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IÈGE DE LA S où TÉTÉ:
20, RUE Du MUSÉE, 20
ANNALES
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE
BÉPREEGIQUE
DÉPOSÉ AUX TERMES DE LA LOI.
Les opinions émises dans les Annales de la WSociété sont
propres à leurs auteurs. La Société n'en assume aucunement
la responsabilité.
Gand, imprim, ©, Annoot-Braeckman, Ad. Hoste, suce.
ANNALES
SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE
BÉEEGIOQOUr
TOME TRENTE-SIXIÈME
BRUXELLES
AU SIEGE DE LA SOCIETE
20, RUE DU MUSÉE, 20
1892
ORGANISATION ADMINISTRATIVE
POUR L'ANNÉE 1892.
Conseil d’administration.
MM. GIRON, président.
TOsQUINET, vice-président.
LAMEERE, secrétaire et bibliothécaire.
FOLOGNE, trésorier.
DUVIVIER, secrélaire-adjoint.
KERREMANS.
ROBBE.
*
CouBEAUx, bibliolhécaire-adjoint.
Commission de vérification des comptes.
MM. L. CoucKeE.
DuBoIs.
VAN NEROM.
€ ommission de surveillance des collections.
MM. GIRON, président.
BERGE.
VAN NEROM.
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE.
a ——— ——
Compte-rendu de l'Assemblée mensuelle du
9 janvier 1891.
PRESIDENCE DE M. GIRON.
Présents : MM. Bergé, Coubeaux, Duvivier, Fologne, Jacobs,
Mélise, Robbe, Rousseau, Séverin et Lameere, secrétaire.
MM. de Selys-Longchamps, Tosquinet et Kerremans ont fait
excuser leur absence.
La séance est ouverte à 8 heures dans le local provisoire loué
à la Société par l’État, rue du Musée, 20.
Le procès-verbal de la séance du 5 décembre 1891 est approuvé.
Décisions du Conseil. MM. Tosquinet, Fologne, Lameere et
Duvivier ont été maintenus dans leurs attributions respectives de
vice-président, trésorier, secrétaire et bibliothécaire et secré-
taire-adjoint; M. Coubeaux continuera à remplir les fonctions
de bibliothécaire-adjoint.
— M. Bovie, déjà membre associé, a été admis en qualité de
membre effectif, sur sa demande.
— Le Cataloque synonymique des Buprestides présenté par
M. Kerremans sera publié en dehors des Annales : ce travail
formera le premier volume des Hémoires de la Société.
Correspondance M. le Ministre de l’Intérieur et de l’Instruc-
tion publique nous écrit :
« J’ai l’honneur de vous faire connaître qu’en attendant le
moment où il sera possible de loger définitivement votre Société
dans un bâtiment de l’État, deux places de dimensions suffisantes
pour vos réunions et l'installation de votre bibliothèque, sont
louées au premier étage de la maison sise rue du Musée, 20. »
Des remerciements ont été adressés par le Conseil au Ministre.
—- MM. Brenske et Kuwert remercient pour leur admission en
qualite de membre effectif.
Travaux présentés. L'Assemblée décide l'insertion au présent
numéro des Annales des notices dont il lui est donné lecture.
Communications. M. de Selys-Longchamps empêché d'assister
à la séance écrit ce qui suit :
N'ayant pu achever aujourd’hui le manuscrit de la 6e Causerie
Odonatologique, je tiens cependant à ne pas attendre davantage
pour rectifier une erreur grave que j’ai commise dans la 5° Cause-
rie, et qui m'est signalée par mon ami M. Mac Lachlan. Par suite
d’une regrettable distraction, j'ai perdu de vue la notice publiée en
1889 par M. Kirby (Proc. Zool. Soc., p. 301), dans laquelle il
nomme, décrit et figure la Z'atocnemis malgassica, et j'ai décrit le
même genre et la même espèce sous le nom de Vesocnemis sinuati-
pennis. Le nom donné par M. Kirby doit donc prévaloir.
D'un autre côté, dans la même notice (page 300), M. Kirby a décrit
une S'apho pulchella de Cameroon, qui paraît-il est identique avec la
Thore concinna de Colombie décrite par M. Mac Lachlan en 1881.
L’erreur aura probablement eu pour origine une confusion dans
le nom de la localité de provenance, car il n’existe pas de Zkore
en Afrique.
Enfin, je remarque à propos des publications de l’honorable
M. Kirby, que dans les mêmes Proceedings (en mars 1891, page 204,
planche xx), il décrit et figure sous le nom de Weurobasis apicalis
une Vestalis, que j’ai déjà décrite sous celui de Vestalis apicalis
dans les Additionsau Synopsis des Caloptérygines (le mâle en 1873,
la femelle en 1879).
M. Hippert signale les captures suivantes : Melitæa Dictynna,
à Schaerbeek, le 24 juin 1873 et Zygæna Filipendulæ, le 23
juin de la même année à Bruxeiles, rue Royale.
— M. Jacobs annonce qu'il a assisté, comme délégué de la
Société, aux réunions qui ont amené la formation d'une Association
belge pour l’Avancement des Sciences, et qu’il considère sa mission
comme terminée. — Assentiment.
La séance est levée à 9 heures.
HETEROCERA EXOTICA, NOUVELLES ESPÈCES DES INDES
ORIENTALES NEERLANDAISES (suite),
par Æ. -J. M. Heylaerts.
BOMBYCIDÆ.
Gen. Bombyx Linn. (groupe Lebeda Walk.) rotundata
nov. Sp.
Mâles, ressemblant, pour la coupe des ailes, un peu à notre
BP. rubi L., mais ayant les ailes antérieures plus larges et relative-
ment plus courtes. La tête, couverte de part et d'autre de poils
brun-rougeâtres, porte des antennes, très fortement pectinées jus-
qu’au sommet, à hampe d’un jaune de cire et à barbes ciliées pres-
que noirâtres. Les palpes horizontaux, en bec d’oiseau, sont très
velus et noirâtres aussi : ils sont très larges à la base et se termi-
nent en pointe; les poils cachent entierement les articulations
des articles.
Le thorax en dessus et les ptérygodes portent des poils assez
longs, qui ont la couleur des ailes antérieures, c’est-à-dire un
ochracé rougeâtre ; l’abdomen est gris jaunâtre. Les pattes, rela-
tivement courtes mais fortes, sont colorées comme le thorax en
dessous ; elles sont d’un brun d’ocre ; leurs fémurs et leurs tibias
sont tres densément couverts de poils ; les crochets sont forts. Les
ailes antérieures ont leur bord antérieur presque droit à apex
recourbé ; le bord extérieur est très convexe; l’angle externe est
complètement effacé, de sorte que le bord interne est d’un quart
moins long que l’antérieur.
Le dessin en est le suivant : 1° un gros point noir sur le milieu
de la disco-cellulaire; 2° deux lignes transversales parallèles
blanches, recourbées vers la base de l’aile, ombrées de noir;
elles sont un peu plus larges à leur origine au bord costal. Elles
traversent le disque au milieu, entre elles la coulenr du fond est
grisätre ; toutes les deux touchent le bord interne, et la 2e y est
limitée extérieurement par une grande tache d’un rouge brun
assez vif; 3 une ligne noire, éclairée de blanc, fortement et
irrégulièrement dentée, parfois interrompue, sépare le disque de
la partie terminale de l’aile, qui est grisâtre. La frange est
gris-brune.
Les ailes postérieures ont leurs bords recourbés, l’apex et
l’angle anal sont effacés. Leur couleur est un jaune d’ocre
grisâtre, comme tout le dessous des ailes et de l’abdomen; la
frange est concolore. On remarque à peine les traces d’une ligne
transversale, parallèle au bord externe.
En dessous, il y a pour tout dessin quelques atomes foncés
indiquant une ligne transversale, plus prononcée sur les ailes
antérieures. Vers la base il y a seulement quelques écailles noires.
La nervulation est la suivante :
Les ailes antérieures ont une cellule extraordinairement courte
et 11 nervules, dont 3 et 4 du même point; 5 + 6 sur un court
pédoncule près duquel 7 prend son origine ; 8 + 9 sur un long
pédoncule; 10, très longue, est à son origine, le milieu du bord
antérieur de la cellule, très éloignée de 11, la costale, pour s’y
rapprocher tellement qu’elle la touche presque vers le milieu de
la côte, de sorte que les deux forment près de la base un triangle
assez grand.
Les ailes postérieures ont 8 nervules, dont 4 et 5 du même
point : leur cellule est relativement encore plus courte que sur les
ailes antérieures.
Envergure : 48 mm.
Habitat : Java, Buitenzorg.
Je dois les deux 3 à M. le lieut.-colonel W.E.J. Hekmeyer.
LIPARIDÆ.
Gen. Euproctis Hübn., (groupe Chærotricha Feld.) sabulosa
nov. Sp.
Une des plus grandes espèces du groupe précité, ne mesurant
pas moins de 64 mm. d'envergure pour la ©, que j’ai reçue de
M. le lieut.-colonel W.E.J. Hekmeyer.
La petite tête, les palpes très courts,: ainsi que le collier, sont
ochracés; les antennes, environ 1/5 du bord antérieur, sont,
pour une ®, très longues et fortement bipectinées, à hampe d’un
Jaune de Naples assez clair et à barbes longues, ochracées. Le
thorax et les ptérygodes sont d’un ochracé grisâtre; l’abdomen
est gris noirâtre et la touffe anale est jaune blanchatre. iris
Les pattes, courtes mais fortes, ont leurs fémurs et leurs tibias
très velus, la couleur des poils Fe pour la l* paire un othracé
clair, pour la 2° et la 3° un blanc grisâtre. AE
Les ailes antérieures sont larges, comme celles de Chær.
bipartita Moore (Moore. Descr. Ind. Lep. Atk., pl. 2, fig. 4), de
Chær. conspersa Feld. ou Chær. globifera Feld. (Reise Nov.,
pl. 98, fig. 12 et 13) et mieux encore de Chær. Mülleri Voll.
(Snellen, Tijdschr. v. Ent., t. XX, pl. 1, fig. 6) qui, pour la
coupe des ailes, ressemble complètement à mon espèce. La cou-
leur du fond est un gris blanchâtre, qui est sablé d’une infinité
de points ochracés et bruns, amoncelés surtout en ligne oblique
transversale assez large, qui va de l’angle externe vers l’apex,
toutefois sans atteindre ce dernier. Les ailes postérieures sont
9
larges aussi, à angles effacés. La couleur est un gris noirâtre
assez terne. La frange des deux ailes est d’un blanc sale.
Tout le dessous est noirâtre. — La nervulation est normale.
Je ne connais pas le mâle.
Habitat : Java, Buitenzorg.
Gen. Porthesia (Steph.) isabellina nov. sp.
Une Q parfaitement conservée, qui me vient de Padang Pandjang,
Sumatra. Elle ressemble beaucoup à la Porthesia fumosa Snell.,
décrite et figurée dans le « Tijdschrift v. Ent. » t. XX, p. 69,
pl. 5 f. 4. Elle se distingue de cette dernière par les caractères
suivants :
1° Sur les ailes antérieures il n’y pas de lignes transversales
blanches. Le gros point s’y trouve, mais il est beaucoup plus petit;
en dessous il est à peine perceptible.
2° Les ailes postérieures sont franchement blanches ; en dessous
elles sont sans point noir.
3° Le thorax et l'abdomen, qui se termine en touffe anale jaune
de Naples, sont moins foncés.
4° Tout le dessous est plus blanchâtre, les ailes postérieures
même d’un blanc argenté. Le reste est de même. — La nervulation
est normale.
Envergure 32 mm.
Mon espèce est peut-être une variété de la 2. fumosa Snell.,
qui a été trouvée à Kotta Kadja (Atjeh). L'éducation ab 0%0
pourra en décider.
Gen. Artaxa (Walk.) albinotata nov. sp.
Un G' tres bien conservé, pris à Fort-de-Kock, Sumatra.
La nouvelle espèce vient, pour la coupe des ailes et la couleur,
assez près de l’Artaza digramma Boisd. (Icon. Règne anim. Ins.,
p. 508, pl. 86, f. 4, et Moore, Lep. of Ceylon, part II, p. 85,
pl. 112, f. 1). — Le mâle, seul sexe que je possède, est petit,
mesurant seulement 17 mill. d'envergure. Sa tête est couverte de
poils blancs sur la face ; le front et l’occiput portent des poils
blancs et ochracés entremêlés ; les palpes sont velus, blancs et
placés horizontalement; les antennes sont bipectinées, à hampe
et à /onques barbes d’un jaune de Naples clair. Le collier et le
thorax sont colorés comme les ailes antérieures; l’abdomen est
d’un blanc pur comme les pattes qui sont velues.
Les ailes antérieures ont leur fond blanc tellement saupoudré
d’atomes d’un jaune d’ocre plus où moins clair qu’il se montre
seulement par-ci par-la. C’est comme si le fond ochracé avait
des taches blanches. Ces dernières sont : une grosse sur la
cellule discoïdale, une sur le milieu de 1 a, deux près de l’apex et
quelques autres, plus petites, disséminées sur le disque. Les atomes
10
ferrugineux ou ochracés s’amoncèlent surtout le long du bord
externe et forment une espèce de bande terminale. La frange est
d’un blanc sale divisée par une ligne ferrugineuse.
Les ailes postérieures, avec leur frange, sont blanches de part
et d'autre. En dessous les ailes antérieures sont d’un blanc sale ;
mais la côte, les cellules supérieures, la cellule discoïdale et
les veines sont saupoudrées de ferrugineux.
Artaxa bicolor nov. sp.
Un «, assez bien conservé et me venant de Padang (Sumatra),
est également de petite taille, ayant seulement1S mm. d'envergure.
La nouvelle espèce vient assez près de l’Artaza apicalis Walk.
figurée « Moore, Lep. of Ceylon », pl. II, fig. 4. Mais elle s’en
distingue facilement parce que le liseré jaune du bord externe est
beaucoup plus étroit et plus clair (jaune de Naples); que les points
noirs à l’apex, très gros chez l’apicalis, manquent entièrement ;
que la côte n’est pas jaune et que le thorax est du même brun
noirâtre que l’abdomen en dessus.
En dessous les ailes sont d’un brun noirâtre et le liseré jaune
est encore plus clair et plus diffus.
D'après le système de Herrich-Schäffer, l'espèce décrite serait
une ÆZuproctis Hübn., parce que sur les ailes antérieures il n’y a
pas de cellule interposée, que de 7, 849 et 10 prennent leur
origine et que6+-7sont sur un pédoncule sur les ailes postérieures.
Euproctis cinerea nov. sp.
Un «x assez bien conservé, qui me vient de Sindaglaja (Java). Il
ressemble pour la coupe des ailes et par rapport à l’envergure,
23 mm., à l’Æuproctis incomta De Haan, figurée Tidschr. v.
Entom., t. XX, pl. 1, fig. 2. Il en diffère beaucoup par la
couleur et le dessin.
La tête, de part et d’autre, les palpes assez velus et horizontaux,
les antennes fortement bipectinées, le collier, le thorax avec les
ptérygodes et l’abdomen sont d’un gris de cendre. Les pattes très
velues sont plus blanchâtres.
Les ailes antérieures assez larges sont aussi d’un gris de cendre
un peu glacé, mais saupoudrées par-ci par-là de ferrugineux Sur
la cellule se trouve un gros point noir. Une ligne transversale
brune, et parallèle au bord externe, sépare le disque de la
partie terminale plus foncée de l’aile. La frange est concolore et
luisante. En dessous la couleur est la même, mais saupoudrée de
ferrugineux surtout sur la côte, le disque et les veines. Les ailes
postérieures sont d’un gris blanchâtre comme la frange, un peu
plus fonce le long du bord externe.
Antipha ( Walk.) biplagata nov. sp.
Un mâle bien conservé, qui me vient du Préanger (Java) et
11
trouvé par le lieutenant-colonel Hekmeyer à 3500’ de hauteur.
L'espèce nouvelle est voisine de l’An£. costalis Walk., figurée par
M. Moore dans ses « Lepid. of Ceylon, » part. IT, pl. 110, fig. 2.
La tête est couverte en dessus et en dessous, comme aussi le
collier, le thorax et les ptérygodes, de poils d’un roux ferrugi-
neux. Les palpes horizontaux sont roussâtres en dehors, blanchà-
tres en dedans, leur troisième article est d’un blanc sale. Les
antennes, fortement bipectinées, ont une hampe très forte et de
longues barbes de couleur rousse. L’abdomen est gris à touffe
anale d’un ochracé clair. Les pattes sont longues, passablement
velues et grises. Les tibias postérieurs ont quatre éperons.
Les ailes antérieures sont d’un ochracé très clair saupoudreé
légèrement de ferrugineux. Une grande plaque irrégulière, en
forme de croissant, se trouve en haut du disque et touche de
ses extrémités le bord costal, tandis que deux taches triangulaires
se trouvent contre le bord externe, une dans la cellule 5 et l’autre
dans la cellule 6. Il y a une basale incomplète et deux fines lignes
transversales vont très obliquement de la plaque susdite vers le
milieu du bord interne. Plaque, taches et lignes sont d’un brun
noir violâtre. La frange est concolore, entrecoupée de la couleur
des taches.
En dessous ces ailes sont plus fortement saupoudrées de noir
fuligineux avec une tache foncée sur la cellule pour tout dessin.
Les ailes postérieures sont d’un gris jaunâtre sans dessin avec
la frange de la même couleur et tant soit peu luisante. En dessous
il s’y trouve un gros point noiratre sur l'extrémité de la cellule.
La nervulation est normale.
Envergure 22 mm.
Olene (Walk.) basinigra noy. sp.
Un mâle, passablement conservé, qui me vient de Padang
(Sumatra).
Un peu plus grèle que l’O/ene mendoza Hübn. (fig. Zuträge,
f. 293-94; Reise Novara, pl. 99, f. 6 et Moore « Lep. of Ceylon »
pl. 115, fig. 4) mais ayant la même coupe des ailes ; notre espèce
en diffère beaucoup par la couleur et le dessin.
La tête, les palpes larges et très velus et le collier sont d’un
blanc un peu sale. Les antennes, fortement bipectinées, ont leur
hampe brune et leurs longues barbes roussâtres. Le thorax et les
ptérygodes sont du blanc précité sauf une large strie au milieu du
premier, quiest brune. L’abdomen et la touffe anale sont d’un
gris jaunâtre. Les pattes ont leurs trochanters, fémurs et tibias
couverts de poils gris jaunâtres, les tarses sont d’un blanc sale.
Les ailes antérieures ont sur un fond gris jaunâtre, un peu sau-
poudré de ferrugineux, quelques points très noirs à la base ; deux
12
lignes transversales, très près l’une de l’autre, parallèles jusqu’à
2, puis divergentes, traversent le disque. Depuis la base jusqu’à la
première ligne trois grandes taches noires couvrent cette partie
de l’aile et ne laissent paraître la couleur du fond que sur la partie
basale de la cellule disco-cellulaire et, en haut de celle-ci, jusqu’au
bord antérieur. Entre les lignes transversales l’aile est blanche,
assez pure en haut, plus sale vers le bord interne. A l’extérieur de
la 2e ligne 11 y a encore quelques stries blanches. Une ligne termi-
nale noire, composée de points noirs sur les veines et dans les
cellules, commence vers la nervule 6 et s'étend jusqu’au bord
interne, à l’extérieur de laquelle la couleur de l’aile devient un
chatain ochracé. La frange est brune, saupoudrée de noirâtre sur-
tout vers l’apex. En dessous, les ailes ont pour tout dessin une
ligne tranversale brune, et leur couleur est un gris jaunâtre uni-
forme plus ou moins, surtout vers la côte et l’apex, saupoudré de
brun.
Les ailes postérieures ont, de part et d’autre, aussi cette
couleur. En dessus il y a un gros point brun sur la cellule, et les
atomes bruns, amoncelés surtout vers le bord externe, forment ici
une espèce de ligne transversale, parallèle au bord externe.
La frange est concolore, tachetée de noirâtre. En dessous la
couleur est plus claire ; on y voit les traces d’une ligne transver-
sale. La frange y est peu ou point tachetée. — La nervulation est
normale.
Envergure 23 mill.
Dasychira tristis nov. sp.
Une ©, assez bien conservée, qui me vient de Sumatra, Padang.
Elle ressemble beaucoup, pour la coupe des ailes et le dessin, à la
Das. maœrens Feld., de Ceylon, figurée Reise Nov., pl. 99, fig. 4.
Elle est plus petite, ne mesurant que 40 mill. d'envergure tandis
que l’autre en a 60.
Sa couleur est un gris brun terne, et ses dessins sont plutôt
d’un gris blanchâtre sale. La petite tête, les palpes horizontaux
tres velus et larges, le collier, le thorax avec les ptérygodes,
l’abdomen, les pattes (les tarses sont annulés de noirâtre), tout est
du brun précité. Les antennes, assez courtes et pectinées, sont
plus claires.
Les ailes antérieures, qui ont la couleur du thorax, ont le des-
sin suivant : lo une basale recourbée; 2° une bande ondulée sur
le milieu du disque, plus large en haut et diminuant en largeur
vers le bord interne, entre deux lignes transversales blanchâtres,
dont l’extérieure est dentée : par-ci par-là cette bande est tachetée
de brun, 3° une ligne semi-terminale composée de points bruns
éclairés de blanchâtre extérieurement.
13
La frange est d’un gris blanchâtre, largement tachetée de noi-
râtre entre les veines.
Les ailes postérieures sont gris jaunâtres : une ligne transver-
sale, parallèle au bord externe, et les veines brunes. La frange
est divisée par une ligne brune non interrompue.
En dessous les ailes antérieures sont gris jaunâtres,saupoudrées
de brun sur le disque. À la côte il se trouve un commencement
de ligne transversale. La frange comme au-dessus.
Les ailes postérieures ont un gros point brun sur la cellule, deux
lignes transversales, et la frange y est tachetée. Nervulation nor-
male.
Dasychira (groupe Mardara Walk.)preangerensis nov. sp.
Une Q, passablement conservée, qui a été trouvée dans le
Preanger (Java) à 3500’ de hauteur par M. le lieut.-colonel Hek-
meyer, et maintenant dans ma collection. Elle ne peut être com-
parée aux espèces décrites par Walker.
La tête est couverte de poils noirs et blancs entremélés; les
palpes sont jaunâtres et ascendants sans atteindre le front; les
antennes sont d’un gris blanchâtre sale et légèrement pectinées.
Le collier est gris borde de blanc. Le thorax est couvert de
poils gris noirâtres et blancs entremêlés, et les ptérygodes, de la
même couleur, sont bordés de blanc. L’abdomen porte des poils
gris bruns et a une touffe anale d’un jaune blanchâtre. Les
pattes, pas trop velues, sont brunes extérieurement et presque
blanchâtres en dedans.
Les ailes antérieures, très larges, à bord externe peu oblique,
ont pour couleur de fond un gris noirâtre saupoudré d'’écailles
d’un blanc sale. Le dessin se compose de : le une ligne basale
blanche formée de deux triangles, l’une sur l’autre, dont le supé-
rieur a le sommet tourné vers le bord externe, le 24 tourné vers
la base; 2° une première ligne transversale presque droite. Entre
celle-ci et la basale se trouvent quatre grandes taches noires
séparées par les nervures, qui sont ici saupoudrées de blanc;
3° la 2° ligne transversale, partiellement double, formée de
lunules blanches, qui, assez près de la première sur le bord
interne, s’en éloigne assez sur le bord antérieur ; 4 un gros point
noir sur la cellule et quelques stries blanches sur le disque ;
Ov une ligne en ziczac assez forte et d’un blanc de neige sépare
le disque de la partie terminale de l’aile, qui est entièrement
d’un gris blanc.
L'espace entre ces deux dernières lignes est rempli par quatre
gros points noirs, dont les plus larges se trouvent à la côte et
au bord interne.
La frange est grise et coupée par une ligne brune.
14
En dessous l’aile est d’un gris brunâtre nuagé de brun foncé.
Les ailes postérieures sont larges aussi et à angle anal pres-
qu’effacé. Elles sont de part et d’autre d’un gris brun, aussi
nuagées comme les ailes antérieures en dessous. La frange est
ici d'un blanc-jaunâtre tâcheté de brun.
Envergure 36 mm. (Nervulation comme dans le genre Dasy-
chira Steph.).
URANINA.
Erosia Guén. (groupe Dirades Walk.) tridentata nov. sp.
Un &, bien conservé, qui me vient du Preanger (Java), à 3500’
de hauteur, et fut pris avec l’espèce suivante par M. lelieut.-colo-
nel Hekmeyer. Il ressemble un peu à la Dirades adjutaria Walk.
figurée « Moore, Lepid. of Ceylon, » pl. 186, fig. 9, mais ici le
bord externe des ailes antérieures n’est pas echancré et la couleur
et le dessin diffèrent.
La tête, le collier et le thorax sont couverts d’écailles blanches
ainsi que les petits palpes, dont le 3° article est pourtant noirâtre.
Les antennes sont d’un blanc sale. L’abdomen est d’un brun gris.
Les pattes, courtes mais fortes, sont du même blanc que les
antennes.
Les ailes antérieures ont leur bord antérieur presque droit à
apez recourbé ; le bord externe est échancré de la nervule 3, où
il y a une dent obtuse, jusqu’à la nervule 7; une autre échancrure
existe depuis l’angle externe jusqu’à la dent précitée; le bord
interne est concave. La couleur du fond est un blanc sale sau-'
poudré de ferrugineux, surtout à la partie terminale, qui paraît
plus foncée.
Deux bandes, formées d’une série de taches ferrugineuses,
encadrées des deux côtés d’une ligne blanche, se trouvent sur le
disque et laissent entre elles une espace blanchâtre. Une terminale,
parallèle au bord externe et le touchant à peu près, est faite de la
même manière. La frange est plus claire. En dessous le ailes anté-
rieures, comme les postérieures, sont d’un blanc sale luisant sans
dessin.
Les ailes postérieures ont leur bord antérieur profondément
échancré au milieu, le bord externe a trois dents, une sur la nervule
4, une sur la nervule 6 et une sur la nervule 7, le bord interne
est presque droit. On y trouve trois lignes transversales, confec-
tionnées de la même manière que celles des ailes antérieures :
les deux premières en triangle, la troisième, s’étendant de la
1e jusqu’à la 3° dent, presque droite.
Envergure 17 mm.
15
Erosia (Dirades) bidentata nov. sp.
Une ®, bien conservée, qui a le même habitat que l’espèce pré-
cédente, et y ressemble pour la coupe des ailes excepté que les
ailes postérieures n'ont que deux dents, une sur la nervule 4 et
une sur la nervule 7. La couleur de tout l’insecte en dessus est
plutôt un ochracé clair, tant soit peu pourpré, uniforme; en dessous
brun jaunâtre sans dessin. Les palpes ont aussi leur 3e article
noirâtre.
Les dessins des ailes antérieures sont en commençant par la
base : lo quelques stries indiquant la basale; 2° 3 grosses taches
rouges brunâtres, l’une en dessus de l’autre, en guise de première
ligne transversale; la 2e est formée d’une double ligne blanche
fortement ombrée de brun rougeatre sur le disque; 3 une ter-
minale, composée de trois points (en haut) et une large strie du
même rouge brun. — La frange est blanchâtre un peu saupoudrée
de ferrugineux. — Le dessin des ailes postérieures est : le une
strie oblique allant de la partie basale de la côte et coupant la
nervule 4 en angle de 30° sur le milieu de l’aile; tout près de la
base une grande tache; 2° une ligne transversale en triangle, plus
large en haut, presque linéaire en bas, flanquée des deux côtés
d’une ligne blanche; % une terminale, parallèle au bord
externe, éclairée de blanc à l’extérieur. Toutes les lignes sont du
même rouge brun que sur les ailes antérieures. La frange est
blanchätre et moins saupoudrée.
Envergure 20 mm.
REMARQUE. — Jusque dans les derniers temps les Zrosiidæ
étaient comptées parmi les Géométrides. Effectivement la nervula-
tion est celle de cette grande cohorte : toutefois le frein des ailes
postérieures brille par son absence. Les Z'rosiidæ faisaient donc
exception, et par là il y avait un certain doute. Lorsque
M. F. Moore eut publié son grand travail sur les Lépidoptères
de Ceylan on fut surpris d'y voir figurées les chenilles de
Dirades latifasciata Moore, pl. 186, f. 12b, et de D. quadricau-
data Moore, pl. 186, f. la, qui ne sont nullement des Géomètres,
mais ont 16 pattes. Aussi en 1837 M. Butler, dans son travail sur
les «New Lepidoptera of the Salomon Islands » (Ann. and Magaz.
of Natur. History, March 1887) place les Z'rosiidæ entre les
Thermesiüdæ et les Jypenidæ, toutes les deux Noctuïdes, proba-
blement à cause de la coupe des ailes, et non à cause de la
nervulation.
En 1889 M. P. G. F. Snellen dans son travail sur une collection
de Lépidoptères de la Nouvelle Guinée (Tijdschr. v. Entom.,
t. XXXII, pag. 398) a montré la relation qui existe entre la famille
précitée et les Uranina H. S., précisément à cause de la nervu-
16
lation et le manque du frein. Il compte maintenant, et de droit,
les genres Wicronia Guën., Vedusia Guén. et Zrosia Guén.
parmi les Uranina. Plus tard, dans son travail sur les Lépidoptères
de l’île Flores (Tijdsch. v. Entom., t. XXXIV, pag. 255) il
y revient encore une fois. Il croit, et avec raison, qu’il y aura
bien encore quelques genres, comptés parmi les Géométrides, qui
n’y appartiennent pas, entre autre le genre Cyclidia Guén. qui
estune vraie Drépanulide (Vide Tijdsch. v. Ent., t. XXXII,
psb7)
LES COCCIN£&LLIDES DU CHOTA-NAGPORE,
par Jul. Weise.
Sous un titre analogue, mon estimé collègue M. Duvivier,
publia, dans les Comptes-rendus du 10 janvier 1891, un travail
approfondi sur les Phytophages du Bengale occidental.
Le R. P. Cardon, chassant en juillet 1891 près de Mandar,
à quelques milles au N. de Ranchée, à environ 2200 pieds
au-dessus du niveau de la Mer, y récolta un nombre considérable
de Coccinellides, qui furent soumis à mon examen par M. Séverin.
Généralement les Coccinellides sont mal représentés dans les
collections provenant des régions tropicales, parce que les
collectionneurs de profession y attachent moins d’attention qu'aux
belles et grandes espèces, aux riches couleurs, qui tombent en
même temps dans le parapluie ou le filet, et sont plus productives
à la vente. C’est ainsi qu’il existe parmi les Coccinellides tant
d'espèces qui ne peuvent s’obtenir ni par achat, ni par échange,
et ce pourquoi, pendant ces vingt dernières années, la connais-
sance de cette famille de Coléoptères a fait moins de progrès que
celles des autres familles du même ordre.
Par contre, les récoltes du P. Cardon, faites avec zèle et intelli-
gence, contiennent des Coccinellides nombreuses, et bien plus d’inté-
ressantes variétés que d'espèces. Parmi ces variétés se trouvent des
séries complètes de variations, à l’aide desquelles je suis parvenu à
établir, que plusieurs espèces décrites par Mulsant et Crotch (même
rapportées à des genres différents par ce dernier), sont simplement
des formes d’une seule et même espèce. Ce n’est toutefois qu'après
de nombreuses hésitations, et parce que je n’ai pu découvrir la
moindre différence positive entre ces diverses formes que j’ai no-
tamment réuni les Cœlophora Romani Muls. et #nicolor Fabr. Si
mon opinion se trouve confirmée, nous aurons appris à connaître
ici, une disposition à la variabilité dont on n’a pas d'exemple.
Il est un fait établi, que chez les espèces à élytres claires et
à coloration uniforme, marquées de points ou de taches noirs,
L7
ces points.et ces taches peuvent s’étendre progressivement jusqu’au
point d’envahir toute la surface ; mais ce qui est particulièrement
frappant, c'est de voir ces taches et ces points noirs remplacés
par des taches ou des points rouges bien accusés (comme chez
C. Romani Muls.) pendant que la coloration foncière claire,
jaune ou rouge des élytres se transforme en noir.
Cette question et bien d’autres questions analogues encore
obscures, trouveraient bien vite leur solution, si l’on rencontrait
plus souvent des chasseurs aussi attentifs et aussi minutieux que
le P. Cardon.
1. Coccinella 7-punctata L. — Quelques exemplaires de colo-
ration à peine variable.
2. Coccinella repanda Thunb. Nov. Spec. 1781, 18. — Quel-
ques exemplaires.
3. Halyzia japonica Thunb. Dissert. Nov. Spec. 1781, 12. —
8 exemplaires.
.. L’habitat de cette espèce s’étend depuis les Indes orientales
jusqu'au Japon; le dessin est très variable :
A. Variations du prothorax.
a. Corselet d’un roux testacé, orné de deux taches triangulaires
courtes et larges, noires, liées à la base.
b. Ces deux taches liées étroitement entre elles et formant une
bordure basilaire bidentée, émettant parfois antérieurement un
trait raccourci sur la ligne médiane.
c. Prothorax orné d’une bordure basilaire et de quatre taches
punctiformes plus antérieures, disposées en rangée transversale,
noires : les deux intermédiaires disposées en espèce de triangle
transversal, les latérales petites.
d. Ces quatre taches liées entre elles, formant une bande trans-
versale.
e. Prothorax noir, orné d’une bordure latérale large, dilatée en
devant du milieu.
B. Variations des élytres :
«. Élytres fauves ou d’un rouge fauve sans taches, ou n’offrant
qu’une bordure suturale noire. Cette bordure, soit prolongée seu-
lement jusqu’au quart de la longueur, parfois graduellement un peu
élargie en arrière et formant une tache scutellaire très longue
(exemplaires capturés aux Indes orientales), soit prolongée en se
rétrécissant jusqu’à l’extrémité (exemplaires du Japon).
v. virginalis m.
b. Semblable à la précédente, mais offrant sur chaque élytre
une tache ponctiforme noire, située soit sur le calus, soit au
milieu (Monogr. 57, Harmonia). Indes orientales, Japon.
v. Foliciæ Muls.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXXVI. 7
18
c. Élytres ornées d’une bordure suturale, souvent réduite gra-
duellement à un simple liseré, d’un point sur le calus et d’une
tache dans la même direction longitudinale, située vers le milieu
de leur longueur, noirs (Monogr. 66, Æarmonia). Indes, Chine,
Japon v. dionea Muls.
d. Élytres ornées d’une bordure suturale ovalairement renflée
vers le tiers et à partir de deux tiers, et chacune de deux taches
noires, la première sur le calus, la deuxième, plus grosse, rétrécie
postérieurement, située entre les trois septièmes et les deux
tiers (Monogr. 72, Zarmonia). Chine. v. ambitiosa Muls.
e. Élytres ornées d’une bordure suturale noire et chacune d’un
cercle et d’une tache noirs ; le cercle prenant naissance à côté de
l’éeusson et passant sur le calus en englobant une tache orbiculaire
à base d’un flave pale ou testacé; la tache noire (parfois rapprochée
de la marge), située aux deux tiers de leur longueur (Monogr.
250, Lemnia). Indes, Chine. v. mystacea Muls.
f. Élytres parées d’une bordure suturale et de trois bandes
transversales communes, extérieurement raccourcies ; l’antérieure”
située au premier quart, dilatée à ses extrémités en forme d’accent
circonflexe, couvrant le calus, englobant, entre celui-ci et
l’écusson, un espace ovalaire de la couleur foncière ; la médiane,
presque aux deux tiers, ovalairement renflée à ses extrémités ; la
postérieure, subapicale (Monogr. 249, Zemnia). Indes, Chine.
v. dissecta Muls.
g. Semblable à la var. d, mais la bordure suturale dilatée vers
le tiers et à partir des deux tiers en forme de tache quadrangulaire;
la tache humérale ovalaire, obliquement disposée ; la tache poste-
rieure naissant au milieu, prolongée parallèlement au bord externe
jusqu'aux cinq sixièmes de la longueur. (Nov. Sp. Insector., 12,
Coccinella). Chine, Japon. japonica Thunb.
h. Deuxième tache unie postérieurement à la suture ; élytres
marqués en outre d’une petite tache commune, subapicale, noire.
Cette variété a beaucoup d’analogie avec la Zalyzia:l4-punctata
L. (conglobata U1.). Japon (Kraatz, Monatsblätter, 1880, 118).
v. ancora Ws.
i. Taches noires dilatées et liées de telle sorte que les élytres
paraissent noires avec une bordure externe assez large, deux
bandes transverses liées à la bordure externe, et deux taches sur
chacune flaves ; la première bande située au milieu, la deuxième
subterminale, la première tache en carré long à la base, juxta-
suturale, l’autre, au dessous du milieu. La premiere bande
souvent attenante ou interrompue à la bordure latérale. Semblable
à la ÆZalyz. 14-punctata L. var. fimbriata Sulzer. Amour, Japon.
v. lessellata Ws.
19
k. Élytres noires, ornées d’une bordure externe étroite et d’une
tache basilaire à côté de l’écusson, flaves (Kraatz, Monatsblätter,
1850, 119). Japon. v. tristis Ws.
L. Elytres entièrement noires ou avec une bordure extérieure
très étroite d’un jaune rouge ou flave. — Japon (1. c. 119).
v. Lemisi Ws.
4. Verania Cardoni. —Subhemisphærica, flava,nitida, minus
crebre, subtilissime et obsolete punctulata, prothorace maculis
2 parvis trigonis in basi punctisque binis paullo ante medium
nigris, elytris sutura anguste nigro limbata, lineis 4 curvatis
punctisque duobus ante apicem nigris. — Long. 3,3-3,6 mm.
Mas. : segmento penultimo margine postico leviter sinuato.
Var. 4. Punctis 2 ante medium prothoracis obsoletis vel def-
cientibus,
Var. à. Punctis subapicalibus elytrorum nullis.
Var. c. Lineis nigris elytrorum interruptis.
Corps subhemisphérique, flave, brillant, superficiellement poin-
tillé. Prothorax transversalement convexe, environ trois fois
aussi large que haut sur sa ligne médiane, rétréci en avant, à
côtés régulièrement arrondis, orné de deux taches basilaires
triangulaires, noires, et, sur son disque, de deux points noirs,
très rapprochés de la ligne médiane. Élytres ornées d’une bordure
suturale étroite, chacune de deux bandes longitudinales et posté-
rieurement d’une tache punctiforme, noires. Les bandes sont
étroites, sublinéaires ; l’externe, formée de la réunion d’une tache
oblique avec un trait longitudinal, naissant au quart interne et
au cinquième de la longueur. se prolonge en arc jusqu’au calus
huméral ou se lie par son angle postéro-externe à un trait
longitudinal subparallèle au bord externe, prolongé jusqu'aux
trois cinquièmes environ de la longueur. L’interne naissant un
peu plus postérieurement, située entre la précédente et la bordure
suturale, prolongée jusqu'aux quatre-cinquièmes et fortement
recourbée en dehors. La bande externe figurant sur l’élytre
gauche une sorte de gros C, l’interne une sorte de gros J. La
tache ponctiforme est subapicale, plus rapprochée de la suture
que du bord extérieur. Dessous du corps et pattes d’un jaune ou
d’un jaune roussâtre.
Variations :
Les points noirs, situés un peu avant le milieu du prothorax
sont brunâtres ou effacés.
Les élytres manquent souvent de points subapicaux ; les lignes
noires courbées sont parfois divisées près de la courbure.
Je me fais un plaisier de dédier cette jolie espèce au R. P. Cardon.
_ Elle a beaucoup d’analogie avec la Verania Gauthardi Muls.,
20
dont elle se distingue sans peine par sa forme et par le dessin des
élytres.
5. Cœlophora unicolor. -- Subhemisphærica, læte rufo-testa-
cea, nitida, prothorace subtiliter punctato, elytris evidenter punc-
tatis, punctis in margine laterali deplanato-declivi majoribus;
subtus flavo-testacea, prosterno carinis brevissimis, mesosterno
carinato, metasterno basi subcalloso et ante sulcum profundum
emarginato, epipleuris foveis obsoletissimis. — Long. 3,2-5 mm.
Coccinella unicolor Fabr., Ent. Syst. I, 267; Syst. EL. I. 357.
— Muils. Spec. 413 (Cæelophora); Monogr. 275. — Crotch, Revi-
sion 154.
Cœlophora versipellis (pars.) Crotch, Revis., 151 (N. India,
Deyrolle),
A. Var. «a. Supra testaceo-flava, fere lurida.
Var. D. Prothorace rufo-testaceo vel brunneo-rufo, maculis
2 elongatis, obliquis, ante scutellum flavescentibus.
Var. c. Prothorace rufo-testaceo, marginem lateralem versus
dilutiore, flavescente.
Var. d. Prothorace lurido vel flavo albido, punctis duobus
basalibus fasciaque transversa, subtrigona, ante medium obscuris,
sat deletis, translucidis.
Var. e. Supra saturate ferruginea, castanea vel fusca, protho-
race sæpe plus minusve dilutiore, toto rufescente, aut lateribus
flavescentibus; dorso interdum etiam utrinque maculis binis
nigris basalibus, sæpe confluentibus notato; margine laterali
elytrorum dilute rufo-limbato.
Var. f. Elytris nigris, exterius rufo-limbatis vel unicoloribus,
prothorace rufo.
Var. g. Supra nigra, margine laterali elytrorum interdum sub-
tiliter rufo- vel flavo-limbato, prothorace antice et latera versus
rufescente vel flavescente.
B. Var. cinctipennis. Flavo- aut rufo-testacea, margine late-
rali deplanato elytrorum epipleurisque nigro-limbatis.
Var. a. Elytris epipleurisque ante medium anguste nigro-
limbatis.
Var. à. Elytris pone medium nigro-limbatis, limbo apicem ver-
sus rarius dilatato.
Limbo laterali nigro elytrorum integro.
Var. c. Prothorace rufo, fascia parva acute flexuosa nigra,
utrinque ante angulos posticos sita.
Var. d. Prothorace rufo, lateribus late flavo-limbato.
Var. e. Eadem, limbo flavo marginali interne vitta curvata
nigra terminato.
Var. f. Prothorace nigro, marginibus antico et lateralibus
21
anguste vittaque media (aut sat lata, aut angusta, interdum pos-
tice abbreviata) rufis.
Var. g. Prothorace nigro, limbo lato laterali, ante medium
angulatim vel rotundatim dilatato, albido.
Var. k. Elytris castaneis, fuscis aut piceis (in sutura et basi
nonnunquam dilutioribus), margine deplanato nigro-limbatis,
rarius supra limbum vitta angusta rufa ornatis. Prothorace omnino
rufo, vel utin var. c-q signato.
C. Var. caliginosa. Supra picea, prothorace margine antico
et laterali anguste rufo vel flavo-limbato, epipleuris elytrorum
exterius piceis.
Coœl. caliginosa Muls., Species 414.
Var. a. Eadem, elytris nigris, unicoloribus, prothorace nigro,
lateribus anguste flavo-limbatis.
Caœlophora Dumortieri Muls., Mon. 260.
Cœlophora caliginosa Crotch, Revision 151.
Var. bd. Eadem, prothorace limbo lato laterali albido, ante
medium dilatato.
Cœlophora Dupasquieri Muls., Mon. 261. — Crotch, Revi-
sion 151. |
D. Var. 4-punctata. Supra læte ferruginea vel lateritia, subtus
dilutior, elytris punctis 4 nigris, 1,1 collocatis, primo prope basin,
intra callum humeralem, altero pone medium.
Var. a. Signaturis elytrorum obsoletissimis, fere deletis, trans-
lucidis.
Var. b. Elytris punctis 2 nigris, distinctis, anteriore nempe in
utroque elytro deficiente.
Var. c. Ut in à, sed puncto posteriore deest,.
Var. d. Prothorace latera versus albido tincto.
Var. e. Prothorace lateribus late albido-limbatis, limbo interne
exacte terminato, ante medium dilatato.
E. Var. signata. Pallide testaceo-flava, aut albida, prothorace
rufescente, limbo basali utrinque abbreviato nigro, elytris sutura,
punctis 2 disci (primo prope basin, secundo pone medium) macu-
lisque 2 elongatis, subtrigonis, supra marginem lateralem in sin-
gulo elytro nigris. Macula prima ante medium, secunda longe
pone medium sita.
Var. a. Sutura elytrorum concolore.
Var. bd. Prothorace flavo- aut rufo-testaceo toto.
Var. c. Prothorace nigro, limbo lato marginali ante medium
dilatato albido.
Var. d. Supra lutea, interdum rosea, elytris maculis 2 sub-
marginalibus infuscatis, obsoletis, translucidis.
Var. e. Omnia eadem, sed maculis distinctis, nigris.
28
Var. /. Utin 4, sed maculis submarginalibus et punctis interio-
ribus nebulosis, paullo infuscatis, obsoletissimis.
Var. g. Maculis submarginalibus elytrorum distinctis, inter
se connatis, punctis interioribus aut nebulosis aut distinctis.
Var. 4. Elytris maculis tribus submarginalibus, adjecta parva
humerali.
Var. 2. Maculis tribus exterioribus elytrorum dilétatis, inter
se et cum sutura connatis, vittam nigram inæqualem formantibus.
Var. À. Vitta angusta nigra suturali dilatata, in medio et
ante apicem utrinque ramulum trigonum exserente.
Var. /. Ramulis vittæ ruturali cum vitta inæquali supra mar-
ginem confluentibus, punctis 2 interioribus annulo nigro inclusis.
F. Var. Petrequini. Testaceo-flava vel lutea, elytris nigris,
basi margineque laterali luteo-limbatis. Limbo laterali in medio
et ante apicem contracto.
Caœlophora Petrequini Muls. Mon. 276.
Var. 4. Prothorace basi fascia nigra, utrinque abbreviata.
Var. 0. Elytris nigris, limbo inæquali marginis laterali flavo.
Var. c. Eadem, sed limbo laterali flavo interrupto et in macu-
las 3 divisa, prima infra humerum, altera in medio, tertia apicali.
C@œl. Petrequini Crotch Mon. 154.
Var. d. Ut in à, sed limbo laterali flavo sat angusto, ubique
æquilato.
G. Var. Romani. Subtus testacea, supra nigra, prothorace
limbo lato marginali albido ante medium angulatim dilatato;
elytris in singulo guttis 2 magnis, rubris, prima basali, secunda
pone medium; præterea interdum maculis 2 submarginalibus,
anteriore lineari infra-humerum, posteriore parva, variabili, in
medio.
Caœlophora Romani Muls., Mon. 273.
Dysis Romani Crotch, Revision 160.
Var. a. Supra testacea vel rufo-testacea, elytris guttis 2 (una
in utroque elytro, aut basali, aut postmedio) vel 4 paullo dilutiori-
bus, vix conspicuis.
Hæc varietas a Cœloph. unicolori (vera) Fabr. vix certe distin-
guenda est.
Var. D. Pothorace rufo-testaceo, elytris castaneis, piceis aut
nigris, guttis 4 sat magnis flavis vel rufis, elytro singulo præterea
sæpe macula parva in medio juxta marginem lateralem notato.
Dysis Saundersii Crotch, Revision 160.
Var. c. Eadem, prothorace rufo-testaceo, versus marginem
lateralem dilutiore, flavescente.
Var. d. Prothorace rufo, limbo basali nigro, lineolis 3 vel 4in
discum emittente.
23
Var. e. Prothorace nigro lateribus subtiliter rufo-marginatis.
Var. f. Ut in à, sed elytris externe sat late rufo-vel flavo-lim-
batis.
Var. g. Elytris rufis, castaneis aut piceis, externe nigro-limba-
tis, guttis flavis aut rufescentibus.
Cette espèce est bien reconnaissable à sa petite taille, à sa forme
presque orbiculaire et à la couleur du dessous du corps, d’un blanc
flave, flave-testacé ou roux-testacé. Le prothorax est densément et
finement pointillé; les élytres sont moins finement ponctuées que
le prothorax, la marge, assez étroite et inclinée, assez nettement
limitée, est beaucoup plus fortement ponctuée que le reste de la
surface. Le prosternum a deux carènes courtes, le mésosternum est
caréné, le métasternum profondement sillonné, échancré en avant
sur la partie médiane ; l’épipleure marquée defossettes très faibles.
C’est sans aucun scrupule, que je rapporte ici comme variétés
les Cœloph. Dumortieri, Dupasquieri, Romani, Petrequini Muls.
et Petrequini et Saundersi Crotch. Les individus, en très grand
nombre, que j’ai eu l’occasion d'examiner ont entre eux les plus
intimes analogies et ne diffèrent que par la couleur et le dessin de
la robe. On trouve, mais toujours très rarement, les transitions
qui rattachent les diverses variétés à une même espèce.
A. Dans l’état normal les élytres sont uniformémant d’un
roux testacé ou d’un testacé pâle. Quand la matière colorante
s’obscurcit, les élytres entièrement sont d’un brun rouge, d’un
châtain noirâtres ou noires, ou ornées extérieurement d’une
bordure d’un roux testacé. Le prothorax est roux ou testacé, :
extérieurement souvent plus pâle ou encore noir, paré en avant et
sur les côtés d’une bordure variable, claire.
Commune au Bengale occidental.
B. La variété cinctipennis diffère de la Cœl. unicolor F. typique
par la marge des élytres noire ; la coloration de ces dernières varie
d’une manière analogue. Ne serait-elle pas identique à l’Aremis
circumusta Muls. de Hongkong ?
Peu commune à Mandar.
C. Les Cælophora caliginosa, Dumortieri et Dupasquieri Muls.
sont des variations par excès de la variété précédente.
Quelques exemplaires capturés à Mandar.
D. Dans la variété 4-punctala, peu commune au Bengale, la
couleur rouge vif du dessus passe au rouge pâle ou at jaunâtre.
Les élytres présentent deux points noirs sur chacune d’elles, l’un
au côté interne du calus huméral, l’autre après le milieu, un peu
plus rapproché de la suture que du bord externe. Quelquefois les
élytres n’offrent que des traces plus ou moins apparentes de ces
points noirs.
24
E. La variété signata est semblable à la précédente, mais elle
présente sur chaque élytre une bordure suturale, deux taches
suborbiculaires sur le disque et deux taches subtriangulaires,
souvent confondues en une bande longitudinale, extérieurement
onduleuse, noire. La disposition des taches punctiformes est la
même que dans la variété précédente; les taches subtriangulaires
sont situées près du bord externe, l’une au milieu, l’autre plus bas.
Quand le pigment noir a fait défaut, on ne voit plus que des
traces brunâtres, uébuleuses de la bordure suturale ou des autres
dessins des élytres. Dans les variations par excès, la bordure
suturale moins étroite, est dilatée dans le milieu et aux cinq
sixièmes de la longueur.
Assez commune.
F. Les taches des élytres sont dilatées et confondues, le pigment
noir a usurpé la totalité du disque : var. Petrequini Muls. Pro-
thorax roux ou testacé, soit sans taches, soit offrant une bordure
basilaire étroite, peu-à-peu dilatée jusqu’au bord antérieur.
Élytres noires, la base et le bord externe (celui-ci souvent irrégu-
lièrement) d’un roux jaune ou blanc sale.
Rare à Mandar.
G. Une modification très reraarquable est la Cœl. Romani Muls.,
parée sur les élytres de deux grosses taches orbiculaires rouges
et plus rarement de quelques traces de taches roussâtres près de
la marge.
Peu commune.
6. Chilomenes sexmaculata Fabr. Spec. Ins. I, 96.—Nom-
breux exemplaires de coloration peu variable : chez quelques exem-
plaires les parties noires du corselet sont réduites à une ligne
transverse antémédiane et à une bordure basilaire très étroite.
Quelquefois la ligne transverse est peu apparente, nébuleuse,
d’un fauve roux ou jaune, rarement nulle, et la bordure basilaire
réduite à deux points noirs.
7. Chilocorus nigrita Fabr. Supplem. Ent. Syst., 79, —
Quelques exemplaires. Cette espèce se rencontre non seulement
dans l’Inde, mais encore en Annam, en Chine, au Japon.
8. Genre Clanis Muls. Species, 1851, 999 ; Jauravia Motsch.,
Étud. ent., VII, 1858, 117.
Prosternum latum, fere planum, processu utrinque carinula
subtilissima instructum.
Oculi minus subtiliter ocellati, nudi, margine interno evidenter
emarginati.
Laminae abdominales incompletæ marginem posticum segmenti
primi conjunctæ.
Corpus fere hemisphæricum, pubescens. Palpi maxillares
25
articulo ultimo elongato, apicem versus longe oblique truncato.
A genere Scymno epipleuris latissimis, acute inflexis, coxis
anticis late distantibus, palpis maxillaribus articulo ultimo acutis-
simo, oculis nudis mox distincta.
Les espèces de ce genre sont de petite taille, arrondies, médiocre-
ment convexes, subhémisphériques, pubescentes; elles ressemblent
plutôt pour la forme et les contours aux espèces du genre
E'xochomus. Les yeux sont assez grands, peu obliquement diriges
en avant, ovalaires, échancrés au bord interne vis-à-vis de l’in-
sertion antennaire. Les élytres ont une marge plus ou moins
prononcée, des épipleures larges, assez concaves, sans fossettes.
Prosternum plan, assez large et bisillonné entre les hanches,
mésosternum large, à peine échancré en avant.
J’ai réuni sous ce nom le genre Jawravia Mortch. parce qu’il
n’en diffère pas en réalité; les espèces habitent les Indes orientales
et l’île de Ceylan.
Clanis soror. —Orbiculata, sat convexa, rufo-testacea, albido-
pubescens, prothorace transverso, antrorsum angustato, crebre
punctato, elytris sat crebre punctatis. — Long. 2,5-2,8 mm.
À CT. pubescente Fabr. Supplem. Ent. Syst. 77 (— Jauravia
pallidula Mortch., Étud. Ent. VII. 117) cui statura et magnitu-
dine simillima, prothorace evidenter angustiore, lateribus minus
rotundato, elytris minus crebre punctatis bene distincta.
Quatre exemplaires trouvés à Mandar.
9. Genre Rodolia Muls. Species 902.
Palpi maxillares crassiusculi.
Antennæ breves, 8-articulatæ, articulis 2 primis sat magnis,
sequentibus tenuibus, ultimis 3 clavam subdentatam formantibus.
Oculi vix emarginati, subtiliter ocellati, hispidi.
Prosternum antice abrupte assurgens, inter coxas carina trans-
versa vel hastula destitutum, post illam declive.
Femora sulcata, tibiæ oblique sulcatæ, margine superiore
angulatæ.
Ce genre est décrit par Mulsant si brièvement et si vague-
ment, qu’il est difficile à reconnaître des coupes génériques
voisines, Au premier coup d’œil, il se distingue des autres Cocci-
nellides par la conformation du prosternum. Celui-ci est très court,
subitement relevé à la base et fortement déclive en arrière; son
sommet entre les haches est tantôt très haut, en forme de pointe,
tantôt un peu moins haut et tronqué. Les pattes sont comprimées,
les cuisses et les tibias munis d’un sillon au bord externe, les
derniers anguleux. Crochets des tarses bifides ou appendi-
culés.
Les espèces de ce genre, au nombre de 8, sont très semblables
26
entre elles pour la forme et la couleur; elles vivent dans toute la
région Indo-Malaise et en Chine.
Dans deux espèces que j’ai sous les yeux les crochets des
tarses sont appendiculés ('), dans deux autres, ils sont bifides.
Rodolia fumida Muls. Species 904. — Breviter-ovalis, postice
sat angustata, convexa, dense breviterque albido-cinereo pu-
bescens, capite, prothorace (interdum basi infuscato) limboque
laterali elytrorum flavo-rufis, elytris densissime obsoleteque punc-
tulatis, dorso infuscato medium versus rufescente, carina trans-
versa prosternali minus elevata, unguiculis bifidis. — Long.
4-6 mm.
: Vedalia fumida Crotch, Revison 281 (pars) (°).
Var. 4. Supra testacea, rufo-testacea vel rufa, tota.
Var. b. Utin «&, sed elytris in sutura, basi et supra marginem
lateralem nigro-limbatis, prothorace ante scutellum rarius nigro-
bimaculato.
Var. c. Ut in &, sed elytris pone medium nigro-infuscatis.
Var. d. Elytris omnino nigricantibus.
De nombreux exemplaires ont été recueillis à Mandar ; ils me
paraissent se rapporter à la vraie X. fumida Muls., une espèce
excessivement variable par la taille et la colaration.
Dans l’état normal, le prothorax est roux, souvent testacé et
sans taches ; plus rarement il est marqué au-devant de l’écusson,
de deux taches noires, isolées, ou d’une bande transversale brune
ou noire, assez nébuleuse. Les élytres sont d’un roux uniforme
variable (var. 4), souvent ornées d’une bordure suturale noire, à
peine prolongée en se rétrécissant, jusqu'aux trois quarts de la
longueur, en avant prolongée le long de la base jusqu'au calus
huméral, ou se liant à une bordure sub-externe, prolongée paralle-
lement au bord extérieur jusqu'à la suture (var. b). Chez d’autres
exemplaires les élytres présentent une tache noirâtre, plus ou
moins étendue en dessous du milieu (var. c), parfois les élytres
sont entièrement noirâtres (var. d).
10. Rodolia breviuscula. Subhemisphærica, testacea, sub-
tiliter albido-cinereo-pubescens, elytris densissime obsoleteque
punetulatis, carina prosternali alte elevata, areuata, unguiculis
bifidis. — Long. 3-4 mm.
Mandar; rarius.
(‘) Rodotia rufopilosa Muls. Spec. 903. — Subhemisphærica, testaceo-rufa, sat
dense luride pubescens, elytris crebre subtilissimeque punctatis, punctis majoribus
intermixtis, carina transversa prosternali sat elevata, unguiculis appendiculatis.
Long. 5,5-6,5 mm. — Hongkong (Simon).
Rodotia pumila. Sub-hemisphærica, testacea, sat densé cinereo-pubescens,
elytris æqualiter creberrime et subtilissime punctatis, carina transversa prosternali
altissima, unguiculis appendiculatis. Long. 3,8 mm. — Hongkong (Simon).
(2) Crotch en a donné (p. 281) une synonymie inexacte.
rt
11. Ortalia discoidea. — Breviter ovalis, sat convexa, pube
subtilissima argentea sat dense vestita, ochracea, elytro singulo
plaga discoidali rosea ornato, capite subtiliter punctulato, fronte
plana antice linea transversa inter oculos obsolete impressa, pro-
thorace subtiliter punctulato, elytris fortius crebreque punctulatis,
unguiculis appendice magna, translucida instructis. — Long.
3,8-4,5 mm.
* Corps brièvement ovale, assez convexe, d’un jaune d'ocre blan-
châtre, garni d’un duvet fin et court, de couleur argentée. Tête
pointillée, front plan, avec uné ligne transversalement impres-
sionnée éntre les yeux. Corselet transversal, plus de deux fois
aussi large que haut, à bord antérieur légèrement échancré, sur-
face finement pointillée. Élytres faiblement élargies jusqu’au
milieu, en ogive postérieurement, d’un flave sur un espace longi-
tudinal discoïdal, d’un flave d’ocre dans la périphérie de chacune;
moins finement ponctuées que le prothorax.
Jambes grêles, à peine anguleuses ou arquées sur leur arête
externe, creusées d’un sillon pour recevoir les tarses ; chaque ongle
subbifide, branche interne de couleur claire, subdiaphane et deux
fois aussi large que la branche externe.
Mandar, deux exemplaires.
Cette espèce offre une certaine analogie avec l'Ortalia Mæklini
Muls. (Opuscules IIT, 130) décrite de Java et retrouvée à Siam
(Fischer); elle en diffère par sa taille moins large, sa forme beau-
coup plus convexe, son front plan et la couleur des élytres.
L’Ortalia prozima Crotch (Revis. 276) de Menado est décrite
brièvement et si vaguement qu’il est impossible de la recon-
naître.
12. Scymnus (Nephus) Severini. — Breviter ovalis, con-
vexiusculus, dense albido pubescens, stramineus, pectore basique
abdominis infuscatis aut nigris ; prothorace transverso, antrorsum
angustato, lateribus subrectis, dorso vix punctulato; elytris
subtilisssime punctatis, in singulo macula basali lineaque lata
obliqua, postice suturam convergente, pone medium, nigris,
sutura ante medium interdum infuscata vel nigro-limbata. —
Long. 1,5-2 mm.
Var. 4. Macula basali elytrorum deficiente.
Var. à. Elÿtro singulo puncto parvo, aut in medio, aut pone
medium sito, ornato.
Var. c. Corpore stramineo vel testaceo toto.
Corps brièvement ovale, médiocrement convexe, d'un jaune de
cire, où d’un jaune paille, garni d’un duvet d’un blanc flavescent.
Dessous noir sur les médi- et postpectus et sur le milieu des
premier et second arceaux du ventre, d’un jaune de paille sur le
28
reste. Prothorax rectilinéairement et assez faiblement élargi
d'avant en arrière, deux fois et demie au moins aussi large à son
bord postérieur que haut dans le milieu, surface à peine poin-
tillée. Élytres très finement ponctuées, ornées chacune d’une
tache et d’un trait noirs: la tache transversale à la base, le trait
(ou une bande longitudinale raccourcie) couvrant le tiers médiaire
est oblique, rapproché de la suture en arrière, celle-ci munie
parfois d’une bordure courte, nébuleuse ou noire, après l’écusson.
La coloration varie comme suit :
a. Tache basilaire des élytres nulle.
b. Élytres n'offrant chacune qu’un point noir discoidal, près du
milieu.
c. Élytres sans taches.
Mandar, quelques exemplaires.
Dédiée à M. Séverin, aide-naturaliste au Musée d'Histoire natu-
relle de Bruxelles.
13. Scymnus lepidulus Motsch. Etud. ent., 1858, 120. —
Un exemplaire.
14.Scymnus (Pullus) dorsualis. —Breviterovalis, convexius-
culus, obsolete brunneo-testaceus, nubilo pubescens, pectore abdo-
mineque plus minusve infuscatis, prothorace transverso lateribus
antrorsum subrotundato-convergentibus, disco elytrisque brunneo-
vel piceo-infuscatis, his margine laterali late testaceo limbatis,
limbo interne male terminato apicem versus paullo dilatato,
metasterno crebre subrugoso-punctato. — Long. 1,7-2,4 mm.
D’une forme ovale assez courte; assez densément couvert d’une
pubescence assez nuageuse, courte, d’un gris blanchâtre. Protho-
rax transversal, légèrement arrondi latéralement, peu fortement
rétréci en avant, surface couverte d’une punctuation très fine et
assez serrée; disque d’un brun de poix sur le tiers médiaire.
Élytres arrondies sur les côtés et à l'extrémité, avec les épaules
à calus saillant, elles sont couvertes d’une ponctuation assez fine et
très serrée, d’un jaune testacé sur la marge latérale un peu élargie
à l’extrémité, d’un brun ou brun de poix sur leur partie centrale
longitudinalement. Ces deux colorations separées d’une manière peu
tranchée et fort indistincte. Dessous du corps ferrugineux, avec
la poitrine et le milieu de l’abdomen souvent noirâtres, couvert
d’une ponctuation peu fine et très serrée, rugueuse. Antennes et
pieds d’un roux pâle ou testace.
Quelquefois les élytres n’offrent qu’un trait nébubeux ou noirâ-
tre, obliquement prolongé du milieu aux deux tiers de la longueur.
Cette espèce me parait voisine des Scymnus O. nigrum Muls.
(Opuscules, III, 1853, 148) et Zimbatus Motsch. (Étud. ent., 1858,
118), Sc. Victoris Crotch (Revision, 1874, 253) tous deux ‘décrits
29
de l’Inde. Elle se distingue peut-être du premier par la colo-
ration noirâtre du milieu du corselet et la signe noirâtre des
élytres prolongé jusqu'aux deux tiers de la longueur, du second par
les antennes entièrement testatées et la bordure rousse indétermi-
née.
Mandar, 8 exemplaires.
15. Scymnus nubilus Muls. Species 972. Paraît peu rare en
Bengale. — Cette espèce a beaucoup d’analogie avec notre
Se. suturalis Thunb. par sa taille et sa couleur, mais les plaques
abdominales sont incomplètes.
SUMNIUS no0V. gen.
Antennæ breves, 10-articulatæ, articulo primo magno, sub-
triangulare, sequentibus sat gracilibus, ultimis 3 dilatatis, clavam
formantibus.
Prosternum margine antico recte truncatum, processu haud
carinato.
Tibiæ sat latæ, compressæ, anticis apice oblique sinuato-
angustatis.
Ce genre est très voisin des Ækizobius, et ne s’en distingue
guère que par les antennes courtes, formée de 10 articles, par
le prosternum assez plan, à bord antérieur droit, non sillonné
entre les hanches, par les tibias assez larges, comprimés, creusés
d’un sillon au bout. J’ai sous les yeux deux espèces originaires
du Bengale.
16. Sumnius Renardi. — Ovalis, rufo-ferrugineus, griseo-
pubescens, prothorace antice rotundato-angustato, angulis posticis
subrectis; elytris nigris, inæqualiter punctatis, fascia communi
cordiformi in tertia media parte lunulaque sub humeris (in elytro
singulo), cum fascia conjuncta, rufo-ferrugineis. Antennarum
clava lata, utrinque angustata, articulo secundo fortiter trans-
verso. — Long. 4,5-5 mm.
Mandar, minus frequens.
Var. a. Fascia cordiformi elytrorum medio utrinque interrupta.
Corps ovale, médiocrement convexe, roux, garni d’un duvet
cendré. Prothorax transversal, environ deux fois aussi large que
haut en son milieu, rétreci en avant, à bord antérieur arqué ou
très légerement échancré, bords latéraux doublement rebordés,
presque droits, arrondis sur ses angles antérieurs; surface densé-
ment et très finement ponctuée. Élytres un peu plus larges à la
base que le prothorax, subarrondies à l’extrémité, assez convexes,
densément et finement ponctuées, et présentant en outre de
nombreux points plus gros.
30
Les élytres sont noires, ornées d’une bande commune en forme
de cœur (ou en forme d’anse ou d’espèce de C sur l’élytre gau-
che) et d’une bande lunulée, bordant le côté externe du calus hu-
méral et prolongée en se courbant depuis le tiers du bord externe
jusqu’à la courbure antérieure de la bande interne, avec laquelle
elle est confondue. Massue des antennes progressivement dilatée
du côté interne jusqu’au milieu. Plaques abdominales en are assez
régulier, prolongées jusqu'aux trois quarts environ de l’arceau,
17. Sumnius Cardoni — Oblongo-ovalis, rufo-ferrugineus,
griseo-pubescens, prothorace ante medium rotundato-angustato,
angulis posticis subrectis, elytris nigris, inæqualiter punctatis,
fascia communi cordiformi rufo-ferruginea, antennarum clava
minus lata lateribus subparallelis, articulo secundo sub-quadrato.
— Long. 5-5,5 mm.
Mandar, minus frequens.
Corps ovale-oblong, médiocrement convexe, roux, garni d’un
duvet cendré. Prothorax transversal, rétréei en avant, à bords
latéraux presque droits, arrondis un peu au dessus du milieu,
surface densément et très finement ponctuée. Élytres noires, pré-
sentant une bande commune rousse, en forme d’anse, sur chacune
d’elles, naissant près de la suture au quart de la longueur, cour-
bée extérieurement et prolongée en dehors vers le milieu de la
largeur environ jusqu'aux trois quarts.de la longueur, ou se liant
à la suture. Massue des antennes assez étroite, à côtés peu
arqués, presque parallèles.
Cette espèce a beaucoup d’analogie avec la précédente, et elle
semblerait n'être, au premier abord, qu’une variété de celle-ci,
si la forme du corps et des antennes ne laissaient des doutes
sérieux quant à la réunion des deux espèces.
SUR LE NOUVEL OUVRAGE DE M. L. GANGLBAUER
(Die Küfer von Mittel-Europa. Erster Band. Familienreihe Caraboïdea.)
Wien, Gerold, 1892
par Alfred Preudbomme de Borre.
Les derniers jours de l’année dernière ont vu paraître à Vienne
le premier volume d’un ouvrage de la plus haute utilité pour tous
ceux qui s’attachent à l'étude des Coléoptères européens. M. L.
Ganglbauer, considérant que la 3° édition de la Fauna austriaca
de Redtenbacher (un autre ouvrage que nous regardions comme
31
indispensable aux coléoptérologistes connaissant l’allemand) était
déjà à peu près épuisée, a entrepris d’ysubstituerun travail plus vaste.
Il intitule cet ouvrage : Die Küfer von Miltel-Europa, et le
le volume, de 558 pages, vient donc de paraître. Ce volume est
consacré à la série de familles que l’auteur appelle les Caraboïdeu.
J’y reviendrai dans un instant. !l nous annonce que le 2° volume com-
prendra les Séaphylinoïdea (Nécrophages), le 3%° les Clavicornes et
Lamellicornes, le 4%, les Serricornes (sensu Le Conte et Horn) et
Jes Æétéromères, le 5°, les Ælynchophores, le 6% et dernier, les
Phytophages (sensu Le Conte et Horn).
La Faune de Redtenbacher avait pris pour circonscription géo-
graphique la seule monarchie autrichienne, qui, en géographie
zoologique, forme un ensemble à la fois bien hétérogène et bien
incomplet. Souvent du reste l’auteur y comprenait des espèces de
l’Allemagne centrale et septentrionale.
Mieux avisé, M. Ganglbauer est sorti des limites de la monarchie
austro-hongroise et il englobe dans un ensemble raunique centro-
européen, d'abord toute l'Allemagne, puis vers le sud, tout le do-
maine du massif des Alpes, absorbant toute la Suisse et les parties
du massif comprises dans la France orientale et l'Italie septentrio-
nale ; sa faune comprend même le littoral méditerranéen depuis
l'embouchure du Rhône jusqu’à Savona. Ceci, à mon avis, serait de
trop, si, du côté de Trieste, de l’Istrie et de la Dalmatie, la faune
autrichienne de Redtenbacher, conservée comme noyau par
M. Ganglbauer, ne s’était pas déjà incorporé bien des formes médi-
terranéennes. Quant aux hauteurs, il n’y a aucune inconséquence à
suivre les nombreux genres de Coléoptères alpins depuis les 4/pes
ou hauts pâturages de la Styrie jusqu’à celles du Dauphiné et de la
Provence ; il y a là des caractères fauniques d’une connexité évi-
dente.
Si, vers le sud et l’ouest, la région faunique établie par M. Gangl-
bauer échappe, dans la limite du possible, au reproche d’arbitraire,
il.n’en est peut-être pas de même vers l’est et le sud-est. Si M.
Ganglbauer a compris la Bosnie et l’Herzégovine dans cette région
dont il nous donne la faune des Coléoptères, pourquoi ne s’avance-
t-il pas un peu plus loin ? Zoologiquement, il est difficile de séparer
la Bosnie, la Croatie, la Transylvanie, la Galicie, des contrées
adjacentes ne faisant pas partie du domaine politique de l’Austro-
Hongrie.
L'organographie ou anatomie extérieure est exceptionnellement
bien traitée dans l’ouvrage de M. Ganglbauer et de nombreuses et
excellentes figures servent à la faire bien comprendre.
J’ai dit que ce premier volume traitait d’une grande série de
familles de Coléoptères que l’auteur appelle : Caraboïdea, et qui ne
32
répond pas absolument à ce que l'on nomme encore généralement
Adéphages ou Carnassiers.
Aux Cicindelidæ, Carabidæ, Amphiroïdæ, Hahplidæ, Pelobiidæ,
Dytiscidæ et yrinidæ, qui constituent, pour les derniers auteNES
généraux, l’ensemble des Coléoptères carnassiers, M. Ganglbauer
réunit, pour des raisons qui paraissent assez plausibles, les petites
familles aberrantes des Paussidæ et des Rhirodidæ.
Voici le tableau synoptique des caractères de ces neuf familles,
dont l'ensemble systématisé faitl’objet du volumequi vient de paraître:
1’. Métasternum avec une suture transverse en avant des hanches
postérieures.
2’. La suture transverse occupe toute la largeur du métaster-
num. Le lobe coxal du métasternum est aussi large que sa partie
antérieure et forme, entre les hanches postérieures, une saillie
triangulaire.
3”. Antennes de 11 articles. Abdomen ayant de 6 à 8 segments
ventraux. Les trois premiers soudés ensemble avec les sutures visi-
bles. Hanches postérieures non élargies en plaques.
4. Antennes insérées entre les bases des mandibules. Chaperon
prolongélatéralement au-dessus de la basede l’antenne. CicINDELIDÆ.
4’, Antennes insérées en arrière des bases des mandibules. Cha-
peron ne s'étendant pas latéralement au-dessus de la base de
l'antenne. . . RE 2er. M, DNCARMBIDE
3". Antennes Syant, ou 2 articles, dont le second énorme et de
forme irrégulière, ou 6 articles, ou 10articles, en massue. Abdomen
à 4 segments ventraux, dont le premier est formé par 3 segments
soudés sans sutures visibles. Hanches postérieures non dilatées en
plaques. . . : . loue (it PAUSE
3'. Antennes de 10 articles, Bliformes. Abdomen ayant 6 seg-
ments ventraux ; les trois premiers soudés ensemble, avec sutures
visibles. Hanches postérieures élargies en plaques grandes et larges,
couvrantcomplètement les premierssegments ventraux. HALIPLID&.
2’. La suture transverse n'occupe que la moitié du métaster-
num, Le lobe coxal du métasternum est réduit à une petite pièce
médiane tronquée en arrière. Antennes de 11 articles filiformes.
Abdomen à 6 segments ventraux ; les trois premiers soudés ensem-
ble, avec sutures visibles,
5’. Hanches antérieures UM LA Tibias et tarses sans cils
natatoires 22100 ‘ 1 SONT AMPHIZOÏDÆ
5'. Hanches antérieures Cortes. Tibias et tarses garnis de
cils natatoires . . de NN LES A LIL PB EPOBTIEES
l’. Métasternum sans Rte transverse en avant des hanches
postérieures.
33
G''. Hanches postérieures très grandes, s'étendant jusque sur les
côtés du corps, séparant entièrement le premier segment ventral
d'avec le métathorax, et se touchant complètement sur la ligne
médiane. Métasternum formant une saillie triangulaire entre les
hanches postérieures. Pattes natatoires.
7/'. Yeux entiers. Antennes de 11 articles, filiformes ou sétacees ;
rarement leurs articles médians ou terminaux élargis ou pourvus
de prolongements. Pattes antérieures et intermédiaires plus courtes
que les pattes postérieures construites pour la natation. Abdomen
à 6 segments ventraux ; les trois premiers soudés ensemble,
HMPOMIOS ES SHTURESOVISIDIES., | OR LE : LDYTISCIDÆ.
7’. Yeux complètement divisés, de telle sorte que la tête semble
avoir deux yeux supérieurs et deux yeux inférieurs. Antennes très
courtes et irrégulières, leur premier article globuleux excavé, le
deuxieme en oreille, cilié sur le bord, les neufs suivants tres courts,
transverses, formant une massue serrée. Pattes antérieures lon-
gues, les intermédiaires et les postérieures courtes et comprimées,
construites pour la natation. Abdomen à 7 segments ventraux,
dont les deux premiers en général sont séparés seulement pres des
hanches postérieures par une suture rudimentaire. . GYRINIDÆ.
6’. Hanches postérieures beaucoup plus petites que le métaster-
num, fortement séparées au milieu. Métasternum formant entre
les hanches postérieures un prolongement profondément anguleuse-
ment découpé. Pattes propres à la marche. Abdomen à 6 seg-
ments ventraux ; les trois premiers soudés ensemble, avec sutures
visibles. Antennes moniliformes. . . . . . . RuHizonipx.
A l’eloge que je fais du nouvel ouvrage, je dois pourtant mettre
une légère restriction. À mon avis, l’auteur a un peu trop subi l’in-
fluence de l’école qui, sous prétexte de priorité, change tant de
noms consacrés par l'emploi unanime qu’en ont fait des auteurs dont
les travaux restent une autorité de premier ordre ; d’où dans ce
cas deux noms à imposer à la mémoire pour une espèce. Mais je dois
cependant dire qu’il a été relativement plus modéré que bien d’au-
tres dans l'emploi des noms ressuscités et des cascades de change-
ments qui en sont la conséquence. C’est ainsi qu'il n’a pas cru devoir
substituer au nom de Carabus celui de Tachypus ; ce qui peut nous
faire espérer que, plus loin, il ne fera pas des Clythrides les Mélo-
lonthides, et de ceux-ci, je ne suis quoi,
QT
ANNALES DE LA SOC ENTOM. BE BELGIQUE, T. XXXVI.
ÉNuméRATION DES HÉMIPTÈRES DE BELGIQUE (suite),
par Eug. Coubeaux.
II. — HOMOPTERA Am. Serv.
Sect. I. — Auchenorhyncha Dumér.
F. CICADIDES.
Cicadetta Am., montana Scop.
F. FULGORIDES.
Myndus Stal., musivus Germ.
Cixius Fieb , pilosus OÏ.
— var. infumalus Fieb.
— var. albicinctus Germ.
— nervosus L.
— cunicularius L.
— stigmaticus Germ.
Oliarus StA., leporinus L. nec Fieb.
— cuspidatus Kieb.
Diclyophora Germ., europaea 1.
Ommatidiotus Spin., dissimilis Fall.
Issus Fab., coleoptratus Fab.
Asiraca Latr., clavicornis Fab.
Araeopus Spin., crassicornis Fab.
— pulchcllus Curt.
Megamelus Fieb., notula Germ.
Stenocranus Fieb., lineola Germ.
— fuscovittatus Stal.
— Kelixa Fieb., pallidula Boh.?
— perspicillata Boh.
— guttula Germ.
— tillipennis Sahlb ?
Delphacinus Fieb., mesomelas Boh.
Chloriona Vib., smaragdula Stäl, ?
— prasinula Kich.
Euidella Put., speciosa Boh.
Eurysa Kieb., lineata Perris?
Conomelus Fieb , limbatus Fab.
Delphax Fab., discolor Boh.
— pellucida Fab. Flor.
— striatella Fall. ?
— elegantula Boh.
— «lbostriata Fieb. ?
— sordidula Stal?
— collina Boh.
— obscurella Boh.
— Reyi Fieb.?
— forcipata Boh.
— fuscifrons Kieb.
— leplosoma Klor.
— lepida Boh.
— quidrimaculata Sig. ?
— venosa Germ.
— lugubrina Boh.
Delphaæ À ubei Perris.
— exigua Boh.
— denticauda Boh.
— spinosa Fieb.
— limitata Kieb.
— paludosa Klor.
— Fairmairei Perris.
Metropis Fieb. 1866., Mayri Fieb.
Dicranotopis Fieb., flavipes Fieb.
— divergens Kb.
— hamata Boh.
Stiroma Fieb , a/bomarginata Curt.
— Pteridis (Géné) Amyot.
— bicarinata H.S.
— «finis Fieb.
Tetticometra Latr., gfra Hagenb.
— var. /æta H. S.?
— virescens Pz.
— lepida Fieb. ?
— impressopunctata Duf.
— impressifrons M. R.
— mnacrocephala Kieb.
— obliqua Pr.
F. CERCOPIDES.
Triecphora Am. S., sanguinolenta L.
Lepyronia Am. S., coleoptlrata L.
Aphrophora Ger., corticea Germ..
— $Salicis de G.
— Alni Fall.
Ptyelus Lep Serv. Enc., lineatus Lin.
— minor K K.
— exclamationis Thunb ?
— albipennis Fab.
— campestris Fall
— spumarius L.
— var. lineatu: KW,
— var. Amarginellus F.
EF. MEMBRACIDES.
Centrotus Fab., cornutus L.
Gargara Am. S., Genistæ Fab,
F. JASSIDES,
Ulopa Fall., reticulata Fab,
— trivia Germ.
Megophthalmus Curt., scanicus Fall.
Ledra Fab., aurita L.
Idiocerus Leivis., scurra Germ.
— salicicola Klor.
— notatus Fab.
— adustus H.-$.
— similis Kb.
— varius K.
— tibialis Fieb.
— pœcilus H.-S.
— signatus Fall. ?
— Jituratus Fall.
— Tremulæ Estlund.
— elegans Klor.?
— laminatus Kor.
— fasciatus Kieb.
— cognatus Kieb. 68.
— ustulatus M. R.
— confusus Klor.
— socialis Fieb.
aurulentus Kb.
— Populi Fab.
— fulgidus Fab.
— decipiens Kb
Macropsis Leivis., #icrocephaia H. S.?
— prasina Fab.
— lanio L
Bythoscopus Germ., Alni Schk.
— flavicollis L:
— rufusculus Fieb. ?
— Carpini J. Sah1b. ?
Pediopsis Burm., Tiliæ Germ.
— cerea Germ.
— glandacea Fieb. 68.
— fuscula Fieb.?
— virescens Fab.
— mnendaz Fieb.
— tmpura Boh.
— fuscinervis Boh.
— nassata Germ.
— scutellata Boh.
— nana H.-S.?
Agallia Curt., ninuata Mis. R. ?
— puncticeps Germ.
— reliculata H.-S. ?
— venosa Fall., Germ.
Tettigonia O1., viridis L.
Euacanthus Lep. Serv., interruptus L.
— acuminatus Fab.
Penthimia Ger., atra Fab , 1794.
Errhomenellus Put ,brachypterus Kieb ?
Eupelix Germ., cuspidata K.
— producta Germ.
Stronsylocephalus Flor., agrestis Fall.
— Meiertei Scott. 74.
Acocephalus Germ. &', striatus Fab., ©
rusticus Fab.
— bifasciatus L.
— tricinctus Curt.
— trifasciatus Fource. K,
30
- Acocephalus albifrons L. Sahlb.
— Serratulæ F, Kb.
— histrionicus Fab.
— rivularis Germ. 21.
— pelas Leth. 80?
Gnathodus Fieb., punctatus Thunb.
Cicadula Zett., Cyanæ Boh.
— frontalis Scott.
— Warioni Leth. ?
— diminuta Leth.
— sexnotata Fall.
— punctifrons Fall.
— variata Fall.?
— Septemnotata Fall.
Grypotes Kieb., pinetellus Boh.
Doratura J Sahlb , stylata Boh.
— homophyla Klor.
Graphocraerus Thoms., ventralis Fall.
Thamnotettix Zett , fenestratus H. S.?
— strigipes Zett ?
— quadripunctatus Fall.?
— maritimus Perris 57.
— lenuis Germ ?
— coronifer Marshal?
— croceus H.-S
— attenuatus Germ.
— Splendidulus F.
— torneellus Zett.
— abietinus Fall.
— pictus Leth.?
— cucntatus Pz.
— Preyssleri H.-$.
— quadrinotatus Fab.
— frontalis H.-S.?
— intermedius Boh ?
— Sulphurellus Zett.
Athysanus Burm., séactogala Am. ?
— Heydeni Leth.?
— canescens Del. S., 73.
— argenlatus Fab. ?
— dnterstitialis Germ. ?
— striatulus Fall H.-S.?
— ocellaris Leth. 807?
— slriola Fall.
— obscurellus Kb.
— grisescens Zett.
— cognalus Del. Se.?
- — subfusculus Fall.
— erythrostictus Leth. 80.
— plebejus Zett.
— lutescens (Fieb.).
— lævis Leth.
— russeolus Fall.
— æmulans Kb.
— Sallbergi Reut. 80.
— sordidus Zett.
— variesatus Kb.
— obsoletus Kb.
— luridus Kerr. 82. = Fieber?
36
Athysanus prasinus Fall.
— simplex H.-S
— brevipennis Kb.
— pellucidus Leth. 80.
Goniagnathus Fieb., brevis H-S.,
Jassus Fab , atomarius Germ. K.
— Commutalus Kieb., Cat.
— mixtus Fab , Germ.
— Aubilus (Fieb.) ?
— abbreviatus Leth. ?
— tnfuscatus (Fieb.)?
Platymetopius Burm., guttatus Fieb.66?
— undalus de G.
Deltocephalus Burm , Phragmitis Boh. ?
— formosus Boh.
— puncluin Klor.
— tinralus Kieb, ?
— socialis Flor.
— ocellaris Fall.
— Bohemanni Zett , var. calceolatus
Boh.
— Multinolalus Boh.
— var. Mayri Ficb,
— Bellevoyri Put.
— repletus Fieb,
— distinguendus Klor,
— parallelus Fieb,
— lori Freb.
— Pfallenii Fieb.
— pulicaris Fall.
— sabulicola Curt.
— trhombifer Kieb.
— Striatus L.
— breviceps Kb.
— Linnei Kieb.
— languidus Flor.
— abdominalis Fab.
— Collinus Dah]lb.
— cephalotes H. $.
— pascuellus Fall.
— striifrons Kb. 68.
— Minki Fieb.
— ?netruis Klor.
Alebra Fieb., albostriella Fall.
— var. /ulveola H.S.
Dicraneura Hdy. Manñderstiernx Kb.
— uureola Fa)l.
— aridella J. Sahlb.
— agnata Leth, 74,
Dicraneura flar ipennis Fab.
— mollicula Boh.
— citrinella Zett.
Chlorita Fieb., apicalis Flor.
— Jlavescens Fab.
— aurantiaca Leth. 80.
— Solani Kollar, Leth.
— tCiridula Fall.
Kybos Fieb , smaragdulus Fall.
Eupteryx Curt. Fieb 1866., vittata L.
— Wallensreni Stal
— signatipennis Boh.?
— Germari Zett.
— filicum Newm.
— concinna Germ.
— pulchella Fall.
— ornata Leth., 14 = Frey?
— binotata Leth., 74 = Fieb. ?
— Lelierrei Leth Cat.'4.
— Carpini Foure. 1785.
— aurata L.
— Urticæ Fab. = L ?
— Curtisii Flor.
— Melissæ Curt.
— var, collina Flor
Typhlocyba Germ. Fieb., 66. jucunda
H.-S.
— sexpunctata Fall.
— nitidula Fab.
— var. VNorqueti Leth 74.
— candidula Kb., 68.
— Rosæ L.
— Lethierryi Edw.
— geometrica Schr.
— gratiosa Boh. ?
— Ulmi L.
— Quercus Fab., H.-$.
— tenerrima H.-$S.
Zygina Fieb , Alneti Dahl.
— nivea Mis. R.
— Hyperici H.-$.
— Frauenfeldi Leth. 80.7?
— scutellaris H.-S. 38.
— parvula Boh.
— Rosæ Klor. ?
— blandula Rossi.
— Tiliæ Geofr. Fall. ?
— angusta Leth.?
— rubrovittata Leth. 69,
ANNALES
DE LA
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE
DE
BELGIQUE
TOME TRENTE-SIXIÈME
IT
Ce numéro doit être conservé; il ne sera pas envoyé une seconde
fois comme précédemment.
BRUXELLES
AU SIÈGE DE LA SOCIÉTÉ
20, RUE DU MUSÉE, 20
—
1892
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE.
Il
Compte-rendu de la séance mensuelle du 6 février 1892.
PRESIDENCE DE M. GIRON.
Présents : MM. Becker, Coubeaux, L. Coucke, Duvivier,
Fologne, Jacobs, Kerremans, Rousseau, de Selys-Longchamps,
Séverin, Tosquinet, Van Nerom et Lameere, secrétaire.
La séance est ouverte à 8 heures. À
Le procès-verbal de la séance du 9 janvier 1892 (et non 1891,
comme l'indique par erreur le précédent numéro des Annales) est
approuvé,
Décisions du Conseil. M. André Théry, viticulteur à S' Charles,
près Philippeville (Algérie), s’occupant de Coléoptères d'Europe
et de Longicornes du globe, présenté par MM. Dollé et Lameere, a
été admis en qualité de membre effectif.
Démissionnaires : MM. Cuni y Martorell, membre. effectif et
Ducarme, membre associé. |
Correspondance. M. le Ministre de l'Intérieur et de l’Instruction
publique nous fait parvenir le subside annuel de la Société
pour 1891.
— M. Storm van ’s Gravesande nous adresse des bulletins de
souscription à la manifestation qui se prépare en Hollande en
l'honneur de M. Roelofs. — L'Assemblée décide d’inscrire la Société
pour la somme de 20 francs.
Travaux présentés. L'Assemblée vote l’insertion au présent
numéro des Annales des notices dont il est donné lecture.
Excursion. Le 13 mars prochain, à Dieghem. Départ de Bruxel-
les (place St° Marie) à 8 h. 42 m. du matin.
La séance est levée à 9 heures.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXXVI. &
38
NOTES MYRMÉCOLOGIQUES
par Auguste Forel.
I. — Pueipoe Ris nov. sp. (Formicide).
2. L. 3,8 à 4,2 miil. Mandibules très épaisses, fortement et
brusquement courbées tout près de leur base, fort lisses et
luisantes, avec quelques points très épars et de grosses stries au
côté extérieur de leur base. Tête bien plus longue que large, à
peine élargie en arrière, à côtés subparallèles, fortement échan-
crée en abricot derrière. Son bord inférieur antérieur (derrière la
bouche) est muni près du milieu de deux fortes dents dirigées en
avant, et d’un petit lobule échancré entre ces dents. Épistome
élevé et lisse au milieu derrière, avec quelques rides devant et
de côté; son bord antérieur est faiblement sinueux. Aire frontale
lisse et luisante. Scapes courts, n’atteignant pas le tiers posté-
rieur de la tête; à leur base ils sont fortement courbés, sortant
d’une fossette antennaire profonde ; la courbe est comme chez la
PA. Guilelmi Mülleri Forel, mais les scapes y sont à peine un
peu déprimés. Derrière la fossette antennaire, une faible dépres-
sion à sculpture plus faible marque la place où s'appliquent les
scapes. Yeux situés un peu en arrière du quart antérieur des côtés
de la tête. Le sillon frontal se prolonge dans l’échancrure occipi-
tale. Sauf les angles postérieurs qui sont lisses et luisants, la tête
est grossièrement ridée-réticulée longitudinalement ; sur les joues
et le front plutôt striée-ridée, derrière plutôt réticulée. Au fond
des mailles elle est finement réticulée, mate ou subopaque.
Pronotum avec deux tubercules latéraux-supérieurs assez sail-
lants. Le mésonotum a la forme ordinaire d’un métanotum : une
face supérieure-antérieure horizontale qui continue directement
le dos du pronotum et une face postérieure presque verticale,
plane, bordée, formant presque un angle droit avec la précédente,
et s’élevant en marche d'escalier très élevée au dessus de la face
basale du métanotum. Cette dernière un peu plus longue que la
face déclive, bordée de deux faibles arêtes, et terminée par deux
épines triangulaires très courtes, aussi longues que la largeur de
leur base.
Second nœud du pédicule sans apparence de dent en dessous,
très court, presque trois fois large comme le premier, avec deux
conules latéraux presque spiniformes. Ces conules sont longs,
assez distincts et ne sont pas simplement le bord latéral anguleux
du nœud comme chez la 24. Guilelmi Miülleri, forme typique. —
Pattes assez courtes ; cuisses assez renflées.
39
Pronotum grossièrement ridé-réticulé transversalement ; côtés
du thorax irrégulièrement et grossièrement ridés réticulés. Quel-
ques rides transversales à l’extrémité antérieure de la face basale
du métanotum. Premier nœud du pédicule et face antérieure
supérieure du pronotum plus ou moins réticulés ou lisses. Face
. postérieure déclive du mésonotum, espace interspinal et face
déclive du métanotum, second nœud du pédicule, pattes, abdomen
et antennes lisses et luisants.
Pilosité dressée, jaune, brillante, grossière, pointue, en partie
longue, abondante partout, aussi sur les tibias et sur les scapes.
Cette pilosité ressemble beaucoup à celle de la Ph. Guilelmi
Mülleri, mais les tarses n’ont que des poils obliques et courts
(chez la PA. G. I. en outre de longs poils très hérissés). Pubes-
cence presque nulle.
Roussâtre ou d’un roux brunâtre avec les pattes un peu plus
claires, de larges bandes nuageuses transversales, brunes sur
l’abdomen. Bord terminal des mandibules, bord des arêtes frontales
et bord antérieur de la tête bruns.
©. L. 2,1 à 2,6 mill. Mandibules grandes, à bord externe légè-
rement concave, à bord terminal très grand, également denté sur
toute. sa longueur, étroites à leur base, très lisses et luisantes avec
quelques points très épars. — Tête presque carrée avec les côtés
convexes derrière, mais avec un bord postérieur assez droit et bien
distinct (chez la PX. Guilelmi Mülleri elle forme presque un demi
cercle d’un œil à l’autre et n’a pas de bord postérieur distinct, sauf
autour du trou occipital). Les scapes sont assez épais, faiblement
courbés vers leur base, et dépassent à peine le bord postérieur de
la tête. Troisième et quatrième articles du funicule un peu plus
épais que longs. Épistome avec une petite carène médiane. Forme
du pronotum et du mésonotum comme chez le, mais la face
déclive du mésonotum est moins verticale, Mésonotum sans échan-
crure ni bourrelet transversal distincts. Échancrure méso-méta-
notale bien plus profonde que chez le 2. Face basale du métanotum
subbordée, terminée par deux très petites dents triangulaires.
Second nœud du pédicule un peu plus large que long, avec les côtés
fort anguleux (plus long que large et à côtés seulement un peu
convexes chez la P4. Guilelmi Mülleri).
Aire frontale, pattes, antennes, second nœud du pédicule et
abdomen lisses et luisants. Épistome, milieu du front et faces
déclives du métanotum et du mésonotum plus ou moins lisses
et luisants. Le reste réticulé, ponctué et subopaque ou même
mat (exemplaires de la variété de Rio Grande do Sul); thorax
parfois en partie subluisant. De grosses rides longitudinales
sur la tête, surtout sur le front et les joues, transversales sur
40
le pronotum, le mésonotum (peu) et surtout sur le métanotum.
Pilosite et couleur du soldat, sauf les bords bruns du devant de
la tête, etc.
Q. L. 4,9 à 5 mill. Tout à fait semblable au 2, mais la tête n’est
que faiblement et largement échancrée derrière. Tête plus large
que le thorax, avec le bord postérieur seulement lisse et luisant.
Mésonotum et scutellum lisses et luisants dessus, sauf quelques
stries longitudinales au milieu. Métanotum armé de deux dents
très larges et très mousses. Second nœud de pédicule encore plus
large et plus court que chez le 2, mais avec les conules latéraux
moins spiniformes.
Tête rousse ou d’un rouge-jaunâtre avec une tache à l’emplace-
ment des ocelles et le bord terminal des mandibules d’un brun
foncé. Thorax et pattes d’un roussaätre testacé avec des taches
brunes sur le mésonotum et l’écusson. Pédicule et abdomen d’un
brun foncé avec le bord des segments abdominaux roussâtre. Le
premier nœud du pédicule souvent en partie roussâtre. Ailes de
longueur médiocre, hyalines ou subhyalines avec les nervures et
la tache marginale d’un brun assez pâle.
d. L. 3 à 3,2 mill. Plutôt grêle. Yeux et ocelles de grandeur
médiocre. Mandibules très étroites, bidentées. Métanotum assez
bas, allongé, avec deux tubercules indistincts; la face déclive
forme presque un angle droit avec la face basale. Premier nœud
du pédicule allongé; le second un peu plus large que long.
Abdomen allongé et étroit; valvules génitales petites.
Épistome, mandibules, pattes, mésonotum, seutellum, pédicule et
abdomen luisants et à peu près lisses. Front luisant avec quelques
rides longitudinales. Le reste de la tête densément réticulé et mat
ou subopaque avec des rides longitudinales devant. Métanotum et
côtés du thorax en partie ridés, réticulés et subopaques.
Pilosité d’un brun pâle, bien plus fine que chez la Q, etc.,
oblique sur les pattes.
Brun avec la tête d’un brun noir, les bords articulaires du
corps et l’épistome d’un testacé jaunâtre, les mandibules (sauf
les deux dents rougeûtres), la bouche, les antennes et les pattes
très pâles.
Ailes assez longues avec les nervures plus foncées que chez la ©.
Cette espèce petite, courte et robuste, fort caractéristique par
la forme du mésonotum du 2} et de la ©, ainsi que du scape de
la Q et du 2}, paraît au premier abord si différente de la 24. Gui-
lelmi Mülleri Forel qu'on n’est guère tenté de la comparer avec
elle. Un examen attentif dévoile cependant des affinités considé-
rables (scapes, pilosité, forme générale, mandibules, dents du
dessous de la tête, forme du pédicule) qui m’ont fait même penser
41
que la P4. ÆRisi est peut-être une petite race extrême de la
Ph. G. M., d'autant plus que cette dernière espèce est fort
variable. Cependant la forme de la tête, surtout chez la O et
beaucoup d’autres caractères différents ne permettent pas de faire
pareille synthèse sans un matériel plus considérable.
O, 4,0 et G' récoltés aux environs de Buenos-Ayres par mon
collègue et ami le Dr Fr. Ris, le l'janvier 1891. J'ai recu dès lors
du D° H. v. Ihering à Rio Grande do Sul le 2 et la Ü d’une variété
de la P4. Risi qui est un peu plus mate, de couleur un peu plus
foncée et chez laquelle le mésonotum de la O est légèrement
échancré au milieu. Du reste identique.
II. — Synopsis Du GENRE ACANTHOLEPIS Mayr (O),
AVEC FORMES NOUVELLES. |
Le mésothorax est rétréci au milieu en forme de col
cylindrique, allongé et étroit. Le prothorax et le
métathorax forment chacun un fort renflement aux
deux extrémités de ce col. 1
Le mésothorax est échancré et plus ou moins rétréci au
milieu, mais sans former de col allongé ni cylindri-
que. Les scapes ne dépassent pas le bord postérieur
de la tête de la moitié de leur longueur. £
1. Les scapes dépassent le bord postérieur de la tête d’en-
viron la moitié de leur longueur ou un peu plus. Cuis-
ses postérieures plus courtes que la longueur du
thorax. Taille, couleur et sculpture très variables.
Luisante ou subopaque. Forme typique luisante. Tête
en général un peu plus large derrière que devant. Inde;
nord de l’Afrique et sud de l’Europe. A.FRAUENFELDI Mayr.
var. bipartita Sm. Rougeatre; abdomen brun.
L. 2 1/2 à 3 mill. Thorax subopaque. Tête sublui-
sante.
var. syriaca André. L. 2 à 21/2 mill. Peu lui-
sante. Couleur de la précédente. © différente.
var. sericea n. var. L. 3 à 3 1/2 mill. Tête plus
aplatie et plus large, surtout derrière. Subopaque,
soyeuse. Brun foncé. Métanotum bispineux. Inde.
var. pubescens n. var. L. 3,2 à 4 mill. Méso-
notum plus large. Pubescence plus abondante et plus
grossière. Noire et luisante. Métanotum élargi der-
rière. Gabes.
Les scapes dépassent le bord postérieur de la tête des
2/3 de leur longueur. Cuisses postérieures plus longues
42
que le thorax. Tête aussi large devant que derrière.
Mandibules étroites, armées de 5 dents. Yeux fort
gros et proéminents. Pédicule non prolongé derrière
l’écaille. Métanotum avec deux épines étroites, assez
longues, pointues. Écaille avec deux petites dents.
Très luisante; très faiblement réticulée. Presque
glabre. D'un noir brun. Antennes, tarses, tibias,
bout des cuisses roussâtres. Aden, Dr F. Ris.
À. GRACILICORNIS 11. SP.
2. Luisante, noire. Taille robuste, large. Tête ovale, élar-
gie derrière. Pronotum faiblement convexe. Métano-
tum subopaque, sculpté.avec deux prolongements laté-
, , [e)
‘ raux larges, triangulaires et obtus. Ecaille assez mince
avec deux courtes épines. Pédicule nullement pro-
longéderrière l’écaille. Abdomen grand, assez allongé.
Pilosité dressée blanchâtre, abondante sur le corps,
nulle sur les tibias et les scapes. Mandibules rouges.
Articulations des pattes, scapes et tarses testacés.
L. 2,3 a3,2 mill. Sud de l’Afrique; Madagascar;
Inde continentale. À. CAPENSIS Mayr.
Comme la capensis, mais plus grêle; mésonotum plus
rétréci; métanotum simplement élargi et anguleux
derrière, Écaille faiblement échancrée, sans dents.
Très luisante partout, presque lisse et presque glabre.
Somalis (Prof. Keller). À. SIMPLEX N. Sp.
Comme la capensis, mais L. 2 à 2,7 mill. Mate; ab-
domen luisant, pubescent. Métanotum bidenté ; écaille
bispineuse. Somalis. À. CARBONARIA
Entièrement mate, densément réticulée-ponctuée, sauf
l'abdomen qui est luisant. D’un roux ferrugineux.
Abdomen d’un roux brun. Taille plus grêle que chez
la précédente. Scapes dépassant à peine d’un tiers
de leur longueur le bord postérieur de la tête. Tête
presque carrée à côtés un peu convexes. Yeux situés
au milieu des côtés de la tête (en arrière chez toutes
les autres espèces). Mandibules étroites. Épistome
très convexe au milieu, subcaréné. Ocelles fort petits,
mais distincts, sillon frontal faible. Dos du prono-
tum presque plat, subbordé et subépaulé à ses angles
antérieurs. Suture pro-mésonotale fortement impri-
mée, luisante. Métanotum court, avec deux fortes
protubérances latérales allongées, en forme de gran-
des dents triangulaires, relevées, pointues, avec la
pointe un peu courbée en arrière. Mésonotum étroit.
Emery.
43
Écaille plus épaisse que chez l'A. capensis, surmontée
de deux longues épines, étroites, droites et pointues.
Pilosité dressée courte, éparse, obtuse, jaunâtre ;
nulle sur les pattes et les antennes. Pubescence très
éparse. Pédicule avec un prolongement cylindrique
assez long derrière l’écaille. Abdomen court. L.
2,2 mill. Kanara (Inde), M. Aitken. À. OPACA n. sp.
r. A. pulchella n. st. Forme et caractères géné-
raux de la race typique, mais le mésonotum est un
peu moins étranglé et le pronotum moins élargi
devant, sans épaules distinctes. Tête un peu moins
courte. Abdomen plus mou; portion postérieure du
pédicule un peu moins allongée. La longueur est la
même, l’abdomen étant un peu plus grand et le reste
plus petit. L’abdomen est subopaque, fortement réti-
culé. D’un brun noirâtre ; une grande tache médiane
sur le ler segment de l’abdomen, l’extrémite des dents
ou protubérances métanotales, les tarses et les arti-
culations des pattes d’un jaune pâle; antennes et
mandibules d’un jaune testacé. Pilosité dressée d’un
jaune pâle, plus abondante que chez la race typique,
surtout sur l’abdomen. Poona (Inde), M. Wroughton.
Les espèces, races et variétés d’Acantholepis contenues dans
le tableau ci-dessus constituent tout ce qui a été décrit jusqu'ici
de ce genre curieux. — Réunies dans l’Inde continentale, les
espèces l'rauenfeldi et capensis semblent avoir un rayon géogra-
phique distinct à l’occident, la première se trouvant seule dans
les pays méditerranéens où elle abonde et la seconde seule au sud
de l’Afrique où elle paraît commune aussi. Ce fait est intéressant.
HETEROCERA EXOTICA, NOUVELLES ESPÈCES DES INDES
ORIENTALES NEERLANDAISES (suite),
par F. J. M. Hevylaerts.
LITHOSINA.
Gen. Nola (Leach) quadrimaculata n. sp.
M. Snellen décrit dans le Tijdschrift voor Entom.,tome XVIII,
p. 61, quatre espèces nouvelles du genre Vola, qui toutes sont
figurées ib. pl. 6, fig. 1-4. J’y ajoute maintenant deux autres,
qui ont été trouvées dans le Preanger (Java) à 3500’ de hauteur.
L’espèce qui nous occupe, appartient à la division à de Herrich-
Schäffer, c’est-à-dire qu’elle ne possède pas la nerv. 4 dans les
ailes postérieures. Le reste de la nervulation est semblable à celle
14
de la W. dimidiata Snell. (vide loc. cit. pag. 66, pl. 6, fig. 2).
— Le G\, seul sexe que je possède, est petit, ne mesurant que
17 mm. d'envergure. La tête, avec les antennes, les deux premiers
articles des larges palpes (le 3° est noirâtre), le thorax, l'abdomen,
les trochanters et les fémurs, sont d’un blanc de lait.
Les genoux, les tibias et les tarses sont annulés de noir.
Les ailes antérieures sont en dessus d’un blanc de crême avec
la côte liserée d’un brun un peu pourpré. La basale est indiquée
par quelques points de cette dernière couleur, et, au lieu des deux
lignes transversales, deux triangles, dont la base touche le bord
antérieur et la pointe la sous-costale, se trouvent en haut de la
cellule discoïdale. Il y a une ligne terminale brune, un peu ondu-
lée et composée de points et de demi-lunes. La frange, longue et
blanche, est divisée par une ligne brunâtre. — Les faisceaux
d’écailles hérissées, propres au genre Vola Leach, sont blancs sau-
poudrés de brun. — En dessous ces ailes sont absolument sans
dessin et fortement saupoudrées de noirâtre.
Les ailes postérieures sont, de part et d'autre, d’un blanc gris
sale et luisant. Leur frange est longue, concolore et divisée par une
ligne foncée.
Nola van Hasseltii n. sp.
Une ©, appartenant à la section « de Herrich-Schäffer, parce
qu’elle possède la nerv. 4 aux ailes postérieures. Par la coupe
des ailes elle ressemble, comme aussi par le dessin, à la Vo/a
pumila Snell.(videloc. cit.p.68, pl.6, fig. 4), mais elle s’en distingue
par la couleur, qui est un gris tant soit peu blanchâtre, et surtout
par la possession de la nerv. 4 des ailes postérieures. La nervu-
lation des ailes antérieures est la même pour toutes les deux.
La tête, les antennes, les deux premiers articles des larges pal-
pes (le petit 3° est noir), le collier, le thorax avec les ptérygodes et
l'abdomen sont gris, un peu saupoudrés de brunâtre surtout sur le
dessus des méso- et métathorax. Les pattes sont plus foncées, les
genoux, les tibias et les tarses étant annulés de brun noirâtre.
Les ailes antérieures sont grises ou plutôt d’un blanc grisâtre,
saupoudrées de fuligineux surtout à la côte, à la base et à la partie
terminale de l’aile, où les veines sont aussi teintes de brunâtre. Le
dessin est le suivant. La basale est indiquée par quelques stries
noires. La première ligne transversale est noire et recourbée, la
concavité vers la base; la 2° est noire aussi et presque droite
depuis la côte jusqu’à la nerv. 4; là elle se courbe vers la base
jusqu’à la nerv. 3 pour descendre alors verticalement jusqu’au bord
interne. L’espace entre ces deux dernières lignes est presque
blanc. Une ligne ferminale ondulée est composée d’atomes
45
noiratres. Les faisceaux d’écailles hérissées sont noirs. La frange
est grise et coupée par une ligne foncée. — En dessous ces ailes
sont blanc-grisâtres saupoudrées de fuligineux et luisantes : tout
dessin manque.
Les ailes postérieures sont plus franchement blanches et soyeuses
en dessus et en dessous : une petite demi-lune noire se trouve sur
la disco-cellulaire. La frange est blanche aussi, mais divisée par
une ligne un peu plus foncée.
Envergure 17 mm.
Je dédie la nova species à Monsieur le général D' A. W. M.
. Van Hasselt, vice-président de la Société entomologique Néer-
landaise, le savant arachnologiste bien connu.
COSSINA.
Gen. Eudoxyla (H. S.) Bosschæ n. sp.
Un couple, dont le G' est tres fruste et la O assez bien conservée,
qui à été trouvé par M. l'ingénieur civil Bosscha pendant son
séjour dans l’île de Borneo. Il m'a cédé l'espèce nouvelle et c’est à
lui que je la dédie. — L’envergure du G'est 78 mm., delaQ 87 mm.
Le male a la tête petite, les yeux très grands et les antennes
assez courtes, bipectinées jusqu’au milieu (les barbules sont fortes
mais relativement courtes : les articles 7, 8, 9 et 10 portent les
plus longues), le reste est simplement crénelé, mais alors chaque
article porte deux cils assez minces. Les palpes sont courts,
minces, ascendants, presses contre la face et n’atteignent pas le
front, leur 3° article est très court.
Le collier est très large, d’un blanc de neige, et descend
. jusqu'aux épaules.
Le thorax est fortement bâti : surtout le mésothorax. L’abdomen
est très long, l’angle anal ne dépassant pas le 2% segment, et se
termine par une touffe anale blanche. (On voudra bien remarquer
que je ne décris que les parties anatomiques, le spécimen est en
trop mauvais état quant au dessin et aux couleurs.) Les pattes
sont courtes à crochets très dilates ; les trochanters, les fémurs et
les tibias sont assez velus et les tarses sont nus.
Les tibias postérieurs ont une seule paire d’éperons très courts.
La nervulation des ailes antérieures très allongées est la
- suivante : 1l y a 12 nerv., 4 et 5 presque du même point, 6 assez
loin de 5,7+8—+9 sur un long pédoncule, qui nait, près de 10, du
sommet d’une cellule appendiculaire étroite. La cellule disco-cellu-
laire est longue et divisée. — Les ailes postérieures, aussi très
allongées, ont 8 nerv. libres ; la cellule est également divisée.
La femelle, assez bien conservée, a les parties anatomiques
46
extérieures, à savoir la tête, les palpes, le collier, le thorax,
les pattes et la nervulation comme le . Les antennes toutefois
sont courtes, presque filiformes, seulement légèrement crénelées,
et l’abdomen, à toupet anal roux très court, est très fort. La tête
est couverte de poils roux et blancs entremélés; les antennes sont
roussâtres ; les palpes d’un brun-noir. Le collier est blanc borde
de roux en dessous.
Les ptérygodes sont blanches en haut, rousses, piquetées de noir
et blane, et lisérées légèrement de noir en dedans. Le thorax a la
couleur des ptérygodes, mais une ligne longitudinale blanche très
large se trouve au milieu, tandis qu’une large plaque noire, en
demi-cercle, circonscrit le #étathorax en bas. En dessous le thorax
est noir. L’abdomen est roux clair, l’interstice des segments est
très foncé et quatre lignes longitudinales très noires se trouvent :
une sur la face dorsale, une de chaque côté et une en dessous.
Les pattes sont très velues sur les trochanters, les fémurs et
les tibias; les poils et les écailles qui les couvrent sont jaune-
brunâtres, piquetés plus ou moins de noir; les tarses sont couverts
d’un duvet très court, brun pour les antérieurs et franchement
blanc pour la 2° et la 3: paire.
Les ailes antérieures sont très allongées à apex légèrement
recourbé; le bord antérieur décrit à peine une courbe; le bord
externe, à angle effacé, est très oblique et le bord interne (3/4 de
l’antérieur) est un peu cintré. La couleur du fond est un brun jaunâ-
tre. Les cellules 12, 11 et 10 sont grises, pointillées grossièrement
de noir; la cellule 8, aussi divisée par une ligne semblable plus
courte, est blanche en haut et brune en bas, la cellule 7 est divisée
par une large strie longitudinale, éclairée de blanc en bas, tout
comme la 6°; 5, 4 et 3 ont quelques petites stries transversales noi-
res; mais une strie longitudinale noire, qui commence vers la base,
divise la cellule 14, monte près de l'angle externe (effacé), coupe 15
et 2 verticalement pour se tourner ensuite vers le bord externe et
monte obliquement jusqu’à 5 où elle touche le bord précité.
Tout ce qui se trouve maintenant en dehors de cette ligne est
d’un blanc argenté par ci par là strié de noir. Ce dessin est tres
joli et caractéristique. Sur la cellule disco-cellulaire se trouvent
quelques stries longitudinales noires éclairées de blanc.
La frange est jaunâtre et tachetée de roux sur les veines.
En dessous ces ailes sont striées de roux, de noir et de blanc;
la côte est tachetée de noir; la frange comme en dessus.
Les ailes postérieures sont aussi très allongées, l’apex légère-
ment recourbe et l’angle anal indique. La couleur du fond, jaune
brunâtre, a presque disparu sous les atômes noirs, dont elle est
saupoudrée. La frange est claire et tachetée de roux.
47
En dessous elles sont jaune-brunâtres, saupoudrées de noir. Les
cellules 19 et 2 sont noires ainsi qu’une partie de la cellule 7.
La frange comme en dessus.
Le long du bord externe des ‘ailes antérieures et postérieures il
y a quelques nuages blanchâtres.
Habitat : Insula Borneo, Sambas.
ZYGAENOIDEA (H. S.).
Gen. Leptothrix nov. gen. (de Opië poil, et AewTôs, mince).
Mas. Capite parvo ; oculis prominentibus ; ocellis parvis ; palpis
ascendentibus latis, articulo tertio brevi, frontem non superan-
tibus; antemnis longis (fere 2/3 marginis anterioris al. ant.)
articulis tenuissime ciliatis (d’où le nom du genre). Thorace
valido; abdomine angulum analem longe superante. Pedibus
validis, tibiis posterioribus quadricalcaratis. Alis anterioribus
elongatis, costis 12, subtus in medio regionis costalis fovea rotunda
pilis sericeis albis obtecta, operculo lamen nigro piloso occlusa.
Alis posterioribus triangularibus apice atque angulo anali pro-
ductis; costis 8 : ramulo obliquo n. subcostalem et costalem
jungente.
Leptothrix tettigonioides n. sp.
La curieuse espèce nouvelle, qui me vient de Padang-pandjang
(Sumatra) est un exemple de ximicry remarquable. Quoique ayant,
les ailes déployées, l’habitus d'une Zyquena F., elle a, quand elle
repose, tout-à-fait la figure et le dessin d’un Hémiptère appartenant
au genre Z'ettigonia Geoffr. Cette dernière me vient en #26me temps
de la méme contrée. La ressemblance est telle que les deux bes-
tioles pourraient se tromper elles mêmes. La longueur et la coupe
des élytres de l’une et des ailes antérieures de l’autre sont les
mêmes. Comme je ne peux comparer la species nova à aucune
autre, j’ai dû, bien à regret, créer un nouveau genre.
Mâle d’un brun noir à reflet, par ci par là métallique, verdâtre.
La tête est de part et d'autre couverte de poils de la couleur pré-
citée. Les antennes sont filiformes, ciliées de cils très minces,
très courts et blonds; les palpes sont noirs et assez larges pour les
deux premiers articles; la spiritrompe est noire. Le collier est
d’un vert foncé métallique en dessus, en dessous et des deux
côtés d’un rouge carmin clair magnifique. Le thorax est du même
vert, mais une grosse tache de carmin couvre le métathorax;
les ptérygodes, vertes aussi, sont bordées de carmin en haut.
L’abdomen, vert foncé de part et d'autre, a la touffe anale du
carmin précité en dessous. Les pattes, fortement constituées,
sont vertes à reflet métallique.
48
Les ailes antérieures sont très allongées à bord externe oblique ;
elles sont d’un noir brunâtre à frange concolore. Une tache
oblongue d'un carmin magnifique se trouve sur la cellule, limitée
par la partie externe de la sous-costale, la médiane et la disco-cel-
lulaire.
En dessous la couleur est un brun noirâtre terne sans dessin.
Un enfoncement vésiculaire, parfaitement rond, dans lequel des
poils soyeux et d’un blanc de neige sont implantés et sur
lequel s’étend, en guise de couvercle, une membrane très mince
couverte d’un duvet noir. Cet enfoncement est limité en dedans
par la disco-cellulaire et en dehors il couvre l'origine des nerv.
6-10. La membrane peut fermer ou ouvrir l’enfoncement d’après
la volonté de l’insecte, car, quand ce dernier se repose, le bord
antérieur de l'aile se recourbe en dedans : alors la membrane,
qui n’est attachée qu’à sa partie antérieure et sur les côtés,
mais qui est libre en bas, ferme hermétiquement l’enfoncement
en question. Au contraire, en étendant fortement ses ailes,
l’insecte l’ouvre, parce que le retroussis précité disparait et la
membrane est soulevée à sa partie libre : alors les poils blancs se
montrent. Sans aucun doute l’organe décrit est ce que les alle-
mands nomment un « Duftapparat », et le sexe male seul en est
possesseur. Je ne connais pas la ©, je ne puis donc décider la
question.
La nervulation est la suivante : 14 et 14 sont parallèles et attei-
gnent toutes les deux le bord externe ; 2, 3 et 4 sont à distance
égale l’une de l’autre, 5 nait du milieu de la disco-cellulaire,
6+-7 sont sur un long pédoncule, 8 atteint le bord antérieur, 9 et
10 sont très courtes ; 11 vient du milieu de la sous-costale et 12 de
la base. La cellule disco-cellulaire est très longue.
Les ailes postérieures sont très allongées, triangulaires et d’un
brun noir assez terne en dessus comme en dessous. Une grande
tache transparente ou vitreuse à reflet argenté et triangulaire
occupe tout le disque. Elle est limitée par la médiane, par 1c(il y a
trois internes), par 3 et la couleur du fond des bords interne et
externe. Il y a 8 nerv. dont 3 +4 et 6+-7 sur un long pédoncule.
Ici aussi la cellule est longue et assez large.
Envergure 51 mm.
49
Note sur LEs CHRYSODÉMIDES AFRICAINES ATTRIBUÉES
AU GENRE IRIDOT/ANIA
par Charles Kerremans.
Sous le nom de Æuprestis chrysochlora, Palisot de Beauvois a
décrit et figuré(') une espèce africaine placée par Gory(*) dans le
genre Chrysodema, et que M. Edw. Saunders (°) range parmi les
espèces du genre Zridotænia H. Deyrolle(‘) spécialement répandu
dans la région Indo-malaisienne.
Le type du 2. chrysochlora ayant disparu, il arrive que l’on
attribue aujourd'hui indifféremment ce nom à trois ou quatre
formes de Ckrysodémides de provenance africaine et offrantdes dif-
férences très sensibles avec les textes et les figures des auteurs
précités. Chacune de ces formes présente également un caractère de
nature à la séparer incontestablement du genre /ridotænia, dont
toutes les espèces ont /e troisième article des antennes allongé et
beaucoup plus long que le deuxième, tandis que le 2. chrysochlora
et les formes affines ont le deuxième et le troisième article des
antennes très courts, globulaires et presque égaux.
Cette conformation antennaire, aberrante pour le groupe des
Chrysodémides, justifie la création d’une coupe générique distincte
dans laquelle viendront se ranger, outre les espèces nouvelles dont
la description suit, les B. chrysochlora Palis., chalcographa
Klug et opaca Lansb.
Il ne subsiste aucun doute quant à la validité de la dernière de
ces espèces, et la discusion ne doit porter que sur les deux pre-
mières.
Le B. chrysochlora Palis. est répresenté, dans les diverses
collections qu’il m’a été permis d’examiner, par des insectes très
différents de ce que nous montrent les dessins de Gory et de
Palisot, et tout d’abord on ne sait à laquelle de ces formes il y a
lieu de maintenir ce nom. Ces différences firent décrire par
Klug(*), sous le nom de chalcographa, un Buprestide en tous points
semblable à ce que je crois être le véritable chrysochlora
Palis. Il connaissait probablement sous ce dernier nom un insecte
différent de celui qu’il décrivait comme nouveau avec une cer-
taine apparence de raison, vu que beaucoup de collections sem-
(') Znsectes d'Afrique et d'Amérique, 1805, p. 44, pl. 11, f. 3-4.
(2) Monogr. supp., t. IV (1841), p. 68, pl. XII, f. 68.
(5) Catal. synon. et syst. Bupr. (1871), p. 15, n° 20.
(*) Ann. Soc. Ent. Belg., t. VIII (1865), p. 25, pl. IV, f. 4.
(5) Erm. Reis. (1835), p. 30, pl. XV, f. 2.
50
blent posséder le ckrysochlora, alors qu’elles n’ont en réalité,
sous ce nom, qu’une espèce non décrite à ce jour.
Murray, dans Coleoptera of Old Calabar('), en citant le Ckry-
sodema chrysochlora Palis., figure un insecte tout différent de
celui que nous montrent les planches de Gory et de Klug, et qui,
dans beaucoup de collections, porte le nom donné par Palisot. Le
dessin élytral se présente d’une toute autre facon chez chacune
de ces formes et, si l’on relègue au second plan la question très
secondaire de la coloration, je pense qu’il y a lieu de considérer
le chalcographa Klug comme le véritable chrysochlora Palis., et
d'attribuer ce nom à l’insecte qui, dans la série des cinquante six
individus que j’ai pu examiner et qui tous portaient le nom de
chrysochlora, se rapproche le plus de la figure et du texte de Gory
et de Klug.
Il reste alors quatre formes bien tranchées, sans passages, et
auxquelles jusqu'ici on appliquait le nom donné par Palisot. Ces
formes ne nous offrent, à la vérité, que peu de caractères diffé-
renciels de structure suffisamment appréciables pour pouvoir
délimiter leur groupement en espèces, mais elles présentent, par
contre, un j'acies si caractéristique quant au dessin et à la colo-
ration des élytres, tous deux constants dans chacune des formes
qu’il m’a été donné de séparer, que je n’hésite pas à y voir, si-
non des espèces dans le sens absolu du mot tel qu’il est compris
aujourd’hui, du moins une série de coupes méritant un nom
distinctif.
TABLEAU SYNOPTIQUE DES GENRES ET DES ESPÈCES.
1. Le troisième article des antennes beaucoup plus long que le deuxième;
élytres présentant, le long du bord externe, un large sillon bronzé ou
cuivreux et très finement granuleux. GENRE IRIDOTÆNIA.
A, Le sillon élytral se prolongeant en ligne droite le long des côtés du
pr othorax et laissant en dehors le calus huméral. cingulata n. Sp.
B. Le sillon élytral ne se prolongeant pas jusque sur les côtés du
prothorax et se terminant en deçà du calus huméral quand il ne le
contourne pas extérieurement ; thorax orné, vers sa partie antérieure,
de quatre petites plaques lisses violacées et subarrondies, placées
transversalement suivant une ligne légèrement courbe. limbata Klug.
II. Le deuxième et le troisième article des antennes très court et globulaire ;
élytres carénées le long de la marge externe. GENRE PARATZÆNIA.
A. Thorax vert doré ou cuivreux brillant présentant sur le disque deux
larges taches longitudinales d’un noir violacé, séparées par le sillon
médian. ,
a. Élytres d’un bleu noir violacé à dessins d’un vert doré ou d’un
cuivreux éclatant.
“. Sillon médian du thorax très élargi; thorax subrectan-
gulaire; coloration générale d'apparence terne et mate,
ponctuation grossière; élytres présentant des côtes inter-
rompues. opaca Lansb.
(:) Ann. and Mag. of Nat. Hist., 4° série, t. 2 (1868).
51
8. Sillon médian linéaire ; thorax en trapèze allongé, coloration
brillante, dessins nets et bien marqués sur toute l’élytre qui
présente des stries régulières et finement ponctuées.
chrysochklora Palis.
7. Dessins élytraux absents sur le disque et se réduisant à
quelques taches allongées le long du bord externe et vers la
partie apicale; stries élytrales très accentuées et régulière- p
ment ponctuées. inornata n. Sp.
b. Elytres d’un vert doré ou d’un cuivreux brillant à dessins d’un
bleu-noir violacé.
«. Élytres d’un vert doré ou d’un cuivreux brillant; le dessin
élytral formé d’une bande suturale souvent peu prononcée
et se bifurquant vers la base pour laisser à découvert la partie
circa-scutellaire, et d’une bande marginale déchiquetée,
s’élargissant vers le sommet au point de l’envahir compléte-
ment pour ne laisser, de la nuance foncière, que deux taches
allongées le long de la partie apicale et une petite tache
subarrondie vers le tiers supérieur. aspera n. Sp.
B. Élytres d’un cuivreux très brillant; Le dessin élytral réduit
à une tache subarrondie, placée vers le tiers supérieur du
disque et commune aux deux élytres, avec une tache apicale
externe subtriangulaire. orbicularis n. sp.
B. Thorax entièrement d’un vert doré clair; élytres élargies en saillie
obtuse à l'épaule, d’un vert doré clair et très brillant avec la
partie suturale et l’extrémité vertes. simplicicollis n. sp.
IRIDOTÆNIA H. Deyrolle.
I. cingulata nov. sp. — Ælongata, navicularis, supra obscure
viridis vel ænea, elytrorum thoracisque margine externa large
sulcata, sulco purpureo lenuissime granulato. Sublus viridi-
aurata, pedibus concoloribus. Long., 17; lat., 4,5 mm.
Allongée et naviculaire, atténuée à l’extrémité, d’un bronzé ou
d’un vert métallique obscur en dessus, d’un vert métallique clair
en dessous. Tête profondément excavée entre les yeux, épistôme
échancré en arc de cercle ; antennes à article 1 allongé, pyriforme
et épais, 2 très court, globulaire, les suivants allongés. Thorax
aussi long que large à la base, presque carré, à peine rétréci à sa
partie antérieure, finement ponctué, avec le sillon médian et deux
larges sillons marginaux d’un rouge métallique et finement granu-
leux; il présente une petite plaque lisse violacée au sommet de
chacun des angles antérieurs. Élytres un peu plus larges que le
thorax à la base, sinueuses à la hauteur des hanches, graduelle-
ment amincies jusqu’à l’extrémité et multiépineuses sur les bords
postérieurs; elles sont finement chagrinées et présentent, à une
certaine distance et le long du bord externe, un large sillon à fond
finement granuleux et d’un rouge métallique. Dessous très finement
ponctué à l’exception de l’extrémité de chacun des segments
abdominaux et d’une plaque subtriangulaire située sur chacun des
côtés de ceux-ci, tous deux lisses; pattes ponctuées.
Zanguebar : 2 ex. (coll. Oberthur).
52
I. limbata Klug, Mon. Berl. Acad., 1855, p. 645; Peters
Reise n. Mozamb., 1855, p. 182, pl. XI, f. 4 — Paracupta bechu-
ana Thoms., Bull. Soc. Franc., 5e Sie, t. IX, p. CXXXV.
Cette espèce se-distingue de la précédente par son faciès plus
robuste, par la rugosité beaucoup plus accusée des élytres et
surtout par la disposition des larges sillons élytraux qui, outre
qu’ils ne se prolongent pas jusque sur les côtés du thorax, se
terminent toujours avant le calus huméral quand ils ne le con-
tournent pas de façon à le circonscrire extérieurement, tandis que
chez la cingulata ce sillon se prolonge en ligne droite sur le thorax
de façon à laisser en dehors le calus huméral].
Le Paracupta bechuana de M. J. Thomson, dont j’ai eu le type
sous les yeux, se rapporte exactement à la description du Zimbata
de Klug.
Zambèze, Zanguebar, Bagamoyo, Usagara : 12 exemplaires
(coll. Oberthur et Kerremans).
PARATÆNIA nov. gen.
Tête déprimée entre les yeux, vertex silonné, épistôme forte-
ment échancré, ses angles antérieurs arrondis et dirigés en avant.
Antennes dentées à partir du quatrième article, le premier
allongé, épais et pyriforme, les deux suivants courts et globu-
laires, les autres allongés et aplatis.
Écusson petit, trapézoïdal.
Élytres épineuses sur les côtés postérieurs, parallèles en avant,
élargies aux épaules, armées sur leurs bords inférieurs, d’une
petite dent située à l'extrémité du lobe des épipleures, et présen-
tant, le long du bord extérieur, une carène lisse.
Prosternum plan, ayant en arrière un lobe médian bien marqué
inséré entre les hanches du mésosternun.
Dernier segment de l’abdomen caréné au milieu de l’extrémité.
Pattes assez longues, cuisses robustes, tarses et tibias grêles.
P. opaca Lansb., Not. Leyd. Mus., 1886, p. 117. — Ælongata,
postice attenuata,supra nigro-violacea,sublus aureo-viridis; capite
antice sulcato, grosse ac valde punctalo; antennis brevibus ; thorace
subguadrato, large ac profunde trisulcato, sulcis viridibus ac
grosse punctatlis; elytris valde punctatis, costulatis, utrinque:
seplemplagiatis, plagis viridibus, in his plagis costis interruptis.
— Long., 15; lat., 4 mm.
Allongée, atténuée à l’extrémité, dessus d’un noir violacé avec
les impressions thoraciques et les dessins élytraux d’un vert doré
mat. Tête grossièrement ponctuée, sillonnée sur le front et creusée
entre les yeux, d’un vert doré mat avec l'excavation noire;
03
antennes très courtes pour le genre, atteignant à peine la moitié du
thorax. Celui-ci est carré, avec les sillons marginaux et le sillon
médian très larges et profonds, densément ponctués et d’un vert
doré mat. Élytres grossièrement ponctuées, droites jusqu’au tiers
supérieur où elles s’atténuent suivant une courbe régulière; elles
présentent chacune des côtes élevées et lisses et sept taches
allongées, d’un vert doré terne, densément ponctuées et placées :
4 le long de la suture et les trois autres le long du bord extérieur.
Dessous et pattes d’un vert dore brillant.
Congo : 1 exemplaire (Mus. de Leyde).
Cette espèce est facilement reconnaissable à son apparence terne
qui la distingue de toutes celles du genre et dont elle s’éloigne
également, par son Jucies moins robuste, par les côtes bien accen-
tuées et interrompues sur les dessins élytraux, par son thorax
carré et largement trisillonné et par l’extrême brieveté des anten-
nes, unique pour le genre.
P. chrysochlora Palis., Ins. d’Afr. et d’Amér., 1805, p. 44,
pl. 11, f. 3-4. — Gory, Monogr. supp., t. 4 (1841), p.68, pl, XII,
f. 68 — chalcographa Klug, Erm. Reis. (1835), p.30, pl. XV, f.2.
— Elongata, navicularis, antice apiceque attenuata, supra vio-
laceo-nigra, sublus aureo- vel cupreo-viridis; capite granuloso,
modice antice excavato; thorace elongato, trapezoidali, lineis tri-
bus longitudinalibus aureo- vel cupreo-viridibus ornatis; elytris
punctato-striatis, plagis septem viridibus vel aureis ornatis. Sub-
lus viridi-auratla vel cuprea, punctata et nitida. — Long., 25-29;
lat., 7-5 mm.
Allongée, naviculaire, atténuée aux extrémités; dessus d’un
noir violacé avec des dessins nuancés de vert métallique ou d’un
cuivreux éclatant; dessous vert métallique ou doré brillant. Tête
sillonnée sur le front et médiocrement creusée entre les yeux ;
antennes longues, atteignant presque la base du thorax. Thorax
en trapèze allongé, les bords latéraux presque droits, le sillon
médian peu prononcé et présentant parfois une vague carène
lisse; il est d’un noir violacé lisse et brillant et finement ponctué
avec trois bandes longitudinales d’un vert doré clair ou d’un
cuivreux éclatant fortement ponctuées et granuleuses. Élytres à
peine plus larges que le thorax à la base, sinueuses à hauteur
des hanches, graduellemeni rétrécies suivant une courbe régulière
à partir du tiers supérieur; elles présentent des stries ponctuées
et régulières, et, sur chacune d’elles, sept taches d’un beau vert
doré ou d’un cuivreux éclatant : deux à la base, l’une suturale et
l’autre près de l’épaule, allongées, deux autres sur le disque, le
long de la suture, la première ovalaire et la deuxième anguleuse;
deux autres, allongées, le long du bord externe et la dernière,
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXXVI. 5)
04
apicale, en triangle très allongé, le long de la suture. Les stries
ponctuées sont souvent interrompues sur ces taches, et: toujours
moins accentuées. Dessous brillant et ponctué.
Libéria, Gabon, Congo, Afrique méridionale : 11 exemplaires
(Mus. de Leyde et de Bruxelles; coll. Oberthur, Meyer-Darcis
et Kerremans).
P. inornata nov. sp. — Zlongata, apice attenuata, supra
violaceo-nigra, subtus viridi-aurata; capite antice excavato, exca-
vatione sulcata; thorace elongato, lineis tribus viridibus longitudi-
nalibus ornato; elytris punctato-sulcatis, interstriis elevatis, ad
latera apicibusque viridi plagiatis. — Long., 22-18; lat.,
7-5,5 mm.
Espèce très voisine de la précédente, mais d’un facies moins
robuste, avec les stries des élytres plus accusées et les taches
élytrales du disque toujours absentes tandis que celles des parties
marginales et du sommet sont moins accusées et même parfois
nulles.
Cette espèce pourrait n'être qu’une variété de l’espèce précé-
dente, mais n’ayant pas trouvé de passage, je la sépare momenta-
nément de sa congénère.
Libéria et Gabon : 7 exemplaires (Musées de Leyde, de Gênes
et de Bruxelles; coll. Oberthur, Meyer-Darcis et Kerremans).
P. aspera nov. sp. — Chrysod. chrysochlora Murray, Ann.
Nat. Hist., 4tt serie, t. 2 (1868), pl. VIIL, fig. 6. — Zlongata,
navicularis; capite viridi, nigro-plagialo; thorace violaceo-nigro,
lineis tribus aureo-viridibus longitudinalibus ornato ; elytris viridi-
auratis vel cupreis, nilidissimis, punclato-striatis, nigro-violaceo
variegatis. Subtus viridi-aurala, niida. — Long., 24-17; lat.,
7-4,5 mm.
Allongée, atténuée aux extrémités, d’un vert doré brillant avec
les élytres d’un vert métallique à reflets cuivreux. Tête fortement
granuleuse, sillonnée sur le vertex et déprimée entre les yeux;
antennes presque aussi longues que la tête et le thorax réunis.
Thorax en trapèze aussi long que large à la base, les deux impres-
sions latérales et le sillon médian très fortement granuleux et
d’un vert doré très brillant avec le disque à peine ponctué
et d’un noir violacé brillant. Élytres un peu plus larges que
le corselet à la base, sinueuses à hauteur des hanches,
graduellement rétrécies à partir du tiers supérieur; elles présen-
tent des stries régulières et ponctuées et sont ornées d’un dessin
vague de nuance noire à reflets violacés, souvent insensible le long
de la suture et sur les côtés antérieurs, mais formant toujours au
sommet un triangle allongé au milieu duquel on aperçoit une tache
DD
claire, arrondie et de la nuance foncière de l’élytre. Dessous brillant
et ponctué. :
Sierra-Leone, Gabon, Cameroon et Congo: 18 exemplaires
(Musée de Bruxelles; coll. Oberthur, Meyer-Darcis et Kerremans).
Cette espèce se distingue particulièrement des deux précédentes
par la nuance et le dessin des élytres dont les stries sont moins
profondes, et dont la ponctuation spéciale leur donne un aspect plus
rugueux. .
P. orbicularis nov. sp. — Asperæ simillima sed minus
robusta, elytris cupreis, plaga magna communi nigra subrotun-
data ornatis. — Long., 22-13,5; lat., 6,5-4,5 mm.
Espèce très voisine du ?. aspera, mais ayant les élytres toujours
cuivreuses et présentant, vers la moitié inférieure, une tache
arrondie, noirâtre, commune aux deux élytres. Tête et thorax
finement ponctués ; vertex sillonné ; front creusé ; antennes aussi
longues que la tête et le thorax réunis. Thorax en trapèze allongé,
d’un noir violacé avec les bords latéraux et le sillon médian vert
métallique brillant et rugueux. Elytres à peine plus larges que le
thorax à la base, droites jusqu’au tiers supérieur et ensuite
brusquement amincies. Elles présentent des séries régulières de
stries longitudinales et ponctuées et quelques vagues côtes lisses.
Dessous semblable aux espèces précédentes.
Vieux-Calabar, Gabon et Sierra-Leone : 20 exemplaires (Mus.
de Gènes et de Bruxelles; coll. Oberthur, Meyer-Darcis et
Kerremans). ,
P. simplicicollis nov. sp. — ÂVitida, claro viridimetallica ;
elytris granulatis, punctato striatis, ad latera aureis, ad kumera
dilatatis ac tuberculatis; capite thoraceque valde punctatis ;
subtus punctata. — Long., 21; lat.; 6,5 mm.
Dessus d’un vert métallique clair, côtés des élytres et dessous
d’un vert doré très brillant. Tête et thorax très granuleux et
fortement ponctués. Élytres très élargies à l'épaule, le calus
huméral saillant et aigu; elles s’amincissent graduellement à
partir du tiers supérieur et suivant une courbe régulière, présen-
tant des stries régulières de points, et ont un aspect très granu-
leux. Dessous très brillant et très finement ponctué.
Un seul exemplaire, provenant du Gabon (coll. Oberthur).
56
DrAGNoSsES DE DEUX BUPRESTIDES DE LA REGION DU
LAC TANGANYKA
par Ch. Kerremans.
Psiloptera Stormsi nov. sp. — Obscure viridi-metallica aut
ænea, epistomi margine anteriori et articulo primo antennarum
rubro=cupreis ; capile rugoso, thorace antice subrecto, ad basin sub-
sinuato, lateribus regulariter rotundatis, disco granuwloso, plagis
duabus minimis rotundatis violaceis et nitidis ornato, plagaque
simili utrinque in angulo anteriori; elytris ad kumerum truncatis,
dein subsinuatis, apice incurvatis atque subtruncatis, longitudi-
naliter punctato-striatis, interstriès subtiliter sparsim punctatis,
punctis interdum glomeratis. Subtus rugosa, pedibus punctatis,
utrinque seymentibus abdominis nitido-plagiatis. — Long.,
21-26 ; lat. 7-10 mm.
Acmæodera smaragdina nov. sp. — Ovala, elongata,
apice attenuata, supra claro viridi-metallica, elytrorum lateribus
viridi-auratis et sutura obscure purpurea; subtus obscure viridi-
metallica;capite grosse punctato;thorace antice attenuato, ad basin
dilatato, lateribus rotundatis, dense ac grosse punctato, medio
sulcato, duabus fasciis parallelis obscure cupreis ornato, fossulis
tribus ad basin instructo; elytris convexis, profonde punctato-
striatis, ad suturam interstriis lxvibus, lateribus apicibusque den-
ticulatis. Subtus punctata; pedibus subtile punctatis. — Long.
17; lat., 6 mm.
MÉLANGES ENTOMOLOGIQUES
par Ant. Duvivier.
X. — DIAGNOSES DE COLÉOPTÈRES NOUVEAUX DU CONGO.
CARABIDÆ.
Leptorembus Kolbei Duviv.
Subdéprimé; dessous noir à reflets d’un bleu d’acier, dessus
d’un noir mat très légèrement bleuâtre surtout sur la tête;
antennes (sauf les trois premiers articles) palpes, labre, trochan-
ters des quatre fémurs antérieurs d’un roux plus ou moins clair;
tibias et tarses d’un brun de poix, ces derniers plus clairs ; corselet
rugueux, élytres régulièrement arrondies sur les côtés, profondé-
ment striées, à stries finement, à intervalles densément ponctués,
tous deux recouverts d'une pubescence roussâtre; élytres ornées
d’une tache apicale commune (sur les intervalles 1-3) et chacune
97
d’une tache transversale irrégulière à la hauteur du milieu (sur les
intervalles 4-8) jaunes. .
Long 14 1/2 mill.; larg. max. 6 1/2 mill. — Ibembo (15/31 août,
J. Duvivier).
Diffère principalement du Z. favomaculatus Kolbe, le type du
genre ZLeptorembus, par la disposition des taches antérieures sur
les élytres; c’est la seconde espèce de ce genre de Zicinides,
récemment créé.
MELOLONTHIDÆ.
EvureGyzis Duviv.
Menton subtransversal, sa partie ligulaire rétrécie en avant;
palpes maxillaires à dernier article très allongé, fusiforme, impres-
sionné en dessus; labre grand, profondément bilobé. Chaperon en
demi-cercle, partout rebordé. Antennes de 10 articles à massue
de 6 articles : art. 3 et 4 très allongés. Prothorax court, arrondi
sur les côtés, avec les angles distincts. #/ytres oblongues subpa-
rallèles, largement tronquées en arrière. Pygidium en triangle
curviligne à sommet obtus. Pattes médiocres ; jambes antérieures
tridentées en dehors avec la dent supérieure très faible, sans
éperon interne, les autres sublinéaires, épineuses ça et là; arses
presque aussi longs que les tibias correspondants, leurs crochets
assez robustes, dilatés et dentés à la base. Point de saillie sternale.
Ce genre nouveau appartient au groupe des Schizonychides ; il
est très voisin du genre Pegylis et s’en distingue par ses antennes
de 10 articles à massue de 6 articles, la longueur des articles 3
et 4.
Eupegylis confusa Duviv.
D’un brun rougeâtre plus’ou moins clair avec un très léger
reflet bronzé sur la tête et le corselet; élytres d’un brun rougeâtre
plus clair et indistinctement maculées de noirâtre; tête, corselet
et abdomen plus foncés, les deux premiers rugueusement ponctués;
élytres rugueuses plus ou moins ridées transversalement; le tout
garni de très petits poils roussâtres; poitrine assez longuement
villeuse.
Long. 17 mill.; larg. 8 mill. — Ibembo (16/30 septembre,
J. Duvivier).
PseupopHoLis Duviv.
Menton transversal, sa partie ligulaire légérement retrécie
en avant, non sinuée ; dernier article des palpes labiaux subova-
laire, celui des palpes maxillaires très allongé, oblong-ovalaire, acu-
miné au sommet, déprimé en dehors. Zabre profondément échancré
08
en arc de cercle. Chaperon arrondi aux angles, à bord antérieur
fortement relevé, entier en avant. Antennes de neuf articles :
art. 3 le plus grêle, une fois et demie aussi long que 4, 5 court,
6 très court, large, les trois derniers formant une massue allongée
chez le G. Prothorax transversal, anguleux sur les côtés. Écusson
grand, en triangle curviligne. Ælytres oblongues, obliquement
impressionnées dans leur longueur sur les côtés. Jambes anté-
rieures tridentées chez le «, à éperon interne très court, les
autres arrondies, inermes;, £arses médiocres, ongles robustes,
simples, munis en dedans d’une petite dent obtuse rapprochée de
la base, avec un vestige de dent entre cette dernière et la base.
Pygidium subvertical, en triangle allongé, aigu au sommet. Sail-
lie mésosternale nulle.
Du groupe des Æelolonthides vrais, ce genre se distingue de
ceux qui ont le 3e article des antennes plus long que le 4: et point
degaillie sternale, par ses antennes de neuf articles et leur massue
de 3 articles chez les &. Il se rapproche du genre Zeucopholis.
© inconnue.
Pseudopholis squamulosa Duviv.
Dessous d’un brun noirâtre, couvert de petites écailles piliformes,
et sur la poitrine, d’une assez longue villosité d’un blanc légère-
mentroussâtre; parties de la bouche ethanches d’un brun rougeatre;
tête, écusson et corselet noir, sauf les bords latéraux de ce dernier
qui sont bruns, ces organes densément couverts de petites écailles
blanches ponctiformes; élytres brunes avec la base et la marge
étroitement noirâtres et un fin liseré noir sutural, couvertes de
petites écailles ponctiformes blanchâtres, assez espacées; pygidium
noirâtre à écailles un peu plus serrées.
Long. 24 mill., larg. max. 11 mill. — Ibembo (J. Duvivier).
CURCULIONIDÆ.
Cylloderus Josephus Duviv.
Elliptique, convexe, d’un noir bleuâtre, entièrement couvert
d’une pubescence d’un gris roussâtre et présentant les taches sui-
vantes plus ou moins dénudées, de la couleur foncière : une
grande tache en losange sur le milieu du corselet et deux autres
allongées en avant; sur les élytres : une grande tache humérale,
une seconde grande tache transversale ovalaire médiane, une
tache anguleuse apicale (englobant une petite tache blanchâtre);
pubescence blanchâtre sur les pattes; rostre et antennes noirs ;
prothorax finement rugueux; écusson oblong; élytres nettement
ponctuées-striées à calus huméral lisse, à intervalles finement
ponctués.
59
Ce Cylloderus se rapproche du C. suturalis Faust, comme
forme, mais se distingue des espèces connues par son système de
coloration.
ANTHOTHRIBIDÆ.
PhlϾotragus prasinus Duviv.
Subcylindrique, couvert en dessus d’une pubescence écailleuse
d’un vert clair mat pointillé et finement maculé de noir; deux
taches sur le vertex, une tache allongée de chaque côté de la base
du corselet, une tache humérale, un autre subscutellaire, et enfin
une tache rectangulaire marginale ainsi qu’une petite tache apicale
noires ; corselet un peu plus large que long, régulièrement arrondi
sur les côtés, pas plus étroit en avant qu’en arrière, à peine impres-
sionné sur le disque; élytres calleuses près du sommet, à peine
plus larges que le corselet, finement ponctuées ; antennes brunes,
annelées de gris ; rostre médiocre, profondément impressionné en
triangle en avant. Dessous d’un ferrugineux clair avec les pattes
annelées et maculées de brun noirâtre ; arceaux abdominaux
convexes.
Long. 17 mill. (rostre exclus); larg. 61/2 mill. — Ibembo
(15 février, J. Duvivier).
Reconnaissable à sa forme un peu raccourcie,son corselet pas plus
rétréci en avant qu’en arrière, un peu plus large que long, régu-
lièrement arrondi sur les côtés, aussi large (dans sa partie la plus
étendue) que les élytres; sa livrée d’un beau vert en dessus
rappelle certains Péychoderes de l'Amérique.
LONGICORNIA.
Anybostetha Quedenfeldti Duviv.
Parallèle, d’un brun rougeâtre, recouvert en dessus d’une
pubescence d’un ferrugineux brunâtre, en dessous d’un gris ver-
dâtre. Tête couverte d’une pubescence d’un vert jaunâtre; front
finement caréné longitudinalement. Thorax subcylindrique, bisil-
lonné transversalement en avant et en arrière, rugosule, verdâtre
sur les côtés; un petit tubercule de chaque côté. Élytres rugosules,
nettement ponctuées, ornées de taches vertes : une grande tache
basilaire subtriangulaire et une bande transversale placée avant
le milieu, reliées sur la suture, et quelques petites taches irrégu-
lières le long de la marge, dans la partie apicale.
Long. 14 1/2 mill.; larg. aux épaules 4 5/4 mill — Ibembo
(1/16 août, J. Duvivier.)
Un G'; espèce voisine de l’A. saperdoides Qued., dont elle me
paraît différer par la coloration verdâtre du dessouset la disposition
des taches dont Les élytres sont ornées.
60
PHYTOPHAGA.
Podagrica decolorata Duviv.
Oblong, peu convexe, brillant, entièrement jaune avec l’extré-
mité des mandibules noire; antennes noires, avec les quatre
premiers articles fauves ; tête finement, corselet et élytres assez
densément ponctués, la ponctuation de celles-ci disposée par séries
doubles plus ou moins régulières, en partie effacées au sommet.
Long. 3 1/2 mill. — Ibembo (novembre, J. Duvivier).
CLA VICORNES DU BENGALE
par M, A. Grouvelle,
2me LISTE.
1. Carpoplhilus foveicollis Murr.
2. — marginellus Murr.
3. — tectus Murr.
4. — flavipes Murr.
5. — cylindricus Murr.
6. — dimidiatus Er.
7. — mutilatus Er.
biquttatus Motsch.
9. Haptoncus luteolus Er.
10. — subquadratus Reitt.
11. Stelidota multiquitata Reitt.
12. ZLordites glabricolu Cand. (?) -— Je rapporte les exemplaires
que j'ai sous les yeux avec beaucoup d’hésitation à cette espèce.
13. Amphicrossus discolor Er.
14. Amphicrossus opacus n. sp. — Ovalus, subconvexus,
via nitidus, nigro-piceus; abdomine lateribusque prothoracis, rufo-
fuscis; prothorace elytrisque dense punctatis, leviter reticulalis.
G. Margo apicalis ultimi seymenti abdominis in medium haud
productus, leviter elevatus.
Long. 5 mill.
Forme générale de l’Amphicrossus discolor Er; caractérisée
par la fine réticulation de son tégument que lui donne un aspect
mat; par la couleur des segmentsabdominaux et par la forme de la
marge apicale du dernier segment de l'abdomen du mâle qui est
simplement relevée en son milieu et non saillante en avant. Enfin
chez l’A. discolor le faisceau dorsal du mâle est proportionnelle-
ment plus rapproché de la base des élytres que chez l’A. opacus.
15. Pocadius testaceus n. sp. — Ovatus, convezus, nilidus,
pubescens; prothorace parce punctato; elytris apice truncatis, testa-
a L
61
ces, punctato-striatis, intervallis hawd punctatis, ultimo segmento
abdominis Laud occulto.
Long. 3 mill. 1/2.
Ovale, convexe, brillant, testacé, garni d’une pubescence dispo-
sée enlinges. Tête éparsement et grossièrement ponctuée, épistôme
séparé du front par une impression arquée. Prothorax très trans-
versal, rétréci en avant, grossièrementet assezéparsement ponctué.
Écusson presque lisse. Élytres 2 fois 1/2 plus longues que le pro-
thorax, tronqués au sommet, laissant à découvert le dernier segment
de l'abdomen, ponctués, striés; intervalles lisses avec quelques
points espacés ; stries plus enfoncées vers le sommet.
16. Cyllodes dorsalis Reitt. — Variété à prothorax noir.
NOTE SUR LES FOURMIS DE LA BELGIQUE
par Auguste Lameere,.
J'ai été amené dans le cours que je donne cette année à l’École
des Sciences sociales sur les Associations organiques à m’occuper
des Fourmis de notre pays, et j’ai pensé qu’il pourrait être utile de
publier les données que j’ai pu recueillir sur ce sujet.
J’ai eu à ma disposition la collection du Musée de Bruxelles
déterminée très soigneusement par M. Ernest André, et celle de
M. le Dr Tosquinet, à qui je dois des remercîments pour les
renseignements qu’il m’a fournis.
M. Sauveur a publié dans le tome 11 de nos Annales (p. XII)
une note sur les Formicides de la Belgique, dans laquelle il cite
11 espèces : j’en connais aujourd’hui 33 formes (espèces ou races)
réellement indigènes, auxquelles il faut ajouter 3 espèces intro-
duites. Il en reste probablement encore quelques unes à décou-
yrir : je les signale dans ce travail.
J’ai cru bien faire de ne pas limiter cette notice à une simple
énumération des espèces avec l'indication de leur répartition
géographique dans le pays; j’y ai joint une description sommaire
des ouvrières afin de permettre à ceux qui voudraient étudier les
mœurs de nos Fourmis de reconnaître à quel type ils ont affaire.
À ceux qui auraient l'intention de commencer l’étude de ces
insectes, je recommanderai les ouvrages suivants :
G. Mayr. Die Europäischen Formiciden. Vienne, 1861.
À. ForEL. Les Fourmis de la Suisse. Zürich, 1874.
E. ANDRE. Shpécies des Hyménoptères d'Europe el d'Algérie,
t. II. Beaune, 1881.
I. — FORMICINÆ.
Cette tribu est caractérisée principalement : 1° par le pédicule
abdominal d’un seul article et offrant supérieurement une écaille
plus ou moins développée; 2° par l’abdomen non étranglé entre les
deux premiers segments ; 3° par l’absence d’aiguillon.
1. Cinquième segment abdominal visible en dessus, conique et terminal. 2
Cinquième segment abdominal caché sous le précédent. Tapinoma.
2. Antennes insérées à distance de l’épistome, près du milieu des arêtes
frontales. Camponotus.
Anterines insérées près du bord de l’épistome, près de l'extrémité
antérieure des arêtes frontales. 3.
8. Premiers articles du funicule des antennes plus courts que les autres. 4.
Premiers articles du funicule aussi longs que les autres. Formica.
4. Abdomen bombé en avant, touchant la face postérieure de l’écaille qui est
oblique. | Prenolepis.
Abdomen non bombé en avant, ne touchant pas l’écaille verticale. Lasius.
1. G. CamponoTus Mayr.
Nous avons en Belgique la race ligniperdus Latr. du C. her-
culeanus Linn., grande Fourmi noirâtre, à thorax, pédicule et
premier segment de l’abdomen en avant, rougeâtres : elle établit
son nid dans les vieux troncs qu’elle mine, et se rencontre surtout
dans les bois. Peu répandue, et n’habitant que la Haute-Belgique,
principalement la région calcareuse : Vielsalm, Embourg, Tilff,
Rochefort.
2. G. Formica Linn.
1. F. exsecta Nyl. — Très reconnaissable à l’échancrure
semilunaire de la tête en arrière et de l’écaille, cette espèce
arrivé à une taille de 7 mm., et est d’un rouge assez vif avec
l’abdomen d’un brun noirâtre. Son nid est formé de débris végé-
taux amoncelés en dôme. Elle a été rencontrée sur les collines
boisées de l’Ardenne par M. Tosquinet.
2. F. sanguinea Latr. — Cette espèce, d’un rouge sanguin, à
abdomen foncé, peut atteindre 9 mm.., et elle se distingue de toutes
les autres par son épistome échancré au milieu de son bord anté-
rieur. C’est la seule Fourmi esclavagiste de notre pays : elle part
en guerre contre la #ormica fusca et lui dérobe ses nymphes.
Son nid, établi au bord des bois ou dans les prairies, est un dôme
de débris végétaux. J’en ai vu provenant des localités les plus
diverses du pays, et elle semble assez répandue : elle est commune
en Campine.
3. F. rufa Linn. — C’est comme la précédente une grande
Fourmi plus ou moins rouge, àabdomen foncé et à corps mat; son
63
aire frontale est toujours lisse et brillante. Elle bâtit également
un nid en forme de dôme constitué par des brindilles.
Le type de l'espèce a les yeux dépourvus de poils; sa teinte est
d'un rouge assez vif, et elle a le pronotum presque entièrement
rouge ; elle se trouve dans les bois et est répandue partout.
La race pratensis Deg. (congerens Ny1.) habite au contraire les
prairies et est également commune : elle a les yeux poilus, et offre
sur le pronotum une grande tache noirâtre qui s’étend jusqu’à son
bord postérieur.
La race truncicola Nyl., qui se rencontre dans les bois, a éga-
lement les yeux poilus : elle est d’une teinte ferrugineuse claire
et uniforme sur la tête et le thorax; sa pilosité est plus courte et
moins serrée. Coll. Wesmael ; Beverloo (M. Tosquinet).
Entre ces diverses races existent des intermédiaires désignés par
M. Forel sous les dénominations de rfo-pratensis et {runcicolo-
pratensis.
4. F. fusca Linn. — Cette Fourmi est fréquemment appelée
noire-cendrée : elle est d’un brun noir, à appendices en partie rou-
geàtres, et d’une taille moindre que les deux espèces précédentes
(7 mm.). Sujette à devenir parfois ferrugineuse, on la distingue
alors de la F. rufa à son corps luisant et à son aire frontale mate,
finement ridée. Elle fait son nid en terre, sous les pierres, dans
les bois ou les prairies. C’est une espèce timide, fuyant lorsqu'on
la dérange, au lieu de prendre une attitude aggressive comme ses
congénères.
Le type, assez commun partout dans les endroits frais, souvent
esclave de la #. sanquinea, est d’un brun foncé, à pubescence
médiocre et non soyeuse.
La race gagates Latr. en diffère par sa teinte plus foncée,
presque noire, et son front brillant; elle ne se rencontre que
dans les bois de chênes et est rare : Glons, Dave, La Houssière,
Tessenderloo.
La race cinerea Mayr, qui est locale et assez rare, n’habite
jamais les bois ni les prairies, mais les endroits sablonneux ou
limoneux et les bruyères. Elle a tout le corps d’un brun foncé,
recouvert d'une épaisse pubescence soyeuse. Coll. Wesmael;
Louette St-Pierre, Beverloo.
La race rufibarbis Fab. (cunicularia Latr.) est commune par-
tout dans les lieux secs. mais ne hante point non plus les bois.
Elle est en partie d’un ferrugineux plus ou moins clair.
Les formes intermédiaires reconnues par M. Forel sont : fusco-
gagates, fusco-cinerea, cinereo-rufibarbis, fusco-rufibarbis.
64
3. (G. LASIUS Fab.
1. L. fuliginosus Latr. — C’est la plus grande espèce du
genre (5 mm.), et elle se distingue immédiatement à sa couleur
d’un noir foncé, au brillant et à l’absence de pubescence de ses
téguments; elle répand une odeur particulière. On la trouve prin-
cipalement dans les bois ou les haies, creusant son nid dans les
troncs, et je l’ai vue souvent grimpant aux arbres où elle va récolter
la miellée des Pucerons. Capturée dans les régions les plus variées
du pays.
2. L. niger Linn. — Cette Fourmi, atteignant au maximum
une taille de 4 mm.,a le corps peu luisant etl’abdomen très pubes-
cent : elle est d’un brun plus ou moins foncé, parfois avec le tho-
rax jaunâtre. Son nid est creusé habituellement en terre où elle se
livre à l’élevage de Pucerons radicicoles.
Le type de l’espèce, très commun partout, est d’une teinte brune
assez foncée et uniforme; il offre des poils dressés sur le scape des
antennes et sur les tibias. Nuisible dans les jardins.
La race alienus Foerst.,qui est bien moins répandue, affection-
nant les endroits chauds et manquant en Ardenne, diffère du type
par sa couleur plus claire, sa taille moins grande, et l’absence de
poils dressés sur le scape des antennes et les tibias.
La race brunneus Latr. a le thorax tranchant par sa couleur
d’un jaune brunâtre sur le reste du corps ; le scape des antennes
etles tibias sont dépourvus de poils dressés; le corps est plus
court et plus massif que dans les autres races. Elle fait son nid
dans les vieux troncs et les murailles. Je n’en ai vu que de Louette
St-Pierre, de Blankenberghe et de Beverloo.
La race emarginatus Latr. a le thorax d’un jaune rougeâtre et
offre des poils dressés sur le scape des antennes et sur les tibias.
Elle exhale une odeur particulière, et nidifie comme la race précé-
dente, semblant comme elle peu répandue : environs de Bruxelles
et de Liège, Melsbroek, Yvoir.
Les formes intermédiaires sont : alieno-niger, alieno-brunneus,
nigro-emarginatus, brunneo-emarginatus.
3. L. flavus Des. — Espèce de couleur jaune, plus ou moins
rougeâtre sur la tête et le thorax ou bien sur l’abdomen, d’une
taille variable, mais ne dépassant pas 4 mm. L’écaille est basse,
un peu plus large au sommet qu’à sa base. Cet insecte est commun
partout dans les lieux humides, faisant son nid sous les pierres et
y élevant des Pucerons.
4. L. umbratus Nyl. — Cette espèce, entièrement jaune, un
peu plus grande que la précédente, eu diffère principalement par
65
l’écaille qui est assez élevée, plus étroite au sommet qu’à sa base.
Elle fait son nid assez profondément dans les clairières ou les
broussailles.
Le type a les tibias hérissés de longs poils, et offre une forte
pilosité sur le thorax et l’abdomen. Semble rare : Auderghem,
Blankenberghe, Jemeppe-sur-Meuse, Beverloo.
La race mixtus Nyl., plus commune que le type, sans poils
dressés sur les tibias, sans pilosité sur le thorax et l’abdomen,
a été capturée à Bruxelles, Schaerbeek, Rhode St-Genèse, Asse-
nede et Ghlin.
Il y a une forme intermédiaire : mivto-umbratus.
4, G. PRENOLErPIS Mayr.
Ce genre est constitué par de petites Fourmis brunätres de
2 à 3 mm.,se rencontrant dans les serres et devenues cosmopolites.
On trouve fréquemment chez nous P. vividula Nyl., à thorax
court, guère plus long que la tête, à corps pubescent, et l’on
rencontrera probablement aussi le P. longicornis Latr., à thorax
cylindrique, presque aussi long que la tête et l’abdomen réunis, à
corps très luisant.
5. G. TApINoMA Foerst.
T. erraticum Latr. — Cette Fourmi, de 3 mm. environ, est
très reconnaissable à la gracilité de son corps et de ses appendices.
Noirâtre et très agile, elle relève l’abdomen en courant et répand
une odeur caractéristique.
Elle niche dans la terre des prairies et des clairières, et aban-
donne souvent son habitation pour aller en former une autre : de
là son nom. Elle est assez commune ou assez rare dans tout le
pays, et affectionne principalement les endroits chauds.
II. — PONERINÆ.
Le pédicule, surmonté d’une écaille, est formé d’un seul article
comme dans la tribu précédente, mais l’abdomen est étranglé entre
le premier et le second segment, il y a un aiguillon chez les
femelles et les ouvrières.
Nous ne possedons de cette tribu que des espèces appartenant au
genre Ponera Latr., vivant en petites sociétés sous les pierres,
à une assez grande profondeur dans la terre, ce qui rend leur
aécouverte difficile.
G. PonNERA Latr.
1. P. contracta Latr. — Les palpes maxillaires offrent deux
articles assez allongés, la ponctuation de la tête et du thorax est
66
forte et peu serrée, la couleur est d’un brun jaunâtre, la taille de
3 mm. environ. Répandue un peu partout.
2. P. punctatissima Roger. — Cette espèce a les palpes
maxillaires d’un seul article très court, le corps couvert d’une
ponctuation très fine et extrêmement serrée, les téguments d’une
teinte plus foncée, la taille moindre. Coll. Wesmael.
IT. — MYRMICINÆ.
Le pédicule abdominal formé de deux articles caractérise nette-
ment cette tribu dont les espèces offrent un aiguillon comme les
Ponerine.
1. Pas d’ouvrière. Anergates.
Une ouvrière. 2.
2. Antennes de 10 articles, à massue grande, formée seulement de
2 articles, Solenopsis.
Antennes de 11 ou 12 articles, à massue formée de plus de 2 articles. 3.
3. Second article du pédicule armé en dessous d’une longue et forte
épine dirigée en bas et en avant. Formicozenus.
Second article du pédicule inerme. 4
4. Mandibules très étroites, presque cylindriques, arquées, finissant en
pointe, sans bord terminal et sans dents. Strongylognathus.
Mandibules larges et aplaties, avec un bord terminal denté. 5.
5. Premier article du pédicule à peu près cubique Myrmecina.
Premier article du pédicule cylindrique en avant, épaissi en arrière. 6.
6. Les trois derniers articles du funicule antennaire pris ensemble plus
courts que les précédents réunis. 7:
Les trois derniers articles du funicule au moins aussi longs que les
précédents réunis.
7. Palpes maxillaires de 4 articles, les labiaux de 3; aire frontale enfoncée,
arrondie en arrière. Aphenogaster.
Palpes maxillaires de 6 articles, les labiaux de 4; aire frontale non
enfoncée, aiguë en arrière. Myrmica.
8. Métanotum inerme. Monomorium.
Métanotum armé de deux dents ou épines. 9.
9. Funicule des antennes s’épaississant graduellement de la base à l’extré-
mité sans former de massue limitée. Stenamma.
Antennes avec une massue bien distincte, de 3 articles. 10.
10. Thorax plus de deux fois aussi long que haut; pronotum à épaules arron-
dies, non anguleuses. Leptothoraæ.
Thorax court et élevé; pronotum à épaules anguleuses et bien marquées.
Tetramorium.
1. G. FormicoxENUS Mayr.
Ce genre comprend une espèce, F. nitidulus Nyl. (— #%e-
namma Westiwoodi auct.), de 3 mm., rougeâtre, à abdomen foncé,
qui vit dans les nids de Formica rufa. Elle n’a pas encore été
rencontrée en Belgique.
2. G. MyYrMEoINA Curt.
M. Latreillei Curt. — Espèce de 3 mm., noire, très poilue,
avec les appendices et une tache sur le métanotum rouges. Elle
67
vit en petites communautés dans des nids souterrains, sous les
pierres ou la mousse. Coll. Wesmael.
3. G. ANERGATES Forel.
A. atratulus Schenk. — C’est une Fourmi qui n’a pas
encore été rencontrée dans notre pays, mais elle peut s’y trouver :
elle est difficile à découvrir, vivant en commensale dans les nids de
Tetramorium cæspitum. I] n’y a point d’ouvrière : le mâle, gris-
jaunâtre, lourd et aptère, sait à peine marcher; la femelle, ailée,
est noirâtre. Taille de 3 mm.
4. G. STRONGYLOGNATHUS Mayr.
S. testaceus Schenk. — Cette espèce vit aussi en commensale
dans lesnids de Zetramonium cœspitum, et elle ressemble beaucoup
à son hôte, ce qui la rend fort difficile à capturer : elle est à recher-
cher dans notre pays. Sa taille est de 3 mm. au plus, et sa couleur
d’un jaune brunatre.
5. G. TETRAMORIUM Mayr.
1. T. cæspitum Linn. — Cette espèce qui a les arêtes fron-
tales assez courtes, s’étendant seulement jusqu’au niveau du bord
postérieur des yeux, varie du noirâtre au brun-jaunâtre et a une
taille d'environ 3 mm. Elle niche en terre sous les pierres et est
extrêmement répandue partout, spécialement dans les gazons.
2. T. guineense Fab. — Fourmi introduite et très commune
dans certaines serres ; elle est jaunâtre, avec l’abdomen foncé, et
un peu plus grande que la précédente dont elle se distingue par ses
arêtes frontales atteignant le vertex.
3. T. simillimum Smith. — Espèce des serres encore à
découvrir chez nous ; d’un jaune rougâtre, plus petite que le
T. quineense, auquel elle ressemble, elle offre comme caractère
distinctif un pédicule plus large que long.
6. G. MonomoriuM Mayr.
M. Pharaonis Linn. — Petite espèce d’un jaune rougeûtre,
cosmopolite, et se rencontrant assez fréquemment dans les serres
et dans les maisons où elle constitue un véritable fléau en creusant
les meubles et les boiseries.
7. G. APHÆNOGASTER Mayr.
A. subterranea Latr. — Cette Fourmi atteint une taille de
4 à 5 mm. : elle est d’un rouge brun et brillante, avec l’abdomen
foncé. Elle niche en terre dans les endroits rocailleux, et semble
très rare en Bélgique : j’en ai vu un exemplaire pris à Yvoir et
d’autres dans la collection Wesmael sans indication de localité.
68
8. G. Sozenorsis Westw.
S. fugax Latr. — Très petite, roussâtre, vivant en sociétés
nombreuses sous les pierres, dans les prairies, parfois dans les
nids d’autres espèces. Rare chez nous : Hérent, Flémalle-Haute,
Vaulx près Tournai.
9, G. STENAMMA Westw.
S. Westwoodi Westw. (— Asemorhoptrum lippulum Mayr
nec Stenamma Westwoodi auct.). — Cette espèce de 3 mm.
environ est rougeâtre avec l'abdomen en grande partie foncé. Elle
vit en terre dans Les forêts, sous la mousse, et est fort difficile à
découvrir. Coll. Wesmael.
10. G. MyrmicA Latr.
M. rubra Linn. — C’est une Fourmi au corps généralement
entièrement ferrugineux, présentant deux épines au métanotum.
Elle nidifie en terre un peu partout et élève des Pucerons radici-
coles. Sa taille est de 5 mm. environ, et elle offre un grand nombre
de races que le tableau suivant permet de distinguer.
1. Scape des antennes arqué près de sa base, non géniculé à angle droit. 2.
Scape des antennes géniculé à angle droit près de sa base; massue
funiculaire de 3 articles seulement. ».
2. Scape des antennes insensiblement arqué ; massue de 4 articles. 3.
Scape des antennes brusquement arqué; massue de 3 articles. 4.
3. Pédicule presque lisse. lævinodis.
Pédicule grossièrement ridé. ruginodis.
4 Mailles des côtés de la tête mates et granulées; aire frontale lisse et
luisante. rugulosa.
Mailles des côtés de la tête lisses et luisantes; aire frontale grossière-
ment striée. sulcinodis.
5. Coude du scape des antennes à peine denté ; aire frontale lisse et luisante;
métanotum finement rugueux transversalement. Scabrinodis.
Coude du scape offrant un lobe semi-circulaire transverse ; aire frontale
striée; métanotum lisse et luisant. lobicornis.
De toutes ces formes, la plus commune est la race lævinodis
Nyl., qui se rencontre partout dans les endroits humides ; la race
ruginodis Nyl., est moins répandue et préfère les lieux secs. Les
races rugulosa Nyl., sulcinodis Nyl., et lobicornis Nyl., sont
très rares : Beverloo (M. Tosquinet) ; enfin la race scabrinodis
Nyl., est’assez commune partout, dans les prairies et les endroits
humides.
M. Forel a trouvé en Suisse les intermédiaires : ruginodo-lævi-
nodis, scabrinodo-lobicornis, sulcinodo-scabrinodis et ruguloso-
scabrinodis.
11. G. LEPTOTHORAx Mayr.
L. tuberum Nyl. — Cette Fourmi, jaune, plus ou moins
ornée de brun foncé, est d’une taille de 3 mm. environ. Elle a
69
douze articles aux antennes et ses tibias sont dépourvus de poils
dressés. On la rencontre sous la mousse des troncs et sous les
écorces.
Le type a le dessus de la tête et de l’abdomen en grande partie
bruns. Je n’en ai pas encore vu d'exemplaires capturés en Belgique.
La race unifaciatus Latr. a été trouvée à Esneux, Chokier,
Marche-les-Dames et Statte. Elle est caractérisée par le dessus de
la tête jaune, ainsi que l'abdomen, sauf une bande brune trans-
versale sur le premier arceau dorsal. Les individus chez lesquels
cette bande est interrompue en son milieu ou manque constituent
la var. interruptus Schenk.
LES BRACHYMÈRES DE BELGIQUE Er DES RÉGIONS
VOISINES
par Edouard Coucke.
Ces tables dichotomiques ont été composées dans le but de faci-
liter la détermination des Brachymères belges. J’ai surtout
cherché à y faire entrer les différences faciles à remarquer, mais
bien constantes.
L'usage exclusif de ces tables pourrait parfois ne pas permettre
la détermination de quelque exemplaire anormal ou détérioré.
Dans ce cas l’on consultera les ouvrages suivants.
MuLsanT et Rey. Histoire des Coleoptères de France.
— Scuticolles (Dermestides) ().
— Piluliformes (Byrrhides) (?).
E. Rerrrer. Bestimmungs-Tabellen der Europäischen Coleopteren.
— Il. Heft. — Dermestidæ(®).
— IV. Heft. — Cistelidæ (Byrrhides)(‘).
L. REDTENBACHER. Fauna Austriaca. — Die Käfer. Wien, 1858,
pp. 395-410.
G. SErpLiTz. Fauna Baltica. — Die Käfer (Coleoptera). Künigs-
berg, 1891, pp. 186-196.
— Fauna Transsylvanica. — Die Käfer (Coleoptera). Künigs-
berg, 1891, pp. 201-214.
(*) Extrait des Annales de la Société Linnéenne de Lyon, Tome XV, 18617.
(?) Extrait des Annales de la Société Linnéenne de Lyon, Tome X VII, 1869.
(5) Extrait des Verkandlungen der Kaisertich-Künighchen zoologisch-botanischen
Gesellschaft in Wien, XXX. Band, 1880. Abhandlungen, p. 71. Une traduction
française de ce travail, par M. C. E. LePRIEUR se trouve dans la Revue d’Entomo-
logie publiée par la Société française d’Entomologie, Tome VII (1888), pp. 384-413.
(:) Extrait des Verhandlungen der Kaiserlich-Küniglichen zoologisch-botanischen
Gesellschaft in Wien, XXXI. Band, 1881. Abbandlungen, p. 67. Une traduction
française de ce travail, par M. C. E. LEFRIEUR se trouve dans la Revve d’Entomo-
logie publiée par la Société française d'Entomologie. Tome VIT (1888), pp. 384-413.
ANNALES DE LA S0C. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXXVI. 6
70
Ericason. Naturgeschichte der Insecten Deutschlands, T. III.
Berlin, 1848, pp. 419-499.
EvERTS. Proeve eener rangschikking der in Nederland vertegen-
woordigde Coleoptera Familien(').
CATALOGUE DES ESPÈCES (?).
La liste ci-dessous comporte toutes les espèces de Dermestides
et de Byrrhides renseignées, soit de Belgique dans le catalogue
Mathieu et dans les Annales de la Société entomologique belge,
soit de Hollande ou de quelque localité voisine par Everts, de la
Westphalie par Westhoff, de l’Alsace et des Vosges par Wencker
et Silberman, du département du Nord par de Norguet ou du
Nassau et de Francfort par L. von Heyden.
Elle comporte de plus trois variétés du Byrrkus fasciatus dont
ne parlent pas ces auteurs et dont j'ai vu des exemplaires capturés
en Belgique. Ces variétés sont les suivantes, non encore signalées
de notre pays, et dont je renseignerai en même temps quelques
localités de capture.
Var. complicans Reitt. Tervueren (M. E. Bertrand), Auder-
ghem, Hoeylaert.
Var. auratofasciatus Duft. Groenendael, 11-4-72 (coll. Musée).
Var. Fabricii Reitt. Environs de Bruxelles (M. de Gouve de
Nuncques).
J’ai vu aussi, de Belgique, des Pyrrhus fasciatus appartenant
aux variétés bellus Reitt. et subornatus Reïtt. Mais je crois pouvoir
confondre ces variétés avec les var. arielinus Steif. et auratofascia-
tus Duft.
(Voir la note justificative à la fin de la table dichotomique des
Byrrhides).
DERMESTIDÆ.
Dermestes. bicolor Fabr.
lardarius L.
vulpinus Fabr. ater OI.
Frischi Kug. var. fuliginosus Rossi.
murinus L.
laniarius Ill, Attagenus.
mustelinus Er.
undulatus Brahm. ATTAGENUS.
tessellatus Fabr.
cadaverinus Fabr. Schaeferi Herbst.
var, domesticus Gebl. piceus Oliv.
( Extrait de Tijdschrift voor Entomologie uitgegeven door de Wederlandsche
Entomologische Vereeniging. 32 Deel. Jaargang, 1888-89. Tweede aflevering.
(?) Les noms en italique sont ceux des espèces dont je n’ai pas encore vu d’exem-
plaires capturés authentiquement en Belgique.
Les noms entre parenthèses sont des synonymes.
var. dalmatinus Küst.
var. sordidus Hur.
marginicollis Küst.
pellio L,
LANORUS.
vigintiguttatus Kabr.
trifasciatus Fabr.
Megatoma.
undata L.
Hadrotoma.
HADROTOMA.
marginata Payk.
corticalrs Eich.
GLOBICORNIS.
nigripes Fabr.
fasciata Fairm.
Trogoderma.
versicolor Creutz.
glabrum Herbst.
var. #igrum Herbst.
Nosodendron,
fasciculare OI.
Syncalypta.
setosa Walt].
setigera II].
paleata Er.
spinosa Rossi.
Curimus.
erinaceus Duft.
Porcinolus.
murinus F,
var. alternans Muls.
Byrrhus.
SEMINOLUS.
signatus Panz.
villosulum Duft.
Tiresias.
serra Fabr.
Anthrenus.
ANTHRENUS,.
pimpinellæ F,
scrophulariæ L.
verbasei L,.
FLORILINUS.
museorum L.
HELOCERUS.
fuscus Latr.
Trinodes.
hirtus Fabr.
Orphilus.
glabratus Fabr.
(niger Rossi).
BYRRHIDÆ.
ornatus Panz.
luniger Germ.
BYRRHUS.
pilula L,
var. oblongus Sturm.
var. aurofuscus Reïtt,.
var. auratopunctatus Reitt.
var. albopunctatus Fabr.
var. Dennyi Curtis.
fasciatus F,
var. complicans Reïitt.
var. cinctus Ill.
var. arietinus Steff,
(var. bellus Reitt.).
var. auratofasciatus Duft.
(var. subornatus Reitt.).
var. inornatus Reitt.
var. Dianæ Fabr.
var. Fabricii Reitt.
var. fusculus Reïtt,
pustulatus Forster.
var, ater Fabr.
nl
ou
[AS]
Cytilus.
sericeus Forster.
(varius K.).
var. fuscus Steph.
var. tessellatus Reitt.
auricomus Duft.
Pedilophorus.
MORYCHUS.
nitens Panz.
æneus Fabr.
PEDILOPHORUS.
auratus Duft.
Simplocaria.
SIMPLOCARIA.
metallica Sturm.
maculosa Er.
semistriata K.
TRINARIA.
acuminata Er.
Pelochares.
versicolor Walt].
Limnichus.
pygmeus Sturm.
(sericeus Steph.).
sericeus Duft.
TABLEAUX SYNOPTIQUES DES FAMILLES ET DES ESPÈCES.
BRACHYMERA.
Élytres entières. Antennes de 5, 8, 10 ou 11 articles, terminées
par une massue de 3, 4 ou 5 articles. Tous les tarses pentamères.
Abdomen à 5 anneaux. Hanches postérieures rapprochées l’une de
l’autre, élargies extérieurement en une plaque étroite formant
avec l'abdomen un sillon dans lequel se logent parfois entièrement
* les fémurs. Ces derniers creusés en gouttière et abritant les tibias.
A. Forme ovalaire ou subcylindrique, rarement très bom-
bée en dessus. Front ordinairement chargé d’un
ocelle. Lorsque ce dernier fait défaut, les hanches
antérieures ne sont séparées qu’antérieurement
par un prolongement du prosternum. Arceaux de
l'abdomen libres. DERMESTIDÆ.
B. Forme ovoïde ou subhémisphérique, très bombée en
dessus. Front toujours sans ocelle et hanches anté-
rieures complètement séparées par le prolongement
du prosternum. Les 3 premiers arceaux de l’ab-
domen soudés l’un à l’autre. BYRRHIDÆ.
DERMESTIDÆ.
1. Pas de point saillant ou ocelle au milieu du front; taille d’au moins |
51/2 mill., généralement supérieure. | 2,
Un point saillant ou ocelle au milieu du front; taille d’au plus 5 4}: mill.,
généralement inférieure. 12.
2. Au moins les 4 premiers segments de l’abdomen recouverts d’un duvet
blanc. 3.
Segments de l'abdomen recouverts de poils noirs ou colorés, jamais
d’un duvet blanc. 8.
persés d’une manière uniforme sur toute la surface. 4,
Élytres couvertes de poils noirs et de poils blancs ou colorés, ces der-
niers réunis çà et là en taches ou marbrures. 6.
4. Une petite épine à l'extrémité de chaque élytre; long. 8-10 mill.
Dermestes vulpinus Fabr.
Élytres non terminées par une petite épine. 5.
5. Corselet noir, largement bordé sur les côtés et la partie antérieure par
de longs poils gris-jaunâtres ; long. 7-10 mill. Dermestes Frischi Küg.
Corselet à pubescence unicolore, sauf quelques poils roux au bord posté-
rieur. Long. 7-8 mill. Dermestes laniarius I].
6. Un point noir entre le milieu et chaque bord latéral du 4° segment abdo-
minal, parfois aussi au milieu des 3° et 4° segments. Long. 7 mill.
Dermestes mustelinus Erich.
Quatrième segment de l’abdomen sans point noir de chaque côté du
milieu. de
1. Poils d’un blanc bleuâtre sur le corselet et les élytres ; sur l’écusson, au
bord antérieur du corselet et de chaque côté de son milieu quelques
poils jaunâtres. Long. 7-9 mill. Dermestes murinus L.
Poils d’un blanc bleuâtre sur la surface des élytres seulement; cor-
selet et base des élytres couverts de poils roux. Long. 5 1/2-6 mill.
Dermestes undulatus Brahn.
8. Duvet des élytres jamais unicolore. 9.
Duvet des élytres toujours unicolore. 11.
9. Élytres couvertes de poils noirâtres et présentant des marbrures,
grisâtres sur la surface, jaunätres vers l’extrémité des élytres. Long.
6 mill. Dermestes tessellatus Fabr.
Élytres n'ayant jamais que des poils noirs sur leur moitié postérieure. 10.
10. Bords du corselet, écusson et épaules rougeâtres et couverts d’un duvet
roux-doré. Long. 7-8 mill. Dermestes bicolor Fabr.
Base des élytres couverte d’une large bande de poils grisâtres marquée
de trois points noirs. Long. 7-8 mill. Dermestes lardarius L.
11. Les 4 premiers segments de l’abdomen sauf parfois les bords des
12.
13.
14.
15.
16.
73
. Élytres recouvertes de poils noirs et de poils blancs, ces derniers dis-
troisième et quatrième couverts de poils noirs. Long 6-7 1/2 mill.
Dernier segment de l’abdomen couvert de poils roux. Massue
antennaire ferrugineuse. Dermestes ater O1.
Dernier segment de l’ahdomen couvert de poils noirs. Massue an-
tennaire noire. var. f'uliginosus Rossi.
Tous les segments de l’abdomen couverts de poils jaunâtres ou à reflets
dorés. Long. 7-9 mil].
Dessus à fond noir couvert de poils bruns foncés.
Dermestes cadaverinus Fabr.
Dessus à fond d’un brun ferrugineux couvert d’un duvet gris-
jaunâtre. var. domesticus Gebl.
Insectes glabres ou recouverts de poils, jamais d’écaillettes. 13:
Insectes recouverts d’écaillettes de plusieurs couleurs. 29,
Élytres à pubescence toujours foncée, tachées de points ou de bandes
transverses bien tranchées de poils blanes, grisâtres, ou cendrés-jau-
nâtres. 14.
Élytres jamais marquées de points ou bandes bien tranchées, 20.
Élytres tachées de points bien séparés. 15.
Élytres marquées au moins d’une bande transverse. 16.
Un seul point blanc vers le milieu de chaque élytre. Long. 3-5 mill.
Attagenus pellio L.
Neuf ou dix points blancs, en deux lignes longitudinales sur chaque
élytre. Long. 4-5 mill. Lanorus vigintiguttatus Fabr.
Une seule bande transverse, grisâtre, couvrant en grande partie la base
de chaque élytre. Long. 2-3 mill. Globicornis fasciata Fairm.
74
11°
18.
19.
20.
21
22.
23.
24.
25.
26.
21.
Plus d’une bande transverse sur chaque élytre. FATY
Deux bandes blanches, anguleuses sur chacune des élytres, l’une devant
le milieu, l’autre vers l'extrémité. Long. 4-5 1/2 mill.
Megatoma undata L.
Trois bandes colorées et souvent d’autres taches sur chacune des
élytres. 18.
Duvet des bandes reposant sur un fond rougeâtre ou ferrugineux, la
couleur générale des élytres restant noire ou brun de poix. 19.
Duvet des bandes reposant sur un fond de la couleur générale des
élytres. Bandes mal limitées, formées par la réunion de 2 ou 3 taches
d’un gris jaunâtre. Long. 2-4 mil].
Élytres entièrement noires ou brun de poix. 7rogoderma glabrum Herbst.
Élytres à extrémité et parfois à bord externe rougeâtres.
var. #igrum Herbst.
Tout le bord postérieur du corselet, sauf parfois la partie antéscutellaire
largement couvert de poils gris-jaunâtres se prolongeant sur les bords
latéraux. Long. 3-4 mill. Lanorus trifasciatus Fabr.
Bord postérieur du corselet jamais entièrement garni de poils colorés,
sauf la partie antéscutellaire qui est toujours couverte d’une tache
cendrée. Long. 2 1/2 - 41/2 mill. Trogoderma versicolor Creutz.
Insecte glabre, noir, ponctué, ayant le milieu de la suture relevé en
carène. Long. 3-4 mil]. Orphilus glabratus Fabr.
Insecte recouvert de poils. 21.
Élytres hérissées de longs poils obscurs et peu serrés. 22.
Élytres couvertes d’un duvet fin, court et presque couché. 23.
Insecte noir ou brun; suture rebordée à l’extrémité. Antennes et pattes
d’un jaune rougeâtre. Long. 2 mill. Trinodes hirtus Fabr.
Insecte noir brillant; antennes d’un brun fauve à massue noire ; pattes
de même couleur à cuisses noires. Long. 2 1/2-5 mill.
Trogoderma villosulum Duft.
Élytres recouvertes d’un duvet noir ou cendré, parfois peu apparent. 24.
Élytres et corselet recouverts soit en entier, soit en partie d’un duvet
fauve ou jaune doré. 28.
Dessous du corps à peine pubescent. Dessus noir ou brun à poils fins et
de même couleur. Antennes et pattes fauves à cuisses rembrunies.
Long. 4-5 mil]. Tiresias serra Fabr.
Dessous du corps garni d’un duvet noir ou coloré. 25.
Dessous du corps à poils souvent noirs, toujours obscurs, très fins. 26.
Dessous du corps à poils jaunâtres ou grisâtres. 27.
Dernier article de la massue des antennes aussi long que les 2 précé-
dents réunis chez la ©, plus long que tous les autres réunis chez le o".
Bord postérieur du corselet non relevé. Long. 3 1/2-4 1/2 mill.
Attagenus Schaefferi Herbst,
Dernier article de la massue des antennes moins long que les 2 précédents
réunis. Bord postérieur du corselet relevé. Long. 2,8-3,2 mill.
Globicornis nigripes Fabr.
Élytres plus larges que le corselet; bord postérieur de ce dernier relevé.
Dessus noir ou d’un rouge testacé à duvet noir chez le o', cendré
ou fauve chez la ©. Dessous à duvet toujours grisâtre. Long.
31/2-4 1/2 mill. Hadrotoma marginata Payk.
Élytres de la largeur du corselet: ce dernier à bord postérieur non
relevé. Dessus à poils foncés ayant parfois quelques poils grisâtres à la
base des élytres Dessous à pubescence jaunâtre ou d’un fauve grisâtre.
Long. 31/2-5 mill.
Corps et élytres noirs, labre brun. Attagenus piceus OI.
Corps et élytres noirs ou foncés, labre rouge. var. dalmatinus Küster.
Corps d’un brun noirâtre; élytres rougeätres, labre rouge.
var. sordidus Hur.
75
28.(')Insecte entièrement couvert d’un duvet fin et court fauve ou jau-
nâtre. Corselet avec une large impression vers chaque angle postérieur.
Long. 3-4 1/2. mill. Hadrotoma corticalis Eichs.
Insecte n’ayant que le pourtour du corselet, la base des élytres et le
dessous du corps couverts de poils jaunâtres. Corselet sans impression
vers chaque angle postérieur. Long. 3 1/2-4 1/2 mill.
Attagenus marginicollis Küster.
29. Couleur foncière des écaillettes noire. Une large bande blanche en
arrière de l’épaule, bifurquée vers la suture. Quelques écaillettes
colorées sur les élytres, le corselet et le dessous du corps. Long. 3 mill.
Anthrenus pimpinelle Fabr.
Couleur foncière noire ou jaunâtre. Une bande blanche située en arrière
de l’épaule, de la même largeur que deux bandes subparallèles l’une
au milieu, l’autre vers l’extrémité de l’élytre. Ces 3 bandes parfois
peu distinctes.
30. Couleur foncière des écaillettes noire sur le disque des élytres. La
suture, le bord latéral, couverts d’écaillettes d’un rouge de brique ou
d’un jaune d’ocre. Long. 3-4 mill. Anthrenus scrophularie L.
Couleur foncière des écailllettes noirâtre ou jaunâtre. Suture des élytres
colorée comme les autres parties, jamais couverte d’écaillettes rougeà-
30.
tres. 81.
31. Base du corselet, devant l’écusson, marquée d’une tache blanche, arron-
die et bien marquée. Angles postérieurs tachés de blanc. 92:
Base du corselet non marquée d’une tache blanche en avant de l’écusson.
Tout au plus une bande étroite d’écaillettes blanches reliant les
2 taches blanches qui couvrent les angles postérieurs. Long. 2-21/2 mil].
Helocerusfuscus Latr.
32. Antennes et pattes noirätres. Long. 2-3 mill. Anthrenus verbasci L.
Antennes et pattes fauves ou rougeâtres. De chaque côté des segments
de l'abdomen un point noir non entouré d’une tache jaunûtre.
Long. 2-3 mill. Florilinus museorum L.
BYRRHIDÆ.
1. Tête libre, dégagée du corselet ; dessus noir; élytres parées chacune de
cinq rangées de faisceaux de poils d’un fauve roussâtre. Long. 41/2mill.
Nosodendron fasciculare Oliv.
Tête engagée sous le corselet. D
2, Taille ne dépassant jamais 5à51/2mill., souvent de beaucoup inférieure. 3.
Taille d’au moins 6 mill., souvent de beaucoup supérieure. 21.
3. Dessus toujours couvert de poils hérissés, rudes et souvent plusépais vers
leur extrémité. 4,
Dessus jamais couvert de poils hérissés. 10.
4. Taille ne dépassant pas L 12 mill. Fond des élytres noir ou brunâtre,
unicolore, non couvert d’écaillettes colorées. Dessus hérissé de poils
blanchâtres. S'yncalypta spinosa Rossi.
Taille d’au moins 2 1/2 mill. Dessus souvent recouvert sur certaines
parties d’écaillettes colorées. 5.
5. Les stries marginales et la partie postérieure des stries juxta-suturales
beaucoup plus profondes que les autres stries. Celles-ci légèrement
ponctuées.
Les stries marginales toujours de la même profondeur que toutes les
autres. 1
6. Élytres à poils hérissés courts et blanchâtres, Long 2 1/2-3 mill.
Syncalypta paleata Erichs.
6.
(‘) Voir aussi au n° 27 Æadrotoma marginata Payk. dont la © est recouverte d’un
duvet fauve.
76
Élytres à poils hérissés longs et noirâtres ou d’un fauve foncé. Long.
2 1/2-3 mill. Syncalypta setigera T1.
. Stries des élytres profondément ponctuées. 8.
Stries des élytres paraissantimponctuées. Poils dressés sur les élytrestrès
courts et à moitié courbés. 9.
. Taille de 21/2 à 3 mill. Dessus hérissé de poils courts brunâtres ou d’un
brun fauve. Stries juxta-suturales plus profondes postérieurement.
Syncalypta setosa Waltl.
Taille d'environ 31/2 mill. Dessus hérissé dé poils assez longs. Pubes-
cence générale noire avec quelques taches fauves ou jaunâtres. Poils
noirs sur les parties noires, blanchâtres sur les taches pâles. Stries
juxta-suturales uniformes. Curimus erinaceus Duft.
9. Poils dressés sur les élytres noirs ou bruns foncés sur tous les inter-
stries. Long 4-5 mill. Porcinolus murinus 1].
Poils dressés sur les élytres foncés sur les 2°, 4e, 68, Re at 10° interstries,
d’un gris blanchâtre sur les autres. Long. 4 6) mil. var, alternans Muls.
10. Élytres sans traces de stries, marquées de points enfoncés non disposés
en lignes. IE
Élytres striées au moins sur leur tiers ou sur leur moitié antérieure.
Parfois sur toute leur étendue. "10:
11. Fond des élytres d’un cuivreux bronzé ou verdâtre parfois noirâtre
toujours avec un reflet métallique. 12,
Fond des élytres noir ou d’un brun foncé sans aucun reflet métallique, 14.
12. Un poil de couleur blanchâtre ou jaunâtre sortant de chaque point
enfoncé des élytres. 13
15.
14.
15.
16.
17
Pas de poil sortant de chaque point enfoncé des élytres. Dessous du
corps noir ou brunâtre. Pieds roux. Long 3 1/2-4 1/2 mill.
Pedilophorus auratus Duft.
Écusson couvert de longs poils blancs. Élytres à poils blanchâtres assez
longs. Dessous du corps à ponctuation fine. Pieds d’un vert obscur ou
noirâtres. Long. 4-5 mill. Morychus æneus Fabr.
Écusson presque glabre Elytres à poils courts. Dessous du
corps marqué de gros points. Pieds d’un rouge brunâtre. Long.
8-3 1/2 mil]. Morychus nitens Panz.
Écusson développé, presque aussi large que long. Bord postérieur du
corselet à peine prolongé en arrière. Pieds noirs. Long 2-2 1/4 mill.
| Pelochares versicolor Walt].
Ecusson petit, beaucoup plus long que large. Au bord postérieur du
corselet, de chaque côté du milieu, une échancrure bien marquée. Ces
échancrures séparées par un prolongement du corselet en forme de
demi-cercle ou à peu près. Cuisses et tibias bruns ou rougeâtres.
Tarses souvent plus pâles. 15.
Outre la ponctuation ordinaire, une série de points enfoncés longeant
la partie postérieure de la suture. Long 1 1/2-1 3/4 mill.
Limnichus sericeus Duft.
Pas de série de points enfoncés lontennt la partie postérieure de la
suture. Long 1 1/2 mill. Limnichus pygmaeus Sturm.
Taille d’au moins 4 1/2 mill. Stries des élytres fines et complètes,
uniformes sur toute l’élytre. 17;
Taille d’au plus 31/2 mill. Stries, sauf la strie juxta-suturale, s’affaiblis-
sant ou disparaissant complètement sur les parties externe et
postérieure des élytres. 18.
1er, 3°, 5e, 7e et 96 interstries à reflet bronzé, verdâtre ou noirâtre ; autres
interstries noirs, mats ou veloutés, parés de taches plus ou moins
pubescentes. Long. 4 1/2-5 1/2 mill.
d’un vert brillant. Cytilus sericeus Forster.
Taches des interstries { d’un jaune doré, var. fuscus Steph.
d’un brun fauve, var. éessellatus Reïtt.
77
Tous les interstries de même couleur. Dessus recouvert d’un duvet brun
doré parfois taché de blanc. Long. 5 mill. Cytilus auricomus Duft.
18. Stries visibles jusqu’à l’extrémité des élytres ou à peu près, à peine
ponctuées. Quelques taches de poils blanchâtres sur les élytres. Long.
3-3 1/2 mill. Simplocaria metallica Sturm.
Stries, sauf la strie juxta-suturale, visibles sur la première moitié ou le
premier tiers des élytres seulement. 19.
19. Strie juxta-suturale moins profonde sur sa seconde moitié que sur la
première. Dessus d’un noir métallique parfois brunâtre à l'extrémité
des élytres. Celles-ci couvertes d'un duvet cendré court et peu serré.
Long. 3 mill. Antennes et pattes d’un jaune rougeâtre.
Simplocaria semistriata TI].
Strie juxta-suturale plus profonde sur sa seconde moitié que sur la
première. Dessus de couleur bronzée ou verdâtre métallique. 20,
20. Dessus couvert d’un duvet cendré assez serré et assez long, plus
dense sur certaines parties des élytres. Stries des élytres très mar-
quées. Long. 3 mill. Antennes et pattes d’un brun rougeätre.
Simplocaria maculosa Er.
Dessus couvert d’un duvet cendré peu serré et très fin. Stries des élytres
très légères. Insecte très acuminé en arrière. Long. 2 1/2 mil].
Trinaria acuminata Er.
21. Prosternum terminé entre les hanches antérieures par une saillie sub-
quadrangulaire beaucoup moins longue que large. 22.
Prosternum terminé entre les hanches antérieures par une saillie sub-
_quadrangulaire au moins aussi longue que large. 24.
22. Élytres n’ayant d'assez bien marquées que la strie juxta-suturale et
quelques stries du côté externe. Côté interne sillonné de lignes peu
profondes irrégulières et entremélées. Long. 9-10 mill.
j Seminolus signatus Panz.
Élytres à 11 stries bien marquées complètes ou à peu près. 23.
23. Second interstrie (en partant de la suture) de même largeur que tous les
autres, sans sillon rudimentaire ; 2° et3 stries réunies vers le milieu
des élytres. Long. 8-9 1f2 mill. Seminolus luniger Germ.
Second interstrie beaucoup, quatrième et sixième moins sensiblement
plus larges que tous les autres. Second interstrie rayé d’un sillon
rudimentaire ponctué. Long. 9 1/2-11 mill. Seminolus ornatus Panz.
24. Taille de 6 à 61/2 mill. Largeur maxima des élytres devant le milieu.
Pubescence des élytres brunâtre ou noirâtre sur les 3°, 5°, 7, 9e et
derniers interstries, toujours en partie veloutée noire ou d’un brun
très foncé sur les autres. Vers le milieu des élytres une bande
tranverse, ferrugineuse ou cendrée bordée de deux lignes ou
séries de points jaunâtres ou blanchâtres. Byrrhus pustulatus Forster.
Pubescence des élytres noirâtre sur tous les interstries, en partie
veloutée sur les ler, 2e, 4, Ge et 8. Bande ferrugineuse ou
cendrée tout à fait effacée. Lignes transverses toujours blanches
souvent réduites à 2 séries de points. var. ater Fabr.
Taille de 7 à 10 mill. Largeur maxima des élytres au milieu ou
derrière. 25.
25. Élytres non élargies derrière le milieu. Abdomen très brillant, à peine
couvert de quelques poils très courts. Dernier segment marqué chez
la © de3 points enfoncés, chez le &' d’une impression transverse. Bord
_postérieur de ce segment très relevé chez le co. 26.
Élytres élargies derrière le milieu. Abdomen peu brillant, densément
- couvert d’un duvet grisâtre ou jaunâtre. Segment anal plan ou à
peine impressionné dans les 2 sexes, peu ou point relevé au bord
postérieur. 2 1
26. A. Exemplaires de taille moyenne (7-9 mill.).
a. Pubescence générale de couleur gris-jaunâtre ou jaune dorée.
78
b. Interstries dlternativement unicolores et couverts de taches
foncées séparées par des intervalles de la couleur foncière.
Élytres marquées de 2 lignes transverses d’un brun doré peu
distinct de la couleur foncière, parfois réduites à 2 séries de
points. Byrrhus pilula L. ().
Ces lignes ou séries de points blanchâtres. var. oblongus Sturm.
b'.Interstries alternativement couverts de la pubescence ordinaire
et d’une pubescence d’un brun doré plus épaisse et plus longue,
interrompue en certaines parties. var. aurofuscus Reïtt.
a’. Pubescence générale de couleur foncée.
Élytres marqués de 2 lignes transverses d’un jaune doré, parfois
| réduites à 2 séries de points(?). var. auratopunctatus Reïitt.
Ces lignes ou séries de points blanchâtres. var. aZbopunctatus Fab.
A'. Exemplaires de grande taille (9-10 mill.); taches veloutées des
interstries souvent très réduites. var. Dennyi Curt.
27. À. Pubescence générale noirâtre ou d’un brun foncé.
a. Une large bande colorée et transverse vers le milieu des élytres.
b. Cette bande jaunâtre ou ferrugineuse.
Cette bande non entourée de 2 lignes ou séries de points
blancs. Byrrhus fasciatus Fabr.
Cette bande entourée de 2 lignes ou séries de points blancs.
var. complicans Reiïtt.
b’. Cette bande d’un blanc d'argent. var. cénctus Ill.
a!. Élytres sans large bande transverse vers le milieu.
b. Élytres marquées de 2 lignes transverses de couleur pâle, réu-
nies près du bord externe, parfois réduites à 2 séries de points.
continues. var. arielinus Stefr.
réduites à 2 séries de points.
var. subornatus Reiïtt.
continues. var. bellus Reiïtt.
Ces lignes d’un jaune doré { réduites à? séries de points.
var. auratofasciatus Duft.
b'. Élytres sans lignes transverses ou séries de points.
var. 2nornatus Reïtt.
Ces lignes d’un blanc d’argent
{
’
A’. Pubescence générale d’un brun doré.
a. Élytres marquées de 2 lignes transverses ou séries de points
de couleur pâle, réunies près du bord externe.
Ces lignes ou séries de points d’un blanc d'argent, var. Diane Fabr.
Ces lignes ou séries de points d’un jaune doré. var. Fabricii Reïtt.
a’. Élytres sans lignes transverses ou séries de points. var. fusculus Reitt.
Les exemplaires de la variété subornatus Reitt. pourraient, il me
semble, être assimilés à ceux de la var. arietinus Steff. et ceux de
la variété bellus Reitt. aux exemplaires de la var. auratofasciatus.
La différence d’après laquelle ces deux variétés ont été créés, se
retrouve lorsque l’on examine plusieurs individus appartenant soit
à la var. Dianæ soit à la var. Fabricii du Pyrrhus fasciatus soit à
() L'on trouve parfois des exemplaires de Byrrhus pilula ou fasciatus, dont les
élytres sont d’un brun rougeûtre, l'abdomen d’un rouge testacé ; mais ce ne sont que
des exemplaires immatures.
(*) Chez les variétés du B.pilula, les secondes lignes transverses forment en se
réunissant à la suture un angle presque aigu dont le sommet est dirigé en avant.
Chez celles du 2. /fasiatus, ces bandes forment au contraire une sorte d’arc de cer-
cle arrondi vers l’arrière.
Enfin chez les variétés du B. pustulatus elles sont, lorsqu'elles sont complètes,
sinueuses et forment à la suture un petit angle, souvent très réduit, dont la pointe
est dirigée en arrière.
79
l’une ou l’autre des variétés auratopunclatus et albopunctatus du
Byrrhus pilula. Reitterle fait remarquer pour les deux premières,
mais ne donne pas de nom différent aux insectes de ces dernières
variétés selon que leurs lignes transverses sont continues ou for-
mées de points.
TROISIÈME NOTE SUR QUELQUES COLÉOPTÈRES HÉTÉROMÈRES
DE LA BELGIQUE
par Louis Coucke.
J'ai vu dans la collection de M. Jacobs un assez grand nombre
de Corticeus bicolor Oliv. pris dans le temps à l'Ecole Vétérinaire
de Bruxelles. M. Gérard a pris la même espèce à Liège dans un tronc
d’orme mort le 20 février 1891. La parenthèse (C. W.-C. M.), qui
suit le nom de cette espèce dans ma liste de la séance du 5 avril
dernier doit donc être supprimée.
M. de Moffarts ayant bien voulu me communiquer les Hétéro-
mères de M. Gerard, j y ai vu une Pyrochroa pectinicornis Fabr.
prise au Hockai le 2 juin 1889.
Un jeune entomologiste, M. Gilet, m'a donné l’autre jour un
exemplaire Q de l’Anoncodes dispar Dufour (amæna Schmidt) qu’il
a pris aux environs de Liège. Ce fait confirme l'affirmation de
Donckier qui signalait comme provenant des environs de Liège
l’exemplaire de la collection Wesmael et entraîne la suppression
de la parenthèse (C. W.) qui suit le nom de cet insecte dans ma
liste du 5 avril.
Je viens d’apercevoir une erreur d'impression dans cette liste.
Le nom d'auteur Costa qui suit le nom d’espèce Abdera quadri-
fasciata, dans la famille des Mélandryides, doit être remplacé par
Curtis.
Dans la même famille, derrière le nom Zefratoma fungorum
Fabr., j'avais mis la parenthèse (C. W.). A l’époque où j'ai publié
cette liste, l'espèce m'était connue comme faisant partie de la
collection Wesmael, mais je ne pouvais en indiquer aucune
localité de capture belge et je ne l'avais pas trouvée dans le
catalogue Mathieu. Je viens cependant de la découvrir dans ce
catalogue. Mathieu la renseigne ainsi que la Tetraloma ancora
Fabr., comme se trouvant dans toute la Belgique. Mais il place ces
espèces dans la famille des Cryptophagides. Il y a donc lieu
d'ajouter dans la parenthèse la notation C. M. jusqu’à ce qu’une
localité belge de capture bien authentique me soit renseignée
pour la Zetratoma fungorum et fasse disparaître entièrement la
parenthèse,
80
ÉNUMÉRATION DES HÉMIPTÈRES DE BELGIQUE (An),
par Eug. Coubeaux.
SECT. II. — Sternorhyncha Am. S.
Subs. I. — PHyToPHTIRES Burm.
Livia Latr., juncorum Latr.
—. limbata Waga 42?
Rhinocola Forst., Aceris L.
— Ericæ Curt.
Aphalara Fst., nervosa Fst.
— subpunctata Fst.
— Calthe L.
— exilis Web. et M.
— picta Zett.
Psyllopsis Lw., Fraxini L.
Diaphorina Lw., Putoni Lw. 18?
F. PSYLLIDES.
Psylla Hippophaës Fst.
— Hartigi Klor.?
— Pruni Scop.?
— melanoneura Fst,.
— afinis Lw. 80.?
— nigrita Zett.
— Saliceti Kst, nec F1. .
— Salicicola Fst.
— ambiqua st.
— Spartii Guérin, 43.
Arytaina Fst., Genistæ Latr.
Psylla Geoff. (Chermes L.), parvipennis Livilla Curt. Ulicis Curt.
Lw. "11?
— breviantennata KE, ?
— PyriL.F.
— pyricola Kst.
— simulans Est.?
— Crategi Schrk.
— costalis F1.?
— pyrisuga Kst.
— peregrina Ft.
— Mali Schdbg. Fst,
— AlniL. Latr.
-— Foœrsteri F1.
— BugiL.
Trioza Fst. velutina Fst.
— Gali Fst.
— albiventris Kst.
— Rhamni Schrk.?
— remota Fst.
— Urticæ L.
— nigricornis st. ?
— acutipennis Zett.
— striola Klor,
— piridula Zett.?
— flavipennis Fst.
— provima F1.
F. APHIDES.
(Les Pucerons — Monographie des Aphidiens — Aphididae Passerini, Phytophtires
Burmeister — par J. Lichtenstein. Montpellier 1885, I, Genera.)
Siphonophora Koch, À bsinthi L.
— cerealis Kalt.
— Dirrhoda Walker.
— Hieracii Kalt.
— Jacee L.
— Lactuce L.
— Lactuce Koch.
— Malve Mosley.
— Mellefoli Fab.
— pallida Walker.
— Pisi Kalt.
— Platanoïdes Kalt.
— Rose L.
— RubiKalt.
— Sonchi L.
— Tanacetaria Kalt.
— Tanaceticola Kalt.
— Tussilaginis Walker.
— Uimarie Schranck.
— Urtice Schranck.
Siphonophora Vince Walker.
Drepanosiphum Koch, Acerina Walker.
Phorodon Passerini, Carduinum Walker.
— (Galeopsidis Kalt.
— Humulii Schrk.
Rhopalosiphum Koch, Berberidis Kalt,.
— Ligustri Kalt.
— Nymplee K.
— Persice Sulzer.
Melanoxanthus Buckton, Sulicis L.
Myzus Passerini, Cerasi F.
— Lychnidis L.
— LythriSchrk.
— Rhamni Boyer.
— Ribis L.
— Rosarum Kalt.
— Tetrarkoda Walker.
Hyalopterus Koch, Arundinis K.
— FEriophori Walker.
— PruniK.
Hyalopterus Trirhoda Walker.
Aphis L. Abietina Walker.
— Acericola Walker.
— anteñnata Kalt.
— Avene F.
— Brassice L.
— Cardui I.
— Cichori Dutrochet.
— Cnici Schrk.
— Asteris Walker.
— Crategaria Walker.
— Crategi Kalt.
— DauciF.
— Dianthi Schrk.
— Epilobi Kalt.
— Erysimi Kalt.
— Euphorbie Kalt.
— Evonymi VW.
— Frangule Kalt.
— Bufo Walker.
— Grossularia Kalt.
— Hedere Kalt.
— Helichrysi Kalt.
— Jacobe Schrk.
— Malir.
— Menthe Walker.
— Myrice Kalt.
— Napelli Schrk.
— Nasturtii Kalt.
— Cerasina Walker.
— Nerû Kalt.
— Padi 1.
— Papaveris F.
— Persice Boyer.
— Plantaginis Schrk.
— comes Walker.
— Prunicola Kalt.
— Prunina Walker.
— Pyri Boyer.
— Pyri Koch.
— quadrituberculata Kait.
— Rumicis L.
— Saliceti Kalt.
— Sambuci L.
— Sanguisorbe Schrk.
Scabiose Schrk.
Sorbi Kalt.
subterranea Walker.
Symphiti Schrk.
— Tanacetina Walker.
truncata Haussmann.
Tuberose Boyer.
Urticaria Kalt.
Verbascri Schrk.
Viburni Scop.
Zee Bonafous.
illata Walker.
impingens Walker.
— Juglandinis Walker.
EL SET, LMI
81
Aphis Prunaria Walker.
Siphocoryne Passerini, Capree F.
— Xylostei Schrank.
Mysocallis Passerini, Avellane Schrk.
— Ononidis Kalt.
— QuerceaKalt.
— Quercus Kalt.
Cladobius Koch, Populus Kalt.
Chaitophorus Koch, Aceris L.
— Populi L.
— Salicivora Passerini.
— Salicti Schrk.
Pterocallis Passerini, 7ilie L.
Trama Heyden, Troglodytes Heyden.
Paracletus Heyden, cimiciformis Kalt.
Sipha Passerini, Glycerie Kalt.
Lachnus Tliger, agilis Kalt.
— costata Zett.
— Juniperi De Geer.
— Piceæ Panz.
— Pineti K.
— PiniL. .
— Pinicola Kalt.
— Quercus L.
— Saligna Walker.
Callipterus Koch., AlniF.
— Betule L.
— Betularius Kalt.
— Betulicola Kalt.
— Coryli Gœtz.
— Juglandicola Kalt,
— Juglandis Frisch.
— oblongus Heyden.
Pterochlorus Rondani, Roboris L.
Phyllaphis Koch, Fagi L.
Schizoneura Hartig, CorniF.
— lanigera Haussman.
— lanuginosa Hartig.
— Mali Tougard.
— Reaumuri Kali.
— Tremule De Geer.
— UlmiL.
Pemphigus Hartig., afints Kalt.
— bursarius L.
— Ranunculi Kalt.
Teträneura Hartig, alba Ratzeburg.
— Ulmi De Geer.
Rhizobius Burmeister, Psloselle Bur-
meister.
— Pini Burmeister.
Rhizoterus Hartig, vacca Hartig.
Vacuna Heyden, Dryophila Schrk.
Glyphina Koch, Betule Kalt.
Adelges Vallot(—Chermesauct.)A bieéis L.
— corticalis Kalt.
— Laricis Hartig.
— Sérobilobius Kalt.
Phyllogera Boyer, Quercus Boyer.
82
F. ALEURODES Latr.
(Essai monographique sur les Aleurodes par M. le Dr Signoret, Ann. Soc. Ent. de
France, 1868, p. 369.)
Aleurodes Latr. Protella L.
— Brassice Walker.
Lonicere Walker.
— Carpini Koch.
Rubi Signoret.
Fragarie Walker.
Capreæ Signoret.
— Quercus Signoret.
Aleurodes Avellane Signoret.
— Fravini Signoret.
Phillyrea Haliday ?
immaculata Hegeer (1855).
— Aubia Hegeer 1859.
Jelinekii Krauenfeld?
Aceris Geof.
Aceris Baerensprung, 1849.
F. COCCIDES.
(Essai sur les Cochenilles ou Gallinsectes, Homoptères Coccides, par M. le Dr Signo-
ret, Ann. Soc. Ent. de France, 1868,
DIASPIDES.
Aspidiotus Bouché, Betule Bärensp.??
— Hedere Vallot?? :
— Ilicis Sign.??
— Nertii Bouché??
— niger Sign. ??
— Quercus Sign. ??
— Camelie Boisduval.
Diaspis Costa., Calyptroidis Costa.
— Leperü Signoret.
— ostreformis Curtis.
— Rosæ Bouché.
Chionaspis Sign., Aceris Sign. ??
— AiniSign.??
— Fraxini Sign.??
— Salicis L.?
— Vaccinii Bouché?
Mytilaspis À bietis Schr., 176, 48, 5.
— Buxi Bouché nec Fonscolombe?
— conchiformis Gmelin?
— linearis Geoffroy ?
Leucaspis Targioni Tozzetti, Signoreti
Targ.?
— Pini Hartig?
Aonidia Targioni, Lauri Bouche.
Pianchonia Signoret, fimbriata Boyer???
S'ignoretia Targioni, Luzule L.?
Eriopeltis Signoret, Festuce Boyer?
Ceroplastes Gray, Rusci L.?
Lichtensia Sign., Viburni Licht.?
Pulvinaria Targioni, Vitis Auct. ??
— Artemisie Licht. ?
— Betule L.+X.
— Camelicola Sign.
Carpini L.
Evonymi Goureau ?
Fagi Hardy ??
Fraæini Licht?
Lanatus Gmelin ?
——
—
1869, 1870, 1871, 1872, 1873, 1874, 1875.)
Pulvinaria Mesembrianthemi Wallot ??
— Oxyacanthe L.
— Pyri Asa Fitch?
— Populi Sign.?
Ribesia Sign., Tremulæ Signoret?
Lecanium Auct.
I, — Hesperidum Auct.
— Lauri Boisd.
— Maculatum Sig.
II. — Berberidis Schrk., Lw ??
— elongatum Sign. ??
— Geniste Sign. ??
— Mori Sign.???
— Persicae K.
— Piceæ Schr. ??
III.— Aceris Auct.?
— Æsculi Kollar ?
Capree L.
— Corni Bouché?
Coryli 1.
Corylifez Asa Fitch.
Juscus Geoff. ?
Genevense Targ.?
gibber Dalman, L.
— Prunastri Fonscolombe?
Pyri Schrk.
Rosarum Snellen.
rotundum Reaumur ?
rugosum Sign.
Tilie L.?
Ulmi L.
Wistarie Sign. ??
IV.— Abietis Geof.
— EÆEmerici Planchon?
— racemosus Ratz.
Physokermes Targ., hemicryphus Dalm.?
Lecanopsis Targ.?, radicum graminis
Bärensp. ??
— Targ.?, radicum graminis Fonsco-
lombe ??
83
Aclerda Sign., subterranea Sign. ?? Dactylopius À laterni Sign. ???
Fairmairia Sign., bipartita Sign. ??? — Robiniæ Sign. ???
Kermes Auct., Ballotæ Lich. ?? — Viburni Sign. ???
— Bauhinii Planchon ?? — Vitis Niedielski ???
— gibbosus Sign. ?? Pseudococcus Westwood, Aceris Auct. ?
— pallidus Réaumur ?? — Æsculi Sign. ??
— reniformis Réaumur. — brunnitarsis Sign. ??
— variegatus Gmelin. — Hedere Sign.?
— vermilio Planchon ??? — Mespili Geof. ??
— Platani Sign. ?
ACANTHOCOCCITES. Ripersia Sign., Corynephori Sign. ??
Westwoodia Sign., Perrisit Sign. ??
NidulariaTarg., pulvinatus Planchon?? Boisduvalia Sign., Lauri Boisd. ??
Gossyparia Sign., ulmi Geof. Puto Sign., antennata Sign. ??
— Gramuntii Planchon ? Coccus Auct., Cacti Auct. ??
Antonina Sign., purpurea Sign. ? — Aceris K,?
Eriococcus Targ., Buxi Fonsc. ??
— Brice Sign. ? MONOPHLEBITES.
— Thymi Schrk.?
Acanthococcus Sign., Aceris Sign. ??? Porphyrophora Brandt, Gallica Sign. ??
— Perrisiü Sign. ??
DACTYLOPITES. Orthezia Urlice L.
Dactylopius Sign., 4 donidum L.
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SOCIÉTÉ ENTONOLOGIQUE
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TOME TRENTE-SIXIÈME 7"
LE
Ce numéro doit être conservé; il ne sera pas envoyé une seconde
fois comme précédemment.
BRUXELLES
AU SIÈGE DE LA SOCIÉTE
20, RUE DU MUSÉE, 20
1892
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE.
TITI
Compte-rendu de la séance mensuelle du 5 mars 1892.
PRESIDENCE DE M. GIRON.
Présents : MM. Becker, L. Coucke, Fologne, Ledrou, Robbe,
Rousseau, de Selys-Longchamps, Séverin, Tosquinet et Kerre-
mans, ff. de secrétaire.
MM. Duvivier, Lameere et Van Nerom ont fait excuser leur
absence.
La séance est ouverte à 8 heures.
L'adoption du procès-verbal de-la séance du 6 février est remise
à la prochaine réunion.
M. Heylaerts écrit qu’il a commis une erreur dans sa descrip-
tion de Züthosia gigas insérée au compte-rendu du 5 décembre
dernier : il y fait naître à tort la nervule 5 d’une cellule appendi-
culaire des aïles antérieures.
Le secrétaire dépose sur le bureau de l’Assemblée pour la
bibliothèque de la Société deux exemplaires du tome XXXV des
Annales qui vient de paraître.
Décision du Conseil. M. le baron J. de Crombrugghe de
Picquendaele, à Etterbeek, présenté par MM. Robbe et Michels a
été admis en qualité de membre effectif.
Correspondance. La Linnean Society of New-South- Wales nous
fait part de la mort de Sir William Macleay.
M. le Ministre de l’Agriculture, de l'Industrie et des Travaux
publics transmet à la Société deux exemplaires de l’Arrêté royal
instituant un cinquième concours Guinard.
Travaux présentés. L'Assemblée vote l'insertion au présent
numéro des Annales des notices dont il est donné lecture.
Excursion. Le 10 avril prochain, à Eggenhoven près Louvain.
Départ de Bruxelles (Nord) à 8 h. 54 m. du matin.
La séance est levée à 9 heures.
|
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DbE BELGIQUE, T. XXXVI.
86
CAUSEBRITES ODONATOLOGIOURES
par Edm. de Sselys-Longechamps.
N° 6.
(5 mars 1892.)
LES GOMPHINES L’AFRIQUE.
M. le D' Karsch (de Berlin) a publié en 1890 dans le n° 24,
page 370, des Z'ntomologische Nachrichten, un article important
sous le titre de : Ueber Gomphiden, dans lequel il analyse les
caractères des genres africains et décrit les espèces nouvelles
existant au Musée de Berlin.
Il ne comprend pas dans ce relevé les Cordulegaster parce qu’il
adopte l'opinion du D' Hagen qui en fait une sous-famille distincte
(Cordulegasterines) se basant sur le caractère des larves qui selon
lui auraient une grande analogie avec celles des Libellulines et
des Cordulines.
Pour le moment, je ne puis me ranger à cette manière de
voir, parce que nous ne connaissons pas encore les larves des
grands genres Chlorogomplus, Petalia, Phenes et Petalura qui à
l'état parfait ne s’écartent pas des Gomphines par le réticulation
des ailes et ont beaucoup de rapports avec les Cordulegaster par
le lobe médian de la lèvre inférieure fendu; par les yeux peu
éloignés l’un de l’autre chez plusieurs d'entre eux et aussi par
les lames vulvaires des femelles — en tout cas, ces genres et :
les Cordulegaster sont bien différents des Libellulines et des Cor-
dulines par ce caractère de la lèvre inférieure qui les rapproche
des Æschnines.
M. Karsch, dans le travail que je viens de citer, a signalé un
caractère que nous n'avions pas encore utilisé et qui est comme
il le dit tantôt générique, tantôt spécifique, mais parfois incon-
stant chez certaines espèces. C’est une petite nervule transverse
située à la base de l’espace sous-costal entre la nervule sous-
costale et la médiane, un peu avant la 1" forte nervule antecu-
bitale qui, elle, éraverse à la fois l’espace costal el le sous-costal.
Il donne à la petite nervule dont je viens de parler le nom de ner-
vule basale sous-costale, dénomination fort bien appropriée
(Basalesubcostalquerader). Elle existe tantôt aux quatre ailes,
tantôt aux supérieures seulement; ou bien comme anomalie
variable à une seule des quatre ailes. Dans les trois quarts des
87
genres connus, au nombre d’environ 50, cette nervule manque
entièrement aux quatre ailes.
Ayant recu récemment de Madagascar quatre espèces nouvelles
et deux autres du continent africain j’ai été porté à rédiger le
présent travail, d'autant plus qu'il s’y trouve deux nouveaux
genres, que j'ai nommés Crenigomphus et Isomma, et j'estime utile
de résumer en même temps ce que nous savons de toutes les
Gomphines d'Afrique et de Madagascar.
En 1854 (Synopsis des Gomphines), je comptais seulement 13
espèces africaines, soit les 2/5m de ce que nous connaissons
maintenant.
En 1857 (Monographie des Gomphines), j'en énumérais 15; et en
1878 (Quatrièmes Additions au Synopsis) j'arrivais à 19 espèces,
dont aucune de Madagascar.
En 1890, M. Karsch (1. c.) a décrit 5 nouvelles espèces, parmi
lesquelles il à établi deux genres nouveaux : Veurogomphus et
Podogomphus.
Le travail que je présente énumère 33 espèces réparties en
13 genres — je dis genres pour simplifier, mais en mentionnant
que plusieurs d’entre eux ne sont pour moi que les sous-genres
des grands genres dont je persiste à maintenir le principe comme
une nécessité dans la classification.
La zône paléarctique de l'Afrique ne fournit jusqu'ici que 6 à
7 espèces. Elles se retrouvent, exepté une, sur les côtes euro-
péennes ou asiatiques de la Méditerranée. Ce sont les genres
Gomphus, Lindenia et Cordulegaster, étrangers au reste de
l'Afrique, et des Onychogomphus, ces derniers répandus dans tout
l’ancien continent.
La zone équatorale et australe est au contraire fort riche,
comptant plus de 20 espèces, toutes propres exclusivement à
l’Afrique ou à Madagascar, parmi lesquels nous comptons les
genres Crenigomphus Selys, Ceratogomphus Selys, Phyllogom-
plus Selys, Weurogomplhus Karsch, Podogomphus Karsch,
Notogomplus Selys, Diastatomma Selys (ex Burm., et Zsomma
Selys. Ces genres sont propres à l’Afrique seule. On trouve aussi
dans cette région des Onychogomphus et des Zctinus analogues
à ceux de l’Asie tropicale, mais non semblables en tant qu’espèces.
Les cinq Gomphines observées à Madagascar sont différentes de
celles du continent. Toutefois elles ont tous les caractères de la
faune africaine, appréciation que j'ai déjà émise chaque fois que
j'ai parlé des Odonates de Madagascar (!).
() M. Kirzy, dans les Proceedings de la Société Zoologique de Londres en 1889,
p. 299, a décrit un genre et une espèce des Cameroons sous le nom de Pseudo-
88
LEGION DES GOMPHUS.
Genre ONYCHOGOMPHUS Selys.
l. Onychogomphus forcipatus L., race wnguwiculatus Van
der Linden | forcipatus var. consobrinus Kolbe Q).
Lefebvrei Ramb. (nec Selys).
Algérie. — Égypte. (Europe méridionale et Asie occid.)
Le type de l'espèce habite le reste de l’Europe et l’Asie septen-
trionale.
2. Onychogomphus Lefebvrei Selys (nec Ramb.).
Égypte (Mus. de Berlin). — (Asie mineure, coll. Selys).
J'avais cru cette espèce identique avec le G. Levebvrei de Ram-
bur, mais j'ai publié depuis que le type femelle unique de
Rambur est une variété claire de l’unguiculatus. M. Karsch fait
remarquer avec raison que MM. Kolbe et Kirby ne se sont pas
aperçu de cette rectification.
3. Onychogomphus uncatus”? Charp.
Porcipatus, var. socialis Kolbe (Q).
Algérie. (France méridionale, Espagne, Alpes).
J'ai ajouté un signe de doute au nom de l’espèce, parce que le
Dr Karsch rapporte au cognatus du Cap l’exemplaire d’Algérie
décrit par le Dr Kolbe.
Cependant, à en juger par la description et la figure du thorax
données par ce dernier, je ne puis le rapporter au cognatus dont
j'ai décrit deux femelles dans la Monographie des Gomphines et
je doute que l'espèce du Cap habite l'Algérie, tandis que l’uncatus
se trouve sur les côtes européennes en France et en Espagne, ce qui
rend assez vraisemblable qu’il se retrouve en Algérie comme
beaucoup d’autres espèces paléarctiques.
4. Onychogomphus supinus Hagen. — Selys, Mon. Gomph.
Cafrerie. Connu par un mâle du Musée de Stockholm.
5. Onychogomphus æquistylus Selys n. sp.
cg Abdomen 42. Aile inférieure 30.
Réticulation noire y compris la nervure costale. Ptérostigma
noir (long de 3 1/2 mm), surmontant 6 cellules. Aile supérieure :
15 antécubitales, 11 postcubitales. Aile inférieure : 11 antécubi-
tales, 12 postcubitales. Membranule presque nulle. (Chez l’exem-
gomphus insignis, énumméré de nouveau dans son Catalogue de 1890 parmi les
Gomphines — mais, dans le 2e Appendice de ce Catalogue, il rectifie celà en plaçant
ce genre Pseudogomphus parmi les Cordulines auxquelles il appartient en effet, et
il adopte pour l’espèce le nom de sophia, sous lequel je l’ai décrit, en 1871, dans le
genre Macromia dont il ne diffère guère.
89
plaire unique il y à une nervule basale sous-costale asymétrique à
une seule des ailes.)
Noir, marqué de jaune vif.
Lèvre inférieure et base des mandibules jaunâtre sale ; face
jaune; lèvre supérieure entourée et largementtraversée de noir; rhi-
nariura brun clair; nasus noirâtre; front saïllant, noir à la base,
cette couleur le traversant largement en dessus et prolongée fine-
ment sur la crète. Vertex et occiput noirs, ce dernier à bord légè-
rement concave, cilié. Derrière de la tête noir avec deux taches
temporales jaunes contre les yeux.
Prothorax noir, avec un anneau basal et un point latéral jaunes.
Thorax noir mais marqué de nombreuses taches jaunes, savoir :
en avant un demi collier mésothoracique interrompu au milieu,
et de chaque côté une tache antéhumérale elliptique isolée, une
petite tache contre les sinus et un trait huméral inférieur.
Abdomen grêle, épaissi aux deux extrémités, noir jusqu’au
7m segment avec une tache au ler segment, une bande dorsale à
l’arête du 2we, plus étroite aux 3m et Ame, et des taches latérales à
ces segments jaunes. La moitié basale du 7m jaune en dessus ; les
trois derniers segments roux-canelle, mais le dessus du 8m et
une tache dorsale aux 9me et 10me sont noirs. Côtés des 8me et Qme
dilates en feuilles elliptiques noires, non denticulées.
Appendices anals égaux ayant le double du dernier segment.
Les supérieurs jaune roussâtre, épais à la base, allant en dimi-
nuant jusqu’au bout qui est noirâtre, effilé, courbé en bas. Vus
en dessus ils sont presque droits, peu écartés. Appendice inférieur
noirâtre, de même longueur, fendu dans ses deux tiers terminaux
en deux branches grêles presque contigues. Vu’ de profil, il est
d’abord penché en bas, puis recourbé en haut jusqu’à la pointe
des appendices supérieurs qu’il atteint.
Pieds épais, très courts, noirâtres, passant au brun sur les côtés
des fémurs, qui sont finement denticulés. Tibias brièvement ciliés.
Q (inconnue).
Patrie : Rumena Valley, Mayemga (Madagascar), un mâle
unique, coll. Selys.
Il rappelle beaucoup le fritillarius (n° 6) par sa coloration,
mais de taille plus forte et très distinct par la lame de l’occiput
noire et par l’appendice anal inférieur noirâtre, aussi long. que
les supérieurs, d'où le nom que j’ai imposé à l’espèce.
6. Onychogomphus fritillarius Selys n. sp.
G. Abdomen 36-38. Aile inférieure 26-28.
Réticulation noire; la nervule costale légèrement jaune en
dehors jusqu’au nodus. Ptérostigma noir (long de 3 mm.) surmon-
90
tant 5-6 cellules. Aïle supérieure : 12-15 antécubitales, 9-10 post-
cubitales. Aile inférieure 10-11 antécubitales, 9-11 postcubitales.
Pas de nervule basale sous-costale.
Noir, taché de jaune vif.
Lèvre inférieure et base des mandibules jaunätres. Face jaune,
lèvre supérieure entourée et traversée de noir; le nasus noir
excepté sur ses côtés; front jaune, entouré et traversé de noir en
dessus, cette couleur formant en avantune large bande noire contre
la crête. Vertex noir; occiput droit, cilié, jaune entouré de noir.
Derrière de la tête noir, mais avec un point aux tempes et une
tache plus bas contre les yeux jaunes.
Prothorax noir avec une ou deux petites taches.
Thorax noir marqué de nombreuses taches jaunes ainsi qu’il
suit: en avant un demi-collier mésothoracique interrompu au
milieu, et de chaque côté une raie oblique antéhumérale isolée,
une tache près des sinus antéalaires et un trait allongé juxta-
huméral isolé. Aux côtés du thorax deux taches réniformes
superposées dans le premier espace, trois au second et deux
réunies en bandes au troisième. Poitrine gris brun.
Abdomen grêle, renflé aux deux extrémités, noir jusqu’au 7° seg-
ment, marqué de jaune savoir: Aux ler et 2% segments une raie
sur l’arête dorsale et des taches latérales, aux 3-5me une tache
basale et une médiane, l’une et l’autre courtes, divisées en deux
par l’arête dorsale ; aux 6 et 7"° la tache basale seule, celle-ci plus
large au 7"° qu’elle entoure. Les 8-10" segments d’un roux canelle;
les 8 et 9" dilatés sur les côtés en feuilles plissées, non denticulées.
Appendices anals roux canelle. Les supérieurs (longs de 3"")
épais à la base, peu écartés, diminuant de longueur jusqu’au bout
qui est fin, noirätre, courbé en bas. Appendice inférieur presque
moitié plus court, large et penché en bas dans sa première moitié,
divisé dans sa seconde en deux branches subcylindriques droites,
un peu distantes, recourbées en haut au bout, qui est épaissi, subar-
rondi avec une petite dent externe à chacune de ses branches.
Pieds épais, très courts. Fémurs brun foncé, subdenticulés en
dessus. Tibias noirs à cils courts.
Q (inconnue).
Patrie. Rumena Valley, Mayanga (Madagascar); se trouve aussi
à l’île Nossi-be. Coll. Selys.
(Voir sa comparaison avec l'O. æquistylus).
7. Onychogomphus atratus Selys, Soc. Ent. Belg., 1885.
G Abdomen 29. Aile inférieure 24 (large de 6 1/2 mm.).
Ailes uniformément lavées de brun très clair. Réticulation
noire. Ptérostigma noirâtre (long de 3 mm.). Ailes supérieures :
91
12-13 antécubitales et 9-10 posteubitales; aux inférieures :
9 antécubitales et 10 postcubitales. (Chez cet exemplaire il y a une
nervule basale sous-costale asymétrique à l’aile supérieure gauche.)
Noir, étroitement marqué de jaunâtre.
Lèvre supérieure olivâtre, bordée de noir (plus largement à sa
base). Rhinarium, côtés du nasus et dessus du front jaune ver-
dâtre, mais la base du front devant les ocelles, le vertex et
l’oceiput noirs; la lame de celui-ci presque droite, ciliée. Derrière
de la tête noir, bordé de jaunâtre sale contre les yeux vers la
base.
Prothorax noirâtre luisant, marqué de jaune verdâtre ainsi qu’il
suit : en avant un demi-collier mésothoracique et de chaque côté
une tache réniforme oblique isolée antéhumérale, pointue en
avant, enfin une raie juxtahumérale. Les côtés du thorax avec
trois bandes de même couleur, la première ne touchant ni le haut
‘ ni le bas, l’intermédiaire étroite, la postérieure plus large.
Poitrine jaunâtre sale.
Abdomen très grêle, épaissi à la base et au bout, noir luisant.
Le 1e segment verdâtre, le 2° marque en dessus d’une raie dorsale
longitudinale et de deux grandes taches latérales, et les 3-6° avec
une petite tache basale latérale jaunâtres. Presque la moitié basale
du 7e jaune. Côtés des 8-10e jaunätre obscur ainsi que leur dessous.
Bord des 8 et 9 dilates en larges feuilles noires, subarrondies,
celle du 9° plus petite.
Appendices anals supérieurs brun jaunâtre, passant au noirâtre
dans leur seconde moitié, ayant trois fois la longueur du 10: seg-
ment. Vus en dessus, ils sont un peu écartés à la base, arqués en
dehors à partir de leur milieu (qui a un sillon en dedans) eflilés
presque pointus au bout. Vus de profil ils diminuent d’épaisseur
depuis la base et sont régulièrement arqués en bas. Appendice
inférieur moitié plus court, large à la base, divisé en deux bran-
ches un peu écartées, parallèles, épaissies au bout où elles se tou-
chent. Vu de profil, l’appendice est d’abord penché en bas puis
recourbé en haut.
Pteds noirs courts ; dessous des fémurs un peu brunâtre.
Q@ (inconnue).
Patrie : Vivi (Congo), un mâle unique. Coll. Selys.
Dans le Compte-rendu de la Société entomologique où j’ai publié
cette espèce en 1885, je n’ai fourni qu'un court signalement.
Aujourd’hui il était nécessaire d’en donner une description détail-
lée pour la rendre comparable avec celle de l'O. abnormis Karsch,
1890, qui est sans doute très voisin de l’afratus, mais que je n’ai
pas vu.
92
8. Onychogomphus abnormis Karsch, 1890.
c' Abdomen 31. Aile inférieure 26 (large de 7 4/5 mm.).
Ailes hyalines; toutes les nervures noires; wne nervule basale
sous-costale aux quatre. Ptérostigma brun jaunâtre {long de
3 1/2 mm.), surmontant 4-6 cellules. Aïles supérieures : 12-13
antécubitales; 8-9 postcubitales. Aux inférieures: 9 antécubitales
et 9 postcubitales.
Coloration jaune dominant en avant, noirâtre en arrière.
Lèvre supérieure bordée de noir ainsi que sa base. Espace des
ocelles noir.
Mésothorax avec une large bande médiane aux côtés de l’arête
dorsale jaune et de chaque côté unelarge bande droite touchant par
un point la première des larges bandes latérales des côtés du thorax
dont elle est très rapprochée. La médiane de ces dernières s’inter-
rompant au stigma.
Abdomen à couleur noire dominante, les 1-7me segments seule-
ment tachés de jaune.
Appendices anals brun noirâtre. Les supérieurs un peu écartés
à la base et à la pointe qui est obtuse au bout et visiblement un
peu échancrée. Appendice inférieur ayant à peu près la moitié
des supérieurs.
Pieds à tibias et tarses noirs.
(D'après la description du Dr Karsch.)
Patrie: un mâle unique pris à Barombi station (Cameroons) par
le Dr Paul Preuss. Mus. de Berlin.
M. Karsch ajoute que d’après la description cette espèce serait
certainement différente de l’O. atratus Selys, du Congo, la seule de
ce genre observée jusqu'ici dans l’Afrique occidentale.
Le caractère principal qui la séparerait de l’aratus serait, me
paraît-il, la pointe des appendices anals supérieurs visiblement
un peu échancrée.
La taille un peu plus forte ; l’arête dorsale du devant du thorax
jaune et le jaune dominant en avant, le ptérostigma brun jaunâtre
ne s’accordent pas non plus avec mon afratus. Quant à la nervule
basale sous-costale existant aux quatre ailes, il est à remarquer
qu’elle se voit déjà asymétriquement à une des quatre ailes de
l’atratus.
9. Onychogomphus obliteratus Selys n. sp.
Abdomen (3 30; Q 31. Aile inférieure G' 23; Q 27.
Réticulation noire; la nervure costale finement jaune-pâle
jusqu'au ptérostigma qui est noirâtre (long de 3 mm. G'; de 3 1/2 Q)
et surmonté de 3-4 cellules G, 5 chez la Q. Aile supérieure :
93
11-13 antécubitales et 5-8 posteubitales ; aile inférieure : 9 antécu-
bitales, 6-7 posteubitales. Membranule presque nulle. Pas de
nervule basale sous-costale.
G. Olivatre pâle, varié de noirâtre.
Lèvres et face jaune olivatre; apparence de bordure obscure
au bas du nasus, et de noir à la base du front. Vertex noir ; lame
de l’occiput droite, ciliée, olivâtre. Derrière des yeux livide
pâle, lavé de brun.
Prothorax brun.
Thorax jaune olivâtre, varié de brun ainsi qu’il suit : une
bande dorsale élargie en avant, mais réservant le collier mésotho-
racique pâle ; cette bande renfermant de chaque côté par en bas
une tache oblique claire, et rejoignant une raie antéhumérale
brune qui est suivie parallèlement d’une autre foncée à la suture
humérale. Les côtés marqués d’une raie obscure mal arrêtée à la
première et à la seconde suture.
Abdomen grêle, épaissi aux deux bouts, jaunâtre obscur,
mélangé de noirâtre comme suit : les articulations ; aux 3-Gme seg-
ments une bande transverse noire avant le bout et une basale
incomplète; au 7me la moitié basale jaunâtre; aux 8-9me le dessus
noirâtre. Le 10° jaune pâle; les côtés des 8me et Qme dilatés en
feuilles subovales non denticulées, obscures et plus grandes au &°;
seulement bordée d’obscur au 9%,
Appendices anals livides, les supérieurs noirâtres dans leur
seconde moitié, épais à la base, diminuant jusqu’au bout qui est
effilé, courbé en bas et échancré vu de profil. Appendice inférieur
moitié plus court, divisé en deux branches épaisses, villeuses dans
leur seconde moitie. Ces branches redressées en haut et chacune
munie en dehors d’une dent mousse avant le bout.
Pieds jaunâtre sale, courts; fémurs épais, spinuleux en dessous.
Tibias obscurs, brièvement ciliés.
Q (couleurs du corps altérées). Abdomen assez épais, brun
jaunâtre clair. Articulations cerclées de noir; apparence d’une
bande longitudinale latérale noiràtre au 2-6me segments, com-
mençant après la base. Pas de feuilles latérales au 8me et au
9me segments. Le 10m jaunâtre pale ainsi que les appendices anals
qui sont minces, aigus, un peu plus longs que le dernier segment.
Écaille vulvaire courte, renflée, échancrée.
Pieds jaune brunatre; extérieur des tibias noir.
Patrie : Ile de Nossi-be (Madagascar), un couple. Coll. Selys.
Remarquable par la face et les lèvres pales sans dessins noirs ;
les marques obseures du corps mal arrêtés, et le 10m segment
jaune pâle dans les deux sexes.
94
10. Onychogomphus madegassus Karsch, 1890,
Abdomen G 32; © 30. Aile inférieure & 22; Q 25.
d'. Presque semblable au mâle de l’obliteratus. Je ne trouve que
les différences suivantes :
1° Le centre du ptérostigma est longitudinalement brun
jaunâtre.
2° Le dessus du 10m segment est brun obscur.
3° L’extrémité des appendices supérieurs est pointue (nullement
tronquée comme chez l’obliteratus).
4 L’appendice inférieur est noir en dessus et sur les côtés, et
vu de profil sa courbure vers le haut est régulière, sa dent
externe antéterminale n’éfant pas redressée et se trouvant placée
presque au bout de chaque branche.
Q type (d’après la description du D° Karsch) :
Ailes lavées de jaunâtre. La moitié interne du ptérostigma
jaune, la moitie externe noire. 3 cellules puis 2 rangs postrigonaux
(à l’aile supérieure droite il y a accidentellement 2 nervules
médianes au lieu d’une).
Coloration jaune; lèvre supérieure bordée et traversée de noir.
Arête du front noire au milieu. Les raies noires du thorax bien
marquées; la première latérale en forme de S, les segments de
l'abdomen largement brun-noirâtre en arrière avec un petit
cercle médian, duquel naît de chaque côté une raie latérale droite.
Écaille vulvaire avec une petite échancrure en arrière.
Patrie : Le type de l’espèce, décrit par le Dr Karsch, est une
femelle unique prise à Madagascar en juin 1880, par M. Hilde-
brandt. — (Mus. de Berlin.)
Il est douteux si le màle de ma collection, provenant de l’île de
Nossi-be, y appartient. Je le considérais d’abord comme un
oblileratus. Je n’ai osé le réunir à cette espèce à cause de la
différence de forme des appendices anals signalée plus haut.
11. Onychogomphus cognatus Ramb.
Patrie : Cap de Bonne-Espérance.
N. B. M. le Dr Karsch eroit que la femelle d'Algérie, décrite
par M. le D" Kolbe sous le nom d’Onychogomphus forcipatus,
var. socialis s’y rapporte. (Voir mon observation à cet égard à
l’article de l'O. uncatus.)
12. Onychogomphus lacustris Karsch, 1890.
Abdomen 27 1/2-30 ; Q 30. Aile inférieure G' 23; @ 26.
Réticulation brune; les grandes nervures noirâtres, excepté
l'extérieur de la costale qui est jaunâtre. Ptérostigma jaune pâle
(long de 3 mm.), surmontant 3 1/2 à 4 cellules entre des nervures
noires épaisses. Aile supérieure; 11-12 antécubitales et 7 postcu-
bitales ; aile inférieure 8-9 antécubitales et 8 postcubitales.
95
G' jeune. Jaune pâle marqué de brun et de noirâtre. Base
extrême du front noirâtre ; vertex olivatre; occiput à peine sinué,
légèrement relevé au centre.
Prothorax et thorax jaunâtre livide avec apparence d’une bande
brune en haut de la suture humérale, et sur les côtés une raie
à la suture médiane.
Abdomen grêle, jaunâtre pâle; les articulations des 2-7"°
segments cerclées de noiratre; ces segments marqués de brun
ainsi qu’il suit : les côtés du 2% segment ; aux 3-6", une tache
dorsale noirâtre pointue en arrière sur la suture transverse, une
autre petite de chaque côté à la moitié des segments, et une bande
brune commencant un peu après la base. La moitié basale du 7%
jaune pale. Les trois derniers segments bruns en dessus ; les côtés
des 8 et 9e dilates en feuilles non denticulées, noirâtres, celle du
one plus grande.
Appendices anals jaunâtre sale; les supérieurs épais à la base,
diminuant jusqu’au bout qui se termine par une pointe mousse
noire. Ils sont fortement courbés en bas à partir de leur moitié.
Appendice inférieur n'ayant en longueur que les deux cinquièmes
des supérieurs, recourbe en haut en forme de $S, divisé dans sa
moitié terminale en deux branches épaisses élargies au bout
latéralement, à bord cilié obscur.
Pieds jaunâtres (très courts), fémurs épais, denticulés en dessous.
Tibias à cils très courts.
M. le D' Karsch a décrit l'espèce d’après les deux sexes. Voici
ce que je relève de sa description :
G (probablement adulte). Région des ocelles noire; une bande
dorsale brune en avant du thorax et trois raies noires aux côtes.
Tibias et tarses noirs. Appendice inférieur très court, les supe-
rieurs épais, comme chez le pumilio.
Q (M. Karsch ne donne que les dimensions.)
Patrie : Lac Tanganica. Le male jeune, coll. Selys, par M. le
capitaine Storms. — Deux males et une femelle par M. Paul Rei-
chard (Mus. de Berlin). Les males les plus petits sont ceux décrits
par le Dr Karsch.
Cette espèce du continent africain a beaucoup de rapports avec
le madeqassus Karsch et l’obliteratus Selys, de Madagascar.
Elle paraît en différer par le ptérostigma jaune, les appendices
supérieurs plus épais, caractères qui les rapprochent du pwmilio
et de l’ÆZagenii, espèces plus petites et moins tachées de marques
obscures à l’abdomen.
15. Onychogomphus Genei Selys, Revue Zool., 184);
id. Rev.Odon., 1850 (la Q). — Syn. des Gomphines, 1854; Mono.
Gomph., 1857. Compte-rendu Soc. Ent. Belg., décembre 1885.
96
Gomplus excelsus, Achille Costa, Actes Acad. Naples, 1883 (3Q).
Pour le moment il est encore incertain si le Genei se trouve
réellement en Égypte.
En 1854 et 1857 le D' Hagen ayant examiné un couple
d'Égypte au Musée de Berlin m’envoya la description du mâle et
le dessin des appendices qui est figuré planche 3 de ma monogra-
phie des Gomphines. — Mais en 1890 le Dr Karsch déclare que le
mâle existant à Berlin actuellement est le Costæ Selys (il ne parle
pas de la femelle). D’après le dessin de Hagen le mâle qu’il à vu
ne peut pas être le Costæ d'Oran, car ses appendices dessinés sont
comme chez le Genei de Sardaigne.
Les & de l'O. Genei diffèrent de l’Æagenii Selys et du pumilio
Ramb., par leur grande taille, le ptérostigma entre des nervures
très empâtées de noir et les feuilles des 8° et 9° segments très
bordées de noir. Aux côtés du thorax il y a deux lignes obscures,
la première incomplète et inférieure.
Patrie : Sicile, la femelle type, prise par M. Victor Gdhiliani,
Mus. de Turin. — Sardaigne, plusieurs couples pris par M. le
prof. Achille Costa dont un m’a été gracieusement donné par lui-
même. Coll. Mac Lachlan et Selys. Le Portugal, observé par
M. Girard. Je n’ai pas vu l’exemplaire, mais le dessin des appendi-
ces anals du mâle qu’il m’a envoyé se rapporte très bien au Genet.
La comparaison des dimensions des trois espèces voisines est
utile à reproduire ici.
O. Genei Selys | O. Hagenü Says | O. pumilio Ramb.
(Sardaigne). (Abyssinie et Syrie). | (Egypte).
D RÉ EEE SE
Abdomen . . 33 29 | 25
Aile inférieure. 24 22 20
Ptérostigma . 31/2 PATE 2
14. Onychogomphus Hagenii Selys, 3mes ef Ames Additions ;
id. Odon. Asie mineure, 1887; Gomphus pumilio (pars) Hagen.
Patrie : Abyssinie; collection Mac Lachlan. (Beyrut, coll. Selys.)
Aux côtés du thorax de l’exemplaire de Beyrut il n’y a presque
pas de lignes obscures et distinctes. Celui d’Abyssinie a des nuan-
- ces plus foncées. Il doit être très voisin du lacustris. Ces mâles
sont, par leurs dimensions, intermédiaires entre les O. Gener et
puvilio, mais plus voisins du dernier.
15. Onychogomphus pumilio Ramb.
Patrie : Égypte, Abyssinie, Nil blanc. Chez le pumilio les
côtés du thorax ont généralement les deux raies latérales obscures
97
assez bien marquées, tandis que les feuilles latérales des 8me et
9me segments du male ne sont pas bordées de noir comme chez
le Genei.
16. Onychogomphus Costæ Selys. — Comptes-rendus
Soc. Ent. Belg., décembre 1887.
O. Genei (pars) Selys, Révis. Odon. Algér. 1870 (figure des
appendices anals du mâle).
Patrie : Oran. Un mâle unique, coll. Selys. (Égypte, Dr Karsch.)
En 1870, je l’avais décrit comme étant le mâle du Genei que
je ne connaissais pas alors. Il appartient tout-à-fait au groupe du
grammicus de l’Inde par ses appendices anals supérieurs assez
écartés, courbés en dedans au bout où ils sont élargis, tronqués
et échancrés, de même que par la dilatation des côtés des 8me et
9me segments qui est rudimentaire et non en feuilles comme dans
le groupe du cognatus et du Genei.
Genre CRENIGOMPHUS Selys, 1892.
Onychogomphus (pars) Selys.
Pas de nervule basale sous-costale.
Occiput droit, denticulé. Front excavé en dessus, sa crête sail-
lante en avant. Thorax jaunâtre, ayant en avant six bandes
brunes très peu marquées, les médianes renfermant de chaque
côté avec les antéhumérales un espace jaunâtre ovale. Abdomen
assez robuste, à sutures et demi anneaux noirâtres mal arrêtés.
Pieds courts à épines nombreuses courtes. Les fémurs posté-
rieurs ne dépassant pas le 1% segment de l’abdomen.
G'. 10° segment denticule au bout, ayant deux fois la longueur
du 9%, qui est moitié plus court que le 8°. Les 8° et 9 dilatés en
feuilles médiocres égales, denticulées au bout.
Appendices anals supérieurs plus courts que le dernier segment,
épais, presque droits. L’inférieur subtriangulaire, aussi long, cow-
plètement redressé entre les supérieurs; son extrémité fendue.
Q. 8*et 9 segments de l'abdomen dilatés en feuilles plus denti-
culées que chez le mäle. Appendices anals cylindriques séparés
par une protubérance qui termine l’abdomen. Écaille vulvaire
courte, large, divisée en deux pointes par une échancrure.
Je suis obligé de proposer l’établissement d’un nouveau sous-
genre pour classer une nouvelle espèce, de Schoa, qui est singu-
lière par la combinaison de ses caractères, et surtout par ceux du
mâle dont le 9% segment est beaucoup plus court que le 10e et par
l’appendice anal inférieur long, complètement recourbé en haut
entre les supérieurs.
Ce nouveau groupe à des rapports avec les Ceratogomphus de
98
l'Afrique australe par les dentelures épineuses de l’occiput et des
feuilles latérales des 8° et 9° segments, ainsi que par les appen-
dices anals des mâles. Mais chez les Ceralogomplhus ÿ1 existe aux
quatre ailes une nervule basale sous-costale, la feuille latérale du
8° segment du mâle est très grande, et son 9% segment est égal au
10e qui porte en arrière un long et étroit prolongement dorsal.
Les Crenigomplhus me semblent devoir se placer entre les Cerato-
gomphus et les Ophiogomphus, rappelant assez ces derniers par
l’absence de nervule basale sous-costale et par l’ensemble des
appendices anals des males, mais non par l’occiput ni par les pro-
portions singulières des trois derniers segments des mâles, ces deux
derniers caractères étant tout différents chez les Ophiogomphus.
17. Crenigomphus denticulatus Selys nr. sp.
Abdomen G' 28; © 26-30. Aile inférieure G' 24 ; © 25-28.
Grandes nervures noires, mais l’extérieur de la costale finement
jaune jusqu’au bout; le reste de la réticulation brun.
Ptérostigma {long de 3 1/2 mm. G\, de 3 à 4 Q) noir, surmontant
presque 5 cellules. Aux ailes supérieures : 11-14 antécubitales et
6-7 postceubitales ; aux inférieures: S-11 antécubitales et 8-10 post-
cubitales.
Jaune, varié d’olivâtre, à dessins noirs à l’abdomen. Stature
robuste.
Tête olivâtre pâle; la crête saillante du front noirâtre ainsi que
son extrême base contre les ocelles. Vertex et occiput livides,
salis, la lame de celui-ci à bord droit garnie d’une vingtaine de
petites dents noires. Le centre du derrière de la tête contre le
prothorax noir.
Prothorax jaunatre.
Thorax jaune. Le devant gris brun, réservant le collier méso-
thoracique; une bande antéhumérale isolée et une juxtahumérale
complète jaunes. À la suture humérale une bande gris brun. Le
dessous et les côtés jaunâtres avec une raie noire fine, au premier
espace, une médiane incomplète et le commencement d’une
autre inférieure après les pieds.
Abdomen assez robuste, épaissi à la base et au bout, jaunâtre,
marqué de noir ainsi qu’il suit : une tache latérale réservant une
bande dorsale jaune au 2e segment, les articulations basales des
3-7" segments et une bande latérale maculaire aux 3-6 segments.
Articulations basales des 8-9me jaunes; le dessus de ces segments
noir luisant avec deux petits traits à l’arête dorsale du we et le
bord final du 9w jaunes ainsi que les côtés qui sont dilatés en
feuilles étroites presque pointues au bout qui est noirätre avec
quelques petites dents. Le 10me segment noir en dessus avec une
99
tache terminale et les côtés jaunâtres; son bord postérieur garni
d'environ vingt petites dents noires. Ce dernier segment est épais,
très renflé en dessus, au moins deux fois plus long que le 9we qui
est le double plus court que le &me.
Appendices anals supérieurs jaunâtres, un tiers plus courts que
le 10me segment, épais comprimés intérieurement, presque droits,
munis à leur extrême base en dessus intérieurement d'une dent
noire tout-à-fait accolée le long du bord central du 10we seoment ;
leur pointe mousse arrondie, tronquée, un peu penchée en bas, où
elle devient noire, garnie d’une série de 5 à 6 dents noires.
Appendice inférieur olivâtre, obseur au bout, triangulaire
allongé; sa moitié terminale fendue en deux branches comprimées,
contigues, pointues. Cet appendice est aussi long que les supérieurs,
mais il parait plus court parce qu’il est redressé, subrecourbé en
arrière, sa pointe séparant en dessus les appendices supérieurs
entre lesquels il passe.
Pieds médiocres, jaunâtre sale. Fémurs assez épais, ayant en
dessous une série d’épines fortes mais courtes. Les postérieurs
longs de 5 mm. Tibias à cils courts. Tarses noirâtres.
Q colorée à peu près comme le mâle, mais les dessins obscurs
du thorax encore moins marques. Abdomen un peu plus épais.
Expansions foliacées des 8 et {me seoments bordées de noir et plus
dentelées que chez le mâle. Les trois derniers segments diminuant
successivement de longueur. Appendices anals grêles, obscurs, de
la longueur du 10m segment, séparés par une protubérance
conique qui termine l’abdomen. Écaille vulvaire courte, large,
divisée en deux pointes coniques, noires au bout, par une échan-
crure arrondie.
Patrie : Schoa, par M. Ragazzi (Mus. de Gênes).
18. Crenigomphus abyssinicus Selys.
Onychogomphus abyssinicus Selys, 4ws Add. au Syn. des
Gomphines, no 17r (1878).
Il est possible que les deux exemplaires femelles sur lesquels
j'ai établi l’espèce appartiennent au C. denticulatus, type de ce
nouveau sous-genre.
Cependant leur mâle étant encore inconnu, l'identité est dou-
teuse. Voici en quoi ces femelles diffèrent de celles du denti-
culalus :
l° Taille un peu plus forte; abdomen 33-37 mm.; aile infé-
rieure 28-31.
2 Ailes lavées d’ocracé sale; ptérostigma plus long (long de
5 mm.) surmontant 5 à 6 cellules. Membranule pâle très étroite,
mais visible.
3 Les marques noires de l’abdomen plus étendues, circonscri-
100
vant des taches trilobées sur les 2-7me segments. Les 8 et {me
légèrement dilatés (chez mon exemplaire ils sont en mauvais état).
Le dos des 7-10 segments noir excepté le cerclejaune des articu-
lations basales. Aux fémurs il y a avant leur extrémité une sorte
d’anneau brun dont on ne voit qu’un très léger vestige chez le
denticulatus.
Patrie : Abyssinie. Communiqué par M. Mac Lachlan.
Ne connaissant pas le mâle j'avais placé cette espèce parmi les
Onychogomphus auxquels la femelle ressemble par la stature et
par la coloration ; mais la découverte du couple de Crenigomphus
m'a prouvé que l’abyssinicus n'appartient pas aux Onychogomphus.
Genre CERATOGOMPHUS Selys.
19. Ceratogomphus pictus Hagen; Selys.
Patrie : Cap de Bonne Espérance.
Genre PHYLLOGOMPHUS Selys.
20. Phyllogomphus æthiops Selys.
Patrie : Gambie. Le mâle type (British Museum). — Isubu
aux Cameroons, femelle unique (coll. Mac Lachlan).
Le mâle est décrit et figuré dans la Monographie des Gomphines
(1857). Le signalement de la femelle est donné d’une manière très
détaillée dans les 4mes Additions au Synopsis (1878). Elle est très
remarquable par les lames vulvaires très longues, rappelant celles
des Cordulegaster.
Genre NEUROGOMPHUS Karsch, 1890.
A toutes les ailes les deux triangles et l’espace hypertrigonal
libres ; une seule transversale dans l’espace médian; la 1re et la
7e nervule antécubitales fortes; ne nervule basale sous-costale ;
deux rangs de cellules commençant à mi-chemin du nodus et du
bord interne du ptérostigma dans l’espace entre le secteur prin-
cipal et le secteur nodal. Membranule absente.
Front arrondi, pas notablement saillant en avant, la lèvre
supérieure avançant, vue du dessus. Pieds normaux; fémurs
postérieurs ne dépassant pas le 1° segment de l’abdomen, garnis
en dessous de peliles épines régulières.
G (inconnu).
Q. Abdomen grèle, de la longueur de l'aile supérieure. Le 9me
segment comprimé ; les 9% et 10 plus courts que le 8"°.
M. le Dr Karsch, d’après lequel je viens de donner les caractères
génériques, fait observer que par la conformation du front arrondi
qui est noir, ce groupe ne peut appartenir aux Ceratogomphus Selys,
chez qui le front à son sommet est anguleux et la face verticale.
101
21. Neurogomphus fuscifrons Karsch, 1890.
Q. Abdomen 49. Aile inférieure 47 (large de 12 mm.).
G (inconnu).
Ailes lavées légèrement de jaune. Ptérostigma brun jaunâtre,
médiocre (long de 4 mm.), surmontant 6-7 cellules, la nervule
formant son bord basal prolongée jusqu’au secteur principal. Aux
ailes supérieures : 21 antécubitales et 13-15 posteubitales ; deux
rangs de cellules postrigonales. Aux ailes inférieures : 14 antécubi-
tales et 14 postcubitales ; 3 cellules après Le triangle, puis 2 rangs.
D'un brun-noirâtre mat.
Lèvre inférieure, base des mandibules, une large bande le long
des yeux et le derrière de la tête jaune sale.
Au devant du thorax deux larges raies antéhumérales jaune
sale, divergentes en avant.
Base du 8m segment de l'abdomen jaune sale, étroitement
interrompu au milieu dorsal et les côtés des premiers segments
tachés de jaunâtre.
(Description d’après le D: Karsch.)
Patrie: Barombi station (Cameroons). Une femelle unique, prise
par le Dr Paul Preuss en 1890.
Observation. M. Karsch ne décrit pas les appendices anals ni
l’écaille vulvaire.
(renre PODOGOMPHUS Karsch, 1890.
Aux quatre ailes : les deux triangles et l’espace hypertrigonal
libres; la lre et la 7me nervule antécubitales fortes (exceptionnelle-
ment la 1re et la 6me ou bien la 1° et la 5°); wne nervule basale
sous-costale constante. Une nervule dans l’espace médian des
supérieures ; 2 dans celui des inférieures; 2 rangs de cellules com-
mençcant à mi-chemin du nodus et du ptérostigma entre le sec-
teur principal et le nodal ; membranule érès étroite, lonque.
Front modérément avance, la lèvre supérieure visible d’en haut.
Pieds à fémurs postérieurs extraordinairement longs, allant
jusqu’à la moitié du 2m segment de l’abdomen, érréqulièrement
denticulés. Entre les petites épines de la dernière moitié surgis-
sent 3-5 épines très longues.
G'- Abdomen grêle, plus long que l’aile supérieure ; les derniers
segments #0n dilatés en feuilles sur les côtés.
Appendices anals supérieurs courts et droits. Leur extrémité
pointue. Appendice inférieur en fourche forte à branches diva-
riquées.
Q. Abdomen plus épais, plus long que l'aile supérieure; le
Qme segment non comprimé.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXXVI. 8
102
22. Podogomphus spinosus Karsch, 1890,
Abdomen G 45; Q 50. Aile inférieure G° 38 1/2; Q 44.
Ailes un peu lavées de jaune. Aux supérieures: 17-18 antécu-
bitales et 13-15 posteubitales ; aux inférieures: 12 antécubitales
et 13-16 postcubitales; 3 cellules puis 2 rangs postrigonaux.
Après le ptérostigma un rang de 4-5 cellules.
D'un noir luisant. Les lobes latéraux de la lèvre inférieure,
la base des mandibules, le front devant les ocelles, le vertex et
le prothorax jaunes au milieu.
Thorax ayant en avant deux larges bandes longitudinales
jaunes, séparées de chaque côté par une étroite ligne noire. La
couleur jaune de l’arête médiane longitudinale élargie en avant.
Deux taches dorsales jaunes à l’espace interalaire.
Dos et côtés des ler et 2"° segments de l’abdomen largement
jaunes ; ceux du 3"° jaune sale à la base.
cd. Appendices anals noir luisant. La base du 7m segment en
dessus et ses côtés jaunes. Fémurs postérieurs atteignant la
moitié du 2me segment (longs de 10 mm.), armés en dessous de 3-4
épines très longues. Ptérostigma jaune, bordé de noir (long de
4 mm.); largeur des ailes inférieures 10 mm.
Q. Appendices anals noirs; base du 8“ segment de l’abdomen
jaune en dessus. Fémurs postérieurs atteignant le bout du
2me segment (longs de 11 1/2 mm.) armés en dessous de 5 longues
épines. Ptérostigma brun jaunâtre (long de 5 mm.); ailes inférieu-
res larges de 13 mm.
(Description d’après celle de M. le D° Karsch.)
Patrie : Un mâle des Cameroons; une femelle de Barombi-
station, même contrée, par le D' Paul Preuss (Musée de Berlin).
Le spinosus diffère certainement du prætorius Selys du Trans-
vaal, par sa taille beaucoup plus forte; mais ces deux espèces sem-
blent très voisines sous les autres rapports. Autant que je puis en
juger d’après la description très courte donnée par le D' Karsch, je
dois croire que la coloration noire domine sur l’abdomen du sp?no-
sus, car l’auteur ne mentionne de taches jaunes qu'aux 1er et 2meseg-
ments et ne dit rien des bandes longitudinales jaunes des autres
segments qui caractérisent ces segments chez le prætorius; et les
appendices anals supérieurs seraient droits d’après sa description.
23. Podogomphus prætorius Selys, 1878.
Abdomen G' 37 ; @ 40. Aile inférieure G' 82; @ 34.
Ailes un peu lavées de jaune; réticulation noire mais la costale
jaune jusqu’au ptérostigma qui est brun jaunâtre et surmonte
4-5 cellules. Aux supérieures 12-13 antécubitales.
G. D’un jaune clair, une ligne transverse noirâtre devant le
front entre la crête et le nasus, interrompue au milieu, et une
103
plus fine à sa base; vertex noir avec une ligne jaune derrière la
vésicule. Occiput jaune, sa crête noirâtre excepté au milieu,
ciliée de noir; une petite marque noire derrière les yeux.
Prothorax jaune à suture médiane noire.
Thorax noir en avant avec une double raie dorsale médiane
jaune communiquant par en haut et par en bas avec une anté-
humérale qui forme un 7 en se réunissant à un demi collier
mésothoracique, et une raie juxtahumérale un peu plus large. Les
côtés et le dessous également jaunes, avec une ligne rapprochée
de l’humérale, une supérieure incomplète à la 1re suture et une
autre à la seconde noires.
Abdomen épaissi à la base, un peu dilaté aux 8me et 9me segments,
noir en dessus, taché de jaune ainsi qu’il suit : 1r segment avec
bande transverse médiane; le 2m à bande dorsale trilobée jaune
élargie au bout. Les 3-10me à bande dorsale jaune dessinée par une
bande latérale noire commençant un peu après chaque articulation
basale et cerclant l’articulation terminale, excepté au 10e qui est
moitié plus court que le 9e, Le dessous jaune. Oreillettes fortes,
jaunes.
Appendices anals supérieurs jaunûâtres, noirs en dessous excepté
à la base. Vus en dessus ils sont plus courts que le 10e segment,
écartés, un peu divariqués, épais à la base, subitement courbés
en dedans, coupés en biseau pour former une pointe fine dans
leur seconde moitié. Vus de profil ils sont redressés en courbe,
puis droits, portant en dessous après la base wne dent à angle
droit, puis wne plus petite à l’origine de la pointe effilée.
Appendice inférieur jaunâtre à la base, noir ensuite, de mêmelon-
gueur, en fourche divariquée faisant saillie en dehors des supérieurs.
Pieds jaunes à fémurs longs avec une double raie noire; tibias
noirs en dedans; épines des fémurs courtes, mais aux postérieurs
il y en a cinq plus grandes que les autres (dans le genre de celles
des Dromogomphus américains).
Q. Colorée comme le mâle. Abdomen à peine dilaté aux 8m et
Ome segments. Appendices anals noirs. Écaille vulvaire ayant
presque la moitié du 9m segment, en lame droite fendue au bout.
Oreillettes petites.
Patrie : Transvaal (Afrique australe). Un couple communiqué
par M. Mac Lachlan, qui m’écrit qu’il possède aux quatre ailes la ner-
vure basale sous-costale, de sorte qu’il n’y a pas de doute que cette
espèce appartient au nouveau genre Podogomphus du D' Karsch.
Genre NOTOGOMPHUS Selys.
Dans la Monographie des Gomphines, en 1857 (page 119),
caractérisant le type C des Gomphus, composé des G. Ruppeli
104
Selys et dorsalis Selys, je disais que si l’on démembrait encore
les Gomphlus, on pourrait donner à ce groupe (africain) le nom de
Notogomphus. C’est ce qu'a adopté M. le D'° Karsch (L. c.
page 373, note).
Les Votogomphus diffèrent surtout par le dessin du devant du
thorax du type D (même Monographie, page 119), qui comprend
les Gomphus occipitalis Selys et bivittatus Selys, de l’Inde, pour
lequel je proposais alors le nom d’Amisogomplus si l'on suivait
les mêmes idées de démembrement. C’est ce qu’ont fait M. Kirby
dans son catalogue et M. Karsch (1. c.).
Mais il reste à voir, pour l’avenir, s’il n’y a pas lieu de réduire
le nombre des sous-genres de Gomphus, plutôt que de les augmen-
ter. On ne pourra en décider avec connaissance de cause, que
lorsqu'on aura recu de l'Inde et de l’Asie septentrionale des
couples complets des espèces attribuées aux Anisogomphus ; et de
l'Afrique des couples également complets des Votogomphus.
Malheureusement aujourd’hui plusieurs de ces espèces ne sont
connues que par l’un des sexes.
24. Notogomphus Ruppeli Selys.
Patrie : Le Simmen (Abyssinie). Un male unique pris par le
Dr Rüppel. Musée de Francfort sur le Mein.
25. Notogomphus dorsalis Selys.
Patrie : Abyssinie. Une femelle unique. Musée de Paris.
Genre GOMPHUS Leach.
26. Gomphus Lucasii Selys.
Patrie : Algérie. Musée de Paris et de Berlin et coll. Selys.
LEGION DES LINDENIA.
Genre ISOMMA $Selys, nov. gen.
Membranule ulle. Nervule interne du ptérostigma prolongée
obliquement dans l’espace costal. Secteurs de l’arculus très distinc-
tement séparés dès leur naissance. Espace hypertrogonal libre.
Triangle discoidal divisé en deux cellules par une veine allant du
côté externe à l’interne qui est presque égal au supérieur, suivi de
deux rangs de cellules dès l’origine. Triangle interne de deux cel-
lules aux ailes supérieures ; libre aux inférieures : deux à quatre
nervules médianes.
Patrie : Nossi-be (Madagascar).
L'espèce sur laquelle j'établis le sous-genre Zsomma est très
voisine des Diastatomma proprement dits composés de deux espèces
(éricolor Bauvois’et Dicolor Selys), toutes deux de l'Afrique tro-
picale occidentale, dont les mâles sont seuls connus.
105
Cependant, bien que je ne connaisse que la femelle de l’Z. Hie-
roglyphicum je n’hésite pas à le séparer parce que les Diastatomma
en diffèrent par la présence d’une membranule rudimentaire, la
nervule interne du ptérostigma non prolongée directement dans
l’espace costal, les secteurs de l’arculus naissant presque d’un
même point, l’espace hypertrigonal {raversé par plusieurs nervules,
de même que le triangle discoidal aux quatre ailes et l’interne aux
supérieures.
Il est probable que le mâle de l’Zsomma possede des appendices
anals supérieurs en crochets comme les Diastatomma.
27. Isomma hieroglyphicum Selys n. sp.
Q. Abdomen 44. Aile inférieure 39 (large de 11 mm.).
Ailes lavées de brun clair. Réticulation noirâtre. Ptérostigma
(long de 4 mm.) brun-foncé, surmontant 4-5 ceilules. Aux ailes
supérieures : 18-19 antécubitales et 12-13 posteubitales ; aux infé-
rieures : 12-14 antécubitales et 12-14 posteubitales; 3 à 5 nervules
médianes.
Lèvre inférieure rousse ainsi que le bas du derrière des yeux.
Lèvre supérieure jaune au centre, bordée finement de roux en
avant et largement de noir à la base et de côté. Rhinarium, une
tache ronde de chaque côté près des yeux et uneovale aux côtés du
front jaunes. Le reste de la tête noir.
Prothorax noirâtre.
Thorax noir luisant marqué de taches jaunes de chaque côté,
savoir : un demi collier mésothoracique très interrompu au milieu ;
une bande antéhumérale ovale courte isolée; le commencement
d’une bande supérieure à la suture humérale; une autre irrégulière
à chacun des espaces latéraux, ne touchant ni le haut ni le bas; les
trochanters, enfin une bande longitudinale divisée en quatre taches
sur l’espace interalaire, Poitrine roux-brun.
Abdomen un peu comprimé, un peu épaissi aux 7-9" segments,
noir, marqué de jaune ainsi qu'il suit : au 1‘ segment une marque
dorsale ; au 2° une bande dorsale cunéiforme pointue en arrière et
une autre latérale passant sur les oreillettes qui sont rudimentaires;
aux 3-6me une tache basale latérale et une médiane plus petite de
chaque côté de l’arête dorsale. Les 7-10me segments jaune rous-
sâtre, le 10m cylindrique presque aussi long que le 9we. Appen-
dices anals coniques, minces, pointus, jaunâtres, ayant le tiers
du 10e segment.
Écaille vulvaire prolongée en deux lamelles étroites droites un
peu écartées.
Pieds courts, noiratres. Fémurs {très finement denticulés en
dessous, les postérieurs longs de 7 1/2 mm. Tibias à cils courts.
G' (inconnu).
106
Patrie : Ile de Nossi-be (Madagascar). Une femelle unique
(coll. Selys).
Genre DIASTATOMMA Burm., Selys.
28. Diastatomma tricolor Bauvois.
Patrie : Côte de Benin. Mâle, type unique. Collection Selys.
29. Diastatomma bicolor Selys.
Patrie: Vieux Calabar. Une femelle incomplète. Collection
Selys. Birmarckburg-station, dans l’intérieur du Togo; un male,
par le capitaine Kling, Musée de Berlin.
Genre ICTINUS Ramb.
30. Ictinus ferox Ramb.
Patrie: Le Sénégal. Le mâle type, Musée de Paris, et une
femelle, collection Selys; Bahr-el-Abiad, Musée de Stockholm.
31. Ictinus pugnax Selys.
Patrie: Port Natal. Collection Selys etc. — Cap de Bonne
Espérance. — Zanzibar par M. Hildebrandt et Ile de Zanzibar par
le D' Schmidt, Musée de Berlin.
Genre LINDENIA Selys (ex. De Haan).
32. Lindenia tetraphylla Vander Linden.
Ictinus prædator Ramb.
Æeschna quadrifoliata Eversmann.
Patrie : Algérie, Égypte (Italie méditerranéenne, Russie pon-
tique, Asie mineure).
LEGION DES CORDULEGASTER.
Genre CORDULEGASTER Leach.
33. Cordulegaster annulatus Lat.
Race : 2#maculifrons Selys.
Patrie : Tanger (Europe méditerranéenne). Le type de l’espèce
habite le reste de l’Europe.
RECTIFICATION.
Mon ami M. Mac Lachlan m’a signalé une erreur grave que j’ai
commise dans la 5m causerie (7 novembre 1891) en décrivant
comme nouveau la Vesocnemis et son espèce unique sinuatipennis .
Cet insecte est identique avec la Z'atocnemis malgassica décrite
par M. Kirby en 1889 (Proceed. de la Soc. Zool. de Londres,
page 301). Le nom de cet auteur a donc la priorité.
D'un autre côté, je remarque que la Wewrobasis apicalis Kirby
(Proceed., mars 1891, page 204, planche XX) est identique avec
107
ma Vestalis apicalis décrite dans mon Synopsis des Caloptéryqines
(mes Additions 1873, n°27" le G'; et dans les 4wes Additions 1879,
no 27° la O). C’est une vraie Vestalis.
Enfin, il paraît que la Sapho pulchella Kirby (Proceed., 1839,
page 300), indiquée des Cameroons, est une 7’hore de la Colombie,
probablement identique avec la 7%. concinna de M. Mac Lachlan
(1881). M. Kirby aura sans doute été induit en erreur sur le genre
par l'apparence général de l’Insecte, et il y aura eu confusion
d’étiquette pour la patrieindiquée : Cameroons au lieu de Columbia.
INSECTES DU BENGALE OCCIDENTAL.
15° mémoire (!).
LAMELLICORNES COPROPHAGES,
par H. von Schoenfeldt.
1. Ateuchus sanctus Fabr., Ent. Syst. Supplem., p. 34; Syst.
Eleut., I, p, 56.
Plusieurs exemplaires. Kurseong.
2. Sisyphus longipes Oliv., Ent., I, 3, p. 164, tab. 19, f. 177;
Sisyph. minutus Fabr., Ent. Syst., I, p. 70; Gory, Monogr.,
L638/p:15/ tabl, EN12:
Un seul exemplaire. Konbir.
3. Œymnopleurus indicus Cast., Hist. Nat., I, p. 73.
Pas rare, de coloration différente allant depuis le bleu d’acier
clair jusqu’au bleu foncé. Tetara, Konbir, Kurseong. |
4. Gymnopleurus spilotus Mac Leay, Hor. Ent., I, 2, p. 517.
Plusieurs exemplaires. Tetara.
5. Gymnopleurus parvus Mac Leay, Hor. Ent., I, p. 517.
Pas rare. Konbir, Kurseong.
6. Gymnopleurus opacus Redtenb., Hügel Kaschmir, IV,2,p.516.
Tetara.
(‘) 1 mémoire (Élaterides, par le Dr Candèze), Annales, 1890, p. CXLVI;
2e mémoire (Cicindélides, par E. Fleutiaux), Ann., 1890, p. CLX VIIT; 3° mémoire
(Dytiscides et Gyrinides, par G. Severin), Ann., 1890, p. CLXXX VI; 4° mémoire
(Buprestides, par Ch. Kerremans), Ann., 1890, p. CC ; 5° mémoire (7ricténotomides, .
Prionides et Cérambycides, par A. Lameere), Ann., 1890, p. CCX; 6° mémoire,
(Phytophages, par A. Duvivier), Ann., 1891, p. XXIV; 7 mémoire (Æistérides,
par G. Lewis), Ann., 1891, p. CXXXV; 8° mémoire (Dascillides et Malacodermes,
par J. Bourgeois), Ann., 1891, p. CXXXVII; 9% mémoire (ÆZémiptères, par
L. Lethierry), Ann., 1891, p. CXLI;-10° mémoire (C{avicornes, par A. Grouvelle),
Ann., 1891, p. CCXXX VIT; 11° mémoire (Curabides, par H. W. Bates), Ann., 1891,
p. CCCXXIV ; 12° mémoire (Curculionides et Brenthides, par J. Desbrochers des
Loges), Ann., 1891, p. CCCL; 13° mémoire (Coccinellides, par à. Weise), Ann.,
1892, I, p. 16; 14° mémoire (Clavicornes, IL, par A. Grouvelle), Ann., 1892, II, p. 60.
108
7. Heliocopris Midas Fabr., Syst. Ent., I, p. 21, G'; Latr.,
Mém. Mus., V, p. 270, t. 18, f. 2, Q.
Les exemplaires envoyés ne sont pas bien grands. Kurseong.
8. Catharsius sabœus Fabr., Spec. Ins., I, p. 23.
Les deux sexes de cette espèce ont été décrits sous différents
noms, le * comme cribricollis Walker, Ann. Nat. Hist., 1858,
3° sér., Il, p. 208; Pithecius Herbst Kaefer, IT, p. 25; la ©
comme sinensis Hope, Trans. Ent. Soc. London, Vol. IV, 1845, p.6.
Var. : nanus Fabr., Ent. Syst., I, p. 42, ne sont que des exem-
plaires plus petits de couleur brun clair qui présentent toutes les
formes intermédiaires entre la variété et le type en augmentant
de taille et en offrant des colorations plus foncées. Kurseong.
9. Catharsius sagaz Quens., Schônh. Syn. Ins., I, p. 43, &!.
Tetara.
10. Copris Tullius Oliv., Ent., I, 3, p. 118, t. 19, f. 88? ; Fabr.,
Syst. Eleut., I, p. 44.
Quelques rares exemplaires. Tetara.
11. Copris orientalis Fabr., Ent. Syst., I, p. 52; Syst. Eleut., I,
p. 44.
Tetara, Kurseong.
12. Onitis Philemon Fabr., Syst. EL., I, p. 30.
Nombreux exemplaires ; très variable de taille comme la plupart
des espèces du genre Onilis. Tetara, Konbir.
13. Onilis indicus Lansb.
Comparés aux exemplaires typiques de v. Harold. Konbir.
14. Onthophaqus Pactolus Fabr., Mant. Ins., 1, p. 52; Harold, Col.
Hefte IT, p. 39.
Appartient au beau groupe des karpax Fabr. dont les espèces
se trouvent surtout en Afrique. Il se rapproche le plus du ©. kar-
pax Fabr.
Cette dernière espèce est plus petite, tous les bords du thorax
sont jaunes, la corne frontale est divisée à la pointe, la partie
antérieure du thorax est lisse au milieu.
D’après v. Harold O. karpax porte un rebord transversal bien
marqué avant la corne frontale; chez Puctolus ce rebord n’existe
pas. Je ne puis constater ce rebord ni chez harpax ni chez le G'de
Pactolus. Par contre les Q du Pactolus montrent une courte et
large corne sur le vertex, qui se rétrécit brusquement au milieu
en une petite pointe, courte et arrondie; devant cette corne se
trouve chez les Q un rebord transversal bien marqué, courbe en
avant, et qui se continue des deux côtés jusque près des yeux.
Kurseong, Konbir, Tetara. |
109
14. Onthophaqus bonasus Fabr., Syst. Ent., p. 25.
Diffère non seulement par la différence de taille de l’espèce sui-
vante, mais encore par les cornes frontales divergeant fortement
et devant lesquelles se trouve encore une petite corne pointue,
alors que chez gazella, l’espace paraît presque lisse jusqu’au rebord
(non ponctué).
Pas rare. Tetara, Kurseong.
15. Onthophaqus gazella Fabr., Ent. Syst., I, p. 56.
Espèce fort répandue. Elle se trouve à Madagascar, Ceylan,
Arabie, Cap de Bonne Espérance, Zanzibar. La meilleure description
a été faite par Fähr., in Boh. Ins. Caffr., IE, p. 275.
Konbir, Kurseong, Tetara.
16. Onthophagus divisus Wiedm., Zool. Mag., IL, 1, p. 12:
Nombreux exemplaires, assez constants dans le développement
des taches jaunes du bord des élytres. Les petites taches rondes de
couleur jaune à la base des élytres sur les premier, second et
troisième intervalle des stries ponctuées, qui se montrent souvent
d'habitude, sont très rares sur ces exemplaires.
Konbir, Tetara.
17. Onthophaqus rubricollis Hope, Gray, Zool. Misc., p. 22;
Redtenb., Hügel Kaschmir, IV, 2, p. 521, t. 24, f. 5 — rufi-
collis Kollar.
En nombreux exemplaires. Je l’ai recu également de Bornéo.
Kurseong.
18. Onthophaqus unifasciatus Fabr., Ent. Syst., I, p. 49.
Décrit par Walker, Ann. Nat. Hist., 3 sér., II, 1858, p. 208,
de Ceylon, comme prolizus.
Beaucoup d'exemplaires. Tetara, Kurseong.
19. Onthophaqus tarandus Fabr., Ent. Syst., I, p. 48.
Chez les bien développés, les angles antérieurs du thorax
sont étirés en forme de dent.
Insecte très commun au Bengale. Tetara.
20. Onthophagus ramosus Wiedem., Zool. Mag., Il, 1, p. 13.
Tetara, Kurseong.
21. Onthophaqus angulatus Redtenb., Hügel Kaschmir, IV, 2,
pee 24 "T 0:
Peu d'exemplaires. Kurseong.
22. Onthophaqus vulcanus Fabr., Syst. El., I, p, 41.
Seulement 1 Q. Tetara. \
23. Onthophaqus mopsus Fabr., Syst. EL., I, p. 49.
2 exemplaires. Mandar.
110
24. Onthophaqus limbatus Herbst, Kaefer, IT, p. 207, t. 14, f. 11;
Harold, Col. Hefte II, 1867, p. 48.
Espèce peu rare, qui se trouve également à Ceylan. Tetara.
25. Oniticellus pallipes Fabr., Spec. Ins. I, p. 33.
Fort répandu partout.
Deux exemplaires, commun cependant au Bengale. Konbir.
26. Onilicellus cinctus Fabr., Spec. Ins., I, p. 34 — serratipes
Drury, Il. exot. Ins. I, p. 79, t. 36, f. 8-9(?).
Pas rare au Bengale d’où il s’étend jusqu’en Chine. Tetara,
Konbir. ,
27. Oniticellus Rhadamistus Fabr., Syst. Ent., p. 22; Oliv.,
Ent. I,3, p. 185, t. 28, f. 243.
2 Q. Les G'se distinguent par la profonde excavation du thorax,
qui s’étend depuis le bord postérieur jusqu’au bord antérieur et
se rattache là à une corne pointue recourbée en arrière.
Les deux sexes de cette jolie espèce ont été recueillis com-
munément à Burja. Tetara.
28. Oniticellus Brahkma Redtenb., Hügel Kaschmir, IV, 2, 1848,
p'o21*
Reiche a recu cet insecte de l'Himalaya et lui donna (i. litt.)
le nom tres caractéristique de /amicornis.
Nombreux exemplaires. Kurseong, Konbir.
29. Onilicellus phanæoides Westw., Royle Himal., 1839, Ent.,
P00 14963316"
Espèce fort répandue; se trouve non seulement au Bengale et
dans l'Himalaya mais encore au Japon et en Corée, d’où l’a décrite
Motschulsky,comme O.minutus, in Étud. Ent. 1860, p. 13.
Konbir.
30. Aphodius orientalis Har., Berl. Zeit., 1862, p. 147.
Comparés aux exemplaires typiques. Konbir.
31. Aphodius marginellus Fabr., Mant. Ins., I, p. 11; Har., Berl.
Ent. Zeit., 1862, p. 146.
Cette espèce commune dans l’Orient est répandue partout.Konbir.
32. Aphodius impudicus Fabr., Syst. EL., I, p. 81.
Fort nombreux exemplaires. Varie dans la forme de la bande
rouge des élytres, qui s’élargit souvent à la base et à la pointe
en se rapprochant de la suture. |
Tetara, Konbir.
33. Aphodius irreqularis Westw., Royle Himalaya, 1839, Ent.
p. 55; Harold, Berl. Ent. Zeit., 1863, p. 345.
Se rapproche de l'Aphodius conjugatus Panz., par la coloration
111
des élytres et surtout du splendide Aphodius eleqans Allibert, qui
cependant est beaucoup plus grand.
1 exemplaire. Kurseong.
34. Rhyssemus germanus L., var. rufipes Muls.,Col. Fr. Lamel-
lic., p. 314.
Mandar.
35. Orphnus Mysoriensis Westw., Trans. Ent. Soc. Lond., Vol.
IV, 1846, p. 176.
Très commun. Tetara.
36. Orphnus impressus Westw., Trans. Ent. Soc. Lond., Vol.
IV, 1846, p. 177.
Avec des exemplaires entièrement noirs, se présentent égale-
ment des individus de couleur brun foncé avec le thorax plus clair.
Moins commun. Konbir, Tetara.
37. Hybosorus orientalis Westw., Trans. Ent. Soc. Lond., Vol.
IV, 1846, p. 159.
Peu d'exemplaires. Mandar.
38. Bolboceras calanus Westw., Ann. Nat. Hist., 1848, p. 354;
Monog. (On the Genus Bolb.) 1852, p. 22, t. 3, f.9, t.4, f. 6-7.
La plus grande des 4 espèces envoyés par le P. Cardon.
Kurseong, Tetara.
39. Polboceras Westwoodi Haldem., Proc. Ac. Phil., VI, 1853,
p. 362 — furcicolle Westw., Monogr., p. 20, t. 3, f. 16.
Pris à Burju. Le P. Cardon n’a pas encore envoyé cette
espèce, mais il la trouvera sans aucun doute. Chota-Nagpore.
40. Bolboceras quadridens Fabr., Spec. Ins. I, p. 11; Klug,
Monogr. (Die Coleopt. Gatt. Athyreus u. Bolboceras) 1843, p. 47.
Commun, variant beaucoup de grandeur, le plus souvent d’une
couleur brun-chatain. Tetara, Konbir.
41. Bolboceras plagiatum Westw., Monogr., p. 27, t. 4, f. 23.
Un exemplaire chez lequel la couleur noire des élytres est
très développée. Kurseong.
42. Bolbocéras posticale Westw., Monogr. p. 27, t. 4, f. 24.
Un seul exemplaire, sans tête ni thorax, mais appartenant sans
aucun doute à cette espèce. Mandar.
43. Geotrypes ammon Pallas, Fn. Ross. III, app., p. 707.
Un G'se trouvait parmi les insectes recus de Kurseong.
112
INSECTES DU BENGALE OCCIDENTAL,
16° Mémoire.
HYDROCANTHARES,
par le Dr M. Régimbart.
Depuis la note que M. G. Séverin a fait paraître sur les Zydro-
canthares du Chota-Nagpore, à la séance de la Société Entomolo-
gique de Belgique du 8 novembre 1890, le R. P. Cardon a fait
de nouveaux envois de ces insectes dont quelques espèces sont
arrivées en quantité considérable. Le nombre des nouveautés est
assez restreint, ce qui n’a pas lieu d’étonner, puisque les investi-
gations ont porté sur des points relativement très peu éloignés
des premiers endroits de chasse.
Je vais continuer dans la présente note la liste des espèces déjà
connues, sans les mentionner à nouveau, ne faisant qu’indiquer
celles qui n’ont pas encore été signalées ou celles dont il n’était
arrivé que peu d'exemplaires.
HALIPLIDÆ.
Haliplus pulchellus CIKk. (oceanicus Règ.). — Il est revenu
quelques exemplaires de Konbir-Nowatoli; leur taille varie de
2/5 à 31/4 mill. et leur aspect ne diffère pas de celui des exem-
plaires provenant d’Annam, Cochinchine, Sumatra et Célèbes
que j'ai examinés.
Haliplus angustifrons Rég., n. sp. — Long. 1/2-4 mill. —
Oblongo-ovalis, antice anqustatus, postice acuminatus, rufo-ferru-
gineus. Capite in medio parce punctato, inter oculos angustato;
Pronoto trapeziformi, lateribus rectis, anquste marginalis et sub-
elevatis, in medio et antice parce et sat tenuiter punctato,secundum
basin præcipue utrinque depresso, punctis extus et postice mullo
majoribus, irreqularibus et magis approximatis, angulis posterio-
ribus fere rectis; elytris ante medium subparallelis, post medium
allenuatis et acuminatis, fusco vel ferrugineo plus minus vage
variegatis, serierum punclis reqularibus, modice approximalis,
fortiler impressis, inlervallorum punctis minoribus, minus appro-
aimalis, uniserialin disposilis.
Espèce assurément très voisine de la précédente par son aspect
général et sa coloration, les taches des élytres étant cependant
moins nettes, plus confluentes, moins foncées, mais néanmoins très
distincte par sa forme beaucoup moins régulièrement ovale, plus
rétrécie en avant, plus subparallèle dans la première moitié des
élytres et par l’étroitesse beaucoup plus grande du front entre les
113
yeux qui paraissent plus saillants. Le pronotum plus rétréci en
avant a les côtes rectilignes, un peu plus fortement rebordes et
relevés, la dépression antébasale beaucoup plus prononcée sur les
côtés où la ponctuation est en même temps plus grosse, plus
irrégulière et plus confuse. Sur les élytres les points des séries
principales et ceux des séries intervallaires sont sensiblement
plus gros, moins rapprochés et plus imprimés; enfin les tibias
postérieurs paraissent généralement plus allongés et plus rectili-
gnes, étant un peu courbes chez 77. pulchellus CIk.
Konbir-Nowatoli, une douzaine d'exemplaires.
DYTISCIDÆ.
Canthydrus Ilætabilis Walker. — Parmi une trentaine
d'exemplaires, il n’y a guère de variations comme coloration,
sauf la confluence des deux taches basilaires des élytres qui
représentent alors une bande transversale contournée en forme
d'S, tandis qu’elles sont séparées chez le plus grand nombre.
Konbir-Nowatoli, Mandar.
Laccophilus Sharpi Rég. (fleæuosus Shp). — Cette espèce est
revenue en assez grand nombre; le dessin des élytres ne varie
guère que par le plus ou moins de confluence des linéoles sinueuses
et du semis de points noirs, mais les bandes noires antérieure et
postérieure du pronotum très marquées chez certains exemplaires
_ font presque absolument défaut chez quelques autres, ce que je
n’avais jamais observe chez les centaines de spécimens que j'ai
vus de la région indo-malaise.
Laccophilus parvulus Aubé (orientalis Aubé, proteus Rég.,
obtusus Sharp.). — Des milliers d'exemplaires de cette espèce
montrent une extraordinaire variabilité dans la coloration, tantôt
les lignes flexueuses des élytres réunies deux à deux sont unifor-
mément apparentes et couvrent toute la longueur des élytres;
tantôt, ce qui est le cas le plus fréquent, elles s’interrompent plus
ou moins vers la base, en arrière du milieu et au sommet, tantôt
elles sont très oblitérées au point que certains exemplaires n'en
montrent plus que de légers vestiges, enfin les bandes noires anté-
rieure et postérieure du pronotum, en général fort peu apparentes,
font le plus souvent défaut. ,
Je considère que mon Z. proteus de Manille n’est qu’une variété
à coloration noire très développée et à bandes thoraciques noires
plus intenses, et il est probable que le Z. derasus Shp. devra égale-
ment rentrer dans cette espèce.
Laccophilus inefficiens Walker. — Nombreux exemplaires
de Konbir-Nowatoli et Mandar, parmi lesquels tous les passages
au type de Ceylan.
114
Laccophilus flexuosus Aubé(cognatus Shp.). — Cette espèce
très variable se trouve répandue depuis l’Inde jusqu’en Chine. Le
type de l’espèce a les lignes flexueuses des élytres plus ou moins
géminées, très rapprochées, très irrégulières et couvrant unifor-
mément toute l’élytre, sauf le bord externe; dans la variété
solutus Shp. les lignes sont plus ou moins oblitérées et inter-
rompues, ce qui donne une teinte plus fauve aux élytres. Je
considère maintenant comme une simple variété de cette même
espèce le Z. chloroticus Rég. de Chine qui ne présente que quel-
ques vestiges des lignes flexueuses, et dont la forme est un peu
plus élargie et plus obtuse en arrière. Chez tous la réticulation
est double, les petites aéroles entièrement fines et arrondies, les
grandes polyédriques.
Laccophilus rufulus Rég. — Très nombreux exemplaires de
Tetara, Konbir-Nowatoli et Mandar. Chez cette espèce la réticu-
lation des élytres est simple, extrêmement fine, quoique bien
imprimée et composée d’aréoles rondes. Les élytres sont semées
d’un pointillé brunâtre à peine visible, vestiges de lignes flexueuses
qui disparaissent parfois entièrement; chez deux ou trois exem-
plaires ce pointillé est interrompu par une bande maculaire post-
basale et une autre antéapicale très peu apparentes, un peu plus
claires que la couleur du fond. Comme l’a dit M. Séverin,les exem-
plaires de Birmanie ont la ponctuation de la deuxième moitié des
élytres infinement moins développée que ceux de l'Inde.
Laccophilus ellipticus Rég. Ann. Soc.Ent.Fr., 1889, p. 152.
— Insecte uniformément d’un roux ferrugineux clair avec la tête
et le pronotum à peine plus pâles, sans trace d’irrorations sur les
élytres qui présentent cependant souvent un vestige de bande
transversale postmédiane à peine plus foncée; la réticulation est
double, les aréoles les plus fines bien imprimées et polyédriques, les
grandes généralement plus allongées et à contours moins impri-
més, surtout chez les exemplaires de l’Inde.
Une vingtaine d'exemplaires de Konbir-Nowatoli (Cochinchine :
Mytho).
Hydrovatus pinguis Rég., n. sp. — Long.3 mill. — Ovatus,
brevis, crassus, ad humeros inflatus, postice oblique attenuatus,
ad apicem breviter acuminatus ; subtililer reticulatus, sat fortiter
dense punctatus, rufescens, prothorace ad basin, elytris ad basin,
ad medium et ad apicem plus minus obscurioribus; clypeo sub-
truncalo, tenuiler marginato.
Cet insecte a de grandes affinités comme forme et aspect général
avec l’77. subtilis Sharp, mais il est beaucoup plus gros, plus
dilaté aux épaules; la réticulation est fine, assez bien imprimée,
115
à aréoles rondes, la ponctuation très fine et écartée sur la tête,
est assez forte, bien imprimée et dense sur les élytres, intermé-
diaire sur le pronotum; le dessous du corps et en particulier les
hanches postérieures ont la ponctuation grosse et médiocrement
serrée. La couleur est d’un roux testacé uniforme et le plus sou-
vent on remarque sur le bord postérieur du pronotum une double
tache obscure et peu marquée, et sur les élytres une teinte plus
obscure et très vague le long de la base, vers le milieu et vers le
sommet; chez un petit nombre d'exemplaires exceptionnellement
colorés, cette teinte foncée envahit la plus grande partie des
élytres et laisse une large bande post-basale et une autre antéapi-
cale plus claires. Le clypeus est presque tronqué en avant et très
finement marginé.
Konbir-Nowatoli.
Hygrotus interruptus Sharp., On.Dyt., p. 398 (Cœlambus).
— Je pense que l’insecte indiqué par M. Séverin sous le nom de
T° musicus Klug. doit être cette espèce, car plusieurs autres indi-
vidus de Mandar, localité voisine de Konbir Nowatoli, paraissent
bien conforme à la description ; les mâles ont en effet l'abdomen
noirâtre et dans les deux sexes la ponctuation parait moins régu-
lière que chez l’espèce d'Egypte.
Hyphoporus bengalensis Séverin, Compt. rend. Soc, Ent.
Belg. 1890, p.cxcr. — La taille varie dans les limites extrêmes de
31/2 à 4 mill.; les femelles sont plus opaques et généralement
plus petites que les mâles.
Hyphoporus Severini Rég., n. sp. — Long. 5-5 1/2 mill. —
Ovalis, in medio minime dilalatus, parum convezus, rufescens,
elytris obscurioribus longitudinaliter irrequlariter nigro notatis,
pronotosecundum basin fusco vage binotato; corpore supra creber-
rime fortiter et subrequlariter punctato, subtus coxis posterioribus
fortiter et multo minus crebre punclatis. — © subopaca, similiter.
punctala, cæterum persublilissime reticulata, magis lata.
Cette grande espèce est extrêmement voisine de l’ZZ. Solieri
Aubé, dont elle à la couleur, le dessin et la taille; elle s’en
distingue par sa forme moins oblongue, par sa ponctuation plus
dense et plus grosse et par la réticulation de la famille moins
sensible, ce qui la rend moins opaque.
Konbir-Nowatoli, exemplaires assez nombreux.
Hyphydrus flavicans Rég., n. sp. — Long. 4-4 1/2 mill. —
Ovalis, convezus, crassus, pallide rufo-ferrugineus, pronoto ad
basin in medio transversim S late, Q anquste nigro notato, elytris
pallide flavo-griseis, sutura, linea interna antice et postice abre-
viata et plus minus dilatata, altera brevi sublaterali, antice
116
cum præcedente, postice ad medium terminata et lineola obliqua
post secundam lineam nigricantibus, his signaturis saepe obsoletis
el aliquoties omnino deletis; sublus fortiler parum dense punctatus,
supra G dense minus fortiter et requlariter punctatus, nitidus ;
Q subopaca, persubtilissime reticulata, paulo subtilius punctata,
elytris in lineola externa longitudinaliter foveolatis.
Extrêmement voisin de l’ZZ. lyratus Sharp, mais de forme plus
régulièrement ovale, plus courte, plus obtuse en arrière, avec le
pronotum sensiblement moins long et à contour encore plus
continu avec celui des eélytres; le chaperon est moins arrondi et
plus finement rebordé; la coloration est d’un jaune fauve clair,
avec les élytres plus grisätres; le bord postérieur du pronotum
présente en son milieu une bande noiràtre assez large, souvent un
peu dilatée de chaque côté, qui est peu apparente ou nulle chez la
femelle; les élytres ont la suture, deux bandes longitudinales et un
trait oblique noiràtres, la première bande située dans la moitié
interne se dilate plus ou moins à ses extrémités où elle est plus ou
moins abrégée, la seconde située dans la moitié externe est beau-
coup plus courte, de même niveau en avant que l’interne, mais ne
dépassant pas en arrière le milieu où elle rejoint presque un trait
oblique dirige en arrière et en dehors ; ces marques noires sont plus
sensibles chez les males que chez les femelles, souvent elles sont
plus ou moins obsolètes et même chez un petit nombre d’exem-
plaires elles font entièrement défaut, les élytres étant uniformément
jaune grisâtre. La ponctuation, de même que chez les Z. lyratus
Sharp et zanthomelas Rég., est dense, assez fortement imprimée,
surtout chez le male, la femelle étant un peu plus faiblement
ponctuée et de plus subopaque à cause d’une réticulation très
subtile et peu imprimée ; la fovéole sublatérale de la femelle située
sur la bande noire externe est semblable à celle des deux autres
espèces.
Une trentaine d'exemplaires, Konbir-Nowatoli.
Bidessus Severini Rég., n. sp. — Long. 1 3/4-1 4/5 mill. —
Late ovalis, subrhomboideus, antice ac postice attenuatus,ad medium
elytrorum sal convexus, tranversim subdepressus, supra sub-
nitidus, flavus, nigrosignatus, infra rufo-ferrugineus ; capile r'ufo,
tenuiler punclato, clypeo rotundato, anquste marginalo; pronoto
ftavo utrinque plica minima in elytris haud continuatla instructo,
fortius et densius punctato, secundum basin transversim nigro-
bimaculato; elytris carina acute elevatla sublaterali ab humero
usque post medium continuala munilis, densissime fortiler punc-
latis, flavis, sutura, basi late (ad humeros puncium flavum inclu-
dente), fasciisque duabus transversis exlus dilatatis nigris,
117
epipleuris ante medium latissimis ; tibiis anterioribus et interme-
dis latis; G antennis in medio leviler incrassalis; Q paulo magis
opaca, supra fere distincte persubtilissime reliculata.
Cette jolie espèce est très voisine du B. Gestroi Rég. (Ann.
Mus. civ. Genov. 1888, p. 613), dont elle a à peu près la colora-
tion ; elle en diffère par sa taille plus petite, sa forme moins rac-
courcie et surtout par la ponctuation infiniment plus dense, ce
qui retire beaucoup de brillant aux élytres. Tête finement, mais
tres distinctement ponctuée, pronotum un peu plus fortement et
plus densément ponctué, pourvu de chaque côté d’un petit pliponc-
tiforme non prolongé sur les élytres, d’un jaune fauve ainsi que la
tête, avec une tache noire transversale de chaque côté du lobe
médian de la base; élytres pourvues sur le côté d’une carêne
aiguë et saillante, commencant à la base même et se terminant
insensiblement un peu en arrière du milieu, avec les épipleures
très larges dans leur première moitié; elles sont jaune fauve avec
la suture, une bande noire à la base enfermant un point numéral
jaune et deux bandes transversales noires: la première bande,
située exactement au milieu, est formée d’une tache suturale
commune reliée plus ou moins étroitement à une grosse tache
oblongue médiane qui atteint à peine la carène en dehors; la
2e bande située au milieu de la seconde moitié, est formée d’une
grosse tache réunie à la suture et prolongée en dehors jusqu’au
bord de l’élytre. Avec une bonne loupe on découvre sur le dessus
du corps une réticulation obsolète excessivement fine, plus mar-
quée chez la femelle et la rendant un peu plus opaque.
Mandar, quelques exemplaires.
Bidessus indicus Rég., n. sp. — Long. 1 2/5-1 4/5 mill. —
Ovalis,sat latus, postice leviter attenuatus modice convezus, anqulo
thoraco-elytrali sat conspicuo, flavo-rufus, elytris obscurioribus
vage et obsoletissime fusco marmoratis; capile obsolete punctulato,
clypeo in medio obsolete, ad latera fortius marginato, antennis in
medio crassiusculis, artliculo tertio minimo; pronoto tenuiter et
vage, ad basin fortius punctulato,omnino concolore, utrinqueplica
brevi et in elytris oblique et longius continuata instructo, lateribus
leviter arcuatis et tenuissime marginatis; elytris ovalis, fortiter
sat dense punctatis, epipleuris latis, stria suturali nulla.
Ce Pidessus représente assez exactement la forme de notre
BP. Goudoti Aubé, mais il est du double plus petit et ne possède
pas de strie suturale; la couleur est le fauve roux, sauf sur les
élytres qui sont grisâtres, plus foncées et très vaguement marbrées
de brun obscur, avec les côtés jaunâtres ; la ponctuation de la tête
et du pronotum est assez écartée, fine, peu marquée, sauf sur le
vertex et le long de la base où elle est plus forte, beaucoup plus
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXXVI. 9
118
grosse et assez dense sur les élytres ; le elypeus est assez fortement
rebordé sur les côtés, moins sensiblement au milieu ; les antennes
sont épaissies au milieu avec le 3° article très petit; l’angle tho-
raco-élytral est assez senti et les épipleures larges sont presque
verticaux ; la strie ou pli du pronotum est très courte etse continue
plus longuement et obliquement en dedans sur les élytres.
Quelques exemplaires : Konbir-Nowatoli, Mandar.
Bidessus bulo Sharp. — Espèce remarquable par sa forme
large, subparallèle, son pronotum très dilaté, à bords fortement
arrondis en avant, presque rétréci en arrière où il forme avec les
élytres un angle thoraco-élytral assez sensible.
Konbir-Nowatoli, Mandar.
Bidessus consanguineus Rég., n. sp.— Long. 1 5/4 mill. —,
S'at breviter ovalis, subrhomboideus, antice.et postice atlenuatus,
angulo thoraco-elytrali evidente, elytris ventricosis ; supra in
medio planatus, ad latera obliquus, infra convezus. Capîte tenui-
ter remote punctulato, rufo, postice et circa oculos late nigricante,
clypeo utrinque tuberculalo; pronoto tenuiter et sat remote punc-
tulato, utrinque plica intus obliqua instructlo, rufo, antice et
postice late nigro limbato; elytris nigris, facts tribus nigris,
1“ postbasali, 2° vix post medium, 5“ paulo ante apicem ornatis,
punctis magnis et densis longitudinaliler serialim dispositis
impressis, crislis tribus elevatis, 1* media arquta cum plica pro-
thoracis continua, 2* el 5“ ad latera, approximatis el minus
arqutis instructis. Corpore sublus nigricante, pedibus antennisque
rufis.
Espèce assurément très voisine de Z. Gicarinatus Clairv.
d'Europe et d'Algérie, mais plus petite et distincte par le pronotum
plus étroit, par les crêtes des élytres plus aiguës, principalement
la médiane et surtout par la ponctuation des élytres qui est formée
de points très gros et disposés en séries bien évidentes, malgré
leur rapprochement, tandis que ces points sont beaucoup plus
petits, plus nombreux et uniformément distribués dans le
B. bicarinatus. Enfin la coloration noire est plus accentuée, sans
cependant l’être autant que dans la variété obscurtior Desb. de Corse.
Un seul exemplaire de Konbir-Nowatoli (Musée de Bruxelles).
Bidessus antennatus Rég., n.sp.— Long. 21/2 mill. — ZYon-
gato ovalis, subparallelus, parum convezus ; infra niger vel fusco-
niger, prosterno pedibusque lestaceis, antennis leslaceis, articulo-
rum apice plus minus obscuro ; capite et pronoto pallide testaceis,
persubtilissime vix visibiliter reticulatis, tenwiter subobsolete punc-
tulatis, illo post oculos, hoc antice anguste et postice plus minus
vage fuseo tinclo; elytris flavis, basi, sutura, plagaque communi
119
magna vrrequlari, plus minus expansa, aliquoties reducta et dis-
juncta ornatis, tenuiter punctulatis, pubescentibus, stria suturali
bene impressa, ad basin abbreviata; prothoracis striga sat longa,
intus curvata, in elylris minime conlinuata; G nitidus, signa-
turis magis nigricantibus, antennis simplicibus, moniliformibus;
Q minus nilida, evidentius reliculata, pronoto leviter breviore,
antennis magis crassis, brevibus, articulis 4-9 transversis, 10° cur-
valo duplo longiore, 11° elongato-fusiformi.
Charmante espèce qui vient se placer au voisinage du Z. orien-
talis Clark, dont elle se distingue à première vue par sa taille
plus grande et sa forme plus oblongue, mais dont elle a à peu
près la coloration en dessus. La tête et le pronotum sont couverts
d’une réticulation d’une extrême subtilité, plus sensible chez la
femelle, et pourvus en outre d’un pointillé fin, assez serré, mais
assez obsolète; la strie du pronotum, courbée en dedans, atteint
au moins le tiers de sa longueur et ne se continue nullement sur
les élytres; celles-ci ont une ponctuation fine modérement serrée
et une pubescence très fine; elles sont jaunes avec la suture,
une bande basale ondulée reliée à la suture, mais n’atteignant
pas le bord latéral, et une large plaque commune noire chez le
mâle, brun plus ou moins foncé chez la femelle; cette plaque
commune, quand elle est très développée, occupe plus des deux
tiers de l’élytre, et envoie en avant un ou deux prolongements
et sur les côtés une saillie médiane et une postérieure qui n’at-
teignent pas les bords restés jaunes ainsi que le sommet; chez
certains exemplaires moins colorés, cette plaque se réduit plus ou
moins et même se disjoint au point de ne plus présenter que deux
ou trois taches allongées plus ou moins séparées. Les antennes du
male atteignent la base de l’élytre, sont simples avec les articles
moniliformes; chez la femelle elles sont plus courtes, les articles
4 à 9 sont transversaux, courts, le 10e aussi long que deux des
précédents, courbé en dessus et en arrière et le 11° encore un
peu plus long et fusiforme.
Konbir-Nowatoli, Mandar.
Bidessus inconstans Rég., n.sp. — Long. 1 4/5-2 mill. —
Oblongo-ovalis, haud parallelus, parum convezus, rufus, protho-
racis basi vage infuscata, elytris plus minus infuscatis, margine
laterali, apice, maculisque nonnullis elongatis pallidis plus
minus distinctis, ornatis; capite el pronoto tenuiler, obsolete et
parce punclulalis, hoc striga obliqua in elytris breviter continuata
utrinque instructo; elytris persubtilissime vix visibiliter reticu-
latis, parum dense punctulatis, pubescentibus, stria suturali pro-
funda fere usque ad basin continuata.
Le dessous du corps, la tête et le pronotum sont roux, celui-ci
120
vaguement rembruni le long de la base et pourvu d’une strie
oblique assez longue plus brièvement prolongée sur les élytres;
celles-ci brunâtres plus ou moins foncées avec le bord latéral deux
fois dilaté, le sommet et deux bandes longitudinales jaune pâle :
de ces deux bandes l’interne, qui touche la strie suturale, est
apparente dans le deuxième quart, puis dans le dernier quart sous-
forme d’une tache quelquefois réunie au sommet, l’externe plus
rapprochée de la base, s’interrompt au premier tiers, puis reparaît
vers le milieu pour se terminer au dernier tiers; cette disposition
bien nette chez les individus très-colorés est moins distincte chez
beaucoup d’autres où les bandes pâles plus effacées se fondent avec
la couleur de l’élytre ou disparaissent plus ou moins complètement.
La ponctuation est fine, peu serrée, plus effacée sur la tête et le
pronotum que sur les élytres où elle est accompagnée d’une
réticulation extrêmement subtile et difficilement visible ; la pubes-
cence des élytres est fine, couchée, assez longue est peu abondante,
leur strie suturale très imprimée se terminant très près de la base.
Bengale : Konbir-Nowatoli, Mandar. (Un exemplaire à macula-
ture très peu distincte a été trouvé par M. A. Grouvelle dans des
tabacs provenant de Sumatra.)
Bidessus livens Rég., n. sp. — Long. 1 1/2 mill. — Oblongo-
ovalis, subparallelus, flavo-testaceus, abdomine elytrisque infus-
catis, his ad latera dilutioribus, sine signaturis distinctis ; capite
el pronoto remote obsolete punctulatis, hoc striga brevi recta in
elytris breviter continuata utrinque instructo ; elytris parum dense
evidenter punctalis, parce pubescentibus, stria suturali destitutis
Forme à peu près la même que chez l’espèce précédente, mais un
peu plus parallèle, taille beaucoup plus petite; inférieure même à
celle de B. atomus Rég. (Ann. Soc. Ent. Fr. 1877, p. 861) de
Manille. Coloration d’un jaune pâle, rembrunie sur l’abdomen
avec les élytres d’un gris brunâtre sans taches apparentes, mais
faiblement rembrunies à la région scutellaire; ponctuation bien
imprimée et assez écartée sur les élytres ; où elle est accompagnée
d’une pubescencerare, très fine, écartée et obsolète sur la tête et le
pronotum dont la strie est droite, courte et prolongée d’une lon-
gueur égale et en ligne droite sur les élytres.
Deux exemplaires : Konbir-Nowatoli.
Copelatus indicus Sharp. — Je rapporte à cette espèce quel-
ques exemplaires Q de Konbir-Nowatoli, qui diffèrent cependant
d’une femelle typique que je possède de Moradabad par leur forme
plus étroite et plus allongée, par la coloration plus jaune des côtés
et par les strioles sexuelles qui couvrent entièrement les deux tiers
antérieurs et même la région suturale des élytres.
121
Copelatus discoideus Sharp, On Dytisc. p. 582? —— C'est
avec doute que je rapporte à cet insecte quelques exemplaires ©
de même provenance que les précédents, mais bien distincts par la
forme plus ovale, moins parallèle, plus atténuée aux deux bouts,
par l’absence de strioles sexuelles aux élytres et par la coloration
fauve des élytres qui n’ont de noir qu’une plaque discoïdale com-
mune ne touchant ni la base ni le sommet, ainsi que des lignes sur
lesquelles sont situées les G stries; on remarque en outre une
tache vague brunâtre posthumérale plus ou moins réunie à la
plaque discoïdale. D'un autre côté ce Copelatus différerait de la
description de Sharp par la strie interne aussi imprimée que les
autres.
Du reste les espèces de ce groupe, dans l’état actuel de nos con-
naissances, me paraissent bien difficiles à délimiter, les exem-
plaires présentant de grandes différences de forme, sculpture et
coloration suivant les localités.
Hydaticus luczonicus Aubé. — Deux ou trois exemplaires
de Konbir-Nowatoli, à bordure latérale moins développée que
d'habitude.
Cybister cognatus Sharp. — Quelques exemplaires de
Mandar.
GYRINIDÆ.
Orectochilus indicus Rég. — Une deuxième femelle.
Orectochilus Cardoni Reg. — Tetara : deux ou trois exem-
plaires de cette espèce nouvelle, voisine de la précédente et dont
la description a été remise en octobre dernier à la Société Entomo-
logique de France, faisant partie du second supplément à mon
Essai monographique sur la famille du Gyrinidæ.
NSECTES DU BENGALE OCCIDENTAL.
17e Mémoire.
LISTE D'UNE COLLECTION DE LÉPIDOPTÈRES
RECUEILLIS AU BENGALE OCCIDENTAL ; AVEC LA DESCRIPTION D’UNE
VARIÉTÉ NOUVELLE ET QUELQUES CONSIDÉRATIONS SUR DES ESPÈCES
CONNUES,
par le Dr H. Robbe,
Le R. P. Renard de Liège a eu l’obligeance de nous faire par-
venir deux envois de Lépidoptères capturés dans la région de
l'Himalaya : le premier de ces envois a été fait dans des conditions
assez défectueuses; les insectes avaient été pris par des chasseurs
encore inexpérimentés et sont arrivés dans un état de détérioration
complète. Le second envoi est beaucoup plus convenable, les exem-
plaires pour la plupart assez frais étaient mis en papillotes ce qui,
au point de vue des antennes, offre une importance capitale.
Nous espérions trouver parmi les captures assez nombreuses, de
nouvelles espèces ; notre espoir a été deçu et nous n'avons eu à
décrire qu’une seule variété. Il nous a néanmoins paru intéressant
de donner la nomenclature de ce que nous avons recu.
Quoique assez bien connue déjà, surtout depuis quelques années,
la faune entomologique de l’Himalaya nous réserve pourtant
encore de précieuses découvertes; la variabilité dans l’espèce
suivant les localités voisines et suivant l'altitude, le dimorphisme
dans une même espèce suivant l’époque saisonnière, sont toutes
choses encore assez peu élucidées ; il faudrait pour cela des ren-
seignements surs, des provenances exactes et des dates précises.
Il faudrait aussi que ceux qui chassent dans ces contrées où
l'entomologiste n’a presque jamais l’occasion d’aller, s’attachent
à prendre, non seulement les choses voyantes ou géantes, décrites
par bon nombre d'auteurs, mais encore les modestes petits insec-
tes, Lépidoptères ou autres, qui offriront en même temps que des
espèces inconnues, un intérêt nouveau. Hätons-nous de dire que
nous ne au zèle des vaillants chasseurs de Darjeeling
et de Kurseong et que nous les remercions des efforts qu’ils font
pour enrichir la science entomologique.
Les deux localités que nous venons de’eiter sont remarquable-
mentriches pour certaines familles de Lépidoptères : les Papilionides
entre autres y sont abondamment représentés; Oberthur cite,
dans une liste déjà ancienne de sa collection, un envoi du Sikkim
contenant vingt six espèces différentes de ce groupe; les Nym-
123
phales s’y retrouvent aussi en assez bon nombre, les Satyres et
les Hespérides semblent moins fréquents. L’envoi ne contenait
qu’une seule Lycæne tout à fait détériorée.
Classification pour les noms des genres et d’espèces suivant le
catalogue de Kirby.
Pour l’ordre de succession des familles nous avons conservé la
classification de Boisduval.
PAPILIONIDES.
Genres Papilio Linn.
1. P. (Ornithoptera Bdv.) Cerberus G' Feld. (Darjeeling,
Kurseong).
Ce Papilio figure dans le catalogue de Kirby comme une variété
locale du P. Pompeus de Cramer dont il se rapproche du reste
beaucoup. Staudinger fait remarquer, dans son dernier ouvrage
sur les Lépidoptères exotiques, qu’il possède de Java des exem-
plaires absolument identiques au 2. Cerberus de Felder, qui dès
lors ne peut plus être considéré comme une variété locale. Chez
le P. Pompeus comme du reste chez plusieurs autres du même
groupe, le nombre des taches prémarginales de l’aile inférieure
nous paraît un signe de différentiation tout à fait négligeable; en
effet, les taches varient comme nombre et comme aspeot, suivant
chaque individu; chez certains, elles sont bien accusées, à peu
près toutes de même étendue, chez d’autres, une ou deux seulement
subsistent, le restant étant à peine estompé; on peut dire qu’il n’y
a pas deux exemplaires parfaitement semblables.
Il est à remarquer cependant que deux taches, celle de l’angle
antérieur et celle de l'angle anal, disparaissent en dernier lieu ;
elles sont plus constantes que les autres.
Le P. Cerberus, dit Staudiger, se distingue surtout par le fond
des ailes supérieures, tout à fait noir, sans lignes blanchatres le
long des nervures qui se rendent au bord marginal ; nous possédons
de Java des individus qui sont absolument noirs et d’autres qui
par des transitions peu sensibles arrivent à avoir leurs nervures
largement saupoudrées de blanc. En résumé, toutes ces variétes
semblent ne reposer que sur la connaissance du lieu de leur capture
etil nous paraîtrait diflicile pour ne pas dire impossible de les
déterminer sans ce renseignement.
2. P. Xenocles G' Doub. -- Kurseong.
Se rapproche beaucoup par son aspect inférieur de certaines
espèces de Danaïdes, telle que la 2. Welanoides qui vole dans les
mêmes endroits que le 2. Xenocles.
Les exemplaires que nous avons recus viennent de Kurseong.
124
Seulement ils offrent entre eux certaines différences de dessin
en ce qui concerne les ailes supérieures. Les lignes vertes
contenues dans l’aire de la cellule discoïdale sont, tantôt très
étroites et bien distancées, tantôt larges et très proches les unes
des autres; dans un de nos exemplaires les deux lignes du milieu
sont tout à fait confluentes et constituent dans leur ensemble une
grande tache quadrilatère.
Les lignes continues entre les nervures secondaires varient
beaucoup; l’une d’elles, correspondant au milieu du bord margi-
nal est souvent réduite à une toute petite lunule surmontant la
tache prémarginale.
3. P. Panope G Linn. — Kurseong.
C’est encore une des espèces mimétiques qui se rapproche
beaucoup de certaines Zuplæa Q.
4. P. Aristolochiæ G' Fabr. (Diphilus Esper). — Kurseong,
un seul exemplaire.
5. P. Polytus GO Linn. (3 2. Pammon Linn.). — Kurseong,
un mâle et une femelle, celle-ci à peu près de 1/3 plus grande que
celles de Java.
6. P. Helenus 9 Linn. —- Darjeeling, Kurseong.
Certains spécimens ont le dessus de l’aile inférieure ne présen-
tant qu’une seule tache noire surmontée d’un croissant rouge foncé
à l'angle anal, d’autres possèdent trois et même quatre taches et
croissants occupant une partie du bord de l'aile.
7. P. Chaon GQ Westw. — Darjeeling, Kurseong.
Ce papillon doit être fort commun car l’envoi en contenait un
nombre considérable. Il présente de notables variations de taille.
8. P. Castor GQ Westw. — Kurseong.
Une Q tout à fait détériorée.
Le G diffère totalement de la Q décrite également par Westw.
sous le nom de Pollux.
9. P. Paris G© Linn. — Darjeeling, Kurseong.
Un grand nombre d'exemplaires, malheureusement en assez
mauvais état. Cette espèce présente des différences de développe-
ment très appréciables suivant les deux localitées précitées, les
individus de Darjeeling sont beaucoup plus petits que ceux de
Kurseong, surtout les G'; chez ces derniers on remarque que la
ligne verte qui s'étend de la partie interue de la tache de l’aile
inférieure, vers l’angle anal est sujette à variations, bien mar-
quées; large chez quelques uns, elle fait complètement défaut
chez d’autres ou n’est parfois que peu indiquée.
125
10. P. Ganesa G Doub. — Darjeeling, Kurseong, deux ou
trois exemplaires avariés.
Quoique constituant une espèce bien distincte de la précédente,
par la forme de la tache verte de l’aile inférieure et par les ner-
vures plumacées de l’aile supérieure, on trouve pourtant des indi-
vidus qui participent des caractères des deux espèces. Un signe
différentiel qui nous semble constant pour le type Ganesa, c'est
un reflet irisé bleuâtre, qui s'étend du bord interne de la tache
verte de l’aile inférieure jusqu’à la base de cette aile : il faut pour
saisir ce caractère que les insectes soient frais.
La Q de Ganesa semble être beaucoup plus rare que le G' il n’y
en avait aucune dans cet envoi.
11. P. Androgeos ( Cram. — Darjeeling, Kurseong, quel-
ques exemplaires de ce curieux papillon.
Androgeos & a été décrit par Cramer (P. ex 1, t. 91 AB)
commeétant propre à la faune du continent Indien où il représente
le P. Memnon qui est insulaire.
Nous avons sous les yeux un assez grand nombre de P. Andro-
geos G et nous constatons que la tache ou plutôt la ligne basale
rouge de l’aile supérieure est loin d’être constante, la plupart ne
la possèdent point et s’éloignent par là de la figure donnée par
Cramer.
12. P. Androgeos var. Depelchini G' Robbe.— Kurseong.
Diffère du type par les caractères suivants : ligne basale rouge
de l’aile supérieure très marquée, nervures se rendant au bord
marginal à peu près dépourvues des lignes pointillées bleuâtres
que l’on trouve chez le type.
À l’aile inférieure : fond plus noir, quelques traits bleus seule-
ment, restant très éloignés du bord marginal surtout du côté de
l’angle anal.
Au verso : pas de différences pour l’aile supérieure.
L’aile inférieure présente les quatre premières taches margi-
nales noires (en commençant à l’angle anal) cerclées d’ocre; les
deux premières complètement, les autres incomplètement. Généra-
lement les deux premières seules ont un entourage d’ecre.
La tache noire de l’angle antérieur est surmontée d’une autre
tache triangulaire rougeàtre; tête, thorax et abdomen sans carac-
tères spéciaux.
Nous nous permettons de dédier cette variété au P. Depelchin
comme témoignage de reconnaissance pour des intéressantes cap-
tures.
13. P. Astorion © Westw. — Darjeeling, Kurseong, deux
exemplaires Q en mauvais état.
126
14. P. Erioleuca Q Oberth. — Darjeeling.
15. P. Antiphates (; Cram. — Darjeeling.
16. P. Sarpedon GQ Linn. — Darjeeling, Kurseong.
Très répandu dans la région Indienne, les Célèbes, les Moluques
et l'Australie. Suivant les localités il constitue les variétés 7'ere-
don, Milon, Anthedon et Choredon Feld. Toutes du reste peu
différentes du type. Les individus de Darjeeling et de Kurseong
s’en éloignent un peu par l’aspect des taches vertes qui partent de
l’apex de l’aile supérieure pour rejoindre le bord postérieur de
cette aile; ces taches sont moins confluentes, arrondies du côté
du bord marginal et les nervures qui les séparent plus noires.
17. P. Eurypylus G Linn. — Darjeeling.
Ne figure pas dans le catalogue de Kirby comme ayant été
trouvé dans la région dont nos exemplaires proviennent. Ne
diffère pas des individus des Moluques et de la Papouasie.
18. P. Agamemnon (39 Linn. — Darjeeling, Kurseong.
Plus commun encore que le 2. Sarpedon cité plus haut; se
trouve dans toute la région Indo-Malaise. Très fréquent à Java,
Bornéo et Sumatra.
PIERIDES.
Genus Pieris Schrank.
19. P. Nadina G Luc. — Darjeeling, Kurseong.
Genus Tachyris, Wall.
20. T. Hippo Cram. — Darjeeling, Kurseong.
N'est qu’une variéte de 7. Zynerda de Cramer.
Genus Delias Hubn.
21. D. Pasithoe & Linn. — Kurseong.
22. D. Thysbe Cram., var. Pyramus G' Wall. — Darjeeling.
23. D. Descombesi (4 Bdv.
Nous avions déterminé cet insecte d’après la description qu’en
donne Boisduval et nous avions constaté que les taches margina-
les du verso de l’aile inférieure étaient blanches au lieu d’être
de la couleur du fond de cette aile; depuis nous avons reçu un bon
nombre de ces Lépidoptères et nous avons constaté toute une série
de transitions de couleur depuis le blanc jusqu’au jaune foncé.
Ces taches peuvent donc présenter indifféremment la teinte de
celles du verso de l’aile superieure ou la teinte de fond de l'aile
inferieure,
127
Genus Prioneris Wall.
24. P. Thestylis G' Doub. — Darjeeling, Kurseong.
Genus Hebomoia Hubn.
20... Glaucippe G' Linn. — Darjeeling, Kurseong.
Un assez bon nombre d'individus de cette espèce qui ne varie
_guère que par la taille.
Genus Ixias Hubn.
26. I. Pyrene G' Linn. — Darjeeling, Kurseong.
Ce Lépidoptère n’est représenté dans l’envoi que nous avons reçu,
que par des individus G. Le fait est regrettable, étant donné la
grande ressemblance des Q et des G' et les caractères que nous
avons trouvés chez les derniers.
Il eut été intéressant de comparer les deux sexes venant d’une
même localité. Cramer donne la figure de ce papillon (Cr. P. ex.
II, t. 125, A-C) et fait remarquer que le G' présente au verso
une série de taches prémarginales brunâtres qui n’existent pas
chez la Q. Boisduval (Spec. Gén., I, p. 593, n° 3) décrit précisé-
ment l'opposé et donne comme caractère distinctif du mâle le verso
absolument uni et ne présentant que quatre petits points discoï-
daux noirs.
Chez les spécimens venant de Darjeeling et de Kurseong, le
point noir discoïdal du dessus des ailes supérieures est bien dis-
tinct et éloigné de la bande noire qui se trouve à son côté interne,
et ne se confond avec elle dans aucun des exemplaires. La fusion
de ce point avec la bande constitue d’après plusieurs auteurs une
particularité de la Q. Nous possédons cependant des venant
d’autres parties de l’Inde, qui ont le point tout à fait confondu.
Au verso, certains de nos exemplaires G' ont la teinte uniforme
jaune décrite par Boisduval et les quatre points discoïdaux noirs;
mais d’autres possèdent d’une facon tout à fait bien marquée une
série de taches brunes, pupillées de blanc parallèles au bord mar-
ginal de l’aile inférieure. On ne peut donc pas donner pour cette
espèce des signes différentiels absolus des deux sexes, basés sur
les particularités des ailes; il faut s’en rapporter aux caractères
speciaux de l’abdomen.
DANAÏDES.
Genus Euplœa Fabr.
27. E. Midamus GO Lin. — Darjeeling, les deux sexes plus
grands de 1/s environ que ceux de Java et de Bornéo.
128
28. E. Core G'Cramer. — Darjeeling, Kurseong. 2
29. E. Deione GG Westw. — Kurseong, un seul exemplaire
tout à fait détériore.
30. E. Hopei © Feld. — Kurseong, un exemplaire défectueux.
Genus Danaïis.
31. D. Septentrionis Butl. — Darjeeling.
32. D. Plexippus G© Linn. — Kurseong.
NYMPHALIDES.
Genus Elymnias Hubn.
33. E. Undularis G Orn. — Kurseong.
34. E. Vasudeva Moore. — Darjeeling.
Genus Discophora Bdv.
80. D. Tullia var. Indica G' Stdg. — Kurseong.
Genus Thaumantis Hubn.
36. T. Camadeva 4 Westw. — Darjeeling, Kurseong.
Ce beau Lépidoptère semble assez commun au Bengale. Les
divers échantillons que nous avons reçus ne diffèrent entre eux
que par la taille.
Genus Cethosia Fabr.
37. C. Biblis G' Dru. — Kurseong.
Genus Cirrhocroa Doub.
38. OC. Aoris G' Doub.-Hewit. — Darjeelmg, Kurseong.
Se rapproche tellement de C. Thaës Fabr. (Zndigete Bdv.) que
ces deux espèces pourraient être considérées comme de simples
variétés locales. C. Aoris est 1/3 plus grand que C. Thaïs, mais
la couleur et le dessin dés ailes sont identiques, chez tous deux on
trouve des individus différents entre eux; certains G' ne montrent
à l’aile supérieure que l’apex noir, une ligne noire au niveau du
milieu de la côte antérieure et le reste du dessin à peine marqué
sur le fond jaune, d’autres, au contraire, ont tous Les traits, lignes
et points fortement marqués, ce qui donne à l’ensemble de l’insecte
un aspect tout différent du premier. Des formes intermédiaires
existent naturellement. L’aile inférieure varie moins.
Les deux envois de Darjeeling et Kurseong contenaient un
bon nombre de ces Lépidoptères.
129
Genus Cynthia Fabr.
39. C. Erota ;. — Kurseong.
Considéré comme espèce distincte ; n’est en somme qu’une des
variétés de C. Arsinoe décrit par Cramer.
Genus Kallima Westw.
40. K. Inachis © Bdv. — Darjeeling, Kurseong.
Genus Cyrestis Bdv.
41. C Thyodamas Bdv. — Kurseong.
Genus Stibochiona Butl.
42. S. Nicea G Gray. — Darjeeling, Kurseong.
Genus Hypolimnas Hubn.
43. H. Jacintha Dru. — Darjeeling, Kurseong. Est une des
nombreuses variétés de 77. Bolina Linn. dont la nomenclature
nous paraît passablement embrouillée.
Genus Hestina Westw.
44. H. Nama G Bdv. — Darjeeling, Kurseong.
Genus Athyma Westw.
45. À. Cama G Moore. — Darjeeling, Kurseong.
46. A. Inara Doub.-Hew. — Kurseong.
47. À. Ranga Moore. — Kurseong.
Genus Euthalia Hubn.
48. E. Appiades © Men. — Darjeeling, Kurseong.
Genus Apatura Fabr.
49. A. Namouna « Doub.
Genus Nymphalis Latr. (Charaxes Ochs.)
50. N. Athamas G© Dru.
Quelques exemplaires se rapportant très bien au type figuré par
Drury. Cette espèce présente plusieurs variétés telles que W. Su-
matha Moore, Baratka Feld., Attalus Feld. et Arja Feld. Stau-
dinger croît pouvoir ranger comme espèces et non comme variétés
1° Pharatha, à cause de la grande étendue de la bande blanche des
ailes; 2e Arja qu’il a recu du Sikkim en grand nombre et mélangé
130
au type Athamas. L'envoi que nous avons recu contient deux
N. Arja.
Nous ferons remarquer que les différences basées sur l’étendue
des bandes blanches dans les variétés de A/hamas, sont bien fai-
bles, car Pharata, Attalus et Arja de Felder ont tous trois les
bandes à peu près d’égale largeur et elles ne diffèrent peut-être
que par la teinte.
51. N. Athamas Dru., var. Arja Feld. — Kurseong.
52. N. Eudamippus GQ Doub. — Darjeeling, Kurseong.
Se trouve dans l’Inde boréale et particulièrement au Sikkim.
53. N. Polyxena Cr., var. Marmax G' Westw. — Darjee-
ling, Kurseong.
54. N. Hindia G Butl. — Darjeeling, Kurseong.
SATYRIDES.
Genus Lethe Hubn.
55. L. Mekara G Hubn. — Darjeeling, Kurseong.
56. L. Kansa G Moore. — Kurseong.
Genus Neope Butl.
57. N. Bhadra G Moore. — Kurseong.
Quelques Hétéroceres très ordinaires tels que Attacus Atlas,
A. Pernyi, Erasmia Pulehella, Histia Flabellicornis.
L'étude que nous avons faite sur les quelques Lépidoptères que
nous venons d’énumérer, nous engage à soumettre certaines consi-
dérations sur la création des nouvelles espèces et des nouvelles
variétés. La tendance actuelle de la classification semble marcher
vers un vaste embrouillement et vers une confusion regrettable.
Nous admettons volontiers, qu’un insecte présentant des carac-
tères bien tranchés ou des modifications importantes dans son
aspect ou sa structure, soit différencié d’avec ses voisins dans
l'échelle de la classification; nous comprenons aussi qu’il ne
faut pas trop restreindre la notion de l’espèce et considérer
comme individus semblables des êtres tout à fait disparates
qu’une filiation scientifique et logique relie cependant entre
eux, mais nous n’admettons pas que des nuances insensibles,
des détails de coloration ou de points, ocelles, taches plus ou
moins nombreux deviennent le point de départ d’une fabrica-
tion insensée de types nouveaux. Plusieurs groupes, à ce compte,
pourraient contenir autant d'espèces que d'individus si nous
131
considérons par exemple dans le genre Ornithoptère, le Priam
de Linné, l’'Urvilliana de Guérin et le Cræœsus de Wallace, nous
verrons certainement trois insectes bien différents d’aspect, le
premier vert, le second bleu et le troisième jaune et pourtant après
un examen attentif il ne viendra pas à l’esprit de l’entomologiste,
l’idée de séparer en espèces distinctes ces différents Lépidoptères.
Si on incline sous un certain angle le Priam vert on verra se pro-
duire une couleur semblable à celle du Cræsus, si on fait la contre
épreuve avec ce dernier, on obtiendra le vert brillant du Priam.
Il y a là tout simplement une question de position des écailles et
non une différence de composition intime; il est du reste remar-
quable que la couleur jaune de l'abdomen ne varie pas chez ces trois
Lépidoptères. Ce qui est vrai pour ce groupe l’est aussi pour d’au-
tres ; les Parnassiens dont la iiste augmente tous les ans peuvent
se rapporter tous à quelques espèces typiques et bon nombre
d'exemplaires qui figurent dans les collections n’ont pour caractère
distinctif que l’étiquette qui se trouve à l’épingle. Si nous nous
élevons contre la création inutile d'espèces nouvelles, nous admet-
tons au contraire la description de toutes les variétés et de toutes
les nuances un peu importantes qu’un insecte peut présenter. Sans
rien altérer de la valeur de l’espèce, la multiplicité de ces descrip-
tions nous fait souvent connaître une suite de modifications inté-
ressantes, une série de transformations où nous voyons certains
caractères tantôt accentués tantôt atténués de manière à imprimer
au faciès du Lépidoptère des allures toutes différentes les unes des
autres.
Cette manière de faire nous paraîtrait surtout utile pour les
Lépidoptères dont l’aire de dispersion est très étendue et prête
par conséquent à des changements en rapport avec les conditions
de milieux, climat, altitude etc.
On éviterait ainsi cette confusion qui déroute l’entomologiste et
fait qu’à un moment donné il se trouve forcé pour une tache de
plus ou de moins sur une aile de baptiser de noms différents des
insectes identiques au fond. Plusieurs collectionneurs de mérite,
ont du reste déjà mis en pratique cette façon d’envisager la clas-
sification; nous citerons un des plus compétents et des plus auto-
risés d’entre eux, M. Charles Oberthur, qui s’est attaché à relier
entre eux les types et les variétés, par toutes les transitions pos-
sibles. En se ralliant à ces vues, l’intérêt des marchands, auteurs
de pas mal d’espèces fantaisistes, sera certes sacrifié, mais le but
scientifique nous paraîtra plus convenablement atteint.
132
LÉPIDOPTÈRES DU CONGO.
DESCRIPTION DE DEUX NOUVELLES ESPÈCES ET DE DEUX NOUVELLES
VARIETES,
par le D: H. Robbe.
1. Lycæna Stormsi ®, nov. spec.
Région du Tanganika. — Cap. Storms.
Envergure 50 millim.
Cette espèce présente les caractères communs au genre Zycæna
mais ne peut être intimement rapprochée d’aucune forme connue
de ce groupe. La teinte générale de l’insecte est gris-brun, mais
avec un reflet irisé violet étendu sur toute la surface des ailes. Ce
reflet varie avec l’incidence de la lumière.
Aux ailes supérieures on trouve au niveau de l’extrémité externe
de la cellule discoïdale la tache noire commune au groupe Zycæna
Cette tache est oblique, a une étendue de 3 mm. environ et est
cerclée d’un léger liséré blanc. Vers le milieu de la surface alaire on
distingue par transparence une série de points noirs du verso qui
par leur juxtaposition forment une ligne courbe s’étendant depuis
le tiers externe de la côte antérieure jusqu’à 5 mm. de l’angle
postérieur. La bande marginale est brune, large de 3 mm. et
présente entre chacune des nervures terminales un petit croissant
blanc-jaunâtre. Aux ailes inférieures on voit également par trans-
parence les nombreux points noirs du verso groupés depuis la base
jusqu’au milieu de l'aile. Le bord antérieur caché par l'aile supé-
rieure est plus brun. La bande marginale de la même étendue qu’a
l’aile du dessus, seulement les croissants sont moins marqués et
n'existent qu'entre les trois premières nervures; ils sont remplacés
aux suivantes par des taches d’un bleu violet surmontées chacune
d’un croissant jaune-ocre, l’avant dernière tache est noirâtre, la
frange des quatre ailes est immédiatement précédée d’une fine ligne
noire.
Au verso : teinte générale jaune-ocre, à l’aile supérieure la tache
discoïdale très noire; au milieu de l’aile une série de sept points
également tres foncés, les cinq premiers disposés suivant une courbe
à concavité interne, les deux derniers plus en dehors et confluents.
On trouve ensuite une ligne prémarginale noire, festonnée, et la
frange est précédée de deux lignes parallèles extrêmement ténues.
L’aile inférieure est d’une teinte générale plus foncée, elle présente
une série de huit points formant une courbure à conca vite interne et
cinq autres points plus rapprochés de fa base.
133
Ligne prémarginale festonnée, noire, parallèle au bord et s’éten-
dant de l’angle antérieur jusqu’à la 4" nervure où elle cesse
brusquement et est suivie d’une bande plus large, jaune, qui va
jusqu’à l’angle anal; on trouve un peu en dehors de cet angle une
tache métallique bleue, pupillée de noir; frange grisâtre comme à
l’aile supérieure.
Tête, thorax et abdomen, bruns au dessus, Jaunes au dessous.
Antennes brunes.
Ce Lépidoptère est un des plus grands et des plus beaux que nous
connaissions dans le genre Zycæna : nous nous faisons un plaisir de
le dédier au capitaine Storms qui a capturé dans la région du Tanga-
nika un bon nombre d'insectes intéressants.
Charaxes Pelias Cr., var. Tanganika Rob. (Cap. Storms
région du Tanganika). i
Plus petit que le type. Il diffère d’abord par la teinte générale
plus pâle, ensuite par l'absence des petites taches noires qui se
trouvent dans la grande bande jaune de l’aile supérieure.
La bordure marginale de cette aile n’est pas entrecoupée de traits
noirs. À l’aile inférieure, la moitié supérieure de la bordure margi-
nale est jaune, sans trace de blanc. Les points bleus qui se trouvent
situés du côté de l'angle postérieur chez le type sont confondus
dans notre exemplaire et forment une ligne violacée s'étendant
dans toute l'étendue et parallèlement au bord marginal de l’aile :
entre les nervures et au centre de cette ligne on distingue des
traits blanchâtres.
Le dessous des ailes présente des différences notables: tout
dessin blanc a disparu, quelques points et quelques traits noirs
seulement à la base et vers le milieu des ailes supérieures.
Le reste de l’aile de teinte à peu près uniforme. Aux ailes infé-
rieures on trouve un dessin peu prononcé constitué par des varia-
tions d'intensité de la couleur brune du fond.
Les traits blancs, bleus et noirs n’existent pas.
Tête, thorax et abdomen plus pâles. L’exemplaire capturé est
une Q.
Cyclopides Romi G', nov. spec. — M. Rom, Congo.
Envergure : 35 mill.
Se rapproche comme aspect d’ensemble de l’espèce européenne :
Cyclopides Morpheus Pall. Les 4 ailes présentent une teinte uni-
forme brun-noir, sans trace aucune de dessins.
Au verso la teinte est un peu plus pâle et l’apex des ailes supé-
rieures moins foncé que le reste du fond.
Aux ailes inférieures deux lignes blanches, nettement tranchées,
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXXVI, 10
134
s'étendent, la supérieure depuis la base jusqu’au bord marginal,
dans son tiers antérieur; l'inférieure également depuis la base
jusqu’au voisinage de l’angle anal.
Tête, thorax et abdomen de la teinte générale de l’insecte.
Les antennes brunes, ont l’extrémité de leur massue terminée
par une petite pointe jaune-clair.
Monsieur Rom nous a rapporté de son expédition au Congo, une
notable quantité de Lépidoptères intéressants, capturés et conservés
avec soin et intelligence. Nous l'en remercions et lui dédions avec
plaisir cette nouvelle et curieuse espèce.
Pardaleodes Œdipus Cram., var. Diluta Rob. (M. Rom,
Congo).
La couleur jaune dominante de ce Lépidoptère est plus étendue,
plus chaude de ton que celle du type. A l’aile supérieure une seule
ligne noire part de la base et atteint à peu près le milieu de la sur-
face où elle se termine par une petite tache. Le fond jaune de cette
aile occupe les deux tiers de son étendue et est limité par une large
bordure marginale d’un brun noirâtre.
Au verso les taches et les points noirs sont moins nombreux et
présentent une couleur moins intense.
MATÉRIAUX POUR UNE ÉTUDE DES TABANIDES
DE BELGIQUE
par Louis Coucke.
J’ai réuni dans ce travail tous les renseignements que j'ai pu me
procurer sur les Tabanides de Belgique, dans la collection du Musée
et dans la mienne. De plus MM. Bivort, Claessens et Tosquinet
m'ont communiqué des Diptères qui m'ont fourni de précieux ren-
seignements. C’est le moment de constater que tous ceux auxquels
je me suis adressé m'ont accordé leur appui. Je les en remercie
vivement. Malheureusement M. Jacobs ne voulant intervenir dans
un travail de ce genre, je n'ai pu puiser de renseignements dans sa
collection.
J'insiste sur le point que ce travail ne doit être considéré que
comme une première base. L'étude des Tabanides n’est pas aussi
facile qu’on pourrait le croire. Le genre Zubanus en particulier est
très difficile. Le travail indispensable pour l’étudier convenablement
est la Monographie des Zabanus d'Europe publiée par Brauer dans
les Denkschrifien der Kaiserlichen Akademie der Wissenschaften.
— Vienne 1580.
135
L'ouvrage de Schiner : launa Austriaca ne comprend plus
certains Zabanus dans le sens admis par les derniers travaux.
Quand on s’en servira il faudra toujours avoir soin de vérifier les
déterminations.
Quant aux autres genres belges appartenant à la famille des
Tabanides, leur étude est moins délicate.
J'ai indiqué comme renseignement accessoire si l'espèce avait été
capturée en Hollande. Je n'ai pas voulu faire la même chose pour
les autres contrées qui nous entourent, ne pouvant affirmer que les
catalogues qui s’y rapportent comprennent les 7'abanus dans le
sens de Brauer.
Quand je parle d’un ouvrage intitulé Bouwstofen, il s’agit du
catalogue de Diptères publié dans les : Bowmwstoffen voor eene
Fauna van Nederland. Je remercie vivement M. van der Wulp
pour les renseignements qu’il a bien voulu me communiquer et la
bienveillance avec laquelle il m'a guidé de sa grande autorité.
TABANIDES.
Tête de la largeur du corselet ou même plus large. Antennes
insérées loin de la bouche, formées de 3 articles, dont le dernier,
de forme très variable, paraît en constituer quatre dans le genre
Hexatoma. Yeux se touchant chez le (', séparés par une large
bande frontale chez la ©. Écusson sans épines. Nervure costale
faisant tout le tour de l’aile. Abdomen assez large.
Je connais de cette famille 4 genres représentés en Belgique.
a. Ailes à fond unicolore, hyalines, tout au plus un peu rem-
branies vers le bord supérieur, ou marquées vers le milieu d’une
vague tache enfumée.
Antennes aussi longues que la largeur de la tête. ÆZexatoma.
Antennes moins longues que la moitié de la largeur de la tête.
Tabanus.
b. Ailes à fond grisâtre ou brun-pâle, marquées de nombreuses
petites taches blanchâtres souvent allongées. Haœmatopola.
c. Ailes à fond gris ou noirâtre, sans nombreuses petites taches
blanchâtres, ou hyalines, bordées à leur partie supérieure par une
bande noire ou brun foncé et traversées dans leur milieu par une
large bande noire ou brun foncé très bien tranchée. Chrysops.
Il est possible que nous ayons aussi en Belgique des espèces du
genre Pangonia. Ces espèces se reconnaîtront de suite par leur
trompe allongée à peu près trois fois aussi longue que les antennes
et leurs tibias postérieurs munis d’une ou plusieurs épines à leur
extrémité.
136
Genre TABAnus L.
J'en connais onze espèces belges que je répartirai en deux grands
groupes caractérisés par les deux schémas qui suivent.
Dans le [°° groupe je comprendrai les espèces qui n’ont jamais la
bifurcation de la 3% nervure longitudinale munie d’un appendice
(fig. a),
un
Fig. a. Fig. 6.
Dans le II‘ groupe, au contaire, celles qui ont cette bifurcation
de nervure presque toujours munie d’un appendice (fig. b).
I GROUPE.
Caractère du groupe : bifurcation de la 3% nervure longitudinale
jamais munie d'un appendice.
Ce groupe comprendra deux sections.
1'° SECTION. Pattes entièrement noires.
T. micans Mg. — Louette-St-Pierre, Awenne (17-6-81) (coll.
Musée). — Morlanwelz (3-6-89) (Claessens).
L’espèce est renseignée dans les Powmwstoffen comme se trouvant
en Hollande.
2° SECTION. Pattes en partie jaunâtres et noiratres.
A. Ailes marquées au dessus de la cellule discoïdale d’une tache
jaune-brunätre. Ventre noir.
T. gigas Herbst. — Un exemplaire pris à Liège m'a été commu-
niqué par M. Claessens.
Cette espèce a été prise aux environs de Maestricht depuis la
publication des Pouwrwstofen .
PB. Ailes non marquées d’une tache rembrunie au dessus de la
cellule discoïdale ; yeux glabres.
a. Antennes noires ; abdomen noirâtre, marqué de 3 séries longi-
tudinales de taches grisätres ou rougeûtres.
T.autumnalis L. — Louette-St-Pierre (13-7-70); Grammont
(2-7-72); Ixelles (19-7-79) (coll. Musée). — Rouge-Cloître. —
Fleurus (7-83) (Bivort). — Morlanwelz (juin 89) (Claessens).
Hollande (Pouwstoffen).
b. Antennes brunâtres ou rougeatres, au moins en partie.
Longueur d’au moins 20 mill., largeur d’au moins
Longueur d’au plus 14 mill., largeur d'environ 4 mill.
7 mill.
137
1. Abdomen brun-foncé avec chaque article bordé à sa
partie postérieure d’une bande jaune très tranchée et marqué
au milieu d’une tache triangulaire blanchâtre.
T. sudeticus Zett. — Auderghem, Mariemont, environs
d’Izel-sur-Semois (16-7-91). — Environs d’Auby-sur-Semois
(7-90) (Rousseau). — Groenendael (Tosquinet).
À été pris dans le Limbourg hollandais pres de Venlo
{ depuis la publication des Pouwstofen.
2. Abdomen rougeàtre avec une bande longitudinale et
souvent les articles postérieurs noirâtres. Chaque segment
marqué au milieu d’un triangle blanc-grisâtre. Corselet
d’un gris-bleuâtre avec 3 bandes longitudinales plus pâles
bien marquées.
T. bovinus L. — Environs d'Anvers; Vieux-Dieu. —
Fleurus (Bivort). — Env. d'Izel (16-7-91).
Hollande (Pouwstofen).
3. Bordure postérieure des yeux d’un blanc gris, au moins
aussi large chez la © que le quart de la partie postérieure
de la bande frontale, et hérissée de longs poils que l'on
voit dépasser fortement les yeux quand on regarde la tête
de l’insecte de face.
T. maculicornis Zett. — Marbehan (23-6-78) (Musée).
J’en ai pris 4 exemplaires à Rouge-Cloître, et 2 aux environs
d'Izel le 16-7-91.
À été pris dans le Limbourg hollandais près de Bunde
depuis la publication des Bouwstofen.
‘4. Bordure postérieure des yeux d’un blanc grisâtre, pas
plus large chez la Q que le 1/6 de la partie postérieure de la
bande frontale, hérissée de poils très serrés mais très courts
et que l’on ne voit pas ou presque pas dépasser les yeux quand
on regarde la tête de l’insecte de face.
T. bromius L.— Marbehan (23-6-78), Louette-St-Pierre
: (13-7-70), Carlsbourg, Bauche (13-6-80) (coll. Musée). —
Environs d’Izel (juillet 91). — Mariemont.
Hollande (Bowwstofen).
C. Ailes non marquées d’une tache rembrunie au dessus de la
cellule discoïdale; yeux velus, à pubescence souvent très courte et
fine, mais toujours bien visible par reflet et assez serrée.
1æ
G' Joint de contact des deux yeux beaucoup plus long que la
partie transverse du triangle frontal au dessus du point d'insertion
des antennes.
@ Bande frontale entre les yeux au moins 4 fois aussi longue que
large à la base.
138
T. tropicus Mg. Panz. — Carlsbourg (16-6-70) (coll. Musée).
— Environs d’Izel (21-7-91); Groenendael (18-8-91).
Hollande (PBounstoffen).
2. G Joint de contact des deux yeux pas beaucoup plus long que la
partie transverse du triangle frontal au dessus du point d’insertion
des antennes.
Q Bande frontale entre les yeux à peu près 2 1/2 fois aussi longue
que large à la base.
T. luridus FI. — Forêt de Meerdael (23-5-70) (coll. Musée).
— Rouge-Cloître; Environs d’Izel (16-7-91).
Cette espèce est à supprimer des Bowwstofen, les insectes déter-
minés comme tels etant des éropicus d'après la monographie de
Brauer.
Le solstitialis Mg. doit être supprime des Pouwstoffen pour le
même motif.
IIme GROUPE.
Caractère du groupe : bifurcation de la 3e nervure longitudinale
presque toujours munie d’un appendice.
1. Cuisses postérieures entièrement grises.
T. ruticus L. — Environs d’Izel (22-7-91).
Hollande (Pouwstofen).
2. Cuisses postérieures jaunes à base grise.
T. fulvus Mg. — Environs d'Izel en juillet.
Hollande (Pouwstofen).
Nora. Le T'abanus plebejus FI. a été pris près de Breda et dans
le Limbourg hollandais.
Genre HæMAToPoTA Mg.
1. Antennes beaucoup plus longues que la tête, complètement
noires chez le , à premier article plus long et à peine plus large
que le troisième chez la ©.
H. italica Mg. — Rouge-Cloître (13-7-91), Mariemont.
Hollande (Boumwstofen).
2, Antennes à peine plus longues que la tête, à troisième article
rouge à la base dans les deux sexes, à premier article plus court et
au moins deux fois aussi large que le troisième chez la Q.
H. pluvialis L. — Forest, Laeken (6-6-81), Watermael,
Auderghem, Haeren, Mont-St-Guibert, Alost, Louette-St-Pierre,
Yvoir (21-6-79), Fallais, Marbehan, Dave, Carlsbourg, Vallée de
139
la Molignée, Comblain-la-Tour, Ronquières, Hozémont, Bauche,
Melreux, Arlon, Bergen, Tilff (coll. Musée). — Environs d’Izel.
Hollande (Bounstofen).
Genre HExATOMA Mg.
La seule espèce européenne est l’'Hexatoma pellucens F.
(bimaculata F. Mg.).
Wolume-St-Lambert (15-8-91), Auderghem (12-7-91), Vivier
d'Oie (Tosquinet). — Mariemont (Claessens).
Hollande (Boumwstofen).
Genre Carysops Mg.
1. Deuxième segment de l’abdomen jaunâtre avec une tache
noire jamais prolongée en arrière par deux lignes divergentes.
C. quadratus Mg. — Louette-St-Pierre (13-7-70), Grammont,
(coll. Musée). — Rouge-Cloître, Environs d’Izel (18-7-91).
Hollande (Bouwstofen).
2. Deuxième segment de l’abdomen tout noir, sauf les bords, chez
le G', jaune avec une tache noire prolongée en arrière par deux
lignes divergentes chez la ©. Tibias noirs ou brun-fonce.
C. cœcutiens L. — Bruxelles (2-7-72), Auderghem, Mont-
St-Guibert, Fallais (23-6-79); Arlon, Dave, Marbehan (23-6-78);
Comblain-la-Tour, Laroche, Awenne, Dinant, Postel, Genck
(3-7-77). — Mariemont (Claessens).
Hollande (Bowwstofen).
3. Deuxième segment de l'abdomen grisàtre avec une tache noire
prolongée en arrière par deux lignes divergentes ou réduite à deux
taches divergentes. Tibias fauves.
C. relictus Mg. — Hoeylaert (24-7-81), Ronquières (20-7-81),
Louette-St-Pierre, Yvoir, Genck (3-7-77),Calmpthout (coll. Musée).
— Environs d’Izel (17-7-91).
Hollande (Powwstofen).
Nora. M. van der Wulp m’a encore indiqué comme ayant été
pris en Hollande deux Chrysops qui ne sont pas renseignés dans
les Pounstofen.
Le rufipes Mg., facilement reconnaissable à ses pattes presque
entièrement jaunes, et le sepulcralis F. remarquable par sa face
presque entièrement envahie par des taches noires brillantes et son
deuxième anneau de l'abdomen tout noir.
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SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE.
IV
Compte-rendu de la séance mensuelle du 5 avril 1892.
PRESIDENCE DE M. GIRON.
Présents : MM. Becker, Bergé, Coubeaux, Éd. Coucke, L. Coucke,
Kerremans, Robbe, Rousseau, Severin, Tosquinet et Lameere,
secrétaire.
MM. de Selys-Longchamps et Duvivier ont fait excuser leur
absence.
La séance est ouverte à 8 heures.
Les procès-verbaux des séances du 6 février et du 5 mars sont
approuvés.
Erratum au numéro III des Annales, page 138 : lire Z'abanus
rusticus et non rulicus.
M. Lameere fait part à l'assemblée de la mort de H. W. Bates,
l'illustre explorateur des bords du fleuve des Amazones : on lui
doit, en dehors de ses nombreux travaux entomologiques sur les
Lépidoptères, les Carabiques, les Longicornes et les Lamelli-
cornes, des observations d’un haut intérêt sur la faune tropicale
et la découverte du mimétisme. H. W. Bates a publié l’un de ses
derniers travaux dans nos Bulletins de l’année dernière (Carabi-
ques du Chota-Nagpore). Peu de savants laisseront autant de
regrets que cet homme d’un esprit réellement supérieur.
Correspondance. M. le Ministre de l'Intérieur et de l’Instruction
publique nous annonce qu’un arrêté royal accorde à la Société son
subside annuel.
M. Duvivier fait savoir que son frère, le lieutenant Joseph Duvi-
vier, part aujourd’hui pour la région du lac Tanganyka où il
continuera à s’occuper activement d'Entomologie, comme il l’a fait
déjà avec tant de succès dans le Haut-Congo.
Lectures, communications. L'Assemblée décide l'insertion au
présent numéro des Annales des notices dont il est donné lecture.
M. Coubeaux relève les additions et rectifications suivantes à
faire à sa liste des Hémiptères de la Belgique.
Le nom de la famille des Cémicides a été omis par erreur.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. LE BELGIQUE, T. XXXVI. 41
142
Ifautajouter: Wacrocoleus Tanaceti Fall., Macrotylus Paykulli
Fall., Atractotomus magnicornis Fall., Plagiognathus alpinus
Reut. et albipennis Fall., Chlamydatus pulicarius Fall. et Capsus
Sehach Fab. signalés comme capturés à Louvain par Lady Seymour
(Catalogue of the specimens of Hemiptera Heteroptera in the
collection of the British Museum, part VI, p. 78, by Francis
Walker). D'autre part M. Fokker a trouvé : Corizus distinctus
Sign., ÆScolopostethus pilosus KReut., Monanthia angusticollis
H.-S. et Æumuli Fab., Microphysa elegantula Baer, Lyqus
rubricatus Fall. et limbatus Fall., Pilophorus cinnamopterus Kb.
et perplezus Scott, Dicyphus pallidus et Epilobii Reut.
Errata : Pionosomus et non Pionozomus, Aphanus Pini et non
Pixi, Salda scotica etnon Scolica, Labops et non Lacops, Sthenarus
et non Sfhenaris.
Excursion. Le 8 mai à Peersel. Départ de Bruxelles (Midi) à
8 h. 2 m. du matin (heure de Greenwich).
La séance est levée à 9 heures.
COLÉOPTÈRES DU BENGALE OCCIDENTAL.
18me mémoire.
ON À NEW SPECIES OF HISTERIDÆ or BENGAL.
By G. Levis F. L.Ss.
Paratropus $Severini n. sp.
Oblongus, vix parallelus, brunneus, antennis pedibusque flavis;
pronoto oblongo-punctato; elytris 6-carinatis; propygidio apice
prominulo obtuse producto. — Long. 3 mill.
Oblong, somewhat parallel, reddish brown ; the head is rather
flat above, sparsely punctured with shallow points, widening out
and angulate before the eyes, margin narrowly elevated bisinuous
anteriorly on each side; the thorax, lateral margin finely raised,
margin continuing as afinestria behind the head,somewhat thickly
punctate,punctures behind the middle of the neck round, ten others
oval ocellate and much larger; the elytra (fig. 1) are 6-carinate,
suture also raised and a subhumeral carina, epipleuræ
finely carinate, the fourth carina turns towards the suture
at the base and obsoletely joins the sutural elevation, the
fifth and sixth are shortened before the scutellum and
somewhat bowed, the ends turning towards the suture,
interstices have oblong punctures evanescent posteriorly
Fig. and clustered and forming rugosities at the base; the
propygidium is a little compressed at the sides with the apex con-
143
spicuously and obtusely produced over and beyond the pygidium,
the surface has oblong ocellate punctures at and near the base
which are evanescent before the apex, apex smooth ; the pygidium is
verticle and feebly convex,obscurely and sparsely punctured, apex
semicircular and very finely marginate; the prosternum (fig. 2) is
narrow, bistriate, the striæ widen out a little at the
base and are parallel to each other along the keel and
anteriorly widen out rather abruptly forming, with
the suture of the anterior lobe as a base, a triangular
enclosure; the mesosternum is acutely produced in
front, with a strong sinuous stria on either side, also
a transverse stria which is feebly bowed towards the prosternum,
the suture is visible close behind the transverse stria and there is
a median line down the metasternum; the metasternum has a
lateral sulcus and at each side near the base are large scattered
punctures ; the first segment has a line of punctures on the ante-
rior edge and on the lateral margins. The tibiæ and tarsi are
formed exactly like those of 2. testudo Gerst. and ?. meri-
dianus Lew.
Hab. : Mandar, Bengale (Père Cardon, 1891).
The figures for this species have been kindly drawn by M. G. Se-
verin to whom I have much pleasure in dedicating the species.
Fig. 2.
In several of the genera of Histeridæ we have round, oval and
oblong species and I have no doubt at this moment from the shape
of the sterna and the legs and tarsi that the present species
is rightly (notwithstanding its extraordinary form) assigned to
Gerstäcker’s genus.
144
DESCRIPTIONS DE COLÉOPTÈRES DES ENVIRONS
D'AKBÉS (SYRIE)
par M. Léon Fairmaire,
Hydrous dichromus. — Long. 12 mill. — Ovatus, postice
paulo ampliatus, convezus, supra fusco-olivaceus nitidus, subtus
cum pedibus rufotestaceus, antennis pallidis, clava obscura, palpis
pallidis, articulo ultimo præcedenti breviore et apice brevissime
obscuro; capile antice utrinque arcuatim punctato; prothorace
longitudine duplo latiore, antice paulo angustato, lateribus leviter
rotundatis, anqulis posticis valde obtusis, fere rotundatis, dorso
lateribus medio et antice punctis aliquot impresso; elytris sat
breviter ovatis, utrinque lineis tribus punctlatis, primis vix sub-
striatis, margine externo biseriatim punctato; sublus lævis minus
nitidus, prosterno carina antice anqgulata, postice acutissime spi-
nosa signato, carina pectorali valde compressa, inter coxas anticas
lerminala.
Plus petit et plus court que le #avipes, d’une coloration bien
différente et remarquable par l’épine aiguë qui termine la lame
prosternale en arrière.
Choleva major. — Long. 7 mill. — Olonga, sal convexa,
castaneo-rufescens, sublus cum pedibus dilutior, subtiliter pilo-
sula; antennis sat gracilibus, medium elytrorum longe superan-
libus, articulo 2 quinto æquali, ullimo acute appendiculato; pro-
thorace parum transverso,elytris angustiore, antice paulo ampliato
et cum angulis rotundalo, margine postico recto, ad angulos paulo
obliquato, his obtusis, dorso dense subtililer aspero-punctato,
postice utrinque impresso, disco breviter sulcatulo ; scutello trian-
gulari sat acuto, subtiliter asperulo; elytris oblongo-ovatis, medio
leviter amplialrs, apice sat abrupte rotundatis, dorso dense subti-
liter asperatis, transversim levissime plicatulis, leviter strialis,
striis 2 primis et omnibus apice profundioribus, intervallis primis
paulo convexis, epipleuris latis, concavis, subtiliter asperulis ;
subtus dense subtiliter asperula, pedibus gracilibus, tarsis anticis,
articulis 3 primis dilatatis, 1° longiore, pedibus posticis valde
elongatis, trochanteribus apice acute spinosis; G.
Ressemble assez à l’angustata, mais bien plus grand, avec les
antennes plus longues, le corselet plus étroit, élargi plus en avant,
les élytres plus amples.
Corticus syriacus. — Long. 4 mill. — Ovatus, convexus, fusco-
145
brunneus, nitidulus, terreno-squamosulus, hispidus; capite brevi,
inter antennas leviter concavo, his crassis, brevibus, prothoracis
medium vix attingentibus, articulis 3-10 transversis, brevibus,
ulltimo majore, fere truncato, prothorace brevi, elytris parum
angqustiore, lateribus præcipue et dorso conico-tuberculato ; elytris
brevibus, ad kumeros angulatis, apice rotundatis, dorso utrinque
paulo bicostatis, costis crassis, interruptis, asperalis, pedibus
brevibus, crassis, hispidis.
Ressemble au diabolicus, mais plus court, plus convexe, avec
les antennes plus cylindriques, les premiers articles pas plus
larges que les autres, le corselet moins prolongé au milieu de la
base, les tubercules dorsaux plus saillants, le disque non impres-
sionné au milieu, et les élytres plus hispides, moins tuberculées.
Platycerus Delagrangei. — Long. 11 mill. — Oflongus,
subparallelus, convexiusculus, fusco-cæruleus, paulo nitidulus;
capile dense ruguloso-punctato, antice paulo concavo, clypeo sat
fortiter emarginato, tuberculis antennariis lævigatis ; prothorace
valde transverso, antice magis quam postice angustato, lateribus
sat late marginato et ante medium obtusissime angulato, anqulis
posticis oblusis, dorso dense rugosulo-punctato, linea media tenui
lævigata; scutello lævi,fere truncato, fere lævi; elytris ad kumeros
angulatis, lateribus postice marginatis, dorso dense fortiter punc-
latis, subliliter striatis, sutura elevata ; sublus magis nigrans, dense
ac fortiter punctatus; & magis parallelus,mandibulis longioribus,
sed capîle brevioribus.
Bien distinct du caraboides par sa forme plus allongée, plus paral-
lèle, sa coloration foncée, peu brillante, son corselet densément
et assez fortement ponctué ainsi que la tête et les mandibules bien
moins longues; les angles antérieures du corselet sont plus obtus.
Le P. caucasicus Saund. (Trans. Ent. Soc. Lond., 1864, 60)
paraît différer par sa taille plus forte, sa coloration d’un bleu
brillant, la ponctuation moins serrée, et les mandibules moins
courtes. En voici du reste, la description :
Cœruleus,nitidus ; capite parcius punctato, antrorsum profunde
emarginato, impresso; mandibulis elongatis, capitis fere longitu-
dine, curvatis, supra sulcatis, extus prope basin angulatis, intus
ad basin dente obtuso parvo instructis; prothorace transverso,
anqulis anticis prominulis, deflexis, lateribus sinuatis, angulis
posticis obtusis, parcius sat fortiler punclato; elytris elongatis,
parallelis, punctatis, leviter lineatis ; corpore subtus nigro; tibiis
anlicis minute denticulatis, quatuor posticis inermibus. — Long.
(mandib. incl.) 6 1/2 lig. (anglaises). — Caucase.
Readily distinguished from its European ally, 2. caraboides,
146
by its narrower and more convex form, its prominent and more
slender mandibles, its impressed and sparsely punctate head, the
sinuate lateral margin of the prothorax, the obtuse posterior
angles and ponctuation of that segment, and finally, by its more
parallel and sparsely punctate elytra, the interstices being smooth.
Triodonta difformipes. — Long. 6 mill. — Ovalo-oblonga,
convexa, fusca, nitidula, fulvo-pilosa et fulvo-ciliata, elytris,
pedibus, ore antennisque fulvo-testaceis, sutura el margine externo
anquste infuscatis, capile sat magno, subtiliter rugoso-punctato,
antice fere truncato, angulis rotundatis, margine antico et late-
ribus reflexo. sutura clypeali medio transversim recta, utrinque
obliqua, leviter elevata ; prothorace longitudine vix latiore, antice
a medio angustato, margine postico utrinque obsoletissime sinuato,
transversim impressiusculo et subliliter reflexo, angulis posticis
fere rectis, anticis valde deflexis, dorso dense sat subtititer punc-
tato; scutello oblongo-ogivali, punctato; elytris oblongo-ovatis,
medio leviler ampliatis, apice abrupte rotundatis, subtruncatis,
dorso striatulis, strirs extus obsolelis, intervallis sat dense sat for-
titer punctalis, allernatim paulo convexis, sutura paulo elevata ;
pygidio subtiliter punctulato; corpore sublus longius villoso, dense
subtiliter asperulo, pedibus 4 posticis elongatis, tarsis tibiis fere
duplo longioribus, pedibus anterioribus brevioribus, tibiis triden-
tatis, dente supero valde obtuso, apicali elongato, tarsorum arti-
culo ulltimo magno, dilatato, unguibus 2 magnis, incurvis armato,
exlerno majore acutissimo, interno breviore, apice obluso.
Cet insecte est plus allongé que ses congénères. La conformation
des tarses antérieurs est une exageration de ce que l’on voit chez
les G' Zriodonta. La longueur des tarses intermédiaires et posté-
rieurs est plus curieuse. Le menton forme une plaque arrondie
qui cache presque la bouche.
Triodonta dispar. — Long. 5 à 51/2 mill. — Ob/ongo-ovata,
G'aigra,nitidula, subtiliter fulvo-cinereo-sericans, lateribus fulvo-
ciliata, Q major, elytris paulo amplialis, rufo-testacea, fulvo-
sericans; capile nigro, prothorace medio villtula longiludinalis et
scutello fuscis; pedibus rufo-testaceis; capite sat lato, rugoso-
punctato, antice reflexo et leviter rotundato; prothorace trans-
verso, antîce leviter angustato, lateribus paulo arcuatis. angulis
posticis rectis, anticis valde declivibus, dorso dense punctato;
seutello ogivali, punctato; elytris ovalis, apice abrupte rotundatis,
dense rugoso-punctatis,sutura et utrinque costulis 2 paulo elevatis;
pygidio fere lævi; tibiis anticis sat late tridentatis, dente supero
sat obluso:
Cette espèce est remarquable par la différence de taille et de
coloration dans les 2 sexes. Le G' ressemble à 7°. luteipes.
147
Serica fusconitens. — Long. 8 1/2 mill. — Oblongo-ovata, sat
fortiler convexa, fusca, sat nitida, paulo metallescens, capite antice
attenuato et leviler reflexo, margine antico sat late sinuato, summo
sat subtiliter laxe, antice sat dense fortiler punctato, inter oculos
transversim sat late impressiusculo, palpis antennisque ferru-
gineis; prothorace transverso, antice attenwato, lateribus vix
arcuatis, angulis posticis fere rectis, dorso dense sat fortiter punc-
tato; scutello sat acute ogivah, punctato, lateribus lævigato; elytris
postice leviter ampliatis, apice abrupte roduntatis, dorso stria-
tulis, intervallis sat grosse fortiler parum dense punctatis,
alternatim paulo convexiusculis, striis 2 primis apice paulo
convexioribus, suturali apice cum marginali conjuncta; pygidio
dense fortiter punctato; subtus dense punctata, mesosterno lato,
tibiis obtuse bidentatis.
Ressemble un peu à #. wutlala, mais plus grande, avec le
chaperon sinué au milieu, le corselet fortement ponctué et les
intervalles des élytres plans, alternativement convexes.
La #'. punctatissima Fald. doit être voisine de cette espèce ; mais
elle plus est petite (3 1/2 1.), avec le corselet finement ponctué,
ayant de fossettes sur les côtes et à la base et les élytres avec des
côtes assez saillantes.
Homaloplia ursina. — Long. 9 mill. — Oblongo-ovata, valde
conveza, fusco-nigra, nilida, pilis supra nigris, subtus fulvescen-
tibus longe et dense hirta; capite planalo, grosse fere ocellato-
punclato, margine anûico fere truncato, ad angulos sat rotundato,
reflexo et cum lateribus reflexo, sutura clypeali fere indistincta ;
prothorace transverso, elytrorum basi haud angqustiore, antice
angustato, lateribus rotundato, dorso fortiter sat dense punctato;
scutello ogivali, parum dense punctato, lateribus paulo elevato ;
elytris ovatis, medio paulo ampliatis, apice fortiter rotundatis,
dorso striatis, intervallis vix convexiusculis, rugosulis, irrequla-
riter sat laxe et sat grosse punctatis; pygidio et propygidio aspe-
rulis; subtus cum pedibus asperulo-punctata, abdomine magis
asperato; tibns anterioribus acute bidentatis, unquibus piceo-rufis.
Ressemble un peu à l’Aolosericea, mais bien distincte par sa
taille plus forte, sa longue villosité et les élytres moins courtes
arrondies à l’angle sutural, avec les intervalles plus ponctués
ainsi que le corselet; le mesosternum est aussi plus large.
Homaloplia mutilata. — Long. 7 mill. — Previssime ovata,
valde convexa, nigra,modice nilida,glabra ; capite subtiliter punc-
tulata, antice leviter atlenualo et fere truncato, utrinque sat
obtuse angulato; antennis fuscis; prothorace elytrorum basi paulo
latiore, longitudine paulo plus duplo latiore, antice angustato,
148
lateribus sat rotundalis, dorso subtiliter sat dense punctulato ;
scutello trianqgulari, paulo punctulato; elytris brevibus, lateribus
sat rotundatis, apice abrupte truncatis, dorso striatulis, stris
parum vmpressis, sed sat latis, intervallis punctatis; pygidio
conveziusculo, subtiliter asperulo; subltus vix nitidior, coxis posti-
cis fortiter punclatis et cum pedibus, nitidioribus. — Smyrne.
Espèce bien distincte par son corps trapu et ses élytres nette-
ment tronquées, paraissant coupées à l'extrémité.
Tanyproctus rugosulus. — Long. 7 à 9 1/2 mill. — Cette
nouvelle espèce ressemble beaucoup au 7. (Prachydema) Barryi
Fairm., du Liban central; mais la forme des élytres est plus large,
plus courte et leur coloration bien moins sombre, d’un marron assez
clair ; en outre leur ponctuation est bien plus forte, sans être plus
serrée, l'intervalle sutural est fortement ponctué etun peu rugueux,
la tête et le corselet sont un peu plus fortement ponctués, le
pygidium est à peine plus ponctué ; enfin le mésosternum est pres-
que rugueusement ponctué avec les sillons plus marqués, et le
petit sillon médian du corselet est bien plus court.
Orthopleura funebris. — Long. 7 mill. — ÆZ/Zongata, nigra,
nitida, sat dense nigro-villosa, abdomine rufo; capite dense punc-
tato, inter oculos impresso; prothorace elytris paulo angustiore,
longitudine haud latiore, dense punctato, antice utrinque obsolete
transversim Tmpresso, anqulis posticis obtusiusculis; scutello
convezo, punctlato, elytris elongatis, apice separatim rotundatis,
dorso subtiliter punctalo-rugosulis, basi paulo fortius, postice
punctis seligeris rarius sparsutis ; subtus lævius et paulo nitidior.
Diffère du sanguinicollis par sa forme étroite, le corselet
n'étant pas plus large que long, sa ponctuation bien plus forte et
sa coloration, ses élytres plus longues et plus parallèles.
Colpotus magnicollis. — Long. 10 mill. — Oblongo-sub-
quadratus, niger, parum nilidus, sat convexus: capite subtiliter
dense punctulato, clypeo arcuatim late emarginato, angulis rotun-
datis; antennis parum gracilibus, prothoracis basin haud attin-
gentibus, articulis paulo nodulosis; prothorace amplo, elytris
haud angustiore, transverso, antice paulo angustato, lateribus
leviter arcuatis, dorso densissime strigoso-punctato, lateribus den-
sius strigoso, basi late emarginata, angulis parum obtusis, anticis
acutiusculis ; sculello brevi, obtuso, vix punctulato; elytris apice
lantum angustatis el rotundatis, fortiter punctato-striatis, inter-
vallis plants, subtiliter dense punclatis ; sublus cum pedibus niti-
dior, proslerno dense fortiler strigoso, pectore rugoso-punctato
lateribus fortius, abdomine subtiliter sat dense punctato, lateribus
rugosius el impressiusculo, pedibus validis, femoribus posticis
149
subtus dense fulvo-pilosis, libiis anticis apicem versus dilatatis.
Diffère des autres Colpotus par sa forme large, non atténuée en
arrière, ses antennes moins grêles, un peu noduleuses ; la sculp-
ture du corselet et la forme du bord postérieur le rapprocheraient
du C. byzantinus, mais la forme générale, la taille et la sculpture
des élytres sont bien différentes.
Opatroides curtulus. — Long. 7 mill. — Ob/onqus, convexus,
niger, nitidulus; capite prolhoraceque subtiliter punctatis, illo
parum convexo, elytris trianqulariter emarginatis, antennis basin
prothoracis haud atlingentibus, parum crassis, articulis 8-10
transversis, paulo latioribus, ultimo breviter ovato, 3° sequenti
paulo longiore; prothorace transverso, elytris fere latiore, antice
vix angustiore, lateribus parum arcuatis, basi fere recta, ante
angulos vix sinuata, his fere rectis; scutello punctulato, valde
obtuso aut fere truncato; elytris oblongo-ovatis, ad humeros rotun-
datim angulatis, apice rotundatis, dorso subtililer substriato-
punctatis, intervallis planis, subtilissime punctatis; subtus punc-
tato-rugosulus, prosterno lateribus magis rugoso.
Très voisin du subcylindrus, mais plus court, plus petit, l’échan-
crure du chaperon plus profonde, l’écusson plus court, ponctué,
les élytres plus courtes, mais à sculpture identique, et moins for-
tement rugueux en dessous.
Mycetochares grandicollis. — Long. 6 1/2 mill. — Ælon-
gata, subparallela, nigro-fusca, nilida, antennis, palpis pedibusque
rufo-ferrugineis, antennis fractis, an apice infuscatis ? capite sat
lato, punctulato, inter oculos obsolete impressiusculo, epistomate et
labro pallide fulvis; prothorace elytris basi Laud angustiore,
medio paulo ampliato, antice paulo anqustiore, sat fortiter sat
dense punclato, basi utrinque foveolato, medio impressiusculo,
angulis posticis acute rectis ; scutello subtiliter punctato, apice fere
truncato; elytris oblongis, apice conjunctim rotundatis, punctu-
lato-striatis, stris parum impressis, 2 primis profundioribus,
externis fere obsoletis, intervallis sat dense punctatis, paulo rugo-
suhis, planiusculis, 3 primis convexiusculis ; subtus fere lævis.
prosterno lateribus fortiter punctato.
Cette Wycelochares est remarquable par l’ampleur du corselet
qui est aussi large que les élytres.
Mycetochares longior. — Long. 5 mill. — M. lineari simil-
Lima et similiter colorata, sed statura angustiore et minore, pro-
thorace breviore, lateribus postice haud ampliatis, dorso minus
convexo, impressiusculo, ad angulos posticos deplanato, elytris
longioribus, minus convexis, striolatis, striis 3 primis sat pro
Jundis, intervallis subtilius rugosulis distincta.
150
La 7. rudis Küst., de Grèce et de Turquie, paraît voisine de
cette espèce, mais elle est bien plus grande, finement ponctuée, le
corselet est moins court, et les stries des élytressont toutes subsul-
ciformes.
Cistela forticornis. — Long. 10 mill. — Obongo-elliptica,
modice convexza, fusco-cærulescens,nitida, elytris testaceo-castaneis ;
capite sat subtiliter dense punctato,antice transversius sat fortiter
impresso, fronte medio leviter foveolata; antennis corpore vix
brevioribus, articulo 2° brevissimo, 3 quarto parum breviore ; pro-
thorace valde transverso, elytris angustiore, antice angustato,
lateribus leviter armatis, angulis posticis acute rectis, dorso dense
subtiliter punclulato, basi medio et utrinque leviter impresso;
sculello valde obluso, dense punctulato; elytris elongatis, postice
anqustalis el apice obtusis, sat fortiter striatis, striis sat subtiliter
punctalis, intervallis planis, subliliter et postice obsolete punc-
tulatis; sublus dense sublilissime punctata, tibiis tarsisque fusco-
picens. L
Ressemble beaucoup à la C. ceramboides mais plus petite, moins
convexe, les élytres plus parallèles, les antennes plus longues, à
articles non angulés à l’extrémité, le 3° moins court, la ponctua-
tion de la tête et du corselet est bien distincte, ce dernier a une
faible impression au milieu de la base, l’écusson est très obtus,
les stries des élytres sont moins ponctuées et les intervalles sont
plus plans; la coloration du corps est plus brillante, faiblement
métallique et celle des élytres un peu plus rougeûtre.
Cistela flavida. — Long. 10 mill. — Olonga, convexa, flava,
sal nitida, elytris paulo sulphureis, subtilissime pubescens, anten-
nis obscurioribus; capite brevi, subtiliter densissime punctulato,
antice transversim profunde sulcato ; antennis validiusculis, arti-
culo 3 quarlo vix longiore; prothorace elytris vix angustiore,
longitudine fere duplo latiore, lateribus cum angulis anticis rotun-
datis, angqulis posticis obtusis, basi fere recta, dorso densissime
subtilissime punctato, postice medio obsolete impresso; scutello
oblusissimo, punctulato; elytris oblongo-ovatis,ad kumeros angula-
im rotundatis, medio indistincte ampliatis, dorso subtiliter
striatulis, stria suturali et striis aliis apice distinctioribus, inter-
vallis planis, subtilissime vix perspicue densissime punctulato-
alutaceis; subtus fere lævis, prosterno et metasterno angustis,
processw intercozali brevissimo.
Bien distincte par sa coloration et sa forme assez courte et
convexe, et son corselet ample, à angles postérieurs obtus.
Gonodera Delagrangei. — Long. 9 mill. — Ob/ongo-ellip-
hica, sat convexa, fusca, nitida, pube subtili fuliginosa dense
151
vestita, antennis, ore pedibusque obscure ferrugineis; capile sub-
tiliter dentissime punctulato, antice transversim fortiler impresso,
oculis approzimatis, antennis validiusculis, corpore parum brevio-
ribus, opacis, articulo 1° excepto, 3° secundo paulo longiore; pro-
thorace brevi, elytris vix angustiore, antice valde anqustato,
lateribus armatis, dorso subtilissime dense punctulato, basi subti-
liter marginato, utrinque sinuato; scutello obtuse triangulari ;
elytris oblongis, media haud ampliatrs, subtililer densissime punc-
tulatis, stria suturali impressa et intus striola obsoleta, postice
paulo evidentiore; subtus dense punctulata.
Ressemble beaucoup à Æ7. rufipes, mais plus allongée, plus
noire, avec les antennes plus robustes et plus longues, le 3e arti-
cle un peu plus long que le 2e, mais atteignant à peine le quart du
4, en outre les yeux sont un peu plus rapprochés et les côtés du
corselet sont moins arrondis.
Gonodera atronitens. — Long. 51/2 mill. — Oblonga, modice
conveæa, nigra, valde nitida, antennis pedibusque fuscis; capite
subtiliter dense punctato, antice fortiter transversim impresso,
antennis sat validis, dimidium elytrorum superantibus, articulis
apice angulatis, opacis et densissime punctatis, articulo 1° excepto
articulis 2°3cque brevibus, æqualibus; prothorace transverso,
elytris haud angustiore, a basi antice sat fortiter angustato, late-
ribus arcuatis, dorso subtiliter punctulato, basi anquste marginato
el utrinque leviter firmato, angulis posticis vix rectis; scutello
minuto, trianqulari; elytris oblongo-ovatis, basi truncatis, pilo-
sulis, subtiliter et subseriatim asperulo-punctatis.
Dans cette espèce les 2e et 3e articles des antennes sont très
courts et égaux ; les antennes sont assez fortes et les articles assez
fortement angulés à l’extrémité et la ponctuation des élytres est un
peu ràpeuse.
Eryx asiatica. — Long. 11 mill. — Olongo-ovata, sat con-
vexa, nigra, modice nilida, glabra, pedibus piceis, femoribus
paulo obscurioribus ; capite densissime subtililer punctulato, medio
transversim profunde sulcato,oculis valde convexis, parum distan-
tibus, antennis medium corporis haud attingentibus, parum gra-
cilibus, articulis parum serratis, 3 quarto paulo longiore;
prothorace brevi, antice valde angqustato, lateribus vix arcuatis,
dorso densissime subtililer punctulato, margine postici utrinque
late sinuato, angulis posticis acutissimis ; scutello triangulart,
punctulato; elytris oblongo-ovatis, post medium vix sensim amplia-
lis, subtiliter punctato-striatulis, striis apice et ad suluram pro-
fundioribus, intervallis planis, subtiliter densissime punctatis ;
subtus nitidior, densissime subtiliter asperulo-punclata, processu
intercozali acuto. — Smyrne.
152
Ressemble assez à l’Z. lugens, mais plus allongé, avec les stries
des élytres plus distinctes, les intervalles plus plans, les yeux plus
rapprochés et les antennes un peu en scie.
Cteniopus impressicollis. — Long. 7 milll — Oblongo-
elongatus, sulphureus, fere opacus, antennis, tarsis et palporum
articulo ultimo fuscis antennarum articulo 1° dilutiore; capite
ovato, subtiliter densissime punctulatlo, antice transverium pro-
funde sulcato, antennis gracilibus medium elytrorum superan-
libus, articulo 3° sequentibus haud longiore; prothorace transverso
elytris paulo anqustiore antice angustato, lateribus rotundatis,
dorso subtilissime densissime punctulato, disco elevato, paulo
rufescente, postice angustato et utrinque fortiter impresso; scutello
acute triangulari; elytris elongatis, ad humeros angulatim rotun-
datis, apice rotundatim subtruncatis, dorso subtilissime striatulis,
intervallis planis, subtilissime strigosulo-aluvaceis, subtilissime
pubescentibus; subtus simililer pubescens, tarsis gracilibus, haud
lamellatis, articulo ultimo sulphureo.
Ressemble au ©. sulphureus, mais plus court, avec les antennes
moins longues d’un brun noirâtre ainsi que les tarses et le dernier
article des palpes; le corselet est remarquable par son disque
formant un espace plus convexe, n’atteignant pas le bord anté-
rieur, rétréci à la base avec une forte impression de chaque côté.
Cteniopus ? crassus.— Long. 10 mill.— Ovuto-oblongus, sat
conveæus, flavo-rufescens, sat nitidus, subtiliter sat densepubescens,
elytris pallidioribus, capite sat lato, dense subtiliter punctulato,
mandibulis et palpis maxillaribus apice infuscatis, antennis cras-
siusculis, sat brevibus, basin prothoracis paulo superantibus, arti-
culo ultimo graciliter appendiculato; prothorace transverso, elytris
haud angustiore, lateribus leviter, antice cum angulis rotundato,
margine postico fere recto, angulis valde obtusis, dorso densissime
subtilissime punctulato; scutello obtuse ogivali, similiter punc-
tulato; elytris oblongo-ovatis, postice leviter ampliatis, subtilis-
sime dense reticulato-punctulatis, subtiliter striolatis, striis primis
magis evidentibus, externis obsoletis; pectore subtiliter, abdomine
subtilius punctulatis, hoc lateribus impressiusculo, prosterno et
mesosterno inter coxas angustissimis, pedibus parum gracilibus,
tibiis asperulis et breviler setulosis, tarsis sublus lispidulis, pos-
lerioribus articulo 1° ceteris conjunctis fere æqualr.
Le faciès de cet insecte est plutôt celui des Z/ymenalia, maïs les
antennes ne sont pas grêles, le % article est égal au 4°, le dernier
article des palpes maxillaires est seulement un peu élargi à
l'extrémité, et obliquement tronqué, le bord postérieur du corselet
n’est pas bisinué, les hanches postérieurs sont presque contiguës
153
et les tarses ne sont pas lamellés. Mais d’un autre côté l’abdomen
n’est composé que de 5 segments tandis que les mandibules me
paraissent entières à l'extrémité, la saillie intercoxale est courte,
assez pointue. Ce sera sans doute le type d’un nouveau genre avec
des caractères plutôt négatifs que bien positifs.
Omophlus densepunctatus. — Long. 81/2 mill. — O, syriaco
sat similis, niger, nitidus, breviter, lateribus longe fusco-villosus ;
capite sat brevi, punctato, medio multo minus et inter oculos leviter
biimpresso, antice transversim impresso, antennis modice graci-
libus, medium corporis superantibus, articulo 3 sequenti fere
dimidio longiore; prothorace elytris paulo angustiore, longitudine
fere duplo latiore, lateribus anguste marginatis, antice rotundatis,
dorso sat subtiliter sat dense punctato, utrinque medio transversim
obsolete impresso, linea media interrupla vix impressa; scutello
punctulato, apice fere truncato; elytris ad kumeros rotundatim
angulatis, postice leviter amplialis, apice oblusis, parum rotun-
datis, dorso dense punctulatis et sat subtiliter transversim rugo-
sulis, linea juxta-suturali vix impressiuscula; metasterno vix
punctulato, abdomine sat dense punctato.
Ressemble au syriacus pour la coloration, mais plus petit, plus
convexe, à villosité hérissée noire, plus longue sur les côtés du
corselét avec la tête bien moins ponctuée, le corselet moins arrondi
sur les côtés, les angles postérieurs marqués, les élytres moins
amples, densément ponctuées, sans lignes enfoncées ni sail-
lantes.
Omophlus cribricollis. — Long. 9 1/2 mill. — O. orientali
valde afinis, similiter coloratus, niger, sat nitidus, elytris rufis,
nigro-hirtulus ; capite sat brevi, conveæiusculo, sat subtiliter den-
sissime punctato, inter oculos biimpresso, antice transversim sat
fortiter impresso; antennis medium corporis viz attingentibus,
articulo 3° elongato; prothorace transverso, elytris sat angustiore,
antice paulo attenuato, lateribus vix arcuatis, anquste marginatis,
dorso subtiliter dense punctulato, undique paulo inæquali, basi
subtiliter marginata, angulis obtuse rotundatis; scutello sat lato,
apice rotundato, subtiliter punctulato; elytris sat brevibus, postice
ampliatis, apice obtusis, dense subtiliter rugosulo-punctatis, sub-
tiliter striatulis, striolis suturam el apicem versus paulo eviden-
tioribus ; subtus cum pedibus subtiliter coriaceus, tarsis piceis.
Ressemble assez à l’orientalis, mais plus court avec le corselet
plus large, densément ponctué, bien moins arrondi aux angles
antérieurs, le bord antérieur presque droit, et les élytres plus
finement et plus densément rugueuses.
Omophlus foveicollis. — Long. 9 mill. — Oblongus, postice
154
paulo ampliatus, convezus, supra glaber, niger, nitidus, elytris
rubro-rufs, basi late, sutura usque ad medium anquste et margine
extlerno tenuissime fuscis ; capile sat dense punctato, antice trans-
versim fortiter impresso, inter oculos utrinque foveolalo; pro-
thorace longitudine duplo latiore, elytris angustiore, lateribus
rotundatis, margine antico cum angulis rotundato, basi recta, sat
fortiler marginata anqulis obtusissimis, dorso subtiliter punc-
tulato, utrinque impressionibus 2 latis, profundis, extus confusis ;
scutello punclulato, apice truncato-rotundato; elytris ad humeros
angulalim rotundatis postice paulo ampüatis, apice separatim
obtuse rotundatis, sat subtiliter dense ruguloso-punctatis, basi et
suluram versus lineato-punctatis; subtus cum pedibus albido-
villosus, segmento ventrali ullimo medio carinato, ullimo apice
sat fortiter sulcato.
Ressemble un peu au ferminatus, mais avec la coloration des
élytres renversée, le noir étant à la base et non à l’extrémité; les
profondes impressions du corselet rendent cette espèce facile à
distinguer.
Mylabris tenuepicta. — Long. 15 mill. — Conveza, cœru-
lescenti-nigra, parum nitida, elytris rufis utrinque punctis ? mi-
_nutlissimis ante medium transversim positis, macula discoidali
paulo post medium majore el margine apicali brevi nigris; capite
prothorace haud latiore, convexo, dense sat fortiter punclato, inter
oculos costulavix elevatalævi signato, sutura clypeali sat profunde
arcuata, labro basi breviter sulcatulo; antennis articulis 5 primis
sat gracilibus, ultimis 6 crassioribus, 8-10 transversis, ultimo
paulo angustiore acuminato; prothorace parum transverso, a medio
antice sat fortiter angustato, dorso haud inæquali, dense sat fortiter
punctato, medio brevissime sulcatulo, basi transversim impressius-
culo et utrinque plagulis 3 nitidis, minuts, lateribus utrinque
medio plaqgula transversa, interdum interrupta signato; scutello
dense punctato, apice rotundato et breviter sulcatulo; elytris
breviter nigro-pilosulis, dense punclalo-rugosis, sutura angquste
elevata, utrinque nervulis 3 viz distinquendis ; subtus cum pedibus
sat subtiliter dense punctato-rugosula, pedibus validis, sat brevi-
bus, tibirs anticis intus cinereo-pubescentibus.
Voisin de calida Pall., mais bien distinct par le dessin des
élytres qui rappelle celui de 47. niligena Reiche, par la sculpture
du front et par les antennes qui ne sont nullement dentées.
Mylabris posticata. — Long. 10 mill. — Sat elongata, valde
conveza, nigra, nigro- el griseo-villosa, parum nitida, elytris tes-
taceis, basi et apice anguslissime nigris, punclo aut villa brevi
humerali, puncto discoidali ante medium, macula aut punctlo sub-
155
marginali post medium et macula ante apicem transversa, inter-
dum per suluram cum margine apicali coeunte nigris; capite
convexo, sat subtiliter sat dense punclalo, fronte medio interdum
anguste elevata et nitidula; antennis brevibus, basin prothoracis
haud attingentibus, clavatis, articulo 3° paulo longiore, ultimo
pyriformi; prothorace transverso, subquadrato, margine postico
cum anqulis sat rotundato, dorso sat subtiliter sat dense ruguloso-
punctato, basi interdum medio vage impresso ; scutello punctato,
apice rotundato; elytris postice voix ampliatis, dense punctato-
rugosulis, haud nervosis, sublus nigro-villosa, cum pedibus subti-
liver punctato-rugosula, pedibus sat brevibus, sat gracilibus.
Voisin de A. Silbermanni, en diffère par le corselet plus court,
moins rétréci en avant et les taches des élytres réduites, en avant,
à de petits points parfois peu distincts, la tache antéapicale restant
assez développée et formant parfois une bande transversale rejoi-
gnant par la suture l’étroit liseré apical.
Lydus pilicollis. — Long. 12 mill. — L. algirico valde afinis
sed minor, elytris dilutioribus, corpore griseo-villosulo, prolhorace
angustiore, basi utrinque tantum marginato, scutello magis trian-
gulari, medio impresso, elytris pubescentibus, subtilius rugulosis,
abdomine fere glabro, lateribus transversim sat forliter impresso,
pedibus brevioribus distinctus.
Lydus vulneratus. - Long. 13 mill. — Sué elongatus, niger,
nitidus, elytris rujis, paulo minus nitidis, glaber ; capite protho-
race medio haud latiore, vertice convexo, parce punctulato, fronte
inter oculos late impressa, medio levissime elevata et signatura rufa
nitida ornato, inter antennas punctata; antennis crassis, protho-
racis basin paulo superantibus, apicem versus haud incrassatis,
articulo 2 brevissimo, 3° sequenti paulo longiore, ullimo præce-
denti viz longiore, paulo acuminalo; prolhorace transverso, longi-
tudine dimidio latiore, antice vix angustiore, laleribus paulo
rotundatis, dorso subtiliter punctulalo, postice medio impressione
breviter ovata, fundo sulcatula, lateribus convexis signato, antice
transversim forliter impresso, margine antico paulo incrassato ;
sculello vix punctulato, apice rotundato; elytris a medio postice
leviter ampliatis, apice rotundatis, dorso dense punctato-rugosulis,
sutura paulo elevala et utrinque lineis 3 lenuiler elevatis, externa
submarginali; sublus fere lævis, abdomine medio sat acule cari-
nalo, segmento penultimo haud carinalo, apice late obtuse sinuato.
La forme et la sculpture de la tête, du corselet et de l’abdomen
rendent cette espèce facile à reconnaître. Les antennes sont un
peu plus courtes et plus épaisses à la base que chez ses congénères,
le corselet est surtout bien plus eourt et fortement impressionné
156
ainsi que le front qui présente en outre un petit relief rougeûtre.
Cette particularité se retrouve chez le Z. stigmatifrons Mars.,
mais ce dernier est deux fois aussi grand avec le corselet oblong,
sans impressions, et les élytres marquées d’une bande suturale et
d’une tache apicale.
Lydus impressicollis — Long. 12 1/2 mil — Z/ongatus,
sal convezus, niger, nilidus, elytris testaceis, paulo minus nilidis,
griseo-villosulus et sublus griseo-sericans; capite conveæiusculo,
dense punctalo, fronte inter oculos longiludinaliter carinulata,
antennis crassis, brevibus, prothoracis basin vix superantibus,
articulo 3° sal tenui, sequenti fere dimidio longiore, ultimo pyri-
formi, paulo acuminato ; prothorace latitudine paulo longiore, antice
paulo angustiore, cum capite villoso, sat fortiter sat dense punctato,
ante medium transversim impresso et fere bifoveolato, antice trans-
versim impresso; sculello dense punctato, apice rotundato; elytris
sat elongatis, medio ampliatis, apice sat rotundatis, sat subtiliter
dense punclato-rugosulis, sutura leviter elevala, basi paulo
depressa, utrinque lineolis 3 tenuiler elevatis, 2 primis apice coeun-
libus, extlerna submarginali; pedibus mediocribus, tibiis interme-
diis paulo arcuatis.
Ressemble au vuwlneratus, mais les élytres sont testacées, le
front n’a pas une large dépression lisse avec un petit relief rou-
geatre, le corselet est bien plus long, avec des dépressions trans-
versales mais sans sillon médian, et le corps, sauf les élytres, est
revêtu d’une villosité blanchâtre assez longue, qui se change
en pubescence soyeuse sur les pattes.
Zonitis gracilenta. — Long. 9 1/2 mill. — Ælongala, convexza,
nigra, elytris flavo-fulois immaculatis, Z. fulvipenni sat similis
sed angustior, elytris magis elongatis, antennis gracilioribus el
longioribus medium corporis superantibus, prothorace angustiore,
parce punclalo, medio haud sulcato, utrinque fere medio trans-
versim forliler impresso, sculello magis triangulari, obtuse acu-
minato, ruguloso, marginibus paulo elevatis, elytris longioribus
valde distinquenda.
Zonitis anatolica Friv. — Long. 9 mill. — Præcedenti
afinis, sed major, longior el magis conveza, capite, scutello et cor-
pore sublus cœruleo-fuscis, prothorace rufo, pedibus antennisque
J'uscis, elytris aureo-cupreolis; capite magis cœruleo, sat fortiter
punctato, medio parcius, inter oculos impressiusculo, antennis gra-
culibus, medium corporis fere attingentibus, articulo 2° tertio fere
dimidio breviore; prothorace sicut in præcedente, sed tantum a
medio anqustato, dorso basi sat fortiter arcuatim sulcato, lateribus
utrinque foveolis 2 minutis et disco foveola media signato; elytris
157
elongatis, apice abrupte rotundatis, subtilissime coriaceis ; subtus
cum pedibus griseo-pubescens, abdomine apice piceo.
Se rapporte bien à la description de l’wnatolica, n’en diffère que
par les impressions du corselet qui présente à la base un fort sillon
arqué et 5 petites fossettes sur le disque et par la coloration des
élytres qui sont d’un bronzé un peu doré.
Zonitis cœruleiceps. — Long. 7 mill. — Sué gracilis, nitida,
glabra, capite cœruleo, prothorace rufo, elytris æneo-viridibus,
subtus cærulescens, fulvopubescens,abdomine pedibusquerufis tarsis
antennisque infuscatis, his articulis 2? primis dilute fulvis ; capite
conveæiusculo, sat fortiter parum dense punctato, clypeo labroque
piceis; antennis fliformibus medium corporis superantibus,articulo
2 tertio parum breviore, 8 Avque æqualibus; prothorace elytris
angustiore, a basi antice fortliter altenuato, dorso subtilissime
punctato, basi marginato, ante basin arcuatim impresso, medio et
lateribus antice leviter, impresso; scutello brevi, truncato ; elytris
ad humeros plicatis et rotundatim angqulatis, postice levissime
ampliatis, apice rotundatis, dorso subtiliter coriaceis ; subtus dense
coriaceo-punclata.
Voisin de Z. anatolica Friv., mais d’une coloration un peu
différente; cette dernière espèce a les pattes noires ainsi que les
antennes, la tête violette, rudement ponctuée, le corselet peu
convexe, ayant en avant une impression transversale, et les
élytres d’un vert métallique, à reflets cuivreux; en outre l’abdo-
men n’est rouge qu’à l'extrémité. Dans notre espèce la couleur des
élytres est bien d’un vert métallique, mais adouci par une teinte
de laiton.
Xanthochroa foveata. — Long. 13 mill. — X. carniolicæ
simillima, sed prothorace ante basin abrupte constricto, dorso
utrinque fortiter foveato, basi medio quadratim impresso, lateribus
haud infuscatis, scutello medio impresso, elytris utrinque vitta
submarginali fusca medio evanescente, Q.
Œdemera apicipennis. — Long. 10 mill. — Æufa, parum
nitida, rufo-sericans, capile fusco-virescenti, nitidiore, pectore,
antennis (articulo 1° rufescente excepto), genubus tibiisque 4 posticis
infuscatis, palpis piceis, abdomine G fusco-virescenti seymentis
apice fusco anquste marginalis, elytris apice anquste ac breviter
fusco-virescentibus; capite sat lævi, antice leviler transversim
impresso; antennis gracilibus, valde elongatis, articulo 3° sequenti
paulo longiore; prothorace ante basin paulo constricto, basi medio
transversim, post medium utrinquefoveato, antice leviler impresso,
disco paulo elevato; elytris dehiscentibus, a basi angustatis, apice
obtuse subacuminatis, dorso subtiliter rugosulis, utrinque subtiliter
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXXVI. 12
15
sal acute bicostulatis, costula interna abbreviata, sutura anquste
elevata ; pedibus sat gracilibus, & femoribus posticis valde incras-
satlis, libiis arcuatis.
Ressemble beaucoup à l'Œ. similis qui se trouve en Italie et
en Turquie, en diffère par la coloration des pattes et de l’abdomen;
quelquefois la couleur sombre des genoux est presque effacée.
Stenaxis parallela. — Long. 6 1/2 mill. — Minus elongata,
minus conveza, fere parallela, fusca, nitida, fere glabra, elytris
minus nitidis, paulo metallescentibus ; capite subtililer punctato,
inter antennas late parum profunde impresso, vertice interdum
obsolete sulcatulo, antennis sat validis, medium elytrorum super-
antibus, articulo 3° quarto æquali; prothorace brevi, subcordato,
elytris valde angustiore, lateribus antice paulo rotundalo-ampliatis,
basi vix sinualis, basi ipsa elevala, anqulis paulo exsertis, dorso
subtililer punctulato, medio transversim elevato, basi medio sat
late impressiusculo et medio breviter subcarinato; scutello minu-
tissimo; elytris fere parallelis, ad humeros sat roltundatis, apice
obtusis, densissime subliliter rugulosis, sutura et utrinque lineolis
3 tenuiler elevatis, 1* mox abbreviala, externe longiore; subtus
albido-pubescens, abdomine basi rufo.
Bien plus petite et plus courte que S'. annulata, avec les anten-
nes et les pattes moins longues, les élytres moins longues et
non acuminées, ayant chacune 3 lignes un peu saillantes, le corps
est bien moins convexe, la coloration du dessous et des pattes est
très différente.
Asclera partitipennis. — Long. 5 mill. — Sat elongata,
parum convexa, virescens, sublilissime pubescens, elytris paulo
cœrulescentibus minus nitidis, parte apicali fere a medio auran-
tiaca, antice lunata, capite densissime subtihiter punctulato, inter
oculos leviter biimpresso; antennis parum gracilibus, articulo
2 primo paulo breviore, 3° quarto æquali; prothorace subcordato,
transverso, lateribus antice ampliato-rotundatrs, postice sinuatis,
dorso densissime subtiliter punctulato, angulis posticis rectis ; scu-
lello obtuso, nitidulo; elytris paulo elongats, postice leviter
ampliatis, subtililer dense asperulis, sutura et utrinque lineis
3 subtiliter elevatis, parte aurantiaca opaca, basali subopaca;
subtus cum pedibus fusco-cœrulescens, subtiliter griseo-pubescens.
Cet insecte a ‘plutôt le faciès d’un Malachien que d’un Œdé-
méride, à raison de sa coloration qui rappelle assez celle des
Malachius ruficollis et lateplagiatus, et qui est assez anormale
parmi les vrais Œdémérides. |
Chrysanthia oralis. — Long. 8 mill. — ÆZlongata, læte
melallico-viridis, pedibus brunneis, femoribus rufis, anterioribus
O0
ny
159
supra fusco lineatis, ceteris apice longe fuscatis, tibiis anterioribus
rufis, fusco lineatis aut-obscure rufis, palpis fuscis; capite dense
rugosulo-punctato, inter oculos leviter biimpresso, sultura clypeali
valde impressa, antennis gracilibus, fuscis, articulis primis
subtus rufis, articulo 3 quarto æquali; prothorace convezo, ovato,
postice angustato, lateribus vix sinualis, antice rotundato-dilatato,
angulis cum margine antice rotundatis, dorso dense rugosulo-
punctato, basi transversim obsolete depresso et medio leviler im-
presso, linea dorsali media vix distinquenda; scutello dense
punctato; elytris subtiliter dense punclato-granulatis, subtiliter
fulvo pubescentibus, sutura et utrinque lineis 3 lenuiter elevatis
et costula submarginali sat acute elevata; sublus densius pubescens.
Ressemble extrêmement à C. viridis pour la forme, la taille et
la coloration, mais la tête est plus ponctuée, la bouche est conco-
lore, les palpes sont bruns ainsi que les antennes, le corselet est
plus ovalaire, les côtés moins sinués vers la base, plus rugueux
ainsi que la tête, les élytres sont plus parallèles, à nervure moins
saillantes, et les 4 pattes postérieures sont brunes sauf la base des
femurs.
Chrysanthia chalcochroa. — Long. 8 à 9 mill. — ZJongata,
viridi-ænescens, modice nitida, elytris interdum levissime cœrules-
centibus, subtliliter fulvo-pubescens, palpis, antennis pedibusque
fuscis, his griseo-pubescentibus ; capite poslice altenuato, subtiliter
punctalo, supra antennarum basin plicato-elevata; antennarum
articulo 2° sat elongato, primo parum breviore; prothorace ovato,
postice angustato, lateribus basi sinuatis, antice paulo anqulatim
rotundato-dilatatis, basi marginata, angulis exlus prominulis,
dorso subtiliter punctato-rugosulo, sat inæquali, basi medio sat for-
tiler impresso, linea dorsali medio dilatata et utrinque disco plus
minusve elevato, lateribus medio impressis ; scutello obscuro, punc-
tulato; elylris elongatis, ad kumeros sat rotundatis, postice leviter
allenuatis, apice obtusis, dorso dense ruguloso-punctulatis, sutura
et utrinque lineis 3 tenuiler elevatis, externa plus minusve obsoleta.
Ressemble, pour la coloration et le faciès, à ©. varipes Ksw.,
la tête est de même atténüee vers la base, mais le corselet n’est pas
profondément sillonné au milieu, les pattes sont bien moins robus-
tes, entièrement d’un brun foncé, et la bouche est concolore.
Je dois la communication de ces insectes à M. Delagrange qui
les a recueillis à Akbès et à Smyrne.
160
RHYNCHOTA ÆTHIOPICA
descripsit E. Bergroth.
Fam. PENTATOMIDÆ.
1. Holcostethus Distanti n. sp. — Subobovatus, pallide stra-
mineus, fuscoferrugineo-punctatus, disco pronoti pone medium
ferrugineo-tincto, articulo ultimo rostri (basi excepta), maculis
duabus transversis ante medium pronoti, macula majuscula basali
semilunari scutelli maculaque hujus parva laterali ante apicem,
vitta media corii antice et postice abbreviata, macula minuta ad
acetabula omnia et utrinque ad marginem anticum mesosterni,
strigula brevi ad angulos posticos prosterni, puncto ad angulos
posticos segmentorum ventralium, maculis tribus parvis pone
medium femorum dorsoque abdominis piceo-nigris. Caput valde
nutans, sat crebre punctatum, antennis ferrugineis. Pronotum
antice fortiter declive sat remote irregulariter punctatum, pone
medium paullo densius et magis regulariter punctatum, margi-
nibus antico-lateralibus subrectis, obtusiusculis, impunctatis,
lævibus, angulis lateralibus rotundatis, haud eminulis. Scutellum
minus dense, basi et apice remotissime punctatum. Hemelytra
apicem abdominis vix superantia, corio minus dense punctato,
margine laterali ante medium lævi, obtusiusculo, impunctato,
membrana infuscata. Pectus sat dense punctatum. Abdomen
hemelytris paullo latius, margine laterali pallido, superne impicto,
ventre sat dense punctulato, medio anguste sublævigato. —
Long. © 6 mm.
Africa australis.
Corpore antice fortiter declivi Z7. scapulari Thunb. affinis, sed
ceteris notis facillime distinctus.
2. Halyomorpha bimaculata n. sp. — Subovata, subo-
paca, subtus straminea, inæqualiter fusco-punctata, supra fusco-
testacea, sat dense hic et illic acervatim fusco- vel nigro-punctata,
vittis duabus mediis mesosterni, macula media segmenti sexti
ventralis spiraculisque fusco-nigris, maculis duabus perminutis
ante medium pronoti et callis tribus parvis basalibus scutelli, uno
utrinque mox intra foveolam nigram angularem, uno in medio,
pallidis, scutello præterea maculis duabus majusculis basalibus
eburneis lævibus ornato. Caput longitudine paullo latius, tylo
jugis paullulum longiore, rostro apicem segmenti ventralis secundi
subattingente, testaceo, articulo ultimo nigro, antennis tenuibus,
161
testaceis, articulis tribus primis fusco-punctatis, tertio apice nigro,
duobus ultimis basi excepta fuscis, articulo tertio secundo parum
longiore, quarto secundo dimidio longiore, quinto et quarto æque
longis. Pronotum marginibus lateralibus anticis levissime rotun-
datum, angulis lateralibus levissime prominulis, subrotundatis.
Hemelytra apicem abdominis paullo superantia, membrana seriebus
tribus transversis arcuatis macularum parvarum fuscarum in venis
positarum signata. Abdomen hemelytris latius, connexivo fusco-
nigro, macula media laterali segmentorum sordide testacea. Pedes
testacei, fusco-punctati, tibiis annulis duobus subfuscis signatis.
— Long. © 14 mm.
Sierra Leone.
Ab 77. annulicorni Sign. statura majore et ceteris notis allatis
facile distincta.
Fam. REDUVIIDÆ.
3. Coranus long'iceps n. sp. — Niger, parce longius pilosus,
macula parva mox extra ocellos, angulis apicalibus et tuberculis
quattuor anticis pronoti, Carina scutelli, metasterno medio, disco
ventris, maculis marginalibus abdominis dimidium apicalem seg-
mentorum occupantibus, segmento genitali, maculis superioribus
femorum, tibiis tarsisque flavidis, annulis duobus subbasalibus et
apice tibiarum apiceque tarsorum fuscis, antennis piceo-testaceis,
articulo primo rostri apice obsolete pallescente, hemelytris fuscis,
disco dorsi abdominis rufo, ventre lateribus fusco-variegato.Caput
pronoto longitudine æquale, e latere visum depressum, elonga-
tum, antrorsum parum attenuatum, a supero visum ab oculis
retrorsum sensim angustatum, parte anteoculari et postoculari
æque longis, articulo secundo rostri primo longiore. Pronotum
lobo postico rugoso-panctatum, angulis lateralibus rotundatis,
levissime prominulis. Carina scutelli postice nonnihil elevata. —
Long. G' 10 mm.
Africa australis.
C. oblongicipiti Stäl structura capitis affinis, sed pictura ©. pullo
Stàal multo similior.
4, Endochus africanus n. sp. — Supra ferrugineo-testaceus,
subtus pallide lurido-testaceus, spina laterali pronoti fusco-nigra,
capite, pronoto, pectore, scutello ac coriis atomis numerosis
albido-puberulis conspersis, membrana umbrata, venis (præsertim
posticis) fuscis, pedibus pallide flaventibus, annulo anteapicali femo-
rum anticorum, tibiis anticis geniculisque posterioribus rufescen-
tibus. Caput pronoto distincte brevius, articulo primo antennarum
capiti pronoto scutelloque unitis longitudine æquali, flavo-rufes-
162
cente, basi, apice et annulo paullo pone medium obscurioribus
(ceteri articuli desunt). Pronotum lateribus inter lobos levissime
constrictum, lobo antico lævi, angulis anticis obtuse tuberculatis,
lobo postico antico dimidio longiore, subtilissime concoloriter
punctulato, disco spinis et tuberculis destituto, angulis lateralibus
pone spinam inermibus. Scutellum apice leviter deplanatum et
pallescens, summo apice anguste rotundato, Abdomen subtus sub-
tilissime adpresse puberulum, marginibus lateralibus segmenti
quinti pone medium levissime rotundato-ampliatis. — Long. Q
16,5-18 mm.
Sierra Leone (Rhobomp) et Gabon.
Hoc genus solum ex Asia tropica et Australia adhuc cognitum
fuit.
5. Cleptria bicolor n.sp. — Corallina, antennis, hemelytris
(corii basi, limbo costali venaque interna exceptis), macula laterali
postica mesosterni, metasterno, macula basali ventris utrinque,
segmento ultimo ventrali (lateribus et basi medio exceptis), seg-
mento genitali maris, annulo subapicali femorum posticorum
subbasalique tibiarum posticarum fusco-nigris, annulo tibiali
dilutiore et magis diffusa, tarsis luridis. Caput æque latum ac
longum, tylo distincte compresso-elevato, oculis maximis totam
altitudinem capitis occupantibus, supra quam subtus plus quam
duplo latius distantibus, antennis longe erecte ferrugineo-pilosis,
articulo secundo primo saltem tertia parte longiore. Pronotum
longitudine latius, longe ante medium leviter constrictum, angulis
lateralibus rotundatis, haud prominulis, angulis posticis fere
deletis, lobo postico antico duplo et dimidio longiore. Hemelytra
apicem abdominis longe superantia. Abdomen subtus convexum,
lateribus nonnihil explanatum et paullum intra marginem late-
ralem longitudinaliter carinatum, spiraculis mox intra carinam
sublateralem positis et hanc contingentibus, segmento secundo
ventrali medio longitudinaliter sulcato, segmentis insequentibus
carina media longitudinali instructis. — Long. G' 13, cum
hemelytr. 15 mm.
Africa australis.
C. oculatæ Stäl affinis sed oculis subtus magis approximatis,
lobo antico pronoti breviore, ventre medio carinato nec sulcato
coloreque pectoris distincta.
Species supra descriptæ in collectione G. Falloui asservantur.
163
MÉLANGES ENTOMOLOGIQUES
par Ant. Duvivier.
XI. — DIAGNOSES DE COLÉOPTÈRES NOUVEAUX DU CONGO.
TENEBRIONIDÆ.
TENESIS Duviv.
Ce nouveau genre se rapproche des Amenophis par ses anten-
nes fortement en scie à partir du 4° article, par ses quatre tibias
postérieurs. subcanaliculés dans toute leur longueur, mais s’en
éloigne par la forme de son prosternum qui n’est pas terminé par
une saillie cunéiforme, mais recourbé en avant comme en arrière
où il est nettement tronqué; il est marqué en dessus de deux
sillons latéraux; le mésosternum est élargi en avant et légèrement
déprime, sans bords relevés ni anguleux; il se rapproche ainsi
du genre #Setenis Mots. qui n’a pas les antennes pectinées. Son
corselet est beaucoup plus étroit que les élytres, celles-ci sont
régulièrement ponctuées striées; l’écusson est grand, en triangle
curviligne.
Tenesis femoratus Duviv.
Noir, avec les deux tiers basilaires des fémurs rouges et les
élytres d’un beau vert métallique; tête et corselet fortement
ponctués; écusson finement ponctué, élytres très amples, pro-
fondément striées, les points peu accusés, entamant un peu les
intervalles qui sont légèremeut convexes, assez densément mais
très finement pointillés.
Long 20 mill. ; larg. du cors. 5 mill.; larg. des élytres, 9 mill.
— Ibembo (septembre, J. Duvivier).
Hoplonyx distinctus Duviv. d
Oblong, convexe, noir avec les antennes, les tibias et les tarses
d’un brun rougeûtre ; tête et corselet mats, tête vaguement, corselet
lâchement et superficiellement ponctué; espace inter-oculaire très
étroit mais plus large que chez 77. monophthalmus; écusson et
élytres très brillants, ces dernières profondément et sérialement
ponctuées, à intervalles vaguement et superficiellement poin-
tillés;, dessous moins brillant que le dessus.
Long. 12 1/2 mill.; larg. 6 2/5 mill. — Ibembo (octobre, J. Duvi-
vier).
Très voisin du Æ. monophthalmus Thoms.; écartement des yeux
double, ponctuation du corselet plus écartée, labre moins rugueux,
164
élytres plus brillantes, les fossettes de même dimension dans
toutes les séries (les fossettes des séries subsuturales plus petites
chez monophthalmus), taille plus petite; tibias, tarses et antennes
rougeâtres. |
Strongylium variolosum Duviv.
Allongé, subparallèle, convexe; d’un vert métallique foncé à
reflets bronzés et dorés ; tarses bleuâtres ; antennes d’un bleu foncé,
ne dépassant pas la base du corselet ; yeux assez rapprochés, légè-
rement convergents en avant; tête et corselet et pattes densément
et profondément ponctués ; corselet subquadrangulaire, légèrement
arrondi sur les côtés; élytres marquées chacune de huit séries de
très profondes fossettes allongées, à intervalles très vaguement
pointillés; saillie prosternale prolongée en triangle tronqué au
sommet; dessous densément pointillé.
Long. 22 mill.; larg. ép. 6 1/5 mill. — Ibembo (16-31 août,
J. Duvivier).
CURCULIONIDÆ.
Blosyrus obliquatus Duviv.
Ovalaire, noir, couvert de squamules d’un gris jaunâtre à
reflets d’un cuivreux doré, rares sur la tête, le disque du corselet,
la base des élytres et les flancs du prothorax ; sur chaque élytre
une grande tache triangulaire complètement dénudée, reposant
sur la marge depuis l'épaule jusqu'aux 5/5, à pointe dirigée inté-
rieurement; thorax arrondi sur les côtés, à surface couverte de
tubereules verruqueux déprimés et munie d’une carène médiane
lisse; élytres anguleusement élargies près de la base, subparallèles,
puis arrondies au sommet, ponctuées-striées, à intervalles alternes
un peu relevés, le 5° bituberculé, le 7° unituberculé après le milieu,
le &e à l’épaule.
Long. 10 mill. (incl. rostr.), larg. 4 9/5 mill. — Ibembo
(1-15 août, J. Duvivter).
PB. obliquatus Faust, i. litt.
Lixus itimbirensis Duviv.
Modérément allongé, entièrement noir et couvert d’une pubes-
cence courte et peu épaisse, d’un cendré blanchâtre, plus accentuée
en dessous, sur les côtés du prothorax, des élytres et sur la partie
apicale de celles-ci, rostre court et épais, finement ponctué, longi-
tudinalement ridé de chaque côté à la base; antennes à art. 2-3
subégaux, à scape n’atteignant pas les yeux qui sont très transver-
saux, à massue triarticulée, veloutée ; corselet conique, aussi long
que large, nettement rétréci en avant, longitudinalement sillonné
dans son milieu, obliquement rugueux. Élytres oblongues, un peu
165
plus larges que le corselet à la base, rétrécies et arrondies au
sommet, nettement ponctuées-striées, à points allongés, à inter-
valles très finement rugueux, légèrementimpressionnées autour de
l’écusson ; tous les fémurs dentes, les antérieurs fortement.
Long. 16 1/2 à IS mill.; larg. 5 1/2 à G mill. — Ibembo
(août-septembre, J. Duvivier).
Voisin des Z. spinimanus Boh. et subnebulosus Kolbe. Le
subnebulosus Kolbe est transversalement impressionné à la base
(l'itimbirensis l’est longitudinalement) et le rostre du Cf est plus
long et plus mince. Le spenimanus Boh. est plus court, à le
rostre aussi court, mais plus mince, les antennes plus longues, le
prothorax ayant l’étranglement antérieur plus accentué et plus
nettement sillonné.
NEorocErus Duviv.
- Rostre faiblement arqué, aussi long que la tête et le prothorax
réunis, tres faiblement comprimé sur les côtes; antennes à scape
atteignant presque les yeux, à massue presque aussi longue que le
funicule, oblongo-ovale, veloutée; yeux grands, déprimés, trans-
versaux; prothorax transversal, rétréci en avant, à lobes oculaires
peu saillants, muni d’une large carène longitudinale finement pro-
longée en avant, également prolongée en arrière en un tubercule
conique; canal prosternal profond, entamant le milieu du méta-
sternum, ouvert latéralement entre les hanches antérieures et
intermédiaires; écusson en carré long; élvtres parallèles, très
déclives en arrière, fortement trisinuées à leur base; pattes médi-
ocres., cuisses assez larges, .arquées en dehors, triangulairement
dentées en dessous, comprimées comme les jambes qui sont très
faiblement bisinuées en dedans ; abdomen très convexe, les deux
premiers segments tres renflés, 2 presque deux fois aussi long que
3-4 réunis; saillie intercoxale large, parallele, tronquée en avant;
corps oblong densément étailleux.
Du groupe des Sophrorkinides et devant prendre place entre
Sophrorhinus et Mecistrocerus ; se distingue du premier par le canal
prosternal prolongé jusqu'au milieu du métasternum, ses élytres
‘parallèles, son métasternum allongé, son deuxième segment abdo-
minal beaucoup plus long que les segments 3-4 réunis; du second,
également par sou canal prosternal prolongé jusqu’au milieu du
métastermum, la grandeur du 2° segment abdominal, ses cuisses non:
en massue, sa saillie intercoxale parallèle, tronquée en avant, etc.
. Nestocerus Fausti Duviv. |
Allongé, entièrement couvert de squamules grises très serrées,
passant au blanchatre sur les côtés et au sommet des élytres, sur
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXXVI. 15
166
les pattes et une partie du dessous; tête roussatre; rostre, anten-
nes, yeux et écusson noirs; massue des antennes veloutée; tête et
corselet densément porctués; carène médiane du éorselet noire;
élytres ornées d’un anneau noirâtre très mal défini sur la moitié
postérieure; de nombreux faisceaux de poils écailleux au bord
antérieur du corselet, sur les côtés de celui-ci et sur les élytres.
Long. 5 à 8 1/2 mill, — Ibembo (J. Duvivier).
Temnoschoita eruditus Duviv.
Déprimé, noir avec la base des élytres rouge et les côtés, en
dessous, recouverts d’un enduit grisätre; en ovale allongé, gra-
duellement rétréci en avant et en arrière; rostre mince, nette-
ment courbé, très finement ponctué; prothorax étroit, parallèle,
brusquement étranglé près du bord antérieur, déprimé, couvert de
points à fond brunätre, plus serrés sur les côtés ; élytres subparal-
ièles en avant, déprimées, atténuées en arrière, profondément
striées-ponctuées à intervalles plans et unisérialement pointillés ;
pygidium rétréci en arrière, tronqué au sommet, très gibbeux,
ponctué et garni d'un enduit grisàtre, dernier segment abdominal
largement creusé.
Long. (excel. rostr.\ 10 1/2 mill.; larg. 3 1/2 mill. — Ibembo
(avril, J. Duvivier.)
Temnoschoita basipennis Duviv.
Déprimé, d’un noir de poix, en ovale allongé, graduellement
rétréci en avant et en arrière; rostre mince, aussi long que le cor-
selet, d’un brun rougeâtre, finement sillonnée à la base, nette-
ment ponctué; prothorax brillant, déprimé, légèrement rétréci
en avant, couvert d'assez gros points, chaque point garni d’une
squamule terreuse; élytres planes, profondément striées-ponc-
tuées, à intervalles subanguleux, costiformes sur les côtés, chaque
intervalle unisérialzment ponctué ; elles sont d’un brun rougeatre
mat, et portent chacune en arrière une grande tâche noire mal
délimitée en avant; pygidium très convexe. tronqué au sommet,
fortement ponctué, pubescent; dessous nettement ponctué, couvert
de squamules; pattes d'un brun-rougeatre avec les tibias pluselairs.
Long. (excel. rostr.) 9-9 1/2 mill.; larg. 3 1/4à 3 1/2 mill. —
Ibembo (J. Duvivier).
Sipalus Aurivilli Duviv.
Oblong noir, presque entièrement couvert d’un enduit mat d’un
brun clair se divisant en macules et en points, surtout sur les
élytres; écusson noir, ainsi que la partie antérieure du rostre, le
vertex et l’étranglement du corselet; rostre à ponctuation allongée;
tête grossièrement ponctuée, les points toutefois peu profonds ;
corselet régulierement arrondi sur les côtés, brusquement et très
167
fortement étranglé en avant, portant des points épars, sans tuber-
cules ; élytres sans tubercules, finement ponctuées-striées, à inter-
valles lisses, à peine convexes; dessous ponctué comme le corselet.
Long. (excel. rost.) 21 mill.; larg. 6 1/2 mill. — Djabir-Bandja
(L' Milz).
Voisin du #. mendicus Boh., s’en distingue par l’absence de
tubereules sur le corps, ses élytres très finement ponctuées-striées,
son corselet plus convexe, plus large, faiblement mais très régu-
lièrement arrondi sur les côtés.
LONGICORNIA. <
Tragocephala timida Duviv.
Oblong, subparallèle, mat, d’un noir brunâtre plus clair sur la
poitrine, couvert en dessous d’une pubescence d’un gris verdätre,
en dessus d’un très court duvet d’aspect velouté; vertex, antennes,
disque du prothorax et partie inférieure des flancs de celui-ci,
moitié postérieure des élytres et disque de la moitié antérieure,
ainsi qu’une tache latérale allongée, touchant à la marge, d'un
noir-brunätre ; front, une bande de chaque côté du prothorax se
prolongeant sur les élytres jusqu’au milieu de celles-ci, d'un jaune
d'ocre plus ou moins safrané; segments abdominaux trimaculés,
poitrine et pattes maculés de noir ou de noir brunâtre.
Long. 15 mill. ; larg. 5 mill. — Ibembo (1-15 août, J. Duvi-
vier).
Me paraît voisin de 7”. Gorilla Thoms.
PHYTOPHAGA.
Platyxantha africana Duviv.
Entièrement d'un bronzé verdâtre en dessus et en dessous, par-
fois pourpré sur les élytres; hanches, pattes et antennes (sauf
l'extrémité de celles-ci) d’un fauve clair; corselet vaguement
ponctué, marqué d’une impression transversale, écusson grand,
élytres irrégulièrement ponctuées presqu'aux quarts postérieurs,
sub-costiformes ; quatre tibias postérieurs munis d’un prolonge-
ment interne, atteignant le tiers du premier article des tarses.
Long. Ÿ mill., larg. 3 1/2 mill. — Djabir-Bandja (L' Milz).
Pourrait être le type d’un genre nouveau, à raison du prolon-
gement interne des quatre tibias postérieurs.
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BRUXELLES
SIÈGE DE LA SOCIETE
RUE DU MUSÉE, 20
SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE.
v
Compte-rendu de la séance mensuelle du 7 mai 1892.
PRÉSIDENCE DE M. TOSQUINET, vice-président.
Présents: MM. Becker, Bergé, Éd. Coucke, L. Coucke, Duvi-
vier, Fologne, Jacobs, Kerremans, Ledrou, Mélise, Robbe,
Séverin, Van Nerom et Lameere, secrétaire.
MM. Gironet de Selys-Longchamps ont fait excuser leurabsence.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de la séance mensuelle du 2 avril est approuvé.
M. Candèze nous fait par de la mort de M. Dohrn, président
d'honneur de la Société entomologique da Stettin et membre
honoraire de notre Société. Le Président rappelle les services
rendus à la Science par le défunt qui était en même temps un
littérateur distingué et qui eut toujours avec les entomologistes
lesrapportsles plus affables; sa perte sera vivement regrettée de tous.
L'Assemblée décide qu’une lettre de condoléances sera envoyée
à sa famille et à la Société dont il était l’âme.
Décision du Conseil. M. Camille Poncelet, ingénieur forestier à
Orsinfaing (Luxembourg) a été admis en qualité de membre effectif
sur le présentation de MM. Preudhomme de Borre et Lameere.
Correspondance. M. Théry remercie pour son admission comme
membre effectif.
L'Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-arts
de Belgique adresse le programme de ses concours pour 1895.
La Direction du Musée royal d'Histoire naturelle accuse récep-
tion du rapport de la commission de surveillance des collections
de la Société, et déclare qu’il sera fait droit au desideratum exprimé
quant à la collection Putzeys.
L'Assemblée décide l’échange des Annales de la Société contre le
Bolletino della Società romana per gli studi Zoologici et les Trans-
actions and Proceedings and Report of the Royal Society of
South Australia sollicité par ces institutions.
La Société impériale des Amis des Sciences naturelles de Moscou
nous adresse le programme des congrès de Zoologie, d'Anthropo-
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXXVI. 14
170
logie et d'Archéologie préhistorique qui auront lieu du 13 au
30 août dans cette ville.
Lectures, communications. Il est donné communicaticn du mé-
moire inséré au présent numéro des Annales et d'un certain nom-
bre d’autres travaux renvoyés au mois prochain.
M. Fokker annonce la capture à Alle en juillet 890 d'un exem-
plaire du Zropistethus gentilis Horvath, Hétéroptère qui n’était
connu que de Dalmatie et de l'Herzégovine.
M. Hippert fait savoir que plusieurs espèces de Rhopalocères
et de Noctuelles ont offert cette année une éclosion très hâtive.
M. Séverin donne lecture de ce qui suit :
Notre collègue M. E. Brenske me prie de vous faire connaître
les observations suivantes :
1) Notre illustre collègue Fairmaire décrit dans le dernier fasci-
cule IV des Annales, p. 146, Z'riodonta difformipes. Cette espèce
— flavimana Burm. Reitter l'a décrite en 1889 (Wiener £ntomol.
Zeitung, p. 283) comme Siversi, et j’en ai fixé la synonymie dans
ce même recueil en 1890, p. S1.
2) Fairmaire décrit, page 147, une Æomaloplia ursina. Cette
espèce est la Z7. diabolica Reiïtter (Padeni mihi), Wiener Entom.
Let, 101 pe lot
Les minutieuses descriptions de Fairmaire me permettent de
reconnaître avec certitude ces deux espèces.
Le Secrétaire présente de la part de M. Lethierry une Æevue
des Hémiptères de Belgique publiée à Lille par notre collègue, et
comprenant le relevé avec indications de localités de toutes les
espèces dont la capture a été signalée dans notre pays. — Remer-
ciments.
Excursions. MM. Coucke se sont rendus à Eggenhoven sans
rien capturer d’intéressant.
Le 12 juin excursion à Dieghem. Départ de Bruxelles (place St
Marie) à 8 h. 42 m. du matin.
La séance est levée à 9 heures.
171
COLÉOPTÈRES DU BENGALE OCCIDENTAL.
19%e mémoire.
BUPRESTIDES DE L'INDE
par Ch. Kerremans.
Les Buprestides recueillis en 1891 par le P. Cardon dans le
Chota-Nagpore constituent la partie fondamentale de la présente
notice qui forme ainsi le deuxième fascicule, concernant cette
famille, ayant trait aux récoltes des Missions de l’Inde.
M. René Oberthür m'a communiqué un assez grand nombre
d'espèces inédites de l’Hindoustan que j’ai cru pouvoir intercaler
dans mon travail de facon à former un ensemble homogène con-
tribuant à l’étude de la faune hindoue.
Aux remerciements que je dois à l’infatigable et zélé P. Cardon
viennent s'ajouter ceux que j adresse à M. René Oberthür, dont
l'obligeance ne s’est jamais démentie à mon égard et qui n’a pas
craint de laisser faire à ses types précieux et souvent uniques un
long et dangereux voyage afin de me permettre de les examiner.
C’est grâce à cette circonstance que j'ai pu entreprendre l’étude
du genre Sphenoptera dont les espèces indiennes, très difficiles à
identifier, n’étaient connues que par des descriptions sommaires,
éparses dans diverses publications.
CATOXANTHA BICOLOR Fab. — Deux exemplaires constituant
une variété d’un bleu foncé à reflets violacés, ayant les antennes
brunâtres à partir du quatrième article, les tubercules de la base
du thorax semblables à ceux de la var. gigantea Shaller et la tache
élytrale grande, elliptique et transverse. La forme du corps est
plus parallèle et le faciès moins robuste que ceux de la précédente
variété.
Je propose de la nommer cyanura.
Sikkim (P. Cardon); ma collection.
Les C. gigantea Shaller, Mouhoti et brunnea Saund., nigricor-
nis H. Deyr. et assamensis Thoms. ne peuvent être séparées du
C. bicolor Fab., et ne me semblent être que des variétés ou plutôt
des races locales d’une seule et même espèce appartenant à la
faune Indo-malaisienne.
Pœcilonota magnifica nov. sp. — Zlongata, granulosa,
viridi-aurata nitidissima, plagis numerosis cyaneo -violaceis
ornata; capite granuloso; thorace rugoso-punctato, subquadrato,
172
lateribus subrotundatis, ad basin bisinuato, lobo medio producto,
dorso quadriplagiato et plagis tribus in singulis angulis posticis
positis ornato; scutello nilido, sublilissime punctato, trapezoidali
el transverso, medio profunde longitudinaliter sulcato; elytris
granulosis, punctato-striatis, lateribus posticis dentatis, plagis
inæqualibus subrotundatis et cyaneo-violaceis ornatis; sublus
rugosa, nitida, abdominis segmentis utrinque cyaneo-violaceo-
plagiatis ; pedibus rugosis. — Long. 12,5; lat. 4 mm.
Allongé, subparallèle, entièrement d’un vert doré très brillant
avec des taches lisses d’un bleu violacé. Tête granuleuse avec une
très courte carène lisse et tranverse entre les yeux et deux taches
bleues, l’une entre les yeux, l’autre sur le vertex ; antennes cour-
tes, d’un vert métallique très brillant. Thorax un peu plus large
que haut, granuleux et chagriné, subarrondi au sommet, les côtés
légèrement courbes, la base sinueuse avec le lobe médian large
et les angles inférieurs aigus ; il est orné de dix plaques ou taches
d’un bleu violacé brillant, dont trois petites dans chacun des
angles antérieurs et quatre plus grandes, sur le disque et placées
en losange. Élytres un peu plus larges que le thorax à la base,
légèrement sinueux à hauteur des hanches, attenués et arrondis
à l'extrémité qui est multiépineuse; ils sont très finement granu-
leux et légèrement chagrinés, présentent des stries longitudinales
et ponctuées, et sont ornés de taches irrégulières et subarrondies
d’un bleu violacé brillant. Dessous granuleux, présentant de cha-
que côté des segments abdominaux une petite tache bleue; pattes
granuleuses.
Konbir : 1 seul exemplaire (P. Cardon); ma collection.
Buprestis impressicollis (La Ferté mss.) nov. sp. — Wirédi-
aurala nitida, supra valde, subtus leviler granulosa; capite inter
oculos modice depresso ; thorace antice angustiore, postice leviler
sinuato, lobo medio longitudinaliler sulcato, lateribus subrotun-
datis; elytris apice truncatis et bispinosis, utringue quinque-
costatis, costis lævibus. — Long. 20; lat. 6,5 mm.
Entièrement d’un vert métallique brillant, plus granuleux en
dessus qu’en dessous. Tête légèrement déprimée entre les yeux,
antennes courtes et grêles, le premier article vert, les suivants
cuivreux. Thorax grossièrement ponctué, très faiblement sinué à
la base, les côtés arrondis; il est plus étroit au sommet qu’à la
base et présente sur le disque un sillon longitudinal large et peu
profond. Élytres à peine plus larges que le thorax à la base, très
légèrement dilatés vers le tiers supérieur, ensuite atténués suivant
une courbe régulière et tronqués à l’extrémité, qui est bi-épineuse ;
ils sont finement granuleux et présentent chacun cinq côtes
173
lisses dont la première est suturale et dont la 4° seule n’atteint
pas l'extrémité et se termine vers le tiers supérieur. Dessous plus
brillant que le dessus, avec des reflets dorés.
Un seul exemplaire de l’Inde, sans localité déterminée et de la
collection René Oberthür (par Mniszech).
Cet espèce rappelle vaguement les PBuprestis américains du
groupe de l’aurulenta Linné, dans lequel elle vient se placer.
Philanthaxia latifrons (La Ferté mss.) nov. sp. — Varidi-
metallica, cyaneo-micans, elytrorum humeris el dimidio basilari
cyaneis; capile convexo, subtilissime granuloso ; thorace lrapezot-
dali, levissime et requlariter punctato, basi anticeque recto, lateri-
bus subrotundatis ; elytris convexis, mediocriter punctlato-striatis,
post medium lateribus denticulatis; subtus punctata. — Long. 12;
lat. 4 mm.
Entièrement d’un vert métallique à reflets bleus avec une tache
de chaque côté à l’épaule et la moitié supérieure de l’élytre d’un
bleu violacé. Tête légèrement convexe ; épistome arrondi sur les
côtés, le milieu légèrement échancré; antennes obscures. Thorax
en trapèze un peu plus large que haut, finement et régulièrement
ponctué, le sommet et la base à peine sinués, les côtés presque
droits. Élytres convexes, én apparence lisses, mais présentant à
la loupe une très fine ponctuation rangée en stries régulières; ils
sont droits jusqu’au delà de leur moitié antérieure, s’atténuent
ensuite brusquement et présentent sur les côtés, à partir du rétré-
cissement et jusqu’au sommet, une série de dents aiguës. Dessous
et pattes finement ponctués.
Un seul exemplaire de l'Inde, sans localité déterminée :
collection R. Oberthür (par Mniszech).
Anthaxia capitata nov. sp. — Parallela, apice altenuala ac
separatim rotundata, claro viridi-metallica, granulata, disco tho-
racis longitudinaliter nigro-biplagiato, elytris ad suturam obscure
cupreo-plagiatis; capile magno, convexo, oculis prominentibus ;
thorace subquadrato, transverso, subtile transverse-rugato; elytris
granulatis ; subtus punctata. — Long. 5; lat. 1,7 mm.
Parallèle, atténue à l’extrémite, d’un vert doré brillant avec
deux taches longitudinales noires et allongées sur le disque thora-
cique et deux bandes d’un cuivreux obscur sur les élytres, le long
de la suture. Tête concave, ponctuée; yeux saillants, thorax
entièrement couvert de petites rides transverses à peine sensibles ;
élytres granuleux, séparément arrondis à l’extrémité. Dessous et
pattes ponctués.
Konbir (P. Cardon), un seul exemplaire; ma collection.
Anthaxia morosa (La Ferté mss.) nov. sp. — Obscuro-ænea,
174
granulosa; capite planato, rugoso; thorace antice sinuato, lobo
medio producto, lateribus rotundatis, basi recta; elytris apice sub-
lilissime dentatis; subtus nilidior, punctata. — Long. 4; lat.
1,5 mm.
Entièrement d’un bronze obscur en dessus, plus clair en dessous.
Tête plane, granuleuse. Thorax légèrement bisinué au sommet,
avec le lobe médian avance, les côtés très arrondis, la base droite;
il est très granuleux et couvert d’une très courte pubescence
blanchâtre. Élytres légèrement sinueux à hauteur des hanches,
brusquement rétrécis à partir du tiers supérieur, très légèrement
épineux à l’extrémité ; ils sont très granuleux et couverts d’une
très fine pubescence blanchaâtre. Dessous ponctué.
Un seul exemplaire de l’Inde, sans localité déterminée et de la
collection R. Oberthür (par Mniszech).
Polycesta curta nov. sp. -— Æneo-brunnea, subopaca, grosse
punctata,elytris vage nigro-fasciatis, utrinque costalis, inter costas
longitudinaliter geminatim punctato-striatis ; capite rugoso, anten-
nis brevibus; thorace antice angustiore, basi recta, medio sulcato,
lateribus rolundatis, grosse ac confertim punctato; scutello nigro,
rectanqulari; elytris ad humerum rotundatis, dein rectis, apice
rotundalim attenuatis. Subtus grosse punctata, albido tomentosa ;
pedibus punctatis. — Long. 12; lat. 5 mm.
Subparallèle, légerement élargi vers le tiers supérieur, entière-
ment d’un bronzé mat obscur avec deux taches apicales et une
bande transverse et dorsale noires sur les élytres. Tête criblée de
points enfoncés, couverte d’une très courte pubescence rousse;
front bombé; antennes courtes, noires. Thorax transversal, élargi
à la base, couvert de gros points enfoncés et très rapprochés,
légèrement sinué au sommet avec le lobe médian peu accentué;
presque droit à la base, les angles inférieurs aigus et légèrement
infléchis, les côtés arrondis, le sillon dorsal très accentué. Écus-
son presque carré, d’un noir mat. Élytres un peu plus larges que
le thorax à la base, droits jusqu’au tiers supérieur où ils présentent
leur plus grande largeur, ensuite attenués et arrondis; ils sont
très rugueux et présentent une série de côtes élevées entre les-
quelles se remarquent deux rangées parallèles de points enfonces.
Dessous et pattes rugueux et ponctués, entièrement couverts d’une
villosité rousse très courte.
Mandar : un exemplaire (P. Cardon); ma collection.
Malgré sa forme écourtée, cette espèce doit incontestablement
être rangée parmi celles du genre Po/ycesta, dont elle présente
tous les caractères. C’est jusqu’à présent la seule espèce hindoue
connue de ce genre répandu spécialement en Amérique, en Afrique
et en Arabie.
175
Acmæodera interrupta nov. sp. — ZÆongata, apice atte-
nuala, supra convexa, subtus recla, nigra, elylris utrinque sex-
Jfavo-plagiatis ; capite plano, rugoso, ochraceo-tomentoso ; antennis
nigris, brevibus ; thorace valde confertim punctato, antice bisinuato,
medio producto, disco elevato, lateribus rotundatis et deplanatis:;
elytris valde punctato-striatis, apice allenuatis et spinosis, ad
Lumerum circumscissis, callo kumerali projecto, plagis sex flavis
utrinque ornalis, sic posulis : l*et 2% minimis, subroltundatis, ad
basim, prope suluram el marginem externum; 3, 4 et D* trans-
versis margine externo præter posiis ; 6* apicali, minima, subro-
tundata. Subtus nigra, densissime ac subtilissime punctata ;
abdominis segmentis utrinque fulvo-plagiatis; pedibus punctatis.
— Long. 61/2; lat. 3 mm.
Allonge, atténué à l’extrémité, convexe en dessus, plan en
dessous, entièrement d’un noir brillant avec six taches fauves sur
chacune des élytres. Tête plane et rugueuse, garnie d’une villosité
jaune terne ; antennes courtes et noires. Thorax fortement et
densément ponctué, bisinué au sommet, avec le lobe médian
avancé, le disque convexe, les côtés arrondis et légèrement
déprimés, la base droite. Élytres allongés, attenués et épineux à
l’extrémite, échancrés à l’épaule avec le calus huméral très
accentué ; ils présentent des séries longitudinales de stries ponctuées
et sont ornés de six taches fauves : la 1re et la 2e tres petites, sub-
arrondies et placées de part et d’autre à la base, l’une contre la
suture et l’autre pres de la marge externe; la %e, la 4e et la 5°
transverses, le long de la marge externe et à égale distance l’une
de l’autre, paraissent être des bandes interrompues vers la suture ;
la Ge, petite, apicale et subarrondie. Dessous finement ponctué,
les segments abdominaux marqués de part et d’autre d’une tache
fauve; pattes ponctuées.
Konbir (P. Cardon), Madras : coll. R. Oberthür et Kerremans.
J’ai remarqué un troisième spécimen de cette espèce au British
Museum, lors de mon dernier voyage à Londres. Il était étiqueté
comme provenant de l'Inde et ne possédait aucun nom.
Genre SPHENOPTERA Solier.
Le genre Sphenoptera, très nombreux en espèces de la région
Méditerranéenne, de celle de l’Afrique et du Turkestan n'était
connu dans l’Inde que par un petit nombre de représentants ;
déduction faite de deux espèces propres aux îles Andaman
(cupreotoma Thoms. et andamanensis Waterh.)(!) et qui nerentrent
(‘) La description de l’andamanensis Waterh. se rapporte assez bien au c#preo-
toma Thoms. dont j’ai trois types sous les yeux et ces deux espèces pourraient n’en
faire qu’une, mais je n’ose me prononcer d’une façon absolue sans avoir examiné
le type de M. Waterhouse.
176
pas dans le cadre de notre étude, il n’existait à ce jour que neuf
espèces décrites: ænea Fab. (—ærosa Gmel. — tricuspidata Oliv.),
Perroteli Guér. (= angustata Thoms.), indica et orientalis Cast,
et Gory, Lafertei, nigrescens et pisciformis Thoms., cupriventris
et cyaniceps Kerr.
Les descriptions, pour la plupart trop écourtées, de ces différents
auteurs ne permettent guère l'identification rigoureuse des espèces,
qu’il est impossible de déterminer sans les comparer aux types.
J'ai donc cru utile de décrire à nouveau les espèces ancienne-
ment connues.
À celle-ci viennent s’en ajouter aujourd’hui dix nouvelles,
portant ainsi à dix-neuf le nombre des espèces connues de la
région hindoue et qui viennent se ranger dans trois groupes, sui-
vant la forme générale du corps.
Le premier comprend les Sphenoptera à prothorax toujours plus
large que haut, plus ou moins plan, à élytres toujours plus larges
que le thorax à la base, divariqués au sommet par suite de la
position de l’épine terminale externe saillante en dehors, rendant
ainsi l’armature divergente; leur plus grande largeur se trouve
vers la base de l’élytre à hauteur de l’épaule, à cause du calus
huméral et, vus de profil, ils forment en dessus une ligne d’abord
droite quant au thorax, ensuite convexe à la base de l’élytre, où se
remarque un bourrelet transverse et enfin légèrement courbé jus-
qu’au sommet tandis que le dessous est en ligne presque droite, à
peine convexe : ce sont les divariqués.
Le deuxième groupe, à corps cylindrique et convexe, atténue aux
extrémités, et dont la plus grande largeur réside conséquemment
vers le milieu du corps, comprend les fusiformes qui, vus de
profil, sont plus convexes en dessus qu’en dessous, mais toujours
suivant une courbe régulière.
Le troisième groupe enfin comprend les espèces dont la plus
grande largeur se trouve vers le milieu du prothorax ; les yeux
sont saillants quelquefois au point de faire paraître la tête plus
large que le thorax; celui-ci est presque carré ou rectangulaire et,
dans ce dernier cas, aussi haut que large, tandis que les élytres se
rétrécissent graduellement, souvent en ligne droite, jusqu’au
sommet ; vus de profil, ils présentent en dessus une ligne presque
droite tandis que le dessous est anguleusement convexe : ce sont
les cunéiformes.
L’uniformité du facies et de la coloration des Spkenoptera font
résider les différences spécifiques dans un ensemble de détails
vaguement indiqués qui font sentir qu’on se trouve en présence
d’une espèce, mais qu’une description, si minutieuse qu'elle soit,
11717
peut difficilement rendre. La forme du prosternum, tantôt plan et
sillonné, tantôt convexe ou limité par une strie ponctuée,
forme de l’écusson, la présence ou l’absence du sillon au milieu
la
de
la base de l’abdomen, la structure des élytres, leur armature ter-
minale, la hauteur du thorax proportionnellement à la longueur
des élytres sont autant de caractères dont il faut tenir compte
qui m'ont permis de former le tableau suivant :
TABLEAU DICHOTOMIQUE DES ESPÈCES.
1. Épine terminale externe des élytres saillante en dehors; prothorax plan,
en trapèze plus large que haut; élytres saillants à l’épaule, plus
larges que le thorax à la base; celle-ci transversalement élevée et
et
gibbeuse (Divariqués). 2
Épine terminale des élytres non saillante en dehors; prothorax plus
ou moins cylindrique et convexe ; élytres de la largeur du thorax à
la base. 6
2. Abdomen sillonné au milieu de la base. 3
Abdomen non sillonné au milien de la base. 4
3. Tête plane; dessous cuivreux brillant, la partie médiane d’un vert
métallique ; élytres couverts de stries ponctuées. LAFERTEI Thoms.
Tête inégale et hossuée ; dessous cuivreux-violacé uniforme ; élytres
non striés, présentant des séries longitudinales de points.
PISCIFORMIS Thoms.
4, Écusson caréné transversalement.
Écusson non caréné transversalement. curta nov.
5. Carène scutellaire médiane, coupant l’écusson dans toute sa largeur;
5
Sp.
élytres sans impressions le long de la marge externe. NIGRESCENS Thoms.
Carène scutellaire supérieure, séparant le corps de l’écusson de sa pointe
apicale ; élytres ayant trois impressions le long de la marge externe.
impressa nov.
6. Corps biconvexe, cylindrique, atténué aux extrémités ; prothorax con-
vexe, arrondi, plus large que haut (Fusiformes).
Corps plan; thorax carré ou rectangulaire, presque aussi haut quelarge ;
élytres presque droits sur les côtés, graduellement rétrécis, de la
sp.
de
largeur du thorax à la base (Cunéiformes). 15
7. Vertex sillonné. 8
Vertex non sillonné. 13
8. Prosternum sillonné au milieu. 9
Prosternum non sillonné. 10
9. Élytres près de 4 fois aussi longs que le thorax ; dessus d’un bleu violacé
. à reflets pourprés ; dessous cuivreux brillant. CUPRIVENTRIS Kerr.
Elytres 2 12 fois aussi longs que le thorax ; d’un bronzé uniforme, mais
toujours plus brillant en dessous. ÆNEA Fab.
10. Abdomen plan ou élevé, mais sans sillon. 11
Abdomen sillonné à sa base, ORIENTALIS Cast. et Gory.
11. Écusson plan, non caréné. 12
Écusson caréné à la base. innocua nOY. Sp.
12. Prothorax carré avec les angles antérieurs arrondis; forme courte et
déprimée. depressa nov. sp.
Prothorax grand, bombé, arrondi; forme conique; très convexe.
Ronbirensis n. sp.
13. Tête bleue ou d’un rouge feu. 14
Tête concolore. crebrepunctata nov. Sp.
14. Tête d’un bleu métallique brillant. CYANICEPS Kerr.
Tête d’un rouge feu brillant. fulgidiceps nov. sp.
178
15. D'un bronzé uniforme en dessus, souvent plus clair sur le thorax. 16
Thorax d’un cuivreux brillant à reflets verts ; élytres violacées.
auricollis nov. sp.
16. Côtés du thorax sinueux ou presque droits. 17
Côtés du thorax arrondis. deducta nov. sp.
17. Côtés du thorax faiblement sinueux. 18
Côtés du thorax très sinueux; les angles inférieurs du thorax très
avancés et aigus. INDICA Cast et Gory.
18. Prothorax sillonné longitudinalement; yeux médiocrement proémi-
nents. PERROTETI Guér.
Prothorax non sillonné; tête plus large que la tête à cause des yeux
très proéminents. g0ssypii nov. Sp.
SPH. LAFERTEI Thoms., 7'yp. Bupr. Mus. Thoms., 1878, p. 65.
— Antice apiceque atlenuwata, in medio parallela, dorso gibboso,
supra obscuro-ænea, capile antice in & viridi, inter oculos et
postice «neo, cupreo punctalo, thorace cupreo-punctato; subtus
cupreo-nitida, medio viridi, pedibus cupreis, antennis tarsisque
nigris; capite plano, obsolete punctato, epistomo anqusto, lunato;
tlorace trapezoidali, antice anqustiore et sinuato, lobo medio valde
producto, lateribus anticis rotundatis, basi sinuata, lobo medio
bi-angulatim producto, dorso medio breve sulcato, carina laterali
lævi et sinuatla; scutello valde transverso, subcordiformi, apice
acutissimo; elytris punctato-striatis, apice attenuatis et valde
trispinosis, spina media longiore. Subtus granulata et punctata,
prosterno canaliculato nec ad latera striato; abdominis seygmentis
duobus primis profunde ac large sulcatis; tibiis anticis et mediis
in G' valde incurvatis, Q subrectis. — Long. 10; lat. 3,25 mm.
Allongée, parallele sur les côtés, atténuée aux extrémités, d’un
bronze noirâtre en dessus, la tête et le thorax couverts d’une
ponctuation cuivreuse ; épistome et parties avoisinant la bouche
d'un vert métallique chez le G'; dessous d’un cuivreux brillant
avec le milieu de la région sternale d’un vert métallique; pattes
cuivreuses, antennes et tarses noirs. Tête plane, ponctuée et très
granuleuse ; épistome étroit, fortement échaneré. Thorax trape-
zoïdal, plus large que haut, le sommet bisinué, son lobe médian
large et arrondi; les côtés arrondis antérieurement avec une carène
latérale lisse et sinueuse n’atteignant pas le sommet; la base très
sinueuse, son lobe médian très avancé et anguleusement échancré;
il présente, sur le disque, un très court sillon longitudinal et est
entièrement couvert d’une ponctuation irrégulière et dense, à fond
cuivreux, et dont les intervalles sont très finement pointillés.
Élytres Sales ee à la base, 3 1/s fois aussi longs que le thorax,
un peu plus larges que celui- -ci à la base à cause du calus huméral
saillant, sinués à hauteur des hanches, faiblement dilatés vers le
tiers supérieur et ensuite atténués jusqu'aux épines terminales où
ils s’élargissent de nouveau à cause de l‘épine externe, qui est très
179
légèrement saillante en dehors; épine médiane large, sa pointe
incurvée vers la suture, épine suturale très courte et aiguë ; les
élytres sont profondément striés, les stries ponctuées; les inter-
stries, finement pointillés et élevés, semblent être des côtes dont
trois d’entreelles sont plus aceusées au sommet et forment, parleur
prolongement, les épines terminales. Pattes et dessous rugueux et
ponctués; prosternum sillonné, sans strie marginale; les deux
premiers segments abdominaux largement canaliculés au milieu;
tibias antérieurs et médians fortement recourbés chez le G', pres-
que droits chez la Q.
Moradabad et N. W. Himalaya : coll. R. Oberthür.
Cette espèce se reconnaît aisément à la forme toute spéciale du
lobe médian de la base du prothorax, qui affecte celle d’un W.
SPH. pisciroRMISs Thoms., 7yp. Bupr. Mus. Thoms., 1878,
p. 64. — Obscuro-ænea, subtus nilidior, æneo-violacea, antennis
tarsisque nigris; capite rugoso, irrequlariler gibboso, punclato,
vertice sulcato; thorace trapezoidali, dorso sparsim et lateribus
utrinque confertim punclatis, medio vix sulcato, antice angustalo
et sinuato, lobo medio rotundato et producto, basi sinuata et rolun-
data, lobo medio producto et recto, lateribus anticis rotundalis,
posticis subrectis, carina lateralisubrecta,summum fere allingente ;
seutello punctato, rotundato, valde transverso, apice acuto; elytris
ad humerum lobatis, lateribus anticis sinualis, dein altenuatis,
apice utrinque trispinosis, dorso antice elevato, seriebus longitudi-
nalibus punctorum instructis, inter series obsolete el sparsim punc-
tatis, postice breviter utrinque tricarinatis. Subtus valde et sparsim
punctata, prosterno ad latera valde striato, medio vix sulcato, sulca
punctata; abdominis segmentis duobus primis sulcatis ; pedibus
rugosis. — Long. 12-13; lat. 3,5-4,5 mm.
Allongée, naviculaire, d’un bronzé noirâtre en dessus, la tête
et le thorax couverts d'une ponetuation cuivreuse ; dessous bronzé
violacé brillant; tarses et antennes noires. Tête ponctuée, inégale-
ment bossnée ; épistome étroit et échancré, vertex sillonné, le sillon
élargi entre les yeux. Thorax en trapèze plus large que haut,
bisinué au sommet avec le lobe médian large et arrondi, les côtés
antérieurs arrondis avec une carêne latérale lisse et presque
droite, atteignant le quart supérieur ; la base fortement sinueuse,
son lobe médian avancé et coupé droit ; il presente, sur le disque,
un vague sillon longitudinal et est couvert d’une ponctuation irre-
gulière, à fond cuivreux, plus serrée et plus compacte sur les côtés
que sur le disque et dont les intervalles sont très finement pointilles.
Écusson très large, la base droite, les côtés arrondis, le sommet
sinué et avancé en pointe très aiguë. Élytres surélevés à la base,
180
trois fois aussi longs que le thorax, un peu plus larges que celui-ci
à la base à cause du calus huméral saillant, sinués à hauteur des
hanches, un peu dilatés vers le tiers supérieur et ensuite atténués
jusqu'aux épines terminales qui sont médiocrement aiguës et dont
l’externe, légèrement saillante en dehors, est égale en dimensions et
située à la même hauteur que la suturale tandis que la médiane est
large et dépasse ses deux voisines ; les élytres présentent des séries
longitudinales de points enfoncés et sur chacune d'elles et à l’ex-
trémité trois côtes élevées très courtes dont le prolongement
forme les épines terminales. Pattes et dessous rugueusement
ponctués; prosternum bordé d’une strie ponctuée et vaguement
sillonné dans sa partie médiane, le sillon étant formé d’une série
de gros points irréguliers ;les deux premiers segments abdominaux
canaliculés au milie u.
Inde et Ragpoor; coll. R. Oberthür (par Thomson et Mniszech)
2 exempl. ©.
Cette espèce se distingue aisément de la précédente, dont elle
rappelle le facies, par son apparence plus robuste et plus élargie,
par l’aspect raboteux et inégal de la tête, par la structure des
élytres non striés mais seulement ponctués longitudinalement,
par la disposition toute autre des épines terminales de l’élytre et
enfin par l’allure rectiligne du lobe médian de la base du thorax;
la coloration du dessous diffère également de celle de la préce-
dente espèce.
Sph. curta nov. sp. — Supra violaceo-nigra, thorace leviter
cuprescenti, subtus cupreo-ænea, medio subvirescenti, antennarum
tribus articulis primis cupreis, cæleris larsisque nigris; capite
punclalo, antice leviter transverso, postice vage sulcato; thorace
subquadrato. lateribus anticis angulatim angustis, posticis sub-
rectis, antice leviter sinuato, lobo medio latissimo, rotundato, vix
producto, carina laterali sinuata, ad basin sinuato, lobo medio
producto et subrecto, dorso minute, lateribus confertim punctatis,
medio baseos vix fossulato; elytris ad humerum dilatalis, callo
humerali producto, ad latera rotunditer atlenuatis, apice utrinque
bicostatis et trispinosis, spinis aculis, spina externa ad elytrorum
latera ante apicem posita. Subtus punctata; prosterno plano,
valde irrequlariter punctato, ad latera vix strialo; abdominis
segmentis primis planatis nec canaliculatis; pedibus punctatrs.
— Long. 9; lat. 3 mm.
Naviculaire, d’un noir violacé en dessus, le thorax légèrement
cuivreux ; dessous bronzé cuivreux sur les côtes, le milieu légère-
ment verdatre, les trois premiers articles des antennes cuivreux,
les suivants ainsi que les tarses noirs. Tête ponctuée, transversa-
181
lement sillonnée au dessus de l’épistome et vaguement impression-
née sur le vertex; épistome échancré. Thorax presque carré, les
côtés antérieurs anguleusement infléchis, les postérieurs droits, le
sommet sinueux, son lobe médian large, arrondi et peu prononcé ;
le disque faiblement impressionné au milieu de la base qui est
bisinuée avec un lobe médian avancé et droit; il est entièrement
couvert d’une ponctuation dense sur les côtés et espacé sur le
disque et la carène latérale est faiblement sinueuse. Écusson
transverse, elliptique, très acuminé en arrière. Élytres trois fois
aussi longs que le thorax, dilatés à l'épaule à cause du calus humé-
ral saillant, les côtés arrondis suivant une courbe peu accusée
mais régulière, atténués et tri-épineux à l'extrémité, l’épine
marginale externe très éloignée des deux autres et placée sur
le côté vers l'extrémité; ils présentent des séries longitudinales
de points entre lesquels ils sont très finement pointillés et légère-
ment rugueux, surtout sur les côtés. Dessous ponctué; prosternum
plan, à peine strié latéralement, vaguement impressionné au
milieu où il est grossièrement et irrégulièrment ponctué; les seg-
ments abdominaux plans; pattes ponctuées.
Trichinopoli et Almorah : coll. R. Oberthür et Kerremans.
Le facies moins robuste, l’abdomen sans sillon et la coloration
violacée distinguent cette espèce des deux précédentes.
SPH. NIGRESCENS Thoms., 7yp. Bupr. Mus. Thoms., 1878,
p. 64. — Subparallela, deplanata, dorso elevato, supra nigro-
virescens vel plumbeo-micans, subtus ad latera cuprea, in medio
viridi-metallica; capite punctato, lævissime granulato, antice
viridi, transverse sulcato, fronte canaliculato, epistomo minute
lobato, antennis nigris. articulo primo viridi-plumbeo; thorace
trapezoidali tenue granulato, ad lalera confertim et in medio
minute punctato, antice lobato, lateribus subrotundatis, basi valde
sinuata, lobo medio producto el recto, dorso leviter carinato;
scutello transverso, tenuissime punctato, transverse in medio cari-
nato; elytris punctato-striatis ac lævissime granulatis, lateribus
subrectis, dein rotunditer atltenuatis, ad humera lobatis, apice
mediocriter wtrinque tri-spinosis. Subtus granulata, punctata;
prosterno plano, leviter sulcalo, ad latera striato; tibiis anticis et
medis in G incurvalis. — Long. 10; lat. 3,5 mm.
Subparallèle, atténuée aux extrémités, d’un noir de plomb
légèrement verdâtre en dessus, le thorax souvent plus clair que
les élytres et quelquefois légèrement cuivreux, l’épistome et la
région frontale verts; dessous cuivreux sur les côtés et vert
métallique sur la région médiane ; antennes et tarses noirs. Tête
granuleuse et ponctuée, plane, faiblement déprimée au dessus de
182
l’épistome, la dépression tranverse; vertex légèrement sillonné.
Thorax ponctué et granuleux, presque carré, bisinué au sommet,
son lobe médian avancé; les côtés légèrement sinueux, leur
carène latérale lisse et à peine sinueuse ; la base très sinueuse, son
lobe médian presque droit, très faiblement concave; le disque
offrant une carène médiane peu prononcée. Écusson elliptique, très
large, légèrementdeprimé et transversalement caréné dans toute sa
largeur : élytres 2 1/2 fois aussi longs que le thorax, plus larges
que le thorax à la base, sinueux à hauteur des hanches, le calus
huméral saillant, le tiers supérieur atténué en courbe régulière
jusqu’au sommet; ils présentent des stries longitudinales assez
profondes et ponctuées ; les insterstries, élevés et granuleux,
s'accentuent vers le sommet où ils semblent former trois côtes for-
mant le prolongement des épines terminales dont l’externe est très
légèrement saillante en dehors, la médiane large et très accentuée
et la suturale petite, mais très aiguë. Dessous granuleux et ponc-
tué; prosternum large et plan, strié sur les côtés et légèrement
déprimé au milieu; segments abdominaux plans ; pattes ponctuées.
Inde, Almorabh : coll R. Oberthür et Kerremans.
Cette espèce rappelle vaguement, pour la structure élytrale, le
Sph. Lafertei Ths., avec laquelle elle pourrait être confondue,
n'étaient son f'acies plus robuste et l’absence du sillon abdominal.
Sph. impressa nov. sp. — /ÂVavicularis, elongala, supra
nigra, thorace ad latera cupreo, labro viridi; sublus cuprea,
sterno virescenti, pedibus anlennisque nigro-cyanets ; capile granu-
loso et punctato, medio frontis leviler fossulato, epistomo lunato ;
thorace subquadrato, ad latera valde, in medio minus punctato,
antice et ad latera vix rotundato, basi valde sinuata, lobo medio
subrecto, carina laterali sinuata; scutello lato, transverso,
marqine posterioré carinata; elytris ad latera longitudinaliter
vage tri-impressis, valde punctato-striatis, ad basin elevatis, ad
humera dilatatis, lateribus leviler sinuatlis, apice attenuatis,
summo breviter utrinque tri-carinato et tri-spinoso, spina externa
acuta sed minima, media valde producta, lata et acutissima, tertia
viz producta. Sublus granulata et punctata, prosterno sulcato, ad
latera striato ; abdominis QUEUE complanatis ; pedibus punc-
tatis. — Long. 10-12; lat. 3,5-4,5 mm.
Naviculaire, allongée, noire en dessus, les côtés du thorax et le
dessous d’un cuivreux brillant, la région sternale et les parties de
la bouche verdâtres ; tarses et antennes d’un noir bleuâtre. Tête
ponctuée et finement granuleuse, sillonnée sur le vertex, trans-
versalement impressionnée au-dessus de l’épistome; celui-ci étroit,
profondement échancré. Antennes longues chez le G\, leur extrémité
183
atteignant les hanches supérieures, leurs articles allongés et
élargis ; courtes chez la ©, leurs articles plus écourtés, plus serrés
l’un sur l’autre(!). Thorax ponctué et finement granuleux, presque
carré, la base un peu plus large que le sommet, celui-ci très
faiblement sinué, son lobe médian large, arrondi et peu avancé ;
les côtés légèrement courbes, la carène lisse, sinueuse et dépassant
à peine la moitie inférieure ; la base fortement bisinuée, son lobe
médian tres avancé et presque droit, à peine concave et impres-
sionné au milieu. Écusson très large, elliptique, transversalement
caréné, la carène le séparant ia sa pointe apicale, celle-ci en
triangle curviligne. Élytres près de quatre fois aussi longs que le
ÉHoras, plus larges que celui-ci à la base à cause du calus huméral
saillant, légèrement sinueux à hauteur des hanches, un peu
élargis au tiers supérieur, ensuite atténués suivant une courbe
régulière jusqu’au sommet dont l’épine externe est légèrement
saillante en dehors, la médiane droite, large, longue et très
aiguë et la suturale à peine sensible ; les élytres présentent
des stries assez profondes et ponctuées et, le long de la
marge externe, trois impressions irrégulières et vagues ; vers
le tiers supérieur, se remarque, sur chacune des élytres, une
carène élevée qui forme, dans son prolongement, l’épine
médiane. Dessous granuleux et ponctué; prosternum large, strié
sur les côtés et sillonné au milieu; premiers segments abdo-
minaux non sillonnés; pattes ponctuees.
Haute Birmanie : coll. R. Oberthür.
Très voisine de l’espèce précédente, celle-ci s’en éloigne notam-
ment par les impressions élytrales, la position de la carène
seutellaire et la coloration générale.
SPH. CUPRIVENTRIS Kerr., C. À. Soc: Ent. Belq., t. XXXIV,
p. com(*) — subviolacea La Ferté mss. — Ælongata, subparallela,
conveza, apice antliceque allenuala, supra obscuro-ænea vel
cuprea, violaceo-micans, subtus cuprea, sterno viridi, abdominis
segmentis wtrinque ad lalera violaceis, antennis pedibusque
(‘) Ce caractère distinctif des sexes semble avoir échappé à Lacordaire et à de Mar-
seul, ce dernier avouant pouvoir difficilement reconnaître les o* des © des Sphenop-
tera.ïlest possible qu’il n’existe pas au même degré pour toutes les espèces, mais je
l’ai remarqué, comme on le verra par le suite, sur tousles exemplairescomplets que
j'ai pu examiner. Si, pour les espèces qui précèdent, je n’ai pas insisté sur cette
modification sexuelle des antennes, c’est que je n’ai eu à ma disposition que des o*
ou des © seuls, ou bien, quand les deux sexes étaient sous mes yeux, c’est que
l’un d’eux était mutilé et ne pouvait me servir de terme de comparaison.
(2) Bien que cette description ait paru récemment, je crois pouvoir la reproduire
dans un travail d’ensemble, plus aisé à consulter. J’ignorais alors que cette espèce
avait été nommée par M. de La Ferté, mais je crois inutile de compliquer la
synonymie : je lui laisse donc son nom acquis par la première description.
184
nigris; capile rugoso et punctato, antice deplanato, postice sulcato,
medio bituberculato, epistomo angulatim lunato; thorace trape-
zoidali, punctato, lateribus anticis angulatim attenuatis, antice
lobato, basi modice sinuata, lobo medio paulo producto et depresso;
sculello cordiformi, transverso, apice acuto; elytris modice requ-
lariter punctato-striatis, interstriis subtilissime granulatis, apice
altenualis et trispinosis. Subtus granulata, nitida; prosterno
canaliculalo ac striato; segmento abdominis primo leviter sulcato;
pedibus punctatis et granulatis. — Long. 13-15; lat. 4-5,25 mm.
Allongée, parallèle, atténuée aux extrémités, plane et d’un cui-
vreux brillant en dessous, très convexe en dessus et d’un bronzé
obscur à reflets violacés ou cuivreux; la région sternale verdâtre,
les côtes de l’abdomen violacés ; antennes et tarses noirs. Tête
ponctuée, légèrement sillonnée sur le vertex, bituberculée entre
les yeux, légèrement déprimée au dessus de l’épistome qui est
anguleusement échancré. Thorax en trapèze, anguleusement
atténué sur les côtés antérieurs, faiblement sinué au sommet, son
lobe médian à peine indiqué; la base faiblement sinuée, son lobe
médian court et droit, peu avancé; la marge latérale sinuée et
ensuite anguleusement infléchie, la carène lisse et brusquement
interrompue vers le quart supérieur; le milieu de la base est
faiblement impressionné et il est entièrement couvert d’une ponc-
tuation fine, irrégulièrement espacée et plus dense sur les côtés
que sur le disque. Élytres près de quatre fois aussi longs que le
thorax, très convexes, un peu plus larges que le thorax à la base,
le calus huméral lisse et saillant, incurvés à hauteur des hanches,
ensuite atténués suivant une courbe régulière ; ils présentent des
stries ponctuées régulières, mais peu prononcées et sur chacun
d'eux, à partir du tiers supérieur, une côte élevée faiblement
recourbée et dont le prolongement forme l’épine médiane qui est
large et forte, tandis que l’externe, placée sur le côte, est peu
accusée et la suturale à peine sensible. Dessous ponctué et rugueux ;
prosternum large et plan, grossièrement ponctué et faiblement
sillonné au milieu, strié sur les côtés; pattes ponctuées.
Konbir et Mandar (P. Cardon) ; Inde, sans désignation de loca-
lité : coll. R. Oberthür et Kerremans.
Cette espèce forme un passage entre le groupe des divariqués et
celui des fusiformes en tête duquel elle vient naturellement se
placer. C’est la seule espèce de ce groupe dont les élytres soient
sensiblement plus larges que le thorax à la base et dont la
gibbosité dorsale soit aussi accentuée que celle des divariqués.
L’épine terminale externe des élytres est droite et non saillante
en dehors.
185
SPH. ÆNEA Fab., Spec. Zns.,t. 1 (1781), p.275. — Cast. et Gory,
Monogr., t. 2 (1839), p. 27, pl. 7, f. 40 = ærosa Gmel., Syst.
Nat., t. 1 (17388), p. 1928 — tricuspidala Oliv., Æntom., t. 2
(1790), gen. 32, pl. 29, pl. VIIL, £. 87. — Ovata, elongata, bicon-
vexza, nilida, supra ænea, subtus nitidior, in media cupreo-nitida,
capile antice in & viridi, anlennis nigris, larsis æneis; capile
rugoso, punclato et granulato, epistomo lunato;thorace trapezoidali,
dorso rotundalo, antice altenuato, summo valde bisinuato, lobo
medio producto, lateribus rotundatis, basi bisinuata, lobo medio
subreclo et producto, disco vage longitudinaliler sulcato, punctato
el granulalo, carina laterali subsinuata ; sculello transverso, antice
recto, ad latera rotundato, postice sinuato, medio valde producto ;
elytris granulatis, longiltudinaliter punctato-striatis, ad latera
antice levier rugatis, poslice attenuatis et leviler trispinosts,
summo ad suturam utrinque carinato. Sublus punclata et granu-
lata; prosterno plano, medio vix sulcato et grosse irregqulariler
punctato; abdominis segmento primo leviter sulcato; pedibus punc-
lalis. — Long. 11-18; lat. 3,5-6 mm.
Var. A. — Corpus minus; supra ænea; articulis tribus primis
antennarum cupreis. ÆNEA Fab.
Var. B. — Corpus majus, supra cuprescens; antennis nigrts,
arliculo primo sæpe cuprescenti. falsa nov. var.
Ovalaire, allongée, biconvexe, d'un bronze clair ou cuivreux
en dessus, partie médiane du dessous d’un cuivreux rougeûtre
extrémité de l’épistome et parties de la bouche d’un vert métalli-
que chez le G;\, dont le dessous a aussi parfois des reflets verdätres
au milieu; antennes noires; ses premiers articles souvent cui-
vreux; tarses bronzés. Tête rugueuse, ponctuée et granuleuse;
épistome échancré; vertex à peine sillonné. Thorax aussi large
que haut à la base, atténué au sommet, très convexe, les
côtés arrondis, leur carène légèrement sinueuse et atteignant
le milieu; sommet sinué, son lobe médian avancé; base très
sinueuse, so1 lobe médian très légèrement concave ; il est entière-
ment couvert d’une ponctuation irrégulière et dense dont les
intervalles sont granuleux et très Éneren pointillés. Écusson
large, transverse; sa base droite, ses côtés arrondis, le sommet
bisinué et avancé, au milieu, en triangle curviligne tres aigu.
Élytres 2 1/2 fois aussi longs que le thorax, à peine plus larges que
celui-ci à la base, le calus huméral peu saillant, les côtés réguliè-
rement infléchis jusqu’au sommet dont les épines sont peu accen-
tuées; ils sont couverts de stries longitudinales ponctuées entre
lesquelles ils paraissent rugueux et très finement pointillés dans
leur fond et, en outre, ils présentent sur les côtés antérieurs de
petites rides transverses, souvent anastomosées ; une côte élevée
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXXVI. 15
136
part du quart supérieur pour aboutir au milieu de l’extrémité où
elle s’incurve brusquement pour former, dans son prolongement,
l’épine médiane. Dessous granuleux et ponctué; prosternum plan,
non strié latératement mais grossièrement pontuëé au milieu, qui
est légèrement sillonné ainsi que le premier segment abdominal ;
pattes ponctuées, tibias antérieurs et médians fortement incurvés
chez le G.
Var. À. — Taille moyenne; d’un bronzé clair en dessus; les
trois premiers articles des antennes cuivreux, ænea Fab.
Var. B. — Taille grande; d’un bronzé cuivreux quelquefois
plus foncé sur les élytres; antennes entièrement noires ou avec le
premier article seulement légèrement métallique, falsa nov. var.
Tetara, Konbir, Mandar, Inde, Malabar, Madras (P. Cardon);
coll. Oberthür et Kerremans.
Cette derniere variété a été envoyée en grande quantité de
Mandar, Tetara et Konbir. Tous les exemplaires G' ont les
antennes plus longues avec leurs articles plus espacés et plus
élargis que les ©.
SPH. ORIENTALIS Cast. et Gory, Monogr., t. 2 (1839), p. 38,
pl. X, f. 59. —- Zlongata, subovata, apice allenuata, cupreo-ænea,
nitida, elytris nigris, subviolaceis, apice violacei-cupreis; antennis
tarsisque nigris ; Sublus nilidior, purpureo-micans; capite punc-
tato, inter oculos tuberculato, vertice sulcalo; thorace sparse ac
grosse punclato, in medio longitudinaliter sulcato,dorso rotundato,
ad latera subrecto, summo bisinuato, lobo medio producto, basi
bisinuata, in medio lobata, lobo recto; scutello elliptico, transverso,
postice sinuato et acuto; elytris seriebus punctorum longitudina-
liter instructis, ad latera subrotunditer attenuatis, callo kumerali
elevato, summo tricarinato et trispinoso. Sublus rugosa et punc-
tata; prosterno plano, ad lalera striato; abdominis seymentis
duobus primis sulcatis; pedibus punctatis. -— Long. 10,25;
(2%9715 mm:
Allongée, subovalaire, atténuée à l’extrémité, d'un bronzé
cuivreux brillant en dessus, légèrement pourpré en dessous, les
élytres d’un noir violacé, l'extrémité légèrement pourprée; an-
tennes et tarses noirs. Tête inégale, ponctuée et granuleuse ;
vertex sillonné. Thorax ponctué, convexe, en trapèze plus large
que haut; le sommet sinué, son lobe médian arrondi et large; les
côtés presque droits, leur carène bisinuée et atteignant le tiers
supérieur; la base bisinuée, son lobe médian presque droit.
Écusson elliptique, transverse, sinué au sommet, la pointe apicale
en triangle très aigu. Élytres à peine plus larges que le thorax à
la base, le calus huméral saillant, les côtés presque droits et régu-
187
lièrement atténués jusqu’au sommet, dont les épines terminales
sont très aiguës et forment le prolongement de trois carènes
élevées dont la médiane seule est très nettement accusée et forme,
avec la suture, les bords d’une sorte de canal ou sillon allant du
sommet au tiers supérieur ; ils présentent des séries longitudinales
de points bien accusées sur la moitié antérieure. Dessous ponctué ;
prosternum plan, strié latéralement; les deux premiers segments
abdominaux canaliculés au milieu ; une plaque lisse et triangulaire
se remarque de chaque côté à la base de chacun des quatre
derniers segments; pattes ponctuées.
Inde ; coll. Oberthür (un seul exemplaire type de Gory).
Sph.innocua (La Ferté mss.)nov.sp. — Subparallela, convexa,
apice altenuata; supra ænea, subtus ad lalera subpurpurascens,
medio subvirescenti ; antennis pedibusque nigris ; capile punclato,
antice levier depresso, postice convexo et sulcato, epistomo bilobato,
medio angulatim lunato; thorace subquadralo, punctato, antice
angulatim attenuato, summo sinualo, lobo medio valde rotundato
nec producto, basi bisinuata, lobo medio rotundato nec producto;
scutello transverso, basi subrecta, margqine elevatlo, apice sinuato,
lobo medio acutissimo; elytris gradatim rotunditer attenuatis,
convexis, apice modice trispinosis, seriebus longiludinalibus punc-
torum instructis, inter series granulatis, Summo prope suluram
large sulcato. Sublus granulata; prosterno plano, ad latera vix
striato; abdominis segmentis primis haud canaliculatis ; pedibus
rugosis. — Long. 8,25; lat. 2,5 mm.
Convexe, parallèle, atténuée à l’extrémité; d’un bronzé clair
en-dessus; dessous d’un bronzé pourpré sur les côtés, le milieu
verdàtre; antennes et tarses noirs. Tête ponctuée ; vertex légère-
ment convexe et sillonné au milieu; front à peine déprimé; épis-
tome bilobé, le milieu anguleusement échancré. Thorax presque
carré, un peu plus large que haut à la base; les côtés antérieurs
anguleusement infléchis, la carène latérale sinueuse et atteignant
à peine la moitié de la hauteur; le sommet faiblement sinué, son
lobe médian très arrondi, à peine avancé ; la base sinueuse, son
lobe médian arrondi, peu prononcé. Élytres trois fois aussi longs
que le thorax, atténués en courbe régulière jusqu’au sommet qui
est tri-épineux; les épines peu accentuées ; ils présentent des
séries longitudinales de points enfoncés entre lesquelles ils sont
très finement granuleux et leur sommet, le long de la suture, est
creusé en un large sillon peu profond. Dessous granuleux; pros-
ternum plan, à peine strié sur les côtés; segments abdominaux
non sillonnés; pattes rugueuses.
Inde : coll. R. Oberthür (un seul exemplaire).
188
Sph. depressa (La Ferté mss.) nov. sp. — Subparallela, apice
allenuala, supra subplanata, sublus convexza, tota ænea, subcupres-
cens, 07e viridi, anlennis larsisque nigris: capile granulato et
punclatlo, vertice sulcalo, epistomo angusto el lobato; thorace valde
el conferlim punclato. subquadrato, plano, medio leviter sulcato,
laleribus anticis rotundatis, poslicis sinualis, summo bisinualo,
lobo medio aculo et producto, basi bisinuala, lobo medio subrecto;
elylris granulosis, vage requlariler punclato-striatis et transver-
sim rugalis, apice mediocriter tlrispinosis et unicarinatis; subtus
granulosa el punctala ; prosterno plano, ad latera striato ; abdomi-
nis basi plana; pedibus punctatis. — Long. 8; lat. 3,5 mm.
Subparallèle, atténuée à l'extrémité, déprimée au-dessus, con-
vexe en dessous, entièrement d’un bronzé obseur à très légers
reflets cuivreux, les parties avoisinant la bouche vertes; antennes
et tarses noirs. Tête plane, granuleuse et ponctuée; vertex
sillonné: épistome étroit et fortement échancré. Thorax presque
carré, un peu plus large que haut, les côtés antérieurs arrondis,
les postérieurs sinueux, la carène latérale presque droite et
atteignant presque le haut du thorax; sommet bisinué, son lobe
médian avancé et aigu; base bisinuée, son lobe médian avancé,
presque droit, faiblement concave; il est entièrement couvert d’une
ponctuation régulière et présente, au milieu du disque, une dépres-
sion longitudinale. Élytres trois fois aussi longs que le thorax,
un peu plus larges que celui-ci à la base, le calus huméral assez
saillant; ils sont droits jusqu’au tiers supérieur, ensuite atténués
jusqu’à l'extrémité dont les épines sont peu prononcées ; ils sont
en outre très légèrement striés, les stries ponctuées et plus accu-
sées vers le sommet où leurs intervalles forment de petites carènes
dont la médiane seule est sensiblement accentuée. Dessous
rugueux et ponctué; prosternum plan, strié sur les côtés; abdomen
non sillonné à la base; pattes ponctuées.
Inde : coll. R Oberthür (un seul exemplaire).
Sph. konbirensis nov. sp. — Oblongo-orata, supra valde
conveza, violacei-ænea; antennis larsisque nigris; capile rotun-
dato et punctalo, vertice sulcato, epistomo producto, valde lunato ;
lhorace rotundato, globoso, antice anqusto et sinuato, lobo medio
viz producto, large rotundato, ad latera rotundato, ad basin
sinualo, lobo medio recto et vix producto : scutello transverso, basi
recla, ad latera rotundato, apice sinuato, lobo medio acute producto ;
elytris seriebus longitudinalibus punctorum instructis, inter series
granulalis, apice mullistrialis, summo utrinque minute trispinoso.
Sublus granulata el punctala ; prosterno elevato, TUg080 et plano,
laleribus inferioribus vix striatis ; abdominis segmentis elevatis
189
nec canaliculalis; pedibus rugosis. — Long. 14; lat. 5 mm.
Ovale-oblongue, très convexe en dessus, plane en dessous, entière-
ment d’un bronze violacé ; antennes et tarses noirs. Tête convexe,
ponctuée; vertex sillonné; épistome très avancé, très étroit et
fortement échancré en demi-cercle. Thorax globulaire, très bombé
en dessus, densément et régulièrement ponctué, un peu plus large
que haut à la base, très rétréci au sommet, celui-ci faiblement
sinué, son lohe médian large et peu avancé ; les côtés très arron-
dis, leur carène presque droite et dépassant légerement le milieu :
la base bisinuée, son lobe médian droit. Élytres convexes, 3 1/5
fois aussi longs que le thorax, de la largeur de celui-ci à la base.
le calus huméral lisse et saillant, les côtés atténués suivant une
courbe régulière jusqu’au sommet, qui est tri-épineux ; les épines
faibles; les élytres présentent des séries longitudinales de points
entre lesquels ils sont très finement granuleux et, vers le sommet
et jusqu’à l’extrémité, quatre ou cinq stries de part et d'autre et
dont les suturales seules sont nettement accusées. Dessous
rugueux ; prosternum saillant, plan et ponctué, strié latéralement
à sa partie inférieure; segments abdominaux plans, non sillonnés ;
pattes ponctuées.
Konbir (P. Cardon) : ma collection.
Sph. crebepunctata (La Ferté mss.) nov. sp, — Z/ongata,
oblonga, nitida, supra subcuprescenti-ænea, sublus purpureo-
metallica; capite rugoso, densissime punctato, deplanato, fronte
levissime bituberculata, epistomo anqulatim lunato; thorace sub-
quadrato, densissime punctato, antice leviter rotundato, lateribus
fere rectrs, subrotundatis, basi bisinuata, lobo medio recto ; elytris
rugosis, ad latera fere rectis, leviter sinuatis dein gradatim atte-
nualis, apice vix wlrinque tri-spinosis, seriebus longitudinalibus
punctorum instructis. Subtus punclata; prosterno plano, ad latera
strialo; abdominis basi non sulcata; pedibus punctatis. — Long.
9-11 ; lat. 3-3,5 mm.
Oblongue, allongée, brillante, en-dessus d’un bronzé très
légèrement cuivreux, dessous d’un pourpré brillant. Tête
rugueuse, ponctuée, plane, à peine bituberculée sur le front ;
épistome anguleusement échancré. Thorax finement ponctué,
convexe, presque carré, à peine plus large que haut, le sommet et
les côtés à peine recourbés, ceux-ci légèrement infléchis en haut
la carène latérale courte et sinueuse; la base sinueuse, son lobe
médian droit. Écusson transverse, sa base légèrement convexe, ses
côtés arrondis, le sommet sinué et fortement acuminé Élytres à
peine trois fois aussi longs que le thorax, légèrement convexes, de
la largeur du thorax à la base, les côtés sinueux à hauteur des
190
hanches, atténuës ensuite suivant une courbe régulière, à peine
épineux à l’extrémité ; ils sontcouverts de petites rides transverses
et présentent des séries Jongitudinales de points. Dessous ponctué,
prosternum large et plan, strié sur les côtés ; base de l’abdomen
non silonnée ; pattes ponctuées.
Tetara (P. Cardon), Calcutta, Himalaya (coll. Oberthür et
Kerremans).
SPH. CYANICEPS Kerr., C. À. Soc. Ent. Belge, t. XXXIV,
pe COUT. — Zlongata, oblongo-ovata, convexa, nigra, nilida,
capile cyaneo, sublus nigro-ænea, antennis tarsisque nigris; capile
plano, punctato el granuloso, epistomo bilobato, medio lunato;
thorace granuloso, rotunditer convexo, medio modice, ad latera
grosse punclalo, summo bisinuato, lobo medio valde rotundato,
Jere producto, lateribus rotundatis, basi sinuata, lobo medio recto
et producto; scutello transverso, subtrianqulari; elytris seriebus
longitudinalibus punctorum instructis, inter series granulosis,
apice ad suluram utrinque tri-striatis, summo vix trispinoso.
Subtus punctata; prosterno plano, ad latera striatv; pedibus
rugosis. — Long. 9-11; lat. 2,75-3,25 mm.
Ovale-oblongue, allongée, biconvexe, d’un noir brillant en
dessus, la tête bleue; dessous bronzé obscur; antennes et tarses
noirs. Tête plane, ponctuée et granuleuse; épistome bilobé,
échancré au milieu; vertex non sillonné. Thorax en trapèze plus
large que haut, convexe, bisinué au sommet, son lobe médian
large, à peine arrondi et peu avance ; les côtés arrondis avec leur
carène très faiblement sinueuse et dépassant la moitié inférieure ;
la base très sinueuse, le lobe médian coupé droit. Écusson trans-
verse, large et subtriangulaire. Élytres trois fois aussi longs que
le thorax, convexes, régulièrement atténués au sommet suivant
une courbe peu prononcée, à peine tri-épineuse à l’extrémite; ils
sont très finement rugueux et offrent le long de la suture, dans leur
moitié supérieure, des stries profondes. Dessous ponctue ; proster-
num plan, strié sur les côtés ; base de l'abdomen non sillonnée;
pattes ponctuées.
Konbir et Mandar (P. Cardon) : ma collection.
Le G a les antennes sensiblement plus longues que celles de
la ©, mais d’une facon moins accentuée que les espèces sur les-
quelles l’observation a pu être faite.
Sph. fulgidiceps (La Ferté mss.\ nov. sp. — Z/ongato-
oblonga, supra obscuro-ænea, capite fulqido-ignita ; subtus æneo-
virescens, anñlennis larsisque nigris; capile rugoso, fronte planata,
epistomo lunato; thorace subquadrato, antice paulo anqustior, ad
latera leviler rotundato, antice modice producto, postice valde
191
bisinuato, lobo medio recto; elytris ad latera leviler sinualis, apice
altenuatis et leviter trispinosis, transversim rugatis, sericbus lon-
gitudinalibus punctorum instructhis, transversim leviter rugatis,
prope suturam post medium vage sulcatis. Sublus rugosa el punc-
tata; prosterno plano, ad latera striato; medio abdominis baseos
plano; seygmentis utrinque plagis cuprescentibus el levibus vage
ornatis ; pedibus rugosis. — Long. 9,5; lat. 3 mm.
Oblongue, allongée, d’un bronzé brillant et obscur en-dessus,
la tête d’un rouge-feu éclatant, le dessous bronzé verdatre;
antennes et tarses noirs. Tête rugueuse et plane; épistome forte-
ment échancré. Thorax légèrement convexe, presque carré, à peine
plus large que haut, finement et densément ponctué, légèrement
atténué au sommet qui est très faiblement avancé au milieu; les
côtés très légèrement arrondis, leur carène presque droite et
atteignant le quart supérieur; la base fortement bisinuée, son lobe
médian droit. Écusson large, transverse, droit à la base, ses
côtés tres sinueux et avancés en pointe très aiguë au milieu.
Élytres un peu plus de trois fois aussi longs que le thorax, aussi
larges que celui-ci à la base où ils sont très irrégulièrement et peu
profondément déprimés; le calus huméral peu saillant, les côtés
légèrement sinueux à hauteur des hanches, ensuite atténués en
courbe régulière jusqu’à l'extrémité, dont les épines terminales
sont peu accentuées, l’externe très éloignée des deux autres,
celles-ci rapprochées de la suture et égales en longueur; les
élytres sont très rugueux, la rugosité consistant en petites rides
transverses ; ils sont en outre couverts de séries longitudinales de
points et présentent, au sommet, vers la suture, deux sillons
vagues et peu profonds. Dessous brillant, ponctué et granuleux;
prosternum plan, strié sur les côtés; abdomen non sillonné au
milieu de la base; segments abdominaux présentant de part et
d'autre une petite plaque lisse irrégulière ; pattes rugueuses.
Inde : coll. Oberthür (un seul exemplaire G)).
Sph. auricollis (La Ferté mss.) nov. sp. — Z/ongata, cunei-
formis, capite thoraceque cupreo- vel aureo-nitidis, viridi mican-
libus, elytris obscure purpurei-violaceis apice cyaneis; sublus
aureo-viridis, purpureo-varieqata, antennis larsisque nmiqTis;
capite rugoso et punctato, antice gibboso, vertice fere sulcato;
thorace subquadrato, punctato, medio fere longitudinaliler suleato,
antice angustiore, ad latera rotundato, anqulis posticis leviter pro-
ductis, basi bisinuata, lobo medio recto; scutello lato, transverso,
basi recta, ad latera rotundata, summo bisinualo, apice producto;
elytris transversim fere rugatis, seriebus longitudinalibus punc-
torum insructis, ad latera subrectis, summo gradatim rotundiler
192
altenuatis, apice trispinosis. Subtus granulata et punctata ;
pedibus punctatis. — Long. 11-13; lat. 3 1/4-4 mm.
Allongee, cunéiforme ; tête et thorax d’un cuivreux brillant à
reflets verts; élytres d’un pourpré violacé clair sur la moitié
antérieure, foncé sur la partie postérieure, l’apex bleu foncé;
dessous cuivreux brillant mélangé de taches pourprées; antennes
et tarses noirs. Tête rugueuse, inégale et ponctuée; vertex faible-
ment sillonné; épistome échancré. Thorax presque carré, un peu
plus large que haut; le sommet sinueux, son lobe médian large et
arrondi; les côtés sensiblement arrondis; les angles postérieurs
aigus et peu saillants; carène latérale très sinueuse, attei-
gnant le 1/4 supérieur ; base sinueuse, son lobe médian coupé
droit; il est couvert d’une ponctuation fine, régulière et
dense et presente, sur le disque, un sillon longitudinal peu
prononcé. Écusson transverse, large, droit à la base, les côtes
arrondis, le sommet bisinué avec la partie apicale peu avancée
mais très aiguë. Élytres 2 5/1 fois aussi longs que le thorax et
aussi larges que celui-ci à la base ; les côtés droits antérieurement,
ensuite atténués, jusqu’au sommet qui est très épineux,; ils pré-
sentent des rides tranverses peu accusées et des séries longitudi-
nales de points et, au sommet, trois courtes carènes, y compris la
suture et formant, par leur prolongement, l’armature terminale.
Dessous rugueux et ponctué ; prosternum plan, strié.sur les côtes;
abdomen non sillonné au milieu de la base ; les côtés des segments
abdominaux ornés à la base d’une plaque lisse irrégulière; pattes
ponctuées.
Inde, Birmanie : coll. R. Oberthür et Kerremans.
Le mode de coloration suffit seul à reconnaître cette espèce de
toutes celles de l’Inde. Le male est plus petit; ses antennes attei.
gnent presque les hanches supérieures, ses tibias antérieurs et
médians sont courbés et ses élytres sont plus droits sur les côtés.
En somme cette espèce, que je place en tête des cunéiformes, fait
plutôt le passage entre ce groupe et celui qui précède, attendu que
la femelle pourrait sans inconvénient être comprise parmi les
fusiformes.
Sph. deducta nov. sp. — Ovata, elongata, nilida, tota claro-
ænea, Sublus in medio purpurea, antennis tarsisque nigris; capile
rugoso, punclato, vertice levissime sulcato, fronte inter oculos vage
rotunditer sulcala, antice leviter biluberculata, epistomo lunato;
thorace punctatlo,convezo, dorso leviter deplanalo, antice anqustior,
summo sinualo, lobo medio vix rotundato, laleribus rotundatis,
basi bisinuata, lobo medio subrecto; disco longitudinaliler vage in
medio sulcato; scutello transverso, basi lateribusque subrectis,
193
apice valde produclo et acuto; elytris convexis, seriebus longitudi-
nalibus punctorum instruclis, lateribus subsinuatis, dein valde
allenuatis, apice leviter carinalis et valde trispinosis, spina media
lata et longior. Sublus granulala et punclata; prosterno plano el
striato; segmentis abdominis ad basin leviter sulcatis; pedibus
rugosis. — Long. 12; lat. 3-5 mm.
Subovalaire, très allongée, d’un bronzé clair uniforme, le milieu
du corps pourpré en dessous; antennes et tarses noirs. Tête
rugueuse et ponctuée, vertex faiblement sillonné; front inégal,
sillonné transversalement entre les yeux, ce sillon recourbé et en-
globant deux tubercules vagues et irréguliers surmontant le post-
épistome; épistome anguleusement échancré. Thorax un peu plus
large que haut, convexe, aplani sur le disque près de la base, le
sommet légèrement sinueux, son lube médian très large, à peine
arrondi ; les côtés très arrondis avec les angles postérieurs aigus et
légèrement saillants en dehors; le milieu du disque longitudinale
ment sillonné, le sillon vague et peu prononcé ; la carène latérale
droite, et atteignant presque le tiers supérieur; la base très
sinueuse, son lobe médian avancé et presque droit. Écusson très
large, transverse, la base tres légèrement convexe, les côtes droits,
lé sommet avancé en pointe très aiguë. Élytres trois fois aussi
longs que le thorax, de la largeur de celui-ci à la base, légère-
ment sinueux à hauteur des hanches, ensuite graduellement
atténuës suivant une courbe peu prononcée et tri-épineux à
l'extrémité ; les épines à égale distance l’une de l’autre; la médiane,
large et avancée, forme le prolongement d’une côte élevée qui
borde une large dépression longitudinale peu profonde, allant le
long de la suture jusqu’au tiers supérieur; ils sont rugueux, la
rugosité consistant en une série de petites rides transverses insen-
sibles à l'œil nu et présentant des séries longitudinales de points.
Dessous rugueux et ponctué; prosternum plan, strié sur les côtés;
abdomen faiblement sillonné au milieu dela base; pattes ponctuées.
Mandar, Konbir (P. Cardon), Inde (par Gory); coll. R. Ober-
thür et Kerremans.
La différence de structure antennaire est ici très accentuée; des
deux Syphenoptera étiquetés indica Gory type dans la coll. de
M. R. Oberthür, celui-ci est tout à fait différent, comme on le
verra par la description qui suit, de l'espèce décrite par
MM. Castelnau et Gory. Me trouvant en présence de deux types
portant le même nom,mais présentant des différences très sensibles
quant à la structure et au fucies, je laisse l’ancienne dénomination
à l'insecte qui se rapproche le plus de la description des auteurs.
SpH. INDICA Cast. et Gory, Monogr.., t. 2 (1839), p. 37, pl. X,
f. 57. — Ælongala, cunciformis, supra ænea, nilida, thorace
194
clariori; sublus purpurea, viridi- vel cyaneo-variegato, antennis
larsisque nigris; capte rugoso el gibboso, vertice sulcato; thorace
subquadrato, antice angustiore et sinuato, lobo medio producto, ad
latera sinualo, angulis posticis productis et acutis, basi valde
bisinuata, lobo medio recto et producto; scutello antice recto, ad
latera rotundato, postice bisinuato et producto, apice acuto ; elytris
ad latera vix transversim rugatis, seriebus longitudinalibus punc-
lorum instruclis, apice utrinque vix lri-spinosis, SUummo prope
suluram vage longitudinaliler canaliculato. Subtus punctata et
granulata, pedibus punctatis. — Long. 10-12; lat. 3-3,5 mm.
Allongée, cunéiforme; dessus d’un bronzé brillant, plus clair
sur le thorax que sur les élytres; celles-ci quelquefois obscures
au sommet; dessous d’un pourpré brillant mélangé de bleu ou de
vert, surtout sur les segments abdominaux; antennes et tarses
noirs. Tête ponctuée, rugueuse et inégale; vertex sillonné; épis-
tome échancré. Thorax presque carré, à peine aussi large que
haut, irrégulièrement ponctué, la ponctuation plus dense et plus
irrégulière sur les côtés que sur le disque qui est sillonné longitu-
dinalement au milieu; sommet bisinué, son lobe médian avancé ;
côtes sinueux, convexes à la partie antérieure, concaves à la
partie postérieure, les angles postérieurs avancés, abaissés et
aigus; carène latérale presque droite et atteignant le tiers supé-
rieur ; base très sinueuse, son lobe médian droit. Écusson trans-
verse; sa base droite, ses côtés arrondis, le sommet acuminé en
arrière. Élytres à peu près trois fois aussi longs que le thorax,
les côtés à peine arrondis, régulièrement atténuées jusqu’au som-
met; celui-ci très faiblement épineux à l’extrémité et vaguement
sillonné le long de la suture ; ils sont transversalement ridés sur
les côtés, mais d’une facon peu sensible et présentent des séries
longitudinales de points. Dessous rugueux et ponctué; proster-
num plan, strié sur les côtés; base de l’abdomen non sillonnée
au milieu.
Konbir et Tetara (P. Cardon); Inde (par Gory type); coll. R.
Oberthür et Kerremans.
Cette espèce, basée sur le 2e type 2ndica de Castelnau et Gory,
est plus élancée que celle qui précède; les côtés du thorax sont
moins arrondis et beaucoup plus sinueux, l’angle inférieur plus
aigu, très abaissé sur la base des élytres; ceux-ci sont moins
rugueux et leur ponctuation est beaucoup plus fine que chez le
Sph. deducla qui précède.
SPH. PERROTETI Guérin, Æevoue de Zool. (1841), p. 328. —
Gory, Monogr. sup., t. 4 (1842), p. 316, pl. LIII, f. 312 —
anquslala Thoms., Typ. Bupr., 1878, p. 72.
195
Elongala, cuneiformis ; supra nitida, ænea, thorace nilidiort,
elytris obscurioribus ; sublus purpurea ; antennis tarsisque nigris;
capite punclato et rugoso, antice transversim vix, verlice fere
longitudinaliter sulcato; thorace subquadralo, punctato, antice in
medio valde producto, ad latera subrecto, basi valde sinuata, lobo
medio recto, dorso longitudinaliter sulcato ; scutello transverso,
basi recta, ad latera rotundato, apice bisinuato et acuto; elytris
postice valde attenuatis, ad latera subrectis, apice modice trispino-
sis, seriebus longitudinalibus punciorum instruclis, summo
utrinque leviter tri-carinato. Sublus punctata ; pedibus granulosis.
— Long. 7,5-10; lat. 2-2,5 mm.
Très allongée, cunéiforme, d’un bronzé brillant clair sur le
thorax, foncé sur les élytres; dessous d’un pourpré brillant;
antennes et tarses noirs. Tête inégale, avec un vague sillon
transversal au dessus de l'épistome ; vertex sillonné. Thorax pres-
que carré, à peine atténué au sommet, le lobe médian très
avancé; côtés presque droits, à peine sinués; base très sinueuse,
son lobe médian droit; carène latérale presque droite, dépas-
sant à peine la moitié des côtés; il est entièrement couvert
d'une ponctuation dense sur les côtés et espacée sur le disque
qui est en outre longitudinalement sillonné au milieu. Élytres
3 1/4 fois aussi longs que le thorax, de la largeur de celui-
ci à la base, rugueux et longitudinalement ponctués, ils
sont très acuminés en arrière et le sommet est tri-caréné et
modérément épineux. Dessous ponctué et rugueux; prosternum
plan, strié sur les côtés; pattes rugueuses et ponctuées.
Mandar et Konbir (P. Cardon); Inde (E. C. Cotes) ; Trichino-
poli (P. Castets); Madras, Coromandel : coll. R. Oberthür et
Kerremans.
Espèce très variable quant à la taille et très caractéristique
quant au facies franchement cunéiforme. Bien que je n’aie pas eu
sous les yeux le type de Guérin, je n’hésite pas à rapporter à cette
espèce le Sph. anqgustata Thomson dont le type est en tous points
conforme à un exemplaire de ma collection étiquete : Perrotelr,
don de M. Guérin, et provenant de la coll. Chevrolat.
Sph. gossypii (E. C. Cotes mss{'))}, nov. sp. — S'ubparallela,
apice altenuata, ænea; antennis larsisque nigris; capile MAGno,
plano et granulato, oculis valde prominentibus ; thorace quadralo,
() Dans les Zndian Museum Notes, t. 2, n° J (1891), p. 33, M. E. C. Cotes
dénomme, et figure cette espèce, dont quelques exemplaires m’avaient été envoyés
pour détermination et dans lesquels je n’avais pas hésité à reconnaître une espèce
inédite. M. Cotes reproduit les passages de la lettre que je lui avais écrite et dans
laquelle je mentionnais quelques particularités sur ce Sphenoptera.
196
punclato, antice subrotundato, ad latera recto, fere sinuato, basi
bisinuata, lobo medio subrecto; scutello transverso, cordiformi ;
elytris seriebus longitudinalibus punctorum instructis, ad latera
subrectis, apice altenuatis et modice tri-spinosis, summo leviler
carinalo el striato. Subtus granulosa ; pedibus anticis et mediis G
incurvalis. — Long. 9; lat. 2,25 mm.
Allongée, cunéiforme, d’un bronzé obscur; les antennes et les
tarses noirs. Tête plane, granuleuse; yeux très proéminents;
front séparé de l’épistome par une carène sinueuse transverse.
Thorax carré, à peine atténué au sommet dont le lobe médian est
large et arrondi; côtés faiblement sinués ; carène latérale courte,
presque droite; base fortement bisinuée, son lobe médian droit; il
est entièrement couvert d’une ponctuation dense sur les côtés et
espacée sur le disque. Écusson subcordiforme, large et transverse ;
sa base droite. Élytres 2 5/4 fois aussi longs que le thorax, de la
largeur de celui-ci à la base, ensuite anguleusement élargis à
l'épaule, tres légèrement sinueux à hauteur des hanches, régulie-
rement atténués jusqu'au sommet qui est tri-épineux; ils sont très
finement granuleux et prèsentent des séries longitudinales de
points ; le tiers supérieur est caréné, les carènes alternant avec
des stries peu accentuées Dessous rugueux et ponctué; proster-
num large, plan, strié sur les côtés ; base de l’abdomen élevée et
non sillonnée au milieu ; pattes ponctuées.
Jude (E. C. Cotes), Konbir (P. Cardon), Madras : coll. Oberthür
et Kerremans.
Le G'a été renvoyé autrefois à M. Cotes; je ne puis donc
me prononcer sur les différences sexuelles que présentent les
antennes.
La dilatation de la tête, plus large que le thorax à cause des
yeux très saillants, l’absence de sillon sur le vertex et sur le
disque thoracique font reconnaître cette espèce de toutes les autres
du groupe des cunéiformes.
BELIONOTA PRASINA Thunbg., Vov. sp. ins. Diss., V, p. 90. —
Un exempl. de Kurseong (P. Cardon).
Chrysobothris tricolor (La Ferté mss.) nov. sp. — Oflongo-
ovala, rugosa; capile obscuro-cupreo, thorace nigro-violascenti,
margine antlico viridi, in medio transverse flammeo-fasciato;
clytris nigro-violaceis, utrinque omnino viridi-cinctis fasciaque
transversa viridr post medium posita, dorso summoque utrinque
Jlammeo-plagiato; sublus violacea, episternorum lateribus flam-
mers ; capite planalo et granuloso; thorace transverso, lateribus
anlicis truncatis, basi bisinuata lobo medio rotundato et producto;
eiytris granulosis, post medium dilatatis et denticulatis, apice
197
valde atlenuatis et rotundatis. Sublus granulata; prosterno grosse
et confertim.abdomine sparse el minute punctato; pedibus rugosis.
— Long. 9; lat. (ad kumeros) 4 mm.
Ovale-oblong, élargi au tiers supérieur; tête d’un cuivreux
obseur; antennes à premier article cuivreux, les suivants d’un
noir bleuâtre; thorax d'un violacé obscur avec la marge anté-
rieure d’un vert métallique clair et une bande transverse d’un
rouge feu brillant sur la moitié inférieure; élytres d’un violacé
obscur entourées d’une bordure d’un vert métallique clair et pre-
sentant vers le tiers supérieur une bande transverse de cette
dernière nuance et divisant l’elytre en deux parties dont le milieu
est orné d’une tache d’un rouge feu éclatant; dessous d’un violacé
obseur, les côtés de l’épisternum d’un rouge feu ou d’un doré bril-
lant ; tarses bleuâtres. Tête plane, granuleuse; vertex très étroit,
sillonné ; yeux très obliques. Thorax transverse, élargi, ponctué,
la ponctuation formée de points ou petits traits allongés dans le
sens horizontal; marge antérieure tronquée sur les côtés ; base
fortement bisinuée, son lobe médian arrondi et large. Élytres
granuleux et ponctuës, un peu plus larges que le thorax à la base,
élargis vers le tiers supérieur, ensuite atténués et dentés sur les
côtés; sommet arrondi; ils présentent, à la base, un court sillon
transverse. Dessous rugueux et grossièrement ponctué sur le ster-
num, faiblement ponctué sur l’abdomen ; femurs antérieurs forte-
ment unicentés; dernier segment abdominal non caréné au milieu,
légèrement déprimé à la base et terminé par deux longues épines
séparant un lobe médian peu avancé.
Inde : un seul exempl. de la coll. R. Oberthür.
Chrysobothris carinata nov. sp. — Oblongo-ovala; capile
obscuro-cuprea ; thorace antice rotundatim viridi, postice obscuro-
cupreo ; elytris violaceis, basi, humero, fossulisque quatuvr utrin-
que cyaneo-viridibus; sublus in medio viridi-metallica, ad latera
obscuro-cuprea; pedibus obscuris, tarsis cyaneis; capile antice valde
depresso et circulalim rugato, postice transverse carinalo, vertice
grosse punclato; thorace transverse minute rugato, lateribus anti-
cis truncalis, basi bisinuata, lobo medio rotundato et producto;
elytris valde et confertim punctatis, lateribus posticis denticulatis,
summo prope suluram utrinque carinato, fossulis quatuor 2nstruc-
dis, sic posilis : 1* in medio baseos ; 2° in media parte ; 3° el 4° gemi-
nalis el minoribus in triente apicali. Subtus antice grosse el con-
J'ertim, postice minute punctata ; pedibus rugosis. — Long. 10, lat.
(ad humeros) 4 mm.
Ovalé-oblong, élargi au tiers supérieur ; tête d’un cuivreux
obscur, thorax mi-parti vert métallique au sommet et d’un
198
cuivreux obscur à la base; élytres violacés avec la base, l’épaule
et quatre fossettes d’un bleu métallique verdatre; dessous vert
métallique au milieu, d’un cuivreux obscur sur les côtés; pattes
cuivreuses, tarses bleus. Tête granuleuse ; front déprime, la
dépression circulairement ridée et séparée du vertex par une
carène transverse. Thorax plus large que haut, arrondi sur les
côtés, son bord antérieur relevé ; côtés légèrement concaves au
milieu ; base bisinuée, son lobe médian avance, large et arrondi ; il
est couvert de petites rides transverses sinueuses et interrompues.
Élytres granuleux, couverts d’une fine ponctuation très dense,
élargis au tiers supérieur, ensuite atténues et dentelés sur les
bords; ils présentent au sommet, à une certaine distance et le
long de la suture, une carène ou côte élevée et sinueuse et sont
ornés de quatre fossettes situées : La 1re au milieu de la base, la 2e
au milieu du disque, la 3 et la 4+, plus petites et très voisines
l’une de l’autre, vers le tiers supérieur ; les deux premières
sont réunies par une bande de couleur bleu verdatre et semi-
circulaire. Dessous très grossièrement ponctué sur le sternum et
finement pointillé sur l’abdomen ; pattes granuleuses; fémurs
antérieurs très fortement unidentés; dernier segment abdominal
caréné au milieu et semi-circulairement échancré au sommet.
Inde : un seul exemplaire de la coll. R. Oberthür (par
van Lansberge).
Chrysobothris quadraticollis (La Ferté mss.) nov. sp. —
Oblongo-ovata; capite antice viridi, poslice æneo-cupreo, prope
thoracem post oculos viridi; thorace æneo-cupreo; elytris migris,
utrinque minute viridi-trifossulatis; sublus in medio viridi-
metallica, ad latera cuprescens, tarsis cyaneis ; capite rugos0, antice
irrequlariter depresso, postice grosse ac valde punctato; thorace
quadrato, tranverso, transversim rugato, lateribus anticis el pos-
ticis subrotundatis, basi sinuata, lobo medio rotundato et producto;
elytris rugosis, punclatis, ad latera denticulatis, longe suturam
utrinque bicarinatis et fossulis tribus vagis et minimis instructis.
Subtus granulala; pedibus punclatis et rugosis. — Long. 10;
lat. 3,75 mm.
Ovale oblong, légerement élargi au tiers supérieur ; tête verte
antérieurement et d’un bronzé obscur sur le vertex, la partie
longeant le thorax en arrière des yeux d’un vert métallique;
thorax bronzé cuivreux; élytres d’un noir brillant avec trois
petites foseites vertes; dessous vert doré au milieu, cuivreux sur
les côtés; pattes cuivreuses, tarses bleus; antennes vertes à la
base, cuivreuses au sommet. Tête inégale, rugueuse, légèrement
déprimée; carène frontale arrondie et peu accentuée; vertex
199
grossièrement ponctué. Thorax transversal, rectangulaire, les
angles émoussés et arrondis, la base bisinueuse, son lobe médian
très accusé et arrondi. Élytres granuleux et ponctués, dentelés
sur les bords postérieurs à partir du milieu, présentant à une
certaine distance et le long de la suture deux côtes élevées paral-
lèles et une troisième côte oblique le long du bord externe ; ils
sont ornés de trois fossettes peu accusées et placées en ligne
oblique : la 1'°, au milieu de la base, la 2e au milieu du disque et
la 3° au tiers supérieur plus près de la marge latérale que de la
suture. Dessous ponctué ; prosternum très rugueux ; fémurs anté-
rieurs fortement unidentés ; le dernier segment abdominal caréné
au milieu, fortement biépineux et circulairement échaneré au
sommet.
Inde: un seul exempl. de la coll R. Oberthür (par Mniszech).
Chrysobothris violacea nov. sp. — Oblonga, supra obscuro-
violacei-purpurea, thoracis margine laterali elytrorumque fossulis
quinque aureo-viridibus ornatis ; subtus viridi aurata, nitidissima,
ad latera utrinque large cupreo-violaceo-tincta ; pedibus viridibus,
cupreo-viounceo-varieqatis, tarsis cyaneis; capile rugoso, fronte
undulatim rugata, carina frontali lævi, vertice rotundatim
impresso, poslice carinato; thorace transverso, subquadrato, trans-
versim rugatlo,medio baseos leviter carinato,summo levilersinuato,
angulis anticis truncatis, lateribus posticis fere productis, basi
valde bisinuwatla, lobo medio producto; elytris granulosis, post
medium ad latera denticulatis, longe suturam vage costatis, fossu-
lis quinque utrinque instructis. Subtus punctata; pedibus rugosis.
— Long. 10,5-14; lat. 4,25-5 mm.
Oblongue; dessus d’un violacé pourpre sombre avec la carène
frontale, les bords latéraux du thorax et cinq fossettes d’un vert
doré très brillant sur chaque élytre; dessous vert doré brillant
avec deux larges bandes latérales d’un cuivreux violacé éclatant ;
fémurs d’un vert doré largement tachetés de cuivreux violacé,
tibias cuivres, tarses bleus; antennes cuivreuses à la base, d’un
bleu verdâtre ensuite. Tête granuleuse; front aplani, couvert de
petites rides sinueuses et transverses ; carène frontale lisse, sur-
montée d’une dépression recourbée; vertex très faiblement caréné.
Thorax rugueux et couvert de petites rides transverses interrom-
pues ; sommet légèrement sinué; côtés presque droits, ses angles
aniérieurs et postérieurs tronqués ; base bisinuée avec son lobe
médian avancé. Élytres rugueux, plus larges que le thorax à la
base, presque droits jusqu’au tiers postérieur et ensuite graduel-
lement rétrécis et dentelés sur les bords; ils sont très finement
ponctués et vaguement carénés à une certaine distance et le long
200
de la suture et présentent chacun cinq fossettes posées : la 1re à
la base; la 2e et la 3° sur le tiers antérieur, l’une contre le bord
extérieur, l’autre au milieu du disque ; la 4, élargie, vers le tiers
supérieur et la 5° pres du sommet, dans l’angle apical. Dessous et
pattes ponctués ; prosternum très rugueux; fémurs antérieurs for-
tement unidentés; dernier segment abdominal caréné au milieu,
bisinué et faiblement bi-épineux au sommet.
Haute Birmanie : coil. R. Oberthür.
Coræbus dorsalis nov. sp. — Zlongalus,subparallelus, supra
convezus, viridi-metallicus, plaga magna in medio thoracis et in
elytrorum basi posita; elytris apice cyaneis el fasciis duabus undu-
latis el albo-lomentosis in summa parte posilis ornalis; capite
rugoso, medio sulcato; thorace antlice angustiore, basi sinuata, lobo
medio producto et recto: elytris granulatis et punclatis, apice
separatim rolundatis et mullispinosis. Subtus nitidus, subtilis-
sine punclatus. — Long. 15; lat. 5 mm.
Allongé, subparallèle, convexe en dessus, d’un vert métallique
très brillant avec le sommet des élytres nuancé de bleu et une
large tache violacée s'étendant sur le disque thoracique et sur la
région dorsale antérieure des élytres qui présentent, vers le tiers
supérieur, deux bandes ondulées formées d’une courte pubescence
blanchätre surmontées d’une tache de même nature et semi cireu-
laire. Tête rugueuse, grossièrement ponctuée; vertex sillonné.
Thorax transverse, élargi à la base et atténué au sommet, qui est
largement arrondi; côtés arrondis et surmontés, à la base, d’une
courte carène recourbée ; base très fortement bisinuée, le lobe
médian avancé, large et coupé droit. Écusson transverse, cordi-
forme et acuminé en arrière. Élytres finement granuleux, densé-
ment ponctués, presque aussi larges que le thorax à la base, sinués
à hauteur des hanches, séparément arrondis et très finement
dentelés à l'extrémité; calus humeral saillant; suture élevée,
fossette interhumérale bien marquée. Dessous très brillant, fine-
ment et densément ponctué; prosternum tres élargi en avant et
bordé du profond sillon transversal; pattes très finement ponctuées.
Inde: un seul exempl. de la coll. R. Oberthür (par Mniszech).
CoræBus Sipæ Kerr., C. R. Soc. Knt. Belg., t. XXXII
(1888), p. 67. — Haute Birmanie (coll. R. Oberthür).
Coræbus cœruleus nov. sp. — Oblonqus, cœruleus, elytris
albescenti-cinereo lri-fascialis apiceque subviolacentibus; capile
punctato. medio longitudinaliler sulcato, fronte biluberculata;
thorace punclato, antice et ad latera rolundato, basi bisinuata, lobo
medio valde producto, anqulis anticis demissis el acutissimis, ad
basin utrinque fossulato el leviler carinalo, dorso rotunditer elevato;
201
elytris rugosis el punclatis, ad lalera leviler sinuatis, dein atte-
nualis, apice separatim rolundalis el mullidentatis, basi utrinque
prope callum humeralem fossulata. Sublus granulatus et puncta:
lus; abdominis segmentis albido-lomentosis. — Long. 9; lat.
2,5 mm.
Oblong, allongé, d’un bleu brillant avec la partie apicale des
élytres violacée et, sur la partie supérieure de celles-ci, trois
bandes ondulées d’un blanc grisätre dont les deux extrêmes sont
seules nettes, l’antérieure réduite à un petit cercle dont la moitié
inférieure seule est bien marquée. Tête ponctuée, profondément
sillonnée dans toute sa longueur; front bituberculé en avant.
Thorax plus large que haut, très arrondi au sommet et sur les
côtés, les angles antérieurs fortement abaissés et très aigus, la
base très sinueuse, son lobe médian largement arrondi; le disque
élevé; il est entierement couvert d'une ponctuation dense et
présente, de chaque côté, à la base, une large dépression surmon-
tée, près du bord, d’une très courte carène à peine sensible.
Élytres rugueux et ponctués, sinueux à hauteur des hanches,
atténués, séparément arrondis et pluridentés à l’extrémité, impres-
sionnés des deux côtés à la base. Dessous rugueux et ponctué;
les segments abdominaux marqués de chaque côté d’une tache
villeuse et blanchätre ; le dernier segment abdominal faiblement
échancré à l’extrémiteé.
Haute Birmanie : coll. R. Oberthür.
Coræbus cyaneopictus nov. sp. — Z/ongatus, apice attenua-
tus, claro-æneo-auratus, nilidus, cyaneo-varieqatus; capite punc-
talo, medio longitudinaliter sulcato, fronte modice biluberculata ;
thorace punctato, antice recto, ad latera rotundalo, basi bisinuata
utrinque ad latera fossulata et levissime carinata, lobo medio
producto; elytris granulosis et punctatis, ad latera fere Sinualis,
dein atlenualis, apice separatim rotundatis. Subtus granulosus et
punctatus. — Long. 7-9; lat. 2-25 mm.
Allongé, atténué à l’extrémité, entièrement d’un bronzé doré
brillant avec des taches et bandes d’un bleu foncé sur les élytres.
Tête ponctuée, longitudinalement sillonnée ; front légèrement bitu-
berculé. Thorax plus large que haut, droit au sommet, arrondi sur
les côtés, fortement bisinué à la base avec le lobe médian large et
arrondi ; il est rugueux et densément ponctué et présente de chaque
côté, à la base, une large dépression irrégulière, Élytres rugueux
et ponctués, allongés, très faiblement sinueux à hauteur des
hanches, atténués et séparément arrondis à l’extrémité, celle-ci
multidentée ; ils présentent un dessin varié de bronzé doré et de
bleu foncé, les parties bronzées étant toujours granuleuses et
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T. XXXVI. 16
202
paraissant formées d’une villosité courte et brillante, tandis que
les parties bleues sont simplement ponctuées et consistent en
taches irrégulières sur la région dorsale et en deux larges bandes
parallèles vers la région apicale. Dessous rugueusement ponctué.
Haute Birmanie : coll. R. Oberthür.
Coræbus chloropictus (La Ferté mss.) nov. sp. — Z/onga-
us, apice allenuatus, granulatus et valde punctatus,viridi-aura-
us, sutura fasciisque duabus subviolacers; capile rugoso el punc-
talo, antice leviter sulcalo; thorace rugoso el punclato, antice
votundato et producto, ad lalera rotundato, postice sinuato. lobo
medio recto; scutello cordiformi; elytris ad latera modice sinuatis,
apice atlenuatis et separalim rotundatis, utrinque pluridentatis el
unispinosis. Subtus rugosus et punclatus, albido pubescens. —
Long. 7,5; lat. 2 mm.
Allongé, atténué à l'extrémité, très rugueusement ponctué,
d'un vert doré brillant avec la région suturale et deux bandes
parallèles apicales d’un violet obscur. Tête granuleuse et ponctuée,
bisillonnée surle front. Thorax rugueusement ponctué, très arrondi
au sommet, sinueux à la base avec le lobe médian droit, les angles
antérieurs fortement abaissés et très aigus, les côtés arrondis; il
présente, des deux côtés, à la base, une large dépression et, le
long du bord inférieur, une carène élevée et courte. Écusson
cordiforme. Élytres saillants à l'épaule, avec le calus huméral
bien accusé, sinueux à hauteur des hanches, ensuite atténués et
séparément arrondis à l'extrémité qui est armée d’une longue épine
dépassant la dentelure terminale. Dessous rugueux et garni d’une
courte villosité blanchâtre.
Inde : coll. R. Oberthür (1 exempl. par Mniszech).
Coræbus modestus nov.sp. — Ælongatus,niger,nitidus;capite
fulgido, viridi-micante; thorace inlerdum ad lalera viridi-mar-
ginato; elytris plaga dorsali fasciisque duabus apicalibus cinereis
ornatis; capîte punctato, plano, antice vix sulcalo; thorace antice
et ad latera rotundato, basi valde bisinuata, lobo medio producto et
roltundato, dorso elevalo, carina laterali flezuosa; elytris granu-
losis et punclatis, ad latera subrectis, in tertiam partem leviler
dilatatis, dein altenuatis, separatim rotundatis el mullidentatis.
Subtus punctatus et rugosus. — Long. 6,5; lat. 1,5 mm.
Allongé, convexe en dessus, noir brillant avec la tête d'un
rouge feu à reflets verts, le thorax souvent bordé latéralement de
vert brillant, les élytres ornés de deux bandes apicales ondulées
et d’une tache dorsale d’un gris cendré. Tête ponctuée, plane;
vertex à peine sillonné. Thorax arrondi antérieurement et sur les
côtés, sa base excessivement sinueuse, le lobe médian avancé,
203
tres large et arrondi; le disque élevé ;la carène latérale recourbée
vers les bords. Élytres granuleux et ponctués, s’avancant très
fortement de chaque côté, en un lobe très prononcé, dans le tho-
rax; ils sont droits sur les côtés jusqu’au tiers supérieur où ils
s’élargissent sensiblement, et ensuite atténués jusque l’extrémité
qui est séparément arrondie et multidentée. Dessous rugueux et
ponctué.
Haute Birmanie : coll. R. Oberthür.
Coræbus fulgidiceps nov. sp. — Zlongatus, niger, capite
fulgido, viridi-micante; elytris antice claro-viridi-æneis, postice
nigris cinereoque bifasciatis, apice fulqidis ; capite rugoso et punc-
lato, medio longitudinaliter profunde sulcato; thorace valde con-
vexo, granuloso et punctato, dorso levissime rotundatim rugato,
antice angustiore, valde rotundato et producto, ad latera sinuato,
angulis anticis valde demissis et acutissimis, basi bisinuata, lobo
medio lato et rotundato; elytris ad humerum utrinque profunde
Jossulatis, ad latera sinuatis, dein leviler dilatatis, summo atte-
nuato, separatim rotundato et apice denticulatis. Subtus granula-
lus el punciatus, cinereo-villosus. — Long. 6-8; lat. 1,75-
2,85 mm.
Allongé ; tête d’un rouge feu quelquefois à reflets verts ; thorax
noir avec trois bandes ou raies longitudinales d’un gris cendré,
l’une dorsale, les deux autres latérales ; élytres d’un bronzé doré
clair dans leur moitié antérieure avec‘quelques taches noires sur le
disque, noirs au sommet avec deux bandes onduleuses d’un gris
cendre ; l’extrémité d’un rouge feu. Tête rugueuse et ponctuée,
longitudinalement et profondément sillonnée.Thorax trèsconvexe,
presqu’aussi haut que large, rugueux et ponctué, élargi à la base,
atténué au sommet et présentant sur le disque des petites rides
concentriques à peine sensibles; sommet très arrondi et très
avancé; les côtés sinueux, les angles antérieurs fortement inflé-
chis ; la base bisinuée, son lobe médian très Jarge et très arrondi;
côtes présentant à la base une dépression longitudinale et une
carène latérale courbe. Écusson tranverse, cordiforme. Élytres
aussi larges que le thorax à la base, sinués à hauteur des hanches,
légèrement dilatés au tiers supérieur, atténués en ligne droite jus-
qu’au sommet où ils sont séparément arrondis et multidentés; ils
sont très rugueux et ponctués et présentent de chaque côté à la
base et contre le calus huméral qui est très saillant, une large
dépression irrégulière. Dessous rugueux et ponctué, couvert ça et
là d’une courte villosité cendrée.
Konbir et Mandar (P. Cardon); Calcutta; ma collection.
Coræbus smaragdineus nov. sp. — Ælongalus, nilidus ;
204
capite thoraceque cæruleis, elytris viridi-melallicis, cærulei-mican-
tibus, apice cyaneis; sublus sub-cyaneus; capile tenue punclato,
medio longiludinaliter profunde sulcalo; fronte biluberculata ;
thorace transverso, antice atlenualo, punctalo, fere granuloso,
postice rotundalo, angulis anticis valde demissis et acutissimis,
laleribus posticis valde rotundalis nec carinalis, basi bisinuala,
lobo medio rotundato et amplissimo; sculello transverso, cordi-
formi; elytris punctatis et leviter granulatis, ad basin fossulatis,
lateribus sinuatis, summo allenuato et separalim rolundalo, apice
dentatis. S'ublus rugosus et punclalus; prosterno antice lransversim
sulcato; abdominis segmentis ulrinque cinereo-plagialis. — Long.
10; lat. 3,75 mm.
Allonsé, brillant; tête et thorax bleus, élytres d’un beau vert
d’émeraude à reflets bleus ; l'extrémité bleue. Tête ponctuée, pro-
fondément sillonnée dans toute sa longueur; front bituberculeé.
Thorax pontué, très finement granuleux, peu convexe, beaucoup
plus large que haut; son sommet arrondi, les angles antérieurs
fortement abaissés et très aigus, la marge latérale très oblique
mais droite, sars carène latérale ; la base très sinueuse, son lobe
médian très large et très arrondi; il présente de chaque côté, à la
base, une large impression transversale, Écusson cordiforme,
élargi. Elytres ponctués et très finement granuleux, impressionnés
de chaque côté à la base, le calus huméral peu accentué, les côtés
sinueux à hauteur des hanches, le sommet arrondi et dentelé, la
suture élevée. Dessous finement rugueux et ponctué ; prosternum
sillonné le long du bord antérieur; les segments abdominaux garnis
de chaque côté d'une tache cendrée et villeuse.
Inde : Monts Kodeicanel (P. Castets), un seul exempl. de la
coll. R. Oberthür.
CoRæBUSs aGon&is Gory, Monogr. sup., t. 4 (1842), p. 278,
pl. XLVI, 270 — gentilis Kerr., C. R. Soc. Ent. Belg., t. 34
(1890), p. cov.
Melybæus indicolus (La Ferté mss.) nov. sp. — Æ/ongatus,
conveæus; capile violaceo, thorace obscuro-viridi, elylris violaceis,
viridi-micantibus ; sublus violaceus; capile punctato, convexo, lon-
giludinaliter sulcalo; thorace subtilissime rolundalim rugato,
dorso convezo, antice leviter producto, margine laterali undulato,
angulis anticis valde demissis, acutissimis et depressis, basi bisi-
nuala, lobo medio lalo et recto; scutello angulatim cordiformi,
elongato, postice acutissimo; elytris rugosis et punclalis, convezis,
ad latera fere rectis, summo separalim rolundato et mullidentato,
ad basin utrinque depressis. S'ubtus granulosus et punctatus; pedi-
bus sublævibus. — Long. 8,5; lat. 2,75 mm. de
205
Allonge, convexe, tête violette, thorax vert sombre, élytres
violets à reflets verts; dessous violet. Tête convexe, sillonnée
longitudinalement. Thorax très convexe, légèrement ridé cireu-
lairement, attenué au sommet, élargi à la base, les côtés antérieurs
obliques dans la plus grande partie, droits vers la base, la marge
latérale ondulée, la base bisinuée, son lobe médian droit, les angles
antérieurs fortement infléchis, très aigus et déprimés. Écusson
plus haut que large, subcordiforme, angulaire. Élytres convexes,
rugueusement ponctués, de la largeur du thorax à la base, les
côtés presque droits, atténues au sommet, séparément arrondis et
multidentes à l’extrémitée. Dessous granuleux et ponctué; men-
tonnière prosternale très grande, très avancée et divisée en deux
lobes arrondis et entièrement sépares; pattes presque lisses, à
peine ponctuees. '
Inde: un seul exempl. de la coll. R. Oberthür (par Mniszech).
Melybæus chrysomelinus nov. sp. — Oblonqus, nilidus,
cœruleus, lenuiter virescens, thoracis interdum laleribus auratis;
capite rolundato, punctalo; thorace convexo, transverso, dorso cir-
culalim levissime sulcato, antice atlenuato, ad lalera postice valde
rotundato, angqulis anticis demissis et valde productis; basi valde
bisinuata, lobo medio producto et recto ; scutello cordiformi; elytris
granulalis, ad humerum rotundalis, ad latera sinuatis, dein leviter
dilatalis, summo attenualo, separatim rotundato et mullidentato.
S'ublus granulatus et punctatus. — Long. 5-5,5; lat. 2 mm.
Oblong, d’un bleu tres brillant à légers reflets verts, les côtes
du thorax quelquefois bordés de vert doré. Tête convexe, ponctuée,
non sillonnée. Thorax convexe sur le disque, qui est couvert de
petites rides circulaires à peine sensibles, attenué antérieurement,
dilate et arrondi sur les côtés postérieurs, les angles antérieurs
très inflechis et tres aigus ; la base très sinueuse, son lobe médian
très avancé et droit. Écusson cordiforme. Élytres convexes, gra-
nuleux, plus larges que le thorax et arrondis sur les côtés à la
base, sinueux à hauteur des hanches, dilatés au tiers supérieur et
ensuite graduellement atténuëés jusqu’au sommet qui est séparé-
ment arrondi et dentele; ils présentent en outre, de chaque côte,
à la base, une large dépression près du calus huméral qui est très
saillant. Dessous et pattes rugueux et ponctues.
Haute Birmanie : coll. R Oberthür et Kerremans.
Melybæus aurarius nov. sp. — Elongatus, convezus; supra
surdo-viridi-auratus, obscuro-variegatus, aureo- et griseo-villosus ;
sublus nilidus, surdo-viridi-auratus ; capite rugoso, fronte fossu-
lata; thorace trapezoidali, antice anqgustiore, rugoso et punctato ;
margine andico rotundato, lobo medio producto, lateribus utrinque
206
sinualis, anqulis poslicis carinatis, dorso rotundiler elevato, ad
basin utrinque valde depresso, basi sinuata, lobo medio vix lunato ;
scutello transversim carinalo ; elytris rugosis el punclatis, ad
basin utlrinque depressis, lateribus sinuatis, apice altenuatis,
rotundatis et levissime multidentatis. Subtus rugosus, pedibus
punctatis. — Long. 4,5; lat. 1,25 mm.
Allongé, convexe en dessus, vert doré terne mélangé de taches
obscures, couvert d’une pubescence dorée et grise; dessous bril-
lant, vert doré terne. Tête rugueuse; front impressionné entre
les yeux, thorax trapézoidal, élargi à la base, le disque très
vonvé, le sommet arrondi et avancé au milieu, les côtés sinueux,
les angles postérieurs carénés au milieu; la base sinueuse, son
lobe médian faiblement échancré. Écusson transversalement
caréné. Élytres convexes, rugueux, déprimés de chaque côté à la
base, sinueux à hauteur des hanches, arrondis et pluridentes à
l'extrémité. Dessous presque lisse, faiblement rugueux; pattes
ponctuées.
Haute Birmanie : coll. R. Oberthür [un seul exemplaire).
Sambus gibbicollis nov. sp. — Oblonqus, cyaneo-niger;
fronte viridi, vertice, thoracis lateribus genubusque fulqidis ;
elytris antice claro-viridi-æneis, postice cinereo-bifascialis, apice
fulgidis ; capite rugoso, punclalo, medio longitudinaliter profunde
sulcato, vertice elevato et bilobato; thorace punctato, antice leviter
angulatim producto, ad latera valde rotundato et utrinque carinato,
dorso valde convexo, basi bisinuata, lobo medio producto et sub-
recto; elytris convexis, ad latera sinuatis, ante medium valde
rugosis, dein irregulariter punctatis, summo separatim rotundato
et denticulato. Sublus rugosus et punclatus. — Long. 4,75;
lat. 1,75 mm.
Oblong, convexe, d’un noir bleuâtre, le front vert, le vertex,
les côtés du thorax, les genoux et l’extrémité des élytres d’un
rouge feu brillant; élytres d’un vert doré ou bronzé très clair sur
la moitié antérieure etcouverts d'une pubescence d’un gris cendre,
le sommet orné de deux bandes sinueuses de même nuance. Tête
convexe, longitudinalement sillonnée au milieu, vertex très sail-
lant et fortement bilobé par suite du sillon. Thorax ponctué,
presque droit au sommet, avec un très faible lobe médian angu-
leusement avancé; les côtés aplanis et élargis, très arrondis; les
angles antérieurs abaissés et très aigus; la base bisinueuse avec
son lobe médian droit, le disque très convexe ; carène latérale
assez longue et courbée. Élytres convexes, un peu plus larges que
le thorax à la base, sinueux à hauteur des hanches, atténues,
séparément arrondis et multidentés au sommet; ils sont très
207
rugueux sur leur moitie antérieure et fortement ponctuës sur leur
moitié postérieure. Dessous rugueux et ponctue.
Mandar (P. Cardon) : ma collection.
Sambus melanoderus (La Ferté mss.) nov. sp. — Æ/on-
galus, supra nigro-cyaneus, subtus niger, nitidus ; capile cyaneo-
nigro, purpureo-micante, sculello purpureo, elytris cinereo-varie-
gatis, in summa parte undulatim bifasciahis; capile convero,
punctato et rugoso, longitudinaliter sulcato; thorace rugoso et
punctato,antice leviter, ad latera antica valde rotundato,ad postica
subrecto, basi sinuata,lobo medio producto, dorso elevalo et rotun-
dato, utrinque depresso et carinato; elytris granulosis et punctalis,
ad humerum rotundatis, dein sinuatis, summo separatim rotundato
et minutissime pluridentato. Subtus modice granulatus et puncta-
bus. — Long. 6; lat. 2 mm.
Allongé, oblong, en dessus d’un noir bleuàtre, en dessous noir
brillant ; tête d’un bleu fonce à reflets pourprés ; écusson pourpré ;
élytres ornés à la partie antérieure et à la médiane de lignes sinueu-
ses et à la partie supérieure de deux bandes onduleuses d’un gris
cendrée; écusson pourpré. Tête convexe, rugueuse et ponctuée,
longitudinalement sillonnée. Thorax rugueux et ponctué, tres
convexe sur le disque, faiblement arrondi en avant, déprime et
tres arrondi sur les côtés antérieurs qui s’infléchissent ensuite de
facon à former un angle presque droit à la base; celle-ci bisinuée
avec son lobe médian droit; il présente, de chaque côté, une large
dépression et une carène élevée droite et perpendiculaire à la base.
Élytres granuleux et ponctués, de la longueur du thorax à la
base, arrondis à l’épaule, sinueux à hauteur des hanches, sépa-
rément arrondis et très faiblement multidentés à l’extrémite. Des-
sous moins rugueux et moins densément ponctue qu’en dessus.
Inde : coll. R. Oberthür (par Mniszech).
Sambus nigritus nov. sp. — Omnnino niger, S. melanodero
simillimus; thorace ad latera valde rotundato nec antice ampliato,
elytrorum lineamentis et fasciis angustis; thoracis disco sulcato.
— Long. 5; lat. 2 mm.
Entièrement noir, tres voisin de #elanoderus qui précède, mais
avec les côtes du thorax arrondis et non sinués en arriere, le dis-
que thoracique sillonné au milieu et les dessins et bandes des
élytres moins larges.
Inde, Haute Birmanie : coll. R. Oberthür.
Cryptodactylus cyaneoniger nov. sp. — Z/ongatus,
subparallelus, supra niger, subcyaneus, sublus cyaneo-niger,
elytris undulatim cinereo-lineatis ; capite punctato, longitudina-
208
liler sulcato, ante cavilates antennarum transverse sinuatim
sulcato et carinato ; thorace rugosoet punctato, anticefere bisinuato,
ad latera valde rotundato, basi bisinuata, lobo medio recto, dorso
rotundatim elevato, utrinque longe arcuatim fossulato, carina
laterali projecta et wndulata; elytris rugosis el punctatis, ad
humerum rotundatis, dein ad latera sinualis, summo separatim
rotundato, apice vi multidentato, sutura elevata. Sublus rugosus
et punctatus. — Long. 8, 5; lat. 3 mm.
Allongé, presque parallèle, d'un noir très légèrement bleuatre
en dessus, d’un bleu foncé en dessous; élytres présentant des des-
sins et des lignes onduleuses de gris cendré. Tête rugueuse et
ponctuée, longitudinalement sillonnée ; cavités antennaires très
grandes, fortement rebordées et séparées du front par un sillon
bisinueux. Thorax rugueux et ponctué, très faiblement bisinué
au sommet, largement arrondi sur les côtés, la base bisinuée avec
le lobe médian coupé droit; le disque élevé et arrondi; carène
latérale sinueuse et très élevée, longeant un large et profond
sillon marginal; il présente, en outre, le long de la base et de
chaque côté une profonde dépression arquée. Élytres aussi larges
que le thorax à la base, l’épaule saillante et arrondie, les côtés
sinueux jusqu’au tiers supérieur, le sommet atténué et séparé-
ment arrondi, l'extrémité à peine dentée en scie; ils sont tres
rugueux et pontués et présentent des dessins ondulés d'un gris
cendré dans lesquels on remarque notamment, sur chaque élytre,
un petit cercle dorsal surmontant deux bandes apicales onduleu-
ses{'}. Dessous rugueux et ponctuée.
Mandar (P. Cardon) : un seul exemplaire de ma collection.
Cette espèce est la plus grande que je connaisse du genre Cryp-
todactylus. Sa taille et l'allure des dépressions thoraciques la dis-
tinguent à première vue de toutes celles du genre.
CRYPTODACTYLUS NIGRICANS Kerr., C. À. Soc. Ent. Belg., t. 34
(1890), p. covi(”). — MWiger, nilidus, capile granuloso, postice
(‘) L’allure de ces dessins et ondulations est, dans son ensemble très peu
variable dans toute la série des genres coræbiformes; c’est toujours, vers la base,
d’aborduneligne arquée, très peu nette et paraissant contourner la région inférieure
du calus huméral ; sur le disque, un ou deux petits cercles, rarement complets,
mais dont souvent un arc subsiste de façon à figurer un C ou une S dans diverses
positions droites, penchées ou couchées ; c’est ensuite, vers le tiers supérieur, une
bande sinueuse dont les ondulations sont tres var iables et enfin, à la partie apicale,
une seconde bande onduleuse, parallèle à la premiere, et Parmi a nt être une
réduction de celle-ci.
(2) La découverte des deux nouvelles espèces qui sui vent, très voisines de celle-ci,
m'oblige à insister sur quelques caractères différentiels qu’il m’a été impossible de
remarquer lors du premier envoi du Bengale occidental, qui comprenait un assez
grand nombre de zigricans et quelques rares exemplaires (trop peu nombreux pour
me convaincre de la constance de certains caractères) présentant certaines diffé-
rences avec le type. J'ai pu aujourd'hui fixer mon opinion grâce à des séries
suffisamment nombreuses de chacune de ces espèces.
209
sulcato; thorace antice rotundato, medio producto, ad latera
utrinque bicarinato, dorso circulatim rugato et antice elevalo;
basi valde bisinuata, utrinque fossulata, lobo medio producto et
recto; scutello concolori, triangulari; elytris apice inermibus. —
Long. 6-7; lat. 2-2,25 mm.
Oblong; noir brillant; tête granuleuse, vertex impressionné.
Thorax arrondi antérieurement, le lobe médian avancé, les côtes
presque arrondis et carénés; une carène latérale contournant le
thorax vers la base, et formant ensuite le bord extérieur; il est
couvert de petites rides circulaires et concentriques sur le disque
qui est très élevé à sa partie antérieure et présente à la base, de
chaque côté, une dépression profonde. Écusson concolore, en
triangle équilatéral. Élytres arrondis et non dentelés à l’extrémité.
Mandar et Konbir (P. Cardon); ma collection.
Cryptodactylus scutellaris nov. sp. — Z/ongatus, subpa-
rallelus, nigrocyaneus, scutello cupreo; capite rugoso, longitudi-
naliter sulcato, thorace rugoso el punctato, antice sinuato, lobo
medio producto, ad latera rotundato et carinalo, basi bisinuala,
lobo medio recto; scutello valde granuloso; elytris apice denticu-
lalis. — Long. 6,5; lat. 2 mm.
Facies moins robuste que celui du Cr. nigricans ; d’un bleu foncé
avec l’écusson cuivreux brillant et tres granuleux ; le dessous
beaucoup plus rugueux, la tête sillonnée longitudinalement dans
toute sa longueur ; le thorax arrondi antérieurement et non sinué,
les fossettes de la base moins profondes ; les elytres multidentes à
l'extrémite. |
Mandar et Konbir (P. Cardon) : ma collection.
Cryptodactylus cuprascens nov. sp. — Obscuro-æneus,
leviter cuprascens; capite rugoso et punctato, longitudinaliter
sulcato; thorace antice rotundato, margini antico levi, ad latera
subrotundato, utringue carinato et subtilissime longitudina-
liter rugato ; scutello lævi; elytris ad latera utrinque transversim
rugatis, apice inermibus. — Long. 5-5,5; lat. 1,75-2 mm.
D’un bronzé obscur légerement cuivreux ou violacé; tête
rugueuse, ponctuée, sillonnée dans toute sa longueur. Thorax gra-
nuleux et ponctué, arrondi au sommet dont la marge est lisse et
assez élevée; les côtés presque arrondis: il presente le long de la
carène interne une série de petites rides longitudinales diminuant
en longueur à mesure qu’elles se rapprochent du disque, qui est
tres élevé et arrondi; la base est surmontée de deux larges fos-
settes arrondies. Écusson presque lisse. Élytres granuleux et
ponctués, non dentelés à l’extrémité, et présentant sur les côtés
des petites rides peu accentuées.
Mandar et Konbir (P. Cardon) : ma collection.
Pet
J'ai cru inutile de recommencer, pour les trois espèces qui pré-
cedent, une fastidieuse répétition de détails quant aux dessins
élytraux qui tous se reproduisent à peu près de la même facon,
suivant les détails donnés en note.
Amorphosomus pectoralis (La Ferté mss.) nov. sp. —
Elongatus, niger, nitidus, metasterno sordide flavo-lincto, supra
sparse griseo-pubescens, antennis pedibusque æneis; capite valde
rugoso et punctato, poslice bituberculato; thorace antice fere
sinuato, ad latera rotundato et valde dentato, basi valde sinuata,
lobo medio producto et lunato, dorso in medium quadriverrucato,
verrucis cérculatim leviter rugatis ; seulello angulatim cordiform ;
elytris valde rugosis, utrinque quinquetuberculatis, longe margi-
nem externum dentatis, summo utrinque divaricato el quadrispi-
noso. Subtus granulatus et punctatus. — Long. 11; lat. 3,5 mm.
Allongé, d’un noir brillant légerement violacé au sommet et
couvert d’une rare villosité grisàtre ; antennes et pattes bronzées;
métasternum d’un jaune sale. Tête très rugueuse, front bituber-
culé(!). Thorax sinué au sommet, très arrondi et fortement den-
telé sur les côtés, la base bisinueuse avec son lobe médian échancré
et très avancé, le disque très élevé à cause de quatre mamelons
arrondis séparés par deux sillons en croix et présentant de petites
rides concentriques; de chaque côté de ces mamelons on en
remarque deux autres, plus petits et placés, l’un en travers du
sillon horizontal, l’autre immédiatement en dessous du premier et
sur la même ligne que les grands mamelons inférieurs; côtés du
thorax aplanis. Écusson cordiforme, mais anguleux. Élytres très
granuleux, fortement dentélés tout le long de la marge extérieure,
atténués et ensuite divariqués en spatule au sommet, la spatule tri-
épineuse à l’extrémite; ils présentent, sur les côtés, des rides
transversales et, de chaque côté, cinq tubercules semblables à ceux
qui se remarquent sur le thorax et placés : le 1r à égale distance
de l’écusson et de la suture, vers la partie inférieure; le 2e sous
le 1r, mais plus vers le milieu de l’élytre; le 3° immédiatement
en dessous du 2e, le 4° vers le tiers supérieur, près du bord et
le 5°, le plus grand de tous, à la même hauteur que le 4, mais
près de la suture. Dessous rugueux et ponctué.
Inde : Himalaya; coll. R. Oberthür.
Agrilus niveoguttatus (La Ferte mss.) nov. sp. — ÆZ7on-
gatus, valde angustatus ; capite viridi, thorace elytrisque surdo-
nigris, levissime virescentibus, his utrinque albido-trimaculatis ;
subtus nitidior, niger, sterno abdominisque segmentis utrinque
() Ces tubercules ne sont en réalité que de petites houppes de poils raides,
formant pinceau.
211
albido-maculatis, pedibus viridibus ; capite granuloso, postice rotun-
dato, fronte plana ; thorace subquadrato, granulato, postice leviler
allenuato, margine antico subrotundato, ad latera leviter depresso,
basi valde bisinuata, lobo medio latissimo el rotundato, dorso longi-
tudinaliter bifossulato ; elytris granulosis, ad humerum utrinque
fossulatis, ad latera sinuatis, dein subdilatatis, summo attenuato,
apice utrinque longe unispinosis et levissimemultidentatis. Subtus
granulatus ; pedibus punctatis. — Long. 9,5; lat. 2 mm.
Allonge, tres étroit; tête et pattes vertes, dessus d’un noir mat
tres légèrement verdàätre, les côtés du thorax, trois points sur
chacune des élytres et les côtes du sternum ainsi que ceux de
chacun des segments abdominaux d’un blanc pur ; dessous noir
brillant. Tête granuleuse, arrondie sur le vertex et plane sur le
front. Thorax granuleux, élargi en avant, presque carré, très
faiblement arrondi antérieurement, les côtés abaissés, la base
sinueuse avec un très large lobe médian arrondi; il présente, sur le
disque, deux larges fossettes, arrondies et placées longitudinale-
ment; carenelaterale inférieure(‘) sinueuse, placée sous le thorax ;
carène latérale supérieure saillante et surplombant l’inférieure,
très sinueuse à sa région antérieure et rejoignant l’inférieure
avant d'atteindre la base, formant ainsi un espace intercarénal
antérieur excessivement rugueux sur toute sa surface. Élytres
granuleux, déprimés de chaque côté à la base, sinués à hauteur
des hanches, élargis au tiers supérieur, atténués ensuite; le
sommet présentant une longue épine et quelques petites dents.
Dessous rugueux.
Inde : coll. R. Oberthür [un seul exempl. par Mniszech).
Agrilus birmanicus nov. sp. — Zlongatus, valde altenuatus,
(‘) La disposition et l'allure des deux carènes latérales du prothorax méritent une
mention spéciale en raison de leur constance dans une même espèce. Déjà
M. Waterhouse (Biol. Centr.-Amer., t. 3, pt 1, p 57), a trouvé le moyen d’uti-
liser ce caractère pour la délimitation de certaines divisions dans le genre.Agrilus,
et peut-être pourrait-on y rechercher les bases d’une classification de ce groupe si
nombreux et si peu étudié. La carène postérieure (posterior ridge) dont il fait mention
n’est en effet, que le prolongement postérieur, souvent élevé et nettement accentué,
de la carène supérieure. Il importe donc de préciser les termes à employer, et
j'appellerai carène latérale inférieure celle qui constitue la marge proprement dite
du thorax, c’est à dire la ligne, ordinairement lisse, qui sépare le pronotum du
prosternum ; souvent elle n’est visible en dessus que sur la région postérieure du
thorax. Quant à la carène sinueuse qui longe l’externe, je l’appellerai carène laté-
pale supérieure. Elle est toujours plus sinueuse que sa voisine, souvent plus nette
dans les angles antérieurs et posterieurs du thorax et dont elle est la bissectrice ; à
la rigueur, dans certains cas, on pourrait y voir deux carènes bien distinctes, l’une
antérieure, partant de l’angle antérieur et rejoignant la carène inférieure, l'autre
postérieure partant de l’angle postérieur et rejoignant l’antérieure. La carène
latérale supérieure forme parfois, avec l'inférieure un ou deux espaces en forme de
segments ou de fuseaux dont la surface est plus rugueuse et plus ridée que celle
du thorax.
212
niger,sternoobseuro-purpureo, elytris utrinque albido-bimaculatis ;
capite transversim rugato, longitudinaliter profunde sulcato;
thorace subquadrato, undulatim transverse-rugato, medio longi-
tudinaliter sulcato, antice vix sinuato, ad latera fere rotundato,
basi anqulatim bisinuata, lobo medio recto; scutello transversim
carinato ; elytris granulosis, utrinque ad humerum fossulatis, ad
latera sinuatis, dein leviter dilatatis, summo atltenuato, apice
dentatis el utrinque unispinosis. Subtus granulosus. — Long. 9;
lat. 2 mm.
Allongé, tres étroit, entièrement noir avec la région sternale
d’un pourpre obscur; les élytres ornés chacun de deux petits
points blancs, l’un au milieu du disque et l’autre au sommet. Tête
couverte de petites rides transverses et profondément sillonnée
dans toute sa longueur. Thorax aussi large à la base qu'au
sommet, presque carré et couvert de petites rides onduleuses et
transverses, longitudinalement sillonné au milieu; le sommet à
peine sinué, les côtés presque droits, très faiblement arrondis;
la base anguleusement bisinuée, son lobe médian droit, carène
latérale inférieure légèrement sinueuse, carène latérale supérieure
antérieure sinueuse, rejoignant l’inférieure vers le quart de la
base ; carène latérale supérieure postérieure tres arquée et rejoi-
gnant l’antérieure vers le milieu du bord; les espaces intercarénaux
rugueux, couverts d'un réseau de lignes enchevêtrées. Ecusson
transversalement caréné. Élytres granuleux, profondément impres-
sionnés au milieu de la base, légèrement déprimés le long de la
suture, sinués à hauteur des hanches, légèrement élargies au tiers
supérieur, atténués au sommet, l'extrémité armée de plusieurs
dents tres aiguës et d’une longue épine médiane. Dessous moins
rugueux et plus brillant qu’en dessus; pattes très finement
ponctuées.
Haute Birmanie: un seul exempl. de la coll. R. Oberthür.
Agrilus Lafertei nov.sp. — awriventris La Ferté mss. (!) —
Elongatus, apice attenuatus, supra niger,sublus ad latera aureus,
in medio virescens ; pedibus virescentibus ; capite fere longitudi-
naliter rugato, fronte antice biluberculata, inter oculos transver-
sim vmpressa, vertice sulcalo; thorace postice angustiori, fere
undulatim transverse rugato, triimpresso, antice vix sinuato, ad
latera rotundato, basi valde angulatim sinuata, lobo medio lunato ;
elytris rugosis, ad basin utrinque depressis, valde longe suturam
sulcatis, ad latera leviter sinuatis, dein fere dilatatis, in summo
attenuatis, apice truncatis et multidentatis. Subtus granulatus ;
pedibus tenuissime punctatlis. — Long. 12; lat. 2,5 mm.
() Le nom d’asriventris a déjà été donné, par M. Ed. Saunders, à un Agrilus du
Japon.
213
Allongé, atténué à l’extrémité, d’un noir mat en dessus, les
parties du métathorax et de l’abdomen visibles en dessus ainsi
que les côtés du dessous couleur vieil or, milieu du dessous, ster-
num et pattes d’un vert terne. Tête couverte de petites rides
verticales peu accentuées; front bituberculé en avant, transver-
salement sillonné entre les yeux; vertex longitudinalement sil-
lonné. Thorax plus étroit à la base qu’au sommet, très légèrement
ridé transversalement, les rides interrompues et onduleuses; le
sommet à peine sinué, les côtés arrondis, la base anguleusement
bisinuée, son lobe median échancré; il présente trois grandes
fossettes arrondies dont une au milieu du disque, au dessus
de l’écusson et les deux autres de chaque côté, vers le milieu des
bords; il est en outre très légèrement déprimé au dessus de la
fossette médiane; carène latérale inférieure très sinueuse; carène
latérale supérieure antérieure sinueuse, presque parallèle à l’infé-
rieure, se confondant insensiblement avec elle vers le quart du
bord à partir de la base; espace intercarénal rugueux, sa surface
formant un réseau anostomosé de lignes élevées et lisses; pas de
carène latérale supérieure postérieure. Élytres rugueux, large-
ment impressionnés des deux côtés à la base, sinueux à hau-
teur des hanches, un peu dilatés au tiers supérieur, ensuite
atténués et très fortement dentés, tronqués à la partie interne de
l'extrémité. Dessous rugueux ; pattes très finement ponctuées.
Inde : coll. R. Oberthür (un seul exempl. par Mniszech).
Agrilus decoloratus nov. sp. — ÆZlongatus, apice attenuatus ;
capite thoraceque surdo-viridi-auratis,elytris nigro-æneis ,utrinque
albido-tripunctatis ; subtus viridi-cæruleus, nitidus ; capite rugoso,
plano, vertice leviter sulcato; thorate transversim rugato, fere
longitudinaliter impresso, antice bisinuato, ad latera antica et
postica truncato, basi valde angulatim bisinuata, lobo medio lunato ;
scutello transversim carinato; elytris granulosis, ad suturam
planis, basi utrinque depressa, lateribus fere rectis, summo
atlenuato, apice multidentatis. WSubtus confertim punctatus;
pedibus rugosis. — Long. 13; lat. 2,5 mm.
Allongé, atténué à l’extrémité ; tête et thorax d’un vert doré
terne, élytres d’un noir bronzé, présentant chacun trois petites
taches blanches placées : la 1re à hauteur des hanches inférieures,
la Ze au tiers supérieur et la 3 près de l’extrémité, contre la
suture; dessus d’un vert bleuâtre brillant. Tête rugueuse et plane;
vertex légèrement sillonné. Thorax offrant des rides transverses
et onduleuses ; le milieu du disque longitudinalement déprimé, le
sommet bisinué, les côtés presque droits, tronqués aux extrémités;
la base anguleusement sinuée, avec son lobe médian échancré;
214
carène latérale inférieure presque droite; carène latérale supé-
rieure antérieure très sinueuse, espace intercarénal grossièrement
réticulé; carène latérale supérieure postérieure réduite, très courte
et recourbée. Écusson transversalement caréné. Élytres TUgUEUx,
la région suturale aplanie, déprimés de chaque côté, à la base,
droits sur les côtés jusqu’au tiers supérieur où ils s’atténuent
fortement, multiépineux à l’extrémité. Dessous très finement et
très densément ponctué; pattes rugueuses à ponctuation assez
forte mais espacée.
Inde : coll. R. Oberthür (un seul exemplaire).
Agrilus villosostriatus (La Ferté mss.) nov. sp. — Z/on-
gatus, cupreo-æneus, Ssublus cupreo-micans ; capte, thoracis
lateribus, elytris longe suturam, sterno abdominisque segmen-
lorum lateribus griseo-villosis; capite rugoso, fronte depressa ;
thorace subquadrato, postice angustiore, lransversim rugato,
antice bisinuato, lateribus utrinque subrotundatrs, angulis anticis
valde acutis, posticis subrectis et carinalis, basi bisinuata, lobo
medio producto et sinualo, dorso longitudinaliter sulcato ;
scutello transversim carinato ; elytris rugosis, ad basin levier
transversim rugatlis, longe suluram profunde sulcalis, sutura
lineaque dorsali elevata, ad humera utrinque depressis, ad
latera sinuatis, dein altenualis, summo separatim rotundato
et multidentato. Subtus nilidus, vix punctlatus. — Long. 9;
lat..2 mm.
Var. À. — Supra cupreo-æneus, griseovillosus, villosostriatus.
Var. B. — Ochraceo-villosus; thorace nigro, elytris ad latera
carmineis, ad suturam viridibus, carmineus.
Allongé, tête rugueuse, front déprimé et longitudinalement sil-
lonné. Thorax un peu plus large au sommet qu’à la base, présen-
tant de petites rides tranverses et onduleuses, bisinué au sommet,
légèrement arrondi sur les côtés, fortement bisinue à la base, son
lobe médian échancré; il présente sur le disque une dépression
longitudinale; carène latérale inférieure presque droite ; carène
latérale supérieure antérieure à peine sinueuse, très rapprochée
de l’inférieure et presque parallèle à celle-ci, la rejoignant insen-
siblement vers la base; carène latérale supérieure postérieure
fortement recourbée, très courte et n’atteignant pas l’antérieure;
espace intercarénal supérieur grossièrement réticulé. Élytres
granuleux, présentant vers la base des petites rides trans-
verses; ils sont droits jusqu’au tiers supérieur, ensuite graduel-
lement atténués et séparément arrondis à l’extrémité qui est
multidentée et présentent un sillon longitudinal, limité par la
suture et par une côte élevée et lisse s’incurvant à la base pour
215
former le calus huméral. Dessous brillant, faiblement ponctné.
Var. A. — D'un bronzé clair en dessus; la villosité d’un gris
blanchâtre, villosostriatus.
Var. B. — Villosité roussätre; tête et thorax noirs, élytres d’un
vert foncé et bordés de carmin, CATMIneus.
Inde : coll. R. Oberthür (par Mniszech).
Bien que ces deux variétés different absolument au point de vue
de la coloration, je ne crois pas devoir les séparer en deux espèces
distinctes.
Agrilus imbellis (La Ferté mss.) nov. sp. — Oblongus, elon-
gatlus, post medium dilatatus, dein atlenuatus; supra æneo-
cupreus, thorace rubescenti ; subtus purpureo-æneus ; capile leviter
transversim rugato, antice subrecto, ad latera rotundato; ad basin
valde bisinuato, lobo medio lunato ; elytris rugosis, ad basin valde
utrinque depressis, ad latera ante medium subrectis, dein dilatatis,
apice atlenuatis, separatim rotundatis et multispinosis. Subtus
valde confertim et tenuissime punctatus ; pedibus sparse punctalis.
— Long. 8; lat. 2 mm.
Oblong, allongé, élargi au tiers supérieur, ensuite atténué; d’un
bronzé cuivreux en dessus avec le thorax rougeâtre ; dessous bril-
lant, d’un bronzé pourpré. Tête plane sur le front, légèrement bom-
bée sur le vertex et couverte de petites rides transverses. Thorax
couvert de rides transverses et légèrement onduleuses, presque
droit au sommet, arrondi sur les côtés antérieurs et très légère-
ment sinué près de la base; celle-ci fortement bisinuée avec son
lobe médian large et échancré ; carène latérale inférieure presque
droite; carène latérale supérieure antérieure arquée rejoignant
l'inférieure vers le tiers du bord ; carène latérale supérieure posté-
rieure courte, arquée ; espace intercarénal grossièrement réticulé.
Écusson transversalement caréné. Élytres très rugueux ; la base
déprimée de chaque côté, le calus huméral saillant mais étroit ;
les côtés droits jusqu’au tiers supérieur, ensuite élargis pour s’inflé-
chir brusquement et se terminer en pointe séparément arrondie et
finement dentée. Dessous très finement et très densément ponc-
tué ; ponctuation des pattes plus épaisse et très espacée.
Inde : coll. R. Oberthür (par Mniszech).
Agrilus inops nov. sp. — Ælongatus, subparallelus; fronte
viridi, vertice thoraceque æneis, antennis nigris, utrinque punctlis
tribus flavis ornatis ; subtus niger, leviler ænescens ; capile rugoso,
antice plano et leviter depresso, postice fere sulcato; thorace trans-
versim rugato, subquadrato, antice fere sinuato, ad latera leviter
sinuato et carinato, ab basin sinuato, lobo medio recto, angulis
posticis utrinque carinatis, carina recuroa ; elytris granulosis, ad
216
basin utrinque fossulatis, ad latera antica subrectis, postice
allenuatis el separatim rolundatis, apice multidentalis, sutura
postice elevata. Subtus fere rugosus et punclatus. — Long. 8,5;
lat. 2 mm.
Allongé, parallèle ; front vert, vertex et thorax bronzés, élytres
noires, ornés chacun de trois points jaunes; dessous noir brillant
très légèrement bronzé ou verdàtre. Tête rugueuse; front plan,
très faiblement déprimé en avant; vertex à peine sillonné. Thorax
presque carré, couvert de petites rides transverses et sinueuses,
à peine bisinué au sommet; les côtés faiblement arrondis, la marge
latérale crénelée; la base fortement bisinuée avec son lobe médian
avancé et droit; il présente sur le disque et immédiatement au
dessus de l’écusson deux vagues impressions arrondies placées
l’une au dessus de l’autre; les côtés sont largement impressionnés ;
carène latérale inférieure très sinueuse ; carène latérale supérieure
antérieure presque parallèle et très rapprochée de l’inférieure, se
rapprochant insensiblement de celle-ci et se confondant avec elle
au sommet de l’angle inférieur ; carène latérale supérieure postée-
rieure fortement arquée, sa base très élevée, diminuant graduelle-
ment pour rejoindre l'antérieure vers le milieu du thorax ; espaces
intercarénaux réticulés. Élytres granuleux, presque droits le long
des côtés antérieurs, atténués au tiers supérieur, séparément
arrondis et dentés à l’extrémité; ils présentent, à la base et de
chaque côté une large dépression arrondie et sont ornées chacun
de trois points jaunes placés en ligne presque droite : le 1er, dans
la dépression basilaire, le 2° vers le tiers antérieur et le 3°, un
peu au delà du tiers supérieur. Dessous brillant, à peine rugueux.
Tenasserim : coll. R. Oberthür.
Agrilus mandaricus nov.sp. — Ælongatus, capite thoraceque
yubro-cupreis, elytris nigris, apice griseo-bifascialis ; capile rugoso
el punctato, antice in medio depresso, fronte sulcata ; thorace
subquadrato, postice angustiore, antice sinuato, lobo medio amplis-
simo et rotundato, ad latera subrecto, fere sinuato, ad basin bisi-
nuato, lobo medio lunato, longe latera utrinqueuwndulatim carinato,
disco in medio fossulato, ad latera postice depresso ; elytris
granulosis, ad basin utrinque depressis, ad latera antica subrectis,
dein fere dilatatis, apice separatim aculis et vix dentatis. Sublus
granulosus ; pedibus punctatis. — Long. 8 ; lat. 2 mm.
Allongé, subparallèle ; tête et thorax d’un cuivreux rougeàtre,
élytres noirs ornés de deux bandes apicales parallèles et trans-
verses grisâtres ; dessous d’un noir très légèrement bronzé. Tête
rugueuse et ponctuée, légèrement déprimée au dessus de l’épis-
tome ; vertex sillonné. Thorax rugueux, presque carré, plus large
217
au sommet qu’à la base, couvert de rides transverses peu accen-
tuées; sommet sinué, son lobe médian très large et arrondi; les
côtés très faiblement sinueux, la base très sinueuse, son lobe
médian avancé et échancré; le disque déprimé au milieu, la
dépression arrondie; carène latérale inférieure sinueuse, carène
latérale supérieure antérieure sinueuse, rejoignant l’inférieure vers
le quart de la base, carène latérale supérieure postérieure arquée,
rejoignant l’antérieure vers le milieu des côtés, espaces inter-
carénaux fortement granuleux. KÉlytres légèrement déprimés des
deux côtés à la base, presque droits le long du bord antérieur,
légèrement élargis au tiers supérieur, ensuite atténués et séparé-
ment aigus au sommet, qui est à peine denté. Dessous granuleux ;
pattes ponctuées.
Mandar (P. Cardon) : un seul exemplaire de ma collection.
Agrilus mixtus nov. sp. — Z/ongatus ; capite antice viridi,
postice cuprescenti-aureo; thorace cuprescenti-aureo ; scutello
nigro ; elytris viridi-cyaneis ; sublus niger, pedibus viridibus ;
capite valde transversim rugalo, fronte plana ; thorace transver-
sim valde rugato, subquadrato, antice bisinuato, lobo medio rotun-
datim amplissimo, margine laterali lævi et sinuato, basi valde
sinuata, lobo medio recto, angulis posticis utrinque carinatis, medio
baseos depresso ; scutello transversim carinato, apice valde pro-
ducto ; elytris granulosis, ad basin utrinque depressis, lateribus
anticis fere sinuatis, post medium dilatatis, apice separatim rotun-
datis et multispinosis. Subtus granulatus ; pedibus punctatis. —
Long. 6,5 ; lat. 1,5 mm.
Allongé, front vert, vertex et thorax d’un doré cuivreux ;
écusson noir mat; élytres d’un bleu légèrement verdâtre ; dessous
et pattes noirs. Tête couverte de rides transverses, front plan.
Thorax presque carré, couvert de rides transverses, bisinué à la
base avec le lobe médian très large et arrondi, la base très
fortement sinueuse, son lobe médian droit; carène latérale
inférieure sinueuse ; carène latérale supérieure antérieure arquée,
rejoignant l’inférieure vers le tiers des côtés à partir de la base,
carène latérale supérieure postérieure très arquée, rejoignant
l’antérieure un peu au delà de sa jonction avec l’inférieure;
espaces intercarénaux granuleux et réticulées, Écusson transver-
salement caréné, très finement granuleux ; le sommet très aigu.
Elytres granuleux, déprimés de chaque côté à la base, les côtés
légèrement sinueux jusqu’au tiers supérieur où ils s’élargissent
pour s’atténuer ensuite jusqu’au sommet où ils sont séparément
arrondis et pluridentes. Dessous rugueux ; pattes ponctuées.
Haute Birmanie : coll. R. Oberthür (un seul exemplaire).
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T, XXXVI, 17
218
Agrilus ineptus nov. sp. — Ælongalus, capile viridi, supra
niger, sublus obscure glaucus; capite rugoso, fronte plana, vertice
convexo et sulcato; thorace subquadrato, transversim rugato,
antice rotundato, margine laterali valde sinuato, anqulis posticis
fere reclis, basi sinuata, lobo medio subrecto; scutello transversim
carinato; elytris tenuissime granulatis, basi utrinque depressa,
lateribus anticis sinuatis, post medium fere dilatatis, apice
rotundatis. Subtus granulatus; pedibus punctatis. — Long. 5;
lat. 1,5 mm.
Subparallèle, allongé ; tête verte ; dessus noir, dessous d’un
vert glauque obscur. Tête rugueuse, plane sur le front, convexe et
sillonnée sur le vertex. Thorax presque carré, couvert de rides
sinueuses et transverses, bisinué au sommet avec le lobe médian
très large et arrondi ; base très sinueuse, son lobe médian presque
droit ; carène latérale inférieure arquée dans sa plus grande
longueur, brusquement infléchie vers la base de facon à former
avec celle-ci un angle presque droit ; carène latérale supérieure
antérieure droite; pas de carène latérale supérieure postérieure;
espace intercarénal granuleux. Élytres granuleux, impressionnés
à la base, sinueux à hauteur des hanches, légèrement élargis au
tiers supérieur, arrondis à l'extrémité. Dessous granuleux ;
pattes ponctuées.
Haute Birmanie : coll. R. Oberthür (un seul exemplaire).
Agrilus neelgheriensis (La Ferté mss.) nov. sp. — Z7on-
gatus, subparallelus, supra obscuro-æneus, subpurpurascens,
subtus nitidior, purpurascens; capile rugoso, vertice sulcato;
thoracesubquadrato, transversim rugalo, antice fere reclo, margine
laterali curvato, utrinque carinatlo, basi valde sinuata, lobo medio
lunato; elytris rugosis el punctatis, ad basin depressis et rugalis,
ad latera leviler sinuatis, apice allenualis et di rolun-
datis. Subtus granulatus; pedibus punclatis. — Long. 5,5; lat.
1,25 mm.
Allongé, subparallèle, d’un bronzé obscur légèrement pourpré en
dessus, pourpré brillant en dessous. Tête rugueuse; vertex sil-
lonné. Thorax presque carré, couvert de rides transverses et
sinueuses, presque droit au sommet; carène latérale inférieure
arquée et lisse, faiblement sinueuse; carène latérale supérieure
antérieure droite, rejoignant l’inférieure vers la base, carène laté-
rale supérieure postérieure recourbée, rejoignant l’antérieure
vers le tiers des côtés à partir du sommet; espaces intercarénaux,
granulés et légèrement réticulés ; base bisinuée, son lobe médian
Échaneré Écusson caréné tranversalement. Élytres r'ugueux,
déprimés et ridés transversalement à la base, légèrement sinueux
219
à hauteur des hanches, élargis au tiers superieur et séparément
arrondis à l’extrémité. Dessous rugueux; pattes ponctuees.
Neelgheries : coll. R. Oberthür (un seul exemplaire).
Aphanisticeus metallescens (La Ferté mss.) nov. sp. —
Ovatus, nitidus, subænescens ; capite profunde excavalo ; thorace
antice angustiore, postice profunde transversim sulcato, lateribus
lævissime punclatis, rotundatis et deplanatis. disco lævr, rotunda-
lim elevato, in medio summi gibboso ; elytris convexis, seriebus
longitudinalibus punctorum instructis, apice separatim rotundatis
et pluridentatis. — Long. 2 ; lat. 1 mm.
Ovale, d’un noir brillant tres légèrement bronze. Tête profon-
dément excavée entre les yeux. Thorax beaucoup plus large que
haut; la marge antérieure presque droite, les côtés très arrondis
et aplanis; la base presque droite, présentant de chaque côté une
dépression profonde et arrondie et, au milieu, un sillon aboutis-
sant de part et d’autre aux dépressions latérales; les côtés très
finement et densément ponctués ; le disque globulaire, élevé et
lisse, surmonté d’un mamelon au milieu de la marge antérieure.
Élytres convexes, de la largeur du thorax à la base, sinueux à
hauteur des hanches, brusquement aplanis à partir du tiers supé-
rieur, séparément arrondis et multidentés à l’extrémite; ils sont
largement déprimés le long de la suture et à la base, près de l’écus-
son, et présentent des séries régulières et longitudinales de gros
points enfoncés. Dessous lisse, à peine ponctué; pattes finement
ponctuées.
Inde : coll. R. Oberthür (un seul exemplaire).
Endelus coræboides nov. sp. — Oblongo-ovatus, convexus ;
capile, thorace scutelloque nitidi-cupreis, elytris nigro-cœruleis ;
subtus obscuro-æneo-cupreus ; capile rotundalo, punclato, medio
fere sulcato ; thorace valde convexo, transversim rugato, antice
subrecto, lateribus rotundatis, basi valde bisinuata, lobo medio
recto producto et antice depresso ; scutella cordiformi ; elytris
conveæis, seriebus longitudinalibus punctorum instructis, transver-
sim leviter rugatis, apice rotundatis et fere pluridentatis. Subtus
nitidus, viz punclatus ; metasterno tlransversim fere rugato ;
pedibus sublævibus. — Long. 3,5 ; lat. 1 mm.
Ovale-oblong, allongé, convexe; tête, thorax et eécusson d’un
cuivreux brillant, élytres bleus; dessous d’un bronze doré obscur;
pattes d’un bronzé clair. Tête convexe, ponctuée et faiblement
sillonnée. Thorax convexe, couvert de rides transverses, la marge
antérieure droite, les côtés arrondis, légèrement déprimés, le
disque élevé et convexe, la base très sinueuse avec le lobe médian
avancé et droit, Élytres convexes, aussi larges que le thorax à la
220
base, sinueux à hauteur des hanches, atténués, arrondis et plu-
ridentés à l’extrémité. Dessous brillant, à peine ponctué; pattes
brillantes.
Inde : coll. R. Oberthür (un seul exemplaire, par Mniszech).
Cet insecte rappelle, par son f'acies, les petites espèces du genre
Coræbus.
Endelus aureocupreus (La Ferté mss.) nov. sp. — Ovalus,
capile aureo-cupreo, elytris obscuro-viridi-auratis, cupreo-mican-
libus ; subtus obscurior ; capite profunde et large sulcato; thorace
antce large lunato, lateribus rotundatis et planis, basi bisinuata,
lobo medio valde rotundatim producto, disco elevato et rotundato,
medio transversim biimpresso; elytris irrequlariter seriebus
longitudinalibus punctorum instructis, convexis, ad latera antica
utrinque depressis, apice separatim rotundatis et pluridentatis.
Subtus rugosus et leviler punctatus. — Long. 2,75; lat. 1 mm.
Ovale, brillant, entierement couvert, en-dessus, d’une très fine
granulation; tête et thorax d’un cuivreux doré, élytres verdâtres
à reflets d’un cuivreux doré; dessous terne. Tête largement et
profondément creusée entre les yeux, fortement engagée dans le
thorax dont la marge antérieure est trèsexcavée. Thorax beaucoup
plus large que haut, dilaté et arrondi sur les côtés antérieurs, les
postérieurs presque droits, la base très sinueuse avec son lobe
médian tres avance et arrondi; disque arrondi, convexe, avec
deux impressions transverses à la partie médiane, au-dessus de
l’'écusson; les côtes aplauis. Élytres convexes, profondément
excavés sur les côtés antérieurs et le long du bord, atténués, sépa-
rément arrondis et pluridentés à l’extrémité; ils sont légèrement
déprimés au sommet le long de la suture et présentent des séries
longitudinales et très irrégulières de points enfoncés. Dessous à
peine rugueux.
Inde : coll. R. Oberthür (un seul exemplaire par Mniszech).
Cette espèce appartient au groupe des Z'ndelus ayant le facies
des Aphanisticus.
Genre TRACHYS Fabricius.
Tableau synoptique des espèces (!).
i£ Élytres sans carènes ni côtes caréniformes sur les côtés. 2
Élytres ayant une carène latérale ou une côte caréniforme située à une
certaine distance du bord. 11
2. Tête inégale, sillonnée ou impressionnée, mais non fortement creusée
entre les yeux. 3
Tête fortement creusée entre les yeux, ceux-ci paraissant bordés d’une
carène élevée. è
3. Faciès robuste; thorax cuivreux doré; élytres bronzés ou bleus. 4
Faciès moins robuste; élytres et thorax concolores. D
4. Élytres bleus. BICOLOR Kerr.
Élytres bronzés. ORIENTALIS Thoms.
5. D'un bronzé clair uniforme.“ 6
Noir, brillant ou violacé. %
6. Cunéiforme, peu convexe ; villosité des.élytres d’un roux doré.
ÆNEOCUPREA Kerr.
Ovalaire, très convexe, globulaire ; villosité grisätre. @NESCENS NOV. SP.
9. Noir brillant. 8
Violacé obscur. subviolacea nov. sp.
8. Peu convexe, subtriangulaire. ANTHRENOIDES Thoms.
Ovalaire, très convexe. NIGRESCENS Kerr. (?)
9. Tête médiocrement villeuse; quand la villosité existe, toujours de la
même nuance que sur le thorax et les élytres. 10
Tête couverte d’une villosité très dense et d’un roux doré. Aaviceps nov. sp.
10. Thorax longitudinalement impressionné des deux côtés du disque;
calus huméral linéaire, saillant, oblique et assez allongé. obliqua nov. sp.
Thorax transversalement ingiouns des deux côtés du disque:
calus huméral court mais#res saillant. Éransversa nov. Sp.
11. Une seule carène à une certaine distance et le long du bord des
elytres. 12
Deux carènes latérales; l’interne courte et à peine sensible, parallèle
à la première. bicarinata nov. Sp.
12. Front faiblement échancré ou convexe; la partie longeant les yeux à
peine relevée. 13
Front bisinué; la partie longeant les yeux relevée en carène saillante.
stigmatica nov. Sp.
13. D'un noir verdâtre ; tête faiblement excavée. integra nov. Sp.
D'un noir bronzé ; front convexe, sillonné. LILLIPUTANA Kerr.
Trachys ænescens nov. sp. — Oblonga, supra et sublus
valde conveza, ænea, nitida, sparse albido-villosa ; capite rugoso
et punctato, fere convexo, medio sulcato ; thorace valde transverso,
levissime rugoso, antice bisinuato, lobo medio vix producto,lateribus
{‘) Ce tableau comprend toutes les espèces actuellement connues du Bengale,
sauf quatre, dont je n’ai pu retrouver les types et sur les descriptions desquelles je
n’ai pu me baser pour me former une opinion. Ce sont : minima Wiedem., Zoo!.
Mag., t. 2, pt. 1 (1825), p 104; Bali Guér., Rev. Zoo!., 1840, p. 390. — Gory, Mon.
sup., t. IV (1842), p. 352, pl. 60, f. 351; commixta Thoms., Typ. Bupr., App.
1379, p 76 et torrida Thoms., /. c , p. 17. — Les types de toutes les espèces citées
dans le tableau se trouvent soit dans la collection de M. R. Oberthür, soit dans la
mienne.
(2) Murinus La Ferté mss. (voir la note 2, page 183).
2eRe
rotundatis, basi bisinuata, lobo medio valde rotundato ; scutello
minuto ; elytris convexis, seriebus longitudinalibus punctorum
vage instructis, utrinque ad humerum impressis, callo humerali
lævt et rotundato, lateribus requlariter rotundatis, apice attenuatis.
S'ubtus punclata, nitida, concolor. — Long. 2,5; lat. 1,25 mm.
Oblong, tres convexe en-dessus et en-dessous, d’un bronzé clair
uniforme et très brillant et couvert d’une éparse villosité blan-
châtre. Tête finement ponctuée et rugueuse, légèrement convexe,
sillonnée sur le front. Thorax très élargi, finement rugueux,
bisinué au sommet, le lobe médian à peine avancé, les côtés
arrondis ; la base bisinueuse, son lobe médian tres large et arrondi.
Élytres convexes, couverts de vagues séries longitudinales de
points enfoncés, déprimés de chaque côté à la base, le calus
huméral lisse et arrondi, les côtés atténués suivant une courbe
régulière, le sommet arrondi. Dessous finement ponctué et peu
rugueux ; pattes à peine ponctuées.
Monts Kodeicanel : coll. R. Oberthür (par J. Castets).
Trachys subviolacea nov. sp. — Oblongo-ovala, supra
conveza, nigra, subroiolacea, sparse albido-villosa ; capîte lævi, vix
punctato, inter oculos modice sulcato; thorace valde transverso,
minute rugoso el punctato, antice fere recto, lateribus obliquis et
fere rotundatis, basi valde bisinuata, lobo medio amplo et rotundato;
scutello minutissimo, subtrianqulari ; elytris ad humerum utrinque
lobatis, lateribus rotundalim attenuatis, apice rotundatis. Subtus
rugosa et punctata. — Long. 3,5; lat. 2 mm.
Ovale-oblong, élargi, convexe, d’un noir brillant à reflets viola-
cés, garni sur le thorax et la partie antérieure des élytres d’une
villosité blanchâtre tres éparse et, sur le disque et la partie posté-
rieure, de trois bandes onduleuses de même nuance et vaguement
indiquées. Tête ponctuée, légèrement convexe, sillonnée entre les
yeux. Thorax ponctué, très légerement granuleux, beaucoup plus
large que haut, à peine échancré au sommet, Les côtés presque
droits, très faiblement arrondis, la base bisinuée avec le lobe
médian très large et arrondi. Élytres rugueux et ponctués,
légèrement convexes, atténués suivant une courbe régulière,
arrondis à l’extrémite, le calus huméral arrondi et peu saillant,
les côtés à peine déprimés à la base. Dessous rugueux et ponctué.
Haute Birmanie : coll. R. Oberthür, un seul exemplaire.
Cette espèce est plus élargie et plus convexe que celle qui suit,
elle est moins atténuée au sommet et la partie interoculaire de la
tête ne présente pas la profonde excavation surmontée d’une carène
bordant les yeux qui se remarque chez le 77. flaviceps ; sa nuance
suffit seule à la reconnaître d'ænescens qui précède.
283
Trachys flaviceps (La Ferté mss.) nov. sp. — Ovula,
omnino nigra, nilida, capite flavo-tomentoso, elytris albido-
variegatis; capite inter oculos valde depresso, oculorum margine
elevato; thorace rugoso, valde transverso, antice modice lunato,
lateribus obliquis et subrotundatis, basi valde sinuata, lobo medio
rotundato, lato et producto; scutello minutissimo et triangulari;
elytris rugosis, ad basin utrinque depressis, ad kumerum lobatis,
lateribus regulariter attenuatis, summo albido bifascialo, fascis
vagis et valde sinuatis. Sublus nitida. — Long. 4; lat. 2,25 mm.
Ovale, élargi, entièrement d’un noir brillant avec la tête ornée
d’une courte pubescence d’un roux doré et les élytres garnis à la
partie antérieure d’une rare villosité blanchâtre très éparse et à la
partie postérieure de deux bandes très onduleuses de même nuance
et très vaguement indiquées. Tête profondément excavée entre les
yeux, ceux-ci bordés d’une carène élevée. Thorax très élargi,
rugueux, faiblement échancré en avant; ses côtés obliques, à peine
recourbés ; base très sinueuse, son lobe médian large et arrondi.
Écusson très petit et triangulaire. Élytres rugueux, élargis et
tronqués à la base, le calus huméral saillant, la base déprimée de
chaque côté, les côtés graduellement amincis jusqu’à l'extrémité,
qui est arrondie. Dessous lisse, peu ponctué.
Inde : coll. R. Oberthür (un seul exempl. par Mniszech).
Trachys obliqua nov. sp. — Ovata, ad humerum dilatata,
apice attenuata, nigra, nilida, rugosa, capile subænescenti, vage
cinereo-villosa ; capite rugoso, profunde excavato, longe oculos
carinato ; thorace ad latera rugoso, medio leviore, disco utrinque
longitudinaliter sulcato, antice valde sinuato, lobo medio fere pro-
ducto, ad latera sinuato ; basi bisinuata, lobo medio valde rotun-
dato et producto ; elytris valde rugosis, ad basin utrinque oblique
carinatis, antice utrinque depressis, callo humerali valde producto,
lateribus anticis sinuatis, posticis valde altenuatis. Subtus rugosa;
pedibus confertim tenuissime punctalis. — Long. 3; lat.
1,75 mm.
Ovale, dilaté à l'épaule, atténué à l'extrémité, d’un noir brillant,
très rugueux et entièrement couvert d’une villosité grisätre courte
et très éparse. Tête rugueuse, profondément excavée, carénée et
relevée autour des yeux. Thorax très sinueux en avant, les angles
antérieurs très avancés, le lobe médian peu accusé; côtés sinueux ;
base bisinuée, le lobe médian large et arrondi; disque peu con-
vexe, finement ponctué et longitudinalement sillonné de part et
d'autre; côtés déprimés et rugueux. Élytres rugueux, plus larges
que le thorax à la base, sinueux à hauteur des hanches, atténués
et arrondis à l’extrémité; ils sont impressionnés, le long de la base
224
et le calus huméral est saillant et oblique. Dessous ponctue et
r'ugueux.
Mandar (P. Cardon); un seul exempl. de ma collection.
Trachys transversa nov. sp. — Ovala, nigra, cinereo-villosa,
capile thoraceque interdum subænescentibus ; capite lævi, profunde
sulcato, margine oculorum elevato ; thorace valde transverso, late-
ribus confertim, disco minute punctatis, antice valde l'unato, late-
ribus obliquis et fere rotundatis, utrinque medio transversim
sulcato,basi valde bisinuata, lobo medio rotundato; elytris rugosis,
summi medio rotundatim elevato, ad humerum dilatatis, callo
humerali elevato et rugoso, utrinque oblique carinatis, apice rotun-
datis. Subtus granulata; pedibus punctatis. — Long. 2,75; lat.
1,75 mm.
Ovale, noir ; tête et thorax quelquefois d’un bronzé obscur,
couverts d’une courte villosité blanchâtre très espacée et irrégulière,
entremêlée de quelques rares poils jaunâtres. Tête presque lisse,
profondément excavée entre les yeux qui semblent bordés d’une
carène tranchante. Thorax très élargi, régulièrement convexe,
fortement échancré en avant; disque presque lisse, à peine
ponctué ; côtés finement rugueux et ponctués, sillonnés trans-
versalement au milieu, la marge latérale oblique, à peine courbée;
base très sinueuse, le lobe médian arrondi et large. Élytres
granuleux, bombés à la partie antérieure, le calushuméral saillant,
surmonté d’une courte carène oblique qui se prolonge très vague-
ment vers le disque jusqu’au tiers antérieur; sommet arrondi,
Dessous granuleux, pattes ponctuées.
Mandar (P. Cardon) ; ma collection.
Trachys bicarinata nov. sp. — Ovala, supra obscuro-violaceo-
cuprea, capile thoracisque lateribus aureo-cuprescentibus, sparse
aureo-villosa, sublus ænea ; capite punctato, fronte magna, leviter
excavata, longe oculos utrinque carinata, vertice sulcato; thorace
transverso, medio lævi, iateribus rugosis, antice valde lunato, ad
latera oblique rotundato, ad basin bisinuato, lobo medio amplissimo
et rotundatim producto, apice vix lunato, disco subconvexo; elytris
rugosis, ad humerum prominentibus, ad latera sinuatis, apice
rotundatim altenuatis, disco antice elevato et rotundato, vtrinque
oblique bicarinatis. Subtus rugosa; pedibus punctatis. —
Long. 3,25; lat. 2 mm.
Ovale, élargi à l’épaule, atténué à l’extrémité, en dessus d’un
violacé cuivreux, avec la tête et les bords du thorax d’un cuivreux
doré; couvert d’une courte villosité dorée, principalement sur les
côtés du thorax et des élytres; dessous bronzé. Tête ponctuée;
front très large, légèrement excavé, caréné le long des yeux ;
220
vertex sillonneé.Thorax transverse, lisse au milieu.rugueux sur les
côtés, très échancré en avant, les côtés arrondis et obliques ; la base
bisinuée, son lobe médian très large, arrondi et faiblement
échancré au sommet; disque convexe. Élytres granuleux, élargis
à l'épaule à cause du calus huméral très saillant, sinués sur les
côtes, tres atténues et arrondis à l'extrémité; ils présentent chacun
deux carènes obliques dont l’une, externe, longe la marge latérale
dans toute sa longueur et la seconde, sur le disque, tres courte
est parallèle à la premiere. Dessous rugueux ; pattes pontuées.
Konbir (P. Cardon); un seul exemplaire de ma collection.
Trachys stigmatica nov. sp. — Ovala, subriolacea, nilida,
sparse albido-villosa ; capite punctato, fronte fere excavata et
sulcata, longe oculos utrinque carinala, vertice sulcalo ; thoracis
medio sparse punctato, lateribus rugosis, utrinque antice depressis ;
thorace antice valde lunatlo, ad latera oblique rotundato, basi
bisinuatla, lobo medio amplissimoet rotundato ; scutello trianqulari;
elytris rugosis, ad basin utrinque depressis, callo humerali
elevato, ad latera rotundatim attenuatis,apice rotundatis, utrinque
-carinatis. Sublus punclata ; pedibus leviler punctatis. — Long.
ocdat Loin,
Ovale, d'un violacé brillant, marqué à la partie postérieure des
eélytres de petites taches irrégulières formées d’amas de poils
blanchâtres. Tête ponctuée; front sillonné et à peine excavé; vertex
silonne ; la partie bordant les yeux élevée. Thorax transverse,
ponetué sur le disque, rugueux sur les côtés ; sommet très exeave,
les côtés obliques et arrondis; base sinueuse avec son lobe
médian très large et arrondi. Écusson triangulaire. Elytres
convexes, legerement granuleux, elargis à l'épaule, atténués
suivant une courbe régulière et arrondis à l'extrémité ; ils présen-
tent une carène élevée à une certaine distance du bord et parallèle-
ment à celui-ci Dessous ponctué; pattes à peine ponctuees.
Barway (P. Cardon) : un seul exemplaire de ma collection.
Trachys integra nov. sp. — 7riangularis, convexa, nigra,
fere subrirescens, sparse flavo-villosa; capile lævi, viz punctato,
antice plano, fere excavato, vertice convezxo, medio sulcato; thorace
dtransverso, viz punclato, antice valde lunato, lateribus rotundatis,
basi valde sinuata, lobo medio producto apice lunato; scutello
parvo, ovali, lævi, apice acuto; elytris triangularibus, tenue
punctatis, apice valde attenuatis el rotundatis, lateribus utrinque
carinatlis, carina subelevata, callo humerali elevato. Sublus vix
pugosa. — Long. 3; lat. 2 mm.
Triangulaire, convexe, d’un noir tres légèrement verdàtre et cou-
vert d’une villosité éparse d'un jaune sale. Tête lisse, à peine ponc-
226
tuée ; front très légèrement concave et incliné en avaut, vertex
bombé et sillonné, séparé du front par une carène échancree.
Thorax très large, lisse, à peine ponctué, finement granuleux sur
les côtés; le sommet fortement échancré, les côtés obliques et
arrondis, la base sinueuse avec son lobe médian avancé et échan-
cré ; il est très légèrement déprimé des deux côtés. Écusson petit,
ovale et lisse. Élytres convexes, à peine ponctues, triangulaires,
atténués et arrondis à l'extrémité; calus humeéral élevé, son
prolonzement formant une carène peu accentuée longeant entie-
rement le bord de l’élytre à une certaine distance de celui-ci.
Dessous à peine rugueux; pattes finement ponctuées.
Himalaya : coll. R. Oberthür (un seul exemplaire par Mniszech).
Galbella globosa nov. sp. —- Ollongo-ovata. supra valde con-
veza, antlice apiceque allenuata, cœrulea, nilidissima; capite
plano. tenuissime el confertim punclato; thorace confertim requla-
riler punclato, antice valde anqustiore, lateribus obliquis, basi fere
bisinuata, sculello trianqulari; elytris convexis, lenuissime sub-
punclato-striatis, interslriis seriebus longitudinalibus punclorum
instructis, ad latera antica fere sinuatis, postica rolundalim atte-
nualis, longe suturam utrinque apice striatis. Sublus punctala.
Long. 4; lat. 2 mm.
Ovale oblong, très convexe en dessus, bleu brillant et tres lisse.
Tête plane, très finement ponctuée. Thorax convexe, très étroit
en avant, très élargi en arrière, finement et très régulièrement
ponctué ; sommet à peine échancre, côtés obliques en avant, arron-
dis vers la base; celle-ci faiblement bisinuée. Écusson triangu-
laire. Élytres très convexes presque droits et à peine sinués sur
les côtés antérieurs, atténués suivant une courbe régulière jusqu'au
sommet qui est arrondi; ils sont couverts de stries ponctuées très
faibles excepté vers la partie apicale, le long de la suture, où elles
sont accentuées; les interstries finement ponctués longitudinale-
ment. Dessous ponctue.
Konbir (P. Cardon) : un seul exemplaire de ma collection
Cette espèce se rapproche de G. felix Mars., de l’île de Chypre,
mais elle est plus convexe, plus élargie, moins parallèle, les
côtés du thorax sont moins arrondis et ce dernier est beaucoup
plus atténué en avant que chez la précédente espèce.
LE ERP
BELGIQUE
0
!
TOME TRENTE-SIXIÈME
VI
fois comme > précédemment.
BRUXELLES
AU SIÈGE DE LA SOCIÉTÉ
20, RUE DU MUSÉE, 20
1392
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE.
VI
Compte-rendu de la séance mensuelle du 4 juin 1892.
PRESIDENCE DE M. GIRON.
Présents: MM. Éd. Coucke, L. Coucke, Duvivier, Jacobs,
Kerremans, Ledrou, Mélise, Robbe, de Selys-Longchamps,
Séverin, Tosquinet, Van Nerom et Lameere, secrétaire.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de la séance du 7 mai est approuvé.
Le Président fait part à l’assemblée de la mort de M. J. Lafon-
taine, membre fondateur de la Société. Une lettre de condoléances
sera envoyée à sa famille.
Lectures, communications. L'assemblée décide l’insertion au
présent numéro des Annales des travaux joints à ce compte-
rendu.
M. Candèze écrit :
L'un de nos plus habiles chasseurs entomologistes, M. J. Gérard,
qui a déjà enrichi notre faune belge d’une remarquable variété de
V'Zlater pomonæ à élytres jaunes, vient de découvrir au Hockai,
localité située à une altitude de 600 mètres, non loin de Spa, un
Élatéride alpin, dont on ne pouvait à coup sûr soupconner
l’existence sur nos modestes hauteurs.
Il s’agit du Corymbites virens Schrank, dénommé encore
dans plusieurs collections C. æneicollis O1. ou C. aulicus Panz.
Cette espèce, l’une des plus belles et des plus grandes du genre,
est propre aux grandes montagnes de l’Europe centrale,
Elle appartient au groupe des Corymbites à antennes pectinées
chez les mâles (section I), dont le C. pectinicornis est le type. On
connaissait déjà un représentant sabalpin du même groupe, le
C. cupreus var. æruginosus, assez commun à la Baraque Michel,
l'endroit le plus élevé de notre pays; celui-ci constitue donc une
addition des plus intéressantes.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXXVI. 18
228
L'exemplaire unique trouvé le 29 mai dernier, sur des fleurs
de Sorbier, par M. Gérard, est un mâle. Il diffère notablement du
type par la couleur jaune paille des élytres, qui le fait ressembler
plus au C. Kendalli Kirb.,du Canada, qu’au virens typique qui a les
élytres d’un rouge de brique ; le corps est aussi plus petit et plus
grêle dans son ensemble. Je lui ai donné le nom de C. virens
var. stramineus.
La région des ÆZautes-Fagnes mérite, on le voit, d’être explorée
avec soin. Elle nous réserve encore, à n’en pas douter, d’autres
trouvailles inattendues dans tous les ordres d'insectes.
M. Preudhomme de Borre adresse lescommunications suivantes :
Parmi un certain nombre de Coléoptères que M. Poncelet,
ingénieur forestier dans la province de Luxembourg, vient de me
soumettre, j’ai trouvé deux espèces absolument nouvelles pour
notre faune,
La première est le Pœcilus Koyi Germar. Une femelle de cette
espèce, commune dans le centre de la France, mais non encore
signalée chez nous, a été prise à Orsinfaing, près Marbehan.
Le P. Koyi se distingue de l’espèce voisine, commune chez nous,
le 2. lepidus, principalement en ce que le corselet est plus large,
moins rétréci en arrière et à bords latéraux en courbe régulière
jusqu’à l’angle même de la base.
Dans son Cataloque des Coléopt. du Bassin de la Seine, T, 200,
M. Bedel en signale des captures dans plusieurs départements
rapprochés de notre frontière, notamment dans la Somme ; mais
elle est rare dans tout le Nord de la France. Elle est par contre
plus commune à l’est, dans cette région lorraine à laquelle se
rattache si bien cette extrémité sud de notre Luxembourg, où nous
pouvons espérer encore des découvertes. C'est ainsi qu’elle est
signalée comme une espèce commune au Catalogue des Coléopt. de
l'Alsace et des Vosges, de Wencker et Silbermann, et je pense que
c’est dans la région faunique dont ce catalogue énumère les
Coléoptères, que nous devons comprendre, au moins à titre
de zone-frontière, nos cantons du Luxembourg méridional situés
sur un sol secondaire.
L'autre espèce nouvelle pour la Belgique, et aussi trouvée à
Orsinfaing ou aux environs par M. Poncelet, est le Bembidium
decoratum Duft. (a/bipes de Sturm, Schaum et Jacquelin Duval,
crenatus de Dejean).
Le 10 mai de cette année, j’ai trouvé à Calmpthout, où j'étais
en chasse, l’Anchomenus (Agonum) ericeti, une petite espèce de
229
l'Europe septentrionale, voisine de l’A. sexpunctatus, et qui
n'avait encore été indiquée chez nous que pour les Hautes-Fagnes
(voir Putzeys, Ann. Soc. Ent. Belg. XI, xxx1) ().
Ce même jour, j'ai repris à Calmpthout les Curabus clathratus
et nîlens ; ce dernier paraissait relativement abondant cette année,
dans la grande bruyère, et plus encore à l’est du village de
Calmpthout, dans les terres cultivées.
M. Hippert fait part des captures suivantes :
Xylina vetusta, au Parc de Bruxelles, le 2 avril dernier ;
Lophoptera Carmelita, Cidaria Trifasciata, Lasiocampa Petuli-
folia, Tremulifolia et Ilicifolia, près de Spa, à la fin d'avril;
Notodonta Trepida, à Etterbeek, le 20 mai ; Acronycta Menyan-
thidis, à Spa, le 26 avril.
Excursion. Le 10 juillet à Stockel. Départ de Bruxelles
(Luxembourg) à 8 h. 14 m. du matin.
La séance est levée à 9 1/2 heures.
(‘) Putzeys remarque que les exemplaires de la Baraque Michel sont noirâtres.
Tel est aussi un exemplaire suédois que je possède; mais celui que je viens de
rapporter de Calmpthout, a les élytres d’un rougeâtre-cuivreux terne.
230
COLÉOPTÈRES DU BENGALE OCCIDENTAL.
20° mémoire.
SECONDE LISTE DES CARABIDÆ(!),
par feu H. WW. Bates.
Grâce aux soins pieux avec lesquels les héritiers ont rassemblé
les papiers laissés par le savant et regretté entomologiste, il nous
est permis de faire paraître la 2e partie des Carabidæ recueillis
par le P. Cardon au Bengale.
Feu H. W. Bates avait accepté avec enthousiasme de travailler
à cette faune intéressante, qu il aimait d'autant plus à étudier, qu’il
achevait en ce moment un travail analogue sur les Carabiques de
la Birmanie pour le Musée de Gênes. Une première liste parut
bientôt, et il comptait la compléter par des suppléments successifs.
A cet effet il étudia sans retard un nouvel envoi qui lui fut fait par
notre intermédiaire, mais le nombre d’espèces non encore citées,
lui paraissant relativement assez faible, il désirait attendre les
envois suivants avant de livrer cette liste à l’impression. La mort
arrêta malheureusement trop tôt ce vaillant travailleur, et malgré
le peu d’étendue de sa note, il nous a semblé que ce serait rendre
hommage à sa mémoire que de publier ce travail, le dernier de
sa vie. G. SEVERIN.
Subfamily BEMBIDIIN Æ.
Tachys (Barytachys) hæmorrhoïdalis Dej., Sp. Gen.,
Vip. 50 var.
The Nagpore examples agree well with European specimens
except that the elytra are unicolorous to the apex.
Subfamily CHLÆNIINÆ.
Chlænius hamifer Chaud., Bull. Mosc., 1856, IT, p. 209.
A species generally distributed throughout the Indian Penin-
sula.
Chlænius neelgheriensis Guérin, Rev. Zool., 1840, p. 38.
Also a widely-distributed Indian species.
(‘) Voir pour la première liste, C. À. Soc. Ent. Belg., 1891, p. CCOXxIv.
231
Subfamily HARPALINÆ.
Platymetopus amoœnus Dej., Sp. Gen., IV, p. 73.
A large number of examples.
Platymetopus colombensis Nietn., Journ. As. Soc. Bengal,
IST pi:
There is one example in the collection, of the typical form of
the species viz. with unicolorous testaceous-red legs. All the
examples previously sent were of the var. I named braccatus,
having dark fusco-æneous femora.
Amblystomus femoralis Motsch., Étud. Ent., 1858, p. 24.
Amblystomus rotundiceps n. sp.
A. metallescens (Dej.) similis sed oculis haud prominentibus,
capile post oculos gradatim mediocriter angustato. Graciliter
oblongus, viridescenti-niger, sericeo-nitens, antennis fuscescenti-
Tufis, libiis et tarsis testaceis. Caput ante oculos brevissimum ;
episioma paullo assymetricum, marginatum. Thorax angulis pos-
licis obtusis sed distinclis. Elytra stris parum impressis. —
Long. 3 1/4 millim.
Two examples. Of similar form and colour to À.metallescens, but
very distinct in the form of the head, which is short and broad
before the scarcely prominenteyes and gradually narrowed behind;
the form in fact is nearly that of À. mauritanicus. The thorax is
also different in its less rounded form, the curvature of the sides
behind the middle being very slight and the hind angles distinct,
though very obtuse. The sinuation of the epistome is not strongly
asymmetrical or deep and the membranous base of the labrum is
not uncovered.
Amblystomus indicus Nietner, Ann. Nat. Hist., 1858,
p. 427.
Amblystomus guttatus Bates, Trans. Ent. Soc., 1873, p. 327.
The species was orivinally described from Chinese examples.
The Nagpore insect differs only in having the antennæ nearly
wholly rufous, joints 3 and 4 only being dark fuscous, the Chinese
form having joints form 3 to the tip fuscous, becoming paler
towards the tip. The epistome is very strongly asymmetrical in this
species.
Amblystomus punctatus Bates, Ann. Mus. Civ. d. Genova.
Amblystomus vittatus n. sp.
A. lineato (Woll.) proxime afinis et simillimus, differt tantum
thorace magis rotundato antennisque toto obscure rufis. — Long.
4 millim.
One example, besides fragments of others.
282
This peculiar species in which the elytra are ornamented by a
testaceous-yellow discoidal vitta, curved towards the shoulder
near the base, straight in its central portion and curved again,
slightly towards the suture (near the apex), resembles so closely
A. lineatus Wollaston, from the Cape Verde Islands that it can
scarcely be considered as more than a local variation. The form,
colours and sculpture areexactly the same, with the exception that
the sides of the thorax are perceptibly more rounded behind the
middle and the antennæ are wholly reddish instead of blackish with
the 3 basal joints only red. I have examples of A. vittatus from
Angola, and others of À. vittatus from Bombay. The distribution of
the species is paralleled by that of Zrechichus fimicola Woll.wbhich
is also found in the Cape Verde Islands (and Madeira) and is met
with again (under slight modifications) over great part of South-
Eastern Asia.
Subfamily STENOLOPHINÆ.
Stenolophus crenulatus Dej., Sp. Gen., IV, p. 432 (?).
Four examples agreeing so closely with Dejean’s description
that I think they may be safely referred to it. The strong sculp-
ture is a highly peculiar feature for a Stenolophus. Dejean did not
know the locality of his specimen.
Subfamily PTEROSTICHIN Æ.
Abacetus cyclodes n. sp.
A. guttulæ (Chaud.) afinis et simillimus, sed difert thorace
distincte latiori, lateribus usque ad angulos posticos rotundioribus
nec sinualis, anqulis posticis denticulo excepto, obtusis; antennis
omnino rufis. — Long. 6-6 1/2 millim.
Closely allied to À, quttula and having a similar red, posterior
elytral spot on interstices 4-7 or 4-8 {smaller on 6-8 especially
on 6), but a larger insect, with somewhat more broadly rounded
thorax, the sides showing no trace of sinuation before the hind
angles which would be obtuse if it were not for a dentiform pro-
jection at the angle. The base of the thorax is broader, but is
strongly though scantily punctured in the middle as in À. quitula.
The antennæ differ in being uniformly testaceous-red (like the
legs) and not fuscous with the three basal joints only red as in
A. quitula. T have seen several examples of both species which
are constant in their points of difference ; but À. cyclodes does not
offer the variety, which seems in fact, to be the more frequent form
of À. guttala in which the elytra have a subhumeral as well as
subapical spot.
233
Subfamily BRACHININÆ.
Pheropsophus Catoirei Dej., Sp. Gen., I, 301 ; Chaud., Monogr.
des Brachynides, p. 14.
var. lineifrons Chaud., Bull. Mosc., 1850, I, 80; Monogr. d.
Br., p. 14.
Apristus subtransparens Motsch., Bull. Mosc., 1861,1,p. 104.
Several examples agreeing well with others I have examined
from Ceylor, the locality of the species as originally described.
Subfamily DROMIINÆ.
Blechrus inconspicuus Schmidt-Gœbel, Faun. Birm., p. 41
(Microlestes id.).
Subfamily CALLIDIIN Æ.
Calleida splendidula Fabr., Syst. El., I, p. 184.
Bengal is the locality given by Fabricius for this species.
Lebia Cardoni n. sp.
L. japonicæ (Chaud.) afinis, elytris oblongo-ovatis, profunde
punctulato-striatis interstitiisque convexis, sed differt thorace
mullo latiori. Rufo-testacea, glabra,capite subtilissime punctulato,
elytris nigris,macula utrinque elongata basali, apice late margini-
busque angustissime rufo-testaceis. — Long. 7-8 millim. — Konbir.
Belongs to the section of Zebia in which the elytra are deeply
striated with convex intersticesglabrous and impunctate ; thestriæ
are stronger and deeper even than in Z. japonica, minutely punc-
tulated at bottom and the interstices very convex. The thorax is
very short and broad, broadly rounded to the middle, from the
sides of the neck and thence parallel-sided to the hind angles
which are subacute and reflexed with the broadly explanated
lateral margin, the surface is distinctly coriaceous. The elytra
are black with an elongate-oval basal spot testaceous-red, on
each, reaching from the base (within the humeral angle) to the
middle of the elytron and covering interstices 2-6, but at the base
only 5 and 6 and at the apex 3-6; the apex is also broadly rufo-
testaceous together with the anterior margin biflexuous and the
extremelateralmargin with the epipleuræ and the rest ofthe body.
The penultimate tarsal joint in the 4 hinder legs is not bilobed, but
simply triangular with the middle of the front edge emarginate.
A single example of this species came with the first collection,
and was reserved as it seemed to be probably a variety of an
unpublished Burmese species (Z. Maharani Bates). The arrival
of a second identical specimen shows that its differences are
constant and probably specific.
234
COLÉOPTÈRES DU BENGALE OCCIDENTAL.
21e mémoire.
DASCILLIDES Er MALACODERMES
par M. -J. Bourgeois,
ancien Président de la Société Entomologique de France.
II (!).
DASCILLIDÆ,.
1. Lichas Davidis? Fairm., Ann. Soc. Ent. Fr., 1876, p. 111.
Kurseong.
Ce n’est qu'avec doute que je rapporte à cette espèce de la
Chine centrale l’unique exemplaire capturé, son mauvais état de
conservation ne permettant pas une détermination rigoureuse.
2. Dascillus calvescens sp. nov.
A. D. indico Guér., cujus simillimus, statura paullo majore
indumentoque rariore el obscuriore discedit.
Oblonqus, convezus, opacus, supra nigro-castaneus, pube
adpressa, sat longa, minus densa, fulvo-cinerea, setis brevibus,
albidis, longitudinaliter ordinatis, in elytris intermixta, vestitus ;
labro, mandibulis (summo apice nigro excepto) palpisque flavis ;
antennis brunneis, articulis duobus primis rufs, sequentibus
elongatis, ad angulum apicalem intus paulum productis ; protho-
race transverso, lateraliter arcuato, antice recte truncato, postice
sat profunde bisinuato ; scutello rotundato ; elytris leviter punc-
tato-strialis ; corpore sublus pedibusque rufo-lestaceis, pube flavida
dense vestitis. — Long. 10 mill. ; lat. 4 mill.
Kunbir Nowatoli, G.
3. Dascillus rufovillosus sp. nov.
Oblonqus, convexus, parum nitidus; capile nigro-castaneo,
postice interdum rubescente, rufo-villoso, parum dense punctato,
Jfronte triangulariter deplanata; antennis nigris, dimidium cor-
poris longitudine paulum superantibus, articulis duobus primis
rufis, sequentibus elongatis, acute serratis, ad angulum apicalem
intus paulum productis; labro flavo; mandibulis magnis, valde
arcualis, fuscis, basi haud appendiculalis; prothorace trans-
() Voir pour la première partie : C. R. Soc. Ent. Belg., 1891, p. CXXXVII
et suiv.
235
verso, apicem versus sal valde attenuato, lateraliter subarcuato,
antice recte truncato, postice sat profunde bisinuato, punctato,
fulvo, indumento sublanuginoso, rufo-aureo dense vestito, disco
minus valde convexo, longitudinaliter canaliculato, ad basin
angustissime nigro-limbato ; seutello rotundato, rufo-pubescente;
elytris brunneo-castaneis vel castaneo-nigris, pube brevi, rufo-
aurea, densissime hirsutis, sulcato-striatis, intervallis sat con-
vezis, dense punctatis; corpore subtus pedibusque testaceis, pube
flavida dense vestitis, tibiis tarsisque nigris, lis articulo ultimo
unguiculisque rufis. — Long. 8-8 1/2 mill.; lat. 3 1/2 mill.
Mandar('), G (juillet).
Très voisin de Æenardi Bourg., il en diffère par le pronotum
moins bombé en dessus, par les élytres plus densément ponctuées
entre les stries, par la tête d’un brun-noirâtre et non rousse et
par la vestiture des élÿtres qui est d’un beau roux doré comme
celle du prothorax, tandis qu’elle est noire chez Æenardi.
MALACODERMIDÆ.
1. Lycus (Lycostomus) præustus Fabr., Ent. Syst., 1792,
Ep 107:
Mandar, G' (en juillet).
Cité déja de Kunbir Nowatoli, de Ceylan, de l’Assam et de
Madras.
2. Plateros? cribripennis sp. nov.
Elongatus, subparallelus, nitidiusculus, niger, thorace elytro-
rumque basi flavis; fronte antice prominula, medio transversim
impressa ; prothorace valde transverso, trapeziformi, apicem ver-
sus sat attenuato, antice paulum rotundato, lateribus subrectis,
basi utrinque sinuata, disco inæquali, pone medium transversim
depresso, postice longitudinaliter leviter canaliculato; scutello
infuscato, apice recte truncato; elytris crebre el profunde striato-
punctatis, punciis foveolas simulantibus, interstitiis alternatim
latioribus et elevatioribus. — Long. 6 mill. ; lat. 2 mill.
Mandar, en juillet.
Espèce remarquable par ses élytres très fortement striées-ponc-
tuées, avec les points gros, larges, ressemblant presque à des
fossettes, séparés par des intervalles alternativement plus larges
et plus saillants. Elles sont jaunes sur un peu plus du tiers ante-
rieur.
L'absence des antennes chez le seul exemplaire capturé ne me
(*) Localité située à 2200 pieds d’altitude, à quelques lieues au dessus de Kunbir
Nowatoli.
236
permet pas de décider si cette espèce appartient au genre Plateros
ou au genre Planeteros.
3. Calochromus rugatus ? C. O0. Waterh., Cist. ent., II, 1877,
p. 199, pl. IT, fig. 7. — Illustr. typ. Spec. Col., I, 1879,
p. 4, pl. I, fig. 4.
Kunbir Nowatoli, .
Aussi dans le nord de l’Hindoustan (Allahabad).
Ce n’est qu'avec quelque doute que je rapporte au rwgatus
l’unique exemplaire G' que j'ai sous les yeux. La taille est
sensiblement moindre (long. 9 mill. au lieu de 11 1/2 mill.), le
prothorax est creusé, dans toute sa longueur, d’un sillon plus
profond que ne semble l'indiquer la figure des « Illustrations »,
et l’avant-dernier arceau ventral de l’abdomen n’est que très
légèrement sinué, tandis que la description porte « penultimate
segment of the abdomen with a deep incision ».
4. Lamprophorus nepalensis Hope in Gray, Zool. Miscell.,
fase. I, 1831, p. 26. — Gorh., Trans.ent. Soc. Lond., 1880, I,
p. 89. — Ern. Oliv., Ann. Mus. civ. Genov., 1885, p. 343.
Kunbir Nowatoli, 1 .
Cité aussi de Ceylan, de l’Assam, des Khasia Hills, du Népaul
et de l'Himalaya.
Le double mucro qui termine le dernier article des antennes
est très distinct dans cet exemplaire. Le pygidium est visiblement
émarginé.
5. Luciola chinensis L., Syst. Nat., 10° éd., 1757, p. 401. —
Ern. Oliv., Ann. Mus. civ. Genov., 2° sér., IT, 1885, p. 359,
GE. — vespertina Fabr., Syst. El., II, 1801, p. 103.
Mandar, G', Q (en juillet).
Déjà cité de Kunbir Nowatoli, de Ceylan, du Laos (Luang
Prabang), de l'Assam et de Tenasserim.
6. Rhagophthalmus scutellatus Mots., Étud. ent., 1853,
p. 45; 1859, pl. I, fig. 12.
Kunbir Nowatoli, &.
Écusson et suture plus obscurs, sillon prothoracique mieux
marqué que ne l'indique la description de Motschulsky.
Aussi à Péking.
7. Tylocerus bimaculatus Hope, Royle Himal. Ins., p. 55,
pl. 9, fig. 9. — Koll. et Redtb., Hüg. Kaschm., IV, 2,
p- 511, pl. 24, fig. 1 (s. g. Anisotelus Hope). — Bourg.,
C. R. Soc. ent. Belg., 1891, p. cxxxvur.
Mandar, G (en juillet).
Cite déjà de Kunbir Nowatoli, de Kurseong, du Cachemire
et des Naga Hills.
237
8. Ichthyurus sp. ?
Mandar, ©.
Le mauvais état du seul individu capturé, ne me ; permet pas
de déterminer cette espèce. Elle a quelque analogie de coloration
avec Z. denticornis Gestro (Ann. Mus. civ. Genov., 2e série, VI,
1888, p. 121 et X, 1891, p. 585), mais sa taille est plus grande
et son prothorax plus transverse.
Long. 12 mill.; larg. 3 mill.
9. Apalochrus Iætus Fabr., Syst. El., 1801, I, p. 305. —
Erichs., Entomogr., 1840, p. 51. — Bourg., C. R. Soc.
Ent. Belg., 1891, p. cxz. — fasciatus Fabr., Ent. Syst.,
1, 1792, p. 218.
Mandar, G, © (en juillet).
Cité déjà de Kunbir Nowatoli, de Tetara, de Kurseong. Décrit
primitivement de Sumatra.
10. Idgia Cardoni Bourg., C. R. Soc. Ent. Belg., 1891,
P- CXEI.
Mandar, &G, Q (en juillet).
Déjà signalé de Kunbir Nowatoli.
11. Idgia flavibuccis sp. nov.
Elongata, subplanata, nitidiuscula, breviter pubescens, flavo-
testacea, elytris apice nigris ; capite flavo-testaceo, spatio inlerocu-
lare ex parte oculisque ipsis tantum nigris ; prothorace angustato,
latitudine multo longiori, sat dense sed parum profunde punctato,
lateribus vix arcuatis, pone medium subsinuatis, anqulis anticis et
posticis rotundatis, disco antice transversim impresso,prætlereaque
impressionibus elongatis 3, una mediana postlica, duabusque
lateralibus notato ; scutello quadrato ; elytris thorace latioribus,
apicem versus paululum dilatatis, subtilissime dense granulats ;
corpore subtus pedibusque omnino flavo-lestaceis. — Long.
9-10 mill. ; lat. max. 3-4 mill.
G. Paullo elongatior, elytris fere parallelis, oculis intus
magis approzimalis, spalio angustissimo remots.
Mandar, G, © (en juillet).
Espèce voisine de Z. Cardoni Bourg.; elle en diffère par la taille
un peu moindre, par la tête entièrement d’un jaune-testacé, à
l'exception des yeux et d’une tache adjacente en forme de V qui
contourne ceux-ci dans leur moitié postérieure, ainsi que par le
prothorax peu profondément mais visiblement et assez densément
ponctué.
12. Idgia melanura Kollar et Redtenb., Hüg. Kaschm., IV.
238
2, 1844, p. 512, pl. 25, fig. 6. — deusla Fairm., Ann. Soc.
ent. Fr:, 1878%p. lé?
Kunbir Nowatoli, G', Q.
Aussi au Cachemire.
Les caractères qui distinguent les des Q sont les mêmes que
ceux que j’ai déjà signalés pour Z. Cardoni et flavibuccis.
LisTE DES DASCILLIDES Er MALACODERMES RECUEILLIS
par le R. P. Cardon
DANS LE CHOTA-NAGPORE.
DASCILLIDÆ.
l:Zrohas Davidis /Fairm 07€ Kurseong.
2. Dascillus indicus Guër.-Ménev. . Kunbir Nowatoli.
3. _— nigripennis Guér.-Ménev.. Kunbir Nowatoli.
Au Renard Bourg. Un. Kunbir Nowatoli.
D! 1 CCULveSCERS BOUrS Ne. LL Lt Kunbir Nowatoli.
6. — rufovillosus Bourg. . . . . Mandar.
MALACODERMIDÆ.
1. Zycus(Lycostomus)præustus Fabr. Kunbir Nowatoli, Mandar.
2. Plateros? cribripennis Bourg. . . Mandar.
3. Calochromus rugatus? C. Waterh. Kunbir Nowatoli.
4. Vesta saturnalis Gorh. . . . .. Kurseong.
©. Lamprophorus nepalensis Hope. . Kunbir Nowatoli.
O. Luciola chinensis. L..1..,.1.uer ve Kunbir Nowatoli, Mandar.
7. Rhagophthaïmus scutellatus Mots. Kunbir Nowatoli.
8. T'ylocerus bimaculatus Hope. . Kunbir Nowatoli, Kur-
seong, Mandar.
9. Themus Khasianus Gorh.,var. . . Kurseong.
10. — fuliginosus Bourg. . . . . Kunbir Nowatoli, Kur-
seong.
DEMO YUTUS SD EN. REL CRT Mandar.
12.Apalochrus lætus Fabr. . : :,:.. Kunbir Nowatoli, Tetara,
Kurseong, Mandar.
13. Laius jucundus Bourg. . . . . . Kunbir Nowatoli.
14. Zdgia Cardoni Bourg. . . . . . . Kunbir Nowatoli, Mandar.
15. — flavibuccis Bourg . . . . . Mandar.
16. — melanura Koll. et Retb. . . Kunbir Nowatoli.
ERRATA À LA PREMIÈRE PARTIE :
(Comptes-Rendus de la Soc. ent. Belg., 1891, p. cxxxvII et suiv.)
P. cxxxvuni, ligne 25. — Au lieu de Loas, lisez : Laos.
P. cx1, ligne 16. — Au lieu de #nguiculi simplices, lisez : #nqui-
culis simplicibus.
239
COLÉOPTÈRES DU BENGALE OCCIDENTAL.
22e mémoire.
CÉTONIDES,
par Albert Bergé.
1. Dicranocephulus Wallichi Hope, Gray, Zool. Misc., p. 24.
Un seul exemplaire . Kurseong.
2. Rhomborrhina opalina Hope, Gray, Zool. Misc., p. 24.
Plusieurs exemplaires. Kurseong.
3. Rhomborrhina apicalis Westw., Arcan. Ent., I, p. 118,
30; :f. 2:
Plusieurs exemplaires. Kurseong.
4. Anomalocera Mearsi Hope, Trans. Linn. Soc., 1842, p. 107,
OC NS
Un exemplaire. Kurseong.
5. Trigonophorus gracilipes Westw., Trans. Ent. Soc.,IV, 1845,
p.86, 1.4, 125:
Quelques exemplaires. Kurseong.
6. Trigonophorus Hardwicki Gory et Perch., p. 128, t. 19, f. 1.
Quelques exemplaires. Kurseong.
7. Coryphocera punctatissima Westw., Arc. Ent., I, p. 135,
t. 34, f. 5.
Plusieurs exemplaires. Kurseong.
8. Coryphocera tibialis Westw., Arcan. Ent., I, p.136, t.34, f. 36.
Assez rare. Kurseong.
9. Coryphocera elegans Fabr., Spec. Ins., I, p. 56.
Nombreux exemplaires. Konbir, Tetara et Mandar.
10. Coryphocera elegans Fabr., var. Feisthameli Gory et Perche-
ron, Mon., p. 131, t. 19, f. 5.
Pas rare. Konbir.
11. Coryphocera olivacea Guér., Rev. Zool., 1840, p. 80.
Quelques exemplaires. Tetara.
12. Clinteria confinis Hope, Gray, Zool. Misc., IIT, p. 25.
Nombreux exemplaires. Kurseong.
13. Clinteria Hearseiana Westw., Trans. ent. Soc., V, 1849,
p' 149 016; 78;
Plusieurs exemplaires. Tetara.
240
14. Clinteria hilaris Burm., Handb., III, p. 303 et 827.
Très grand nombre d'exemplaires. Kurseong.
15. Agestrata orichalcea Linné, Amœn. Acad., VII, p. 507.
Un seul exemplaire.
16. Clerota Budda Gory et Perch., Mon., p. 310, t. 61, f. 1.
Un seul exemplaire.
17. Macronota antennata Wallace, Trans. ent. Soc., 3° sér., IV,
1888, p. 560.
Un seul exemplaire.
18. Macronota quadrilineata Hope,Gray, Zool. Misc., 1831, p. 24.
Quelques exemplaires.
19. Macronota Mearssi Westw., Arc. ent., I, p. 104, t. 28, f. 3.
Deux exemplaires. Kurseong.
20. Thaumastopeus pullus Bilber.
Quelques exemplaires. Kurseong.
21. Glycyphana Æorsfeldi Hope, Gray, Zool. Misc., III, p. 25.
Nombreux exemplaires. Tetara, Mandar.
22. Glycyphana tricolor Oliv., Ent., I, 6, p. 88, t. 12, f. 116.
Quelques exemplaires. Mandar.
23. Glycyphana versicolor Fabr., Syst. Ent., I, p. 51.
Très nombreux exemplaires. Mandar, Tetara.
24. Glycyphana viridi-obscura Gory et Percheron, Mon., p. 285,
Ge DD MO
Cette espèce est remarquablement abondante à Kurseong ; elle
présente une assez grande variabilité dans la coloration. Certains
exemplaires sont entièrement d’un brun foncé chocolat, d’autres
entièrement d’un brun rouge bronzé et forment les types extrêmes
de la variété sanguinalis de Hope; un individu est pour ainsi
dire complètement d’un brun rouge sauf une tache suturale verte
et deux taches vertes au corselet. Il est donc bien difficile de
limiter exactement les variétés dans ce genre car les transitions
sont insensibles ; cependant les taches blanches semblent présenter
assez de fixité, et il est bien peu d’exemplaires où elles font absolu-
ment défaut.
25. Chilobota acuta Wiedem., Zool. Mag., II, 1, p. 87.
Cette jolie espèce est représentée par d’assez nombreux exem-
plaires provenant de Kunbir. Tous les individus présentent une
fixité remarquable.
26. Protæcia alboquitata Vigors, Zool. Journ., II, 1826, p. 2388,
1.988:
Quelques exemplaires. Tetara, Kunbir.
241
27. Protæcia peregrina Herbst, Käf., III, p. 236, t. 30, f. 4.
Assez nombreux exemplaires. Tetara, Kunbir.
28. Protæcia maculata Fabr., Spec. Ins., I, p. 58.
Quelques exemplaires. Kurseong, Kunbir.
29. Protæcia Dalmani Gory et Perch., Mon., p. 195, t. 35, f. 2.
Quelques exemplaires. Kurseong.
30. Cetonia speciosissima Scopoli, Del. Fn. Insubr., 1786, 1, p.48,
(2 VE eZ
Quelques exemplaires. Mandar.
81. Anthracophora crucifera Oliv., Ent., I, 6, p. 39, t. 5, f. 29.
Peu rare. Konbir.
32. Anthracophora Bohemani Westw., Trans. ent. Soc, V, 1849,
panld9, LilOsf. 7:
Quelques exemplaires. Kurseong.
33. Macroma xanthorhina Hope, Gray, Zool. Misc., III, 1831,
p. 25.
Un seul exemplaire. Kurseong.
Cette liste n’estnaturellement pas complète : nous aurons à noter
de nombreuses additions, les envois se succèdent et à chacun
d'eux de nouvelles espèces viennent s'ajouter aux précédentes,
mais il semble que dès à présent on peut considérer comme très
répandues les espèces suivantes :
Rhomborrhina opalina Hope.
Coryphocera elegans Fabr.
Clinteria confinis Hope.
Clinteria hilaris Burn.
Glycyphana Horsfieldi Hope.
Glycyphana versicolor Fabr.
Glycyphana viridi-obscura Gory et Perch.
Protæcia peregrina Herbst.
Anthracophora cruciferu Oliv.
242
DESCRIPTIONS DE QUELQUES COLÉOPTÈRES ARGENTINS
par M. L. Fairmaire.
Ces Insectes dont je dois la communication à l’obligeance de
mon collègue et ami, M. Dollé, proviennent pour la majeure
partie de la province de Rioja, située tout à fait à l’ouest de la
Confédération argentine. C’est une région encore peu explorée et
qui paraît fort intéressante.
Euparia ovalipennis Har.,Coleopt. Heft., VIII (1871), 116.
— Long. 5 1/2 mill. — Obscure rufa, subnitida, elongato-ovata,
modice convexæa; capite dense subtiliter asperulato, clypeo antice
late emarginato, utrinque denticulo acuto armato; thorace æqua-
liter subasperato-punctato, parce breviter pubescente, basi rotun-
data, margine basali acuto; elytris leviter striatis, striis obsolete
tantum catenulatis, interstitis utrinque juxta strias seriatim
aspero-punctulatlis, punctis piliferis, medio leviter convexis.
Deux individus provenant de Rioja s’accordent bien avec cette
description; seulement ils n’ont que 5 mill. de longueur et les
mots de : #odice conveæa ne me paraissent pas exacts, car ces
insectes sont très convexes; le corselet est couvert de fines gra-
nulations qui ne deviennent confluentes et mêlées de gros points
que sur les côtés. En outre, les stries des élytres sont larges,
sinon profondes, et les intervalles présentent, le long des stries,
des points râpeux, piligères, qui, au premier abord, font paraître
ces stries crenelées. Le bord antérieur du chaperon est non pas
échancré, mais largement sinué.
Athyreus chalybeatus. — Long. 15 mill. — Subglobosus,
obscure æneo-cœrulescens, elytris nilidis, subtus rufus, dense
fulvo-villosus, tibis picescentibus ; capite magis brunneo, asperato,
apice fere truncato, clypeo transversim bicarinato, carina antica
fere apicali, medio dentata et cum mediana juncta, hac tridentata,
dende medio magis elevato, genis acute angulatis, vertice medio
anquste breviore et obsolete bituberculato, antennis ruñs; prothorace
amplo, elytris latiore, lateribus valde deflexis, antice rotundatis,
postice angulatim dilatatis, dorso dense granulato, granulis
setuliferis, disco antice retuso, medio carinis duabus basi approæi-
matis, antice gradatim divaricatis et transversim recte conjunctis,
utrinque carinulis 3 brevioribus, subtransversis ; elytris brevibus,
late sulcatis, sulcis rugoso-punctatis, intervallis carinatis, læ-
vibus, valde nitidis, lateribus confuse punctato-rugosulis, parte
anteapicali fere lævi, costula marginali parum elevata ; metasterno
nudo, subtiliter asperulo, pedibus validis. — Plata orientale.
243
Ressemble assez à l’A. corinthius Klug du Brésil; mais outre
la coloration bien différente, les carènes médianes du corselet sont
réunies en avant par une carène transversale et les élytres ont
des côtes saillantes.
Liogenys opacicollis. — Long. 11 mill. — Ob/ongus, cras-
sus, castaneus, nitidus, fulvo-pilosulus, capile prothoraceque
subopacis, fere metallicis ; capite sat lato, antice angustato, mar-
gine antico fere arcuatim emarginato, angulis lalis, parum acutis,
fortiler ac dense punclato, rugoso, palpis antennisque rufulis ;
prothorace transverso, elytris angustiore, antice angustato, lateri-
bus ante medium angulato-rotundatis, dorso dense ac fortiter
punctato-rugoso, margine antico.fere recto, postico late leviter
sinuato; scutello apice rotundato, dense punclato, spatio medio
lævi elevato; elytris medio vix ampliatis, fortiter sat dense
punctatis, sutura sat elevata, utrinque costulis 4 parum elevatis;
pygidio rugoso, pubescente ; sublus dense griseo-squamosus, abdo-
nine medio denudato, dense rugoso-punctatus, tibiis anterioribus
sat fortiler tridentatis, larsis sat elongatis, sublus pilosis. —
Rioja.
Ressemble pour la forme générale au Z. obscurws, mais bien
distinct par la sculpture rugueuse de la tête et du corselet qui sont
presque mats, par la forme des dents du chaperon qui sont
simplement anguleuses, non détachées du bord, et par la vestiture
squameuse du dessous du corps.
Liogenys bidentulus. — Long, 9 mill. — Oflonqus, valde
convezus, rufo-fulvus, nitidus, capite el prothorace antice inter-
dum infuscalis; capite minore, fronte planala, grosse parum
profunde punctata, clypeo paulo læviore, sulura clypeali sat
impressa, margine anlico utrinque dente prolenso armato;
prothorace elytris paulo angustiore, lateribus ante medium anqu-
lato, grosse sed parum profunde lave punctato, lateribus et basi
laxius; scutello obluse ogivali, fere lævi; elytris oblongis, medio
leviter amplratis, leviler striatis, intervallis fere planis, alterna-
tim angustioribus, 1° latiore, sat fortiter sat dense punctato,ceteris
lenuiius ac rarius punclalis, apice fere lævibus; pygidio lato,
obtuso, fere lævi, sublus parce punctatus, pilis longis hirtus,
metasterno profunde sulcatlo, tarsis elongatis, antennarum clava
elongata, pallida. — Rioja.
Voisin du Z. fulvescens Bld., distinct par sa taille plus faible
et surtout par le corselet dont les côtés sont angulés et dont la
ponctuation grosse, mais peu profonde, est très écartée, surtout
à la base et sur les côtés ; la sculpture des élytres est aussi bien
différente.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T, XXXVI, 49
244
Ligyrus bidentulus. — Long. 16 mill. — Ovatus, convexus,
castaneus, nilidus, capile prolhoraceque paulo magis obscuris ;
capile sat brevi, antice triangulari, lateribus vix sinuato, TUg080-
punclato, apice levissime recurvo et acute bidentulo, carina frontali
sat acuta, medio paulo interruwpta, prothorace tranverso elytris vix
angustiore, antice a medio sat fortiter angustalo-rotundato, dorso
sat grosse parum dense punctato, plagula media postica lævi ;
margine antico medio obtusissime tuberculalo et supra obsoletis-
sime impresso ; scutello triangulari, lævi, elytris sat fortiter et
oblique punctato-lineatis, utrinque lineis 3 geminatis reqularibus,
intervallo 1° basi lato, irregulariter punctato, suture elevata;
pygidio subtilissime asperulo-reticulato, medio sat elevato; pectore
dense rufo-villoso, abdomine lævi lateribus punctulato, pedibus bre-
vibus, validis, femoribus latis, tibis anticis valde tridentatis.
— Rioja.
Bien plus grand et moins court que le Z. Burmeisteri Steinh.
avec le chaperon se terminant par deux très petites dents aiguës,
légèrement relevées ; le corselet et les élytres sont moins grosse-
ment ponctués et la sculpture du pygidium est très différente.
Ligyrus distinctus. — Long. 13 mill. — Præcedenti afinis,
similiter coloratus, sed minor. capile potius punctato, clypeo apice
denticulis mullo minoribus et minus acutis armato, prothorace
lateribus minus angulatim rotundato et pygidio punctis ocellatis
parum densis et parum profundis impresso. — Rioja.
Cette dernière espèce ressemble, plus que la précédente, au
L. Purmeisteri qui est plus petit, plus court, avec les pointes et
la carène du chaperon plus effacées, et la ponctuation du corselet
et des élytres plus grosses, celles-ci ayant de faibles stries avec les
intervalles assez convexes, et les points du pygidium ne sont pas
ocellés.
Cyclocephala occipitalis. — Long. 12 à 13 mill. — Oblonga,
sal fortiler convexa, rufo-lestacea, nitida, capite obscuro, summo
infuscato, abdomine interdum fumato, tibiis apice tarsisque paulo
obscurioribus ; capile dense sat subtiliter punctalo-rugoso, clypeo
antice leviter altenuato, margine antico parum reflexo, fere recto,
ulrinque rotundato ; prothorace transverso, elytris vix angustiore,
antice arcuatim angustato, basi fere recla, haud marginata,
anqulis posticis sat rotundatis, dorso sat dense parum fortiter
punctato, medio vilta læviore parum distincta ; scutello triangu-
lari, punctato ; elytris medio vix ampliatis, parum dense modice
punctatis, sutura el utrinque lineis 3 paulo elevatis, intervallo
lo latiore, costulis utrinque linea punctata comitatis ; pygidio
modice convexo, subtiliter punctulato; sublus fere lævis, seymentis
245
ventralibus transversim aspero-punctatis, punctis setiferis, tibiis
anticis grosse lridentatis, larsis anticis & articulo ultimo crasso,
unquibüs magnis, externo crasso longiore. — Rioja.
Ressemble un peu au C. kirta Le C., mais bien plus étroit, avec
le chaperon bien plus arrondi en avant, le corselet plus fortement
ponctué, à angles postérieurs arrondis, les élytres plus étroites,
plus longues, moins ponctuées et le pygidium bien moins court.
Dysides platensis. — Long. 8 à 11 mill. — Ressemble extré-
mement à l’obscurus Perty, de Colombie et de l’Équateur, allant
jusqu’à St Paul, au Brésil, mais plus petit, avec les antennes moins
grêles, le corselet plus rétréci en arrière, ayant le bord antérieur
tuberculé, les 4 tubercules placés transversalement sur le disque,
plus gros et plus saillants, les angles postérieurs relevés en oreil-
lette plus ou moins saillante, les élytres ayant une tache de chaque
côté de l’écusson.
Ces insectes font bien la transition des Ptiniores aux Térédiles
et présentent une grande analogie avec le g. Polycaon pour la
tête, la bouche et les antennes ; mais les tarses sont un peu diffé-
rents, le 2e article n’étant pas long comme le 5e et le ler un peu
plus long que le 2e ou égal. Le g. Apoleon Gorh., diffère à peine
des Dysides et ne s’en distingue que par un article de plus au
funicule des antennes et le 2e article des tarses presque aussi long
que le 5°; le faciès est le même, mais la patrie est très différente,
V4. edax Gorh. provenant de la région malaise.
Xylopertha hexacantha. — Long. 5 mill. — Oblonga, cylin-
drica, picea, nitida, prothorace interdum basi rufescente; capite
brevi, subliliter punctato-rugosulo, fulvo-pubescente, inter oculos
linea tenur, medio bigranulata signato, labro fulvo-piloso, oculis
globosis, prominulis, antennis rufulis, clava valde elongata, arti-
culoultimo acuminato,præcedenti longiore; prothorace subquadrato,
antice paulo angustato, dorso basi subtilissime punctato, antice
retuso, sat subtiliter dense asperato, lateribus antice dentibus
aliquot acutis; elytris oblongis, apice abrupte truncatis, fortiter
punctatis, humeris rufo-piceis, sutura elevata,utrinque costulis 3,
externa obsoleta, apice in dentem validum terminatis, parte apicali
Jere lævi, acute marginata, sutura apice dehiscente, angulo sutu-
rali G sat producto, pedibus rufopiceis. — Rioja.
Cardigenius densegranatus. — Long. 11 mill. — Ovatus,
valde convexzus, fusco-picescens, subopacus, setulis brevissimis sat
dense vestlitus ; capite asperulo, clypeo rufescente, fere truncato,
labro rufescente, antennis brevibus, prothoracis medium paulo
superantibus, rufo-piceis, apice haud incrassatis ; prothorace valde
transverso, elytrorum basi paulo latiore, antice anqustato, lateri-
246
bus sat fortiter rotundatis, sat late deplanatis, extus dense
setulosis, dorso convexo, æquali, dense subtiliter, medio paulo
laxius, asperato, margine postico ante anquios sinuato, his sat
obtusis sed paulo retroversis; scutello lato, brevi, medio acute
producto ; elytris brevissime ovatis, postice valde declivibus, apice
obtuse rotundatis, sat dense asperulis ; sublus cum pedibus magis
piceo-rufescens, subtilius et densius asperulus, densius setosulus,
prosterno fusco, nitido, fere lævi, mesosterno latissimo, tibiis
asperatis, extus denticulatis, anterioribus apice extus acute
angulato-productis. — Plata.
Ressemble, pour la forme, au ©. crinifer, mais la sculpture est
très différente, étant formée de très fines aspérités, mélangées de
petites soies extrêmement courtes au lieu de longs poils hérissés
sur les élytres.
AMBIGATUS n. g.
Ce nouveau genre est voisin des Melanophorus dont il differe
par les hanches plus globuleuses, bien moins saillantes, la saillie
intercoxale assez courte, en triangle pointu, les yeux plus gros, les
antennes plus grêles, le 3e article à peine plus long que le 2e, les
avant-derniers triangulaires, un peu dentés, le corps moins con-
vexe, le corselet moins globuleux, nettement marginé sur les
côtés, avec les angles postérieurs bien marqués, les élytres plus
oblongues, à épaules plus angulées; les tarses sont grêles, le
4 article des postérieurs est presque plus long que les 2 suivants
réunis.
A. rufonitens. — Long 4 1/2 mill. — Oblongus, subelongatus,
modice conveæus, rufus, nilidus, capiîte ovato, substiliter dense
punctalo, utrinque ad antennas valdeimpresso, clypeo antice rotun-
datim angulato, oculis sat grossis, antennis prothoracis basin paulo
superantibus, articulo 1° crasso, secundo paulo longiore; prothorace
parum transverso, elytris angusliore, postice angustato, lateribus
antice leviler rotundatis, angulis posticis acutiusculis, dorso
subtiliter parum dense punctato, lateribus sat fortiter marginalo,
basi medio late rotundato et utrinque sat fortiter impresso; scutello
minutissimo ; elytris ovato-oblongis, dorso paulo planiusculis, apice
parum fortiter declivibus et conjunctim obtusis, subtiliter punctato-
lineatis, linea suturali postice substriata. — Rioja.
On trouve au Tucuman deux insectes qui se rapprochent beau-
coup de celui-ci à raison du corselet marginé ; ils en diffèrent
par le corps plus convexe, les élytres plus courtes, les antennes
plus épaisses et les tarses moins grêles. Ils forment le passage
au g. Melanophorus.
247
A. stricticollis. — Long. 4 mill. — Même coloration que le
précédent, mais plus court et plus convexe, tête plus faiblement
impressionnée près des antennes, chaperon moins angulé, yeux
un peu moins gros, antennes un peu épaissies vers l’extrémite,
2e article un peu plus court que le 3°, corselet peu convexe,
presque cordiforme, densément et rugueusement ponctué, for-
tement marqué sur les côtés, non impressionné à la base, élytres
plus courtes, un peu élargies au milieu, à épaules arrondies, mais
marquées, à ponctuation très finement rugueuse avec des traces de
lignes peu distinctes, extrémité obtuse, un peu plus déclive.
A. bembidioides.—Long.5 mill. — Un peu plus grand que le
précédent, même coloration, un peu plus convexe, tête un peu
moins courte, densément ponctuée, impressionnée antérieurement
en demi-cercle, antennes un peu plus épaisses, 2e article presque
plus long que le 3, corselet plus convexe, densément ponctué mais
non rugueux, les côtés non sinués en arrière, angles postérieurs
moins marqués, élytres plus larges, plus convexes, à épaules bien
arrondies, plus fortement déclives et plus arrondies à l’extrémité,
à stries ponctuées à peine enfoncées mais bien distinctes, les
intervalles finement coriacés avec des points très fins, tarses
moins grêles.
Epitragus æneus. — Long. 12 mill. — Oblongo-ellipticus,
æneus, nilidus, modice convezus, undique dense punclatus; capile
anlice utrinque oblique striato. margine antico utrinque leviter
sinuato, antennis gracilibus, piceo-ænescentibus, basin prothoracis
haud attingentibus, apice vix crassiusculis, articulo 3° sequenti
parum longiore; prothorace elytris angustiore, valde transverso,
aniice angustato, lateribus a basi rotundalis, angulis anticis
oblusissimis, margine postico utrinque sat fortiler sinuato, angulis
acutis ; scutello obtuso, concavo; elytris oblongis, postice anqus-
talis, apice acuminatis, subtililer punctulato-substriatis, inter-
vallis planis, sat dense punctatis; subtus sat subtiliter dense
punctalus, prosterno rugosulo, medio villoso, segmentis abdomina-
libus extus acute dentatis, pedibus æneo-piceolis, sat gracilibus. —
Plata.
Se trouve aussi au Brésil, province des Mines.
Ressemble au wetallicus, mais bien moins densément ponctué,
les antennes sont plus grêles, moins épaisse vers l'extrémité, la
tête présente en avant deux impressions bien marquées en forme
de stries, l’écusson est plus court, les élytres ont les stries plus
distinctes, le dessous du corps est plus densément et plus forte-
ment ponctué.
Epitragus rufocastaneus. — Long. 8 à 12 mill. — Sut
248
elongalus, rufo-castaneus, nitidus, sat convexus ; capite subtiliter
densissime punctato, clypeo fere truncato ; antennis paulo dilutiori-
bus, articulo 9° quarto longiore, articulis 9-10 brevioribus, trian-
gularibus, 11° ovato; prothorace subquadrato, elytris mullo
angusliore, antice leviler parum altenuato, postice haud angustato,
dorso subtililer sat dense punctalo, margine postico medio rotun-
dato, anqulis posticis et anticis fere rectis ; scutello lævi, fere
concavo, apice rotundato, elytris ovatlo-oblongis, post medium
leviter ampliatis, apice acuminatis, dense punctalo-asperis, utrin-
que lineis 3 vix elevatis; sublus dense subtiliter asperulus;
d angustior, minor, elytris haud sensim ampliatis. — Rioja.
Paraît très voisin de l’Z. porcellus Berg, mais chez ce dernier le
labre est saillant, arrondi, légèrement sinué de chaque côte, le cor-
selet est un peu rétréci en arrière avec les angles postérieurs obtus,
et en dessous le prosternun est grossement ponctué avec la base les
segments ventraux obsolètement et longitudinalement rugueuse.
Epitragus nitidicollis. — Long 12 mill. — Præcedenti
forma afinis sed obscurus, fusco-piceus, modice nitidus, glaber,
prothorace nitidissimo; capite dense punctato, summo multo sub-
tilius, clypeo antice fere truncato, utrinque leviter sinuato, anten-
ns piceis, articulo 3 secundo plus duplo longiore, articulis 8-10
triangularibus, 11° kaud longiore, breviter ovato, acwminato ;
prothorace elytris valde angustiore, antice leviter parum attenuato,
lateribus ante anqulos anticos levissime sinuatis, his acutis, paulo
extraversis margine postico medio sat fortiler rotundato, angulis
obtusiusculis, dorso lævi, polito, scutello lævi, apice rotundato;
elytris ovato-elongatis, apice obtuse acuminatis, dorso sat dense
fortiter punclatis, basi paulo scabriusculis, postice gradatim subti-
lius punctatis; sublus subtiliter asperulus, femoribus asperis. —
Rioja.
J'aurais volontiers rapporté l’unique individu de cette espèce à
l’Æ", lævicollis Berg, mais ce dernier paraît pubescent, le chaperon
estlargement sinué au milieu, le corselet est très finement ponctué,
très convexe, un peu rétréci en arrière avec les angles postérieurs
subarrondis et les antérieurs seulement un peu saillants, l’écusson
est ponctué et les élytres sont densément et âprement ponctuées.
Epitragus crassus. -- Long. 17 à 20 mill. — Ob/ongo-ellip-
licus, sat fortiler convexus, fusco-brunneus, nitidus ; capite brevi,
dense punctato, clypeo fere rugoso, transversim leviter impresso,
marine antico subtruncato, antennis gracilibus, basin protho-
racis vix superantibus, articulis 8-10 brevioribus,magis triangula-
ribus, 11° breviler ovato, acuminato ; prothorace elytris angustiore,
249
longitudine duplo latiore, a basi antice augustato, lateribus vix
arcuatis, dorso laxe subtililer punclato, margine postico medio
rotundatim lobato, utrinque sinuato, anqulis posticis acute rectis,
anticis acutis; scutello lævi, truncato; elytris post medium vix
sensim amplialis, apice acuminalis, dorso fortiter sat dense
punctatis, spatio suturali paulo elevato, utrinque lineolis 3 vix
distincte elevatis ; sublus dense punctalo-asperatus, metasterno
medio sulcalo, pedibus sat magnis, rugosis. — Rioja.
Paraît voisin de l’Z. Bacchulus Berg, mais en diffère par la tête
non pileuse, à ponctuation serrée, presque rugueuse sur le devant,
le corselet à ponctuation fine, écartée, l’écusson tronqué et les
élytres plus longues, à ponctuation non râpeuse, égale. Paraît
plus voisin de l’ÆZ. gigas Steinh., mais chez ce dernier le corselet
est rétréci en avant et en arrière, avec les angles postérieurs
obtus, et les élytres sont rugueuses latéralement avec deux impres-
sions à la base de chacune.
Epitragus nanus. — Long. 6 mill. — Ol/ongo-ovatus, parum
conveæus, fusco-piceus, parum niüidulus, breviter sat dense fulvo-
pilosulus, subtus cum pedibus, ore et antennis piceo-rufescens ;
capite subtiliter densissime punctulato, clypeo antice arcuatim
sinuato, labro ezserto, sat magno, punctato; antennis gracilibus,
prothoracis basin haud atllingentibus, apice leviter crassioribus ;
articulo 3 sequenti parum longiore ; prothorace transverso, elytris
viæ angustiore, a basi antice altenuato, lateribus fere rectis,
angulis anticis acutiusculis, dorso subtiliter dense punctulato,
basi medio arcüalo, utrinque sinuato, subtiliter marginato et
leviter impresso, anqulis posticis acutis sed vix porrectis ; scutello
minuto, punctulalo; elylris ovatis, medio vix ampliatis, apice
obtusis, dense subtiliter punctato-asperulis, haud striatis, suturam
versus utrinque lineolis 2 obsoletissime indicatis ; subtus subtilis-
sime punctato-asperulus, prosterno lateribus paulo fortius, pedibus
sat gracilibus. — Plata.
Cet Z'pitraqus est le plus petit du genre avec l’espèce que je
décris ci-après; il est assez remarquable par sa fine sculpture et
sa fine villosité.
Epitragus minutissimus. — Long. 5 1/2 mill. — Oblongo-
ovatus, modice convezus, fusculo-æneus, sat nitidus, glaber; capite
prothoraceque sublililer densissime punclatlis, antennis piceis,
parum gracilibus, prothoracis basin hand atllingentibus, apicem
versus crassioribus, articulo 3 sequenti parum longiore; protho-
race amplo, elytris haud angustiore, antice paulo anqustato, late-
ribus a basi rotundatis, anqulis anticis sat obtusis, dorso æquali,
basi sat fortiler bisinuato, medio rotundatim, fere lobato et
250
obsolete marginalo, angulis obtuse rectis ; scutello minuto; elytris
a medio altenuatis, apice obtusis, punctato-lineatis, lineis leviter
elevalis, punclis parum impressis, nilidulis, intervallis planis,
subtiliter et parum requlariter subseriato-punctatis; sublus niti-
dior, sat dense punclulatus, pectoris latleribus et prosterno paulo
rugosis, pedibus fere lævibus. — Brésil, province de S' Paul.
Cette espèce est remarquable, outre sa petite taille, par son
corselet ample, arrondi latéralement, peu rétréci en avant, par
les élytres dont les lignes ponctuées sont légèrement en saillie et
par sa ponctuation ocellée, très peu profonde.
Platydema basicorne. — Long. 6 mill. — Oblongo-ovatum,
convezum, fuscum, opacum, pedibus, ore et antennarum articuhs
2 primis rufis; capile subtiliter punctato, clypeo antice tranversim
sulcato, antennis sat gracilibus, apicem versus paulo crassioribus,
articulo 3 sequenti vix longiore, sed angustiore ; prothorace trans-
verso, antice anguslato, lateribus a basi arcuatis, dorso lævi, basi
bisinualo, angulis posticis sal oblusis ; scutello lævi, triangulari,
elytris ovalo-oblongis, apice obtusis, dorso subtililer substriato-
punctatis, intervallis lævibus, vix conveæiusculis; sublus paulo
yufescens, nitidior, proslerno medio convexiusculo. — Plata.
Ressemble au 2. europæum, mais plut petit, plus étroit, avec
les antennes un peu plus longues, différemment colorées, à articles
moins transversaux, le corselet moins court, les élytres un peu
moins marginées latéralement, à intervalles encore moins convexes.
Ulosonia parvicornis. — Long. 6 mill. —Oÿ/onga,subparal-
lela, rufo-picea, nitida, sublus cum pedibus, ore et antennis magis
rufescens ; capile lævi, inter oculos lalc concavo et ad oculos
utrinque dente sat brevi, compresso, apice obtuso armato, clypevu
convezo, antice dente minuto acuto armato ; antennis basin protho-
racis allingentibus, articulis 5-10 éransversis, 3° quarto vix
longiore ; prothorace angustalo, dorso sublilissime punctulato,
inter discum et margines evidentius punclato, basi sat fortiter
bisinuato, medio obsoletissime et ulrinqueleviler impresso, angulis
posticis sat acutis ; scutello obtuso ; elytris sat fortiter substriato-
punctatis, stria suturali sal impressa, intervallis plauiusculis,
voix perspioue punclulalis ; subtus fere lævis, femoribus compressis.
— Plata.
Ressemble assez à l’T/. vacca, en diffère ainsi que des autres
espèces, par sa taille plus faible, les cornes céphaliques bien plus
courtes, et surtout par la forme du corselet qui ne s’élargit pas
en avant, les côtés étant parallèles en arrière; les côtés du
prosternum sont à peine distinctement striolés.
Allecula seriatopora. — Long. 9 mill. — Suit elongata,
convexa, piceo-fusca, subopaca, elytris leviter nitidulis, sericeis,
femoribus plus minusve piceo-rufs ; capite sal subliliter rugosulo-
punctato, sulura clypeali valde impressa, antennis sat gracilibus,
corporis medium attingentibus, articulo 3 sequenti æquali; protho-
race valde transverso. elytris anqustiore, lateribus fere parallelis,
antice tantum rotundatis, ante basin obsoletissime sinualis, dorso
medio dense punctalo, lateribus fere lævi, postice leviler triim-
presso, marqine postico vix bisinuato, anquiis acutiusculis ; scutello
apice rotundato, lævi; elytris clongatis, a medio leviter attenuatis,
apice conjunctim rotundatis, dorso punctis grossis oblongis seriatim
impressis, apice viz minoribus, intervallis lxvibus ; sublus nitida,
J'ere lævis, pectore lateribus punctato, femoribus punctulatis, tibis
leviler asperulis. — Plata.
Forme et coloration de l’4. brunnea, mais bien plus petite; la
sculpture des élytres formée de gros points oblongs, sans stries,
distingue cette espèce de ses congénères.
Strongylium platense. — Long. 17 mill. — Z/ongatum,
convezum, obscure æneum, nitidum. sublus cum pedibus obscurius ;
capite dense punctato, oculis distantibus, clypeo lvissime sinualo,
antennis fuscis, articulis 6 ullimis latis, opacis; prothorace
transverso, elytris angustiore, lateribus fere parallelis, antice
tantum cum angulis rotundatis, dorso fortiter sat dense, disco
minus punclalo, basi utrinque late sinuato, leviter marginato ;
scutello obluse ogivali, vix perspicue punctulato ; elytris elon-
gatis, fortiter strialis, striis subliliter crenatis, intervallis
convexis, lævibus, apice fere costulatis ; pectore punclalo, metas-
lerno medio subliliter strigosulo, abdomine indislincte, lateribus
evidentius punctulato, pedibus sat elongatis, femoribus sublus
dense brevissime pilosulis. — Rioja.
Ressemble assez aux #. auralum et hæmorrhoidale; le corselet
n’est pas tuberculé latéralement, mais la ponctuation est écartée,
les stries des élytres sont très finement crénelées et les articles des
antennes sont larges à partir du 5°. Jusqu'à présent on n’a déerit
que deux Strongylium de la région argentine, mais ils sont nota-
blement plus petits, la coloration est différente ainsi que la
sculpture de la tête et du corselet.
Aryenis minor. — Long. 7 mill. — A. uniculori BI. (Statira)
facie et colore simillima, sed minor, angqustior et pallidior, capile
angustiore, minus dense et minus forliler punctato, punctis haud
strigosis, antennis gracihoribus et elytlris irregulariter punctatis,
lineis nullis. — Rioja.
Plus petit et plus pâle que l’A. wnicolor Blanch. (rufescens F.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T XAXVI. 20
Bates) ; la tête est plus étroite, plus prolongée en avant, bien moins
fortement ponctuée, et les points sont moins serrés, nullement
striolés, les antennes sont plus grêles, plus longues, atteignant le
milieu des élytres, le 2° article plus court que le 4*, la ponctuation
des élytres est plus égale, proportionnellement plus serrée, sans
traces :le lignes longitudinales.
Rhipiphorus argentinus. — Long. 5 mill. — Oblongus,
postice allenualus, niger, prothorace rufo, elytris fulris, apice
et interdum basi, paula infuscatis;: capile subtililer sat dense
rugosulo-punclato, verlice elevato, transversim compresso el antice
depresso, anlennis brevibus, fuscis, basti piceis, gracilibus; protho-
race fortiler sat dence punclalo, utlrinque postice profunde
impresso, lobo medio apice haud elevalo nec impresso ; elytris
poslice gradalim anqustalis, vix divaricatis, apiîce acutis, dorso
sal sublililer, apice evidentius punclulalo-rugosulis, lonqgilu-
dinaliler sat forliler impressis; tibiis larsisque interdum ferru-
gineis. — Plata.
Ressemble un peu au X. rufipennis, du Chili, mais bien distinct
par sa coloration et ses élytres plus étroits, très peu divariquees
à l’extrémité, quoique déhiscentes dès le milieu.
Epicauta griseonigra Fairm. #47. Riojana. — Long. 13 à
16 mill, — Oflongo-elongala, valde contexa, fusco-nigra, pube
griseo-cinerea densissime el undique teslila, elyliis sæpius
utrinque villa discoidalidenudata.anteapicem abbreriala, rarissime
subinteqra, sæpius medio plus minuste inlerrupla; capite
prothorace paulo laliore, conrexo, antice abbreriato, clypeo fere
lruncalo, sutura clypeali profunde arcuata, fronte utrinque prope
oculos punctlo signata; antennis denudatis, medium corporis atlin-
gentibus, parum gracilibus, articulo 5° quarto longiore; pjrothorace
parum lransverso, elytris angustiore, antice abruple anqustato,
marqine postico et angulis reclis, dorso æquah; sculello trunca-
tulo; elytris apice rotundatis el paulo dehiscentibus; tibiis apice
tarsisque denudatis. — Rioja.
Cette Z'picaula ressemble beaucoup. quand la bande des élytres
est bien marquée, au type de lZ. griseonigra Fairm., de Mendoza;
mais elle est plus grande, la bande des élytres n’est bien marquée
qu’à la base et à l’extrémite, presque toujours plus où moins
effacée au milieu, jamais régulière comme dans le type; en outre
la tache frontale quand elle existe, est peu marquée. Je ne puis
néanmoins voir dans cet insecte qu’une variété locale.
M. Berg (Stett. ent. Zeit , 1881, 904) réunit à cette espèce la
Cantharis digramma Burm.{? ce. 24). La discription s’y rapporte,
il est vrai, assez bien, mais elle indique les pattes comme: dilute
253
rufis, et la suture comme noire, ainsi que le fin sillon longitudinal
de la tête et du corselet.
Ananca sellata. — Long. 5 1/2 à 10 mill. — Ælongata, fulro-
lestacea, nitidula, subliliter fulvo-pubescens, elytris fere Opacts,
piceolis, villa media lata pallide fulva, suture antice sæpius paulo
prolonqata, transversali capite ovato, dense punctulato, oculis
ovalis, parum convexis, mandibulis elongatis, apice arcualis et
fuscis, labro magno, apice rolundato; antennis gracilibus, medium
corporis altingentibus, articulo 2' minuto, 3 quarto mix breviore,
celeris subæqualibus ; prothorace ovalo, postice sal fortiter anqus-
tato, Lateribus a medio sinuatis, dorso conveæo, dense subtiliter
coriaceo-punctulato, antice transversim leviler 1mpresso, basi
medio impressiusculo; scutello sat lato, apice late rotundato, sub-
tiliter punctulato; elytris ad kumeros angulatim rotundatis, ante
apicem anqustalis, apice conjunctim rotundatis, dense subtiliter
coriaceis, utrinque lincolis aliquot tenuibus, vix sensim elevalis ;
G minor, anquslior, oculis supra magis approrimalis, prothorace
ante basin transversim impresso, antennis longioribus. — Rioja.
La coloration de cette espèce la rend facile à reconnaitre, et n'a
pas d’analogue à ma connaissance. |
Ananca luridimembris. — Long. 10 1/2 mill. — Elongata,
dilute brunnea. modice nitida, pubescens, capile antice, anten nis,
palpis pedibus luridis; capile dense punclulato, inter oculos
obsolele impressiusculo, labro maqno, mandibulis apice arcualis
el fuscis, anlennis gracilibus, medium elytrorum attingentibus,
arliculis 3-4oque &qualibus; prothorace breviler ovalo, postice
angustalo, lateribus basi sinualis, dorso sal contexo, subliliter
densissime punclulato, medio oblonge impresso, laleribus vage
impressiusculo: seutello triangulari, punctalo, apice obtuso ;
elytris elongatis, ad lumeros rotundalis, sublililer densissime
coriaceo-punctatis, sutura paulo elevata, utrinque lineolis 3 ten ui-
bus, vix perspicue distinguendis ; sublus densius pubescens,
dilutior, segmentis ventralibus apice pallidinus marginalis, pedibus
sericantibus. — Rioja.
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HAINUMONS l'A 3
: LÉ REMNNNES
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TOME TRENTE-SIXIÈME
D. VII
€ numéro doit être conservé; il ne sera pas envoyé une seconde
fois comme précédemment.
Le tome I des Mémoires de la Société paraîtra avant le 1° août :
il ne sera envoyé aux membres étrangers que lorsque ceux-0i
auront adressé au Trésorier leur cotisation pour l’année mn te
BRUXELLES
AU SIÈGE DE LA SOC IÉÊTE
ù sw 205 RUETDU MUSÉE, 20
—
1892
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE.
VII
Compte-rendu de la séance mensuelle du 2 juillet 1892.
PRÉSIDENCE DE M. GIRON.
Présents : MM. Bergé, Éd. Coucke, L. Coucke, Dubois, Fologne,
Jacobs, Kerremans, Ledrou, Mac Lachlan, Robbe, Séverin.
Tosquinet, de Selys-Loagchamps, Van Nerom et Lameere, secré-
taire.
MM. Becker et Duvivier ont fait excuser leur absence.
La séance est ouverte à 8 heures.
Decision du Conseil. À été admis en qualité de membre effectif :
M. J. Poskin, chargé du cours de Zoologie et d'Entomologie à
l'Institut agricole de l'État à Gembloux, présenté par MM. de
Selys-Longchamps et Candèze.
Lectures, communication. L'Assemblée arrête la composition du
présent numéro des Annales.
La Secretaire donne lecture de la note suivante :
Critique de : PETER CAMERON. HEMENOPTERA, FORMICIDÆ ;
EXTRACTED FROM SUPPLEMENTARY APPENDIX TO TRAVELS
AMONGST THE GREAT ÂANDES OF THE ÉQUATOR BY EDpw.
WuympEer. London 1891].
par Auguste For el,
Professeur à Zürich.
Dans le travail dont je viens d’indiquer le titre, M. Cameron
décrit un genre nouveau et trois espèces nouvelles de Formicides.
Cette petite notice renferme des erreurs qui, prêtant à des confu-
sions considérables, demandent à être rectifiées.
M. Cameron décrit sous le nom de //o/coponera Cameron un
genre qu’il croit nouveau et en donne un dessin. L'espèce, nouvelle
aussi, est la 7. Wäymperi P. C. Or M. Mayr a décrit en 1887,
dans ses Südameric. Formiciden (Verh. Zool.-Bot. Ges. Wien,
sous le nom de ZZolcoponera (donc sous le nom employé par
M. Cameron) un nouveau sous-genre important du genre ZÆcla-
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXXVI. 21
256
tomma. I est donc inadmissible d'employer le même nom einq ans
plus tard pour un tout autre genre.
Mais bien plus : le genre que M. Cameron croit nouveau n’est
autre que le genre Cylindromyrmez Mayr (Neue Formiciden,
1870). Tous les caractères indiqués et la figure concordent absolu-
ment avec le genre Cylindromyrmez Mayÿr. Donc : Æolcoponera
Cameron (nec Mayr) — Cylindromyrmez Mayr. L'espèce est cepen-
dant évidemment nouvelle, car les stries du thorax, du pédicule et
de la tête sont infiniment plus grossières que chez le C. sériatus
Mayr, puis la couleur est différente. Le C. Zongiceps André est
entièrement différent. Donc l’Æo/coponera W kymperi Cameron doit
prendre le nom de Cylindromyrmez Whymperi Cameron.
En second lieu M. Cameron décrit un Camponotus Mayri nov.
sp. des Andes, voisin de l’awricomus Roger. Si l’espèce est vrai-
ment nouvelle, ce qui est difficile à dire dans ce genre considérable
et compliqué, elle ne peut conserver ce nom que j'ai déjà donné
moi-même à une espèce africaine (Camponotus Mayri Forel,
Builet. Soc. Vaud. des Sc. naturelles, 1879, Vol. XVI, ne 81,
p. 92). Je propose donc d’appeler l’espèce nouvelle des Andes de
M. P. Cameron : Camponotus Cameroni nov. sp.
Quant à la Pheidole monticola nov. sp., controlée du reste par
Mayr, je m’abstiens de toute remarque; la description et la figure
ne permettent guère de se former un jugement précis sur son
compte.
—M. Mac Lachlan fait remarquer que dans Le n° du mois de mars
de cette année de l'Zntomologis®s Monthiy Magazine, p. 67,
M. Cameron a déjà appelé l'attention sur des rectifications à faire
à son travail, déclarant entre autres que Pleidole monticola —
P. Cameroni Mayr.
M. Robbe montre un exemplaire de l’aberration Doubledayaria
de l’Amplidasis betularia, pris à Stockel par M. Vincent.
M. Hippert annonce les captures suivantes: Acidalia À lbularia
à Sart-lez-Spa; Acronycla Menyanthidis, au Hockaï et à la Bara-
que Michel; Pachycnemia Hippocastanaria, au Hockaiï; Syrichtus
Alveus, Luperina Hepatica, Cidaria Impluviaria, dans la vallée de
la Molignée, Luperina PBasilinea, à Huy; Sesia Culiciformis, à
St. Giiles; Zayatira Derasa, à Linkebeek; Æepialus Humuli, à
Rance.
L'acursions. M. Ed. Coucke s’est rendu à Dieghem et donne une
liste des Diptères qu’il a observés dans cette localité.
Les 14 et 15 août excursion à Spa : réunion à la gare de Spa à
l’arrivée du train de 10 h, 17 m,. du matin.
La séance est leve à 9 1/2 heures.
CONTRIBUTIONS A LA FAUNE ENTOMOLOGIQUE DE L’AFRIQUE CENTRALE.
II.
NOTE SUR LES COLÉOPTÈRES
DES VALLEÉES DE
L'ITIMBIRI-RUBI ET DE L'UELLÉ
(RÉGIONS DU HAUT-CONGO)
RECUEILLIS EN 1890, PAR MM. JOSEPH DUVIVIER Er MILZ.
LISTE DES ESPÈCES ET DESCRIPTIONS NOUVELLES
par Antoine DUVIVIER,
J'ai publié l’année dernière dans les Annales de la Société ento-
mologique (vol. XXXV, 1891) une courte relation sur les Coléop-
tères recueillis dans diverses parties du bassin du Congo par quel-
ques explorateurs belges.
Je me permets de donner aujourd’hui une notice sur les chasses
de mon frère Joseph, faites en plein cœur de l’Afrique ainsi que
sur quelques captures faites par M. le Lieutenant Milz; ces
chasses ont été faites dans la région comprise entre l’Itimbiri
(Lubi ou Rubi), afluent du Congo, et l'Uellé, tributaire de
PUbandji, lui-même le plus puissant des affluents de droite du
Congo, soit entre les 23: et 24e degrés de longitude E de Greenwich
et les 2e et 4e de latitude N, et plus particulièrement autour des
stations d'Ibembo (Itimbiri) et de Djabir-Bandja (Uellé).
Tbembo est situé au point terminus delanavigation sur l’Itimbiri,
une belle rivière parsemée d’îles et de bancs, présentant de nom-
breuses chutes, ayant encore près de 100 mètres de largeur devant
Ibembo, et dont les affluents sont excessivement nombreux. Le
terrain le plus fréquent de la région est l’alluvion, le sable est rare
et la terre noire et humide. De nombreux palétuviers croissent au
258
bord des rivières et l’épaisse forêt qui s’étend sur toute la contrée
jusqu’à l’Uellé, se compose d’essences diverses, dont certaines
atteignent une hauteur considérable ; le palmier Elaïs et d’autres
variétés de palmiers y croissent en abondance ; quelques éclaircies
herbues viennent cà et là égayer la monotonie de la forêt.
Le sultanat de Djabir est situé à environ 10 jours de marche au
nord deschutes du Rubi (Itimbiri)et s’étend sur la rive de l'Uellé;
Djabir-Bandja est une plaine élevée de 7 à 8 mètres au-dessus du
niveau moyen de la rivière et à environ 350 mètres d'altitude, cou-
verte de plantations jusqu’à la forêt épaisse qui s'étend surles rives
del’Itimbiri, et qui forme la partie occidentale de l’immense forêt de
l’Aruwimi traversée par Stanley, lors de son expédition au secours
d'Emin Pacha. L’Uellé présente devant Djabir-Bandja, une lar-
geur de 200 mètres environ ; elle coule entre des roches et des
bancs de sable et reste donc complètement inaccessible à une
navigation sérieuse.
Le séjour de mon frère à Ibembo et aux environs a duré environ
un an, de telle sorte que ses chasses se répartissent sur les diffe-
rentes époques de l’année ; elles donnent ainsi une physionomie
assez exacte de la faune de la région et à ce point de vue, je pense
que la liste que je donne plus loin, présentera un intérêt scienti-
fique assez sérieux Environ 350 espèces de Coléoptères ont été
capturées, dont plus de 60 espèces sont considérées comme absolu-
ment nouvelles.
Je crois utile de résumer ici les captures par familles, pour
permettre de se faire une idée plus exacte de leur distribution
géographique.
Cicindélides : trois espèces, toutes trois communes aux diverses
régions de l'Afrique occidentale.
Carabiques : 21 espèces, communes au Vieux-Calabar, à Sierra-
Leone, à la Sénégambie, à la Guinée; une plus ou moins spéciale
à la région du Congo; une autre paraissant affecter les régions du
centre : le Z'efflus Jamesoni Bates, décrit récemment de l'Aruwimi;
une espèce s’etendant jusqu'au Cap et enfin trois espèces inédites,
les: Thyreoplerus cordicollis, Craspedoyhorus Milziet Leptorembus
Kolbei; cette dernière espèce appartient à un genre récemment
décrit de la region du Congo.
Dytiscides : un seul représentant, mais une forme remarquable
du Cybister omas, originaire de Madagascar; d'après une commu-
nication de M. le D' Regimbart, cette forme est absolument spe-
ciale au Congo ; elle est encore très rare.
259
Gyrinides : deux espèces, dont l’une particulière à la région du
Congo et de ses afluents et l’autre répandue sur toute la côte.
]ydrophilides : un représentant, connu de toute l’Afrique.
Iistérides : les Histérides sont très intéressants, car sur quatre
formes recueillies, deux sont absolument inédites : les deux formes
connues appartiennent à la faune de la région occidentale; les
deux autres sont les Apopletes Duvivieri et Pachycrærus violacei-
pennis que M. Lewis a bien voulu faire connaître dans les Ann.
Mag. Nat. Hist., nov. 1891, pp. 381-386.
MNitidulides : trois espèces, connues du Vieux-Calabar et de la
Guinée.
Dermestides : une espèce cosmopolite.
Trogositides : trois espèces, dont l’une cosmopolite, les deux
autres se retrouvant sur toute la côte occidentale, entre les tro-
piques.
Lucanides : une forme nouvelle. le Prosopocoilus congoanus se
rapprochant des espèces connues de Sénégambie et de Guinée, le
Mesotopus tarandus Swed. (Q), encore peu commun dans les col-
lections et le Vigidius Albersi Duviv., que j'ai décrit récemment
du Kassaï.
Passalides : sept espèces, dont l’une connue seulement de
Madagascar et qu’il est intéressant de retrouver en plein cœur de
l’Afrique, les autres, sauf une espèce décrite du pays des Niams-
Niams, communes aux diverses régions de l’Afrique occidentale
intertropicale. M. Kuwert a eu l’obligeance de les comparer aux
nombreux types de sa collection.
Searabéides : la plupart des espèces recueillies sont des espèces
déjà connues de Sénégambie, de Guinée, etc.; deux espèces parais-
sent locales : les Saragdesthes subsuturalis Kr. et Macroma
congoensis Bates; quelques-unes sont également communes aux
régions plus méridionales, quelques autres ne paraissent pas
s'étendre au delà du bassin du Congo et de ses affluents; tels :
Phæochrus dispar Qued., Æoloschiza dentilabris Lansb., Pseudo-
trochalus quadrisignatus Qued., Anomala Guessfeldti Kolbe et
Anomala vilticollis Lansb.
Deux espèces peu communes ont été capturées par mon frère :
ce sont : //eliocopris Diana Hope et Diastellopalpus noctrs Thom.;
ainsi qu’un certain nombre d’espèces qui me paraissaient inédites.
Parmi les Mélolonthides, deux espèces représentant chacune un
genre nouveau : Z'upeqylis (n. q.) confusa du groupe des Schizo-
nychides et Pseudopholis (n. g.) squammulosa du groupe des
Mélolonthides vrais; ce dernier genre est surtout remarquable par
ses antennes qui ne sont formées que de neuf articles; deux autres
260
espèces, les Apogonia virescens et congoana, m'ont également
paru non décrites. Parmi les Céfonides : trois formes nouvelles,
dont un genre inédit : Z’mesorrhina tridens, forme très élégante,
Diplognatha subænea, remarquable par sa grande taille et Præ-
linotarsia (n. q.) limbatipennis, dont les analogies avec les genres
madégasses sont frappantes et également une forme très rare :
Platygenia exarata Schaum. dont mon frère a eu le bonheur de
capturer les deux sexes : la © seule était connue dans les collections.
Élatérides : Quatre espèces, dont deux nouvelles : Alaus interme-
dius et Pseplus itimbirensis ; les deux autres formes sont ancien-
nement connues des mêmes régions.
Buprestides : Huit espèces, dont quelques unes très intéressan-
tes, entre autres : Chrysaspis propinqua Saund., Steraspis calida
Har. ainsi que quelques uns des Actenodes si bien décrits par
M. le Gén. Quedenfeldt.
Postrichides : Une dizaine d’espèces, dont quelques unes cosmo-
polites et d’autres appartenant également à la faune de la côte
occidentale de l'Afrique.
Clérides : quelques formes plutôt locales, telles que Cardiosti-
chus MechomiQued., Stigmatiwm dorsigerumW'estw., etune forme
nouvelle qui me paraît constituer un genre nouveau : le Pseu-
dachlamys penicillatus ; peu de Clérides africains ont été décrits,
mais je crois que les collections contiennent un nombre considéra-
ble d’espèces inédites. Le Uylidrus fasciatus, espèce commune à
Madagascar et à toute l’Afrique tropicale, a également été capturé
dans la région.
Ténébrionides : les Ténébrionides recueillis sont ceux que l’on
rencontre dans toute la partie occidentale de l’Afrique située entre
les tropiques, ainsi que quelques espèces inédites : Z'enesis (n. q.)
J'emoratus, forme intéressante, Zoplonyx distinctus et Strongylium
variolosum ; quelques autres espèces ne paraissent pas s’écarter
beaucoup de la région, ce sont : Æimatismus Lindneri Kolbe,
Nyctobates bifasciatus Qued., Lyprops BütineriKolbe, Pycnocerus
exaralus Har., Euperus rufipes Qued., Pareupezus glaber Kolbe,
Paramarygmus nigroæneus Qued., Strongylium Poggei Har., et
Strongylium muala Har., toutes espèces décrites du bassin du Congo.
Cistélides : deux espèces communes à toute la région.
Lycides : sept espèces, toutes propres aux pays de l'Afrique
occidentale, tels que la Senégambie, la Guinée, Sierra-Leone, le
Vieux Calabar et le Bas-Congo.
Méloides : cinq espèces connues.
Téléphorides : une seule espèce très commune.
Malachiides : deux espèces difficilement déterminables.
261
Curculionides : ce groupe a quelques représentants intéressants
dans la collection rapportée par mon frère, d’abord un certain
nombre d'espèces nouvelles : Plosyrus obliquatus, Livus ilimbi-
rensis, Alcides eruditus, Alcides Josephus, Zthyporus nigrosi-
gnatus, Neotocerus (n. g.) Fausti, Cyllophorus Josephus, Temnos-
choita eruditus, Temnoschoita basipennis, Sipalus Aurivilli;
ensuite quelques espèces d’un groupe encore peu représenté dans
les collections : Zekthyopisthen bimaculatum Auriv., Zchthyopisthen
deplanatum Roel. et Æaplorrynchus Valdaui Auriv.; enfin un
certain nombre d'espèces communes à la Guinée et quelques unes
décrites de la région du Congo.
Platypides : deux espèces, toutes deux nouvelles, les : Cross0-
tarsus Chapuisi et Platypus congoanus ; les Platypides d'Afrique
connus sont bien peu nombreux, aussi suis-je persuadé que les
collections contiennent un grand nombre de types africains inédits.
PBrenthides : six espèces communes à la Guinée, à Sierra-Leone
et aux régions du Bas-Congo.
Anthothribides : quelques types connus ainsi qu’un type qui me
paraît nouveau, d'une forme particulière et d’une belle coloration
verte ; deux autres espèces, qui n’ont encore été signalées que de la
région congolaise : Anocerastes undulatus Qued. et Deuterocrates
nigropictus Qued.
Longicornes : ceux-ci sont largement-représentés dans la collec-
tion rapportée par mon frère et composent à eux seuls, le quart de
ses récoltes ; cette abondance de Longicornes s'explique aisément si
l’on se rappelle que toute la région comprise entre l’Uellé d’une
part, l’Itimbiri, le Congo et l’Aruwimi d'autre part, est couverte de
cette immense forêt vierge, sur laquelle l’attention a surtout été
attirée par Stanley, l’infatigable explorateur. Des 86 espèces de
Longicornes recoltés, 19 sont nouvelles pour la science ; plus de 50
autres se retrouvent notamment en Guinée, à Cameroon, en
Sénégambie, à Sierra-Leone, au Calabar, enfin, quelques espèces
seulement paraissent particulières à la région du Congo ; elles sont
décrites du Lunda, du Quango et de la province d’Angola. Les
nouveautés appartiennent à deux groupes de Longicornes : P/oce-
derus tenuis, Djabiria (n. g.) geniculata, Euporus itimbirensis,
Æylotrechus Gahani parmi les Cérambycides, et Velleda aberrans,
Leprodera congoana, Monohammus centralis, Anybostetha Que-
denfeldti, Œax licheneum, Lasiopezus Josephus, Prosopocera
signatifrons, Tragocephala timida, Phrynetoides (n. g.) quadri-
maculata, Eumimetes tropicus, Sthenias minor, Hyllisia imilans,
Evocentrus variegatus, Mystacophorus (n. q.) mystaz, parmi les
Lamiides. Une seule forme de la faune orientale a été constatée : la
Cymatura mucorea Fairm.
262
Phylophages : les Phylophages sont relativement mal repré-
sentés, malgré la puissante végétation qui couvre la contrée;
sur 43 espèces, 4 sont nouvelles : Podagrica tropica, Platyxantha
africana, Aspidomorpha engens et (onophora interrupta; les
autres espèces appartiennent presque exclusivement à la faune de
la côte occidentale de l'Afrique. Une espèce intéressante est un
nouveau Clytride que M. Lefebvre vient précisément de décrire
sous le nom de Diapromorpha engens.
É'rotylides : sur quatre espèces recueillies, deux sont nouvelles,
les : Zpiscaphula congoana et tricolor; les deux autres étaient
connues antérieurement ; les Érotylides paraissent peu communs
en Afrique; celà tient-il à leur genre de vie ?
Languriides : une espèce, décrite de Cameroon.
Endomychides: une espèce inédite: le 77ycherus Josephus.
Coccinellides : trois espèces communes dans une grande partie de
l'Afrique.
De l’énumération qui précède il résulte, que la faune coléopté-
rologique de cette partie de l'Afrique intertropicale explorée par
mon frère et par M. le Lt Milz est absolument identique à celle
d’une grande partie de la côte occidentale de l'Afrique, comprenant
les régions qui s’étendent depuis la Sénégambie jusqu’à la province
d'Angola.
Avant de terminer cet avant-propos je tiens à adresser à mon
frère Joseph, et à M. le Lieutenant Milz, qui a bien voulu
m’abandonner une partie de ses récoltes tant en mon nom personnel
qu’au nom de la science entomologique, mes remerciments les
plus vifs et l'expression de ma profonde gratitude. Ces remer-
ciments s'étendent également à ceux de mes collègues en entomo-
logie qui m'ont facilité ma tâche, soit en voulant bien comparer
aux types qu’ils avaient à leur disposition, les espèces que je ne
parvenais pas à identifier exactement, soit en me procurant
obligeamment d'utiles renseignements : je citerai MM. Bates,
Dr Candèze, Faust, Rev Fowler, Gahan, Kerremans, Dr Kraatz,
Dr Kolbe, Lameere, Lewis, Ritsema et Séverin.
Dieghem, 7 mai 1892. A. D.
263
CICINDELID Æ.
Cicindelidæ.
Cicindela cincta Fabr., Ent. Syst., I, p. 175. — Oliv., Ent. II,
33, p. 10, pl. 8, f. 33. — Dej., Spec. I, p. 40.
Un exemplaire d’une belle coloration verte a été capturé en avril
(Ibembo, J. Duvivier). — Se rencontre dans une grande partie de
la région occidentale de l’Afrique et également en Abyssinie; elle
a êté rencontrée également dans la région de l’Aruwimi.
Cicindela interstincta Schænh., Syn. Ins., I, p. 241. — Deij.,
Spec. I, p. 42. — Guér., Mag. Zool., 1845, p. 9, pl. 160, f. 6. —
interrupta Fabr , Syst. Ent., p. 215. — Oliv., Ent. II, 33, p.16,
pl ef. 15:
Mon frère a capture un exemplaire de cette espèce à Ibembo
(avril 1890) ; l’espèce est décrite du Sénégal, on la retrouve au
Gabon et dans la région du Quango.
Cicindela nitidula Dej., Spec. I, p. 120. — Luc., Expl. Alger.,
p. 7, pl. 1, f. 5a. — capensis var. Oliv., Ent. Il, 33, p. 19, pl. 2,
f. 19 a-c.
Un exemplaire a été pris à Ibembo (mars 1890), un autre à
Basoko (7 avril), tous deux par mon frère; cette espèce est origi-
naire de la Guinée, elle se rencontre également dans le Bas-Congo,
à Liberia, au Sénégal.
CARABIDÆ.
Ozænidæ.
Pachyteles Wylei Murr., Ann. Mag. Nat. Hist., 2° ser., XIX,
1857, p. 445.
Un exemplaire pris à Ibembo (mai, J. Duvivier) se rapporte
exactement à la description de l’auteur ; cette espèce est décrite
du Vieux-Calabar.
Scaritidæ.
Ochyropus Savagei Hope, Ann. Mag. Nat. Hist.,1842, X, p. 93;
var. Ajax Murray, Ann. Mag. Nat. Hist., 1857, 2e sér., XIX,
pe 455 pl: XIT"f. 4:
Un exemplaire pris le 3 mars à Ibembo (J. Duvivier) se rap-
portant exactement à la description de l’Ajax Murr.
Distichus picicornis Dej., Spec. Col.V, p.493.—troglodytes Er.,
Wiegm. Arch. 1843, I, p. 214.
Un exemplaire pris en mars à Ibembo {J. Duvivier) me paraît
appartenir à cette espèce; la seule différence que j’observe est
264
l'oblitération presque complète de la ligne de points qui sépare le
front du vertex. Cette espèce présente une distribution géogra-
phique assez étendue, car non seulement on la rencontre sur les
côtes occidentale et orientale de l'Afrique, mais encore, suivant
Chaudoir, dans le Deccan et à Ceylan.
Galeritidæ.
Dendrocellus Bocandei Laferté, Rev. Zool., 1849, p. 348. —
Chaud., Bull. Mosc., 1850, I, p.35. — ypectoralis Murr., Ann.
Mag. Nat. Hist., 2e sér., XIX, 1857, p. 157.
Un exemplaire de cette jolie espèce a été pris pendant la
seconde quinzaine de septembre à Ibembo (J. Duvivier); se trouve
également au Sénégal et au Vieux-Calabar.
Galerita africana Dej., Spec. Col. I, p. 190.
Quatre exemplaires de cette Galérite ont été rencontrés à Ibembo
(mai et août, J. Duvivier) et à Djabir-Bandja (mai-juin, Lt Milz);
son habitat est assez étendu, car on la rencontre non seulement
en Sénegambie, à Liberia, mais encore en Nubie, au Kordofan.
(ralerita interstitialis Dej., Spec. Col. V, p. 295.
Deux exemplaires de cette espèce aisément reconnaissable ont
été capturés pendant la seconde quinzaine du mois d’août à Ibembo
(J. Duvivier); cette Galérite est originaire de Sierra-Leone,
Brachinidæ.
Aptinus obliquatus Thom., Archiv. entom., II, 1858, p. 30.
Deux exemplaires dont l’un pris à Ibembo (J. Duvivier), l’autre
à Djabir-Bandja (mai-juin, Lt Milz); correspondent parfaitement à
la description de l’auteur, et ne me laissent aucun doute quant
à leur détermination. L'espèce a été décrite du Gabon et a été
reprise à Malange dans la province d’Angola.
Pericalidæ.
Rhaphidognatha trimaculata Murray, Ann. Mag. Nat. Hist.,
Jp: sér: XX p 9106, plie;
Un exemplaire de cette espèce a été pris à Ibembo (mars, J. Duvi-
vier). Les taches antérieures des élytres sont moins développées
que dans le type décrit par Murray, mais pour le surplus l’insecte
capturé à Ibembo correspond en tous points à la description de
l’auteur; cette espèce est décrite du Vieux Calabar.
Thyreopterus flavosignatus Dej., Spec. Col. V, p. 446. — de
Chaud., Ann. Soc. ent. Belg., XII, 1869, p. 142.
Un exemplaire de cette espèce a été capturé à Ibembo, pendant
la seconde quinzaine du mois d’août, par mon frère Joseph. Se
trouve au Sénégal, au Cap, à Natal et dans le Bas-Congo.
265
Thyreopterus cordicollis Duviv., Ann. Soc. ent. Belg., 1891,
XXX V: CR. D COCEXX VI.
Entièrement d'un brun obscur terne, avec le bord latéral du cor-
selet et des élytres d'un ferrugineux plus ou moins clair, la
bouche, les palpes, les antennes également ferrugineux et les
pattes d'un brun rougeûtre. Corselet presque lisse sur le disque,
subcordiforme. Éytres amples, très finement chagrinés, jine-
ment sillonnés, ornés chacun en avant d’une tache en 2igzaq
d'un jaune orangé et en arrière d'une tache commune de même
couleur.
Long. 13 mill.; larg. max. 6 1/5 mill. — Ibembo (15/31 août,
J. Duvivier.
Tête assez petite, aussi longue que large, relativement plus large
que chez le 7, flavosignatus Dej., très finement chagrinée; col
cylindrique, légèrement rétréci; yeux proéminents; surface légè-
rement impressionnée au milieu et en avant vers les côtés, très
légèrement ridée longitudinalement près des yeux; antennes
atteignant la moitié de la longueur du corps, médiocres, fili-
formes, glabres sur les trois premiers articles et la base du qua-
trième, pubescentes sur le reste : art. 2 très court, 3 le plus long.
Prothorax subcordiforme, dans sa partie médiane un peu plus
large que la tête à la hauteur des yeux, L 1/3 fois aussi large que
long dans sa partie la plus développée, nettement échancré anté-
rieurement avec les angles un peu avancés, largement et obtusé-
ment arrondis ; la base est légèrement échancrée sur le pédoncule
et remonte d’une facon très sensible vers les angles qui sont
légèrement obtus ; côtés droits à la base, puis sinués et régulière-
ment dilatés arrondis en avant pour se rétrécir vers les angles
antérieurs ; surface peu convexe, marquée d’un sillon longitudinal
bien imprimé n’atteignant ni le bord antérieur ni la base, plus
lisse sur le disque que sur les côtés, présentant un grand nombre
de rides transversales extrêmement fines et une impression trans-
versale assez marquée tout près du bord antérieur, où l’on observe,
en outre, quelques fines rides longitudinales; les côtés du disque
sont assez déprimés, le bord latéral médiocrement large est nette-
ment relevé et s’élargit un peu vers les angles; Les côtés de la base
et les angles antérieurs sont légèrement creux. Élytres considéra-
blement plus larges à la base que le corselet,environ d’un tiers plus
longs que larges, en carré dont les angles sont très arrondis; le
milieu de la base est coupé carrément, les côtés sont également et
modérément arrondis, l’extrémité est tronquée obliquement, net-
tement échancrée avec l’angle sutural subaigu; la surface est
glabre, légèrement convexe transversalement; les stries sont fines,
bien imprimées, non ponctuées, les six premières se réunissent
266
par paires au sommet, la 7e se prolonge le long du bord postérieur
jusqu’à la 2°; strie préscutellaire rudimentaire ; intervalles plans,
très finement chagrinés, mats, les impairs plus étroits que les
autres; sur le troisième intervalle trois points enfoncés : le 1r vers
le premier tiers, le 24 vers le 5e postérieur, le 3° à la jonction des
stries 3 et 4; série de points submarginale interrompue au milieu;
bord latéral assez large, légèrement relevé autour de l'épaule, aplati
sur le reste du côté. Dessous du corps aplati, lisse, glabre.
Dessus d’un brun obscur terne avec le bord latéral du corselet
et des élytres d’un ferrugineux plus ou moins clair; sur chaque
élytre une tache en zigzag assez large, très anguleuse, disposée
entre les 2e et 8: stries, vers le premier tiers et uneautre commune,
vers le quart postérieur, également en zigzag, dépassant un peu la
7e strie; ces taches sont d’un jaune orangé; dessous plus luisant que
le dessus, la bouche, les palpesetles antennes d’un ferrugineux plus
ou moins obscur. Pattes brunes avec les tibias un peu plus foncés.
Cette espèce se reconnaîtra aisément à son corselet cordiforme,
non rectangulaire ; elle diffère du 7”. flavosignatus Dej., non seu-
lement par la forme du corselet, mais encore par sa taille plus
grande, sa forme relativement plus ample, son corselet presque
lisse, ses élytres non couverts de points ocellés pilifères, mais
simplement finement chagrinés, glabres et à stries bien marquées
et non ponctuées.
Catascopus rufipes Gory, Ann. Soc. Ent. France, 1833, p. 204.
— afinis Westerm., Dej. Cat., 3 éd., p. 15.
Deux exemplaires me paraissant appartenir à la variété r#gi-
frons Murr. ont été pris l’un à Ibembo, l’autre à Djabir-Bandja.
Morionidæ.
Platynodes Westermanni Westw., Trans. Ent. Soc. Lond., IV,
1841, p. 278, pl. 21, f. A. — Murray, Ann. Nat. Hist. Lond.,
2e ser., XIX, 1857, p. 448, pl. XVII, f. 7. — Lac., Gen. Col:
Atl., I, pl. 7, f. 2. — Chaud., Bull. Mosc., 1854, II, p. 331:
Trois exemplaires de cette espèce ont été capturés pendant la
première quinzaine du mois d'avril, la seconde quinzaine de sep-
tembre et la fin d'octobre à Ibembo (J. Duvivier); elle a été décrite
du Vieux-Calabar et retrouvée au pays des Niams-Niams (Bohn-
dorf).
Morio quineensis Imhoff, Verh. d. Nat. Gesell. Basel. V, 1843,
p. 166. — senegalensis Dej., Cat. — Murray, Ann. Mag. Nat.
Hist. Lond., 2° ser., XIX, 1857, p. 447.
Un exemplaire pris en mai à Ibembo (J. Duvivier). — Cette
espèce est très répandue et se rencontre au Sénégal, au Vieux
Calabar, au Gabon, dans la région du Quango, etc.
267
Broscidæ.
Glyptus sculptilis Brullé, Hist. Nat. Ins., V, p. 83, pl. 4, f. 4.
— Lacord., Gen. Col., Atl., pl. 10, f. 3. — Laferte, Rev. Mag.
Zool., 1852.
Les deux sexes de cet intéressant Carabique ont été capturés
en plusieurs exemplaires en mars, mai, août et septembre à
Ibembo, du moins je considère comme les deux sexes d’une seule et
même espèce, les deux formes intéressantes que j’ai sous les yeux,
et qui ont été capturées ensemble dans des termitières, si nom-
breuses au Congo, ou aux environs de celle-ci.
G. Long. 19 à 20 mill. (sans mandib.); larg. 7 ‘/2 à 8 mill.
(sous les épaules).
D’un brun de poix avec le labre, les palpes, les mächoires et les
antennes d’un brun rougeätre, corselet fortement transversal,
un peu plus de deux fois aussi large au milieu que haut sur sa
ligne médiane ; intervalles des élytres marqués de fines ciselures
transversales, toutefois peu accentuées; pattes et tarses normaux;
dernier segment abdominal accuminé, termine en pointe, faible-
ment bi-impressionne.
Q. Long. 20 à 21 mill. (sans mandib.); larg. 8 mill. (sous
les épaules).
Entièrement noire, sur les élytres d’un aspect plus satiné que les
&, avec le labre, les palpes, les mâchoires et les antennes d’un
brun rougeâtre comme chez le G' ; corselet plus large, plus
allongé, avec le bord postérieur plus étroit que le bord antérieur,
paraissant un peu plus convexe, le sillon médian plus pro-
noncé ; intervalles des élytres marqués de fines et profondes
ciselures transversales nettement accusées ; tarses plus épais,
hanches fortement accusées, cuisses renflées, surtout les posté-
rieures qui sont presque deux fois aussi épaisses que celles du G';
dernier segment abdominal absolument arrondi et large ; tibias
postérieurs plus fortement dilatés à l'extrémité.
Panagæidæ.
Craspedophorus Milzi Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXXV,
SOL CAR ES DACCOLEX NUL.
Oblong-ovalaire, d’un noir très brillant ; corselet assez semblable à
celui du Cr. tetrasigma Chd., ponctué-ruqueux, à côtés fortement
relevés en arrière; élytres oblongs-ovalaires, légèrement apla-
nis, d’un noir brillant, ponclués-striés, à intervalles criblés
de points pilifères, ornés chacun de deux grandes taches rouges,
la première tout près de la base, obliquée en avant, occupant les
intervalles 3 à 8 et s'arrélant au premier tiers, la seconde près
268
du sommet, obliquée en arrière et couvrant Les intervalles 4-8,
toutes deux inégales sur leurs bords, sauf le bord antérieur de La
première qui est presque droit. Dessous et pattes noirs.
Long. 19 mill. ; larg. max. 8 mill. — Djabir-Bandja (mai-juin,
L' Milz).
Tête médiocre, noire, légèrement élargie en avant, un peu plus
longue que large, longitudinalement impressionnée de chaque
côté avec la partie médiane voutée ; épistome lisse, convexe; front
très rugueux dans les impressions latérales, ponctué et transversa-
lement ridé en arrière ainsi que sur le vertex; bords latéraux
légèrement relevés en forme de carène ; palpes d’un brun de poix
à dernier article des maxillaires plus long que les précédents
réunis, en forme de fer de hache; mandibules noires, à extrémité
brunâtre; antennes longues, robustes, dépassant la moitié de la
longueur du corps, à pubescence serrée: art.3 excessivement long,
plus long que les deux suivants réunis; yeux proéminents,
arrondis. Prothorax d’un noir brillant, transversal, une fois et
demie aussi large que long dans sa partie la plus développée, plus
large à la base qu’à sa partie antérieure où il est très faiblement
échancré en arc de cercle avec les angles s’écartant un peu des
côtés du col et peu saillants; la base est légèrement sinuée sur le
pédoncule et présente de chaque côté un petit sinus plus prononce
vers les angles postérieurs qui sont dentiformes à raison d’une
légère échancrure qui marque l’extrémité des bords latéraux ; ces
derniers sont d’abord obliquement dirigés en dehors sur une faible
étendue puis nettement et longuement sinués, ensuite dilates-
arrondis, enfin à partir d’un point situé un peu en dessous du
milieu, obliquement arqués en avant, où ils s’arrondissent sur le
bord antérieur : la plus grande largeur du corselet réside un peu
en dessous du milieu ; le disque est parcouru par un sillon longitu-
dinal très accentué et s’effacant un peu avant d’atteindre la base
et le bord antérieur, ce disque est limité de chaque côté par une
large gouttière et les côtés sont fortement relevés surtout dans la
partie la plus large du corselet et vers ses angles postérieurs, où
ils sont presque verticaux; le bord latéral, qui est très fin, n’est
toutefois visible que dans sa partie antérieure, à partir du milieu;
la surface du corselet est densément rugueuse, parsemée de points
de différentes grosseurs, plus grossiers et plus entremélés vers la
base et dans la gouttière ; vers les angles postérieurs la ponctua-
tion est plus écartée ; le tout est couvert de poils noirs, assez longs,
dirigés en arrière; écusson triangulaire, petit, lisse, concave, noir.
Élytres oblongs-ovalaires, à côtés régulièrement arrondis, visi-
blement sinués au sommet; ils sont brillants, assez plans,
marqués de neuf stries longitudinales profondes, et finement
269
ponctuées; les intervalles sont modérément convexes sur le disque,
plus accentués au sommet : ils sont criblés de petits points
enfoncés ocellés, d’où émergent de petits poils roussâtres, raides,
dirigés en arrière : sur le neuvième intervalle une série continue
de gros points ombiliqués; les élytres sont d’un noir brillant et
ornés chacun de deux grandes taches d’un beau rouge orangé :
la première, située non loin de la base, couvre les intervalles 3 à 8,
elle est subquadrangulaire, obliquée en avant et s’arrête à la
hauteur du premier tiers environ, son bord antérieur est presque
droit, son bord postérieur inégal, la tache étant raccourcie, sur les
intervalles 3, 5, 7; la seconde tache, également subquadrangu-
laire, obliquée en arrière et placée non loin du sommet de telle
sorte que son bord antérieur se trouve à hauteur du troisième
tiers, couvre les intervalles 4-8 avec une petite tache complémen-
taire sur le 3; cette tache est raccourcie, au bord antérieur, sur les
intervalles 5, 6, 8 et au bord postérieur, sur les intervalles-4, 6, 8.
Dessous d’un noir moins brillant que le dessus, faiblement
pubescent, grossièrement ponctué sur le prosternum, rugueux sur
les côtés des meso- et metasternum et de l'abdomen, bord anté-
rieur des segments abdominaux crénelé longitudinalement; pattes
noires, couvertes de poils d’un roux ardent.
Cette espèce est très voisine du Cr. {etrastigma Chd. que je ne
connais pas en nature; elle est un peu plus petite, les taches
rouges paraissent être moins larges et plus dentelées sur leurs
bords. Cette espèce est également voisine du Cr. Westermanni
Laf., elle en diffère par les taches des élytres beaucoup plus
larges, plus grandes, des élytres plus parallèles, moins convexes,
son corselet plus fortement sinué sur les côtés, près des angles
postérieurs.
Craspedophorus Westermanni Laf., Rev. et Mag. Zool., 1850,
p. 392. — Chaud , Ann. Soc. Ent. Belg., XXI, 1878, p. 92.
Un exemplaire de cette jolie espèce, a été capturé à Ibembo,
vers la fin d'octobre, par mon frère Joseph.
Craspedophorus camerunus Bates, Ent. Mont. Mag. XXII,
1886, p. 196.
Deux exemplaires, absolument semblables à ceux de Cameroon,
suivant Bates, ont été pris, l’un à Ibembo (15/31 août, J. Duvivier),
l’autre à Djabir-Bandja (mai-juin, L' Milz).
E'picosmus tropicus Hope, Ann. Nat. Hist., X, 1842, p. 94. —
conîicus Murr.. Ann. Mag. Nat. Hist., 2 ser., XX, 1857, p. 117,
f. 1 dans le texte. — Chaud., Ann. Soc. Ent. Belg., 1878, XXI,
p. 108.
Cette espèce a été rencontrée en un exemplaire à Djabir-Bandja
(mai-juin, L' Milz); elle est connue du Vieux-Calabar.
270
Epicosmus Erichsoni Hope, Ann. Nat. Hist., X, 1842, p. 94. —
Murr., Ann. Mag. Hist., 2e sér , XX, 1857, p. 123, f. 5 dans le
texte. — Chaud., Ann. Soc., Ent. Belg., XXI, 1878, p. 117.
Un exemplaire de cette espèce a également été pris à Djabir-
Bandja (mai-juin, Lt Milz). On la rencontre en Sénégambie, au
Vieux-Calabar et tout récemment elle a été rapportée de la région
de l’Aruwimi par des membres de la dernière expédition Stanley.
Epicosmus oxygonus Chaud., Bull. Soc. Natur. Moscou, 1861,
IL, p.342; Ann: Soc. Ent,|Bele. XXI/M878 pue
Un exemplaire de cette espèce a été rapporté d'Ibembo (15/31
août, J. Duvivier) ; l'espèce est originaire du Gabon.
Tefflus Jamesoni Bates, Proc. Zool. Soc. Lond., 1890, p. 481.
Quatre exemplaires, dont un G, ont été pris à Ibembo, par mon
frère Joseph, en février, juin et août et répondent parfaitement à
la description de l’auteur; c’est la troisième espèce appartenant
au groupe défini par Kolbe, et caractérisé par six carènes sur
chaque élytre; elle a été récemment décrite sur des exemplaires
rapportés par MM. Jameson et Bonny, qui firent partie de la
dernière expédition dans l'Aruwimi.
Tefus Mergerli Fabr., Syst. El:, I, 169. — Dej., Spec. IT,
p. 21. — Qued , Berl., ent. Zeit., XX VI, 1883, p 269. — Kolbe,
Ent: Nachr.,/XI1 1886; p. 228.
De cette espèce qui se rencontre assez communément dans
l'Afrique occidentale. deux exemplaires G' ont été capturés à
Djabir-Bandja (mai-juin, Lieut! Milz).
Teflus planifrons Murr., Ann. Mag. Nat. Hist., 2° sér., XX,
1857, p. 156. -- Kolbe, Ent. Nach., XII, 1886, p. 227.
Les deux sexes de cette espèce originaire du Congo, ont été pris
le à Djabir-Bandja (mai-juin, Lieutt Milz), la Q à Ibembo
(1/15 août, J. Duvivier).
Chlæniidæ.
Chlænius Goryi Gory, Ann. Soc. Ent. France, 1833, p. 222.
— Buq., i. litt. — venator Lafert., Rev. Mag. Zool., 1851,
D: 22h:
Ibembo 1/15 août J. Duvivier). — Un exemplaire. — $e trouve
au Sénégal, au Gabon et au Congo.
Clhlænius conformis Dej., Spec. V, p. 630.
Djabir-Bandja (mai-juin, Lieutt Milz). — Un seul exemplaire.
— Cette espèce est connue du Sénégal, du Quango et même de
Zanzibar.
271
Licinidæ.
Leptorembus Kolbei Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXX VI,
1892, p. 57.
S'ubdéprimé ; dessous noir à reflets d'un bleu d'acier, dessus d'un
noir mat très légérement bleuâtre surtout sur latéle ; antennes
(sauf les trois premiers articles) palpes, labre, trochanters des
quatre paltes antérieures d'un fauve plus ou moîns clair;
tibias et tarses d'un brun de poix, ces derniers plus clairs ;
corselet rugueux, élytres régulièrement arrondis sur les
côtés, profondément striés à stries finement, à intervalles
densément ponctués, tous deux recouverts d’une pubescence
roussâtre ; élytres ornés d'une tache apicale commune (sur les
intervalles 1-5) et chacun d’une tache transversale irréquiière
à la hauteur du milieu (sur les intervalles 4-8), jaunes.
Long. 14 ‘/: mill. ; larg. max. 6 '/2 mill. — Ibembo 15/31 août.
(J. Duvivier).
Cette espèce présente tous les caractères que donne Kolbe
(Stett. Ent. Zeit., 1889, p. 5), pour le nouveau genre qu’il y crée
dans le groupe des Zicinides ; elle est même assez voisine du
L. flavomaculatus Kolbe, le type du genre et en diffère surtout
par la disposition des taches antérieures ; dans le favomaculatus
les taches antérieures sont situées entre l’épaule et le milieu, dans
le Æolbei, ces taches se trouvent à niveau du milieu.
Le Z. Æolber est d’un noir mat en dessus avec un léger reflet
bleuâtre surtout accentue sur la tête et le corselet, et couvert sur
ce dernier organe ainsi que sur les élytres d’une fine pubescence
roussâtre, peu épaisse, les mandibules sont noires, longues et
robustes, le labre profondément échancré à son bord antérieur est
fauve comme les organes buccaux : les palpes sont grêles, à der-
nier article cylindrique, aminei au sommet et tronqué; tête fine-
ment ponctuée, très brillante, finement ridulée le long du bord
interne des yeux, subrugueuse sur le vertex; antennes fauves avec
les trois premiers articles d’un brun de poix : art. 3 presque deux
fois aussi long que 1 et 1 1/2 fois aussi long que 4. Prothorax un
peu plus large que long, également rétréci en avant et en arrière,
à côtés régulièrement arrondis et légèrement relevés aux angles
postérieurs qui sont largement arrondis ; angles antérieurs émous-
sés ; surface fortement rugueuse, munie d’un fin sillon longitudinal
n’atteignant ni la base ni le bord antérieur et présentant de
chaque côté de la base, devant les angles postérieurs, une impres-
sion légèrement oblique, peu profonde. Élytres régulièrement
arrondis sur les côtés, présentant leur plus grande largeur un
peu en dessous du milieu, subdéprimés sur le disque; ils sont
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXXVI. 29
272
profondément striés, les stries modérément ponctuées avec les
intervalles à ponctuation assez serrée, à peine convexes et ornés
d’une tache commune, en forme d’angle renversé, à cheval sur la
suture près du sommet et couvrant les trois premiers intervalles;
chacun d’eux est orné, en outre, d’une tache transversale, den-
ticulée sur ses bords, placée presque à niveau du milieu, repo-
sant sur les intervalles 5 à 8 et entamant encore un peu le
4° intervalle; ces taches sont jaunes. Dessous d’un noir brillant,
à reflets d’un bleu d’acier; tibias et tarses d’un brun de poix, ces
derniers plus clairs; trochanters des quatre fémurs antérieurs
fauves. Trois derniers segments abdominaux légèrement déprimés
dans le sens de la largeur, le dernier étroitement lisere de brun;
segments de la poitrine subrugueux avec les côtés plus lisses.
Je suis heureux de dédier cette espèce à M. H. J. Kolbe, le crea-
teur du genre et à qui nous devons de si intéressants travaux
entomologiques.
DYTISCIDÆ.
Cybister owas Lap de Cast., Étud. ent., p. 100. — Aubé,
Spec., p. 86.
Un exemplaire G de cette espèce a été capturé à Ibembo, en
mars 1890.
D’après une communication de M. Regimbart, qui a bien
voulu comparer mon exemplaire à ceux contenus dans sa collection,
l'insecte représente une remarquable variété de l’espèce précitée,
variété se distinguant surtout du type, par sa forme plus allongée,
plus atténuée aux deux bouts et plus épaisse au milieu; je propose
de l’appeler var. congoana; elle n’a encore été capturée qu’au
Congo; les © de cette variété diffèrent à peine de celles de
Madagascar.
Suivant M. Regimbart le C. owas se prend encore à Zanzibar,
mais ces exemplaires ne diffèrent pas sensiblement de ceux de
Madagascar.
GYRINIDÆ.
Dineutes Fauveli Reg., Ann. Soc. Ent. France, 1883, p. 470 ;
1886, p. 249. — Quatre G' et trois Q de cette espèce décrite de
l’Ogowé ont été capturés en mars à Ibembo, par mon frère Joseph.
Orectogyrus dimidiatus Lap. de Cast., Étud. Ent., p. 109. —
Aubé, Spec., 1838, p. 738. — Reg., Ann. Soc. Ent. France, 1883,
p. 452, pl. 13, f. 156. — semivillosus Dej., Cat., 3° éd., p. 67.
Une Q aëté prise en mars à [bembo; l'espèce est répandue en
Guinée et à Liberia.
213
HYDROPHILIDÆ.
Sternolophus Solieri Solier, Ann. Soc. Ent. France, III, p.311.
— Brullé, Hist. Nat. Ins., V, p. 280, pl. 12, f. 2. — Cast., Hist,
Nat. Col., Il, p. 54.
Un exemplaire pris à Djabir-Bandja en mai-juin.
HISTERIDÆ.
Apopletes Duvivieri Lewis, Ann. Mag. Nat. Hist., nov. 1891,
Hole
ce nouvelle a été prise à Ibembo.
Pachycrærus cyanescens Erich., Jahrb., 1834, p. 155.—Mars.,
Mon., 1853, p. 458, pl. 14, f. 7.
Deux exemplaires de ce Pachycræruscapturés àlbembo, en mars.
Pachycrœrus violaceipennis Lewis, Ann. Mag. Nat. Hist.,
nov. 1891, p. 386.
Un exemplaire pris à Ibembo.
Saprinus gabonensis Mars., Mon., 1853, p. 468, pl. 16, f. 27.
Un exemplaire provenant d'Ibembo et capturé en mars.
NITIDULIDÆ.
Brachypeplus rubidus Murr., Ann. Mag. Nat. Hist.,3° sér., IV,
p. 396 ; Mon. p. 304, pl. 34, f. 6.
Deux individus de cette espèce ont été capturés à Ibembo, fin
octobre.
Azyra perforata Thom., Arch. entom., II, 1858, p. 43.
Trois exemplaires en octobre à Ibembo.
Platychora {Pherocopis) ebena Thom., Arch. entom., II, 1858,
p.42.
Un individu à Ibembo, le 15 août.
DERMESTIDÆ.
Dermestes vulpinus Fabr., Spec. Ins., I, p. 64.
Deux exemplaires de cette espèce cosmopolite pris à Ibembo.
TROGOSITIDÆ.
Alindra elongata Guér., Ic. Règn. Anim. Ins., p. 200.
Deux exemplaires de cette espèce ont été capturés à Ibembo
‘le 5 février.
Tenebrioides mauritanicus Lin., Syst. Nat., éd, X, I, p. 417.
— Sturm, Deut. Ins., I, p. 242, pl. 48, f. a N. — caraboides
Fabr., Syst. Ent., Il, p. 256.
274
De nombreux exemplaires de cette espèce cosmopolite ont
été pris durant toute l’année à Ibembo et à Djabir-Bandja{mai-juin).
Gymnochila varia Fabr., Syst. El, I, p. 151. — voariegata
Buq., Dej. Cat., 5° éd., p. 339.
Quelques exemplaires pris en mars, avril et août (Ibembo,
J. Duvivier). L'espèce est connue du Sénégal et du Gabon.
PECTINICORNES.
æ Lucanidæ.
Mesotopus tarandus Sweder., Vet. Ak. Handl., 1787, VIII,
p. 186, pl. 8, f. 1, G. — Burm., Hand. Entom., V, p. 363. —
Parry, Proc. Ent. Soc. Lond., 1862, p. 107; Cat., p. 7, pl. 5,f. 4,0.
Une femelle de cette belle espèce a été prise par mon frère
Joseph à Ibembo.
Prosopocoilus congoanus Duviv., Ann.Soc.Ent.Belg., XXXV,
1891 ; C.-R., p. cocexvII.
D'un brun noirâtre avec le disque des élytres un peu plus clair;
mandibules, antennes et tarses franchement noirs; tête trans-
versale, très finement granuleuse, légèrement échancrée en arc de
cercle en avant, arrondie aux angles antérieurs, subanquleuse
en dessous des yeux; mandibules étroites, un peu plus longues
que le corselet, arquées, finement rugueuses, subdilatées au
sommet qui est tridenté, unidentées au bord interne un peu en
dessous du milieu; prothorazx profondément échancré vers Les
angles postérieurs, l’échancrure limilée en avant par une petite
dent très saillante, finement granuleux, à disque brillant;
élytres à angles kuméraux dentiformes ; tibias antérieurs multi-
dentés en dehors, les intermédiaires unidentes.
Long. 29 mill. (sans mandib.); larg. 11 mill. {aux épaules). —
Ibembo (16-30 septembre, J. Duvivier) — Un « (femelle
inconnue).
Tête large, déprimée en avant, opaque à raison des fines granu-
lations dont elle est couverte, marquée de gros et larges points en
arrière des yeux ; bord antérieur échancré en are de cercle, à peine
sinué de chaque côté, avec le clypeus transversal, court, bilobé ;
angles antérieurs latéraux tronqués obliquement, un peu arrondis
en avant, non saillants en arrière, canthus atteignant le milieu de
lœil; en arrière des yeux les bords latéraux sont obliquement
tronqués avec l'angle legerement arrondi. Mandibules noires,
étroites, à peine plus longues que le corselet dans sa partie
médiane, régulièrement arquées, dilatées à l'extrémité et munies
de trois petites dents obtuses, dont la médiane, laplus courte, est plus
rapprochée de la postérieure que de la dent terminale; à la man-
275
dibule droite, on observe encore en dessus, un très petit tubercule
dentiforme entre la dent terminale et la dent médiane ; le même
petit tubercule se reproduit à la mandibule gauche, mais en des-
sous; au-dessus, vers la partie médiane et partant du bord interne,
une dent plus robuste, également obtuse et légèrement redressée;
faceinterne des mandibules concave, finement rugueuse, faceexterne
et dessous rugueux, parsemés en outre de nombreux petits points
disposés d’une façon irrégulière, se confondant avec la rugosité du
fond vers les extrémités ; base des mandibules lisse, portant de gros
points; menton large, rugueux, couvert de larges cicatrices arron-
dies. Prothorax un peu plus large et plus brillant que la tête, avec
les angles antérieurs légèrement arrondis, les côtés fortement
échancrés aux angles postérieurs, et une saillie dentiforme limitant
en avant cette échancrure; il est étroitement rebordé sur les côtés
et à la base, couvert de granulations plus fines que celles de la
tête, celles-ci entremêlées de points enfoncés, moins accusés sur
le milieu du disque ; quelques larges fossettes tout contre le bord
antérieur, en regard des cicatrices de la tête. Écusson subcordi-
forme, portant quelques points sur les côtés. Élytres portant à
l'épaule une petite saillie dentiforme, entièrement et finement
rugueux, d’un brun noirâtre avec le disque de chacun d’eux un
peu rougeätre. Dessous d’un brun noirâtre avec les tarses noirs et
les fémurslégèrement rougetres; fémurs antérieurs déprimés, munis
d’une légère dépression ovalaire près de la base, cette dépression
garnie de poils roux; tibias antérieurs multidentés en dehors,
armés de trois fortes dents à leur extrémité ; tibias intermédiaires
armés dans leur milieu d’une petite dent.
Cette espèce est de la taille du 2. modestus Parry, dont elle se
rapproche par la forme et la denticulation des mandibules, la forme
de la lèvre supérieure ; elle s’éloigne de cette espèce par la colora-
tion (les côtés du corselet et des élytres du ?. modestus étant,
d’après la description, largement fauves), par la forme des angles
postérieurs du prothorax, qui sont ici échancrés, avec l’échan-
crure limitée en avant par une dent saillante, tandis que chez le
P. modestus ces angles sont tronqués obliquement, la troncature
étant limitée en avant, non par une dent, mais par un simple
angle; enfin il manque au 2. modestus l'épine du milieu du bord
externe des tibias intermédiaires. Le P. congoanus rappelle en
certains points le P. senegalensis Klug, notamment par la forme
du corselet, qui chez cette dernière espèce est également échancré
et présente la saillie dentiforme limitant en avant l’échancrure et
par l’épine visible au bord externe des tibias intermédiaires; mais,
par contre, la forme et la denticulation des mandibules et la forme
de la lèvre supérieure sont autres.
216
Nigidius ÀlbersiDuviv., Ann. Soc.ent.Belg.,1890,XXXIV, p.68.
Trois exemplaires de cette espèce ont été pris à Ibembo
en février et mars; ils sont plus petits que le type et varient
entre 21 et 17 mill.
Passalidæ.
Passalus (Erionomus Kaup) Studti Kuw., Deut. Ent. Zeit.,
1890, p. 103.
Quelques exemplaires de cette espèce ont été capturés à Ibembo
(J. Duvivier) du 15 septembre à fin octobre. Il est assez intéressant
de rencontrer en plein cœur de l’Afrique cette espèce récemment
décrite de Madagascar.
Passalus (E'umelosomus Kuw.) Ælugi Kaup, Col. Hefte, II,
1868 prie
var.: Æamerunensis Kuw.
Un exemplaire de cette espèce rencontrée jusqu’à présent dans
la Guinée, à Cameroon et à Ashante a été pris à Ibembo (J. Duvivier,
5 février 1890).
Passalus (Eumelosomus Kuw.) E'mini Kuw., Deut. Ent. Zeit.,
1891,:p. 191:
Un exemplaire de ce Passale a été capturé à Djabir-Bandja
sur l’Uellé, par M. le Lieutt Milz (mai-juin 1890) ; cette espèce
a été primitivement signalée à Sierra-Leone.
Passalus (Didimus Kaup) duplicatus Har., Coleop. Hefte, XVI,
1879, p. 32.
Ibembo (août et fin octobre, J. Duvivier); quatre exemplaires de
cette espèce décrite tout d’abord du Lunda (Pogge), reprise plus tard
dans le Quango (von Mechow), ont été pris dans cette localité.
Passalus (Pentalobus Kaup) Palini Perch., Mon. Suppl. IF,
p. 8, pl. 135, f. 1. — Burm., Handb. d. Entom., V, p. 475. —
gabonicus Thom., Archiv. Entom., II, 1858, p. 48.
Ce Pentalobus est fréquent au Gabon et à Ashante; une quin-
zaine d'exemplaires ont été pris par mon frère à Ibembo (avril,
août, octobre 1890). — Un exemplaire a également été rencontré
à Djabir-Bandja (mai-juin 1890, Milz). On rencontre encore cette
espèce dans la région du Quango, et probablement dans tout le
bassin du Congo, où elle me paraît presque aussi fréquente que
l'espèce suivante.
Passalus (Pentalobus Kaup) barbatus Fabr., Syst. El., IT,
p. 256, 1801. — Perch., Mon., p. 33, pl. 2, f. 8. -- Burm:,
Handb. d. Ent. V, p. 475. subpentaphyllus Thom., Archiv.
Entom., II, 1858, p. 48.
Une quarantaine d'exemplaires de cette espèce, qui se rencontre
généralement en grand nombre, ont été récoltés en mars, mai,
RTT
août et octobre (Ibembo, J. Duvivier) et en mai-juin (Djabir-
Bandja, Milz); parmi ces exemplaires se trouvent un grand
nombre de sujets immatures. Ce Pentalobus est très commun en
Guinée; il a été également rencontré dans la région du Quango
(v. Mechow).
Passalus (Pentalobus Kaup) Reitteri Kuw., Deut. Ent. Zeit.,
1891, p. 192.
Quatre exemplaires de ce Pentalobus décrit tout récemment du
pays des Niams-Niams ont été rencontrés à Ibembo (fin octobre,
J. Duvivier).
LAMELLICORNIA.
Ateuchidæ.
Pachylomera femoralis Kirby, Zool. Journ., III, p. 520, t. 14,
f. 1. — Bertolon., Nov. Comment. Ac. Bonon., X, 1849, p. 390.
— horridus Boh., Ins. Caffr., II, p. 179.
Un G' pris à Ibembo. — Se prend dans toute la partie méri-
dionale de l’Afrique depuis le Mozambique d’un côté jusqu’au
bassin du Congo de l’autre.
Scarabæus Lamarki Mac Leay, Hor. ent., I, 2, p. 499.
Un exemplaire à Ibembo. Espèce très répandue en Afrique.
Gymnopleurus virens Er., Wieg. Archiv f. Naturg., 1848, I,
preali
Un seul exemplaire à Ibembo; cette espèce est également très
répandue en Afrique où on la rencontre de l’Abyssinie d’un côté,
la Guinée de l’autre jusqu’au sud du continent.
Gymnopleurus cœrulescens Oliv.,Ent., I, 3, p.189, t. 27, f. 231.
Un individu à Ibembo (avril).
Gymnopleurus azureus Fabr., Syst. El., I, p. 57.
Un exemplaire pris à Ibembo.
Gymnopleurus hilaris Hope, Ann. Mag. Nat. Hist., IX, 1842,
p. 494.
Trois exemplaires, l’un pris à Djabir-Bandja (Lt Milz), les
deux autres à Ibembo, me paraissent se rapporter à cette espèce
décrite de Sierra-Leone.
Anachalcos cupreus Fabr., Syst. Ent., p. 29. — Oliv., Ent.,
Sp. 196 pli DS.
Un individu à Ibembo.
Copridæ.
Heliocopris Dianæ Hope, Ann. Nat. Hist., IX, 1842, p. 494.
Je crois pouvoir rapporter à cette espèce un exemplaire rap-
porté d’Ibembo,
278
Catharsius Sesostris Waterh., Proc. Zool. Soc. Lond., 1888,
p. 86. — Dej., Cat., 3° éd., p. 154. — pihecius Oliv., Ent., I, 3,
p. 117, pl. 9, f. 73.
Un exemplaire pris à Ibembo.
Calharsius sp.
Un exemplaire dont le développement n’est pas absolument
complet etqui me paraît appartenir à une espèce inédite; elle se place
dans le voisinage du ©. nemestrinus,mais en est absolument distincte.
Onthophagus catta Fabr., Mant,. Ins., I, p. 12. — Oliv., Ent.,
I, 3, p. 125, pl. 23, f. 201. — gazella Fabr., Ent: Syst, .Æ
p. 6. — Ill, Mag. IL p.159 Fähr., Ins. Caïr.,
p. 279.
Un exemplaire pris à Tbembo de cette espèce, répandue non
seulement dans toute l’Afrique, mais se retrouvant même aux
Indes.
Proagoderus Ritsemæ Lansb., Notes Leyd. Mus., V, 1885,
p. 15.
Je crois pouvoir rapporter à cette espèce un exemplaire Q pris à
Ibembo (15 mai). Il a la tête d’un vert légèrement doré, le corselet
d’un vert foncé plus ou moins doré sur les parties convexes, les
élytres d’un noir légèrement teinté de bleu indigo, le dessous et
les pattes d’un vert foncé, les tubercules de la tête moins pro-
noncés. M. Ritsema, qui a eu l’obligeance de comparer cet exem-
plaire aux types de van Lansberge qui se trouvent au Musée de
Leyde, constate que l’éperon des tibias antérieurs est plus fortement
courbé en dedans et le pygidium plus fortement ponctué que chez
des exemplaires typiques du même sexe du ?. Ritsemæ, mais ne
trouve aucune autre différence, sauf en ce qui concerne la colora-
tion. Il s’agit très probablement d’une variété locale de l’espèce
décrite par van Lansberge.
Diastellopalpus noctis Thom., Archiv. ent., II, 1858, p. 52. —
Murrayi Har., Col. Hefte, IV, 1868, p. 83.
Unexemplaire à Ibembo (10 mai 1890). — Cette espèce est
connue du Gabon et du Vieux-Calabar.
Aphodiidæ.
Aphodius impurus Roth., Wiegm Arch., 1851, I, p. 31. —
Boh., Ins. Caffr., IT, p. 332. — Har., Berl. Ent. Zeit., 1862,
p. 152. — picipes Klug, Monatsb. Berl. Acad., 1855, p. 656;
Peters Reis., 1802, p. 244
Un exemplaire à Ibembo (mars); l’espèce est très répandue en
Afrique.
279
Hybosoridæ.
Phæochrous dispar Qued., Berl. Ent. Zeit., XXX VIII, 1884,
p.293. |
Deux exemplaires à Ibembo {mars et avril); l'espèce est décrite
du Quango.
Sericidæ.
Holoschiza dentilabris Lansb., Notes Leyd. Mus., VIII, 1886,
sai
Un individu de cette espèce a été pris à Ibembo (fin octobre).
Cette espèce a également été capturée dans le Bas-Congo, à
Matadi (Tschoffen), où elle paraît assez fréquente.
Pseudotrochalus quadrisignatus Qued., Berl. Ent. Zeit.,
XXX VIII, 1884, p. 304.
Deux exemplaires, pris à Ibembo; l’espèce est décrite duQuango
et se retrouve dans la région du Bas-Congo.
Melolonthidæ.
Apogonia virescens Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., 1891,
XXXV ; C. R. p. cccoxvui.
Oblong, peu convexe, très brillant, d'un brun rougeâtre à reflets
d'un bronzé verdâtre, particulièrement accentués sur la tôle, le
corselet, l’écusson, le dessous et les fémurs ; chaperon fortement
rétréci en avant, largement et profondément échancré à son bord
antérieur, à angles latéraux arrondis, couvert de gros points
confluents, serrés ; prothorax à ponctuation médiocre, plus serrée
sur les côtés et vers les angles. Élytres subparallèles, à peine
pubescents, grossièrement ponctués, à lignes lisses à peine
saillantes, présentant quatre séries régulières de points près de
la marge. Dessous nettement ponctué sur les côtés, pubescent ;
tibias antérieurs bidentés en dehors. Pygidium grossièrement
ponctué.
Apogonia virescens Chevr. i. litt.
Long. 6 1/2 à 8 mill.; larg 3 2/5 à 4 1/4 mill. — Vieux-Calabar
(coll. Brenske) ; Ibembo (J. Duvivier) ; Djabir-Bandja (mai et juin,
L' Milz).
Palpes fauves à dernier article très allongé, fusiforme; labre
d'un brun de poix, en arc de cercle; chaperon fortement rétréci
en avant, nettement séparé du front par un sillon assez profond
allant d’un œil à l’autre, déclive, largement et profondément
échancré à son bord antérieur, avec les angles latéraux arrondis;
il est étroitement reborde, le rebord relevé et lisse, la surface
280
est couverte de gros points confluents, serrés, qui lui donnent un
aspect rugueux; la tête est verticale, légèrement convexe, égale-
ment couverte de points enfoncés assez gros, en partie allongés,
plus accentués et plus rapprochés vers la partie antérieure où ils
sont limités en avant par un espace lisse. Antennes à massue
fauve. Prothorax court, environ trois fois aussi large que long,
échancré et sinué à son bord antérieur, bisinué à la base; les
côtés sont dilatés arrondis jusqu’à la hauteur du tiers basilaire,
puis régulièrement rétrécis en avant où ils forment avec le bord
antérieur des angles presque droits; le corselet est finement
reborde, sauf à la base; la surface est transversalement convexe,
elle est marquée de chaque côté, vers le milieu, d’une impression
obsolète et couverte de points médiocres plus serrés, plus profonds
et plus nombreux vers les côtés et versles angles. Écusson grand,
en triangle curviligne, ponctué sur les côtés. Élytres un peu plus
larges à la base que le corselet, subparallèles, largement et
isolément arrondis au sommet, légèrement impressionnés en
dedans des épaules; ils sont peu convexes, grossièrement ponc-
tués, cette ponctuation rendue un peu confuse par des vestiges
de rides transversales, surtout vers les côtés ; on remarque, en
outre, quelques séries longitudinales de points géminés peu
accentués, et sur les côtés, entre l’épaule et la marge, quatre
séries régulières de gros points subquadrangulaires très serrés;
vers l’angle apical la ponctuation est absolument confuse; de
chaque point, tant du corselet que des élytres émerge un poil
blanc, très court, de nature écailleuse, à peine distinct. Propygi-
dium densément couvert de gros points irréguliers; pygidium en
triangle curviligne fortement rebordé en arrière, grossièrement
ponctué, éparsement pubescent. Dessous nettement ponctué sur
les côtés de la poitrine, des segments abdominaux et le long du
bord postérieur de ceux-ci, chaque point donnant naissance à une
écaille blanchatre; pattes ponctuées, couvertes de poilsblanchâtres,
plus longs que ceux de l’abdomen; tibias antérieurs bidentés en
dehors.
Un des exemplaires diffère quelque peu des autres par les reflets
bronzés moins accusés, sa forme moins parallèle, son épistome sub-
horizontal, à ponctuation plus nette, moins rugueuse, avec la
partie médiane à peu près veuve de points. Le front est moins
fortement ponctué, les points sont un peu plus espacés et non
allongés ; la ponctuation élytrale est plus nette avec les lignes lisses
longitudinales plus apparentes. Le dessous et les pattes sont plus
foncés, la ponctuation paraît :noins largement distribuée, plus
profonde et la pubescence mieux accentuée ; cet exemplaire ne me
paraît être qu'une simple variété de l’A. vérescens.
281
L’A, virescens s’écarte de ses congénères africaines par son
clypeus fortement échancré en avant, ce caractère est également
commun à l_ A. énsularis Karsch de l'Ile du Prince, mais cette
espèce est noire et fortement poilue.
Un autre espèce d'Apogonia, également inédite, se rencontre
dans le Bas-Congo; cette espèce appartient au groupe des
Apogonia ayant le chaperon arrondi antérieurement; en voici la
description :
Apogonia congoana Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXXV,
1891 ; C.-R., p. ccccxvuI.
Oblong, peu convexe, brillant, entièrement d'un brun rougeûtre
plus ow moins clair, présentant un très léger reflet bronzé,
particulièrement accuséchez les exemplaires plus foncés; chaperon
subtronqué en avant, nettement et largement arrondi sur les côtés,
avec les angles latéraux également arrondis, déclive, couvert de
nombreux gros points ; prothorax transversal, court, couvert de
points médiocres, intermédiaires entre ceux de la tête st du
chaperon; élytres légèrement dilatés en arrière, fortement
ponctués, à lignes lisses bien accusées ; tibias antérieurs bidentés
en dehors avec le vestige d’une troisième dent.
Long. 9 à 9 1/2 mill.; larg. 5 1/2 à 5 2/3 mill. — Boma (Bas-
Congo) Dugniolle. — Landana (Dr. Petit).
Palpes et massue antennaire fauves ; chaperon subtronqué en
avant, nettement et largement arrondi sur les côtés avec les angles
latéraux arrondis; il est nettement séparé du front par un sillon
transversal, déclive, étroitement rebordé en avant {le rebord
relevé et plus large en avant) et couvert de nombreux gros points
très serrés, en partie confluents, surtout près des yeux ; tête sub-
verticale, peu convexe, couverte de points médiocres assez espacés
etrares sur la partie attenante au chaperon, légèrement impres-
sionnée en avant et présentant, en outre, en arrière, une impres-
sion semi-circulaire obsolète allant d'un œil à l’autre. Prothorax
trois fois aussi large que haut, assez court, nettement échancré à
son bord antérieur avec les angles antérieurs abaissés de telle sorte
que le corselet paraît notablement plus étroit en avant qu’en
arrière; le bord antérieur est faiblement avancé dans sa partie
médiane, la base est légèrement bisinuée, les côtés dilatés arrondis
jusque près du milieu, puis fortement rétrécis en avant, les angles
antérieursaigusetavancés, la surface marquée de chaque côté detrois
impressions obsolètes, entièrement couverte de points médiocres,
intermédiaires entre ceux du chaperon et ceux du front: ces points
peu serrés sur le disque, sont plus rapprochés sur lescôtés. Écusson
grand, triangulaire, portant quelques points sur les côtés. Élytres
dela largeur du corselet à la base, modérément convexes, légèrement
282
dilatés en arrière vers le dernier tiers où la convexité est un peu
plus accentuée, largement et isolément arrondis au sommet, très
faiblement impressionnés en dedans des épaules; ils sont pro-
fondément ponctués, avec les points nettement séparés, pareille-
ment visibles sur toute la surface quoique un peu plus petits
vers le sommet; ils portent chacun une ligne régulière de
points le long de la suture, deux séries de points géminés sur le
disque et entre l'épaule et la marge, quatre lignes régulières de
points enfoncés ; les lignes de points plus petits, en partie effacés
dans la partie antérieure ; les deux dernières séries de points
rejoignent, au sommet, les deux premières séries discoidales : dans
chaque point deux petites écailles blanchâtres. Propygidium cou-
vert de gros points allongés, disposés irrégulièrement ; pygidium
en triangle curviligne, très convexe chez le G, modérément
convexe chez la ©, couvert de fossettes et légèrement pubescent.
Dessous nettement ponctué sur les côtés de la poitrine et les seg-
ments abdominaux ainsi que le long du bord postérieur de ces
derniers, la ponctuation beaucoup plus fine sur le milieu du métas-
ternum qui est longitudinalement sillonné sur les deux tiers de sa
longueur ; dans chaque gros point une écaille blanchâtre ; pattes
éparsement ponctuées, pubescentes ; tibias antérieurs longuement
bidentés en dehors, portant en outre, surtout chez les ©, une
troisième dent, à peine accusée, avant les deux autres.
EvPecy1is Duviv.
Ann. Soc. Ent. Belg., 1892, XXX VI, p. 57.
Menton subtransversal, sa partie ligulaire rétrécie en avant.
Dernier article des palpes labiaux ovalaire et acuminé ; palpes
maxillaires à dernier article très allongé, fusiforme, impressionné
en dessus. Zabre grand, vertical, profondément bilobe. 7£/e assez
courte ; chaperon en demi cercle, étroitement rebordé partout.
Antennes de 10 articles, à massue de 6 articles : art. 3 et 4 très
allongés, 3 d’un tiers plus long que 4.
Prothoraz court, peu convexe, arrondi sur les côtés, sinué de
chaque côté à la base avec les angles distincts. — Point de saillie
sternale.
É'eusson assez large, en triangle curviligne.
Ælytres oblongs, subparallèles, très légèrement rétrécis en
arrière, subtronqués largement au sommet.
Pattes médiocres; jambes antérieures tridentées en dehors,
(la dent supérieure très faible) sans éperon interne, les autres
sublinéaires, épineuses çà et là; tarses réunis presque aussi longs
283
que les tibias correspondants, leurs crochets assez robustes,
fortement arqués au bout, dilates et dentés à la base.
Pygidium en triangle curviligne, à sommet obtus.
Ce nouveau genre appartient au groupe des Schizonychides ; il
est voisin du genre Pegylis, mais en est très différent par sa massue
antennaire de 6 articles, la tige de 4 articles avec les articles 3 et
4 très allongés ; ses crochets sont renflés à la base et munis, près
de celle-ci, d’une élévation dentiforme ; les tibias antérieurs sont
tridentés avec la dent supérieure très réduite.
Eupegylis confusa Duviv., Ann. Soc.Ent. Belg., XXX VI, 1892,
MOQUE
D'un brun rougeûtre plus où moins clair, avec un très léger reflet
bronzé sur la tête et sur le corselet; élytres d’un brun rougeûtre
plus clair el indistinctement maculés de noirâtre ; tôle,
corselet el abdomen plus foncés, les deux premiers ruqueuse-
ment ponctuës ; élytres rugueux, plus ow moins ridéès trans-
versalement ; le tout garni de très pelils poils roussûtres ;
poitrine assez longuement villeuse.
Long. 17 mill.; larg., 8 mill. — Ibembo (16-30 septembre,
J. Duvivier).
Tête et corselet d’un brun noiratre à légers reflets bronzés ; tête
profondément rugueuse, corselet ponctué-rugueux, tous deux
garnis de poils d’un testacé-roussätre, plus longs et plus nombreux
sur la tête ; antennes d’un brun de poix à massue fauve. Prothorax
fortement transversal, plus de deux fois aussi large que long,
muni en son milieu d’un fin sillon longitudinal se prolongeant en
une ligne lisse en avant et en arrière ; bord antérieur finement
émarginé, à peine avancé dans son milieu avec les angles obtus ;
base largement sinuée de chaque côte avec ses angles légèrement
obtus ; côtés arrondis, assez nettement rétrécis en avant. Écusson
grand, d’un brun rougeàtre, large, en triangle arrondi au sommet,
rugueux. Élytres oblongs, à peine dilatés dans leur milieu, très :
legerement tronqués au sommet; ils sont peu convexes, d’un
brun rougeñtre assez clair, indistinctement maculés de noiratre
avec la base et la marge également de cette coloration ; la surface
est ponctuée rugueuse, plus ou moins ridée transversalement, la
ponctuation mal définie avec les intervalles ponctués, surtout vers
le sommet, elle est garnie de nombreux petits poils roussâtres ; une
impression peu définie s’observe entre l’épaule et l’écusson ; trois
vestiges de lignes élevées sur le disque ainsi que deux autres plus
marquées, très rapprochées, le long de la marge. Pygidium pontué-
rugueux, longuement pubescent. Dessous assez densément ponctué,
pubescent, très villeux sur la poitrine où cette villosité est en
partie blanchatre,
Un male.
284
PsEupopHoLis Duviv.
Ann. Soc. Ent. Belg., XXXVI, 1892, p. 57.
Menton transversal, sa partie ligulaire légèrement rétrécie en
avant, non sinuée à son bord antérieur. Palpes labiaux insérés sur
les côtes du menton. Dernier article des palpes labiaux subova-
laire, celui des maxillaires très allongé, oblong-ovalaire, acuminé
au sommet, déprimé en dehors. Labre profondément échancre en
arc de cercle. 7éle presque carrée, front plan, chaperon arrondi
aux angles, à bord antérieur fortement relevé, entier en avant.
Antennes de neuf articles : art. 3, le plus grêle, une fois et demie
aussi long que 4, qui est plus épais, 5 court, 6 très court, large,
les trois derniers formant une massue allongée chez le Œ.
Prothoraz transversal, anguleux sur les côtés, sinué de chaque
côte à la base, avec les angles obtus.
Écusson grand, en triangle curviligne.
Élytres oblongs, légèrement rétrécis en arrière, obliquement
impressionnés dans leur longueur sur les côtés, isolément arron-
dis au sommet. /ambes antérieures tri-dentées chez le G\, munies
d’un très court éperon interne, les autres arrondies, inermes;
tarses médiocres, ongles robustes, simples, munis en dedans d’une
petite dent obtuse, rapprochée de la base (un vestige de dent est
encore visible entre cette dernière dent et la base de l’ongle).
Pygidium subvertical, en triangle allongé, aigu au sommet,
Saillie mésosternale nulle; parapleures métasternales larges,
suture des segments abdominaux effacée sur la ligne médiane.
Épimères métathoraciques très larges.
Parmi les MWélolonthides vrais, ce genre se distingue de ceux
qui ont le 3° article des antennes plus long que le 4° et point de
saillie sternale, par ses antennes de neuf articles et leur massue
de 3 articles chez les . Il se rapproche du genre Zeucopholis. Je
ne connais point la Q.
Pseudopholis squammulosa Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg.,
XXXVI, 1892, p. 58.
Dessous d’un brun noirätre, couvert de pelites écailles pihformes
blanches et sur la poitrine d'une assez lonque villosité d'un blanc
légèrement roussâtre; parties de la bouche et hanches d’un brun
rougeûtre; tête, écusson et corselet noirs, sauf les bords latéraux
de ce dernier qui sont bruns, ces organes densément couverts de
peliles écailles blanches, ponctiformes; élytres bruns avec la
base el la marge étroitement notrâtres el un fin liséré noir sulu-
ral, couverts de peliles écailles ponctiformes blanchätres, assez
écarlées ; pygidium noirätre à écailles un peu plus serrées.
Long. 24 mill.; larg. max. 11 mill. — Ibembo (J. Duvivier).
285
Chaperon faiblement dilaté en avant, régulièrement arrondi aux
angles, à bord antérieur fortement relevé; il est couvert de gros
points très serrés, donnant chacun naissance à une petite écaille
blanche, ces écailles entremêlées de quelques écailles piliformes:
front plan, présentant une ligne lisse médiane et également de
gros points enfoncés moins serrés dans la partie centrale, et don-
nant naissance à unc petite écaille blanche, comme sur le chape-
ron; antennes brunes à massue plus mate : art. 1 garni d’une forte
touffe de poils roux. Prothorax modérément convexe transversa-
lement, environ deux fois aussi large à sa base que haut dans son
milieu; il est fortement anguleux sur les côtés qui sont très
légèrement crénelés (la partie la plus large s’observant au milieu),
et criblé de points enfoncés beaucoup plus fins que ceux de la
tête, particulièrement serrés vers les côtés qui sont rougeâtres,
beaucoup plus rares sur la ligne médiane; bord antérieur et base
frangés de poils rougeâtres. Écusson ponctué et couvert d’écailles.
Élytres oblongs, légèrement dilatés en arrière, marqués cha-
cun d’une large impression oblique allant de dessous l'épaule
jusqu’au calus apical, qui est peu saillant, munis d’un ou deux
vestiges de lignes élevées sur le disque, d’une autre ligne non loin
de la marge et d’une dernière suturale; ils sont bruns avec un
fin liseré sutural, la base et le bord marginal étroitement noirs; la
surface est un peu rapeuse, couverte de petits points assez nom-
breux très fins et de chacun desquels émerge une petite écaille
blanche; ces points sont très rapprochés à la base, sur les côtés et
au sommet. Propygidium densément couvert d’écailles. Pygidium
noirâtre, subvertical, en triangle plus long que large, très densé-
ment couvert d’écailles. Dessous d’un brun noirâtre avec les
hanches plus claires, densément couvert d’écailles piliformes sur
l’abdomen et d’une longue villosité jaunâtre sur la poitrine ; fémurs
et tibias assez longuement pubescents; ongles tarsiens simples,
chacun muni de deux petits dents, dont une submédiane très
accusée.
Rutelidæ,
Anomala Guessfeldti Kolbe, Berl. Ent. Zeit., 1883, p. 20;
Nov. Acta. Ac. L.-C. Nat. Cur., L, 1887,p. 256, pl. 2, f. 1.
Un exemplaire pris à Ibembo ; l’espèce est décrite de Chinchoxo
et est assez fréquente dans la région du Bas-Congo,
Anomala viticollis Lansb., Notes Leyd. Mus., VIII, p. 102,
Je crois pouvoir rapporter à cette espèce, un individu pris à
Ibembo en mai; cette espèce, suivant M. Van Lansberghe, doit
appartenir à la division dont les tarses ont le crochet externe fendu
à toutes les pattes : je ne puis vérifier ce point, les crochets posté=
286
rieurs manquant précisément à l’exemplaire que j'ai sous les yeux,
mais tous les autres caractères se rapportent à la description de
l’auteur.
Je possède un second exemplaire, plus clair que le premier,
mais que je ne puis en séparer ; celui-ci possède ses crochets, tou-
tefois à une seule des pattes postérieures : le crochet me paraît
simple; serait-ce accidentel? Cet exemplaire provient de Boma
(Bas-Congo); l’espèce est décrite du Congo.
L’individu pris à Ibembo est un &\, le plus gros des crochets
antérieurs, qui est assez épaissi, porte en son milieu une assez
forte dent, caractère que n’a pas signalé le descripteur.
Oryctidæ.
Temnorynchus tridentatus Lansb., Notes Leyd. Mus., VIII,
2106!
; Deux femelles prises à Ibembo; cette espèce a été décrite
comme provenant du Gabon et du Bas-Congo; je la crois fréquem-
mentconfondue dans les collections avecle 7. Diana P. de Beauv.
Cyphonistes vallatus Wiedem.,Zcol. Mag. IL, 1,p.4.— Burm.,
Handb. Entom., V, p. 218.
Un &' pris à Ibembo le 5 mai. — Cette espèce se rencontre
au Cap et dans différentes régions du Congo.
Dynastidæ.
Archon centaurus Fabr., Syst. Ent., p. 8. — Oliv., Ent. I, 3,
p. 14,pl° 11, £. 10€ —Burm., Handb-/Entom-, Vwp 26082
Gideon Drury, Exot. Ins. I, p. 80, pl. 36, f. 1.
Un Get une © pris àlbembo.— Cette espèce estassez fréquente
dans toute la région du Congo.
Cetonidæ.
Mecynorrhina torquata Drury, Il. Exot. Ins. III, p. 60, pl.44,
f. 1 (0). — Waterh., Ann. Mag. Nat. Hist., new ser., IT, p. 635
(&). — Westw., Arcan. ent., I, p. 169, pl. 44, f. 1,2. — Burm.,
Handb. Entom., III, p. 184. — Kraatz, Deut. Ent. Zeit., 1890,
pa POTCaple IET, F1;
Un & capturé à Basoko (Haut-Congo) vers la fin d’octobre. Il est
de taillemoyenne, porte lesquatre lignes blanches sur le prothorax
sans la linéole médiane; la bande latérale des élytres est entiere
et se relève un peu le long de la suture.
Megalorrhina Harrisi Westw., Trans. Ent. Soc. Lond., V,
p- 20, pl. 1, fig. 2. — Kraatz, Deut. Ent. Zeit., 1890, p. 269.
Une femelle de coloration normale prise à Ibembo.
Dicranorrhina micans Drury, Exot. Ins., 1873, II, p. 59,
ile
287
pl. 32, f. 3. — Westw., Arcan. Entom., I, p. 172. — Proc. Ent.
Soc. Lond., 1849, p. 87. — Trans. Ent. Soc. Lond., new ser.,
HÉM854. p..61.,pl 6 dalles).
Une femelle capturée à Ibembo.
Aphelorrhina guitata Oliv., Entom., I, pl. 2, f. 7a (Q).— Gory
et Perch., Monogr., pl. 22, f. 6 (Q). — Buquet, Ann. Soc. ent.
France, V, pl. 5b, f. 4(3).—Burm., Hand. d. Entom., IL, p. 208.
Un mâle pris vers le 5 février 1891 à Basoko (Haut-Congo).
B'ecoptocnemis superba Gerst., Mitt. Nat. Ver. Neu-Vorpom-
mern u. Rügen, XIV, p. 12.
Deux femelles et un mâle pris à Ibembo.
Tmesorrhina tridens Duviv., Ann. Soc. ent. Belg., 1891,
XX VE ICRA DACCCIXE
Atllongé, rétréci en arrrière, très brillant, d'un beau vert métallique
foncé, à reflets rougeâtres en dessous comme en dessus; tibias et
tarses rouges; tlêle rugqueuse, prothorax éparsement ponctué ;
élytres très finement ponctués sur le disque (la ponctuation peu
régulière), plus grossièrement sur les côtés avec de nombreuses
hachures transversales autour du calus apical; tibias antérieurs
nettement tridentés (les dents à égale distance l'une de l’autre),
les intermédiaires simples, les postérieurs nettement unidentés ;
saillie mésosternale subtriangulaire,
Long. 19 mill.; larg. (aux épaules) 8 mill. — Ibembo, 25 mai
1890. Une © prise au vol en plein soleil.
Cette nouvelle Zmesorrhina est très voisine de 7. iris: elle se
distingue de cette dernière espèce par sa taille plus réduite, sa
forme beaucoup plus étroite, son chaperon plus nettement émar-
giné, les hachures bien plus nombreuses et plus serrées qui
couvrent l’angle apical des élytres, la ponctuation bien plus fine
de ceux-ci, la coloration verte à reflets rougeàtres, et surtout ses
tibias antérieurs bien plus nettement tridentés, d’où le nom de
tridens, proposé par M. le D: Kraatz pour cette espèce et que j'ai
conservé comme très caractéristique.
Le chaperon est rugueux, relativement un peu plus allongé et
plus parallèle encore que dans 7”. iris et plus nettement émarginé,
avec le disque un peu plus convexe; les palpes sont rouges; les
antennes ont le premier article d’un vert métallique, les suivants
d’un brun de poix, enfin la massue rouge. Le prothorax est sem-
blable à celui de l'iris, à ponctuation plus fine toutefois. L’écusson
est également semblable à celui de l’érès, mais aussi moins ponctué
sur les côtés. Les élytres sont allongés, régulièrement rétrécis
en arrière avec l’angle sutural non dentiforme et la suture sail-
lante vers le sommet; ils sont très finement et peu régulièrement
ponctués sur le disque, plus nettement sur les côtés, avec de nom-
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXXVI, 23
238
breuses hachures très serrées dans l’angle apical. Le dessous est
coloré comme le dessus, c’est-à dire d'un beau vert métallique
foncé, à reflets rougeatres surtout lorsque l’on regarde l’insecte
sur le côte ou d'arrière en avant; les tibias et les tarses sont nette-
ment rouges, ainsi que les épisternums métathoraciques. La saillie
mésosternale est subtriangulaire plutôt que parfaitement arrondie
et les tibias antérieurs présentent sur la hanche interne, trois
dents nettement accusées et également écartées.
Je n’ai vu qu’un exemplaire de cette espèce, une femelle.
Smaragesthes subsuturalis Kr., Deut. Ent. Zeit., 1891, p. 123.
Trois exemplaires de cette jolie espèce ont été capturés par mon
frère Joseph à Ibembo le 10 avril et du 1-15 août 1890 ; elle est
décrite du Congo et se retrouve à la baie Delagoa.
Diplognatha gagates Forst., Nov. Spec. Ins., 1771, p. 6. —
Harold, Coleop. Hefte, XVI, 1879, p. 79.
D’assez nombreux exemplaires ont été capturés à diverses
époques de l’année à Ibembo et à Djabir-Bandja en mai et juin ;
c’est une espèce excessivement répandue en Afrique.
Diplognatha subænea Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., 1891,
XXXV ;C.-R:,p-ccoLxIr.
Forme de D. Gagates Forst. et D. silicea Mac Leay, mais plus
grand, brillant, entièrement d'un bronzé obscur faiblement
cuivreux; chaperon ponctué-ruqueux sur les côtés, à angles
antérieurs aigus et relevés ; prothorax superficiellement pointillé
sur le disque, finement chagriné sur les côtés ; élytres réqulière-
ment rétrécis en arrière, superficiellement pointillés, finement
réticulés au sommet, marqués en outre de quelques séries de
points très fins et espacés; pygidium chagriné, mat. Saillie
mésosternale en triangle oblus, suture très fine; tibias antérieurs
tridentés, les intermédiaires et les postérieurs unidentés.
Long. 29 à 31 mill., larg. 15 à 16 mill. — Ibembo, du 2 au
5 février 1890.
Comme forme, cette espèce rappelle les 2. gagates Forst. et
D. silicea Mac Leay, mais elle est plus grande, plus allongée, plus
brillante, et entièrement d’un bronzé obscur légèrement cuivreux.
Le chaperon est subquadrangulaire, nettement releve sur les côtés
avec les angles antérieurs aigus et saillants, sa surface est densé-
ment ponctuée, même en partie rugueuse sur les côtés avec la ponc-
tuation moins accusée entre les yeux ; les antennes sont d’un brun
de poix avec le premier article métallique. Le prothorax est sem-
blable à celui de 2. gagates, toutefois plus allongé, peu convexe,
fortement reborde sur les côtés, tres finement pointillé sur toute
la surface (ce pointillé est superficiel et visible seulement sous la
loupe), finement chagriné sur les côtés qui paraissent ainsi plus
289
mats, très brillant sur le disque. L’écusson se présente en triangle
allongé, paraissant lisse, mais également pointillé superficielle-
ment. Les élytres sont allongés, régulièrement rétrécis en
arrière, sinués sous les épaules, plans, plus nettement et plus
densément pointillés que le prothorax, fortement réticulés sur
les côtés à partir du milieu et au sommet autour des calus
apicaux ; sur ceux-ci on remarque en outre, quelques séries longi-
tudinales assez régulières de points peu marqués et assez espacés ;
la suture est relevée près du sommet et l’angle apical de chaque
élytre est arrondi et légèrement prolongé. Pygidium réticulé.
Dessous très brillant avec les côtés de la poitrine et de l’abdomen
nettement chagrinés; les fémurs marqués de hachures et les tibias
de fortes cicatrices ; les tibias antérieurs sont tridentés, les quatre
postérieurs unidentés; la saillie mésosternale est subtriangulaire,
nettement limitée en arrière par une très fine suture.
Un des exemplaires, le plus grand, est d’un bronzé verdâtre,
il est moins brillant que les autres, mais ne diffère pas autrement
de ceux-ci. Û
Eriulis variolosa Gory et Perch., Monogr. Céton., p. 128,
pl. 18, f. 6. — Burm., Handb. d. Entom., III, p. 618. — nigrita
Banb.-Wlrans. Ent.*50c. Lond., ll, -p. 216;Proc.tEnt. Soc.
Lond., 1840, p. 5.
Un exemplaire capturé pendant la première quinzaine du mois
d'août à Ibembo.
Pilinopyga nigra Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., 1891, XXXV;
CR, D. CCCLXIN.
Très voisin de P. ornatipennis Zope (sub Diplognatha), mais
entièrement d'un noir mat en dessus avec les palpes d'un brun de
poix et la massue des antennes rougeûtre; pygidium densément
couvert d'une longue pubescence argentée.
Long. 25 mill.; larg. (aux épaules) 10 mill. — Ibembo, 5 mai
1890. Un G' ?
Cette espèce est extrêmement voisine de 2. ornalipennis Hope,
pour laquelle M. le Dr Kraatz a, à juste titre, fondé le genre
Pilinopyga (Deut. Ent. Zeit., 1888, p.415, pl. V, f.7); la P. nigra
me paraît différer de la 2. ornatipennis par son chaperon relati-
vement un peu plus transversal, son aspect plus brillant, moins
velouté, les lignes impressionnées des élytres mieux accusées et
par contre les intervalles plus relevés; sa coloration est, au
surplus, uniformément noire, en dessous comme en dessus, avec le
dessous plus brillant. Les tibias antérieurs sont nettement tri-
dentés comme dans l’espèce de Hope.
Peut-être n’est-ce qu’une variété de la ?. ornatipennis, en tout
290
cas, elle me paraît assez caractéristique pour mériter un nom
spécial, sinon comme espèce, tout au moins comme variété.
L'exemplaire pris par mon frère me paraît être un (4, les angles
antéro-latéraux du chaperon étant assez relevés.
PRÆLINOTARSIA
Duvivier, Ann. Soc. Ent. Belg., XXX V, 1891; C.R., p. ceczxun.
Chaperon subélargi et légèrement déprimé en avant, profonde-
ment échancré à son bord antérieur, les lobes sub-acumines.
Prothoraz à peine convexe, sub-orbiculaire, légèrement arrondi
à la base, tronqué en avant; côtés sub-obliquement dilatés jusqu’au
2/5 antérieurs, puis régulièrement arrondis en avant.
Écusson très grand, allongé, en triangle curviligne, aigu au
sommet.
É‘Vyvres ne dépassant pas le dernier segment dorsal de l’abdo-
men, notablement plus larges à la base que le prothorax, à épaules
saillantes, légèrement dilatés jusqu’au premier tiers, puis brusque-
ment atténués en arrière, isolement arrondis au sommet avec
l'angle sutural dentiforme ; surface déprimée sur le disque, présen-
tant une côte partant de l’épaule et parallèle à la marge; suture
relevée.
Pygidium très grand, en triangle curviligne, renflé au sommet.
Prosternum efface entre les hanches.
Mesosternum non saillant, sublineaire.
Pattes robustes et longues ; tibias antérieurs tridentes, les inter-
médiaires sinues en dehors dans leur dernier tiers, sans dent bien
marquée en dehors, les postérieurs aussi longs que les fémurs
correspondants, unidentés au-delà du milieu, puis brusquement
dilatés en dehors : la dilatation profondément bifide, ciliée en des-
sous; tarses grêles, toujours plus longs que les tibias correspon-
dants, les intermédiaires et les postérieurs une fois et demie aussi
longs que les tibias de la même paire.
Ce genre appartient au groupe Schizorhinides et paraît avoir
une grande analogie avec certains genres de Madagascar, notam-
ment avec les genres Z’piranthis et Linotarsia dont il se rapproche
par la longueur des tarses ; les courts élytres et surtout la forme
des tibias postérieurs sont particulièrement remarquables.
Type : P. limbatipennis Duviv.
P. limbatipennis. Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., 1891, XXXV;
C°R.; p. cecxLuIr:
Entièrement noir, brillant sur les pattes, l'abdomen et le
chaperon, mat sur les autres parties; élytres d'un brun clair à
291
reflets dorés, obsolètement ponctués, bordés de noir sur les côtés
et au sommet; dessous couvert de poils jaunûâtres et grisätres,
peu serrés, redressés.
Long. 15 mill.; larg. (aux épaules) 6 mill. — Ibembo (mars
1890, J. Duvivier).
Tête et corselet noirs, recouverts d’une courte pubescence peu
dense, noire, sauf sur le chaperon où elle est roussâtre ; chaperon
à lobes antérieurs légèrement relevés, parallèle sur les côtés,
à surface aciculée, assez brillant; front d’un noir velouté, mat;
yeux très saillants, subglobuleux; antennes noires avec la
massue d’un brun de poix, composée de trois feuillets. Prothorax
subhexagonal, peu convexe, étroitement rebordé sur les côtés;
surface finement rugosule, médiocrement ponctuée, le fond
entièrement caché par un enduit velouté, d’un noir mat; flancs
du prothorax aciculés et portant des soies noires; écusson en
triangle curviligne grand, allongé, d’un noir mat comme le
prothorax.
Élytres ne dépassant pas l’avant-dernier arceau dorsal de
l'abdomen, d’un brun clair et portant chacun une bande d’un
noir mat, marginale, partant de l’épaule, où elle est étroite, puis
s’élargissant brusquement un peu en dessous de celle-ci pour garder
ensuite cette même largeur jusqu’à l’angle apical, où ellese relève un
peu sur la suture; vus de côté, les élytres présentent des reflets
un peu dorés ; leur surface est plane et les côtés s’abaissent juste à
la limite interne de la bande marginale ; la suture est subcostiforme
ainsi qu'une ligne prenant naissance un peu en dessous de l’épaule
et s’arrêtant au calus apical, de telle sorte que le disque paraît
déprimé; ils sont notablement plus larges à la base que le
prothorax, s’élargissent jusqu’au premier tiers, puis s’atténuent
régulièrement jusqu’au sommet où ils sont isolément arrondis
et présentent entre eux une profonde échancrure; l’angle sutural
est dentiforme et le bord postérieur de chaque élytre crénelé;
six séries de fossettes obsolètes, disposées assez régulièrement
et plus ou moins effacées à la base, s’observent sur chaque élytre ;
au sommet les fossettes sont remplacées par des hachures en
sens divers ; quelques courtes soies noires apparaissent encore ça
et là. Pygidium très grand, en triangle curviligne, subglobuleux,
renflé au sommet; sa surface est aciculée et recouverte d’un
enduit noir, mat, d'aspect velouté ainsi que d’une courte pubes-
cence noire. Dessous noir, aciculé, recouvert de soies courtes,
grisatres, entremêlées de roussâtres, assez denses sur le proster-
num, les hanches et les fémurs antérieurs, plus rares sur les
autres organes ; sur le bord des deux derniers segments abdominaux
on observe également quelques longs poils roux.
292
Macroma congoensis Bates, Proc. Zool. Soc. Lond.,1890, p.484.
Un exemplaire de cette espèce a été pris le 15 mai à Ibembo;
elle est décrite de la région de lAruwimi, d’où elle a été rapportée
par M. W. Bonny (expédition Stanley).
Trichiidsæ.
Platygenia barbala Afzel, in Schœnh., Synon. Ins., I, p. 3;
Append., p. 38. — Burm., Gen. Insect., tab. c, f. 1, 2 (G' et O).
— Zaïrica Mac Leay, Hor. entom., I, p. 152 (G). — Guér., Icon.
Règn. Anim., Ins., pl. 26, f. 6 (Q). — Gory et Perch., Mon.
Céton., p. 40, pl. 14, f. 5 (Q).
Un G' capturé à Ibembo le 5 mai; cette espèce se rencontre
dans toute la région occidentale de l’Afrique.
Platygenia exarata Schaum, Trans. Ent. Soc. Lond., V, 1848,
De 10:
Un certain nombre d'exemplaires de cette rare espèce ont été
capturés à Ibembo le 20 septembre 1890, par mon frère Joseph;
cet insecte, ainsi que le PZatygenia barbata, se tient généralement
sur la cime des palmiers Elaïs.
La femelle seule de la ?. exarata me parait avoir été décrite;
je crois donc utile de donner ci-après les caractères différentiels
des deux sexes :
G. Prothorax plus transversal, finement ponctué, très brillant ;
élytres plus parallèles; pygidium large, arrondi au sommet,
simple; tibias antérieurs obsolètement tridentés sur la tranche
externe, nettement anguleux en dedans; tibias intermédiaires
présentant en dedans une profonde échancrure anguleuse suivie
d'une dent fermant en partie l’échancrure; tibias postérieurs
munis sur leur face interne d’une touffe de poils roussâtres ; abdo-
men concave sur la ligne médiane; métasternum et abdomen
pubescents au milieu.
Q. Prothorax moins transversal, ponctué rugueux, bien moins
brillant que chez le G'; élytres un peu plus amples; pygidium
plus court, présentant un prolongement horizontal, aplati en des-
sous, légèrement déprimé en dessus; tibias antérieurs fortement
tridentés en dehors, faiblement anguleux en dedans; tibias inter-
médiaires simples en dedans; tibias postérieurs dépourvus de touffe
de soies roussés sur la face interne ; abdomen convexe sur la ligne
médiane; milieu du métasternum et de l’abdomen glabres.
Cette espèce diffère de P. barbata Afz. par sa taille plus
réduite : 26 à 28 mill. au lieu de 28 à 31 mill. que mesure géné-
ralement la P. barbata Afz., son chaperon bien moins transversal,
échancré au bord antérieur, avec les angles antéro-latéraux rele-
293
vés ; les bords latéraux du prothorax sont profondément échancrés
aux angles postérieurs et les élytres présentent chacun quatre
côtes bien distinctes; les tibias postérieurs de P. exarata ne
sont pas dilatés chez le G' et le pygidium de la Q présente un pro-
longement horizontal très prononce.
Clastocnemis sexquittatus Afz., in Schœnh., Syn. Ins., I, App.
p. 42 (©). — quadrimaculatus Afz.,1. e., p. 43, G. — incurvatus
Mac Leay, Ill. Zool. South. Afr., III, p. 14. — sexmaculatus Gor.
et Perch., Monogr. Céton., p. 97, pl. 11, f. 4, ©. — maculatus
Burm., Gen. Ins., tab. g, f. 1-2 (G' et ©); Zeit. f. Entom., III,
p. 403; Handb. Entom., III, p. 742.
Un G et une © provenant de Djabir-Bandja (mai, juin;
L'Milz). — Cette espèce se rencontre également dans presque
toute la région occidentale de l’Afrique.
ELATERIDÆ.
Alaus excavatus Fabr.,Syst. EL., IT, p.23.— senegalensis Cast.,
Silb. Rev., IV, p. 9. — Cand., Mon., I, p. 120, pl. 4, f. 14 —
Lac., Gen. Coléop., Atl.. p. 42, f. 5.
Un certain nombre d’exemplaires pris à Ibembo et à Djabir-
Banda.
Alaus intermedius Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXXV,
1891; CRD cccexrx.
Robuste, assez large, modérément convexe, à fond noir, entièrement
couvert de poils squamiformes blancs entremélés de quelques
poils brunûâtres; prothoraz un peu plus long que large, très
légèrement rétréci en arrière, très convexe, marqué de très
petites taches brunâtres se fondant avec le blanc, faiblement
sinué sur les côtés près des angles postérieurs qui sont carénés
el divergents; écusson transversal, trapézoïdal; élytres un peu
plus de deux fois aussi longs que le corselet, aussi larges que
celui-ci à la base, rétrécis vers le tiers postérieur, largement
tronqués an bout, blancs et ornés de quelques taches brunä-
tres mal définies autour de l’écusson, le long de la marge vers
le milieu de celle-ci et entre le milieu et le sommet.
Long. 31 mill.; larg. max. 101/2 mill. — Ibembo (7 avril,
J. Duvivier).
Tête légèrement déprimée dans le sens de sa longueur. Prothorax
un peu plus large que long, très convexe, surtout en avant,
échancré de chaque côté à son bord antérieur, faiblement sinué en
son milieu ; les côtés sont assez fortement arrondis en avant, légè-
rement rétrécis en arrière, et assez nettement sinués vers les
angles postérieurs qui sont divergents et carénés; le bord posté-
294
rieur porte au milieu une saillie prolongeant en arrière la con-
vexité du disque comme chez l'A. Macari Cand., la surface est
finement et très densément ponctuée et marquée en outre de points
plus gros et plus épais; la vestiture est blanche, entremêlée de
très petites taches brunâtres se fondant dans la coloration blanche.
Écusson plus large que long, trapézoïdal. Élytres également cou-
verts de poils squamiformes blancs très serrés, entremêlés de poils
brunâtres se fondant avec le blanc, aussi larges à la base que le
corselet, légerement dilatés vers le milieu de leur longueur puis
graduellement rétrécis à partir du dernier tiers, enfin largement
tronqués au sommet; ils sont moins convexes que le corselet,
un peu plus de deux fois aussi longs que ce dernier, densément
pointillés, marqués en outre de séries régulières de points
enfoncés médiocres, le tout cache par la vestiture qui les recouvre;
le long de la marge, un peu en dessous du milieu, on remarque une
tache brunâtre mal définie et à la suite de celle-ci une autre tache
tout aussi mal définie que la première et plus allongée ; la même
coloration brune se reproduit autour de l’écusson. Le dessous et
les pattes sont également garnis de poils squamiformes très
serrés, d’un blanc jaunâtre, moins serrés vers le milieu de la
poitrine et des segments abdominaux, qui sont d’un noir légèrement
brunâtre et densément ponctués; le dernier segment abdominal est
largement tronqué et terminé par une épaisse frange de poils d’un
roux vif.
Cette espèce est voisine des À. nigrosignatus Qued. et 4. Hacari
Cand., plus grande que l’un et l’autre et marquée de taches bru-
nâtres mal définies ; chez l'A. intermedius, ces teintes, moins bien
définies, se fondent davantage.
Pseplus elimatus Cand., Mon., IF, p. 22.
Deux exemplaires, l’un pris à Ibembo en septembre, l’autre à
Djabir-Bandja en mai-juin.
Psephus itimbirensis Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXXV,
1891 ; C.-R., p. cccCxIx.
D'un noir brunûtre, brillant, pubescent ; front largement impres-
sionné; art. 3 des antennes deux fois aussi long que 2. Pro-
thoraæ un peu plus long que large, élargi à la base, densément
et faiblement ponctué, les points ombiliqués sur les côlés, avec
les angles postérieurs dirigés droit en arrière, carénés. Élytres
plus convexes que le corselet, régulièrement ponctués-striés,
à intervalles subanquleusement el faiblement convexes, les
impairs un peu plus étroits, tous très finement ponctués ; quatre
tarses antérieurs trilamellés, les deux postérieurs bilamellés.
Long. 24 mill. ; larg. 7 mill. — Ibembo (5 février, J. Duvivier).
Front très légèrement arrondi en avant, muni d’une impression
295
triangulaire faible, rugueux ; antennes d’un brun rougeñtre, un
peu plus courtes que le prothorax, avec les articles anguleux en
dehors : art. 3 deux fois aussi long que 2, 4 presque aussi long que
2 et 3 réunis. Prothorax un peu plus long que large, rétréci en
avant où il est très convexe, élargi en arrière, densément et forte-
ment ponctué avec les points ombiliques sur les côtés ; de chaque
côte du disque on remarque deux petites impressions, dont l’anté-
rieure, la plus petite, est à la hauteur du milieu, la seconde, plus
grande, un peu en dessous de la première ; les côtés vont en s’élar-
gissant légèrement en arrière et présentent un tres léger sinus
tout près des angles postérieurs qui sont très allongés, carénés et
simplement divergents ; le long de la base, les impressions habi-
tuelles. Écusson subovalaire, acuminé au sommet, densément
ponctué. Élytres presque trois fois aussi longs que le prothorax
sur sa ligne médiane, pas plus larges que le corselet à sa base,
subparallèles sur les deux tiers de leur longueur, régulièrement
rétrécis vers le sommet; ils sont aussi un peu plus convexes que
le corselet, régulièrement ponctués-striés, couverts d’une très
fine et très dense ponctuation ; intervalles impairs un peu plus
étroits que les autres, tous légèrement et subanguleusement
convexes. Dessous plus fonce que le dessus, densément ponctué ;
saillie prosternale faiblement déclive ; pattes d’un brun rougeatre,
quatre tarses antérieurs trilamellés, 2 postérieurs bilamellés.
Cette espèce est suivant M. le D' Candèze très voisine du
P. Slanleyi- Cand., mais plus grande ; les angles postérieurs du
prothorax ne sont pas recourbés en dedans au sommet. Elle me
paraît aussi tres voisine du ?. fulvipes Qued., mais cet auteur
signale également 3 lamelles aux tarses postérieurs, tandis que
dans l’espèce que je décris plus haut, le premier article des tarses
postérieurs ne semble dépourvu de lamelle.
BUPRESTIDÆ,.
Chrysaspis propinqua Saund., Cist. entom., I, 1874, p. 221.
Trois exemplaires qui ne diffèrent guëre que par la ponctuation
plus accentuée des élytres, et me paraissent n’être qu’ure variété
locale.
Steraspis calida Har., Coleop. Hefte, XVI, 1879, p. 91.
Un exemplaire que M. le Gén. Quedenfeldt a bien voulu com-
parer au type, conservé dans les collections du Musée de Berlin.
(*) Belionota canaliculata Fabr., Mant., I, p. 181.
(') Le Psiloptera Kassaiensis décrit par moi dans les Ann, Soc.ent. Belg., XXXV,
1891, p. 16, n’est, suivant M. le Gén. Quedenfeldt, qui a bien voulu comparer un
de mes types aux Psuoplera du Musée de Berlin, autre qu'une variété du P, muata
Har., Coleop. Hefte, XVI, 1879, p. 95.
296
Cette espèce a été capturée en nombre assez considérable à
Djabir-Bandja comme à Ibembo; dans cette dernière localité, sur-
tout en avril.
Actenodes Westermanni Cast. et Gory, Mon., I, p. 5, pl. 1,
fig. 3 G. — Gory, Mon. IV, p. 187, pl. 32, f. 182b. — femorata
Guér., Rev. Zool., 1840, p. 107.
Quelques exemplaires Get © ont été pris à Ibembo (août) et
à Djabir-Bandja. La description que donne Guérin de l’A. femorata
s'applique si exactement aux mâles de la 2. Westermanni que je
n'hésite pas un instant à mettre ces deux noms en synonymie.
Actenodes chrysifrons Qued., Berl. Ent. Zeit., XXX, 1886,
p. 16, pl. 1, f. 8 et 8a.
Quatre exemplaires pris en avril et en août (Ibembo).
Actenodes unicolor Cast. et Gory, Mon., II, p.3, pl. 1, f. 2.
Trois exemplaires rencontrés en mars et octobre à Ibembo.
A ctenodes levior Qued., Berl. Ent. Zeit., XXX, 1886, p. 18.
Djabir-Bandja et Ibembo : quatre exemplaires répondant par-
faitement à la description de l’auteur.
Chrysobothris dorsata Fabr., Mant. I, p. 179.
Trois exemplaires pris à Ibembo (avril-septembre) et à Djabir-
Bandja (mai-juin).
LYMEX YLONIDÆ,
Atractocerus necydaloïides Latr., Hist. Nat., IX, p. 137. —
Quelques exemplaires de cette espèce ont été capturés à Ibembo.
BOSTRICHIDÆ.
Apate francisca Fabr., Syst. El., IT, p. 379.
Deux exemplaires, dont l'un pris à Ibembo, l’autre à Basoko, au
confluent de l’Aruwimi et du Congo.
Apate terebrans Pallas, Spic. Zool., Ins., p. 7, pl. 1, f. 3. —
Oliv., Ent., VI, 77, p. 5, pl. 1, f. 4. — muricata Fabr., Syst.
Ent., p. 54.
Un seul individu pris à Ibembo en août.
Apate carmelita Fabr., Syst. EL., II, p. 379.
Quelques exemplaires à Ibembo.
Apate rufiventris Lucas, Rev. Zool., 1843, p. 159 ; Ann. Soc.
Ent. France, 1843, Bull., p. 25.
Un exemplaire pris à Ibembo; cette espèce est décrite de
l'Algérie.
Xylopertha cultrata Thom., Arch. Ent., II, 1858, p. 83.
Un individu capturé à Ibembo en mars ; l’espèce est citée du
Gabon et de l'Afrique orientale.
297
Xylopertha picea Oliv., Ent., IV, 77, p. 14, pl. 2, f. 10, 10 a-b.
Un individu pris à Ibembo en mars.
Aylopertha polita Qued., Berl. Ent. Zeit., XXX, 1886, p. 327,
MPOVILE, f, 11.
Un seul exemplaire à Ibembo {avril) ; décrit de l’Angola.
Bostrychus productus Murray, List of Col. Old Calabar, 1878,
ne 113:
Quelques exemplaires, dont une seule ©, ont été récoltés à
Ibembo en avril et en septembre.
Bostrychus cornutus Oliv., Ent., IV, 77, p. 7, pl. 1, f. 5.
Un certain nombre d'individus ont été pris à différentes époques
de l’année à Ibembo et à Djabir-Bandja.
CLERIDÆ.
Cylidrus fascialus Cast., Silb. Rev., IV, p. 75. — Klug,
Mon. Clerid., p. 7. — Spinola, Mon. Cler., I, p. 88, pl. 1, f. 2. —
Var: abdominalis Klug, Mon. Clerid., p. 7. — Fairm., Ann.
Soc. Ent. France., 6e sér., VI, 1886, p. 42.
Trois exemplaires de taille variable ; cette espèce se rencontre
dans l’Angola, le Congo et à Madagascar.
PSEUDACHLAMYS.
Mandibules profondément etlargement bifides. Zabre transversal,
échancré en avant; yeux finement granulés, subarrondis, subdé-
primés, profondément échancrés en avant; antennes graduellement
élargies à partir du 5° article, le dernier subovalaire, acuminé au
sommet, presque aussi long que les deux précédents réunis : art. 3
grêle et allongé; dernier article des palpes labiaux allongé,
sécuriforme, dernier article des palpes maxillaires subfusiforme.
Prothoraz à peine moins large que la tête à la hauteur des
yeux (ceux-ci compris), aussi large que long, brusquement et
fortement retréci à la base en un col court limité en avant par
un sillon, rétréci dans son tiers antérieur et muni, en cet endroit,
d’un sillon transversal, subanguleux en arrière dans sa partie
médiane, partie comprise entre les sillons formant bourrelet.
Écusson transversalement arrondi en arrière.
Élytres plus larges que le corselet à la base, subparallèles,
assez courts, marqués de séries de fossettes profondes, disposées
régulièrement et visibles jusqu’au sommet.
Palles robustes avec les fémurs antérieurs plus épais; fémurs
298
postérieurs aussi longs que l’abdomen; cinq articles aux tarses,
les quatre premiers larges, serrés, muni de lamelles feutrées
en dessous, bilobés, subégaux; crochets tarsiens nettement
appendiculés à la base.
Corps pubescent, garni en outre de pinceaux de poils soyeux
sur les élytres.
Ce genre appartient au groupe des T'illides ; il me paraît assez
voisin du genre Pallenis, et présenter également quelques
analogies avec le genre Acklamys de Madagascar ; les antennes
graduellement élargies à partir du 5e article, la forme du corselet,
les élytres relativement courts, les cuisses postérieures aussi
longues que l’abdomen, la forte ponctuation élytrale, les pinceaux
de poils dont les élytres sont garnis, feront facilement reconnaître
ce genre.
Type: Pseudachlamys penicillatus Duviv.
Pseudachlamys penicillatus Duviv.
Oblong, subparallèle, pubescent, d'un testacé rougeûtre. Dessous, tête
et pates ferrugineux; vertexæ, partie antérieure du prothoraæ,
base. des tibias, extrémité des mandibules et des antennes,
notrâtres: partie postérieure du corselet d'un fauve sanguin ;
élytres profondément ponctués-striés, d’un noir légèrement vio-
lacé, densément qarnis d'une pubescence roussâtre, redressée,
dirigée en arrière et de quelques pinceaux de poils blanc soyeux.
Long. 8 1/2 mill.; larg. ép. 2 2/5 mill. — Djabir-Bandja (mai-
juin, L' Milz).
Entièrement garni de poils roussâtres, abondants surtout sur
les élytres. Tête à ponctuation éparse et fine, chaque point donnant
naissance à un poil roussâtre, redressé, court, portant en outre
quelques longues soies brunâtres; épistome tronqué en avant,subdé-
primé, séparé du front par un sillon arqué; mandibules robustes,
fauves, à extrémité noire, fortement dentées intérieurement ;
antennes dépassant un peu la moitié de la longueur du prothorax,
noires avec les quatre premiers articles fauves: art. 1 épaissi,
légèrement courbé, 2 court, 3 plus grêle et un peu allongé, 4 un
peu plus court que 3, plus épais, 5 et suivants graduellement dilatés,
le dernier subovalaire, presque aussi long que les deux précédents
réunis. Prothorax fauve avec la partie antérieure d’un noir de
poix, aussi long que large, brusquement étranglé en un col étroit
tout près de la base, ce col limité en avant par un sillon transversal,
il est marqué à la hauteur des 2/5 antérieurs par un profond sillon
nettement sinué en arc en arrière ; l’espace entre les deux sillons
est très convexe et forme un véritable bourrelet ; côtés fortement
arrondis à niveau de la partie globuleuse; surface finement
299
ponctuée (les points épars), et garnie de quelques longs poils rous-
sâtres. Écusson transversalement arrondi en arrière, fauve, sub-
rugueux, pubescent. Élytres déprimés et 1 1/5 fois aussi larges à
la base que le corselet dans sa plus grande largeur, portant une
légère impression transversale vers le ticrs antérieur, droits à la
base, à épaules arrondies, très faiblement rétrécis un peu en
dessous de l’épaule, puis subparallèles, enfin conjointement arron-
dis au sommet; ils sont d’un noir légèrement violacé, brillants,
profondément ponctués en séries, les points en fossettes arrondies,
profondes à la base et diminuant graduellement vers le sommet des
élytres où ces points sont toutefois encore visibles, quoique assez
fins, intervalles presque plaus, portant une série de très petits
points d'où émergent de petits poils redressés, courts, roussâtres,
dirigés en arrière; quelques pinceaux de poils d’un blanc soyeux à
la base des élytres et sous l’écusson et d’autres disséminés sur la
surface. Dessous d’un fauve rougeâtre, pubescent; pattes assez
robustes, fauves, avec la base des tibias noirâtre et les tarses
en partie obscurcis.
Cardiostichus Mechowi Qued., Berl. Ent. Zeit., XXIX, 1885,
H200 ML AX0B;1.01.a, b;c.
Un exemplaire de cette intéressante espèce a été capturé à
Djabir-Bandja (mai-juin); il ne mesure que 12 mill. de longueur
mais correspond en tous points à la description de l’auteur;
lexemplaire ayant servi à la description de M. Quedenfeldt,
mesurait 14 mill.
Un second exemplaire, plus petit encore (10 mill.) a été pris a
Ibembo (15 mai); il est en partie immature : la tête, le corselet
et les genoux sont d’un brun rougeatre, les antennes (sauf le
dernier article) sont noires ainsi que les tarses ; les élytres sont
d'un vert plus franc que chez l’exemplaire de Djabir-Bandja ;
les côtes et l’extrémité de l’abdomen sont rougeûtres.
Stigmatium dorsigerum Westw., Proc. Zool. Soc. Lond., XX,
1852, p. 37, pl. XX VI, f. 8.
Un individu pris à Ibembo en mars se rapporte assez bien à la
description : il paraît simplement plus foncé que le type que l’auteur
a eu à sa disposition; l’espèce est décrite de Sierra-Leone,
Necrobia rufipes De Geer, Ins., V, p. 165. — Fabr., Ent.
Er ol0p 200 ®#"Oliv, Ent, IV, 70%, p.95, pl. I, f. 2 a et b.
Quelques exemplaires pris à Ibembo (mars) et à Djabir-Bandja
(mai-juin, L' Milz); cette espèce se rencontre sous toutes les
latitudes.
309
TENEBRIONIDÆ.
Himatismus Lindneri Kolbe, Berl. Ent. Zeit., 1883, p. 22. ;
Nov. Act. Ac. L.-C. Natur. Cur., V, Halle, 1887, p. 288, pl. 2,
PAGE
Un exemplaire de cette espèce a été pris à Ibembo; elle est
connue de la Basse Guinée (Chinchoxo).
Ceropria Romandi Cast. et Brullé, Ann. Se. Nat., Paris, X XIII,
1828, p. 79. — janthina Thom., Archiv. ent., II, 1858, p. 86.
Quelques individus ont été rencontrés en mars et en août à
Ibembo et à Djabir-Bandja. — L’espèce est connue du Sénégal et
de la Guinée.
Ceropria anthracina Lac., Gen. Col., V, 1, p. 808. — Qued.,
Berl. Ent. Zeit., XXIX, 1885, p. 11.
Un exemplaire pris dans la premiere quinzaine du mois d’août
à Ibembo me semble se rapporter entièrement à cette espèce.
Tozicum taurus. Fabr., Syst..El:, L,. p. 153. — Cast.,Hist:
Nat#1lL% p.17 Lac’, Gen. Col At "pl 55 PRE
gazella Fabr., Ent. Syst., Suppl., p. 176.
Quelques individus ont été pris à diverses époques de l’année à
Ibembo.
TENESIS
Duvivier, Ann. Soc. Ent. Belg., XXX VI, 1892, p. 163.
Ce nouveau genre se rapproche du genre Amenophis Thoms., par
ses antennes fortement en scie à partir du 4° article, par ses quatre
tibias postérieurs subcanaliculés dans toute leur longueur, mais
s’en éloigne par la forme de son prosternum qui ne présente pas la
forte saillie si caractéristique de quelques genres de Ténébrionides :
Amenophis, Taraxides, etc ;le prosternum est ici recourbé en avant
comme en arrière où il est nettement tronqué; il est marqué en
dessus de deux sillons latéraux, le mésosternum est large en avant
et légèrement déprimé, mais sans bords saillants ni anguleux ; ce
genre se rapproche ainsi du genre Setenis Mots., qui n’a pas les
antennes en scie.
Voici la description des caractères de ce nouveau genre :
Palpes maxillaires à dernier article sécuriforme ; labre saillant,
tronqué en avant, avec les angles arrondis. 76e rhomboïdale,
prolongée en arrière des yeux ; épistome tronqué en avant, séparé
du front par un sillon semi-circulaire peu marqué; yeux largement
transversaux, médiocrement écartés, échancrés en avant; orbites
anlennaires non épineuses ; antennes atteignant à peu près la base
du prothorax, fortement élargies, avec les articles en scie à partir
du 4°, le dernier est un peu plus large que le précédent et arrondi
au bout : art. 3 aussi long que les deux précédents réunis. Prohto-
301
rax 1 1/a fois aussi large que long., arrondi sur les côtés, légère-
ment convexe en dessus, faiblement bisinue à la base, fortement
marginé au bord postérieur, très étroitement sur les côtés et sur
une partie du bord antérieur.
Écusson grand, en triangle curviligne.
Éytres une fois aussi larges à la base que le prothorax, subpa-
rallèles, convexes, légèrement atténués au sommet, où ils sont
conjointement arrondis ; repli épipleural étroit.
Prosternum courbé en avant et en arrière, tronqué à sa base,
bisillonné sur la longueur; mésosternum élargi en avant, non con-
cave; Mmétaslernum longitudinalement sillonné en arrière ; saillie
intercostale de l’abdomen en triangle aigu.
Pattes médiocres ; cuisses sublinéaires ; tibias antérieurs dépri-
més en dehors, les detre postérieurs subcanaliculés dans toute
leur longueur ; dernier article des tarses beaucoup plus long que
les précédents réunis.
Tenesis femoratus Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXX VI,
1892, p. 163.
Noir, avec les deux tiers basilaires des fémurs rouges et les élytres
d’un beau vert doré ; tête et corselet fortement ponctués ; écusson
Jinement ponctué; élytres profondément striés, les points peu
accusés, entamant légèrement les intervalles qui sont convexes,
assez densément et très finement pointillés.
Long. 20 mill., larg. du proth. 5 mill., larg. des él, 9 mill. —
Ibembo (septembre, J. Duvivier).
Tête très rugueuse en avant, fortement ponctuée en arrière,
avec un espace moins ponctué entre les yeux. Prothorax un peu
plus étroit en avant qu’en arrière, densément et profondément
ponctué, surtout sur les côtés. Ély tres très faiblement bisinués à
la base avec les épaules obliquement arrondies, subparallèles, très
faiblement dilatés en arrière, portant chacun, en dehors de la
striole scutellaire, huit profondes stries faiblement ponctuées.
Dessous d’un noir de poix, finement et densément pointillé sur
l’abdomen avec le metasternum finement ridulé sur les côtés.
Amenophs iphthinoides Qued., Berl. Ent. Zeit., 1885, XXIX,
p. 15 (sub Hemerobates). — Buq., i. litt.
Je rapporte à cette espèce un exemplaire pris à Ibembo en août ;
cette espèce se trouve au Quango et Guinée.
Taraxides crenatostriatus Imh., Verhandi. Nat. Ges. Basel,
SAS V, p.174
Un individu à Ibembo.
Taraxides sinuatus Fabr., Syst. EL., I, p. 160. — Beauv., Ins.
afr. et amér., p. 139, pl. 30b, fig. 9a et b. — confusus Westw.,
Proc. Zool. Soc. Lond., 1842, p.118; Trans. Zool. Soc., IIT, 1843,
302
p. 224, pl. 15, f. 6et 7; Ann. Mag. Nat. Hist., XI, 1843, p.532.
Quelques exemplaires de cette espèce ont été pris à Ibembo.
Taraxzides punctatus Fabr., Syst. EL, p. 160. — Westw.,
Proc. Zool. Soc., 1842, p. 118 ; Trans. Zool. Soc., IT, p. 224,
pl. 15, f. 10; Ann. Mag. Nat. Hist., 1843, p. 533.
Un certain nombre d’individus ont été capturés à Djabir-Bandja
et à Ibembo; cette espèce est excessivement commune dans toute
la région du Congo; ces insectes projettent, lorsqu’on les capture,
un liquide rougeàtre très abondant et très corrosif; ils se prennent
en nombre sous les écorces des arbres morts, de même que les
T. sinuatus.
Nyctobates bifasciatus Qued., Berl. Ent. Zeit., 1885, XXIX,
p.16 pl T5 "are b:
Un exemplaire de cette jolie espèce, connue seulement de la
région du Quango, a été retrouvé à Ibembo.
Derosphærus globicollis Thom., Archiv. ent., Il, 1858, p. 100.
Un seul exemplaire de cette espèce pris à Ibembo.
Lyprops Bütltneri Kolbe, Stett. Ent. Zeit., 1891, p. 16.
Un exemplaire pris à Ibembo se rapporte parfaitement à la
description de l’auteur qui, au surplus, à bien voulu le comparer
a son type. L'espèce est décrite d’après un individu rapporté du
Gabon par le docteur Büttner.
Dichastops obscura Fabr., Ent. Syst., I, 2, p. 79; Syst. El., IL,
p. 70. — Klug, Ins. Madag., p. 187. — Fairm., Ann. Soc. Ent.
France, 1869, p. 211 (sub ZLagria).
Cette espèce, considérée jusqu’à présent comme appartenant au
wenre Zagria, possède bien les caractères du genre Dichastops
Gerst., ainsi que les donne Kolbe (Stett. Ent. Zeit., 1890, p. 17). —
Quelques exemplaires à Ibembo et à Djabir-Bandja.
Odontopus tristis Westw., Trans. Zool. Soc. Lond., III, 1843,
p.218:
Un individu correspondant à la description de l’auteur, et pris
en septembre à Ibembo.
Chiroscelis dilalata Fabr., Syst. EL., I, p. 145. — Westw.,
Trans. Zool. Soc. Lond., III, 1843, p. 208, pl. XV, f. 1.
Un exemplaire à Ibembo.
Chiroscelis bifenestrella Westw., Trans. Zool. Soc. Lond., Ill,
1843, p. 209, pl. XIV, f. 2;Arcan. Entom., Il, p. 160, pl. 87, fig. 3a.
Ibembo (août), deux exemplaires; Djabir-Bandja (mai-juin),
1 exemplaire.
Prioscelis serrata Fabr., Ent. Syst., I, p. 4. — Oliv.. Ins.,
p. 57, p. 1, f, 1. — Westw., Trans. Zool. Soc. Lond., IIE, 184;
p.213; pl. XIVS 06:
Ibembo, février: 1 exemplaire.
303
Prioscelis Raddoni Westw., Trans. Zool, Soc Lond., III, 1843,
M2415/pl XV, 16:
Ibembo, mai: 1 exemplaire.
Pycnocerus Westermanni Hope, The Coleop. Man., III, p. 186.
— Westw., Trans. Zool. Soc. Lond., III, 1843,p 217, pl. XV, f. 2.
Un exemplaire d’assez petite taille me paraît se rapporter à cette
espèce, il a été pris à Ibembo ; du Gabon, de Liberia, ete.
Pycnocerus exaratus Har., Mitth. Münch. Ent. Ver., 1878,
D. 107%; Goleop. Hefte, XVI,1879, p.121:
Trois individus pris en février et mars à Ibembo; se trouve
encore au Lunda et au Quango.
Aspidosternum physopterum Har., Mitt. Münch. Ent. Ver., IV,
1881, p. 164.
Un exemplaire à Ibembo ; l’espèce est décrite de Guinée.
Megacantha tenebrosa Westw., Proc. Zool. Soc. Lond., 1842,
p.122: Trans. Zool. Soc. Lond., III, 1843, p. 229, pl. XV,
f. 12; Ann. Mag. Nat. Hist., 1843, XI, p. 536. — dentata Fabr.,
Syst. El., I, p. 160. — Lac., Gen. Col., V, p. 468, nota 1.
Deux individus, 4 et ©, à Ibembo.
Hoplonyz alleculoides Thom., Arch. ent., Il, 1858, p. 99.
Un seul exemplaire pris en août à Ibembo. — L’espèce est décrite
du Gabon et a été retrouvée depuis dans la région du Quango.
Hoplonyx distinctus Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXX VI,
1892, p. 163.
Oblong, convexe, noir, avec les antennes, les tibias et les tarses d'un
brun rougeûtre; têle et corselet mats, la première vaquement, le
second éparsement et superfciellement ponctué; espace interocu-
laire très étroit; écusson el élytres très brillants, ces derniers
profondément el sérialement ponctués, à intervalles vaquement
et superficiellement pointillés; dessous moins brillant que les
élytres.
Long. 12 à 12 1/2 mill.; larg. 62/5 mill. — Ibembo (août
et octobre, J, Duvivier). ,
Oblong, convexe, noir, mat, sauf sur l’écusson et les élvtres;
épistome grand, à bord antérieur rougeàtre, transversal, séparé du
front par un sillon tranversal peu marqué, portant quelques points
médiocres plus serrés; front ponctué comme l’épistome; espace
interoculaire un peu plus étroit que la longueur du 1‘ article des
antennes, tres faiblement rétréci dans sa partie médiane; yeux
largement transversaux, rougeatres, profondément échancrés en
triangle en avant; antennes atteignant à peine la moitié de la lon-
gueur du corps, d’un brun rougeâtre: art. 4 un peu plus court
que 3 et subégal aux suivants, qui sont légèrement épaissis.
Prothorax transversal, environ deux fois aussi large que haut,
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XXXVI. 24
304
d’un noir mat, tres peu luisant sur le milieu du disque,
base sinuée de chaque côte et subtrouquée au-dessus de l’écusson,
côtés droits jusqu’au tiers antérieur d’où ils sont brusquement
dirigés en avant, angles antérieurs abaissés, droits, les postérieurs
presque droits; surface déprimée, couverte de quelques points
espacés et superficiels. Écusson lisse, brillant, en triangle curvi-
ligne, portant quelques points. Élytres pas plus larges à la base
que le corselet, obliquement élargis aux épaules, puis parallèles
jusqu’au dernier tiers, d'où ils sont régulièrement rétrécis jus-
qu’au sommet; ils sont convexes, très brillants et présentent
chacun huit séries entières de gros points enfoncés allongés et
assez écartés; les intervalles sont plans sur le disque, à peine
légèrement relevés sur les côtés et vers le sommet, et couverts
de petits points superficiels. Dessous peu brillant, tout à fait mat
sur les flancs du prothorax et les parapleures métasternales ;
celles-ci nettement ponctuées; pattes ponctuées; tibias et tarses
d’un brun rougeñtre ; fémurs antérieurs fortement dentés.
Cette espèce est très voisine de 77. monophthalmus Thom., mais
je l'en crois distincte par l’écartement des yeux qui est deux fois
aussi large que chez 7. monoplhthalmus, où l’écartement est
excessivement étroit; chez /7. distinctus, la ponctuation du cor-
selet est plus écartée, les impressions transversales qui s’observent
de chaque côté de la base du corselet chez 77. monopththalmus
sont ici insensibles; le labre est moins rugueux, les elytres plus
brillants, toutes les séries de fossettes sont égales, tandis que
chez A. monopththaïmus les fossettes des trois séries les plus rap-
prochées de la suture sont moins larges et moins accusées que les
autres ; la taille est également un peu plus petite chez 7. distinctus
qui a, de plus, les tibias, les tarses et les antennes d’un brun
rougeàtre.
Eupezus brevicollis Har., Coleop. Hefte, XVI, 1879, p. 123.
Deux exemplaires pris à Ibembo ; cette espèce, décrite du Lunda,
a été retrouvée dans la région du Quango et à Ashantee.
Eupezus rufipes Qued., Berl. Ent. Zeit., XXIX, 1885, p. 24,
pl. IE, f. 8 met 0:
Deux individus capturés à Ibembo et à Djabir-Bandja, se rappor-
tent à la description de l’auteur.
Pareupizus glaber Kolbe, Stett. Ent. Zeit., 1890, p. 17.
Un individu pris à Djabir-Bandja; l’espèce est décrite de la
région du Quango.
Nesioticus flavoyictus Westw., Proc. Zool Soc. Lond., 1842,
p. 121 ; Trans. Zool. Soc. Lond., III, 1843, p. 227, pl. XV, f. 13:
Thom., Arch. ent , II, 1858, p. 92, pl. 3, f. 1. — Champion,
Proc. Zool. Soc. Lond., 1890, p. 641, pl. LVI, f. 4, var.
305
Un grand nombre d'exemplaires ont été pris à Ibembo et à
Djabir-Bandja, ils se rapportent à la variété figurée par Champion
(L. c.), d’après des exemplaires pris dans la région de l’Aruwimi
par des membres de la dernière expédition Stanley; cette espèce
paraît extrêmement fréquente dans toute la région.
Paramarygmus nigroæneus Qued., Berl. Ent. Zeit., XXIX,
FSS5 pre repli Er
Un exemplaire de cette espèce pris à Djabir-Bandja; elle est
décrite du Quango.
Strongylium Poggei Har., Coleop. Hefte, XVI, 1879, p. 126.
Trois exemplaires à Ibembo (fin octobre).
Strongylium dichromum Thom., Arch. ent., Il, p. 94.
Un exemplaire pris à Ibembo (août), notablement plus grand que
le type de Thomson (26 mill.), mais que je n’en puis séparer,
la structure étant absolument la même.
Strongylium muata Har., Coleop. Hefte, XVI, 1879, p. 126.
Un individu provenant d’Ibembo et paraissant appartenir à
cette espèce ; celle-ci, ainsi que la précédente, ont été décrites de
l’intérieur du Congo.
Strongylium variolosum Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg.,
XXXVI, 1892, p. 164.
Allongé, subparallèle, convexe, d'un vert métallique foncé, à reflets
dorés ; tarses et antennes bleus, ces dernières ne dépassant pas
la base du corselet ; yeux assez rapprochés, légèrement convergents
en avant ; têle, prothoraz et pattes densément et profondément
ponctués ; prothorax subquadrangulaire, arrondi sur les côtés ;
élytres marqués chacun de huit séries de très profondes fossettes
allongées, à intervalles très vaguement pointillés; saillie proster-
nale prolongée en triangle tronqué au sommet ; dessous densé-
ment pointillé.
Long. 22 mill. ; larg. (aux épaules) 6 1/5 mill. — Ibembo
(16-31 août, J. Duvivier).
Labre d’un bronzé noirâtre, ponctué; partie antérieure de l’épi-
stome lisse et rougeatre, celui-ci fortement transversal, droit en
avant, à points profonds mais peu serrés, muni en arrière d’une
fossette ovalaire ; orbites antennaires subanguleux, bien déve-
loppés, ponctués comme l’épistome ; front et vertex à ponctuation
plus grosse et un peu moins serrée que celle de l’épistome ; une
petite plaque triangulaire lisse entre les yeux à niveau de leur
bord postérieur ; yeux assez fortement granulés, grands, larges, à
bord antérieur profondément échancré en triangle, convergents en
avant, où leur écartement est un peu plus étroit que la longueur
du 3° article des antennes ; antennes ne dépassant pas le bord
postérieur du prothorax, d’un bleu métallique : art. 2 court, 3 et 4
306
les plus longs, subégaux, les suivants plus courts et dilatés-
anguleux. Prothorax subquadrangulaire, coupé droit en avant et
en arrière, à côtés legerement arrondis ; base nettement rebordée,
épaissie, avec les angles postérieurs prolongés en dehors ; bord
antérieur nettement reborde ; surface légèrement convexe trans-
versalement, légèrement impressionnée de chaque côté non loin de
la base, couverte de très gros points peu espacés et dont les inter-
valles sont occupés par des points de moitié plus petits : tous ces
points ont le fond très brillant et d’un vert plus clair; sillon longi-
tudinal à peine marque. Ecusson en triangle curviligne, marque de
quelques points. Élytres allongés, notablement plus larges que le
prothorax à la base, nettement convexes, parallèles dans leur
premier quart, ensuite très légèrement sinués sur les côtés, enfin
faiblement dilatés pour se retrécir vers le sommet où ils sont
conjointement arrondis; les épaules sont arrondies, non sail-
lantes ; les élytres sont marqués de huit séries longitudinales de
très grosses fossettes assez allongées, entremêlées de fossettes plus
arrondies, toutes très profondes et à fond tres brillant et d’une
nuance vert doré alors que les intervalles sont d’un vert bronzé
noirâtre, ceux-ci portent un pointillé très fin et écarte ; épipleures
transversalement ridulées. Dessous d’une nuance un peu plus claire
que le dessus ; flancs du prothorax très rugueux, côtés du méso-
sternum et parapleures métathoraciques nettement ponctués ;
métasternum à ponctuation fine et très écartée, abdomen à points
très fins et très serrés, côtés des segments abdominaux impres-
sionnés et ridulés, plus nettement ponctués ; pattes à ponctuation
profonde et très serrée, les genoux et les tarses à reflets bleuâtres.
Prosternum légèrement concave entre les hanches, prolongé en
arrière de celles-ci en une courte saillie triangulaire tronquée en
arrière, comprimée sur les côtés; mésosternum concave, méta-
sternum sillonné longitudinalement, le sillon très profonden arrière.
Le S. variolosum est très voisin du cribratum Thom., le corselet
est moins allongé, la ponctuation de celui-ci moins rugueuse,
l’écartement des yeux est plus grand, les intervalles des élytres
sont plus densément pontués et les fossettes plus allongées, les
élytres ne présentent pas la moindre trace de pubescence, tandis
que chez le S. cribratum. chaque petit point donne naissance à
un poil court, redressé, dirigé en arrière, grisâtre ; le métasternum
est éparsement pointillé avec les côtés densément ponctués; chez
le S. cribralum Thom., les côtés du métasternum sont tres
rugueux.
Praogena rubripes Cast., Hist. Nat. Coléop., II, p. 241. —
sanguinipes Dej., Cat., 3° éd., p. 230. — Mäklin, Mon., p. 559.
Un certain nombre d'individus de différentes nuances, pris à
Ibembo.
307
CISTELIDÆ.
Synallecula sororcula Kolbe, Berl. Ent. Zeit., 1883, p. 25;
Nov. Act. Ac. L.-Car. Nat. Cur., L, 1887, p. 300.
Un exemplaire capturé à Ibembo, absolument semblable à
d’autres que je possède de Banana (Bas-Congo) ; cette espèce ne
serait-elle pas identique avec la Cüstela rufa Thom., du Gabon ?
S'ynallecula picea Sahlb., Thon’s Archiv, Il, 1829, p. 16. —
Kolbe, Nov. Act. Ac. L.-Car. Nat. Cur., L, 1887, p. 300.
Un exemplaire provenant d’Ibembo, identique à un autre exem-
plaire que je possède de Léopoldville (Congo).
MALACODERMES.
Lycidæ.
Lycus (Acantholycus) præmorsus Dalm., in Schœnh., Syn. Ins.,
IIT, Append., 1817, p. 25, pl. 5, fig. 1 (G) — Murray, List of Col.
Old Calabar, 1878, p. 134. — Zlatissimus Fabr., Syst. Ent.,
1775, p. 203 (Q). — Bourg., Ann. Soc. Ent. France, 1889, p. 237.
Un exemplaire typique (Q) a été pris à Ibembo par mon frère
Joseph, pendant la seconde quinzaine du mois d’août.
Lycus (Acantholycus) præmorsus var. harpago Thom., Archiv.
entom., Il, 1858, p. 76.— Murray, List of Col.Old Calabar, 1878,
p. 134.
Deux © appartenant à cette variété, avec la tache discoïdale
séparée des taches latérales, proviennent, l’une d’Ibembo (août,
J. Duvivier), l’autre de Djabir-Bandja (mai-juin, Milz); chez une
troisième © provenant également d’Ibembo, les trois taches se
réunissent en une bande transversale.
L’habitat de cette espèce et de ses variétés est très étendu : la
variété harpago me paraît dominer non seulement en Guinée,
mais également dans le bassin du Congo.
Lycus elegans Murr., Ann. Mag. Nat. Hist., 1868, p. 332,
DEMI ef 20N OC: Waterh., Illustr.' Typ. Spec:,;F
1879, p. 19, pl. V, f. 5 (G) et 6 (Q). — Bourg., Ann. Soc. Ent.
France, 1889, p. 238.
Une ®, provenant de Djabir-Bandja (Milz) présente comme seule
coloration noire, la bande latérale antéapicale sur chaque élytre ;
l’autre exemplaire pris à Ibembo, également ©, ne présente qu’une
bande suturale noire s’élargissant en arrière et interrompue au
milieu de la longueur des élytres.
Lycus folraceus Dalm., in Schœnh., Syn. Ins., II, Append.,
308
1817, p. 26, pl. 5, fig. 4 (G).—Murray, List of Col. Old Calabar,
1878,-p. 128; pl Dee 1e
Ibembo, un . Se trouve également à Sierra-Leone, au Gabon,
au Vieux-Calabar, en Abyssinie et dans le Bas-Congo.
Lycus aspidatus Murray, List of Col. Old Calabar, 1878, p. 129,
pl. IX, fig. 4 et 5.
Un mâle pris à Ibembo en mars; cette espèce est décrite
du Vieux-Calabar.
Lycus constrictus Fähr., Ins. Caffr., I, 2, p. 434.
Un G' de cette espèce, répandue en Caffrerie, dans l’Angola et
au Congo, a été pris à Ibembo.
Lycus (Lycostomus) Dalmani Bourg., Ann. Soc. Ent. France,
1889, p. 228.
Un exemplaire typique de cette espèce (Q) a été capturé en mars
à Ibembo. — Cette espèce se rencontre en Sénégambie, à Sierra-
Leone, au pays des Niams-Niams, au Soudan ainsi qu’à Zanzibar.
Cantharididæ.
Cantharis (Telephorus) senegalensis Cast., Hist. Nat. Ins., I,
p. 271. — Dej., Cat., 3e édit., p. 120.
Un exemplaire de cette espèce a été pris à Ibembo entre le
lret le 15 août.
Malachiidæ.
Hedybius sp.
Un G d’une espèce probablement nouvelle, mais difficilement
déterminable sur le vu d’un seul exemplaire, a été rapporté
d'Ibembo (mars, J. Duvivier).
Hedybius cœruleus Murray, List of Col. Old Calabar, 1878,
p.125.
Une Q de petite taille, prise à Ibembo et que je ne rapporte
qu'avec doute à cette espèce décrite du Vieux-Calabar.
MELOIDÆ.
Cissites africana Auriv., Entom. Tids., 1890, p. 203.
L'espèce déjà citée par moi (Ann. Soc. Ent. Belg., XXXIV,
1890, p. 9) comme C. {ransversicollis Fairm., n’est autre que le
C!. africana Auriv., nom qui doit prédominer, le C!. transversicollis
Fairm. n’ayant pas été décrit. L’exemplaire récolté par mon frère
à Ibembo est aussi un &.
Zonabris bifasciata Oliv., Ent. III, 470, 5, pl. I, f. 10.
Un individu à Ibembo en février.
309
Lytta frontalis Kolbe, Berl. Ent. Zeit., 1883, p 24; Nov. Act.
Ac. L.-Car. Nat. Cur., 1887, p. 309.
Deux exemplaires de cette espèce récemment décrite du Bas-
Congo ont été pris à Ibembo en mai. Quelques autres exemplaires
ont été également capturés par mon frère à Banana.
Lytta melanocephala Fabr., Syst. EL., IL, p. Il, p. 77. — Cast.,
Hist. Nat, II, p. 274. — Haag-Rutenberg, Deut. Ent. Zeit.,
XXIV, 1880, p. 70.
Trois individus, que je crois pouvoir rapporter à cette espèce,
ont été pris en mai-juin à Djabir-Bandja ; l'espèce se rencontre au
Sénégal et en Guinée.
Doridea curculionoides Westw., Trans. Ent. Soc. Lond., 1875,
p. 227, pl. VII, f. 4. — Fairm., Ann, Soc, Ent. France, 1891,
p. 265.
Quelques exemplaires pris à Ibembo.
Suivant Fairmaire, 1. c., cette espèce ne serait autre que la
Leptura tenuicollis Fabr. que Schœnherr, dans « Synonymia
Insectorum » range parmi les Zonilis, en lui donnant le nom de
dispar et en y réunissant, comme variétés, les Z. atlelaboides et
L. cylindricollis Fabr., car la coloration de cet insecte paraît très
variable.
Quant à la place que cet insecte doit occuper dans la classi-
fication générale, elle est encore incertaine. M. Fairmaire est
d’avis de placer le genre Doridea après les Gnathium comme
genre aberrant formant le passage aux Œdemeridæ.
CURCULIONIDÆ.
Blosyrus obliquatus Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXX VI,
1892, p. 164.
Ovalaire, noir, couvert de squamules d’un gris jaunûtre à reflets
d'un cuivreux doré, rares sur la tête, le disque du corselet, la
base des élytres et les flancs du prothorazx; sur chaque élytre, une
grande tache triangulaire complèlement dénudée, reposant sur
la marge depuis l'épaule jusqu'aux 5/3, à pointe dirigée inté-
rieurement ; prothoraz arrondi sur les côtés, à surface couverte
de petits tubercules verruqueux et déprimés et muni d’une carène
médiane lisse ; élytres anguleusement élargis près de la base,
subparallèles, à intervalles alternes un peu relevés, le 5e bituber-
culé, le 7° unituberculé après le milieu, le 8e à l'épaule.
Long. 10 mill. (incl. rostr.); larg. 4 2/3 mill. — Ibembo
(1-15 août, J. Duvivier).
B. obliquatus Faust i. litt.
Rostre un peu plus long que large, à côtés parallèles, profon-
dément et subanguleusement échancré en avant, séparé du front
par un profond sillon transversal ondulé, longitudinalement caréné
dans sa partie médiane, noir, brillant, à surface irrégulière,
ponctué-rugueux; sur les côtés, quelques petites squamules
pourprées; front très profondément trisillonné, les intervalles
ponctués; yeux proéminents, rétrécis en avant. Prothorax au
milieu plus large que haut, couvert de petits tubercules irréguliers,
verruqueux, déprimés, séparés par des sillons assez profonds,
muni en son milieu d’une carène longitudinale mousse, inter-
rompue en avant et en arrière, et séparant quatre petites fossettes
peu marquées; les côtés du corselet sont presque droits de la base
au premier quart, puis dilatés arrondis, enfin convergents au
sommet, la plus grande largeur se trouvant ainsi avant le milieu;
surface noire, garnie sur les côtés d’assez nombreuses squamules
de nuance pourprée. Élytres courtement ovalaires, ensemble
presque aussi larges que hauts, échancrés à leur base où ils
sont à peine plus larges que le corselet, épaissis et anguleux
vers les angles : ils sont obliquement tronqués aux épaules,
(celles-ci marquées par un petit tubercule), puis subparallèles, enfin
arrondis au sommet ; peu convexes sur le disque, fortement décli-
ves en arrière, 1ls sont couverts d’un enduit formé de petites
écailles d’un gris jaunâtre, à reflets d’un cuivreux doré ou
pourpré; de chaque côté on observe une grande tache trian-
gulaire dénudée, reposant sur la marge depuis l'épaule
jusqu’aux 3/5 de la longueur et à pointe dirigée vers la suture:
cette pointe s’arrête sur le troisième intervalle; la base et la
partie discoïdale des élytres sont en partie dénudées; il sont
ponctués-striés, avec les intervalles alternes un peu plus con-
vexes que les autres, les points sont assez profonds, en forme de
fossettes et diminuent un peu vers le sommet; un peu en dessous
du milieu : deux petits tubercules avec faisceau de poils se suivant
sur le 5° intervalle et un autre sur le 7e, Dessous et pattes assez
densément couverts de squamules comme le dessus, sauf la poitrine
qui est dénudée.
Platyomicus tuberosus Qued., Berl. Ent. Zeit., XXXII, 1888,
p. 283.
Je crois pouvoir rapporter à cette espèce, deux exemplaires
pris à Ibembo ; ils se rapportent assez bien à la description de l'au-
teur, sauf toutefois pour les tubercules de la moitié basilaires des
élytres ; mon espèce est-elle distincte du 2. {uberosus ou s'agit-il
simplement d’une variété de cette espèce, je ne saurais le dire sans
une comparaison avec les types ; je laisse provisoirement mon
espèce sous le nom indiqué ci-dessus.
Ischnomias opulentus Faust, Deut. Ent. Zeit., XXX, 1886,
p. 340.
311
Un exemplaire capturé à Ibembo correspondant parfaitement à
la description ; cette jolie espèce a été décrite du Gabon. Deux
autres espèces de ce genre sont connues des régions de la côte
occidentale d'Afrique : ce sont les 7. nobilis Faust et 7. Donckieri
Faust.
Brachycerus atrox Gerst.,Ins.d. Sansib Geb., III, 1873, p. 235,
pl. XI, f. 10.
Un individu se rapportant exactement à la description et à la
figure que donne Gerstäcker de cette espèce : il a été pris à Ibembo
(avril). Il est curieux de rencontrer en plein centre de l’Afrique
cette espèce connue jusqu'à présent de Zanzibar seulement.
Lizus auritus Boh., in Schœnh., Gen. Sp. Curc., III, p. 18.
Ce n’est qu'avec doute que je rapporte à cette espèce un exem-
plaire d’Ibembo (septembre), n’ayant pu le comparer à un exemplaire
exactement déterminé.
Lizus rhomboidalis Boh., in Schœnh., Gen. Sp. Curc., VII, 1,
p.462.
Un individu pris à Ibembo.
Lixus itimbirensis Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXX VI,
1892, p. 164.
Modérément allongé, entièrement noir et couvert d’une pubescence
courte et peu épaisse d'un cendré blanchâtre, plus accentuée en
dessous, sur les côtés du prothorax, des élytres et sur la partie
apicale de ceux-ci; rostre court et épais, finement ponctué,
longitudinalement ridé de chaque côté à la base; antennes à
art. 2-5 subéqaux, à scape n'atteignant pas les yeux qui sont
très transversaux, à massue triarticulée, veloutée. Corselet
conique, aussi long que large, nettement rétréci en avant, longi-
tudinalement sillonné dans son milieu, obliquement rugueux.
Éytres oblongs. un peu plus larges que le corselet à la base,
rétrécis el arrondis au sommet, nellement ponctués-striés, à
points allongés, intervalles très finement rugueux, légèrement
impressionnés autour de l’écusson; tous les fémurs dentés, les
antérieurs fortement.
Long. 16 1/2 à 18 mill.; largeur 5 1/2 à 6 mill. — Ibembo
(J. Duvivier, août-septembre).
Rostre pas plus long que le prothorax sur sa ligne médiane,
cylindrique, très robuste, légèrement arqué, à peine sinué de
chaque côte non loin de son extrémité, assez densément mais fine-
ment ponctué sur toute sa surface, les points s’allongeant forte-
ment vers la base et formant des traits obliques près des yeux ;
une très légère fossette vers le tiers antérieur et une autre entre
les yeux sont reliées par un sillon peu distinct. Serobes anten-
naires prenant naissance non loin de l’extrémité du rostre, pro-
312
fonds, arqués et obliquement dirigés en dessous. Antennes noires,
atteignant en longueur le milieu du prothorax, à scape régulière-
ment épaissi, n’atteignant pas tout à fait les yeux, à massue un
peu plus longue que le funicule, ovalaire, acuminée au sommet,
veloutée. Yeux très transversaux, tête finement rugueuse. Pro-
thorax aussi large à sa base que long en son milieu, conique,
notablement rétréci en avant, légèrement étranglé près de son bord
antérieur, fortement sinué de chaque côté sous les yeux avec les
lobes oculaires modérément saillants, non anguleux; surface peu
convexe, obliquement rugueuse, munie dans sa partie médiane d’un
sillon longitudinal n’atteignant pasle bord antérieur ; base légère-
ment bisinuée. Élytres intimement liés au prothorax à la base,
s'élargissant faiblement, puis parallèles, enfin légèrement arron-
dis au sommet, 3 1/2 fois environ plus longs que le prothorax;
ils sont convexes, faiblement impressionnés de chaque côté
sous le calus apical, qui est très peusaillant, et autour de l’écusson,
avec la base des intervalles 2 et 3 un peu relevée; épaules peu
saillantes; surface très finement rugueuse, faiblement ridée
transversalement sur les côtés et en avant, assez nettement ponc-
tuée-striée avec les points allongés et les séries de points plus
ou moins rapprochées par paires; la ponctuation est un peu plus
fine et plus serrée vers l’extrémité. Pattes médiocres, les fémurs
postérieurs atteignant le milieu du 3° segment abdominal; tous les
fémurs sinués et dentés en dessous, les antérieurs beaucoup
plus fortement; tibias antérieurs légèrement arqués; pattes forte-
ment et densément ponctuées ; tarses munis d’une semelle rousse.
Cette espèce, dont je ne connais que des \, est très voisine des
L. spinimanus Boh. de Sierra-Leone et Z. subnebulosus Kolbe de
la Basse-Guinée. Le Z. subnebulosus Kolbe est, suivant M. Faust
qui à bien voulu comparer un de mes types à un exemplaire
typique de cette espèce, transversalement impressionné à la base
(le Z. itimbirensis l’est longitudinalement et très légèrement) et le
rostre du & est plus long et plus mince. Le Z. spinimanus Boh.
est plus court, a le rostre tout aussi court mais moins robuste, les
antennes plus longues, le prothorax ayant son étranglement
antérieur plus accentué et plus nettement sillonné.
Rlynchites castaneus Jekel.
Je rapporte à cette espèce variable un individu pris à Ibembo.
Alcides fasciculatus Boh., Schœnh., Gen. Sp. Curc., IT, p.624.
Un individu pris à Ibembo, en mars; l’espèce est connue de la
Caffrerie.
Alcides eruditus Duviv.
Allongé parallèle, d'un noir brillant, garni d'un court duvet d'un
313
gris roussâtre peu abondant; rostre robuste, assez long,
finement et densement ponctué ; corselet subconique, subdéprimé,
densément ruqueux, régulièrement rétréci en avant; élytres
parallèles, à peine plus larges que le corselet à la base, largement
impressionnés dans la région scutellaire, impressionnés en
dedans des épaules, déprimés sur le disque, profondément
ponctuës-striés, les points doubles, à intervalles densément
pointillés, plans sur le disque, subconvexes vers le sommet et
sur les côtés. Dessous et paites très rugueux, pubescents
Long. (sin. rostr.) 7 mill.; larg. 2 1/2 mill. — Ibembo (J. Duvi-
vier). À. eruditus Faust i. litt.
Entièrement noir. Rostre robuste, très faiblement courbe,
plus long que le prothorax et la tête réunis, subparallèle sur les
côtés, très légèrement rétréci près de l’extrémité pour s’élargir
de nouveau au bout; brillant, finement et densément ponctué, la
ponctuation presque rugueuse à la base, en partie effacée vers
l'extrémité; de chaque côté deux fines carènes partant de l’œil
et se réunissant à hauteur du milieu du rostre, englobant ainsi
un espace triangulaire rugueux; yeux petits, subovalaires, sub-
déprimés; scape des antennes atteignant à peu près la base du
rostre en dessous, massue ovalaire, garnie d’une pubescence
grisätre; tête rugueuse, impressionnée entre les yeux, pubescente.
Prothorax un peu plus large à la base que haut en son milieu,
subconique, régulièrement rétréci en avant, assez fortement
étranglé près de son bord antérieur, celui-ci nettement sinué
sous chaque œil; base profondément bisinuée avec le lobe médian
subaigu ; surface déprimée sur le disque, couverte de nombreux
gros points enfoncés très serrés, subgranuleuse sur les flancs,
garnie d’une très courte et assez rare pubescence d’un gris doré.
Écusson allongé, étroit, convexe, subtronqué au sommet. Élytres
intimement liés au prothorax, à peine élargis immédiatement
aux épaules, parallèles, arrondis au sommet; ils sont un peu
plus de trois fois plus longs que le prothorax, déprimés sur le
disque, déclives vers le sommet, marqués dans la région scutellaire
d’une assez large impression subquadrangulaire et tout contre la
base, près de l’épaule, d’une petite impression assez profonde ;
les élytres sont profondément ponctués-striés, les points des
stries doublés, en forme de 8 et paraissant formés de la réunion de
deux points, les intervalles sont plans, sauf vers le sommet et
sur les côtés, densément pointillés : le tout est garni d’une très
courte et peu abondante pubescence d’un gris roussàätre, plus
dense vers l’apex. Le dessous et les pattes sont fortement rugueux,
et plus densément pubescents que le dessus; les fémurs sont
modérément allongés, fortement dentés, sauf les postérieurs dont
la dent est moins développée.
314
J'ai conservé à cette espèce le nom qu’elle porte dans la
collection du savant spécialiste, M. Faust, Ingénieur à Libau.
Alcides brevirostris Boh., in Schœnh., Gen.Sp.Curc., III, p. 621.
Un exemplaire de cette espèce pris à Ibembo (15-31 août);
elle est décrite de Caffrerie.
Alcides erroneus Thom., Arch. entom., II, 1858, p. 132.
Un exemplaire capturé à Ibembo; l’espèce est connue du Gabon.
Alcides Josephus Duviv.
Oblong-ovalaire,réqulièrement et insensiblement atténué en arrière,
noir, assez brillant, à pubescence fine et rare au-dessus; flancs
du prothoraz, un petit trait longitudinal au milieu de la base du
corselet, quelques petites taches éparses sur les élytres et une
hiqne transversale isolée au niveau de leur déclivité, garnis de
poils squamiformes jaunâtres ; antennes d'un brun de poix; tête et
Drothoraz densément ponctués; élytres profondément ponctués-
striés, transversalement ridulés antérieurement, à intervalles
subconvexes et ponctués.
GS. ostre à peine plus long que la tête et le prothoraz réunis,
très robuste, très rugueux en arrière, fortement ponctué vers
l'extrémité.
D. Rostre sensiblement plus long que la téle et le prothorax réunis,
plus mince que chez le ,ruqueux à la base, très finement ponctué
en avant; scrobe antennaire plus éloigné de l'extrémité que
chez le G.
Long. (sin. rostr.) 11 mill. ; larg. 4 1/2 mill. — Ibembo (août,
J. Duvivier).
Oblong-ovalaire, régulièrement et insensiblement atténué en
arrière, noir, assez brillant.
Q. Rostre sensiblement, plus long que la tête et le prothorax
réunis, assez robuste, cylindrique, à peine dilaté au sommet où il
présente une légère courbure; il est rugueux et striolé dans la
moitié basilaire, densément ponctué dans l’autre moitié, finement
pointillé à l’extrémité; de chaque côté à la base, on observe un
vestige de carène longitudinale et entre les yeux qui sont verti-
caux, subovalaires et subdéprimés, une profonde fossette triangu-
laire, lisse; tête médiocrement et densément ponctuée, presque
lisse en arriere ; antennes insérées sur les côtés du rostre à niveau
des deux cinquièmes antérieurs, scape atteignant presque les yeux,
d’un brun rougeätre, funicule et massue d’un noir brunâtre, cette
dernière ovalaire, atténuée au sommet, pubescente. Prothorax
subconique, déprimé sur le disque, nettement rétréci et étranglé
près du bord antérieur, à côtés subarrondis; base profondément
bisinnée, bord antérieur nettement échancré de chaque côté en
arrière des yeux, les lobes oculaires densément ciliés ; surface
315
densément couverte de points médiocres, tres finement pubescente,
ornée en outre d’un trait longitudinal dans le lobe scutellaire;
les flancs sont densément couverts de poils squamiformes jaunatres.
Élytres intimement liés à la base du prothorax,avec les lobes nette-
ment ridés longitudinalement, un peu plus larges que le prothorax
à la base, à épaules obliquement arrondies, peu saillantes, insen-
siblement et régulièrement atténués en arrière où ils sont
conjointement et obtusément arrondis; leur surface est sub-
déprimée sur le disque jusqu’à la déclivité postérieure, impres-
sionnée de chaque côté sous le calus apical, très faiblement dans
la région scutellaire et assez profondément en dedans des épaules;
ils sont profondément ponctués-striés avec les points allongés
à peine séparés les uns des autres; les deux intervalles subsu-
turaux paraissent plans, les autres augmentent de convexité au
fur et à mesure que l’on se rapproche de la marge où ils sont
modérément convexes, comme également sous les calus apicaux ;
tous sont obsolètement et transversalement ridés dans la partie
antérieure, densément ponctués et garnis d’une très courte pubes-
cence jaunâtre, peu visible sur le disque, marquée à certaines
places sur les côtés, formant sur chaque élytre, entre les stries
let 3, à la hauteur de la déclivité un petit trait transversal ;
dans l’avgle apical la pubescence est également plus serrée.
Dessous et pattes rugueusement ponctués, densément garnis de
cette pubescence jaune squameuse, assez longue sur la poitrine et
l'abdomen; pattes assez allongées, diminuant graduellement de
longueur de la première paire à la dernière; tous les fémurs
fortement dentés près de leur sommet.
&. Rostre à peine plus long que la tête et le prothorax réunis,
plus robuste que chez la Q, entièrement rugueux et fortement
striole sur les côtés à la base ; scrobe des antennes plus rapproché
de l'extrémité du rostre.
Un mâle et une femelle, du moins je ne puis séparer les deux
exemplaires que j'ai sous les yeux, que par les différences consta-
tées dans le rostre, différences me paraissant sexuelles.
Cette espèce me paraît absolument distincte de toutes les
espèces décrites jusqu’à ce jour : sa forme insensiblement atténuée
en arrière depuis les épaules, le fera reconnaître. Je le dédie à
mon frère Joseph.
Perolophus ulula Gylh., Schœnh., Gen. Sp. Curc., III, 1836,
p. 457. — cognatus Dej., Cat., 3e éd., p. 306.
Deux individus de cette espèce, l’un brunâtre, l’autre grisâtre,
ont été pris à Ibembo; l'espèce se trouve au Sénégal, en Guinée,
dans le Bas-Congo.
Mecocorkinus loripes Chevr., Ann. Soc. Ent. France, 1833,
316
p. 64, pl. 3, f. 2 a. — Westermanni Boh., Schœnh., Gen. Sp.
Cure. AV -p185
Plusieurs individus pris à Ibembo, à différentes époques de
l’année.
Ithyporus nigrosignatus Duviv.
Étroit, allongé, entièrement garni d'écailles d'un gris roussâtre
chatain clair; une bande longitudinale partant de l’épaute,
interrompue aux deux tiers et sur la suture : une petite tache
ovalaire au liers antérieur et une assez grande tache rectanqu-
laire après le milieu, noires ou d’un noir brunâtre ; rostre d'un
noir de poix; antennes brunes; tête et corselet densément ponc-
tués, élytres ponctués-striés, portant des séries régulières de
petites granulations lisses, disparaissant au sommet; dessous et
pailes d'un gris roussâtre.
Long. (sin. rostr.) 8 1/2 mill. ; larg. 2 2/3 mill. — Djabir-Bandja
(mai-juin, L' Milz).
De forme allongée, étroit, obtusément arrondi en arrière,
déprimé sur le disque, non brillant, garni de nombreuses petites
écailles d’un gris roussâtre, mélangées d’écailles chatain clair et
d’autres d’un blanc sale formant des taches irrégulières, surtout
sur les élytres ; ces derniers sont ornés, en outre, d’une étroite
bande longitudinale partant de l’épaule et se prolongeant jusqu'aux
deux tiers de la longueur de chaque élytre, d’une petite tache
ovalaire commune située sur la suture, au tiers antérieur, et d’une
assez grande tache rectangulaire occupant également la suture
et située à égale distance de la tache suturale antérieure et du
sommet; ces taches sont noires ou d’un noir bruntre.
Rostre atteignant la base du prothorax, d’un noir de poix,
presque lisse, simplement ponctué à la base, caréné longitudinale-
ment et striolé sur les côtés dans la moitié postérieure, légèrement
courbé ; tête grossièrement ponctuée ; antennes d’un brun rougeàtre
avec la massue garnie d’une pubescence grisätre très serrée.
Prothorax aussi long que large, rétréci en avant, subcaréné longi-
tudinalement, densément et assez profondément ponctué, chaque
point couvert d’une petite écaille d’un gris roussâtre ; disque en
partie denudé, côtés plutôt chatains. Hitos d’un blanc jaunatre.
Élytres Hi , Subparallèles, aplanis sur le disque, ponctues-triés,
chaque point garni d’une petite écaille ; intervalles presque plans,
marqués de petites granulations lisses, arrondies, brillantes, modé-
rément écartées, noires, munies chacune en arrière d’un petit
pinceau de poils roussâtres, squameux ; ces granulations assez
fortes à la base, autour de l’écusson, disparaissent au sommet.
Dessous d’un gris roussâtre maculé de châtain ; pattes de même
couleur, tibias maculés de brun à la base.
317
Cette espèce me paraît excessivement voisine de 7. asperulatus
Har., du Lunda, par la forme, la vestiture et même la coloration
générale ; seulement l’auteur indique les élytres comme ornés
d’une bande humérale et d’une tache suturale d’un blanc plus clair:
dans l’7. nigrosignatus les dessins sont noirs ou d’un noir brunâtre.
Harold donne les tibias et les fémurs d’Z. asperulatus comme
annelés de brun noirâtre : chez l’Z. nigrosignatus, les tibias sont
simplement maculés de brun à la base et les fémurs sont unicolores.
NEOTOCERUS
Duvivier, Ann. Soc. Ent. Belg., XXXVI, 1892, p. 165.
Rostre faiblement arqué, aussi long que la tête et le prothorax
réunis, très faiblement comprimé sur les côtés à sa base, légère-
ment dilaté et déprimé en avant, ses scrobes prenant naissance en
son milieu, obliques et longeant le bord latéral inférieur.
Antennes un peu plus longues que le rostre, médiocrement
robustes; scape en massue au bout, atteignant presque les yeux;
funicule à articles 1-2 allongés, obconiques, le premier plus épais
et à peine plus court que le second, 3-7 très courts, transversaux,
serrés; massue épaisse, presque aussi longue que le funicule, com-
pacte, veloutée, oblongue-ovale.
Veux grands, déprimés, brièvement ovalaires, transversaux,
séparés en dessous par la largeur du rostre.
Prothoraz transversal, à surface irrégulière, légèrement rétréci
en avant sur les côtés dans la moitié postérieure, puis brusque-
ment rétréci en avant avec le bord antérieur excessivement
saillant, muni de lobes oculaires médiocrement saillants et sub-
arrondis; base nettement bisinuée; une forte impression latérale
un peu au-dessus du milieu et une carène longitudinale aplatie,
assez large en arrière, finement prolongée en avant jusque près
du bord antérieur et se terminant en arrière en un tubercule
anguleux surplombant la base de l’écusson ; canal prosternal pro-
fond, entamant le milieu de métasternum, ouvert latéralement
entre les hanches antérieures et intermédiaires.
Écusson en carré long.
Élytres assez convexes, à peine plus larges à la base que le
prothorax, parallèles sur les côtés, fortement déclives en arrière,
arrondis au sommet, fortement trisinues à leur base avec les
épaules obtuses, très faiblement recourbés en avant.
Pattes médiocres, les antérieures un peu plus longues que les
autres ; cuisses arquées en dehors, assez larges, triangulairement
dentées en dessous, fortement comprimées; jambes comprimées,
318
anguleusement coudées en dehors près de leur base, très faible-
ment bisinuées intérieurement, fortement onguiculées au sommet ;
tarses médiocres, spongieux en dessous, à art. 1-2 étroits, le
premier allongé et un peu plus large que le second, 4 aussi long
que 1; crochets médiocres.
Abdomen très convexe à la base, les deux premiers segments
abdominaux très convexes, le second séparé du premier par une
suture arquée, presque deux fois aussi long que les segments 3-4
réunis ; saillie intercoxale large, parallèle, tronquée en avant ;
métasternum presque aussi long en son milieu que le premier
segment adominal; corps oblong, densément écailleux.
Ce genre appartient au groupe des Sophrorhinides et prend
place entre les genres Sophrorhinus et Mecistrocerus ; il se dis-
tingue : du premier, par le canal prosternal prolongé jusqu’au
milieu du métasternum, ses élytres parallèles, son métasternum
allongé, son deuxième segment abdominal beaucoup plus long que
les segments 3-4 réunis ; du second également par son canal proster-
nal prolongé jusqu’au milieu du métasternum, la grandeur du
2e segment abdominal, ses cuisses non en massue, sa saillie inter-
coxale parallèle, tronquée en avant, etc.
Type: Veotocerus Fausti Duviv.
Neotocerus Fausti Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXX VI,
1892, p. 165.
Allongé, entièrement couvert de squamules grises très serrées,
passant au blanchâtre sur les côtés et au sommet des élytres, sur
les pattes et une partie du dessous ; têle roussâtre ; rostre,
antennes, yeux el écusson noirs; carène médiane du carselet
notre ; élytres ornés d'un anneau noirâtre très mal défini sur
la moitié postérieure ; de nombreux faisceaux de poils écailleux
au bord antérieur du corselet, sur le côté de celui-ci et sur Les
élytres.
Long. 5 à 81/2 mill. —Ibembo(J. Duvivier), paraît assez fréquent.
Allongé, couvert de squamules grises passant au blanchâtre
sur les côtés des élÿtres en avant, sur la partie déclive, ou rous-
sätre sur la tête et une partie des pattes, le métasternum et le
premier segment abdominal ; ces squamules sont plutôt ovalaires
en dessus, étroites, très serrées, et ne laissent rien apparaître des
téguments qu’elles recouvrent ; sur le métasternum et les deux
premiers segments abdominaux, ces écailles sont beaucoup plus
grandes, arrondies, chacune recouvrant en partie la suivante, et
sont marquées dans leur milieu d’un point enfonce ; sous l’enduit
écailleux qui les recouvre, les organes sont rugueux, les élytres
assez profondément ponctuës-striés avec les intervalles peu con-
vexes, chaque fossette formée par la réunion de deux points
qui se touchent, de telle manière qu’elle représente un 8.
919
Rostre d’un noir de poix, finement et densément ponctué à la
base, à ponctuation plus écartée dans la moitié terminale où
apparaît une ligne lisse, médiane ; de chaque côté du rostre, dans
les 2/3 terminaux, on aperçoit deux très fines carènes mal définies
et séparées par une ligne de points; antennes noires avec la
massue veloutée, Tête assez densément ponctuée. Corselet muni
à son bord antérieur, le long de la carène médiane et sur les
côtés, de poils écailleux roussâtres; cà et là quelques petites
taches noirâtres. Écusson noir, lisse, brillant. Élytres régulière-
ment ponctués-striés, ornés d’une tache noirâtre très vague-
ment définie, disposée depuis le milieu jusqu’à la déclivité, en
forme d’anneau un peu dilaté vers les côtés; marqués à la base,
de chaque côté, d’une touffe de poils écailleux, noirâtres, occupant
obliquement la base des intervalles 4 et 3; à la hauteur du quart
postérieur, un faisceau de poils écailleux d’un noir velouté disposé
sur le 2e intervalle et entouré de petits points veloutés placés
irrégulièrement et formés de poils de même nature; dessous plus
clair, sauf sur les derniers segments abdominaux qui sont plus
sombres; les crochets tarsiens ainsi que l’ongle terminal des tibias
sont d’un brun clair, rougeâtre; partout en dessous, de nombreux
poils squamiformes.
Le dessin des élytres est très vague chez la plupart des exem-
plaires.
Deux exemplaires ont le rostre un peu plus court, plus robuste,
couvert d’un enduit roussâtre dans la moitié basilaire ; la moitie
antérieure est marquée de cinq carènes longitudinales séparées
par une ligne de points. Seraient-ce les G'?
Je suis heureux de dédier cette intéressante espèce à M. Faust,
l’éminent spécialiste en Curculionides, qui a bien voulu comparer
quelques unes des espèces signalées dans ce travail, aux nombreux
types de sa collection.
Cyllophorus suturalis Faust, Deut. Ent. Zeit., XXX, 1886,
p. 368.
Un individu pris à Djabir-Bandja en mai (L' Milz), se rapporte
assez bien à la description de l’auteur ; les bandes blanches du
prothorax ont en grande partie disparu, mais des traces visibles
permettent de reconstituer le dessin; cette espèce est décrite du
Gabon.
Cyllophorus fasciatus Faust, Deut. Ent. Zeit., XXX, 1886,
p. 369.
Quelques exemplaires recueillis à Ibembo, répondent parfaite-
ment à la description; décrit du Gabon, comme l’espèce pré-
cédente.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, Te XXX VI.
9320
Cyllophorus Josephus Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXX VI,
1892, p. 58.
Elliptique, convexe, d’un noir légèrement bleuâtre, entièrement
couvert d'une pubescence d’un gris roussâtre et présentant les
taches suivantes, qui sont plus ow moins dénudées et de la cou-
leur foncière: une grande lache en losange sur le milieu du cor-
selet et deux autres, allongées, disposées en avant; sur les élytres :
une grande tache humérale, une grande tache transversalement
ovalaire médiane, une tache anguleuse apicale englobant une
petite touffe blanchâtre; pubescence blanchâtre sur les pailes ;
rostre el antennes noirs ; prothorax finement ruqgueux; écusson
oblong; élytres nettement ponclués-striés, à calus kumeéral lisse.
Long. 9 1/2 mill. ; larg. 4 3/4 mill. — Ibembo (16-50 septembre,
J. Duvivier).
Rostre noir, pas plus long que le prothorax, courbé, dilaté et
déprimé au sommet où il est fortement ponctué, subtriangulaire à
la base, portant sur la moitié basilaire une fine carène médiane et
deux carènes latérales séparées par un espace ponctué légèrement
pubescent; en dessous de ces carènes latérales se trouve de
chaque côté une autre carène plus accentuée se réunissant à celles-
là et séparée par un espace en triangle allongé, rugueux et très pu-
bescent. Yeux très développés, séparés par une fine carène; joues
et vertex ponctuës-rugueux et densément pubescents; antennes
noires. Prothorax un peu plus court que large à la base, celle-ci
faiblement bisinuée avec le lobe médian nettement prononcé en
arrière et subtriangulaire ; côtés arrondis en avant, très rétrécis
près du bord antérieur qui présente comme largeur, à peu près la
moitié de la largeur de la base; la surface est convexe, relevée
dans la partie basilaire médiane, ponctuée-rugueuse, présentant une
étroite ligne longitudinale lisse dans son milieu, près de la base,
couverte d’une pubescence très serrée, assez longue, d’un gris ,
roussätre et montrant quelques taches lisses de la couleur
foncière, c’est-à-dire d’un noir bleuâtre : une grande tache en
forme de losange couvrant les deux tiers de la longueur est située
sur la ligne médiane ; de chaque côté, attenant à la base, une tache
oblongue s’arrêtant aux 2/5 antérieurs; on observe encore de
chaque côté, près de la base, une très petite tache et une
seconde vers les côtés, à la hauteur du milieu. Écusson oblong,
densément pubescent. Élytres intimement liés au prothorax à la
base où ils ne sont pas plus larges que celui-ci, s’élargissant un
peu sous l'épaule, plus régulièrement rétrécis en arrière où
ils sont isolément arrondis; leur surface est régulièrement
convexe, très faiblement déprimée à la base, marquée de pro-
«
fondes stries à points allongés et très rapprochés, à intervalles
321
plans assez densément et finement ponctués, garnie d’une pubes-
cence longue, d’un gris roussâtre et présentant quelques taches
lisses : une grande tache subquadrangulaire occupant la partie
humérale, une tache transversalement oblongue un peu au-dessus
du milieu et une grande macule irrégulière apicale englobant une
petite tache garnie d’une pubescence blanchâtre. Dessous ponctué-
rugueux, garni d'une pubescence plutôt blanchâtre, assez dense
sur les côtés de la poitrine, les flancs du prothorax et le premier
segment abdominal ; pattes longues, fémurs postérieurs dépassant
l'abdomen de la moitié de leur longueur; cuisses légèrement
renflées, longitudinalement carénées en dehors, non canaliculées
en dessous, toutes nettement sinuées et dentées aux deux tiers de
leur longueur ; tibias comprimés latéralement, nettement mucronés
à leur extrémité; tarses à Se article spongieux en dessous ;
ongles faiblement dentés.
Ichthyopisten bimaculatum Auriv., Œfver. Vet. Ak, Fôrh.,
1891, p. 365.
Un individu Q pris à Ibembo en septembre ; l’espèce est décrite
du Gabon.
Ichthyopisten deplanatum Roel., Notes Leyd. Mus., XII,
1891, p. 116; XIV, 1892, p. 34.
Un exemplaire à Ibembo, fin août ; cet Zchthyopisten est décrit
du pays des Niam-Niam.
Haplorrhynchus Valdaui Auriv., Ent. Tidskr., VII, 1886,
p. 96, G. — Roel., Notes Leyd. Mus., XIII, 1891, p. 172, Q. —
Cyrtopisthen rubicundum, Auriv., Œfv. Vet. Akad. Fôrh., 1891,
p. 369, Q. — Roel., Notes Leyd. Mus., XIV, 1892, p. 36.
Un exemplaire G pris à Ibembo pendant la première quinzaine
d'août ; cette espèce est connue du Gabon et de Cameroon.
Cercidocerus albicollis Oliv., Ent., V, 83, p. 91, pl. 28, f. 414
(sub Sphenophorus).
Quatre exemplaires de cette jolie espèce capturés à Ibembo, en
août.
Temnoschoita eruditus Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXX VI,
1892, p. 166.
Déprimé, en ovale allongé, graduellement rétréci en avant et en
arrière ; noir avec la base des élytres rouge et les côtés, en dessous,
recouverts d’un enduit grisâtre; rostre mince, nettement courbé,
très finement ponctué; prothoraz étroit, parallèle, brusquement
étranglé près du bord antérieur, déprimé, couvert de points
à fond brunâtre, plus serrés sur les côtés ; élytres subparallèles
en avant, déprimés, atlénués en arrière, profondément striés-
ponctués, à intervalles plans et unisérialement porintillés ; pyqi-
dium rétréci en arrière, tronqué au sommet, très gibbeux,
ponctué el garni d'un enduit grisàtre ; dernier segment abdomi-
nal largement creusé.
Long. (excel. rostr.) 10 1/2 mill., larg. 3 1/2 mill. — Ibembo
(avril, J. Duvivier).
Rostre mince, aussi long que le prothorax, cylindrique, assez
nettement courbé, renflé dans son tiers basilaire, très finement
ponctué en avant, plus fortement sur la partie renflée où la
ponctuation est la même que sur la tête; une petite fossette entre
les yeux; antennes noires, à art. 2 de la tige allongé, à massue
semblable à celle du 7”. quadrimaculatus Gyll. Prothorax noir,
brillant, étroit, parallèle jusque près du bord antérieur où il est
tout à coup fortement rétréci et brusquement étranglé; base
régulièrement arquée ; surface marquée de nombreux petits points
à fond brunâtre, plus serrés vers les côtés, ainsi que le long de
la ligne lisse longitudinale qui s’observe au milieu; les intervalles
sont très finement rugosules; les points sont plus gros et très
serrés sur les flancs, qui sont en même temps garnis d’un enduit
jaunâtre. Écusson noir, très allongé, concave, faiblement sinué
sur les côtés. Élytres subparallèles en avant, rétrécis en arrière,
notablement plus larges que le prothorax à la base, aplanis,
isolément arrondis au sommet; ils sont profondément striés-
ponctuëés avec les intervalles plans et couverts d’une série plus
ou moins régulière de petits points enfoncés très rapprochés ; ils
sont noirs avec le tiers antérieur rouge. Pygidium rétréci en
arrière, tronqué au sommet, très gibbeux, éparsement ponctué,
couvert d’un enduit d’un gris roussätre et d’une pubescence dorée
assez raide et écartée. Dessous d’un noir brillant, déprimé sur le
métasternum et les deux premiers segments abdominaux, fortement
et largement creusé sur le dernier arceau ventral, qui estlégèrement
sinué de chaque côté; surface du dessous couverte de gros points
épars, plus rapprochés sur les côtés des organes; les côtés du
métasternum, les parapleures métathoraciques et les côtés des
segments abdominaux sont largement couverts ainsi qu’une partie
des pattes, d’un enduit grisâtre; pattes fortement ponctuées.
Temnoschoiïita basipennis Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg.,
XXX VI, 1892, p. 166.
Déprimé, d'un noir de poix, en ovale allongé, graduellement
rétréci en avant el en arrière; rostre mince, aussi long que le
corselet, d’un brun rougeûtre, finement sillonné à la base, nette-
ment ponctué; prothoraz brillant, déprimé, légèrement rétréci
en avant, couvert d'assez gros points, chaque point garni d’une
squamule terreuse; élytres plans, profondément striés-ponc-
tués, à intervalles subanqguleux, costiformes sur les côtés,
chaque intervalle unisérialement pointillé; ils sont d'un brun-
323
rougeûtre mat et portent chacun une grande tache noire mal
délimitée en avant; pygidium très convexe, tronqué au sommet,
fortement ponctué, pubescent; dessous nettement ponctué, couvert
de squamules ; pattes d'un brun rougeâtre avec les tibias plus
clairs.
Long. (excel. rostr.) 9-9 1/2 mill.; larg. 3 1/4 à 3 1/2 mill. —
Ibembo (mai-août, J. Duvivier). |
Rostre long et mince, aussi long que le prothorax sur sa ligne
médiane, assez courbe, assez fortement renflé à la base où il est
parfois couvert d’un enduit terreux, d’un brun rougeñtre, plus
fonce à la base qui est munie en dessus d’un fin sillon longitudinal
et nettement ponctué comme la tête; la partie amincie du rostre
est tres finement pointillée. Prothorax noir, brillant, plus long que
large, déprime, parallele sur les côtes, rétréci en avant vers les
2/5 antérieurs, brusquement étrangle près du bord antérieur, à base
légerement arquée; surface très finement rugosule, couverte
d’assez gros points plus serrés vers le bord antérieur et vers les
côtés, chaque point garni d’une squamule terreuse; un espace
lisse longitudinal au milieu du corselet. Écusson très allongé,
noir, brillant, faiblement sillonne à la base, sinué de chaque côté.
Élytres plus larges que le prothorax à la base, plans, à peine 1 1/2
fois aussi longs que celui-ci, insensiblement rétrécis en arrière
où ils sont isolément et obtusément arrondis; ils sont pro-
fondément striés, à intervalles subanguleux, costiformes sur les
côtés; les points des stries sont arrondis, un peu espaces et
reliés entre eux par un fin sillon; chaque intervalle porte une
série régulière de petits points; les élytres sont d’un brun rou-
geatre mat et ornés chacun, en avant, d’une grande tache noire
mal délimitée. Pygidium rétreci en arrière, tronqué au sommet,
assez fortement convexe, profondément ponctué et garni d’une
épaisse touffe de poils jaunatres. Dessous d’un noir de poix, bril-
lant, déprime sur le métasternum et les deux premiers segments
abdominaux, couvert d’assez gros points écartés, chaque point
fermé par une squamule terreuse. Pattes robustes, d’un brun
rougeâtre avec les tibias plus clairs, ponctuées et couvertes de
squamules ; dernier segment abdominal légerement bisinué.
Sphenophorus lateritius Gy11., in Schœnh., Gen. Sp. Curc., IV,
p. 920.
Un individu pris à Ibembo ; cette espèce est connue de Sierra-
Leone.
Liocalandra squamosa Boh., in Schœnh., Gen. Sp. Cure.,
VIT, 2; p. 245:
Deux exemplaires pris à Ibembo, au mois d'août ; l'espèce est
connue de la Guinée.
324
Sipalus quineensis Fabr., Ent. Syst., Suppl., p. 165.— Boh.,
in Schœnh., Gen. Sp. Curc., IV, p. 800.
Quelques individus de cette espèce assez répandue, provenant
d'Ibembo ; on retrouve cette espèce dans toute la Guinée et le
Bas-Congo.
Sipalus mendicus Boh., in Schœnh.,Gen.Sp. Cure., IV, p.804.
1 exemplaire capturé à Ibembo, dans la deuxième quinzaine du
mois d'août.
Sipalus Aurivilli Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXX VI,
1892, p. 165.
Oblong, noir, presque entièrement couvert d'un enduit mat d'un
brun clair, se divisant en macules et en points, surtout sur Les
élytres ; écusson noir, ainsi que la partie antérieure du rostre,
Le vertex et l'étranglement du corselet ; rostre à ponctuation
allongée ; téle grossièrement ponctuée, les points toutefois peu
profonds ; corselet réqulièrement arrondi sur les côtés, brusque-
ment et très fortement étranglé en avant, portant des points
épars, sans tubercules ; élytres sans lubercules, finement ponc-
bués-striés, à intervalles lisses, à peine convexes; dessous
ponctué comme le corselet.
Long. (excel. rostr.) 21 mill.; larg. 6 ‘/: mill. — Djabir-Bandja
(mai-juin, L! Milz).
Cette espece est un peu plus grande que S. mendicus Boh. ;
elle s’en distingue à première vue par sa surface absolument veuve
de tubercules, son corselet un peu plus convexe, plus large, faible-
ment mais très régulièrement arrondi sur les côtes, le fort étran-
glement antérieur qui forme un véritable bourrelet, les élytres
finement ponctués-stries, le rostre plus robuste, la massue des
antennes plus courte et terminée en arc au sommet.
Tête arrondie, marquée de points assez larges, peu profonds et
peu serrés; rostre long, robuste, aussi arqué que chez S. mendicus,
épaissi dans un peu moins de sa moitié basilaire, puis légèrement
rétréci sur les côtes, enfin un peu élargi et déprimé en avant, avec
les mandibules saillantes ; il est noir, sauf dans sa partie basilaire,
porte une impression longitudinale de chaque côté de la base et un
fin sillon longitudinal médian, non prolongé en avant; la ponc-
tuation est allongée, plus fine et moins visible en avant, beaucoup
plus accentuée sur les côtés; antennes brunes, à scape graduel-
lement en massue, atteignant les yeux : art. 2 du funicule
plus long que les autres ; les articles du funicule plus transversaux
que chez le S. mendicus ; massue en cône renversé, un peu plus
longue que les deux derniers articles du funicule réunis, légère-
ment déprimée, tronquée en arc et spongieuse au bout. Prothorax
un peu plus long que large, légèrement et très régulièrement
329
arrondi sur les côtés, brusquement et fortement étrangle pres de
son bord antérieur, la partie étranglée formant un véritable
bourrelet; base du corselet subtronquée ; surface peu convexe,
lisse, marquée d’assez larges points peu profondément enfoncés et
peu serrés. Écusson allongé, aigu en arrière, noir, convexe, lisse,
brillant. Élytres environ deux fois aussi longs que le prothorax,
plus larges que celui-ci à la base, convexes, parallèles, rétrécis
et déclives dans la partie postérieure ; ils sont légèrement
échancrés en arc à la base, et les épaules sont obtuses, la surface
est lisse comme celle du corselet et sans le moindre tubercule ; ils
sont finement ponctués-striés, à intervalles à peine convexes et non
ponctués : sur les côtés, les intervalles sont toutefois un peu mieux
marqués et vers le sommet on observe sur ceux-ci quelques traces
de granulations ; les élytres sont noires et mouchetés de brunâtre;
les pattes sont plus robustes que chez #. mendicus ; saillie inter-
coxale subanguleuse en avant.
Sitophilus oryzæ Linn., Amœn. Ac., VI, 1763, p. 395. —
Oliv., Ent. V, 83, p. 97, pl. 7, f. 81 a-b.
Un assez grand nombre d'exemplaires pris à Ibembo ; cette
espèce se rencontre partout et a dû être amenée au Congo par le
riz importé, dans lequel on la trouve en quantite.
Rhyncophorus phænicis Fabr., Syst. EL., Il, p. 430. — GyIL. in
Schœnh., Gen. Sp. Curc., IV, p. 825. — Gerst., Peters Reise,
F862, p. 317.
De très nombreux exemplaires de cette espèce ont été pris à
Ibembo ; cette espèce affectionne particulièrement le suc qui découle
des incisions que les noirs font au palmier, pour en recueillir la
sève, dont ils font le #assanga, leur boisson favorite ; on peut
prendre autour des récipients destinés à recueillir le massanga des
quantités de À. phænicis, de toutes tailles.
PLATYPIDÆ.
Crossotarsus Chapuisi Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXXIV,
RS ICE ND ECCLEXVIE
Subcylindrique, d'un brun rougeûtre avec le disque des élytres, les
antennes et les ltarses flavescents.
Q. Front plan, mat, fortement pubescent en avant, rugosule,
longitudinalement rugueux sur les côtés, ponctué en arrière ;
prothoraz oblong, finement et assez densément ponctué; élytres
ponclués-striés, plans, à bord postérieur très inégal, dentelé
et spinuleux, coupé obliquement en dehors ; 2e segment abdominal
fortement développé et profondément échancre.
_d. Inconnu.
Long. 7 mill. ; larg. 2 mill. — Tbembo {mars 1890, J. Duvivier).
3206
Q. Front plan, aussi large entre les yeux que long, mat, à
pubescence rousse, redressée, très abondante en avant, à surface
rugosule, longitudinalement rugueux sur les côtés et ponctue
en arrière; vertex séparé du front par un angle tres marqué,
ponctuée, plus brillant que le front, pubescent également et présen-
tant en son milieu une courte ligne lisse; antennes fauves,
à palette plus claire, semblables à celles du Cr. crinitus Chp. Pro-
thorax oblong, presque une fois et demie aussi long que large,
légèrement retréci circulairement au bord antérieur, à sillon
médian précédé d’une ligne lisse, à surface irrégulièrement par-
semée de points de deux espèces : les uns très petits, disposés
sur toute la surface, les autres plus gros et que l’on rencontre par-
ticulièrement le long du sillon médian, sur le tiers postérieur et
sur les parties latérales jusqu’au bord antérieur. Élytres paral-
lèles, ponctués-striés, plans, avec les points des séries plus
prononcés dans la partie basilaire; les intervalles sont plans et
présentent chacun d'assez nombreux petits points très fins, dispo-
ses irrégulièrement; les intervalles 2, 4, 6 sont rétrecis avant l’ex-
trémité et par suite plus courts que les autres, le bord postérieur
est tres inégal, fortement denticulé et spinuleux, coupe oblique-
ment en dehors avec l’angle sutural subaigu ; le 1° intervalle est
tronqué obliquement en dehors, comme également le 3% qui est
toutefois plus long que celui-ci et dont la partie oblique est parti-
culièrement saillante : la troncature de ces deux intervalles est
denticulée ; les intervalles 5, 7, 8 et 9 sont également obliquement
tronqués à leur extrémité, ont tous leur angle externe aigu
et saillant et diminuent progressivement de longueur, les deux
derniers sont cependant sensiblement de même longueur : toutes
ces troncatures sont ornées de quelques poils roux à leur extré-
mité. Sous le bord inégal des élytres se trouve une gouttière paral-
lèle au bord marginal et l’abdomen est transversalement convexe,
très brillant; le 2e arceau ventral est très développé en une grande
lamelle saillante, noirâtre à son extrémité, à bord postérieur pro-
fondément et largement échancré ; cette lamelle recouvre les trois
derniers segments abdominaux. Dessous d’un brun plus clair que
le dessus ; pattes semblables à celles de la plupart des Crossotarsus.
Je ne connais qu’un seul individu Q de cette espèce, qui a éte
capturé à Ibembo, en mars, par mon frère Joseph. Je l'avais pris
tout d’abord pour un grand exemplaire © du Cr. crinitus Chp.,
mais un examen plus attentif à l’aide de la description de l’auteur
et des figures qui l’accompagnent, me convainquit que j'avais
devant moi une espèce distincte. Afin d’avoir toute certitude à
cet égard, je priai M. Ch. Brongniart, l’obligeant naturaliste du
Museum de Paris où sont déposés les types (G' et ®) du C7. crinitus
327
Chp., de bien vouloir comparer mon exemplaire aux types en
question; voici le résultat de cette comparaison, d'apres les
données de M. Ch. Brongniart : le type du crinitus est beaucoup
plus élancé, sa taille notablement plus réduite, son corselet
presque aussi long que celui du Chapuisi, mais beaucoup plus
étroit ; le C. Chapuisi est bien plus trapu, presque deux fois aussi
large que le crinitus, chez ce dernier on observe au bord postérieur
de chaque élytre une dent médiane deux fois aussi large que les
autres, tandis que chez le Chapuisi toutes les dents qui forment
ce bord postérieur sont subégales entre elles.
Le Cr. Chapuisi est donc une bonne espece, qui doit prendre
place dans le groupe des Crossotarsi abdominales, entre le
Cr. crinitus Chp. d’une part, les Cr. exilis Chp. et Cr. Bohemani
Chp. d'autre part; l’extrémite des élytres est autrement confor-
mée chez ces deux dernières espèces, qui sont également plus
petites que le Cr. Chapuisi.
Platypus congoanus Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXX V,
1891:C--R p. cecLxuT.
G. D'un rouge ferrugineux clair avec le disque des élytres
testacé, les mandibules et la partie antérieure de l’épistome
noiratre. Prothorax oblong, finement et assez densément pointillé,
les points inégaux, plus forts vers les côtés; sillon postérieur
court, tres profond en avant; échancrure latérale triangulaire;
élytres ponctués-stries, interstries plans, subsimilaires.
Q. D’un rouge ferrugineux foncé avec l’épistome et le tiers
postérieur des élytres fortement rembruni. Prothorax oblong,
semblable à celui du G, plus nettement ponctué que chez celui-ci;
interstries des élytres relevés, les impairs subcostiformes dès la
base, les autres convexes à leur extrémité, le premier caréne au
sommet; prolongement terminal de forme prismatique, déprime
en dehors, à extrémité tronquée; échancrure anale semicirculaire.
Long. 4 2/5 mill. — 4 G pris à Matadi (Tschoffen) et une Q à
Ibembo (mars 1890, J. Duvivier).
G'. Front recouvert en avant de stries transversales, moins
serrées vers l’épistome ; aréoles de la partie postérieure de la tête
plus larges; vertex à ligne médiane subsaillante, lisse, limitée de
chaque côté par un espace assez fortement ponctué; on observe
de chaque côté du vertex des stries subobliques peu serrées, en
arrière et vers le côte interne des yeux : une série de points
piligères. Antennes fauves à palette plus claire, celle-ci grande,
oblongue-ovalaire. Prothorax oblong, à bord antérieur légèrement
avancé, muni d’un sillon médian tres profond et prolongé en
avant par une ligne légèrement enfoncée, parfois obsolète; la
ponctuation est inégale, assez serrée, formée de points plus pro-
328
fonds et plus nombreux vers les parties latérales et entremêlés
sur la région discoïdale de nombreux points très fins; quelques
points plus gros près de l’échancrure; pas de pores discoidaux ;
un très petit espace lisse de chaque côté du sillon; élytres assez
fortement ponctués-striés, les séries de points bien marquées ;
des intervalles lisses, sauf sur une partie de leur base où ils
sont ponctués et le dernier intervalle dans lequel on remarque une
série inégale de points; base du &% intervalle saillante, formant
bourrelet et ornée de carinules transversales; les stries sont
couvertes au sommet par de petites granulations et une assez
épaisse pubescence jaunâtre ; partie déclive rugueuse sous le sillon
apical.
Q. Front entièrement couvert d’aréoles plus petites et plus
serrées vers l’épistome ; vertex semblable à celui du &, paraissant
toutefois un peu plus rugueux ; antennes à palette un peu moins
oblongue. Prothorax oblong, plus fortement pointillé que chez le G',
la ponctuation bien plus accentuée vers les parties latérales que
dans l’autre sexe. llytres profondément ponctués-striés, à
intervalles très fortement relevés, les impairs subcostiformes
dès la base, subcarénés au sommet, le premier intervalle
présentant une carène très saillante, les autres très convexes
en arrière, tous assez densément ponctués, rugueux à la base,
granuleux-rugueux au sommet; premier intervalle interrompu
avant le sommet, le 2° fortement raccourci, le 3° limitant en
dedans le prolongement terminal de l’élytre, dans lequel les
intervalles viennent se fondre ; ce prolongement est de forme pris-
matique, il est couvert de longs poils roussàâtres, déprime sur les
côtés ; son extrémité est obliquement tronquée, son angle externe
aigu, l’interne de même, le supérieur presque droit ; l’échancrure
entre les deux prolongements est semi-circulaire. Dessous un peu
plus clair, finement rugosule et grossièrement ponctué ; abdomen
sans carène ni tubercules, subrugueux, orné de nombreux points
pilifères.
Cette espece, en raison de l’échancrure latérale du corselet très
grande et triangulaire, de la présence d’une échancrure sinueuse,
concave, pubescente, parallèle au bord postérieur du prothorax, du
prolongement terminal triquètre des élytres, me paraît devoir
prendre place dans le groupe des Platypt trispinati Chp., et appar-
tenir à la 3 division de ce groupe, en raison de l’absence de pores
subdiscoidaux sur le prothorax. |
C’est, je pense la première espèce decrite du continent africain
et à ce point de vue seul, extrêmement interessante.
BRENTHIDÆ,.
Zemioses cancellatus Lac., Gen. Col., VII, 1866, p. 409, note |];
SU DE. 7/7 Fvlab.
Deux exemplaires que je rapporte à cette espèce ont été pris
par mon frère Joseph à Ibembo (mars 1890); l’espece est décrite
de Natal.
Cerobates debilis Thom., Arch. ent., II, 1858, p. 118.
Deux exemplaires également de cette intéressante petite espèce
ont été pris à Ibembo (mars 1895) ; l'espèce est décrite du Gabon.
Eupsalis gentilis Thom., Arch. ent., II, 1858, p. 117.
Trois exemplaires de cette espèce décrite de Guinée, où elle est
assez commune, et pris à Ibembo, en mars.
Rhinopterix foveipennis Thom., Archiv. entom., II, 1858,
p. 119.—Lac.,Gen., Atl., VIII, pl. 77, f. ba.— Zatinosus Chvt.,i.
litt.
Un exemplaire de cette espèce a été pris à Ibembo (15 février);
elle est décrite du Gabon et a été rencontrée depuis à Sierra-Leone.
Une espèce très voisine de celle-ci et provenant du Bas-Congo
a été décrite depuis par M. J. Kolbe : À. errans.
Ceocephalus picipes Oliv., Ent., V, 84, p. 442, pl. 2, f. 18, Q.
— Gyll.,in Schœnh., Gen. Sp. Curc., I, p. 356. — Gerst., Wieg.
Archiv, 1841,41,p:76:
Trois exemplaires de ce Ceocephalus ont été rapportés d’Ibembo
(mars) ; c’est une espèce excessivement répandue sur le continent
africain, où on la trouve non seulement au Cap de Bonne Espe-
rance, à Natal, dans la basse Guinée, dans diverses régions du
bassin du Congo, au Sénégal, mais encore à Madagascar.
Stereosomus Rissi Labr. et Imh., Gen. Curc., I, n°. 12. —
Trois exemplaires capturés à Ibembo (avril).
L’espèce est originaire du Gabon, et a été reprise depuis dans le
Bas-Congo et la région du Quango.
ANTHOTHRIBIDÆ.
Phlæotraqus gigas Fabr., Syst. El., Il, p. 404. — Fähr.,
in Schœnh., Gen. Sp. Curc., V, p. 175.
Une © de nuance tres claire, mesurant 18 mill., me parait se
rapporter à cette espèce; elle a été capturée à Ibembo, en août,
cette espèce se rencontre en Guinée, dansle Quango et le Bas-Congo.
Phlæotragus prasinus Duviv., Ann. Fi Ent. Belg., XXX VI,
1892, p. 59.
Subcylindrique, couvert en dessus d'une pubescence écailleuse Tan
330
vert clair mat pointillée et finement maculée de noir; deux taches
sur le vertex, une tache allongée de chaque côté de la base du cor-
selet; sur chaque élytre: une tache humérale, une préscutellaire,
une rectangulaire marginale ainsi qu'une petite tache apicale
noires; corselet un peu plus large que long, régulièrement
arrondi sur les côtés, pas plus rétréci en avant qu’en arrière,
à peine impressionné sur le disque; élytres calleux près du
sommet, à peine plus larges que le corselet, finement ponctués
en séries ; antennes brunes, annelées de gris; rostre médiocre,
profondément impressionné en triangle en avant; dessous d’un
ferrugineux clair avec les pattes annelées et maculées de brun
noirätre; arceaux abdominaux convexes.
Long. 17 mill. (rostre exclus); larg. 6 1/2 mill. — Ibembo
(15 février, J. Duvivier). — Un &.
Dessus couvert de petites écailles d’un vert clair, mat, pointillé
de noir et marqué ça et là de petites taches noirâtres; tête parti-
culièrement parsemée de petits points noirs, ornée sur le vertex
de deux petites taches noirâtres et, le long du bord interne des
yeux qui se rapprochent en avant, d’une étroite bordure jaunatre;
rostre noir sur les côtés, modéreéement allonge, robuste,
parallèle, à peine anguleux, fortement eéchancre à son bord
antérieur, muni dans sa partie antérieure d’une profonde fossette
en forme de triangle isocele, dont le sommet se prolonge en un
fin sillon jusque sur le vertex ; mandibules assez robustes, noires;
palpes d’un brun de poix ; antennes atteignant les deux tiers de la
longueur du corps, à articles légèrement noueux au bout, sauf les
trois derniers qui forment une massue allongée et aplatie : elles
sont d’un brun rougeàtre, légèrement pubescentes avec l’extré-
mité des articles grisätres ainsi que la massue. Prothorax peu
convexe, à peine impressionné en dessus, marqué de chaque côte
en avant d’un sillon latéral, régulièrement arrondi, pas plus
rétréci en avant qu’en arrière, plutôt un peu plus large que haut
en son milieu; bord antérieur légèrement sinué, base subsi-
nueuse, de chaque côté; carène antérieure située vers les trois
quarts postérieurs, interrompue dans son milieu, légèrement ondu-
leuse, prolongée sur les côtés en avant jusque vers le milieu du
prothorax; prolongement postérieur de la carène bien prononce
et recourbe à l'intérieur tout contre la base du corselet, deuxsillons
transversaux près de la base; les deux cinquièemes antérieurs du
corselet sont d’un vert clair, les trois cinquièmes postérieurs d’un
ferrugineux clair, entièrement pointillé de noir et finement
tacheté, orné de chaque côté: vers le milieu, d’une macule
formée par la réunion de ces petites taches, et en arrière, sur les
disques d’une étroite bande longitudinale, noires. Écusson très petit,
331
d’un roux clair. Élytres cylindriques, un peu plus de deux fois
aussi longs que larges, à peine plus larges que le prothorax
dans son milieu, peu convexes sur le disque, à base légèrement
sinueuse, à épaules obliquement arrondies, déclives en arrière
tout près du sommet où elles sont arrondies; angle apical très
légèrement saillant ; sillon basilaire peu marqué s’arrêtant au
calus huméral ; surface transversalement ridée, finement ponc-
tuée, les points très espacés, disposés en séries régulières; les
rides étant assez accusées, la surface paraît absolument raboteuse
lorsque l’insecte est vu sous un certain jour; ligne marginale pro-
fondément enfoncée ; près du sommet, on observe sur chaque ély-
tre, un petit tubercule assez saillant, arrondi, limitant en avant la
partie déclive ; intervalles 3, 5, 7 légèrement rélevés ; les élytres
sont d’un beau vert mat avec l’extrême base et les épipleures fer-
rugineuses : ils sont également pointillés et maculés de noir
et ornés chacun d’une tache sur l’épaule, d’une autre près de
l’écusson, allongée, d’une troisième subrectangulaire, étroite,
reposant sur la marge un peu avant le milieu, enfin d’une tache
mal limitée, dans l’angle apical. Dessous d’un brun rougeûtre,
couvert de petites écailles d’un ferrugineux clair, tacheté de brun
sur les côtés de la poitrine, sur les côtés de l’abdomen, et de cha-
que côté du milieu des trois premiers arceaux, tous ces arceaux
convexes; pattes d’un gris roussâtre, annelées et maculées de brun
noirâtre ; tarses roussâtres, maculés de brun à la base.
Cette espèce me paraît absolument distincte de toutes celles
décrites, par sa forme un peu raccourcie, son corselet aussi large
que les élytres, un peu plus large que long, pas plus rétréci en
avant qu’en arrière, régulièrement arrondi sur les côtés; la livrée
de cette espèce rappelle celles de certains P{ychoderes de l’Amé-
rique.
Phlæotragus heros Fab., Syst. El., Il, p. 404 — Fähr.,
in Schoenh., Gen. Sp. Curc., V, p. 175.
Une Q de petitetaille, prise en mars à Ibembo; se trouve dans
toute le Guinée, le Quango, et le Sénégal.
Phlæotraqus similis Qued., Berl. ent. Zeit., XXX, 1886, p. 305.
Je crois pouvoir rapporter à cette espèce une femelle de petite
taille, capturée à Ibembo, en mars.
Mecocerus Mnisechi Thom., Arch. ent., Il, 1858, p. 106,
PV ET 47E
Un certain nombre d'exemplaires pris à différentes époques de
l’année, mais surtout. en avril, à Ibembo ; quelques-uns également
à Djabir. Se prend en Guinée, dans la région du Quango, etc.
Mecocerus tigrinus Thom., Arch. ent., Il, 1858, p. 107,
DEMI, 115:
332
Trois exemplaires : un couple à Ibembo, une Q à Djabir-Bandja ;
l’espèce est décrite du Gabon.
Anocerastles undulatus Qued., Berl. Ent. Zeit., XXX, 1886,
p. 309, pl. VIII, f. 4.
Un mâle pris à Ibembo en septembre ; cette espèce est décrite du
Quango.
Deuterocrates nigropictus Qued., Berl. Ent. Zeit., XXX, 1886,
PSV DIE VIEE"S;
Un mâle de Djabir-Bandja. — Cette espèce est très commune
dans le Quango.
Chirotenon adustum Labr. et Imhoff, Gen. Cureul., I, n° 41. —
Thom., Arch. ent., II, 1858, pl. IV, f. 5 et 6.
Une femelle provenant d’Ibembo. Ce Chirotenon se prend dans
une grande partie de l’Afrique occidentale, mais ne paraît pas
dépasser au sud la région du Quango.
Gynandrocerus antennalis Lac., Gen. Col., VII, 1866, p. 568,
note 3.
Deux exemplaires mâles, correspondant à la courte diagnose de
Lacordaire : Ibembo, mars et avril.
Phlæobius albopygyalis Thom., Archiv. entom., Il, 1858,
p. 144.
Un certain nombre d'exemplaires rapportés d’Ibembo et de
Djabir-Bandja se rapportent bien à la courte description de
Thomson.
LONGICORNIA.
Prionidæ.
Macrotoma palmata Fabr., Entom. Syst., Il, p. 249. — Cast.,
Hist. Nat., II, p. 400. — senegalensis Oliv., Ent., IV, 66, p. 22,
nl 186 2974 6510 ©!
Un seul exemplaire de cette espèce cependant excessivement
commune dans toute la région, a été rapporté d’Ibembo (mai).
Dorycera spinicornis Fabr., Ent. Syst., II, p. 243. — Oliv.,
Ent., IV, 66, p. 24, pl. 11, f. 43, G. — buplthalmus Fabr., Syst.
El., Il, p. 260. — White, Cat. Col. Ins. B.-M., Longicornia,
1853; plepl fig. 1e
Un G;, en parfait état de conservation, mesurant 58 mill.
(sin mand.}, aux taches élytrales bien accusées, a été pris à Ibembo
dans la seconde quinzaine de septembre ; il: fut capturé le soir,
alors qu’attiré par la lumière d’une lampe, il vint s’abattre dans
la case de mon frère. J’en ai vu également un G provenant de la
région de l’Aruwimi.
333
Mallodon Downesi Hope, Ann. Nat. Hist., XI, p. 366. —
Thom., Révis., p. 96. — Zævipennis White, Longic., VI, p. 45.
Une dizaine d'exemplaires de cette espèce, tant G' que ©, ont
été capturés à Djabir-Bandja et aux environs d’Ibembo; les
captures à Djabir-Bandja ont été faites pendant les mois de mai
et juin, celles à Ibembo en août et octobre. Ce Hallodon est très
répandu dans toute l’Afrique tropicale.
Cerambycidæ.
Æystrocera nigrita Serv., Ann. Soc. Ent. France, 1834, p. 70.
— Dej., Cat., 3e éd., p. 353.
Trois exemplaires de taille très différente (de 25 à 37 mill.) ont
été pris à Ibembo en mars et août; c’est une espèce très répandue
en Afrique, car on la prend non seulement à la côte occidentale,
mais encore à la côte orientale.
Xystrocera trivittata Qued., Berl. Ent. Zeit., XXXII, 1888,
p. 196.
Ibembo, en avril. — Deuxexemplaires G' correspondent parfai-
tement à la description de l’auteur, sauf toutefois pour la couleur
des antennes qui sont brunes chez les deux individus rapportés
par mon frère; l’un mesure 19 mill., l’autre 17 mill.; les élytres
de ce dernier passent au pourpre. — Cette espèce a été décrite
de la région du Kassaï.
Plocederus tenuis Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXXV,
1891; C.-R., p. cCCLxxvII.
Q. D'un brun noirâtre, couvert d’une très courte pubescence d’un
gris cendré, soyeuse, épaisse, celte pubescence passant au jaune
doré sur la tête et le corselet ; labre et palpes d'un brun clair;
prothoraz allongé, irréqulièrement plissé obliquement et trans-
versalement, avec deux sillons obliques bien accusés; élytres:
allongés, bidentés à leur extrémité; antennes de la longueur
du corps, à art. 5-10 épineux à leur sommet interne; fémurs
rougeûtres, sauf au sommet.
Long. 28 mill.; larg. max. 7 1/9 mill. — Ibembo (20 avril 1890,
J. Duvivier).
Tête rugueuse en avant, finement ponctuée en arrière, couverte
d’une courte pubescence dorée assez serrée; labre d'un brun
clair ainsi que les palpes; bord antérieur du clypeus légèrement
sinué ; plaque frontale convexe, en triangle transversal; un
profond sillon longitudinal entre les yeux; antennes de la
longueur du corps, densément couvertes d’un duvet d’un gris
cendré, à articles 5-10 épineux à leur extrémité interne. Pro-
thorax plus long que large, légèrement avancé à son bord anté-
334
rieur, fortement rétréci en avant et en arrière, à côtés subarrondis,
couvert d'assez gros plis irrégulièrement et en partie obliquement
disposés et présentant de chaque côté, sur le disque, une impression
oblique assez marquée : ces deux impressions partant du milieu
et se rapprochant vers la base où elles ne dépassent pas le sillon
subbasilaire; la surface est parsemée de petits poils dorés, très
brillants. Écusson en triangle transversal, arrondi au sommet
et garni de petits poils d’un gris argenté. Élytres oblongs,
allongés, 3 1/2 fois aussi longs que le prothorax, légère-
ment sinués sur les côtés un peu en dessous des épaules, à peine
dilatés vers leur milieu, puis faiblement rétrécis jusqu’au som-
met où ils sont obliquement tronqués; l’angle externe est
légèrement dirigé en dehors, le sutural fortement spiniforme;
ils sont assez plans, légèrement déprimés vers le tiers anté-
rieur, à fond finement rugosule et pointillé, et présentent, en
outre, sur toute la surface, de petits points plus forts, assez serrés
et irrégulièrement disposés ; on remarque encore, sur chaque
élytre, deux vestiges de lignes élevées, dont l’interne s’efface vers
le tiers postérieur ; une épaisse pubescence d’un gris cendré, très
soyeuse, très courte, couvre letout. Dessous également pubescent,
cette pubescence plus longue sur les côtés de la poitrine. Pattes
allongées avec les fémurs rougeâtres, sauf à leur sommet. Saillie
sternale verticale, obtuse au sommet.
Suivant M. Gahan, qui a bien voulu comparer mon exemplaire
aux Plocederus du British Museum, cette espèce est très voisine
de son 2. melancholicus de l'Afrique occidentale (Ann. Mag. Nat.
Hist., 1890, p. 257); elle en diffère par sa forme plus svelte,
par le premier article des antennes plus court et moins courbé
et par la pubescence bien plus épaisse qui couvre tout le corps.
Je ne connais que la Q.
DJABIRIA
Duvivier, Ann. Soc. Ent. Belg., XXXV, 1891 ;C.-R., p.cccLxxvuI.
(Nov. gen. Cerambycidarum verarum.)
Mandibules courtes, verticales, carénées en dessus, inermes en
dedans.
Tête subconcave, obsolètement carénée entre les tubercules
antennifères, qui sont séparés par un étroit sillon ; épistome sub-
sinué à son bord antérieur, joues courtes.
Antennes très courtes, dépassant à peine le milieu de la lon-
gueur du corps, àâpres : art. 3 de 1/5 plus long que 4, légèrement
comprimé dans sa partie médiane, 4 un peu plus court que 5, ce
dernier presque aussi long que 3, les suivants diminuant progres-
335
sivement de longueur, 5-10 fortement dilatés en triangle, épineux
à leur sommet interne, 11 un peu plus long que le précédent, sinué
avant l'extrémité et obtus au sommet.
Feux faiblement séparés en dessus, dépassant en avant le condyle
des antennes.
Prothorax aussi large que long, non épineux sur les côtés qui
sont arrondis, subdéprimeé sur le disque, fortement rétréci en avant
et en arrière, couvert de quelques rides transversales.
Écusson petit, en triangle curviligne.
Élytres médiocrement allongés, peu convexes, régulièrement
quoique faiblement rétrécis en arrière, tronqués obliquement au
sommet.
Prosternum oblong, profondément canaliculé entre les hanches,
à côtés relevés, abaissé en arrière, où il se dilate triangulairement.
Mésosternum transversal, creusé en arc à son bord antérieur,
profondément échancré en carré en arrière.
Pattes médiocres ; femurs renflés vers le sommet.
Corps allongé, glabre en dessus.
Ce genre est voisin du genre Plocederus dont il possède une
grande partie des caractères, mais je crois pouvoir l’en séparer à
raison de ses antennes excessivement courtes, des caractères par-
ticuliers des pro- et mésosternum, du renflement des fémurs et de
la brièveté relative du 3° article des antennes.
Djabiria geniculata Duviv., Ann.Soc. Ent. Belg., XXX V, 1891;
CR p cocrxxur:
Noir, brunâtre en dessous, d’un brun rougeätre en dessus; palpes,
base des mandibules et pattes, rougeûtres (sauf les genoux qui
sont noirs et les tarses d'un brun mat); élytres très finement
pointillés, ornés un peu en dessous du milieu d’une large tache
transversale notrâtre, s'étendant parfois fortement en avant
sur les côtés.
Long. 19 mill.; larg. max. 4 5/4 mill. — Djabir-Bandja
(mai-juin, L' Milz) et Ibembo (avril, J. Duvivier).
Tête courte, munie d’une fossette en arrière ; épistome portant
quelques gros points enfoncés; antennes d’un brun rougeûtre,
fortement pubescentes, surtout à partir du 4° article : art. 1 d’un
rouge clair, les autres bruns, tous annelés de noir à leur extrémité.
Prothorax à base et bord antérieur fortement rebordés, portant un
pli transversal limitant à l’intérieur le sillon transversal antérieur,
un autre fortement anguleux en avant limitant à l’intérieur le sillon
basilaire, trois plis ondulés sont disposés entre le milieu et le pli
subbasilaire, le premier de ces plis remonte sur les côtés pour
entourer deux espaces lisses, arrondis, qui forment le disque;
ces espaces lisses sont séparés par un fin sillon qui se divise en
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE» Te XXXVI. 26
380
arrière ; quelques plis sur les flancs du prothorax. Écusson fine-
ment ponctué, couvert d’une courte pubescence grise. Élytres
un peu plus larges à la base que le corselet dans sa plus grande
largeur, subsinués à la base, à épaules arrondies, régulièrement
quoique très faiblement rétrécis en arrière, obliquement tronqués
au sommet; angle sutural très court, dentiforme; ils sont
peu convexes, finement rugosules et couverts d’une multitude
de petits points enfoncés très serrés; sur chaque élytre deux
vestiges de lignes lisses, et en arrière de l’écusson, tout contre
la suture, une impression longitudinale; ils sont d’un brun
rougeâtre et ornés, juste en dessous du milieu, d’une large bande
transversale d'un brun noir, s'étendant plus ou moins en avant le
long des bords latéraux : chez un des exemplaires cette bande
s'étend très avantsur les côtés. Dessous d’un noir brunatre, couvert
de quelques poils rares et de quelques gros points épars : dernier
segment abdominal muni d’une touffe de poils roux; pattes rouges,
les genoux et la partie extrême des tibias, noirs, tarses d’un brun
mat; tibias fortement ciliés.
Hesperophanes fasciatus Billb., in Schœnh., Synon. Insect., Ap-
pendix, p. 191.
Deux exemplaires de cette espèce ont été capturés, l’un à Ibembo
(15-81 août), l’autre à Djabir-Bandja (mai-juin).
Callichroma prolixa Bates, Cist. Entom., Il, p. 406.
Je crois pouvoir rapporter à cette espèce un G\, pris à Ibembo; ce
beau Callichroma est décrit de l’Angola.
Callichroma obscuricorne Chevr., Rev. Mag. Zool., 1858, p. 52.
Ibembo. — Quatre exemplaires ont été rapportés de cette der-
nière localité; l’espèce se rencontre dans une grande partie de
l'Afrique occidentale.
Callichroma Chranchii White, Cat. Coleop. Ins. B.-M. Lon-
gicornia, 1, p.156 — ? carinicolle Qued., Berl. Ent.Zeit., XXXII,
1888, p. 198.
Un certain nombre d'exemplaires de cette jolie espèce ont été
capturés à Ibembo en mars, avril et août, deux autres à Djabir-
Bandja en mai ou juin; ils diffèrent assez considérablement de
taille et la coloration des antennes est peu constante : générale-
ment celles-ci sont noires avec le premier article rouge, un des
exemplaires d’Ibembo les a entièrement noires, chez un autre elles
passent au brun rougeñtre. Cette espèce est décrite du Congo. Un
des exemplaires a été comparé par M. Gahan aux types déposés
au British Museum à Londres.
En consultant les différents travaux de M. le gén. Quedenfeldtsur
la faune entomologique de l'Afrique centrale, je fus frappé de voir
combien la description du C. carinicolle s’appliquait bien à mes
337
exemplaires du C. Cranchi; j'adressai donc un de ces exemplaires
à M.J. Kolbe et je le priai de le comparer au ©! carinicolle Qued. :
celui-ci me répondit que mon Callichroma était identique à
l'espèce de Quedenfeldt, qu’il manquait toutefois à mon exemplaire,
les « faibles rides ondulées » que Quedenfeldt signale comme appar-
tenant à la vestiture des élytres ; ce dernier caractère peut varier
en intensité d’un exemplaire à l’autre, de plus l’auteur indique ces
rides comme faibles (20c4 schivächeren mwellenartigen Runzeln),
je ne suis donc pas étonné de les voir à peu près disparaître chez
certains individus. Dans ces conditions je pense que la synonymie
du C. carinicolle Qued. avec le C. Cranchii White est parfai-
tement justifiée.
Philematium Currori White, Cat. Coleop. Ins. B.-M., Longi-
cornia, p. 155.
Deux G' de ce Philematium ont été rapportés d’Ibembo, où ils
ont été capturés en avril et en août ; dans les exemplaires très
frais, les tarses sont absolument argentés en dessus.
Plilematium imperator Thom., Archiv. entom., II, 1858,
p. 153.
Je crois pouvoir rapporter à cette espèce un exemplaire pris à
Ibembo dans la première quinzaine du mois d’août.
Phrosyne brevicornis Fabr., Syst. El., II, p.289.— Serv., Ann.
Soc. Ent. France, 1834, p. 20. — Murr., Ann. Mag. Nat. Hist.,
sér. 4, VI 1870, p. 162. — disparilis Chevr., Rev. Mag. Zool.,
1856, p. 371.
Je rapporte à cette espèce deux exemplaires pris à Ibembo en
août et septembre par mon frère Joseph.
Euporus strangulatus Serv., Ann. Soc. Ent. France, 1834,
p. 20. — Qued., Berl. Ent. Zeit., XX VI, 1882, p. 331. — splen-
dens Newm., The Entom. Mag., V, p. 496.
De nombreux exemplaires de cette espèce ont été pris, surtout
en mars et avril, à Ibembo et quelques autres en mai et juin
à Djabir-Bandja; cette espèce est excessivement répandue dans
toute la région du Congo ; on la rencontre également dans l'île de
Fernando-Po.
Euporus itimbirensis Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXXV,
SON CR DACCCLX VIT.
Parallèle, déprimé, d’un beau vert métallique brillant ; plus grand
et plus robuste que E. strangulatus; fête verte et violelte, à peine
ponctuée sur le front qui est plus voüté; prothoraz très allongé,
fortement rétréci en avant, d’un vert doré avec la partie ante-
rieure d'un beau violet foncé; la ponctuation rugueuse du disque
non prolongée jusqu'au sillon antérieur, la partie basilaire sim-
plement ridée transversalement ; élytres opaques, d'un vert foncé,
3938
ornés d’une tache violette couvrant une partie de la base, les
côtés et le quart postérieur ; dessous d’un vert doré, très brillant,
pattes violettes ainsi que les antennes. Dessous fortement ponctué.
Long. 19 à 20 mill. — Ibembo (avril, août, septembre,
J. Duvivier). — Djabir-Bandja (mai-juin, Lt Milz).
Cette espèce étant très voisine du sérangulatus Serv., je me bor-
nerai à donner les caractères différentiels qui me semblent sufi-
sants pour justifier cette nouvelle coupe spécifique.
L'Æuporus ilimbirensis est constamment plus grand que le
strangulatus et plus robuste que celui-ci; le front est plus voûté
en son milieu et ne porte que quelques points enfoncés, tandis
qu'il est totalement ponctuée chez l'espèce de Serville. Le corselet
de l’éfimbirensis est relativement plus large dans sa partie dilatée
et la ponctuation rugueuse du disque s’arrête un peu avant le sil-
lon transversal antérieur sans jamais atteindre celui-ci, tandis
qu'elle le dépasse chez les{ranqulatus; la partie basilaire du protho-
rax qui, chez cette dernière espèce, est couverte de gros points
entremêles de rides, est ici simplement plissée transversalement.
L’écusson est assez allongé, impressionné longitudinalement. Les
élytres sont semblables à ceux du s{rangulalus avec les épaules
presque lisses, la rugosité des élytres ne remontant pas sur
celles-ci; la coloration violette qui orne les étuis est disposée à
peu près comme chez le strangulatus, elle est toutefois plus intense,
couvre la base sur une certaine longueur et se dirige obliquement
vers la suture, en couvrant le quart postérieur. La ponctuation qui
couvre le dessous est bien plus forte et plus serrée, elle est presque
rugueuse sur l'abdomen; la poitrine est à peine pubescente,
et le prosternum paraît un peu moins largement dilaté en arrière.
Cloniophorus Mechowi Qued., Berl. Ent. Zeit., XXVI, 1882,
P-. 333.
Deux males, provenant d'Ibembo (avril), se rapportent parfaite-
ment à la description et à la figure qu’en donne l’auteur dans la
publication précitée; ils sont plus petits, ne mesurant que 21 1/2
mill., mais c'est la seule différence que je constate. Cette char-
mante espèce a été décrite de la région du Quango, d’où elle a été
rapportée par M. le major von Mechow.
Pltycholæmus Troberti Chevr., Ann. Soc. Ent. France, 3 sér.,
VI, 1858, p. 324, pl. 8, f. 5. — ? simplicicollis Thom., Arch.
ent., II, 1858, p. 149, pl. 5, f. I.
Ibembo : un exemplaire ; quelques autres individus ont encore
été capturés par mon frère à Basoko (Haut-Congo) dans les
premiers jours de février ; plusieurs ont les bandes élytrales
plutôt dorées qu’argentées; je ne vois pas en quoi le siplicicolhs
Thom. peut différer de la présente espèce.
339
Xylotrechus Gahani Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXX V,
1891 ; C.-R., p. CCCLxXIX.
Noir, ponctué et couvert d’une épaisse pubescence en dessous d'un
gris roussûtre, devenant blanche aw bord postérieur des seg-
ments de la poitrine et du premier arceau abdominal, et sur les
côtés du second arceau. Front tricaréné; prothorax couvert de
petites granulations que cache un duvet grisâtre, une petite tache
ronde de chaque côté et un A sur le disque, noirâtres; élytres
finement ruqueux, à pubescence soyeuse, d'un gris doré sur le
tiers postérieur, d'un gris fauve en avant, ornés chacun des
dessins suivants : une ligne oblique partant de la base entre
l’écusson et l'épaule et se dirigeant obliquement vers la marge
le long de laquelle elle se prolonge jusqu'aux deux tiers de la
longueur, s'étend en triangle vers la suture et se relève sur
celle-ci jusqu'à niveau du milieu (ce triangle englobe une petite
tache d'un gris roussätre), une seconde bande étroite, oblique, se
dirigeant en arrière, partant de l'extrémité de la première est
opposée à celle-ci et s'arrête un peu avant d'atteindre la suture
vers le tiers de la longueur; une étroite bande arquée limite en
avant le dernier tiers ; antennes et paltes noires.
Long. 13 mill.; larg. 3 mill. — Djabir-Bandja (mai-juin,
L: Milz).
Cette espece est allongée et les élytres, à la base, ne sont pas
plus larges que le corselet. Le front estarrondi entre les antennes
et porte en dehors des deux carènes latérales qui sont assez élevées
au-dessus des calus antennaires, une carène médiane dans toute
sa longueur; les antennes atteignent les deux cinquiemes de la
longueur du corps, elles sont noires et couvertes d’un duvet gri-
sâtre. Le prothorax est régulièrement arrondi sur les côtés (sa plus
grande largeur au tiers postérieur) et fortement rétréci à la base,
il est nettement reborde en avant et plus faiblement en arrière;
il est très convexe, un peu élevé en arrière et couvert d’aspérités
nombreuses que cache en partie un duvet grisätre très serré; de
chaque côté en avant, on remarque une petitetache arrondie, noire
et une autre sur le disque en forme de À englobant une tache
ovalaire roussâtre. Éeusson couvert d’un duvet soyeux, blanchâtre.
Élytres trois fois aussi longs que larges, légèrement rétrécis en
arrière, tronqués au sommet, avec l’angle externe à peine denti-
forme; ils sont modéréement convexes, finement rugueux et
ornés comme il est dit dans la diagnose. Dessous couvert d’un
duvet d’un gris roussâtre mélangé de blanc, surtout contre les
hanches antérieures, sur les côtés de la poitrine et au bord posté-
rieur des différents segments de celle-ci, tout le long du bord
postérieur du premier segment abdominal et sur les côtés du second.
340
Le X. Gahani me parait assez voisin de 4. Reichenomi Qued.
mais semble en différer par le système de coloration, qui est tout
autre.
Je suis heureux de pouvoir dédier cette espèce à M. Gahan,
l’obligeant naturaliste du British Museum à Londres qui, avec la
compétence qui lui est connue, a bien voulu comparer une série de
mes Longicornes aux types conservés au susdit Musée.
Paristemia Theorini Auriv., Entom. Tidskr., VII, 1886,
p. 89 (sub g. Amphidesmus). — Bates, Proc. Zool. Soc. Lond.,
1890, p. 488.
Deux exemplaires, l’un provenant d’'Ibembo, l’autre de Basoko
se rapportent assez bien à la description de l’auteur; toutefois la
ligne noire suturale s'étend, chez ces deux exemplaires, très for-
tement en arrière en forme de triangle; ceux-ci se rapprochent
ainsi des individus pris dans la région de l’Aruwimi ; l’espèce est
décrite du Gabon et de Cameroon. Le Musée Royal d'Histoire
Naturelle de Bruxelles en possède un individu d’Équateur-ville
(Van Gele).
Lamiidæ.
Apomempsis bufo Chevr., Rev. Mag. Zool., 1855, p. 186,
pl 11:
Un individu de cette espèce, décrite du Vieux-Calabar, a éte pris
à Djabir-Bandja.
Velleda aberrans Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., 1891, XXXV;
C.=R., p. CCCLXXIX.
D'un noir brunätre, entièrement couvert d'une fine et épaisse
pubescence d'un cendré blanchätre; mandibules, labre et palpes
noirs ; prothorax épineux de chaque côté, orné de deux bandes
longitudinales noirâtres; écusson blanc; élytres d'un gris
blanchâtre, tronqués au sommet avec les angles subépineux,
à partie apicale d'un gris verdâtre, limilée en avant par une
étroite bande noiräâtre légèrement arquée au bord antérieur;
la base est occupée jusqu'au delà du premier tiers par une large
bande noirûtre, convexe en arrière, et englobant une petile lunule
d'un gris clair, peu perceptible, allant de l'épaule à l’écusson.
Long. 9 1/2 mill.; larg. max. 3 1/5 mill. — Ibembo (septembre,
J. Duvivier).
Tête grise, largement et faiblement concave entre ses tuber-
cules antennifères, ceux-ci très courts; front subéquilateral,
convexe, très finement sillonné dans son milieu, ce sillon se
prolongeant sur le vertex ; épistome finement émarginé ; antennes
finement pubescentes, un peu plus courtes que les élytres :
art. 8 un peu plus long que 1 et 2 réunis, presque deux fois
341
aussi long que 4, celui-ci beaucoup plus long que 5. Prothorax
légerement transversal, cylindrique, faiblement releve de chaque
côté en avant, muni d'un sillon médian assez profond en arrière,
et de deux sillons tranversaux en avant et à la base, ainsi que
d’une courte épine très aigue, située de chaque côté à la hauteur
du milieu ; sa couleur est d'un gris cendré avec deux larges bandes
longitudinales noirâtres, ne dépassant pas les sillons antérieurs,
et légèrement arrondies en dehors. Écusson en triangle curviligne,
garni d’un long duvet blanc. Élytres notablement plus larges
que le corselet à la base, assez courts, aplanis à la base, puis
nettement releves et fortement déclives en arrière; ils sont
légèrement sinués sur les côtés, un peu en dessous des épaules,
puis régulièrement quoique faiblement dilatés, enfin atteénués
vers le sommet, où ils sont tronqués, avec les angles externes
subépineux et les suturaux arrondis largement; épaules légèrement
relevées; surface profondément ponctuée en séries, surtout dans la
portion basilaire; les élytres sont d’un cendré blanchâtre avec la
partie apicale d’un gris verdâtre limitée en avant par une étroite
bande transversale noirâtre, légerementarquee,etdont la convexité
est dirigée en avant; le tiers basilaire est occupé par une large
bande noirâtre, fortement arquée en arrière et sinuée de chaque
côte tout pres de la marge : cette bande englobe une étroite lunule
d'un gris cendré, partant de l’épaule pour aboutir un peu en
dessous de l’écusson. Les pattes sont courtes avec les cuisses
légèrement renflees, les postérieures non carénées; tibias intermé-
diaires sinués un peu avant l'extrémité ; dessous et pattes couverts
d’une pubescence cendrée, moins épaisse qu’en dessus.
Cette espèce a tout le facies des V. callizona Chvt. et V. murina
Thom.,qui pourraient bien ne former qu’une seule etmême espèce ;
son système de coloration l’en éloigne, ainsi que l'absence de
carène aux fémurs postérieurs ; elle parait présenter un passage
entre le genre Welleda et le genre Slixis (ce dernier créé par
Gahan, Trans. Ent. Soc. Lond., 1890, p. 310) à raison de l’ab-
sence de carène aux fémurs, mais ses autres caractères la rappro-
chent plutôt du genre Velleda dans lequel je l'ai laissée provisoi-
rement.
Leprodera oculifrons Chevr., Rev. Mag. Zool., 1856, p. 490. —
Murray, Ann. Mag. Nat. Hist., sér. 4, VI, 1870, p. 477.
Quelques exemplaires provenant &’Tbembo et Æ Djabir-Bandja
ont été capturés en mai, juin, août et septembre.
Un exemplaire pris à Ibembo diffère des autres en ces points :
la tête et le corselet sont plus allongés, les élytres relativement
plus courts, mais M. Gahan, qui a bien voulu comparer cet
exemplaire aberrant au type de l’oculifrons, déposé au British
342
Museum, le considère comme ne formant qu’une variete de cette
espèce.
Leprodera congoana Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXXV,
1891 CR. pACCErxXxIX:
Noir, couvert en dessous d’une épaisse pubescence d’un gris bru-
nâtre parsemée de poils blancs, en dessus d’un gris foncé parsemée
de gris jaunâtre; mandibules et yeux noirs; deux taches d'un
noir velouté, liserées de jaune, de chaque côté du vertez ; corselet
fortementépineux de chaque côté, unisilloné en avant, bisillonné
en arrière, portant sur le disque trois tubercules obsolètes;
écusson jaunâtre; chaque élytre orné, un peu en dessous du
milieu, d'une grande tache subtrianqulaire, d’un noir velouté,
reposant sur la marge; tibias antérieurs sinués près du sommet,
les intermédiaires un peu au delà du milieu.
Long. 19 mill.; larg. max., 6 92/3 mill. — Ibembo (16-30
septembre, J. Duvivier).
Noir et entièrement couvert en dessous d’une épaisse pubes-
cence d’un cendre brunâtre mêlée de quelques poils blanchâtres,
en dessus d’un gris foncé parsemé de gris jaunâtre, surtout vers
les côtés et le sommet des élytres; front vertical, légèrement
élargi en avant, portant quelques points enfoncés épars, profondé-
ment creusé entre les calus antennaires qui sont assez saillants,
un profond sillon le parcourt dans toute sa longueur et se
prolonge sur le vertex; mandibules robustes et larges, noires;
labre et palpes d’un brun clair avec le dernier article des
palpes noirâtre; vertex ponctué le long du sillon, orné en arrière
des yeux, sur le bord du corselet, de quatre taches ocellées d’un
noir velouté, bordées de jaune en avant. Antennes brunes, dépas-
sant un peu la longueur du corps (plus courtes que le corps chez
la Q) : art. 1 dépassant un peu le bord antérieur du corselet,
épais, 3 le plus long, les suivants, diminuant progressivement de
longueur. Prothorax un peu plus large que haut, éparsement
ponctué, frange de jaune en avant et en arrière, droit sur ses
bords antérieur et postérieur, et muni de chaque côté, au milieu,
d’une robuste épine aigue ; il porte trois sillons transversaux, l’un
près du bord antérieur, flexueux et moins profond dans sa
portion médiane, les deux autres tres rapprochés, situés près
de la base et presque droits; le disque porte trois tubercules
peu accusés, entre ceux-ci il est déprimé. Écusson en demi-
cercle, couvert d’un duvet doré. KElytres largement rectangu-
laires, épaules élevées, légèrement sinués sur les côtés un
peu en dessous des calus huméraux, faiblement dilatés en
arrière, régulièrement atténués à partir du dernier tiers,
étroitement et isolément arrondis au sommet; ils sont médio-
343
crement convexes sur le disque, un peu déprimes transversa-
lement à la hauteur du premier tiers, subsérialement ponctués
sur toute la surface, ridulés transversalement dans leur première
moitie ; à la base et dans la région humérale,on remarque quelques
petits tubercules lisses; les élytres sont entièrement couverts
d’un court duvet d’un gris cendré mélangé de jaunâtre, surtout
vers le sommet, et ornés chacun d’une assez grande tache subtri-
angulaire, veloutée, d'un noir brunâtre, reposant sur la marge et
dont le sommet s’arrête, à une courte distance de la suture, à la
hauteur du tiers postérieur : le tout est couvert, en outre, de poils
noirs assez espacés et dirigés en arrière. Dessous et pattes densé-
ment pointillés, recouverts d'une courte pubescence très épaisse,
d’un gris cendré mélangé de jaunâtre et de blanc; tibias antérieurs
sinués à peu de distance du sommet, les intermédiaires sinus et
tuberculés au delà du milieu; l’extrémité des tibias ciliée de
jaune; mésosternum nettement tuberculé en avant.
Cette espèce est aisément reconnaissable à son système de colo-
ration; elle appartient au groupe de la Z. oculifrons Chvt.
Bixadus sierricola White, Proc. Zool. Soc. Lond., 1858,
p. 910.
Un individu de cette espèce a été pris à Ibembo. — Connu de
Sierra-Leone.
Monohammus ruspator Fabr., Syst. Eleut., IT, p. 300. — Oliv.,
Ent., IV, 67, p. 99, pl. 17, f. 129. — Murray, Ann. Mag. Nat.
Hist., sér. 4, VI, 1870, p. 475.
Un exemplaire capturé à Ibembo, en avril. — Guinée, Sierra-
Leone, Congo, Senegal.
Monohammus irrorator Chvt., Rev. Mag. Zool., 1855, p. 517.
— Murray, Ann. Mag. Nat. Hist., sér. 4, VI, 1870, p. 479.
Quelques exemplaires de petite taille ont été pris en août et
septembre à Ibembo ; cette espèce est très fréquente dans certaines
régions du Congo.
Monohammus centralis Duviv., Ann. Soc.Ent. Belg., XXXV,
1891; C:=R:,1p: CCCLxxx,
Noir, entièrement couvert d’une courte et épaisse pubescence d'un
brun clair ; corselet transversal, fortement épineux sur les côlés,
trituberculé sur le disque ; élytres légèrement déprimés sur le
disque, régulièrement atténués en arrière, tronqués au sommet,
ornés chacun, à la base : d’une bande étroile interrompue, vers
le premier quart : de plusieurs taches transversales, un peu en
dessous du milieu: d’une tache rectangulaire transverse plus
rapprochée de la marge que de la suture, noires.
GS. Pailes antérieures très développées avec les tarses élargis ;
antennes dépassant le corps de loute sa lonqueur.
344
Long. 22 à 31 mill. ; larg. 7 à 10 mill. — Ibembo (avril, août,
septembre, octobre; J. Duvivier).
De la forme du . griseoplagiatus Thom., mais un peu plus
atténué en arrière que celui-ci, entièrement couvert d’une courte
et épaisse pubescence d’un brun clair, plus longue, plus soyeuse et
mêlée de grisatre en dessous. Tête creusée en triangle entre les
calus antennaires qui s'écartent fortement, munie d’un fin sillon
longitudinal profond, partant de l’épistome et se prolongeant sur
le vertex; épistôme brunatre ; front finement rugueux, portant
comme le vertex quelques points médiocres; antennes à art. 3 et
4 très allonges et très robustes. Prothorax faiblement transversal,
très fortement épineux de chaque côté, bisillonné transversalement
en avant et en arriere, le sillon antérieur interne fortement sinue
en arc en arrière dans sa partie médiane, l'interne des sillons poste-
rieurs tres profond et légèrement sinué en son milieu ; disque
portant trois tubercules bien accusés, disposés en triangle renversé
et séparés par une assez profonde dépression, une fossette limite
en arrière les deux tubercules latéraux, le tout marqué, surtout
en arrière, de quelques gros points enfoncés. Écusson large, subar-
rondi en arrière, assez longuement pubescent. Élytres droits à la
base avec les épaules légèrement relevées, notablement plus larges
à la base que le corselet, très légèrement sinués sur les côtés en
dessous des épaules, régulièrement et faiblement rétrécis en
arrière, à sommet tronqué ; ils sont légèrement aplanis sur le
disque, couverts de granulations lisses et noires à la base, faible-
ment et assez régulièrement ponctués et ornés chacun de taches
d’un noir brunätre : une étroite bande basilaire interrompue, quel-
ques taches irrégulières disposées transversalement, à la hauteur
du premier quart et une tache subrectangulaire, médiocre, à la
hauteur du dernier tiers, plus rapprochée de la marge que de la
suture ; quelques très petites taches s’observent encore, chez cer-
tains individus, tout près de la suture, entre les grandes taches.
Pattes robustes, densément pubescentes, les intermédiaires échan-
crées et tuberculées au delà du milieu ; saillie prosternale arquée
postérieurement, saillie mésosternale inerme, toutes deux canalicu-
lées dans leur longueur.
g. Antennes dépassant le corps de presque toute sa longueur,
pattes antérieures très développées, à tibias légèrement sinués et
arqués près de l’extrémité.
Q. Antennes ne dépassant guère la longueur du corps, pattes
antérieures normales.
Cette espèce est très voisine du ÆZ. scabiosus Qued. du Quango,
elle paraît en différer par sa taille généralement plus grande, sa
coloration plus brune et la disposition différente des taches qui
ornent les élytres.
945
Monohammus griseoplagiatus Thom., Archiv. entom., IT, 1858,
BAG pl. D; 0.
Un certain nombre d'individus variant considérablement de
taille ont été rencontrés à Djabir-Bandja et à Ibembo à différentes
époques de l’année ; cette espèce est assez fréquente au Congo.
Menalophila frenata Bates, Ent. Mont. Mag., vol. XXI, 1884,
pe 10.
Je rapporte à cette espèce un exemplaire provenant d'Ibembo
(15 février 1890) et correspondant à la description ; elle est décrite
du Gabon.
Noserocera tuberosa Bates, Ent. Mont. Mag., vol. XXI, 1834,
Han:
Deux individus pris à Ibembo (fin septembre); l'espèce a été
décrite de Cameroon ; elle se trouve également dans le Bas-Congo.
Anybostetha Quedenfeldti Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg.,
XXX VI, 1892, p. 59.
Parallèle, d’un brun rougeûtre, recouvert en dessus d'une pubes-
cence d'un ferrugineux brunûtre, en dessous d’un cendré
verdâtre; tête couverte d’une pubescence d'un vert jaunûtre; front
finement caréné longitudinalement ; thorax subcylindrique, bi-
sillonné transversalement en avant et en arrière, rugosule,
verdätre sur les côtés; élytres rugosules, nettement ponctués,
maculés de vert : une grande tache subtrianqulaire reposant
sur la base et une bande transversale placée avant le milieu,
reliées sur la suture, quelques petites taches irréquhères le long
de la marge et de la suture dans la partie apicale.
Long., 14 1/2 mill.;larg. épaul., 4 5/4 mill. — Ibembo (1-16 août,
J. Duvivier).
Cette espèce me parait extrêmement voisine de l’A. saperdoides
Qued., le type du genre, que je ne connais pas en nature; elle
paraît en différer par la coloration verdâtre du dessous, de la tête
et des côtés du prothorax ; les taches qui ornent les élytres sont
autrement disposées.
Front subvertical, un peu plus long que large, muni en son
milieu d’une fine carène longitudinale se prolongeant en un fin
sillon sur le vertex et, entre les antennes, d’une impression trans-
versale, couvert de quelques granulations noirâtres, espacées;
antennes dépassant d’un quart la longueur du corps, sétiformes,
d’un brun rougeûtre clair, à articles annelés de gris verdâtre, non
ciliées en dessous : art. 1 faiblement épaissi,3 double de I et 1 1/2 fois
aussi long que le premier, les suivants un peu plus courts, égaux
entre eux, le dernier un peu allongé. Prothorax un peu plus large
que long, faiblement bisinué à la base, muni en avant et en arrière
d’un fin sillon transversal, parallèle au bord, et à hauteur du quart
346
antérieur et du quart postérieur d’un autre sillon, fin et profond et
se prolongeant sur les côtés jusqu'aux hanches antérieures;
surface peu convexe, inégale; parties latérales munies chacune
d’un petit tubercule granuliforme, noir; la surface est rugosule
et couverte d’une pubescence d’un ferrugineux brunâtre sur le
disque, d’un vert clair sur les côtés. Écusson transversal, bru-
nâtre avec les bords verdâtres. Élytres à épaules peu saillantes,
d'un brun rougeàtre clair, parallèles, arrondis au sommet,
profondément et assez densément couverts de points enfoncés un
peu plus faibles le long de la suture; ils sont entièrement
garnis d’une pubescence d’un ferrugineux brunâtre très serrée
et ornés de taches d’un cendré verdâtre : une tache triangulaire
reposant sur la base et se prolongeant assez largement sur la
suture, pour rejoindre une bande transversale située un peu
au-dessus du milieu et irrégulière sur ses bords; quelques très
petites taches également verdàâtres s’observent encore contre la
suture et près de la marge, dans la partie apicale, par contre
quelques points brunâtres se rencontrent dans les parties vertes.
Dessous finement alutace d’un brun rougeûtre avec les pattes plus
foncées, garni entièrement d’un duvet d’un cendré verdatre ; tibias
presque droits, ongles divergents. Prosternum arqué en avant et
en arrière, mésosternum arqué en avant, non tubercule.
Les divers caractères sur lesquels s’est appuyé feu M. le Gén.
Quedenfeldt, à qui je suis heureux de dédier cette espèce, pour
établir le genre À nybostetha, se retrouvent dans l’A. Quedenfeldti.
Le genre Anybostetha diffère tout d’abord du genre A/philopola,
dont il est particulièrement voisin, par la présence d’un tubercule
granuliforme de chaque côté du corselet et l’absence de toute
saillie meésosternale.
Coptops ædificator Fabr., Syst. Eleut., II, p. 292.
De nombreux exemplaires de cette espèce, très commune en
Afrique. ont ete pris durant toute l’année à Ibembo et à Djabir-
Bandja.
Aderpas brunneus Thom., Archiv. entom., Il, 1858, p. 179.
Ibembo (mars); deux exemplaires; l’espèce est décrite du Gabon.
Aderpas griseus Thom., Archiv. entom., II, 1858, p. 178.
Ibembo (octobre). — Également deux exemplaires de cette
espèce, décrite de la même région que la précedente.
A derpas lineolatus Chevr., Rev. Mag. Zool., 1856, p. 489.
Un individu pris à Ibembo par mon frère Joseph.
Cette espèce se trouve partout citée comme Aséynomus lineola-
tus Chvt., mais elle appartient bien au genre Aderpas, dont elle
a tous les caractères,
Ancylonotus tribulus Fabr., Syst. Ent., p. 170 (1775). — Oliv.,
347
Ent. IV, 67, p. 65, pl. 14, f. 100. — Casteln., Hist. Nat., IT,
p. 459.
Deux exemplaires pris à Ibembo à fin octobre; cette ‘espèce
varie considérablement.
Ancylonotus nasicornis Pasc., Ann. Mag. Nat. Hist., 4° sér.,
VII, 1871, p. 275.
Un individu © de cette espèce pris à Djabir-Bandja, en mai-
juin; l’espèce est connue de Sierra-Leone.
Œax lichenea Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXXV, 1891;
C.=R., p. cocexx.
Oblong, d’un noir brunâtre, recouvert d'un épais duvet d'une
coloration vert de lichen ; dessous maculé de petites taches brunäâtres,
peu nombreuses; labre brunâtre, mandibules noires; antennes
roussûtres; tête finement ponctuée, roussätre entre les antennes et
en arrière des yeux; prothoraz tuberculé latéralement, fortement
ponctué, portant sur le disque cinq petits tubercules dont le
médian très saillant; élytres régulièrement rétrécis en arrière,
portant chacun deux crêtes basilaires, ainsi que deux autres crêtes
obsolètes près du sommet; partie basilaire el tiers postérieur
maculé de fauve doré.
Long. 10 1/2 mill.; larg. 3 2/5 mill. — Ibembo (octobre,
J. Duvivier).
Entièrement d’un brun noirâtre et couvert d’un épais duvet
d’une coloration vert lichen, ce duvet plus long et plus soyeux
en dessous qu’en dessus. Labre large, transversal, brun ainsi que
les parties de la bouche; mandibules noires; front grand, plus long
que large, sillonné dans toute sa longueur (ce sillon se prolon-
geant sur le vertex), légèrement convexe, rugosule, portant deux
petites taches brunâtres entre les yeux; calus antennaires peu
saillants, très divergents ; entre les calus antennaires et en arrière
des yeux, la pubescence prend une teinte d’un roux vif; antennes
dépassant un peu la longueur du corps, brunâtres, et densément
couvertes d’un duvet roussâtre, assez longuement ciliées en des-
sous. Prothorax un peu plus large que long, muni de deux fins sil-
lons transversaux en avant et en arrière {les sillons internes
légèrement sinueux), portant de chaque côté, à la hauteur du
milieu, un tubercule subaigu et sur le disque cinq petits tubercu-
les, dont quatre sont disposés en trapèze, les deux antérieurs
étant les plus rapprochés et également les plus saillants, le
cinquième, placé au milieu est très saïllant et aigu; la coloration
générale est d’un vert assez clair,moucheté, surtout sur les flancs,
de petites taches brunes assez nombreuses; autour du tubercule
médian, la pubescence est d’un roux vif et sur les flancs on
remarque une étroite bande brunâtre longitudinale. Écusson très
348
large, verdâtre, bordé de noirâtre sur les côtés. Élytres presque
une fois aussi larges à la base que le corselet, à épaules saillantes;
ils sont droits à la base, puis régulièrement atténués jusqu’au
sommet où ils sont assez brusquement et étroitement arron-
dis; ils sont subdéprimés sur le disque, munis chacun à la
base et jusqu’au quart de leur longueur environ, de deux crêtes
longitudinales, la plus rapprochée de l’écusson étant la plus
saillante, crêtes surmontées de touffes de poils d’un roux vif; cette
coloration rousse s’étendant même sur toute la partie basilaire;
non loin du sommet, on remarque encore sur chaque élytre deux
crêtes longitudinales moins accentuées, surtout l’externe, sépa-
rées par une dépression longitudinale; ces crêtes sont également
maculées de roux doré comme toute la portion apicale des élytres;
la couleur foncière de celle-ci est le vert lichen. La suture
ainsi que la marge portent une série de petites taches brunâtres
et la surface est fortement et peu régulièrement ponctuée, surtout
à la base. Dessous très finement pointillé; pattes surtout mou-
chetées de brunâtre, crochets bruns.
C’est la seconde espèce de ce genre, placé par erreur dans le
Cat. Gemm. Har., comme synonyme du genre Acmocera dont il est
absolument distinct; l’espèce typique du genre est l'O. triangu-
laris White, Proc. Zool. Soc., XXVI, p. 400; Pascoe, Journ. of
Ent., Il, p. 185, pl. 61, f. 3, du Gabon.
Lasiopezus longimanus Thom., Archiv. entom., II, 1858,
p. 164; Essai Class. Ceramb., 1861, p. 83.
Un individu de cette belle espèce a été capturé à Ibembo en mars.
Lasiopezus Josephus Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXXV,
1891E CRT D CcCLxxx.
Noir, couvert d'un épais duvet d'un blanc jaunûtre; tête, antennes
et écusson noirs; front fortement granuleux; prothoraz fine-
mentrugueux avecles callosités noires ainsique la pointe des tuber-
cules latéraux, le dessous de ceux-ci et les flancs du corselet ;
élytres d’une blanc jaunûtre à épaules très saillantes, munis
chacun d'une forte créle basilaire, couverts sur le quart
antérieur de nombreux petits tubercules lisses, ornés chacun
comme suit de taches noires : une petile tache subtriangulaire
entre l'épaule et l'écusson, ensuite une grande tache oblonque
couvrant l’épaule et dépassant un peu le premier quart, une
seconde plus petite entre celle-ci et la crête, une troisième entre
celte dernière et la suture, laissant celle-ci libre; un peu en
dessous du milieu, une bande transversale très irrégulière sur
ses bords, ne couvrant ni la marge ni la suture, entre celle-ci
et le sommet, quatre taches disposées irréqulièrement; immé-
diatement sous les taches basilaires, deux petits points le long
349
de la suture. Pattes maculées de noir et de blanc jaunâtre.
Long. 25 mill. ; larg. 9 mill. — Ibembo (fin octobre, J. Duvivier).
G'. Front plus long que large, sillonné longitudinalement, forte-
ment et densément granuleux, à pubescence éparse; labre densé-
ment ponctué; calus antennaires nettement écartés ; antennes
presque deux fois aussi longues que le corps, d’un noir brunâtre.
Prothorax presque deux fois aussi large que long, muni sur le
disque, de deux callosités transversalement ovalaires, séparées par
un sillon et suivies d’un petit tubercule peu saillant ; disque à ponc-
tuation fine et serrée, sans gros points épars. ÉCusson finement
ponctué, noir, velouté. Élytres à épaules fortement relevées,
munis chacun d’une forte crète à la base, fortement granuleux
sur le premier quart, assez régulièrement ponctués : la ponctua-
tion s’effaçcant en partie vers le sommet, surtout accentuée dans
les parties noires où elle paraît plus irrégulière. Dessous finement
et densément ponctué, pubescent, la pubescence d’un gris sombre,
peu accentuée sur l’abdomen, épaisse et jaunâtre sur les côtés de
la poitrine. Pattes très robustes, les antérieurs très développées
avec l’extrémité des tibias et les tarses dilatés, ces tarses égale-
ment longuement velus ; tibias intermédiaires sinués ; les pattes
sont noires, plus fortement ponctuées que le dessous du corps, les
quatre fémurs antérieurs maculés de jaune, les postérieurs alterna-
tivement jaunes et noirs, les tibias et les deux premiers articles
des tarses jaunâtres dans leur moitié basilaire.
Cette espècese reconnaîtra aisément à son système de coloration ;
elle me paraît sujette à une assez grande variation.
Lasiopezus variegator Fabr., Spec. Insect., I, p. 221.
Un certain nombre d'exemplaires de cette espèce, qui paraît assez
fréquente dans la région ont été capturés à Ibembo, d’août à
octobre. Cette espèce varie considérablement de taille.
Prosopocera ocellata Chevr., Rev. Mag. Zool., 1857, p. 56.
— Murray, Ann. Mag. Nat. Hist., sér., 4, VII, 1871, p. 40.
Quelques individus de cette espèce ont été pris en janvier, août,
septembre et octobre à Ibembo.
Prosopocerasignatifrons Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg.,XXX V,
lSONELCERT picccixxxr:
D'un fauve soyeux avec les mandibules noires ; un pelit trait
médian el deux petits traits obliques, noirâtres, à la partie anté-
rieure du front ; deux traits obliques, plus larges sur le vertex,
de même couleur ; la pointe des tubercules latéraux du corselet,
sur les élytres une grande tache ovalaire située un peu au dessus
du milieu, non loin de la suture, une petite tache tout près de la
marge, située un yeu plus haut que la grande, également
notrâtres ; élytres légèrement ponctués, maculés de brun ainsi
300
que le corselel ; une tache triangulaire sous les hanches anté-
rieures, côtés du mésosternum, une partie des parapleures méta-
thoraciques el une petite tache sur les côtés du métaslernum
blancs.
Prosopocera signatifrons Chvt. mss.
Long. 31 mill.; larg. max., 11 mill. — Ibembo (J. Duvivier).
©. D’un brun plus ou moins rougeätre, entièrement couvert
d’une épaisse villosité soyeuse d’un brun jaunâtre variée de fauve
et de brun foncé ; mandibules noires, puissantes ; front plus
long que large, longitudinalement sillonné, subdéprimé en son
milieu, rugosule et marqué d’une série de points enfoncés mé-
diocres le long des bords latéraux, à villosité jaunâtre variée,
marqué près du bord antérieur, de trois traits noirâtres glabres, le
médian longitudinal, les deux autres obliques; vertex séparé du
front par un fin sillon transversal, sillonné dans sa longueur
comme le front, de même couleur que ce dernier, marqué de
quelques points enfoncés et orné de deux traits obliques s’écartant
en arrière, antennes un peu plus courtes que le corps, d’un brun
rougeâtre, à articles annelés de jaune clair à leur base. Prothorax
transversal, à bord antérieur légèrement avancé, rebordé d’une
villosité d’un roux doré en avant; peu convexe, muni à la base de
deux sillons transversaux dont l’antérieur très profond, à son bord
antérieur de deux autres sillons dont le plus rapproché du bord est
visible seulement sur les flancs et le postérieur est fortement
flexueux, en arrière, dans sa partie médiane; surface largement et
obsolètement trituberculée; côtés munis chacun d’un tubercule
terminé par une dent courte, obtuse, àextrémité noirâtre ; le fond
est densément pointillé et le tout couvert de cette épaisse villosité
d’un fauve roussâtre variée de brunâtre. Écusson plus large que
long, largement arrondi en arrière, d’un roux jaunâtre. Élytres un
peu plus de trois fois aussi longs que le corselet, plus larges que
celui-ci à la base, légèrement relevés aux épaules, subsinués en
dessous de celles-ci, isolément arrondis au sommet; ils sont
convexes, très finement rugueux, à villosité jaunâtre variée de
brun, surtout vers les épaules, sur le disque et dans la portion
apicale et ornés chacun de deux taches d’un noir brunûtre,
velouté : une première tache de grandeur moyenne, ovalaire, se
trouve disposée un peu au-dessus du milieu, plus rapprochée de la
suture que de la marge, une seconde plus petite est adhérente à
cette marge et se trouve placée un peu au-dessus de la première ;
outre la fine rugosité foncière, on observe encore des séries plus
ou moins régulières de gros points enfoncés mieux accusés sur les
côtés et vers le sommet. Dessous finement et densément ponctué
comme le dessus, recouvert, mais moins densément que le dessus,
301
d’un duvet d'un brun fauve varié de brunâtre, surtout sur les
flancs de la poitrine; une tache d’un blanc mat couvre le dessous
et les côtés des hanches antérieures, les côtés du mésosternum et
une partie des parapleures métathoraciques; une petite tache
ovalaire, de même couleur, s’observe sur les côtés du métasternum.
Pattes d’un brun rougeàtre, colorées comme le dessous ; jambes
intermédiaires incisées obliquement à l'extérieur un peu en dessous
du milieu.
Un exemplaire identique au mien se trouve au British Museum
à Londres, sous le nom de P. signatifrons Chvt. mss., j'ai donc
conservé ce nom à la présente espèce (1).
(1) A l’ocasion de ce travail, je donne ci-après la description d’une nouvelle
espèce d’A/Zphitopola du Gabon.
ALPHITOPOLA LAMEEREI Duviv.
D'un brun rougeâtre, entièrement pubescent: vertex, prothorax, élytres, pro-,
méso- et côtés du métasternum d’un beau vert tendre, mat; front, parapleures
métathoraciques, côtés de l’abdomen d’un fauve doré; milieu de métasternum et de
l’abdomen noirâtres ; antennes brunes; un petit point de chaque côté du prothorax
noir, une tache médiocre sur chaque élytre, avant le milieu, d’un vert plus foncé.
Long. 22 1/2 mill., larg. ép. 9 mill. — Gabon.
o*. Entièrement mat, front plus haut qüe large, portant une fine carène longitu-
dinale, armé d’une corne robuste, recourbée vers le haut, bifide au sommet, noire,
garnie d’une épaisse pubescence fauve comme tout le front; labre et mandibules
noirs ; palpes d’un brun rougeàtre; tête médiocrement concave entre les tubercules
antennifères qui sont assez écartés, vertex garni d’une très courte pubescence
d’un vert tendre; antennes presque deux fois aussi longues que le corps, brunes.
Prothorax un peu plus large que long, convexe, uni, un peu plus étroit en avantqu’en
arrière, traversé par deux sillons rectilignes bien marqués, près du bord antérieur
et de la base, muni de chaque côté, un peu en dessous du milieu, d’un petit tubercule
granuleux ; entièrement d’un beau vert tendre de la nuance du vert du Sferno-
tomis imperialis Fab. avec un petit point noirâtre situé à peu de distance des tuber-
cules latéraux. Écusson arrondi en arrière, d’un vert jaunâtre. Élytres régulièrement
atténués en arrière, quatre fois aussi longs que le prothorax, à épaules obtuses,
portant quelques petites granulations dans la région basilaire et quelques points
enfoncés sur les autres parties, ces points diminuant au fur et à mesure que l’on
se rapproche du sommet; entièrement du même vert que le prothorax, et portant
chacun, un peu au-dessus du milieu, un peu plus près de la suture que de la marge,
une petite tache ovalaire d’un vert plus foncé et entourée de fauve jaunâtre;
quelques taches de cette nuance jaunâtre s’observent également tout près de la
base ; bordure marginale étroitement fauve. Dessous très finement rugueux, couvert
d’une épaisse et courte pubescence d’un beau vert sur le pro-, le méso- et les côtés
du métasternum, d’un fauve doré sur les pattes, les parapleures métasternales et
les côtés de l'abdomen ; milieu du métasternum et des secments abdominaux noirs,
très légèrement pubescents.
Cette espèce me semble se rapprocher surtout de l’A. &ipunctata Thom.
Je l’ai placée dans le genre A/phitopola pour les raisons suivantes : front plan,
antennes non frangées en dessous, art. 3 presque double de 2, plus long que le
suivant, tubercules granuleux au prothorax, élytres régulièrement attenués
en arrière, fémurs postérieurs n’atteignant pas l'extrémité du troisième segment
abdominal, lobe inférieur des yeux oblong, cinquième segment abdominal légè-
rement sinué au sommet.
Je dédie cette intéressante espèce à mon ami et collègue M. Aug. Lameere, qui a
bien voulu m’aider dans l’étude de quelques unes des espèces citées dans ce travail.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXXVI. 27
302
Slernotomis imperialis Fabr., Syst. Eleuth., II, p. 286. —
Westw., Arcan. entom., I, p. 149, p. 86, f. 3.
Cette espèce a été rencontrée en nombre considérable à
Ibembo ainsi qu’à Djabir-Bandja; on peut la capturer à toutes les
époques de l’année.
Sternotomis variabilis Qued., Berl. Ent. Zeit., XXV, 1881,
p. 289; XXVI, 1882, p. 341.
Se prend également à toute époque de l’année, mais cette espèce
est bien moins fréquente que le S. émperialis Fabr. — Ibembo et
Djabir-Bandja.
Sternotomis Bohndorfi Westw., Ann. Mag. Nat. Hist., 1886,
p. o01.
Quelques individus ont été capturés à Ibembo en février, août
et octobre; l’espèce est décrite du pays des Niams-Niams.
Quimalanca regalis Fabr., Spec. Ins., I, p.217 (1781). — Oliv.,
Ent., IV, 67, p. 89, pl. 22, f. 171. — Cast., Hist. Nat. Ins., IF,
p. 475. — Thom., Phys. I, 6, p. 175.
Cette espèce est presque aussi fréquente que le S. imperialis
Fabr., et se prend également durant toute l’année. — Ibembo et
Djabir-Bandja.
Pinacosterna Nachtigali Har., Coleop. Heft., XVI, 1879,
p.. L90.
Deux individus de cette espèce décrite du Lunda, ont été cap-
turés, l’un à Ibembo en avril, l’autre à Djabir-Bandja en mai-juin;
elle a été prise également dans le Quango et dans la région de
l’Aruwimi.
Pinacosterna Mechowi Qued., Berl. Ent. Zeit., XXV, 1881,
p. 289; XX VI, 1882, p. 345, pl. VI, f. 3.
Un certain nombre d’exemplaires de cette espèce ont été
recueillis à Ibembo, en avril; l’espèce a été signalée pour la
première fois dans le Quango.
Tragocephala timida Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXX VI,
1892, p. 167.
Oblong, subparallèle, mat, d'un noir brunâtre plus clair sur la
poitrine, couvert en dessous d’une pubescence d’un gris verdätre,
en dessus d'un très court duvet d'aspect velouté; vertez,
antennes, disque du prothoraz et partie inférieure des flancs
de celui-ci, moitié postérieure des élytres et disque de la mortié
antérieure, ainsi qu'une lache latérale allongée, d'un noir
brunâtre; front, une bande de chaque côté du prothoraz, se pro-
longeant sur les élytres jusqu'au milieu de ceux-ci, d'un jaune
d’ocre plus ou moins safrané ; segments abdominaux trimaculés,
poitrine el pattes maculées de noir ou de noir brunâtre.
303
Long 15 mill.; larg. 5 mill. — Ibembo (1-15 août, J. Duvivier).
Front rectangulaire, très finement caréné au milieu (cette
carène se prolongeant sur le vertex), rugosule et garni d’une
pubescence assez serrée, d'un beau jaune, se prolongeant entre les
tubercules antennifères et sur les côtés en dessous du lobe posté-
rieur des yeux, ainsi que sur les mandibules ; vertex d’un brun
noirâtre; bord antérieur de l’épistome fauve; labre noir, ainsi que
les mandibules; antennes dépassant d'environ un quart la lon-
gueur du corps, à premier article noir, les autres d’un brun foncé,
veloutés. Prothorax un peu plus large que long, transversalement
impressionné près de la base, à bords latéraux droits à la base sur
une faible longueur, puis brusquement et nettement anguleux un
peu en dessous du milieu, ensuite très légèrement convergents en
avant ; surface convexe au-delà de l’impression transversale, den-
sément et finement ponctuée, entierement garnie d’une courte
pubescence veloutée d’un noir brunâtre sur le disque, ornée de
chaque côté d’une bande longitudinale large, d’un jaune d’ocre,
plus claire et blanchâtre vers la base ; partie inférieure des flancs
d’un brun foncé comme le disque. Écusson en triangle très forte-
ment transversal. Élytres presque droits à la base, un peu plus
larges que le corselet à la hauteur de ses tubercules latéraux, à
épaules à peine avancées, subparallèles et rétrécis près du som-
met ; ils sont déprimés, densément et finement ponctués comme
le prothorax, à suture saillante et portant chacun non loin de la
suture une côte longitudinale interrompue en avant et en arrière;
entre cette côte et la suture, les élytres sont légèrement creusés
longitudinalement ; ils sont d’un brun légèrement rougeâtre à la
base, d'un noir brunâtre dans la moitié postérieureet ornés de chaque
côté d’une bande longitudinale d’un jaune d’ocre légèerementsafrané,
(prolongement de la bande latérale du prothorax), qui s’étend
jusque vers le milieu de la longueur, où elle-est un peu dilatée, elle
est obliquement tronquée vers la suture et reliée à celle-ci par un
petit trait oblique d’un jaune soufre; dans la tache jaune latérale,
on observe une petite tache rectangulaire noire, reposant sur la
marge et située dans le bas ; près de l’angle sutural un petit point
blanc. Dessous assez densément couvert d’une pubescence d’un gris
verdâtre ; pattes, milieu de la poitrine et une tache sur les côtés de
celle-ci, d’un noir brunâtre; sur chaque segment abdominal, une
grande tache médiane arrondie en avant et une tache triangulaire
latérale, noirâtres ; chaque fémur vaguement maculé de noirâtre.
Diastocera trifasciala Fabr., Syst. Ent., p. 174. — Oliv., Ent.,
IV, 67,.p. 61, pl. 6, f; 121. — Cast., Hist. Nat. Ins., Il, p. 472.
— Thom., Class. Long., p. 92.
Un exemplaire recueilli à Ibembo,
304
Ceroplesis quinquefasciata Fabr., Ent. Syst., I, 2, p. 281. —
Fähr., Œifvers. Vet. Ak. F6rh., V, 1872, n° 2, p. 41.
Cette espèce est assez fréquente dans la région congolaise : un
certain nombre d'exemplaires, à dessin peu régulier, ont été pris
à Ibembo et à Djabir-Bandja.
Ceroplesis calabarica Chevr., Rev. Mag. Zool., 1858, p. 55.
Ibembo (août) et Djabir-Bandja (mai-juin) ; deux exemplaires
dans chaque localité.
Ceroplesis fissa Har., Coleop. Hefte, XVI, 1879, p. 197.
Quelques exemplaires des deux sexes, pris à Ibembo, d’autres
à Djabir-Bandja me paraissent bien se rapporter au C. fissa Har.
et tel est aussi l’avis de M. Kolbe, qui a eu l’obligeance de com-
parer aux types conservés au Musée de Berlin, quelques uns de
ces exemplaires. Ils différent toutefois des types de telle façon, que
l’espèce ne peut rester aussi nettement caractérisée qu’elle le fut,
lorsque Harold décrivit les quelques exemplaires recueillis par
l'expédition Pogge.
Les types de Harold ont tous les épipleures entièrement
rouges ainsi que le bord apical des élytres. Certains de mes exem-
plaires qui proviennent de la même région que les types de
Berlin (env. de Luluabourg-Congo) ont le bord apical des élytres
en partie noir, comme également une partie de la base des épi-
pleures, le noir à la base de celle-ci ne s'étendant toutefois pas
jusqu’à niveau du bord de la première fascie rouge des élytres.
La disposition des fascies rouges élytrales est très variable: par-
fois elles sont plus larges, d’autre fois assez étroites, parfois très
irrégulières.
La tête se présente avec deux larges bandes longitudinales
rouges, ou avec des traces de points rouges, ou encore entièrement
noire; de même les joues sont noires ou maculées de rouge ; le cor-
selet se présente ou entièrement noir, ou avec des traces de
rouge sur les flancs, ou bordée de rouge en avant et en arrière;
les côtés du métasternum sont maculés de rouge ou veufs de cette
nuance.
Cette espèce varie donc considérablement dans son système de
coloration.
Les exemplaires recueillis à Ibembo ont tous la tête rouge et
le haut du front marque d’un petit trait noir, les joues sont entiè-
rement noires, le corselet est bordé de rouge en avant et en
arrière, les côtés du métasternum sont maculés de la même nuance:
ce sont des Q. Les bandes élytrales sont assez larges, les épipleures
sont noires à la base et le bord apical des élytres est entièrement
rouge.
Un exemplaire de Djabir a la bande antérieure des élytres for-
300
tement rejetée en arrière, elle forme ainsi un angle prononcé avec
la suture.
Le C. calabarica Chvt. est une espèce tres voisine du ©. fssa
Har., mais ici les bandes élytrales sont plus larges, surtout la
seconde et on n’observe aucune trace de noir dans la partie apicale
rouge ; les tubercules antennaires sont presque aussi rapprochés
dans l’une espèce que dans l’autre, mais ils sont chez C. calabarica
moins anguleux en avant; de plus, le prothorax de C. calabarica
est plus brillant, moins large, entièrement noir, transversalement
plissé, et non tuberculé sur les côtés.
Ceroplesis Mechowi Qued., Berl. Ent. Zeit., 1882, p. 347,
pl. VI, f. 4.
Un seul individu de cette jolie espece a été pris à Ibembo.
Mecha adusta Har., Coleop. Heft., XVI, 1879, p. 198.
Cette espèce se prend assez fréquemment dans le bassin du
Congo, et se rencontre également en Guinée ; on la trouve toute
l’année à Ibembo ainsi qu'a Djabir-Bandja.
Phryneta obscura Ent. Syst., Suppl., p. 144.— Oliv., Encycl.
PRÉ VTT SD 202 nt, V0 1/p.80 pl. 00, 12 09:
pl. 18, f. 137.— Fähr., Œfvers. Vet. Ak. Fôrh., 1872, no 2, p. 44.
Ce Lamiaire a éte pris en avril et septembre à Ibembo ; quelques
exemplaires seulement.
Phryneta macularis Har., Elus Het NI 1S7 2 pt e02
Je rapporte à cette espèce deux exemplaires capturés l’un à
Djabir-Bandja, l’autre à Ibembo {août) ; elle se rencontre également
dans l’Aruwimi.
PHRYNETOIDES
Duvivier, Ann. Soc. Ent. Belg., XXX V, 1891 ; C.-R., p. ccczxxx.
Tête assez largement et triangulairement concave entre les
tubercules antenniferes, ceux-ci contigus à la base, modérément
saillants ; front très étroit ; joues tres courtes ; mandibules
médiocres, tres robustes ; antennes robustes, semblables à celles
des Phryneta ; lobes inférieurs des yeux très grands, subquadran-
gulaires.
Prothoraz transversal, déprime, tuberculé sur le disque, les
tubercules nettement séparés par de profonds sillons, muni en
avant et en arrière d’un profond sillon transversal, portant de
chaque côté un gros tubercule conique, très aigu.
É'cusson triangulaire, arrondi en arrière.
Éytres courts et déprimés sur le disque, tres faiblement
300
rétrécis en arrière, largement arrondis au sommet, à épaules
peu saillantes.
Pattes robustes, relativement plus courtes que celles des
Phryneta. Cuisses sublinéaires, fibias subdéprimés, profondément
échancrés sur le côté à l’extrémilé, l'échancrure limitée en avant et
en arrière par une forte dent.
Abdomen semblable à celui des Phryneta; saillie prosternale
verticale en arrière, munie d’un petit tubercule très aigu ; saillie
mésosternale droite en avant, surmontée d’un tubercule obtus.
Corps densément pubescent.
Ce genre est très voisin du genre Phryneta ; le front est beau-
coup plus étroit que chez la plupart des espèces de ce genre, les
lobes postérieurs des yeux sont moins allonges, subcarrés; la forme
générale est encore plus trapue avec les saillies pro- et méso-
sternales bien accusées ; la forme des tibias estsurtout particulière,
et c’est principalement sur celle-ci que je me base pour justifier
cette nouvelle coupe générique. Les tibias sont courts, déprimés,
élargis au sommet et présentent à l’extrémité une profonde échan-
crure latérale limitee par deux fortes dents; cette échancrure est
plus grande et plus profonde aux tibias antérieurs, ces tibias rap-
pellent, pour la forme, les tibias d’un certain nombre de Lamelli-
cornes.
Phrynetoides quadrimaculatus Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg.,
XXXV, 1891; C.=R., p. CCCLxxxI.
Très trapu, couvert d'un épais duvet d’un gris brunätre, passant
au roussätre sur certaines parties des élytres; front très étroit ;
corselet fortement tuberculé, bisillonné, à épines latérales robustes,
dont la pointe est dirigée en arrière; élytres fortement qaufrés à
la base, ornés chacun de deux taches d'un noir velouté adhérant à
La marge; une tache triangulaire un pew en dessous de l'épaule, se
fondant dans le qaufré de celle-ci, une seconde en dessous du
milieu, échancrée en arrière.
Long. 28 mill.; larg. max. 13 mill. — Ibembo (J. Duvivier).
Tête finement rugueuse, marquée de quelques gros points épars
surtout sur le vertex ; lobes postérieurs des yeux plus larges que
le front ; vertex orne derrière chaque œil, d’une petite tache velou-
tée noiraâtre. Prothorax transversal, à sillons transversaux très
profonds (l’antérieur fortement sinué dans sa partie médiane), por-
tant sur le disque, en avant, deux gros tubercules séparés par une
forte impression subquadrangulaire et suivis d’un petit tubercule
médian; deux sillons obliques limitent ces trois tubercules en
arrière et les séparent de deux autres petites élevations moins
saillantes, plus rapprochées de la base; les tubercules latéraux sont
très robustes, terminés par une forte dent faiblement dirigée en
9307
arrière, noirs et limites à leur base par un fort sillon; la surface
du corselet est finement rugueuse et marquée de points en-
foncés ; une tache noire s’observe de chaque côte, sous Île
tubercule latéral. Écusson. maculé de brun foncé, soyeux.
Élytres notablement plus larges que le prothorax à la base, à épau-
les légèrement relevées, courts, faiblement et insensiblement
rétrécis jusqu’au sommet où ils sont largement arrondis; ils
sont plans sur le disque, fortement gaufrés dans leur moitié
antérieure surtout vers les épaules, granuleux sur le calus
huméral, finement mais assez densément ponctués sur le restant
de la surface; ils sont d’un brun peu brillant, garnis d’une
pubescence assez soyeuse et ornés chacun de deux grandes
taches subtriangulaires d’un noir velouté, situées l’un un peu
au dessus, l’autre un peu en dessous du milieu : toutes deux tien-
nent à la marge ; entre ces deux taches et un peu en arrière de la
seconde, la coloration foncière est plus vive; quelques points
noirâtres sont encore visibles: un près de la suture un peu en
dessous du milieu, l’autre un peu en dessous de la seconde tache.
Dessous d’un brun clair, marqué de nombreuses petites taches
plus foncées.
Un seul exemplaire, pris à Ibembo.
Inesida leprosa Fabr., Syst. EL., Il, p. 304. — brunnicormis
Guér.-Men., Icon. Règn. Anim., Ins., p. 239. — bisignata Dej.,
Cat. 3° éd., p. 368.
Cette espèce, excessivement commune sur la côte occidentale
africaine a été prise, aussi bien à Djabir-Bandja qu’à Ibembo, en un
certain nombre d'exemplaires.
Phrystola cœæca Chevr., Rev. Mag. Zool., 1857, p. 75. —
Murray, Ann. Mag. Nat. Hist., 4e sér., VI, 1870, p. 412.
Deux individus de cette espèce, l’un pris à Ibembo, l’autre à
Djabir-Bandja.
Eumimetes Haroldi Qued., Berl. Ent. Zeit., XXVII, 1883,
pr39 pl, fs 4
Quelques exemplaires de cette espèce décrite de la Basse-Guinée,
ont été captures à Ibembo en août et octobre.
Eumimetes tropicus Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXXV,
1891 ; C.-R., p. cocoxx.
Oblong, ovalaire, court, noir, couvert d'une pubescence d'un
gris cendré blanchätre, épaisse, avec la tête et le corselet bru-
nâtres; quelques petites taches brunätres sur le milieu et la partie
apicale des élytres ; de fins poils bruns redressès sur le vertex, le
corselet et les élytres, ces derniers granuleux à la base, finement
ponctués sur le restant de la surface.
Long. 15 mill., larg. max. 8 mill. — Ibembo (août, J. Duvivier),
308
Front large, vertical, plan, subquadrangulaire, finement sillonne
longitudinalement et rugueux, à pubescence d’un brun jaunâtre,
tres courte ; mandibules fortes, noires, portant à la base quelques
cicatrices ; palpes noirs ; sillon frontal se prolongeant sur le
vertex qui est peu convexe, pubescent, et porte quelques points
enfoncés épars ; une ligne de gros points s’observe le long du
bord externe du lobe postérieur des yeux ; calus antennaires peu
saillants, largement écartés ; antennes dépassant de moitié la lon-
gueur du corps chez le G, atteignant le sommet des élytres chez
la Q, noires, garnies d’une pubescence brunâtre, finement
ciliées en dessous : art. 3 à peine plus long que 4, les suivants
diminuant graduellement de longueur. Prothorax presque deux
fois aussi large que haut, subcylindrique, faiblement arrondi sur
les côtés, coupe droit en avant, sinué de chaque côte en arrière,
sillonné transversalement à la base et au sommet, ces sillons très
fins ; le disque est uni, rugosule, marqué sur les côtes, surtout
vers les flancs, de quelques gros points enfoncés peu rapprochés ;
un très petit tubercule à pointe obtuse et lisse de chaque côté, un
peu en dessous du milieu; le tout garni d’une pubescence
brunâtre. Écusson fortement transversal, court, subtronqué en
arriere, gris, maculé de brun. Élytres courts, dépassant notable-
ment le prothorax à la base, insensiblement rétrécis en arriere,
obtusément arrondis au sommet ; épaules présentant une petite
saillie subtuberculiforme ; surface modérément convexe, présentant
de nombreux petits points enfoncés disposés sans ordre sur les
deux tiers postérieurs des élytres, la partie antérieure étant occupée
par de nombreux petits tubercules noirs, arrondis, très brillants,
le tout garni d’une pubescence d’un gris cendré clair, parsemé
de mouchetures plus foncées, épaisse et couchée ; vers le milieu et
sur le quart apical on observe quelques petites mouchetures bru-
nâtres disposées sans ordre ; de chaque point émerge en outre,
un fin poil brun, redresse ; des poils semblables s’observent égale-
ment sur le vertex et le corselet. Dessous et pattes densément
et finement ponctués, pubescents comme les élytres ; l’extrémite
des tibias et les tarses franges de roux doré.
&. Tibias antérieurs légèrement courbes près du sommet, tarses
élargis, forme plus allongée, dernier segment abdominal plus
court, longuement frange.
Cette espèce rappelle pour la taille et la forme generale
l'Æ. sparsus Klug, et me semble se rapprocher beaucoup de
l'Æ. Johannæ Gahan, dont elle paraît différer par la coloration,
l’absence de forte ponctuation sur le disque du prothorax, etc.
Dichostates collaris Chevr., Rev. Mag. Zool., 1856, p. 534. —
Thom., Arch. ent., I, 1858, p. 178. — Lac., Gen. Col., IX, 2,
1872, p. 509, note 2.
309
Quelques individus pris à Ibembo en avril et août, ainsi qu’à
Djabir-Bandja, en mai-juin. — Du Vieux-Calabar.
Dichostates ss ee Chevr., Rev. Mag. Zool., 1855,
p. 923.
Également quelques exemplaires à Ibembo en avril, août et
octobre. — Du Vieux-Calabar et du Bas-Congo.
Dichostates molossus Duviv., n. sp.
Large, robuste, régulièrement el nettement atlénué en arrière,
subgibbeux; d'un noir brunâtre, à reflets bronzés en dessus,
entièrement garni d'une courte pubescence d'un gris clair, avec
des taches irrégulières brunes se fondant dans le gris; dessous
d'un gris clair, à pubescence plus serrée, ça et là marquée de
brun ; dernier segment abdominal à pubescence très éparsse, d’un
roux clair; antennes brunes, à articles annelés de gris à la
base.
Long. 19 mill.; larg. 91/2 mill. — Djabir-Bandja (mai-juin,
L' Milz).
Tête légèrement concave entre les tubercules antennifères, très
peu visible d’en haut; front subéquilateral, finement sillonné
dans sa longueur, portant quelques points médiocres; antennes
faiblement ciliées en dessous, un peu plus longues que le corps :
art. 1 triquètre, robuste, notablement plus court que 3, ce dernier
subégal à 4, les suivants beaucoup plus courts, décroissant peu à
peu. Prothorax transversal, un peu inégal, assez nettement
rétréci en avant, muni de chaque côté, un peu au-dessus de la
base, d’un fort tubercule légèrement arque, obtus au sommet;
fond rugosule, marqué de quelques points très fins. Écusson assez
large, en triangle curviligne, subtronque au sommet, gris, avec
deux bandes brunes obliques. Élytres notablement He larges à
la base que le prothorax, à épaules un peu avancées, subgibbeux
au tiers antérieur, régulièrement atténues en arrière, obtusement
arrondis au sommet; un petit tubercule sur les épaules, une courte
crête arquée, aigue en arrière, terminée par un faisceau de poils,
entre l’épaule et l’écusson, un petit tubercule oblong sous la crête,
deux autres plus bas, un peu en dessous du milieu, garnis d’un pin-
ceau de poils noirs et enfin un dernier petit pinceau de poils entre
ces deux petits pinceaux et le sommet; le fond est d'un noir bruna-
tre, rugosule, à reflets bronzés, assez brillant, la surface marquée
à labase d’assez fortes granulations etde grosses fossettes disposées
sans ordre ; la ponctuation devient plus fine vers le sommet; ils
sont garnis d’une fine pubescence grisàtre, marques de taches
brunes se fondant dans le gris, et portent encore de petits poils
noirs redressés, peu serrés. Dessous plus longuement pubescent
que le dessus, avec le dernier segment garni d’une épaisse
360
frange de poils d’un roux clair; tibias à pubescence épaisse.
Je possède encore deux exemplaires provenant d’Ibembo,
(1/15 août, J. Duvivier) qui ne mesurent que 13 mill., sont plus
étroits que le type, un peu plus clairs, avec les faisceaux de poils
moins accusés, mais je ne vois aucune autre différence et je les
considère donc comme appartenant à la même espèce.
Cymatura mucorea Fairm., Ann.Soc.Ent. France, 1887, p. 343.
Un individu mesurant 28 mill. et pris à Djabir-Bandja, corres-
pond assez bien à la description que donne Fairmaire de cette
espèce; les premiers exemplaires provenaient de Makdischu
(Pays des Somalis).
Acmocera conjux Thom., Archiv. entom., If, p. 183, pl. 6, f. 6.
Deux exemplaires pris à Djabir-Bandja, se rapportent bien à la
description de l’auteur. — Du Gabon et du Vieux-Calabar.
Acmocera undulata Qued., Berl. Ent. Zeit., 1882, XX VI, p.354.
Je crois pouvoir rapporter à cette espèce quelques individus pris
à Ibembo en février, avril et août ; cette espèce a été décrite de la
région du Quango.
Planodema scorta Thom., Archiv. entom., II, p. 195.
Deux individus pris à Ibembo, pendant la première quinzaine du
mois d'août, me paraissent appartenir à cette espèce, décrite du
Gabon.
Ælara severa Duviv. n. sp.
Allongé, très légèrement attenué en arrière, d’un noir de poix ;
dessous garni d'une épaisse et courte pubescence d'un gris blan-
châtre, marquée de mouchetures noires sur l'abdomen, avec les
côtés du métasternum brun roussâtre; fémurs en partie bruns et
gris, libias et tarses noirs, maculés de gris ; dessus et antennes
d'un brun roussâtre moucheté de gris; prothorax à sillons
longitudinaux séparés par des intervalles tuberculeux; élytres
à intervalles alternes convexes, assez densément ponctués, à angle
sutural aiqu, muni d'un faisceau de poils roux.
Long. 18 à 19 mill.; larg. 6 1/2 mill. — Basoko (Haut-Congo)
(décembre 1890, J. Duvivier).
Tête très faiblement concave entre les tubercules antennifères,
ceux-ci très courts; front subtransversal; joues assez courtes ;
labre, palpes et mandibules noirs; yeux assez fortement granulés;
antennes ciliées en dessous, dépassant un peu l’extrémité des
élytres, brunes, mouchetées de blanc et de noir : art. 1, assez
court, épais, subovalaire, 3-4 subégaux, les suivants décroissant
graduellement, le dernier acuminé, droit. Prothorax transversal,
un peu déprimé sur les côtés en avant, cylindrique, subbituberculé
sur ses bords, marqué sur le disque de plusieurs plis longitudinaux,
dont les intervalles portent d’assez fortes granulations noires;
361
surface finement ponctuée ; tête et prothorax garnis d’une épaisse
pubescence d’un brun roussâtre, mélangée de gris clair. Écusson
largement arrondi au sommet, hréhôtre. Élytres plus larges que le
prothorax à la base, légèrement et peu à peu atténués vers le
sommet, qui est tronqué, déprimés sur le disque, assez densément
couverts de points, plus gros à la base, disposés assez régulièrement
avec les intervalles alternes convexes; les élytres entièrement
garnis d’une épaisse pubescence de la même couleur que celle du
prothorax et de la tête et également mélangée de gris clair, la
base est souvent d’un brun uniforme, et l’on observe encore sur
chaque élytre, tout près de la marge, à la hauteur du milieu, une
petite tache rectangulaire d’un noir brunâtre velouté, mais ces
taches et bandes ne sont pas constantes; sous l’écusson, un petit
faisceau de poils noirs. Dessous d’un noir de poix, très finement
et très densément pointille, garni d’une épaisse pubescence d’un
gris clair avec de petites mouchetures noires, sur les segments de
l’abdomen, et une grande tache d’un brun roussàtre,sur les côtés
du métasternum; le bord postérieur de chaque arceau ventral
est également brunâtre; les fémurs sont brunâtres avec le dessous
en grande partie grisàtre; les tibias sont noirs, mouchetés de gris
et de brun, les crochets divergents ; cuisses postérieures dépassant
à peine le 2° segment abdominal ; milieu des segments abdominaux
en partie dénude.
C'est la seconde espèce africaine du genre, l'autre est lÆ.
appendiculata Gerst., différente de l’espèce décrite plus haut.
Theticus dentifer Oliv., Entom., n°67, p.132, ne 182, pl.23, f.185.
Quelques exemplaires à Ibembo, en août, ainsi qu’à Djabir-
Bandja. — Du Gabon.
Sthenias Mioni Guér., Rev. Zool., 1840, p. 109. — veréicalis
Chevr., Rev. Mag. Zool., 1857, p. 81. — Thom., Arch. ent., IT,
1858, p. 180.
Trois exemplaires de cette espèce ont été pris à [bembo, au mois
d'août. -— Du Vieux-Calabar.
Sthenias minor Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXXV, 1891];
C:=R:; pleccczxxxT.
Allongé, couvert d’un duvet grisâtre, maculé de roux et de blanc
sale ; tête roussûtre, tachetée degris ; prothorazx cylindrique, d'un
blanc sûle, marqué à la base de deux taches noirâtres, inerme
sur les côtés; écusson noir, bordé de blanc; élytres fortement
ponctués, brunâtres, portant chacun un petit tubercule orné
d'un faisceau de poils d’un roux vif, placé tout près de la base,
un second tubercule non loin du sommet et près de la suture, un
troisième à niveau du second el près de la marge, ces deux
derniers tubercules également ornés d'un faisceau de poils roux
362
et limitant en arrière une tache subtrianqulaire blanchätre;
partie apicale mouchetée de roux, de blanc el de noir; sommet
des élytres échancré sur la suture.
Long. 81/2 mill.; larg. 2 2/3 mill. — Ibembo (16-30 septembre,
J. Duvivier).
Tête subquadrangulaire, legerement rétrécie en avant, faible-
ment convexe, ponctuée, densément garnie d’une épaisse pubes-
cence grise mêlée de brun, largement concave entre ses tubercu-
les antenniferes qui sont fortement divergents et peu saillants ;
labre et palpes d’un brun de poix ; vertex colorée comme le front,
déprime longitudinalement dans son milieu, la dépression noirâtre;
quelques points enfoncés en arrière des yeux; antennes pubescen-
tes, dépassant un peu le milieu des élytres (Q), d’un brun noirâtre,
a articles annelés de gris,les deux premiers également tachetés de
roux foncé : art. 1 épais, subcylindrique, 3 aussi long que 1-2
réunis, deux fois aussi long que 4, les suivants diminuant graduel-
lement de longueur. Prothorax un peu plus large que long, presque
droit sur les côtés, très faiblement rétréci en avant et en arrière,
légèrement declive dans sa partie postérieure, sans tubercules sur
le disque, inerme sur les côtés, denséement garni d’une pubescence
d’un blanc sale plus foncée en arrière sur les côtés, orné le long de
la base d’une petite tache noire de chaque côté. Écusson trans-
versal, arrondi en arrière, noir avec les côtés blanchâtres. Élytres
notablement plus larges à la base que le corselet, subparallèles,
rétrécis à partir du tiers postérieur, isolement arrondis au sommet,
obliquement échancrés sur la suture; ils sont couverts de gros
points peu serrés disposés en séries irrégulières, faiblement
granuleux à la base, garnis d’une pubescence brunâtre, me-
langée de gris et de noir, le noir surtout accusé le long de la
suture et sur la partie déclive : une grande tache d’un blanc sâle,
subtriangulaire, tenant à la marge, s’observe à la hauteur du tiers
postérieur : les élytres portent, près de la base, un très petit
tubercule orné d’un faisceau de poils d’un roux vif et de chaque
côté, non loin du sommet, un tubercule très saillant, situé à peu
de distance de la marge, et faisant paraître les élytres — vues de
dessus — comme brusquement élargies en cet endroit; près de la
suture, à peu près à niveau du tubercule latéral, un autre tuber-
cule plus petit, ces tubercules également garnis d’un faisceau de
poils d’un roux vif; sur le disque deux vestiges de côtes s’arrêtant
chacune à l’un des tubercules ; lobe apical des élytres légèrement
relevé. Dessous grisätre, moucheté de noir sur les pattes; hord
postérieur des segments abdominaux frangé de blanc avec des
mouchetures brunes ou noires.
Cette espece est remarquable par sa petite taille.
363
Apomecyna parumpunctala Chevr., Rev. Mag. Zool., 1856,
p. 533. — Lac., Gen. Col., I, 2, 1872, p. 580, note 1. — Zongi-
pennis Thom., Arch. ent., Il, 1858, p. 187, pl. 8, f. 5.
Quelques exemplaires capturés à Ibembo en août et à Djabir-
Bandja en mai-juin. L'espèce est décrite de Vieux-Calabar, elle a
été retrouvée depuis dans le Bas-Congo.
Hippopsicon luteolum Qued., Berl. Ent. Zeit., 1882, p. 360.
Je crois pouvoir rapporter à cette espèce, deux exemplaires
capturés à Ibembo; cette espèce a été décrite comme provenant
du Quango.
Praonetha lichenea Duviv. n. sp.
Oblong, subparallèle, d’un brun de poix, entièrement garni d'un
court et épais duvet grisâtre, mélangé de fauve en dessous, sur
les pattes et la tête; antennes brunes, les articles annelés de gris
au sommet, à partir du &; prothoraz d'un brun roussâtre à
base grise, fortement ponctué, subbituberculé sur le disque ;
élytres d'un gris lichen avec deux bandes transversales bru-
nâtres ; sur chacun d'eux : un petit tubercule garni d'un pinceau
de poils noirs, situé sur chaque bande près de la suture.
Long. 10 mill. ; larg. ép. 3 1/, mill. — Djabir-Bandja (mai-juin,
L: Milz).
Front subvertical, plan, large, à ponctuation éparse, garni d’une
assez épaisse pubescence grisàtre ; labre transversal, à duvet assez
long et d’un fauve brunâtre ; mandibules brunes à extrémité noire,
bifides au sommet ; lobe inférieur des yeux petit, pas plus large
que long ; tête à peine concave entre les tubercules antennifères,
qui sont très écartés ; yeux assez fortement granulés ; vertex
roussâtre ; antennes non ciliées en dessous, presque aussi longues
que le corps, assez robustes, garnies d’un duvet roussàtre, les
articles annelés de gris clair à l’extrémité à partir du 3°: art. 1,
cylindrique, très épais, égal à 4, 3 le plus long, les autres dimi-
nuant graduellement de longueur, le dernier acuminé au sommet.
Prothorax subcylindrique, inerme, presque ausssi large que long
sur sa ligne médiane, à bord antérieur légèrement avancé, à côtés
à peine arrondis de chaque côté en avant, marqué de gros points
espacés et portant au milieu du disque, deux petits tubercules
oblongs, très peu saillants, séparés par un canal assez profond ; le
tout est garni d’une pubescence roussàtre sauf à l'extrême base où
cette pubescence est grisâtre. Écusson transversal, largement ar-
rondi au sommet, brun, à extrémité grise. Élytres un peu plus larges
que le prothorax àla base, à épaules à peine avancées, subparallèles,
brusquement atténués à partir du dernier quart, subobliquement
tronqués au sommet, ils sont peu convexes, faiblement déprimés
sur le disque, d’un gris lichen, marqué de petites taches noirâtres,
364
ornés de deux bandes transversales, irrégulières sur leurs bords, la
première située non loin de la base, rétrécie de chaque côté à son
bord postérieur, la seconde placée un peu en dessous du milieu,
rétrécie vers la marge avec son bord antérieur anguleux en avant
sur chaque élytre ; on remarque en outre, au bord antérieur de
chaque bande, non loin de la suture, un petit tubercule oblong,
muni d'un faisceau de poils noirs ; surface marquée entièrement
d’une ponctuation assez forte et assez régulière. Dessous d’un gris
lichen, mouchete de roussàtre.
Hippopsis imitans Duviv. n. sp.
D'un brun rougeâtre, garni d’une courte pubescence jaunâtre;
antennes trois fois aussi longues que le corps chez le G\, une fois
aussi longues que celui-ci chez laQ ; front très oblique, finement
ruqueux, jaunûâtre; vertex portant trois bandes jaunûtres ; cor-
selet cylindrique, densément ponctué, orné, sur le disque, de
trois étroites bandes jaunes ; élytres très allongés, rétrécis en
arrière, obliquement tronqués au sommet, densément couverts
de gros points très rapprochés, en partie effacés vers le sommet,
ornés chacun de quatre ow cinq étroites bandes longitudinales
jaunâtres. Dessous finement rugueux, pubescent; flancs du pro-
thorax, côtés du mésosternum et parapleures métasternales
jaunes.
Long. 17 à 22 mill. ; larg. 3 ‘/2 à 4 ‘/a mill. — Ibembo {août et
septembre, J. Duvivier). — Djabir-Bandja (L: Milz).
&. D'un brun rougeätre. Tête assez saillante ; tubercules
antennifères étroitement séparés, subparallèles ; front très oblique,
allongé, rétréci entre les yeux, élargi en bas, finement rugueux et
portant de nombreux points médiocres assez serrés, garni d’une
pubescence jaunâtre ; vertex grand, ponctué comme le front, paré
d’une étroite bande longitudinale jaune et de deux grandes taches
de même couleur en arrière des yeux. Antennes très grèles, d’un
brun rougeàtre, pubescentes, très légèrement ciliées en dessous,
trois fois aussi longues que le corps: art. 1 subcylindrique,
atteignant à peu près la base du prothorax, paraissant un peu plus
court que 3, celui-ci plus long que les suivants qui décroissent à
peine, dernier article très allongé ; lobes inférieurs des yeux un
peu plus hauts que larges. Prothorax allongé, cylindrique, inerme,
finement sillonné longitudinalement dans sa moitié postérieure,
densément ponctué, orné sur le disque de trois étroites bandes
jaunes longitudinales; flancs largementjaunes. Écusson transversal,
garni d’une épaisse pubescence jaunâtre. Élytres très allongés, à
base droite, faiblement sinués un peu en dessous des épaules qui
sont arrondies, rétrécis en arrière, obliquement tronqués au
sommet; ils sont peu convexes, rugosules et densément couverts
365
de gros points très rapprochés, qui s’effacent en partie vers le
sommet ; ils sont d’un brun rougeûtre, finement pubescents et
ornés chacun d’étroites bandes longitudinales jaunâtres ; une
première suturale, une seconde subsuturale, légèrement sinuée vers
le premier tiers et interrompue avant le sommet, une troisième,
partant dela légère impression intra-humérale et rejoignant la bande
suturale au sommet,une quatrième bande large, entière ou divisée,
partant de l’épaule, longe la marge et se bifurque en deux étroites
bandes peu distinctes, enfin entre la bande marginale et la troi-
sième, une dernière n’atteignant ni l’épaule, ni le sommet et de
teinte plutôt blanchâtre. Dessous d’un brun de poix, rougeàtre sur
le milieu de l’abdomen, très finement rugueux, pubescent ; une
étroite bande jaune, prolongement de celle qui couvre les flancs
du prothorax, longe les côtés du mésosternum et les parapleures
du métasternum; pattes d'un brun de poix, pubescentes. Saillies
prosternale et mésosternale étroites.
Cette espèce rappelle l'ÆZipposicon luteolum Qued., mais s’en
distingue par sa tête saillante, son front oblique, le scape des
antennes atteignant à peu près la base du prothorax, sa forme
plus allongée, etc.
Exocentrus variegatus Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXXV,
1891 "CRD: CO0coxxT.
D'un brun de poix foncé, couvert d’une courte pubescence d’un gris
clair ; parties de la bouche, antennes, hanches et tibias plus
clairs ; élytres ponctués-striès, mouchetés de gris, parsemés
de longs poils notrâtres ; prothoraz unidenté de chaque côté ; de
longs cils aux antennes el aux pattes.
Long. 4 mill.; larg. 1 1/2 mill. — Ibembo (mars, J. Duvivier).
Tête large ; front légèrement convexe, obscur, portant quelques
poils brunâtres, finement ponctuëé-rugueux, garni d’une pubes-
cence grise ; labre et parties de la bouche d’un brun clair; anten-
nes dépassant la longueur du corps, d’un brun noirâtre avec la
base des articles plus claire, finement pubescentes et portant de
nombreux cils noirâtres. Prothorax deux fois aussi large que long,
à peine convexe transversalement, finement rugueux, pubescent
et portant, en outre, quelques poils noirs, redressés : il est entière-
ment d’un brun obscur et muni de chaque côté, un peu en-
dessous du milieu, d’une dent dont la pointe est nettement dirigée
en arrière. Écusson assez large, semi-arrondi, très pubescent.
Élytres notablement plus larges à la base que le corselet, légère-
ment avancés à la base, subparallèles et étroitement arrondis au
sommet; ils sont d’un brun très foncé, tres brillants, couverts
de nombreuses mouchetures grises, plus rapprochées dans la partie
basilaire; ils sont peu convexes, nettement et régulierement
366
ponctués=striés, avec les stries en partie effacées dans la partie
apicale ; de chaque côté on observe un vestige de côte partant de
l’épaule et allant jusqu’au sommet : les intervalles sont finement
rugosules et portent des points transversaux donnant chacun
naissance à un long poil noir. Dessous et pattes d’un brun de
poix avec les hanches et les tibias plus clairs; fémurs renflés,
subfusiformes.
Sumelis occidentalis Chevr., Rev. Mag. Zool., 1857, p. 516.
Un exemplaire pris à Ibembo; cette espèce décrite comme
ÆEzocentrus me semble devoir entrer dans le genre Sumelis à raison
de la double épine de chaque côté du prothorax.
Nyoma
(Nov. gen. Acanthocinidarum).
Tête dégagée aussi large (yeux compris) que le prothorax à son
bord antérieur ; front subtransversal, sillonné longitudinalement;
joues médiocres ; antennes assez grêles, dépassant un peu l’extré-
mité des élytres, finement pubescentes, légèrement ciliées en
dessous : art. 1 subcylindrique, épais, dépassant un peu le bord
antérieur du prothorax, 3 et 4 un peu plus longs que 1, sub-
égaux, les suivants diminuant insensiblement de longueur, le
dernier acuminé; yewæ modérément granulés, très rapprochés
au-dessus, lobes inférieurs grands, transversaux, un peu atténués
à l'extrémité inférieure.
Prothoraz plus long que large, subcylindrique, subdéprimé sur
le disque,droiten avant et en arrière, faiblement arrondi dechaque
côté, inerme, muni.de deux fins sillons transversaux à quelque
distance de son bord antérieur et près de sa base, le sillon
antérieur interrompu au milieu.
Écusson subtransversal, arrondi largement au sommet.
Élytres un peu plus larges que le prothorax à la base, environ
trois fois et demie aussi longs que celui-ci, atténués près du sommet,
où ils sont isolément et anguleusement arrondis; surface déprimée,
densément ponctuée, montrant quatre vestiges de côtes longitu-
dinales.
Pattes médiocres, les postérieures plus longues ; fémurs subpé-
donculés à leur base, en massue, les postérieurs atteignant à peu
près le bord inférieur du troisième segment abdominal ; tibias inter-
médiaires échancrés en dehors aux deux cinquièmes de leur extré-
mité, les antérieurs arqués et élargis à leur extrémité ; premier
article des tarses postérieurs aussi long que les deux suivantsréunis.
Mésosternum presque plan, faiblement arqué en avant, à peine
rétréci en arrière ; prosternum subparallele, plus étroit que le
367
mésosternum, largement dilaté en triangle en arrière, légèrement
courbé en avant ; crochets simples, divariqués.
Cavités cotyloïdes intermédiaires fermées.
Corps assez allongé, parallèle, pubescent.
Ce genre appartient à la division des Acanthocinides, qui ont les
pattes médiocres. le premier article des tarses postérieurs pas plus
long que les deux suivants réunis, le prothorax non tuberculé sur
les côtés, le corps assez allongé, pubescent, sans poils redressés.
Type : Vyoma parallela Duviv.
Nyoma parallela Duviv. n. sp.
Entièrement d'un brun de poix assez clair, garni d'une pubescence
d'un gris clair assez dense, couchée, formant de petites taches sur
Les élytres.
Long. 6 1/2 mill.; larg. 11/2 mill. — Ibembo (mars, J. Duvi-
vier); 4 exemplaires.
Tête et prothorax rugueusement ponctués; élytres profondé-
ment ponctués, à ponctuation assez régulière, à intervalles rugo-
sules, montrant quatre vestiges de côtes longitudinales séparant
chacune trois à quatre rangées de points. Dessous assez profondé-
ment et densément ponctué, à pubescence un peu plus longue que
celle du dessus; pattes tres finement ponctuées.
Volumnia adelpha Thom., Archiv. entom., Il, 1858, p. 201.
Je crois pouvoir rapporter à cette espèce un exemplaire rapporté
d’Ibembo et capturé en août.
Volumnia quinguelineata Chevr., Rev. Mag. Zool., 1855,
p. 187, pl. 2, f. 18. — Murray, Ann. Mag. Nat. Hist., sér. 4, VI,
léA0 pl er. 13;
Deux exemplaires recueillis à Ibembo (mars et août) correspon-
dent à la description de cette espèce.
Volumnia apicalis Chevr., Rev. Mag. Zool., 1857, p. 108;
Journ. of Ent., 1861, p. 189.
Un exemplaire pris à Ibembo (15 février).
Volumnia vigintiduomaculata Thom., Archiv. entom., II,
1858, p. 291.
Deux individus pris en août à Ibembo répondent bien à la des-
cription de Thomson.
Nupserha basalis Er., Wiegm. Arch., 1843, I, p. 262.
Ibembo un seul exemplaire. — Espèce commune dans l’Angola et
dans le Bas-Congo où elle a été prise en nombre par M. Tschoffen.
Nupserka Homeyeri Har., Coleop. Hefte, XVI, 1879, p. 205.
Deux exemplaires provenant d’Ibembo me paraissent appartenir
à cette espèce; la tache apicale des élytres leur manque, mais en
tous autres points ils répondent assez bien à la description de
l'auteur.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXXVI. 28
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MYSTACOPHORUS
(Nov. gen. T'etraopidarum)
Duvivier, Ann. Soc. Ent. Belg., XXXV, 1891; C.-R. p. coccxxi.
Tête non rétractile, débordant le prothorax sur les côtés ; front
vertical, large, déclive à son bord antérieur, impressionné longitu-
dinalement; yeux fortement écartés, largement divisés, portant
au bord interne du lobe postérieur, une épaisse touffe de longs cils
dirigés horizontalement; mandibules fortes et saillantes, très
larges à la base; palpes grêles.
Antennes assez robustes, un peu plus courtes que le corps.
scape cylindrique, à extrémité lisse, dépassant un peu le bord
antérieur du prothorax, non cicatrisé au sommet : art. 2 obco-
nique, 3 un peu plus long que 1, 4 subégal à ce dernier, les
suivants diminuant graduellement de longueur et d’épaisseur,
intimement liés l’un à l’autre, le dernier allongé et acuminé;
art. 1-5 longuement frangés, les suivants làächement cilies.
Prothorax subeylindrique, à peine plus long que large, non sil-
lonné transversalement, inerme sur les côtés.
Écusson petit, subtriangulaire.
Élytres déprimés sur le disque, parallèles, subtronqués au
sommet, inermes en arrière, non carénés latéralement, présen-
tant quelques légers vestiges de côtes.
Prosternum très étroit entre les hanches antérieures qu’il
sépare ; #ésosternum déprimé entre les hanches et métasternum
sans saillie antérieure; épisternums métathoraciques médiocres,
acuminés en arrière; trois segments intermédiaires de l’abdomen
plus courts que les autres, tous déprimés latéralement.
Pattes courtes et robustes; tibias larges, les intermédiaires mu-
nis d’un faible sillon dorsal; ongles bifides, la dent interne plus
courte que l’externe.
Ce genre nouveau, très intéressant, appartient au groupe des
Tetraopides Lac.; il est bien reconnaissable à sa large tête,
à l’épaisse touffe de cils qui garnit à l’intérieur le lobe postérieur
des yeux,à son prothorax inerme, à ses élytres déprimes, non den-
tés à l’extrémité, etc.
Mystacophorus mystax Duviv., Ann.Soc. Ent. Belg., XXXV,
lSOLAC ER p'cccoxxT.
Parallèle, peu brillant, noir en dessous; extrémité des mandi-
bules, palpes, une large bande transversale sur le front, loufi
de cils, antennes, flancs du prothoraz et tiers postérieur des ély-
tres également noirs; les autres parties du corps d'un fauve
309
légèrement rougeûtre et couvertes d’une pubescence d’un roux
doré; prothoraz médiocrement, élytres profondément ponctués.
Long. 9 mill.; larg. 2 1/2 mill. — Djabir-Bandja (mai-juin,
L' Milz).
Mandibules d’un fauve plus rougeatre que le front, avec l’ex-
trémité noire; organes de la bouche également noirs; front
finement rugueux, portant quelques gros points épars sur la partie
ornée de la large bande transversale noire; lobes postérieurs des
yeux garnis à leur bord interne d’une forte touffe de cils noirs,
terminé en pointe et dirigée en avant; labre et épistome très
courts ; vertex assez convexe, portant quelques points moins gros
que ceux du front,antennes rugueusement ponctuées, sauf l’extré-
mité du scape, qui est lisse, ayant les quatre premiers articles bril-
lants, les autres mats. Prothorax à peine plus iong que large, sub-
cylindrique, assez convexe dans sa partie médiane, inerme sur les
côtés, à flancs noirs; il est finement rugueux et marqué ca et là
de quelques points enfoncés; son bord antérieur est légèrement
avancé dans sa partie médiane, la base faiblement sinuée de
chaque côté, les côtés presque droits; une légère impression à
droite et à gauche un peu au-dessus de la base. Élytres parallèles,
déprimés sur le disque, portant quelques vestiges de côtes longi-
tudinales, profondément ponctués, les points disposés en séries
assez régulières, un peu plus faibles vers l’extrémité; sommet de
chaque élytre faiblement tronqué, sans dent terminale; une
pubescence d’un roux doré, couchée, assez dense, garnit toutes
les parties fauves, cette pubescence devient grisâtre sur la partie
apicale des élytres. Dessous finement et transversalement rugueux,
pubescent, noir.
PHMTOPHACGAr
Sagridæ.
Sagra tristis Fabr., Ent. Syst., Suppl., 1798, p. 104. — Weber,
Obs. ent., 1891, p. 63 — Oliv., Entom., V, 90, p. 499, pl. 1,
f. 4, G.— Lac., Mon. Phyt.,p.62.— femorata Latr., Gen. Crust.
Ins. III, p. 42. — var ©: morosa Oliv., 1. c., p. 499, pl. 1, f. 5.
Deux exemplaires, l’un verdätre, l’autre bleuâtre ont été
capturés par mon frère Joseph, à Ibembo (mai et août 1890). Cette
espèce me paraît assez répandue dans la région occidentale de
l'Afrique.
Sagra cyanea Dalm., Analect. ent., 1823, p. 72.— Guér., Icon.
Règn. Anim. Ins., pl. 47, f. 2.
Je ne puis séparer de cette espèce un petit exemplaire pris à
Djabir-Bandja (mai et juin, Milz) et d’une belle coloration
370
bleue, correspondant parfaitement à un autre exemplaire de cette
même espèce que je possède de la côte occidentale de l'Afrique;
l’espèce a été décrite de Sierra-Leone et ne me paraît pas
fréquente dans les collections.
Crioceridæ.
Lema armata Fabr., Syst. EL, I, p. 472. — Klug, Erman.
Reis., Atl., p. 45. — Lac., Mon. Phyt., p. 327. — senegalensis
Oliv. Ent, VI,°94, p:1730,-pl. ul, 153
Quatre exemplaires de cette espèce communément répandue
dans toute la région occidentale de l’Afrique ont été pris à Ibembo
en mars et août.
Megalopidæ.
Paœcilomorpha Lacordairei Westw., Trans. Ent. Soc. Lond.,
oser. (IL 1864, p.213.
Deux exemplaires d’Ibembo (mars et mai, J. Duvivier) se rap-
portent exactement à la description de l’auteur; l’espèce est
décrite du Vieux-Calabar.
Les deux exemplaires pris par mon frère diffèrent du type
décrit par le dessous entièrement fauve.
Clytridæ.
Nosognatha mandibularis Lac., Mon. Phyt., p. 107. — Dej.,
Cat., 3 éd., p. 448. — Har., Coleop. Hefte, XVI, 1879, p. 208.
Une © de cette espèce a été capturée en avril à Ibembo. La
N. mandibularis Lac., me paraît excessivement abondante dans
le Bas-Congo où elle a été rencontrée en assez grand nombre à
Boma par M. Tschoffen ; elle semble y remplacer la W. ruficollis
Oliv. (senegalensis Lac.), fréquente dans d’autres régions de
l'Afrique occidentale.
Diapromorpha ingens Ed. Lef., Ann. Soc. Ent. France, LX,
1891 ; Bull., p. cexxur.
Un exemplaire pris à Ibembo pendant la première quinzaine du
mois d'août et appartenant àla variété de M. Lefèvre. Ce Diapro-
morpha est remarquable par sa grande taille, son système de colo-
ration et son prothorax obconique, fortement et largement impres-
sionné sur les côtés. Le type a les élytres trimaculées (une tache
humérale subquadrangulaire, une seconde large, placée en dessous
du milieu, n’atteignant ni la marge ni la suture, et une petite
tache apicale, noires) ; il provient du Gabon.
Peploptera postica Lac., Mon. Phyt., II, p. 251.
Un exemplaire provenant d’'Ibembo (avril) ; l'espèce est connue
de diverses parties de l’Afrique occidentale intertropicale.
3/1
Gynandrophthalma zanzibarica Ed. Lef., Rev. Zool., 1877,
p' 229.
Ibembo (avril): un exemplaire; l'espèce est décrite de Zanzibar.
Cryptocephalidæ.
Cryptocephalus bifasciatus Fabr., Spec. Ins., I, 1781, p. 145. —
Oliv., Ent., VI, p. 788, pl. 4, f. 50. — Suffr., Mon. Crypt., XI,
p. 169. — maculicollis Klug, Erman. Reis., Atl., 1835, p. 49.
Un exemplaire de ce Cryptocephale a été pris à Ibembo, en
mars 1890, par mon frère Joseph.
Eumolpidæ.
Scelodonta egregia Lef., Ann. Soc. Ent. France, 1877, p. 161. —
bidentata Baly, Trans. Ent. Soc. Lond., 1877, p. 43; Journ. Linn.
Soc. Lond., 1877, p. 252.
Un exemplaire de cette espèce, décrite du Vieux-Calabar, a éte
capturé à Ibembo (J. Duvivier) dans la seconde quinzaine d’août.
Scelodonta vicina Har., Mitt. Münch. Ent. Ver., 1877, p. 106.
— Jacobyi Baly, Ent. Mont. Mag., 1878, p. 178.
Un exemplaire, en mauvais état, que M. Lefèvre à qui je l’avais
communiqué, ne rapporte qu'avec doute à cette Hpeee) décrite du
Nyassa ; il a été pris à Ibembo, au mois d'août.
Eryxia holosericea Klug, Erman. Reis., Atl., 1835, p. 49. —
Dej., Cat., 3e éd., p. 438.
Un seul exemplaire, capturéfdans la seconde quinzaine d’août à
Ibembo (J. Duvivier).
Les espèces d’Zryxia actuellement connue sont au nombre de
cinq, qui toutes habitent l’Afrique tropicale.
Merissus griseoscutellatus Karsch, Berl. Ent. Zeit., XX VI,
1SS2%p0 396, pl EVE LOI
Un exemplaire pris à Ibembo, en août.
Pseudocolaspis setulosa Lef., Notes Leyd. Mus., 1886, VIII,
Diet EX, l887,p. 209.
De cette espèce, tres commune dans le Bas-Congo et en Assinie,
un exemplaire a été rapporté par mon frere de son séjour à Ibembo.
Pseudocolaspis aurichalcea Thom., Arch. entom., II, 1858,
p. 212.
Un seul exemplaire également rapporte d’Ibembo (15/31 août,
J. Duvivier) ; cette espèce est décrite du Gabon.
Syagrus calcaratus Fabr., Syst. Entom., 1775, p. 109. — cal-
caratus Oliv., Encycl., VI, 1791, p. 614; Entom., VI, 1808,
p. 908, pl. 5, f. 33. — PBuqueti Dej., Cat., 1837, p. 436. —-
ruficollis Thom., Arch., ent., II, 1858, p. 436. — Chp., Gen.
re
Col., X, 1874, p. 332, note 1. — Lef., Rev. Mag. Zool., 1875,
p.192
Cette jolie espèce commune sur la côte occidentale de l’Afrique
depuis le Sénégal jusqu’au Congo, a été rencontrée en trois exem-
plaires en mai, août et septembre à Ibembo par mon frère Joseph;
tous ont les élytres d’un vert bleuâtre.
Syagrus varicolor Lef., Ann. Soc. Ent. Belg., XXXV, 1891;
C.=R., D. CCLXxY.
Deux exemplaires de cette espèce tout récemment décrite du
Vieux-Calabar, ont été pris pendant la seconde quinzaine du mois
d'août à Ibembo (J. Duvivier).
Corynodes cærulescens Fairm., Ann. Soc. Ent. France, 1885;
Bull., p. cxxxui.
De cette espèce, décrite du pays des Niams-Niams, toute une
série d'exemplaires ont été pris à Ibembo (J. Duvivier) à divers
époques de l’année et à Djabir-Bandja (mai-juin, Milz).
Chrysomelidæ.
Plagiodera thoracica Fabr., Syst. El, I, p. 426. — Vogel,
Nunq. Otios., I, 1871, p. 136.
Je rapporte à cette espèce deux exemplaires, l’un pris à Tbembo
(15-31 août, J. Duvivier), l’autre à Djabir-Bandja {mai-juin, Milz).
Cette espèce est décrite de la Guinée.
Melasoma livida Stl, Œfvers. Vet. Ak. Fôrh., XV, 1858,
p: 252. — Vogel, Nunq. Otios., I, 1871, p. 138.
Un exemplaire que je crois pouvoir rapporter à cette espèce
provient d’Ibembo (avril, J. Duvivier); l'espèce est originaire de
Sierra-Leone.
Halticidæ.
Nisotra dilecta Dalm., Analect. Ent., 1823, p. 81.
Quelques exemplaires pris à Ibembo. — Se prend en Guinée, à
Sierra-Leone, dans le Bas-Congo, etc.
Podagrica decolorata Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXX VI,
1892, p. 60.
Oblong, peu convexe, brillant, entièrement jaune avec l'extrémité
des mandibules noire; antennes noires avec les quatre premiers
articles fauves; tête finement, corselet et élytres assez densément
ponctués, la ponctuation de ceux-ci disposée par séries doubles
plus ow moins réqulières, en partie effacées au sommet.
Long. 3 1/2 mill. — Ibembo (novembre, J. Duvivier).
Tête finement ponctuée en arrière, portant quelques gros points
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entre les antennes; calus antennaires à peine saillants, peu net-
tement limites en arriere; labre assez grand, extrémité des man-
dibules noire; antennes atteignant la moitie de la longueur du
corps, filiformes, noires avec les quatre articles basilaires fauves :
art. 2-3 subegaux, Le 3° plus grêle que le 2e, les derniers articles
tres légèrement épaissis. Prothorax deux fois aussi large que
long, rétreci en avant, transversalement convexe, marqué de cha-
que côte de la base d’un profond et court sillon longitudinal, cou-
vert de points médiocres assez serrés. Écusson assez large, trans-
versal, lisse. Élytres oblongs à côtés subparallèles, acuminés
au sommet; ils sont très peu convexes, couverts de points
enfoncés semblables à ceux du corselet, disposés par séries dou-
bles plus ou moins régulières et en partie effacées au sommet :
quelques points supplémentaires font, à certaines places, paraître
les séries triples. Dessous d’un testace un peu plus clair que le
dessus; femurs postérieurs modérément renfies.
Deux exemplaires.
Galerucidæ.
Oides typographica Ritsem., Tischr. Ent., XVIII, 1875, p. 21.
Deux individus pris à Ibembo ; l’espèce est décrite de la Basse-
Guinée ; elle a été retrouvée dans l’Aruwimi.
Aulacophora vinula Er.,Stett. Ent. Zeit., 1859, p.85.— festiva
Gerst., Peters Reise, 1862, p. 343, pl. 20, f. 13.
Un exemplaire capturé à Ibembo en septembre; l’espèce se ren-
contre entre les deux tropiques, depuis le Bas-Congo jusqu’au
Mozambique; on la trouve même au Cap de Bonne Espérance.
Aulacophora fissicollis Thom., Archiv. ent., Il, 1858, p. 218.
Quelques exemplaires de cette espece, des plus variable, ont été
capturés à Ibembo et à Djabir-Bandja.
Hyperacantha hypomelæna Thom., Arch. entom., II, 1858,
p-219:
Hyperacantha melanoptera Thom., Archiv. ent., Il, 1858,
p. 219.
Deux individus, l’un capturé à Ibembo, l’autre à Djabir-Bandija.
Ornithognathus generosus Thom., Archiv. ent., II, 1858,
p. 216.
Un certain nombre d'exemplaires de cette jolie espèce ont été
pris à Djabir-Bandja.
Cerochroa maculicollis Baly, Trans. Ent. Soc. Lond., 2° sér.,
IT, 1864, p. 232.
Deux exemplaires pris en août et septembre à Ibembo; l’espèce
est décrite du Vieux-Calabar.
9374
Pachytoma gigantea I\., Wiedem. Archiv, I, 2. 1800, p. 131.
— Westermanni Bertol., Nov. Comm. Ac. Bonon., X, 1849,
p. 432. — nigripes Oliv., Ent., VI, p. 609, pl. L,f. 2:(sub
Ochralea).
De nombreux individus pris à Ibembo et à Djabir-Bandja. Se
trouve en Guinée, à Sierra-Leone, dans le Bas-Congo, la province
d’Angola, etc.
Æthonea Murrayi Baly, Ent. Mont. Mag., 1866, II, p. 101.
— adustus Har., Col. Hefte, XVI, 1879, p. 212 (sub Æap-
losonyæ). — Fromholzi Karsch, Deut. Ent. Zeit., XXVI,
1882, p. 399. — variabilis Duviv., Stett. Ent. Zeit., XCVI,
1885, p. 242 (sub Bonesia). — variabilis Jac., Trans. Ent. Soc.
Lond., 1888, p. 199, pi. VII. f. 14,15 (sub. ÆZ#honea).
Cette espèce est extrêmement variable et je ne doute nullement
que les différentes formes que j'énumère, n’appartiennent à un
seul et même type; la priorité appartient à Baly, qui décrivit
l'espèce en 1866, dans la publication citée plus haut.
Cette espèce est des plus répandues dans l'Afrique occidentale
tropicale et on la rencontre dans toute cette région sous toutes ses
formes. Elle se présente avec les élytres immaculés (4. Murrayi
Baly), avec des points et des taches disposés de différentes
manières (adustus Har., Fromholzi Karsch, variabilis Duviv. et
variabilis Jac.); sur les fémurs le jaune prend également une
extension plus ou moins grande; la variation de taille est égale-
ment sensible. J’ai vu tous ces passages dans diverses collections,
notamment dans la coll. Baly au British Museum, la coll. Jacoby
et je me rappelle encore la physionomie des insectes, décrits
par Harold et Karsch, que je vis au musée de Berlin en
novembre 1584.
Harold a fait de cette espèce un Æaplosonyx parce qu’il
n’avait eu sous les yeux que des Q; le genre est en effet assez
voisin du genre ÆZaplosonyz, mais les Æ{honea G' ont les antennes
pectinées, tandis qu’elles sont filiformes chez les ÆZaplosonyz G';
de plus il y a encore des différences dans la forme des palpes, du
corselet, etc., etc.
Les A. Murrayi rapportés par mon frère, ont ete pris à
Djabir-Bandja.
Monolepta vinosa Gerst., Wiegm. Archiv, 1871, I, p. 83;
von Decken’s Reise., III, 1873, p. 282.
Un exemplaire de cette espèce, capturé à Ibembs; elle est décrite
du Lac Jipe (côte orientale d'Afrique), et se trouve communément
dans le Bas-Congo.
Sternoplatys piceus Fabr., Spec. Ins., I, 1781, p. 129. —
Pascoei Baly, Journ. of Entom., I, 1861, p. 300, pl. 12, f. 8.
375
J'ai vu le type du S. piceus Fabr. dans la coll. Banks au
British Museum à Londres, et j’ai pu me convaincre que cette
espèce, qui a donné lieu à quelques discussions aigre-douces entre
quelques spécialistes, n’est autre que le S. Puscoei Baly : les deux
types ont été sous mes yeux. Voilà une question vidée une fois
pour toutes : le piceus Fabr. n’est donc ni une Awlocophora
ni une Diacantha, ni une Zyperacantha, c'est tout simplement le
S. Pascoei Baly; Fabricius doit avoir la priorité avec le nom de
piceus.
Platyxantha africana Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXXV,
1891; C.-R. p. 167.
Entièrement d'un bronzé verdâtre en dessus et en dessous, parfois
légèrement pourpré sur les élytres ; hanches, pattes et antennes
(sauf l'extrémité de celles-ci) d'un fauve clair; corselet vaque-
ment ponctué, marqué d'une impression transversale; écusson
grand, lisse; élytres irréqulièrement ponctuës, sauf à la base
el au sommet où ls sont presque lisses, subcostiformes; quatre
tibias postérieurs munis d'un prolongement interne.
Long. 9 mill. ; larg. 3, 1/2 mill. — Djabir-Bandja (mai-juin,
L: Milz).
Museau court; tête subcarénée entre les antennes, munie d’une
large fossette entre les yeux ; palpes d’un noir de poix ; vertex
lisse, antennes atteignant les deux tiers de la longueur du corps,
d’un fauve clair avec les trois derniers articles enfumeés : art. 3
deux fois et demie aussi long que 2, 4 presque aussi long que 2-3
réunis et égal à 7, 5-6 et 8-10 subégaux un peu plus courts que
4 et 7, le dernier allonge et terminé en pointe. Prothorax faible-
ment transversal, sillonne en travers un peu en dessous du milieu,
a côtes droits de la base au milieu, puis faiblement rétrécis en
avant ; angles postérieurs coupés obliquement, les antérieurs légè-
rement épaissis ; surface convexe, vaguement ponctuée sur le
disque, plus fortement sur les côtés où les points sont assez rappro-
chés ; le corselet est très finement rebordé, sauf en avant. Écusson
assez grand, en triangle curviligne, lisse, convexe. Élytres subpa-
rallèles, arrondis au sommet, notablement plus larges que le
prothorax à la base, à épaules bien marquées, impressionnés en
dedans de celles-ci, marques également, un peu en arrière de
l’écusson, d’une impression transversale qui se poursuit le long
de la suture, de facon à délimiter de chaque côté, entre l’impres-
sion intra-humérale et l’écusson une plaque lisse et relevée ; les
élytres sont irrégulièrement ponctués, lisses dans la partie basi-
laire et le quart postérieur, marqués de huit à neuf stries très
mal définies, dont les intervalles sont irrégulièrement convexes, de
telle sorte que les élytres paraissent costiformes ; ces stries sont
376
interrompues en avant et en partie effacées vers le sommet ; les
élytres sont généralement d’une nuance plus foncée que le reste
du corps et à reflets pourprés. Dessous légèrement pubescent, très
finement rugosule ; hanches et pattes d’un fauve clair ; cavités coty-
loïdes fermées, tibias inermes, crochets appendicules ; tibias des
deux paires postérieures munis à leur extrémité d’un prolonge-
ment interne atteignant environ le tiers du premier article des
tarses.
Les caracteres généraux de cette espèce sont bien ceux du genre
Platyxantha, mais toutes les espèces actuellement connues comme
appartenant à ce genre sont indo-malaises, il est donc intéressant
de retrouver cette forme au centre de l'Afrique. Chez le P. africana
les tibias des deux paires postérieures sont munis à leur extrémité
interne d’un prolongement, caractère qui pourrait avoir une cer-
taine valeur générique si je connaissais les deux sexes de l’espèce.
Provisoirement nous laisserons cette espèce dans le genre Platy-
æantha où on la retrouvera aisément.
Cassididæ.
Aspidomorpha chlorotica & Oliv., Ent., VI, p. 931, 10, 97,
pl. 4, f. 56. — Boh., Mon. Cassid., II, p. 244. — spectabilis Q
Boh., Mon. Cassid., IT, p. 245.
De nombreux exemplaires des deux sexes ont été pris à Djabir-
Bandja.
Aspidomorpha confinis Klug, Erm. Reise, Ins., V, p. 48. —
Boh., Mon., II, p. 256.
Un exemplaire pris à Ibembo (1-15 août). — Se prend en Caf-
frerie, au Senegal, en Guinée et au Congo.
Aspidomorpha quadri-maculata & Oliv., Ent., VI, p. 945, 35,
97, pl. 4, f. 68. — Boh., Mon. Cassid., II, p. 263. — Wester-
manni Q Boh., Mon. Cassid., Il, p. 263.
Quelques individus à Ibembo; se prend en Sénégambie, en
Guinée, au Bas-Congo.
Aspidomorpha stolata Boh., Mon. Cassid., I, p. 274.
Quelques individus ont été capturés à Ibembo à différentes
époques de l’année : février, mars et août.
Aspidomorpha silacea Boh., Mon. Cassid., I, p. 277.
Quelques exemplaires à Ibembo. — Se trouve au Cap, en Caf-
frerie, en Guinée.
Aspidomorpha quadriramosa Boh., Mon. Cassid., IT, p. 305.
Un exemplaire à Ibembo. — Cette espèce est décrite de
Guinée.
377
Aspidomorpha ingens Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXXV,
1891 ; C.-R., p. cocoxir.
Largement ovalaire, testacé, très transparent, avec les yeux, les
deux derniers articles des antennes et trois petils points sur
chaque élytre, noirs; disque du corselet et des élytres, angles hu-
méraux de ceux-ci d'un brun très clair; épaules subanguleuses;
élytres très fortement gibbeux, à la base, à ponctuation sub-
sériale, très fine et rare; bords latéraux des élytres assez for-
tement relevés en gouttière.
Long. 18 mill.; larg. max. 14 mill. — Ibembo (J. Duvivier,
septembre).
Tres brillant en dessus, moins brillant en dessous, entièrement
d’un testacé jaunaâtre clair, très transparent, avec les yeux, les
deux derniers articles des antennes et trois petites taches sur
chacun des élytres (taches qui tendent à disparaître) seuls noirs ;
la coloration est moins claire sur les pattes et le milieu de la
poitrine, elle passe au brun tres clair, sur le disque du corselet,
celui des élytres et vers les angles huméraux ; les bords latéraux
des élytres ainsi que l’extrémité de la suture sont également
quelque peu rembrunis.
La tête est très finement ponctuée et tres convexe sur le front ;
les antennes dépassent légerement la base du corselet en longueur,
les le et 2° articles sont renflés, ce dernier court, le 3° très long,
plus grêle, les cinq derniers légèrement épaissis, le dernier le plus
allongé. Le prothorax est deux fois aussi large que haut, largement
et assez régulièrement arrondi en avant, fortement arrondi sur les
côtes près de la base qui est légèrement bisinuée de chaque côté ;
son lobe médian est court, faiblement arrondi et relevé; la sur-
face est assez convexe sur le disque, marquée de quelques impres-
sions obsolètes en avant et sur les côtés ; les bords sont largement
dilatés, subconcaves, le disque est absolument lisse, les bords ponc-
tuës-réticulés par transparence. L’écusson est médiocre, lisse, en
triangle subéquilatéral. Les élytres sont plus larges que le pro-
thorax à la base, où ils sont sinués avec les angles huméraux
longuement portés en avant; ils s’élargissent régulièrement
jusque vers le milieu, puis s’atténuent jusqu’au sommet où ils
sont un peu prolongés; le disque est médiocrement convexe et
porte un peu en dessous de la base une saillie très forte et très
pointue, cette saillie est limitée en avant par deux impressions
obliques qui se terminent de chaque côté en une fossette; Les
épaules sont très saillantes et forment un bourrelet subanguleux ;
les côtés sont largement dilatés, très transparents, concaves, la
marge étant fortement relevée, surtout en arrière; la surface
présente quelques séries assez régulières de points très fins, les
378
bords latéraux sont ponctuées-réticules par transparence. Les
trois points noirs que l’on observe sur chaque élytre sont disposés
comme suit : 1 sur le côte, à la base de la gibbosité, 2 et 3 sont
contre la suture, un peu au-dessus et un peu en dessous du milieu;
ces points tendent à disparaître.
Le seul exemplaire d'A. 2ngens que j'ai sous les yeux me paraît
être un «4 à raison de ses élytres légèrement prolongés en
arriere, il est probable que la © est plus largement arrondie
en arrière; cette espèce me parait s’éloigner absolument des
espèces africaines connues par sa forte gibbosité élytrale.
Aspidomorpha signatipennis Boh., Mon. Cassid., II, p. 345.
Un exemplaire pris à Djabir-Bandja. — Se trouve à Sierra-
Leone, en Guinée, au Sénégal.
Aspidomorpha Mouffeti Boh., Mon. Cassid., II, p. 346.
Un individu capturé à Ibembo.— Se prend au Gabon et dans le
Bas-Congo.
Aspidomorpha nilotica Boh., Mon. Cassid., II, p. 352.
Un exemplaire de Djabir-Bandja que je rapporte à cette espèce.
Cassida tosta Boh., Mon. Cassid., Il, p.486. — fossulata Boh.,
Cat. Coleop. Ins., IX, p. 142. |
Un exemplaire à Ibembo (mars). — Se prend en Guinée, au
Calabar, au Congo, à l’île des Princes.
Coptocycla Aubei Boh., Mon. Cassid., III, p. 195.
Un exemplaire à Ibembo. — Du Vieux-Calabar.
Hispidæ.
Cryptonychus bipunctatus Baly, Cat. Hisp., 1858, p. 78.
Un exemplaire de cette espèce pris à Djabir-Bandja; elle est
décrite du Vieux-Calabar, et a été rencontrée dans le Bas-Congo.
Gonophora interrupta Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., 1891,
XXXV; C.-R. p. cocoxxr.
Allongé, testacé; mandibules, art. 5-7 des antennes, 7 traits sur
chaque élytre, noirs ; prothorax transversal, triluberculé longi-
tudinalement ; élytres profondément ponctuës-striès, portant
chacun trois côtes longitudinales en partie interrompues.
Long. 5 mill.; larg. 1 2/3 mill. — Ibembo (J. Duvivier).
Entièrement testace avec le dessus un peu plus fonce que le
dessous. Front convexe; extrémité du labre et mandibules noires;
vertex très finement rugueux, un peu plus rougeâtre que le front;
antennes un peu plus courtes que la moitié de la longueur
du corps, filiformes, assez robustes, finement pubescentes : art. I
et 2 épais, 3-4 subégaux entre eux, un peu plus longs que 2, les
suivants à peine plus courts que 4, cylindriques, très serres, le
379
dernier allongé, acuminé au sommet; art. 1-2 des antennes d’un
brun-rougeûtre clair, 3-7 noirs, 8-11 fauves. Prothorax un peu
plus large que long, à bord antérieur à peine avancé, à côtés pres-
que droits, nettement anguleux un peu avant les angles anté-
rieurs ; une ligne de points enfoncés le long du bord antérieur;
disque largement ponctué, portant trois tubercules oblongs, sepa-
rés par des excavations ; base subsinuée de chaque côté. Écusson
d’un brun rougeâtre, finement rugueux, mat. Élytres 1 1/2 fois
aussi larges à la base que le corselet, à épaules arrondies, subdi-
latés en arrière, assez largement arrondis au sommet, sans
angle externe marqué ; ils sont modérément convexes, marqués
de séries régulières de fossettes subquadrangulaires très profon-
des, disposées par paires et séparées par trois côtes longitudinales
assez saillantes, en partie interrompues; ils sont fauves, un peu
plus rougeâtres que le corselet et marqués de sept traits noirs,
trois sur la côte subsuturale, trois sur la côte médiane placés un
peu plus avant que sur la première côte, et un sur la côte submar-
ginale, non loin du sommet; la côte submarginale est interrompue
dans toute sa partie médiane, sur la moitié de sa longueur, la
côte médiane un peu en dessous du milieu sur une faible longueur
et la côte subsuturale un peu au-dessus du milieu. Dessous testacé,
plus brillant que le dessus; prosternum creusé longitudinalement,
élargi en arrière; mésosternum concave; pattes médiocres, à
tibias assez larges, obliquement tronqués à l’extrémité; article
onguéal non saillant.
Cette espèce me semble offrir tous les caractères principaux du
genre Gonophora, c’est la première espèce de ce genre qui soit
signalée de l’Afrique et à ce titre elle est intéressante. Les autres
Gonophora habitent toutes l’Indo-Malaisie.
Hispa armata Guér., Rev. Zool., 1841, p. 10.
Deux individus pris à Ibembo, en mars.
Hispa aculeata Klug, Erman’s Reise, Atl., 1835, p. 47.
Un exemplaire pris à Ibembo, en mars 1890.
EROTYLIDÆ.
Erotyldæ veræ.
Linodesmus cecus Fabr., Gen. Ins., 1777, p. 234 — Lac., Erot.,
p. 62. — Bedel, Ann. Mus. Civ. Gen., vol. XVIII, 1882, p. 443,
pl. X,f. 6. — elegans P. de Beauv., Ins. d’Afriq., 1865, p. 10,
pl. VII, f. 4. — apicalis Westw., Ann. Mag. Nat. Hist., VIII,
1841, p. 173.
Trois exemplaires pris en septembre à Ibembo.
Un quatrième exemplaire est plus grand et plus large (il mesure
380
24 mill. de longueur sur 10 mill. de largeur) que les individus
habituels du Z. cæcus, moins rétréci en arrière, à sommet plus
arrondi; les séries ponctuées des élytres sont complètement
effacées, la fascie postérieure forme un crochet bien plus prononcé
se prolongeant davantage en arrière et la tache apicale est plus
large, plus arrondie.
S'agit-il de différences locales ou sexuelles, ou cet individu
représente-t-il une espèce distincte? Quelques exemplaires
seraient nécessaires pour élucider cette question. Cet exemplaire
remarquable a été capturé à Ibembo, le 31 mai 1890.
Episcaphula congoana Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., 1891,
XXXV; C.-R., p. coccxxni.
Oblong, atténué en arrière, en dessous d'un fauve rougeûtre; têle
et corselet densément ponctuës, le premier d'un brun rougeûtre, le
second coloré de même avec les bords latéraux largement fauves,
écusson brun ; élytres finement pointillés, présentant en outre des
séries longitudinales de points plus accusés, noirs avec l'angle
apical rougeûtre, ornés chacun de deux bandes étroiles, irréqu-
lières sur leurs bords, d'un jaune paille : l’une à peu de distance
de la base, contournant l'épaule, englobant le calus huméral qui
reste noir el se prolongeant jusque près de la suture, l'autre
arquée, située vers le dernier tiers.
Long. 12 mill., larg. 4 5/4 mill. — Ibembo (mars, J. Duvivier).
Tête et corselet presque identiques à ceux de l’Z’.-{ricolor dont
la description suit, comme forme et comme coloration; le corselet
paraît toutefois un peu moins transversal, la bordure jaune de ce
dernier est mieux limitée dans la présente espèce, les autennes
sont autrement conformées, le troisième article est ici un peu plus
long seulement que le précédent et les trois derniers sont relative-
ment moins dilatés. L’écusson est finement pointillé. Les élytres
sont plus fortement atténués en arrière que dans l’Z. tricolor,
ponctués comme chez ce dernier, mais la disposition des fascies
est autre : la tache apicale rouge est plus allongée, plus nettement
anguleuse en dehors, la bande arquée située vers le tiers posté-
rieur est de forme à peu près semblable dans les deux espèces,
mais le crochet interne qui chez l’Z. tricolor se prolonge jusque
près de la tache apicale est ici brusquement arrêté à l’endroit de
la courbe ; enfin, à la base de chaque élytre on remarque, non
pas une large fascie transversale, mais un carré jaune englobant le
calus huméral qui conserve la couleur foncière et se prolongeant
jusque près de la suture en une étroite bande irrégulière sur ses
bords.
Le dessous et les pattes sont d’un fauve rougeâtre uniforme;
le prosternum est déprime sur les côtes.
381
L'Æ. congoana présente encore une grande analogie avec
VZ'. trichroa Crotch, que je ne connais pas en nature; d’après
M. Gorham qui a l’avantage de posséder le type de l’Æ. trichroa
et a bien voulu comparer mon congoana à cette espèce, ce dernier
diffère surtout du {richroa par la couleur rougeâtre des côtés du
prothorax et des pattes et par le troisième article des antennes plus
court.
Episcaphula tricolor Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXXV,
ISDC, D COCOx x.
Oblong, atténué en arrière ; en dessous d'un fauve rougeätre en
partie rembruni; tête d'un brun rougeûtre, densément ponctuée;
prothorazx rétréci en avant, transversal, plus finement ponctué
que la tête, rougeâtre avec le disque rembruni ; écusson rouge ;
élytres superficiellement pointillés, noirs avec l'angle apical
rouge, chacun orné de deux fascies jaune paille; une assez
large fascie basilaire englobant un point noir huméral et vers
le dernier tiers, une fascie arquée beaucoup plus étroite et denti-
culée sur ses bords ; 5° article des antennes double du second.
Long., 13 mill. ; larg. 5 ‘/2 mill. — Ibembo (fin octobre,
J. Duvivier).
Brillant, allongé. Tête d’un brun rougeätre, densément couverte
de points médiocres ; labre très court, d’un fauve clair, muni d’une
épaisse frange de poils d’un roux doré ; mandibules et palpes bruns;
antennes dépassant un peu le milieu du prothorax, d’un brun
rougeâtre : art. 3 presque deux fois aussi long que le précédent,
4-8 pas plus longs que 2, 9 à 11 fortement élargis, le dernier subar-
rondi au sommet, aussi long que les deux précédents réunis ; ces
trois derniers articles sont densément pubescents et de nuance plus
claire. Prothorax 1 5/4 fois aussi large que long sur sa ligne
médiane, nettement rétréci en avant, rebordé sur les côtés, peu
profondément échancré à son bord antérieur, nettement sinué de
chaque côté à la base, avec le lobe médian assez prononcé; angles
antérieurs aigus, légèrement saillants, les postérieurs presque
droits ; surface un peu moins fortement ponctuée que celle du
corselet, rouge, en grande partie rembrunie sur le disque. Écusson
pentagonal, lisse, rouge, étroitement rebordé de noir. Élytres
allongés, régulièrement attenués en arrière, nettement rebor-
dés sur les côtés, conjointement arrondis au sommet, pas plus
larges que le corselet à la base; ils sont modérément convexes,
superficiellement pointillés et présentent en outre quelques séries
de points plus accusés, à peine visibles à la loupe, ils sont noirs avec
l'angle apical rouge sur une certaine longueur et ornés d’une fascie
basilaire assez large, couvrant toute la base, s’arrêtant à l’intérieur
à très petite distance de la suture, à l'extérieur tout contre la
382
marge qu’elle n’atteint cependant pas, ondulée en dessous et englo-
bant un petit point noir situe immédiatement sous le calus humé-
ral ; une autre fascie beaucoup plus étroite, fortement arquée,
ondulée sur les bords est située vers le dernier tiers. Dessous et
pattes d’un fauve rougeñtre très brillant avecle milieu de la poitrine
et des trois premiers segments abdominaux fortement rembrunis,
densément ponctués, couverts partout d’une très courte et rare
pubescence dorée. Prosternum déprimé sur les côtés, subcaréné en
avant.
E'piscaphula rectesignata Crotch, Cist. Entom., I, p. 414. —
Revis., p. 58.
Quatre exemplaires de cette espèce ont été pris à Djabir-Bandja
en mai et juin ; cette espèce se rencontre également à Liberia.
Languriidæ.
Stenolanguria Gorhami Fowler, Trans. Ent. Soc. Lond., 1885,
p- 338.
Un exemplaire de cette espèce a été pris à Ibembo (J. Duvivier) ;
elle est décrite de Cameroon.
ENDOMYCHIDÆ.
Trycherus Josephus Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXXV,
18915 1C.-R:,p: COCLXxxUIr,
S'ubovalaire, allongé, d'un noir brillant avec l'abdomen, l'extrémilé
des tibias, les tarses el les palpes d'un brun de poix clair ; élytres
noirs, finement pointillés et ornés chacun d'un anneau fauve
occupant les deux tiers postérieurs.
Long. 13 mill.; larg. max. 6 mill. — Ibembo (16-30 septembre.
J. Duvivier).
Tête noire, subdéprimée sur le front, vaguement ponctuée
ainsi que l’épistome qui est subarrondi en avant; labre transver-
sal, d’un brun de poix, cilié à son bord antérieur; mandibules
noires, fendues au sommet; palpes d’un brun de poix ; antennes :
noires, atteignant à peu près la moitié de la longueur du corps :
art. 1 subclaviforme, 2 court, subcylindrique, 3 presque aussi
long que les deux premiers réunis ou que 4 et 5 réunis, 4-8 gra-
duellement raccourcis et dilatés, S-11 formant une massue très-
large, à articles séparés dont le dernier est brunâtre et arrondi
au sommet. Prothorax noir, rétréci en avant, presque deux fois
aussi large que long sur sa ligne médiane, fortement échancré à
son bord antérieur avec les angles antérieurs saillants, les angles
postérieurs aigus et dirigés en arrière; surface convexe sur le
disque, deprimee vers les côtes qui sont relevés en avant et en
arrière, finement pointillée, munie d’un sillon parcourant la base.
Écusson semi-circulaire, noir, lisse, brillant. Élytres plus larges que
le prothorax à la base, oblongs-ovalaires, allonges, assez forte-
ment attenues én arrière. modérément convexes, assez largement
rebordés sur les côtés, impressionnés en dedans des épaules, fine-
ment rugosules et entièrement couverts d’une ponctuation très
fine et tres serrée; ils sont noirs, brillants et ornes chacun
d’un anneau fauve occupant les deux tiers postérieurs ; cet anneau
s'étend en une tache triangulaire de même nuance, couvrant tout
l’angle apical. Dessous d’un brun de poix foncé avec l’abdomen
plus clair, ainsi que le sommet des tibias et les tarses; prosternum
étroit, lancéolé, dépassant un peu les hanches en arriere, son
extrémité reposant sur le mésosternum ; fémurs renflés au milieu
et déprimés ; tibias intermédiaires échancrés un peu avant leur
sommet; quatrième segment abdominal muni de deux petits tuber-
cules médiocrement écartés et disposés le long du bord postérieur.
Un seul exemplaire, trouvé sur du bois mort,
COCCINELLIDÆ.
Chilomenes lunata Fabr., Syst. Ent., p. 86. — Oliv., Ent.. VI,
p. 1057, pl. 48 a-b. — Hope, Col. Man., I, p. 157. — Muls..
Spec., p.431.
Quelques exemplaires à Ibembo.—Se prend dans toute l'Afrique.
Exochomus nigripennis Er., Wieg. Arch., 1843, I, p. 267. —
nigromaculatus Goeze, Ent. Beytr., 1, 1777, p. 248.
Un exemplaire à Ibembo.
E'pilachna chrysomelina Fabr., var. : reticulata Oliv., Encyel.
Meth., VI, 1791, p. 56. — Muls., Spec., p. 794. — argulata
Fabre Ent Syst Suppl. mp-780. — Oliv. Ent, VI; p. 1020;
DLNO 78;
Deux individus à [bembo.
ANNALES DE LA SOG+ ENTOM, DE BELGIQUE, Te XXXVI, 29
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AU SIÈGE DE LA SOCIÉTÉ
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1392
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE.
VIII
Compte-rendu de l’assemblée mensuelle du 6 août 1892.
PRESIDENCE DE M. GIRON.
Présents : MM. Bergé, Éd. Coucke, L. Coucke, Dr. Jacobs, de
Sélys-Longchamps, Séverin, Van Nerom et Duvivier, ff. de
Secrétaire.
MM. Fologne, Kerremans, Lameere et Tosquinet ont fait
excuser leur absence.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de la séance du 2 juillet 1892 est approuvé.
Le Secrétaire dépose sur le bureau de l’assemblée pour la
bibliothèque de la Société, deux exemplaires du tome I des Mémoi-
res, qui vient de paraître.
M. le Président dépose sur le bureau de l’assemblée, le discours
qu’il a prononcé le dimanche 3 juillet 1892, au Banquet offert par
la Société entomologique de Belgique à M. de Selys-Longchamps
à l’occasion du cinquantième anniversaire de la publication de
La Faune de la Belgique et dont l’impression a été décidée :
CHER ET VENÉRÉ CONFRÈRE,
Vous avez publié, il y a cinquante ans, la Faune de la Belgique,
le premier des grands travaux qui ont illustré votre nom. La
Société d'Entomologie célèbre aujourd’hui cet anniversaire.
Vous êtes le Doyen de la Société et son Président d'honneur.
Vous êtes le digne représentant de sa tradition, et je suis heureux
de pouvoir, en son nom, vous adresser les félicitations de tous vos
confrères.
Dès l’année 1831, à peine âgé de 18 ans, vous preludiez à vos
recherches sur l’histoire naturelle, en publiant le Catalogue des
Oiseaux des environs de Liège et la Liste des Névroptères et des
Lépidopteres de la province de Liège.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T. XXXVI, 50
386
Depuis ce temps votre activité scientifique ne s’est pas
ralentie un seul jour, et vous avez rempli de vos savantes
monographies les Mémoires et les Bulletins de l’Académie, les
Annales de la Société Entomologique de Belgique, celles de la
Société Entomologique de France, et la plupart des revues fran-
caises, italiennes, anglaises et allemandes qui traitent des sciences
naturelles.
Des voix plus autorisées que la mienne diront l’originalité et la
valeur de ces publications.
Ce que je puis affirmer, c’est qu’elles sont marquées à l’em-
preinte des qualités qui font les vrais savants : la méthode, la
circonspection, l'exactitude. Si quelquefois vous vous êtes égaré
dans le dédale infini des nomenclatures créées par tant de spécia-
listes à la fois en France, en Allemagne, en Angleterre, on ne
l’a su que par les rectifications que vous avez spontanément insé-
rées dans les Bulletins de notre Société.
Vos travaux scientifiques vous ont, de bonne heure, signalé
à l'attention du premier de nos corps savants. Vous êtes devenu,
tout jeune encore, membre de l’Académie. Le 16 décembre 1846
le Roi approuvait votre élection en qualité de membre titulaire de
la Classe des sciences. Vous avez été élu deux fois Directeur de cette
classe, en 1864 et en 1879.
Vos innombrables travaux, les découvertes qui en ont été le
couronnement vous ont depuis soixante ans conquis une notoriété
universelle et vous ont valu les distinctions les plus flatteuses. Je
n’essaierai pas d’énumérer toutes les sociétés savantes dont vous
êtes membre. I serait plus facile et plus court de nommer celles
dont vous ne faites point partie.
Cette renommée vous appartient. Mais elle rejaillit sur la
Société d'Entomologie, dont vous êtes l’un des fondateurs, elle
rejaillit sur nous tous.
L'honneur d’attacher votre nom à tant de travaux utiles ne
vous a pas suffi. Vous avez, par votre exemple et par vos conseils,
suscité une pléiade d’entomologistes, qui vous suivent de loin
dans la voie que vous avez tracée.
Vous les avez encouragés même par vos libéralités. Il y a
quelques mois à peine, la Société dont vous êtes le Président
d'honneur décernait à l’un de ses membres le prix que vous avez
fondé en faveur de celui qui recueillerait la plus belle collection
de Diptères.
L'étude de la nature n’a pas absorbé votre activité tout entiere.
Vous avez pensé que dans un pays libre un bon citoyen doit servir
387
sa patrie dans les fonctions publiques. Depuis de longues années
vous représentez l’arrondissement de Waremme au Sénat, et vous
avez si dignement rempli votre mandat que les suffrages de vos
collègues vous ont porté, pendant quatre années de suite, à la
Présidence de cette assemblée.
Dirai-je que le Roi vous a conféré le grand cordon de son Ordre?
Ces distinctions éclatantes, qui éblouissent la foule, sont peu de
chose à nos yeux en comparaison des titres scientifiques que vous
avez amassés par vos travaux entomologiques. Je dirai, comme
Alfred de Musset, que la politique a été votre misère, mais j’ajou-
terai que l'Histoire Naturelle a été votre repos, votre consolation
et votre gloire.
Ce n’est pas seulement l’homme de science que nous honorons
en vous. Nous fêtons aussi l’homme bienveillant qui, par l’amé-
nite de son caractère et par une urbanité rare s’est acquis d’uni-
verselles sympathies, et qui n’a jamais compté un seul ennemi.
Les témoignages de l'estime et de l’amitie qui vous entoure nous
sont venus de partout. Ils sont contenus dans les nombreuses
adhésions que les représentants les plus illustres des sciences
naturelles ont envoyées à la manifestation dont notre société a pris
l'initiative.
Nous sommes chargés de vous remettre les diplômes de :
Membre honoraire de la Société Entomologique de Stettin.
» » » » Entomologique d'Allemagne à
Berlin.
» » » Entomologique Suisse à Berne.
» » » » des Sciences physiques et natu-
relles de Genève.
Membre d'honneur du Jardin zoologique de Rotterdam.
*
* *#
Les Sociétés suivantes nous font savoir qu’elles vous ont élu
Membre honoraire :
La Societe Entomologique suédoise à Stockholm ; la Société « Pro
Fanna et Flora Fennica » à Helsingfors; l’Académie d’'Hippone à
Bône; la Société des Naturalistes Luxembourgeois.
*
* *
Nous avons recu pour vous des adresses de félicitation des
Sociétés suivantes :
La Société Entomologique de Londres,
» » de France,
388
La Société Entomologique de Berlin.
» » Néerlandaise.
» » Italienne à Florence.
» » Iris à Dresde.
L'Académie Royale des sciences, lettres et beaux arts de Belgique.
La Société Royale de Botanique de Belgique.
» belge de Microscopie.
» royale Malacologique de Belgique.
» belge de Géologie, de Paléontologie et d'Hydrologie.
» des Naturalistes Dinantais.
Le Cercle des Naturalistes Hutois.
La Société des Mélophiles de Hasselt.
"x
La direction des principaux Musées de l’Europe nous ont prié
également de vous remettre une adresse ce sont :
Les Musées de Paris, de Leyde, de Berlin, de Gênes et le Jardin
zoologique d'Amsterdam.
Des felicitations vous sont adressées par :
La Société Linnéenne de Londres.
» d'Histoire naturelle à Madrid.
» romaine pour les études zoologiques.
» zoologique de France.
» zoologique Natura Artis Magistra à Amsterdam.
» zoologique et botanique de Vienne.
%
x *
M. Bolivar, professeur à l’Université et Directeur du Musée
d'Histoire naturelle de Madrid, en son nom et au nom des natu-
ralistes espagnols.
M. Gestro, conservateur au Musée de Gênes.
M. Max Lachlan, au nom de la rédaction de l’Zntomologist's
Monthly Magazine.
M. Hartig au nom de la rédaction du Zoologist.
M. H. de Saussure, de Geneve.
M. le baron Jules de Guerne, ancien Président de la Société
zoologique de France.
M. A. Newton, professeur de zoologie et d'anatomie comparée
à l’Université de Cambridge.
k
x *%
Veuillez donc, cher et vénéré confrère, agréer, à l’occasion de
votre cinquantenaire scientifique, l'expression de notre estime et
389
de notre reconnaissance. Nous formons tous le vœu que vous puis-
siez longtemps encore honorer la Société d’entomologie par votre
active collaboration.
Correspondance. — Le Verein für vaterländische Naturkunde
in Württemberg nous annonce l’envoi de ses Annales, tome
XLVIII, 1892.
La Vaturforschende Gesellschaft zu Basel accuse réception du
tome XXXV de nos Annales.
M. Lameere adresse pour la bibliothèque de la Société un
volume qu’il vient de publier et intitulé : Zsquisse de la Zoologie.
Lectures, communications. — Il est donné lecture des mémoires
insérés au présent numéro des Annales.
M. de Sélys-Longchamps donne lecture de la notice nécrologique
qui suit :
ADRIEN MAURISSEN.
NOTICE NÉCROLOGIQUE
par M. de Sélys-Longchamps.
Le 15 juillet dernier nous avons fait une perte bien sensible en
la personne de M. ADRIEN-HUBERT MAURISSEN, décédé à
Maestricht, à l’âge de 69 ans.
C'était un entomologiste zélé et très consciencieux qui faisait
partie de la Société K'ntomologique de Belgique depuis 21 années,
ayant été admis en 1873. Il suivait assidûment nos séances pen-
dant le séjour qu’il faisait régulièrement à Bruxelles à la fin de
J’automne.
Les collections qu’il a rassemblées sont considérables et com-
prennent des insectes de tous les ordres; mais il s’attachait
surtout à l’étude des Lépidoptères indigènes du Duché de Lim-
bourg, dont les déterminations furent contrôlées par ses savants
collègues hollandais, notamment par M. de Graaf.
En 1863, dans la Liste des Macrolépidoptères de la Néerlande,
publiée par M. De Graaf, écrivait M. Maurissen, 640 espèces sont
énumérées dans les neuf provinces de ce Royaume, mais celles du
Duché de Limbourg ont été passées entièrement sous silence. Il est
vrai que cette contrée détachée de la Province belge du Limbourg
et contenant la rive droite de la Meuse, forme une pointe géogra-
phique méridionale, en dehors de la limite normale de la Néerlande,
et qu’elle est conforme au contraire par ses productions naturelles
390
avec celles des provinces méridionales qui en 1830 ont consti-
tué la Belgique et notamment du Limbourg resté belge, qui
occupe parallèlement la rive gauche de la Meuse.
En 1866, M. Maurissen, dans les Annales de la Societe Ento-
mologique Néerlandaise (7ijdschrift, volume IX) a comblé cette
lacune en publiant la liste des « Aacrolépidoptères observés dans
le Duché de Limbourg » que M. De Graaf l'avait engagé à faire
connaître : 442 espèces sont signalées, receuillies par lui-même,
dont 31 non observées alors en Hollande.
En 1870 (Tijdschrift, volume XII), M. Maurissen a publié un
Supplément, en partie sur les indications de MM. A. van der
Brandt et G. Hamm de Venlo, et de MM. Maas et Kattenbach
d’Aix-la-Chapelle. Ce supplément comprend 119 espèces, ce qui
fait un total de 561 Macrolépidoptères pour le Duché de Limbourg,
dont 31 non observées en Hollande.
En considérant les Æhopalocères et les Sphinges, je constate la
justesse de l’opinion de l’éminent M. de Graaf, qui fut d’avis de
ne pas comprendre les espèces du Duché de Limbourg dans la
Faune de la Néerlande, parce que géographiquement cette région
appartient à la Faune de la Belgique.
En effet, toutes les espèces du Duché se trouvent en Belgique.
Les deux listes publiées par M. Maurissen sont d'autant plus
précieuses pour nous, qu’elles sont dressés avec grand soin, et
que les localités et les époques d’apparition sont indiquées pour
chaque espèce.
Ceux de nos collègues qui s’occupent spécialement de nos Lépi-
doptères feront chose très utile en étendant aux Pombyces, aux
INoctuæ et aux (reometræ la comparaison dont je viens de donner
le résumé pour les Æhopalocères (Diurnes) et les Sphinges (Cré-
pusculaires).
J’ai visité plusieurs fois les collections de M. Maurissen et j'y
ai trouvé des renseignements importants pour l’étude de nos
Névroptères. Je les ai consignés dans mon Cataloque des Orthop-
tères et Névroptères de Belgique (1888). M. Maurissen accueillait
avec une extrême obligeance les entomologistes qui venaient le
voir. C'était aussi un pomologiste distingue.
Malgré sa santé qui laissait à désirer depuis plusieurs années
il continua jusqu’au dernier moment ses recherches entomologi-
ques avec un zèle d'autant plus méritoire qu’il se trouvait (me
disait-il) absolument isolé et privé de collaborateurs à Maestricht.
Faisons des vœux pour que ses collections soient précieusement
conservées à Maestricht. Puissent-elles y ranimer le goût de cette
partie de la zoologie, et servir de base à de nouvelles recherches
391
qu’il nous importe d’autant plus devoir compléter qu’elles concer-
nent la rive gauche de la Meuse détachée de notre ancienne pro-
vince belge du Limbourg.
M. de Sélys-Longchamps continue :
Mote. C’est peut-être le moment de résumer en quelques mots
où nous en sommes pour la connaissance de nos Lépidoptères
indigènes.
En 1844, dans mon Énwmération des Insectes Lépidoptères de
la Belgique (Ann. de la Soc. Roy. des Sciences de Liège, T. 2), j'ai
indiqué 1221 espèces (dont 362 Microlépidoptères).
Trente huit ans après, en 1882, M. Ch. Donckier de Donceel a
publié son Cataloque des Lépidoptères de la Belgique (Ann. de la
Soc. Ent. Belg., T. XX VI).
Le total des espèces indiquées est énormément augmenté, sur-
tout pour les Microlépidoptères : il s’elève à près de 1850 (dont
près de 900 Microlépidoptères).
En ce qui concerne les Rhopalocères (Diurnes), il y a quelques
additions à faire à mon énumération de 1844.
Colias palæno L.
Polyommatus amphidamas Esp. (Æelle Hubn.).
Lycæna alcon Schiff.
Erebia æthiops Esp. (blandina, Fab.).
— ligea L.
Satyrus briseis L.
— hermione L.
— Slatilinus Hubn. (fauna Sulz.).
Argynnis aphirape Hubn.
— arsilache Esp.
Et peut-être :
Lycæna baton Bergstr. (kylas Hubn.).
— cyllarus Rottl.
Cyclopides aracinthus F. (morpheus Pall.).
Quant à la Zycæna damon, trouvée, dit-on, une fois aux envi-
rons d'Anvers, je pense que c’est le résultat d’une méprise sur la
provenance.
En un mot le chiffre de nos Rhopalacères est d'environ cent
espèces, une ou deux de plus ou de moins.
Le total des Sphinges est augmenté de la Zygæna kippocrepidia
Ochs. et des Zno (Procris) pruni Schiff., et Geryon Hubn., mais
il y à à supprimer la Sesia nomadæformis inscrite par erreur de
détermination. Nous avons donc trente neuf Sphinges.
En 1857, feu M. Ch. Dubois a commencé les publication illustrée
intitulée: Zes Lépidoptères de la Belgique, leurs Chenilles et leurs
992
Chrysalides, ouvrage continué par M. Alph. Dubois, qui contient
de bonnes figures de tous les Microlépidoptères, excepté des
Géomètres. Il est vivement à regretter que l’auteur n’ait pas con-
tinué cette utile publication pour les Géomètres et les Microlépi-
doptères.
Le Secrétaire donne lecture du travail de M. Plateau intitulé :
Une forme spéciale de colonies temporaires de Coccinella septem-
punclata, inséré plus loin. Ce travail donne lieu à des observa-
tions de quelques membres présents :
M. le Dr. Tosquinet fait observer qu’il a déjà remarqué à maintes
reprises en octobre et en novembre, de ces masses de coccinelles
qui entraient dans les habitations et venaient couvrir les murs et
les meubles. M. Bergé cite ce fait qu’il a vu, entr’autres à Blaesvelt,
les chataigniers abondamment couverts, en automne, de Coccinella
seplempunclala; son oncle a observé, sur le Vésuve, des agglomé-
rations considérables de Zina populi, sur les pierres. M. von
Schænfeldt a signalé dans le temps à M. Séverin, qu’il avait
observé à Nice d'innombrables quantités de Coccinella undecim-
punclala, couvrant en masses compactes la plus grande partie
d’un rocher.
M. Hippert signale quelques captures de Lépidoptères. Parmi
celles-ci : Satyrus Davus, Nudaria mundana, Macaria signaria
et Cidaria rivularia pris aux environs de Neufchâteau.
Sur la proposition de M. de Sélys-Longchamps, l’assemblée
vote des remerciments à MM. Duvivier et Lameere, pour la rapi-
dité avec laquelle ils ont fait paraître les Annales du mois de
juillet.
Excursions. — Aucun membre n’a pu assister à l’excursion à
Stockel, fixée pour le 10 juillet écoulé.
Le 11 septembre, excursion à Auderghem. Départ de Bruxelles
(Quartier-Léopold) à 8 h. 14 du matin.
La séance est levée à 9 heures.
. +
ACT
393
UNE FORME SPÉCIALE DE COLONIES TEMPORAIRES DE
COCCINELLA SEPTEMPUNCTATA,
par F, Plateau.
Au mois de juin 1888, j’observai avec le plus vif intérêt, dans
les dunes des environs d’Ostende, des colonies de Coccinelles à
sept points (C. septempunctata L.) dont les individus étaient
rassemblés en groupes serrés comprenant parfois de quarante à
cinquante insectes, autour de la tige et à l’aisselle des rameaux
des Argousiers (Zippophae rhamnoides).
La figure ci-jointe donne une idée exacte des colonies en question.
Il n’y en avait point sur d’autres plantes et comme je m’occu-
pais déjà alors des phénomènes de Wimétisme et de Ressemblance
protectrice, je remarquai et fis constater aux personnes qui
m'accompagnaient que ces Coccinelles, accumulées en véritables
grappes, copient fort bien, par leur disposition et par leur colora-
tion fondamentale, les petits fruits d’un jaune orangé des Hippo-
phae. Toutefois, en relatant l'observation dans mon travail
394
intitulé : Za ressemblance protectrice dans le règne animal (\),
j'exprimai des doutes quant au phénomène d'imitation, en rappe-
lant, par une note au bas de la page, que les colonies de Coccinelles
avaient été vues en juin, par conséquent à une époque où les
ippophae ne portent pas encore de fruits véritables.
J’eus bientôt la preuve que mes doutes étaient partagés, car
mon savant collègue et ami, Lorenzo Camerano, professeur d’ana-
tomie comparée à l’université de Turin, me communiqua une notice
fort intéressante traitant précisément des colonies temporaires de
Coccinelles, notice dont il avait donné lecture à la Société ento-
mologique italienne (*).
L'examen du travail du naturaliste de Turin et quelques
recherches bibliographiques que j'ai faites de mon côté, m’ayant
démontré que les faits rapportés par les auteurs ne fournissent pas
l'explication du phénomène constaté dans nos dunes, je crois qu’il
est utile de revenir sur cette petite question, ne fut-ce que pour
attirer l’attention des entomologistes et provoquer la discussion.
Espérant que les savants hollandais auxquels la faune des dunes
est si familière auraient remarqué le même fait, j’ai consulté
Bennet en Olivier(5) et Snellen van Vollenhoven(‘), mais ils ne
font pas allusion aux réunions de Coccinelles.
Maurice Girard dans: Quelques excursions entomologiques sur les
dunes normandes(*) ne signale rien non plus.
, 8 Q « Ë { Q Là
Ces lacunes indiquées, voici, très brièvement, àquoise résument
les observations de mes devanciers.
Kirby et Spence(f) citent plusieurs cas d’accumulations extra-
ordinaires de Coccinella septempunctata: sur les rives de l’'Humber,
sur les dunes de l’extrémité nord-ouest du comté de Norfolk, à
Orford (Suffolk), sur les rochers des côtes des comtés de Kent et
de Sussex, enfin dans une ville du Berkshire où l’on fut obligé
d'employer des pompes à incendie pour disperser ces petits
coléoptères.
Lacordaire () puis Maurice Girard{*) ne disent que quelques
(") Bulletin de l'Académie royale de Belgique, 3° série, tome X XIII, n° 2, 1892.
(*) CAMERANO. Nota intorno alle emigrazioni della Coccinella septempunctata
(Sociata entomologica italiana, 21 dicembre 1879). ,
(5) Benner en Orivier. Naamlijst van Nederlandsche Insecten (Naturkundige
Verhandeling van de Hollandsche Maatschappij der Wetenschappen, Haar-
lem, 1825).
(*) SNELLEN VAN VOLLENHOVEN. Naamlijst van Nederlndsche Schildvleugelige
Znsekten (Bouwstoffen voor eene Fauna van Nederland, tweede deel, Leiden 1858).
— 10. De Dieren van Nederland, Gelede Dieren (Haarlem, 1860).
(°) Annales de la Société entomologique de France, séance du 14 novembre 1877.
(5) KirBy and SpENCE. An Zntroduction to Entomology, Letter XVI (Édition de
1867, page 295).
(7) LACORDAIRE. Z#troduction à l'Entomologie (Suites à Buffon), t. Il, p.494,1838.
(°) MAURICE GirarD. Z’raité élémentaire d'Entomologie, t. 1, 1873.
393
mots de ces réunions temporaires et ont probablement puisé leurs
renseignements dans l’ouvrage ci-dessus.
J. H. Fabre!) observa une colonie de Coccinelles à sept points
couvrant littéralement la chapelle du Mont Ventoux (Alpes du
Dauphiné), à 1905 mètres d’altitude et retrouva un groupement
semblable, mais comptant moins d’individus, à une hauteur de
734 mètres sur le piédestal de la croix qui surmonte le plateau
de Saint-Amans.
Enfin, dans la séance du 21 décembre 1879 de la Société ento-
mologique italienne, une série de naturalistes firent des communi-
cations sur le sujet qui nous occupe ou rappelèrent des communi-
cations antérieures. Je citerai rapidement : Targioni (1876), colonies
de Coccinelles sous des pierres sur des sommets élevés ; Cavanna,
réunions plus ou moins nombreuses de Coccinelles sur presque
toutes les sommités visitées en 1877, 1878 et 1879, à des altitudes
variant de 1040 à 2729 mètres; Osten Sacken, accumulation de
Coléoptères divers, parmi lesquels des Coccinelles, sur de petites
pyramides de pierres, à 1830 mètres de hauteur, au sommet du
mont Washington dans le New-Hampshire (Amérique du Nord);
Lorenzo Camerano (1877), colonie très dense de Coccinelles sur la
base d’une petite colonne, à un peu plus de 1000 mètres de
hauteur, au sommet du Mont Asinaro (Monte Musinè).
L’accumulation de Coccinelles par centaines et même par mil-
liers d'exemplaires groupés sur un petit espace est donc un
phénomène assez fréquent.
Je ferai cependant remarquer que le cas que j’ai étudié est d’une
nature toute particulière : il ne s’agit ici ni d'insectes cherchant
un gîte pour passer l’hiver, puisque le groupement à été observé
au mois de juin, ni d'animaux emportés par un coup de vent et
s’étant abattus sur un sommet élevé, ni d’une émigration en masse
à la suite de pucerons, comme l’ont supposé Kirby et Spence.
Les Coccinelles étaient absolument localisées à l’aisselle des
rameaux des Zippophae; il n’y en avait pas sur les autres plantes
ou sur le sol; elles étaient serrées les unes contre les autres et
immobiles; enfin les Æiypophae qu’elles garnissaient croissaient
près de la crête des dunes relativement basses avoisinant l’hippo-
drome Wellington.
Je n’ai rencontré mention d’un fait vaguement analogue que
dans l’édition française des Znsectes de Brehm, par Künckel
d'Herculais(?). Parlant des Coccinelles qui recherchent un abri
en automne, l’auteur dit : « d’autres se tassent à l'extrémité des
jeunes pins, accrochés entre les aiguilles. »
(‘) Fagre. Souvenirs entomologiques, pp. 204 et 205. Paris, 1879,
(°) Tome I, p. 382.
396
On connaït d'assez nombreux exemples d’accumulations de
Coléoptères et même d’Hémiptères sur des espaces de faible éten-
due; n’ayant eu pour but que de signaler une forme de colonie
temporaire tout à fait exceptionnelle, je m’abstiens de rappeler des
faits dont l’énumération allongerait inutilement cette petite notice.
Gand, 5 juillet 1892.
LES PHYTOPHAGES DU CHOTAH-NAGPORE
par Ant. Duvivier.,
(2 NoTE.)
J'ai publié en janvier de l’année dernière, dans les Annales de
la Société Entomologique de Belgique, tome XXXV, Compte-
Rendu, pp. xxIV à LI), une première note sur une partie des
récoltes entomologiques des missionnaires belges dans le Bengale
occidental.
Depuis lors, de nouveaux envois me furent successivement
soumis et je résume, dans la présente note, les résultats de mes
recherches.
Les derniers envois, provenant en grande partie de Mandar et
Barway (P. Cardon) et de Kurseong (P. Braet) contenaient sur-
tout des choses intéressantes et je me suis vu dans la nécessité de
créer plusieurs coupes génériques nouvelles, telles que le genre
Parathrylea parmi les ÆZallicides, et les genres Mandarella,
Konbirella et Hylaspoides parmi les Galérucides. C’est parmi les
petites espèces surtout que les nouveautés se sont présentées :
je ne puis donc qu’engager les missionnaires à persévérer dans
cette voie et à recolter en grand nombre les minuties.
J’ai, dans la présente note, repris toutes les espèces que j'avais
déjà citées dans mon premier travail, mais sans m'’étendre sur
celles-ci et dans le seul but de donner une idée d'ensemble de
toutes les formes rapportées; j’y ai ajouté la description d’une
espèce nouvelle de Pedong, faisant partie de la collection de
M. René Oberthür à Rennes et celle d’un genre nouveau prove-
nant de Sikkim et faisant partie de ma collection ; ces descriptions
rentrent parfaitement dans le cadre de ce travail.
La faune du Chotah-Nagpore me paraît bien homogène; en
effet, jusqu’à présent peu d'espèces à habitat étendu y ont été
rencontrées et parmi elles j'ai retrouvé quelques vieilles espèces
européennes, les Cryplocephalus Coryli, Chrysomela menthastri
et Clætocnema concinna.
Environ 165 espèces ont été recueillies et parmi celles-ci
397
57 étaient nouvelles, dont 39 sont décrites ici pour la première
fois. Ce résultat dépasse, je l’avoue, mes espérances. Nous ne
pouvons donc qu’encourager les missionnaires qui se dévouent à
notre science, à continuer à chasser avec le zèle qu’ils y ont
apporté jusqu’à présent. La science entomologique leur en sera
reconnaissante.
Dieghem, le 6 août 1892.
AD
Sagrinæ.
Sagra Druryi Lac., Mon. Phyt., I, p. 32.
Un exemplaire : Asansol.
Sagra purpurea Licht., Cat. Mus. Hamb., 1796, p. 60. —
formosa Lac., Mon. Phyt., I, p. 49. — ignita Lac., Mon. Phyt.,
I, p. 47. — Mouhoti Baly, Journ. of E'nt., 1, 1860, p. 193.
D'assez nombreux exemplaires de cette espèce excessivement
variable, tant par la coloration que par la taille, et ayant un
habitat assez étendu, ont été capturés à Konbir-Nowatoli et à
Mandar. Quelques individus de grande taille m'avaient paru appar-
tenir à une autre espèce, la Sagra chrysochlora Lac., mais comme
j'ai pu m'en assurer depuis, ces exemplaires sont simplement des
S. purpurea Licht.
Cette espèce se rencontre également en Chine où elle est tres
commune, en Cochinchine, au Tonkin, en Annam, au Cambodje.
Sagra multipunctata Jac., Ann. Mus. Civ. Gen., 2e sér , VII,
1889, p. 5.
Un individu : Asansol.
Criocerinæ.
Lema quadripunctata Oliv., Ent., VI, p. 751, 5, pl. I, £. 5.
Deux exemplaires : Asansol et Tetara. Je n’ai pas retrouvé cette
espèce dans les envois ultérieurs provenant de Kurseong, Konbir
ou Mandar.
Lema histrio Clk., Cat. Phyt., App. 1866, p. 29. — crassi-
palpis Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXXV, 1891 ; C. R. p. xxvI.
J'ai redécrit, par erreur (1. c.), une des nombreuses variétés de
cette espèce, dont quelques exemplaires ont été recueillis à Kon-
bir (P. Cardon).
Lema Doivnesi Baly, Ann. Mag. Nat. Hist., Lond., 3° sér.,
XVI, 1865, p. 156. — nigrosuturalis CIk.,Cat. Phyt., App. 1866,
Dan.
Quelques exemplaires à écusson fauve recueillis à Konbir
(P. Cardon).
398
Lema terminata Lac., Mon. Phyt., I, p. 841.
Quelques individus capturés à Konbir (P. Cardon) et à Barway
(P. Cardon).
Lema coromandelina Fabr., Syst. El., I, p. 475. — cyanipen-
nis Oliv., Ent., VI, p. 740, 21, pl. II, f. 21. — malayana Lac.,
Mon. Phyt., I, p. 378. — melanocera Lac., Mon. Phyt., I, p. 374.
— dichkroa Blanch., Homb. et Jacq., Voy. Pole Sud, Zool., IV,
p- 310, pl. 18, f. 2. — Bretinghami Baly, Journ. of Entom., I,
p. 278. — fuloula Lac., Mon. Phyt., I, p. 388. — cyanea Fabr.,
Syst. El., p. 475; Lac., Mon. Phyt., I, p. 349.
Cette espèce a été rencontrée à Konbir (P. Cardon) et à Kur-
seong (P. Braet) en une variété dont la marge des élytres est
fauve, mais ne différant d'aucune autre manière des Z. coroman-
delina qui se trouvent dans ma collection.
Lema bengalensis Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXXV, 1891 ;
C.-R., p. XXVI.
Quelques exemplaires à Konbir (P. Cardon) et un à Kurseong
(P. Braet).
Crioceris impressa Fabr., Ent. Syst., Il, p. 6. — castanea Lac.,
Mon. Phyt., I, p. 564. — crassicornis Oliv., Ent., VI, 94, p. 731,
pl. 1, f. 6. — omophloïdes Lac., Mon. Phyt., I, p. 564.
Se rencontre à Kurseong, Tetara et Konbir.
Crioceris unicolor Hope, Gray, Zool. Misc., 1831, p. 28. —
badia Lac., Mon. Phyt., I, p. 560.
Un individu ; Konbir (P. Cardon).
Crioceris semipunctata Fab., Syst. El., I, p. 472.
Un exemplaire : Tetara (P. Cardon).
Megalopinæ.
Temnaspis speciosa Baly, Ann. Mag. Nat. Hist., 3e sér., IV,
1865, p. 41, pl. 1, f. 6.
Un exemplaire G pris à Kurseong, me paraît se rapporter à
cette espèce.
Clytrinæ.
Lachnæa indica Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXXV, 1891;
C.-R., p. XXVIHI.
Un certain nombre d'exemplaires ont été capturés à Konbir et
à Tetara.
Clytra palliata Fabr., Syst. EL., I, p. 30.
Cette espèce est assez commune dans l'Inde; elle a été recueillie
en un certain nombre d'exemplaires des deux sexes à Konbir.
Ulytra conformis Lac., Mon. Phyt., I, p. 194.
399
Également recueillie en un certain nombre d’exemplaires des
deux sexes à Konbir.
Clytra plagiata Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXXV, 189];
CRE D-xxIXe
Quelques exemplaires à Konbir et à Mandar (P. Cardon).
Clytra crassipes Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXXV, 1891;
CER pire
Quelques individus recueillis à Konbir.
Aspidolopha decora Fabr., Syst., El., IT, p. 35.
Konbir : un certain nombre d’exemplaires.
Aspidolopha sublævicollis Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg.,
XXXMV 41891; C.=R:,; p'xxxXI-
Konbir : quelques exemplaires.
Aspidolopha distincta Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXXV,
ISA E ER", p'xxxI.
Konbir : quelques exemplaires.
Diapromorpha turcica Fabr., Syst. EL., IT, p. 37.
Cette espèce est très abondante à Konbir; elle a été reprise
depuis à Mandar, à Kurseong et à Barway.
Diapromorpha melanopa Oliv., Ent., VI, p. 836.
Quelques exemplaires à Konbir, Mandar et Kurseong.
Gynandrophthalma laticollis Duviv., n. sp.
Court, faiblement dilaté en arrière; écusson, mélasternum et abdo-
men noirs; lêle, prothorax, pro- el mésosternum et pattes d'un
fauve clair; antennes enfumées, à base jaune; élytres d’un beau
bleu foncé, brillants, fortement ponctués; corselet très trans-
versal.
Long. 3 mill., larg. 1 1/2 mill. — Kurseong (P. Braet). — Un
exemplaire.
Tête d’un fauve clair, lisse, très brillante, marquée sur le vertex
d’une faible impression longitudinale et au bord interne des yeux,
de quelques petites rides; épistome échancré en arc en avant;
labre transversal; palpes grêles, allongés ; antennes dépassant un
peu la base du prothorax, noirâtres avec les quatre premiers arti-
cles d’un fauve clair, le 7 derniers articles dilatés.
Prothorax excessivement court, au moins trois fois aussi large
que long, d’un fauve plus clair que la tête, à peine rétréci en avant,
subarrondi sur les côtés, paraissant lisse, mais portant quelques
points superficiels vers la base. Écusson grand, lisse, noir, trian-
gulaire. Élytres très faiblement dilatés en arrière, modérément
convexes, d’un beau bleu foncé, brillant, couverts d’une profonde
et dense ponctuation régulière avec les intervalles alternes, situés
près de la suture, subconvexes. Dessous légèrement pubescent,
400
d'un noir bronzé avec les pro- et mésosternum et les pattes
testacés. Une fossette sur le dernier segment abdominal (Q).
Cette jolie Gynandrophthalma, rappelle par ses couleurs, cer-
taines espèces européennes, notamment le (@. flavicollis Charp.
Gynandrophthalma semipunctata Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg.,
XXXV,/1891: CR, pæxxum:
Un exemplaire, pris à Konbir; l’espèce n’a pas été retrouvée
depuis.
Cryptocephalinæ.
Cryptocephalus guitifer SX., Mon., IX, p. 22.
Deux exemplaires pris à Konbir (P. Cardon); cette espèce n’est
connue que de l'Inde.
Cryptocephalus nagpurensis Duviv.,n. sp.
S'ubparallèle, à peine rétréci en arrière, assez convexe, flate en
dessous avec le métasternum rougeâtre; dessus d'un fauve très
clair avec deux taches près du bord antérieur du corselet, le
bord postérieur de celui-ci, une bordure basilaire aux élytres, la
base des épipleures et sur chaque élytre : deux taches à la base et
une troisième après le milieu, rapprochée de la suture, noires,
les taches des élytres, largement entourées de brun clair; corselet
lisse, élytres ponctués-striés.
Long 31/2 mill.; Q 41/4 mill. — Mandar et Konbir (P. Cardon).
Vertex assez profondément sillonné longitudinalement, muni de
quelques points médiocres ; épistome plus finement ponctué, labre
transversal, cilié en avant; antennes dépassant la moitié de la
longueur du corps chez le G', jaunes, médiocres; art. 3 une fois
et demie aussi long que 2, subégal à 4. Prothorax assez nettement
globuleux dans sa partie antérieure, presque deux fois aussi large
que long, jaune, brillant, imponctué, présentant un fin liseré à la
base et deux taches subtriangulaires, situées assez pres du bord
antérieur, d’un noir brunâtre. Écusson jaune, liseré de noir, très
brillant, lisse. Élytres à peine rétrécis en arrière, assez convexes,
ponctués-striés, les points en partie effacés au sommet avec les
intervalles plans, portant une série de points très fins; ils sont
nettement impressionnés en dedans des épaules et la région
scutellaire est un peu relevée; ils sont jaunes, avec une bande
transversale basilaire et une grande partie de la moitié postérieure
d'un brun clair, virant au sanguin (SG); sur ce fond brun on
observe, près de l’écusson, une tache arrondie et sur l’épaule, une
autre plus petite, arrondie également, toutes deux noires, comme
la troisième tache, qui est transversale et située un peu après le
milieu, tout près de la suture; bord basilaire et base des épipleures
401
également noirs. Dessous testacé, pointillé, légerement pubescent
avec le métasternum rougeûtre, bord antérieur du prosternum
saillant, anguleux.
La © est plus grande, a les antennes plus courtes et le dernier
segment abdominal muni d’une fossette.
Cette espèce me paraît devoir prendre place dans le voisinage
du Cr. parasiticus SF. des mêmes régions.
Cryptocephalus suavis Duviv., n. sp.
Court, brillant, convexe, faiblement rélréci en arrière; fauve en
dessous avec l’extremilé des tibias el les tarses un peu rembrunis,
le métasternum, l'écusson, le labre, les mandibules et les anten-
nes (excepté la base), noirs ; téte el corselel rougeâtres, celui-ci
presque lisse avec deux taches sur le disque, les rebords latéraux
el basilaire, noirs; élytres ponctués-striés, jaunes avec un fin
liseré basilaire et latéral, une bande suturale et sur chaque étui,
une large bande discoidale interrompue avant le sommet, noirs.
Long. 3 mill.; larg. ép. 1 5/4 mill. — Kurseong (P. Braet).
— Un G.
Tête assez densément et confusément ponctuée, sans sillon
longitudinal; épistome séparé du front par un sillon transversal ;
labre et mandibules noirs; antennes dépassant la moitié de la
longueur du corps, noires, avec les quatre premiers articles fauves :
art. 3 un peu plus long que 2, les six derniers dilatés. Protho-
rax assez convexe sur les deux tiers antérieurs, nettement rétréci
en avant avec les angles antérieurs abaissés et les angles posté-
rieurs un peu dirigés en arrière, subaigus, les côtés presque
droits, la base sinuée de chaque côte avec le lobe médian nette-
ment bisinué ; une petite impression oblique de chaque côté de
l’écusson ; la surface paraît lisse, mais avec un peu d'attention
on apercoit un pointillé espacé et très superficiel ; le corselet est
orné de deux petites taches subarrondies, situées un peu au dessus
du milieu, au premier et au second tiers de la largeur; les bords
latéraux et la base (qui est finement denticulée), sont étroitement
liserés de noir. Ecusson noir, allongé, lisse, muni d’une fossette
à la base. Élytres un peu élargis sous les épaules, puis insensible-
ment rétrécis en arrière et arrondis au sommet, peu relevés
autour de l’écusson avec les lobes épipleuraux médiocres ; surface
convexe, finement ponctuée-striée, les points plus accentués dans
la moitié basilaire avec les intervalles finement rugosules, jaune,
marquée étroitement de noir le long de la base, sur les lobes
épipleuraux et le long de la marge, jusque non loin du sommet;
une bande suturale ne dépassant pas la première strie, et une
large bande discoïdale sur chaque étui, faiblement atténuée en
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE» T. XXXVI 6}
402
arrière, partant de la base, interrompue un peu avant le sommet
et s'étendant entre les stries 3 à 7, en entammant légèrement le
2e intervalle. Dessous fauve avec l'extrémité des tibias et les tarses
légerement rembrunis et le métasternum noir.
Je ne connais pas la ©.
Cryptocephalus Mephistopheles Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg.,
XXXWV, 1891; CRT, D'axvr
Deux exemplaires pris à Konbir.
Cryplocephalus sexsignatus Fabr., Syst. Eleuth., II, p. 71. —
Sf., Mon., IX, p. 53.
Cette espèce a été capturée en grand nombre à Konbir et à
Tetara.
Voici les variétés recueillies :
a) trois points sur chaque élytre (1, 2) ;
b) le point huméral effacé ou simplement indiqué par un point
fuligineux ;
c) un point huméral et après le milieu une large bande trans-
versale.
Cette espèce se trouve dans toute la presqu'île indienne et à
Ceylan.
Cryptocephalus indicus S#., Mon., IX, p. 58; XIV, p. 29.
Un exemplaire pris à Mandar (P. Cardon). — L’espèce habite
l'Inde.
Cryptocephalus konbirensis Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg..
KR VA IST AC ER px xx IV,
J’ai décrit cette espèce d’après une de ses variétés.
La forme typique doit être considérée comme suit :
a) Élytres jaunes, ornés chacun de cinq taches médiocres (2, 2,
1): une tache ovalaire sur l'épaule ; une seconde, subovalaire, contre
la marge, un peu en dessous du milieu, libre ; une troisième, dans
la partie apicale, transversale, plus rapprochée de la marge que
de la suture; une quatrième, un peu en dessous de l’écusson,
entre la Ire et la 4e stries (la striole scutellaire n'étant pas
comptée); une cinquième, un peu plus bas que la-2, arrondie,
entre les stries 2 et 4; pygidium, dessous et pattes entièrement
flaves; prothorax portant deux petits points arrondis, peu écartés.
b) La tache apicale manque, les élytres présentent donc quatre
taches (2, 2).
«) Deux points noirs sur le corselet ;
B) Corselet uniformément jaune.
c) Les deux premières taches, c’est-à-dire la tache humérale et
la tache subscutellaire et une bande large, transversale, inter-
rompue à la suture, noires.
403
æ) Deux points noirs sur le corselet ;
B) Corselet uniformément jaune.
d) Parfois l’une des deux taches manque, soit la tache humé-
rale, soit la tache près de l’écusson ; parfois toutes deux manquent.
Je crois que ces diverses variations appartiennent à une «seule
et même espèce.
La variété 4) est très voisine de Cr. octospilotus Baly, elle en
diffère par les points suivants : chez Cr. octospilotus Baly, la
tache près de l’écusson est plus rapprochée de la base, et ne
s'éteint qu'entre les stries 1 et 3; la seconde tache subsuturale est
placée plus haut que la tache latérale correspondante, tandis que
chez Cr. konbirensis, la tache subsuturale est un peu plus bas que
l’autre. L’écusson est aussi relativement plus grand chez mon
espèce.
Cryptocephalus quadratus Sf., Mon., IX, p. 66.
Quelques exemplaires de forme typique pris à Konbir.
Cryptocephalus analis Oliv., Ent., VI, p. 786, pl. 4, f. 47, —
Sff., Mon., IX, p. 67.
Cette espèce me paraît toute aussi commune dans la région, que
le Cr. sexsignatus Fabr., elle a été recueillie en grand nombre à
Konbir et à Mandar (P. Cardon).
Cryptocephalus Sandrocottus Sf., Mon., IX, p. 71; XIV, p. 37.
Quelques exemplaires recueillis à Konbir (P. Cardon).
Cryptocephalus laterimaculatus Duviv., n. sp.
S'ubparallèle, à peine rétréci en arrière; dessous noir avec Le proster-
num, le milieu des méso- el mélasternum et du premier seyment
abdominal, l'extrémité du dernier seyment ventral, jaunûtres ;
pailes d'un brun de poix avec des genoux et la base des tibias
rembrunis; dessus d'un fauve ferrugineux avec deux taches sur
le prothorax et la base de celui-ci étroilement noirs ; élytres ponc-
tués-striés, ornés d’un liseré basilaire et d'une petite tache en
carré allongé, adhérant à la marge.
Long. 4 1/2 mill.; larg. 2 9/5 mill. — Konbir (P. Cardon).
Tête d’un brun foncé, passant au noir, plane, finement pubes-
cente, densément couverte de petits points assez profonds; côtés
de l’épistome et labre testacés, extrémité des mandibules noire,
palpes fauves ; antennes filiformes, assez grêles, noires avec les
quatre premiers articles fauves, paraissant atteindre la moitié de
la longueur du corps : art. l piriforme, grand, 2 subovalaire,
court, 3 presque aussi long que 1, subégal à 3, les suivants à peine
plus longs, faiblement dilatés. Prothorax transversal, nettement
rétréci en avant, modérément globuleux antérieurement, d’un
fauve rougeñtre plus foncé que les élytres, très superficiellement
404
pointillé (ce pointillé visible seulement sous un très fort grossis-
sement), sans impression sensible de chaque côté de l’écusson ; le
sillon qui se prolonge le long des bords latéraux et de la base;
particulièrement profond ; la base est liserée de noir et on observe
sur le disque deux taches noires transversales, placées à égale
distance des deux bords antérieur et postérieur. Écusson lisse,
liseré de noir. Élytres subparallèles, à peine rétrécis en arrière,
isolément arrondis au sommet; il sont modérément convexes, à
peine saillants autour de l’écusson, très faiblement impressionnés
en dedans des épaules, ponctués-striés (les points affaiblis vers le
sommet), avec les intervalles plans sur le disque, convexes sur
les côtés, portant une ligne de points tres fins; étuis d’un fauve
ferrugineux, portant un liseré noir à la base et une petite tache
en carré allongé, placée à la hauteur du milieu, adhérant à la
marge et ne dépassant pas, à l’intérieur, la dernière série de
points; le calus huméral est rembruni; lobe épipleural assez
prononcé. Dessous densément ponctué, les points médiocres,
pubescent; saillie prosternale fortement avancée en une menton-
nière saillante, en triangle aigu; pygidium noir, densément
ponctué.
Deux exemplaires.
Cryptocephalus coryli Lin., Syst. Nat., éd. X, p. 375. —
Weise, Naturg. Ins. Deut., VI, 1882, p. 147.
Un exemplaire capturé à Konbir (P. Cardon).
Je ne puis séparer cet exemplaire de mes C7. coryli d'Europe,
qui appartiennent à la var. : {emesiensis SH.
Cryplocephalus fatuus S., Mon., XIV, p. 43.
Un seul exemplaire recueilli à Konbir.
Cryptocephalus fraternus Duviv., n. sp.
Oblong, subcylindrique, convexe, brillant; entièrement d'un jaune
paille avec les yeux, les mandibules et deux petites laches arron-
dies sur le corselet, noirs; antennes ne dépassant pas le milieu
du corps : art. 3 double de 2, les T derniers dilatés ; prothoraz
lisse, élytres ponctuës-striés, à intervalles subconvexes.
Long. 7 mill.; larg. ép. 3 1/4 mill. — Mandar (P. Cardon). —
Une ©.
Tête faiblement impressionnée et longitudinalement sillonnée;
épistome profondément et anguleusement échancré à son bord
libre; surface couverte de points médiocres, peu profonds et assez
écartés, plus petits et plus serrés sur le vertex; mandibules noires;
antennes d’un jaune paille à extrémité légèrement brunâtre, ne
dépassant pas le milieu du corps : art. 3 le plus grêle, deux fois
aussi long que 2, 4 aussi long que 3, les suivants un peu plus
405
longs et légerement dilatés en triangle allongé, le dernier acu-
miné au sommet, Prothorax deux fois aussi large que long, modé-
rément convexe en avant où il paraît rétréci en raison de
l’abaissement des angles antérieurs, qui sont obtus; angles posté-
rieurs très courts, aigus; surface lisse, ornée de 2 petites taches
arrondies, noires, placées à niveau de milieu, l’espace qui les
sépare, étant L 1/2 fois aussi large, que celui qui les sépare du côté
auquel elles correspondent. Écusson arrondi sur les côtés, sub-
tronqué au sommet, lisse, orné d’un liseré brun à la base. Élytres
subcylindriques, d’un jaune un peu rembruni, convexes, un peu
relevés autour de l’écusson, faiblement impressionnés en dedans
des épaules, profondément ponctués-striés, la ponctuation iden-
tique à celle du ©. fatuus Sf., mais un peu plus profonde avec le
fond des points d’un brun foncé : la ponctuation s’efface un peu
au sommet; lobes épipleuraux médiocres. Pygidium subrugueux,
un peu convexe, régulièrement arrondi au sommet, très finement
pubescent. Dessous très finement pubescent, finement ponctué,
sauf sur les côtés du métasternum et sur les parapleures métatho-
raciques, où la ponctuation est forte et serrée. Prosternum non
relevé en avant.
Q. Dernier segment abdominal muni en son milieu d’une pro-
fonde fossette et de chaque côte d’une petite fossette arrondie.
Cette espèce est voisine du Cr. fatuus SH. avec lequel je l'avais
d’abord confondue, mais je l’en crois bien distincte par les carac-
tères suivants : Le Cr. fraternus est plus allongé et plus étroit
que le C7. fatuus, son épistome est échancré anguleusement,
celui du C7. fatuus sinué en arc; le front du Cr. fatuus est plus
plan, son prothorax est unicolore, plus fortement rétréci en avant,
de sorte qu’il paraît plus transversal, avec les angles postérieurs
longuement dirigés en arrière; son écusson est en triangle allongé ;
son pygidium plus largement arrondi en arrière, ses interstries
rugosules, moins brillants; la fossette abdominale de la Q est
moins profonde, très finement pubescente, et les deux fossettes laté-
rales que l’on observe chez le Cr. fraternus manquent ici ; l’art. 3
des antennes est un peu plus long seulement que 2, les crochets
tarsiens sont simples.
Je ne connais que la ©.
Eumolpinæ.
“Bord antérieur des épisternums prothoraciques droit ou concave.
Dermorhytis unicolor Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXXV,
1891; C.=R;;p. xxx VI:
Quelques exemplaires pris à Konbir (P. Cardon).
406
Nodostoma variabile Duviv., n. sp.
Oblong-ovalaire, convexe, très brillant ; dessous, pattes, partie du
front, prothorax et écusson d'un noir de poix; antennes (les trois
où quatre premiers articles exceptés) noires; têle en partie fauve ;
palpes lestacés, à extrémité rembrunie; élytres noirs où d’un
noir verdätre; têle et prothorax à ponctuation fine et écartée, ce
dernier fortement anguleux sur les côtés ; élytres assez Jinement
ponclués-striés ; fémurs armés.
Var. b) — Dessous el palles, lête, prothorax, écusson et antennes
(sauf l'extrémilé rembrunie) fauves; tarses parfois d'un brun de
poix. |
Long., 4 à 5 mill. ; larg. 2 1/3 à 2 2/5 mill., Kurseong (P. Braet).
Tête verticale, à peine convexe; labre transversal, à peine sinué
en avant, fauve, portant quelques cils; épistome contigu au front,
échancreé en arc de cercle à son bord libre ; mandibules noirâtres ;
palpes d’un fauve très clair, à dernier article rembruni; yeux
oblongs, noirs, très légèrement sinués à leur bord interne;
antennes atteignant à peu près la longueur du corps, filiformes :
art, 3 une fois et demie aussi long que 2, les cinq derniers articles
très faiblement dilatés ; elles sont noires avec les 3 ou 4 premiers
articles fauves; front et vertex couverts d’une ponctuation fine et
rare, plus rapprochée vers le bord antérieur du prothorax, le der-
nier un peu plus de deux fois aussi large à la base que long dans
son milieu, transversalement convexe, étroitement rebordé sur les
côtés, présentant à peu de distance du bord antérieur, un fin sillon
ponctué; l’espace entre cette série de points et le bord antérieur
presque toujours fauve; la base est faiblement bisinuée et ses
angles se présentent sous la forme d’une petite dent aiguë, bien
accusée, portant un point sétigère à l'extrémité ; les côtés se dila-
tent anguleusement sur une courte distance, puis se dirigent en
s’arrondissant légèrement jusqu'aux angles antérieurs qui sont
également arrondis: la surface est transversalement convexe,
la ponctuation fine et écartée. Écusson en triangle curviligne,
largement arrondi au sommet, subsinué de chaque côté, lisse. Ély-
tres un peu plus larges que le prothorax à la base, à épaules
arrondies et lisses, légèrement saillantes, impressionnés de chaque
côté un peu en dessous de celles-ci, puis très faiblement dilatés et
conjointement arrondis au sommet; ils sont étroitement rebordés
sur les côtés, très convexes, fortement impressionnés en dedans
des épaules et transversalement sous la région scutellaire ; ils sont
ponctués-striés, les points fins et un peu écartés, un peu moins
accusés vers le sommet, les intervalles sontplans et présentent, sous
un très fort grossissement un fin pointillé très écarté; quelques
rides transversales plus prononcées sur les côtés, sous l’épaule;
407
base des élytres ayant un léger reflet bleuatre. Dessous d’un noir
de poix avec les jointures et les articulations généralement d’un
fauve brunätre, finement rugosule et peu pointillé; quelques
points plus forts s’observent sur les flancs du prothorax. Proster-
num large, subquadrangulaire, tronqué droit à la base. Pattes
assez longues, fémurs renflés au milieu, minces à la base, tous
armés d’une petite dent.
Cette espèce donne lieu à une variéte :
Var. 4) — La variété & est entièrement d’un beau fauve clair
avec les élytres d’un noir de poix ou d’un noir verdâtre; parfois
les tarses sont d’un brun de poix.
Cette espèce n’est pas le Vodostoma fulvipes Mots., ni aucune
de ses variétés; à raison de ses fémurs armés d’une dent, de
l’écartement de la ponctuation de son front et de son prothorax,
qui est aussi plus arrondi sur les côtés.
Elle diffère de VW. æneipenne Mots., dont je possède un exem-
plaire déterminé par M. Ed. Lefèvre, par ses élytres noirs, moins
fortement ponctués, son prothorax relativement moins large,
beaucoup plus finement pointillé, ses épaules un peu plus sail-
lantes, la couleur moins rougeàtre des parties fauves.
Enfin, d’après M. Ed. Lefèvre, cette espèce doit prendre place
près du V. Davidi Lef. de la Chine. La variété 4) du W. variabile
paraît différer de cette dernière espèce, par la couleur plus fran-
chement fauve du prothorax, l’absence de fovéoles latérales sur ce
dernier, les angles antérieurs non saillants, la ponctuation plus
forte dans la partie basilaire des élytres et la taille généralement
plus grande.
Nodostoma sculpturatum Mots., Schrenk. Reise, p. 177.
Ce n’est qu'avec bien des doutes que je rapporte au W. sculp-
turatum de Motschulsky un exemplaire capturé à Mandar par le
R. P. Cardon.
Il mesure 5 1/2 mill., est entièrement bleu en dessus avec un
léger reflet violacé. L’abdomen, les tibias et les tarses sont noirs,
les segments de la poitrine et les fémurs d’un bleu noirâtre; les
antennes sont noires avec les quatre premiers articles fauves et le
premier maculé de brun au-dessus, elles atteignent les deux tiers
de la longueur du corps; les palpes et le labre sont fauves et les
mandibules noires; une ponctuation assez forte et serrée couvre
l’épistome, elle est plus espacée sur le front et le vertex; entre
les yeux, un peu en arrière, se trouve un sillon court, très profond ;
le prothorax n’est pas deux fois aussi large que long, il est
convexe, sa base est légèrement bisinuée avec ses angles denti-
formes ; les côtés, d’abord un peu dilatés, forment un angle arrondi
peu saillant, sont légèrement sinués au delà de cet angle, puis
408
droits, enfin nettement arrondis aux angles antérieurs, qui sont
également dentiformes; il est couvert d'assez gros points très
serrés, surtout sur les côtés, à intervalles lisses ; les élytres sont
beaucoup plus larges à la base que le prothorax, un peu sinués
sous les épaules, impressionnés en dedans de celles-ci ainsi que
transyersalement un peu en dessous de la base, nettement rebor-
dés et couverts d’une ponctuation sériale forte, plus fine vers le
sommet mais partout visible; sous l'épaule les points sont même
tres larges et un petit vestige de côte part du calus huméral pour
se prolonger jusqu’au milieu de la longueur; le dessous est garni
d’une pubescence légère, argentée, plus épaisse et plus longue sur
les tibias et les tarses ; tous les fémurs sont dentés.
Nodostoma angulicolle Duviv., n. sp.
Oblong-ovalaire, convexe, brillant; dessous, pattes, tête (sauf la
partie antérieure qui est fauve) et prothorax d’un noir de poix;
écusson fauve; antennes noires à base brune; élytres d’un noir
verdâtre, fortement ponctués-striés à la base, finement au sommet,
fortement impressionnés de chaque côté, près de la base; protho-
raz anquleux sur les côtés, fortement et assez densément ponctué.
Long. 4 2/3 mill.; larg. 2 2/3 mill. — Kurseong (P. Braet).
Tête à ponctuation médiocre, verticale, d’un noir de poix avec
l’épistome et le labre fauves ; mandibules à extrémité noire ; palpes
fauves, rembrunis à l'extrémité; antennes noires à base brunâtre.
Prothorax un peu plus de deux fois aussi large à la base que long
en son milieu, fortement anguleux sur les côtés à une petite
distance de la base, cet angle un peu relevé; les angles posté-
rieurs du corselet sont dentiformes, les antérieurs arrondis; la
surface est couverte d’une forte ponctuation assez dense, sauf le
long du bord antérieur. Écusson fauve, arrondi au sommet.
Élytres oblongs-ovalaires, un peu plus larges que le prothorax à
la base, impressionnés faiblement sur les côtés et nettement sur
le disque, un peu en dessous de la base à égale distance du calus
huméral, qui est saillant, et de l’écusson ; ils sont ponctués-striés,
les points médiocres dans la moitié antérieure, beaucoup plus fins
et en partie effacés dans la moitié postérieure, la coloration est
d’un noir verdâtre. Dessous d’un noir de poix, avec les articula-
tions et les jointures claires, très légèrement pubescent; pattes
également d’un noir de poix, tous les fémurs munis en dessous
d’une petite dent; flancs du prothorax aussi fortement ponctués
que le disque.
Cette espèce est bien distincte de W. variabile Duviv. par la
ponctuation plus forte de la tête, celle beaucoup plus forte du
prothorax qui est aussi plus nettement anguleux, avec l'angle
409
latéral relevé; la forme est un peu plus robuste, la ponctuation
des élytres est plus forte dans la première moitié et l'impression
discoïdale est plus accusée.
D’après M. Lefèvre, la forme du prothorax de cette espèce la
rapproche beaucoup du W. chinense Lef., tandis que la ponctuation
de cet organe est analogue au W. puncticolle Lef. (nec Weise);
ces deux espèces habitent, l’une la Chine, l’autre le Tonkin.
À ce propos, je crois devoir signaler qu’il existe deux Vodo-
stoma puncticolle, V'un décrit par M. Éd. Lefèvre dans les Ann. Soc,
ent. France, 1889, p. 295, du Tonkin, l’autre par M. Weise dans
les Hor. Soc. Ent. Ross, XXIII, 1889, p. 600, de Kan-ssu, tous
deux décrits donc vers le même moment. Je crois la publication
de M. Lefèvre un peu antérieure à celle de M. Weise et, comme
les deux espèces me paraissent différentes, je prie ce dernier de
vouloir donner un nouveau nom à son . puncticolle.
Nodina rotundata Mot., Étud. entom., 1858, p. 109.
Ce n’est qu'avec bien les doutes que je rapporte les exemplaires
pris à Mandar (P. Cardon) à cette espèce, car il est absolument
impossible de déterminer un insecte à l’aide de descriptions aussi
courtes que celles du comte de Motschulsky; il serait à désirer
qu’une fois pour toutes, toutes ces descriptions sans valeur fussent
rayées du catalogue. M. Lefèvre possède la même espèce du
Tonkin, mais ne lui a appliqué le nom de Motschulsky qu'avec
doute également. Elle passe du bronzé au bleu foncé.
Nodina tarsalis Duviv., n. sp.
Largement ovalaire; dessous, fémurs et tibias noirs ; labre, palpes,
larses el antennes fauves; dessus d’un noir bleuûtre. Tête et
prothoraz très finement pointillés. Élytres régulièrement ponc-
tuës-striés, les stries plus au moins effacées vers les côtés et le
sommet.
Long. 1 2/3 mill.; larg. 1 1/4 mill. — Mandar (P. Cardon).
Tête finement pointillée, sillonnée de chaque côté contre le bord
postérieur des yeux; épistome contigu au front, subquadrangu-
Jaire, nettement émarginé en are à son bord libre ; labre fauve;
antennes fauves, un peu épaissies au sommet. Prothorax trans-
versalement convexe, avec les angles antérieurs fortement
infléchis, la base largement sinuée de chaque côté et les angles
postérieurs presque droits ; côtés régulièrement arrondis en avant;
surface pointillée, les points à égale distance les uns des autres;
un fin sillon auquel adhère une série de points court parallèlement
à la base. Écusson en triangle curviligne. Élytres intimement liés
à la base du prothorax, pas plus larges à la base que le dernier,
régulièrement arrondis et étroitement rebordés sur les Li
faiblement atténués en arrière, très convexes, ponctués-striés, les
410
séries tres régulieres formées de petits points, les intervalles
plans, très finement rugosules; vers le sommet et sur les côtés, la
ponctuation s’oblitère en partie.
Cette espèce est voisine de A. celebensis Jac., de taille plus
petite, d’une autre coloration avec le corselet moins ponctué et
les tarses seuls fauves.
Pagria æneicollis Lef., Notes Leyd. Mus., XII, p. 181.
Un exemplaire de cette espèce, décrite de Java et de Sumatra,
a été recueilli à Mandar (P. Cardon).
Scelodonta indica Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXXV, 1891;
CS AID. XXXIX.
L'espèce a éte décrite par moi de Konbir; d’autres exemplaires,
conformes au type ont été recueillis depuis à Mandar (P. Cardon).
Trichotheca basifemorata Duviv., n. sp.
Oblong, raccourci, entièrement pubescent ; métasternum et abdomen
d’un noir de poix avec les côtés et l'extrémité de l'abdomen plus
clairs; pro- et mésosternum, base des fémurs, une petite tache
au milieu de chaque tibia, base des antennes, côtés du verteæ,
prothoraz et écusson d'un fauve clair, ces derniers densément
couverts de gros points, profonds; élytres profondément ponc-
tués en séries, à intervalles pointillès, noirs à reflets d'un
bronzé verdâtre.
Long. 5 mill., larg. ép. 2 2/5 mill. — Kurseong (P. Braet). —
Un exemplaire.
Tête un peu allongée, pubescente, fauve, avec le front et le
milieu du vertex d’un brun de poix, largement impressionnée en
rectangle sur le front; calus antennaires assez fortement relevés,
allongés; un sillon transversal entre les yeux qui sont ovalaires et
tres faiblement sinués sur leur bord interne; mandibules d’un
brun clair, maculées de noir ; palpes maxillaires longs et robustes :
3° art. plus court que 2, le dernier allongé, noir à pointe blanche ;
antennes atteignant les 3/: de la longueur du corps : art. 1 très
épais, arqué, 2 court, ovalaire, 3 plus de deux fois aussi long
que ?, grêle, 4 aussi long que les deux précédents réunis, les 4 der-
niers plus courts et un peu plus robustes; elles sont noires avec
les premiers articles fauves. Prothorax subcylindrique, à peine
plus large que long, d’un fauve clair, subanguleux sur les côtés
un peu en dessous du milieu, de là régulièrement rétréci en avant;
bord antérieur droit, la base très faiblement arrondie et finement
rebordée : la surface est peu convexe, couverte de très gros points
profonds assez serrés et montre sur le disque quelques petits
espaces lisses, le tout est garni d’une pubescence légère, courte,
un peu dirigée en avant, de nuance fauve.
D
411
Écusson assez développé, atténué en arrière, tronqué au som-
met, nettement sinué de chaque côté, fauve et ponctué comme le
prothorax.
Élytres presque une fois aussi larges à la base que le prothorax,
oblongs, assez courts, à épaules faiblement obliques, impression-
nés en dedans de celles-ci ainsi que transversalement sous la région
scutellaire; ils sont profondément ponctuës en séries avec les
points plus faibles vers le sommet; les intervalles sont plans et
portent une rangée de petits points; le tout est garni d’une
pubescence très fine, rare, un peu dirigée en arrière, roussâtre ;
ils sont noirs avec un léger reflet bronzé verdâätre. Dessous fine-
ment ponctué et légèrement pubescent, pro- et mésosternum,
côtés et extrémité de l’abdomen, hanches et tiers basilaire des
fémurs fauves ou testacés ainsi qu’une petite tache au milieu de
chaque tibia; prosternum large, légèrement dilaté en arrière,
incliné en avant et en arrière, ponctué comme le prothorax et les
flancs de celui-ci; pattes assez longues, fémurs fortement retrécis
à la base, fusiformes, les antérieurs fortement, les quatre posté-
rieurs médiocrement dentés au tiers antérieur; crochets bifides,
la dent interne de moitie plus courte.
C’est la seconde espèce du genre; la seule connue étant 7”. Xirta
Baly, du Nord de l'Inde.
Trichotheca hirta Baly, Journ. of Ent., I, 1860, p. 26, pl. 1, f.5.
Un exemplaire mesurant 3 1/2 mill. de longueur a été pris à
Kurseong (P. Braet); il est entièrement flave; il est possible que
ce soit une variété du 7. kirta, qui est très variable, mais je
doute; un type du 7”. kirta devrait pouvoir être mis à ma dispo-
sition pour comparer. Je formule l’espoir que nos intelligents et
zélés chasseurs au Bengale, les RR. PP. Carton et Braet, retrou-
vent quelques exemplaires de cette intéressante espèce.
Hyperaxis distincta Duviv., n. sp.
Oblong, subcylindrique, d'un brun fauve, varié de grisûtre en
dessus, densément couvert de petites écailles déprimées plus
claires que le fond, avec les antennes et le labre fauves, les
yeux et les mandibules noirs.
Long. 4 1/4 à 5 mill. — Mandar. (P. Cardon).
Tête perpendiculaire, densément ponctuée, couverte d’écailles
allongées, marquée d’un fin sillon lisse longitudinal entre les
yeux ; épistome triangulaire, très transverse, lisse en avant; labre
transversal; mandibules noires; palpes d’un fauve clair; antennes
d’un fauve clair, filiformes, atteignant les 2/3 de la longueur du
corps, avec les cinq derniers articles un peu plus courts et légè-
rement épaissis. Prothorax subcylindrique, à bords latéraux effa-
412
cés, plus long que large, légèrement rétréci en avant, faiblement
déprimé au milieu, couvert d’écailles grisâtres et marqué sur le
disque, de deux bandes longitudinales brunâtres. Écusson assez
grand, subpentagonal, couvert d’écailles grisâtres. Élytres presque
une fois aussi larges à la base que le prothorax, presque trois fois
aussi longues que celui-ci, profondément et régulièrement ponc-
tués-striés, densément couverts de petites écailles fauves allon-
gées, entremêlées d'écailles grisâtres, disposées par petites taches
transversales peu accusées, visibles surtout sur les côtés et en
arrière, et garnis en outre de petits poils rigides, brunâtres. Dessous
brunätre, avec l’abdomen parfois noirâtre (sauf le dernier segment
abdominal) et les pattes d’un brun plus clair, le tout couvert de ces
mêmes petites squamules de nuance claire; cuisses renflées, portant
chacune en dessous une petite dent très aiguë, la paire moyenne
moins développée que les deux autres ; tibias moyens et postérieurs
légèrement échancrés à leur bord externe près de l’extrémité ;
crochets des tarses bifides. Prosternum oblong, large.
Très voisin de 77. sellata Baly de Bornéo, la seule espèce du
genre connue jusqu’à présent. D’après M. Gahan, qui a bien voulu
comparer un de mes exemplaires au type de Baly, au British
Museum, à Londres, chez Z7. sellata l’épistome est plus long et
moins transversal, les élytres sont d’un brun fauve uniforme,
couvertes d’écailles plus courtes et plus arrondies; d’après la
description de Baly l’extrémité des antennes serait, chez Z7. sellata
rembrunie et une grande tache brune s’étendrait depuis la base
des élytres jusqu’à leur milieu.
Heteraspis Sp.
Je ne sais à quelle espèce rapporter un Hoteraspis pris à Konbir
(P. Cardon) et à Kurseong (P. Braet); cette espèce ne me paraît
être ni 77. vestila Baly, ni Æ. Lirta Fab., peut être pourrais-je me
fixer plus tard, sur le vu d’autres exemplaires, ceux que j'ai
sous les yeux étant abimés.
Pseudocolaspis bengalensis Duviv., n. sp.
D'un bronzé verdâtre ou cuivreux, densément pubescent en dessous,
plus légèrement en dessus; palpes, tibias et tarses, base des
antennes d'un brun rougeûtre; tête assez densément ponctuée;
corselet ponclué-ruqueux; élytres à ponctuation plus serrée et
plus fine que celle du corselet, garnis de séries de petits poils
soyeux, blanchâtres.
Long. 4 à 4 1/2 mill. ; larg. 2 1/2 mill. — Konbir.
Brillant; entièrement d’un bronzé cuivreux ou verdâtre. Tête
à peine convexe, assez densément et profondément ponctuée,
les points en partie anastomosés sur le haut du vertex; labre
413
échancré en avant, d’un noir de poix; épistome contigu au front,
à ponctuation un peu plus écartée que celle du restant de la tête;
palpes d’un brun rougeñtre; mandibules d’un brun de poix à
extrémité noire; antennes dépassant un peu le milieu du protho-
rax, robustes, d’un brun rougeâtre avec les cinq derniers articles
épaissis et noirs. Prothorax à peine plus large que long, nette-
ment rétréci en avant, faiblement en arrière, subcylindrique,
déprimé sur le disque, finement marginé à la base avec des angles
postérieurs obtus, et les antérieurs infléchis; surface densément
ponctuée, rugueuse, (les points un peu allongés, ceux de la
partie médiane longitudinaux, ceux des côtés obliques), avec des
vestiges d'une ligne lisse au milieu du prothorax. Écusson sub-
pentagonal, large, couvert d’une ponctuation tout aussi dense,
mais plus fine que celle du prothorax. Élytres 1 1/2 fois aussi
larges que le prothorax à la base, à base presque droite, à épaules
obliquement arrondies, rendues un peu saillantes par l’impression
intrahumérale, légèrement sinués sur les côtés, puis régulière-
ment rétrécis en arrière, enfin obtusément et conjointement
arrondis au sommet; leur surface est modéremment convexe,
faiblement déprimée dans la région suturale, ponctuée-rugueuse,
la ponctuation un peu plus fine et plus serrée que celle du protho-
rax, et assez régulièrement disposée, marquée en outre vers les
côtes, de petites rides transversales; quelques vestiges de stries
s’observent vers le sommet, seulement sous un certain jour; le tout
est garni de séries géminées de petits poils d’un blanc soyeux,
qui, chez les exemplaires bien frais, doit donner à cette espèce un
aspect particulier. Dessous densément ponctué, garni sur les
divers segments de la poitrine, d’une assez longue pubescence
soyeuse d’un jaune doré; pattes densément et fortement ponctuées,
légèrement pubescentes, tibias et tarses d’un brun rougetre ;
tous les fémurs fortement dentés.
Je ne puis rapporter cette espèce à aucune de celles décrites
de la même région; quant aux descriptions de Motschulsky, elle ne
permettent pas de reconnaître une espèce,comme je le dis plus haut.
Var. : labre et féemurs rougeâtres comme le restant des pattes.
Rhyparida bimaculata Jac., Ann. Nat. Civ. Gen., 2e sér.,
vol. VII, 1889, p. 30.
Quelques exemplaires capturés à Kurseong appartiennent à cette
espèce; M. Jacoby a bien voulu en comparer un exemplaire aux
types de sa collection.
Ils forment une jolie variété de cette espèce : ils sontentiérement
d’une fauve clair avec la partie apicale des élytres d’un jaune
citron. Le type est fauve avec l’extrémité des fémurs, les tibias et
les tarses noirs, et les élytres ornés d’une bande longitudinale
A14
noire. Les stries ponctuées des élytres et le prothorax presqué
lisse, ainsi que les antennes, aussi longues que le corps, font aisé-
ment reconnaître cette espèce.
Colasposoma pulcherrimum Baly, Descrip. New (Gen. and
Spec. Phyt., 1864, p. 15.
Plusieurs exemplaires ont été recueillis à Tetara et Konbir
(P. Cardon).
Colasposoma a fine Lef., Nouv. Archiv. Mus., Paris, 1890, p.195.
Deux exemplaires pris à Konbir (P. Cardon); l’espèce se trouve
encore en Cochinchine et au Tonkin.
Colasposoma serratulum Lef., Eumolp. huc. cogn. Cat., 1885,
p. 109, note £.
Un grand nombre d'individus de cette espece ont été capturés,
surtout à Konbir (P. Cardon), à Tetara et à Kurseong.
Colasposoma albovillosum Duviv., Ann., Soc., Ent. Belg.,
XXXV, 1891; C.-R., p. xL.
Un certain nombre d'exemplaires ont éte pris à Konbir, Tetara
et Kurseong.
“Bord antérieur des épisternums prothoraciques convexe.
Burypella villata Chap., Gén. Col., X, 1874, p. 318, note 1
(sub Euraspis).
De nombreux exemplaires de cette espèce, la seule connue du
genre, ont été capturés à Konbir (.P Cardon) et à Kurseong
(P. Baert).
Pachnephorus seriatus Lef., Ann. Soc. Ent. France, 6e sér.,
VII, 1887, Bull., p. Lvrr. — Fairm., Ann. Soc. Ent. Belg.,
XXXII, 1888, p. xxxIx.
Un seul exemplaire capturé à Mandar (P. Cardon). Espèce
connue de Cochinchine, Annam et Chine.
Pachnephorus variegatus. Lef., Ann. Soc. Ent. France, G: sér..,
VI 1887; Bull pen
Un seul exemplaire également à Mandar (P. Cardon); cette
espèce est connue de l’Annam et du Cambodge.
Cleoporus Lefevrei Duviv., n. sp.
Subovalaire, d'un noir légèrement bronzé en dessous, avec les
pattes, les antennes et la tête, d'un fauve rougeätre; prothorax,
écusson el élytres d'une bronzé verdâtre; prothoraz finement
ponctué; élytres ponctués-striés.
Long. 3 1/2 mill.; larg. 1 5/4 mill. — Mandar (P. Cardon).
Tête lisse, d’un fauve rougeñtre avec le vertex brun de poix;
épistome séparé du front par un sillon transversal distinct,
échancré en arc à son bord libre; bord interne des yeux muni
d’un large et profond sillon, les yeux écartés et faiblement sinués
415
en dedans; manibules noires, palpes fauves; antennes fauves à
extrémité légèrement enfumée; prothorax à peine deux fois aussi
large que long, nettement rétréci en avant, à angles antérieurs
abaissés, les postérieurs presque droits, les côtés faiblement
arrondis; bord antérieur sinué de chaque côté, près de l’angle;
surface modérément convexe, marquée d’une ponctuation obsolète.
Écusson lisse. Élytres plus larges que le prothorax à la base, à
épaules un peu saillantes, modérément convexes, faiblement et
régulièrement arrondis au sommet, étroitement rebordés sur les
côtés, nettement ponctués-striés, avec les intervalles plans, très
finement pointillés dans la partie antérieure. Dessous d’un noir
faiblement bronzé avec les pattes fauves et la base des tibias un
peu rembrunie; saillie prosternale d’un fauve rougeûtre.
C’est la première espèce de ce genre signalée de l’Inde; les
autres espèces de Cleoporus sont le C7. cruciatus Lef. des Iles
Philippines et le (7. badius Lef. du Cambodge.
Je me fais un plaisir de la dédier à M. Lefèvre, l’éminent spé-
cialiste en Clytrides et Eumolpides, comme un faible témoignage
de ma gratitude, pour l’obligeance avec laquelle il se met à ma
disposition pour comparer les espèces douteuses aux nombreux
types de sa collection.
Cleorina Jacobyi Duviv. n. sp.
Oblong-ovalaire, convexe. Téle, corselet et élytres d’un vert métal-
lique brillant; palpes testacés, à dernier article rembruni ;
antennes noires avec la 3° et une partie du # article fauves ;
poitrine et fémurs d’un noir bronzé; labre, genoux, tibias et
tarses d'un fauve rougeûtre; abdomen noir ; tête médiocrement,
prothorax densément el fortement ponctué; élytres ponctués-
striés, les points s'efacant vers le sommet.
Long. 8 à 3 1/2 mill.; larg. 2 à 2 1/4 mill. — Kurseong (P. Braet).
Tête subverticale; épistome confondu avec le front; surface
couverte de points médiocres et écartés; labre transversal, d’un
fauve rougeâtre; palpes fauves à dernier article en grande partie
rembruni; antennes atteignant les deux tiers de la longueur du
corps, noires avec les trois premiers articles et la plus grande
partie du 4: fauves : art. 1 et 2 épaissis, 2 court, 3 et 4 grêles,
subégaux, 1 1/2 fois aussi longs que 2, les suivants graduellement
dilatés et épaissis. Prothorax environ 1 1/2 fois aussi large que
long, nettement rétréci en avant, avec les côtés régulièrement
arqués, profondément ponctué-rugueux avec les intervalles con
vexes sur le disque, d’un vert métallique comme la tête. Écusson
subpentagonal, vert, lisse. Élytres plus larges que le prothorax à
la base, à épaules obliques, subparallèles, arrondis en arrière,
canaliculés le long de la marge, faiblement impressionnés en
416
dedans de l’épaule et présentant, en outre, une petite impression
à une courte distance de la base, à égale distance de l’épaule et de
l’écusson ; surface convexe, ponctuée-striée, les points nets à la
base, accentués dans la petite dépression, plus accusés et plus
gros près de la marge, plus fins et presque effacés au sommet;
intervalles plans et lisses; côtés marqués de quelques rides trans-
versales ; d’un vert métallique, parfois légerement bleuâtre. Poi-
trine et fémurs d’un noir bronzé avec l’abdomen noir, couverts
d’une pubescence argentée, rare ; genoux, tibias et tarses d’un fauve
rougeàtre ; prosternum large, subquadrangulaire, à peine sinué
entre les hanches, tronqué droit à la base; flancs du prothorax
rugueux ; fémurs fusiformes, mutiques ; ongles appendiculés.
Var. 4) prothorax vert, élytres violets. — 1 exemplaire.
Je me fais un plaisir de dédier cette jolie espèce à M. Jacoby.
Les Cleorina ressemblent excessivement aux Vodostoma, et il est
fort probable, comme le présaume M. Lefèvre, que parmi les nom-
breuses espèces de Vodostoma de l'Inde et de la Malaisie décrites
par Baly, il en est qui doivent être rapportées au genre Cleorina.
Les Cleorina se distinguent tout d’abord des Vodostoma, par le bord
externe de l’épisternum prothoracique qui est convexe, il est con-
cave chez les Vodostoma ; les premiers ont généralement une forme
plus ovalaire que les seconds, la présente espèce est plus allongée
que ne le sont la plupart des espèces de (eorina décrites.
Tricliona puncticeps Duviv., Ann. Soc. Ent. Belge, XXXV,
1891 ; C.-R. p. xLI. — Quelques exemplaires à Konbir et Mandar
(P. Cardon).
Corynodes peregrinus Herbst, Fuessly Archiv., V, 1783, p. 63,
pl. XXII, f. 25. — Marsh., Jour. Linn. Soc., Lond., Zool., 1864,
p. 35. — Baly, Trans. Ent. Soc., Lond., 1867, p. 132. —
cyaneus Oliv., Ent., VI, 1808, p. 899, pl. I, f. 4a-b.
D’assez nombreux exemplaires à Konbir (P. Cardon).
Corynodes pyrophorus Parry, Proc. Ent. Soc. Lond., 1843,
p. 87. — Kurseong : deux exemplaires déja signalés.
Corynodes bengalensis Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXXIV,
1890; C.-R., p. CXLVII.
Cette espèce a été capturée à Tetara et à Konbir, mais elle n’a
pas été reprise dans les autres localités explorées.
Corynodes decemnotatus Baly, Journ. of Ent., I, 1860, p. 3.
Le seul exemplaire, capturée à Tetara, est en mauvais état;
l'espèce n’a pas été reprise, et c’est cependant un très bel insecte,
qui doit attirer la vue du chasseur.
Corynodes curvipes Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXXV,
1891; C.-R., p. xLII.
Konbir : le seul exemplaire rapporte. C’est cependant une
css ill
417
espèce remarquable, qui, comme la précédente, attire l’attention;
elles sont peut-être peu fréquentes toutes deux.
Corynodes Mouhoti Baly, Descrip. of new Gen. and Sp. Phyt.,
1864, p. 7.
Un exemplaire pris à Konbir.
Colaspoides sublaevicollis Duviv., n. sp.
Entièrement d'un fauve obscur, brillant; palpes, antennes el
palles d'un fauve clair; extrémité des mandibules noire; tête et
prothorazx portant quelques points superficiels; élylres forte-
ment et assez régulièrement ponclués, les séries doubles dans la
première moitié, simples dans la seconde, d'un fauve obscur à
reflets légèrement bronzés; fémurs antérieurs et postérieurs
armés dune dent.
Long. 6 mill. ; larg. 3 1/2 mill. — Kurseong (P. Braet).
Deux exemplaires.
Tête presque lisse, montrant quelques points superficiels entre
les yeux, ainsi qu’un fin sillon longitudinal; épistome un peu plus
long que large, séparé du front par deux sillons arqués se réunis-
sant en arrière et peu accusés; palpes maxillaires testacés, les
labiaux bruns; labre fortement échancré en arc en avant; mandi-
bules fortes, noires; antennes atteignant les :/5 de la longueur
du corps, assez grêles, à derniers articles un peu épaissis. Pro-
thorax deux fois aussi large que long, à côtés subparallèles à la
base, arrondis en avant et rétrécis à partir du milieu, à angles
antérieurs abaissés, les postérieurs presque droits, la base bisinuée ;
la surface est faiblement convexe transversalement, et montre un
pointillé excessivement fin, très espacé : le long de la base une
ligne de points serrés et bien accusés. Écusson subarrondi en
arrière, lisse, Élytres subparallèles, arrondis au sommet, très
faiblement impressionnés en dedans des épaules, qui sont lisses et
peu saillantes; pas d'impression discoïdale ; surface modérément
convexe, couverte d’une ponctuation forte assez régulière, disposée
dans la moitié antérieure par séries doubles, avec intervalles
plans, dans l’autre moitié, par séries simples avec les intervalles
convexes ; les deux séries les plus rapprochées de la suture sont
les mieux marquées. Dessous brun avec les pattes plus claires ;
fémurs antérieurs assez fortement, les postérieurs médiocrement
armés d’une dent, les intermédiaires inermes.
Cette espèce me paraît très voisine de C. inornata Baly de
Penang; elle s’en distingue, je crois, par son prothorax presque
lisse, sa tête non ponctuée sauf contre les yeux, les antennes
entièrement d'un fauve clair, le prothorax pas plus foncé que les
élytres.
ANNALES DE LA S0C, ENTOM, DE BELGIQUE, T, XXXYI, 52
418
Colaspoides bengalensis Duviv., n. sp.
Oblong-ovalaire; en dessous, d'un fauve rougeâtre avec les côtès du
prosternum, ceux du métasternum et le milieu de l'abdomen
d'un vert bronzé verdûtre; pattes d’un fauve rougeûtre à reflets
bronzés avec l'extrémité des tibias et des tarses noirätres, anten-
nes d’un fauve clair, grêles, aussi longues que le corps; partie
antérieure de l'épistome, labre et palpes d’un fauve rougeûtre;
dessus d’un bronzé verdâtre; prothorax médiocrement et assez
densément ponctué, élytres fortement ponclués-striés, à inter-
valles lisses, plans sur le disque, subcostiformes dans la partie
postérieure, interrompus par des rides sur les côtés ; épipleures
rouges.
Long. 5 à 6 1/2 mill.; larg. 2 1/2 à 8 mill. — Kurseong (P. Braet).
Front et base de l’épistome marqués de gros points, ce dernier
contigu au premier, rougeàtre en avant, échancré à son bord
libre, lisse, avec les dents obtuses; labre transversal, rouge, lisse;
mandibules très puissantes, noires; palpes fauves; vertex muni
d’une profonde fossette, moins ponctué que le front; antennes
grêles, de la longueur du corps, fauves avec les articles 5 à 7 un
peu enfumés et les cinq derniers allongés. Prothorax environ 2 1/2
fois aussi large que long, nettement rétréci en avant, ayant les
côtés droits à la base, puis arrondis vers le sommet; il est
médiocrement convexe et densément ponctué. Écusson en triangle
curviligne, rougeûtre, lisse. Elytres plus larges que le corselet à
la base, à peine impressionnés sous l’écusson, fortement ponctués-
striés, à intervalles imponctués, plans sur le disque, subcostiformes
dans le tiers postérieur, interrompus par des vestiges de rides sur
les côtés, où la ponctuation est plus grossière et absolument
irrégulière; épipleures rougeûtres. Dessous d’un fauve rougeàtre
avec les côtés du prosternum et du métasternum et la plus grande
partie de l’abdomen d’un bronzé verdâtre, très finement ponctué
et légèrement pubescent; les pattes sont rouges à reflets bronzés,
l'extrémité des tibias et les tarses est noirätre; les fémurs
antérieurs sont un peu plus épais et munis en dessous d’une petite
dent à peine perceptible.
Cette espèce me paraît voisine de C. fuscoænea Baly que je ne
connais toutefois pas en nature.
Chrysomelin®æ.
Dlagiodera cinctipennis Baly, Ann. Mag. Nat. Hist., 1862,
p. 26.
Un certain nombre d'individus de cette espèce ont été recueillis
à Konbir (P. Cardon) et à Mandar (P. Cardon).
419
Var. : rufescens Gylh., Schônh. Syn. Ins., I, 2, p. 267, note f;
Grôndal, Dej. Cat. 3e éd., p. 429.
Je rapporte à la rufescens Gylh. quelques exemplaires recueillis
dans les mêmes régions, et qui me paraissent se rapporter exacte-
ment à la description de Gyllenhal. Les ayant comparés au 2. cinc-
tipennis Baly, je ne puis les en séparer, et la rufescens Gylh. me
paraît avoir été décrite sur des exemplaires absolument immatures
de P, cinclipennis Baly ; tous les détails de forme et de ponctua-
tion sont les mêmes, la coloration des élytres seule diffère, mais
chez la rufescens, les élytres conservent encore un léger reflet de
la coloration de cénctipennis. Je conserve le nom donné par Baly,
parce qu’il donne une idée plus exacte de l'espèce. |
Parlina indica Hope, Gray, Zool., Ins., 1831, p. 29. — cask-
mirensis Redtb., Hügel Kaschm., IV, 1848, p. 558. — elata
Stäl, Œfv. Vet. Akad. Fôrh., XIV, 1857, p. 60.
Un certain nombre d'exemplaires recueillis à Kurseong (P. Car-
don et P. Braet), cette espèce se retrouve au Thibet et au Nepaul.
Parlina fallaciosa Stl, Nova Act. Upsal., 3e sér., 1862, p. 5.
Deux exemplaires : Kurseong (P. Braet et P. Cardon).
Eumela cyanicollis Hope, Gray. Zool. Misc., 1831, p. 29. —
Baly, Trans. Ent. Soc. Lond., 1875, p. 23.
Quelques exemplaires : Kurseong (P. Cardon). Je possède cette
espèce de Sikkim, de Darjeeling et également de Chine.
Chrysomela Vishknu Hope, Gray Zool. Misc., 1831, p. 30. —
congulata Baly, Journ. of Entom., I, 1860, p. 97.
Cette espèce est très abondante dans la région; elle a été re-
cueillie en nombre à Konbir (P. Cardon) et à Kurseong (P. Braet).
Chrysomela democratica Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXXV,
SOCCER IS px,
Quelques exemplaires à Tetara et à Konbir.
Chrysomela menthastri Sfr. Mon., p. 90. — Weise, Naturg.
Ins. Deutsch., VI, 1884, p. 426.
Deux exemplaires de cette espèce ont été pris à Kurseong
(P. Braet); ils sont d’un vert bleuâtre et ne peuvent être séparés
de mes exemplaires d'Europe. Un de ces exemplaires entr’autres
provenant de Lanaeken (Belgique) ne diffère des deux individus
recueillis à Kurseong que par sa couleur plus dorée et la ponc-
tuation à peine plus fine du prothorax et des élytres.
Lygaria Westermanni Stal., Œfvers. Vet. Akad. Fôrh., XIV,
1807;:p159:
Deux exemplaires capturés à Kurseong (P. Cardon).
Agasta formosa Hope, Coleop. Man., III, p. 177, pl. IE, f. 8.
Un certain nombre d'individus ont été recueillis à Kurseong
(P. Cardon et P. Braet).
420
Halticinæ.
“Prothorax sans sillon basilaire.
o — Cavilés cotyloides antérieures fermées.
Amphimela cyanea Duviv. n. sp.
Subarrondi, noir violacé en dessous, d’un bleu foncé à reflets viola-
cés en dessus, très brillant ; écusson noir; labre d’un brun de
poix; dernier article des palpes ct base des antennes testacés ;
dessus superfciellement pointillé.
Long. 4 mill. — Kurseong (P. Braet).
Labre d’un brun de poix, sinué en avant; palpes maxillaires
à art. £ et 3 obconiques, noir de poix, le dernier plus mince, en
cône aigu, testacé; palpes labiaux fauves; front muni d’une
impression rectangulaire faible, se prolongeant jusque sur le
vertex ; aucune trace de carène frontale, ni de calus antennaires;
quelques points enfoncés entre les yeux ; tête d’un bleu noirâtre;
antennes insérées en avant, très près du bord interne des yeux,
dépassant un peu la base du corselet en longueur, noires avec les
quatre premiers articles testacés ou d’un fauve clair: art. 1
COUTRES épaissi, 2 court, subovalaire, 3 et 4 un peu plus longs
que 2, les suivants élargis, épaissis. formant une massue allongée.
Prothorax brillant, transversal, plus de 2 1/2 fois aussi large que
long, fortement rétréci sur les côtés, transversalement convexe,
faiblement et largement échancré au bord antérieur, l’échancrure
droite, les angles antérieurs un peu avancés et épaissis; côtés
presque droits, angles postérieurs faiblement relevés; surface
superficiellement Dointillége entièrement d’un bleu foncé. Écusson
assez grand, en triangle curviligne, noir, lisse, brillant. Élytres
s’élargissant graduellement après la base, fortement arrondis sur
les côtés, largement arrondis au sommet; ils sont modérément
convexes, brillants, d’un bleu foncé, 4 reflets violacés, superficiel-
lement et irrégulièrement pointillés. Épipleures subconcaves, très
larges à la base, graduellement rétrécies après le premier tiers,
étroitement prolongées jusque vers les 5/4, de la longueur. Dessous
ponctué, légèrement pubescent, d’un noir violacé passant au brun
de poix; prosternum étroit entre les hanches, brusquement élargi
en arrière en un lobe largement triangulaire dont les extrémités
rejoignent les extrémités des épisternums prothoraciques ; tibias
subprismatiques, canaliculés en dehors, les postérieurs mucronés ;
crochets appendiculés.
PARATHRYLEA.
Corps oblong, ovalaire, convexe, glabre,
Labre faiblement transversal, profondément échancré en are à
421
son bord antérieur; front épaissi, subtriangulaire, limité en
arrière par deux sillons obliques ; vertex large ; yeux subovalaires,
entiers, peu saillants; palpes maxillaires à dernier article en cône
renversé, le dernier aussi long que le précédent, un peu plus
mince, en cône aigu; antennes n’atteignant pas la moitié de la
longueur du corps, épaissies au bout : art. 1 légèrement arqué,
épaissi, 2 court, subovalaire, 3 et 4 subégaux, un peu plus longs
et plus minces que 2, les suivants de la longueur de 4, épaissis,
surtout à partir du Ge.
Prothorax transversal, transversalement convexe et un peu
déclive en avant; bord antérieur faiblement échancré entre les
angles, l’échancrure droite; base fortement bisinuée de chaque
côté, à lobe médian large, arrondi; côtes presque droits à la base,
régulièrement arqués en avant à partir du milieu; angles ante-
rieurs un peu obliquement arrondis, légerement épaissis.
Écusson médiocre, en triangle curviligne.
Élytres oblongs, ovalaires, un peu dilatés obliquement aux
épaules, présentant une courbe faible sur les côtés, subatténués
au sommet, superficiellement pointillés ; épipleures assez larges, à
peine rétrécies en arrière, continues.
Dessous ponctué. Prosternum étroit en avant, élargi en triangle
en arrière, reposant sur le mésosternum, subcaréné au milieu;
cavités cotyloïdes antérieures ouvertes; mésosternum assez court,
transversal. Pattes médiocres, fémurs postérieurs assez forte-
ment renflés,canaliculés en dessous ; tibias subcylindriques, à peine
élargis au sommet, les postérieurs assez longuement mucronés ;
métatarses postérieurs un peu plus longs que les deux tarses sui-
vants réunis; article onguéal au moins aussi long que les deux
précédents réunis ; crochets appendiculés.
Ce genre se distingue de ses congénères par sa forme subova-
laire, rappelant un peu le genre Znneamera, ce dernier facilement
reconnaissable à ses antennes de neuf articles.
Je crois ce genre voisin du genre 7'hrylea Jac, reconnaissable
aux sillons longitudinaux de la base du corselet, à sa forme plus
arrondie, etc.
Le genre Parathrylea me paraît devoir entrer dans le groupe
des Arsipodites Chap., à raison de son prothorax non sillonné, de
ses cavités cotyloïdes ouvertes, de ses tibias non canaliculés en
dehors et des postérieurs seuls mucronés, de ses crochets appen-
diculés et de ses épipleures entières.
Paratrylea apicipennis Duviv. n. sp.
Brillant, noir avec les 4 premiers articles des antennes, une partie
des mandibules, le prothorax, les hanches et les 5 derniers
422
segments abdominaux jaunûâtres; élytres d'un noir faiblement
verdâtre, superfciellement et assez densément ponctués.
Long. 3 à 3 1/2 mill.; larg. 1 5/4 mill. — Kurseong (P. Braet).
Tête d’un noir très brillant, légèrement pubescente sur le front
qui est assez nettement ponctué; vertex lisse ou superficiellement
pointillé; mandibules à base jaunâtre, palpes d’un brun de poix.
Prothorax transversal, deux fois aussi large que long, d’un tiers
plus court sur les côtés, jaune, densément, mais superficiellement
pointillé. Éeusson en triangle curviligne, lisse, noir. Élytres
oblongs-ovalaires, modérément convexes, très faiblement impres-
sionnés en dedans des épaules, densément et superficiellement
pointillés d’une facon assez irrégulière; ils sont noirs, à léger
reflet verdâtre, avec l’extrémité jaune. Dessous noir, légèrement
pubescent, avec les trois derniers segments abdominaux et les
hanches jaunes; parfois les tibias passent au brunâtre ainsi que
les tarses.
Cette espèce rappelle assez bien la Paralina transcia Mots.,
distincte par son corselet transversalement sillonné, etc.
Nisotra gemella Er., Nov. Act. Ac. Leop. Carol., XVI, 1834;
suppl. I, p. 275.
Quelques exemplaires.
Clitea picta Baly, Trans. Ent. Soc. Lond., 1877, p. 287.
Quelques exemplaires de cette espèce excessivement variable
ont été capturés à Konbir (P. Cardon); elle est connue de l’Inde
et de Burmah.
Chiætocnema (Exorhina Ws.) concinna Marsh., Ent. Brit., I,
1802, p. 196. — Weise, Naturg. Ins. Deut., VI, 1886, p. 759.
Un exemplaire rapporté de Kurseong (P. Braet) me paraît se
rapporter à cette espèce. M. Weise de Berlin, possède un exem-
plaire identique à celui que j’ai sous les yeux, et provenant de
Mongolie : ces deux exemplaires sont extrêmement voisins du
Ch. concinna Marsh., et ne sera que sur le vu d’une série impor-
tante d'individus, que l’espèce pourra être fixée.
Chætocnema costulala Mots., Schrenck. Reis., II, 1860, p. 234,
plie
Un exemplaire capturé à Konbir (P. Cardon), l'espèce est décrite
de la Daourie et se retrouve dans la Mongolie; suivant M. Weise
(Wieg. Arch. Naturg., LIN, 1887, p. 193), cette espèce ne serait
qu’une des nombreuses variétés de C4. Lortensis Fource., d'Europe.
Chætocnema nagpurensis Duviv., n. sp.
Subovalaire, modérément convexe, noir ; téle, prothoraz et élytres
bronzés; antennes et pattes testacès avec les fémurs postérieurs
d'un noir bronzé, les fémurs antérieurs et intermédiaires macu-
423
lés de noir de poix; têle el prothoraz finement rugosules, fine-
ment pointillés, ce dernier non rétréci en avant, à côtés presque
droûts, portant une ligne entière de points profonds le long de
la base; élytres profondément ponctués-striés, à intervalles
faiblement convexes, pointillés et ridulés transversalement;
épaules médiocres.
Long. 2 mill. — Barway (P. Cardon).
Tête rugosule et finement pointillée, sans carene frontale,
montrant une petite fossette entre les yeux; front large, déclive;
antennes d’un testacé blanchàtre. Prothorax environ une fois et
demie aussi large que long, transversalement convexe avec les
angles antérieurs un peu abaissés, presque droit sur les côtés,
finement rugosule et marque d’un très fin pointillé assez serré,
uniforme; le long des bords latéraux et tout le long de la base,
on observe une ligne de points profonds et serrés, celle de la base
absolument ininterrompue. Élytres un peu plus larges à la base
que le prothorax avec les épaules modérément saillantes, profon-
dément ponctués-striés, les intervalles subconvexes, densément
pointillés et transversalement ridulés : la partie entourant l’écus-
son est tres légèrement convexe.
Cette espèce appartient aux Chælocnema proprement dites, à
raison de son vertex large et de son front non muni de carène;
elle forme le type d’un groupe nouveau dans les CAætocnema à
raison de la présence d’une ligne de points entière le long de la
base du corselet, elle est à ce point fort intéressante.
Un seul exemplaire.
00 — Cavités cotyloides antérieures ouvertes.
Nonarthra variabilis Baly, Journal of Ent., I, p.456, pl. 21, f. 1.
Cette VNonarthra, dont j'ai pu voir une petite série d'exemplaires
porte bien son nom, car elle est tout particulièrement variable et
je suis à peu près persuadé que W. ornata Baly, provenant des
mêmes régions, n’est qu’une de ses nombreuses formes.
Voici les différentes formes que j’ai eu l’occasion d'observer :
a) N. variabilis Baly. — Dessous noir avec les pattes blanches,
excepté les fémurs postérieurs qui sont, ou entièrement ou par-
tiellement noirs; tibias postérieurs ciliés de noir; tête, ou entière-
ment noire, ou noire avec le front et l’épistome blancs ou blanche
avec deux points noirs sur le vertex; prothorax blanc; élytres
blancs, ornés de noir comme suit: une bande basilaire, interrompue
à l’épaule, s’étend en arrière triangulairement le long de la suture,
puis rejoint une autre bande transversale médiane, qui s'étend
de chaque côté jusqu’à la marge qu’elle n’entame toutefois pas ; le
rebord marginal restant toujours très étroitement blanc; la seconde
424
bande s'étend également le long de la suture et le long de la
marge, atteint le sommet des deux côtés en s’élargissant dans
l'ange apical; le liséré noir marginal et le liséré sutural englobent
ainsi une tache transversale de la couleur foncière. Les antennes
sont légèrement enfumées, excepté à la base.
b) var : obsoleta Duviv. — Le dessous passe parfois au brun
foncé, la tête a toujours le vértex noir, mais les taches des élytres
se désagrègent et donnent ainsi liéu à plusieurs sous-variétés :
«) une tache triangulaire à la base, n’allant pas au-delà des
épaules, s'étendant sur la suture jusqu’à la limite du premier tiers;
en arrière un fin liséré noir le long de la suture, une tache noire
de chaque côté, à niveau du milieu, s'étendant étroitement en
arrière le long de la marge jusqu’à l’angle apical où elle s’élargit
faiblement: le rebord marginal toujours blanc. L’étendue des
taches varie et nous conduit à la sous-variété :
B) ici, la tache triangulaire basilaire disparaît; il ne reste plus
qu’un liséré noir à la base des étuis et un point sur chaque épaule,
une étroite bande transversale au milieu et en arrière de cette
bande, la suture et la marge lisérées de noir.
7) cette sous-variété est intermédiaire entre le type et la sous-
variété «; le dessous est plutôt brunâtre, et la partie entre la
tache basilaire et la bande transversale est d’un brun rougeñtre.
c) var. : biquitatus Duviv. — Les élytres sont entièrement
noirs et ornés de chaque côté près du sommet, d’une petite tache
blanche.
d) var.: fuscipennis Duviv. — Les élytres sont d’un fauve
brunâtre, le dessous décoloré :
«) élytres uniformément fauves ;
5) » fauves ayant chacun une tache blanchâtre près du
sommet.
Nonarthra albofasciata Duviv., n. sp.
Ovalaire, noir en dessous, avec le prosternum, les pattes anté-
rieures et les tibias postérieurs blancs, ces derniers ciliés de
noir, tôle fauve ou marquée de deux points noirs sur le vertez ;
antennes blanchätres ; corselet blanc ; écusson noir ou rembruni ;
élytres noirs avec une bande transversale blanche au miliew et
une tache blanche, de chaque côté, dans la partie apicale.
Long. 3 1/1 à 4 mill. — Kurseong (P. Baert).
Cette espèce me paraît différente de la précédente, elle est plus
allongée, plus grande en général que AV. variabilis Baly;
serait-ce encore une des formes de cette dernière espèce ?
Var. a) Les taches blanches subapicales manquent.
Nonarthra nigriceps Weïise, Hor. Soc. Ent. Roos., XXII,
1889, p. 642.
425
Un exemplaire pris à Kurseong (P. Braet), me paraît se rap-
porter à cette espèce, décrite de la Chine.
Sebæthe nigrciornis Baly, Trans. Ent. Soc. Lond., 1877, p. 164.
Un exemplaire recueilli à Kurseong (P. Braet). Je n’ai pas eu
l’occasion de faire comparer cet exemplaire au type de Baly, quise
trouve au British Museum à Londres; l’écusson, la poitrine et les
tarses sont testacés, le corselet à la ponctuation invisible, la tête
est lisse. Il est probable que c'est un individu un peu aberrant
de S. nigricornis Baly.
Argopistes bis-tripurctata Duviv. n. sp.
Sublémisphérique, fauve en dessus, plus clair en dessous, très
brillant, densément mais finement ponctué, portant sur le disque
de chaque élytre trois points noirs.
Long. 5 mill. — Mandar (P. Cardon.)
Entièrement d’un fauve plus ou moins rougeàtre en dessus et
très brillant. Tête à front plus clair, carénée entre les antennes,
à vertex lisse; mandibules noires à l’extrémité ; palpes maxillaires
à avant-dernier article tres développé, le dernier beaucoup plus
court, en cône obtus; antennes atteignant la moitié de la longueur
du corps, testacées ; art. 1 fortement développé, aussi long que les
4 suivants réunis, 3-5 plus grêles, les suivants un peu plus larges
et légèrement épaissis. Prothorax en forme de croissant, très
fortement rétréci de chaque côté, à base fortement sinuée de
chaque côté du lobe postérieur qui est ainsi nettement accusé ;
surface assez convexe sur le disque, déprimée sur les côtés,
superficiellement ponctuée: quelques gros points disposés sur une
ligne oblique, s’observent sur les côtés. Écusson très petit, en
triangle curviligne, lisse. Élytres fortement arrondis sur les côtés,
très convexes, subprolongés en arrière, densément et très fine-
ment ponctués; immédiatement en dehors de l’épaule naissent
deux lignes de points parallèles qui se prolongent, à une certaine
distance de la marge, pour se fondre dans l’angle apical, entre ces
lignes de points et une large bande marginale de points plus accen-
tués, on observe une bande lisse; sur le disque de chaque élytre,
trois points noirs se trouvent disposés en triangle (*.*) les deux
points formant la base du triangle à la hauteur du premier tiers,
le troisième à la hauteur du dernier tiers environ ; épipleures gra-
duellement rétrécies jusqu’au sommet, situées à l’intérieur des
élytres. Dessous plus clair que le dessus, également tres brillant,
finement pubescent, avec la poitrine et l’abdomen parfois rembru-
nis; prosternum médiocrement large, échancré de chaque côté,
droit à la base ; mésosternum très court et large; fémurs posté-
rieurs fortement renflés.
486
Cette espèce se reconnaïîtra à la ponctuation superficielle de la
surface et aux trois points noirs en triangle, qui ornent chaque
élytre.
Phyllotreta chotanica Duviv., n. sp.
Noir en dessous ; en dessus d’un bronzé verdätre ou bleuätre, den-
sément et très finement ponctué; antennes noires ; front lisse.
Long. 2 mill.; larg. 5/4 mill. — Kurseong (P. Braet).
Etroit, allongé et déprimé sur le disque, en dessus d’un bronzé
métallique à reflets verdàtres ou bleuâtres ; noir en dessous
avec les genoux et les tarses brunâtres. Front imponctué, garni
en avant d’une courte pubescence argentée, nettement caréné
entre les tubercules antennifères ; vertex lisse. Antennes noires;
art. 3 un peu plus long que 2, 4 subégal à 3, 5 une fois et demie
aussi long que le précédent, les suivants légèrement épaissis. Pro-
thorax 1 1/2 fois aussi large que long, rétréci en avant, très faible-
ment arrondi sur les côtés, couvert de points tres fins et très serrés
sur un fond rugosule. Écusson paraissant lisse. Élytres à peine
plus larges que le prothorax à la base, très faiblement arrondis
sur les côtés, isolément arrondis au sommet, ponctués un peu plus
finement que le prothorax, à points un peu plus écartés.
Cette espèce est très voisine de P. nigripes Marsh., d'Europe,
dont il se distingue par le front imponctué ; chez P. chotanica
comme chez 2. nigripes Fabr., les pores pilifères se trouvent dans
une petite sinuosité de la base, tout près des angles postérieurs
du corselet.
Hespera sericea Weise, Hor. Soc. Ent. Ross., XXIIT, 1889,
p. 639.
Un certain nombre d'exemplaires pris à Kurseong (P. Braet) ne
diffèrent en rien des types capturés à Kan-ssu.
Aphthona nigrilabris Duviv., n. sp.
Subovalaire, testacé, brillant; labre, écusson, poitrine et fémurs
postérieurs d'un noir de poix; antennes testacées, rembrunies
au sommet ; entièrement lisse.
Long. 2 2/5 mill. — Konbir (P. Cardox).
Brillant, testacé, parfois légèrement ferrugineux sur la tête et
le corselet. Tête lisse; front caréné entre les antennes; [abre
grand, noir; palpes flaves ; antennes atteignant la moitié de la
longueur du corps, flaves avec les 5 ou 6 derniers articles rem-
brunis : art. 3 un peu plus long que 2 et subégal à 4, les deux
premiers articles épaissis, corselet presque deux fois aussi large que
long, lisse, très brillant, testacé ou flave, à bord antérieur coupé
droit, avec les angles antérieurs abaïissés et obliquement tronqués,
côtés droits, base “faiblement arrondie, Écusson triangulaire, noir.
427
Élytres ovalaires, un peu plus larges que le corselet à la base,
légèrement dilatés en arrière, lisses, testacés; par transparence
on aperçoit de nombreuses séries assez régulières de points enfon-
cés disposés par groupes de 4, séparés par des lignes longitu-
dinales lisses. Dessous testacé avec la poitrine et les fémurs
postérieurs d’un noir ou d’un brun de poix.
Luperomorpha vittata Duviv. n. sp.
Allongé, d'un fauve clair avec les méso- et métasternum, les anten-
nes (sauf leur base) et les fémurs postérieurs d'un noir de poix;
paltes brunes ; tête et corselet fauves; écusson brunâtre; élytres
d'un brun noirâtre, ornés chacun d’une large bande longitudi-
nale jaunûtre, s'arrétant avant le sommet; élytres finement
pointillés.
Long. 3 1/2 mill. — Barway (P. Cardon).
Tête paraissant lisse, mais très finement alutacée sous un très
fort grossissement ; labre échancré, brun, garni de quelques poils
comme le front; palpes noirâtres ; antennes aussi longues que la
moitié du corps, robustes, d’un noir de poix avec les trois premiers
articles d’un brun rougeûtre ; art. 2 et 3 très courts, subégaux, les
suivants aussi longs que 1, nettement épaissis et pubescents.
Prothorax fauve, à peine plus large que long, faiblement rétréci
en avant et en arrière, avec le bord antérieur droit, les côtés
faiblement arrondis, la base un peu sinuée au-dessus de l’écusson,
les angles postérieurs arrondis, les antérieurs un peu épaissis,
munis d’un pore sétigère; surface très finement pointillée.
Écusson triangulaire, brun. Élytres d’un brun de poix, à fond très
finement alutacé, superficiellement pointillés, ornés chacun d’une
large bande longitudinale jaune ; cette bande est arrondie en avant,
tout contre la base {qui reste de la couleur foncière), sinuée
extérieurement en son milieu, puis élargie légèrement pour s’in-
terrompre un peu avant le sommet; partie apicale des élytres
garnie de quelques poils courts et rares, très caduques. Dessous
d’un fauve brunâtre, avec le méso- et le métasternum d’un noir de
poix, assez pubescent, surtout sur les côtés de la poitrine et les
pattes, celles-ci brunes, plus ou moins claires avec les fémurs
postérieurs noirs.
Cette espèce appartient bien au genre Zuperomorpha, créé par
Weise (Wiegem. Archiv. Naturg., LIII, 1887, p. 202) et qui se
distingue du genre Aphthona par ses antennes épaissies à partir
du 4° article, à art. 2-3 très courts, subégaux, les élytres faible-
ment pubescents dans la partie apicale, la forme des tibias posté-
rieurs, etc. Deux espèces ont été décrites jusqu’à ce jour:
L. trivialis Ws. de Sibérie et Z. nobilis Ws. de Mongolie.
428
Z. villata est sujet à variation dans la coloration; parfois la
coloration jaune des bandes longitudinales s’étend sur la base de
l'écusson à l’épaule; le dessous est parfois plus clair.
Luperomorpha nigripennis Duviv. n. sp.
Voir, brillant; front, base des antennes, partie antérieure de la
tête, sternum, extrémité de l'abdomen, pattes antérieures et
intermédiaires (sauf les tarses), tibias postérieurs testacés ;
corselet d'un testacé rougeütre.
Long. 3 1/2 mill. — Mandar (P. Cardon).
Tête superficiellement rugosule; antennes noires avec les trois
premiers articles d’un brun de poix ou fauves ; palpes d’un brun
de poix. Prothorax subtransversal, couvert d’un pointillé à peine
perceptible, parfois lisse. Écusson lisse. Élytres finement margi-
nés sur les côtés, à ponctuation plus ou moins régulière, fine mais
bien marquée, à intervalles très finement rugosules. Dessous noir,
sternum et extrémité de l’abdomen testacés; poitrine et fémurs
assez longuement pubescents.
Cette espèce me paraît voisine de Z. trivalis Ws., la tête noire à
partie antérieure fauve et le corselet rougeâtre presque lisse, la
distingue tout d’abord.
Luperomorpha albofasciata Duviv., n. sp.
Suballongé, brillant; noir en dessous avec le prosternum et les
pattes antérieures lestacés ; antennes et prothorax jaunes, têle
rougeütre; écusson et élytres noirs, ceux-ci finement rugosules,
ornés juste en dessous du milieu d'une bande transversale blan-
che n'alteignant pas la marge.
Long. 3 1/2 mill. — Kurseong (P. Braet).
De forme un peu plus ovalaire que les deux espèces précédentes.
Tête lisse; corselet presque lisse, très faiblement bi-impressionné
au milieu du disque, à ponctuation superficielle excessivement
fine ; antennes entièrement jaunes comme le prothorax. Écusson
noir, très finement rugosule. Élytres longuement impressionnés
en dedans des épaules, l'impression se prolongeant un peu obli-
quement sur le disque, rugosules, nettement pointilles, noirs;
une bande transversale blanche, s’arrêtant tout contre la marge,
de chaque côté, un peu irrégulière sur ses bords, orne les étuis.
Les pattes intermédiaires sont en partie maculées de testaceé,
et les genoux un peu rougeàtres.
Cette espèce se reconnaîtra aisément à la coloration des élytres.
— Un exemplaire.
429
** Drothorazx muni d'un sillon transversal à La base.
0 — Cuvités cotyloides antérieures fermées.
Hyphasis signata Duviv., n. sp.
Ovalaire, d'un fauve clair avec les antennes (excepté la base), le
labre, le dessous (excepté le prosternum), l'extrémité des fémurs
postérieurs, les deux tiers postérieurs de la suture, une tache
oblonque, médiane dans la seconde moitié dechaque élytre, d'un
now de poix; corselet superfciellement, élytres très finement
ponctués. :
Long. 4 1/2 mill., larg. 2 mill. — Konbir (P. Cardon).
Tête fauve, portant de chaque côté du vertex, tout près des
yeux, quelques profondes fossettes, et séparé du front par un
sillon transversal; épistome épaissi, large, un peu rétréci en
arrière; labre transversal, noir; palpes maxillaires testacés, à
dernier article en cône aigu; antennes dépassant un peu le bord
postérieur du prothorax, noires avec les quatre premiers articles
fauves; art. 3 assez long, double de 2, 5-11 épaissis légèrement.
Prothorax 21/2 foisaussi large quelong, nettementrétrécienavant,
transversalement convexe, largement rebordé sur les côtés, le
rebord plan et marqué de deux impressions arrondies assez larges
qui se succèdent; disque subconvexe, superficiellement pointillé,
un peu inégal; il est fauve avec le pourtour un peu plus clair.
Écusson lisse, fauve, en triangle curviligne. Elytres subovalaires,
peu convexes, assez nettement rebordés, très fortement impres-
sionnés en dedans des épaules, l’impression se prolongeant sur le
premier tiers des élytres, présentant de gros points enfoncés
serrés; surface finement ponctuée et offrant par transparence un
réseau de gros points; les élytres sont fauves avec les deux tiers
postérieurs de la suture, une tache oblongue médiocre dans la
seconde moitié de chacun d’eux, d’un noir de poix; épipleures
fauves, prolongées. Dessous (excepté le prosternum) d’un brun de
poix plus fonce sur le métasternum; pattes fauves, avec les fémurs
postérieurs plus foncés et ayant leur extrémité d’un brun noirâtre;
article onguéal fortement renflé vésiculeux; prosternum plan.
Un seul exemplaire, que je ne puis rapporter à aucune des
espèces connues.
00 — Cavilés cotyloïides antérieures ouvertes.
Xuthea orientalis Baly, Ann. Nat. Hist., 3° sér. XVI, 1865,
p. 249.
Quelques exemplaires pris à Kurseong (P. Cardon et P. Braet);
l'espèce se trouve encore en Assam.
Haltica cyanea Web., Obs. entom., I, 1801, p. 57.
430
Quelques exemplaires pris dans les différentes localités citées
dans ce mémoire.
Lactica? silacea Illig., Mag., VI, p. l21.
Je rapporte à cette espèce, avec doute, les deux exemplaires
capturés à Mandar (P. Cardon) n’ayant pu me procurer la descrip-
tion d’Illiger. Ils mesurent 4 1/5 mill., sont d’un flave jaunâtre
avec les tibias et les tarses noirs ; les antennes sont fauves à base
testacée; le prothorax paraît lisse et les élytres sont densément
et finement pointillés.
Galerucinæ.
Oùides pecloralis CIk., Ann. Mag. Nat. Hist., 3° ser., XV,
1865, p. 144.
Balsor : un exemplaire ; l’espèce se rencontre également dans
quelques îles de la Malaisie,
Morphosphæra maculicollis Baly, Journ. of Entom., I, p. 1861,
p. 298.
Un exemplaire recueilli à Konbir (P. Cardon).
Aulacophora Domnesi Baly, Journ. Lin. Soc., Zool., XX, p. 20.
Une seule © prise à Konbir (P. Cardon).
Aulacophora palliata Schall., Abhandl. Hal. Ges.,1,1783, p.279.
Un individu Q capturé à Konbir (P. Cardon).
Aulacophora Lemisi Baly, Journ. Lin. Soc., Zool., XX, p. 24
et p. 179.
Quelques exemplaires provenant de Mandar (P. Cardon), me
paraissent bien se rapporter à cette espèce.
Aulacophora foveicollis Küster, Käf. Eur., XX VIII, p. 100, —
Baly, Journ. Lin. Soc. Zool., XX, p. 16.
Konbir et Kurseong. — L’habitat de cette espece est excessive-
ment étendu; on la prend encore dans le midi de l'Europe et le
Nord de l’Afrique.
Aulacophora similis Oliv., Ent., VI, p. 624, pl. 2, f. 23. —
Femoralis Mots., Étud. entom., 1857, p. 37. — flavipes Jac.,
Notes Leyd. Mus., V, p. 202.
Deux © prises à Konbir (P. Cardon) appartenant à la var. :
Jflavipes Jac.. Cette espèce est également très-répandue ; on la
trouve non seulement aux Indes, mais encore au Japon, en Chine,
en Cochinchine, en Mantchourie et dans presque toutes les îles de
la Malaisie.
Hoplasoma unicolor Hlig., Wied. Archiv., I, 2, 1800, p. 135.
Quelques exemplaires recueillis à Konbir.
Paridea approximata Duviv. n. sp.
Brillant, oblong, faiblement dilaté en arrière, d'un testacé blan-
431
châtre avec le vertex, les antennes (sauf la base), les méso- et
métasternum, la base des fémurs et des tibias, l'extrémité de
ceux-ci, les tarses, l’écusson, deux grandes laches sur chaque
élytre el une partie de l'épipleure, noirs ; élytres avec quelques
séries interrompues de points enfoncés.
Long. 4 1/5 à 5 mill. — Konbir (P. Cardon) 1 ex. — Kurseong
(P. Braet) 1 ex.
Tête lisse; labre noirâtre, transversal; palpes maxillaires à
avant dernier article renflé, le dernier un peu plus court, en cône
aigu ; épistome triangulaire, prolongé en carène en arrière ; calus
antennaires peu saillants, subquadrangulaires, contigus ; un sillon
entre les yeux; vertex noir; yeux subovalaires, assez saillants;
antennes de la moitié de la longueur du corps, filiformes : art. 2
très court, 3 deux fois aussi long, noires avec les articles basi-
laires blanchätres et maculés de noir surleur face interne. Protho-
rax transversal, à la base à peine une fois et demie aussi large que
long ; côtés légèrement sinués jusqu'aux 2/5 de la base, puis
dilatés arrondis, enfin rétrécis vers les angles antérieurs, qui sont
faiblement épaissis; angles postérieurs droits; surface marquée
d’une impression transversale, interrompue au milieu, plus rap-
prochée de la base que du bord antérieur, présentant de chaque
côté un double sinus et se prolongeant sur la marge, vers le haut ;
surface lisse. Écusson triangulaire, noir, lisse, très brillant,
convexe. Élytres oblongs, faiblement dilatés en arrière, impres-
sionnées en dedans des épaules, montrant, par transparence, une
ponctuation médiocre assez dense et présentant entre le le
cinquième de la longueur et le 3°, quelques séries peu régulières
de gros points enfoncés; les élytres sont blanchâtres et ornés
chacun de deux grandes taches d’un noir brillant : l’une basilaire,
occupant le premier quart, ne tenant ni à la suture dont elle est
très rapprochée, ni à la marge, ni à l’épipleure sous l'épaule, la
seconde, subovalaire, couvre le 3° quart, repose sur la marge,
couvre l’épipleure mais n’atteint pas la suture devant laquelle
elle est arrondie. Épipleures assez larges, prolongées. Pros-
ternum invisible entre les hanches, cavités cotyloïdes ouvertes.
Dessous légerement pubescent, avec les méso- et métasternum
d’un noir brillant; dos des fémurs et des tibias, extrémité de ces
derniers et tarses noirâtres.
Je ne connais que deux Q de cette espece, elles ont toutes deux
le dernier segment abdominal arrondi; il est probable que les &
ont ce segment trilobé, peut-être aussi ont-ils des tubercules sur
les élytres.
Cette espèce est voisine de P. {horacica Baly, elle est de taille
plus petite, un peu moins allongée, de nuance blanchâtre ; la colo-
432
ration du dessous, de la tête, du corselet, des antennes et des
pattes est différente ; les traces de séries de points sur les élytres
sont plus accentuées que chez ?. /horacica Baly; la tache anté-
rieure des élytres est plus courte et la postérieure plus régulière-
ment arrondie.
Paridea thoracica Baly, Journ. Lin. Soc., Lond., vol. XX,
1888, p. 27.
Deux exemplaires de cette espece ont été capturés l’un à Kur-
seong (P. Braet), l’autre à Konbir (P. Cardon); elle est facilement
reconnaissable à sa couleur fauve avec la tête, le prothorax et les
antennes d’une nuance plus rougeatre. En dessous le métasternum,
les parapleures métathoraciques et de chaque côté, la partie externe
du mésosternum, une tache transversale ovalaire de chaque côté
des segments abdominaux, sont noirs ; les épipleures sont rétrécies
à partir du premier tiers, puis étroitement prolongées.
Voici les caractères sexuels de cette espèce qui n’ont, à ma
connaissance, pas encore été donnés :
g. — Sur chaque élytre, à peu de distance de l’angle apical et
de la suture on observe un petit tubercule oblong, lisse; le dernier
segment abdominal est trilobé, le lobe médian subrectangulaire,
subtronqué à son bord libre, plan; les antennes sont un peu plus
robustes que la Q.
Q. — Élytres sans tubercules ; le dernier segment abdominal
est subarrondi, non lobé; les antennes sont un peu plus EURE
que chez le G'.
Paridea livida Duviv., n. sp.
Oblong, modérément convexe, testacé, avec le mélasternum et
l'abdomen (sauf le dernier segment) noirs; dos des tibias anté-
rieurs, tibias et mélatarses intermédiaires el postérieurs égale-
ment noirs; labre d'un brun de poix; extrémité des antennes
rembrunie; palpes, tôle et corselet d'un lestacé rougeûtre ow
brunûtre ; élytres d'un testacé livide.
G. — Avant dernier segment abdominal assez longuement prolongé
en arrière en un lobe sublrianqulaire reposant sur le dernier
segment; dernier segment trilobé, le lobe médian transversal
assez court, transversalement impressionné.
Q. — Deux derniers segments abdominaux normaux; vestiges de
stries sur les élytres un peu plus accusés que chez le &.
Long. 61/2 mill., larg. 2 2/3 mill. — Un ;, Kurseong (P. Braet).
— Une ©, Phedong (P. Desgodins. — Coll. Oberthür).
Front nettement caréné entre les antennes, sillonné transver-
salement entre les yeux; épistome grand, convexe, subtriangu-
laire, séparé du front par des sillons obliques; calus antenpaires
433
subtransversaux, peu saillants, séparés en arrière par un sillon;
palpes maxillaires à avant-dernier article renflé, le dernier court,
conique ; antennes atteignant les deux tiers de la longueur du
corps, filiformes : art. 1 un peu courbé, graduellement épaissi,
assez long, 2 court, de la moitié du premier, 3 aussi long que 1,
à peine plus grêle que 2, subégal aux suivants, sommet des
antennes rembruni ; vertex lisse. Prothorax un peu plus large que
long, à base presque droite, à angles postérieurs droits ; les côtés
sont droits, depuis la base jusqu'aux deux-cinquièmes postérieurs,
puis dilatés arrondis pour se rétrécir de nouveau vers le bord
antérieur, de telle sorte que la plus grande largeur du corselet
se trouve un peu avant le milieu; le prothorax est assez large-
ment rebordé sur les côtés et muni, un peu en dessous du milieu,
d’une impression transversale assez profonde, interrompue au
milieu ; surface presque lisse, n’offrant que quelques points vers
les angles antérieurs. Écusson triangulaire, obtus au sommet,
lisse. Élytres oblongs, à peine rebordés, presque deux fois aussi
larges à la base que le prothorax, à épaules très-légèrement
avancées, limitées en dedans par une faible impression longitu-
dinale ; ils sont modérément convexes, impressionnés longitudi-
nalement le long de la marge, très finement et très superficielle-
ment ponctués et montrent, en outre, quelques séries écartées,
plus ou moins régulières, de points enfoncés assez gros, visibles
seulement entre le premier cinquième jusque un peu au delà du
milieu. Épipleures médiocres, rétrécies au premier tiers, puis
étroitement prolongées, disparaissant un peu avant le sommet.
Pattes médiocres, les six tibias courtement mucronés, les crochets
appendicules. Prosternum invisible entre les hanches, à cavités
cotyloïdes antérieures ouvertes. Dessous finement pointillé, légè-
rement pubescent.
Var : L’abdomen me paraît avoir une tendance à passer au
fauve, peut-être même au noir.
MANDARELLA.,
Tête médiocre, dégagée du prothorax, sillonnée transversale
ment entre les yeux; front peu convexe, subcarèné entre les
antennes; épistome triangulaire, un peu épaissi; palpes maxil-
laires petits à avant-dernier article subtransversal, le dernier en
cône aigu ; antennes filiformes, nettement pubescentes à partir du
3e article, de la longueur du corps : art. 1 renflé au sommet,
arqué, 2 obconique, court, 3 presque deux fois aussi long que 2,
4 aussi long que les deux précédents réunis, les suivants subégaux
à 4, le dernier à peine plus long que le précédent, acuminé au
sommet.
ANNALES DE LA 800, ENTOM. DE BELGIQUE, T, XXXVYIe 83
434
Prothorax transversal, faiblement rétréci en arrière, à bord
antérieur droit, à base faiblement arrondie; angles antérieurs ren-
flés, les postérieurs formant une petite saillie pointue; surface
obsolètement bifovéolée.
Écusson en triangle curviligne.
ÆElytres beaucoup plus larges à la base que le prothorax, avec les
épaules faiblement avancées, subparallèles sur les côtés, à peine
dilatés en arrière, très faiblement rebordés sur les côtés, un peu
acuminés vers le sommet où ils sont isolément arrondis; surface
irrégulièrement ponctuée, assez convexe en arrière; épipleures
médiocrement larges sous l’épaule, se rétrécissant graduellement
jusqu’au sommet, subconcave, ponctuée.
Prosternum invisible entre les hanches, cavités cotyloïdes anté-
rieures ouvertes. Pattes médiocres, tibias subélargis à l'extrémité
et mucronés; tarses postérieurs à premier article un peu plus
long que les deux suivants réunis; crochets nettement appendi-
cules et divariqués; fémurs postérieurs un peu plus développés
que les autres.
Ce genre appartient au groupe des Agelasticiles Chap. à
raison de ses cavités cotyloïdes ouvertes, ses épipleures pro-
longées, ses tibias mucronés, ses crochets appendiculés. Il diffère
du genre Halacosoma Chvt.,qui a également tous les tibias muecro-
nés, par son prosternum non visible entre les hanches, ses lon-
gues antennes, ses élytres notablement plus larges que le prothorax
à la base, etc.
Mandarella nagpurensis Duviv. n. sp.
Oblong, assez brillant, convexe; d'un beau bleu foncé à reflets mé-
Lalliques, parfois violacé sur les pattes et les élytres ; abdomen,
tibias et tarses d'un brun de poix teinté de bleu ow de violet;
antennes notres; lêle parfois verdâtre; prothorax à ponctuation
grosse et profonde comme celle des élytres.
Long. 5 1/2 à 6 mill.; larg. 2 1/2 mill. — Kurseong (P. Braet).
— Mandar (P. Cardon).
Tête subtriangulaire; labre grand, d’un brun de poix; vertex
portant quelques points enfoncés disposés transversalement;
palpes maxillaires médiocres, d'un brun de poix; antennes noires,
avec le premier article à reflets métalliques. Prothorax 1 2/5 fois
aussi large que long, à base faiblement arrondie, à côtés oblique-
ment dirigés en dehors, faiblement dilatés arrondis vers les 2/5
antérieurs, puis rétrécis vers le bord antérieur qui est droit, et
dont les angles sont obliquement coupés, épaissis et présentent
une petite dent en dehors; un gros point sétigère sur la saillie,
un autre dans les angles postérieurs, qui sont aigus et font
saillie; bordure marginale nettement marquée; surface très peu
435
convexe, marquée de chaque côté d’une impression arrondie obso-
lète, couverte, sauf sur la partie antérieure du disque de gros
points profonds épars. Écusson triangulaire convexe, lisse, noir.
Élytres oblongs, deux fois aussi larges à la base que le corselet,
nettement impressionnés en dedans des épaules qui sont un peu
avancées, tres modérément élargis en arrière; ils sont faiblement
impressionnés le long de la marge et très étroitement rebordés ;
surface convexe, couverte de points enfoncés assez larges et pro-
fonds, assez serrés et disposés d’une facon plus ou moins régu-
lière, ces points un peu moins gros et plus écartés vers l’angle
apical : intervalles lisses, quelques rides légères sur les côtes.
Épipleures médiocrement larges, portant une série de gros points
semblables à ceux des élytres. Hanches antérieurs à peine sépa-
rées par le prosternum, qui est très étroit, non lobé à la base :
cavités cotyloïdes antérieures ouvertes; parapleures métathora-
ciques, fortement retrécies en arrière, subconcaves; pattes assez
longues avec les fémurs robustes ; tibias subcylindriques, à peine
dilatés au sommet, tous armés d’une petite épine; abdomen,
tibias et tarses d’un brun de poix teinte de bleu ou de violet métal-
lique ; hanches d’un brun clair.
Agetocera heterocera Redt., Reis. Novar., Zool., II, Col., 1868,
D <00.
Un exemplaire pris à Tetera.
Agetocera opei Baly, Trans. Ent. Soc., Lond., 2e sér., 1865,
p. 438.
Un certain nombre d'exemplaires ont été capturés à Kurseong.
Agetocera lobicornis Baly, Trans. Ent. Soc. Lond., 2e sér.,
1865, p. 437.
Kurseong : une seule femelle.
Cneorane Braeti Duviv., n. sp.
Oblong, légèrement dilaté en arrière ; antennes (sauf les trois arti-
cles basilaires) noires ; pattes (sauf les tarses qui sont notrâtres),
tôle, prothoraz, pro- el mésosternum d'un lestacé jaunûtre ; écus-
son d'un noir de poix; mélasternum et abdomen d'un bleu foncé
violacé ; élytres assez densément ponctués, d'un violet pourpré
à reflets d’opale.
G — Art. 8-10 des antennes netlement épaissis, subcylindriques,
1 1/2 fois aussi larges que les précedents.
Q — Antennes filiformes.
Long. 6 à 7 mill. ; larg. 8 1/2 à 4 1/4 mill. — Kurseong
(P. Braet) un G — Sikkim (ma coll.) une ©.
G' — Oblong, régulièrement mais faiblement dilaté en arrière,
médiocrement convexe. Extrémité des mandibules et bord anté-
436
rieur du labre d’un brun de poix ; palpes longs et robustes, à
pénultième article nettement renflé, à dernier article presque de
moitié plus court et plus étroit, en cône aigu ; calus antennaires
presque plans, séparés par un sillon longitudinal; vertex lisse;
antennes atteignant environ les 3/4 de la longueur du corps,
noires avec les 3 premiers articles d’un testacé jaunâtre et marqués
de noir sur la face interne : art. l renflé dans sa seconde moitié,
faiblement arqué, 2 subovalaire, court, 3 deux fois aussi long
que 2, 4 aussi long que les deux précédents réunis, 5-7 diminuant
insensiblement de longueur, 8-10 épaissis, 1 1/2 fois aussi larges
que les précédents, cylindriques, le dernier également cylindrique,
aussi long et pas plus épais que 4, acuminé au sommet. Prothorax
environ 1 1/2 fois aussi large que long, faiblement et très
régulièrement arrondi sur les côtés avec la base présentant une
très légère courbe et un très faible sinus devant l’écusson; angles
postérieurs droits, les antérieurs un peu épaissis; surface modéré:
ment convexe, sans impression. Écusson triangulaire, arrondi
au sommet, lisse, d’un brun de poix. Élytres légèrement
dilatés en arrière, impressionnés en dedans des épaules et très
faiblement en arrière de la région scutellaire, un peu plus larges
que le prothorax à la base, assez densément et assez profondément
ponctués avec les intervalles marqués d’un fin pointillé; ils sont
d’un beau violet pourpré à reflets d’opale; épipleures larges et
continues, subconvexes, d’un bleu foncé. Dessous d’un bleu foncé
légèrement violacé avec le pro-et le mésosternum jaunûtres,
finement ponctué et légèrement pubescent. Pattes jaunes avec les
tarses seuls d’un brun noirâtre.
Cette espèce me paraît bien distincte de ses congénères; les
reflets d'opale que présentent les élytres, la ponctuation de
celles-ci joints à la coloration du dessous et des pattes, ainsi qu’à
la forme des antennes chez le G' la feront facilement reconnaître.
Elle se place près de ©. fulvicollis Baly, en raison de la forme
élargie en arrière et de la forme des antennes chez le G'. Elle se
distingue de ©. f'ulvicollis Baly par sa taille plus petite, sa forme
un peu moins dilatée en arrière, sa coloration et la forme des
art. 8-10 des antennes chez le G'; de C. elegans Balÿ par la
taille également un peu plus petite, les antennes plus courtes, les
épipleures plus larges, la coloration du dessous et des pattes; de
C. alutacea Al., par sa forme plus élargie en arrière, la colora-
tion des pattes, les antennes relativement plus longues; de
C. rugulipennis Baly par la forme plus dilatée, la coloration, le
corselet notablement plus transversal. «
Cneorane alutacea All., Ann. Soc. Ent. Belg., XXXIV, 1889,
POuxx.
437
Deux exemplaires capturés à Kurseong (P. Braet) me paraissent
se rapporter à la description de l’auteur.
Mimastra cyanura Hope, Gray, Zool. Misc., 1831, p. 29. —
Tetara : un exemplaire.
MWimastra arcuata Baly, Ann. Mag. Nat. Hist., 1865, p. 253.
Quelques exemplaires de cette espèce ont été capturés à Kurseong
(P. Braet).
Malaxia viridis Jac., Notes Leyd. Mus., VI, 1884, p. 63.
Quelques individus rapportés de Konbir et de Tetara.
Luperodes Braeti Duviv. n. sp.
Oblong, modérément convexe, assez brillant; métasternum et abdo-
men noirs ; devant de la tête, hanches, pattes, antennes et écusson
d'un testacé jaunûtre; vertex, corselet et élytres rougeâtres, ces
derniers subtronqués aw sommet ; corselet très finement, élytres
Jinement et densément ponctuës.
Long. 6 1/2 mill.; larg. 3 mill. — Kurseong (P. Braet).
Tête lisse, présentant sous un très fort grossissement quelques
points tres fins, sillonnée transversalement entre les yeux qui
sont longuement ovalaires; calus antennaires peu saillants, conti-
gus; épistome à peine convexe, faiblement sinué à son bord
antérieur, labre transversal, légèrement sinué en avant; extré-
mité des mandibules noires ; antennes presque aussi longues que le
corps, filiformes : art. 2 et 3 très courts, égaux, 4 à peine plus
long que 1, les suivants subégaux, le dernier accuminé à l’extré-
mité. Prothorax deux fois aussi large que long, à bord antérieur
faiblement échancré, le postérieur légèrement arrondi. Les côtés
presque droits, les angles antérieurs épaissis, les postérieurs
obtus; surface très finement ponctuée sur les côtés, quelques
points seulement sur le disque. Écusson triangulaire, lisse, bril-
lant. Élytres un peu plus larges à la base que le prothorax,
oblongs, obliquement tronqués au sommet avec les angles externes
et internes arrondis, densément et finement ponctués; épipleures
assez larges à la base, concaves, subanguleusement dilatées à
niveau du milieu des parapleures métathoraciques, de là à peine
rétrécies, prolongées jusqu’au sommet.
Dessous légèrement pubescent avec le métasternum et l’ab-
domen d'un noir brillant, les hanches, les pattes, les pro- et
mésosternum d’un testacé jaunâtre; métatarse postérieur plus long
que la moitié du tibia correspondant.
d Dernier segment abdominal aussi long que la moitié de l’ab-
domen, présentant une large et profonde impression occupant le
tiers médian et limité de chaque côté par une assez forte carène,
© Dernier segment abdominal normal,
438
Voisin du Z. nigrocinctus Mots. mais m'en paraissant distinct
par le prothorax plus transversal, non impressionné, la coloration
différente du dessous et des pattes et la ponctuation moins rugueuse
des élytres.
KONBIRELLA.
Corps oblong.
Têle transversalement sillonnée entre les yeux ; calus anten-
naires contigus, brusquement relevés; front carèné entre les
antennes, sa partie antérieure très convexe ; labre transversal,
subémarginé en avant; palpes maxillaires assez développés : art. 2
allongé, renflé au sommet, 3 aussi large que long, obconique, 4
aussi long que 3, en cône aigu; antennes dépassant d’un tiers
environ la longueur du corps, filiformes, assez robustes : art. 3
deux fois aussi long que 2, 4 à peine plus long que 2-3 réunis,
les suivants diminuant graduellement de longueur, le dernier
acuminé.
Prothoraz près d'un tiers plus long que large, nettement
rebordé sur les côtés, transversalement sillonné vers le tiers posté-
rieur, le sillon interrompu au milieu; écusson largement arrondi
au sommet.
Élytres oblongs, notablement plus larges que le corselet, im-
pressionnés en dedans des épaules et transversalement en arrière
de l’écusson, étroitement rebordés sur les côtés, ponctués ;
épipleures médiocrement larges, prolongées jusqu’à l’angle apical.
Prosternum invisible entre les hanches; cavités cotyloïdes
antérieures ouvertes.
Pattes assez robustes ; fémurs peu développés, tous déprimés en
dessous ; tibias subcylindriques, faiblement dilatés au sommet,
mucronés ; premier article des tarses postérieurs aussi long que
les deux suivants réunis ; ongles appendiculés.
Ce genre est remarquable par la longueur de ses antennes jointe
à la longueur du prothorax.
Konbirella Cardoni Duviv., n. sp.
Brillant, entièrement d'un bleu foncé avec les élytres violacés,
le labre, les palpes et les antennes noirs, et l’écusson bronzé;
élytres assez densément ponclués.
Long. 5 1/2 à 6 mill.; larg. 2 1/2 mill. — Konbir-Nowatoli.
Tête lisse, brillante, légèrement impressionnée en arrière du
sillon frontal ; épistome et labre d’un noir bronzé; palpes entière-
ment noirs. Prothorax presque lisse, présentant un pointillé très
fin vers les angles antérieurs, qui sont faiblement épaissis, sail-
lants, et un peu dirigés en dehors ; bord antérieur et base droits,
439
angles postérieurs coupés obliquement; bords latéraux presque
droits jusqu’à hauteur de l'impression transversale, puis faible-
ment dilatés arrondis; surface nettement convexe de chaque côté
du sillon. Écusson bronzé, lisse, très brillant. Élytres d’un bleu
violacé, assez densément ponctués, la ponctuation en partie effa-
cée tout près de la marge et vers le sommet. Dessous recouvert
d’une pubescence d’un gris roussâtre, peu abondante, plus mar-
quée sur les côtés du métathorax et surtout sur les tibias et les
tarses.
Je suis heureux de dédier cette intéressante Galérucide au Rev.
P, Cardon, à qui nous devons d'assez nombreuses découvertes
intéressantes pour la science entomologique.
Peudadimonia variolosa Hope, Gray., Zool. Misc., 1831, p. 30.
— Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXXV, 1891 ; C.-R., p. xzvr.
Un certain nombre d’individus ont été pris à Kurseong (P. Car-
don et P. Braet).
Haplosonyx rufipennis Duviv., n. sp.
Oblong, noir avec l'abdomen et le milieu du métasternum fauves ;
élytres rouges, finement ponctués, marqués en outre de gros
points très espacès, disposés assez réqulièrement en dix séries.
Long. 10 1/2 mill.; larg. 5 1/2 mill. — Pedong (Indes Orien-
tales) R. P. Desgodins. — Coll. R. Oberthür.
Oblong, subparallèle. Tête noire, éparsément pointillée, munie
sur le haut d’une large fossette; épistome transversal, court;
labre émarginé à son bord antérieur; palpes maxillaires noirs, à
avant-dernier article renflé, le dernier en cône obtus et marqué
au sommet, d’une petite fossette; antennes noires, atteignant Ja
moitié de la longueur du corps : art. 3 deux fois aussi large que 2,
4 aussi long que 2-3 réunis, les suivants plus courts et subégaux
entre eux. Prothorax noir, un peu plus de deux fois aussi large
que long en son milieu, nettement rebordé sur les côtés, ceux-ci
sinués au tiers basilaire, puis dilatés arrondis, enfin rétrécis en
avant; les quatre angles légèrement saillants, portant un gros
point pilifère; surface fortement impressionnée de chaque côté,
superficiellement pointillée et marquée d’assez gros points épars
près de la base et dans les impressions latérales; écusson grand,
triangulaire, à sommet subarrondi, lisse, noir, assez brillant.
Elytres très brillants, subparallèles, très convexes, sillonnés
en dedans des épaules, marqués d’une impression transversale
arquée, en arrière de l’écusson, à peine élargis en arrière, régu-
lièrement arrondis au sommet, largement rebordés sur les côtés,
ils sont d’un brun rougeàtre à reflets pourprés, finement pointillés
et marqués en outre de très gros points irrégulièrement espacés
440
et disposés en dix séries régulières : ces séries s’effacent vers le
tiers postérieur, sauf les 1° et 2° ainsi que la dernière; épipleures
larges, rouges. Dessous et pattes noirs; milieu du métasternum
et abdomen fauves.
Je n’ai vu qu’un exemplaire de cette espece aisément reconnais-
sable à son système de coloration et à la grosse ponctuation des
élytres.
Haplosonyzæ chalybeus Hope, Gray. Zool. Misc., 1831, p. 28.
— elongatus Baly, Trans. Ent. Soc., Lond., 3e sér., I, 1863,
p. 624.
De nombreux exemplaires de cette espèce ont été pris à Kur-
seong, où elle est très abondante.
Haplosonyæ scutellatus Baly, Cist. Entom., I, p. 452.
Je crois pouvoir rapporter à cette espèce quelques exemplaires
provenant de Kurseong, mais je ne pourrai affirmer ma détermi-
nation qu'après que j'aurai pu faire comparer un exemplaire au
type de Baly, maintenant dans les collections du British Museum
à Londres.
Merista Cardoni Duviv., n. sp.
Oblong, élargi en arrière, convexe, brillant, d’un vert métallique
noirâtre ; élytres rouges, densément et peu régulièrement ponc-
tués, à intervalles pointillés; antennes (sauf la base) et palpes
noirs; prothoraz multi-impressionné.
Long. 18 à 15 mill.; larg. ép. 6 1/2 à 7 1/2 mill. — Kurseong
(P. Braet). — Konbir (P. Cardon). — Darjeeling (A. Desgodins).
Coll. R. Oberthür.
Tête d’un vert métallique, lisse, avec le labre noirâtre et les
mandibules d’un brun de poix; palpes maxillaires noirs, à reflets
verdätres avec l’extrémité du dernier article d’un brun clair:
front subcarèné entre les antennes; yeux subovalaires; antennes
atteignant les deux tiers de la longueur du corps, noires avec les
trois premiers articles métalliques : art. 2 très court, 3 du double
plus long, 4 égal au deux précédents réunis, les suivants décroissant
quelque peu, 4-11 garnis d'une pubescence argentée très courte et
assez serrée. Prothorax 1 2/5 fois aussi large que long, coupé droit
au bord antérieur, avec les angles antérieurs aigus et longuement
dirigés en avant, un peu plus étroit en avant qu’en arrière, à base
arrondie légèrement; surface portant un fin pointillé peu serré et
marquée de diverses impressions : une transversale, ondulée, près
du bord antérieur, une autre fovéiforme au dessus de l’écusson,
une de chaque côté, à hauteur du milieu et une dernière impres-
sion oblique, prolongée vers la marge et disposée devant chaque
angle postérieur ; il est entièrement d’un vert métallique foncé à
reflets dorés. Écusson triangulaire, largement arrondi au sommet,
441
d’un vert doré, convexe. Élytres oblongs, dilatés en arrière, ne
portant qu'une impression à peine sensible en arrière de la région
scutellaire, assez nettement impressionnés de chaque côté en
dessous de l’épaule, bien convexes, montrant une ponctuation
peu régulière : ce sont des séries plus ou moins geminées de
points si peu irrégulièrement disposés que la ponctuation paraît
absolument confuse, les intervalles portent un fin pointillé; les
élytres sont d’un beau rouge. Épipleures peu larges, à peine
dilatées sous l’épaule, étroitement prolongées. Dessous d’un vert
métallique noirâtre, brillant, à peine ponctué; pattes à peine
pubescentes ; partie extrême de l'abdomen rougeñtre; crochets
bifides.
Cette espèce peut être, à première vue, confondue avec les
Leptarthra Dohrni Baly, abdominalis Baly, et intermedia Jac.,
mais elle s’en distingue tout d’abord par ses crochets bifides, qui
la classent dans les vrais Jerista, les Leptarthraayantles crochets
appendicules.
La Zeptarthra Dohrni Baly (rufipennis Har.), est à peu pres de
même taille, la tête et Le corselet sont généralement plus bleuâtres,
les élytres sont beaucoup plus nettement impressionnés en arrière
de la région scutellaire, la ponctuation de ceux-ci est beaucoup
plus fine, plus régulière, subgéminée, avec les intervalles lisses;
les angles antérieurs du prothorax sont moins aigus, les impres-
sions de celui-ci sont à peu près les mêmes que chez 7. Curdoni,
il lui manque toutefois la longue impression oblique, devant
chaque angle postérieur; l’écusson est plus allongé. —- De l’Inde.
La Zeptarthra abdominalis Baly est plus petite que ma nou-
velle espèce, les impressions du prothorax sont moins accusées,
les angles antérieurs plus arrondis, l'impression en arrière de
l’écusson faible également; les élytres sont profondément, irré-
gulièrement et densément ponctués, l’épipleure est notablement
plus large et l’abdomen est rouge ; la couleur de la tête, du
corselet, de la poitrine et des pattes est plutôt bleuâtre et même
à reflets violacés. — De l’Inde.
La Zeptarthra intermedia Jac., que je ne connais pas en
nature, a les élytres finement et entièrement ponctués, présentant
une profonde impression transversale sous la région scutellaire ;
de plus l’abdomen est d’un fauve pale. — De la Chine.
Merista sex-maculata Redtb., Hügel Kashm., IV, 1848, p. 555,
ph'e7in5:
Cette espèce est moins fréquente que la suivante; elle a été
capturée jusqu’à présent exclusivement à Kurseong. A l’état frais,
les parties qui à l’état sec sont d’un flave jaunätre, sont d’un beau
rouge orangé qui disparaît dès que l’insecte devient sec.
442
Merisia trifasciata Hope, Gray. Zool. Mise., 1881, p. 28 —
variabilis Har., Stett. ent. Zeit., 1880, XLI, p. 142.
De nombreux exemplaires de cette espèce ont été pris à Kur-
seong (P. Braet), chez certains d’entre eux on n’apercoit plus que
quelques vestiges des taches élytrales.
Merista fallaz Har., Stett. ent. Zeit., XLI, 1880, p. 143.
Cette espèce est également très commune à Kurseong et tout
aussi commune que la précédente ; j'en ai vu un exemplaire de
Konbir ; l’espèce me paraît moins variable que f. trifasciata
Hope et je remarque que sur les élytres ce sont les petites taches
de la série transversale antérieure qui ont la plus grande tendance
à se réunir en un trait plus ou moins ondulé. Cette Merista
est décrite de Darjeeling.
Merista flaviventris Har., Stett. ent. Zeit., XLI, 1880, p. 148.
De cette espèce, également décrite de Darjeeling je n’ai vu
qu'un exemplaire pris à Konbir (P. Cardon), ainsi qu’un autre
provenant de Pedong (A. Desgodins) et faisant partie de la
collection de M. R. Oberthür.
Leptarthra abdominalis Baly, Journ. of Ent. I, 1861, p. 208.
Un certain nombre d'exemplaires de cette espèce ont été captu-
rés, les uns à Konbir (P. Cardon), les autres à Kurseong (P. Braet);
ils correspondent parfaitement à la description de l’auteur.
C’est par erreur que dans ma première notice sur le Chotah-
Nagpore, j'ai cité la Z. Dohrni Baly qui n’a pas encore été
capturé par les Missionnaires belges, j'avais pris pour la Z. Dokrni
la Merista Cardoni décrite plus haut; Z. Dokrni est done à
supprimer de ma première note. (Ann. Soc. Ent. Belg., XXXV,
1891 ; C.-R, p. xLvn).
Parastetha nigricornis Baly, Cist. entom., II, p. 461.
Je crois pouvoir rapporter à cette espèce deux exemplaires
recueillis à Kurseong (P. Braet); je possède également l’espèce
de Sikkim.
Var. nigricornis Duviv., n. var.
Je rapporte au P. nigricornis Baly, un exemplaire que je pos-
sède de Sikkim,-et qui a le corselet d’un beau noir; il ne diffère en
aucune autre façon des deux exemplaires pris à Kurseong.
Hylaspes? assamensis Baly, Cist. entom., II, p. 460.
Ce n’est qu'avec doute que je détermine comme 77. assamensis
Baly, les quelques exemplaires recueillis à Kurseong (P. Braet et
P. Cardoni, ainsi que deux autres individus que je possède de
Sikkim.
Iylaspes Dohrni Duviv., Stett. ent. Zeit., XL VI, 1885, p. 246.
Un exemplaire brisé, provenant de Kurseong.
445
HYLASPOÏIDES.
Labre transversal, sinué en arc et cilié à son bord antérieur;
épistome épaissi, triangulaire, droit en avant, front non carèné
entre les antennes; calus antennaires peu saillants, séparés du
vertex par un sillon transversal assez profond; yeux subglobu-
leux, saillants; palpes maxillaires robustes, l’avant-dernier article
épaissi, le dernier subeonique, de moitié plus court que le précé-
dent; antennes dépassant en longueur la moitié de celle du corps.
Prothorax transversal, subarrondi à la base, droit en avant,
presque droit sur les côtés, transversalement impressionné de
chaque côté. Écusson en triangle curviligne.
Élytres oblongs, subparallèles, finement rebordés, largement
arrondis au sommet, munis d'une impression en dessous et en
dedans des épaules, modérément convexes, portant des séries de
points enfoncés médiocres; sur chaque élytre (partant de la
suture) trois séries simples de points modérement rapprochés,
ensuite trois séries doubles de points écartés.
Prosternum étroit entre les hanches et subcanaliculé; mésos-
ternum vertical, court, lamelliforme, profondément échancré à
son bord antérieur pour recevoir la saillie métasternale qui le
cache complètement; métasternum nettement sillonné longitudi-
nalement, prolongé entre les hanches intermédiaires en une saillie
comprimée, obliquement relevée, obtuse au bout et dépassant le
niveau postérieur des hanches antérieures; cavités cotyloïdes anté-
rieures fermées.
Pattes assez robustes, fémurs fusiformes, tibias sybeylindri-
ques, les quatre postérieurs mucronés; premier article des tarses
aussi long que les deux suivants réunis, le 3 dilaté; crochets
nettement appendiculés à la base.
G — Antennes atteignant environ les 2/3 de la longueur du
corps; art. 1 épaissi, assez long, faiblement arqué, 2 tres court,
3 aussi long que 1, fortement triangulaire, 4-10 un peu plus longs
que 3, fortement dilatés en triangle avec l’angle antéro-interne
aigu, 11 étroit, allongé, subsinué de chaque côte au bout, terminé
en pointe. Dernier segment abdominal largement impressionné de
chaque côté avec une petite impression plus profonde, ovalaire,
au milieu.
Q Antennes de la moitié de la longueur du corps, à articles plus
courts que chez le G': art. 1 épaissi, arqué, 2 très-court, 3-6
subégaux, un peu plus courts que 1, faiblement élargis en triangle
à leur sommet, 7-10 plus fortement élargis en triangle, aussi
longs que larges à leur extrémité, le dernier subovalaire, terminé
en pointe. Dernier segment abdominal normal.
444
Ce genre me paraît absolument distinct de tous les genres du
groupe des Z7ylaspites Chap., par ses antennes en scie depuis le
troisième article et à article 2 seul court, par le mode de ponc-
tuation des élytres, la forme de la saillie sternale, etc.; il prend
place près du genre Zylaspes.
Hylaspoides magnifica Duviv. n. sp.
Oblong, faiblement dilaté en arrière; tête, corselet, poitrine et
J'émurs d'un beau vert métallique à reflets dorés où pourprés ;
abdomen rouge; écusson et élytres d'un bronzé cuivreux à reflets
pourprés ; antennes noires ainsi que les tibias et les tarses.
Long. 9 mill.; larg. 41/2 mill. — Sikkim (ma coll.)
Tête portant quelques points épars; labre noir, transversal,
échancré en arc et portant une série de points sétigères le long
de son bord antérieur ; épistome épaissi, triangulaire, lisse ; calus
antennaires séparés par un sillon longitudinal un peu élargi vers
la base et limités en arrière par un sillon transversal allant d’un
œil à l’autre; yeux gros, saillants, subovalaires, très convexes,
chacun aussi large que l’espace interoculaire; antennes noires,
finement pubescentes : les deux premiers articles lisses, à reflets
métalliques. Prothorax deux fois aussi large que long, un peu
rétréci en avant, avec les angles antérieurs saillants, épaissis, les
postérieurs presque droits; quelques petits points épars sur la
surface. Écusson lisse, convexe. Élytres ponctués comme il est dit
dans la description du genre, ayant en outre une série de gros
points le long de la marge et les intervalles très superficiellement
pointillés; l'extrémité des élytres est presque lisse. Dessous légè-
rement pubescent; fémurs portant quelques points, tibias densé-
ment et rugueusement ponctués, garnis d’une pubescence noirâtre
courte et épaisse.
Monolepta konbirensis Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXXV,
LSOTENC.ER: Jp. /xXLNIT.
Quelques exemplaires pris à Konbir, l’espèce a été retrouvée
à Mandar (P. Cardon).
Monolepta orientalis Jac., Ann. Mus. Civ. Gen., 2e sér., VII,
p.287:
Quelques exemplaires de cette espèce, ont été recueillis à
Mandar (P. Cardon); elle est décrite de Birmah.
Monolepta birmaensis Jac., Ann. Mus. Civ. Gen., 1892, p.?
Deux exemplaires ont été pris à Kurseong (P. Braet).
Monolepla signata Oliv., Ent. VI, p. 665, pl. 5, f. 89.
Un certain nombre d'exemplaires provenant de Konbir, Man-
dar et Kurseong.
Monolepta suturalis Mots., Étud, entom., 1858, p. 100.
Quelques exemplaires pris à Mandar (P. Cardon).
445
Monolepta bifasciata Fabr., Ent. Syst., I, 2, p. 27. — Jac.,
Notes Leyd. Mus., VI, 1884, p. 53.
Konbir et Mandar : quelques individus.
Ochralea nigripes Oliv., Ent. VI, p. 648, pl. 4, f. 58.
Quelques exemplaires à Tetara.
Dercetis (Antipha) indica Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXXV,
1891; C.-R., p. CL.
Deux exemplaires pris à Kurseong.
Platyxantha indica Duviv. n. sp.
Oblong, fauve clair, peu brillant avec le tiers postérieur de
chaque élytre d'un noir bleuûtre; extrémité des antennes rem-
brunie.
Long. 7 1/2 mill. ; larg. 3 mill. — Konbir-Nowatoli.
D'un fauve clair. Tête lisse, transversalement sillonnée entre
les yeux; calus antennaires contigus, presque plans; partie
antérieure du front relevée en arrière, déclive en avant,
labre transversal; extrémité des mandibules noirâtre; palpes
maxillaires à art. 2 allonge, épaissi au sommet, 3 fortement
renflé, 4 de moitié plus court, en cône subaigu; antennes filifor-
mes, assez robustes, à, extrémité enfumée: art. 1 claviforme,
aussi long que 2-3 réunis, 3 presque trois fois aussi long que 2.
Prothorax finement rugosule, aussi large à la base que long en
son milieu, présentant de chaque côté une impression subqua-
drangulaire; base faiblement arrondie, subsinuée en son milieu
avec ses angles légèrement obtus ; bords latéraux droits jusqu’au
premier tiers, puis régulièrement arrondis, enfin rétrécis en avant,
de telle sorte que la plus grande largeur paraît à la hauteur du
tiers antérieur, l’insecte étant vu de dessus; angles antérieurs
abaissés, bord antérieur droit; base et côtés étroitement rebordes.
Écusson petit, triangulaire, arrondi au sommet. Élytres subpa-
rallèles, arrondis au sommet, aplanis sur le disque, à peine
impressionnés en arrière de l’écusson, étroitement rebordés sur
les côtés, finement rugosules, faiblement mais assez densément
ponctués et présentant, en outre, quelques nervures longitudi-
nales; ils sont d’un fauve clair et ornés chacun d’une grande
tache, arrondie en avant, d’un noir bleuàtre, occupant le tiers
postérieur et détachée de la suture. Épipleures assez larges à la base
à partir du premier tiers, régulièrement rétrécies et étroitement
prolongées jusqu’à l’angle apical. Dessous assez brillant, à pubes-
cence rare; prosternum effacé entre les hanches, dilaté en triangle
en arrière, à cavités cotyloïdes fermées ; tibias inermes, ongles
bifides ; tarses parfois légèrement rembrunis.
446
Hispinæ.
Callispa arcana Duviv. n. sp.
Oblong, subparallèle, en dessous eten dessus, d'un fauve rougeätre,
très brillant, avec les fémurs en partie, les tibias et les larses
noirâtres ; épipleures fauves ; antennes noires ainsi que la carène
frontale et la partie antérieure de la têle; élytres réquhèrement
et profondément ponctués, ornés d'une tache commune arrondie,
médiane, d'une petite tache subovalaire oblique, de chaque côté
de l’écusson, d'une étroite bande longitudinale allant de l'épaule
jusqu'au milieu, où elle est un peu élargie et dans la partie
apicale, une tache commune, disposée en demi-cercle à convexité
postérieure et formée de trois taches adhérentes : une sur la
suture, arrondie, et de chaque côté de celle-ci, placée contre le
bord antérieur de la tache commune, une tache ronde plus large;
toutes ces taches noires.
Long. 4 1/2 mill. ; larg. 2 1/5 mill. — Konbir(P. Cardon). — Iex.
Tête rougeatre, lisse; front muni d’une petite carène assez
aigue, faisant saillie entre les tubercules antenniferes, noire comme
le devant de la tête; antennes dépassant en longueur la base du
prothorax, entièrement noires : art. 1 très court, 3 à peine plus
long que 2, les suivants courts, intimement liés l’un à l’autre, le
dernier un peu allongé. Prothorax rougeñtre, un peu plus d’une
fois et demie aussi large que long, convexe sur le disque, subdé-
primé sur les côtés; bord antérieur faiblement échancré avec les
angles antérieurs un peu saillants et aigus, côtés arrondis en
avant, droits en arrière, ondulés, base nettement sinuée de chaque
côté, surface marquée d’un pli longitudinal irrégulier de chaque
côté du disque, formant fossette près des angles postérieurs et
portant une impression au devant de l’écusson, sur le disque
2 lignes longitudinales formées de 3 ou 4 gros points, quelques
gros points sur les côtés. Écusson petit, fauve. Élytres plus larges
que le corselet à la base, faiblement déprimés transversalement
un peu avant le milieu ; ils sont marqués de dix séries de gros
points enfoncés [les séries 6 à 7 interompues dans la première
moitié), les points plus faibles au sommet, ceux de la série
submarginale les plus gros, formant sillon et ornés comme il est
dit dans la diagnose. Dessous d’un fauve rougetre avec les fémurs
en partie, les tibias et les tarses noirätres.
Botryonopa Sleppardi Baly., Cat. Hisp., p. 92.
Un exemplaire recueilli à Kurseong (P. Braet).
E'sligmena chinensis Hope, Col. Man., IT, p. 175, pl. 2, f. L.
— Baly., Cat. Hisp., p. 100, pl. 7, f. 7.
Deux exemplaires pris à Konbir (P. Cardon).
447
Hispa ænescens Baly., Journ. Asiat. Soc. Bengal., vol. LV,
fasc. 11, 1886, p. 412.
Un individu provenant de Kurseong (P. Cardon).
Hispa dilaticornis Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXXV,1891,
CR, pe XLVIr.
Un exemplaire pris à Konbir (P. Cardon).
Hispa brevispinosa Chap., Ann. Soc. Ent. Belg., XX, 1877, p.56.
Hispa elegantula Duviv. n. sp.
Oblong, très faiblement dilaté en arrière, d'un testacé jaunâtre ;
antennes et têle fauves, vertez maculé de brun; prothorax trans-
versal avec deux taches noirâtres sur le disque, ponciué, légère-
ment pubescent, portant de chaque côté, en avant, deux épines, et
sur chaque bord latéral deux autres épines; élytres d'un fauve légè-
rement brunâtre, poncluës-striés, armés d'assez lonques épines
jaunes sur les côtés et à la base, fauves sur le disque.
Long. 3 1/2 mill. ; larg. ép. 2 mill. — Kurseong (P. Braet).
Tres faiblement dilaté en arrière, PE) Front oblique,
un peu inégal; labre très étroit, d’un brun rougeâtre comme les
mandibules ; vertex finement sillonné en arrière des antennes,
lisse, rougeatre, marqué de deux petites taches brunes ; antennes
dépassant la moitié de la longueur du corps, robustes, fauves,
garnies d’une légère pubescence dorée : art. 1 grand, très faible-
ment arqué, épaissi, 2 court, 3 deux fois aussi long que 2,
4 à peine plus court que 3, les suivants subégaux entre eux,
le dernier acuminé. Prothorax transversal, nettement rétréci
en avant, déprimé, légèrement impressionné de chaque côté,
subrugueux avec un espace lisse au milieu, fauve avec deux
taches noirâtres, légèrement pubescent; il est muni de chaque
côté, au bord antérieur, de deux épines médiocres, partant
du même pied, l’antérieure oblique, dirigée en avant, la posté-
rieure plus robuste et plus longue, verticale; sur chaque côté
se trouve antérieurement une petite dilatation portant trois
épines : les deux premières obliques, subégales entre elles, tenant
à la base (un peu plus longues que celles du bord antérieur), la
postérieure de moitié plus courte, un peu écartée des deux pre-
mières. Écusson assez grand, mat orné d’une tache noire de
chaque côté de la base. Élytres notablement plus larges à la base
que le prothorax, très faiblement sinués sous les épaules, très légè-
rement dilatés en arrière où ils sont tronqués avec les angles laté-
raux arrondis, ils sont déprimés, profondément ponctués-striés,
très légèrement impressionnés longitudinalement à la hauteur du
milieu, d’un fauve légèrement brunâtre, armés de nombreuses
épines médiocres : autour de l’écusson, de chaque côté, quatre
épines courtes, à pointe brunâtre; le long de la base, de très
448
courtes épines claires; quatre plus longues, sur les épaules, les
deux postérieures dépassant les autres, d’un brun de poix; le long
de chaque marge, une série d’épines plus longues, claires, sauf la
dernière, qui est noire; troncature inerme; sur le disque : une
série de quatre épines sur le 2° intervalle, entre cette série et la
marge, un autre, irrégulière de 4 à 5 épines; en arrière, non
loin du sommet, quelques épines disposées transversalement, les
plus robustes et les plus colorées; toutes les épines discoïdales
sont noires ou d’un brun de poix foncé. Dessous et pattes testacés
avec les côtés du métasternum brunâtres; pattes inermes.
Cassidinæ.
Calopepla Leayana Latr., Gen. Crust. et Ins., III, p. 50, pl. II,
PT Bohe, Mon. MIND 01 ONE RE IC
Deux exemplaires ont été recueillis à Kurseong ; l’espèce est
connue de l’Inde et d’Assam.
E'pisticta viridimaculata Boh., Mon., I, p. 15.
Du Népal. — Deux exemplaires de cette espèce ont été pris à
Kurseong (P. Braet).
Aspidomorpha Sanctæ-Crucis Fabr., Ent. Syst., IV, Append.,
p. 441. — Boh., Mon., I, p. 287, pl. 6, f. B.
Cette espèce est excessivement répandue dans toute l’Inde : elle
a été recueillie à Konbir, et à Kurseong.
Aspidomorpha dorsata Fabr., Mant., I, p. 64. — Boh., Mon.,
II, p. 296.
Un seul exemplaire a été pris à Kurseong.
Aspidomorpha clathrata Fabr., Ent. Syst., Suppl., p. 83. —
Boh., Mon., II, p. 330.
Cette espèce appartient absolument à la faune de l’Inde : deux
individus ont été recueillis à Barway (P. Cardon).
Aspidomorpha nigroviltata Boh., Mon., Il, p. 341.
Un seul exemplaire pris à Konbir (P. Cardon).
Cassida cruenta Fabr., Syst. El., I, p. 389. — Boh., Mon., II,
p. 416.
Quelques exemplaires recueillis à Konbir (P. Cardon).
Cassida dorsata Duviv., Ann. Soc. Ent. Belg., XXXV, 1891 ;
C.-R., p. L.
Deux individus provenant de Konbir.
Cassida (Odontionycha) indicola Duviv., n. sp.
Convexe, subovalaire, d'un testacé, verdâtre; extrémité des
antennes enfumée; prothorax subogival, densément ponctué,
ruqueuz; élytres obliquement déclives sur les côtés, profondé-
ment ponctués, striés, à intervalles faiblement convexes.
Long. 4 1/2 mill.; larg. ép. 3 mill. — Barway (P. Cardon).
449
Front à peine convexe, finement rugosule, portant quelques
points tres fins pres de la base des antennes ; labre et mandibules
rembrunis; antennes ne dépassant pas la base du prothorax, flaves
avec les derniers articles légèrement enfumés : art. 1 renfle,
2 court, subovalaire, 3 plus court que 2, plus grêle, 4-6 sub-
égaux à 2, 7 un peu dilaté, 8-11 nettement épaissis, 8-10 aussi
larges que longs, le dernier presque double du précédent, terminé
en pointe; yeux tres allonges. Prothorax subogival, déclive sur
les côtés, à peine deux fois aussi large que long en son milieu;
à base nettement sinuée de chaque côté du lobe médian, qui est
tronqué droit, arrondi près des angles qui sont obtus; côtés légè-
rement dilatés à la base, puis rétrécis en avant, subsinués un peu
au-dessus du milieu, assez largement arrondis en avant; de chaque
côté, unsillon médiocre se prolonge parallèlement à la marge, s’en
rapproche en avant où il s’interrompt; surface finement rugosole,
obsolètement ponctuée-ragueuse avec les points plus prononcés le
long de la base et sur les côtés. Écusson en triangle largement
arrondi au sommet, rugosule. Élytres un peu plus larges que le
prothorax à la base, à angles huméraux un peu avancés, sub-
arrondis; côtés non dilatés, obliquement abaissés, régulièrement
rétrécis en arrière, où ils sont arrondis; surface régulièrement
convexe, faiblement impressionnée latéralement parallèlement à
la marge, profondément et régulièrement ponctuée avec les inter-
valles tres faiblement convexes, chaque point donnant naissance
à un poil très court, transparent, à peine perceptible; une ligne
de gros points dans l’impression latérale et une légère impression
de chaque côté de l’écusson; une tache triangulaire, d’un brun
très clair, tenant à la base et couvrant les impressions juxta-
scutellaires. Dessous d’un testace jaunâtre, finement rugosule et
très légèrement pubescent; ongles des tarses bruns, munis à leur
base d’une dent transparente assez grande.
Le sous-genre Odontonycha, créé par. Weise (Wien. Ent. Zeit.,
X, 1891, p. 204,) se distingue des autres Cassida, par la lamelle
ou ia dent dont se trouvent armés les crochets tarsiens.
Coptocycla bistrimaculata Boh., Mon., II, p. 112.
Deux individus pris à Konbir.
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ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUEF, Ts XXXVI.
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TOME TRENTE-SIXIÈME
IX
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0 © BRUXELLES
: AU SIÈGE DE LA SOCIÉÊTE
20, RUE DU MUSÉE, 20
1892
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE.
IX
Compte-rendu de l'assemblée mensuelle du
8 septembre 1892.
PRESIDENCE DE M. TOSQUINET, vice-président.
Présents : MM. Éd. Coucke, L. Coucke, Fologne, D' Jacobs,
Kerremans et Duvivier, ff. de secrétaire.
M. Aug. Forel de Zürich, assiste à la séance.
MM. Giron, Lameere, de Sélys-Longchamps, Séverin et Van
Nérom font excuser leur absence.
Le procès-verbal de la séance du 6 août est adopte.
Décision du Conseil : Le Conseil a accepté la démission de
M. H. Albarda, qui a résolu d'abandonner l’entomologie, pour des
raisons de santé.
Correspondance : M. le Prof. D' C. Berg communique à la
Société qu’il est devenu le successeur de M. le Prof. Burmeister,
ancien Directeur du Musée national à Buenos-Aires.
M. Roeloffs remercie la Société pour sa participation à la mani-
festation organisée en son honneur, à l’occasion du septantième
anniversaire de sa naissance.
Travaux présentés : L'assemblée décide l'insertion au présent
fascicule des Annales, des travaux dont il est donné lecture.
Communications : M. Hippert signale quelques captures inté-
ressantes de Lépidoptères faites récemment. Ce sont :
Satyrus Briseis L. —5 G' et 4 © capturés à Han, les 17, 18 et
19 août, au-dessus de la grotte, ainsi qu’une © prise à Anffe. Cette
espèce, qui a été observée pour la première fois en Belgique, en
1860, à Arlon, par J. Colbeau, n’avait plus été rencontrée dans
le pays depuis.
Cymatophora fluctuosa H. — Une © capturée à Vierves le
26 juillet et un G' dans le Hertogenwald le 8 août.
Acronycta euphorbiæ Sv. — var. : montivaga Gr. — Cette
espèce a été rencontrée à Asch (Campine) le 3 août.
Acronycta menyanthidis Sx. — Pris à Asch et à Genck, le 3 août.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXXVI. 55
452
Hydrilla nictitans Bkh. — Pris à Genck, le 3 août.
Heliophobus graminis L. — Capturé à Genck, le 3 août.
Heliothis dipsaceus L. — Pris à Genck, le 3 août.
E'mydia eribrum L. — Pris à Niel, le 3 août.
La séance est levée à 9 heures.
QUELQUES FOURMIS DE LA FAUNE MÉDITERRANÉENNE
par Auguste KForel,
Professeur à Zürich.
M. le D' M. Medina à Séville m’a envoyé un certain nombre
defourmis très intéressantes de l’Andalousie et des Canaries et mon
ami et collègue M. le D" Ris m’a rapporté deux curieuses formes
de ces dernières îles. Voici la description de ce qui est nouveau
pour la faune méditerranéenne.
Aphænogaster (Messor) barbara L.
r.: sordida n. st.
® L. 6 mill. (5 media?). — Aspect d’un 47. structor, © media.
Les mandibules ont de 11 à 12 dents, dont les trois antérieures
fortes et les 8 ou 9 postérieures petites, mais très pointues et de
longueur irrégulière (ce fait n'exclut pas l’existence d'individus
à mandibules usées, comme chez tous les Æessor). Du reste, les
mandibules sont exactement comme chez la forme ordinaire.
Épistome nullement échancré au milieu, convexe devant, gros-
sièrement strié et fortement crénelé à son bord antérieur, qui
présente au milieu six dents ou forts crénaux, dont chacun est
creusé d’une gouttière sur sa face antérieure. Au surplus l’insecte
est lisse et luisant, la tête très faiblement, très finement et
vaguement striée avec des impressions effacées sur le vertex. Le
pronotum et le mésonotum sont très gibbeux, lisses et luisants.
Le métanotum est strié en travers. Du reste identique au
M. barbarus ordinaire, mais d’une couleur brun sale, assez claire,
identique à celle du 47. structor dont il se distingue aussitôt
par son éclat, sa sculpture et sa pilosité bien plus faible.
Cette forme ressemble un peu au 47. rufo-testaceus, mais s’en
distingue par ses antennes et ses pattes bien moins grêles, ainsi
que par sa couleur bien plus terne et plus foncée. Sa couleur, son
épistome crénelé et ses dents le distinguent du 27. barbarus 1. sp.
Pornelo, Andalousie (M. Medina). J'ai récolté moi-même à
Burgas, sur la Mer Noire, une variété un peu moins accentuée de
cette race.
ET
453
Aphænogaster striola Roger.
var. : JGevior n. var.
©. L. 4 mill. — Au premier abord on croit voir une À. subter-
ranea, tant par la couleur que par la sculpture. Cependant, dès
qu’on examine attentivement, on reconnaît à la forme des
antennes, à la tête étroite et allongée, à la forme du métanotum,
qu’il s’agit d’une À. striola de sculpture et de couleur tout à fait
aberrantes. Sa couleur est d’un brun roussâtre sale, avec les
antennes, les pattes et les mandibules d’un jaune testacé. Le
thorax est lisse et luisant ainsi que le pédicule; seuls le méta-
notum et les côtés du mésonotum sont rugueux. La moitié
postérieure de la tête est luisante et faiblement réticulée.
Pornelo, Andalousie (D' Medina).
Aphænogaster hispanica André.
©. L. 3,7 à 4 mill. — Caractères de la Q, mais la dent terminale
des mandibules est beaucoup plus courte, de forme ordinaire, et
les yeux sont allonges, terminés en bas par un prolongement
pointu presque aussi accentué que chez l'A. Blanci; mais les
yeux sont plus éloignés de l’articulation des mandibules que chez
l’A. Blanci. C'est surtout l’épistome qui distingue ces deux espèces
très parentes. Chez l’A. Planci, il est extrêmement court, de sorte
que les arêtes frontales atteignent à peu près le bord antérieur
de la tête et sont en outre fort rapprochées, ne laissant entre
elles qu’une portion médiane étroite de l’épistome et une aire
frontale très étroite. Chez l’A. Lispanica, les arêtes frontales,
l'aire frontale et l’épistome sont disposés comme chez les autres
espèces. Le thorax est robuste ; le pronotum et le mésonotum ne
forment qu’une convexité unie (le mésonotum n’est proéminent
nulle part). Le métanotum ne forme pas d'escalier, il est comme chez
les À. striola et splendida. La face basale est plus longue que la
face déclive ; les épines sont écartées, pointues, plus courtes que
la distance de leurs bases. Le métanotum est transversalement
strié ; comme chez la ©, les stries, arrivées sur les côtés, se diri-
gent longitudinalement en avant, ce qui rend les côtés du thorax
longitudinalement striés. Le reste du thorax est grossièrement et
irrégulièrement rugueux ainsi que le pédicule; tout le reste est
semblable à ce qui existe chez la Q.
Pornelo, Andalousie (M. le Dr Medina).
L'ouvrière de l’A. kispanica était encore inconnue, et celle que
je viens de décrire a été récoltée sans Q ni G' correspondants. Ce
n’est donc pas sans une légère hésitation que je la rapporte à
454
l'espèce d'André. M. André a eu l’obligeance de me communiquer
un des types de la Q. J’ai pu constater que les yeux de la Q, sans
être aussi allongés, ni surtout aussi pointus en bas que ceux de
la ©, ont cependant une forme allongée et une position antéro-
latérale bien marquées, que M. André n’avait pas signalées dans sa
description, quoiqu'il eut reconnu les affinités de cette espèce avec
l'A. Blanci. La différence de la dent antérieure des mandibules
demeure fort singulière. Peut-être cette dent a-t-elle été rapée
par l'usure chez les Ü. Tous les détails de forme, de sculpture, de
pilosité, de couleur concordent du reste si pleinement que je suis
obligé de rapporter cette © à l'A. kispanica jusqu’à preuve du
contraire. Du reste, M. le D' Medina a aussi récolté le G' de
l'A. hispanica en Andalousie, dans une autre localité.
Monomorium Medinæ n. sp.
5. L. 2,3 mill. — Très parent du JW. Sulomonis L., dont il se
distingue par les caractères suivants. Le métanotum est très bas ;
sa face basale ne forme pas un angle avec le dos du mésonotum,
comme chez le A. Salomonis, mais se trouve dans le même plan
horizontal qu’elle. L’échancrure entre le mésonotum etle métanotum
est néanmoins fort distincte. La face déclive du métanotum est
très courte, très oblique, et passe par une courbe si insensible à la
face basale, qu’on peut à peine distinguer les deux faces. Le corps
est entièrement lisse et luisant, sauf les côtés du mésothorax et du
métathorax ainsi que la face déclive du métanotum qui sont
réticulés, ponctués et subopaques ou mats. D’un brun châtain très
foncé avec le thorax et le pédicule, surtout près des sutures et des
articulations, d’un brun plus rougeâtre. Pattes, antennes et
mandibules d’un brun rougeàtre ou jaunâtre, plus clair aux articu-
lations, plus foncé au milieu des membres. Les mandibules, très
étroites, ont quatre petites dents. La tête est plus courte et plus
large que chez le J. Sulomonis. La face basale du métanotum est
longue et étroite, plus longue que le mésonotum, au moins aussi
longue que le pronotum.
Cette espèce ressemble beaucoup aussi au 7. gracillimum Sm.
Mais chez le I. gracillimum, la face basale du métanotum est
tout autre, nettement délimitée devant et derrière, bien plus
courte, presque rectangulaire, striée transversalement. Les angles
antérieurs du pronotum sont aussi plus arrondis, moins épaulés
chez le Hedinæ dont le corps entier est plus étroit et plus allongé.
Puis le JW. gracillimum a une pilosité dressée et une pubescence
très distinctes sur la partie dorsale de la tête, du thorax et de
l’abdomen, tandis que ces parties sont pour ainsi dire complète-
ment glabres chez le Hedinæ (comme chez le Sulomonis); à peine
455
y voit-on un ou deux petits poils en cherchant attentivement.
Les pattes n’ont qu’une pubescence adjacente assez écartée. La
tête du A. Medinæ est très lisse et très luisante, seulement sur
le devant des joues on observe quelques stries très courtes; chez
le A]. gracillimum, le devant de la tête est plus strié. Les
yeux sont petits, ce qui le distingue du barbatulum. Enfin notre
espèce n’a aucun rapport avec les 7. minutum, carbonarium
et clavicorne, dont les antennes, le métanotum et les nœuds du
pédicule sont tout autrement conformés. Les antennes et les
nœuds du pédicule du X. Medinæ sont conformés comme chez
le M. Salomonis, mais le 1er article du funicule est sensiblement
plus long, presque aussi long que les 4 suivants réunis. Chez
le M. gracillimum les articles 2 à 8 du funicule sont plus étroits,
plus distincts les uns des autres (plus arrondis) et plus nettement
séparés de la massue. Chez le A. Medinæ, le dernier article de
la massue est à peine plus long que les deux précédents réunis.
Les différentes espèces du genre Monomoriwm ne sont pas très
faciles à distinguer, et les deux voisins de notre espèce sont sujets
à varier beaucoup. Un examen attentif montre que le #. Medinæ
se rattache en réalité au Salomonis et non pas au gracillimum,
malgré son aspect lisse et luisant. Jusqu'à nouvel ordre je crois
cependant ses caractères assez marqués pour le distinguer spécifi-
quement du Salomonis.
Laguna, Canaries (M. le D' Medina).
Tetramorium cæspitum L.
R. T. depressum n st.
5. L. 2,8 à 3,5 mill. — Tout le dessus du corps (de la tête, du
thorax et de l’abdomen, mais surtout du thorax) légèrement, mais
distinctement déprimé (un peu aplani). Sans être très accentué, ce
caractère donne au 7°. depressum un aspect différent des autres
races du 7’. cæspitum. Les épaules du pronotom paraissent aussi
plus distinctes et plus larges. Sillon frontal court, atteignant à
peine le milieu de la longueur de la tête. Arêtes frontales fort
courtes, n’atteignant pas l'extrémité postérieure du sillon frontal.
Épistome sans trace de carène médiane. Suture pro-mésonotale
oblitérée ; suture méso-métanotale assez distincte. Le métanotum
n’a que deux très petites dents triangulaires; sa face déclive est à
peine longue comme la moitié de la face basale. Les nœuds du
pédicule sont larges et courts, tous deux à peu près deux fois aussi
larges que longs. Le premier nœud est plus brièvement pétiolé que
chez les autres races du 7, cæspitum. Le 2° nœud est tronqué
antérieurement.
456
Tête luisante, lisse en arrière et au milieu, assez finement et
légèrement striée devant et sur les côtés. Épistome lisse en arrière.
Sur le front et le vertex deux ou trois rangées longitudinales de
points enfoncés, espacés. Face basale du métanotum ridée en long,
face déclive ridée en travers; côtés du thorax ridés en long et
réticulés. Le reste du thorax, le pédicule et l’abdomen lisses et
luisants.
Pilosité dressée très éparse, beaucoup plus rare que chez les
autres races du 7. cæspitum. Les tibias et les scapes n’ont qu’une
pubescence adjacente.
D'un brun çà et là un peu jaunâtre. Antennes, tibias et tarses
testacés. Mandibules rougeàtres ainsi que le devant de la tête.
Le reste comme chez le 7. cæspitum.
Las Palmas, Canaries (Dr Ris). — Cette forme est très parti-
culière et cependant nombre d'indices me font admettre qu’elle
n’est qu’une aberration extrême du 7°. cæspitum. Le Dr Ris a
rapporté du même lieu une variété plus petite de cette race qui
est moins aberrante et se rapproche plus des formes semilæve,
punicum, etc.
Leptothorax Risii n. sp.
©. L. 8 à3,7 mill. — Très étroit et allongé. Tête rectangulaire,
beaucoup plus longue que large, plus longue que chez le Xotten-
bergi, aussi large devant que derrière. Les scapes atteignent le
bord postérieur de la tête ou peu s’en faut. Les yeux sont un peu
plus rapprochés du bord antérieur de la tête que du bord posté-
rieur. Thorax allongé, suture mésométanotale reconnaissable à une
impression transversale moins marquée que chez le Z. Rottenbergt.
La face basale du métanotum est plus large devant et au milieu,
qu’à la hauteur des épines. Ces dernières sont rapprochées l’une
de l’autre, étroites, droites, un peu obtuses à leur extrémité,
longues comme l’intervalle de leurs bases, dirigées en haut, en
dehors et un peu en arrière. La face déclive n’est pas plus longue
que la moitié de la face basale. Premier article du pédicule très
longuement pétiolé et surmonté en arrière d’un nœud très bas, très
petit, arrondi dans tous les sens, de moitié plus bas, plus court
et plus étroit que chez le Z. Rottenbergi, beaucoup plus court que
le pétiole antérieur; une petite dent pointue sous l’extrémité anté-
rieure de ce dernier. Le 2"° article du pédicule est également très
petit, à peine plus large que le nœud du premier, arrondi, aussi
long que large. Cuisses très fortement renflées au milieu, plus
fortement que chez le Rottenbergi.
Abdomen, aire frontale et extrémité postérieure de l’épistome
457
lisses et luisants. Mandibules et épistome striés et ridés, tout le
reste du corps finement réticulé-ponctué et mat, y compris la face
déclive du métanotum. En outre la tête, le thorax et le premier
nœud du pédicule sont fortement réticulés. Sur la tête et sur une
partie du thorax les réticulations s’accentuent en rides longitudi-
nales. Tant les réticulations que les rides sont beaucoup moins
grossières et moins élevées que chez le Z. Rottenbergi.
Pilosité comme chez le L. Rottenbergi.
D’un rouge terne un peu brunâtre; tête (sauf les mandibules),
abdomen, une tache dorsale sur chaque nœud du pédicule, hanches
et milieu des cuisses d’un brun foncé, presque noir. Massue des
antennes, extrémité des scapes, Ler article des funicules, milieu des
tibias plus ou moins brunâtres (la massue des antennes assez foncée).
Au premier abord, cette espèce ressemble beaucoup à la variété
semiruber du Rottenbergi. Cependant elle est non seulement bien
plus grêle, plus étroite et d’un rouge plus terne, mais complète-
ment différente par sa sculpture et par la forme de son pédicule.
La description du Z. gracilicornis Emery ne permet pas de voir
quel degré de parenté existe entre les deux espèces. La massue
des antennes est bien un peu plus grêle que chez le Æottenbergi,
mais la différence n’est pas grande. La figure que donne Emery
de l’antenne du Z. gracilicornis ne me paraît pas différer très
notablement non plus des Z. Rottenbergi, nigrila etc. Cependant
le Z. Risi diffère à divers égards de la description du gracili-
cornis, tout au moins par sa couleur, la sculpture du thorax, le
ler article plus court du funicule et le 2m nœud plus étroit du
pédicule. La forme du 1: article du pédicule est très particulière.
Las Palmas, Canaries (Dr Fr. Ris).
458
LE MÂLE DES CARDICONDYLA
ET LA REPRODUCTION CONSANGUINE PERPÉTUÉE,
par Auguste Forel,
Professeur à Zürich.
(Communication orale faite à la séance.)
Le polymorphisme de la femelle chez les fourmis est un fait
connu de longue date. Non seulement la caste des ouvrières pro-
vient du sexe femelle, mais cette caste elle-même s’est diffé-
renciée petit à petit dans beaucoup de genres, d’abord en © #ajor
(à grosse tête) et en © winor (à forme grêle avec une petite tête),
rattachées encore par des © media (intermédiaires) ; puis ensuite
en ouvrières et soldats (2) distincts. Les soldats, descendant de
la O major, sont parfois de vrais guerriers, plus forts que les ®,
des Achilles dont l’armure est représentée par d’énormes man-
dibules coriaces, mais le plus souvent, ce sont des broyeurs de
graines (Pheidole), des bouchons vivants pour l'entrée du nid
(Colobopsis), etc.
On a découvert en outre, plus tard, chez certaines espèces, un
singulier dimorphisme du sexe mâle. Le «' des fourmis, en général
ailé, avec une petite tête, de gros yeux et un large thorax, peut
devenir semblable à l’ouvrière (ergatoide), aptère, à thorax étroit.
Le premier mâle de fourmi un peu ergatoïde, celui de l’Anergates
atratulus, fut découvert par Schenk, il y a environ 40 ans. Dans
le genre Anergates Forel, genre parasite ('), l’ouvrière a disparu,
étant devenue inutile. Le G‘est lourd, épais, lent, ressemble à un
poux ; sa couleur est pale ; son thorax a encore la forme de celui
des sexes ailés, mais n’a plus que des rudiments d’articulations
alaires.
En 1874 (Fourmis de la Suisse), j’ai démontré que la Ponera
androgyna de Roger n’était pas une espèce à part, comme
Roger le croyait, mais une sorte de mâle aptère, dimorphe,
de la Ponera punctatissima Roger, qui possède, en outre,
un male ailé de forme ordinaire. J’ai eu le tort à cette
époque d'employer le terme d’hermaphrodite pour désigner ce
() Dans ses remarquables études sur les fourmilières mixtes (Die zusammenge-
setzten Nester und gemischten Colonien der Ameisen, 1891), E. WASMANN a subdi-
visé les différents rapports de symbiose entre deux espèces d’une façon très exacte
et très judicieuse. Pour abréger, j'emploie ici le terme de « parasite » dans un sens
très étendu qui n’est guère exact et je renvoie à WASMANN pour les détails.
J'entends par « parasite » simplement celle des deux espèces qui recherche l’autre.
459
mâle, tant sa forme, absolument semblable à celle d’une ouvrière
(sauf les organes génitaux mâles), me paraissait constituer un
passage de la forme G à la forme Q. Je n’entendais pas parler d’un
cas véritable d’hermaphrodisme, ce qui ressort assez du texte, mais
d’un être à organes sexuels G et à corps ©, dont la position
sociale dans la fourmilière où je l'avais pris, m'était d'autant
moins claire qu’un 3 ailé existe aussi chez cette espèce. Depuis
lors Paul Mayer a fait connaître le dimorphisme du G' chez
certains Cynipides des figuiers. Auparavant déjà Fritz Müller (Fr
Darwin) avait démontré le dimorphisme du G' de certains crusta-
cés. Le fait s’est donc éclairei depuis lors.
Plus tard, Adlerz à Stockholm a découvert le G' aptère, erga-
toïde aussi, du genre #ormicoxenus (Mayr), genre de fourmi
parasite, quoique moins parasite que l’Anergates et possédant une
ouvrière qui travaille. Le G du Formicoxenus a un thorax
d'ouvrière, il est assez pâle, entièrement aptère, mais il a des
ocelles et un article de plus aux antennes que les © et les Q®,
comme les ordinaires ailés des fourmis. Il est plus ergatoïde
que celui de l'Anergates, mais bien moins que celui de la Ponera
punclatissima qui n’a pas d'ocelles et a aux antennes le même
nombre d'articles que l’ouvrière (12).
Le fait sur lequel je veux attirer l’attention est, que Îles
Anergates et les Formicoxenus, malgré les recherches minutieuses
qui ont été faites sur leurs mœurs par Schenk, Von Hagens,
Adlerz, Wasmann et moi-même, n’ont pas d'autre G que le G
aptère ergatoïde, et que l’accouplement a toujours lieu dans la
fourmilière même, entre frères et sœurs. Une fois fécondées, les Q
s’envolent et vont évidemment fonder de nouvelles fourmifières
en s'imposant à leurs hôtes. (Z'eéramorium cæspitum et Formica
rufa).
Or Huber, Lubbock, Mac Cook et Blochmann ont démontré que
les © fécondes des fourmis savent à elles seules nourrir leurs
premières larves et fonder de nouvelles fourmilières. Lubbock a
de plus démontré l’extrême longévité et fécondite des Q fécondées
de fourmis. Elles peuvent encore vivre et pondre des œufs féconds
après 12 ans d’existence et sans avoir été fécondées à nouveau.
L'ancienne fable du renouvellement annuel des Q fécondes ou
mères de chaque fourmilière, fable éditée par les anciens, puis
rééditée par Huber et par moi-même sur des observations insufli-
santes et mal comprises, est donc réduite à néant. La population
de chaque fourmilière durant toute son existence est la progé-
niture seule et unique de la mère fondatrice ou des mères fon-
datrices, car plusieurs Q s'unissent souvent pour fonder une
fourmilière; s’il y a des exceptions, elles sont en tout cas fort
460
rares. Chez les fourmis ordinaires, les Q et les G' ailés quittent
la fourmilière natale au vol et s’accouplent en l’air avec leurs
congénères d’autres fourmilières, ce qui permet des croisements
multiples. Mais chez les genres qui n’ont qu’un & aptere, il
résulte des faits sus-mentionnés un accouplement consanguin per-
pétuel, car dans la même fourmilière il n’existe que des frères et
sœurs et ces frères et sœurs ne peuvent s’accoupler qu'entre eux.
Le fait paraît absolument clair pour le genre Anergates où l’on ne
trouve jamais qu'une seule Q féconde ou mère fondatrice dans
chaque fourmilière. Tout au plus peut on objecter, pour les cas où
il y a deux ou plusieurs mères fondatrices, qu’elles peuvent pro-
venir de deux fourmilières différentes, ce qui permet alors un
croisement limité, leur progéniture mutuelle pouvant se croiser
dans le nid. Mais on voit, qu'ici même, le croisement est fort limité.
Ces faits sont extrêmement curieux, si on les considère au point
de vue des avantages qu'offre la reproduction par conjonction de
la cellule © avec la cellule G', pour les croisements et partant pour
la transformation et la production des espèces relativement à la
reproduction fissipare ou gemmipare. On admet, avec raison, me
semble-t-il, que la reproduction par conjonction des cellules
sexuelles de deux individus non parents, favorise la variabilité et
par là l’évolution des espèces. Une foule de faits viennent à l'appui
de cette vue, entre autres tous les faits qui ont donné lieu à la
théorie de Wagner (Die Enistehung der Arten durch räumliche
Sonderung), faits dont Darwin avait du reste parfaitement compris
la portée sans l’exagérer comme Wagner.
Or, les genres Anergates et Formicoxenus, de même que le genre
Tomognathus Mayr., genre « parasite » aussi, qui, d’après Adlerz,
n’a probablement pas de mâle et ne se reproduit que par parthé-
nogénèse (ce qui amène aussi une reproduction consanguine
perpétuée), n’ont chacun qu’une seule espèce connue, de forme
très aberrante, on peut dire une terminaison de rameau phyloge-
nétique qui ne paraît plus avoir grande tendance à varier.
Il en est autrement du genre Curdiocondyla Emery, genre de
fort petits Myrmicides dont le mâle était inconnu jusqu’à présent.
Ce genre renferme 7 espèces connues, bien distinctes les unes des
autres, dont une encore inédite de J’Inde et une que j’ai découverte
l’année passée à Burgas et à Anchialo, en Bulgarie, sur les bords
de la Mer Noire, dans le sable, espèce que j’ai appelée C. Stambu-
lofii. J'ai observé les mœurs des Cardiocondyla. Elles font de
petits nids dans le sable et se nourrissent d’insectes presque imper-
ceptibles (diptères, pucerons, etc.), qu’elles rapportent dans leur
nid. Elles ne sont nullement parasites d’autres espèces, mais
indépendantes et travailleuses. Or, jusqu'ici leur G était inconnu.
46l
En ouvrant les nids de la ©. Stambulofii et d’une nouvelle
variété (bulgarica) de l’elegans Emery, j'y ai trouvé plusieurs
femelles ayant perdu leurs ailes et des femelles ailées. Chez la
Stambulofii j'ai découvert en outre dans le nid de singuliers
individus aptères, d’un jaune assez pâle (les & et les Q sont d’un
brun noir), lents d’allure, ayant la forme d’une fourmi ouvrière
et possédant des organes génitaux mâles; ce sont des mâles erga-
toïdes. Je n’ai pu trouver de males ailés.
J'avais décrit il y a un an dans le Bulletin de la Soc. Ent. de
Belgique (Ænictus-Typhlatta etc.) sous le nom d’Æmeryia nov.
gen., une singulière fourmi à mandibules très longues, que je
croyais être un genre nouveau et qui avait été prise avec des
Cardiocondyla WroughtoniiS et ©, dans l’Inde. Ma découverte en
Bulgarie me donna des doutes. J’examinai attentivement de
nouveau mon Æmeryia et j y découvris des organes génitaux
males fort petits et cachés sous le dernier segment abdominal.
Plus de doute, l’Zmeryia est le mâle ergatoïde de la Curdiocondyla
Wroughtonii, quoique ne lui ressemblant nullement. Mon nouveau
genre était fondé sur une erreur et doit tomber.
Il semble donc que les Cardiocondyla n’ont que des G' aptères
ergatoïdes. Et cependant elles se subdivisent en espèces aussi
différenciées que celles des autres genres. Il paraît pourtant
résulter du fait que chaque nid des C. Stambulofii renferme
plusieurs femelles qui ont perdu leurs ailes; la possibilité d’un
croisement relatif tel que nous l’avons indiqué plus haut. Mais
chez diverses espèces de fourmis, quelques femelles vierges
perdent souvent leurs ailes dans le nid même (ainsi chez les
Leptothoraz, où je l’ai observé moi-même). Il se pourrait donc que
les diverses Q aptères des nids des Curdiocondyla ne soient pas
des mères fondatrices, mais des sœurs de la population du nid.
Ce qui pourrait parler en faveur de cette dernière hypothèse, c’est
que les fourmilières de Caurdiocondyla sont assez peu populeuses,
et que l’abdomen des © sans ailes était peu développé. Bref, il y
a encore divers problèmes à résoudre chez ces insectes, mais les
faits acquis n’en sont pas moins intéressants.
La Cardiocondyla Stambulofii sera figurée et décrite avec mes
autres fourmis de Bulgarie dans une note lue dernièrement à une
séance de la « Æ.-X. Zoologisch-botanische Gesellschaft » de
Vienne en Autriche.
462
A PROPOS DE MA CRITIQUE DE M. CAMERON.
Je regrette de n’avoir pas connu la critique que M. Cameron
s’est faite à lui-même, lorsque j'ai critiqué ses fourmis de l’explo-
ration de Whymper. M. Cameron (Z'ntom. Month. Mag., n° 334,
mars 1892) reconnaît que le Camponotus Mayri et le genre ÆZolco-
ponera doivent être renommés; il avait envoyé son travail 8 ans
auparavant à M. Whymper et, l’avait oublié; il fut lui-même
fort étonné de le recevoir imprimé, sans avoir recu d’épreuve
préalable, À. FOREL.
RAPPORT D’UNE EXCURSION DIPTÉROLOGIQUE
DANS LA PARTIE BELGE DE L'HERTOGENWALD,
COMPRISE ENTRE GOÉ, LA BARAQUE-MICHEL ET EUPEN,
par E. et L. Coucke.
PREMIÈRE PARTIE.
Du 8 au 12 août dernier, nous avons fait une excursion dans la
partie de l’'Hertogenwald comprise dans le triangle formé par Goë,
la Baraque-Michel et Eupen. Cette excursion a été consacrée à la
recherche des Diptères. Ceux-ci paraissent très abondants dans
cette région à l’époque signalée. Nous avons dû limiter nos recher-
ches à un nombre de familles très restreint et cependant nous
avons capturé plusieurs espèces qui prouvent une fois de plus
l’analogie de la faune de ce pays avec celle des pays de hautes
montagnes.
Nous croyons que quelques renseignements que nous avons
recueillis ne seront pas dépourvus d’intérêt.
FAMILLE DES TIPULIDES.
Espèces capturées :
Tipula fulvipennis De Geer. — Un seul exemplaire pris près de
l’étang de la Gileppe.
— scripta Meig. — Commune.
— marmorata Meig. — Un seul exemplaire.
— lateralis Meig. — Commune le long de la Vesdre.
— paludosa Meig. — Très commune dans la région des Fagnes.
463
Pachyrhina lunulicornis Schumm. — Un exemplaire.
Amalopis tipulina Egger. — Nous n'avons pris de cette espèce
qu'un exemplaire. Schiner dit n'avoir jamais trouve
l'Amalopis tipulina que dans les pays de hautes mon-
tagnes. M. Vander Wulp dans ses Diptera Neerlandica
dit ne connaître cette espèce que d’après des exemplaires
pris en Suisse, et n’avoir jamais connu de Tipulides du
genre Amalopis capturés en Hollande.
Limnobia quadrinotata Meig. — Pas rare.
— bifasciata Schrank. — Un seul exemplaire pris à Goë.
— dumetorum Meig. — Nous ne l’avons rencontré qu’une fois
dans l’Hertogenwald.
E'phelia marmorata Meig. — Un exemplaire pris à Goé, un autre
dans l’Hertogenwald.
Limnophila ochracea Meig. — Rencontré 2 fois dans l’Hertogen-
wald.
Les Tipulides, en général, pendant la journée se tiennent dans
les hautes herbes, les bruyères, les arbustes, et de préférence
dans les endroits humides. Le temps le plus favorable à leur
recherche est le temps pluvieux ou couvert. Quand on frappe
alors dans les végétaux indiqués plus haut, les Tipulides s’envolent
et, sans s’élever beaucoup, vont se poser un peu plus loin.
FAMILLE DES CULICIDES.
Nous n’avons capture que les :
Culex pipiens Linn.
— ciliaris Linn.
FAMILLE DES SYRPHIDES.
Espèces capturées :
Melithreptus scriptus L.
— v. dispar Lüw. : Un exemplaire de chaque forme.
— v. strigatus Stag.
Je profiterai de l’occasion pour dire qu’en examinant de nom-
breux exemplaires belges, on trouve toutes les phases de colora-
tion entre le scriptus typique, qui a la moitié postérieure de
l’abdomen d’un brun rougeûtre assez pâle, et par suite les dessins
jaunes peu accentués sur cette partie du corps, et le dispar
typique qui a cette partie de l’abdomen d’un noir parfait et les
dessins jaunes très marqués. Tous les degrés intermédiaires
464
s’observent chez de nombreux exemplaires G pris simultanément
et en grand nombre dans une petite carrière près de Bruxelles,
et j'ai déjà remarqué ce fait partout où j’ai trouvé le scréptus. La
variété dispar me semble n'être pas justifiée et n’être constituée
que par des exemplaires foncés de Helithreptus scriptus, du moins
quand on n’envisage que des exemplaires belges.
Melithreptus tæniatus Mg.
Didea fasciata Meq. — Un exemplaire pris à Goë.
Syrphus pyrastri L. — Commun.
— laternarius Miller. — 2 exemplaires pris autour de l’étang
de la Gileppe. C’est une espèce que nous ne connaissions
pas en Belgique. Schiner qui la donne comme assez rare,
ajoute qu’elle semble plus commune dans les régions de
hautes montagnes.
— glaucius L. — Commun. — Nous n’avons pas rencontré
d'exemplaires à bandes blanches. Tous les ont ardoisées,
depuis l’ardoisé très pâle, jusqu’à l’ardoisé presque noir.
S'yrphus tricinctus I]. — Un exemplaire pris dans l’Hertogenwald.
— albostriatus I]. — Un exemplaire pris dans l’Hertogenwald.
— corollæ F. — Moins commun qu’aux environs de Bruxelles.
— grossulariæ Mg. — Beaucoup plus commun qu'aux envi-
rons de Bruxelles.
— excisus Zett. — Un exemplaire pris à Goë.
— Tübesii L. — Paraït moins commun qu’aux environs de
Bruxelles.
— umbellatarum F. — Un exemplaire pris à Goé, un dans
l’'Hertogenwald.
— balleatus Deg. — Très commun.
— cinctellus Zit. — Commun.
— lineola Ztt. — Goé, Hertogenwald. — Rare.
— vülliger Zit. — Goé, Hertogenwald. — Rare.
— diaphanus Zit. — 1 exemplaire pris dans l’Hertogenwald.
Melanostoma mellina L. — Assez commun dans l'Hertogenwald et
à Goé, au bord de l’eau.
— gracilis Mg. — Rare.
Cheilosia scutellata FI. — Commune à Goéetdansl’Hertogenwald.
— impressa Lôüw.— Commune à Goé et dans l’Hertogenwald.
— chrysocoma Mg. — Nous en avons pris 12 exemplaires en
une heure dans une prairie près de la Vesdre en amont de
Goë. C’est la seule fois que nous l’ayons rencontrée. Cette
espèce se tient sur les fleurs, de préférence au bord des
routes. Schiner la donne comme très rare pour l’Autriche.
C’est probablement une espèce qui vit en sociétés.
465
Rhingia campestris Mg. — Peu commune.
Volucella pellucens L. — Assez commune autour de l’étang de la
Gileppe.
Sericomyia borealis FIL. — Un mâle capturé dans l’Hertogen-
wald. — Bien que Schiner donne l’espèce comme propre
aux pays de hautes montagnes, elle a été prise déjà à
Fleurus, Groenendael, Stockel et en Hollande.
Arctophila bombyformis F1]. — Un exemplaire pris dans l’Her-
togenwald.
E'ristalis sepulcralis L. — Assez rare.
— tenax L. — Très commun.
— intricarius L. — Au bord de l’eau sur les fleurs. Peu
commun.
— arbustorum L. — Commun.
— rupium F. — Pas rare. Schiner donne l’espèce comme
propre aux pays de hautes montagnes. En Belgique nous
l’avons rencontrée également à Izel.
— horticola Deg. — Pas très commun.
Helophilus floreus L. — Assez commun.
Xylota segnis L. — Pas rare à Goé et dans l’Hertogenwald.
— forum F. Mg. — Un exemplaire pris dans l’Hertogenwald.
— abiens Mg. — Un exemplaire pris dans l’Hertogenwald.
Schiner donne ces 2 espèces comme propres aux pays de
hautes montagnes.
— syloarum Linn. — Un exemplaire pris dans l’Hertogenwald.
S'yritta pipiens L. — Très commun.
Chrysotozum arcuatum L. — Pas très rare dans l’Hertogenwald
et à Goëé. — Schiner donne l’espèce comme commune au
Schneeberg et dans les Hautes-Alpes.
À l’opposé des Tipulides, les Syrphides, pendant la journée,
voltigent de fleur en fleur. C’est au soleil qu’ils sont les plus
abondants. On les rencontre surtout sur les ombellifères des
clairières et des prairies et sur celles qui bordent les routes et les
cours d’eau.
FAMILLE DES CONOPIDES.
Espèces capturées :
Wicus ferrugineus L. — Commun sur les ombellifères autour de
l’étang de la Gileppe.
Conops quadrifasciatus Deg. — Sur des ombellifères dans l’Her-
togenwald.
— favipes L. — Avec l’espèce précédente, mais plus commun.
466
FAMILLE DES TABANIDES.
Nous n'avons capturé que :
Tabanus bromius L.
Hematopota pluvialis L.
Cette pénurie de Tabanides est probablement due à la saison qui
était un peu avancée pour cette famille.
FAMILLE DES STRATIOMYIDES.
Espèce capturée :
Sarqus cuprarius L. — Nous n'avons vu que peu d'exemplaires
dans l’Hertogenwald. Cette espèce très répandue aux
environs de Bruxelles, le paraît beaucoup moins dans
cette région.
CODE RER
TOME TRENTE-SIXIÈME
X À
fois nue re ee
os s LA
BRUXELLES |
1 AU SIÈGE DE LA SOCIÉTÉ
20, RUE DU MUSÉE, 20
1892
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE.
X
Compte-rendu de l’assemblée mensuelle du
1: octobre 1892.
PRESIDENCE DE M. GIRON.
Présents : MM. Becker, Bergé, Ed. Coucke, L. Coucke, Jacobs,
Robbe, Séverin, Tosquinet et Lameere, secrétaire.
MM. de Selys-Longchamps et Duvivier ont fait excuser leur
absence.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès verbal de la séance du 3 septembre 1892 est approuvé
après les rectifications suivantes demandées par M. Hippert : c’est
un G'duSatyrus Briseis qui a été capturé à Aufe; c’est la variété
albineura de l’Æeliophobus graminis qui a été rencontrée à Genck.
L'Assemblée arrête la composition du présent numéro des
Annales.
La séance est levée à 9 heures.
RAPPORT D'UNE EXCURSION DIPTÉROLOGIQUE
DANS LA PARTIE BELGE DE L'HERTOGENWALD
COMPRISE ENTRE GOÉ, LA BARAQUE-MICHEL ET EUPEN,
par E,. et IL. Coucke.
DEUXIÈME PARTIE.
FAMILLE DES SYRPHIDES.
Nous avons à ajouter à la famille des Syrphides les deux espèces
suivantes que M. van der Wulp a bien voulu déterminer :
Leucozona lucorum L. — Une femelle prise autour de l’étang de
la Gileppe.
Eriozona syrphoïdes Fall. — Un mâle capturé autour de l'étang
de la Gileppe. C’est là une espèce dont Macquart ne parle
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, Te XXXVI, 36
468
pas dans ses Diptères du Nord de la France; M. Gobert
ne la cite pas dans son catalogue des Dipteres de France
et M. van der Wulp n’en parle pas dans les Bouwstoffen.
Schiner la donne comme assez rare dans les Alpes autri-
chiennes.
FAMILLE DES CONOPIDES.
Outre les trois Conopides signalés dans la lre partie, nous avons
pris dans l’Hertogenwald un Conops remarquable que nous avons
soumis à M. van der Wulp. Il ressemble beaucoup au Conops
Javipes L. mais s’en distingue à première vue par la tête qui est
presque entièrement noire. M. van der Wulp ne connaît aucune
espèce d'Europe offrant ce caractère.
FAMILLE DES LEPTIDES.
Espèces capturées :
Leptis strigosa Meig. — Nous avons capturé un grand nombre
d'exemplaires de cette espèce sur des troncs d’arbre
bordant la chaussée de Dolhain à Eupen.
Leptis lineola F. — 2 exemplaires pris dans l’Hertogenwald.
Leptis tringaria L. — Pris dans l’Hertogenwald.
FAMILLE DES EMPIDES.
Empis livida L. — Hertogenwald.
FAMILLE DES MUSCIDES.
Espèces capturées :
1) Muscidæ calypteræ.
GROUPE PARAMACRONYCHIIDÆ.
Nemoræa xanthogastra Rond. — Schiner donne cette espèce
comme très rare en Autriche. Nous en avons pris un
mâle dans l'Hertogenwald.
GROUPE DEXIIDÆ.
Dexia ferina Fall. — La Gileppe.
: GROUPE SARCOPHAGIDÆ,.
Onesia sepulcralis Meig. — La Gileppe.
Sarcophaga carnaria Linn. — Hertogenwald et Goé.
GROUPE TACHINIDÆ.
Echinomyia grossa Linn. — Commun dans l’Hertogenwald sur les
Ombellifères.
Echinomyia fera Linn. — Hertogenwald.
469
GROUPE GYMNOSOMATIDX.
Gymnosoma rotundata L. — Autour de l'étang de la Gileppe.
GROUPE PHASIIDÆ.
Alophora hemiptera Fabr. — 1 Q dans l’Hertogenwald.
GROUPE MUSCIDÆ.
Graphomyia maculata Scop. — 2 mâles pris à Goë.
Musca corvina Fabr.
Calliphora vomitoria Linn. — Dans l'Hertogenwald.
Calliphora erythrocephala Meig. — Dans l’Hertogenwald.
Lucilia cæsar L. — Dans l’Hertogenwald.
— ilustris Meig. — Dans l’Hertogenwald.
GROUPE ANTHOMYINÆ.
Mydaca urbana Meig. — La Gileppe.
2) Muscidæ acalypteræ.
GROUPE TRYPETINÆ.
Trypeta onothrophes Lôw. — Hertogenwald.
LES COLLECTIONS D’ARTICULÉS DU MUSÉE ROYAL
D'HISTOIRE NATURELLE DE BELGIQUE,
par G. Severin,
Aîde-naturaliste au Musée.
Il est souvent désirable de connaître l’histoire d’une collection
entomologique, surtout quand celle-ci est étendue et qu’elle peut
être appelée à devenir un guide pour des études sur le groupe qu’elle
représente, comme c’est le cas pour les collections du Musée.
Si l’on doit y procéder à de nouveaux classements, lesrecherches
de cette sorte doivent forcément les précéder; elles en sont le
préliminaire indispensable, puisque ces nouveaux classements
entrainent une revision des espèces et que celle-ci exige que l’on
soit fixé sur la valeur des déterminations dont les spécimens ont
été l’objet.
Ce travail procure, du reste, parfois d’autres avantages ; il amène
la découverte d’anciens types supposés perdus ou bien il fait recon-
naître des exemplaires précieux ayant fait l’objet d’études spé-
cialement approfondies.
La Direction du Musée m'avait prié, au moment où le reclasse-
470
ment des collections de l'établissement fut décidé, de ne rien
négliger pour que mes investigations fussent à cet égard aussi com-
plètes que possible et, comme leurs résultats pouvaient intéresser
tous les entomologistes, elle m’engagea à les communiquer à notre
Société, au fur et à mesure de leur avancement etsans m’astreindre
à un ordre systématique. C'est ce que je fais aujourd’hui pour le
groupe des Coléoptères aquatiques, en prenant en considération
les points suivants :
La partie historique doit comprendre d’abord, autant que pos-
sible, les origines des collections et l'indication de leur élaboration
avant et après leur acquisition par le Musée ;
Ensuite la liste des types{') ayant servi aux descriptions, des
spécialistes et celle des espèces rares que renferment les collec-
tions, y sera jointe, vu leur utilité pour les futurs travaux.
COLÉOPTÈRES.
L.
IHaliplidæ, Amphiroidæ, Pelobiidx, Dytisciaæ, Gyrinidæ.
Ces cinq familles, comprises dans les anciennes classifications
sous la dénomination générale d'Hydrocanthares, sont largement
représentées dans les collections de l’État.
Avant 1872, il n’y en existait qu’un petit nombre d’espèces
toutes indigènes. Elles recurent un premier complément, peu
important du reste, par l’acquisition dela petite collection Ogier de
Baulny (85 espèces avec 180 exemplaires environ), bientôt suivie
de l’achat de l’importante collection Chevrolat (composée de
633 espèces avec 3500 exemplaires environ) que cet entomo-
logiste estimait être la plus complète de cette époque.
Les insectes qui la composaient avaient servi aux descriptions
d’Aubé dans son « Species des Coléoptères ». Elle renfermait de
nombreux types de cet auteur, ainsi que les types de Chevrolat
lui-même.
La collection comprenait, en outre, les Hydrocanthares rappor-
tés par Olivier de son voyage en Orient et achetés par Chevrolat,
lors de la regrettable dispersion de cette célèbre collection.
(*) Je donne au mot Type la signification la plus large qu’il peut comporter, en
admettant que le éype décrit n'est pas seulement l’unique exemplaire dont les par-
ticularités ont servi à la description et qui reste ordinairement dans la collection de
l’auteur, mais aussi l’ensemble, quel qu'en soit le nombre, des exemplaires exa-
minés au moment du travail et dont les caractères ont été, en réalité, synthétisés
dans l’œuvre du descripteur.
471
En 1875, lorsque le D' Sharp entreprit la revision des Dytis-
cides, il demanda la communication de nos aquatiques, et la
collection complète lui fut envoyée. Elle servit alors au travail
bien connu « On Dytiscidæ » publié en 1882.
Le nombre de types fut largement augmenté et toutesles espèces
comparées avec les types d’Aubé de la collection Dejean, que
M. le comte de Bonvouloir mit à la disposition du monographe
anglais.
Depuis lors, le Musée recut des envois successifs, parmi lesquels
on doit citer ceux des voyages de Cam. Van Volxem au Brésil et
de M. Purves à l’île d’Antigua et enfin ceux venant du Congo rap-
portés par le capitaine Thys, M. Tschoffen et d’autres, qui tous
passèrent aussi sous les yeux du D° Sharp.
J'avais réuni moi-même, pendant les année 1889 à 1891, une
collection d'environ 750 espèces et 14000 exemplaires, parmi les-
quelles se trouvaient les Hydrocanthares de l'Amérique septen-
trionale et centrale de la collection Fairmaire.
Il y avait également plusieurs types précieux de MM. Sharp et
Régimbart. De même, la faune du Bengale, grâce aux chasses du
P. Cardon, y était largement representée, ce qui combla plusieurs
lacunes lors de la fusion de cette collection dans celles du Musée.
Les Haliplides n’ont pas encore été l’objet d’une revision et
restent avec les ancienes déterminations d’Aubé et d’autres.
La monographie des Gyrinides fut entreprise par le Dr Régim-
bart en 1881 et la collection du Musée servit aux remarquables
travaux de cet entomologiste; le nombre de types s’accrut par
là largement.
Il y a lieu de mentionner aussi dans cette série les quelques
types de la revision du genre Gyretes par Laboulbène qui eut, en
1853, la collection Chevrolat à sa disposition. Puis MM. Gestro,
Ritsema et Oberthur ont procuré également plusieurs types qui
se trouvaient en double dans ieurs riches collections. Enfin nous
avons pu faire récemment, à M. le prof. J. Sahlberg, l’acquisition
d’un certain nombre de ses types de la faune boréale.
Depuis 1890, le Dr Régimbart n’a cessé de prêter son précieux
concours pour la détermination des espèces comprises dans les
derniers envois, venant notamment du Bengale et de l’Afrique
tropicale.
La liste suivante énumère les types décrits des collections de
l’État (!).
(1) J'ai adopté les noms du catalogue Vanden Branden, Ann. Soc. Ent Belge,
XXIX, p.5 (1885). pour les quatre premières familles et du dernier relevé des
Gyrinides que le D' Régimbart vient de publier à la suite du second supplément à
sa Monographie, 4Axn. Soc Ent Franc, 1891, p 278.
AT2
HarPLus Latr.
angustifrons Régb.
cinereus Aubé.
fasciatus Aubé.
gravidus Aubé.
HyYDROCOPTUS Sharp.
subvittulus Sharp.
PRONOTERUS Sharp.
punctipennis Sharp.
NoTERUS Clairv.
Japonicus Sharp.
Supxis Aubé.
cimicoides Aubé.
— var. : Sharp.
CANTHYDRUS Sharp.
billus Régb.
biguttatus Régb.
biguttulus Régb.
flammulatus Sharp.
grossus Sharp.
nigrinus Aubé.
politus Sharp.
quadrivittatus Régb.
rotundatus Sharp.
Simoni Régb.
subsignatus Sharp.
tenuicornis Chevr.
vicinus Sharp.
HYDROCANTHUS Say.
advena Sharp.
Deyrollei Sharp.
Texanus Sharp.
MACROVATELLUS Sharp.
rudis var. : Sharp.
Sahlbergi Sharp.
LaccopxiLus Leach.
bifasciatus Chevr.
Birmanicus Régb.
Cayennensis Aubé.
Clarki Sharp.
difiicilis Sharp.
evanescens Régpb.
fasciatus Aubé.
flavoscriptus Régb.
geminatus Régb.
interruplus.
— var. lestaceus Aubé.
Javanus Régb.
lateralis Sharp.
latifrons Sharp.
Lervisius Sharp.
livens Régb.
HALIPLIDÆ:
intermedius Sharp.
pantherinus Aubé.
(= punctatus Aubé).
robustus Sharp.
Samojedorum Sah]h.
DYTISCIDÆ.
Mathani Rés.
Mocquereysi Régb.
obesus Sharp.
orthogrammus Régb.
ovatus Sharp.
posticus Aubé.
solutus Sharp.
subsignalus Sharp.
suffusus Sharp.
taeniolatus Régb.
Tschoffeni Regb.
undatus Aubé.
Venezuelensis Régb.
venustus Chevr.
NEPTOSTERNUS Sharp.
oblongus Régb.
bicinctrs Régb.
HyprovaTus Motsch.
abræoides Régb.
Cardoni Sév.
compressus Sharp.
confertus Sharp.
Gabonicus Régb.
nigricans Sharp.
pictulus Sharp.
pinguis Régb.
DxSMOPACHRIA Bab.
conveæa Aubé.
ovalis Sharp.
subtilis Sharp.
Bipessus Sharp.
antennatus Régb.
atomarius Sharp.
Borrei Sharp.
bufo Sharp.
caraibus Chevr.
consanquineus Régb.
coæalis Sharp.
Gestroi Régh.
Godeffroyi Sharp.
inconstans Regb.
Indicus Régb.
inornatus Sharp.
tivens Régb
Lorir Régb.
Neoguineensis Régb.
pseudogeminus Régb.
months
seminulum Régb.
Severini Réob.
Simoni Régb.
Tschoffeni Régb.
tuberculatus Régb.
HUXELHYDRUS Sharp.
syntheticus Sharp.
ANDEXx Sharp.
insigms Sharp.
HyPpayprus Ill.
PBirmanicus Régb.
circularis Régb.
curvipes Régb.
flavicans Régb.
Gabonicus var. : Régb.
gibbicollis Régb.
Japonicus Sharp.
Lorir Reégb.
lyratus
— var. foveolatus Régb.
major Sharp.
parvicollis Sharp.
platycephalus Régb.
Renardi Sexy.
STERNOPRISCUS Sharp.
Brorni Sharp.
HypHoporus Sharp.
Bengalensis Sex.
puanator Sharp.
Severini Régb.
HEROPHYDRUS Sharp.
confusus Régb.
Guineensis Aubé.
heros Sharp.
obscurus Sharp.
obsoletus Régb.
virisimiliter Régb.
CœLamBus Thoms.
unquicularis Sah]lb.
DEROXECTES Sharp.
Sardus Gem. et Har.
(= affinis Aubé).
Arabicus Sharp.
anchoralis Sharp.
carinipennis Régh.
Crotchi de Borre.
princeps Sharp.
prosternalis Sharp.
suavis Sharp.
simplicipes Sharp.
HyprOPORUS Clairv.
advena Sharp.
alticola Sharp
Americanus Aubé.
analis Aubé.
brevis Sahlb.
convezior Seidl.
decipriens Sharp.
diversicornis Sharp.
Jractus Sharp.
ineptus Sharp.
insularis Sharp.
læticulus Sharp.
longipes Sahlb.
modestus Aubé.
natrix Sharp.
pubipennis Aubé.
(= undulatus Say).
pectoralis Sahlb.
punctipennis Sahlb,
rubripes Sahlb.
sibiricus Sahlh.
AGABUS Leach.
conspicuus Sharp.
J'uscipennis
— var. obscurus Sahlb.
Mimmi Sharp.
nigripalpis Sharp.
texanus Sharp.
PLATYNECTES Régb.
ornatifrons Sharp.
Rodriguezi Sév.
LEURONECTES Sharp.
parallelus Sharp.
AGAMETRUS Sharp.
humilis Sharp.
— var. : Sharp.
labratus Sharp.
PLATAMBUS Thoms.
fimbriatus Sharp.
pictipennis Sharp.
CoPELATUS Erich.
alternatus Sharp.
— var. : Sharp.
atriceps Sharp.
Capensis Sharp.
Chevrolati Aubé.
cœlatipennis Aubé.
distinctus Aube.
duodecimstriatus Aubé.
Feæ Régb.
Gestroi Régb.
inaequalis Sharp.
insolitus Chevr.
interruptus Sharp,
longicornis Sharp.
— var. : Sharp.
maculatus Sharp.
mundus Sharp.
neglectus Sharp.
nigritulus Sharp.
nitidus Sharp.
pulchellus var. : Sharp.
pusillus Sharp.
(= tenebrosus Régb )
striatulus Aubé.
473
474
LACCONECTUS Motsch.
lividus Régb.
CoPpTOTOMUS Lay.
obscurus Sharp.
RHANTUS Lacord.
atricolor Aube.
debilis Sharp.
Hispanicus Sharp.
latitans Sharp.
Goudoti Sharp.
longipes Sharp.
obscuricollis Aubé (debris).
plebeius Sharp.
remator Sharp.
COLYMBETES Clairv.
Thomsoni Sharp.
Dyriscus L.
Cordieri Aubé.
Hyparicus Leach.
bihamatus Aubé.
(= pacificus Aubé).
Goryi Aubé.
— var. Moluccarum Sharp.
Moquereysi Régb.
nigrotæniatus Régb.
DINEUTES Mac Leay.
Abyssinicus Régb.
analis Régb.
denticulatus Régb.
(= sinuosipennis Casteln.).
discolor Aubé.
curtulus Régb.
Tndicus Aubé.
Mellyi Réob.
Proximus Aubé.
Regimbarti Régb.
Neoguineensis Régb.
solitarius Aubé.
sublineatus Chevr.
unidentatus Aubé.
MacroGyrus Régh.
ærnescens Régb.
angustatus Régb.
Borrei Régb. (— glaucus Aubé).
Caledonicus Fauvel.
obliquatus Aubé.
S'edilloti Régb.
AULONOGYRUS Régb.
allernatus Régb.
Beudeli Régb.
caf er Aubé.
elegantissimus Régb.
Goudoti Régh.
virescens Régb.
Platiceurvi Sév.
suffusus Regb.
THERMONECTES Crotch.
rigrofasciatus Aubé.
succrnctus Aubé.
SANDRACOTTUS Sharp.
— var. Chevrolati Aubé.
MEGADYTES Sharp.
expositus Sharp.
Fhlori Sharp.
Jraternus Sharp.
gravidus Sharp.
CyBisTer Curtis.
aterrimus Régb.
Celebensis var. Sharp.
cincius Sharp.
Cardoni Sev.
confusus Sharp.
crassus Sharp.
Jlavocinctus Aubé.
Landaisi Réob.
Lemisianus Sharp.
Roeseli
— var. lusitanieus Sharp.
Siamensis Sharp.
GYRINIDÆ.
GyRiNus Geofir.
æneus Aubé,.
Canadensis Régb.
chalybæus.
— var. derasus Sharp.
Cubensis Régb.
curtus Sharp.
distinctus Auhé.
— var. olymbus Aubé.
elongatus.
— var. angustatus Aube.
Gestroi Sharp.
gibbus.
— var. apicalis Sharp.
Japonicus Sharp.
Libanus Sharp.
Wankowiczi Regb.
(= Mmergus Ahr.).
Æoyptiacus Régb.
— niloticus Walt] ).
opalinus Régb.
picipes Aubé.
plicatus Régb.
rugifer Régb.
Siculus Régb.
smaragdinus Régb.
superciliaris Régb.
tenuistriatus Regb.
violaceus Régb.
GYRETES Brullé.
glabratus Régb.
lionotus Aube.
Mexicanus Régb.
morio Aubé.
nitidulus Laboulb.
Sallei Laboulb.
sericeus Laboulb.
ORECHTOCHILUS Lacord.
Birmanicus Régb.
cardiophorus Régb.
Cardoni Régb.
Castetsi Régb.
cribratellus Régb.
discus Aubé.
Feæ Régpb.
Jiguratus Régb.
hæmorrhous Régb.
indulans Régb.
incrassatus Régb.
Marginipennis Aubé.
metlallicus Régb.
475
nigricans Régb.
productus Régb.
purpureus Réob.
Regimbarti Sharp.
scalaris Régb.
Severini Régb.
sublineatus Régb.
tomentosus Régb.
validus Régb.
villosovittatus Régb.
villosus.
— var. Syriacus. Régb.
ORECTOGYRUS Régb.
angularis Régb.
discors Régb.
lionotos Régb.
Madagascariensis Aubé.
ornaticolhs Aubé.
grandis Régb.
semualis Régb.
specularis Aubé.
vicinus Régb.
Parmi les espèces rares il faut citer encore.
DYTISCIDÆ.
Mesonotus lævicollis Sharp.
Colpius inflatus Lec.
Canthydrus simplez Sharp.
Macrovatellus ventralis Sharp.
Derovatellus lentus Wehncke.
Laccophilus unifasciatus Sharp.
Bidessus basalis Mac Leay.
— orientalis Clark.
— nitidus Babingt.
— Chilensis Solier.
Hydropeplus trimaculatus Lap.
Sternopriscus Wehnckei Sharp.
Cœlambus corpulentus Schaum.
— saginatus Schaum.
— lautus Schaum.
— pallidulus Aubé.
— Caspius Weñnche.
(Ces espèces propres à la Russie méri-
dionale ont été retrouvées par M. Becker
à Sarepta).
Chostonectes gigas Boh.
Antiporus Wakeñfeldi Sharp.
— duplex Sharp.
— (Gilberti Clark.
Necterosoma dispar Germ.
Macroporus humatus Clark.
Deronectes parvicollis Schaum.
(Cette intéressante espèce décrite en
1864 par Schaum, a été retrouvée récem-
ment en quantité par M. Kruper d’Athè-
nes).
Deronectes vigilans Wall.
— Hispanicus Rosenh.
(Les espèces noires du genre Dero-
nectes ont été étudiés par MM. Fair-
maire et Leprieur d’après leurs types).
Deronectes quadricostatus Aunbé.
(Cette jolie espèce a été décrite par
Aubé en 1838 sur deux exemplaires du
Museum de Paris, et je ne crois pas qu’elle
soit revenue depuis. Je l’ai reçue du Ben-
gale par le P.Cardon. Depuis une seconde
espèce très voisine D. carinipennis a
été découverte à Matadi (Congo) par
M. Tschoffen).
Deronectes steppensis Motsch.
(Il n’y a qu’un exemplaire défectueux
de cette rarissime espèce).
Hydroporus humeralis Aubé.
— lugubris Aubé.
Celina angustatus Aubé.
Agabus lineatus Gebl.
(Cette charmante espèce m'a été en-
voyée par M. Becker à Sarepta).
Colymbetes Groenlandicus Aubé.
Hyderodes Shuckardi Hope.
Dytiscus parvulus Mannh.
— Dauricus Gebl.
— piceatus Sharp.
— disjunctus Camer.
(Un exemplaire © de cette espèce, qui
ne me parait être qu’une variété locale du
476
D. Lapponicus Gylh., à été envoyé au Cybister occidentalis Aubé.
Musée par M. Baudi). — Reichei Aubé.
Hydaticus flavolineatus Boh. — Wehnchianus Sharp.
(Ce gigantesque Æydaticus revient — ventralis Sharp.
maintenant dans les envois d'insectes — gracilis Sharp.
du Congo). — crassus Sharp.
Cybister auritus Gerst. — Javanus Aubé.
— irrilans Dohrn. — cognatus Sharp.
— operosus Sharp. — Dehaani Aubé.
GYRINIDÆ.
Dineutes Fairmairei Regb. Macrogyrus venator Boisd.
— hypomelas Régb. — oblongus Boisd.
— Angolensis Régb. — Reichei Aubhé.
— Gondaricus Reïiche. Aulonogyrus splendidulus Aubé.
— Sharpi Régb. — amænulus Aubé.
Porrhorhynchus indicans Walker. — marginatus Aubé.
Enhydrus tibialis Régb. Orectochilus lucidus Régb.
— atratus Ré2b. — Indicus Régb.
Macrogyrus Homitti Clark.
Si la valeur d’une collection est d'autant plus importante qu’elle
renferme un plus grand nombre despécimens ayant servi de types
pour la création des espèces, on doit cependant reconnaître qu’elle
dépend, aussi et peut-être même à un plus haut degré, de l’ensemble
des travaux auxquels les spécimens ont donné lieu.
Il est évident que les éléments qui la composent, lorsqu'ils ont
été étudiés successivement par des spécialistes aussi renommés
que Aubé, Sharp, Regimbart, et par beaucoup d’autres encore
à titres divers, ont une valeur scientifique à part, très élevée,
puisqu'ils concentrent l’appréciation des monographes les plus
expérimentés et une suite d’autres travaux embrassant une période
de plus de cinquante ans. Par le fait, ils portent réellement la
marque du mouvement entomologique qui s’est produit pendant
tout ce temps.
C’est en définitive, dans cet esprit, que la présente note a été
conçue.
En résumé, on connaît actuellement environ :
Haliplidæ 85 esp. Le Musée en possède env. 45 dont 8 T. et 290 ex.;
Étudiés surtout par Aubé, Chevrolat et Sharp.
Amphizoidæ 4 esp.;
Pelobiidx 4 esp. Le Musée en possède 1 esp. et 17 ex.;
Dytiscidæ 1700 esp. Le Musée en possède env. 1050 dont 212 T. et
4500 ex.
Étudiés les uns et les autres surtout par Aubé, Chevrolat,
Sharp et Régimbart.
Gyrinidæ 335 esp.Le Musée en possède env. 205 dont 79T.et1200ex.
Etudiés surtout par Aubé, Chevrolat et Régimbart.
477.
Soit, sur 2129 esp. connues d’Aquatiques, 1301 esp. avec
299 Types.
Les magasins de doubles renferment, en outre, environ 11000
exemplaires.
Voici, au surplus, la liste des Etes dans lesquels les types
des collections du musée ont été décrits :
AUBE. Rate des Coléoptères, Hydrocanthares et Gyriniens,
. VI, 1838.
RE Coléoptères de l’île de Cuba. Ann. Soc. Ent. Franc.,
1863, p. 183.
FAUvEL. Notices Entomologiques, 1867, V, p. 78, t. I, f. 14.
(Wacrogyrus caledonicus).
LABOULBÈNE. Description de plusieurs nouv. esp. du genre
Gyretes. Ann. Soc. Ent. Franc., 1853, p. 47.
PREUDHOMME DE BoRRe. Description d’une nouvelle espèce du
genre Æyphydrus. Ann. Soc. Entom. Belg., XIV, 1870,
p. x. (Zyph. lugubris).
— Description d’une nouvelle espèce du genre Hydroporus
loc. cit. p. x. (Deronectes Crotchi).
REGIMBART. Essai monographique de la famille des Gyrinidæ.
Ann. Soc. Ent. Franc. (1882), p. 379 (1883); p. 119;
1° suppl. (1886), p.247; 2e suppl. (1890) p. 278.
— Voyage de Léon. Fea en Birmanie. Dytiscidæ et Gyrinidæ
Ann. Mus. Civ. Gen., Série 2, vol. VI (1888), p. 609.
— Même voyage. Liste n° 2, loc. cit., vol. X (1891) p. 537.
— Dytiscidæ et Gyrinidæ nouveaux ou rares de la collection
du Musée royal de Fr Notes Leyd. Mus., vol. XI,
p. 51 (1889).
— 4 espèces nouvelles de Éd loc. cit. vol. XIII, p. 191
(1891).
— Dytiscidæ et Gyrinidæ du voyage de M. E. Simon au
Venezuela (1888). Ann. Soc. Ent. Fr., p. 381.
— Dytiscidæ nouveaux de Manille, loc. cit. 1877, p. 355.
— Description d'une nouvelle espèce de Gyrinus (G. siculus).
Naturalista Siciliano, T. I, n° 10.
— Voyage de L. Loria dans la Papouasie orient., Dytiscides et
Gyrinides. Ann. Mus. Civ. Gen., Série 2, vol. XII (1892).
SAHLBERG. Kongl. Sv. Ak. Handl. 17, 4, p. 45.
— Bull. Mosc. 1834, p. 270. (Æydrop. brevis).
— Not.Sällsk. Fenn. Fôrh. XIV, p. 151.
SEIDLITZ. Bestimmungs-tabellen der Europ. Dytisciden und
Gyriniden (p. 67, 1887) in Verhandl. Nat. Ver. Brünn.
(ÆZydroporus convexior).
478
SHarP. On Dytiscidæ in Scient. Trans. of the Royal Dublin
Soc., Série II, vol. II, 1880-82.
— Aquatic Coleoptera collected by M. Cam. Van Volxem in
Portugal and Marocco. Ann. Soc. Entom. Belg., XX,
1876, p. 112.
— Aquatic Col. coll. by M. J, C. Purves in Antigoa, 1. e.
p. 120.
— Aquatic col. coll. by M. Cam. Van Volxem in Brazil, 1, c.
p. LG:
— Trans. Ent. Soc. 1873 et 1884.
— On some aquat. coleopt. from Ceylon. Trans. Ent. Soc. Lond,
1890, pt IF, p. 339.
SEVERIN. Note sur les Hydrocanthares du Chota-Nagpore. Ann.
Soc. Ent. Belg. 1890. XXXIV, p. CLxxxvI.
— Liste des Col. aquat. recueillis par le Dr Platteeuw aux
îles de Sumatra et de Bornéo, loc. cit. p. xcvrr. (Æyda-
ticus Platteeuni).
— Description d’une nouvelle espèce du genre Platynectes
Regb. loc. cit. p. xovir. (Platynectes Rodrignezi).
ANNALES
DE LA
SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE
DE
BELGIQUE
A
TOME TRENTE-SIXIÈME gatiOÙ”
XI
Fa numéro doit être conservé; il ne sera pas envoyé une seconde
fois comme précédemment.
BRUXELLES
AU SIÈGE DE LA SOCIËTE
20, RUE DU MUSÉE, 20
1392
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE.
XI
Compte-rendu de l’assemblée mensuelle du
5 novembre 1892.
PRÉSIDENCE DE M. GIRON.
Présents : MM. Candèze, L. Coucke, de Crombrugghe, Fologne,
Jacobs, Michels, Preudhomme de Borre, Robbe, Seeldrayers, de
Selys-Longchamps, Séverin, Tosquinet et Kerremans ff. de
secrétaire.
MM. Lameere et Duvivier ont fait excuser leur absence.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de la séance du 1° octobre est approuvé.
Correspondance. M. de Crombrugghe de Picquendaele remercie
pour son admission en qualité de membre effectif.
La Waturforschende Gesellschaft in Danzig invite notre Société
à la célébration du 150: anniversaire de sa fondation. Une lettre
de félicitation lui sera adressée.
L’Assemblée vote l'échange des Annales et Mémoires contre les
publications de la Société des Sciences naturelles de l'Ouest de la
France à Nantes.
Lectures, communications. Il est donné lecture par leurs auteurs
ou par le secrétaire des travaux contenus dans le présent numéro
des Annales.
— M. Preudhomme de Borre montre un exemplaire du Phol-
cus opilionoïdes, Aranéide nouveau pour notre faune, qu’il a
capturé chez lui à Schaerbeek, et sur lequel il fait la communica-
tion insérée plus loin.
— M. Jacobs parlant des quelques Diptères signalés comme cap-
turés au bord de la Gileppe s'exprime comme suit :
Le Zeucozona lucorum L. se prend assez fréquemment ; j’en
possède un certain nombre d'exemplaires, pris depuis la Campine
jusqu'aux environs de Nivelles. M. Devaux a également rencontré
un bon nombre de ces insectes.
L’Æ'riozona syrphoïdes Fall. a été pris pour la première fois au
mois d’août 1890 dans les environs d’Ottignies. La collection de
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXXVI. 37
480
M. Devaux en renfermait un exemplaire G' en mauvais état, sans
date ni lieu de capture.
J'ai trouvé dans ma collection un Conops flavipes Q à tête
presque noire et devant ressembler à la variété rapportée dans le
dernier numéro des Annales; cet insecte a également les pattes
plus foncées. Je le considère comme une variété du ©. flavipes ;
à part les différences de couleur, il présente les caractères de
l'espèce.
— M. de Crombrugghe fait circuler sous le yeux de l’Assemblée
un exemplaire del’ Amphidasis betularius ab. Boisduvalia capturé à
Olsene et exprime le désir que les espèces signalées comme
nouvelles soient présentées à la Société, afin qu’il puisse y avoir
contrôle sur leur exacte détermination.
— M. Hippert signale les captures suivantes : Eupithe cia
Laquararia ©, espèce nouvelle pour la Belgique, déterminée
par M. Staudinger, à Genck, le 3 août dernier ; Gortyna Micacea G
à Forest, septembre; Culamia Lutosa, à Louvain, septembre ;
Syrichtus Cirsii Q, à Han-sur-Lesse, et G à Ostende, août; Coias
Edusa ab. Q Helice à bandes marginales des quatre ailes presque
entièrement noires, à Han-sur-Lesse, août.
Lrebia Plandina était cette année très commune à Han-sur-
Lesse; M. de Crombrugghe l’y a également rencontrée en très
grand nombre.
La séance est levée à 91/2 heures.
INSECTES DU BENGALE.
24° mémoire.
DEUXIÈME NOTE SUR LES ÉLATÉRIDES pu CHOTA-NAGPORE
par E. Candèëze.
Le père Cardon, qui s’est déjà fait connaître dans le monde ento-
mologique par les récoltes de Coléoptères qu’il a opérées avec tant
de zèle et de succès à Tetara et à Konbir-Novatoli, se trouve
actuellement en résidence à une vingtaine de lieues plus au nord-
ouest, à Chichuani, dans le Barwai.
Les récoltes d’insectes qu’il y a faites pendant les mois de juillet
et d'août de cette année, sont encore plus importantes que celles
des années précédentes.
Ce n’est pas exagérer que de fixer à seize cents espèces et à une
trentaine de mille individus le nombre des Coléoptères qui ont été
capturés par cet habile entomologiste, pendant le court espace de
temps que je viens d'indiquer.
48i
Le père Cardon n’a pas négligé les très petites espèces, ainsi
que ne le font que trop souvent les collecteurs naturalistes dans
les pays tropicaux; aussi la quantité des formes encore inédites
est-elle considérable dans ces derniers envois.
A en juger par les Élatérides, le chiffre des espèces nouvelles
rencontrées dans cette région du Bengale est plus que doublé. J'y
ai même reconnu un genre nouveau qui devra former le type
d’une tribu particulière.
Avant de donner le relevé des espèces qui ont été soumises à
mon examen, je crois bien faire d’exposer en peu de mots le
caractère de la contrée où le père Cardon nous transporte cette
année.
Les renseignements qui suivent sont empruntés à une notice
publiée, au mois de juin dernier, dans les Précits historiques,
par le P. Maene $. J. qui, missionnaire belge également, évan-
gélise avec le P. Cardon dans ces lointaines régions.
« Nous sommes ici » écrit M. Maene « au centre du Barwai,
dans la partie extrême de notre mission, à plus de cent milles
anglais de Ranchee, par la route ordinaire.
« Il ne nous a pas fallu moins de cinq jours à cheval pour y
parvenir... Le Barwai, le Chechari, le Kasir et une partie du
Noaghar qui forment les quatre grandes divisions de notre
paroisse, sont compris entre 22° 58’ et 23 30’ de lat. Nord,
84 et 84° 30’ d. long. Est (Mér. de Greenwich), ce qui fait en
ligne droite environ 12 lieues du Nord au Sud et autant de l’Est
à l'Ouest.
« Le pays est très accidenté, traversé par deux grandes rivières,
la Sunk et la Koel, et couvert de magnifiques bois ; il ne ressemble
pas mal aux Ardennes, mais avec cette différence qu’il est beau-
coup plus fertile et plus riche. On y cultive le froment et l’orge,
aussi bien que le riz; les rivières sont peuplées de grands et beaux
poissons ; les montagnes, encore inexplorées, semblent renfermer
quantité de métaux divers.
« Cette contrée avait jadis le renom de fournir des pierres pré-
cieuses, et il fut un temps où les empereurs mogols en exigeaient
une certaine quantité comme tribut annuel. Les amateurs de
collections scientifiques pourraient satisfaire ici leurs goûts et
recueillir de nombreux et rares spécimens de minéralogie, de
botanique, etc.
« Les habitants appartiennent en grande partie à la race
Ouraonne. Par le teint et des traits caractéristiques, ils se rap-
prochent beaucoup du type maure africain. »
D'autre part le P. Cardon écrit à Liége, au P. Renard, en lui
envoyant le produit de ses chasses : «le terrain d’exploration choisi
482
est un plateau de 3400 pieds d’élévation, coupé par une vallée
profonde dont les flancs sont tapissés de forêts, appelée Ambacona
ou « vallée des Manguiers ». Au fond coule la Sunk qui, vers le
haut de la vallée, fait une chute de 200 pieds. Les flancs en sont
couverts d’épaisses forêts; les plateaux supérieurs sont moins
boisés.
« Les conditions de chasse ne sont pas les mêmes qu’à Novatoli.
La végétation y est plus puissante, les forêts plus nombreuses et
plus étendues et conséquemment les insectes plus dispersés. Cer-
tains arbres manquent ici; d’autres, communs aux deux régions,
ne donnent rien, tandis que là bas ils abritent des insectes par
centaines.
« En revanche la saison productive dure pluslongtemps, et telles
espèces qui disparaissent au commencement de juillet à Novatoli
se montrent seulement ici dans le courant du même mois. »
« Je crois, » m’écrit aussi l’ardent investigateur, « que j'ai
lieu d’être content du résultat de la première saison entomologique
dans un pays nouveau, où la fixation à l’avance des « habitats »
est fort difficile la première année, à cause de l’immense étendue
des forêts et de la distribution différente des diverses espèces
d’arbres. J’ai cherché notamment plusieurs arbres qui me don-
naient beaucoup d’Élatérides des genres Agonischius et Welano-
æanthus, et je l’ai fait en vain.
« Quoique le terrain de chasse ne soit qu’à vingt lieues au Nord-
Ouest de Novatoli, la faune du Barwai est loin d’être la même.
Vous remarquerez plusieurs types excessivement abondantsla bas
que je n’ai pas rencontrés ici, et réciproquement. »
Ces différences seront relevées plus loin, lors de l’énumération
des espèces.
Ajoutons que si l’aspect général du pays rappelle nos Ardennes,
la population animale y est tout autre. Les tigres notamment y
sont nombreux et remplacent, sous le bois, nos modestes chats
sauvages. On comprend sans peine qu’ils ne laissent pas de procu-
rer au chasseur entomologiste certaines appréhensions que nous
n’éprouvons guère dans les vallées de l’Ourthe et de l’Amblève.
Les Élatérides récoltés cette année se répartissent en 78 espèces
dont quelques-unes sont représentées par des centaines d’individus.
Sur le nombre, il en avait déjà été découvert une quarantaine à
Konbir-Novatoli et à Tetara; 19 sont nouvelles, les autres, sans
être inédites, n’avaient pas encore été trouvées dans les régions
explorées par le père Cardon.
Quant aux autres familles, il résulte du triage qui en a été opéré
par les soins de notre collègue M. Séverin, qu’elles y figurent de la
manière suivante :
483
Cicindélètes et Carabiques. Peu de nouveautés et les spécimens
en général, assez maltraités par une sorte de macération subie
durant le voyage et ayant disloqué leurs articles. Les Cicindélètes
ont particulièrement souffert. Les Cllæniuss y trouvent en majorité.
Les Carnassiers aquatiques et les Slaphylins font défaut. Les
Æistérides et les Sylphides sont peu nombreux. Il y a assez bien
de Scydménides, de Trichoptérigiens et de Clavicornes
Les Zamellicornes sont surtout représentés par les Hélolonthi-
des. Nombre de Buprestides, surtout des espèces de petite taille,
où il se trouvera des nouveautés.
Absence de Zucanides et assez peu de grands Zongicornes; ce
qui a lieu de surprendre pour les provenances d’un pays aussi
boisé; mais les Curculionides, surtout les petits, et les Chryso-
mélides y pullulent littéralement et produiront sans doute une
grande quantité d'espèces nouvelles et même des types tout à fait
aberrants et extraordinaires.
En dehors des Coléoptères, il n’y a guère que les Hémiptères qui
y soient représentés par un fort contingent de Plataspides et de
Pentatomides et en outre par quelques Zomoptères de petite et de
moyenne taille.
Les autres ordres n’ont pas été recherchés par le P. Cardon.
Il serait injuste de trop demander à l'infatigable collesteur, mais
il est hors de doute que si la même ardeur était déployée par
notre perspicace entomologiste à l’égard d’autres groupes d’in-
sectes, dont quelques uns de nos collègues de la Société ont fait
une étude spéciale, tels que les Odonates, les Pombycites, les
petits Zyménoplères et autres, il est hors de doute, dis-je, que ces
soigneuses investigations donneraient lieu à des trouvailles fort
intéressantes pour notre science en général et pour nos collègues
belges en particulier, attendu que les régions explorées ainsi à
fond sont encore vierges de toute recherche entomologique.
Relevé des Élatérides.
Agrypnus Renardi Cand., Soc. Ent. Belq., Comptes-rendus,
1890.
A. punctatus Cand., Jonogr., I, p. 26.
La première de ces espèces est jusqu'ici propre au Chota-Nagpore.
Elle a dejà été trouvée à Konbir-Novatoli et à Tetara. Quant à
Ja seconde, on la rencontre dans tout l'Hindoustan, à Ceylan, dans
l’Inde transgangétique et les grandes îles de la Malaisie.
Lacon lutosus Cand., JWonogr., I, p. 119.
Peu commun.
L. tabularius. F'usco-brunneus, opacus, dense cervino-squamu-
484
losus, immaculatus ; fronte concava, irrequlariter punctata ;
prothorace latitudini longitudine æquali, medio paulo ampliato,
disco convexo, grosse punctato, sulcato, utrinque versus basin
impresso, squamulis magnitudine inæquali, angulis posticis
parum acutis, apice incurois; elytris postice sensim attenuatis,
puntalo-striatis, striis tenuibus, interstiliis planis, pilis cervinis
passim erectis ; subtus sulcis quatuor distinctis. — Long 18-20mill. ;
lat. 5-6 mill.
Grand pour le genre. Comme le précédent, il se place parmi les
quelques espèces qui se font remarquer par des poils dressés,
épars, sur les élytres. Sa couleur uniforme jaunâtre, sans mar-
brure, ne permet pas de le confondre avec les lutosus, setulosus,
defectus etc. présentant le même caractère.
Il n’en a été trouvé qu’un très petit nombre d'exemplaires. Sa
place est à la suite du Z. multiforis, de Siam.
L. melancholicus Cand., Soc. Belqg., Comptes-rendus, 1890.
Rare à Konbir, recueilli au Barwai en nombre considérable.
L. piger Cand., Z'lat. nouv., IV, 1889.
Peu d'individus. Cette espèce était des plus abondantes à Kon-
bir-Novatoli.
L. jurulosus Cand., Zlat. nouv., IV, 1889(!).
Remplace au Barwai le précédent, comme abondance. J’en ai
reçu des centaines d’individus. Une particularité qui aide beaucoup
à le faire reconnaître, c’est l'existence, près du bord latéral du
prothorax, d’une petite saillie oblongue, courte, qui ne se voit
bien que par un éclairage oblique. Ce caractère est constant.
L. lustratus Cand., Soc. Belg., Comptes-rendus, 1890.
Rare.
L. transversus Cand., Monogr., I, 123.
Rare.
L. tostus Cand., Jonogr., I, 129.
Peu d'exemplaires de cette espèce, qui se rencontre princi-
palement à Sumatra et Bornéo.
L. serrula Cand., Jonogr., I, p. 149.
Abondant. Les uns sont plus noirs, les autres plus ou moins jau-
nâtres, coloration due aux écailles qui recouvrent les téguments.
L. adspersus Cand., Jonogr., I, 125.
Nombreux. De taille et de couleur très variable. Cette dernière,
rougeâtre ou noir-brunâtre, tient à la teinte des téguments eux-
mêmes.
L. demissus Cand., Zlat. nouv., IV, 1889.
Une douzaine d’individus.
(1) Et non Ælat. Birm., ainsi qu’il est indiqué par erreur dans le Cat. Systém.
485
L. succinctus Cand., Soc. Belg., Comptes-rendus, 1890.
Rare.
L. nebulosus, Cand., Wonogr., I, p. 115.
Rare.
L. trifasciatus, Cand., Ælat nouv., I, 1865.
Décrit d’abord d’après des individus trouvés à Ceylan par
Nietner. J’en ai recu plus tard du Japon, puis du Sikkim, de la
Cochinchine et de Bornéo.
Il varie beaucoup de taille (2 1/2 à 5 mill.). Les spécimens, en
grand nombre, trouvés par le P. Cardon sont très inégaux sous
ce rapport.
Meristhus indecorus. luscus,opacus, squalide squamnulosus ;
prothorace tumido, squamulis argenteis circumcincto; elytris
punclato-striatis, interstitis granulosis, serialim squamulosis,
guitulis duabus posticalibus argenteis. — Long. 6 mill., lat.
1 1/2 mill.
Tournure du lepidotus, d’un grisâtre foncé et mat, avec le bord
du prothorax et deux petites taches rondes près du sommet des
élytres garnies d’écailles blanchâtres-argentées.
Deux spécimens trouvés par le père Cardon. Il est plus grand
que les autres espèces indiennes et ressemble aux types africains.
Pericus discedens. Prunneus, nitidus breviter fulvo-pilo-
sulus; prothorace longitudine latiore, punctato, circuitu rufescente,
marginis extensione angusta, obscure translucida, angulis posticis
levibus, tumidis, aureo-fasciculatis; elytris vage subsulcatis,
punctatis, basi ad humeros aureo-villosulis, margine anguste
deplanato; subtus rufescens, sulcis quatuor nolatis. — Long.
6 mill., larg. 21/2 mill.
Il diffère des deux espèces précédemment décrites : du niidus
par sa ponctuation et les expansions latérales du prothorax et des
élytres bien moins prononcées; du wbicundus par la ponctuation
du prothorax normale et non constituée par des points larges à
fond plat.
Cette espèce, trouvée en juillet, courant sur le sol, dans la
vallée de la Sunk a ceci de particulier, que ses caractères
génériques tendent à dégénérer pour la rapprocher des Zacon du
groupe IT, Div. C, à ponctuation des élytres diffuse. Ces Zacon
ont en effet, les angles postérieurs du prothorax constitués à peu
près comme chez les Pericus. L’apparence générale, déterminée
par la forme courte, large et bombée, leur est également commune.
Il ne reste plus guère que l’expansion latérale translucide du
corselet et des élytres comme caractéristique du genre; encore
cette expansion est-elle ici fort réduite, et a-t-elle une tendance
à se produire derrières les épaules, chez ces mêmes Zacon.
C’est évidemment une forme de transition.
486
OCTOCRYPTITES.
Cette tribu nouvelle, qui est établie pour le genre suivant est
caractérisée par les sillons récepteurs des antennes et des tarses,
disposés autrement que chez les Agrypnites, ainsi qu’il est dit
dans la diagnose ci-dessous.
OCTOCRYPTUS n. g.
Antennæ breves, in sulco parapleurorum receptæ, articulo primo
crasso, secundo minimo, lertio longo, subcylindrico, sequentibus
sensim latioribus.
Prosterni suturæ laterales postice apertæ, ad receptionem tar-
soTum anlicorum.
Metathorax et abdominis basis sulcis profundis muniti, ad
receplionem tarsorum pedum sequentium.
On voit par cette diagnose que ce genre, non seulement se dis-
tingue de tous les Élatérides connus, mais encore qu’il ne pourrait
prendre rang dans la tribu des Agrypnites qu'à la condition de
modifier la caractéristique de celle-ci.
En effet nous lisons à propos des Agrypnites :
« Prosternum ayant de chaque coté ses sutures ouvertes pour y
recevoir et cacher les antennes au repos. »
Or, dans le genre extraordinaire dont il est ici question, les
sutures prosternales sont bien ouvertes, mais c’est dans leur por-
tion postérieure et non pour recevoir les antennes, mais bien les
tarses de la première paire de pattes. Quant aux antennes, il leur
est attribué, dans les flancs prothoraciques, un sillon profond qui
les recoit et les cache entièrement ; en un mot les choses se passent
à l’enverse de ce qui se voit chez les Agrypnites.
En second lieu l’abdomen est lui-même pourvu de deux sillons
de même valeur, à l’effet de recevoir et cacher les tarses poste-
rieurs. Cette particularité n’est du reste pas unique chez les
Élatérides: elle a déjà été rencontrée dans un genre chilien, le
g. Hexaulacus(!).
Il résulte de ce qui précède que le genre Octocryptus doit for-
mer le type d’une tribu à part, au même titre que les Agrypnites
et à côté d’eux.
Comme particularité secondaire, j’ajouterai que les antennes
sont courtes et ne se replient pas pour pénétrer dans les sillons
récepteurs, qu’elles ont leur 3° articlelong, les suivants de plus en
plus courts et plus larges, et que le genre, en dépit de son facies,
(*) Indépendamment des G. Potergus, Gastraulacus et Temnillus de la famille des
Eucnémides.
487
tient plus des Adelocera que des Zacon. La tête est très rétractile,
au point que les yeux ne se voient que quand on l'extrait du
thorax où elle est profondément enchassée. La mentonnière du
prosternum est grande et large, le pointe postérieure droite; la
fossette mésosternale a les bords saillants et divergents, confon-
dus avec le métasternum, sans sillon de séparation; enfin les
hanches sont brusquement dilatées dans leur moitié interne.
Ce genre remarquable est établi sur l’espèce suivante :
O. Cardoni. Squalide niger, opacus, brevissime, rude, parum
visibiliter pilosulus ; fronte plana, hexagonali, rugata ; prothorace
trapezoidali inæquali, verrucoso, medio tumido, postice sulcato,
angulis porrectis, posticis fere rectis ; elytris thoracis latitudine,
verrucis umbilicatis seriatis ; sublus conveæus, punctatus, opacus ;
antennis, dibiis quatuor anticis tarsisque rufescentibus. — Long.
5-6 mill., lat. fere 2 mill.
Ce petit Élatéride a été découvert par le P. Cardon, au mois de
juillet, dans la vallée des Manguiers, près de Chichuani, au
Barwai. L’habile entomologiste auquel je me fais un devoir de le
dédier, en a capturé cinq individus profondément enfouis sous
des détritus végétaux accumulés aux bords de la Sunk. La facon
étonnante dont ce petit insecte est organisé pour dissimuler ses
yeux, ses antennes et ses pattes, au point qu’il ne présente plus
en dessous comme au dessus qu’une surface résistante dénuée de
toute saillie, semblerait démontrer qu’il est soumis parfois à des
heurts et des soubresauts tels qu’il en éprouverait en roulant
dans les tourbillons d’une rivière impétueuse.
Tous les Agrypnites peuvent, à la vérité, mettre à l’abri leurs
antennes; plusieurs, beaucoup de Zacon notamment, en font
autant pour leurs tarses antérieurs et moyens. Les Octocryptus,
eux, ont Awit caches; d’où le nom que je je leur ai imposé.
Indépendamment de ses caractères exceptionnels, son facies
d'Hétéromère terricole m’a fait douter au premier abord qu’il
appartint aux Élatérides, et j'ai cru devoir le soumettre à l’exa-
men de mon ami L. Fairmaire qui y a vu, comme moi, un mem-
bre indéniable de cette dernière famille bien que quelque peu
aberrant.
Campsosternus Cantori Hope, 7rans. Lond., 1841.
Plusieurs spécimens plus petits que les types de l’Assam et de
Birmanie.
C. brunneicornis Cand., at. nouv., IV, 16.
Un seul exemplaire. Le type est du Darjeeling.
Singhalenus gibbus. Angustus, piceus, griseo-pilosulus ;
fronte carinata, antice truncala, prothorace latitudine tongiore,
488
apice angustato, crebre, antice confluenter, punctato, dorso,
feminæ præsertim, parte antica gibboso ; elytris parallelis, fortiter
punclalo-striatis, interstitiis versus basin granulatis; pedibus
rufescentibus. — Long. 12-13 mill., lat. 21/2-8 mill.
Le père Cardon a trouvé l’an dernier à Konbir-Novatoli et en
très grande quantité, le S. Æorsfieldi. Ce dernier est invariable-
ment brun rougeâtre et son prothorax est régulièrement bombé
et assez uniformément ponctué.
Dans le Barwai, tous les Singhalenus récoltés en nombre aussi
considérable, sont beaucoup plus foncés en couleur et le prothorax,
chez la femelle surtout, est fortement bombé et comme bossu en
avant. Sa ponctuation est aussi plus forte et plus confluente dans
sa portion antérieure qu’en arrière.
Il n’est pas possible de confondre ces deux formes.
Adiaphorus modestus. luscus vel brunneus, subopacus, dense
griseo pubescens; fronte procumbente, convexa, carina longitu-
dinali verticis destituta; antennis filiformibus, maris dimidio
corporis longioribus; prothorace latitudine multo longiore,
creberrime punctato, anqulis posticis divaricatis, carinatis ; elytris
prothorace paulo latioribus, punctato-striatis, interstiliis convexis,
punctatis; subtus nitidior, laminis tarsorum latis. — Long.
10-11 mill., lat. 1 5/4-2 mill.
Une douzaine de spécimens. Le mâle est beaucoup plus étroit
que la femelle et ses antennes sont plus longues. La couleur brune
se remarque principalement chez cette dernière. L’espèce a
quelque peu l’apparence du Singhalenus gibbus décrit précédem-
ment, mais les caractères génériques, surtout la forme du front,
établissent une différence marquée.
C’est la quatrième espèce connue du genre.
Pachyderes niger Cand., Æat. nowv., II, 14.
Commun.
P. bengalensis Cand., Ælat. nouv., IV, 23.
Rare.
Heteroderes lenis Cand., Jonogr., II, 357.
Peu commun.
H. sericeus Cand., Monogr., II, 358.
Récolté en extrême abondance. Il varie de taille et sa couleur
passe du brun clair au rougeâtre. Il est très reconnaissable à la
longueur relative de son prothorax qui égale parfois les 2/3 des
élytres; aucun Élatéride ne lui est comparable, sous ce rapport.
H. spinosus Cand., Soc. Belqg., Comptes-rendus, 1890.
Assez commun. Les individus généralement plus petits que ceux
de Konbir-Novatoli.
489
H. canus. Depressus, lestaceus, opacus, dense et breviter
griseo-pubescens; fronte obscuriore, prothorace latiludini longi-
tudine fere æquali, submaculalim infuscato, basi pallidiore ;
angulis posticis unicarinatis; elytris lenwiter punclato-strialis,
inlerstitins plants ; subtus concolor, pedibus dilutioribus. — Long.
8-9 mill., lat. 2 1/2 mill.
Le quatrième article des tarses porte en dessous une lamelle
étroite, ce qui le range dans la 3e section. Ce n’est qu’en y regar-
dant de très près que l’on voit que le disque du prothorax porte des
maculatures plus obscures.
Sa place est à la suite de l’a/bicans.
H. brachmans Cand., Yonogr., II, 345.
Commun.
H. chrysites Cand., Monogr., II, 346.
Compris autrefois, comme le précédent, dans le genre Æolus.
Il fait partie d’un groupe de petits Æeteroderes de couleur jaune
variée de taches ou de lignes noirâtres, répandu dans les régions
intertropicales de l’Asie et de l’Afrique.
Drasterius brahminus Cand., MWonogr., IT, 426.
Assez rare. Généralement noir.
D. sulcatulus Cand., Monogr., II, 427.
Abondant.
D. collaris Cand., #onogr., II, 427.
Très commun.
Megapenthes modestus Cand., Soc. Belq., 1890.
Commun.
M. moestus Cand., Soc. Belg., 1890.
Commun.
M. aspernendus. Winutus, fusco-niger, opacus, pubescens;
fronte convexa; antennis brunneo-tlestaceis; prothorace latitudine
longiore, parallelo, subcylindrico, postice rufescente, angulis pos-
dicis haud divaricatis, acutis, non carinatis; elytris brevibus,
punctato-striatis, interstiliis subtiliter granulatis; subtus testa-
ceus. — Long. 6 mill., lat. 1 1/» mil].
Le plus petit du genre; son apparence est celle d’un de ces
Drasterius si abondants au Bengale, mais cetteapparence n’estque
superficielle. Outre les caractères génériques, il s’en distingue
par l’allongement du prothorax, qui fait paraître les élytres réla-
tivement courtes ; par la coloration testacée du dessous du corps,
qui ne se voit jamais chez les Drasterius, où le prosternum seul
est quelquefois jaune. Ce petit YWegapenthes parait rare.
Melanoxanthus dimidiatipennis Cand., Jonogr., II, 513.
490
M. dorsatus Cand., Pull. Belqg., 1890.
M. carbunculus Cand., #bid.
Ces trois espèces moins fréquemment rencontrées qu’à Konbir-
Novatoli.
M.anticus.Wiger,parumnitidus,brevissime pubescens;antennis
brevibus, nigris, basi brunneis ; prothorace subquadrato, convexo,
basi sulcato, rubro, macula antica nigra ; angulis posticis retrorsum
productis, acute carinatis ; elytris thoracis vix latiludine, minus
elongatis, punctato-striatis, interstitiis præsertim ad basin granu-
latis, apice integris ; subtus pedibusque rufis. — Long. 7 mill.,
lat. 1 1/2 mill.
Trouvé à Novatoli dès l’année dernière, mais postérieurement à
la publication des espèces de cette localité. Il a été retrouvé, mais
moins communément au Barwai.
La disposition des couleurs, qui rappelle certains ÆZlater et
Cardiophorus, est aussi la même que chez le Welanozanthus nigro-
signatus de Java. Il est, toutefois, notablement plus petit et le
dessous du corps, y compris les pattes, est entièrement rouge. Les
deux espèces n’en sont pas moins très voisines.
Anchastus bengalensis. ÆVigro-brunneus, nitidus, parce
fusco-pilosulus; antennis obsceuris; prothorace latitudine haud
longiore, æqualiter sed dense punctato, angulis posticis retrorsum
productis, bicarinatis; elytris fortiter punctato-striatis, inter-
stitiis planis, punctlatis, ad suturam depressis ; subtus pedibusque
concoloribus. — Long. 11 mill., lat. 3 1/4 mill.
Grand pour le genre ; aspect d’un Diploconus coracinus à thorax
plus raccourci. Les poils sont fort caducs en sorte que l’insecte,
à moins d’être très frais, parait tout à fait glabre; ce n’est qu’en
regardant de très près qu’on voit quelques poils bruns conservés
dans les parties moins exposées aux frottements.
Sa couleur uniforme, son brillant et surtout la taille ne permet-
tront pas de le confondre avec une autre espèce.
Il doit se placer avant le vu/neratus.
Cryptohypnus sericeus. Æneus, parum nitidus, sericeo-
pubescens ; antennis nigris, basi rufis ; prothorace longitudine
latiore, a basi angustato, lateribus carinato, punctato, punctis
medianis majoribus, longitrorsum carinato, angulis posticis longe
carinatis, basi medio dentato; elytris brevibus, striatis. — Long.
3 mill., lat. 11/4 mill.
Taille et tournure du curtus ; bien distinct par sa teinte bronzée
et surtout par une saillie dentiforme courte, longitudinale, qui se
trouve au milieu du bord basilaire du prothorax, devant l’écusson.
Il a été capturé par le père Cardon, d’abord à Konbir-Novatoli et
491
retrouvé en plus grand nombre, en juillet, sous des détritus végétaux
au bord de la Sunk.
C. pictus. Prunneo-niger, opacus, griseo-pubescens ; antennis
basi rufis; prothorace longitudine paulo latiore, à basi angustato,
medio longitrorsum carinato, angulis posticis longe carinatis,
Dittis tribus rufis; elytris tenuiter striatis, singulatim rufo-trima-
culatis, duabus anticis oblique transversis, tertia subapicali ma-
jore, flavo-rufa; pedibus rufis. — Long. 2? mill., lat. 2/5 mill.
Voisin du précédent, comme forme, remarquable par ses taches
rouges. Les trois bandes du prothorax sont situées : la médiane sur
la carène du même nom, les deux autres, étroites, en dedans des
carènes latérales qui partent des angles postérieurs et se prolon-
gent jusqu’un bord antérieur. Sur chaque élytre les 3 taches
sont l’une humérale, la seconde plus en arrière et près de la
suture, la troisième plus grande et plus jaune non loin du sommet.
Trois individus ont été trouvés sous des détritus végétaux au
bord de la Sunk.
C. ovalis Cand., Mém. Soc. Sc. Liège, V, 2e sér., 1873, p. 11.
En même temps que les deux espèces qui précèdent, le P. Car-
don a pris dans les mêmes endroits, en immense quantité, une
espèce fort voisine du Cr. minutissimus d'Europe. Cette espèce,
plus large, de forme plus ovale, m’a paru devoir être assimilée
au Cr. ovalis, originairement décrit d'après des exemplaires pro-
venant du Japon.
Arrhaphes opacus Cand., État. nouv., II, p. 38.
Une douzaine d'exemplaires.
Hemirrhaphes ruficollis. ÂViger, subopacus, pubescens ;
artennis articulo primo rufescente; prothorace sanquineo, latitu-
dine paulo longiore, a basi ad apicem paulo attenuato, crebre
lateribus rugose punctato, angulis posticis carinatis, carina
arcuata intus directa ; elytris cum scutello basi rufescentibus,
punctato-striatis, interstitiis, basi præsertim granulatis ; subtus
niger, anlice rufescens, pedibus rujis. — Long. 6 mill., lat.
fere 2 mill.
Une demi-douzaine de spécimens.
Ces deux espèces figurent parmi les plus remarquables décou-
vertes du P. Cardon au Bengale.
La seule espèce d’Zemirrhaphes connue, l’Æ. notabilis, paraît
provenir de régions plus rapprochées de l'Himalaya, tandis que
les vrais Arrhaphes sont plus méridionaux, en général. Il est
bon de rappeler que la différence entre ces deux genres très
voisins consiste dans l’absence complète ou la présence peu visible
de la suture prosternale qui, lorsqu'elle apparaît, comme dans le
492
genre actuel, élargit beaucoup le prosternum, caractère principal
des Cryptohypnites.
I. ruficollis, présente la même coloration que le nofabilis,
bien que le corselet soit d’un rouge plus clair; la forme des
carènes angulaires prothoraciques est toutefois différente : bisi-
nuées chez le notabilis, elle est ici simplement arquée, la concavité
en arrière. Il est aussi un peu plus étroit.
Cardiophorus tetradicus Cand., Wonogr., III, 138.
Moins abondant qu’à Konbir-Novatoli.
C. eximius Cand., Wonogr., III, 140.
Même remarque.
C. notatus Fabr., Spec. Zns., I, 273.
Un seul spécimen. Il est plus répandu au Coromandel et à
Ceylan.
C. anaticus Cand., Monogr., III, 140.
Très rare. Comme le notatus on le trouve surtout dans le sud de
l'Hindoustan.
C. mirabilis Cand., Monogr., III, 141.
Ce joli petit Cardiophorus n'a été trouvé qu’une seule fois. Je
n’en ai jamais connu que deux spécimens, indiqués, sans plus de
précision, comme des Indes orientales.
C. argutulus Cand., #Wonogr., II, 142.
Un seul exemplaire.
C. umbraculatus Cand., Pull. Belg., 1890.
Moins abondant qu’à Konbir-Novatoli et Tetara.
C. contemptus Cand., Monogr., III, 202.
Peu commun.
C. servilis Cand., Wonogr., III, 208.
Peu commun.
C. nebulosus Cand., Yonogr., III, 204.
Récolté en abondance excessive au Barwai, alors qu’il n’avait
pas été rencontré à Novatoli par le P. Cardon. Une étude minu-
tieuse de cette petite et jolie espèce m’a convaincu que le C. sori-
cinus, décrit ultérieurement (1865), ne doit pas en être séparé.
Les ongles, sont moins visiblement dentés chez le dernier; il n’y a
pas d’autres différences.
C. humerosus Cand., Wonogr., III, p. 206.
Assez rare.
C. madidus Cand., Pull. Belg.. 1890.
Assez commun.
C. stolatus Erichs., #onogr., p. 316.
Très abondant. À supprimer le C. Dokrni, qui n’en diffère que
par les crochets des tarses moins visiblement dentés.
493
C. æquabilis Cand., Wonogr., III, 209.
Rare.
C. gangeticus Cand., Monogr., IIT, 212.
Plusieurs exemplaires.
C. fulvivellus Cand., Wonogr., II, 214.
Rare. |
C. anceps Cand., Pull. Belq., 1890.
Lors de la diagnose qui a été donnée de cette espèce, je n’en
avais vu qu’une dizaine de spécimens. Ultérieurement le père
Cardon l’a retrouvée en abondance à Konbir-Novatoli.
Elle est commune égalementau Barwai.
C. macer. Angustus, brunneus velbrunneo-fuscus, parum niti-
dus, griseo-pubescens; prothorace latitudine mullo longiore, basi
apiceque æqualiter angustato, crebre inæqualiter punctato; elytris
forliter puncialo-striatis, interstiliis convexis apice carinatis ;
pedibus flavis, tarsis unguisculis acute dentalis. — Long.
7-9 mill., lat., 1 1/2-2 mill.
Trouvé en très grande quantité. Il est de la section des derniers
Cardiophorus, caractérisés par leurs ongles dentés, leur structure
allongée en même temps que par les intervalles des stries carénés
à l’extrémite.
Celui-ci, dont la taille et la couleur varient, se fait remarquer
entre tous par son étroitesse et la longueur du prothorax.
Melanotus fuscus Fabr., System. Eleut., II, 228.
Peu commun. Répandu surtout dans le midi de l’Hindoustan.
M. carinatus Cand., Ælat. nouv., I, 181.
Un individu du Barwai ne m’a présenté aucune différence avec
les exemplaires typiques, qui proviennent de Sumatra.
Penia Eschscholtzi Cast., 82/5. Rev., IV, p. 11.
Le type est du Népaul. Une vingtaine d'individus ont été capturés
au Barwai.
Aphanobius longithorax Wiedm., Zoo!. Mag., II, I, 106.
Commun.
Agonischius finitimus Cand., Pull. Belq., 1890.
Commun. Plusieurs exemplaires sont dépourvus de la tache
apicale des élytres.
À. humilis. Viger, opacus, angustus; fronte rugose punctata ;
prothorace latitudine longiore, crebre punctato, angulis posticis
divaricatis, non carinatis ; elytris thorace paulo latioribus, levi-
terstriatis, dense rugose punctatis ; tarsis brunneis. — Long. 7 mill.,
lat. 1 1/2 mill.
A la suite du diversus.
494
La femelle est un peu plus large que le mâle et parait moins
opaque.
Les angles postérieurs du prothorax, bien qu’élevés au milieu,
ne sont pas à proprement parler carénés. Cette petite espèce est
facilement reconnaissable à l’uniformité de sa couleur noire et son
aspect opaque, deux caractères exceptionnels dans le genre.
Trouvé en très grand nombre.
A. limbatus. Parous, niger, nitidus fusco pubescens; ore
yufo; prothorace latitudine longiore, punctato, haud medio sul-
cato, angulis posticis brevibus, intus breviler carinalis; elytris
fortiter punctato-striatis, sutura late flava ; subtus concolor, epi-
pleuris tibiis tarsisque testaceis. — Long. 5 mill., lat. 5 1/4 mill.
L'une des plus petites espèces du genre.
Son système de coloration rappelle les cardiorhinulus, marqi-
natus et chalcozanthus. Par son prothorax unicolore, il ressem-
ble à ce dernier, mais il est beaucoup plus petit.
Rare.
Glyphonyx brunneus Cand., Ælat nouv., II, 52.
Peu commun. Il est conforme aux types de Birmanie.
G. suturalis. Viger, parum nitidus, griseo-pubscens ; fronte
conveza, antice fere acuminata; labro rufo; antennis rufo-
brunneis ; prothorace longitudine paulo latiore, convexo, crebre
punctato, anqulis rufescentibus, posticis carina destitutis ; elytris
punctato-striatis, flavo-ruñs, sutura plus minusve late nigra;
subtus niger, pedibus ruñs. — Long 4 mill., lat. 1 1/5 mill.
J'ai hésité sur la désignation du genre de cette espèce, son front
n’étant pas absolument acuminé en avant comme chez les Gy-
phonyz typiques. Ce n’est donc qu’en l’examinant très attentive-
ment qu’on voit que son bord antérieur n’est pas aussi anguleux
au milieu que chez ces derniers, mais qu’il est légèrement émoussé.
Ce n’en est pas moins une espèce de passage entre les deux genres.
Sa place est à la fin des Glyphonyz.
Silesis inficetus. usco-lestaceus, griseo-pubescens ; antennis
brunneis; fronte nigra; prothorace longitudine, paulo latiore,
convexo, sublililer punctato, sulcis basalibus obsoletis; elytris
punctato-striatis, interstitiès planis, punctatis; subtus obscurior.
— Long. 4 mill., lat. 11/4 mill.
Petite espèce de couleur jaunâtre foncé uniforme, sauf le front
qui est noir. Il faut regarder de près pour reconnaître que ce
dernier est tronqué au dessus du labre. Il l’est si brièvement
qu’au premier abord on le croirait acuminé, comme dans le genre
qui précède.
Rare.
495
S. nigriceps. Æufus, plus minusve brunneus, haud nitidus,
griseo-pubescens; fronte conveza, nigra, margine antico late trun-
calo ; labro nigro; antennis brunners, arliculo primo nigro; pro-
thorace subquadrato, valde convexo, requlariter crebre punctato,
angulis posticis carinatis, nigris; elytris prothorace paulo latio-
ribus, a basi attenuatis, punctato-substriatis, interstitirs planis,
crebre punclatis, apice extremo nigro; sublus obscurior femoribus
nigris. — Long. 7-8 mill., lat. 2 2/4 mill.
Taille et forme du sericeus auquel il ressemble, n’était la dispo-
sition des couleurs, indépendamment de quelques autres caractères
moins facilement visibles. La suture transversale qui sépare le
labre du front est ici très longue.
Une dizaine d'individus.
Plectrosternus rufus (Latr.) Lacord., Genera, IV, 228.
Assez commun.
Hemiops crassa Gyll., in Schônh., Syr., App., 155.
Commun. La plupart des individus capturés sont remarquables
par leur petite taille qui descend parfois jusqu’a 7 mill. alors
que la grandeur normale est 16 à 18 mill.
APPARITION ACCIDENTELLE
DE LA MANTIS RELIGIOSA ET DE QUELQUES AUTRES INSECTES
EN BELGIQUE,
par M. de Selys-Longchambps,
Il y a cinquante ans, lorsque je publiai la Faune belge (1842),
je crus utile de relever séparément une liste des Oiseaux qui
n’ont été observés dans notre pays qu’à titre de visiteurs acciden-
tels, et qui par ce fait ne peuvent en caractériser la physionomie
ornithologique. Plus tard, dans l’article Mammifères, Oiseaux et
Reptiles de la Patria belgica (Partiel, page 272, 1873) qui contient
une liste de tous les Oiseaux observés jusque là en Belgique, j’eus
soin de noter encore, par un signe particulier, ceux qui n’y ont
paru qu’accidentellement.
Il me semble que plusieurs ordres de nos insectes ont été suffi-
samment recherchés et étudiés par nos entomologistes, pour que
l’on puisse entreprendre un travail du même genre en ce qui les
concerne.
En donnant aujourd’hui un résumé de ce que je sais pour les
Orthoptères, les Névroptères Odonates, les Lépidoptères Rhopalo-
cères et les Sphingides, j'espère provoquer de la part de nos
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, Te XXXVI. 38
496
collègues des notes du même genre pour les autres groupes
qu’ils étudient spécialement.
J’ai été porté à rédiger dès aujourd’hui ce premier essai pour
faire connaître l’apparition deux fois constatée de la Mante
religieuse (Wantis religiosa L.) qui ne figure pas dans l’Z'numeratio
Orthopterorum Belgii da Prof. Wesmael (Bull. Acad. R. de Bru-
xelles, 1838) ni dans mes différents catalogues des Orthoptères de
Belgique, que j'ai publiés dans les Annales de notre Société (!).
Le genre HMantis, type de la famille des Aantides, appartient à
une grande section des Orthoptères, celle des Warcheurs (Gressoria)
et vient combler un vide important dans nos listes: il se place
entre les Coureurs (Blattides) et les Orthoptères Sauteurs (Acri-
dides, Locustides et Gryllides).
I. — ORTHOPTÈRES.
BLATTIDES.
Periplanata americana L. — Importée de l'Amérique méri-
dionale par les navires. Elle se reproduit dans les magasins de
denrées coloniales notamment à Anvers dans ceux de sucres et de
peaux.
Periplaneta australasiæ Fab. — Apportée dans les serres
chaudes avec les plantes de la Nouvelle-Hollande. Elle s’y multiplie
sporadiquement. On comprend que les horticulteurs lui font une
guerre intéressée.
Periplaneta orientalis L. — Originaire de l’Asie mineure.
Commune dans les maisons, surtout dans les boulangeries, les
cuisines, les magasins d’épiceries, etc.
Phyllodromia germanica L. — L'origine asiatique. Elle
habite surtout les cuisines, où elle se multiplie parfois en grand
nombre, puis disparaît ensuite, probablement chassée par la
P. orientalis qui est plus robuste.
Les quatre espèces de Zlattles que je viens de citer ne pourraient
vivre sous notre climat hors des bàtiments chauffés. Elles ne sont
donc pas indigènes.
Dans mon catalogue raisonné des Orthoptères de Belgique
(1889), j'ai placé les Blattides à la fin de l’ordre, en raison des rap-
ports qu’elles ont avec les Termitides qui commencent l’ordre
suivant, celui des Névroptères. Cependant je pense qu’il est
(') Catalogue raisonné des Orthoptères de Belgique, 1862. — Additions et correc-
tions au catalogue précédent, 1862. — Catalogue raisonné des Orthoptères et
Névroptères de Belsique, 188S.
497
préférable de suivre la série adoptée par M. Brunner ainsi qu'il
suit :
Coureurs : Forficulides — Blattides.
Marcheurs : Mantides — Phasmides.
Sauteurs : Acridides — Locustides — Gryllides.
MANTIDES.
Mantis religiosa L. — Le 30 août dernier M. Rossignol,
professeur à l’Athénée de Chimay, m’informait qu’on lui avait
apporté un spécimen vivant de la Mante religieuse, pris le 26 août
vers le soir, sur une laitue, dans le jardin de M. Depasse, receveur
de l’enregistrement. Il l’avait nourrie avec des mouches que l’on
s’amusait à lui voir prendre avec dextérité et dévorer. Il daigna me
communiquer cet insecte singulier, et m’offrit gracieusement de le
conserver pour ma collection d’OUrthoptères indigènes, ce que
j'acceptai avec une vive reconnaissance. L’exemplaire appartient
au type, à coloration verte.
Il y a deux ans, M. Guill. Séverin, aide-naturaliste au Musée,
avait reeu un autre exemplaire de la Mante, pris chez M. Rifilard,
son parent, à la fin d'août, contre une fenêtre dans l’intérieur de
sa maison à Haine St-Pierre dans la même province de Hainaut,
mais plus au Nord (latitude 50° 30»). Chimay et Haine St-Pierre
sont des points qui dépassent assez notablement la limite septen-
trionale constatée pour la Mante.
Il paraît évident que si cet insecte de grande taille et de forme
extraordinaire habitait régulièrement la Belgique, il n’eût pas
échappé si longtemps à l’œil de nos entomologistes.
C'est du reste une espèce essentiellement méridionale. M. Brun-
ner de Wattenwyl, dans son excellent Prodromus der eurupäischen
Orthopteren (1882) constate qu'elle est commune dans toute
l'Europe méridionale en septembre et octobre, et vit dans les her-
bages. Il l’a recue également de l’Asie et de l'Afrique tropicale.
Il considère comme les points les plus septentrionaux où on l’a
rencontrée : le Hàâvre, Fontainebleau, Genève, le Valais, Fribourg
en Brisgau, Passau, Vienne, Budapest et Sarepta.
Mais M. Finot, dans son traité important : Oréhoptères de
France (Paris 1890), ajoute à l'habitat de la Mante diverses
localités du Nord et du Nord-Est de la France telles queles envi-
rons de Paris, le haut Rhin, Reims, et enfin Charleville où elle
a été prise en 1879. Il s’agit probablement d’apparitions acciden-
telles surtout pour Charleville, qui est près de nos frontières.
Chimay et Haine St-Pierre sont encore plus au Nord, et c’est
ce qui rend très intéressantes les deux captures que j’ai signalées
d’après MM. Rossignol et Séverin.
498
ACRIDIDES.
Pachytylus migratorius L. —Originaire de la Tartarie etde
la Russie méridionale, d’où elle arrive à des époques indéterminées
dans l’Europe centrale jusqu’en Belgique. Je la signalai pour la
première fois dans une note : Sur la Sauterelle voyageuse (Bulletin
Acad. Belge, t. XVI, 1849) d’après un exemplaire que je pris à
Longchamps-sur-Geer près de Waremme, le à septembre de cette
année, dans un champ de trèfle. Pendant la même saison on
l’observa à Sceaux près de Paris. C’est la localité la plus occiden-
tale où son apparition ait été bien constatée, car l’espèce jusque
dans les derniers temps avait presque toujours été confondue avec
le cènerascens Fab., qui habite régulièrement certaines localités
de la Belgique et de la France. C’est même au cinerascens qu'il
faut rapporter la plupart des autres captures, signalées dans ma
note de 1849.
En 1859 le #igratorius poussa encore ses migrations jusqu’en
Belgique, j'en pris plusieurs exemplaires à Longchamps. J’en
recueillis un individu au commencement d’octobre, et un autre
en 1862, le 29 août ; enfin notre collègue le Bon Paul de Chestret,
en possède un exemplaire qu'il a pris il y a deux ou trois ans.
Il est bon de faire remarquer que le Pachytylus migratlorius n’a
rien de commun avec l’Acridiwm peregrinum auteur d’une partie
des ravages causés souvent par les sauterelles en Algérie, où
les dégâts les plus fréquents sont imputables au Sfauronotus
MATOCCANUS.
Je ne suis pas bien certain que le Psophus stridulus L. habite
régulièrement la Belgique, car je ne connais jusqu'ici que deux
exemples de sa capture ; tous deux dans les bruyères près
de Lanaeken, dans la Campine Limbourgeoise; l’un par M. Fologne
le 12 août 1862 et l’autre par feu M. Adrien Maurissen. Je ne me
permets pas de lui attribuer déjà cependant l’épithète d’espèce
erratique, parce que M. Snellen van Vollenhoven l’a signalée dans
des bruyères en Hollande.
Dans la collection de feu M. Bouillon, existait un exemplaire
du Caloptenus italicus L. à ailes roses. Il le croyait belge, mais
sans souvenir de la provenance exacte. Cette espèce habite
l’Europe méridionale et centrale. M. Brunner mentionne qu’elle a
été observée jusque dans le Mecklembourg ; et comme eile est plus
ou moins migratrice, il est possible que l’individu de la collection
Bouillon ait été réellement pris en Belgique, d'autant plus que
M. Finot l'indique en Lorraine. C’est donc dans les parties
jurassiques du Luxembourg qu’il y aurait espoir de la rencontrer,
notamment aux environs de Virton.
499
Dans cette même contrée il faudrait aussi rechercher l’ Œdipoda
miniala Pallas (germanica Latr.) qui habite surtout l'Europe
méridionale, mais dont la limite septentrionale arrive non seule-
ment aux environs de Paris, mais en Lorraine, à Verdun, à
quelques lieues de notre frontière, d’après M. Finot.
I y a d'autant plus de chance de la rencontrer dans notre
Luxembourg vers la partie méridionale, aux environs d’Arlon ou
dans la vallée de la Sure, que tout recemment pendant l’excursion
que la Société belge de Géologie a faite aux volcans éteints de
l’Eifel, mon petit fils Marc de Selys a pris cette espèce Le 30 août
sur une pente schisteuse et aride à Daun, qui n’est qu’à la
distance d’une dizaine de lieues de notre frontière, à l’Est de
Vielsalm.
GRYLLIDES.
Gryllus domesticus L. — Le Grillon, ou Cri-cri domestique,
est parfaitement acclimaté dans les maisons de presque toute
l’Europe ; mais il est dans le même cas que la Blatte orientale; il
ne saurait y vivre et s’y reproduire si les maisons n’étaient pas
chauffees. Il est sans doute originaire de l’Afrique septentrionale
et de Madère où, dit M. Brunner, il se reproduit librement en
dehors des habitations.
On peut citer encore parmi les Gryllides acclimatables le
Gryllus bimaculatus De Geer (G. capensis Fabr.) qui habite les
côtes de la Méditerranée, l'Afrique et l’Asie, et qu’on rencontre
accidentellement dans les serres chaudes à Gand, et ailleurs,
importe avec les plantes exotiques.
J’ai recu des mêmes serres des exemplaires vivants d’un autre
Gryllide exotique, le Gryllotalpa didactyla Latr., importé du
Mexique avec les plantes vivantes. C’est à feu notre collègue Puls
que je dois la communication de ces Gryllides et de la Periplaneta
australasiæ recueillis dans les serres chaudes à Gand.
II. — NÉVROPTÈRES ODONATES.
Le vol des Libellulides et des Æschnides est puissant. On voit
souvent des Æschnides, des Anax formosus par exemple, croiser
le long d’un étang pendant des heures sans se reposer; de grandes
migrations ont été constatées surtout pour la Zibellula quadri-
maculata, et plus récemment pour lÆemianar ephippigerus ; il
n’est donc pas étonnant que j'aie à citer quelques espèces observées
accidentellement chez nous, mais qui ne s’y reproduisent pas régu-
liérement. Ce sont :
500
Crocothemis erythræa Brullé. — J’en ai recueilli à Long-
champs-sur-Geer, trois où quatre individus pendant les grandes
chaleurs de l’été à deux reprises en juin et juillet 1859 et 1878.
Elle habite toute l’Europe méridionale et la France centrale
jusqu'aux environs de Paris.
Epitheca bimaculata Charp. — La collection Robyns en pos-
sédait un exemplaire pris je crois à Geel, avant 1830. M. Putzeys
la retrouva à Rouge-Cloître près de Bruxelles en 1841. Sur ses
indications j’y vins chasser l’année suivante à la même époque :
l'espèce s’y était sans doute reproduite et y était assez abondante.
Depuis ce temps on l’y a cherchée en vain. Toutefois j’en pris
encore un individu femelle isolé le 4 juin 1850 sur l’étang à
Longchamps où je n’avais jamais observé cette espèce, et où elle
n’a pas reparu depuis quarante deux ans. La bimaculata habite
l’Europe orientale et centrale.
Gomphus simillimus Selys. — Un exemplaire unique pris
à Rouge-Cloître le 3 juillet 1881 par M. Auguste de Bormans. Sa
patrie est l’Europe méridionale ; sa limite septentrionale les envi-
rons de Paris.
Cordulegaster bidentatus Selys. — Je l’ai découvert à
Colonster près Tilff en 1834. Elle y était assez commune en juin
et juillet 1835, en même temps que la Aelitea maturna. Depuis
ce temps, on n’a pas revu ces espèces en Belgique, d’où elles sem-
blent avoir disparu. Le bidentatus habite certaines montagnes
alpines de l'Allemagne, de la Suisse et des Pyrénées.
Anax parthenope Selys. — Connu chez nous par un male
unique pris par M. Auguste de Bormans à Ixelles le 22 août 1884.
C'est une espèce de l'Europe méridionale et centrale. Mais elle se
reproduit régulièrement au environs de Paris.
Hemianax ephippigerus Burm. (#edilerraneus Selys). —
Un exemplaire, du Musée de Bruxelles, est indiqué comme ayant
été pris le 4juin 1874 dans les rues dela capitale par M. Stephenne.
L'espèce appartient principalement au Nord de l’Afrique et à
l’Asie mineure, mais ses migrations dans l’Europe méditerranéenne
ont été plusieurs fois constatées. L’une d’elles très nombreuse, qui
s’est étendue dans tout le Nord de l'Italie, a fait l’objet d’une note
de M. Victor Ghiliani que j’ai commentée dans nos comptes-rendus
(T. XI de nos Annales, séance du 7 décembre 1867).
901
II. — LÉPIDOPTÈRES.
RHOPALOCEÈRES.
Pieris daplidice L. — Se rencontre de temps en temps chez
nous en été dans les prés et les champs de trèfle, mais n'y existe
certainement pas tous les ans. Elle provient sans doute de France,
où elle est assez répandue.
Lycæna bœtica L. — Trois au quatre individus isolés ont
été observés près de Visé,de Namur et de Louvain dans les prairies
artificielles, probablement importés avec des graines. L’espèce est
surtout méridionale, mais s’étend jusques aux environs de Paris,
où elle est commune, comme presque toutes les Zycæna le sont
dans les localités où elles se réproduisent régulièrement.
Lycæna hylas Hubn. (£aton Bergstr.). — Indiquée à
Annevoie près de Namur et qu’on n’a plus retrouvée; elle est
bien probablement dans le même cas que la bætica. L’espece se
trouve en France.
Lycæna cyllarus Fab. — Aurait été prise entre Verviers et
Aix-la-Chapelle. Ce fait a besoin d’être confirme, et s’il est exact,
il doit, semble-t-il, être encore attribué à un transport accidentel
— à plus forte raison encore pour la Zycæna Damon dont un
exemplaire a été pris aux environs d'Anvers.
Melitea maturna L. — Était assez commune dans les bois
vers les ruisseaux à Colonster en 1834 et s'y reproduisit en 1835.
Elle a disparu. Elle se trouve dans plusieurs parties de la France.
.
SPHINGIDES.
Deilephila nerii L., et Deilephila celerio L. — Ces deux
espèces ont été observées plusieurs fois en nombre passable depuis
soixante ans, mais n’ont pas persisté chez nous, pas plus que dans
la plus grande partie de la France, bien que les années où les
migrations ont eu lieu on ait recueilli à plusieurs reprises les
chenilles. Leur patrie est le Nord € de l’Afrique et les côtes de la
Méditerranée.
Deilephila livornica Esp. (/ineata Fab.) — Deux ou trois
exemplaires seulement ont été pris. Bien que cette espèce habite
régulièrement le Centre et le Midi de la France, son apparition est
beaucoup plus rare chez nous que celle des D. Werii et Celerio.
Sphinx pinastri L. — N'existait pas en Belgique avant
l'introduction des pins. D’après les botanistes, ces arbres ne
502
faisaient pas partie de la Flore indigène. La plantation des bois de
sapins (comme on les apppelle) est relativement récente, et le
Sphinx est parfaitement acclimate et n’est pas rare. En Angleterre
le Sphinx pinastri est nouvellement introduit et encore très rare.
Acherontia atropos L. — Est d’après l’opinion générale une
espèce introduite depuis la culture des pommes de terre. Il n’est
pas certain qu’il se reproduise régulièrement en Belgique, mais on
l’y rencontre presque chaque année.
La Noctuelle moissonneuse et la Plusie gamma.
Il existe aussi certaines espèces normalement belges, qui en
certaines années se montrent beaucoup plus communes que d’ordi-
naire par suite de l'arrivée de migrations étrangères. On l’a
constaté à plusieurs reprises dans toute l’Europe pour la Vanesse
du Chardon (Vanessa Cardui L.\. On assure que ces invasions,
qui se sont étendues jusqu’en Angleterre, proviennent du Nord de
l'Afrique, ce qu’on a prétendu reconnaître à la plus grande
vivacité des couleurs des ailes. Elles ont souvent coïncidé avec la
surabondance extraordinaire de la Plusie gamma (P/usia gamma L..)
notamment pendant le mois d'août 1879.
Cette Plusie a causé cet été (1892) de sérieux dommages à nos
cultivateurs. La chenille, qui est polyphage, attaqua les champs
de trèfles, puis se jeta sur les grandes cultures de betteraves à
sucre de la Hesbaye.Plusieurs agriculteurs remarquant la quantité
de Pieris rapæ L. (le papillon blanc de la rave), autre espèce
nuisible, surtout aux Crucifères, que l’on voyait voler de tous côtés,
s'imaginèrent que la Piéride était coupable du tort causé aux
betteraves. Ayant recu des chenilles et des chrysalides par
l'obligeance de M. Charles De Wanck, conseiller provincial et
agronome, j'ai constaté qu’il s'agissait de la Plusie gamma.
Les Piérides du chou et de la rave opèrent du reste de grandes
migrations en certaines années. Elles ont dévasté cette année les
Jardins potagers. On sait que la P?. rapæ qui n’existait pas aux
États-Unis d'Amérique y a été transportée il y a quelques années,
qu’elle s’y répand d’une manière effrayante,et cause des dommages
incalculables, comme le moineau que l’on y avait acclimaté à
grands frais le croyant propre à détruire les insectes nuisibles,
mais dont les Américains cherchent, aussi à plus grands frais et
avec peu de succès à se débarrasser.
Dans nos Annales (T. X, séance du 3 novembre 1866) jai
parlé des ravages causés cette année là par la Noctuelle mois-
sonneuse (Vocléua segetum) qui s’attaqua au collet de la racine
003
des betteraves et anéantit une partie de la récolte en certaines
localités.
En 1866, comme en 1892, les Corbeaux freux (Corvus frugi-
lequs L.), qui se reproduisent réunis en grandes colonies dans
quelques petits bois de la Hesbaye, notamment à Longchamps-sur-
Geer, à Hollogne-sur-Geer, et à Limont, et qui font des excursions
aux environs, ont rendu de grands services à l’agriculture; ils se
sont jetés sur les champs de betteraves dévorés par les deux
Noctuélides dont je viens de parler, et les en ont purgés en quelques
jours, Il est à remarquer en ce qui concerne la W. segelum, que ce
corbeau est le seul oiseau ayant l’instinct de fouiller la terre
autour du collet de la betterave, pour y chercher les chenilles.
Constatons encore que dans cette partie du pays les prés ne
souffrent pas des ravages du ver blanc (en wallon Warbot), larve
du Hanneton, cela encore grace aux Corbeaux freux. Cette habi-
tude de fouiller la terre a pour effet de leur faire perdre (chez les
adultes) les plumes des narines et celles du haut de la gorge.
Il ne faut pas confondre le Freux avec la Corbine ou Corneille
noire (Corvus corone L., en wallon Coirbà d'marass) qui lui
ressemble beaucoup par sa taille et son plumage entièrement
noir lustré ; mais la Corbine a les narines et la gorge emplumées
à tout âge ; elle vit en couple ou en petites familles isolées. C’est
un oiseau carnassier, nuisible, s’attaquantaux poussins, aux Jeunes
canards, aux levreaux et sans cesse à la recherche des œufs.
INSECTES DU BENGALE.
25° mémoire.
ARADIDES DU BENGALE BORÉAL
par E. Bergroth,
Dans le Bull. Soc. ent. Belg., 1891, p. oxcr-cxLv, M. Lethierry
a publié une note sur les Hémiptères recueillis par les missionnaires
belges dans le Bengale. A peu près la moitié de ces insectes était de
Kurseong, non loin de Darjeeling un peu au sud de Sikkim(!).
Aucun Aradide ne figure dans la liste de M. Lethierry. Depuis, le
R. P. Braet a envoyé de nouveaux matériaux de Kurseong et
aussi quelques Aradides, qui m'ont été communiqués par M. Severin
et dont voici les noms.
(') Les insectes de Kurseong ont été énumérés et décrits dans nos Annales comme
étant « du Bengale occidental » ou « du Chotah-Nagpore ». Cependant Kurseong
est trés éloigné du Bengale occidental et de la province Chotah-Nagpore et doit
avoir une faune subalpine.
504
l. Aradus abnormis Bergr., Ann. Mus. Civ. Genova XX VII,
730 (1889). — Deux femelles à tibias noirâtres.
2. Brachyrrhynchus sp. — Un seul exemplaire, que je n’ose
pas séparer du protéique membranaceus Fabr.
3. Brachyrrhynchus sp. — Peut être nouveau, mais sur le vu
d'un seul exemplaire je ne puis pas trancher la question.
4. Brachyrrhynchus undulatus n. sp.
Oblongo-ovatus, brevissime pilosulus, fusco-niger. Caput lati-
tudine nonnihil longius, processu apicali medium articuli primi
antennarum paullo superante, apice vix inciso, spinis antenniferis
acutis, articulo primo antennarum elongato, graciliusculo, erecte
pilosulo (ceteri articuli desunt), dentibus postocularibus rectis,
acutissimis, oculos superantibus. Pronotum longitudine duplo latius,
margine basali subrecto, marginibus lateralibus crenulatis, paulo
ante medium sinuatis, angulis apicalibus in lobum apice obtusum
porrectis, disco medio transversim impresso, lobo antico quadri-
calloso, callis externis sat obsoletis, lobo postico antico paulo
latiore. Hemelytra segmentum genitale subattingentia, corio scu-
tello multo longiore, apicem segmenti secundi connexivi vix
attingente, prope basin ultra latus abdominis rotundato-ampliato
et reflexo, angulo apicali rotundato, margine apicali prope
medium subangulato, membrana reticulata. Abdomen lateribus
undulatum, segmentis neinpe, praesertim posterioribus, extus ad
basin subsinuatis, apicem versus leviter dilatatis, angulo apicali
segmenti sexti obtuse lobulato-producto. Pedes graciles, breviter
erecte pilosuli. — Long. G 8,6 mill.
Bengalia borealis (Kurseong).
Tres distinct de tous ses congénères.
5. Neuroctenus par Bergr.
NOUVELLE ESPÈCE DU GENRE MEGYM£NUM Lar.
par E. Bergrotb.
Parmi les Aradides, qui m'ont été adressés du Musée de
Bruxelles, se trouvait, comme un prétendu Aradide, un insecte
appartenant à la famille des Pentatomides. C’est une nouvelle
espèce du genre Megymenum, genre remarquable par sa grande
ressemblance avec les Aradides. Je donne ci-dessous la description
de cet insecte.
Megymenum $Severini n. sp.
Ovatum, nigrum, hic et illic præsertim subtus cupreonitens,
rostro et tarsis ferrugineis, area evaporativa atra opaca. Caput
905
subæque longum ac cum oculis latum, apice incisum, ante oculos
tumidum, inerme, articulo secundo antennarum distincte compresso
sed haud dilatato (art. ultimi desunt). Pronotum antice medio in
tuberculum majusculum elevatum, lateribus pone medium angulatis,
marginibus antico-lateralibus medio in lobum majusculum apice
obtusum productis, pone lobum leviter sinuatis et erosulis, ante
hunc profunde emarginatis, angulis apicalibus prope oculos in
dentem acutum oblique prominulis, marginibus postico-lateralibus
subsinuatis. Scutellum callo basali parvo luteo instructum. Heme-
lytra medium segmenti sexti dorsalis attingentia, membrana basin
versus pallescente. Abdomen dorso et subtus minus
te dense punctulatum, lateribus segmentorum (vide fig.)
in lobum majusculum duos trientes apicales segmen-
nes torum occupantem extus rotundatum dilatatis, ante
lobum integris, tuberculo vel dente destitutis, segmentis connexivi
lobis lateralibus duplo latioribus. Pedes cupreo-nitentes, femo-
ribus subtus biseriatim parce spinulosis, tibiis parce hispidulis. —
Long. © 15-15,3 mill.
Patria : Pengalia borealis (Kurseong).
Cette espèce ne peut être placée dans aucun des quatre sous-
genres établis par Stäl. On pourrait fonder sur cet insecte un
sous-genre nouveau avec les caractères suivants : Caput utrinque
ante oculos tumidum, inerme. Articulus antennarum secundus
(et tertius) haud ampliatus. Thorax antice medio in tubereulum
elevatus. Margines laterales segmentorum abdominis posterius in
lobum sat latum et longum dilatati, ante lobum tuberculo destituti.
Il est possible que la même configuration des côtés de l'abdomen se
trouve chez M. tauriforme Dist. du Japon, mais l'indication de
M. Distant « margins of the abdomen broadly and obtusely
dentate » est trop vague pour qu’on puisse se faire une idée exacte
sur ce point. Le pronotum du 47. Severini est formé presque comme
chez M. semivestitum Voll. Je réfère à la figure donnée par Snellen
van Vollenhoven.
506
NOUVEAUX LAMIIDES DE L'AFRIQUE TROPICALE
par Aug. Lameere.
COPTOPS HYPOCRITA nov. Sp.
Ovalo-elongata, nigra, sat nilida, infra pube aurantiaca,
supra pube flavo-grisea irrequlariter induta; elytris fortiter
punclatis, postice maculis qglabris signaturam obliquam forman-
tibus ornatis ; pedibus et antennis griseo-flavo pubescentibus. —
Long. 14 mill.; lat. 6,5 mill.
Gabon, forêt de Si-Banghi, un exemplaire (J. Caradot) : collection
du Musée de Bruxelles.
Corps médiocrement large, d’un noir un peu brunâtre et assez
luisant, mais recouvert d’une courte pubescence qui en certains
endroits, surtout en dessus, laisse des espaces glabres. Antennes
entièrement recouvertes, sauf le scape, d’une pubescence d’un gris
jaunâtre; leur premier article, à pubescence clairsemée, surtout au
dessus, est alutacé, et en outre assez fortement mais éparséement
ponctué. Le pubescence de la tête est également clairsemée, sur-
tout sur le front qui est vermiculé, mais simplement ponctué entre
les antennes et sillonné jusqu’au vertex, lequel est presque lisse.
Le pronotum offre également une pubescence irrégulièrement
dispersee, laissant à nu des espaces brillants alutacés, et notamment
les cinq nodosités ordinaires du disque qui sont peu prononcées ;
sur les côtés en arrière s’observent de très gros points enfoncés.
Écusson peu pubescent. Éiytres à crête basilaire très peu saillante,
constituant une simple intumescence ; elles sont criblées à leur base
de gros points enfoncés, disposés vers le milieu en séries longitudi-
nales continuées par de faibles côtes vers l'extrémité où les points
tendent à disparaître; le duvet, d’un gris jaunâtre mêlé de
roussâtre, est interrompu par les points et par les côtes de manière
à paraître disposé vers le milieu et l'arrière en bandeslongitudinales
très rapprochées les unes des autres ; ces bandes sont interrompues
au tiers apical par un dessin en zigzag dénudé et assez vague.
Le duvet est gris jaunâtre à la base, roussatre vers les épaules;
il devient blanchätre vers le milieu, puis roussâtre en avant du
zigzag dénude, et l'extrémité de l’élytre est mêlée de roussâtre et de
gris-jaunâtre. Dessous du corps couvert d'un beau duvet orangé,
absent sur la ligne médiane qui offre une succession de triangles
dénudés; quelques mouchetures noirâtres très fines de chaque côté
des segments abdominaux; pattes couvertes d’un duvet d’un jaune
grisatre, roussàtre sur les fémurs, devenant un peu dore à l’extre-
mite des tibias.
507
TRAGOCEPHALA CARBONARIA nOY, Sp.
Robusta, nigra, infra nitida, pube grisea, supra opaca, pube
fuliginosa induta; elytris maculis lransversis tribus velutinis
nigro-brunneis ornatis. — Long. 24-27 mm.; lat. 8-10 mm.
Kassaï, trois exemplaires (capt. de Macar) : coll. Candèze et
Lameere.
Cette espèce n'offre d’analogie avec aucune autre, ayant une
coloration tout à fait caractéristique. Dessous et pattes d’un noir
assez brillant finement et éparsément ponctués, et recouverts d’une
courte pubescence d’un gris perle, absente sur le milieu de l’abdomen,
et remplacée par une ombre brunâtre sur les côtés de métathorax
et des anneaux de l'abdomen. Front et joues présentant le même
duvet gris et une ponctation tres éparse. Tout le dessus du corps et
les antennes sont mats, recouverts d'un duvet d’un brun fuligineux
foncé; pronotum alutacé, ridé sur les côtés du disque; élytres
alutacées, à duvet fuligineux présentant une teinte grisàtre à
certain jour, avec trois bandes transversales de duvet d’un brun noir
velouté. Parfois une petite tache d’un gris jaunâtre sous l’épaule.
OLENECAMPTUS MACARI nov. sp.
Elongatus, rubro-brunneus, puble flavo-rufa supra dense vestitus ;
Jronte, genis el verlice crelaceis; pronoto transversim striato,
maculis utlrinque duabus crelaceis ; elytris valde punctalis, basi
triangulariler crelaceis, singulis insuper maculis quinque cretaceis,
una humerali, una magna ante medium, duabus paulo minoribus
posticis appropinqualis, quinta tandem mullo minore inter has in
sulura; corpore infra in medio griseo vel cretaceo ornato. —
Long. 20 mm.; lat. 5 mm.
Haut-Kassaï, un G'(capt. de Macar) : coll. Candèze.
Robuste et allongé, d’un brun rougeàtre mat, couvert en dessus
d’une pubescence d’un jaune roussâtre et de taches d’un duvet d'un
blanc de craie qui s’enlève facilement, ne laissant alors comme
traces que des espaces grisätres. Front couvert de petites aspérites
éparses, offrant une mince carène longitudinale s'étendant jusque
derrière les yeux et se transformant en sillon sur le vertex :
celui-ci est lisse; du duvet crétacé se trouve au bas du front, sur
les joues, derrière les yeux et sur le vertex, Antennes d’un brun
noirâtre, couvertes d’aspérités en dessous des articles et au dessus
des trois premiers. Pronotum strié en travers, offrant de chaque
côté deux taches de duvet crétacé de même dimension. Écusson
couvert de duvet crétacé. Élytres assez fortement et éparsément
508
ponctuées, offrant des taches de duvet crétacé entourées chacune
d'un espace dépourvu de pubescence jaunâtre, savoir : une grande
tache commune triangulaire entourant l’écusson, une autre allongée
sous l’épaule, une grande située avant le milieu, deux autres plus
petites placées l’une derrière l’autre et contiguës vers l'extrémité, et
une dernière très petite entre les deux précédentes et placée à la
suture. Dessous couvert de duvet grisätre, crétacé par places, sans
ponctuation; pattes à duvet grisätre, devenant d’un roux doré sur
les tibias et les tarses.
ExOCENTRUS RUFICOLLIS nov. Sp.
Breviusculus, niger, valde pilosus, breviler pubescens ; thorace
omnino vufo; antennarum arliculis &« 4° basi pallido annulatis ;
prothorace angustato, spina laterali simplici. postice extensa;
scutello brunneo; elytris fortiler punctalis, nitidiusculis, epipleuris
rufis, sinqulis basti, villa obliqua in medio et triente apicali minus
obscuris; pedibus nigris, femorum basi rufa. Long. 7 mill.;
lat. 2 mill.
Congo, un exemplaire : ma collection.
Peu allongé, noir peu brillant, très poilu et recouvert d’une
pubescence grisatre; thorax entièrement roux. Tête d’un noir
mat, granuleuse, sillonnée depuis l’épistome jusqu’au vertex;
antennes à ler article granuleux et orné de points épars, les autres à
partir du 4°, annelés de roussâtre à leur base. Pronotum d’un roux
mat, très pubescent, assez étroit, caréné sur la ligne médiane,
l'épine latérale dirigée en arriere, noire à son extrémité et simple.
Écusson couvert d'un duvet brun. Élytres noires à léger reflet
bronzé, le repli roussâtre, la base, une bande oblique médiane et
le tiers apical d’un brun livide, cette teinte tranchant d’ailleurs
assez peu sur le reste des élytres ; celles-ci sont fortement et assez
densément ponctuées. Dessous du corps alutacé, recouvert d’une
pubescence grisâtre, noir sur l’abdomen, roux sur le sternum;
pattes noires, la base des fémurs rousse, les tibias couverts de gros
points épars.
VOLUMNIA TRANSVERSALIS NOV. Sp.
Nigra, lata, infra nitidiuscula, supra opaca, grosse punctala,
pube grisea infra, nigro-brunnea supra vestita; fronte, genis el ver-
lice albo- vel flavo-maculaltis, vel lineatis; prothorace viltis longi-
tudinalibus quinque : una anqusta mediana, medio interrupla,
duabus latiusculis in margine, duabus lalioribus prope coxas
anticas, albis; elytris sutura à lertia parte antica alba, sinqulis
509
vittis tribus albis, prima obliqua a medio baseos ad suturam
extensa, secunda lata lransversa suturam et carinam lateralem
attingente, ibique postice paululo extensa, tertia anteapicali ; meso-
metasterno et abdomine infra maculis albis notatis. — Long.
lémme date /omm.
Haut-Kassaï, trois exemplaires (capt. de Macar) : coll. Candèze
et Lameere.
Espèce robuste et large, noire, un peu brillante et recouverte
d’une faible pubescence grisätre en dessous ; opaque et recouverte
d’une pubescence d’un brun foncé et ornée de poils redressés
en dessus. Tête assez fortement mais éparsément ponctuée, la
ponctuation plus fine sur les joues et derrière les yeux, plus forte
et un peu confluente sur l’occiput; front sillonné, orné d’une
pubescence grisâtre, plus dense et d’un blanc jaunâtre de chaque
côté ; joues couvertes d’une pubescence d’un blanc jaunâtre ; deux
lignes longitudinales sur l’occiput et une bande étroite derrière
chaque œil se continuant dans la bande latérale du prothorax, de
duvet blanchâtre ; antennes à premier article finement ponctué, un
peu brillant; les autres opaques, recouverts d’une pubescence d’un
brun foncé, grisatre sur le 3° et à la base des 4° et 5e, Prothorax
transversal, faiblement arrondi sur les côtés, très fortement ponctué
sur le disque, plus faiblement sur les côtés, recouvert en dessus
d’un duvet brun foncé; il offre cinq bandes longitudinales blan-
châtres : une médiane étroite, interrompue au milieu, une de
chaque côté plus large, continuant la bande céphalique située
derrière l’œil, et prolongée par la bande oblique basilaire des
élytres, une enfin de chaque côté en dessous, encore plus large et
continuée par une bandesimilaire du mésothorax. Écusson noirâtre,
déprimé et bordé de grisàtre en arrière. Élytres très fortement
ponctuées, les points très gros à la base à laquelle ils donnent une
apparence réticulée, couvertes d’un très court duvet d’un brun
foncé et ornées de bandes blanches, savoir : une bande oblique
assez étroite part du milieu de la base pour rejoindre la suture au
tiers antérieur ; à partir de ce point, la suture est blanche jusqu’à
l’extrémité de l’élytre ; une large bande médiane s’étend depuis
la suture jusqu’à la carène latérale où elle est prolongée légèrement
et anguleusement en arrière ; une troisiéme bande en forme d’arc
à concavité antérieure se trouve près de l’extrémité, vers laquelle
elle est prolongée en arrière par un léger duvet grisàtre ; une ligne
blanche étroite longe sur une étendue plus ou moins onde la
carène latérale des élytres sur l’épipleure : celle-ci offre un duvet
grisâtre. Méso- et métasternum offrant une bande de duvet blan-
chätre de chaque côté ; une tache de même couleur sur les épister-
510
nums métathoraciques ; dessous de l’abdomen lisse, offrant deux
bandes blanchätres de chaque côté, dont l’une tout à fait latérale
et plus ou moins cachée par le rebord des élytres. Pattes finement
ponctuées, recouvertes d’un fin duvet cendré.
SUR UNE CAPTURE, EN BELGIQUE,
pu PHOLCUS OPILIONOIDES ScHRANK
(phalangioides WaLck.),
par A. Preudhomme de Borre,
Il n’est pas à ma connaissance qu'aucune Aranéide du genre
Pholcus, ni de la famille des PAolcidæ, ait jusqu'ici été capturée en
Belgique.
Cependant les lieux de captures du Polcus opilionoides Schr.,
espèce surtout méridionale, sont assez nombreux dans les pays qui
nous entourent et dans de plus septentrionaux encore, pour qu’il
fût permis de compter pouvoir quelque jour inscrire, fût-ce à titre
de visiteur accidentel, ce Pholcus parmi nos espèces indigènes.
Déjà en 1870, l’éminentarachnologiste néerlandais, M. le Général
Dr A. W. M. van Hasselt, à l’occasion de quelques captures en
Hollande, publiait dans le 7%dschrift voor Entomologie (t. XII),
une longue et remarquable étude sur cette espèce, qu’on peut
regarder, sinon comme définitivement acquise aux contrées de
l'Europe moyenne, et même boréale, du moins comme essayant
parfois de s’y établir (').
Le 26 octobre dernier, on vint m’avertir qu’à deux pas de moi,
sur la muraille du palier de mon premier étage (à Schaerbeek, par
conséquent), se promenait un animal extraordinaire, à longues
pattes. Je m'empressai de le faire tomber délicatement dans un
bocal d'alcool, craignant fort de lui voir faire le sacrifice ou auto-
(‘) Les localités les plus septentrionales, où elle avait été observée à l’époque du
travail de M. van Hasselt, étaient : l'ile de Wight et Liverpool (Blackwall),
Amsterdam, Utrecht, Leyde, Delft et Dordrecht (van Hasselt), Gotheborg en
Suède (Westring) et même St-Pétersbourg (Siemaschko). Je n’ai pas eu le temps
de rechercher les indications d’autres localités, qui ont été certainement publiées
depuis lors. Il est possible qu’elle ait plus d’une fois été vue en Belgique, mais sans
y être remarquée. Généralement, si on remarque les araignées des maisons, et telle
est le Ph. opilionoïdes, c'est pour les écraser immédiatement, et non pours’adonner
à leur étude.
Le travail de M. le Général van Hasselt est en langue néerlandaise, mais il l’a
également publié en français et on le trouvera dans les Archives néerlandaises des
Sciences exactes et naturelles, t. V (1870), p. 340.
o11
amputation de quelques-unes de ses pattes. Heureusement il resta
entier, et quand il fut mort, je pus étudier ce curieux articulé qui,
par la longueur et la gracilité de ses pattes, faisait tout d’abord
penser à un Faucheur. Mais le corps étant celui d’une araignée
vraie, je me doutai immédiatement que je devais avoir affaire à un
Pholeus, et bientôt, par la confrontation avec une bonne figure,
et ensuite avec une non moins bonne description, celle de Latreille
(Les Crustacés, les Arachnides et les Insectes, Paris, 1829, I, 244),
j'étais certain d’avoir rencontré ce rare PAolcus apilionoides |").
Comme il serait désirable que l'attention fût appelée ici sur cette
espèce, pour arriver à de nouvelles captures, je dirai deux mots
de son aspect et de ses caractères, faciles à constater à la loupe.
A des pattes démesurément longues et grêles, comme je viens de
le dire, elle joint un corps mou, dont le céphalothorax et l’abdo-
men sont séparés par un court et étroit pédoneule. Le thorax est
assez déprime, et, en avant, sont les yeux, les ocelles, pour mieux
dire, au nombre de huit; deux plus petits au milieu, transversale-
ment placés sur un petit tubercule ; les autres, plus gros, sont
réunis par trois, de chaque côté, en une sorte de trèfle. L’abdomen
est plus ou moins cylindrique. Tout le corps mesure environ
7 à 8 millimètres de longueur, et est revêtu d’une pubescence fine
et courte qui ne se distingue bien qu’à la loupe. Il est d'une couleur
jaunâtre livide ; sur le milieu du céphalothorax, une nébulosité
grisâtre, de forme triangulaire (?), ou à peu près. Sur l'abdomen,
surtout vers le bout, il y a une marbrure de petites taches gris-
noiratre peu apparentes.
Les pattes, de même couleur que le corps, et aussi pubescentes,
portentchacune un anneau d’un blanc pur, à l'extrémité de chaque
cuisse et de chaque tibia.
Dans les pays où elle est certainement indigène, cette espèce
vit dans les maisons et y file, dit-on, dans les angles des murs,
une toile assez imparfaite.
P. S. — J'ai employé de préférence le nom d’opilionoides,
parce qu'il est celui de la dernière monographie des PAolcidæ
(Eug. Simon, 1866). Notre savant collègue, très soumis à la loi de
priorité, l’avait substitué à celui de phalangioïdes, dont se sont
servi, après Walckenaer, tous les bons auteurs du commencement
de ce siècle. Mais il paraît que, depuis lors, on a découvert que
phalangioïdes, avant Walckenaer (1802), et avant l'emploi du nom
oublié d’opilionoides par Schrank (1781), avait déjà servi
(') J'ai encore depuis vérifié l'exactitude de ma détermination avec la Monogra-
phie des Phoicus, de M. Eug. Simon (An. Soc. Ent. France, 1866).
() La figure de M. Eug. Simon représente cette tache comme bien divisée en
deux ; mais je ne vois pas cette division dans l'exemplaire pris par moi.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXXVI. 39
12
à Fuessly (1778-1779), et était resté inapercu. De sorte que l’as-
servissement à la priorité absolue a maintenant cet effet, d'amener
une nouvelle volte-face. Ce qui prouve, et les inconvénients
pratiques considérables de cetteloidela priorité absolue, etcombien
il faut se garder de trop se presser d'adopter un nom, pour peu
qu'on le croie le plus ancien. Pour mon compte, j'ai toujours
déclaré que j'étais prêt à m’incliner, sans enthousiasme, je l'avoue,
devant le principe de la résurrection du plus ancien nom, mais à
une condition, c’est que, pour éviter des choses comme celle que
nous voyons ici, il soit, en pratique, mitigé et limité par un autre
principe, celui de ne permettre les modifications qu’au cours d’un
travail monographique, lequel doit fixer la nomenclature, au
moins temporairement, si on ne veut pas plus. Voilà donc pourquoi
je me tiens au nom d’opilionoides, de la dernière monographie des
Plholcidæ, celle de Simon (1866), et ce, jusqu’à ce qu'’ilait paru une
nouvelle monographie de ce groupe. Alors nous verrons. Qui sait
si, d'ici la, on n’aura pas trouvé des motifs de ne plus reprendre
phalangioides, ce pauvre phalangioïdes, qu’il eût été si simple et si
pratique de ne pas abandonner, puisqu’ilavait servi à Walckenaer,
à Latreille et à tutti quanti.
— KL TIM CSN I —
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2, RUE Du Ù MUSÉE, ja
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE.
XII
Compte-rendu de la séance mensuelle du 3 décembre 1892.
PRESIDENCE DE M. GIRON.
Présents : MM. Becker, Bergé, Éd. Coucke, L. Coucke, de
Crombrugghe, Fologne, Hippert, Jacobs, Kerremans, Ledrou,
Robbe, de Selys-Longchamps, Séverin, Van Nerom et Lameere,
secrétaire.
M. Tosquinet a fait excuser son absence.
M. P. Chrétien, de Paris, assiste à la séance.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le compte-rendu de la séance du 5 novembre est approuvé
après rectification suivante demandée par M. de Crombrugghe :
c’est à M. Robbe que doit être attribuée la communication sur la
variété d'Amphidasis betularia, variété qui doit porter le nom de
Doubledayaria et non de Boisduvalia imprimé par erreur.
Décisions du Conseil. Le Président fait connaître à l’assem-
blée les noms des six candidats présentés par le Conseil aux
places de membre honoraire vacantes par suite du décès de
MM. Burmeister et Dohrn.
La proposition suivante destinée à figurer à l’ordre du jour de
l’assemblée générale est présentée par les membres présents à la
séance : Décision à prendre concernant les membres qui refusent
de payer leur cotisation.
Le Conseil a recu le démission de M. Bargagli, membre effectif.
Correspondance. M. Roelofs adresse son portrait pour l'album
de la Société.
L'assemblée désigne notre collègue M. T. L. Casey pour
représenter la Société au 150° anniversaire de la fondation de
l'American Philosophical Society de Philadelphie.
L’échange des Annales contre les Actes de la Société scientifique
du Chili fondée par un groupe de français à Santiago est voté.
Lectures, communications. L'assemblée détermine la composition
de présent numéro des Annales; elle renvoie à l’examen de
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXXVI. 40
514
MM. Candèze, Séverin et Kerremans un travail rectificatif au
Catalogue des Buprestides adressé par M. Neervoort van de Poll,
et décide d’insérer au numéro I du tome XXX VII des Annales une
Note sur les Coléoptères du Choa par M. L. Fairmaire.
_— M. Séverin annonce que le Musée de Bruxelles a acquis les
Lamellicornes de la collection de feu notre collègue, membre fon-
. dateur de la Société, La Fontaine.
Il y a environ 2500 espèces représentées par 8200 exemplaires,
les Coprophages, Dynastides etCétonides, principalement de l’Amé-
rique du Sud et de l'Australie, s’y trouvant en majorité.
__ M. Robbe donne lecture des réflexions suivantes sur une
femelle aptère de Biston hirlarius qu’il fait passer sous les yeux
de l’assemblée :
Tous les Lépidoptères belges rentrant dans les genres Æibernia
Latr., Anisopteryæ Steph., Phigalia Dup. et Piston Leach sont
caractérisés par ce fait que leurs femelles sont aptères ou ne
présentent souvent que des rudiments d’ailes, comme on le
constate chez l’'Aibernia ruficapraria et leucophaearia God.
Dans le genre Biston, on trouve deux exceptions à cette règle :
Biston hirtarius God. et Biston prodromaria God., dont les
deux femelles sont parfaitement ailées et même plus grandes que
le mâle. C’est surtout chez les espèces qui éclosent dans les
péricdes de froid, au commencement ou à la fin de la saison qu’on
observe les Q aptères.
L’exemplaire © aptère de Airtarius God. que je vous présente
aujourd’hui m'a paru assez intéressant. Il a été capturé sur un
tronc d'arbre à Gand, en compagnie de plusieurs males. Les ailes
sont complètement avortées, réduites à un petit moignon faisant
à peine saillie; cependant, l'aile supérieure droite a subi un
développement plus complet (2 millim. environ) et se distingue,
à la loupe, dans ses détails.
Nous avons peut-être affaire dans le cas présent à une Q ayant
subi, comme cela se rencontre dans beaucoup d’espèces tant
diurnes que nocturnes, un simple arrêt accidentel de développe-
ment: toutefois, il est à remarquer que cet insecte n’a pas été
obtenu par élevage de la chenille, qu’il présente non pas l'aspect
d'un papillon dont les ailes formées convenablement dans la
chrysalide ne se seraient pas développées, faute d'humidité, de
chaleur ou d’autres conditions, mais que plutôt il possède le faciès
de ses congénères aptères qui le précèdent dans le groupe; enfin,
qu’il occupe précisément dans la classification la limite entre les
espèces aptères et ailées et qu’il ne paraît pas impossible que cette
hirtarius puisse, suivant certaines causes extérieures, présenter
515
des Q ailées ou non, ces dernières ayant peut-être échappé à
l'observation.
— M. de Crombrugghe fait une communication sur une excursion
entomologique à Han-sur-Lesse et ses environs en août 1892 :
J’ai constaté dans certaines parties de la vallée de la Lesse en
août 1892 une grande abondance d’Ærebia Blandina.
Le 17 août je rencontrai pour la première fois cette Zrebia sur la
colline qui surmonte la grotte de Han-sur-Lesse. Je la rencontrai
une seconde fois (19 août), et beaucoup plus abondante, dans les
prairies situées le long de la route qui relie Han à Ave.
Dès le 17 août les exemplaires n’étaient plus frais.
Je rencontrai encore le 25 août cette Zrebia, mais en petit
nombre, sur les hautes prairies qui surplombent la Lesse entre
Chanly et Resteigne.
Les mâles dans ces trois localités étaient plus nombreux que les
femelles.
Je n’ai capturé dans cette région que deux Hétérocères dignes
d’être signalés :
lo Zuperina Virens, un exemplaire passé, sur un frêne bordant
la route de Tellin à Wavreilles, le 26 août;
2 Charœas Graminis, à la même époque, un exemplaire Œ dans
une habitation à Tellin.
— M. Hippert montre à l’assemblée un certain nombre des
Lépidoptères nouveaux pour la faune ou rares, dont la capture
a été annoncée dans les précédents numéros des Annales.
— M. Bergé fait connaître qu’à l’exposition de l’alcool à Paris,
il a vu exposé par la Société française des produits chimiques,
le procédé devenu désormais industriel de destruction des larves
du Hanneton par les Zsaria et Botrytis. Des fragments de pommes
de terre infectées par ces Champignons sont mêlés au sol et
le parasite passe ainsi sur les vers blancs qu’il extermine; un
seul inconvénient peut résulter de cet ensemencement: les Abeilles
et les Vers à soie peuvent contracter l’épidémie; il est done bon
de ne pas user de ce moyen dans les régions où l’on récolte la
soie ou le miel.
La séance est levée à 9 1/2 heures.
516
NouvEeLLEs ESPÈCES DE FORMICIDES pe MADAGASCAR
(RÉCOLTÉES PAR M. SIKORA)
Première série
par Auguste Forel
Professeur à l'Université de Zürich.
Mon travail sur les Formicides de Madagascar, formant le 28me
fascicule de la grande œuvre de M. Grandidier sur l'Histoire natu-
relle de Madagascar, vient à peine d’être terminé que M. Sikora
m'envoie des choses nouvelles et fort intéressantes. Je veux en
publier ici des descriptions provisoires qui permettront à chaque
entomologiste de se procurer par l'entremise de l’infatigable
chasseur une collection complète et déterminée des Formicides de
cette île inépuisable, dont la faune, si distincte de toutes les
autres, équivaut presque à elle seule à l’une des grandes faunes du
monde (par exemple à la faune australienne ou à la faune indo-
malaise).
Prenolepis amblyops Forel, race rubescens n. st. ©.
L. 3 à 3, 2 mill. Outre sa taille plus grande, cette race diffère de la
P. amblyops i. sp., par sa couleur d’un jaune rougeûtre ou rous-
sàtre, par les poils dressés qui sont un peu plus pointus et jaunes
ou roussâtres (d’un brun noir chez l’amblyops i. sp.). En outre les
côtés de la tête sont un peu plus convexes et la tête est un peu plus
large. Le thorax est luisant, presque sans sculpture (un peu
ponctué ridé chez l’emblyops). L'abdomen est par contre plus
pubescent, ponctué et moins luisant que chez l'amblyops.
Amparafaravantsiv (rive gauche du Mangoro). Madagascar.
Prenolepis amblyops Forel, © {encore inédite). L. 5, 4 mill.
D'une jaune brunâtre ; abdomen d’un brun jaunâtre. Pattes
testacées. Poils plus pointus que chez l’ouvrière et d’un jaune
brunatre.
Même localité que la précédente, avec des ouvrières.
Prenolepis Ellisii Forel, © © . Même localité. Une variété
de couleur plus foncée, noirâtre, avec les articulations des pattes
jaunâtres. Le prolongement interne des valvules génitales moyen-
nes est un peu plus allongé et plus concave à son bord opposé aux
verrues. Les valvules extérieures sont plus échancrées à leur
extrémité et les deux protubérances qui bornent l’échancrure sont
plus égales entre elles (un peu comme chez la P. Sikoræ).
917
Prenolepis gracilis n. sp. O. L. 2, 8 à 3 mill. Plus grêle
que les autres espèces du genre, sans être aussi grêle que la
P. longicornis. Le scape des antennes dépasse l’occiput de la
moitié de sa longueur à peu près. Tête beaucoup plus longue que
large, conformée comme chez la P. longicornis, mais plus grande
et plus large. Pronotum un peu plus long que large. Échancrure
méso-métathoracique beaucoup plus profonde et plus courte
(moins évasée) que chez la P. longicornis. Les deux stigmates
sont situés dorsalement au milieu de l’échancrure, et fort rappro-
chés l’un de l’autre. Métanotum arrondi et court; face basale
aussi longue que la face déclive ; les deux faces ne forment qu’une
seule et même courbe. Écaille assez épaisse, arrondie au sommet.
Les mandibules ont six dents et quelques stries; leur bord ter-
minal est très oblique, l’épistome est largement échancré au
milieu de son bord antérieur. Yeux situés au milieu des côtés de
la tête. La tête est convexe derrière où elle est plus étroite qu’a la
hauteur des yeux.
Absolument lisse, polie et très luisante, y compris les pattes.
Pubescence presque nulle; sur les pattes et les scapes même elle
est diluée et extrêmement courte et fine. Sur tout le corps, sur
les scapes et sur les pattes se trouvent de longues soies noiratres,
très épaisses, plus ou moins pointues ou obtuses, hérissées, plus
longues que chez les autres espèces du genre et très caractéris-
tiques. Elles sont fort abondantes sur les scapes et les tibias; sur
les scapes elles forment deux séries régulières, dirigées toutes
deux obliquement en avant.
D'un brun jaunâtre pale et sale; antennes, tibias, dessus de la
tête et dessus de l’abdomen brunâtres.
Forêt d’Andrangoloaca.
Strumigenys Grandidieri n. sp. O. L. 4,5 à 4,6 mill. (avec
les mandibules). Mandibules longues comme plus de la moitié du
reste de la tête, insérées à côté l’une de l’autre, droites et paral-
lèles, comme chez la S, imüitator Mayr, et tout à fait comme chez
les Odontomachus ; elles sont relativement larges, avec deux bords
parallèles, lisses, luisantes et terminées par deux longues dents
pointues, simples, recourbées en dedans, dont la supérieure est sen-
siblement plus longue que l'inférieure. Le bord interne se termine
avant la dent supérieure par un angle proéminent qui forme une
petite dent très obtuse précédée d’une autre encore plus petite;
le reste du bord interne sans dents. Tête en triangle, très
allongée, extrêmement rétrécie devant, extrêmement élargie
derrière, et plus profondément échancrée à l’occiput que toutes
les espèces que je connais, ce qui divise la tête postérieu-
518
rement en deux lobes. Côtés de la tête largement et assez
profondément échancrés devant les yeux. Cette échancrure qui
est bien plus large que chez les S. Rogeri Emery et éncisa
Forel (in litt.) correspond aussi à un prolongement latéral de la
fossette antennaire allant sous la tête. Une forte impression
transversale derrière la bouche, sous la tête. Épistome étroitement
prolongé en arrière, où il est entouré d’une dépression du front.
Yeux situés à peine en avant du milieu des côtés. Sillon frontal
large et assez long. Les scapes sont droits, cylindriques, étroits ;
ils atteignent le milieu de l’échancrure occipitale, mais sont loin
d'atteindre les angles postérieurs de la tête. Prothorax allongé et
rétréci devant en forme de cou qui s’emboîte dans l’échancrure
occipitale. Suture pro-mésonotale obsolète. Le pronotum et le
mésonotum sont élevés et forment au milieu un sommet à partir
duquel le pronotum s’abaisse en avant et le mésonotum en arrière
en he formant plus chacun qu’une faible convexité. Mésonotum
fortement rétréci. La face basale du métanotum est beaucoup
plus basse que le mésonotum, sans qu’il y ait d’échancrure entre
les deux ; elle est horizontale, 2 1/2 fois aussi longue que large,
beaucoup plus longue que la face déclive. Épines métanotales
fortes, assez étroites, plus longues que l'intervalle de leurs bases,
peu divergentes, presque verticales et même un peu recourbées en
avant, assez obtuses à leur extrémité. Face déclive bordée de deux
très petites arêtes latérales et d’une arête transverse, interspinale
nullement membraneuse. Premier article du pédicule très longue-
ment pétiolé devant, surmonté derrière d’un nœud cunéiforme
tronqué subverticalement devant, bien plus long que large ;
le pétiole antérieur est convexe en dessus, concave en dessous,
aussi long que la face basale du métanotum. Le premier article du
pédicule n’a aucune expansion spongieuse. Second nœud presque
aussi long que large, relativement étroit, avec quelques expansions
spongieuses peu développées, d’un jaune brunâtre, dessous et
derrière. Abdomen ovale, pointu à l’extrémite.
Abdomen lisse, luisant, avec quelques côtes longitudinales très
courtes à sa base. Face déclive du métanotum lisse et luisante,
Tout le reste du corps, les pattes et les scapes densément réticulé-
ponctué, mat, granulé microscopiquement au fond des points. En
outre, le thorax et la tête ont d’assez grossières réticulations et ru-
gosités irrégulières, superposées à la sculpture réticulée-ponctuée.
Pubescence et pilosité très éparses, d’un jaune brunâtre; les
poils dressés et couchés sont épais et obtus, mais non dilatés ni
clavés. Une rangée de poils courbes devant l’épistome et devant
les scapes. Les tibias n’ont que des poils couchés ou obliques, la
plupart tres courts.
519
D’un roux ferrugineux terne et sale, cà et là un peu jaunâtre.
Une tache sur le vertex, dessus du pronotum et du mésonotum,
pédicule, épines, tibias, tarses et abdomen brunâtre ; milieu de
l'abdomen d’un brun foncé.
Forêt d’Andrangoloaca. C’est la plus grande Sfrumigenys que je
connaisse, plus grande que la #'. saliens Mayr.
Plagiolepis madecassa Forel, ©. Cette forme mérite d’être
élevée au rang d’espèce et d’être séparée de la ?. pygmæa.
Sa taille est plus svelte que celle de la pygmæa, et le milieu du
mésonotum est très distinctement étranglé, de sorte que sa portion
postérieure, jointe aux stigmates postmésonotaux est aussi longue
que sa portion antérieure située devant l’étranglement. Les yeux
sont aussi situés au tiers antérieur de la tête et la ponctuation
piligère du thorax et de la tête est bien plus distincte que chez la
pygmæa. L’abdomen a quelques soies rousses, grossières, arran-
gées un peu en séries.
Même localité que les espèces précédentes, chez les termites de
terre. Les exemplaires du Mangoro sont presque noirs, luisants,
plus foncés que ceux d’Andrangoloaka.
Lobopelta angusta n. sp. ©. L. 9,8 à 10 mill. Semblable à
la Z. chinensis Mayr de l'Inde, mais encore plus étroite et plus
longues. Mandibules lisses, luisantes, éparsément ponctuées,
avec un sillon basal externe, beaucoup plus large que chez la
L. chinensis, élargies à l’extrémite, à bord externe concave et à
bord terminal tranchant, passant au bord interne par une courbe
très arrondie. Épistome à carène très aiguë et avec un lobe
antérieur très avancé, dont le bord n’est nullement crénelé.
Yeux grands et plats. Tête presque deux fois aussi longue
que large, médiocrement rétrécie en arrière, à bord postérieur
assez droit, à côtés non convexes, Thorax faiblement échancré
derrière le mésonotum. Face basale du métanotum légèrement
plus longue que le mésonotum et le pronotum réunis. Un sillon
longitudinal au milieu de la courbe qui relie les deux faces du
métanotum. Nœud du pédicule extrêmement allongé et comprimé,
élargi en arriere, 3 fois aussi long que sa largeur postérieure et
9 fois aussi long que la largeur de son tiers antérieur, verticale-
ment tronqué derrière. Abdomen très long, très étroit, à peine
étranglé après son ler segment. Pattes et antennes longues. Scapes
surtout élargis vers leur premier tiers, dépassant d’un tiers de
leur longueur le bord postérieur de la tête. Deux éperons très
distincts aux tibias médians et postérieurs, l’un simple, l’autre
pectine.
Lisse, luisante, avec une ponctuation éparse répandue surtout
520
sur l’abdomen et sur la tête et avec un reflet métallique un peu
bleuâtre, plus distinct encore que chez la Z. chinensis.
Pilosité dressée roussâtre, assez courte, pointue, abondante
sur les scapes et les tibias, médiocre sur le devant de la tête et le
reste des pattes, presque nulle ailleurs. Pubescence très éparse,
très courte, soulevée.
D’un noir un peu brunâtre. Scapes, hanches et cuisses bruns.
Mandibules, extrémité de l’abdomen, tibias et funicules d’un
rouge brunâtre. Tarses roussâtres.
Forêt d'Andrangoloaka, aux confins de l’Imérina. Une Ÿ.
Les mœurs termitophages des Zobopelta démontrées par
M. Wroughton (Journal of the Soc. of Nat. Hist. of Bombay, 1892 :
Our Ants), jointes au fait que leur Q, inconnue jusqu'ici, est
probablement aveugle, comme le suppose avec raison M. Emery,
me fait supposer que les Dorylides sont issus de Ponérides
analogues aux Zobopelta et aux ZLeptogenys qui sont dans le
même cas, et dont les Zobopelta ne sont guère qu’un sous-genre.
Cerapachys Mayri Forel, var. brachynodus n. v. Ÿ.
Diffère de la forme typique par le pédicule bien plus court, dont
les côtés ne sont guère plus longs que la moitié de la largeur.
Les dents horizontales de ses angles postérieurs sont aussi un peu
plus courtes. Le métathorax est un peu plus élargi.
Ponera Elisæ Forel (variété à mandibules irrégulièrement
denticulées) et Ponera Johannæ Forel {variété à échancrure
méso-métanotale un peu plus faible, formant surtout un escalier
moins marqué avec le mésonotum), récoltées toutes deux à
Amparafaravantsiv.
Mystrium mysticum Roger, © (encore inédite). L. 6 à 7,3
mill. Diftère de la Q par ses poils du corps, des pattes et des
scapes clavés en forme de cuiller, plus longs cependant et moins
élargis que chez le 47. Camillz Em. Segment intermédiaire
(postscutellum) plus long que le mésonotum et séparé de lui par
une profonde suture grossièrement striée en long. Dos du thorax
subdéprimé, à sutures distinctes. Pronotum subbordé. La face
déclive du métanotum forme avec la face basale un angle presque
droit (un peu obtus). Dents des angles antérieurs de la tête
beaucoup plus courtes que chez le #. Camillæ. Le dos du thorax
est grossièrement rugueux et ridé. Le métanotum n’est pas plus
large que le segment intermédiaire (beaucoup plus large chez le
M. Camillæ). Du reste comme la Q.
Amparafaravantsiv.
Tetramorium (Xiphomyrmex) Steinheili n. sp. Ü. L. 3,7
mill. environ. Un peu plus petit que le 7. Andrei dont il se
521
distingue par les articles du pédicule qui sont luisants, presque
lisses, et en particulier par le ler article, longuement pétiolé
devant, avec un nœud squamiforme, concave devant et convexe
derrière, comme celui du 7. Bessonii, mais un peu plus épais.
Les rides grossières du thorax, et surtout celles de la tête, sont
bien plus régulières que celles de l’Andrei; celles de la tête sont
transformées en stries. Mandibules faiblement striées. Le dos du
thorax est plus large, plus court et plus déprimé, plus distincte-
ment bordé de festons plus accentués, surtout celui du mésonotum
qui est très avancé. Les yeux sont placés plus en arrière, presque
au milieu des côtés. Pilosité un peu plus courte et épines métaster-
nales un peu plus longues que chez le 7. Andreï. Couleur plus
foncée, parfois plus brunâtre, avec les antennes, les mandi-
bules, les pattes, le pédicule et l'extrémité de l’ibdomen d’un
rougeàtre plus ou moins jaunâtre ou brunâtre. Du reste comme le
T. Andreï.
Q. L. 4,5 mill. Ailes assez étroites, subhyalines, avec les nervures
et la tache marginale pâles. Thorax plus étroit que la tête. Du
reste comme l’ouvrière.
Forêt d’Andrangoloaka (confins de l’Imerinà).
Tetramorium (Xiphomyrmex) Andrei Forel, race robus-
tior n. st. ©. L. environ 3,8 mill. Plus robuste et plus court que
la forme typique. Le thorax est distinctement bordé, avec un gros
feston latéral au pronotum et un plus petit au mésonotum ; ces
caractères sont encore plus distincts que chez le 7. Sleinheili.
D'un noir à peine brunâtre. Abdomen d’un brun noirâtre. Pattes,
antennes et mandibules rougeâtres. Sculpture encore plus forte
et plus grossière que chez la forme typique du village de Nosibé
aux confins de l’Imerinà et des bords du Mangoro.
Forêt d’Andrangoloaka.
Tetramorium (Xiphomyrmex) Nassonowii n. sp. Ÿ.
L. 3, 4 mill. environ. Tête rectangulaire. Yeux situés un peu en
arrière du tiers antérieur. Les arêtes frontales sont peu élevées
et ne forment à l’extérieur qu'une place peu accentuée pour les
scapes (place dépourvue de rides grossières). Thorax convexe.
Pronotum nullement, mésonotum et métanotum faiblement subbor-
dés. Une petite échancrure distincte à la suture méso-métanotale.
Métanotum armé seulement de deux dents triangulaires à peine
plus longues que les dents lamelleuses métasternales, aussi larges
que longues.
Le premier article du pédicule est plutôt brièvement pétiolé
(comme chez le 7. Schaufussi), surmonté d’un nœud cubique-
arrondi, aussi long que large (plus long que chez le Schau-
fussti).
522
Tête et thorax subopaques, longitudinalement et grossièrement
ridés. Le front est plutôt strié, les côtés de la tête sont plutôt
réticulés; sur le thorax, la sculpture s’affaiblit derrière. Face
déclive du métanotum, pédicule et abdomen lisses et luisants.
Sur le corps une pilosité dressée très fine et assez éparse. Scapes
et tibias n’ayant qu’une pubescence adjacente ou subadjacente.
Rougeñtre. Abdomen brunâtre. Pattes et scapes d'un roux
jaunâtre.
Très voisin du 7. Schaufussi Forel, dont il diffère surtout par
les dents du métanotum, le ler noeud plus long du pédicule et la
taille plus grande. L'échancrure méso-métanotale est aussi plus
distincte.
Forêt d'Andrangoloaka.
Tetramorium (Xiphomyrmex) Sikoræ n. sp. ©. L. 2,2 à
2,4 mill. Très semblable aux 7°. Sehaufussii et Nassonomwtii, mais
de taille bien plus petite, et avec le thorax plus robuste, plus large,
faiblement convexe, à dos subdéprimé et subborde. Le thorax et la
tête sont subopaques, très finement et assez densément réticulés-
ponctuës, avec une sculpture superposée médiocrement grossière,
assez faible et vague, réticulée sur le dos du thorax, longitudina-
lement ridée sur la tête et les côtés du thorax. Métanotum armé
de deux dents sensiblement plus longues que chez le 7. Vassonomii
ou si l’on préfère de deux épines extrêmement courtes, beaucoup
plus courtes que celles du 7°. Schaufussii. Dents lamelliformes
métasternales fort courtes. Suture méso-métanotale comme chez
le 7. Schaufussii. Premier nœud du pédicule comme chez le
T, Schaufussii, mais sensiblement plus élevé, plus arrondi au
sommet, surtout devant, et encore plus court. Il est plus élevé
que le 2me nœud. Pédicule et abdomen lisses et luisants.
D’un roux jaunâtré. Abdomen d’un brun rousseâtre. Pattes et
mandibules d’un jaune roussatre.
Pilosité et pubescence encore plus faibles que chez le 7°. Vasso-
nom. Du reste comme cette espèce et comme le 7°. Schaufussii.
Amparafaravantsiv.
Monomorium termitobium n. sp. ©. L. 1,6 à 1,8 mill.
Mandibules armées de 4 dents. Carènes de l’épistome distinctes.
Antennes de 12 articles; les scapes sont loin d’atteindre le bord
postérieur de la tête. Tête rectangulaire, allongée. Yeux situés
vers le tiers antérieur, fort petits. La tête est peu convexe.
Thorax profondément incisé entre le mésonotum et le métanotum.
Ce dernier ne forme qu’une seule courbe médiocrement convexe,
sans apparence de limite entre la face basale et la face declive.
Premier article du pédicule brièvement pétiolé, surmonté d’un
523
nœud qui, vu de côté, est conique, plus grand et plus élevé que
le second nœud; son pan antérieur est un peu plus long que le
pan postérieur; il rappelle le ler nœud de certaines So/enopsis.
Abdomen grand, pattes et antennes courtes; corps de forme assez
svelte.
Chitine translucide. Tout le corps tres lisse et très luisant, avec
quelques points piligères. Des poils dressés, jaunâtres, très fins
épars un peu partout. Sur les tibias et les scapes, ces poils sont
plus abondants, assez courts et obliques. Pas de pubescence adja-
cente visible.
D’un jaune orangé translucide, couleur de miel. Abdomen et
pattes d’un jaune plus clair, avec quelques nuages transversaux
légèrement brunâtres au milieu des segments abdominaux.
Au premier abord, cette espèce a l’air d’une Solenopsis. Mais
les antennes prouvent qu’il s’agit d’un Jonomorium. Est-ce peut-
être l’ouvrière d’une des espèces dont nous avons décrit les sexes
ailés? Cela ne me paraît pas probable.
Amparafaravantsiv. Parasite des nids de termites de terre,
d'après M. Sikora.
Genre AEROMYRMA Forel.
&. Ne diffère du genre Solenopsis proprement dit que par ses
formes courtes, son métanotum denté, le dimorphisme considé-
rable de l’ouvrière et l'avant dernier article de l'antenne (1* de la
massue) beaucoup plus court. M. Emery a reçu une © accrochée
aux pattes d’une ©. Palpes maxillaires et labiaux de 2 articles.
Aeromyrma Nosindambo Forel. © minor. L. 1,2 à 1,3 mill.
Courte, trapue. Tête grosse, convexe, à peu près carrée, mais à
angles arrondis, un peu plus large derrière que devant. Mandi-
bules assez larges, munies de 5 dents, lisses, luisantes, avec des
points piligères. Épistome convexe, tronqué au milieu de son bord
antérieur. Arêtes frontales très courtes, avec un petit lobe recou-
vrant l'articulation de l’antenne. Scapes courts. Yeux extrême-
ment petits, ne formant qu’un point noir constitué par une seule
facette et une tache de pigment, situés en arrière du tiers antérieur.
Aire frontale distincte. Sillon frontal nul. Le pronotum et le méso-
notum réunis formant une forte convexité presque hémisphérique,
sans suture pro-mésonotale. Une assez forte échancrure méso-méta-
notale. Métanotum court, assez bas, armé de deux dents obtuses,
mais distinctes. Face basale aussi large que longue, aussi longue
que la face déclive, à peine convexe, bordée de deux faibles arêtes
latérales qui se continuent dans les dents. Premier nœud du
pédicule brièvement pétiolé, convexe en dessous, surmonté d’un
524
nœud cunéiforme peu élevé. Second nœud plus large que le
premier. Abdomen tronqué devant, petit. Pattes et antennes
courtes. Antennes de 10 articles, à massue de 2.
Lisse, luisante, avec une ponctuation piligère espacée, tres fine.
Métanotum mat, réticulé-ponctué. Une pubescence jaunatre,
espacée, assez longue, soulevée, répandue partout, sur le corps,
sur les pattes et sur les scapes, sans former duvet. Pilosite dressée
presque nulle. D'un jaune à peine rougeñtre un peu translucide et
mielleux ; bord des mandibules et de l’épistome rougeatres, milieu
de l’abomen à peine bruni.
© major. L. 3,0 à 3,2 mill. Antennes comme chez © minor.
Tête énorme, conformée comme chez le soldat des Pheidole, en
forme de rectangle allongé, aussi longue que le thorax et le
pédicule réunis. Mandibules très fortes, à bord terminal tran-
chant. Yeux très petits, mais composés de plusieurs facettes.
Un ocelle au milieu du vertex. Épistome largement échancré
devant au milieu et de chaque côte. Arêtes frontales très distantes
et très divergentes. Un sillon frontal très court. Tête échancrée
derrière, au milieu; ses deux angles postérieurs sont légèrement
avancés en courtes oreilles et forment une arête aiguë, distinc-
tement dirigée en avant, courte et transversale. Mésonotum fort
développé ; un scutellum assez distinct et parfois des rudiments
d’articulations alaires plus ou moins distincts. Métanotum armé de
deux dents aiguës. Suture pro-mésonotale visible. Métanotum un
peu moins mat que chez l’ouvrière minor. Tête finement, longitudi-
nalement et densément striée et subopaque, sauf le milieu du front
et l’épistome qui sont lisses et luisants. Les stries divergent vers
les oreilles occipitales. Derrière l’arête qui forme ces oreilles la
sculpture de l’occiput est irrégulière. Pronotum en partie réticulé-
ponctué. Pilosité plus dressée et plus longue que chez l'ouvrière
minor. Rougeâtre, avec les pattes et les antennes plus claires,
l'abdomen d’un jaune de miel, translucide, le bord des mandibules
et les oreilles occipitales brunâtres.
Nous devrions considérer cette © major singulière comme un
soldat entièrement dimorphe, s’il n’existait pas entre elle et la ©
minor une forme intermédiaire sans ocelle médian, sans oreilles,
mais avec une grosse tête rectangulaire striée seulement devant,
bref formant le passage exact, et longue de près de 2 mill.
Une autre © major, de même taille que celle que je viens de
décrire, a un mésonotum fort semblable à celui d’une Q, des arti-
culations alaires assez distinctes, un scutellum très distinct, le
thorax un peu plus large, et la sculpture un peu plus faible. Elle
a les yeux sensiblement plus gros, mais n’a qu’un seul ocelle
médian. C’est un véritable intermédiaire entre le 2} et la Q.
525
Les oreilles sont un peu plus faibles que chez le Z ou © major.
Cette singulière Fourmi a été trouvée comme hôte ou parasite
des termites de terre par M. Sikora, à Amparafaravantsiv.
Certains caractères, entre autres l’ocelle médian, rappellent les
Pheidologeton. Peut-être devra-t-on la rattacher à ce genre,
malgré ses antennes de 10 articles et non de 11. Je croyais à
un nouveau sous-genre, mais la trouvaille de M. Emery m'a
désabusé.
Pheidole madecassa n. sp. ZJ. L. 5,3 à 5,8 mill. La tête
énorme (large de 2,05 et longue, sans les mandibules, de 2,15 mill.)
a une forme toute analogue à celle de la P%. longispinosa.
Elle ne diffère de celle de cette espèce que par sa grandeur
moindre, ses arêtes frontales plus basses et beaucoup plus
divergentes, par l’épistome qui a derrière une carène médiane, par
ses mandibules en partie striées. L’extrémite des scapes est plus
éloignée de l’extrémité postérieure de la tête que de l'insertion de
l’antenne. La tête est profondément incisée en abricot. Mésonotum
avec une impression transversale à son quart postérieur. Le
mésonotum, plus court que chez la longispinosa, est encore plus
élevé que chez cette espèce au dessus de la face basale du métano-
tum, mais il n’y a pas d’incisure transversale profonde à la suture
méso-métanotale. Faces basale et déclive comme chez la 2%. lon-
gispinosa, mais les épines sont à peine plus longues que chez la
P}. O'Smwaldi, environ de la longueur de l'intervalle de leurs bases,
Elles sont verticales, faiblement divergentes et distinctement un
peu recourbées en avant. Pédicule et abdomen comme chez la
Ph. longispinosa, mais les épines latérales du 2me nœud sont plus
larges à la base, plus courtes et plus obtuses.
Sculpture très analogue à celle de la P4. longispinosa, maïs la
sculpture grossière est plus accentuée; rides ou stries de la tête
beaucoup plus fortes et plus prolongées en arrière. Beaucoup plus
de rides sur le thorax. De grosses fossettes allongées sur le devant
des deux moitiés de l’occiput. De grosses impressions sur le
2e nœud du pédicule. Des points piligères élevés sur l’abdomen
qui est du reste lisse et luisant. Tête assez lisse entre les stries
ou rides qui s’effacent sur l’occiput.
Pilosité jaunâtre beaucoup plus abondante que chez la longi-
spinosa, tout à fait comme chez /’0’Swaldi. D'un rouge brunâtre;
abdomen et pédicule brunâtres; pattes et antennes d’un jaune
roussâtre :
©. L. 2,9 à 3,1 mill. Tête de grandeur et de forme ordinaire,
arrondie (bord postérieur peu marqué) derrière, mais sans aucun
rétrécissement colliforme. Forme et taille extrêmement semblables
a celles de la PA. veteratrix, mais le mésonotum a une forte et
526
profonde impression ou échanérure transversale, l’échancruré
méso-métanotale est moins profonde, et le métanotum a deux
courtes épines pointues un peu plus longues que celles de la
Ph. veteratrix, et verticales. Les articles du pédicule sont aussi
un peu plus allongés.
Tout le corps est lisse, luisant et d’un jaune à peine rougeûtre,
un peu bruni sur l’abdomen, la tête, les pattes et les antennes.
Quelques stries sur le devant de la tête. Pilosité comme chez la
Ph. veteratrix, mais d’un jaune plus pâle.
Très voisine des PX. O’Srwaldi et veteratrir, l'ouvrière se
distingue de la première surtout par la forme de la tête et de la
seconde par la sculpture et le mésonotum. Le soldat au contraire
ressemble bien plus à la /ongispinosa, tout en ayant la couleur
et la pilosité de la veteratrix. La différence de taille entre le
soldat et l’ouvrière est exorbitante ; cette dernière n’a aucune
affinité avec la Zongispinosa.
Amparafaravantsiv.
Pheidole veteratrix Forel, © 2, var. angustinoda n. v.
Un peu plus petite. Chez le 2, le second nœud du pédicule est
aussi long que large (beaucoup plus large que long chez la forme
typique).
Amparafaravantsiv.
Pheidole Sikoræ Forel, var. litigiosa n. v. 2]. Un peu plus
grande que la Sikoræ i. sp. Tête à peine élargie derrière, mais
un peu plus profondément échancrée. Angles occipitaux très
luisants, plus ou moins lisses. Le 2me nœud du pédicule est plus
large et a de chaque côté une petite épine ou longue dent pointue.
Q. Tête au contraire plus élargie derrière que chez la
Sikoræ i. sp. Du reste les mêmes différences. Le 2m nœud du
pédicule a deux très longues dents épaisses, obtuses et recourbées
en arrière. La couleur est plus foncée et en particulier l’abdomen
entièrement brun, plus foncé que le thorax.
© Tête réticulée-ponctuée, subopaque. Thorax faiblement réti-
culé. Une impression transversale au mésonotum.
Forêt d’Andrangoloaka.
Pheidole nemoralis n. sp. 2. L. 3,7 à 3,8 mill. Tête très
grosse, rectangulaire, à côtés convexes, tres profondément échan-
crée derrière. Mandibules courtes, lisses, luisantes. Épistome
échancré au milieu de son bord antérieur. Yeux situés au quart
antérieur de la tête. Scapes très courts, courbés à leur base,
n’atteignant pas la moitié de la distance qui sépare leur base des
angles postérieurs de la tête. Arêtes frontales très divergentes.
Tête subdéprimée postérieurement, avec une impression trans-
021
versale vague, mais distincte à son tiers postérieur, comme chez
la Ph. sulcaticeps. Une gouttière longitudinale large prolonge en
avant l’incisure occipitale jusque sur le vertex où elle s’efface peu
à peu. Pronotum large, avec deux gros tubercules latéraux en
haut et deux en bas. Un bourrelet transversal au milieu du
mésonotum qui est un peu conçave et subvertical entre ce bourrelet
et le métanotum, Épines du métanotum courtes, longues comme
la moitié de l’intervalle de leurs bases. Face basale et face déclive
subégales. Le pétiole antérieur du premier article du pédicule est
large, déprimé, terminé devant, de chaque côté de la portion
articulaire, par deux dents latérales horizontales, dirigées en
dehors et très distinctes ; le nœud est plus ou moins rectangulaire,
arrondi en dessus, cunéiforme-squamiforme. Le 2m article est plus
large que long et muni de deux larges et longues dents latérales
recourbées en arrière. Abdomen tronqué devant, Pattes courtes.
Dessous de la tête, milieu de l’épistome, derrière de l’occiput,
pattes, scapes et derniers segments de l’abdomen lisses et luisants.
Le reste finement réticulé et subopaque. En outre le front, le
vertex, les joues et les côtés de l’épistome sont grossièrement et
longitudinalement ridés, le prothorax et le mésothorax ont des
rides grossières, irrégulières, les côtés de la tête des réticulations
assez grossières, et les angles postérieurs de la tête des réticula-
tions rugueuses serrées, très profondes et grossières.
Pilosité dressée, jaunatre, pointue, médiocrement abondante sur
le corps, les scapes et les pattes. Pubescence très diluée, presque
nulle.
Brunâtre ou d’un brun rougeâtre. Mandibules, antennes, devant
de la tête et dessous du corps d’un rouge plus ou moins brunâtre.
Pattes d’un jaune brunûtre.
©. L.1,7à 3 mill. Tête et thorax réticulés-ponctués et mats, le
reste lisse et luisant. Tête distinctement, quoique faiblement
échancrée derrière. Les scapes ne dépassent l’occiput que d’1/5 de
leur longeur (de plus d’1/4 chez la P4. Sikoræ). Pattes plus courtes
que chez la P4, Sikoræ. Tête et thorax d’un jaune un peu
rougeâtre. Abdomen avec un peu de brunâtre, Du reste comme la
PA. Sikoræ.
Forêt d’Andrangoloaka.
Pheidole O’Swaldi Forel, race decollata n. st. 2. L. 5 à
5,2 mill. Plus robuste (surtout le thorax) que la forme typique.
Un peu plus de rides et moins de ponctuation réticulaire. Les
échancrures du thorax sont un peu plus faibles, le thorax est plus
large et les épines sont un peu plus courtes. La couleur est aussi
plus vive, plus jaune rougeûtre.
©. L. 3,5 mill. La tête est moins allongée que chez la forme
528
typique, à peine rétrécie derrière les yeux et n’a aucun rétrécisse-
ment colliforme à l’occiput. Plus robuste; d’une jaune assez vif;
plus de rides sur le thorax, fines réticulations ponctuées moins
serrées et moins opaques ; épines plus courtes.
Forêt d’Andrangoloaka.
Cette belle et grande race me paraît, malgré ces caractères,
devoir être rattachée à la P4. O'Swaldi et non à la P4. veteratrix,
malgré certaines analogies avec cette dernière, car elle a du reste
toutes les particularités de sculpture, de pilosité et de forme de
l’'O’Srwaldi.
Genre CREMASTOGASTER Lund.
Le groupe du C. Æmmaæ renferme à Madagascar un certain
nombre d’espèces qui ont en commun les caractères suivants : la
@ ales mandibules conformées d’une façon aberrante; elles n’ont
en général pas de dents, sont arquées et terminées en pointe. Les
Q présentent des caractères spécifiques très divers, tandis que les
© varient beaucoup moins (au contraire de ce qui a lieu en gené-
ral). La chitine est ordinairement lisse et luisante. Les nœuds du
pédicule sont très élargis chez la © et d'ordinaire aussi chez le .
Les arêtes frontales font en général défaut ou peu s’en faut. Les
nids sont construits sur les arbres, en carton plus flexible et à
texture plus reconnaissable que chez les autres espèces. Voici le
tableau des espèces de ce groupe connues à Madagascar et du
C. aberrans n. sp. de l'Inde qui appartient au même groupe.
Femelles.
1. Mandibules avec un bord terminal distinct, un peu
concave, armé de 4 dents, dont la première et sur-
tout la dernière sont les plus longues. Elles sont
fortement courbées, abondamment ponctuées et
fournies d’une pubescence fine, assez longue, cour-
bée, abondante, un peu laineuse, d’un blanc à peine
jaunâtre qui recouvre aussi les pattes et les scapes
et a un aspect tomenteux. Tête beaucoup plus large
derrière que devant, faiblement échancrée derrière,
aussi large que longue, très convexe, non tronquée
devant. Arêtes frontales absolument nulles. Scapes
n’atteignant pas le bord postérieur de la tête. Aire
frontale et sillon frontal distincts. Yeux situés
presque au tiers postérieur de la tête. Tout le corps
court et large. Pattes et antennes courtes; massue
distincte, de 3 articles. Thorax petit, assez étroit,
029
un peu plus étroit que la tête. Face basale du méta-
notum presque nulle; face déclive presque verticale.
Métanotum armé de deux énormes épines, très
massives, relativement courtes (un peu plus longues
que la moitié du large intervalle qui sépare leurs
bases). Premier nœud du pédicule très élargi devant,
à bord antérieur convexe et arrondi; il est très
massif et sa largeur est double de sa longueur.
Second nœud en forme de disque vertical, rectan-
gulaire-arrondi, quatre fois aussi large que long,
beaucoup plus large encore que chez le C. Emma,
presque sans dent dessous. Abdomen tronqué
devant, plus large que long. Tout le corps lisse,
luisant et presque absolument glabre, sauf les par-
ties pubescentes indiquées. Pas de ponctuation. Noir,
avec les mandibules, les funicules, les articulations
des pattes et les tarses rougeatres. Scapes et reste
des pattes brunaâtres. Ailes faiblement teintes de
brun roussàtre. Nervures et pterostigma d’un brun
roux 4-40 45m MENT CC Marthæ;)n. sp.
Mandibules arquées, pointues, étroites, sans bord ter-
minal distinct, sans dents,
2. Métanotum arme de deux épines
Métanotum arrondi, sans trace de dents ni i d’épines
3. Mandibules très arquées, graduellement amincies Jus-
qu’à l’extrémité. Taille courte, robuste. Tête aussi
large que longue, aussi large derrière que devant.
Les scapes atteignent ou dépassent un peu le bord
postérieur de la tête. Yeux situés au milieu des
côtés. Pattes et antennes beaucoup plus longues que
chez le Marthæ. Face basale du métanotum beau-
coup plus courte que la face déclive; Ler article du
pédicule aussi large que long, 2w trois fois aussi
large que long, avec une dent dessous. Ailes subhya-
lines. Corps lisse, luisant, presque sans ponctuation.
Lo nl TN AI NC" Emnisé Eorel:
Tête un peu plus large que longue. Mandibules
un peu plus élargies vers la base. Épines du méta-
notum et pédicule presque glabres (poilus chez
l'espèce typique). . . . . . var. C. laticeps n. var.
Mandibules à peine arquées, assez larges jusqu’à leur
dernier tiers qui est rapidement rétréci jusqu'à la
dent ou pointe terminale. Taille assez étroite et
allongée. Tête plus longue que large, bien plus
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T, XXXVI» 41
Æ © à
530
large devant que derrière où elle est arrondie. Yeux
situés un peu en avant du milieu des côtés de la
tête. Tête subtronquée devant, sur l’étendue de
l'épistome. Aire frontale très grande ettrès distincte,
ainsi que le sillon frontal. Arêtes frontales nulles,
mais le bord de la fossette antennaire marqué.
Pattes et antennes grêles, très longues, beaucoup
plus longues que chez l'£'maæ. Les scapes dépassent
l'occiput d’un quart de leur longueur; les articles
du funicule sont tous longs et cylindriques (antenne
filiforme). Thorax étroit, plus étroit que la tête.
Métanotum bas, étroit ; face basale aussi longue que
la face déclive dont elle n’est séparée que par une
faible courbe. Épines médiocres, presque aussi lon-
gues que chez le €. Marthæ, mais infiniment plus
grêles et plus rapprochées l’une de l’autre, à peine
divergentes, longues comme plus des 2/3 du faible
intervalle de leurs bases. 1er nœud du pédicule élargi
devant, un peu plus long que large. Second nœud
conformé comme chez le ©. £'mmæ, mais sans dent
dessous ; sa largeur est à peine double de sa longueur.
Abdomen plutôt court. Mandibules striées et ponc-
tuées. Tout le corps, sauf la face déclive du métano-
tum etles côtés du prothorax et du mésothorax est
couvert ainsi que les pattes et les scapes d’une ponc-
tuation espacée, en partie piligère, qui est abondante
et fort grossière sur la tête, éparse sur le thorax et
le pédicule, fine sur l’abdomen et sur les membres.
Devant de la tête, côtés du métathorax et du pédicule
pourvus en outre de rides ou stries longitudinales
irrégulières. Le reste est lisse et luisant entre les
points. Une pubescence jaunâtre abondante sur les
pattes, les antennes, les mandibuleset le devant de
la tête, espacée sur l’abdomen. Pilosité dressée
jaunâtre, abondante sur le pédicule et les épines,
médiocre sur le devant du corps, éparse ailleurs,
nulle sur les pattes et les scapes. D’un brun noir ou
d'un noir brun. Mandibules, funicules et tarses d’un
brun rougeûtre. Ailes assez pubescentes, faiblement
teintes de brunâtre. Nervures et pterostigma bru-
nâtres: (L: 5)816,18mill\. 0 MC rPautineæ"nNsp:
4. Premier segment de l'abdomen, vu de dessus, carré,
tronqué devant où il est au moins aussi large qu’à
son bord postérieur. Abdomen déprimé, très étroit
531
et très allongé. Second nœud du pédicule conformé
comme chez le ©. Æmmæ, mais sans dent dessous
et seulement d’1/3 plus large que long; 1 nœud
presque rectangulaire, à peine élargi devant, plus
large que long. Métanotum en talus faiblement
convexe. Thorax très étroit ; pronotum peu élevé.
Tête bien plus longue que large et conformée, à l’ex-
ception de la sculpture et des antennes, exactement
comme chez le C. Paulinæ pour tous les détails
(aussi les mandibules); l’aire frontale est seule un
peu moins distincte. Massue des antennes renflée,
de 3 articles. Les scapesn’atteignent pas l’occiputet
sont un peu élargis à leur extrémité. Pattes et
antennes courtes. Corps très étroit et très allongé.
Lisse, luisante, avec une ponctuation disposée
comme chez le C. Paulinæ, mais beaucoup plus
fine et plus espacée, très clairsemée sur la tête;
mandibules seulement ponctuées. Pilosité dressée
longue, jaunàtre, obliquement dirigée en arrière,
assez abondante sur le thorax, la tête et le pedi-
cule, nulle sur les pattes et les antennes, presque
nulle sur le dos de l’abdomen. L’abdomen, les pattes
et les antennes ont une pubescence très fine, très
courte et fort espacée (assez régulière). D’un noir
luisant ca et là un peu brunâtre. Tarses, massue
des antennes et joues rougeâtres; mandibules et
base des funicules d’un brun rougeàtre. Ailes lon-
gues, étroites, assez faiblement teintes de brunatre ;
nervures et pterostigma assez päles. L. 5,3 à
6 mill. Large de 0,8 à 1 mill. . . C. Agnetis n. sp.
Premier segment de l’abdomen de forme ordinaire,
subtronqué devant, beaucoup plus large derrière
que devant, plus large quelong et à côtés convexes.
L’abdomen n’est ni déprimé, ni très long. Pédicule
et thorax comme chez le C. Agnetis, mais plus
courts. Tête plus large que le thorax, aussi longue
que la largeur de son bord antérieur, conformée
comme chez le C. Paulinæ, mais sans aire fron-
tale. Bord de la fossette antennaire non marqué.
Elle est aussi plus fortement tronquée devant. Les
mandibules sont faiblement arquées, mais régulie-
ment rétrécies de la base à l’extrémité qui est très
étroite et très pointue. Massue des antennes ren-
flée ; les scapes atteignent presque l’occiput. Pattes
532
et antennes médiocres. Lisse et luisante, avec une
ponctuation piligère extrêmement fine et très
éparse, nulle sur la tête. Les mandibules ont quel-
ques stries et points. Une fine pubescence jaunâtre
espacée un peu partout, surtout sur les tibias et
les scapes qui n’ont pas de poils dressés. Quelques
poils dressés sur le pédicule, très peu ailleurs.
D'un brun jaunàtre. Abdomen un peu plus foncé,
pattes un peu plus claires. Ailes subhyalines ; ner-
vures pâles, en partie atrophiées. L. 3,5 à 4 mill.
C. aberrans n. sp. (Thana, Inde).
Ouvrières.
Les ouvrières de ce groupe sont très difficiles à distinguer les
unes des autres et si entierement différentes des femelles qu’on
doit les distinguer par d’autres caractères. Si M. Sikora n’avait
pas mis grand soin à récolter les individus de chaque nid séparé-
ment, il me serait impossible de rapporter les © aux © corres-
pondantes. Toutes les © connues ont des épines au métanotum,
4 dents au bord terminal des mandibules, l’extrémité de l’antenne
renflée en massue de trois articles et une couleur d’un brun noirâtre
de poix assez uniforme, parfois d’un brun plus clair.
1. Une arête frontale rudimentaire partant du bord pos-
térieur de l'articulation de l’antenne. Yeux situés
en arrière du milieu des côtés de la tête, pres de
leur tiers postérieur
Pas trace d’arêtes frontales .
2. Thorax assez allongé, assez fortement rs rate
le mésonotum. Échancrure méso-métanotale faible,
mais distincte. Épines grêles, divergentes, très
pointues, aussi longues que l'intervalle de leurs
bases. Abdomen assez grand. Nœuds du pédicule
étroits, le Ler deux fois aussi long que large, le second
à peine plus large que le 1+, à peine plus large que
long, faiblement échancré derrière. Les scapes
dépassent passablement l’occiput. Aire frontale peu
distinctement délimitée. Tête très luisante et à peu
près lisse, comme le reste du corps, L. 3,5 à 4 mill.
Co 10
C. Ranavalonæ Forel.
Thorax à peine rétréci derrière le mésonotum. Echan-
crure méso-métanotale nulle (seulement la suture).
Épines plus courtes et moins divergentes que chez
le précédent. Abdomen court. Nœuds du pédicule
533
plus larges que longs, le second rectangulaire
arrondi. Aire frontale et sillon frontal très distincts
et profonds. Tête subopaque, finement réticulée,
ridée longitudinalement. Joues et mandibules fine-
ment striées. Scapes et pattes comme chez le précé-
dentuil.:5.8 {mille out .. C. inops Forel.
3. Mésonotum élevé en bosse qui une une courbe diffe-
rente de celle du pronotum (comme chez le Caumpo-
notus gibber). Yeux situés entre le milieu et le tiers
postérieur des côtés de la tête. Échancrure méso-
métanotale profonde. Aire frontale et sillon frontal
très distincts. Les scapes atteignent le bord posté-
rieur de la tête. Épines assez longues et grêles.
Premier nœud de pédicule élargi devant, un peu plus
long que large, second nœud plus large que long.
Abdomen assez grand et allongé, un peu déprimé.
Funicules colorés comme chez l’ouvrière. Lisse,
luisante, sans poils dressés. L. 3,8 à 4,3 mill.
C. Agnetis n. sp.
Le mésonotum forme une seule et même courbe avec
le pronotum . . . ; HAUTE
4. Épines du métanotum Fes Contes à Fe plus
longues que la largeur de leur base, comme le 1/4
de l'espace interspinal, dirigées horizontalement et
en dehors. Échanerure méso-métanotale assez forte.
Tête subtronquée sur l’espace de la moitié anté-
rieure de l’épistome. Aire frontale nulle. Yeux
comme chez l’Agnetis. Les scapes dépassent un peu
l’occiput. Thorax court. Premier nœud du pédicule
carré-arrondi; second nœud presque deux fois aussi
large que long, rectangulaire-arrondi, fortement
échancré au milieu derrière ; l’échancrure atteint
le bord antérieur sous forme de sillon superficiel.
Mandibules étroites, à peines courbées, striolées.
Lisse, luisante, presque glabre. La pubescence est
aussi très diluée, même sur les scapes et les pattes.
D'un brun clair, plus clair que chezles espèces précé-
dentes et suivantes; moitié postérieure de l’abdomen
plus foncée. L. 3,3 à 3,4 mill. . . C. aberrans n. sp.
Épines longues comme plus de la moitié de l’espace
interspinal, divergentes, dirigées en arrière et en
haut. Aire frontale profonde, très distincte. Tête
non subtronquée devant. Abdomen court. Échan-
crure méso-métanotale distincte, mais peu profonde.
534
Second nœud du pédicule rectangulaire-arrondi,
fortement échancré derrière (en haut). Presque
glabre, sauf les pattes et les scapes qui sont pubes-
cents. Corps lisse et luisant. Tarses, funicules
et mandibules rougeâtres . . . m0
5. Tête distinctement échancrée derrièrei Yeux situés
près du tiers postérieur de la tête. Les scapes ne
dépassent pas l’occiput. Pronotom et mésonotum
faisant une voûte assez forte. Épines du métanotum
un peu plus courtes, plus divergentes, plus larges
et plus fortes à leur base que chez l’Zmmæ.
Premier nœud du pédicule fortement élargi devant
où il est presque aussi large que le second. Quel-
ques faibles stries sur les mandibules et les joues.
L.,3,4f48,5emill er ce nt AC Marthæn Sp
Tête non ou à peine échancrée derrière. Yeux situés à
peine en arrière du milieu de la tête. Les scapes
dépassent un peu l'occiput. Pronotum et mésono-
tum formant en dessus une voûte faible et un peu
afaiblie derrière le pronotum. Premier nœud du
pédicule plus ou moins arrondi, petit, de plus d’1/5
plus étroit que le second. Mandibules et joues dis-
tinctement striées, plus fortement que chez le
C. Marthæ. L. 3,6 à 3,8 mill. (encore inédite).
C. Emmæ Forel (v. laticeps).
Müles.
Mandibules relativement larges, armées à l'extrémité
de trois dents distinctes. Les deux nœuds du pédi-
cule poilus, larges et courts; le 2me nœud à peu
près deux fois aussi large que long. Articles du
funicule de l’antenne presque deux fois aussi longs
que larges. Noir-brun. Abdomen fortement ponctué
et finement-reticulé.….. 4 & 10 CrAgnetisi. Sp.
Mandibules plus étroites que chez le précédent, armées
à l’extrémité de deux petites dents seulement.
Pédicule comme le précédent. Antennes courtes;
articles du funicule à peine plus longs que larges.
Brun assez clair. Luisant. Abdomen faiblement
réticulé. . . . . C.aberrans n. Sp.
Mandibules comme chez l aberrans. Antennes et couleur
comme chez l’Agnetis. Abdomen abondamment et
fortement ponctué. Nœuds du pédieule plus étroits
que chez les autres espèces . . C, Ranavalonæ Forel.
535
Mandibules étroites, atténuées, avec deux très petites
dents à l’extrémité. Lorsqu’elles sont fermées, leurs
extrémités ne s’atteignent pas. Abdomen ponctué
devant. Antennes, couleur et nœuds comme chez
l'Agnetis . . . . : C. Emmæ Forel (v. laticeps).
Les males de ces quatre espèces ont les ailes hyalines ou sub-
hyalines (un peu brunâtres chez l’Agnetis), le corps irrégulière-
ment sculpté et une longeur de 3,2 à 3,5 mill. Ceux de l’aberrans
et de l’Agnetis sont les plus grands.
La diversité des © du groupe du ©. Æ'mmæ me fait supposer
que chez ces espèces la Q est adaptée à des particularités biolo-
giques spéciales.
Les C. Emmæ et Paulinæ proviennent d’Andrangoloaka, le
C. inops du village de Nosihbé (Imerinà), les C. Agnetis et Marthæ
d’Amparafaravantsiv, le ©. Ranavalonæ des forêts de la côte
Est et le ©. aberrans de Thana près de Bombay (Inde), où
M. Gleadow l’a récolte.
Cremastogaster hova Forel v. latinoda n. v.®.L. 3,7 mill.
Nœuds du pédicule beaucoup plus larges que chez la forme typique.
Premier nœud fortement élargi devant, au moins aussi large que
long. Second nœud divisé en deux disques par un profond sillon.
Du reste comme le type.
Amparafaravantsiv.
Les chasses de M. Sikora dans la forêt d’Andrangoloaka et sur
les rives duMangoro sont l’un grand intérêt. Ces régions forment le
passage des forêts basses de la côte Est au plateau central de
l’Imerinà. Leur faune fait non seulement passage aussi de celle
de l’Imerinà à celle de la côte Est, mais elle renferme un grand
nombre d’espèces propres très curieuses. Le Cremastogaster
Schenki de l’Imerina s’y trouve à côté du C. Lova de la côte Est.
De belles espèces de la côte Est : Odontomachus Coquereli,
Mystrium mysticum y apparaissent déjà. La Pheidole longispinosa,
la Ponera sakalava et d’autres formes de l’Imerinà y sont encore.
Les Camponotus putatus, Reaumuri et piclipes, la Prenolepis
amblyops, le Cerapachys Mayri, la Simopone E'meryi, la Lobo-
pella angusta, les Leplothorax madecassus et reltusispinosus, le
Cataulacus reqularis, les Pheidole madecassa et Sikoræ, les
Xiphomyrmez Andrei, Steinheili, Schaufussh, Sikoræ et Nasso-
now, les singuliers Cremastoqaster du groupe Zmmæ (sauf le
Ranavalonæ), les Sima hysterica et exasciata sont des formes qui
n’ont été trouvées jusqu'ici que dans cette partie de l’île et qui
paraissent plus ou moins lui être propres.
036
RECTIFICATION A MA COMMUNICATION
SUR LE MALE DES CARDIOCONDYLA
FAITE A LA SÉANCE DU 3 SEPTEMRRE 1892.
Par suite de circonstances indépendantes de moi, la rectification
suivante, envoyée déjà pour la séance d'octobre, ne peut paraître
que maintenant.
J’ai commis une erreur en écrivant (p. 460, ligne dernière) par
une inconcevable inadvertance que je prie de bien vouloir excuser,
que le G' des Cardiocondyla était inconnu jusqu'ici. En 1881, dans
son Spécies des Formicides d'Europe, M. André a décrit un G' ailé
de la Cardiocondyla Emeryi Forel. Ce G fut trouvé à Jaffa (Pales-
tine) avec les ©. S'il appartient bien aux © avec lesquelles il a été
pris, ce qui paraît probable d’après ses caractères, il reste à savoir
si la C. Æmeryi ne possède que ce G' ailé, ou si elle possède en
outre un G' aptère, ergatomorphe. En un mot, s’agit-il de dimor-
phisme du G ou de particularités spécifiques ? C’est à l’observation
à venir le démontrer.
À. FoREL.
DESCRIPTION OF A NEW SPECIES OF COREIDÆ
CONTAINED IN THE BRUSSELS MUSEUM,
by WW. L. Distant.
SUDLAM EP ER VEINE?
Parajalysus brasiliensis n. sp.
Head and pronotum brownish-ochraceous; corium and mem-
brane pale shining ochraceous ; legs ochraceous, thickly spotted
or annulated with dark fuscous. Anteunæ blackish, apices of
the first, second and third joints pale ochraceous; basal joint
largest, second a little shorter than the third. Pronotum coarsely
punctate with a central raised pale levigate longitudinal line,
and with four long black spines, one on anterior lobe, one at
each lateral angle and one near centre of posterior margin, the
last being very long and recurved backwardly. Body beneath
ochraceous, imperfectly seen only to specimens being carded.
Long. 5 millim.
Hab. Brazil; Rio-Janeiro and Botafogo (Van Volxem, Bruss.
Mus.). Allied to ?. spinosus Dist., but differing by the very long
and recurved basal spine to the pronotum.
INSECTES DU BENGALE.
262 mémoire.
CICINDÉLIDES
par Walther Horn.
M. Ed. Fleutiaux a donné une première liste des Cicinde-
lides du Chota-Nagpore dans les Comptes-Rendus du 4 octobre
1890. Il y cite 32 espèces dont 2 nouvelles, mais les exem-
plaires qu’il rapporte à la C. #ulliquttata Dej. n’appartiennent
pas à cette espèce, ce ne sont que des variétés de la C. semivil-
tata K.; j'en ai recu et comparé plus d’une fois. 51 espèces
restent donc. Les nouveaux envois sont beaucoup plus pauvres.
LDromivdarscrobiculuaNWNiedmn. 0e, n'10: VBarwaÿ.
2. Tetreurytarsa tetraslicta Wiedm. . . . . . Kurseong.
Cette espèce décrite par Wiedm. comme Cicindela
a été placée dans le genre Z'wryoda, mais elle en
diffère (G) par les tarses intermédiaires qui sont
dilatés comme les tarses antérieurs; j’ai fonde sur ce
caractère un nov. gen. Z'etreurytarsa (Deutsche Entom.
Zeitschr. 92, I, p. 94).
3. Æuryoda azureocincta Bates. . . DEN EONurseons.
Elle diffère quelque peu de fast iption de Bates au
avait recu ses exemplaires de Bombay) par la couleur
de la tête et du thorax, qui est beaucoup plus cuivrée;
cependant elle ne forme pas une variété. L'espèce n'est
pas une vraie Zuryoda, mais elle se rapproche beau-
coup de ce genre.
LnCandelabigemnalapese eus he it ds à Barwaÿ.
NO C0 GOT EL ue Lu aitu Barwar:
CE unebristsehmGoeb es 21 «le Ave mur Kurseonse
M CSA TOS DEN St fe DR NE nt Barway.
8. — Vo n MANEASD te NE ei Para
. labioæneæ m. afinis, difert imprümis magniulu-
. omnino minore : capite parco, mullo angustiore
(fere ut in C. chlorochila Chd.), (orace minus lato
minusque rugoso, abdomine medio dense punclalo.
NS Tanme
Petite espèce, intermédiaire entre ©. chlorochila Chd.
et labioænea m.; mais elle se rapproche le plus de la
dernière. La tête est en général comme chez ©. chloro-
chila, le thorax est plus large, moins allongé, pas rétréci
ANNALES DE LA SOCe ENTOM, DE BELGIQUE, T, XNXVI. 42
CO
10.
IA
13.
14.
non plus postérieurement. Les élytres ont la forme de la
C. labioænea, mais ils sont plus petits; ils offrent
4 taches blanches : un petit point rond place sur le
disque avant le milieu, une tache plus grande trans-
versale située près du milieu du bord externe, une
petite tache ronde vers le disque (un peu plus bas que
la tache latérale) et un point plus grand avant l’extré-
mite des élytres près de l'angle externe. — D’un brun
bronzé cuivreux en dessus, les bords de la tête, du
thorax et l'épaule des élytres d’un cuivreux-vert lui-
sant; dessous d'un bleu un peu moins clair. La base des
palpes est jaune.
L’espèce est dédiée à M. Severin.
Cicindela erudita Wiedm. . . NOMBRE AE
L'espèce diffère de la C! cognata du même auteur
par la forme de la lunule humérale et apicale, cepen-
dant je ne crois pas qu'elle forme une espèce distincte
(Deutsch. Ent. Zeitsch. 91,11, p. 327):
—Semivilalal.x.striolata DIN: SHC EF ABArwEAT:
SÉMIGT TONSMONA EME diet ls Bar Was
M. Fleutiaux avait eco cette espèce avec la
C. cancellala Dei.
sumatrensis Herbst. > Pot: DATA
Les exemplaires varient Hamon quant aux dessins
blancs des élytres : la lunule humérale et apicale est
souvent interrompue, et parfois même la bande du
milieu.
—"CardonitPieut 1 MINE NL EN SEE NES
JunereniME LUN NE NE NON MACON E NES
ue Ne ASSimUis) Hope OT AK UTSEUNES
Cette variété est d’un vert-olivätre; elle a été con-
fondue longtemps avec la C. Limalayica Redt. (cklorida
Hope), mais elle en est très différente. La derniere est
plus petite, moins allongée, d’une couleur beaucoup
plus claire et brillante, la tête est couverte de poils
blancs entre les yeux, etc. J'ai rapporté la description
de Hope, tout à fait omise par les auteurs précédents
(Gemminger et Har., Chaudoir etc.), à la variété de la
C. funerea Mc. L. (Deutsch. Ent. Zeitsch. 92, I, p. 96).
15. Cicindelasempunctata Rs: "NME ON MINE CN EUR
—. Læmorrhoidalis Wiedm 1.4 2 00 NPA
16.
539
Sur LE PHOLCOUS PHALANGIOIDES Fuessiy, 1775
par Léon Becker.
Aranea phalangioides Fuessly, 1775.
— meticulosa Fourc., 1785.
— Pjuchii Rossi, 1790.
— phalangioides WIk., 1802.
Pholcus nemastomoides C. K., 1838.
— Pluchii Lucas, 1853.
— opilionoides Westring, 1861.
— _— E. Simon, 1866.
— nemastomoides Cn. et Pv., 1869,
— phalangioides E. Simon, 1874.
—= — 10 L8 10.
Lorsque je publiai en 1878, mes premiers catalogues des Ara-
néides de Belgique, je signalais comme une particularité assez
curieuse, l'absence ou la rareté en Belgique du ?Aolcus plalan-
gioides, alors que je l’avais déjà capturé en Hollande et que
plusieurs fois depuis, notre regretté collègue M. Maurissen me
l’envoya de Maestricht ; je l’observai encore à Givet; enfin il
existait sur toutes nos frontières ; il est très commun à Paris
comme dans toute la France aussi hien dans le Nord que dans le
Midi : aussi la capture de ce Pholcus par M. A. Preudhomme
de Borre comble-t-elle une véritable lacune ; elle nous donne,
outre l’espèce nouvelle, un représentant d’un genre et d’une
famille que nous ne possédions pas.
Persuadé que cette espèce devait se rencontrer un jour en
Belgique, j'en avais déposé plusieurs exemplaires dans la collection
du Musée, en indiquant leur provenance, bien que ce fussent des
exemplaires élevés chez moi librement, ce qui m'a permis
d'observer leur manière de vivre. Le P. phalangioides se tient
presque exclusivement et partout à l’intérieur des maisons;
il occupe de préférence les angles des plafonds ; il est rare,
même dans le Midi, de le rencontrer en plein air; la toile est
formée de fils longs et nombreux peu tendus, se croisant dans
tous les sens, disposés presque toujours sur plusieurs plans, et
ressemblant assez à la toile des Théridions; l’araignée se tient
toujours au milieu en ramassant ses lon_ues pattes autour d'elle.
Comme les Epeiridæ et surtout les Cyclosa, elle imprime des
secousses à sa toile lorsqu'une proie s’y attache, et entoure sa
victime de fils avant de la dévorer; il est rare que la femelle
quitte sa toile.
040
Cette araignée ne construit pas de cocon ; ses œufs sont simple-
ment agolutinés et forment ainsi une petite masse ronde qu’elle
porte continuellement sous son plastron ; après l’éclosion, les
jeunes restent ensemble pendant quelques jours, suspendus aux
chélicères de leur mere, à la manière des Lycosidæ.
Je ne pus conserver ces araignées que pendant deux ans, après
ce temps elles disparurent et je n'en ai plus trouve de traces.
L'espèce dont nous nous occupons est bien le PAolcus phalan-
gioides de Walckenaer et de Fuessly ; ce nom n’est pas changé ;
c’est par erreur que M. E. Simon en 1866 lui donna le nom
d'opilionoides, erreur qu'il rectifia du reste en 1874 dans son
1 vol. des Arachnides de France.
Le Pholcus opilionoides Schrank est une espèce distinete
propre à l’Europe centrale et méridionale ; je l’ai observé commu
nément à Bellagio, au bord du Lac de Côme, et dans le Midi; sa
manière de vivre diffère de celle du phalangioides; tandis que
celui-ci vit à découvert, l’opilionoides se cache sous les pierres,
dans des trous de muraille, etc.
Il n’y a eu là que confusion entre deux espèces; celle de Schrank
et celle de Fuessly et non pas une question de priorité.
Le phalangioides existe en France, en Allemagne, en Angle-
terre, en Suisse, en Italie, en Autriche, en Hongrie, en Russie,
en Grèce et en Turquie.
RL NP RE
DE LA
» SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE
DE
BELGIQUI
TOME TRENTE-SIXIÈME
XIEL
Ce numéro doit être conservé; il ne sera pas envoyé une seconde
fois comme précédemment.
BRUXELLES
AU SIÈGE DE LA SOCIÈTE
20, -RUE DU MUSÉE, 20
1892
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE.
XIII
Assemblée générale du 26 décembre 1892.
PRESIDENCE DE M. GIRON.
Présents : MM. Becker, Bergé, Coubeaux, Ed. Coucke, de
Crombrugghe, Demoor, Hippert, Fologne, Jacobs, Kerremans,
Ledrou, Michels, Robbe, Seeldrayers, de Selys-Longchamps,Tos-
quinet, Van Nerom et Lameere, secrétaire.
M. Preudhomme de Borre a fait excuser son absence.
La séance est ouverte à 2 heures.
Le procès-verbal de l’assemblée générale du 26 décembre 1891
est approuvé.
Le Président prend la parole et s’exprime comme suit :
Messieurs,
La Société entomologique clôture aujourd’hui la 36° année de
son existence.
Elle a heureusement traversé une crise qui, pendant un cer-
tain temps, a failli paralyser son activité. Forcée d'abandonner
le local qu’elle a longtemps occupé au Musée d'Histoire naturelle,
elle a trouvé un asile provisoire dans le local où nous siégeons
en ce moment, en attendant qu’il lui soit permis de s’installer
définitivement dans un bâtiment de l’État. Le Gouvernement nous
a alloué les sommes nécessaires pour payer la location de ce nou-
veau local.
Nous avons, le 3 juillet dernier, célébré le 50° anniversaire de
la publication de la Faune de la Belgique, le premier des grands
travaux scientifiques qui ont illustré le nom de notre vénérable
président d'honneur, M. le baron de Selys-Longchamps. |
Nous aurions désiré que cette manifestation se fit publiquement,
et nous comptions sur le concours empressé des membres de
toutes les sociétés savantes auxquelles M. de Selys est affilié.
Mais sa modestie lui a fait décliner l’éclat de cette cérémonie,
et nous nous sommes contentés, pour condescendre à son désir,
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXXVI. 43
542
de lui exprimer cordialement, dans un banquet fraternel, les sen-
timents d’affectueuse admiration qu’il nous inspire à tous.
Le mode de publication de nos travaux a subi, à partir de cette
année, une modification importante. Le bulletin mensuel des
séances de la Société a cessé d’être imprimé et distribué deux
fois. Il se confond désormais avec les Annales proprement dites.
Les travaux qui paraissent trop considérables pour être insérés
dans le bulletin mensuel sont publiés séparément sous le titre de
Mémoires. Ce régime nouveau nous fait réaliser des économies,
qui nous permettent de donner une plus grande extension à nos
publications.
Nous avons fait paraître un premier volume de Mémoires. Ce
volume contient le Catalogue des Buprestides de M. Kerremans.
Ce travail est très étendu, et comme, d'autre part, le tome
XXXVI des Annales est d’une épaisseur inusitée, nous avons
quelque peu dépassé la somme allouée par notre budget pour les
publications scientifiques. Nous comptons récupérer l’excédant
sur le budget du prochain excercice financier.
Les Annales qui ont paru cette année renferment un important
travail de M. Duvivier sur les Coléoptères que son frère a recueillis
au Congo.
M. Duvivier, surmené par ses travaux entomologiques, est en
ce moment indisposé. Vous vous associerez tous aux vœux que je
forme pour le prompt rétablissement de sa santé.
Le grand développement que prennent nos publications dénote
la vitalité de notre Société.
Il est à remarquer que les travaux que nous éditons sont dus en
partie à nos collègues étrangers. Nous acceptons avec joie leur
collaboration, mais il est regrettable qu’ils recrutent si peu de
membres pour notre Société parmi leurs compatriotes.
Les recrues que nous faisons en Belgique ne sont pas non plus
fort nombreuses. Peut-être faut-il chercher la cause de ce marasme
dans le caractère purement scientifique de nos publications. Si
nos jeunes collègues voulaient s’occuper davantage des applications
pratiques de l’entomologie, nous pourrions attirer dans notre
société un certain nombre d’agriculteurs et d'ingénieurs agricoles,
et accroître ainsi les ressources financières dont nous disposons.
Nous avons admis en qualité de membres effectifs MM. André
Théry, viticulteur à St Charles (Algérie), de Crombrugghe de
Picquendaele, à Etterbeek, Camille Poncelet, ingenieur à Orsin=
faing (Luxembourg) et Poskin, chargé du cours de zoologie et
d’entomologie à l’Institut agricole de Gembloux.
Ont donné leur démission : MM. Cuni y Martorell, Bargagli,
Bolle et Pierson, membres effectifs, et Ducarme, membre associé.
543
Nous avons à regretter la perte de M. La Fontaine, l’un de nos
membres fondateurs, conservateur des collections zoologiques de
l’Université de Gand, et de M. Maurissen, dont M. de Selys a
rappelé les titres scientifiques dans une notice qui a paru cette
année dans nos Annales.
Nous avons perdu aussi plusieurs membres honoraires. Je cite
en premier lieu M. Dohrn, fondateur et président d'honneur de la
Société entomologique de Stettin. Tout le monde connaît ses im-
portants travaux sur les Coléoptères, et se rappelle les poésies
entomologiques qu’il insérait dans le Séettiner Entomologische
Zeitung.
Nous déplorons également la mort de M. Burmeister, entomo-
logiste de grande valeur, connu par ses remarquables travaux sur
les Hémiptères, les Coléoptères et les Orthoptères et notamment
par son ouvrage, resté malheureusement inachevé, le Zandbuch
der Entomologie. Ennemi du régime bismarckien, il s’exila en
Amérique où il devint directeur du Musée de Buenos-Ayres, dont
il a fait la réputation.
Nous venons d'apprendre enfin le décès tout récent (2 décembre)
de M. Stainton, qui fut membre honoraire de notre société depuis
sa fondation. Il a publié des ouvrages importants sur les Micro-
lépidoptères et les a enrichis de planches coloriées qui dénotent
une patience et une délicatesse de main surprenantes.
Nous aurons dans la séance de ce jour à donner des successeurs
à MM. Dohrn et Burmeister.
Le Gouvernement nous a accordé cette année le subside qu'il
alloue habituellement à la Société.
La Société a maintenu cette année les excursions mensuelles
qui ont lieu le deuxième dimanche des mois de mars, avril, mai,
juin, juillet, août, septembre et octobre.
MM. Coucke ont rendu compte de l’excursion qu’ils ont faite à
Eggenhoven au mois de mai dernier, et de celle que M. Ed. Coucke
a faite à Dieghem au mois de juillet.
Le Conseil n’a eu qu’à se louer du zèle et de l’activité déployés
par notre bibliothécaire-adjoint, M. Coubeaux, qui apporte à
l’accomplissement de sa tâche les soins les plus assidus.
Notre trésorier va vous rendre compte de notre situation
financière. Vous verrez qu’elle est absolument satisfaisante.
Je vais remettre la direction de la Société en d’autres mains.
Je vous remercie, Messieurs, de la confiance que vous m’avez
accordée pendant les deux années qu’ont durées mes fonctions de
président. (Applaudissements.)
544
— M. Bergé donne lecture du rapport de la Commission de
surveillance des collections.
Messieurs,
Votre commission s’est rendue le 5 courant au Musée royal
d'Histoire naturelle à l’effet d’y vérifier l’état de conservation de
vos collections.
Les insectes du pays se trouvent exposés dans la grande salle ;
certains papillons ont perdu de leur coloration, mais cette détério-
ration inévitable, n’est pas imputable au mode de conservation de
cette collection. Il serait désirable que des membres puissent
fournir de nouveaux exemplaires de ces Lépidoptères, car il est de
l'intérêt de notre Société que ces expositions publiques soient les
plus intéressantes possibles ; à ce point de vue une collection des
insectes utiles et nuisibles devrait y être ajoutée.
La conservation des Carabiques de feu Putzeys ne laisse rien à
désirer.
En conséquence votre commission vous propose de remercier
l’administration du Musée pour la facon consciencieuse dont elle
a rempli sa mission.
— Copie de ce rapport sera, aux termes du règlement,
transmise à M. le Directeur du Musée d'Histoire naturelle.
— M. Van Nerom, au nom de la commission de vérification des
comptes, déclare qu'après examen des livres de notre trésorier,
les comptes ont été reconnu parfaitement exacts; la commis-
sion propose l’approbation des comptes et le vote de remercîments
à M. Fologne. (A pplaudissements.Ÿ
_— Le trésorier expose la situation financière de la Société :
il en résulte que les comptes de l’année 1892 se soldent par un
excédant de fr. 1,645 083.
— L'Assemblée donne son approbation aux comptes après que
M. Jacobs eût fait constater que ses appréhensions de voir la
Société entraînée à des dépenses beaucoup plus considérables, du
fait du nouveau mode de publication de ses travaux, ne se sont pas
réalisées.
— Il est procédé ensuite à l’établissement du budget pour
l’année 1893.
L'Assemblée maintient le chiffre de la cotisation à 16 fr., fixe
le prix du volume XXXVI des Annales à 18 fr., du tome I des
Mémoires à 10 fr., avec la réduction habituelle de 2 fr. pour les
libraires.
Les sommes proposées par le Conseil pour le budget sont adop-
tées à l’unanimité.
545
— L’ordre du jour appelle une décision à prendre concernant
les membres qui refusent de payer leur cotisation.
M. Fologne ayant fait remarquer qu’il y a cette année moins
de mauvais payeurs que jamais, l’Assemblée décide de ne pas
prendre de mesures exceptionnelles contre ceux de nos collègues
qui sont en défaut.
— Par 16 voix sur 19 votants, MM. J.-H. Fabre de Sérignan
et C.-G. Thomson de Lund, sont élus membres honoraires au
premier tour de scrutin, en remplacement de MM. Burmeister et
Dohrn.
— M. le Dr Tosquinet est élu à l’unanimité président de la
Société pour les années 1893 et 1894. (Applaudissements.)
M. Tosquinet remercie l’Assemblée pour ce nouveau témoignage
de sympathie et promet son concours le plus dévoué aux intérêts
de la Société.
— M. le D' Jacobs propose à l’Assemblée de voter de vifs
remercîments à M. Giron qui, pendant ses deux années de prési-
dence, n’a cessé d’être sur la brèche et a beaucoup contribué par
son intervention à faire traverser heureusement à la Société
les moments critiques qui sont venus un instant troubler son
existence. (Applaudissements.)
— MM. Bergé, Fologne et Lameere sont élus membres du Con-
seil d'administration.
— MM. L. Coucke, Dubois et Van Nerom sont réélus membres
de la commission de vérification des comptes.
— MM. Coubeaux et Van Nerom sont élus membres de la com-
mission de surveillance des collections.
— Sur la proposition de M. Hippert, l’Assemblée décide que la
Société explorera spécialement les environs de Genck pendant
l’année 1893.
La séance est levée à 3 1/2 heures.
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DES
ACCROISSEMENTS DE LA BIBLIOTHEQUE
DU 26 DÉCEMBRE 1891 AU 26 DÉCEMBRE 1892
SERVANT D'ACCUSÉ DE RÉCEPTION.
—+$e- —
IL — PUBLICATIONS REÇUES A TITRE D'ÉCHANGE.
BELGIQUE.
1. Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de
Belgique.
Bulletin, 3e série, LXI, 9-12; LXII, 1-8.
Annuaire, 1892.
2. Société royale des Sciences de Liège.
Mémoires, 2° série, XVII.
3. Société Belge de Microscopie.
Annales, XVI.
Bulletins, XVIII, 3-11.
4. Société royale de Botanique de Belgique.
Bulletin, XX XI, 2.
Comptes-rendus, XXX, 19, 20, 21; XXXI, 2.
Manifestation en l’honneur de M. F. Crépin.
5. Société centrale d’Agriculture de Belgique.
Journal, XXXIX, 3-12.
6. Ministère de l’Agriculture, de l’Industrie et des Travaux publics.
Bulletin de l’Agriculture, VIT, 8; VIII, 1-5.
7. Société royale Linnéenne de Bruxelles.
Bulletin, XVII, 5-9; XVIII, 1, 2.
8. Société royale de Géographie.
Bulletin, XV, 6; XVI, 1-5.
9. Cercle des Naturalistes Hutois.
Bulletin, 1892, 1.
548
©
10.
Pre
12.
13.
14.
15.
16.
ALLEMAGNE.
. Entomologische Nachrichten, XVII, 24; XVIII, 1, 2, 4-6, 8-10,
12-22.
. Bericht über die wissenschaftlichen Leistungen im Gebiete der
Entomologie herausgegeben von Ph. Bertkau, 1890; heraus-
gesgeben von Ph. Bertkau und D' F. Hilgendorf, 1891.
. Zoologischer Anzeiger, XIV, 380-406.
. Kônigliche Sächsische Gesellschaft der Wissenschaften zu
Leipzig.
Berichte über die Verhandlungen, mathematisch-physische
Classe, 1891, IIT-V ; 1892, I-III.
. Naturwissenschaftlicher Verein für Schleswig-Holstein.
Schriften, LX°1,12:
Entomologischer Verein in Berlin.
Berliner Entomologische Zeitschrift, XXX VI, 2; XXX VII.
. Deutsche Entomologische Gesellschaft.
Deutsche Entomologische Zeitschrift, 1891, 1, 2.
. Deutsche Entomologische Zeitschrift herausgegeben von der
Ctesellschaft « Iris » zu Dresden in Verbindung mit der
Deutschen Entomologischen Gtesellschaft zu Berlin.
Lepidopterologisches Heft, 1891, II ; 1892, 1.
. Verein für Schlesische Insektenkunde zu Breslau.
Zeitschrift für Entomologie, neue Folge, XVI.
Kônigliche Bayerische Akademie der Wissenschaften zu München.
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Kôniglich Preussische Academie der Wissenschaften zu Berlin.
Sitzungsberichte, 1891, XLI-LIIT; 1892, I-XXV.
Kaiïiserliche Leopoldinisch-Carolinische Deutsche Akademie der
Naturforscher.
Nova Acta, LV, LVI.
Leopoldina, Amtliches Organ, XXVI, XX VII.
Katalog der Bibliothek, H. 3.
Westfälischer Provincial-Verein fur Wissenschaft und Kunst.
Jahresbericht, XIX.
Naturwissenschaftlicher Verein von Neu-Vorpommern und Rügen.
Mittheilungen, XXIII.
Naturhistorisch-medicinischer Verein zu Heidelberg.
Verhandlungen, neue Folge, IV, 5.
7.
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Bericht, XX VIII.
Naturwissenschaftlicher Verein zu Bremen.
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Naturwissenschaftliche Gesellschaft Isis in Dresden.
Sitzungsberichte, 1891, 2.
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10. Feuill: des jeunes naturalistes, XXII, 255, 256, 258-262, 264;
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— Espèces nouvelles de Champignons. Paris, in-8°, 1892.
Révision critique des Fourmis de la Tunisie, par C. Emery.
Paris, 1891, in-&e.
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bi
à
e
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. Società Toscana di Scienze naturali residente in Pisa.
Memorie, XII.
Processi-verbali, VIT, pp. 235-346; VIII, pars.
. Il Naturalista Siciliano, XI; XII, 1, 2.
Società Africanà d'Italia.
Bollettino, X, 7-10; XI, 1-10.
. Biblioteca Nazionale centrale Vittorio Emanuele di Roma.
Bollettino delle opere moderne straniere acquisitate dalle
Biblioteche publiche governative del Regno d'Italia, V,
(GEI ANNE oi PSE A0 ne
. Reale Accademia delle Scienze fisiche e matematiche, Napoli.
Rendiconti, ser. 2, V, 1-12; VI, 1-6.
Anse", IV,
. Reale Accademia dei Lincei.
Rendiconti, VII, 2° semestre, 11, 12; sér. V, I, 1° semestre,
1-12; 2e semestre, 1-8.
Accademia Crioenia di Scienze Naturali in Catania.
Bullettino mensile, XXIII, XXIV, XXV.
Atti, serie 42, III.
Reale Accademia delle Scienze di Torino.
Memorie, serie seconda, XLI.
AUX NT IA T5: XX VIT.
. Regia Accademia di Scienze, Lettere ed Arti in Modena.
Memorie, VIII.
Bocietà Romanà per gli Studi Zoologici.
Bollettino, I, nes 3, 4, 5.
Reale Istituto Veneto di Scienze, Lettere ed Arti.
Memorie, XXIII, XXIV.
Reale Istituto Lombardo di Scienze e Lettere.
Rendiconti, XXII, XXIII.
Società dei naturalisti in Modena.
Annuario, XX VI, 1, 2.
Ateneo di Brescia.
Commentari, 1891.
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PAYS-BAS, LUXEMBOURG ET INDES NÉER-
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den te Enschede in 1891.
Verslag van de 25** wintervergadering gehouden te Leiden
op 24 Januari 1892.
2. Nederlandsche Dierkundige Vereeniging.
Tijdschrift, IIT, 2.
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Verhandelingen, XXIX.
Verslagen en Mededeelingen. Afdeeling Natuurkunde,
3e reeks, VIII.
Jaarboek, 1891.
A. Société Hollandaise des Sciences à Harlem.
Archives néerlandaises des Sciences exactes et naturelles,
XXV, 5: XXVL2,9: |
5. Koninklijke natuurkundige Vereeniging in Nederlandsch-Indië
Natuurkundige Tijdschrift, LI.
RUSSIE.
1. Societas Scientiarum F'ennicæ.
Acta, XVIII.
Oefversigt af Finska Vetenskaps Societetens Fôrhandlingar,
XXXIIT:
2. Societas pro F'auna et Flora Fennica.
Meddelanden, XVI.
Acta, VI, VII.
3. Société des Naturalistes de Kiew.
Mémoires, X, 4; XI, 2.
4. Dorpates Naturforschen-Gesellschaft.
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5. Naturforschender Verein in Riga.
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Bulletin, 1891; 1892, 1.
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Zapiski Noworossiiskago Obsczestwa Estestwoispitatelei,
BATARE
. Société Ouralienne d'Amateurs des Sciences naturelles.
Bulletin, XII, 2.
. Socictas Entomologica Rossica.
Horæ, XXV.
SUISSE.
. Société entomologique internationale à Zurich.
Societas entomologica, VI, 19-24; VII, 1-16.
. Société de Physique et d'Histoire naturelle de Genève.
Mémoires, 1891; volume supplémentaire à l’occasion du
100: anniversaire de la fondation de la Societe.
. Société Helvétique des Sciences naturelles.
Nouveaux Mémoires, XXXII.
Actes (Comptes-rendus) de la 74° session.
. St-Gallische naturwissenschaftliche Gesellschaft.
Bericht über die Thätigkeit, 1890.
. Société Vaudoise des Sciences naturelles.
Bulletin, XX VII, 105 ; XX VIII, 106, 107, 108.
. Naturforschende Gesellschaft Graubündens.
Jahres-Bericht, XXXV.
. Naturforschende Gesellschaft in Zurich.
Vierteljahrschrift, XXXIV, 3, 4; XXXV, 1-4; XXX VI,
1-4; XX XVII, 1-2.
. Naturforschende Gesellschaft in Bern.
__ Mittheilungen, 1891.
. Naturforschende Gesellschaft in Basel.
Verhandlungen, IX, 2.
Generalregister der publikationen der naturforschende
Gesellschaft und Uebersicht ihres Tauschverkehres.
Zurich, 1892.
AMÉRIQUE CENTRALE ET MÉRIDIONALE.
. Sociedad cientifica Argentina.
Anales, XXXII, 4,5, 6: XXXIIL, 1, 4, 5, 6; XXXIV, I.
EI paramillo de Uspallata por G. Aré Lallemant.
. Sociedad cientifica « Antonio Alzate :
Memorias, V, 1-12; VI, 1 y 2.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXXVIe 44
DD8
3. Revista Argentina de Historia natural, I, 6.
4. Museo Publico de Buenos-Aires.
Anales, III, 4, 9.
5. Anales de la Universitad Central de Ecuador.
Serie, 5°, 38, 40, 41.
6. Sociedad Mexicana de Historia natural.
La Naturaleza, 2? serie, I, 10; II, 1, 2.
II — OUVRAGE ACQUIS SUR LA VENTE DES ANNALES
Wiener Entomologisehe Zeitung, X, 10; XI, 1-8.
co
10.
IE
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— Paris, 1891, in-8°.
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DUR
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39.
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Homohadena Grote. — Washington, 1891, in-8. —
II. Revision of the species of Wamestra. — Washington,
1892, in-8e. — III. Revision of the species of Æadena
referable to Fylophasia and Luperina. — Washington,
1891, in-8°.
TRryoN (H.). — Rhopalocera collected in British New Guinea
during 1889-1890. — Brisbane, 1890, in-8,
— Coleoptera collected by M. A. C. English in the
St Joseph River, district of British New Guinea during
1889-1890. — Brisbane, 1890, in-8e.
WE£ep (C.). — Sixth Contribution to a knowledge of the life
history of certain little-known Aphididæ. — Cambridge,
1891, in-8°.
WickxAM (H. F.). — In the Canadian Entomologist. — 1. Our
Winter Beetles; 2. À Month on Van Couver Island;
3. Description of four insect monstruosities.
— In the « Entomological News ». — I. Collecting in
the far North. The Alaskan coast. — II. On the habits of
some Meloini. — III. A note on Cychrus. — IV. Remarks
on some western Tenebrionidae. — V. Through the
Pinal Mountains.
— Notes on some Myrmecophilous Coleoptera, in Psyche.
— Cambridge, 1892.
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LISTE DES MEMBRES
DE LA
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
26 DÉCEMBRE 1892.
Président d'honneur.
MM.
SELYS-LONGCHAMEPS (le baron Edmond de), membre honoraire des
Sociétés entomologiques de France, de Londres, de Berlin, de
Stettin, d'Allemagne, de Suisse, de Suède et Néerlandaise.
Membres honoraires.
MM.
FABRE (J.-H.), à Sérignan (Hérault), France.
FAIRMAIRE (Léon), président honoraire de la Société entomologique
de France, membre des Sociétés entomologiques de Stettin et de
Berlin, d'Histoire naturelle de Maine-et-Loire et de Savoie, zoolo-
gique et botanique de Vienne, et royale d'Édimbourg, licencié en
droit, rue du Dragon, 21, à Paris.
HAGEN (Herman-Auguste), docteur à l'Université de Cambridge, État
de Massachussets (Etats-Unis de l’Amérique du Nord).
KRAATZ (G.), docteur en philosophie, président de la Société entomo-
logique d'Allemagne, membre honoraire de diverses Sociétés ento-
mologiques, Linkstrasse, 28, W., à Berlin.
MAC LACHLAN (Robert), membre des Sociétés Royale, Linnéenne et
Entomologique de Londres, etc., Westview, Clarendon Road,
Lewisham, SE, à Londres.
MAYR (Pr D' Gustave), membre de diverses Sociétés savantes, III,
Haupstrasse, 75, à Vienne.
OSTEN-SACKEN (baron Ch.-R.), membre du corps diplomatique de
Russie, etc., Dr. Phil. honoris causa, Maison Mai, Wredeplatz, à
Heidelberg.
SAUSSURE (Henri de), membre de diverses Sociétés savantes, Cité, 24,
à Genève.
THOMSON (C.-G.), professeur à l’Université, membre honoraire de la
Société entomologique de France, à Lund (Suède).
564
WESTWOOD (Johu-Obadiah), président d'honneur de la Société ento-
mologique de Londres, membre de diverses Sociétés savantes, pro-
fesseur de zoologie à l'Université, Walton Manor, à Oxford.
WULP (F. M. van der), secrétaire de la Société entomologique néerlan-
daise, Trompstraat, 154, à la Haye.
Membres effectifs.
Les noms précédés d’un astérisque (*) sont ceux des membres fondateurs.
Les noms en caractères gras sont ceux des membres à vie.
MM.
Abeille de Perrin (Elzéar), membre de la Société entomologique de
France, rue de la Bibliothèque, à Marseille. — Insectes paléarcti-
ques, sauf Lépidoptères.
ALBERS (G.), sénateur, à Hanovre (Prusse). — Coléoptères.
ALLARD (Ernest), membre de la Société entomologique de France, etc.,
rue Paradis Poissonnière, 2, à Paris. — Coléoptères.
Bamps (Constant), docteur en médecine et échevin, à Hasselt. — Insectes
du Limbourg. :
Becker (Léon), artiste peintre, rue Godecharle, 28, à Ixelles. — Arach-
nides.
BeLon (frère M. J.), de l’Ordre des Frères précheurs, professeur à
l'École supérieure de théologie de Lyon, membre de la Société ento-
mologique de France, etc., rue du Plat, 25, à Lyon. — Coléop-
tères.
Berg (D: Carlos), directeur du Musée d'Histoire naturelle de Buénos-
Aires (Rép. Argentine). — Entomologie générale.
BERGÉ (Albert), docteur en sciences, chef des travaux chimiques à l’Uni-
versité de Bruxelles, rue de ia Poste, 122, à Schaerbeek. — Ento-
mologie générale, Coléoptères (Scarabéides et Buprestides).
BERGROTH (Ewald), docteur en médecine, à Tammerfors (Finlande). —
Entomologie générale.
Brvorr (Arthur), banquier à Fleurus (province de Hainaut). — Entomo-
logie générale, Coléoptères.
Bolivar y Urrutia (Ignacio), membre de diverses Sociétés savantes,
Museo de Historia natural, calle de Alcala, 11, à Madrid. — Coléop-
tères et Orthoptères d'Europe.
BRENSKE (H.), Capellenbergstrasse, 9, à Potsdam (Prusse). — Coléop-
tères.
BRoNGNIART (Ch.), assistant de Zoologie au Muséum d'Histoire naturelle,
rue Linné, 9, à Paris. — Insectes fossiles.
CaNDëze (E.), docteur en médecine, membre honoraire de la Société
entomologique de France, membre de l’Académie royale de Bel-
gique, etc., à Glain lez-Liège. — Entomologie générale, Coléop-
tères (Élatérides, Lamellicornes et Longicornes).
CarvALHo-MonTerro (Antonio-Augusto de), docteur en droit et en scien-
ces naturelles, rua do Alecrim, 70 (Largo do Barao de Quintella),
à Lisbonne. — Lépidoptères.
065
Casey (Thomas L.), capitaine du génie, Army Building, à New-York
(États-Unis). — Coléoptères (Clavicornes).
CATTERSEL (Joseph), à Heyst-op-den-Berg (province d'Anvers). — Ento-
mologie générale.
CHÉRON (George), directeur du Journal « le Coléoptériste », rue Duret,
30, à Paris. — Coléoptères.
CHesrReT DE HANgrrE (baron Paul de), Château d’Ouhar par Comblain-
au-Pont. — Lépidoptères.
CHRÉTIEN (Pierre), membre de la Société entomologique de France, rue
de l'Étoile, 32, aux Ternes à Paris. — Lépidoptères d'Europe.
CLaAESs (Edgar), avocat, au château de Herckenrode, à Curange, près
Hasselt. — Insectes du Limbourg.
CougEaux (Eugène), artiste-peintre, rue des Paroissiens, 17, à Bruxel-
les. — Entomologie générale, Hémiptères.
CoucKkE (Édouard), commis à la Société générale, chaussée de Tervueren,
28, à Etterbeek. — Coléoptères.
Coucxe (Louis), sous-lieutenant, chaussée de Tervueren, 28, à Etter-
beek. — Coléoptères.
CRAvEN (Alfred), membre de diverses Sociétés scientifiques belges et
anglaises, 32, Warvick Square, SW, à Londres. — Entomologie
générale, Crustacés.
Crépin (François), directeur du Jardin botanique de l'État, secrétaire
général de la Société royale de Botanique, membre de l’Académie
royale de Belgique, rue de l'Association, 37, à Bruxelles. —
Entomologie générale.
CROMBRUGGHE DE PICQUENDAELE (baron G. de), rue de Crayer, 5, à Etter-
beek. — Lépidoptères.
Demoor (Jean), docteur en sciences naturelles, chaussée Saint-Pierre, à
Etterbeek. — Entomologie générale ; physiologie.
DE RÉ (Etienne), ingénieur, rue du Midi, 16, à Bruxelles. — Coléop-
tères.
DESBROCHERS DES LoGes (J.), membre de Ja Société entomologique de
France, 23, rue de Boisdenier, à Tours (Indre et Loire). — Coléop-
tères européens, Curculionides européens et exotiques.
Devaux (Jules), rue de la Madeleine, 45, à Bruxelles. — Coléoptères et
Diptères.
DEyroLLE (Henri), naturaliste, membre de la Société entomologique de
France, place Denfert-Rochereau, 20, à Paris. — Coléoptères,
Lépidoptères exotiques.
Disranr (W. L.), Russell Hill Road, à Purley Surrey (Angleterre). —
Hémiptères.
DoLLé (Maurice), photographe, membre de la Société entomologique de
France, rue des Chenizelles, 2, à Laon (Aisne). — Coléoptères,
spécialement Lamellicornes ; Lépidoptères.
Dormer (lord), membre de la Société entomologique de Londres, Grove
Park, Warvick (Angleterre). — Coléoptères.
Dugois (Alphonse), docteur en sciences naturelles, conservateur au
566
Musée royal d'Histoire naturelle, à Bruxelles. — Entomologie
générale, Lépidoptères.
Dugès (Eugène), docteur en médecine, 24 Calle nacional, à Morelia
(Michoacan), Mexique. — Coléoptères.
Duponr (E.), directeur du Musée royal d'Histoire naturelle, membre de
l’Académie royale de Belgique et de plusieurs autres Sociétés
savantes, au Musée d'Histoire naturelle à Bruxelles. — Entomolo-
gie générale.
Duvivier (Antoine), à Dieghem (Brabant). — Phytophages du globe;
Coléoptères d'Afrique.
ENGELS (Ch.), commis de direction, rue de Mazy, 53, à Jambes (pro-
vince de Namur). — Coléoptères.
Everrs (écuyer E.-J.-G.), docteur en philosophie, professeur à l’École
moyenne, Stationsweg, 79, à la Haye. — Coléoptères.
FLeurTraux (Edmond), membre des Sociétés entomologique de France et
Française d’Entomologie, rue Malus, 1, à Paris. — Coléoptères.
Foxker (A.-J.-F.), avocat, membre de la Société entomologique néer-
landaise, à Zierikzee (Pays-Bas). — Hémiptères.
*FoLoGne (Egide), architecte, membre de la Société malacologique de
Belgique, rue de Namur, 12, à Bruxelles. — Lépidoptères d'Europe.
FoNTAINE (César), membre de la Société royale de Botanique de Belgique,
à Papignies, canton de Lessines (Hainaut). — Lépidoptères et
Coléoptères.
Forel{Auguste), docteur en médecine, professeur à l’Université, à Zurich
(Suisse). —- Hyménoptères (Formicides).
Fowler (Rev. W. W.), the School House, à Lincoln (Angleterre). —
Coléoptères (Languriides).
Fromonr{Edmond), docteur en médecine, rue de la Victoire, 133, à Saint-
Gilles lez-Bruxelles, — Coléoptères ; mœurs et métamorphoses.
Fuck (Maurice), étudiant, rue de Livourne, 30, à Ixelles. — Coléoptères
(Longicornes).
Gadeau de Kerville (Henri), membre des Sociétés zoologique et ento-
mologique de France, etc., rue Dupont, 7, à Rouen. — Entomologie
générale.
Gallegos y Sardina (Ventura), médecin-chirurgien et professeur d'His-
toire naturelle, membre de diverses Sociétés savantes, à Mendoza
(République Argentine). — Coléoptères.
GAZAGNAIRE (Joseph), membre de la Société entomologique de France,
boulevard de Port-Royal, 33, à Paris. — Anatomie entomologique,
Myriopodes, Diptères et Hyménoptères.
GÉRARD (Jules), teinturier, rue des Prémontrés, 6, à Liège. — Lépidop-
tères, Coléoptères (Rhynchophores du globe).
Grron (Alfred), conseiller à la Cour de Cassation, professeur à l’Université
de Bruxelles, rue Goffart, 16, à Ixelles. — Lépidoptères.
GoBerr (Émile), docteur en médecine à Mont-de-Marsan (Landes). —
Diptères, Coléoptères.
Gozis (Maurice des), membre de la Société entomologique de France, à
Montlucon (Allier), — Coléoptères et Orthoptères.
567
GROUVELLE (Antoine), membre de la Société entomologique de France,
rue de Charenton, 319, à Paris. — Clavicornes.
Hazez (Henri), docteur en médecine, à Binche (Hainaut). — Coléoptères.
HamaLz (Joseph), étudiant, place Delcour, 14, à Liège. — Coléoptères,
Chrysomélides d'Europe.
Heypen (Lucas von), major en disponibilité, Dr. Phil. honoris causa,
membre de diverses Sociétés savantes, Schlossstrasse, 54, à Bocken-
heim, près de Francfort-sur-le-Mein. — Insectes d'Europe de tous
ordres, surtout Coléoptères.
HeyLAERTS (F.-J.-M.), docteur en médecine, membre de la Société
entomologique néerlandaise, Haagdijk, B-377, à Breda (Brabant
néerlandais). — Lépidoptères, Coléoptères.
HxpperT (Edmond), rue Rogier, 287, à Schaerbeek. — Lépidoptères de
Belgique.
Horvarx (Geyza), docteur en médecine, directeur de la Station Phyllo-
xérique, Délibàb-Utéza, 15, à Budapest (Hongrie). — Coléoptères
et Hemiptères.
*JAcoBs (J.-Ch.), docteur en médecine, rue des Ursulines, 28, à Bruxelles.
— Hyménoptères, Diptères.
KEeRREMANS (Charles), capitaine pensionné, rue du Lac, 31, à Ixelles.
— Coléoptères (Buprestides).
Kocx (Carl-Ludwig), docteur en médecine, Strasse nach Wohrd, 3, à
Nuremberg (Bavière). — Arachnides.
Kokouyew (N.), libraire, à Jaroslavl (Russie). — Coléoptères.
Kozse (H.), conservateur au Musée zoologique, Lessingstrasse, 7/8,
NW., à Berlin. — Entomologie générale.
Kuwerr (A.), propriétaire, à Wernsdorf, près de Tharau (Prusse), —
Coléoptères.
LAMARCHE (Oscar), industriel, membre de la Société royale de Botanique,
rue Louvrex, 70, à Liège. — Lépidoptères (spécialement les
Papilionides).
Lamerre (Auguste), docteur en sciences, professeur à l’Université de
Bruxelles, chaussée de Charleroi, 119, à Saint-Gilles lez-Bruxelles.
— Entomologie générale.
L'ARBALESTRIER (Aristide), officier d'administration, quai Saint-
Léonard, 11, à Liège. — Lépidoptères.
Le Brun (Marcel), membre de la Société entomologique de France, rue
Loup, à Troyes (Aube). — Coléoptères d'Europe.
LEprou (Émile), employé au chemin de fer de l’État, rue des Palais, 148,
à Schaerbeek. — Lépidoptères,
LerËvre (Edouard), membre de la Société entomologique de France,
rue du Bac, 112, à Paris. — Coléoptères, spécialement Clytrides et
Eumolpides.
LeTHIERRY (Lucien), membre de la Société entomologique de France,
rue Blanche, 16, à Saint-Maurice lez-Lille. — Coléoptères et
Hémiptères.
LÉvEILLÉ (Albert), archiviste-bibliothécaire de la Société entomolo-
gique de France, rue du Dragon, 10, à Paris. — Coléoptères
568
de la faune paléarctique; Temnochilides exotiques; Hémiptères.
MABILLE (Paul), professeur au Lycée de Vanves, membre de la Société
entomologique de France, rue du Cardinal Lemoine, 75, à Paris.
— Lépidoptères.
Mazarredo (Carlos de), ingénieur forestier, calle del Almirante, 2, cua-
druplicado, 2° izquierda, à Madrid. — Entomologie générale.
Meyer-Darcis (Georges), membre des Sociétés entomologiques de Suisse
et de France, à Wohlen (Suisse). — Coléoptères (Carabides et
Buprestides).
Micxecs (Louis), naturaliste, rue d’Arenberg, 26, à Bruxelles. — Ænto-
mologie générale.
MosrenxouT (Victor), Villa Vreedenhof, à Laroche (Luxembourg). —
Hyménoptères.
Morrarrs (Ferdinand de), place Saint-Paul, 10, à Liège. — Coléop-
téres.
MourLon (Michel), docteur agrégé à la faculté des sciences de l’Univer-
sité de Bruxelles, conservateur au Musée royal d'Histoire naturelle,
membre de l’Académie royale de Belgique, rue Belliard, 107, à
Ixelles. — Entomologie générale.
Neérvoort van de Poll (Jacques), directeur-adjoint de la Société royale
de Zoologie Natura Artis Magistra, Heerens Gracht, 476, à Amster-
dam. — Coléoptères du Globe.
NonFRiep (A.-F.), à Rakovnik (Bohême). — Coléoptères.
OBERTHUR (Ch.), imprimeur, faubourg de Paris, 20, à Rennes (Ille-et-Vi-
laine). — Lépidoptères.
Oberthur (René), imprimeur, faubourg de Paris, 20, à Rennes (Ille-et-
Vilaine). — Coléoptères.
OLIVIER (Ernest), membre de la Société entomologique de France, aux
Ramillons, près Moulins (Allier). — Coléoptères
PascoE (Fr. P.), membre de la Société entomologique de Londres, etc.,
1, Burlington Road, Westbourne Park, W., à Londres. — Coléop-
tères (Rhynchopores et Longicornes).
Pasteur {J.-D.), inspecteur du service des postes et télégraphes, à Soera-
baja (Java). — Lépidoptères.
PATERNOTTE (L.), rue Alphonse Vandenpeereboom, 28, à Molenbeek-St-
Jean. — Coléoptères.
PauLiNo DE OLIvEIRA (Manoël), membre de la Société entomologique de
France, etc., professeur à l'Université de Coïmbre (Portugal). —
Coléoptères et Lépidoptères.
Péringuey (Louis), sous-directeur au Musée de Cape-Town (Afrique). —
Coléoptères.
PLATEAU (Félix), docteur en sciences naturelles et en sciences zoologi-
ques, professeur de zoologie à l’Université de Gand, membre
de l’Académie royale de Belgique, chaussée de Courtrai, 152,
à Gand. — Entomologie générale, anatomie et physiologie, Crusta-
cés, Myriopodes.
PLATTEEUW (Dr P. A.), médecin militaire de l'° classe, Hoflaan, 244, à
Kralingen lez-Rotterdam. — Entomologie générale, Lampyrides.
569
PoncELET (Camille), ingénieur forestier, à Orsinfaing près Marbehan
(province de Luxembourg). — Entomolosie appliquée.
Posxin (Jules), docteur en sciences, agrégé à l’Institut agricole de l'État,
à Gembloux. — Entomologie appliquée.
PREUDHOMME DE BoRRE (Alfred), membre de plusieurs Sociétés savantes,
rue Seutin, 11, à Schaerbeek. — Entomologie générale, géographie
entomologique, Coléoptères.
Proosr (Alphonse), inspecteur général de l’Agriculture, professeur à
l’Université de Louvain, rue du Luxembourg, 36, à Bruxelles. —
Entomologie appliquée, Biologie.
Ra&usA (Enrico), membre de la Société entomologique italienne, etc.,
Hôtel des Palmes, à Palerme. — Coléoptères.
RéGImBART (Maurice), docteur en médecine, à Évreux (Eure). — Hydro-
canthares.
Remy (Jules), directeur de l’Hospice des Enfants assistés, rue du Marais,
à Bruxelles. — Coléoptères.
RoBse (Henri), docteur en médecine, rue Royale St° Marie, 93, à Saint-
Josse-ten-Noode. — Lépidoptères.
*RozLors (W.), artiste-peintre, Rynstraat, 20, à la Haye, — Coléoptères
(Curculionides).
Rousseau (Ernest), étudiant, rue Vautier, 29, à Ixelles. — Coléopteres,
Arachnides et Phryganides de Belgique.
*SAUVEUR (Jules), secrétaire général dn Ministère de l’Intérieur et de
l’Instruction publique, rue Juste-Lipse, 40, à Bruxelles. — Faune
entomologique de Belgique.
SCHOENFELDT (H. von), commandant de place, Burgstrasse, 666, à Siegen
(Prusse). — Coléoptères.
Scott (Robert), Miller street, à Richmond (Victoria, Australie). —
Coléoptères (Rhynchophores).
SEDILLOT (Maurice), avocat, membre de la Société entomologique de
France, rue de l’Odéon, 20, à Paris. — Coléoptères.
SEELDRAYERS (E.), artiste-peintre, rue Potagère, 123, à Bruxelles. —
Coléoptères et Lépidoptères.
*SELYs-LonNGcHAMPs (baron Edmond de), sénateur, membre de l’Académie
royale de Belgique et de plusieurs autres Académies et Sociétés
savantes, boulevard de la Sauvenière, 32, à Liège. — Névroptères
(principalement Odonates) et Lépidoptères d'Europe.
SEVERIN (Guillaume), aide-naturaliste au Musée royal d'Histoire naturelle,
rue Élise, 70, à Ixelles. — Entomologie générale.
SHARP (David), membre de plusieurs Sociétés savantes, à Wilmington,
Dartford, Kent (Angleterre). — Coléoptères.
SIMON (Eugène), membre de la Société entomologique de France, etc.,
Villa Saïd, avenue du Bois de Boulogne, 56, à Paris. — Entomologie
générale, Arachnides.
SIMSON (Auguste), à Launceston (Tasmanie). — Coléoptères.
SIVILLE (Armand), étudiant, rue des Vingt-Deux, 16, à Liège. — Lépi-
doptères (Catocala et Ophideres).
570
STAUDINGER (D" Otto), à Blasewitz, près Dresde (Saxe). — Lépidoptères
d'Europe.
Taéry (André), viticulteur, à St Charles près Philippeville (Algérie). —
Coléoptères d'Europe, Longicornes du globe.
THIROT (Édouard), chef de bureau à l'administration communale de
Schaerbeek, rue Van den Broeck, 23, à Ixelles. — Lépidoptères et
Coléoptères.
TosquineT (Jules), inspecteur-général du service de santé de l’armée, en
retraite, rue d'Écosse, 4, à Saint-Gilles lez- Bruxelles. — Hymé-
noptères.
Tourner (Henri), membre de la Société entomologique de France, villa
Tournier, à Peney, près Genève. — Coléoptères.
Tscaorren (Maurice), substitut du procureur d'État, à Matadi (Congo). —
Coléoptères.
Van BENEDEN (Édouard), docteur en sciences naturelles, membre de
l'Académie royale de Belgique, professeur de zoologie et d’embryo-
logie à l’Université de Liège, quai des Pécheurs, à Liège. —
Entomologie générale, biologie, embryogénie, Crustacés et Anné-
lides.
Van Nero (Prosper), docteur en droit, candidat-notaire, rue Saint-
Guidon, 54, à Anderlecht. — Insectes utiles et nuisibles à l’agri-
culture.
Van SEGvELT (Edmond), pharmacien, membre de la Société royale de
Botanique, place Raghens, 9, à Malines. — Entomologie générale,
mœurs des insectes, galles et gallicoles, genre Donacia, Lépi-
doptères.
Van Tricar (Rév. P. Victor), professeur de sciences naturelles à Louvain.
— Entomologie générale.
VenpreLL (Adolphe), ingénieur agronome, à Guatémala (Amérique cen-
trale). — Entomologie générale.
VeRHEGGEN (Henri), directeur de l’École moyenne de l'État à Walcourt.
— Insectes de Belgique.
Vuizcor (Paul), membre de la Société entomologique de France, rue
Boulainvilliers, 24, à Paris. — Lépidoptères.
Weyers (Joseph-Léopold), membre de diverses Sociétés savantes, à
Padang (Sumatra), et rue Joseph IT, 35, à Bruxelles. — Coléoptères
(Buprestides).
Wizzain (D.), instituteur communal et géomètre juré à Trivières, près
Bracquegnies (Hainaut). — Entomologie générale, Coléoptères.
Membres correspondants.
MM.
Goganz (Joseph), docteur, inspecteur de l’enseignement primaire à
Klagenfurt (Carinthie).
KôPrex (Fr.-Th.), employé au ministère, Grande Morskaya, 21, à
St-Pétersbourg.
Pacxarp (D' A.-$.), professeur de zoologie et de géologie, Bronn Univer-
sity, Providence, Rhode-Island (Etats-Unis).
571
PALLANDT (baron Henri de), Oranjestraat, 4, à la Haye.
Perez ArcCAs (Laureano), professeur de zoologie à l'Université, membre de
l'Académie royale des sciences, calle de las Huertas, 14, à Madrid.
RoGenxorer (Aloïs), conservateur au Musée impérial d'Histoire naturelle
de Vienne, secrétaire de la Société Imp. et R. Zoolog.-Botan.,
Jozefstädterstrasse, 19, à Vienne.
Scupper (Samuel), bibliothécaire-adjoint au Harvard College, à Cam-
bridge, Massachussets (Etats-Unis de l'Amérique du Nord)
Membres associés.
MM.
BERTRAND (Emile), étudiant, chaussée Saint-Pierre, 105, à Etterbeek. —
Coléoptères de Belgique.
Bovie (Albert), étudiant, rue des Fabriques, 2, à Bruxelles. — Entomo-
logie générale.
CanDëze (Léon), étudiant, à Glain, près Liège. — Lépidoptères, spéciale-
ment Bombycides.
Coyon (A.), professeur à l’athénée royal, à Dinant. — Entomologie
générale.
DE RaecK (Léon), avenue d’Auderghem, 215, à Etterbeek. — Coléoptères
et Lépidoptères.
Dumonr (Gustave), instituteur communal, quai de l’Ourthe, 19, à Liège.
— Entomologie générale.
Keaus (Mathias), instituteur des prisons, route d’Arlon, à Luxembourg.
— Entomologie générale.
LamorTe (Arthur), instituteur à l’école moyenne, rue Potagère, 25, à
Saint-Josse-ten-Noode. — Entomologie générale.
LANEAU (Léon), étudiant, rue du Progrès, 79, à Laeken. — Coléoptères,
Lépidopteres.
MELISE (Jules), étudiant, rue Faider, 16, à Saint-Gilles lez-Bruxelles. -—
Coléoptères. é
MorrarTs (Charles de), étudiant, place St. Paul, 10, à Liége. —
Lépidoptères.
RoeLors (Paul), étudiant, rue Van Straelen, 90, à Anvers. — Coléoptères.
SIQUET (Jean-Michel), intituteur à l’école moyenne de Huy. — Entomo-
logie générale. |
Van CampenxouT (Victor), élève à l’École d’Équitation, à Ypres. —
Coléoptères.
Membres décédés.
MM.
BurMEIsTER (Herm.), à Buenos-A yres (membre honoraire).
Doxrn (C.-A.), à Stettin (membre honoraire).
STAINTON (H.-T.), à Londres (membre honoraire).
La FonTaInE (Jules), à Gand (membre fondateur).
MauRissen (A. H.), à Maestricht (membre effectif).
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TABLE DES MATIÈRES.
Pages
Organisation administrative pour l’année 1892 . . 4
Compte-rendu de la séance mensuelle du 9 janvier 1892 . 5
» » » » du 6 février 1892. 37
» > » » du 5 mars 1892 85
» » » » du 5 avril 1892 141
> » > > du 7 mai 1892. 169
» » » » du 4 juin 1892 . 227
» » » 2 du 2 juillet 1892 . 255
» » » » du 6 août 1892 389
» » » » du 3 septembre 1892. 451
» » » » du 1° octobre 1892 467
» » » » du 5 novembre 1892. 479
» » » » du 3 décembre 1892 . 013
Assemblée générale du 26 décembre 1892 . : D41
Liste des accroissements de la Bibliothèque du 26 décembre 1801
au 26 décembre 1892 547
D ne lc Gien 2h déccubie 1892 563
Table des matières . 073
Bares (H.W.).— Seconde liste des Carabidæ du Bengale occidental 230
Becker (L.). — Sur le Pholcus phalangioides Fuessly 539
BERGÉ (A.). — Cétonides du Bengale occidental . 239
— Sur la destruction des IAE du Hanneton par les en
pignons. 2 Te 515
BERGRoTH (E.). — De none Aie AC 160
— Aradides du Bengale boréal ne ; 503
— Nouvelle espèce du genre Megymenum Lap. . 504
BourGEois (J.). — Dascillides et Malacodermes du AE © occi-
dental à RPRTUUe 234
BRENSKE (E.). — Re toccone synonymiques 170
CANDËZE (E.). — Capture d'un nouvel Élatéride une 227
— Deuxième note sur les Élatérides du Chota-Nagpore 480
CouBEAUXx (E.). — Enumération des Hémiptères de Belgique (suite,
addenda eterrata) . . JL. 0-02194780, 141
CoucxE (Ér. ). — Les Brachymères de Bcleique et des régions voi-
sines . 69
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXXVI. 45
Coucre (Ep. et L.). — Rapport sur une excursion diptérologique
dans la partie belge de l'Hertogenwald comprise entre
Goé, la Baraque-Michel et Eupen . . . . . . 462, 467
Coucke (L.). — Troisième note sur quelques Coléoptères Hétéro-
mères de la Belgique . . . s FF LS NE
— Matériaux pour une étude des RE de one PC
pe CROMBRUGGHE (G.). — Captures de Lépidoptères indigènes. . 915
DisranT (W.L.). — Description of a new species of Coreidæ con-
tained in the Brussels Museum . . . . . . . . . 536
Duvivier (A.). — Mélanges entomologiques . . . . . . 56, 163
— Note sur les Coléoptères des vallées de l'Itimbiri-Rubi et
de l'Uellé (régions du Haut-Congo) recueillis en 1890,
par MMcdJosepheDuvivier cet Mi. RON N L 25
— Les Phytophages du Chota-Nagpure (2e note). . . . . 396
FaiRMaIRE (L ). — Description de Coléoptères des environs
d'Akbès (Syrie): . :
— Descriptions de quelques Abo argentins-»., 0 IN 2HE
Forker (A.J. F.). — Capture d’uu nouvel Hétéroptère indigène . 170
Forez (A.). — Notessmyrmécologiques. : 1. 0 NU 5S
— Critique de : Peter Cameron, Hymenoptera, Formicidæ;
extracted from supplementary appendix to travels amongst
the Great Andes of the Equator by Edw. Whymyper. 255, 462
— Quelques Fourmis de la faune méditerranéenne . . . . 452
— Le mäle des een et Ja reproduction consanguine
perpétuée . . +. . FU Les RM MERE ES
— Rectification à la communication ee EF, MARS SN
— Nouvelles espèces de Formicides de te à récoltées
par M Sikorae EE SERRE 14-516
GIRON a .). — Discours prononcé au banquet offert par 1 Se
* à M.de Selys-Longchamps. NN Se
GROUVELLE (A.). — Clavicornes du Bengale (2° liste) . . . . 60
HeyLazrTs (F. J. M.). — Heterocera exotica, nouvelles espèces
des Indes orientales néerlandaises (suite) . . . . . .'7,43
HipperT (En.). — Captures de Lépidoptères indigènes 6, 229, 256, 392
451, 467, 480
Horn ( W.). — Cicindélides duBéngale., 1,1, most
Jacogs (J. CH.). — Notes sur quelques Diptères indigènes . . . 479
KERREMANS (CH.). — Note sur les Chrysodémides africaines
attribuées au genre Zridolænia . . LT MARE CAS
— Diagnoses de dan Buprestides de Le région du lac
Langanylkas hs 2 "M AR EE CR A EE
— Buprestides de l'Inde . . . . : A PLU.
LAMEERE (A.). — Note sur les Fourmis de k Baie : (or Abe
— Nouveaux Lamiides de l'Afrique tropicale . . . . . 506
Lewis (G.) — On a new species of Histeridæ of Bengal . . 142
PLaTeAU (F.). — Une forme spéciale de colonies temporaires de
Coccinella septempunctata Ce
Pages.
PREUDHOMME DE BoRRE (A.). — Sur le nouvel ouvrage de
M. L. Ganglbauer . . SAP Ne ET SES D
— Captures de Coléoptères ne LA 228
— Sur une capture en Belgique du Pole pitionides
Schrank (phalangioides Walck.) . . . Haut 0)
RÉGIMBART (M.). — Hydrocanthares du Bengale deal s 412
Rogge (H.). — Liste d’une collection de étonne recueillis
dunbenvalommedentale. ) DAME ue Roth]
— Lépidoptères dunCongo . RTE CAC EC TOR SR NE
— Captures de Lépidoptères ne NN 2200, dO0NOLS
— Note sur une femelle aptère de Biston hirtarius . . . 51A
VON SCHOENFELDT (H.). — Lamellicornes in du Ben-
gale occidental. . . . 107
DE Sr LonGcHaMPps (Ep.). — Note . us a sur ellres
Ofonates ee £ SOS APE SA LE Te 6
— Causeries ee £ n° CR RENE EE RTE (80
— Adrien Maurissen. Notice nécrologique . . . 389
— Résumé de nos connaissances actuelles sur la Bone Le
Lépidoptères de Belgique . . 391
— Apparition accidentelle de la Mantis religiosa et de ira
ques autres insectes en Belgique. . . 495
SEVERIN (G.). — Les collections d’Articulés du nee |
d'Histoire naturelle de Belgique . . RE EL: 400
Weise (J.). — Les Coccinellides du Chota- Ne ne RENE 10
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