l'Europe continentale, l’Asie septentrionale,
l'Amérique boréale.
Transcaucasie au pied des montagnes, Erzeroum (Deyrolle),
Perse, Turkestan; Yarkand.
15. Libellula cancellata L.
Libellula cancellata L., Selys.
Patrie : Toute l'Europe continentale et insulaire, l'Algérie, la
Sicile; l'Arménie (Tartoum, Erzeroum, et Tiflis par Deyrolle).
M. Mac-Lachlan et moi, nous avons recu des femelles de
Krasznowodgk, côte orientale de la Mer caspienne (vers le
Turkestan) qui sont un peu plus petites que nos types européens,
mais une autre de Tifis n’est pas plus grande,
ODONATES DE L'ASIE MINEURE ETC. 13
M. Albaïda possède un mâle (de Margelan, province de Fergana)
qui est aussi de petite taille et que je ne crois pas d'espèce différente. .
16. Libellula albistyla Selys.
Rev. Odon. p. 13. — Id., Odon. du Japon n° 16.
. Patrie : En Europe; quelques localités du midi de la France, du
Nord de PItalie et de la Hongrie.
Commune en Chine et au Japon.
Asie mineure (Mus. de Berlin) — Lenkoran (Coll. Mac-Lachlan)
— Sarepta — Astrabad (Christoph) — Turkestan.
N. B. Dans mon mémoire : Odonales du Japon, j'ai exposé les
motifs qui me portent à considérer comme des races locales ou
variétés, les formes nommées Z. speciosa Uhler et albicauda
Brauer, qui se trouvent en même temps que le type au Japon et en
Chine.
17. Libellula coerulescens Fab.
Libellula cœrulescens Fab. — Selys, Rev. Odon. p. 22.
L. dubia Ramb. n° 47.
L. olympia Fonsc. — Selys, Monog. — Ramb. n° 48.
Reconnaissable de la &runnea à son ptérostigma plus long, son
abdomen plus grêle, les parties génitales du 4 très saillantes, leur
pièce antérieure fortement redressée à angle droit avec l’abdomen.
M. Albarda qui a étudié ce groupe avec beaucoup de soin
les décrit ainsi dans le manuscrit qu'il a bien qu me commu-
niquer :
G Parties génitales très saillantes. Pièce antérieure tres longue
et redressée, de sorte qu’elle fait un angle droit avec l'abdomen. Sa
moitié terminale plus étroite mais très renflée, creusée en dedans
et assez profondément fendue. Hamecons peu creusés; leurs
branches séparées; l’interne un peu plus saillante que l’externe et
dépassée d’un tiers par la pièce antérieure, ayant son bord médiocre-
ment renflé, comme brisé au millieu et se terminant à un très petit
crochet dont la pointe est tournée en haut et en dehors. La branche
externe plus large, plus arrondie, à bord renflé et chagriné d’un noir
mat, son extrémité libre est émoussée et recourbée en haut. Lobe
génital assez large, un peu tronqué et à bord saïllant garni de poils
jaunûtres.
@ Ecaille vulvaire à bord très renflé avec une échancrure subite
étroite, profonde, presque carrée.
Patri ie : Presque toute l’Europe continentale. — Algérie.
En ce qui concerne la région qui fait l’objet de ce mémoire j'ai
recu des exemplaires de Tartoum dont la pièce antérieure des
parties génitales du mâle est un peu moins redressée que chez les
types ordinaires, se rapprochant ainsi de la Z. Ramburii.
14 ODONATES DE L'ASIE MINEURE ÉTO.
18. Libellula Ramburii Selys.
Libellula Ramburii Selys, Rev. Odon. p. 20.
Espèce intermédiaire entre la brunnea et la cœrulescens par la
longueur du ptérostigma, la forme de l’abdomen et les parties géni-
tales du &.
M. Albarda décrit (Mss.) ces organes de la manière suivante :
G'. Parties génitales du deuxième segment proéminentes et pièce
antérieure obliquement relevée, de sorte qu’elle fait avec l'abdomen
un angle très obtus, bossuée à l’extrémité, ayant deux dépressions
latérales; sensiblement atténuée vers son extrémité qui n’est pas
renflée mais fendue plus ou moins profondément. Hamecons tres
étroits, leurs branches à peines séparées se touchant par leur extré-
mité, profondément creusés en gouttière, d’égale longueur, d’un
tiers moins saillant que la pièce antérieure. La branche interne à
bord très renflé, surtout près de sa base, où se trouve une protubé-
rance, atténuée vers son extrémité qui est munie d’un petit crochet
dont la pointe est tournée en haut. La branche externe plus
arrondie, à bord renflé, lisse ; son extrémité libre est recourbée en
haut, amincie et coupée droit. Lobe génital assez large, tronqué,
à bord peu saillant extérieurement, d’un noir mat, muni de longs
poils blanchâtres.
Q. Écaille vulvaire à bords très étroitement renflés, non échan-
crée, son extrémité subitement relevée, de sorte que l'ouverture a
la forme d’un cerceau.
Patrie : J’ai décrit d’abord l'espèce d’après des exemplaires pris
en Sardaigne par le prof. Géné et à Sétif en Algérie par M. Lucas.
Elle a été retrouvée ensuite dans l’île de Crête.
Je l’ai reçue depuis de l'Asie mineure, de la Transcaucasie et de
la Syrie savoir : Kakétie (Mlokosievitch), Imérétie, Mingrélie et
Arménie (Deyrolle); Syrie :* Beyrut, Alexandrette et Akbès
(Père David). On y rapporte aussi des Srémpees d'Égypte que je
n'ai pas vus.
Elle me paraît remplacer dans ces contrées la cœrulescens de :
l'Europe continentale; dont elle pourrait n’être qu’une race locale.
Je l’en rapprocherait plutôt que de la brunnea, parce que cette
dernière se trouve dans ces mêmes localités et que je n’ai pu
rapporter à la cærulescens que des exemplaires pris à Tartoum
(montagnes près d’Erzeroum) et que ces individus ont déjà la pièce
antérieure des parties g génitales du mâle un peu moins redressée que
chez la cœrulescens européenne.
19. Libellula brunnea Fonscol.
Libellula cœærulescens Selys, Monog.— Ramb. n° 45. (Excel. Syn.)
L. brunnea Selys Rev. Odon. p. 18.
L. cycnos Selys Rev. Odon. p. 17.
. ODoNATES DE L'ASIE MINEURE Erû. 15
Cette espèce dans le groupe de la cærulescens, est celle qui en
diffère le plus par ses formes rubustes, ramassées, le ptérostigma
plus court, l'abdomen du ( plus déprime, les parties génitales très
peu saillarites. La comparaison avec la Xamburii, l’anceps et la
gracilis est établie à l’article de ces espèces.
M. Albarda(Mss.) décrit ainsi les parties génitales du 2° seoment :
elles sont médiocrement saillantes. Pièce antérieure courte, appli-
quée contre l’abdomen ou un peu relevée, large, plate, avec deux
dépressions latérales après son milieu, peu atténuée vers son extré-
mité qui est tronquée à bord très renflé, légèrement recourbé,
échancré au milieu (ou fendu). Hamecons profondément creusés,
leurs branches bien séparées, l’interne étroite, allongée, beaucoup
plus saillante que l’externe, (dépassant d’un tiers la pièce antérieure)
à bord médiocrement renflé se terminant en une longue tige munie
d'un assez grand crochet dont la pointe est tournee en haut et en
dehors. La branche externe beaucoup plus large, arrondie, à bord
peu renflé brun: ou noir mat, son extrémité libre et obtuse est
courbée en haut et en dehors. Lobe génital arrondi, à bord saillant,
d’un noir mat muni de poils jaunâtres.
Q Écaille vulvaire à bord très renflé, quelquefois un peu chagriné
ou déchiquete avec une large échancrure en demi lune, sans angles
saillants. :
Patrie : Probablement toute l’Asie mineure et la Transcaucasie.
Voici les lieux d’où j'ai recu ces exempiaires : Kakétie (Mloko-
sievitch) Tartoum, Erzeroum (Deyrolle), Amasia, Beyrut (Dr Stau-
dinger), Palestine ; presqu'île du Sinaï ; Malatia en Mésopotamie. En
Asie elle se trouve encore à Fergana, au Géorgie et en Turkestan.
On sait que la brunnea habite une grande partie de l'Europe et
les îles méditerranéennes de Corse de Sardaigne et de Sicile; elle
devient rare vers le Nord qui est au contraire la patrie de prédilec-
tion de la cærulescens.
On la rencontre dans la Sibérie jusqu’à Irkutsk (Hagen).
20. Libellula gracilis Albarda n. sp.
Abdomen & 32-33; © 32. Aile inférieure & 34-36; Q 36.
Excessivement voisine de la brunnea. Je ne relève que les diffé-
rences suivantes : |
G' 1° Abdomen plus grêle.
NE Côté externe du ptérostigma distinctement oblique + est long
2 1famm chez le G\; 2 3/4 chez la ©).
. Pièce antérieure des parties génitales assez large à de base,
comprimée latéralement, ayant son tiers apical atténué relevé, à
bord un peu relevé, échancré ou très légèrement fendu au milieu;
hamecons assez longs, un peu moins saillants que la pièce antérieure,
creusés. L’interne a son bord très renflé, surtout près de sa base ;
16 ODONATES DE L'ASIE MINEURE ÉTC.
son extrémité triangulaire se termine en tige assez large portant
un crochet dont la pointe est tournée en haut et en dehors. Le bord
renflé de la branche externe est court, son extrémité libre, de sorte
qu’il reste entre les deux branches une assez grande partie de mem-
brane qui n’est pas échancrée. Lobe génital arrondi, un peu tronqué,
couvert de poils jaunâtres.
Q. Abdomen et ptérostigma analogues à ceux du mâle.
Bords du 8° segment encore moins dilatés que chez la brunnea.
Écaille vulvaire ressemblant à celle de la &runnea mais ayant son
bord moins renflé; son ouverture en forme de trapèze.
Patrie : Un couple de Sibalkut (Perse septentrionale) — un mâle
de Malatia (Mésopotamie).
Espèce difficile à bien distinguer de la brunnea. Je remarque que
chez l’albistyla on observe en Chine et au Japon de grands exem-
plaires (nommés albicauda par Brauer et speciosa par Uhler) chez
lesquels l'abdomen est plus grêle que dans le type normal et que je ne
suis pas parvenu à isoler spécifiquement tandis que d’autres individus
des mêmes contrées les réunissent au type a/bistyla européen. N'y
aurait-il pas une transformation analogue entre la brunnea et la
gracilis?
La gracilis rappelle la Pamburii par son abdomen grêle (même
encore plus étroit) mais s’en sépare par son ptérostigma plus court,
plus oblique en dehors, la pièce antérieure des parties génitales du
cg moins effilée, moins redressée.
Bien que M. Herman Albarda n'ait pas publie cette espèce, elle
lui appartient réellement puisqu'en me communiquant les types qui
font partie de sa collection, il y a joint une description détaillée dont
j'ai transcrit littéralement le signalement pour les parties.génitales
des deux sexes qui en constituent les caractères les plus importants.
21. Libellula anceps ? Schneider ; Selys, Rev. Odon. p. 291.
G Abdomen 22 1/2. Aile inférieure 26.
Voisine de la brunnea et de la Ramburii mais :
1° Taille extrêmement petite ;
2° Ptérostigma plus court, long de 2m, (il a au moins 2 1/2 chez
les plus petits exemplaires des deux espèces citées).
3° Moins de nervules costales (10‘anticubitales et 6 postcubitales
aux supérieures).
4° Il y a chez mon exemplaire unique 4 cellules postrigonales
suivies immédiatement de 3 rangs (3 rangs dès l'origine chez les
espèces voisines).
5° Membrarule grise, presque noire au bord, à peine blanche à la
base.
GvExtérieur des tibias et des tarses des pieds postérieurs jaunâtres.
La pièce antérieure des parties génitales est peu saillante, comme
ODONATES DE L'ASIE MINEURE ETC. "14
chez la brunnea, (chez la Ramburii elle est un peu redressée).
Patrie : Beyrut (Syrie) un G' unique (Dr Staudinger), coll. Selys.
C’est peut-être une variété naine de la hrunnea qui existe aussi à
Beyrut en même temps que la Xamburii, mais la brièveté du
ptérostigma ne permet pas de la rapprocher de cette dernière. L’ap-
pendice anal inférieur est plus recourbé que chez aucune des espèces
voisines et la membranule est plus obscure.
Les parties génitales, autant que M. Albarda a pu les examiner, à
cause de l’exsertion du pénis, ont rapport avec celles de la Z. Ranson-
neti Brauer. Il se demande si c’est une espèce distincte ou bien une
race de la Xambuwrii. (La brièveté du pterostigma me parait exclure
cette dernière hypothèse). Il pense en tous cas que les hamecons
different de ceux de la brunnea.
Je ne suis pas certain que le type mâle que je viens de décrire
appartienne à la Z. anceps Schn. décrite d’après une femelle de
Mermeriza(Loew). Les espèces de ce groupe, surtout les femelles, sont
difficiles à déterminer. J’ai crû plus prudent de rapporter ce mâle à
l’anceps, pour ne pas créer pour le moment un nom nouveau,
quoique en 1863 M. Hagen n’énumère plus cette dernière et pense à
la rapporter à la brunnea.
Par compensation il admet (n° 9 Zoco citato) une ZL. cyprica
Hagen d’après un couple de Chypres (Mus. Vienne) une femelle jeune
de Syrie (Lederer) qui se rapprocherait de la {œniolata Schn. en
différant par le bout des ailes brunâtre. Cette cyprica (non décrite)
appartiendrait-elle à la /æniolata comme variété, ou à la ckrysos-
tigma (barbara Selys) ?
22. Libellula tæniolata Schn. — Selys, Rev. Odon., p. 290.
La description dans la Revue des Odonates étant traduite de celle
de Schneider et du D° Hagen, d’après un mâle que je n’ai pas vu et
dont l'extrémité abdominale manquait, il est nécessaire de donner
une diagnose suffisante des couples que j’ai recus de Rhodes et de
Beyrut.
Abdomen G'221/2-25 ; Q 22-23; aile inférieure G° 26-27 ; Q 26-27.
Ailes subarrondies, à peine salies. Réticulation brun noirâtre;
costale jaune pâle en dehors ainsi que les nervules sous-costales
jusqu’au nodus. Ptérostigma jaune pâle entre deux nervures noires
épaisses, long de 25/4 à 3°". Membranule obscure plus pâle en
dedans, 10-12 antécubitales et 8-9 postcubitales aux ailes supé-
rieures; 3 rangs postrigonaux ou 3 cellules suivies de 2 rangs.
Brun olivàtre clair, marqué de jaune et de noir.
Tête petite, gris jaunâtre. Vésicule du vertex renflée, bimucronée,
triangle occipital grand.
Prothorax jaunâtre à lobe postérieur arrondi, à peine écharcré
au milieu.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXXI, 2
18 ODONATES DE L'ASIE MINEURE ETC.
Thorax brun olivâtre, élégamment marqué de chaque côté de
trois raies jaune pâle bordées de noir, équidistantes, savoir : une
antéhumérale et deux latérales, enfin une longitudinale dorsale sur
l'espace interalaire. Poitrine pâle.
Abdomen brun olivâtre pâle, avec une bande dorsale noiratre sur
tous les segments et une latérale (cette dernière peu distincte chez
la G). Il est court, assez épais, subcylindrique, légèrement épaissi à
la base et vers les 6-8 segments.
Pieds jaunâtre pâle ou olivâtre, une raie externe terminale aux
fémurs, l’intérieur des femurs et les tarses noirâtres.
G. Appendices anals jaune olivâtre; les supérieurs fusiformes à
pointe noirâtre eflilée, ayant plus du double du 10e segment qui est
très court. L’inférieur large, subtriangulaire, un peu plus court.
M. Herman Albarda décrit ainsi les parties génitales (èn Zitteris) :
elles sont peu proéminentes. La pièce antérieure est large, non
renflée à son extrémité, qui est assez profondément émarginée. Cette
pièce est un peu plus courte que le hamecon externe; sa pointe
relevée. Les hamecons profondément creusés à l’intérieur, leurs
branches bien séparées, l’externe plus longue que l’interne; cette
dernière munie d’un petit crochet à peine visible, l’externe ayant son
grand crochet à peu près trigone, dont la pointe est tournée en arrière
et en dehors. Lobe génital très large, coupé presque carrément.
Chez les mâles adultes le haut de la face est gris bleuâtre, les
lèvres restant jaunes. Le thorax et l’abdomen sont légèrement
bleuâtre pruineux.
Q. Appendices anals subcylindriques plus longs que le 10° seg-
ment, jaunâtres, le bout pointu, noirâtre. Écaille vulvaire un peu
renflée à son bord élevé, qui est plutôt concave qu’échancré.
Patrie : Ile de Rhodes (par Erber et D' Loew), île de Chypres
(Mus. de Vienne), Beyrut (Dr Staudinger), Syrie (par Lederer).
Cette jolie espèce paraît appartenir à un groupe principalement
africain à membranule obscure, dans lequel se placent entr'autres
la chrysostigma (barbara Selys) et la fasciolata Rambur.
La tæniolata est reconnaissable aux six raies jaunes délimitées de
noir du thorax et à la raie dorsale interalaire de même couleur.
Les îles de Rhodes et de Chypres appartenant plutôt à l'Asie
mineure, cette espèce ne doit pas être placée jusqu’à présent parmi
celles de l’Europe géographique.
23. Libellula chrysostigma Burm., n° 58.
Libellula olympia Brullé, Hist. Canaries (nec Fonscol.).
-— barbara Selys, Rev. Odon., p. 306. — Expéd. sc. Algérie,
pl.l, fe
Orthetrum chrysostigmaMac-Lachl., Linn.Soc. Journal, Vol. XVI,
p. 177.
ODONATES DE L'ASIE MINEURE ETC. 19
Cette espèce dont la stature est à peu près celle de la Ramburii,
s’en sépare immédiatement par la couleur noirâtre de la membra-
nule dans les deux sexes et par la base de l’abdomen du mâle qui est
renflée, presque aussi vésiculeuse que chez la frinacria.
Une confusion étant possible avec cette dernière, je crois très
utile de résumer les différences qui existent entre les deux espèces.
Pour les femelles la distinction est facile parce que la base de
l'abdomen n’est pas vésiculeuse chez la chrysostigma, tandis que
chez la érénacria (qui est d’ailleurs de plus grande taille) ce renfle-
ment existe dans les deux sexes.
M. Mac-Lachlan, dans son mémoire sur les Névroptères de
Madère et des îles Canaries a parfaitement discuté la synon ymie et
les caractères diagnostiques des deux espèces. Voici, sous une forme
comparative le résumé de son excellent article :
Trinacria Selys, Rev. Odon., p. 4.
L. Bremiü Ramb., n° 25.
L. clathrata id., n° 24.
Taille plus forte.
Ptérostigma plus long.
Jeunes : Côtés du thorax olivâtres,
sans bande pâle, la suture humérale et
la médiane finement noire.
Chrysostigma Burm.
L. barbara Selys.
Taille moindre.
Ptérostigma plus court.
Jeunes : Côtés du thorax olivâtres,
avec une bande jaune pâle bordée de
noir sur le premier espace, entre la
suture humérale et la suivante.
Base de l’abdomen vésiculeux chez le
o* seulement.
* adulte bleu pulvérulent, une petite
marque jaune à l’extrême base des ailes
inférieures longeant la membranule.
© abdomen non vésiculeux à la base,
Base de Pabdomen vésiculeux dans
les deux sexes.
o* adulte bleu pulvérulent, pas de
marque jaune à la base des ailes infé-
rieures.
© abdomen vésiculeux à la base,
Les grands mâles de la chrysostigma à l'état adulte sont, on le
voit. assez difficiles à distinguer des petits mâles de la {rinacria au
même àge.
M. Mac-Lachlan pense comme moi que l’assimilation de la {rina-
cria au sous-genre americain Zepthemis fondée sur le caractère de
l'abdomen vésiculeux à sa base dans les deux sexes est artificielle,
et qu’il n’est guère possible de la maintenir en présence de ce qui
existe chez la chrysostigma. Il ajoute que la sabina et les autres
formes voisines qui habitent l’ancien monde doivent également être
considérées comme un groupe de Zibellula L. Selys.
M. Albärda à qui j'ai communiqué un type de chrysostigma
(barbara) signale ainsi (in litleris) les caractères des organes géni-
taux du G':
Pièce antérieure relevée, atténuée vers son extrémité qui est
insensiblement renflée et émarginée, mais non fendue, moins sail-
lante que le hamecon interne. Hamecons jaunes, étroits, creusés à
l'intérieur, leurs branches bien séparées, l’externe très-courte, sans
crochet, ayant son extrémité coupée droit, rugueuse, brunâtre; la
branche interne, qui est sensiblement saïllante, munie d’un crochet
20 ODONATES DE L'ASIE MINEURE ETC.
noir-luisant dont la pointe est tournée en arrière. Lobe génital
très large, arrondi (M. Mac-Lachlan ne trouve pas de différence
notable dans les parties génitales de la {rinacria).
Patrie : Ténériffe, Sénégal, Dakar, Camaroons, Damara Land,
Algérie, Égypte.
Son admission parmi les espèces européennes n’était basée que sur
un exemplaire male du Muséum de Paris indiqué d’'Andalousie, mais
elle se trouve confirmée par sa capture dans l’île de Crête par
M. Frivaldszky.
Syrie : Beyrut (D' Staudinger), Antioche (par le Père David),
presqu'île du Sinaï (communiqué par M. Mac-Lachlan).
La frinacria découverte d'abord en Sicile, habite aussi l'Égypte
et le Sénégal, mais n’a pas encore été DESeNES en Asie mineure.
23°. Libellula Ransonneti Brauer, Verh. zoolog.-botan.
Gesells. Wien, 1865.
G'+ Abdomen 29-30. Aile supérieure 36 (large de 7 1/3 au nodus).
Largeur de l'abdomen au milieu 2".
Ailes hyalines, étroites dans leur seconde moitié, passablement
pointues sans aucun vestige basal jaunâtre; la costale seule jaune,
tout le resle de la réticulation noire. Triangle petit avec une trans-
versale aux supérieures; 3 rangs postrigonaux. Ptérostigma brun
jaunâtre, noir aux extrémités, non dilaté (long de 2 1/2""). Membra-
nule blanche, grise au bord externe, 9-10 antécubitales. *
Brun testacé, recouvert de bleu pulvérulent, à villosité blanche.
Tête brun jaunâtre; front bleuâtre sans aucune raie transverse
noire devant les ocelles; vertex bifide. Lèvres jaunâtres. Triangle
occipital grand, de même ou bleuâtre, derrière les yeux deux bandes
brun jaunâtre.
Lobe postérieur du prothorax en demi-cerele, entier, seulement
un peu festonné au milieu, bordé de poils blancs longs. Chez un
exemplaire on voit une ligne humérale obscure.
Abdomen grêle, triangulaire, comprimé, sa base vésiculeuse, les
carènes finement noires ainsi que deux points noirs au bout des
segments, peu élargi vu en dessus, aminci entre les & et 9e segments.
Appendices anals supérieurs aussi longs que les deux derniers
segments, bruns en dessus, noirâtres et bleuâtres à la pointe, ciliés
de blanc, légèrement denticulés en dessous (5 à 6 dentelures
écartées). L'inférieur ayant les quatre cinquièmes des supérieurs
élargi en courbe à la base, puis triangulaire; le bout mousse avec
deux petites pointes, le dessous obscur, jaune au bord.
Parties génitales du 2e segment très peu saillantes, la première
pièce triangulaire, non: échancrée au sommet; les lobes latéraux
grands, arrondis.
Pieds noirs, les fémurs bruns à la base avec une fine ligne jaune;
ODONATES DE L’ASIE MINEURE ETC. 21
les antérieurs bruns en dedans. Chez les jeunes, l'extérieur des
tibias et des tarses a une ligne jaune fine. Les épines de la moitié
des tibias en dessous brun jaunâtre.
Patrie : prise près de Tor (presqu'île du Sinaï, sur la mer Rouge,
(voyage du capitaine baron Ransonnet). Le Musée de Vienne possède
deux exemplaires de la même localité recueillis par M. de Frauenfeld.
Ce signalement est donné d’après la description du D° Brauer
(L. c.). Il concorde presque entièrement avec les deux mâles types de
la Zibellula brachialis Palisot de Beauvois (Rambur ne 40), types
qui sont dans ma collection. Je ne trouve que les différences sui-
vantes en les comparant à la description de la Æansonneti. D'après
le D' Brauer, cette espèce n'aurait aucun vestige jaunâtre à la base
des ailes et ne posséderait que 9-10 nervures antécubitales.
La brachialis montre un tres léger vestige ocracé à la base des
ailes, et possède 12-13 antécubitales. C’est du reste une espèce
répandue dans une grande partie de l’Afrique tropicale, une sorte
de protée dont les apparences sont très variables. Pour le moment
je possède des exemplaires nombreux de Zanzibar, Delagoa-bay,
Niam-Niam, Maurice, Loanda, Camaroons, etc., que je ne puis
distinguer avec certitude en plusieurs espèces.
La Ransonneti selon le D' Brauer, doit être assez voisine de la
chrysostigma (barbara) et même de l’azurea Ramb. qui est de Mada-
gascar et de Zanzibar.
24. Lepthemis sabina Drury.
.« Libellula sabina Drury, Ramb. n° 23.
L. ampullacea Schneid. — Selys, Rev. Odon., p. 288.
L. sabina et leptura Burm.
L. gibba Fab. Ent. Syst., suppl. n° 14-15.
Patrie : L'aire de dispersion de cette espèce est énormément
étendue. Le type de Drury existe dans toute l'Asie australe: Chine,
Inde, Malaisie, Moluques, Nouvelle Guinée, Iles Viti, etc.
Il est impossible de trouver des caractères pour en distinguer
spécifiquement la forme de l’Asie mineure nommée ampullacea par
Schneider. Les exemplaires sont en général plus petits; ils n’ont
que 10 à 11 nervules anticubitales aux ailes supérieures (il y en a
le plus souvent 13 chez les types tropicaux) et le vestige ocracé
contre la membranule des ailes inférieures est presque nul.
Patrie : Syrie (Lederer) — Alexandrette (Père David) — Kelle-
misch (Loew), — Ile de Chypres (Mus. de Vienne).
Je n'ai pas vu les types des Iles Comores (près de Madagascar)
auxquels Burmeister réserve le nom de Z. sabina ; il les rapporte
aussi au type des Indes orientales.
Je possède des exemplaires de la côte occidentale d'Afrique
(Camaroons) dont la lèvre supérieure est plus obscure que chez le
2,2 ODONATES DE L'ASIE MINEURE ETC.
type. Elle est noire à peine limbée de jaune pâle : chez les autres elle
est lavée uniformément de brun jaunâtre pâle. Il y a 13 à 15 ner-
vules antécubitales. Je nomme cette variété ou race africana.
D’après l'analyse d’une note manuscrite de Pallas sur les Libel-
lules de l'empire russe, communiquée, par le D' Hagen, il est
probable que la Z. sabina se trouverait aussi dans la Russie méri-
dionale, peut-être européenne.
25. Diplacina? flavistyla Ramb. — Selys, Rev. Odon., p. 312.
Libellula flavistyla, parvula et Lefebvrei, Ramb., n° 120, 119
et. 113.
L. morio Schneider. R
Patrie : Afrique (Algérie, Égypte, Zanzibar, etc.).
Asie mineure vers la côte méridionale à Kellemisch (par M. Loew).
Cette espèce me paraît se rapprocher davantage des Sympetrum
que des véritables Diplacina de M. Brauer, dont on peut considérer
la nana comme type. J’en ai détaillé les motifs dans mon mémoire :
Odonates des Philippines publié en 1882 (dans les Annales de la
Soc. Espan. de Hist. nat. de Madrid).
26. Crocothemis erythræa Brullé, Selys, Rey. Odon., p. 24.
Libellula ferruginea Vander Linden. — Ramb. n° 66.
Patrie : Europe méridionale, — Afrique, — Asie méridionale.
Syrie : Beyrut (Dr Staudinger), — Alexandrette (P. David), -—
Ile de Rhodes, — Kaketie (Mlokos.), Asie mineure : Mermeriza,
Mésopotamie à Malatia, — Turkestan.
Il me semble encore incertain si cette forme est spécifiquement
distincte de la servilia Drury, qui habite la Chine et le Japon.
27. Trithemis rubrinervis Selys, Rev. Odon., p. 26.
Libellula hœmatina (pars) Ramb. n° 74.
Patrie : Sicile, Algérie, Sénégal, Égypte.
Ile de Chypres, Syrie à Beyrut (D: Staudinger).
28. Trithemis arteriosa Burm., n° 14.
Libellula distincta Ramb. n° 75. — Selys, Rev. Odon., p. 307.
— Hagen.
L. conjuncta SAME (RE LE scient. de l'Algérie, pl. 1, f. (es ch
syn.).
Patrie : Le type de l'espèce est répandu dans une très grande
partie de l'Afrique, depuis l’Algérie jusqu'au Cap de Bonne Espé-
rance. La partie basale safranée des ailes lui donne à peu près
l'apparence du Sympetrum flaveolum.
La forme observée en Syrie est un peu différente, la nuance
basale safranée n’atteignant pas les triangles chez le mâle, et
presque nulle chez la femelle, de sorte que l'apparence est celie du
S. Fonscolombii. Je l'ai recue de Beyrut par le D' Staudinger.
ODONATES DE L'ASIE MINEURE ETC. 23
Lederer l’a prise également en Syrie. Je donne à cette forme locale
Je nom de syriaca.
29. Trithemis fuscopalliata Selys, n. sp.
G. Abdomen 17-18. Aile inférieure 21-22 1/2.
Stature de l’unifasciala, mais un peu plus petite.
Ailes colorées en brun enfumé foncé jusqu’au nodus aux supé-
rieures, 2-3 cellules plus loin aux inférieures; cette couleur finissant
extérieurement d'une manière arrondie est moins opaque aux ailes
supérieures jusqu'aux triangles et au bord antécubital. Il y a 7-8
nervules antécubitales aux supérieures, dont la dernière surnumé-
raire et 5-6 aux inférieures. Triangle discoïdal libre ou traversé,
suivi de 3 rangs. Triangle interne libre. Membranule obscure.
Ptérostigma jaune, mince (long de 3"")couvrant environ une cellule.
Tête assez globuleuse; lèvres jaunâtres, le reste enfumé.
Prothorax subtrilobé, le lobe médian arrondi, les latéraux plus
larges arrondis.
Thorax assez robuste.
Abdomen assez épais, subtriangulaire, subdéprime, effilé au bout.
Tout le corps gris obscur, les sutures latérales du thorax étroite-
ment marquées de noir sous forme de lignes complètes.
Appendices anals jaune pâle, de la longueur du 10e segment.
Pieds livides, les fémurs avec deux lignes externes noires.
Q inconnue.
Patrie : Euphrate inférieur (Mésopotamie) en janvier et février.
coll. Selys.
Cette espèce curieuse a tout-à-fait les formes et la réticulation
avec les triangles discoïdaux des supérieurs à angle inférieur rejetée
vers la base, de la 7. wnifasciata (leucosticta Burm.) dont elle diffère
par le brun enfumé qui occupe plus de la moitié basale des ailes,
à la manière de la Vevrothemis equestris, tandis que chez l'unifas-
ciata cette couleur forme une bande transverse qui ne commence
qu’au nodus imitant le S. pedemontanum.
Cette disposition de la partie colorée des ailes rappelle la Pracky-
themis contaminata Fab. Mais les triangles libres empêchent toute
confusion avec cette dernière, unique jusqu'ici dans son groupe.
30. Trithemis unifasciata Oliv.-— Ramb. n° 108.
Libellula leucosticta Burm., n° 8. — Selys, Rev. Odon., p. 310.
Patrie : Afrique (Algérie, Sénégal, Égypte, Nubie, etc.).
Asie mineure : Smyrne (d'après Brauer).
Palestine : à Huleh, un couple (par M. Lowne), Coll. Mac-
Lachlan. La femelle de cette localité a les ailes limpides,
24 ODONATES DE L'ASIE MINEURE ETC.
SOUS-FAMILLE II. — CORDULINES.
31. Somatochlora arctica Zett. (pars). — Selys, Rev. Odon.,
He
è Cordulia subalpina Selys, 1840.
Patrie : Europe froide et tempérée, très locale; espèce arctique
alpine ou subalpine observée en Scandinavie, Allemagne, Belgique,
Iles britanniques, Suisse et Tyrol. — Sibérie d'après le Dr Brauer.
Transcaucasie : à Kubo dans le Caucase (Kaketie) le 20 juin 1869
(par M. Jean Van Volxem).
FAMILLE II. — ÆSCHNIDÉES.
SOUS-FAMILLE I. — GOMPHINES.
32. Onychogomphus macrodon Selys, n. sp.
Abdomen & 36; Q 30-33; aile inférieure G' 28; Q 27-29.
G. Ailes hyalines à réticulation brun roussâtre; l'extérieur de la
costale jaune pâle; ptérostigma jaune brunâtre entre deux nervures
épaisses noires (long de 2 1/2"") couvrant 3 cellules; 3 rangs postri-
gonaux; 4 cellules dans le triangle anal; 11-13 antécubitales, et
6-7 postcubitales aux ailes supérieures.
Jaune, un peu plus clair à la face, un peu roussätre au bout de
l'abdomen, varié de noir ainsi qu’il suit : une petite marque centrale
transverse contre la suture au bas du front; la base de celui-ci
devant les ocelles noir, cette couleur avançant au milieu en forme
de gros point noir enfoncé. Vertex entre les ocelles et lame de l'occi-
put jaunes séparées par une bande noire allant d’un œil à l’autre.
Derrière des yeux jaunes avec une bande supérieure noire longeant
les yeux, sur laquelle se marquent les petits tubercules jaunes.
Au thorax les bandes dorsales médianes noires sont assez épaisses,
isolées, courbées en dehors vers le bas, les antéhumérales également
isolées de même épaisseur, courbées en sens inverse vers les précé-
dentes (formant ainsi un ovale incomplètement fermé) suivies de
l’humérale à égale distance, un peu plus étroite et atteignant les
pieds ; sur les côtés la raie médiane est incomplète inférieurement et
s'arrête au stigmate; la seconde raie complète sur la suture médiane,
l’une et l’autre assez étroites.
À l’abdomen les articulations sont cerclées de noir aux six pre-
miers segments, cette couleur dessinant en outre une bande dorsale
jaune aux ler et 2°, une tache transversale aux 3-6° (interrompue
par l’arête), puis une tache épaisse terminale (échancrée par l'arête);
7e segment analogue mais la tache postérieure noire échancrée ;
8-9e avec une grande tache occupant au moins la moitié terminale.
Les articulations jaunes ; 10° avec une tache basale triangulaire et le
bord terminal noirs.
ODONATES DE L'ASIE MINEURE ETC. L15.
Appendices anals jaunes ; les supérieurs en crochets écartés, assez
subitement courbés en bas et en dedans au bout qui est subeylin-
drique presque mousse #07 fourchu ni échancré. Appendice inférieur
un peu plus court, recourbé en haut, bifide dans sa seconde moitié,
à branches contigues minces, portant en dessus de chaque côté une
très forte dent triangulaire.
Pieds jaunes; une bande externe noire au bout des fémurs; l’inté-
rieur des tibias et les tarses noirs, mais le premier article de ceux-ci
jaune en dessus.
Q presque semblable. Le ptérostigma plus jaunâtre, un peu plus
long (3n»). Un des exemplaires montre une impression noire au rhi-
narium. Les bandes dorsales et antéhumérales très étroites formant
un ovale presque fermé excepté par en bas. Le noir de l’abdomen
également peu étendu, analogue à ce que l’on voit chez les O. Lefeb-
vrei et flemuosus.
Écaille vulvaire divisée en deux plaques triangulaires écartées,
plus longues que la moitié du 9e segment.
Pieds jaune clair ; la marque terminale des fémurs très courte.
Tarses noirs, mais la première articulation de tous et les 2: et 3e de
la seconde paire jaunes en dessus.
Patrie : Beyrut et Antioche. |
Le mâle ressemble beaucoup à l’wncatus d'Europe par les appen-
dices anals supérieurs non bifides et au forcipatus par la direction
courbée des raies antéhumérales noires ainsi que par l’absence de
prolongement médian noir au bas de l’arête dorsale vers le pro-
thorax. Il diffère de ces deux espèces par les deux dents de l’appen-
dice inférieur très fortes et par la grande extension de la couleur
jaune, rappelant en cela le fleæuosus, mais chez ce dernier les
appendices anals sont tout autres.
La femelle pourrait être confondue avec celles du fezuosus et du
Lefebvrei. Les différences sont insignifiantes. Chez le Zefebvrei la
suture inférieure du front est très finement noire et le ptérostigma
d’un brun très foncé. Chez le flezuosus la suture du front est
grisâtre et déborde un peu sur le nasus, puis le ptérostigma est
jaune, de sorte que si l’on ne connaissait que les femelles de ces
espèces, on hésiterait à les séparer ; en résumé, le caractère de la
petite tache médiane arrondie qui nait du noir de la base du front
est le seul qui distingue visiblement les femelles du wacrodon de
celles du Zefebvrei.
33. Onychogomphus forcipatus L. Selys, Rev. Odon., p. 28.
Æschna unguiculata Vander Linden, Ramb.
Æ. hamata, Charp.
Patrie : Presque toute l'Europe.
Algerie.
25° ODONATES DE L’ASIE MINEURE ETC.
Asie mineure : Anatolie. — Observé à Brousse, près du Bosphore
(Père David). — Trébizonde. — Caucase.
Dans la Monographie des Gomphines, j'ai inséré un travail très
étendu du Dr Hagen sur les nombreuses variations que présente cette
espèce. Je n’ai rien à ajouter à cet article si ce n’est que les exem-
plaires d'Algérie y appartiennent certainement, et que je considère
maintenant le Zefebvrei Selys(4e add. aux Synopsis des Gomphines)
comme une espèce ou forme séparée,
M. le D' Kolbe (Berlin. Ent. Zeitschrift, 1885) dans une notice
sur des Pseudonévroptères d'Algérie, décrit d’après des exemplaires
uniques deux variétés femelles dans les noms de consobrinus et de
socialis, caractérisées surtout par la largeur et la disposition des
raies noires du devant du thorax qu’il figure (Tafel V). Chez son
consobrinus elles sont fort étroites, les médianes dorsales commu-
niquant par en haut avec les antéhumérales et formant ainsi un ovale
mais non fermé par en bas. C’est selon moi une des nombreuses
sous-variétés du forcipatus méridional (type de l'unguiculatus de
Vander Linden).
Chez la variété socialis de M. Kolbe, au contraire, les raies noires
des mêmes parties sont tres épaisses, droites, l'arête dorsale vers
le bas montre un prolongement médian noir jusqu’au bord vers le
prothorax; ces caractères et le reste de la description me paraissent
démontrer que cette femelle appartient à l’'Onychogomphus uncatus
Charp. qui se trouve dans le midi de la France, en Espagne et dans
les Alpes. C’est donc une espèce à ajouter à la faune de l’Algérie.
Les mâles des Onychogomphus forcipatus, macrodon, Lefebvrei
et fleœuosus sont faciles à distinguer par l’examen des appendices
anals. Il n’en est pas de même des femelles; c'est pourquoi j'ai
cherché à établir pour elles des diagnoses absolument comparatives,
voici celle qui s'applique au forcipatus :
Q Ptérostigma noirâtre (brun noirâtre chez les jeunes), côté
externe du triangle discoïdal presque droit. Face jaune marquée de
noir ainsi qu'il suit : une raie complète sur la suture inférieure du
front contre le nasus, une autre souvent réduite à un vestige latéral
entre le nasus et le rhinarium, un vestige basal à la lèvre supérieure
dont le,bord en avant est légèrement limbé de même couleur. Dessus
du front à sa base contre les ocelles étroitement noir, cette couleur
presque toujours un peu avancée au milieu en un petit triangle dans
l'excavation. Derrière des yeux noir vers le haut au milieu duquel se
voient les petits tubercules postoculaires jaunes.
Devant du thorax à raie noire antéhumérale courbée variable; ou
isolée incomplète, ou touchant par en haut les médianes dorsales
(plus rarement les touchant également par en bas et formant alors
un ovale fermé). Les côtés du thorax à ligne noire intermédiaire
incomplète.
ODONATES DE L'ASIE MINEURE ETC. Ter
Pieds jaunes; bout des fémurs et intérieur des tibias et tarses
noirs. (Les tibias entièrement noirs chez les types de la race septen-
trionale).
Les quatre espèces comparées ont dans les deux sexes une raie
noire d'un œil à l’autre séparant la tache jaune des ocelles de la
lame de l’occiput qui est également jaune.
Chez les Onychogomphus pumilio, Genei et Hagenii qui consti-
tuent le groupe chez lequel les aprendices anals supérieurs ne sont
pas courbés en tenailles l’un vers l’autre, la raie noire interoculaire
séparant le vertex de l’occiput n'existe pas.
34. Onychogomphus Lefebvrei Ramb. — Selys, 4e Add. au
Syn. des Gomph. n° 9 (add.). — Mon. Gomph., p. 32.
- Patrie : Egypte (Oasis de Bahrieh par Alex. Lefèvre et Musée
de Berlin).
Asie mineure et Syrie : Beyrut (par le D' Staudinger) — Antioche.
Le mâle se distingue bien de celui du forcipatus par l'absence des
deux épines submédianes de l’appendice anal inférieur. La femelle
ressemble singulièrement à celle du fezuosus.
G Les appendices anals inférieurs different de ceux du forcipatus
et du #acrodon par l’absence des deux dents submédianes.
Q Ptérostigma brun jaunâtre (ex. de Bahrieh) — noir chez un
exemplaire d’Antioche.
Lèvre supérieure toute jaune. Face jaune excepté une ligne noire
transverse allant d’un æ&il à l’autre sur la suture inférieure du front,
dont la base est étroitement bordée de noir devant les ocelles.
Derrière des yeux étroitement bordé de noir en haut seulement.
Tubercules postoculaires rudimentaires jaunes.
Devant du thorax à raies médianes et antéhumérales noires bien
marquées formant un ovale fermé, ou à peine ouvert en bas. Ligne
noire intermédiaire des côtés n’existant que vers le bas.
Pieds jaunes; bout des fémurs et intérieur des tibias noirs. Tarses
noirs, un peu jaunes en dehors.
35. Onychogomphus flexuosus Schneid. — Selys, Rev.
Odon., p. 295. Selys, Mon. Gomph., p. 43.
* Patrie: Asie mineure, côte méridionale à Kellemisch (par le
Dr Loew) Amasia (Dr Staudinger). — Kakétie aux environs d'Elisa-
bethopol dans le Caucase asiatique (Mlokosiewitsch). Malatia en
Mésopotamie. — Turkestan selon le D Brauer, qui ajoute : Russie
méridionale, ce serait une espèce à ajouter à la faune d'Europe.
G' très reconnaissable à la forme des appendices anals inférieurs
à double courbure décrits dans la Monographie et dans le Synopsis.
Q Ptérostigma jaune sale entre deux nervures noires dilatées.
Triangle discoïdal à côté externe légèrement brisé, mais pas assez
différent de celui des autres espèces pour fournir un caractère véri-
tablement diagnostique.
28 ODONATES DE L'ASIE MINEURE ETC.
Lèvre supérieure et face jaune très pâle avec une raie transverse
brun clair très marquée chez les adultes, sur la suture inférieure
du front, ’existant qu'en avant, et non jusqu'aux yeux. L’'extrême
base du front devant les ocelles à peine brunâtre. Derrière des yeux
à peine limbé de brun clair, sans tubercules postoculaires.
Devant du thorax à raies médianes et antehumérales noires bien
marquées formant un ovale allongé, fermé ou légèrement ouvert en
bas, lignes noires des côtés très fines, l’humérale seule complète.
Pieds presqu'entièrement jaunes, un léger vestige brun externe
au bout des fémurs. Tarses un peu obscurs en dedans seulement.
36. Onychogomphus Hagenii Selys, 3° Add. au Syn. Gomph.,
ne 175; id., 4e Add., no 17°° (addition).
Onychogomplus Genei Selys, Monogr. Gomph., 1873, page 51.
(Pars, les exemplaires d’ Égypte).
Gomphus pumilio Hagen, 1863, n° 23.
Patrie : Égypte; un couple (Musée de Berlin). — Abyssinie (coll.
Mac-Lachlan). Heyrutt un G (D' Staudinger). — Syrie par Lederer
(Hagen).
Ce n’est probablement qu’une race un peu plus grande du pwmilio
Ramb., n° 1, 1840, indiqué de l'Égypte et dont d’autres exemplaires
de ma collection sont étiquetes d’une manière plus précise : Nubie,
Kartoum, Nil blanc.
Il faudrait pouvoir examiner encore le couple du Musée de Berlin
et de nouveaux exemplaires de Syrie pour décider la question. Pour
le moment je ne trouve chez le G de Beyrut que je possède, comparé
aux pumilio que des différences insignifiantes :
le L’appendice inférieur vu de profil, courbe en $ se termine plus
régulièrement en pointe ovalaire moins subitement penchée en bas
que chez le pumilio, où elle est en quelque sorte capitée.
20 La taille est un peu plus forte ; abdomen 29% ; aile inférieure 22.
3° La coloration générale un peu moins pale, plus verdâtre. Une
autre forme voisine est celle qué j'ai décrite sous le nom de Genei
en 1841, et qui habite la Sicile, la pardaigne (et aussi le Portugal,
si je suis bien informé).
Voici la synonymie assez compliquée de l'O. Genet. .
Gomphus Genei Selys, Rev. Zool., 1841. —Id. Rev. Odon., 1850
(la femelle seule).
Onychogomphus Genei id, Mon. Gomph. (Pars, la femelle de Sicile
seule). — Synopsis Gomph., n° 16.— Id. Comptes-rendus de la Soc.
entomologique de Belgique, décembre 1885.
Gomphus exselsus Achilles Costa, Actes Acad. Sc. Naples, 1883
Geto)
Auparavant, dans la Révision des Odonates de l’Algérie(Ann. Soc.
ent. belge, 1870-71 et Synops. des Gomph., 3° add., n° 16, 1873)
ODONATES DE L’ASIE MINEURE ETC. 29
j'avais décrit comme étant le mâle du Genei un exemplaire d'Oran
(Algérie). Aujourd’hui que le mâle véritable est connu grâce à M. le
prof. Ach. Costa, je constate que l'individu d'Oran forme une espèce
nouvelle appartenant au groupe de l'O. grammicus et je la nomme
Onychogomphus Coste.
Il est très possible, d’ailleurs que les Onychogomphus Genei(1841)
— pumilio (1842) — et Æagenii (1873) ne soient que trois races
d'une même espèce primordiale.
Le Genei mâle diffère surtout du pwmilio et de l’Æagenii par sa
grande taille (abdomen 33°*, aile inférieure 24-25), son ptérostigma
plus long (3"") bordé de noir et les couleurs du corps plus foncées.
37. Ophiogomphus serpentinus Charp. —Selys, Rev. Odon.,
p. 93. — Mon. Gomph., n° 20.
Patrie : Europe centrale et orientale.
Sibérie.
Mésopotamie à Malatia (Albarda).
Turkestan (D' Brauer).
38. Ophiogomphus? assimilis Schneid. — Selys, Rev. Odon.,
p. 294. — Syn. Gomph., n° 8. — Monog. Gomph., p. 81.
Patrie : Kellemisch (côte méridionale de l’Asie mineure.)
On ne connait toujours que les deux mâles pris par M. Loew. Ils
sont incomplets, les appendices anals manquent, et la femelle est
inconnue. Après avoir d'abord placé cette espèce à la suite des
Onychogomplus, le D' Hagen et moi avons pensé (Monogr. Gomph.)
que le pénis muni d’une dent énorme le rapproche des Ophiogomphus
_ avec lesquels il concorde assez bien par l’ensemble des formes et les
dessins du corps.
_ 89. Gomphus vulgatissimus L. ( forcipatus Charp. Ramb.).
Race : Gomphus Schneiderii, Selys, Rev. Odon., p. 292.
Mon. Gomph., p. 132; id. Syn. Gomph., 2e add. n° 84t*r,
Patrie : Asie mineure, côte méridionale à Kellemisch (par le
- Dr Loew). — Amasia en Arménie (Dr Staudinger). — Mingrélie
(Th. Deyrolle). — Malatia en Mésopotamie (Albarda).
En Europe : Corfou (Erber). — Russie méridionale à Kasan
(Eversmann).
Dans la Revue des Odonates, j'ai décrit cette forme comme espèce
distincte. — Plus tard j'ai pensé que ce n’était qu’une race du
vulgatissimus d'Europe, le représentant dans le sud-est de cette
partie du monde et dans l'Asie mineure et la Transcaucasie.
J’ai examiné de nouveau les exemplaires assez nombreux que je
possède. En laissant de côté les légères différences de coloration
d’ailleurs peu constantes des derniers segments de l’abdomen et des
pieds signalées dans mes différents ouvrages il reste principalement
30 ODONATES DE L'ASIE MINEURE ETC.
comme caractère distinctif du ScAneiderii la forme des appendices
anals supérieurs du mâle qui finissent insensiblement en pointe
aigue (et non subitement comme chez le ow/qatissimus). Le carac-
tère tiré de l’écaille vulvaire à branches moins aigues mais plus
divariquées au bout que chez le owlgatissimus ne paraît pas abso-
lument constant, ou n’est pas toujours facilement perceptible à cause
de la facon variable dont cet organe se place par la dessication. Les
exemplaires de l'Asie mineure sont mieux caractérisés que ceux de
Corfou et d'Arménie.
40. Gomphus Davidi Selys, n. sp.
Abdomen «4 35; Q 35-40; aile inférieure G 33; © 31-35.
Patrie : Syrie : Beyrut, Damas, Alexandrette par le Père Armand
David auquel je suis heureux de pouvoir le dédier.
L'espèce est particulièrement voisine du favipes par les bandes
antéhumérales presqu’aussi éloignées des humérales que des
médianes et par la bande jaune dorsale de l’abdomen composée de
taches subtrilobées chez le mâle.
Pieds jaunes, extérieur des premiers fémurs, une double ligne
aux quatre autres, l'intérieur de tous les tibias noirs. Tarses noirs,
l'extérieur des postérieurs jaunes, tout au moins au premier article.
C’est une ressemblance avec le G. Lucasii d'Algérie, mais ce der-
nier a une ligne jaune transverse sur le vertex et les lignes du
devant du thorax plus étroites. Le simillimus qui est également
voisin a les raies antéhumérales très rapprochées des humérales,
tous les tarses noirs, enfin l’écaille vulvaire est beaucoup plus
longue.
Le G. Davidi étant intermédiaire entre le simillimus et le
flavipes une comparaison avec ce dernier facilitera la détermination.
Guérin Méneville avait décrit et figuré, sous le nom de Se/ysii une
variété femelle du favipes chez laquelle les raies médianes du thorax
ne sont confluentes avec les antéhumérales ni par en haut, ni par en
bas; mais elle est conforme sous tous les autres points indiqués dans
la diagnose comparative donnée plus bas.
Gomphus flavipes Charp.
Nervure costale jaune clair vif en
dehors, ptérostigma un peu plus long,
long de 4 à 5mn,
Les deux bandes dorsales médianes
noires du thorax élargies vers le bas en
dehors vers les antéhumérales et les
touchant par un petit prolongement,
celles-ci courbées en sens inverse et
touchant les médianes aussi par un
petit prolongement sous les sinus de
mauière à renfermer de chaque côté sur
le devant du thorax un ovale jaune. —
La suture dorsale, entre les médianes
Gomphus Davidi Selys.
Nervure costale brun noirâtre en
dehors, ptérostigma un peu plus court,
long de 3 à 31/20,
Les deux bandes dorsales médianes
noires du thorax un peu élargies vers le
bas en dehors mais ne touchant ni par
en haut, ni par en bas les antéhumé-
rales qui sont courbées en sens inverse.
La suture dorsale entre les médianes
ET ne — —
ODONATES DE L’ASIE MINEURE ETC. 31
en partie finement jaune jusqu’au demi-
collier mésothoracique de même cou-
leur.
o* Appendices anals supérieurs vus
de profil terminés insensiblement en
pointe supérieure. Appendice inférieur
presqu’entièrement noir.
Q Écaille vulvaire échancrée pour
former deux triangles atteignant à peine
le sixième de la longueur du 9° segment.
brièvement et finement jaune vers le
bas, mais avec un petit prolongement
noir médian traversant le demi-collier
mésothoracique jaune.
o* Appendices anals supérieurs vus
de profil coupés subitement en biseau
au bout en dessous pour former une
pointe très aigue. Appendice inférieur
presqu’entièrement jaune.
© Écaille vulvaire échancrée au bout
pour former deux feuilles ovalaires
atteignant le tiers de la longueur du
9e segment.
41. Gomphus flavipes Charp. —Selys, Rev. Odon., p. 84. —
Mon. Gomph., p. 142.
Patrie : Europe centrale et orientale.
Sibérie.
Turkestan (D' Brauer).
C’est la seule espèce de ce travail qui n’ait pas encore été obser-
vée à l’ouest de la mer Caspienne.
42. Lindenia tetraphylla Vander Linden. — Selys, Rev.
Odon., p. 102. Mon. Gomph., p. 298, etc.
Tctinus prædator Ramb. n° 3
Lindenia quadrifoliata Eversmann.
Patrie : L'aire de dispersion de cette espèce, toujours rare dans
les collections, est fort étendue.
En Europe : observée dans quelques localités de l’Italie (Naples,
Toscane), — de la Grèce (Epire-Janina). — Albanie. — Dalmatie.
En Afrique :
Algérie (La Calle). — Égypte.
Dans les contrées de l’Asie qui font le sujet de ce mémoire :
Transcaucasie (Hamadan). — Lenkoran sur la mer Caspienne. —
Arménie (bords du Sir Darja).
Lachlan). — Turcomanie.
— Krasznowodsk (coll. Mac-
43. Cordulegaster annulatus Latr. — Selys, Mon. Gomph.,
p. 333. — Ramb. n° 2. — Selys, Syn. n° 107.
Æschna lunulata Charp.
Ptérostigma assez long.
Nervure costale jaune en dehors; 18-21 antécubitales:
Occiput bivésiculeux graniforme jaune à cils jaunâtres, renflé en
arrière avec un point noir.
Devant du‘front avec une raie supérieure courte fine () mieux
marquée (Q); nulle dans les deux sexes chez la race immaculifrons.
Lèvre supérieure jaune les côtés seulement bordés de noir; une
virgule basale médiane noire.
Devant du thorax à bandes antéhumerales jaunes, cunéiformes
un peu élargies au sommet contre les sinus antéalaires, les côtés avec
une fine raie jaune entre les deux bandes latérales.
82 ODONATES DE L'ASIE MINEURE ETC.
Demi-anneaux médians de l’abdomen variables occupant leur
sixième ou le quart au plus des 3-6 segments, suivis de deux traits
jaunes terminaux très étroits.
c Appendices anals supérieurs un peu rapprochés à la base, un
peu divergents avec une seule dent placée au premier quart du bord
interne.
L’appendice inférieur presque carré, un peu plus large que long.
Triangle du bord anal des ailes inférieures ordinairement de 5 cel-
lules (rarement 4-6, un exemplaire n’en a que 3).
Q Le 10° segment avec un sillon longitudinal dorsal enfoncé.
Appendices anals subconiques pointus, plus courts que le 10° seg-
ment.
Une grande tache basale jaune à la base des lames vulvaires.
Patrie : Race typique : Presque toute l'Europe. — Sicile.
Tanger ?
Trébizonde? Je n’ai plus sous les yeux l'exemplaire.
Le D' Hagen cite encore : Asie mineure, Brousse; mais n’ayant
pas vu les exemplaires, je ne suis pas sûr qu'ils n’appartiennent pas
au C. Charpentieri Kol. que le D' Hagen comprend dans la synonimie
de l’annulatus.
43". Cordulegaster pictus Selys, Syn. Gomph., n°111.
Cordulegaster bidentatus race pictus Selys, Mon. Gomph.,p. 340.
Cordulegaster annulatus race intermedius Selys, Mon. Gomph.,
p. 336.
Ptérostigma assez long.
Nervure costale brunâtre en dehors; 18- 19 (&) — 21-22 (9)
nervules antécubitales.
Occiput jaunâtre à cils brun roussâtre, renflé en arrière.
Devant du front avec un vestige supérieur de raie brune fine
courte (G) ou une bande transverse noire bien marquée (©).
Lèvre supérieure finement bordée de noir de tous côtés, sans
virgule médiane (G') — plus largement et avec virgule basale
médiane (Q).
Devant du thorax à bandes antéhumérales jaunes, cunéiformes,
élargies au sommet contre les sinus antéalaires. Les côtés avec un
vestige de raie jaune entre les deux bandes latérales, ne touchant
pas le bas.
Demi-anneaux jaunes médians de l’abdomen assez lérges occupant
le tiers environ des 3-6° segments, suivis de deux traits terminaux
très fins.
g Appendices anals supérieurs rapprochés à la base, un peu
divergents avec une seule dent placée au premier tiers du bord
interne.
L’appendice inférieur presque carré, un peu plus large que long.
|
ODONATES DE L'ASIE MINEURE ETC. 33
Triangle anal de 4 cellules (chez le seul exemplaire examiné que
j'ai en ce moment sous les yeux).
Q. Le 10° segment avec un sillon dorsal longitudinal enfoncé.
Appendices anals grêles, pointus, presque aussi longs que le
10° segment.
Une tache basale jaune roussâtre à la base des lames vulvaires.
Patrie: Un G de Dalmatie. -- Albanie. — © Type, patrie inconnue
(coll. Selys). — Albanie, une © par M. Saunders(coll. Mac-Lachlan).
Il est probable qu'il faut y rapporter les exemplaires de Toscane
que je lui ai attribués dans la monographie des Gomphines. Mais ne
les ayant plus sous les yeux, je trouve prudent de laisser subsister
quelque doute.
Le Dr Brauer le mentionne du Caucase, parce qu’anciennement
j'avais rapporté au püclus les mâles du C. Charpentieri que je consi-
dère maintenant comme formant une espèce séparée.
Je place ici la diagnose du pictus parce qu’elle est faite d’après une
comparaison nouvelle avec les autres espèces; mais je la numérote
séparément parce qu’elle n’a encore été observée qu’en Europe.
44. Cordulegaster Charpentieri Kolenati. — Selys, Rev.
Odon., p. 298.
Æschna Charpentieri Kolenati, Meletem. ent., fasc. V, 1846?
Ptérostigma long.
Nervure costale finement jaune en dehors; 16-19 nervules anté-
cubitales. Occiput noir à cils noirâtres, non renflé, avec une double
tache jaune en arrière.
Devant du front sans raie supérieure noire.
Lèvre supérieure finement bordée de noir de tous côtés, avec une
virgule basale médiane.
Devant du thorax à bandes antéhumérales jaunes, cunéiformes,
élargies au sommet contre les sinus antéalaires. Les côtés avec une
raie jaune interrompue entre les deux bandes latérales.
Demi-anneaux médians jaunes de l'abdomen assez larges, occupant
environ le tiers ou le quart des 3-6° segments, suivis de deux traits
terminaux très étroits, ou oblitérés.
Appendices anals supérieurs rapprochés à la base, divergents, leur
pointe redressée et inclinée en dedans, une forte dent interne à leur
extrême base.
Appendice inférieur presque carré, plus large que long.
Triangle anal ordinairement de 4 cellules (un exemplaire en a 7).
Patrie : Environs de Lagodechi en Kakëétie, province de Géorgie.
par M. Mlokosievitsch. - Fleuve Cyrus en Transcaucasie si l’exem-
plaire cite par le D' Hagen s’y rapporte.
Peut-être l'Asie mineure, si les exemplaires de Kellemisch et de
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXXI 5
34 ODONATES DE L'ASIE MINEURE ETC.
Brousse cités à l’article du C’. annulatus d'après le Dr Hagen y appar-
tiennent.
45. Cordulegaster bidentatus Selys.— Mon. Gomph., p.339;
Rev. Odon., p. 107.— Syn. Gomph., n° 109.
Ptérostigma court.
- Nervure costale à peine jaune en dehors (G) no irâtre (©),
15-16 antécubitales.
. Occiput brun à cils en partie noirâtres, non renflé en arrière avec
un point noir.
Devant du front avec une bande supérieure transverse noire assez
épaisse.
Lèvre supérieure bordée de noir de tous côtés, avec une virgule
basale médiane («') plus largement bordée (O).
- Devant du thorax à bandes jaunes antéhumérales médiocres, cunéi-
formes. La raie jaune entre les deux bandes latérales nulle ou rudi-
mentaire.
Demi-anneaux jaunes médians de l’abdomen étroits, n’occupant
guère que le sixième des 3-6° segments, suivis de deux traits termi-
naux très étroits ou nuls.
Appendices anals supérieurs écartés à la ru où ils sont étroits;
en doloire avec une dent submédiane au bord interne précedée d'une
dent inférieure au premier cinquième basal.
L'inférieur un quart plus court, plus long que large, un peu
rétréci dans sa seconde moitié.
Triangle anal de 3 cellules (accidentellement de 4).
Q. Le 10° segment avec un sillon dorsal longitudinal enfoncé.
. Appendices anals subconiques presqu'aussi longs que le 10°segment.
Pas de tache basale claire aux lames vulvaires.
Patrie : Belgique, Suisse, Pyrénées, Nassau, Tyrol (Kæœnigsee),
Sicile.
Asie mineure, Brousse (Musée de Vienne). Je n’ai pas étudié ces
derniers exemplaires.
46. Cordulegaster insignis Schneid., — Selys, Rev. Odon.,
p. 296.
… Id., Syn. Gomph., n° 210. — Mon. Gomph., p. 345.
. Ptérostigma court.
Nervure costale très jaune en dehors; 14-17 nervules antécubitales.
Occiput jaune à cils jaunes, renflé et vésiculeux en arrière.
. Devant du front sans raie obscure (G') avec un vestige court de
raie fine supérieure obscure (Q).
. Lèvre supérieure à peine bordée de brun noirâtre de tous côtés
dans les deux sexes, sans virgule médiane (ou avec une petite virgule
basale médiane noire : exemplaire de Fergana).
Devant du thorax à bandes jaunes antéhumérales plus larges,
ODONATES DE L'ASIE MINEURE ETC. 35
rétrécies vers le bas. Les côtés avec une raie jaune ne touchant pas
le bas, entre les deux latérales.
Demi-anneaux jaunes médians de l'abdomen très larges occupant
plus de la moitié des 2-7° segments, suivis de deux traits terminaux
très étroits ou obliterés.
Appendices anals inférieurs écartés à la base avec une dent sub-
médiane au bord interne, précédée d’une forte dent inférieure aigue
à l'extrême base.
- L’appendice inférieur presque carré.
Triangle anal de 3 cellules.
Q. Le 10° segment en dessus avec une carène longitudinale dorsale
peu élevée.
Appendices anals presqu’aussi longs que le 10° segment, grêles,
aigus.
Une tache basale roussâtre à la base des lames vulvaires. |
… Patrie : Amasia(Arménie), plusieurs couples par le Dr Staudinger.
Kellemisch (Asie mineure) par le D' Loew.
Mésopotamie.
Margilan (prov. de Fergana), Perse septentrionale.
Probablement aussi la Syrie(Mus. de Berlin)mais je n’ai pas étudie
ces derniers exemplaires, non plus d’ailleurs que celui de Kellemisch.
Le Dr Brauer mentionne aussi la Grèce : si c’est bien cette espèce
elle serait à ajouter à la faune européenne.
SoUS-FAMILLE Il. — ÆSCHNINES,.
47. Anax formosus Vander Linden. — Selys, Mon. Libell.,
p. 117, et Rev. Odon., p. 110. — Ramb. n° 1.
Æschna azurea Charp.
Patrie : Presque toute l'Europe.
Siberie.
Algérie, Égypte, Madère.
Syrie.
Turkestan.
48. Anax parthenope Selys. — Monogr., p. 119. — Rev.
Odon., p. 111. — Odon. du Japon, n° 35.
Anaz parisinus Ramb. n°3.
Patrie : Europe (France, Suisse, Italie).
Algérie.
Transcaucasie, Lenkoran (par Christoph), Perse.
Turkestan, Yarkand. À
N. B. Je ne puis parvenir à en séparer spécifiquement l’Anax
julius du D' Brauer, que j'ai recu du Japon, de la Chine et du
Bengale. Je possède des exemplaires de l’Asie centrale qui sont
intermédiaires entre les deux formes. (Voir Odon. du Japon).
56 ODONATES DE L'ASIE MINEURE ETC.
49. Hemianax ephippigerus Burm.
Anax medilerraneus Fi — Mon. Lib., p. 120; Rev. avé. s
p. 329.
Anazx senegalensis Ramb. n° 9.
Patrie : Afrique (Algéri ie, Égypte, Maroc, Senégal, Congo).
Asie (Syrie et Asie-mineure, Beyruth (Dr Staudinger), Libanon,
Amasia, Anatolie); se trouve scie au Turkestan, dans l'Arabie et
l’'Hymalaya.
Europe (Moldavie). — Cette espèce accomplit souvent de loin-
taines émigrations; c’est ainsi que feu M. Vict. Ghiliani a observé
en Piémont un passage nombreux. M. Fréd. Ris en a pris un
exemplaire en Suisse, aux environs de Zurich; un autre a été
capturé dans les rues de Bruxelles; enfin le type que j'ai décrit
d’abord (Bullet. Acad. de Bruxelles en 1839) provenait des environs
de Marseille d’après M. Barthelemy.
50. Brachytron pratense Müll. — Selys, Rev.Odon., p.118.
Æschna vernalis V. d. Linden. — Selys, Monogr., p. 100, —
Ramb. n° 21. |
Æschna pilosa Charp.
Europe septentrionale et moyenne.
Asie mineure, Mingrélie (d’après le D' Brauer).
51. Æschna cyanea Müll. — Selys, Rev. Odon., p. 115.
Æschna maculatissima Lat. Ramb. n° 10. — Selys, Monogr.,
p. 108.
Æ. juncea Charp. (excel. syn.), 1840.
Patrie : Europe.
Algérie.
Transcaucasie en Kaketie (Mlokos.).
52. Æschna juncea L. — Selys, Rev. Odon., p. 116.
Æschna picta Charp., 1840.
Patrie : Europe, Asie et Amérique arctiques. Europe centrale,
surtout dans les montagnes.
Transcaucasie : Erzeroum (par Th. Deyrolle).
N. B. Ilest possible que l#. juncea var. caucasica Kolenati,
dont la diagnose est reproduite dans ma Revue des Odonates,
page 300, sous le nom d’Æschna caucasica, soit une variété acci-
dentelle de la juncea. Elle a été prise aux environs d’Elisabethpol,
au mont Koepeslagh (Transcaucasie).
Ce que Kolenati mentionne de la coloration jaune de la base et du
bord costal semblerait plutôt s'appliquer à l’Æschna rufescens ou a
certaines femelles du Brachytron pratense.
53. Æschna mixta Latr. — Selys, Rev. Odon., p. 122.
Patrie : Europe.
Algerie.
ODONATES DE L'ASIE MINEURE ETC. 97
Kakétie (Mlokosievitch), Amasia (Dr Staudinger), Syrie (Akbès et
Alexandrette, par le P. David). — Perse septentrionale.
Les exemplaires pris par M. Armand David à Akbès et à Alexan-
drette sont jeunes, et dépourvus de la bande brune qui se trouve
sur les côtés du thorax entre la deuxième et la troisième suture, ce
qui leur donne une ressemblance avec lÆ. afinis; mais l'absence
de ligne noire à la suture inferieure du front, celle de dent ou tuber-
cule basal aux appendices supérieurs du mâle et les longs appen-
dices anals de la femelle les distinguent immédiatement de l'afénis.
54. Æschna affinis Vander Linden.—Selys, Rev.Odon., p.124.
Patrie : Europe moyenne et méridionale.
Turkestan (Brauer). Perse septentrionale (Albarda).
55. Æschna rufescens Vander Lind. — Selys, Rev. Odon.,
p.429:
Æschna chrysophthalmus Charp., 1840.
Patrie : Presque toute l’Europe. |
Syrie : Alexandrette (par le Père David); Caucase, Mingrélie
(Deyrolle).
56. Caliæschna microstigma Schneider.
Æschna microstigma Schn. — Selys, Rev. Odon., p. 300 et 396.
Patrie : Asie mineure : Liban central (père À. David), Kellemisch
(Loew), Amasia (Staudinger), Mingrélie (Deyrolle), Perse septen-
trionale à Sibabuck (Albarda).
Europe : Corfou (Erber); Épire àJanina (Saunders); Morée(Krüper).
En caractérisant dans le synopsis des Æschnines (1883) le sous-
genre Caliæschna, j'ai dit par inadvertance : Wemelle inconnue,
tandis que j’en avais donné déjà la description aux additions et
corrections de la Revue, p. 396 et suivante. On doit donc-ajouter à
la diagnose du synopsis : Q. Appendices anals aussi longs que le
dernier segment de l'abdomen. La pièce intermédiaire presqu’aussi
longue, velue.
L’exemplaire mâle de Perse communiqué par M. Albarda a le
ptérostigma un peu plus long et la dent inférieure des appendices
anals supérieurs un peu plus forte. Elle est peu marquée chez ceux
de Mingrélie et de Corfou; intermédiaire chez le mâle d’Amasia.
FAMILLE III — AGRIONIDÉES.
SoUS-FAMILLE IL. — CALOPTÉRYGINES.
57. Calopteryx virgo L. — Selys, Mon. Calopt., p. 40; Syn.
Cal., n° 10.
Id., Rev. Odon., p. 134. — Ramb. n° 1.
Calopteryx anceps Stephens, Schneider.
Agrion virgo et vesta Charp.
38 ODONATES DE L'ASIE MINEURE ETC.
Patrie : Europe.
Algerie.
Sibérie.
Asie mineure : Mermeriza (Loew).
Transcaucasie : Mingrélie(Deyrolle), Kakétie(Mlokos.),Turkestan.
Les exemplaires de la Transcaucasie sont assez grands, commen-
çcant à se rapprocher de la race estiva.
Race : festiva Brullé.
Patrie : Grèce.
Syrie : Antioche (Staudinger).
58. Calopteryx splendens Harris. — Selys, Monog. Calop.,
p. 36. — Synop. id., n° 9 et 4° Add. n° 9.
Calopteryx ludoviciana Leach.— Selys, Mon. Lib. — Ramb. ne 2.
_ Agrion parthenias Charp. |
La patrie de cette espèce est fort étendue : si l’on doit considérer
comme de simples races les différentes formes que j’y rapporte, elle
habiterait à la fois toute l'Europe, l'Afrique méditerranéenne, le
nord, le centre et l’ouest de l'Asie.
La répartition des races est parfois difficile à délimiter, parce
qu'il existe des aberrations individuelles qui simulent acciden-
tellement une race qui ne se trouve pas normalement dans la contrée,
Il y aurait là une sorte d'atavisme.
D'un autre côté il y a deux ou trois formes qui ne sont connues
que par un trop petit nombre d'exemplaires, pour oser affirmer si ce
sont bien des races locales.
Quant à la coloration des lèvres, des antennes, des derniers
segments de l’abdomen, et à la réticulation de l’espace postcostal on
peut consulter ma Monographie des Caloptérygines où se trouvent
des descriptions détaillées aux articles des C. syriaca, eœul et splen-
dens. Aujourd’hui je me bornerai à résumer l'opinion à laquelle je
suis arrivé par l'examen des exemplaires nombreux de divers pays
que j'ai recus depuis trente-trois ans, époque de la publication de la
Monographie des Caloptérygines.
Je base la classification des diverses formes sur la répartition de
l'espace opaque noirâtre acier des ailes du mâle. Je commencerai par
celles qui sont le mieux connues et qui méritent certainement le nom
de races locales.
A. Race typique (septentrionale).
La synonymie est celle qui se trouve en tête de cet article.
G L'espace opaque des ailes formant une large bande convexe
des deux côtés, commencant au nodus et finissant à la place où se
trouverait le ptérostigma, de sorte que Le tiers basal environ des ailes
et leur pointe restent hyalins.
ODONATES DE L'ASIE MINEURE ETC. 39
Q Ailes hyalines à réticulation vert CARS Appendices anals
obscurs.
Patrie : Europe septentrionale et moyenne. Aussi dans quelques
parties du midi de la France et du nord de l'Italie. Sibérie jusqu'à
Irkutzk. — Perse (Fergana).
Un exemplaire mâle indiqué d'Algérie (Lambes sa).
Des exemplaires de Provence, d'Italie et d'Espagne (Catalogne)
ont la partie terminaie hyaline très restreinte, formant le passage
vers la race zanthosloma.
Asie mineure et centrale : l’espace opaque vers la base des ailes
est en général moins convexe, plus nettement coupé, rappelant sous
ce dernier rapport la syriaca et l'orientalis. Je les ai reçus de
Mésopotamie (Malatia), d’Anatolie (Magnésie). Ceux de Malatia ont
la bande opaque un peu plus large.
B. Race xANTHosTOMA Charp. (méridionale).
G. L'espace opaque s'étendant jusqu'au bout des ailes ; délimité
intérieurement comme dans la race septentrionale où il commence
précisément au nodus.
Q. Le jaune de la bouche et des appendices anals plus étendu. La
réticulation basale post-costale moins serrée.
Patrie : Midi de la France, Espagne, Sardaigne, Sicile, Corse. .
… Une superbe aberration femelle, prise dans le département de la
Charente m'a été donnée par M. Delamain : les ailes sont colorées
comme chez le mâle, mais la partie opaque terminale ne commence
que 3 à 4 cellules après le nodus; de sorte qu’elle rappelle les
femelles de la race orientalis. Toutefois le ptérostigma blanc est
petit comme chez les exemplaires ordinaires.
Je rapporte encore avec doute à la race zanthosloma un mâle
unique pris à Akbès (Syrie) par M. l'abbé David; l’espace terminal
opaque est très étendu, commençant une quinzaine de cellules avant
le nodus (de sorte que la base hyaline des ailes n'occupe que les deux
tiers environ de la base ou nodus). Cette variété que l'on devrait
appeler race 2ntermedia si elle n’est pas accidentelle, pourrait être
confondue avec certains individus de la race méridionale de la 2770
(de Corse, de Biarritz) mais chez ces derniers l’espace hyalin est
un peu sali et les ailes plus larges.
C. Race exuz Selys, Mon. Calopt., p. 34.
C. splendens race méridionale, Selys (Expl. de l'Algérie).
Ailes absolument hyalines dans les deux sexes. Le jaune tres
étendu aux lèvres, aux joues et aux antennes (voyez la description
détaillée dans la Monographie des Caloptérygynes). Ce serait le repré-
sentant de la race syriaca, mais avec les ailes tout-à-fait hyalines.
40 ODONATES DE L’ASIE MINEURE ETC.
Patrie : Algérie, aux environs de Constantine (Lucas) — entre
Blida et Medea (Kolbe). ;
D. Race syriacA Géné, Ramb. n° 9. — Selys, Monogr. Cal., p. 32.
G:. Espace opaque n’occupant que le tiers ou le quart terminal des
ailes; légèrement convexe et nettement délimité intérieurement; il
commence à mi-chemin du nodus jusqu’à la place où serait le ptéros-
tigma (10 à 20 cellules après le nodus) ; second article des antennes
jaune. Ailes étroites.
Q. Ailes hyalines, le tiers terminal des inférieures légèrement et
insensiblement enfume.
Patrie : Syrie (Beyrut, Damas, Galilée), — Mésopotamie (Mala-
tia). — Egypte (d'apres le Dr Hagen).
E. Race? oRIENTALIS Selys.
Abdomen G; 40; © 40; aile inférieure G 33; © 37-38.
G. L'espace opaque comme chez la syriaca mais un peu plus
étendu, occupant environ les deux cinquièmes terminaux des ailes,
commençant 18 à 20 nervules après le nodus; ailes assez larges,
réticulation serrée. Lèvre supérieure jaune, bordée et traversée de
noir; 2° article des antennes pâle.
©. Le tiers ou les deux cinquièmes terminaux des ailes brun noi-
râtre nettement délimité. Ptérostigma grand, dilaté (long de 2m),
Patrie : Krasznowodsk sur la côte orientale de la mer Caspienne,
— Astrabad.
La découverte de cette forme superbe m'a decidé à ne considérer
la syriaca que comme une race de la splendens méridionale parce
que certains grands exemplaires mâles de la syriaca de Beyrut se
relient à l’orientalis de la facon la plus évidente et que d’autre
part j'ai reçu de Mingrélie, d'Imérétie et de Magnésie trois mâles
également de grande taille qui approchent à la fois de la splendens
méridionale et de l'oréentalis. Tous trois sont un peu différents, la
partie opaque commencant respectivement 3, 6 et 12 nervules après
le nodus. Chez le premier le bout extrême des ailes est très finement
hyalin. Ce sont ces exemplaires que j'ai décrits dont le Synopsis 3es
additions n° 9 sous le nom de race #ingrelica. N'ayant pas vu la
femelle on ne peut savoir encore si elle présente la coloration si
remarquable de l’orientalis.
E. Race? raurica Selys, Syn. et Monogr. Calopt.
Connue d'après un seul mâle différant des exemplaires de Min-
grélie parce que le bout des ailes est largement hyalin à partir de
mi-chemin du nodus à leur extremite. Ce serait sous ce rapport
une exagération de la race typique du nord. La femelle a les ailes
hyalines.
ODONATES DE L'ASIE MINEURE ETC. 41
G. Race? ANcILLA Hagen 2n lilt.
Le D' Hagen désignait anciennement ainsi dans sa correspon-
dance des individus de Prusse.
G' Là partie opaque des ailes très étendue, Son côté interne
commençant 8 ou 10 nervules avant le nodus et s’approchant même
très près du bout du quadrilatère dans sa partie convexe qui est
comme déchiquetée. L’extrême bout des ailes est peu hyalin, à réti-
culation très serrée.
Q Ailes brun noirâtre opaque; cette couleur commencant après
la base au quadrilatère déchiquetée de la même manière que chez le
mâle ; le ptérostigma blanc, grand, dilaté: aux supérieures l'extrême
pointe des ailes après le ptérostigma est simplement enfumée.
Des exemplaires de Dalmatie sont encore plus caractérisés : la
partie opaque des ailes du mâle s’étend jusqu’à leur extrémité comme
chez la splendens méridionale. La femelle adulte est semblable à
celle de Prusse. Une femelle jeune a les ailes hyalines, noir bleuâtre
pâle irisé, cette nuance plus claire à la base. M. Mac-Lachlan
m'ayant communiqué plusieurs couples de Dalmatie, il semblerait
qu’ils forment une race et non une aberration femelle. |
On ne peut confondre les mâles ancilla avec la race zanthostoma
variete 2ntermedia d’Akbès signalée plus haut, parce que chez cette
dernière le bord basal de l’espace opaque forme une courbe convexe
régulière, non déchiquetée. La femelle par ce même bord interne
déchiqueté est aussi fort différente de l’aberration colorée de la
æanthostoma recue de la Charente parce que chez cette aberration
la partie opaque ne commence que 7 à 8 nervules après le nodus et
que son bord interne est régulièrement convexe.
En considérant les nombreuses formes que présente la Hem
dans l’étendue de l’espace opaque des ailes, et les passages insensibles
qui les réunissent, je me demande si l'examen d’un grand nombre
d'exemplaires des espèces américaines correspondantes ne conduira
pas à faire considérer les Calopteryx hudsonica, æquabilis, dimidiata
et apicalis comme ne formant que des races d’une espèce unique.
59. Epallage fatime Chärp. 1840.
Selys, Rev. Odon., p. 143. — Monogr. Caloptér., p. 165. —
Syn. Calopt., n° 61.— Id. 2° add., n° 61. — Id. 4% add., n°61.
Patrie : Asie : Asie mineure en général, Mermeriza, Davas, par
Loew, etc. Elle doit y être commune. — Mésopotamie jusqu’à
Astrabad (M. Christoph).
Europe : Grèce, observée dans la province d’Acarnanie (D' Krüper).
— Épire, à Janina (Saunders).
L'espèce varie pour la taille et pour l'étendue du petit espace ter-
minal noirâtre des ailes.
Dans le Synopsis, 2‘ additions, j'ai signalé comme variété ou race
42 ODONATES DE L'ASIE MINEURE ETC.
douteuse sous le nom d'anatolica une femelle de Davas (Asie mineure)
chez laquelle le bout des ailes est noirâtre dès l’origine du ptéros-
tigma. Un mâle d'Akbès (par le Père David), même contrée, offre le
même caractère.
Chez les autres exemplaires nombreux que j'ai sous les yeux,
le noirâtre ne commence qu'à l'extrémité du ptérostigma, ce qui
coïncide avec le type de la Turquie d'Europe décrit et figuré par
Charpentier. Ces exemplaires ont été recus des contrées suivantes :
Grèce : Acarnanie, Épire, Turquie d'Europe.
Asie : Asie mineure, Anatolie, Chypres, Akbès, Tripoli, Syrie
(Père David), Amasia en Arménie, Malatia, et Astrabad, extrémité
sud de la mer Caspienne.
L'espace apical varie encore du plus ou moins en étendue parmi
ces exemplaires, ce qui me confirme dans l’opinion que l’anatolica
de Davas et d’Akbès n'en est qu’une variété, d'autant plus que des
exemplaires de Tripoli sont à peu près intermédiaires.
60. Epallage alma Selys. — Syn. Calopt., 4° add. no 61'.
Patrie : Astrabad (par M. Christoph) collection Mac-Lachlan.
SOUS-FAMILLE II. — AGRIONINES.
61. Lestes viridis Vander Lind. — Selys, Rev. Odon., p. 148.
— Syn. Lestes, n° 4. — Ramb. n° 10.
Agrion leucopsallis Charp.
Patrie : Europe moyenne et méridionale.
Algérie. — Égypte?
Asie mineure : Patara (Dr Loew).
Syrie : Beyrut (D° Staudinger).
62. Lestes macrostigma Eversm.—Selys, Rev. Odon., p.151.
— Syn. Lestes, n° 3. — Ramb. n° 8.
Lestes Picteli Géné.
Patrie : Russie méridionale, Sicile, Sardaigne, Corfou, Ile de Tinos.
Asie mineure : Chypres.
63. Lestes nympha Selys. — Rev. Odon., p. 151. — Syn.
Lestes, n° 8.
Lesles forcipula Ramb. n° 6 (nec Charp.). d
Patrie : Europe.
Asie mineure : Anatolie, Alpes pontiques, Erzeroum (Deyrolle).…
64. Lestes sponsa Hansemann. — Selys, Rev. Odon., p. 154.
— Syn. Lestes, n° 9. — Ramb. n° 7
Agrion forcipula Charp.
Patrie : Europe.
Asie septentrionale : Steppes des Kirghiz.
Alpes pontiques : Tartoum (Deyrolle).
65. Lestes virens Charp.— Selys, Rev. Odon., p. 156. — Syn.
Lestes, n° 27.
ODONATES DE L’ASIE MINEURE ETC.
Lestes vestatis Ramb. n° 9.
Europe moyenne et méridionale.
Algérie.
43
Asie mineure : Kellemisch (D° Loew), Syrie (Lederer).
Alpes pontiques à
Erzeroum (Deyrolle).
66. Lestes barbara Fab. — Selys, Rev. Odon.,
p. 159. —
Syn. Lestes, n° 28. — Ramb. n° 11.
Patrie : Europe moyenne et méridionale.
Algérie, Égy pte.
Asie mineure : Alpes pontiques, Mésopotamie, Perse.
Krasznowodsk (côte orientale de la mer Caspienne), Perse, Tur-
kestan.
67. Lestes sellata Hagen. — Selys, Syn. Lestes, ne 29.
Patrie : Syrie et Égypte par Ehrenberg (Mus. de Berlin et coll.
Hagen).
N. B. M. Hagen m'’écrit que c’est par suite d’une erreur typogra-
phique que cette espèce a été omise dans son travail de 1863.
68. Sympycna fusca V.d. Lind.— Selys, Syn. Lestes, n° 49.
Agrion fusca V. d. Lind.
Lestes id. Selys, Mon. et Rev. Odon, — Ramb. n° 15.
Agrion phallatum Charp.
Patrie : L'Europe (excepté les Iles Britanniques et le haut nord),
Corse, Sardaigne, Sicile.
Algérie, Tunisie, Maroc.
Sibérie à Irkutzk; Japon.
Asie mineure :
Fergana, Turkestan.
Brousse, Kellemisch, Amasia, Kakétie, Beyrut.
(Voir plus bas la comparaison de la fusca avec la paedisca).
69. Sympycna paedisca Brauer (exelus. synon.).
Cette forme est si voisine de la fusca qu’une diagnose comparative
la fera mieux distinguer qu’une description séparée.
S. fusca V. d. Lind.
Devant du thorax roux jaunâtre avec
une large bande dorsale brun noirâtre
bronzé.
Une bande noirâtre moins large,
sinuée en arrière après la suture humé-
rale, occupant le premier espace latéral.
Le reste des côtés et le dessous jau-
nâtre pâle ou livide,
o* Appendices anals inférieurs dépas-
sant un peu en longueur la forte dent
basale des supérieurs, un peu écartés à
leurs pointes,
© Appendices anals un peu plus longs
que le 10e segment.
8. paedisca Brauer.
Devant du thorax roux jaunâtre avec
une large bande dorsale brun noirâtre
bronzé.
Pas de bande obscure posthumérale.
Le reste des côtés et le dessous jau-
nâtre pâle ou livide.
o* Appendices anals inférieurs un peu
plus courts, n'atteignant pas la dent
basale des supérieurs, contigus l’un à
l’autre à leurs pointes qui ne sont nul-
lement écartées.
Q Appendices anals à peine aussi
longs que le 10: segment.
44 ODONATES DE L'ASIE MINEURE ETC.
Tels sont les caractères qui ont servi au Dr Brauer pour séparer
les deux formes. On peut ajouter que chez la fusca le noir bronzé
domine sur le front, le dessus de la tête et le prothorax, tandis que
chezla paedisca il est réduit à des marques isolées les unes des autres.
Les taches phalliformes noirâtre bronzé de l’abdomen sont aussi plus
restreintes, souvent divisées en deux ou interrompues au milieu des
3-6e segments, enfin la ligne noirâtre des femurs est effacée.
Cette diagnose sépare bien les exemplaires de fusca de l'Europe
moyenne et de l'Algérie des paedisca du Turkestan. Malheureu-
sement, il existe ailleurs dans les deux formes, certaines variations
de nature à mettre en doute leur valeur spécifique. Comme éléments
d'appréciation il y a lieu de citer les exemplaires qui s’écartent plus
ou moins de la diagnose que je viens de donner et d'examiner surtout
ceux du peu de contrées où les deux formes paraissent exister.
Commençons par fusca : J'ai sous les yeux cent exemplaires que
jy rapporte (57 G et 43 Q). Ils proviennent de Belgique, Suisse,
Allemagne, France, Espagne, Corse, Sardaigne, Sicile, Italie conti-
nentale, Hongrie, Monténégro, Dalmatie, Tunisie, Algérie, Sibérie
orientale, Japon, Fergana (Perse sept.), Kakétie, Amasia (Arménie),
Beyrut (Syrie).
Tous possèdent la bande posthumérale noir bronzé, mais elle est
parfois moins épaisse (une © du Japon, d'autres de Fergana). Chez
une © d’Irkutzk elle est réduite à une raie fine, même divisée en
deux sur l’un des côtés.
M. Mac Lachlan me fait remarquer que les appendices des exem-
plaires du Japon des deux sexes sont comme chez la paedisca, il en
est de même pour les femelles de Corse et de Savoie, quoique tous
ces exemplaires possèdent la bande posthumérale.
Pour la paedisca j'ai sous les yeux trente-huit exemplaires (14 G,
24 ©). Patrie : Turkestan (région du lac nommé Lob Noor,
Oasis Nja, etc. et coll. Fedtschenko), Fergana (Perse), Malatia
(Mésopotamie) et un mâle d’Antioche.
Ceux du Turkestan oriental ont tous les caractères diagnostiques
indiqués pour lesappendices anals des deux sexes, mais chez quelques
uns on voit dans le premier espace latéral un ou deux petits traits
noirs qui sont les vestiges de la bande de fusca; chez l’un d'eux
(un G) ils sont presque réunis et ressemblent beaucoup déjà à la
© fusca d'Irkutzk.
_ Les exemplaires de Fergana méritent une attention particulière,
parce que la fusca a été recue de cette contrée dans le même envoi :
ces derniers (3 G' et 3 Q) sont bien des fwsca pour les appendices
des deux sexes et la raie posthumérale qui cependant est assez
étroite. La même chose peut se dire pour la paedisca (1 G' et 2Q):
ils appartiennent à la variété chez laquelle la place de la bande
ODÔNATES DE L'ASIE MINEURE ETC. 45
latérale est indiquée par deux ou trois traits ou virgules courtes.
Le couple de Malatia et le mâle d’Antioche qui sont de grande
taille (abdomen 30 1/2; © 31, aile inférieure G 31; Q 32) sont
remarquables par le peu de largeur de la bande dorsale bronzée du
thorax et des dessins de même couleur à l'abdomen. Ils ne consistent
plus qu’en deux lignes fines aux côtés de l’arête dorsale disparais-
sant au milieu des 2-7° segments, pour reparaître au bout de ces
segments sous forme d’une petite lunule de chaque côté. Chez les
mâles les lignes sont effacées de suite après la base des 3-7° segments
(Malatia) ou même entièrement nulles (Antioche); enfin dans les
deux sexes la tête et le prothorax sont dépourvus de marques
bronzées excepté deux traits courts parallèles comme ceci — de
chaque côté entre le vertex et l’œil, imitant ce que l’on voit chez les
Plalycnemis. Au prothorax il n’y a que quelques petits vestiges
obscurs. J’appelle cette variété annulala.
J'ai remarqué chez presque toutes les pædisca un caractère dans
la bande noir bronzé du devant du thorax : en dehors, avant
d'arriver en haut aux sinus antéalaires, elle se rétrécit formant
une petite courbe concave.
En résumé il me paraît probable que la paedisca n'est qu'une race
locale de la fusca, particulière à l’Asie centrale et à une partie de
l'Asie mineure. On a observe il est vrai les deux formes dans
quelques unes des mêmes contrées. Si ce sont deux espèces, on
serait porte à croire que les exemplaires ben sont le résultat
de croisements.
Quant au nom de paedisca ; je l’adopte d’après le Dr Brauer, mais
en excluant de la synonymie l’Agrion paedisca d'Eversmann, la
description donnée par cet auteur désignant une Zestes (probable-
ment la sponsa): Hagen rapporte à la fusca un Agrion truchmenti-
cum de Kolenati qui se trouverait en Turcomanie. C’est peut être la
paedisca, mais je ne crois pas qu’une description en ait été publiée.
70. Platycnemis pennipes Pallas. — Selys, Rev. Odon.,
p. 168. — Id., Syn. des Platycnemis n° 13. — Id., Revis. Syn.
Agr.,n°2
Agrion platypoda Vander Lind. — Ramb. n° 4.
Agrion lacteum Charp.
Palrie : Europe continentale, Corse, Crête.
Transcaucasie : Mingrélie (Deyrolle).: — Bockhara (d’après
Hagen).
Asie mineure : Amasia (Staudinger). — Mermeriza (Loew).
La race insularis Hagen, habite Corfou, Syra, l’Albanie. Ses
tibias sont presque aussi dilatés que chez la Zalipes.
71. Platycnemis latipes Ramb. n° 5. — Selys, Rev. Odon.,
p. 166. — Id., Syn. Platyen., n° 14. — Id., Revis. Agr. n° 1
46 ODONATES DE L'ASIE MINEURE ETC.
Patrie : Europe méridionale occidentale (France, Espagne).
D’après le D' Hagen (in litteris), il faut rapporter ici la Q de
l'espèce de Mermeriza prise par le Dr Loew.
Race : Platycnemis dealbata Klug. — Selys. Syn. — Id.,
Revis. Agrion.
Patrie: Syrie: Beyrut (Dr Staudinger), Alexandrette (Père David)
Galilée (M. Lowne).
Transcaucasie : Kakétie (Mlokos.).
Egypte : (Mus. de Berlin).
Les appendices anals du mâle sont comme ceux de la Zalipes
type, mais le bout des supérieurs en dessus paraît plus régulière-
ment triangulaire, ne montrant pas d'indice de bifurcation, le petit
tubercule qui l'indique chez le type étant oblitéré. Les appendices
inférieurs semblent un peu plus courts que chez le type.
Les quatre tibias postérieurs sont largement dilatés sans ligne
noire. Les fémurs n'en ont pas non plus, ou bien ne montrent qu’un
rudiment terminal aux quatre premiers seulement. La raie blanchâtre
du derrière de la tête est moins circonscrite ou ne l’est pas du tout.
La femelle diffère du type par les deux bandes dorsales bronzées
du devant du thorax qui sont marquées chacune d’une ligne oran-
gée contre la suture dorsale. Ce caractère est absolument constant.
Cependant chez une des deux femelles prises par M. Lowne en
Galilée, les lignes orangées sont incomplètes.
72. Ischnura pumilio Charp. — Selys, Rev. Odon , p. 182.
— Syn. Agr., n° 59. — Ramb. n° 25.
Patrie : Europe (excepté le nord).
Algérie, Tunisie, Madère, Égypte?
Sibérie. ALLÉE
Transcaucasie : Kakétie, (Mlokosievitch), Asie mineure (Smyrne,
Stanchio), Brousse (Loew).
Syrie : Mésopotamie, Malatia, Turkestan.
73. Ischnura senegalensis Ramb. n° 24. — Selys, Rev.
Odon., p. 190. — Syn. Agr., n° 63.
Patrie : Sénégal et Afrique tropicale et Australie, Madère?
Égypte, dans les jardins et faubourgs du Caire, etc.
Asie tropicale.
Presqu’ile du Sinaï (Tor, Wady Nash, Fontaine de Moïse), com-
muniqué par M. Mac-Lachlan.
Turkestan (D' Brauer).
L'espèce est véritablement caractéristique de l’ancien monde tro-
pical, avec quelques extensions au delà.
74. Ischnura elegans Vander Lind. — Selys, Rev. Odon.,
p. 188. — Syn. Agrion., n° 66. — Ramb., n° 21.
Agrion tuberculatum Charp.
ODONATES DE L'ASIE MINEURE EîC. 47
Patrie : Europe continentale : Ile de Corse, Sardaigne, Corfou,
Ile de Tinos.
Sibérie.
Algérie?
Transcaucasie : Kakétie (Mlokosievitch), Tartoum et Erzeroum
(Deyrolle), Fergana.
Asie mineure et Syrie : Smyrne, Beyrut (Dr Staudinger), Arabkis
(Loew).
Turkestan.
L'espèce est remplacée en Sicile et en Corse par l’Z. Genei Ramb.,
en Algérie et dans l'Espagne méridionale par l’Z. Graellsii Ramb.,
dans l’Afrique tropicale et l'Asie orientale par l’Z. senegalensis Ramb.
Il faut rapporter à l’elegans l’exemplaire de l'Asie mineure indiqué
comme (raellsii dans la liste du D' Hagen, 1863, n° 46, et dans
celle du D' Brauer.
75. Enallagma cyathigerum Charp. — Selys, Rev. Odon.,
n° 205. — Syn. Agr., n° 97.
Agrion hastulatum Ramb. n° 20 (excel. syn.).
Patrie: Europe moyenne et septentrionale : Sardaigne, Espagne.
Alpes pontiques (Deyrolle).
Turkestan (Brauer).
76. Agrion pulchellum Vander Lind. — Selys, Rev. Odon.,
p:197. — Syn. Agr., n° 130. — Ramb. n° 18.
- Agrion interruptum Charp.
Patrie : Europe.
Transcaucasie en Mingrélie (Deyrolle).
Asie mineure : Kellemisch (D° Loew).
Turkestan : Yarkand.
Les exemplaires ont la raie antéhumérale bleue («;) verte (Q)
entière comme chez la puella. En Europe cette raie est ordinaire-
ment interrompue en point d'exclamation.
77. Agrion ornatum Heger. — Selys, Rev. Odon., p. 203.
Malatia (Mésopotamie).
Très local en Europe : observé en Hanovre, en Suisse (Berne,
Valais), Hongrie, Tyrol, Grèce, Dalmatie, Pologne.
78. Agrion scitulum Ramb. — Selys, Rev. Odon., p. 215.
— Syn. Agr., n° 140. — Ramb. n° 18.
Agrion distinctum Ramb. n° 16 (la femelle).
Patrie : Europe méridionale occidentale (France, Italie). — Bel-
gique. Ile de Crète (Frivaldsky).
Algérie.
Asie mineure : Beyrut.
79. Pseudagrion prætextatum Hagen. — Selys, Syn. Agr.,
n° 162.
48 ODONAÏTES DE L'ASIE MINEURE ETC.
Race? syriacum Selys.
Patrie : Le Dr Hagen a nommé cette espèce d'après des exem-
plaires du Musée de Berlin, pris dans la région du Cap (Drégé et
Krauss). Je l'ai décrite sur bon nombre de mâles et une femelle
recus de Zanzibar. J’ÿ ai rapporté également avec doute un mâle
du Gabon, sans appendices, de la collection de M. Mac-Lachlan à
ptérostigma plus noir, mais qui appartient plutôt à une espèce
nouvelle de Vivi (Congo) voisine du nuwbicum Selys.
Aujourd’hui je possède trois mâles et une femelle de Beyrut
(Dr Staudinger) que je ne puis séparer spécifiquement des præteæla-
tum africains. Les dimensions du moins sont un peu moindres :
Abdomen 4 26-27; Q 28 ; aile inférieure Œ 17-19; Q 22.
Le ptérostigma est un peu plus court, ne couvrant pas tout-a-fait
une cellule.
Chez le mâle, les bandes claires antéhumérales sont décidément
bleu clair (souvent brun clair chez le type de Zanzibar).
Les pieds de la femelle, que j'ai omis de décrire dans le Synopsis,
sont jaunâtre pâle dans les deux races, avec un vestige incomplet
de ligne externe brunâtre aux femurs. (Le 10° segment est perdu.)
L'existence d’une espèce de Pseudagrion dans la région quasi
européenne, objet de ce travail, est un fait géographique nouveau
et exceptionnel. Les autres espèces du groupe sont de l’Afrique
tropicale, de l'Australie, de l'Asie méridionale, de la Malaisie et de
l'Océanie. Le sous-genre Pseudagrion se distingue de celui des
Agrion proprement dits par les ailes qui sont pétiolées jusqu'à la
nervule postcostale, et par le prothorax des femelles dont le bord
est muni de chaque côté près du lobe postérieur d’une sorte de tige
courte rejetée et appliquée en arrière.
On peut dire d’une manière générale que les Pseudagrion rempla-
cent dans les contrées tropicales de l'ancien monde les Agrion de
la zone septentrionale froide et tempérée des deux continents.
80. Pyrrhosoma tenellum Devillers. — Selys, Rev. Odon.,
p. 180. — Id., Syn. Agr., n° 152.
Agrion rubellum Vander Lind. — Ramb. n°28.— Selys, Monog.
Patrie : Europe occidentale et méridionale: Belgique, Angleterre,
France, Italie, Ile de Crête.
Algerie.
Syrie : Alexandrette (Pere David).
L'exemplaire d’Alexandrette est une femelle où le rouge domine
sur l'abdomen, le bronzé n’y existant qu’au dessus des 4, 5, et
Ge segments, au bout du 3° et à la base du 7°.
81. Pyrrhosoma minium Harris. Selys, Rev. Odon., p.178.
— Syn. Agr., n°153. — Ramb. n° 9.
Agrion sanguinea Vander Linden; Selys, Monog.
ODONATES DE L'ASIE MINEURE, ETC. 49
Patrie : Europe.
Mingrélie (Deyrolle).
Syrie : Alexandrette. (Père David).
82. Erythromma najas Hansem. — Selys, Rev. Odon.
Agrion analis V. d. Lind.
— chloridion Charp.
— najas Hansem. — Selys, Rev. Odon., p. 177.
Patrie : Europe; moins répandu dans le midi.
Tarbagatar (Asie centrale).
83. Erythromma viridulum Charp. — “Salys, Rev. Odon.,
p. 176. — Syn. Agr., n° 156.
Agrion Bremii Ramb. n° 12.
Patrie : Europe moyenne et méridionale, mais locale (Belgique,
Allemagne, France, Italie).
Turkestan (D' Brauer).
Transcaucasie : Arménie, à Tartoum (Deyrolle).
Asie mineure à Kellemisch (D' Loew).
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXXI 4
SECONDE PARTIE,
REVISION DES ODONATES
DE L'ASIE SEPTENTRIONALE, DU JAPON ET DE L’AFRIQUE
SEPTENTRIONALE,
ASIE SEPTENTRIONALE ET JAPON.
En 1872, dans les Annales de la Société entomologique de Bel-
gique (Tome XV), j'ai publié avec M. Mac-Lachlan les Matériaux
pour une Faune Névroptérologique de l'Asie septentrionale. La
première partie (Odonates) m’échut dans ce travail, où je signalai
44 espèces dont les trois quarts environ existent également dans
l'Europe orientale à l'Ouest des Monts Ourals.
En 1883 j'ai donné les Odonates du Japon dans le même recueil
(Tome XX VIT).
En 1884 on trouve dans ma Æevision des Diplax. paléarctiques
(Tome XXVIII) plusieurs espèces nouvelles qui rentrent dans le.
cadre des deux mémoires précédents.
Il en est de même de celles qui sont énumérées dans ma Votice
sur quelques Odonates de Pékin (Tome XX, 1886).
Il existe tant de rapports entre la composition de la faune de :
l'Asie septentrionale et celle du Japon qu'il me semble tout à fait
pratique de réunir dans un même chapitre ce que nous connaissons
de nouveau et ce que nous avons à compléter ou à rectifier relative-
ment à ces contrées, d'autant plus que les espèces de la région du
fleuve Amur, de l’ile d’'Ascold, du nord de Pékin et même de la
Corée, présentent un caractere intermédiaire.
L’impression du présent travail était déjà commencée lorsque j’ai
recu de nouveaux matériaux que s’y rapportent. Ce sont :
$ ler. LES RÉCOLTES FAITES DANS LA RÉGION DU FLEUVE AMUR
PAR M. GRAESER EN 1883 À PoKROFKA, CHABOROFKA, Nico-
LAJEFK ET USSURI.
Il y a 21 espèces que je vais énumérer avec quelques notes. La
description des espèces nouvelles est donnée plus bas.
1. Pantala flavescens Fab., vers le 10 août.
ODONATES DE L'ASIE SEPTENTRIONALE, ETC. 51
2. Leucorhinia orientalis Selys, n. sp, (race de .)
(décrite plus bas).
3. Sympetrum scoticum Donov. (variété décrite plus bas).
4 Sympetrum flaveolum L. — Pokrofka. En juillet et août. La
répartition du jaune safrané des ailes varie comme en Europe.
0. Sympetrum imitans Selys (décrite plus bas).
6. Somatochlora Graeseri Selys n. sp. (décrite plus bas).
7. Bpitheca bimaculata Charp. race sibirica Selys (décrite
plus bas).
8. Cordulia œnea L. — Pokrofka, en juin et. juillet. Fe exem-
plaires sont plus petits qu’en Europe : abdomen «3 32-38; © 30-34,
aile inférieure G' 28-29; Q 28-30, taille qui est celle de la
C. Sur efi Scudder, des États-Unis. La base des ailes n’est nulle-
ment ocracée. C’est plutôt une variété locale amurensis si l'on veut,
qu’une véritable race. ‘
9. Onychogomplus ruptus Selys.
en juillet et au commencement d'août. Les ne claires sont
jaunes chez les jeunes, vert jaunâtre chez les adultes.
10. Gompus flavipes Charp. — Nicolajefk, en août.
11. Gomplus nigripes Selys (race du melampus Selys, du
Japon). — La description est donnée pius bas.
12. Æschna juncea L. — Un mâle de Pokrofka. Se distingue
bien de la crenata Hagen par la raie noire de la suture inférieure du
front bien complète, le ptérostigma plus long et surtout par
l'absence de dentelures au bout de la carène du dessus des appen-
dices supérieurs du mâle.
13. Æschna crenata Hagen (description plus bas).
14. Calopteryæ virgo L. race japonica Selys (Odonates Japon
n° 45, et 2° add. au Syn. des Calopt. n° 10°“), — Du Sud de ,
l’'Ussuri. Il y a trois mâles semblables à ceux du Japon, mais un peu
plus petits. La femelle adulte à les ailes colorées en brun clair, le
tiers terminal environ des inférieurees subitement enfumé comme
chez l’œmorhoidalis et la cornelia, le ptérostigma blanc long de
2 millimètres, l’épine terminale du 10° segment fine, aigue. Chez la
femelle du Japon (Musée de Berlin) le bout des ailes inférieures est
comme chez la virgo et le ptérostigma blanc est un'‘peu plus long
(3"*). Voici les dimensions des couples de l’Amur : abdomen
G' 43-46, © 42 ; aile inférieure 35.
15. Lestes nympha Selys. — Nicolajefk, le 8 août. Les mâles
sont d’un vert bronzé très obscur. Ils portent en dessous du thorax
une sorte de bande acier qui s'élargit en dessous de la suture
médiane latérale.
16. Lestes sponsa Hansem. — Pokrofka le 16 juillet. Il yaun
très petit point vert métallique isolé aux harfches de la seconde
59 ODONATES DE L'ASIE SEPTENTRIONALE, ETC.
paire de pieds, ce qui existe aussi chez les exemplaires du Japon
encore plus grands, de sorte qu’ils se rapprochent de la nympha.
Je nomme cette forme nymplæides.
17. Sympycna fusca V. d. Lind. — Un couple de Pokrofka le
16 juillet. Ce sont des exemplaires très petits qui semblent se rap-
procher de la forme on subspecies paedisca Brauer, par les appen-
dices anals (cette variété est décrite plus haut à propos de la fusca
du Japon et l’Irkutzk).
18. Erythromma lhumerale Selys n. sp. (race de najas) décrite
plus bas. ,
19. Agrion lunulatum Charp. — Pokrofka du 7 au 11 juillet.
L'un des mâles a la raie humérale bleue interrompue comme chez
le pulchellum. ’
20. Agrion glaciale? Hagen (Selys, Asie Sept. n° 40 et Syn.
Agrion. n° 137). — Pokrofka, 6 et 30 juin; deux femelles très
jeunes, dont la détermination n'est pas absolument certaine.
21. Agrion lanceolatum Selys (Asie Sept. n° 43 et Syn. Agrion.
ho 133), race de kastulatum? Plusieurs couples en juillet. Un des
mäles montre un très petit vestige noir des deux traits latéraux qui
caractérisent le 2° segment chez l'Aastulatum.
$ 2. AUTRES ADDITIONS AUX ODONATES DE
L'ASIE SEPTENTRIONALE £r pu NoRp DE LA CHINE (PEKIN).
Sympetrum armeniacum Selys (Diplax paléarct., n° 9) Steppe des
Kirghiz (décrite plus bas).
Sympetrum Kunckeli Selys (Diplax paléarct., n° 18). — Japon
et Chine centrale.
Sympetrum eroticum Selys (Odon. Japon, n° 5). — Vers l’embou-
chure de l’Amur — Chine centrale — Japon.
Sympetrum imilans Selys (Odon. de Pékin) variété in fumatum
Selys, Pékin.
Libellula lincostigma Selys. (Odon. de Pékin) Pékin.
Somatochlora metallica? V.d. Lind. — M. Mac Lachlan croit
pouvoir y rapporter une aile recueillie à Port Dikson près de
l'embouchure’ du Ienissei (latitude 73°30') par lexpédition du
baron Nordenkiold.
Cordulegaster pehkinensis Selys (Odon. de Pékin). — Pékin.
Anotogaster Sicboldii Selys (Mon. Gomph. ete.) — Cette espèce
du Japon se trouve aussi aux environs de Pékin.
Platycnemis foliaceus Selys (Odon. de Pékin), — Environs de
Pékin.
ODONATES DE L'ASIE SEPTENTRIONALE, ETC. 53
$ 3. ILES LOO-CHOO.
Ces îles appelées aussi par les japonais Riu-Kyu forment une
sorte de trainée partant des îles méridionales du Japon, et dirigée
vers celle de Formose. M. Mac Lachlan avait recu un envoi d’Odo-.
nates par les soins du zélé M. Pryer, dont les chasses ont contribué
si largement au développement de notre connaissance de l’histoire
naturelle du Japon.
L'envoi ne comprend que cinq espèces, ce qui est trop peu pour
nous mettre à même d'apprécier la physionomie de la contrée au
point de vue des Odonates ; ce sont :
Lyriothemis elegantissima Selys (Odon. du Japon, appendice).
& et Q connus jusque-là par un mâle unique (décrits plus bas).
Rhyothemis impératrix Selys n. sp. décrite plus bas. Probable-
ment une forme de la splendida Ramb., qui habite la Chine.
Trithemis phoon Selys (race dispar Selys). Espèce connue par
des exemplaires du Japon et de la Chine. (Décrite plus bas).
Sympetrum triviale Ramb. — observé déjà au Japon, en Chine
en Malaisie etc. ; un couple.
Acisoma panorpoides Ramb. — Deux femelles.
Ce genre habite le sud-est de l'Asie, mais une espèce se trouve
en Algérie et c’est précisément la même que la panorpoides. Je l’ai
décrite dans la Revue des Odonates (page 316).
Il semblerait donc que les Iles Loo-Choo pour autant qu'on ose
émettre une présomption d’après la connaissance de cinq espèces
seulement, pourraient être par rapport au Japon et au nord de la
Chine, ce qu'est l'Algérie vis-à-vis de l’Europe occidentale.
$ 4. DESCRIPTION DES ESPÈCES.
Rhyothemis imperatrix Selys n. sp.
g abdomen 29; aile inférieure 37 (large de 15").
Patrie : Ce n’est probablement qu’une race locale de la Zibellula
splendida Rambur, dont je possède le type provenant de la Chine.
L’imperatriz dont je n’ai vu qu’un mâle communiqué par M. Mac
Lachlan, qui l’a recu des Iles Loo-Choo (entre Formose et le
Japon), serait une de ces modifications locales comme on en voit
si fréquemment dans les îles de l’extrême Orient parmi les espèces
des groupes de la 24. phyllis et de la regia.
La 2}. imperatrix est presque semblable à la splendida; mais il
y à 14 à 16 cellules dans le triangle discoïdal des ailes supérieures.
Les ailes sont variées de jaune et de brun d’une facon presque
identique; le noir brun chatoyant est plus étendu, notamment
au bout des quatre ailes que cette couleur opaque occupe entièrement
54 ODONATES DE L'ASIE SEPTENTRIONALE, ETC.
à partir de mi-chemin du nodus au sommet, excepté uue petite tache
ronde placée presque au milieu de cet espace entre le ptérostigma
et le bord postérieur.
Chez la splendida & et Q le bout de l’aile n’est obscur qu'après
le ptérostigma et la couleur jaunâtre hyaline qui précède est au
‘contraire marquée d’une petite tache obscure médiane arrondie
située à peu près entre le niveau du nodus et celui du ptérostigma;
toutefois en comparant les positions, on trouve que cette petite
tache brune est le vestige du commencement de l’espace terminal
brun de l’imperatrix.
La description de la splendida donnée par Rambur est exacte ;
seulement il parle d’une bande antérieure roussâtre au thorax que
je ne vois pas chez son type, et je remarque au contraire dans
l’espace interalaire une bande transverse roussâtre entre les ailes
supérieures et les inférieures. Je ne vois pas la couleur roussâtre
qu’il attribue aux trochanters. >
Le thorax de l’ixperatrix est métallique assez brillant; le reste
du corps encore plus foncé : il y a 12 nervules antécubitales et
10 posteubitales aux ailes supérieures. Le ptérostigma noirâtre est
long de 57”.
Leucorhinia orientalis Selys n. sp.? (race de rubicunda?)
Abdomen C4 24-26, © 23; aile inférieure G' 27-28, Q 28.
Il est assez probable que cette forme n’est qu'une race de la
rubicunda à laquelle j'ai longtemps pensé à réunir les exemplaires
pris à Pokrofka (Amur) par M. Graeser du 10 au 21 juin.
&Q. Corps plus grêle que chez la rwbicunda européenne et le
noir dominant beaucoup plus sur l'abdomen. A partir de la moitié
postérieure du 3° segment le jaune a disparu excepté une très
petite tache basale dorsale au 7° segment. Le contraire existe au
2° segment, dont l’articulation postérieure n’est pas cerclée de noir.
Les exemplaires sont jeunes. L’écaille vulvaire difficile à bien
examiner chez la femelle unique. Pétrostigma noir.
Je ne suis pas certain que l’orientalis soit une espèce véritable-
ment distincte, par ce que dans le même envoi de M. Graeser
existe un couple pris le 15 juin et le 29 juillet dont l’abdomen est
normalement coloré, si ce n’est que les taches dorsales jaunes sont
plus petites que d’ordinaire.
Les deux mâles du Japon que j'ai signalés (Odon. Japon, n° 3)
appartiennent à la forme orientalis dont les hameçons semblent un
peu plus pointus que chez les types européens, ayant quelque
analogie avec ceux de la dwbia.
Les rubicunda de la Sibérie prises à Irkutÿk et au fleuve Wilui
se rapprochent des européennes.
La coloration noire des sept derniers segments de l'abdomen avec
L2
ODONATES DE L'ASIE SEPTENTRIONALE, ETC. Do
une tache dorsale basale jaune au 7° seulement existe également
chez la Z. inlacta; Hagen, de l'Amérique septentrionale, mais chez
l'éntacta les 1°, 2° et 3° sont variés de noirâtre et les lobes latéraux
de la lèvre inférieure sont blanchâtres.
Sympetrum scoticum Donov. (Addition).
Patrie : Pokrofka et Nicolajefk du 25 juin au 3 septembre par
M. Graeser.
Les femelles montrent une petite nuance jaunâtre au bord anté-
rieur des quatre ailes, ayant pour centre le nodus. La même chose
se voit chez les exemplaires d’Irkutzk.
Patrie : Japon, au petit lac de Yumato; une femelle robuste et
très adulte, communiquée par M. Mac-Lachlan. Je ne connaissais
pas l'existence du scoticum au Japon lorsque j'ai publié les Odonates
de cette contrée.
Sympetrum armeniacum. Selys.
Dans ma Revision des Diplax (1884) et dans la première partie
du présènt mémoire (Asie mineure), je n’ai signalé et décrit que les
deux mâles types de cette espèce, pris à Tartoum en Arménie par
M. Th. Deyrolle.
= Voici le signalement de la femelle recueillie en même temps et
d’une autre femelle un peu différente, provenant de la steppe des
Kirghiz.
© Type (de Tartoum) semblable aux mâles décrits. Elle n'en
diffère guère que parce que sous le nodus, entre la côte et le secteur
principal, existe un petit nuage safrané oblong, mal arrêté, et que
le jaune sur les femurs est plus étendu, le noir n’y formant qu’une
bande externe sur les quatre premiers, et une raie incomplète sur
les postérieurs (les quatre derniers segments de l’abdomen man-
quent); aile inférieure 23" 1/2. +
O variété? de la steppe des Kirghiz, prise il y a plus de quarante
ans par M. von Schenck et communiquée par M. le major von
Heyden de Francfort S/M, qui a eu la gracieuseté de me l'offrir.
La nuance safranée de la base des ailes est plus étendue et
rejoint le nuage sous-nodal de même couleur dont il est parlé plus
haut. L’abdomen est complet. On voit sur les côtés des 4-6e segments
une bande latérale noire, doublée d’un trait noirâtre, ce dernier
plus court, postérieur, placé plus bas, près de la suture ventrale.
L’écaille vulvaire est courte et semble arrondie. Abdomen 21°" 1/2.
Aile inférieure 25 1/2.
Pour la. coloration des aites, l'armeniacum mâle ressemble au
depressiusculum et la femelle à certaines" variétés du Jraveolum. Il
diffère de toutes deux ainsi que des autres espèces du même groupe
par la coloration des pieds (femurs jaunes à raie noire, combinés
avec les tibias {out noirs).
2
56 ODONATES DE L'ASIE SEPTENTRIONALE, ETC.
Les ailes de la femelle type ressemblent tellement à celles de
certaines variétés du #aveolum où la nuance safranée est fort
restreinte, que je l’avais d’abord confondue avec elles. Mais chez le
faveolum les ailes sont proportionnellement plus larges, le ptéro-
stigma plus long, la bande basale noire du front devant les ocelles
plus épaisse, le lobe médian de la lèvre inférieure noir, enfin et sur-
tout les tibias sont lignés de jaune.
Chez le depressiuscutum et le sanquineum, les femurs (tout au
moins les quatre postérieurs) sont tout noirs. à
Enfin chez le Fonscolombii les pieds sont lignées de jaune (excepté,
chez le mâle, les tibias de la dernière paire) et le ptérostigma jaune
ou rouge est plus long entre deux nervures noires épaissies.
Patrie : L'espèce se trouvant non seulement en Arménie, mais -
aussi dans la steppe des Kirghiz, doit être ajoutée, à ce dernier titre,
à celles de l'Asie septentrionale.
Sympetrum imitans Selys (Diplax id. Soc. Ent. belg. 1886).
Abdomen G' 26, © 25-28; aile inférieure ;' 29, © 29-82.
c Ailes hyalines, plus ou moins lavées de jaunâtre safrané le
long du bord costal jusqu’au ptérostigma; cette nuance n'occupant
guère que les deux premiers espaces costaux excepté à l’extrême
base où elle s’élargit et sous le nodus. Membranule blanchâtre, réti-
culation noire, mais la nervure costale jaune en dehors. Ptérostigma
gris brun (jaune chez les jeunes) long de 3" entre deux nervures
noires épaissies ; 5-7 antécubitales, la dernière surnuméraire, et
5-7 postcubitales aux ailes supérieures, dont le triangle discoïdal,
qui est traversé, est précédé du triangle interne de 3 cellules et
suivi de 3 rangs postrigonaux.
Stature assez robuste.
Jaune olivâtre en dessus, jaune pâle en dessous et à la face. Une
petite bordure noire devant la vésicule du vertex à travers les
antennes qu’elle dépasse plus ou moins en descendant finement
contre les yeux.
Devant du thorax gris olivatre avec un trait antéhuméral plus
foncé. Les sutures du thorax finement noires. Chez les adultes une
bande jaune foncé se dessine entre la suture dorsale et le trait
antehuméral.
Abdomen subcylindrique, légèrement étranglé au 3° segment,
ses sutures finement noires ainsi qu’un trait latéral plus épais
souvent incomplet à presque tous les segments, ne commençant
qu'après leur base. La suture dorsale noire, plus épaisse aux
8-9° segments.
Organes génitaux peu proéminents. Appendices anals jaunâtres ;
les supérieurs presque aussi longs que les deux derniers segments,
pointus. L’inférieur un peu plus court, tronqué au bout.
.
ODONATES DE L'ASIE SEPTENTRIONALE, ETC. 57
Pieds jaune pale; l’intérieur des fémurs et des tibias et les tarses
noirs.
Q La nuance jaune du bord antérieur des ailes mieux marquée;
les traits latéraux noirs de l’abdomen plus épais; celui-ci non-
étranglé. Appendices anals de la longueur du 9° segment. Écaille
vulvaire en onglet court, aussi redressée que celle du vulgatum
chez les adultes.
Patrie : Pokrofka (Amur), pris le 3 août par M. Graeser.
J'ai décrit cette espèce en 1886 d’après une femelle unique de
Pékin, qui differe des autres de Pokrofka parce que la nuance
safranée du bord costal est plus large et que le bout des ailes à
partir du ptérostigma est gris enfumé clair. C’est sans doute une
aberration analogue à celles qui existent au Japon chez l’eroticum;
on peut lui donner le nom d’infumatum.
Cette espece est notable par sa taille supérieure à celle du vwl-
gatum qu’elle rappelle par l’écaille vulvaire redressée. Elle en est
tres distincte d’ailleurs par la nuance.jaunâtre du bord antérieur des
ailes, les appendices anals jaunes, etc.
Lyriothemis elegantissima Selys, Odon. Japon, Appendice.
(Additions à la description).
Abdomen G' 24-26, Q 24; aile inférieure 31-33, © 34.
Bord antérieur du prothorax jaune päle. La bande jaune des
côtés du thorax est sur le second espace quelquefois maculaire.
Abdomen déprime, attenué aux deux bouts.
Q (collection Mac-Lachlan). Un point obscur à la lèvre supé-
rieure. Les bandes noires des côtés du thorax plus étroites, nulle-
ment confluentes l’une avec l’autre, de sorte que, vu de profil, le
thorax est jaune avec trois bandes noires à la première suture
(humérale), à la deuxième et à la troisième.
Abdomen très déprimé, presque égal, mais rétréci aux lr et 2e
segments, très étroit aux 9° et 10e, qui sont noirâtres. Les bords du
8° légèrement dilatés en une petite feuille ovale. Le dessous noir
ayant une tache basale jaune arrondie aux 3-7e segments. En dessus
il est noir avec une bande latérale aux 1e et 2° et une double bande
maculaire jaune aux 3-9°. Le 10e très court. Écaille vulvaire légè-
rement échancrée en deux festons.
Ptérostigma noirâtre, long de 4”; 13 antécubitales et 8 posteu-
bitales aux supérieures. Membranule noirâtre.
Cette femelle que je ne connaissais pas lorsque j'ai décrit le male
du nord de la Chine, ressemble tout à fait à la Z. pachygastra Selys,
de Shanghai, mais elle s’en distingue par sa grande taille, le
ptérostigma noir, plus long, un plus grand nombre de nervules cos-
tales, le triangle interne des supérieures de 3 cellules, le dessin
quadrillé (ou marqueté) de l'abdomen tant en dessus qu’en dessous
58 ODONATES DE L'ASIE SEPTENTRIONALE, ETC.
où les taches jaunes sont mieux entourées de noir, les bandes
noires du thorax épaisses, complètes.
Patrie : Chine (les G anciennement décrits). — Iles Loo-Choo
(plusieurs G' et la © communiqués par M. Mac-Lachlan).
D’après la découverte de la femelle, je suis convaineu que la
pachygastra de Shanghaï est la femelle de la Zewisii Selys, dont
j'ai caractérisé le mâle recu du Japon (Odon. Japon, n° 11).
Trithemis phaon Selys, Odon. Japon n° 19. (Additions à la
description). Race dispar Selys (1. c.).
M. Mac Lachlan a recu dix femelles des îles Loo-Choo. Tr
leurs dimensions :
Abdomen 24-29, aile inférieure 29-35. Ptérostigma 3-4.
Toutes ces femelles sont bien semblables à celle que j’ai signalée
par la coloration du corps, la réticulation des ailes roussâtre, la base
largement safranée et le ptérostigma jaune clair.
Chez une seule, la bande transverse brune des ailes est oblitérée
(un léger vestige nébuleux se voit cependant à la loupe). Ê
Chez les autres, elle varie de dimensions, étant complète chez
une seule, allant en diminuant de longueur chez les autres.
: On peut donc supposer que cette forme est la race qui habite les
îles Loo-Choo; ces femelles sont si différentes en apparence des
types adultes du phaon provenant du Japon (qui sont plus grandes
à ptérostigma noir, et dépourvues du safrané basal et de la bande
transverse obscure des ailes) qu'au premier abord on croirait avoir
affaire à une espèce distincte; mais je ne pense pas qu’il en soit
ainsi, d'autant plus qu’une femelle du Japon et celle d’'Amoy (aussi
race dispar) sont arrivées accompagnées de mâles qui ne diffèrent
du type phaon du Japon que par leur petite taille.
L'une des femelles de Loo-Choo ne montre presque pas de colora-
tion safranée aux ailes. Peut-être cette nuance disparaît-elle chez
l'adulte.
Somalochlora Graeseri Selys, n. sp.
G Abdomen 33- 37, aile HR ton 30-34.
G Ailes hyalines; réticulation noire. Ptérostigma noir (long de
2%»); membranule noire un peu blanche à l’extrême base.
Triangles discoïdaux traversés par une nervule. Ailes supérieures :
7-8 nervules antécubitales ; triangle interne de 3 cellules; 3 cellules
puis 2 rangs postrigonaux. Ailes inférieures: triangle interne libre.
Vert métallique foncé brillant. Lèvre inférieure, rhinarium, taches
aux côtés du front contre l'œil, tache basale aux côtés du 2° segment
sous les oreillettes, une autre allongée analogue au 3° et l’articula-
tion de ces deux segments jaunâtres. Pieds tout noirs.
Appendices anals supérieurs noirs, aussi longs que les deux der-
niers segments, irrégulièrement subcylindriques. Vus en dessus ils
ODONATES DE L'ASIE SEPTENTRIONALE, ETC. 59
sont écartés à la base, un peu courbes l’un vers l’autre et épaissis
au milieu après lequel ils s’écartent de nouveau et sont coupés en
biseau extérieurement de facon à former leur pointe très-fine recour-
bée en haut. Vus de profil ils montrent une dent inférieure fine
après la base, sont ensuite épaissis et régulièrement courbés en haut
jusqu’à la pointe. Appendice inférieur un tiers plus court, triangu-
laire allongé, un peu pointu au bout; organes génitaux du 2° seg-
ment à pièce postérieure saillante arrondie, comme chez la metallica.
Q (inconnue).
Patrie : Pokrofka (Amur) le 29 juillet, par M. Graeser, le
voyageur intelligent et infatigable à qui je suis heureux de pouvoir la
dédier.
Cette espèce est tres voisine de l'alrovirens Selys, du Japon, mais
cette dernière est de grande taille, a le ptérostigma plus long,
l’intérieur des tibias antérieurs jaunâtre; les appendices supérieurs
en dessus sont régulièrement eflilés, non coupés en biseau dans leur
seconde moitié et la dent basale du dessous est presque rudimentaire.
La Graeseri ressemble aussi beaucoup à l'alpestris Selys,
d'Europe, mais chez celle-ci on voit en dessus des appendices supé-
rieurs une forte dent latérale obtuse un peu après la base, suivie -
d’une autre un peu plus petite également latérale ; enfin le bout des |
appendices est plus épais, moins taillé en biseau.
Quant à l’erctica Zett. elle est bien distincte des trois précédentes
par la forte dent triangulaire médiane des appendices supérieurs en
dessous, et leur pointe beaucoup moins effilée, non recourhée.
Epitheca bimaculata Charp., race : sibirica Selys.
Abdomen G' 34-38, © 37; aile inférieure «' 36-38, © 36.
Patrie : Pokrofka, trois males le 16-25 juin; et une femelle le
16 juillet par M. Graeser. — Irkutzk.
Ces exemplaires constituent une race plus petite et moins jaunâtre
que les types européens. Les ailes ne sont pas lavées de cette cou-
leur; la tache basale oblique noire des inférieures est plus restreinte,
ne touchant que le triangle interne et non le discoïdal (la nérvure
costale est brune), le noir de la lèvre supérieure et du dessus du
front est au contraire mieux marqué et un peu plus étendu.
La femelle d’Irkutzk, que j'ai signalée déjà dans les Matériaux est
semblable à celle de l'Amur.
Je dois faire remarquer que chez un exemplaire du type européen,
de Silésie, la tache basale noire des ailes inférieures est presque
intermédiaire entre celle des individus de Belgique et la race
sibirica.
Gomphus nigripes Selys, n. sp.
Abdomen 32-34, Q 29-31; aile inférieure G' 25-27, "© 27-29.
Patrie : Pokrofka (Amur) du 16 au 29 juin, pris par M. Graeser.
60 ODONATES DE L'ASIE SEPTENTRIONALE, ETC.
Presque semblable au Gomphus melampus Selys, dont le mâle est
décrit aux 2%s Additions au synopsis des Gomphines (n° 341) et
la femelle dans les Odonates du Japon (n° 28).
Le nigripes diffère du melampus par ce qui suit :
1° Taille un peu plus forte, sur dix exemplaires examinés.
20 Thorax noir en avant avec deux bandes cunéiformes vers le
haut, coudées en 7 l’une vers l’autre vers le bas, et un gros point
huméral supérieur près des sinus antéalaires, jaunes. Les côtes
jaunes avec une raie médiane noire confluente avec le commence-
ment inférieur d’une autre raie à la seconde suture et enfin la poitrine
de même couleur (chez le melampus en outre du point jaune humeral
supérieur il existe une fine ligne humérale de même couleur, ne
touchant ni le haut ni le bas).
3 Appendices anals du mâle brun olivâtre plus fonces au bout,.
de la longueur du 10° segment. Les supérieurs épais dans leur
première moitié, qui est divariquée et se termine par une forte dent
externe; la seconde moitié coupée en biseau de manière à finir en
pointe aigue, précédée en dedans avant la pointe par une dent supé-
rieure interne. L’appendice inférieur complètement fourchu, à
branches plus écartées que les appendices supérieurs (chez le
-melampus la dent externe des appendices supérieurs est obtuse, et
l’interne réduite à un petit tubercule).
Chez les femelles des deux espèces la vulve est prolongée en deux
lames triangulaires pointues allongées presqu’aussi longues que le
9° segment, de sorte qu’on ne les distingue que par la taille,
l'absence ou l’existence de ligne humerale jaune, et disons-le fran-
chement la contrée d’où elles proviennent, car M. Mac-Lachlan a
recu des #elampus chez lesquels la ligne humérale était oblitérée.
Le nigripes n’est donc probablement qu'une race continentale du
melampus, mais qui paraît très constante, notamment par la forme
des appendices supérieurs des mâles.
Æschna crenata Hagen, Selys (Matér. As. Sept. n° 24).
Æschna arundinacea, Selys (1. ce.) n° 26.
Patrie : Pokrofka (Amur) du 11 au 29 juillet par M. Graeser
six mâles et deux femelles.
Les mâles sont conformes à la description que j'ai donnée dans
les Névroptères de l’Asie septentrionale n° 24 et qui provenaient
d’Irkutzk et du fleuve Wilui.
Le Dr Hagen dans son dernier Catalogue des Odonates américains
considère comme synonymes la crenata de Sibérie et l'eremitica
Scudder, de l'Amérique septentrionale; je crois aussi qu'ils appar-
tiennent à la même espèce, cependant chez les exemplaires améri-
cains la série de petites dentelures de la carène des appendices supé-
rieurs du mâle est plus longue, plus complète, et la membranule est
ODONATES DE L'ASIE SEPTENTRIONALE, ETC. 61
presque entièrement noire. C'est peut être une race géographique.
M. Mac Lachlan et moi nous pensons qu’il faut rapporter à la
crenata \ Æ. mazima Heïkel, observée en Finlande, et décrite dans
le catalogne de M. ET mais nous n’avons pas vu les exem-
plaires.
Les deux femelles prises à Pokrofka en même temps que des
mâles, le 29 juillet, sont identiques à celle de Sibérie (Irkutzk),
que j'ai décrite sous le nom d’arwndinacea de sorte que je suis per-
suadé qu'il faut considérer celles-ci comme les femelles de la crenata.
Voici leurs dimensions; abdomen 52-55; aile inférieure 47-49
(larges de 15-16). Ptérostigma des inférieures 5", L'espèce arun-
dinacea serait donc à supprimer.
Erythromma humerale Selys, n. sp.
E'rythromma najas Selys Matér. Asie sept. n° 35.
Abdomen 25; Q 23. Aile inférieure (3 18; Q 20. Diamètre de
la tête 3 1/2 à 4m.
Excessivement voisin de l’Z’. najas dont il differe par les carac-
tères suivants :
1° La taille notablement plus petite dans les deux sexes.
2° Une bande juxta-humérale complète fauve chez le mâle, jau-
.nâtre chez la femelle. La ligne noire des côtés du thorax sous l’aile
supérieure courte, de sorte qu’elle ne descent pas jusqu’au point du
stigma qui en reste séparé.
3° Les tibias orangés chez le mâle, jaunâtre pâle ainsi que les
femurs chez la femelle.
4° Le prothorax du mäle à lobe postérieurfinementbordé de fauve,
paraissant distinctement plus échancré au milieu que chez le najas.
Chez la femelle ce bord est profondément divisé en trois festons
presque anguleux (le médian subémarginé, mieux bordé de jaune
que chez le najas où les deux festons latéraux sont moins pronon-
cés) et le médian seul plus avancé, jaune et triangulaire.
5° Chez le mâle le bord postérieur du 10° segment paraît un peu
moins échancré au milieu que chez le »ajas et les appendices infé-
rieurs plus contigus, un peu plus courts.
6° Chez la femelle on ne voit pas de traits latéraux longitudinaux
noirs sur les premiers segments de l’abdomen; le 10° etlesappendices
anals sont jaunâtres (le dessus du 10° et les appendices noirâtres
chez le najas). Il y a dans les deux sexes à la lèvre supérieure une
petite tache médiane obscure qui manque ordinairement chez le
najas, surtout chez la femelle.
Patrie : Sibérie à Irkutzk, un mâle unique par M. Maak (Coll.
Mac Lachlan). — Pokrofka, région de l’Amur, deux femelles prises
le 16 juin et le 17 juillet par M. Graeser (oll. Selys).
Les caractères indiques pour le distinguer du #ajas sont en appa-
62 ODONATES DE L'ASIE SEPTENTRIONALE, ETC.
rence peu importants, un mâle et deux femelles seulement sont
examinés et ces dernières ne sont pas adultes, de sorte qu’il est
possible que ce ne soit qu’une forme locale du najas.
Lorsque j'ai signalé le mâle dans les Matériaux de l’Asie sep-
tentrionale, je n’ai pas osé l’en séparer, mais les femelles de l’'Amur
qui concordent avec lui par la taille, les bandes humérales et l’absence
de noir aux tibias sont venues apporter une grande présomption en
faveur de le séparation de cette forme, qui au premier abord pour-
rait être confondue avec le viridulum à cause de sa petite taille, des
bandes humérales et des tibias clairs; mais elle s’en éloigne absolu-
ment par le lobe postérieur du prothorax des deux sexes; le
10e segment du mâle tout bleu sans tache noire, ses appendices
anals, enfin chez la femelle la tache noire basale dorsale du 1‘ seg-
ment courte carrée; tous caractères qui placent l'4wmerale tres près
du najas. Le nom adjectif que j'ai choisi lui convient bien, parce
que s’il ne s’agit que d’une forme locale ou même d’une variéte du
najas il pourra lui être adjoint comme désignation trinominale. .
mi nine ct
1h
| ODONATES DE L’AFRIQUE SEPTENTRIONALE
OU MÉDITERRANÉENNE.
La note que je présente ici a pour objet de faire connaître les
additions et corrections à faire au mémoire que j'ai publié dans les
Annales de la Société Entomologique de Belgique (T. XIV, 1870-
1871) sous le titre de Vouvelle Révision des Odonates de l'Algérie.
Je modifie ce titre, parce que ce que nous connaissons de Madère,
des îles Canaries et de l'Égypte montre que les Odonates: de ces
contrées sont presque tous identiques et constituent ensemble une
division de ce qu’on a appelé le Z'erriloire de la Faune européenne.
Le nombre des Odonates connus de l’Afrique septentrionale se
monte à 55 espèces, dont 4 d’entre elles sont restreintes à l'Égypte,
et,une à Madère.
Je divise cette région géographique en trois paragraphes ou
subdivisions. .
$ I. ALGÉRIE, TUNISIE, MAROC.
ADDITIONS,
1. Sympetrum depressiusculum (20. depressiuscula Selys).
Mentionné en Algérie par le D' Brauer.
2. Onychogomphus uncatus Charp.
Le D' Kolbe (Berliner Entom. Zeitschrift, 1885, page 151),
décrit sous le nom de Ophiogomphus forcipatus variété socialis une
femelle prise entre Medéa et Blidah par le lieutenant Quedenfeldt,
que je dois rapporter à l’uncalus d'Europe. La figure du devant du
thorax (Taf. V, fig. 4) me semble le prouver.
Dans la même notice il décrit sous le nom de Ophiogomphus for-
cipatus var. consobrinus une autre femelle qui, d’après le dessin du
thorax (fig. 3) ne diffère aucunement du forcipatus méridional
(unguiculatus V. d. Linden) que j'ai signalé en Algérie d’après un
exemplaire pris par M. Bové et qui est décrit dans mes différents
ouvrages. J’en possède plusieurs de Sicile semblables à celui du
D' Brauer,
3. Platycnemis acutipennis ? Selys.
Afin d'éviter toute nouvelle confusion relativement à cette espèce,
je suis obligé pour rendre compte d’un article de M. Kolbe (1. c.) de
le rectifier et de faire des observations presque aussi étendues que
celles qu'il y a données. Cet. entomologiste se basant sur une diffé-
LA
64 ODONATES DE L'ASIE SEPTENTRIONALE, ETC.
rence dans les termes dont je me suis servi en 1850 et en 1863, pour
décrire la pointe médiane redressée du prothorax de la femelle de
l’acutipennis, et comparant ces signalements avec la description de
Rambur (PL. diversa) en 1842, a pensé que deux espèces se trou-
vaient confondues dans ces ouvrages.
En fait, Rambur et moi n'avons eu sous les yeux qu’une seule et
même espèce, qui est européenne. Je possède les types de la collection
Rambur, pris par lui à Montpellier et dans les Landes et celui du
Mans, qui sont semblables aux exemplaires de mon acutipennis
recus des mêmes contrées.
Lorsque j’ai décrit l'espèce (Revue Zool. 1841) je n’ai pas parlé
de la forme du prothorax de la femelle. Il ne s’agissait que d’une
courte diagnose, qui était suffisamment claire, puisque l’acutipennis
était bien reconnaissable par les tibias de la femelle non dilates,
l’autre espèce analogue (2/7. subdilatata Selys) n'étant pas encore
découverte. sh!
En 1842, Rambur a dit que l’angle médian qui forme la corne du
prothorax de la femelle était « redressé droit, et non tourné vers la
tête. »
En 1850 (Revue des Odon.), j'ai écrit « redressé en corne droite
non retournée en avant. »
En 1863 (Synopsis des Platycnemis) on a imprimé : « relevé en
corne notre rétournée en avant. »
Il est regrettable que M. Kolbe n’ait pas considéré la confor-
mité absolue de tout le reste de la description de Rambur et des
miennes, ainsi que la concordance des localités indiquées, et ait
conclu à l'existence de deux espèces distinctes par suite du mot
non remplacé à l'impression par le mot noir. Il ajoute du reste
un renseignement utile à ce que nous savions, c’est que l’espèce
babite encore le Portugal et serait identique avec l'A. pallens
d'Hoffmannsegg (Mss.).
Il me reste à parler de la nouvelle espèce que M. Kolbe nomme
PL. algira, qui serait excessivement voisine de l’acutipennis d'après
la description et le croquis du prothorax.
lo Les tibias du mâle seraient dépourvus de lignes noires.
20 La corne médiane du lobe postérieur du prothorax de la femelle
serait retournée en avant (vers la tête) et porterait sur ses côtés
quelques petits dents ; l'abdomen serait complètement dépourvu de
bande dorsale noire et les tibias pâles, sans ligne noire.
Je ne crois pas que. la différence signalée dans la coloration des
tibias soit suffisante pour indiquer une espèce distincte d'autant plus
que M. Kolbe prévient que le couple est jeune. Or, je possède des
acutipennis du même âge, chez lesquels la ligne noire des tibias
n’est pas encore marquée et dont les femelles ont l’abdomen jau-
ODONATES DE L'ASIE SEPTENTRIONALE, ETC. s 00
nâtre pâle sans aucun dessin. Il resterait le caractère de la corne
médiane du lobe postérieur du prothorax recourbée en avant ainsi que
le moptre la figure du profil (1. c. fig. 5°). Quant aux appendices
anals du mâle (fig. 5?) ils sont semblables à ceux de l’acutipennis.
Je doute que cette 27. algira forme une espèce distincte; mais
sa capture en Algérie constituerait une addition intéressante au
point de vue géographique.
4 Ischnura elegans? V. d. Lind.
M. Kolbe (1. c.) décrit sous le nom d'Zschura lamellala une espèce
qu’il dit très voisine de l’elegans, mais différant par la taille plus
petite et le lobe postérieur du prothorax du male plus petit et plus
élevé : chez l'elegans il serait un peu courbé en arrière.
Je ferai remarquer que ce lobe postérieur est variable chez
l'elegans; et comme les derniers segments de l'abdomen manquent
chez l’exemplaire de la Zamellata examiné par M. Kolbe, l'espèce
me semble douteuse. D’après la figure (fig. 7) le lobe postérieur du
prothorax semblerait plus étroit que chez l’elegans et nullement
échancré, ce qui excluerait l’idée que ce soit l’Z. Genei qui habite
la Corse, la Sardaigne et la Sicile.
M. Dante Alessandro Roster (Cenno monographico degli Odonati
del gruppo Ischnura dans le Bolletino della Soc. Entomolog. ital.,
1886) dit que l’elegans se trouve en Sardaigne. Il est donc possible
qu'il existe aussi en Algérie, d’où M. Kolbe a recu son Zamellata
décrit d’après un couple pris entre Blidah et Medea : ce serait une
addition pour l’Algerie.
D’après M. Mac-Lachlan, V7. wmaroccana Kolbe, du Maroc
(1. c. 1884) semble identique avec l’Z. Graellsii R.
Ces cinq espèces ajoutées aux 47 que j’ai énumérées pour l'Algérie
en 1870 forment un total de 52; et ce n’est sans doute pas tout ce
qu'on trouvera en cette contrée.
Le D" Brauer cite encore en Algérie le Gomplus simillimus pour
lequel on aura peut-être pris un @. Zucasi, et l'Agrion pulchellum.
Pour ce dernier je crains qu’il ne s’agisse de la répétition d’une
citation douteuse des récoltes de M. Bové que j'ai faite autrefois.
Il faudrait savoir sur quelles autorités M. Brauer a énuméré ces
deux espèces.
Deux rectifications sont à faire dans la nomenclature de ma
dernière revision.
1° D’après les recherches de MM. Mac-Lachlan et Hagen ma
Libellula barbara Selys 1850 est identique avec la cérysostigma
de Burmeister 1839 que l’on rapportait avec doute à la /rinacria.
Par droit de priorité, il faut donc nommer l’espèce Zibellula
chrysostigma Burmeister (&arbara Selys). Le type vient de Ténériffe.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXXI, ÿ
L
. : La
66 ODONATES DE L'ASIE SEPTENTRIONALE, ETC.
Elle a été en outre observée au sud de l'Espagne, dans l'ile de Crête
et en Syrie.
2 Onychogomplhus Genei Selys. — Le mäle d'Oran, décrit
et figuré dans la Révision de l’Algérie en 1870, n'appartient pas au
Genei. Il est du groupe du grammicus. Je l'ai nomme O. Costæ
Selys. Quant au vrai Genet il n’a pas encore été observé en Afrique.
Il habite la Sicile, la Sardaigne et probablement le Portugal (voyez
ma rectification concernant l'O. Genei, Soc. Ent. de Belgique,
séance du 5 décembre 1885).
$ 2. MADÈRE er CANARIES.
Sous le titre de Veuroptera of Madeira and Canarian Islands,
M. Mac-Lachlan a publié en 1882 dans le Journal de la Societe
Linnéenne de Londres (Zoologie, vol. XVI, page 149-183) une
notice importante dont je résume ce qui concerne les Odonates. Il
cite les espèces suivantes :
1. Palpoplevra marginala Fab. — Canaries, sur la foi de
Bory de St-Vincent. Habite l'Afrique tropicale. Peut-être s’agit-il
d’un exemplaire transporté par le vent.
2. Sympelrum striolatum Charp. — Madère et Canaries. Les
fémurs sont généralement obscurs. J’ai donné le nom de nigrifemur
à cette forme (Diplax paléarctiques).
8. Sympetrum Fonscolombii Selys. — Canaries.
4. Orthetrum? chrysostigma Burm. (Libellula barbara Selys).
— Ténériffe.
5. ? Platetrum depressum Li. — Canaries d’après Bory de St-Vin-
cent, patrie fort douteuse.
6. Trithemis arteriosa Burm. (distinéta Ramb.). — Canaries,
Ténériffe.
7. Crocothemis erythræa Brullé. — Canaries, Tenériffe, etc.
8. Gomplus sp? — D'après une larve de Madère. Probable-
ment le G@. Lucasii d'Algérie. É
9. Anaz formosus V. d. Lind. — Madère, Canaries, Téneriffe.
10? Anax mauricianus Ramb. — Un exemplaire vendu à
M. Mac-Lachlan comme étant de Madere. Cette forme, peut-être
simple race du formosus, habite les Îles Mascareignes. Il appartient
à la race que je nomme brevistigma.
11. Prounax ephippigerus Burm. — Ténériffe.
12. Zschnura pumilio Charp. — Madère.
13. Zschnura senegalensis Ramb. — Madère, d’après un exem-
plaire de la collection Rambur. — Cette espece habite l’Afrique tro-
picale, la Malaisie, mais existe aussi dans le Turkestan et l'Égypte.
On voit par cette liste que le peu que nous connaissons de Madère
LL P
ODONATES DE L'ASIE SEPTENTRIONALE, ETC. 67
LA
et des Canaries appartient également à la faune d'Algérie, car
l'admission parmi elle de la Palpoplevra marginata, du Platetrum
depressum, de l'Anaz mauricianus et de l’Zschnura senegalensis est
basée*sur des données qui manquent de certitude.
$ 3. ÉGYPTE.
Nous ne connaissons sans doute les Odonates de la basse Égypte
que d’une façon fort incomplète; je ne puis énumérer que 25 espèces,
mais leur répartition montre de la facon la plus évidente, que cette
Faune appartient au territoire dit européen. 14 espèces existent à
la fois dans l’Europe méridionale, l'Algérie et dans l'Asie mineure
et la Syrie, ce sont :
S'ympetrum striolatum Ch. (d’après le Dr Hagen).
— Fonscolombii Selys.
Libellula Ramburii Selys.
Crocothemis erythræa Brullé.
Trithemis rubrinervis Selys.
Lindenia tetraphylla V. d. Lind.
Anazx formosus V. d. Lind.
Proanazx ephippigerus Burm.
Lestes viridis V. d. Lind.
— barbara F.
?Sympycna fusca V. d. Lind. (d’après le D' Hagen).
?Zschnura pumilio Ch.
?Agrion puella L., V. d. Lind.
Une en Europe et en Asie mineure :
Pliatycnemis latipes Ramb.
Une espèce se retrouve en Europe, en Syrie et en Algérie :
Lepthemis trinacria Selys.
4 espèces en Asie mineure et en Algérie:
?Rhyothemis hemilkyalina Desj. (d'après le Dr Hagen).
Trithemis unifasciata Oliv.
Diplacina flavistyla Ramb.
Tschnura senegalensis Ramb.
4 espèces dans la Syrie et l'Asie mineure :
Pantala flavescens Fah.
Onychogomphus Lefebvrei Ramb.
— Âagenii Selys.
Calopteryz splendens race syriaca.
Une seule espèce serait propre à l'Égypte :
Onychogomphus pumilio Ramb., mais elle est si voisine de
l'O. Genei des îles méditerranéennes qu'on pourrait la regarder
comme une race locale.
Le D'Staudinger dit que selon le principe énonce par Schouw dans
68 ODONATES DE L'ASIE SEPTENTRIONALE, ETC.
sa géographie des plantes, il compte comme appartenant au domaine
de la faune de l’Europe les contrées dans lesquelles on rencontre,
dans la proportion d’au moins 60 pour cent, des espèces de l’Europe
proprement dite; c’est de ce chef qu'il y admet Madère, l'Algérie,
la Syrie, l'Asie mineure et la Transcaucasie; mais-il ajoute que
l'Égypte, d après ce qu'il en connait (il s’agit des Lépidoptères) doit
en être séparée.
Il n’en est certainement pas de même pour les Odonates, puisque
sur 25 espèces que je connais, 15 (soit 66 pour cent, ou les deux
tiers) sont européennes et que les autres existent dans l'Algérie et
l'Asie mineure, qui font partie du Territoire européen de M. Stau-
dinger.
TROISIÈME PARTIE.
LISTE DES ODONATES
DE L'EUROPE GÉOGRAPHIQUE.
L'Europe est bornée du côté de l'Asie par les monts Ourals, le
fleuve du même nom, la mer Caspienne et le Caucase. Les îles de la
Méditerranée y appartiennent depuis les Baléares jusqu'aux îles
Ioniennes; mais la limite devient douteuse pour celles de l’Archipel
dont plusieurs sont plus rapprochées de l’Asie mineure que de la
Grèce, et la liste des insectes qui les habitent n’éclaire pas la
difficulté, car là la faune est pour ainsi dire la même.
Je «suis d'avis de considérer comme européenne l'ile de Crête
située sous le 35° degré de latitude, mais d’attribuer à l'Asie mineure
Chypres, qui est sous la même latitude mais isolée, beaucoup plus
rapprochée de l’Asie mineure, et qui nourrit en effet des Odonates
syriens; Rhodes et les Sporades suivront naturellement le même
sort. Quant aux Cyclades elles se rattachent à la Grèce.
La Revue des Odonates (1850) étant le dernier ouvrage général
que j'aie publié sur les espèces européennes, il m'a paru utile de
donner une liste des espèces indigènes, révisée et mise au courant
de ce qu’il y a eu à rectifier ou à ajouter depuis pres de quarante ans.
Depuis cette époque presque toutes les parties de l’Europe ont été
explorées et le nombre des espèces à ajouter ne s'élève pas à dix,
de sorte que l’on peut croire que nous connaissons à bien peu de
chose près toutes celles qui existent. Le peu d'espèces à trouver
encore dans nos limites se rencontreront probablement sur les con-
fins de l’Asie et consisteront, on peut le présumer, en des formes
déjà connues et citées dans l’énumération des Odonates de l’Asie
mineure et de l'Asie septentrionale.
Les espèces qui n'étaient pas connues comme européennes en
1850 sont au nombre de neuf :
70 LISTE DES ODONATES DE L'EUROPE GÉOGRAPHIQUE.
Urothemis advena Selys, décrite d’après un exemplaire unique de
Catalogne (Soc. Ent. belg., 1878).
Onychogomplus" Jexuosus Schneider, de l'Asie mineure, qui
d’après Brauer existerait dans la Russie méridionale.
Cordulegaster pictus Selys, de Dalmatie, que je considérais alors
comme une race ou variété de l’annulatus (voyez plus haut sa
description).
Cordulegaster insignis Schneider, de l'Asie mineure, que le
D' Brauer signale en Grèce.
Proanax ephippigerus Burm., espèce du nord de l'Afrique que
j'avais décrite d’abord comme européenne, d’après un renseignement
de M. Barthélemy de Marseille, que le D' Rambur avait eru inexact
de sorte que dans la Revue je l'avais éliminé; à tort il est vrai, car
on l'a prise authentiquement depuis dans plusieurs contrées de
l’Europe méridionale.
Caliæschna microstigma Schneider, de l'Asie mineure qui habite
aussi la Grèce.
Æschna crenata Hagen, de la Sibérie, observée, parait-il en Fin-
lande, si elle est identique avec la MATE décrite par M. Heïkel
dans un mémoire de M. Eduard Hisinger sur les Libellules de Fin-
lande en 1861, (voyez sa description dans les LA AneE Odonates
de l'Asie septentrionale).
Sympycna paedisca Brauer, de l'Asie centrale qui, d’après cet
auteur, se rencontre aussi de la Russie méridionale, et n’est
probablement, d'après moi, qu’une race de la fusca.
Enfin Agrion concinnum décrit en 1859 par M. C. H. Johanson
dans ses Odonata Sueciæ. Elle existe aussi en Finlande à Irkutzk et
au Fleuve Amur. J'en ai donné une description étendue dans les
Matériaux pour une faune névroptérologique de l’Asie septentrionale
en 1872.
D'un autre côté il y a lieu d'éliminer quatre espèces décrites dans
la Revue des Odonates, savoir :
Libellula Sardoa Rambur, signalée d’après cet auteur. Les exem-
plaires qu’il a vus sont détruits ou égarés, et se rapportaient proba-
blement à la brunnea.
Libellula cycnos Selys, de Corse, qui n’est qu’une variété d’âge et
de nuance de la Grunnea.
Æschna alpina Selys, décrite d’après une femelle unique en
mauvais état, de Suisse, qu'un examen plus approfondi me fait
réunir à la mivta.
Enfin Agrion elegantulum Zetterstedt, de Suède, que l'on n'a
plus retrouvé et dont les exemplaires communiqués par le D' Hagen
se rapportent à plusieurs espèces connues, notamment au cyalhi-
gerum,
… so mis Et soit ab ES
LISTE DES ODONATES DE L'EUROPE GÉOGRAPHIQUE. g1
J'ai à faire, en terminant, quelques remarques sur la classifica-
tion et la nomenclature adoptée dans le présent travail.
Pendant longtemps en s'inspirant des principes de Fabricius on a
considéré les divisions de la lèvre inférieure des Odonates comme
premier caractère de classification pour ce groupe.
Burmeister (1838) les répartit ainsi :
I. Lobes latéraux de la lèvre inférieure (palpes labiaux) pourvus
d’un petit article mobile.
A. Lobe médian trigone bilobé beaucoup plus large que les laté-
raux. Ailes égales : Agrion, Calopteryx.
B. Lobe médian arrondi, fendu, ailes inégales : Diastatoma
(Gomphus), Æschna. ”
IL. Lobes latéraux de la lèvre très entiers (sans article), très
grands, beaucoup plus grands que le lobe médian. Aïles
inégales : Zpophthalmia (Cordulia) — Libellula.
Rambur (1842) part du même principe :
I. Palpes labiaux (lobes latéraux) de deux articles : Zibellulines
avec les Cordulines.
IT. Palpes latéraux (lobes latéraux) de trois articles : Æschnines —
Gomplines — Agrionines (avec les Caloptéryqines),
Entre les publications de ces auteurs qui ont produit les seuls
ouvrages généraux que l’on possède encore sur les Odonates, en un
mot un species de ce qu'ils ont connu alors, j'avais hasardé en 1840
(Monographie des Libellulidées d'Europe, page 204) de diviser les
Odonates (nommés alors Libellulidées) d’abord d’après les ailes,
étant impressionné par les résultats auxquels Jurine et Meigen
étaient arrivés en se servant de ce caractère pour classer les Hymé-
noptères et les Diptères. Je disais : É
I. Ailes dissemblables : Zibellulines (en y comprenant les Cordu-
lines, Gomphines et Æschnines).
IT. Aïles semblables : Agrionines (avec les Culoptéryqines).
Ces noms étant attribués plus tard à de simples sous-familles je
les ai remplacés dès 1854 (Mon. Caloptérygines) les Libellalines
par Anisoptères et les Agrionines par Zygoptères. Je disais pour les
Anisoptères : ailes non semblables, horizontales dans le repos. La
nervure sous-médiane avec un rameau supérieur qui forme l'un des
cotés du triangle discoidal (‘), appendices anals au nombre de trois
chez les mâles, l’inférieur parfois entierement divisé en deux. Tête
plus ou moins globuleuse ; les yeux le plus souvent contigus (familles
Libellulidées et Æschnidées).
Et pour les Zygoptères : les quatre ailes semblables, relevées ou
à demi relevées dans le repos, sans membranule. La nervure sous-
médiane sans rameau supérieur, de sorte que le triangle est rem-
(* J'aurais dû ajouter : une membranule (parfois rudimentaire).
2 LISTE DES ODONATES DE L'EUROPE GÉOGRAPHIQUE.
placé par un quadrilatère. Tête transverse, les yeux pédicellés, très-
éloignés l'un de l’autre. Appendices anals au nombre de quatre chez
les mâles (famille des Agrionidées).
J'expose de nouveau aujourd’hui les caractères de cette classifi-
cation primordiale parce qu’un travail récent est venu la confir-
mer en partant d’un point de vue biologique en apparence fort
différent, je veux parler du système respiratoire branchial des
larves, qui vient d’être étudié avec succès par M. Dante Ales-
sandro Roster, de Florence, un très jeune naturaliste dont les
premiers travaux donnent la plus favorable idée. Je veux parler
de son mémoire intitulé : Contributio all Anatomia ed alla
Biologia degli Odonali (Bulletins de la Société Entomologique
italienne, 17° année, 1885, avec deux planches). Il constate que chez
les larves des Libellulidées et des Æschnidées (mes Anisoptères)
l'air éliminé des lamelles rectales se distribue dans les tissus au
moyen d’un système branchial fermé caractéristique des larves
des autres Pseudonévroptères amphibies. Il nomme cette division
Reclobranchiati.
Chez les Agrionidées (mes Zygoptères) les branchies des larves
se trouvent dans les feuillets ou appendices anals. Il appelle cette
division Caudobranchiati().
De sorte que mes deux grandes divisions se trouvent confirmées
à ce point de vue biologique spécial. s
Les Insectes sont les seuls invertébrés pourvus d’ailes. C’est leur
caractère le plus frappant; il n'est donc pas étonnant que les modi-
fications qu’elles présentent soient également d'une grande valeur
pour la classification. Linné l’a si bien senti que c’est celui qu'il a
adopté pour nommer et caractériser les ordres de la classe.
Les espèces nombreuses qui constituent la sous-famille des Libel-
lulines bien délimitée formaient encore dans le manuel de Bur-
meister (1838) un genre unique, Zibellula composé de 81 espèces.
Rambur (1842) le divisa en sept genres dont un seul (Zibellula
restreint)renferme les espèces européennes et comprend 161 espèces;
il en décrit 181 pour les sept genres réunis.
Le Dr Hagen (1861) dans son Synopsis de l'Amérique septen-
trionale, puis en 1867, crée de nouveaux genres qui en portent le
nombre à quatorze dont trois seulement Zibellula, Lepthemis et
Diplax ont des représentants en Europe.
Le D" Brauer y ajoute vingt nouveaux genres dont cinq : Zeu-
corhinia, Libella, Trilhemis, Crocothemis et Urothemis font par-
(‘) M. Roster a publié en 1884 dans le même recueil un nouveau mémoire sous
le nom de Cenno monographico degli Odonati del gruppo Ischnura (espèces ita-
liennes), dans lequel la structure des larves et nymphes de chaque espêce est
décrite avec le plus grand soin,
LISTE DES ODONATES DE L'EUROPE GÉOGRAPHIQUE. 16
tie de notre faune. Son travail Verzeichniss der bis jetzt bekannten
Neuropteren im sinnes Linnés, publié en 1868 est des plus impor-
tants. Dans la seconde partie il donne les caractères des quarante
genres et la liste des espèces au nombre de 361 dont une trentaine,
il est vrai, non décrites, ne lui étaient connues que par le nom. Ce
mémoire a dû lui nécessiter d'énormes recherches et de longues
études. J'avoue que, jusqu'à présent, je ne suis pas arrivé à
classer la sous-famille des Libellulines d’une facon qui me satis-
fasse. Plusieurs des genres proposés sont peu tranchés, et passent
de l’un à l’autre. En un mot il me semble qu’on a créé trop de
genres ou bien qu’il faudrait en proposer encore davantage si l’on
veut considérer comme génériques les caractères qui ont servi pour
établir plusieurs de ces coupes. Je crois que ceux-là sont des groupes,
des sous-groupes, mais non des genres.
Il est plus facile de critiquer que d’édifier — aussi, reconnais-
sant le mérite du travail de M. Brauer, me suis-je empressé d’em-
ployer sa classification de la sous-famille des Libellulines dans mon
Apercu statistique sur les Névroptères Odonates en 1871 (Trans.
Ent. Soc.), où j’estimais les Libellulines (sous-famille) connues alors
à 460 environ. Aujourd'hui une revue sommaige de ma collection
arrive à 500 espèces environ, y compris une vingtaine que je ne
possède pas.
On a perdu de vue sur le Continent un travail de Newman
publié en 1833, que les entomologistes anglais ont remis en honneur
avec raison. L'auteur a démembré des Libellules trois genres .
1° Sympetrum (L. vulgata) nommé Diplax, par Charpentier en
1840; 2° Platetrum (L. depressa) changé en Platlemis, par Hagen
en 1861; 3° Orthetrum (L. cancellata) que Brauer a nommé Zibella
en 1868 et que Hagen laisse avec le genre Zibellula (Sens. str.)
(L. quadrimaculala).
Quelques fâcheux que soient actuellement les changements de
nomenclature qui deviennent la plaie de l’entomologie par une
application exagérée du droit de priorité, il me semble juste
d'adopter le nom de Sympetrum au lieu de Diplaz.
Quant à Platetrum et à Orthetrum qui ont également pour eux le
droit de priorité, on me permettra de ne pas les employer comme
noms génériques par le motif qu'aujourd'hui je reste d'avis que les
espèces pour lesquelles ils ont été créés peuvent fort bien rester
réunies à celles qui subsistent dans le genre Zibellula restreint. Le
D' Brauer lui-même y laisse d'ailleurs les Platetrum. En considé-
rant les espèces exotiques de ces groupes ce n’est pas trois genres
qu'il faudrait créer, mais beaucoup davantage. J’ajoute, en ce qui
concerne le nom de Zibella Brauer, que je l’avais employé dès 1839
pour former un genre fondé sur la bimaculata Charp. que cet auteur
74 LISTE DES ODONATES DE L'EUROPE GÉOGRAPHIQUE.
a publié en 1840 sous le nom d'Æ'pitheca. J'ai adopté depuis le nom
de Charpentierparce qu'il se trouvait cité (sans description il est
vrai) dans le Manuel de Burmeister.
Je pense qu’on a poussé trop loin la création des genres de
Libellulines fondés sur la courbe du lobe postérieur du prothorax,
ou sur certains détails de l’écaille vulvaire. Ce sont plutôt des
caractères de groupes ou même d’espèces, témoins pour l’écaille
vulvaire les différentes formes qu’elle affecte chez des S'ympetrum
(Diplax) et pour le bord du prothorax dans le genre Agrion.
Je reste persuadé qu’une répartition nouvelle des Zibellulines
(sous-famille) en grands groupes doit encore être étudiée et que c'est
en grande partie sur les caractères des ailes qu’il faudrait s'appuyer
pour résoudre ce desideratum.
| LISTE"
DES
2
ODONATES D'EUROPE EN 1887.
ire DE «
TriBu I. — ANISOPTÈRES Selys, 1854.
(Rectobranchiati Roster, 1885).
Fame I. — LIBELLULIDÉES.
SoUS-FAMILLE 1. — LIBELLULINES.
Leucorhinia Brittinger, 1850.
* ]. dubia Van der Lind. . . . . . . Nord et centre.
leucorhinus Charp.
4
+2 rubicunda LL. 2 , 4... .. Nordiet-centre,
Asie sept.
* 8, pectoralis Charp. . . . , ,. . . Nordet centre.
rubicunda Ramb.
4, albifrons Burm. . . . . . . . Nordet Est. — Suisse, Vosges,
Morcandalin)Charp. © 47 + , :. . Nord et Est. — Centre.
albifrons Ramb.
Sympetrum Newman, 1833.
(Diplax Charp., 1840).
* 6, scotieum Donov. . . . . . . . Nordet centre. — Italie.
nigra Charp. (excel. syn.) Asie sept.
* 7. pedemontanum Allioni.. . . . . Eur. moyenne.
Asie min. et septentrionale.
* 8. depressiusculum Selys. . . . . . Eur. moyenne et mérid,
Genei Ramb. . . . . . . . . Asie sept. et Turkestan.
* 9, sanguineum Müll.. . . . . . .. Europe.
Rœselii Curtis, Ramb. Asie min.
Alger.
M0 Haveolum Le 0. 1,..1. rw. Europe:
Asié min. et septentr.
*1l. Fonscolombii Selys . . . . . . Eur. moyenne et mérid.
Asie min.
Afrique sept.
(*) Les espèces dont le nom est précédé d’un astérisque ont été observées en
Belgique. Il y en a soixante-cinq.
76 LISTE DES ODONATES D'EUROPE EN 1887.
*12, meridionalis Selys. . . . . . . Eur. moyenne et mérid.
kybrida Ramb. Asie min.
Algérie.
*13. striolatum Charp.. . # . . . . Eur. (excepté Suède et Laponie).
vulgata Ramb. Asie min.
Afrique médit.'
#14 vulgatum EL. 0. 1 PT Centre et Nord.
Asie sept, et mineure,
Lepthemis Hagen, 1861.
15; tinacria Selys. 0, M Srcile,
Bremii Ramb. Afrique médit,
Libellula L., Selys.
SECTION I. — Orthetrum Newman, 1833.
(Zibella Brauer, 1868).
16. chrysostigma Burm. . . . . . . Espagne mérid.? Crète.
barbara Selys, Rev. Odon. Asie min.
Afrique médit.
+17. -cancollata be. AT CT 0 Europe
L Asie sept. et mineure.
Algérie. |
18. albistyla Selys . . . . . . . . Europe mérid.
Asie min. et centrale.
*19. brunnea Fonscol. . . . . . . . Europe (excepté le haut Nord).
sardoa? R. et cœrulescens Ramb. Asie min. et centrale.
var. cycnos Selys. Algérie.
20. Ramburii Selys, Rev. Odon. . . . . Sardaigne.
Asie min.
Algérie.
#21. cærulescens F... . (1%. «10411. Europe, Sicile.
Olympia Fonsc., Ramb. Asie min.
dubia, Ramb. . Algérie.
22. nitidinervis Selys. . . . . . . Sicile, Espagne.
bœtica Ramb. Algérie.
SECTION II. — Platetrum Newman, 1833.
(Plathemis Hag., 1861.)
M3 10epreSSn LL. :PNICRS HUTO PE:
Asie min.
SECTION III. — Libellula Hag.
*24, fulva Müll. . . . . . . . . . Europe (excepté le haut Nord). .
conspurcala V. d. Lind., Ramb. Mingrelie.
*25. quadrimacçulata L, . . . , . . Europe (excepté les Iles médit.).
Asie sept., centr. et mineure.
Amérique sept.
26.
#27,
28.
29.
*30,.
31.
#32.
ni
*33,
+34,
36.
37.
99,
LISTE DES ODONATES D'EUROPE EN 1887. R7
Trithemis Brauer, 1868.
rubrinervis Selys . c'e TAC Sicile.
hϾmatina Ramb. Asie min.
Afrique médit.
Crocothemis Brauer, 1868.
erythræa Brullé. . . . . . Eur. mérid.(Belgiq., accidentelle).
ferruginea V. d. Lind., Remb, Asie min. et centrale.
coccinea Charp. Afrique médit.
Urothemis Brauer, 1868.
nigra V. d. Lind. . . . . . . . Terracine (Naples); accidentelle?
advena Selys, Soc. Ent. belg. 1878 . . Catalogne; accidentelle?
SOUS-FAMILLE II. — CORDULINES.
Somatochlora Selys, 1874.
metallica V.d.Lind. . . ,. . . . ÆEur. sept. et moyenne.
Sibérie arctique ?
alpestris Selys:. . . . . . . . Suisse. — Tirol. — Laponie.
arctica Zetterst.. ,. . . . . . . Eur. sept.et centrale.
subalpina Selys (olim). Caucase. — Sibérie.
flavomaculata V.d.Lind. . . . . Eur. sept. et centrale.
Sibérie arctique ?
Epitheca Charp., 1840.
(Libella et 1849).
bimaculata Charp.. . . . . . Eur. moyenne centrale et orient.
Sibérie.
Cordulia Leach, 1815.
Ænem Le 4e). + ne + + *- . Europe sept.et moyenne,
Sibérie.
Algérie.
FL Selys, 1871.
GCurtisd'paen. 0 , + + . France mér. — Anglet. occid.
Péninsule ibérique.
Macromia Ramb., 1842.
splendengs Pictet. . . . . . . . France mérid. et occid.
Famitze Il. — ASSCHNIDÉES,
SOUS-FAMILLE I. — GOMPHINES.
Onychogomphus Selys, 1854.
uncatus Charp.. . . . . . . +. France mér. — Pénins, ibérique.
occitanicus Ramb. Suisse, — Tirol,
Algérie.
18
#39,
40.
41.
42,
*43.
47. flavipes Charp. "0. «+
var. Selysii Guerin.
Lindenia Selys,
48. tetraphylla V.d. Lind. . . . .
#49,
50,
#51,
202.
#53,
LiSTE DES ODONATES D'EUROPE EN 1887.
forcipatus L.
hamata Charp.
race : wnguiculatus V. d. L., Ramb.
flexuosus Schn., Selys. . . . . .
Genei Selys (Q) . . . . .
exselsus Costa (o'Q).
[2
Europe sept. et moyenne.
Eur. mérid.
Asie min.
Algérie.
Russie mérid. (Dr Brauer).
Asie mineure et Turkestan.
Sicile, Sardaigne, Portugal.
Ophiogomphus Selys, 1854.
serpentinus Charp.
Eur. centrale et orientale.
Transcaucasie et Turkestan.
Gomphus Leach, 1815.
vulgatissimus L. . . REA
forcipatus Charp., Ramb.
race : Schnetïderit Selys. .
. simillimus Selys.
zebratus Ramb.
ICTASNNINR AMD RC CS
. pulchellus $Selys
anguina Charp.
Europe sept. et moyenne.
Corfou, Russie mérid.
Asie mineure.
France. — Péninsule ibérique.
Italie. — (Belgique, accidentelle).
France moyenne et méridionale.
Belgique, France, Péninsule
ibérique.
Europe moyenne et orientale.
Turkestan, Asie sept.
1840.
Italie méditerr., Grèce.
Asie min.
Algérie, Egypte.
Cordulegaster Leach, 1815.
annulatus Lat. . . Su ARR
var. #nmaculifrons Selys.
pictus Selys (pars) . . RENE
intermedius Selys Got).
bidentatus Selys +
Europe tempérée.
Europe mérid.
Asie min. ?
Tanger.
Dalmatie, Toscane.
Europe moyenne occid, — Sicile.
Asie min.
Grèce (Brauer).
Asie min., Turkestan.
insignis Schn. : Du 6
SOUS-FAMILLE II. — ÆSCHNINES.
‘Anax Leach, 1815.
HOLMOSUSNV. dUBINTE EC
azurea Charp.
Europe (excepté le haut Nord).
Asie mineure, centrale et septen-
trionale.
Afrique médit.
LISTE DES ODONATES D'EUROPE EN 1887. 79
+54, parthenope Selys . . . . . . . Europe mérid. et moyenne.
parisinus Ramb. Belgique (accidentelle).
Asie min. et centrale.
Afrique méditerranéenne.
Hemianax Selys 1883.
(Cyrlosoma, ex. Charp., Selys, olim.)
*55, ephippigerus Burm. . . . . . . Europe méridion. (accidentelle?)
mediterraneus Selys (olim). Asie mineure,
Afrique méditerranéenne.
Brachytron Evans, 1845.
*56, pratense Müll. à te cRurOpE:
vernalis V. d. Lu. Ramb. Asie mineure.
pilosa Charp.
Æschna Fab., 1775.
*57, cyanea Müll. . . . . . . . . Europe (excepté le hautNord).
maculatissima Latr., Ramb. Asie mineure.
juncea Charp. Algérie.
208. crenata Hag., Selys, Od. Asie pus . Sibérieor.(Irkutsk, Rivière Wilui).
eremitica Scudd. . . . . Amer. boréale.
mazima O. À. Heikel, 1861 . … + Finlande.
*59, juncea L. . . ,. . . . . . . Europe sept. et moyenne.
picta Charp. Asie mineure et sept.
Amérique arctique.
60. borealis Zetterst. . . . . . . . Europe septentrionnale, Écosse,
Alpes centrales.
Sibérie.
*61. affinis V.d. Lind. . , ,. , . . . Europe moyenne et mérid.
Asie mineure.
Algérie.
*62. mixta Lat. . . « + + + . + Europe (excepté le haut Nord).
alpina Selys (lim). Asie mineure et septentrionale.
Algérie.
63. viridis Eversm.. . . . . , . . Europe centrale et orientale.
virens Charp. Grèce, Suède ?
Asie sept.
*64, rufescens V. d. Lind. . . . , , . Europe.
chrysophthalmus Charp. Asie mineure.
*65. grandis L. . . . . ... . . . Europe sept. et moyenne.
Sibérie.
Fonscolombia Selys, 1885.
66. irene Fonscol. . . . . . . . . Francé mér.— Péninsule ibérique.
Iles méditerranéennes.
Caliæschna Selys, 1883.
67. microstigma Fchn, , . . . . ._. Grèce.
Asie mineure,
80 LISTE DES ODONATES D'EUROPE EN 1887.
Trisu II. — ZYGOPTÈRES Selys, 1854.
(Caudobranchiati Roster, 1885).
FamizLe III. — AGRIONIDÉES.
" SOUS-FAMILLE IL. — CALOPTÉRYGINES.
Calopteryx Leach, 1815.
#68. ‘splendens Härfis. 07.07 1.0. ,e WEurope-
parthenias Charp. Asie min, centrale et septentr.
Algérie.
race : æanthostoma Charp. . . . . Europe mérid.
Asie min.
race ? ancilla Hag. . . . . . . Dalmatie. — Prusse ?
race ? lauricu Selys AL Er. Ve. Crimée.
+69, virgo L. LU. UNS «0 000 “MEnrone sept et Inovenne.
Asie min., centrale et sept.
Algérie.
var. Mmeridionalis Selys. . . . . . Eur. mérid,
race : Jestiva Brullé. . . . . : . Grèce...
Asie min.
70. hæmorrhoidalis V.d. Linda. . . . Europe mer. occid.
c Algérie.
Epallage Charp., 1840.
71. fatime Charp. . . . . . . . . (Grèce.
Asie mineure.
SOUS-FAMILLE II. — AGRIONINES,
Lestes Leach, 1815.
#72. viridis V. d. Lind.. . . . . . . Europe moyenne et mérid.
leucopsalis Charp. Asie mineure.
Afrique médit.
73. macrostigma Eversm. . . . , . Europe médit., Portugal, Hongrie,
Grèce, Russie mér.
Asie min.
#14, nympha Selys .- . ,. . . . . . Europe continentale.
forcipula Ramb. Asie min.
#75. sponsa Hansem. . . . . ,. . . Europe continentale.
Jorcipula Charp. Asie sept, et Transcaucasie,
#76. virens Charp. . . . . . . . . Europe moyenne et mérid.
vestalis Ramb. Asie min. e
Algérie.
#77, barbara Fab. ,. . . , . . . , Europe moyenne et mérid.
Asie min.
Afrique médit.
LISTE DES ODONATES D'EUROPE EN 1887. 81
Sympycna Charp., 1840.
*78. fusca V. d. Lind. . . . . . . . Europe (excepté le haut Nord).
phallatum Charp. Asie min., centrale et sept.
Afrique médit.
?79. paedisca Brauer (nec Eversmann) . . Russie mérid, (d’après Brauer).
Race de fusca? Asie mineure et Turkestan.
Platycnemis Charp., 1840.
80. acutipennis Selys . . . . . . . France mérid. et occidentale.
diversa Ramb. Péninsule ibérique mérid.
Algérie ?
*8l. pennipes Pallas. . . . Europe (haut Nord excepté).
platypoda V. d. Lind. Ramb. Asie mineure,
race : #nsularis Hagen +: + . . . les helléniques.
82. latipes Ramb. . . . . . . . . France méridionale. — Péninsule
ibérique,
Grèce.
races : dealbata Klug. . . HT GTECOE
syriaca Hag., Selys, Rev. Odon. Asie mineure.
Ischnura Charp., 1840.
*83. pumilio Charp.. . . ,. . . . . Europe (excepté le haut Nord).
As. min. sept. et central,
aberr. (©) aurantiaca Selys Algérie.
84, Graellsii Ramb...1 1%, . . . «'1ÆEspagne.
Algérie.
maroccana ? Kolbe, . . . . . ,. Maroc.
85. Genei Ramb. . . . . . . . Sicile, — Sardaigne, — Corse.
#86. elegans V.d.:Lind.., . «4 . . ,... Europe.
Asie min. sept, et centrale.
lamellata? Kolbe.. . . , , , |. Algérie.
Enallagma Charp., Selys, 1875.
*81. cyathigerum Charp. . . . . . . Europe.
elegantulum (pars) Zetterst,. Turkestan. — Asie sept.
hastulatuin Ramb. Amérique boréale.
Agrion Fab., Selys (Sensu str.), 1875.
88. concinnum Johanson, se Nevr. As. Suède. — Finlande.
SODÉ Ne LE … + … + Sibérie, — Amur.
*89, pulchellum V. d. Lind. . . . . . Europe.
interruplum Charp. Asie min. et centrale.
200. puella L., V. d. Lind. . , , . . . Europe.
J'urcatum Charp. Algérie ?
91. ornatum Heyer. . . . , . , . Allemagne. — Hongrie.
Suisse. — Dalmatie. — Grèce.
Mesopotamie.
*92. hastulatum Charp. . . . . . . Eur. moyenne et sept.
Sibérie occid,. ?
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXXI, 6
82 LISTE DES ODONATES D'EUROPE EN 1887.
L 4
*93, lunulatum Charp..
94, armatum Heyer. .
*95, scitulum Ramb. . .
distinctum Ramb. (©)
96. cærulescens Fonscol.
aquisextanum Ramb.
#97, mercuriale Charp.
Fonscolombii Ramb.
*08, Lindenii Selys.
.
Europe moyenne.
Asie centr. occid.
Suède. — Nord de l'Allemagne.
Belg., France, Italie, Iles de la Méd.
Asie mineure.
Algérie.
Fr. mérid., Sard., Sicile, Espagne.
Europe moyenne et mérid.
Algérie.
Belgique, France, Eur. mér. occid.
Algérie.
Erythromma Charp., 1840.
*09, najas Hansem.. .
analis V. d. Lind.
chloridion Charp.
*100. viridulum Charp. .
Bremii Ramb.
Europe
Asie sept. et Turkestan.
Europe moyenne et mérid.
Asie min. et Turkestan.
Pyrrhosoma Charp., 1840.
*]01. minium Harris.
sanguineum V.d. Lind., Ramb.
*102, tenellum Devillers. e
rubellum V. d. Lind., Ramb.
Europe.
Asie mineure.
Europe moyenne et mérid. occid.
Asie mineure.
Algérie.
Nehalennia Selys, 1850.
*103. speciosa Charp.
Belgique, Suède, Allemagne sept.
Suisse, Savoie.
TABLE DES MATIÈRES,
AVANT-PROPOS
No
d'ordre.
1. Pantala flavescens
2. Rhythemis hemihyalina
3. Sympetrum pedemontanum
4.
5.
6.
de
8.
9.
10.
LL:
— depressiusculum
— sanguineum.
— armeniacum.
Fonscolombii . :
vulgatum et race decolo-
ratum .
striolatum
meridionale.
flaveolum
12. Libellula depressa
— fulva et race pontica .
— quadrimaculata.
13.
14.
15.
31. Somatochlora arctica.
32. Onychogomphus macrodon.
33.
34.
39.
36.
38.
cancellata
forcipatus
— Lefebvrei
flexuosus
Hagénii .
— ? assimilis
Schneiderii
PREMIÈRE PARTIE.
Odonates de l’Asie mineure.
Famizze IL. — LIBELLULIDÉES.
SOUS-FAMILLE I. — LIBELLULINES.
Pages.
© © oo oo
© © ©
10
10
M
11
11
12
12
12
re
16. Libellula albistyla
17. — cærulescens. .
18. — Ramburii
19. — brunnea. .
20. — pracilis .
21. — anceps
22. — tœniolata .
23. — chrysostigma (barbara)
23bis, — Ransonneti, ,. . .
24. Lepthemis sabina. :
25. Diplacina? flavistyla. +.
26. Crocothemis erythræa .
27. Trithemis rubrinervis
28. — arteriosa, .
29. — fuscopalliata .
30, — unifasciata . 5
SOUS-FAMILLE II, — CORDULINES,
p. 24
Fami II. — ASCHNIDÉES.
SOUS-FAMILLE |, — GOMPHINES.
37. Ophiogomphus serpentinus.
39, Gomphus vulgatissimus, race
24
25
27
21
28
29
29
29
40, Gomphus Davidi.
41.
— flavipes .
42. Lindenia tetraphylla.
43. Cordulegaster annulatus.
43bis, — pictus . . .
44, — Charpentieri .
45. — bidentatus . .
46, — insignis . .
84 TABLE DES MATIÈRES.
SOUS-FAMILLE IL. — ÆSCHNINES.
No
d'ordre.
52. Æschna juncea
53.
54.
55.
56. Caliæschna microstigma
— mixta.
— affinis.
— rufescens
— AGRIONIDÉES.
— CALOPTÉRYGINES.
d'ondes Pages.
47. Anax formosus. « . 35
48. — parthenope . 35
49. Hemianax ephippigerus. 36
50. Brachytron pratense. 36
51. Æschna cyanea . 36
Famizze Ill.
SOUS-FAMILLE I.
51. Calopteryx virgo et race festiva. 37
58 — splendens et races xan-
thostoma, exul, syriaca,
orientalis, taurica et an-
CESR AE ET RUE 5
SOUS-FAMILLE II.
61. Lestes viridis . 42
62. — macrostigma 42
63. — nympha. . . 42
64. — sponsa . , 42
65. — virens 42
66. — barbara . 43
67. — sellata . 43
68. Sympycna fusca . . . 43
69. — paedisca. 43
10. Platycnemis pennipes 45
71. — latipes et race dealbata 45
46
72. Ischnura pumilio,
0
59. Epallage fatime .
60.
— alma.
— AGRIONINES.
73.
74.
75.
16.
TE
18.
19:
80.
81.
82.
83.
Ischnura senegalensis
— elegans .
Enallagma cyathigerum.
Agrion pulchellum .
— ornatum.
— scitulum.
Pseudagrion prœtextatum
Pyrrhosoma? tenellum .
— minium .
Erythromma najas
— viridulum
SECONDE PARTIE.
Révision des Odonates de l'Asie pence du Japon et de l'Afrique
septentrionale . . . . .
I. Asie septentrionale et Japon
$ 1. Fleuve Amur .
$ 2. Asie septentrionale et Nord de la Ch
$ 3. Iles Loo-Choo . . . .
$'4. Description des espèces. . .
Rhyothemis imperatrix Selys .
Leucorhinia orientalis Selys.
Sympetrum scoticum Donov.
Sympetrum armeniacum Selys (addition)
Sympetrum imitans Selys
Lyriothemis elegantissima Selys
Trithemis phaon Selys, race : dispar Selys
Somatochlora Graeseri Selys
.
al
42
46
46
41
41
41
47
47
48
48
49
49
TABLE DES MATIÈRES. 85
Pages
Epitheca bimaculata Charp., race : sibirica Selys . . . . . . . . . 59
PR ATDRUSIETIDES SOS RU 0 MON 2, à SONO SS
MÉchnacronata dan Ve OR OEM RE D 0.4 4 LORS ON
Erythromma humerale Selys . . . ME ro SONORE OCDE
II. Odonates de l’Afrique DE tentrionale ARR AP Re nn MU re
MP IEme Danse, Maroc MM ONE Es ON 0 EU MT AIS 6S
1. Sympetrum depressiusculum Selys. . . Re AL T MOS
ÆROnvechosomphUS uncatus Charpe, 4 Æ1 Jun, : à , 4, 1 6
3. Platycnemis acutipennis? Selys. . . . . HN PME NES PO
4. Ischnura elegans V. d. Lind. . . DR ce CORNE CT 00
Onychogomphus Genei Selys = O. Coss SIT. NERO EME RE 66
$ 2. Madère et Canaries (d’après M. Mac Lachlan) . . . . . . . . . 66
$ 3. Égypte (ARTE) SRE. RS EN PC PS M es, 201
TROISIEME PARTIE.
Liste des Odonates de l’Europe géographique . . . . . . ,. , ,. . 69
ESPÈCES OU RACES NOUVELLES
DÉCRITES DANS CE MÉMOIRE.
Asie Mineure :
Pages,
Libellula fulva Müll., race : pontica Albarda. . . TARA 712
Libellula gracilis Albarda . . . . SU RTE NET Re PER ElS
Trithemis arteriosa Burm., race : syriaca ne done Gt CM RE ee
PACS JUSCOpALIUiT SENS. 0e ns de ose amet 0 Ut 028
MAMCAUUOTEURUS MAICNOUONR SOS JL ne à et +. à SE ose «U e/0 2Æ
ÉPAISSEUR RU 1 DT AU a OT Ca Eee. cie, OÙ
Calopteryæ splendens Harris, race : orientalis Selys . : . . . . . . 40
Pseudagrion prœtextatum Hagen, race : syriacum Selys . . , ,. . . . 48
Asie septentrionale, Japon et Loo-Choo :
Rhyothemis imperatrix Selys . . ME OR DER PNR PRES
PU PRIONCNRRSSOLyS. UNI ET, © LS MSN NE 54
Sympetrum imitans Selys, race : infuscatum . . . + . . «+ . . . . 6
Somatochlora Graeseri Selys . . . RÉ SN RE TT OÙ
Epitheca bimaculata Charp., race : sibirica Ft ON NPA TRES" "09
DOPAUS HIT IDE SET ND MU. DEA NT Le DE EEE
Erythromma humerale Selys. . . . . AR 0 lo PE
COLEOPTÉÈRES
DE
PENPÉRIEUR DE LA.CHINE
PAR
M. Léon FAIRMAIRE.
—: SÉANCE DU 2 AVRIL 1887 —
EL C9 D 2 ——
Les nouvelles recherches de MM. Delavay et Chasle, mission-
naires français, dans le Yunnan, et le Tchèkiang, et de M. Dela
Touche, dans le Fokien, me permettent d'ajouter un 3° chapitre
aux Coléoptères de l’intérieur de la Chine au moyen des com-
munications qui m’ont été faites par M. l'abbé A. David.
Les insectes de ces provinces, mais surtout ceux du Yunnan,
présentent toujours cette particularité intéressante de rencontrer
à côté de genres européens, et d'espèces souvent bien voisines des
nôtres, des types tropicaux indiquant des relations à la fois avec
le Japon et avec le nord de l’Inde, beaucoup plus rarement avec
la région de l’Amur et de la Daourie.
Cicindela Desgodinsii (R. Oberth. àn litt.). — Long. 16 mill.
— Oblonga, postice vix ampliata, parum convexa, capite protho-
raceque cupreis, sat nitidis, elytris fuscis, opacis, vitta suturali et
vitta submarginali apice fere connexis pallide flavidis, sutura ipsa
anguste et margine externo latius cupreis, subtus cœrulescens,
pectoris lateribus cupreis, parte media viridi-ænea; capite dense
subtiliter rugosula, inter oculos strigosulo, margine antico late
sinuato, labro flavo, apice nigro, dente medio acuto, palpis fusco-
æneis; antennis articulis 5 primis æneo et cupreo mixtis, ceteris
fuscis, opacis; prothorace sat brevi, postice angustato, lateribus
ante angulos anticos valde angulato, dorso dense rugosulo, postice
et antice transversim fortiter impresso, medio leviter sulcato;
elytris medio leviter ampliatis, apice separatim paulo rotundatis,
dorso subtiliter laxe punctulatis, punctis setuligeris ; pedibus obscure
88 COLÉOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE.
cupreis, tibiis apice tarsisque magis æneis, coxis femoribusque albo-
villosis. — Yunnan.
Cette belle Cicindele, qui se trouve aussi au Thibet, a la forme
de la C. tricolor, mais la coloration et la sculpture sont bien
différentes.
Cicindela (/Æeptodonta) yunnana. — Long. 16 mill. —
Oblongo-elongata, subparallela, convexa, cupreo-metallica, modice
nitida, æneo late tincta, elytris margine laterali et apicali cyaneis,
labro et ore pallide fulvis, mandibulis apice extremo et palporum
articulo ultimo fuscis antennis gracilibus fuscis, subtus valde nitida,
pectore cupreolo, abdomine cœruleo, aureo mixto, apice fusco,
pedibus piceis, femoribus rufis, apice æneis; labro sat fortiter
carinato, septemdentato, dente utrinque intermedio valde obtuso;
capite subtiliter dense rugosulo, inter oculos late impresso, ad oculos
subtiliter strigosulo, oculis valde prominentibus; prothorace trans-
verso, elytris valde angustiore, antice et basi sat fortiter constricto
et transversim depresso, dorso subtilissime transversim strigosulo,
medio sulcatulo; elytris oblongis, convexis, apice oblique intus
truncatis et rotundatis, ante apicem obsoletissime sinuatis, dorso
dense sat subtiliter punctato-asperatis, basi punctis aliquot impres-
sis, ad marginem externum tranversim plicatulis; subtus lævis,
coxis et femoribus albo-pilosis. — Yunnan.
Ressemble à la C. analis Fab., mais plus grande, d’une coloration
un peu plus sombre, avec le corselet plus court, également rétréci
à la base et en avant, les élytres plus longues, plus arrondies à
l'extrémité, non impressionnées au milieu sur les côtés ni à l’extré-
mite, plus finement rugueuses et ràpeuses, moins ponctuées, et avec
l'extrémité de l'abdomen brunâtre.
Cicindela Davidis. — Long. 8 mill. — Oblonga, modice
convexa, ænea, modice nitida, capite prothoraceque magis cœrules-
centi viridibus et brunneo-plagiatis, elytris dorso obscuris, opaco-
velutinis, extus basi viridi et cupreo mixtis, undique punctis grossis
ocellatis obscure cœruleis, annulo cœruleo circumdatis, parum
profunde impressis, his punctis extus, humeros versus præsertim,
densioribus et profundioribus; elytris utrinque puncto discoidali
ante medium, striga mediana postice angulata, marginem externum
tangente, et striga apicali angusta sed extus dilatata albis; capite
cum oculis prothorace valde latiore, basi subtilissime dense punc-
tato, inter oculos subtiliter strigoso, antice transversim subsuleato;
labro pallido, medio convexo, antice tridentato, dente medio majore,
acuto, lateralibus minutis, acutis, palpis flavis, articulo ultimo viridi-
æneo, antennis gracilibus, medium corporis attingentibus, brunneis,
basi fusco-æneis; prothorace fere cylindrico, antice et basi vix
COLÉOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE. 89
angustato et transversim impresso, lateribus punctato et albo-piloso;
scutello late triangulari, elytris prothorace duplo latioribus, fere
parallelis, apice obliquatis, ad angulum suturalem truncatis, angulo
brevissime spinoso, subtus cum pedibus nitidior, albo-pilosa, medio
glabra, coxis rufis, pedibus gracilibus elongatis. — Moupin.
Cette Cicindele est très voisine de la C. Æirilowi Fisch., de
Songarie; elle en differe d’abord par la taille bien plus petite, le
corselet presque cylindrique, nullement élargi en avant, à surface
non ponctuée sur le disque, le labre ayant de chaque côté de la dent
médiane une très petite dent aiguë; le dessin et la sculpture
des élytres sont à peu près identiques, seulement la ponctuation est
égale et ne présente pas quelques séries de plus gros points.
Cicindela mandarina Fleutiaux('). — Long. 8 mill. — Præce-
denti simillima, obscure ænea, subopaca, capite prothoraceque
vix minus opacis, vage cuprescentibus, labro minus diluto, medio
tantum acute dentato, utrinque rotundatim angulato, prothorace
minus cylindrico, dorso subtiliter dense rugosulo, elytris subtiliter
asperulis basi evidentius, suturam versus basi obsolete ocellato-
punctatis, utrinque puncto discoidali ante medium, striga marginali
tenui medio, intus angulata, puncto discoidali post medium et striga
apicali intus dilaitata, suturam haud attingente, albidis, angulo
suturali vix distincte spinosulo; subtus cœrulescens. — Moupin,
Kiansi.
Cette Cicindèle a une grande analogie avec la précédente, mais
le corselet est moins cylindrique, les côtés étant un peu arrondis
au milieu, le dessus est finement rugueux, les élytres ne sont pas
métalliques: en dessous elles ne présentent pas les points d'un bleu
sombre entourés d’un anneau bleu; elles ont un reflet vert-bronzé
quand on les voit de côté et sont couvertes de très fines aspérités,
plus marquées vers la base; les taches sont à peu près pareilles, car
la tache discoïdale du milieu doit rejoindre chez d’autres individus
la ligne étroite marginale qui se coude en dedans avec tendance
vers la tache discoïdale isolée.
Elaphrus Davidis. — Long. 9 1/2 mill.-.- Ovatus, parum con-
vexus, læte viridis, metallicus, capite prothoraceque maculis æneo-
cupreis minutis sparsutis, hoc anguste cupreo-marginato, elytris
suturam versus æneo-cupratis, impressionibus utrinque triseriatis
ovatis, costula parum elevata longitudinaliter percurrente, inter-
vallis elevatis, rugosulo-punctatis, plagulis nitidis interruptis et
plaga anteapicali magna transversa, antice dentata, postice emar-
ginata valde nitida signatis, margine interno acutiusculo, anguste
cupreo, parte epipleurali fusco-violascente, antennis violaceis basi
(*) FzeuTiaUx. Ann. Soc. Belg. 1886. C.-R., LXXX VII.
90 COLÉOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE.
cupratis, articulis 3 primis supra impressis, mandibulis palpisque
fuscis, his cupreo tinctis; capite æquali, sat dense parum profunde
punctato, oculis modice prominentibus; antennis basin prothoracis
superantibus, articulo 2° quarto fere æquali, prothorace brevi longi-
tudine medio plus duplo latiore, vix convexo, lateribus angulatim
dilatato, basi constricto, margine laterali acuta, marginata, angulis
posticis rectis, dorso subtiliter ruguloso punctato, medio sat fortiter
sulcato, basi utrinque impresso ; elytris ovatis, postice vix ampliatis,
apice angustatis et separatim obtuse rotundatis; subtus fusco-
cyanescens, nitidus, pectore lateribus punctato, femoribus fusco-
cyanescentibus, tibiis anticis medio, ceteris apice excepto, rufulis,
tarsis æneis. — Yunnan.
Ce curieux insecte s'éloigne des ZZaphrus par le corselet à peine
convexe, tranchant sur les côtés qui sont marginés, presque anguleu-
sement dilatés en avant, fortement rétrécis et droits à la base; les
élytres sont aussi moins convexes, leur sculpture est analogue, mais
les fossettes sont ovales au lieu d’être rondes, les yeux sont moins
saillants, les antennes dépassant notablement la base du corselet;
leur 3° article est à peine plus court que le 4. Cette longueur
des antennes rapprocherait notre insecte du genre Opisthius, mais
la forme du corselet est très différente.
Nebria pulcherrima Bates.
Cette espèce japonaise a été trouvée au Kiangsi par M. l'abbé David.
Cychrus yunnanus. — Long. 12 mill. — Oblongo-ovatus,
convexus, fuscus, nitidus, vage metallescens; capite ruguloso-
punctato, antice lævi, inter antennas sat profunde bifoveato;
antennis gracilibus, medium corporis paulo superantibus, articulo 4°
brevi; prothorace breviter cordato, longitudine latiore, lateribus
antice valde rotundatis, postice constrictis, haud sinuatis, dorso
convexo, valde punctato-rugoso, medio sulcato, impressione basali
transversa, utrinque versus latera prolongata ; elytris ovatis, postice
plus quam basi angustatis, convexis sed dorso planiusculis, dense
rugosis, utrinque tuberculis ovatis regulariter triseriatis, intervallis
laxe ac irregulariter tuberculatis, margine externo sat subtiliter
carinato, parte reflexa grosse sat dense punctata et rugulosa; subtus
cum pedibus magis niger, nitidus, pectore fortiter punctato, abdo-
mine fere lævi, lateribus impressiusculo. — Yunnan.
Bien plus petit que le C. Davidis du même pays : en diffère par
le corselet assez convexe, le disque étant presque bilobé par le sillon
médian, à côtés non sinués vers la base et non relevés ; les élytres
sont plus courtes, plus effacées aux épaules, à tubercules moins
allongés, le prosternum est bien moins caréné entre les hanches, le
métasternum est à peine impressionné sur son lobe postérieur avec
COLÉOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE. 91
une petite ligne élevée; les segments abdominaux ne sont pas
ponctues au milieu.
Coptolabrus gemmifer Fairm, Ann. Soc. Fr., 1887, Bull.
XXVII. — Long. 30 mill. — Oblongus, sat fortiter convexus,
capite prothoraceque cyaneis opacis, hoc margine laterali paulo
incrassato nigro, nitido, elytris nigris, parum nitidis, anguste et
leviter cœruleo-marginatis ; capite sat angusto, rugoso-punctato,
antice oblonge biimpresso, ore, palpis, antennarumque articulis 4
primis nigris nitidis, ceteris brunneis, ferrugineo-pubescentibus ; pro-
thorace transverso, lateribus utrinque sat fortiter rotundatis, pos-
tice sinuatis, margine postico late leviter bisinuato, angulis posticis
parum productis, dorso dense punctato-ruguloso, margine laterali
leviter crenata; scutello lato, medio impresso, elytris oblongo-
ovatis, postice sat convexis, apice obtusis, dorso utrinque tuberculis
triseriatis oblongis, nitidis, inter has series et ad suturam tuber-
culis seriatis paulo minoribus, intervallis irregulariter granosis,
parte marginali et apice rugosis; subtus obscure cyaneus, parum
nitidus; G palpis maxillaribus articulo ultimo apice obtuse angulato,
tarsis anticis haud latioribus. — Yunnan.
Cet insecte intéressant se rapproche du C. Ælysii pour la forme
et la sculpture des élytres dont l’extrémité est obtuse; si elle était
acuminée, notre insecte serait bien placé entre les C!. pustulifer et
Lafossei. Les tubercules des élytres rappellent ceux du C. pustulifer,
mais ils sont plus petits et plus nombreux.
Carabus viridi-fossulatus (Blanch. coll. du Museum). — Long.
27 mill. — Ovatus, postice ampliatus, valde convexus, nigro-fuseus,
sat nitidus, elytris utrinque foveis magnis, viridi-æneis triseriatis ;
capite sat fortiter rugoso, ad antennas et medio elevato, labro emar-
ginato, 6 punctato, mandibulis validis, apice acutis et incurvis, basi
intus dente magno; antennis sat gracilibus, medium corporis haud
attingentibus, articulis 2° 4°que æqualibus, 3° paulo longiore ; pro-
thorace parvo, basi profunde coarctato, angulis posticis oblique
productis, margine laterali antice fortiter rotundato, antico recto,
incrassato, angulis anticis fere nullis, dorso valde rugoso, basi trans-
versim fortiter impresso, medio sat tenuiter sulcato, scutello obtuse
triangulari, brevi, medio depresso; elytris ovatis, valde convexis,
post medium ampliatis, ante apicem vix sinuatis, lateribus modice
marginatis, dorso lineato, punctatis, punctis sat grossis, oblongis
et utrinque costulis 4 modice elevatis, intervallis utrinque triseria-
tim foveatis, costula majore à foveis interrupta; subtus nigrosub-
cyanescens, pectoris lateribus violaceis. — Moupin, 1 seule Q (coll.
du Museum).
La place de ce Carabe est difficile à déterminer; il faudrait créer
92 COLEOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE.
un nouveau genre, car avec son corselet assez petit, fortement
rétréci avant les angles postérieurs, ses élytres très convexes,
arrondies en arrière, je ne trouve pas de rapprochement avec d’autres
espèces. Néanmoins sa place est auprès des Coptolabrus.
Calosoma thibetanum (Blanch. coll. du Museum). — Long.
19 à 22 mill.
Ce Calosome ressemble à un petit individu du C. Zugens, mais sa
forme est plus étroite, sa coloration moins brillante et le corselet
est très différent. Chez le Zugens, les côtés s’arrondissent en avant
de manière à ce que la plus grande largeur soit un peu en avant
du milieu; ici les côtés sont anguleusement arrondis au milieu et
légèrement sinués vers la base au lieu d’être droits, et les angles
postérieurs sont un peu plus pointus. Les élytres plus étroites, sont
un peu moins élargies en arrière, leur sculpture est proportionnel-
lement plus rugueuse, les points enfoncés sont noirs et non
métalliques et les faibles caténulations qui les unissent dans le sens
longitudinal sont un peu plus marquées; les épaules sont aussi moins
arrondies. En dessous la saillie prosternale est largement tronquée,
les côtés de la poitrine sont à peine ponctués et l'abdomen est
couvert d'une ponctuation extrêmement fine, assez serrée. —
Moupin.
Physodera Davidis. — Long. 12 mill. — Oblongo-ovata,
parum convexa, capite prothoraceque atro-cœruleis, nitidissimis, hoc
lateribus magis cœruleo, elytris purpureo-violascentibus, nitidis-
simis; sutura violacea, margine externo cœruleo; capite lævi, inter
antennas bi-impresso, epistomate utrinque impresso, spatio inter-
medio carinulato; oculis globosis, valde exsertis; prothorace trans-
verso, capite latiore, elytris valde angustiore, antice et postice
valde angustato, lateribus reflexis, ad angulos anticos sat rotundatis,
medio angulatis, basi sinuatis, ante angulos posticos acute angulatis,
margine postico utrinque fere recte angulato, dorso medio parum
fortiter sulcato, postice transversim depresso, lateribus concavis,
margine reflexo, scutello triangulari, acuto; elytris amplis, sub-
quadratis, medio vix ampliatis, apice late truncatis, lineato-punc-
tatis, punctis apice et extus minoribus, intervallis planis, lævibus;
subtus cum pedibus fusco-cærulescens, valde nitida. — Fokien.
Je crois bien que ce joli insecte appartient au genre Pysodera,
bien que son corselet ne présente pas de renflements latéraux; le
1°" article des tarses est fortement bilobé, les crochets sont finement
pectinés à la base; mais le dernier article des palpes labiaux
s’élargit triangulairement vers l'extrémité qui est tronquée un peu
obliquement; celui des palpes maxillaires est oblong, obtus à l’extré-
miteé.
COLÉOPTÈRES DE L’INTERIEUR DE LA CHINE. 93
Scarites estriatus. — Long. 22 à 24 mill. — Alatus; sat
elongatus, parallelus, niger, nitidus, capite transverso, prothorace
paulo angustiore, sat dense striolato, utrinque longitudinaliter
impresso, epistomate medio depresso et punctis 3 grossis setigeris
signato, mandibulis striolatis; antennis medium prothoracis paulo
superantibus; articulis 7 ultimis sat latis, compressis, brunneis,
pubescentibus; prothorace transverso, lateribus fere rectis, vix
arcuatis, basi arcuatim angustatis, sed antea denticulo et puncto
piligero signatis, basi marginata, obsolete sinuata, angulis obtuse
rotundatis, dorso longitudinaliter et antice transversim striato,
angulis anticis obtusiusculis; elytris parallelis, basi ad humeros
rotundatis, his marginatis, extus denticulo minutissimo signatis,
dorso subtilissime striolatis, striis subtiliter punctatis, basi paulo
evidentioribus, ante apicem puncto valde impresso, margine laterali
dense subtiliter granulato; subtus alutaceus, pectore subtiliter
asperulo, tibiis anticis valde tridentatis et ante basin crenulatis.
— Fokien.
Cette espèce remarquable par les élytres n’offrant que des traces
de lignes ponctuées peu visibles, a les tibias intermédiaires fortement
bidentés, le 3° intervalle des élytres ne présente qu’un point enfoncé
avant l'extrémité, bien marqué, le corselet n’est pas prolongé à la
base, mais il est faiblement sinué au milieu, les intervalles des
lignes des élytres ne sont pas granuleux, le bord marginal seule-
ment est couvert de fines granulations formant une étroite bordure,
La forme générale ressemble à celle du S. perplezus, mais les
élytres lisses rappellent celles du S°. subcylindricus.
Oodes piceolus. — Long. 9 à 11 mill. — Oblongus, sat
angustus, fusco-piceus, sat nitidus, prothoracis lateribus et inter-
dum sutura magis piceis, subtus cum pedibus rufopiceus, antennis,
ore, tibiis tarsisque dilutioribus; capite l&ævi, inter antennas
punctis 2 impresso; antennis gracilibus, basin prothoracis paulo
superantibus ; prothorace parum transverso, antice paulo angustiore,
medio leviter ampliato, lateribus late arcuatis, margine postico fere
recto, angulis posticis obtusis, basi obsolete bi-impresso, impres-
sione externa majore, dorso medio sulcatulo, sulco nec basin nec
marginem anticum attingente, scutello acute triangulari; elytris
oblongis, apice conjunctim rotundatis, striatis, striis lævibus, inter-
vallis planis, 3° ad secundam striam bipunctato, ultimo apice
carinulato et fere ad suturam arcuatim prolongato; subtus lævis,
prosterno apice obtuse rotundato et subtiliter marginato. — Fokien.
Ressemble un peu à l'O. gracilis, mais bien plus allongé et moins
noir, surtout en dessous; le corselet a les côtés plus arrondis vers la
base qui ne déborde pas la base des élytres, et il présente une impres-
sion large, mais faiblement marquée, qui relève le bord vers les
angles postérieurs,
94 COLÉOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE.
Platysma latecostata. — Long. 12 mill. — Oblonga, con-
vexiuscula, supra cuprascens, capite prothoraceque æneo tinctis
elytris sutura utrinque costis 3 latis brunneo-æneis, corpore subtus
cum pedibus fusco, nitido, lateribus æneo-tincto; capite sat lato,
subtiliter punctato, inter antennas utrinque leviter impresso, extus
late sat fortiter plicato et ad oculos tenuiter longius plicatulo, epis-
tomate a fronte sulco sat profundo separato, utrinque puncto grosso
impresso, antennis validiusculis, medium corporis fere attingenti-
bus, articulis apice longe hispidis, 4 primis fuscis, ceteris brunneis
pubescentibus, 2° quarto parum breviore, 3° ceteris longiore; pro-
thorace transverso, elytris angustiore, lateribus antice valde rotun-
datis, basi abrupte breviter rectis, dorso lævi, medio fortiter striato,
stria basi et antice profundiore, basi utrinque profunde bisulcato,
sulco interno longiore; elytris ovatis, basi truncatis, ad humeros
obtusis, extus late arcuatis, apice conjunctim rotundatis et ante
apicem leviter sinuatis, sutura et utrinque costulis 3 latis, modice
convexis, lævibus, intervallis biseriatim leviter striatis, striis obsolete
punctulatis, sed basi profundioribus, stria submarginali basi et apice
punctis grossis ocellatis dense, medio rarius, impresso; subtus lævis,
segmento ventrali ultimo apice utrinque punctis 2 piligeris impresso;
G. — Yunnan.
Ce bel insecte ressemble par ses élytres au CAlænius Greya-
nus Wh., d'Australie, mais i! me paraît ne s'éloigner des Platysma
que par cette sculpture remarquable.
Platysma yunnana. — Long. 12 mill. — Oblonga, supra
fusco-metallica, modice nitida, lateribus viridi-metallico tincta,
prothoracis impressionibus cupreis et æneis, elytris cœruleo-margi-
natis et apice cuprascentibus; capite lævi, inter antennas longi-
tudinaliter biimpressis; antennis crassiusculis, basin prothoracis
paulo superantibus, articulis 4-11 subaequalibus, prothorace trans-
verso, lateribus antice valde rotundatis, basi abrupte rectis, dorso
lævi, medio sat fortiter sulcato. basi utrinque impressione profunda,
rugosa, fundo striata, signato, angulis posticis rugosis acute rectis;
elytris post medium leviter ampliatis, apice obtusis et obsolete sinua-
tis, subtiliter punctato-substriatis, intervallo 3 quinquepunctato,
puncto 1° ante medium ad striam tertiam, ceteris ad secundam
positis, paulo metallicis, stria antemarginali basi et apice grosse
punctata; subtus cum pedibus nigro-virescens, pectoris lateribus
dense punctatis, segmento ventrali ultimo utrinque punctis 2 pili-
geris ad marginem apicalem signato. — Yunnan.
Forme du 2. borealis, mais avec le corselet plus fortement
arrondi sur les côtés en avant et brusquement rétréci à la base; les
points des élytres sont aussi moins marqués, ainsi que les stries.
COLÉOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE. 95
P. æneocuprea. — Long. 11 à 12 mill. — Præcedenti forma
similis sed aliter colorata, supra capite prothoraceque nitide viridi-
æneis, elytris nitide cupreis, subtus fusco-cyanescens, nitidus;
pedibus antennis et ore fuscis; antennis crassiusculis; prothorace
similiter lateribus rotundato et basi constricto, foveis basalibus
similiter rugosis; elytris anguste viridi-cinctis, sutura angustissime
cyanescenti, striis magis impressis, subtiliter punctatis, intervallo
tertio tantum quadripunctato, puncto apicali deficiente; pectore
lateribus punctato; segmento ventrali ultimo apice utrinque puncto
unico piligero signato C. — Yunnan.
Amathitis yunnana. — Long. 9 à 11 mill.— Breviter oblonga,
postice ampliata, parum convexa, fusco picea, nitida, pectore medio,
elytrorum margine epipleurali, pedibusque piceo-testaceis ; antennis
palpisque dilutioribus; capite lævi, antice bifoveolato, mandibulis
apice nigris, antennis medium corporis attingentibus sat gracilibus,
articulis subæqualibus, 2° excepto minore, prothorace transverso,
lateribus antice arcuatis, basi sinuatis, margine postico fere recto,
angulis posticis fere rectis, dorso sulco medio antice et basi abbre-
viato signato, basi subtiliter dense (medio excepto) punctato et
utrinque stria sat elongata impresso, antice transversim obsolete
impresso; elytris ovatis, prothorace latioribus, apice obtusis sat
fortiter striatis, striis æqualibus, lævibus, intervallis planis, lævibus,
penultimo punctis grossis sat dense impresso, sutura et margine
externo pallidioribus, apice obsoletissime sinuato ; pectore lateribus
subtiliter sat dense punctato. — Yunnan.
Ressemble à A. cordicollis Chaud., de Daourie, mais bien plus
grand, plus large, avec les élytres plus ovalaires, plus arrondies
latéralement, plus marginées, à stries égales, aussi fortes en dehors
que sur le dos, un peu plus profondes en arrière, lisses, et par le
corselet moins fortement arrondi sur les côtés en avant avec la base
plus finement ponctuée, n’ayant qu’une strie interne et les angles
postérieurs moins pointus; la coloration est aussi moins foncée,
nullement bronzée.
Pristonychus picescens. — Long. 13 mil. — Apterus,
oblongus, parum convexus, piceus, sat nitidus, subtus brunneus,
nitidior; antennis, palpis, tibiis tarsisque piceo-rufescentibus; capite
sat brevi, lævi, inter antennas biimpresso, antennis medium cor-
poris attingentibus, articulo 3° quarto paulo longiore, prothorace
parum transverso, elytris angustiore, postice angustato, lateribus
antice arcuatis, postice haud sinuatis, basi ate emarginata, angulis
posticis late rotundatis, dorso subtiliter transversim striolato, sulco
medio sat profundo, basi et antice sulco obtuse angulato limitato,
basi subtilissime longitudinaliter striolata, utrinque impressa et
, « } ;
06 COLÉOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE.
longe sulcata, ad angulos rugosa et punctata; scutello triangulari
lævi; elytris ovato-oblongis, medio vix ampliatis, apice obtuse
rotundatis, anguste marginatis, dorso sat subtiliter striatis, striis
subtiliter punctulatis, apice et lateribus haud obliteratis, intervallis
planis, 3 ad striam secundam bipunctato, margine ocellato punctato;
subtus lævi, processu intercoxali apice extremo acuto, femoribus
validiusculis. — Yunnan.
Cet insecte ressemble pour la forme à un petit Pristonychus
subcyaneus avec la coloration du P. Ghilianii.
Comme cet insecte a les tarses glabres en dessus, il faudrait créer
pour lui un nouveau genre et le séparer des Pristonychus dont il
présente tous les caractères; les tarses antérieurs G' sont larges et
garnis en dessous de poils assez longs; les autres tarses n'ont en
dessous que des soies raides; les crochets sont finement pectinés.
Calathus Delavayi. — Long. 9 1/2 à 13 mill. — Oblongus,
postice leviter ampliatus, parum convexus, æneo-cupreus, nitidus,
elytris paulo sericeis; antennis, ore pedibusque rufescentibus,
his metallico-micantibus; capite lævi, inter antennas biimpresso,
labro fusco, mandibulis castaneis, antennis medium corporis
attingentibus, articulis 3-10 subæqualibus; prothorace longitu-
dine paulo latiore, elytris angustiore, postice angustato, lateribus
sat rotundatis, angulis posticis obtuse rotundatis, margine postico
medio sinuato, dorso Iævi, medio sat profunde sulcato, basi utrin-
que impressione punctata sat lata, parum profunda signato;
scutello fusco-æneo, lævi; elytris ovatis, apice obtusis, striatis,
striis Iævibus, intervallis planis, stria 2* punctis 2 impressa;
subtus nitidus, æneo et cupreo mixtus, segmento ventrali ultimo
apice anguste testaceo-marginato et punctis 2 piligeris signato. —
Yunnan.
Ce joli C'alathus est moins brillant que l’ænecocupreus Faïrm.;
il est d’un cuivreux un peu soyeux sur les élytres, le corselet est
bien plus court que les élytres dont les stries sont plus égales, aussi
profondes en dehors et à l’extrémite et lisses.
Anchomenus nuceus. — Long. 10 mill. — Oblongus, piceolo-
rufescens, nitidus; capite summo et antice infuscato, lævi; basi
transversim sulcatulo, inter antennas biimpresso; antennis graci-
libus, medium corporis paulo superantibus; prothorace subcordato,
capite paulo latiore, basi angustato, lateribus antice rotundatis,
postice fere rectis, angulis posticis obtuse rotundatis et elevatis,
dorso lævi, medio subtilissime transversim strigosulo, stria antice
limitata signato, basi utrinque sat profunde oblonge impresso;
scutello fusco, triangulari-ovato, apice obtuso; elytris oblongo-
ovatis, ad humeros rotundatis, ante apicem sat fortiter sinuatis,
COLEOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE. 97
lateribus fere rectis, anguste marginatis, dorso fortiter striatis,
striis lævibus, intervallis vix convexiusculis, punctis parum profun-
dis sat latis, laxissime i impressis ; subtus lævis, segmentis ventralibus
apice fusco marginatis. — Yunnan.
Ressemble un peu à |A. livens, mais bien plus grand et diffé-
remment colorée; le corselet est moins rétréci en arrière et bien
plus relevé vers les angles postérieurs, les élytres sont assez
fortement sinuees avant l’extrémite et les intervalles sont marques
de points assez grands à peine enfoncés et très écartés
Agonum. semicupreum. — Long. 71/2 mill. -- Ovato-
‘oblongum, nitidum, capite prothoraceque viridi-metallicis, elytris
cupreis, subtus cum femoribus fuscum, submetallescens, tibiis tarsis-
que piceo-testaceis (antennis deficientibus); capite lævi, antice sat
fortiter biimpresso, labro fusco; prothorace elytris fere dimidio
angustiore, transverso, lateribus rotundato, reflexo, postice vix
angustiore et magis reflexis, dorso subtilissime transversim strio-
lato, medio subtiliter striato basi utrinque impresso et subtiliter
ruguloso, angulis posticis rotundatis et extus puncto impresso in
margine ipso impressis, scutello obscure æneo; elytris ovatis, apice
rotundatis, lateribus fere rectis, dorso striatis,-striis lævibus, inter-
vallis planis, 3° punctis quatuor subtilibus impresso, margine externo
apice obsoletissime sinuato. — Yunnan.
Ressemble un peu au sezpunctatum, mais plus petit, moins bril-
lant, avec le corselet moins large, les élytres à stries lisses, le
3° intervalle n’ayant que 4 points peu marqués.
Ocypus testaceipes. — Long. 18 mill. — Elongatus, nigro-
fuscus, vix-nitidulus, pedibus piceolo-testaceis, antennis piceis basi
paulo rufescentibus, palpis rufo testaceis; capite prothorace paulo
latiore, subquadrato, subtilissime dense punctulato; antennis sat
brevibus, articulo 3° elongato, ceteris paulatim decrescentibus,
ultimo apice emarginato; prothorace elytris haud angustiore,
longitudine haud latiore, basi cum angulis rotundato, lateribus
fere recto, angulis anticis sat rotundatis, dorso subtilissime dense
punctulato, linea media longitudinali tenuiter lævi, scutello late ac
obtuse triangulari, subtilissime punctulato; elytris prothorace
brevioribus, apice extus rotundatis et paulo oblique truncatis,
subtilissime coriaceo-asperulis, fusco-pubescentibus; abdomine sub-
parallelo, sat fortiter marginato; subtilissime dense punctulato-
asperulo; subtus nitidus, evidentius asperulus, segmento ventrali
penultimo basi medio impresso, tarsis anticis valde dilatatis. —
Yunnan.
Ressemble à l'O. macrocephalus; en diffère, outre la coloration
des pattes, par le corselet arrondi aux angles antérieurs, moins
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T. XXXI. 7
98 COLÉOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE.
court, l’écusson plus large, en triangle plus obtus, les tarses anté-
rieurs plus dilatés et les articles des antennes plus courts.
Cytilus avunculus. — Long. 5 1/2 mill.
Ressemble extrêmement à notre ©. varius, mais un peu moins
court, un peu moins convexe, moins arrondi sur les côtés; la colo-
ration est bien moins vive, formée également de taches pubescentes
vertes et brunâtres, mais moins nettes, ce qui tient peut-être
à l’état un peu effacé du seul individu que j'ai vu; les stries sont
également distantes entre elles; le corselet est couvert d’une pubes-
scence soyeuse d’une fauve un peu doré avec des taches brunâtres ;
au milieu il y a un sillon longitudinal bien distinct, l’écusson est .
triangulaire, à pubescence fauve avec une ligne médiane dénudée ;
le dessous est d’un brun foncé, densément et finement ponctué,
assez brillant, l’abdomen finement pubescent, presque mat. —
Yunnan.
Lucanus Delavayi Fairm., Ann. Ent. Fr. 1887, Bull. XX VII.
— Long. 25 à 26 mill., avec les mand. 30 à 33 mill. — Oblongus,
sat convexus, dilute castaneo-brunneus, fulvo-sericans, sat nitidus,
elytris fulvis, nitidioribus, glabris, anguste fusco-limbatis, subtus
dense pubescens, pedibus fulvis; femoribus subtus tibiisque intus
fusco vittatis, tarsis fuscis; capite transverso, prothoracis basi
haud latiore, subtiliter dense punctato, antice late sinuato, angulis
oblique truncatis, carinis lateralibus sat acutis, postice obtuse
angulatis utrinque vix sinuatis; mandibulis parum validis, capite
dimidio longioribus, apice bifidis, intus tridentatis, his dentibus
interdum obliteratis; palpis antennisque fuscis, his bilamellatis ;
prothorace transverso, antice paulo angustiore, lateribus medio
tantum paulo rotundatis, basi obsolete sinuatis, dorso subtiliter
densissime punctato, linea media lævi, antice obliterata; scutello
late et obtuse ogivali, subtiliter dense punctato, pubescente; elytris
ovatis, basi truncatis, ad humeros acute angulatis, medio leviter
ampliatis, margine externo sat reflexo, apice planiore ac fortius
punctato, sutura postice paulo elevata, dorso subtiliter sat dense
punctato, striolis geminatis obsolete signato; subtus densissime
punctulato; pedibus sat gracilibus, tibiis anticis extus sat obtuse
quadridentatis; © paulo minor, magis brunnea, capite parvo, rugose
punctato, saummo medio plagula posita transversim impresso, protho-
race fortius punctato, basi medio breviter sulcato, pedibus breviori-
bus, validis, tibiis anticis latis, quadridentatis. — Yunnan.
Ressemble beaucoup au Z. Fortunei Hope, mais ce dernier,
outre une coloration foncée, uniforme, a la tête plus élargie
en avant, les carènes latérales plus arquées en dehors avec
l’angle apical plus saillant, le canthus sinué avant les yeux
COLÉOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE. 99
(dans notre espèce il ne l’est pas), les mandibules 2 fois aussi
longues que la tête, ayant 5 dents avant les dents apicales,
la 4° plus forte; la ponctuation du corselet est finement rapeuse,
le dessous est plus fortement ponctué, les pattes sont semblablement
colorées.
CYLINDROCAULUS
(Fairm. Naturaliste, 1880, 164).
Corpus valde convexum, subcylindricum. Processus prosternalis
laminiformis, postice arcuatim declivis. Caput leviter concavum,
clypeo antice late arcuato, marginato, lævi, angulis acutis, vertice
. utrinque ad oculos cornu oblique elevato instructo. Oculi toti divisi.
Antennæ clava triarticulata, articulis elongatis. Prothorax qua-
dratus, antice truncatus, sulco marginali integro, foveis lateralibus
obsoletis. Scutellum magnum, læve, lateribus et apice rotundatum.
Elytra sat brevia, profunde sulcata, sulcis fundo punctatis. Meta-
sternum politum, inter coxas mtermedias acute productum. Abdomen
lateribus haud impressum, nec rugulosum, segmento 1° brevissimo,
4» ceteris longiore, 5° (saltem in G) utrinque transversim impresso.
Tibiæ anticæ modice latæ, extus multidentatæ, intermediæ extus tri-
aut quadrispinosæ, posticæ sulcatæ, sulcis crenatis, carina externa
obsolete dentata, parce villosa.
Ce genre remarquable parmi les Passalides par son corps épais,
assez court, presque cylindrique, ses cornes céphaliques minces,
écartées, et son corselet tronqué en avant, rappelle de loin le
genre Sinodendron. Il se rapproche, pour la forme générale, des
Aulacocyclus, mais s'éloigne de ce groupe par la présence d’une
lame intercoxale, mince mais bien distincte au prosternum, carac-
tère qui lui est commun avec les Awlacocyclus; il diffère de ce
dernier genre par la forme cylindrique, le chaperon lisse au bord
antérieur, les yeux petits entièrement coupés en deux parties par
le canthus qui se termine anguleusement au-delà de leur milieu en
rejoignant la carène latérale postérieure, par le mésosternum formant
une pointe aiguë entre les hanches intermédiaires et entièrement
lisse; les épipleures du metasternum sont extrêmement étroites et
cachées en partie par les élytres.
C. bucerus Fairm. I. c. — Long. 17 mill. — Oblongo-elongatus,
subcylindricus, elytris postice leviter ampliatis, niger, nitidus,
_ glaber; capite lævissimo, leviter concavo, clypeo antice marginato,
utrinque ad oculos cornu obliquo, gracili, armato, labro lato, brevi,
grosse punCtato, medio fere lævi, mandibulis parum exsertis, apice
bidentatis, mento transverso, late emarginato, grosse punctato;:
prothorace valde convexo, quadrato, medio sulcato, angulis posticis
rotundatis, anticis productis, margine antico medio arcuato, utrinque
100 COLÉOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE.
sinuato, dorso medio antice producto, truncato, truncatura apice
bidentula; scutello lateribus et apice rotundato, utrinque anguste
punctato, dorso haud striato; elytris profunde sulcatis, sulci fundo
punctatis, intervallis convexis, lævibus, callo humerali sat promi-
nente, humeris postea impressis; prosterno opaco, margine antico
medio arcuatim laminato-producto ; G'— Chine occidentale, Moupin.
Onthophagus angulatus Redt. Hügel Kaschmir, IV, 2, 522,
pl. 24. fig. 6. — Long. 13 mill, — Ovatus, crassus, niger, nitidus ;
capite dense ruguloso-punctato, triangulari, clypeo antice sat acuto,
recurvo, lateribus medio leviter sinuatis, fronte transversim bica-
rinata; prothorace transverso, lateribus medio angulato-rotundatis,
angulis anticis productis, utrinque oblique compresso, dense punc-
tato, et antice verticaliter fere carinato, parte superiore planius-
cula, minus dense punetata, medio sulcatula utrinque extus valde
angulata, antice obtuse angulata et lateribus leviter carinata, bisi-
nuata; elytris subtiliter crenulato-striatis, striis binis, intervallis
subtiliter asperulo-punctatis et oblique striatulis; pygidio coriaceo,
parce punctato. — Yunnan; découvert primitivement à Kaschmir.
O. sycophanta. — Long. 9 mill. — Ovatus, fusco-ænescens,
modice nitidus, elytris squalide piceo-brunneis,; capite sat subtiliter
dense rugoso-punctato, antice obtuso et leviter recurvo, fronte
transversim unicarinato, vertice summo carinato; prothorace
lateribus rotundato, antice utrinque late oblique compresso, sat
subtiliter dense punctato, parte superiore minus dense punctata,
utrinque angulata sed haud extus producta, carina laterali haud
sinuata, sat rotunda; elytris subtiliter striatis, intervallis parum
dense punctato-asperatis, alternatim paulo convexioribus, 1° basi
latiore; pygidio fere lævi, sericeo; tibiis anticis tridentatis;
© capite antice obtuse angulato,* bicarinato, prothorace dense
et æqualiter punctato, haud elevato, nec compresso. — Yunnan.
Cet insecte semble un diminutif du précédent ; les angles latéraux
de la partie supérieure du corselet ne dépassent pas les côtes comme
chez l’angulalus, la taille, la coloration sont bien différentes. Il se
rapproche de l'O. ater du Japon, mais ce dernier est tout noir, le
corselet plus fortement ponctué, la tête est obtusément arrondie en
avant, striolée en travers, sans carène frontale.
Oniticellus incurvicornis. — Long. 8 à 9 mill. — Ovatus,
brunneus, ferrugineo indutus, modice nitidus, elytris opacis; capite
subtilissime punctulato, margine antico areuato, paulo reflexo.nitido
et fortius punctato; scutello oblongo, lævi; elytris planiusculis,
postice parum angustatis, intervallis alternatim paulo magis
convexis, pygidio plano, lævi, G' capite cornu fusco sat gracili,
nitido, apice fortiter incurvo, prothorace late excavato, latéribus
COLÉOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE. 101
excavationis postice compresso-elevatis verticaliter auriculatis, niti-
dis, sat dense punctato, punctis parum impressis, lateribus armatis,
angulis posticis rotundatis; © vertice transversim carinulata,
fronte utrinque linea obliqua lævi paulo elevata signato, prothorace
dense sat fortiter punctata, medio longitudinaliter impresso. —
Yunnan.
Voisin de l’O. excavatus Redt., du Japon, mais bien distinct par la
corne céphalique sans dent interne et par le corselet n’ayant que les
2 oreillettes latéro-postérieures, la dent antérieure n’existant pas.
O. denticornis. — Long. 12 mill. — Ovatus, süpra depressus,
niger,nitidus,elytrorum intervallis planiusculis subopacis; G' capite
antice arcuato et ad marginem tantum subtiliter ruguloso-punctato,
vertice cornu longo, arcuato, ante apicem subtus tridentato armato;
prothorace amplo, elytris haud breviore, lateribus ad angulos
anticos rotundato, dorso late planato, extus utrinque carinato,
carinis arcuatis et postice sat acute elevato-angulatis, intus incurvis,
disco fortiter punctato ad carinas densius, medio lævi, parte externa
angusta, lævi, ad marginem subtiliter dense rugosa, margine antico
fortiter emarginato; © capite subtiliter dense punctato, fronte
utrinque angulato, vertice denticulo brevi signato ; prothorace medio
oblonge impresso et punctato, antice medio subretuso; elytris
striatis, striis haud punctatis, intervallis alternatim planiusculis
lævibus, sericeo opacis, et convexis, nitidis, punetatis, sutura ele-
vata et punctulata, pygidio obsolete cicatricoso-punctato, medio
paulo elevato; tibiis articis extus bidentatis. — Yunnan.
Le Gest bien reconnaissable à sa grande corne arquée, ayant
en. dessous, avant l'extrémité, 3 petites dents, 2 inférieures à côté
l’une de l’autre, la 3° au dessus, un peu plus petite. La © rappelle
un peu celle de l’espèce précédente.
Aphodius analis Fab. — Cette espèce se trouve dans l'Inde,
au Japon et au Fokien. «
A. rufipes Lin. — Cette espèce européenne s'étend jusqu’en
Sibérie et a été retrouvée au Yunnan.
Geotrypes impressiusculus. — Long. 17 mill. — Parum
oblongus, valde convexus, nigrofuscus, subopacus, subtus cum
pedibus nitidus;. capite dense rugosulo, basi medio plagula polita
antice bifida et foveata signato, fronte utrinque oblique sulcata et
ad oculos dente conico armata, clypeo antice obtuse rotundato,
parum reflexo; prothorace transverso, elytris vix latiore, antice
leviter angustato, lateribus postice rotundatis et leviter coarctatis,
basi medio subtiliter marginato, dorso subtilissime sat dense punc-
tulato, punctis majoribus sparsim, ad angulos densius impresso,
postice linea longitudinali brevi antice medio crasse marginato et
102 COLÉOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE.
intus transversim obsolete impresso et densius punctato, angulis
anticis latis et valde obtusatis; scutello late ac obtuse triangulari,
nitidulo, medio biseriatim punctato; elytris brevibus, basi vix
angustatis, sat subtiliter parum dense punctatis, sutura elevata
lævi, utrinque costula discoidali sat distincta sed parum elevata,
lævi, idtervallo late levissime impresso et lineolis vix elevatis trans-
versim clathrato, extus costula vix distincta, basi abbreviata, et
sub humeros impressione oblonga parum profunda; subtus dense
punctatus, pedibus validis, femoribus latis, compressis, inefmibus,
tibiis anticis obtuse 4-dentatis intus sat fortiter et sat acutis dentatis
posticis extus 4 aut 5 transverso-cristatis et biseriatim obtuse
angulatis. — Yunnan.
Cet insecte et les suivants forment un groupe bien distinct
d'abord par les deux courtes cornes ou dents formées près des yeux
par la carène oculaire, et par les élytres soudées, rétrécies à la
base, souvent plus étroites que le corselet, tres étroitement mar-
ginées. Ce groupe que j'appellerai Odontotrypes pour concorder avec
les douze ou quatorze déjà existants, se rapproche des Z'Aorectes
par les élytres soudées, un peu retrécies à la base, le corselet
à côtés rentrants à la base et la dent terminale des tibias anté-
rieures G' non échancrée. Tous ont le chaperon arrondi en avant,
sauf le @. cariosus déjà décrit, qui doit rentrer dans le groupe,
mais dont le chaperon est angulé en avant.
G. semirugosus. — Long. 14 mill. — Ovatus, convexus,
niger, parum nitidus; capite sat subtiliter dense rugosulo, antice.
rotundato, summo paulo depresso et utrinque dente brevi conico
armato; prothorace transverso antice paulo angustato, lateribus
basi fortiter rotundatis, margine postico recto, angulis rotundatis,
antico parum emarginato, angulis obtuse rotundatis, dorso parum
dense, ad latera densius punctato, intervallis alutaceis ; scutello late
. ac obtuse ogivali, fere lævi; elytris brevibus, basi paulo angustatis
et prothorace angustioribus, extus late rotundatis et angustissime
marginatis, dorso grosse ac irregulariter fere foveolato-punctatis,
intervallis late ac leviter plicatulis, sutura læ vi; subtus dense sat sub-
tiliter rugulôso-punctatus, tibiis anticis extus 5 dentatis. — Yunnan.
Facile à reconnaître par ses élytres couvertes d’une ponctuation
très grosse, irrégulière, avec quelques plis assez larges et peu
saillants, tandis que le corselet est assez finement ponctué.
G. cribripennis. — Long. 12 mill. — Præcedenti valde affinis,
sed minor, elytris lateribus et apice minus rotundatis, ad humeros
magis angulatis, dorso dense minus grosse punctatis, haud plica-
tulis ; corpore subtus subtilissime coriaceo. — Yunnan.
Chez cette espèce et chez la précédente, la partie marginale des
élytres est finement striolée en travers.
COLÉOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE. 103
Geotrypes biconiferus. — Long. 14 mill. — Ovatus, valde
convexus, niger, nitidus, lateribus violascentibus; capite inæqualiter
punctato, medio leviter convexo, antice obtuse rotundato, vertice
læviore, fuberculis oculartis sat validis, conicis; prothorace trans-
verso, antice angustato, lateribus ante basin angulatim rotundatis,
angulis omnibus obtuse rotundatis, dorso grosse sat irregulariter
punctato, punctis lateribus confluentibus, cariosis postice medio stria
longitudinali obsoleta; scutello vix punctato, medio subcarinato:
elytris lateribus leviter arcuatis, apice rotundatis, dorso punctato-
striatis, striis sat latis, fundo violascentibus, grosse parum regula-
riter Punctatis, intervallis sat convexis, extus angustioribus, irre-
gularibus ; subtus violaceus, tibiis anticis quadridentatis. — Moupin.
Voisin du cariosus dont le corselet est presque semblable, en
diffère par les élytres à stries larges et grossement ponctuées, et la
coloration violacée des côtés et du dessous du corps, et même des
stries des élytres. |
G. scutellatus. — Long 13 mill. — Ovatus, convexus, niger,
vage cœrulescens subsericeo-micans modice nitidus, scutello nitidiore
et magis cœrulescenti, lateribus cœruleo metallico anguste margi-
natis, capite dense rugoso, antice obtuse rotundato, summo lævi et
a parte rugosa sulco angulato, medio depresso separato carina juxta-
oculari et fronte media ad angulum sulci obtusissime tuberosis ;
prothorace antice angustato, lateribus sat fortiter marginatis. postice
rotundatis, margine postieo utrinque leviter sinuato et depresso,
angulis posticis obtusis, dorso lævi, medio linea impressa longitudi-
nali antice obliterata, lateribus punctis aliquot et fovea rotunda sat
profunda impressis, scutello late ogivali, lævi; elytris ad humeros
obtuse angulatis, ante medium paulo ampliatis, et sat fortiter margi-
patis, dorso subtiliter lineato-punctatis, punctis extus et apice obso-
letis, sutura postice paulo elevata; subtus cum pedibus cyaneus, his
nitidioribus, et asperulus. — Yunnan.
Ressemble extrêmement aux petits individus du G. vernalis L.
qui n'est peut-être que son descendant, il en diffère par le corselet
sans ponctuation et le corps plus étroit.
G. tenuestriatus. — Long. 14 mill. — Ovatus, convexus, sub-’
cyanescenti-niger, nitidus, prothorace fere opaco; capite antice rotun-
dato, ruguloso, vertice lævi, sulco angulari sat fortiter impresso, cari-
nis ocularibus obtuse angulatis, fronte media vix tuberosa; antennis
fuscis prothorace transverso, elytris fere latiore, antice angustato,
lateribus postice rotundato, basi anguste marginato et utrinque bre-
viter interrupto, angulis posticis sat rotundatis, dorso lævi, basi medio
obsolete sulcatulo, ad latera laxe punctato et medio puncto sat grosso
metallico signato; scutello sat acute cordato, lævi; elytris ante medium
104 COLÉOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE.
paulo ampliatis et sat fortiter marginatis, punctato-striatis, striis
parum impressis dense punctatis, intervallis planis, Iævibus, sutura
apice paulo convexo, callo humerali sat convexo, subtus fuscus,
parum nitidus, coriaceus, pedibus et coxis anticis longe nigro pilosis,
tibiis anticis D dentatis. — Yunnan.
C’est au G. Amedei, de Turquie, que cette espèce ressemble le plus,
mais le corselet est mat, sans ponctuation sur le disque avec la
bordure basilaire à peine interrompue de chaque côté, le rebord :
marginal des élytres est plus large, les stries sont plus dénsément
ponctuées et plus profondes, le dessous du corps n’est pas métallique
et les dents des tibias antérieurs diminuent graduellement, les
2 apicales n’étant pas égales.
Hoplia Gabriellina. — Long 9 mill. — Ovata, nigro-fusca
parum nitida, capite prothoraceque pilis sat longis hirsutis squamulis
viridi- aut carneo-metallicis, sparsutis in elytris trifasciatim conden-
satis, fasciis transversis, 1* basali, 2° media, 3' anteapicali; capite
planato, antice fere truncato, rugoso, antennis oreque fusco nigris;
prothorace sat convexo, elytris angustiore, antice angustato, late-
ribus medio paulo ampliato, subtiliter dense rugosulo, basi utrinque
transversim impresso, angulis posticis rectis ; scutello obtuse ogivali,
paulo depresso, subtiliter punctato-rugosulo; elytris ad humeros
angulatim rotundatis, apice separatim rotundatis apice separatim
rotundatis, dorso subtiliter coriaceo-rugosulis, post scutellum utrin-
que leviter convexis, ante humeros impressis, disco vage lineatis :
pygidio subtiliter rugosulo, densius squamoso ; subtusfusca, subtilius
squamosa, subtiliter rugosula, pallido villosa; pedibus sat validis,
unguibus posterioribus simplicibus, apice vix fissis. — Yunnan.
Cette ÆZoplia est revêtue d’écailles d’un vert ou d’un carné metal-
lique très éparses et très fugaces, formant sur les élytres 3 bandes
transversales, mal limitées, plus ou moins effacées, surtout celle de
la base; sur le pygidium ces écailles sont assez serrées; en dessous
elles sont plus fines et paraissent moins au milieu de la villosité
noire de l’abdomen et de la poitrine.
Hoplia Harpagon. — Long. 10 mill. — Ovata, plana, fusca,
squamulis rotundis ferrugineis dense vestita, squamulis in capite
subauratis, prothorace minus dense squamoso et vage denudato
bivittato; capite dense punctato, margine antico leviter reflexo,
antennis nigris; prothorace elytris valde angustiore, medio utrinque
angulato, antice angustato, dorso convexo, rugoso-punctato; scutello
acute triangulari, dense squamoso; elytris planatis, apice separatim
rotundatis, humeris angulatis, extus fere carinatis, subtiliter
coriaceis, ad sutura apicem utrinque setis 2 elongatis oblique
signatis; pygidio dense ferrugineo squamoso, squamulis aureis laxe
COLÉOPTÈRES DE L’'INTERIEUR DE LA CHINE. 105
+
marginato; subtus cum pedibus dense aureo-squamosa, lateribus
exceptis ferrugineis opacis; tibiis anticis 2 aut 3 dentatis, unguibus
4 anticis apice fssis, posterioribus simplicibus integris. — Yunnan.
Cette Zoplia est remarquable par la forme aplatie des élytres qui
ont les épaules angulées et un peu carénées en dehors; la coloration
mate et triste du dessus du corps contraste avec les écailles brillantes
des pattes et du milieu de l'abdomen et de la poitrine. Les crochets
‘sont rougeàtres; les 2 tibias antérieurs ont l’un deux dents et l’autre
trois, les pattes sont assez grandes et médiocrement robustes.
Hoplia citrinella. — Long. 7 mill. — Ovata, parum convexa,
fusco hirtula, elytris dense squamulis flavocitrinis vestitis, callo
apicali squamulis aureis sparsuto, capite, prothorace scutelloque
dense flavido-rufulo squamosis, corpore subtus cum pygidio paulo
dilutiore, pedibus rufocastaneis, pallido-setosulis; capite antice fere
truncato, antennis paipisque rufis; prothorace elytris sat angustiore,
lateribus medio dilatato-angulatis, basi breviter sinuatis, angulis
posticis acutis, scutello sat lato, apice obtuse rotundato, dense punc-
tato, haud hirsuto; elytris ad humeros paulo angulatis, apice separa-
tim rotundatis, obsolete costulatis, costulis subtiiiter ac laxe granu-
latis; tibiis anticis tridentatis, unguibus posterioribus simplitibus,
apice vix fissis. — Yunnan.
Paraît voisine de l’Æ. vestita Boh., de Hongkong, mais cette
dernière présente une villosité jaunâtre, les angles postérieurs du
corselet obtus, l’écusson triangulaire, les deux dents supérieures
des tibias antérieurs courtes.
Hoplia campestris. — Long. 7 mill. —- 77. citrinellæ valde
affinis, sed magis viridi-colorata, similiter squamosula, sed capite
prothoraceque nudis, unde squamulis evidentioribus, hoc lateribus
postice profundius emarginato, elytris similiter granulis minutis
denudatis seriatim instructis, sed lineis elevatis haud distinctis et
callo postico haud aureo-squamoso, pedibus similiter coloratis et
tibiis anticis tridentatis. — Yunnan. .
Phyllopertha cribricollis. — Long. 10 mill. — Ovata, viridi-
metallica, fulvo-hirtula, elytris testaceo-flavidis rarius rubris, capite
antice prothoraceque lateribus anguste flavido marginatis, subtus
viridi-æneo et cupreo vario, abdomine plus minusve metallico-
fulvescente, pedibus testaceo-flavidis, metallico tinctis; capite dense
punctato, rugosulo, margine antico parum reflexo; palpis anten-
nisque flavidis, clava fusca; prothorace elÿtris angustiore, trans-
verso, longitudine duplo latiore, antice a medio angustato, basi
medio recto, utrinque sinuato et marginato, angulis posticis acutis,
dorso dense sat fortiter punctato; scutello fere semirotundo, subti-
liter punctato; elytris ante medium paulo ampliatis et basi paulo
106 COLÉOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE.
,
incrassato-marginatis, dorso sat late sed parum profunde striatis,
striis punctatis, interdum interruptis, intervallis convexiusculis,
basi obliteratis, apice magis convexis; pygidio rugoso, longe ciliato ;
pectore coriaceo-punctato, abdomine lateribus densius, medio rarius
punctato. — Yunnan.
Ressemble beaucoup au 2. korticola de nos pays, en diffère par
le corselet bien plus densément ponctué, à côtés tres faiblement
sinués avant les angles postérieurs, par les élytres plus larges, plus ‘
élargies après les épaules et épaissies au bord externe; la coloration
du dessous du corps et des pattes est aussi tres différente.
P. humeralis. — Long. 9 mill. — Præcedenti simillima, elytris
rubris, sed capitis margine antico, prothoracis lateribus pedibusque
concoloribus ; prothorace paulo minus dense punctato, angulis posti-
cis paulo minus acutis, elytris margine externo basi haud incrassato,
anguste fusco-æneo limbato, limbo ad humeros dilatato et anguste
usque ad scutellum prolongato, abdomine concolore, — Yunnan.
P. suturata. — Long. 9 mill. — Similis, sed elytris flavido-
testaceis, vitta suturali aut macula scutellari, et macula humerali,
interdum marginali fuscis, subtus fusco-ænea, capite minus rugoso,
interdum latius flavido-marginato, prothorace unicolore, multo
minus punctato, angulis posticis minus acutis: elytris profundius
sulcatis, pygidio minus rugoso, abdomine concolore, pedibus tes-
taceis aut fuscis. — Yunnan.
Chez ces trois espèces, le pygidium est bien plus court que chez
l'espèce européenne.
SOPHROPS N. G.
Ce nouveau genre se rapproche des Æizotroqus par les seg-
ments ventraux de l’abdomen soudés, à sutures effacées, le sommet
des mandibules invisible au repos, les antennes de 10 articles
et le labre profondément échancré; il en diffère par la tête courte,
fortement échancrée au bord antérieur qui forme 2 lobes arrondis,
les palpes plus petits, le menton concave, les pattes moins grandes
« et les crochets des tarses fendus à l’extrémite sans dent interne.
En outre la poitrine est glabre.
S. parviceps. — Long. 10 1/2 à 12 mill. — Ootens subpa-
rallelus, convexus, castaneo-brunneus, sat nitidus, capite prothora-
ceque paulo obscurioribus, subtus cum pedibus piceolo-rufescens,
pectoris abdominisque lateribus indumento tenui griseo-opaco vesti-
tis; capite brevi, sat parvo, rugoso-punctato, sutura clypeali anguste
elevata, vertice summo transversim carinulato; prothorace elytris
G haud, © vix angustiore, longitudine plus duplo latiore, margine
postico utrinque obsolete sinuato, angulis posticis obtusiusculis,
COLÉOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE. 107
anticis paulo productis, lateribus ante medium paulo ampliatis,
angustissime marginatis, dorso fortiter sat dense, ad latera paulo
minus, fortiter sed densius punctato, medio antice sulcatulo et postice
interdum linea elevata signato; scutello ogivali punctato, linea
media sublævis, elytris oblongis, subparallelis, medio vix amplia-
tis, dense sat fortiter punctatis, intervallis rugosulis, sutura sat late
elevata punctata, utrinque lineis aliquot vix perspicue elevatis;
pygidio dense punctato;"subtus nitidior, punctulatus, tibiis anticis
tridentatis, tarsis sat elongatis GQ. — Yunnan.
Le facies de cet insecte est plutôt celui d'un Maypa ou d’un
Macrosoma que celui d'un Æhizotroqus. Le dessous du corps est
revêtu d'un enduit très mince, effacé au milieu de la poitrine et de
l'abdomen.
METABOLUS N. G.
Ce nouveau genre ressemble aux genres Zasiopsis et Monotropus,
se distinguant du premier par le corps presque entièrement glabre
en dessous, et de tous les deux par les antennes de neuf articles
les crochets des tarses fortement bifides et les tibias antérieurs tri-
dentés. La tête n’est pas carénée, mais un peu renflée de chaque
côté entre les yeux; le labre est fortement échancré; les antennes
sont terminées comme chez les Zasiopsis par une massue de
3 articles épais, les 2 premiers articles du funicule sont épais, le
3° et le 4° bien plus étroits et un peu plus longs que le 2°, le 3° obtuse-
ment angulé au milieu, les 5° et 6° très courts, tres serrés; le menton
est plan, les palpes labiaux sont très courts, le dernier article des
maxillaires est fusiforme, obtus au bout. La forme des crochets
tarsiens fortement bifides distingue ce genre des Æhizotroqus ainsi
que l’épaisseur des lamelles antennaires.
M. tumidifrons. — Long. 11 mill. — Oblongo-ovatus, postice
ampliatus, sat convexus, testaceo-fulvus, nitidus, capite prothora-
ceque antice vix obscurioribus; capite sat fortiter sat dense punc-
tato, inter oculos utrinque leviter elevato, medio impresso, sutura
clypeali acute impressa, margine antico fere truncato, paulo reflexo;
prothorace basi elytris haud angustiore, longitudine duplo latiore,
fortiter sat dense punctato, antice fere rugoso, linea media anguste
elevata lævi. basi utrinque vix sinuata, ad latera anguste marginata
et transversim impressa; scutello sat magno, ogivali, parce punc-
tato; elycris post medium ampliatis, apice fere conjunctim rotun-
datis ad humeros extus oblonge impressis, sat dense sat fortiter
punctatis sutura et utrinque costulis 2 modice elevatis, lævigatis,
prima lata, secunda angustiore; propygidio dense aspero-granulato,
- pygidio scutiformi, plicatulo-rugoso, grosse parum profunde punc-
tato; pectore dense sat minute punctato, cum pedibus parum dense
108 COLÉOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE.
fulvo-villoso, abdomine dense punctato, tarsis sat gracilibus. —
Tchekiang.
Les crochets des tarses sont assez fortement arqués et bifides,
mais non dans le sens de la longueur, leur division interne est aussi
longue que l’autre.
Schizonycha tenebrosa. — Long. 16 mill. — Oblongo-ovata,
postice paulo ampliata, nigro fusca, nitida, subtus minus nitida,
pectore pallido-villoso, pedibus piceis, capite dense rugoso-punctato,
margine antico leviter sinuato, vix reflexo, sutura clypeali impressa;
antennis palpisque piceolo-rufis ; prothorace valde transverso, lon-
gitudine plus duplo latiore, marginibus antico et postico fere rectis,
lateribus arcuatis, late crenatis, medio ampliatis, angulis posticis
obtusis, dorso dense fortiter punctato, vitta media lævi subelevata
antice evanescente; scutello breviter ac obtuse ogivali, punctato,
medio lævi; elytris post medium ampliatis, fortiter sat dense punc-
tatis, suturam versus rugosulis, sutura elevata, rarius punctata,
utrinque costula vix elevata, minus punctata, antice confusa, sed
postice valde dilatata, spatium suturale tangente, extus costulis
3 angustis, vix elevatis, intermedia antice longitudinaliter potius
depressa, callo humerali valde prominente, pygidio grosse parum
profunde punctato, intervallis leviter plicatulis; subtus subtiliter
punctata, tibiis anticis tridentatis, unguibus apice fissis. — Yunnan.
Cet insecte a le facies et la coloration du Æhizotroqus numidicus
Luc., d'Algérie; il n’a pas la forme parallèle des #’. parallela Motsch..
et peæicollis Fairm., la ponctuation du corselet est forte, mais moins
serrée que chez le dernier et bien plus serrée et en même temps bien
moins grosse que chez le premier.
Le bord externe des élytres est étroitement marginé d’un brun
rougeâtre peu distinct.
Schizonycha mucorea. — Long. 19 à 20 mill. — Oblonga,
convexa, brunnea, castaneo mixta aut piceo-castanescens, parum
nitida, sed griseo-pruinosa, pedibus piceo-rufis; capite fortiter dense
punctato, fere rugosulo, margine antico late arcuato, leviter reflexo,
sutura clypeali impressa, antennis palpisque piceo-rufis; prothorace
valde transverso, longitudine plus duplo latiore, elytris parum
angustiore, antice angustato, angulis posticis rectis, dorso parum
profunde sat dense punctato, ad latera densius et fere rugose, medio
linea longitudinali subelevata lævi, basi magis convexa; seutello late
triangulari, lateribus leviter arcuatis, utrinque punctulato ; elytris
post medium ampliatis, sutura et utrinque costulis 4 parum elevatis
vix punctatis, l* latiore, 3' fere obsoleta, 4' apice magis distincta,
intervallis parum dense sat grosse punctatis, ad latera densius;
pygidio sat fortiter punctato; pectore dense pallido-villoso, abdo-
mine subtiliter laxe punctato, tibiis anticis tridentatis, dentibus
COLEOPTERES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE. 109
2 apicalibus validis, unguibus bipartitis; © postice magis ampliata,
prothorace elytris haud angustiore. Yunnan.
Espèce facile à reconnaître par la pruinosité qui recouvre le corps
et la ponctuation peu profonde du corselet.
Ancylonycha (Holotrichia) amplipennis. — Long. 19 à
21 mill. — Oblongo-ovata, postice leviter ampliata, convexa, pallide
rufocastanea, nitida, glabra, pectore tantum parum dense rufovil-
loso; capite sat lato, dense sat fortiter punctato, margine antico
paulo reflexo, medio leviter sinuato, utrinque rotundato, sutura
clypeali fere recta ; prothorace elytris parum angustiore, longitudine
fere duplo latiore, antice a medio angustato, lateribus rotundatis,
crenulatis, angulis anticis fere rotundatis margine postico utrinque
late leviter sinuato, angulis rectis, dorso grosse parum dense
punctato, punctis antice utrinque‘densioribus ; scutello lato, obtuse
triangulari, apice rotundato, parum punctato; elytris post medium
ampliatis apice separatim parum rotundatis, sat dense sat fortiter
punctatis, rugulosis, sutura lata et utrinque costulis paulo elevatis
parcius punctatis, externis angustis, post medium obliteratis ; pygi-
dio fortiter sat dense punctato; pectore sat subtiliter dense squa-
mosulo punctato, fere opaco, abdomine nitido, parum dense pune-
tulato, punctis piligeris medio raris, tibiis anticis sat late triden-
tatis. — Tchékiang.
Ressemble à l’A. Jongipennis Blanch., de l’Inde septentrionale ; en
diffère par les elytres plus amples, élargies en arrière, non striées
a côtes assez bien marquées; l’écusson un peu ponctué, presque
lisse vers l’extrémité, mais non pas au milieu; les crochets des
tarses sont également munis au milieu d’une forte dent arquée.
Serica clypeata. — Long. 11 mill. — Ovata, valde convexa,
castaneo-rufescens, nitida, elytris paulo irideis; capite antice angus-
tato, apice fere truncato et leviter reflexo, clypeo fortiter dense
punctato, sutura clypeali leviter arcuata, fronte rarius punctata;
prothorace valde transverso, longitudine paulo plus duplo latiore,
angulis posticis rectis, dorso parum dense punctato, obsolete irideo ;
scutello triangulari, punctato, apice lævi; elytris' medio paulo
ampliatis, apice fere truncatis, parum profunde striato-punctatis,
intervallis laxe punctatis, planiusculis, sed basi paulo €onvexis,
striis utrinque sat dense punctatis, apice paulo magis profundis;
pectore lateribus dense punctato, abdomine subtiliter asperulo-
punctato, pedibus valde compressis, femoribus tibiisque latis, tarsis
gracilibus, unguibus bifidis. — Yunnan.
S. subtruncata. — Long. 10 mill — Oblongo-ovata, valde
convexa, brunneo-castanea, vix nitidula, subtus cum pedibus rufo-
castanea; capite antice angustato, apice obtuso trilobato, clypeo
110 COLÉOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE.
grosse punctato, medio fere carinato, sutura clypeali sat arcuata,
paulo elevata, fronte lævi, velutino; prothorace longitudine plus
duplo latiore, lateribus rotundato, dorso paulo velutino, laxe punc-
tato, angulis posticis subrectis; sçutello paulo acuto, medio impresso;
elytris fere parallelis, apice valde truncatis, sed extus rotundatis,
dorso late sulcatis, sulcis ruguloso-punctatis, intervallis convexis,
punctis aliquot laxe impressis; pectore lateribus punctato, abdomine
aspero-punctato; pedibus compressis, 2H anticis late bidentatis.
— Yunnan.
Ces deux espèces sont remarquables par les élytres tronquées,
surtout chez la dernière, dont le corselet est fortement arrondi sur
les côtés avec les élytres largement sillonnées.'
S. lignicolor. — Long. 10 mill. — S. clupeatæ affinis sed magis
castanea, haud iridea, capite antice minus fortiter, summo magis
punctato, prothorace densius ac paulo fortius punctato, lateribus
magis rotundatis, scutello minus acuto, elytris apice rotundatis,
haud truncatis, striis sat subtilibus basi et apice haud profundi-
oribus, intervallis paulo magis punctatis, basi haud convexis, pygidio
sat fortiter dense punctato, pectore lateribus fortiter ac dense
punctato, abdomine sat dense punctulato. — Tchékiang.
Aromala cruralis. — Long. 17 mill. — Ovata, postice late
ampliata, convexa, supra viridis, nitida, capite antice et prothorace
lateribus pallide fulvis, elytris minus læte viridibus, subtus brunneo-
metallescens, pectore dense fulvo-villoso, abdomine brunneo, femo-
ribus pallide fulvis, tibiis tarsisque fulvo-castaneis; capite dense
punctato, parte antica subtiliter rugulosa, margine antico fere trun-
cato, parum reflexo, sutura clypeali paulo elevata, ore antennisque
testaceo- fulvis; prothorace elytris haud angustiore, longitudine paulo
plus duplo latiore, a basi antice angustato, dorso laxe punctato, ad
latera grossius ac densius; scutello apice fere rotundato, basi leviter
punctulato; elytris breviter ovatis, post medium valde ampliatis,
sat grosse irregulariter punctatis, sutura et utrinque lineis aliquot
paulo convexiusculis his irregulariter interruptis aut abbreviatis,
punctis interdum confluentibus, parte marginali transversim ruga-
tula, post humeros transversim fortiter bisulcata, pygidio subtiliter
densissinie rugosulo-punctato, minus nitido; pectore dense subtiliter
asperulo punctato, metasterno medio polito et triangulariter breviter
producto; abdomine lateribus asperulo, medio parum punctato,
segmento 5° apice rufo, ultimo dense punctato, femoribus posticis
latis, tibiis anticis vix bidentatis. — Yunnan.
Ressemble un peu à l’A. æanthoptera BL., mais plus rugueuse, à
élytres vertes, assez fortement ponctuées, sans mélange d’une ponc-
tuation fine très serrée, et avec l’abdomen d’un brun foncé.
COLÉOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE. ml
Anomala costulata. — Long. 12 à 14 mill. — Ovata, con-
‘vexa, postice leviter ampliata, æneo-virescens metallica, capite
antice rufescente, elytris fuscis, vage metallicis, subtus piceo-
brunnea, pedibus antennisque rufescentibus, ïllis æneo-tinctis:
capite dense punctato, minus nitido, margine antico arcuato, sat
fortiter reflexo; prothorace transverso, elytris vix angustiore,
antice a medio angustato, vix perspicue punctulato, ad latera eviden-
tius, basi haud marginato, utrinque late leviter sinuato, angulis
posticis rectis; scutello sat lato, obtuse ogivali, subtiliter punctato;
elytris breviter ovatis, basi truncatis, medio ampliatis, crenulato-
striatis, striis apice sulcatis, intervallis 4°, 7°, 101% costulatis,
lævibus, ceteris vix convexiusculis, 2° basi cum striis confuso,
pygidio subtiliter punctato strigosulo; pectore fulvo villoso, lateri-
bus coriaceo, abdomine lateribus transversim subtiliter strigosulo et
punctulato, tibiis anticis bidentatis, unguibus anticis unguiculo
externo apice fisso, posticis unguiculis simplicibus fere æqualibus.
— Yunnan. ,
Cette Anomala ressemble à l’ A. senegalensis BI. pour la sculpture
des élytres, mais celle-ci est plus petite, un peu plus étroite, la colo-
ration est plus bronzée, le corselet est assez fortement ponctué,
ainsi que l’écusson, les élytres sont un peu élargies au milieu et non
en arrière et les crochets des tarses postérieurs sont plus inégaux.
*sAnomala opalina. — Long. 12 mill. — Ovata, postice leviter
ampliata, sat convexa, nitida, capite, prothorace scutelloque viridi-
metallicis, elytris fulvo-virentibus, opalino-micantibus, prothorace
margine laterali et macula transversali ad baseos medium rufoflavis;
capite dense punctato, antice tenuius et paulo cuprascente; protho-
race transverso, elytris paulo angustiore, antice angustato, margine
postico utrinque sat fortiter sinuato, angulis posticis acutis,. dorso
dense sat fortiter punctato, margine postico medio vix punctato,
disco linea media longitudinali lævi; scutello ogivali, sat dense
punctato; elytris breviter ovatis, basi truncatis, apice late conjunc-
tim rotundatis, dorso sat subtiliter lineato-punctatis, disco medio
transversim plicatulo, sutura, paulo elevata, anguste et margine
interno virescentibus; pygidio viridi-æneo, lateribus paulo cupra-
ceo, dense subtiliter strigoso; corpore subtus cum pedibus æneo-
aurato, tarsis fusco-æneis, pectore femoribusque dense fulvo-villosis,
tibiis anticis obtuse bidentatis, unguibus 4 anticis parte externa
bifida, ceteris simplicibus. — Yunnan.
Cette jolie espèce ressemble un peu au S'pilota acutisterna, mais
elle n’a pas de pointe sternale, sa taille est plus forte et la coloration
de la tête et du corselet assez différente. L'écusson présente une ligne
submarginale étroite de même couleur que la tache basilaire du
corselet.
112 COLÉGPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE.
À. bioculata. — Long. 11 mill. — Ovata, convexa, supra flavo-
rufa, nitida, prothorace maculis 2 discoidalibus sat minutis nigris,
capite ænescenti-nigro, antice obscure rufescente, subtus cum pedi-
bus fusco-nigra, nitida, parum dense fulvovillosa; capite sat subti-
liter dense rugosulo-punctato; prothorace tranéverso, elytris paulo
angustiore, antice a medio magis angustato, angulis posticis sat
acutis, dorso subtiliter parum dense, ad latera densius punctato,
basi utrinque obsolete impresso; scutello lato, triangulari, lateribus
rotundis, subtiliter punctulato; elytris breviter ovatis, medio amplia-
tis, margine externo basi incrassato, sed ante medium ab impres-
sione transversa abbreviato, dorso subtilissime lineato-punctato,
intervallis irregulariter punctulatis, pygidio basi flavo, apice nigro,
brevi, dense aspero-rugatulo; tibiis anticis bidentatis, unguibus
posticis simplicibus, anterioribus 2 ungue externo bifido. — Yunnan.
Forme de l’espèce précédente, mais en outre de la coloration
différente, la ponctuation est beaucoup plus fine, les élytres sont plus
courtes et plus dilatées au milieu et les crochets intermédiaires sont
simples.
Anomala rufozonula. — Long. 10 à 12 mill. — Ovata, sat
convexa, fusco-nigra, nitida, elytris medio fascia rufa, interdum
interrupta transversim ornatis;, capite dense punctato; prothorace
longitudine duplo latiore, à basi leviter, a medio magis antice
angustato, angulis posticis acutiusculis, dorso sat dense subtiliter
punctulato, angulis anticis interdum breviter rufis; scutello brevi,
apice obtuse rotundato, similiter punctulato; elytris medio amplia-
tis, apice separatim parum rotundatis, inter humeros et scutellum
impressis, subtilissime substriato-punctulatis, lineis post medium
obliteratis, intervallo 1° latiore sat dense punctulato, parte laterali
transversim leviter impressa; pygidio densissime subtiliter strigo-
sulo; pectore subtilissime coriaceo, vix pubescente, mesosterno apice
angulato, abdomine transversim aspero-punctato, tibiis anticis
bidentatis.
Cette jolie espèce est une des plus petites du genre et remarquable
par sa coloration analogue à celle de &hinoplia rufodorsata.
Callistethus compressidens. — Long. 13 mill. — Ovatus,
modice convexus, viridi-metallicus, valde nitidus ; vage aureo-micans,
elytris basi et margine anguste cyanescentibus, subtus cum pedibus
magis aureo-micans, tarsis cyaneis; capite antice angustato, margi-
nibus paulo reflexis, dense punctulato, sutura clypeali sat profunda;
prothorace elytris angustiore, longitudine duplo latiore, antice valde
angustato, lateribus leviter rotundato, dorso subtilissime vix per-
spicue punctulato, linea media obsolete impressa; scutello ogivali,
apice obtuse rotundato, similiter punctulato; elytris sat brévibus,
ante medium paulo ampliatis, apice separatim rotundatis, subtiliter
COLÉOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE. 113
punctulato-substriatis, margine laterali paulo ante medium incras-
sato, sutura postice paulo elevata; pygidio medio lævi, lateribus sat
fortiter punctato; pectore lateribus punctato, segmentis abdomina-
libus transversim punctis piligeris asperis signatis, mesosterno paulo
oblique producto, compresso, apice fere truncato, tibiis anticis apice
tantum unidentatis. — Yunnan.
Ressemble au C. consularis B1., de l’Inde septentrionale, coloré
de la même manière, mais plus petit, surtout plus court, la tête sen-
siblement rétrécie en avant et marginée avec la suture elypéale bien
marquée, les élytres bien plus courtes avec les côtés rentrants à la
base, épaissis avant le milieu, la poitrine glabre et le mésosternum
prolongé en une saillie oblique, non arquée, comprimée et brusque-
ment arrondie à l’extremité.
Popilia cinnabarina. — Long. 10 mill. — Sat breviter ovata,
dorso planiuscula, æneo-nigra nitidissima, elytris rubro-cinnabarinis,
subtus cum pedibus pygidioque fusco-ænea, griseo-pilosa, ad
abdominis latera pilis densioribus et subfasciatis; capite dense sat
subtiliter punctato-rugosulo; prothorace brevi, antice a medio angus-
tato, margine postico utrinque late sinuato, angulis posticis rectis,
dorso indistincte punctulato, ad latera utrinque foveolato; scutello
fere triangulari-rotundo, late, indistincte punctulato, elytris basi
haud impressis, sat profunde sulcatis, sulcis sat irregulariter punce-
tatis, intervallis sat convexis, lævibus, 6°, 7°, &°iue basi sat con-
fusis; pygidio sat fortiter parum dense punctato; ad latera rugose
ac densius; tibiis anticis apice bidentatis. — Yunnan.
Cette espece ressemble beaucoup, sauf pour la coloration, à la
P. exarata; elle est un peu plus grande, la tête est un peu plus
convexe, plus atténuée en avant, les angles du corselet sont droits, les
élytres sont un peu moins courtes, et les stries bien moins profondes.
Chez un individu, que je ne puis séparer de la 2. exarata, la tête,
le corselet et l’écasson ont une belle teinte d’un bronzé cuivreux.
P. metallicollis. — Long 10 miil. — Ovata, parum convexa,
valde nitida, capite prothorace scutelloque cupreis, elytris rufo-cas-
taneis, pectore, abdomine pygidioque cupreis, hoc basi pilis fulvis
transversim biplagiato, illis lateribus fulvo-pilosis; capite densissime
punctato, paulo minus nitido, antennis piceis, clava fusca ; prothorace
antice angustato, basi utrinque valde obliquato, angulis posticis rectis,
dorso lævi, lateribus sat dense punctulatis, ad marginem rugulosis;
scutello lævi, apice obtuse rotundato; elytris ante medium leviter
ampliatis,apice separatim rotundatis, post scutellum obsolete impres-
sis, sat fortiter striatis, striis parum punctatis, intervallis convexius-
culis, discoidalibus subinterruptis, lateribus punctato-lineatis ; pygi-
dio asperulo-punctato; metasterno medio sulcatulo, antice fortiter
producto et compressiuseulo; tibiis anticis bidentatis. — Yunnan.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T, XXXI, Ne]
114 COLÉOPTÈRES DE L'INTERIEUR DE LA CHINE.
Cette espèce est voisine de la 7aponica, mais chez cette dernière
le corselet-n’est pas atténué dès la base, les côtés sont fortement
arrondis en avant, le dos est assez finement mais nettement ponctue
ainsi que l’écusson, les élytres ne sont pas aussi élargies sur les
côtés, qui sont marginés de brun et les stries sont plus ponctuées.
Chez notre nouvelle espèce les élytres sont à peine impressionnées
en travers derrière l’écusson, elles ont une impression plus marquée
sur l'épaule.
Popilia pustulata. — Long. 10 mill. — Breviter ovata, parum
convexa, nitida, viridi-metallica, elytris nigro-fuscis, utrinque ante
medium maculis 3 rufis minutis, contiguis et paulo oblique dispositis
plus minusve deficientibus, pygidio fulvo bifasciculato ; capite dense
punctato, fronte media paulo lævi, antennis fusco-æneis, clava elon-
gata; prothorace transversim, antice angustato, lateribus rotunda-
tis, margine postico medio sinuato, utriaque obliquato, angulis
obtusis, dorso lateribus et antice dense punctato, postice medio fere
lævi; scutello parce punctato; elytris apice parum rotundatis, sat
fortiter striatis, striis punctatis, sat irregularibus, intervallis con-
vexiusculis, dorso post scutellum leviter impresso, intervallo 2° lato,
antice irregulariter punctato, callo humerali intus fortiter impresso;
pygidio convexo, medio laxe, lateribus rugose punctato; mesosterno
compresso-angulato, abdomine asperulo-coriaceo, lateribus fulvo-
piloso, fere fasciculato. — Tchékiang.
Ressemble un peu à la ?. cœrulea Boh., mais plus petite, un peu
moins large, de coloration différente, avec le corselet plus arrondi
et plus ponctue sur les côtés et les élytres moins fortement impres-
sionnées derrière l’écusson,ayant au contraire une forte impression
sur les épaules.
Popilia phylloperthoides. — Long. 6 1/2 mill. — Ovata sat
convexa, fusco cuprascens, valde nitida, elytris rubris, capite subti-
liter dense punctato, summo fÎere lævi, inter oculos transversim
obsolete impresso; prothorace transverso, elytris angustiore, a medio
antice angustato,angulis posticis rectis, dorso indistincte punctulato,
medio utrinque ad latera bifoveato, margine postico medio cum
scutello viridi-micante; scutello lateribus valde rotundato, lævi;
elytris post medium leviter ampliatis, dorso sat fortiter striatis,
striis punctatis, intervallis convexiusculis, irregulariter punctatis,
0°, 6°, 7°1% medio plicatis, margine interno medio crassiore; subtus
cum pygidio fusco-virescens, pygidio subtiliter punctulato, apice
piloso, pectore abdomineque fere lævibus, lateribus punctulatis;
metasterno vix producto, compresso, pedibus anticis ungue externo
apice vix distincte bifido, ceteris simplicibus. — Yunnan.
Cette Popilia est remarquable par sa petite taille, sa coloration
COLÉOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE. 15
qui rappelle celle du PAyllopertha horticola, son pygidium à peine
ponctué et les crochets des tarses antérieurs dont l’interne est à
peine fendu à l'extrémité.
P. sexguttata. — Long 8 mill. — Ovata, planiuscula, nitida,
capite prothoraceque cupraceo-æneis, elytris brunneis, sutura mar-
gineque externo rufo-rubris, utrinque guttis 3 flavis, 1* basali,
2* media ad marginem externum confluente, 3° anteapicali, subtus
ænea, pedibus rufis, tibiis tarsisque ænescentibus; capite dense
punctato, subtiliter rugosulo; prothorace transverso, a basi antice
angustato, margine postico utrinque sinuato, angulis posticis rectis,
fere acutis, dorso punctis transversis dense cribrato, ad latera den-
sius, intervallis plicatis, scutello dense punctato; elytris sat brevi-
bus, propygidium haud obtegentibus, medio leviter ampliatis, apice
separatim rotundatis, sat fortiter ac late striatis, striis irregulariter
punctatis, punctis transversis, intervallis convexiusculis, interdum
plicatulis, extus irregularibus, margine interno basi incrassato et
intus impresso; propygidio pygidioque dense sat tenuiter asperulis ;
pectore punctato, metasterno grosse angulato, parum producto; tibiis
apice unidentatis, unguibus omnibus simplicibus; antennis testa-
ceis, clava nigra. — Yunnan.
Cette espèce est assez anormale à raison des élytres ne recouvrant
pas le propygidium et arrondies séparément à leur extrémité, et de
la sculpture du corselet couvert de gros points transversalement
oblongs avec les intervalles plissés; la coloration elle-même n’est
pas normale dans ce genre, non plus que les crochets des tarses tous
entiers. N'ayant vu qu'un seul exemplaire, il est possible que ce soit
une différence sexuelle.
Heteronychus curtulus. — Long. 10 à 11 mill. — Ovato-
oblongus, valde convexus, niger nitidus; capite antice angustato,
dense punctato, rugosulo, summo transversim lævi, fronte tuber-
culis 2 minutissimis signato; prothorace elytris haud angustiore,
antice paulo angustato, lateribus leviter rotundato, antice magis,
angulis anticis declivibus sat acutis, posticis obtuse rotundatis, dorso
lævi ; scutello late triangulari, lævi ; elytris brevibus, lateribus leviter
arcuatis, postice late rotundatis, dorso geminatim punctatostriatis,
serie intermedia fere medio abbreviata, stria suturali profunda fere
lævi, spatio marginali subtiliter laxe, apice sub callo fere rugose
punctato; pygidio basi punctato; subtus piceus, pedibus validis,
compressis, dilutioribus, tibiis anticis late tridentatis. — Yunnan.
Ressemble tout à fait à l’'Z. atratus Klug. (Ascanius Dej. Cat.)
de Zanzibar, n’en diffère que par la tête plus fortement ponctuée, à
carène transversale très fine, interrompue au milieu, avec 2 tres
petits tubercules, et par les stries des élytres, qui sont bien moins
116 COLÉOPTÈRES DE L'INTERIEUR DE LA CHINE.
enfoncées, bien moins fortement ponctuées et dont les intermédiaires
sont plus courtes; les élytres sont aussi plus larges, plus largement
arrondies à l'extrémité, et les tibias antérieurs sont largement
tridentes.
Les Phileurus morio et chinensis Fald., de la Chine boréale, me
semblent appartenir au genre ZZeteronychus, mais paraissent assez
différents de notre nouvelle espèce.
Clinteria Davidis. — Long. 13 mill. — Ovata, nigra, opaca-
velutina setis squamulosis brevibus, in elytris subseriatis, pallidis
sparsuta, his utrinque macula magna externa, ad marginem dilatata,
intus dentata et angustata, suturam haud attingente, et macula
apicali subquadrata flavis ornatis; capite medio sat fortiter carinato,
basi oblique strigoso, medio parce punctato, apice subblævi, margine
antico sat fortiter sinuato ; antennis fusco-piceis; prothorace elytris
angustiore, a basi sat fortiter angustato, lateribus tantum basi cum
angulis rotundatis, margine postico medio valde lobato, medio vitta
impunctata antice abhbreviata signato; scutello minutissimo, sed
distinguendo, acuto, nitido ; elytris a basi leviter attenuatis, apice
fere conjunctim rotundatis, angulo suturali valde obtuso, dorso sat
fortiter punctato-lineatis, punctis in maculis flavis valde minoribus,
intervallis alternatim convexiusculis; pygidio transversim dense
strigoso, nitidiore; subtus cum pedibus nitida, glabra, pectore parce
cinereo-villoso lateribus undulato-strigoso, medio lævi, processu
metasternali valido, apice producto, obtuse rotundato, abdomine
aspero punctato, medio multo rarius, segmentis 3 primis utrinque
guttula alba signatis, femoribus, 4 anticis præcipue, nigro-pilosis,
tibiis anterioribus acute tridentatis. — Fokien.
Cette Clinteria a été aussi trouvée à La-Khan, au Tonkin, par
M. le D' Harmand.
Cetonia atomaria. — Long. 17 mill. — Ovato-subquadrata,
ænea, pitida, punctis numerosis minutis albidis sat dense sparsuta;
capite subquadrato, fere rugose punctato, summo medio oblonge
polito, margine antico reflexo, medio sinuato et utrinque obtuse
angulato ; prothorace elytris angustiore, antice sat fortiter angustato,
lateribus a basi arcuatis margine postico trisinuato, angulis posticis
sat rotundatis, dorso fortiter sat dense punctato, vitta media sube-
levata lævi, utrinque antice stria comitata, lateribus dense strigosis,
basi utrinque impressa et fere cariosa; scutello Iævi, basi utrinque
anguste punctato, apice rotundato et puncto impresso; elytris postice
leviter attenuatis, apice fere truncatis, fortiter punctatis, lateribus
et apice dense strigoso-punctatis, parte postmedia depressa, punctis
oblongis dense impressa, sutura basi plana, postice elevata, apice
angulata, dorso postice utrinque leviter bicostato, costis apice in
callo coeuntibus; pygidio transversim dense strigoso et punctis albi-
COLEOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE. 117
dis vage bivittato; subtus lævior, nitidior, alboatomaria, medio
lævis, pectore lateribus coriaceo-rugoso, mesosterno apice plano,
dilatato, rotundato, abdomine lateribus fortiter coriaceo ac latius
albido-maculato; tibiis anticis tridentatis, tarsis æneo-viridibus.
Yunnan.
Voisine de la submarmorea, mais bien plus petite, couverte de
petits points blancs souvent confluents, mais ne formant pas de véri-
tables taches, en outre le chaperon est sinué au milieu, avec les côtés
relevés en angle obtus, les côtés du corselet sont plus arrondis en
arrière ainsi que les angles postérieurs, le disque présente à la base
deux impressions plus larges et en avant deux sillons, les élytres sont
plus fortement ponctuées et striolées, l'impression médiane est plus
marquée, l’angle sutural est bien moins pointu, et les dents des tibias
antérieurs sont également distantes entre elles.
Glycyphana lateriguttata. — Long 14 mill. — Ovata, pos-
tice attenuata, modice convexa, nigro-fusca, supra opaca, elytris
utrinque ad marginem, paulo post medium, macula transversim
impressa et interdum punctis 2, primo ante medium, secundo sub
callum posticum, flavido-squamosulis, hac medium disci vix attingente
signatis, subtus cum pedibus nitida, episternis, segmentis abdomina-
libus ad latera pygidioque utrinque maculis minutis flavidis ornatis,
pectore femoribusque dense fulvo-villosis; capite dense punctato,
antice attenuato, apice sat fortiter bilobato; prothorace elytris
angustiore, antice a medio sat fortiter angustato, angulis posticis
rotundatis, dorso fere velutino, ad latera dense strigoso; scutello
sat magno, triangulari, lævi; elytris postice attenuatis, apice trun-
catis, sed extus rotundatis, sutura postice convexa, dorso punctato-
lineatis vix substriatis, intervallis 8°, 5oque postice extus curvatis et
paulo convexis parte laterali irregulariter laxe punctata et ad
marginem transversim plicatula; pygidio subtiliter dense strigoso;
mesosterno antice obtuse producto, tibiis anticis sat fortiter triden-
tatis, pectoris abdominisque lateribus valde aspero-rugosulis. —
Yunnan.
Ressemble beaucoup à la G. fulvistemma Motsch., du nord de la
Chine et du Japon; la coloration est presque identique, mais, chez
cette dernière, le corselet est bien plus arrondi sur les côtés, plus
rétréci en arrière, bordé de fauve pâle, les élytres sont plus longues,
nettement, quoique tres finement striées, et la tache médiane est
plus développée.
La G. tricolor Fab., se trouve aussi au Yunnan,
Macroma ochreipennis. — Long. 16 mill. — Ovata, nitida,
capite flavo, vertice nigro, medio acute emarginato, prothorace flavo,
disco nigro utrinque dentato et basi medio macula flava, lateribus
utrinque macula minuta nigra, seutello flavo, basi utrinque puncto
118 COLÉOPTÈRES DE L'INTERIEUR DE LA CHINE.
nigro minuto signato, elytris ochreo-rufescentibus, subtus cum pygi-
dio pedibusque nigra, nitida, pectore femoribusque fulvo-pilosis, ept-
meris dilutius flavis et metasterno utrinque flavo-maculato; capite
ad oculos punctato, antice alutaceo, margine antico obtusissime
rotundato; prothorace elytris angustiore, a medio antice angustato,
lateribus medio obtusissime angulatis, dorso subtiliter laxe punc-
tulato, ad latera evidentius ; scutello triangulari acuto lævi ; elytris
angustissime fusco-limbatis, post humeros fortiter sinuatis, postice
haud attenuatis, apice separatim rotundatis, dorso sat subtiliter laxe
punctatis, lateribus post medium et apice transversim strigosulis ;
pygidio inæquali, subtilissime strigosulo, medio carinato, utrinque
breviter elevato et extus fortiter impresso; mesosterno antice sat
lato et fere truncato-producto, punctato, abdomine medio oblonge
impresso, segmentis 2 penultimis medio sat dense punctatis et pubes-
centibus, tibiis anticis bidentatis. — Yunnan.
Voisin du {/. mirabilis Fald., du nord de la Chine, mais bien
distinct par ses élytres non atténuées en arrière, la tache noire de
la tête fortement échancree, le corselet à bordure jaune bien plus
large, ayant au milieu de la base une tache jaune et les élytres
unicolores, n’ayant qu’un limbe noirätre extrémement étroit; le
pygidium est fortement caréné au milieu et la poitrine est largement
maculée de jaune sur les côtés et sur les pièces axillaires.
Callinomes opacus. — Long. 14 mill. — Oblongus, subparal-
lelus, planatus, fuscus, opacus, setulis numerosis fulvis adpressis
indutus; capite antice paulo dilatato, margine antico subtruncato,
marginato, densissime punctato, fere rugosulo, punctis setigeris;
antennis articulo 1° triangulariter dilatato; prothorace convexius-
culo, transverso, elytris angustiore, lateribus cum basi et angulo
rotundato, angulis anticis acutiusculis, dorso densissime punctato,
punctis setigeris, fere rugosulo, medio antice obsolete impresso;
scutello acute triangulari, dense punctato; elytris subparallelis, basi
fortiter, apice parum rotundatis, planatis, dense oblongo-puncta-
tis, punctis oculatis setigeris; pygidio convexo ocellato-punctato;
subtus cum pedibus nitidior, dense punctatus, fulvo-setulosus, tibiis
anticis apice bidentatis. — Yunnan.
Ressemble à l’obsolelus, mais plus mat, moins rugueux avec la
tête moins convexe, le corselet bien plus ponctuée et fortement
arrondi en arriere et les elytres plus déprimées, à ponctuation plus
égale, sans espaces lisses, la suture non élevée.
Gnorimus flavitarsis. — Long. 13 mill. — Ovatus, parum
convexus, castaneus, capite prothoraceque castaneo-cuprascentibus,
hoc vitta laterali medio interrupta, basi intus arcuato, utrinque
punctis 2 et puncto medio basali indumento albido vestitis, elytris
COLEOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE. 119
fere opacis, utrinque maculis 9 (1, 3, 3, 2) albidis signatis, corpore
subtus et abdomine violascenti-cupreis, propygidio utrinque macula
sat minuta, pygidio utrinque maculis 2, superiore magna dentata,
inferiore minuta albidis, pectore, lateribus et medio, abdomine
utrinque biseriatim albo-maculatis, pedibus fusco-submetallicis,
tarsis 2 posterioribus valde elongatis, articulis 3°, 40, 5°1%e flavis,
unguibus fuscis, tibiis 2 anticis intus castaneis ; capite oblongo, dense
punctato, lateribus elevato-marginato, apice bilobo, antennis testa-
ceo-piceis; prothorace elytris vix angustiore, transverso, antice
angustato, lateribus a basi leviter arcuatis, convergentibus, margine
postico late arcuato, angulis parum obtusis, dorso laxe punctato, basi
medio obsolete impresso, disco medio oblongo impresso, scutello
triangulari, punctulato, lineola media lævi; elytris subquadratis,
lateribus leviter arcuatis, apice separatim late rotundatis, sutura et
utrinque costis 2 convexiusculis, intervallis seriatim parum pro-
funde punctatis; pygidio subtiliter dense strigoso-asperulo; corpore
subtus pedibusque asperatis, tarsis 2 posterioribus femoribus tibiis-
que conjunctis æqualibus. — Yunnan.
Ressemble un peu au @. subopacus Mot., de l'Amur, mais bien
plus petit, plus court, avec la tête étroite, bilobée, le corselet à bord
postérieur largement arqué, non échancré avant les angles qui sont
bien marquées, les élytres plus courtes, plus largement arrondies à
l'extrémité, le pygidium non échancre et les tarses postérieurs beau-
coup plus longs. La coloration du corselet est aussi tres différente.
Chrysobothris sinensis. — Long. 10 mill. Oblonga, brunneo-
metallescens, prothorace lateribus cuprea, margine antico anguste
viridi, elytris, foveis 3 utrinque viridi-metallicis, 1* basali, 2° ante,
3" post medium, subtus viridi-metallica, griseo-pubescens, lateribus
cupreis;, Capite rugoso-punctato, inter oculos carina transversa
viridi signato, prothorace longitudine plus duplo latiore, elytris
angustiore, lateribus parallelis, antice abrupte convergentibus, dorso
sat tenuiter transversim plicato, interstitiis punctatis, lateribus
magis punctatis; elytris basi valde lobatis, postice angustatis et
denticulatis, dorso dense punctatis, postice asperulis, sutura sat
elevata, basi obliterata, utrinque çcostulis 4 vix distinctis, l* et
externa postice evidentioribus, subtus sat dense punctata, segmento
ventrali ultimo medio carinato. — Kiangsi.
Ressemble au C. delenefica H. Deyr., de la Malaisie, mais plus
petit, plus court, à corselet plus fortement striolé, à elytres plus
courtes, moins denticulées, à nervures moins saillantes et à fossettes
plus grandes.
Chrysobothris Delavayi. — Long. 8 1/2 mill. — Oblonga,
parum convexa, cupreo-brunneo-metallica nitida; capite dense
120 COLÉOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE.
punctato, antice paulo inæquali, inter oculos transversim biplicato,
epistomate late emarginato, mandibulis nigris; prothorace elytris
angustiore, longitudine duplo latiore, lateribus medio fere rectis
antice et basi sat abrupte obliquatis, margine postico utrinque valde
sinuato, angulis posticis obtusis, dorso transversim sat subtiliter
plicatulo, parce punctato, utrinque arcuatim impresso; scutello mi-
nuto, acute nigro, basi impresso; elytris post medium angustatis,
basi fortiter lobatis, dorso dense punctatis, sutura et utrinque
costulis 4 angustis, postice magis elevatis, externa obsoleta, 4* apice
tantum distinguenda, margini parallela, utrinque impressionibus 3,
prima basali, 2' paulo ante medium in costula secunda sita, 3° mi-
nore, paulo post medium, in costula 3* sita; subtus imbricato-
punctata, griseo-pubescens, femoribus anticis validioribus, subtus
dente magno triangulari armatis, segmento ultimo ventrali emargi-
nato, — Yunnan.
Cette espèce est bien voisine du ©. Solieri, de nos pays, elle
en diffère par la coloration plus métallique, les fossettes des élytres
de même couleur que le fond, la tête ayant entre les yeux deux
carènes tranversales, le corselet plus rétréci vers la base, les
fossettes des élytres moins grandes, le dernier segment ventral
moins échancré à l’extrémité, les angles apicaux des segments non
prolongés en pointe aiguë et la dent des fémurs antérieurs plus
grande, plus pointue.
Poecilonota Davidis. — Long. 8 à 9 mill. — Oblonga, postice
leviter ampliata, viridi-metallica, modice nitida, capite prothora-
ceque paulo nitidioribus, elytris extus plus minusve cuprascentibus,
utrinque maculis 4 atrocyaneis (1, 2, 1) signatis; capite sat dense
punctato, antice impresso, antennis brevibus, æneo-cœrulescentibus;
prothorace transverso, elytris paulo angustiore, antice a medio
angustato, lateribus leviter rotundatis, basi vix sensim sinuatis,
margine postico utrinque valde sinuato angulis acutis, dorso den-
sissime punctato, basi transversim fortiter arcuato-impresso, antice
medio stria brevi signato; scutello brevi obtuso; elytris parum
profunde punctato-striatis, externis paulo obsoletis, punctis apicem
versus obliteratis, intervallis planis, dense sat subtiliter ruguloso-
punctatis, margine externo apice subtilissime vix perspicue cre-
nulato; subtus cum pedibus nitidior, dense punctato-squamosa,
abdominis segmento ultimo grossius punctato. — Fokien.
Cette espèce ressemble au 2. festiva de nos pays, mais sa colo-
ration est bien moins vive et les taches des élytres sont moins
nombreuses, le corselet est plus arrondi sur les côtés avec les angles
postérieurs aigus, la sculpture est plus fine, et la taille est plus faible.
Campsosternus Davidis. — Long. 35 mill. — Nigro-metal-
COLÉOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE. 121
lescens, vage violaceo et æneo-micans, valde nitidus, setulis brevis-
simis minutis parum distincte vestitus; capite sat fortiter impresso,
sat dense punctato, antennis fuscis, sat nitidis; prothorace longitu-
dine parum latiore, antice attenuato, ante angulos anticos rotundato,
lateribus obsolete bisinuatis, sat crasse marginatis, angulis posticis
basin prothoracis amplectantibus, supra obtuse carinatis, dorso sat
dense subtiliter punctulato, ad latera opaco et medio leviter depresso,
ad angulos fortius punctato; scutello pentagono, apice rotundato;
elytris medio vix sensim ampliatis, sat subtiliter dense punctulatis,
vage striatulis, striolis post medium obliteratis, 2 primis basi bre-
vissime sulcatis, apice acute breviter spinoso; subtus densissime
punctatus, subtiliter sat dense pubescens. — Fokien.
Forme du C. fulgens, mais plus petit, l'impression de la tête est
moins profonde, le corselet n’est pas plus fortement ponctué sur les
côtés qui sont mats, les élytres sont moins rebordées, les strioles sont
moins distinctes, effacées dès le milieu, mais plus marquées à la
base où les 2 premieres forment un court sillon, la ponctuation ne
devient pas rugueuse à l’extrémité qui est terminée par une épine
courte, mais bien plus aiguë.
Le C. luctuosus Cand., de Madras, est de même taille et d’une
coloration analogue; mais il paraît moins brillant, moins métallique,
plus bleu avec les élytres d’un noir légèrement violet, le corselet
court, fortement rebordé sur les côtés qui sont inégalement créne-
lés, les angles postérieurs étant assez grêles, allongés, sans carènes;
l’écusson est transversal, les élytres sont amples, plus larges que le
corselet, parallèles jusqu’au milieu, leur disque finement reticulé, et
pointillé avec de vagues traces de sillons; dessous et pattes violets,
luisants.
Pyrocoelia analis Fab. S. El. Il, 100 (Zampyris). — Long.
15 mill. — Oblonga, flavida, subopaca, elytris fuscis, flavido-
limbatis, limbo suturali angustiore, abdomine brunneo, segmentis
3 ultimis et 4° apice angusto pallide flavidulis, capite nigro, tibiis,
tarsis antennisque infuscatis, his articulo 1° et ceteris angulo apicali
interdum flavescentibus; prothorace longitudine duplo latiore, basi
elytris paulo latiore, antice rotundato, reflexo, subtiliter dense
punctulato, medio carinulato, utrinque paulo oblique sulcatulo,
antice spatiis 2 subdiaphanis vage limitatis, margine postico trisi-
nuato, angulis posticis fere obtusis; scutello punctato, fere truncato,
elytris postice haud ampliatis, apice separatim rotundatis, dense
punctato-rugosulis, utrinque leviter tricostulatis; segmentis abdo-
minalibus sat fortiter angulatis, ultimo apice bisinuato, lobo medio
paulo majore. — Fokien.
Il me paraît difficile de ne pas reconnaître le P. Foochomensis
Gorh. dans la description de Fabricius quoique assez courte :
122 COLEOPTERES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE.
Lampyris fusca,clypeo elytrorumque marqine flavis,abdomine apice
albissimo, antennis compressis. — Hab. in China.
Magna. Antennæ valde compressæ, obscuræ. Thoracis clypeus
rotundatus, flavus, immaculatus. Pectus et abdominis basi fusca.
Ultima abdominis seymenta albissima. Pedes testacei.
Fabricius dit que la poitrine est d'un brun foncé, dans les trois
individus que je possède, cette teinte n’existe pas, mais elle peut
varier, comme cela arrive pour les antennes,
Les Lucernula flaviventris, nigro-flava et fumata Fairm.,
rentrent dans le genre Pyrocælia, qui renferme d’autres espèces
chinoises qui me sont inconnues.
1° P. pekinensis Gorh. Trans. Ent. Soc. Lond. 1880, 94,
Long. 13 mill. — Nigro-fumosa, thoracis disco abdomineque flavis,
antennis thorace duplo longioribus, compressis. — Thorax much
narrower than the elytra, the margin entirely fuscous-black, but
only finely at the base. Disc and prosternum yellow. Elytra with
the sides subparallel. — Pekin.
2° P. pectoralis G. OI. Revue d’Ent. 1883, 328. — Long.
16 1/2 mill. — Atra, opaca, pubescens; prothorace, scutello, pectore,
abdominis tribus segmentis ultimis tarsorumque unguiculis testa-
ceis. — Chine boréale.
3° P. rufa E. OI. Notes Leyd. Mus. 1886, 200. — Long. 15 à
17 mill.— Elongata, subparallela, rufo-aurantiaca, capite, antennis,
elytris, tibiis tarsisque nigris, prothorace costulato, antice maculis
2 vitreis, abdomine segmentis 2 penultimis plaga nitida ornats,
femoribus apice aliquoties obscuro. — Ningpo.
4° P.amplissima E. OI. I.c. 202. — Long. 23 mill. — Oblongo-
elliptica, rufo-testacea; capite, antennis, palpis, elytris, femorum
apice, tibiis tarsisque nigris; prothorace costulato, antice plagis
2 vitreis notato, macula quadrata aurantiaca, elytris prothorace
multo latioribus, ellipticis, costulatis, rugosis. — Kong-Tcheou.
Lampyris? platyptera. — Long. 10 mill. — Oblongo-elon-
gata postice leviter paulatim ampliata, depressa, flavido-fulva,
prothorace postice macula transversim subquadrata aurantiaca,
elytris sat pallide fusco-brunneis, fulvo-limbatis, apice latius, meta-
sterno abdomineque fuscis, hoc segmentis 2 penultimis macula magna
carneo-pallida apice signatis, tibiis tarsisque infuscatis; oculis
magnis, globosis; prothorace parvo, basi elytris haud angustiore,
transverso, antice leviter angustato, margine antico rotundato,
anguste reflexo, margine postico fere recto, medio leviter sinuato,
angulis acutiusculis, dorso sat subtiliter parum profunde sat dense
punctato, basi utrinque late impressa, medio carinata, parte antica
depressa, dilutiore, utrinque anguste et leviter hyalina; scutello
COLEOPTERES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE. 123
truncato, elytris elongatis, postice paulatim dilatatis, apice separa-
tim obtuse rotundatis et dehiscentibus, sat subtiliter dense punc-
tato-coriaceis, utrinque lineolis 3 paulo elevatis, post medium
obliteratis; segmentis abdominalibus, lateribus leviter areuatis,
angulis modice productis, ultimo sat fortiter bisinuato, segmento
ventrali ultimo carinulato. — Yunnan.
Cet insecte diffère assez notablement des Zampyris par son
corselet petit, sans plaques transparentes, ses élytres allongées,
s’élargissant peu à peu en arrière, déhiscentes à l'extrémité et par
les derniers segments abdominaux n'ayant que 2 plaques phospho-
rescentes. Mais le seul individu que je possède est en trop mauvais
état pour préciser des caractères génériques assez importants pour
motiver un nouveau genre.
Luciola stigmaticollis. — Long. 8 1/2 mill. — Oblonga, con-
vexa, brunnea, sat dense fulvo-pubescens, prothorace, pectore, femo-
ribus tibiarumque basi testaceo-rufis, prothorace antice macula fusea
subquadrata signato, pectore medio infuscato, abdomine basi piceo,
segmento Je fusco, ultimis pallide flavidis ; capite planiusculo, oculis
sat distantibus, ore rufo-testaceo; prothorace sat brevi, longitudine
duplo latiore, margine antico late rotundato postico recto, angulis
posticis obtusiusculis, dorso dense punctato, basi transversim fortiter
impresso, dorso sat late canaliculato; scutello fere truncato, subti-
liter dense punctulato; elytris apice rotundatis, dense punctatis,
subtiliter rugosulis, sutura et utrinque lineis 4 paulo elevatis,
externis vix distinguendis; segmento ventrali ultimo apice obtuse
angulato : Q. — Yunnan.
Reconnaissable à ses élytres unicolores, non marginées de rous-
sâtre, et à la tâche brune à peu près quadrangulaire, un peu trans-
versale, située à la partie antérieure du corselet, mais ne touchant
pas le bord même.
Telephorus nigroverticalis. — Long. 10 mill. — Elongatus,
capite prothoraceque nitidis, testaceo-rufis, illo vertice late nigro,
elytris fulvis, fulvo-pubescentibus, minus nitidis, basi cum scutello
paulo rufescentibus et nitidioribus, subtus cum pedibus brunneus sat
nitidus, coxis et segmentis abdominalibus apice rufo-picescentibus ;
capite planiusculo, subtiliter dense punctulato oculis prominentibus,
mandibulis apice fuscis; antennis gracilibus, abdomine parum bre-
vioribus, fuscis, articulo 1° basi et apice rufescente, 2° tertio bre-
viore, ceteris subæqualibus; prothorace elytris angustiore, trans-
verso, à basi leviter angustato, margine antico parum arceuato,
angulis rotundatis, margine postico fere recto, angulis rectis, dorso
fere lævi, medio sulcatulo, antice ad latera paulo oblique sat late
impresso, scutello alutaceo, obtuse truncato; elytris elongatis, post
124 COLÉOPTÈRES DE L'INTERIEUR DE LA CHINE.
humeros levissime ampliatis subtiliter dense rugosulis, basi fere
lævibus, sutura et utrinque costulis 2 parum elevatis; pedibus sat
validis, tibiis 4 posticis leviter areuatis, tarsis articulo 1° elongato,
4° bilobo, unguibus simplicibus. — Yunnan.
Ressemble assez à un 7’. Jividus dont les pattes et les antennes
seraient noires et le corselet plus étroit et plus impressionné.
T. metallicipennis. — Long. 11 mill. — Elongatus, nitidus,
elytris viridi aut cœruleo-metallicis, capite fusco, leviter cyanes-
cente, prothorace rufo, plaga magna postero-dorsali, antice angus-
tata, interdum ad marginem anticum dilatata, subtus cum pedibus
fuscus, pubescens, vix cœrulescens; capite pubescente subtilissime
punctulato, inter oculos impresso, oculis productis, antennis fuscis
gracilibus, medium corporis superantibus, articulo 2° breviore,
ceteris subæqualibus ; prothorace elytris paulo angustiore, a basi
leviter attenuato, angulis omnibus rectis, postice fere penicillatis,
dorso sat convexo, lævi, antice utrinque late impresso, basi reflexa,
medio impressiuscula; scutello triangulari, cinereo, opaco; elytris
parallelis, valde rugosis, basi paulo lævioribus, fulvo-pilosis, sutura
et utrinque lineolis 2 anguste elevatis; tibiis posticis vix arcuatis,
tarsis articulo 4° bilobo, unguibus simplicibus. — Yunnan.
Ce Téléphore est remarquable par l'éclat métallique des élytres
dont la teinte passe du vert au bleu. Sauf pour la coloration il est
très voisin du précédent. Il ressemble beaucoup au 7. basicrus
Fairm., dont il differe, outre la coloration plus métallique et celle
des pattes, par le corselet plus arrondi aux angles antérieurs, les
antennes à l' article concolore et les élvtres plus lisses à la base.
C’est à tort que j'ai indique le 1er article des tarses comme entier
chez ce dernier insecte : mais les lobes sont comprimés et difficiles
à apprécier.
Telephorus gibbicollis. — Long. 11 mill. — Fuscus, subti-
liter griseo-pubescens, subopacus, prothorace rubro, macula antica
transversa nigra, capite antice cum ore rufo, subtiliter coriaceo,
vertice obsolete sulcatulo ; antennis elongatis, 3/4 corporis attingen-
tibus, articulis 3-11 subæqualibus, 2° minore; prothorace elytris
angustiore, subquadrato, antice vix sensim attenuato, angulis anticis
rotundatis, posticis rectis, fere penicillatis, dorso antice transversim
depresso, postice bigibboso et medio sulcato, subtilissime alutaceo,
lateribus fulvo-pubescentibus ; elytris densissime subtiliter coriaceis,
sparsim asperulis, sutura et utrinque lineis 2 leviter elevatis; abdo-
mine apice rufescente, tarsis anticis valde dilatatis, unguibus rufis,
simplicibus. — Fokien.
Ressemble au 7”. fuscus, mais le corselet n’est pas arrondi sur les
côtés, ni aussi large et les gibbosités postérieures sont plus marquées,
plus fortement séparées.
COLÉOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE. 125
Telephorus pluricostatus. — Long. 9 mill. — KElongatus,
planiusculus, dense subtiliter pubescens, capite fusco, cœrulescente,
nitido, prothorace fusco nitido, lateribus anguste piceo-testaceis
elytris testaceo-rufis, subtus cum pedibus cœrulescenti-fuseus,
nitidus, pubescens ; capite inter oculos transversim impresso, his
valde prominulis, antennis 2/5 corporis attingentibus, basi sat latis,
apice angustioribus, articulis 3-6 oblongo-triangularibus, ceteris
elongatis; prothorace elytris valde angustiore, longitudine vix
latiore, antice vix sensim attenuato, margine antico rotundato,
postico late sinuato et elevato, angulis posticis fere acutis, dorso
postice oblonge bigibboso et medio sulcato, medio utrinque impresso ;
elytris post medium leviter ampliatis, apice obtuse rotundatis,
subtiliter alutaceis et subtiliter postice asperulis, utrinque costis
3 sat elevatis, apice obsoletis, intervallis obsoletissime elevatis,
sutura anguste elevata; unguibus simplicibus. — Fokien.
Cet insecte a un facies un peu différent de celui des 'elephorus
à cause des élvtres à côtes et faiblement élargies après le milieu;
les antennes sont aussi plus fortes, plus larges, à articles plus
angulés, mais je ne vois pas les caractères assez importants pour le
séparer des Z'elephorus.
Rhagonycha bothridera. — Long. 8 mill. — Fusca, protho-
race rufo-testaceo, nitido, elytris cyaneo-violaceis, nitidis, subtus
-fusca, griseo-pubescens, antennis infuscatis, articulis 3 primis pal-
lide fulvis, ore fulvo, pedibus fumatis, femoribus basi et coxis
fulvis ; capite basi late impresso, oculis minus productis; prothorace
elytris angustiore, latitudine paulo longiore, lateribus fere parallelis,
margine antico arcuato, angulis posticis fere obtusis, basi medio sat
profunde impresso et ruguloso, impressionis lateribus elevatis, antice
conjunctis et ad marginem anticum medio prolongatis, utrinque
antice sat fortiter impresso et infuscato, ad angulos posticos simili-
ter infuscato;, elytris subtiliter coriaceo-punctulatis, sutura et
utrinque lineis 2 parum elevatis; unguibus apice bifidis. — Fokien.
Cette espèce ressemble au Zelephorus metallicipennis pour la
coloration des élytres; mais elle appartient aux Ækagonycha et son
corselet est très différent, étroit, profondément creusé à la base,
fortement impressionné de chaque côté en avant avec les intervalles
tres relevés.
9
Hapalochrus flavosellatus. — Long. 3 mill. — Oblongo-
ovatus, postice ampliatus, convexus, cœrulescenti-niger, nitidus,
elytris plaga magna media transversa fulvo-flava, ad marginem
paulo dilatata, antennis flavidis, apice paulo obseurioribus, articulis
2 primis majoribus et crassioribus, abdomine rufo, coxis tarsisque
rufopiceis; capite lævi, inter oculos puncto impresso; prothorace
126 COLÉOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE.
elytris angustiore, transverso, lateribus sat fortiter rotundatis, basi
sinuatis, dorso convexo, lævi, basi transversim fortiter impresso,
margine postico transversim sulcato; scutello truncato, subtilissime
dense punctulato; elytris ad humeros sat rotundatis, postice amplia-
tis et rotundatis, subtiliter dense punctatis. — Tchékiang.
La coloration des élytres rend cette espèce facile à reconnaître; le
dernier article des palpes maxillaires est assez large et tronqué,
mais n’est pas ce qu'on appelle sécuriforme.
Stigmatium Delatouchii. — Long. 42 mill. — Parum elon-
gatum, brunneo-fuscum, capite prothoraceque piceo-castaneis, pilis
fulvis et fuscis hirsutum, elytris plaga magna basali castaneo-
carnea, ad suturam subquadrata producta et fere medium attingente,
vitta transversali post medium sita et macula apicali granulata
similiter coloratis, pubescentibus, subtus castaneo-carneum, pedi-
bus (femorum basi excepta) brunneis; capite subtiliter alutaceo,
inter oculos oblonge elevato, epistomate pallido, fulvo-villoso, labro
fusco ; antennis castaneis apicem versus paulo infuscatis, sat graci-
libus; prothorace transverso, elytris angustiore, lateribus postice
valde rotundatis, basi abrupte et breviter constricta antice sinuatis,
margine antico cum angulis arcuato, dorso subtiliter dense punctato-
ruguloso, fere medio arcuatim impresso, hac impressione ad latera
antice arcuata et magis profunda, basi transversim depresso;
scutello subquadrato, fulvo-pubescente; elytris ad humeros angu-
latis, post medium attenuatis, punctato-substriatis, punctis basi
majoribus et inter se plicatis, rugatis, punctis postice obsoletis,
intervallis extus plicatulis, dense punctulatis; subtus cum pedibus
pilosum, femoribus mediocribus.-- Trouvé au Fokien par M. Dela-
touche.
Ce Stigmatium est le premier signalé en Chine; il ressemble au
S. speculare White, d'Australie, mais s’en distingue facilement
par son corselet plus ponctué, plus court et ses élytres à tache
apicale médiocre, avec une fascie transversale entre le milieu et
l’extrémite.
Tagonoides ampliatus. — Long. 9 mill. — Cette nouvelle
espèce ressemble extrêmement au 7”. Delavayi; elle en diffère seu-
lement par la taille un peu plus grande, les antennes plus courtes,
atteignant à peine la base du corselet, les articles 6-10 pas plus
longs que larges; le corselet est un peu plus court, plus convexe,
ayant à la base une impression très faible au milieu, plus marquée
de chaque côté; les élytres sont plus convexes, plus larges, plus
arrondies sur les côtes, plus obtuses à l'extrémité; leur sculpture
est semblable, mais les points sont un peu plus gros; en dessous
l'abdomen est moins rugueux à la base. — Yunnan.
COLEOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE. 127
Coelocnemodes inermis. — Long. 20 mill. — ©. aspericolli
simillimus sed minor, antennis paulo brevioribus, articulis breviori-
bus, prothorace angustiore, paulo magis convexo, basi utrinque
haud perspicue impresso, scutello minus brevi, vitta pubescente
rufula, medio interrupta, lineola media paulo el2vata, elytris magis
convexis, subtilius rugulosis, plagulis lævibus fere obsoletis, costa
marginali medio obsoleta, prosterno paulo angustiore, apice fortius
sulcato, femoribus anticis subtus ante apicem obtuse angulatis. —
Yunnan.
Je n’ai vu qu’un seul individu Q de cette espèce qui me paraît
distincte du C. aspericollis malgré la grande ressemblance des
deux espèces; mais le corselet est plus étroit, les élytres sont plus
courtes, plus convexes, leur sculpture est bien plus fine, les petites
plaques lisses sont peu distinctes et les fémurs antérieurs n'ont en
dessous qu’un angle obtus au lieu d'une forte dent comme chez les
@ de l’autre espèce.
Blaps cychroides. — Long. 18 mill. — Ovatus, crassus,
niger, modice nitidus; capite sat subtiliter punctato, inter oculos
leviter pluri-impresso, labro, palpis antennarumque basi et apice
piceis, his medio corpore parum brevioribus, articulis 4 ultimis
ceteris valde brevioribus; prothorace parvo, transversim subqua-
drato, lateribus leviter arcuatis, basi obsolete sinuatis, dorso subti-
liter parum dense punctato, basi utrinque obsolete impresso, angulis
omnibus obtusis; scutello obtuse triangulari, fulvo-setoso; elytris
ovatis, medio ampliatis, apice obtuse acuminatis, basi ante humeros
sinuatis, his antice productis, acutis, dorso subtiliter coriaceis,
dense sat subtiliter lineato-punctatis, sutura leviter depressa, parte
laterali polita, carina externa sat acuta; subtus nitidior, lævis,
abdominis segmento ultimo sat dense punctato, pedibus panctulatis.
— Yunnan.
Ressemble à un petit 2. mucronata Q dont les élytres seraient
plus courtes, un peu plus convexes et fortement arrondies sur les
côtes.
Blaps gentilis. — Long. 11 mill. — Ovata, medio ampliata,
parum convexa, nigro-fusca, nitida; capite subtiliter punctulato
sutura clypeali magis impressa, clypeo punctis 2 majoribus parum
profunde impresso, antennis basin prothoracis parum superantibns,
articulis 4 ultimis ferrugineo-pubescentibus ; prothorace sat parvo,
subquadrato, antice vix sensim ampliato, lateribus apice obliquatis,
angulis anticis rotundatis, posticis obtuse rectis, dorso subtiliter
punctato, antice fere arcuatim leviter, basi utrinque transversim
impresso; scutello dense fulvo-piloso; elytris ovatis, medio amplia-
tis, apice sat acute breviter productis, dorso tenuiter aspero-
128 COLÉOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE.
granulato, transversim plicatulo, lateribus inflexis postice oblonge
impressis, epipleuris fere lævibus; subtus subtiliter punctulato-
rugosulo, prosterno inter coxas sulcato. — Yunnan.
Ce Blaps ressemble aussi un peu à un petit 2. #mucronata avec
un corselet beaucoup plus petit et des élytres plus courtes, à extré-
mité plus courte, mais plus acuminée et à surface couverte de fines
aspérités granuleuses mélangées de petites rides transversales. La
coloration n’est pas d’un noir profond, mais d'un brun foncé avec
un reflet plombé à peine distinct. Cette teinte le distingue du
B. cychroides dont les élytres sont plus amples et plus convexes.
Blaps dorsogranata. — Long. 19 mill. — Ovato-oblonga,
postice ampliata, dorso depressa, nigro-fusca, parum nitida; capite
sat subtiliter dense punctato, antice truncato, angulis obtusis;
antennis sat gracilibus, basin prothoracis paulo superantibus,
erticulis 4 ultimis brevibus, ferrugineo-pubescentibus; prothorace
subquadrato, elytrorum medio dimidio angustiore, antice leviter
ampliato, lateribus rectis, ad angulos anticos rotundatis, basi recta,
dorso paulo inæquali, sat dense parum fortiter punctato, basi
transversim impresso, medio obsoletissime sulcatulo, utrinque
impressiusculo et plagulis paulo minus punctatis vage signato;
scutello dense rufo-piloso; elytris postice ampliatis, apice breviter
et sat obtuse productis, dorso sat dense aspero-granulatis, vage
substriatis, sutura paulo elevata, epipleuris paulo minus granulatis,
carina epipleurali supra haud distinguenda, basi et apice sat acuta;
subtus dense subtiliter rugulosa, prosterno inter coxas sulcato. —
Yunnan.
Ressemble beaucoup au Z. Davidis; distinct par les antennes
moins longues, le corselet plus étroit, plus finement ponctué, moins
rugueux, à côtés plus droits, arqués seulement avant les angles
antérieurs, ia surface moins rugueusement ponctuée, les élytres un
peu relevées à la suture, un peu plus fortement rugueuses et vague-
ment striées, en outre l'abdomen est finement rugueux au lieu d’être
striolé en travers et le prosternum est sillonné entre les hanches
antérieures.
Lyprops yunnanus. — Long. 9 mill. — Oblongus, postice
leviter ampliatus, parum convexus, fusco-niger, nitidus, subtilissime
pubescens, undique dense ac fortiter punctatus; capite fere carioso,
inter antennas obsolete biimpresso, labro piceo, late sinuato(anten-
nis fractis); prothorace elytris valde angustiore, paulo transverso,
nostice angustiore, lateribus rotundatis, basi abrupte constrictis,
angulis anticis acutiusculis, dorso rugoso, basi anguste marginata;
scutello brevi, obtuso, punctulato; elytris ovatis, postice ampliatis,
apice conjunctim obtusis, rugosulis; pectore fortiter dense, abdo-
COLÉOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE. 129
mine lateribus minus fortiter punctato, pedibus subtiliter punctulatis.
— Yunnan.
Ressemble au Z. chrysophlhalmus, mais plus grand, plus court,
plus élargi en arrière, moins déprimé, plus fortement ponctué avec
le corselet brusquement rétréci tout à fait à la base.
Meloe subcordicollis. — Long. 16 à 22 mill. — Sat nitidus,
niger aut cœruleus, interdum leviter violascens; capite subquadrato,
parce punctulato, antice foveola oblonga sat variabili impresso, basi
utrinque rotundato, summo fsso; prothorace capite angustiore,
postice leviter angustato, lateribus antice rotundatis, a medio basin
versus sinuatis, pleuris profunde impressis, politis, dorso laxe sat
irregulariter punctato, postice medio foveola sat profunda anguste
signato, margine postico late emarginato; elytris oblongis, longi-
tudinaliter strigoso-coriaceis; abdomine subtiliter dense rugosulo;
antennis & articulis 5, 6, 7 latis dilatatis, intus concavis, © paulo
crassioribus. — Yunnan.
Ce Meloe ressemble beaucoup à notre A7. violaceus; mais la ponc-
tuation de la tête et du corselet est moins grosse, la tête est plus
plane au devant, avec une courte fissure au sommet, le corselet est
un peu plus étroit, un peu cordiforme, les élytres sont un peu plus
finement coriacées ; les antennes des G'° sont également dilatées au
milieu, mais les 3° et 4° articles sont aussi larges que longs, et les
articles dilatés sont bien plus larges, transversaux. La coloration est
variable, tantôt noire comme chez le proscarabeus, tantôt bleue
comme chez le siolaceus.
M. modesta. — Long. 8 mill. — Ovata, convexa, cyanea,
nitida, capite brevi, sat convexo, prothorace latiore, parum dense
punctato, basi utrinque angulatim rotundato, medio breviter sulca-
tulo, epistomate pallido, sutura clypeali recta, labro valde emargi-
nato; antennis simplicibus, basin prothoracis superantibus, apice
leviter crassioribus, articulo ultimo oblongo, subacuminato, 2° brevi,
3° quarto longiore; prothorace transverso, lateribus vix arcuatis,
angulis anticis valde rotundatis, basi late emarginato et anguste
depresso, dorso parum fortiter, sed postice fortius punctato, medio
sulcatulo, postice abrupte declivi et medio fisso, disco utrinque
foveato, elytris sat amplis, abdomine parum brevioribus, apice obtuse
rotundatis, dorso coriaceis; subtus dense subtiliter punctata;
G. — Yunnan.
Ressemble aux petits individus du 47. autumnalis, de nos pays,
mais les antennes sont simples, la suture clypéale est droite, le
corselet est brusquement déclive dans la partie postérieure qui est
échancrée au milieu et les élytres sont finement coriacées.
Alophus compressicauda. — Long. cum rostro 15 mill. —
Oblongo-ellipticus, convexus, postice compressus, fuscus, vix niti-
ANNALES DE LA 800, ENTOM, DE BELGIQUE, T. XXXI, 9
130 COLÉOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE.
dulus, pube tenui cinerascenti sat dense vestitus, elytris postice ante
apicem maculis 2 sat minutis depressis adjunctis dense griseo-squa-
mosulis, capite rostroque dense punctulatis et medio sulcatis; pro-
thorace elytris angustiore, transverso, subquadrato, antice abrupte
angustato, dorso inæquali, coriaceo, lateribus granulato, medio sat
late canaliculato, margine laterali haud acuto; scutello punctiformi;
elytris oblongo-ovatis, medio leviter ampliatis, postice angustatis et
ad suturam elevato-compressis, extus vix sensim sinuatis, apice
utrinque sat acute productis, dorso sat grosse sed parum profunde
punctato-substriatis, intervallis subtiliter densissime punctulatis,
alternis paulo convexiusculis; subtus cum pedibus magis fuscus,
nitidior, griseo-pubescens, segmento ventrali ultimo apice profunde
emarginato. — Yunnan.
Ressemble beaucoup à l’A. caudiculatus Fairm., du même pays,
s’en distingue facilement par le rostre sillonné jusqu’au bout, le cor-
selet faiblement rétréci en arrière, les élytres plus allongées vers
l'extrémité, qui forme deux pointes divergentes, sans sinuosité anté-
rieure, à stries à peine marquées de gros points peu enfoncés, leur
coloration n’est pas mélangée de petites écailles vertes.
Sipalus chinensis. — Long. 25 mill.
Ressemble beaucoup au S'. granulalus, mais le corselet est un peu
élargi au milieu, il est couvert, même sur le disque, de très gros
plis dont les intervalles sont très creusés et présente à peine au
milieu un pli longitudinal peu régulier, n’atteignant pas la base; les
élytres sont un peu plus longues, la suture est plus élevée, les
2 premières séries de points sont formées de points très grands,
presque confluents, disparaissant après le milieu, leurs séparations
transversales forment des plis et, à la base, ces 2 séries sont un
peu déprimées. Les articles des antennes sont aussi longs que larges
et non transversaux. — Tchékiang.
Prionus Delavayi. — Long. 28 mill. — Oblongus, modice
convexus, postice attenuatus, lutoso-fulvus, sat nitidus, capite protho-
raceque testaceo-rufescentibus fusculo-variis, antennis rufulo-piceis,
opacis, basi nitidis, scutello elytrisque anguste fusco-limbatis, subtus
pallido-villosus, segmentis abdominalibus apice anguste brunneo-
marginatis, pedibus rufulo-piceis; capite prothorace angustiore,
carioso-punctato, medio sulcatulo, antice late impresso, labro fulvo-
villoso, mandibulis fuscis, basi dense punctatis, palpis rufescentibus;
antennis corpore parum brevioribus, sat validis, articulis 3 primis
punctatis, 3° paulo asperato, apice producto, 4-10 longius productis
sed tenuioribus, ultimo elongato; prothorace elytris angustiore,
longitudine triplo latiore, margine antico fusco, medio paulo emar-
ginato, dense fulvo-ciliato lateribus utrinque bidentato, dente medio
COLÉOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE. 131
acutiore, angulis posticis rectis, dorso carioso, punctato, inæquali,
postice medio transversim leviter depresso, scutello lato, obtuso,
rugoso-punctato; elytris ad humeros rotundatis, a medio postice
attenuatis, apice extus rotundatis, angulo suturali acutiusculo, dorso
dense rugosulis, parce punctatis, sutura elevata, utrinque vage
longitudinaliter late sulcatulis; subtus dense sat subtiliter rugosulo-
punctatus. — Yunnan.
Ce Prione ressemble assez au brachypterus, mais il est plus grand,
d’une coloration bien différente, moins convexe, le corselet plus
court n’a que 2 dents de chaque côte, les antennes sont plus courtes,
plus robustes, le 2° article moins court, les dents ne naïssert qu’à
l'extrémité des articles, sont plus divariquées, bien moins obliques,
l’écusson est obtusément arrondi, les élytres sont rugueuses, vermi-
culées, peu ponctuées et le dessous de l'abdomen imponctué.
Ephies cardinalis. — Long. 15 mill. —— Oblongo-elongatus,
fusco-niger, supra pube sanguinea paulo sericeo-micante dense
indutus, elytrorum margine externo dilutiore, subtus cum pedibus
glaber, nitidus ; capite brevi, subquadrato, prothorace paulo latiore,
summo profunde bifoveato, foveis obscure pubescentibus, antice punc-
tato, inter oculos sulcatulo, clypei margine fusco, valde punctato;
antennis medium corporis vix superantibus, sat validis, fusco-nigris,
articulis 2-5 pubescentibus, 4° tertio breviore, 5° ceteris paulo latiore;
prothorace elytris fere dimidio angustiore, longitudine paulo latiore,
antice a medio angustato, margine postico valde bisinuato, dorso
dense punctato, medio oblonge sat late impresso, impressione basi
et antico puncto profundiore signato, antice transversim et basi
utrinque impresso, scutello subtriangulari; apice late obtuso, punc-
tulato, medio impresso; elytris subparallelis, apice separatim rotun-
datis, dense subtiliter rugosulo-punctatis, utrinque disco tricos-
tulatis; © — Yunnan.
Differe de l'Z. cruentus Pasc. par les élytres parallèles, entière-
ment d’un rouge carminé un peu sombre sur le disque, arrondies à
l'extrémité, à côtes distinctes, et par la tête à coloration carminée;
les articles des antennes sont simples, à peine angules.
Pyresthes hypomelas. — Long. 13 mill. — Elongatus, dorso
planatus, niger, nitidus, prothorace elytrisque coccineis; capite
dense granulato, inter oculos sulcato, clypeo triimpresso, episto-
mate pallido; antennis corpore parum brevioribus, sat crassis,
compressis, ab articulo 5° latioribus, articulis 3° 5oque æqualibus,
4 paulo breviore, ceteris apice angulatis; prothorace elytris
angustiore, latitudine sesqui longiore, antice vix angustato, dorso
subtiliter transversim plicatulo, medio postice carinato et utrinque
impresso, marginibus antico et posteriore angustissime nigris; sCu«
132 COLÉOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE.
tello nigro, ovato, sulcato; elytris subparallelis, medio levissime
angustatis, apice truncatis, extus valde rotundatis, angulo suturali
paulo producto, margine laterali post humeros mediocriter sinuato,
dorso dense ruguloso-punctatis, sutura elevata, basi depressa,
utrinque costulis 2 parum elevatis, apice obliteratis;, subtus dense
punctatus, femoribus medio inflatis. — Yunnan.
Le P. miniatus Pase., de l’Inde boréale, se distingue de celui-ci
par l’abdomen ayant les 2 derniers segments rouges ainsi que la tête.
Le P. hæmaticus Pasc., du Nord de la Chine, a l'abdomen lisse et
d’un brun cocciné, les antennes d’un rouge brunâtre, les tibias et les
tarses d’un rouge fonce, le corselet ayant à peine quelques traces
de stries, et les élytres profondément sinuées. L'auteur ne parle pas
de la longueur du corselet qu’il serait utile de connaître et qui doit
varier d’après les sexes.
Polyzonus Lauræ. — Long 13 à 17 mill.
Ce Longicorne ressemble beaucoup au ?. Gicinctus du nord de la
Chine et de la Sibérie orientale; il en diffère par la coloration de la
tête et du corselet d’un bleu plus clair, un peu verdâtre métallique,
brillant, les élytres sont semblablement colorées, seulement les
taches jaunes antérieures sont, le plus souvent, séparées par une
étroite bande suturale et leur bord postérieur est plus arrondi, la
tête est plus acuminée, plus rugueuse, le bourrelet intra-antennaire
est sillonné au milieu; le corselet est plus étroit, couvert de fines
aspérités rugueuses, et non rugueusement ponctué, ses bords anté-
rieur et postérieur sont plus lisses, sillonnés transversalement, le
bord postérieur très brillant, l’écusson est plus déprimé au milieu et
fortement sillonné; enfin le dessous du corps est d’un bleu verdâtre
clair, couvert d’une fine pubescence soyeuse argentée, et les pattes
sont bleues. — Yunnan.
Polyzonus cuprarius. — Long. 17 mill. — Elongatus, supra
viridi-metallicus, nitidus, elytris cupreis, sutura et margine externo
viridi-metallicis, subtus cœruleus, pedibus cyaneis, antennis atro-
cyaneis, articulo 1° viridi-micante; capite prothorace vix angustiore,
rugosulo; antennis corpore haud longioribus, apicem versus leviter
crassioribus, articulo 1° punctato, nitidiore, ultimis fere opacis;
prothorace elytris angustiore, latitudine haud latiore, lateribus ante
medium sat fortiter angulato, dorso valde rugoso, linea media paulo
elevata; scutello acutissimo, lateribus paulo marginato, elytris elon-
gatis, subparallelis, apice conjunctim rotundatis, sat subtiliter dense
ruguloso-punctatis; subtus albido-sericans. — Yunnan.
Malgré la coloration si différente des autres Polyzonus, je ne puis
rapporter cet insecte qu’à ce genre, il ressemblerait davantage à un
Æypocrites.
COLÉOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE. - 133
Aphrodisium Dela Touchii Fairm. Ann. Soc. Ent. Fr. 1886,
Bull. cuxtr. — Long. 40 mill. — KElongatum, postice leviter
attenuatum, æneo-viride, metallicum, nitidum, elytris paulo minus
nitidis, vitta suturali flavido-metallica, postice attenuata, apice
abbreviata, prothorace rubro, macula antica æneo-viridi, basi
transversim breviter metallico-cyaneo, pectore æneo-viridi et abdo-
mine dilutius metallico-viridi dense fulvo-sericantibus, pedibus cya-
neis, tibiis anticis intus dense fulvo-pubescentibus, tarsis sat pallide
flavis; capite summo coriaceo et lateribus punctato, inter oculos
minute foveolato, antice fulvo-pubescente et arcuatim impresso;
antennis cyaneis, apicem versus fuscis et subopacis, articulo
1° apice extus acute angulato; prothorace utrinque acute angulato,
dorso transversim nodoso, basi plicato, lateribus ante angulos
anticos nodoso; scutello acuto, cyaneo, longitudinaliter impresso;
elytris elongatis, apice obtusis. subtilissime densissime coriaceis,
vitta suturali rugosula, utrinque costulis 2 vix elevatis, margine
externo anguste fulvo. — Fokien.
Ce bel insecte se distingue des autres Aphrodisium par la colora-
tion du thorax, des élytres et de l’abdomen, ainsi que par les
tubercules du corselet et la forme allongée et atténuée des élytres.
La structure et la coloration du corselet rappellent le genre
ATOmia.
Diochares flavoguttatus. — Long. 25 mill. — Oblongus,
postice leviter attenuatus, fuscus, pube subtili cinereo-fulvescenti
densissime vestitus, capite vitta media, prothorace utrinque vitta
medio interrupta, elytris utrinque maculis 4 discoidalibus regula-
riter seriatis et ad suturam marginemque maculis sat numerosis
minoribus, inordinatis, flavidis; capite inter antennas profunde
sulcato, macula suboculari et macula minore anteoculari flavidis,
tuberculis antennariis sat acutis; antennis corpore plus duplo lon-
gioribus, articulis 4-10 basi anguste albido-pubescentibus; protho-
race medio utrinque leviter ampliato et dente sat minuto armato,
dorso transversim dense plicato, basi transversim sulcato ; scutello
brevi,semirotundo; elytris ad humeros angulatis, postice attenuatis,
apice truncatis et utrinque biangulatis, dorso punctatis, punctis
postice obsolescentibus, basi majoribus, humeris paulo granulatis,
sutura elevata, utrinque lineis 2 elevatis, basi longe obsoletis;
prosterno vittis 2 lateralibus et L intercoxali flavidis, pectore et
abdomine flavido-maculatis; pedibus sat magnis, anticis longioribus,
tibiis intermediis apice sulcatis et angulatis. — Tchékiang.
Bien distinct par les taches des élytres, dont l'extrémité est
tronquée avec les angles bien marqués, mais non épineux, et le
corselet plissé transversalement avec les dents latérales assez
petites.
134 COLÉOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE.
Aristobia fasciculata Redt. Hüg. Kashmir, IV, 2, $2, pl. 27,
fig. 2? (Cerosterna). — Lacord. Gener. Atlas, pl. 97. fig. 5.— Long.
31 mill. — Oblonga, postice leviter attenuata, ferrugineo-castanea,
tarsis antennisque dilutioribus, his articulis 1e et 3° apice scopulo
dense nigro-villoso ornatis, secundo majore, maculis minutissimis
albo-setosulis sparsuta, elytris fasciculis numerosis nigro-pilosis his-
pidis, prothorace valde inæquali, utrinque dente valido acuto
armato, cum capite et antennarum basi nigro-piloso; mesosterno
obtuse angulato. — Yunnan.
Il est intéressant de retrouver au Yunnan ce bel insecte qui avait
été découvert à Kashmir par Hügel et qui est bien mal figuré dans
les deux recueils cités plus haut.
Oberea semivittata. — Long. 141/2 mill. — Linearis, parallela,
planata, supra flavo-crocea, subopaca, capite ad antennarum inser-
tionem nigro-maculato, subtus cum pedibus antennisque nigra,
elytris vitta nigra ab humeris incipiente, ante medium abbreviata;
capite subtiliter punctulato, inter oculos impresso, nigro-hirtulo;
antennis cylindricis, corpore brevioribus, subtus hirtulis; protho-
race capite latitudine æquali, elytris angustiore, subquadrato, punc-
tato, medio longitudinaliter elevato, nigro-hirtulo; scutello velutino,
obscure rufo; elytris parallelis, ante apicem leviter ampliatis, apice
angustatis et separatim rotundatis, fortiter punctatis, apice rugo-
sulis, sutura et utrinque costulis 2 elevatis. - Yunnan.
Distincte de l'O. koloæantha par le corselet plus étroit, non renflé
sur les côtés, les élytres non tronquées à l’extrémité, bien plus
finement ponctuées avec les côtes plus marquées et une bande noire
partant de l'épaule, disparaissant avant le milieu; en outre le corps
est noir en dessous et la coloration du dessus est mate.
Oberea seminigra. — Long. 16 mill. — Linearis, rufoflava,
subopaca, sericea, capite basi nigricante labro nigro, elytris pedibus
(femorum basi excepta), pectorisque lateribus nigro-fuscis, antennis
nigro-fuscis, articulo 4° basi flavo, (ceteris fractis);, capite punctu-
lato, medio sulcato, albo-sericeo, utrinque ad antennas nigro-signato,
palpis testaceis; prothorace transverso, elytris angustiore, lateribus
medio obtuse angulato, dorso albido-sericeo, medio et lateribus
elevato, basi transversim depresso; scutello brevi, villoso; elytris
subparallelis, ante apicem leviter dilatatis, apice paulo oblique
truncato-sinuatis, dorso subseriato-punctatis, punctis basi sat grossis,
post medium minoribus, irregularibus, magis numerosis, sutura et
utrinque costulis 3 parum elevatis, intervallis panctorum subtilissime
dense coriaceis; subtus sericans, metasterno grosse ac dense punc-
tato. — Tchekiang.
Cette espèce ressemble à l'O. melanura Gredl., du Tyrol, mais la
taille est plus forte, la tête est presque entièrement jaune, les anten-
COLÉOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE. 135
nes sont annelées de jaune à partir du 4° article, le corselet est
renflé de chaque côté en arrière avec un pli au milieu de la base, les
élytres sont plus mates, paraissent plus longues, leur extrémité est
plus fortement sinuée, l’abdomen est entièrement jaune et le méta-
sternum noir sur les côtés.
L'O. semirufa Krs, de Margelan, s'en rapproche, mais elle est
bien plus petite et différemment colorée.
Long. 10 mill. — Æufa, antennis elytrisque nigris, his dense
griseo-pubescentibus, medio subcostlatis, crebre fortiler subseriatim
punclatis, punclis apicem versus evanescentibus.
Strangalia nigrocaudata. — Long. 14 mill. — Filiformis,
postice attenuata, ochraceo-rufa, parum nitida, elytris sutura
anguste, macula discoidali ante medium vitta lata submediana
transversa et parte apicali longa (puncto flavo signato) nigris, anten-
nis (articulo 1° excepto) palpis maxillaribus articulo ultimo, abdo-
minis segmento ultimo, femoribus 2 posticis apice, tibiis 4 posticis
apice cum tarsis, nigris; Capite inter antennas sulcato, antennis elon-
gatis, elytris paulo brevioribus, articulo 1° subtus leviter arcuato;
prothorace antice angustato, basi dilatato, lateribus postice leviter
sinuatis, angulis posticis acutis, basin elytrorum amplectantibus,
dorso densissime punctato, linea longitudinali angusta lævi, medio
paulo elevata, postice obliterata, basi utrinque valde breviter
anguste foveolata; scutello triangulari acuto, rugose punctato;
elytris ante medium angustatis, apice oblique truncatis, angulo
externo acuto, dense punctato-asperulis, fulvo-pubescentibus, utrin-
que basi oblonge impressa, sutura depressa; subtus subtiliter den-
sissime punctulata, tarsis posterioribus tibiis longioribus. — Chine
boréale.
Ressemble entièrement à la #'. attenuata de nos régions mon-
tagneuses; en diffère par la coloration de la tête, du corselet et du
dessous du corps, et les antennes plus longues.
Donacia transversicollis. — Long. 7 mill. — Oblonga, parum
convexa, nitida, ænea prothorace cupreo-micante, elytris fulvo-
testaceis, subtus ænea, argenteo-sericante, abdomine pedibusque
fulvo-testaceis, sericeis, femoribus supra æneo-tinctis ; capite minus
nitido, subtiliter coriaceo, medio sulcato, prope oculos leviter plica-
tulo; antennis sat gracilibus, medium corporis fere attingentibus,
fusco-æneis, apice rufescentibus, articulis 3-11 subæqualibus ; pro-
thorace transversim quadrato, longitudine duplo latiore, lateribus
parallelis, margine antico late arcuato, angulis acutis, dorso aluta-
ceo, medio sulcato, ad latera impressiusculo; elytris medio paulo
ampliatis, apice obtuse truncatis, punctato-substriatis, intervallis
convexiusculis, lævibus ; femoribus inermibus. — Yunnan,
136 COLÉOPTÈRES DE L'INTÉRIEUR DE LA CHINE,
Ressemble beaucoup à la D. fennica, mais plus petite, moins
convexe et bien distincte par le corselet deux fois aussi large que
long, à côtes parallèles, moins rugueux, plus fortement sillonné au
milieu et les élytres plus fortement ponctuées-striées avec les inter-
valles moins déprimés.
Crioceris crassicornis. — Long. 8 à 9 mill. — Ovata, sat
convexa, nitidissima, nigra, elytris rufis; capite summo lævi; antice
punctato, inter oculos trisulcato, antennis articulis 7 ultimis valde
crassatis, transversis, © minus incrassatis, haud transversis; protho-
race, elytris dimidio latiore, medio lateribus profunde constrieto et
pleuris impresso, angulis anticis sat productis, dorso fere lævi, laxe
punctulato; scutello triangulari; elytris fortiter seriato-punctatis,
punctis postice paulo minoribus, linea suturali postice fortiter striata,
margine externo incrassato; subtus lævis, abdomine lateribus alu-
taceo, pedibus sat validis. — Yunnan.
Cette Criocère devrait rentrer dans le 3e groupe de Lacordaire à
raison de la tête fortement rétrécie à la base, des yeux fortement
échancrés et du corselet fortement rétréci sur les côtés au milieu.
Elle en diffère par la coloration du corps qui est noire avec des
élytres d’un rouge brique; ses antennes épaisses la rendent facile à
reconnaître.
Languria yunnana. — Long. 13 à 15 mill. — Elongata,
postice vix attenuata, nitida, cœrulea, prothorace rufo, vitta basali,
maculis 3 medio transversim dispositis et vitta breviore ad margi-
nem anticum nigris, subtus cum pedibus cœrulea; capite dense
punctato, antice densius et fronte laxius; antennis atrocæruleis,
articulis 4 ultimis compresso-clavatis, fusco-nigris, opacis; protho-
race transversim subquadrato, elytris angustiore, lateribus antice
leviter arcuatis, basi sinuatis, margine laterali utrinque sinuato,
angulis posticis acute productis,dorsoparum dense punctato, latera
versus tenuius, basi transversim fortiter impressa et utrinque stria
sat profunda brevi signata; scutello fere lævis apice acuto; elytris
postice leviter attenuatis, apice conjunctim rotundatis, sat tenuiter
dense lineato-punctatis, intervallis alutaceis ; abdomine dense punc-
tulato. — Yunnan.
Se rapproche de la Z. punctata Har., (Münch. Ent. Ver. 1879,
58) en diffère par le corselet bordé de noir à la base et au bord
antérieur, ayant 3 taches noires sur le disque; l’une au milieu,
les 2 autres tout à fait sur le bord latéral, ayant les côtés sinués
avant les angles postérieurs qui sont saillants et aigus, et la ponc-
tuation fine écartée sur les côtés; les élytres n’ont que de fines
lignes ponctues ne formant pas de stries; l’abdomen n’a pas de
taches sur les côtés.
<> 0———
ont
MÉTAMORPHOSES
DE QUELQUES
COLÉOPTÈRES DU MEXIQUE
par le D' Eug. DUGÈS
— SÉANCE DU 5 FÉVRIER 1887 —
DynasTes HyLLus Chevr.
Planche I, fig. 1-5.
La larve de cet insecte peut atteindre 7 centimètres et demi. Elle
présente tous les caracteres généraux des larves de Lamellicornes de
la section des Dynastides, du moins en la comparant à celle du
Stratequs Julianus, la seule qui me soit connue en nature. Cepen-
dant cette larve offre des caractères particuliers assez tranchés pour
que j'aie pu au milieu de plus de trente de celles de l’insecte cité plus
haut, reconnaître facilement que j'avais entre les mains un animal
différent des autres. D’abord cette larve au lieu d’avoir ses téguments
lisses comme celle du S#ratequs, abstraction faite des petites épines
et des poils qui les couvrent toutes deux, a tous ses anneaux, sauf
le prothorax, couverts de rides ou mieux de nombreux plis longi-
tudinaux. Ces mêmes anneaux sont aussi beaucoup plus nettement
sépares sur la région dorsale; le pronotum est également plus long
et représenté par un espace transversalement ovale tout à fait lisse.
Mais le caractere le plus frappant c’est la forme du dernier anneau
abdominal. Au lieu de se terminer comme d'habitude en fond de sac,
il est ici aplati de haut en bas, de manière que son bord libre (posté-
rieur) paraît presque tranchant, étant vu de côté, et que sa face
dorsale a la forme d’un triangle à sommet postérieur. Cette face
nous montre de chaque côté une dépression près des angles. On peut
donc presque dire que cette larve manque du sac ordinaire.
Quant aux organes buccaux, aux antennes, pattes, etc., toutes
ces parties sont semblables à celles de la larve du S/ratequs Julianus.
Nous avons trouvé 3 ou 4 de ces larves dans un frêne au milieu
de détritus ligneux. L’une d’elle nous a donné une nymphe de
138 MÉTAMORPHOSES DE QUELQUES COLEÉOPTÈRES
femelle qui s’est transformée au bout d’un mois environ, mais qui,
comme cela arrive si souvent en captivité, n’a pu développer une de
ses élytres. Un peu plus tard, ayant fait élargir le trou de l’arbre,
nous avons pu recueillir deux nymphes de mâles qui étaient renfer-
mées dans une énorme coque formée des détritus où avait vécu
la larve, lisse à l'intérieur, et à parois n'ayant pas moins de
un centimètre d'épaisseur. L'une d’elles seulement est arrivée à
maturité, mais ne s’est débarassée de sa peau de nymphe que sur les
parties céphaliques et thoraciques pourtant d’une manière plus que
suffisante pour reconnaître l’insecte d’une facon certaine.
Comme nous l'avons dit, nous avons trouvé ces insectes dans le
tronc d’un frêne, dans le jardin de l'hacienda, en compagnie de 30 ou
30 larves de Sfralequs et de quelques unes de Jallodon angustatum.
Cet arbre jusqu’à un mètre cinquante centimètres au-dessus du sol est
entièrement sain. À cette hauteur il atteint deux mètres trente de
circonférence, et à partir de ce point jusqu’en haut sur une longueur
de 4 à 5 mètres, ce n’est plus qu’un long tube à parois de 7 centi-
mètres d'épaisseur formées de l'écorce, de l’aubier et de très peu de
ligneux, qui lui permettent encore d'alimenter sa cîme. Pour moi,
les auteurs principaux de ce dégât sont les larves de Longicornes que
j'ai trouvées toujours dans les parties vivantes des arbres (frêne,
pommier) : les autres insectes viennent pondre dans les détritus
ainsi formés. Une autre remarque nous a paru intéressante à indi-
quer, c'est que, quoique l’on indique les Dynastes comme des pays
chauds, j'en ai vu de diverses montagnes de l État de Guanajuato, et
que, l’année passée en décembre (85), il est tombé à Tupätaro 15 cen-
timètres de neige. L'arbre a dû en être rempli, et les larves, qui
sûrement y vivaient déjà, en être recouvertes, ce qui prouve qu’elles
peuvent résister à des froids assez intenses.
Quant aux nymphes, les dessins feront mieux comprendre leur
aspect qu'une longue description. Nous ferons remarquer d’abord
qu'ici encore on trouve sur la région dorsale des anneaux abdominaux
ces singuliers organes cornés que nous avons décrits chez la nymphe
du Stratequs. La nymphe de la femelle diffère de celle de ce dernier
insecte par son pronotum lisse, son front déprimé et l’épistome
sillonné longitudinalement.
EurYomIA (EUPHORIA) CANESCENS Gory et Perch.
Planche I, fig. 6-9.
On retrouve dans la larve de cette Cétonide tous les caractères
généraux de celles de cette tribu. Elle est beaucoup plus étroite en
avant qu’en arrière; la tête surtout est relativement petite, tandis
que le derrier anneau abdominal est fort gros. Sa forme rappelle
DU MEXIQUE. 139
celle des larves de Chrysomélides, d'autant plus qu’elle est peu
courbée sur elle-même.
Le labre bien développé est presque trilobc en avant et on y voit
de chaque côté une fossette allongée qui semble le partager en trois
aires correspondantes aux lobules.
L’épistome est séparé du front par un sillon très marqué. Les
mandibules très grandes sont fortement carénées en dessus et mul-
tidentées. Leur extrémité offre d’abord 2 dents, puis la carène se
termine en une troisième et au dessous de celle-ci on en voit une
quatrième. Enfin il y a en plus une très forte molaire bituberculée.
Les machoires paraissent formées d’un seul lobule qui porterait à
son extrémité un appendice corné en forme de crochet articulé avec
lui et un peu au dessous un autre plus petit. Je crois que l’on doit
considérer ces crochets comme représentant les lobules externe et
interne. Les palpes maxillaires paraissent être de quatre articles :
seulement le premier est court, plus ou moins rétractile et souvent
peu facile à voir, le 2e est conique, le 3° ovoïde et le 4° conique avec
l'extrémité amincie. Le menton est trapézoïde, la languette charnue,
droite sur son bord libre, porte des palpes de deux articles, 1 ovoïde,
et 2 comme le quatrième des maxillaires. Les antennes ont quatre
articles, 1 long, grossisant un peu au bout, 2 et 3 de même forme
mais plus courts, 4 rétréci à l'extrémité qui simule un faux article.
En général le support antennaire se confond avec la surface de la
tête mais quelquefois il en est séparé par un sillon et devient lisse
et brillant de manière que dans ce cas il semble former un premier
article. Quelquefois on apercoit en arrière de ce support un tubercule
arrondi et brillant simulant un ocelle. La tête est de forme ordinaire
et nous offre trois sillons, un de chaque côté partant de la base des
antennes et se réunissant vers le milieu avec son congénère et le
troisième qui est longitudinal. Le prothorax un peu rétréci en
avant, présente seulement une petite plaque subcornée au centre du
pronotum et une plaque latérale où est situé le stigmate. Les deux
anneaux thoraciques suivants ont la forme du premier et sont divi-
sés en 3 replis transversaux portant une rangée de petites épines.
Les sept premiers anneaux abdominaux sont tous semblables mais
vont en augmentant. Tous ont trois bourrelets dorsaux épineux et
sur le côté un espace lisse triangulaire où est situé le stigmate. Les
anneaux ventraux des cinq premiers ont une ligne oblique de chaque
côté, ceux des 6 et 7 sont simples. Le huitième anneau manque de
bourrelets dorsaux; son demi-anneau ventral est simple, mais
au-dessus des stigmates on voit un bourrelet longitudinal assez gros.
Le neuvième est gros, arrondi au bout et sans sillon transversal
mais avec le bourrelet latéral; son demi-anneau ventral est simple
et porte à son extrémité l'anus qui est forme par une fente transver-
140 MÉTAMORPHOSES DE QUELQUES COLEÉOPTÈRES
sale. Cette larve vit dans la compagnie de l’Af{a cephalota; mais
ceci exige une explication. Ces fourmis construisent leur demeure en
général, au milieu des racines des arbres ou sous des pierres. Elles
ont l'habitude d’amasser devant leurs galeries la terre qu’elles en
retirent ainsi qu’une masse de débris végétaux qui font ressembler ces
amas à des tas de sciure de bois. C’est dans cette terre meuble et au
milieu de ces détritus que vivent les larves et non dans les galeries.
La nymphe ne présente rien de bien remarquable. Nous noterons
cependant le grand développement des futures machoires qui ont la
forme d’un pyramide et sur le côté latéral externe portent un petit
bourrelet (palpes?). De même toutes les parties de la lèvre inférieure
sont bien distinctes. Enfin on trouve au dernier anneau abdominal
un gros bourrelet velouté comme celui des nymphes des Dynastides.
Les demi-anneaux dorsaux nous montrent au-dessus de très petits
stigmates, des tubercules en forme de cône tronque, et le dernier les
bourrelets déja indiqués. Il n’y a aucune trace des organes cornés
si notables des Dynastides.
XYLEBORUS GUANAJUATENSIS EuG. Du.
Planche I, fig. 11-22.
L’œuf de cet insecte a à peine un demi-millimètre de long. Il est
lisse, ovoïde et blanc mat. La larve qui a 4 mill. de long est blanc de
lait, ce qui fait qu’il est très diflicile de distinguer les parties qui la
composent. La tête seule est un peu brunâtre. Elle est aveugle,
apode et légèrement courbée.
La tête lisse et arrondie est sillonnée longitudinalement; elle
porte de très petites antennes de deux articles. Le premier est
tubuleux et le deuxième en cône allongé et aigu. L’épistome est
séparé du front par un sillon très marqué; il est grand, largement
et angulairement échancré en avant. Il laisse à découvert un labre
également grand, arrondi et épineux au bord libre. Ce labre offre
ceci de particulier qu'il est creusé sur sa face inférieure (buccal) d’un
large canal qui se continue jusqu’à la bouche en arrière et qui, à son
extrémité antérieure, porte de chaque côté une forte épine et sur le
bord de l'ouverture une rangée d’autres plus petites et enfin quatre
placées sur deux rangs près de l'entrée sur la face inférieure. Mandi-
bules aigues et bidentées à l'extrémité. Machoires avec un seul lobe
épineux et des palpes de trois articles. Menton en triangle très
allongé avec la base antérieure portant de petits palpes de deux
articles. Languette large, le dépassant un peu. Le prothorax a la
forme d’un gros bourrelet où la tête s’enfonce plus ou moins. Nous
n'avons pas pu voir le stigmate qu'il doit porter. Le mésothorax et
le métathorax sont semblables. Ils sont un peu plus larges que le
prothorax et portent dans la région dorsale un petit bourrelet anté-
ss
D > at RÉ ne at à Cubes 2-0
DU MEXIQUE. 141
rieur. Ces trois anneaux sont plus développés que les suivants, de
manière que la larve a un peu la forme d’un pilon. Les sept premiers
anneaux abdominaux sont tous semblables. Sur la région dorsale on
voit une large dépression transversale qui donne un peu à cette
partie l’aspect des écussons des larves de Longicornes. Sur le côte
on trouve un repli angulaire onvert en arrière et dans l’angle
duquel il nous a semblé apercevoir un stigmate. Plus bas est un
mamelon allongé. Le huitième anneau manque de la dépression
dorsale mais porte le repli angulaire. Le neuvième est simple. La
région inférieure nous montre sur les anneaux thoraciques, de
chaque côté, un mamelon assez peu développé. Sur les huit premiers
anneaux abdominaux une ligne oblique de chaque côté et une autre
transversale et courbe près du bord postérieur. Le 9° anneau porte
simplement à son extrémité trois mamelons dont l'intermédiaire est
assez petit.
Nous avons trouvé cette larve dans le Copalillo (Térébenthacée)
où elle creuse des galeries droites égales dans toute la longueur et,
où nous avons trouvé réunis ensemble, des larves grandes et petites,
des œufs, des nymphes et des insectes parfait à différents degrés de
maturité, Ces insectes sont là en compagnie dela Chapuisia mexicana,
d’un petit Cossonide et de deux Longicornes très rares tous les trois.
Jamais nous n'avons trouvé ces insectes sur les parties vivantes de
l'arbre. Quand par hasard nous les avons rencontrés sur l’arbre en
pied, c'était dans des branches déjà mortes. Leur séjour habituel
est les grosses branches que l’on abandonne sur le sol. En général
nos paysans ne recueillent que les parties les plus grosses pour en
faire de petits seaux, des écuelles, des cuillères, etc. Peut être est-ce
parce qu'ils trouvent ainsi une nourriture abondante que ces insectes
n’attaquent pas l'arbre vivant.
La nymphe a trois millimètres de long: elle est tellement blanche
et translucide que nous avons dû la colorer pour pouvoir l’étudier
convenablement. Du reste elle n’a rien de bien particulier à noter,
si ce n'est que ses membres postérieurs sont cachés sous les élytres,
qu’elle porte sur les côtés de l’abdomen une double rangée de mame-
lons allongés qui doivent cacher les stigmates que nous n’avons pas
pu découvrir, et que le dernier anneau abdominal porte sur sa face
ventrale trois gros tubercules au-dessous desquels on en voit un
autre. Cette nyrmphe à aussi l'habitude de courber fortement son
abdomen en arrière pour peu qu’on la tourmente.
Comme il est assez probable que cet insecte n’est pas décrit, nous
allons le faire ici. Nous pensons qu'il appartient au genre Xyleborus,
mais pour le cas où il serait nouveau nous proposerions de le
nommer Anærelus (ayaserys) quanajuatensis.
La tête est lisse, globuleuse et surplombée par le prothorax surtout
142 MÉTAMORPHOSES DE QUELQUES COLÉOPTÈRES
chez le mâle. Le bord libre de l’épistome est sinueux et un peu
avancé au milieu. Les yeux transversaux sont un peu sinués en
avant et assez fortement granulés. Les antennes sont insérées devant
eux et composées d’un scape en massue assez long qui atteint leur
bord postérieur, d’un fanicule de cinq articles, 1 triangulaire, assez
gros, 2 de même forme mais plus petit, 3, 4 et 5 courts et trans-
versaux. La massue est assez plane et nous montre un premier
article en forme de cupule, grand et corné et une portion spongieuse
distinctement triarticulée avec les sillons légèrement courbes. Suivant
le côté où l’on voit cette massue, elle parait arrondie ou en cône
tronqué, à base libre.
Les organes buccaux sont assez velus. Labre invisible. Mandibules
grandes, bidentées au bout, la dent inférieure émoussée. Machoires
avec un seul lobe en fer de hache fortement cilié et des palpes de
trois articles, un et deux cylindriques, courts et égaux, trois plus long
que deux, ovale. Sous-menton petit, en carré long, avec ses angles
antérieurs prolongés en épine. Menton tres allongé, en triangle
dont la base antérieure porte des palpes de trois articles, premier
(palpigère?) très gros et velu, 2 cylindrique, 3 petit. La languette
est placée derrière le menton et peu distincte. Elle nous a paru ovale
et fortement velue. Les tibias sont aplatis, larges, fortement
arrondis sur le bord externe qui est épineux. Leur surface supé-
rieure est sillonnée fortement. Tarses de quatre articles. Un, un peu
plus long que deux, celui-ci et trois égaux. Quatre très long et
portant de petits crochets simples. A la base du quatrième il y a un
nœud très distinct et passablement gros.
— Mâle : long. 2 mill., larg. 0,8 mill.; femelle : long. 2,5 mill.,
larg. 0,8 mill.
Le mâle est entierement ferrugineux.
La tête nous a paru déprimée sur le front. Le prothorax est tres
grand et forme plus du tiers de la longueur totale du corps. Il est très
fortement excavé dans environ le tiers antérieur. Le bord supérieur
ou postérieur de cette excavation est arrondi sur les côtés et très
fortement échancré au milieu. Le bord antérieur est legerement
courbe et porte au milieu une petite corne aplatie d'avant en arrière
en forme de triangle à sommet tronqué. Le bord antérieur du
prothorax qui ce confond avec celui de l'excavation dépasse forte-
ment la tête; ses côtés sont garnis de très petites aspérités en
avant, tout le reste est pointillé et villeux. Écusson petit, trian-
gulaire. Elytres un peu plus étroites que le prothorax, fortement
déprimées sur la suture. Déclivité arrondie avec de très petits tuber-
cules noirs peu distincts. Elles sont couvertes de rangées de gros
points garnies de poils. Ce sexe est de beaucoup le plus rare. Sur
plus de cinquante individus nous n’en avons recueilli que deux,
DU MEXIQUE. 143
La femelle a le prothorax relativement moins développé que celui
du male. Il est arrondi en avant où il est couvert de fortes aspérités
et de poils. et de petits points dans le reste. Les élytres sont à peine
déprimées sur la suture et la déclivité porte 3 ou 4 rangées de petits
tubercules noirs bien plus gros que chez le mâle. Tout le reste est
semblable à ce sexe.
CoPToCYCLA DUBITABILIS Boh.
Planche, II fig. 1-10.
La larve de cette Coptocycla à 65 mill. de long et 3 mill. de large.
Elle a la forme d’un ovale allongé rétreci à l’extrémité postérieure,
et est tres aplatie. Sa couleur générale est jaune clair avec quelques
dessins noirâtres.
Tête presque entièrement cachée sous le prothorax, brune, avec
les sutures jaunâtres. Labre transversal, presque droit en avant, avec
les angles arrondis; mandibules armées à leur extrémité de 4 dents
plus ou moins aigues; machoires avec un seul lobe aigu et des
palpes de trois articles cylindriques ; menton composé de deux gros
palpigères placés entre le corps des machoires et supportant des
palpes de deux articles cylindriques et une languette ogivale, grande.
Épistome séparé du front par un sillon droit avec le bord antérieur
également droit. La surface de la tête est lisse, et offre les 3 lignes
ordinaires : une postéro-longitudinale et deux latérales obliques qui
se réunissent angulairement avec la première. Antennes noires, de
quatre articles, 1 gros, court, tubuleux, 2 de même forme mais
plus petit, 3 cylindrique et allongé, 4 petit, tres délié. Ocelles
au nombre de cinq, trois petits derrière la ligne oblique, en ligne
transversale, et deux beaucoup plus gros; un en arrière des pre-
miers et le dernier au-dessous de l’antenne.
Prothorax tres grand, couvrant presque entièrement la tête: por-
tant au milieu une sorte d’écusson subcarré, sillonné longitudinale-
ment au milieu, et dont chaque moitié montre un dessin brunâtre
formant une sorte de V dont la branche interne est la plus grosse.
Sur le côté, on voit un stigmate bien indiqué. Sur les bords on
trouve d’assez grosses épines spinuleuses. La première ou la plus
rapprochée du milieu du bord antérieur est formée pour ainsi dire
de la réunion de trois dont la troisième est simple et est suivie de
deux ou trois autres très petites, simples aussi. Ce sont les seules qui
sont ainsi faites. Toutes les autres épines dont nous aurons à parler
sont garnies de spinules. Puis viennent deux épines ordinaires.
Mésothorax avec un sillon transversal très onduleux et deux épines
de chaque côte. Métathorax semblable au mésothorax, mais moins
long. Les sept premiers segments abdominaux, sauf la largeur
144 MÉTAMORPHOSES DE QUELQUES COLÉOPTÈRES
qui va en diminuant, sont tous semblables. Tous ont une épine
spinuleuse de chaque côté, un sillon latéral oblique, puis le stig-
mate, puis un autre sillon oblique et enfin un sillon transversal
courbe. Le huitième nous offre un segment arrondi en arrière et
sillonné en dessus, puis en arrière de ce segment une longue fourche
destinée à soutenir les dépouilles, comme nous le verrons plus loin.
Les épines de cet anneau sont rejetées en dessous. En arrière il se
prolonge un peu en cylindre d’où s’échappe un vrai tube qui porte
l'anus ouvert à sa partie supérieure (9e anneau). Ce 8° anneau ne
nous montre aucune trace de stigmates, de manière que ces organes
sont au nombre de 8 en tout. Toutes ces parties sont jaunes avec
les côtés de l'abdomen un peu bruntres.
Vue par dessous, cette larve nous montre la tête, puis les trois
anneaux thoraciques portant des pattes composées d’une grosse
hanche, d’une cuisse, une jambe et un crochet simple très courbe.
Les anneaux abdominaux n’ont rien de bien notable, le premier
pénètre profondément entre les hanches postérieures et comme les
autres est sillonné longitudinalement. Enfin à l’extrémité, on voit
bien le prolongement annulaire du 8° segment et le tube anal.
Toutes ces parties sont jaunes sauf la tête qui est brunâtre.
Cette larve comme celle beaucoup de Cassidites se couvre avec ses
dépouilles qui sont supportées par la fourche postérieure. J'ai dit ses
dépouilles, parce que j'ai fait une remarque qui je crois n’est pas
connue. La larve ne rejette aucune de ses dépouilles : elles les ajoute
les unes aux autres pour former son manteau. Si en effet on exa-
mine ce manteau avec soin on voit que la dernière peau rejetée est
soutenue par la fourche adhérente qui pénètre dans la vieille, comme
une lame dans un fourreau. Celle-ci en fait autant par rapport à
celle qui la précédée et ainsi de suite . Nous avons pu compter
jusqu'à 6 de ces fourches ainsi engaînées et soutenant chacune la
dépouille correspondante, de manière à ce que celles-ci s’enchassant
toutes ensemble, forment le manteau. On peut facilement si on le
désire séparer les fourches les unes des autres. Cette larve vit sur
le Y’pomœa murocoides vulgo Cazahuate.
La nymphe est beaucoup plus ramassée que la larve; elle a 6 mill.
de long et 4 mill. de large. Les anneaux thoraciques forment presque
la moitié de la longueur du corps. Le prothorax est très grand, en
forme de trapèze transversal, largement lobé en arrière. Sur le bord
antérieur il est légèrement échancré au milieu avec une épine simple
de chaque côté de l’échancrure. Puis viennent deux grandes épines
spinuleuses, que suivent trois ou quatre petites simples. Sur l'angle
il y en a une en crochet et 7 à 8 petites et simples sur le bord latéral.
Il est parcouru par une ligne transversale courbe en avant qui semble
séparer la partie postérieure en forme de losange. Mésonotum orte-
RS
DU MEXIQUE. 145
ment rétréci au milieu, échancré en avant et au contraire anguleux
sur la ligne dorsale en arrière. Il est jaunâtre, avec les côtés bruns.
Il ne porte pas d’appendices latéraux. Métathorax courbe en arrière,
échancré au milieu angulairement et arrondi de chaque côté en
avant en forme d'arc. Il n’atteint pas les bords latéraux du thorax.
Il est brunâtre en avant.
Les cinq premiers anneaux abdominaux sont semblables. Tous ont
des expansions foliacées et spinuleuses sur leurs bords latéraux,
grandes sur le premier et diminuant peu à peu. Ce sont les seuls
qui portent des stigmates visibles qui sont ainsi au nombre de 5 et
plus ou moins tubuleux. Le 5e est surtout remarquable à ce point de
vue, c’est un vrai cône relativement grand. Tous ces anneaux sont
jaunes au milieu; puis on voit une large tache brunâtre et une sorte
de tubercule noir suivi d'une autre tache claire, petite et d’un point
noir. Les 6, 7 et 8 sont jaune clair et avec de simples expansions
arrondies sur leurs bords. Le septième a une petite épine à l’angle
latéral inférieur. Le huitième porte une fourche à branches minces
et flexibles.
En dessous on trouve d’abord la face inférieure du prothorax au
milieu de laquelle on voit une masse noire en forme de triangle à
sommet antérieur et partagé lui-même en deux autres triangles par
un sillon longitudinal. De l’angle basal externe de chacun de ces
triangles part une longue tige noire, annelée, un peu courbée qui
arrive un peu au-delà de la moitié du corps et limite l’espace où sont
contenus la tête et les membres : c’est le fourreau de l’antenne. La
base de ce triangle repose sur la tête où nous trouvons un épistome
transversal, puis un grand labre arrondi au bout, des mandibules
tres développées et enfin quatre petits corps cylindriques qui sont
probablement les machoires et leurs palpes. On voit ensuite les
membres limités en dehors par les antennes, puis les élytres et enfin
les expansions foliacées. Les sixième et septième anneaux abdomi-
naux sont simples, et le 8° fortement échancré, nous montre le tube
anal qui ici bien plus encore que chez la larve ressemble à un neu-
vième anneau. Tout le dessous du corps est brun sauf les 6, 7 et 8
anneaux qui sont jaune clair, ce qui provient probablement de ce
que la dernière dépouille de la larve les recouvre entièrement et
leur est fortement attachée, et avec elle toutes les autres, qui ainsi
forment un grand manteau qui recouvre la nymphe tout entiere.
CoPTOCYCLA OPULENTA.
Planche II, fig. 11-15.
Nous ne donnerons pas ici la description détaillée de la larve, ni
de la nymphe de cet insecte : les figures et leur comparaison avec
celles de la C. dubitabilis sufliront pour les bien faire connaitre.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T, XXXI, 10
146 METAMORPHOSES DE QUELQUES COLÉOPTÈRES
La larve, quoique de même longueur à peu près que celle de la
C. dubitabilis, paraît plus allongée parce que elle est moins large et
plus régulièrement ovale. Elle est entièrement jaune paille. Les
épines sont peut être un peu plus grosses mais disposées de même.
Le prothorax n’a point d’écusson, mais seulement quelques plis ou
sillons. Tous les autres segments sont simples. On ne trouve égale-
ment que huit stigmates. Le huitième anneau abdominal porte la
fourche sur sa partie supérieure qui pour cela paraît biéchancrée
avec l’intervalle triangulaire. La fourche comme chez la dubila-
bilis supporte la série de celles qui l'ont précédée, mais ici l'insecte
paraît ne conserver qu'une partie de la dépouille ou bien celle-ci
se raccornit énormément. En effet à la surface supérieure on ne
trouve qu'une mince pellicule recouvrant les fourches et à l'infé-
rieure une masse d’épines spinuleuses seulement. De manière que
l'on a sous les yeux une sorte de queue qui ne peut servir de pro-
tection à la larve. Du côté ventral nous trouvons seulement l'avance
intercoxale plus large. Les autres anneaux sont simples et le hui-
tième est simplement prolongé à ses angles postérieurs en grosses
épines spinuleuses entre lesquelles on voit le tube anal. Cette larve
vit en compagnie de la C. dubitabilis sur l'Ypomæa murocoides,
mais est beaucoup plus rare.
La nymphe est aussi un peu moins massive que celle de la
dubitabilis. Ses anneaux abdominaux 6, 7 et 8 ont leur angle
postérieur épineux et sont du reste aussi enveloppés par la dernière
dépouille, quoique la queue soit comme dans la larve. La prothorax
est moins développé. Les stigmates sont aussi au nombre de 5 seu-
lement, mais ici c’est le premier qui est le plus gros et fortement
conique. Il est noir. Le bord antérieur du mésonotum est largement
bordé de noir. Uue bande de même couleur parcourt le bord anté-
rieur du 1% anneau abdominal y compris l'expansion foliacée. Enfin
il y a une tache noire de chaque côté sur les 4, 5 et 6. Tout le reste
est jaune.
CALLIGRAPHA PICEICOLLIS STAL.
La larve de cette Chrysomélide a environ 8 mill. de long et 2 mil.
de large. Elle est jaune très clair ou verdàätre. Sa consistance est
simplement coriace, la tête elle-même n’est point très dure. Elle
possède les caractères communes aux larves de cette tribu : labre
échancré en avant; mandibules avec cinq dents à l'extrémité;
machoires avec un seul lobe aigu et des palpes de trois articles;
languette subcornée, portant à ses angles des palpes de deux articles
et sur son bord libre deux gros poils ; antennes de quatre articles
avec un petit appendice latéral à l'extrémité du troisième; enfin six
ocelles. Le prothorax porte une sorte d’écusson fort peu indiqué ét
deux rangées tranversales de petits poils. Son stigmate est placé
+ mn ne mat me motte male es tt tt Er
DU MEXIQUE. 147
entre lui et le mésothorax auquel il semble même appartenir. Le
mésothorax et le métathorax sont semblables. Ils ont deux bourre-
lets transversaux avec poils et un assez gros tubercule latéral. Les
pattes paraissent assez longues parce que la cavité cotyloïde est
assez saillante, puis la cuisse est aussi longue, la jambe qui suit
celle-ci est dilatée à l’extrêmite et porte un crochet (tarse) appen-
diculé.
Les sept premiers anneaux abdominaux sont semblables entre
eux. Le cinquième et le sixième sont les plus développés ; le sep-
tième est déjà beaucoup plus petit. Tous ont deux bourrelets
épineux sur la partie dorsale, puis le stigmate, et au-dessous un
tubercule conique et enfin de chaque côté du demi-anneau ventral
un petit tubercule arrondi et peu saillant. Le huitième et le neu-
vième sont beaucoup plus étroits que les autres et à peu près cylin-
driques, de manière à former une sorte de courte queue. Le huitième
a tous les caractères du septième mais en diffère notablement parce
que, de chaque côté près de son bord postérieur et en bas on voit
un long tubercule mou. Le neuvième n’a pas de stigmate, pas de
tubercule latéral, une seule rangée de poils, mais à son extrémité
postérieure du côté ventral il porte une paire de très gros mamelons
coniques et mous qui ont quelque analogie avec de fausses pattes.
A son extrêmité s'ouvre l’anus. Cette larve vit sur une petite com-
posée appelée ici Cincollagas (cinq plaies), Tagetes signata, où on
la trouve en famille. Elle pénètre dans la terre pour se transformer
en nymphe.
Celle-ci n’a rien de remarquable sauf peut-être son dernier
anneau abdominal qui se termine en pointe aigue et sa forme
ramassée. Elle a environ quatre millimètres et demi de long et trois
de large.
148
LS |
La
RE)
OO =1 O O1 09 0
METAMORPHOSES DE QUELQUES COLÉOPTÈRES DU MEXIQUE.
EXPLICATION DES PLANCHES.
PLANCHE I.
1. Dynastes Hyllus, larve.
. Id., tête et anneaux thoraciques; derniers segments abdominaux vus du
côté dorsal (£ grand. natur.).
. Id., nymphe 0", vue du côté dorsal.
Id., id., vue de face.
Id., id., vue du côté.
. Buryomia canescens, larve vue de côté,
.tId., tête.
. Id., machoire.
. Id., nymphe vue de face.
. Xyleborus guandajuatensis, œuf.
. Id.. larve vue de côté,
. Id., labre vu de dessous.
. Id., lèvre inférieure et machoires.
. Id., nymphe vue du côté dorsal.
. Id., insecte parfait o”.
. Id., thorax et tête de la Q.
. Id., lèvre inférieure et machoires.
. Id., menton et languette.
. Id., mandibule.
. Id., machoire.
. Id., antenne vue sous deux aspects.
. Id., jambe et tarse intermédiaires.
PLANCHE Il.
. Coptocycla dubitabilis, larve vue du côté dorsal.
. Id., vue du côté ventral.
. Id., tête.
. Id., mandibule.
. Id., lèvre inférieure et machoires.
. Id., antenne.
.Id., patte.
. Id., huitième anneau abdominal avec l'insertion de la fourche et le tube
anal.
. Id., nymphe vue du côté dorsal,
. Id., nymphe vue du côté ventral.
. Coptlocycla opulenta, larve.
. Id., la même en dessous
. Id., nymphe.
. Calligrapha piceicollis, larve.
. Id., un anneau ventral.
. Id., menton, languette et machoires.
. Id., machoire.
. Id., mandibule.
. Id., antenne avec partie de la tête portant les ocelles.
. Id., nymphe.
MATÉRIAUX
POUR
SERVIR À L'ÉTUDE DES CICINDÉLIDES
PAR
Wladimir DOKHTOUROFEF
— SÉANCE DU 4 JUIN 1887 —
— LC tOC9 D —
IV. NOTE COMPLÉMENTAIRE ET SYNONYMIQUE A LA « LISTE DES
CICINDÉLIDES DÉCRITS POSTÉRIEUREMENT AU CATALOGUE DE MUNICH »
DE J. DEMOOR.
M'occupant déjà depuis plus de cinq ans spécialement de la famille
des Cicindélides, je possède en ce moment des matériaux assez consi-
dérables et une bibliotheque concernant cette famille assez complète,
ce qui me permet de compléter la liste de M. J. Demoor et de relever
quelques erreurs involontaires qui s’y sont glissées.
Errata à la liste de M. Demoor.
GENRE Tetracha.
splendida Dokht., n’est pas une variété de la Difasciata, comme il est
indiqué dans la liste, mais une espèce voisine dela 7°. carolina.
Æuphraticavar. Armeniaca(Menétr.)Dokht., Arménie, Amoudarià,
Hor. Soc. Ent. Ross., XIX.
GENRE Vata Fauvel n. g.
Revue d’'Entom., Soc. Kr. d’Ent., I, p. 221.
Ce genre fut créé par M. A. Fauvel sur la Cicindela Thomsoni de
Perroud et doit rentrer dans la tribu des Mégacephalides.
GENRE Cicindela.
Maracandensis Solsky est une variéte de la /wrkestanica Ballion.
J'uliae Ballion — Æirilovi Fischer.
Maga Lec. — Dromochorus Pilatei Guér.
megaspilota Dohrn (1884) — Burmeisleri var. Ballassogloi Dokht,.
(1882).
150 MATÉRIAUX POUR SERVIR A L'ETUDE DES CICINDÉLIDES.
Lucasi Dokht. — funerata Boisduval.
gemmata Fald., est une espèce bien distincte de la ©. sylvatica et
ne peut être considérée comme variété de cette dernière,
comme j'ai pu m'en convaincre en examinant plusieurs
exemplaires que j'ai recus de Korrée et de Wladiwostok.
Bramani Dokht. \ L’'indication « Revue
Burmeisteri v. punctata Dokht. mens. d'Entomologie, I »
—— v. Ballassogloi Dokht. n’est pas exacte. Ces
elegantula Dokht. espèces furent décrites
Fauveli Dokht. | par moi dans la « Revue
pretiosa Dokht. d’Entomologie, publiée
Lucasi Dokht. par la Société française
Solskyi Dokht. | d'Entomologie, I, 1882.
elaphroïdes Dokht. — ? macillenta Sch. |
C. aurofasciata Dej. et princeps Vigors, sont deux espèces bien
distinctes.
C. Duponti Dej., ne peut être confondue avec la C. aurulenta F.
Espèces omises par M. Demoor ou décrites après la publication
de sa Liste.
hybrida var. albopilosa Dokht., Hor. Soc. Ent. Kouldjà.
Ross., XIX, p. 248.
Ferghanensis Dokht., loc. cit., p. 256, pl. XI, f. 5. Ferghana.
10 pustulata var. nigra(Solsky) Dokht., loc. cit., p.266. Boukhara.
— var. nigrælabris Dokht., loc. cit., p. 266. Kouldjà.
Octussis Dohrn, Stett. Ent. Zeit., 1885, p. 255; Dokht., Merw.
locercite, p.207:
Depuis la publication de ma Faune Aralo-Caspienne, j'ai
recu beaucoup d'exemplaires de la ©. 10 pustulala qui
présentent tous les passages vers la C. Octussis, de sorte
que cette dernière ne peut être considérée que comme une
variété de celle-ci.
Gissariensis Dokht., loc cit., p. 269. Karatag (Boukhara).
campestris var. persana Dokht., 1. c., p. 270. Perse.
lacteola var. melanoleuca Dokht., loc. cit., . Talki (Turkestan).
DO74 pl XI FUR
Burmeisteri v. unipunctata Dokht., 1. c., p. 276. Songarie.
— v. 10-maculata Dokht., 1. c., p. 277. Turkestan.
Wilkinsi Dokht., 1. c., p. 279, pl. XI, f. 3. Moùük-Soù.
extensomarginata Dokht., loc. cit., p. 280, pl. XI, f. 2. Kouldja.
illecebrosa Dokht., loc. cit., p. 280. Boukhara.
Gabonensis Dokht., Revue d'Ent., Soc. Fr.,1,1882, p.214. Gabon.
Ne peut être considérée que comme une variété locale de
la C. interstincia Schônh.
MATÉRIAUX POUR SERVIR A L'ETUDE DES CICINDELIDES. 151
auricollis Fleutiaux, Comptes Rendus Soc. Ent. Belg., Sumbawa.
3 avr. 1886.
— lineicollis Chaudoir.
despecta (Chaud.) Fleutiaux, loc. cit Inde or. bor.
mandarina (Chaud.) Fleutiaux, loc. cit. Chine bor.
dolens (Chaud.) Fleutiaux, Bull. Soc. Ent. Bombay, Ind. or.
Fr., 1884, p. CXI.
Sumbaïwae Fleutiaux, loc. cit., p. CXII. Sumbawa,
pamphila (Chaud.) Lec., Proc. Ac. Phil., 1873, p. 821. Texas.
sexspilota Reïtter — C. Asiatica Brull. Perse.
Wathili Hope, Col. Man., Il, p. 23. Bombay.
Acalanthi Dohrn — conspicua Schaum. Philippines.
Chloe (Laferté). Description n° 7. Indes.
gigantea Raff., Ann. Fr., 1884. Abyssinie.
aruana Dokht., n. sp. Description n° 5. Aron.
tencbrosa Dokht., n. sp. Description n° 2. Congo.
PFriedenreichi (Dohrn) Dokht., n. sp. Description n° 3. Blumenau.
Dohrni Dokht., n. sp. Description ne 1. Venezuela.
liltoralis var. massaniensis Dokht., n. var. Descr. n° 6. Massana.
auripennis Lucas Q. Description n° 4. Paraguay.
Espèces inédites, nommées mais pas encore décrites.
Stygica Chaud. sinica Chaud. indigna Chaud.
nigrosticta Chaud. dolorosa Chaud. longula Chaud.
nalalensis Chaud. simillima Chaud. mecodema ?
australasiæ Chaud. subfasciata Chaud. plumigera Chaud.
diversa Chaud. Bocagei Chaud. paupercula Chaud.
pallipes Chaud. Bertholonii Chaud. Yucatana Chaud.
lineifrons Chaud. agnata Chaud. limbigera Chaud. (1)
tri-strigata Chaud. soror Chaud. Justisit Laferté.
GENRE Odontochila.
S'innamarica (Dej.) Fleutiaux, C. R. Soc. Ent. Guyane francaise.
Belge, 3 avr. 1886.
propinqua Dokht. n sp. (cayennensis Dej. nec F.). Cayenne.
Description n° 8.
Chaudoiri (Sahlb.) Dokht. n. sp. Description n° 9. Pétropolis.
Espèces inédites.
aegra Chaud. difiicilis Chaud. cyaneomarginata Ch.
amoena Chaud. scapularis Chaud. immaculata Dohrn.
rugulosa Chaud.
(1) Ce nom ne peut être conservé, étant déjà employé par MM. Gemminger et
Harold.
152 MATERIAUX POUR SERVIR A L'ETUDE DES CICINDELIDES.
GENRE Megaloma.
bellula Fleutiaux, C.R. Soc. Ent. Belge, 3 avr. 1886. Madagascar.
GENRE Eurytarsa Dokht. n. g.
(Dilatotarsa Dokht., Revue d’'Entomol., S. Fr., I, p. 114, 276).
bigranifera Dokht., loc. cit., p.114; Horæ S.Ent. Ross. Moluques.
GENRE Caledonica.
tuberculala Fauvel, Revue d’Entomol., Soc. Fr., I, p. 224.
Espèce que l’on ne peut confondre avec la C. Mniszechi.
SOUS-GENRE Myrmecoptera.
Mauchi Bates, Ent. M. Mag., VIII, 287.
— Oatesi Westw., Matab. Land., Ent., p. 359.
purpurascens Bates, loc. cit., XXII, 189.
Ces deux espèces doivent être placées dans ce sous-genre
et non dans les Dromica.
GENRE Tricondyla.
Doriae Gestro, Ann. Mus. Civ. Gen., VI, p. 306. Sarawak.
(Et non 7’. doria Dokht., Sumatra, comme il est indiqué à
faux dans la Liste).
RÉCAPITULATION.
Enfin voici le nombre de genres et d’espèces décrits, après l’im-
pression du catalogue de Munich, c'est-à-dire après l’année 1869.
Genres nouveaux : 1) Séyphloderma, 2) Elliptica, 3) Pentaco-
mia, 4) Promyssa, 5) Eurytarsa, 6) Vata — 6 genres, 5 sous-
genres et environ 270 espèces.
Y. DESCRIPTION D'ESPÈCES NOUVELLES OU INÉDITES.
1) CiciNDELA (HABROSCELIS) DOHRNI n. sp.
En dessus d'un vert brunâtre foncé avec un reflet bronzé. Tête
petite, déprimée, très finement sillonnée, fortement couverte de poils
blancs très courts et couchés au vertex et au dessous des yeux. —
Ceux-ci tres saillants, ne depassant en hauteur que faiblement le
niveau de la surface de la tête, d’un brun foncé métallique. Labre
transversal, court, presque coupé droit, avec une petite dent au
milieu (Q), d'un blanc jaunâtre. — Thorax trapézoidal, plus large
que long, élargi vers la base des élytres, à angles obtus et un
peu relevés près des angles huméraux; sillons transversaux forte-
ment impressionnés ; — d'un verdâtre cuivreux, avec quelques poils
MATERIAUX POUR SERVIR A L'ÉTUDE DES CICINDÉLIDES. 153
blancs formant de petites touffes aux quatre angles, et le long
des bords latéraux. — Élytres allongées, sub-elliptiques, élargies
au milieu, un peu rétrécies en avant, à angles huméraux arron-
dis, peu saillants; fortement rétrécies vers le quart postérieur
et terminées presque en pointe; d’un brun verdâtre bronzé, presque
imperceptiblement ponctuées. Le dessin des élytres consiste en une
lunule humérale assez grande et forte, en forme de demi-lune, une
bande transversale oblique, n’atteignant pas la suture et formant
avec elle un angle de 45°; cette bande est attachée à une bande
longitudinale longeant le bord latéral de l’élytre qui commence
immédiatement au dessous de la lunule humérale, et se prolonge pres-
que jusqu'à la tache apicale; une lunule apicale très grande, avec
un crochet sub-triangulaire près du bord lateral, et élargie près
de la suture en un triangle rectangulaire. — Antennes noirâtres,
ayant les 4 premiers articles d’un vert brillant bronzé; la base des
mandibules et tous les palpes d’un testacé blanchâtre; les derniers
articles des palpes d’un vert métallique foncé. — En dessous, d’un vert
brillant métallique, avec des reflets bronzés. Abdomen d’un violacé
foncé brillant, fortement cilié de poils blancs très serrés et couchés
le long des bords latéraux et formant une bande assez large. Les
côtés de la poitrine richement ciliés de touffes de poils blancs, serrés
et couchés. — Pattes longues, grêles, d’un beau vert bronzé métal-
lique. Les 4 fémurs antérieurs richement ciliés de poils blancs
hérisses. Trochanters d’un noir brillant. — Longueur 13 mill.,
largeur 5 mill. — Longueur de pattes de derrière 18 mill. (7 1/2
+ 51/2 + 5.) Q.
Patrie : Venezuela.
Cette belle espece me fut envoyée par M. C. A. Dohrn auquel je
me fais un vrai plaisir de la dédier.
2) CICINDELA TENEBROSA n. Sp.
D'un brun fonce, faiblement bronze en dessus, d’un vert bleuâtre
foncé métallique en dessous. Labre grand, en demi-cercle régulier,
muni de 5 dents en avant (Q), d’un testacé brunâtre à la base, avec
une large tache noire occupant toute son extrémité. — Tête dépri-
mée, d’un bronzé brunâtre, finemeut striolée entre les yeux, ceux-ci
peu saillants, d’un testacé sale.— Thorax presqu’aussi long que large,
de la même couleur que la tête, presque imperceptiblement ponctué,
arrondi sur les côtés; pourvu de quelques poils très courts et couches,
placés ça et là près de ses bords; sillon longitudinal indistinct. —
Élytres presque cylindriques, faiblement élargies vers le quart pos-
térieur, assez convexes, à angles huméraux peu saillants, irrégu-
lièrement couvertes de fovéoles et de gros points enfoncés. Trois
petites taches jaunes triangulaires sont placées au milieu et le long
de chaque élytre, presque à distance égale et parallèlement à la
154 MATÉRIAUX POUR SERVIR A L’ÉTUDE DES CICINDÉLIDES.
suture; ces taches sont entourées de cercles d’un noir opaque; deux
autres petites taches jaunes sont situées près du bord latéral vers
l'extrémité de l’élytre. Les côtés de la poitrine et des segments abdo-
minaux ainsi que les 4 fémurs antérieurs sont richement couverts de
poils blancs. Trochanters postérieurs allongés, d’un brun foncé.
Palpes d'un testacé pale, ayant les derniers articles d’un noir
brillant. Longueur 15 mm., largeur 41/2 mm.
Patrie : Congo.
3) CiciNDELA FRIEDENREICHI (Dohrn in litt.) n. sp.
D'un brun bronze. Tête courte, presque déprimée, très finement
sillonnée. Yeux assez saillants un peu relevés. Labre ne recouvrant
que la moitié des mandibules, muni de 5 dents en avant. Thorax
cylindrique, beaucoup plus long que large, à sillons indistinets, cou-
vert de poils blancs très courts et couchés vers ses bords latéraux et
de quelques poils placés en son milieu. — Élytres presque cylindri-
ques, à épaules peu saillantes et tombantes, d’un bronzé brunâtre
opaque; quelques gros points à peine distincts longent la suture des
deux côtés, et quelques fovéoles allongées d’un bronzé un peu plus
clair se trouvent près des bords latéraux. Le dessin des élytres con-
siste en une fine tache humérale, un petit point oblique près du bord
latéral vers le tiers antérieur de l’élytre, une bande médiane qui
commence près du milieu du bord latéral, s'étend obliquement vers
le milieu de l’élytre, se romp subitement et se prolonge, parallèle-
ment à la suture, en une ligne très fine, laquelle se recourbe un peu à
son extrémité vers la suture et se termine en un point triangulaire
vers le quart postérieur de l’élytre ; une fine lunule apicale avec un
crochet presque droit et assez épais. Tout le dessous du corps,
l'abdomen et les pattes, sont richement ciliés de poils assez longs et
couchés. Les 4 premiers articles des antennes, le dernier des palpes
et les pattes, sont d’un bronzé verdâtre ou rougeñtre, assez brillant.
Trochanters bruns. Labre testacé avec deux points triangulaires
aux côtés pris de la base. Mandibules testacées avec l’extrémité et
les dents d’un vert brillant. Antennes courtes, dépassant faiblement
les angles huméraux. Longueur 9 mm., largeur 2 1/2 mm.
Patrie : S" Catharina (Blumenau).
Par son aspect cette espèce se rapproche le plus de la C!. éenebrosa.
4) CiciNDELA (EURYODA) AURIPENNIS Luc. Q.
Q. D'un bleu violacé très brillant. Labre grand, voûté au milieu,
muni de 5 dents (Q), d’un beau vert métallique très brillant. Tête
d'un vert brillant avec des reflets d’un bleu foncé, très finement
striée entre les yeux, finement ponctuée vers la base. Yeux saillants,
d'un brun foncé. Thorax presque aussi large que long, arrondi,
subcordiforme, avec une sorte de bourrelet à la base de la tête, un
peu rétréci vers la base des élytres, d’un beau bleu foncé, très fine-
MATÉRIAUX POUR SERVIR A L'ÉTUDE DES CICINDÉLIDES. 155
ment striolé; sillons transversaux profondément marqués; sillon
longitudinal à peine visible. Élytres presque cylindriques à épaules
saillantes, convexes, finement granulées, la granulation se changeant
en ponctuation vers le tiers postérieur; bords latéraux bien marqués
et un peu relevés à l’extrémité; d’un beau rouge doré ardent, très
brillant, ou d’un bronzé rougeàtre avec des reflets verdâtres, très
brillant. Les 4 premiers articles des antennes, tout le dessous du
corps, l'abdomen, les côtés de la poitrine et de la tête et les pattes,
d'un beau bleu violucé foncé, très brillant. Écusson vert. Mandi-
bules d’un noir brillant, jaunâtres à la base. Tous les palpes d’un
noir brillant, les extrémités des 4 tibias antérieurs assez richement
couvertes de poils blancs en dessous; fémurs avec quelques poils
blancs. Longueur 12-12 1/2 mm., largeur 4-4 1/2 mm.
Patrie : Paraguay.
Cette splendide espèce, qui par la forme rappelle les C. melano-
Pyga, posticalis, etc., me fut envoyée en deux exemplaires par
M. Carlos Berg de Buenos Ayres. — Par le brillant de la coloration
elle peut rivaliser avec les plus belles espèces du genre Ozygonia.
5) CICINDELA (CYLINDERA) ARUANA n. sp.
D’un vert brunätre foncé en dessus, d’un bleu-verdâtre ou violacé,
métallique en dessous. Labre assez court, transversal, un peu arrondi
en avant. Tête d’un vert bronzé, finement sillonnée entre les yeux,
ceux-ci très saillants, un peu relevés. —Thorax presque cylindrique,
mais arrondi sur les côtés et faiblement rebombe, avec le sillon lon-
gitudinal visible. — Élytres d’un brun foncé presque opaque, cylin-
driques, terminées en une petite épine vers l’extrémité de la suture,
faiblement et rarement ponctuées aux épaules, celles-ci assez sail-
lantes. La surface des élytres est couverte de taches assez grandes,
arrondies, d’un beau vert foncé avec un petit point d’un bleu foncé
au centre de chaque tache; ces taches vertes sont placées irregu-
lièrement, et parfois forment des groupes de 3 à 4 taches. Le dessin
des élytres consiste en une lunule humérale, enveloppant l’épaule,
une petite bande transversale n’atteignant que la moitié de l’élytre
un peu au dessous du milieu de celle-ci, élargie près du bord latéral,
et une petite lunule apicale, n’enveloppant point l'extrémité de
l'élytre. Antennes longues, presque de la longueur du corps, ayant
les 4 premiers articles d'un beau violet foncé métallique. Mandi-
bules d’un testacé pâle, ayant les dents et l'extrémité noires. Tous
les palpes d’un testacé pâle, ayant le dernier article d’un vert bril-
lant métallique. Abdomen d'un violet métallique. Une petite touffe
de poils est placée à l'extrémité du pygidium. Pattes d’un violet
foncé, ayant les trochanters, la moitié basale et l'extrémité des
fémurs d’un brun sale. Longueur 8 mill., largeur 2 3/4-3 mill.
Patrie : Ile Aroû.
156 MATERIAUX POUR SERVIR A L'ETUDE DES CICINDÉLIDES.
Par sa forme cette espèce rappelle la €’. pretiosa Dokht., à côté
de laquelle elle doit se placer.
6) CICINDELA LITTORALIS var. MASSANIENSIS nov. var.
Cette jolie variété se distingue facilement de la var. Zunulata par
le thorax un peu plus allongé, par la tête plus fortement sillonnée
entre les yeux, par les élytres plus densément ponctuées et leur
couleur avec un reflet d’un rouge doré, très brillant, enfin par les
trochanters postérieurs très développés et d’un brun fonce ou ferru-
gineux, presque sans reflet métallique. Long. 11 1/2mill., larg. 4 mill.
Patrie : Massana.
7) CiciNDELA (THoPEuTica) CHLor Laferté.
Sous ce nom je possède dans ma collection une splendide espèce
venant des Indes et que je crois être inédite. En dessous d’un violet
bleuâtre métallique, tres brillant. En dessus d’un brun rougeâtre
bronzé avec des reflets bleuâtres et verdàätres. Labre très grand,
saillant, voûté, d'un bronzé violacé brillant; front d'un beau vert
brillant. — Tête très finement sillonnée, d’un beau bronzé rougeûtre,
avec des reflets d’un bleu éclatant vers les côtés et entre les yeux.
Thorax allongé, avec deux bourrelets bien distincts, finement ponc-
tué, d’un bronzé rougeatre ou brunâtre, à sillon longitudinal profon-
dément marqué, d’un beau bleu tirant sur le violet sur les côtés.
Écusson très petit; élytres presque parallèles, arrondies à l'extré-
mité, très finement ponctuées, à angles huméraux très saillants, d’un
beau brun rougeâtre velouté, bordées de larges bandes d’un bleu
éclatant le long des bords latéraux et de la suture ; bords latéraux un
peu relevés, d’un beau violet métallique; deux petites taches arron-
dies d’un jaune très pâle sont situées près du bord latéral de chaque
élytre, la première un peu au-dessous du milieu de l’élytre et l’autre
à distance égale de la première et de l’extrémité. Les 4 premiers
articles des antennes, les pattes et le milieu de l'abdomen d’un vert
bronzé métallique, pauvrement ciliés; trochanters ferrugineux.
Palpes d’un testacé ferrugineux, ayant les derniers articles noirs;
mandibules d’un testacé pâle, noirs à leur extrémité. — Longueur
111/2-12 mill., larg. 3 3/4-4 mill.
Patrie : Indes orientales
8) ODONTOCHILA PROPINQUA Dokht. — cAYENNENSIS Dej. nec F.
En dessus d'un bronzé obscur. Labre dans le G avance, recou-
vrant presque les mandibules, avec sept dents, dont trois sur la
même ligne, une de chaque côté un peu. en arrière, et une autre
presque à la base, d’un noir bronzé, bombé au milieu avec une tache
brunâtre de chaque côté à sa partie antérieure, Mandibules d’un
noir bronzé avec une tache jaunâtre à la base. Palpes d’un noir
obscur, avec le second article des maxillaires roussâtre en dessus.
MATERIAUX POUR SERVIR A L’ÉTUDE DES CICINDELIDES. ]57
Les 4 premiers articles des antennes d’un bleu verdâtre, les autres
obscurs. Tête assez large, finement striée entre les yeux qui sont
très saillants, jaunâtres. Thorax allongé, presque cylindrique, plus
étroit que la tête, avec les sillons très peu marqués, presque lisse
(à la loupe il paraît finement chagriné). Élytres presque deux fois
plus larges que le thorax, allongées, parallèles, assez fortement cha-
grinées d’une couleur plus foncée vers la suture, plus claire vers le
bord extérieur qui est bleu avec un reflet d’un vert doré intérieure-
ment; un petit point blanc presque triangulaire est situé près du
bord extérieur un peu au delà du milieu. Dessous du corps d'un bleu
foncé un peu verdâtre; jambes et tarses postérieurs d’un jaune
testacé assez clair. — Longueur 171/2-18 mm. largeur 41/2-5 mill.
Cette espèce, une des plus grandes du genre, a été pendant long-
temps confondue avec plusieurs autres et notamment avec les cayen-
nensis F. et biguitala F. — Fabricius avait décrit sous deux noms
différents une seule espèce à laquelle je conserve le nom de cayen-
nensis; plus tard Dejean dans son species avait décrit la biguttata
qui lui fut donnée par Westermann comme comparée au type de
Fabricius, et qui est en vérité l'espèce l'abricienne, tandis que la
cayennensis de Dejean est une espèce bien distincte de la cayennensis
F.; mais comme on ne peut conserver le même nom aux deux
espèces différentes, je propose de nommer celle de Dejean ©. pro-
pinqua. — Ainsi la synonymie devra être établie de la manière
suivante :
1. Odontochila cayennensis Fab., Mantissa, I, 187 (1787).
cayennensis OIl., Ent. n° 33, p. 28.
bipunctata Fab., Ent. Syst. I, 174 (1792).
bipunctata Dej., Species, I, 22.
bipunctata Chaud., Bull. Mosc., 1860.
bipunctata Gemm., Harold, Cat. 30.
2. Odontochila propinqua Dokht.
cayennensis Dej., Spec., 21.
L’O. propinqua se distingue facilement de la cayennensis par les
caractères suivants : sa taille plus grande, sa coloration plus
obscure, la présence des taches brunes sur le labre, le 2e art.
des palpes maxillaires qui est roussatre, tandis que dans la cayen-
mensis F., tous les articles sont entièrement d’un noir bleutre,
par la couleur des yeux plus claire, par le thorax plus cylindrique,
par le point des élytres plus grand et de forme triangulaire, par la
couleur de l’abdomen qui est d’un jaune ferrugineux dans la cayen-
nensis ; en réunissant tous ces caracteres différentiels on parvient
facilement à distinguer ces deux espèces.
9) OnonrocHiLA CHAUDOIRI n. sp.
En dessous d’un vert bronzé bleuâtre métallique. Corps allongé,
158 MATÉRIAUX POUR SERVIR A L’ÉTUDE DES CICINDÉLIDES.
cylindrique. Labre très grand, largement voûté, recouvrant presque
entièrement les mandibules, d'un testacé brunâtre sale. Tête un peu
bombée sur le vertex, excavée entre les yeux, très finement margi-
née. Thorax allonge, cylindrique, 1 1/2 fois plus long que large, fine-
ment et tranversalement striolé, avec le sillon longitudinal à peine
marqué. Élytres allongées, parallèles, cylindriques, saillantes aux
épaules, très finement ponctuées-granulées, d’un vert bronzé ainsi
que la tête et le thorax, avec un reflet d’un violet fonce le long et
près des bords latéraux; deux taches blanchâtres sur le bord latéral
de chaque élytre, l’une placée un peu au-dessous du milieu du bord et
l’autre à l’angle postérieur. Yeux très saillants, d'un brun fonce.
Tous les palpes d'un testacé brunâtre, le dernier article des maxil-
laires d’un brun plus foncé. Antennes tres grêles, les 4 premiers
articles d’un violet foncé métallique, le 3"° très long, presque deux
fois plus long que le 4°, l'extrémité du 3° et du 4° d’un rouge
bronzé, les autres articles d'un brunâtre sale. Pattes très longues,
surtout les postérieures, en dessus d’un vert bronzé, en dessous avec
un reflet violacé, ayant les bases et les extrémités des fémurs et
des tibias brunatres, très pauvrement ciliées de poils rares et très
courts; trochanters d’un roussatre clair et très développes.
Q. Longueur 14 1/2 mill., largeur 3 5/4 mill.
Patrie : Petropolis (Brésil).
Cette jolie espèce m’a été donnée par M.J.Sahlberg de Helsingfors.
Elle se rapproche surtout de l'O. viridis, dont elle est voisine,
mais elle s’en distingue facilement par sa forme beaucoup plus
allongée, par la ponctuation beaucoup plus fine des élytres, par le
labre unicolore et plus développé, par le thorax beaucoup plus
allongé et plus cylindrique, par la coloration des 4 premiers articles
des antennes, par le développement et la couleur des trochanters, et
enfin par la longueur des pattes postérieures qui atteignent 21 mill.
(CEE ES):
Le
MAN ROSALTA
PAR
Auguste LAMEERE
— SÉANCE DU 2 JUILLET 1887 —
CL RER mes
1e
Serville créa en 1833 dans sa Vouvelle Classification de la famille
des Longicornes, le genre Rosalia pour le Cerambyx alpinus de
Linné, la Losalie de Geoffroy.
Cette coupe ne subit dans la suite aucune modification et fut uni-
versellement adoptée.
En 1860, M. J. Thomson, dans son Zssai d'une Classification de
la famille des Cérambycides et Matériaux pour servir à une Mono-
graphie de celle famille, exposa les caractères d’un genre voisin de
Rosalia déjà nommé Eurybatus par Dejean dans la collection
Chevrolat, ainsi que l'indique White dans son Catalogue des Longi-
cornes du British Museum paru en 1853.
Le genre fut conserve par M. Thomson dans son S'ystema C'eram-
bycidarum (1865), et admis successivement par Lacordaire dans
son Genera et par M. Pascoe dans ses Zongicornia Malayana.
Lacordaire insiste sur les caractères distinctifs des Zurybatus et
des Æosalia. Ils seraient :
1° Mandibules sans dent externe. — Il n’y en a pas non plus chez
Rosalia funebris Motsch.
2° Antennes à article 3 un peu plus long que les suivants. — La
différence est insensible chez Zamia lateritia Hope rangée parmi les
£urybatus.
3° Antennes à articles 3-5 épineux à leur sommet externe. —
C’est vrai également de toutes les Æosalia.
40 Prothorax convexe, fortement arrondi et inerme sur les côtes.
—. La description s’applique à Æosalia Batesi Harold.
9° Tarses postérieurs plus longs, à article 1 plus grand que 2-3
réunis. — Ce n’est vrai que pour la minorité des Zwrybatus.
160 LE GENRE ROSALIA.
Ge Épisternums métathoraciques larges, aigus en arrière. — C'est
aussi le cas pour Æosalia funebris.
To Saillie mésosternale étroite. — Chez l’Æurybalus lateritius
elle est aussi large que chez Rosalia Batesi.
Il reste pour distinguer les Z'urybatus des Rosalia, leur livrée,
laquelle ne diffère en rien d’essentiel de l’un à l’autre type; et puis,
l'existence d’un arceau dorsal supplémentaire à l'abdomen des G' des
L'urybatus.
Habitué à rechercher chez les insectes plutôt les ressemblances
que les dissemblances, je ne puis considérer ces Longicornes que
comme formant une même unité organique, et je ne vois dans les
Eurybatus et les Rosalia que des coupes ayant seulement la valeur
de sous-genres,
Espérons qu'il ne viendra jamais à l’esprit de personne de substi-
tuer à la dénomination Xosalia le terme Clytus parce que Laichar-
ting en créant ce dernier genre en 1784, inscrivit comme première
espèce de sa nouvelle coupe le Cerambyx alpinus de Linné.
IL.
Le Cerambyx alpinus de Linné resta seul à composer le genre
Rosalia jusqu'en 1845 où Motschulsky décrivit Xosalia funebris
(pardonnons-lui de l’avoir appelée funebra !) d'après un exemplaire
Q unique rapporté de l'île Sitkha.
Longtemps auparavant, en 1831, Hope avait caractérisé dans
cette courte diagnose : Obscure rubra, thorace subspinoso anten-
nisque penicillatis. Long. lin. 12; lat. 4, une Lasmia laterilia du
Népaul que White inscrivit dans le genre ÆZurybatus lorsqu'il
dressa le Catalogue des Longicornes du British Museum.
White rangea également dans la coupe indiquée par Dejean l’in-
secte des Indes orientales décrit en 1839 par Saunders sous le nom
de Cerambyz formosus, ainsi que les Purpuricenus decempuncialus
et novempunctatus du Cabinet of Oriental Entomology de West-
wood (1848).
L'on sait déjà que c’est en 1860 seulement que l’Zwrybalus
hariolus de Dejean fut décrit par M. Thomson. Lacordaire dans son
Genera (IX, p. 33) exprime dubitativement l’opinion que cette
espèce est synonyme de decempunctatus Westwood. Cette erreur
est consacrée dans le Cataloqus Coleopterorum (IX, p. 2912) quoique
la diagnose de M. Thomson soit suffisante (/ewora Laud clavala) pour
faire d'Ariolus une espèce distincte de decempunctatus.
Aucun Z'urybatus n’a plus été signalé depuis : j’en décris deux
espèces nouvelles.
LE GENRE ROSALIA. 161
Mais en 1877, von Harold fit connaître une Æosalia trouvée par
Hilgendorf au Japon, et il la dédia à M. H. W. Bates.
Nous sommes donc en présence de dix espèces.
III.
Les formes habitant les parties tempérées de l'hémisphère boréal
se distinguent des espèces tropicales par l'absence de coloration
rouge remplacée par un duvet cendré de teinte variable, faisant
place à des dessins plus ou moins développés. Elles constituent le
sous-genre Æosalia, encore caractérisé par l'existence de cinq
anneaux à l’abdomen dans les deux sexes, par la constante égalité des
articles 3 et 4 des antennes, par les touffes de poils dont leurs
articles 3-6 ou 3-8 sont ornés, par la tendance que présente enfin
la saillie mésosternale à devenir très large. Elles sont au nombre de
trois, l'une de l’Europe, l'autre du Japon, la troisième du nord-ouest
de l’Amérique septentrionale.
Rosalia alpina d'Europe et Batesi du Japon ont comme caractère
commun d’avoir les mandibules dentées du côté externe chez les
mâles, la Palesi différant de l’alpina par ses élÿtres non granuleuses
à leur base,et par la présence de deux taches noires sur le pronotum.
La Rosalia funebris de l'Amérique est immédiatement reconnais-
sable à sa livrée, les élytres étant noires à leur base.
Le sous-genre ÆZurybatus est de l'Asie tropicale, s'étendant dans
l’'Hindoustan, l'Himalaya, l'Indo-Chine, et dans la Malaisie à Java
et Bornéo. La livrée de ses espèces consiste en un mélange de duvet
rouge vermillon et de duvet noir et leurs males ont constamment
un sixième arceau dorsal à l'extrémité de l’abdomen, recouvrant le
pygidium. Il y a de plus chez elles une tendance à l’étroitesse de la
saillie mésosternale et à l’inégalité des articles 3 et 4 des antennes.
Les cils qui ornent celles-ci ne se condensent que rarement en touffes
de poils, les épines terminant l’angle externe des articles 3-6 prenant
un grand développement.
Lateritia se rapproche beaucoup des Zosalia vraies par ses anten-
nes à houppes de poils chez les femelles, à articles 3-4 sensiblement
égaux, et par sa large saillie mésosternale. Gravida a les élytres for-
tement dilatées en arrière et le disque du prothorax sans tache noire:
ces caractères la distinguent d’Aariola. Ces trois espèces indiennes
ont le dessous du corps entièrement noir, ce qui n’est point chez les
suivantes. Decempunctlala et lala n'ont point de vermillon sur
l'abdomen : /æta de Java est d’une teinte orangée, plus pâle que celle
de decempunclata, et n'a qu'une tache noire sur le prothorax au
milieu. Vovempunctata, également de Java, est aussi d’un vermillon
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T, XXXI, 11
162 LE GENRE ROSALIA.
plus pâle que les espèces continentales; ormosa Saunders est le seul
Eurybatus qui ait la base des élytres noires.
Ces particularités peuvent être résumées dans le tableau suivant :
— Livrée cendrée. S.G, ROSALIA Serv.
%X Mandibules des G' dentées extérieurement.
o Base des élytres granuleuse. 1. Z. alpina L.
oo Base des élytres sans granulations. 2. À. Patesi Har.
X X Mandibules des € sans dent externe. 3. À. funebris Mots.
— Livrée vermillon. S. G. EURYBATUS Thoms.
X Corps entierement noir en dessous.
o Antennes des Q avec de fortes houppes de poils.
4. À. lateritia Hope.
oo Antennes des © sans houppes de poils.
+ Élytres fortement dilatées en arrière,
5. À. gravida Lur.
++ Élytres non dilatées en arrière
6. À. hariola Thoms.
X X Corps plus ou moins vermillon en dessous.
o Abdomen entièrement noir.
—+- Prosternum avec une tache noire en avant
des hanches de chaque côte.
7. À. decempunctata West.
++ Prosternum sans tache noire en avant des
hanches. 8. À. læla Lmr.
oo Abdomen en grande partie vermillon.
+ Base des élytres vermillon.
9. À. novempunciata Westw.
+ Base des élytres noire. 10. X. formosa Saund.
LV
I. Rosalia alpina Linne.
Cæruleo-cinerea, mandibulis & externe dentatis, pronolo macula-
nigra antica, elytris basi granulatis, maculis tribus nigris limbalis.
Cerambyx alpinus Linn., Syst. Nat. edit. X, I, p. 392, etc.
Cerambyx pilosus Poda, Ins. Mus. Græc., p. 32.
Clytus alpinus Laich., Tyr. Ins., Il, p. 88.
Callichroma alpina Latr., Règn. anim., ed. 1, II, p. 341.
Rosalia alpina Serv., Ann. Fr., 1833, p. 561 ; Fairm.,Gen. Col.,
t. 41, f. 190; Ganglb., Bestimm. Tabell., VII, p. 68, etc.
Longueur: 22 à 36 millimetres.
Fond de Ia livrée bleu cendré.
LE GENRE ROSALIA. 163
Antennes plus longues que le corps chez la ©, le dépassant de
quatre articles chez le G'; scape assez densément ponctué ; articles
3-4 égaux, les 3-6 au 3-8 ciliés en dessous et munis à leur extrémité
d’une touffe de poils noirs, plus développée du côté externe où elle
cache une petite épine.
Mandibules armées d’une dent externe chez le &.
Prothorax orné à son bord antérieur d’une tache transversale
ovalaire noire, plan en dessus, arrondi latéralement et offrant de
chaque côté sur le disque un tubercule mousse recourbé en arrière.
Saillie prosternale peu étroite ; celle du mésosternum très large.
Élytres granuleuses à leur base, présentant chacune trois taches
oa bandes noires variables, aux premier et dernier quarts et à la
moitié de leur longueur, bordées d’un liseré blanchâtre,
Fémurs fusiformes.
Variabilité. Chez les individus de la Sicile, les tubercules basi-
laires des élytres tendent à disparaître. Cette race se rapproche par
conséquent de Æosalia Palesi également insulaire.
Les bandes des élytres sont très variables : l’extérieure n’atteint
point la suture, que celle du milieu borde en général largement. Celle
de l'extrémité a une tendance à devenir ponctiforme, et peut même
disparaître totalement. Parfois au contraire, les taches se dévelop-
pent de telle facon que les élytres peuvent arriver à être entière-
ment noires.
Patrie. Cette espèce vit surtout dans le hêtre : elle habite toutes
les contrées montagneuses de l'Europe moyenne, ne dépassant pas
1500 mètres d’altitude. Ce n’est qu'accidentellement qu’on la ren-
contre dans les plaines. Elle a été trouvée en Suède dans le Güta-
laad, où elle paraît rare; M. Dohrn l’a capturée près de Stettin ;
M. von Heyden à Francfort, de Brébisson à Rouen. De ces points
extrêmes on peut la suivre dans tout le centre de l'Europe, jusqu’en
Catalogne, dans toute l'Italie jusqu’en Sicile, en Turquie et au
Caucase.
II. Rosalia Batesi Harold.
Tab. I, fig. 1.
Cœruleo- vel viridi-cinerea, mandibulis & externe dentatis, pro-
noto maculis duabus nigris, elytris basi haud granulatis, maculis
tribus nigris haud limbatis.
Rosalia Batesi Har., Deuts. Entom. Zeitschr., XXI, 1877, p.360.
Longueur : 25 à 28 millimètres.
Fond de la livrée vert ou bleu cendré. Stature svelte.
Antennes plus longues que le corps chez la ©, le dépassant de
quatre articles chez le &'; scape assez densément ponctué; articles
164 LE GENRE ROSALIA.
3-4 égaux, les 3-6 ou 3-7 ciliés en dessous et ornés à leur extrémité
d’une touffe de poils noirs tres développée du côté externe où elle
cache une petite épine.
Mandibules armées d’une dent externe chez le (\, ornées dans les
deux sexes d'un cercle rougeatre avant leur extrémité.
Prothorax orné sur le disque de deux taches tranversales noires,
la lre au bord antérieur, plus grande et irrégulière, la 2% en avant
du bord postérieur; un peu convexe en dessus, globuleux sur les
côtés, avec un court tubercule de part et d’autre du disque.
Saillies prosternale et mésosternale médiocrement larges.
Élytres non granuleuses à leur base, présentant chacune trois
taches ou bandes noires variables, non limbées.
Fémurs légèrement fusiformes.
Variabilité. La tache postérieure du pronotum tend à disparaître.
Les dessins élytraux varient de forme et de grandeur. Il existe
parfois un petit point noir de chaque côté derrière l’écusson.
Patrie. Cette espèce a été prise par Hilgendorf dans le sud de l’île
Yeso (Japon). — M. Lewis l'y a également capturée en abondance
en août et au commencement de septembre: elle vit sur le hêtre
comme l’alpina. Un exemplaire en a encore été trouvé à Buno près
de Nikko (Bates, Journ. Linn. Soc., Zool., XVIII, 1884, p. 227).
III. Rosalia funebris Motschulsky.
Tab. IL, fig. 2.
Albo-cinerea, mandibulis & externe inermibus, prothorace lalera-
liler tuberculato, pronoto macula media, elytris basi, femoribus
apice, nigris.
Rosalia funebra Motsch., Bull. Mosc., XVIII, 1845, I, p. 87,
tp #18;
ÆRosalia alpina Lec., Journ. Acad. Philad., ser.2, 11, 1852, p. 177.
Rosalia funebris Lec., Ent. Report 47" paral., 1857, p. 61,
MID 11:
Longueur : 22 à 30 millimètres.
Noire, variée de duvet blanc cendre.
Tête noire, front et une ligne derrière les yeux couverts de duvet.
Antennes plus longues que le corps chez la ©, le dépassant de quatre
articles chez le '; scape finement granuleux ; articles 3-4 égaux,
les 3-6 ou 3-7 ciliés en dessous et ornés à leur extremite d’une
touffe de poils noirs surtout développée du côté externe, où elle
cache une petite épine.
Mandibules inermes latéralement.
Prothorax orné sur le disque au milieu, d’une grande tache
LE GENRE ROSALIA. 165
noire longitudinale, et de chaque côté d’un tubercule mousse,
dénudé à l'extrémité, et d'un point noir externe; fortement tuber-
culeux latéralement.
Saillies prosternale et mesosternale larges.
Élytres chagrinées à leur base, offrant trois bandes noires trans-
versales, la première basilaire, laissant l'épaule et l'épipleure et
parfois aussi une petite tache externe, couvertes de duvet; la
deuxième plus développée à la marge qu’à la suture, laissant égale-
ment latéralement une petite tache duveteuse, et ayant une tendance
à se réunir à la troisième du côté de l’épipleure qui reste noire jusqu’à
l'extrémité de l’élytre.
Fémurs fusiformes, noirs à leur extrémité; jambes également
noires au bout.
Variabilité. Les taches ponctiformes blanches des bandes noires
peuvent disparaître, et ces mêmes bandes affecter des dévelop-
pements divers; la dernière est parfois interrompue à la suture.
Patrie. Elle a ête trouvée à l’île Sitkha, dans la Colombie britan-
nique, à l'île Van Couver et dans l’Orégon.
IV. Rosalia lateritia Hope.
Tab. II, fig. 3.
Nigra, supra rubra, prothoracis et elytrorum disco haud macula-
lis, antennarum articulis 3-5 Q valde penicillatis.
Lamia lateritia Hope, Gray, Zoolog. Miscel., 1831, p. 27.
EBurybatus lateritius White, Cat. Long. Brit. Mus., VII, p. 142.
Longueur : 25 à 32 millimètres.
Noire, pronotum et élytres vermillon.
Tête noire, parfois avec une tache vermillon sur le vertex, de
chaque côte de la ligne médiane.
Antennes atteignant le tiers postérieur de l'élytre chez la OQ,
dépassant le corps de leurs quatre derniers articles chez le ; scape
finement chagrine et brièvement cilié; articles 3-4 sensiblement
égaux ; les 3-5 extérieurement anguleux chez le G, chagrinés et
âpres, fortement dilatés chez la © où ils portent une forte brosse de
poils ronde tres developpée du côté externe.
Pronotum entièrement vermillon, parfois accidentellement dénude
sur la ligne médiane, latéralement globuleux chez le (, faiblement
tuberculeux chez la ©, offrant de chaque côte du disque un tuber-
cule mousse souvent dénude, plus prononce chez la ©.
Saillies prosternale et mésosternale ‘assez larges.
Écusson noir ou offrant deux taches vermillon.
Élytres vermillon, souvent une petite tache noire à l’épaule, chez
le G' surtout; ce sexe peut encore présenter une tache noire située
166 LE GENRE ROSALIA.
tout à fait extérieurement au quart antérieur et parfois réunie à la
précédente, de manière à constituer nne bande antérieure pseudépi-
pleurale; bien plus rarement il existe une petite tache noire située
à la moitié de l’élytre latéralement.
Fémurs fusiformes.
Variabilité. Elle porte non seulement sur l'absence ou la présence
des taches vermillon du vertex et de l’écusson, des taches noires
des élytres, mais encore sur l'étendue du duvet vermillon du prono-
tum qui peut faire place latéralement à du noir.
Patrie. Cette espèce doit être répandue dans toutes les montagnes
de l’Hindoustan et de l’Indo-Chine : j'en ai vu des exemplaires de
Travancore, de l'Himalaya et de Birmanie. Elle m'est signalée de
Corée.
V. Rosalia gravida Lameere.
Tab. it, 8.4;
Nigra, supra rubra, prothoracis disco immaculato, elytris pos-
tice dilatatrs.
Longueur : 23 millimètres.
Noire, pronotum et élytres vermillon. Stature trapue.
Antennes plus longues que le corps chez la ©, le dépassant de
leurs quatre derniers articles chez le G'; scape chagriné ; article 3
un peu plus long que 4; les 3-5 armés extérieurement d’une petite
épine recourbée chez le G, chagrinés et àpres; dilatés et fortement
anguleux extérieurement, leur renflement couvert de cils condensés,
chez la ©.
Pronotum entièrement vermillon, latéralement globuleux chez le
G, très faiblement inégal chez la ©, offrant de chaque côté du disque
un tubercule mousse souvent dénude, plus prononcé chez la ©.
Saillies prosternale et mésosternale médiocrement étroites.
Élytres dilatées à partir du milieu de leur longueur, régulière-
ment arrondies, vermillon, souvent avec une tache noire sous
l'épaule, et une assez grande tache noire sur leur disque vers le
milieu de leur longueur.
Fémurs linéaires.
Variabilité. Elle porte sur les taches élytrales qui peuvent être
complètement absentes.
Patrie. Himalaya, Darjeeling.
VI. Rosalia hariola Thomson.
Map. AU, dei
Nigra, supra rubra, prothoracis disco macula postica nigra,
femoribus linearibus.
ÆEurybatus hariolus Thoms., Essai Class. Ceramb., 1860, p. 250,
LE GENRE ROSALIA. 167
Longueur : 24 à 36 millimètres.
Noire, pronotum et élytres en partie vermillon.
Tête noire, parfois avec une tache vermillon sur le vertex de
chaque côté de la ligne médiane.
Antennes atteignant presque l’extrémité de corps chez la ©, le
dépassant de leurs quatre derniers articles chez le G; scape
rugueux ; article 3 un peu plus long que 4; les 3-5 armés exté-
rieurement d’une épine recourbée chez le G, chagrinés et âpres;
dilatés et anguleux extérieurement, leur renflement couvert de cils
condensés, chez la ©.
Pronotum vermillon avec une tache médiane postérieure noire,
globuleux sur les côtés chez le €, faiblement inégal chez la O,
offrant de chaque côté du disque un tubercule mousse, noir à l’ex-
trémite, plus prononcé chez la ©.
Saillies prosternale et mésosternale étroites.
Écusson noir ou offrant deux taches vermillon.
Élytres non dilatées en arrière, vermillon, avec une tache sous
l'épaule, une autre tout à fait externe au quart antérieur, une
latérale au quart postérieur, deux sur le disque, l’une à la moitié,
l’autre au quart antérieur, noires, très variables de forme et sujettes
à disparaître.
Fémurs linéaires.
Variabilité. Elle porte sur les taches vermillon du vertex et de
l’écusson qui peuvent être absentes, sur la tache médiane du
prothorax qui peut disparaître, et sur celles des élytres : celles-ci
subsistent en général, sauf celle du quart postérieur qui manque
fréquemment. J’ai vu un exemplaire dont toutes les taches ont
disparu, excepté celle qui existe au quart antérieur extérieurement.
Patrie. Himalaya, Darjeeling, Pedong, Calcutta.
VII. Rosalia decempunctata Westwood.
Tab. Il, fig. 6.
Nigra, supra, et in prothorace infra, macula antecoxali utrinque
egcepla, rubra, pronoto medio maculis nigris duabus, femoribus
clavalis.
Purpuricenus decempunctatus Westw., Cab. of Or. Ent., 1848,
pSO Lt RXIK 1.2.
Eurybatus decempunctatus White, Cat. Long. Brit. Mus., VII,
p. 141 ; Pascoe, Long. Malay., 1869, p. 597.
Longueur : 20 à 35 millimètres.
Noire, pronotum et élytres en partie vermillon; prosternum ver-
millon, sauf une tache noire triangulaire en avant de chaque hanche
antérieure.
168 LE GENRE ROSALIA.
Tête noire, parfois avec une tache vermillon sur le vertex de
chaque côté de la ligne médiane.
Antennes un peu plus courtes que le corps chez la ©, ne le dépas-
sant que d’un peu plus de leurs trois derniers articles chez le &';
scape éparsement ponctué à la base, presque lisse et très brillant
au sommet, sillonné intérieurement ; article 3 plus long que 4; les
3-5 armés extérieurement d’une épine droite et mousse, surtout
développée sur 3, entièrement couverts de cils, chez le G'; dilatés
et épineux extérieurement chez la ©, où les cils se condensent à
l'extrémité.
Pronotum vermillon avec deux taches médianes, l’une en avant,
plus petite, l’autre en arrière, et une tache de chaque côté, noires;
globuleux latéralement dans les deux sexes, les tubercules discaux
complètement effacés chez le G, distincts chez la Q.
Saillies prosternale et mésosternale très étroites.
Élytres vermillon, sans tache sous l’épaule, mais parfois avec un
point noir de chaque côté de l’écusson; deux taches discoïdales,
l’une au quart antérieur, l’autre, souvent transversale, à la moitié;
une tache tout à fait externe au quart antérieur, une latérale au
quart postérieur, noires, toutes très variables et sujettes à dispa-
raître.
Fémurs renflés en massue.
Variabilité. Elle porte sur les taches vermillon du vertex et sur
les taches noires. Celle qui est placée en avant du pronotum peut
disparaître, de même que celles des élytres. Généralement c’est celle
du quart postérieur qui est absente, ou encore la discoïdale anté-
rieure qui devient tres petite.
Patrie. Darjeeling, Pedong, Sikkim, Silhet, Assam. — Bornéo,
Java.
VIII. Rosalia Iæta Lameere.
Tab. Il, fig. 7.
Nigra, supra, et in prothorace infra omnino, aurantiaca, pro-
noto medio macula poslica nigra.
Longueur : 25 à 34 millimètres.
Noire, pronotum et élytres en partie, prosternum entièrement
devant les hanches, d'un vermillon orangé plus pâle que dans toutes
les autres espèces.
Antennes plus courtes que le corps chez la ©, ne le dépassant que
d’un peu plus de leurs deux derniers articles chez le G'; scape
éparsement ponctue dans toute son étendue, sillonné intérieurement ;
article 3 plus long que 4 ; les 3-5 armés extérieurement d'une épine
droite et mousse, surtout bien développée sur 3, couverts de cils
LE GENRE ROSALIA. 169
médiocrement nombreux, chez le \; dilatés et épineux extérieure-
ment chez la Q où les cils se conduisent à l'extrémité.
Pronotum orangé avec une seule tache médiane située en arrière,
et une tache de chaque côté, noires; globuleux latéralement dans
les deux sexes, les tubercules discaux presque complètement effacés
chez le (\, bien distincts chez la Q.
Saillies prosternale et mésosternale très étroites.
Élytres d’un vermillon orangé, sans tache sous l'épaule, une tache
tout à fait externe au quart antérieur, trois autres plus ou moins
médianes arrondies, l’une au quart antérieur, l’autre au milieu, la
troisième au quart postérieur, noires.
Fémurs renflés en massue.
Variabilité. Les six exemplaires que j'ai eus à ma disposition
étaient tous semblables.
Patrie. Java.
IX. Rosalia novempunctata Westwood.
Tab. III, fig. 8.
Nigra, supra, in thorace et in abdomine infra partlim, auran-
tiaca, prothoracis disco macula postica nigra.
Purpuricenus novempunctatus Westw., Cab. of Or. Ent., 1848,
p.59, XXIX, 1 3.
Æurybatus novempunctatus White, Cat. Long. Brit. Mus., VII,
p. 142.
Longueur 16 à 35 millimètres.
Noire, pronotum et élytres en partie, prosternum, métasternum en
partie, les 4 premiers anneaux de l'abdomen, d'un vermillon orangé.
Antennes un peu plus courtes que le corps chez la ®, le dépassant
de plus de leurs quatre derniers articles chez le G ; scape du G
corrodé, très rugueux, celui de la Q à forte ponctuation serrée;
article 3 notablement plus long que 4; les 3-5 chagrinés, 4 et 5 épi-
neux extérieurement, 3 portant une énorme épine droite et pointue,
chez le G'; chez la Q ces articles offrent chacun une épine recourbée
et les cils qui les ornent sont plus abondants.
Pronotum orangé avec une seule tache médiane située en arrière,
et une de chaque côté, noires; globuleux sur les côtés dans les deux
sexes, les tubercules discaux presque complètement effacés chez le
G, bien distincts chez la Q.
Saillies prosternale et mésosternale très étroites.
Élytres d'un vermillon orangé, n’offrant que 8 taches noires, l'une
tout à fait externe au quart antérieur, deux sur le disque, l’une
après le moitié, l’autre au quart antérieur.
Fémurs fusiformes.
170 LE GENRE ROSALIA.
Variabilité. Les taches des élytres sont plus ou moins dévelop-
pées, la postérieure étant sujette à disparaître; les trois taches
noires du pronotum peuvent être complètement absentes.
Patrie. Java.
X. Rosalia formosa Saunders.
Tab. III, fig. 9.
Nigra, supra, in thorace el in abdomine infra partim, rubra,
prothoracis disco maculis duabus nigris, elytris basi nigris.
Cerambyz formosus Saund., Trans. Ent. Soc., II, 1839, p. 178,
1) KO
E'urybatus formosus White, Cat. Long. Brit. Mus., VIT, p. 141.
Longueur : 21 à 40 millimètres.
Noire, pronotum et élytres en partie, prosternum, métasternum
en partie, les quatre premier anneaux de l'abdomen, vermillon.
Antennes plus longues que le corps chez la ©, le dépassant de
plus de leurs quatre derniers articles chez le G'; scape brillant,
éparsement ponctué, article 3 plus long que 4; les 3-5 brillants,
éparsement ponctués, armés extérieurement d’une épine recourbée,
chez le «, comme chez la ©, où ils sont couverts de nombreux cils.
Pronotum vermillon avec deux taches médianes, l’une antérieure
plus petite, l’autre en arrière, et une de chaque côté, noires, globu-
leux latéralement, faiblement tuberculé chez la ©, les tubercules
discaux bien distincts, surtout chez la Q.
Saillies prosternale et mésosternale très étroites.
Élytres vermillon, la base, une tache latérale et une discoïdale
au quart antérieur, une bande transversale au quart postérieur,
noires.
Fémurs longuement en massue.
Variabilité. La tache médiane antérieure noire du pronotum peut
disparaître. Les bandes et taches élytrales sont variables de forme
et de grandeur: il peut arriver que la bande postérieure soit réunie
à la tache discoïdale du quart antérieur de manière à constituer un
dessin en forme d’arc.
Patrie. Himalaya, Barrackpore, Darjeeling, Pedong, Sikkim,
Assam.
V.
Les différences spécifiques des diverses Losalia reposent sur :
lo La livrée.
2° Les mandibules.
3° La longueur des antennes dans les deux sexes.
40 La longueur relative des articles 3 et 4 des antennes.
5° La ponctuation du scape.
LE GENRE ROSALIA. NTI
Go Les poils et les épines dont les antennes sont ornées.
7° La présence ou l'absence de tubercules discaux ou latéraux au
prothorax.
8° La forme des élytres.
9° La largeur de la saillie mésosternale.
10° La forme des cuisses.
11e La répartition des couleurs à la partie inférieure du corps.
12° Les taches du pronotum.
13° Les taches des élytres.
Ces deux derniers caractères sont les moins stables : à chaque
espèce correspond cependant une disposition idéale bien déterminée.
Mais de nombreux exemplaires s’écartent du type par la dispari-
tion d'un plus ou moins grand nombre de taches, et peuvent ainsi
constituer des variétés qui ressemblent parfois à d’autres espèces à
s’y méprendre, si les particularités sculpturales n'étaient là pour
mettre sur la voie.
VI.
Les caractères communs à toutes les espèces et constituant par
conséquent la définition du genre Posalia sont :
Corps allongé, finement pubescent.
Tête ornée d’un bourrelet intra-antennaire concave; front trans-
versal, déclive; joues longues, proéminentes.
Mandibules fortes, horizontales.
Palpes subégaux; languette membraneuse, bilobée.
Yeux finement granulés, fortement échancrés, mais n’embrassant
pas étroitement la base des antennes.
Antennes beaucoup plus longues que le corps chez le G', un peu
plus longues ou plus courtes chez la ©, sétacées, à scape médiocre,
en massue, à article 2 très court, à article 3 égal ou un peu plus
grand que 4, les autres sub-égaux ou décroissant peu à peu, les
articles 3-5 noueux au bout, épineux du côté externe, plus ou
moins ciliés ainsi que les suivants, les cils parfois condensés en touffe
à leur extrémité
Prothorax transversal, arrondi ou tuberculé latéralement,
offrant sur le disque de part et d'autre un tubercule parfois efface,
reserré et rebordé à sa base.
Saillie prosternale plus ou moins étroite, arquée postérieurement;
cavités cotyloïides fortement anguleuses, largement ouvertes en
arrière.
Saillie mésosternale déclive en avant, plus ou moins large, cana-
liculée, tronquée et inclinée en arrière; épimères tres grandes,
atteignant les cavités cotyloïdes.
HT? LE GENRE ROSALIA.
Mésonotum lisse, avec une large bande médiane stridulante.
Épisternums métathoraciques larges, rétrécis et pointus en
arrière.
Écusson arrondi en arrière,
Élytres allongées, sub-déprimées, arrondies en arrière.
Abdomen de cinq segments, muni chez les G' de certaines espèces
d’un sixième arceau dorsal protégeant le pygidium en dessus.
Pattes assez longues, cuisses plus ou moins en massue, les posté-
rieures un peu plus courtes que les élytres; tarses de la même paire
à article 1 au moins aussi long que les deux suivants réunis.
VII.
Serville laissa la Æosalia alpina à côté de son genre Aromia, et
Le Conte (Journ. of Acad Philad., 1852) fit de même : une analogie
de faciès pouvait seule motiver cette manière de voir.
En 1860, M. J. Thomson dans son Zssai d'une Classification de
la famille des Cérambycides, rapprocha pour la première fois le
genre Æosalia du groupe des Callidium, le plaçant dans ses Fystro-
cerilæ, tribu assez éloignée des Callichromitæ. Des lors tout rap-
prochement avec ces derniers était définitivement oublié, sauf par
les auteurs de faunes locales à courte vue. Les hanches antérieures
transversales obligeaient la séparation radicale des uns et des autres.
Déjà en 1862 nous voyons Le Conte (Proc. of Acad. Philad.,
1862) adopter les vues de M. Thomson. Celui-ci dans son Systema
Cerambycidarum (1865) tend à rapprocher de plus en plus les
Rosalia des Callidium en formant avec les Compsocerus et genres
voisins un groupe, les Compsoceritæ où viennent se placer les
Rosalia et Eurybatus, et qu’il range dans ses Culliditæ veræ.
Lacordaire dans son Genera place le genre dans ses Comp-
socérides immédiatement à côté de ses Callidiides.
_ Enfin Le Conte et Horn dans leur Ulassification of the Coleoptera
of North America insistent également sur les affinités des Xosalia
avec les Callidium, tout en déclarant que la place du genre est
encore douteuse.
Cette incertitude doit disparaître pour quiconque sait envisager le
groupe des Longicornes à la lumière des idées transformistes.
Les Compsocérides n’ont en effet de rapports qu'avec les Calli-
diides et avec aucun autre groupe.
Je considère l’ensemble que Le Conte et Horn ont si heureusement
formé des Asémides et des Callidiides sous le nom de Callidioides
comme représentant dans la faune actuelle une organisation par
laquelle ont dû passer beaucoup d’autres Longicornes de la famille
des Cérambycides. Ceux-ci me paraissent former un certain nombre
rt. à
LE GENRE ROSALIA. 173
de groupes parallèles qui seraient issus de Callidioides disparus et
qui n'auraient d'autre parenté entre eux que cette origine. Les
Compsocérides seraient une de ces branches, qui plus que tout autre,
par ses hanches antérieures transverses et ses yeux n’embrassant
point étroitement les antennes trahirait ses ancêtres. Ce fait nous
expliquerait pourquoi dans beaucoup de groupes de Lacordaire il y
a des Cérambyeides qui ressemblent aux Callidium, pourquoi aussi,
ce qui faisait le désespoir de l’auteur du Genera, il a été obligé dans
son système de se faire suivre les unes les autres des formes de faciès
fort differents. Lacordaire avait rêvé pour les Longicornes un classe-
ment linéaire irréprochable: il était trop grand entomologiste pour
s’y laisser entraîner, et il préféra établir un arrangement qui lui
paraissait défectueux mais qu’il sentait plus scientifique. Je crois que
la classification des Longicornes de l'avenir, celle qui sera fondée
sur les rapports généalogiques des divers groupes, sera simplement
une interprétation de son système: beaucoup de ses subdivisions
seront certes réunies, mais les grandes lignes de sa rigoureuse
analyse resteront.
Je dois des remerciments à M. Lewis qui m'a gracieusement
adressé des Xosalia du Japon; à MM. Candèze, Dohrn, van Lans-
berge et R. Oberthur, qui ont mis leur riches collections à ma
disposition, à MM. Preudhomme de Borre, Ritsema et Wood-
Mason, qui ont bien voulu me communiquer les exemplaires des
Musées de Bruxelles, de Leyde et de Calcutta; à M. C. 0. Water-
house qui m'a donné des renseignements complets sur les individus
possédés par le British Museum.
J’exprime aussi ma reconnaissance à mon collègue, M. Coubeaux,
qui à dessiné si artistiquement la planche qui accompagne ce
mémoire.
174 LE GENRE ROSALIA.
EXPLICATION DE LA PLANCHE III.
Fig. 1. Rosalia Batesi Har. ©.
Fig. 2. Rosalia funebris Mots. Q.
Fig. 3. Rosalia lateritia Hope ©.
3. Antenne du o.
Fig. 4. Rosalia gravida Lmr. ©.
Fig. 5. Rosalia hariola Thoms. ©.
57. Antenne du ©.
Fig. 6. Rosalia decempunctata Westw. ©.
62. Antenne du o.
Fig. 7. Rosalia læta Lmr. ©.
7e, Antenne du o.
Fig. 8. Rosalia novempunctata Westw. ©.
83. Antenne du œ.
Fig. 9. Rosalia formosa Saund. Q.
92, Antenne du ©.
ESSAI
SUR LES
ACRIDIENS DE LA TRIBU DES TÉTTICIDAÆ
PAR
Ign. BOLIVAR
— SÉANCE DU 5 NOVEMBRE 14887 —
— Le OOD 2 —
L'étude des T'etlig n’avait pas attire l’attention des entomologistes
qui pour la plupart s'étaient bornés à décrire des espèces isolées ;
de Haan en avait proposé cependant (1843) un tableau synoptique,
tres imparfait sans doute, mais suffisant pour distinguer le petit
nombre d'espèces connues de son temps; et plus récemment feu le
Professeur Stäl (1873) avait essayé une nouvelle distribution pour
les dix-sept espèces dont il fait mention dans son Xecensio Orliop-
lerorum, 1, et dont seize sont encore comprises dans un seul et
même genre.
Ce genre Z'eltix connu d'abord sous le nom de Z'ettrix fut créé
par Latreille pour les Acridiens qui n’ont pas de pelote (arolium)
entre les crochets du dernier article des tarses, particularité qui se
trouve toujours associée à d’autres non moins importantes, et qui
caractérisent aujourd’hui une tribu des Acridiens, connue sous les
noms de Z’etricidites, Platyparyphæa ou Tettigidæ que leur ont
donnés respectivement Audinet Serville, Fieber et M. Brunner;
leur caractéristique peut se résumer en peu de mots comme il suit :
Acridiens à grand pronotum, recouvrant au moins le mésonotum
et le métanotum ainsi que la base de l'abdomen, s’étendant parfois
au delà de l'extrémité des cuisses postérieures, avec les élytres
petites, rejetées sur les côtés du corps et en forme d’écaille arrondie,
les ailes grandes atteignant ou dépassant le bout de l’abdomen,
parfois rudimentaires et même nulles chez d’autres ; à prosternum
réflechi en mentonnière, à lame méso-métasternale plus large que
longue, avec le métasternum fortement arqué; les pattes plus
ou moins comprimées, ayant le premier article des quatre tarses
176 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
antérieurs fort petit, celui des postérieurs allongé et le dernier de
tous les tarses dépourvu de pelote entre les ongles terminaux; avec
la plaque supra-anale lancéolée ou triangulaire, les cercis petits et
coniques et l’oviscapte des © serrulée et à valves divergentes à
l'extrémité qui est aigue.
Il est à regretter que ces jolis petits Acridiens n’aient pas éte
étudiés plus sérieusement par les auteurs anciens, plus attentifs à
en faire de nouvelles espèces au moindre changement de coloration
qu’à saisir les vraies différences taxonomiques, lesquelles du reste
ne sont pas moins notables dans cette tribu que celles qu’on trouve
dans d’autres groupes d'Orthoptères; c'est de cette facon que la
synonymie de certaines espèces, celles d'Europe entre autres, s’est
accrue d’une manière formidable, ce qui n’est certainement pas en
relation avec la petitesse de ces insectes : il suffira pour justifier
cette affirmation, de citer le T'eltix bipunclalus L. et ses variétés,
qui ont recu plus de soixante noms divers, et cependant, il n’y a
qu’à comparer simplement quelques Tettigiens pour leur découvrir
tant de caractères variables, pour trouver les relations et les propor-
tions des organes tellement changées et leur forme si diverse, qu’on
pourrait dire que le corps de ces petits animaux est protéiforme et
susceptible d’éprouver les changements les plus extraordinaires en
rapport avec leurs habitudes qui du reste sont peu connues encore.
C’est ainsi que nous sommes arrivé à séparer les Uleostralæ qui se
distinguent aisément du reste des Tettigiens par la position de
l’ocelle antérieur placé entre les yeux au lieu d’être au devant
d'eux comme dans les autres groupes ; les Cadonotæ dont la caréne
frontale s’est élargie en prenant la forme d'un écusson frontal,
tandis que les antennes sont tout à fait filiformes, même capillaires
et très courtes, enfin les diverses parties du corps sont presque
toujours chargées d’épines ou de prolongements foliacés; les
Scelimenæ dont le pronotum est longuement subulé et épineux en
avant, de chaque côté, et dont les jambes postérieures sont élargies
vers le bout et plus ou moins dilatées sur les bords; les Jetrodoræ
et les Z'ettigiæ que j'ai séparés par divers caractères dont le plus
constant est la longueur relative des premiers articles des tarses
postérieurs qui chez les premiers est plus long ou aussi long que le
deuxième, tandis qu’il est plus court au contraire chez les autres :
ce caractère m’a paru ici d’une très grande valeur à cause de l’ana-
logie des formes et les affinités des espèces groupées dans chacune
de ces divisions ; les Patrachideæ dont les cuisses antérieures sont
franchement sillonnées en dessus, et dont les antennes ont de nom-
breux articles; enfin jai cru devoir établir un dernier groupe, celui
des Tripetaloceræ, pour les espèces qui ont les antennes de forme
bizarre et extraordinaire.
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 177
Je suis bien loin de croire à la perfection de mon systeme bien
qu'il se soit trouvé d'accord dans sa disposition générale avec celle
que le savant maître, M. Brunner von Wattenwyl, avait depuis
quelque temps adopté pour le rangement de sa collection. Si j2.crois
que la plupart des groupes que je propose sont bien naturels, et que
les études ultérieures ne feront que préciser de plus en plus leurs
limites et leur caractéristique, j'avoue en même temps que d’autres
doivent être acceptés seulement à titre provisoire : tel est, par
exemple, le groupe des Z'ripetaloceræ dont le seul caractère commun
est la forme anormale des antennes, forme qui n’est pas du reste la
même pour toutes les espèces du groupe, et chez lequel se trouvent
peut être des analogies avec divers genres d’autres groupes; mais
ces insectes sont si peu connus, si rares en même temps dans les
collections, qu’on peut affirmer que le moment n’est pas encore venu
de dire le dernier mot à leur égard. Néanmoins cette coïncidence
dans la distribution des espèces des Tettigiens à laquelle nous
sommes arrivés indépendamment, M. Brunner et moi, coïncidence
dont je m’honore, est, j'ose le croire, la preuve que cette clas-
sification est la seule possible dans l'état actuel de nos connais-
sances.
Nous sommes moins renseignés sur les habitudes de ces insectes
qui doivent du reste être assez variées; c’est à peine si nous con-
naissons celles des espèces d'Europe qui vivent non loin des ruis-
seaux ou dans les terrains humides et qui jouissent éminemment de
la faculté de sauter, faculté attestée d’ailleurs par le développement
de leurs pattes postérieures; nous savons aussi qu’elles sautent
dans l’eau, habitude qui ne peut plus être considérée comme
appartenant exclusivement à ces Orthoptères, puisque M. Gogorza,
aide-naturaliste au Musée de Madrid, a fait connaître(‘) tout
récemment ses observations sur un grand Acridien : l’Zyprepocne-
mis plorans Charp., qu’il a vu à Valence se mouvoir sous l’eau en
rampant et nageant absolument comme s’il était fait exprès pour
vivre dans cet élément. Ces habitudes aquatiques s’observant dans
les Z'ettiz européens qui ne présentent pas des modifications sen-
sibles dans la forme de leurs pattes, quelles doivent être les habitudes
de certaines espèces exotiques qui présentent aux jambes posté-
rieures ainsi qu’au premier article des tarses de la même paire une
bordure membraneuse augmentant considérablement leur surface
dans le but de transformer ces organes en rames ou en vraies pattes
natatoires? Ce sont les espèces du genre Scelimena Serv., qui offrent
cette disposition remarquable, et c’est à elles que se rapportent les
observations dont le Cap. Boys, M. Westwood (?) et plus récemment
(*) Anales de la Soc. española de Hist. Nat., t. XII (1883), p. 64-65.
(*) Transact. ent. Soc. of London, t. AV (1847), p. 44 et 45,
ANNALES DE LA SOC; ENTOM: DE BELGIQUE, T, XXXI, 12
178 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
MM. Humbert et de Saussure(') ont été les auteurs ou les narrateurs;
ces Orthoptères pourraient d’après ces naturalistes nager et sauter
sous l’eau. Mais quelles sont alors les habitudes des Corophyllum
Serv., Xerophyllum Fairm., Zymenotes Westw., et d’autres Tetti-
giens dont le pronotum extrêmement développé en forme de lame
membraneuse est parcouru par de nombreuses veines saillantes lui
donnant tout à fait l’aspect d’une feuille végétale? Malheureusement
nous ne possédons pas de renseignements sur ces curieux animaux
qui probablement vivent dans les bois parmi les détritus et les feuilles
tombées des arbres que l’air et la chaleur dessèchent jusqu’à leur
faire prendre la couleur sombre du tabac qui est aussi celle qu’on
observe dans ces insectes; ils peuvent sans doute, par leur couleur
ainsi que par leur forme, se confondre avec les objets environnants
et échapper aux attaques des animaux insectivores.
La distribution géographique n'offre pas moins d'intérêt que les
habitudes des Tettigiens; sur deux cent vingt espèces à peu près
qui sont énumérées dans ce mémoire, huit seulement habitent
l'Europe; le nombre des espèces africaines s’élève à dix-huit, celui
des espèces américaines à cinquante-quatre et l’énorme chiffre
restant se distribue entre l’Asie et les îles continentales; celles-ci,
et notamment les îles Philippines, sont les régions les plus riches en
insectes de cette tribu : le nombre des espèces des Philippines
s'élève actuellement à 64, plus du quart des espèces connues, et
néanmoins on ne doit pas oublier que des îles entières sont encore
inexplorées et que les mieux connues ne le sont qu’en partie et dans
des limites assez restreintes. Ce sont les récoltes de M. le professeur
Carl Semper, qui appartiennent maintenant au Musée de Stockholm
et que nous avons eu l'avantage de recevoir en communication grâce
à l’obligeance de M. le professeur Crist. Aurivillius, directeur du
Musée, qui nous ont permis d'arriver à ce résultat, en même temps
que les recherches de notre collègue, mon excellent ami M. Carlos
de Mazarredo, qui pendant son long séjour aux îles Philippines a
recueilli un grand nombre d’espèces dont il a enrichi ma collection,
et dont plusieurs étaient nouvelles pour la science. C’est peut être
l'occasion d'annoncer au monde scientifique une nouvelle que les
naturalistes de tous les pays recevront sans doute avec plaisir : le
Gouvernement espagnol venant de créer dernièrement un Musée à
Manille, il faut espérer que les spécialistes pourront désormais
recevoir en communication pour leurs études, d’une manière facile
et régulière, les produits de ces lointaines régions qui ne tarderont
pas à être explorées sérieusement. Nous n’épargnerons pas nos
éloges à Monsieur le Ministre d’Ultramar pour une détermination
qui fera époque dans l’avancemeut des sciences naturelles en
(‘) Ann. de la Soc. ent, de France, 1860, p. 481.
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 179
Espagne et qui révèle en même temps la haute importance que ce
haut fonctionnaire accorde aux études scientifiques.
C’est un fait constaté pour la botanique, que la flore des Philip-
pines est bien plus riche en espèces qu’en genres propres; ce qui a
obligé un éminent botaniste M. Sebastian Vidal à dire(') qu’on
pourrait croire que lorsque ces terres se sont isolées, les types
génériques de sa flore étaient à peu près les mêmes que de nos jours;
les variations ultérieures, ayant seulement affecté les formes spéci-
fiques, mais cela dans une si grande proportion qu’il n'existe proba-
blement pas d'autres Îles continentales plus abondantes en espèces
propres : ce principe se trouve sans doute justifié pour ce qui
concerne les Tettigiens qui ne sont représentés dans ces îles que par
un nombre très réduit de genres propres bien que l’un d'eux
(Cleostratus Stal) ait mérité de constituer un groupe spécial.
Nous croyons utile d'étudier les modifications principales
qu'éprouvent les divers organes extérieurs des Tettigiens afin
d'expliquer en même temps les expressions dont nous nous sommes
servi pour les désigner.
La tête pouvant être considérée dans sa position verticale, position
naturelle chez ces insectes, ou bien avec la bouche dirigée en avant,
les expressions : antérieur et postérieur, deviennent synonymes de :
inférieur et supérieur respectivement. Le front peut être plus ou
moins oblique, plan ou arqué; les yeux sont toujours saillants et
globuleux, et leur contour peut être circulaire ou triangulaire; dans
certains genres ils sont en quelque sorte pédiculés (7ripetalocera
Westw.) ou portés par des cornes céphaliques qui se prolongent au-
delà des yeux, leur donnant un aspect semblable aux yeux pointus
des Ocypodes parmi les Crustacés ; les ocelles, toujours au nombre de
trois, sont disposés en triangle dont la base est tournée en arrière;
l’ocelle médian (antérieur) est placé en avant des yeux, excepté dans
les Cleostralæ chez lesquels il est situé entre les yeux; mais ses
relations avec les ocelles postérieurs ne changent pas pour cela,
car dans ce groupe, ces derniers sont rejetés en arrière des yeux
au lieu d’être placés comme chez les autres Tettigiens. Les antennes
sont assez variables quant à la longueur, quant à leur forme et
quant au nombre d'articles dont elles sont composées; dans un
certain nombre de genres elles n’ont pas la forme cylindrique ou
filiforme qui est la plus générale, étant au contraire fortement
prismatiques à partir du troisième article (Zripetalocera Westw.)
ou bien elles s’élargissent brusquement vers l'extrémité (Discotettix
Costa); leurs articles ne sont pas toujours clairement distincts, mais
on peut leur assigner comme nombre normal celui de 12 ou 14,
nombre qui se trouve parfois réduit presque de moitié (7ripelalocera
(:) Revision de Plantas vasculares Filipinas, Manila, 1886, p. 17.
180 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
Westw.) ou bien augmenté jusqu’à 20 ou 22 (Tettigidea Scudd.);
leur longueur peut aussi varier; sous ce rapport, les espèces euro-
péennes peuvent figurer parmi celles qui les ont le plus courtes,
ne le cédant en effet qu’à celles des ÆZymenoles Westw.; par
contre, elles sont bien plus longues, pouvant même dépasser les
angles huméraux du pronotum, chez divers Tettigiens et notamment
chez les Cotys, Puiggaria mihi et d'autres; les antennes peuvent
être insérées au devant du bord antérieur (inférieur) des yeux, ou
bien tout près de ce même bord, sur la ligne idéale tangente à ce
même bord; quelquefois même en arrière de cette ligne, c’est à
dire entre les yeux. Le vertex offre de nombreuses variations que
nous ne suivrons pas dans leurs détails, ces variations étant suff-
samment indiquées dans les descriptions; mais nous ferons remar-
quer que le vertex doit être observé de côté pour apprécier s’il est
plus ou moins saillant que les yeux, et d'en haut pour se rendre
compte de sa largeur par rapport aux yeux, et de sa forme. La
carène frontale, unique à partir de l'ocelle médian, bien que se
bifurquant invariablement tout près de l'épistome, est partagée
entre le vertex et l’ocelle médian pour un sillon longitudinal qui
la parcourt, et ses deux branches plus ou moins divergentes en
avant, offrent leur maximum d’écartement chez les Cladonotæ
où elles donnent lieu à un scutellum frontal dont la forme est assez
variable. La bouche s'appuie toujours contre la mentonnière du
prosternum, ses diverses parties étant recueillies et appliquées les
unes contre les autres; les palpes maxillaires sont seuls remar-
quables par l'élargissement de leurs articles apicaux qui offrent
parfois la forme d’une palette, ce qui se voit du reste dans des
genres très divers Chthonius, Puigaria mihi, ete.
Des trois demi-anneaux dorsaux du thorax, le pronotum est le
seul qui mérite d’être considéré à part à cause de son développement
extraordinaire dans tous les Tettigiens, ainsi que par les formes
bizarres qu’il affecte souvent; on peut noter la portion dorsale et
les lobes latéraux, parties qui ne sont pas certainement séparées
entre elles par des crêtes ou carènes latérales comme cela se voit
souvent chez d’autres Acridiens mais qu’il est utile d’étudier isole-
ment. Le dos tout à fait déprimé ou tectiforme chez la plupart, est,
par exception, comprimé et fortement élevé comme cela se voit
chez certains Hémipteres de la famille des Membracidæ, parmi les-
quelles Linné a place la seule espèce de Tettigiens à pronotum élevé
qu'il connaissait (£icada rhombea), erreur qui s’est reproduite plus
d’une fois.
Antérieurement, le pronotum est tronque ou bien au contraire il
s'avance sur la tête, se terminant parfois en pointe aigue et
crochue; son processus postérieur s'étend sur l'abdomen jusqu’à
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 181
l'extrémité de celui-ci, et même bien au delà, chez certains Sceli-
mena dont les pattes postérieures tout à fait étendues n’atteignent
pas l’extrémite du pronotum; par contre, il est fort rare que le
pronotum ne s’étende pas au delà de la moitié de l'abdomen, laissant
à découvert les derniers segments dorsaux de cette région: cela se
voit cependant chez deux espèces, le Thyrsus tiaratus etla Mazar-
redia abbreviala mihi, provenant toutes les deux des îles Viti. Ses
carènes latérales presque toujours visibles près du bord antérieur
s'étendent seulement jusqu’au premier sillon transverse où elles dis-
paraissent pour reparaître peu avant les angles huméraux; ces
derniers, obtus chez la plupart, sont quelquefois armés d’une épine
dirigée transversalement; le processus postérieur est presque tou-
jours caréne de chaque côté, et les sillons transverses ne :oupent
pas la carène médiane ou dorsale.
Les lobes latéraux sont dirigés obliquement et leur bord posté-
rieur est sinué ou bisinué; c’est le premier cas qui se présente
toujours chez les larves, mais ce serait un tort de considérer ce
caractère comme accusant toujours un état larvaire, certaines
espèces présentant une seule sinuosité même à l’état adulte, lorsque
les organes du vol sont entièrement développés; la sinuosité supé-
rieure, placée immédiatement au dessous des angles huméraux sert
à recevoir la base des élytres; l’inférieure, moins profonde, est en
général arrondie. Les angles inférieurs (antérieur et postérieur) de
ces lobes sont loin d'avoir tous les deux la même valeur taxono-
mique; le premier étant presque toujours plus ou moins subarrondi
et le postérieur au contraire jouant un rôle très important par les
nombreuses variations qu’il éprouve. C’est d’abord sa direction
qu’il faut considérer, car il peut être dirigé en bas de facon qu’on ne
le distingue qu'avec peine lorsqu'on examine l’insecte d'en haut;
ou bien il est dirigé latéralement, se terminant souvent par une
forte épine, comme chez les C’Alhonius mihi; chez certains Amor-
phopus Serv. il forme un lobe denticulé.
Le prosternum est toujours séparé de la plaque sternale par un
sillon ou une dépression transverse assez profonde et son bord
antérieur est réfléchi en forme de mentonnière, chez la plupart
sinuée au milieu. Le sillon qui sépare le mésosternum du métaster-
num est fortement arqué, avec sa convexité dirigée en avant.
Les élytres, qui manquent souvent, ont ordinairement une forme
ovalaire; elles sont toujours petites, ne recouvrant qu’une partie
très réduite de la base des ailes; celles-ci s'étendent généralement
jusqu'à l'extrémité postérieure du pronotum, qu’elles surpassent
chez la plupart; leur bord antérieur est chitineux dans la moitié
apicale et le champ anal est parcouru par de nombreuses veines
radiantes, réunies entre elles par des nervures transverses formant
des espaces carrés ou rectangulaires.
182 | ESSAI SUR LES ACRIDIENS
Les pattes sont plus ou moins comprimées, ayant les cuisses
carénées en dessus et très rarement sillonnées (Batrachideæ), et
les carènes simples et obtuses ou dentées et fortement com-
primées (Amorphopus Serv.). Nous avons désigné sous le nom
de lobe fémoral le petit lobe qui existe à la carène supérieure des
dernières cuisses, tout près de leur extrémité, et sous celui de lobe
ou épine géniculaire, celle qui est placée à l’extrémité même de ces
cuisses. Ces lobes sont à peine visibles dans quelques Tettigiens.
Les jambes postérieures sont épineuses et parfois finement ser-
rulées, mais il y a des espèces où les épines manquent tout à fait,
les carènes tibiales étant alors comprimées et plus ou moins dilatées.
Les quatre tarses antérieurs sont courts et leur article terminal est
de beaucoup plus long que les deux autres réunis; mais dans les
tarses postérieurs le premier article peut être aussi long et même
plus long que le dernier, étant serrulé en dessus, et divisé inférieu-
rement en trois lobes aigus ou arrondis; le deuxième article est
extrêmement petit à tous les tarses; les ongles sont denticulés à
leur base en dessous.
Nous n'avons tiré aucun caractère de la forme de l’abdomen; nos
conclusions n’auraient pas eu grande valeur, car nous n’avons connu
dans beaucoup de cas qu’un seul des sexes. La plaque infra- anale
des G' est conique ou triangulaire, les cercis sont subulés et très
petits, et les valves de l’oviscapte des © sont denticulées et diver-
gentes à leur extrémité.
Pour terminer, nous ferons remarquer avec reconnaissance que,
outre les collections dont nous avons déjà fait mention, nous avons
eu à notre disposition pour ce mémoire la riche collection de
M. C. Brunner von Wattenwyl, de Vienne, ainsi que celles des
Musées de Bruxelles, Genève et Zurich que leurs directeurs
MM. A. Preudhomme de Borre, Frey-Gesner et le D' Schock ont
bien voulu nous confier, en même temps que nous recevions d’inté-
ressantes communications de MM. H. de Saussure, de Genève, le
R. P. Pantel de Uclés, A. de Bormans, de Bruxelles, J. Frivaldszki,
de Budapesth et des Prof. Westwood, d'Oxford et Achille Costa,
de Naples. Qu'ils recoivent tous ici mes affectueux remerciements.
Madrid, 1 nov. 1887.
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 183
CATALOGUE
DES ESPÈCES DE LA TRIBU DES TETTIGIENS.
SECT. I. CLEOSTRATZÆ.
Gen. CLEOSTRATUS Stäal.
1. monocerus Stal. Philippines.
2. longifrons SUl. »
SEcT. II. CLADONOTÆ.
Gen. HYMENOTES Westw.
1. érianqularis Westw. Philippines.
Gen. HyPrsæus Bol.
1. Westwoodi Bol. Philippines.
Gen. PrEzoTETTIx Bol.
1. cultratus Stal. Philippines.
2. sulcatus Stal. »
3. arcualus de Haan. Nouv. Guinée.
Gen. CHOROPHYLLUM Serv.
1. rhombeum L. Jamaïque.
2. Sagræ Serv. Cuba.
3. Saussurei Bol. »
Gen. XEROPHYLLUM Fairm.
1. fuscum Bol. Sierra Leone.
2. platycorys Westw. »
3. simile Bol. Angola.
4. Servillei Fairm. Afrique?
Gen. ELELEUS Bol.
1. curtus Bol. Brésil.
Gen. Cora Bol.
1. strumosa Bol. Hautes Amazones.
2. saxosa Bol. Pérou.
23. bispina Sauss. Bahia.
Gen. Porua Bol.
1. coronata Bol. Bornéo.
184 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
COMME
CINVULE=
Æ © D +
Qt À © Ù
© OO =I © Or BR À D
Gen. CLADONOTUS Sauss.
. Humbertianus Sauss.
gibbosus de Haan.
.…echinatus Stal.
Genre Misyrus Stàl.
. laminatus Stal.
. appendiculatus Stal.
. histrionicus Stal.
Gen. Drorarus Stäl.
. Brunneri Bol.
. galeatus Bol.
. verrucifer Stàl.
. pgupus Bol.
Gen. TRACHYTETTIX Stal.
. bufo Costa.
Gen. PANTELIA Bol.
. cristulata Bol.
SECT. III. SCELIMENÆ.
Gen. SCELIMENA Serv.
. producta Serv.
. sanguinolenta Krauss.
. hexodon de Haan.
. harpago Serv.
. Uncinala Serv.
Gen. GAVIALIDIUM Sauss.
. tuberculatum Bol.
. crocodilus Sauss.
. alligalor Sauss.
. philippinum Bol.
. Aurivilli Bol.
. celebicum Bol.
. spiculatum Stäl.
. dentifer Stäl.
. Kraussi Bol.
Gen. Caraonius Bol.
. palpatus Stäal.
Gen. CriotTerrix Bol.
. tricarinatus Bol.
Ceylan.
Japon.
Philippines.
Philippines.
Philippines.
»
Sidney.
Philippines.
»
»
Afrique.
Sierra Leone.
Java.
>
Sakoembang.
Bombay.
»
Célèbes.
Ceylan.
> .
Philippines.
»
Célèbes.
Philippines.
»
Philippines.
Ceylan,
oo Ot à D D — C0 9
OO Ot À © NE mi
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ.
. nezuosus Bol.
PBorrei Bol.
. nigellus Bol.
. saginatus Bol.
. miliarius Bol.
. bispinosus Dalm.
. Baeri Bol.
. subulatus Bol.
. Vidali Bol.
. perminutus Bol.
. rugosus Bol.
. insidiosus Bol.
. pulcher Bol.
. pullus Bol.
. nodulosus Stäl.
. brevis de Haan.
. emarginatus de Haan.
. clavitarsis Bol.
SecT. IV. METRODORÆ.
Gen. Tareciscus Bol.
. pugionatus Stal.
Gen. SPARTOLUS Stal.
. longiceps Stäl.
. tricostatus Bol.
. limosinus Westw.
Gen. SYsTOLEDERUS Bol.
. angusticeps Stal.
. ophthalmicus Bol.
. Aaani Bol.
. cephalicus de Haan.
. languidus Bol.
. uncinatus Stal.
Gen. MAzARREDIA Bol.
. sculpta Bol.
. remissa Bol.
. Semperi Bol.
. abbreviata Bol.
. insularis Bol.
. gallinaceu Stäl.
185
Bornéo.
Cochinchine.
Gabon.
Java.
Ceylan.
Chine.
Philippines.
Indes or.
Philippines.
»
Bornéo.
Malacca.
Queensland.
Philippines.
Java.
>
Nouv. Guinée,
Bornéo.
Philippines.
Philippines.
>
Waigiou.
Philippines.
Célèbes.
Philippines.
»
»
Indes or.
Cambodje.
Philippines.
Viti.
Ceylan.
Philippines.
INGOR ON
O1 D CE N O1 H Q D —
—
ESSAI SUR LES ACRIDIENS
. atypa Bol.
. lauta Bol.
. fuscipes Stäl.
. rufipes Stal.
. gemella Bol.
. celebica Bol.
. centrosa Bol.
Gen. XISTRA Bol.
. corniculata Stäl.
. Gogorzæ Bol.
. sagittaria Bol.
. impressa Bol.
. lurida Bol.
. similis Bol.
. ochracea Bol.
Gen. HozocEerus Bol.
. Lucifer Serv.
Gen. PTEROTETTIx Bol.
. Andrei Bol.
Gen. Crimisus Bol.
. patruus Bol.
. contractus Bol.
Gen. Corys Bol.
. antennatus Bol.
Gen. METropoRA Bol.
. rana Bol.
. lutosa Bol.
. amazonica Bol.
. Spinifrons Stal.
. concinna Bol.
Gen. AMoRPHoPUs Serv.
. Cunctlatus Bol.
. antennatus Bol.
. phyllocerus Bol.
. griseus Bol.
. notabilis Serv.
Gen. NEPHELE Bol.
. turgida Bol.
. Asmodeus Serv.
Philippines.
Celèbes.
Bornéo.
Philippines.
Madagascar.
Nossi-Be.
Hautes Amazones.
Pérou.
Pérou.
Hautes Amazones.
Bresil.
Hautes Amazones.
Bresil.
Paramaribo.
Nouvelle Calédonie.
Hautes Amazones.
Gabon.
Hautes Amazones.
Bresil.
Hautes Amazones.
ÿ
COMSRE
© © -J O Ot À À NN
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ.
Gen. MiTRARIA Bol.
. producta Bol.
. phyllocera de Haan.
Gen. Tayrsus Bol.
. tiaratus Bol.
SECT. V. TETTIGIÆ.
Gen. PROTOTETTIX Bol.
. impressus Stal.
. fossulatus Bol.
. lobulatus Stàl.
Gen. TeTTix Charp.
. depressus Bris.
. asperulus Bol.
. dilatatus de Haan.
. cristatus Sceudd.
. priscus Bol.
. latipes Stal.
. dubiosus Bol.
. trruplus Bol.
. ÎVobrei Bol.
. tarlarus Sauss.
. bipunctatus L.
. japonicus Bol.
. femoratus Scudd.
. Turki Krauss.
. ornatus Scudd.
. trianqularis Scudd.
. sibiricus Sauss.
. granulatus Scudd.
. cucullatus Scudd.
. Brunnert Bol.
. subulatus L.
. Ceperoi Bol.
. fuliginosus Zett.
. signatus Bol.
D. arenosus Burm.
. spatlhulatus Stal.
Gen. PARATETTIx Bol.
. peruvianus Bol.
. cayennensis Bol.
137
Hautes Amazones.
Buitenzorg.
Viti-Levu.
Caffrerie.
Bresil.
)
Europe mer.
Bresil.
Java.
Géorgie.
Australie.
Damara.
Caffrerie.
Sidney.
Europe mér.
Turkestan.
Europe, Algérie.
Japon.
Géorgie.
Autriche, Serbie.
Amér. bor.
Silésie or.
Colorado.
Amér. bor.
Baie d'Hudson.
Europe.
Espagne.
Norwège, Sibérie.
Philippines.
Géorgie.
Sidney.
Pérou.
Cayenne.
12°
ESSAI SUR LES ACRIDIENS
. doltecus Sauss.
. rugosus Scudd.
. Schocki Bol.
. cnemidotus Burm.
. caudatus Sauss.
. Mexicanus Sauss.
. Meridionalis Ramb.
. lrey-Gesneri Bol.
. variabilis Bol.
Jemoralis Bol.
. obesus Bol.
. cinereus Bol.
. personatus Bol.
. mimus Bol.
. listricus Stal.
. scaber Thunb.
. varieqatus Bol.
20. fluctuans Bol.
21,
28.
© © © I S Or B CE Nm
GO & © D
. saqgultatus Bol.
. indicus Bol.
. contractus Bol.
. pullus Bol.
. tricarinatus Bol.
. similis Bol.
J'allax Bol.
azlecus Sauss.
Gen. HEporTeTTIx Bol.
. gracilis de Haan.
. exsullans Stäal.
. afinis Bol.
. Guibelondoi Bol.
. coactus Bol.
. sobrinus Bol.
. rusticus Bol.
. Jestivus Bol.
. anqustifrons Bol.
. pulchellus Bol.
Gen. CoproTeTrix Bol.
. fossulatus Bol.
. planus Bol.
. capitatus Bol.
. Juscus Bol.
. rufipes Bol.
Mexique.
Amérique bor.
Guatémala.
Bresil.
Guyane.
Amérique bor.
Europe mér., Afrique.
Cuba.
Indes or.
Sidney.
9
Nossi-Be.
Indes or.
Philippines.
Java.
Afrique or.
Ceylan.
Australie.
Philippines.
Indes or.
»
Viti-Levu.
Philippines.
Australie.
Guatemala.
Mexique, Cuba.
Java.
Chine.
Philippines.
2
Sumatra.
Philippines.
Ceylan.
Philippines.
Afrique équatoriale.
Ceylan.
Australie.
Java.
Philippines.
Afrique or.
D 1 O à EE D —
(à
—
—
L1
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ.
. Maesoi Bol.
. asperalus Bol.
. tuberculatus Bol.
. testaceus Bol.
. interruptus Bol.
. nodulosus Bol.
. fuliginosus Bol.
. ferrugineus Bol.
. Mazarredoi Bol.
189
Philippines.
Cochinchine.
Bornéo.
Ceylan.
Java.
Philippines.
Indes or.
Philippines.
SEecT. VI. BATRACHIDEZÆ.
Gen. PaxiLLa Bol.
. obesa Scudd.
Gen. TETTIGIDEA Scudd.
. chichimeca Sauss.
. cuspidata Scudd.
. prorsa Scudd.
. polymorpha Burm.
. lateralis Scudd.
. gualemalteca Bol.
. Scudderi Bol.
. multicostata Bol.
Gen. BATRACHIDEA Serv.
. flavo-notata Bol.
2. mucronata Serv.
Gen. ScartA Bol.
. Lkamata de Geer.
. lineata Bol.
Gen. PurGGaRiA Bol.
. antennata Bol.
Gen. SAUSSURELLA Bol.
. cornuta de Haan.
Gen. Pazœonorus Bol.
. natlalensis Bol.
. humilis Gerst.
Géorgie.
Mexique.
Pérou.
Géorgie.
Amérique bor.
>»
Guatemala.
Hautes Amazones.
Brésil.
Nouvelle Grenade.
Bresil, Pérou.
Surinam,
Hautes Amazones.
Bresil.
Indes or.
Natal.
Zanzibar.
SECT. VII. TRIPETALOCERÆ.
Gen. Terrigopina Westw.
luteo-marginata Westw.
Nouvelle Guinée.
190 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
Gen. Discorerrix Costa.
1. Belzebuth Serv. Bornéo.
2. Selysi Bol. Sumatra.
3. scabridus Stäl. Philippines.
Gen. ARULENUS Stal.
1. validispinus Stäl. Philippines.
Gen. Hirrius Bol.
1. punclatus Stäal. Philippines.
Gen. PHæsrTus Bol.
1. Mellerborgi Stäl. Java.
Gen. TRIPETALOCERA Westw.
1. j'erruginea Westw. Bornéo.
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 191
TABLEAU SYNOPTIQUE DES SECTIONS ET DES GENRES.
1. Antennis filiformibus vel moniliformibus, rarissime articulis
duobus ante-apicalibus compressis sed cœteris vix latio-
ribus.
2. Facie valde obliqua; antennis ocelloque medio inter
oculos positis. I. Sect. CLEOSTRATÆ.
1. Gen. CLEosTRATUS St2l.
2.2. Facie multo minus obliqua vel perpendiculari ; ocello
medio ante oculos posito.
3. Femoribus anterioribus plus minusve compressis supra
carinatis.
4, Costa frontali inter ocellos furcillata, ramis valde
divergentibus scutellum frontale formantibus.
IT. Sect. CLADONOTÆ.
5. Pronoto maxime compresso, superne toto foliaceo.
6. Femoribus anticis simplicibus, multo longiori-
bus qnam latioribus, gracilibus, margini-
bus integris vel parum distincte lobatis.
7. Scutello frontali piriformi, superne late
rotundato. 2. Gen. HyMENoTESs Westw.
7.7. Scutello frontali triangulari, inferne lati-
ore, vel subparallelo.
8. Articulo tertio tarsorum posticorum
primo dimidio breviore.
9. Pronoto maxime compresso, medio
angulato, postice acuto; articulo
primo tarsorum posticorum tertio
vix duplo longiore.
3. Gen. HyrPsœus g. n.
9.9. Pronoto multo minus compresso,
superne recto, postice abbre-
viato, truncato vel exciso, raro
acuto; articulo primo tars.
post. tertio fere triplo lon-
giore. 4. Gen. PIEZOTETTIx g. n.
8. 8. Articulo tertio tarsorum posticorum
primo parum breviore; pronoto
maxime compresso, superne an-
gulato-rotundato, postice trun-
cato. 5. Gen. CHoRoPHYLLUM Serv.
6.6. Femoribus anticis compressis vix duplo lon-
gioribus quam latioribus.
6. Gen. XERoOPHYLLUM Fairm.
192 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
4
5.5. Pronoto parum vel minime compresso, plerumque
depresso, superne non foliaceo vel tantum antice
compresso-producto.
10. Articulis primo tertioque tarsorum posticorum subæque
longis.
11. Corpore fere lævi; pronoto acute tectiformi, a latere viso
arcuato, postice parum depresso. 7. Gen. ELELEUS g. n.
11.11. Corpore valde rugoso; pronoto noduloso, vel tuber-
culoso, plerumque antrorsum ultra caput valde
producto.
12. Pronoto antice truncato ; vertice tricuspidato.
13. Vertice ante oculos valde producto; pronoto medio
fortiter depresso. 8. Gen. CoTA g. n.
13.13. Vertice vix ante oculos producto ; pronoto medio
haud depresso. 9. Gen. PorTua g. n.
12.12. Pronoto antice producto; vertice truncato vel con-
caviusculo.
14. Corpore pedibusque tuberculis spiniformibus præ-
dito; pronoto antice ultra caput parum vel
haud producto, tuberculo magno, compresso
destituto. 10. Gen. CLADONOTUS Sauss.
14.14. Corpore pedibusque inermibus vel tantum rugosis ;
pronoto antice tuberculo magno, compresso,
ultra caput producto. 11. Gen. Misyraus Stäl.
10.10. Articulo primo tarsorum posticorum elongato, tertio
multo longiore.
15. Femoribus anticis gracilibus, distinctissime longio-
ribus quam latioribus; corpore pedibusque absque
tuberculis spiniformibus. 12 Gen. Diorarus Stäl.
15.15. Femoribus anticis non duplo longioribus quam
latioribus; corpore pedibusque tuberculoso-
spinosis.
16. Pronoti dorso depresso, antice truncato; vertice
latissimo, corpore alato. 13. Gen. Tracayrerrix Stal.
16.16. Pronoti dorso acute tectiformi, antice acuto;
vertice angustiore ; corpore aptero.
14. Gen. PANTELIA g. n.
4.4. Costa frontali furcillata sed ramis antrorsum
parum vel modice divergentibus, vel paral-
lelis, plerumque sulco subtili tantum sejunctis.
17. Pronoto antice truncato, angulo postico loborum
lateralium extrorsum plus minusve lami-
nato-producto, acuto vel postice oblique
truncato, rarissime deorsum verso.
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ.
18. Angulo postico loborum lateralium pronoti extrorsum
acute producto, articulo primo tarsorum posticorum
tertio distincte longiore; tibiis posticis apicem
versus valde ampliatis, plerumque non vel parce
193
spinosis. III Sect. SCELIMEN Æ.
19. Antennis distincte ante oculos insertis; ocellis posticis
fere ante oculos positis; tibiis posticis inermibus
vel vix spinosis marginibus compresso-laminatis.
20. Marginibus tibiarum posticarum valde expansis; arti-
culo primo tarsorum post. lateribus alato, multo
latiore quam articulo tertio. 15. Gen. SCELIMENA Serv.
20.20. Marginibus tibiarum post. parum expansis plus
minusve spinosis; articulo primo tarsorum
post. superne depresso sed lateribus non alato,
parum latiore quam articulo tertio.
16. Gen. GAVIALIDIUM Sauss.
19.19. Antennis fere inter oculos insertis; ocellis posticis
medio oculorum positis; tibiis posticis spinosis.
21. Articulis apicalibus palporum max. subcylindricis,
concoloribus; oculis parvis, vertice non altio-
ribus; angulo postico loborum lateralium
pronoti spina basi depressa, latiuscula sæpe
retrorsum ducta. 17. Gen. CRIOTETTIX g. n.
21.21. Articulis apicalibus palporum max. latis, com-
pressis, flavis; oculis vertice altioribus;
angulo postico loborum lat. pronoti spina
conica. 18. Gen. CHTHONIUS g. n.
18.18. Angulo postico loborum lateralium pronoti extror-
sum parum producto, postice oblique truncato.
rarissime acute-spinoso; articulis primo ter-
tioque tarsorum posticorum subæque longis.
IV. Sect. METRODORÆ.
22, Vertice truncato, medio raro dente instructo sed ante
oculos haud triangulariter producto.
23. Capite plus minusve compresso-elevato; vertice oculo
dimidio angustiore, antice sæpissime subacumi-
nato.
24. Elytris alisque nullis, spina laterali thoracis valida,
conica.
25. Vertice antice truncato, palpis filiformibus.
19. Gen. THRECISCUS g.
25.25. Vertice antice angulato-rotundato; palpis valde
n L
dilatatis, foliaceis. 20. Gen. SPaARTOLUS Stal.
24.24. Elytris ovatis ; alis perfecte explicatis; angulo
, _ ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T, XXXI:
194 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
postico loborum lat. pronoti extrorsum parum pro-
ducto, breviter spinoso vel truncato.
21. Gen. SYSTOLEDERUS g. n.
23.23. Capite non vel parum compresso-elevato; vertice
latiusculo oculo haud angustiore.
26. Carinis frontalibus antrorsum sensim divergentibus.
27. Corpore parum depresso; femoribus anterioribus elon-
gatis, carinis raro undulato-lobatis.
28. Angulo postico loborum lateralium pronoti recto vel
obtuso, postice late truncato.
29. Femoribus mesothoracicis multo longioribus quam
latioribus.
30. Elytris forma consueta, postice rotundatis vel
obtusissime acuminatis.
31. Angulo postico loborum lateralium pronoti recte
truncato; corpore crassiore, robusto.
22. Gen. MAZARREDIA g. n.
31.31. Angulo postico lob. lat. pronoti subrotundato,
corpore angusto, elongato.
23. Gen. XISTRA g. n.
30.30. Elÿtris minutis, elongatis, postice lanceolatis.
24. Gen. PTEROTETTIX g. n.
29.29. Femoribus mesothoracicis duplo longioribus
quam latioribus; statura minuta.
32. Antennis breviusculis, angulos humerales vix
attingentibus, ante oculos insertis.
25. Gen. CRIMISUS g. n.
32.32. Antennis valde elongatis, angulos humerales
multo superantibus, inter oculos insertis.
26. Gen. Corys g. n.
28.28. Angulo postico loborum lateralium pronoti acuto.
27. Gen. METRODORA g. n.
27.27. Corpore valde depresso; femoribus anterioribus
clypeatis, carinis foliaceo-laminatis.
\ 28 Gen. AMORPHOPUS Serv.
26.26. Carinis frontalibus parallelis inter ocellos quam
inter antennas non magis approximatis.
29. Gen. NEPHELE g. n.
22.22. Vertice acute et longe ante caput producto.
33. Antennis ante oculos insertis; tibiis posticis margi-
nibus parce spinosis, canthis serratis.
30. Gen. MITRARIA g. n.
33.33. Antennis inter oculos insertis; tibiis posticis
plurispinosis; canthis integris.
31. Gen. THYRSUS g, n.
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 195
17.17. Pronoto antice truncato, raro angulato-produeto;
angulo postico loborum lateralium deorsum
verso, plus minusve rotundato, haud oblique
truncato; articulo tertio tarsorum posticorum
primo breviore. V. Sect. TETTIGIÆ.
34. Tibiis posticis validis, incrassatis, apicem versus distincte
ampliatis, breviter spinosis; vertice transverso,
antrorsum declivi. 32. Gen. PROTOTETTIX g. n.
34.34. Tibiis posticis linearibus, tantum prope apicem
ampliatis, spinis gracilibus armatis; vertice raro
transverso, antrorsum haud vel leviter declivi,
plerumque antice carinis transversis terminato.
35. Vertice antice carinis transversis rectis vel flexuosis
terminato, antrorsum haud angustato.
36. Antennis ante oculos insertis.
37. Vertice oculo latiore raro angustiore, a latere viso
ante oculos producto, sæpissime angulato-
producto; antennis brevissimis.
33. Gen. TETTIX Charp.
37.317. Vertice oculo angustiore ante oculos haud pro-
ducto, antrorsüm non ampliato; antennis
brevissimis. 34 Gen. PARATETTIX g. n.
36.36. Antennis inter oculos insertis, gracilibus, elongatis.
30. Gen. HEDOTETTIX g. n.
35.35. Vertice antice imperfecte carinato, sæpissime antror-
sum angustato; antennis filiformibus, elongatis,
plerumque inter oculos vel vix ante oculos insertis.
36. Gen. CoPTOTETTIX g. n.
3.3 Femoribus anterioribus supra distincte et late sulcatis;
pronoto antice supra caput plus minusve producto,
sæpissime uncinato, vel acuminato vel tantum obtuse
angulato ; antennis 16-22 articulatis.
VI. Sect. BATRACHIDEÆ.
39. Vertice antice carinis obliquis terminato, medio carina
compressa producta; oculis subtriangularibus.
40. Corpore valde globoso; pronoto dorso convexo, levi vel
tantum punctato, carinis lateralibus ante humeros
nullis. 37. Gen. PAXILLA g. n.
40.40. Corpore angustiore; pronoto dorso inter carinas
concaviusculo, rugis longitudinalibus plus mi-
nusve consperso, Carinis lateralibus ante hume-
ros conspicuis. 38. Gen. TerriaipeA Scudd.
39.89. Vertice antice haud carinato, utrinque lobo parvo
intus abbreviato, vel tumido, carina media nulla
196 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
4]. Costa frontali angustissime sulcata.
42. Corpore crasso ; pronoto apicem femorum posticorum
haud attingente vel raro superante; carina-
media a latere visa horizontali.
39. Gen. BATRACHIDEA Serv.
42.42. Corpore graciliore; pronoto longe subulato,
carina media prope marginem anticum
antrorsum distincte ascendente.
40. Gen. SCARIA g. n.
41.41. Costa frontali late sulcata.
43. Pronoto antice acute uncinato. 41. Gen. PuIGGaRIA g. n.
43.43. Pronoto antice supra caput producto sed haud
uncinato.
44. Costa frontali pone antennas sinuata, palpis valde
ampliatis. 42. Gen. SAUSSURELLA £g. n.
44.44. Costa frontali pone antennas declivi, palpis haud
ampliatis. 43. Gen. PHLOEONOTUS g. n.
1.1. Antennis ante apicem fortiter compresso-dilatatis; arti-
culis primo tertioque tarsorum posticorum æque
longis. VII. Sect. TRIPETALOCERÆ.
45. Articulis apicalibus palporum foliaceis, latis, ovatis;
capite valde elongato; vertice oculo angustiore.
44. Gen. TETrIGoDINA Westw.
45.45. Articulis apicalibus palsorum haud dilatatis.
46. Antennis filiformibus, tantum ante apicem articulis
duobus vel tribus foliaceis ; oculis sessilibus.
47. Angulo postico loborum lateralium pronoti extror-
sum producto.
48. Antennis ante oculos insertis; facie subverticali.
49. Marginibus lateralibus pronoti serrulatis; carina
media tuberculata. 45. Gen. Drscorerrix Costa.
49.49. Marginibus lateralibus pronoti haud serrulatis ;
carina media non tuberculata.
46. Gen. ARULENUS Stäl.
48.48. Antennis inter oculos insertis; facie valde
obliqua ; pronoto haud tuberculato.
47. Gen. HiRRIUS g. n.
47.47. Angulo postico loborum lateralium pronoti deor-
sum verso. 48. Gen. PHÆSTUS £. n.
46.46. Antennis articulis plurimis triquetris; oculis sub-
stylatis. 49. Gen. TRIPETALOCERA Westw.
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 197
I. — SEcrion CLEOSTRATZÆ.
Le corps dans les insectes de cette section n’est point rugueux ni
même granuleux, sauf sur certaines parties; il est allonge et tres
étroit, peu dilate aux angles huméraux.
La tête est petite, l’occiput est ascendant, et le front tres oblique,
constituant avec le vertex, dans une des espèces, une corne assez
longue, sillonné en dessous dans toute sa longueur et seulement à
l’apex en dessus : les yeux sont globuleux, saillants et plus larges
que le vertex; l’ocelle médian est situé entre les yeux et les latéraux
sont placés au dessus (en avant) des yeux, à la base du cône et en
arrière des antennes; celles-ci pas plus longues que la tête, sont
filiformes, composées de treize articles dont les deux premiers sont
bien plus gros que les autres, le 3° est plus long que le 4°, et à
partir du 5"° jusqu’au 8", la longueur va en augmentant : les palpes
maxillaires sont petits et leur dernier article est à peine plus long
que le précédent et à peu près cylindrique.
Le pronotum est étroit et allongé, tronqué en avant et longue-
ment subulé à son extrémité postérieure ; la carène médiane est peu
saillante et les latérales sont peu ou point perceptibles près du bord
antérieur ; les angles huméraux sont très obtus, quelque peu dépri-
mes et surmontés de deux carènes longitudinales presque parallèles,
ce qui fait paraître plus étroit le prothorax entre les angles humé-
raux; les lobes latéraux sont très peu obliques et leur angle inféro-
postérieur est largement arrondi et quelque peu réfléchi en dehors :
inférieurement, le bord postérieur de ces lobes est bisinué.
Les élytres sont ovales, plus longues que larges, et petites : les
ailes sont aussi longues que le processus.
Le prosternum est rebordé en avant et coupé en arc par devant.
Les pattes sont grêles; les tibias antérieurs sillonnés en dessus;
les fémurs postérieurs ont une dent peu développée en avant des
genoux et une épine géniculaire petite; les tibias de la même paire
sont grêles, peu ou point élargis vers l'extrémité, avec les arêtes
denticulées; les éperons terminaux de ces tibias sont petits et
presque égaux en longueur. Le premier article des tarses posté-
rieurs, pas plus long que le troisième, est obtusément sillonné et
non épineux en dessus ou tout à fait cylindrique; les ongles sont
dentés à la base.
Cette section, extraordinaire par la disposition des ocelles, ne
comprend pour le moment que le seul genre :
198 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
Cleostratus Stäl
Ofv. K. Vet. Ak. Forh., 18717.
Corpore fere lævi vel minute granuloso. Occipite ascendente;
facie valde obliqua; antennis ocelloque medio inter oculos positis;
costa frontali plus minusve ante oculos producta, subtus sulcata;
antennis articulis 13 compositis, duobus primis incrassatis. Pronoto
antice truncato, postice longe subulato; angulo postico loborum
lateralium obtuse rotundato. Elytris oblongis. Alis perfecte expli-
catis. Femoribus elongatis; calcaribus brevissimis; articulis primo
tertioque tarsorum posticorum subæque longis. Oviscapti Q valvis
angustis, superioribus rectis, inferioribus flexuosis, serratis.
DISPOSITIO SPECIERUM.
1. Fronte cornuta; carinis lateralibus pronoti prope mar-
ginem anticum expressis. 1. monocerus Stäl.
1.1. Fronte haud cornuta; carinis lateral. pron. antice eva-
nidis. 2. longifrons Stal.
1. C. monocerus Stäl (fig. 1).
Testaceo-griseus. Capite leviter exserto, basi frontis in cornu por-
rectum sensim angustatum subtus per totam longitudinem, superne
apicem versus sulcatum producta. Vertice supra carina antice abbre-
viata. Pronoti dorso minute granuloso, processu longe ultra apicem
femorum extenso, carina media vix elevata ; lateralibus prope mar-
ginem anticum expressis. Elytris brevibus, grosse sed parum pro-
funde punctatis. Alis apicem processus attingentibus, fuscis. Valvis
oviscapti ® angustissimis, pilosis.
Long. corporis, G®, 11-14 mm., pronoti, 14-15 mm., femor.
post., 6-6,5 mm.
Cleostratus monocerus Stäl, 1. c., p. 57.
Loc. Dolores (Tayabas) Philippines (Mazarredo, ma collection).
J'ai vu le type © du Musée de Stockholm, indiqué simplement des
Philippines et recueilli par le prof. Semper.
2. C. LONGIFRONS Stäl.
Testaceo-griseus, parce granulatus. Capite magis exserto, fronte
haud cornuta, costa autem basi sat fortiter elevata et sulcata. Vertice
supra non sulcato. Pronoto antice subcylindrico, carinis lateralibus
prope marginem anticum evanidis. Elytris oblongis apice subacumi-
natis. Geniculis posticis infuscatis.
Long. corporis, ©, 15 mm., pronoti, 15,5 mm., femor. post.,
6,5 mm.
Cleostratus longifrons Stal, 1. e., p. 56.
Loc. Philippines (Semper), type du Musée de Stockholm. Mäle
inconnu.
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ, 199
II. — SecTion CLADONOTÆ,.
Le corps est tomenteux, en général rugueux ou raboteux, chargé
de tubercules irréguliers, souvent fortement comprimé et même
foliace.
La tête est large, le front peu oblique offre au milieu un large
scutellum dont la forme est variable, constitué par deux carènes
plus ou moins comprimées qui se réunissent supérieurement pour
constituer la carène frontale. Le vertex est large et séparé toujours
des yeux par une distance en général double du diamètre de l’un
d'eux. Les antennes sont insérées en avant des yeux et séparées
entre elles à leur base par toute la largeur du scutellum frontal: elles
ont les deux articles basilaires courts et gros; dans le reste elles
sont filiformes et leurs articles 6 à 9 sont les plus longs. Les palpes
ont leur dernier article plus long que le premier et subacuminé.
Le pronotum est plus ou moins avancé sur la tête, très rarement
tronqué en avant, souvent fortement comprimé ou foliacé en dessus ;
son processus postérieur est presque toujours court et tronqué ou
même excisé à son extrémité, quelquefois cependant il s'étend
jusqu’au milieu des derniers tibias.
Les élytres et les ailes manquent ordinairement, mais par excep-
tion (Zrachytettix) sont bien développées.
Le prosternum est fortement rebordé autour de la bouche, et plus
ou moins sinué par devant.
Les pattes sont comprimées et leurs carènes ont chez la plupart
des lobes et même des épines ou des tubercules. Les dents fémorale
et geniculaire sont peu développées. Les tibias postérieurs, peu ou
point élargis vers le bout, ont les carènes supérieures armées de
dents assez fortes, plus nombreuses sur la carène externe où elles
se continuent jusqu’à l’extrémité. Les éperons apicaux sont forts et
l’inférieur externe est sensiblement le plus petit. Le premier article
des tarses postérieurs est presque aussi large que le dernier et
obscurément sillonne en dessus; les ongles sont dentés à la base.
Hymenotes Westw.
Proceed. of the Zool. Soc. of London, 1837, P. V, p. 129.
Tomentosus. Facie parum obliqua : antennis filiformibus, inter se
longe distantibus, ad oculos appropinquatis; scutello frontali cordi-
formi, superne latiore; vertice oculis multo latiore. Pronoto magno,
valde compresso, foliaceo, radiatim venoso, antice supra caput
extenso, postice apicem femorum superante; apice angustato. Elytris
alisque nullis. Femoribus anticis gracilibus, latitudine sua multo lon-
gioribus, carinis irregularibus sed non dilatatis; femoribus posticis
superne foliaceo-undulâtis ; articulo primo tarsorum post. tertio fere
200 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
duplo longiore. Valvis superioribus oviscapti ante medium dilatatis,
apicem versus sensim attenuatis, inferioribus rectis, gracilibus.
1. H. rrianquLaris Westw. (fig. 2, 2 a-b).
Ferrugineo-fuscus. Pronoto subtriangulari, antice valde arcuato,
superne medio angulato, deinde obliquo et irregulariter pluri-sinuato,
prope apicem dentato. Femoribus elongatis, hirsutis, carinis sub-
integris; femoribus posticis supra undatis; pulvillo tertio tarsorum
posticorum secundo parum vel vix longiore.
Long. corporis, GQ, 12-14 mm., pronoti, 17-22 mm., femor.
post., 8-9 mm.
Hymenotes trianqularis Westw., 1. c. p. 130; id. in Charles-
worth Mag. nat. Hist., vol. III, p. 493, f. 67. 3.
Acridium (Hymenotes) trianqulare de Haan, Bijdrag. tot de
kennis. Orth., p. 165.
Loc. Bulusan, Daraga(Albay), Philippines (Mazarredo, ma coll.),
(Maeso, Mus. de Madrid), (Semper, Musée de Stockholm).
Cette espèce a été recueillie par mon excellent ami M. Perez
Maeso, zélé naturaliste qui a rapporté de ses voyages à travers Lucon
et la Paragua bon nombre d'insectes dont il a fait don au Museum
de Madrid.
Hypsæus gen. nov.
Tomentosus, facie parum obliqua; antennis filiformibus, brevissi-
mis inter se longe distantibus ad oculos appropinquatis, articulis
elongatis compositis : scutello frontali antice aperto, supra acute
angulato, latitudine sua longiore : vertice oculis multo latiore.
Pronoto magno, valde compresso, foliaceo, radiatim venoso, antice
supra caput extenso, medio angulato, postice acuto apicem femorum
non superante. Elytris alisque nullis. Femoribus anticis gracilibus,
elongatis, carinis integris; femoribus posticis superne valde com-
pressis, foliaceo-undulatis; articulo primo tarsorum posticorum
tertio fere duplo longiore.
1. H. Wesrwoopti sp. nov. (fig. 3, 3 a-b).
Ochraceus. Pronoto rhomboidali, superne pone medium angulato,
antice valde arcuato, postice irregulariter pluri-sinuato; parum
radiatim venoso. Femoribus brevissime hirsutis, posticis supra
pone medium undulatis; pulvillo tertio tarsorum posticorum secundo
distincte longiore, inferne recto.
Long. corporis, , 16 mm., pronoti, 17 mm., femor. post. 9,5 mm.
Loc. Lucon (Musée de Stockholm).
Piezotettix gen. nov.
Corpore levi, granuloso. Facie parum obliqua; antennis inter se
longe distantibus, ad oculos appropinquatis ; scutello frontali antice
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 201
aperto, supra angulato, carinis incrassatis, elevatis. Pronoto tecti-
formi, carina media compressa, foliacea, recta vel arcuata, medio non
angulata, antice supra caput extenso, postice apicem abdominis non
superante, truncato, vel emarginato, rarissime acuto. Elytris
alisque nullis. Femoribus anticis gracilibus, carinis inferioribus sub-
anndulatis; femoribus posticis superne compressis, plus minusve
undulatis; articulo primo tarsorum posticorum tertio fere triplo
longiore.
Hymenotes Stal.
Acridium (Æymenotes) pars de Haan.
DISPOSITIO SPECIERUM.
1. Pronoto a latere viso supra recto.
2. Crista summa pronoti integra. 1. P. cullratus Stäl.
2.2. Crista summa pronoti sulcata. 2. P. sulcatus Stäl.
1.1. Pronoto a latere viso supra arcuato; crista summa pronoti
sulcata. 3. P. arcuatus de Haan.
1. P. cuLTRATUS Stäl (fig. 4, 4 a).
Ochraceo-fuscus. Pronoto parum elevato, tectiformi, antice
arcuato, postice apicem abdominis extenso, crista dorsali compressa
integra, a latere visa recta, postice deflexa : carinis lateralibus
valde expressis, postice productis. Femoribus anticis valde elongatis,
carinis vix undulatis, subscabris; femoribus posticis carina inferiore
nodulosa, superiore crenulata subindistincte undulata ; pulvillis tar-
sorum posticorum subæque longis. Valvis superioribus oviscapti ©
apicem versus subito attenuatis.
Long. corporis, ©,16 mm., pronoti, 16 mm., femor. post. 12 mm.
Hymenotes cultratus Stäl, Ofv. af K. Vet. Ak. Fürhand., n° 10,
p. 54(1877).
Loc. Philippines (Musée de Stockolm).
2. P. suzcaTus Stäl.
Fuscus. Pronoto parum elevato, tectiformi, postice abbreviato
apicem abdominis non extenso; crista dorsali summa sulcata, a
latere visa levissime arcuata : carinis lateralibus parum expressis.
Femoribus anticis inferne prope apicem sublobatis, carinis setosis ;
femoribus posticis subtus dentatis, supra valde compressis, et pone
medium fortiter sinuato dentatis; pulvillis tarsorum posticorum
subæque longis. Valvis superioribus oviscapti apicem versus sensim
attenuatis.
Long. corporis, ®,17 mm., pronoti, 14 mm., fem. post., 11 mm.
Hymenotes sulcatus Stal, 1. c., p. 54.
Loc. Philippines (Semper, Musée de Stockholm).
202 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
3. P. ARCUATUS de Haan.
Fuscus, pallide marmoratus. Pronoto integerrimo, arcuato,
processu postice acutangulo, crista summa sulcata. Femoribus
compressis, anterioribus supra carinatis: femoribus anticis infra
bi-mediis unispinulosis; femoribus posticis dilatatis, margine supe-
riore acute carinato usque ad medium integro, inde tridentato.
Long. corporis, G'®, 15 mm.
Acridium (Æymenotes) arcualum de Haan, Bijdrag., p. 166,
pl. XXII, fig. 8, © (1843).
Choriphyllum granulatum Costa, Ann. del Mus. Zoolog., II,
Napoli 1864, p. 58.
J'ai vu l’exemplaire typique du Musée de Naples que M. le Prof.
A. Costa a bien voulu m'adresser en communication.
Loc. Nouvelle Guinée (Muller, sec. de Haan).
Chorophyllum Serv.
Hist. nat. des Ins. Orth., p. 754 (1839), exmend.
Granulosus. Facie parum obliqua. Antennis inter se longe distan-
tibus, ad oculos minus appropinquatis quam in gen. præc.; scutello
frontali superne angustato, carinis lateralibus superne convergen-
tibus; vertice oculo multo latiore. Pronoto magno, valde compresso,
toto foliaceo, radiatim venoso, antice supra caput extenso, processu
postico apicem femorum non attingente vel valde superante; apice
oblique truncato. Elytris alisque nullis, femoribus anterioribus
angustis latitudine sua distincte longioribus, carinis percurrentibus;
femoribus posticis superne compressis, dimidio apicali serrulatis,
dente geniculari acuto; articulo primo tarsorum posticorum tertio
distincte longiore.
Choriphyllum Serv.
Chorophyllum Fieber, Entom. Monogr.
Hymenotes Stàl.
DISPOSITIO SPECIERUM.
1. Pronoto a latere viso retrorsum sensim ampliato.
1. Ch. rhombeum L.
1.1. Pronoto a latere viso retrorsum angustato.
2. Pronoto antice supra caput maxime elevato.
2. Ch. Sagræ Serv.
2,2. Pronoto antice multo minus alte cristato, antice minus
quam medio elevato. 3. Ch. Saussurei sp. n.
1. CH. RHOMBEUM L.
Capite granulato. Pronoto dense punctato, dorso maxime foliaceo-
dilatato, postice apicem femorum post. vix attingente; a latere viso
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 203
altissimo, retrorsum sensim subampliato, postice subito sinuato-
truncato, parte truncata subperpendiculari, infra medium obtuse
sublobata; margine summo dorsali recto, posterius obtuse erosulo,
antrorsum vix declivi; antice pone partem ultra capnt productam
subito subangulo subrecto obtuse sinuato et dein fortius declivi,
margine inferiori hujus partis productæ obtuse rotundato. Femoribus
anticis superne foliaceo-carinatis, subtus pone medium lobo obtuso
instructis; femoribus intermediis superne carinatis, subtus pone
medium lobulo minore instructis; femoribus posticis superne dila-
tatis, margine dorsali pone medium subito humiliore.
Long. corporis, ©, 11 mm.
Cicada rhombea Baker, Phil. Trans., vol.54,p.55,tab VI(1764).
» srbinine;msyst. Nat ed. XI 1. P p.704,
Membracis » Fabr., Ent. syst., IV, 8,2; Syst. Rhyng., p. 7.
Acrydium compressum Thunb., N. Act. Ups., 7, p. 162 (1815).
Acrydium (Æymenotes) rhombeum de Haan, Bijdrag., p. 165.
Üymenotes rhombeum Guérin in La Sagra, Hist.n. de Cuba, Art.,
Tab. 12. f. 11: Westw., Charlesw., III, fig. 67. 1 et 67. 2.
Hymenotes compressus Stäl, Recensio Orth., I, p. 153.
Loc. Jamaïque.
2. CH. SAGRÆ, Serv.
Capite granulato. Pronoto dense punctato ; dorso maxime foliaceo-
dilatato, postice apicem femorum superante, a latere viso, antice
supra caput magis elevato, dein antrorsum maxime declivi, retror-
sum distincte angulato, postice oblique truncato, margine dorsali
pone medium sinuato. Femoribus anticis compressis, superne
foliaceo-carinatis, subtus lobulo parvo triangulari ; femoribus inter-
mediis carinatis; femoribus posticis basi latis, carina superiore com-
pressa dimidio apicali subito humiliore et serrulata; tibiis flavo-
annulatis ; pulvillo tertio tarsorum post.subtus recto, pulvillo secundo
longiore.
Long. corporis, Q, 10 mm., pronoti, 19 mm., fem. post., 7 mm.
Choriphyllum Sagrai Serv., 1. c., p. 755, pl. 8, f. 5, (1839).
Acridium (Æymenotes) Sagrai de Haan, Bijdrag., p. 165.
Hymenotes Sagrai Guérin in La Sagra, Hist. de Cuba, Art.,
p. 148, tab. 12, f. 10; Westw., Charlesw., III, fig. 67. 4.
Loc. Cuba (coll. de M. Gundlach).
3. CH. SAUSSUREI sp. nov. (fig. 5).
Capite pronotoque granulatis, minus alte cristatus quam præce-
dens. Pronoti processu postico apicem femorum subsuperante, a
latere viso medio magis elevato, dein retrorsum magis quam antror-
sum declivi, postice subito oblique truncato, margine dorsali pone
medium undato. Femoribus anticis carinatis, subtus levissime loba-
204 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
tis; femoribus posticis latis, carina superiore compressa, dimidio
apicali serrulata.
Long. corporis, ©, 7 mm., pronoti, 12 mm., fem. post., 5,5 mm.
Loc. Cuba (coll. de M. Gundlach et Musée de Genève),
Je me fais un plaisir de dédier cette espèce au savant naturaliste
M. H. de Saussure qui a tant contribué à la connaissance de la
faune des Antilles.
Xerophyllum Fairm.
Rev. de la tribu des Membracides, Ann. de Ja Soc. ent. de France, 1846,
Facie parum obliqua; antennis inter se et ab oculis fere æque
distantibus; scutello frontali concavo, carinis lateralibus alte crista-
tis; vertice minus lato, oculo vix duplo latiore. Pronoto magno,
valde compresso-foliaceo, radiatim venoso, antice supra caput
extenso; postice apicem femorum distincte superante; margine
superiore regulariter arcuato. Elytris oblongis vel nullis, alis nullis.
Femoribus anterioribus compressis, latitudine sua non duplo longio-
ribus, supra subtusque compresso-dilatatis; femoribus posteriori-
bus latis, superne denticulatis, dente geniculari Par VO ; articulo
primo tarsorum posticorum a tertio longiore.
DISPOSITIO SPECIERUM.
1. Elytris alisque nullis; pronoto postice ultra apicem femorum
non extenso. 1. X. fuscum sp. n.
2. X. platycoris Westw.
1.1. Elytris oblongis; pronoto distincte ultra apicem femo-
rum extenso.
2. Processu antico pronoti obtuse rotundato ; femoribus
anticis undulatis. 3. À. simile sp. n.
2.2. Processu antico pronoti subacuto; fem. supra serra-
tis, infra dentatis. 4. X. Servillei Fairm.
1. X. FUSCUM sp. nov.
Fuscum. Pronoto fere cycloideo; processu antico acuto, apice
immo hebetato; postice femoribus vix longiore; lobis lateralibus,
margine inferiori obliquo et subsinuato, marg. posteriori profunde
exciso. Elytris nullis. Femoribus granulosis, anterioribus compressis,
foliaceis, supra subtusque levissime undulatis, posterioribus minute
serratis, margine superiori ante apicem bidentato, margine inferiori
pluri-sinuato; tibiis anticis superne canaliculatis, carinis subcristatis.
Long. corporis, ©, 8 mm., pronoti, 10 mm., femor. post. 4,5 mm.
Loc. Sierra Leona (Leveillé, coll. du R. P. Pantel).
Cette espèce diffère notablement des espèces suivantes (exception
faite du 4. platycorys) par la forme cycloide du pronotum.
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 205
2. X. PLATYCORYS Westw.
Fuscum, granulosum. Pronoto supra in folium maximum inte-
grum, rotundatum elevato; postice femoribus vix longiore, angulo
postico inciso. Elytris nullis? Femoribus foliaceis, posticis margine
supero (nisi ad apicem) integro : margine infero denticulato.
Long. corp. cum pron. 12 mm.
Hymenotes platycorys Westwood, in Charlesworth Mag. nat.
Hist., III (1839), p. 494, fig. 67. 5.
Loc. Sierra Leona.
Cette espèce différerait de l'antérieure à en juger par la description
et les renseignements que M. le prof. Westwood a bien voulu me
communiquer, par son pronotum excisé à son angle postérieur ainsi
que par ses fémurs postérieurs presque entiers en dessus et forte-
ment dentés en dessous; elle est en même temps de taille plus grande.
3. X. SIMILE sp. nov. (fig. 6, 6 a).
Griseo-rufescens. Pronoto pone medium mugis elevato, margine
superiori fusco-signato, processu antice acuto, apice immo hebetato,
postice apice femorum distincte longiore; lobis Jateralibus margine
inferiori valde obliquo et exciso, marg. posteriori bisinuato. Elytris
oblongis, punctis impressis. Femoribus anterioribus carinis com-
pressis, foliatis, superiori serrata, inferiori lobato-dentata; tibiis
superne canaliculatis; fem. posticis carinis serratis, superiori ante
apicem bidentata, inferiori medio distincte lobata, area supero-
externa rugosa.
Long. corporis, G', 9 mm., pronoti, 12 mm., fem. post., 6 mm.
Loc. Cabinda Angola, (Anchieta, Musée de Lisbonne).
J'ai vu seulement un exemplaire de cette jolie espèce qui malheu-
reusement est incomplet, le bout du processus postérieur du pronotum
ayant disparu, ce qui ne permet pas d'assurer si dans cette partie le
pronotum est dentelé comme dans le X. Servillei Fairm.
4. X. SERVILLEI Fairm.
Precedenti valde aflinis sed margine dorsali pronoti parum
arcuato; processu antice obtuse augulato-rotundato ; femoribus ante-
rioribus compressis, supra fere integris vel suaviter sinuatis, subtus
undulatis differt.
Long. corporis cum pron. 19 mm.
Kerophyllum Servillei Fairm, 1. c., p. 242, pl. IV, f. 10, 11 et
12 (1846).
Loc. Probablement d'Afrique.
Eleleus gen. nov.
Corpore fere levi. Facie parum obliqua; antennis inter se multo
magis quam ab oculis distantibus : scutello frontali oblongo, antice
206 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
aperto superne acute angulato, carinis parum elevatis ; vertice ab
antico viso oculo non duplo latiore, inermi. Pronoto parum rugoso,
antice acuto ultra caput non extenso, postice abbreviato, depresso,
late rotundato, disco acute tectiformi, arcuato. Elytris alisque
nullis. Femoribus anterioribus brevibus, latiuseulis, carinis undula-
tis: femoribus posterioribus latis, integris, spina femorali valde
expressa, articulis primo tertioque tarsorum posticorum subæque
longis. Valvis oviscapti brevissimis, dentatis, prope apicem sinuatis.
1. E. curtTus sp. nov. (fig. 7, 7 a-b).
Fuscus, parce granosus. Pronoto fere toto acute tectiformi,
parum ruguloso, a latere viso medio regulariter arcuato, antice subsi-
nuato, et acuto, postice deplanato, oblique rugoso, rotundato, apicem
abdominis non attingenti; margine antico loborum lateralium valde
oblique-rotundato. Femoribus anterioribus subtus distincte undu-
latis; fem. post. latis, carinis integris; articulo primo tarsorum post.
pulvillis tribus subæque longis.
Long. corporis, ©, 9 mm., pronoti, 7 mm., fem. post., 5,5 mm.
Loc. Brésil (coll. de M. Brunner.).
Cette curieuse espèce conserve encore une certaine ressemblance
avec les genres antérieurs, mais le pronotum n’est pas aussi com-
primé, et en même temps il n'est nullement foliacé; l’article
terminal du tarse postérieur est presque aussi long que le premier.
Je dois sa connaissance à l’obligeance de M. Brunner von Wat-
tenwyl.
Cota gen. nov.
Corpore tuberculis spiniformibus instructo. Facie obliqua ; antennis
brevissimis ab oculis distantibus; scutello frontali concavo, cearinis
lateralibus compressis; vertice ab antico viso oculo plus duplo
latiore, tricuspido, dente medio magis producto. Pronoto valde
rugoso, Carina compressa destituto, antice truncato, caput libe-
rante, postice abdomine parum longiore. Elytris alisque nullis.
Femoribus saxosis, posticis ante apicem superne dentatis, dente
geniculari distincto; tibiis anticis basi distincte ampliatis, posticis
simplicibus, canthis serrulatis, parum spinosis; articulis primo
tertioque tarsorum posticorum subæque longis.
DISPOSITIO SPECIERUM.
1. Vertice lobis lateralibus rotundatis, 1. C. strumosa sp. n.
1.1. Vertice lobis lat. acutis, 2. C. saxosa sp. n.
1. C. STRUMOSA, sp. nov.
Obscure fusca, pilis brevissimis auratis ubique vestita. Vertice
dentibus duobus parvis lateralibus rotundatis, medio dente acutius-
DE LA TRIRU DES TETTIGIDÆ. 207
culo producto, subcompresso. Pronoto fortiter strumoso, rugoso,
medio transversim profundeque depresso, postice retrorsum declivi,
angulo postico loborum lateralium extrorsum ampliato-rotundato.
Femoribus anticis saxosis, carinis profunde bi- vel trisinuatis, pagina
externa carina obliqua, compressa, sinuata, percurenti : tibiis
superne sulcatis; femoribus posticis scabris, marginibus serratis :
margine superlori pone medium depresso atque dentato, dente
femorali valido; tibiis flavo-biannulatis.
Long. corporis, G, 7 mm., pronoti, 7,5 mm.. fem. post. 4,5 mm.
Loc. Hautes Amazones (Staudinger, ma collection).
2. C. saxosA sp. nov. (fig. 8, 8 a).
Obscure fusca, griseo-villosa. Vertice utrinque lobis acutis, dente
medio acuto, antrorsum declivi. Antennis pallide annulatis. Pronoto
valde strumoso, ante humeros crista compressa, rotundata, margine
undulato, pone humeros transversim depresso, postice retrorsum
declivi; angulo postico loborum lateralium valde producto, triden-
tato, dente medio acutiore. Femoribus anticis saxosis, carinis
fortiter et acute lobatis, pagina externa medio tuberceulata ; tibiis
superne sulcatis et lobato-dentatis; femoribus posticis scabris,
margine superiore pone medium lobis magnis acuminatis, extus
lobis compressis, dentatis; dente geniculari valido; tibiis flavo-
annulatis.
Long. corporis, ©, 8 mm., pronoti, 7 mm., femor. post. 5 mm.
Loc. Pérou (coll. de M. Brunner von Wattenwyl).
23. C. BISPINA Sauss.
Media, robusta, angulosa; fusca vel badio-maculata : facies decli-
vis oculi prominuli; vertex latus, oculos haud superans, crista
spiniformi partitus; pronotum granulosum, in prima parte maxime
elevato-cristatum, acute tectiforme, crista postice truncata; mar-
gine antico truncato, cristulis scabris; lateribus tuberculosis et
lobis utrinque in spinam productis; processus posticus femoribus et
abdomine vix brevior, planus paulum arcuatus, vix carinatus, cari-
nis transversis granosis transversim subpinnatis rugatus ; proces-
suum margines verticaliter deflexi; pars secunda angusta, scabra ;
prima lata, ultra femoris medium continuata. Anguli humerales
nulli. Pronoti elevatio postice bispinosa. Femora 1-2 vix dilatata,
margine supero et infero trilobata (subtridentata), Femora postica
inflata, tuberculata, carina superna granulata, vix bituberculata,
ante genu spina valida. Alæ processu breviores. Longit. 10 mm.
(Sauss).
Tetliz bispina Sauss., Orthopt. n. americana (Ser. II), 1861,
p. 32.
Loc. Bahia au Brésil.
208 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
Potua gen. nov.
Corpore rugoso-setoso, tuberculis spiniformibus destituto. Facie
parum obliqua; autennis... ab oculis minus quam inter se distanti-
bus; scutello frontali concavo, carinis lateralibus valde incrassatis,
pone antennas subito depressis; vertice oculo fere duplo latiore, tri-
cuspido, dente medio magis producto. Pronoto rugoso, carina media
bicristulata, antice truncato, caput liberante, postice abdomine haud
longiore, acuto. Elytris alisque nullis. Femoribus parce tubercula-
tis, carinis undulato-dentatis, lobis femorali atque geniculari acutis:
tibiis anticis filiformibus; posticis simplicibus validiusculis tantum
prope apicem ampliatis parce et breviter spinosis; canthis haud
serratis; articulis primo tertioque tarsorum posticorum aeque longis;
pulvillis duobus basalibus nullis.
1]. P. CORONATA sp. nov. (fig. 9).
Fusca, valde setosa. Vertice dente medio lateralibusque compresso
laminatis; costa frontali inter antennas nulla. Pronoto ruguloso,
setoso, Carina media bi undulata inter humeros depressa fere oblit-
terata, denique levissime elevata, utrinque carina compressiuscula
pluri interrupta; processu postico retrorsum declivi, cristulis trans-
versis vel oblique positis, duabus posticis elevatis convergentibus
extus antrorsum continuatis, dein processu subito et valde oblique
declivi et acuminato, angulo postico loborum lateralium lobo lato,
rotundato-truncato, extrorsum ampliato. Pedibus valde setosis, fusco
annulatis : femoribus anterioribus superne bi-inferne unidentatis ;
femoribus posticis crassis, breviusculis, strigis pagine externe gib-
bulosis : tibiis posticis prope basim breviter flexuosis : articulo ter-
tio tarsorum posticorum fusco, medio annulo pallido.
Long. corporis, GQ, 8-10 mm., pronoti, 7,5-9 mm., fem. post.
5-6 mm. :
Loc. Borneo (coli. de Mr. Brunner), Malacca (coll. du Musée de
Stockholm).
J'ai vu deux exemplaires dépourvus d'antennes, ce qui me laisse
un certain doute sur la véritable place de ce curieux insecte. Pour-
rait-l appartenir à la section Tripetaloceræ?
Cladonotus Sauss.
Ann. de la Soc. ent. de France, 1860.
Corpore tuberculis spiniformibus instructo. Facie parum obliqua;
antennis inter se magis quam ab oculis distantibus; scutello frontali
voncavo, Carinis lateralibus subcompressis parum elevatis, integris
vel dentatis : vertice oculo fere duplo latiore, subtruncato, utrinque
denticulo parvo. Pronoto valde rugoso, antice angulato, occiput
tegente, postice truncato, apicem femorum non vel vix attingente;
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 209
dorso ante medium acute tectiformi, sæpe in processum ramosum
producto. Elytris alisque nullis. Femoribus scabris, carinis acute
lobatis; tibiis anticis linearibus, basi minime ampliatis; dente geni-
culari femorum posticorum valido, acuto : tibiis posticis spinosis et
indistincte serrulatis; articulis primo tertioque tarsorum posticorum
subæque longis.
DISPOSITIO SPECIERUM.
1. Pronoto processu ramoso instructo. 1.C. Zumbertianus Sauss.
1.1. Pronoto precessu ramoso destituto.
2. Pronoto antice tricarinulato. 2. C. gibbosus de Haan.
2.2. Pronoto antice valde compresso. 3. (. echinatus Stäl.
1. C. HumBeRTIANUS Sauss. (fig. 10, 10 a).
Fuscus, scaberrimus. Pronoto antice acute tectiformi, processu
ramoso apice furcato, toto denticulato instructo ; dorso pone medium
depresso, lato, utrinque carinato, apice late-truncato, bispinoso :
carinis serrulatis. Femoribus acute lobatis, pagina externa femorum
posticorum tuberculis tribus acutissimis.
Long. corporis, G', 8 mm., pronoti, 7 mm., fem. post., 5 mm.
Cladonotus Humbertianus Sauss., 1. c. p. 478.
Loc. Ceylan (Humbert, coll. du Musée de Genève).
M. H. de Saussure a eu la bonté de m'envoyer en communication
le type de cette intéressante espèce qui est du reste longuement
décrite avec une exactitude rigoureuse dans la publication indiquée.
2. C. arBBosus de Haan.
Proncto brevi, dilatato, posterius truncato, emarginato, in Q acuto
in abdominis apicem æquante, parte anteriore tricarinulato, ante
medium cristato, lateribus declivibus, margine inferiore posterius
lobato, lobo rotundato; medio dorso gibboso, gibbositate utrinque
acuta, supra obliqua, plana; pone medium rugoso. Femoribus ante-
rioribus spinulosis; fem. posticis margine superiore 3-spinosis, spinis
trigonis, apice acutis, latere externo tuberculatis.
Long. corporis, G@, 11 mm.
Acridium (Zetrix) gibbosum de Haan, Bijdrag., p. 167 et 169,
PI. XXII, fig. 14 ©.
Loc. Japon (de Haan).
3. C. EcHINATUS Stäl.
Fuseus, scaberrimus, scutello frontali concavo, carinulis laterali-
bus tricuspidatis, costa frontali spina conica. Pronoto antice valde
compresso cristato, crista antice supra caput producta, bifida, undu-
lata, carina summa denticulata, pone medium subito depressa, pro-
cessu postico lato, emarginato. Femoribus tuberculis validis spini-
formibus armatis.
ANNALES DE LA SQC, ENTOM, DE BELGIQUE, T, XXXI, 14
210 ESSAÏ SUR LES ACRIDIENS
Long. corporis, G', 10 mm., pronoti, 11 mm., fem. post., 6,5 mm.
Cladonotus echinatus St, Ofv. Vet. Ak. Fôrhand., ne 10, p. 54
(1877).
Loc. Philippines (Semper, Musée de Stockholm).
Misythus Stäl.
Ôfv. Vet. Ak. Fôrhandl., 1871.
Corpore pilis rudis vestito. Facie parum obliqua; antennis inter se
multo magis quam ab oculis distantibus; scutello frontali concavo,
carinis compressis; vertice inermi, latissimo. Pronoti dorso antice
acute tectiformi in processum antrosum ampliatum producto, postice
plano, carina media lateralibusque percurrentibus, apice truncato.
Elytris nullis. Femoribus compressis, carinis lobatis, posticis subtus
fere integris ; tiblis anticis linearibus, medio sensim ampliatis; tib.
posticis distincte ciliatis, parum spinosis, articulis primo tertioque
tarsorum posticorum subæque longis. Valvis oviscapti rectis.
DISPOSITIO SPECIERUM.
1. Processu antico pronoti quadrangulari, maxime com-
presso, foliaceo, processu postico anguste rotun-
dato vel subacuminato. 1. 1]. laminatus Stal.
1.1. Processu antico pronoti triangulari, crasso antice bifido;
processu postico emarginato.
2. Processu antico supra medio dentato, postico mar-
ginibus subparallelis. 2. À. appendiculatus Stal.
2.2. Processu antico supra inermi; proc. postico retror-
sum distinctissime angustato, cuneiformi.
3. M. histrionicus Stäl.
1. M. LamiNarTus Stäl (fig. 11, 11 a).
Fuscus. Pronoto magno, dorso valde tricarinato, carina media
pluridentata ; processu antico magno, maxime compresso, foliaceo,
quadrangulari, artice bi vel trisinuato; proc. postico cuneiformi
postice anguste rotundato vel subacuto, supra carinis transversis
compressis. Femoribus parum lobatis; valvis oviscapti rectissimis,
elongatis.
Long. corporis, G', 16 mm., pronoti, 18 mm., fem. post. 9 mm.
Misylhus laminatus Stal, 1. c. p. 55.
Loc. Philippines (Semper); Manila (Thorey, Musée de Stockholm).
2. M. APPENDICULATUS Stal.
Fuscus. Pronoto dorso modice tricarinato, carina media parum
undulata, subdepressa, processu antico, crasso, triangulare, antice
perpendiculari, pluridentato, angulo antico bifido, margo dorsali
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 2 M
unidentato; angulo postico loborum lateralium pronoti extrorsum
acute producto; processu postico marginibus subparallelis, apice
late angulato-emarginato, dorso tuberculato. Femoribus valde
lobatis; tibiis nigro-annulatis.
Long. corp., G', 12 mm., pronoti, 14 mm., fem. post., 6 mm.
Misylhus appendiculalus Stäal, 1. c., p. 55.
Loc. Philippines. (Semper, Musée de Stockholm).
3. M. HISTRIONICUS Stal.
Fuscus. Processu antico pronoti triangulari, maxime compresso,
antice oblique truncato, tri-vel quadridentato, dente superiori valido
apice a supero viso bifido, reliquis parvis, triangularibus; dorso
pone medium foveolato, rugis obliquis carinas simulantibus, apice
distinctissime angustato et emarginato-truncato, apicem femorum
posticorum superante; angulo postico loborum lateralium, producto,
acuto, margine externo rotundato.
Long. corporis, 4®.13-15 mm., pronoti 18-19 mm., femor. post.
7 mm.
Misythus histrionicus Stäl, loc. cit., p. 55.
Loc. Philippines (Semper, Musée de Stockholm). Angat (Maeso,
Musée de Madrid). Dolores (Mazarredo ma coll.).
Diotarus Stäl.
Ofv. Vet. Ak. Fürh., 1877.
Corpore tuberculis destituto. Facie subverticali ; scutello frontali
concaviusculo, carinis vix elevatis, antennis inter se quam ab oculis
multo magis distantibus; vertice latissimo, inermi, convexo. Pro-
noto obtuse tectiformi, antice angulato-producto, postice cuneiformi,
emarginato-truncato, abdomine breviore; angulo postico loborum
lateralium pronoti leviter expanso, rotundato. Elytris alisque nullis.
Femoribus anterioribus angustis, carinis plus minusve lobatis; fem.
posticis carinis subintegris, lobis femorali et geniculari minutis;
tibiis linearibus, anticis medio subampliatis, posticis marginibus
serrulatis parce spinosis : articulo primo tarsorum posticorum tertio
distinctissime longiore.
DISPOSITIO SPECIERUM.
1. Femoribus distincte lobatis; pronoto rugoso-tuberculoso.
2. Pronoto a latere viso pone medium subito depresso,
carina media valde sinuata. 1. D. Brunneri sp. n.
2.2. Pronoto postice depresso sed carina media integra vel
levissime sinuata.
3. Carinis lateralibus pronoti prope medium sinuatis;
processu postico pron. deplanato rugis obliquis
elevatis. 2. D. galeatus sp. n.
d12 ESSAÏ SUR LES ACRIDIENS
3.8. Carinis lat. pron. prope medium non sinuatis; pro-
cessu postico pron. concavo irregulariter
ruguloso. 3. D. verrucifer Stal.
1.1. Femoribus haud lobatis, tantum subundulatis; pronoto
punctato. 4, D. pupus sp. n.
1. D. BRUNNERI Sp. nov.
Obseure fulvus, fusco-variegatus. Pronoto rugoso, antice com-
presso-tectiformi, carina media acuta supra caput producta, pone
medium subito depressa, sinuato-angulata ; processu postico depla-
nato, rugis obliquis, postice abbreviato, acute exciso. Femoribus
anterioribus distincte lobatis, inferne apicem versus lobo validiore,
fem. posticis granoso-tuberculosis, carina inferiore paginæ externæ
bituberceulata ; spinis femorali et geniculari acutis, triangularibus :
valvis oviscapti rectis, crassiusculis.
Long. corporis, ©, 12 mm., pronoti, 7,5 mm., femor. post. 7 mm.
Loc. Sidney (coll. de M. Brunner von Wattenwyl).
2. D. GALEATUS sp. nov.
Fusco-rufescens. Pronoto rugoso, confertim minuteque granulato,
antice acute tectiformi, crista pone medium humiliore sed subindis-
tincte sinuata, utrinque fusco maculata; processu postico deplanato,
rugis obliquis elevatis, regulariter dispossitis, postice obtuse exciso,
carinis lateralibus prope medium sinuatis. Femoribus anterioribus
lobatis, inferne lobo medio magno, rotundato; fem. posticis parum
tuberculatis : tibiis fusco-annulatis : valvis oviscapti apice sinuatis.
Long. corporis, ©, 11 mm., pronoti, 9 mm., fem. post. 6,5 mm.
Loc. Philippines, Montes de Angat (Maeso, Musée de Madrid);
Norzagaray (Mazarredo, ma coll.).
3. D. VERRUCIFER Stäl.
Fuscus, ruguloso-tuberculosus. Pronoto antice obtuse tectiformi;
crista pone medium indistincte sinuata; processu postico concavo,
postice latissimo, obtusissime excisc, carinis lateralibus prope
medium incrassatis non vel vix sinuatis. Femoribus anterioribus
lobatis, lobis crenulatis; fem. posticis rugis compresso-elevatis,
spinis femorali atque geniculari obtusis; tibiis fusco-annulatis.
Long. corporis, G', 13 mm., pronoti, 12mm., fem. post., 7,5mm.
Diotarus verrucifer, Stäl, 1. c. p. 55.
Loc. Philippines (Semper, Musée de Stockholm.).
4. D. PUrUS sp. nov.
Minor, fusco-rufescens, utrinque nigro-vittatus, sub lævis, tantum
grosse punctatus. Pronoto sub acute tectiformi, antice magis elevato,
disco venuloso. Femoribus anterioribus linearibus, carinis sub indis-
tincte undulatis, minime lobatis; fem. posticis tuberculis desti-
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 212
tutis, minute granulatis, carina interna tibiarum posticarum bi-vel
trispinosa.
Long. corporis, 3, 9mm., pronoti, 8 mm., fem. post. 5,5 mm.
Loc. Camarines sur, Philippines (Mazarredo, ma collect.).
Trachytettix Stal.
Ofv. Vet. Ak. Fürhandl., 1876.
Corpore pronotoque tuberculis spinosis armatis. Facie parum
obliqua : scutello frontali parvo, carinis compressis, cristulatis :
antennis, apice subincrassatis, inter se et ab oculis fere æque dis-
tantibus, oculis substylatis; vertice latissimo, utrinque spina acuta
armato. Pronoto plus minusve depresso, antice truncato, postice plus
minusve elongato ; angulo postico loborum lateralium ampliato,
laminato et serrato, subhorizontaliter extenso : angulis humeralibus
extrorsum productis. Elytris ovatis; alis abbreviatis vel perfecte
explicatis. Femoribus anterioribus latitudine sua parum longioribus,
carinis compressis, foliaceo-serratis; fem. posticis tuberculis supra
extusque conspersis; spina femorali acuta, spina geniculari par va :
tibiis anticis ante medium ampliatis, supra canaliculatis; tibiis
posticis spinosis, canthis serrulatis; articulo primo tarsorum posti-
corum elongato, tertio distincte longiore.
1. T. Buro Costa.
Nigricans, carina frontali ante scutellum bidentata; oculi valde
prominuli. Pronoto obtusissime tectiformi, postice geniculos posticos
vix superante et solum per varietatem usque ad apicem tibiarum
producto;, angulis humeralibus ampliatis, laminatis, inæqualiter
serrulatis; carina dorsali medio parum altiore, tota irregulariter
serrato-denticulata; dorso utrinque pariter tuberculato. Femoribus
posticis subtus magis tuberculato-spinosis.
Long. corporis, 49, 8 mm., pronoti, 8 mm. var. 12 mm., fem.
post. 4 mm.
Teltiz bufo Costa, Annuar. del Mus. Zool., Napoli, II (1864), .
P- 58.
Trachytettix scaberrimus Stäl., 1. e., p. 57.
Loc. Damara (De Vylder, Musée de Stockholm); Somali (Revoil,
ma cColl.).
La longueur que Stäl assigne aux fémurs postérieurs est erronée.
Bien que les exemplaires de Somali soient plus grands et aient
les épines de la tête plus longues que dans le type, je ne crois pas
qu’ils appartiennent à une autre espèce. Jai vu le type de M, le
prof. Costa,
214 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
Pantelia gen. nov.
Corpore vix tuberculato, facie parum obliqua; scutello frontali
parvo, carinis crenulatis; antennis inter se et ab oculis subæque
distantibus; oculis substylatis : vertice lato, utrinque spina acuta
armato. Pronoto acute tectiformi antice acutangulariter producto,
postice abdominis longitudine; angulo postico loborum lateralium
ampliato, laminato et serrato, sub horizontaliter extenso; angulis
humeralibus, elytris alisque nullis. Femoribus anterioribus latitudine
sua parum longioribus, carinis compressis, foliatis et servatis ; fem.
posticis tuberculis acutis, spinis femorali atque geniculari parvis.
Tibiis anticis ante medium ampliatis, superne canaliculatis, posticis
spinosis, canthis subintegris; articulo primo tarsorum posticorum
elongato, tertio longiore.
Je me fais un plaisir de dédier ce genre au R. P. Pantel qui a tant
contribué par ses consciencieuses études à la connaissance des
Orthoptères d'Espagne.
1. P. CRISTULATA sp. nov. (fig. 12).
Fusco-nigra. Carina frontali basi unidentata. Pronoto levissime
et minute rugoso, acutissime tectiformi, crista a latere visa medio
obtuse angulata, compressa, inæqualiter profundeque serrata, antice
spina acuta, brevi, femoribus anterioribus subtus spinosis; fem.
posticis tuberculatis, pagina externa tuberculo magno, acuto.
Long. corporis, 3®,7,5 mm., pronoti, 7 mm.,fem. post. 4,5 mm.
Loc. Sierra Leona (coll. du R. P. Pantel et la mienne).
III. — Sectr. SCELIMENÆ.
Le corps est granuleux ou rugueux; à cause de l'extrême longueur
du pronotum il parait grêle et allongé.
La tête rentre dans le pronotum jusqu’au bord postérieur des
yeux; ceux-ci sont assez gros, saillants et séparés supérieurement
par une distance rarement moindre que leur diamètre; le front est
oblique, et sa carène médiane se bifurque au niveau des ocelles pos-
térieurs, les deux branches se continuant de plus en plus séparées,
bien que leur distance soit toujours très faible, jusqu'à l’ocelle
médian; cette carène est en même temps comprimée et élevée entre
les antennes, ce qui se voit sans peine quand on examine la tête de
côté. Les antennes sont insérées en avant des yeux, en général
au dessous de la ligne tangente au bord antérieur de ces organes,
parfois très rapprochées de cette ligne (Chthontus, Crioteltix); elles
sont assez longues, s'étendant jusqu'aux angles huméraux quand
elles sont dirigées en arrière : leur premier article est gros et plus
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 215
long que le 2m° qui est globuleux, les autres sont filiformes et vont
en augmentant jusqu’au 10° qui est le plus long. Les palpes maxil-
laires exceptionnellement sont déprimés et élargis au bout.
Le pronotum est toujours tronqué en avant et longuement subulé
en arrière, pouvant s'étendre bien au delà de l’extrémité des jambes
postérieures ; il est déprimé et plan en dessus et armé aux angles
postérieurs des lobes latéraux d’une petite lame dentée ou bien d’une
dent assez forte dirigée en dehors.
Les élytres sont ovales et les ailes se prolongent jusqu’au bout du
processus, Le prosternum est rebordé tout autour de la bouche et
fortement sinué au milieu.
Les cuisses antérieures sont grêles et longues, leurs carènes étant
parfois lobées; les dents fémorale et géniculaire sont petites; les
jambes postérieures sont inermes chez la plupart; chez d’autres elles
sont épineuses mais les épines sont petites et les carènes qui les
portent sont fortement comprimées et élargies; les tibias sont en
même temps fortement élargis vers le bout. Le premier article des
tarses postérieurs est de beaucoup plus long que le troisième, il est
aussi plus large, déprimé supérieurement et dans un genre (Sceli-
mena) pourvu de chaque côté d’une membrane.
Les habitudes de ces insectes, d’après les observations de
M. Humbert, sont tout à fait singulières. Vivant près de l'eau, ils
se posent à sa surface sans se mouiller et de là reprennent leur vol;
c'est en cela sans doute que servent leurs jambes postérieures si
notablement élargies; ils peuvent même parait-il, s’immerger com-
plètement et sauter dans l’eau aussi bien qu’à la surface.
Scelimena Serv.
Histoire nat. des Ins. Orth., 1839 (sub. gen ).
Corpore sparsim granulato, Facie modice declivi; antennis
distincte ante oculos insertis, ocellis superioribus fere ante oculos
positis; carinis frontalibus, antrorsum modice divergentibus, inter
antennas compresso-elevatis. Vertice utrinque carina obliqua ; oculis
modice exsertis, vertice altioribus. Pronoto dorso depresso, angulo
postico loborum lateralium spina acuta extrorsum vergente armatis.
Elytris oblongis; alis perfecte explicatis usque ad apicem pronoti
extensis. Femoribus angustatis; posticis plus minusve lobatis ;
tibiis posticis apicem versus valde ampliatis, marginibus laminatis,
margine interno inermi, margine externo sæpe denticulis parvis
instructo ; articulo primo tarsorum posticorum lateribus alato.
Teltix p. Stäl, Recens. I.
Scelymena p. Saussure.
216 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
DISPOSITIO SPECIERUM.
1. Femoribus posticis, carina inferiori spinis nullis vel
tantum dentibus parvis obtusis ; lobis lat. pronoti
utrinque bispinosis.
2. Angulis humeralibus pronoti inermibus.
3. Pronoti antice truncato, deplanato, carina media
subindistincta. 1. S. producta Serv.
3.3. Pronoto antice breviter producto, tectiformi,
carina media elevata. 2. S. sanguinolenta Krauss.
Sp. n.
2.2. Angulis humeralibus in spinam productis
3. S'. hezodon de Haan.
1.1. Femoribus posticis caris infer. fortiter dentatis; lobis
lat. pronoti utrinque unispinosis.
4. Pronoto abdomine multo longiore 4. S. Larpago Serv.
4,4. Pronoto abdomine vix longiore 5. $. uncinata Serv.
1. S: PRODUCTA Serv.
Griseo-fusca, rufo.vel pallide-variegata; canthis marginalibus
tibiarum' posticarum nec non tarsorum articulo tertio basi pallidis ;
antennis auguste flavo-annulatis. F'ronoto antice truncato, subde-
planato, carina media parum distineta; pronoti dorso inter humeros
convexiusculo et pone eos depresso et bituberculato : loborum late-
ralilum margine antico dente parvo, margine postico spina valida
apice leviter antrorsum curvata. Femoribus posticis marginibus
dentibus exiguis, raris.
Long. corporis, ©, 15 mm., pronoti 26 mm., fem. post. 8,5 mm.
Tetrix (Scelimena) producta Serv., Hist. nat. des Orth., p. 762,
1839
Acridium (Tetrix) productum de Haan, Bijdrag., p. 168, (1860).
Scelymena producta Saussure, Ann. de la Soc. ent. de France,
1860, p. 485.
Loc. Java (Musée de Belgique et ma coll.), Batang, Singalang
(de Haan).
2. S. SANGUINOLENTA Krauss. sp. nov.
Fusca, sanguineo-flavoque variegata; canthis tibiarum posticarum
nec non tarsis pallidis, abdomine lateribus flavo-maculatis; pectore
sanguineo. Antennis anguste flavo-annulatis. Pronoto granoso,
antice supra caput breviter angulato-producto, subeucullato, tecti-
formi; pone humeros bifossulato : angulis humeralibus obtusis : lobis
lateralibus bispinosis, spina antica brevi, spina postica magna apice
antrorsum subeurvata, acuta, corallina. Femoribus posticis inermi-
bus minute granosis, carina inferiori integerrima.
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 217:
Long. corporis ®, 13-15 mm., pronoti, 20-23 mm., fem. post.
8 mm.
Tettiz productus, Stäl, Rec. Orth. I, p. 150.
Scelymena sanquinolenta Krauss. sec. Brann. in litt.
Loc. Java (Musée de Stockholm, coll. de M. Brunner et la
mienne).
3. S. HEXODON de Haan.
Præcedenti simillima, sed angulis humeralibus acute productis,
carina media pronoti ultra medium evanida, supra pedes bispinosa,
spinis obtusis differt.
Long. corporis cum pron. 22 mm.
Acridium (Tetlrixz) hexodon de Haan, Bijdrag., p. 168.
Loc. Sakoembang (de Haan).
Je n'ai pu parvenir à reconnaître cette espèce parmi celles que
j'ai examinées, mais je la crois assez différente des précédentes.
4. S. HARPAGO Serv. (fig. 13).
Griseo-fusca. Pronoto postice longe producto, dorso tuberculis
rotundatis seriem longitudinalem formantibus; angulis humeralibus
inermibus ; lobis lateralibus antice muticis vel subtuberculatis,
postice spina valida basi deplanata, apice acuta, flava. Alis ad
apicem processus extensis, obscure fuscis. ReRonBUe posticis subtus
spinis validis apice aduncis.
Long. corporis, GQ, 23,5-26 mm., pronoti 22,3-25 mm., femor.
post. 7,5-9 mm. (d'après Saussure).
Tetris (Scelimena) harpago Serv., Orth., p. 763, 1839.
Acridium (Telrix) harpago de Haan, Bijdrag., p. 166.
?Scelymena gavialis Sauss., Ann. de la Soc. ent. de France,
p. 485 (1860).
Gryllus (Locusta) femoratus Stoll. Représ. etc. PI. 15, b. 54.
Loc. Bombay (Serville); Ceylan (Saussure).
Je ne sais pas vraiment si l'espèce decrite par M. H. de Saussure
sous le nom de S. gavialis est ou non différente de celle de Serville,
mais en faisant abstraction des dimensions, je ne trouve pas le
moyen de les séparer, n'ayant à ma disposition que les descriptions :
le nombre des épines et leur grandeur sont assez variables selon
M. de Saussure, une Q examinée par lui avait le processus du
pronotum raccourei et sensiblement plus court que les ailes; une
autre à coloration rouge plus accentuée, avait une seconde petite
épine aux lobes latéraux du pronotum, et une ou deux dents aux
bords supérieurs des cuisses antérieures; les dents des bords infé-
rieurs étaient aussi plus fortes. Tout récemment j'ai recu de M. de
Saussure un exemplaire des Indes orientales qui se rapporte très
bien à cette espèce.
218 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
5. S. UNCINATA Serv.
Griseo-fusca. Pronoto postice apicem abdominis parum supe-
rante; carina media subelevata, disco utrinque tuberculis tribus vel
quatuor. Alis apice processus brevioribus. Femoribus anticis subtu-
berculatis, intermediis inferne bi-vel trispinosis; posticis quadrispi-
nosis, spinis apice adunco.
Long. corp. 6 mm.
Tetrix (Scelimena) uncinata Serville, Orth., p. 763, 1839.
Acridium (Telrix) uncinatum de Haan, Bijdrag., p. 166.
Loc. Bombay (Serville).
Cette espèce serait la plus petite du genre d’après les dimensions
que lui assigne Serville.
Gavialidium Sauss.
Ann. de la Soc. ent. de France, 1860.
À præcedenti differt : angulo postico loborum lateralium pronoti
extrorsum laminato-expanso uni-vel tridentato, raro late truncato.
Femoribus compressis, carinis superioribus inferioribusque plus
minusve lobatis, canthis marginalibus tibiarum posticarum compres-
sis, subinermibus vel dentibus minutis instructis præsertim in
margine exteriore; articulo primo tarsorum posticorum supra
deplanato, sed marginibus obtusis non laminato-productis.
Scelymena (Gavialidium) Saussure.
Tettix pars Stäl, Recensio
DISPOSITIO SPECIERUM.
1. Angulo postico loborum lateralium pronoti extrorsum
deplanato sed inermi 1. G. tuberculatum sp. n.
1.1. Angulo post. lob. lat. pronoti spinoso vel lobato.
2. Angulo post. lob. lat. pronoti trilobo.
2. G. crocodilus Sauss.
8. (. alligator Sauss.
2,2. Angulo post. lob. lat. pronoti uni-vel bispinoso.
3. Angulis h1meralibus obtusis.
4. Femoribus anterioribus supra subtusque
lobatis 4. G. philippinum sp. n.
5. G. Aurivilli sp. n.
4.4. Femoribus anterioribus inermibus
6. G. celebicum sp. n.
7. G. spiculatum Stäl.
3.3. Angulishumeralibus acutis, spina instruc-
tis 8. G. dentifer Stal.
9. G. Kraussisp. n.
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 219
1. G. TUBERCULATUM sp. nov.
Griseo-rufescens. Vertice oculo sub angustiore, occiputio biden-
tato. Pronoto antice sub gibboso, tuberculis compressis seriatis,
carina media parum elevata, percurrente, 4-vel 5 tuberculata, pone
humeros depressa ; carinis lateralibus crenulatis; angulis humerali-
bus obtusissimis; angulo postico lob. lat. lobo angusto apice
truncato, extrorsum parum producto; processu postico longissimo.
Femoribus bi-vel trilobatis ; tibiis posticis dentibus raris, minutis,
Long. corporis, GQ. 8-10 mm., pronoti, 17-20 mm., fem.
post. 5,0-6 mm.
Loc. Minahassa (Staudinger, ma coll.).
2. G. CROCODILUS Sauss.
Griseo-cinereum, rugosum. Antennis nigris. Vertice utrinque
dentato. Pronoti dorso plano, reticulato; carina media vix elevata,
postice evanida, carinis lateralibus crenulatis; angulis humeralibus
dente parvo; angulo postico loborum lateralium tridentato ; processu
postico longissime producto. Femoribus anticis superne tri-inferne
bi-lobatis; fem. posticis carina superiore bidentata, car. inferiore
unidentata. Alis processu parum brevioribus.
Long. corporis, .3Q, 10-14 mm., pronoti, 19-23 mm., fem.
post. 5,5-7,5 mm.
Scelymena (Gavialidium) crocodilus Sauss., 1. c. p. 481.
Loc. Ceylan (ma coll.).
Cette espèce a été découverte par M. A. Humbert autour de
Kaduganawa à environ 1000 pieds d’altitude, d’après M. H. de
Saussure à qui j'en dois la connaissance. Dans la coll. du Musée de
Genève existe un exemplaire extrêmement remarquable par la
réduction des élytres qui sont presque nulles.
- 3. G. ALLIGATOR Sauss.
Præcedenti valde affinis sed minor, lobis lateralibus pronoti apice
trilobatis, carinis vix crenulatis, processu postico breviore, carina
media elevatiore, undulata, subcristata; vertice mutico; dorso pro-
noti tuberculis 4 elevatioribus : femoribus posticis cariris submu-
ticis.
Long. pronoti, «*, 19 mm., fem. post., 5,4 mm.
Scelymena (Gavialidium) alligator Sauss., 1. c. p. 488.
Loc. Ceylan.
Je ne connais point cette espèce en nature.
4: G. PHILIPPINUM SP. nov.
Corpore fusco-ferrugineo. Vertice oculo latiore utrinque minute
dentato. Pronoti dorso depresso, carina media parum elevata, antice
trituberculata, utrinque tuberculis parvis longitudinaliter positis;
angulis humeralibus dente subindistincto : angulo postico loborum
220 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
lateralium extrorsum laminato-producto et apice bidentato, dente
primo spiniformi ; processu postico longissimo. Femoribus anticis
supra tri-infra bi-lobatis; fem. posticis carina superiore bi-vel tri-
dendata, car inferiore unidentata; marginibus tibiarum posticarum
dentibus raris, exiguis.
Long. corporis, ©, 16 mm., pronoti, 30 mm., fem. post. 8,5 mm.
Loc. Philippines (Baer, ma coll.).
5. G. AURIVILLII SP. nov.
Ferrugineo-fuscum, Vertice oculo angustiore, inermi. Pronoti
dorso granuloso, convexo, pone humeros fossulato; carina media
tantum postice obsoleta, antice a latere visa subundulata, angulis
humeralibus subrotundatis; lobis lateralibus antice dente parvo,
angulo postico spina valida, conica, pallida, apice uncinata : processu
postico longissimo, subulato, dimidio apicali cylindraceo. Femoribus
anterioribus præcipue subtus lobatis : fem. posticis carinis tantum
crenulatis.
Long. corporis, GQ, 11-14 mm., pronoti, 21-24 mm., fem. post.
6,5-8,5 mm.
Loc. Philippines (Semper, coll. du Musée de Stockholm et dans
celle de M. Brunner).
6. G. CELEBICUM sp. nov.
Corpore fusco-rufescens, tibiis fusco-annulatis. Vertice oculo
sublatiore, utrinque inermi. Pronoti dorso inter humeros tuberculis
parvis et pone eos fossulato : carina media percurrente, parum ele-
vata, lateribus obsolete crenulatis ; augulis humeralibus obtusissimis,
angulo postico loborum lateralium spina unica, valida; processu lon-
gissimo. Femoribus unidentatis vel inermibus, marginibus tibiarum
posticarum dentibus nullis.
Long. corporis, ©, 15 mm., pronoti, 25 mm., fem. post. 8 mm.
Loc. Minahassa (Staudinger, ma coll.).
7. G. SPICULATUM Stäl.
Griseo-flavescens, vel obscure fuscum. Tibiis flavo-annulatis.
Vertice oculo subangustiore, inermi. Pronoti dorso inter humeros
convexiusculo, pone eos fossulato, carina media percurrente fusca,
vel rufo-maculata, parum elevata; angulis humeralibus obtusis,
pone eos dente parvo; lobis lateralibus antice dente parvo, postice
spina unica conica, subrecta; processu postico longissime subulato.
Femoribus anterioribus inermibus tantum inferne subundulato-
crenulatis, fem. posticis carinis non dentatis; marginibus tibiarum
posticarum apicem versus parce minuteque denticulatis.
Long. corporis, ŒGQ, 11-15 mm., pronoti, 21-24 mm., fem.
post. 6 mm.
T'elliz spiculatus Stal, Ofv. Vet. Ak. Fôrhand., p. 57 (1877).
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 29]
Loc. Philippines (Semper, Musée de Stockholm), Dumaran
(Maeso, Musée de Madrid).
8. G. DENTIFER Stäl.
Griseo-flavescens, parce fusco-maculatum; tibiis flavo-annulatis.
Vertice oculo latiore, inermi. Pronoti dorso plano vel plus minusve
concaviusculo, punctato; Carina media parum elevata antice sub
tuberculata, postice evanida; carinis lateralibus crenulatis ; angulis
humeralibus spina lata, triangulari, angulo postico loborum latera-
lium spina unica, valida, antrorsum curvata vel recta, processu
postico longissimo, subulato. Femoribus anterioribus supra subtusque
lobatis, lobis plurimis acutis; fem. posticis superne lobatis, inferne
dentatis; marginibus tibiarum posticarum parce denticulatis.
Long. corporis, GQ, 11-17 mm., pronoti, 21-26 mm., fem.
post., 6,5-8 mm. |
Tettiz dentifer, Stäl, Ofv, Vet. Ak. Fôrhandl., p. 57 (1877).
Loc. Philippines (Semper, Musée de Stockholm et dans la coll. de
M. Brunner); Ircein, Albay (Mazarredo, ma coll.).
C’est l'espèce la plus variable par la taille et par la proportion
des tubercules prothoraciques; à voir isolement les divers individus
qui représentent les limites extrêmes de ces variations, on les
prendrait pour des espèces différentes.
9. G. KRAUSSI sp. nov.
Obscure ferrugineum; tibiis fusco-annulatis. Vertice oculo valde
latiore, utrinque asperato et subfossulato. Pronoto dorso concavius-
culo, punctulato, tuberculis raris sparsis. inter humeros carinis
duabus abbreviatis retrorsum divergentibus, carina media postice
evanida, antice subcompressa et bituberculata, pone humeros uni-
tuberculata; tuberculis compressis, elevatis : carinis lateralibus
crenulatis, ante sulcum posticum tuberculatis, angulis humeralibus
spina obtusa, parva; lobis lateralibus antice tuberculo obtuso,
depresso, postice breviter unispinosis. Femoribus anterioribus supra
subtusque obtuse lobatis; fem. post... ?
Long. corporis Q 20 mm., pronoti 25 mm.
Loc. Philippines (coll. de M. Brunner).
Chthonius gen. nov.
Corpore sparsim granoso. Facie declivi; antennis vix ante oculos
insertis, ocellis posticis inter oculos positis; carinis frontalibus
antice parum divergentibus, inter antennas compresso-elevatis,
longe ante basim verticis in unam conjunctis : vertice oculis humi-
liore : articulis duobus apicalibus palporum max.compresso-dilatatis,
flavis. Pronoto antice truncato, postice pone apicem tibiarum posti-
carum vix producto, dorso deplanato, angulis humeralibus obtusis ;
222 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
angulo postico loborum lateralium acute spinoso. Prosterno antice
reflexo, medio profunde emarginato. Elytris oblongis, alis perfecte
explicatis. Pedibus subcompressis, carinis integris; dentibus femo-
rali atque geniculari femorum posticorum parvis : tibiis posticis
apicem versus ampliatis, marginibus dilatatis, dentatis : articulo
primo tarsorum posticorum superne deplanato, sed non alato a
tertio distinctissime latiore atque longiore. Valvis inf. oviscapti fere
subulatis, dentatis.
Tettiz p. Stäl.
1. C. Pazparus Stal (fig. 14, 14 a).
Corpore griseo-fusco, albido granoso vel omnino fusco, carinis
obliquis verticis, maculisque seriatis femorum posticorum sæpe
flavicantibus, spina loborum lateralium pronoti apicem versus plus
minusve retrorsum versa; dorso pone humeros transversim
depresso, carina media parum distincta, sed undulata, processu
subulato, superne convexo. Elytris plus duplo longioribus quam
latioribus, grosse punctato-impressis; alis externe fuscis apicem
pronoti attingentibus. Femoribus posticis pagina supero-externa vix
tuberculata, ante medium sublævi vel tuberculata; articulo primo
tarsorum posticorum canthis superioribus minute serratis.
Long. corporis, G®, 11-14 mm., pronoti 17-23 mm., fem. post.
9-9,5 mm.
Tettix palpatus Stêl, Ofv. Vet. Ak. Fôrh. p. 57, (1877).
Loc. Philippines (Semper, Musée de Stockholm, Mazarredo,
Baer, ma coll.).
Criotettix gen. nov.
Corpore granoso, elongato. Vertice ab antico viso oculis raro
humiliore, supra horizontali vel antrorsum elevato; costa frontali
pone antenvas non sinuata, palpis subcylindricis, concoloribus :
antennis vix ante oculos insertis. Pronoto antice truncato, postice
longe subulato, rarissime abbreviato, dorso depresso, angulis
humeralibus obtusis, angulo postico loborum lateralium extrorsum
laminato, acuto sed spina valida cylindrica destituto. Elytris oblon-
gis; alis perfecte explicatis. Prosterno reflexo, antice late sinuato.
Femoribus anterioribus angustis, carinis integris, dentibus femorali
atque geniculari femorum posticorum parvis ; tibiis posticis apicem
versus modice ampliatis, canthis compressis, spinosis ; articulo
primo tarsorum posticorum superne deplanato, tertio distincte
longiore sed angusto, lineari.
Tellix pars auct.
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 229
DISPOSITIO SPECIERUM.
1. Articulo tertio tarsorum posticorum forma consueta, angusto,
elongato apicem versus sensim ampliato.
2. Processu pronoti apicem femorum posticorum longe superante.
3. Angulo postico loborum lateralium pronoti spina magna
depressa.
4 Vertice angustissimo, oculo valde angustiore.
1. C. tricarinatus sp. n.
4.4. Vertice oculo latiore, raro subæque lato vel vix angustiore.
5 Dorso pronoti noduloso, valde rugoso; statura magna.
6. Spina loborum lateralium pronoti valida, supra
obtuse carinata; vertice utrinque lobo rotundato
antice marginato. 2. C. nexuosus sp.
6.6. Spina loborum lat. pronoti minus valida, supra
deplanata; vertice utrinque lobo non marginato
instructo. 3. C. Borrei sp.
5.5. Dorso pronoto levi vel rugis parvis elongatis, regu-
lariter dispositis vel granoso.
7. Prozona absque carinis lateralibus. 4. C. nigellus sp.
7.7. Prozona utrinque carinata.
S. Carina media pronoti pone humeros depressa,
dorso inter angulos humerales convexo.
5. C. saginatus sp.
8.8. Carina media pronoti pone humeros haud vel vix
depressa, dorso inter angulos humerales
subdeplanato.
9. Statura mediana; processu postico pronoti apicem
tibiarum post. attingente vel superante.
10. Pronoti dorso grosse impresso-punctato, callis
rotundatis, elevatis consperso.
6. C. miliarius sp. n.
10.10. Pronoti dorso minute granoso, rugis linea-
=)
Le)
=]
=)
ribus abbreviatis. 7. C. bispinosus Dalm.
9.9. Statura parva; processu postico pronoti apicem
femorum parum superante. 8. C. Baeri sp. n.
3.9. Angulo postico loborum lateralium pronoti acuto sed
parum producto. 9. C. subulalus sp. n.
10° CFidali sp. n.
2.2. Processu postico pronoti apicem femorum posticorum
vix vel minime superante.
11. Pronoto inter humeros deplanato, granoso
vel parce rugoso; Carina media parum
elevata.
29241 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
12. Vertice oculo dimidio angustiore, levi.
11. C. perminutus sp.
12.12. Vertice oculo æque lato, rugoso. |
13. Pronoto postice apicem femorum post. vix
superante.
14. Costa frontali inter oculos rotundata ;
antennis angulos humerales superan-
tibus. 12. C. rugosus sp.
14.14. Costa frontali inter oculos sinuata;
antennis angulos humerales vix
attingentibus. 13. C. insidiosus sp. n.
13.13. Pronoto ultra apicem femorum post.
haud extenso. 14. C. pulcher sp.
15. C. pullus sp.
11.11. Pronoti antice tectiformi vel convexo-
gibboso.
15. Carina media pronoti antice tricristata.
| 16. C. nodulosus Stäl.
15.15. Carina media pronoti antice haud interrupta.
17. C. brevis de Haan.
18. C. emarginatus de Haan.
1.1. Articulo tertio tarsorum post. brevissimo, incrassato;
carina pronoti antice tricristata, postice minute
serrata. 19. C. clavilarsis sp. n.
. E
E
CNE
]. CR. TRICARINATUS SP. nov.
Pallide griseus, fusco-variegatus. Vertice oculo valde angustiore,
medio carinato, utrinque linea elevata antice curvata. Pronoto dorso
obtusissime tectiformi, carina media percurrenti, elevata, inter
humeros carinis duobus parallelis antice posticeque abbreviatis,
processu postico longe subulato; spina loborum lateralium acuta,
longiuscula. Elytris breviter ovatis, apice rotundatis. Carinis femo-
rum granulatis, haud lobatis; femoribus posticis extus striga lon-
gitudinali fusca: tibiis fusco-annulatis; articulo primo tarsorum
post. pulvillis duobus basalibus apice acute spinosis.
Long. corporis, G®, 7-8,5 mm., pronoti 10,5-12,5 mm, femor.
post. 5-6 mm.
Loc. Ceylan (Humbert, Musée de Genève et ma collection).
2. CR. NEXUOSUS Sp. nov.
Omnino fuscus. Vertice oculo latiore, lobis lateralibus antice
marginatis; antennis pallide annulatis. Pronoto dorso subdeplanato
valde rugoso-noduloso, carina media undulata : processu postico
longe producto; spina loborum lateralium triangulari, valida, acuta
supra carinata. Elytris oblongis, punctato impressis. Carinis femo-
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 225
rum anticorum subundulatis car. inferioribus unidentatis, carina
superiori femor. post. irregulariter serrata et sublobata; pulvillis
tarsorum post. apice muticis. Valvis superioribus oviscapti apice non
sinuatis.
Long. corporis Q 14 mm., pronoti 20,5 mm., femor. post. 10 mm.
Loc. Borneo (coll. de M. Brunner).
3. CR. BORREI Sp. nov.
Ferrugineo-fuseus, rugosus. Vertice oculo parum latiore, antice
angustato, lobis lateralibus non marginatis. Pronoto dorso subde-
planato irregulariter ruguloso, carina media nodulosa; processu
postico longe producto; spina loborum lateralium, acuta depressa
haud carinata. Elytris elongatis, apice obtuse acuminatis. Femori-
bus anticis subtus dente parvo; fem. posticis, crenulato-sublobatis ;
pulvillis tarsorum posticorum apice acutis sed haud spinosis. Valvis
superioribus oviscapti apice non sinuaiis.
Long. corporis GQ 11-14 mm., pronoti 17-19 mm., femor. post.
7-8,5 mm.
Loc. Cochinchine (coll. de M. Brunner et à la mienne).
Cette espèce ressemble beaucoup à la précédente avec laquelle elle
ne pourra pas être confondue par la forme de l’épine des lobes laté-
raux du pronotum qui est carénée supérieurement et par le vertex
plus étroit antérieurement et rugueux comme le reste des téguments.
Ce dernier caractère pourra servir pour ne pas confondre cette
espèce avec le Cr. bispinosus auquel il ressemble même pour la
taille, mais chez ce dernier le vertex est tout à fait lisse et le pro-
notum n’est point rugueux.
4. CR. NIGELLUS Sp. nov.
Fuscus, sublevis. Vertice oculo subangustiore; oculis prominulis,
elevatis, costa frontali inter antennas valde compresso-elevata.
Pronoti dorso deplanato minute granuloso : carina-media fere
oblitterata; prozona cylindracea absque carinis lateralibus ; processu
postico longe acuminato; spina loborum lateralium, acuta, depla-
nata. Elytris brevibus apice rotundatis, obscure fuscis; alis apice
fuscis. Femoribus anterioribus carinis haud dentatis; fem. posticis. ?
Long. corporis, G, 11 mm., pronoti, 12,5 mm.
Loc. Gabon (Musée de Genève et ma coll.).
5. CR. SAGINATUS sp. nov.
Ferrugineo-fuscus, rugulosus. Vertice a supero viso oculo distincte
latiore, antrorsum angustato levi, lobis lateralibus antice margi-
natis ; costa frontali inter antennas parum elevata. Pronoti dorso
inter humeros convexo, pone eos fossulato, rugis abbreviatis plus
minusve seriatis obsito; prozona carinis duabus retrorsum subcon-
vergentibus; carina media parum conspiqua pone humeros distincte
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T, XXXI, 15
296 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
sinuata; processu postico longe acute-subulato : spina loborum late-
ralium acuta, angusta. Elytris breviter oblongo-ovatis, apice valde
rotundatis ; alis antice ferrugineis. Carinis femorum anticorum inte-
gris, inferne haud dentatis; femoribus posticis supra parce lobatis.
Pulvillis tarsorum posticorum apice parum acuminatis. Valvis
oviscapti elongatis, angustis.
Long. corporis, ®, 12 mm., pronoti, 18 mm., fem. post., 7,5 mm.
Loc. Java (coll. de M. Brunner et la mienne).
6. CR. MILIARIUS Sp. nov.
Pallide flavescens. Vertice oculo vix latiore, levi, lobis lateralibus
antice marginatis ; costa frontali inter antennas vix elevata. Pronoti
dorso deplanato rugis abbreviatis linearibus nec non tuberculis
parvis, rotundatis, parum elevatis, carina media vix elevata : prozona
utrinque carinata, carinis retrorsum subconvergentibus; processu
postico longe et acute carinato; spina loborum lateralium acuta,
subobliqua. Elytris oblongo-ovatis apice angulato-rotundatis ;
impresso-punctatis. Alis nebulosis irideo-micantibus, externe flaves-
centibus. Carinis femorum anticorum integris. Femoribus posticis
superne crenulatis et subdentatis. Tibiis posticis valde sinuato-
curvatis ; pulvillis elongatis, apice acutis.
Long. corporis, G', 11 mm., pronoti, 16,5 mm., fem. post. 7 mm.
Loc. Ceylan (coll. de M. Brunner).
7. CR. BISPINoOSUS Dalm.
Griseo-cinereus vel fusco-ferrugineus. Vertice oculo distincte
latiore, antrorsum angustato, levi; lobis lateralibus antice imperfecte
marginatis; costa frontali inter antennas vix elevata. Pronoti dorso
deplanato, inter humeros convexiusculo, rugis linearibus, abbre-
viatis, subseriatis, carina media fere indistincta, nodulosa, prozona
planiuscula, carinis postice subconvergentibus; processu postico
longe subulato; spina loborum lateralium acuta, obliqua. Elytris
oblongis apice distincte angustatis, acuminato-rotundatis; alis leviter
infumatis, margine antico fusciore. Carinis femorum ant. integris.
Femoribus posticis sæpe fusco-fasciatis superne haud dentatis; tibiis
subrectis; pulvillis elongatis, apice acutis. Valvis oviscapti apice
sinuatis.
Long. corporis, GQ, 10-11 mm., pronoti, 16-18 mm., fem.
post. 6,5-7,5 mm.
Acrydium bispinosum Dalman. Vet. Ak. Hand., p. 77 (1818);
Annal., p. 86 (1823).
Acridium (Tetrix) bispinosum de Haan, Bijdrag., p. 169.
Teltix bispinosus Stäl, Recens. Orth. I, p. 150.
Loc. China (coll. de M Brunner), Java (Mus. de Bruxelles et de
Stockholm), Borneo (ma coll.).
DE LA-TRIBU DES TETTIGIDÆ. 221
J'ai pu examiner le type de feu le Prof. Stäl, grâce à la bienveil-
lance de M. le Dr Aurivillius.
8. CR. BAERI Sp. nov.
Griseo-cinereus. Vertice oculo vix latiore, antrorsum distincte
angustato; costa frontali inter antennas parum elevata. Pronoti
dorso inter humeros rugis linearibus longitudinalibus instructo;
prozona utrinque carina parum elevata; processu postico breviter
subulato, apice tibiarum posticarum non attingente, spina loborum
lateralium deorsum versa. Carinis femorum integris ; tibiis posticis
subsinuato-curvatis; pulvillis tarsorum posticorum apice acutis,
pulvillo tertio duobus primis sub duplo longiore.
Long. corporis, G', 9 mm., pronoti, 12 mm., fem. post., 6 mm.
Loc. Philippines (Baer, ma coll.).
9. CR. SUBULATUS sp. nov.
Ferrugineo-fuscus. Vertice à supero viso horizontali, antice valde
angustato, subtriangulari, oculo latiore; costa frontali producta,
pone antennas magis rotundata nec sinuata nec depressa. Pronoti
dorso rugis elevatis, abbreviatis, carina media percurrenti, elevatius-
cula; processu postico apice tibiarum posticarum non attingente;
angulo postico loborum lateralium acuto sed parum prominulo.
Femoribus costulatis, parce granosis; tibiis posticis longiuseulis,
rectissimis; articulo primo tarsorum posticorum pulvillo tertio
secundo parum longiore.
Long. corporis, Q,11 mm., pronoti, 14 mm., fem. post., 6,5 mm.
Loc. Indes orientales (ma collection).
Recu de M. H. de Saussure.
10. CR. VipaLr sp. nov.
Griseus vel fusco-ferrugineus.Vertice parum producto, oculo non
latiore, horizontali antice rotundato, medio carinato et utrinque
distincte sinuato; costa frontali inter antennas convexa. Pronoti
dorso sensim transverse convexo, ruguloso, Carina media parum
conspicua, subtili, sæpe ante humeros breviter obsoleta; processu
postico longe subulato : angulo postico loborum lateralium depresso,
acuto, vix producto. Femoribus carinis integris; tibiis posticis sub-
rectis ; articulo primo tarsorum posticorum tertio parum longiore;
pulvillis subæque longis, tertio parum longiore.
Long. corporis, &Q, 9 mm., pronoti, 14 mm., fem. post., 7 mm.
Loc. Causip Camarines sur (Philippines) (Mazarredo, ma coll.).
Je dédie cette espèce au savant botaniste M. Sebastian Vidal qui
a tant contribué à la connaissance de la flore des îles Philippines.
11. CR. PERMINUTUS sp. nov.
Cinereus, fusco-variegatus, pronoti lateribus, femoribusque pos-
ticis subtus nigris. Vertice angustissimo, a latere viso vix producto,
228 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
oculo valde angustiore, antrorsum ascendente, antice sub-acumi-
nato, nec carinato, nec sulcato, utrinque supra oculos lobo parvo;
costa frontali inter antennas parce compresso-elevata, antice vix
sinuata. Pronoto antice cylindrico; carinis lateralibus nec non
carina media prope marginem anticum subindistinctis ; processu
postico subulato apicem femorum post. vix superante; dorso
depresso ; angulo postico loborum lateralium recto parum producto,
extrorsum modice laminato. Carinis femorum integris; femoribus
posticis extus striga magna, fusca; tibiis fusco-annulatis; tarsis
pallidis; articulo primo tarsorum posticorum tertio parum longiore;
pulvillis duobus apicalibus subæque longis.
Long. corporis G' 8 mm., pronoti 8,5 mm., fem. post. 5,5 mm.
Loc. Sibul, Bulusan (Mazarredo, ma collection).
12. CR. RUGOSUS Sp. nov.
Griseo-fuseus. Vertice oculo æque lato antrorsum valde angus-
talo, rugoso : costa frontali ante oculos producta, inter antennas,
rotundata, haud excisa; antennis filiformibus, longiusculis, angulis
humeralibus superantibus. Pronoto dorso rugoso, depresso, carina
media parum conspicua, processu postico subulato, acuto, ultra
apicem femorum post. vix extenso: angulo postico loborum latera-
lium extrorsum parum laminato producto, oblique truncato, suba-
cuto. Carinis femorum anticorum obscure undulatis; articulo primo
tarsorum posticorum pulvillis inferne rectis, tertio binis primis
unitis æque longo. Pedibus pallide-annulatis.
Long. corporis Q 11 mm., pronoti 11 mm., femor. post. 6,5 mm.
Loc. Borneo (coll. de M. Brunner).
13. CR. INSIDIOSUS Sp. nov.
Ferrugineo-fuscus, ruguloso-granosus. Vertice oculo æque lato
antice parum angustato;, costa frontali pone antennas sinuata;
antennis breviusculis angulis humeralibus vix attingentibus. Pronoto
dorso ruguloso-granoso, depresso, pone humeros fere indistincte
fossulato, carina media prope marginem auticum oblitterata, ante
humeros levissime compressa et utrinque carina parallela abbre-
viata: processu postico apicem femorum vix superante; angulo
postico loborum lateralium oblique truncato, subobtuso. Carinis
femorum anticorum obscure undulatis; tarsorum posticorum arti-
culo primo pulvillis acute spinosis, pulvillo tertio secundo parum
longiore.
Long. corporis 8 mm., pronoti 8,5 mm., femor. post. 4,5 mm.
Loc. Malacca( Musée de Stockholm), Borneo ( coll. de M. Brunner).
14. CR. PULCHER. sp. nov.
Rufo-ferrugineus; ruguloso-granosus, Vertice oculo æque lato,
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 229
antrorsum distincte angustato, ruguloso, utrinque sinuato, costa
frontali inter antennas valde arcuato-producta, inter oculos haud
sinuata. Pronoto dorso obtusissime tectiforme, ruguloso, carina
media percurrenti; processu apicem fem. post. non attingente ;
angulo post. lob. lat. oblique truncato, obtuso. Femoribus anterio-
ribus carinis inferioribus subundulatis : articulo primo tars. post.
pulvillis tribus subæque longis. Pedibus fusco-annulatis; femoribus
posticis subtus fusco-fasciatis.
Long. corporis © 6,5 mm., pronoti 6 mm., femor. post. 4,5 mm,
Loc. Queensland (Musée de Stockholm).
17. C. BREvis de Haan.
Griseo-fuscus vel ferrugineus, rugulosus. Vertice oculo latitudine
subæquali. Pronoto antice truncato; postice apicem abdominis non
attingente, dorso tectiformi pone medium distincte depresso apice
emarginato : angulo postico loborum lateralium extrorsum distincte
explanato, oblique truncato, angulis obtusatis. Carinis femorum
anteriorum fere integris; femoribus posticis incrassatis, granulosis
sæpe cinereo-strigatis : tibiis fusco-annulatis; articulo primo tarso-
rum posticorum pulvillis acutis, duobus primis brevibus.
Long. corporis, ©, 7,5 mm., pronoti, 5 mm., fem. post., 5 mm.
Acridium (Tetrix) breve de Haan, Bijdr., p. 170, pl. XXII.
fe. 19°
Loc. Java (ma collection).
Les diverses variétés que signale de Haan sont probablement des
espèces diverses, mais je ne suis pas en état de décider la question
vayant pas vu un nombre suffisant d'exemplaires.
18. C. EMARGINATUS de Haan.
Pronoto fusco-marmorato tenuissime granulato, apice postico trun-
cato, emarginato, lobulis obtusis ; carina media distincta : lateribus
convexis supra pedes anticos arcuatis : lateribus pone medium
reflexis, latis, concavis; capite inter oculos dilatato, arcuato uti in
Cicadis; antennis brevibus; elytris alisque brevissimis vix distin-
guendis; femoribus anterioribus per longitudinem costatis : posticis
oblique rugosis : tibiis posticis denticulatis ; abdominis apice prono-
tum æquante.
Long. 8 mm. (de Haan).
Acridium (Tetrix) emarginatum de Haan, Bijdrag., p. 170,
pl XXI, f. 150.
Loc. Nouvelle Guinée.
Je ne connais point cette espèce, n’en ayant trouvé parmi celles que
j'ai examinées aucune à laquelle pourrait s'appliquer la description
ci-dessus, mais je crois qu’elle ne doit pas trop différer de la pré-
cédente, et je la place à côté de celle-ci
230 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
15. CR. PULLUS Sp. nov.
A præcedenti differt tantum: vertice antrorsum minus angu-
stato; costa frontali ante oculos vix producta. Pronoto granoso,
inter humeros carinis duabus abbreviatis; carina media prope
marginem anticum oblitterata, dorso plano, pone humeros distincte
depresso : angulis posticis loborum lat. obtusioribus, articulo primo
tars. post. pulvillo tertio secundo longiore.
Long.corp.3+0, 6,5-8 mm., pronoti,5,5-7 mm., fem. post.4-5 mm.
Loc. Irocin, Ligao, Albay (Mazarredo, ma collection).
16. CR. NopuLosus Stäl.
Ferrugineo-fuscus, nodulosus. Vertice oculo valde latiore, trans-
verso, medio carinato, utrinque lobo sinuato, antice imperfecte
marginato, costa frontali inter antennas parum compresso-elevata,
antice vix sinuata. Pronoto ruguloso-noduloso, inter humeros
convexo, Carina media cristulata pluri interrupta, ante humeros
cristula subcompressa rotundata prope marginem anticum oblitterata
pone humeros valde depressa et utrinque sulco obliquo; carinis
lateralibus processu postico antice sinuosis et compresso elevatis,
angulo postico loborum lateralium breviter acuminatis. Carinis
inferioribus femorum anticorum bilobatis : spina femorali fem.
posticorum valida : tibiis fusco-annulatis : pulvillis articulo primo
tars. post. apice spinosis tertio longiore.
Long. corporis G' 6 mm., pronoti, 6,5 mm., fem. post. 3,5 mm.
Tetrix nodulosa Stäl, Freg. Eug. resa. Orth. p. 346. (1860.)
Tettix nodulosus Stäl, Rec. Orth. I. p. 151.
Loc. Java, Malacca (Coll. du Musée de Stockholm).
17. CR. CLAVITARSIS Sp. nov.
Fuscus, ferrugineo-variegatus, rugulosus. Vertice lato, trans-
verso, costa frontali inter antennas valde convexa, antice sinuata.
Pronoto deplanato, granuloso, carina media undulata, ante humeros
et pone eos subcristulata; processu postico apicem femorum longe
Superante : spina loborum lateralium apice antrorsum curvata,
uncinata. Elytris subovatis apice macula pallide rufa. Carinis
femorum undulatis. Femoribus posticis supra minute serrulatis;
spina geniculari valida : tibiis posticis fere rectis, canthis serru-
latis, tarsorum posticorum articulo tertio incrassato. Valvis oviscapti
apice sinuatis.
Long. corporis Q 11 mm., pronoti 13,5 mm., fem. post. 6 mm.
Loc. Borneo (coll. de M. Brunner).
Cette espèce est remarquable par la largeur du vertex et par ia
forme du dernier article des tarses postérieurs qui est plus gros que
le premier bien que plus court. |
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 231
IV. — Section METRODORÆ.
Le corps est peu ou point rugueux, plus large en général que chez
les précédents, ce qui tient à ce que le pronotum est moins longue-
ment subulé et même plus large proportionnellement ; chez les Xistra
et chez d’autres espèces il est cependant assez largement subulé.
La tête n’est pas enfoncée jusqu'aux yeux dans le prothorax: en
général elle est plus ou moins comprimée d'avant en arrière de sorte
que le vertex est presque toujours plus haut que le disque du prono-
tum : chezle genre Amorphopus elle est enfoncée jusqu'aux yeux, mais
alors le front est très oblique; elle l’est moins chez les autres genres :
les yeux sont gros et saillants; les antennes, de longueur très variable,
sont filiformes et insérées en _. du bord antérieur des yeux, très
rarement entre eux; les ocelles supérieurs sont placés entre les yeux
et plus rapprochés de l’extrémité antérieure de ces organes ; c'est
entre eux que la carène du front se divise en deux branches divergen-
tes en avant bien que séparées presque toujours par un sillon étroit.
Le pronotum est déprimé en-dessus, tronqué toujours en avant et
prolongé en arrière, dans un petit nombre d’espèces, il n’atteint pas
l'extrémité de l'abdomen, dans les autres il se prolonge bien au-delà
en finissant par une pointe aigue : la carène mediane, toujours peu
saillante offre parfois de petites élévations crêtiformes; les angles
huméraux sont obtus et les lobes latéraux ont leur angle postérieur
dirigé en dehors en forme de lobe assez fréquemment anguleux et
même par exception il est surmonté d’une épine longue et conique
comme dans la section antérieure; en regardant d’en haut le prono-
tum, on peut toujours reconnaître facilement la direction de l’angle
postérieur des lobes latéraux qui sont dirigés horizontalement en
dehors; chez le genre Thyrsus qui fait passage à la section suivante
ces angles sont dirigés en bas.
Les élytres et les ailes ont la forme ordinaire sauf dans le genre
Pteroteltiz ou les premiers sont très aigus à l'extrémité; par excep-
tion ces organes manquent dans certains genres.
Les pattes en général assez allongées peuvent offrir des dilatations
foliacées accompagnées toujours d’un raccourcissement assez notable
dans leur longueur : les jambes postérieures médiocrement épineuses
et même inermes ou presque dépourvues d’épines ont des éperons
terminaux inégaux et des tarses étroits à articles premier et troisième
égaux ou sub-égaux.
Les valves de l’oviscapte des femelles sont sinuées, aigues à
l'extrémité et denticulées Le long des bords.
Le T'etriz Lucifer Serv., Hist. nat. des Orth., p. 758 anale
sans doute à cette section, et doit se placer par ses yeux extrême-
ment saillants, tres globuleux et presque pédonculés à la suite des
232 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
Xistra: ce curieux insecte par les caractères signalés ainsi que par
la forme du pronotum dont les angles huméraux seraient dilatés
d’après Serville en une sorte de corne comprimée, assez étroite, lon-
gue de près de trois lignes, un peu arquée, denticulée sur ses bords
et terminée par une petite épine, et par la longueur extrême du
troisième article des tarses qui serait beaucoup plus long que les
précédents réunis, doit former un nouveau genre pour lequel je
propose le nom de Æolocerus, mais ne connaissant pas en nature
cet insecte, je n’ai pu le placer dans mon système, renvoyant le
lecteur à la description originale. L’insecte provient de Madagascar.
Threciscus gen. nov.
Capite oblique ascendente, vertice oculo valde angustiore, antror-
sum parum angustato, antice truncato, medio carinato, costa frontali
longe pone ocellos furcillata, sulco medio angustissimo, a latere visa
inter antennas modice compresso-elevata; antennis inter partem
inferiorem oculorum positis; palpis cylindricis, articulis apicalibus
leviter compressis, fuscis. Pronoto antice truncato, postice acuto,
apicem femorum attingente, carina media percurrente, angulis
humeralibus nullis, angulo postico loborum lateralium longe et acute
spinoso. Elytris alisque nullis. Pedibus elongatis, gracilibus ; cari-
nis femorum integris : lobis femorali atque geniculari femorum
posticorum brevissimis : tibiis posticis parce spinosis : articulo
primo tarsorum post. tertio sublongiore.
Spartolus Stäl, pars.
1. T. PUGIONATUS Stäl.
Obseure fuscus. Capite ferrugineo, parum exserto. Pronoto supra
vittis duabus longitudinalibus nec non fascia anteriore transversa
spinisque lateralibus aurantiacis. Femoribus anterioribus superne
ferrugineis; fem. posticis extus fascia lata longitudinali superiori
rufa; tarsis pallidis, articulis apice nigris.
Long. corporis, ©, 14 mm., pronoti, 12 mm., fem. post. 8 mm.
Spartolus pugionatus Stâl, Ofv. Vet. Ak. Fôrhandl, n° 10,
p. 56 (1877).
Loc. Philippines (Semper, Musée de Stockholm).
Spartolus Stäl.
Ôfv. Vet. Akad. Fôrhandl., 1877.
Capite oblique et fortiter ascendente; vertice oculo valde angus-
tiore, antrorsum distincte angustato, antice subangulato-rotundato ;
costa frontali vix pone ocellos furcillata, sulco medio angustissimo,
a latere visa inter antennas læviter elevata : antennis filiformibus,
elongatis, inter partem submediam oculorum positis; palpis max.
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 233
ferrugineis vel pallidis, articulis apicalibus compressis, art. ultimo
valde foliaceo-dilatato. Pronoto antice truncato, postice acuto, sed
breviter exciso, apicem femorua posticorum non vel vix attingente,
carina media prope marginem anticum oblitterata ; angulis humerali-
bus nullis, angulo postico loborum lateralium longe acutissimeque
spinoso. Elytris alisque nullis. Pedibus elongatis, gracilibus, carinis
femorum integris, lobo femorali parvo, lobo geniculari acuto; tibiis
posticis parce spinosis : articulis primo tertioque tarsorum postico-
rum æque longis.
Spartolus Stäl, pars.
Tetricodina Westwood, pars.
DISPOSITIO SPECIERUM.
1. Vertice medio longitrorsum carinato; processu postico pro-
noti apicem femorum post. attingente. 1. S. Zongiceps Stal.
1.1. Vertice levi; processu postico pron. apicem femorum
post. haud attingente. 2. #. tricoslatus sp. n.
23. #. limosinus Westw.
1. S. Lonarceps Stäl (fig. 15, 15 a).
Corpore fusco.Capite valde exserto; vertice antrorsum angustato,
antice subangulato, medio carinato; articulo apicali palporum max.
latissimo, ovato, pallido. Pronoto grosse impresso-punctato, carina
media incrassata, rufa; carinis lateralibus granulatis; processu
postico apicem femorum post. superante, spinis loborum lateralium
validis, longis. Femoribus posticis oblique rugosis macula basali
ferruginea : tarsis fuscis.
Long. corporis Q 13 mm., pronoti 13 mm., femor. post. 8,5 mm.
Spartolus longiceps Stal, 1. c. p. 56.
Loc. Philippines (Semper, Musée de Stockholm).
2. S. TRICOSTATUS SP. nOV.
Corpore griseo-fusco. Capite minus exserto; vertice antrorsum
parum angustato. Antice angulato-subrotundato, medio haud cari-
nato; articulo ultimo palporum max. multo minus dilatato, pallido.
Pronoto minute granulato pone humeros costis tribus rufis retrosum
convergentibus : processu postico apicem femorum non attingente.
Femoribus posticis supra griseis, strigis obliquis granulatis discretis.
Long. corporis © 15 mm., pronoti 10,5 mm., femor. post. 8 mm.
Loc. Philippines (coll. de M. Brunner).
3. S. LIMOSINUS Snell.
Corpore fusco,opaco. Palporum max. articulis apicalibus magnis,
foliaceis, ovalibus. Pronoto omnino concolore, angulo postico lobo-
rum lateralium angulato-producto.
Long. corporis, 7 lin.
234 ESSAÏ SUR LES ACRIDIENS
Tetrix limosina Snellen van Vollenhoven, Tijds. voor Entom.,
VIIL, p. 65, pl. I, fig. 6-8 (1865).
Tetricodina limosina Westwood, Thesaurus ent. Oxon., 1874,
p. 175, pl. 32, f. 6 (antenn.).
Loc. Waïigiou.
Je ne connais pas cette espèce en nature : je la place dans ce genre
d’après les indications de M. Westwood dans l'ouvrage cité.
Systolederus gen. nov.
Capite exserto; vertice oculo dimidio angustiore, antrorsum angus-
tato et sub-acuminato, oculis valde globosis; facie obliqua ; costa
frontali vix pone ocellos furcillata, subtiliter sulcata, a latere visa
inter antennas compresso-elevata, antice sinuata : antennis vix
ante oculos insertis, filiformibus, articulis elongatis : palpis max.
fuscis, filiformibus. Pronoto supra deplanato, antice truncato, postice
acuminato, carina media parum conspicua, prope marginem anticum
evanida; angulis humeralibus obtusis; angulo postico loborum late-
ralium extrorsum plus minusve explanato, plerumque acute spinoso
vel deorsum deflexo. Elytris ovatis; alis perfecte explicatis. Pedibus
elongatis, filiformibus, carinis femorum ant. minute granulatis;
lobis femorali atque geniculari femorum posticorum parvis ; tibiis
posticis apicem versus parum ampliatis, marginibus compressis,
spinosis ; articulis primo tertioque tarsorum post. subæque longis.
Teltix pars, Stàl.
DISPOSITIO SPECIERUM.
1. Processu postico pronoti ultra apicem femorum post.
longe producto.
2. Angulo postico loborum lateralium pronoti acute
spinoso. 1. S. angusticeps Stäl.
2.2. Angulo post. lob. lat. pronoti obtuso, parum ex-
trorsum explanato vel deorsum verso.
3. Antennis vix ante oculos insertis.
4. Articulo primo tarsorum posticorum pulvillis
subæque longis. 2. S. ophthalmicus sp. n.
4.4. Articulo primo tars. post. pulvillo tertio binis
primis unitis æque longo. 3. 9. Æaanisp. n.
4. S. cephalicus Haan.
2,2. Antennis inter oculos insertis; articulo primo tar-
sorum posticorum pulvillis tribus subæque
longis; corpore angustissimo. 5. S. Zanguidus sp. n.
1.1. Processu postico pronoti ultra apicem fem. post. vix
producto ; pronoto utrinque acute spinoso.
6. S. uncinatus Stäl.
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 235
1. S. ANGusTIcEPs Stàl.
Fuscus, pallide- atque sanguineo variegatus. Vertice oculo valde
angustiore, antrorsum elevato; oculis valde prominulis ; costa fron-
tali inter antennas fortiter compressa. Pronoto dorso planiuseulo,
granulato, pone humeros subfossulato, carina media suboblitterata,
processu postico ultra apicem femorum post. longe producto, lateri-
bus sanguineo : spina loborum lateralium acuta. Elytris nigro-
fuscis, apice rotundatis. Femorum carinis minute serrulatis ; articulo
primo tarsorum posticorum nec non annulo medio articuli apicali
flavis; palvillo tertio articuli primi secundo parum longiore.
Long. corporis, ©, 14 mm., pronoti, 19 mm., fem. post.,8,5 mm.
Tettix angusticeps Stal, Ofv. Vet. Ak. Fôrhand., p. 57 (1877).
Loc. Philippines (Semper, Musée de Stockholm).
2. S. OPHTHALMICUS SP. nov.
Fusco-ferrugineus, granulosus. Vertice angustissimo, articulo
primo antennarum sub-angustiore; oculis prominulis; costa fron-
tali inter antennas compressa, antice abrupte sinuata. Pronoto
dorso antice convexo, pone humeros transversim depresso, Carina
media compressiuscula; processu postico ultra apicem femorum
longe subulato-producto; angulo postico loborum lateralium obtuso,
parum extrorsum laminato-expanso. Femoribus fusco-annulatis,
posticis late fusco-maculatis; tibiis posticis fuscis, tarsis ferrugineis,
articulis apice fuscis; articulo primo tarsorum posticorum pulvillis
tribus æque longis.
Long. corporis, ©, 11 mm., pronoti, 15 mm., fem. post., 6,5 mm.
Loc. Minahassa (Staudinger, ma collection).
3. S. Haani sp. nov. (fig. 16, 16 a).
Fusco-griseus ; capite fasciaque laterali corporis pallidis. Capite
valde exserto, elevato; oculis globosis maxime approximatis; costa
frontali pone antennas declivi sed haud sinuata; antennis vix ante
oculos insertis. Pronoti dorso deplanato, granuloso, prope marginem
anticum antrorsum subascendenti; carina media perspicua sed
parum elevata; processu postico longe subulato ultra apicem femo-
rum extenso; angulo postico loborum lateralium angusto, subacuto
sed apice plus minusve hebetato, sinu postico recto vel obtuso.
Elytris fuscis, pallide reticulatis, margine externo obcure limbato.
Pedibus griseo-pallidis ; tibiis flavo-annulatis ; tarsis posticis articulo
secundo nec non tertio apice exceptis pallidis; pulvillo tertio binis
primis uuitis æque longo.
Long. corporis, GQ. 6-8 mm., pronoti, 8-10,5 mm., fem. post.,
4,5-5,5 mm.
Loc. Philippines (Musée de Stockholm, coll. de M. Brunner et
la mienne).
236 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
4. S.cEPHALICUS de Haan.
Acridium (Tetris) cephalicum de Haan, Bijdrag.. etc., p. 169
(1843).
Cette espèce doit sans doute appartenir à ce genre et être voisine
de la précédente dont elle différerait par sa couleur foncée, ses
fémurs postérieurs ornés de deux bandes jaunes, et par les angles
postérieurs des lobes latéraux du pronotum qui seraient obtus.
Loc. Batang Singalang, Sumatra (de Haan).
5. S. LANGUIDUS SP. nov.
Fusco-ferrugineus, corpore valde elongato sublineari. Capite
parum exserto, oculis minus fortiter approximatis; vertice oculo
dimidio angustiore, medio carinato, utrinque carinis obliquis antror-
sum convergentibus; antennis inter oculos insertis. Pronoti dorso
convexiusculo, ruguloso, antice subcylindrico, postice longissime
subulato, carina media vix elevata ; angulis humeralibus obtusissi-
mis; angulo postico loborum lateralium angusto, apice subtruncato-
rotundato, sinu postico arcuato. Elytris oblongis apice obtuse acumi-
natis; alis perfecte explicatis, pronoto parum longioribus. Articulo
primo tarsorum posticorum pulvillis tribus subæque longis vel tertio
parum longiore.
Long. corporis, ©, 10 mm., pronoti, 15 mm., fem. post., 6 mm.
Loc. Philippines (Semper, Musée de Stockholm).
Cette espèce est remarquable par son extrême longueur en même
temps que par l’étroitesse de son prothorax.
6. S. unciNATUS Stäl.
Fuscus, rugulosus. Vertice oculo valde angustiore antrorsum
angustato, costa frontali inter antennas compresso-elevata, antice
valde sinuata. Pronoto ruguloso, dorso leviter convexo, inter
humeros carinis longitudinalibus abbreviatis, parum conspicuis :
carinis lateralibus prozonæ subindistinctis ; processu postico rugoso-
granuloso, apicem femorum post. vix snperante; spina loborum
lateralium acutissima. Femoribus posticis rugis obliquis seriatis,
tibiis posticis distincte flexuosis, articulo primo tarsorum postico-
rum pulvillo tertio duobus primis junctis parum breviore.
Long. corporis, © 9 mm., pronoti, 8,5 mm., fem. post. 5 mm.
Tettix uncinatus Stäl, Ofv. Vet. Ak. Fôrhandl., p. 57 (1877).
Loc. Philippines (Semper, Musée de Stockholm).
Mazarredia gen. nov.
Capite parum vel minime exserto : vertice oculo parum angustiore
vel sublatiore plerumque antrorsum angustato, utrinque carina
obliqua plus minusve compressa; facie parum obliqua, costa frontali
vix pone ocellos furcillata, ramis antrorsum parum divergentibus, a
latere visa inter antennas breviter compresso-elevata, antice posti-
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 237
ceque sensim sinuata : antennis filiformibus sæpe valde elongatis,
parum ante oculos insertis; ocellis posticis vix ante medium oculo-
rum positis; articulis apicalibus palporum max. angustis, subcom-
pressis. Pronoto supra deplanato, inter humeros sæpe gibbosulo,
antice truncato, postice longe acuminato, angulis humeralibus
obtusis; angulo postico loborum lateralium extrorsum plus minusve
laminato-expanso, valde truncato, acute angulato sed haud spinoso,
rarissime deorsum verso. Elytris ovatis; alis perfecte explicatis.
Pedibus elongatis; femoribus anterioribus compressiusculis, superne
carinatis, carinis integris vel sua viter undulatis ; tibiis posticis api-
cem versus parum ampliatis, utrinque spinosis; articulis primo
tertioque tarsorum posticorum æque longis.
Teltix pars Stal.
DISPOSITIO SPECIERUM.
1. Vertice latiusculo, oculo sublatiore ; oculis parum exsertis.
2, Carina media pronoti a latere visa pone humeros haud
vel levissime sinuata.
3. Angulo postico loborum lateralium pronoti extrorsum
producto.
4. Carina media pronoti ante humeros subcristata.
1. J]. sculpta sp. n.
4.4. Carina media pronoti ante humeros recta.
2. M. remissa sp. n.
3.3. Angulo postico loborum lat. pronoti deorsum verso.
3. M. Semperi sp. n.
2.2. Carina media pronoti pone humeros sinuata.
5. Vertice antrorsum non angustato, utrinque lobis
elevatis.
6. Pronoto postice valde abbreviato, late rotundato-
truncato. 4. M. abbreviata sp. n.
6.6. Pronoto postice longe subulato.
7, Carina media pronoti antice modice cristulata,
levissime elevata. 5. M. insularis sp. n.
7.7. Carina media pronoti antice valde compresso-
cristata. 6. M. gallinacea Stal.
9.9. Vertice antrorsum subangustato, antice obtuse
angulato-subrotundato.
8. Statura mediana, angulo postico loborum lat. pro-
noti haud vel vix extrorsum producto.
7. M. alypa sp. n.
8.8, Statura valida; angulo post. lob. lat. pronoti
distincte extrorsum explanato. 8. 77. laula sp. n.
9. M. fuscipes Stäl.
238 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
1.1. Vertice angustiusculo, oculo plerumque angustiore, raro
æque lato; oculis exsertis.
9. Dorso pronoti absque tuberculis, carina media
depressa.
10. Tibiis posticis rufis. 10. JZ. rufipes Stül.
10.10. Tibiis posticis fuscis vel pallidis fusco-variegatis.
11. Statura valida; dorso pronoti pone humeros
valde depresso. 11. 27. gemella sp. n.
11.11 Statura parva; dorso pronoti pone humeros
indistincte depresso. 12. M. celebica sp. n.
9.9. Dorso pronoti tuberculato; carinis tribus sub-
compressis. 13. 17. centrosa sp. n.
1. M. scuLPTA sp. nov.
Griseo-fusca. Capite haud exserto, oculis sessilibus dorso pronoti
vix altioribus; vertice oculo latiore, antrorsum parum angustato,
carina antice producta. Pronoto supra deplanato, pone humeros
convexiusculo atque bicarinato; carina media antice compresso-
elevata, inter humeros depressa dein recta, angustissima; pro-
cessu postico basi utrinque fossulato, postice longe subulato;
angulo postico loborum lateralium extrorsum parum producto,
obtuso. Carinis femorum ant. obscure undulatis; femoribus posticis
externe oblique rugosis, supra tuberculis seriatis, carinis integris :
tibiis posticis parum spinosis; articulo primo tarsorum post. pul-
villis tribus æque longis.
Long. corporis, Q, 15 mm., pronoti, 17 mm., fem. post. 8,5 mm.
Loc. Indes orientales (coll. de M. Brunner).
2. M. REMISSA Sp. nov.
Obscure-fulva. Capite haud exserto, oculis sessilibus, dorso pronoti
vix altioribus; vertice oculo vix latiore, antrorsum non angustato,
antice truncato, carina media producta, costa frontali inter oculos
valde sinuata. Pronoto deplanato, pone humeros utrinque fossulato,
carinis tribus acutis, carina media recta, serrulata; processu pos-
tico longe acuteque producto; angulo postico loborum lateralium
extrorsum acute producto. Carinis femorum compressis haud undu-
latis : femoribus posticis externe oblique rugosis, fusco pictis ; arti-
culo primo tarsorum post. pulvillo tertio secundo parum longiore.
Long. corporis, G, 12 mm., pronoti, 15 mm., fem. post. 7,5 mm.
Loc. Cambodja (coll. de M. Brunner).
3. M. SEMPERI SP. nov.
Badia, pronoti lateribus femoribusque posticis extus plus minusve
fusco-pictis. Capite modice exserto, oculis prominulis, dorso pronoti
altioribus: vertice oculo vix latiore utrinque lobulato, carina media
subindistineta, antice haud producta; costa frontali inter coulos
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 239
non sinuata. Pronoto dorso deplanato subtiliter ruguloso-punctato,
pone humeros levissime depresso, carina media subtili recta non
sinuata prope marginem anticum suboblitterata; processu postico
longe subulato, angulo postico loborum lateralium deorsum verso,
obtuso. Pedibus longiusculis, femoribus gracilibus posticis carinis
integris, tibiis posticis tantum prope apicem subampliatis; articulo
primo tarsorum post. pulvillis duobus apicalibus subæque longis vel
tertio vix longiore.
Long. corporis, ©, 14 mm., pronoti, 16 mm., fem. post., 7,5 mm.
Loc. Philippines (Semper, Musée de Stockholm).
4. M. ABBREVIATA SP. nov.
Fusca. Capite modice exerto, vertice oculo latiore antrorsum
subampliato, bifossulato et utrinque lobo subrotundato. Costa fron-
tali pone antennas sinuata. Pronoto parum rugoso obtusissime
tectiformi, postice valde abbreviato late rotundato-truncato; carina
media prope marginem anticum subito oblitterata; angulis humera-
libus nullis; angulo postico loborum lateralium extrorsum oblique
producto, quadrato. Elytris alisque nullis. Femoribus posticis carinis
bidentatis, dentibus compressis, triangularibus : pulvillis articuli
tertii tarsorum post. æque longis.
Long. corporis, ©, 8 mm., pronoti, 4 mm., fem. post., 6 mm.
Loc. Iles Viti (Musée de Stockholm).
5. M. INSULARIS sp. nov.
Parva, griseo-ferruginea, fusco-variegata. Capite parum exerto,
oculis dorso pronoti parum altioribus : vertice oculo sublatiore,
antice parce tricuspidato; costa frontali inter oculos haud sinuata.
Pronoto dorso ruguloso, carinis subacutis, carina media pone hu-
meros valde sinuata, inter humeros utrinque carinula brevi com-
pressa; processu postico parum ultra apicem femorum post. extenso,
acuto;, angulo postico loborum lateralium extrorsum laminato pro-
ducto, fere acuto, pallido. Femorum anticorum carinis undulatis,
posticis granosis, subscabris ; tarsis pallidis, articulo primo pulvillis
tribus subæque longis, parvis.
Long. corporis, G, 7 mm., pronoti, 10 mm., fem. post., 5 mm.
Loc. Ceylan (ma collection) communiqué par M. H. de Saussure.
6. M. GALLINACEA Stäl.
Ferrugineo-fusca. Capite parum exerto, oculis vix prominulis,
vertice utrinque carina compressa angulato-elevata; costa frontali
inter antennas compressa, antice posticeque sinuata. Pronoto depla-
nato, pone humeros concaviusculo, antice compresso-rotundato-
cristato, crista crenulata; processu postico deplanato, tuberculato
et tricarinato, acute subulato; angulo postico loborum lateralium
extrorsum acute sed parum expanso. Femoribus anticis valde com-
240 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
pressis, intermediis gracilibus, carinis obscure undulatis, posticis
area exferna rugis obliquis compressis; tibiis anticis latiusculis,
carinis externis versus apicem approximatis, flexuosis; tarsis pos-
ticis fusco-annulatis.
Long. corporis, ®, 12 mm., pronoti, 14 mm., fem. post., 7 mm.
Teltiz gallinaceus. Stäl, Ofv. Vet. Ak. Fôrhandl, p. 87 (1877).
Loc. Philippines (Semper., Musée de Stockholm).
7. M. ATYPA Sp. nov.
Fusco-badia. Capite parum exserto, oculis prominulis dorso pro-
noti altioribus : vertice oculo vix latiore, antice utrinque lobo parvo,
postice rugis irregularibus subcompressis, carina media subtili,
antice non producta ; costa frontali inter antennas haud sinuata.
Pronoto dorso depressiusculo, inter humeros convexo et breviter
bicarinato, pone humeros depresso : carina media antice biundu-
lata, processu postico plano, longe subulato; angulo postico loborum
lateralium fere deorsum verso, recto. Femoribus anterioribus cari-
nis granulatis subindistincte undulatis, fere rectis : femoribus pos-
ticis pagina externa rugis obliquis undulatis medio compressis :
tarsis posticis pallidis, articulo primo pulvillo tertio secundo parum
longiore.
Long. corporis, ©. 10 mm., pronoti, 13 mm., fem. post., 6,5 mm.
Loc. Philippines (Musée de Stockholm).
8. M. LAUTA Sp. nov.
Grisea, fusco-variegata. Capite parum exserto, oculis parum pro-
minulis dorso pronoti levissime altioribus; vertice oculo distincte
latiore antrorsum angustato, utrinque fossulato, carina media,
subindistincta antice non producta; costa frontali inter antennas
compressa et subangulato-elevata postice declivi haud sinuata,
antice abrupte depressa ; antennis valde elongatis angulos humera-
les valde superantibus, articulis tribus apicalibus subcompressis,
duobus ultimis palpisque albicantibus, Pronoto inter humeros con-
vexiusculo et bituberculato, pone eos valde depresso, processu
postico acuminato ultra apicem femorum extenso; angulo postico
Joborum lateralium extrorsum obtuseque laminato. Elytris oblongis
punctato-reticulatis; alis margine externo apicem versus griseo.
Femoribus anterioribus compressis carinis obtusissime undulatis
inferioribus minute crenulato-serratis; tibiarum apice, tarsorum
articulis basalibus nec non articuli tertii dimidio apicali fuscis;
femoribus posticis incrassatis externe rugis obliquis instructis, tarsis
pallidis, articulo primo pulvillis tribus subæque longis subtus
rotundatis.
Long. corporis, ©, 15 mm., pronoti, 17 mm., fem. post. 8,5 mm.
. Loc. Monts d’Angat (Maeso, Musée de Madrid) Dolores (Mazar-
redo, ma collection).
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 241
9. M. ruscrPes Stal.
Præcedenti primo intuitu simillima sed costa frontali antice
minus abrupte depressa usque ad ocellum continuata, articulis apica-
libus antennarum minus compressis, pronoto inter humeros carinis
duabus abbreviatis, processu postico pronoti longe ultra apicem
femorum producto, articulo primo tarsorum posticorum pulvillo
tertio cæteris longiore nec non statura validiore difiert.
Long. corporis, ©, 17 mm., pronoti, 20 mm., fem. post. 10 mm.
Teitix fuscipes, Stal, Ofv. k. Ak. Fôrh., p. 58 (1877).
Loc. Philippines (Musée de Stockholm et dans la coll. de
M. Brunner).
10. M. RurIPES Stäl.
Grisea, rufo et fusco variegata. Capite valde exserto, oculis pro-
minulis dorso pronoti valde altioribus; vertice oculo sub æque lato,
utrinque lobo subacuto, antice carina media parum producta, costa
frontali inter antennas parum elevata antice posticeque declivi
indistincte sinuata; antennis filiformibus, valde elongatis, apice
pallidis, palpis rufescentibus. Pronoto dorso sparse punctato subtili-
ter calloso, inter humeros gibboso pone eos valde depresso,
concaviusculo; antice subreflexo, processu postico acuminato, supra
plano. Femoribus elongatis fusco annulatis; tibiis posticis rafis;
tarsis pallidis, articulo primo pulvillis tribus subæque longis; subtus
rectis, apice angulatis. Valvis oviscapti elongatis.
Long. corporis, ©, 19 mm., pronoti, 18 mm., fem. post. 9 mm.
T'ettis rufipes Stäl, Ofv. Vet. Ak. Fürhandl, p. 57 (1877).
Loc. Philippines (Semper, Musée de Stockholm).
11. M. GEMELLA sp. nov. (fig. 17).
Grisea, fusco-variegata. Capite valde exserto, oculis prominulis,
dorso pronoti valde altioribus; vertice oculo sub æque lato, utrinque
lobo angulato, costa frontali inter antennas modice elevata, postice
declivi, antice subsinuata; antennis valde elongatis, filiformibus,
prope apicem annulo flavo; palpis rufescentibus. Pronoto minute
granulato et subcalloso inter humeros gibboso et pone eos conca-
viusculo, antice subreflexo, processu postico longe subulato; angulo
postico loborum lateralium extrosum angulato-laminato. Pedibus
elongatis, vix compressis, fusco-annulatis : tarsis pallidis, articulo
primo tarsorum posticorum pulvillis tribus æque longis, subtus fere
rotundatis.
Long. corporis, G, 14 mm., pronoti, 18 mm., fem. post. 8, mm.
Loc. Irocin, Albay, Bulusan (Mazarredo, ma collection).
12. M. CELEBICA sp. nov.
Griseo-pallida, fusco-varia. Capite valde exserto, oculis prominulis
dorso pronoti valde altioribus. Vertice oculo subangustiore, utrin-
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T, XXXI. 16
242 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
que lobo minuto, angulato, costa frontali inter antennas parum
elevata, antice posticeque subsinuata. Pronoto dorso parce rugoso,
deplanato, pone humeros subdepresso, postice longe subulato; angulo
postico loborum lateralium vix extrorsum producto, obtuso. Femo-
ribus angustis, carinis integris; articulo primo tarsorum posticorum
pulvillo tertio secundo parum longiore.
Long. corporis, G', 10 mm., pronoti, 12 mm., fem. post. 6 mm.
Loc. Minahassa (Staudinger, ma collection).
13. M. CENTROSA Sp. nov.
Pallide-ferruginea. Capite exserto, oculis prominulis dorso pronoti
altioribus; vertice oculo distincte angustiore, antice tricuspidato;
costa frontali parum elevata, antice posticeque sinuata. Pronoto
dorso punctato, noduloso, pone humeros concavo, carinis longitu-
dinalibus tribus compressiusculis; postice acute subulato; angulo
postico loborum lateralium extrorsum subacnte explanato. Carinis
femorum obscure undulatis, crenulatis; articulo primo tarsorum
posticorum pulvillo tertio secundo vix longiore.
Long. corporis, , 10 mm., pronoti, 12 mm., fem. post. 6,5mm.
Loc. Borneo (coll. de M. Brunner).
Cette espèce fait le passage aux Wis{ra par l’étroitesse de son
corps ainsi que par la forme du vertex qui laisse déjà à deviner le
développement exceptionnel qui aura lieu dans les espèces suivantes.
Xistra gen. nov.
Capite modice exserto. Vertice plerumque depresso, utrinque cari-
nis obliquis plus minusve compressis antrorsum subconvergentibus
postice sæpe acute productis; oculis vertice altioribus; facie obli-
qua; costa frontali pone ocellos furcillata, ramis antrorsum parum
divergentibus, inter antennas leviter compresso elevata : antennis
vix ante oculos insertis, filiformibus, elongatis, palpis haud dilata-
tis. Pronoto angusto, antice truncato, postice longe subulato;
angulis humeralibus obtusis; angulo postico loborum lateralium
extrorsum parum vel fere indistincte producto, angustato, subro-
tundato-truncato. Elytris ovatis; alis perfecte explicatis. Pedibus
elongatis femoribus anterioribus compressis, supra carinatis; tibiis
posticis apicem versus haud vel leviter ampliatis : carinis parce
dentatis; articulis primo tertioque tarsorum posticorum subæque
longis vel primo tertio parum longiore.
Tetlix pars Stäl.
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 243
DISPOSITIO SPECIERUM.
1. Vertice utrinque lobulis acutis oculis valde altioribus.
2. Carina media pronoti inter humeros cristulata.
1. 4. corniculata Stal.
2.2. Carina media pronoti depressa. 2. À. Gogorzæ sp. n.
1.1. Vertice utrinque lobulis parvis acutis oculis haud altio-
ribus.
3. Costa frontali pone antennas distincte sinuata.
4. Pronoti dorso punctato haud tuberculato.
3. À. sagiltaria sp. n.
4.4. Pronoti dorso ruguloso-tuberculoso. 4. Ÿ.impressa sp.n.
3.3. Costa frontali pone antennas rotundato-producta,
basim versus declivi.
5. Vertice antice oculo-angustiore.
6. Dorso pronoti callis flavis raris sparsis.5. J./wrida sp.n.
6.6. Dorso pronoti lævi, punetato-impresso.
6. X. similis sp. n.
5.5. Vertice oculo æque lato vel sublatiore.7. F.ochracea sp.n.
1. X. CORNICULATA Stäl.
Badia, parce fusco-maculata. Capite valde exserto, oculis globo-
sis, substylatis, vertice concavo, carinis lateralibus postice styli-
formibus longe et acute productis; costa frontali inter antennas
parum rotundato-elevata. Pronoto dorso punctato, inter humeros
gibboso et cristulato, postice anguste subulato; angulo postico
loborum lateralium extrorsum parum angulatim produeto. Carinis
femorum parum undulatis; tibiis anticis linearibus, carinis externis
parallelis : articulo primo tarsorum post. pulvillo tertio duobus
primis unitis sublongiore. |
Long. corporis, G, 10 mm., pronoti, 13 mm., fem. post. 6 mm.
Tettiz corniculatus Stäl, Ofr. Vet. Ak. Fôrhandl p. 57. (1877).
Loc. Philippines (Semper, Musée de Stockholm).
2. X. Gocorzæ sp. nov. (fig. 18,18a).
Pallide grisea. Capite parum exserto, oculis oblongis, substylatis ;
vertice concavo, carinis lateralibus postice styliformibus, longe et
acute productis; costa frontali, inter antennas leviter convexa.
Pronoto dorso punctato, fusco-variegato, deplanato, vix pone hume-
ros fossulato, postice acute subulato; angulo postico loborum latera-
lium haud extrorsum producto. Femoribus non undulatis; tibiis
anticis linearibus, carinis externis parallelis; tibiis tarsisque pallidis,
articulo primo tarsorum posticorum pulvillis tribus æque longis.
Long. corporis, G, 9 mm., pronoti, 13 mm., fem. post. 6 mm.
Loc, Libumanan Camarines Sud (Mazarredo, ma collection).
244 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
Je dédie cette espèce à M. J. Gogorza aïde naturaliste au Musée
de Madrid, déjà connu par diverses publications entomologiques.
3. X. SAGITTARIA SP. nOV.
Pallide-rufa. Capite modice exserto; vertice oculo latiore, carinis
lateralibus postice breviter acuminatis; costa frontali ante oculos
haud producta, pone antennas sinuata, ocellis posticis inter partem
anteriorem oculorum positis; oculis globosis, sessilibus. Pronoto
valde angustato, longe subulato, dorso impresso-punctato, carinis
vix elevatis, carina media pone humeros leviter depressa; angulo
postico loborum lateralium parum extrorsum reflexo, oblique
rotundato-truncato. Femoribus angustis, linearibus, simplicibus :
articulo primo tarsorum posticorum pulvillo tertio secundo parum
longiore.
Long. corporis, G', 10 mm., pronoti, 12 mm., fem. post. 5,5 mm.
Loc. Philippines (Semper, Musée de Stockholm).
4, X. IMPRESSA Sp. nov.
Ochracea. Capite leviter exserto : vertice oculo sublatiore, obscure
fossulato, carinis lateralibus parum elevatis, postice rotundatis :
costa frontali ante oculos haud producta, pone antennas sinuata,
ocellis posticis fere medium oculorum positis; oculis sessilibus
parum prominentibus. Pronoto dorso impresso-punctato, ruguloso-
tuberculoso, carinis parum elevatis, minute crenulatis : carina
media pone humeros depressa ; processu postico longe subulato ,usque
apicem tricarinato ; angulo postico loborum lateralium, parce
extrorsum reflexo, rotundato-subtruncato. Carinis femorum obseure
undulatis; articulo primo tarsorum posticorum pulvillis tribus
subæque longis. |
Long. corporis, ®, 11 mm., pronoto, 13 mm., fem. post. 6,5 mm.
Loc. Mariveles (Philippines), Musée de Stockholm.
5. X. LURIDA Sp. nov.
Luteo-viridis, capite haud exserto; vertice antrorsum angustato,
antice oculo distincte angustiore, carinis lateralibus lobulo parvo
subrotundato; costa frontali, ante oculos arcuato-producta, basim
versus parum declivi, ocellis posticis fere pone medium oculorum
positis; oculis valde exsertis. Pronoto angustissimo, longe subulato,
dorso impresso-punctato, callis flavis, raris, sparsis; carinis longi-
tudinalibus parum elevatis, carina media ante humeros ampliata,
callosa, pone humeros subindistincte depressa; angulo postico lobo-
ram lateralium deorsum verso, anguste rotundato. Carinis femorum
fere integris; femoribus posticis subtus striga fusca notatis : articulo
primo tarsorum post. pulvillo tertio secundo longiore.
Long. corporis, ®, 10 mm., pronoti, 14,5 mm., fem. post.5,5 mm.
Loc. Philippines (Musée de Stockholm).
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 245
6. X. SIMILIS sp. nov.
Badia. Capite modice exserto; vertice antrorsum valde angustato,
antice oculo angustiore carinis lateralibus subrotundato-angulatis ;
costa frontali ante oculos arcuato producta; ocellis posticis ad
medium oculorum positis : oculis parum prominulis. Pronoto angusto,
postice acute subulato, inter humeros carinis antice posticeque
abbreviatis; carina media parum elevata prope marginem anticum
breviter callosa : angulo postico loborum lateralium deorsum verso,
anguste rotundato-truncato. Carinis femorum integris; articulo
primo tarsorum posticorum pulvillo tertio secundo parum longiore.
Long.corporis, Q, 10 mm., pronoti, 13,5 mm., fem. post. 5,5 mm.
Loc. Philippines (Musée de Stockholm).
7. X. OCHRACEA SP. nov.
Ochracea. Capite haud exserto : vertice subtransverso, obscure
fossulato; carinis lateralibus postice non productis; costa frontali
pone antennas oblique declivi; ocellis posticis ad medium oculorum
positis; oculis parum prominulis. Pronoto ruguloso-punctato, inter
humeros transversim convexo, carinis parum elevatis, angulis
humeralibus haud carinatis; angulo postico loborum lateralium
deorsum verso. Carinis femorum rectis : femoribus posticis obscure
fasciatis.
Long. corporis, ©, 11 mm., pronoti, 15,5 mm., fem. post. 6 mm.
Loc. Philippines (Semper, Musée de Stockholm).
Pterotettix gen. nov.
Corpore rugoso. Facie vix obliqua; vertice horizontali, oculo
latiore; costa frontali parum pone ocellos furcillata; antennis
distincte ante oculos insertis; ocellis posticis inter partem anticam
oculorum positis; palpis max. apice depressis, articulo ultimo
penultimo vix longiore. Pronoti dorso deplanato, postice acuminato,
angulis posticis loborum lateralium valde extrorsum laminatis,
postice fortiter oblique truncatis. Elytris angustis, triangularibus,
apice acuminatis, alis perfecte explicatis. Carinis femorum lobatis;
tibiis posticis apicem versus parum ampliatis, canthis vix compres-
sis, minute serrulatis, parum spinosis. Articulis primo tertioque
tarsorum posticorum æque longis.
i. P. ANDREI sp. nov.
Valde granosus, obscure griseus. fusco-variegatus. Vertice utrin-
que juxta oculos lobo rotundato. Pronoto disco obtusissime tectiformi,
carina media subacuta, valde undulata, ante humeros et pone eos
subcristata, dorso obscure fossulato; carinis lateralibus crenulatis;
angulis humeralibus obtusis, angulo postico loborum lateralium
fortiter explanato-laminato, lobo lato apice oblique truncato; pro-
246 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
cessu postico brevi, apicem femorum parum superante. Carinis
femorum anticorum undulatis.
Long. corporis, G 11 mm., pronoti, 12,5 mm., fem. post., 6 mm.
Loc. Nossi Be (ma collection).
Je dois cette espèce à mon excellent ami l’hyménopterologiste
M: E. André à qui je me fais un plaisir de la dédier.
Crimisus gen. nov.
Facie valde obliqua : ocellis posticis infra medium oculorum
positis ; vertice antrorsum declivi, oculis parum humiliore, costa
frontali vix pone ocellos furcillata; antennis modice elongatis,
angulos humerales subattingentibus. Pronoto antice truncato,
postice acuto, dorso rugoso; angulo postico loborum lateralium
extrorsum laminato-expanso, vix angulato, postice subrotundato-
truncato. Elytris oblongis, femoribus compressis; fem. anticis
carinis compresso-laminatis et lobatis, fem. posticis pagina supero-
externa nodulosa; tibiis mediis carinis lobatis ; tibiis posticis apicem
versus distincte ampliatis, spinosis, canthis serratis; articulis primo
tertioque tarsorum posticorum sub æque longis.
DISPOSITIO SPECIERUM.
1. Pronoto postice longe subulato. 1. Cr. patruus sp. n.
1.1. Pronoto postice acuto, haud ultra apicem femorum pro-
ducto. 2. Cr. contractus sp. n.
1. CR. PATRUUS Sp. nov.
Pallidus, fusco-variegatus, corpore subtus cum pedibus longe
cinereo-pilosis; antennis nec non tibiis flavo-annulatis. Vertice
rectangulari, antice utrinque longitrorsum carinato; costa frontali,
pone antennas sinuata. Pronoto ultra apicem femorum extenso,
dorso transverse convexo, ruguloso, carina media plicata, angulis
humeralibus fere rotundatis. Carinis inferioribus femorum meso-
thoracicorum lobo magno, anguloso.
Long. corporis, G 6,5 mm., pronoti, 9 mm., fem. post. 4,5 mm.
Loc. Hautes Amazones (Staudinger, ma collection).
2. CR. CONTRACTUS Sp. nov.
Rufo-fuscus, rugulosus, capite valde obliquo, parum exserto.
Vertice oculo sublatiore, antrorsum parum sed distincte ampliato,
utrinque lobulato, medio carinato producto; costa frontali pone
antennas angulatim excisa. Pronoto dorso concaviuseulo, rugoso,
carinis præcipue lateralibus undulatis, pone humeros fusco-
biplagiato ; processu postico acuto apicem femorum haud attingente.
Elytris parvis, grosse punctatis; alis abbreviatis. Femoribus ante-
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 247
rioribus, carinato-undulatis marginibus subspiculatis, tarsorum
posticorum articulo primo tertio parum longiore.
Long. corporis, ©, 7 mm., pronoti, 6 mm., fem. post. 4 mm.
Loc. Peru (coll. de M. Brunner).
Cotys gen. nov.
Facie parum obliqua ; ocellis posticis ad medium oculorum
positis; vertice ante oculos haud producto; costa frontali inter
antennas valde arcuato-producta vix pone ocellis furcillata ; anten-
nis filiformibus, elongatis, angulos humerales superantibus, inter
partem anticam oculorum insertis. Pronoto antice truncato, postice
acuto, subulato, dorso planiusculo, carina media parum elevata,
angulis humeralibus obtusis. Elytris, oblongis; alis perfecte expli-
catis. Femoribus anterioribus compressis, carinatis; femoribus pos-
ticis latiusculis; tibiis posticis spinosis, articulis primo tertioque
tarsorum posticorum æque longis.
1. C. ANTENNATUS SP. nov.
Pallide-rufus, rugulosus. Vertice oculo æque lato; costa frontal:
inter antennas valde arcuato-producta, inter oculos subsinuata.
Pronoto postice ultra apicem femorum producto, acuto, dorso fere
lævi, parum ruguloso, pone humeros obtusissime fossulato, carina
media recta prope marginem anticum oblitterata. Femoribus anticis,
carinis compresso-foliatis, inferne distincte undulatis, transversim
fusco-fasciatis : femoribus posticis subtus striga fusca ornatis,
supra subserratis : articulo primo tarsorum posticorum pulvillis
tribus subæque longis.
Long. corporis, ', 8 mm., pronoti, 9 mm., fem. post., 4,5 mm.
Loc. Peru (coll. de M. Brunner).
Metrodora gen. nov.
Capite parum exserto. Vertice oculo latiore, subquadrato, antice
truncato, medio carina compressa, producta. Facie valde obliqua,
costa frontali vix pone ocellos furcillata, ramis antrorsum distincte
divergentibus, a latere visa inter antennas compresso-elevata,
antice posticeque abrupte sinuata; ocellis posticis inter partem
inferiorem oculorum positis, antennis ante oculos insertis, filifor-
mibus, angulos humerales non attingentibus; palpis angustis,
articulis apicalibus modice depressis. Pronoto supra deplanato,
antice truncato, postice acuminato, carina media parum elevata;
angulis humeralibus obtusis, angulo postico loborum lateralium
extrorsum acute explanato. Elytris ovatis; alis perfecte explicatis,
raro elytris alisque nullis. Pedibus parum elongatis; femoribus
248 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
auterioribus plerumque supra subtusque undulato-lobatis: tibiis
posticis apicem versus vix ampliatis, carinis regulariter spinosis ;
articulis primo tertioque tarsorum posticorum æque longis. Valvis
ovipositoris apice sinuatis, marginibus denticulatis.
Teitix Stäl pars.
DISPOSITIO SPECIERUM.
1. Elytris alisque nullis, processu postico pronoti apicem femorum
attingente.
2. Carina media verticis parum producta; femoribus posticis
supra inermibus. 1. 1]. rana sp. n.
2.2. Carina media verticis valde producta; femoribus posticis supra
denticulatis. 2. NM. lulosa sp. n.
1.1. Elytris ovatis; alis perfecte explicatis; processu postico
pronoti longe subulato.
3. Vertice oculo haud latiore, angulo postico loborum late-
ralium pronoti obtuso. 3. M. amazonica sp. n.
3.3. Vertice oculo valde latiore ; angulo post. loborum lat.
pronoti acuto, sub spinoso.
4. Carina media pronoti pone humeros depressa.
4. M. spinifrons Stäl.
4.4. Carina media pronoti pone humeros crista compressa,
abbreviata. 5. M. concinna sp. n.
1. M. RANA sp. nov.
Pallide rufescens. Oculis vertice non altioribus, parum exsertis.
Carina media verticis parum producta. Carinis pronoti subacutis,
dorso rugis obliquis elevatis; processu postico breviter acuminato,
apicem femorum vix attingente; angulis loborum lateralium acute
productis. Elytris alisque nullis. Femoribus valde compressis, subtus
prope apicem dente instructis; femoribus posticis incrassatis; lobis
femorali atque geniculari validis, pagina externa fortiter oblique
rugata.
Long. corporis, 8 mm., pronoti, 7 mm., fem. post. 4,5 mm.
Loc. Hautes Amazones (Staudinger, ma collection).
2. M. LUTosA sp. nov.
Fusco-rufescens, Oculis vertice non altioribus, parum exsertis;
carina media verticisvalde producta, utrinque lobo rotundato; costa
frontali pone antennas valde sinuata. Carinis pronoti subacutis,
dorso ruguloso, inter humeros rugis longitudinalibus abbreviatis :
processu postico apicem femorum vix superante; angulo postico
loborum lateralium extrorsum acute laminato sed haud spinoso.
Elytris alisque nullis. Femoribus anterioribus carinis undulatis,
fem. posticis superne denticulato-lobatis. Pedibus fusco-annulatis.
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 249
Long. corporis, ©, 9 mm., pronoti, 9 mm., fem. post. 6 mm.
Loc. Brésil (coll. de M. Brunner).
3. M. AMAZONICA sp. nov.
Grisea, fusco-alboque maculata. Vertice oculo haud latiore. Oculis
valde exsertis, globosis. Pronoto antice antrorsum subelevato, prope
marginem anticum Carina media obsoleta, pone humeros trans-
verse depressa, fusco-picta; processu postico longe subulato, fere
usque ad apicem tibiarum extenso; angulo postico loborum latera-
lium breviter angulato. Elytris nigris, macula media albicante
notatis, alis pronoti longitudinis. Femoribus anterioribus carinis
acutis nec dentatis nec lobatis, fem. posticis lobis femorali atque
geniculari brevissimis. pagina externa macula alba : tibiis fusco-
annulatis.
Long. corporis, GQ 8-11 mm., pronoti, 10-14 mm., fem. post.,
0-6, mm.
Loc. Hautes Amazones (coll. de M. Brunner et à la mienne).
4. M. SPINIFRONS Stäl.
Grisea, fusco-variegata. Vertice oculo latiore, antice concavo,
carina media valde producta; costa frontali pone antennas fortiter
sinuata. Pronoto dorso minute granoso, inter carinas concaviuseulo,
carinis acute compressis, carina media inter humeros depressa;
processu postico usque ad medium tibiarum extenso, angulo postico
loborum lateralium extrorsum acute producto. Elytris minutis : alis
perfecte explicatis. Carinis femorum anticorum flexuosis, inferiori-
bus sublobatis ; femoribus posticis superne irregulariter undulatus.
Pedibus fusco-annulatis.
Long. corporis, G, 9 mm., pronoti, 11 mm., fem. post., 6 mm.
Tetrix spinifrons, Stal, Freg. Eug. resa. Ins. Orth. p.346.(1860).
Teltix spinifrons, Stat, Rec. Orth. I. p. 151.
Loc. Brésil (F, Sahlb., Musée de Stockholm), Rio Janeiro (coll.
de M. Brunner).
9. M. coNcINNA sp. nov.
Pallide grisea. Capite exserto, oculis dorso pronoti altioribus;
vertice oculo latiore, antice concavo utrinque lobo parvo subacu-
minato, carina media antice param producta; costa frontali pone
antennas leviter sinuata. Pronoto dorso planiusculo, carinis levis-
sime elevatis, carina media antice bicristulata; processu postico
longe subulato, minute granoso : angulo postico loborum lateralium
acutissime extrorsum producto. Carinis femorum anticorum parce
undulatis, granulatis; femoribus posticis superne minute lobatis.
Pedibus fusco-annulatis.
Long. corporis, G', 8 mm., pronoti, 12 mm., fem. post., 6 mm.
Loc. Paramaribo (coll. de M. Brunner).
250 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
Amorphopus Serv.
Hist. nat. des Ins. orth. 1839.
Corpore depresso, minute granoso. Capite haud exserto, oculis
parum vel non prominulis; vertice oculo æquelato vel latiore, antice
truncato, medio haud carinato; facie valde obliqua; costa frontali
inter antennas breviter compresso-elevata; antennis distincte ante
oculos insertis, filiformibus, angulos humerales haud attingentibus,
plerumque brevissimis; ocellis posticis inter partem inferiorem
oculorum positis. Pronoto supra deplanato, antice valde dilatato,
carina media suboblitterata, raro antice cristulata, angulis humera-
libus obtusis lobis lateralibus extrorsum ampliatis, angulo postico
acuto vel laminato-rotundato; processu postico subulato, vel abbre-
viato et subrotundato. Elytris ovatis ; alis perfecte explicatis, raro
elytris alisque nullis. Pedibus brevibus, femoribus anterioribus
clypeatis, latis, carinis foliaceo-dilatatis : femoribus posticis trique-
tris, pagina infero-externa valde ampliata ; tibiis posticis plerumque
parce spinosis ; articulis primo tertioque tarsorum posticorum æque
longis.
Amorphopus Serv.
DISPOSITIO SPECIERUM.
1. Processu postico pronoti apicem femorum haud attin-
gente. 1. À. cunctatus sp. n.
1.1. Processu postico pronoti longe superante.
2. Femoribus anticis haud clypeatis, tantum infernelobatis.
2. A. antennatus Sp. n.
2.2. Femoribus anterioribus clypeatis, antennis capite
brevioribus.
3. Carina media pronoti pone humeros valde cristato-
elevata. 3. A. phyllocerus sp. n.
3.3. Carina media pronoti pone humeros haud vel leviter
cristata.
4. Dorso pronoti griseo, lævi, carina media pone hume-
ros compressiuscula. 4. A. griseus Sp. n.
4.4. Dorso pron. fusco-variegato, carina media haud
sinuata. 5. A. notabilis Serv.
1]. À. CUNCTATUS SP. nov.
Ferrugineus. Vertice ante oculos parum producto, breviter tricus-
pidato; costa frontali pone antennas valde sinuata. Pronoto de-
presso, subrugoso, lobis lateralibus extrorsum ampliato-rotundatis,
processu postico apicem femorum non attingente, tricarinato, apice
fere rotundato. Elytris alisque nullis. Femoribus anterioribus fortiter
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 251
undulato-lobatis : femoribus posticis subscabris, carina media
inferiore paginæ externæ pone medium bidentata. Corpore subtus
fusco.
Long. corporis, G', 5,5-6,5 mm., pronoti, 5,5 mm., fem. post.,
4 mm.
Loc. Nouvelle Calédonie (Hanckar, Musée de Bruxelles et dans
la coll. de M. Brunner).
2. A. ANTENNATUS sp. nov. (fig. 19,19a-b).
Griseo-cinereus, granoso-subtuberculosus. Capite subexserto; ver-
tice antrorsum angustato; costa frontali pone antennas leviter
sinuata, antice abrupte depressa; antennis elongatis, fuscis, fla70-
annulatis, angulos humerales subattingentibus. Pronoto dorso
ruguloso, carina media subindistincta, carinis Jateralibus pone
humeros sinuatis; processu postico longe subulato : angulo postico
loborum lateralium acute laminato producto, marginibus integris.
Elytris griseis. Femoribus anticis supra bi-infra unilobatis; femori-
bus intermediis clypeatis, supra carina recta undulata, infra valde
foliaceo expansis : femoribus posticis carinis integris ; tibiis posticis
regulariter spinosis. Corpore subtus fusco, flavo variegato : tibiis
fusco-annulatis.
Long. corporis, ©, 11 mm., pronoti, 16 mm., fem. post., 8 mm.
Loc. Hautes Amazones (coll. de M. Brunner).
3. À. PHYLLOCERUS SP. nOV.
Griseo-cinereus, fusco-variegatus, subtus fusco. Capite haud
exserto, vertice quadrato, utrinque lobo parvo elevato: costa frontali
antice posticeque sinuata. Pronoto rugoso-tuberculato, carina media
antice valde compresso-bicristata; processu postico non longe ultra
apicem femorum extenso, basi fusco biplagiato, angulo postico lobo-
rum lateralium fortiter oblongo-explanato. Elytris apice cinereo-
maculatis. Femoribus anterioribus carinis compresso-dilatatis atque
pluri-sinuatis; femoribus posticis carinis superioribus erosulis,
carina inferiore paginæ externæ bilobata, lobo antico majore,
albido : tibiis posticis regulariter spinosis.
Long. corporis, ©, 10 mm., pronoti, 12 mm., fem. post., 6 mm.
Loc. Gabon (coll. de M. Brunner).
4. A. GRISEUS Sp. nov.
Griseo, valde depresso. Capite haud exserto: vertice oculo valde
latiore; costa frontali antice posticeque sinuata ; antennis brevissi-
mis, capite brevioribus. Pronoto dorso vix ruguloso, deplanato,
pone humeros bifossulato ; carina media parum elevata, processu
postico longe accuminato, dimidio postico carinis lateralibus crenu-
latis, compresso-pliciformibus : angulo postico loborum lateralium
valde expanso, marginibus sinuatis, medio dentatis. Femoribus
252 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
anterioribus clypeatis, marginibus foliaceis, sinuatis : femoribus
posticis superne erosulis, carina inferiore paginæ externæ medio
lobo compresso, parvo : tibiis posticis curvatis, parce spinosis.
Long. corporis, ©, 9 mm., pronoti, 14 mm., fem. post., 6,5 mm.
Loc. Hautes Amazones (coll. de M. Brunner).
5. À. NoTABILiIS Serv. (fig. 20,20a-b).
Griseus, fusco-variegatus. Capite haud exserto ; vertice antrorsum
non angustato : facie valde obliqua; costa frontali antice posticeque
sinuata, antennis capite brevioribus. Pronoto valde depresso, rugu-
loso, fusco-vario, carina media parum elevata ; processu postico valde
producto, carinis utrinque pone medium compresso-plicatis, atque
crenulato-serratis; angulo postico loborum lateralium oblongo,
carinatim valde expanso, crenato-serrato. Elytris corpore concolo-
ribus. Femoribus anterioribus clypeatis, carinis valde foliaceo-
dilatatis, marginibus undulatis; femoribus posticis superne erosulis,
carina inferiore paginæ externæ pone medium valde lobato-crenata :
tibiis posticis parce spinosis.
Long. corporis, ©, 9 mm., pronoti, 15,5 mm., fem. post., 7 mm.
Amorphopus notabilis Serv. 1. e. p. 757. PI. 13 f. 2.
Loc. Brésil (Musée de Stockholm), Pérou, Brésil (coll. de
M. Brunner et à la mienne) Cayenne (Serville).
Nephele gen. nov.
Corpore minute et sparsim granoso. Facie subverticali ; antennis
parum ante oculos insertis, validiusculis, capite distinctissime
longioribus, articulis 6 basalibus brevibus, cæteris elongatis; ocellis
inter partem anteriorem oculorum positis, carinis frontalibus sub-
parallelis, sulco latiusculo tantum disjunctis; vertice latissimo.
Pronoto antice truncato postice subulato, angülis humeralibus
obtusis, angulo postico loborum lateralium breviter extrorsum
laminato; carina media dorsali inter humeros compresso-elevata.
Elytris oblongis; alis perfecte explicatis. Femoribus compressis,
carinis superioribus femorum anteriorum acutis : tibiis posticis
apice vix vel minime dilatatis; canthis acutis, serrulatis, denticulis
rarissimis armatis, articulo primo tarsorum posticorum tertio vix
longiore.
1. N. TURGIDA sp. nov.
Fusco-ferruginea, granulis acutiusculis conspersa. Articulo
apicali antennarum flavo; vertice transverse fossulato et utrinque
tuberculato. Pronoti carina media inter humeros compresso-elevata.
Carinis femorum anticorum subundulatis. Valvis oviscapti subrectis.
Long. corporis, ©, 8-10 mm., pronoti, 12-14 mm., fem. post.,
5-6 mm.
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 253
Loc. Hautes Amazones (Staudinger, ma collection).
Cette espèce se trouve aussi à la coll. de M. Brunner.
Le Zetrix Asmodæus Serv. doit sans doute venir se placer à côté
de l’espèce précédente; sa diagnose pourrait s'établir comme il suit :
2. N. AsMopÆus Serv.
Pronoti carina media bigibbosa, gibbositatibus compressis, apice
rotundatis, prima maïginem anticum attingente, secunda ante
medium posita. Femoribus anticis subtuberculatis.
Long. 17-19 mm.
Tetrix Asmodæus, Serville, Hist. n. des Orth. p. 760 (1839).
Loc. inconnue.
Mitraria gen. nov.
Corpore fere lævi. Facie modice obliqua : antennis distincte ante
oculos insertis, brevibus; ocellis posticis inter partem anticam ocu-
lorum positis; vertice antrorsum valde producto. Pronoto antice
truncato, postice longe acuminato ; dorso deplanato; angulis hume-
ralibus rotundatis; angulo postico loborum lateralium extrorsum
parce obtuseque prominulo. Elytris parvis, oblongis. Alis perfecte
explicatis. Femoribus compressiuseulis, carina superiore acute sed
parce laminata; tibiis superne sulcatis, posticis apice non vel vix
ampliatis, parce spinosis : articulo primo tarsornm posticorum tertio
fere æquali.
1. M. PRODUCTA Sp. nov.
Griseo-ferruginea. Processu capitis triangulari, utrinque uniden-
tato, superne carinato. Carina media pronoti percurrente sed parum
elevata, dorso planiusculo vel obtusissime tectiformi. Femoribus
anticis prope apicem subtus sinuatis; tibiis intermediis latiuseulis,
valde compressis, femoribus posticis externe oblique rugosis.
Long. corporis, ©, 9 mm., pronoti, 14 mm., fem. post., 5,5 mm.
Loc. Hautes Amazones (Staudinger, ma collection).
2. M. PHYLLOCERA Haan.
À præcedenti sec. descript. differt processu capitis utrinque
bidentato; carina media pronoti subacuta, dorso tectiformi.
Long. 18 mm.
Acridium (Tetrix) phyllocerum, de Haan, Bijdrag. p. 166 et 168.
pl. XXII. f. 10. Q (1843).
Loc. Buitenzorg (de Haan).
Thyrsus gen. nov.
Corpore fere lævi. Capite exserto, vertice ante oculos valde acute-
que producto ; facie obliqua; costa frontali inter antennas subele-
vata; antennis capite brevioribus, inter oculos insertis. Pronoto dorso
254 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
sub deplanato, antice truncato, postice dimidium abdominis vix
superantibus, postice angulatim exciso ; angulis humeralibus nullis :
angulo postico loborum lateralium deorsum verso. Elytris alisque
nullis. Femoribus elongatis, compressiuseulis, carinatis : tibiis
posticis parce et minute spinosis ; articulis primo tertioque tarsorum
posticorum æque longis.
1. Th. T'ARATUS sp. nov. (fig. 21).
Griseus. Vertice supra carinato; facie fasciis duabus arcuatis
antica fusca, postica pallida ornata ; antennis pallidis, articulis apice
fuscis. Pronoto punctato-impresso, carina media vix elevata, carinis
lateralibus subparallelis. Femoribus anticis subtus prope apicem
sinuatis : femoribus posticis rugis obliquis valde expressis.
Long. corporis, GQ, 7,5-8 mm., pronoti, 3,5-4 mm. fem. post.,
4,5-5 mm.
Loc. Viti-Levu (Musée de Stockholm et coll. de M. Brunner).
V. — SEcTIoN TETTIGIÆ.
Cette section renferme les espèces les plus petites qui se rappor-
tent le mieux aux Z'eftiz communs d'Europe.
Le corps est ordinairement ruguleux et granuleux. Le front est
peu oblique et le vertex dans la plupart est limité en avant par deux
carènes plus ou moins obliques, dirigées de part et d'autre en arrière
en longeant le bord interne des yeux; ces carènes sont quelquefois
déprimées en avant et concaves, et alors les deux sillons longitudi-
naux du vertex sont ouverts antérieurement; la carène frontale se
bifurque tout à fait en haut du front et ses deux branches se pro-
longent en avant, toujours divergentes jusqu’à l’ocelle médian. Les
antennes sont composées de 12 à 14 articles, elles sont assez courtes
en général, quelquefois même moniliformes et insérées a peine en
avant du niveau antérieur des yeux; dans le genre Coplotettix elles
s’insèrent franchement entre la partie inférieure des yeux, de sorte
qu’en réunissant par une ligne transversale le bord inférieur des
yeux, elles apparaissent en arrière de cette ligne, et sur la même
ligne ou quelque peu en avant d’elle dans les autres genres de la
tribu. Les palpes sont normaux, cylindriques ou un peu déprimés
à l'extrémité.
Le pronotum est coupé droit en avant, très rarement un peu
avancé en angle sur la tête; le dos est plan ordinairement, bien que
fortement caréné dans quelques espèces, et les angles huméraux
sont obtus ; les lobes latéraux sont dirigés en bas, et le lobe formé
par l'angle postérieur n’est saillant que très rarement, mais dans ce
cas il est arrondi et non anguleux.
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 255
Les élytres sont toujours en forme d’écaille, oblongues et ponc-
tuées, et les ailes sont bien développées chez la plupart.
Le prosternum est largement sinué au devant de la bouche.
Les pattes sont variables et les fémurs antérieurs sont carénés
en dessus, et nullement sillonnés; quelquefois même ils possèdent
de larges dilatations clypéiformes, leurs carènes sont souvent
ondulées ou festonnées ; les jambes postérieures sont sensiblement
parallèles, peu ou point élargies vers l’extrémité, leurs carènes ont
de nombreuses épines ; les éperons terminaux sont assez longs et
inégaux. Les tarses postérieurs sont grêles et leur premier article
est plus long que le troisième.
Prototettix gen. nov.
Corpore granoso-rugoso. Capite haud exserto; vertice transverso,
antrorsum declivi, antice non carinato ; costa frontali inter antennas
rotundato-elevata, antice posticeque depressa, inter ocellos furceil-
lata, ramis antrorsum valde divergentibus ; antennis vix ante oculos
insertis; palpis apice subampliatis. Pronoto dorso depresso, vel
obtuse tectiformi, antice truncato, postice angulato ; angulis hume-
ralibus subrectis, acute carinatis; lobis deflexis concaviusculis,
angulo postico subampliato. Elytris oblongis. Alis perfecte explicatis
sed pronoti haud longioribus vel abbreviatis. Pedibus granosis,
femoribus anterioribus subcompressis ; fem. posticis fortiter rugosis :
tibiis posticis apicem versus distinctissime ampliatis, validis, carinis
superioribus dilatatis, spinosis, carina interna quarta vel quinta
parte apicali inermi, canthis minute serrulatis; articulo primo
tarsorum posticorum elongato sed tertio non duplo longiore.
Tettix Stal pars.
DISPOSITIO SPECIERUM.
1. Marginibus lateralibus inferioribus pronoti rectis, antice
levissime sinuatis. 1. P. impressus Stal.
1.1. Marginibus lat. inf. pronoti valde sinuatis.
2. Carina pronoti medio sinuata. Elytris fere obtectis.
2. P. fossulatus sp. n.
2.2. Carina pronoti bisinuata. Elytris maxima parte con-
spicuis. 3. lobulatus Stal.
1. P. IMPRESSUS Stal.
Obscure fuscus, granosus, atque rugoso-tuberculosus. Vertice
oculo valde latiore, utrinque lobo parvo rotundato. Pronoto inter
humeros latissimo, convexo, pone eos transverse fortiterque
impresso, carina media tantum prope marginem anticum tectiformi ;
256 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
processu postico ultra apicem femorum posticorum non longe pro-
ducto, acuto; carinis lateralibus crenulatis ; lobis lateralibus fusco-
granosis. Femoribus anterioribus carinis subundulatis ; fem. anticis
subtus uni-, intermediis bi-dentatis ; femoribus posticis subscabris,
carinis irregulariter dentatis; tibiis pallide-annulatis.
Long. corporis, ©, 12 mm., pronoti, 14 mm. , fem. post.,7,5 mm.
Tettix impressus Stäl, Rec. orth. I, p. 151.
Loc. Caffrerie (Wahlb., Musée de Stockholm) Port Natal (coll.
de M. Brunner et la mienne.
2. P. FOSSULATUS Sp. nov.
Subtiliter rugoso-granosus, griseo-fuscus. Vertice medio obtuse
carinato, oculo parum latiore, costa frontali parum elevata. Pronoto
rugoso-tuberculoso, antice acute carinato, regulariter curvato, medio
depresso et fossulato, postice obtuse acuminato, marginibus latera-
libus inferioribus supra insertionem elytrorum fortiter sinuatis.
Elytris minutis fere sub pronoto absconditis; alis abbreviatis.
Femoribus anticis subfusiformibus ; fem. intermediis compressis,
carinis undulato-lobatis ; femoribus posticis pagina externa rugis
pliciformibus parum elevatis : tibiis posticis flavo-biannulatis.
Long. corporis, ©, 8 mm, pronoti, 7,5 mm., fem. post., 5,5 mm.
? Tetrix miserabilis Blanch. in Gay, Chile, p. 85. lam. 3. f. 10.
Loc. Apiahy (Brésil), ma collection.
Je dois cette espèce à l’extrême obligeance de Mr J. Puiggari.
Pour assurer si le Zetrix miserabilis Blanch. peut se rapporter à
cette espèce, il faudrait examiner la planche citée qui malheureuse-
ment manque à l’exemplaire de l'ouvrage de Gay que j'ai consulte,
la description seule n’étant pas suffisante pour l’affirmer.
3. P. LOBULATUS Stäl.
Rugulosus, griseus vel pallidus. Vertice subindistincte carinato,
oculo vix latiore, costa frontali levissime elevata. Pronoto rugoso,
antice obtuse carinato, Carina media ante humeros valde sinuata,
medio depressa, postice obtuse acuminato, angulo postico hebetato ;
marginibus lateralibus inferioribus valde sinuatis. Elytris parvis sed
conspicuis; alis valde abbreviatis. Femoribus anterioribus com-
pressis, carinis undulato-lobatis : femoribus posticis pagina externa
rugis pliciformibus elevatis ; tibiis posticis flavo-biannulatis.
Long. corporis, 8,9 mm., pronoti, 7,5 mm., fem. post., 5,0 mm.
Tetriæ lobulata Stal, Freg. Eug. res., Ins. orth. p. 347. (1860).
Teltix lobulatus Stäl, Rec. orth. I. p. 152.
Loc. Brésil (F.Sahlb.) Musée de Stockholm. Novo-Friburgo, Rep.
Argentina, coll. de M. Brunner.
Cette espèce differe principalement de la précédente par son pro-
notum dont la crête mediane est moins aigue et fortement bisinuée
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 257
et par ses élytres plus grandes et plus apparentes. Un exemplaire
de la coll. de Mr. Brunner étiquete « Rép. Argentine » diffère
encore en ce que la crête du pronotum n’est pas sinuée au milieu.
Tettix Charp.
Corpore levi vel parum ragoso. Capite haud exserto; vertice oculo
latiore vel rarissime subangustiore, lateribus plus minusve sinuato ;
carinato, subangulato-rotundato, a latere viso ante oculos subacuto,
distincte producto : costa frontali pone antennas plerumque sinu-
ata : antennis brevissimis, angulis humeralibus haud attingentibus,
sæpe capite brevioribus, crassiusculis, articulis 12-14 compositis
vix ante oculos insertis. Pronoto dorso tectiformi, raro depresso,
inter humeros parum ampliato; antice truncato vel angulato,
postice acuto, plerumque abbreviato; angulis humeralibus valde
obtusis, angulo postico loborum lateralium leviter et oblique extror-
sum vergente : marginibus lateralibus inferioribus rectis vel basi
subsinuatis. Pedibus simplicibus, raro carinis femorum undatis :
tibiis posticis linearibus, gracilibus tantum prope apicem ampliatis,
carinis serrulatis, breviter spinosis vel carina interna quinta parte
apicali inermi. Articulo primo tarsorum posticorum elongato, tertio
distincte longiore.
Tettriz Latr. auct.
Tetlix Fischer, Brunner.
DISPOSITIO SPECIERUM.
1. Carina media pronoti antice acute tectiformi, a latere
visa ante medium valde sinuata et depressa.
2. Carinis femorum undulatis : elytris oblongis.
3. Carina media pronoti pone humeros sinuata.
1. 7°. depressus Bris.
3.3. Carina media pronoti ante humeros sinuata.
2. T. asperulus sp. n.
. Carinis femorum anterioribus integris, rectis.
3. T!, dilatalus Haan.
1.1. Carina media pronoti antice plus minusve tectiformi,
retrorsum suaviter humiliore vel tota acutiuscula
vel depressa.
4. Pronoto antice plus minusve angulato, dorso acute
tectiformi.
D. Costa frontali pone antennas angulatim profundeque
exCISa.
2
1
4, 7, cristatus Scudd.
ANNALES DE LA SQC, ENTOM, DE BELGIQUE, T, XXXI, 17
2358 ÉSSAÏ SUR LES ACRIDIENS
5.5. Costa frontali pone antennas haud vel leviter excisa.
6. Femoribus posticis breviusculis, latis, valde incras-
satis.
7. Carinis femorum intermed. subrectis; dorso pronoti
tantum minute granulato.
8. Processu postico pronoti angulatim exciso, apicem
femorum haud attingente. 9. T°. priscus sp. n.
8.8. Processu postico pronoti acuto, apicem femorum
attingente. 6. T°. latipes Stal.
7.7. Carinis femorum intermed. undatis; dorso pronoti
ruguloso.
9. Pronoto pone humeros foveolato atque fusco-bipla-
giato. 7. T. dubiosus sp. n.
0.9. Pronoto haud foveolato, omnino fusco.
8. T°. irruplus sp. n.
6.6. Femoribus posticis elongatis, apicem versus distincte
angustatis.
10. Pronoti antice acute angulato.
11. Pagina externa femorum post. rugis plicifor-
mibus compresso-elevatis. 9, 7. Nobrei Bol.
11.11. Pagina externa fem. post. rugis pliciformibus
elevatis nullis. 10. 7° farlarus Sauss. sp. n.
10.10. Pronoto antice obtussime angulato.
11. 7. bipunctatus L.
4.4. Pronoto antice truncato supra obtuse tectiformi.
12. Pronoto postice acuto plus minusve producto.
13. Processu postico pronoti apicem femorum non
attingente, acuto sed non subulato.
14. Costa frontali ante oculos distincte rotundata.
15. Costa frontali antrorsum sensim ampliata.
12. 7. Japonicus sp. n.
15.15. Costa frontali inter antennas abrupte
ampliata. 13. 7°. femoratus Scudd.
14.14. Costa frontali ante oculos angulato-pro-
ducta.
16. Articulo primo tarsorum posticorum pul-
villis tribus subæque longis.
14. 7, Turki Krauss.
16.16. Articulo primo tars. post. pulvillo tertio
binis primis unitis subæque longo.
15. TZ. ornatus Scudd.
16. 7. triangularis Scudd.
1%. 7, Sibiricus Sauss. sp. n.
13.13. Processu pronoti apicem femorum supe-
rante, subulato.
DE LA TRIRBU DES TÉTTIGIDÆ. 259
17. Vertice a supero viso ante oculos valde producto, obtuse
angulato, utrinque exciso, antrorsum distincte
ampliato, producto.
18. Pulvillis articali primi tarsorum post. apice acutis sed
haud longe spinosis. 18. 7°. granulatus Scudd.
19. 7°. cucullatus Burm.
20. T. Brunnerii sp. n.
18.18. Pulvillis basalibus subtus apice longe acutissime-
que spinosis.
19. Carinis femorum ant. rectissimis. 21. 7. subulatus. L.
19.19. Carinis femorum ant. distincte undatis.
22. TJ, Ceperoi Bol.
23. T. fuliginosus Zett.
17.17. Vertice antrorsum haud ampliato et parum pro-
ducto.
20. Carina media verticis antice valde producta, crista
media pronoti percurrente et acutiuscula.
24. T°. signalus sp. n.
20.20. Carina media verticis subindistincta ,antice levis-
sime producta; crista pronoti inter humeros
fere oblitterata. 25. T°. arenosus Burm.
12.12. Pronoto postice rotundato, apicem abdominis haud
attingente ; vertice oculo angustiore.
26. 7°. spatlulatus Stäl.
1. T. pEPREssUs Bris.
Sparsim granosus, fusco-aspersus. Carinis frontalibus antrorsum
distincte divergentibus, vertice antice transverse carinato, carina
media antrorsum producta Pronoto supra caput obtuse angulato,
postice apicem femorum non attingente, vel per varietatem valde
superante, carina media acute tectiformi, pone humeros subito
depressa, carinis lateralibus prope marginem anticum subparallelis ;
angulis humeralibus rotundato-angulatis, carinatis ; carinis latera-
libus processus usque ad apicem ductis, dorso medio fusco-
bimaculato. Femoribus anterioribus carinis undulatis; femoribus
posticis extus verruculatis; tarsorum post. articulo primo pulvillo
tertio duobus primis unitis subæque longo.
Long. corporis, G'®, 7,5-11 mm., pron. 6,5-14 mm., fem. post.
4,5-6,5 mm.
Telrix depressa Brisout de Barn. 1848. Ann. de la Soc. ent.
de France, 2° Sér. VI. p. 424.
Tettiz depressus Brunner, Prodr. p. 240.
Loc. Les bords de la Méditerranée, depuis l'Espagne jusqu’à
Constantinople. En Espagne il se trouve à lEscorial, Vitoria,
Burgos etc. Dans la coll. de M. Brunner se trouve un ex. de Zanzibar.
260 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
2. T. ASPERULUS SP. uOV.
Corpore granoso, pallide cinereo, parce fusco-maculato. Carinis
frontalibus valde approximatis, subparallelis, vertice breviter
tridentato. Pronoto antice truncato, postice acuminato, apicem
femorum parum superante, carina media prope marginem anticum
compresso-elevata, ante humeros subito sinuata, denique parum
atque irregulariter elevata; angulis humeralibus obtuse rotundatis,
carinatis; dorso medio ruguloso, fusco-bimaculato. Femoribus anticis
carinis valde compresso-undulatis; tibiis fusco-annulatis : pulvillo
tertio articuli primi tarsorum post. duobus primis simul sumptis
longiore.
Long. corporis, ®, 7 mm., pronoti, 8,5 mm., fem. post. 5 mm.
Loc. Apiahy (Puiggari, ma collection).
3. T. DILATATUS de Haan.
Fusco sabulosus. Vertice lato carinis frontalibus compresso-ele-
vatis et sinuatis. Pronoto antice truncato, postice apicem femorum
superante, carina media tectiformi, pone humeros depressa, suboblit-
terata, tuberculis seriatis tantum delenda; dorso tuberculoso.
Femoribus carinis undulatis; posticis superne bispinosis, pagina
externa supra serie tuberculorum.
Long. corporis. ®, 14 mm., pronoti 14 mm., fem. post, 8,5 mm.
Acridium (Tetrix) dilatatum de Haan, Bijdr. p. 167 et 169.
PI. XXII p. 12 ©. (1843).
Loc. Java (Musée de Bruxelles).
4. T. CRISTATUS Scudd.
Fuseus, vel ferrugineus supra plerumque bimaculato. Vertice oculo
latiore medio compresso-carinato, a latere viso ante oculos pro-
ducto; costa frontali pone antennas profunde angulatim excisa.
Pronoto minute ruguloso, acutissime tectiformi, antice obtuse
producio, postice apicem femorum haud attingente; carina media
regulariter arcuata. Alis abbreviatis. Femoribus anterioribus
modice compressis, carinis obscure undulatis ; articulo primo tarso-
rum post. pulvillo tertio secundo parum longiore.
Long. corporis, GQ, 7-9 mm., pronoti 7,5-9 mm., fem. post.
4,5-6 mm.
Patrachidea cristata Seudder , Boston Journ. Nat. Hist. VII,
478 (1862). — Thomas, Acrid. p. 190.
Batrachidea carinata Seudder, ibd. p. 479. — Thomas, Ibd. 190.
Telriz cristata, Harr. Mss.
Loc. Georgie (Morrison, Musée de Stockholm, coll. de M. Brun-
ner et la mienne).
Chez la Batrach. carinata, le pronotum est plus long que l’abdo-
men, s’étendant un peu au delà des fémurs postérieurs, sa pointe
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 261
postérieure étant infléclie et dirigée en bas, et sa carène médiane
étant moins fortement arquée, mais je considère toutes ces différen-
ces comme des variations d’une seule espèce.
5. T. PRISCUS Sp. nov.
Fusco-griseus, cinereo-granosus. Vertice oculo latiore, plano,
carina media producta, costa frontali inter oculos levissime sinuata.
Pronoto acute tectiformi, antice obtuse angulato supra caput pro-
ducto, postice abbreviato obtuse exciso; carina media haud sinuata,
antice magis elevata, retrorsum declivi. Femoribus anticis subfusi-
formibus, carinis obscure undulatis, granulatis ; femoribus posticis
breviusculis, latis, valde incrassatis, superne granulato-crenulatis ;
articulo primo tarsorum posticorum tertio fere duplo longiore, pul-
villis valde inæqualibus, pulvillo tertio secundo longiore.
Long. corporis, ©, 8,5 mm., pronoti, 6 mm.., fem. post. 4,5 mm.
Loc. Nord de l'Australie (coll. de M. Brunner).
L’exemplaire dont je me suis servi pour cette description n’est
pas probablement arrivé à son parfait développement; les lobes
latéraux du pronotum n'étant pas bisinués et les élytres ainsi que
les ailes manquant tout-àa-fait ; malgré cela les caractères spécifiques
ne doivent pas subir de grands changements.
6. T. LATIPES Stal.
Ferrugineo-fuscus, granulatus. Vertice oculo parum latiore, cari-
nato; costa frontali inter oculos haud vel levissime sinuata. Pronoto
postice adapicem abdominis producto; dorso carina media percur-
rente, anterius et posterius distincte arcuata, sat elevata instructo,
angulis humeralibus distinctis, obtusis, vix rotundatis. Elytra
adsunt. Alæ nullæ (vel brevissimæ). Femoribus anticis simplicibus,
fem. posticis latissimis, extus sat convexis, margine dorsali prope
apicem lobulo minutissimo, obtusissimo, introrsum nutante, obsole-
tissimo, non nisi certo situ observando, instructo; tarsis posticis
articulo primo reliquis multo longiore, pulvillis tribus acuminatis
parum inæqualibus.
Long. corporis, cG', 7 mm., pronoti, 6,5 mm., fem. post., 4 mm.
Teltix latipes Stal, Bidrag. t. sôdra Afrik. Orth. fauna p. 56
(1876).
Loc. Damara (De Vylder, Musée de Stockholm).
7. T. DUBIOSUS sp. nov.
Præcedenti differt, costa frontali inter antennas haud sinuata ;
dorso pronoti ruguloso, pone humeros bifossulato, et fusco-bima-
culato, carina media minus acuminata haud compressa, elytris
alisque nullis; femoribus anterioribus undulato-lubulatis, articulo
primo tarsorum posticorum pulvillis inæqualibus, pulvillo tertio,
secundo distincte longiore.
262 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
Long. corporis, ©, 8 mm., pronoti, 7,5 mm., fem. post., 5 mm.
Loc. Caffrerie (J. Wahlb. Musée de Stockholm).
8. T. IRRUPTUS SP. nov.
Obseure fuscus. Vertice oculo latiore, antice rotundato producto,
a latere viso subacuto; costa frontali pone antennas valde sinuata.
Pronoto ruguloso-scabroso, antice obtuse angulato, postice ad
apicem abdominis extenso, subrotundato, carina media antice
valde rotundato-elevata, antrorsum declivi; processu postico rugis
elevatis oblique positis, irregularibus : angulis humeralibus fere
nullis, obtusis. Elytris alisque nullis. Femoribus anterioribus undu-
lato-lobulatis; fem. posticis breviusculis, latis, superne granuloso-
crenulatis : tibiis posticis flavo-biannulatis; articulo primo tarso-
rum posticorum tertio fere duplo longiore, pulvillis subæqualibus.
Long. corporis, ©, 8 mm., pronoti, 6,5 mm., fem. post., 4,5 mm.
Loc. Sidney, (Kinb., Musée de Stockholm).
9. T. NoBREI sp. nov.
Griseo-flavescens, ubique granulosus. Vertice a latere viso obtuse
producto; costa frontali pone antennas sinuata. Pronoto antice
acute producto, postice apicem femorum posticorum attingente,
dorso ruguloso, acute tectiformi, arcuato, inter humeros valde
altiore. Carinis femorum anteriorum lobulato-undatis; carinis
superioribus atque inferioribus femorum posticorum irregulariter
serrulatis, strigis paginæ externæ medio pliciformibus; tibiis fusco-
annulatis ; articulo primo tarsorum post. cæteris junctis valde lon-
giore; pulvillis inferne rectis, pulvillo tertio secundo longiore.
Long. corporis, ©, 9 mm., pronoti, 9,5 mm., fem. post., 6 mm.
Teitix Nobrei Bol., An. Soc. Esp. de H. n. t. XVI, p. 99, fig.
1027458370;
Loc. Serra de Vallonjo, Leca, Portugal (Nobre, ma collection).
Je rapporte avec doute à cette même espèce un exemplaire du
Maroc que M. de Saussure a bien voulu me communiquer, et une
larve de Caffrerie qui appartient au Musée de Stockholm; chez
l’exemplaire du Maroc, la côte frontale est arrondie et nullement
sinuée entre les yeux. Cette espèce a été découverte par M. A. Nobre,
malacologiste portugais auquel je me fais un plaisir de la dédier.
10. T. TARTARUS Sauss. sp. nov.
Præcedenti valde affinis et primo intuitu simillimus sed vertice
angustiore, costa frontali pone antennas tantum subsinuata, pronoto
antice valde acute producto, carina media multo magis compressa,
dorso utrinque concavo, lævi, minute granulato : processu postico
acuto, carinis lateralibus ante apicem ad carinam mediam approxi-
matis, deinde paralielis; elytris oblongis; femoribus anterioribus
carinis fere rectis, fem. posticis pagina externa rugis pliciformibus
nullis,
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 263
Var. Processu postico pronoti longe subulato, alis apicem pro-
cessûs superantibus.
Long. corporis, G®, 7-9 mm., pronoti, 7-11 mm., fem. post.
5,5-6 mm.
Tettix tartarus, Sauss. in litt.
Loc. Turkestan, ma collection grâce à la générosité de M. H. de
_ Saussure.
11. T. BIPUNCTATUS L.
Fuscus vel luteus, griseo-fuscoque variegatus, vertice oculo
parum latiore, carinato antice subrotundato producto : costa frontali
pone antennas leviter sinuata. Pronoto antice truncato vel obtusis-
sime augulato, postice apicem femorum non vel vix attingente;
dorso acute tectiformi, carina compressa, retrorsum suaviter
humiliore.Carinis femorum anteriorum subundulatis ; articulo primo
tarsorum post. pulvillo tertio binis primis unitis æque longo.
Long. corporis, G®, 7-10 mm., pronoti, 8-11 mm., fem. post.,
D-5,5 mm.
Gryllus bipunclatus Linné, Fauna Suec. p. 235 (1761). Syst.
Nat. I. 2. p. 693.
Tettix bipunctatus Brunner, Prodr. p. 235.
Loc. Europe, Algérie, toutes les collections.
J’ai supprimé la longue synonymie de cette espèce en acceptant
tout à fait celle proposée par M. Brunner de Wattenwyl dans son
excellent Prodromus.
La description du 7. acuminaia Bris. Ann. Soc. ent. de Fr.,
1880, LXII — 7°. brachyplera Lucas et Brisout — ncinata Luc.
non Serv. convient exactement à la larve du 7°. bipunctata L.
Dans la collection de M. Brunner se trouve un individu © de la
Nouvelle Hollande qui ne me semble pas appartenir à une espèce
différente de celle-ci; le vertex est cependant un peu plus étroit
et même plus avancé au devant des yeux, le pronotum plus aigu
postérieurement, et dirigé en bas, et le premier article du tarse
postérieur plus fortement serruleux en dessus que dans le
T. bipunctatus L.
12. T. JAPONICUS sp. nov.
Fuliginosus, pallide variegatus, granosus. Vertice subquadrato,
oculo parum latiore, medio carinato : costa frontali parum elevata
inter oculos haud vel Iævissime sinuata. Pronoto antice truncato,
postice acuto, apicem femorum haud attingente; dorso obtuse tecti-
formi, griseo, fusco-bimaculato ; carina media antice posticeque
subarcuata, medio recta, angulis humeralibus valde obtusis, cari-
natis. Elytris oblongis, apice rotundatis. Femoribus anterioribus
rectis, carinis integris. obtusissime undula tis : fem. post. longius-
culis; tibiis posticis annulo basali flavo; articulo primo tars. post,
264 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
supra serrulato, inferne pulvillis duobus primis apice acute-spinosis,
pulvillo tertio secundo longiore.
Long. corporis, ®, 11 mm., pronoti, 9,5 mm., fem post. 6,5 mm.
Loc. Japon (coll. de M. Brunner).
13. T. FEMORATUS Scudd.
Griseus vel fuscus, pallide minutissimeque granulatus. Vertice
transverso, oculo latiore, medio carinato, ante oculos parum pro-
ducto, rotundato ; costa frontali pone antennas haud sinuata, parum
pone ocellos furcillata, ramis antrorsum valde et abrupte diver-
gentibus. Pronoto antice truncato, postice ad apicem femorum
extenso, acuto, raro longe subulato; carina media compressius-
cula, subacuta, regulariter et modice undata, postice recta; pro-
cessus carinis lateralibus subcompressis : angulis humeralibus valde
obtusis, carinatis. Elytris oblongis; alis abbreviatis, vel caudatis.
Femoribus anterioribus fusco-annulatis, carinis minute crenulatis,
subundulatis : femoribus posticis breviusculis ac latis; articulo primo
tarsorum post. elongato, tertio fere duplo longiore; pulvillis apice
acute spinosis, pulvillo tertio secundo valde longiore.
Long. corporis, &Q, 7-9 mm., pronoti, 5,5-7,5-8-9 mm., fem,
post. 4,5-6 mm.
Teitix femorala Seudd., Trans. Amer. ent. Soc., 1869, p, 305.
Loc. Georgia (ma collection, grâce à l’obligeance de M. Brunner).
Carolina bor. Georgia (Morisson, Musée de Stockholm).
14. T. rurki1 Krauss.
Cinereus vel fusco-ferrugineus, nigro-variegatus. Costa frontali
pone antennas sinuata; vertice oculo latiore, antice utrinque cari-
nato-rotundato. Pronoto postice apicem femorum vix superante;
dorso subtiliter rugoso; angulo postico loborum lateralium obtuse
rotundato-truncato. Alis apicem processus non vel vix attingen-
tibus. Carinis femorum anteriorum undulatis, posticis prope apicem
cristulatis, pagina externa strigis mediis nodulosis; articulo primo
tars. post. pulvillis subtus rotundatis, longitudine fere æquali.
Long, corporis, GQ, 8-10 mm., pronoti, 8,9-9 mm., fem. post.
D-6,5 mm.
Tellix Türki Krauss, Entom. Monatsbl. ur. 7. p. 103 (1876).
— Brunner, Prodromus, 240. f. 56. A. B.
Teltiz meridionalis Türk (partim), Wien. entom. Monatschr.
VI. p. 205 tab. 11. f. 2. 2 a-n.
Loc. Autriche, Serbie, ma coll.
15. T. oRNATUuS Scudd.
Obscure ferrugineus, fusco-variegatus, vertice antice prominulo,
obtusissime angulato, medio carinato: costa frontali antrorsum
parum ampliata, pone antennas sinuata. Pronoto antice truncato,
postice longitudinis femorum, processu acuto sed non subulato ;
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 265
dorso obtuse tectiformi, carina media percurrente, subelevata,
medio suaviter depressa ; processu postico utrinque carinis obliquis
retrorsum Convergentibus. Femoribus carinis integris: articulo
primo tars. post. pulvillo tertio binis primis unitis parum breviore.
Long. corporis, 3®, 7-10 mm., pronoti, 7,5-9 mm., fem. post.,
5-6 mm.
Loc. Acrydium ornalum Say, Am. Ent., Le Conte I. 10.
DLANEerE.
Tetrix dorsalis Harr. Rep. 3d. ed. 186.
» quadrimaculala Harr. ibd.
» bilineala Harr. ibd.
» sordida Harr. ibd. 187. Catal. Ins. Mass. 57.
Teitix ornala, p. Scudd. Journal Bost. Soc. N. H. 1862, p. 474.
— Thomas Synopsis, p. 183.
Non Zetrix ornala Harr. |. c.
? Tettrix oxycephala Burm., Handb. II. p. 659. (1839).
Loc. Etats Unis de l'Amérique du Nord. Cette espèce offre de
nombreuses variétés de coloration.
16. T. TRIANGULARIS Scudd.
Tettix triangularis Sceudd., Journal Bost. Soc. N. H. 1862.
p. 475. — Thomas, Synopsis, p. 185.
Cette espèce est elle réellement différente de la précédente?
C’est-ce que je ne saurais assurer ne la connaissant pas en nature.
M. Scudder signale les differences en ces termes :
« Allied to 7”. ornala, aud agreeing with it in ornamentation, in
the character of the vertex the prominence of the eyes, but differing
in the lenght of the pronotum and wings; as in both of the prece-
ding species, the pronotum aud wings are of equal lenght, but in
this the pronotum is scarcely longer than the body, and is not
produced backward into such a slender point, the sides being
straigther; the breadth is contained three times in the lenght; it is
a smaller species than the preceding. Length. of pron. 0,i7 inch.
Loc. Massachusetts, Maine, New-Hampshire. (Scudder).
17. T. sisrricus Sauss. in litt. sp. nov.
T. ornato valde affinis, sed carina pronoti antice distincte
arcuata : carinis lateralibus processus retrorsum convergentibus,
sed subindistinctis; carinis frontalibus inter antennas levissime
compressis et subindistincte sinuatis : vertice antice rotundato;
pulvillo tertio tarsorum posticorum binis primis unitis æque longo;
valvis oviscapti brevioribus et latioribus.
Long, corporis, ®, 9 mm., pronoti, 8 mm., fem. post., 5,5 mm.
Loc. Sibérie orientale (Musée de Genève).
18. T. GRANULATUS Kirby.
T. bipunctato valde affinis a quo differt tantum, carina media
266 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
pronoti minus elevata, processu pone geniculos posticos extenso;
antennis brevioribus crassioribusque.
Long. corporis, G'Q, 8-12 mm., pronoti, 9-13 mm., fem. post.,
5,5-7 mm.
Acrydium granulatum Kirby, Fauna Bor. Amer. Ins. 251.
Tetriz ornata Harris, Rep. 3 ed. id. 186.
Tettix granulata Scudder, Journal Bost. Soc. N. H. 1862.
p. 474. — Thomas, Syn. p. 182.
Tottix granulatus Scudder, List. of Orth. coll. by Dr. A. S. Pac-
kard. etc. 1880. p. 28.
Loc. Colorado, Vancouver (ma coll.)
19. T. cucuLLATUS Burm.
Cette espèce qui ne m'est pas connue en nature diffère fort peu
du 7’. granulatus selon M. Scudder. Voici du reste la description
comparative que donne cet auteur :
Differs from. 7. granulata, which it most resembles, in having
the vertex very narrow, slightly less than the diameter of the
much inflated eyes, the front cut of square, and slighly hollowed,
not projecting outward so far as the eyes ; the pronotum is broader
and more compact over the thorax, more suddenly sloped off behind
and extending backwards nearly twice the length of the abdomen,
the wings overreaching sligthy : the punctures upon the wing-covers
are of the same size, but not so deep as in T. granulata. Length of
pronotum 3 4 in.
Tetriz cucullata Burm. Handb. 2. p. 658 (1839).
Teltix cucullata Scu dd. Journal Boston. Nat. Hist. 1862.
p. 475.
Loc. Massachussets, Missouri, Georgia.
20. T. BRUNNERH sp. nov. (fig. 22, 22a).
Fusco-testaceus, supra nigro-biplagiato. Vertice oculo latiore,
medio valde coarctato, deinde antrorsum ampliato, antice obtuse
angulato, medio carinato: costa frontali late sulcata, inter oculos
fortiter sinuata : antennis crassiusculis, brevissimis. Pronoto antice
truncato, postice subulato, apicem femorum post. parum superante,
dorso ruguloso-punctato; carina media percurrente a latere visa
bi-undulata prope marginem anticum magis compressa; angulis
humeralibus obtusis, carinatis, carinis lateralibus pone humeros
sinuatis. Elytris oblongis, apice rotundatis, grosse impresso-punc-
tatis; alis ad apicem pronoti extensis. Femoribus anterioribus
obscure undulatis; femoribus posticis elongatis, apicem versus
sensim angustatis, carinis rectis, crenulatis: articulo primo tarso-
rum post. superne serrato, pulvillis duobus ultimis sub æque longis,
subtus rectis.
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 267
Long. corporis, ©, 9-12 mm., pronoti, 10-12 mm., fem. post.
0,0-6. mm.,
Loc. Baie d'Hudson.
Je dois cette notable espèce à M. Brunner qui a bien voulu me
permettre de garder trois exemplaires pour ma collection.
21. T. SUBULATUS L.
Griseo-cinereus vel ferrugineus vel fuscus vel totus pallidus,
pedibus plerumque fusco-variegatis; minute sparsim granulatus.
Vertice oculo latiore, medio subangulato-producto, antice carinato;
costa frontali pone antennas non sinuata, inter oculos valde
producta. Pronoto antice truncato, postice ultra geniculos posticos
extenso, apice subulato, dorso planiuseulo, ruguloso-punctato,
carina media percurrente, acutiuscula, in eodem plano jacente
sed basi subgibbosa; angulo postico loborum lateralium subacumi-
nato, apice immo hebetato. Elytris oblongis; alis apicem processus
attingentibus vel subsuperantibus. Femorum anticorum carinis rec-
tis, integris : articulo primo tarsorum posticorum pulvillis inferne
rectis, tertio duobus primis unitis æque longo.
Long. corporis, Q, 7-10 mm., pronoti, 7,5-14 mm., fem. post.
D,-6 mm.
Gryllus subulatus Linné, Fauna Suec. p. 236, 1761. — Syst.
Nat. p. 693.
T'ettix subulatus Brunner, Prodromus, p. 237, fig. 56: c.
Loc. Europa.
Cette espèce offre un assez grand nombre de variétés dont plu-
sieurs ont été décrites comme autant d'espèces ; sa synonymie est
donc assez longue : pour sa connaissance je renvoie le lecteur à l’ou-
vrage cite de M. Brunner de Wattenwyl.
22. T. CEPEROI Sp. nov.
Fuscus vel ferrugineus, rufo-fuscoque variegatus. Vertice oculo-
rum latitudinis, antice produeto, subampliato, obtusissime angulato,
costa frontali pone antennas indistincte sinuata, inter oculos producta
uti in 7°. bipunclalo. Pronoto longe subulato, dorso depressiusculo,
carina media recta, tantum ante medium subarcuata, compressa,
sæpissime flava; apice loborum lateralium oblique subtruncato.
Pedibus brevibus ; femorum anteriorum carinis fere integris, inter-
mediis undulatis; posticis tantum granulatis. Tarsorum posticorum
articulo primo tertio parum longiore, pulvillis angnstis, inferne
rectis, apice non sinuatis, tertio secundo vix longiore.
Long. corporis, &Q,6-9 mm., pronoti, 8-10 mm., fem. post.,
4-5 mm. ,
Teltix Ceperoi Bol., Anales de la Soc. Esp. de Hist. nat. t. XVI,
p. 100, 1887,
268 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
Loc. Chiclana, Cadix (Lopez Cepero, ma collection), Tanger,
Olcese, (ma collection).
Chez cette petite espèce le vertex n’est pas plus large que l’un
des yeux, ce qui m'avait fait placer mes exemplaires parmi ceux du
P. meridionalis Rb., les carènes des fémurs étant aussi ondulées,
mais le vertex, au lieu d’être déprimé en avant et plus large en
arrière, comme c’est le cas chez le P. meridionalis Rb., est au
contraire relevé, élargi en avant et plus saillant que les yeux, la
carène frontale étant aussi saillante que chez le 7. bipunctatus L.:
l'espèce appartient donc au même genre que cette dernière avec
laquelle elle ne pourrait être confondue à cause de ses carènes
fémorales ondulées, et de la longueur des pulvilli des tarses posté-
rieurs; c’est par ce dernier caractère qu’elle se rapproche le plus du
T. Turki Krauss, mais chez cette espèce la carène frontale est
sinuée en arrière des antennes, et le pronotum, non subulé, est plus
large et plus court que chez le 7. Ceperoi Bol.
Je dois la connaissance de cette espèce à mon excellent ami
M. A. Lopez Cepero, de Chiclana, zélé explorateur de cette intéres-
sante région andalouse, de qui j'espère encore bien de notables
découvertes entomologiques.
Dans la collection de M. Brunner j'ai vu des exemplaires de
Chypre que je réfère à cette même espèce.
23. T. FULIGINOSUS Zett.
Statura majore. Fuscus, atromaculatus. Vertex ante oculos
productus. Costa frontalis a latere visa pone insertionem antenna-
rum producta. Pronotum planiusculum, utrinque vitta atra triangu-
lari ornatum; crista media basi gibbosa, cæterum minime elevata,
processu genicula postica valde superante. Femora omnia carinis
undulatis. Femora postica supra maculis atris 4. Articulus primus
tarsorum posticorum pulvillis margine inferiore rectissimo, pulvillo
tertio binis primis unitis longiore.
Long. corporis, Q, 11 mm., pronoti, 15 mm.
Acridium fuliginosum Zett., Ins. Lapp. p. 250, (1840).
Prend fuscipesiZett..Mp 4280:
Teltiz fuliginosus Brunner, Prodr. p. 239.
Loc. Norwège, Laponie, Sibérie.
Ne connaissant pas cette espèce en nature je me suis limité à
transcrire la description de M. Brunner. I. c.
24. T. SIGNATUS sp. nov.
Griseo-cinereus, granosus, subtus pilis brevibus, argenteis.
Vertice oculo latiore, antrorsum non angustato, antice transverse
marginato et utrinque longitrorsum sulcato, medio carinato : costa
frontali pone oculos distincte sinuata. Pronoto postice subulato,
apicem femorum valde superante, dorso lævi, obtuse tectiformi,
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 269
carina media ante humeros valde compressa ; pone humeros fusco-
bi-plagiato. Elytris oblongis, punctatis; alis ultra apicem pronoti
extensis, Femoribus carinis vix undulatis; tibiis fusco-annulatis;
articulo primo tarsorum posticorum tertio vix longiore; pulvillo
tertio duobus primis unitis parum breviore.
Long. corporis,®, 9 mm., pronoti, 10,5 mm., fem. post., 2,0 mm.
Loc. Dolores, Philippines (Mazarredo, ma collection).
25. T. ARENOSUS Burm.
Griseo-ferrugineus, fusco-variegatus, supra sæpissime macula
pallida, antice posticeque nigro-marginata ; rugulosus. Vertice oeulo
latiore, depresso, medio haud vel levissime carinato, carina media
antice indistincte producta, a supero viso ante oculos non producto;
costa frontali pone antennas valde sinuata. Pronoto antice truncato,
postice acute subulato, carinis media lateralibusque compressiuseulis,
media inter humeros sæpe depressiuscula, dorso ante humeros valde
constricto utrinque concavo, ruguloso : angulo postico loborum late-
ralium inferne rotandato. Elytris oblongis non duplo longioribus
quam latioribus, apice subrotundatis, alis ultra apicem nrocessûs
extensis. Femoribus anterioribus distincte undulatis; pulvillo tertio
tarsorum post. binis primis unitis breviore.
Long. corporis, GQ, 6,5-10 mm., pronoti, 10-12 mm., fem.
post., 4,5-6,5 mm.
Tetrix arenosa Burm., Handb. II, p. 659 (1839).
Acridium (Telrix) arenosum de Haan, Bijdrag. p. 167.
Teltix arenosus Scudd., Ent. Not. VI. p. 31.
Loc. Georgie (Morrison) toutes les collections.
26. T. SPATHULATA Stäl.
Griseo-cinereus, minute granosus. Vertice oculo angustiore,
antrorsum haud ampliato, ante oculos parum producto; ecsta frontali
pone antennas subsinuata; antennis brevissimis. Pronoto antice
truncato, postice rotundato-subemarginato, apicem abdominis haud
attingente; dorso depresso tantum granulato, carina media pereur-
rente, inter humeros subsinuata. Elytris minutissimis; alis abbrevia-
tis. Carinis femorum anticorum integris : femoribus posticis subtus
striga lata fusea : articulo primo tarsorum post. cæteris junctis parum
longiore; pulvillis acute-spinosis, pulvillo tertio secundo longiore.
Long. corporis, G', 5,5 mm., pronoti, 4 mm., fem. post. 3,5 mm.
Telrix spathulata Stal, Freg. Eug. resa, Ins. Orth. p. 348 (1860).
Tetlix spathulatus Stal, Rec. Orth. I. p. 152.
Loc. Sidney (Musée de Stockholm.)
C’est la plus petite espèce du genre et même la plus petite de
toute la tribu.
270 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
Paratettix gen. nov.
Corpore granoso, parum rugoso. Vertice horizontali, oculo
angustiore vel æque lato, medio carinato, utrinque plus minusve
concavo vel longitrorsum canaliculato, antice carinulis flexuosis ter-
minato, a latere viso inter oculos haud producto; costa frontali
inter antennas curvato basim versus declivi, raro subsinuata : anten-
nis filiformibus, capite parum longioribus, articulis 14 compositis
vix ante oculos insertis; palpis non dilatatis, corpore concoloribus.
Pronoto dorso planiusculo, antice truncato, postice subulato, ple-
rumque apicem femorum superante, carina media parum elevata :
angulis humeralibus obtusis : lobis lateralibus postice bisinuatis,
sinu inferiori recto vel acuto, angulo postico laterali deorsum
verso, apice subrotundato. Elytris ovatis, punctatis; alis perfecte
explicatis, rarissime abbreviatis. Femoribus anterioribus com-
pressis, supra carinatis, sæpissime undulatis: tibiis posticis tertia
parte apicali distincte ampliatis, pariter spinosis : articulo primo
tarsorum posticorum elongato, tertio longiore, pulvillis acuminatis,
subtus rectis; pulvillo tertio pulvillis duobus primis unitis plerum-
que longiore.
Telliz pars auct.
DISPOSITIO SPECIERUM.
1. Articulis primo tertioque tarsorum posticorum æque
longis. Sect. I.
2. Carinis femorum integris. 1. P. peruvianus sp. n.
2.2, Carinis femorum undulatis. 2. P. cayennensis sp. n.
1.1. Articulo primo tarsorum posticorum tertio breviore.
3. Carinis femorum anteriorum undulatis. Sect. IT.
4. Processu postico pronoti apicem femorum post. non
attingente. 3. P. Tollecus Sauss.
4,4, Processu post. pronoti apicem fem. post. longe
superante, subulato.
5. Pronoto dorso rugoso,tuberculis minutis sparsis ; pul-
villo tertio tarsorum posticorum pulvillo secundo
haud longiore. 4. P. rugosus Scudd.
5.5. Pronoto dorso fere lævi, tantum granoso; tarsorum
posticorum pulvillo tertio secundo longiore.
6. Femoribus intermediis valde clypeatis.
7. Femoribus duobus anticis haud clypeatis, subtus
ante apicem valde sinuatis. Spec. mexicana.
5. P. Schochi sp. n.
7.7. Femoribus 4. anticis clypeatis. Spec. brasiliensis.
6. P. cnemidotus Burm.
dt Es
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 271
6.6. Femoribus intermediis undulatis sed haud clypeatis.
9. Carina media pronoti cristulato-undulata : vertice oculo
parum latiore. 7. P. caudatus Sauss.
9.9. Carina media pronoti haud cristulato-undulata; ver-
tice oculo angustiore.
10. Elytris apice sub-acuminatis; costa frontali antice
valde sinuata. 8. P. mexicanus Sauss.
10.10. Elytris apice rotundatis; costa frontali parum
elevata, antice tantum subsinuata.
11. Vertice antrorsum sub-angustato, oculo angustiore.
9. P. meridionalis Rb.
11.11. Vertice subquadrato, oculo æque lato.
10. P. Frey-Gessnerii sp. n.
3.9. Carinis femorum anteriorum integris haud undulatis.
Sect. III.
12. Pronoto inter humeros carinula abbreviata instructo.
11. P. variabilis sp. n.
12. P. femoralis sp. n.
12.12. Pronoto inter humeros carinula abbreviata nulla.
13. Processu postico pronoti breviter acuminato ; femo-
rum posticorum haud superante; alis processu
brevioribus.
14. Vertice oculo æque lato. 13. P. obesus sp. n.
14.14. Vertice oculo angustiore. 14. P. cinereus sp. n.
13 13. Processu postico pronoti subulato, femorum
apicem superante vel alis caudatis.
15. Carina media pronoti inter humeros haud de-
pressa.
16. Elytris apice rotundatis.
17. Oculis valde globosis, elevatis ; capite exserto ;
costa frontali valde arcuato producta.
15. P. personalus sp. n.
17.17. Oculis minus fortiter globosis parum ele-
vatis; capite haud exserto.
18. Carina media pronoti prope marginem anti-
cum subito depressa et oblitterata.
19. Costa frontali inter oculos distincte sinuata.
16. P. minus sp n.
19.19. Costa frontali inter oculos haud sinuata,
basim versus arcuato declivi.
20. Statura minore ; pronoto antice parum
constricto : tarsorum post. pulvillo
tertio duobus primis unitis distincte
breviore. 17. P. listricus Stal.
272 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
20.20. Statura majoré; pronoto antice valde constricto ; tar-
sorum posticorum pulvillo tertio duobus primis
haud breviore. 18. P. scaber Th.
18.18. Carina media pronoti usque marginem anticum
continuata.
21. Vertice oculo vix angustiore.
22. Carina media pronoti acuta, inter humeros haud
depressa.
23. Carina media pronoti antice distincte arcuata.
19. P. varicgatus sp. n.
20. P. fluctuans sp. n.
23.23. Carina media pronoti recta. 21.2.sagitlatus sp.n.
22.22. Carina media pronoti parum elevata inter
humeros plus minusve depressa.
22. P. indicus sp. n.
21.21. Vertice oculo valde angustiore.
23. P. contraclus sp. n.
24. Pronoto postice apicem femorum vix superante.
24. Pi purs Spin
24.24. Pronoto postice apicem femorum longe supe-
rante.
25. Pronoto postice prope apicem tibiarum extenso,
carina media pronoti rectissima.
25. P. tricarinatus sp. n.
25.25. Pronoti postice dimidium tibiarum attin-
gente, carina media pronoti antice sub-
curvata. 20. P. similis sp.n:
16.16. Elytris apice subacuminatis. 27. P. fallax Bol.
15.15. Carina media pronoti inter humeros depressa et sub-
indistincta. 28. P. astecus Sauss.
1. P. PERUVIANUS sp. nov.
Obscure-ferrugineus, fusco-variegatus. Vertice oculo sublatiore,
horizontali, antrorsum subangustato, antice vix transverse cari-
nato : costa frontali pone antennas oblique depressa, obsolete
sinuata. Pronoto postice longe subulato, carina media inter humeros
sinuata, dein tuberculis compressis tantum indicata, dorso tubereu-
lato, pone humeros concaviusculo, angulo postico loborum lateralium
apice late rotundato. Elytris oblongis subacuminatis : alis longitu-
dine processus. Femoribus carinis integris : articulo primo tarso-
rum posticorum tertio non longiore; pulvillo tertio binis primis
unitis breviore, pulvillis basalibus apice spina brevi, acuta.
Long. corporis, GQ, 9-13,5 mm., pronoti, 13,5-14 mm., fem.
post. 5,0-7 mm.
Loc. Pumamarca (Pérou) Musée de Varsovie.
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 873
2. P. CAYENNENSIS Sp. nov.
Pallide-fuscus, rugulosus. Vertice oculo angustiore, ante oculos
haud producto, medio carinato, lobis lateralibus extus rotundatis;
costa frontali inter oculos parum sinuata. Pronoto angusto, postice
longe subulato, ante humeros coarctato, carina media parum
elevata, inter humeros subsinuata. Elytris apice anguste rotun-
datis. Carinis femorum undulato-crenulatis; femoribus posticis
elongatis, antè apicem subfliformibus; articulis primo tertioque
tarsorum posticorum subæque longis, pulvillis apice acutis, pulvillo
tertio duobus primis unitis vix breviore. Valvis ovipositoris brevis-
simis,
Long. corporis, ©, 8 mm., pronoti, ultra 10 mm., fem. post...
5,5 mm. .
Loc. Cayenne (coll. de M. Brunner).
3. P. ToLrEcus Sauss.
Fuscus, rugosiusculus. Vertice oculo haud latiore, carina media
antice prominula; costa frontali pone antennas sinuata et ante
oculos vix producta. Pronoto dorso deplanato, apicem femorum
non attingente, carina media prope marginem anticum compres-
siuscula; angulo postico loborum lateralium extus rotundato, apice
obtuso. Elytris oblongis haud acuminatis, alis ad apicem processus
vix extensis. Femoribus anterioribus carinis undulatis : tibiis fusco-
variegatis; articulo primo tarsorum posticorum pulvillis apice
acute spinosis, pulvillo tertio duobus primis unitis breviore.
Var. dorso pronoti fusco bimaculato, vel plaga media magna
pallida, antice posticeque nigro marginata.
Long. corporis, G'©®, 6-11 mm., pronoti 6,5-8,5 mm., fem. post.
4,5-6,5 mm.
Tettix Tolteca, Sauss. Orth. nova Amer. p. 31. Rev. et Mag. de
Zool. (1861).
Loc. Mexique, toutes les collections.
4. P. RuGosuSs Scudd.
Rugoso-scabrosus; fuscus vel griseus fusco-variegatus. Vertice
oculo subæque lato, utrinque fossulato : costa frontali pone antennas
vix sinuata. Pronoto postice longe subulato, dorso transverse con-
vexiusculo, valde rugoso; carina media parum elevata, ante hume-
ros breviter interrupta; angulo postico loborum lateralium acute
rotundato, margine inferiore obliquo. Elytris oblongis, grosse
punctato-impressis : alis apicem processus superantibus. Femoribus
intermediis distincte undulatis; pulvillis duobus apicalibus tarso-
rum posticorum æque longis, subtus rectis.
Long. corporis, ©, 11 mm., pronoti, 14 mm., fem., post,
6,9 mm.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T, XXXI, 48
274 ESSAI SUR LES ACRIDIENS -
Tettix rugosa Scudder, Journal Bost. Soc. N. H. VIT. 1862.
p. 476. — Ent. Notes VI, p. 51. — Thomas Synop. p. 186.
Loc. Fort Reed. Florida (coll. de M. Brunner), Mexique (Musée
de Stockholm).
Je dois mes exemplaires à la générosité de M. S. H. Scudder,
de Boston.
5. P. SCHOCHII Sp. nov.
Pallide griseus, parce fusco-pictus. Vertice oculo parum angus-
tiore, medio carinato, costa frontali levissime elevata, pone
antennas haud sinuata. Pronoto dorso fere plano, antice distincte
compresso-tectiformi, carina media inter humeros sinuata; angulo
postico loborum lateralium late rotundato, margine externo parum
sed distincte extrorsum reflexo, margine postico lobulo medio
rotundato. Elytris latis, subacuminatis; alis caudatis. Femoribus
anticis parum dilatatis, inferne magis undulato-lobatis, et ante
apicem sinuatis, femoribus intermediis subtus lobo medio anguloso
marginibus crenulatis : femoribus posticis supra prope apicem acute
sed breviter bilobatis : marginibus tibiarum post. spinosis, canthis
serrulatis, basi annulo pallido.Articulo primo tarsorum post. cæteris
junetis vix longiore, pulvillo tertio duobus primis unitis æque
longo. Valvulis ovipositoris valde serrato-dentatis.
Long. corporis, G@, 8-10 mm., pronoti, 10-12? mm., fem.
post. 5,5-6 mm.
Loc. Guatemala, Mexique (coll. de M. Brunner et Musée deZurich).
Je dédie cette espèce à M. le Dr Gustav Schoch, Directeur du
Musée de Zurich à qui je dois sa connaissance.
6. P. cNemiporus Burm.
Supra fuscus, albido conspersus, subtus nigerrimus; pronoto
utrinque dilatato ; femoribus quatuor anticis clypeatis.
Long. corporis, 6 mm., pronoti, 11 mm.
Tetrix cnemidota Burm. Hand. II. p. 659. (1839).
Loc. Brésil. (Burmeister).
Je n’ai vu aucune espèce à laquelle puisse se rapporter cette
description.
7. P. cAUDATUS Sauss.
Griseo-cinereus vel obscure ferrugineus. Vertice oculo fere latiore,
antrorsum nec humiliore nec angustiore, medio carinato, antice
recte truncato; costa frontali pone antennas sinuata. Pronoto longe
subulato, gracillimo; dorso obtuse tectiformi, ruguloso, inter
humeros convexiusculo ; carina media acuta prope marginem anticum
cristulata dein undulata : carinis humeralibus compressiuseulis ;
angulo postico loborum lateralium apice rotundato. Elytris oblongis,
latis; alis perfecte explicatis. Femoribus compressis; fem. interme-
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 275
diis carinis dentato-lobatis; articulo primo tarsorum posticorum
cæteris junctis parum longiore; pulvillis subtus rotundatis, apice
acutis sed haud spinosis, pulvillo tertio secundo vix longiore. Valvulis
ovipositoris brevissimis.
Long. corporis, G@, 5,5-8 mm., pronoti, 8,5-13,5 mm., fem.
post. 4,5-5 mm.
Tettix caudata Sauss. Orth. nova Amer. p. 30. Rev. et Mag. de
Zool. (1861).
Loc. Guyane (Musée de Genève); Paramaribo(coll, de M.Brunner);
Pernambuc (Musées de Bruxelles et de Zurich); Corrientes (Musée
de Stockholm).
Ce dernier exemplaire diffère par sa carène prothoracique bien
plus fortement festonnée; néanmoins, n’ayant vu que ce seul exem-
plaire je ne me suis pas hasarde à le considérer comme d’espèce
différent. Par contre ceux du Musée de Bruxelles sont si peu
rugueux, et les crêtes du pronotum sont si peu marquées, qu’on
peut croire avoir affaire à une autre espèce.
8. P. MEXICANUS Sauss.
Fusco-ferrugineus, nigro-sparsus. Vertice oculo subangustiore ;
costa frontali pone antennas declivi, inter oculos vix producta.
Pronoto dorso depresso, carina media ante humeros subcompressa
et juxta marginem anticum obsoleta : processu postico ultra geni-
culos posticos producto, apice subulato; angulo postico loborum
lateralium late rotundato. Elytris apice distincte acuminatis; alis
pronotum valde superantibus. Femoribus anterioribus supra subtus-
que undulatis; pulvillis tarsorum posticorum apice acute spinosis,
pulvillo tertio duobus primis unitis breviore.
Long. corporis G®, 7-10 mm., pronoti, 8,5-11,5 mm., fem. post,
4,5-6 mm.
Tettix mexicana Sauss. Orth. nova Amer. p. 30. Rev. et Mag.
de Zool. (1861).
Loc. Texas, Caroline boréale, Georgie, Mexique; toutes les
collections.
La couleur varie beaucoup dans cette espèce : certains exem-
plaires ont deux taches noires de chaque côte du pronotum, d’autres
ont la partie antérieure du pronotum d’un jaune d’ocre et le reste
brun etc.
9. P. MERIDIONALIS Rb. (fig. 23, 23 a).
Pallide griseus, fusco-variegatus, vel fusco-cinereus, unicolor vel
pronoto antice albo, pone humeros sæpissime nigro biplagiato.
Vertice oculo distincte angustiore, medio carinato, utrinque canali-
culato. Pronoto postice ultra apicem femorum posticorum extenso,
apice subulato, acuminato; dorso planiusculo, antice coarctato;
276 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
carina media antice subcompresso-gibbosa, margine antico aperto;
angulo postico loborum lateralium acuto, apice subtruncato-rotundato.
Elytris oblongis, apice anguste rotundatis, alis processum superan-
tibus. Femorum anteriorum carinis flexuoso-undulatis; pulvillo
tertio tarsorum posticorum duobus primis unitis æque longo.
Long. corporis, G®, 7-11 mm., pronoti, 8-13 mm., fem. post.,
4,5-6,5 mm.
Tetriz meridionalis Rb. Faune de l’And. II. p. 65, (1838).
Teltix meridionalis Brunner, Prodr. p. 239.
Savigny, Deser. de l'Egypte, Ins. Orth., PI. 5, fig. 1-2.
Loc. Eur. mer., Afrique.
Je possède aussi des exemplaires provenant de la Grèce (Krüper),
de l’Asie mineure, et aussi de Blidah en Algérie, ces derniers
recueillis par moi-même. L'espèce s’étend j jusqu ’en Égypte (Sandahl,
Musée de Stockholm). Un exemplaire du même Musée porte l'indi-
cation Nubie infér.( Hedb.), et ne diffère que par sa toute petite taille
ainsi que par ses pulvilli du premier article du tarse postérieur dont
le dernier n’est pas aussi long que les deux basilaires réunis mais
un peu plus court.
Cette espèce varie beaucoup dans sa coloration. Les exemplaires
à moitié antérieure du pronotum d’un blanc de chaux sont assez
fréquents.
10. P. FREY-GESSNERI Sp. nov.
Præcedenti valde affinis. Vertice antice non angustato, costa
frontali pone antennas oblique depressa, ante oculos non producta,
infra ocellum medium suaviter excisa. Pronoto antice multo minus
coarctato, carinis anterioribus valde distinctis, angulo postico
loborum lateralium apice anguste rotundato. Elytris oblongis, apice
late rotundatis. Femorum anteriorum carinis inferioribus plus quam
superioribus undulatis; tarsorum posticorum pulvillo tertio duobus
primis unitis breviore.
Long. corporis, &@, 7-10 mm., pronoti, 9-10,5 mm., fem. séSel
4,5-6 mm.
Loc. Cuba.
J’ai recu cette espèce par l'entremise de M. Frey Gessner, conser-
vateur du Musée de Genève à qui j'ai l'honneur de la dédier; elle se
trouve aussi dans la coll. de M. Brunner et dans celle de M. Gundlach,
actuellement entre mes mains. Elle s’éloigne au même degré du
P. mexicanus Sauss et du 2. meridionalis Rb. La forme de la tête
et celle des élytres sont à peu près les mêmes que chez cette dernière,
mais les plantules (pulvilli) des premiers articles des tarses posté-
rieurs se rapprochent plutôt de celles du 2. mezicanus Sauss.
11. P. VARIABILIS sp. nov.
Fuscus vel ferrugineus, levissime rugosus. Vertice oculo angus-
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. PET!
tiore, antice utrinque carinato, costa frontali ante oculos producta,
arcuato-rotundata. Pronoto postice longe subulato, vel per var.
apicem femorum vix superante, dorso sublevi, carina media antice
compresso-acutiuscula, inter humeros disco linea elevata antice
posticeque abbreviata; angulo postico loborum lateralium acute
triangulari. Elytris apice rotundatis. Femoribus anterioribus carinis
rectis; fem. intermediis linearibus, elongatis; tarsorum posticorum
pulvillis duobus basalibus apice acute spinosis ; pulvillo tertio secundo
parum longiore.
Long. corporis, GQ, 7-10 mm., pronoti, 9-11 mm., fem. post.
5,5-6,5 mm.
Loc. Madure (coll. du R. P. Pantel);, Borneo (coll. de M. Brun-
ner), Philippines (Musée de Stockholm).
Dans la variété le pronotum dépasse à peine les genoux posté-
rieurs. Dans le type les ailes se prolongent au delà de l’extrémité du
pronotum, le dépassant de 2 à 3 millimètres.
12. P. FEMORALIS SP. nov.
Præcedenti differt femoribus intermediis breviusculis haud triplo
longioribus quam latioribus : angulo postico loborum lateralium
pronoti apice anguste rotundato.
Long. corporis, G, 7 mm., alarum, 9,5 mm., fem. post. 5,8 mm.
Loc. Sidney (Mus. Godefr.).
Un exemplaire incomplet du Musee de Stockholm.
13. P. OBESUS sp. nov.
Pallide ferrugineus, rugulosus. Vertice subquadrato, oculo æque
lato, ante oculos haud producto; costa frontali inter antennas valde
tumida, basim versus arcuata sed non excisa, sulco medio antror-
sum valde ampliato. Pronoto crasso, ad apicem abdominis extenso,
dorso subscabroso, postice depresso, carina media percurrente prope
marginem antieum breviter cristato-arcuata, carinis lateralibus
processus crenulatis : angulo postico loborum lateralium lato. Elyÿ-
tris apice rotundatis, alis abbreviatis. Pedibus nec non corpore
subtus valde pilosis ; femoribus elongatis, carinis rectis, vel obscu-
rissime undulatis; femoribus posticis latis, supra subtusque cre-
nato-serratis; tibiis posticis fuscis, rufo-biannulatis : articulo primo
tarsorum post. cæteris junctis longiore; pulvillis apice acute spino-
sis, pulvillo tertio duobus basalibus unitis breviore ©.
Long. corporis, ©, 10 mm., pronoti, 8,5 mm., fem. post 6 mm.
Loc...? (coll. de M. Brunner).
14. P. CINEREUS sp. nov.
Griseo-cinereus, granulosus. Vertice oculo angustiore, utrinque
canaliculato, ante oculos vix prominulo, antice carinis flexuosis
terminato. Costa frontali parum elevato-curvata, postice haud
278 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
sinuata. Pronoto postice acuto tamen apicem femorum vix supe-
rante, dorso depresso, carina media percurrente, prope marginem
anticum subcristulata, dein flexuosa; angulo postico loborum
lateralium triangulari, apice augusto, rotundato, elytris apice rotun-
datis, alis ad apicem processus extensis. Femoribus elongatis,
gracillibus, carinis granulosis, rectis; femoribus posticis supra
minute spiculatis : articulo primo tarsorum post. pulvillis acutis-
sime spinosis, pulvillo tertio pulvillis duobus basalibus unitis
haud breviore.
Long. corporis, ©, 7,5 mm., pronoti, 8 mm., fem. post., 5,5 mm.
Loc. Nossi-be (ma collection).
15. P. PERSONATUS Sp. nov.
Corpore subtiliter rugoso, fusco, capite antice, lateribusque
pronoti cinereis, vel badiis. Capite exserto, vertice antrorsum elevato
oculo angustiore, costa frontali valde arcuato-producta basim versus
declivi, integra. Pronoto angusto, postice subulato apicem femorum
multo superante, dorso ruguloso, carina media percurrente, com-
pressiuscula, inter humeros sinuata; angulo postico loborum latera-
lium anguste rotundato. Elytris apice haud acuminatis ; alis processus
pronoti valde longioribus. Femoribus anterioribus angustis, carinis
subintegris; tarsorum posticorum pulvillis inferne rectis, pulvillo
tertio secundo parum longiore.
Long. corporis GQ, 6-8 mm., pronoti, 7,5-9,5 mm., fem. post.,
4-6 mm.
Loc. Ceylan, Java (coll. de M. Brunner et du Musée de Bruxelles);
Philippines (Musée de Stockholm et ma coll.).
16. P. MIMUS Sp. nov.
Griseo-cinereus, vel fuscus, pronoti lateribus albicantibus; tibiis
cinereo-annulatis, subtus villosus. Vertice oculo angustiore, medio
plus minusve carinato, utrinque sulcato; costa frontali pone anten-
nas oblique depressa et sinuata, inter antennas vix producta;
antennis valde elongatis, angustissimis. Pronoto angusto, longe
subulato, obtuse tectiformi, inter humeros convexiusculo; dorso
lævi, carina media subacuta sed parum elevata antice parce undu-
lata et prope marginem depressa : angulo postico loborum lateralium
apice anguste rotundato. Elytris oblongis, latis, vix duplo longiori-
bus quam latioribus: alis apicem processüs longe superantibus, venis
marginalibus lacteis. Carinis femorum anteriorum vix undulatis :
articulo primo tarsorum posticorum tertio distincte longiore; pul-
villis apice acute spinosis, pulvillo tertio duobus primis unitis æque
longo.
Long. corporis XQ, 6,5-8 mm., pronoti, 8-10,5 mm., fem. post.,
4,5-5,5 mm.
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 279
Loc. Philippines (Mazarredo, ma collection) et aussi dans la coll.
de M. Brunner von Wattenwyl.
17. P. misrricus Stäl.
Cinereus vel fusceus. Capite haud exserto oculo valde angustiore;
costa frontali inter oculos arcuata, haud sinuata. Pronoto angusto
longe subulato, dorso subtiliter rugoso, carina media percurrente,
parum elevata prope marginem anticum sinuato-depressa et breviter
oblitterata; angulo postico loborum lateralium anguste rotundato.
Elytris oblongis; alis longe productis. Femoribus carinis rectis,
integris, tarsorum posticorum pulvillis acute spinosis; pulvillo
tertio duobus primis breviore.
Long. corporis, G'®, 6-8 mm., pronoti 9-11 mm. fem. post.
5-6 mm.
Tetrix histrica Stäl, Freg. Eug. resa. Ins. Orth. p. 347 (1860).
Tettix histricus Stäl, Rec. Orth. I. p. 149.
Loc. Java (Musée de Stockholm) ; Philippines, Sumatra, Australie
du Nord, Nouvelle Calédonie (coll. de M. Brunner), Bornéo, Philip-
pines (ma collection). Outre la taille plus petite, cette espèce diffère
de la suivante par son pronotum moins fortement contracté en
avant ainsi que par sa tête beaucoup moins saillante et élevée. Je
rapporte au ?. histricus Stäl divers exemplaires de Java et de la
Pampanga (Philippines) de taille un peu plus forte que celles du
type de couleur brune plus uniforme et plus obscure. Les antennes
sont un peu plus longues que chez le ?. scaber Thunb. La carène
. médiane du pronotum est parfois ondulée.
18. P. scABER Thunb.
Obscure fuscus, femoribus posticis plerumque rufescentibus.
Capite modice exserto; vertice oculo angustiore non producto,
antrorsum angustato, antice subangulato-rotundato, medio carina-
to; costa frontali parum arcuato-producta, pone antennas non
sinuata. Pronoto postice longe subulato, antice valde constricto,
dorso inter humeros transverse convexo, carina media parum
elevata, antice magis compressa, juxta marginem antieum obsoleta,
angulo postico loborum lateralium apice anguste rotundato. Elytris
oblongis, duplo longioribus quam latioribus, grosse punctatis; alis
irideo-micantibus, ultra apicem pronoti extensis, margine apiceque
fuscis. Carinis femorum anticorum rectis ; articulo primo tarsorum
post. tertio valde longiore; pulvillis apice acutis, pulvillo tertio
duobus primis unitis æque longo.
Long. corporis, G®, 8-10 mm., pronoti, 10,5-12,5 mm., fem.
post. 5,5-6,5 mm.
Acrydium scabrum Thunberg, Nov. Act. Ups. 7. p. 159 (1815).
Tettix scaber Stäl, Rec. I. p. 149. — Bidrag till sôdra Afr.
Orth. Fauna p. 56 (1876).
280 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
? Tetrixæ condylops Gerst. Die Gliederthier-fauna des Sansibar-
Gebietes p.-48. (1873).
? Tetrix scapularis Pal. de Beauv., Ins. rec. en Afrique et en
Anio ps 281, PEACE ST ONRESUS
? Tetrix striata Pal. de Beauv., L. c. fig. 9, G.
Loc. Gaboum, Zanzibar, Caffrerie, Lourenco Marques (coll. de
M. Brunner et la mienne). Indes orientales (coll. de M. Brunner).
19. P. VARIEGATUS Sp. nov.
Griseus, albo-fuscoque variegatus, vel ferrugineus. Capite parum
exserto; vertice antrorsum elevato, antice truncato, oculo æque
lato; costa frontali basim versus oblique declivi. Pronoto postice
subulato, dorso tectiformi, ruguloso-punctato, albo-fuscoque signato,
carina media elevata, compressa, antice regulariter arcuata ; angulo
postico loborum lateralium apice anguste rotundato-truncato,
margine externo extrorsum subreflexo. Elytris apice late rotundatis;
alis longe ultra apicem processûs extensis. Femoribus anterioribus
carinis obscure undulatis; femoribus posticis superne crenulatis,
ante apicem lobulo minuto : tarsorum post. pulvillis apice acutis,
pulvillo tertio secundo longiore.
Long. corporis, GQ, 7-7,5 mm., pronoti, 9-9,5 mm., fem. post.,
5-6 mm.
Loc. Ceylan (coll. de M. Brunner von Wattenwyl).
20. P. FLUCTUANS Sp. nov.
Obscure cinereus, granosus. Capite haud exserto; vertice oculo
sublatiore, antrorsum valde angustato, carinis marginalibus anter1o-
ribus non flexuosis, medio longitrorsum carinato, costa frontali
parum arcuata, inter oculos haud sinuata. Pronoto postice subulato
apicem femorum non multo superante, dorso planiusculo, carina
media acuta sed parum elevata, subrecta, prope marginem anticum
distincte declivi; angulis humeralibus carinatis, rotundatis, pone
humeros utrinque plaga nigra; angulo postico laterali, rotundato,
Elytris oblongis versus apicem angustatis. Pedibus nigro fasciatis;
femoribus anterioribus carinis parum distincte flexuosis; femoribus
posticis angustis, elongatis; tarsorum post. pulvillis apice spinosis;
pulvillo tertio duobus basalibus unitis subbreviore.
Long. corporis, ©, 9 mm., pronoti, 10 mm., fem. post., 5,5 mm.
Loc. Australie du Nord (coll. de M. Brunner).
21. P. SAGITTATUS Sp. nov.
Badius vel albido-cretaceus, vel pallidus, unicolor vel fusco-
variegatus ; dorso pronoti sæpe medio fusco biplagiato. Capite parum
exserto : vertice oculo parum angustiore, medio obtuse carinato,
antice carinis utrinque rotundatis: costa frontali inter oculos
arcuata vel obtuse sinuata. Pronoto longe subulato, dorso subde-
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 281
planato, punctato, carina media percurrente, compressiuscula, haud
sinuata. Femoribus carinis rectis vel obscure undulatis; tarsorum
posticorum pulvillis apice acutis, tertio duobus primis unitis sub-
longiore.
Long. corporis, ©, 9 mm., pronoti, 11,5 mm., fem. post., 6 mm.
Loc. Philippines (Musée de Stockholm et ma coll.).
22. P. INDICUS Sp. nov.
Pallide rufus vel fuscus. Vertice antrorsum subangustato; costa
frontali pone antennas subsinuata, ante oculos parum producta.
Pronoti dorso lævi, depressiusculo vel obtusissime tectiformi, carina
media vix compresso-elevata. Femoribus carinis integris; tarsorum
posticorum pulvillis apice acute spinosis; pulvillo tertio binis prio-
ribus unitis longiore.
Long. corporis, 4®, 8-10 mm., pronoti, 10-11 mm., fem. post.,
5-6 mm.
Loc. Indes orientales (coll. du R. P. Pantel) et aussi dans la
mienne grâce à l’obligeance de cet aimable collègue; Chine (collec-
tion de M. Brunner).
Cette espèce ressemble au 7. subulalus L., mais la forme du
vertex le fait reconnaître facilement.
23. P. CONTRACTUS sp. nov.
Obsceure ferrugineus, nigro-punctatus. Capite modice exserto :
vertice oculo sublatiore antrorsum haud angustato, antice subro-
tundato, ante oculos vix producto ; costa frontali inter oculos dis-
tincte sinuata. Pronoto acute subulato, dorso deplanato; carinis
compressiuseulis, carina media inter humeros sinuato-depressa :
angulo postico loborum lateralium late rotundato. Femoribus subun-
dulatis; femoribus posticis superne serrulatis; articulo primo tar-
sorum post. pulvillo tertio duobus primis unitis æque longo.
Long. corporis, 9 mm., pronoti, 12 mm., fem. post. 6 mm.
Loc. Bornéo (ma collection); Philippines (Musée de Stockholm).
L’exemplaire du Musée de Stockholm est dans un si mauvais état
de conservation que je doute un peu s’il doit se rapporter à cette
espèce.
24. P. PULLUS sp. nov.
Parvus, obscure griseus. Capite haud exserto; vertice oculo
angustiore, carinato, antice non producto; costa frontali basim
versus declivi et subindistincte sinuata. Pronoto postice breviter
acuminato, apicem femorum vix superante, dorso deplanato, rugu-
loso-granoso, cinereo, fusco-biplagiato, carina media percurrente,
parum elevata; angulo postico loborum lateralium modice rotun-
dato. Elytris apice angustatis; alis apicem processus longe superan-
282 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
tibus. Carinis femorum rectis : articulo primo tarsorum posticorum
pulvillo tertio secundo parum longiore.
Long. corporis, G', 7 mm., pronoti, 6 mm., fem. post. 4 mm.
Loc. Viti (coll. de M. Brunner).
25. P. TRICARINATUS SP. nov.
Ferrugineus. Capite modice exserto. Vertice oculo valde angus-
tiore, carinato, costa frontali parum arcuato-producta non sinuata ;
antennis valde elongatis. Pronoto apicem tibiarum posticarum
subattingente, tricarinato, carinis rectissimis; angulo laterali pos-
tico anguste rotundato. Elytris apicem versus haud angustatis; alis
caudatis. Femoribus rectis; pulvillis tribus tarsorum posticorum
subæque longis, acuminatis.
Long. corporis, ©, 7 mm., pronoti, 10 mm., fem. post. 4,5 mm.
Loc. Philippines (Musée de Stockholm).
26. P. SIMILIS Sp. nov.
Griseus, fusco-variegatus, granosus. Capite haud exserto : vertice
oculo valde angustiore; costa frontali arcuata ante ocellum haud
sinuata; antennis modice elongatis. Pronoto postice dimidium tibia-
rum attingente, carina media percurrente acutiuscula, antice
leviter arcuata dorso granoso, fusco-vario : angulis humeralibus
obtusis. Alis valde elongatis. Carinis femorum rectis; pulvillis tar-
sorum post. acutis, pulvillo tertio secundo parum longiore.
Long. corporis, GQ, 5-6 mm., pronoti, 8-8,5 mm., fem. post.
4-4,5 mm.
Loc. Australie du Nord (coll. de M. Brunner).
Un exempl. de la coll. de M. Brunner diffère notablement des
autres, mais je n’ose pas en faire une espèce distincte.
27. P. FALLAX Sp. nov.
Griseo-cinereus. Vertice antrorsum valde angustato; costa fron-
tali parum compressa, pone antennas obtuse depressa, ante oculos
non producta. Pronoto depresso, granulato, apice acuto, ultra
geniculos posticos vix extenso, pone humeros sæpe fusco-bimaculato,
carina media, antice subgibbosa; angulo postico loborum lateralium
apice late rotundato, margine inferiore subreflexo. Elytris oblongis
fusco-punctatis apice subacuminatis; alis fuscis apicem processûs
superantibus; femoribus anticis compressis, carinis obscure undu-
latis, inferioribus medio lobo parvo : tarsorum posticorum articulo
tertio primo parum breviore; pulvillis subtus rotundatis, tertio
duobus primis unitis breviore.
Long. corporis, ©, 9 mm., pronoti, 8 mm., fem. post., 4,5 mm.
Loc. Guatemala (Musée de Zurich et coll. de M. Brunner).
28. P. AZTECUS Sauss.
Fuseus vel pallide ferrugineus vel cinereus et fusco-variegatus, parce
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 283
granosus. Vertice antrorsum valde angustiore, costa frontali pone
antennas non sinuata sed ante oculos vix producta. Pronoto postice
longe subulato, dorso ruguloso, inter humeros transversim convexo,
carina media vix elevata; angulo postico loborum lateralium apice
subacuto, extus rotundato. Elytris oblongis, apice obtuse acumi-
natis; alis apicem processûs superantibus. Pedibus fusco-annulatis;
femoribus anticis carinis integris; articulo primo tarsorum postico-
rum tertio valde longiore: pulvillis duobus apicalibus subæque
longis.
Long. corporis, GQ, 7 mm., pronoti, 10-12 mm., fem., post.,
6 mm.
Teitix azleca Sauss. Orth. nova amer. p. 31. Rev. et Mag. de
Zool. (1861).
Loc. Mexique, toutes les collections, California (coll. de M.Brun-
ner), Cuba (coll. de M. Gundlach).
Hedotettix gen. nov.
Corpore sublævi, tantum minute granoso vel punctato-impresso.
Capite parum exserto; vertice subhorizontali oculo haud latiore,
medio carinato, antrorsum plerumque distincte ampliato, antice
transverse carinato: costa frontali inter antennas arcuatim producta,
inter oculos haud sinuata : antennis filiformibus angulos humerales
subattingentibus, inter oculos insertis. Pronoto antice truncato et
obtuse angulato, postice acute subulato, carina media compressius-
cula, percurrente ; angulo postico loborum lateralium angustissime
rotundato-truncato vel subacuto. Elytris apice rotundatis raro
subacuminatis. Alis processus longitudinis vel caudatis raro abbre-
viatis. Pedibus compressis, carinis femoribus anterioribus integris
vel obscure undulatis: femoribus posticis carinis granulatis ; tibiis
pariter spinosis; articulo primo tarsorum posticorum elongato,
articulo tertio primo breviore.
DISPOSITIO SPECIERUM.
1. Femoribus quatuor anterioribus filiformibus, carinis infe-
rioribus superioribusque rectis, subparallelis.
2. Carina media pronoti acuta, compressiuscula, plus
minusve arcuata.
3. Pronoto postice acute et longe subulato; carina media
antice valde arcuata; vertice oculo subæque lato.
1. 7. gracilis de Haan.
3.3. Pronoto postice acute sed breviter subulato; carina
media sub recta vel parum arcuata ; vertice oculo
valde angustiore. 2. H. exsullans Stäl.
284 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
2.2. Carina media pronoti obtusata, recta, vel percurrente
sed haud acuta. 3. À. affinis sp. n.
4. Elytris apice late rotundatis. 4. 77. Guibelondoï sp. nov.
5. À. coactus sp. n.
4.4. Elytris subacuminatis. 6. 1. sobrinus sp. n.
1.1. Femoribus quatuor anterioribus heteromorfis, inter-
mediis latiusculis carinis superioribus arcuatis.
5. Pronoto postice ad apicem abdominis tantum extenso.
7. Æ. rusticus sp. n.
5.5. Pronoto postice acute et longe subulato.
6. Vertice a latere viso inter oculos valde rotundato.
8. IT. festivus sp. n.
6.6. Vertice a latere viso inter oculos obtuse acuminato.
9. 7. angustifrons sp.
10. 77. pulchellus sp. n.
1. H. GRACILIS sp. nov.
Obscure ferrugineus; granulosus. Vertice oculo æque lato vel
subangustiore, medio carinato, lateribus exciso, a latere viso
valde rotundato : costa frontali late sulcata. Pronoto antice obtuse
angulato, postice ultra geniculos posticos producto, carina media
compressa, acuta, antice arcuata; angulis humeralibus valde cari-
natis; dorso inter humeros rugis abbreviatis instructo; angulo pos-
tico loborum lateralium subacuto, margine externo incrassato.
Elytris oblongis, late rotundatis; alis processus brevioribus vel
longioribus. Femoribus anterioribus angustis, carinis parallelis,
rectis: articulo primo tarsorum post. pulvillis apice acutis, pul-
villo tertio secundo haud multo longiore.
Long. corporis, ©, 9 mm., pronoti, 10-11, 5 mm., fem. post.
6 mm.
Acridium (Tetrix) gracile de Haan, Bijdrag. p. 169.
Loc. Java (coll. de M. Brunner). Krawang, Tondano, de Haan.
2. H. ExSULTANS Stäl.
Griseo-cinereus, flavo-fuscoque-variegatus. Vertice oculo-angus-
tiore, medio carinato, antrorsum haud distincte ampliatus, a latere
viso valde rotundato : costa frontali anguste sulcata. Pronoti antice
obtusissime et subindistincte angulato; postice acute subulato, geni-
culos posticos haud superante ; carina media compressa, acutiuscula,
antice arcuata; dorso ruguloso, inter humeros rugis abbreviatis
instructo; angulo postico loborum lateralium obtuso, apice rotundato,
margine externo arcuato. Elytris apice late rotundatis ; alis pronoti
subbrevioribus. Femoribus anterioribus rectis, intermediis versus
apicem distincte ampliatis, carinis Subparallelis, carina superiore
prope apicem sinuata : femoribus posticis supra subtusque carinis
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 285
rectis : articulo primo tarsorum post. pulvillis inferne rectis, pulvillo
tertio secundo parum longiore; valvulis ovipositoris brevis.
Long. corporis, ©, 8,5 mm., pronoti, 9,5 mm., fem. post., 6 mm.
Tetrix exsultans Stäl, Freg. Eug. resa. Ins. Orth. p. 347 (1860).
Teltix exsullans Stäl, Rec. Orth. I, p. 149.
Loc. China (Musée de Stockholm).
3. H. AFFINIS Sp. nov.
Præcedenti valde affinis, sed carina media pronoti fere recta
vel undulata; vertice a latere viso obtusissime angulato; femoribus
intermediis apicem versus haud ampliatis, carinis rectis, parallelis,
carina superiore integra, prope apicem haud sinuata; tarsorum
posticorum pulvillis apice acute spinosis, pulvillo tertio duobus
primis unitis subæque longo differt. Corpore viridi-olivaceo, dorso
pronoti pallide bimaculato. Valvulis ovipositoris elongatis.
Long. corporis, ©,9,5 mm., pronoti, 7,5 mm.,fem. post., 5,5 mm.
Loc, Philippines (coll. de M. Brunner), Sidney (Musée de Stock-
holm).
4. H. GUIBELONDOI sp. nov.
Griseo-cinereus, vel cinereo-fuscus, obscure variegatus, supra
fascia lata pallidiore longitudinali,sæpe utrinque plaga nigra lineola
alba signata, subtus cinereo-villosus. Vertice ante oculos subpro-
ducto, utrinque rotundato, medio carinato; costa frontali anguste
sulcata, versus basin declivi, parum rotundata. Pronoto antice
truncato, postice subulato, apicem femorum superante, dorso obtu-
sissime tectiformi, punctato; inter humeros costis duabus abbreviatis:
carina media integra, recta, parum elevata. Elytris oblongo-ovatis,
grosse punctatis : alis apicem processus longe superantibus. Carinis
femorum anteriorum parallelis, rectis vel obtusissime undulatis;
articulo primo tarsorum posticorum pulvillis inferne rectis, apice
acutis; pulvillo tertio duobus primis unitis æque longo.
Long. corporis, ©, 9 mm., pronoti, 8,5 mm., fem. post., 5 mm.
Loc. Sibul, (Mazarredo, ma collection).
Je dédie cette espèce à M. Joseph Guibelondo, de Dolores
(Philippines) qui a aidé M. C. de Mazarredo dans la collecte des
insectes de la région où il demeure.
5. H. coACTUS sp. nov.
Fusco-rufescens. Vertice antrorsum angustato, oculo angustiore,
antice prominulo: costa frontali ante oculos magisarcuato-rotundata,
integra. Pronoto angusto, antice truncato, postice longe subulato,
dorso deplanato, tuberculis minutis sparsis; carina media depressa,
levissime elevata, angulo postico loborum pronoti apice rotundato.
Elytris exiguis non duplo longioribus quam latioribus, apice late
rotundatis; alis ultra apicem pronoti extensis. Carinis femorum
286 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
anteriorum subparallelis, fere rectis : articulo primo tarsorum posti-
corum tertio non multo longiore, pulvillis inferne rectis, pulvillo
tertio secundo non multo longiore.
Long. corporis, G', 7 mm., pronoti, 10 mm., fem. post., 4,5 mm.
Loc. Sumatra (Musée de Genève et ma collection).
6. H. SOBRINUS sp. nov.
Griseo-cinereus, superne pallidus et utrinque fusco-ornatus.
Vertice oculo angustiore, medio carinato, antice lateribus rotundato,
a latere viso obtusissime angulato. Pronoti antice truncato, postice
longe subulato, carina media percurrente, parum elevata, antice
obtuse undulata ; angulo postico loborum lateralium angusto. Elytris
apice subacuminatis; alis longe caudatis. Femoribus quatuor anterio-
ribus elongatis, angustis, carinis parallelis : articulo primo tarsorum
posticorum pulvillis apice spinosis; pulvillo tertio duobus primis
unitis parum breviore.
Long. corporis, ©, 9 mm., pronoti, 9,5 mm., fem. post., 5,5 mm.
Loc. Nueva Caceres (Mazarredo, ma collection).
7. H. RUSTICUS sp. nov.
Minutus, rugosus; cinereus, fusco-varius. Vertice oculo paullo
angustiore, medio carinato, antice utrinque carina rotundata termi-
nato, a latere viso obtuse angulato; costa frontali anguste sulcata.
Pronoto antice truncato, postice acuto, ad apicem abdominis
extenso, carina media percurrente, vix elevata, subrecta; dorso
inter humeros carinula abbreviata instructo : angulo postico lobo-
rum lateralium apice hebetato. Elytris anguste rotundatis; alis
abbreviatis. Femoribus intermediis latiusculis, carinis curvatis
haud parallelis ; femoribus posticis subtus striga lata fusca notatis;
tarsorum post. pulvillis apice acutissime spinosis; pulvillo tertio
secundo parum longiore.
Long. corporis, G', 7 mm., pronoti, 6 mm., fem. post., 4,5 mm.
Loc. Philippines (Musée de Stockholm).
8. H. FESTIVUS sp. nov. (fig. 24, 24a).
Pallide flavus, roseo fuscoque variegatus. Vertice oculo angus-
tiore, medio carinato, antice utrinque rotundato : costa frontali
rotundata. Pronoto antice truncato, postice acute subulato, dorso
inter humeros convexiusculo, ruguloso-punctato; carina media
subcompressa, acutiuscula. Elytris apice late rotundatis. Femoribus
intermediis latis, superne carina curvata; transversim fusco-fasciatis :
femoribus posterioribus carina superiore minute crenata ; articulo
primo tarsor. post. tertio subduplo longiore; pulvillis apice acutis,
pulvillo tertio secundo vix longiore.
Long. corporis,. G',8 mm., pronoti, 9,5 mm., fem. post. 6,5 mm.
Loc. Ceylan (coll. de M. Brunner).
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 287
9. H. ANGUSTIFRONS sp. nov.
Gracillimus, parvus; cinereus, fusco-variegatus. Vertice oculo
valde angustiore, medio carinato, antice utrinque rotundato, a
latere viso obtuse angulato. Pronoto a ntice truncato, postice longe
subulato, carina media parum elevata, percurrente; angulo postico
loborum lateralium angustato, apice hebetato. Elytris latis, rotun-
datis; alis longe caudatis. Femoribus intermediis latiusculis, carina
superiore arcuata, integra: articulo tertio tarsorum posticorum
pulvillis apice acute spinosis, pulvillo tertio duobus primis unitis
æque Jlongo.
Long. corporis, G° 6,5 mm., pronoti, 7,5 mm., fem. post. 4 mm.
Loc. Dolores, Philippines (Mazarredo, ma collection).
10. H. PULCHELLUS sp. nov.
Præcedenti valde affinis : sed femoribus anterioribus compressis,
carina superiore acuta, subarcuata ; femoribus posticis superne ero-
sulis lobis minutis irregularibus instructis tantum differt.
Long. corporis, G'° 7 m., pronoti, 9,5 mm., fem. post. 4,5 mm.
Loc. Congo, Madagascar (coll. de M. Brunner).
Coptotettix gen. nov.
Corpore rugoso vel tantum granuloso. Capite haud exserto : ver-
tice antrorsum angustato, deplanato, antice carinulis intus inter-
ruptis vel abrupte retrorsum ductis : costa frontali rotundata, plus
minusve producta, antennis inter oculos insertis, filiformibus, elon-
gatis. Pronoto antice truncato, ad apicem femorum posticorum
extenso vel longe acutissimeque subulato ; carina media depressa ;
dorso rarissime tectiformi. Elytris oblongis; alis abbreviatis vel
caudatis. Femoribus anterioribus sæpe elongatis, carinis parallelis ;
femoribus posticis elongatis, carinis integris vel tantum crenulatis :
articulo primo tarsorum posticorum tertio longiore.
DISPOSITIO SPECIERUM.
1. Pronoto postice apicem femorum posticorum haud superante.
2. Dorso pronoti tuberculoso vel rugoso.
3. Carina media pronoti antice tectiformi. 1. C. fossulatus sp. n.
3. 8. Carina media pronoti depressiuscula; dorso depla-
nato.
4, Antennis fere ante oculos insertis. 2. C. planus sp. n.
4. 4. Antennis inter oculos insertis.
5. Articulo primo tarsorum posticorum pulvillo tertio
secundo distincte longiore vertice oculo valde
latiore. 3. C. capitalus sp. n.
9. 5. Articulo primo tarsorum posticorum pulvillis tri-
bus æque longis; vertice oculo haud latiore.
288 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
6. Corpore pedibusque fusco-ferrigineis. 4. C. fuscus sp. n.
6.6. Corpore nigro, pedibus anterioribus rufis. 5. C. rufipes sp. n.
2,2. Dorso pronoti levi vel suaviter granuloso.
6. ©. Maesoi sp. n.
1.1. Pronoto postice longe subulato; inter humeros parum
ampliato.
7. Antennis inter oculos insertis; costa frontali rotundato-
arcuata.
8. Dorso pronoti valde rugoso, rugis elevatis.
9. Elytris apice subacuminatis, anguste rotundatis.
7. C. asperalus sp. n.
9. Elytris apice late rotundatis.
10. Vertice ante oculos distincte prominulo, dorso pro-
noti valde rugoso. 8. C. tuberculatus sp. n.
10.10. Vertice ante oculos haud prominulo, dorso pro-
noti parum rugoso. 9. C. leslaceus sp. n.
8.8. Dorso pronoti multo minus rugoso, rugis discretis.
11. Pronoti dorso levi tantum inter humeros carinis
abbreviatis instructo,carina media recta haud
undulata. 10. C. interruptus sp. n.
11.11. Pronoti dorso plus minusve rugoso, carina
media plerumque undulata.
12. Costa frontali ante ocellum medium sinuata.
11. C. nodulosus sp. n.
12.12. Costa frontali haud sinuata. 12. C. fuliginosus sp.
13. C. ferrugineus sp. n.
7.7. Antennis fere ante oculos insertis; costa frontali inter
oculos sinuata. 14. C. Mazarredoi sp. n.
É
1. C. FOSSULATUS sp. nov.
Pallide griseus, fusco variegatus, rugoso-tuberculosus. Capite
haud exserto : vertice oculo æque lato, utrinque subfossulato, antice
non producto; costa frontali inter oculos valde rotundato arçuata ;
antennis inter oculos insertis. Pronoto antice tectiformi, postice
deplanato ad apicem abdominis extenso ; dorso rugoso-tuberculoso,
pone humeros fossulato; carina media antice magis elevata, postice
pluri-interrupta; processu postico utrinque juxta carinas laterales
carinula irregulari subcompressa instructo, lobis deflexis processus
subtus valde sinuatis; angulo postico loborum lateralium lato, apice
sub-rotundato truncato. Elytris minutissimis, subacuminatis; alis
abbreviatis. Femoribus intermediis latiusculis, carina superiore
pone medium minus elevata; femoribus posticis latis; tibiis posticis
parum spinosis; articulo primo tarsorum post. tertio valde longiore ;
pulvillis apice acutis, pulvillo tertio secundo longiore.
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 289
Long. corporis, 8 mm., pronoti, 7 mm., fem. post. 4,5 mm.
Loc. Ceylan (coll. de M. Brunner).
2. C. PLANUS Sp. nov.
Fusco-ferrugineus, valde rugoso-tuberculosus. Capite haud exserto;
vertice oculo vix latiore, antice non producto ; costa frontali inter
oculos producta et subindistincte sinuata; antennis inter oculos
insertis. Pronoto postice ad apicem abdominis extenso, dorso depla-
nato, rugoso-tuberculoso, carina media parum elevata, pluri-inter-
rupta, inter humeros costis duabus abbreviatis, parallelis, instructo;
carinis lateralibus prope marginem anticum parallelis longe ante
humeros abrupte interruptis; angulo postico loborum apice subtrun-
cato-rotundato. Elytris alisque nullis? vel obtectis. Femoribus
intermediis carinis obscure undulatis ; femoribus posticis brevius-
culis, inferne breviter lobatis, area supero-externa tuberculis seriatis
oblique positis : articulo primo tarsorum posticorum tertio valde
longiore; pulvillis apice acutis sed non spinosis ; pulvillo tertio
secundo parum longiore.
Long. corporis, © 9 mm., pronoti, 8 mm., fem. post. 5,5 mm.
Loc. Nord de l'Australie (coll. de M. Brunner).
3. C. CAPITATUS Sp. nov.
Obscure ferrugineus, rugosus. Capite haud exserto : vertice oculo
valde latiore, deplanato, antrorsum distincte angustato, ante oculos
producto; costa frontali inter oculos arcuato-producta; antennis
fere inter oculos insertis. Pronoto deplanato, rugoso-tuberculoso,
carina media percurrente, parum elevata, ante humeros subsinuata;
carinis lateralibus prope marginem anticum parallelis ; dorso inter
humeros costis duabus oblique positis, postice inter se minus dis-
tantibus; angulis humeralibus obtusis, intus carinula subrecta
retrorsum ad apicem processus producta; processu postico abdo-
mine breviore : angulo postico loborum lateralium apice anguste
truncato-rotundato. Elytris minutissimis; alis abbreviatis. Femo-
ribus anterioribus valde elongatis, carinis subrectis, femoribus
postieis dimidio apicali gracillibus ; articulo primo tarsorum
posticorum pulvillis apice acutis sed non spinosis;, pulvillo tertio
secundo parum longiore.
Long. corporis, @ 11 mm., pronoti 8 mm., fem. post. 7,5 mm.
Loc. Java (coll. de M. Brunner).
4. C. FUSCUS sp. nov.
Minutus ; obscure fuscus, corpore subtus pedibusque pallidioribus.
Capite haud exserto : vertice oculo latiore, antrorsum valde
angustato : costa frontali inter oculos fortiter arcuato-rotundata;
antennis fere inter oculos insertis. Pronoto postice ad apicem abdo-
minis extenso. Dorso granuloso, parce tuberculato, carina media
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXXI. j 19
290 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
vis elevata atque pluri-interrupta. Elytris minutissimis, subacumi-
natis ; alis valde abbreviatis. Pedibus anterioribus fusco-fasciatis ;
femoribus intermediis carinis obtusissime undulatis; femoribus
posticis breviusculis, carinis integris; pagina externa rugis obliquis
modice elevatis: articulo primo tarsorum posticorum pulvillis acutis
sed haud spinosis ; pulvillo tertio secundo parum longiore.
Long. corporis, Q 8 mm., pronoti, 6 mm., fem. post. 5 mm.
Loc. Sibul (Mazarredo, ma collection).
5. C. RUFIPES Sp. nov.
Nigro-fuscus, thorace lateribus nec non pedibus anticis rufñis;
minute granosus. Vertice antrorsum angustato, costa frontali inter
oculos arcuato producta. Pronoto dorso plano, tuberculato, carina
media vix elevata, multi-interrupta, inter humeros lineis elevatis
abbreviatis, postice non subulato apicem abdominis vix superante.
Elytris oblongis, nigris. Femoribus anterioribus carinis com-
presso-dilatatis sed non undulatis; femoribus posticis latiuseulis,
nigris, tantum basi rufescentibus; pulvillis tribus articuli primi tar-
sorum posticorum apice acutis sed non spinosis, subæque Jongis.
Long. corporis, G 7,5 mm , pronoti, 7 mm., fem. post. 7 mm.
Loc. Somali (Revoil, ma collection).
6. C. Mazsoï sp. nov.
Albido-cinereus, sublævi. Capite parum exserto; vertice antror-
sum sub-ascendente et distincte angustato; costa frontali inter
antennas valde rotundato-producta ; antennis inter oculos insertis.
Pronoto deplanato, minute granoso, inter humeros lineis duabus
elevatis antice posticeque abbreviatis, sulcis transversis valde
expressis; prozona plana; carina media undulata, sub-oblitterata ;
processu postico ad apicem femorum extenso; angulo postico laterali
apice hebetato. Elytris apice rotundatis, alis ultra apicem processus
parum productis. Pedibus fusco-variegatis; femoribus carinis rectis,
fem. posticis elongatis; articulo primo tarsorum post. pulvillis sub-
spinosis, pulvillo tertio secundo longiore.
Long. corporis, Q 10 mm., pronoti, 9 mm., fem. post. 7 mm.
Loc. Nueva Caceres (Mazarredo, ma collection).
7. C. ASPERATUS sp. nov. (fig. 25,25a).
Fuscus, scaber. Vertice antrorsum angustato, oculo latiore;
costa frontali valde inter oculos arcuato-producta ; antennis inter
oculos insertis. Pronoto acute subulato, dorso tuberculis elongatis,
inter humeros linea elevata antice posticeque abbreviata, carina
media lateralibusque compressiusculis; lobo postico laterali sub-
acuto. Elytris oblongis, latitudine sua fere triplo longioribus, apice
anguste rotundatis, sub-acuminatis; grosse punctatis. Alis ultra
apicem pronoti extensis. Femoribus anterioribus angustis, carinis
tantum granulatis. Articulo primo tarsorum posticorum tertio vix
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 291
longiore ; pulvillis subtus rotundatis, pulvillo tertio duobus primis
unitis breviore.
Long. corporis, © 10 mm., pronoti, 13 mm., fem. post. 6 mm.
Loc. Cochinchine (coll. de M. Brunner et la mienne).
8. C. TUBERCULATUS SP. nOV.
Pallide fuscus. Vertice antrorsum valde angustato, oculo æque
lato; costa frontali valde arcuato-producta ; antennis inter oculos
insertis. Pronoto longissime subulato, dorso rugis elongatis plurimis
consperso, Carinis crassiusculis, Carina media unduiata, lobo
postico laterali anguste et oblique truncato. Elytris oblongis, apice
rotundatis; alis ultra apicem pronoti extensis. Femoribus angustis,
elongatis, integris : articulo primo tarsorum posticorum tertio vix
longiore, pulvillis subtus rectis, apice acutis, pulvillo tertio secundo
parum longiore.
Long. corporis, © 10 mm., pronoti, 14 mm., fem. post. 6,5 mm.
Loc. Borneo, ma coll.
Outre les différences signalées dans la diagnose, cette espèce
diffère de la précedente par son corps plus svelte et plus élancé en
avant, avec le pronotum plus étroit antérieurement et le vertex
plus élevé.
9. C. TESTACEUS Sp. nov.
Testaceo-flavescens, fusco-cinereo-variegatus. Capite haud exserto;
vertice oculo angustiore, antrorsum angustato, a supero viso ante
oculos haud producto; costa frontali arcuata ante ocellum medium
subindistincte sinuata; antennis inter oculos insertis. Pronoto
postice subulato, dorso deplanato, inter humeros convexiuseulo
tuberculis rotundatis, depressis, ante humeros, carinulis duabus
abbreviatis; processu postico rugis elongatis raris sparsis; angulo
postico loborum lateralium triangulari, apice anguste subtruncato.
Elytris oblongis apice rotundatis, reticulatis : alis caudatis. Femo-
ribus fusco-fasciatis, angustis, elongatis, carinis obtusissime undu-
latis; femoribus posticis valde granosis : articulo primo tarsorum
posticorum, tertio valde longiore, superne distincte serrulato,
pulvillo tertio duobus primis unitis breviore.
Long. corporis Q 10 mm., pronoti, 12,5 mm., fem. post. 7 mm.
Loc. Ceylan, ma coll.
10. C.INTERRUPTUS Sp nov.
Obscure fusco -ferrugineus. Vertice oculo valde angustiore, antror-
sum parum angustato, ante oculos haud producto, carinis anterio-
ribus intus valde interruptis : costa frontali inter oculos valde
arcuato-producta, ante ocellum medium distincte sinuata ; antennis
inter oculos insertis. Pronoto longe subulato, dorso deplanato,
sublævi, tantum minute granulato-rugoso, ante humeros carinulis
duabus abbreviatis, carina media parum elevata compressiuscula
292 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
recta, antice cristulata et prope marginem anticum subito depressa
et oblitterata ; carinis lateralibus prozonæ antrorsum divergentibus :
angulo postico loborum lateralium apice rotundato. Elytris oblongis,
brevibus; alis longe ultra apicem pronoti extensis, Femoribus
elongatis, carinis crenulatis: articulo primo tarsorum post. pulvillo
tertio secundo vix longiore.
Long. corporis, 9 mm., pronoti, 11 mm., fem. post. 6 mm.
Loc. Java (coll. de M. Brunner).
11. C. NoDULoSUS sp. nov.
Obscure fuscus. Capite modice elevato: oculis prominulis; vertice
antrorsum angustato, oculo valde angunstiore, medio carinato, ante
oculos haud producto; costa frontali breviter arcuato-producta,
ante ocellum medium distincte sinuata; antennis inter oculos
insertis. Pronoto subulato, longe ultra geniculos posticos producto,
dorso deplanato, ruguloso, antice convexiusculo, carina media
undulata, subnodulosa, prope marginem anticum subito depressa et
suboblitterata. Elytris latis, brevissimis latitudine sua haud duplo
longioribus ; alis caudatis. Femoribus elongatis, carinis subintegris,
rectis : tarsorum posticorum pulvillo tertio secundo haud longiore.
Long. corporis, G 8 mm., pronoti, 11,5 mm., fem. post. 6 mm.
Loc. Dolores, Philippines (Mazarredo, ma collection).
12. C. FULIGINOSUS Sp. nov.
Fuliginosus. Capite haud exserto; vertice oculo subæque lato,
antrorsum valde angustato, ruguloso, utrinque fossulato, ante
oculos vix prominulo; costa frontali arcuato-producta, ante ocellum
medium haud sinuata; antennis inter oculos insertis. Pronoto longe
subulato, dorso deplanato, rugis obtusis consperso, carina media
pluri interrupta, prope marginem anticum depressa, oblitterata;
angulo postico loborum lateralium anguste acuminato, apice hebe-
tato. Elytris oblongis, apice rotundatis, impresso-punctatis; alis
caudatis. Femoribus elongatis : articulo primo tarsorum post.
pulvillo tertio parum longiore.
Long. corporis, © 11 mm., pronoti, 14 mm., fem. post. 7 mm.
Loc. Indes orientales (coll. de M. Brunner).
13. C. FERRUGINEUS Sp. nov.
Præcedenti valde affinis et primo intuito simillimus, sed vertice
antrorsum minus angustato angulo postico loborum lateralium
magis rotundato ; carinis femorum anteriorum subundulatis; pul-
villo tertio tarsorum posticorum secundo distincte longiore, statura
minore differt.
Long. corporis, G@, 8-9 mm., pronoti 10-11 mm., fem. post.
5-6 mm.
Loc. Philippines (Musée de Stockholm).
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 293
14, C. MAZARREDOI Sp. nov.
Cretaceus, cinereo vel fusco-variegatus. Vertice granoso subfos-
sulato, oculo angustiore, antrorsum distincte angustato, ante oculos
haud producto; costa frontali antice posticeque sinuata; antennis
fere ante oculos insertis. Pronoto longe subulato, dorso noduloso et
-fossulato, toto impresso-punctato, carina media pone humeros valde
sinuata; angulo postico loborum lateralium late sub rotundato-
truncato. Elytris oblongis, fuscis, pallide strigatis; alis ultra apicem
.pronoti vix productis, fuscis. Femoribus fusco-fasciatis, carinis
obscurissime undulatis ; femoribus posticis angustis : articulis primo
tertioque tarsorum posticorum subæque longis, pulvillis apice haud
spinosis, pulvillo tertio, duobus primis unitis vix breviore.
Long. corporis G', 8 mm., pronoti, 11 mm., fem. post., 4,5 mm.
Loc. Dolores (Philippines) (Mazarredo, ma collection).
VI. — Section BATRACHIDEÆ.
Le corps est légerement rugueux. Le front est vertical ou peu
oblique; le vertex est en général large et tronqué en avant ou très
peu saillant ; la carène frontale se continue parfois sans transition
brusque avec celle du milieu du vertex, d’autres fois le vertex,
n’étant nullement carené, celle du front commence à la base même
de la région frontale et est toujours sillonnée depuis sa base jusqu’à
l'ocelle médian; dans le genre Puiggaria mihi, le sillon de la carène
frontale est tres large, plus large même que le premier article des
antennes, mais en général ce sillon est très étroit pas plus large que
le diamètre du reste de l’antenne. Les antennes sont insérées sur
la ligne qui réunirait les bords antérieurs des yeux et plus fréquem-
ment en arrière de cette même ligne, c’est-à-dire entre les yeux;
elles sont grêles et en général longues, quelquefois même extrême-
ment longues, composées de 16 à 22 articles dont le premier est
bien plus large que les autres et le deuxième globuleux et petit. Les
yeux sont gros et fort saillants et alors ils sont arrondis, où dépri-
més, pas élevés et de forme triangulaire; supérieurement ils sont
entamés par un petit lobe du vertex. Les ocelles postérieurs sont
situés dans la partie moyenne de la portion frontale comprise entre
les yeux. Les palpes maxillaires sont grands avec les articles
apicaux plus ou moins larges, déprimés et de couleur jaunâtre.
Le pronotum est toujours tectiforme; antérieurement il s’'avance
sur la tête en recouvrant l’occiput, et chez la plupart se termine en
‘une pointe crochué au bout dirigée en avant, entre les yeux; posté-
rieurement son processus est pointu et de longueur assez variable :
_ les lobes latéraux sont verticaux et bisinués au bord postérieur, le
sinus inférieur étant arrondi et non anguleux, son angle postero-
204 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
inférieur est droit ou aigu, dirigé en bas, et non refléchi. Les élytres
sont arrondies à l'extrémité et presque toujours marquées, près de
l'extrémité, d’une tache claire; les ailes varient pour la longueur,
étant raccourcies chez les unes, et prolongées au delà du processus
du pronotum chez les autres.
Les pattes sont simples, et les fémurs antérieurs ont les carènes
droites, non festonnées ; et supérieurement ils sont sillonnés; les
fémurs postérieurs ont l'aire médiane de leur face externe assez
large, de forme régulière avec les interstices des plis obliques gra-
nuleux ou squammuleux : les tibias postérieurs sont plus larges vers
l'extrémité, leurs carènes étant multi-épineuses ; le premier article
des tarses postérieurs est à peine plus long et parfois aussi long que
le dernier; les plantules de ce premier article sont subarrondies, ne
se terminant point en épine; elles sont en même temps d’égale lon-
gueur ou la dernière est un peu plus longue.
Paxilla gen. nov.
Corpore ruguloso, nitidiusculo. Capite lato ; vertice arcuato, antice
utrinque transversim carinato, medio carina longitudinali; costa
frontali rotundata a basi sulcata, antennis brevibus articulis 20-22
parum distinctis, inter partem inferiorem oculorum insertis : oculis
haud exsertis, sub-triangularibus. Pronoto tectiformi, antice angu-
lato, postice sub-acuto, apicem femorum non attingente, dorso
ruguloso, rugis longitudinalibus destituto, carinis lateralibus ante
humeros nullis. Elytris angustis, alis abbreviatis. Femoribus ante-
rioribus carinis integris, rectis; fem. posticis latiusculis, pagina
externa pinnata subsquamulata ; lobo femorali parvo, tibiis posticis
multispinosis, extus sulcatis ; articulo primo tarsorum posticorum
superne sulcato, elongato, articulo tertio parum longiore; pulvillis
subtus rotundatis, subæque longis.
Tettigidea pars Scudder.
1. P. oBEsA Scudd. |
Nigra © vel obscure fusca, supra plumbea, capite antice fascia-
que obliqua laterali pronoti pallidis &G, subnitidis, granulatis.
Pronoto carina media regulariter arcuata, dorso suaviter ruguloso-
cicatricoso; processu postico subacuto. Elytris sublevibus, alis
pronoto brevioribus. Femoribus anticis incostatis, supra obscure
sulcatis : fem. intermediis supra sulcatis atque bicostatis, pagina
externa costa longitudinali, incrassata et subcrenulata; femorum
posticorum strigis paginæ externæ subsquamatis. Valvulis oviposi-
toris subscabris.
Long. corporis, 4Q, 10-15 mm., pronoti, 9-12 mm., fem. post.
6-8,5 mm.
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 295
Teltigidea obesa Scudder, Ent. notes VI p. 12. Boston. Soc. of
Nat. Hist. Vol. XIX, 1877-78.
Loc. Georgia, Morrison (coll, de M. Brunner et la mienne
ainsi que dans les Musées de Stockholm et de Genève).
C'est un insecte assez singulier par sa couleur noir brillant ainsi
que par la forme bombée de son corps. Dans la larve, le corps est
comprimé, et la coloration change légèrement, les antennes, les
palpes et une partie des tarses étant roussâtres.
Tettigidea Scudd.
Corpore rugosiusculo; fronte modice obliqua ; vertice oculo æque
lato vel sublatiore, antice carina obliqua terminato, medio carinato;
costa frontali magis compressa ante oculos et pone eos compresso-
elevata, subtiliter suleata; antennis brevibus, articulis 22 compo-
sitis. Pronoto obtuse tectiformi, antice angulato, vel angulato
rotundato, postice acuto, plus minusve elongato, carina media acu-
tiuscula, carinis lateralibus ante humeros indicatis, dorso utrinque
rugis longitudinalibus, irregulariter dispositis prædito. Elytris
apicem versus sæpissime macula pallida notatis; alis apicem pro-
cessus plerumque superantibus. Femoribus anterioribus superne
sulcatis; fem. intermediis extus unicostatis; femorum posticorum
pagina externa strigis obliquis, undulatis, interstitiis granosis; lobo
femorali parvo; tibiis posticis pluri spinosis; articulis primo tertio
que tarsorum posticorum subæque longis vel primo parum longiore,
pulvillis duobus apicalibus sub-æqualibus, haud spinosis. Valvalis
ovipositoris subscabris.
DISPOSITIO SPECIERUM.
1. Pronoto rugis irregularibus abbreviatis.
2. Processu postico pronoti apicem femorum haud attingente
vel vix superante; alis abbreviatis non ultra apicem
pronoti extensis. 1. 7. Chichimeca Sauss.
3. Elytris unicoloribus, immaculatis. 2. 7. cuspidata Scudd.
3.3. Elytris prope apicem puncto flavo ornatis.
4. Capite a latere viso ante oculos subacuminato ; elytris
minutis, punctatis. 3. T. prorsa Scudd.
4.4. Capite a laterce viso ante oculos rotundato; elytris,
latis lævibus. 4. T. polymorpha Burm.
2.2. Processu postico pronoti apicem femorum superante;
alis perfecte explicatis, ultra apicem pronoti extensis.
5. Elytris prope apicem puncto flavo ornatis.
6. Processu postico pronoti inter carinas ruguloso ; dorso
inter humeros tectiformi, carina media acuta.
5. T°. lateralis Scudd.
296 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
6.6. Processu pronoti lævi, dorso inter humeros transver-
simconvexo, carina media leviter elevata.
6, 7. Guatemalteca sp. n.
5.5. Elytris unicoloribus, impictis. 7. T. Scudderi sp. n.
1.1. Pronoto rugis regularibus sub parallelis percurrentibus.
8. mulli T.costata sp. n.
1. T. CxicHimEca Sauss,
Fusca, fronte sæpissime pallida; femoribus flavo-pictis, tibiis
rufis, granosa. Vertice antice obtuse angulato. Pronoto antice
obtuse angulato, postice acuto, apicem femorum vix attingente,
carina media versus caput distincte arcuato-declivi, carinis latera-
libus prope marginem anticum distinctis, retrorsum subdivergenti-
bus, dorso longitrorsum rugoso. Elytris extus rufescentibus, prope
apicem impictis; alis abbreviatis. Femoribus posticis latis, granoso-
strigatis; articulo primo tarsorum post. pulvillis subæque longis.
Long. corporis, G', 10 mm., pronoti, 9 mm., fem. post., 6 mm.
Teltix chichimeca Sauss. Rev. et Mag. de Zool. XIII p. 400 (1861).
» » Thomas, Syn. p. 244.
Loc. Mexico calida (Saussure); Ciudad Durango (ma collection).
J’ai vu un exemplaire de la coll. de M. Brunaer avec l'indication
Nossi-be, Madagascar, que je crois incertaine.
2. T. cuspipaATA Scudd.
Blackish brown, the head a little paler ; frontal carina of the
head compressed, rather prominent, sulcate from the middle of the
eyes downward. Whole head and pronotum as well as hind femora
covered rather profusely with minute depressed granulations,
giving a brighter appearance to the insect from their reflection of
the light. Pronotal shield extending behind nearly to the tip of the
posterior femora the front border angulated, and the compressed,
slightly elevated, but very distinct, median carina produced ante-
riorly to a sharp point, reaching to the upper base of the frontal
carina of the head. Tegmina flat with very few and very indistinct
granulations, and excessively minute and crowded punctulations.
Wings very short, claws sharply spurred at the base; valves of
ovipositor rather stoutly serrulate.
Length of body, ©, 17 mm., of pronotal shield, 13 mm., of hind
tibiæ, 8 mm.
Teltigidea cuspidata Scudd. Entomol. notes IV. p. 31 (1875).
Loc. Andes du Pérou.
Je place cette espèce, qui m'est inconnue en nature, à côté du
T. Chichimeca Sauss. par la longueur du pronotum qui ne dépasse
que de peu l'extrémité des dernières cuisses : la forme du bord ante-
rieur de ce même anneau qui s’étend sur la tête en forme d’épine
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 297
crochue peut servir à le distinguer de cette espèce qui du reste
diffère de toutes ses congénères par sa très grande taille.
3. T. PRORSA Scudd.
Obscure-fusca, dorso plerumque ferrugineo-castaneo; capite
antice fasciaque laterali, obliqua, pronoti in pallidis. Vertice ante
oculos producto, distincte angulato; antennis rufescentibus apice
infuscatis. Pronoto antice angulato-rotundato, postice apicem
femorum haud attingente, dorso nitidiusculo, ruguloso, costis parum
elevatis, longitudinalibus; carina media acuta; carinis lateralibus
inter humeros parum distantibus, angulis humeralibus obtusissimis,
fere nullis. Elytris minutis, punctatis, fuscis, margine externo rufo,
apice puncto parvo flavo. Femoribus anticis sæpe rufescentibus,
indistincte sulcatis; femoribus posticis valde granosis.
Long. corporis G@, 9-11 mm., pronoti, 7-10 mm., fem. post.,
5-7 mm.
Tetligidea prorsa, Seudd. Ent. Nat. VI, p. 12. Boston. Soc.
Nat. Hist. vol. XIX. 1877-78.
Loc. Georgia, Morrison, (coll. de M. Brunner et la mienne,
Musée de Stockholm).
4. T. PoLyYMorRPHA Burm.
Fusca vel grisea opaca : capite antice fasciaque laterali pronoti
in G pallidis; antennis rufescentibus; femoribus postice plus
minusve fusco-fasciatis.
Vertice obtuse producto,oculo æque lato, granoso, medio carinato,
a latere viso ante rotundato: costa frontali valde compresso-elevata.
Pronoto antice obtuse angulato, postice acuto, apicem femorum
posticorum non attingente, carinis lateralibus subacutis, carina
media antice subgibbosa, dorso rugis tuberculisque parum elevatis
instructo. Elytris latiuseulis, lævibus, fuscis, extus pallidioribus,
apice macula parva, flava. Alis valde abbreviatis, ultra apicem
pronoti haud extensis. Femoribus posticis nitidiusculis, parce rugosis
sed valde granosis; articulo primo tarsorum posticorum pulvillo
tertio secundo distincte longiore.
Long. corporis, 4Q, 8-12 mm., pronoti, 7,5-11,5 mm., fem.
post., 5-7 mm.
Telriz polymorpha Burm. var. B. Handb. II, p. 657 (1839).
Tetrix parvipennis Harr., Cat. ins. Mass. 57 (1835) — ibd. Rep.
3 d. ed. 187 fig. 82 (1K62).
Teitigidea polymorpha Seudd. Mat. Boston. Journal N. Hist.
p. 476, vol. VII.
Tettigidea polymorpha Thomas Syn. p. 188.
Loc. Etats-Unis de l'Amérique. du Nord, Georgie, Morrison (Musée
de Stockholm et ma collection).
298 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
5. T. LATERALIS Scudd.
Fusca vel brunnea, pallide variegata, dorso plerumque pallido :
capite antice nec non lateribus thoracis G'abdomineque subtus pallide-
flavis. Vertice obtuso, convexiusculo, utrinque granoso, antice carina
media producta, costa frontali valde compressa. Pronoto antice
angulatim producto vel subrotundato, postice subulato, apicem
femorum superante, carina media acutiuscula, carinis lateralibus
antice plerumque subindistinctis; dorso transversim convexo, rugu-
loso, costis longitudinalibus confusis; antice distincte tectiformi.
Elytris latiusculis ante apicem puncto calloso, pallido : alis ultra
apicem processus extensis. Femoribus granoso-scabris ; tibiis rufes-
centibus; articulo primo tarsorum post. pulvillis inferne rectis,
pulvillo tertio longiore.
Long. corporis, GQ, 10-14 mm., pronoti, 9-16 mm., fem. post.,
5,5-8 mm.
Acrydium laterale Say, Am. ent. I. PI. 5 (1824) — Ibd. Ent. of.
N. Amer. (ed. Le Conte) I. 10. PI. 5, f. 2-3.
Tetrix lateralis Harr., Cat. Ins. Mass. 57. — Ibd. Rep. 3 d.
ed. 187%.
Tetrix polymorpha Burm. var. À. Handb. II, p. 659.
Tettigidea lateralis Seudd. Mat., Boston Journ. Nat. Hist p. 477,
vol. VII.
Tettigidea lateralis Thomas, Syn. p. 187.
Loc. États-Unis de l'Amérique du Nord. Georgia, Morrison; Illi-
nois, Belfrage; Carolina bor., Morrison; Cuba (Gundlach, ma
collection).
6. T. GUATEMALTECA Sp. nov.
Pallide-grisea, fusco variegata ; femoribus fusco-fasciatis. Vertice
oculo angustiore, antice obtuse parum producto, medio carinato,
a latere viso rotundato. Pronoto antice rotundato-subangulato, postice
subulato apicem femorum vix superante; dorso sub-lævi, rugis lon-
gitudinalibus fere indistinctis ; inter humeros convexisculo, carina
media parum elevata pallide-fuscoque notata; carinis lateralibus
prope marginem anticum perspicuis, curvatis, retrorsum divergenti-
bus. Elytris lævibus, fuscis, extus pallidioribus, ante apicem macula
obliqua pallida notatis; alis longe pone apicem pronoti extensis:
Femoribus posticis minute granulatis : articulo primo tarsorum
posticorum pulvillis inferne subrotundatis; tertio parum longiore.
Long. corporis, ©, 10 mm , pronoti, 10,5 mm., fem. post., 6 mm.
Loc. Guatemala (coll. de Mr. Brunner).
Chez cette espèce le pronotum est presque privé des carènes lon-
gitudinales irrégulières que l’on voit dans les autres espèces du
genre. Par sa taille elle pourrait figurer entre 7°. polymorpha Burm.
et 7”. lateralis Scudd.
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 299
7. T. SCUDDERI sp. nov.
Griseo-plumbea, subtus pallida. Vertice oculo angustiore, gra-
noso, antice obtuso; costa frontali parum compresso-elevata; anten-
nis rufescentibus, apice subinfuscatis. Pronoto antice angulato-
rotundato, postice angustissime producto, subfiliformi, acuto.Carina
media parum elevata, inter humeros suboblitterata, dorso sublævi,
granuloso, rugis longitudinalibus parum indicatis. Elytris ovatis,
griseis, impictis. Alis ultra apicem pronoti extensis. Femoribus posti-
cis parum latis, articulis primo tertioque tarsorum posticorum æque
longis; pulvillis inferne rectis, pulvillo tertio cæteris haud longiore.
Long. corporis, ©, 8 mm., pronoti, 10 mm., fem. post., 5,5 mm.
Loc. Hautes Amazones (coll. de Mr. Brunner).
8. T. MULTICOSTATA Sp. nov.
Fusco-ferruginea, dorso fusco vel pallido. Vertice oculo latiore,
antice obtuse angulato, costa media compressa, postice subito abbre-
viata; costa frontali modice compressa, subrecta; antennis brevius-
culis, rufescentibus, apicem versus infuscatis. Pronoto antice obtuse
producto, medio uncinato, postice acuto, apicem femorum non attin-
gente vel parum superante, dorso obtuse tectiformi, granoso, rugis
fere regularibus, parallelis, percurrentibus; carina media acutiuscula.
Elytris ovatis, fuscis, externe pallidioribus, parce albido granosis.
Alis apicem pronoti superantibus vel abbreviatis. Femoribus grano-
sis, obscure fusco-fasciatis ; tarsis pallidis, articulis primo tertioque
tars. post. æque longis, pulvillis inferne subrotundatis, tertio cæ-
teris haud longiore.
Long. corporis, Q, 10 mm., pronoti, 10-11 mm., fem. post.
7 mm.
Loc. Brésil, ma collection, grâce à l’obligeance de Mr. Brunner
von Wattenw yl.
C’est l’espèce la plus facile à reconnaître par les côtes presque
régulières de son pronotum et par la forme du bord antérieur du
même segment qui est aigu au milieu comme dans le genre suivant.
Batrachidea Serv.
Corpore latiuseulo, minute granuloso. Facie modice obliqua ; oculis
globosis, subrotundatis ; vertice angusto; costa frontali a basi sul-
cata, inter oculos subito abbreviata; palpis max. compresso-dilatatis,
flavis, articulo apicali penultimo longiore, oblongo. Pronoti dorso
obtuse-tectiformi, antice acutissime producto, postice geniculos non
vel vix attingente; carina media tota in eodem plano jacente,
acuta, antice utrinque carinis subparallelis postice abbreviatis.
Elytris oblongis; alis processu brevioribus. Femoribus carinatis,
femoribus intermediis apice in spinam productis, fem. posticis
300 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
magnis, Spina femorali parva, spina geniculari ægre distinguenda ;
articulis primo tertioque tarsorum posticorum subæque longis;
pulvillis inferne rectis, pulv. tertio cæteris vix longiore.
PBatrachidea pars, Serville, non Saussure, Scudder, Thomas.
DISPOSITIO SPECIERUM.
1. Elytris macula magna rotundata flava ante apicem ornatis.
1. PB. flavonotata sp. n.
1.1. Elytris puncto minuto subapicali instructo.
2. BP. mucronata Serv.
1. B. FLAVO-NOTATA Sp. nov.
Obscure ferruginea, capite antice, pronoto postice, abdomine
supra nec non corpore subtus pallidis. Antennis elongatis, ferrugi-
neis. Vertice granulato oculo æque lato © vel angustiore G\, costa
frontali ante oculos vix producta. Pronoto granulato, antice aperto,
postice apicem femorum non attingente, acuto; carina media per-
currente, acuta, sinu inferiori loborum lateralium pronoti arcuato.
Elytris latis, fuscis, ante apicem macula magna subrotundata flava
notatis : alis abbreviatis. Femoribus anterioribus férrugineis ; fem.
posticis obscure variegatis; tibiis posticis fuscis, pallide annulatis;
tarsis pallidis.
Long. corporis, GQ, 8-12,5 mm., pronoti, 7-10,5 mm., fem.
post., 5-7,5 mm.
Loc. Nouvelle Grenade (Dämel, Musée de Stockholm).
2. B. MUCRONATA Serv.
Fusca, granulis pallidis minutis conspersa, articulis apicalibus
palporum max. pallidis. Pronoto ruguloso, carinis nigro-rufoque-
macCulatis, spina marginis anticis acutissima, fusca. Elytris puncto
flavo subapicali sæpe subindistincto : alis abbreviatis vel apicem
pronoti superantibus. Femoribus granulatis, carinis subintegris:
fem. anticis apice muticis, flavo-nigroque-maculatis : tibiis rufes-
centibus, fusco-annulatis; tibiis posticis obscure fuscis, basi annulo
flavo; tarsis pallidis, articulo tertio apice fusco.
Long. corporis, GQ, 9-10 mm., pronoti, 10-14 mm., fem.
post., 7-8 mm.
Tetrix (Batrachidea) mucronata Serv. Orth., p. 764 (1839).
Tetrix mucronata Serv. Encycl., t. X, p. 600.
Acridium (Tetrix) mucronatum de Haan, Bijdrag. tot de kennis
der Orth., p. 166.
Loc. Apiahy au Brésil (Puiggari, ma collection); Pérou central
(Musée de Varsovie et coll. de M. Brunner).
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 901
Scaria gen. nov.
Corpore gracili, fere lævi. Facie valde obliqua; oculis valde
globosis; vertice oculo angustiore; costa frontali sulcata, medio
compresso-elevata, antice posticeque subito abbreviata; antennis
elongatis, filiformibus; palporum articulo apicali penultimo lon-
giore, late compresso, pallido. Pronoto dorso fere plano, antice
plus minusve compresso, acutissime producto, uncinato, postice
longe ultra apicem femorum extenso, carina media antice antrorsum
ascendente, postice subdepressa, carinis lateralibus prope marginem
anticum subobsoletis;, angulis humeralibus obtusissimis. Elytris
oblongis sæpe apicem versus puncto pallido notatis. Alis perfecte
explicatis. Femoribus carinatis, carina superiore femorum interme-
diorum apice in spinam producta, spina femorali parva, spina geni-
culari fere nulla; articulis primo tertioque tarsorum posticorum
subæque longis.
Acrydium p. de Geer.
Tettix p. Stal.
DISPOSITIO SPECIERUM.
1. Pronoti dorso viridi; elytris puncto pallido anteapicali
notatis. 1.5. Lamata de Geer.
1.1. Pronoti dorso linea pallida longitudinali; elytris im-
maculatis. 2. 8. lineala sp. n.
1. S. HAMATA de Geer.
Olivacea, utrinque fascia lata nigra longitudinali; margine
inferiore loborum lateralium pronoti flavo ; corpore subtus, capite
pedibusque pailide rufescentibus ; labro fusco; elytris nigris, puncto
ante apicali pallido; femoribus posticis subtus striga fusca. Pronoto
antice parum compresso. Alis apicem pronoti superantibus, fuscis
Femoribus anterioribus apice spina parva vel nulla; carina media
pronoti percurrente, in pone humeros breviter depressa; tibiis
posticis ferrugineis, marginibus lateralibus superioribus apicem
versus levissime dilatatis, minutissime serrulatis, pariter dentatis,
margine interiore prope apicem inermi.
Long. corporis, 4®, 9-12 mm., pronoti, 11,5-14 mm., fem.
post., 5,5-6,5 mm.
Acrydium hamatum de Geer, Mém. 3, p. 503, 22. pl. 42 f. 15.
(1773).
Teliix hamatus Stäl, Rec. orth. I. p. 146.
Loc. Surinam (coll. de Geer, sec. Stäl); Hautes Amazones
(Staudinger) ma coll., Cayenne (Jelski), Musée de Varsovie.
Chez le G que j'ai examiné les fémurs antérieurs sont pourvus
302 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
d'une épine apicale, les élytres sont tachées de jaune à la base, le
pronotum est plus comprimé en avant des angles antérieurs et
l’épine de son bord antérieur est plus saïllante et arquée. J'ignore
si ces différences sont ou non spécifiques.
2. S. LINEATA SP. nov.
Atra, linea media pronoti nec non margine inferiore loborum
lateralium pallidis; corpore subtus cum capite pedibusque pallide
rufescentibus; elytris immaculatis; femoribus posticis basi subtus
striga fusca. Pronoto antice parum compresso, vix antrorsum
elevato, carina media inter humeros humiliore, plus minusve obso-
leta; «carinis lateralibus antice distinctis. Alis apicem pronoti
superantibus. Femoribus anticis spina apicali nulla, tibiis posticis
pallidis uti in præcedenti arcuatis.
Long. corporis, G'®, 8-10 mm., pronoti, 11,12 mm., fem. post.
5,5-6,5 mm.
Loc. Hautes Amazones (Staudinger) ma collection.
Puiggaria gen. nov.
Corpore lævi. Facie subverticali; carinis frontalibus supra inter
oculos subito abbreviatis ; antrorsum usque ad medium valde diver-
gentibus, dein subparallelis, sulco medio lato : oculis globosis,
cycloideis ; antennis filiformibus, capite toto fere duplo longioribus,
articulis mediis valde elongatis, vix ante oculos insertis; vertice
latissimo; palporum articulo apicali longiore, oblongo, corpori con-
colori. Pronoto tectiformi, antice acutissime producto; dorso antice
utrinque carinis subparallelis, postice abbreviatis ; processu postico
geniculos sub-attingente; carina media tota fere in eodem plano
jacente. Elytris angustis magnam partem subpronoto obtectis. Alis
brevissimis. Femoribus carinatis, fem. intermediis carina superiore
apice in spinam producta; spina femorali parva, spina geniculari
subproducta; articulis primo tertioque tarsorum posticorum subæ-
que longis.
Le curieux insecte qui constitue ce genre a été découvert à
Apiahy (Brésil) par M. Puiggari, zélé explorateur de cette région,
à qui je dédie le genre en souvenir de ma gratitude pour les nom-
breuses espèces qu’il m'a procurées.
1. P. ANTENNATA sp. nov. (fig. 26, 26 a-b).
Fusco-rufescens, granulis minutis, rufs, conspersa; articulis api-
calibus palporum corpore concoloribus. Pronoto carinis nigro et
rufo-signatis; angulis humeralibus obtusissimis, carinis lateralibus
processus intus ruga longitudinali apposita; carinis femorum rectis,
integris; pulvillis tarsorum post. subæque longis.
dt aa fiat dennert ÉD dE io in rasée
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 303
Long. corporis, ©, 11 mm., pronoti, 10 mm., fem. post.,
6,5 mm.
Loc. Apiahy (Brésil), Puiggari, ma coll.
Saussurella gen. nov.
Corpore granoso. Vertice lato, convexo sed mutico, utrinque
prope oculos breviter carinato, facie parum obliqua, costa frontali
depressa, inter antennas leviter elevata et inter oculos subito
depressa, latissime sulcata, carinis subparallelis; antennis inter
oculos insertis ; oculis parum productis, palpis modice compressis.
Pronoto antice supra caput producto, medio recte carinato, postice
ultra geniculos posticos producto; lobis deflexis postice bisinuatis,
sinu inferiore arcuato. Elytris oblongis, alis perfecte explicatis.
Femoribus pluricarinatis, fem. anterioribus superne sulcatis; fem.
intermediis apice mucronatis, femoribus posticis gracilibus, carinato-
serrulatis, spina femorali parva, spina geniculari modice producta;
tibiis posticis subparallelis, pariter spinosis; articulis primo tertio-
que tarsorum posticorum subæque longis.
1. S. corNuTA de Haan.
Badia, disco elytrorum geniculisque posticis fuscis. Pronoto
antice valde producto, apice hebetato, carina media a latere visa
recta sed pone medium angulato-depressa. Alis infuscatis apicem
processus attingentibus.
Long, corporis, G', 11 mm., pronoti, 15 mm., fem. post., 7,5 mm.
Acridium (Tetrix) cornutum, de Haan, Bijdrag tot de kenn. Orth.
p. 167 (1343).
Loc. Indes orientales (coll. de M. Brunner von Wattenwyl).
Phlœonotus gen. nov.
Corpore minute et sparsim granuloso. Vertice lato, producto,
antice medio carinato, utrinque tumidulo, facie subverticali, costa
frontali compresso-elevata, late sulcata; antennis vix ante oculos
insertis, oculis parum elevatis, obtusissime subtriangularibus. Pro-
noto antice producto, margine antico utrinque valde sinuato, acute
et arcuatim cristato, postice acuminato, lobis lateralibus postice
bisinuatis, sinu inferiori obtusissimo, angulo postico inf. subacuto.
Elytris oblongis. Alis perfecte explicatis vel nullis? Femoribus ante-
rioribus superne sulcatis; fem. intermediis externe unicostatis,
apice acutis sed haud mucronatis; fem. posticis strigis angulatis,
granulato squamatis; spina femorali, parva, spina geniculari ægre
distinguenda, tibiis posticis tertia parte apicali ampliatis, margini-
bus subcompressis, plurispinosis; articulis primo tertioque tarsorum
304 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
post. æque longis. Valvis ovipositoris scabris, sinuatis, marginibus
denticulatis.
Hymenotes Gerstæcker.
1. PHL. NATALENSIS sp. nov. (fig. 27, 27 a-b).
Obscure ferrugineus, fusco-variegatus. Antennis rufescentibus.
Pronoto antice a latere viso rotundato-cristato, postice apicem
femorum attingente, dorso granoso, inter carinas concaviusculo,
carinis lateralibus granulatis. Elytris macula magna nigra, prope
apicem fascia obliqua transversa pallida intersecta. Alis perfecte
explicatis. Tibiis posticis fuscis, basi pallide annulatis.
Long. corporis, ©, 14 mm., pronoti, 16 mm., fem. post., 8,5 mm.
Loc. Natal (coll. de M. Brunner von Wattenwyl).
2. PHL. HUMILIS Gerst.
Fuscus, granulosus, nigro-varius, opacus. Pronoto apice recurvo
et acuminato, utrinque acute carinato. Elytris alisque nullis.
Long. corporis, G', 12,5 mm.
Hymenotes humilis Gerst., die Gliederthier-Fauna der Sansibar-
Gebietes, p. 47. Taf III, f. 7 (1873).
Loc. Mombas (Gerstaecker).
VII. — Section TRIPETALOCERÆ.
Malgré les différences assez considérables qu’offrent entre elles
les espèces qui composent cette dernière tribu, il reste toujours un
fond de ressemblance et certains caractères communs qui autorisent
la formation de cette division taxonomique dont le caractère le plus
saillant est la forme particulière des antennes : ces organes qui
peuvent être insérés au devant des yeux ou entre les yeux, sont
toujours d’une longueur assez notable et extraordinaire eu égard à
ce qui s'observe chez la plupart des Tettigiens ; mais ce qui frappe
plutôt l'attention, c'est l'élargissement des articles anteapicaux qui
sont plus ou moins comprimés, même foliaces et forment une sorte
de massue à la formation de laquelle concourent deux ou trois
articles: cette forme même souffre une modification assez notable
dans le genre 7'ripetalocera dans lequel à partir du troisieme, les
articles sont fortement triquètres.
La tête est en général petite; mais dans le genre Zettigodina elle
est extrêmement longue et offre après les yeux un notable étrangle-
ment, en sorte qu’elle est comme portée par un col long et grêle,
les yeux sont assez saillants et même semblent pédiculés (7ripela-
locera), le front est quelque peu oblique et l’ocelle médian est
toujours placé en avant des yeux.
Le pronotum tronque en avant porte parfois un tubercule plus ou
moins saillant dirigé obliquement sur la tête; postérieurement il se
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 305
prolonge jusqu’à l’extrêmité de l’abdomen, et même davantage;
supérieurement il porte quelquefois des tubercules épineux. Ses
lobes latéraux sont anguleux et dirigés obliquement en dehors, très
rarement en bas. Les élytres et les ailes manquent souvent, les uns
et les autres quand ils sont présents ont la forme ordinaire.
Le prosternum est rebordé en avant et son bord antérieur est
plus ou moins sinué par devant la bouche.
Les pattes sont variables, grêles et simples chez les uns, chargées
chez les autres d’expansions ou de lobes le long des carènes, mais
les fémurs antérieurs sont toujours comprimés en dessus et carénés.
Le dent fémorale et la sinuosité anguleuse qui se trouve avant les
genoux des dernières cuisses chez les autres sections manquent ici
complètement, ou bien sont à peine indiquées. Les articles premier
et troisième des tarses postérieurs sont à peu près de la même lon-
gueur ou bien le premier est à peine plus long que le troisième.
Les espèces sont toutes de l'Océanie, Java, Bornéo, Sumatra,
Philippines et Nouvelle-Guinée.
Tettigodina Westw.
Capite valde exserto ; vertice oculo angustiore; oculis semi-glo-
bosis, sessilibus : antennis longissimis, apicem processus pronoti fere
attigentibus, articulis tribus ante-apicalibus latis, compresso-dila-
tatis; inter partem inferiorem oculorum insertis; articulis duobus
apicalibus palporum max. magnis, foliaceis, ovalibus. Pronoto antice
truncato, postice acute subulato, carina media integra; angulis
humeralibus obtusis; angulo postico loborum lateralium obtuso,
inermi. Elytris alisque nullis? Pedibus elongatis, simplicibus;
tibiis posticis spinosis; articulis primo tertioque tarsorum postico-
rum æque longis.
Tetricodina (Snellen von Vollenhoven), Westwood pars (emend).
1. T. LUTEO-MARGINATA Westw. (fig. 30, 30 à).
Fusca, opaca, delicate granulata ; prothoracis carina integra media
lateribusque angulatis luteis; femoribus omnibus supra linea lutea
notatis.
Long. corporis, GQ, 6 lin. (West.).
Tetricodina luteo-marginata Westw., Thes. entom. oxoniensis
p. 176. PI. XXXII. f. 6. 6. a (1874).
Loc. Menado et Dorei (Nouvelle Guinée).
Ce curieux insecte m'est totalement inconnu. La forme de la
tête a, comme le dit avec beaucoup de raison M. Westwood, une
certaine ressemblance avec celle des Proscopia, les yeux étant
placés à l'extrémité du front, et très éloignés du bord antérieur du
pronotum.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T, XXXI. 20
306 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
Discotettix Costa.
Capite haud exserto; vertice transverso, oculo non duplo latiore,
antice imperfecte marginato; oculis à supero visis reniformibus, ses-
silibus; facie vix obliqua, costa frontali inter antennas compressa et
arcuatim elevata, pone antennas depressa, oblitterata; antennis
distincte ante oculos insertis, filiformibus, longiusculis, articulis
12 compositis, articulis 7-9 valde compressis, dilatatis, foliaceis,
3-5 cylindricis, confusis, apicalibus angustissimis; palpis brevibus,
haud ampliatis. Pronoto dorso deplanato, antice sæpe in tubercu-
lum producto, postice acuminato, carinis plus minusve tubercu-
latis; angulo postico loborum lateralium extrorsum explanato,
spinoso vel obtuso. Elytris alisque perfecte explicatis vel abbrevia-
tis vel nullis. Prosterno antice reflexo, medio haud carinato. Pedi-
bus compressis, femoribus supra carinatis, plus minusve lobato-
dentatis, tibiis tetragonis, duabus primis apicem versus extrorsum
nutantibus; tib. posticis subinermibus, dimidio apicali tantum spinis
tribus vel quatuor; canthis serratis; articulis primo tertioque tar-
sorum posticorum subæque longis ; pulvillis rotundatis, haud acute-
spinosis; pulvillo tertio duobus basalibus unitis longitudine æquali.
Valvulis ovipositoris prope apicem sinuatis.
Tetrix pars Serville.
Discoteltix Costa.
Mnesarchus Stà].
DISPOSITIO SPECIERUM.
1. Carina media pronoti supra caput in tuberculum magnum
compressum producta. 1. D. Belzebuth Sery.
2. D. Selysi sp. n.
1.1. Carina media pronoti antice mutica. 3. D. scabridus Stäl.
1. D. BezzeBuTx Serv. (fig. 29).
Fuscus, cinereo-tomentosus. Antennis minute serrulatis, fuscis,
articulis plurimis, apicem versus pallidioribus. Pronoto supra
grosse impresso-punctato, subreticulato; processu postico acute et
longe producto, carina media subtili, tuberculis spiniformibus valde
elevatis prædita, tuberculo primo compresso supra caput producto;
angulis humeralibus spiniformibus, dorso pone medium bitubercu-
lato; angulo postico loborum lateralium extrorsum valde expanso,
acute spinoso, margine postico serrulato. Elytris oblongis; alis api-
cem processus extensis. Pedibus elongatis; femoribus anterioribus
supra subtusque obtuse lobatis; tarsis pallidis, fusco-annulatis.
Long. corporis, GQ, 14-19 mm., pronoti, 18-21 mm., fem.post.,
7,5-9 mm.
Tetrix Belzebuth Serville, Hist. nat. des Orth., p. 759 (1839).
Acridium(Tetr.) Belzebuth de Haan, Bijd. p.167,pl. XXII, fig. 9,Q.
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 307
Discotettix armatus, Cost., Annuario del Mus. zool. di Napoli,
IL (1864), p. 59.
Loc. Bornéo, toutes les collections.
2. D. SELYS1 spec. nov.
Ferrugineus vel fuscus. Antennis hispidis, fuscis, rufo-variegatis.
Pronoto supra grosse impresso-punctato, haud reticulato, pro-
cessu postico acuto pone apicem femorum parum producto; carina
media subtili, tuberculis obtusis, compressis, vix elevatis prædita,
tuberculo primo cylindrico, granoso, supra caput oblique producto,
apice rotundato, angulis humeralibus obtusis, dorso pone medium
tuberculis sex obtusis, duobus primis majoribus atque quadricari-
natis; angulo postico loborum lateralium extrorsum valde expanso,
acuto vel obtuso, margine postico denticulato. Elytris oblongis, alis
ad apicem processus extensis. Pedibus elongatis, femoribus for-
titer lobatis; tibiis intermediis extus unidentatis; tarsis pallidis,
fuscoannulatis.
Long. corporis, G, 12 mm., pronoti, 14 mm., fem. post., 7,5 mm.
Loc. Sumatra.
Je me fais un plaisir de dédier cette espèce à M. le Baron Ed. de
Selys-Longchamps qui a tant contribué par ces importants travaux
à la connaissance des Odonates de l'Océanie et des îles Philippines.
3. D. scaBrIDuS Stäl.
A D. Belzebuth differt, antennis versus apicem minus compresso-
dilatatis, pronoto haud reticulato, irregulariter rugoso, tuberculis
dorsalibus multo minus elevatis, carina media inter angulos hume-
ralia bigibbosa, antice juxta marginem apicalem tuberculo parvo
non compresso-elevato. Alis valde abbreviatis; femoribus anteriori-
bus supra subtusque fortiter lobato-dentatis, nec non femoribus
posticis extus unituberculatis.
Long. corporis, G@, 10-11 mm., pronoti, 15-17 mm., fem. post.,
6,5-7,5 mm.
Mnesarchus scabridus Stal, Ofv. af Kongl. Vet. Ak. Fôrhandl.
n° 10, p. 55 (1877).
Loc. Philippines (Semper, Musée de Stockholm).
Je possède cet insecte dans ma collection grâce à la générosité de
M. Brunner von Wattenwyl.
Je considère comme larves du 2. PBelzebuth, deux exemplaires
qui ont les antennes plus courtes et en même temps plus grosses et
hérissées de poils spiniformes, les élévations du pronotum disposées
comme dans le 2. scabridus et les femurs aussi fortement lobés
que chez cette dernière espèce ; les élytres et les ailes manquent tout
à fait et le processus du pronotum ne s'étend guère jusqu'à l’extre-
mité de l'abdomen, enfin les lobes latéraux du pronotum sont à peine
prolongés en pointe et nullement épineux.
308 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
Arulenus Stal.
Capite haud exserto : vertice oculo non duplo latiore, utrinque
fossulato, antice imperfecte marginato : oculis intus non sinuatis,
sessilibus, parum prominentibus; facie vix obliqua : costa frontali
inter antennas parum compresso-producta, pone antennas depressa :
antennis vix ante oculos insertis, angulos humerales valde superan-
tibus, gracilibus, tredecim articulatis, articulo 9 versus apicem
sensim ampliato, articulo 10 compresso-dilatato, tribus apicalibus
angustis, subcylindricis : palpis brevibus, simplicibus. Pronoto antice
truncato, postice acuto, apice inmo subtruncato-emarginato, angulis
humeralibus rotundatis, dorso tuberculato : angulo postico loborum
lateralium extrorsum subacute producto, marginibus integerrimis.
Elytris alisque nullis. Prosterno antice reflexo, medio late et semi-
circulariter emarginato. Pedibus compressiusculis ; femoribus anticis
supra Carinatis, tibiis tetragonis ; femoribus posticis brevibus, latis,
strigis paginæ externæ tuberculatis, compresso-elevatis; tibiis
posticis parce et breviter spinosis, canthis minute serrulatis.
Articulis primo tertioque tarsorum posticorum æque longis; pulvillis
rotundatis, latis, apice indistincte sinuatis, marginibus fortiter
denticul atis.
Arulenus Stäl p.
1. À. VALIDISPINUS Stal.
Ferrugineo-fuscus. Antennis nigris, articulis apice anguste pallidis.
Pronoto postice ad apicem abdominis extenso, antice carinis duabus
abbreviatis, carina media parum elevata, dorso pone medium tuber-
culis quatuor conicis, valde elevatis, duobus primis majoribus, apice
rufis, Femoribus anticis supra indistincte dentatis, subtus bidentatis ;
femoribus posticis supra subtusque lobis parvis subangulatis, palli-
dis, raris, instructis ; rugis paginæ externæ compresso-tuberculatis.
Long. corporis, €, 12 mm., pronoti, 9 mm., fem. post., 6 mm.
Arulenus validispinus St£l, Ôfv. vet. Ak. Fôrhandl. n° 10.
p. 56. (1877).
Loc. Philippines (Semper, Musée de Stockholm).
GEN. Hirrius gen. nov.
Capite modice exserto; vertice oculo parum latiore, antice carinis
rotundatis, intus abbreviatis : oculis intus haud sinuatis, sessilibus,
prominulis : facie valde obliqua : costa frontali inter antennas
breviter rotundato producta, pone antennas subito depressa : anten-
nis inter oculos insertis, angulos humerales parum superantibus,
gracilibus, duodecim articulatis, articulis tribus ante apicalibus
compresso-dilatatis, foliaceis : palpis brevibus, cylindricis. Pronoto
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 309
antice truncato, postice breviter acuminato, dorso subcylindrico
haud tuberculato, angulis humeralibus nullis; angulo postico lobo-
‘rum lateralium extrorsum vix ampliato, obtuso, late oblique trun-
cato. Elytris alisque nullis. Pedibus elongatis, femoribus anticis
carinatis, intermediis supra sulcatis; tibiis tetragonis, canthis inte-
gris : femoribus posticis latis, strigis paginæ externæ regulariter
dispositis, valde expressis sed non tuberculatis ; tibiis posticis parce
spinosis, articulis primo tertioque tarsorum posticorum æque longis;
pulvillis angulatis sed non acute spinosis. Valvulis ovipositoris
apice sinuatis.
Arulenus pars Stäl.
1. H. puNCTATUS Stäl.
Fuscus, pronoto pedibusque maculis magnis testaceis. Antennis
nigris. Pronoto grosse impresso-punctato, subrugato, superne trans-
verse convexo ; anteriis carinis lateralibus nullis, media vix elevata ;
processu postico apicem femorum haud superante; femoribus carinis
integris, rufis.
Long. corporis, GQ, 9-13 mm., pronoti, 8-10 mm., fem.
post. 5-6 mm.
Arulenus punctatus St&l, Ofv. Vet. AK. Fôrhl. n° 10-56 (1877).
Loc. Philippines (Semper, Musée de Stockholm et coll. de
M. Brunner).
GEN. Phæstus gen. nov.
Capite haud exserto : vertice oculo haud latiore, antice imperfecte
marginato, marginibus granulatis, oculis intus sinuatis, sessilibus,
parum prominentibus : facie parum obliqua, costa frontali inter
antennas breviter atque subangulato producta, late sulcata, pone
antennas abrupte depressa, antennis ante oculos insertis, filiformibus,
elongatis, articulis tribus anteapicalibus compresso-dilatatis, ovali-
bus, foliaceis. Pronoto obtuse tectiformi, antice subrotundato pro-
ducto, postice acuminato, angulis humeralibus nullis, angulo postico
loborum lateralium deorsum verso, subrotundato-truncato. Elytris
oblongis, parvis : alis perfecte explicatis, caudatis. Femoribus ante-
rioribus compressis, superne carinatis; tibiis angustis, linearibus;
femoribus posticis latis, simplicibus, tibiis posticis plurispinosis, arti-
culis primo tertioque tarsorum posticorum subæque longis. Valvulis
ovipositoris apice sinuatis.
Tetlix Stäl.
1. Px. MELLERBoRGI Stäl.
Olivaceo-fuseus : antennis prope apicem flavo-annulatis; vertice
utrinque transverse fossulato. Pronoto minute granulato, antice
rotundato producto, postice apicem femorum haud attingente, carina
310 ESSAI SUR LES ACRIDIENS
media obtuse tectiformi, pone humeros undulata; carinis lateralibus .
prope marginem anticum nullis. Carinis femorum integris.
Long. corporis ©, 11 mm., pronoti, 8,5 mm., fem. post., 5,5 mm.
Tettix Mellerborgi Stäl, Ofv. Vet. Ak. Fôrhandl. p. 353 (1855).
Tetriz Mellerborgi Stäl, Freg.Eug.resa, Ins-Orth., p.346(1860).
Tettix Mellerborgi Stäl, Rec. Orth. I, p. 153.
Loc. Java (Musée de Stockholm).
Tripetalocera Westw.
Capite modice exserto, conico ; vertice transverso, latissimo, antice
haud marginato; oculis globosis, substylatis; facie valde obliqua;
costa frontali inter antennas fortiter producta, late sulcata; antennis
inter oculos insertis, articulis 9 vel 10 compositis, angulos hume-
rales multo superantibus; articulo primo globoso, secundo subcylin-
drico, reliquis latis, triquetris, forma insolita, duobus apicalibus
minutis, subulatis : palpis brevibus, haud dilatatis. Pronoto antice
truncato, postice acuto, angulis humeralibus obtusissimis, fere nullis :
angulo postico loborum lateralium acuto. Elytris oblongis, parvis;
alis apicem pronoti non attingentibus. Pedibus compressis, femoribus
supra carinatis ; tibiis tetragonis, apicem versus distincte angustatis :
tibiis posticis non spinosis, canthis fortiter serratis : articulo primo
tarsorum posticorum tertio parum longiore, pulvillis haud acute-
spinosis. Valvulis ovipositoris rectis, dentatis sed non sinuatis.
Tripetalocera Westwood.
1. TR. FERRUGINEA Westw. (fig. 28).
Ferruginea, grosse impresso-punctata. Vertice oculo plus duplo
latiore, linea transversa subelevata instructo : antennis fuscis,
articulis mediis fortiter triedris, canthis foliaceis subulatis, serratis.
Pronoto obscure rugoso, carina media parum elevata, pone humeros,
fortiter gibbosa, processu postico apicem femorum non multo
superante. Femoribus anterioribus supra subtusque lobato-dentatis;
canthis tibiarum serrulatis; femoribus posticis supra bidentatis,
subtus dentibus irregularibus duobus vel tribus; strigis paginæ
externæ discretis ; tibiis posticis versus apicem parum ampliatis : ar-
ticulo primo tarsorum posticorum pulvillo tertio duobus primis unitis
longiore. Articulo apicali abdominis G‘haud acuminato, sub-bidentato.
Long. corporis, GQ, 14-15 mm., pronoti, 13-15 mm., fem.
post., 5,5-6 mm.
Tripetalocera ferruginea, Westw., Zool. Journal, v. 444. Tab. 22,
9
Acridium (Tetrix) ferrugineum de Haan, Bijdrag tot de kennis
der Orth:, p.168. Pl XX IP Mie. Ait".
Loc. Bornéo, le G du Musée de Stockholm, la © de la coll. de
M. Brunner de Wattenwyl.
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 311
Espèces que je ne suis pas parvenu à classer convenablement :
Tetrix purpurascens Serv., Ann. Sc. nat., XXII, p. 291.
Tetrix Belphegor Serv., Hist. nat. des Orth. p. 760.
Madagascar.
Amorphopus testudo Sauss., Orth. n. Amer. p. 338. Guyane.
Amorphopus caïman Sauss., ibd. Brésil.
Ces deux espèces ne rentrent probablement pas dans le genre
Amorphopus tel qne nous l'avons admis.
Tetrix argillacea Er., Arch. f. Naturg., VIII. Jahrg., 1 Bel.,
p. 251. Van Diemen.
Plagiocephalus pachymerus Fieb., Entom. Monogr., s. 184 : voir
Arch. f. Nat. von D" Erichson, 1845, Bel. p. 127. Inde.
Tettix Harwisi Pack., Rep. Nat. Hist. Maine, 1861, p. 375.
Tettigidea acadica Scudd., Rep. upon the Orth., 1876, p. 515.
Les Tettigiens variant extrêmement de coloration, je n’ai pu me
rendre compte des espèces décrites par Fr. Walker dans le Cata-
logue du British Museum : elles ne sont en général caractérisées
que par leur livrée et par des caractères qui n'étant nullement
scientifiques, tels que le nombre des carênes faciales, etc., ne
peuvent servir à rien; il faudra examiner de nouveau ces espèces
pour juger de leur validité.
312
ESSAI SUR LES ACRIDIENS
EXPLICATION DES PLANCHES I ET Il.
1. Cleostratus monocerus Stäl.
la. Sa tête vue par devant.
2. Hymenotes triangularis Westw. (grandeur naturelle).
24. Sa tête vue par devant.
26. Son tarse postérieur.
3. Hypseus Westwoodi Bol. (grandeur naturelle).
3a. Sa tête vue par devant.
30. Son tarse postérieur.
4. Pierotettix cultratus Sta1 (grandeur naturelle).
4a. Son tarse postérieur.
5. Chorophyllum Saussurei Bol.
6. Xeropyllum simile Bol.
64. Patte postérieure du même.
7. Eleleus curtus Bol.
Ta. Sa tête vue par devant.
1b. Patte postérieure du même.
8. Cota saxosa Bol.
8a. Sa tête vue du côté dorsal.
9. Potua coronata Bol.
. 10. Cladonotus Humbertianus Sauss.
. 104. Sa tête vue par devant.
. 11, Misythus laminatus Stà1 (grandeur naturelle).
. 114. Tarse postérieur du même.
. 12. Pantelin cristulata Bol. pronotum vu de côté.
. 13. Scelymena harpago Serv., tibia et tarse postérieurs vus en dessus.
. 14. Chéhonius palpatus Sti.
. 144. Sa tête vue par devant.
. 15. Spartolus longiceps Stàl.
Fig.
154. Palpe maxilaire du même.
DE LA TRIBU DES TETTIGIDÆ. 1 &
Fig. 16. Systolederus Haani Bol. tête et pron. vus de côté.
Fig. 164. Sa tête vue par devant.
Fig. 17. Mazarredia gemella Bol. tête et lobe latéral du pronotum vus du côté
dorsal,
Fig. 18. Xisfra Gogorzæ Bol.
Fig. 184. Sa tête vue par devant.
Fig. 19. Amorphopus antennatus Bol., patte intermédiaire.
Fig. 194. Patte antérieure du même.
Fig. 199. Lobe latéral du pronotum vu en dessus:
Fig. 20. Amorphopus notabilis Serv., patte intermédiaire.
Fig. 204. Patte antérieure du même.
Fig. 209. Lobe latéral du pronotum vu en dessus.
Fig. 21. Thyrsus liaratus Bol.
Fig. 22. Teitix Brunnerü Bol., tète vue en dessus.
Fig. 22a. La même vue de côté.
Fig. 23. Paratettix meridionalis Rb., tête vue en dessus.
Fig. 234. La même vue de côté.
Fig. 24. Hedotettir festivus Bol., tête vue en dessus.
Fig. 244. La même vue de côté.
Fig. 25. Coptotettix asperatus Bol., tête vue en dessus.
Fig. 254. La même vue de côté.
Fig. 26. Puiggaria antennata Bol.
Fig. 264. Palpe maxillaire.
Fig. 268. Tête vue par devant.
Fig. 27. Phlæonotus natalensis Bol.
Fig. 274. Sa tête vue par devant.
Fig. 276. Tarse postérieur du même.
Fig. 28. Tripetalocera ferruginea Westw., tête et une des antennes vues en
dessus.
Fig. 29. Discotethx Belzebuth Serv.
Fig. 30. Zettigodina luteo-marginata Westw. (d’après Westwood).
Fig. 304. Une de ses antennes.
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DES
COULEURS MÉTALLIQUES CHEZ LES INSECTES
ET SPÉCIALEMENT CHEZ LES
COLMBOPMÈRES
PAR
Albert Bergé.
— SÉANCE DU 5 NOVEMBRE 1887 —
Les couleurs que revètent les insectes sont des plus variées et
peuvent atteindre une magnificence sans égale.
C’est ce qui a fait dire à Charles Nodier : La pourpre et la soie,
l’azur et le vermillon, l’émeraude et le rubis ne sont que les fastes
de l’homme; je vous montrerai dix mille insectes qui perdraient
tout à échanger leur toilette contre celle de Cléopâtre. On croirait
que la nature émerveillée de son ouvrage, quand elle eut produit les
pierres précieuses, regretta de ne les avoir pas animées et que c’est
pour réparer sa distraction qu’elle inventa les insectes. »
Ces paroles du littérateur entomologiste n’ont rien d’exagéré, et
l’homme ne pouvant se procurer de plus beaux joyaux que ceux
empruntés à ces petits animaux s’en est servi très souvent pour la
confection de ses parures.
Aussi l’étude des couleurs brillantes de ces petits êtres appela
depuis longtemps l’attention des naturalistes; mais le peu de déve-
loppement de la physique et de la chimie ne leur permit pas d’éluci-
der la question. La découverte du microscope contribua à faciliter
les recherches. Elle fut le point de départ d’investigations remar-
quables qui portèrent principalement sur les écailles des papillons.
Mais là s’arrêtèrent les efforts des fondateurs de l’entomologie ; les
études relatives à la coloration des insectes subirent un temps
316 DES COULEURS MEÉTALLIQUES CHEZ LES INSECTES.
d'arrêt; il semblait même qu’elles étaient destinées à tomber dans
l'oubli, lorsqu'un événement considérable dans l’histoire des
sciences, vint les en tirer. Cet événement, c’est l'apparition de la
théorie du transformisme.
Une des parties de cette doctrine, le mimétisme, s'occupe des
variations de coloration que présentent les animaux; c’est princi-
palement à l’entomologie que l’on s’adressa pour y puiser des
exemples pour et contre le mimétisme.
Tout le monde a encore présent à la mémoire les magnifiques
travaux publiés à ce sujet par Darwin, Moritz Wagner et Wallace,
pour ne citer que les plus celebres.
Malheureusement ces auteurs ne constatèrent qu’une chose, la
variabilité de la coloration des insectes sous diverses influences
extérieures; ils ne recherchèrent pas la nature intime du phénomène.
« Or, comme le fait si bien observer M' de Lanessan(‘), c’est par
là qu'il faudrait commencer. Il faudrait dire pourquoi tel animal
naît avec des taches blanches ou une teinte verdàtre que ne présen-
taient pas ses parents les plus reculés. Darwin et Moritz Wagner
se tirent de la difficulté en invoquant la « tendance à la variation. »
Cela ne nous suffit pas. Ce n’est pas sans cause déterminante qu'une
chenille dont les parents sont rouges, naît avec une teinte verte,
ou qu’un corbeau dont les parents sont noirs offre des plumes blan-
ches. » C’est ce que l’on comprit bientôt; de nombreuses recherches
furent faites en ce sens. Notre savant collègue, M' le D' Hagen,
publia un intéressant mémoire (?) sur la question, il y rechercha les
causes qui font varier la coloration des insectes, ainsi que le mode
de formation de ces dernières.
Comme il importe de bien se rendre compte de ce que l’on connaît
au sujet des couleurs métalliques, je ne puis mieux faire que de
traduire les parties du travail de M" le Dr Hagen, qui ont rapport à
la question : « Il existe deux espèces de couleurs chez les insectes;
les couleurs chimiques et les couleurs optiques. Les couleurs opti-
ques, produites par l’interférence de la lumière, ne sont pas rares
chez les insectes, mais sont dues seulement à un phénomène optique.
« Les couleurs dues à l’interférence de la lumiere sont produites
par deux procédés : soit par de minces lamelles superposées, soit
par de fines lignes ou de petites impressions très rapprochées.
« Il doit y avoir au moins deux lamelles superposées pour donner
naissance à une couleur par interférence. Il n’y a pas plus de quatre
couches dans les aïles et les écailles qui présentent principalement
de telles couleurs chez les insectes, deux externes, dont une appar-
tient à la cuticule et deux internes dont une appartient à l’hypo-
(°) DE Lanessan. Le Transformisme, p. 467.
(?) D' HAGEN. Proceedings of the Am. Acad. of Arts and Scienc, (2) IX; p. 234.
JÉ
DES COULEURS METALLIQUES CHEZ LES INSECTES. ai?
derme. Les ailes nues des Diptères et des Névroptères présentent
souvent de belles couleurs dues à l’interférence de la lumière.
« Les écailles d’Zntimus et autres curculionides sont bien con-
nues pour leur éclat et il importe de remarquer que lorsque des
écailles sèches sont examinées au microscope, beaucoup se trou-
vent en partie attaquées; or elles présentent aux divers endroits
des couleurs différentes suivant le nombre de couches qui a résisté.
Les élytres de quelques chrysomèles et autres insectes à tons irisés
doivent probablement ces colorations à un phénomène semblable.
« La science est tellement avancée qu’il est permis de calculer
la distance qui sépare les lamelles pour chaque couleur produite
par interférence de la lumiere.
« Les ailes de quelques insectes présentent des couleurs dues à
l’interférence, seulement pendant un certain temps (Ckrysopa,
Agrion), aussi longtemps que les membranes des ailes sont molles
et non fortement collées entre elles. Plus tard elles deviennent sim-
plement hyalines. Dans les aïles d’autres insectes ces couleurs
existent toute la vie et persistent même après la mort.
« En second lieu les couleurs dues à l’interférence sont produites
par de très fines lignes ou stries très rapprochées. De telles colora-
tions s’observent facilement lorsque l’on examine dans une direction
oblique un micromètre, même non finement divisé. Il y a environ
quarante ans Mr Barton, fabricant à Londres, se servit de cette
méthode pour faire des boutons irisés, nommés boutons iris. Il y
avait seulement trente à quarante stries imprimées sur une ligne
carrée, mais chaque carré avait ses stries dirigées dans un autre
sens. Les fines lignes longitudinales et transversales des écailles
des Lépidoptères semblent servir admirablement à produire les
effets de couleurs changeantes des papillons »
L'auteur examine ensuite les couleurs optiques des Lépidoptères
et surtout celles dont les tons varient suivant l’angle d’inclinaison
sous lequel on les regarde; comme chez les Apalura par exemple.
Puis il continue : « Krukenberg{') pense que la couleur d’un vert
doré du Carabus auratus est due à un phénomène d’interférence.
Cette couleur n’est pas changée par l’action de la lumière et il n’a
pu en extraire aucun pigment vert par l'éther, la benzine, le sulfure
de carbone, le chloroforme, l’alcool, même après avoir soumis au
préalable l’élytre à l’action de l’acide chlorhydrique ou de l’ammo-
niaque. La chlorophyle ne s'y trouve pas, soit libre, soit combinée
à un acide. La chlorophyle trouvée par K. B. Hofmann (Zehrbuch
der Zoochemie, 1876, p. 368) dans l’élytre de la cantharide, ne se
trouve pas dans cette dernière, elle provenait du contenu du tube
() C. Fr. W.KRUkKENBERG. Vergl. physiol. Stud.an den Küstend. Adria, vol. III,
p. 62.
318 DES COULEURS MÉTALLIQUES CHEZ LES INSECTES.
digestif. Le changement de coloration de la cantharide est probable.
ment une conséquence d'une altération des téguments externes
sous l'influence d’un temps froid ou d’un habitat dans des régions
élevées. »
« Les couleurs dues à l’interférence sont aussi produites par de
très petites impressions très rapprochées. Une telle disposition se
trouve dans les plumes des oiseaux, par exemple dans celles du cou
des pigeons et ailleurs. Dans les poils d'Aphrodite et d’Eunice cette
disposition peut-être comparée à des stries (Leydig). Peut-être ce
mode d’interférence est-il plus fréquent chez les insectes qu’on ne le
pense généralement. Du moins il y'a souvent des parties d'insectes
et surtout leurs membres qui présentent une coloration jaunâtre
devenant brunätre ou noirâtre, lorsqu'elle est vue sous un certain
angle. Je ne connais pas d’autre explication à donner à ce phénomène
assez répandu pour les colorations des pattes des Diptères, des Hymé-
noptères et des Phryganides. G. Pouchet(*) a attiré l'attention sur
ce qu’il nomme iridocystes (Znterferenzellen de Brücke). Ils ne
doivent pas être considérés comme des pigments, mais bien comme
des couleurs optiques ou mieux fluorescentes. Un grand nombre de
petites lamelles superposées deviennent lumineuses par contraction.
Elles sont très brillantes dans les Saphirinaetdans un grand nombre
de poissons qui leur doivent la propriété de changer de coloration
suivant la couleur du fond sur lequel ces poissons se trouvent.
Ce phénomène doit se rencontrer dans certaines larves d’insectes,
mais il n’a pas encore été signalé. Je pense que l’arrangement que
l'on remarque dans les yeux de certains insectes (Mante) doit se
rapprocher des iridocystes.
Je ferai observer que les couleurs d’interférence, quel que soit le
procédé qui leur a donné naissance, peuvent se rencontrer en
même temps que les couleurs naturelles.
Les taches miroitantes du Saturnia Pernyi offrent, outre le
phénomène d’interférence, une couleur blanche que Leydig pense
être de la guanine. Mais ce fait est dénié par Krukenberg pour ce
qui concerne la même espèce, ainsi que pour l’Aéfacus mylilta et
Plusia chrysilis. »
L'auteur aborde alors l’étude des couleurs chimiques, c’est-à-dire
de celles dues à des pigments. Il distingue dans ces couleurs deux
espèces suivant leur position. Les couleurs dermiques ayant leur
siège dans le derme, et les couleurs hypodermiques qui se trouvent
dans l'hypoderme.
« Les couleurs dermiques sont le rouge, le brun, le noir et tous
(*) G. Poucner. Des changements de coloration sous l'influence des nerfs.
(Journ. d'Anat. et Physiol., Paris, 1816).
ci bis
DES COULEURS MÉTALLIQUES CHEZ LES INSECTES. 319
les états intermédiaires et toutes les couleurs métalliques, le bleu,
le vert, le bronzé, le cuivre, l’argenté et le doré. »
« Les couleurs hypodermiques sont rarement métalliques, comme
c’est le cas pour les cassides ; elles sont alors détruites par la mort.
Ce fait, que telles couleurs métalliques peuvent être conservées après
la mort de l'individu en y plaçant une goutte de glycerine sous l'ély-
tre, me conduit à conclure que ces couleurs sont dues à des matières
grasses. Les couleurs hypodermiques ne sont jamais brillantes,
autant que je sache; les couleurs dermiques le sont très souvent. »
« Il ne faut pas oublier que les élytres, les ailes et les poils pos-
sedent tous une cuticule et que les couleurs dermiques se trouvent
concuramment avec les couleurs hypodermiques, principalement
pour les couleurs métalliques. À un même endroit tantôt les deux
sortes de couleurs peuvent être présentes, tantôt: seulement une
seule. C’est ainsi que nous trouvons des couleurs hypodermiques
dans les élytres des lampyrides. Dans les élytres des cicindèles la
couleur métallique est dermique, les lignes et les points blancs sont
hypodermiques; de cette manière la variabilité dans la grandeur et
la forme de ces taches est expliquée. »
M: le D' Hagen s'occupe encore des couleurs métalliques lorsqu'il
examine les théories du D' von Bezold sur les couleurs, et cherche
à les appliquer aux insectes.
« Les couleurs superficielles, dit-il, intéressent beaucoup l’ento-
mologiste, car elles donnent une explication des couleurs métalli-
ques si communes chez les insectes; ces dernières ont souvent une
apparence métallique telle, que l’on croirait pouvoir en extraire de
l'or. Le fait qu’il est nécessaire que de telles couleurs soient parfai-
tement sèches, montre à l'évidence que les couleurs métalliques sont
dermiques. Les couleurs des insectes peuvent être comparées aux
couleurs d’aniline; la comparaison est vraie pour plus d’un point. »
Puis, parlant des couleurs fluorescentes il dit : « Je présume que
divers insectes doivent leur coloration à un procédé de ce genre,
principalement les reflets violets observés chez les rutélides et
autres insectes. »
En résumé, nous voyons que l’on connaît bien peu de chose sur
ce sujet, et que si d’un côté on admet la présence de pigments
métalliques d’un autre côté on présente de nombreux arguments en
faveur des couleurs optiques. D’autres tels que Krukenberg,
renoncent à se prononcer.
Recherchons à notre tour, à l’aide de la méthode expérimentale,
les phénomènes qui militent pour l’une ou pour l’autre de ces théo-
ries. J’ai déjà eu l’occasion, dans une précédente notice(‘), d'appeler
(‘) C. R. Soc. ent. belg., 1885, p. C et p. CXIII.
320 DES COULEURS MEÉTALLIQUES CHEZ LES INSECTES.
l'attention sur la manière dont se comportent les élytres de coléop-
tères en présence d’acide azotique.
Si on place un tégument présentant une coloration métallique
dans de l'acide azotique bouillant et de concentration variable
suivant la délicatesse de l’insecte, on obtient une cuticule généra-
lement peu colorée, et présentant des reflets plus ou moins irisés.
Celle-ci placée sur un fond noir ou foncé prendra la couleur
métallique que présentait le tégument dont elle provient.
Je n’ignore pas que ce procédé offre l'inconvénient d'attaquer
plus ou moins fortement les téguments, l'isolement de la cuticule
étant simplement dû à ce que les autres parties des téguments sont
détruites plus rapidement que cette dernière par l'acide.
De plus les préparations sont toujours un peu jaunies, mais tous
les autres moyens que j'ai cherché à employer ne m'ont conduit à
aucun résultat satisfaisant. L’action de l'acide ne nuit du reste
que dans une très faible mesure, car les cuticules ainsi obtenues,
conservent toutes leurs propriétés, et sont capables lorsqu'on les
place sur un fond absorbant les rayons lumineux de reproduire
la coloration primitive de l’insecte, ce qui n’aurait pas ‘lieu s’il y
avait eu attaque de la cuticule d’une façon appréciable; de plus,
les pellicules provenant d'insectes rongés par les anthrènes ont
présenté les mêmes phénomènes.
On peut conclure de cette expérience que les coulenrs métalliques
ne sont visibles que par réflexion, et, sont par conséquent en rela-
tion directe avec l'absence ou la présence d’une pigment inférieur.
Lorsque les pigments inférieurs sont peu colorés, la teinte métallique
disparait pour faire place à des tons fluorescents.
C'est ainsi que les cuticules provenant de divers rutélides, l’'Ana-
plognathus analis, par exemple, donnent les tons irisés que présentent
ces insectes lorsqu'on les place sur un fond pâle, tandis qu'elles sont
d’un beau vert métallique lorsqu'elles se trouvent sur un fond noir.
J'ai déjà cité dans une note précédente l'exemple de la Himela
chinensis dont la mince pellicule offre, comme l’insecte même, une
légère teinte irisée; celle-ci vue par réflexion est d’un beau vert
doré, absolument semblable à la teinte que l’on observe chez la
Mimela confucius.
Il n’existe done pas de pigments fluorescents ou irisés, à opposer
aux couleurs métalliques, les deux phénomènes étant dus à un seul
et même agent. C’est la même pellicule, par conséquent le même
agent, qui donne naissance à ces deux espèces de colorations,
suivant qu’elle est vue par transmission ou par réflexion, sur un
fond pâle ou foncé.
En isolant ainsi la cuticule des autres téguments, nous arrivons
encore à une autre conclusion: à savoir que les couleurs métalliques
DES COULEURS MÉTALLIQUES CHEZ LES INSECTES. 321
sont dermiques. M. le D' Hagen l’a du reste déjà fait connaître;
il n’admet à ce sujet qu’une seule exception ; il pense que chez cer-
taines cassides les couleurs métalliques sont hypodermiques. D’après
lui, il est aisé de reconnaître si une couleur est dermique ou hypo-
dermique par ce fait que les premières résistent après la mort tan-
dis que les secondes sont altérées dès que l’insecte a cessé de vivre.
On peut considérer les couleurs métalliques des cassides comme
dermiques, mais visibles seulement par réflexion comme c’est le cas
général pour tous les Coléoptères. Mais le pigment inférieur est
hypodermique et se détruit après la mort; cette disparition entraîne
avec elle, celle de la couleur métallique. De plus il est probable que
la délicate cuticule des cassides se ternit après que l’insecte a été
tué et détruit ainsi la coloration; c'est ce qui explique qu’une goutte
de glycérine rétablissant la transparence et le corps de l’insecte
remplaçant alors le pigment détruit, la coloration métallique réap-
parait.
Nous voyons donc que les couleurs métalliques sont dermiques,
il nous reste à déterminer la nature de cet agent, c’est-à-dire à
rechercher si c’est un pigment ou un phénomène purement optique
qui donne naissance à ces couleurs.
Examinons en premier lieu si la coloration est produite par des
stries très fines recouvrant la surface des téguments. Les cuticules
examinées au microscope nous montrent en effet que la surface n’est
pas unie, mais bien au contraire recouverte de lignes, dont la dispo-
sition varie avec le groupe auquel l’insecte appartient; mais si on
mesure au micromètre l'espace qui sépare ces stries, on voit qu’elles
sont généralement beaucoup trop écartées les unes des autres pour
pouvoir produire la couleur métallique. Une autre expérience vient
du reste confirmer cette opinion : on admet aujourd’hui que les
belles couleurs nacrées de certaines coquilles sont dues, en partie
du moins, à de fines stries qui couvrent la surface; or en prenant
l'empreinte de ces dernières à l’aide d’un alliage fusible à basse
température, ou même simplement avec de la paraffine, on est
parvenu à reproduire cette irisation; l'empreinte elle-même est
nacrée, d’une facon moins intense que sur la coquille, mais cepen-
dant la coloration est très visible.
Or, en faisant cette expérience avec un très grand nombre
d’élytres de coléoptères à reflets métalliques, il ne m'a jamais été
possible d’obtenir la moindre coloration par ce procédé: toutes les
stries de l’élytre étaient cependant fidèlement reproduites sur
l'empreinte.
Enfin, et ce n’est pas l'argument le moins sérieux, la cuticule
présente la même teinte métallique sur ces deux faces.
Doit on considérer le phénomène comme dû à la décomposition
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE T,. XXXI, 21
9322 DES COULEURS MÉTALLIQUES CHEZ LES INSECTES.
re
de la lumière à travers des lames minces? Ici encore la methode
expérimentale vient opposer de nombreuses objections. En effet la
coloration ne varie pas avec l'épaisseur de la cuticule, car aussi
longtemps qu’il reste une mince lamelle non attaquée, la coloration
persiste. De plus la teinte ne varie pas avec l’angle d'incidence des
rayons. Il est vrai d'ajouter que la teinte change avec le milieu dans
lequel le tégument est placé; les milieux plus réfringents que l'air
font passer la coloration du bronze rouge au vert ou au bleu. On
fera bien d'observer cependant que cette remarque n’est pas en
contradiction avec la précédente car toute couleur étant due à une
décomposition de la lumière, ce phénomène peut parfaitement
s’observer sans qu’il y ait interférence.
Dans tous les cas, les couleurs dues à des lames minces varient
avec l’épaisseur et le nombre de ces dernières, c'est ce que l’on ne
voit pas dans ce cas ci.
Il ne nous reste qu’un cas optique possible, c’est celui d’une
série de lames minces placées dans diverses positions, c'est-à-dire
une décomposition lumineuse due à une succession de parois
cellulaires. Toutes les objections que nous venons de voir tombent
devant cette hypothèse; mais ici encore un argument sérieux vient
la battre en brèche : si le phénomène est simplement dû à une
décomposition de la lumière par la chitine, seule la destruction de
cette dernière doit entrainer la disparition de la coloration, or
c’est ce qui n’a pas lieu. Toute matière détruisant les pigments
enlève à la cuticule la propriete d'émettre des tons métalliques par
réflexion.
Pour mettre ce fait en évidence une grande difficulté matérielle
s'élevait. Trouver un corps sans action sur la chitine et detruisant
les pigments. Aux composés chlorés il ne fallait pas songer,
l'attaque de la chitine étant très considérable; d'autres oxydants ne
me donnèrent pas non plus de résultats bien concluants. J’ai fini
par m'arrêter à l'ozone, et pour éviter une action trop forte, je me
suis contenté de l’ozone de l’air. J’ai placé les élytres à l'air, bien
exposées alternativement au soleil et à la pluie; de cette façon les
pigments sont détruits et la chitine reste intacte. L’exposition a
duré depuis mai jusqu’en septembre; à cette époque la décoloration
était complète, du moins en certains endroits, et cependant il ne
m'a pas été possible de constater la moindre attaque de la cuticule.
L'examen microscopique a montre que leur structure n'avait en
rien été modifiée, le pigment seul était oxydé. Cependant la couleur
métallique avait complètement disparu, car les cuticules de ces
élytres placées sur fond noir ne reproduisaient aucun reflet métal-
lique; les parties protègees au contraire, celles où le pigment avait
résiste, donnaient dans ces conditions les couleurs primitives.
L |
DES COULEURS MÉTALLIQUES CHEZ LES INSECTES. 323
D’après ce qui précède, nous pouvons conclure que les phéno-
mènes purement optiques sont insuffisants pour expliquer la colora-
tion métallique des insectes; et que, outre les pigments sous-
jacents, il existe une substance cuticulaire qui joue un grand rôle
dans la formation des couleurs métalliques s’il n’est pas l’agent
unique.
Il nous reste donc à rechercher cette substance et à en étudier,
si possible, les propriétés.
Les recherches des chimistes les plus distingués n’ont pu
démontrer la présence de pigments métalliques chez les insectes.
Nous avons vu que Krukenburg n'avait pas été plus heureux en ce
qui concerne la matière colorante chez le Carabus auratus.
Mes recherches personnelles m'ont conduit au même résultat.
Voici comment j'ai opéré : Je me suis servi des pellicules isolées
par l’acide azotique bouillant et étendu; de cette manière j'avais
l'avantage de n’avoir en présence que la partie des téguments
présentant la coloration métallique, éliminant ainsi une grande
partie de la chitine ainsi que les pigments inférieurs dont la présence
ne peut qu’entraver les opérations. De plus ces minces cuticules,
présentant les deux faces aux agents chimiques, offrent de très
bonnes conditions pour en extraire les pigments.
J’ai soumis alors ces pellicules à l’action de divers dissolvants,
suivant la marche analytique de Dragendorff ('), le savant professeur
de l’Université de Dorpat; j'ai employé successivement :
L'éther de pétrole, l'éther, l'alcool, l'eau, les solutions étendues
de potasse caustique et d'acide chlorhydrique, mais je n’ai obtenu
aucune dissolution.
Passant alors à d’autres réactifs, j'ai employé, sans plus de
succès du reste, le sulfure de carbone, le chloroforme, la benzine,
l’'aniline, l'acide phénique et une solution de pepsine à 40°; je n'ai
obtenu que des changements de couleur avec certains d’entre eux,
mais ces modifications étaient uniquement dues aux réactions acides
ou alcalines de divers de ces composés.
La chaleur fait virer les colorations du jaune doré au vert ou
bleu métallique, une température plus élevée carbonise la substance
et détruit toute coloration.
La distillation sèche des pellicules n’a fourni aucune matière
colorante.
Les alcalis et les acides modifient les colorations, ils font généra-
lement passer les téguments du vert au brun, jaune ou rouge
métallique ; ils ne dissolvent pas le pigment métallique aussi long-
temps que la chitine résiste. Dans tous les cas il est impossible de
(‘) DRAGENDORrFr. Analyse chimique des végétaux (Trad. française de Schlagden-
hauffen, Encyclopédie chimique de Frémy).
324 DES COULEURS MÉTALLIQUES CHEZ LES INSECTES.
l’extraire par ce procédé, l'attaque étant trop considérable lorsqu'il
y a dissolution.
Sous l’action de /a chaleur ou d’une solution de chlorure de cal-
cium les couleurs devenues brunes par les alcalis ou les acides
repassent au vert ou au bleu. Il en est de même des téguments
naturellement bruns ou jaune doré.
L'examen spectroscopique ne m'a pas donné de résultats; M. le
D' Mac-Munn, de Wolverhampton qui s’est beaucoup occupé de
l'étude des matières colorantes animales au point de vue spectrosco-
pique, m'a écrit qu'il n’a rien constaté d’intéressant pour ce qui
concerne les couleurs métalliques des insectes.
Mes propres recherches n’ont fait que confirmer cette assertion.
Les composés chlorés n’ont produit de décoloration qu'après une
action prolongée, mais le mauvais état dans lequel les pellicules se
trouvaient après l'opération n’a pas permis de tirer de conclusion
sur le point de savoir s’il existe un pigment métallique.
L’eau oxygénée (H°0*) en solution potassique ou sodique décolore
les téguments à l’ébullition.
Nous avons vu que l’action lente de l'ozone de l'air tout en
produisant une décoloration conduisait à un résultat plus concluant.
Nous pouvons donc dire, que bien que n’ayant pu extraire de
pigment métallique, nous voyons que la destruction de la matière
pigmentaire de la cuticule entraîne la disparition de la coloration
métallique. La présence de ce pigment non figuré dans la cuticule
ne peut être mise en doute, car il est aisé de constater qu’elles sont
toutes plus ou moins colorées. Les insectes dont les tons métalliques
sont les plus sombres possèdent une cuticule plus pigmentee que les
autres : chez eux il semble quelquefois qu’elle est enfumée.
Mais s’il est incontestable qu'elle renferme une substance
pigmentaire non figurée, on ne peut affirmer que c’est celui-ci qui
produit la coloration métallique ; la coïncidence qu’il y a entre sa
disparition et celle de la teinte métallique est cependant un argument
puissant en faveur de cette thèse. Cette coïncidence se remarque
même à l’état naturel; c'est ainsi que la cuticule de la Cicindela
hybrida est fortement brunâtre, sauf aux places où se trouvent les
taches blanches; or à ces endroits on peut constater qu’il n’y a
absolument pas de coloration métallique.
Si nous ne pouvons nous prononcer d'une façon absolue sur
l'existence d’un tel pigment, dont nous ignorons absolument la
nature chimique, nous voyons que de nombreux faits militent en sa
faveur.
En résumé, on peut conclure de ce qui précède que !
le Les couleurs métalliques sont dermiques.
2 Il n'existe pas de couleurs fluorescentes spéciales chez les
DES COULEURS MÉTALLIQUES CHEZ LES INSECTES. 320
insectes, celles-ci sont dues au même phénomène que les couleurs
métalliques.
3 Les stries superficielles et la décomposition de la lumière par
les lames minces ne produisent pas les couleurs métalliques des
coléopières.
4° ZT est même peu probable que ces couleurs soient dues à la
décomposition de la lumière par de minces lames de chitine diver-
sement groupées.
5° La couleur métallique disparaît avec la matière pigmentaire
de la cuticule, alors que la chitine n'a pas subi d'attaque visible.
6° ZI n'existe qu'un seul et même facleur produisant toutes les
nuances métalliques connues; l’aclion de divers agents physiques et
chimiques permettant d'opérer la transformation d'une couleur
en une autre.
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TABLE DES MÉMOIRES.
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Odonates de l’Asie mineure et révision de ceux des autres
parties de la faune dite A M. pe SELYS -Lowc-
CHAMPS
Coléoptères de l Intérieur de la Chine, . \. Léon Farmane
Métamorphoses de quelques Coléoptères du Nan par M. le
D: Euc. Ducis (avec deux planches)
Matériaux pour servir à l'étude des Cicindeldes 5 M. w.
DokxTourorrF :
Le genre Rosalia, par M. La . (avec une end
Essai sur les Acridiens de la tribu des Tettigidæ, par M. I.
Bozivar (avec deux planches)
Des Couleurs métalliques chez les Des et écialement chez
les Coléoptères, par M. A. BerGé
Pages.
PREMIQMENN EAU NEA
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COMPTES RENDUS DES SÉANCES
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE
BELGIQUE
ANNÉE 1887
BRUXELLES
AD SIÈGE DELA SOCIÉTÉ
MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELL
1887
ORGANISATION ADMINISTRATIVE
POUR L'ANNÉE SOCIALE 1887.
Conseil d’administration.
MM. Tosquiner, président.
JAcoBs, vice-président.
LAMEERE, secrétaire et bibliothécaire.
FoLoGNE, /resorier.
CAPRONNIER.
PREUDHOMME DE BORRE.
RoELoOrs.
Commission de vérification des comptes.
MM. Fonou.
KERREMANS.
Van SEGVELT.
Commission de surveillance des collections.
MM. Tosquiner, président.
L’ARBALESTRIER.
REMY.
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE,
COMPTES-RENDUS DES SÉANCES.
———#0t——
SÉRIE III. — N° 81.
Assemblée mensuelle du 8 janvier 1887.
PRÉSIDENCE DE M. TOSQUINET.
Présents : MM. De Le Court, Demoor, Duvivier, Engels, Fologne,
Jacobs, Kerremans, L’Arbalestrier, Meunier, Preudhomme de
Borre, Rasquin, Remy, Thirot, F. Van Campenhout, Van Segvelt
et Lameere, secrétaire.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de l'assemblée mensuelle du 4 décembre 1886
est approuvé.
Le Président annonce que le Conseil d'administration a maintenu
dans leurs fonctions respectives MM. Jacobs, vice-président,
Lameere, secrétaire et bibliothécaire, Fologne, trésorier.
Le Conseil aadmis comme membres effectifs: M. Edmond Hippert,
présenté par MM. de Borre et Fologne et s’occupant de Lépidopte-
res de Belgique; M. Camille Madrilly s’occupant d’'Entomologie
générale, présenté par MM. de Borre et Kerremans; M. Alphonse
Proost, inspecteur de l'Agriculture, présenté par MM. de Borre et
Van Segvelt; M. Ferdinand de Moffarts, étudiant à Liège, s'occu-
pant de Lépidoptères et présenté par MM. de Borre et Lameere;
M. Georges Rasquin, étudiant à Liége présenté par MM. de Borre
et Everts et s'occupant également de Lépidoptères ; comme mem-
bres associés : MM. Paul de Moffarts, étudiant à Liège, présenté
par son frère et M. Lameere, et MM. Louis et Edouard Coucke,
étudiants à Bruxelles, présentés par MM. de Borre et Remy.
MM. Donner et Vandenbranden ont envoyé leur démission de
membre effectif.
Correspondance.
M. Preudhomme de Borre envoie à la Société en souvenir de sa
présidence, son portrait format album.
L'assemblée décide l'envoi du Bulletin en échange des publications
ANNALES DE LA SOG. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XXXI, (71
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qu'une nouvelle Société nous adresse : Waturmssenschafilicher
Verein des Harzes in Wernigerode.
M. Millière, membre honoraire, nous fait hommage d’un volume
élégamment relié renfermant plusieurs de ses mémoires sur les
Lépidoptères. Des remercîments lui sont votés.
Lectures, communications.
M. Kerremans communique le travail suivant :
SIX BUPRESTIDES NOUVEAUX DE L’AMEÉRIQUE DU SUD
par Cb. KHerremans.
Anthaxia canaliculata n. sp. — Long. 3 3/4, larg. 1 1/4 mm.
— Subparallèle, légèrement atténue au bout, bronzé obscur. Tête
convexe, ponctuée. Corselet sinué sur les bords, avec deux fossettes
le long du 1/5 de la base. Élytres fortement canaliculées le long du
bord externe, avec des côtes élevées et une série de points enfoncés
le long de la suture. — Buenos Ayres (Carlos Berg).
Anthaxia maculicollis n. sp. — Long. 4, larg. 1 1/4 mm. —
Allongé, déprimé, entièrement d’un vert métallique brillant, avec
les élytres bronzé-obscur. Tête plane, granulée ainsi que le corselet,
qui est orné de deux taches parallèles, sombres, sur le disque.
Élytres à côtes légères. — Uruguay (Carlos Berg).
Acmæodera picturella n. sp. — Long. 6 1/2, larg. 2 mm. —
Oblong, noir mat, densément ponctué. Antennes courtes; tête con-
vexe couverte d'une pubescence rouge sur le front et deux petites
taches pubescentes de même nuance en arrière des yeux. Corselet
largement impressionné antérieurement, avec deux autres impres-
sions latérales vers la base, bordé d’une pubescence jaune et orne
de 4 taches pubescentes de même nuance. Elytres ornées de cinq
taches pubescentes, la première près de l’écusson, rouge; la
deuxième, au repli marginal de l'épaule, jaune; les deux suivantes
l’une sous l’autre, le long de la suture, également jaunes et la
cinquième rouge, près du sommet. Méso- et métasternum ornés de
chaque côté d’une large plaque pubescente rouge. Les segments de
l'abdomen bordés de jaune. — Uruguay (Carlos Berg).
Agrilus coriaceus n. sp. — Long. 31/2, larg. 1 mm. —
Allongé, assez convexe, plus large antérieurement, bronze obscur
en dessus. Tête vert métallique clair, avec une dépression triangu-
laire sur le front, la base touchant l’épistome. Corselet plus élargi en
avant, avec les bords arrondis, deux dépressions latérales et une
fossette légère au-dessus de l'écusson. Celui-ci très petit et vertica-
lement canaliculé. Elytres arrondies à l'extrémité, avec des côtes
VII
bien marquées et les intervalles de ces dernières chagrinés. Dessous
ponctué, vert obscur. — Uruguay (Carlos Berg).
Agrilus foveicollis n. sp. — Long. 4,larg. 1 mm. —- Allongé,
trés convexe, entièrement bronzé cuivreux. Tête ponctuée, avec
un sillon longitudinal peu marque. Corselet arrondi, dilaté anté-
rieurement, impressionné dans les angles postérieurs, avec une
fossette profonde sur le disque. Élytres ponctuées, canaliculées lon-
gitudinalement, dentelées à l'extrémité, bronzé cuivreux avec une
bande transversale plus sombre un peu au delà de la moitié supé-
rieure. — Banda oriental (Carlos Berg).
Brachys tucumana n. sp. — Long. 5, larg. 2 3/4 mm. —
Ovale, acumine en arrière, bleu tres obscur, ponctué. Tête excavée
avec l’épistome avancé en pointe. Corselet rétréci en devant, sinué
à la base, coupé droit le long de l’écusson qui est très grand, trian-
gulaire. Élytres droites, parallèles jusqu’au delà du tiers, se rétré-
cissant ensuite brusquement, avec un fort bourrelet à la base, près
de l’épipleure, et un autre, moins. accentué, vers l’écusson. —
Tucuman (Carlos Berg).
— À propos de cette communication, le Président fait remarquer
qu'il serait désirable que les auteurs en décrivant des espèces nou-
velles veulent bien accompagner leur travail de la présentation des
types qui ont donné lieu aux descriptions : ce serait une garantie
pour la Societé contre la publication à la légère d'espèces non vala-
bles. Plusieurs membres appuient cette proposition tout en insistant
sur la difficulté que présenterait son exécution dans plusieurs cas,
notamment pour nos collègues de l'étranger. L'assemblée émet le
vœu que dans la mesure du possible, les insectes dont il est parlé
dans nos publications soient montrés en séance.
— Le Secrétaire donne lecture d’une notice envoyée par
M. Heylaerts.
Notes LÉPIDOPTÉROLOGIQUES
par F. J. M. Hevylaerts.
1° Dans les Comptes-rendus de la séance du 1° mars 1884 de
la Société Entomologique de Belgique j'ai fait la critique du travail
de M. le professeur Weyenberg.
Les Psychides nouvelles de la République Argentine sont décrites
en effet par cet auteur d’une manière si mauvaise, que je n’ai osé
les insérer dans mes listes que par simple mention nominale.
J'ai été pourtant assez heureux de trouver un secours inespéré.
M. le professeur Carlos Berg, de Buenos Ayres, a fait de son
mieux pour me procurer quelques Psychides Argentines, et parmi
VIIT
ses découvertes j'ai trouvé tout ce qui m'a été nécessaire pour la
description du Psyche cassiæ Weyÿenb. C'est bien à regret que
j'écris ici ce nom, car j'aurais voulu le nommer Pergü : c'est effec-
tivement M. Berg, qui a tout fait pour éclaircir les ténèbres et me
mettre à même de décrire l'espèce comme suit :
Platæceticus cassiæ Weyenb.
Mas. Obscure nigro-griseus, dense hirtus; capite parvo nigro-
piloso ; antennis brevibus nigris, longitudine 1 1/4 marginis anterioris,
ciliis brevibus ad 1/5 apicem versus decrescentibus, 32 articulatis ;
pseudopalpis brevibus nigro-brunneis; thorace abdomineque nigro-
brunneo longe pilosis; partibus genitalibus flavo-brunneis.
Pedibus brunneo-piceis longe nigro-brunneo pilosis, tarsis tamen
pilis flavo-brunneis brevibus obtectis; tibiis anterioribus spina nulla.
Alis obscure nigro-griseis concoloribus, fimbriis pilosis brunneis,
subelongatis, squamulis pilisque dense obtectis.
Alis anterioribus margine anteriori apiceque subrotundatis, mar-
gine exteriori paulo obliquo, margine tamen interno fere recto;
costis 12: 4 + 5 ex eodem puncto, 8 + 9 longe pedunculatis, cel-
lula media pyriformi cellula intrusa nulla, 1 & et 1 à ut apud genus
Oiketicus Lansd. Guild.
Alis posterioribus margine anteriori exteriorique subrotundatis,
interiori tamen fere recto, costis 8 liberis, 7 et 8 costa transversa
junctis.
Expans. alar. 23 mm. — Pupa maris castanea long. 8 mm.
Femina, longit. 8 mm., flavo-brunnea, capite segmentisque tres
primis nitidis.
Pupa feminæ flava long. 10 mm.
Larva flavo-brunnea, capite segmentisque tribus anterioribus
flavis nigro-punctatis et striatis. Involucrum, long. 2 centim., ut a
prof. Weyenberg pictum.
Habitat : R. Argentinia.
La chenille, etc., sera décrite minutieusement dans ma Mono-
graphie.
L'espèce en question appartient au genre Plateceticus Pack.,
genre essentiellement Américain, et non au genre Psyche comme
le pensait son auteur.
2 OEnophila V-flavum Hw.
A propos de la communication de M. Preudhomme de Borre,
page oxciv du Compte-rendu de l'assemblée du 4 décembre 1886,
je ferai l'observation que le genre Œnophila Stph. n'est nullement
à sa place parmi les Zithocolletide. V-flavum est une Tinea vraie,
et dans le Catalogue Staudinger et Wocke sa place est fautive.
Voici pourquoi.
1° La maniere de vivre des chenilles de l'Œnoplila diffère énor-
IX
mément de celle des Zihocolletidæ : l’insecte mange les mousses
qui croissent sur les tonneaux à vin ou les vieilles futailles dans les
caves humides, les bouchons gâtés ou à moitié pourris des bouteilles
dans les mêmes lieux.
2°, et c’est concluant, Ze papillon a des palpes maxillaires et des
palpes labiaux et la nervulation des Tineæ veræ.
M. P. C.T. Snellen a donné dans le « Tijdschrift voor Entomolo-
gie der Nederlandsche entomologische Vereeniging », tome XIX,
pl. 2, fig. 1-2, le dessin de la tête de l'Œnophila V-flavum.
Il y à encore un autre ennemi des bouchons de liège. Celui-là est
beaucoup plus grand, et si notre honoré collègue, M. Bivort
voulait fixer son attention sur les papillons qui se trouvent dans
sa cave, il pourrait rencontrer peut-être l'Æplestia passulella Barr.
Elle ressemble un peu à sa congénère X%aniella Z., qui fait tant
de dégâts dans les magasins de farine. La chenille de cette
bestiole perfore les bouchons de fond en comble, de sorte que le
vin peut s’écouler. J’oserais me recommander à lui pour l’envoi des
chenilles qu’il trouverait dans sa cave, parce que la chose m'intéresse
vivement. Le cas des Œnophila V-flavum perforant entièrement
les bouchons d’une bouteille est rare, quoique le nom, bien impropre
d’ailleurs, œnophila, oivos (vin) et œqiaëw (aimer), pourrait faire
croire, que c’est le vin qui l’attire. La petite béle n’est rien moins
qu’un buveur.
3° Note bibliographique.
Je dois à la bonté des auteurs respectifs quelques travaux scien-
tifiques qui sont bien dignes d’être connus plus généralement.
A. M. P. Millière, de Cannes, notre membre honoraire, non
content d'avoir terminé sa superbe Iconographie, continue ses
études lépidoptérologiques avec un zèle digne des plus grandes
louanges. Il publie le résultat de ses recherches soit dans les Anna-
les de la Société entomologique de France, soit dans le « Natura-
lista Siciliano », etc., mais en outre il envoie de temps en temps à
ses amis et correspondants des chefs-d’œuvres de description lépi-
doptérologique et d'illustration. Ces volumes sont splendides et les
planches sont inimitables. J’ai déjà devant moi le troisième de ces
livres qu'il vient de publier il ÿ a quelques semaines seulement.
Ces volumes se trouvent pour sûr dans notre bibliothèque : dire
quelque chose des faits intéressants que contiennent ces recueils
serait donc superflu, mais j’en recommande instamment l’etude à
mes collègues belges.
B. Je viens aussi de recevoir de M. le professeur C. Aurivillius, de
Stockholm, cinq tirés-à-part. Le premier est intitulé : « Insektlifnet
iarktiska Länder » (vie des insectes dans les régions polaires).
L'auteur y considère la géologie, la flore, la météorologie etc.
x
par rapport à la faune des insectes. Il donne des listes de ces
derniers trouvés dans les régions arctiques, et, pour la compa-
raison, il énumère en même temps les 4 {0404 de la Scandinavie non
polaire. Ainsi il trouve pour la Suède et le Norvège 13,980 insectes
de tous les ordres; pour la Scandinavie polaire 2,596; pour l'Asie
arctique 667; pour l'Amérique polaire, continent 83, pour les
îles 825; pour l'Islande 319; pour le Groënland 174; pour Novaja
Semlja 171 et pour l’île de Spitzhberg 70.
Le 2e est une énumération et description des lépidoptères trouvés
dans les régions les plus septentrionales pendant l’expédition de
la Vega.
Une planche représente l'Œneis Crambis Frr. ©, Dasychira
Rossi Curtis Q, une chenille d'une espèce d’Argynnis et les par-
ties génitales de l’Zrebia Rossii Curt. et du G' de l’Oeneis précité.
— Parmi les 8 espèces citées se trouve aussi, comme de droit, le
cosmopolite et partout présent Plutella cruciferarum !
Le 3°, Énumération des (Célonides et Lucanides trouvés par
MM. Valdau (G.) et Knutson (K.) dans les montagnes du Camaron
(Kamarun), avec descriptions d'espèces nouvelles.
Le 4° est un « Conspectus generum et specierum Brachyceri-
darum » (en Latin), et le 5e contient des études hÿménoptérolo-
giques. — L’auteur, bien connu par son travail célèbre « Recensio
critica lepidopterorum Musei Ludovicæ Ulricæ quæ descripsit
Carolus À Linné » a de nouveau rendu un grand service par ses
travaux récents à la science entomologique.
— M. de Borre communique ce qui suit :
Dans le travail qu’il a publié en 1880 sur les genres australiens :
de Cetonides (Deutsch. Ent. Zeitschr., XXIV, pp. 177 à 214),
notre honoré collègue le D° G. Kraatz émet l'opinion (p. 194) que
la Micropæcila (Diaphonia) Bremweri Janson (Cist. Entom. I, 139)
n’est probablement pas autre chose que la femelle de l’espèce an-
ciennement connue, MWicr. cincta Gory et Percheron (Wonogr. des
Cétoines, 168, PI. XXIX, f. 4). Je viens d'étudier les Schizorrhi-
nides du Musée royal, où les Jicropæcila proviennent du D' Breyer;
il les recevait d’un sien ami, qui récoltait pour lui en Australie;
elles sont ainsi toutes d’une même localité. Je trouve aussi que le
mâle est une cincta, la femelle, une Premeri. Je crois donc, comme
le D Kraatz, qu’il faut n’y voir qu’une seule espèce. Je saisis cette
occasion de déclarer qu’abordant mon travail avec une certaine
prévention contre les coupes génériques établies par M. Kraatz et
qui me paraissaient trop nombreuses, je les ai trouvées à l’étude
établies au contraire avec un extrêmement juste discernement des
caractères, et, ne voulüt-on même y voir que des coupes subgéné-
riques d’un grand genre Schizorrhina, elles sont absolument natu-
Ki
relles et devront être acceptées. J'ai pu faire la même remarque
pour les coupes établies ailleurs par le même auteur pour les /7ete-
rorrhina africaines.
— Dans un récent travail que notre savant collègue M. van Lans-
berge vient de m'adresser (S'carabæoides, Buprestides et Cérambycides
de l'Afrique occidentale envoyés au Musée de Leyde par MM. Veth
et Van der Kellen), se trouve (p. 98) la description d’un Zepidiota
unicolor, que l’auteur suppose pouvoir être identique au Proagoster-
nus Reichei Thomson (Archives Entom., II, 62, pl. IT, fig. 3).
Le Musée Royal de Belgique possédant depuis plusieurs années
les Mélolonthides de M. Thomson, se trouve avoir le type de cette
espèce. Je m'étais déjà apercu, en classant les Mélolonthides l'été
_ dernier, que c'était très gratuitement que ce Peichei était rapporté
au genre Proagosternus. La languette n’est nullement bilobée,
mais plutôt atténuée et tronquée, quelque peu sinuée en avant.
C'est un Zepidiota et c’est sans doute parce que l’espèce est afri-
caine que M. J. Thomson l’a plutôt rapprochée des Proagosternus,
de Madagascar, que des Zepidiola, genre surtout indien. Mais il
est plus vraisemblable que le genre Proagosternus est confiné dans
l’île de Madagascar et que des Zepidiola peuvent parfaitement
habiter aussi l'Afrique.
Quant aux caractères spécifiques, à part la taille, que je trouve
être de 30 millimètres au lieu de 28, l’exemplaire type du 2.
Reichei Thomson se rapporte si complètement à tous les détails de
la soigneuse description de M. van Lansberge, qu’il ne me parait
pas possible que ce ne soit pas la même espèce.
— À notre dernière séance, je vous parlai de l'Œnophila V-fla-
vum et des ravages causés par ses larves dans la cave de notre
collègue, M. Bivort. Quelques jours après, je recevais la visite d'un
jeune médecin de cette ville, M. le D' Gilbert, qui venait m’entre-
tenir d’un ver qui pullule ici dans sa cave et lui cause le même
préjudice. Il ne m’apportait pas cette larve et n'avait pas observé
l'insecte parfait, mais j'ai pensé qu’il s'agissait encore de l'ŒÆnophila
V-flavum. M. Gilbert est convaincu que cet insecte opère ses meta-
morphoses et pond dans sa cave à la face extérieure des bouchons
de liège, d’où la larve chemine en s’enfonçant longitudinalement
jusqu’à la rencontre de l’intérieur de la bouteille. Il a essayé, mais
sans succès, de brûler force soufre dans sa cave. La larve, dans sa
galerie, reste absolument insensible aux fumigations d'acide sulfu-
reux. Je lui ai conseille : 1° avant la mise en bouteilles de son vin,
de faire tremper les bouchons de liège dans de l’eau bouillante;
2° de cacheter les bouteilles; 3° de boire le plus tôt possible ses
vins antérieurs à ces deux opérations. Je pense qu’alors l'Œnophila
V-flavum sera bientôt éliminée de sa cave.
XII
J'ajouterai que la communication que vient de fairé notre savant
confrère le Dr Heylaerts me met dans le doute quant au point de
savoir si le lépidoptère funeste aux vins de M. Gilbert ne serait pas
plutôt l’'£'phestia passulella. Ce que me disait M. Gilbert de la
facon dont se comportait la larve, rapproché de ce que nous écrit
M. Heylaerts, tendrait à le faire supposer. Espérons que, dans une
nouvelle visite, M. le Dr Gilbert pourra me faire voir le lépidoptère
qu’il aura obtenu d’éclosion, car il m'a dit qu’il se proposait de con-
server des bouchons à cet effet.
— L'année dernière, M. Dulière, instituteur à Fleurus, a pris
plusieurs exemplaires de la Vecydalis (Molorchus) major.
— M. de Borre fait encore voir un exemplaire de Pimelia bipunc-
tata, importé du midi de l’Europe ou du nord de l’Afrique avec le
sorgho et trouvé vivant à Hasselt.
— MM. Thirot et F. Van Campenhout ont trouvé vers le mi-août
à Rouge-Cloître l'Agrèlus biqutlatus.
— M. Willain signale l'abondance à Forges au sud de Chimay
de quelques bonnes espèces de Rhopalocères : Argynnis no,
Polyommatus Hippothoë, Meilæa Dictynna, Nemeophila Russula
et Argynnis Aglaia.
La séance est levée à 9 heures.
QE
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE,
COMPTES-RENDUS DES SÉANCES.
Re —
SÉRIE III. — No S2.
Assemblée mensuelle du 5 février 18817.
PRÉSIDENCE DE M. TOSQUINET.
Présents : MM. Bergé, Capronnier, Coubeaux, E. Coucke,
L. Coucke, Demoor, Jacobs, Kerremans, L'Arbalestrier, Madrilly,
Meunier, Preudhomme de Borre, Remy, de Selys-Longchamps,
F. Van Campenhout, Van Segvelt et Lameere, secretaire.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 8 janvier est
approuvé.
Le Président annonce que le Conseil a admis comme membres
effectifs: MM. Joseph Hamal, déjà membre associé, sur sa demande,
et Ewald Bergroth, docteur en médecine à Forssa (Finlande),
présenté par MM. Preudhomme de Borre et Lameere; comme
membre associé : M. Raphaël Stroobant, à Berchem, présenté par
MM. Dietz et Preudhomme de Borre.
Correspondance.
M. G. Mayr remercie la Société pour sa nomination comme membre
honoraire par la lettre suivante :
Herrn August Lameere, Secretär der Société Entomologique de
. Belgique.
EuER WOHLGEBOREN !
für die freundliche Uebersendung Ihres geehrten Briefen und
des Diplomes als Ehrenmitglied Ihrer Gesellschaft danke ich bestens
und erlaube mir, Sie zu bitten, den Presidenten und der Gesellschaft
zu sagen, dass ich mich durch diese Ernennung im hohen Grade
geehrt fühle und dafür meinen besten Dank sage.
Zu gleichen Zeit sende ich an die Gesellschaft ein Packet ab mit
von mir publicirten Abhandlungen und Brochüren, und bedaure nur,
die meisten der älteren Arbeiten nicht senden zu künnen, da ich
von denselben keine Dupla mehr besitze.
Mit der Versicherung meiner besonderer Hochachtung
Wien, den 14. Janüar 1887. Ihr ergebenster
D: Gusrav Mayer.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T. XXXI, b
XIV
MM. F. de Moffarts et Rasquin remercient pour leur nomination
de membre effectif, MM. E. et L. Coucke pour leur admission
comme membre associé. M. de Moffarts adresse son portrait-carte
ponr l'album de la Société.
M. P. Bargagli nous adresse un exemplaire de son intéressant
ouvrage : Æasseqna Biologica di Rincofori Europei. Des rerner-
ciments lui sont votés.
Rapports, présentation de mémoires.
M. Preudhomme de Borre fait un rapport complémentaire sur le
travail présenté par M. Fleutiaux:à la séance du mois d’octobre de
l’année dernière, et que son auteur a complété : Supplément au
Catalogue des C'oléoptères de MM..Gemminger et de Harold : Lan-
guriides et Erotylides. L'impression aux Annales est votée.
M. de Selys-Longchamps présente un mémoire intitulé : Odonates
de l'Asie mineure et de ses annexes. — Rapporteurs : MM. de .
Bormans et Preudhomme de Borre.
M. Dugès adresse du Mexique un travail accompagné de planches
sur les Hétlamorphoses de quelques insectes du Mexique. MM. Can-
dèze et Jacobs sont chargés de l’examiner. L'auteur fait don à la
Société des insectes parfaits dont il est question dans son mémoire :
des remerciments lui sont votes.
M. de Bormans envoie des Votes sur les Chrysidides des environs
de Bruxelles. L'assemblée désigne comme rapporteurs MM. Tos-
quinet et Jacobs.
Lectures, communications,
M. Preudhomme de Borre fait les communications suivantes :
Encore les ennemis des vins en bouteilles.
Il y à une quinzaine de jours, j'ai revu M. le D' Gilbert. Je dois
d’abord me rectifier, en ce que ce n'est pas chez lui,a St-Gilles, mais
chez son père, dans un village des environs de Mons, que l'Œ'nophila
V-flavum a causé des préjudices notables. M. le D' Gilbert avait pris
deux exemplaires du Microlépidoptère, sur les ailes supérieures
duquel il déclare avoir parfaitement discerné la tache en V. Il ne
me les apportait pas, les ayant déjà envoyés à son ami, M. le phar-
macien Van Bastelaer, de Charleroi, localité où on se préoccupe
également des vins qui se perdent par le fait des larves qui perforent
les bouchons. M. Gilbert dit que, si le préjudice existe dans tous les
pays à l’égal de ce qu’il est dans le Borinage et autour de Charleroi,
il y a là pour nos concitoyens une perte d'argent énorme. Sans dire
comme lui qu’elle irait jusqu’à une centaine de mille francs et plus
par an, je crois bien que ces petits insectes lèvent annuellement un
XV
tribut très onéreux sur les nombreux amateurs de vins de Bour-
gogne et de Bordeaux que renferment nos provinces. Il y a certes
là une de ces questions de nature à modifier l'appréciation de tant
de personnages sérieux qui regardent les insectes comme insigni-
fiants et comme plus insignifiants encore ceux qui s’en occupent.
D’apres les remarques de M. le D' Gilbert, l'humidité des caves
est la condition propice à l'existence de ces insectes. Dans les caves
sèches, on ne les voit pas. La larve a également besoin que le
bouchon qui la renferme, soit humide ; elle périt s'il devient-tout
a fait sec. j
Enfin M. Gilbert m'a remis deux petits Coléopteres qu’il a
recueillis dans les galeries des bouchons. Je les ai déterminés comme
étant la variété c Gyll. du Æhizophaqus bipustulatus Fabr., de Ja
famille des Nitidulides. Que faisaient-ils en cet endroit? Leurs
larves attaquent-elles les bouchons aussi? Ou bien, de même que
les beaux travaux de Perris l’ont établi pour tant d’autres petites
espèces abusivement considérées comme lignivores à l’état larvaire,
y vont-elles faire la guerre aux larves des vrais lignivores ou s’y
nourrir de leurs déjections, ce qui est le cas le plus fréquent? C’est
ce qu’une étude plus attentive permettra peut-être de dire.
J'espère d’ailleurs que, répondant au désir exprimé par notre
savant collègue le D' Heylaerts, MM. Gilbert et Bivort lui expé-
dieront à étudier force bouchons peuplés de leurs habitants nuisibles
ou suspects.
— M.le D'Bamps, de Hasselt, en me communiquant divers Coldop:
tères de ses captures, m'a soumis une larve de Dytiscide de la plus
grande taille, prise, me dit-il, dans un grand étang séculaire à
Curange, près Hasselt, et que je soupconne être celle, encore indé-
crite, du Dyliscus latissimus. Si ma supposition se confirme, je vous
en présenterai la description.
Dès aujourd’hui, pour ne pas perdre du temps, car la saison de
cet insecte arrive immédiatement, je veux appeler votre attention
sur ce remarquable coléoptère, qui ne semble avoir été pris en
Belgique que deux fois depuis la fondation de notre Société.
Bien que la capture faite à Maeseyck en 1885 par M. Verheggen
ait eu lieu au mois d'août, il ne faut apparemment en attribuer la
date qu’à l'existence ou à la possibilité chez l’espèce d’une seconde
génération annuelle. C’est au commencement de mars que M. Weyers
avait trouvé les débris d’un autre exemplaire à Calmpthout et c’est
tout à fait à l’issue de l’hiver que les auteurs sont d'accord pour fixer
la saison de ce Dytisque.
C’est le Dr Altum qui nous donne le plus de détails de visu sur le
Dytiscus latissimus (Slett. Ent. Zeit. XXVI, 1865; p. 349). Il
l'avait soigneusement observé aux environs de Münster, où il est
XVI
relativement moins rare, et il en avait même tenu en aquarium.
D'après lui, cette espèce apparaît au commencement de l’année
et avant toutes les autres du genre, à peine la glace des étangs
est-elle fondue (sobald die E'isdeche geschmolzen ist). Le climat de
Münster, notons le, comme celui de la Néerlande, comporte des
froids un peu plus prolongés que ceux de la Belgique. Les mâles se
montrent uneou deux semaines avant les femelles. Le Dyliscus latis-
simus se plaît surtout dans les étangs vastes et profonds; il se
montre peu à la surface, n’est pas tout à fait aussi agile que les
autres espèces et est souvent tapi dans les végétaux du fond. Ce
serait donc avec des filets à pêcher en bourse profonde et portés sur
de très longs manches qu’il faudrait le chasser. Il est peut-être
moins rare ici que nous ne le pensons; c’est peut-être faute de
choisir l’époque convenable et d’être munis d'engins appropriés, que
nous n’avons pas su le trouver. Pourquoi ne pas explorer en février
mars à son intention les grands étangs de La Hulpe, de Boïtsfort, etc.,
si à notre portée? On pensait aussi généralement en Allemagne qu’il
était propre aux étangs où croît la Vymphæa alba; mais M. Altum
repousse, avec preuves à l'appui, cette opinion, à laquelle on ne
saurait d’ailleurs trouver aucune explication plausible.
— Le Secrétaire donne lecture de renseignements fauniques que
lui ont envoyés MM. Duguet, Gérard et Hamal.
LÉPIDOPTÈRES RARES CAPTURÉS AUX ENVIRONS DE LIÉGE.
Püieris Daplidice Lin. — Q. Cointe (Liège), 28 mai.
Colias Palæno Lin. — En abondance au Hockai (Baraque Michel),
3 juillet.
Thecla W. Album Knoch. — Q. Bois de Seraing, 28 juin.
Lycæna, Adonis S. V. — Q. Pris à Tillf, 6 août.
Nemeobius Lucina Lin. — 11 exemplaires des 2 sexes à Esneux,
3 mai.
Apatlura Tris ab. Zole S. V. — G. Bois de Seraing, 14 juillet.
Limenitis Populi Lin. — G'. Capturé à Tillf, 25 juillet. — Q.
Bande (Marche), 9 août. :
Melilæa Dictynna Esp. -—— Communément à Seraing, juin et juillet.
Argynnis Aphirape Hb. — 3 G' et une ©. — Hockai, 18 juin.
Argynnis Pales v. Arsilache Esp.— En quantité au Hockai, 18 juin.
Argynnis Ino Esp.— Très commun au Hockai et à Seraing, fin juin.
Argynnis Adippe ab. Cleodoæa O0. — (%. Pris à- Bande (Marche),
8 août.
Erebia Medusa S. V. — En quantité à la Baraque Michel, 18 juin.
— Medea S: V. — Un exemplaire © capturé à Dinant, 28 août.
E'pinephele Janira Lin. — Get Q. Capturés à Tillf (variétés dont
les ailes inférieures sont blanches).
XVII
Epinephele Tithonus Lin. — . Aberration blanche, Tillf, 8 août.
Cœnonympha Davus F. — 2 Get 2 Q. Hockai, 18 juin.
Hesperia Actæon Esp.— 10 exemplaires des 2 sexes pris à Esneux,
3 août.
Deilephila Celerio Lin. — G' Liège, 10 septembre.
Deiopeia Pulchella Lin. — ®. Campine, commencement de juin.
Nemeophila Russula Lin. — Hockai, « en abondance. Seulement
8Q, 18 juin.
Nemeophila Plantaginis ab. Æospita F. — Kinkempois, 7 types,
juillet.
Spilosoma Mendica Lin. — 1 G capturé en Hesbaye et une Q à
Barse (Huy), juin.
= Notodonta Tremula S. V. — &. Kinkempois, 28 avril.
— Chaonia S. V. — ©. Kinkempois, 15 avril.
Cymatophora Fluctuosa Hb. — Q. Liége.
— Ridens F. — 2 G'et 1 Q. Pris à Kinkempois, 25 avril.
Luperina Virens Lin. — Q. Esneux, 24 mai.
Mamestra Persicariæ Lin. — G'. Trooz, juin.
Agrotis Cursoria Hufn. — Un couple, Ostende, 19 août.
— Vestigalis Hufn. — 2 G'etl Q. Pris à Ostende, 15 août.
« — Migricans Lin. — Un couple. Dunes (Ostende), 17 août.
Triphæna Lanthina S. V. — Bande (Marche), 9 août.
Anchocelis Lunosa Hw.— Liège, capturé le 15 septembre.
Xanthia Gilvago Esp. — 2 &. Pris le 28 septembre à Kinkempois.
Cloantha Perspicillaris Lin. — 2 Get 1 Q. Bois le Moine (Trooz),
juin et 1 ©, Kinkempois, 6 juin.
Cucullia Artemisiæ Hb. — G'et Q. Cointe (Liège), 27 mai.
Brephos Notha Hb. — 2 &. Kinkempois, 29 avril.
N. B. Craignant d’allonger la liste noùs ne citons que les plus
rares espèces.
En envoyant ce relevé à la Société nous espérons être utiles aux
collectionneurs en leur indiquant les meilleurs endroits des environs
de Liége pour la chasse aux Lépidoptères.
— M. Weyers dans une lettre adressée à M. de Borre attire
l'attention de la Société sur la capture faite jadis à Ostende de Vebria
livida, espèce méridionale, par M. Singelée. Cette découverte semble
ne pas devoir être mise en doute, et il serait à désirer que nos
collègues recherchassent cette espèce. Les notes de M. Putzeys, pas
plus que sa collection, ne témoignent cependant ‘de la présence
de ce carnassier en Belgique : M. de Borre pense qu’il s’agit vrai-
semblablement d’une introduction accidentelle, favorisée peut-être
par l’entrée à Ostende de navires venant de Bordeaux où l’insecte
est commun.
-- L'ordre du jour appelle le choix d’une localité à explorer dans
XVIII
une excursion qui doit avoir lieu le 13 mars, conformément aux
Statuts. M. Preudhomme de Borre, revenant sur les observations
qu’il a déjà faites dans son dernier discours présidentiel, voudrait
qu'une excursion ne fut décidée qu’à la demande expresse de cinq
membres, afin d'éviter le retour de nouvelles déceptions. L'assemblée
décide qu'il y 4 lieu de faire une excursion à la date fixée et désigne
comme localité Rouge-Cloitre. Départ de Bruxelles(Luxem-
bourg) à 8 h. 31 m. du matin.
La séance est levée à 9 5/1 heures.
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE.
COMPTES-RENDUS DES SÉANCES.
a ——
Séne IL — Ne 83-84.
Assemblée mensuelle du 5 mars 188‘7.
PRÉSIDENCE DE M. TOSQUINET.
Présents : MM. Bergé, E. Coucke, L. Coucke, Demoor, Mie Der-
scheid, MM. Devaux, Duvivier, Fologne, François, Funck, Jacobs,
Kerremans, L’Arbalestrier, Madrilly, de Selys-Longchamps, Vander-
velde et Lameere, secrétaire.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 5 février est
approu vé.
Le Président annonce que le Conseil a convoqué la Société en
Assemblée générale extraordinaire pour le dimanche20 mars à l'effet
de prendre une décision concernant la convention conclue le 27 sep-
tembre 1868 entre la Société et l'État.
Ont été nommés membres effectifs : M. le chevalier Pierre Bar-
gagli, à Florence, présenté par MM. Lameere et Preudhomme de
Borre et M. Fernand Meunier, déjà membre associé, sur sa demande.
Correspondance.
MM. Bergroth et Hamal remercient pour leur admission comme
membre effectif.
M. Madrilly adresse son portrait pour l’album de la Société.
M. George Dimmock en nous envoyant diverses publications nous
fait également parvenir son portrait. — Remerciments. |
M. le Ministre de l'Agriculture, de l'Industrie et des Travaux
publics nous communique deux exemplaires de l’Arrêté royal ouvrant
un quatrième concours pour la collation du legs Guinard « à celui
qui aura fait le meilleur ouvrage ou la meilleure invention pour amé-*
liorer la position matérielle ou intellectuelle de la classe ouvrière,
en général et sans distinction ».
Rapports, présentation de mémoires.
Le Secrétaire donne lecture des rapports de MM. de Bormans et
Preudhomme de Borre sur le mémoire présenté à la dernière séance
ANNALES DE LA SOG, ENTOM, DE BELGIQUE, T. XXXI. (
XX
par M. de Selys-Longchamps et auquel l’auteur a fait depuis d’im-
portantes additions : Les Odonates de l'Asie mineure et Révision de
ceux des autres parties de la Faune dile européenne en est le titre
définitif. — L’impression du travail aux Annales est votée.
M. Jacobs communique son rapport et celui de M. Candèze sur le
mémoire de M. Dugès intitulé : Wétamorphoses de quelques insectes
du Mexique. Après discussion, l'assemblée décide de communiquer
les observations des rapporteurs à l’auteur.
MM. Tosquinet et Jacobs ayant examiné les Votes sur les Chry-
sidides des environs de Bruxelles de M. de Bormans, concluent à
l'impression de ce mémoire dans le Bulletin de ce jour.
NOTES sur LES CHRYSIDIDES Des ENVIRONS DE BRUXELLES,
par A. de Bormans.
GENRE Cleptes Latreille.
1. C. semraAuRATA L. — '; Uccle-Stalle, 6 juin, sur un groseiller
à maquereau (Ribes uva-crispa);, 7 et 8 juillet, sur un aurne
(Alnus glutinosa) en compagnie du Vematus miliaris Panzer.
— Je n’ai pu trouver la Q.
Il est assez rare qu’on apercoive des Cleptes à découvert;
un bon moyen de se les procurer en nombre, c’est de faucher
les plantes, arbustes, etc., dont les feuilles sont dévorées par
des larves de Tenthrédinides.
2. C. NITIDULA Fab. D. — Signalée comme rare par Wesmael ; je
ne l’ai jamais prise.
GENRE Omalus Jurine.
1. O0. Æneus Panzer — Zlampus a finis Wesmael. — Rare en FE
gique d’après Wesmael.
2. 0. AuRATUS Linné. — Uccle-Stalle, sur les feuilles de ronces,
groseillers, vigne, etc., du 22 mai au 26 août; assez commun.
get ©.
Id. — Variété à thorax bleu et abdomen vert, Get Q avec le type
mais plus rare.
3. O. cœruLeus de Geer — Ælampus violaceus Scop., Wesm. —
J’ai pris à Uccle-Stalle, le 17 août 1884, une seule femelle de
cette espèce, au moment où elle sortait d’une racine d’acacia.
4. O. PusILLUS Fab. — Elampus minutus Wesm. G', ®. — J'ai
trouvé cette espèce en très grande quantité (environ 400 exem-
plaires), du 30 mai au 22 septembre, en fauchant les prêles
(Equisetum arvense), sur un terrain sablonneux, à Uccle-Stalle.
— Elle vit dans l’intérieur de ces végétaux en parasite de
certains ÆZaliclus.
nec nnstet dé hétii itÉcEt
| PAR DR
5. E.
XXi
GENRE Elampus Spinola. .
BIDENTULUS Lepelletier — Ælampus pusillus Wesm. (ex
parte) @, Q. — Assez commun à Uccle-Stalle, du 14 juin au
25 août, sur les fleurs de Camomille d’abord, puis sur celles
de l’Achillée mille-feuilles.
. WesMaELt Chevrier — Ælampus pusillus Wesm. (ex parte)
G, Q. — Avec le précédent, mais plus rare.
. TRUNCATUS Dahlbom — Ælampus violaceus Wesm. (ex parte).
— Rare aux environs de Bruxelles, d’après Wesmael.
. PANZERI Fab. — Chrysis scutellaris Panzer. — J'ai trouvé
4 individus «\, ©, de cette belle espèce, du 15 juin au 15 juil-
let, en fauchant les mêmes prêles où se rencontre l'Omalus
pusillus Fabr.
CŒRULEUS Klug — Omalus viridiventris Abeille. — Pris
du 2 au 28 juillet 5 exemplaires G' et ®, sur les mêmes plantes
que la précédente espèce.
Observation. — Les Omalus et Elampus se montrent bien
rarement et bien peu de temps à l’œil du chasseur; ils se
tiennent presque toujours au revers des feuilles et des pétales.
Le meilleur moyen de les prendre en certaine quantité, c’est
de fauchersur les massifs de fleurs, avec le filet de tulle. Comme
ces insectes se contractent en boule aussitôt après leur chute,
et restent quelqué temps immobiles au fond du filet où is
brillent comme des fragments de métal, on les y prend très
aisément en ayant soin de visiter souvent la poche de l’instru-
ment.
GENRE Hedychrum Latreille.
1. H. LucrpuLum Lepelietier. — &G— 77. regium Fab.; Wesm.
G', P- — Très commun à Uccle-Stalle, du 14 juin au 22 sep-
tembre, sur les talus sablonneux d’abord, puis sur les fleurs
d’Achillée mille-feuilles.
La variété © de la couleur du & (Gersiæcheri Chevrier),
est beaucoup plus répandue que le type © à pro- et mesonotum
rouges ; elle se rencontre pendant tout l’éspace de temps pré-
cité, tandis que la Q type n'apparaît ici que du 8: juillet au
25 août.
2. H. RuTILANS Megerle — 7. fervidum Wesm. (nec Fab.). —
J'ai pris le 25 juillet 1885, à Uccle-Stalle sur un talus sablon-
neux, une seule Q de cette espèce. — Trouvée une seule fois
à Rouge-Cloître d'après Wesmael.
3, H. minurum Lepelletier — A, ardens Lat., Wesm. G!\, Q. —
Commun à Uccle-Stalle sur les talus sablonneux d’abord, sur
les fleurs ensuite, du 11 mai au 25 juillet.
XXII
4. H, rRosEuM Rossi. — Selon Wesmael il est rare aux environs de
Bruxelles; je n’ai pu l'y retrouver.
GENRE Chrysis Linne.
1. C. INTEGRELLA Dahlbom — C. neglecta Shuck. &, ©. — Assez
commune à Uccle-Stalle, du 7 mai au 4 juillet, sur un talus
sablonneux exposé au plein midi et criblé de trous faits par
des Odynerus parielum L.?, trous desquels j'ai fait sortir
souvent cette Crysis en y insufflant de la fumée de tabac. —
Ainsi que M. Chevrier, j'ai remarqué combien cet insecte
voyage peu, et toujours dans un espace tres restreint ; il est
si peu défiant qu’il se laisse prendre à la main. Mais au
contraire de ce qui se passe en Suisse, je ne l'ai rencontre ici
que dans un endroit des plus chauds et toujours en plein
soleil. Jamais je ne l’ai vu se poser sur une fleur.
2. C. Saussuret Chevrier. — J'ai pris deux exemplaires © de cette
petite espèce, à Uccle-Stalle, dans les fleurs d’Achillée mille-
feuilles croissant sur les bords de chemins sablonneux. Ces
insectes étaient si bien cachés dans l’intérieur de la fleur que
je les ai vus seulement après avoir fauché celle-ci et en avoir
secoué les débris dans le filet(précaution que je prends toujours
et sans laquelle bien des Chrysides seraient rejetées avec les
. portions de plantes auxquelles elles sont cramponnées).
3. C. LeacHe1 Shuckard ? — C! aurichalcæa Wesmael (nec C. auri-
chalca Lepelletier).
Très rare, un seul individu trouvé aux environs de Bruxel-
les, d’après Wesmael.
4. C. sucoincrTa Linné, Wesmael, {nec Dahlbom).
Rare aux environs de Bruxelles, d’après Wesmael.
5. C. cyANEA Linné. — (, ©; très commune à Uccle-Stalle, du
22 mai au 15 septembre, sur les vieux murs et les piquets de
bois, surtout sur les poteaux telégraphiques anciens et non
peints ni goudronnés. — J’ai pris ' et © accouplés, sur un
de ces poteaux, le 23 mai 1885.
6. C. ruLGrpa Linné. — & — C. stoudera Jurine, Wesmael. —
Indiquée par Wesmael comme tres rare.
7. C. BIDENTATA Linné. — et Q ; commune à Ucele-Stalle, du
22 mai au 9 août, sur les talus sablonneux et bien exposés au
soleil. Elle fréquente les mêmes nids d'Odynerus que la
C. integrella Dahlb.
8. C.1Gnira Linné. — %,Q. La plus commune de toutes les C4rysis;
je l'ai prise en abondance sur de vieux murs, sur des poteaux
télégraphiques, quelquefois sur la terre des talus; mais
parmi plus de mille exemplaires capturés, je n’en ai pas vu
XXIII
un seul sur une fleur. Elle paraït à Uccle-Stalle, du 6 mai au
22 septembre. — Sa taille varie énormément, de 4"5 à 13"5.
9. C. AuRIPES Wesmael. — \, Q. Les auteurs ne sont pas d'accord
au sujet de cet insecte; pour les uns c'est une bonne espèce,
pour d’autres c’est une variété de la précédente; je laisse à
de plus autorisés que moi le soin de trancher cette question.
Je l’ai prise à Uccle-Stalle sur de vieux murs, mêlée à des
C. ignita L. types, mais seulement du 17 mai au 20 juillet;
sans être rare, elle est infiniment moins commune que celle-ci;
(en deux ans je n’ai pu en capturer que 21 exemplaires.) —
Outre les pattes d’un rouge dore très vif, elle présente à la
base du.compartiment médian du mésonotum une petite ligne
transversale d’un doré-feu très brillant. Je n’ai vu cette petite
ligne sur aucune (. ignitla type.
10. C. Bicoror Lepelletier — C. Zlligeri Wesmael — C. succineta
Dahlbom. — (%, Q. J’ai pris, du 29 mai au 3 août, 9 indivi-
dus de cette charmante petite espèce. Du 29 mai au 18 juin
sur des talus sablonneux, arides, en plein midi, où l’insecte
pénétrait dans des nids d'ÆZalictus;, du 18 juin au 4 août sur
des fleurs d’Achillée mille-feuilles. Les 9 exemplaires en
question ont les 4 angles du dernier segment abdominal très
accusés; je n’ai point rencontré la variété G', à dernier
segment entier et uni, que Wesmael signale, sous le nom de
(fermari, comme ayant été prise en Belgique.
En écrivant ces lignes, j'ai seulement pour but d'offrir humblement
à de plus savants que moi quelques matériaux pouvant servir à
l'étude des Hyménoptères de Belgique. Mes chasses ont été faites
d'une manière continue, tous les jours et sur une tres petite surface,
je puis donc indiquer rigoureusement les époques d'apparition;
toutes les captures ont été effectuées des deux côtés de la route qui
mène de la station d'Uccle-Stalle au village de Forest, entre ladite
station et le premier pont jeté au dessus du chemin de fer, c’est-à-
dire sur une longueur de 500 mètres environ.
Lectures, communications,
Le Secrétaire donne lecture d’un article que notre collègue M. Puls
a publié dans la Revue d'arboricullure 1e Gand et qui a été reproduit
dans le Pien public, journal de cette ville : Les Ormes des places
publiques et le Scolyte destructeur. Il résulte de cette note que les
Ormes qui ornent la principale place 1e Gand sont attaqués depuis
quelques temps par les redoutables Scolytes, et l’édilité songe
à avoir recours en guise de moyen de guérison à l’ancien procédé
de Robert, plus ou moins remis à neuf, et consistant à décortiquer les
XXIV
arbres en passant sur les parties ainsi mises à nu une légère couche
d'huile créosotée. M. Puls s'élève contre cette méthode que l'expé-
rience a démontrée être absolument inefficace, l’insecte vivant aussi
bien dans les plus hautes branches que dans le tronc. Le seul procédé
vraiment sérieux consisterait à abattre tous les arbres malades.
Plusieurs membres font remarquer la justesse des dires de M Puls,
et expriment le regret de voir méconnaître les services que peut
rendre dans le cas présent comme dans tant d’autres la connais-
sance des mœurs des insectes nuisibles. Puisse venir chez nous le
temps, où, comme celà se fait aujourd’hui dans maint pays, l’on
consultera dans des questions de ce genre les entomologistes, et où
l'on voudra bien avouer qu’ils peuvent être utiles à quelque chose!
— M. Everts écrit à M. de Borre pour déclarer qu’il considère
la capture de Vebria livida à Ostende comme parfaitement vraisem-
blable, vu qu'il l’a capturée le long du canal de Scheveningue qui
fournit l’eau à La Haye, et qu'on l’a rencontrée en quelques autres
lieux de la Hollande. M.Fauvel, dans une communication qu’il vient
d'adresser à M. Lameere, déclare que cet insecte n’a jamais été pris
à Bordeaux, comme l’a dit M. Preudhomme de Borre dans notre
dernière séance : il ne dépasserait pas d’après lui à l’ouest le cours
du Rhin.
— M. Tosquinet appelle l’attention de l’assemblée sur un article
publié par le Dr Kriechbaumer de Munich dans le numéro de mars
des « Zntomologische Nachrichten » : Fruhlingsbeschäftiqungen
für den Insehklensammler, besonders den Hymenopterologen. I dit
avoir pu constater depuis longtemps par lui-même que le procédé
de chasse indique dans cette notice donne d’excellents résultats. Il
consiste à récolter des fleurs, des galles, des capitules de composées,
des glands, des noisettes, etc., et de les mettre sous verre en main-
tenant un certain degre d'humidité : l’on en voit sortir au bout d’un
certain temps une foule de choses, non seulement des Hyménoptères,
mais bien d’autres insectes, notamment pas mal de Coléoptères
intéressants. M. Tosquinet relève à ce propos une légère erreur de
M. Kriechbaumer : les galles de chêne en mars et avril ne donnent
jamais Z'eras terminalis, cet Hymenoptère ne se montrant qu’au
mois d’août.
— L'assemblée décide qu'il y a lieu d’ajourner de huit jours
l'excursion du mois d'avril qui devrait avoir lieu le jour de Pâques :
elle se fera le 17 avril à Héverlé et sera guidée par M. Jacobs,
Départ de Bruxelles (Nord) à 8 h. 52 m. du matin.
La séance est levée à 9 3/1 heures.
_R S'iRe PR
Assemblée générale du 20 mars 1887.
PRÉSIDENCE DE M. TOSQUINET.
Présents : MM. Bergé, Capronnier, De Le Court, Demoor,
Devaux, Dubois, Fologne, Jacobs, Kerremans, L’Arbalestrier,
Preudhomme de Borre, de Selys-Longchamps et Lameere, secré-
taire. ,
MM. Severin et Van Segvelt ont fait excuser leur absence.
La séance est ouverte à 21/1 heures.
Le procès-verbal de l’assemblée générale du 26 décembre 1886
est approuvé.
Le Président expose le but de la réunion de la Société en assem-
blée générale extraordinaire :
En 1868 la Société, représentée par M. Sauveur, président, et
l'État belge, représenté par M. Dupont, directeur du Musée royal
d'Histoire naturelle, ont conclu une convention (Statuts, édition
de 1882, p. 9) relative au local et aux collections entomologiques
de la Societé, convention qui s’est toujours maintenue sans récla-
mations.
Aujourd’hui, le Gouvernement a décidé de transporter le Musée
loin de la ville, au Pare Léopold, les galeries sont en voie de
construction, et déjà une communication a été faite à ce sujet à la
Societe par M. Preudhomme de Borre, conservateur de la Section
des Articulés : cette communication, comme aussi la réponse que
le Conseil y a faite sont connues de nos membres, le compte-rendu
de l’assemblée mensuelle du 4 décembre +886 les relatant.
Depuis quelques temps des bruits contradictoires ayant couru
quant aux intentions de l’État à notre égard lors du transfert
du Musée, le Conseil d'administration s’en est ému et s’est rendu
aux informations; il résulte des démarches qu’il a faites qu’il ne
semble point dans le projet du Gouvernement de nous refuser la
jouissance d’un local, mais pour soutenir nos droits, le Conseil se
voit obligé d'entrer avec l’État dans des pourparlers qu’il ne peut
engager que muni des pouvoirs de la Société et qu’à la condition
de savoir au “préalable si elle désire également maintenir la
convention. ,
M. Kerremans considère qu’il n’y a pas de motifs pour que la
Société dénonce cette convention, mais il insiste sur les inconvé-
nients offerts par l’éloignement dans lequel va se trouver le Musée ;
il craint que nos séances ne soient désertées si nous allons les
tenir au Parc Léopold, et que par conséquent la prospérité de la
XXVI
Société n’en souffre beaucoup. Il voudrait que le Conseil fit tous
ses efforts pour que nous conservions un local en ville.
M. de Selys-Longchamps appuie les observations de M. Kerre-
mans; il est aussi d'avis que la convention doit être conservée et
que le Conseil doit tenir fermement à ce que notre droit à la posses-
sion d’un local convenable soit maintenu. Il pense également qu’il
serait dangereux pour la Sociéte d'aller tenir ses séances au Parc
Léopold, et qu'il serait à désirer que nous puissions continuer à
nous réunir au besoin dans le local actuel.
Divers membres prennent encore le parole pour déclarer qu ils
partagent cette manière de voir, et finalement, sur la proposition
de M. Kerremans, l’assemblée vote à l’unanimité l’ordre du jour
suivant :
La Société entomologique de Belgique réunie en assemblée générale
extraordinaire, décide de maintenir la convention conclue en 1868
avec l'État, et, vu l'article 25 des Statuts, charge son Conseil
d'administration de prendre les mesures nécessaires en ce sens au
mieux des intérêts de la Société.
La séance est levée à 3 1/4 heures.
* SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE.
COMPTES-RENDUS DES SÉANCES.
——— t—
SÉRIE III. — N° 85.
——
Assemblée mensuelle du 2 avril 1887.
PRÉSIDENCE DE M. TOSQUINET.
Présents : MM. E. Geucke, L. Coucke, Demoor, Devaux, Fologne,
Funck, Jacobs, Kerremans, L’Arbalestrier, Meunier, Preudhomme
de Borre, Van Nerom et Lameere, secrétaire.
M. de Selys-Longchamps a fait excuser son absence.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de l'assemblée mensuelle du 5 mars est approuvé.
Le Secrétaire dépose pour la bibliothèque de la Société deux exem-
plaires du tome XXX des Annales qui vient de paraître.
Correspondance.
M. Meunier remercie pour sa nomination de membre effectif.
M. Bergroth envoie son portrait-carte pour l’album de la Société.
Présentation de mémoires.
M. Fairmaire adresse un travail intitulé : Coléoptères de l'inte-
rieur de la Chine. MM. Preudhomme de Borre et Candèze sont
. désignés comme rapporteurs.
Lectures, communications,
M. Preudhomme de Borre fait diverses communications :
Je viens de m’apercevoir d’une faute typographique qui s’est
glissée dans le tableau que j'ai publié de nos Carabiques indigènes
au tome XXX de nos Annales.
Le n° 270, Ophonus obscurus, n’a pas été rencontré dans la
province de Limbourg; c’est l'Ophonus sabulicola (n° 269), mais
la maladresse d’un typographe "a fait descendre de celui-ci l'asté-
risque à celui-là pour le Limbourg.
— Décidément le Xhizophaqus bipustulatus Fabr. semble devoir
être rangé au nombre des ennemis de nos caves aux vins. Notre
éminent collègue, M. de Selys-Longchamps nous avait déjà dit que
sa cave à Liége, un peu humide comme toutes les caves liégeoises,
ANNALES DE LA SOC, ŒNTOM, DE BELGIQUE, T. XXXI, d
XXVIIL
renfermait aussi des insectes perforant les bouchons des bouteilles.
A notre dernière assemblée générale, il a bien voulu m'apporter un
bouchon attaqué, quelques petites larves et à peu près une vingtaine
de petits coléoptères. Ayant vu leur éclosion, il a pu s’assurer que
les unes se rapportent aux autres, dans lesquels j'ai reconnu le
Hlhizophagus bipustulatus, forme typique cette fois, et non plus la
variété que m'avait procurée de la même manière M. le D' Gilbert.
Aucune autre espèce ne semble résider dans le bouchon, que les
larves incriminées ont latéralement creusé d’unlabyrinthe de galeries
assez superficielles, dans le genre de celles des Scolytes sous les
écorces, et situées tout à fait à l'extérieur, contre la paroi vitrée du
goulot de la bouteille; comme on peut en juger en coupant le
bouchon, le centre n’a pas été attaqué; les travaux des larves se
sont aussi concentrés vers le sommet du boüthon, qui avait dû être
très imparfaitement laqué à l’orifice. D’autre part une galerie a été
atteindre la surface interne du bouchon, permettant alors au vin de
pénétrer par suintement dans les galeries. Il reste l’importante
question de savoir si l’œuf était déposé dans le bouchon avant la
mise en bouteilles; d’après l’ancienneté de la date (1867 ou 1868)
c’est peu probable; il y aurait donc eu ponte à la surface extérieure
et c’est l’imperfection du cachetage à la cire-laque qui serait la cause
déterminante du mal. Un tiers au moins des bouteilles de cette
feuillette étaient attaquées, m’écrit M. de Selys, au point d’être à
moitié vides, et à peu près tous les bouchons des autres étaient plus
ou moins atteints. On voit que le dommage peut être réellement
considérable.
— M. Bivort m’a soumis un coléoptère qu'il assure avoir été fort
nuisible à l’oseille dans les jardins à Fleurus en 1886. C’est le
Gastrophysa raphani Fabr. (viridula O1.).
— Après avoir écrit, dans le travail que je publie depuis quelques
années sous le nom de Matériaux pour la faune entomoiogique des
diverses provinces du pays, les descriptions des Coléoptères Adé-
phages ou Carnassiers et celles des Lamellicornes, je vais y traiter
successivement des diverses familles formant la série des Clavicornes
de MM. Le Conte et Horn, commencant comme eux par celle des
Palpicornes (Hélophoriens, Hydrophiliens et Sphæridiens). C'est une
occasion pour moi d'offrir de déterminer toutes les collections de
Coléoptères belges qu'on voudra bien me communiquer de cette
famille, dont peu de nos membres indigènes se sont, je pense,
occupés. Je les déterminerai d’autant plus volontiers que leur
étiquetage au point de vue de la localité précise aura été soigneuse-
ment et scrupuleusement exécuté.
Ceci me donne encore l’occasion de faire une remarque. Le Valqus
hemipterus, la dernière espèce dont j'ai actuellement rédigé la
L
Re
XXIX
description, se trouve être : pour le Brabant, la 403: de la liste;
pour la province de Liége, la 397e; pour celle d'Anvers, la 365°;
pour le Limbourg, la 351e; pour le Hainaut, la 348e; pour les
Flandres. la 331e; pour le Luxembourg, la 299, et enfin, pour la
province de Namur, la 284.
Évidemment la richesse de la faune de nos diverses provinces ne
doit pas être absolument la même, malgré les compensations, mais
les différences qui ressortent en ce moment de mon travail, accusent
un écart, qui doit résulter bien plus de la concentration de nos
explorations sur certaines parties du pays, le Brabant et la province
de Liége surtout, et du délaissement relatif où nous laissons
d’autres, comme Namur, et surtout le Luxembourg, province où
nous n’avons d'ailleurs pas un seul membre résident. Ce sont pour-
tant des régions extrémement agréables à visiter à tous égards; et
la Société et ses membres feraient sans doute bien de porter plus
souvent leurs pas dans ces territoires moins connus.
— À notre dernière séance mensuelle, à laquelle je n’ai pu
assister, il a été donné lecture d'une note de M. Fauvel, relevant
comme erronée l’assertion que la Vebria livida, signalée à Ostende
et ensuite à Scheveningen, serait une espèce commune aux environs
de Bordeaux. Cette rectification est parfaitement juste et l'erreur
provient de ce que j'avais cru, d’après ce que j'avais autrefois
entendu dire, vers le temps où M. Singelée avait fait la trouvaille
en question, qu'il s'agissait de la grosse espèce testacée, Vebria
complanata L., qui est, elle, véritablement commune près de
Bordeaux et dont j'ai même pu étudier des exemplaires de Morlaix,
en Bretagne. Je ne crois pas qu’elle ait été prise en Normandie, ce
que M. Fauvel est mieux à même que moi de savoir.
Du moment donc qu’il s’agit de la Vebria livida, je m'empresse
de reconnaître que ce n’est pas une espèce de la faune du littoral
atlantique.
Mais, ainsi que le prouvent, et le rappel de cette ancienne capture
à Onde et la nouvelle indication apportée par M. Everts pour
la Hollande, la Vebria livida arriverait parfaitement au littoral
de la mer du Nord, ce qui ne me surprend nullement, et ce que je
ne chercherai pas à expliquer par un apport accidentel avec le lest
des navires, comme je le ferais pour la Vebria complanata.
Je remarque que, chaque fois que nous indiquons en Belgique une
capture de quelque espèce de l’Europe centrale, nous ne le pouvons
pas sans faire surgir des manifestations d’incrédulite de la part du
savant coléoptérologue de Caen ou d’autres partisans de la théorie
d’une faune gallo-rhénane. Cela provient à mon avis desce que cette
faune est une conception absolument arbitraire et que l'étude des
parties septentrionales du territoire que lui assigne M. Fauvel,
XXX
viendra continuellement battre en brèche(). Nos insectes, je ne
parle pas, entendons-le bien, des bipèdes plus ou moins intelligents
qui habitent le même sol, pour ne pas donner une tournure politique
à une question purement zoologique, nos insectes sont bien plus
germains que celtes. Le Rhin, pas plus que la Seine, la Loire, la
Garonne, le Weser, l’Elbe ou l’Oder, ne saurait être une frontière
entomologique ; jamais un cours d'eau n’a pu arrêter les migrations
qui ont donné lieu à l'extension des aires de distribution; ce sont les
lignes isothères et isochimènes, les reliefs du sol, quelquefois aussi
la nature de celui-ci et les plantes qui en sont la conséquence, qui
déterminent les régions caractérisées par une faune entomologique
naturelle. M. Fauvel lui-même, on le voit par les cartes qu'il a
autrefois publiées, a dû passer le Rhin et encore ajouter à son terri-
toire gallo-rhénan, le Nassau et d’autres pays de la rive droite; avec
tout autant de raison, il pourrait arriver graduellement à y faire
entrer toute l'Allemagne, la Russie, la Sibérie et jusqu'aux îles du
Japon.
Dans la réalité des choses, ainsi que j'ai pu l’établir déjà par des
travaux antérieurs, la Belgique, pays bien plus petit pourtant que la
France, n’a pas une faune propre: il s’y trouve trois régions à
caractères spéciaux : l’une, continuee par la Néerlande, fait partie
de l’ensemble fort vaste de terrains peu élevés au dessus du niveau
de la mer, qui couvrent tout le nord de l’Europe centrale jusque bien
loin dans la Russie (territoire de la faune entomologique baltique);
une deuxième, nos provinces orientales, ont une continuation des
caractères entomologiques qu’on peut suivre au milieu de cette
Europe centrale jusqu'en Silésie et par delà. La troisième région
seulement (Belgique moyenne) présente des analogies réelles avec
le nord de la France et le territoire faunique bien naturel dont
M. Bedel a entrepris de publier les Coléoptères. Donc deux bons
tiers de notre territoire seraient de nature à apporter continuelle-
ment des dissonances dans l'harmonie gallo-rhénane de M. Fauvel;
et, n’était le peu d’élévation de la bande de terrain secondaire qui
court de la France orientale jusqu’en Angleterre, le troisième tiers
ne serait peut-être pas non plus bien propre à entrer dans l’ensemble
qui prend Paris ou Caen pour centre. |
C'est surtout quand on suit le rivage de ia mer, que l’on peut se
rendre bien compte de l'endroit où l’on passe d’une grande région
faunique à une autre; à cet endroit, les falaises font place aux
(*) Si j'avais l'honneur d’habiter la France et de m’y adonner à des recherches
d'entomologie indigène, bien loin de vouloir comprendre les Pays-Bas et les.bords
du Rhin dans mon cercle d’études, je laisserais aussi de côté, et avec plus de
raison encore, les Alpes, les Pyrénées, les sommités de l'Auvergne et surtout la
Provence, le Languedoc méditerranéen et la Corse. Tout cela vient bigarrer peu
harmonieusement l’ensemble faunique et devrait être étudié à part.
XXXI
dunes; c’est aupres de Calais, où un isthme antique a été percé par
la mer bien avant la naissance de M. de Lesseps. Reconstruisons
par la pensée cet isthme qui faisait autrefois de la Manche un cul-
de-sac, de la mer du Nord, une baie de l'Océan arctique, et nous
comprendrons mieux l’état de la question.
Ne pourrons-nous donc nous habituer, dans les études de géogra-
phie entomologique, à ne pas nous préoccuper de notre méchante
espèce (ÆZomo sapiens L.), de ses races plus ou moins contestables
et d’ailleurs fortement métissées, ni des frontières que leur féroce
antagonisme s’est faites ou cherche à se faire; pour ne voir, d’une
part, que les insectes que nous étudions, d’autre part, que la
configuration du sol, soit en l'explorant nous-mêmes, soit en nous
guidant par des cartes hypsométriques, et surtout pas politiques? Je
crains d’avoir été un peu trop long déjà, sans quoi je vous aurais
exposé une étude physique du Rhin, depuis la Suisse jusqu’à son
delta en Hollande et essayé de vous démontrer que, sauf en ce tout
dernier point peut-être, à cause du reflux et de la nature saumâtre
des eaux, il n’a pu être une frontière pour des insectes.
— À notre séance du 5 février, je vous ai fait voir une grande
larve de Coléoptère carnassier aquatique que venait de m’envoyer
M. le D' Bamps, de Hasselt, et où j'avais l’espoir de pouvoir trouver
celle du Dytiscus latissimus. L'ayant étudiée, elle se trouve n’être
. que celle du Cybister Roeseli. Son histoire est déja bien faite et il n’y
a rien, semble-t-il, à ajouter aux excellentes descriptions et figures
de Schiôdte (Waturhk. Tidsshrift, 3° série, III (1864), p. 185,
pl. VIT). Elle se distingue aisément de celles du genre Dytiscus, ainsi
que vous pouvez le voir, en ce qu’elle n’a pas, comme elles, le dernier
segment pourvu de deux appendices (cerci) et en ce que son chaperon
est profondément et étroitement découpé en trois lobes.
— M. Jacobs au sujet du Rhizophaqus bipustulatus qui attaque
les bouchons, dit qu’il serait intéressant de rechercher comment cet
insecte s’introduit dans les caves, car il ne pense pas qu’il y soit
importé avec le liège. M. Fologne croit que c’est avec le bois de
chauffage que l’on place quelquefois dans les caves à vin que ce
Coléoptère y est amené : Fespèce se rencontre un peu partout
dans nos forêts sous les écorces.
— Le Secrétaire communique l’énumération d’un certain nombre
de bonnes espèces de Lépidopteres qui ont été capturées par notre
collègue M. Hippert :
Colias var. Helice, Woluwe St. Lambert et Uccle; Vanessa Prorsa,
Boitsfort; Vanessa Antiopa, La Cambre, en avril; Carterocephalus
Palemon, Ghlin, en juin; S'eropus Fagi, Etterbeek, en juillet;
Notodonta Tritophus, Anderlecht; Wotodonta Trepida, Uccle, en
mai; Oleoceris Oo, Auderghem, en juillet; Zuperina Matura,
XXXII
Ostende, en août; Dryobota Protea, Woluwe St. Lambert, en
septembre; Calamia Lutosa, Laeken, en octobre; Pachnobia Rubri-
cosa, Bruxelles; Cidaria Procellata, Anderlecht, en juillet et août.
— M. L. Coucke montre une aberration de Carabus auratus
prise à Boitsfort et dont les côtes élytrales sont très irrégulières et
même bifurquées; un Zelolontha vulgaris à tête, prothorax et
abdomen rouges provenant de Groenendael ; enfin un couple de
Leptura sculelluta Fab. également capturés à Groenendael en
juillet.
— L'excursion du 13 mars n’a pu avoir lieu, à cause de la neige
persistante.
— L'assemblée désigne comme localité à explorer le 8 mai, Calmp-
thout. M. Devaux guidera l’excursion. Départ de Bruxelles
(Nord) à 6 h. 27 m. du matin.
La séance est levée à 9 1/: heures.
— ESRI —
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE.
COMPTES-RENDUS DES SÉANCES.
—— #04 ———
SÉRIE III. — N° 86.
Assemblée mensuelle du 7 mai 1887.
PRÉSIDENCE DE M. TOSQUINET.
Présents : MM. Bergé, Capronnier, E. Coucke, L. Coucke, De Lafon-
taine, Demoor, J. Devaux, Duvivier, Engels, Funck, Jacobs, Kerre-
mans, L’Arbalestrier, Mélise, Meunier, Remy. Van Segvelt et
Preudhomme de Borre, faisant fonctions de secrétaire.
MM. Lameere, secrétaire, et de Selys-Longchamps ont fait excuser
leur absence.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de l'assemblée mensuel!e du 2 avril est approuve.
Le Président annonce que le Conseil vient d'admettre comme
membres effectifs : MM. Constant Bamps, docteur en médecine et
échevin de la ville de Hasselt, et Edgar Claes, avocat, au chateau
de Herckenrode, à Curange près Hasselt, présentés par MM. de
Selys-Longchamps et Preudhomme de Borre; et comme membre
associé : M. Auguste Heirwegh, instituteur communal, à Bruxelles,
présenté par MM. Preudhomme de Borre et Lameere.
Correspondance.
MM. Mac-Lachlan, Mayr, Millière et Osten Sacken, membres
honoraires, remercient pour l'envoi du tome XXX des Annales.
La Direction du British Museum et l'Académie royale des sciences
d'Amsterdam nous annoncent l’envoi de leurs publications.
La Société des Naturalistes de Kiew propose un échange de publi-
cations et annonce qu’elle nous envoie le tome VIII de ses Mémoires.
— La décision est ajournée jusqu’après réception de ce volume.
Divers catalogues et prospectus.
Rapports.
Conformément aux conclusions de MM. de Borre et Candèze,
rapporteurs, l'assemblée vote l'impression aux Annales d’un mémoire
de M. Fairmaire : Coléoptères de l'intérieur de la Chine.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T. XXXI+ €
XXXIV
Lectures, communications,
Notre collègue M. Kerremans nous annonce qu’il commencera
sous peu une Étude monographique du genre Sternocera. À cet
effet il fait appel à ses collègues, spécialement à ceux de l’étranger,
les priant de bien vouloir lui envoyer en communication, à ses frais,
soit toutes les espèces de leur collection, soit les espèces rares et
peu connues ou sur lesquelles ils auraient des doutes de détermina-
tion. À défaut d'insectes, il leur serait reconnaissant de lui adresser
une liste comprenant le nombre d'individus et la localité précise de
provenance de chacune de leurs espèces.
Le Secrétaire donne lecture de la note suivante, envoyée par son
auteur : ,
NOTE ADDITIONNELLE Per
sur L'ASCALAPAUS USTULATUS Evers MANN,
par KR. Mac-Lachlan.
Dans nos Comptes-rendus de la séance du 3 novembre 1883
(tome 27, p. cxLr1) je faisais quelques remarques sur cette espèce
décrite par M. le prof. Eversmann dans le Bulletin de Moscou, xxiu1,
p. 278, pl. V, fig. 4, en 1850 comme provenant du Caucase méri-
dional, mais qui restait inconnue aux Névroptérologistes mis en
éveil par la description et la figure. En même temps je constatais la
ressemblance extrême qui devait exister entre l'A. Lispanicus de
Rambur et l’exustus Eversm.
Je viens de recevoir de mon ami M. le D" Schoch de Zürich,
dans un envoi de Névroptères à examiner un Ascalaphus Q, de
Transcaucasie (Gouvernement Tiflis), déterminé par lui comme
üstulatus, et sans doute avec raison. Sa ressemblance à l’Aispanicus
est véritablement extrême. Voici les seules différences que je puis
trouver : les poils du dessus de la tête sont tout à fait noirs, tandis
que chez l’Aispanicus les poils de la face sont grisâtre pâle, presque
blanchâtre sur le thorax; il n’y à pas trace des taches jaunes qui
existent chez l’hispanicus. Aux pieds, les tibias sont roussâtres et il y
a un vestige de la même couleur au bout extrême des femurs; chez
l'Aispanicus les tibias et la moilié apicale des femurs sont jaune pâle.
Quant aux ailes, les postérieures sont peut-être un peu plus larges
(mais il faut comparer plusieurs individus pour le constater); la
couleur des antérieures est à peu près la même, ou un peu plus en-
fumée; aux postérieures la partie claire est plus pâle (plus blan-
châtre), la disposition des parties foncées est précisément la même,
mais les tâches ne sont pas si fortement réticulées de couleur pâle,
de sorte qu’elles sont plus nettement définies, et en effet la grande
PE
XKXY
tache basale au bord inférieur est d’un noir intense, sans trace de
réticulation pâle.
La figure donnée par Eversmann est suffisante, parce qu'’élle
indique la définition des taches des ailes postérieures. En compa-
rant sa description je note qu'il dit « fronte fulvo nigroque hirta »,
et « {horace subimmaculato », les seuls points sur lesquels il ya une
très légère différence entre l’individu qui est devant moi et la des-
cription; mais on sait que les taches sur le thorax des Ascalaphus
sont souvent oblitérées, et que la couleur des poils sur la face est
sujette à varier. En effet, la description est plus directement con-
forme à l’Aispanicus.
L'hispanicus habite l'Espagne et les Pyrénées series l'ustu-
latus habite la Transcaucasie, et aucune localité n’a été découverte
pour ces espèces entre ces deux contrées très éloignées. Dans ce cas
on peut les regarder comme distinctes. Voici une autre chose
curieuses On sait bien que les variétés du grand Fourmilion, Pal-
pures libelluloides sont communes en Asie mineure et Transcau-
casie. On sait qu’il existe en Espagne et Algérie une autre espèce
(P. hispanus Hag.) tres voisine, qui en diffère principalement par
les ailes plus larges, et les bandes noires de l’abdomen éransver-
sales. Dans ce même envoi de M. Schoch il y a un ?alpares qui est
presque tout à fait d'accord avec le P. Lispanus (comme distincte
du P. libelluloides). Il provient de la région de la rivière Araxes.
Comme je m'occupe pour le moment des Ascalaphus vrais, je
saisis l’occasion pour faire quelques remarques sur deux espèces
décrites très recemment .par M. le Dr Gerstäcker dans les Mitthei-
lungen des Vereins für Neupommern, vol. XVI (1884).
Ascalaphus radians Gerst. (de l'Amur). Il me semble que ce n’est
que l'A. sibiricus Eversmann, dont M. Gerstäcker ne fait aucune
mention dans ses remarques comparatives. Chez l’A. sibiricus il
existe deux variétés (comme chez plusieurs autres Ascalaphus),
par la couleur jaune ou blanchâtre des ailes. La forme typique de
Eversmann a les ailes blanchâtres (Zacteæ), tandis que chez l'A.
radians M. Gerstäcker se sert du mot « suwlphureis.*» Pour moi le
radians n’est que la condition jaune de sibiricus, mais il est bien
possible, d’après mes matériaux, que la localité Peut influencer la
couleur.
Ascalaphus expansus Gerst. (d’Aidia, Asia minor). Ici je ne puis
voir qu’une légère modification de l’A. Zacteus, avec lequel M. Ger-
sticker le compare. Grâce à M. l’abbé David, j'ai deux femelles
prises par lui à Ak-bès, Asie mineure, qui s'accordent presque tout
à fait avec la description de l'A. expansus, mais si la description de
cette dernière n’avait pas été publiée, je n’aurais pas eu l’idée de les
séparer de l’A. lacteus.
XXxvI
— M. Preudhomme de Borre demande la parole et fait la com
munication suivante, en présentant toute une série d'objets s’y
rapportant :
Lorsqu’à la fin de l’année dernière, à la suite d’une consultation
de M. Bivort. je vous parlai pour la première fois des insectes
attaquant les bouchons dans les caves, je ne croyais pas avoir mis
la main dans un engrenage qui allait me forcer à m'occuper plus
longtemps de cette question; d'autant plus que M. Le Dr Heylaerts,
notre collègue, plus versé que moi assurément dans l'élevage des
larves de Microlépidoptères, semblait disposé à en assumer l’étude
et que j'avais invité mes correspondants à se mettre plutôt en rapport
avec lui. Ce qu’ils ont du reste fait, je pense.
Mais il continue à m'arriver, avec pièces à l’appui, de nombreux
renseignements sur cette question, qui semblerait presque d’utilité
publique, du moins dans le monde des consommateurs de vin.
Les vins mousseux sont également menacés. Mon ami, M: E. Lecu-
reux de la maison Lecureux et Cie d'Avize, m'en a fourni la preuve.
Dans l’été de 1884, un panier de vins.de Champagne, envoyé par lui
au Camp de Beverloo, lui était retourné pour motif de déchets causés
par des vers mangeant les bouchons. Ce sont des bouchons de cet
envoi, gardé pour sa consommation personnelle et qui ont continué
à être mangés chez lui, qu'il m'a apportés. Ces bouchons n’étaient pas
cachetés, mais une capsule métallique que je mets sous vos yeux, les
recouvrait en s'appliquant exactement sur le goulot de la bouteille.
Comme on croit, à tort ou à raison, qu'il faut aëérer la partie externe
du bouchon pour la conservation des ficelles qui le maintiennent,
ce qui suppose, très gratuitement souvent, la siccité de la cave, il
existe dans cette capsule une double rangée transverse de petits
trous. C'est par là que la ponte a dû s’opérer. Il n’est guère admis-
sible que le bouchon du Champagne, choisi d’un liège parfaitement
sain, trempé à l'alcool avant l'opération du bouchage à la machine,
renfermerait d'avance les œufs des insectes destructeurs. Les
larves, dans le cas spécial des bouchons servant aux vins mous-
seux, n'attaquent pas, comme vous pourrez le remarquer, la partie
excessivement tassée et durcie qui est engagée dans le goulot, mais
uniquement le renflement extérieur et plus particulièrement son
pourtour ou collet. Ce n’est que lorsque cette partie externe a été
plus ou moins détruite, que le bouchon cède à la pression et que le
vin se perd. Le préjudice est donc là plus lent à se produire que
pour les vins non mousseux
M. Gilbert m'a apporté encore des bouchons à Bourgogne, avec
un spécimen de l'Œnophila V-flavum et un autre de Ækizophaqus
bipustulatus. On peut voir la différence dans les résultats produits
par ces deux espèces. L'Œ, V-flavum donne lieu à une pulvérisa-
EPP
Kxx VI
tion abondante où se trouvent les coques soyeuses où elle se méta=
morphose et dont je vous présente un échantillon. Les ZAizophaqus,
comme je vous l'ai fait voir dans une séance précédente, creusent des
galeries. Voici du reste encore des spécimens de leurs opérations.
De tous côtés m'arrivent tous les jours des renseignements tendant
à établir qu’il y a vraiment dans cette petite affaire un préjudice des
plus importants, pécuniairement parlant.
Cachetons bien nos bouteilles, d'une cire dure, épaisse et non
sujette à se casser et fendiller, voilà, je pense, le seul remède.
Absolument efficace dans le cas où l’œuf ne préexiste pas dans le
bouchon, ce que je suis de plus en plus disposé à croire, il sauve-
garde, même dans le cas contraire, toutes les bouteilles qui n’en
renferment pas dans leurs bouchons, et naturellement ainsi cette
sorte de contagion sera arrêtée et les caves débarrassées d’ennemis
que notre incurie y laisserait au contraire pulluler, quand les condi-
tions extérieures sont favorables à leur existence.
Il y à des antécédents à l'étude entomologique de cette question,
mais je n’ai pas fait les recherches nécessaires pour les connaître
tous.
Je trouve qu’à la séance du 28 février 1883 de la Société ento-
mologique de France, M. Fallou avait déterminé comme la T'inea
Cloacella Hw., un Microlépidoptère s’attaquant aux bouchons dans
les caves de M. le Dr Signoret. À la séance du 14 mars, il faisait
connaître qu’une éclosion postérieure dans les mêmes bouchons lui
avait donné l’ÆZndrosis Lacteella Schifr.
On rappelait à cette occasion qu’en 1877, M. Künckel d'Hercu-
lais s'était occupé de ravages causés par l’'Œ. V-flavum et pensait
qu'une cire trop grasse était ce qui attirait cette chenille dans les
bouchons.
Le 14 avril 1883, M. Constant écrivait de Cannes qu'il trouvait
dans ses bouchons l’Asopia Farinalis, une grande chenille, qui les
criblait rapidement de trous et qui détruisait d’ailleurs nombre
d'autres substances dans les celliers.
Enfin, d’après M. Lucas, l’Oniscus murarius est aussi du nombre
des bouchonivores. Mais il est à supposer que ce cloporte ne vient
que mettre la dernière main, si je puis m’exprimer ainsi, à l’ouvrage
commence par les insectes.
De tout cela semble résulter que le liège des bouchons humides
et peut être bien davantage les productions cryptogamiques qui s’y
forment, est la proie de très nombreuses espèces aui le font retour-
ner rapidement en poussière (pulvois es et in pulverem reverteris)
suivant le: vœu de la nature, mais nullement suivant celui des
amateurs de bon vin. Pour l'amour du Dieu Bacchus, cachetez donc
bien vos bouteilles, Messieurs !
kxxviti
_— Cette communication soulève des objections de la part de
plusieurs membres.
M. le D° Tosquinet pense qu’il ne faut pas accorder autant de
confiance à la cire cachetant les bouteilles. Il annonce qu'il fera
voir des bouchons où cette cire a été nettement traversée de part
en part par les trous de sortie d’un insecte, un petit Coléoptère,
d'après la personne de qui il tient ce renseignement. Dans le cas dont
il s’agit, comme dans celui de la cave de M. de Selys, les bouteilles
d’un seul vin avaient eu leurs bouchons attaqués. Ce qui le conduit
à croire que la larve et l’œuf avant elle, étaient enfermés dans le
liège, et ne résultent pas d’une ponte subséquente au bouchage,
comme l’admet M. de Borre. En ce cas, le cachetage des bouteilles
ne sert de rien.
M. le Dr Jacobs doute que le trempage des bouchons à l'eau
chaude suffise toujours pour y détruire les œufs qu’ils renferme-
raient.
M. Van Segvelt a obtenu de détails sur les procédés employés en
Espagne dans l'exploitation du liège qui est flambé après la récolte ;
il subit encore d’autres préparations propres à le débarrasser des
insectes qu’il contiendrait.
M. De Lafontaine pense qu’au liège on pourrait substituer des
bouchons en caoutchouc.
Plusieurs membres objectent le mauvais goût que cette matière
donnerait au vin.
— M. de Borre fait encore la communication suivante :
Il m'a été fait dans ces derniers temps par plusieurs de nos
chasseurs d'insectes des communications de Coléoptères à étudier
et jy trouve l'occasion de faire sept additions, non précisément à
notre faune générale, mais aux indications de répartition par pro-
vinces de nos Coléoptères carnassiers (voir les tableaux, t. XXX
des Annales, pages 9 et suiv.).
Pour le Brabant, l'Acupalpus consputus a été pris au Bois de la
Cambre par MM. Coucke.
Dans le Hainaut, il y a à ajouter le Dromius fenestratus et le
Blechrus maurus, pris l’un et l’autre à Mariemont par M. Séverin.
Le Limbourg s’accroit de l'Zlybius subæneus, que M. le D' Bamps
a pris aux environs de Hasselt.
Dans le Luxembourg, un amateur liégeois, M. Tschoffen a pris
le Dromius agilis à Semel et à Petit-Voir près de Neufchâteau.
Je ne connaissais encore aucune capture du Panaqgæus quadripus-
tulatus dans la province de Namur. Je peux aujourd’hui indiquer
cette espèce pour la région de la rive droite de la Meuse, ma fille en
ayant capturé un exemplaire à Rochefort vers le 15 du mois dernier.
Dans la même province, pour la même rive droite de la Meuse,
dent le a
£ XXXIX
il faut placer un astérisque au Curabus granulatus, pris à Heure
par M. Verheggen. |
M. Tosquinet dit qu'il vient de lui être communique par
Mie Augustine Bobéëé deux exemplaires d’une des espèces les plus
rares d’Ichneumonides européens, l’Arenetra tomentosa (Banchus
tomentosus Gravenhorst) pris le 12 avril 1886 contre la clôture de
la Villa des Tilleuls, chaussée de Charleroi, à St-Gilles. Cette
espèce, nouvelle pour notre pays, n’est connue que par un très petit
nombre de captures isolées dans d’autres contrées.
M. Tosquinet s'étant trouvé seul et par un temps douteux le
17 avril au départ de l’excursion projetée pour Héverlé, celle-ci n’a
pas eu lieu. j
Sur la proposition de M. Devaux, l’excursion qui devait avoir
lieu demain 8 mai à Calmpthout est postposée, à cause du temps
froid, au dimanche 15 mai. j
Le président rappelle que l’excursion annuelle doit avoir lieu à
Fontaine l’Evêque les 29 et 30 mai, jours des fêtes de la Pente-
côte. Réunion à la gare de Fontaine l’Evêque le dimanche
29 à 9 heures 15 du matin, à l’arrivée du train partant
de Bruxelles (Midi) à 7 h. 12.
— L'assemblée ayant à fixer une localité pour l’excursion du
12 juin, choisit de nouveau Héverlé sur la proposition de
MM. Jacobs et Kerremans. Départ de Bruxelles à 8 h. 52 m.
du matin.
La séance est levée à {9 heures.
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE,
COMPTES-RENDUS DES SÉANCES.
a
SÉRIE III. — N° 87.
Assemblée mensuelle du 4 juin 1887.
PRÉSIDENCE DE M. TOSQUINET.
Présents : MM. Berge,Capronnier,Coubeaux, E.Coucke, L.Coucke,
De Le Court, Demoor, Devaux, Duvivier, Engels, Fologne, Funck,
Hallez, Jacobs, Kerremans, L’Arbalestrier, Meunier, Remy, de Selys-
Longchamps et Lameere, secrétaire.
MM. Preudhomme de Borre et Van Nerom ont fait excuser leur
absence.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de l'assemblée mensuel!e du 7 mai est approuvé.
À propos de la discussion qui s’est élevée à la dernière séance
quant au mode d'introduction des Xizophaqus, destructeurs des
bouchons, dans ceux-ci, M. Jacobs fait observer qu’il se pourrait que
ces insectes fussent amenés dans les lattes de sapin revêtues d’écorce
servant à ranger les bouteilles. S’il en était ainsi, un moyen préventif
consisterait à recourir à l'ancien système d’étayage des bouteilles
au moyen de sable, sans faire usage de lattes.
M. Tosquinet montre aussi des bouchons dont le cire est percée
de trous provenant d'insectes.
Le Président annonce à l’assemblée la grande perte que la Société
vient d’éprouver en la personne de l’un de ses plus anciens membres
honoraires, Jean-Pierre Millière, décédé à Cannes le 29 mai der-
nier. Il rappelle la carrière de cet entomologiste si distingué qui a
tant contribué à la connaissance des Lepidoptères européens et dont
les importants ouvrages, surtout remarquables par la fidélité et
la valeur artistique de leurs planches, sont connus de tous. A ses
funérailles, notre collègue M. des Gozis, a pris la parole au nom des
sociétés entomologiques dont le défunt faisait partie. Une lettre de
condoléances sera adressée à Madame veuve Millière.
La Société a encore à déplorer la mort récente d’un de ses mem-
bres effectifs, le prince Guillaume de Looz-Corswarem; nos regrets
seront également exprimés à la famille.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T, XXXI, Î
XLII
Le Conseil a admis comme membres effectifs : M. le Dr P. A. Plat-
teeuw, médecin militaire de 1re classe, à Soerabaja (Java), s’occupant
d'Entomologie générale et plus particulièrement de Lampyrides;
M. J. D. Pasteur, inspecteur du service des postes et télégraphes
également à Soerabaja, tous deux présentés par MM. Weyers et
Preudhomme de Borre; M. Théodore Gilbert, docteur en médecine,
à S' Gilles, s'occupant d’Entomologie générale, présenté par
MM. Preudhomme de Borre et Lameere; M. le Pr Dr Carlos Berg,
à Buenos Aires, s’occupant d'Entomologie générale, présenté par
MM. Lameere et Kerremans.
Correspondance.
MM. Bamps, Bargagli et Claes remercient pour leur admission
comme membres effectifs, et M. Heirwegh de sa nomination de :
membre associé.
M. le Ministre de l’Agriculture, de l'Industrie et des Travaux
publics nous annonce que notre subside annuel de mille francs pour
la publication de nos Annales nous est accordé. Une lettre de
remerciments lui sera adressée.
Les Sociétés d'Histoire naturelle de Brunswick, de Chemnitz, de
Giessen et Zsis à Dresde nous envoient des publications qui man-
quaient dans notre bibliothèque, à la demande du secrétaire. Des
remerciments leur sont votés.
Présentation de mémoires.
M. Wladimir de Dokhtouroff nous adresse un travail intitule :
Matériaux pour servir à l'élude des Cicindélides.
MM. Fleutiaux et Demoor sont désignés comme rapporteurs.
Lectures, communications.
M. Kerremans appelle l'attention de la Société sur un caractere
qu’il croit de nature à aider les Coléoptérologues dans l'établisse-
ment de distinctions génériques : la différence que présente la nerva-
tion des ailes inférieures. Il a constate que celle-ci est passablement
variable parmi les Buprestides, et il montre les secondes ailes
détachées d’un certain nombre de types de cette famille. Il suffit de
ramollir les insectes pour pouvoir leur enlever ces appendices sans
risquer de les briser.
M. Jacobs dit qu’il a également examiné cette question, et qu’il a
constaté de grandes différences entre les ailes inférieures des diverses
familles de Coléopteres, notamment dans leur mode de plissement.
M. de Selys-Longchamps déclare que l’illustre Lacordaire avait
fait des recherches dans cette voie, mais il ne paraît pas avoir cru
pouvoir mettre ce caractère à profit.
M. Lameere se rappelle que des travaux ont ete cependant publiés
XLII
sur ce sujet; il ne pense pas que l’examen des ailes inférieures des
Coléoptères ait été poussé jusqu'aux différents genres, et peut-être
y a-t-il en effet là quelque chose à trouver, quoique vraisemblable-
ment ce caractère doive avoir pour ces insectes une importance
moindre que dans les ordres où depuis longtemps il est employé avec
succès.
Mais il sait que la disposition des nervures est souvent carac-
téristique des grands groupes, et peut même apporter quelque aide
dans certains cas douteux. C’est ainsi notamment que tous les
Hétéromères ont la même nervation et par cette particularité se
trouvent étroitement unis, comme par la singulière composition de
leurs tarses. Le genre Triclenoloma, si embarrassant par son faciès
de Prionide, ses curieuses antennes et ses tarses hétéromères, a
précisément les ailes inférieures des Hétéromères et non celles des
Longicornes. Les Chrysomélides par contre, ont une nervation qui
tantôt concorde absolument avec celle des Longicornes, tantôt res-
semble plutôt à celle des Hétéromères. Enfin les Paussides et les
Rhysodides dont on a souvent signalé la ressemblance avec les
Carnassiers, ont les ailes inférieures conformées comme chez ces
derniers.
L'assemblée décide que cette question restera à l’ordre du jour,
— M. Jacobs donne lecture de la notice suivante :
DEUX ÉTUDES HYMÉNOPTÉROLOGIQUES
par le Dr Jacobs,
1. DE L’AMBLYTELES AMMONIUS © Grav.
L’'Amblyteles ammonius G ©, décrit par Gravenhorst, ne figure
pas dans le Tentamen, Wesmael ne l'ayant pas rencontré en Bel-
gique. Dans les remarques critiques sur diverses espèces d’Ichneu-
mons de la collection de Breslau, il met cette espèce en doute, pour
un des sexes; le male de l’emmonius doit être considéré comme
l'Amblyteles ammonius Q et l'Zchneumon ammonius Q est iden-
tique avec l’Zchneumon caloscelis Q Wesm. Cette opinion est basée
sur ce que les mâles envoyés en communication étaient des femelles
d'une autre espèce, et quoique Wesmael n'eut pas vu l’ZcAneumon
ammonius Q Grav., il prétend qu’il est à peu près certain, à en juger
par la description, qu'il-est de la même espèce que son Zchneumon
caloscelis Q. (R. crit., p. 33 et 34.)
Il est äiflicile de comprendre, pour quelle raison l’Zckneumon
ammonius Œ devient l’Amblyteles ammonius Q et l’Zchneumon
ammonius & est identifié avec l’Zchneumon caloscelis Q Wesm, La
XLIV
description de Gravenhorst quoique incomplète ne ressemble pas à
celle de l’Zchneumon caloscelis Q créé par Wesmael. Une étude
attentive que je viens de faire sur les types de cette dernière espèce
dans la collection du Musée m'a donné la conviction qu’il n’y a pas
d'identification à faire entre l'Amblyleles ammonius Q et le dernier
Ichneumon cité. L'espèce ayant été retrouvée dans d’autres pays,
le doute a déjà éte levé, et ma note n’est qu'une étude confirmative.
L'Amblyteles ammonius a été pris en Livonie par Kawall, à
Warmbrunn par Gravenhorst, en Angleterre par Marshall et
Desvignes, en Italie par Kirchner, et à Halle par Taschenberg.
J'ai capturé un exemplaire Q de cette espèce en juillet 1886, dans
une des clairières de la forêt de Soignes, dans le voisinage de la
chapelle de Willerieken : je pense bien faire de donner une
description détaillée de cet insecte nouveau pour notre faune
entomologique.
©. Long. 14 millimètres; envergure 11 millimetres.
Tête forte, un peu plus large que le thorax, élargie derrière les
yeux, se terminant par une saillie assez proéminente au-dessus de
l'insertion des mandibules; échancrure du vertex comprenant les
trois quarts de l'épaisseur de la tête; ocelles grands, placés sur la
ligne des yeux; front proéminent en dessous des antennes, avec un
rebord mousse et un point saillant au milieu entre les awricules
antenraires, ce rebord paraissant sinué et divisé en trois parties;
épistome avec un léger rebord ; face saillante, bombée.
Antennes fortement atténuées à l'extrémité, enroulées sur elles-
mêmes, de la longueur de la moitié du corps, fortes; premier article
globuleux, troisième article plus grand que le deuxième.
Thorax du double plus long que haut; mésothorax plus élevé que
le métathorax, aréole supra-médiaire en carré long avec la côte
inférieure peu marquée, la postéro-médiaire et les latérales nor-
males, mais la côte séparant la dentipare de la spiraculifère,
marquée seulement dans sa partie supérieure; les aréoles pleurales
et juxta-costales normales. Écusson lisse, avec très peu de points
épars.
Premier segment de l’abdomen de la longueur des hanches et des
trochanters postérieurs; pétiole court, lisse, avec peu de points épars
et deux lignes élevées de chaque côte qui atteignent le post-pétiole à
sa base, ce dernier avec des angles droits et couvert de fines
rayures longitudinales. Second segment plus long que le troisième,
gastrocæli obliques et rugueuses, peu profondes, leur séparation
empiétant sur la longeur de la base du post-pétiole; thyridia peu
apparentes. Troisième segment transversal. Tarière peu proémi-
nente. Abdomen en ovale allongé.
Pattes fortes, cuisses épaissies,
XLV
Aréole de l’aile grande, la nervure recurrente s’abouchant apres
le milieu.
Ponctuation de la tête forte et intense, les points plus enfoncés
mais plus espacés entre les antennes et sur le vertex ; mésothorax
avec une ponctuation plus fine et plus serrée que celle du méta-
thorax et des mésopleures; la ponctuation du métathorax est forte
et uniforme sur toute cette partie, à l'exception de l’aréole postéro-
médiaire où elle est fine et serrée. Le deuxième et le troisième seg-
ments de l’abdomen ont une ponctuation éparse, avec des points de
moyenne grosseur, les autres l’ont plus déliée et plus fine.
Hanches ponctuées, particulièrement les postérieures.
. La face, le col, la partie postérieure de la tête ainsi que les pattes,
sont couverts d’un poil duveteux fauve; la partie convexe des tibias
a les poils plus forts et plus longs; le mésothorax est couvert d’un
duvet noir. L'’abdomen est glabre.
Tête noire; mandibules d’un rouge ferrugineux, avec l'extrême
pointe noire; orbites faciales et frontales ainsi qu’un liseré à l’épis-
tome de la même couleur. La coloration des orbites frontales plus
rouge et plus étendue que celle des faciales. Antennes avec le pre-
mier article noir, du troisième au sixième d'un rouge plus clair que
la couleur rouge des orbites, du huitième au treizième d’un blanc-
ferrugineux plus foncé en dessous, les autres d’un ferrugineux foncé
tirant sur le noir, mais également plus noirs en dessous.
Corselet noir; partie moyenne du prothorax rouge-ferrugineux,
ainsi que les angles du prothorax et un point en dessous de la
racine des ailes. Écusson jaune soufre, lisse, luisant.
Le premier segment de l'abdomen est noir avec un leger liseré
rougeñtre à sa base, le deuxième et le troisième sont rouge-roux
avec une légère fascie noirâtre en leur milieu, et le troisième avec
une tache noirâtre à son angle externe inferieur. Les quatrième,
cinquième, sixième et septième segments sont noirs ; le quatrième
offre à son bord supérieur un léger liseré fauve; les trois derniers
ont des taches jaunes de la même nuance que celle de l’écusson.
La tache du cinquième segment est petite, ronde, occupe le milieu
du bord inférieur au centre d'un limbe fauve, celle du sixième seg-
ment, de forme demi-circulaire, placée à la base, envahit en hauteur
plus de la moitié, et en largeur un peu plus du tiers de ce segment.
Sur le septième segment, la tache qui est également demi-circulaire,
est placée au bord supérieur et est plus petite; le bord de ce seg-
ment est coloré en fauve clair.
Les segments ventraux sont noirs pour le premier, le cinquieme
et le sixième, d’un fauve-obscur pour le deuxième et le troisième,
et fauve au milieu, noirâtre sur les côtés pour le quatrième.
Pattes : hanches noires; trochanters noirs, mais deuxième
XLYI
article de ceux de derriere rouge-ferrugineux en dessous et
l'extrême bord dés autres avec un liseré de la même couleur. Cuisses
antérieures noires dans les trois quarts de leur étendue, l’autre
quart fauve; cuisses moyennes noires avec les genoux fauves et les
postérieures noires avec leur extrême bord géniculaire fauve.
Jambes antérieures et moyennes d’un fauve foncé avec les extré-
mités légèrement rembrunies, jambes postérieures avec le quart
inférieur noir.
Tarses fauves, les postérieurs avec l'extrémité de leurs articles
noirâtres, et le dernier avec une tache circulaire noire au milieu.
Ailes légèrement fuligineuses, nervures plus foncées, stigmate
jaune, ainsi que la racine de l’aile; écaille d’un brun ferrugineux.
2. DU GNATHOXYS MARGINELLUS @ Q Grav.
L'Zchneumon marginellus & Grav. avec lequel Wesmael a créé
le genre Gnathozys, n’a été établi que sur l’étude d'un seul individu
du pays; les observations qui ont été publiées depuis l’apparition
du Tentamen ont été puisées sur des insectes de France, de Hongrie
et de Stockholm. Je l’ai rencontré dans ces derniers temps en assez
grande abondance et j'ai fait les remarques ci-après consignées.
La description de la femelle faite d’après un exemplaire du Musée
de Stockholm, et présentée avec doute parce qu'elle avait beaucoup
d'analogie spécifique avec le mâle, se rapporte exactement aux
exemplaires que j'ai capturés. La couleur des points et des lignes
est Jaune soufre, la bande jaune des orbites faciales présente une
échancrure à la hauteur de l’insertion des antennes, le petit liseré
roussâtre des orbites occipitales n’est pas constant. Les cuisses sont
épaissies et aplaties.
Le mâle présente un grand nombre de variations dans la répar-
tition de la couleur jaune soufré.
1° Tous les mâles ont les points blancs de l’épistome.
2° Deux offrent les deux points en-dessous des antennes, les
orbites temporales largement tachetées de jaune, toutes les hanches
avec des taches, mais les postérieures particulièrement, avec de
larges taches à leur partie supérieure.
3° Deux ont les deux points sous-antennaires, les tempes forte-
ment tachetées de jaune, mais les hanches moyennes et postérieures
noires.
4° Un mâle a les hanches intermédiaires complètement blanches,
les postérieures tachetées en-dessus.
5° Un mâle a les orbites temporales noires et pas de points en-
dessous des antennes.
6° En général le flagellum des antennes est noir en-dessous.
KLVII
Ces insectes ont été capturés près de Tourneppe, sur des touffes
de Myrtilles, dans le chemin creux et encaissé d'une sapinière :
quatre femelles d’abord au mois d'août 1885, puis des mâles et des
femelles en quantité au mois de juillet 1886. J’ai rencontré égale-
ment deux femelles à Bucken dans les environs de Louvain, au com-
mencement de juillet 1886.
— M. Duvivier communique la description de Phytophages nou-
veaux qu’il fait passer sous les yeux de l’assemblée.
DESCRIPTION DE TROIS GALÉRUCIDES NOUVELLES
par Ant. Duvivier.
Diabrotica elongata nov. sp.
Très allongé, noir, avec Les antennes et les pailes fauves; têle,
corselet el élylres d'un brun foncé, avec le tiers postérieur de ces
dernières teslacé; écusson noir. — Long. 12 1/2 mill.
Cauca. — 1 ex.
Taille grande, corps très allongé, noir en dessous. Tête brune;
palpes maxillaires allongés, art. 3 obconique, 4 très petit, en cône
aigu; labre noirâtre; mandibules d’un brun de poix, assez fortes;
front caréné entre les antennes, qui sont testacées, grêles et fili-
formes, des 5/1 de la longueur du corps : art. 1 claviforme, allonge,
2 très-court, 3 deux fois aussi long que 2, les suivants subégaux
à 3; yeux grands, ovalaires, convexes, noirs; vertex brun, lisse,
marqué en avant d’une petite fossette. Prothorax subcarré, à côtés
légèrement relevés, bord antérieur droit, côtés dilatés jusqu’au
milieu, échancrés entre le milieu et la base, celle-ci ondulée; angles
peu marqués, les postérieurs un peu relevés; surface brune,
brillante, peu convexe, marquée d’une fossette peu profonde de
chaque côté, couverte de quelques points très fins plus distincts et
plus rapprochés vers les côtés ; un gros point piligère dans chaque
angle. Écusson noir, en triangle à sommet arrondi, surface
paraissant très finement ridée. Élytres très allongées, à épaules
marquées, sensiblement élargies vers le sommet, brillantes, fine-
ment marginées, brunes avec le tiers postérieur testacé, couvertes
d'une très fine ponctuation; surface irrégulièrement convexe, offrant
deux impressions transversales sur les 2/5 antérieurs. Épipleures
prolongées, de la couleur de l’élytre. Dessous noir, couvert d’une
longue pubescence jaune; prosternum nul entre les hanches, cavités
cotyloïdes antérieures ouvertes. Pattes longues et grêles, longue-
ment pubescentes, fauves; tibias et tarses rembrunis légèrement,
les premiers subeylindriques, mucronés; 1er article des tarses pos-
XLvIII
térieurs bien plus long que les deux. suivants réunis, crochets
bifides.
Cette espèce, une des plus grandes du genre, est aisément
reconnaissable à sa grande taille jointe à sa coloration.
Sphenoraia indica nov. sp.
Court, convexe, très brillant, d'un beau vert métallique à reflets
violacés avec les antennes et la bouche noires, la têle et le corselet
d'un vert bleuâtre; élytres d'un brun légèrement pourpré; abdomen
brunätre. — Long. 7 mill.
Inde boréale.
Brièvement ovalaire, convexe, tres brillant, d’un beau vert
métallique à reflets violacés. Parties de la bouche noires, palpes
maxillaires à avant dernier article tres renflé, à dernier article tres
petit, en forme de calotte; labre faiblement échancré, mandibules
assez fortes. Tête généralement d’un vert bleuâtre, parfois d’un
vert pur ou à reflets violacés; front lisse, noir, caréné entre les
antennes; vertex couvert de quelques points, sillonné longitudinale-
ment, muni d’une impression arrondie en avant; yeux gros, subar-
rondis, séparés par un sillon bien marqué. Antennes épaissies vers
l'extrémité, de la moitié de la longueur du corps, les 3 premiers
articles d'un noir brillant à reflets métalliques, les suivants recou-
verts d’une courte pubescence dorée très serrée : art. 1 grand et
fort, légèrement recourbé, 2-3 petits, obconiques, 3 très peu plus
long que 2, 4 plus long que les deux précédents réunis, aplati et
élargi vers son extrémité, les suivants un peu plus longs que 2-3
réunis, comprimés, dilatés à leur extrémité, le dernier plus long
que les autres, terminé en pointe obtuse. Prothorax très brillant,
d'un vert bleuâtre métallique, deux fois aussi large que long,
distinctement rebordé : angles antérieurs épaissis, bord antérieur
échancré en arc de cercle, angles postérieurs obtus, base arrondie;
surface peu convexe, ornée de chaque côté d’une fossette arrondie,
assez grande, peu profonde et d’une autre fossette moins distincte
au-dessus de l’écusson à peu pres sur le même plan que les deux
autres (ces fossettes sont plus ou moins distinctes suivant les indi-
vidus), à ponctuation fine et irrégulière. Écusson grand, d’un vert
doré, en triangle allongé à pointe obtuse, convexe, lisse. Élytres
très convexes, à épaules bien marquées, he au sommet, d’un
brun pourpré, très brillantes, marquées de 10 séries tres irrégulières
de gros points enfoncés; ces séries sont souvent doubles jusque vers
les 2/3 de leur longueur, elles sont séparées par d’autres séries tout
aussi irrégulières de très petits points; épipleures de la couleur de
l'élytre, prolongées jusqu’à l'extrémité. Dessous brillant, d’un beau
vert à reflets bleuâtres et métalliques, recouvert d’une pubescence
XLIX'
légère, plus dense sur l’abdomen qui est généralement de la couleur:
des élytres. Prosternum très étroit entre les hanches antérieures,
finement rebordé; cavités cotyloïdes antérieures fermées; pattes:
robustes, tibias subcylindriques, légèrement élargis à l'extrémité, un
peu arqués, finement carénés à l’extérieur, les 4 postérieurs mucro-
nés; ler article des tarses postérieurs de la longueur des deux sui-
vants réunis, crochets appendiculés et divariqués.
Cette espece rappelle la S. fulgida Rdt. pour la forme générale,
elle s’en éloigne surtout par sa coloration.
Antipha viridipennis nov. sp.
Elargi en arrière, convexe, noir, brillant. Tête, antennes, corse
let et pailes leslacés, une tache sur le vertex et l'écusson noirs.
Élytres d'un vert doré. — Long. 6 1/2 à 7 mill.
Inde boréale.
Corps ovalaire, élargi en arrière, noir, brillant. Tête testacée,
engagée dans le prothorax; palpes maxillaires à art. 2-3 allongés,
ce dernier élargi au sommet, 4 plus court que 3, en cône subaigu ;
mandibules médiocres, rembrunies à l'extrémité; labre échancré;
front élevé, sub-caréné entre les antennes qui sont testacées, fili-
formes, grêles et atteignent les 2/5 de la longueur du corps : art. 1
renflé, recourbé, 2 oblong, très court, 3 plus du double plus long
que 2, 4 plus long que 2 et 3 réunis, les suivants diminuant graduel-
lement de longueur jusqu’à l’extrémité; yeux convexes, noirs, ova-
laires ; vertex lisse, brillant, testacé avec la partie postérieure noire.
Prothorax deux fois aussi large que long, testacé brillant; bord
antérieur arrondi en arc de cercle, le postérieur subparallèle, côtés
droits, angles postérieurs très saillants; surface convexe, brillante,
lisse. Écusson en triangle équilatéral à sommet arrondi, très con-.
vexe, brillant, noir. Élytres très-élargies en arrière, marqués d’une
impression transversale vers le 1/1 antérieur, largement rebordées, ,
obtusément arrondies au sommet, d'un vert doré brillant; surface
assez régulièrement et profondément ponctuée, les parties latérales,
ridées transversalement; les intervalles des points laissent appa-
raître quelques côtes longitudinales irrégulières et très peu sen-
sibles. Épipleures larges, continuées jusqu’au sommet de l’élytre,
d’un vert bleuâtre. Dessous noir avec les pattes et le prosternum
testacés ; prosternum étroit entre les tranches; cavités cotyloïdes
fermées. Pattes longues, tibias inermes, cylindriques; 1% art. des
tarses postérieurs plus long que les deux suivants réunis, crochets
appendiculés.
Cette espèce est très voisine de À. chinensis Baly, dont je possède
un exemplaire que je dois à l’obligeance de M. Baly. À. véridipennis
diffère de À. chinensis par sa taille plus grande, sa forme plus ova-
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T, XXXI, g
L .
laire, plus élargie en arrière, son dessous noir (le prosternum est
testacé dans les deux espèces), ses antennes testacées, sa tête de
même couleur et ornée d'une tache noire sur le vertex.
_— Le Secrétaire lit un extrait d’une lettre de M. Mac-Lachlan à
M. Preudhomme de Borre :
Sans doute l'Œnophila V. flavum est grand amateur des bou-
chons de vin en bouteilles, ici en Angleterre comme ailleurs. Mais il
me semble que la présence du vin n’est pas une nécessité absolue.
Je me rappelle avoir vu, il y a environ quinze ans, dans l’un des
pares de Londres (Hyde-park), quelques individus de l'Œ. V. flavum
dans les fentes de l'écorce de chênes très vieux, mêlés parmi les
Tinea, eté., qui se trouvent ordinairement dans les mêmes condi-
tions. L’Hyde-Park est entouré de maisons, mais au point où ces
vieux chênes existent, la maison la plus prochaine, à l’exception
d’une maison de garde, est distante d’au moins un demi kilomètre.
Il serait intéressant de savoir si l’insecte se trouve dans les
magasins de liège brut, ou, dans le midi, sur les troncs des chênes-
lièges vivants.
Dans ma petite cave, qui est très seche et pas souterraine, j'ai
eu une fois les indications des dégâts des Æhizophaqus, mais pas
dans l’état actif. Elles se montraient dans les bouchons d’un petit
lot de demi-bouteilles de vin de Porto, mais, à l'exception de trois
ou quatre bouteilles, les dégâts n'étaient pas sérieux, car ordinaire-
ment les galeries s’arrêtaient avant la portion du bouchon bien
trempée par le vin; le vin même se conservait, et on sait bien que
le vin de Porto est l’un des plus susceptibles à l'atmosphère.
Ma petite cave m’a donné en abondance deux espèces de Psocides
semiaptères, Clothilla pulsaloria et C. picea, la dernière encore
peu connue. Je les trouve en battant les enveloppes en paille dont
on se sert pour l'emballage, au-dessus d’une grande feuille de papier.
En une démi heure, j'ai trouvé une centaine de C. pulsatoria et une
cinquantaine de C. picea, avec un peu de Podures, Lépismes, etc.
Si l’on décidait que le vin est une nécessité pour l’'Œ. V. flavum,
on aurait à discuter un problème archéologique et darwinien !
— Notre nouveau collège, M. le Dr Gilbert, écrit à M. de Borre
pour recommander un procédé commode de destruction du Vematus.
Ribesii, Tenthrédine qui s'attaque aux groseillers. Il suffit de
couper les feuilles qui portent les jeunes larves au moment de leur
éclosion. Ces feuilles se remarquent immédiatement aux nombreux
trous dont elles sont percés. Abandonnés à terre, le monde de para-
sites qu’elles portent périt en fort peu de temps desséché, sans que,
les jeunes larves aient pu regagner la plante.
LI
— M. Hippert annonce la capture en nombre à Dinant de
Nemeobius lucina.
— M. Jacobs signale la découverte à Beersel de Brachyopa
dicolor Macquart.
— Le Secrétaire a capturé à Groenendael larve, nymphe et imago
de Melandrya caraboïdes dans un tronc de peuplier mort.
— M. Lameere présente à l'assemblée un ouvrage du plus grand
intérêt que nous envoie notre collègue, M. Everts, de La Haye :
Nieuve Naamlijst van Nederlandsche Schildvleugelige Tnsecten.
Ce nouveau catalogue des Coléoptères de Hollande énumère 2792
espèces pour lesquelles toutes les localités de capture sont données
avec l'indication des mois d’apparition et des conditions dans les-
quelles elles se prennent. Tous les insectes dont il est parlé dans ce
travail ont été examinés par l’auteur, les diverses collections de la
Néerlande lui ayant été communiquées : M. Everts a même pu
réunir dans sa propre collection, grâce à l’obligeance des entomolo-
gistes hollandais, la presque totalité des espèces capturées dans son
pays. Il possède ainsi la base nécessaire à la publication d'une faune
… Coléoptérologique de cette contrée qu’il nous promet pour l'avenir.
Dans ces conditions, sachant combien l’auteur est versé dans la
connaissance des Coléoptères, ce catalogue sera considéré comme
un chef d'œuvre : nos entomologistes y trouveront un guide pré-
cieux, notre faune n’étant pas dans ses traits généraux bien différente
de celle de nos voisins, et notre Campine surtout se rattachant plus
directement à la Hollande sous le rapport des productions naturelles
qu’un reste du pays. Il serait même à désirer que dans sa future
faune, M. Everts ne tint plus compte des frontières politiques et
comprit dans son ouvrage la Campine, que nous devrions fouiller
pour lui fournir les renseignements nécessaires, comme aussi une
portion de l'Allemagne limitrophe des Pays-Bas, portion que
des explorations répétées devraient déterminer.
M. Everts admet la nomenclature de la dernière édition de
Cataloqus Coleopterorum Europæ et Caucasi, sauf pour ce qui con-
cerne les noms génériques que des considérations fort étrangères à
la science ont récemment bouleversés de si étrange façon : dans la
Nieuve Naamlijst les Nécrophores sont appelés des Wecrophorus
et non des S2/pha et les Bruches sont des Bruchus et non des
Mylabris, etc.
J'appelle encore votre attention, ajoute M. Lameere, sur la clas-
_ sification suivie par l’auteur dans son Catalogue. Il a naturellement
profité des travaux les plus récents, et ceux qui n'ont point suivi
les progrès énormes faits en ces derniers temps par la science des
Coléoptères s’y trouveront peut-être un peu dépaysés.
LIl
Vous savez qu’il y 4 atjourd’hui une tendance très-accentuée dans
la classification des Coléoptères, comme aussi dans celledes Phane-
rogames, à réunir les familles en groupes d’ordre supérieur, au lieu
de les envisager toutes séparément, le système tarsal étant défini-
tivement abandonné. Le Conte et Horn dans leur Classification of
the Coleoptera of North America ont été le plus loin dans cette
voie; ils n’envisagent que sept groupes qu’ils disposent dans l’ordre
suivant : Carnivores, Clavicornes, Serricornes, Lamellicornes, Phy-
tophages, Héléromères et Rlynchophor es, ces derniers étant consi-
dérés par les auteurs comme séparés radicalement de tous les autres
Coléoptères par la constitution de leur tête.
M. Everts admet le groupe des Carnivores qu’il considère comme
un premier sous-ordre. Il divise les Clavicornes en quatre sous-
ordres, les Serricornes en deux sous-ordres. Il conserve au surplus,
aux groupes des Hétéromères et des Rhynchophores leur position
dans l’ancien système, et il arrive à considérer les 11 sous-ordres
suivants :
Carnivora, Hygrophili (Zydrophilidæ, Sphæridiidæ, Hete-
roceridæ, Dryopidæ, Georyssidæ), Necrophagi (Staphylinidæ,
Pselaphidæ, Clavigeridæ, Platypsyllidæ, Silplidæ, Anisotomidæ,
Clambidæ, Sphæriidæ, Trichopterygidæ, Corylophidæ, Scaphi-
diidæ), Clavicornia (Æisteridæ, Micropeplidæ, Nitidulidæ, Tro-
gositidæ, Byturidæ, Tritomidæ, Phalacridæ, Colydiidæ, Cucujidæ,
Lathridiidæ, Cryptophagidæ, Erotylidæ, Endomychidæ, Coccinel-
lidæ), Brachymera (Dermestidæ, Byrrhidæ), Lamellicornia,
Sternoxia, Malacodermata, Heteromera, Rhynchophora,
Phytophaga (Pruchidæ, Cerambycidæ, Chrysomelidæ).
— MM. Engels et Remy se sont rendus le 15 mai dernier à l’ex-
cursion & la Société à Calmpthout et y ont capturé les carabiques
habituels de cette localité.
L’excursion de Fontaine l'Évêque a échoué, à cause du mauvais.
temps et des grèves troublant le pays. |
— L'assemblée désigne comme localité à explorer le 10 juillet
Laroche (Brabant) et Villers-la-Ville. M. Jacobs dirigera,
l'exeursion. Départ de Bruxelles (Luxembourg) à 6 h. 20 m.
du matin.
La séance est levée à 9 1/2 heures.
SNS
tite tt tn cit
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE,
COMPTES-RENDUS DES SEANCES.
2408 —
SÉRIE III. —" N°88:
Assemblée mensuelle du 2 juillet 1887.
PRÉSIDENCE DE M. TOSQUINET.
Présents : MM. Bergé,Capronnier,Coubeaux,E.Coucke, L.Coucke,
De la Fontaine, Demoor, Ml: Derscheid, MM. Devaux, Duvivier,
Engels, Funck, Jacobs, Kerremans, L’Arbalestrier, Meunier, Preud-
homme de Borre, Remy, de Selys-Longchamps, Van Segvelt et
Lameere, secrétaire.
MM. Fologne, Gilbert et Van Nerom ont fait excuser leur absence.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de l'assemblée mensuel!e du 4 juin est approuvé.
Correspondance.
M. Gilbert remercie pour sa nomination comme membre effectif et
adresse son portrait-carte pour l’album de la Société.
La Société accorde l'échange du Bulletin contre les publications de
la Société du Musée de Transsylvanie à Kolosvar : Orvos-T'ermes-
zetludomänyi Értesito.
Les Sociétés des Sciences naturelles de Stuttgart, d'Erlangen,
d Elberfeld, de Leipzig et de Rouen annoncent l'envoi de publications
qui manquaient à notre bibliothèque et que leur a demandées le
Secrétaire. — Remerciments.
Rapports, présentation de mémoires.
M. Demoor donne lecture du rapport de M. Fleutiaux et du
sien sur le mémoire présenté à la dernière séance par M. de
Dokhtouroff. :
L'assemblée décide d'envoyer copie de ces rapports à l’auteur
avant de prendre aucune résolution à l'égard de l'insertion de ce
travail aux Annales.
M. Lameere dépose une monographie intitulée: « Ze Genre
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T, XXXI, h
LIV
Rosalia » et accompagnée d’une planche. Rapporteurs : MM. van
Lansberge et Candèze.
Lectures, communications.
M. de Selys-Longchamps fait la communication suivante :
NONRE
SUR
DEUX CRUSTACÉS ENTOMOSTRACÉS DE BELGIQUE,
par M. de Selys-Longechambps.
L'année dernière (1886), M. le D'Pelseneer a publié dans le t. IV
du Pulletin du Musée Royal d'Histoire naturelle de Belgique, une
note sur la Caridina Desmaresli (Hippolyte Desmaresti Millet),
espècé découverte d'abord dans le Département de Maine et Loire:
L'observation de la Caridina dans la Meuse, à Hastière, près de
Dinant, est d'autant plus intéressante que l er ne (Astacus flu-
viatilis) était jusqu'ici le seul Crustacé décapode d’eau douce, connu
en Belgique.
A la fin de son travail, M. Pelseneer donne une Züste générale des
Crustacés de notre Faune, s’élevant jusqu'ici à cent quatre-vingt
dix-sept espèces. C’est une récapitulation qui sera fort utile à ceux
qui poursuivront des recherches sur cette classe d’Articulés. On ne
peut que féliciter l’auteur qui l'a dressée après avoir classé les.
Crustacés du Musée. Un signe particulier indique pour chaque
espèce si elle habite les eaux #arines, saumätres, douces ou si elle
est Zerrestre; enfin si elle est représentée au Musée de DEA
par des exemplaires authentiques de SU
M. le Dr Pelseneer fait remarquer qu'aucun Phyllopode Ba.
chiopode n’a été observé en Belgique bien que l'Apus cancriformis
ait été recueilli aux environs d'Aix-la-Chapelle et dans le nord de
la France.
C’est pourquoi j'ai crû utile d'annoncer ici que je possede deux
exemplaires de cet Apus cancriformis que j'ai pris moi-même à
Longchamps-sur-Geer il y a beaucoup d’années. Ils sont de taille
assez petite et se trouvaient dans un petit fossé d’eau purement
pluviale se desséchant complètement pendant une partie de l’année,
situé au milieu de la campagne le long de la Chaussée Romaine.
M. Pelseneer énumère dans son catalogue l’Arqulus foliaceus L.
(Binoculus Gasterostei Latr.), que M. le D" Gens, de Verviers, lui a
communiqué. Je l'ai bien souvent trouvé fixé sur les Épinoches
(Gasterosteus aculeatus L.), qui existaient en nombre immense, à
ons ÈE n tel à
LV
Longchamps, dans le Geer; mais aujourd’hui toute espèce de pois-
sons, d'insectes et de mollusques ont disparu de cette rivière dont
les eaux sont empoisonnées par les matières qu'y déversent les
sucreries.
Je possède aussi un exemplaire de l’Argulus que j'ai trouvé à
Liège sur les branchies d’une lotte (Zo{a fluviatilis).
M. Milne Edwards (/Zist. nat. des Crustacés, t. 3, p. 444) dit
que les Argules se fixent sur les Épinoches et quelquefois sur les
tétards des Batraciens, mais qu'on les trouve aussi libres, et qu'ils
nagent avec vivacité, ce qui est exact. Toutefois, je ne les ai vus
nager que lorsqu'on les avait détachés, avec une certaine peine, des
Épinoches, de sorte, que je suis porté à croire que, dans la grande
majorité des cas, ils vivent en parasites, fixés sur les poissons
comme par des ventouses.
— M. Tosquinet, à la suite de cette lecture, déclare que l'Apus
cancrèformis n’est pas très rare dans certaines parties du Luxem-
bourg.
M. De La Fontaine annonce que feu De Fré l’a pris en nombre
jadis à Louvain.
M. Preudhomme de Borre dit qu'il regrette que M. Pelseneer ne
lui ai point parlé de l’exemplaire de Caridina Desmaresti étiqueté
Hastière dans la collection du Musée avant la publication de sa
notice : il subsiste en effet quelque doute sur la capture de ce Crus-
tacé dans notre pays. La collection Van Volxem renfermait un
bocal sur lequel se trouvait la mention Æastière, bocal qui vraisem-
blablement était un capharnaum de rebut, car M. de Borre y a
trouvé des espèces manifestement étrangères à la Belgique, notam-
ment l’'Omophron varieqatum du Portugal. Il se pourrait que ce soit
de ce bocal que provienne la Caridina Desmaresti d'Hastière, et par
conséquent, la localité n'est pas absolument certaine : une capture
nouvelle devrait venir confirmer le fait de l’indigénat de ce remar-
quable Décapode.
— Le Secrétaire communique le travail Suivant envoyé par son
auteur :
LVI
ENUMERATION OF THE VAN VOLXEN COLLECTION
OF
RHYNCHOTA CONTAINED IN THE BRUSSELS’ MUSEUM.
PART:NT:
by WW. L. Distant.
HEMIPTERA. — HETEROPTERA.
Fam. Pentatomidæ.
Sub-fam. Cydninæ.
LOBOSTOMA REDUCTUM.
Lobostoma reductum À. et S. Hém. p. 88 (1843).
ÆTHUS BREVIS.
Æthus (Tominotus) brevis Sign. Ann. Soc. Ent. Fr. 1881. Rév.
Cydn. p. 72. t. VIL, f. 55.
ÆTHUS DISTINCTUS.
Æthus distinctus Sign. Ann. Soc. Ent. Fr. 1881. Rév. Cydn.
OO LOGE TO
PANGÆUS ÆTHIOPS.
Cimez æthiops Fabr. Mant. Ins. IT, p. 296, 173 (1787).
PANGÆUS SERRIPES.
Cydnus serripes Hope, Cat. Hem. p. 19 (1837).
PANGÆUS BILINEATUS ?
Cydnus bilineatus Say, Journ. Ac. Phil. IV, p. 31 5, 1 (1824).
GEOTOMUS VIDUUS.
Ætlus viduus Stäl, Rio-Jan. Hem. p. 13, 3 (1860).
GEOTOMUS SEMILE VIS.
Geotomus semilevis Sign. Ann. Soc. Ent. Fr. 1881. Rév. Cydn.
p. 184, t. XVIIL f. 153.
GEOTOMUS SPINOLAI.
Geotomus (Cydnus) Spinolai Sign. Ann. Soc. Ent. Fr. 1863.
p. 545, t. XII, f. 12.
CANTHOPHOREUS CINCTUS.
Pentatoma cinctus Pal. de Beauv. Ins. p. 114. Hem. t. 8, f. 7
(1805).
THYREOCORIS NOTATIPENNIS.
Corimelæna notatipennis Stêl. Rio-Jan. Hem., I, p. 8, 7 (1860).
THYREOCORIS ALBIPENNIS.
Seutellera atbipennis Esch. Dorp. Abh., I, p. 159 (1822).
LVII
THYREOCORIS SCHMIDTII.
Tetyra Schmidtii Fabr. Syst. Rhyn., p. 143, 75 (1803).
THYREOCORIS BASALIS.
Odontoscelis basalis Germ. Zeitschr., I, 1, p. 41, 10 (1839).
THYREOCORIS SIGNATIPENNIS.
Odontoscelis signatipennis Germ. Zeïitschr., I, 1, p.42, 12(1839).
THYREOCORIS MACULIPENNIS.
Odontoscelis maculipennis Germ. Zeïtsch., I, 1, p. 41, 9 (1839).
THYREOCORIS SCHULZI.
Cimez Schulzii Fabr. Spec. Ins., 2, p. 340, 10 (1781).
Sub-fam. Scutellerinæ.
PACHYCORIS TORRIDUS.
Cimez lorridus Scopoli, Ann. V. Hist. Nat., p. 110, 109(1772).
A long series of specimens of this species affords many varietal
forms, but does not equal in this respect the protean aspect of the
species as found in Central America.
PACHYCORIS FABRICII.
Cimez Fabricii Linn. Mant. plant, p. 534(1771).
This species has not been recorded from Central America.
ASCANTAS HIRTIPES.
Pachycoris hirtipes H.S., Wanz. Ins. II, p.97, fig. 322 (1835).
ASCANIUS ATOMARIUS.
Pachycoris atomarius Germ. Zeitschr. I. p. 96, 30 (1839).
POLYTES'LINEOLATUS.
Pachycoris lineolatus Dall. List. Hem. I. p. 33, 10 (1851).
POLYTES OBSCURUS.
Packhycoris obscurus Dall. List. Hem. L. p. 34, 12 (1851).
ORSILOCHUS VARIABILIS.
Pachycoris variabilis H. S.,Wanz. Ins. IV, p. 9 and 10, fig. 353
and 354 (1839).
HOMÆMUS GRAMMICUS.
Tetyra grammica Wolff. Ic. cim, V, p. 172, f. 166 (1811) excl.
syn.
SYMPHYLUS DEPLANATUS.
Pachycoris deplanatus H. S.,Wanz. Ins. IV, p. 3, f. 344 (1539).
SYMPHYLUS PLAGIATUS.
Symphylus plagiatus Walk. Cat. Het. Hem. I, p. 55, 11 (1867).
SYMPHYLUS APICIFER.
Symphylus apicifer Walk. Cat. Het. Hem. III, p. 516 (1868).
AGONOSOMA TRILINEATUM.
Cimex trilineatus Fabr. Spec. ins. 11, p. 341, 14 (1781).
AGONOSOMA FLAVO-LINEATUM.
Agonosoma flavo-lineata Lap., Ess. Hém. p. 69 (1832).
LVIII
Sub-fam. Asopinæ. ; |
STIRETRUS SEPTEMGUTTATUS.
Stiretrus seplemgquitatus Germ. Zeïitschr. I. 1. p. 17, 14, t. I, |
f. 5 (1839). |
STIRETRUS SMARAGDULUS. |
Scutellera smaragdula St. Farg. et Serv. Enc. Méth. X, p. 410. |
I (1825).
STIRETRUS ATRICAPILLUS.
Stèretrus atricapillus Westw. in Hope, Cat. Hem. I, p. 18
(1837).
STIRETRUS LYTHRODES.
Sliretrus lythrodes Germ. Zeitschr., I, 1, p. 14, 8 (1839).
STIRETRUS DECEMGUTTATUS.
Scutellera decemquitata St.Farg. et Serv., Enc. méth. X, p. 410,
2 (1825).
STIRETRUS LORATUS.
Stiretrus loratus Germ. Zeïtschr., I, 1, p. 15, 10, pl. 1,f.8
(1839).
PERILLUS CONFLUENS.
Asopus confluens H.S. Wanz. Ins. V, p. 77, f. 522 (1839).
CORYZORHAPHIS CRUCIATA.
Coryzorhaphis cruciata Stal. En. Hem., I, p. 38 (1870).
PODISUS BIFIDUS.
Edessa bifida Lap. in Silb. Rev. I, p. 36 (1833).
PODISUS OBSCURUS var. ?
Arma obscura Dall., List. Hem., I, p. 100, 10 (1851).
l'identify the two specimens as above with doubt, as though
I have compared them with the type of Dallas’s species, with which
in all essentials they agree, further comparaison with the descrip-
tion given by Dallas, show discrepancies in the colour of the ros-
trum and the ventral spine. :
PODISUS LINEOLAT US.
Halys lineolata H. S. Wanz. Ins. V, p. 69, f. 514 (1839).
PODISUS CRASSIMARGO.
T'elepta crassimargo Stal, Rio Jan. HE pATO M (1860):
Podisus volxemi n. sp.
Ochraceous, thickly covered with coarse reddish punctures;
antennæ ochraceous, the third, fourth and fifth joints somewhat
castaneous, second joint longest, third and fifth subequal in length
and shorter than fourth. Eyes pale luteous. Pronotum with the
anterior lateral margins érenulate and pale luteous, the lateral angles
broadly and conically produced and pale castaneous in hue. Scutel-
lum with a central levigate line not reaching base but extending to
apex, and with a small excavated spot at each lateral angle.
LIX
Corium tinged with castaneous and with a prominent black spot a
little belcw centre. Membrane pale ochraceous. Body beneath and
legs pale ochraceous; rostrum ochraceous with the apical joint
castaneous. The sternum is coarsely punctate, the punctures cas-
taneous. Connexivum ochraceous.
Long. 13 millim. Exp. pronot. angl. 9 millim.
Hab. Brazil. Therezopolis.
EUTHYRHYNCHUS FLORIDANUS. .
Cimez floridanus Linn. Syst. Nat. Ed. XII. I. 2, p. 719, 26
(1767).
TYNACANTHA CINCTICEPS.
Telepta cincticeps Stal. Rio-Jan. Hem. I, p. II, 6 (1860).
Arma lateralis Walk. Cat. Het. I, p. 138, 36, 1867.
I have now been enabled to establish the identity of these descri-
bed species.
Sub-fam. Cyrtocorinæ.
CYRTOCORIS GIBBUS.
Tetyra gibba Fabr. Syst. Rhynch., p. 141, 63 (1803).
CYRTOCORIS HORRIDUS.
Oxynotus horridus Germ. Zeïtschr. I, p. 45, 4 (1839).
Sub-fam. Phloeinæ.
PHLOEA CORTICATA.
Cimez corticatus Drury, Il. Ins., II, p. 76. t. 40, f. 2 (1773).
PHLOEA LONGIROSTRIS.
Phloea longirostris Spin. Ess., p. 276, 2 (1837).
Sub-fam. DBiscocephalinæ.
DISCOCEPHALA MARMOREA.
Discocephala marmorea Lap. Ess., p. 57, t. 54, f. 5 (1832).
DINOCORIS TRIPTERUS var. ?
Cimex tripterus Fabr. Mant. Ins., Il, p. 294, 144 (1787).
The single specimen contained in this collection and derived from
the Amazons, may possibly represent a new species, but further
material is necessary before deciding the question.
DINOCORIS MELANOLEUCUS.
Dinidor melanoleucus Hope, Cat. I, p. 24 (1837).
EMPICORIS PEREGRINATOR.
… Cimex peregrinator Linn. M. L. U., p. 173, 7 (ro
EMPICORIS MACULATUS.
Dinidor maculatus Lap. Ess., p. 64, t. 55, Fi (1832).
EMPICORIS RAMOSUS. |
Bryelica ramosa Walk., Cat. Het., III, p. 547 (1868).
ANHANGA gen. nov.
Antennæ five jointed; basal joint not reaching the apex of the
head, second joint shorter than the third, third and fourth joints
subequal in length, (fifth joint mutilated). Head somewhat long,
narrowed and rounded in front, the lateral lobes much longer than,
and meeting in front of central lobe. the lateral margins somewbhat :
reflexed, eyes very prominent strongly directed outwardly, and
well separated from the anterior margin of pronotum. Pronotum
with the lateral margins slightly reflexed and anteriorly crenulated,
the lateral angles rounded, the basal margin slightly emarginate at
the middle, the anterior margin concave for the reception of the
head, the dise is much depressed towards head, and contains two
subdepressed foveæ. Scutellum reaching base of membrane, mode-
ratelÿy broad and the apex rounded. Membrane with the veins
swollen and prominent. Connexivum produced beyond margins of
corium and membrane. Rostrum just passing the intermediate coxæ,
the second joint longest. Abdomen beneath convex and neither
spined nor sulcated, the spiracles distinct and subprominent.
This genus holds a classificatory position among the American
Pentatomidæ as allied to Z'mpicoris.
Anhanga modesta n. sp.
Ochraceous thickly covered with dark punctures. Antennæ with
the basal joint ochraceous darkly punctate, the second, third and
fourth joints black (fifth mutilated). Eyes blacxish, their posterior
margins ochraceous. Scutellum with a small black spot near each
basal angle and with a somewhat faint central longitudinal and a
transverse lunate impunctate line. Membrane pale fuscous the veins
‘dark fuscous. Connexivum ochraceous with a dark blackish spot on
each side of the ventral incisures. Body beneath ochraceous thickly
punctate, the punctures rather redder in hue than those above.
Legs reddish-ochraceous darkly punctate, apical joint of the tarsi
fuscous.
Long. 18 millim.
Hab. Rio Grande.
Sub-fam. Pentatominæ.
MACROPYGIUM RETICULARE.
Cimezx reticularis Fabr. S. R., p. 170, 85 (1803).
BROCHYMENA OBSCURA.
Halys obscura H. S. Wanz. Ins. V, p. 68, f. 513 (1839).
COSMOPEPLA DECORATA.
Eysarcoris decoratus Hahn, Wanz. Ins. IL, p.117, f.198 (1834).
MORMIDEA COLLARIS.
Mormidea collaris Dall. List. Hem. I, p. 211, 3 (1851).
LI
MORMIDEA YPSILON.
Cimexz ypsilon Linn. S. N. Ed. 12, I : 2, p. 720, 32 (1767).
MORMIDEA CROCEIPES.
Pentatoma croceipes H.S. Wanz. Ins. VII, p. 97, f. 759 (1844),
MORMIDEA ANGULOSA.
Mormidea angulosa Stal, En. Hem. IT, p. 21, n. 16 (1872).
MORMIDEA sp. ?
Two specimens of which the condition is too imperfect for accurate
determination.
EUSCHISTUS CORNUTUS.
Æ'uschistus cornutus Dall. List. Hem. I, p. 201, 1 (1851).
EUSCHISTUS LATUS.
Tropicoris latus Dall. Trans. Ent. Soc. Lond., n. ser. IT, p. 12,
VA ON(I662)]:
EUSCHISTUS ANTICUS.
Euschistus anticus St, Rio Jan. Hem. I, p. 20, 5 (1860).
Euschistus bovillus n. sp.
Brownish-ochraceous, thickly and coarsely punctate; antennæ
with the first, second and third joints luteous, the fourth and fifth
fuscous, the fourth narrowly luteous at base, second joint very
slightly shorter than third, fourth and fifth joints longest, thickened
and hirsute, fourth longer than fifth. Head strongly deflexed, roun-
ded in front, the central lobe a little longer than the lateral lobes.
_ Pronotum strongly deflexed, the lateral angles strongly produced
and apically recurved upwards and backwards, the apex castaneous,
notched and subacute. Base of lateral margins of corium and the
connexivum pale luteous. Body beneath with the sternum and legs
luteous, the abdomen pale castaneous, the sternum and lateral
pronotal angles thickly ard coarsely punctate. Rostrum reachn g the
posterior coxæ.
Long. 9 to 10 millim. Exp. pronot. angl. 8 millim.
Hab. Botafogo.
One specimen is contained in the Van Volxem collection and a
second unlocalised one, has been for years in my own possession.
EUSCHISTUS TRIANGULATOR.
Cimez triangulator H. S. Wanz. Ins. VI, p. 95, f. 667 (1842).
EUSCHISTUS TRISTIGMUS.
Pentatoma tristigma Say, New Harm. Ind. Dec. 1831 ; Compl.
writ, 1, p. 314, 4 (1859).
EUSCHISTUS VARIOLARIUS.
Pentatoma variolaria P. B. Ins., p. 149, t. 10, f. 6. (1805).
EUSCHISTUS BIFIBULUS.
Pentatoma bifibula P.B. Ins., p 148. Hén., t. 10, f. 5 (1805).
EUSCHISTUS HEROS.
Cimex heros Fabr. E. S. Suppl., p. 532, 63-4 (1798).
LXII
EUSCHISTUS SPURCULUS.
Euschistus (Lycipta) spurculus Stàl, Stett. Ent. Zeit. XXIII,
p. 100, 58 (1862).
EUSCHISTUS COMPTUS. #
Æuschistus comptus Walk , Cat. Het. IIT, p. 550 (1868).
EUSCHISTUS CON VERGENS. |
Cimex convergens H. S. Wanz. Ins. VI, p. 94. f. 665 (1842).
EUSCHISTUS BIFORMIS.
Luschistus biformis Stàl, Stett. Ent. Zeit. XXIII,p. 100.61(1862).
Euschistus quadrimaculatus n. sp.
Rufous-brown, thickly coarsely and darkly punctate. Headrounded
in front, the central lobe longer than the lateral lobes and slightly
projecting in front; antennæ rufous-brown, third and fourth joints
subequal in length and longer than the second (fifth joint mutilated).
Pronotum deflexed- in front with four discal black spots formed
of clusters of black punctures, the lateral angles well produced
upwards and forwards, the apices slightly reflexed and subacute and
black. Scutellum with a small foveate black spot at each basal angle,
tie apex luteous. Connexivum ochraceous, spotted with black.
Membrane bronzy-browh the apex pale hyaline. Head beneath, ster-
num and legs ochraceous, abdomen pale reddish-ochraceous, the
sternum coarsely and the abdomen finely punctate, the spiracles and
a waved fascia on each side of the abdomen black. Rostrum reaching
the posterior coxæ, ochra@eous with its apex black.
Long 12 millim. Exp. pronot. angl. 9 millim.
Hab. — Sr Joao d’el Rey.
EUSCHISTUS sp.
A single specimen too mutilated for accurate determination.
DICHELOPS PUNCTATUS.
Dichelops punctatus Spin. Ess., p. 300 (1837).
PADÆUS IRRORATUS.
Cimez irroratus H. S. Wanz. Ins. IV, p. 19. f. 367 (1839).
PROXYS ALBO-PUNCTATUS.
Pentatoma albo-punctata P. B. Ins., p. 130. Hém. p. 9, f. 8
(1803).
PROXYS PUNCTULATUS:
Halys? punctutata P. B. Ins., p. 188. Hém. t. 11, f. 9 (1805).
CHLOROCORIS COMPLANATUS. |
Pentatoma complanata Guér. Voy. Coq. Ins., p. 167. Hém., t. 2,
f. 13 (1830).
CHLOROCORIS RUFISPINUS.
Chlorocoris rufispinus Dall. List Hém. I, p. 167, 2 (1851).
CHLOROCORIS ABERRANS.
Chlorocoris aberrans Dist. Biol. Centr. Am. Rhyn. I, p. 69, 6.
T. V. f. 24 (1880).
LXIII
LOXA FLAVICOLLIS.
Cimex flavicollis Dru. IL. II, p. 67, t. 36, f. 4 (TS Y
AROCERA ACROLEUCA.
Pentatoma acroleucum Perty. Here p. 168, t. 38, f. 11 (1834).
PHARYPIA NITIDIVENTRIS.
Ptlarmus nitidiventris Stäl. Stett. Ent. Zeit. XXII, p. 140.
I (1861).
NEZARA STICTICA.
Rhapligaster sthicticus Dall. List. Hém. I, p. 281, 22 (1851).
NEZARA DIFFICILIS ?
Rhaphigaster dificilis Stal. Rio-Jan. Hém. I, p. 23, 5 (18€0).
NEZARA sp.?
BANASA VARIANS.
Rhaphigaster varians Stäl, He Jan. Hem. I, p. 24, 1 (1860).
PALLANTIA MACULA.
Rhaphigaster macula Dall., List. Hem. I, p. 284, 32 (1851).
ARVELIUS ALBO-PUNCTATUS,
Cimex albo-punctatus De Gegr,Mém. II, p.331,5, t.34.f.6(1773).
BRACHYSTETHUS GENICULATUS.
Cimez geniculatus Fabr. Mant. Ins. II, p. 293, 142 (1787).
BRACHYSTETHUS RUBRO-MACULATUS.
Prachystethus rubro-maculatus Dall., List. Hem.1,p.337,4(1851).
PEROMATUS NOTATUS.
E'dessa notata Burm., Handb. II. I, p. 354, 1 (1835).
PEROMATUS NODIFER.
Edessa nodifera Hope, Cat. I, p. 28 (1837).
EDESSA CERVUS.
Cimexz cervus Fabr. Mant. Ins. II, p. 283, 40 (1787).
Edessa ansata n. sp.
Head ochraceous, eyes piceous (antennæ mutilated). Pronotum
with the anterior portion ochraceous, the posterior half from between
the pronotal angles olivaceous ; the lateral angles somewhat slender
and prominently produced, their posterior margins obscurely notched,
their apices subacute and very slightly recurved, these pronotal
protuberances are black in colour. Scutellum pale olivaceous, the
apex sub-acutely pointed and extending to a little beyond base of
membrane. Corium dark purplish. Connexivum ochraceous with
the four terminal spines, (of which the penultimate two are long),
more or less black. Membrane very dark bronzy. Body beneath and
legs ochraceous with the following purplish markings; — a trans-
verse streak on the pro-meso- and metasternums, the segmental
incisures, stigmatal streaks, a longitudinal fascia near the lateral
abdominal margins, and a narrow central longitudinal fascia; the
tibiæ and tarsi castaneous. Rostrum ochraceous with its apex
pitchy.
LXIV
The posterior half of the pronotum is coarsely punctate, and a
short row of coarse punctures is placed near the anterior lateral
margins; the scutellum has the basal half sparingly but coarsely
punctate, the remaining portion much more finely punctate, the
apex impunctate, corium thickly and finely punctate.
Long. 18 mill. Exp. pronot. angl. 16.
Hab. Brazil.
This species is allied in general colour and appearance to ZÆ'. tau-
riformis Dist. but differs by the shorter and more sg pro-
duced pronotal angles.
Edessa macraspis n. sp.
Head and antennæ ochraceous, the latter with the second joint
shorter than the third, fourth twice the length of second (fifth
mutilated). Pronotum olivaceous, the anterior and lateral margins
broadly ochraceous, and the surface somewhat finely punctate, the
lateral angles strongly produced, their apices black, obtusely roun-
ded, slighly notched posteriorly and somewhat directed upwards
and backwards. Scutellum pale olivaceous, ochraceous at base, the
base sparingly and coarsely punctate, the remains surface thickly
and finely punctate, the apex subacutely pointed and reaching a little
beyond base of membrane which is dark bronzy. Corium olivaceous
thickly and finely punctate. Connexivum ochraceous. Sternum
ochraceous with transverse dull purplish and ochraceous markings.
Abdomen purplish-brown with ochraceous segmental streaks. Legs
ochraceous.
Long 15 to 17 millim. Exp. pronot. angl. 13 to 15 millim.
ab. Brazil. Env. de Rio-Janeiro (Wittig).
In some specimens the colour is faded or transformed into an
almost uniform dark ochraceous above.
EDESSA FLAVIDA.
E'dessa flavida Hope. Cat. I, p. 28 (1837).
Edessa simplez H. S. Wanz. Ins. V, p. 103, f. 554 (1839).
Edessa complicata n. sp.
Closely allied to Z. flavida (— Æ. simplex H. S.) but of a more
pale universal olivaceous or brownish-ochraceous coloration; the
third joint of the antennæ only very slightly longer than the Son
the pronotum much more coarsely punctate and the lateral angles
slightly thicker and more obtuse, the apex of the scutellum broader
and less acute etc.
Long. 14 to 15 millim. Exp. pronot. angl. 10 to 11 millim.
Hab. Brazil.
EDESSA OLIVACEA.
Edessa olivacea Stal. Stett. Ent. Zeit. XXIII, p. 111, 98 (1862).
EDESSA CAPRA.
L'dessa capra Dall. List. Hém. I, p. 321, 4 (1851).
LXV
EDESSA LEUCOGRAMMA.
Pentatoma leucogrammum Perty. Del., p. 167, t.33, f. 9 (1834).
EDESSA OBTUSA.
Bdessa oblusa Dall. List. Hém. I, p. 323, 9 (1851).
EDESSA PHŒNICOPUS var.?
Edessa plænicopus Dall. List. Hém. I, p. 323, 10 (1851).
EDESSA JUGATA.
E'dessa jugata Hope, Cat. I, p. 28 (1837).
EDESSA SCABRIVENTRIS.
Edessa scabriventris Stäl, Rio-Jan. Hem. I, p. 28, 9 (1860).
EDESSA AFFINIS.
ÆEdessa afinis Dall., List. Hem. I, p. 332, 33 (1851).
EDESSA ICTERICA.
Edessa icterica Hahn, Wanz. Ins. Il, p. 126, f. 206 (1834).
EDESSA POLITA.
Pentatoma polita S'F.etS., Enc. Méth. X, p. 54, 9 (1825).
EDESSA COLLA RIS.
L'dessa collaris Dall., List. Hem. I, p. 329, 25 (1851).
EDESSA RUFO-MARGINATA.
Cimex rufo-marginatus De Geer, Mém. II, p. 330, 3, t. 34, f. 8
(1773).
EDESSA MEDITABUNDA.
Cimez meditabundus Fabr., E. S. IV, p. 113, 129 (1794).
EDESSA FULVIPES.
Aceratodes fulvipes Dall., List. Hem. I, p. 335, 6 (1851).
EDESSA FULVICORNIS.
Edessa fulvicornis Fabr., Syst. Rhyn., p. 152, 28 (1803).
EDESSA CORNUTA.
Edessa cornuta Burm., Handb. IL. I, p. 356, 10 (1835).
EDESSA PUDIBÜNDA.
Edessa pudibundaStal, Stett. Ent. Zeit. XXII, p.117,114(1862).
EDESSA LEUCOCERA.
E'dessa leucocera Dall., List. Hem. I, p. 327, 20 (1851).
EDESSA GRAMINOSA var. ?
Edessa graminosa Walk., Lisl. Hem. III, p. 437, 103 (1868).
EDESSA sp. ,
EDESSA sp.
EDESSA sp.
Sub-fam. Tessaratominæ.
PIEZOSTERNUM SUBULATUM.
Cimex subulatus Thunb. Nov. Ins. Spec., I, p. 41, t. 2, f. 59
(1783).
LXVI
Sub-fam. Dinidorinæ.
DINIDOR MACTANS.
Cimex mactans Fabr., Ent. Syst. Suppl., p. 534, 136-7 (1798).
— M. Preudhomme de Borre donne quelques renseignements
sur notre faune :
Notre collègue, M. le D' Hallez, qui collectionne tout spéciale-
ment les carabiques indigènes, a rencontre à Trivières trois Amara
que je n'avais pu encore inscrire à la liste de la province de Hainaut :
les À. montivaga, nilida et curla. J'ai vérifié l’exactitude de ses
déterminations. Le PBembidium paludosum, signalé à Angre par
M. Lethierry, a été pris par lui à Bray. Il a pris à Bray également
l’Aphodius fœtens.
Il me communique également des Pæcilus versicolor pris à Peis-
sant et à Chimay. Pour cette dernière espèce, le point embarrassant
est surtout de déterminer, parmi les localités de captures indiquées
pour le P. cupreus, celles qui se rapportaient au P. versicolor,
longtemps ét même encore bien souvent actuellement confondu avec
le P. cupreus. Le plus pratique serait peut-être de recommencer
tout à nouveaux frais, sans tenir compte des captures antérieures.
J’en dirai autant pour les Amara communis et convexior, confondues
absolument ensemble comme nous l’écrivait il y a quelque temps
M. Lethierry et comme le pense aussi M. Hallez.
Le Deronectes duodecim-pustulatus a été pris dans la province
de Namur, à Heure, par M. Verheggen, et est à ajouter aux Hydro-
porides de cette province.
— M. Tosquinet rend compte de l’excursion qui a eu lieu le
12 juin dernier dans la forêt de Meerdael, à Weert-S'-Georges.
Il s’y trouvait avec MM. Devaux, Funck, Jacobs et Lameere.
La journée a été superbe. Les Hyménoptères suivant méritent d’être
signalés :
Perineura scalaris 9'®, Klug. Amblyteles fossorius ©, Grav.
— viridis Q®, Lin. — melanocastanus o* var. Gray.
Eriocampa ovata ®, Lin. — divisorius co, Grav. L
Macrophya albicincta 9'@, Schrank. — subserricans ©, Grav.
— neglecta 09, Klug. — pallidicornis ®, Grav.
Dolerus gonager 9'®, Fabre. Eclytus ornatus 0”.
Lyda sylvatica ©, Lin. Mesoleius fallax ©, Holme.
Cephus pygmæus o'Q, Lin. Nomada sucecincta ®, Pz.
Tenthredo fagi ©, Pz. — lateralis Q, Pz.
— livida 99, Lin. — ochrostoma ©, Kirby.
Emphytus tibialis o', Klg. — ruficornis ©, Lin.
Blennocampa ephippium ©, Pz. Melecta luctuosa 9, Scop.
Ichneumon nigritarius o*', Gray. Andræna varians ®, Rossi.
— — var. æthiops, Grav. — labialis ®, Kirby.
— teugenus 0", Grav. — Hauthune ©, Kirby.
— fabricator 0", Gray. — Hattorfiana ©, Kabr.
— luteiventris o', Gray. Prosopis signata g'Q, Pz.
LXVII
Eucera longicornis o*®, Lin. Tryphon consobrinus 49, Holmgr.
Cryptus obscurus o*, Grav. Ephialtes carbonarius ©, Grav.
Phygadeuon jucundus 9", Grav. Orthocentrus floriceps &', Grav.
Exochus gravipes o'Q, Gray. Hemiteles contaminatus 9, Grav.
Parmi les Diptères, il y a à noter l’abondance des :
Tipula gigantea o'Q. Lasiopogon hirtellus œ.
Thereva bipunctata Q. Tabanus micans #9.
insectes que l'on trouve en petit nombre aux environs de
Bruxelles.
M. Funck a pris un exemplaire de la Cortodera humeralis Schall.
var. suturalis Fab., Longicorne connu seulement de Belgique par
un individu unique capturé à l’état de nymphe l'année dernière par
M. Lameere dans la même localité : l'indigénat de cet insecte qui n’a
encore été signalé ni en Hollande, ni dans la Prusse rhénane, ni
dans le nord de la France, est donc bien établi.
— L'assemblée désigne comme localité à explorer le 14 août
Wavre S*° Catherine. M. Van Segvelt guidera l’excursion.
Départ de Bruxelles (Nord) à 7 h. 23 m. du matin.
La séance est levée à 9 1/2 heures.
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE,
COMPTES-RENDUS DES SÉANCES.
———— "#O$ ——
SÉRIE III. — N° 89.
Assemblée mensuelle du 6 août 188‘7.
PRÉSIDENCE DE M. TOSQUINET.
Présents : MM. Berge, Capronnier, E. Coucke, L. Coucke, De la
Fontaine, Demoor, Engels, Fologne, Gilbert, Jacobs, Kerremans,
L’Arbalestrier, de Selys- Longehamps et Lameere, secrétaire.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de l'assemblée mensuelle du 2juilletest approuve.
Le Président annonce que M: Roelofs ayant quitté la Belgique
pour. se fixer à La Haye, se voit obligé de renoncer à son mandat
de membre du Conseil d'administration. Celui-ci laisse à l'assemblée
générale prochaine le soin de lui désigner un successeur, sans user
de la faculté que lui donnent les Statuts de choisir un membre de la
Société pour se compléter.
M. W. L. Distant, à Purley Surry (Angleterre), présenté par
.MM. Lameere et Preudhomme de Borre,et s occupant d'Hémipteres,
‘a été nommé membre effectif.
Correspondance.
La $ ociété royale de Botanique de Belgique s'apprête à célébrer
le 25% anniversaire,de sa fondation : elle a invité aux fêtes jubilaires
qui seront données à cette occasion notre Président et notre Secrc-
taire. Des remercîments et des félicitations lui seront adressés.
L’Intendant du Musée impérial et royal d'Histoire naturelle de
Vienne, prie la Société de bien vouloir joindre l'envoi de nos Annales
à celui de notre Bulletin en échange des Annales de cet établisse-
ment. — Accordé.
L'assemblée décide l’envoi du Compte-rendu des séances au Geolo-
gical and Natural History Survey of Minnesota et au Wagner Free
Institute of Science of Philadelphia, en échange des publications de
ces institutions.
La Siazione zoologica à Naples fait savoir que ne mentionnant
plus dorénavant dans ses /akresbericht que les travaux d'anatomie
et d’embryologie, elle renonce à l’échange de cet ouvrage contre nos
Annales.
ANNALES DE LA s0Ge ENTOM+ DE BELGIQUE, T, XXXI, è
EXX
Rapports, présentation de mémoires.
L'assemblée apres avoir entendu la lecture de la réponse de
M. Dugès au rapport fait par M. Jacobs sur son mémoire intitulé :
Mélamorphoses de quelques insectes mexicains, vote l'impression
de ce travail aux Annales, avec quelques modifications autorisées
par l’auteur.
L'insertion aux Annales du mémoire de M. de Dokhtourof :
Matériaux pour servir à l'étude des Cincidélides, est également
admise, communication ayant été faite par le Secrétaire de la
réplique de l’auteur aux rapporteurs MM. Fleutiaux et Demoor.
La Monographie des Xosalia présentée à la dernière séance par
M. Lameere figurera également aux Annales, conformément aux
conclusions des rapports de MM. van Lansberge et Candèze.
Lectures, communications.
M. de Selÿs-Longchamps annonce qu’il s’est rendu les 22 et
23 juillet dernier à la réunion des membres de la Société entomolo-
gique néerlandaise à Maestricht. Il donne un compte-rendu som-
maire des assemblées qui y ont été tenues et de l’excursion qui les a
suivies. |
Trois membres de notre Société ont été élus correspondants de
notre consœur de Hollande, MM. Plateau, Preudhomme de Borre
et Scudder. Au banquet qui a terminé ce congrès, le président,
M. Van Hasselt, a porté un toast des plus aimable à notre Société,
toast auquel M. de Selys a répondu.
— M. Lameere donne lecture de la notice suivante que lui a
adressée M. Plateau :
+
OBSERVATIONS SUR UNE GRANDE SCOLOPENDRE vivaNTE
par Félix Plateau.
Le 26 avril 1887, notre savant confrère, M. J. Puls qui est en
relations avec les principaux horticulteurs gantois, eut l’obligeance
de m'envoyer une magnifique Scolopendre vivante arrivée de
Bornéo avec des Orchidées. |
La détermination faite après la mort du Myriopode m’apprit que
j'avais sous les yeux une Scolopendra subspinipes Kohlrausch
(Sc. gigantea C. L. Koch), espèce cosmopolite que l’on rencontre
d’après Fr. Meinert(!) dans toutes les régions tropicales.
(:) Meinert: Myriapoda Musei Cantabrigensis(Americ. philos. Society, October À;
1885). Je ne saurais trop recommander ce travail aux entomologistes qui sont
dans le cas de devoir déterminer des Chilopodes exotiques et d’avoir la pénible
tâche de se retrouver au milieu d’une des synonymies les plus embrouillées que
je connaisse.
Li
LXXI
Occupé de recherches sur la vision des animaux articulés et en
particulier: sur la vision des Myriopodes, je saisis naturellement
avec empressement l’occasion qui s’offrait à moi de répéter mes
essais sur une grande forme exotique. Les résultats de ces expé-
riences qui réussirent fort bien seront publiés dans un travail.
étendu que je prépare en ce moment. Je me bornerai à résumer
ici les autres observations assez intéressantes que j’ai pu faire sur
la Scolopendre en question.
L'animal parfaitement bien portant au moment où je le recus,
mesurait 14 centimetres de longueur. Sa coloration à l’état vivant
différait notablement de celle des individus conservés dans l’alcool.
Ainsi, tandis que ces derniers sont d’un brun à peu près uniforme,
mon exemplaire avait les pattes verdatres et la membrane arthro-
diale des flancs dans laquelle sont percés les stigmates, d’un
_ beau violet. Enfin des tons rougeätres marquaient certaines parties
des sclérites dorsaux. Après l’immersion dans l’esprit-de-vin,
toutes ces teintes variées disparurent en quelques heures.
Comme ses congénères, la Scolopendre recherchait l'obscurité
et l'humidité. Elle se tenait habituellement cachée sous des frag-
ments d’écorce et pénétrait parfois à une certaine profondeur dans
le terreau que j'avais mis à sa disposition.
Lorsqu'elle sortait de sa retraite, il suffisait d’une exposition de
quelques instants au soleil pour la faire s’enterrer aussitôt. Il s’agit
bien, dans ce cas, de l’action de la lumière sur un animal lucifuge
et non de l'influence de la chaleur. En effet, placée dans la boîte
à compartiments éclairés et obscurs dont j’ai fait usage dans mes
recherches sur les Myriopodes aveugles (‘), et alors que l’appareil
ne recevait que de la lumière diffuse, la Scolopendre se réfugiait
toujours en peu de temps dans un compartiment sombre.
Malgré cela, je n’ai pas remarqué que le Myriopode offrit,
comme les Scorpions et comme tant d’autres animaux lucifuges,
une activité nocturne spéciale. La température qui n’a jamais
dépassé + 19° C. pendant la période des observations, était peut-
être trop basse.
La sensibilité tactile variait beaucoup suivant les différentes
régions. Ainsi, le contact d’un corps étranger avec les sclérites
dorsaux et les pattes ne déterminait que des mouvements sans
importance, mais il suffisait de toucher légèrement la membrane
arthrodiale des flancs pour mettre l’animal en fureur : il donnait
alors des coups de tête, incurvant la partie antérieure du corps à
droite et à gauche avec une rapidité étonnante. Nul doute qu’il
aurait cruellement mordu la main de l’expérimentateur si celui-ci
(?) Recherches sur la perception de la lumière par les Myriopodes aveugles (Journal
de l’Anatomie.et de la Physiologie, t. XXII, Septembre-Octobre 1886).
LXXII
n'avait pris la précaution élémentaire de ne jamais toucher son
irascible pensionhaire avec les doigts.
Lors de la locomotion sur le sol, locomotion plus lente que “celle
de nos Lithobies, les antennes étaient constamment employées
comme organes explorateurs.
J'ai vérifié complétement le fait que j'avais déjà constaté chez
nos Myriopodes indigènes et sur lequel un naturaliste distingué
de Toulouse, M. J. Chalande, a publié récemment une notice fort
intéressant (il Je veux parler de l'absence totale de mouvements
respiratoires externes.
J’aï choisi l’instant où la Scolopendre placée contre le verre du
bocal me présentait l’un de ses flancs sur une assez grande étendue.
Employant une loupe sur pied, j'ai pu examiner à loisir, pendant
un temps considérable, chez l'animal calme et chez l animal excite,
la face dorsale, là fic sternale, la membrane arthrodiale et les
orifices stigmatiques. On comprend que dans ces conditions
et chez un aussi grand articulé, des mouvements respiratoires
analogues à ceux que j'ai minutieusement étudiés chez les insec-
tes(*) et consistant soit en déplacements rhythmiques des sclérites,
soit en changements de convexité de la membrane arthrodiale,
ne pouvaient m’échapper. Il en était de même des modifications
possibles de la forme des stigmates.
Rien n’a bougé; les pièces squelettiques, la membrane des
flancs, les ouvertures stigmatiques sont restées invariables. Nous
pouvons donc, avec M. Chalande, étendre aux Myriopodes les
conclusions auxquelles je suis arrive pour les Arachnides(®) et
nous devons admettre que le mécanisme de la ventilation respira-
toire est. different chez ces Arthropodes de ce qu’il est chez les
insectes parfaits.
J'ai inutilement cherché une nourriture convenable pour la
Scolopendre; elle n’a paru toucher ni à la viande crue, ni aux
vers, ni aux insectes divers que je lui donnais. Aussi, à la fin de
mai, la température s’étant notablement élevée, le Myriopode qui,
grâce au froid relatif, supportait jusque jà la privation d'aliments,
a consommé rapidement ses réserves et n’a pas tardé à périr.
Cette mort même a donné lieu à une observation curieuse : on
sait et je l’ai démontre aïlleurs expérimentalement pour la Litho-
(*) CHALANDE. — Recherches sur le mécanisme de la respiration chez les Myria-
podes. (Comptes rendus de l’Académie des sciences de Paris, 10 janvier 1887).
* Id. Même titre, travail in extenso (Bulletin de la Société d'histoire naturelle de
Toulouse, 1886).
(?) Recherches expérimentales sur les mouvements respiratoires des Insectes (Mem.
Acad. royale de Belgique, t. XLV, 1884).
(5) De l'absence de mouvements respiratoires perceptibles chez les Arachnides
(Archives de Biologie, t. VII, 1886). . Eu
LXXIII
bie(‘) que chez les Articulés tels que les Myriopodes dont la
segmentation et la disposition du système nerveux sont encore
voisins du type primitif, chaque segment du corps est en quelque
sorte un individu ayant sa vie propre et que des tronçons com-
plétement isolés, placés dans une atmosphère humide, conservent
durant assez longtemps la propriete de répondre à des excitations
pär des mouvements réflexes.
Or la Scolopendre a péri, d'avant en arrière, segment par
segment. La tête et les premiers amneaux étaient complètement
morts et ne réagissaient plus en aucune façon, les antennes étaient
déjà racornies et desséchées, que toute la moitié postérieure de
l’animal offrait encore des mouvements réflexes des pattes lors-
qu’on touchait celles-ci. Puis la mort du système nerveux et des
muscles se propage de plus en plus en arrière et finit par envahir
tous les segments jusqu’au dernier.
— M. Claes écrit au Secrétaire : g
Plusieurs entomologistes s'occupent en ce moment de l'étude des ,
insectes nuisibles aux vins en bouteilles, par les dégats qu’ils occa-
sionnent aux bouchons.
Je crois utile de signaler ici, aux membres de notre Société en
partieulier et à tous ceux qui aiment la fine bouteille en général, un
moyen destructeur de ces insectes, employe avec grand succès, par
un de mes amis, voisin de campagne et possesseur d’une excellente
cave en vins de Bourgogne.
Il y à huit ans environ, ce Monsieur a quitté Bruxelles pour aller
vivre à la campagne. Il y a naturellement transporté ses vins, dans
un châlet nouvellement bâti. Mais avec les vins, il a aussi transporté
-les terribles ennemis de ces derniers. Ils y firent de tels ravages
qu’au bout de quatre ans, les bouchons furent pour la plupart à
moitie ronges; encore deux ou trois ans tout au plus, et la plupart
des bouteilles auraïent coulé, tous les meilleurs vins étaient perdus.
Voici comment on s’en débarrassa :
D’abord on cira à nouveau toutes les bouteilles, en tenant le
goulot un instant dans la cire très chaude; quand ceci fut fait, on.
ferma bien hermétiquement toutes les issues de la cave et on fit
brûler un kilo de soufre en poudre, en laissant tout fermé pendant
une douzaine d'heures. On renouvelle deux fois par an l'expérience
du soufre.
Depuis lors, après trois ans d'expérience, une seule fois, en 1836,
nous avons trouvé une seule larve vivante dans un bouchon : mais
avant de déboucher, nous avions remarqué un petit trou dans la
cire, paraissant provenir d’une soufflure. ]
(°) Rech. sur. Mouv. respir, Insectes. Op. cit., pages 213-214.
LXXIV
D’après les renseignements que le propriétaire de la cave m'a
donnés, il y trouvait à certaines époques, avant d’y avoir brûlé le
soufre, des quantités considérables de petits lépidoptères. Malheu-
reusement pour moi, heureusement pour les bons vins, aujourd’hui
il n’y en a plus un seul à trouver, pour pouvoir déterminer l'espèce.
Certains amateurs de vins pourraient craindre un effet nuisible du
soufre; je crois pouvoir les rassurer sur ce point. Mon ami a dañs
sa cave des vins extrêmement vieux, transportés deux et même trois
fois; jusqu'ici, après trois ans, on n'a pas trouvé une seule bouteille
gatée. |
— M. Capronnier fait une communication sur des Lepidoptères
exotiques :
Cailidryas Hilaria Cr. — Cette espèce, que le Musée possède
sous le nom de Pomona, rejetant, suivant Kirby, le nom de ÆZila-
ria Cr., a été fort bien décrite sous ce dernier nom par Boisduval
dans son Species, et se rapporte exactement à la figure donnée par
Cramer, PI. 339 AB. Nous ne comprenons pas pourquoi Kirby
dans son Cataloque, a relèguë ÆZilaria comme synonyme de Pomona
Don., Fabr. Cramer doit avoir la priorité sur Donovan et Fabricius,
qui lui sont postérieurs. Ceci dans la supposition que Æi/aria et
Pomona seraient de la même espèce, mais nous croyons pouvoir
avancer qu'ils sont de deux espèces différentes.
Callidryas Pomona Don., Fabr., a été décrit par Boisduval
comme espèce propre. Le mâle est plus grand, la teinte générale
plus verdätre, le jaune des quatre ailes a la base plus étendue. En
dessous, le dessin est presque semblable à Æilaria.
La femelle diffère de la femelle Æilaria en ce que le jaune soufré
partant de la base des quatre ailes est chez Pomona entièrement sup-*
primé, et reporté vers les marges extérieures. En dessous, les
quatre ailes sont d’un jaune d’ocre foncé très puissant.
Cette espèce, que le Musée ne possède pas, m’a été envoyée par
notre collège M. O. Lamarche, sous le nom de Pomona; elle vient
de la Melanésie (Cap York).
Dans la supposition que Pomona, par suite d'observations péremp-
toires, serait reuni à Æilaria, nous trouvons que ce dernier nom
devrait être conservé par droit de priorité.
Nous devons maintenant rectifier une erreur de Kirby. Dans son
Catalogue, il indique la variété Jugurtha Cram. PI.187.EF, comme
appartenant à Crocale Cr. Ce n’est pas une variété de Crocale; mais
de Æilaria. Cette variété Jugurtha, qui se distingue du type par le
point noir du dessous des premières ailes, qui se lie à la côte, est
pour le reste semblable à Æilaria (Boisd. Spec. p. 627). On peut
ajouter que Jugurtha ne ressemble absolument en rien à Crocale Cr.
— M. Preudhomme de Borre écrit :
LXXV
L’étude de diverses récoltes d'insectes qui m’ont été communi-
qués,; me met à même de publier encore quelques additions aux
carabiques de nos diverses provinces. :
Pour le Brabant, MM. Coucke ont pris à Watermael le Heta-
bletus truncatellus. Le 22 juillet 1886, ils ont fait à Bruxelles une
autre capture, celle du ZBembidium ephippium. Mais je pense qu’il
ne faut regarder que comme accidentelle la capture aussi-loin de
la mer, d’une espèce essentiellement halophile.
Aux Bembidium du Limbourg, il y a lieu d'ajouter les 2. tibiale
et guttula, pris à Maeseyck par M. Verheggen.
Dans le Hainaut, M. Séverin a pris à St-Eloi près Mariemont le
Bembidium quadripustulatum et, à Mariemont même, l’Arqutor
interstinclus.
De cette dernière espèce, j'ai retrouvé dans la collection Putzeys
un exemplaire étiqueté : Hastière. Il faut donc la comprendre
parmi les carabiques de la province de Namur (entre Sambre et
Meuse). Dans la même province (rive droite), il faut ajouter
l’'Omaseus minor, pris à Heure par M. Verheggen.
Dans mon tableau des carabiques (Annales, t. XXX, p. 9) je
m'aperçois que l’astérisque signalant la présence du Loricera pili-
cornis pour la province du Limbourg a disparu dans le tirage
à part.
— M. Hippert fait savoir qu’il a capturé à Spa, entre la Sauve-
nière et la Géronstère, quatre exemplaires de Colias Palæno.
— M. Lameere entretient l'assemblée d’une excursion de dix jours
faite dans le sud du pays.
Je viens de faire du 23 juillet au 3 août une excursion pédestre
dans le Luxembourg belge le long de la Semois et de l’Ourthe.
Ayant avec moi un compagnon peu entomologiste et la nature de
voyage ne nous permettant pas de nous arrêter beaucoup en route,
j'ai dû me borner à recueillir les insectes au hasard du chemin.
J'ai pu cependant rechercher avec quelque soin les Rhopalocères
dont c’était la pleine saison, et je pense que les résultats obtenus
méritent d’être rapportés d'autant plus que j'ai parcouru des
régions de notre pays encore trèS peu explorées.
Je donnerai notamment la liste de toutes les espèces que J'ai
observées dans cette partie méridionale de la province dont le sol
est constitué par les terrains triasique et liasique, et qui constitue
une région très distincte de l’Ardenne, tant au point de vue bota-
que que zoologique. La faune y est bien plus riche que celle-de la
portion rocailleuse du Luxembourg où aflleurent les terrains
primaires et où la végétation est si misérable. J’ai parcouru les
forêts d’Orval et d’Ethe et j’y ai noté :
Papilio machaon, Pieris brassicæ, napi, Tapæ, Leucophasia
LXXVI
sinapis, Rhodocera rhamni, Colias lyale, edusa, Thecla ilicis,
Polyommatus pllæas, dorilis, virgaurezæ, Lycæna icarus, bellärqus,
Apatura iris, ilia (un seul exemplaire), Limenitis sybilla, Argyn-
nis paphia, adippe, Melillæa athalia, Vanessa io, polychloros,
antiopa, C. album, wrtice, Melanargia galathea, Epinephele janira,
hyperanthus, Cœnonympha pamphilus, Pararge megæra, Syrich-
tus carthami, Hesperia thaumas
L'on remarquera dans cette liste l’absence des Sutyrus semele,
E'pinephele tithonus, Pararge mæra, Argynnis lathonia, Lycæna
arion, qui étaient communs dans la région ardendaise.
Melanargia galalhea n'était pas rare; je ne l’ai point vu dans la
partie de l’Ardenne que j'ai parcourue. ‘
Au contraire, j'ai trouvé encore Polyommatus oir gaureæ à
Bouillon et à Chiny. Enfin j'ai recueilli sur une Ombellifère un
exemplaire mort de Vanessa levana var. prorsa, espèce devenue
introuvable en Belgique, à la forge Roussel près de Florenville.
— L'excursion du 10 juillet à Laroche (Brabant) n'ayant pas
eu lieu, l'assemblée décide que celle du 11 septembre se fera dans
la même localité. Départ de Bruxelles (Luxembourg) à
6 h. 26 m. du matin.
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE.
COMPTES-RENDUS DES SÉANCES.
—— ch ——————
SÉRIE III. — N° 90.
Assemblée mensuelle du 3 septembre 1887.
PRÉSIDENCE DE M. TOSQUINET.
Présents : MM.Capronnier, E. Coucke, L. Coucke, De Lafontaine,
Demoor, Engels, Gilbert, Jacobs, Kerremans, Meunier, Remy,
de Selys-Longchamps, Vandervelde et Preudhomme de Borre,
faisant fonctions de secrétaire.
M. Lameere, secretaire, a fait excuser son absence.
La séance est ouverte à 8 heures.
M. Capronnier signale une grave erreur typographique dans sa
notice publiée au Compte-rendu du 6 août : la variété Jugurtha
n’a pas un point noir au dessous, mais au dessus des premières ailes.
Après cette rectification, le procès-verbal de l'assemblée mensuelle
du 6 août est approuve.
Le Président annonce l'admission, comme membre effectif, de
M. Oscar Bolle, ingénieur agricole, attaché à l'Administration de
l’agriculture, à Louvain, présenté par MM. Proost et Preudhomme
de Borre.
Le Conseil a recu la démission de M. L. Deltombe, associe.
Par suite de l'absence du Secrétaire, la lecture de la correspon- ,
dance est ajournée à la séance d’octobre.
Lectures, communications.
M. Preudhomme de Borre demande la parole :
Un été aussi exceptionnellement sec que celui que nous venons de
traverser, était on ne peut plus propice au développement en nombre
des Orthoptères dans certaines localités et à leurs migrations et
ravages.
Notre collègue, M. Proost, inspecteur de l’agriculture, m'infor-
mait tout récemment des dévastations occasionnées par des Acri-
diens dans une localité voisine de Gand, et il m’a envoyé en même
temps, pour être exactement déterminés, des exemplaires recueillis
par ses ordres. Il s’y trouvait deux espèces : la plupart appartenaient
au plus commun de nos Acridiens, le Stenobothrus parallelus
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXXI. ?
LXX VIII
Zetterst., et un plus petit uombre, au Séetheoplyma grossum L. Ce
ne sont donc pas des hôtes accidentels, mais deux de nos espèces
normales, l’une répandue dans tout notre pays, l’autre, plus loca-
lisée. C’est sans doute à l’excessive multiplication de la première
qu’il faut surtout attribuer le dégât. À propos de celui-ci, voici ce
qu’en dit, dans un rapport, M. Marlet, agronome de l’État :
gr AE D’après ce qu’on m'a dit, on a vu antérieurement des
exemplaires dans un état plus parfait. L’invasion est arrivée du
Nord-Est au commencement du mois de juin, et a attaqué d'abord
les prairies situées le long de la rive droite de l’Escaut, dans la
commune de Schelderode. Bientôt elle s’est étendue vers le Midi,
en passant en partie l’'Escaut, pour attaquer quelques prairies sur
la rive gauche. Toutefois celle-ci n’a pas souffert comme la rive
droite, où toutes les herbes sont complètement rongées.
« Les champs d'avoine, de pommes de terre, de betteraves, etc.,
à côte des prairies vers l'Est, formant un terrain un peu accidenté,
ont été attaqués également, mais moins énergiquement.
« Les ravages n’étant pas encore terminés, je suivrai soigneuse-
ment.les migrations de cet insecte, pour pouvoir vous présenter plus
tard un rapport exact et plus détaillé. »
On peut être assuré qu’au moment de l’arrivée de cet insecte en
hordes nombreuses, l’attitude de nos cultivateurs a été ce qu’elle est
ordinairement, torpide et expectante, sans application de l’adage :
Aide-toi, le ciel t'aidera. Cependant, en quelques heures, un enfant,
muni d'un simple filet à faucher, peut détruire des centaines de
criquets dans une prairie, des milliers même, s’ils sont abondants;
il est évident qu’une intervention énergique et intelligente de la
population agricole des villages envahis y aurait supprimé ou réduit
à une proportion insignifiante, le ravage de ces insectes. Aujour-
d’hui, bien nourris aux dépens des habitants, ils auront vaque aussi
à la propagation de leur espèce. Mais en ceci il ne faut pas trop
s’'exagerer le danger, car il est peu probable que les circonstances
climatologiques restent aussi favorables à l’éclosion et à la multipli-
cation qu’elles ont dùû l’être en la présente année.
M. de Borre met sous les yeux de l'assemblée les Orthopteres
objets de sa communication.
M. De Lafontaine dit qu’il a observé cette année aux environs de
Gand l'abondance d’autres espèces encore de la même famille.
M. de Borre fait encore les communications suivantes :
Par suite de captures de notre collègue M. Séverin, deux espèces
seront à ajouter à la liste des Haliplides du Hainaut : Haliplus
obliquus, pris à St Eloi près Mariemont, et ZZ. cinereus, pris à
Mariemont, à S: Eloi et à Carnières.
M. sa me signale la destruction à peu près complète des
LXXIX
légumes d’un jardin à Fleurus par des quantités considérables d’un
petit Cureulionide qu’il m'envoie à déterminer. C’est l'Apion fagi L.
(apricans Herbst), espèce des plus communes et connue comme
s'attaquant aux trefles.
Il est donné ensuite lecture d’une lettre de M. Bivort, relatant
les captures intéressantes faites par lui cette année aux environs de
Fleurus. Il mentionne notamment : Patrobus excavatus, Necrodes
liltoralis, Silpha thoracica, Cerambyz cerdo, Aromia moschata
(moins commun que les autres années), quelques Callidium alni,
un exemplaire du Clytus arvicola et un de Pytæœcia virescens,
quelques Mesosa nubila, Necydalis major et Oberea oculata (un
et l’autre plus rares que l’année passée), Æhagium Mmordax, très-
abondant, Æhagium inquisitor, plus rare qu’en 1886, Pyrockroa
Coccinea, commune dans le Bois de Fleurus.
M. Bivort termine en citant la capture en nombre le G août, de
Cicindela sylvatica à Asch en Campine, par son ami M. l'instituteur
Dalière.
M. le D" Jacobs dit qu’il a vu les collections formées à Fleurus
par MM. Bivort et Dalière et qu’elles renferment beaucoup d'espèces
intéressantes.
M. Gilbert a recueilli dans un jardin à Quaregnon, une fausse
chenille qui s’attaquait à l’oseille et paraissait avoir aussi exercé des
ravages dans les feuilles de betterave. Son élevage a donné un
Hyménoptère qu’il présente vivant et qui est reconnu comme le
Taxonus agilis Klug.
Ces jours derniers, M. Gilbert a pu aussi observer à l’état parfait
dans des caves à Quaregnon l'Œnophila V-flavum.
M. Paul Roelofs écrit qu’il s’est trouvé seul présent à l’excursion
d'août à Wavre-Ste Catherine. Les seules bonnes espèces qu'il a
capturées sont Phionthus debilis et Slilicus geniculatus (en
nombre).
— Sur la proposition de M. Jacobs, l'assemblée décide que
l’excursion du 9 octobre, la derniere de l’année 1887, aura lieu à la
Forêt de Meerdael, par Weert-St Georges. Départ de Bruxelles-
Nord à 8 h. 2 m. du matin.
La séance est levée à 8 1/2 heures.
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE,
COMPTES-RENDUS DES SÉANCES.
—— #0} —
SÉRIE III. — N° 91.
Assemblée mensuelle du 1°” octobre 1887.
PRÉSIDENCE DE M. TOSQUINET.
Présents : MM. Berge, De Lafontaine, Demoor, Devaux, Fologne,
Jacobs, Kerremans, Meunier, Remy, Vandervelde et Lameere,
secrétaire.
M. Preudhomme de Borre a fait excuser son absence.
La séance est ouverte à 8 heures.
Correspondance.
La Société des Sciences naturelles de Ratisbonne nous adresse
10 volumes d'anciennes publications qui manquaient dans notre
bibliothèque. — Remerciments.
L'assemblée décide qu’une lettre de félicitations sera envoyée à la
Société des Sciences naturelles de Hambourg qui nous annonce la
célébration du cinquantieme anniversaire de sa fondation.
Lectures, communications.
M. Preudhomme de Borre adresse à la Société la première partie
(litt. A-E) du Cataloque de la Bibliothèque de la Section des Arti-
culés au Musée royal d'Histoire naturelle. Ce travail sera déposé
dans les archives de la Société à la disposition de ses membres : des
remerciments sont votés à l’auteur.
— M. Lameere donne lecture de la notice suivante :
OBSERVATIONS
SUR L.
LES MŒURS DU BLANIULUS GUTTULATUS Bosc.
ET EXPÉRIENCES SUR LA PERCEPTION DE LA LUMIÈRE PAR CE MYRIOPODE AVEUGLE,
par Félix Plateau,
Le Planiulus quitulatus Bosc. (Julus fragariarum Lamarck) a
été longtemps considéré comme ne se nourrissant qué de substances
végétales ; on le citait parmi les animaux destructeurs de légumes,
de fruits et surtout de fraises.
Il est parfaitement exact que ce petit Mÿriopode pullule souvent
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T, XXXI, k
LXXXII
dans les plantations de fraisiers et lorsque j'ai inscrit l'espèce dans la
liste des Myriopodes de Belgique publiée en 1872(*), j'avais sous les
yeux de nombreux individus dévorant les fraises du jardinet de mes
parents.
Cependant, depuis quelques années, on a cité ça et là, des obser-
vations tendant à faire admettre que le PJ. quitulatus est bien plus
carnassier que frugivore. Erich Haase, dans ses Sclesiens Diplo-
poden() reproduit les suivantes : le D° Reinhard (°) aurait rencontré
deux fois ce Blaniule dans les cercueils d'enfants enterrés depuis plus
de trois et de cinq ans et le Dr v. Linstow(*) signale l’espèce comme
fréquente dans les produits de décomposition des excréments humains.
H. Gadeau de Kerville(*) a publie des indications plus précises;
d’après la communication que lui a faite un de ses correspondants,
M. Müller d’Elbeuf, les Planiulus réunis en petites colonies pénètrent
dans la coquille de Mollusques gastéropodes tels que l’ÆZyalina lucida
Drap., par exemple, afin d'en dévorer l'habitant, et leurs goûts car-
nassiers peuvent être utilisés pour leur faire préparer de petits
squelettes de Tritons, d’Orvets, etc.
Enfin, Jules Chalande(®) indique la varièté Zroglobius Latzel,
dans les grottes, sur les déjections des chauves-souris.
J'avais perdu de vue les observations que je viens de citer, lorsque
je fus témoin d’un fait qui lève tous les doutes.
Jusque dans le courant de cet été, mon jardin n'avait jamais ren-
fermé de Zlaniulus. Je suis certain de cette particularité parce que,
depuis quatre ans, je fouille dans tous les sens le sol de ces 200 mètres
carrés pour me procurer les Myriopodes nécessaires à mes expériences.
Dans les premiers jours du printemps, M. Stuckens, assistant du
cours de Zoologie à l’Université de Gand, me remit un certain nombre
d'Iules parmi lesquels quelques exemplaires de Blaniulus guttulatus;
ceux-ci furent tous tués pour les envoyer à un Myriopodologiste
étranger et le peu de terre qui les logeait, renfermant probablement
des œufs ou de très jeunes individus, fut jeté au jardin.
Or, dernièrement (septembre 1887), en bêchant une plate-bande,
(!) Matériaux pour la faune belge, 2 note, Myriapodes (Bullet. de l’Académie
royale de Belgique, 2e série, t. XXXITI, n° 5, 1872).
(2) Haase. Schlesiens Diplopoden, zweite Hülfte (Zeitschrift für Entomologie,
N. F. H. XII, pages 9 et 10, 1887).
(5) RerxmanD. (Verh. k. k. zool. bot. Ges. Wien, p. 209, 1881) cité par le
précédent.
(*) v. Lixsrow. (Wiegmann’s Archiv für Naturgeschichte, 52 Jahrg. 1 Bd.
p. 134, 1886) cité par le précédent.
(5) Gapeau pe KERviLce. Les Myriopodes de la Normandie. 1"° liste. (Bulletin
de la Société des amis des Sciences naturelles de Rouen, 1383, 2° semestre,
page 16 du tiré à part).
(5) CHALANDE. Contribution à la faune des Myriopodes de France (Bulletin de la
Société d’hstoire naturelle de Toulouse, 1886, page 18 du tiré à part).
LXXXIII
je fis sortir du sol un cadavre de Taupe-grillon(Gryllotalpa vulgaris)
qui attira immédiatement mon attention; il était littéralement
recouvert de centaines de Blaniules entrelacés formant, surtout à la
surface de l’abdomen, une couche continue et grouillante.
Ainsi, non seulement les Myriopodes s'étaient multipliés d’une
façon extraordinaire, mais, de plus, au lieu de se disperser dans tous
les sens à la recherche d'une alimentation végétale qui ne leur
aurait pas fait défaut, les individus s'étaient rassemblés en nombre
prodigieux sur le corps d’un Arthropode en décomposition, indi-
quant bien par là qu’ils préféraientune alimentation animale à tout
autre.
On sait que l'espèce dont ilest question est blanche, marquée sur
les flancs de points d’un beau rouge. La coloration de ces points est
due au liquide sécréte par les glandes cutanées dont les orifices
répondent aux foramina repugnatoria. Au moment où l'animal
meurt par l’action du chloroforme, on voit perler à chaque foramen
une gouttelette rouge, et si le Myriapode est posé en ce moment
sur du papier absorbant, ce dernier se trouve bientôt macule de
taches d'un rouge brique.
Diverses autres particularités curieuses que j'ai pu constater autre-
fois au sujet de la sécrétion défensive des Julides me font croire
qu'il y aurait là matière à des recherches neuves et intéressantes.
Le Blaniulus quitulatus étant absolument dépourvu d’yeux (‘) et
étant, par conséquent aveugle dans le sens habituel du mot, j'ai
saisi l'occasion qui m'était offerte de répéter, pour cette forme de
Chilognathe, les expériences sur les perceptions dermatoptiques que
j'ai faites l’année dernière à l’aide de Chilopodes des genres Geophi-
lus et Cryptops(?).
La méthode employée a été naturellement celle de la réaction
photokinetique; c’est-à-dire que j'ai mis les animaux à même de
choisir librement entre deux régions, l’une obscure et l’autre
éclairée par de la lumière diffuse vive (*).
Une première série d'observations a été effectuée en utilisant une
boîte cubique en verre à vitres(*) dont les arêtes mesurent à peu
(1) J'ai pris la précaution de vérifier le fait de nouveau en faisant quelques
préparations microscopiques.
(?) Recherches sur la perception de la lumière par les Myriopodes aveugles (Jour-
nal de l’Anatomie et de la Physiologie normales et pathologiques, t. XXII,
sept. oct. 1886).
(5) A moins d’interposer des couches d’eau, il ne faut jamais employer la
lumière solaire directe dans les expériences de ce genre, les différences de tem-
pérature pouvant fausser tous les résultats.
(*) Les parois des récipients doivent de toute nécessité être en verre afin
d'empêcher les Myriopodes de grimper,
LXXXIV
près 10 centimètres. Cette boîte remplit exactement une deuxième
boîte en carton noirei munie d'un couvercle et dont une des faces
verticales, celle que l’on tourne vers le jour, a été entamée dans
toute sa hauteur de facon à en enlever précisément la moitié.
Il résulte de là que lorsque le système posé sur un support conve-
nable est placé près d'une fenêtre donnant sur un espace bien
découvert, l’intérieur de la boîte de verre présente une région
éclairée et une région relativement obscure.
Ajoutons qu’une condition indispensable de réussite consiste à
recouvrir le plancher de la boîte d’une couche de papier humide, les
Myriopodes ne supportant pas longtemps une atmosphère sèche.
Vingt individus ont été introduits dans l'instrument; leur distri-
bution a été observée toutes les dix minutes et, après chacun de ces
laps de temps, ils étaient dispersés à peu près uniformément à l’aide
des barbes d’une plume. Dix essais successifs ont été effectués. Le
ciel était légèrement couvert.
Les répartitions furent les suivantes :
Totaux.
Région obscure 14, 14, 15, 15, 15, 10, 14, 10, 14, 10. 131
Region éclairée 6, 6, 5, 5, 5, 10,..6;.10, 6, 10. 69
Région obscure 131 _ 1.89
Région éclairée 69 ?
Ce qui signifie que, bien que privés d'organes visuels, les
Blaniulus quilulatus perçoivent la lumière par la surface générale
du corps et savent choisir entre la lumière et l’obscurité.
Ce premier résultat, tout en démontrant l'existence de perceptions
dermatoptiques, semble indiquer que la sensibilité pour la lumière
est beaucoup plus faible que chez les Geophiles et les Cryptops.
La chose me paraissant douteuse, j'ai repris mes essais dans de
meilleures conditions en faisant usage, cette fois, du tube de verre
horizontal avec manchon obscur mobile décrit et figuré à la
page 444 de mon travail précédent(").
L'atmosphère du tube avait été rendue humide en y faisant
passer à plusieurs reprises, une petite éponge humectée; le manchon
avait 20 centimètres de longueur et les bouchons étaient pleins.
Je choisis un jour à ciel serein et, tenant compte de la lenteur
de progression des Blaniules, je ne fis les observations que toutes
les quinzes minutes.
Vingt individus observés dix fois furent trouvés répartis comme
suit :
Le rapport est, par conséquent :
Totaux.
Région obscure 14, 16, 14, 15, 12, 14, 11, 12, 13, 16. 157
Région éclairée 6, ‘4, 6, 5, 8, 6, 9, 8, 7, 4. 63
(*) Recherches expérimentales sur la perception de la lumière par les Myrio-
podes aveugles... op. cit.
LXXXV
Région obscure 137
Région éclairée 63
Au bout d'un quart d'heure il y a donc, en général, deux fois
plus d'individus dans la région obscure que dans la région éclairée.
Ce rapport de beaucoup inférieur à celui que fournit le Geophilus
longicornis pour lequel il est à peu près 4, me permet de formuler
les conclusions ci-dessous :
1° Le Blaniulus guitulalus présente, comme les autres Myrio-
podes aveugles, des perceptions dermatoptiques incontestables.
2° Ces perceptions sont plus faibles que celles des Chilopodes.
Rapport : = @5 LA.
-— M. Heylaerts nous adresse diverses notes :
Trois PSYCHIDES NOUVELLES DÉCRITES
par F.-J.-M. Hevylaerts.
1. ACANTHOPSYCHE (AMICTA) GRUMMI M.
Mas. — Flavo-albidus longe atque dense hirtus; capite omnino
pseudopalpisque longis ejusdem coloris; antennis canis, ciliis brun-
neo-fuscis longioribus ad 1/1 apicem versus decrescentibus, 34
articulatis; oculis parvis et pilis fere capitis abditis. -— Thorace
abdomineque omnino longe flavo-albido pilosis ; partibus genitalibus
flavo-brunneis. — Pedibus flavo-brunneis, femoribus posterioribus
nigricantibus, flavo-albido pilosis, tarsis nudis; tibiis anterioribus
spina maxima.
Alis subrotundatis, subhyalinis, pilis squamulisque flavo-brunneis
obtectis, venis brunneis, anguste brunneo-marginatis, fimbriis flavo-
brunneis nitidis.
Alis anterioribus cellulis 8, 9, 10 et 11 dense pilis et squamulis
obtectis; costis 11 : 7 + 8 longe pediculatis, et 1 & et 1 à ut apud
subgen. Amictam m.; cellula media lata fere cordiforme.
Alis posterioribus costis 7 liberis; cellula media magna, parte
posteriori multo majore.
Expansio alarum 17-18".
Femina. — Longitud. 10", lat. 1/2-8mm, livida, capite parva
segmentisque tres primis nitidis.
Pupa feminae castanea. — Larvam non vidi.
Larvae involucrum eylindricum, longit. 25"%., ramulis foliorum-
que segmentis longitrorsum obtectum.
Habitat : Turkestania Rossica prope faucem Polusak (vide loc.
cit. « Mémoires sur les Lépidoptères par N. M. Romanoff, tome III,
pag. 377-78). — Espèce très intéressante, qui, ayant tous les carac-
tères du genre Acanthopsyche m., s'approche du genre Oreopsycle
Speyer par la longueur des barbes de ses antennes. Elle sera décrite
LXXXVI
minutieusement et figurée dans le tome IV des Mémoires précités.
Je me fais un plaisir réel en la dédiant à M. Grumm-Grshimailo,
le courageux explorateur du Turkestan russe, le savant naturaliste,
qui a trouvé l’espèce en question à une hauteur de 10000’ près des
sourcesdelarivière Zaluar-Ssu, quis’ appelle plus bas CAarwalim-Ssu.
J’ai eu à l'étude 2 GG, 4 QQ, le fourreau du G' et la chrysalide
de la ©, le tout appartenant au musée du grand Duc Nicolas
Mikhailowitch de Russie.
2. ANIMULA SUMATRENSIS m.
Mas. — Niger albido-pilosus ; capite postice albo-, antice brun-
neo-piloso; pseudopalpis brunneis albo-mixtis; antennis brevibus,
1/4 marginis anterioris, nigro-brunneis, ciliis longioribus, 24 articu-
latis, oculis prominentibus. Thorace supra albido-, subtus brunneo-
hirto. Abdomine angulum anale non superante. Partibus genitalibus
flavo-brunneis.
Pedibus nigris femoribus latis tibiisque compressis et anterioribus
spina nulla. Tarsis brevibus flavo-brunneis fere aurantiacis.
Alis subelongatis, hyalinis, fimbriis albis.
Alis anterioribus costis 10 : 4-L5 longe petiolatis ut 7-LS, ultima
brevissima; cellula media lata, parte anteriori longiori.
Alis posterioribus costis 8, 2-7 brevissimis, liberis; cellula media
permagna, parte posteriori multo longiori.
Expansio alarum 18-20 mm.
Feminam non vidi. — Pupa maris brunneo-livida; id. feminae,
longit. 22 mm. latit. 5-6 mm., castanea.
Larva, long. 30 mm. lat. 6 mm., flavo-grisea; capite lurido
multum piceo-striato atque punctato ; bus segmentis primis lividis
nitidis brunneo- (fere piceo-)striatis et punctatis: segmentis sequen-
tibus punctis brunneis, ultimo tamen scutello anali piceo nitido.
Larvae involucrum subcylindricum, fere oblonge clavatum, albo-
griseum, nudum : maris longit. 22-24 mm. latit. 2-5 mm., feminae
longit. 55 (!) mm. latit. 3-8.
Habitat : Znsula Sumatra prope lort-de-Kock.
M. le docteur van Riemsdijk a eu le bonheur de rencontrer cette
espèce inédite. Il m'écrit que l’on trouve les chenilles quelquefois
par centaines sur un seul arbre; quoique polyphages les chenilles
se trouvent surtout sur A'emisindir(Callaeocarpus rhamnifolia Miq.)
et sur Djoeat (Syzygium Jambolanum). J'en ai eu le petit nombre
de cinq mâles tous plus ou moins frustes. — L'espèce sera figurée et
minutieusement décrite dans ma Monographie.
3. OIKETICUS RIEMSDYKI m.
Mas. — Hepaticolor; capite omnino brunneo-hirto; pseudopalpis
brevissimis brunneis; antennis brunneo-nigricantibus, 40 articulatis,
LXXX VII
ut apud genus Oikelicum, 14 ultimis fere pectinatis, i. e. ciliis bre-
vissimis; antennarum longitudo 1/4 marginis anterioris. Thorace
valido abdomineque, angulum analem longe superante, dense brun-
neo-hirtis; appendicibus genitalibus brunneo-nitidis.
Pedibus longe brunneo-pilosis, tarsis tamen flavo-albidis nudis.
Tibiis anterioribus spina permagna.
Alis anterioribus elongatissimis apice subproducto, ut alis poste-
rioribus, dense pilis squamulisque hepaticoloris obtectis; costis 12 :
la et 16 ut apud gen. Oiketicum, ab la ramulis transversis duo ad
marginem interiorem ; 4 + 5 et 8 + 9 longe petiolatis; cellula media
longa cellula intrusa magna.
Alis posterioribus fere triangularibus apice producto; margine
exteriori paulo excavato; costis 8 : 4 +5 breve petiolatis; cellula
media cellula intrusa triangulari. — Fimbriis concoloribus.
Expansio alarum 50-52 mm.
Femina, longit. 32-35 mm. latit. 8-10 mm., lurida; capite et
segmentis 3 primis supra luteis nitidis; oculis magnis; oris mem-
brana albicante et prominente; pedibus articulatis; segmentis abdo-
minalibus flavo-hirtis, penultimo tamen aterrimo et ultimo brunneo-
hirto.
Ova, fere numero 1000!!!, parva flava.
Pupa maris, longit. 22-25 mm. latit. 8-4 mm., picea; pupam
feminae non vidi.
Æruca, longit. 40-45 mm. latit. (medio corpore) 12-14 (parte
+
anali), brunneo-flavo, capite livido omnino fere maculis strigisque
ferrugineis; segmento primo latissimo margine anteriori ferrugineo ;
segmentis 2 et 3 ferrugineo-marginatis (3° etiam medio strigato);
omnibus, capite atque segmentis 3 primis, supra nitidis ut scutello
anali ferrugineo. Pedibus piceis. — Erucae involucrum permagnum,
longit. 70-80 mm., fusiforme, foliis, aut segmentis foliorum,
erseae gratissimae longitrorsum obtectum. Involucrum unum pos-
sedo joliis duobus vestitum, unum supra alter subtus, et sacculum
longissime superantibus.
Habitat : Znsula Sumatra prope Fort-de-Xock.
C’est encore M. le docteur van Riemsdyk qui a trouvé cet
Oiketicus nouveau. Il reucontra les chenilles sur la Persea gratis-
sima, et aussi sur Djamboe bidji (Psidium spec.), rosiers, etc.
Je dédie cette espèce intéressante à notre savant collègue, qui
a enrichi notre savoir des Psychides exotiques d’une manière si
éclatante.
L'espèce remarquable, que je viens de décrire, a quelques carac-
tères particuliers, que je relèverai exactement dans ma monogra-
phie, entre autres la coupe des pseudo-palpes, qui, presque nus,
sont parfaitement visibles au moyen d’une loupe ordinaire et
ÉXOOVIT
ressemblent à deux cônes pointus et divergents, au lieu d’être
ronds. Parmi les mâles que j'ai examinés, il y en a un dont
les yeux sont garnis de poils microscopiques, au lieu de les avoir
nus. J'ai remarqué cela aussi sur un G de l'ÆZ'umeta Layardi Moore.
Trois notes par F.-J.-M. HEYLAERTS.
1. Quelques mots sur l'Oiketicus Kirbyi Lansd. Guild.
Parmi le grand nombre d'exemplaires qui m'ont été envoyés (sous
ce nom) à l'étude, je n’ai rencontré que très rarement un spécimen
typique, et encore ce spécimen était toujours fruste, de sorte
qu'une description ou une figure était tout à fait impossible. Je
viens de recevoir, pour l’étudier, un exemplaire typique du
musée de S. A.I.le Grand Duc Nicolas Mikhaïlowitch de Russie
et parfaitement frais. J'espère en avoir le portrait pour ma
monographie, et je tacherai d’éclaircir les ténèbres qui règnent
encore sur cette espèce. L’exemplaire en question est bien l’« ater
purpureo nitens » du père du genre Oiketicus, et la coupe de ses
ailes correspond exactement à celle de la fig. 1 de la planche 6 des
« Transactions of the Linn. Society, vol. XV. »
2. Une nouvelle espèce (variété) du genre Pentophora Stph.
Parmi le butin entomologique que rapporta du Caucase notre
savant collègue russe, M. Christoph, se trouve une Pentophora,
qui, quoique ressemblant au premier abord à notre P. Morio L.,
se distingue toutefois de celle-ci par : :
1° sa petitesse et la coupe de ses ailes plus arrondies pour les
antérieures et plus allongées et étroites pour les postérieures.
2° par l’absence presque complète de la bordure noire des ailes,
réduite à un simple liseré assez mince.
3e par la frange unicolore et beaucoup plus longue que celle
du type.
4° par la nervulation, qui, quoique constituée en principe comme
celle de Horio L., a cela de particulier que les nervures 2, 3, 4et 5
sont courbées en bas, au lieu d’être droites comme pour le type; la
cellule discoïdale est plus étroite et d’une coupe différente, la sous-
costale étant concave et la #édiane presque droite.
5° Par la conformation de l’épine tibiale très forte pour le type et
presque invisible pour l’autre. Sans la connaissance des premiers
états il sera prudent de la nommer une variété, et de lui donner le
nom de Caucasica.
Le spécimen se trouve dans le musée du Grand Duc Nicolas
Michaïlowitch de Russie, et je l'ai eu à l'étude. La figure et la
description paraîtront dans le tome V des Hémoires précitées.
me]
LXXXIX
3. La collection lépidoptérologique de M. J. P. Millière.
Il peut avoir son utilité pour nos collègues en lépidoptérologie de
savoir où retrouver les types nombreux du célèbre iconographe,
notre regretté membre honoraire. Par testament olographe il a
légué :
1° Au Prince Ferdinand de Saxe-Cobourg Gotha une quantité de
grands cadres renfermant tous ses macrolépidoptères, sauf quelques
familles, et les Pyralides.
20 À M Ragonot et Constant tous ses microlépidoptères, à l’ex-
ception de quelques familles.
3° A moi-même toutes ses Atychidae, Solenobidae, Melasinae
et en plus toutes ses Psychidae, qui me sont d’une grande utilité, vu
que la collection compte non seulement tons les types Millière, mais
aussi plusieurs de feu Bruand.
J'attends d’un jour à l’autre encore quelques données sur notre
Collègue, et j'espère présenter une note biographique pour nos
Annales.
— M. de Borre écrit :
Les chasses de notre coilègue M. Severin me fournissent encore
une addition à la liste des Carnassiers aquatiques du Hainaut,
l’Æydroporus viltula, pris à Mariemont. *
Dans la même localité, il a trouvé l’Agabus biquttatus, dejà
signalé à Angre par M. Lethieïrry.
Il a pris à Bascoup l’Aphodius tessulalus.
« La capture de la Cicindela germanica à Balâtre par M. Bivort
permet de l’ajouter aux espèces de la partie septentrionale de la
province de Namur.
Enfin parmi les Carnassiers aquatiques de la province de Luxem-
bourg, il faut inscrire le Pelobius tardus, pris à Waltzing, pres
Arlon, par notre ancien collègue, M. Mertens.
— L'excursion qui devait avoir lieu à Laroche :e 11 septembre
a été rendue impossible à cause du mauvais temps.
La séance est levée à 9 1/4 heures.
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SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE.
COMPTES-RENDUS DES SÉANCES.
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SÉRIE III. — Ne 92.
Assemblée mensuelle du 5 novembre 18877.
PRÉSIDENCE DE M. TOSQUINET.
Présents : MM. Bergé, Capronnier, Coubeaux, De Lafontaine,
Demoor, Devaux, Fologne, Francois, Funck, Jacobs, Kerremans,
Preudhomme de Borre, Remy, de Selys-Longchamps, Vandervelde
et Lameere, secretaire.
La séance est ouverte à S heures.
Le Conseil a recu comme membres effectifs : MM. Wladimir
Dokhtouroff, secrétaire de la Société entomologique de Russie, à
St Pétersbourg, s’occupant de Cicindélides, et Ernest Rousseau,
étudiant, à Ixelles, s’occupant de Coléoptères et Lépidoptères, tous
deux présentés par MM. de Borre et Lameere.
Le Président rappelle que les propositions à mettre à l’ordre du
jour de l'assemblée générale du 26 décembre prochain doivent
parvenir au Conseil au plus tard à la réunion mensuelle prochaine.
Il en est de même pour les candidatures au titre de membre hono-
raire à conférer en remplacement de feu P. Millière. La liste des trois
candidats présentés par le Conseil est communiquée à l'assemblée.
M. Tosquinet ajoute qu’à l'assemblée générale prochaine, il y aura
lieu à la nomination de quatre membres du Conseil d'administration,
savoir : trois membres à nommer pour deux ans en remplacement
de MM. Capronnier, Preudhomme de Borre et Roelofs, rééligibles
(M. Roelofs a renoncé à son mandat déjà depuis quelque temps, à
cause de son départ pour la Hollande); un membre à nommer pour
un an afin de terminer le mandat de M. Lameere, démissionnaire.
M. Lameere explique qu’il donne sa démission de membre du Conseil
d'administration, comptant s’absenter du pays l’année prochaine. Il
dépose sur le bureau de l'assemblée la Table générale par ordre
aiphabétique des noms des auteurs des trente premiers volumes des
Annales de la Société entomologique de Belgique et le Calaloque des
Ouvrages périodiques de la Bibliothèque de la Société entomologique
de Belgique. L'assemblée charge MM. Preudhomme de Borre et
Fologne d'examiner ces recueils et d'étudier le procédé le plus avan-
tageux pour leur publication.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T, XXXI, l
XCIT
Correspondance.
M. Bolle remercie pour sa nomination de membre effectif, et
envoie son portrait-carte destiné à l’album de la Société.
Présentation de mémoires.
M. Preudhomme de Borre dépose une deuxième partie (litt. F-K)
du Cataloque de la Bibliothèque de la Section des Articulés au
Musée royal d'Histoire naturelle. Le President au nom de l’assem-
blée le remercie de cet utile travail, que nos membres pourront
consulter dans les archives de la Société.
Le Secrétaire présente au nom de M. Bolivar un mémoire accom-
pagné de dessins pouvant former une planche et intitule : Zssai
sur les Acridiens de la tribu des Telligidæ. — Rapporteurs :
MM. de Bormans et de Selys-Longchamps.
M. Bergé dépose une notice traitant Des couleurs métalliques chez
les Insectes et spécialement chez les Coléoptères. MM. Plateau et
Lameere sont désignés comme rapporteurs.
Lectures, communications.
M. le D' Hagen, professeur à l’Université de Cambridge (Massas-
chusett) et membre honoraire de notre Societé,envoie à M. de Selys-
Longchamps la copie d'un ancien document, dont il croit la
réimpression utile, à cause de l'extrême rareté de l'ouvrage dont il
est tiré et qui est intitulé « Zntroduclio in Oryclographiam et
Zoologiam Aragoniæ, accedit Enumeralio Slirpium in eadem
Regione noviler detectaram, M.D.CCLXXXIV, (1784), in-8° (sans
indication de lieu), p. 192, pl. VII.
« L’exemplaire que j'ai sous les yeux, ajoute le D° Hagen, faisait
partie de la bibliothèque de feu M. de Koninck, acquise en Amérique
sous le n° 2106 de son catalogue. La seule note que je trouve sur
cet ouvrage est dans la Bibl. Hist. Nat., par Engelmann, p. 142 :
par Ignatias d’Asso? Madrid.
« L'auteur est probablement Ignatias d’Asso y del Rio. Peut-être
l'impression a-t-elle eu lieu en Angleterre. »
Ordo Neuroptera (p. 135).
LIBELLULA.
1. Z. flaveola. Hab. Oscæ.
2. L. vulgala. Legi Cæsarægostæ (Saragosse) circa Luna.
3. L. rubicunda. Hab. Cæsarægostæ. Corpus coccineum subtus
linea nigra. Alæ basi fulvæ.
4. L. depressa. Legi prope Borja.
5. L. vulgatissima. Ubique frequens.
6. Libellula thorace viridi palescente, immaculato. Legi circa
Epila, Oculi virides; front prasina, alæ hyalinæ costa exteriore flava,
XCIII
macula ferruginea ad basin. Pedes e fusco ferruginei; abdomen supra
polline cinereo cœrulescente conspersum. An varietas L.æneæ?
7. Libellula corpore e glauco flavescente, nigro annulato, alis
hyalinis, luteo maculatis. Hab. circa Epila (près de Saragosse).
Frons glauca, corpus supra linea longitudinali nigra, alis hyalinis
maculæ 4-parallilipedæ (sic) flavæ. Thorax glaucus immaculatus.
Variat thorace et corpore glanco-cinereo, eingulis nullis.
8. L. virgo. Hab. Cæsarægastæ, Oscæ. Viridis, alis e fusco
auratis.
JUL: puella. Habitat cum præcedenti. Corpus pallidum linea
dorsali nigra interrupta versus apicéem abdominis ; thorax virescens
lineis nigris; oculi glauci; maculæ fuscæ versus apices alarum.
EPHEMERA.
1. vulgata.
2. nigra.
3. culiciformis.
PHRYGANEA.
1. bicaudata.
MYRMELEON.
1. libelluloides.
PANORPA.
1. communis.
REMARQUES Par M. ne SELzys-LoNccHaMps. — L’extrait de
l'ouvrage attribué à d’Asso, qui est pour ainsi dire inconnu,
présente un intérêt bibliographique, et c’est à ce titre que notre
excellent collègue en recommande la réimpression. Il n’y a pas
à y chercher des données scientifiques nouvelles pour la faune de
l'Espagne. M. Hagen et moi nous avons trouvé inutile de rapporter
aux genres actuels la nomenclature qui est celle de Linné, et qui
comprend des espèces comme les Zibellula vulgata, virgo et puella
qui ont été subdivisées en plusieurs et avec raison. Je me bornerai à
trois observations : le Zib. rubicunda n° 3 n’est certainement pas
l'espèce de Linné, d'après la courte diagnose donnée : corps rouge
avec une ligne noire en dessous. base des ailes fauve; c’est peut être
la Fonscolombir, la sanguinea, la depr essiuscula où l'erythræa.
20 L'espèce (sans nom) n° 6, d’après la diagnose, supposée avec
doute Z. ænea, est assez probablement cette espèce, une variété
femelle avec les ailes un peu mieux marquées de safrané que de cou-
tume. Quant à la pulvérulence de l'abdomen, cela indiquerait un
exemplaire très adulte. Peut-être l’auteur a-t-il voulu dire : abdomen
pulvérulent subtus au lieu de supra. Je ne crois pas que ce soit la
XCIV
Curtisii parce qu’il n’est pas parlé de la raie dorsale jaune de
l'abdomen.
3 L'espèce n° 7 (également sans dénomination) peut être une
variété femelle à ailes marquées de jaune de la Z. cœrulescens. Les
taches parallélipipèdes jaunes des ailes seront les ptérostigmas,
l’auteur donnant aussi le nom de taches aux ptérostigmas de la
puella.
— M. Capronnier communique à l’assemblée la note suivante :
Il est parvenu dans le courant de 1886, au Musée Royal d'His-
toire Naturelle de Belgique, des Lépidoptères récoltés par M. Bollen
à Pontianak, côte Ouest de l’île de Bornéo. Il a été recu 158 indi-
vidus dont 26 espèces.
Comme précédemment nous avons suivi la classification de Boidu-
val en ajoutant aux genres les noms correspondant au catalogue de
Kirby.
PAPILIONIDES.
1. Papilio Memnon Lin., 14 G 4 Q.
Les mâles n'offrent rien de particulier et sont identiques à la
figure donnée par Cramer, 91. C. Les femelles sont noires acaudes et
appartiennent à une de ces nombreuses variétés femelles qui com-
pliquent cette espèce. Elle est figurée par Cramer 50,AB, sous le
nom de Zaomedon.
La femelle noire acaude est rare; elle a été signalée provenant
de Java. Les nôtres étant de Bornéo, étendent la zone de production.
La femelle noire acaude est certainement la femelle légitime de
Memnon. Les femelles jaunes caudées ou non, restent les varietes,
comme Agenor, Achates, etc.
Il serait important de constater si à Bornéo, au centre de la pro-
duction des femelles noires, il ne se trouverait pas des femelles
caudées à couleur jaune.
Les quatre femelles que nous possédons diffèrent entre elles : deux
ont leurs quatre ailes comme le male, et deux autres, par leurs aïles
inférieures, se rapprochent de la variété Agenor.
2. Papilio Demolion Cr., 1 exempl. &. Synonymie, Cresphontes
Fabricius (ne pas confondre avec le Cresphontes de Cramer).
PIÉRIDES.
3. Callidryas (Catopsilia\ Hilaria Cr., 4 &, 1 Q.
4. T'erias (E'urema) Hecabe Lin., 2 &:.
LYCÆNIDES.
o. Lycæna (Cupido) Lysimon Hüb., 2 &.
XCY
DANAIÏDES.
6. Æ'uploea Prothoe God., 1 ex. Q. Syn. Midamus Cr.
re » _AÆHübneri Moore, l exemp. Q.
8. » Menetriesi Feld., 5 ex., 4 &. 1 Q.
9. » Crameri Bdv., 17 ex. &.
10. » Midamus Lin., 20 ex., 13 G, 7 Q.
tie » Rhadamanthus Fabr., 22 ex., 21 G!, 1 Q.
12. Danaïis Lotis Cr., 13 exempl. &.
13. » Agleoïdes Feld., 3 G',
14. » _ Grammica Bdv.. 1 G,
NYMPHALIDES.
15. E'mena (Messaras) Erymanthis Cr., 1 &.
16. Cirrochroa Bajadeta Moore, 2 ex. G, Q.
17. Cethosia Hypsea Donov., 1 ex. G.
18. Vanessa (Junonia) Laomedia Lin., 5 ex., 2 G\, 3 Q.
19. Cynthia Deione Erichs., 6 ex., 5 G', 1 ©.
20. Diadema (Æypolimnas) Bolina Lin., 3 4. Antérieurement
Lisianassa Cr., type Auge Cr.
MORPHIDES.
21. Thaumantis Odana God., 1 ex. Q.
22. Discophora Celinde Stoll., 1 ex. &.
PAVONIDES.
23. Thoræsa Phidippus Lin., 2 G'et2Q.
HESPÉRIDES.
24. Casyapa Thraz Lin., 4 ex.
25. Ismene Contempta H.S., 1 ex.
26. Carystus Trava Moore, 1 ex.
— Le même membre montre deux espèces très rares de Papilionides
dont il vient d'enrichir sa collection. Le Papilio Antimachus Drury,
de l'Afrique, dont les exemplaires sont encore comptés aujourd'hui :
le sien provient de la Sierra Leone; et les deux sexes de l'Orni-
lhoptera Brookiana Wallace, de Bornéo, dont la femelle surtout
est encore excessivement précieuse.
— XI. de Bormans adresse à la Société une question intéressante :
Le GENRE JAPYX HaLipay,
APPARTIENT-IL À L’ORDRE DES ORTHOPTÈRES (FAMILLE DES DERMAPTÈRES), OU A
L'ORDRE DES THYSANOURES ?
Le genre Z'yphlolabia Scudder, faisant partie des Dermaptères
(Forficulides) est évidemment identique au genre Japyz Haliday,
placé dans les Thysanoures.
XCVI
J'ai décrit moi-même avec la collaboration de M. Marquet de
Toulouse, la Z’yphlolabia subterranea (Bulletin de la Société d’His-
toire naturelle de Toulouse, 1883, pag. 33, fig. 2); or cet insecte
n'est autre chose que le Japyzx solifuqus Haliday.
La 7'yphlolabia larva Philippi, du Chili. d’après laquelle l’illustre
M. Scudder a créé le genre Typhlolabia, est certainement encore
un Japyz.
Enfin, je viens de recevoir de mon savant collègueet ami M. Périn-
guey, conservateur au Museum de Cape Town, deux exemplaires
d’une espèce nouvelle : Japyx capensis Péringuey dont la place
serait aussi dans le genre 7'yphlolabia, si ce dernier devait subsister.
La forme générale de ces insectes et surtout leur pince anale
conformée absolument comme celle des Forficulides tendrait à les
faire ranger dans cette famille.
D'un autre côté :
1° la présence des appendices sous-abdominaux aux angles posté-
rieurs des segments ventraux ;
2° les tarses d’un seul article;
3° les crochets des tarses non symétriques:
4° l’aspect larvaire ;
9° la difficulté de distinguer les sexes ; militent en faveur du place-
ment de ces articulés dans l’ordre des Thysanoures.
J'ai l'honneur de soumettre la question ainsi posée aux lumières
de nos collègues de Belgique et de l’étranger.
— M. Lameere dit, en réponse à M. de Bormans, que tous les
auteurs qui se sont occupés du genre /apyx ont été d'accord pour le
considérer comme Thysanoure, la pince anale seule pouvant laisser
penser à première vue qu'il offre de l’affinité avec les Forficulides.
L'organisation interne, les parties de la bouche et leur musculature,
toute la structure anatomique si bien étudiée par Haliday, Meinert
et Grassi, montrent que les Japyx sont immédiatement voisins du
genre Campodea avec lequel ils forment parmi les Thysanoures la
famille des Campodeæ : ces êtres sont considérés par Brauer,
J. Lubbock et d’autres auteurs encore, comme représentant dans la
Nature actuelle la forme la plus primitive qu’aît offerte un Hexa-
pode. Japyx n’est pas un Forficulide dégénéré par adaptation à une
vie souterraine, mais le reste d’un groupe immédiatement ancestral
des Perce-Oreilles. Ceux-ci forment en effet, un ordre d’Insectes qui
n’a pas été bien loin dans la voie de l’évolution, puisque, de même
que les Ephémérides, autre ordre bien antique, ils-ont les conduits
Spermatiques entièrement séparés. L'erreur de ceux qui ont cru au
genre 7yphlolabia est une preuve de plus du peu de chemin que les
Forficulides ont fait depuis qu'ils ne sont plus des Thysanoures, et
l'existence d’une pareille forme nous montre que cette pince anale
XCVII
quiest une des faces de l'originalité des Perce-Oreilles ne leur
appartient pas en propre : elle n’est qu’un legs de leurs ancêtres.
— M. Preudhomme de Borre annonce qu’il a recu d’un horticul-
teur namurois un Chalcidite auquel étaient attribués à tort des
dégâts commis dans une serre à Orchidées. Il a communiqué l’insecte
a M. Tosquinet qui donne les renseignements suivants sur l’espèce
en question :
Le petit Hyménoptère des serres à Orchidées de M. Kegeljan de
Namur appartient à la famille des Chalcidites; c’est l’Zurytoma
abrotani Illiger, Latreille, Spinola, Nees.
Il est parasite, vivant aux dépens de larves d’autres insectes tels
que le Cynips de la galle en éponge du chêne (7'eras terminalis
Hartig); le Microgaster du Pombyx pini selon Ratzeburg ; les Céci-
domyies des tiges noueuses de la pariétaire et des chardons et même
de larves indéterminées de Coléoptères; mais toujours de proies
vivantes.
Ce n’est donc pas lui qui cause la maladie des Cattleyas de
M. Kegeljan, c’est au contraire un moyen de l’atténuer, puisque il
tue l'insecte qui attaque les plantes, insecte que je ne connais pas et
que je crois être un Diptère. J'ai ouvert les pousses malades sans
rencontrer autre chose que des nymphes d’'Zurytoma.
Il faudrait donc faire des recherches minutieuses dansla serre et
recueillir soigneusement pendant plusieurs jours et à différentes
époques tous les insectes qui s’y rencontreraient : Coléoptères, Lépi-
doptères, Diptères et alors peut-être arriverait-on à connaître la
cause première du mal et les moyens de le combattre.
— M. de Borre donne encore lecture de la note suivante :
M. Bivort m'a encore envoyé de Fleurus de petits Coleoptères
provenant des bouchons attaqués dans les caves. Les uns sont des
Rhizophaqus bipustulatus, les autres des Jycelea hirla, espèce non
encore signalée dans ces conditions.
M. Bivort a pris à Fleurus l’Amphigynus piceus.
Aux Haliplides de la province de Liége, j'ai à ajouter le Cnemi-
dotus cœæsus, pris à Jupille (rive droite de la Meuse) par M. Séverin.
M. Séverin a capturé aussi à Bressoux près Liége la variété
rubellus Mulsant de l’'Onthophaqus furcatus.
— L’excursion du 9 octobre a complètement échoué par suite du
mauvais temps.
La seance est levée à 9 heures.
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE,
COMPTES-RENDUS DES SÉANCES.
ch —
SÉRIE III. — N° 93.
Assemblée mensuelle du 3 décembre 1887.
PRÉSIDENCE DE M. TOSQUINET.
Présents : MM. Bergé, Capronnier, Carton de Wiart, E. Coucke,
De Lafontaine, Demoor, Devaux, Engels, Fologne, Francois, Funck,
Kerremans, Maurissen, Mélise, Preudhomme de Borre, Remy,
. Robbe, Rousseau, de Selys-Longchamps, Vandervelde, Van Segvelt
et Lameere, secrétaire.
M. Jacobs a fait excuser son absence.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le Conseil a recu les démissions de deux membres effectifs,
MM. de Bonvouloir et Mac Leod.
Il a admis comme membre effectif : M. J. Neervoort van de Poll,
directeur adjoint de la Société royale de Zoologie Vatura Artis
Magistra à Amsterdam, s’occupant de Coléopteres, et présenté par
MM. Tosquinet et Kerremans ; comme membres associés : MM. Mau-
rice Carton de Wiart, étudiant, à S' Gilles et À. Lamotte, instituteur,
à S'-Josse-ten-Noode, tous deux présentés par MM. de Borre et
Lameere.
M. Fowler a effectué le versement de 200 fr. qui lui confère le
titre de membre à vie.
Le Président demande si personne n’a à présenter de proposition
pour l’assemblée générale. Il annonce que le Conseil a reçu de
M. Weyers une proposition de révision du chapitre I des Statuts
qu’il a attentivement examinée, dans laquelle il reconnait qu'il y à
quelques points excellents, mais qu’il considère comme actuellement
inopportune. Après avoir entendu lecture de la communication de
M. Weyers, l’assemblée se range à l'avis du Conseil, et décide que
la discussion de cette proposition ne figurera pas à l’ordre du jour
de la réunion générale prochaine.
Aucune autre proposition n'étant présentée, aucune nouvelle
candidature n’étant mise en avant pour la place de membre hono-
raire à conférer en remplacement de feu P. Millière, le Président
déclare l’ordre du jour de l’assemblée générale du 26 decembre
définitivement arrête.
ANNALES DE LA S0OG, ENTOM, DE BELGIQUEz T, XXXIs m
Sur la proposition de M. De Le Court, il est décidé que la date de
chacune de nos séances mensuelles sera rappelée sur la couverture du
bulletin dont la publication la précèdera.
L'assemblée ayant recu communication des rapports que
MM. Preudhomme de Borre et Fologne étaient chargés de faire sur
la Table générale par ordre alphabétique des noms des auteurs
des trente premiers volumes des Annales de la Société entomologique
de Belgique et sur le Catalogue des Ouvrages périodiques de la
Bibliothèque de la Société entomologique de Belgique offerts par
M. Lameere à la dernière séance, décide que ces travaux seront
publiés en un volume à part qui sera tiré à 450 exemplaires et qui
sera distribué à chaque membre et à chaque société correspondante
recevant les Annales.
Correspondance.
MM. Platteeuw et Rousseau remercient de leur nomination comme
membres effectifs.
L'assemblée accorde l’échange des Comptes-rendus de nos séances
contre les Wemorias de la Sociedad cientifica « Antonio Alzate » à
Mexico, qui sollicite d'entrer en relations avec nous.
Rapports, présentation de mémoires.
Il est donné communication des rapports de MM. de Bormans et
de Selys-Longchamps concluant à l'impression aux Annales du
mémoire de M. Bolivar accompagné d’une planche et intitulé :
Essai sur les Acridiens de la tribu des Tettigidæ. — Adopté.
M. Lameere donne lecture du rapport de M. Plateau et du sien
sur l'étude de M. Bergé : Des couleurs métalliques chez les Insectes
et spécialement chez les Coléoptères.M. berge répond brièvement aux
objections et aux observations que l’examen de sa notice a suggérées
aux rapporteurs. Après quoi, conformément à leurs conclusions,
l'assemblée vote l'impression de ce travail aux Annales.
M. Preudhomme de Borre dépose la fin du Catalogue de la Biblio-
thèque de la Section des Articulés au Musée royal d'Histoire
naturelle pour les archives de la Société.
Lectures, communications.
M. de Borre donne lecture des notices suivantes :
M. Pfaff, que ses affaires appellent chaque année à séjourner
quelque temps dans l’île de Sardaigne, m'adresse la communication
suivante :
À Carloforte, ville et port du sud-ouest de la Sardaigne, se trouve
un établissement pour produire du sel marin par évaporation natu-
relle des eaux de la mer. Celles-ci entrent d’abord dans une vaste
mare de très peu de profondeur, se rendent par un large canal dans
différents bassins de concentration et sont ensuite élevées par une
CI
roue à augets et déversées dans les bassins de cristallisation, où le
sel se dépose. Le grand canal héberge, malgré la concentration déjà
sensible de ses eaux, beaucoup de poissons et de coquillages (Clo-
visses) d’un goût excellent. Dans les bassins de concentration ces
animaux ne peuvent plus vivre, mais un coléoptère, le petit
Deronectes Ceresyi Aubé, résiste et arrive en grand nombre encore
vivant jusque dans les bassins de cristallisation où il meurt. Je n’ai
pu découvrir aucun autre insecte qui résiste mieux que ce coléoptère
à la concentration de plus en plus forte de l’eau salée. L'endroit
d'habitation de ce Deronectes doit être la grande mare d’eau salée.
— Dans deux de ses dernières lettres, notre collègue Weyers
m’envoyait pour M. Capronnier deux petits Diurnes capturés par lui
à Salida, sa résidence. Le premier était, d’après la détermination de
M. Capronnier, la Zycæna Elna Hew., et le second, capturé le
10 octobre, l’Adolias (Stibochiona) Coresia Hübn. A propos de
celui-ci, M. Weyers écrivait : « Cette belle espèce n’est pas très-
commune; je ne la vois que de temps en temps. Elle a un vol très
rapide et a la singulière habitude de disparaître instantanément
aux regards, en se posant à plat sous la surface inférieure de
quelque grande feuille, où on peut la capturer aisément. Comme
pour presque tous les Lépidoptères Diurnes de Sumatra, il est rare
qu’on en prenne un spécimen frais et entier. » À propos du détail
signalé par M. Weyers, M. Capronnier remarque que cette habitude
de se cacher à plat sous les feuilles, à la manière des Géomètres, a
été signalée pour le groupe des Érycinides, et qu'il est intéressant de
la retrouver chez un genre de Nymphalides.
— Deux espèces sont à ajouter à la liste des Coléoptères carnas-
siers de la province de Luxembourg. Un jeune amateur liégeois,
M. Maurice Tschoffen, a pris en nombre aux environs de Neuf-
château l’Agabus brunneus, connu seulement dans notre pays par
des captures de M. Miedel aux environs de Bilsen. Il a pris, toujours
aux environs de Neufchâteau, le 7'rechus discus. Il y a également
capture l’'Omaseus gracilis, mais ce dernier m'avait déjà été récem-
ment signalé pres d’Arlon.
Il a enfin rencontré, à Kincampoix, près de Liège, une jolie variété
du Dromius quadrinotatus, où les taches antérieures et postérieures
des élytres se sont fusionnées, pour chaque élytre, en une grande
tache discale. Schaum parle déjà de cette variété.
— M. le D' A. Dugès, frère de notre zélé collègue, communique
à M. de Borre des renseignements sur les mœurs d’une grande
espèce de Scolopendre mexicaine :
Je viens de lire dans le Compte-rendu du 6 août 1887 de la
Société entomologique de Belgique, que recoit mon frère, une notice
de M. F. Plateau à propos d’une Scolopendre, et comme j'ai pu
CII
facilement aller en chercher une aux environs de Guanajuato, je me
permets de vous soumettre les observations suivantes à ce sujet.
Le Myriopode qui abonde ici sous les pierres des endroits secs
est, je crois, Scolopendra Azteca Sauss. Le dos est fauve et chaque
sclérite(") dorsal porte en arrière une large bande noire transver-
sale; les pattes sont blondes comme le ventre; la membrane arthro-
diale est blond pâle; la tête est rousse en dessous, et l'extrémité des
crochets, noire; les antennes sont d’un blond plombé; longueur
totale près de 0,08.
Cette Scolopendre quitte sa retraite pendant la nuit, et le jour
elle est presque toujours enterrée et cachée complètement; cepen-
dant lorsqu'il lui arrive de sortir pendant le jour (lumière diffuse
de mon cabinet) elle ne manifeste pas une grande hâte de se terrer :
hors cette observation je n'ai pu rien remarquer qui dénotât chez
elle une sensibilité un peu vive pour la lumière, à moins que le
soleil ne donnât directement sur elle, car alors elle s’agitait et
cherchait à le fuir. La température du local où elle se trouve est
ordinairement de + 19 à + 21° cer.
Les arceaux dorsaux me paraissent, comme à M. Plateau, peu
sensibles ; les pattes et les antennes le sont davantage; sous ce
rapport la membrane arthrodiale est intermédiaire à ces organes.
Mais en revanche, les deux longues pattes postérieures réagissent
vivement, même au simple contact des pattes d’une mouche, et alors
l'animal relève brusquement son train postérieur.
J'ai vu aussi que la marche de Scolopendra Azteca est un peu plus
lente que celle de Zithobius Mystecus Humb. et Sauss., qui, du
reste, n’habite pas les mêmes localités, ce dernier recherchant plutôt
les endroits humides et herbeux. Mais quand les Scolopendres sont
découvertes sous leurs pierres, elles filent rapidement. Il est encore
très vrai que les antennes servent constamment à explorer le terrain
à sa surface, mais en s’enterrant, l’animal les reploie en arrière le
long du corps.
J'ai observé ce Myriopode très souvent, et je l’ai fait épier aussi
par mon frère le D' Eugène Dugès; jamais nous n'avons pu remar-
quer le moindre mouvement respiratoire; rien n’a bougé comme le
dit le P° Plateau : je me demande comment s'exécute cette fonction,
et j'avoue franchement qu'aucune explication ne me satisfait. Du
reste j'ai observé le même fait sur beaucoup d'insectes parfaits : si
les mouvements inspiratoires sont très nets chez des Coléoptères
comme les ÆZallorhina par exemple, il n’en est pas de même chez
d’autres.
Quant à l’alimentation, je dirai que les Scolopendra Azteca que j'ai
(*) Ce nom est un double emploi, car il sert à désigner les concrétions pierreuses
des polypes, etc.
CIIT
tenues en captivité ont toujours refusé les cloportes et les vers de
terre, mais qu’elles mangeaient fowtes les mouches que je leur don-
nais. Pendant la mastication, le Myriopode faisait continuellement
onduler ses antennes : les pieds mâchoires, enfoncés dans le corps
de la victime, la maintenaient contre la bouche; les palpes labiaux
étaient en mouvement pour rapprocher la proie des mâchoires à
mesure que celles-ci la broyaient, et quelquefois la 1° paire de pattes
intervenait pour aider les palpes. La mouche, déjà morte au com-
mencement de l'opération, était sucée et rejetée ensuite vide, mais
quelques unes de ses parties solides passaient dans la bouche de la
Scolopendre.
M. Plateau à qui la lettre précédente a été communiquée ajoute :
J'ai lu, avec beaucoup d'intérêt, la lettre ci-dessus de M. le
D: Alfred Dugès, et je remercie ce savant d'avoir bien voulu com-
muniquer à la Société entomologique des observations qui confir-
ment à très peu près celles que j'avais faites sur la Scolopendra
subspinipes (').
L'étude à laquelle M. A. Dugès vient de se livrer sur les mœurs
de la Scolopendra Azteca et les nombreux travaux de son frère, le
Dr Eugène Dugès, prouvent que, malgré ce qui a été dit à ce sujet,
les naturalistes habitant les contrées tropicales peuvent parfaite-
ment se livrer à des occupations autres que la simple récolte des
animaux. Placés au milieu d’une nature d’une richesse générale-
ment très grande, ils devraient nous devancer, au lieu d'attendre
que les observateurs européens, réduits à utiliser quelques types de
petite taille, ou à faire des recherches sur des Arthropodes étrangers
captifs, trouvent péniblement des solutions auxquelles on arrive-
rait plus vite si l’on pouvait voir, dans leur milieu naturel, les
Insectes, les Arachnides et les Myriopodes géants des pays chauds.
J’ai fait souvent cette réflexion parce que j'ai eu constamment
à lutter contre les difficultés résultant soit de la pauvreté de notre
faune, soit des dimensions exiguës des Arthropodes sur lesquels
portaient les expériences.
M. Dugès, en parlant de l'absence de mouvements respiratoires
perceptibles chez les Scolopendres, dit qu’il « a observé le même
« fait chez beaucoup d'insectes parfaits. » Je regrette que l’auteur
n'ait pu parcourir mon Mémoire sur les mouvements respiratoires
des Insectes(?), il y aurait vu que fous les Insectes parfaits
offrent des mouvements d'inspiration et d'expiration, mais que
l'étude à l'œil nu ne donne souvent que des résultats incomplets,
tandis que la méthode des projections qui consiste à projeter la
(*) Comptes-rendus Soc. Entom. de Belgique, 6 août 1887.
(*) Recherches exp’rimentales sur les mouvements respiratoires des Insectes (Mém.
de l’Acad. roy. de Belgique, t. XLV, 1884.)
CIV
silhouette agrandie de l’animal sur un écran, permet d'analyser les
phénomènes dans tous leurs détails.
Enfin, dans une note, M. Dugès critique le mot sclérite employé
pour les plaques du dermatosquelette. Cette dénomination n'est pas
de moi, elle est empruntée au remarquable travail publié par
Ray Lankester et Miss E. J. Beck sur l’anatomie des Scorpions(!).
— M. Hippert annonce la capture des Cymatophora Flavicornis
et Prephos Parthenias à Boitsfort, de C'arterocephalus Palæmon
à Dinant et de Collyx S'parsata à Buggenhout.
— La séance est levée à 9 1/2 heures.
(?) Transactions of the Zoological Society of London, vol XI, part 10, 1885,
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE,
COMPTENS-RENDUS DES SÉANCES.
— #0 $
Séme HT. — No 94.
Assemblée générale du 26 décembre 1887.
PRÉSIDENCE DE M. TOSQUINET.
Présents : MM. Bergé, Capronnier, Coubeaux, De Le Court,
Demoor, Devaux, Dubois, Duvivier, Fologne, Fontaine, Francois,
Funck, Jacobs, Kerremans, L’Arbalestrier, Maurissen, Paternotte,
Remy, Rousseau, de Selys-Longchamps, Vandervelde et Lameere,
secrétaire.
M. Carton de Wiart, membre associé, assiste à la séance.
M. Preudhomme de Borre a fait excuser son absence.
La séance est ouverte à une heure et quart.
Le procès-verbal de l'assemblée générale du 20 mars 1887 est
approuvé.
Le Président s'exprime comme suit :
MESSIEURS,
Selon l'usage, votre président doit vous faire un rapport sur l’une
ou l’autre des parties de votre science favorite, l’Entomologie. J’ai
choisi pour sujet les procédés employés par les insectes pour assurer
la continuite de l'espèce et comme la matière, si je devais embrasser
tous les ordres, serait beaucoup trop vaste et beaucoup au dessus
de mes connaissances, je me bornerai à celui qui m'est le plus
familier, les Hyménoptères. Le sujet est déja bien considérable, et,
pour ne pas me répéter souvent, je me contenterai de vous parler
d’un ou deux insectes de chacune des familles de cet ordre, c’est-
à-dire des espèces qui présentent les particularités les plus intéres-
santes, les procédés les plus ingénieux, celles en un mot qui ont été
le mieux observées. Je n’ai pas la prétention de vous faire connaître
des choses nouvelles, je ne veux que vous résumer ce que l’on sait à
cet égard, ce qui se trouve dans les travaux de Réaumur, De Geer,
Kirby et Spence, Adler, Fabre, Andre, etc.
Avant d'entrer dans l'exposé des moyens employés par chacune
des espèces, je crois utile de vous donner quelques notions anato-
miques sur la composition des instruments qui servent à déposer les
œufs dans les endroits où ils doivent éclore, et qui souvent aussi sont
employés comme moyens de défense personnelle.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T, XXXI, n
Cvi
Les femelles de tous les Hyménoptères sont, sans exception,
munies d’une série de pièces placées vers le bout de l'abdomen, série
qui est la même dans toutes les espèces, mais dont chacune des
parties subit des modifications profondes dans la forme et la grandeur
pour pouvoir être adaptée à chaque destination particulière. Cet
appareil reproducteur sé compose d’un ovaire donnant naissance aux
œufs, et les contenant jusqu’au moment de leur expulsion. Il com-
munique au moyen d'un conduit extérieur nommé oviducte avec la
partie extérieure formée de pièces diverses qui concourent à la ponte.
Ces organes extérieurs ont pour usage de déposer les œufs soit sous
l'épiderme des parties tendres des végétaux, soit sur ou sous la peau
des insectes qui doivent servir à l'alimentation des larves qui nai-
tront de ces œufs. Cet appareil porte alors le nom de tarière.
D'autres fois ces organes se modifient considérablement et servent
surtout d'armes défensives. Ils portent à leur base une petite glande
qui sécrète une liqueur vénimeuse et, en général, affectent la forme
d’un petit tube conique peintu plus ou moins courbé. Ils sont toujours
renfermés dans les derniers anneaux de l’abdomen : on les appelle
alors aiguillon.
Tarières ou aiguillons sont toujours composés de cinq pièces: deux
valves ou enveloppes externes dont la réunion constitue un tube
cylindrique complet, le fourreau ; un tube allongé portant en dessous
une fente qui le parcourt dans toute sa longueur et enfin, contenus
dans ce tube incomplet, deux pièces minces allongées en forme de
sabre ou de lance, très souvent dentées sur leur bord inférieur, tandis
que le supérieur est droit et tranchant — ce sont les stylets.
Les tarieres sont souvent renfermées dans l’intérieur de
l'abdomen comme les aiguillons et ne font saillie au dehors que par
la volonté de l’insecte au moment où il éprouve le besoin de s’en
servir. Mais les tarières présentent souvent ure longueur plus
grande, quelquefois exagérée, et restent en tout temps hors de
l'abdomen, le dépassant plus ou moins et atteignant chez certains
Ichneumonides, trois à quatre fois la longueur totale du corps de
l'insecte.
Voyons maintenant l’emploi de ces instruments dans les différentes
familles.
Chez les Tenthrédines, une des pièces de la tarière est courbe,
son bord inférieur fortement denté en scie. La femelle applique
horizontalement cette pièce sur l’épiderme soit d’une feuille, le long
de son bord externe ou plus souvent le long d’une nervure, soit sur
celui d’un jeune rameau bien tendre. Elle fait mouvoir d’avant en
arrière sa scie et bientôt l’épiderme est fendu dans une étendue d’un
à deux millimètres ; un œuf descend alors de l’oviducte, suit toute la
longueur de la tarière, et vient se placer directement sur le
Cvii
parenchyme, entre les lèvres de la petite incision où il est fixé
et recouvert d’un liquide mousseux, collant. La Tenthrède fait
successivement en ligne droite une série d’incisions séparées l’une
de l’autre par un petit intervalle. Les œufs des Tenthrèdes ont
la propriete singulière d'augmenter de volume par la suite, et ce
phénomène ne se retrouve que chez les Cynipides et les Formicides.
Après un temps assez court, un peu plus long, si la température
n'est pas favorable, une petite larve sort de cet œuf et se met à
ronger le parenchyme qui est à sa portée. C'est une fausse chenille
et elle diffère fort peu des chenilles vraies des Lépidoptères, dont
on la distingue cependant toujours facilement par le nombre de
pattes, celles des Lépidoptères en ayant toujours de huit à seize, les
larves de Tenthrédines en ayant moins (6 dans les Zyda) ou plus (22
dans les Cimbez). Ces fausses chenilles, ornées de couleurs variées,
dévorent les feuilles ou les parties tendres des végétaux, augmentent
rapidement de volume, changent plusieurs fois de peau et arrivées à
leur complet développement, se laissent tomber sur la terre où elles
s’enfoncent. Elles se renferment dans des cocons assez résistants où
elles se transforment en nymphes, puis en insectes parfaits. Quel-
quefois, mais plus rarement, elles ne se terrent pas et se bornent à
filer leurs cocons dans la mousse, entre les branches des arbustes,
sous les feuilles mortes. Je dois également ajouter que quelques rares
Tenthrédines font naître sur les feuilles ou les tiges des excroissances
ou Galles dans lesquelles elles se développent.
Comme vous le voyez, cette première famille ne présente rien de
bien extraordinaire dans les moyens que les femelles emploient pour
assurer la nourriture de leur progéniture. Il en est de même des
Siricides. Ces insectes munis d’une forte tarière pointue et très
résistante se contentent d’enfoncer cet instrument dans le boisun peu
altéré des chênes, sapins, peupliers, et d'introduire ainsi à l’intérieur
de l'arbre un œuf qui bientôt donne naissance à une petite larve
jaune armée de fortes mandibules cornées et n’ayant que six pattes
écailleuses. Elle se met aussitôt à ronger le bois dont elle se
nourrit, et avance en creusant une galerie dont les dimensions aug-
mentent au fur et à mesure de son accroissement. Elle ne progresse
que lentement, met un temps très long (2 à 3 ans) à atteindre tout
son développement, et, lorsque la transformation en nymphe a lieu
dans un cocon fort mince renfermé dans la galerie même, celle-ei
peut atteindre une longueur de 50 à 60 centimètres avec un diame-
tre de 7 à 8 millimètres. Ces larves, qui ne peuvent se retourner
dans leur galerie, marchent irresistiblement en avant, poussées
par le besoin de nourriture, etde même que l’insecte parfait lorsqu'il
veut sortir de sa prison, traversent tous les corps qui n'ont pas une
durete tres considérable ; c’est ainsi que des Sirex, contenus dans les
CVIIT
parois de caisses en bois qui renfermaient des cartouches à l’arsenal
de Grenoble et devant Sébastopol lors du siège de cette ville, avaient
transpercé de part.en part le plomb des balles de ces cartouches. Les
Sireæ restent peu de temps à l'état de nymphe et bientôt l’insecte
parfait éclot, se débarrasse de ses enveloppes, et se dirige en conti-
nuant à creuser le bois en ligne droite vers le jour et la liberte.
Les Cephus, qui appartiennent à une famille bien voisine, vivent
dans l’intérieur des tiges des graminées ou dans les bourgeons ou les
rameaux des arbres (poiriers, chênes). Un d’entre eux, le Cephus
pygmæus attaque les tiges du ble. Je ne puis mieux faire que de
vous rapporter ce qu’en dit M. André dans le spécies des Hyménop-
tères. « La femelle pond au mois de mai ses œufs sur les tiges
au-dessous des épis. La petite larve, qui éclot bientôt et est encore
très tenue, pénêtre dans l’intérieur du chaume où elle ronge peu à
peu l’intérieur en descendant toujours vers la racine. L’épi continue
à croître, mais il reste rabougri et forme ce que l’on appelle un épi
clair. Au moment de se transformer en nymphe, la larve ronge
circulairement le chaume à l’intérieur de manière à ne laisser
subsister à peu près que l’épiderme, afin de faciliter la sortie de
l'insecte parfait, moins bien armé qu’elle par ses mandibules plus
faibles, puis elle se dirige vers la racine et se construit dans la
paille, sous le collet, une coque allongée transparente où elle passe
l'hiver. En raison de la section dont je viens de parler le moindre
vent fait casser la paille et si les insectes sont nombreux on n'a à
moissonner que des champs où tous les épis sont clairs et où les
pailles jonchent la terre avant que la faucille vienne les trancher.
Le cocon étant placé au-dessous du collet de la tige, la nymphe
échappe parfaitement à la destruction, et l’insecte attend paisiblement
les beaux jours du printemps suivant pour sortir et recommencer ses
déprédations. La multiplication de ces insectes a quelquefois été telle
qu’elle en est devenue une calamité publique. Le seul moyen
pratique de s’en débarrasser est d’arracher et de brûler les souches
restées en terre après la moisson. »
Si nous examinons ce qui se passe dans la famille des Cynipides,
nous trouvons des femelles à tarière assez allongée, fortement
recourbée à la base et qui rentre dans l’extrémité de l’abdomen en
se roulant presque en spirale. Dans l’état de repos elle fait à peine
une petite saillie à l'extérieur. Lorsque le moment de la ponte est
arrivé, cette tarière se redresse et vient piquer soit l’épiderme des
feuilles, des tiges, des racines, soit le bourgeon d’un arbre et y
dépose un œuf. Dans quelques cas elle applique simplement cet œuf
sur la surface lisse de l’épiderme sans léser celui-ci. Bientôt la larve
éclot et en même temps les parties attaquées se gonflent parfois en
un temps très court; des tissus nouveaux y apparaissent, et il se
CIX
produit ce que l'on nomme des Galles. Celles-ci sont de forme et de
consistance très variées, tantôt tendres et juteuses, ressemblant à des
groseilles comme celles du S'pathegaster baccarum ou à des cerises
comme celles du Dryophanta scutellaris, tantôt plus dures et plus
consistantes comme les galles lenticulaires des Neuroterus, quelque-
fois simulant un énorme bourgeon foliacé comme celle du Cynips
gemmaæ, où une pelotte de mousse comme celle du Ækodites rosæ
vulgairement connue sous le nom de bédéguar, une éponge comme
celle du Z'eras terminalis; enfin d’autres fois elles sont tout à fait
ligneuses comme chez l’Andricus inflator. Toutes les parties des
plantes peuvent produire de ces excroissances depuis la racine
jusqu'aux feuilles, aux bourgeons et même aux fleurs.
Dans le milieu de ces galles il y a une ou plusieurs petites loges
qui contiennent chacune une petite larve blanche apode. Elle se
nourrit de la sève de la plante qui afflue vers la galle probablement
sous l'influence d’un liquide irritant sécrété par la larve elle-même.
Arrivée à tout son développement, elle subit sans sortir sa transfor-
mation en nymphe ; aussitôt les liquides cessent de se porter vers la
galle qui se dessèche, se raccornit, et lorsque l’insecte parfait apparaît,
il sort en forant au travers des tissus durcis de son berceau un
conduit plus ou moins long. Il est en liberté, mais bien souvent la
saiscn n'est pas favorable et la bestiole est obligée de prolonger son
séjour pendant un, deux ou trois mois dans la loge où il a passé les
phases antérieures de son existence. Dans les galles il n’y a pas que
les insectes qui les ont fait naître, les fondateurs, qui se développent;
je ne veux pas parler des parasites qui détruisent leurs larves,
je men occuperai plus tard, mais bien d’autres Cynipides qui,
incapables eux-mêmes de produire des galles, introduisent leurs œufs
dans celles des autres; leurs larves se nourrissent également des
sucs de la plante. Ce ne sont pas des parasites proprement dits, ce
sont des commensaux. Des genres entiers souvent nombreux en
espèces comme les Synerqus et les Ceroptres se trouvent dans ce cas.
Les Cynipides ne sont pas en général des insectes fort nuisibles, à
moins qu’ils ne se développent en nombre disproportionné; au
contraire les galles de quelques uns d’entre eux, les Cynips tincloriæ
et calicis sont utilisées dans l’industrie pour la teinture et dans la
pharmacie : ce sont les noix de Galles du Levant qui donnent lieu
à un commerce considérable.
Je dois encore ajouter que tous les Cynipides ne s’alimentent pas
de’ substances végétales : quelques uns réclament une nourriture
exclusivement animale et vivent aux dépens des larves d’autres
insectes; ainsi les A//otria mangent les larves des pucerons et les
Figitides celles des Diptères.
En continuant la revue des Hyménoptères à nourriture végétale,
Cx
nous trouvons chez les Apiaires ou Abeilles des facons bien différentes
d'assurer l'alimentation de leur progéniture. Ils se partagent en
deux grands groupes : les abeilles solitaires et les abeilles sociales.
Dans les solitaires, la femelle creuse soit dans la terre, soit dans
le bois altéré, les tiges sèches des végétaux, une galerie plus ou
moins longue qu’elle divise en loges séparées par des cloisons : c’est
le cas des Andrènes, des Osmies, de Xylocopes, etc; d’autres fois elle
construit de toute pièce des nids en terre qu'elle impregne d’un
liquide visqueux qu’elle dégorge, et qui, en se desséchant, rend cette
terre dure et compacte : c’est ce qui se passe chez l’abeille maconne,
la Chalicodoma ; ces constructions renferment également un nom-
bre variable de cellules selon les espèces. Le tube creusé, l'abeille
apporte au fond une quantité de nourriture assez grande pour suffire
au développement complet d’une larve; cet aliment se compose de
pollen de fleurs mêlé de miel que l'abeille fait sortir de son jabot.
Lorsque la provision est achevée, elle pond sur cette masse un œuf
allongé blanchâtre, et ferme cette partie par une cloison puis recom-
mence un nouvel approvisionnement, dépose dessus un second œuf, et
forme une deuxième loge et ainsi de suite. Lorsque elle juge le
nombre de cellules suffisant, elle bouche la partie restante de la
galerie avec de la terre ou des débris de bois agglutinés au moyen de
sa salive; et cela si artistement, que le plus ordinairement il est
impossible de distinguer cette partie des voisines, puis la mère va
recommencer ailleurs le même travail.
Au bout de quelques jours l’œuf éclot, et la larve n’a qu’à allonger
la tête pour trouver la nourriture qui lui est destinée. Son accroisse-
ment est rapide, car elle mange constamment, et lorsqu'elle a
consommé tous ses vivres, elle est arrivée à toute sa grandeur et
remplit totalement sa loge dans laquelle elle se transforme en
nymphe après s'être entourée d’un léger cocon soyeux qu'elle file
au moyen d’une glande séricigène dont l'ouverture se trouve à la
face externe de sa lèvre inférieure. Bientôt la nymphe devient
insecte parfait, et lorsque ses organes ont acquis dans le repos la
consistance normale, il ronge soit les parois de la cellule soit la
cloison qui la sépare de sa voisine. Lorsque le tube est creusé dans
le bois comme le font les X ylocopes, la mère a eu soin de le recourber
et d'approcher le fond de la galerie de la paroi du bois, de sorte
que le premier pondu et par conséquent le premier éclos n’a qu’une
mince couche de bois à ronger pour conquérir sa liberté. Tous ses
frères percent successivement la cloison de leur loge, et suivent le
même chemin.
Mais lorsque la galerie s’enfonce en terre il n’en est plus de même
et tous doivent sortir en traversant toutes les loges qui les précedent
si l’insecte pondu le premier sortait aussi le premier il devrait
CXI
blesser et détruire tous ses frères puisqu'il doit traverser leurs
cellules. Par on ne sait quel admirable instinct la mère abeille
a mesuré à chacun se nourriture et c'est le dernier pondu qui arrive
le premier à maturité et sort le premier et ainsi successivement
jusqu’au premier pondu qui n’a qu’une seule cloison à percer,
traverse toutes les loges vides et sort le dernier.
La Chalicodoma muraria construit une espèce de demi-phère
appliquée contre nne pierre dure, un rocher. jamais sur du mortier:
cette demi-sphère est formée comme je l’ai dit de terre gâchée avec
un liquide visqueux dégorgé par l’ouvrière et renforcée à sa surface
de petits cailloux. Elle renferme dans son intérieur six à huit alvéo-
les faits d’un mortier beaucoup plus fin et ont leurs parois bien lisses
et polies. C’est dans les alvéoles que la matière alimentaire est
déposée et l’œuf pondu ; puis l’alvéole est fermé, et le développement
de la larve suit son cours habituel.
D'autres abeilles solitaires garnissent leur galeries de morceaux
de feuilles découpés artistement, repliés et courbés pour s'adapter
aux parois du tube. Ils sont reliés les uns aux autres et forment
généralement une série de dés placés à la suite les uns des autres
et dont le fond sert de cloison de séparation entre les cellules. C'est
ce que l’on observe chez les Mégachiles dont une espèce, la centuncu-
laris, commune chez nous, découpe en rond les feuilles de nos rosiers.
Une autre, dont chaque tube, placé verticalement, ne renferme
qu’une seule larve, le garnit de pétales pourpres du coquelicot des
champs : c’est l’Anthocopa papaveris.
Les Vomada, les Epeolus, Melecta, etc. ne construisent pas de
nids : ils se bornent à s'introduire pendant l’absence des récoltantes
dans les cellules que celles-ci sont occupées à approvisionner et
pondent leur œuf sous la masse alimentaire. Cet œuf se développe
beaucoup plus rapidement que celui de l’abeille nidifiante; la larve
s’empresse de mangerla nourriture emmagasinée, et lorsque l’œuf de
la propriétaire éclot, toute la provision est consommée et la larve est
réduite à mourir de faim. Ce n’est plus un commensal, c'est un voleur.
Les abeilles sociales, les bourdons, les mélipones et les abeilles
proprement dites se nourrissent également de substances de prove-
nance végétale. Elles vivent associées en grand nombre, rassemblées
dans le même endroit, protégées par des constructions communes qui
les mettent à l’abri des intempéries, et situées soit dans des cavités
souterraines, soit dans les creux des arbres. Chaque société se com-
pose de trois sortes d'individus: 1° de femelles fécondes (généralement
il n’y en a qu'une qui est la mère commune); 2° d’ouvrières ou neutres
qui sont des femelles dont les organes reproducteurs ont subi un
arrêt de développement et qui sont presque toujours stériles; 3° à
certains moments, vers l'automne, de mâles en assez grand nombre.
CXII
Les ouvrières et les femelles ont entre les deux premiers segments
ventraux de l'abdomen des petites glandes qui sécrètent une matière
blanchâtre, assez consistante, onctueuse, qui, mélangée par les
mandibules de l'abeille avec un liquide qu’elle dégorge constitue la
cire, et qui sert à construire les cellules dans lesquelles les œufs
seront pondus et où les larves écloront.
Chez les bourdons dont nous allons nous occuper d'abord il n'y a
pas encore de cellules à larves. La mère féconde, qui a hiverné
engourdie et abritée dans une cavité quelconque ou même sous la
mousse, la mère féconde dis-je, réveillée par la chaleur du printemps,
cherche un creux, un trou de souris dans la terre, soit même pour
certaines espèces une simple dépression du sol dans un endroit
herbeux. Elle nettoye, agrandit le trou, la dépression, la recouvre
d'un toit en mousse bien pressée, puis y rassemble une masse
amorphe da nourriture, pollen de fleurs mélangé de miel qu’elle a
sucé dans le nectaire des plantes. Dans cette masse elle pond à dif-
férents endroits des œufs isolés qui bientôt donnent naissance à de
petites larves qui mangent à même l’aliment dans lequel elles sont
plongées et se creusent en même temps une petite loge ; si l’une ou
l’autre en mangeant se rapproche trop des parois qui deviennent
minces et menacent d’éclater, la mère bourdon, qui surveille atten-
tivement le travail intérieur, s’empresse de renforcer les parties
faibles en y appliquant de nouvelles quantités de pàtée. Lorsque la
larve a acquis toute sa croissance, elle se file dans sa loge même une
coque soyeuse dans laquelle elle se transforme en nymphe et bientôt
après en insecte parfait; seulement tous les individus qui naissent
sont des ouvrières c’est à dire des femelles stériles. Ces ouvrières
aident la mere dans ses travaux et la population augmente rapi-
dement; c’est alors que le besoin de provision se fait sentir. Le temps
peut être mauvais, froid et pluvieux pendant plusieurs jours, et nos
Hyménoptères qui sont frileux ne peuvent sortir et seraient exposés
à mourir de fain. Au moyen de la cire les ouvrières construisent
des alvéoles cylindriques irrégulièrement placés qu’elles remplissent
de miel et qui servent de réserve pour les mauvais jours : dès-lors
la subsistance de la colonie est assurée.
Une première fois dans l’été la femelle pond des œufs de mâles
et de femelles qui se développent complètement, c’est-à-dire que ces
dernières ont des ovaires parfaits, mais elles sont de petite taille et
ne peuvent pondre que des œufs de mâles. Aussitôt nées, elles sortent
du nid et vont, comme tous les Hyménoptères nidifiants sociaux,
s’accoupler à l’air libre. Fécondées elles rentrent dans le nid et,
comme les ouvrières, participent aux travaux de la communaute.
Au mois d'août, la mère fait une seconde ponte d'œufs mâles et
femelles, mais ceux-ci produiront des insectes de grande taille comme
CXII1
elle; leur croissance se fait lentement, et ils n’arrivent à maturité
qu’en septembre ou octobre seulement. Les femelles vont s’accoupler
hors du nid, mais, fécondées, elles n’y rentrent plus ; elles cherchent
un trou, un coin quelconque pour s’abriter, et bientôt elles tombent
dans un sommeil léthargique qui persiste tout d'hiver et elles n’en
sortent qu'au printemps pour recommencer chacune pour son propre
compte le cycle que je viens de vous exposer.
Dans les abeilles proprement dites, où la famille est également
composée d’une seule femelle féconde, d'ouvrières et de mâles,
l'alimentation des larves subit de profondes modifications. 11 n’y a
plus de masse alimentaires dans laquelle la femelle pond ses œufs
et que les bestioles dévorent, il y a au contraire pour chaque œuf
une loge soigneusement préparée d'avance, où la larve recoit, au
jour le jour, ia nourriture nécessaire, où elle subit ses métamor-
phoses et d’où elle sort insecte parfait, assistée toujours par ses
nourrices et entourée de soins. Je ne m'étendrai pas sur les admi-
rables travaux des abeilles, tous nous les connaissons; vous savez
que avec la cire qu’elles sécrètent, les ouvrières construisent des
gateaux formés par la réunion d’alvéoles hexagones appliqués régu-
lièrement les uns contre les autres dans un ordre parfait. Dans
chacun de ces alvéoles la mère commune, la reine comme on dit,
pond un œuf d’où provient un petit vers blanc apode. Aussitôt éclos,
il est entouré de soins par les ouvrières et nourri plusieurs fois par
jour au moyen d’une liqueur sucrée que celles-ci dégorgent sur sa
bouche même. La croissance assez rapide suit son cours régulier, et
lorsque la larve est arrivée à son développementcomplet, les ouvrières
ferment l’alvéole par un couverele conique. La larve se file un cocon
mince transparent, et, subit ses métamorphoses. Lorsque l'insecte
parfait est prêt à sortir, ses nourrices ouvrent la loge, le cocon, et
l’aident par tous les moyens : elles le brossent, le peignent, lui
présentent de la nourriture en attendant le moment où il pourra
participer aux travaux multiples de la colonie. L’alvéole d'où il est
sorti est de suite nettoyé, réparé et mis en état de recevoir un nouvel
œuf. À certaines saisons la reine pond des œufs qui ne different en
rien de ceux des ouvrières, mais elle les dépose dans des alvéoles de
forme particulière et beaucoup plus grands; les larves qui naissent
recoivent une nourriture spéciale, une sorte de gelée qui a la pro-
priété de faire développer les organes génitaux : ce sont des femelles.
Une de ces femelles vient-elle à éclore, la reine, qui est très jalouse,
se précipite sur elle pour la tuer. Les ouvrières s'interposent, une vive
agitation règne dans la colonie. Après un temps plus ou moins long,
la vieille femelle sort suivie d’une partie de la population et va fonder
ailleursun nouvel établissement. La jeune reine reste dans l'habitation,
bientôt après elle sort seule, s’elève dans les airs où elle va retrouver
CXIV
des mâles ; elle s’accouple et rentre dans la ruche où elle ne tardera
pas à pondre. Elle a été fécondée une seule fois, et durant le reste
de sa vie qui peut se prolonger pendant un à deux ans, elle restera
féconde sans nouvel accouplement. Je dois vous dire encore que
dans certains cas des ouvrières peuvent pondre des œufs sans
jonction préalable avec des mâles, mais ces œufs donnent seulement
des insectes mâles.
Dans les Formicides où les trois sortes d'individus, les mâles, les
femelles et les ouvrières se retrouvent, les deux premières espèces
pourvues d'ailes, la troisième complètement aptère, chaque société
renferme le plus ordinairement plusieurs femelles pondeuses qui y
vivent en bonne intelligence. Comme vous le savez les fourmis
creusent soit dans la terre, soit dans les bois altérés des chambres
superposées, formant différents étages, et reliées les unes aux autres
par des galeries, des couloirs; ce nid est surmonté, lorsqu'il est
établi dans le sol, d’un toit ou dôme formé ou de terre gâchée ou de
feuilles sèches, de brindilles, et dans le dernier cas, il peut acquérir
des dimensions très considérables comme on le voit chez la Formica
rufa.
Les fourmis n’élèvent pas leurs larves dans des alvéoles. Ces
larves restent libres de toute entrave. Ce sont également des petits
vers blanc-jaunâtres, apodes, et incapables de tout mouvement autre
que celui d'avancer la tête lorsque la nourrice vient lui dégorger,
plusieurs fois le jour, la nourriture nécessaire. Ces larves sont
rassemblées dans les chambres dont nous avons parlé. Selon la
température elles sont transportées soit dans les étages supérieurs
pour y recevoir plus directement la chaleur des rayons solaires, soit
dans les chambres des étages inférieurs lorsque cette chaleur devient
trop forte ou que le froid et l'humidité s’y font trop sentir. Leur
éducation suit à peu près les mêmes phases que chez les abeilles
sociales et je n’en parlerais pas davantage s’il ne se présentait dans
quelques espèces des particularités qui ne se retrouvent nulle part
dans la classe des insectes.
1° Lorsque une femelle pond un œuf, une ouvrière le saisit
aussitôt entre ses mandibules, le tourne et le malaxe en l'enduisant
d’un liquide visqueux; sous ces manipulations l'œuf augmente rapi-
dement de volume par une sorte d’endosmose et aucune observation
n’a pu jusqu'ici expliquer l'utilité de cette opération.
2° Dans quelques genres, les Polyerqus et les Strongylognathus
entre autres, les neutres sont inaptes au rôle de nourrices et les
larves abandonnées à leur soins périraient bientôt. Il a donc fallu
pourvoir à leur remplacement. Pour cela les Polyerqus pourvus de
fortes machoires et d'humeur fort batailleuse, se rendent en colonne
vers une fourmilière voisine peuplée de Formica fusca où rufibarbis.
CXV
Arrivés à l'endroit désigné il se livre un combat acharné et toujours
les assiégées sont battues, tuées ou mises en fuite ; les Po/yerqus
s'emparent vivement des nymphes, non des larves, de leurs victimes,
chacun en emporte une entre ses mandibules en prenant bien soin
de ne pas la blesser, la colonne se reforme et rentre chargée de son
butin dans son domicile. Bientôt les nymphes donnent des insectes
parfaits, qui seront les nourrices, les ouvrières, les esclaves de leurs
conquérants: c'est à elles que seront dévolus tous les soins de la four-
milière et comme elles y sont arrivées à l’état de nymphe et qu’elles
ne connaissent pas leurs parents, jamais elles ne cherchent à s'enfuir.
Dans notre pays, où ni le Polyerqus, ni le Sétrongylognathus ne se
rencontrent, nous avons la Formica sanquinea qui a aussi ses esclaves
de Formica fusca et cinerea bien qu'elle ait des ouvrières actives de
sa propre espèce, mais ce sont des auxiliaires utiles qu’elle se donne.
Dans la famille des Vespides comme dans toutes celles qu'il nous
reste à examiner, la nourriture est exclusivement animale. Ici encore
nous avons deux catégories, les guêpes solitaires et les guêpes
sociales.
Chez les premières, la femelle construit soit sur les pierres soit
applique sur le bois, les tiges, ou même à la surface des feuilles, des
nids en terre dure; dans les Eumènes c’est une petite demi-sphère
souvent renforcée de petits graviers qui lui donnent plus de
résistance. À la partie supérieure se trouve une ouverture arrondie
surmontée d'un bord évasé. Dans l’intérieur il y a trois à quatre
cellules, parfois seulement une. Elles sont faites d’une terre fine et
douce. Le nid construit, il faut l’approvisionner; la larve ne
se nourrit que de proie vivante et la durée de sa croissance est d’une
quinzaine de jours; ce sont en général de petites chenilles, parfois
des larves de Coléopteres qu’elles consomment, et il faut qu’elles
puissent vivre un certain laps de temps sans manger et en même
temps ne pas opposer trop de résistance au petit vers mou et tendre
qui en fait sa pâture.
Pour cela la mère guêpe se met à la recherche de ses victimes :
en a-t-elle trouvé une, elle la saisit entre ses pattes, la force à
s’étendre, recourbe l'extrémité de son abdomen et la perce imme-
diatement en arrière de l'insertion de la 3° paire de pattes écail-
leuses. Le venin que l’aiguillon conduit pénètre dans un ganglion
nerveux et fait de suite sentir ses effets. La chenille tombe dans
un état particulier de paralysie, elle peut encore faire quelques
mouvements, mais il sont très limités. Elle vivra dans cet état
suffisamment, mais elle ne peut ni fuir ni se défendre et la larve de
la guêpe pourra la dévorer sans éprouver de résistance.
La mère guêpe l'emporte dans son nid, la case dans une loge où
d'elle-même elle se recourbe en anneau et reste immobile. Une
CXVI
seconde chenille est placée près de la premiere et ainsi de suite
jusqu’au nombre voulu qui est variable suivant les espèces, et
oscille entre huit et vingt-quatre. Il y a plus, il semble résulter des
observations de Fabre que la quantité de nourriture donnée à la
larve varie du simple au double dans la même espèce selon que la
loge doit contenir un œuf de mâle ou de femelle. La mère connai-
trait donc le sexe de l’œuf qu’elle va pondre car il n’est pas probable
que la quantité de l’aliment puisse seul le déterminer.
La provision d’une cellule terminée, la guëpe pond son œuf près
de la dernière chenille et ferme cette loge. Lorsque toutes ont recu
leur œuf, le trou central supérieur est bouché à son tour au moyen
de la terre qui forme le rebord évasé. Ces larves éclosent, rongent,
dévorent les chenilles, subissent leurs métamorphoses et sortent en
percant avec leurs fortes mandibules les parois de leur prison.
Dans les Odynères fort communes chez nous, les choses se passent
un peu autrement. Au lieu de construire des nids à l'extérieur, la
guêpe creuse à la surface du sol ou dans la paroi verticale d’un talus
une galerie assez longue. Au fur et à mesure qu’elle détache la terre,
elle l’imbibe d’un liquide qu’elle dégage et en fait de petites boulettes
arrondies qu'elle vient fixer au bord même du trou qu’elle perfore.
Chacune de ces boules est symétriquement placée au-dessus des
autres tout en laissant entre elles de petits intervalles libres. Leur
ensemble forme bientôt un tube élégant en une sorte de dentelle,
vertical lorsque le trou est creusé à la surface du sol, recourbé et
avec son ouverture dirigée vers le bas lorsque la galerie commence
sur une paroi perpendiculaire.
Lorsque la galerie est assez profonde, de douze à quinze centi-
mètres, elle creuse à son extrémité une chambre un peu plus large
qui sera la loge d’une larve; d’autres chambres sont établies au fond
de petits couloirs latéraux qui partent de cette galerie. Toutes ces
chambres sont plafonnées en terre douce et soigneusement polies.
Ici se présente une particularité remarquable; jusqu'à présent
nous avons vu la guêpe compléter les provisions de.la cellule avant
de pondre un œuf à côté de la dernière chenille apportée; l’Odynère
au contraire pond son œuf avant d'introduire la moindre parcelle
de nourriture et cet œuf elle l’attache au bout d’un fil fixé au plafond
de la loge. Il est en conséquence suspendu dans un petit vide qui se
trouve entre le fond de la chambre et la premiére chenille. Lorsque
toutes les cellules sont approvisionnées et fermées, l’Odynère vient
reprendre une à une les petites boules de terre qui forment le tube
extérieur, elle les ramollit avec sa liqueur, les travaille de nouveau
et ferme avec ces matériaux l’entrée extérieure de son nid. La
larve de l’Odynère est extrêmement délicate, le moindre attouche-
ment la blesserait et les petites victimes quelque paralysées qu’elles
CXVII
soient pourraient, par un mouvement brusque la léser et la faire
mourir; lorsqu'elle éclot, elle reste suspendue au bout de son fil, elle
allonge seulement la tête pour attaquer la chenille, et si celle-ci fait
le moindre mouvement, il lui suffit de se contracter pour être à l'abri
de tous les chocs. Ce n’est que lorsqu'elle a mangé la première pièce
de gibier et qu’elle est devenue plus résistante, plus robuste,
qu’elle se décide à quitter son fil protecteur. Le développement suit
son cours comme chez les autres nidifiants solitaires sans presenter
de particularite.
Dans les guêpes sociales, nous avons comme chez les abeilles, des
constructions souvent très considérables ayant parfois des formes
très élégantes chez celles qui les établissent sur les arbres, sous le
rebord des toits en chaume, le plus ordinairement arrondies lorsque
elles sont placées sous-terre dans des cavités creusées par les insec-
tes eux-mêmes. Ces nids sont formés également d’alvéoles mais les
guêpes ne secrétent pas de cire par les anneaux de leur abdomen et
leurs rayons sont faits d’une sorte de carton composé de raclures de
bois et d'une matière collante dégorgée par l’insecte. L'aménagement
des nids, l'alimentation journalière des larves different peu de ce qui
se passe chez les abeilles, seulement l'aliment consiste en insectes
broyés réduits en marmelade. La Vespa vulgaris chasse les Zristalis,
la Vespa Crabro, les abeïlles. Aussitôt capturé, l’insecte est tué à coups
d’aiguillon et de mandibules, la guêpe détache la tête, les pattes, les
ailes, quelquefois l'abdomen : il ne reste que le thorax qu’elle broïe
entre ses fortes machoires et réduit en une pâte sanglante.
Dans les abeilles la communauté dure plusieurs années, chez les
guêpes elle prend fin à chaque automne. Lorsque la température
se refroidit, lorsque les insectes dont elles nourrissent leurs larves
deviennent rares, difficiles à trouver, une sorte de folie furieuse
‘s’empare de nos guêpes : les larves, les nymphes sont arrachées de
leurs alvéoles, tuées à coup d’aiguillon et jetées hors du nid. Bientôt
celui-ci est abandonné, les ouvrières meurent, les jeunes femelles
fécondées se dispersent pour hiverner sous la mousse dans un
sommeil léthargique.
Si nous passons aux Fouisseurs, Sphégides, Pompilides, etc. nous
trouvons à peu près les mêmes procédés que chez les guêpes soli-
taires, mais ici ce ne sont plus seulement des chenilles, des larves,
qui sont réunies pour la nourriture des jeunes, ce sont le plus souvent
des insectes parfaits qui sont engourdis, paralysés par l’aiguillon
de la mère. Les Cerceris collectionnent des Curculionides, des Bupres-
tides, les Cemonus, des Diptères, les Bembex aussi de gros Diptères,
les Sphex, des Orthoptères, les Philantus, des Abeilles, les Pom-
piles préfèrent les araignées. Un magnifique Sphégien à la robe
d’un bleu doré changeant qui habite les îles d'Afrique, les Indes
CX VIII
et la Chine s'attaque aux grosses blattes si communes dans les pays
chauds. Voici ce qu’en dit Réaumur d’après les observations de
M. Cossigni. « Quant la brillante Hyménoptère, après être entrée
dans la chambre et avoir rodé de différents côtés soit en volant soit
en marchant, pour découvrir du gibier, aperçoit une Kakerlac (grosse
blatte) elle s'arrête un instant pendant lequel les deux insectes
semblent se regarder, mais sans tarder davantage l’Hyménoptère
s’'elance sur l’autre, saisit le bout de sa tête avec ses mandibules et
se replie ensuite sous le ventre de la Kakerlac pour la percer de son
aiguillon. Des qu’elle est sure de l’avoir fait pénétrer dans le corps
de sa victime et d'y avoir répandu le poison fatal, elle abandonne la
Kakerlac et s’en éloigne, mais bientôt revient la chercher bien
certaine de la trouver où elle l’a laissée. Celle ci a perdu ses
forces, elles est tombée en paralysie, elle ne peut résister à
l'Hyménoptère qui la saisit par la tête et marchant à reculons, la
traîne jusqu'à un trou de mur qu'elle à choisi et où elle se propose
de la faire entrer. La proie étant arrivée là, le fort du travail
reste encore à faire; l'ouverture du trou est trop petite pour
laisser passer librement une grosse Kakerlac. L’Hyménoptère entré
à reculons redouble ses efforts inutilement pour la faire entrer.
Le parti qu’elle prenait alors était de sortir et de couper les étuis
des ailes de la Kakerlac, quelquefois même elle lui arrachaiït quelques
pattes, elle rentrait alors dans le trou, toujours à reculons, et par
des efforts plus efficaces elle faisait pour ainsi dire passer le corps
de la Kakerlac à la filière et le conduisait au fond du trou. »
Les Pelopæus sont des maçons qui ont une industrie plus déve-
loppée. Ils construisent des nids en terre composés de tubes réunis
au nombre de huit au plus et rangés en ligne droite. Chacun de ces
tubes est formé d’un petit cylindre plein de terre réduite en pâte et
roulé en spirale. Leur réunion ressemble dit Lepeletier à une flute
de pan, mais les tubes sont tous d'égale longueur. Ils contiennent
chacun une larve et une provision d’araignées paralysées. Dans les
pays chauds les Pelopæus établissent souvent leurs nids dans l’inté-
rieur des maisons attachés au plafond des chambres.
Les Chrysides sont des parasites qui tâchent de pondre leurs œufs
dans les cellules préparées par les guêpes solitaires, les fouisseurs
et même par les abeilles solitaires. Le Panorpes carnea s’introduit
dans les nids du Pembez rostrata, les Chrysis dans ceux des
Odynères, les ÆZedychrum dans celles des Chalicodoma, Andrena
et Æalictus. Ce n’est pas toujours sans danger que la mère s intro-
duit chez ses victimes et chacun connaît l’histoire suivante racontée
par S' Fargeau : « J'ai observé, dit-il, une femelle d'Hedychre qui,
après être entrée le tête la première dans une cellule presque
achevée du Chalicodoma muraria en était ressortie et commencait
CXIX
à y introduire la partie postérieure de son corps en marchant en
arrière, dans l'intention d’y déposer un œuf, lorsque l’abeille arriva
portant une provision de pollen et de miel; elle se jeta aussitôt sur
l’'Hedychre et il me parut en ce moment que ses ailes produisaient
un bruissement qui n’est point ordinaire. Elle saisit son ennemie
avec ses mandibules et celle-ci, selon l'habitude des Chrysides, se
contracta aussitôt en boule et si parfaitement que les ailes seules
dépassaient; l'abeille ne pouvant la blesser, ses mandibules n’ayant
aucune prise sur un corps aussi lisse, lui coupa les quatre ailes
au ras du corselet et la laissa tomber à terre. Elle visita ensuite
sa cellule avec une sorte d’inquiétude, puis, après avoir déposé sa
charge, elle retourna aux champs. Alors l’'Hedychre qui était resté
quelque temps contracté, remonta le long du mur directement au nid
d’où il avait éte précipité et revint tranquillement pondre son œuf
dans la cellule de l’abeille.
Walkenaer rapporte que l'ÆZedychrum lucidulum pond dans
le nid des Halictes : « Cette Chryside se couche, dit-il, le plus
souvent à côté du trou des Halictes, derrière le rempart qui l'entoure
et qui est forme par les parcelles de terre qu’ils ont retirées du trou
et à la première occasion elle se glisse avec adresse et promptitude
dans la galerie. Mais il arrive fréquemment que la Chryside est
apercue par l’Halicte dans la cachette où elle se tapit; alors celui-ci
plane au dessus de l’ennemi commun, ce qui amène un second
Halicte, puis bientôt un troisième et enfin un plus grand nombre.
Tous alors planent au dessus de la Chryside qu’ils sembient redouter
d'attaquer et qui se tient immobile; enfin lorsque les Halictes se
trouvent suffisamment rassurés par leur grand nombre, un d’eux
fond sur la Chryside qui s’enfuit et que la troupe poursuit alors avec
une sorte de fureur. »
Nous avons dit que chez les Apiaires solitaires l’œuf des parasites
éclot rapidement et que la larve s’empresse de consommer la provi-
sion, de sorte que lorsque la larve du nidifiant naît à son tour elle ne
trouve plus rien et meurt de faim. Ici au contraire l'œuf du parasite
n’éclot que beaucoup plus tard et lorsque la larve légitime a acquis
la plus grande partie de son développement et c’est cette larve elle-
même qui sert de nourriture à la Chryside.
Dans les dernières familles qu'il nous reste à examiner, Ichneu-
monides, Braconides, Chalcidites, etc., le parasitisme revêt une
autre forme et c’est dans le corps même des victimes que leurs
larves se développent. Je vais seulement vous dire ce qui se
passe chez les Ichneunons Tous ces insectes sont armés d’une
tarière parfois très courte et pouvant se cacher entièrement dans
l'abdomen comme c’est le cas chez la plupart des Ichneumons
proprement dits, chez les Tryphons, les Ophions, mais parfois
CXX
très longue comme chez les Cryptus, Mesostenus, Pimpla, et parfois
aussi acquérant une longueur démesurée comme chez les Z'phialles
et surtout les Æhyssa et: les Zhalessa où elle a plusieurs fois la
longueur du corps de l'insecte, c’est à dire dix à douze centimètres.
Les victimes appartiennent à tous les ordres : ce sont des larves
de Lépidoptères, de Coléoptères d’autres Hyménoptères, souvent
même des œufs comme ceux des araignées ou de certains Orthop-
tères, la Mantis religiosa entre autres. Lorsque la larve vit à nu,
il est facile à l'Ichneumon d'introduire sous sa peau un œuf en la
percant d’un petit trou, quelquefois même il se borne à le déposer
à sa surface et à la fixer par un pédicule plus ou moins long et alors
c'est la larve éclose qui perce elle-même la peau pour ronger les
parties sous-jacentes. Mais lorsque la larve vit enfoncée à une
grande profondeur dans le bois, comme c’est le cas pour celle des
Sirex qui servent de nourriture aux Æhyssa et T'halessa, l'operation
devient extrêmement difficile et laborieuse. Il faut que la tarière
traverse une épaisseur considérable pour arriver à la larve con-
voitée; vous voyez alors l'Ichneumon, s’eélévant aussi haut que
possible sur ses pieds solidement appuyés au bois, redresser son
abdomen, recourber sa tarière presque à angle droit et pousser de
toutes ses forces pour la faire pénétrer par un mouvement de haut
en bas où il utilise les petites dents qui se trouvent à l’extrémite des
stylets. La tarière avance peu à peu et finit par disparaître tout
entière dans le bois, arrive à la larve dont l’admirable instinct de
la femelle lui a fait reconnaitre la situation précise et insère sous
l’épiderme l’œuf qui doit donner naissance à son bourreau. L’œuf
éclot bientôt et l’Ichneumonide ronge les parties qui se trouvent à
sa portée ; seulement son accroissement dure un certain temps et
elle doit se sustenter de proie vivante : aussi a-t-elle soin de ne
jamais détruire les parties essentielles de la victime: c’est la graisse
qu’elle attaque et la victime continue à manger et à vivre. Lorsque .
le parasite est arrivé à l’époque de sa transformation il peut se
présenter deux alternatives : 1° il sort de la larve où il a vécu,
file un cocon dans lequel il passera les dernières phases de son état
larvaire et la chenille qu’il a quitté ne tarde pas à succomber sans
pouvoir achever son cycle d'évolution; 2° d’autres fois la chenille
arrive à se transformer en nymphe renfermant toujours le parasite
dans son intérieur et lorsque celui-ci arrive à son tour à maturité,
il tue complètement la nymphe en en dévorant tout l’intérieur et file
son cocon sous la peau même de sa victime. Le reste de l’évolution
des Ichneumonides ne diffère pas de ce que nous avons vu dans
d'autres familles. Signalons seulement ce fait que certaines Chalcidites
qui se nourrissent de larves de Cynipides sont à leur tour attaqués
par d’autres insectes de leur famille et que ces derniers ont aussi
CXXI
leurs parasites. Ce serait pour ainsi dire du parasitisme élevé à la
troisième puissance comme dit Schenck. Mais ces faits ont encore
besoin de beaucoup de recherches pour que leur évidence soit établie.
Avant de terminer cet exposé déjà beaucoup trop long, il me reste
à vous dire quelques mots de la parthénogénésie, c'est-à-dire de la
multiplication des espèces sans le concours du sexe mâle. Je serai
tres bref.
Dans les abeilles sociales, il arrive dans certains cas, que les
ouvrières, c'est-à-dire des femelles stériles dont les ovaires sont
généralement rudimentaires, ont ces organes plus développés et pon-
dent des œufs et cela sans accouplement préalable. Ces œufs qui
sont susceptibles de produire des insectes parfaits, ne donnent
jamais naissance qu’à des mâles.
Chez les Cynipides, une autre particularité se présente. Hartig
avait remarque que les galles du Cynips folii ne renferment jamais
que des insectes femelles. Ils’était livré à de nombreuses recherches,
recueillant chaque année un nombre très considérable de ces galles
(10 à 12 mille), et toujours il n’avait obtenu que des femelles. C’est
le docteur Adler qui est venu donner la clef du mystère. Il a vu que
les femelles du Snathegaster baccarum, espèce appartenant à un
genre tout à fait différent et où les deux sexes existent, piquent
après accouplement le dessous des feuilles des chênes et produisent
ainsi la galle du Cynips folii d’où il ne sort,comme nous l'avons vu,
que des femelles. Celle-ci, sans jonction avec des mâles, puisqu'il
n’en existe pas, font naître par leur piqûres des mêmes feuilles des
galles tout à fait différentes, d’où sortent les Spathegaster sexués.
Il y a donc une génération alternante, un cycle de deux ans avec
une période absolument parthénogénésique.
Mais il y a plus que cela,une Tenthrédine fort commune l’Zriocampa
ovata n’est connue que sous la forme femelle, et des fausses chenilles
élevées dans des espaces clos et parfaitement préservées de l’ap-
proche de toute autre Tenthrède n’ont produit que des femelles qui à
leur tour ont pondu des œufs, qui ont donné naissance à des larves
et des insectes parfaits mais toujours femelles et cela pendant
plusieurs générations successives.
Je ne m’étendrai pas d'avantage sur tous ces faits qui demandent
de nouvelles recherches pour être complètement élucidés et expliqués;
mais vous voyez combien de phénomènes intéressants se revèlent
quand on étudie même une fort mince partie de la biologie des Hymé-
noptères, combien il y a encore d'observations à faire, car chacun
des autres ordres d’insectes présente ses particularités qui sont aussi
extraordinaires et attendent des travailleurs pour les recueillir.
Le naturaliste qui a élucide le cycle évolutif complet d’un seul insecte
a bien mérite de la science et lui a rendu plus de ser vices que le collec-
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T. XXXI, 0
CxXII
tionneur qui réunit dans ses cartons les plus nombreux spécimens.
Dans notre Société, malheureusement, nous n’avons aucune
tendance pour les études biologiques : nous sommes des collection-
neurs, nous rassemblons avec amour toutes les espèces et même les
moindres déviations de forme ou de couleur des insectes, mais nous
négligeons complètement ce qui à rapport aux mœurs, aux instincts,
à l'intelligence de nos chères bestioles. (Applaudissements).
J'ai maintenant à vous entretenir des affaires de la Société.
La mort nous a enlevé en 1887 deux membres : un membre hono-
raire M. Millière et un membre effectif, le prince de Looz-Cors-
warem.
Je ne vous ferai pas la biographie de l’illustre lépidoptérologiste
Millière M. le docteur Heylaerts nous a promis et nous donnera
bientôt une étude complète à se sujet.
Le conseil a admis dix-sept membres effectifs nouveaux. Sept
membres ont donné leur démission et deux autres doivent être rayés.
Avec le membre décédé nous avons donc perdu 10 membres effectifs
et l'accroissement de 1887 n’est que de sept.
Six membres associés nouveaux sont entrés à la Société, deux ont
donné leur démission, deux enfin sont devenus membres effectifs.
Dans cette catégorie l’augmentation n’a donc été que de deux.
Le tome XXXI des Annales paraîtra bientôt : il contiendra sept
mémoires tres importants accompagnés de cinq planches.
La situation financière de la Société est excellente, nous la devons
surtout aux bons soins de notre trésorier M. Fologne. Il vous
exposera tantôt cette situation en détail ainsi que le budget prévu
pour 1888.
Je vous prie, Messieurs, de vous joindre à moi pour lui exprimer
tous nos remerciments de toutes les peines qu'il se donne et du zèle
si intelligent qu'il met au service de notre Société.
(Applaudissements).
Nous avons aussi à présenter nos meilleurs remerciments à
M. Lameere, notre secrétaire, qui a toujours rempli si brillamment
ses importantes fonctions et dont le dévouement ne s’est jamais
ralenti. Nous lui exprimons les sincères regrets que nous cause son
départ et nous nous plaisons à croire que cet éloignement sera de
courte durée et qu’il reviendra bientôt prendre place au conseil.
(Applaudissements).
Je dois maintenant vous faire connaitre une lettre que M. de
Borre m’a adressée,
MoNSIEUR LE PRESIDENT ET CHER COLLÉGUE,
Vous vous rappellerez qu’à l'assemblée générale du 26 décembre
1886, quittant, pour vous le remettre, le fauteuil de la Présidence,
CXXIII
ce n’a éte que sur les instances de nos confrères que j'ai consenti à
accepter un mandat dans le Conseil d'administration de la Société
entomologique.
Les conflits d'intérêts qui pouvaient surgir entre la Société et le
Musée d'histoire naturelle, à propos du transfert de celui-ci au
Parc Léopold, pouvaient y rendre parfois, à mon avis, très délicate
la position du conservateur de la section entomologique du Musée.
La situation n’a pas changé. Bien au contraire. D’une part, le
transfert du Musée n’est pas encore chose accomplie, ni les questions
relatives au local de la Société, résolues. D'autre part, ce n'est plus
comme conservateur, mais comme directeur intérimaire du Musée,
que je suis appelé à intervenir.
Je vous prierai donc de faire conuaître à mes collègues du Conseil
et à la prochaine assemblée générale de la Société, qu’il m'est, cette
fois, absolument impossible, mon mandat au Conseil d'administration
expirant cette année, d'en accepter le renouvellement, vu les cir-
constances où nous nous trouvons.
Nous ne pouvons que nous incliner devant les motifs que M. de
Borre fait valoir à l'appui de sa résolution. Malgre la grande délica-
tesse dont il a toujours fait preuve, malgré la réserve qu’il s’est
toujours imposée au Conseil, sa situation peut, en effet, devenir
très difficile. Quoique, momentanément j'espère, éloigné du Conseil
d'administration de la Société, nous comptons cependant toujours
sur sa bienveillance pour faciliter nos rapports avec le, Musée.
M. de Borre a fait partie pendant 18 ans du Conseil, soit comme
simple membre, soit comme secrétaire, soit comme président. Il a
rendu de grands, de tres grands services à la Société, et je vous
propose, Messieurs, de lui voter par acclamation de vifs remer-
ciments. (Applaudissements).
Enfin, dans l’assemblée générale dernière, la Société a chargé son
Conseil d'entamer avec le Gouvernement des négociations au sujet
du transfert de la Société dans les nouveaux locaux du Musée. Ces
négociations ne sont pas encore terminées, mais nous avons tout
lieu d'espérer d'ici à peu de temps une solution qui sera tout à fait
conforme au désir de la majorité des membres. (Applaudissements).
M. Kerremans lit au nom de la Commission de vérification des
comptes le rapport suivant :
MESSIEURS,
La Commission de vérification des comptes à procédé, dans le
courant de ce mois, à l'examen de la comptabilité de la Société.
Les écritures n’ont donné lieu à aucune remarque; l'exposé de la
situation, que vous fera le trésorier, vous prouvera que nous sommes
dans une bonne situation financière, grâce à la sage gestion de
notre Conseil d'administration.
CXXIV
M. Fologne expose la situation financière de la Societe :
MESSIEURS,
J'ai la satisfaction de pouvoir vous dire que nos finances sont en
voie de prospérité.
Notre budget soldait avec un excédent en recettes de fr. 2649,33.
Les résultats de la gestion laissent un boni de fr. 3516,15, ou
fr. 866,32 en plus de ce qui était prévu.
Cette heureuse situation est donnée en grande partie par une
réduction de fr. 817,34 sur le coût de l’impression des tomes 30 et
2] des Annales. Les frais de bureau, envois d’annales, encaissements,
et reliure sont aussi restés en dessous du chiffre des prévisions. Les
autres dépenses ont été faites conformement au budget.
Les ventes d’annales ont rapporté 110 fr. en moins de ce que nous
espérions recevoir. C’est le seul mécompte à signaler.
Par contre, nous avons fait un bénéfice de fr. 394,30 en vendant
à 108 prix moyen, les 50 obligations de Bruxelles et d'Anvers
acquises au pair.
En employant le produit de cette vente à l’achat d’annuités de
l'État 30/ au cours de 93, nous avons fait un placement plus
avantageux de nos fonds. Nous avons capitalisé 400 fr. reçus pour
deux cotisations à vie, plus une somme de fr. 285,10, sortie de la
caisse en achetant des annuités du l’État 3°). En résumé, le
bénéfice donné par la vente des obligations et le placement des
deux sommes que je viens de désigner ont augmenté de fr. 1080,40
notre avoir en titres de rente.
Avant de passer à la lecture du projet de budget préparé par le
Conseil d'administration, je vous demande Messieurs de vouloir faire
vos observations sur les comptes de l’année sociale, ou de leur
donner votre approbation.
L'Assemblée donne son approbation aux comptes.
Elle passe à l'examen du budget pour l’année 1888 proposé par le
Conseil.
La cotisation est maintenue à 16 francs; le prix du tome XXXI
des Annales est fixé à 18 francs, avec la réduction habituelle, et pour
les libraires, et pour les membres reçus postérieurement à sa publi-
cation. Le prix de la Table générale des 30 premiers volumes des
Annales est fixé à 3 francs, à fr. 2,50 pour les libraires.
Le prix de la collection des tomes I-XXX des Annales, y compris
leur Table générale est fixe à 250 francs.
Outre les dépenses budgétaires ordinaires, le Conseil propose une
somme de 100 francs pour reliures dans la bibliothèque. — Adopté.
Le budget prévoit de cette facon pour l’année 18838 en recettes,
fr. 3769,50 et en dépenses fr. 3656,21, soit un excédent en faveur
des recettes de fr. 123,29. Ce budget est vote.
CXXV
M. Remy donne lecture du rapport de la Commission de surveil-
lance des collections.
MESSIEURS.
La Commission de surveillance des collections entomologiques
appartenant à la Société et confiées au Musée royal d'Histoire
naturelle s’est réunie le 21 courant.
Les quantités renseignées à l'inventaire dressé en 1885 lui ont
été représentées.
Le total des insectes donnés par MM. Dugès, Meyer-Darcis, Pfaff,
etc. s’est accru de 32exemplaires à la suite d’un nouveau don fait par
M. le docteur Duges; ce total s’élève actuellement à 131 insectes.
M. Fontaine ayant également fait don de 4 exemplaires de
Plusia moneta, la collection de Lépidoptères comprend aujourd’hui
904 espèces et 2887 exemplaires.
A l'exception d'un Odonate rarissime pour le pays, l’'Zpitheca
bimaculata qui, nous a-t-on dit, a été endommagé par un visiteur
maladroit, tous les insectes que nous avons inspectés sont en
parfait état d'entretien et de conservation.
Ce rapport est approuvé et copie en sera adressée à la Direction
du Musée royal d'Histoire naturelle.
Il est procédé ensuite à l'élection d’un membre honoraire en rem-
placement de feu P. Millière. M. F. M. van der Wulp, de La Haye,
est élu.
L'Assemblée s’occupe de la nomination de trois membre du Conseil
en remplacement de MM. Capronnier, Preudhomme de Borre et
Roelofs, sortants (mandat de deux ans), et d’un membre en rempla-
cement de M. Lameere, démissionnaire {mandat d’un an).
MM. Capronnier, Giron, Kerremans et Remy sont élus par un
même nombre de voix : M. Remy, le moins âgé des membres
nommés, est désigné pour terminer le mandat de M. Lameere.
MM. Devaux, Proost et Van Segvelt sont élus membres de la
Commission de vérification des comptes.
MM. Bergé et Van Nerom sont nommés membres de la Commission
de surveillance des collections.
L'Assemblée choisit comme localité à explorer spécialement en
1888, les environs de Villers-la-Ville.
M. de Selys-Longchamps, avant la fin de la séance, félicite le
Président et les membres du Conseil d'administration de la manière
dont ils ont dirigé la marche de la Société pendant l’année écoulée.
La séance est levée à 3 1/2 heures.
109 SU
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Hat o alt Fil
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L'PSARE
DES
ACCROISSEMENTS DE LA BIBLIOTHEQUE
DU 1% DÉCEMBRE 1886 AU 26 DÉCEMBRE 1887
SERVANT D'ACCUSÉ DE RÉCEPTION.
——018100—
I — PUBLICATIONS RÉÇUES A TITRE D'ÉCHANGE,
Cette partie de la liste des accroissements de la bibliothèque se
trouve comprise dans le Cataloque des Ouvrages périodiques de la
Bibliothèque de la Société entomologique de Belgique publié par la
Société cette année en volume séparé, avec la Z'able générale par
ordre alphabétique des noms des auteurs des trente premiers volumes
des Annales de la Société entomologique de Belgique.
IL — DONS DES AUTEURS,
1. ANONYME. — Quelques mots d’un botaniste belge sur la nouvelle
; Flore du Nord de la France et de la Belgique par MM. Gaston
Bonnier et Georges de Layens. — Bruxelles, 1887, 1 br.
in-8°.
2. BaARGAGLI (P.). — Rassegna Biologica di Rincofori Europei. —
Florence, 1883-84, 1 vol. in-8e.
3. BoLivar (I.). — Especies nuevas 6 criticas de Ortopteros. —
Madrid, 1887, 1 br. in-&e.
4. BoTanicus. — Deux botanistes Chinois partisans du libre
échange. — Bruxelles, 1837, 1 br. in-8°.
5. CasEY (Th. L.). — Descriptive Notices of North American
Coleoptera. — San Francisco, 1886, 1 br. in-8°.
6. — On some new North American Pselaphidæ. — San Fran-
cisco, 1887, 1 br. in-8°.
7. Decvaux (E.). — Rapport du président à l'assemblée générale
du 21 novembre 1886 de la Société géologique de Belgique.
— Liége, 1886, 1 br. in-8°.
8. Dimmocx (G.). — Abnormal Food of Cats. -- New-York, 1880,
1 'f. in-8.
CXXVIIT
9.
10.
Le
12.
13.
14.
15.
16.
In
18.
19:
20.
21.
22.
83.
24.
25.
26.
— À Method of Bleaching Wings of Lepidoptera to facilitate
the Study of their Venation. — Salem, 1876, 1 br. in-&.
— Pure Carminic Acid for Coloring Microscopical Prepara-
tions. — New-York, 1884, I br. in-&.
— Spharularia in America. — New-York, 1886, 1 br.
in-8°.
— Belostomidæ and some other Fish-destroying Bugs. —
New-York, 1886, 1 br. in-&.
— Directions for the collection of Coleoptera for the use of
beginners. — Springfield, 1872, 1 br. in-24.
Dozzrus (A.). — Diagnoses d'espèces nouvelles et catalogue
des espèces françaises de la tribu des Armadilliens. —
Paris, 1887, 1 br. in-&e.
DonnaptEu (A. L.). — Les véritables Origines de la Question
Phylloxerique. — Paris, 1887, 1 br. in-8o.
DucEs (A.). — Notices diverses. — Mexico, 1886, 1 br. in-8e.
— El Trombidium Dubruelli nov. sp. — Duces (E.) —
Metamorfosis de la Zeplinotarsa undecimlineata Stal. —
Mexico, 1886, 1 br. in-8°.
EvertTs (Ep. — Nieuwe Naamlijst van Nederlandsche
Schildvleugelige Insecten (Insecta Coleoptera). — Haarlem,
1887, 1 vol. in-4e.
FokkER (A. J.F.). — De Macroptere Vorm van Geocoris gryl-
loides L. — Leyde, 1886, 1 br. in-8°.
— Note sur quelques Hémiptères Hétéroptères de Belgi-
que. — Bruxelles, 1886, 1 br. in-8°.
FoREL (A.). — Fourmis récoltées à Madagascar. — Berne,
1887, 1 br. in-8.
— Expériences et remarques critiques sur les sensations des
Insectes. 2% partie. Nouvelles et anciennes expériences. —
Geneve, 1887, 1 br. in-8°. |
FowLeRr (W. W.). — New species of Languriidæ. — Londres,
1886, 1 br. in-&.
— New Genera and species of Languriidæ. — Londres,
1886, 1 br. in-8°.
— On a small collection of Languriidæ from Assam, with
description of two new species.— Londres,1886, 1 br. in-8e.
— Descriptions of new species of Languriidæ. — Bruxelles,
1886, 1 br. in-&.
. GADEAU DE KERVILLE(H.). — Causeries sur le transformisme. —
Paris, 1887, 1 vol. in-8.
— Evolution et Biologie des Zypera arundinis Payk. et
Hypera adspersa Fabr. (Æ. Pollux Fab.). — Paris, 1886,
1 br, in-&°,
29.
30.
48.
o1.
O2.
CXXIX
— Les Insectes phosphorescents. Notes complémentaires et
biblographie générale. — Rouen, 1887, 1 vol. in-8°.
— La Socièté des Amis des Sciences naturelles de Rouen
en 1886. Compte rendu annuel. — Rouen, 1887, 1 br. in-8°.
. GoBERT (E.). — Catalogue des Diptères de France. — Caen,
1887, 1 vol. in-8e.
. KRAATz-KoscHLAU (A. VON). — Separatum, etc. — Wiesbaden,
1887, 1 br. in-8.
. Kraus (M.). — Der falsche Mehlthau und die Wurzelsäule
der Reben. — Luxembourg, 1887, 1 br. in-&e.
. LAMEERE (A.). — Le genre Rosalia. — Bruxelles, 1887, 1 br.
in-&o,
. Manifestation en l’honneur de M. P.-J. Van Beneden à l’occasion
de son cinquantenaire de Professorat (1836-1886). Compte
rendu publié par le comité organisateur. — Louvain, 1887,
1 br. in-&.
MARTORELL (CUNI y). — Las quatre Estacions der Ang segons
Ilms plantas é insectes més caracteristichs en la Baixa
Catalunga. — Barcelone, 1886, 1 br. in-&.
. Mayr (G.). — Feigeninsecten. — Vienne, 1885, 1 br. in-&.
— Die earopäischen Cynipiden-Gallen mit Ausschluss der auf
Eichen vorkommenden Arten. — Vienne, 1876, 1 br. in-8e.
— Ueber Z'citon-Labidus. — Vienne, 1886, 1 br. in-&.
— Myrmecologische Beiträge. — Vienne, 1866, 1 br. in-8°.
— Formicidæ novogranadenses — Vienne, 1870, 1 br. in-8.
— Formicidæ borneenses collectæ a J. Doria et O. Beccari.
— Gènes, 1872, 1 br. in-&.
— Adnotationes in Monographiam Formicidarum Indo-neer-
landicarum. — La Haye, 1867, 1 br. in-&o.
— Die Ameisen Turkestan’s gesammelt von A. Fedtschenko.
— La Haye, 1880, ] br. in-8.
— Vorläufige Studien über dieRadoboj-Formiciden.— Vienne,
1867, 1 br. in-8°.
— Arten der Chalcidier-Gattung Æuryloma durch Zucht
erhalten. — Vienne, 1878, 1 br. in-8°.
— Die Einmiethler der mitteleuropäischen Eichengallen. —
Vienne, 1872, 1 br. in-8&°.
— Andricus Adleri nov. sp. — Vienne, 1880, 1 br. in-8°.
— Die Chalcidier-Gattung Olinx.— Vienne, 1887, 1 br.in-8°.
— Ueber die Schlupfwespengattung Z'elenomus. — Vienne,
1879, 1 br. in-&.
— Beitrag zur Ameisenfauna Russland’s. — Stettin, 1 br.
in-8°.
— Drei neue Ost-Indische Formiciden-Arten. — Leyde,
1883, 1 br. in-&.
CXXX
53.
54.
09.
06.
57.
69.
— Die Genera der gallenbewohnenden Cynipiden. —
Vienne, 1881, 1 br. in-&°.
— Die europäischen Arten der gallenbewohnenden Cynipi-
den. — Vienne, 1882, 1 br. in-&e.
— Beitrag zur geographischen Verbreitung der Tingideen.
— Vienne, 1858, 1 br. in-8.
— Die Belostomiden Monographisch bearbeitet. - - Vienne,
1871, 1 br. in-&.
— Hemipterologische Studien. Die Belostomiden. — Vienne,
1863, 1 br. in-8°.
— Die europäische Encyrtiden. — Vienne, 1876, 1 br. in-8°.
— Diagnosen neuer Hemipteren. — Vienne, 1864, 1 br. in-&.
— Notizer über die Formiciden-Sammlung des British
Museum in London. — Eine neue Cynipide aus Mexico. —
Vienne, 1886, 1 br. in-8e.
— Formicidæ novæ Americanæ collectæ a Prof. P.de Strobel.
— Modène, 1868, 1 br. in-&c.
— Beiträge zur Ameisen-Fauna Asiens. — Vienne, 1878,
1 br. in-&.
— Formiciden gesammelt in Brasilien von Professor Trail.
— Vienne, 1877, 1 br. in-8&.
— Fourmis de Cayenne Française. — St Pétersbourg, 1884,
1 br. in-8.
— Cremastogaster Ransonnetli n. sp. — Vienne, 1868, 1 br.
in-&.
— Ueber D' Emery’s Gruppirung der Myrmiciden. - Vienne,
1877, 1 br. in-&.
— Diagnosen neuer und wenig bekannter Formiciden. —
Vienne, 1866, 1 br. in-8°.
— Neue Formiciden. — Vienne, 1870, 1 br. in-&.
— Myrmecologische Studien. — Vienne, 1862, 1 br. in-8.
— Zwei neue Wanzen aus Kordofan. — 1 br. in-&.
— Dieaustralischen Formiciden. — Hambourg, 1 br. in-4°.
— Formicidæ du voyage de M. Fedschenko. — S' Péters-
bourg, 1 br. in-4.
— Südamerikanische Formiciden. — Vienne, 1887, 1 br.
in-8°.
. Miuière (P.). — Un volume relié renfermant :
1. Catalogue raisonné des Lépidoptères des Alpes maritimes.
2e supplément et notes entomologiques diverses. —
Palerme, 1884.
2. Chenilles européennes inédites ou imparfaitement connues
et notes lépidoptérologiques. — Palerme, 1884.
3. Notes lépidoptérologiques. — Palerme, 1884.
CXXXI
4. Lépidoptères inédits et notes entomologiques. — Caen,
1884.
5. Acidalie nouvelle. Lépidoptères nouveaux et chenilles
inédites de la faune française. — Paris, 1885.
6. Notes entomologiques n° 3. — Palerme, 1886.
7. Chenilles inédites et Lépidoptères nouveaux pour la faune
européenne. — Palerme, 1886.
75. MourLon (M.). — Sur le Famennien de la plaine des Fagnes.
-- Bruxelles, 1886, 1 br. in-8°.
76. — Sur une nouvelle interprétation de quelques dépôts
tertiaires. — Bruxelles, 1887, 1 br. in-&°,
77. Notice bibliographique de M. Edm. de Selys-Longchamps. —
Bruxelles, 1886, 1 br. in-12.
78. OsTEN-SACKEN (C. R.). — Studies on Tipulidæ, part I. —
Review of the published Genera of the Tipulidæ Longi-
palpi. — Berlin, 1886, 1 br. in-&.
79, — On M. Portchinskis publications on the larvæ of
Muscidæ including a detailed abstract of his last paper :
Comparative biology of the necrophagous and coprophagous
larvæ. — Berlin, 1887, 1 br. in-8°.
80. Packarp (A. S.). — Notes on certain Psychidæ, with descrip-
tions of two new Bombycidæ.— Brooklyn, 1887, 1 br. in-8°.
81. —- On the Syncaridæ, a hitherto undescribed synthetic group
of extinct Malacostracous Crustacea. — Washington, 1885,
1 br. in-4°.
82. — On the carboniferous Xiphosurous Fauna of North
America. — Washington, 1885, 1 br. in-4°.
83. PELSENEER (P.). — Note sur la présence de Caridina Desma-
resti dans les eaux de la Meuse. -— Bruxelles, 1886, 1 br.
in-8°.
84. PREUDHOMME DE BoRRE (A.). — Matériaux pour la faune de
la province de Brabant. -- Coléopteres, 4° centurie. —
Bruxelles, 1887, 1 br. in-&8°.
85. RicxaRD (J.). — De la récolte et de la conservation des Ento-
mostracés d'eau douce. Cladocères et Copépodes. — Paris,
1887, 1 br. in-8°.
86. — Liste des Cladocères et des Copépodes d’eau douce obser-
vés en France. — Paris, 1887, 1 br. in-8&°.
87. RiLey (C. V.). - Miscellaneous Notes on the Work of the
Division of Entomology for the Season of 1885. — Washing-
ton, 1886, 1 br. in-&c.
88 — Report of the Entomologist for the year 1886. —
Washington, 1887, 1 vol. in-8&c.
89. SaussuRE (H. DE). — Spicilegia Entomologica Genavensis. 2.
Tribu des Pamphagiens. — Genève, 1887, 1 vol. in-4e.
CXXXII
90. ScHauruss (L. W.). — Beschreibung Neuer Pselaphiden aus
der Sammlung des Museum Ludwig Salvator. — La Haye,
1886, 1 br. in-8°.
91. — Beitrag zur Fauna der Niederländischen Besitzungen auf
den Sunda- Inseln. II. — S' Pétersbourg, 1887, 1 br. in-8e,
92. — Die mir gewordene Geschäfts- und Vermôügens-schädi-
gung durch Anlage des Johanniskirchhofes für Dresden
betr. — Dresde, 1887, 1 br. in-&°.
93. ScuppER (S. H.). — The Introduction and spread of Pieris
rapæ in North America, 1860-1835. — Boston, 1887,
1 br. in-4e.
94. — Comparative tables for the families of Butterflies. —
Quebec, 1887, 1 br. in-8c.
95. — Notes on eliütia cucurbitæ and a related species. —
Cambridge, 1885, 1 f. in-8°.
96. — The earliest Butterflies at the white mountains of New
Hampshire. — Quebec, 1887, 1 br. in-8e.
97. — Book Notices. Rhopalocera Malayana by W.-L. Distant.
Quebec, 1887, 1 f. in-8°.
98. — Texan Forficulidæ. — Quebec, 1887, 1 br. in-8.
99. — ZLimochares Pontiac and Atrytone Kumskaka. —
Quebec, 1887, 1 br. in-&8e.
100. — The Arrangement of Books in the Libraries of Scientific
Societies. — New York, 1887, 1 br. in-&.
101. Simon (E.). — Especes et genres nouveaux de la famille des
Sparassidæ. — Paris, 1887, 1 br. in-&.
102. — Liste des Arachnides recueillis en 1881, 1884 et 1885,
par MM. J. De Guerne et C. Rabot, en Laponie (Norvège,
Finlande et Russie). — Paris, 1887, 1 br. in-8.
103. — Arachnides recueillis à Obock en 1886 par M. le
D" L. Faurot. — Paris, 1887, 1 br. in-8°.
104. — Etude sur les Arachnides de l’Asie méridionale faisant
partie des collections de l’Indian Museum (Calcutta).
I. Arachnides recueillis à Tavoy (Tennasserim) par Moti
Ram. — Calcutta, 1887, 1 br. in-&.
105. Wourers (L.). — Cahiers d'Histoire naturelle. — Éléments
de Zoologie. — Malines, 1887, 1 vol. in-8.
I — OUVRAGES ACQUIS SUR LA VENTE DE LIVRES EN DOUBLE
DANS LA BIBLIOTHÈQUE.
1. Wiener Entomologische Zeitung. — V, 10-11; VI, 1-9.
CXXXIII
IV, — DON DE M. PULS.
. The Gardeners’ Chronicle, ser. III, I, 1.
V, — DON ANONYME.
. CASTELNAU (LAPORTE DE). — Histoire naturelle des Insectes.
— Coléoptères, vol. I. — Paris, 1840, 1 vol. in-8°.
. GERMAR (E. F.). — Insectorum Species novæ. — Halle, 1824,
1 vol. in-8°.
. BorspuvaL (J. A.).— Genera et Index Methodicus Europæorum
Lepidopterorum. — Paris, 1840, 1 vol. in-8&e.
. Hope (F. W.). — The Coleopterists Manual. — Part II. —
Londres, 1838, 1 vol. in-8°.
. Hope (F. W.) — Descriptions of some beautiful Coleopterous
Insects from Silhet. — Londres, 1842, 1 br. in-4.
. FAUVEL (A.).—Faune Gallo-rhénane. — Coléoptères, 1r° livrai-
son. — Caen, 1868, 1 vol. in-8c.
. MaRsHaLL (T. A.) — Corynodinorum Recensio. — Londres,
1864, 1 br. in-8&.
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LISTE DES MEMBRES
DE LA
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
25 DÉCEMBRE 1887.
Président d’honneur.
M.
SELYS-LONGCHAMPS (le baron Edmond de), membre honoraire des
Sociétés entomologiques de France, de Londres et Néerlandaise.
Membres honoraires.
MM.
BURMEISTER (Herm.), directeur du Musée public d'Histoire naturelle,
. membre de diverses Sociétés savantes, à Buenos-Ayres,
DOHRN (C.-A.), président de la Société entomologique de Stettin, etc.,
Lindenstrasse, 22, à Stettin.
FAIRMAIRE (Léon), membre des Sociétés entomologiques de France, de
Stettin et de Berlin, d'Histoire naturelle de Maine-et-Loire et de
Savoie, zoologique et botanique de Vienne, et royale d'Edimbourg,
licencié en droit, rue du Bac, 9%, à Paris. ,
HAGEN (Herman-Auguste), docteur à l'Universitè de Cambridge, Etat de
Massachusets (États-Unis de l'Amérique du Nord),
KRAATZ (G.), docteur en philosophie, président de la Société entomolo-
gique d’Allemagne, membre honoraire de diverses Sociétés ento-
mologiques, Linkstrasse, 28, W, à Berlin.
MAC LACHLAN (Robert), membre des Sociétés Royale, Linnéenne et
Entomologique de Londres, ete., Westview, Clarendon Road,
Lewisham, SE, à Londres.
MAYR (Pr D' Gustave), membre de diverses Sociétés savantes, IT,
- Haupstrasse, 75, à Vienne.
CXXXVI
OSTEN-SACKEN (baron Ch.-R.), membre du corps diplomatique de
Russie, ete., Maison Mai, Wredeplatz, à Heidelberg.
SAUSSURE (Henri de), membre de diverses Sociétés savantes, Cité, 24,
à Genève.
STAINTON (H.-T.), membre de la Soeiété entomologique de Londres,
ete., Mountsfield, Lewisham, SE, à Londres.
WEST WOOD (John-Obadiah), président d'honneur de la Société Entomo-
logique de Londres, membre de diverses Sociétés savantes, profes-
seur de zoologie à l’Université, Walton Manor, à Oxford.
WULP (F. M. van der), secrétaire de la Société entomologique néerlan-
daise, Trompstraat, 154, à La Haye.
Membres effectifs.
Les noms précédés d’un astérisque (*) sont ceux des membres fondateurs,
Les noms en caractères gras sont ceux des membres à vie,
MM.
Abeille de Perrin (Elzéar), membre de la Société entomologique de
France, place des Palmiers, 11, à Hyères (Var). — Coléoptères et
Hyménoptères d'Europe.
ALLARD (Ernest). membre de la Société cntomologique de France, ete.,
rue Paradis-Poissonnière, 2, à Paris. — Coléoptères.
Baws (Constant), docteur en médecine et échevin, à Hasselt. — Insectes
du Limbourg.
BarçaGLi (chevalier Pierre), Via de Bardi, Palazzo Tempi, à Florence. —
Biologie des Insectes.
Becker (Léon), artiste peintre, rue Godecharles, 28, à Ixelles. -— Arach-
nides.
BELLIER DE LA CHAVIGNERIE, membre de la Société archéologique d’Eure-et-
Loir, des Sociétés entomologiques de Berlin, de Stettin, de France,
d'Italie, etc., rue St-Louis, 55, à Évreux (Eure). — Lépidoptères et
Coléoptères d'Europe.
BeLon (frère M.-J.), de l’Ordre des Frères précheurs, professeur à l’ École
supérieure de théologie de Lyon, membre de la Société entomolo-
gique de France, etc., rue du Plat, 25, à Lyon. — Coléoptéres.
Berc (D° Carlos), professeur à l’Université, à Buenos-Aires. — Entomo-
logie genérale.
Bercé (Albert), docteur en sciences naturelles, rue de la Poste, 122, à
Schaerbeek. — Entomologie générale, Coléoptères (Buprestides).
Bercroru (Ewald), docteur en médecine, à Forssa (Finlande). — Entomo-
logie générale.
Berrrann (Me Bertha), régente à l’École moyenne, rue de Namur, 21,
à Bruxelles. — EtUnIone générale.
Bivort (Arthur), banquier à Fleurus (province de Hainaut). — Entomo-
logie générale, Coléoptères.
Boenr (Armand), étudiant, rue de la Paix, 16, à Liége. — Coléoptères.
Bolivar y Urrutia Mn membre de diverses Sociétés savantes,
Museo de Historia natural, calle de Alcala, 41, à Madrid. — Coléop-
tères et Orthoptères d'Europe.
CXXXVII
BoLe (Oscar), ingénieur agricole, rue du Canal, 50, à Louvain. — Ento-
mologie appliquée.
Bormans (Auguste de), à Uccle-Stalle près Bruxelles. — Orthoptères.
Bourvon (Jules), docteur an sciences naturelles, place Saint-Pierre, 15,
à Liége. — Coléoptères.
Broxcniarr (Ch.), rue Guy de la Brosse, 8, à Paris. — Insectes fossiles.
Canpëze (E.), docteur en médecine, membre honoraire de la Société ento-
mologique de France, membre de l’Académie ro yale de Belgique, ete.,
à Glain lez-Liège. —- Entomologie générale, Coléoptères (Élatérides,
Lamellicornes et Longicornes).
Capronnier (J.-B.), artiste peintre, membre de la Société entomologique
de France, rue Rogier, 251, à Schaerbeek. — Entomologie générale,
Lépidoptères de Belgique et exotiques.
Carvazno (Teixera de), à Barbacena (Brésil). — Entomologie générale.
Carvazno-MonTeIRo (Antonio-Augusto de), docteur en droit et en sciences
naturelles, rua do Alecrim, 72 (Largo do Barao de Quintella), à Lis-
bonne. — Lépidoptères.
Casey (Thomas L.), lieutenant du génie à Newport, Rhode Island (États-
Unis). — Coléoptères (Clavicornes).
CarrerseL (Joseph), étudiant, à Heyst-op-den-Berg (province d'Anvers), —
Entomologie générale.
Cuyzer (D° Corneille), médecin en chef du Comitat de Zemplén, membre
de l’Académie hongroise, du Conseil sanitaire, chevalier de l’ordre de
Francois-Joseph, etce., à Sator-Alja-Ujhely (Hongrie). — Arachnides.
CLaEs (Edgar), avocat, au château de Herckenrode, à Curange, près Has-
selt. — Insectes du Limbourg.
Cougraux (Eugène), artiste peintre, rue des Paroissiens, 17, à Bruxelles. —
Entomologie générale, Lépidoptères.
Craven (Alfred), membre de diverses Sociétés scientifiques belges et anglai-
ses, 152, Cambridge street, Warwick Square, SW, à Londres. —
Entomologie générale, Crustacés.
Crépin (Francois), directeur du Jardin botanique de l'État, sécrétaire géné-
ral de la Société royale de Botanique, membre de l'Académie royale
de Belgique, rue de l’Association, 57, à Bruxelles. — Entomologie
générale.
Crick (Ch.), docteur en médecine, à Clermont (province de Namur), par
Strée. — Entomologie générale, Coléoptères.
Cuisine (Henry de la), membre de la Société entomologique de France,
à Dijon. — Lépidoptères, Coléoptères.
Cuxr y Marrorezz (Miguel), membre de l’Académie des sciences de
Barcelone, de la Société entomologique de France et de la Société
espagnole d'Histoire naturelle, calle de Codols, 18, à Barcelone. —
Insectes de Catalogne.
“De LaronraIne (Jules), conservateur des collections de l’Université, à
Gand. — Coléoptères, Lépidoptères, Hyménoptères et Diptères.
De Le Courr (Henri), étudiant, rue du Trône, 115, à Ixelles. —
Coléoptères.
Demoor (Jean), étudiant, à Meysse (Brabant). — Coléoptères, Myriopodes.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T. XXXI. ?
CxXX VIII
Desrrocners DES LoGes (J.), membre de la Société entomologique de
France, à Ardentes, près Châteauroux (Indre). — Coléoptères
européens, Curculionides européens et exotiques.
Dererue (Stanislas), interne en médecine, Hôpital S'° Elisabeth, à Anvers.
-— Entomologie générale.
Devaux (Jules), rue de la Madeleine, 45, à Bruxelles. — Coléoptères et
Diptères.
DeyroLce (Henri), naturaliste, membre de la Société entomologique de
France, place Denfert-Rochereau, 20, à Paris, — Coléoptéres, Lépi-
doptères exotiques. À
Dierz (François), Marché aux Chevaux, 40, à Anvers, — Coléoptères
(Staphylinides). ,
Disranr (W. L.), Russell Hill Road, à Purley Surrey (Angleterre). —
Hémiptères.
Doxuarourorr (Wladimir), secrétaire de la Société entomologique de Russie,
Ismaïlowsky Polk, 5 nota, N. 8, log. 25, à St-Pétersbourg. — Coléop-
tères (Cicindélides).
DoLué (Maurice), photographe, membre de la Société entomologique de
France, rue Chenizelles, 2, à Laon {Aisne). — Coléoptères, spéciale-
ment Lamellicornes; Lépidoptères.
Doncxier De DonceeL (Ch.), rentier,rue Mandeville, 128, à Liége. — Lépi-
doptères,
Dorwer (lord), membre de la Société entomologique de Londres, Grove
Park, Warwick (Angleterre). — Coléoptères.
Dusois (Alphonse), docteur en sciences naturelles, conservateur au Musée
royal d'Histoire naturelle, à Bruxelles. — Entomologie générale,
Lépidoptères.
Ducès (Eugène), docteur en médecine, à Guanajuato, Mexique. — Coléo-
ptères.
Dupoxr (E.), directeur du Musée royal d'Histoire naturelle, membre de
l'Académie royale de Belgique et de plusieurs autres Sociétés savantes,
au Musée d'Histoire naturelle à Bruxelles, — Entomologie générale,
Du PRÉ (Gaston), docteur en médecine, rue du Pépin, 50, à Bruxelles. —
Coléoptères.
Duvivier (Antoine), à Dieghem (Brabant). — Coléoptères (Phytophages du
globe).
Euzers (G.), membre de plusieurs Sociétés savantes, Muralla del Mar, 72,
2, à Carthagène (Espagne). — Coléoptères (Cicindélides et Carabi-
ques).
ENGELs (Ch.), contrôleur des contributions directes et accises, rue de
l’Intendant, 133, à Molenbeek. — Coléoptères.
Events (écuyer E.-3.-G.), docteur en philosophie, professeur à l'École
moyenne, Stationsweg, 79, à la Haye. — Coléoptères.
FLeuriaux (Edmond), membre des Sociétés Entomologique de France et
Française d’Entomologie, rue Malus, 1, à Paris. — Coléoptères.
Foxker (A.-J.-F.), avocat, membre de la Société entomologique néer-
landaise, à Zierikzee (Pays-Bas). — Hémiptères.
‘Fococxe (Égide), architecte, membre de la Société malacologique de
CXXXIX
Belgique, rue de Namur, 12, à Bruxelles. — Lépidoptères d'Europe.
“Fonou (Nicolas), contrôleur des contributions directes et accises, rue du
Progrès, 551, à Schaerbeek. — Lépidoptères.
FonTainE (César), membre de la Société royale de Botanique de Belgique,
à Papignies, canton de Lessines (Hainaut), — Lépidoptères et
Coléoptères.
Forel (Auguste), docteur en médecine, professeur à l’Université, à Zurich
(Suisse). — Hyménoptères (Formicides).
Fowler (Rev. W. W.), The School House, à Lincoln (Angleterre). —
Coléoptères (Languriides).
François (Auguste), géomètre, rue Sainte-Gertrude, 8, à Etterbeck. —
Entomologie appliquée.
FRomonT (Edmond), docteur en médecine, rue de la Victoire, 169, à Saint-
Gilles lez-Bruxelles, — Coléoptères; mœurs et métamorphoses.
Funcr (Maurice), étudiant, rue de Livourne, 30, à Ixelles. — Coléoptères
(Longicornes).
Gadeau de Kerville (Henri), membre des Sociétés zoologique et entomo-
logique de France, etc., rue Dupont, 7, à Rouen. — Entomologie
générale,
Gallegos y Sardina (Ventura), médecin-chirurgien et professeur d’his-
toire naturelle, membre de diverses Sociétés savantes, à Mendoza
(République Argentine). — Coléoptères.
Gizserr (Théodore), docteur en médecine, rue Bosquet, 57, à S! Gilles
lez-Bruxelles. — Entomologie générale.
GiRoN (Alfred), conseiller à la Cour de Cassation, professeur à l'Université
hbre, ruc Goffart, 16, à Ixelles. — Lépidoptères.
Gogerr (Émile), docteur en médecine, à Mont-de-Marsan (Landes). —
Diptères, Coléoptères.
Gonzaro y Goya (Angel), professeur d'histoire naturelle, plaza de la
Verdura, 70, Salamanca (Espagne). — Entomologie générale,
Gozis (Maurice des), membre de la Société entomologique de France, à
Montluçon (Allier), — Coléoptères et Orthoptères.
Grenier (A.-D.), membre de la Société entomologique de France, rue de
Vaugirard, 55, à Paris. — Coléoptères de France.
Haucez (Henri), docteur en médecine, à Binche (Hainaut). — Coléoptères,
Hamaz (Joseph), étudiant, place Delcour, 14, à Liége. — Lépidoptères.
Heypen (Lucas von), capitaine en retraite, Doctor philosophiæ honoris
causa, membre de diverses Sociétés savantes, Schlossstrasse, 54, à
Bockenheim, près de Francfort-sur-le-Mein. — Insectes d'Europe de
tous ordres, surtout Coléoptères.
HeyLaerTS (F.-J.-M.), docteur en médecine, membre de la Société ento-
mologique néerlandaise, Sint-Jan’straat, A-505, à Breda (Brabant
néerlandais), — Lépidoptères, Coléoptères.
Hipperr (Edmond), rue Rogier, 287, à Schaerbeek. — Lépidoptères de
Belgique.
Honvaru (Geyza de), docteur en médecine, directeur de la station phyl-
loxérique, membre de diverses Sociétés savantes, Délibab-ueza, à
Budapest (Hongrie). — Coléoptères et Hémiptères,
CXL
*Jacoss (J.-Ch.), docteur en médecine, rue des Ursulines, 28, à Bruxelles.
— Hyménoptères, Diptères.
Kerrewaws (Charles), capitaine d'infanterie, rue du Lac, 59, à Ixelles, —
Coléoptères (Buprestides).
Koca (Carl-Ludwig), docteur en médecine, Strasse nach Wohrd, 5, à
Nuremberg (Bavière). — Arachnides.
Kokouyew (N.), libraire, à Jaroslavl (Russie). — Coléoptères.
LazLemanD (Amédée), notaire, à Vilvorde. — Lépidoptères.
Lamarcue (Oscar), industriel, membre de la Société royale de Botanique,
rue Louvrex, 70, à Liége. — Lépidoptères (spécialement les Papi-
lionides).
Lameere (Auguste), docteur en sciences naturelles, chef des travaux z00lo-
giques à l'Université libre de Bruxelles, membre de la Société ento-
mologique de France ct de la Société belge de Microscopie, chaussée
de Charleroi, 121, à Saint-Gilles lez-Bruxelles. — Entomologie
générale, Longicornes.
LanssenGe (G. van), ancien gouverneur général des Indes néerlandaises,
membre de diverses Sociétés savantes, au château du Rees, Brum-
men, province de Gueldre (Pays-Bas). — Coléoptères, spécialement
Lamellicornes.
L'ARBALESTRIER (Aristide), officier d'administration, quai St Léonard, 41, à
Liége. — Lépidoptères.
Laurenr (Octave), docteur en médecine, à Tubize (Brabant). — Entomo-
logie générale.
Lecarre (Louis), rue Linnée, 79, à Saint-Josse-ten-Noode. —- Lépidoptères.
Lerèvre (Edouard), membre de la Société entomologique de France, rue
du Bac, 142, à Paris. — Coléoptères, spécialement Clytrides.
Lermierry (Lucien), membre de la Société entomologique de France, rue
Blanche, 16, à Saint-Maurice lez-Lille. — Coléoptères et Hémiptères.
Liver (J.-A.), entomologiste de l'Etat de New York, à Albany (États-
Unis). — Entomologie générale et appliquée.
Maizze (Paul), professeur au Lycée de Vanves, membre de Ja Société
entomologique de France, rue du Cardinal Lemoine, 75, à Paris. —
Lépidoptères,
MapriLcy (Camille), rue Maes, 89, à Ixelles. — Entomologie générale.
Maunissen (A.-H.), membre de la Société entomologique neérlandaise, rue
de Tongres, à Maestricht. — Insectes d'Europe.
Mazarredo (Carlos de), ingénieur forestier, calle del Almirante, 2 cua:
druplicado, 2 izquierda, à Madrid. — Entomologie générale.
Meunier (Fernand), rue de Constantinople, 54, a S' Gilles lez-Bruxelles,
— Hyménoptères (genre Bombus).
Mevge-Darcis (Georges), membre des Sociétés entomologiques de Suisse
et de France, Cheapside, 147, à Londres. — Coléoptères (Carabides
et Buprestides).
Micueus (Louis), naturaliste, rue d’Arenberg, 26, à Bruxelles. — Entomo-
logie générale.
Mine (Joseph), membre de la Société entomologique de France, rue
Lairesse, 105, à Liège. — Coléoptères.
CXLI
Moerenuour (Victor), à Comblain-au-Pont, province de Liége. — Hymé-
noptères.
Morrarts (Ferdinand de), Boulevard Piercot, 539, à Liége. — Coléoptères.
MourLon (Michel), docteur agrégé à la faculté des sciences de l'Université
de Bruxelles, conservateur au Musée royal d'Histoire naturelle,
membre de l’Académie royale de Belgique, rue Belliard, 107, à
Ixelles. — Entomologie générale.
Neervoorr Van DE Poze (Jacques), directeur-adjoint de la Société royale
de Zoologie Vatura Artis Magistra, Hcerens Gracht, 476, à Amster-
dam. — Coléoptères du globe.
Nus (V.), docteur en médecine, médecin de bataillon au 15° de ligne,
au Camp de Beverloo. — Entomologice générale, Névroptères.
Oserraur (Ch.), imprimeur, faubourg de Paris, 20, à Rennes (Ille-ct-
Vilaine). — Lépidoptères.
Oberthur (René), imprimeur, faubourg de Paris, 20, à Rennes (Ille-et-
Vilaine). — Coléoptères.
Ourvier (Ernest), membre de la Société entomologique de France, aux
Ramillons, près Moulins (Allier). — Coléoptères.
PAscoE (Fr.-P.), membre de la Société entomologique de Londres, ete., 1,
Burlington Road, Westbourne Park, W, à Londres. — Coléoptères
(Rhynchophores et Longicornes).
Pasreur (J. D.), inspecteur du service des postes et télégraphes, à Socrabaja
(Java). — Lépidoptères.
Parerworre (L.), rue Alphonse Vandenpeereboom, 23, à Molenbeek-Saint-
Jean. — Coléoptères.
PauziNo pe OLrvetra (Manoël), membre de la Société entomologique de
France, etc., professeur à l’Université de Coïmbre (Portugal), —
Coléoptères et Lépidoptères.
Péringuey (Louis), sous-directeur au Musée de Cape-Town (Afrique). —
Coléoptères.
Prarr (Ernest), directeur de l’Usine de Corphalie, près Huy, — Coléop-
tères d'Europe.
Pierson (Henri), membre des Sociétés entomologique et zoologique de
France, rue de la Poterie, 6, à Paris, — Névroptères.
PLareau (Félix), docteur en sciences naturelles et en sciences zoologiques,
professeur de zoologie à l’Université de Gand, membre de l’Académie
royale de Belgique, boulevard du Jardin Zoologique, 64, à Gand. —
Entomologie générale, anatomie et physiologie, Crustacés, Myrio-
podes.
PLarreuw (D' P. A.), médecin militaire de 1° classe, à Bandjermassin
(Bornéo). — Entomologie générale, Lampyrides.
PREUDHOMME DE BORRE (Alfred), membre de plusieurs Socictés savantes,
conservateur-secrétaire du Musée royal d'Histoire naturelle, rue de
Dublin, 19, à Ixelles. — Entomologie générale, géographie entomo-
logique, Coléoptères.
Proosr (Alphonse), inspecteur général de l'Agriculture, professeur à
l’Université de Louvain, rue Anoul, 15, à Ixelles. — Entomologie
appliquée, Biologie.
CXLII
Puzs (Jacques), membre des Sociétés entomologiques de France, de
Berlin, ete., pharmacien, place de la Calandre, 6, à Gand. —- Dip-
tères, Hyménoptères.
Racusa (Enrico), membre de la Société entomologique italienne, etc.,
Hôtel des Paimes, à Palerme. — Colcoptères.
Rasquix (GeorGes), étudiant, rue du Midi, 17, à Liége. — Lépidoptères.
Reuy (Jules), directeur de l’Hospice des Enfants assistés, rue du Marais,
à Bruxelles. — Coléoptères.
Reurer (0.-M.), professeur agrégé à l’Université d'Helsingfors, membre
de diverses Sociétés savantes, Grüwiksgatan, 4, à Helsingfors (Fin-
lande). — Hémiptères.
Ricuaro (Jules), licencié ès-sciences physiques et naturelles, rue Saint
Guillaume, 16, à Paris. — Entomologie générale.
Rosse (Henri), docteur en médecine, rue des Secours, 25, à Saint-Josse-
ten-Noode. — Lépidoptères.
*RoeLors (W.), artiste peintre, Rynstraat, 20, à La Haye. — Coléoptères
(Cureulionides).
Ron (Paul), étudiant, avenue de la Toison d'Or, 67, à Saint-Gilles lez-
Bruxelles. — Coléoptères.
Rousseau (Ernest), étudiant, rue Vautier, 20, à Ixelles. — Coléoptères et
Lépidoptères.
*Sauveur (Jules), secrétaire général du Ministère de l'Intérieur et de
lInstruction publique, rue Juste-Lipse, 40, à Bruxelles. — Faune
entomologique de Belgique.
Scott (Robert), Miller street, à Richmond (Victoria, Australie). — Coléop-
tères (Rhynchophores).
SÉDILLOT (Maurice), avocat, membre de la Société entomologique de
France, rue de l’Odéon, 20, à Paris. — Coléoptères.
SELYs-LonGcHamps (baron Edmond de), sénateur, membre de l’Académie
royale de Belgique et de plusieurs autres Académies et Sociétés
savantes, boulevard de la Sauvenière, 54, à Liége. — Névroptères
(principalement Odonates) et Lépidoptères d'Europe.
SEVERIN (Guillaume), dessinateur, rue de Robermont, 29,à Liége. —
Coléoptères.
Suarp (David), membre de plusieurs sociétés savantes, à Bleckley, Shirley
Warren, Southampton (Angleterre). — Coléoptères.
Simon (Eugène), membre de la Société entomologique de France, etc.,
Villa Saïd, avenue du Bois de Boulogne, 56, à Paris. — Entomologie
générale, Arachnides. )
Simson (Auguste), à Launecston (Tasmanie). — Coléoptères.
SPANGBERG (Jacob), docteur en philosophie, professeur agrégé à l’Université,
membre des Sociétés entomologiques de France, Stettin et Suisse,
à Gèfle (Suède). — Hémiptères, Lépidoptères et Névroptères.
STAUDINGER (D' Otto), à Blasewitz, près Dresde (Saxe). -— Lépidoptères
d'Europe.
TascnenBEerG (D' Otto), à Halle (Saxe prussienne). — Entomologie générale,
Diptères.
TerrLinck (J.), professeur de mathématiques et de sciences naturelles
CXLIII
aux Écoles normales de Bruxelles, rue du Jardinier, 31, à Molenbeek-
Saint-Jean. —- Entomologie générale.
Taror (Édouard), chef de bureau à l'administration communale de
Schaerbeek, rue de l’Orient, 19, à Etterbeek. — Lépidoptères et
Coléoptères.
Tosquixer (Jules), inspecteur général du service de santé, rue d'Écosse, 4,
à Saint-Gilles lez-Bruxelles. — Hyménoptères.
Tourner (Henri), membre de la Société entomologique de France, villa
Tournier, à Peney, près Genève. — Coléoptères.
Taieu pe Terponck (Joseph du), étudiant, rue du Poivre, 2, à Malines.
— Coléoptères (Carabiques, Rhynchophores), Lépidoptères (genre
Vanessa).
Van Benenen (Édouard), docteur en sciences naturelles, membre de
l’Académie royale de Belgique, professeur de zoologie et d'anatomie
comparée à l'Université de Liége, rue des Augustins, 45, à Liége, —-
Entomologie générale, biologie, embryogénie, Crustacés et Annélides.
Van Bever (Alfred), élève à l'École militaire, à la Cambre, près Bruxelles.
— Coléoptères.
Van CampenHouT (Francois), instituteur communal, rue de Ligne, 25, à
Bruxelles. — Entomologie générale, Coléoptères.
Vanpernoor (Louis), instituteur communal, rue de Mérode, 157, à
Bruxelles. — Coléoptères.
VanDERVELDE (Paul), étudiant, rue du Prince-Royal, 72, à Ixelles. —
Coléoptères (Carabiques).
Vax Neron (Prosper), avocat, rue Saint-Guidon, 5%, à Anderlecht, —
Insectes utiles et nuisibles à l'agriculture.
Van Riemsourk (H.-M.-D.), docteur en philosophie, Voortstraat, 55, à
Utrecht (Pays Bas). — Lépidoptères.
Van Sscvezr (Edmond), pharmacien, membre de la Société royale de
Botanique, boulevard des Arbalétriers, 112. à Malines. — Entomo-
logie générale, mœurs des insectes, galles et gallicoles, genre
Donacia, Lépidoptères.
Van Tricur (Rév. P. Victor), professeur de sciences naturelles à l’Institut
Saint-[Ignace, à Anvers. -— Entomologie générale.
Vaux (Émile de), ingénieur au chemin de fer de l’État, rue du Parnasse,
15, à Ixelles. — Lépidoptères d'Europe.
Verpianr-Banni (Luigi), membre des Sociétés entomologiques d'Italie et de
France, via Ricasoli, 52, à Sienne (Italie). — Coléoptères.
Weyers (Joseph-Léopold), membre de diverses Sociétés savantes, à
Padang (Sumatra), et rue Joseph IL, 55, à Bruxelles. — Coléoptères
(Buprestides).
WaizLain (D.), instituteur communal et géomètre juré à Trivières, près
Bracquegnies (Ilainaut). — Entomologie générale, Coléoptères.
Waizcews (Albert), Château Vasters, S'-Picrre sur la Digue lez-Bruges. —
Coléoptères et Lépidoptères.
CXLIV
Membres correspondants.
MM.
Gopaxz (Joseph), docteur, inspecteur de l'enseignement primaire à
Klagenfurt (Carinthie).
Kôüprex (Fr.-Th.), employé au ministère, Grande Morskaya, 21, à
St-Pétersbourg.
MarseuL (abbé S.-A, de), membre de diverses Sociétés savantes, boulevard
Pereire, 271 (porte Maillot), Ternes, à Paris,
PacrarD (D' A.-S.), professeur de zoologie et de géologie, Bronn Univer-
sity, Providence, Rhode-Island (Etats-Unis).
PaLLanDT (baron Henri de), Oranje straat, 4, à la Haye.
Perez Arcas (Laureano), professeur de zoologie à l'Université, membre de
l'Académie royale des sciences, calle de las Huertas, 14, à Madrid.
RoGEnuorer (Aloïs), conservateur au Musée impérial d'Histoire naturelle
de Vienne, secrétaire de la Société Imp. et R. Zoolog.-Botan.,
Josefstädterstrasse, 19, à Vienne.
Scupper (Samuel), bibliothécaire adjoint au Harvard College, à Cambridge,
Massachusets (États-Unis de l'Amérique du Nord).
Membres associés.
MM.
Barcer (Émile), étudiant, rue Regnier, 16, à Liége. — Lépidoptères de
Belgique.
Canoëze (Léon), étudiant, à Glain, près Liége. — Lépidoptères, spéciale-
meut Bombycides.
Carion (François), étudiant, rue Linnée, 77, à Saint-Josse-ten-Noode. —
Entomologie générale.
CarToN DE WiarT (Maurice), étudiant, rue Bosquet, 59, à Saint-Gilles lez-
Bruxelles. — Lépidoptères.
Coucxe (Édouard), étudiant, chaussée de Tervueren, 29, à Etterbeek.
— Coléoptères.
Coucke (Louis), étudiant, chaussée de Tervueren, 22, à Etterbeek. —
Coléoptères.
Coyon (A.), professeur à l’athénée royal, à Dinant, — Entomologie
générale.
DE GLaIx (Paul), rue Godecharles, 14, à Ixelles. — Coléoptères.
De Rack (Léon), étudiant, avenue d’Auderghem, 215, à Etterbeek. —
Coléoptères et Lépidoptères.
Ducarme (Aimé), professeur à l’école moyenne de Thuin (Hainaut). —
Entomologie générale.
Duauer (Maurice), étudiant, rue du Parc, 17, à Liége. — Lépidoptères.
GÉraRpD (Jules), étudiant, rue des Prémontrés, 6, à Liége. — Lépidoptères.
GERNAERT (Léon), étudiant, rue d’Arlon, à, Ixelles. — Coléoptères.
Herrwecu (Auguste), instituteur communal, rue des Six Jetons, 25, à
Bruxelles, — Lépidoptères.
CXLV
Kraus (Mathias), instituteur des prisons, route d’Arlon, à Luxembourg. —
Entomologie générale.
Lamorte (Arthur), instituteur à l’école moyenne, rue Potagère, 25, à
Saint-Josse-ten-Noode. — Entomologie générale.
Mess (Alfred), Boulevard des Arbalétriers, 112, à Malines. — Coléoptères
(Cicindélides et Carabides).
Méuse (Jules), étudiant, rue Faider, 16, à Saint-Gilles lez-Bruxelles. —
Coléoptères.
Morrarts (Charles de), étudiant, Boulevard Piercot, 32, à Liége. —
Lépidoptères.
NAGELMACKERS (Gérard), étudiant, Boulevard d’Avroy, 27, à Liége. —
Lépidoptères.
Rom (François), instituteur communal, président de l’Union agricole et
horticole de Forest et du Cercle pédagogique de Bruxelles, à Forest,
près Bruxelles. — Entomologie générale,
RoLors (Paul), étudiant, impasse de l’Écueil, 22, à Anvers. — Coléop-
tères.
Scamsercer (Pierre), attaché à l’athénée royal, ruc de l’Agneau, 10,
à Anvers. — Entomologie générale.
Siquer (Jean-Michel), instituteur à l’école moyenne de Huy. — Entomo-
logie générale.
Sivizze (Armand), étudiant, rue des Vingt-Deux, 16, à Liége. — Lépi-
doptères (Catocala et Ophideres).
SrrooBant (Raphaël), sous-officier du Génie, à Berchem (province
d'Anvers). — Coléoptères.
Van Cawrexnour (Victor), étudiant, rue de la Colline, 15, à Bruxelles. —
Coléoptères
Membres décédés.
MILLIÈRE (Pierre), à Cannes (membre honoraire).
Looz- Corswaren (prince Guillaume de), à Huy (membre effectif).
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T. XXXI, q
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TABLE DES COMPTES-RENDUS
Organisation administrative pour l’année 1887
Séance du 8 janvier 1887. . .
Six Buprestides nouveaux de l’ Amérique du Sud.-—M.Kerremans.
Notes Lépidoptérologiques. — M. Heylaerts .
Sur les Micropæcila cinrta et Breweri. — M. Preudhomme de
Borre . . :
Sur le Pr ongoëterhus Richet. — M. Preudhôhme de Borre -
Sur l'OEnophila V -flavum. — M. Preudhomme de Borre.
Séance du 5 février 1887.
Encore les ennemis des vins en bouteilles. — M. Preudhomme de
Borre . LUE SE RE À
Sur une larve supposée de Dytieus Jafissimus. = M. Preudhomme
de Borre .
Lépidoptères rares capturé és aux environs de Lise. — MM. Du-
guet, Gérard et Hamal . . . : .*.
SPACE UT lO Ne ec lRn. CANONCENNNNIONNENs gi
Notes sur les Er en des environs de Bruxelles. — M. de
Bormans . . . - CIE ACTE UEE SEE
Assemblée générale du 20 mars 1887 . . . . .
Dednee dupsavril 1887-25. 1.1 . . LOT satipos
Sur le Rhizophagus bipustulatus. — M. Preudhomme de Borre.
Sur la faune entomologique de nos diverses yes — M. Preud-
homme de Borre . .
Sur la Vebria livida et la Due galle-r henanes -- M. Preddhonme
de Borre » «+ - OGC
Suanco du Mmdo#B8T : sh anpéllieididuel voa ur
Note additionnelle sur hotes ustulatus Eversmann. —
M. Mac Lachlan .
Sur les Arthropodes qui s’attaquent aux « bouchons. — M. Preud-
homme de Borre . . . .
Séance du 4 juin 1887. . . . .
Deux Études Hyménoptérologiques. — M. Jacobs .
Description de trois Galérucides nouvelles, — M. Duvivier.
Sur les parasites des bouchons. — M. Mac Lachlan .
Analyse de l’ouvrage de M. Everts : Nieuwe Naamliÿst van Neder-
landsche Schilduleugelige Insecten. — M. Lameere ;
. . . .
XIX
XX
REV
XX VII
XXVII
XXVIII
XXIX
XXXIII
CXLVIII
Séance du 2 juillet 857 CPE NET
Note sur deux Crustacés Entomostracés de Belgique. — M. de
Selys-Longchamps . . .
Enumeration of the Van Volxem Collection of Rhynchota contained
in the Brussels’ Museum. Part I. — M. Distant
Insectes capturés à l’excursion de la Société à Weert-St- Georges.
— M. Tosquinet .
Séance du O'aont 887 MARS SP AU ES RER
Observations sur une grande Scolopendre vivante. — M. Plateau.
Sur un procédé de HA des bouchons contre les insectes.
— M. Claes . . . shile su te
Sur deux espèces du genre \Callidryas. 4 Capronnier 54e
Sur une excursion LÉbidoptérolesique faite dans la province de
Luxembogre.—= M/Eameere EN RC ARNO
Septembre: 186 74:14 en TON
Sur les dégâts commis cette année par les Acridiens en Belgique.
— M. Preudhomme de Borre : È
Séance du 3
Séance duloctobre 18872 ANNE EL SN NON
Observations sur les mœurs du Blaniulus guttulatus Bosc. et
expériences sur la perception de la lumière par ce Myriopode
aveugle. — M. Plateau . . . PROS NO EEt à à
Trois Psychides nouvelles. — M. Heylaerts. honte CR
Trois notes lépidoptérologiques. — M. Heylaerts
Séance du DnoNeMDre ISO EU MR TN
Note sur les Névroptères décrits dans un ouvrage rare sur la
faune de l’Arragon. — MM. Hagen et de Selys-Longehamps.
Sur un envoi de Lépidoptères de l’île de Bornéo. — M, Capronnier.
Le genre Japyx Haliday, appartient-il à l’ordre des Orthoptères
(famille des pie ou à l’ordre des Thysanoures? —
M. de Bormans . . DR AS RONA TELE CE SES DURE T EE LrS
Seance lu 3 décembre 1887 EN EEPERAEe
Sur le Deronectes Ceresyi vivant dans l’eau salée. — M. Pfaf.
Sur les mœurs de l’A dolias Coresia. — M. Weyers. . .
Observations sur la Scolopendra Azteca. — M. A. Dugès.
Assemblée générale du 26 décembre 1887. . . .
Ouvrages recus pour la bibliothèque de la Societé du
ler décembre 1886 au 26 décembre 1887 . . . .
liste des membres de 11, Socéter
Table:des Comptes-rendus 2200 RIRE
Pages.
LIII
LUV
LVI
LXVI
GErX
LXX
LXXIIL
LXXIV
LXXV
LXX VII
LXXVII
LXXXI
LXXXI
LXXXV
LXXXVII
XCI
CXXVII
CXXXV
CXLVII
Annales de la Soueté Entomologique de B elnique. Tome ZXXT. F.1.
2 Dugès ad nat. del.
Métamorp oses de quelques C oléopteres mexicains.
Annales de la Soaété Entmologique de Belgique Tome XXI. PI.2.
OUR M
%
À
4
E' Dugès af nat de.
_Metamorphoses de quelques Coleopteres mexiccUns.
Annales de la Societe Entomologique de Belgique Tome XXXT PL, à
AS.
Ann. de la Soc. Ent. de Belqique Tome XXX1 PI.4
I Bolivar del. E Lemus sculns
Te ttioi ens,
Le]
“
Ann. de la Soc. Ent. de Belgique. Tome XXXI PL. 5
LBolivar del. E. Lemus,sculns.
ai ettigiens
La Société peut encore disposer de quelques exemplaires
des ouvrages suivanls :
Purzeys. — Monographie des Clivina et des genres voisins .
Prémices entomologiques (Monographie du genre
Pasimachus, etc.) j
Post-scriptum ad Clivinidarum monographiam
Trechorum europæorum conspectus
Révison générale des Clivinides.
Supplément à la Révision générale des Gliviés:
Note sur les caractères employés par Thomson
dans la classification du genre Carabus .
Note sur les Cicindèles et Carabiques recueillis
à Antigua par M. Purves .
Note sur le genre Perileptus Schaum
Amara indivisa. . . MORE AUS
Carabiques nouveaux découverts dans les res
par M. Ehlers SRE NUE UERS,
Trechorum oculatorum Monographia, 2° partie .
Descriptions de deux espèces nouvelles du genre
Carabus
Monographie des Catbides.
Essai surles Antaredias, 45 56 too
Descriptions de Carabiques nouveaux ou peu
OO ETAPE Jus Se HAUTE
Révision des Broscides de l'iabe RAD AD UE
Description de quelques Clivinides de l'Inde .
Note sur les genres Morio et Perigona .
Deuxième supplément à la Révision générale des
Clivinides :. . . . .
Additions à la Monographie de Hs Res
Broscosoma, Carabidum genus novum. .
Note sur les Notiophilus . . . . .
DE RE AS EE
pin Q©1
est
Fa-C
Porzeys. — Description de Carabides nouveaux de la
Nouvelle-Grenade . . . Fe ME
— Relevé des Cicindélides et Cale na
en Portugal par C. Van Volxem. . . . . » 75
— Genre Gynandropus . . . . » 25
— Description de deux ESPÈCES bles d Corabie |
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— On two new species of Geoieneus Coleoptera
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— Monographie des Amara de dose et pays
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— Note sur les Grobhee nel par M. ÿ Van
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— Essai monographique sur de Orthogoiiens 1 50
— - Essai sur les Drimostomides et les Cratocérides . 1 50
— Monographie des Callidides . NC
— Mémoire sur les Thyréoptérides et les Coptodé-
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Comptes-rendus des séances de la Société aol |
de Belgique. Diverses années. . . D ,» |
Catalogue de la Bibliothèque de la Société (en publication),
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