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SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE
BELGIQUE
BRUXELLES |
AT SIÈGE DE LA' SOCIÉTÉ 2 |
89, rue de Namur, 89 3 4 A$
Lo 1904 ve
ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
Le prix des lomes [ à VII des ANNALES a élé fixé à cènq francs,
celui des tomes VIII à XIV à dix francs, celui des tomes XV à XX
à quinze francs, celui des tomes XXI à XLVIIT à déx-hruit francs (sauf
le tome XXIV, dont le prix est de quatorze francs).
Le prix de la TABLE GÉNÉRALE des tomes I à XXX des ANNALES
est fixé à frois francs.
Le prix de la COLLECTION des tomes I à XXX des ANNALES avec
la Table générale est fixé à deux cent cinquante francs.
MÉMOIRES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
Tome I. — Calalogue synonymique des Buprestides décrits de 1758
à 1890, par CH. KERREMANS. — Prix : 10 fr.
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Tomell.— Die Melolonthiden der palaearctischen undorientalischen
Region im Kôniglichen Naturhistorischen Museum zu Brüssel, von
E. BRENSKE. — Prix : 3 fr.
Tome lIll.— À list of Tenebrionidae supplementary tothe «Munich»
Catalogue, by G.-C. CHAMPION. — Prix : fr. 7.50.
Tome IV. — Jievision des Dytiscidae et Gyrinidae d'Afrique, Mada-
gascur el îles voisines, par le D'RÉGIMBART. — Prix : fr. 7.50.
Tome V. — JIchineumonides d'Afrique, par le D° TOSQUINET. —
PPS IT,
Tome VI. — Buprestides du Brésil, par CH. KERREMANS. —
A listof the Ægialilidae and Cistelidue supplementary to the «Munich »
Catalogue, by G.-C. CHAMPION. — Prix : fr. 7.50.
Tome VII. — Buprestides de Sumatra, par CH. KERREMANS. —
Buprestides indo-malais (troisième partie), par CH. KERREMANS. —
Indian Phylophaga, by MARTIN JACOBY. — Melolonthiden beschrie-
ben von E. BRENSKE. — Prix : fr. 7.50.
Tome VIII. — Monographie du genre Rhyssemus, par CLOUET DES
PESRUCHES. — Prix : fr. 7.50.
Tome IX. — Edmond de Selys-Longchamps, par A. LAMEERE. —
ote sur quelques Lucanides du Musée de Bruxelles, par H. BoILEAU.
— Note sur quelques Lucanides nouveaux ow peu connus, par
H. BoiILEAU. — Jievision des Prionides (Sténodontines), par
A. LAMEERE. — Prix : fr. 7.50.
Tome X. — Jchneumonides nouveaux, par JULES TOSQUINET
(travail posthume). — Prix : 15 francs.
Tome XI. — Jievision des Prionides /Macrotomines/, par AUG.
LAMEERE. — Prix fr. 7.50.
Les membres de la Société désirant obtenir les volumes antérieurs
à l’année de leur réception, jouissent d’une réduction d’un tiers de
la valeur.
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Les opinions émises dans les Annales de la Société sont propres
__ à leurs auteurs. La Société n’en assume aucunement la responsa-
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Bruxelles. -- Imp, écon., A. BREUER, rue de ‘l'rèves, 38. LE
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TE ENTOMOLOGIQUE
DE
BELGIQUE
TOME QUARANTE-HUITIÈME
BRUXELLES
AU SIÈGE DE LA SOCIÉTÉ
89, rue de Namur, 89
1904
ORGANISATION ADMINISTRATIVE
POUR L’ANNÉE 1904
Conseil d’administration.
MM. le professeur GUSTAVE GILSON, président.
le D" J.-CH. JAGOBS, vice-président.
D' ERNEST ROUSSEAU, secrétaire.
EGIDE FOLOGNE, trésorier.
HENRI SCHOUTEDEN, bibliothécaire.
le baron G. DE CROMBRUGGHE DE PICQUENDAELE.
le professeur AUG. LAMEERE.
Commission de vérification des comptes.
MM. F. BALL.
A. GIRON.
D' A. GUILLIAUME.
Commission de surveillance des collections.
MM. le professeur GILSON, président.
À. BIVORT.
E. LEDROU.
SOCIÉTÉ ENTOMOLC:'CUE DE BELGIQUE
Il
Assemblée mensuelle du 9 janvier 1904.
PRÉSIDENCE DE M. LE D" JACOBS, VICE-PRÉSIDENT.
La séance est ouverte à 8 heures,
Le procès-verbal de la dernière assemblée mensuelle est adopté.
M. Gilson s'excuse de ne pouvoir assister à la séance.
Décisions du Conseil. Le Conseil a reçu et accepté les démissions
de MM. Belon et de Lalaing, membres effectifs.
— Le Conseil a composé comme suit son bureau pour l’année 1904:
MM. le D° Jacobs, vice-président; le D' Rousseau, secrétaire :
E. Fologne, trésorier; H. Schouteden, bibliothécaire.
Travaux pour les Annales. L'assemblée décide l’impression du
travail inséré dans ce numéro.
Communications.
M. Lameere demande la parole et s'exprime comme suit:
Deux collections entomologiques belges de premier ordre se
trouvent actuellement sans maître, par suite de la mort de ceux qui
les ont réunies, nos collègues le D' Tosquinet et O. Lamarche.
Ces collections enrichiraient considérablement notre Musée royal
d'Histoire naturelle si elles pouvaient être acquises par l’État.
La collection du D' Tosquinet, outre un assez grand nombre
d'Hyménoptères de toutes les familles, se compose essentiellement
d’un ensemble d'insectes de la famille des Ichneumonides d’une
importance exceptionnelle. L’on sait que notre ancien Président
avait spécialisé ces Hyménoptères : il en possédait plus de
2,000 espèces déterminées avec un soin méticuleux et représentées
par une dizaine de mille exemplaires admirablement conservés;
parmi ces Ichneumonides se trouvent 158 types des espèces nou-
velles qu’il a décrites dans ses grands travaux monographiques. Les
Ichneumonides exotiques, et principalement ceux de l’Amérique
du Nord, qui manquent dans presque tous les Musées, sont
richement représentés. Mais la collection est surtout précieuse à
cause des nombreux documents qu'elle renferme pour la faune du
pays, le D' Tosquinet ayant chassé les Ichneumonides dans presque
toute la Belgique pendant un grand nombre d’années. Le Musée de
Bruxelles possède déjà la collection d’Ichneumonides de Wesmael :
celle du D' Tosquinet viendrait compléter très heureusement la
G
première, car elle est surtout riche en espèces des tribus dont
Wesmael ne s’était occupé qu’accessoirement.
Il serait hautement désirable que l’État fasse en même temps
l'acquisition des livres de l’importante bibliothèque hyménoptéro-
logique du D’ Tosquinet : notre collègue avait acheté tout ce qu’il
avait pu se procurer sur la matière. Le rachat de ses ouvrages pour
le Musée mettrait ce dernier en possession de presque tout ce qui a
été publié sur les Hyménoptères.
La collection Lamarche est céièbre à l’étranger : elle compte à peu
près tout ce que l’on peut acquérir en fait de Papillons diurnes du
Globe. Ceux-ci sont représentés par environ 2,400 espèces et
variétés et par plus de 3,000 individus, parmi lesquels se trouvent
les plus grandes raretés. Notre collègue O. Lamarche a dépensé
beaucoup d'argent pour rassembler les éléments de cette splendide
collection : ses héritiers, désirant avant tout que la collection reste
dans le pays, la céderaient pour une somme relativement minime.
Le Musée de Bruxelles ne possède pas de collection de Lépidop-
tères exotiques, ce qui est une lacune bien fâcheuse pour un Musée
important. C’est cette collection que demandent surtout à voir les
visiteurs et principalement les visiteurs étrangers. Les quelques
Papillons que le Musée renferme forment un ensemble à peine
digne d’un Musée de 5° ou 6° ordre : aucun sacrifice n’a jamais été
fait pour parer à cette indigence, parce que l’on avait compté sur
l’acquisition éventuelle de l’une des deux grandes collections qui
existaient dans le pays. Celle de notre collègue Capronnier est
partie pour l’étranger : il serait déplorable que celle de Lamarche,
la plus importante, suivit le même chemin. Si on laissait échapper
l’occasion unique qui se présente, il faudrait de longues années et
un sacrifice d'argent considérable pour arriver à former une collec-
tion équivalente digne d’un pays comme la Belgique.
Sur la proposition du Président, l’assemblée, à l’unanimité, émet
le vœu de voir acquérir par l’État, pour le Musée royal d'Histoire
naturelle, les collections Tosquinet et Lamarche.
— M. Haverkampf remet la liste des captures intéressantes de
Lépidoptères qu’il a faites l’an dernier; cette liste paraîtra dans le
prochain numéro.
— M. Hippert signale quelques aberrations et variétés de Lépi-
doptères indigènes.
— M. Severin montre quelques exemplaires de l'Onthophagus
taurus L., pris en nombre à Saint-Job, à la lisière de la forêt de
Soignes, par M. Mockens.
— La séance est levée à 9 heures.
REVISION DES PRIONIDES
ar Aug. Lameere, professeur à l'Université de Bruxelles.
» ,
NEUVIÈME MÉMOIRE. — CALLIPOGONINES.
J'aborde l’étude d’un nouveau groupe de Prionides à côtés du
prothorax crénelés : les mandibules ont conservé la carène primi-
tive des Parandra, comme chez les Sténodontines, mais le 3° article
des antennes est allongé, le 1° étant resté court, et la languette est
encore grande; de plus, l’œil est échancré et les pattes sont toujours
inermes. Ces caractères se rencontrent chez une série de genres
qui se rattachent aisément les uns aux autres et qui constituent
un ensemble auquel doit être appliqué le terme de Callipogo-
nines.
Genre HYSTATUS Thomson.
Essai Classif., Céramb., 1860, p. 321.
J'ai antérieurement (Ann. Soc. Ent. Belg., 1902, p. 109) analysé
ce genre que j'ai placé parmi les Parandrines. Il est en effet très
primitif et se rattache directement à Parandra, étant en quelque
sorte un frère de Mallodon, d’Analophus et d'Omotaqus : par ses
tarses, il est inférieur à Mallodon et à Analophus, et il est moins
perfectionné qu’Omotagus par ses mandibules, mais il est supérieur
à tous trois par l'allongement du 3° article des antennes. J'ai
indiqué l’analogie qu’il présente avec le genre Neoprion Lacordaire :
celte analogie me paraît de plus en plus certaine, et je crois que
nous devons considérer Hystatus comme le représentant le plus
archaïque des Callipogonines.
Deux caractères m’avaient entraîné à écarter Hystatus de la lignée
qui doit avoir avec ce genre une origine commune : la soudure du
labre avec l’épistome et la structure du système porifère des
antennes.
La soudure du labre avec l’épistome est un caractère de Parandra,
comme aussi de certains Anoploderma; je ne pense pas qu’il faille
accorder à cette particularité une très grande importance : elle me
paraît en rapport avec l'élargissement très prononcé de la base des
mandibules chez le mâle; cette soudure est d’ailleurs bien moins
intime chez la femelle. Il me semble probable que chez les plus
anciens des Prionides le développement excessif des mandibules
chez le mâle a amené une réduction du labre qui est devenu coales-
cent avec l’épistome : chez les descendants de ces Prionides, le
8
dimorphisme sexuel des mandibules ayant été atténué ou même
aboli, le labre a repris une structure normale.
La présence d’une seule fossette porifère au sommet du 3° article
des antennes et des suivants est un caractère de spécialisation du
genre Hystatus auquel il ne faut pas non plus accorder plus de
valeur qu’il ne mérite : les Aulacopus nous ont montré le peu de
cas qu’il faut faire de cette particularité au point de vue générique.
Je retire par conséquent Hyslatus du groupe des Parandrines
pour l’incorporer parmi les Callipogonines dont il représente, dans
la nature actuelle, avec fort peu de cœnogenèse, la souche origi-
nelle. |
Remarquons chez Hystatus deux caractères intéressants. La
carène supérieure des mandibules se termine assez brusquement
un peu au delà du milieu par une sorte de saillie que nous retrou-
verons chez les Callipogonines plus perfectionnés sous forme d’une
forte dent verticale : cette saillie est d’ailleurs exactement la même
que celle que nous voyons chez Mallodon Downesi. En outre, le
4° article des antennes présente à son sommet interne une petite
dent plus ou moins développée.
La ponctuation sexuelle ne couvre chez le mâle que le prosternum
et les côtés du pronotum, tout à fait comme chez les genres primi-
tifs des Macrotomines, Analophus, Archetypus, Eudianodes et aussi
chez Neoprion.
1. Hystatus javanus Thomson.
Mallodon javanum Dejean, Cat., 3° édit., 1837, p. 341.
Hystatus javanus Thoms., Essai Classif. Longic., 1860, p. 321.
Hystatus Thomsoni Lacord., Gen. Col., VIIT, 1869, p. 135.
Hystatus Bouchardi Fairm., Ann. Soc. Ent. Fr., 1897, Bull., p. 38.
M. Fairmaire a bien voulu me communiquer le mâle type de son
H. Bouchardi de Sumatra : il est bien conforme aux exemplaires de
Java, comme je l’avais supposé d’après la description. Par contre, il
me semble voir de légères différences en ce qui concerne un couple
de Bornéo que j’ai sous les yeux, mais il est plus que probable qu’il
s'agit de variations individuelles dont la vue d’un grand nombre
d'exemplaires démontrera l’insignifiance.
Genre EURYPODA Saunders.
Trans. Ent. Soc. London, ser. 2, II, 1853, p. 109.
Je réunis à Eurypoda à titre de sous-genre archaïque le genre
Neoprion de Lacordaire, auquel appartient l’Eurypoda Batesi Gahan.
Le genre Zarax Pascoe ne difière pas d'Eurypoda ; le Zarax eurypo-
19
dioides est même très certainement identique à l'Eurypoda nigrita
Thoms.
Lacordaire a formé des genres Neoprion et Zarax un groupe des
Zaracides qu'il a placé près du genre Archetypus, très loin d'Eury-
poda incorporé parmi ses Orthosomides.
Le savant auteur du Genera des Coléoptères trouvait lui-même
qu'Eurypoda, par ses épisternums métathoraciques légèrement
tronqués à leur extrémité, faisait exception parmi les Orthosomides.
Neoprion offre certainement de l’analogie avec Archetypus, mais
il a des mandibules toutes différentes, plus primitives, et il est plus
archaïque aussi par l’absence totale d’allongement du 1° article des
antennes. D'autre part, le 3° article des antennes plus long que les
deux suivants réunis et l’échancrure des yeux rendent tout rappro-
chement direct de Neoprion et d’Archetypus impossible.
Neoprion parandræformis Lacord. offre des rapports étroits avec
le genre Hystatus : les mandibules sont du même type, bien que
moins développées chez le mâle; les antennes ont le 3° article plus
allongé, mais elles ne sont guère plus longues chez la femelle, et la
fossette porifère externe des articles est plus développée que lin-
terne ; le labre est bien séparé de l’épistome dans les deux sexes et
l’'épistome lui-même est raccourci, offrant en avant un escarpement
en forme de bourrelet qui est à peine sensible chez la femelle;
l’'écartement et la forme des yeux, le sous-menton et les processus
jugulaires sont tout à fait semblables; dans les deux genres, le
prothorax est le même, avec la même répartition de la ponctuation
sexuelle chez le mâle; il n’y a point de différences pour l'abdomen
ni pour les épisternums métathoraciques; les pattes de Neoprion
sont raccourcies, les fémurs étant renflés, un peu ovoïdes et les
tarses étant courts, parfaitement spongieux en dessous, avec le
dernier article notablement plus court que les autres réunis.
Le facies, qui a plus d'importance qu’on ne pourrait se l’imaginer
lorsqu'il s’agit de classer les Longicornes, offre de part et d'autre la
plus stricte ressemblance,
En somme, Neoprion ne diffère d’Hystatus que par des caractères
de supériorité qui permettent de considérer Neoprion parandreæ-
formis comme provenant directement d’un type très voisin d’AHys-
tatus javanus.
Sous-genre Neoprion Lacordaire.
Genera des Coléopt., VIIT, 1869, p. 131.
Corps déprimé; tête plus forte chez le mâle que chez la femelle;
mandibules bien plus développées chez le mâle que chez la femelle,
mais bien plus courtes que la tête; elles sont régulièrement cour-
10
bées du côté externe et très aiguës au bout; leur carène est élevée,
cessant assez brusquement, mais sans former de dent, à une cer-
taine distance de l'extrémité; elles sont armées d’une dent interne
médiocre, et elles sont glabres; antennes ne dépassant que peu la
base des élytres chez la femelle, dépassant légèrement leur milieu
chez le mâle; elles sont assez épaisses; le 1 article est très court,
presque globuleux, le 3° est plus long que les 4° et 5° réunis; à partir
du 3° article, il y a au côté interne deux fossettes porifères termi-
nales allongées, l’externe étant plus développée que l’interne; l’épis-
tome offre en avant chez le mâle un bourrelet, et il est concave en
arrière; les yeux, très largement séparés en dessus et en dessous,
sont échancrés avec le lobe inférieur un peu renflé; le front offre
un profond sillon longitudinal; tubercules antennifères couchés,
mais aigus; sous-menton très large, mal délimité en arrière, mais
offrant, de part et d’autre, près des yeux, une carène qui se continue
jusqu’à l'extrémité du processus jugulaire, lequel est saillant etun
peu aigu; prothorax aussi large que les élytres chez le mâle, le
bord antérieur cintré en arrière, les angles antérieurs un peu sail-
lants, les côtés rétrécis en arrière; l’angle latéral, en arrière du
milieu, est saillant, au moins chez la femelle; disque du pronotum
inégal, offrant deux dépressions en arrière, les côtés, comme le
prosternum, à l’exception d’une bande longitudinale et de la saillie
intercoxale, couverts, chez le mâle, de ponctuation sexuelle, la saillie
horizontale et arrondie en arrière; élytres déprimées, inermes à
l'angle sutural et offrant quatre côtes peu distinctes, avec l’épipleure
verticale; épisternums métathoraciques assez larges, un peu rétrécis
et coupés obliquement en arrière; abdomen de cinq arceaux dans
les deux sexes; pattes courtes, les fémurs aplatis, un peu ovoïdes,
les tibias assez robustes, de la longueur des fémurs, les tarses courts,
parfaitement spongieux en dessous et à 3° article bilobé, le dernier
notablement plus court que les autres réunis.
1. Eurypoda parandræformis Lacordaire.
Neoprion parandræformis Lacord., Gen. Col., VIII, 1869, p. 132, not. I.
Le type de Lacordaire, que j’ai vu dans la collection Dohrn à
Stettin, est de Malacca. Le Musée de Calcutta m’en a envoyé des
exemplaires des deux sexes provenant des îles Andaman; le British
Museum l’a également reçu de cette dernière localité.
La longueur est de 24 à 34 millimètres (le type de Lacordaire a,
sans les mandibules, 34 millimètres et non pas 40 comme le dit
Lacordaire). La teinte est d’un brun marron rougeûtre assez clair
et luisant avec les antennes noires.
Les mandibules et les antennes sont peu épaisses; celles-ci
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11
sont éparsément et finement ponctuées; la tête offre une ponctua-
tion éparse qui devient rugueuse derrière les yeux ; le sous-menton
montre de gros points épars qui sont serrés et confluents en avant;
chez le mâle, les côtés du prothorax sont presque droits jusqu’à
l’angle latéral qui est aussi marqué que chez la femelle, ils sont
ensuite rétrécis obliquement jusqu’à l'angle basilaire qui est
arrondi, la base elle-même étant sinueuse; chez la femelle, les
côtés sont rétrécis en ligne courbe depuis l’angle latéral jusqu’à
l'angle antérieur, et l’angle basilaire est un peu marqué; le disque
du pronotum est luisant, un peu calleux, finement et éparsément
ponctué, les côtés offrant une ponctuation sexuelle très fine et très
serrée chez le mâle, étantsimplement un peu mats et assez fortement
ponctués chez la femelle; prosternum presque lisse chez la femelle,
offrant chez le mâle, sauf sur la saillie qui est peu ponctuée, la
même ponctuation sexuelle qu’au pronotum avec quelques fines
granulations ; métasternum et épisternums métathoraciques ponc-
tués et pubescents; élytres à ponctuation plus ou moins fine et
plus ou moins éparse; abdomen, à l’exception du dernier arceau
ventral qui est densément ponctué, couvert de points fins et très
épars ; fémurs lisses, tibias très peu ponctués.
2. Eurypoda Batesi Gahan.
Eurypoda Batesi Gahan, Ann. Nat, Hist., ser, 6, XIV, 1894, p. 225.
On n’en connaît que deux exemplaires mâles qui ont été envoyés
à M. Villard de Yumaguchiva (Japon); ils ont été soumis à M. Lewis
et décrits par M. Gahan. L’un des types est resté dans la collection
Lewis, l’autre, retourné à M. Villard, m’a été très obligeamment
communiqué par cet aimable confrère.
La longueur est de 535 millimètres, la coloration un peu plus
obscure que chez E. parandræformis dont l’espèce est très voisine
mais bien distincte, étant allée au delà dans l’évolution.
La ponctuation est partout plus forte et plus serrée que chez le
précédent; les côtés du prothorax sont courbés presque régulière-
ment sans que l’angle latéral soit indiqué autrement que par une
carène provenant de l’espace luisant du disque, le rétrécissement
postérieur étant moins net; les yeux sont plus renflés, moins
écartés en dessus, les tubercules antennifères étant de ce fait dirigés
non pas horizontalement mais presque verticalement; les mandi-
bules sont plus renflées, plus convexes, un peu plus courtes et
moins amincies au bout; l’épistome est plus convexe, surplombant
davantage le labre ; les antennes sont plus robustes, à 3° article con-
cave en dessus, le système porifère étant constitué sur chaque
article à partir du 3° de deux fossettes basilaires et de deux fossettes
terminales qui se rejoignent sur les derniers articles.
Sous-genre Eurypoda Saunders.
Trans. Ent. Soc. London, ser. 2, Il, 1853, p. 109.
Zarax Pascoe, Ann. Nat. Hist., ser. 3, XIX, 1867, p. 410.
Ces Insectes, très voisins des Neoprion, lémoignent d’un degré
supérieur d'évolution.
Le dimorphisme sexuel de la tête et des mandibules a disparu, les
mandibules étant courtes et simplement renflées à la base dans les
deux sexes, tout à fait semblables à celles des femelles d'Hystatus et
de Neoprion; par contre, la ponctuation sexuelle a pris une extension
plus grande sur le pronotum du mâle, et les tibias, qui sont plus
larges que chez les Neoprion, sont particulièrement élargis chez le
mâle.
L'épistome, un peu convexe, ne forme pas de bourrelet trans-
versal en arrière du labre; les tubercules antennifères sont moins
saillants; le prothorax est plus étroit, moins large que les élytres
chez le mâle, la ponctuation est partout plus serrée, les côtes des
élytres sont plus apparentes. L'aspect du pronotum est un peu dit-
férent : au lieu du dessin luisant et calleux que montre Neoprion,
dessin qui offre de chaque côté un lobe qui envoie une carène
jusqu’à l’angle latéral, on observe chez Eurypoda un grand espace
luisant et calleux, médian, occupant toute la longueur, et, de chaque
côté, un petit espace convexe, allongé et également luisant qui
n’envoie pas de carène vers l’angle latéral, c’est-à-dire que chez
Eurypoda la ponctuation des côtés, sexuelle chez le mâle, grossière
chez la femelle, a envahi une partie du disque, isolant de l’espace
médian, le lobe qui y est rattaché chez Neoprion.
3. Eurypoda nigrita Thomson.
Eurypoda nigrita Thoms., Syst. Ceramb., 1865, p. 577.
Zarax eurypodioides Pascoe, Ann. Nat. Hist., ser. 3, XIX, 1867, p. 410.
Zarax eurypodoides Pascoe, Trans. Ent. Soc., ser. 3, IT, 1869, p. 673, t 24, fig. 3.
La descriplion de l'espèce de Thomson, qui est indiquée comme
provenant de Malacca, s'applique exactement à l’exemplaire du
Zarax eurypodoides de Sumatra provenant de la collection Pascoe
qui est conservé au British Museum et que Lacordaire a eu sous les
yeux pour faire son Genera. Il est à remarquer que Pascoe dans
sa descriplion primitive donne Sarawak comme patrie à l’espèce;
dans ses Longicornia malayana il la dit originaire de Sumatra.
La diflérence alléguée par Lacordaire pour éloigner le genre
Zarax d'Eurypoda, c’est-à-dire la forme des épisternums métatho-
raciques, n'existe pas.
-
J'ai vu de l’Eurypoda nigrita Thoms. plusieurs exemplaires des
deux sexes envoyés de Padang-Deli (Sumatra oriental) au Musée de
Leyde.
La longueur est de 14 à 22 millimètres, la teinte d’un noir de poix
avec les élytres et les appendices brunâtres; les antennes ne dépassent
pas le milieu des élytres chez le mâle, leur tiers antérieur chez la
femelle ; elles sont assez densément ponctuées et peu épaisses; leur
système porifère est semblable à celui dE. Batesi; la tête offre une
ponctuation assez dense qui devient très serrée derrière les yeux;
le sous-menton montre des points plus ou moins serrés; dans les deux
sexes, les côtés du prothorax sont d’abord dirigés obliquement de
dedans en dehors, puis à peu près parallèles jusqu’à l’angle latéral
qui est faiblement marqué, enfin rétrécis obliquement jusqu’à la
base, l’angle basilaire étant un peu marqué, la base elle-même
étant sinueuse ; le disque du pronotum, inégal et calleux, est épar-
sément ponctué; les côtés, sauf sur l’intumescence calleuse latérale,
sont fortement et densément ponctués chez la femelle, couverts
d’une ponctuation sexuelle assez fine et réticulée chez le mâle;
prosternum assez ponctué chez la femelle, couvert, sauf sur la
saillie qui est éparsément ponctuée, d’une ponctuation sexuelle
mêlée de granulations chez le mâle; métasternum et épisternums
métathoraciques granuleux et pubescents; élytres à ponctuation
assez forte et assez serrée; abdomen assez densément ponctué sur
tous les arceaux ventraux; fémurs finement ponctués, tibias à
ponctuation plus forte.
4. Eurypoda antennata Saunders.
Eurypoda antennata Saund., Trans. Ent. Soc., ser. 2, Il, 1853, p. L10, t. 4, fig. 5.
Eurypoda Davidis Fairm., Ann. Soc. Ent. Fr., sér. 6, VI, 1886, p. 355.
De la Chine.
M. Fairmaire n’a pu me communiquer le type de son Eurypoda
Davidis : les différences qu’il indique dans sa description d'avec
E. antennata ne peuvent pas être considérées comme spécifiques.
Plus grand que le précédent (20 à 30 millimètres), d’un brun marron
rougeâtre avec les antennes noirâtres; différant de l'E. nigrila par
les antennes plus longues et plus robustes, dépassant le milieu des
élytres chez le mâle, leur tiers antérieur chez la femelle, encore
plus densément ponctuées, les yeux plus renflés et plus rapprochés
en dessous, la tête à ponctuation plus forte et confluente, rugueuse
derrière les yeux, les côtés du prothorax presque arrondis, comme
chez E. Batesi, les élytres à ponctuation plus serrée, un peu cha-
grinées, les tibias à ponctuation un peu soulevée et mêlée de points
très fins.
14
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15
Généalogie et répartition géographique des Eurypoda.
Le sous-genre Eurypoda descend du sous-genre Neoprion, ce
dernier offrant encore le dimorphisme sexuel mandibulaire pri-
mitif, mais il est à remarquer que l’espèce la plus inférieure
d’Eurypoda, E. nigrita, est allée moins loin dans l’évolution que le
plus primitif des Neoprion actuels, ses antennes étant moins allon-
gées que chez E. parandræformis et son épistome étant dépourvu de
bourrelet antérieur.
Les Neoprion et les Eurypoda ont subi une évolution et une émi-
gration parallèles; les deux sous-genres offrent une espèce infé-
rieure tropicale et une espèce supérieure boréale : Æ, Batesi, du
Japon, diffère d’E. parandræformis, de Malacca et des Andaman,
comme E. antennata, de la Chine, diffère d’E. nigrita, de Malacca et
de Sumatra.
L'existence de l'E. Batesi est du plus haut intérêt, car cette espèce
nous indique que le Japon a été jadis rattaché à la Malaisie, et cela
indépendamment de la Chine.
Genre PLATYGNATHUS Serville.
Ann. Soc. Ent. Fr., 1832, p. 150.
Serville a compris deux espèces, toutes deux de l’île Maurice,
dans ce genre, et il les a réparties en deux sections : la première
comprend le Prionus octangularis d'Olivier, la seconde une espèce,
Platygnathus parallelus, que je n’ai vue dans aucune collection.
D'après Serville, le mâle du Platygnathus parallelus n'offrirait pas
ce caractère essentiel du genre Platygnathus d’avoir le 2° article des
antennes allongé : dès lors, comme l’a fait remarquer Lacordaire, il
ne peut pas faire partie du genre; bien plus, il ne peut pas être le
mâle de la femelle que lui a rapportée Serville, celle-ci d’après le
peu qu’en dit Serville ne différant pas de la femelle du Platygnathus
octangularis. J’en conclus que la femelle du P. parallelus Serv. est
une femelle de P. octangularis, mais que le mâle du P. parallelus
Serv. est un Insecte d’un autre genre ou une femelle à laquelle on
aura recollé des antennes appartenant au mâle d’un autre type.
Serville dit en effet que le mâle du P. parallelus a les mandibules
semblables à celles de la femelle, mais que le 3° article des antennes
est scabre, presque épineux en dessous : ces antennes font songer
à celles d’un Macrotoma; si Serville ne disait pas que son P, paral-
lelus est d’un noir luisant, nous pourrions peut-être considérer le
P. paralellus mâle comme étant un Macrotoma castanea Oliv.,
espèce qui offre le même habitat. Il ne faut évidemment pas songer
16
à rapporter P. paralellus mâle au genre Megopis qui termine la
liste des Prionides connus de l’île Maurice.
Il n'y a donc qu’une seule espèce du genre Platygnathus, P. octan-
gularis Oliv.
Cet Insecte ne descend pas du genre Eurypoda, mais il en diffère
fort peu, et il se rattache directement à une forme très voisine d’Hys-
talus javanus.
N’envisageant d’abord que la femelle, nous voyons qu’elle res-
semble étonnamment dans presque toutes ses particularités à la
femelle d’Hystatus javanus et à la femelle d’Eurypoda parandreæ-
formis. Les mandibules sont les mêmes, les tarses sont raccourcis,
comme chez Eurypoda, mais un peu moins; le prothorax offre de
chaque côté les quatre angles qui ont valu à l’espèce le nom d’oc-
tangularis : ce caractère n’est que l’exagération d’un caractère
très bien indiqué chez les femelles d'Hystatus et d’'Eurypoda; la
disposition des callosités du pronotum rappelle tout à fait Hystatus
femelle ; les côtes des élytres, la verticalité des épipleures sont aussi
des caractères d’'Hystatus et d’Eurypoda.
Les épisternums métathoraciques sont rétrécis régulièrement
en arrière à partir du milieu : cette particularité accentue ce que
montrent très bien Hystatus et Eurypoda.
Les antennes sont allongées, ce qui témoigne d’un état avancé
dans l’évolution : elles dépassent la moitié des élytres chez la
femelle, leur tiers postérieur chez le mâle; le 1° article est resté
très court, et le 3°, plus long que le 4, est cependant plus court
que les 4° et 5° réunis, le genre étant donc à ce point de vue infé-
rieur à Eurypoda; mais le 2° article est allongé, étant aussi long que
le 1° : c’est le seul Prionide qui présente ce caractère exceptionnel
que nous retrouvons chez quelques rares Longicornes d’autres
groupes, dans le genre Pseudomyrmecion par exemple.
L’allongement du 2° article des antennes peut être considéré ou
bien comme une particularité archaïque ou bien comme une
idiosyncrasie cœnogénétique. Je pense que c’est à la seconde hypo-
thèse que nous devons nous arrêter : Platygnathus est déjà trop
engagé dans l’évolution du type Prionide pour que nous puissions
supposer qu'il ait conservé un caractère qui s’est perdu chez toutes
les formes plus primitives, notamment chez les Parandra
Pseudomyrmecion, genre évidemment très supérieur, nous montre
indubitablement que le 2° article des antennes, après s'être raccourci,
peut quelquefois reprendre une longueur comparable à celle des
autres articles.
Les mandibules du mâle de Platygnathus sont aussi développées
que celles du mâle d’Hystatus et elles ont exactement la même
structure, avec cette différence que leur carène est très élevée, ce
qui leur donne un aspect comprimé particulier. En dessous, elles
sont courbées vers le bas à leur base et leur concavité, faible chez
Hystatus, est prononcée ; leur dent interne est proche de l'extrémité
qui est échancrée de manière à lui donner un aspect bifide.
La tête, par suite du développement des mandibules, est plus forte
chez le mâle que chez la femelle ; les processus jugulaires sont sail-
lants dans les deux sexes, mais ils sont beaucoup plus prononcés
chez le mâle. Les tubercules antennifères sont verticaux, mais
mousses, et le front est concave. L’épistome est court, vertical en
avant chez le mâle et surplombant le labre qui est indépendant.
Le prothorax est de même forme dans les deux sexes, mais il est
plus ample chez le mâle, ayant la largeur des élytres à leur base;
le rebord latéral offre de chaque côté, comme il a été dit plus haut,
quatre angles, un antérieur à partir duquel les côtés sont dirigés
obliquement en dehors jusqu’à un premier angle latéral; de celui-ci
à l’angle latéral postérieur ordinaire, les côtés sont presque droits,
ils sont ensuite rétrécis obliquement jusqu'à l’angle basilaire. Le
pronotum du mâle est couvert de ponctuation sexuelle, sauf sur un
ensemble d’espaces lisses, calleux et luisants, ressemblant assez
bien à ceux des Mallodon : il y a une accolade basilaire à laquelle
se rattachent, de part et d'autre, par leurs deux angles postérieurs,
deux grands polygones discoïdaux; de chaque côté se montrent
deux espaces plus petits, dont le plus externe s’avance sous forme
de carène jusqu’à l’angle latéral postérieur; un petit espace trian-
gulaire médian antérieur reste lisse également. La ponctuation
sexuelle couvre aussi chez le mâle le prosternum, à l'exception de la
saillie intercoxale. Chez la femelle, la ponctuation sexuelle est rempla-
cée par une ponctuation très grosse, les espaces qui sont lisses chez
le mâle se distinguant aussi sous forme de callosités plus luisantes.
Les élytres sont anguleuses à l’angle sutural; leurs côtes sont
assez prononcées.
Le dernier arceau ventral de l'abdomen est un peu échancré en
arrière chez le mâle, alors qu'il est arrondi chez Eurypoda et chez
Hystatus,
La ponctuation est accompagnée sur le corps et les appendices
d’une courte pubescence, cette pubescence étant cependant absente
de la ponctuation sexuelle du mâle.
1. Platygnathus octangularis Olivier.
Prionus octangularis Oliv., Ent., IV, 1795, 66, p. 33, t. 6, fig. 19 (©), t. 15,
fig. 54a (), d (®).
Platygnathus octangularis Serv., Ann. Soc. Ent. Fr., 1832, p. 151.
Platygnathus parallelus Serv., Ann. Soc. Ent. Fr., 1832, p. 151 (pars).
De l’île Maurice.
18
La longueur est de 20 à 27 millimètres, la teinte variant du brun
marron au noir, la pubescence grise. La ponctuation est grosse et
confluente sur la tête et les mandibules, plus fine et plus espacée
sur le sous-menton; elle est très fine et peu serrée sur les antennes.
Le pronotum de la femelle offre sur les côtés de gros points con-
fluents, ces points étant espacés sur le disque; le prosternum ne
présente que des points épars que l’on trouve aussi mêlés à la
ponctuation sexuelle chez le mâle. La ponctuation des élytres est
assez forte et assez serrée. Tout le métasternum est couvert de
gros points serrés. L’abdomen est assez densément ponctué sur les
côtés, presque lisse au milieu. Les fémurs sont finement, les tibias
plus fortement ponctués.
Genre GACODACNUS Thomson.
Essai Classif. Céramb., 1860, p. 325.
Cronodagus Thomson, Physis, I, 1867, p. 88.
Ce genre a été rapproché avec raison du précédent par Lacor-
daire, et il offre également la plus grande ressemblance avec Eury-
poda et avec Hystatus. C’est de Neoprion parandræformis que
Cacodacnus hebridanus Thoms. est le plus voisin, sans en descendre
évidemment.
La tête est restée très forte chez le mâle, et le dimorphisme sexuel
mandibulaire a subsisté; les mandibules sont les mêmes que chez
Neoprion parandræformis, mais elles sont bifides à l’extrémité
comme chez Platygnathus. Les antennes sont semblables à celles des
Eurypoda : elles sont cependant plus longues, atteignant la moitié
des élytres chez la femelle, dépassant leur tiers postérieur chez
le mâle; le système porifère est peu développé, ne commençant
qu’au 6° ou au 7° article sous forme d’une fossette terminale externe
à laquelle s’ajoutent sur les articles suivants une fossette terminale
interne et des fossettes basilaires, le dernier article devenant entiè-
rement poreux.
Le prothorax est également plus ample chez le mâle que chez la
femelle ; il offre de chaque côté deux saillies épineuses : la première,
qui doit être considérée comme l’homologue de l'angle latéral
antérieur de Platygnathus, est située très près, mais un peu au
delà, du bord antérieur, l’angle antérieur lui-même ayant disparu;
la seconde, plus prononcée, correspond à l'angle latéral ordi-
naire, et elle est située peu en arrière du milieu, les côtés étant
rétrécis de là directement en droite ligne jusqu’à la base, l’angle
basilaire n’étant pas marqué.
Le pronotum est dépourvu de ponctuation sexuelle chez le mâle,
comme le prosternum, l’absence de ce caractère étant compensée
19
par l’allongement des antennes; toutefois, le disque montre exacte -
ment les mêmes callosités que chez Platygnathus, et ces callosités
sont plus lisses et plus luisantes chez le mâle que chez la femelle.
Les élytres offrent à l’angle sutural une fine épine assez longue.
Les épisternums métathoraciques, le dernier arceau ventral de
l’abdomen du mâle et les pattes sont comme chez Platygnathus.
1. CGacodacnus hebridanus Thomson.
Cacodacnus hebridanus Thoms., Essai Classif. Céramb., 1860, p. 326. — Fairm.,
Ann. Soc. Ent. Fr., sér. 6, I, 1881, p. 471.
Archetypus ? Deplanchei Thoms., Bull. Soc. Linn. Normand., sér. 2, I, 1867,
p. 205, t. I, fig. 17.
Cronodagus Deplanchei Thoms., Physis, 1, 1867, p. 88.
? Toxeutes rasilis (sic) OI, Proceed. Linn, Soc. N. S. W., ser. 2, IT, 1887, p. 1010.
Des Nouvelles-Hébrides et de la Nouvelle-Calédonie (la synonymie
m'a été indiquée par M. Fauvel).
L'espèce de M. Olliff, provenant de l’île Norfolk, m'est inconnue,
mais, d’après la description, elle ne me paraît pas différer du
Cacodacnus hebridanus.
La longueur est de 28 à 35 millimètres, la teinte variant du brun
marron obscur au noir de poix. Les mandibules sont droites exté-
rieurement jusque près de l’extrémité qui n’est que faiblement
bifide ; leur carène est flexueuse et tranchante, assez élevée à la base,
devenant presque nulle vers le milieu; elles sont assez densément
ponctuées, la ponctuation donnant naissance à un poil court. Les
antennes sont assez robustes, éparsément ponctuées, à système
porifère commençant au sommet du 6° article. L’épistome est fai-
blement convexe en avant. La ponctuation de la tête est grosse et
éparse, confluente et un peu rugueuse derrière les yeux; ceux-ci
sont très transversaux, très écartés, à lobe inférieur non renflé. Le
sous-menton est extrêmement rugueux; les processus jugulaires
sont faiblement avancés et mousses. Les deux épines latérales du
prothorax sont transversales, Sur les côtés du pronotum, la ponc-
tuation est rugueuse et confluente; le prosternum est rugueux, sauf
sur la carène intercoxale. Les élytres, à épipleures verticales en
avant mais aplanies en arrière, ont les côtes assez distinctes, et elles
offrent une ponctuation assez forte et assez serrée. Le métasternum
est finement rugueux et pubescent, l'abdomen obsolètement rugueux
sur les côtés, presque lisse au milieu, les fémurs lisses, les tibias
ponctués et pubescents.
2. Cacodacnus planicollis Blackburn.
Catypnes planicollis Blackb., Trans. R, Soc. South-Austral., XIX, 1895, p. 58.
M. Blackburn, qui a décrit l’Insecte de l’Ouest de Victoria, a bien
CR DE a SUP ESS PRE 2N D NUE FENTE
PACS PAT PASS S
20
voulu m'en communiquer un exemplaire; j'en ai vu, en outre, un
couple du Nord du Queensland, appartenant au Musée de Dresde.
Ce Prionide n’est pas un Catypnes : il est extrêmement voisin du
Cacodacnus hebridanus et il en diffère par quelques caractères mon-
trant qu’il est allé un peu au delà dans l’évolution à certains points
de vue, qu’il est resté un peu en deçà à d’autres.
La longueur est de 33 à 36 millimètres, la teinte d’un brun
marron assez clair; les différences d’avec C. hebridanus sont :
4° les mandibules plus étroites, courbées en quart de cercle dès
la base, l'extrémité étant fortement bidentée, la dent interne
médiane ayant une tendance à disparaître chez le mâle major ;
2 le labre plus large, mais caché par le rebord de l’épistome, à
cause de la moindre largeur des mandibules à leur base;
3 les antennes un peu plus grêles, à système porifère ne com-
mençant qu’au sommet du 7° article;
4 l’épine antérieure du prothorax dirigée en arrière;
5° le pronotum à dépressions discoïdales postérieures plus pro-
fondes, une troisième dépression profonde se voyant au milieu;
6° les élytres un peu plus arrondies séparément au bout, à épine
suturale moins longue ;
1° les tarses à dernier article plus court.
Tableau résumant la généalogie des Cacodacnus.
Épine antérieure du prothorax transversale; man-
dibules droites à leur base. — NN
Nouvelle-Calédonie . . . à ' C.hebridanus.
Épine antérieure du prothorax Re en arrière ;
mandibules courbées à leur base. — Queensland,
Victoria. 21, : 5 ete Ve pe nr A 7 ADI LES
Généalogie et répartition géographique des Cacodacnus.
Les Cacodacnus nous offrent la répétition de ce que nous ont
montré les Paroplites : ceux-ci comptent une espèce primitive de
la Nouvelle-Calédonie, une espèce plus perfectionnée du Nord de
l'Australie, une troisième espèce plus perfectionnée encore du Sud
de l'Australie; Cacodacnus hebridanus est primitif par rapport à
C. planicollis.
Existe-t-il dans l'Australie méridionale un troisième Cacodacnus?
C’est peu probable, son rôle étant rempli par les espèces supérieures
du genre suivant.
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21
Genre TOXEUTES Newman.
Ann. Nat. Hist., V, 1840, p. 15.
Je réunis à ce genre, à titre de sous-genre primitif, le genre
Catypnes Pascoe dont Lacordaire a constitué un groupe spécial
voisin de ses Prionides vrais. Catypnes est absolument sans aucun
rapport direct avec Prionus : le genre offre, au contraire, les carac-
tères essentiels de Toxeutes et constitue avec ce dernier type une
unité systématique très nelte qui est intimement apparentée à
Cacodacnus.
Entre Cacodacnus et Toxeutes il n’y a qu’une différence essen-
tielle : le 1“ article des antennes, qui est resté tout à fait court chez
Cacodacnus, est un peu allongé chez Toxeutes. Il ne faudrait pas
croire cependant que Toxeutes dérive de Cacodacnus : en effet, alors
que chez Cacodacnus le 3° article des antennes est aussi long que les
deux suivants réunis, il est bien plus court chez les Toxeutes infé-
rieurs, lesquels sont donc allés sous ce rapport moins loin dans
l’évolution. Cacodacnus et Toxeutes descendent d’un ancêtre com-
mun.
Dans l’un comme dans l’autre genre, il y a absence de ponctuation
sexuelle chez le mâle, absence compensée par un allongement des
antennes; le prothorax offre de chaque côté les mêmes deux dents
latérales ; les élytres ont une épine à l’angle sutural; les épister-
nums métathoraciques sont rétrécis en arrière, comme chez Plaly-
gnathus ; le dernier arceau ventral de l’abdomen est échancré au
bout chez le mâle.
Toxeutes a le corps plus convexe que Cacodacnus.
Sous-genre Catypnes Pascoe.
Journ. of Ent., II, 1864, p. 243.
Ce sous-genre ne diffère du sous-genre Toxeutes que par la
conservation du dimorphisme sexuel mandibulaire primitif et
l’absence de pilosité particulière sur l’abdomen du mâle.
1. Toxeutes Pascoei nova species.
Un mâle du Musée de Bruxelles, envoyé d'Australie, vraisembla-
blement du Queensland, par Ch. French.
La longueur est de 35 millimètres; la teinte d'un brun marron
rougeûtre en dessous, noirâtre en dessus.
22
L'espèce est primitive comparativement à 7. Mac Leayi et à
T. arcuatus par la brièveté du 3° article des antennes qui est à peine
plus long que le 1* et qui n’est guère plus long que Île 3°; par
contre, les mandibules du mâle sont raccourcies, mais par compen-
sation les antennes sont plus allongées que chez T. Mac Leuyi et
même que chez T. arcuatus.
La tête est forte, renflée, presque aussi large que le prothorax;
les mandibules ressemblent à celles de l'Ergates faber ou de
l'Enoplocerus armillatus J' : elles sont courtes, coudées à angle droit
au milieu, concaves extérieurement à la base où elles offrent une
carène mousse élevée et épaisse; l’extrémité n’est pas bifide, et il y
a une dent médiane interne; les antennes atteignent le dernier tiers
des élytres; le 1° article est gros, un peu renflé au sommet, attei-
gnant le niveau du bord postérieur de l'œil, le 3° et les suivants
sont un peu dentés en scie au sommet interne, et ils vont en aug-
mentant légèrement de longueur à partir du 4; le système porifère
couvre presque entièrement tous les articles à partir du 3° qui,
comme les suivants, est fortement caréné au côté interne; les deux
premiers articles offrent une grosse ponctuation confluente comme
la tête; l’épistome est court, en arc de cercle, plan, ne surplombant
nullement le labre quiest large et complètement découvert; ilyaune
fossette médiane entre les yeux qui ne sont pas très écartés et dont
le lobe inférieur est légèrement renflé; le sous-menton est densément
couvert de points d’où naissent de longs poils peu serrés; les pro-
cessus jugulaires sont saillants et aigus.
Le prothorax, beaucoup plus étroit que les élytres, est convexe;
il offre de chaque côté deux petites épines transversales, l’une située
très près du bord antérieur, l’autre au milieu, les côtés étant paral-
lèles entre les deux épines et rétrécis en droite ligne à partir de la
seconde épine jusqu’à la base, l’angle basilaire étant complètement
arrondi; le pronotum est couvert de gros points qui sont confluents
sur les côtés, mais qui sur le disque laissent apparaître vaguement
un dessin luisant et convexe qui rappelle tout à fait celui des Caco-
dacnus et du Toxeutes arcuatus; le prosternum est granuleux et
il offre une longue pubescence.
Les élytres, convexes, à épipleures presque verticales, offrent
quatre côtes peu distinctes; elles sont couvertes sur toute leur
étendue de points serrés qui sont surtout gros près de la base.
Le métasternum est couvert de points très serrés et fins d’où
naît une longue pubescence dorée.
L’abdomen est orné de points très fins et clairsemés d’où naît un
poil doré, le dernier arceau étant densément ponctué et poilu.
Les pattes ont les fémurs assez courts, ovalaires, ponctués et
pubescents, surtout en dessous; les tibias sont densément ponctués
et poilus ; les tarses ont encore le dernier article assez long. Les
fémurs et les tibias antérieurs sont ponctués plus fortement que les
autres, ce caractère étant évidemment sexuel.
2. Toxeutes Mac Leayi Pascoe.
Catypnes Mac Leayi Pascoe, Journ. of Ent., Il, 1864, p. 244.
Toxeutes punclatissimus Thoms., Ann. Soc. Ent. Fr., 1877, Bull. p. cv.
- De l'Australie ; le type de Pascoe que j'ai étudié à Londres est de
Richmond River (New South Wales).
Je n’ai pas vu-le type du Toxeutes punclalissimus de Thomson,
mais la description, faite sur une femelle, s'applique absolument à
la femelle du Catypnes Mac Leayi.
Il est plus grand que le précédent (50 millimètres) et ne peut y
être rattaché que par l'intermédiaire d’un ancêtre disparu.
Les mandibules ne sont pas raccourcies chez le mâle : elles sont
très épaisses et arrondies extérieurement, mais d’ailleurs très sem-
blables.
Les antennes ne dépassent guère le milieu des élytres chez le
mâle, mais le 3° article est près de deux fois aussi long que le 1" et
que le 4°; le 1* article n’atteint pas le niveau du bord postérieur de
l’œil; les 3° article et suivants sont peu ou point carénés au côté
interne et leur sommet est peu ou point anguleux ; le système pori-
fère n’envahit pas les articles, lesquels sont éparsément ponctués : il
commence au 3° sous forme d'une fossette terminale externe, et se
complète peu à peu sur les suivants d’une fossette interne et de
fossetles basilaires qui rejoignent les premières de manière à
couvrir tout le côté interne des derniers articles.
L’épistome est très enfoncé en arrière et il est plus convexe en
avant,
Les yeux sont plus écartés et leur lobe inférieur n’est pas renflé.
La pubescence du sous-menton est moins apparente et les pro-
cessus jugulaires sont mousses.
Le prothorax offre une troisième épine latérale qui correspond à
l'angle basilaire; il est moins étroit; le pronotum est plus inégal et
le prosternum moins rugueux et moins pubescent.
La ponctuation des élytres est plus confluente, vermiculée.
Le métasternum et l’abdomen sont moins ponctués et moins
pubescents; les pattes sont plus grêles, beaucoup plus lisses et
beaucoup plus glabres; les pattes antérieures du mâle ne sont que
très peu plus ponctuées que les autres.
La femelle a les antennes un peu plus courtes et plus grêles; la
tête est moins grosse; les mandibules sont courtes, très carénées,
mais sans renflement.
12
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVII, 3 11 1904
" 4e
24
Sous-genre Toxeutes Newman.
Ann. Nat. Hist., V, 1840, p. 15.
Oncinotus Erichson, Wiegm. Arch. f. Naturg., 1842, 1, p. 219.
Les mandibules sont semblables dans les deux sexes; par compen-
sation, l'abdomen du mäle est orné de fortes brosses de poils comme
chez les Cnemopliles el chez certains Macrotoma.
L'unique espèce de ce sous-genre a surtout de l’affinité avec
T. Pascoei, mais il n’en dérive pas directement, car il a les antennes
moins allongées.
3. Toxeutes arcuatus Fabricius.
Prionus arcuatus Fab., Mant. Ins., I, 1787, p. 129. — Oliv., Ent., IV, 179%, 66,
p. 34, t. 10, fig. 38.
Cerambyx curvus Gmel., Ed. Linn., I, 4, 1789, p. 1817.
Toxeutes arcuatus Newm., Ann. Nat. Hist., V, 1840, p. 19.
Oncinotus arcuatus Erichs., Wieogm. Arch. f. Naturg., 1842, 1, p. 219.
De la Tasmanie; M. Olliff (Proceed. Linn. Soc. N. S. W., ser. 2,
II, 1887, p. 1010) le cite également de l'Australie occidentale
(Albany).
J'ai vu le type de Fabricius dans la collection Banks au British
Museum.
La longueur est de 38 à 48 millimètres, la teinte d’un brun de
poix avec les élytres plus claires.
Les antennes ressemblent tout à fait à celles du 7°. Mac Leayi, le
3° article étant cependant plus long, atteignant presque la longueur
des deux suivants réunis, le 4* arrivant en arrière au niveau du
bord postérieur de l’œil; elles sont densément ponctuées et pubes-
centes sur toute leur longueur, la ponctuation et la pubescence
étant plus serrées chez le mâle dont les antennes sont plus robustes.
La tête est constituée comme chez 7. Pascoei, sauf qu’elle n’est
pas plus forte chez le mâle que chez la femelle.
Le prothorax rappelle également celui du T. Pascoei, mais les
deux épines latérales sont bien plus développées et l’anlérieure est
recourbée en crochet vers l’arrière; le dessin lisse du pronotum
est très saillant.
Les élytres ne sont que finement et éparsément ponctuées, sauf à
la base où les points sont plus gros et plus serrés; par contre, leurs
côtes sont bien plus saillantes.
Le prosternum et le métasternum sont ponctués et pubescents
comme chez 7. Pascoei.
L'abdomen de la femelle est très finement et éparsément ponctué
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25
et glabre; celui du mâle offre sur chacun des cinq arceaux une
brosse de longs poils roux à reflet doré qui occupe presque entière-
ment l’arceau.
Les pattes offrent à peu près la même ponctuation et la même
pubescence que chez T. Pascoei, mais les fémurs sont allongés,
comme chez 7. Mac Leayi; de plus, les fémurs et les tibias antérieurs
du mâle sont rugueux; les tarses ont le dernier article plus court
que chez T. Pascoei et T. Mac Leayi.
Généalogie et répartition géographique des Toxeutes.
Les trois Toxæeutes connus offrent un remarquable chevauchement
de l’évolution, et ils ne peuvent être rattachés les uns aux autres que
par l'intermédiaire d’un ancêtre commun. Celui d’entre eux qui a
le mieux conservé le dimorphisme sexuel mandibulaire originel,
T. Mac Leayi, a également les antennes les plus courtes et il n’a
guère d’autre genre de dimorphisme sexuel; 7. Pascoei a encore
les mandibules dimorphes, mais elles sont réduites chez le mâle :
en revanche, il a les antennes les plus longues; quant au T. arcuatus,
qui est plus méridional que les précédents, il a perdu le dimor-
phisme sexuel mandibulaire et ses antennes ne se sont guère allon-
gées, mais il offre un dimorphisme sexuel prononcé de l'abdomen
et des pattes antérieures.
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27
Genre STICTOSOMUS Serville.
Ann, Soc. Ent, Fr., 1832, p. 153.
Les trois genres Sliclosomus Serv., Hephialles Thoms. et Ana-
canthus Serv. constiluent une unité systémalique représentant dans
l'Amérique du Sud les Cacodacnus dont ils sont très voisins et dont
ils ne difilèrent essentiellement que par l’étroitesse des tarses posté-
rieurs et l’allongement de leur 1“ article. Je réunirai ces trois
genres en un seul, et j'en répartirai les espèces en deux sous-genres
seulement, Slictosomus avec l'espèce semicostatus Serv., et Anacan-
thus comprenant Hephiultes et Anacanthus, la suppression de la
coupe Hephialles ayant cet avantage de ne pas nous obliger de
créer une catégorie spéciale pour l'Anacanthus aquilus Thoms.
Le genre Orthosoma, placé par Lacordaire entre Stictosomus et
Hephialtes, est complètement étranger au groupe des Callipogo-
nines : c'est un Dérobrachide, comme l’ont reconnu Le Conte et
Horn, ce que le système porifère des antennes montre facilement.
Sous-genre Stictosomus Serville.
Ann. Soc. Ent. Fr., 1832, p. 153.
Le dimorphisme sexuel mandibulaire se présente dans son état
primitif, les mandibules du mâle étant beaucoup plus longues que
celles de la femelle, la tête étant aussi notablement plus forte. Les
mandibules ont une forme spéciale : elles sont courbées vers le bas
à l’extrémité, leur carène est très mousse et leur bord interne est
en grande partie denté.
Il n’y a pas de dimorphisme sexuel des pattes antérieures ni du
sous-menton.
Les antennes sont courtes, atteignant à peine le milieu des élytres
chez le mâle; le 1° article est loin, même chez le mâle, d'atteindre
le niveau du bord postérieur de l'œil; le 3° article, rabatlu en
arrière, atteint le niveau du milieu du prothorax, et il est au moins
aussi long que les trois suivants réunis; le côté interne des articles,
à partir du 4, offre une carène flanquée de part et d'autre d’une
fossette porifère, le 3° n’offrant de carène qu’à son extrémité et ne
présentant qu’une fossette porifère terminale externe.
L'épistome est plan, légèrement échancré en avant; les yeux sont
largement séparés et leur lobe inférieur est à peine renflé.
Le prothorax, presque aussi large que les élytres, offre, de
chaque côté, comme chez Toxeutes Mac Leayi, trois dents trans-
versales, la 1° en avant du milieu, la 2° en arrière du milieu, la
3° basilaire, et il est très vaguement crénelé entre les dents.
28
Les élytres sont dentées à l'angle sutural et elles offrent quatre
côtes, la 3° étant raccourcie en avant.
Les tarses sont très primitifs, étroits, à lobes du 5° article grêles,
le dernier étant beaucoup plus long que les autres réunis.
1. Stictosomus semicostatus Serville.
Stictosomus semicostatus Serv., Ann. Soc. Ent. Fr., 1832, p. 154. — Bates, Trans.
Ent. Soc., 1869, p. 48.
Orthosoma semicostatum Casteln., Hist. nat,, II, 1840, p. 402.
De Cayenne et du Para.
La longueur est de 40 à 45 millimètres, la teinte d’un brun de
poix.
La tête est fortement rugueuse, les antennes n’offrant, comme
les mandibules, que des points épars; le sous-menton présente une
grosse ponctuation réticulée et il est glabre ; les processus jugulaires
sont saillants et un peu aigus. Le pronotum est couvert de très
gros points confluents sur les côtés et laissant sur le disque deux
espaces plus lisses peu marqués; le prosternum est simplement
granuleux et assez luisant. Les élytres offrent des côtes prononcées;
elles sont alutacées et assez finement ponctuées. Le métasternum,
l’abdomen et les pattes sont glabres et presque lisses.
Sous-cenre Anacanthus Serville.
Ann. Soc. Ent. Fr., 1832, p. 165.
Les mandibules du mâle sont raccourcies, tout en étant encore
plus robustes que celles de la femelle, étant renflées à la base.
Les antennes sont plus ou moins allongées, dépassant le milieu
des élytres chez le mâle, l’allongement portant surtout sur les
articles suivant le 3°; ce dernier est caréné au côté interne sur toute
sa longueur et la fossette porifère s’étend jusqu’à la base.
Les yeux sont moins séparés et leur lobe inférieur est plus ou
moins renflé. |
Les élytres sont à peine dentées à l’angle sutural et elles n’offrent
que trois côtes, la 3° ayant disparu.
Les tarses sont plus perfectionnés, les lobes du 5° article étant
moins grêles, le dernier étant plus court que les autres réunis.
2. Stictosomus tricostatus Thomson.
Orthosoma badium Dej., Cat., 3° édit., 1837, p. 342.
Hephialtes tricostatus Thoms., Syst. Ceramb., 1864, p. 286.
Hephialtes badium Thoms., Syst. Ceramb., 1865, p. 577.
Cayenne et Brésil (Bahia, Chapeo d'Uvas); aussi de la Guadeloupe,
d’après Sallé et Fleutiaux (Ann. Soc. Ent. Fr., 1889, p. 460).
29
Thomson a décrit d’abord les individus foncés sous le nom
d'A. tricostalus, puis les individus clairs et plus ou moins immatures
sous le nom d’Æ. badium. Je suis d’accord avec M. Gahan (Trans.
Ent. Soc., 1895, p. 84) pour considérer le Prionus sulcatus Oliv.
comme n'étant pas celte espèce.
La longueur est de 16 à 32 millimètres, la teinte variant du testacé
au brun marron plus ou moins obscur.
Les antennes dépassent, mais de peu, le milieu des élytres chez
le mâle et elles ne sont pas loin de l’atteindre chez la femelle; le
1% article n’atteint pas le bord postérieur de l’œil; le 3° est presque
égal aux deux suivants réunis.
Les côtés du prothorax ont à peu près la même structure que
chez le précédent, mais les épines sont moins fortes et la crénelure
plus distincte.
Il n'y a pas de dimorphisme sexuel des pattes antérieures; le _
sous-menton est plus densément ponctué et il est velu chez le mâle.
L’épistome est concave et fortement échancré au milieu en avant.
Les mandibules offrent une ponciuation assez serrée; les antennes
sont finement et éparsément ponctuées; la tête montre une grosse
ponctuation qui n’est, en général, serrée que derrière les yeux. Le
pronotum est couvert de points épars assez gros, sauf sur un dessin
convexe assez vague constitué de deux polygones discoïdaux et
d’une accolade basilaire, deux dépressions postérieures étant de
cette façon assez marquées; le prosternum est très finement et très
éparsément ponctué. Les élytres ont les côtes faibles, et elles sont
assez peu densément mais assez fortement ponctuées. Le métaster-
num, l’abdomen et les pattes sont glabres et très finement ponctués,
Les tarses sont encore assez étroits, et leur dernier article est à
peine plus court que les autres réunis.
3. Stictosomus aquilus Thomson.
Anacanthus aquilus Thoms., Syst. Ceramb., 1865, p. 577. — Lacord., Gen. Col.,
VIII, 1869, p. 148, not. 2.
Cette espèce n’a encore été rencontrée qu’en Colombie.
Elle est plus voisine à certains égards du $. tricostatus que du
S. coslatus, mais elle est par quelques caractères intermédiaire
entre ces deux espèces, sans constituer évidemment leur transition
réelle.
La longueur est de 21 à 30 millimètres, la teinte d’un brun mar-
ron rougeûtre.
Les antennes, notablement plus robustes chez le mâle que chez la
femelle, dépassent le tiers postérieur des élytres chez le mâle, leur
moilié chez la femelle; le 1” article atteint le niveau du bord posté-
rieur de l’œil chez le mâle; le 3° est au moins égal aux deux suivants
réunis.
Les côtés du prothorax n’ont plus d’épines, mais ils sont très net-
tement crénelés sur toute leur étendue.
Les pattes antérieures du mâle sont bien plus fortement et plus
densément ponctuées que les autres et que celles de la femelle, et
elles sont un peu scabres.
Le sous-menton est couvert de longs poils peu serrés qui ne sont
guère plus nombreux chez le mâle que chez la femelle.
L’épistome est à peu près constitué comme dans l'espèce précé-
dente.
Les mandibules sont rugueuses; les antennes sont finement et
éparsément ponctuées, et elles sont ornées en dessous de longs
poils; la têle offre une grosse ponctuation confluente et rugueuse
derrière les yeux; le lobe inférieur de ceux-ci est plus renflé que
dans les autres espèces. Le pronotum est rugueux sur les côtés,
inégal et presque lisse sur le disque qui montre deux convexités
assez prononcées, le prosternum est obsolètement rugueux et
pubescent. Les élytres ont les côtes très prononcées, et elles sont
couvertes de gros points peu serrés formant vaguement un réseau.
Le métasternum est assez densément mais finement ponctué et
poilu ; l'abdomen est faiblement ponctué et poilu; les fémurs sont
lisses et glabres, les tibias assez densément ponctués et poilus.
Les tarses sont moins étroits que chez les précédents, mais le
1% article des tarses postérieurs est remarquablement allongé; par
contre, le dernier est notablement plus court que les autres réunis.
4. Stictosomus costatus Serville.
Anacanthus costatus Serv., Ann. Soc. Ent. Fr., 1832, p. 166.
Espèce du Brésil méridional, commune aux environs de Rio-de-
Janeiro.
La longueur est de 37 à 40 millimètres, la teinte d’un noir de
poix.
Les antennes, notablement plus robustes chez le mâle que chez
la femelle, atteignent le quart postérieur des élytres chez le mâle,
mais seulement leur moitié chez la femelle; le 1° article dépasse le
niveau du bord postérieur de l’œil chez le mâle, mais il ne atteint
pas chez la femelle; le 3° est au moins égal aux deux suivants
réunis.
Les côtés du prothorax sont dépourvus d’épines : celles-ci ne
trahissent plus leur présence que par l'indication très vague de trois
angles ; les crénelures latérales sont très faibles.
31
Les pattes antérieures du mâle offrent un dimorphisme sexuel
très prononcé : elles sont extrêmement scabres et même presque
épineuses en dessous des fémurs.
Le sous-menton est glabre et finement ponctué chez la femelle;
chez le mâle, il est très densément et assez brièvement velu.
L’épistome est presque droit et un peu convexe en avant; il est
enfoncé en arrière.
Les mandibules sont fortement ponctuées; les antennes offrent
une ponctuation fine et éparse, le 1% article chez le mâle étant un
peu rugueux; la tête montre une grosse ponctuation confluente en
arrière. Le pronotum n'offre qu’une ponctuation éparse : il est très
inégal, le disque étant plan en avant, concave en arrière et flanqué
de part et d’autre d’un escarpement rendant les côtés presque verti-
caux, ces inégalités n'étant d’ailleurs que l’exagération de ce que
présentent les autres espèces. Le prosternum est finement et épar-
sément ponctué et glabre. Les élytres ont les côtes très prononcées
et elles montrent une ponctuation assez fine et assez serrée. Le
métasternum, l'abdomen et les pattes sont glabres; le métasternum
présente quelques gros points, l’abdomen et les pattes une ponctua-
tion fine et éparse.
Les tarses, normaux, ont le dernier article notablement plus
court que les autres réunis.
Généalogie et répartition géographique des Stictosomus.
Stictosomus semicostatus est un Insecte remarquablement pri-
mitif par ses tarses, plus archaïque sous ce rapport que n'importe
quel Cacodacnus ou Toxeutes, mais ses mandibules sont cœnogé-
nétiques. Cette espèce est probablement répandue dans toute
l’Amazonie, et elle doit être considérée comme l’ancêtre du type
Anacanthus à mandibules raccourcies et à tarses moins primitifs.
Parmi ces derniers, S. tricostatus, du Nord du Brésil, peut être
envisagé comme réalisant à peu près la forme ancestrale intermé-
diaire entre S. aquilus de Colombie et S. costatus du Brésil méri-
dional. IL est à remarquer que S. aquilus, tout en ne pouvant pas
être considéré comme un ancêtre de S. costatus, offre l’ébauche
d’un certain nombre des caractères qui témoignent de la supériorité
de S. costatus sur les autres espèces du genre.
Si l’on désirait conserver la coupe Hephialtes de Thomson à
titre de sous-genre, elle devrait comprendre à la fois S. tricostatus
et S. aquilus, ce dernier se rattachant manifestement à S. fri-
costatus et n’offrant que par convergence certains caractères
communs avec S. costalus.
32
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Genre HOPLODERES Serville,
Ann. Soc. Ent. Fr.. 1832, p. 147.
J'ai réuni à Hoploderes le genre Pixodarus Fairm. à titre de
sous-genre primitif dans ma Faune des Longicornes de l’Afrique
tropicale (Ann. Mus. Congo, Zool., sér. 3, II, 1903, p. 98).
Serville, en plaçant le genre Hoploderes dans le même groupe
que ses Ænoplocerus, Orlhomegas et Platygnathus, était mieux
inspiré que Lacordaire qui, dans son Genera, n’ayant pas fait la
distinction entre les épines prothoraciques fines dérivant d’une
crénelure et les larges épines triangulaires procédant directement
d’un rebord latéral entier, a égaré Hoploderes, comme Catypnes,
près de ses Prionides vrais.
Les épines latérales du prothorax d’Hoploderes sont typiquement
au nombre de cinq, mais ce nombre varie, comme aussi le dévelop-
pement des épines, même pour un individu donné : le type de
l’Hoploderes Grandidieri Fairm. offre quatre épines à droite et six
épines à gauche. IL est certain que ces épines minces et aiguës
dérivent d’une crénelure primitive comme celles que l’on observe
chez les Callipogon et notamment chez l’'Enoplocerus armillatus,
lequel a aussi perdu toute trace de crénelure au prothorax.
Cela posé, toute la structure d’Hoploderes rattache ce genre aux
Callipogonines : il est même à remarquer que la sculpture de la
tête de l’Hoploderes nyassæ rappelle singulièrement la même sculp-
ture chez Callipogon luctuosus, cette sculpture étant absolument
originale et propre à ces deux Insectes.
Hoploderes ayant conservé un abdomen normal est plus primitif
que les Ergates et les Callipogon : le genre est aussi plus primitif
que la plupart de ceux-ci par la similitude de forme du prothorax
dans les deux sexes, comme cela se voit chez Platygnathus, chez
Cacodacnus, chez Toxeutes, chez Jamivonus et chez Spiloprionus, où
cette similitude est palingénétique. D'autre part, les mandibules
sont courtes dans les deux sexes et simplement renflées à la base
chez le mâle : par conséquent Hoploderes est supérieur à Platygna-
thus, à Cacodacnus, à Toxeutes et à Jamivonus; il est aussi allé
au delà de Cacodacnus, de Toxeutes et de Jamwonus dans l’évolution
par la présence de ponctuation sexuelle sur le prothorax du mâle, et
même sur les élytres du mâle, ce dernier caractère n’existant chez
aucun autre genre de Prionides.
Les antennes des Hoploderes n’ont pas la gracilité de celles des
genres Platygnathus, Cacodacnus et Jamwonus, et leur 5° article est
notablement moins long que les deux suivants réunis : c’est plutôt
des antennes du genre Toxeutes que les antennes du genre /oplo-
deres se rapprochent, ainsi que de celles du genre Hystatus.
Hoploderes est donc un type original qui offre de l’affinité avec
tous les genres de Callipogonines en général, mais avec aucun d’eux
d’une manière particulière : le genre se rattache par conséquent
directement à la souche éteinte du groupe.
Les épisternums métathoraciques, médiocrement larges, ont les
bords parallèles et ils sont un peu rétrécis en arrière.
Les tarses sont très perfectionnés, assez larges, à dernier article
au plus aussi long que les autres réunis; les tarses antérieurs sont
dilatés chez le mâle; les fémurs et les tibias antérieurs, dans le
même sexe, sont plus ou moins allongés et scabres, avec le côté
interne du tibia frangé de longs poils vers l’extrémité.
Chez le mâle, les antennes dépassent l’extrémité du corps, mais
elles ne dépassent que de peu le milieu des élytres chez la femelle;
le dernier article est long et aigu chez le mâle, court et arrondi au
bout chez la femelle; le 1“ article, robuste et un peu allongé, atteint
le niveau du bord postérieur de l'œil; le côté interne des derniers
articles est caréné, le système porifère, simplement ponctué,
s'étendant à droite et à gauche de la carène; les tubercules antenni-
fères sont dressés et plus ou moins aigus; l’épistome est vertical en
avant, concave en arrière; le prothorax est fortement étranglé en
arrière; les élytres sont dentées à l’angle sutural et dépourvues de
côtes.
Sous-genre Pixodarus Fairmaire.
Ann. Soc. Ent, Fr., 1887, p. 325.
Les antennes sont totalement dépourvues d’épines, glabres et sans
aspérités chez le mâle; les yeux sont très distants, transversaux,
étroits, à lobe inférieur nullement renflé; l’angle basilaire du pro-
thorax est complètement effacé et le bord antérieur offre une frange
très courte avec un fascicule de longs poils de chaque côté près de
la tête; les pattes antérieures du mâle sont très peu scabres et à
peine allongées, leurs tarses sont peu élargis et la frange des tibias
est médiocrement développée.
1. Hoploderes nyassæ Bates.
Hoplideres nyassæ Bates, Ent. Month. Mag., XIV, 1878, p. 272.
Pixodarus nyasse Fairm., Ann. Soc. Ent. Fr., 1887, p. 325. — Distant, Ann. Nat.
Hiat,, ser. 7,1, 189,578
Pixodarus pretorius Distant, Ann. Nat. Hist., ser. 7, I, 1898, p. 368.
Hoploderes nyassæ Lameere, Ann. Mus. Congo, Zool., sér. 3, Il, 1905, p. 99, t. IT,
fig. 8.
Cette espèce habite l’Afrique orientale allemande, le Katanga et
le Transvaal : il est encore difficile de déterminer si l'Afrique orien-
tale ou l’Afrique australe est sa palrie primitive, mais il est vrai-
semblable que c’est plutôt l’Afrique orientale.
Le Pixodarus pretorius Distant, dont je n’ai pas vu le type, est
fondé sur un exemplaire unique trouvé à Prétoria, qui, d'après la
description, ne diffère du Pixodarus nyassæ décrit de Delagoa-Bay
par M. Distant que par la teinte ferrugineuse des élytres, la faiblesse
des trois épines intermédiaires des côtés du prothorax, une sculpture
et une forme un peu autre de l’écusson : ce sont là des caractères
qui peuvent, lorsque l’on n’a que deux individus à comparer, être
considérés comme ayant de la valeur, mais ils ne permettent même
pas de laisser subsister deux variélés, tant ces caractères sont
inconstants, lorsque l’on considère plusieurs exemplaires. Chez les
Prionides, des caracières qui dans d’autres groupe permettraient de
séparer des genres, varient souvent d’un individu à l’autre chez la
même espèce,
La longueur est de 27 à 53 millimètres, la teinte d’un noir mat,
les élytres étant parfois brunâtres; la frange antérieure du prothorax
est jaunâtre, le fascicule de poils latéral d’un orangé vif. Les antennes,
peu robustes, offrent une ponctuation éparse qui devient un peu
âpre sur les derniers articles chez le mâle ; les tubercules antenni-
fères et les processus jugulaires sont mousses; le sous-menton est
concave, glabre et granuleux ; la têle offre en dessus une sculpture
formée de points superficiels énormes et confluents, et elle est un
peu granuleuse derrière les yeux; le pronotum montre la même
sculpture que la tête, mais plus serrée sur le disque ; la ponctuation
sexuelle qui couvre entièrement le pronotum et le prosternum chez
le mâle est fine et superficielle, non réticulée; les épines du rebord
latéral sont normalement au nombre de cinq, égales et également
espacées, mais les deux dernières ont une tendance à se réunir; il y
en a parfois qui restent petites ou bien, au contraire, qui se
bifurquent, et il peut y en avoir de petites intermédiaires; dans les
deux sexes, il y a quelques gros points et des granulations sur le
prosternum ; les élytres sont finement rugueuses, vermiculées près
de l’écusson : chez le mâle, la ponctuation sexuelle fine et un peu
réticulée qui les recouvre entièrement les rend mates, mais chez la
femelle, elles sont un peu luisantes près de l’écusson; sous l'épaule,
qui est dépourvue d’épine, le rebord épipleural, qui n’est pas
particulièrement élargi, est légèrement denté en scie dans les deux
sexes; le métasternum et l’abdomen sont couverts d’une courte
pubescence grisâtre, éparse, qui nait d’une ponctuation assez fine
devenant granuleuse sur les épisternums métathoraciques et sur les
côtés de l’abdomen ; les pattes sont éparsément ponctuées, les points
donnant naissance à des poils qui sont grisâtres sur les fémurs et
roux sur les tibias dont le côté interne est densément ponctué et
pubescent ; le paronychium tarsal montre très nettement deux soies.
36
Sous-genre Hoploderes Serville.
Ann. Soc. Ent. Fr., 1832, p. 147.
Les antennes sont épineuses, au moins chez le mâle, où elles sont
aussi couvertes d’aspérités; les yeux sont plus rapprochés, avec le
lobe inférieur renflé; l’angle basilaire du prothorax est marqué, et
le bord antérieur offre une frange aussi longue que le fascicule de
poils situé de chaque côté contre la tête; les pattes antérieures du
mâle sont très scabres et notablement allongées, leurs tarses sont
très élargis et la frange des tibias est très développée.
Ces Insectes sont tous de Madagascar.
2. Hoploderes aquilus Coquerel.
Hoplideres aquilus Coquer., Ann. Soc. Ent. Fr., 1859, p. 254, t. 7, fig. 2 (Q).
Hoplideres Grandidieri Fairm., Ann. Soc. Ent. Belg., XXX VIIT, 1894, p. 146 ()-
J'en ai vu un mâle du Musée de Hambourg provenant de Nosy Bé
comme la femelle type de Coquerel; le mâle type que m’a commu-
niqué M. Fairmaire est de Madagascar (Ankarahitra).
La longueur est de 52 à 70 millimètres, la teinte d’un noir de poix
avec les élytres parfois rougeâtres; la frange antérieure du pro-
thorax est d’un jaune doré. Les antennes du mâle sont très robustes
et glabres; leurs 3° à 10° articles présentent au côté externe une
fine épine terminale, et il y a une épine semblable, mais moins
développée, à l'extrémité de leur carène interne; les trois premiers
articles sont rugueux et mats, les suivants sont luisants et couverts,
surtout aux côtés interne et externe, d’aspérités serrées et très pro-
noncées; les tubercules antennifères et les processus jugulaires
sont très saillants et assez aigus; le sous-menton est concave, den-
sément ponctué et couvert, de même que le menton, de longs poils
roux très serrés ; le dessus de la tête offre des rugosités très fortes et
serrées, cette sculpture faisant place à des granulations derrière les
yeux; le pronotum, couvert chez le mâle, comme le prosternum,
d’une ponctuation sexuelle très fine et peu serrée, est extrêmement
rugueux ; les épines latérales du prothorax, normalement au nombre
de cinq, varient de grandeur et de position ; le prosternum est ridé
transversalement et obsolètement granuleux; les élytres sont extré-
mement rugueuses à la base qui est assez brillante, et puis elles
deviennent presque subitement mates et finement vermiculées, la
ponctuation sexuelle qui les recouvre entièrement chez le mâle
étant très fine et peu serrée; leur rebord épipleural n'est pas parti-
culièrement élargi, et il est denté en scie sur l’épaule qui est elle-
M ates86r, Case CPR de
37
même saillante; le métasternum et l’abdomen sont couverts d’une
pubescence grisâtre assez longue qui naît d’une ponctuation assez
serrée; les pattes offrent une ponctuation serrée un peu râpeuse, les
points donnant naissance à une pubescence grisâtre sur les fémurs,
roussâtre sur les tibias, dont le côté interne est plus ponctué et plus
pubescent; les pattes antérieures du mâle sont très allongées et
extrêmement scabres.
3. Hoploderes rugicollis GC. O. Waterhouse.
Hoplideres rugicollis Waterh., Cistul. Entom., Il, 1878, p. 289, — Künckel, dans
Grandid., Hist. natur. de Madag., XXII, Col., IT, Atlas, 2’ part., 1890, t. 55, fig. 6
(R)-
J'en ai vu un mâle de la baie d’Antongil (Musée de Tring);
la femelle type de M. Waterhouse provient des environs d’Antana-
narivo.
Cette espèce est très voisine de la précédente; elle en diffère par
les yeux plus rapprochés en dessus, les antennes moins épineuses
au sommet interne, les rugosités de la tête s'étendant moins en
arrière où elles font place à des granulations comme derrière les
yeux, le bord antérieur du prothorax moins sinueux, les rugosités
du pronotum plus faibles, les élytres dépourvues de rugosités à leur
base, offrant seulement des points assez épars qui sont assez gros à
la base, mais très fins sur le reste de leur étendue, les fémurs
luisants et moins densément ponctués.
4. Hoploderes spinipennis Serville.
Hoplideres spinipennis Serv., Ann. Soc. Ent. Fr., 1832, p. 148. — Klug, Abhandl.
Berl. Acad., 1832, p. 205(cŸ).— Coquer., Ann. Soc. Ent. Fr., 1859, p. 254 (Q).
De Madagascar; les exemplaires du Musée de Tring proviennent
de la baie d’Antongil.
La longueur est de 27 à 45 millimètres, la teinte d’un noir de
poix avec les élytres brunûtres; la frange antérieure du prothorax
est d’un jaune roussâtre. Les antennes du mâle sont robustes et
poilues; leurs 3° à 10° articles présentent au côté externe une forte
épine terminale, et il y a une épine semblable, mais moins déve-
loppée, à l'extrémité de leur carène interne; tous les articles sont
couverts d’une ponctuation serrée et râpeuse, sans offrir d'aspérités
prononcées; les tubercules antennifères et les processus jugulaires
sont très saillants et assez aigus; le sous-menton est plan, très
rugueux et couvert de longs poils épars; le dessus de la tête offre
de fortes rugosités remplacées en arrière et derrière les yeux par
des granulations; le pronotum, couvert chez le mäle, comme le
prosternum, d’une ponctuation sexuelle très fine et peu serrée, est
très rugueux, surtout sur le disque, les rugosités ayant cependant
parfois une tendance à s’effacer; il y a de chaque côté cinq épines
dont les deux postérieures sont rapprochées et réunies à leur base,
la 1° étant petite; le prosternum est granuleux; les élytres sont
ponctuées assez éparsément et assez finement à la base et en même
temps vermiculées, surtout près de l’écusson et derrière l'épaule,
les vermiculations se distinguant vaguement sous forme de linéoles
sur le reste de leur étendue; la ponctuation sexuelle qui les recouvre
entièrement chez le mâle est très fine et réticulée; leur rebord épi-
pleural est très élargi, ce qui leur donne une ampleur particulière;
il est fortement denté en scie sous l’épaule qui est épineuse; le
métasternum et l’abdomen sont couverts d’une pubescence grisâtre
assez longue qui naît d’une ponctuation serrée; les pattes offrent
une ponctuation serrée un peu àpre à l'extrémité des fémurs, Îles
points donnant naissance à une pubescence grisâtre sur les fémurs,
roussâtre sur les tibias dont le côté interne est plus ponctué et plus
pubescent; les pattes antérieures du mâle sont médiocrement allon-
gées et médiocrement scabres.
Les tarses ont le dernier article plus court que dans les espèces
précédentes.
Chez la femelle, que je n’ai pas vue, les antennes seraient, d’après
Lacordaire, inermes avec le sommet externe (n’est-ce pas plutôt le
sommet interne?) des 8° à 10° articles anguleux; l'épaule des élytres
serait inerme et leur repli épipleural non denticulé à la base,
d’après Lacordaire, mais d’après Coquerel, le repli épipleural serait
très finement denté en scie à la base et l’épaule des élytres offrirait
une épine courte. Il est vraisemblable que chez la femelle il y a
simplement atténuation variable des caractères du mâle.
5. Hoploderes lævicollis Pascoe.
Hoplideres lævicollis Pascoe, Ann. Nat. Hist., ser. 3, XIX, 1867, p. 412.
De Madagascar, probablement d’une localité peu accessible, car
je n’en connais que deux individus, la femelle type de Pascoe au
British Museum et une femelle du Musée de Hambourg. La position
exacte de cette espèce dans le système ne pourra être fixée que
lorsque le mâle sera découvert. Je décris l'espèce d’après la femelle
du Musée de Hambourg, ayant négligé d'examiner en détail Le type
de Pascoe à Londres.
La longueur est de 37 millimètres, la teinte d’un noir de poix; la
frange antérieure du prothorax est rousse. Les antennes sont gla-
Hs 0 à RNA D Fa N tr he à
39
_bres; le 3 article est épineux au sommet externe, le sommet interne
des 6° à 10° est anguleux; le 1“ et le 9° articles sont couverts de gros
points serrés, les suivants ne sont qu'éparsément ponctués, sauf
au sommet, et les derniers sont obsolètement ridés ; les tubercules
antennifères sont peu saillants et mousses, les processus jugulaires
faiblement saillants et aigus; le sous-menton est concave, obsolète-
ment rugueux et couvert de poils très courts, épars; le dessus
de la tête est presque lisse, des points obsolètes se distinguant en
avant et quelques granulations derrière les yeux; le pronotum
montre à peine des traces d’une ponctuation effacée, mais il y a de
part et d’autre du disque une convexité arrondie assez prononcée;
les côtés du prothorax offrent quatre épines, les deux dernières
réunies à leur base et situées au milieu, une cinquième épine, très
faible, se voyant à droite près de l'extrémité de la 3; l’angle basi-
laire est très marqué; le prosternum offre une courte pubescence
clairsemée et une ponctuation très obsolète; les élytres sont assez
fortement et assez densément ponctuées à la base, la ponctuation
devenant subitement fine et très serrée, puis devenant tout à fait
obsolète en même temps que l’élytre devient mate, la base étant
luisante ; le rebord épipleural n’est pas particulièrement élargi et il
ne présente à l’épaule qu’une trace très faible de crénelure; le
métasternum et l'abdomen sont couverts d’une pubescence grisâtre
assez longue qui naît d’une ponctuation fine et peu serrée; les pattes
offrent une fine ponctuation plus serrée sur les tibias, cette ponc-
tuation donnant naissance à des poils; le paronychium tarsal
montre très nettement deux soies.
Généalogie et répartition géographique des Hoploderes.
L’'Hoploderes nyassæ, de l’Afrique orientale et appartenant au
sous-genre Pixodarus, est, par ses antennes inermes, primitif par
rapport aux vrais Hoploderes qui sont de Madagascar. Celui de ces
derniers qui se rapproche le plus de l’'H. nyassæ est l'espèce de
Nosy Bé et de l'Ouest de Madagascar, A. aquilus; H. rugicollis, de
l'Est de Madagascar, est allé plus loin dans l’évolution, de même que
les deux autres espèces, H. spinipennis et H. lœvicollis, Ces diverses
formes ont chacune leur originalité et ne paraissent pas descendre
directement l’une de l’autre; des types intermédiaires sont encore
à découvrir ou ont été engloutis avec la terre qui rattachait jadis
Madagascar au grand continent équatorial.
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Genre JAMWONUS Harold.
Coleopt. Hefte, XVI, 1879, p. 158.
En rapprochant ce genre du genre Orthomegas, M. Kolbe (Berl,
Ent. Zeit., XLV, 1900, p. 298), a parfaitement reconnu sa position
naturelle parmi les Callipogonines : c’est la ressemblance des
mandibules qui a mis M. Kolbe sur la voie. Si l’on compare
Jamwonus d’autre part avec Eurypoda et avec Cacodacnus, le
rapprochement devient évident, Jamwonus offrant un mélange des
caractères de ces divers genres.
Les mandibules offrent un dimorphisme sexuel prononcé; elles
sont courtes et triangulaires avec deux dents internes chez la
femelle; chez le mâle, elles sont toujours plus développées, très
velues au côté interne, et elles offrent près de l'extrémité une forte
dent supérieure dirigée obliquement de dehors en dedans, cette
dent ressemblant beaucoup à l’extrémité même de la mandibule qui
forme une seconde dent dirigée légèrement vers le bas. Chez le mâle
major, les mandibules sont notablement plus longues que la tête et
étroites, irrégulièrement dentées sur leur dernier tiers; chez le
mâle minor, elles sont de la longueur de la tête, plus trapues et
dentées intérieurement presque jusqu'à la base.
Si Jamwonus, par ses mandibules, ressembie indiscutablement au
genre Callipogon, il en diffère essentiellement par le dernier arceau
ventral de l’abdomen du mâle qui est resté entier et aussi primitif
que chez Eurypoda et Hoploderes. La dent supérieure des mandi-
bules de Jamiwonus et de Callipogon n’est d’ailleurs que l’exagération
de la convexité de la carène mandibulaire d’Eurypoda et d’Hystalus.
Jamiwvonus a le même épistome large et court, formant un
bourrelet vertical en avant, que l’on trouve chez Eurypoda paran-
dræformis ; les tarses, larges et courts, parfaitement spongieux en
dessous, sont également identiques; il en est encore de même des
antennes qui sont grêles dans les deux sexes, dépassant peu le
milieu des élytres chez le mâle, ne l’atteignant pas chez la femelle,
avec le 1% article très court, plus ou moins globuleux, le 5° pas
beaucoup moins long que les deux suivants réunis; tous les articles,
à partir du 3, offrent au côté interne, comme chez Toxeutes Pascoeë,
une carène qui est surtout prononcée sur les derniers et qui est
flanquée de part et d’autre par un système porifère finement
ponctué commençant au sommet du 3° par une double fossette
terminale.
Le prothorax, étroit, guère plus large que la tête et bien plus
étroit que les élytres à leur base, a les côtés presque droits avec le
rebord latéral faiblement crénelé ou non et offrant, comme chez
Cacodacnus et chez Toxeutes Pascoei deux épines; seulement, de ces
LEA nf D b à FE APM DE * t'a ps % à -
42
épines, qui sont également courtes et grêles, et dirigées un peu
en arrière, il y en a une médiane, correspondant à l’angle latéral et
une autre correspondant à l'angle basilaire. On ne voit aucune
trace de ponctuation sexuelle, comme chez Cacodacnus et chez
Toxeutes, et cela contrairement à ce que montre Callipogon.
Les élytres sont dentées à l’angle sutural et leurs côtes sont assez
saillantes, surtout chez la femelle,
Les épisternums métathoraciques sont larges, à bords parallèles,
tronqués sur toute leur largeur en arrière, différence importante
d'avec Callipogon, Gacodaenus, etc.
En compensation de l’absence de ponctuation sexuelle, ce genre
offre chez le mâle un caractère sexuel secondaire dont le dévelop-
pement est inversement proportionnel au développement des man-
dibules, mais qui manque au mâle de très petite taille; le sous-
menton est creusé d’une profonde dépression fortement velue, à
bords latéraux relevés, surtout en avant, en une carène mousse
dirigée du côté interne. Cette particularité rappelle tout à fait ce qui
existe chez Slenodontes lobigenis ; elle peut n'être représentée que
par l’existence sous le sous-menton de deux tubercules mousses
antérieurs; chez les femelles robustes, ces tubercules peuvent se
montrer aussi.
1. Jamwonus subcostatus Harold.
Jamwonus subcostatus Harold, Col. Hefte, XVI, 1879, p. 159. — Lameere, Ann.
Mus. Congo, Zool., sér. 3, IL, 1903, p. 97, t. ILL, fig. 7.
Famwonus sticheli Kolbe, Berl. Ent. Zeit., XLV, 1900, p. 297, t. IV, fig. 1.
Il a été rencontré dans l'Afrique orientale allemande, dans la
région du Kasai au Congo et dans le Congo français.
La longueur est de 36 à 63 millimètres, la teinte d'un noir de
poix ; la ponctuation de la tête et des antennes est très éparse, celle
du prothorax presque nulle; les élytres offrent une ponctuation
excessivement fine et très serrée qui est parfois peu apparente;
le métasternum est pubescent et assez densément ponctué; l’ab-
domen et les pattes sont éparsément ponctués.
Ainsi que je l’ai expliqué récemment (Ann. Mus. Congo, 1903,
p. 97), ayant examiné les types de von Harold et de M. Kolbe au
Musée de Berlin, je considère les deux espèces décrites comme
fondées sur des formes différentes du mâle.
Le mâle du J. subcostatus peut varier d’après trois caractères, la
taille d’abord, deux caractères sexuels secondaires ensuite ; ces der-
niers se compensent et sont aussi en relation avec la taille. Le mâle
minor (subcostatus) a de courtes mandibules et un sous-menton
creux et velu; le mâle najor (Sticheli) a au contraire de longues
43
mandibules et un sous-menton plan et glabre; entre les deux se
trouve un mâle medius qui a de médiocres mandibules et un sous-
menton creusé mais glabre; il y a aussi un mâle minimus à courtes
mandibules et à sous-menton plan et glabre; un mâle maximus
réunissant à des mandibules très grandes un sous-menton creux
ei velu, n'existe probablement pas.
Les petites femelles offrent un sous-menton tout à fait simple,
mais chez les femelles de taille plus grande, il y a une trace du
caractère sexuel secondaire du mâle.
Genre ERGATES Serville.
Ann. Soc. Ent. Fr., 1832, p. 143.
Dans tous les mâles des genres précédents, le dernier arceau
dorsal de l’abdomen ne dépasse pas ou ne dépasse guère en arrière
le dernier arceau ventral : c’est à peine si chez quelques types l’on
constate une légère échancrure du cinquième arceau ventral, et
toujours le sixième reste invisible. Dans les mâles du genre £rgates,
le dernier tergite dépasse notablement le cinquième sternite abdo-
minal : celui-ci est nettement échancré, et le sixième sternite com-
mence à être visible sous forme d’un court arceau bilobé dépassant
un peu le bord du cinquième. Ce caractère est en quelque sorte le
précurseur de celui que nous constatons dans le genre Callipogon,
où le cinquième sternite, très échancré, laisse complètement à
découvert le sixième, celui-ci s'étant même allongé de manière
à couvrir entièrement le dessous du dernier tergite.
A cette particularité sexuelle, viennent s’en ajouter trois autres.
Le prothorax du mâle est renflé et couvert de ponctuation
sexuelle, sauf sur les espaces pronotaux suivants qui restent lisses :
une accolade basilaire prolongée plus ou moins sur la ligne
médiane; deux grands espaces discoïdaux placés transversalement;
de chaque côté trois petits espaces parfois plus ou moins réunis.
Le dessous des antennes du mâle est couvert de fines aspérités,
Les pattes antérieures du mâle sont plus ou moins scabres.
Les mandibules sont raccourcies chez le mâle, et c’est seulement
chez l’espèce la plus primitive que l’on constate encore une diffé-
rence d'avec celles de la femelle.
Les épisternums métathoraciques ne sont qu’un peu rétrécis en
arrière, comme chez les Hoploderes.
Les élytres sont épineuses à l’angle sutural.
Outre la pilosité qui les revêt en dessous, ces Insectes offrent en
dessus une pubescence très fine.
Les Ergates doivent constituer trois sous-genres.
EN
PET RE CERN MEN Se ER
44 à
Sous-genre Ergates Serville.
Ann. Soc. Ent. Fr., 1832, p. 145.
Le dimorphisme mandibulaire originel s’est en partie conservé :
les mandibules du mâle sont renflées en bosse à la base, et la tête du
mâle est plus ou moins volumineuse comparée à celle de la femelle,
Les yeux sont très écarlés et très primitifs : ils sont transversaux,
leur lobe inférieur est à peine renflé et leur échancrure est encore
faible.
Le 1‘ article des antennes est resté très court : il est loin d’at-
teindre le niveau du bord postérieur de l’œil même chez le mâle.
Par contre, l’antenne a subi un allongement qui n’existe pas dans
les autres sous-genres : chez le mâle, le 3° article, qui est égal aux
deux suivants réunis, dépasse en arrière le niveau de l’angle latéral
du prothorax, et l’antenne dépasse presque l’extrémité du corps;
chez la femelle, l’antenne atteint le milieu des élytres.
Le prothorax du mâle a les côtés finement crénelés et arrondis;
c’est à peine si parfois l’on distingue une trace de l’angle latéral pas
loin en arrière du milieu; chez la femelle, le prothorax, plus étroit,
a les côtés tout aussi faiblement crénelés que chez le mâle; ces côtés
vont en divergeant, presque en droite ligne jusqu’à l’angle latéral
qui est bien marqué, puis ils convergent en droite ligne jusqü’au
bord postérieur, l’angle basilaire étant à peine ramené en avant et
assez nettement indiqué. Les dessins lisses du pronotum du mâle ne
sont pas enfoncés; des trois petits espaces latéraux, l’antérieur est
réuni au plus externe.
Les pattes antérieures du mâle sont plus scabres que dans les
autres sous-genres et elles sont allongées.
Les côtes des élytres sont très peu visibles.
Les tarses ont le 1° article un peu allongé, surtout aux paites
postérieures, où est il aussi long que les deux suivants réunis, les
lobes du 3° étant assez grêles; ils sont d’ailleurs parfaitement spon-
gieux en dessous et le dernier article est plus court que les autres
réunis.
La forme générale est plus courte et plus large que dans les autres
sous-genres.
1. Ergates faber Linné.
Cerambyx faber Linn., Syst. Nat., Edit. XII, 1767, II, p. 622 (QC).
Prionus faber Fab., Spec. Ins., 1781, 1, p. 204. — Panz., Fauna Germ.., 9, (793, D (9).
— Oliv., Entom., IV, 1795, 66, p. 18, t. 9, fig. 35 (C).
Cerambyx poriitor Schrank, Schrift. Berl. Ges. Nat. Fr. Il, 1781, p. 312 (Ÿ).
45
Prionus bulzanensis Laichart., Verz. Tyr. Ins., Il, 1784, p. 1 (9).
_ Prionus serrarius Panz., FaunaS erm., 9, 1795, 6 (cd).
Prionus obscurus Oliv., Entom., IV, 1795, 66, p. 26, t. 1, fig. 7 (7).
Ergates serrarius Serv., Ann. Soc. Ent. Fr., 1832, p. 144. — Muls., Longic., Edit.I,
1839, p. 22.
Ergates faber Redtenb., Fauna austr., Edit. II, 1858, p. 839. — Muls., Col. Fr.,
Edit. II, 1862, p. 45. — Fairm., Gen. Col., IV, 1864, t. 35, fig. 159 (cf), 160
(P).
Ergates opifex Muls., Mém. Acad. Lyon, 1851, p. 122.
Ergates grandiceps Tournier, Rev. Zool., 1872, p. 257.
Espèce de l'Orient (Bagdad, Syrie) qui s’est répandue dans l’Europe
méridionale et moyenne et que l’on retrouve en Algérie,
M. Théry a eu l’obligeance de me communiquer une femelle
d'Algérie, ce qui m'a permis de constater que l’Ergates opifex
Muls. ne constitue pas même une variété. Quant à l’Ergates gran-
diceps Tournier, de Bagdad, M. Pic a eu l’amabilité de me commu-
niquer le couple type. La femelle ne diffère en rien de celle de
l’Ergates faber; le mâle a une grosse tête, c’est tout. Mais des mâles
d’Ergates faber à grosse tête ne constituent ni une espèce, ni une
variété; j’en ai vu de diverses localités d'Europe : ils constituent le
type normal de l’espèce, les individus à tête petite étant des exem-
plaires chétifs, communs surtout dans l’Europe moyenne. Il y a
une différence entre mâle major et mâle minor, rien de plus, et
encore la différence de grosseur de la tête entre les deux formes de
mâle chez Ergates fuber est tellement insignifiante, qu’il vaut mieux
ne pas en parler.
La larve a été décrite et figurée par Lucas (Expl. Alg., II, 1849,
p. 481, t. 41, fig. 2, a-j) et par Perris (Ann. Soc. Ent. Fr., 1856,
p. 444, t. 6, fig. 362-368).
Dans cette espèce, l’épistome est très escarpé en avant, et il a la
forme d’un triangle isocèle à base très large; le sillon frontal, très
profond, est cependant moins creusé que chez les autres Ergates;
les tubercules antennifères sont déprimés, les processus jugulaires
assez saillants et assez aigus; la tête est très rugueuse; le sous-
menton est granuleux et couvert de poils serrés; la ponctuation des
antennes est éparse, leur système porifère est formé de fossettes
bien délimitées et non striées ni réticulées; les espaces lisses du
pronotum du mâle ne sont pas densément ponctués et ils sont assez
luisants ; le pronotum de la femelle est très rugueux, le milieu étant
plus ou moins lisse; le prosternum chez la femelle est fortement
ponctué et glabre; les élytres sont couvertes de gros points très
serrés dont l'intervalle constitue une vermiculation forte; la ponc-
tuation et la pilosité du métasternum sont très denses, celles de
l'abdomen clairsemées; les pattes offrent une ponctuation éparse,
plus serrée sur les tibias.
PARTIE CS
-
Sous-genre Trichocnemis Le Conte.
Journ. Acad. Philad., ser. 2, II, 1852, p. 110.
Le dimorphisme sexuel mandibulaire a tout à fait disparu. Les
yeux sont tout aussi transversaux et primitifs que chez Ergates,
mais ils sont plus rapprochés en dessus.
Le 1° article des antennes est un peu allongé : il atteint le niveau
du bord postérieur de l’œil chez le mâle; par contre, l'antenne est
restée courte : le 3° article est proportionnellement aussi allongé
que chez Ergates, mais il est presque égal aux trois suivants réunis,
l’antenne atteignant seulement le milieu des élytres chez le mâle et
n’y arrivant pas chez la femelle,
Le prothorax diffère de celui d’Ergates en ce que les côtés sont
plus déclives, et ils sont épineux, très finement chez le mâle, beau-
coup plus nettement chez la femelle : il y a une épine plus forte un
peu après l’angle antérieur; l’angle latéral ne se distingue pas,
l’épine qu’il offre n’étant pas plus forte que les épines voisines;
mais, dans les deux sexes, l’angle basilaire offre une épine
plus développée, et cet angle, surtout chez la femelle, est un peu
éloigné du bord postérieur; les dessins lisses du pronotum du mâle
constituent des fossettes profondes.
Les pattes antérieures du mâle ne sont pas allongées et elles sont
peu scabres.
Les élytres offrent quatre côtes très visibles, la 3° n’étant distincte
qu’en avant.
Les tarses sont semblables à ceux d’Ergates, mais le 1° article
n’est pas allongé et les lobes du 3° sont plus larges.
2. Ergates spiculatus Le Conte.
Trichocnemis spiculatus Lec., Journ. Acad. Phil., ser. 2, IT, 1852, p. 110.
Macrotoma californica White, Catal. Brit. Mus , VII, Longic., 1, 1853, p. ai
Macrotoma spiculigera White, Catal. Brit. Mus., VIT, Longic., 1, 1853, p. 20 (S).
Ergates spiculatus Lec., Proceed. Acad. Phil., VII, 1854, p. 218; Entom. Report,
1857, p. 99, t. 2, fig. 94.
Eygates neomexicanus Casey, Ann. New-York Acad., V, 1890, p. 491, t. 4; VI,
1891, p. 20; VII, 1893, p. 597. — Horn, Trans. Amer. Ent. Soc., XVIII, 1891,
p. 41.
Du Mexique occidental (Durango), du Nouveau-Mexique, du
Colorado, de l'Ouest des États-Unis jusqu’à Vancouver.
La longueur est de 47 à 55 millimètres, la teinte d’un brun de
poix ou d’un brun marron, les élytres étant parfois semées de
Se Be rte LA LS cie ol ft "ir.
Ve 2
47
grandes taches pâles. L’épistome est simplement incliné en avant,
et il a la forme d’un triangle presque équilatéral; le sillon frontal
est très profond et élargi en avant; les tubercules antennifères
sont un peu saillants, les processus jugulaires très saillants et
aigus; la tête est rugueuse et poilue; le sous-menton est rugueux
et couvert de poils serrés ; la ponctuation des antennes est serrée,
leur système porifère est formé de fossettes mal définies qui s’éten-
dent beaucoup sur les derniers articles, lesquels sont entièrement
striés; les espaces enfoncés du pronotum du mâle sont ponclués et
mats; le pronotum de la femelle est entièrement rugueux, mais il
est inégal, les dessins du mâle étant vaguement apparents ; le pro-
sternum de la femelle est densément ponctué et pubescent; les
élytres sont rugueuses; la ponctuation et la pilosité du métasternum
sont très denses, celles de l’abdomen assez clairsemées; les pattes
offrent une ponctuation serrée d’où naissent des poils.
Sous-genre Callergates novum subgenus.
Le dimorphisme sexuel mandibulaire a disparu,
Les yeux sont plus élargis que chez les autres Ergates et leur lobe
inférieur est renflé.
Le 1‘ article des antennes est grêle et allongé : il dépasse le bord
postérieur de l’œil de la moitié de sa longueur chez le mâle, d’un
peu moins chez la femelle; par contre, l’antenne est restée assez
courte : elle atteint le dernier tiers des élytres chez le mâle, leur
moitié chez la femelle, le 3° article étant égal aux deux suivants
réunis.
Le prothorax est, comme chez Ærgates, peu déclive sur les côtés;
ceux-ci, chez le mâle, sont presque droits et ils offrent des épines,
une épine plus forte un peu après l’angle antérieur, suivie ordinai-
rement de quatre épines peu développées, dont la dernière, corres-
pondant à l’angle latéral, est plus distincte, enfin une forte épine
située à l’angle basilaire, ce dernier étant assez éloigné du bord
postérieur; chez la femelle, les côtés du prothorax convergent
davantage en avant et les épines, principalement l’antérieure et la
postérieure, sont bien plus fortes; les dessins lisses du pronotum
du mâle ne sont que légèrement enfoncés.
Les pattes antérieures du mâle ne sont pas allongées et elles sont
peu scabres,
Les élytres offrent des côtes peu visibles.
Les tarses sont semblables à ceux de Trichocnemis.
Je me vois obligé de créer ce sous-genre pour l’Ergates Gaëllardoti
Chevrol., égaré, je ne sais pourquoi, dans le genre Rhesus par les
auteurs du Catalogue de Munich.
48
3. Ergates Gaillardoti Chevrolat.
Ergates Gaillardoti Chevrol., Rev. Zool., 1854, p. 48], t.8, fig. 1(cÿ).— Pic, Ann.
Soc. Ent. Fr., 1897, p. 390 (©).
Ergates akbesianus Pic, Echange, 1900, p. 81.
Cette espèce semble propre à la Haute-Syrie.
J'ai vu à Londres le mâle type de Chevrolat conservé au British
Museum; M. Pic a eu l’amabilité de me communiquer les exem-
plaires de sa collection avec le mâle sur lequel il a cru devoir con-
stituer une espèce nouvelle; en outre, j’en ai trouvé un mâle dans
la collection de M. Hamal, une femelle au Musée de Bruxelles et un
couple au Musée de Berlin.
La longueur est de 35 à 55 millimètres, la teinte d’un brun noir
avec les élytres plus claires. L’épistome est assez abrupt en avant,
concave, et il a la forme d’un triangle équilatéral; le sillon frontal
est très profond et élargi en avant; les tubercules antennifères sont
assez saillants, les processus jugulaires très saillants et aigus; la tête
est faiblement rugueuse en avant, ponctuée en arrière, granuleuse
derrière les yeux; le sous-menton est rugueux et couvert de poils
peu serrés; la ponctuation des antennes est assez peu serrée, leur
système porifère est formé de fossettes mal définies et réticulées qui
s'étendent beaucoup sur les derniers articles ; les dessins du pro-
notum du mâle sont densément ponctués et faiblement luisants;
le pronotum de la femelle est rugueux et il offre des traces des
dessins du mâle sous forme d’espaces plus luisants; le prosternum
de la femelle est très rugueux et glabre; les élytres sont un peu
rugueuses, satinées, les rugosités s’affaiblissant d'avant en arrière;
la ponctuation du métasternum est serrée et un peu réticulée, sauf
au milieu, et elle est accompagnée d’une pubescence courte et peu
dense; l'abdomen est pubescent et un peu ponctué sur les côtés; les
pattes sont éparsément ponctuées.
Il y a dans cette espèce, en avant du métasternum, sur la ligne
médiane, une fossette arrondie très caractéristique.
Généalogie et répartition géographique des Ergates.
Les trois Ergales connus doivent au chevauchement de leurs
caractères de devoir être répartis en trois sous-genres, aucun d’eux
n’étant l’ancêtre ni le descendant d’un autre, tous provenant cer-
tainement d’un ancêtre commun. Ergates faber et E. Gaillardoti
habitent tous deux la Syrie, mais, tandis que le second semble s’être
confiné dans cette région, le premier a envahi une bonne partie de
l'Europe ainsi que l'Algérie, La présence d’un Ergates dans l’Amé-
rique du Nord a comme pendant l’étroite parenté de Parandra
brunnea des États-Unis avec Parandra caspia du Nord de la Perse.
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Genre GALLIPOGON Serville.
Ann. Soc. Ent. Fr., 1832, p. 140.
Les genres Spiloprionus, Callipogon, Enoplocerus, Orthomegas et
Navosoma présentent un caractère commun très important : chez
le mâle, le 5° arceau ventral de l’abdomen est très échancré et le 6°
constitue un arceau ventral supplémentaire qui est développé au
point que son bord postérieur bilobé atteint le niveau de l'extrémité
du dernier tergite. Une ébauche de cette disposition existe comme
on l’a vu plus haut chez les Ergates.
La question est de savoir si cette particularité est monophylétique
ou non, si elle trahit la parenté immédiate des types qui la
possèdent, ou bien si elle constitue simplement de l’isomorphie
polyphylétique.
Toutes les espèces de ces différents genres sont, à part une forme
de la Sibérie orientale, de l'Amérique méridionale et centrale; toutes
offrent une somme considérable de caractères communs, et elles
peuvent admirablement être rattachées les unes aux autres : j'en
conclus que l’ensemble provient d’un seul et même ancêtre.
Le meilleur moyen d'exprimer celte parenté dans le système est
de réunir tous ces genres en un seul, ce qui ne peut offrir aucun
inconvénient, les diverses coupes pouvant subsister à titre de
sous-genres.
Callipogon ayant la priorité doit donner son nom à l’ensemble.
Dans ce grand genre Callipogon, les épisternums métathoraciques
sont plus rétrécis en arrière que chez les Ergates : ils le sont souvent
autant que dans le genre Sticlosomus.
Les côtés du prothorax sont crénelés, mais dans les formes
supérieures ils deviennent pauciépineux, sans offrir jamais
cependant cinq épines latérales comme chez les Hoploderes. Le
4® article des antennes est un peu allongé : il atteint toujours au
moins le niveau du bord postérieur de l’œil.
Sous-genre Spiloprionus Aurivillius.
Entom. Tidskr., 1897, p. 241.
J'ai très maladroitement proposé de rapprocher ce genre de
Meroscelisus (Ann. Soc. Ent. Belg., 4901, p. 321), avec lequel il n’a
rien de commun; M. Aurivillius avait vu plus clair en le plaçant
près d’Hephialtes dans le groupe des Orthosomides de Lacordaire.
La struclure de l'abdomen du mâle est conforme à celle des Callipo-
gon ; de plus, la vestilure de l’Insecte, qui est très originale, est tout
be: et do PE NT E
nes Le
o1
à fait de même style que celle des Callipogon Lemoinei et Callipogon
sericeus. L’armature latérale du prothorax seule permettrait un
rapprochement avec Hephialtes, et encore n'est-elle pas tout à fait
identique dans les deux types : les autres caractères sont, ou bien,
comme la forme des épisternums métathoraciques, communs à
Sticlosormus et à Gallipogon, ou bien, comme l'allongement du
1% article des antennes, présents chez Callipogon et absents chez
Stlictosomus.
Les mandibules du seul couple connu du Spiloprionus sericeo-
maculatus sont poilues, surtout chez le mâle : elles n'offrent pas
cependant la pubescence dense que montrent les mandibules du
Callipogon Lemoinei. Celles de la femelle offrent absolument la
même structure que chez GC. Lemoinei du même sexe, c’est-à-dire
qu’elles présentent à leur base une forte convexité supérieure.
Celles du mâle ont la même forme, mais il n’y a pas de convexilé à
leur base, c’est-à-dire qu’elles offrent la structure de celles du mâle
minor du C. Lemoinei. Le seul mâle du Spiloprionus sericeomacu-
latus connu est, en effet, de petite taille, il est notablement plus
petit que la femelle : la structure des mandibules de cette dernière
est une indication certaine que l’espèce possède un mâle major qui
doit offrir des mandibules ressemblant au moins beaucoup à celles
du mâle major du C. Lemoinei.
Il n’est pas possible, en effet, que dans cette espèce il n’y ait pas
des mandibules très allongées chez le mâle major : si les mandi-
bules du mâle étaient raccourcies, il y aurait une autre forme de
dimorphisme sexuel chez le mâle, ou bien de la ponctuation sexuelle
du prothorax, ce qui n’est pas, ou bien des antennes excep-
tionnellement longues, ce qui n’est pas non plus, ou bien encore
une différence de sculpture ou de longueur dans les pattes anté-
rieures, ce qui manque absolument. La comparaison avec l’évolu-
tion des autres Prionides nous permet d'avancer cette assertion
avec une certitude presque complète.
La conformation des tarses, très semblable à celle que l’on
observe chez Callipogon Lemoinei, témoigne de l'infériorité du
type : le dernier article est, en effet, aussi long que les autres
réunis, et le paronychium est très visible; aux tarses postérieurs,
le 1* article est un peu allongé, et les lobes du 3° sont plus grêles
que chez C. Lemoinei.
Les antennes des deux seuls spécimens connus sont malheu-
reusement brisées; d’après les cinq articles conservés chez la
femelle, on peut voir qu’il n’y a d’autre différence d'avec les
antennes de Callipogon Lemoinei © qu'une longueur un peu
moindre ; le mâle type a encore les sept premiers articles d’une
antenne : l'extrémité du 7° article atteint le milieu des élytres,
52 À
tandis que chez C. Lemoinei l'extrémité du même article n’atteint
pas le milieu des élytres; l’antenne du mâle de Spiloprionus est
donc un peu plus longue que celle du mème sexe de C. Lemoinei,
et il est probable qu’elle arrive au dernier tiers de l’élytre. Dans les
deux sexes, le 1% article est, sur toute sa longueur, largement
impressionné en dessous comme chez G. Lemoinei; le 3° article est
un peu plus court que les deux suivants réunis; le système porifère
commence à l'extrémité du 3° article sous la forme d’une fossette
terminale; celle-ci devient double sur les articles suivants, et ces
fossettes, très bien délimitées et séparées par une carène, s’étendent
sur tout le côté interne des articles à partir du 6°, Il n’y a pas
d’aspérités sur les antennes du mâle.
Les yeux sont plus petits que chez C. Lemoëinei : ils sont tout
aussi échancrés, mais leur lobe inférieur est plus court et un peu
plus renflé.
L’épistome, large et court, limité en arrière par une ligne presque
droite, le front profondément creusé, les tubercules antennifères
dressés et saillants, la présence d’une carène de chaque côté près du
bord interne des yeux, rappellent complètement ce qu’il y a chez
C. Lemoinei. Mais le sous-menton n'est pas velu, et il est mal
délimité sur les côtés.
Le prothorax est plus étroit que les élytres dans les deux sexes
et ses côtés sont crénelés, offrant en outre trois épines minces chez
le mâle, plus larges et triangulaires chez la femelle; la 1" et la 3°
épines chez la femelle rappellent tout à fait les épines correspon-
dantes chez les femelles du C. Lemoinei : la 1" est, en effet, située un
peu après le bord antérieur; le 3°, peu éloignée du bord postérieur,
correspond à l’angle basilaire. La 2° épine est située un peu plus
près de la 3° que de la 1° : elle correspond à l’angle latéral, et il est
à remarquer que chez certaines femelles du C. Lemoinei on trouve
à la même place une épine plus développée que les petites dents
des crénelures latérales.
Le pronotum est semblable dans les deux sexes : il offre des iné-
galités rappelant beaucoup celles que l’on observe chez les Ortho-
megas, à savoir deux concavités antérieures et deux concavités
postérieures séparées étroitement sur la ligne médiane et plus
largement dans le sens transversal.
Le prosternum présente sur la ligne médiane une carène plus
prononcée que celle offerte par C. Lemoine.
L’écusson est densément pubescent.
Les élytres sont rétrécies en arrière, surtout chez le mâle, comme
chez Lemoinei, et elles offrent à leur base, comme chez C. Le-
moiner, une forte tache de pubescence serrée en même temps que
de nombreuses taches plus petites semées sur toute leur étendue,
03
les côtes n’étant pas distinctes; elles sont inermes à l’angle sutural.
Tout le corps, les pattes et la base des antennes sont pubescents.
Ce type est pour moi la forme la plus rapprochée de la souche du
grand genre Callipogon.
1. Callipogon sericeomaculatus Aurivillius.
Spiloprionus sericeomaculatus Auriv., Entom. Tidskr., 1897, p. 241, t. 3, fig. 7
(a), 8(8):
De la Bolivie (le couple type m'a été communiqué par le Musée de
Stockholm).
Le mâle a 24 millimètres et sa teinte est d’un brun rougeûtre; la
_ femelle a 33 millimètres et elle est noire. La pubescence est d’un
jaune doré.
La tête, le 1° article des antennes, le pronotum et le prosternum
sont rugueux; les élytres sont très rugueuses, les taches de pubes-
cence étant placées dans des dépressions séparées par des vermicu-
lations glabres, ces taches étant plus grandes et plus serrées chez le
mâle que chez la femelle ; la ponctuation et la pubescence du dessous
du corps et des pattes sont beaucoup plus serrées chez le mâle que
chez la femelle.
Sous-genre Callipogon Serville.
Ann. Soc. Ent. Fr., 1832, p. 140.
Ce sous-genre diffère essentiellement du précédent par un
dimorphisme sexuel prononcé du prothorax.
Chez le mâle, le prothorax est au moins aussi large que les élytres
à leur base; ses côtés sont assez régulièrement courbés et crénelés,
les dents des crénelures étant très courtes, très mousses et très
sensiblement égales; le pronotum et le prosternum sontentièrement
couverts d’une fine ponctuation sexuelle réticulée, sauf sur des
espaces pronotaux qui restent presque lisses et luisants lorsqu'ils
ne sont pas revêtus de pubescence, à savoir: une accolade basilaire
dilatée au milieu en un quadrilatère, deux grands espaces discoïdaux
assez écartés l’un de l’autre, de chaque côté un trait oblique externe
et un petit espace externe situé non loin de l’extrémité de l’accolade
basilaire.
Chez la femelle, le prothorax est plus étroit que les élytres à leur
base; il est trapézoïdal, ses côtés convergeant plus ou moins en
avant et étant crénelés; il y a une dent plus forte près de l'angle
antérieur qui est souvent dilaté en une petite oreillette et une autre
dent prononcée à l’angle basilaire qui n’est guère ramené en avant;
RE A QE D GAS GS D dr LC fee CE
94
souvent aussi une dent un peu plus développée marque l'angle
latéral; le prosternum et le pronotum sont plus ou moins rugueux,
le pronotum étant toujours très inégal, offrant des convexités plus
lisses qui rappellent les dessins du pronotum du mâle.
Les mandibules sont plus ou moins velues dans les deux sexes;
chez le mâle major, elles sont plus longues que la tête, et elles
offrent au moins une dent supérieure antéterminale dirigée obli-
quement de dehors en dedans.
Le menton et le sous-menion sont densément velus.
Les yeux, très transversaux, ont le lobe inférieur étroit et allongé,
ne s'étendant pas toutefois jusqu’à la limite du sous-menton.
Les antennes du mâle sont plus ou moins couvertes d’aspérités.
Les élytres sont épineuses à l’angle sutural.
Les autres caractères sont ceux du sous-genre Spiloprionus.
Les Callipogon sont de grands Prionides (variant de 53 à 75 milli-
mètres) d’un noir de poix avec les élytres marron.
Ces Insectes ont été l’objet d’une monographie faite par M. Non-
fried qui m’a communiqué tous ses types.
2, Callipogon Lemoinei Reiche.
Callipogon Lemoinei Reiche, Rev. Zool., 1840, p. 275; Mag. Zool., 1842, t. 98. —
Bates, Biol. Centr.-Amer., Col., V, 1884, p. 232. — Nonfried, Berl. Ent. Zeit.,
XXX VIT 1892, p.23, 1 Ut Ge 4e 0.
Callipogon Lemoinei var. Kraatzi Nonfried, Stett. Ent. Zeit., 1890, p. 19; Berl.
Ent. Zeit., XXX VII, 1892, p. 23, t. IL, fig. 7 a, b.
Pérou, Équateur, Colombie, Venezuela, Panama.
La var. Kraalzi Nonfried est établie sur la femelle.
Cette espèce est primitive par rapport aux autres par la longueur
moindre des antennes; Celles-ci atteignent seulement le dernier
quart des élytres chez le mâle, et elles n'arrivent pas au dernier tiers
chez la femelle. En outre, chez le mâle, les articles sont presque
dépourvus d’aspérités : il n’y en a qu’en dessous, à partir du 5°. Par
contre, le prothorax du mâle est relativement plus renflé que dans
les formes suivantes.
Chez la femelle, les côtés du prothorax sont plus irréguliers que
dans les autres espèces.
Dans les deux sexes, les espaces luisants du pronotum sont cou-
verts d’une épaisse pubescence blanche qui forme de cette manière
sept taches.
Les élytres, d’une teinte plus rouge que dans les autres espèces,
et un peu rugueuses, offrent une tache basilaire suivie d’une bande
longitudinale couvertes d’une courte pubescence blanche pur très
serrée, ces dessins étant plus larges chez le mâle que chez la femelle.
99
Les mandibules sont assez densément villeuses en dessus dans les
deux sexes, sauf à l'extrémité, mais bien moins en dessous, surtout
chez la femelle; chez le mâle major, outre la dent supérieure anté-
terminale, il y a une seconde dent supérieure, externe et presque
verticale, un peu moins développée, située un peu après le milieu
de la mandibule, et il y a en outre deux dents internes, une située à
peu près en face de la dent submédiane, l’autre située près de la
base. Chez le mâle minor, comme chez la femelle, les mandibules
sont courtes et triangulaires avec deux dents internes; il y a en plus
chez la femelle, une élévation externe supérieure près de la base.
L'’épistome est assez densément villeux dans les deux sexes; le
sous-menton est moins poilu que dans les autres espèces.
La tête est presque entièrement couverte d’une fine ponctuation
serrée d’où nait une pubescence couchée; il en est de même du
prosternum de la femelle.
Le métasternum, l'abdomen et les fémurs offrent une ponctua-
tion très fine donnant naissance à une pubescence blanche couchée;
cette ponctuation et cette pubescence sont moins serrées chez la
femelle que chez le mâle.
Le mâle major est très rare dans les collections : je n’en ai vu
qu’un seul exemplaire, au Musée de Berlin.
3. Callipogon barbatus Fabricius.
Prionus barbatus Fab., Spec. Ins., I, 1781, p. 208. — Oliv., Entom., IV, 1795, 66,
p. 15, t. 10, fig. 40.
Callipogon barbatus Bates, Biol. Centr.-Amer., Col., V, 1884, p.232. — Nonfried,
Berl. Ent. Zeit., XXX VII, 1892, p. 21, t. IT, fig. 1 à, b.
Callipogon Hauseri Nonfried, Berl. Ent. Zeit., XXXVII, 1892, p. 20, t. I,
fig. 5 a, b.
Callipogon Friedlaenderi Nonfried, Berl. Ent. Zeit., XXXVII, 1892, p. 22, t. IE,
fig. 6 a, b. — Aurivillius, Entom. Tidskr., 1893, p. 126; Berl. Ent. Zeit., 1893,
p: 329.
De toute l'Amérique centrale; j'ai vu le type de Fabricius dans la
collection Banks au British Museum.
L'espèce Hauseri est établie sur la femelle, l'espèce Friedlaenderi
sur un mâle à tête recollée à l’envers.
Cette forme est intermédiaire entre le C. Lemoëinei de Colombie
et le C. senex du Mexique : les antennes dépassent le dernier quart,
mais n’atteignent pas l’extrémité des élytres chez le mâle; elles
arrivent au dernier tiers chez la femelle; chez le mâle, il y a des
aspérités en dessous des articles à partir du 4° et en dessus à partir
du 6°; les élytres sont encore légèrement rugueuses; le prothorax
du mâle est moins renflé que chez C. Lemoinei, et ses côtés sont
presque droits et également crénelés chez la femelle ; les mandi-
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVIL, à 11 1904 4
96
bules du mâle major, lequel n’est pas commun dans les collections,
sont semblables à celles du mâle major du précédent; le sous-menton
est plus poilu.
La pubescence, tant sur les taches du pronotum que sur les
élytres, est bien plus légère que chez C. Lemoinei; il n’y en a fré-
quemment guère de traces; quelques individus, constituant la
var. ornatus Bates (Biol. Centr.-Amer., Col., V, 1879, p. 5, t. 1,
fig. 8; Nonfried, Berl. Ent. Zeit., XXXVII, 1892, p. 22, t. IIL,
fig. 3 a, b) offrent sur les élytres la même tache basilaire et la
même bande longitudinale que dans l’espèce précédente, mais la
pubescence blanche qui les constitue est bien moins épaisse et bien
moins serrée.
4. Callipogon senex Dupont.
Callipogon barbatum Serv., Ann. Soc. Ent. Fr., 1832, p. 142. — Casteln., Hist.
nat., Il, p. 406, t. 29, fig. 1 (Ÿ).
Callipogon senex Dupont, Mag. Zool., 1832, CI. IX, t. 33 (cf). — Bates, Biol.
Centr.-Amer., Col., V, 1884, p. 232. — Nonfried, Berl. Ent. Zeit., XXX VII,
189%, p.21 1:53, 8.2, 0.
Callipogon firmus Dej., Cat., 3° édit., 1837, p. 342 (©).
Honduras britannique et Mexique méridional : Orizaba, Sante-
comapan, Misantla.
Cette forme diffère de la précédente par :
4° les antennes atteignant l’extrémité des élytres chez le mâle et
un peu plus allongées également chez la femelle ;
2 la présence d’aspérités en dessous des articles à partir du 5° et
en dessus à partir du 5° aux antennes du mâle;
3 les élytres nullement rugueuses, presque lisses et plus lui-
santes;
& l’absence de dent interne à la base des mandibules chez le mâle
major qui est commun dans les collections;
5 la villosité des mandibules plus dense, et également très dense
en dessous des mandibules chez la femelle.
J'ai vu au British Museum des individus ayant les élytres confor-
mées comme celles de la var. ornatus du GC. barbatus.
5. Callipogon Beckeri nova species.
Des montagnes du Nord-Ouest du Mexique : Cerro San-Juan, sur
le territoire de Tepic (Muséum de Paris); Sierra de Durango (Musée
de Berlin, par M. Becker).
Il se rattache directement au C. senex, et il diffère de tous les
précédents par la disparition presque complète de la pubescence et
de la ponctuation qui donne naissance à celle-ci.
57
La villosité des mandibules est éparse ; il en de même de celle de
l’épistome ; la tête n'offre que de gros points épars ; le sous-menton
et le menton sont restés densément velus ; le métasternum et l’abdo-
men n’offrent que des points épars, et ils sont presque glabres;
l’écusson a perdu toute pubescence de même que les élytres qui
sont légèrement rugueuses.
D’après une communication verbale que m'’a.faite M. Becker, les
mandibules du mâle major n’offriraient ni dent interne basilaire, ni
dent supérieure médiane.
Sous-genre Eoxenus Semenow.
Horæ Soc. Ent. Ross., XXXII, 1898, p. 570; XXXIV, 1899, p. 301.
M. A. de Semenow n’a pas hésité à m'envoyer de Saint-Péters-
bourg la femelle type du Callipogon de la Sibérie orientale avec
lequel il a constitué le sous-genre Eoxenus, et je tiens à l’en remer-
cier ici particulièrement.
Je n’ai rien à ajouter à la description très détaillée et très exacte
donnée par M. de Semenow; je ferai seulement remarquer qu’un
certain nombre des caractères qu’il énumère doivent être purement
individuels.
Le sous-genre ÆEoxenus diffère du sous-genre Callipogon par
l’allongement de l’arrière-corps, cet allongement faisant paraître les
antennes plus courtes, bien qu’elles soient en réalité proportionnel-
lement plus longues et plus grêles.
L’épistome a le bord postérieur fortement anguleux et non
presque droit comme celui des Callipogon.
Les yeux sont plus rapprochés en dessus et leur lobe inférieur,
renflé, arrive presque à toucher la limite du sous-menton.
Les mandibules sont plus courtes et elles sont presque glabres.
Les côtés du prothorax sont épineux et non simplement crénelés;
ils sont bien plus déclives que chez les Callipogon, les épisternums
prothoraciques étant rétrécis; le disque est très convexe et il est
complètement dépourvu d’irrégularités.
Le rebord épipleural des élytres est plus étroit, et il disparaît
bien avant leur extrémité. |
Toutes les saillies sternales sont plus larges; le métasternum est
élargi, ce qui rend sa saillie antérieure plus obtuse et les épister-
nums métathoraciques plus étroits.
Les pattes sont proportionnellement un peu plus courtes et un
peu plus trapues, mais les tarses sont restés les mêmes.
Cet Insecte est donc allé plus loin dans l’évolution que les Culli-
pogon proprement dits : sa présence dans l’Asie orientale n’est pas
plus extraordinaire que celle du genre Spondylis, originaire du
Mexique, au Japon, en Chine, en Sibérie et ea Europe.
58
6. Callipogon relictus Semenow.
Callipogon vrelictus Semen., Horæ Soc. Ent. Ross., XXXIT, 1898, p. 563; Revue
russe d'Ent., 1902, p. 323, fig.
De la Sibérie orientale (environs de Vladivostock).
La longueur de la femelle type est de 80 millimètres, la teinte
d’un brun de poix avec les élytres d’un brun marron. Les antennes
dépassent légèrement le milieu des élytres; le 1* article est moins
renflé à l'extrémité que chez les Callipogon, mais il est aussi allongé ;
le 3° est un peu plus long que les deux suivants réunis (il est un peu
plus court chez les Callipogon), le 4° est aussi long que le 1% (il est
plus court chez les Callipogon); il y a en dessous, extérieurement,
quelques aspérités sur les 3° à 5° articles.
L’épistome n’est pas plus pubescent que chez C. Beckeri; toute la
tête offre une légère pubescence couchée; le sous-menton est velu,
mais guëre plus que chez C. Lemoinei. Le prothorax rappelle
beaucoup celui du GC. Lemoinei : les côtés offrent en avant une
oreillette offrant une épine dirigée extérieurement vers l'arrière,
ils divergent ensuite jusqu’à l’angle basilaire qui est armé d'une
épine recourbée plus forte que les autres; le pronoium est très fine-
ment granuleux et il offre cà et là quelque points épars; les sept
taches de pubescence que montre le pronotum du GC. Lemoinei sont
présentes et relativement grandes, la pubescence étant couchée,
pas très dense et jaune; le prosternum est finement granuleux et
pubescent. L'écusson est densément couvert d’une pubescence
jaune. Les élytres sont très finement rugueuses, comme satinées :
elles sont entièrement et peu densément ornées d’une pubescence
couchée d’un gris jaunâtre. Les côtés du métasternum et de l’abdo-
men sont densément ponctués et pubescents. Les pattes sont irès
éparsément ponctuées et glabres.
Sous-genre Orthomegas Serville.
Ann. Soc. Ent. Fr., 1832, p. 149.
Lacordaire a fait d’'Orthomegas un groupe notablement éloigné
dans sa classification de son groupe des Callipogonides, réduit au
genre Callipogon. Il partageait le genre Orthomegas en deux sec-
tions : l’une comprenant le Cerambyx cinnamomeus de Linné, type
du genre, l’autre le Prionus sericeus Oliv. Ce dernier est trop
différent du type du genre Orthomegas pour être confondu dans
la même coupe : on le trouvera ci-après dans un sous-genre nou-
veau,
59
Entre Callipogon et Orthomegas, les différences sont très mini-
mes ; Lacordaire a accordé une importance bien trop grande à la
présence ou à l’absence des épines sur les côtés du prothorax : en
réalité, les épines des Orthomegus ne sont pas autre chose que les
denticules des Callipogon plus développés et, dans certains cas, ces
épines ne diffèrent même pas d’une coupe à l’autre.
Entre Orthomegas et Callipogon existent seulement les différences
suivantes.
Les antennes sont un peu plus allongées dans leur partie basi-
laire, leur 1° article étant moins renflé, plus cylindrique, dépassant
davantage le niveau du bord postérieur de l’œil, le 5° étant plus long
que les deux suivants réunis. Les autres articles restent propor-
tionnellement plus courts que chez les Callipogon : ils offrent une
carène interne sur toute leur lorgueur, et cette carène est accom-
pagnée de part et d’autre par une fossette porifère s’étendant d’un
bout à l’autre de l’article. Chez le mâle, le 3° article offre en dessous
deux rangées d’aspérités, les autres en sont complètement dépour-
vus. Les derniers articles sont longitudinalement striés dans les
deux sexes.
Le prothorax est de même aspect dans les deux sexes, et il
rappelle celui des femelles des Callipogon : la forme est trapé-
zoïdale, les côtés convergeant en avant; l’angle antérieur et l’angle
postérieur sont plus ou moins épineux, principalement l’angle
postérieur ; entre les deux angles, les côtés sont crénelés, montrant
deux ou trois denticules plus développés que les autres. Le prono-
tum offre, au moins chez les formes inférieures, de la ponctuation
sexuelle chez le mâle, et il y en a aussi sur les épisternums
prothoraciques du même sexe. Chez le mâle, comme chez la
femelle, le prosternum est densément et finement ponctué, et
couvert d’une forte pubescence serrée; le pronotum est très inégal :
il montre des reliefs correspondant aux taches pubescentes du pro-
notum de Callipogon Lemoinei, et ces reliefs sont également couverts
de pubescence, la pubescence étant d’un brun doré. Les taches de
pubescence sont cependant, surtout chez la femelle, assez mal
définies, parce que la pubescence a une tendance à envahir les
espaces intermédiaires. Dans les deux sexes, le bord antérieur du
prothorax offre une frange de poils bien plus développée que chez
Callipogon.
Les mandibules sont, au moins chez les espèces inférieures,
constituées comme celles des Callipogon : elles sont densément
velues au côté interne chez le mâle, beancoup moins chez la femelle.
Celles du mâle major ont la dent antéterminale très réduite, non
dressée et dirigée du côté interne; cette dent est très rapprochée
d’une grande dent verticale correspondant à la dent submédiane
60
dressée des Callipogon, c’est-à-dire que chez Orthomegas la mandi-
bule s’est raccourcie sur la distance existant entre les deux dents
dressées qu’on observe chez Gallipogon, et ces deux dents, au lieu
d’être à peu près également développées, sont devenues très dissem-
blables, l’antéterminale avortant presque au profit de l’autre qui a
pris de fortes proportions.
Dans les deux sexes, l’épistome et le sous-menton sont plus ou
moins velus; la tête est pubescente; le métasternum et les épi-
sternums métathoraciques sont densément velus; l’abdomen est
finement et densément ponctué et pubescent; l’écusson est égale-
ment pubescent; les élytres offrent une ponctuation assez forte,
mais éparse, mêlée d’une ponctuation extrêmement fine et très
serrée, d’où naît une fine pubescence couchée disposée plus ou
moins par mouchetures et plus serrée à la base près de l’écusson.
Les côtes sont aussi peu visibles que chez Callipogon, et comme
chez ces derniers, les élytres sont épineuses à l'angle sutural. Les
fémurs et les tibias sont finement ponctués et pubescents; les
tarses sont les mêmes que ceux des Callipogon.
7. Callipogon Pehlkei nova species.
J'en ai vu un mâle du Pérou au Musée de Berlin et un couple
capturé en Colombie par l’habile chasseur, M. Pehlke, au Musée de
Stettin.
La longueur est de 70 à 80 millimètres, la teinte d’un brun mar-
ron. C’est l’espèce la plus inférieure du sous-genre, rattachant
celui-ci directement à Callipogon Lemoinei; les antennes sont plus
courtes que chez les autres Orthomegas, n’aitteignant guère que la
moitié des élytres chez le mâle ; dans ce sexe, les côtés du prothorax
sont moins épineux et moins convergents que chez les mâles des
autres espèces, et la ponctuation sexuelle couvre tout le pronotum,
à l'exception des mêmes espaces pubescents que chez Callipogon,
ainsi que les épisternums prothoraciques. Le prosternum est peu
poilu, et il montre chez ie mâle une ponctuation sexuelle effacée ;
le métasternum est aussi bien moins poilu que chez les espèces
suivantes ; le sous-menton est peu rugueux, peu poilu. Les antennes
ont le système porifère occupant sur le 4 article et sur les sui-
vants un espace moins étendu que chez les autres Orthomegas.
Le 1° article des antennes est fortement velu au côté interne dans
les deux sexes; des quatre Orthomegas, c’est l’espèce présente qui a
les yeux les plus écartés et les plus primitifs, les tubercules antenni-
fères étant de ce fait moins rapprochés, moins saillants, plus
obliques, l’épistome étant aussi bien plus large et moins densément
villeux.
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61
Les mandibules du mâle sont énormes, la dent verticale médiane
étant très grande et très aiguë,
L’angle postérieur du prothorax, dans les deux sexes, n’est pas
ramené en avant, le prothorax étant tout à fait trapéziforme.
La pubescence des élytres est peu apparente et assez uniforme.
8. Callipogon similis Gahan.
Orthomegas similis Gahan, Ann. Nat. Hist., ser, 6, XIV, 1894, p. 223.
Espèce brésilienne; l’un des exemplaires que j’ai vus provenait
de la province de Sainte-Catherine.
Elle diffère de la précédente par les antennes plus longues,
dépassant le milieu des élytres chez la femelle, atteignant leur quart
postérieur chez le mâle, à système porifère tout à fait complet,
le 1° article étant entièrement glabre dans les deux sexes.
Les mandibules du mâle sont semblables à celles du mâle de
l'espèce précédente, mais elles sont un peu raccourcies et la dent
verticale est moins aiguë ; l’épistome est moins large, plus triangu-
laire, extrêmement velu de même que le sous-menton, mais chez
le mâle seulement, l’épistome et le sous-menton de la femelle
offrant, comme les mandibules, une villosité bien plus clairsemée.
Les yeux sont rapprochés en dessus, mais moins que dans les
espèces suivantes, et leur lobe inférieur, bien qu’un peu renflé, est
encore allongé et transversal. Les tubercules antennifères sont
dressés.
Au prothorax, l'angle postérieur est ramené quelque peu en
avant, surtout chez la femelle; il n’y a, chez le mâle, de ponctuation
sexuelle que sur un petit espace situé près des angles antérieurs du
pronotum et sur les épisternums prothoraciques; partout ailleurs
il y a, comme sur le pronotum de la femelle, de gros points épars
mêlés d’une fine ponctuation d’où sort la pubescence,
Chez la femelle, les épisternums prothoraciques sont mats,
presque lisses et presque glabres. La villosité du prosternum et du
métasternum est dans les deux sexes très fournie. La pubescence
des élytres est peu apparente; elle est un peu mouchetée à la base
dans les deux sexes.
9. Callipogon jaspideus Buquet.
Orthomegas jaspideus Buquet, Icon. Règn. anim., 1844, p. 212. — Lacord., Gen.
Col., VII, 1869, p. 78, not. 1.
Du Brésil; le Musée de Gênes m’en a communiqué une femelle
provenant du Rio Monday au Paraguay.
62
Cette espèce se rattache au C. Pehlkei, étant supérieure à cette
dernière; elle est allée à certains points de vue au delà du
C. similis dans l’évolution, mais elle est restée en deçà à
d’autres.
La ponctuation sexuelle du mâle s’est conservée sur les épister-
nums prothoraciques et sur le pronotum, sauf au milieu du disque
où elle est effacée; on la distingue encore plus ou moins nettement
sur le prosternum dont la villosité n’est pas très dense. Le 1% article
des antennes a conservé, mais chez le mâle seulement, une épaisse
pubescence interne. L’angle postérieur du prothorax est à peine
ramené en avant, moins que chez C. similis.
Les antennes sont aussi longues que chez C. similis; la villosité
du métasternum, du sous-menton et de l’épistome est un peu
moins forte que chez ce dernier.
Les yeux sont un peu plus rapprochés que chez C. similis, et leur
lobe inférieur est nettement renflé, sans être encore globuleux.
Les mandibules du mâle sont très raccourcies, et leur dent supé-
rieure est bien moins développée que chez les précédents; leur
forte villosité les distingue toujours facilement de celles de la femelle
à première vue.
Chez le mäle, la pubescence des élytres forme des mouchetures
très apparentes sur toute leur étendue, tandis qu’elle est beaucoup
plus uniforme chez la femelle.
10. Callipogon cinnamomeus Linné.
Cerambyx cinnamomeus Linn., Syst. Nat., Edit. X, 1758, p. 389.
Prionus cinnamomeus Drury, Il., New. Edit., [, 1837, p. 85, t. 40, fig. 2 (Q).
Prionus corticinus Oliv., Encyclop. méthod., V, 1790, p. 294; Entom., IV, 1795, 66,
p. 21, t. 9; fig.34 (0); 67, p. 7, t.4, fig. 28 (1).
Orthomegas cinnamomeus Serv., Ann. Soc. Ent. Fr., 1832, p. 149. — Bates, Trans.
Ent. Soc., 1869, p. 41; Biol. Centr.-Amer., Col., V, 1884, p. 232.
-Orthosoma corticinum Casteln., Hist. nat., Il, 1840, p. 401.
Toute l’Amazonie, Cayenne, Guyane hollandaise, Venezuela,
Colombie, Nicaragua.
La longueur varie de 60 à 85 millimètres; la teinte est plus claire
que celle des autres espèces, elle est d’un brun de cannelle.
C’est l'espèce la plus perfectionnée; la ponctuation sexuelle a tota-
lement disparu chez le mâle dont les épisternums prothoraciques
sont presque lisses et un peu pubescents, comme chez la femelle.
Les mandibules du mâle sont à peine un peu plus longues et un peu
plus velues que dans l’autre sexe, mais elles offrent vers le milieu
une saillie mousse qui manque chez la femelle. Le 1* article des
63
antennes est encore en partie poilu au côté interne, mais à peine
chez la femelle. L’angle postérieur du prothorax est ramené en
avant plus que dans les autres espèces, et il porte une épine pro-
noncée,
Les antennes sont aussi longues que chez C. jaspideus; la villosité
du métasternum, du prosternum, du sous-menton et de l’épistome
est à peu près aussi développée que chez ce dernier; le pronotum
est entièrement pubescent.
Les yeux sont très rapprochés en dessus, encore plus que chez
C. jaspideus, et leur lobe inférieur est très renflé, presque globu-
leux.
La pubescence qui recouvre les élytres est uniforme dans les
deux sexes.
Sous-genre Enoplocerus Serville.
Ann. Soc. Ent. Fr., 1832, p. 146.
Lacordaire a rapproché l’Enoplocerus armillatus Linn. du genre
Orthomegas, mais il a cru devoir en faire un groupe spécial.
En réalité, Enoplocerus, par le système porifère des antennes
et par l’absence d’allongement particulier de leur 1* article, est
semblable à Callipogon et non à Orlhomegas; de plus, comme chez
Callipogon, les antennes du mâle offrent des aspérités, ces aspérités
étant même développées en épines, mais elles n’existent qu'aux
côtés interne et externe des 3° à 11° articles.
Il n’y a pas de trace de ponctuation sexuelle, et le prothorax est
semblable dans les deux sexes. Il offre de chaque côté quatre épines
situées à égale distance l’une de l’autre, la 1"° et la 4 correspondant
à l’épine antérieure et à l’épine postérieure des Callipogon et des
Orthomegas; entre ces quatre épines, il y en a parfois une ou deux
autres bien plus petites. Sauf sur les côtés, le pronotum est pubes-
cent, et il est très inégal, offrant notamment deux fortes intumes-
cences médianes, placées transversalement.
Les yeux sont restés primitifs, très distants, mais leur lobe infé-
rieur est un peu renflé.
Les mandibules sont glabres et raccourcies, celles du mâle n'étant
pas beaucoup plus fortes que celles de la femelle : elles sont
épaisses, un peu renflées extérieurement au milieu, puis brusque-
ment courbées à angle droit; elles offrent une forte dent interne
avant l’extrémité.
A cette réduction de longueur des mandibules du mâle, à
l'absence de ponctuation sexuelle, correspond un grand allonge-
ment des antennes et un dimorphisme sexuel des pattes antérieures.
64
Les antennes ne dépassent pas de beaucoup le milieu des élytres
chez la femelle, mais elles dépassent l'extrémité du corps chez le
mâle, le 3° article, dans les deux sexes, étant plus long que les deux
suivants réunis.
Les pattes antérieures du mâle sont fortement allongées et elles
sont en même temps très scabres, le dessous des fémurs et des tibias
étant même finement épineux.
Le sommet inférieur des fémurs est prolongé de part et d’autre
en épine.
Notons encore comme caractères du sous-genre la forme
triangulaire de l’épistome et la forme aplatie du 1* article des
antennes qui est avancé au sommet externe en une longue épine
triangulaire.
11. Callipogon armillatus Linné.
Cerambyx armillatus Linn., Syst. Nat., Edit. XII, 17, p. 622.
Prionus armillatus Oliv., Entom., IV, 1795, 66, p. 9, t. 5, fig. 17 ().
Enoplocerus armillatus Serv., Ann. Soc. Ent. Fr., 1832, p. 147. — Casteln., Hist.
nat., Il, 1840, p. 393, t. 46 («Ÿ). — Bates, Trans. Ent. Soc., 1869, p. 40. —
Goeldi, Bolet. Mus. Para., Il, 1897, p. 64, fig.
De Cayenne et du Para; Bates l’a trouvé sur le Haut-Amazone.
La chrysalide a été figurée par Goeldi (loc. cit.); une représen-
tation de la larve a paru, en 1902, dans l’AlUgemeine Zeitschrift fur
Entomologie.
La longueur est de 80 à 120 millimètres, la teinte d’un brun de poix
avec les côtés du prothorax d’un rouge sanguin et les élytres d’un
brun cannelle limhé de noirâtre; la tête, le disque du pronotum,
l’écusson, tout le dessous du corps et les fémurs offrent une fine
pubescence couchée d'un gris verdâtre, cette pubescence sortant
d’une ponctuation très fine et très serrée qui est mêlée de granu-
lations en arrière de la tête et sur le pronotum, de gros points
épars en dessous du corps; les élytres sont glabres, très légèrement
rugueuses et semées de nombreuses granulations très petites, peu
serrées; le sous-menton est granuleux et assez densément velu dans
les deux sexes.
Sous-genre Callomegas novum subgenus.
Ce sous-genre est créé pour le Prionus sericeus Oliv. d'Haïti et
de Cuba et pour une espèce nouvelle, plus primitive, de l'ile de
Porto-Rico. |
Ces Insectes se rapprochent surtout des Callipogon proprement
65
dits et du sous-genre Enoplocerus plutôt que des Orthomegas. Le
1* article des antennes a la brièveté et la forme renflée que l’on
observe chez Callipogon, et le système porifère est le même que
dans ce dernier sous-genre.
Comme les mâles des Callipogon, les mâles des Callomegas ont le
prothorax renflé, aussi large que les élytres et couvert de ponc-
tuation sexuelle : le pronotum montre les mêmes dessins dégarnis
de ponctuation sexuelle et ornés d’une pubescence dense, mais il y
a en outre une pubescence couchée, plus ou moins serrée, couvrant
tout le pronotum, ce qui manque chez les Callipogon. De plus, les
côtés du prothorax, presque droits, au lieu d’être régulièrement
crénelés, montrent quatre dents un peu plus développées, disposées
comme les quatre épines d’Enoplocerus et correspondant aux épines
que l’on observe chez la femelle,
Le prothorax de la femelle est assez semblable à celui des Ortho-
megas et des Enoplocerus, montrant des épines de chaque côté,
épines qui peuvent être associées à des denticules plus faibles; le
pronotum est inégal et il est entièrement pubescent, comme chez
Enoplocerus, alors que le pronotum des femelles de Callipogon est
glabre.
Chez le mâle, les antennes sont couvertes d’aspérités aussi bien
en dessous qu’en dessus, mais il n’y a pas de dimorphisme des
pattes antérieures.
Les mandibules sont restées chez le mâle major très longues et
elles ont une forme particulière. A leur base, en dessus, elles sont
élargies et creusées d’une concavité qui est pubescente, mais bien
moins que chez les Callipogon et les Orthomegas; celte concavité
est limitée du côté externe par une crête denticulée courbée et assez
courte, du côté interne par une carène droite et également denti-
culée qui se continue jusque près de l’extrémité où elle se termine
par une dent dressée et dirigée de dehors en dedans, cette dent cor-
respondant à la dent antéterminale des mandibules des Callipogon;
il y a toute une série de dents internes. La distance entre la partie
basilaire élargie et la dent antéterminale est variable suivant le
développement plus ou moins considérable des mandibules, celles-ci
pouvant parfois être très longues et grêles chez les mâles de très
grande taille. C’est tout à fait comme chez Jamwonus subcostatus.
Pour toutes les autres particularités, ces Insectes sont absolument
comparables aux Callipogon. Les yeux sont écartés et transversaux;
le 3° article des antennes est aussi long que les deux suivants
réunis; le prosternum, le métasternum, l’abdomen, les pattes et
l'écusson sont finement ponctués et pubescents; les élytres sont
très finement et très densément poncluées et ornées d’une fine
pubescence couchée,
66
12. Callipogon proletarius nova species.
Une femelle de 55 millimètres, sans indication de localité, au
British Museum ; une femelle de 73 millimètres, de Porto-Rico, au
Musée de Berlin.
La coloration est d’un brun rouge; la pubescence est d’un gris
uniforme, sans les reflets soyeux que l’on observe, au moins sur
les élytres, dans l’espèce suivante. Les yeux sont plus écartés en
dessus, les antennes plus courtes, ne dépassant pas la moitié des
élytres, le 3° article proportionnellement moins long, le système
porifère sans carènes sur les deux derniers articles ; le sous-menton,
pubescent, est finement ponctué; les côtés du prothorax convergent
moins en avant, ils offrent trois ou quatre épines avec de petites
dents intermédiaires, l’angle postérieur étant ramené davantage en
avant que chez C. sericeus; le pronotum et le prosternum sont
dépourvus de granulations.
13. Callipogon sericeus Olivier.
Prionus sericeus Oliv., Entom., IV, 1795, 66, p. 16, t. 18, fig. 26.
Cerambyx sericeus Beauv., Ins. Afr. et Amer., 1805, p. 226, t. 35, fig. ? (SE
3 (®).
Orthomegas sericeus Serv., Ann. Soc. Ent. Fr., 1832, p. 150. — Chevrol., Ann,
Soc. Ent. Fr., 1862, p. 274. — Lacord., Gen. Col., VIIT, 1869, p. 78.
D'Haïti et de Cuba.
La longueur est de 50 à 75 millimètres, la teinte d’un brun rou-
geâtre plus ou moins obscur, la pubescence étant d’un gris soyeux,
plus ou moins disposée en mouchetures châtoyantes sur les élytres,
surtout chez le mâle.
Outre les particularités indiquées à propos de la description de
la femelle de l’espèce précédente, il faut noter que chez la femelle
du C, sericeus, le pronotum et le prosternum montrent des granu-
lations et que les côtés du prothorax offrent quatre épines; le
sous-menton est couvert de fortes rugosités dans les deux sexes, et
il est pubescent, principalement chez le mâle, En ce qui concerne
ce dernier sexe, on observe une particularité qui est l'inverse de ce
que montre Jamiwonus subcostatus, à savoir que la villosité du sous-
menton est d'autant plus épaisse que le mâle est de plus grande
taille et a les mandibules plus longues.
Les antennes atteignent le tiers postérieur des élytres chez la
femelle, presque l'extrémité du corps chez le mâle.
CEE
r
67
Sous-genre Navosoma Blanchard.
Hist. Insect., IT, 1845, p. 141.
Ce sous-genre diffère de tous les précédents par le dernier article
des tarses notablement plus court que les autres réunis et par la
présence de côtes sur les élytres. Les antennes sont restées courtes,
ne dépassant pas le milieu des élytres chez la femelle et ne le dépas-
sant guère chez le mâle, le 3° article étant plus long cependant que
les deux suivants réunis, le 1% étant semblable à celui des Callipogon,
mais un peu renflé et légèrement dilaté au sommet externe chez le
mâle ; le système porifère est assez étendu, strié sur les derniers
articles, qu’il couvre entièrement, les 4° à 11° étant carénés au côté
interne; en dessous des antennes du mâle, il y a quelques aspérités
peu prononcées mais assez nettes sur le 3° article. Les mandibules
sont presque semblables dans les deux sexes; elles sont seulement
un peu renflées à la base chez le mâle, et elles sont glabres. Le
prothorax est très renflé chez le mâle, plus large que les élytres à
leur base et entièrement couvert de ponctuation sexuelle, à l’excep-
tion d’une ligne longitudinale lisse sur le prosternum, d’une ligne
semblable sur le pronotum et de quatre espaces enfoncés, dont un
interne antérieur plus grand, situés de chaque côté du pronotum.
Celui-ci est régulièrement convexe, et ses côtés sont arrondis et
crénelés, l’angle postérieur étant marqué et ramené un peu en
arrière. Chez la femelle, le prothorax a la même forme que chez le
mâle, mais il est bien plus petit; le pronotum est très rugueux au
milieu, lisse sur les côtés, et l’on aperçoit plus ou moins distincte-
ment les espaces enfoncés du mâle. Le dessus du corps est glabre,
le dessous couvert d’une pubescence clairsemée.
Ce type est en somme très voisin de Callipogon Lemoinei; Lacor-
daire avait déjà signalé le rapprochement à faire, mais il avait
réuni Navosoma à Ergates dans un groupe spécial, donnant trop
d'importance au peu de développement des mandibules,
14. Callipogon luctuosus Schôünherr.
Prionus luctuosus Schünh., Syn. Ins., I, 3, 1817, p. 346 (Oliv., Entom., IV, 66, t.4,
fig. 15).
Ergates biimpressus Dupont, Dej., Cat., 3° édit., 1837, p.341.
Ergates Huberti Buquet, Ann. Soc. Ent. Fr., 1840, Bull., p. 28.
Navosoma triste Blanch., Voy. D'Orb., 1843, p. 206, t. 20, fig. 5.
Navosoma Blanchardi Thoms., Rev. et Mag. Zool., 1877, p. 270.
Du Brésil méridional.
Cette espèce a d’abord été figurée sans dénomination ni descrip-
tion par Olivier; Schônherr a appliqué le nom de luctuosus au
68
Prionus représenté par Olivier, et c’est ce nom que je crois devoir
conserver. Il est facile de reconnaître la femelle dans la descrip-
tion de Buquet. Quant au Navosoma Blanchardi Thoms., c’est,
d’après la description, purement et simplement le N. triste de
Blanchard.
La longueur est de 35 à 45 millimètres, la teinte d’un noir de
poix mat; l’épistome, concave, a la forme d’un triangle isocèle à
base large; le front est fortement excavé, les tubercules antenni-
fères saillants, les yeux assez distants, à lobe inférieur un peu
renflé; il y a entre les yeux une grosse ponctuation confluente
obsolète qui disparait complètement en arrière et qui est remplacée
par des granulations derrière les yeux; les élytres, épineuses à
l’angle sutural, sont obsolètement ponctuées à la base et indistinc-
tement sur le reste de leur étendue; elles offrent trois côtes pro-
noncées entre lesquelles il y en a d’autres plus faibles, plus une
côte plus externe moins visible; le repli épipleural est un peu étalé
et dilaté; le métasternum offre une pilosité assez longue.
Généalogie et répartition géographique des Callipogon.
Sauf en ce qui concerne le sous-genre Eoxenus, qui se rattache
directement au sous-genre Callipogon, les divers sous-genres du
grand genre Callipogon se sont détachés indépendamment les uns
des autres d’une souche commune. C’est ce qu'indiquent à la fois
leur structure et leur répartition géographique.
Spiloprionus, de la Bolivie, semble représenter le type le plus
archaïque le moins teinté de cœnogenèse. On peut y rattacher
presque directement le Callipogon Lemoinei, du Pérou, coryphée
du sous-genre Callipogon, le Callipogon Pehlkei, coryphée des Ortho-
megas, également du Pérou, le Callipogon armillatus, de l’'Ama-
zonie, type du sous-genre Enoplocerus, le Callipogon proletarius, de
Porto-Rico, coryphée des Callomegas, enfin le type du sous-genre
Navosoma, Callipogon luctuosus, du Brésil méridional. Le berceau
du grand genre Callipogon semble avoir été cette région reculée du
Brésil voisine de la Bolivie, encore si peu explorée et qui nous
promet vraisemblablement bien des surprises.
Remarquons que le C. Lemoinei, dont l'habitat s'étend du Pérou
au Panama, est inférieur au C. barbatus de l'Amérique centrale,
que ce dernier est primitif par rapport au C. senex du Mexique, et
que le C. Beckeri, de la Sierra de Durango, est la plus perfectionnée
de toutes les espèces du sous-genre Callipogon; l'Eoxenus relictus,
69
des régions de l'Amour, est supérieur à tous les Callipogon propre-
ment dits, et il n’est guère douteux qu’il s’agit d’une forme ayant
émigré du Mexique vers la Sibérie par le Nord de l’Amérique.
Au C. (Orthomegas) Pehlkei du Pérou et de la Colombie se rat-
tachent directement d’une part C. similis du Brésil, d'autre part
C. jaspideus du Brésil méridional; C. cinnamomeus, de la rive
méridionale de la mer des Caraïbes, est la forme la plus perfec-
tionnée des Orthomegas, et c’est elle qui habite le plus loin du ber-
ceau des Callipogon.
En ce qui concerne le sous-genre Callomegas, l'espèce inférieure
est de Porto-Rico, l’espèce supérieure d'Haïti et de Cuba, c’est-
à-dire que nous constatons une fois de plus que l’émigration des
Prionides s’est faite de l’Est à l'Ouest dans les Antilles.
On peut se demander, vu les caractères et la patrie des Cullo-
megas, si le C. (Enoplocerus) armillatus n’est pas un descendant
direct, assez fortement cœnogénétique, du Callipogon qui, du fond
du Brésil, a émigré par l’Amazonie jusqu'aux Antilles pour y
devenir C. proletarius, puis C. sericeus.
Le C. (Navosoma) luctuosus a dû se détacher de très bonne heure
de la souche originelle des Callipogon, ce qui explique sa ressem-
blance avec les Ergates.
70
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76
Généalogie et répartition géographique des Callipogonines.
Tous les genres du groupe des Callipogonines peuvent être
rattachés à un prototype éteint qui a dû avoir les caractères d’une
Parandra dont les côtés du prothorax étaient crénelés, le 3° article
des antennes allongé, les yeux échancrés.
Hystatus, des îles de la Sonde, réalise à peu près ce prototype, mais
avec le caractère cœnogénétique d'offrir de la ponctuation sexuelle
chez le mâle. |
Eurypoda, de Sumatra et de l'Asie orientale, représente en
quelque sorte une forme supérieure d’Ilystatus à tarses perfec-
tionnés et à 3° article des antennes plus allongé.
Platygnathus, de l’île Maurice, a, comme Hyslatus, conservé le
dimorphisme sexuel mandibulaire de la Parandra ancestrale, et il
offre aussi un dimorphisme sexuel de ponctuation, mais il a ce
caractère original d’avoir le 2° article des antennes allongé. Les
épisternums métathoraciques très rétrécis en arrière rapprochent le
genre des genres Cacodacnus, Toxeutes et Sliclosomus, ce qui
indique vraisemblablement que ces derniers ont avec Platygnathus
un ancêtre direct commun; c’est d’autant plus probable que le
prothorax des quatre genres offre la particularité spéciale d’avoir
deux angles latéraux de chaque côté. Seulement, comme Cacodac-
nus, Toxeutes et Sticlosomus n’ont pas de ponctuation sexuelle,
l’ancêtre commun de ces genres et de Platygnathus n’en possédait
évidemment pas non plus, et il était, par conséquent, encore plus
primitif qu’Hystatus sous ce rapport.
Le prototype des Callipogonines a donc donné, d'une part, l’an-
cêtre commun d’Hystatus et d'Eurypoda, d'autre part, l’ancêtre
commun de Platygnathus et du trio des genres Cacodacnus, Toxeutes
et Sticlosomus.
Ces trois derniers genres sont éminemment voisins; Slictosomus,
de l'Amérique du Sud, montre dans son espèce la plus archaïque,
S. semicoslatus, une cœnogenèse des mandibules qui en fait le
genre le plus éloigné de la souche commune; cependant Sticto-
somus semicoslatus a des tarses plus primitifs que le plus inférieur
des Cacodacnus et que le plus inférieur des Toxeutes; à son tour,
Toxeutes Pascoei, de l'Australie septentrionale, est allé plus loin
dans l’évolution que Cacodacnus hebridanus, des Nouvelles-Hébrides,
par l’allongement du 1” article des antennes, et cependant ce
Toxeutes primitif a le 3° article des antennes moins allongé que
chez Cacodacnus hebridanus : l'ancêtre commun des trois genres
devait avoir les tarses à peu près semblables à ceux du Sticlosomus
semicostatus, le 1° article des antennes du Cacodacnus hebridanus
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77
et le 3° article des antennes du Toxeutles Pascoei; une forme rappe-
lant cet ancêtre existe peut-être encore actuellement à la surface du
globe, et si elle n’est pas éteinte, on la trouvera sans doute dans la
Nouvelle-Guinée.
Hoploderes, dont la forme la plus archaïque est de l’Afrique
orientale et australe et les espèces supérieures de Madagascar, a
perdu le dimorphisme sexuel des mandibules, remplacé par un
dimorphisme sexuel de ponctuation qui affecte chez le mâle non
seulement le prothorax, mais encore les élytres; en même temps
s’est perdue la différence de forme qui existe entre le prothorax du
mâle et celui de la femelle en principe, lorsqu'il y a du dimorphisme
sexuel de ponctuation. Hoploderes ne peut pas être rattaché à Pla-
tygnathus, mais bien à la forme ancestrale commune à ce dernier
genre et à Hystatus.
Jamwonus, de l’Afrique orientale, est primitif par l’absence de
ponctuation sexuelle, mais le genre offre chez le mâle des mandi-
bules archaïques dans leur forme, cœnogénétiques dans leur
villosité, le sous-menton étant aussi affecté par un caractère sexuel
secondaire nouveau. Jamwonus n'ayant qu’un angle latéral au
prothorax ne peut avoir le même ancêtre direct que Platygnathus,
etc. : c’est donc encore une forme qui se rattache simplement au
prototype des Callipogonines.
Ce prototype des Callipogonines a donc ttes 1° un Prionide
qui a été l’ancêtre commun d’Hystatus et d’Eurypoda, qui a donc
émigré des îles de la Sonde vers la Chine et le Japon; 2° un Prionide
qui, d’une part, est allé dans l’île Maurice engendrer le genre
Platygnathus, qui, d’autre part, a émigré vers l’Est pour donner
aux Nouvelles-Hébrides le genre Cacodaenus, en Australie le genre
Toxeutes, au Brésil le genre Stictosomus; 3° un Prionide qui a
produit dans l’Afrique orientale et à Madagascar les Hoploderes;
4 un Prionide ancêtre du genre Jamwonus.
Quelle pouvait être la patrie de ce Callipogonine primitif? Évi-
demment une localité située entre l’Afrique orientale, Madagascar,
l’île Maurice et les îles de la Sonde, une localité d’une terre réunis-
sant toutes ces régions à la Papouasie, au Nord de l'Australie, à la
Polynésie et au Brésil. Cette localité devait se trouver sur l’emplace-
ment de l'Océan Indien actuel, non loin de Sumatra et de Java,
Hystatus étant le genre Le plus rapproché de ce prototype.
Il reste deux genres de Callipogonines, Ergales et Callipogon, dont
l'extrémité de l’abdomen est spécialisée chez le mâle, peu chez
Ergates, notablement chez Callipogon; ces deux genres doivent
avoir eu un ancêtre commun se rattachant directement au proto-
type des Callipogonines; cet ancêtre a donné 1° le sous-genre
Ergates, de la Syrie; 2° le sous-genre Callergates, également de la
A LA PRE RE PR REUTERS
e ni Las CP UNS Et
78
Syrie; 3% le sous-genre Trichocnemis, du Nord du Mexique; 4° le
genre Callipogon dont l’espèce la plus archaïque est de la Bolivie.
Ces habitats ne peuvent encore une fois s’expliquer que par l’hypo-
thèse émise plus haut, à savoir que le berceau des Callipogonines
doit s'être trouvé sur l'emplacement de l’Océan Indien à une époque
où un grand continent équatorial s’étendait de l’Afrique à l’Amé-
rique, par l'Océanie, envoyant un cap vers la Syrie, un autre vers
Madagascar, un troisième vers le Nord du Mexique et un quatrième
vers le centre du Brésil.
env.
SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
— —
ei À!
Assemblée mensuelle du 6 février 1904.
PRÉSIDENCE DE M. LAMEERE, MEMBRE DU CONSEIL.
La séance est ouverte à 8 1/4 heures,
Le procès-verbal de la dernière assemblée mensuelle est adopté.
Excusés. MM. Gilson, Jacobs et De Combrugghe s’excusent de ne
pouvoir assister à la séance.
Correspondance. Le Secrétaire annonce la mort de M. Jules-César
Fontaine, ancien bourgmestre de Papignies. Le défunt était un des
plus anciens membres de la Société. Il en faisait partie depuis 1863.
Une lettre de condoléances a été envoyée à la famille.
— Der Naturhistorische Verein der preussischen Rheinlande
nous fait part du décès de son président, le D° Auguste Huyssen.
Une lettre de condoléances sera envoyée à nos collègues de Bonn.
— Le professeur Brauer remercie la Société de l’honneur qu’elle
lui fait en le nommant membre honoraire; il nous envoie son
portrait et nous fera parvenir ultérieurement ses principales
publications.
Échange de publications. L'assemblée décide d’échanger les
Annales contre le « Report of noxious Insects of Illinois ».
Travaux pour les Annales. L'assemblée décide l’impression des
travaux insérés dans ce numéro.
Communications. La liste des captures de M. Haverkampf sera
publiée dans le prochain numéro, la planche qui doit l’accom-
pagner n'étant pas encore terminée.
— Le D° Jacobs fait savoir, au sujet de la dernière communication
de M. Severin, qu'il a capturé, en juillet 1878, deux exemplaires de
l’Onthophagus taurus F. dans les bois du château du Ruart près
Genappe; l’insecte se trouve dans la collection Wesmael, mais sans
indication de date ni de localité.
— M. Lameere annonce à l’assemblée que le 6° Congrès interna-
tional de Zoologie se tiendra cette année à Berne, sous la présidence
de M. le professeur Studer, du 14 au 19 août.
— MM. Hippert et Haverkampf signalent quelques intéressantes
captures de Lépidoptères indigènes.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVIL, 3 111 1904 0
80
— Nous publions ci-dessous la liste des Lépidoptères rares ou peu
communs pris par M. Hippert en 1903 :
Les numéros sont ceux du nouveau catalogue de Staudinger et Bebel.
52.
81.
86.
175.
292.
401.
422,
496.
492.
5173.
635.
653.
661.
703.
713.
AO
808.
839.
929.
976.
1039.
4000.
1399.
1710.
1809.
2034.
2062.
2065.
2070.
2074.
2678.
2846.
Pieris napi L., var. Napæœæ Esp., ®?. — Forêt de Soignes,
28 juillet 1903; Rance, 5 août 1903.
Leptidia sinapis L., variété. — Froid-Chapelle, 17 juin 1903.
Colias palæno L., Ÿ. — Route de Malmédy, 1° juillet 1903.
Melitæa aurinia Rott. — Froid-Chapelle, 17 juin 1903.
Argynnis ino Rott., ©. — Orval, 93 juillet 1903.
Aphantopus hyperantus L., ab. Arete Müll. — Orval, 17 juil-
let 1903.
Epinephele titonus L., ©. — Dunes de Middelkerke.
Cœnonympha hero L. — Rance, 15 juin 1903.
Thecla betulæ, ®.— Rance, 5 août 1903.
Lycœna Baton Berg., Ÿ. — Couvin, 5 juin 1908.
Lycæna minimus Fuesl., deux variétés. — Couvin,5 juin 1903
et Pétigny, 2 juin 1905.
Pamphila palæmon Pall. — Route de Neufchâteau, 28 mai
1903.
Adopæa lineola O. — Dunes de Middelkerke, 19 août 1903.
Hesperia alveus Hb. — Rance, 15 juin 1903.
Thanos tages L., var. — Froid-Chapelle, 17 juin 1903.
Hoplitis Milhauseri F., ®.— Genck, 23 juin 19083.
Pheosia tremula CI. — Ch. de La Hulpe, 24 août 1903.
Orgyia ericæ Germ., 4. — Schaerbeek, 14 août 1903.
Lymantris dispar L., ©, ab. ailes gris-souris. — Boitsfort.
Lasiocampa trifolii Esp. — Ham-s/-Lesse, 14 juillet 1903;
Genck, 22 juin 19083.
Aglia tau L., ©. — Spa, mai 1905.
Odonestis pruni L. ?. — Orval, 22 juillet 1903.
Agrotis ypsilon Rott. — Bruxelles, 19 septembre 1903.
Hadena basilinea F. — Cortenbergh, 22 mai 1903.
Brachionycha sphynx Hufn., .— Ixelles, 16 octobre 1903.
Petilampa arcuosa How. — Orval, 22 juillet 1903.
Tœniocampa gothica L., J.— Malines, 16 mars 1903.
Id. miniosa F., J. — Bruxelles, 27 mars 1903;
Malines, 3 avril 49083.
Tœniocampa incerta Hufn. — Cambre, 9 mars 1903.
Panolis griseo variegata Goeze. — 30 mai 1903.
Catocala nupta L. — Louvain, 19 octobre 1905.
Cymatophoru ftuctuosa Hb. — Rance, 3 août 1903.
1405.
1437.
1457.
1477.
81
. Acidalia immutata L. — Boitsfort.
. Chesias rufata F. — Genck, 27 juin 1903.
. Larentia dotata L. — Rance, 4 août 19053.
Id. ferrugata Hb. — Ostende, 17 août 1903.
1d. albicillata L, — Schiplaeken, 28 octobre 1903.
Id. alchemillata L. — Orval, 22 juillet 1903.
Id. bilineata L. — Steenockerzeele, 12 juin 1903.
. Tephroclystia coronatu Hb., trois . — Genck, 23-24 juin,
et Han, 15 juillet 1903.
. Eugonia erosaria Hb. — Hertogenwald, 21 septembre 1903.
. Angerona corylata Thnb., ÿ, ab. sordiata. — Hertogenwald,
30 juin 1903.
. Halia Wauaria L. — Rance, 3 août 1903.
. Nola strigula Schip. — Schiplaeken, 10 juillet 1903.
Id. centonalis Hb. — Id, id.
. Sudaria mundana L. — Orval, 22 juillet 1903.
. Setina irrorella CI., J. — Couvin, 4 juin 1903.
. no statices L. — Han, 14 juillet 1903.
. Zygœna filipendulæ L. — Dunes de Middelkerke, 18 août 1903.
. Schœnobius forficellus Thnb. — Orval, 22 juillet 1905. À la
lumière.
. Myelois ceratoniæ Z. — Bruxelles, 21 février 1902.
. Cataclysta lemnata L. — Rance, 8-9 septembre 1903.
. Salebria obductella Z. — Orval, 22 juillet 1905.
939.
1043.
1151.
Perinephila lancealis Schiff. — Rance, 15 juin 1903.
Phlyctænodes verticalis L. — Rance, 16 juin 1903.
Pionea ferrugalis Hb. — Louvain, boulevard de Tervueren.
Contre un tronc.
Stenoptilia zophodactylus Dup. — Rance, 8 septembre 1908.
Alucita heæadactyla L. — Couvin, 1° septembre 1903. Rare.
A ma fenêtre, le matin.
Acalla boscana F, — Forêt de Soignes, 14 mars 1902; Schip-
laeken, 30 octobre 1903; Héverlé, 20 mars 1903.
Acalla quercinana Stett. e. Zet. 1849. — Schiplaeken, 28 octo-
bre 1903 ; Hertogenwald, 27 avril 1903.
15404. Pandemis cerasana Hb. — Route de Lennick, 8 juillet 1908.
1645.
2467.
2507.
Anisotænia ulmana Hb. — Schiplaeken, 12 juin 1903.
Cerostoma parenthesella L. — Hertogenwald, 21 septem-
bre 1903. Pris au vol,
Psoricoptera gibbosella Z. — Schaerbeek, 18 juillet 1908.
4686.
4713.
— La séance est levée à 9 1/2 heures.
. Pleurota bicostella C1. — Schaerbeek, 21 février 4903.
. Chimabache phryganella Hb. — Schiplaeken. Commun …
octobre.
. Chimabache fagella F., 4.— Ypres, 12 mars 1903.
. Depressaria albipunctella Hb. — Orval, 12 mai 1903. À ma
fenêtre.
. Incurvaria muscalella F, — Linkebeek, 4 mai 19053.
Nemophora pilella F. — Linkebeek, 4 mai 1903.
Adela viridella Sc. — Auderghem, 6 mai 1903. Dans l'agglo-
ration des maisons.
ÉTUDE SUR LES ARACHNIDES DU CHILI
Recueillis en 1900, 1901 et 1902, par MM. C. Porter, D' Delfin,
Barcey Wilson et Edwards,
par E. Simon.
Les Arachnides qui font l'objet de ce travail nous ont été com-
muniqués par M. C. Porter, directeur du Musée de Valparaiso, à qui
nous sommes redevables de si nombreuses découvertes, relatives à la
faune du Chili.
M. C. Porter a continué, dans ces trois dernières années (1), ses
chasses à Penafñflor, Las Palmas, Cumarilla, près Valparaiso, et, en
compagnie de M. Edwards, à Los Perales (Quilpué) où M. Vives,
intelligent protecteur des naturalistes, possède une vaste hacienda,
dans une région forestière accidentée, jusqu'ici inexplorée; cette
dernière localité a fourni les trois types les plus intéressants : Phy-
soglenes Vivesi E. Simon, Landana Edwardsi E. Simon et Olbus spa-
rassoides Nicolet.
Le D" Delfin a recueilli quelques espèces, dont plusieurs sont
nouvelles, au port de la Herradura, province de Coquimbo, dont la
faune paraît légèrement différente de celle de Valparaiso.
Le même naturaliste et M. Barcey Wilson, officier de l’armée
chilienne, ont fait de nouvelles recherches dans le territoire magal-
lane, surtout à Punta-Arenas, dans la presqu'île Brunswick, où ils
ont découvert trois genres d'Agelenides : Pionaces, Porteria (du
groupe des Cybœus) et Mevianes (du groupe des Cryphæca) et des
représentants des genres Thallumetus et Sphyrotinus, jusqu'ici étran-
gers au Chili.
Enfin, M. Barcey Wilson a exploré, au sud de la Terre de Feu,
la station de Ailen Gardiner (lat, S. — 55° 24’; long. O. — 68° 19°);
dans cette froide région, où la vie animale s’appauvrit, M. B. Wilson
a trouvé quelques espèces nouvelles (Dictyna togata, Mevianes Wil-
soni E. Sim.) et plusieurs des espèces qui avaient été découvertes
dans le voisinage du cap Horn par la Mission française du Passage
de Vénus, par MM.C.Backhausen, D° Michaelsen et D' Nordenskjüld.
Fam. AVICULARIIDÆ
1. PHRYXOTRICHUS CHILENSIS (Molina).
Penafñlor (C. Porter).
(1) La liste des Arachnides recueillis par M. C. Porter et ses collaborateurs
en 1898 et 1899 a été publiée par nous dans la Revista chilena de Historia natural,
t. IV, 1900, pp. 49-55, et t. V, 1901, pp. 17-22.
84 PASS IPS TA
2. TRYSSOTHELE Pissisi (E. Simon).
Brachythele Pissisi E. Sim., in Ann. Soc. ent. Fr., 1888, p. 221.
Las Palmas (C. Porter).
Fam. DICTYNIDÆ.
Le genre Thaliumetus, qui ne comprenait jusqu'ici qu’une seule
espèce du Venezuela, 7. salax E. Sim., est représenté au Chili par
les 7, acanthochirus et cælatus E. Sim., qui en sont voisins.
M. Barcey Wilson a trouvé à Allen Gardiner un nouveau Dictyna,
D. togata E. Simon, et en grand nombre le D. fuegiana E. Sim., dont
M. C. Backhausen n'avait rapporté que la femelle ; le mâle de cette
espèce antarctique est fort remarquable par sa patte-mâächoire qui
diffère de celle des autres espèces du genre par sa longue apophyse
patellaire externe, resupinée, spinuleuse à l’extrémité.
3. DICTYNA FUEGIANA E. Simon, in An. Mus. nac.B. Aires, IV,1895,
p. 168. — Ç. Long. 3 mill. — Cephalothorax subtiliter coriaceus,
fusco-rufescens, tenuiter nigro-marginatus. Oculi antici inter se
valde appropinquatietsubæquales. Abdomen supra obscure lividum,
nigricanti-marginatum, antice linea media nigricanti, dein arcubus
seriatis 4 vel 5 albidis tenuibus et acutis ornatum. Pedes longiores,
fusco-olivacei, tarsis coxis femoribusque pallide flavidis, his ad
apicem nigro-annulatis. Chelæ fusco-rufulæ, subtiliter coriaceæ, nec
incurvæ, nec dentatæ, sed extus, in parte apicali, leviter depressæ.
Pedes-maxillares pallide lutei, tarso bulboque nigricantibus; femore
valido, crinito; patella magna, parallela, longiore quam latiore,
extus apophysi lutea retro directa, apice laciniosa vel spinosa
armata; tibia parva, patella angustiore et multo breviore, subtus
processu crasso, leviter curvato, apice nigro-spinuloso, armata;
tarso mediocri, depresso, subrotundo; bulbo simplici disciformi
plano.
©. Long. 3-3,5 mill. — Oculi medii antici leralibus evidenter
minores. Pictura abdominis variabilis, vitta media sæpe integra,
leviter dentata et rufula.
Punta-Arenas (D' Delfin, B. Wilson), Allen Gardiner (B. Wilson).
4. Dictyna togata sp. nov. — ©. Long. 2,5 mill. — Cephalo-
thorax lævis, fuscus, parte cephalica dilutiore et rufescente, vittam
latam posiice sensim attenuatam, designante. Oculi antici inter se
æquales, anguste et æque separati. Area mediorum latior quam
longior et antice quam postice paulo angustior. Abdomen ovaitum,
convexum, fuscum, crebre albido-pubescens, vitta media lata et
leviter sinuosa, dilutiore et testacea, in parte basali vittam obscuram
apice truncatam cum angulis breviter productis, includente, supra
83
notatum, subtus dilutius. Chelæ, partes oris sternumque fusco-
olivacea. Pedes fulvo-olivacei.
Allen Gardiner (B. Wilson).
Espèce voisine de D. fuegiana E. Sim., qui habite les mêmes
parages, mais plus petite, en différant surtout par ses yeux anté-
rieurs égaux et le groupe de ses yeux médians à peine plus étroit en
avant qu’en arrière.
5. Thallumetus acanthochirus sp. nov. — -ÿ. Long. 3 mill,
— Cephalothorax alte convexus, clypeo valde proclivi area oculo-
rum multo latiore, lævis, fusco-olivaceus, parte thoracica obscu-
riore et reticulata. Oculi cuncti parvi et inter se subæquales, qua-
tuor postici, superne visi, in lineam vix procurvam, medii inter se
quam a lateralibus paulo remotiores (spatio inter medios oculo qua-
druplo latiore, inter medios et laterales circiter triplo latiore). Area
mediorum parallela et latior quam longior. Chelæ olivaceæ, sat
debiles, longæ et parallelæ. Partes oris sternumque fusco-olivacea.
Pedes dilutiores, concolores, pedes 1! paris reliquis longiores,
femore valido curvato. Pedes-maxillares fulvo-olivacei, patella ad
apicem tarso bulboque fuscis, maximi et valde singulares; femore
crassissimo, vix longiore quam latiore, apice recte secto, ad basin
valde attenuato et conico; patella magna, femore haud breviore,
extus recta, intus convexa, prope apicem abrupte angustiore et
paulum convexa, apice truncata atque in medio minute emargi-
nata ; tibia multo angustiore, valde depressa et excavata sed superne
minute cristato-carinata, intus ad apicem dente magno et conico
armata; tarso breviter ovato, apice minute acuminato, ad basin
apophysi fulva, gracili et leviter sinuosa, longa, retro-directa et
patellam fere attingente, insigniter armata.
©. Long. 3 mill. — Cephalothorax fulvus, parte thoracica vittis
nigricantibus binis, postice convergentibus, notata, clypeo proclivi
area oculorum latior. Chelæ, partes oris sternumque fulvo-olivacea.
Pedes lutei concolores. Abdomen ovatum supra pallide cinereum,
maculis albis iniquis et subconfluentibus marmoratum, subtus
luteum. Area genitalis transversa, utrinque infuscata et sulco
obliquo impressa.
Punta-Arenas (D° Delfin, B. Wilson).
6. T. cælatus sp. nov. — ©. Long. 3 mill. — Cephalothorax
lævis, parce et crasse albo-pilosus, ad marginem dilutior et albido-
testaceus, vittis binis fuscis postice convergentibus atque, in parte
cephalica, vittis binis pallide fuscis, vix expressis abbreviatis et
subgeminatis, notatus. Oculi fere præcedentis sed clypeus angus-
tior et subverticalis. Abdomen ovatum, albido-opacum, supra vitta
latissima nigricanti, utrinque flexuosa, valde albido-variegata et
86
plagiata et antice lineolis binis rufulis incurvis, notatum, subtus
luteo-testaceum. Chelæ, sternum pedesque albido-testacea, subpel-
lucentia, patellis cunctis utrinque nigro-notatis. Plaga genitalis
magna, transversa, utrinque obtusa, infuscata et foveolata.
La Herradura, pr. Coquimbo (D' Delfin).
7. Myropsis BACKHAUSENI (E. Simon).
Myro Backhauseni E. Simon, in An. Mus. nac. Buen. Aires, V,
1896, p. 142.
Macrobunus spinifer Tallgren, in Svenska Exped. t. Magell.,
t.4E n°40, p.249 “tab VINS,
Punta-Arenas (D' Delfin, B. Wilson).
8. AMAUROBIUS RORULENTUS (Nicolet).
Clubiona rorulenta Nicolet, in Gay, Hist. de Chile, Zool., III,
p. 437.
Am. rorulentus E. Simon, in Hamb. Magelh. Sammelreise,
Arachn., 1902, p. 10.
Penaflor, Los Perales (C. Porter, Edwards).
9, AMAUROBIUS (TITANŒCA) PATELLARIS E. Simon.
Tiltanœca patellaris E. Sim., in Ann. Soc. ent. France, 1899,
p. 434.
? Güldia obscura Keyserling, Sp. Amer., Bras. Sp., 1891, p. 45,
tab; #20:
Los Perales (C. Porter, Edwards).
Cette espèce paraît répandue dans toute la chaîne des Andes; nous
l’avons découverte au Venezuela et reçue depuis du Pérou et de
Bolivie; elle se trouverait aussi dans le sud du Brésil si la synonymie
du Gôüldia obscura Keyserling est exacte, ce qui paraît très proba-
ble; le nom spécifique obscurus est préoccupé dans le genre
Amaurobius.
A. patellaris E, Simon est voisin de A. (Titanæca) luteipes Keyser-
ling; il en diffère, chez le mâle, par son apophyse patellaire plus
longue, plus grêle et arquée, par son céphalothorax et ses fémurs
entièrement d’un noir olivâtre.
Fam. SICARIIDÆ.
10. SIGARIUS TERROSUS (Nicolet).
Thomisoides terrosus Nicolet, in Gay, Hist. de Chile, Zool., III,
p.352, tab. I, f. 9.
Punta-Arenas (D' Delfin, B. Wilson).
11. SCYTODES GLOBULATA Nicolet, loc. cit., p. 347, tab. II, f. 2.
La Herradura, pr. Coquimbo (D° Delfin).
87
Fam. LEPTONETIDXÆ.
Le nouveau genre Physoglenes, qui représente dans l'extrême sud
de l'Amérique, la famille des Leptonetides, en est peut-être le type le
plus complet et le mieux caractérisé. Contrairement à ce qui a lieu
dans les autres genres, les yeux y sont au nombre de huit, en
groupe compact oceupant toute la largeur du front, et la patte-
mâchoire du mâle est plus complexe, car son bulbe, très gros et
vésiculeux, offre, à la base externe, une pièce chitinisée, fovéolée,
auriculée et prolongée en dessus par une dent aiguë.
Les chélicères et les pièces buccales ressemblent à celles des
Leptoneta ; le céphalothorax, dont la région thoracique est coupée
d’un large sillon fovéiforme longitudinal, rappelle davantage celui
d’un Pholcus,
Fig. 1 et 2, — Physoglenes Vivesi.
1, Patte-mâchoire du mâle par la face externe.
2. Tl'arse et bulbe en dessus.
Physoglenes nov. gen. — Cephalothorax paulo longior quam
latior, utrinque ample rotundus, antice valde attenuatus, fronte
angusta atque obtusa, postice truncatus et leviter emarginatus, parte
cephalica leviter convexa, sulcis obliquis integris discreta, thora-
cica sulco longitudinali foveiformi, impressa. Area oculorum lati-
tudinem frontalem totam occupans. Oculi octo, medii antici nigri
reliquis albis paulo minores; quatuor postici, superne visi, in
lineam valde recurvam, medii inter se quam a lateralibus distan-
tiores sed spatio interoculari oculo haud duplo latiore; oculi quatuor
antici, antice visi, in lineam vix procurvam, inter se valde appro-
pinquati; area mediorum latior quam longior et antice quam postice
multo angustior. Clypeus area oculorum latior, convexus sed sub
oculis impressus. Chelæ verticales et parallelæ, (?) ungue longo.
Sternum late cordiforme, convexum, antice late truncatum, postice
valde attenuatum sed, inter coxas posticas disjunctas, truncatum.
Pars labialis plus duplo latior quam longior, apice recte secta, dimi-
dium laminarum haud attingens. Laminæ sat longæ, leviter conver-
gentes. Pedes longissimi fere Pholci, gracillimi, sed femoribus, ad
basin, ampliatis et leviter fusiformibus, patellis parvis, metatarsis
tarsisque filiformibus.
12. P. Vivesi sp. nov. — (j. Long. 5 mill. — Cephalothorax
lævis, obscure fulvo-olivaceus, in medio paulo dilutior, oculis
tenuiter nigro-cinctis. Abdomen longissimum, postice leviter
ampliatum et longe oblongum, fusco-olivaceum, supra antice sensim
dilutius, macula media ovata atque, in parte apicali, vitta transversa,
utrinque ampliata, obscure testaceis, notatum. Chelæ et partes oris
fulvæ, laminæ fusco-maculatæ, pars labialis fasco-marginata. Ster-
num læve, fusco-olivaceum. Pedes longissimi, obscure fulvi vel
olivacei, breviter et fere ædqualiter pilosi. Pedes-maxillares sat
parvi, fulvo-olivacei; femore gracili et recto; patella parva convexa;
tibia patella duplo longiore, superne depressa et setis spiniformibus
2 vel 3 armata; tarso depresso et longo, laminiformi, latus interius
bulbi tantum occupante; bulbo maximo, albo, vesiculoso, trans-
verso et obliquo, sed parte basali coriacea, rufula, superne dentata
extus foveolata et marginata, munito.
Los Perales (C. Porter, Edwards).
Fam. DYSDERIDÆ,
13. ORSOLOBUS SINGULARIS (Nicolet).
Segestria singularis Nic., in Gay, Hist. de Chile, Zool., III, 1847,
p. 346.
Penaflor, Los Perales (C. Porter, Edwards).
Fam. DRASSIDÆ.
Nous résumons dans le tableau suivant les caractères des espèces
chiliennes de cette famille qui nous sont connues :
1. Oculorum linea postica valde procurva, . , . . . . 2
Oculorum linea postica recta vel leviter procurva . . . 4
2. Oculi medii postici a lateralibus quam inter se plus triplo
remotiores. Magnitudo major. Megamyrmecion Gayi E. Sim.
Oculi postici a sese anguste et æque distantes. . . . . 5)
3. Oculi postici inter se æquales, medii longi triquetri et obliqui.
Plaga genitalis fusca, longior quam latior, antice plagula lon-
gitudinali Iæviore sat angusta et parallela munita.
Echemus chilensis E. Sim.
Oculi medii postici longi, triquetri et obliqui, lateralibus paulo
majores. Plaga genitalis plana, fusca, magna, longior quam
latior et fere parallela, antice plagula læviore cordiformi vel
: semicirculari munita. . . . . Echemus argutus E. Sim.
4. Oculi quatuor postici inter se appropinquati, in lineam rectam,
_ linea antica haud vel vix latiorem, medii lateralibus majores,
obtuse triquetri. Pedes quatuor antici omnino mutici.
Melanophora Porteri E, Sim.
Oculi quatuor postici parvi, inter se æquales, in lineam leviter
procurvam linea antica multo latiorem, medii a lateralibus
quam inter se plus duplo remotiores. Metatarsi quatuor antici
aculeis basilaribus binis subtus muniti.
Scotophœus quilpuensis E. Sim.
: 14. Megamyrmecion Gayi sp. nov. — ©. Long. 12 mill. —
Cephalothorax sat humilis, late ovatus, sed antice valde attenuatus
et fronte angusta, utrinque acute marginatus, lævis, pallide fusco-
rufescens, sericeo-pubescens, regione oculari parva obscuriore.
Oculi antici in lineam angustam, valde procurvam semicircularem,
medii nigri paulo majores, a lateralibus subcontigui, a sese spatio
oculo fere duplo minore distantes. Oculi postici mediocres, inter se
subæquales, in lineam valde procurvam, medii obtuse triquetri et
obliqui, a lateralibus quam inter se plus triplo remotiores sed a
sese spatio oculo haud vel vix minore distantes. Oculi quatuor
medii aream multo longiorem quam latiorem et subparallelam
occupantes. Chelæ verticales, angustæ et longæ, fusco-rufulæ,
læves, valde nigro-crinitæ. Abdomen ovatum, depressiusculum,
atro-cinereum, supra antice dilutius, albido-sericeo pubescens,
mamillæ inferiores validæ et longæ, fulvo-rufulæ. Sternum pedesque
fusco-rufula, coxis dilutioribus, pedes sat robusti sed metatarsis
tarsisque, præsertim posticis, gracilibus et longis, metatarsis anti-
cis, fere usque ad basin, breviter sed crebre scopulatis, tibiis anticis
aculeis validis 2-2 aculeoque apicali interiore, metatarsis aculeis
subbasilaribus similibus binis, subtus armatis. Pedes postici valde et
numerose aculeali. Plaga genitalis rufula, longior quam latior et
subparallela, antice sulco profundo et utrinque costa lata carinata
et postice leviter divaricata munita, postice area triquetra leviter
depressa, nolata.
Penaflor (C. Porter).
15. Melanophora Porteri sp. nov. — ©. Long. 8 mill. —
Cephalothorax longe ovatus, fusco-rufescens, sat crebre et longe
albo-sericeo-pubescens. Oculi postici in lineam rectam, medii late-
ralibus majores, obtuse triquetri, a lateralibus quam inter se paulo
remotiores. Oculi antici in lineam haud angustiorem, valde procur-
vam, medii nigri lateralibus saltem 1/3 minores. Area mediorum
paulo longior quam latior et subparallela, medii antici posticis
90
minores. Clypeus oculis mediis anticis paulo latior. Abdomen
longe oblongum, obscure cinereo-fulvum, pubescens, mamillis
inferioribus longis et cylindraceis, fulvo-rufulis. Chelæ fusco-
castaneæ, valde crinitæ. Partes oris sternumque fusco-rufula.
Pedes fulvo-rufescentes, sat longi, tarsis gracilibus et longis, qua-
tuor antici omnino mutici, tarsis metatarsisque usque ad basin sat
crebre scopulatis, quatuor postici tibiis metatarsisque aculeis validis
inferioribus et lateralibus biseriatis armatis sed aculeis dorsalibus
carentibus. Plaga genitalis nigrina, multo longior quam latior, in
medio leviter constricta, coriacea sed postice læviore et sulco tenui
divisa.
Los Perales (C. Porter, Edwards).
M. Porteri E. Sim. fait partie d’une série d'espèces fauves faisant
le passage des Melanophora aux Echemus, représentée en Europe
par le M. rusticu L. Koch; il est sans doute voisin du M. pallida
Keyserling, de l’Uruguay.
Fam. ZODARIIDÆ.
16. STORENA BERGI E. Sim., in An. Mus. n. Buenos Aires, IV,
1895, p. 169.
Punta-Arenas (D' Delfin, B. Wilson).
Fam. THERIDIIDÆ.
17. CHROSIOTES AUSTRALIS E. Simon, in An. Mus. n. Buenos
Aires, V, 1896, p. 145.
C. Porteri E. Simon, in Revista chilena, 1901, p. 18.
Punta-Arenas (D' Delfin, B. Wilson).
18. TEUTANA GROSSA (C. Koch).
Regio fuegiana.
Espèce presque cosmopolite; très commune au Chili.
19. THERIDION GRACILE Keyserling, Sp. Amer. Therid., 1884,
p-52;tab/11; f;146:
La Herradura, pr. Coquimbo (D' Delfin); Penañflor, Los Perales
(CG. Porter, Edwards).
Espèce très répandue au Chili et variable de coloration; peut-être
décrite par Nicolet sous les noms de T. bucculentum, silvestre, am-
biguum, ocellatum, albolineatum, umbrosum et opimum, dont les
diagnoses sont insuffisantes.
20. Theridion fuegianum sp. nov. — 9. Long. 2,5 mill. —
Cephalothorax lævis, læte fulvo-rufulus, parte thoracica utrinque
pallide luteo-marginata. Oculi sat magni, quatuor postici, superne
DR EN IR ET ER TRE, PP En CP TRS CU AMEL ADR ERS L
: SÉ : ; 6
91
visi, in lineam vix recurvam, medii a lateralibus quam inter se
paulo remotiores. Area mediorum haud latior quam longior,
antice quam postice paulo latior, medii antici posticis haud
vel vix majores, prominuli. Abdomen magaum, subglobosum
sed paulo longius quam latius, supra album et maculis magnis
biseriatis fusco-olivaceis ornatum, maculis anticis maximis obtuse
triquetris, medianis transversis, posticis longitudinalibus, postice
altenuatis et vittiformibus, subtus cinereo-testaceum albo-puncta-
tum. Chelæ sternumque fulvo-rufula. Pedes mediocres, sat longe
pilosi, fulvo-testacei, femoribus 1! paris in dimidio apicali, tibiis
cunctis ad apicem fulvo-rufulis.
Allen Gardiner (B. Wilson). :
Rappelle un peu le 7. simile Ch. Koch, d'Europe.
Le genre Theridion est en outre représenté à la Terre-de-Feu par
le T,. Michaelseni E. Simon, qui appartient au groupe du T. pallens
Blackwall, et par le T. spinatum Tullgren.
Nota. — Les deux espèces suivantes, 7, spinipes et attritum Nic.,
qui n’avaient pas été revues depuis Nicolet, doivent former un
groupe spécial dans le genre Theridion; leurs yeux sont petits,
espacés et presque égaux ; les quatre postérieurs figurent une ligne
légèrement procurvée, le groupe des médians est carré ou un peu
plus large que long; leurs pattes sont fort longues, mais très
inégales, les antérieures dépassant de beaucoup les autres, rappelant
celles des Mimetus ; leurs patellas et tibias offrent chacun en dessus
un long crin spiniforme dressé ; leur abdomen ressemble à celui des
Ero et des Mimetus, il est très haut, vertical et très atténué en
arrière, pourvu au sommet de deux gros tubercules obtus,
divergents.
Les descriptions de Nicolet m’avaient fait croire que ces espèces
pouvaient être des Ero (Hist. Nat. Ar., t. I, p. 945, note); elles ont
entièrement le facies des £ro humililhorax et Catharinæ Keyserling
et de l’Ero Nicoleti E. Sim., décrit plus loin.
21. T. ATTRITUM Nicolet, in Gay, Hist. de Chile, Zool., III, p. 542.
? T, minusculum Nicolet, loc. cit., p. 542 (pullus). — ©. Long.
3 mill. — Cephalothorax, chelæ, partes oris, sternum pedesque
pallide flavido-testacea subpellucentia, tibiis (3° exceptis) apice
anguste nigro-annulatis, metatarsis apice minulissime fuscis. Cepha-
lothorax lævis, parum convexus, ovatus, parte cephalica utrinque
late et oblique impressa, fronte sat angusta et obtusa. Oculi cuncti
parvi inter se subæquales : quatuor postici in lineam leviter procur-
vam, inter se sat late et fere æque separati; area quatuor mediorum
fere quadrata (vel antice quam postice vix latior), Abdomen
magnum, altum, latius quam longius, utrinque prominulum et
992
obtusissimum, antice posticeque valde declive et attenuatum,
pallide luteum, supra late albo-opaco plagiatum, in declivitate
anteriore (præsertim antice et utrinque prope tubercula angu-
laria) maculis magnis nigro-punctatis notatum, in declivitate poste-
riore puncto nigro medio munitum. Pedes longi sed inter se valde
iniqui (pedes 3' paris reliquis multo breviores) longe pilosi,
patellis supra ad apicem seta spiniformi longa, tibiis setis similibus
binis, munitis.
Penafñflor (C. Porter); La Herradura (D' Delfin).
29. T. spiniIPes Nicolet, loc. cit., p. 541. — ©. Long. 3 mill. —
Cephalothorax sat late ovatus, lævis, pallide luteo-testaceus, linea
nigra exili omnino cinctus, vitta media nigra lata, prope oculos
ampliata et fulvo-variegata, ornatus. Oculi mediocres, inter se sub-
æquales : quatuor postici in lineam leviter procurvam, medii a sese
quam alateralibus evidenter remotiores; area mediorum subparallela
et latior quam longior, medii antici leviter prominuli. Abdomen
altum, latius quam longius, utrinque prominulum et obtuse tuber-
culatum, antice posticeque valde attenuatum et declive, fulvo-
testaceum, in declivitate anteriore nigrum, vitta media alba orna-
tum et utrinque parce albo-punctatum, in declivitate posteriore
crebre albido-punctatum et linea media nigra, versus apicem
acuminata, notatum, in lateribus crebre albo nigroque atomarium.
Pedes longi sed inter se valde iniqui (pedes 3 paris reliquis multo
breviores) pallide lutei, patellis fuscis, tibiis ad apicem nigricanti-
annulatis, metatarsis apice minute fuscis, femoribus tibiisque parce
nigro-punctatis, longe pilosi, patellis tibiisque setis spiniformibus
longissimis supra armatis.
Punta-Arenas (D°' Delfin, B. Wilson).
T. lœvipes Nicolet en est probablement une variété.
23. Sphyrotinus Delfini sp. nov. — ©. Long. 2,5 mill. —
Cephalothorax sat longe ovatus, lævis, pallide luteus, utrinque
linea tenui nigra marginatus, parte cephalica vitta fusca lata, antice
evanescente, postice sensim attenuata, truncata sed utrinque angu-
losa, notatus. Oculi singulariter nigro-cincti, magni, a sese appro-
pinquati; quatuor postici, superne visi, in lineam rectam, medii
transversim ovati, lateralibus majores et a lateralibus quam inter se
remotiores (spatio interoculari oculo fere duplo minore); oculi
antici in lineam leviler procurvam, inter se anguste et fere æque
distantes, medii paulo minores; area mediorum paulo latior
quam longior et antice quam postice paulo angustior, medii
antici posticis fere duplo minores. Clypeus verticalis, area
oculorum circiter æquilatus. Abdomen magnum, globosum, fusco-
lividum, in declivilale anteriore punctis albidis, viltam arcuatam
RE a Re GO RESTE MER ET * GES EE SSRE a
à 93
designantibus, postice, supra mamillas, vitta nigra, punctis albis
paucis marginata, ornatum. Chelæ, partes oris, sternum pedesque
pallide luteo-testacea, femoribus tibiisque anticis apice leviter
rufescenti-tinctis, tibiis 4 paris ad basin atque ad apicem, meta-
tarsis 4! paris ad apicem, minute fusco-annulatis, pedes sat longi et
robusti, sat breviter pilosi.
Punta-Arenas (D° Delfin).
Nota. — Cette espèce, qui rappelle un peu par son facies et sa
livrée le Theridion lepidum Walckenaer, d'Europe, s'éloigne des deux
espèces actuellement connues du genre Sphyrotinus, S, luculentus
E. Sim., des Antilles, et S, bimucronatus E. Sim., du Venezuela; les
caractères du genre y sont un peu atténués, les yeux antérieurs en
ligne légèrement procurvée sont peu inégaux et le groupe des yeux
médians est à peine plus étroit en avant qu’en arrière.
Fam. ARGIOPIDÆ.
Subfam. LINYPHIINÆ.
24. CERATINOPSIS MODESTA (Nicolet).
Theridion modestum Nicolet, loc. cit., p. 526, tab. V, f, 15.
Ceratinopsis modesta E. Simon, in Act. Soc. sc. Chili, VI, 1896,
p. 65.
Penañflor (C. Porter).
25. Linyphia limatula sp. nov. — ©. Long. 5 mill. — Cepha-
lothorax sat longe ovatus, antice leviter acclivis, pallide fulvo-
testaceus, vitta media sat lata et dentata, antice leviter ampliata et
oculos fere attingente, et utrinque linea submarginali, interrupta et
striata, fusco-olivaceis, notatus. Oculi, præsertim medii postici,
nigro-cincti; antici parvi, in lineam subrectam, medii a lateralibus
quam inter se plus quadruplo remotiores; postici in lineam vix
procurvam, medii reliquis oculis majores, singulariter prominuli,
a sese quam à lateralibus remotiores et cum mediis anticis aream
paulo latiorem quam longiorem et postice quam antice plus duplo
latiorem, occupantes. Clypeus area oculorum vix æquilatus. Abdo-
men longum, antice valde convexum, postice longe attenuatum et
declive, obscure fulvum, crebre albo-punctatum, supra vitta media
integra obscuriore et arcubus fuscis acutis numerosis et uniseriatis
ornatum, subtus vitta lata fusca, parce et minute albo-punctata
notatum. Mamillæ fulvæ, fusco-limbatæ. Chelæ longæ, læves, rufes-
centes, apicem versus sensim obscuriores, margine superiore sulci
dentibus acutis quatuor, medianis binis reliquis longioribus, infe-
riore dentibus seriatis minutissimis, vix perspicuis, armatis.
94
Laminæ obscure fulvæ, fusco-maculatæ. Pars labialis sternumque
fusco-nigra, opaca. Pedes longi, fulvo testacei, femoribus ad apicem,
tibiis metatarsisque, prope basin atque ad apicem, fusco-annulatis,
patellis tarsisque infuscatis, aculeis tenuibus sat numerosis. Plaga
genitalis fulvo-nitida, utrinque infuscata, magna et convexa, semi-
circularis, antice rotunda, postice recte truncata atque in medio
minute mucronata.
La Herradura, prov. Coquimbo (D' Delfin).
Espèce voisine de L. (Frontina) longiceps Keyserling.
Subfam. TETRAGNATHINÆ.
26. TETRAGNATHA LABIALIS Nicolet, loc. cit., p. 520.
Puuta-Arenas (D' Delfin, B. Wilson).
27. META FUEGIANA E. Simon, in Hamb. Magalh, Sammelreise,
Arachn., 1902, p. 26.
Allen Gardiner (B. Wilson).
28. META LONGIPES (Nicolet).
Epeira longipes Nicolet, loc. cit., p. 491.
Meta longipes E. Simon, Revista Chil., IV, 1900, p. 51.
Las Palmas (C. Porter).
29. Landana Edwardsi sp. nov. — ©. Long. 9 mill. —
Cephalothorax longe ovatus, luteo-testaceus, longe et parce albido-
pilosus, tenuiter nigro-marginatus, regione oculari et clypei fusco-
castanea, genis infuscatis crebre nigro-reticulatis, parte cephalica
linea media tenui sed apice abrupte ampliata et lanceolata et
utrinque linea submarginali valde abbreviata, nigricantibus,
notata. Oculi postici magni, in lineam vix procurvam, medii late-
ralibus vix maJores et a lateralibus quam inter se vix remotiores.
Oculi antici in lineam recurvam, medii lateralibus saltem 1/4 ma-
jores. Area quatuor mediorum subquadrata. Oculi laterales utrinque
subcontigui et prominuli. Clypeus oculis anticis angustior. Abdo-
men magnum, subglobosum, supra obscure cinereum, crebre
nigro-punctatum et parce albido-crinitum, antice, in declivitate,
vitta nigra semicirculari confusa et parce testaceo-variata cinctum,
in lateribus luteo-testaceum et nigricanti-reticulatum, subtus vitta
nigricanti testaceo-marginata, notatum. Mamillæ testaceæ, infe-
riores infuscalæ. Chelæ validæ et longæ, læves, fulvo-rufulæ, ad
basin fusco-reticulatæ. Partes oris sternumque fusco-castanea,
pars labialis laminæque intus late testaceo-marginatæ. Pedes sat
longi, fuivo-rufescentes, coxis femoribusque dilutioribus, his, præ-
sertim subtus, nigricanti punctatis et variegatis, patellis fuscis,
tibiis annulis trinis nigris maximis, metatarsis annulis trinis,
95
basali nigro reliquis rufulis, cinctis, aculeis paucis longis tenuibus
albis et erectis. Pedes-maxillares pallide lutei, tibia tarsoque ad
basin minute nigro-annulatis. Plaga genitalis parva, transversa,
nigra, unco testaceo parvo subrotundo et erecto, munita.
Los Perales (C. Porter, Edwards).
Nota. — Le curieux genre Landana ne comptait jusqu'ici que
deux petites espèces, L. Petiti E. Sim., du Congo, et L. cycnea
E. Sim., du Venezuela; le L. Wäilsoni E. Sim., qui le représente
dans l’extrême Sud de l'Amérique, est beaucoup plus gros, ayant la
taille et un peu la coloration de notre Meta Merianæ Scopoli.
MM. C. Porter et Edwards n’en ont malheureusement recueilli
qu'une seule femelle, de sorte que nous ne savons pas ce que
peuvent être les caractères sexuels du mâle, toujours si étranges
dans le genre Landana.
90. DIPHYA MACROPHTHALMA Nicolet, loc. cit., p. 404.
Penaflor (C. Porter).
Détermination incertaine, le seul individu recueilli étant jeune.
Subfam. ARGIOPINÆ.
31. ARANEUS CLYMENE (Nicolet).
Epeira Clymene, Thalia, nigrata, inflata, erudita, hispida Nicolet,
loc. cit., pp. 503-505.
Araneus aysenensis Tullgren, in B. till K. Sv. Vet. Akad. Handi.,
28, IV, n°1, p. 32, 1902.
Punta-Arenas (D' Delfin, B. Wilson).
Espèce variable, très répandue au Chili.
32. A. FLAVIVENTRIS (Nicolet).
Epeira flaviventris Nicolet, loc. cit., p. 494.
Epeira flaviventris KE. Simon, in Miss. sc. du Cap Horn, Zool. (E.),
AE DEUER :0:
Punta-Arenas (D° Delfin, B. Wilson).
Espèce commune, répandue du Chili au Cap Horn.
33. À. HyADESsI (E. Simon).
Epeira Hyadesi E. Sim., loc. cit., p. 10, pl. IE, f. 3.
Allen Gardiner (B. Wilson).
Has
34. À. LABYRINTHEUS (Hentz).
Epeira labyrinthea Hentz, in J, Bost. Soc., 1847, p. 471.
Epeira reclangula Nicolet, loc. cit., p. 500.
La Herradura (D' Delfin); Penaflor, Los Perales (C. Porter,
Edwards); Punta-Arenas (D' Delfin, B. Wilson).
Espèce répandue dans toute l'Amérique, du Canada à la Patagonie.
35. À. SURCULORUM E. Simon, in Act. Soc. sc. Chili, VI, 1896,
p. 67.
La Herradura, pr. Coquimbo (D' Delfin).
36. GNOLUS CORDIFORMIS (Nicolet).
Arkys cordiformis et vartabilis Nicolet, loc. cit., p. 385.
Gnolus cordiformis E. Sim., in Soc. Ent. Belg., C. R. av. 1879. —
Id. , in Act. Soc. sc. Chili, VI, 1896, p. 68.
Gnolus cordiformis Tullgren, in B. till. K. Sv. Vet. Akad.
Handl., 28, IV, n° 1, 1902, f. 44.
La Herradura, pr. Coquimbo (D' Delfin); Penañflor (C. Porter).
Fam. ARCHÆIDXÆ.
37. MECYSMAUCHENIUS SEGMENTATUS E. Sim., in Ann. Mus. civ.
Gen., 1884, p. 979.
Id., in Miss. sc. du Cap Horn, Zool. (E.), p. 15, tab. I, f. 4.
1d., Tullgren:; in Sv-Exp:2-Magell 41, 2n°M40/4902 %p:#220;
tab. LIT, f. 5.
Allen Gardiner (B. Wilson).
Fam. MIMETIDÆ,
38. OARCES RETICULATUS (Nicolet).
Arkys reticulatus, piriformis, Gayi, flavescens, liliputanus et
inflatus Nicolet, loc. cit., p. 387-389.
Oarces reticulatus E. Simon, in Revista Chilena, 1901, p. 20.
Valparaiso (C. Porter).
39. GELANOR LATUS (Keyserling).
Eurymachus latus Keyserl., in Verh. z. b. Ges., Wien, XXX,
1880, p. 568, tab. XVI, f. 16.
Penafñlor (C. Porter).
Détermination incertaine, le seul individu recueilli étant jeune.
40. Ero Nicoleti sp. nov. — ©. Long. 3 mill. — Cephalothorax
pallide luteus, lævis, area oculorum infuscata, oculis nigro-cinctis,
parte cephalica utrinque macula laciniosa, in medio punctis binis
parvis uniseriatis, parte thoracica utrinque vitta marginali flexuosa
abbreviata maculaque media parva triquetra et punctata nigris
ornatis. Area oculorum latitudinem frontalem totam occupans;
oculi postici in lineam rectam, medii majores, obtuse triquetri,
a lateralibus quam inter se remotiores, spatio interoculari oculo
minore. Oculi antici, antice visi, in lineam paulum procurvam,
97
medii nigri vix majores, inter se quam a lateralibus remotiores et
leviter prominuli. Oculi laterales utrinque prominuli et contigui.
Area mediorum subquadrata, antice quam postice vix latior, medii
antici posticis paulo minores. Clypeus area oculorum circiter æqui-
iatus, leviter proclivis. Abdomen aitius quam longius, postice ver-
ticale et attenuatum, tuberculis apicalibus binis grossis et obtusis
munitum, albidum, supra tenuiter et crebre nigro-reticulatum.
Partes oris sternumque pallide-lutea, hoc ad marginem minute
nigro-maculatum. Pedes sat graciles, et præsertim antici longi,
pallide lutei, femoribus tibiisque in medio atque ad apicem, meta-
tarsis posticis ad apicem nigro vel olivaceo-annulatis, setis longis
et erectis supra munitis, tibiis metatarsisque anticis curvatis et intus
spinis curvatis uniseriatis, brevioribus et longioribus, armatis,
metatarsis tibiis brevioribus, aculeis brevioribus 9, longioribus
4, munitis.
La Herradura, pr. Coquimbo (D' Delfin).
Espèce voisine des Æ, humilithorax et Catharinæ Keyserling, du
sud du Brésil, qui pourraient former dans le genre Ero un groupe
spécial; leur céphalothorax est en effet plus long et moins convexe
que celui des Ero typiques, ressemblant à celui des Mimetus.
Fam. THOMISIDXÆ.
41. MISUMENA PALLENS Keyserling, Sp. Amer. Laterig., 1880,
p. 96.
Las Palmas (C. Porter).
Espèce très répandue dans toute l'Amérique du Sud.
42. CŒNYPHA FULIGINOSA (Nicolet).
Thomisus fuliginosus Nic., loc. cit., p. 392.
Punta-Arenas (D' Delfin, B. Wilson).
43, CœnyPHA EpwaRpsi (Nicolet).
Thomisus Edwardsi Nic., loc. cit., p. 392, tab. IIT, f. 8 et 11.
Punta-Arenas (D' Delfin, B. Wilson).
44. STEPHANOPSIS DITISSIMA (Nicolet).
Thomisus ditissimus Nic., loc. cit., p. 394, tab, II, F. 9.
Stephanopsis dilissima Keyserling, Spin. Amer. Lat., 1880, p. 175,
te: 96.
Stephanopsis ditissima E. Simon, in Miss. du Cap. Horn (E.), p.8,
tab. II, f. 1. Ÿ
Répandu du nord du Chili à la Terre de Feu.
à ds ae ts De be De © dec ec der = nm or RS M RE Qu Re r l
98
Fam. CLUBIONIDÆ.
Subfam. SPARASSINÆ.
Genus OLBUS E. Simon.
Olios Nicolet, in Gay, Hist. de Chite, Zool., III (ad part. O. sparas-
soides). *
Olbus E. Simon, Rev. Sparass., 1880, p. 75.
(non Olbus E. Simon, Hist. Nat. Ar., IT, p. 101.)
Une confusion s'est produite à propos de ce genre, dont j'ai
donné les caractères d’après le type même de Nicolet, qui est un
débris, manquant d’abdomen et en grande partie de pattes.
Je l’ai d’abord rapporté au groupe des Sparassus et je l’ai ensuite
reporté à celui des Anyphæna, lui assimilant à tort d’autres espèces
américaines, ressemblant beaucoup à l'Olios sparassoides Nicolet
par leur facies et leur disposition oculaire, mais en différant par des
caractères essentiels que l’état de l’exemplaire typique ne m'avait
pas permis de reconnaître (1). |
M. C. Porter m'a communiqué depuis une femelle adulte de
l’Olios sparassoides, et l’étude que j’en ai faite à confirmé ma pre-
mière impression sur les affinités du genre Olbus.
Il me paraît surtout se rapprocher du genre Prusias que j'ai
rattaché au groupe des Chrosioderma (Hist. Nat. Ar., IT, p. 1028); il
lui ressemble par sa seconde ligne oculaire à peine plus large que la
première, par ses tibias et métatarses antérieurs armés en dessous
de très longues et fines épines dressées.
Il en diffère par le céphalothorax plus convexe et moins atténué
enavant, ressemblant à celui des Thelchicopis, par les yeux postérieurs
en ligne plus recurvée avec les médians plus rapprochés l’un de
l’autre que des latéraux, les antérieurs en ligne droite avec les
médians plus gros et un peu plus resserrés, les yeux latéraux anté-
rieurs plus petits que les postérieurs, les chélicères beaucoup plus
robustes et convexes avec la marge inférieure armée de deux fortes
dents subgéminées, les pattes plus courtes, plus robustes et moins
inégales (celles de la 4 paire égalant presque les antérieures), les
tibias antérieurs armés en dessous de 5-5 longues épines dressées
inégales, les métatarses de 2-2 épines semblables, dans leur moitié
basale, mais manquant d’épines latérales et apicales.
En résumé, les caractères des Olbus sont intermédiaires à ceux
des Chrosiodermateæ et des Delenecæ.
(1) Le genre d’'Auyphæninæ dont j'ai parlé dans Hist. Nat. des Araignées,
t. II, p. 101, sous le nom d’Olbus, devra prendre le nom nouveau d’'O/bo-
phthalmus.
MTS +
99
45. OLBUS SPARASSOIDES (Nicolet).
Olios sparassoides Nicolet, loc. cit., p.111.
©. Long. 9 mill, — Cephalothorax ovatus, sat convexus, minu-
tissime et parce rugosus, tenuiter albido-pilosus, fulvo-rufescens,
antice leviter infuscatus, parte cephalica lineolis nigris longitudina-
libus trinis abbreviatis, media recta, lateralibus brevioribus incur-
vis et utrinque lineolis obliquis binis valde sinuosis et ramosis,
parte thoracica leviter reticulata et utrinque lineolis nigris radian-
tibus abbreviatis, ornatis. Oculi quatuor postici in lineam leviter
recurvam, inter se æquales, medii a lateralibus quam inter se paulo
remotiores. Oculi quatuor antici in lineam non multo angustiorem
plane rectam, medii a lateralibus quam inter se vix remotiores,
nigri et convexi, reliquis oculis paulo majores. Area quatuor
mediorum paulo latior quam longior et antice quam postice paulo
angustior. Oculi laterales leviter prominuli, inter se æquales et
late distantes. Clypeus tenuiter fusco-marginatus, oculis mediis
anticis vix angustior, Abdomen oblongum, postice leviter amplia-
tum, fulvo-testaceum, supra utrinque parce nigro-reticulatum, in
parte basali punctis parvis nigris binis, in parte altera arcubus
seriatis parvis et reticulatis ornatum, subtus parcissime nigro-
punctatum. Chelæ validæ et convexæ, subgeniculatæ, fulvo-rufulæ,
ad basin nigro-reticulatæ, nitidæ, parce albido-crinitæ, margine
superiore sulci dentibus trinis, medio majore, ultimo minore et
remoto, margine inferiore dentibus binis inter se appropinquatis,
1° 2° paulo validiore, armatis. Partes oris fusco-castaneæ. Sternum
luteum, Pedes lutei, parce et inordinate nigro-punctati, tibia 1' paris
aculeis tenuibus longissimis et divaricatis 6-6 (apicalibus mino-
ribus), tibia 2! paris aculeis tenuibus multo brevioribus 4-4, subtus
armatis, metatarsis quatuor anticis sat longe et crebre scopulatis,
aculeis brevioribus sed validioribus 2-2 subtus munitis (sed aculeis
apicalibus carentibus), pedes postici tenuiter et parce aculeati. Area
genitalis magna, antice plagulis binis geminatis fulvo-nitidis sub-
rotundis, obtuse fusco-marginatis, postice in medio nigra et sulco
profundo canaliculata.
Los Perales (C. Porter et Edwards),
46. Polybetes Delfini sp. nov. — ©. Long. 16 mill. — Cepha-
lothorax ater, postice in declivitate paulo dilutior, fulvo-cinereo-
pubescens, et setis albidis validis longissimis et erectis conspersus,
clypeo ad marginem setis similibus densis munito. Oculi antici
inter se æquidistantes et subæquales (medii vix majores), in lineam
evidenter procurvam, laterales leviter prominuli. Oculi postici
minores, in lineam latiorem subrectam, medii a lateralibus quam
inter se evidenter remotiores, laterales vix prominuli, mediis paulo
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVIL, 3 111 1904 1
100
majores. Abdomen breviter ovatum, convexum, atrum, atro-pubes-
cens et setis validis et longissimis albidis conspersum, vittis trans-
versis valde recurvis (1* reliquis latiore), in medio interruptis,
luteo-pilosis, decoratum, subtus pilis albido-luteis, postice sensim
coccineo-tinctis, vestitum et vitta lata nigerrima, postice sensim
attenuata et mamillas fere atlingente, ornatum. Chelæ validæ,
nigræ, sublæves, parce et valde albido-crinitæ, margine inferiore
sulci dentibus principalibus binis inter se æquis et subcontiguis,
denteque ultimo multo minore armato. Partes oris nigro-nitidæ,
fimbria laminarum longa rufa. Sternum nigrum, luteo-pilosum,
Pedes-maxillares nigri, femore ad apicem patellaque fulvo-rufulis.
Pedes robusti, modice longi, nigricantes, cinereo-luteo-pubescentes
et longe hirsuti. Fovea genitalis carinula nigra, nitida, plana, pos-
tice sensim ampliata, divisa.
Punta-Arenas (D' Delfin, fev. 1901).
Cette espèce est très différente du P. Martius Nicolet, commun
dans le sud du Chili; elle est beaucoup plus voisine du P. maculatus
Keyserling; elle s’en distingue cependant par sa taille beaucoup plus
petite, son silernum et ses hanches noirs, ces parties étant fauve-
rouge dans le P. maculatus, sa bande noire ventrale atteignant
presque les filières, elc.
Subfam. CLUBIONINÆ.
CLUBIONEÆ.
47. MACERIO FLAVUS (Nicolet).
Clubiona flava Nicolet, loc. cit., p. 441, tab. IV, £. 1.
La Herradura, pr. Coquimbo (D' Delfin).
Gen. PHiLiscA E. Simon.
J'avais proposé pour le Clubiona chilensis Nicolet un genre Cluilius
(in Ann. Soc. ent. France, 1888, p. 220) que j'ai plus tard (Hist.
Nat. Ar., II, p. 86) réuni au genre Philisca auquel il est relié par
des formes de transition.
Aux caractères que j'avais donnés pour l’en distinguer on peut
cependant ajouter que les yeux antérieurs sont en ligne procurvée
avec les médians un peu plus gros que les latéraux, tandis que ceux
des Philisca typiques sont en ligne droite avec les médians un peu
plus petits. Les Cluilius doivent au moins former une section dans
le genre Philisca.
48. PHiLisca (CLUILIUS) cHILENSIs (Nicolet).
Clubiona chilensis Nicolet, loc. cit., p. 419.
101
. Long. 5 mill. — Cephalothorax lævis, niger, sæpe in medio
late dilutior et castaneus, sed parte cephalica vitta media obscu-
riore lata, postice acuminala, notata, pilis albis longis conspersus.
Oculi postici parvi, inter se æqui, in lineam procurvam, medii
inter se quam a lateralibus saltem 1/4 remotiores. Oculi antici in
lineam angustiorem rectam, medii evidenter majores et a sese
quam a lateralibus remotiores. Abdomen oblongum, albidum, vitta
nigra latissima, utrinque, prope medium, profunde excisa, in parte
apicali arcubus transversis albidis segmentata et sæpe, prope
medium, maculis parvis et obliquis binis albidis notata, fere omnino
obtectum, subtus vitta media angustiore nigricanti notatum.
Mamillæ fuscæ. Chelæ validæ, longæ et leviter divaricatæ, nigro-
castaneæ, læves, in parte apicali subtiliter rugatæ, ungue longo.
Partes oris sternumque nigro-nitida, laminæ paulo dilutiores, sat
anguslæ et longæ sed exlus ad apicem abrupte ampliatæ et promi-
nulæ. Pedes sat longi, præsertim antici, obscure fulvo-olivacei,
coxis femoribusque ad basin dilutioribus et luteis, femoribus ad
apicem late nigricantibus luteo variatis et sublineatis. Pedes-maxil-
lares sat graciles, luteo-testacei, tarso bulboque nigris; patella
paulo longiore quam latiore, supra ad basin seta erecta tenui et
longa munita; libia patella fere 1/3 longiore, cylindracea, apophysi
carente sed supra, prope medium, seta nigra longa validiore mu-
nita ; larso anguste ovato; bulbo simplici,
©. Long. 5 mill. — Mari fere similis sed chelis validis et convexis
brevioribus, laminis extus haud dilatatis, pedibus brevioribus,
femoribus ad apicem angustius annulatis sed subtus nigro-plagiatis,
tibiis nigro-maculatis et subannulalis. Plaga genitalis nigra, plana,
simplex, subrotunda et tenuissime, crasse albo-pilosa.
Los Perales (GC. Porter et Edwards).
Nous le possédons aussi de Valdivia,
49. Philisca (Cluilius) accentifera sp. nov. — ©. Long.
5 mill. — Cephalothorax fulvo-rufescens, albo-pubescens, utrinque
leviter et sensim infuscatus, sed linea marginali luteo-testacea
confusa cinctus. Oculi fere præcedentis. Abdomen oblongum, albi-
dum, supra, in parte basali vitia lata et flexuosa nigra, antice
acuminata et vittas binas dilutiores abbreviatas includente, in parte
apicali arcubus parvis nigris 5 vel 6 uniserialis, utrinque, in late-
ribus, vitta vel lineolis obliquis 4 vel 5 nigris, subtus linea media,
nigricantibus, ornatum, mamillis fuscis nigro-marginatis. Chelæ
robustæ, valde convexæ, fulvo-rufulæ, nitidæ sed minutissime et
parce rugosæ. Laminæ fusco-rufulæ. Pars labialis sternumque
nigro-nitida, hoc setis albidis erectis conspersum. Pedes sat breves,
pallide flavidi, tibiis ad basin atque ad apicem minute fusco-
102
_
notatis. — Plaga genilalis nigra, fere parallela, plana et tenuiter
marginata, crasse albo-pilosa.
La ‘Herradura, pr. Coquimbo (D' Delfin).
ANYPHÆNEÆ.
50. AXYRACRUS ELEGANS E. Simon, in Bull. Soc. zool. Fr., IX,
1884, p. 140.
1d., in Mission sc. du Cap Horn, Zool. (E.), p. 23, tab. I, f. 10.
Allen Gardiner (B. Wilson).
51. TOMOPISTHES IMMANIS E. Simon, in Bull. Soc. zool. Fr., IX,
1884, p. 133.
Id., in Mission sc. du Cap Horn, Zooi. (E.), p. 28, tab. I, f. 2.
Allen Gardiner (B. Wilson).
92. TOMOPISTHES HORRENDUS (Nicolet).
Clubiona horrenda Nicolet, in Gay, Hist. de Chile, Zool., II,
p. 421.
Los Perales (C. Porter et Edwards).
53. TOMOPISTHES VARIUS E. Simon, in Bull. Soc. zool. Fr., IX,
1884, p. 134.
Id., in Mission sc. du Cap Horn, Zool.(E.), p. 30, tab. I, f. 5.
Punta-Arenas, Allen Gardiner (B. Wilson).
54. TOMOPISTHES VITTATUS E. Simon, loc. cit., 1884, p. 135.
Id: AnMiss/‘etc (p.21 abMerS;
Punta-Arenas (D' Delfin, B. Wilson).
Décrit de Oushouaïa sur le canal du Beagle.
55. Gayenna trimaculata sp. nov. — © (pullus). Long.
4 mill, — Cephalothorax, chelæ, sternum pedesque omnino pallide
flavido-testacea, oculis singulariter nigro-cinctis. Abdomen albi-
dum, supra antice macula subrotunda, prope medium maculis
binis subquadratis, ad apicem arcubus parvis interruptis 3 vel 4
nigerrimis, subtus macula media nigra magna, paulo longiore
quam latiore, parallela, antice breviter acuminata, postice truncata
et leviter emarginata, structe decoratum. Cephalothorax angustus
et longus. Oculi antici inter se subcontigui, in lineam leviter pro-
curvam, medii laleralibus evidenter majores. Oculi postici inter se
subæquales, in lineam leviter procurvam, medii a sese quam a late-
ralibus paulo remotiores. Area mediorum evidenter longior quam
latior. Abdomen angustum et longum, antice obtuse truncatum,
postice longe attenuatum. Pedes sat breves.
La Herradura, prov. Coquimho (D' Delfin).
Espèce remarquable par ses yeux antérieurs en ligne légèrement
procurvée avec les médians un peu plus gros que les latéraux.
103
56. MEZENIA DORSALIS E. Simon, Hist. Nat. Ar., II, 1897, p. 101.
Las Palmas (C. Porter).
Décrit de la Sierra de Chillan.
57. MONAPIA ATOMARIA E. Simon, Hist. Nat, Ar., Il, 1897, p. 101.
Los Perales (C. Porter et Edwards).
Décrit de Penaflor.
58. OxysomMA PUNCTATA Nicolet, in Gay, Hist. de Chile, Zool., III,
1847, p. 512.
La Herradura, prov. Coquimbo (D Delfin).
Terupis nov. gen. — Cephalothorax oculique ut in gen. Teudi
({sigonia E. Simon) et Pelayone, tibiæ metatarsique antici aculeis
biseriatis pronis et longissimis, ut in Temnida subtus armati,
chelarum margo inferior longe obliquus, dentibus parvis seriatis
4 vel 5 armatus.
59. T. bicolor sp. nov. — ©. Long. 3 mill. — Cephalothorax
ovatus, lævis, fusco-olivaceus, marginem versus sensim obscurior,
area oculorum nigra. Oculi postici mediocres, inter se æquales, in
lineam leviter recurvam, medii inter se quam a lateralibus saltem
1/3 remotiores. Oculi antici posticis paulo minores, inter se sub-
æquales, in lineam angustiorem leviter procurvam, medii inter se
distantes, a lateralibus subcontigui, area mediorum circiter æque
lata ac postice lata (vel vix longior) antice quam postice multo
angustior. Oculi laterales utrinque spatio oculo paulo latiore a sese
distantes. Abdomen oblongum, depressiusculum, supra albido-
testaceum, lineolis fuscis obliquis biseriatis vix expressis notatum,
in lateribus et subtus atrum, regione ventrali vittis binis testaceis
notata, Mamillæ luteæ, inferiores fusco-lineatæ. Chelæ validæ et
longæ, fusco-rufulæ, subtiliter transversim striatæ et parce luteo-
crinitæ. Partes oris nigricantes. Sternum longe ovatum, nigro-
nitidum. Pedes breves et robusti, fulvi, femoribus subtus ad apicem
minute fusco-notatis, tibiis cunctis ad apicem confuse infuscatis,
tibiis anticis aculeis longis pronis subpellucentibus 3-3, metatarsis
aculeis similibus sed paulo brevioribus 2-2 subtus armatis. Plaga
genitalis nigra, longior quam latior, postice truncata et utrinque
tuberculo angulari parvo munita.
La Herradura, prov. Coquimbo (D Delfin).
Subfam. CORINNINÆ,
60. TRACHELOPACHYS MACROCEPHALUS (Nicolet).
Clubiona macrocephala Nicolet, loc. cit., p. 448.
Clubiona obliterata et ultima Nicolet sont très probablement des
variétés de la même espèce; je n’en connais pas l’adulte; le T, seri-
CPS ENT EN TE" ST CAT OENET
104
ceus E. Sim.., de la Patagonie Argentine, n’en diffère peut-être pas.
Penañflor, Las Palmas (C. Porter).
61. Trachelas longitarsis sp. nov. — ©. Long. 4 mill. —
Cephalothorax breviter ovatus, antice parum attenuatus, fronte
lata, convexus, nigro-piceus, nilidus et glaber, sed, præsertim in
medio, minute et parce punctatus. Oculi postici in lineam recurvam,
inter se æquales et fere æquidistantes, laterales leviter prominuli.
Oculi antici in lineam procurvam, medii lateralibus saltem 1/3 ma-
jores, a sese distantes à lateralibus vix separati. Area oculorum
mediorum paulo latior postice quam antice. Abdomen oblongum,
supra prope medium sigillis coriaceis latis binis munitum, atrum,
supra antice maculis magnis binis leviter incurvis, dein arcubus
transversis seriatis, 1° magno, reliquis minoribus, fulvo-olivaceis,
notatum, subtus paulo dilutius et subvittatum. Chelæ validæ et
longæ, fusco-piceæ, nilidæ sed prope basin parce granulosæ,
margine inferiore sulci bidentato. Laminæ piceæ. Pars labialis
nigra, non multo longior quam latior. Sternum nigro-nitidum.
Pedes (valde detriti) mutici?, fulvi, femoribus, tibiis metatarsisque
valde nigro-biannulatis. Pedes-maxillares fulvi; femore recto;
pateila parva; tibia majore supra ad apicem apophysi erecla, longa
et acuta, apice vix curvata, armata, tarso angusto, ad basin ovato,
ad apicem in processu cylindraceo, angusto recto et inflexo, longis-
sime producto; bulbo basin tarsi tantum occupante, convexo et
ovalo, apice attenuato, extus, prope apicem, stylo valido, longo
et arcuato, sub processu tarso ducto, munito.
Punta-Arenas (D' Delfin, B. Wilson).
62. T. ALTIFORMIS (Nicolet).
Clubiona altiformis Nicolet, in Gay, Hist. de Chile, Zool., III,
p. 444.
9. Long. 4 vel 5 mill. — Cephalothorax breviter ovatus, antice
parum attenuatus, fronte lata, fasco-castaneus, præsertim in late-
ribus coriaceo-rugosus, parce pilosus. Oculi postici in lineam leviter
recurvam, inter se æquales et fere æquidistantes, laterales leviter
prominuli. Oculi antici in lineam procurvam, inter se appropin-
quati, medii nigri et rotundi lateralibus, albis et ovatis, evidenter
majores. Area mediorum paulo latior postice quam antice. Abdo-
men oblongum, albo-testaceum, supra antice vitta longitudinali
lata sed acuminata lanceolata et utrinque macula confusa lata,
postice lineolis transversis seriatis 5 vel 6 angulosis nigricantibus
decoratum. Chelæ longæ, maris sat angustæ et fere parallelæ,
feminæ convexiores, fusco-castaneæ, parce rugoso-striolatæ, mar-
gine inferiore sulci bidentaio. Sternum fusco-castaneum, coriaceo-
rugosum, sed area media longitudinali læviore notatum. Pedes sat
105
breves et robusti, pallide flavidi, coxis obscurioribus, tibiis prope
basin, metatarsis 1! paris, ad basin atque ad apicem, anguste fusco-
annulalis, tibiis anticis subtus utrinque crebre pilosis, in medio
glabris sed granulis nigris, in femina paucis et fere inordinatis in
mare numerosioribus et uniseriatis, metatarsis anticis subtus gra-
nulis similibus paucis, munitis. — (. Pedes-maxillares pallide
flavidi; femore sat longo, valde curvato, gracili sed apice leviter
ampliato; patella vix longiore quam latiore; tibia longiore, extus
carinula nigra, basin haud attingente atque apophysi apicali nigra
crassa simplici et acute conica armata; tarso lato, convexo, ovato et
obtuso bulbum vix superante; bulbo albido-testaceo valde convexo
subgloboso, apice attenuato sed oblique truncato et stylo rufulo
valido, circulum formante, munito. — ©. Plaga genitalis late ovata
vix longior quam latior, plana, nitida, nigra vel castanea, haud
foveolata sed sæpe confuse sulcata, utrinque sulco submarginali
obliquo impressa,
Penañflor, Las Palmas, Los Perales (G Porter et Edwards).
63. T. virgatus sp. nov. — 9. Long. 4 vel 5 mill. —
Præcedenti affinis, cephalothorace nigro-castaneo oculisque subsi-
milibus. Abdomen oblongum, cinereo-testaceum, supra antice vitta
longitudinali angustiore acuminata et postice arcubus parvis 3 vel
4 fuscis, ornatum. Sternum fusco-castaneum, fere læve, sed
utrinque valde impressum. Pedes pallide flavidi, femoribus subtus
bimaculatis, tibiis metatarsisque anticis vix annulatis, posticis ad
basin atque ad apicem nigricanti-annulatis, tibiis metatarsisque
anticis feminæ, subtus sat crebre pilosis sed granulis carentibus,
tibiis anticis maris in dimidio apicali aculeis nigris parvis et erectis
quatuor, metatarsis anticis aculeis quinque brevibus sed validiori-
bus, fere dentiformibus, tarsis aculeis minutissimis binis, cunctis
uniseriatis, subtus armatis. — . Pedes-maxillares fulvi; femore sat
longo et curvato; patella vix longiore quam latiore ; tibia longiore,
apophysi apicali nigra, crassa, leviter declivi, apice valde uncata et
subacuta ; tarso lalo, convexo, extus ad basin leviter depresso, apice
valde attenualo et bulbum superante; bulbo castaneo in medio
albido et membranaceo, valde convexo, subgloboso, apice declivi
et stylo, circulum formante, munito. — ©. Plaga genitalis fusco-
rufula, nitida, paulo longior quam latior, fere parallela, antice
fovea albida triquetra impressa, postice convexa et canaliculata.
La Herradura, pr. Coquimbo (D' Delfin).
Nota. — Trachelas rugosus Keyserling (Brasil. Sp., p. 62), du Sud
du Brésil, est peut-être synonyme de 7”, alliformis Nicolet, la descrip-
tion n’indiquant pas de différences notables.
T. arcifer E. Sim., de Bolivie, ressemble complètement par sa
LT PONS GEO RQ TO NT ET EE 9 EN DROIT CEE LES ENV
4 } V d é = r F1 … mb
106
livrée aux 7, altiformis et virgatus, mais il en diffère pas ses yeux
médians postérieurs beaucoup plus rapprochés l’un de Pautre que
des latéraux.
Fig. 3, 4 et 5
A. Trachelas altiformis Nicolet, patte-mâchoire du mâle par la face externe.
B. Trachelas virgatus E. Simon, id. id. id.
C. Trachelas longitarsis E. Simon, id. id, id.
Le tableau suivant résume les caractères des trois espèces chi-
liennes du genre Trachelas :
Feminæ :
1. Plaga genitalis haud foveolata. Sternum utrinque coriaceum.
Tibiæ metatarsique pedum anticorum subius minute et parce
granulosi, . . ON | ThaltijormasNicoles
Plaga genitalis es ce parva dont impressa. Ster-
num læve, utrinque impressum. Pedum anticorum tibiæ
metatarsique haud granulosi . . . . T. virgatus E. Sim.
Maris :
1. Pedum-maxillarium tibia apophysi superiore longa erecta et
acuta armata, tarsus angustus, versus medium subplicatus, in
spinam rectam, longissimam, insigniter productus.
T. longitarsis E. Sim.
Pedum-maxillarium tibia apophysi exteriore sat brevi et antice
directa armata, tarsus late ovatus, convexus, haud vel parum
PrOdUCLUS EAU ; S RAA 2
2. Tibiæ metatarsique anne ends De He sed uniseriatis
subtus muniti. Apophysis tibialis recta, acute conica. Tarsus
bulbum vix superans. . ,. . . . . T,. altiformis Nicolet.
Tibiæ metatarsi tarsique aculeis brevibus acutis et erectis uni-
seriatis, subtus armati. Apophysis tibialis apice valde uncata,
atque acuta. Tarsus latus sed apice valde attenuatus et bulbum
superans ANNE He AMEN TO Ur JU SENS
107
Fam. AGELENIDX,
Subfam. CYBÆINÆ.
64. RUBRIUS SUBFASCIATUS (E. Simon).
Cœlotes subfasciatus E. Simon, in Bull. Soc. zool. Fr., IX, 1884,
p. 193.
Rubrius subfasciatus E. Simon, in Mission du Cap Horn, E., p. 15,
tabs It, E,7:
Rubrius subfasciatus Tullgren, in Sv. Exped. Magell., t. II, n° 10,
tan 7:
Punta-Arenas (D' Delfin, B. Wilson).
65. RUBRIUS CASTANEIFRONS (E. Simon).
Cœlotes castaneifrons E. Simon, loc. cit., 1884, p. 124.
Mynthes castaneifrons E. Simon, Mission, etc., p. 16, tab. II, f. 6,
Allen Gardiner (B. Wilson).
66. RUBRIUS PAGANUS E. Simon, in Hamb. Magalh. Sammelreise,
Arach., 1902, p. 37.
Los Perales (C. Porter, Edwards).
Décrit de Chamil-Chamil près Valdivia.
Pionaces nov. gen. — A Cedico, cui præsertim affine est,
differt oculis posticis multo majoribus, in lineam subrectam, mediis
a lateralibus quam inter se paulo remotioribus, oculis anticis in
lineam subrectam (in Cedico procurvam) mediis lateralibus mino-
ribus, area oculorum mediorum paulo longiore quam latiore et
oculis mediis anticis posticis minoribus (in Cedico area mediorum
latiore quam longiore et mediis anticis posticis plerumque paulo
majoribus), chelarum margine superiore dentibus validis numerosis
subcontiguis, margine inferiore mutico («J) vel (©) dentibus multo
minoribus inter se æquis, 1° singulariter sito, reliquis remotioribus
a sese contiguis, instructis, tarsis pedum cunctis setosis haud acu-
leatis.
A Rubrio præsertim differt colulo distinctissimo, mamillis supe-
rioribus (ut in Cedico) inferioribus multo minoribus, dentibus
chelarum marginis inferioris multo minoribus et numerosioribus.
Fig. 6.
Pionaces major E, Simon, patte-mâchoire du mâle par la face externe,
108
67. P. major sp. nov. — ç. Long. 10 mill. — Cephalothorax
lævis, fere glaber, parce nigro-setosus, obscure fulvo-castaneus,
regione frontali infuscata, parte thoracica marginem versus leviter
dilutiore. Oculi postici sat magni, æqui, in lineam leviter procur-
vam, inter se fere æquidistantes (medii a lateralibus quam inter se
vix remotiores). Oculi antici in lineam angustiorem, vix procurvam,
inter se anguste et fere æque separati, medii lateralibus ovatis
circiter duplo minores. Area mediorum longior quam latior et
antice quam postice angustior, medii antici posticis multo minores.
Oculi laterales utrinque prominuli et a sese anguste separati.
Clypeus oculis lateralibus anticis paulo latior. Abdomen breviter
ovatum, convexum, parce pilosum, supra fulvum, vitta media oli-
vacea, apicem versus acuminala et tenuiter fusco-marginata, in
parte secunda vittis transversis abbreviatis nigris subrectis et
utrinque ampliatis, 3 vel 4, antice et in lateribus zonis obliquis
4 vel 5 fusco-punctatis, ornatum, subtus pallide testaceum. Chelæ
validæ et longæ, fusco-rufulæ, opacæ, valde nigro fulvoque
crinitæ, margine superiore sulci dentibus validis 7, 1° 2° et 3° inter
se anguste separatis, reliquis contiguis, margine inferiore mutico(?),
ungue longo, Partes oris fusco-castaneæ. Sternum pedesque fulvo
rufula, femoribus annulo medio annuloque apicali fusco-olivaceis
notalis, tibiis vix distincte annulatis, cuncti valde aculeati, tibiis
anticis aculeis inferioribus 3-3 (apicalibus minoribus) extus aculeis
lateralibus trinis uniseriatis, paulo minoribus, intus, prope basin,
aculeis binis minoribus subgeminatis aculeo submedio simili atque
in parte apicali aculeo longiore, metatarsis anticis gracilibus et
longis, aculeis inferioribus longis 2-2, utrinque aculeo laterali
simili atque aculeis apicalibus trinis, multo minoribus, armatis.
Pedes-maxillares sat longi et robusti fulvo-rufuli; femore sat longo,
compresso et subrecto; patella paulo longiore quam latiore, paral-
lela; tibia patella paulo longiore et paulo angustiore, in parte apicali
extus depressa subexcavata, intus aculeo prono, extus apophysi
fusco-castanea, magna (articulo vix breviore), oblique divaricata,
attenuata sed obtusa, valde compressa et leviter arcuata, ad margi-
nem inferiorem sinuosa, antice depressa fere canaliculata et acute
marginata; tarso ovato, ad apicem sat abrupte et breviter acumi-
nato; bulbo complicato, stylo libero cireumdato.
© (pullus). — Long. 10 mill. — Mari subsimilis, sed pedibus bre-
vioribus, tibiis anticis aculeis lateralibus carentibus, chelis robustio-
ribus, ad basin valde geniculatis et prominentibus, margine
superiore sulci dentibus validis 6, 1° minore, prope radicem
unguis silo, reliquis contiguis ultimo minore, margine inferiore
longo et leviter depresso, dentibus minutissimis 4 vel 5, 1° sub-
medio, reliquis, a sese conliguis, remotis.
Punta-Arenas (D' Delfin, B. Wilson).
109
Porteria nov. gen. — Cephalothorax ovatus, sat convexus. Oculi
antici inter se subcontigui, in lineam valde procurvam semicircu-
larem, medii lateralibus plus triplo minores. Oculi postici in lineam
latiorem, leviter procurvam, inter se subæquales et fere æquidis-
tantes, laterales leviter prominuli. Area mediorum vix latior quam
longior et postice quam antice saltem duplo latior, medii postici
anticis multo majores. Clypeus oculis lateralibus anticis circiter
æquilatus. Chelæ robustæ et longæ, margine inferiore sulci dentibus
parvis æquis binis, a sese latissime distantibus, armato, Pars
labialis plana, haud vel vix longior quam latior, apice obtuse trun-
cata el setis longis uniseriatis munita. Sternum convexum, late
cordiforme, vix longius quam latius sed postice valde attenuatum
et, inter coxas posticas disjunctas, productum. Pedes longi, meta-
tarsis tarsisque tenuibus et longis, aculeati (aculeis ad maximam
partem carentes). Mamillæ breves, inferiores a sese contiguæ.
Fig, 1 et 8.
A. Porteria albopunctata E. Simon, patte-mâchoire du mâle par la face externe,
B. Apophyses tibiales plus grossies,
À Myroni differt imprimis oculorum linea postica multo minus
procurva quam antica, area oculorum mediorum paulo latiore
quam longiore, chelarum margine inferiore sulci dentibus binis a
sese late distantibus tantum armato, sterno latiore et inter coxas
posticas producto.
Nota. — Myro multidentata Tullgren semble se rapprocher de
Porteria par sa disposition oculaire, le second rang des yeux étant
également beaucoup moins procurvé que le premier, mais l’arma-
ture de ses chélicères est tout à fait différente.
68. P. albopunctata sp. nov. — . Long. 5 mill. — Cephalo-
thorax ovatus, fere lævis et glaber, fusco-olivaceus, regione oculari
nigra, parte cephalica utrinque lineolis binis curvatis, thoracica
linea marginali, nigris, notatis. Abdomen breviter ovatum, con-
vexum, supra nigrum, antice utrinque vitta obliqua, dein punctis
parvis quadriseriatis albido-testaceis notatum, subtus dilutius et
110
obscure testaceum. Chelæ rufulæ. Laminæ olivaceæ. Pars labialis
sternumque nigra, hoc vitta media lutea, postice acuminata et
abbreviata, ornatum. Pedes longi, fulvi, femoribus subtus olivaceo-
plagiatis, patellis, tibiis ad basin atque ad apicem, metatarsis ad
apicem, tarsisque infuscatis. Pedes-maxillares obscure fulvi; femore
cephalothorace vix breviore, compresso et leviter curvato, apicem
versus vix incrassato; patella sat brevi; tibia patella saltem
1/3 longiore, versus apicem leviter ampliata, apophysibus apica-
libus trinis armata : apophysi exteriore nigra, gracili, acuta et valde
uncata fere divaricata, apophysi media longiore, secundum margi-
nem tarsum directa, gracili et acuta, subrecta, supra, in parte
secunda, depressa et marginata sed apice tenuissima, apophysi
superiore subverticali sed antice valde curvata et acutissima; tarso
femore longiore, in parte basali longe ovato et depresso, in parte
apicali abrupte angustiore, in spinam cylindraceam et rectam
longissime producto; bulbo sat simplici, ovato, subplano, apice
truncato.
©. Long. 5 mill. — Pedes-maxillares fulvi, insigniter longi,
tibia patella fere duplo longiore, tarso tibia haud breviore, valde
aculeato. Plaga genitalis remota, magna et convexa, fulvo-rufula,
lævis, antice processu testaceo parvo et obtuso munita, dein sulco
longitudinali impressa,.
Punta-Arenas (D' Delfin, B. Wilson).
69. EMMENOMMA OCULATUM E. Simon.
Allen Gardiner (B. Wilson).
En grand nombre.
Subfam. AGELENINÆ.
1. AGELENEX.
70. TEGENARIA DOMESTICA (Clerck).
Punta-Arenas.
Espèce cosmopolite, sans doute introduite.
9. CRYPHŒCEZÆ.
Mevianes nov. gen. — Cephalothorax ovatus, parte cephalica
lata et convexa. Oculi sat magni, inter se subæquales, medii antici
nigri reliquis vix minores, quatuor postici in lineam leviter pro-
curvam, medii inter se quam a lateralibus paulo remotiores,
quatuor antici in lineam vix procurvam, inter se æque et anguste
separati, area mediorum non longior quam latior et postice quam
antice latior. Clypeus depressus, area oculorum circiter æquilatus.
Chelæ validæ, parallelæ. Sternum late cordiforme, haud longius
111
quam latius, postice valde attenuatum et inter coxas truncatum (sed
spatio intercoxale coxa angustiore). Pedes mediocres, mutici, sed
patellis supra ad apicem tibiisque in parte basali seta spiniformi
longa munitis. Mamillæ inferiores conicæ, spatio mamilla haud
latiore a sese distantes, mamillæ superiores multo graciliores,
paulo longiores, articulo apicali parvo, conico et incurvo munitæ.
Ungues superiores graciles, dentibus numerosis (plus 12) et conti-
guis armati, unguis inferior longus, ad basin valde curvatus, dente
basali (vel dentibus parvis binis) armatus.
Les Mevianes se rapprochent surtout des Pelidida et Asamostera ;
ils ont également les pattes mutiques, pourvues seulement en dessus,
aux patellas et tibias, de longs crins spiniformes dressés; mais leur
céphalothorax ovale, leur sternum assez étroit en arrière entre les
hanches distantes, et leurs filières inférieures plus séparées l’une de
l’autre rappellent davantage les Cryphœæca et Tetrilus.
Ils ont aussi une grande analogie avec certains genres du groupe
des Erigoneæ, particulièrement avec le genre Clitistes, dont la seule
espèce, C. velutinus E. Simon, habite aussi la région fuégienne.
711. M. Delfini sp. nov. — ©. Long. 3 mill. — Cephalothorax
lævis, fusco-olivaceus, subtiliter nigricanti-reticulatus, parte tho-
racica versus marginem dilutiore, sed anguste nigro-cincta. Oculi
sat magni, inter se subæquales, medii antici nigri, reliquis vix
minores, area quatuor mediorum paulo latior quam longior. Abdo-
men ovatum, convexum, parce et grosse albo-pilosum, obscure
fulvum, supra crebre albo-punctatum, antice linea longitudinali
tenui et acuminata, utrinque, prope medium, macula magna ovata
et postice, prope mamillas, macula minore, nigricantibus et, inter
maculas, arcubus parvis rufulis seriatis, ornatum, subtus paulo
dilutius et vittis binis obscurioribus, vix expressis, notatum. Chelæ
læves, fulvo-rufulæ. Laminæ fulvæ. Pars labialis sternumque nigra,
Iævia. Pedes mediocres, pallide lutei, femoribus maculis inferioribus
binis annuloque apicali nigris, notatis, pedes 1! paris patella tibiaque
nigris, metatarso ad basin atque ad apicem nigro-annulato, reliqui
pedes patellis annulo medio, tibiis metatarsisque annulo subbasilari
annuloque apicali, fusco-rufescentibus, ornatis. Mamillæ inferiores
fusco-castaneæ, superiores pallide luteæ. Plaga genitalis simplex,
semicircularis, fusca, crasse albido-pilosa.
Punta-Arenas (D' Delfin, B. Wilson).
72. M. Wilsoni sp. nov. — ©. Long. 3 mill. — Cephalothorax
Iævis, fulvo-rufescens, parte thoracica vix obscuriore, tenuiter
nigro-marginata. Oculi fere præcedentis sed paulo minores et area
quatuor mediorum saltem haud latior quam longior. Abdomen ova-
tum, convexum, parce albo-pilosum, albido-roseum, antice vitta
112
media acuminata fusco-rufula, supra ornatum,. Chelæ, laminæ ster-
numque fulvo-rufula, hoc tenuiter nigro-marginatum et parce albo-
pilosum. Pars labialis fusca. Pedes flavidi, concolores, nigro-setosi.
Plaga genitalis fulva, in medio leviter depressa, antice tuberculis
parvis nigris munita.
Allen Gardiner (B. Wilson).
Fam. LYCOSIDÆ,
73. LYCOSA IMPLACIDA Nicolet.
L. implacida et strenua Nicolet, in Gay, loc. cit., pp. 358-359.
Tarentula stygia Keyserling, in Verh. zool. bot. Ges. Wien, 1877,
p. 642, tab. I, f. 24.
La Herradura, prov. Coquimbo (D' Delfin).
74, L. INpomirA Nicolet, loc. cit., p. 360.
La Herradura (D' Delfin).
75. L. Porteri sp. nov. — ©. Long. 12 mill. — Cephalo-
thorax ovatus, antice parum attenuatus, fronte lata, pallide luteus,
antice leviter rufescenti-tinctus, albo-pubescens, parte cephalica
postice utrinque macula parva curvata, thoracica lineis radiantibus
abbreviatis lineaque marginali exili fuscis, parum expressis atque
in declivitate postica maculis nigris binis convergentibus, notatis,
area oculorum nigra. Oculi antici in lineam leviter procurvam,
paulo angustiorem quam lineam 2%, medii lateralibus saltem
1/3 majores et a sese quam a lateralibus plus duplo remotiores.
Oculi ser. 2® mediocres, a sese spatio oculo paulo latiore distantes.
Oculi quatuor postici inter se subæquales, aream haud latiorem
quam longiorem et fronte multo angustiorem, occupantes. Abdomen
breviter ovatum, convexum, cinereo-albidum, breviter albo-pubes-
cens, confuse obscure-maculatum. Mamillæ inferiores nigræ,
reliquæ, paulo breviores, testaceæ. Chelæ validæ, fusco-rufulæ, ad
basin paulo dilutiores, crebre et valde albido-crinitæ, margine
inferiore sulci dentibus trinis contiguis, ultimo reliquis multo
minore, armato. Partes oris sternumque obscure fusco-olivacea,
laminæ intus rufulæ. Pedes robusti, modice longi, lutei, femoribus,
patellis tibiisque olivaceo-plagiatis et subannulatis, tibiis anticis, in
parte basali aculeis inferioribus sat longis 2-2 aculeis apicalibus
binis brevioribus et utrinque aculeis lateralibus binis, metatarsis
usque ad basin scopulatis, subtus, prope basin, aculeis longis
binis, extus aculeis lateralibus binis, intus trinis (2 et 3 geminatis)
atque aculeis apicalibus parvis verticillatis 5, armatis. Pedes postici
numerose et valde aculeati. Plaga genitalis parva, pilosa, semicir-
113
cularis, antice rotunda, postice recte secta et fovea vel incisura
media, latiore quam longiore et angulosa, impressa.
Los Perales (C. Porter et Edwards).
Cette espèce a entièrement le faciès du ZL. cinerea Fabr.,
d'Europe, mais sa 1° ligne oculaire, légèrement procurvée, est un
peu plus étroite que la seconde. Ce groupe de Lycosa est aussi repré-
senté au Chili par le L. heterura E. Sim. et par l’espèce suivante.
76. L. Delfini sp. nov. — ©. Long. 6 mill. — Cephalothorax
ovatus, antice parum attenuatus, fronte lata, pallide luteus, parce et
breviter luteo-nitido-pilosus, utrinque linea marginali exili, linea
submarginali areuata, parum distincta et interrupta, atque in parte
thoracica lineolis radiantibus valde abbreviatis nigricantibus nota-
tus, area oculorum nigra. Oculi antici in lineam leviter procurvam,
paulo angustiorem quam oculorum lineam 2°%, medii lateralibus
paulo majores et inter se quam a lateralibus paulo remotiores, Oculi
ser. 2* mediocres, a sese spatio oculo haud latiore distantes. Oculi
quatuor postici inter se subæquales, aream sat parvam, fronte
multo angustiorem, haud vel vix latiorem quam longiorem occu-
pantes. Abdomeñ breviter ovatum, supra luteo-rufescens, antice
vitta longitudinali abbreviata rufula, fusco-marginata, dein zonis
transversis obscuris et punctis seriatis albido-pilosis, ornatum,
subtus pallide luteum et crebre pubescens. Mamillæ breves oliva-
ceæ. Chelæ, partes oris sternumque pallide fusco-rufescentia, Chelæ
robustæ, læves, parce luteo-crinitæ, margine inferiore sulci denti-
bus trinis, inter se distantibus, ultimo reliquis minore. Pedes
robusti, parum longi, lutei, femoribus tibiisque minute et parcis-
sime fusco-notatis. Tibiæ anticæ aculeis parvis et tenuibus, media-
nis binis, apicalibusque binis, metatarsi aculeis paulo robustioribus
3-93 aculeoque medio apicali, subtus armati. Pedes postici numerose
et valde aculeati. Tarsi antici graciles, remote et breviter scopulati.
Plaga genitalis fusca, valde pilosa, simplex, semicircularis, postice
recte truncata.
Los Perales (C. Porter et Edwards).
Cette espèce est du même groupe que la précédente, mais elle est
beaucoup plus petite et ressemble surtout au L. perita Latr., d'Europe.
Fam. SALTICIDÆ.
77. ADMESTINA BITÆNIATA E. Simon, in Ann. Soc. ent. Belg.,
XLVI, 1902, p. 28.
La Herradura, pr. Coquimbo (D' Delfin),
114
78. EVOPHRYS QUILPUENSIS E. Simon, in Revista Chilena H. N.,
V; 1901, p.21.
Los Perales (C. Porter et Edwards).
Décrit de Quilpué.
79. E. lætata sp. nov. — ©. Long. 6 mill. — Cephalo-
thorax lævis, luteus, area oculorum nigricanti, parce rubro-pilosa,
parte Lhoracica parce albo-pilosa, tenuissime nigro-marginata, sub-
tiliter fusco-reticulata, sed vitta media sat angusta et parallela,
dilutiore et crebrius albo-pilosa, notata. Pili oculorum et clypei
longi omnino albi. Oculi quatuor antici inter se contigui, apicibus
in lineam rectam. Quadrangulus oculorum, superne visus, paral-
lelus. Abdomen ovatum (valde detritum) pallide fulvo-testaceum,
parce albido fulvoque pilosum, prope medium vittis binis longitu-
dinalibus parallelis, postice vitta media latiore acuminata, fuscis,
notatum. Chelæ læves et glabræ, partes oris, sternum pedesque
pallide lutea, sed pars labialis infuscata. Pedes concolores, aculeis
validis et longis ordinariis armati, metatarso antico tarsO vix
longiore. Area genitalis plagula transversa nigricanti, rugosa,
postice leviter et obtuse emarginata, utrinque rotunda et minute
foveolata, notata. |
Ab E. saitiformi E. Simon, cui affinis est, differt imprimis cepha-
lothorace tenuiter nigro-marginato, pilis oculorum omnino albis,
femoribus pedum concoloribus haud guttulatis.
Los Perales (C. Porter et Edwards).
LE A
415
HÉTÉROCÈRES NOUVEAUX pe L'AMÉRIQUE pu SUD
par Paul Dognin.
ARCTIADÆ.
Ischnocampa tovia n. sp. — 42 mill. — Dessus des supé-
rieures brun jaunâtre pâle, coupé par une ombre noirâtre partant
de la base, traversant l’aile en son milieu, puis remontant à l’apex,
avec un point noir au milieu de la cellule, deux plus petits points
noirs se faisant vis-à-vis, l’un au coin supérieur de la cellule,
l’autre au départ et entre 6 et 10, un trait en dessous de la médiane,
formant points à ses deux extrémités, enfin une série intranervurale
de traits subterminaux, plus allongés entre 6, 7 et 8. Inférieures
plus pâles, les nervures et la région apicale plus sombres. Dessous
des supérieures brunâtre, le bord terminal et une série de taches
subterminales (fondues dans le fond), plus pâles. Franges pâles.
Tête, thorax et pattes brun jaunâtre, dessus de l'abdomen brun
noirâtre, touffe anale jaune pâle.
Santo Domingo, Carabaya, Pérou; deux .
Celte espèce est excessivement voisine de mamona Dgn.
NOTODONTIDÆ.
Pseudodryas luteopunctata n. sp. — 46 mill. — Antennes
très longues, peclinées jusqu’au delà du milieu; palpes relevés,
les deux premiers articles très poilus et dépassant la tête, le
troisième article très petit; les supérieures à apex obtus et bord
terminal droit jusqu’à la 4, puis s’arrondissant vers l’angle interne;
5 en dessus du milieu de la discocellulaire ; 6 de l’aréole à l’angle
de la cellule; l’aréole très étroite; 7, 8, 10 de l’extrémité de l’aréole.
Aux inférieures 3 et 4 d’un point,6 et 7 courtement tigées; 8 quittant
la 7 avant le milieu de la cellule. Dessus des premières ailes d’un
brun marron, rougeâtre dans les régions costale et apicale, avec
des reflets lilacés plus pâles dans la région interne entre les
seconde, troisième et après la quatrième lignes. Quatre fines lignes
transversales pâles, droites ou à peine infléchies, à peu près
parallèles, savoir : la basilaire en deux tronçons non suivis, l’extra-
basilaire et la médiane n’atteignant pas le côte, enfin la subter-
minale; entre la première et la quatrième lignes les traces d’autres
petites lignes également parallèles; quatre petites taches jaunes
sous-costales, deux avant laseconde ligne séparées par la sous-costale,
les deux autres à l’extrémité supérieure de la cellule, enfin une
série subterminale de chevrons noirs éclairés en partie de lilacé et
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVIL, à LI 1904, 8
116
placés entre les nervures. Frange concolore. Dessus des secondes
ailes blanc, les nervures et un liséré terminal brunâtres, la frange
blanche et brune. Dessous des premières ailes d’un brun noirâtre
uniforme, la côte pâle; des secondes ailes blanc. Vertex brun avec
un fin liséré blanc; devant du thorax brun très sombre; ptérygodes
saupoudrées de poils blancs, dessus du corps, dernier anneau et
touffe anale bruns; reste de l’abdomen blanc jaunâtre.
Santo Domingo, Carabaya, Pérou S.-E.; deux .
Dicentria ravana n. sp. — 38 mill. — Dessus des supé-
rieures avec le centre brun noir, les bords costal, terminal et
interne largement fauve pâle. Le brun central avec le bord exté-
rieur creusé entre 4 et 6 el émettant avani l’apex une pointe sur la
côte qui est coupée de clair à cet endroit; une série terminale de
chevrons bruns intranervuraux, le chevron entre 2 et 3 remplacé
par un gros point; quelques atomes noirs vers le milieu du bord
interne, un fin liséré terminal brun; la frange jaunâtre coupée de
poils bruns. Dessus des supérieures blanc sale, les nervures
et le bord terminal grisâtres. Dessous blanc sale. Tête, milieu
du thorax et pattes fauve pâle; ptérygodes et dessus du corps
brunûtres.
® 46 mill. — Pareille au «j, mais le centre brun moins bien
délimité, envahi de fauve, les bordures claires du « en partie
rembrunies, le gros point entre 2 et 3 bien marqué comme dans
le ç;. Inférieures et dessous des ailes grisâtres.
San Salvador; une paire.
Dicentria? Hertha n. sp. — 40 mill. — Dessus des supé-
rieures d’un fauve noisette marbré de blanchâtre dans la moitié
supérieure, les nervures en partie brunes; la cellule contenant une
tache orbiculaire indécise suivie d’un trait noir, puis de la réni-
forme également peu nette; une ligne transversale arrondie, à peine
indiquée au premier quart de l’aile, enfin quelques ombres subter-
minales brunes entre les nervures. inférieures blanches, la côte et
le bord terminal largement enfumés; la frange blanche. Dessous
des premières ailes gris, la côte coupée de blanchâtre, le bord ter-
minal largement marbré de blanchâtre; la frange grise, plus
sombre à l'extrémité des nervures. Dessous des inférieures comme
le dessus. Vertex avec une touffe de poils bruns; front et dessus du
corps fauve noiselte.
Tucuman; une 9.
Meragisa dasra n. sp. — 46 mill. — Dessus des supérieures
blanc argenté, saupoudré en partie de fins atomes noirs. Les
dessins, noirs, se composent de lignes très incomplètement dessi-
nées, savoir : une basilaire, une extrabasilaire indiquée au départ
ERP TP NET US ON PUR NES à Les En
117
de la côte qu’elle ne coupe pas par un gros point, puis par un petit
trait sur la 1, une médiane encore moins bien marquée coupant un
point cellulaire, une extracellulaire indiquée par un double trait
juste en dessous de la côte, quelques traces intérieures et un chevron
entre 2 et 3. Cette ligne est immédiatement suivie d’un double
chevron entre 4et 6, puis, un peu plus loin, d’un autre entre 6 et 8.
Enfin, au bord terminal, un fin liséré en lacets formant dents inté-
rieures intranervurales et dents extérieures sur l’extrémité des
nervures; la côte coupée de trois points noirs après l’extracellu-
laire. Dessus des inférieures noirâtre uniforme, le bord abdo-
minal largement recouvert de longs poils jaunàtres. Dessous des
quatre ailes noirâtre uni, la base des ailes et le bord abdominal
des inférieures jaunâtres. Franges blanches dessus et dessous. Tête
et thorax blanc mêlé de quelques poils noirs; dessus de l'abdomen
noirâtre, chaque anneau finement bordé de jaunâtre; ventre jau-
nâtre; extrémité anale blanche.
Santo Domingo, Carabaya, Pérou S.-E.; un 4.
Meragisa darida n. sp. — 48 et 50 mill. — Dessus des supé-
rieures blanc argenté, saupoudré de fins atomes bruns, les dessins
noirs. Ceux-ci se composent d'une fine ligne basilaire, d’une extra-
basilaire géminée, doublement plus écartée de la base au bord
interne qu’à la côte, d’un trait cellulaire, d’une extracellulaire éga-
lement géminée, quittant la côte peu avant l’apex, coudée intérieu-
rement entre 2 et 3, 4et 6 et aboutissant au bord interne peu avant
l’angle, enfin d’un liséré terminal chevronné entre les nervures; la
côte coupée deux fois au-dessus du trait cellulaire. Dessus des infé-
rieures noirâtre uni, le bord abdominal largement couvert de longs
poils jaunâtres. Frange blanche. Dessous des quatre ailes noirâtre,
l’apex, le bord terminal des ailes et le bord abdominal desinférieures
largement blanchâtres, Tête, thorax, dessus des derniers anneaux
et touffe anale blanc mêlé de poils bruns, dessus du reste de l’abdo-
men noirâtre; ventre jaunâtre.
Santo Domingo, Carabaya, Pérou S.-E.; deux j.
Se place tout auprès de pallida et politioides Schs.
Lobeza Schausi n. sp. — çj 62, © 78 mill. — Dessus des
supérieures blanc saupoudré d’atomes noirs et jaunes, traversé par
deux lignes noires. La première, extrabasilaire, sinueuse, double-
ment plus écartée de la base au bord interne où elle finit sur un
crochet qu’à la côte qu’elle quitte sur un trait oblique; la seconde,
exiracellulaire, composée de chevrons intranervuraux bordés exté-
rieurement de blanc, puis d’une ombre noire, presque droite, sauf
au départ de la côte et entre 3 et 4. Bord terminal festonné de demi-
lunules encadrant un point terminal entre chaque nervure; frange
118
blanche sauf sur ces points. La © indique, en outre, un petit
point noir à l’extrémité inférieure de la cellule. Dessus des infé-
rieures d’un brunâtre uni avec l'indication d’une ligne médiane
pâle partant de l’angle anal; la frange blanche. Dessous blanc gri-
sâtre, se fonçant sur les nervures et notamment sur la côte des
premières ailes. Tête et thorax couverts de longs poils gris; corps
brunûtre.
Merida, Venezuela; deux j, une ©.
Cette espèce se place entre aglone Herr. Sch. et favilla Dgn. et
se trouve aussi dans la collection de M. Schaus.
Hemiceras constellata n. sp. — («j 46, © 50 mill. — Bord
interne des supérieures bien sinueux; dessus des premières ailes
d’un brun sombre lilacé et luisant, semé de quelques atomes et avec
les dessins blanc d’étain. Ceux-ci se composent : d’une ligne extra-
basilaire de points nervuraux assez droite enfermant un gros point
basilaire à cheval sur la 1 : de deux points à l'extrémité de la cellule,
le supérieur plus petit; d’une double ligne extracellulaire également
marquée de points nervuraux, quittant le bord interne non loin de
la première ligne au milieu du sinus, se coudant extérieurement
sur la 2 pour aboutir droit à la côte peu avant l’apex, enfin d’une
ligne subterminale de points également à cheval sur les nervures.
Frange concolore semée de poils blancs. Dessus des inférieures d’un
brunâtre uni, les veines plus sombres, la frange blanchâtre.
Dessous des premières ailes brunâtre uni, le bord interne pâle ainsi
que le dessous des secondes ailes. Tête et thorax brun sombre
lilacé; un point blanc au départ de chaque antenne, des poils
blancs formant taches sur les ptérygodes et le milieu du thorax;
dessus de l’abdomen brunâtre, le dessous pâle.
Costa-Rica (P. Biolley); plusieurs et une ©.
Hemiceras pogoda n. sp. — 58 mill. — Dessus des supérieures
mousse rosé pâle, traversé par trois lignes rougeâtres; les deux
premières sinuées et parallèles coupent l'aile peu après la base et
l’espaceentre elles deux se fonce sensiblement; elles sont suivies d’un
irès gros point ovale, rougeâtre et à contours vineux, dont le centre
repose sur la discocellulaire ; la troisième ligne est oblique, quitte le
bord interne au troisième quart, court droit sur la 7 où elle se coude
pour aboutir à la côte peu avant l’apex; la région terminale
s’éclaireit par une sorte de reflet différent sans que pourtant la teinte
du fond semble changer et contient, imperceptibles, des points
subterminaux noirs entre les nervures. La côte est vineuse; la
frange mousse rosé. Dessus des inférieures grisâtre, la frange
jaune. Dessous des premières ailes grisâtre, le bord terminal rosé,
la côte, l'extrémité des nervures et la frange jaunâtre rosé; dessous
119
des secondes ailes et frange paille päle. Front brun, collier brun
liséré de jaune rosé; dessus du corps grisâtre, l’anus et le dessous
du corps jaunes; pattes jaunes, l’extrémité brune.
Mérida, Venezuela; une 9.
Cette espèce ne se rapproche d’aucune de celles que je connais.
GEOMETRIDÆ.
Miantonota nigrisquama n. sp. — 24 mill, — Les quatre
ailes vert tendre traversées par deux lignes communes, blanches, non
tremblées : une extrabasilaire légèrement coudée extérieurement,
une extracellulaire, droite aux supérieures du bord interne à la 6
puis se coudant intérieurement vers la côte, s’incurvant aux infé-
rieures de la 3 au bord abdominal ; chaque aile avec un point cellu-
laire doublement plus gros aux supérieures qu’aux inférieures; la
côte des premières ailes lisérée de blanc; les quatre ailes sans liséré
terminal avec la frange jaune paille pâle. Dessous blanc verdâtre,
les supérieures avec le liséré blanc à la côte, le point cellulaire et la
trace de l’extracellulaire, les points et lignes ne reparaissant plus
aux inférieures; franges comme en dessus. Vertex blanc, une large
tache noire sur les premiers anneaux de l’abdomen, tête et reste du
dessus du corps verts; dessous blanchâtre.
Santo Domingo, Carabaya, Pérou S.-E.; un .
Polypæœtes fuliginosa n. sp. — 26 mill. — Plus poilu qu’il
n'est ordinaire dans ce genre. Les quatre ailes un peu transpa-
rentes, gris noir, les nervures marquées de jaune aux premières
ailes, les taches, blanches, comme suit : aux supérieures, une basi-
laire entre la 1 et la médiane de la longueur de la cellule, deux
taches immédiatement après la cellule entre 4 et 6; les inférieures
avec trois taches placées de la même façon, et, en outre, la cellule
en partie blanche et un commencement de tache entre 2 et 3,
Frange couleur du fond. Dessous des ailes comme le dessus, mais
sans jaune sur les nervures des supérieures et le blanc beaucoup
plus envahissant, surtout aux inférieures à peu près blanches sur
les deux tiers. Palpes noirs, le premier article jaune; ptérygodes et
thorax noirs avec quelques poils jaunes; tête et dessus du corps noirs;
ventre avec quelques poils jaunes notamment à l’extrémité anale.
Yungas de la Paz, Bolivie; 1,000 mètres; un 4.
Tithraustes aliena n. sp. — 22 et 24 mill. — Port de Poly-
pœtes semilugens Warr. Dessus des supérieures noir avec quelques
nervures légèrement marquées de jaune, une très large tache
blanche centrale, assise sur le bord interne, finissant en pointe
arrondie sur la sous-costale, le départ de la base restant noir et une
120
petite tache subapicale ronde, d’un beau jaune. Dessus des inférieures
blanc, sauf une large bordure terminale noire et une petite ombre
abdominale noirâtre. Franges noires. Dessous pareil. Dessous du
corps, des pattes, des palpes et front blancs; dessus des cuisses, des
palpes et vertex noirs; ptérygodes noires avec un pinceau de poils
jaunes au départ; dessus du corps noir avec quelques poils blancs.
Yungas de la Paz, Bolivie; 1,000 mètres; deux (.
Cette espèce mimique le genre Polypætes, mais appartient au
genre Tithraustes par sa nervulation.
Psaliodes laticlara n. sp. — 24 mill. — Dessus des supérieures
blond brunâtre avec la base intérieurement jaunâtre, une large
bande transversale également jaunâtre, droite, s’arrêtant à la sous-
costale et suivie d’une fine ligne blanche, puis, au troisième quart
de l'aile, d’une seconde ligne transversale blanche, composée de
chevrons intranervuraux et n’atteignant pas la côte. Entre les lignes,
le fond de l’aile se fonce en brun ainsi que sur 5 et 6. La côle zébrée
d’écailles blondes. Frange blonde coupée de noir. Dessus des infé-
rieures noirâtre, la frange blonde coupée de noir. Dessous des
quatre ailes brunâtre envahi de blond ferrugineux notamment sur
les nervures surtout aux inférieures et sous la côte des supérieures,
la côte finement coupée d’écailles blondes, les franges blond ferru-
gineux coupées de noir aux nervures. Tête blonde; thorax brun
avec quatre points latéraux jaunâtres; dessus de l’abdomen brun,
les anneaux finement lisérés de blond.
Santo Domingo, Carabaya, Pérou S.-E.; une ©.
Heterusia picata n. sp. — 28 mill. — Dessus des quatre ailes
noir; les supérieures avec une large tache blanche oblongue, assise
sur le milieu du bord interne et se terminant sous la sous-médiane
et la 3, à bord intérieur droit et bord extérieur émettant de petites
saillies et deux toutes petites éclaircies subterminales sur 4 et 5. Les
inférieures avec une bande centrale blanche continuant la tache des
premières ailes, mais encore plus large, festonnée sur son bord exté-
rieur et laissant le bord abdominal noir. Dessous pareil, mais le bord
abdominal des inférieures envahi par la tache et la base des quatre
ailes saupoudrée d’écailles blanches. Franges noires. Dessous des
palpes et du corps blanc; dessus des palpes, tête et thorax noir sau-
poudré de poils blancs; dessus de l'abdomen noir.
Yungas de la Paz, Bolivie; 1,000 mètres; un .
Cette espèce n’est très voisine d’aucune de celles que je connais.
Astyochia subliturata n. sp. — 35 mill. — Ailes un peu
transparentes; dessus d’un gris blond pâle absolument sans dessin,
mais laissant voir par transparence les points et ombres terminales
121
du dessous. Frange concolore. Dessous avec les discocellulaires
marquées de taches noires en forme de trait aux supérieures et
d’un gros point noir aux inférieures, ces dernières ainsi que le bord
terminal et l’apex des supérieures fortement saupoudrés d’écailles
brunâtres; la frange brunâtre au départ, l'extrémité pâle. Tête et
corps gris blond pâle.
Santo Domingo, Carabaya, Pérou S.-E.; un .
Cette espèce mimique les Nipterias du groupe de Munda Warr.
Iridopsis commixtata n. sp. — 30 mill. — Dessus des ailes
d’un gris Carné clair, un peu sablé de brun et teinté par place de
brun jaunâtre pâle avec la subterminale claire, dentée, peu dis-
tincte, accompagnée partiellement d’ombres noirâtres. Supérieures
avec une tache cellulaire ovale, noire, la coudée l'effleurant en
dessous, continuant sur la 5 pour ensuite remonter et atteindre la
côte à angle droit, l’extrabasilaire peu arrondie, très rapprochée de
la coudée au bord interne. Inférieures claires à la base avec les
deux mêmes lignes noires et une plus petite tache cellulaire ovale
en forme d’anneau noir, la coudée formant une sorte de grand
accent circonflexe, la pointe en dehors sur l’emplacement de la 5,
l’extrabasilaire simple et droite. Les quatre aïles festonnées d’un
très fin liséré noir, ponctué entre les nervures; la frange couleur
du fond. Dessous d’un ochracé très clair, un peu irisé, les supé-
rieures avec une tache cellulaire et une ombre subapicale noirâtres,
l’apex restant couleur du fond ; cette ombre part de la 4 et est pré-
cédée intérieurement de trois points sur 5, 6 et 7. Frange ochracée,
noirâtre aux supérieures vers l’ombre subapicale. Pattes posté-
rieures toutes claires, les autres annelées de noirâtre.
Tucuman; un (}.
Les dessins de cette espèce rappellent en dessus ceux de boli-
naria Gn. et en dessous ceux de syrniaria Gn.
Stenalcidia invenusta n. sp. — 26 à 30 mill. — Dessus des
ailes d’un gris carné clair, semé de quelques atomes bruns et teinté
par place de brun jaunâtre pâle, la subterminale claire, dentée,
traversant un espace à peine plus teinté, avec, en outre, deux lignes
communes, sinuées et continues, l’extrabasilaire simple, brune, la
coudée géminée, composée d’une première ligne brune plus nette
et d'une seconde plus large, en partie fondue dans le fond, tantôt
jaunâtre, tantôt brunâtre. Supérieures avec une troisième ligne
bien indiquée à la côte seulement, puis se perdant sur la discocellu-
laire à peu près à distance égale des deux autres lignes, la côte
striée de jaunâtre et de brun. Inférieures avec un trait discocel-
lulaire rapproché de la coudée mais ne la touchant pas. Les quatre
ailes régulièrement festonnées avec un très fin liséré noir, les
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122
creux des festons intranervuraux et légèrement ponctués; la frange
blanche avec quelques poils bruns ou jaunâtres. Dessous d’un
ochracé très clair, les supérieures avec une tache cellulaire et une
ombre terminale noirâtre coupée d’ochracé entre 1° et 2,3 et 4
et à l'apex à partir de la 7. Pattes postérieures toutes claires, les
autres semées de brunâtre,
Tucuman; plusieurs «.
COSSIDÆ.
Eugivira flavescens n.sp. — 32 à 34 mill. — Dessus des supé-
rieures d’un jaune terreux pâle avec quelques reflets rosés, traversé
par une série de lignes de points formés d’atomes noirs agglomérés,
l'extrémité de la cellule plus particulièrement envahie (dans l’un
des exemplaires, ces atomes non seulement se coagulent en points
mais envahissent toute une partie de l’aile, rembrunie par ce fait
même). Plusieurs de ces lignes sont coniinues et plus épaisses,
notamment les troisième, cinquième et septième, mais d’ailleurs
semblent très variables. Dessus des inférieures ochracé clair avec un
point cellulaire assez vaguement indiqué et quelques stries notam-
ment vers l’angle anal. Franges couleur du fond avec quelques poils
noirs. Dessous semblable, la côte des inférieures coupée par une
série de taches. Pattes, thorax et dessus de l’abdomen couverts de
longs poils couleur du fond.
San Salvador, Amérique centrale; plusieurs exemplaires.
Eugivira gemina n. sp. — 27 à 31 mill. — Dessus blanc tra-
versé par d'assez nombreuses petites lignes ou stries brunes, bien
marquées le long du bord interne, la côte coupée de points noirs et
avec deux gros points géminés également noirs vers le milieu
interne de l’aile entre 1 et 2. Dessus des inférieures blanc avec
quelques petites stries; aux quatre ailes des petits points terminaux
doubles, noirs, à l’extrémité de la plupart des nervures; franges
blanches coupées de quelques poils brunâtres. Dessous comme le
dessus, mais les inférieures enfumées et sans les deux gros points
noirs géminés. Pattes et corps couverts de longs poils, blanchâtres
sur la tête et le thorax, brunâtres sur l’abdomen.
Mérida, Venezuela; trois .
PYRALIDÆ.
Macalla admotalis n. sp. — 26 mill. — Dessus des supérieures
verdâlre semé de blanc pur à la base, le long de la côte et dans la
région centrale de l’aile, brun rougeûtre au premier tiers interne
et dans toute la région terminale, l’apex compris; un point disco-
cellulaire noir accompagné de blanc, précédé vers la base de deux
autres points noirs également accompagnés de blanc, l’un dans la
cellule en dessus, le second au-dessous de la médiane; encore deux
autres points noirs subbasilaires, l’un sur la côte, l’autre en dessous;
deux lignes noires zigzaguées, la première antémédiale du bord
interne à la cellule bordant extérieurement la première zone brun
rougeâtre, la seconde extracellulaire bordant également, mais alors
intérieurement, la zone terminale brun rougeâtre et fortement coudée
entre 2 et 3. Dessus des inférieures grisâtre, l'extrémité des nervures
et le bord bruns, entièrement irisé de mordoré sous un certain jour.
Les franges blanchâtres coupées sur leur milieu de brunâtre.
Dessous blanc grisâtre avec les points cellulaires, une large bordure
terminale, les supérieures plus sombres et avec une éclaircie sub-
apicale à la côte; les quatre ailes irisées de mordoré sous un certain
angle. Extrémité des pattes annelée de clair et de brun.
La Merced, Chanchamayo, Pérou; une ©.
Macalla albulatalis n. sp. — 27 mill, — Dessus des supé-
rieures roussâtre, tout le centre et la plus grande partie de la base
envahis de blanc, avec un petit point cellulaire brun, une ligne
antémédiale indistincte et une ligne subterminale sinueuse, forte-
ment dentée et en partie fondue dans le fond. Dessus des inférieures
grisâtre luisant, avec une ligne subterminale laissant des points
nervuraux peu nets sur 2, 3 et 4 et une ombre terminale. Dessous
luisant, d’un ochracé pâle ombré de grisâtre à la base des supé-
rieures et au bord terminal des quatre ailes, laissant deviner une
partie des dessins du dessus. Franges couleur du fond. Pattes anté-
rieures annelées de blanc et de roux, postérieures unies.
Micay, Colombie ; une ©.
Cecidipta abnormalis n. sp. — 37 mill. — Dessus des supé-
rieures d’un mordoré rosé semé de petites écailles brunes, le
premier tiers costal jusqu’à la médiane ainsi que l’apex blanchäâtres,
la côte coupée par une large bande subapicale blanche qui se coude
sur la 5 puis se fond dans l'aile, la base entre la 1 et la médiane
paille pâle ainsi qu’une large tache assise sur le milieu du bord
interne, mais qui n’atteint pas l’angle; quelques petites lignes
noires transversales au centre de l'aile, d’ailleurs peu nettes et
discontinues, enfin une série terminale de points intranervuraux
noirs. Dessus des inférieures d’un blanc pur irisé, avec un fin
liséré terminal noir, la frange blanche coupée de quelques poils
bruns. Dessous des inférieures brunâtre, la ligne subapicale du
dessus reparaissant en clair; dessous des inférieures comme le
dessus, mais moins irisé, la côte tachée de brun, sans liséré terminal
124
ailleurs qu’à l’apex. Franges blanches et rousses aux premières
ailes et vers l’apex des secondes ailes, puis blanches.
Yungas de la Paz, Bolivie ; 1,000 mètres ; une ©.
Stericta multicolor n. sp. — 23 mill. — Dessus des supé-
rieures jaune verdâtre avec, au premier quart, une tache noire sous
la cellule précédée d’une petite touffe de poils blancs et accompa-
gnée d’une ombre ferrugineuse qui descend sur le bord interne; un
petit point discocellulaire noir, la région subterminale envahie de
ferrugineux et coupée par une série de points nervuraux noirs
arrangés en ligne arrondie, les trois premiers partant de la côte
sur un petit espace resté jaune verdâtre, le centre de l'aile sablé
plus ou moins d’écailles ferrugineuses, le bord terminal liséré
de noir sauf aux nervures; la frange teintée de toutes les
couleurs du fond, le ferrugineux dominant au départ. Dessus des
inférieures d’un blanc légèrement ochracé luisant, un peu enfumé
à l’apex et avec un très fin liséré noir rosé; la frange blanche
coupée de noirâire à l’apex et finement noirâtre au départ. Dessous
d'un blanc ochracé pâle; la côte, surtout l’apex et le bord terminal
aux supérieures, l’apex aux inférieures sablés de ferrugineux; les
premières ailes avec l’indication d’une ligne subterminale claire,
un petit point noir discocellulaire peu marqué suivi d’une ombre
extracellulaire noirâtre, les secondes ailes avec un point discocel-
lulaire noir bien indiqué; lisérés terminaux et franges comme en
dessus, ces dernières plus pâles. Tête, thorax et pattes jaune rosé,
extrémités des pattes brunes annelées de jaune.
Santo Domingo, Carabaya, Pérou S:-E.; plusieurs (j.
Stericta nigrisquama n. sp. — 25 mill. — Dessus des supé-
rieures coupé aux premier et second tiers par deux larges bandes
noires, la base et le centre blanc sablé d’atomes jaunes, le bord
terminal presque entièrement envahi de jaune et de verdâtre; la
première bande interrompue sur la cellule et bordée extérieure-
ment par une ligne pâle, la seconde bande très mince à ses deux
extrémités, à centre très élargi et avec un petit sinus blanc à son
bord intérieur sur la 4, précédée par un point noir discocellulaire,
la partie subapicale de la côte rembrunie, le bord terminal liséré de
noir sauf sur les nervures, la frange blanche et grise coupée de
noirâtre aux nervures. Dessus des inférieures d’un blanc ochracé
luisant, le bord terminal légèrement enfumé surtout vers l’apex et
avec une rangée subterminale de traits nervuraux noirâtres; un fin
liséré noirâtre coupé sur les nervures, la frange blanc ochracé avec
quelques poils noirâtres. Dessous blanc ochracé luisant saupoudré
d’écailles jaunes et ferrugineuses avec un point discocellulaire noir
à chaque aile et un liséré comme en dessus; les franges blanc
CUP dde nn ET été Es à 2
; L'an È
125
ochracé coupées de noirâtre. Tête, thorax et pattes ochracé rosé,
extrémités des pattes noires annelées d’ochracé.
Tucuman ; un d.
Parabæra nov. gen. — Palpes allongés, légèrement recourbés,
dépassant la tête d’une demi-longueur, peu poilus; antennes pecti-
nées à double et longue ciliation; tibias lisses. Supérieures du Ÿ
sans touffe de poils sur la côte, mais avec une crête de larges
écailles à la base de la cellule en dessus; 4 et 5 tigées partant de
l’angle cellulaire parallèlement à 3; 6 du dessous de l’angle supé-
rieur; 7 et 8 tigées de l’angle supérieur ainsi que 9; 11 libre. Infé-
rieures avec 3 de la cellule un peu avant l'angle; 4 et 5 tigées; 6et7
de l’angle supérieur, 7 anastomosant avec 8.
Ce genre pourra se placer auprès d'Abæra Hmpsn.
Parabæra nitidalis n. sp. — 22 mill. — Supérieures avec la
côte peu arrondie, l’apex plutôt obtus et le bord terminal un peu
fuyant, mais assez droit, inférieures légèrement coudées sur la 2.
Dessus des quatre ailes brun marron uniforme luisant, avec, sous
un certain angle, un reflet métallique lilacé dans la région apicale
des supérieures et sur le bord terminal des inférieures au-dessus de
la 2; un fin liséré arrondi extérieurement, coupant la côte en clair,
borde la région métallique aux premières ailes. Dessous gris bru-
nâtre luisant. Corps et franges couleur du fond.
Loja, Équateur; un «.
Tosale filata n. sp. — 22 mill. — Dessus des supérieures brun
marron, éclairé de gris lilacé, avec deux fines lignes transversales
noires, l’une, au premier tiers, assez régulièrement arrondie exté-
rieurement, la seconde, au second tiers, coudée extérieurement à la
hauteur de la cellule, rentrant entre 1 et 2 pour ressortir sur le
bord interne. Ces lignes sont comme géminées par une petite ombre
parallèle extérieure et la seconde est suivie d’une ligne subtermi-
nale dentée plus sombre que le fond et à peine distincte, Dessus
des inférieures d’un gris légèrement rosé, assombri par une ombre
brun noir, subapicale et subcostale finissant sur la cellule et la 3,
la 2 fortement ombrée de noir et coupée par un trait subterminal
blanc, bordé d’un peu de noir de chaque côté, qui se continue vers
l’angle anal. Les franges concolores. Dessous gris rosé, les supé-
rieures avec un trait costal blanc sous l’apex et une ombre intérieure
brun noir, les inférieures avec une ligne extracellulaire blanche
dentée et une subterminale noirâtre peu marquée; les franges gri-
sâtre rosé, Tête, corps et pattes gris brun rosé,
Loja, Équateur ; un .
Se placera auprès d’aucta Hmpsn.
A jt
Lepidomys Gn. (Chalinitis Rag.) sobria n. sp. — 16 mill.
— Dessus des quatre ailes gris marron; Îles supérieures avec les
traces d’une ligne extracellulaire plus foncée et se fondant dans le
fond, une grosse tache costale blanche vers le milieu de la côte et
une petite coupure blanche costale servant sans doute de départ à
la ligne. Dessous semblable, mais les supérieures sans trace de ligne,
la première tache blanche fort diminuée et les inférieures avec une
ligne subterminale claire, arrondie. Frange, tête, corps et pattes
couleur du fond.
Paraguay; un dj.
Se placera auprès de proclea Druce.
Omphaloptera virginalis n. sp. — 15 mill. — Dessus des
ailes d’un blanc brillant, les dessins jaune pâle; supérieures tra-
versées par six lignes, savoir : une basilaire, une extrabasilaire et
une antémédiale, les deux dernières recourbées extérieurement et
formant un crochet aigu immédiatement avant la côte, une extra-
cellulaire fine et plus sombre, quittant la côte au delà du troisième
quart pour descendre jusqu’à la 3 et remonter intérieurement en
demi-cercle jusqu’au point discocellulaire noir, puis redescendant
au bord interne avec une légère courbure, une subterminale et une
terminale plus larges, cette dernière précédée d’un fin liséré noir.
Au-dessus du point la côte est suffusée de jaune. Inférieures avec la
première ligne en moins, l’extrabasilaire, l’antémédiale et l’extra-
cellulaire droites, parallèles, la subterminale et la terminale comme
aux supérieures, arrondies, cette dernière avec le liséré et cinq
petits points terminaux noirs entre les nervures de 2 à 7. Franges
blanches. Dessous comme le dessus, mais les premières lignes
diffuses. Tête et dessus du corps blanc semé d’un peu de jaune.
Loja, Équateur; une 9.
Omphaloptera completalis n. sp. — 17 mill. — Dessus des
ailes blanc, les supérieures avec six lignes comme dans l’espèce
précédente, mais élargies et le jaune dilué dans le fond de l'aile
l’envahissant presque entièrement. Les trois premières lignes assez
droites, parallèles, légèrement arrondies intérieurement, l’extracel-
lulaire franchement noire dans son demi-cercle supérieur, tout
l'espace intérieur de ce demi-cercle estompé de noir, la subtermi-
nale et la terminale se fonçant également, cette dernière avec le
liséré bien marqué. Inférieures avec les trois premières lignes
droites, mais la seconde et la troisième se rapprochant un peu et
reliées par une ombre brune, les subterminale et terminale arron-
dies, celte dernière avec le liséré intérieur et les cinq petits points
terminaux noirs intranervuraux de 2 à 7 comme dans virginalis.
127
Dessous comme le dessus, mais moins coloré et les trois premières
lignes absentes. Franges blanc sale. Tête et dessus du corps blanc
et jaune.
Santo Domingo, Carabaya, Pérou S.-E. ; une ©.
Cette espèce, si voisine de la précédente, semble en différer non
seulement par sa coloration, mais aussi par la direction de plusieurs
de ses lignes.
Omphaloptera ? stigmatalis n. sp. — 16 mill. — Dessus des
ailes d’un blanc brillant, la côte des supérieures jaunie en grande
partie, les dessins jaune lavé de brun. Supérieures avec trois
larges bandes transversales, la première au premier tiers, à peu
près droite, la seconde, plus large encore surtout dans sa partie
supérieure, suivant immédiatement un gros point discocellulaire
brun et complètement interrompue entre 2 et 3, la dernière, ter-
minale, séparée de la précédente par un tout petit espace, s’arrê-
tant à la 3 et à centre blanc dans toute sa partie apicale jusqu’au
dela de la 5, Inférieures avec une bande subterminale arrondie
suivant à peu près l’inflexion du bord et aboutissant à l’angle anal.
Franges blanches. Dessous semblable.
Santo Domingo, Carabaya, Pérou S.-E.; un 4.
Leucochroma neutralis n. sp. — 23 mill. — Ailes un peu
transparentes, le dessus blanc avec les dessins paille pâle, savoir :
une bande basilaire et une antémédiale, larges, la seconde s’élargis-
sant encore dans la cellule dont elle envahit tout le centre et se
reliant sous la cellule à une large tache discocellulaire carrée, une
large bande extracellulaire diffuse, arrondie, suivie d’une bande
plus mince parallèle et d’une ligne subterminale coupée de blanc
sur les nervures. Un trait transversal noir de la 3, peu après son
départ de la cellule, à la 2 caractérise cette espèce qui possède en
outre des petits points terminaux sombres à l'extrémité des 4, 6 et
7, sur un très fin liséré terminal. La côte n’est atteinte que par la
première ligne, mais le bord interne est jauni par les bandes qui s’y
diluent. Inférieures avec un trait discocellulaire noir entouré par
une large tache carrée et une double ligne subterminale, la pre-
mière partant de la côte avant l’apex pour s’arrêter sur la 2, la
seconde quittant l’angle anal pour remonter jusqu’à la 7 en dedans
de la première; un fin liséré terminal marqué de points sombres à
l’extrémité des 2, 6 et 7. Les franges mêlées de blanc et de paille.
Dessous brillant, reproduisant en plus pâle et par transparence
quelques-uns des dessins du dessus. Tête et dessus du corps blanc
suffusé de paille,
Loja, Équateur; un «.
128
Phryganodes hypoxantha n. sp. — 43 mill. — Les quatre
ailes d’un gris noirâtre s’irisant légèrement sous un certain angle,
avec de larges taches blanches, semi-hyalines, nacrées; la tache des
supérieures extracellulaire, oblongue, de la 2 à la 7, précédée de
petites éclaircies centrales dans la cellule et sous la médiane; la
tache des inférieures envahissant tout le centre de l’aile. Dessous
semblable, mais la tache des secondes ailes s'étendant à tout le bord
abdominal. Palpes, tête et dessous du corps jaune vif; pattes jaune
vif, l’extrémité des dernières paires grisâtre; collier brun, liséré
extérieurement de jaune; thorax et dessus du corps gris noirâtre,
s'irisant comme le fond des ailes.
Loja, Équateur; une ©.
Se placera auprès de Croceiceps WIK.
Mimorista longidentalis n. sp. — 27 et 29 mill. — Ailes
paille pâle luisant, la côte des supérieures lavée de brun, avec les
dessins suivants également brun, irisé de violet et de mordoré sous
un certain angle : aux supérieures, un trail au départ de la cellule,
immédiatement suivi d’une petite tache carrée; ce trait est le com-
mencement d’une ligne un peu oblique, mais droite, qui atteint le
bord interne, remonte aussitôt, toujours en ligne droite et en forme
de V sur une seconde iache carrée beaucoup plus grande, située sur
la discocellulaire, puis la ligne redescend, toujours en oblique, pour
se fondre dans une ombre subterminale d’où part une fine subter-
minale dentée, précédant une bande terminale plus large à l’apex
et entrant dans la subterminale entre 5 el 6. Aux inférieures une
tache carrée discocellulaire suivie par une ligne un peu sinueuse
qui se dirige vers l’angle anal sans l’atteindre; une subterminale
dentée comme aux premières ailes formant un coude extérieur
entre 3 et 5, quittant la côte avant la terminale, mais rejoignant
celle-ci sur la 2, enfin la bande terminale beaucoup plus large à
l’apex, s’amincissant surtout entre 2 et 4. Les taches carrées cellu-
laires à centre paille. La frange paille et brune. Dessous semblable
mais plusieurs des dessins moins nets. Palpes bruns, dessous paille;
tête brune, collier paille liséré de brun en avant; thorax et dessus
du corps paille, la touffe anale noire.
Santo Domingo, Carabaya, Pérou S.-E.; trois Y.
Mimorista pellucidalis n. sp. — 31 à 33 mill. — Ailes semi-
hyalines, d’un blanc crémeux luisant, irisé de rose lilacé sous un
certain angle, les dessins d’un brun blond, également irisé. Supé-
rieures avec la côte d’un testacé pâle et Les dessins suivants : une
double ligne basilaire incomplète, une extrabasilaire, oblique dans
la cellule, puis formant une grande boucle dont le bas atteint le
129
bord interne et le crochet extérieur se termine en une ombre en
forme d’0 remontant sous la médiane; un petit rond cellulaire à
centre clair immédiatement après la ligne, puis, sur la discocellu-
laire, une grande tache carrée à double petit centre blanc d’où sort,
en dessous, une ligne à deux branches, l’une descendant sur le
bord interne, la seconde obliquant vers l’angle sur une ombre ter-
minale assise sur le bord interne et ne dépassant pas la 2; une très
large ombre apicale, pupillée de clair à l’apex, dentée sur son bord
intérieur, finissant entre 3 et 4 et précédée par une fine ligne sub-
terminale sinuée, quittant la côte avant l'ombre, reliée aux dents de
celle-ci sur 4, 5 et 6 et se perdant dans l’ombre interne vers l’angle,
Frange blanche coupée de brun à l'extrémité des nervures. Infé-
rieures avec un point discocellulaire,un commencement de médiane
indiquée par deux points entre le bord abdominal et la 2, une
ombre apicale ne dépassant pas la 6 mais suivie de petits traits ter-
minaux entre les nervures et une fine subterminale quittant la côte
avant l’ombre, se coudant extérieurement juste avant la 5 pour
aboutir sur le bord terminal de suite après la 2; frange blanche
coupée de brun à l’extrémité des 3, 4, 5, 6, 7 et 8. Dessous comme
le dessus, les taches discocellulaires et apicales bien indiquées, les
autres dessins reparaissant en partie par transparence. Premières
paires de pattes, palpes et tête blanc crémeux taché de brun, le
reste des pattes, le corps et la touffe anale du çj blanc crémeux.
Loja, Équateur; plusieurs paires.
Cette espèce se placera auprès de serratilinealis Led.
Glyphodes intermedialis n.sp. — 22 mill. — Ailes blanches,
les bordures brunes, irisées sous un certain jour; supérieures avec
la bordure costale large, droite, la bordure terminale également
large et un peu concave, mais beaucoup moins que chez énfi-
malis Gn. à laquelle, d’ailleurs, cette espèce ressemble de très près.
Bordure terminale des inférieures coupée droit, moins large que
dans 2nfimalis. Frange brune aux supérieures, brune avec la moitié
extérieure plus pâle et blanche à l’angle anal aux inférieures.
Dessous luisant, les bordures plus pâles. Palpes bruns, le dessous
blanc; tête, collier et ptérygodes bruns, quelques poils blancs à la
base des antennes; thorax brun, garni de poils blancs à la base
comme dans fuscicaudalis; dessus de l’abdomen blanc, sauf les
deux derniers anneaux qui sont bruns; touffe anale jaunâtre mélangé
de brun à son extrémité; pattes et dessous du corps blancs.
Paraguay ; un .
Se placera entre infimalis Gn. et fuscicaudalis Moeschl,
Polygrammodes interpunctalis n. sp. — 98 et 31 mill. —
Dessus des supérieures ocre sombre semé d’atomes bruns et traversé
130
par plusieurs lignes brun noir, savoir : une extrabasilaire coudée
extérieurement, une médiane à peine coudée passant sur la disco-
cellulaire, une extracellulaire sinueuse du bord interne à la 5, puis
plus large et plus droite, une subterminale sinuée, enfin une ombre
terminale laissant un fin liséré terminal couleur du fond; la frange
avec la première moitié noirâtre, la moitié extérieure grise, La
cellule avec une tache brun noir dans son milieu supérieur, et entre
celui-ci et la discocellulaire assombrie par la seconde ligne une
petite éclaircie pâle. Dessus des inférieures ocre pâle, le bord ter-
minal sombre, avec les trois lignes suivantes : une médiane droite
du bord abdominal à la 2, puis passant sur la discocellulaire, une
extracellulaire festonnée entre 2 et 5, une subterminale également
festonnée, surtout entre 2 et 5; la frange comme aux supérieures.
Dessous des quatre ailes gris légèrement teinté d’ochracé, avec la
plupart des lignes et dessins du dessus, mais affaiblis. Tête et
dessus du corps ocre brunâtre.
Santo Domingo, Carabaya, Pérou $S.-E. ; plusieurs spécimens.
Pachyzancla fimbrialis n. sp. — 29 et 31 mill. — Supé-
rieures avec la base costale poilue, une rangée sous-costale de très
longs poils retombant dans l'aile et descendant au départ jusqu’au
bord interne qui est également poilu. Les quatre ailes d’un gris
souris uniforme et luisant, les supérieures avec une vague indica-
tion d’un point discocellulaire et d’une subterminale contournée
comme dans semilaniata Hmpsn, la frange concolore. Dessous des
ailes également luisant, gris pâle aux premières ailes, blanc plombé
aux inférieures; les supérieures avec le point discocellulaire et la
ligne subterminale plus visibles qu’en dessus. Pailpes gris, le
dessous blanc; tête et dessus du corps gris; dessous, pattes et touffe
anale blancs, la première paire tachée de gris.
Loja, Équateur; plusieurs , une ©.
Rhectosomia”? longistrialis n. sp. — 29 mill. — Palpes très
allongés, droits, dépassant la tête de plus d’une longueur. Dessus
des supérieures blanc coupé dans la première moitié par deux
bandes transversales brunes, obliques, rigides et peu distinctes,
partant d’avant le milieu du bord interne, la seconde aboutissant à
la discocellulaire qui est blanche, en forme de V, le trait blanc du
dessus continuant jusqu’à la côte qui est brune et coupée de clair
une fois avant et trois fois après. Région terminale brune ou ferru-
gineuse surtout vers l’apex et coupée de longs et larges traits blancs
entre 3 et 5, 6 et8. Un trait blanc intérieur entre 2 et la discocellu-
laire. Dessus des inférieures blanc avec des stries terminales som-
bres; les quatre ailes avec des points terminaux noirs à l'extrémité
131
desnervures. Franges blanches coupées de brun. Dessous semblable,
les supérieures sans l'indication des bandes transversales,
Loja, Equateur; une 9.
Noorda candidalis n. sp. — 31 à 36 mil. — 4 avec la côte
en dessous simple, sans pli ni touffe de poils; antennes des deux
sexes simples sans aucun renflement; palpes labiaux allongés en
bec, jaune marron, le dessous blanc. Ailes semi-hyalines, blanches,
à reflets nacrés sous un certain angle; les supérieures avec la côte
largement teintée de jaune marron uniforme ne se rétrécissant que
peu vers l’exitrémité apicale ; le bord terminal des quatre ailes avec
un tout petit point brun à l’extrémité de chaque nervure et un
imperceptible liséré. Dessous semblable, la côte des supérieures
restant blanche sauf l’extrême bord. Franges blanches. Front et
collier blancs, finement lisérés en avant de jaune marron; ptéry-
godes blanches avec des épauleltes jaune marron réunissant le
collier à la base de laile; corps blanc, le pinceau anal du
mélangé de poils noirs; paties blanches, les tibias avec un mince
filet jaune et les tarses avec une petite touffe de poils jaunes.
Loja, San Francisco près Loja, Palanda et vallée de la Zamora,
Équateur; une série parmi laquelle plusieurs spécimens des deux
dernières localités pris en juillet et août 1886.
Pionea illineatalis n. sp. — 21 mill. — Dessus des supé-
rieures couleur noisette, semé de quelques atomes bruns, avec
deux gros points noirs, l’un au commencement, l’autre à l’extré-
mité de la cellule, quatre petits points costaux noirs dans la
seconde moitié et avant l’apex, un point sous-costal sous les deux
derniers, un petit point terminal à l’extrémité de chaque nervure,
enfin la frange concolore. Dessus .des inférieures blanc testacé
avec une ombre terminale plus large à l’apex et les petits points
terminaux noirs comme aux supérieures. Frange blanche, grisant
à l’apex. Dessous semblable, mais les deux gros points peu visibles
aux premières ailes, les inférieures avec la côte sablée et plusieurs
petits points dont deux cellulaires. Tête et dessus du corps noisette.
Loja, Équateur ; un exemplaire.
Pionea viridalis n. sp. — 24 imill. — Dessus des supérieures
verdâtre pâle, traversé par une extrabasilaire coudée, brune, la
pointe du coude sur la médiane joignant une large tache cellulaire
verte; une seconde tache verte, plus grande encore, un peu hexago-
nale, entoure la discocellulaire, et la cellule entre ces deux taches
reste blanche; une seconde ligne transversale brune part du bord
interne vers le troisième quart, fait un long coude intérieur sous la
2 qu’elle traverse à la hauteur de la seconde tache, retourne exté-
132
rieurement entre 2 et 3, se transforme alors en une ligne subtermi-
nale de points intranervuraux et finit par un demi-cercle subapical
qui va couper la côte, suivi de trois points costaux également avant
l’apex. Un tout petit point terminal noir à l’extrémité de chaque
nervures; première moitié de la frange grise, moitié extérieure cou-
pée de brun. Dessus des inférieures blanchâtre, avec une ombre
terminale, un commencement de subterminale arrondie et un petit
point discocellulaire; des petits points terminaux comme aux supé-
rieures, la frange blanche et grise. Dessous des supérieures avec le
centre enfumé, les taches cellulaires marquées en noirâtre, le centre
cellulaire blanc, les points costaux, la bordure terminale pâle; des-
sous des inférieures blanchâtre, la côte sablée, les points cellulaires
et la subterminale mieux indiquée qu’en dessus; les quatre ailes
avec les petits points terminaux. Palpes verdâtres, le dessous blanc;
tête et ptérygodes verdâtres ; dessus du corps gris.
Loja, Équateur ; un (.
TORTRICIDÆ.
Tortrix ruptimacula n. sp. — 33 mill. — Port de Zortrix
stapiana Feld. et Rgh., pl. 139, fig. 47, mais le bord terminal des
supérieures avec l’échancrure subapicale plus petite, la pointe
inférieure entre 4 et 5. Ailes d’un carné clair teinté de jaunâtre par
place, avec de nombreuses stries brunes entre les nervures,
notamment dans la région terminale; supérieures avec les taches
suivantes d’un vert sombre : deux points extrabasilaires au-dessus
et en dessous de la médiane, une très large tache costale partant :
de la côte peu avant le milieu, à bord intérieur oblique et rigide,
allant occuper toute la dernière partie de la cellule qu’elle ne
dépasse pas en dessous mais qu’elle déborde assez régulièrement
en dehors et au-dessus, à bord extérieur coudé entre 10 et 11,
enfin une tache costele peu écartée, et faisant comme suite à la
précédente; base et centre de l’aile semés de quelques atomes, la
côte coupée, en plus des taches, de quelques petits points. Frange
couleur du fond. Dessous comme le dessus, plus régulièrement
teinté de jaunâtre et les taches vertes ne se voyant qu’en ombres.
Tête, corps et pattes couleur du fond des ailes.
Vallée de la Zamora et Cayanuma près Loja, Équateur; deux Q.
Atteria purpurea n. sp. — 33 mill. — Dessus des supérieures
bleu sombre rougeûtre à reflets métalliques, semé de taches
irrégulières jaune d'or liséré de brun ferrugineux; ces taches
coupent la côte, les bords terminal et interne, avec une rangée
centrale, simple au départ puis dédoublée. Dessous des inférieures
133
jaune d’or, les taches brun rougeâtre sombre; celles-ci coupent le
bord terminal, la côte et traversent au premier et au second tiers,
le bord abdominal complètement brun. Frange aux premières ailes
bleu et or, aux secondes ailes brun et or. Palpes bleu noir avec
un trait or en dessus; têle et collier bleu noir et or; ptérygodes
bleu noir lisérées d’or; abdomen bleu noir annelé d’or; anus jaune
d’or ; pattes bleu noir et or.
Loja, Équateur; une ©.
Atteria unciana n. sp. — 27 mill. — Dessus des supérieures
d’un beau jaune orangé luisant, avec la côte et la frange paille régu-
lièrement coupées de taches noir violacé à peu près deux fois plus
longues que le liséré paille, une double rangée subterminale régu-
lière de petits points, le reste de l’aile et le bord interne semés de
points. Tous les points et taches des quatre ailes sont noir plus ou
moins violacé suivant l’angle. Dessus des inférieures jaune orangé
luisant un peu plus pâle qu'aux premières ailes, sans liséré costal,
la côte coupée par un point avant l’apex, les bords terminal et
abdominal régulièrement coupés de points, deux points intérieurs
sous la cellule et la 2 et un subterminal entre 5 et 6. Taches termi-
nales se continuant sur les franges qui sont paille. Dessous pareil
laissant voir en plus quelques points basilaires et costaux aux
secondes ailes. Palpes, tête, collier, thorax, corps et patles noir à
reflets violacés el paille.
Vallée de la Zamora, Équateur; une ©.
Atteria fumipennis n. sp. — 32 mill. — Ailes d’un jaune cui-
vreux sombre, les supérieures avec une large bande costale paille
coupée de taches noires à reflets verts ou bleutés, la frange paille
coupée ainsi que le bord terminal par les taches noires qui s’y con-
tinuent, le reste de l’aile semé de points noir bleuté. Les inférieures
avec de gros points centraux et terminaux d’un noir plus pâle, la
région apicale et le bord abdominal entièrement enfumés de noi-
râtre; la frange noire avec quelques éclaircies blanches à l’apex,
cuivreuses ailleurs. Dessous des premières ailes comme le dessus;
dessous des inférieures jaune cuivreux sombre mais non enfumé,
les points bien nets sur la côte, le long du bord terminal, avec une
rangée entre 5 et 6, une demi-lunule apicale et quelques points cen-
traux dans la cellule et en dessous. Corps noir, les anneaux finement
lisérés de paille; pattes noires et paille.
Un (j pris à Micay, Colombie, en août 1896,
TINEIDÆ,
Cryptolechia sexmaculata n. sp. — 42 mill. — Dessus des
supérieures d’un blanc un peu plombé luisant avec six taches arron-
134
dies noir bleuté : quatre costales (basilaire, extrabasilaire, médiane
et subapicale) et deux centrales (l’une dans la partie supérieure de
la cellule avant le milieu, la seconde, la plus grande des six, disco-
cellulaire). Dessus des inférieures et franges gris ardoisé pâle
luisant. Dessous des quatre ailes gris ardoisé luisant avec le rappel
par transparence des taches cellulaires aux supérieures, la frange
blanche aux premières ailes, gris ardoisé aux inférieures, sauf une
partie de l’apex qui est blanche. Tête, thorax et ptérygodes blancs;
corps et pattes gris mêlé de poils blancs.
San Francisco près Loja, Équateur ; une ©.
Coptotelia nigriplaga n. sp. — 19 et 20 mill. — Dessus des
supérieures rouge mélangé de jaune, les régions costale, cellulaire
et terminale brun violacé, avec plusieurs groupes de taches. Le
premier groupe en comprend cinq presque en anneau dont deux
cellulaires, une en dessus et deux en dessous, la seconde tache cel-
lulaire blanc pur, les quatre autres paille. Le second groupe repose
sur la discocellulaire et se compose d’une tache blanc pur bien
ronde dans la cellule et de six plus petites taches paille extérieures,
disposées en éventail entre les nervures; les trois taches inférieures
entre 2 et 5 suivies d’une ombre noire. Un troisième groupe de
quatre petites taches paille est sous-médian, entre les deux premiers;
enfin, l’aile est encore marquée de trois taches subcostales,
médiane au second tiers et subapicale, chacune surmontée à la côte
et à l’apex d’une petite éclaircie pâle. Frange pâle, coupée de brun
sous l’apex, au milieu et à l’angle. Cette description est faite sur le
type provenant de la vallée de ia Zamora, absolument pur et frais;
dans les autres spécimens, une partie des taches disparaît dans le
fond. Dessus des inférieures avec la première partie de la côte
blanche, puis rosé et avec une large bordure terminale brune; la
frange grise. Dessous des ailes plus pâle, la côte et le bord terminal
cendrés de blanc, les taches reparaissant en partie et pâles aux
supérieures. Palpes et tête jaune rosé; thorax et ptérygodes rouge
brun; pattes cendrées de blanc.
Vallée de la Zamora, Équateur (mai 1886); Popayan, Colombie;
La Urruca près San José, Costa-Rica; plusieurs ..
ph see LR
HEMIPTERA AFRICANA
deseripsit SH. Schouteden.
II. F. PENTATOMIDÆ.
Le 2° fascicule de ma revision des Hémiptères d'Afrique
(Rhynchota Æthiopica, in Annales du Musée du Congo, Zoologie,
série III, tome I) ne devant pas paraître avant quelque temps, j'ai
jugé bon de donner ici de courtes diagnoses des espèces nouvelles
d’Asopines que j'y décris et qui y seront figurées. J'y ai joint
les descriptions sommaires de quelques Pentatomides nouveaux
d'Afrique, qui seront également décrits plus en détail au cours de
ma revision.
GRAPHOSOMATINÆ.
Je profite de l’occasion qui se présente à moi pour rectifier une
erreur regrettable qui s’est glissée dans ma revision des Graphoso-
matiens (1. cit., fase. 1, 1903) : Dans la table des genres (p. 96), le
genre Severinina est rangé parmi les genres chez lesquels l’écusson
atteint l’extrémité de l'abdomen; or, il n’en est rien, comme il
ressort à suffisance de la description et de la figure que j’ai donnée
de S. Bergrothi (tab. IT, fig. 10). Il faut donc supprimer toute la
dernière partie de cette table (à partir de 11), et lire :
11. Scutellum corio longius, apicem abdominis attingens . . 12
Scutellum apicem abdominis haud attingens . . . . . 13
42. Juga tylo æquilonga, vel si longiora ante hunce haud contigua.
Pronotum angulis anticis in lobum haud ampliatis.
Scotinophora Stal.
Juga ante tylum contigua. Pronotum angulis anticis in lobum
externe rotundatum, apice spiniformiter productum, am-
pliatis: "22 . . . . Oncozygidea Reut.
13. Pronotum FROM taire anticis quadrispinosis.
Severinina Schout.
Pronotum marginibus simplicibus, integris . . Thoria Stal.
Dans ma Monographie, je regrettais de n’avoir point vu de spéci-
men du genre Oncozygidea. M. Reuter a depuis eu l’obligeance de
m'envoyer le type unique de O. flavitarsis Reut., que je figurerai
dans mes Rhynchota.
PENTATOMINÆ.
4. Chipatula agilis sp. n. — Colore sat variabilis : obscure
ferruginea vel fusco-castanea aut rubiginosa vel fusco-nigra, sat
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVLUI, 3 IL 1904 9
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136
dense punctata, punctis fundo nigro vel viridi-æneo nitido, — sæpe
fere tota viridis, plus minus nitida; spatiis irregularibus lævibus,
flavescentibus vel stramineis plus minus dense notata. Caput
limbo (margine imo excepto) sæpeque lineis tribuslongitudinalibus;
pronotum margine antico utrinque, marginibus lateralibus ante-
rius, linea longitudinali media plus minus distincta, plerumque
interrupta, maculaque parva, interdum obsoleta, utrinque pone
cicatrices; scutellum parte fere tertia apicali, maculis duabus majus-
culis ad angulos basales, lineaque media longitudinali; corium
margine apicali lineisque vel maculis nonnullis; pectus acetabulis,
limbo posteriore metastethii, carina mesosterni; pedes femoribus
totis (vitla superiore fusca excepta), angulis tibiarum, tarsisque
(his leviter infuscatis, præsertim articulo tertio); venter disco toto,
limbo apicali segmenti sexti, genitalibus, macula media marginali
segmentorum connexivi; — flavescentia vel straminea aut flavo-
ferruginea.
Caput pronoto subæquale apud ©, æquale vel paullo longius
apud (ÿ, sat dense punclatum, lineis tribus plus minus remote
punctatis sæpe, limbo marginali anguste levigato; tylo marginem
internum jugarum paullulum superante; apud , jugis extus
obluse antrorsum productis, lobum formantibus margine elevato,
— marginibus lateralibus apicem versus leviter divergentibus; —
apud © autem, caput apice truncatum (apud excavatum), mar-
ginibus leviter convergentibus, jugis apice extus vix elevatis. Ros-
trum longum, segmentum quartum ventris attingens, flavescens,
supra saltem ad partem, articuloque quarto toto, fuscum vel
piceum; articulo primo bucculas leviter superante, secundo tertio
distincte breviore, quario secundo tertia fere parte breviore.
Antennæ longæ et sat graciles, apicem scutelli superantes; articulo
secundo apice, tertio basi, flavescentibus; articulo quarto basi ferru-
gineo vel viridi, dein flavescente irregulariter annulato, parte
apicali tota nigricante, opaca; quinto nigro opaco, basi flavo; —
arliculo primo capitis apicem leviter superante apud 9, secundo
capitis longitudinem circiter æquante, tertio secundo æquali vel
vix breviore, quarto hoc paullo longiore, quinlo secundo subæquali.
Pronotum plus quam duplo latius quam longius; marginibus late-
ralibus anticis distincte denticulatis, marginibus posticis extus
medio arcuatis; angulis lateralibus paullo prominulis; dense punc-
tatum, maculis irregularibus lineaque media flavescentibus levi-
gatis. Sulcus orificialis sat brevis, rectus, sensim leviter ampliatus.
Pedes longi et sat graciles. Scutellum pronoto fere duplo longius,
basi vix convexius; spatiis flavescentibus obsoletius punctatis.
Hemelytra venis et margine costali levigalis, flavescentibus; —
membrana fuscescente. Connexivum maculis flavescentibus levi-
137
galis. Venter minus fortiter et remotius punctatus, disco levigato;
sulco medio ad segmentum quintum extenso instructus. — Long,
d'15-17 ill, ® 18-20 mill. (cum membrana).
J’ai pu examiner de cette belle espèce un certain nombre d’indi-
vidus provenant de l’Afrique orientale allemande. Il se présente ici
un dimorphisme sexuel fort net, les mâles étant loujours plus petits
que les femelles, et la structure de la tête étant différente dans les
deux sexes. Il est vraisemblable qu’on constatera le même fait pour
les autres Chipatula lorsqu'on en connaîtra les deux sexes. Le type
de Ch. typica Dist. est évidemment un mâle quoique l’auteur
n'indique pas le sexe de son spécimen.
2. Afraniella gen. n. — J'établis ce genre nouveau pour une
espèce fort intéressante, que M. Bergroth a bien voulu examiner et
que j'ai reçue du Congo français. Ce genre prend place près de
Afrania Stal, qui m’est inconnu en nature, mais dont il se distingue,
d’après M. Bergroth, par les caractères que voici :
« Capite apicem versus minus angustato; margine apicali pronoti
angustius calloso-elevato, non punctato sed postice serie puncto-
rum terminato, marginibus lateralibus anticis pronoti distincte
reflexis, scutello apice multo angustiore, frenis multo longioribus
(3/4 scutelli attingentibus), tibiis vix sulcatis, articulo primo tarso-
rum apicalibus unitis breviore. »
Afr. Lambaremi sp. n. — Superne nigro-cœrulea; capite
flavescente, superne tertia parte apicali excepta (tylo nigro-cœruleo)
nigro-cœruleo; pronoto limbis omnibus fasciaque percurrente
media longitudinali, scutello parte fere dimidia apicali lineaque
percurrente media, corio basi et fascia angusta transversa ad
apicem scutelli, flavescentibus. — Subtus albo-flavescens; pro-,
meso- et metastethio area discali maxima nigro-cœrulea; ventre
limbo externo limboque apicali segmenti sexti, rubris; segmento
primo parte distincta, secundo basi, 3-5 macula laterali utrinque
angulari transversa, segmentoque sexto basi (limbo rubro excepto),
nigro-cœruleis.
Pronotum parte posteriore, scutellum parte plus quam dimidia
apicali punctis fortibus impressis raris; scutellum basi sat fortiter
convexum, læve; hemelytra sat dense et minute punctata; venter
lævis. — Long. 10,5 mill.
Pedes albido-flavescentes ; femoribus parte apicali nigro cœruleo-
fasciatis, tibiis superne (saltem anguste), tarsisque, nigro-cœruleis.
Antennæ nigro-cœruleæ.
3. Stenozygum mombasanum sp. n. — Latiuscule subova-
tum. Pronotum medio transversim impressum, lobo antico lævi,
138
lobo postico remote sat fortiter punctato. Scutellum punctis raris,
sat obsoletis. Corium distinctius punctatum, disco obsolete. Venter
lævis. — Long. 6 mill. (sine membrana).
Superne nigro-cœruleum, violaceo-indutum. Pronotum limbo
antico, exceplo pone oculos, parte fere tertia media lobi antici,
fasciaque angusta percurrente lobi postici, flavo-rufescentibus,
limbis lateralibus ultra medium flavescentibus. Scutellum flavo-
rufescens; parte convexa basali levigata nigro-cœruleo-violacea,
exceptis fascia media percurrente maculaque rotundata callosa
utrinque ad angulum. Corium macula parva basin versus, fasciaque
lata subtransversa apicali (angulum externum liberum relin-
quente), flavo-rufescentibus. Membrana infuscata, limbo pallido,
venis fuscis.
Caput subtus et pectus nigro-cœruleo-violacea; bucculis, limbo
externo prostethii (parte anteriore excepta), parteque media pec-
toris cum acetabulis, flavescentibus. Venter rufescens, maculis
parvis sparsis albidis; segmentis 2-4 disco utrinque, sexto medio,
macula nigra violaceo-induta ornatis; connexivi segmentis basin
versus macula nigro-cœruleo-violacea præditis. Pedes nigro-vio-
lacei, basi flavescentes; femoribus basi, fascia superiore anteapicali
maculaque parva utrinque fasciæ hujus, tibiis apice imo et inter-
dum fascia interrupta fundum sulei occupante, flavescentibus.
Antennæ nigro-violaceæ, articulo secundo tertid multo breviore.
J'ai reçu cette belle espèce de l’Afrique orientale anglaise :
Mombasa.
4. Stenozygum Bergrothi nom. nov. — Par une distraction
inconcevable, j'ai donné à un Stenozyqgum nouveau du Congo que
j'ai décrit il y a quelque temps (Wien. Ent, Zeit. XXT, 1902), le nom
de St. bicolor, alors que Dallas avait déjà attribué ce nom à une
espèce bien différente provenant des îles Philippines. M. Bergroth
a eu l’obligeance de me signaler ce double emploi, et je proposerai
de nommer mon espèce S. Bergrothi.
5. Caura insignis Schout. 1902 — C. excelsa Dist. 1880. —
L'examen de nouveaux exemplaires m’a montré que mon espèce est
identique à celle de Distant, les caractères d’après lesquels j'avais
cru devoir l’en séparer n’étant pas constants.
ASOPINÆ.
6. Moyara Martini sp. n.— Caput obscure violaceo-cœruleum.
Pronotum corallinum, lobo postico toto, anterius fascia corallina
interrupto, nigro-violaceo. Pectus corallinum, medio pallidius,
macula prostethii magna posteriore, maculaque maxima partem
139
posticam mesostethii et anticam metaslethii occupante, nigro-cœru-
leis. Pedes nigro-violacei, — cœrulei, coxis flavescentibus, femo-
ribus vitta superiore flavo-eburnea ornatis. Scutellum flavo-ochra-
ceum, macula maxima nigro-violacea ornatum, partem plus quam
dimidiam basalem occupanhle, exceptis limbo basali angulisque.
Hemelytra flavo ochracea, macula maxima media marginem costa-
lem attingente, clavum fere attingente, nigro-violacea ornata;
membrana obscure violaceo-cœrulea, limbo apicali albido. Venter
flavo-cinnsbarinus, parte media flavescente; segmento sexto anoque
totis, fasciisque quatuor marginalibus utrinque transversis, nigro-
violaceis, margine externo segmentorum parte basali et angulo
apicali nigro-violaceis. — Long. 16.5 mill.
Pronotum angulis lateralibus in spinam longam sublevigatam,
extrorsum retrorsum et sursum vergentem, parum curvatam,
productis.
Hab. : Uganda (Mus. Paris).
7. Platynopus fallax sp. n. — Superne nigro-violaceus;
pronoto lobo antico (parte fere tertia anteriore) ochraceo-sangui-
neo; scutello limbo lato basali et apice toto flavescente-rufescen-
tibus; hemelytris ochraceo-rufescentibus, basi fasciaque lata pone
medium corii nigris opacis, violaceo leviler indutis, membrana
fusco-violacea. Pectus ochraceo-sanguineum, prostethio toto,
excepta macula laterali magna, nigro-violaceo; mesostethio limbo
externo et macula ad acetabula, metastethio limbis lateralibus et
basali fere toto maculaque anie sulcum orificialem, nigro-violaceis.
Pedes nigro-violacei; coxis, trochanteribus, basique femorum fla-
vescentibus. Venter ochraceo-rufescens, segmento sexto fascia
transversa media nigra; genitalibus © nigris, valvulis intermediis
exceptis.
Pronotum lobo antico levigato, pone marginem anticum impresso
ibique et medio punctato; angulis anticis vix prominulis, angulis
lateralibus in spinam subtransversam curvatam productis; margi-
nibus lateralibus anticis ruga lævi terminatis. Venter basi spina
coxas posticas attingente armatus. Caput margine obtusiusculo.
8. Pl. Horvâthi sp. n. — Superne aurantiaco-ruber; capite,
— pronoto cicatricibus, margine imo laterali, angulis lateralibus,
vittulisque tribus longitudinalibus inter angulos laterales, — scutello
basi medio, — nigro-aeneis; hemelytris piceo-nigris, macula apicali
externa corii aurantiaca. Subtus niger; coxis basique femorum,
limbo irregulari basali maculaque parva laterali prostethii, —
ventre disco cum spina basali maculisque lateralibus, pallide flaves-
centibus.
Par ses caractères structuraux, cette nouvelle espèce se place à
140
côté de Pl. rostratus; mais l’épine ventrale dépasse les hanches
intermédiaires, les angles apicaux des segments de l’abdomen sont
plus aigus, et les angles antérieurs du pronotum sont moins proé-
minents. La coloration est tout autre et fait songer à première vue à
PI. Thomsoni, tandis qu’en réalité PL. Horväthi prend place dans la
section établie par Stal pour PL. rostratus (En. Hem. D).
9. Oplomus cruentus var. inermis n. var. — Dans l’envoi
d’Asopines d'Afrique que m’a fait le Musée de Vienne, j’ai trouvé un
Oplomus cruentus Burm. de la forme typique, étiqueté « Kamerun »,
et parmi les Asopines du Musée de Paris un exemplaire d’une variété
nouvelle de la même espèce, différant du type par les angles laté-
raux du pronotum mutiques et non épineux, provenant d’Abyssinie.
Cette dernière variété, dont j'ai également vu des exemplaires
étiquetés « Novo-Friburgo » au Musée de Bruxelles, m'a paru devoir
être nommée, un des caractères les plus tranchés de l’Opl. cruentus
étant précisément le fait d’avoir les angles latéraux du pronotum
épineux. Par sa coloration, ceite variété, que j’ai appelée var. iner-
mis, ne diffère pas des Opl. cruentus ordinaires.
Relativement aux étiquettes « Kamerun » et « Abyssinie » que
portaient les spécimens des Musées de Paris et Vienne, je suis fort
porté à révoquer en doute l’exactitude de ces indications. Opl.
cruentus est normalement originaire de l'Amérique du Sud (Répu-
blique Argentine, Pérou, Mexique) et il est fort probable qu’il y a
eu erreur dans l'étiquetage des deux exemplaires en question.
10. Glypsus Bouvieri sp. n. — Les espèces du genre Glypsus
demandent à être décrites en détail. Aussi ne donnerai-je pour cette
espèce que les caractères structuraux permettant de la séparer des
espèces voisines et je renvoie pour le reste à mes Rhynchota Æthio-
pica, et spécialement au tableau dichotomique que j'y donnerai.
Obovatus, major, flavo-ferrugineus, fusco-punctatus et macu-
latus. Pronotum angulis lateralibus haud rotundatis carina margini
antico obliquo subparallela et posterius prominula instructis;
margine basali recto, angulis tamen posticis lobulato-prominulis.
Carina mesosterni posterius haud sulcata ; carina melasterni sulcata
marginibus minus elevalis quam apud Gl. conspicuum Westw.
Venter segmento secundo cum spina basali profunde sulcato, sulco
apicem segmenti subattingente ; segmentis cœteris medio longitror-
sum subimpressis. — Long. 18 mill.
Par ces caractères, Gl. Bouvieri se place dans ma table synop-
tique à côlé de Gl. carinulatus Bergr., dont M. Bergroth a bien
voulu me communiquer le type et dont la description paraitra sous
peu; il en est toutefois fort distinct.
Je n’en connais qu’un exemplaire, provenant du Congo français
(Mus. Paris).
141
11. Glypsus Kuhlgatzi sp. n. —Je définirai brièvement celte
espèce en disant qu’elle est voisine de Gl. fuscispinus Stal., mais
s’en distingue par la forme moins allongée, les angles latéraux du
pronotum moius prolongés en dehors et moins aigus, le plus sou-
vent obtusément tronqués en arrière; les angles postérieurs du
pronotum un peu plus neltement lobés; l'épine basale du ventre est
également différente : chez Gl. fuscispinus ses bords latéraux sont
nettement convergents et le sillon médian est assez étroit, tandis
que chez Gl. Kuhlgatzi les bords convergent à peine et le sillon est
plus large : ce sillon dépasse le milieu du segment; les angles laté-
raux sont à peu près simples ou présentent une carène peu nelle
à peu près transversale (par rapport au pronotum) et non parallèle
au bord antérieur de l’angle comme chez Gl. Bouvieri, par exemple.
J'en ai vu plusieurs exemplaires, provenant de l'Afrique orientale
allemande (Mus. Budapest, coll. Schouteden, Schulz) et d’Abys-
sinie (Mus. Paris); en outre, un spécimen en mauvais étal prove-
nant du Congo (Mus. Bruxelles).
12. Canthecona Distanti sp. n. — Cette espèce sera égale-
ment décrite dans ma Monographie. Elle est totalement distincte
de l’unique espèce africaine connue jusqu'ici : CG. discolor Pal., dont
j'ai vu le type. À première vue, elle ressemble assez bien à certains
Aspavia où Carbula, car elle présente sur l’écusson trois taches
calleuses lisses, près des angles de la base et à l'extrémité, comme
par exemple Aspavia ingens Dist., mais la forme du rosire et ses
autres caractères la font immédiatement ranger parmi les Canthe-
cona. Elle se distingue facilement de C. discolor par la présence des
taches calleuses de l’écusson et par la forme des angles latéraux du
pronotum, qui sont prolongés en une forte épine obtuse à l'extrémité
et non en une épine assez grêle, aiguë. La coloration du corps en
dessus est également plus sombre. De même la coloration du ventre
est tout autre : il est noir, mais le limbe latéral et trois bandes plus
ou moins distinctes (une médiane et deux latérales) sur le disque
sont flavescents, — Long. 10-11,5 mill.
J'en ai vu plusieurs exemplaires provenant du Congo et du Gabon
(Mus. Bruxelles, Budapest, Paris, coll. Montandon, Schouteden).
PHYLLOCEPHALINÆ.
43. Basicryptus nigromaculatus sp. n. — Corpus oblongo-
obovatum, totum griseo-flavescens, flavo-ochraceum vel flavo-
rufescens, totum maculis minutis nigris conspersum, subtus
densius; corio disco pone medium, scutello ad angulum basalem
utrinque, macula majore nigra bene distincta; pronoto anterius
Es, Sr 2 Re Ne EL SL PURE à T5
à
re
142
rarissime pallidiore; ventre latera versus interdum levissime
infuscalo, spiraculis nigris. Antennæ concolores; articulo primo
capitis apicem haud attingente, secundo tertio longiore et quarto
subæquali, quinto quarto distincte longiore; vel secundo tertio sub-
æquali aut paullo breviore, quarto secundo longiore, quinto quarto
longiore aut subæquali. Scutellum et pronotum quam apud
B. distinctum fortius transversim rugosa. Pronotum ruga inter
augulos laterales ducta paullo distinctiore; ante angulos laterales
utrinque productum, inter angulum apicalem processus et mar-
ginem costalem corii margine leviter arcuato (angulis lateralibus
igitur haud distinctis). — Long. «18-20 mill.; © 22-95 mill,
Cette espèce semble être assez voisine par sa coloration de B. pro-
jectus Dist. Toutefois, M. Distant, dans sa courte description, ne
parle pas de la forme spéciale du pronotum, dont les processus
latéraux ne sont pas constitués ici par les angles latéraux seule-
ment, mais englobent également une partie des bords antérieurs
(la place des angles est simplement indiquée par la ride transverse
menée entre eux et non par une saillie quelconque). Cela doit faire
supposer que chez B. projectus le pronotum est semblable à celui de
B. distinctus Sign., c’est-à-dire que ce sont uniquement les angles
latéraux qui font saillie. M. Distant ne mentionne pas non plusla
tache noire plus grande se trouvant sur la corie et qui est bien
neite dans tous les exemplaires que j'ai vus. Il y a donc lieu
d'admettre que les deux espèces sont distinctes.
Basicryptus nigromaculatus est originaire de l'Afrique orientale
allemande, de l'Usambara.
14. Dalsira Brunni sp. n. — Celle curieuse espèce rappelle
par ses traits généraux et sa coloration D. striata Sign. Mais elle
s’en distingue, de même que de tous les autres Dalsira connus, par
les caractères que voici : Les bords latéraux du pronotum sont
distinctement dilatés en avant, et les angles latéraux sont prolongés
fort nettement en dehors en une sorte de dent recourbée en arrière
et noire à l'extrémité, de même que la partie externe de la dilata-
tion des bords latéraux; de plus, l’espace compris à la base de
l’élytre, entre le bord costal et la nervure intracostale, est bien plus
large, et le bord costal, vu de haut, est dans cette région droit et
non nettement sinué, comme c’est le cas chez D. striata.
Je n’en ai vu qu’un spécimen, une femelle, provenant du Kamerun :
Bipindi, au Musée de Hambourg.
15. Lobopelta gen. nov. — Je me vois forcé d'établir ce nou-
veau genre pour un insecte que j'ai reçu du Congo (Stanley-Pool)
et que je ne puis rattacher à aucun genre connu. Les principaux
caractères en sont :
s bee: |:
LR
pa"
ATEN
) | 148
Corpus oblongum. Caput elongato-triangulare, sensim angusta-
tum, pronoto longius, marginibus vix sinuatis; jugis tylo multo
longioribus, ante hunc contiguis. Pronotum marginibus lateralibus
anticis basi ad angulos laterales in lobulum parvum anterius pro-
ductis, inter lobulum et collum dentibus sat obtusis quinque sat
validis, inter dentes has dentibus minoribus, armatis. Scutellum
pronoto longius, apice angulato-rotundatum. Pectus fascia nulla
lævi, sed maculis nonnullis parvis levigatis ad acetabula. Pedes
brevi, tibiis sulcatis. Venter margine haud dentatus.
L. funebris sp. n. — Tota nigra et ferrugineo-nigra, opaca;
ventre disco medio maculisque parvis levigatis numerosis, nitidis;
corio, pectore, pedibus, ventreque maculis nonnullis parvis callosis
albo-flavescentibus conspersis; articulo ultimo rostri superne
fuscescente ; antennis nigris, articulo quinto parte dimidia apicali
flavo-ferruginea; tarsis ferrugineo-nigris; membrana albida.
Pronotum inter cicatrices et lineam angulorum lateralium rugis
transversis præditum, inter angulos laterales ruga distinctiore; ad
cicatrices vermiculatum; pone angulos laterales rugulosum et dense
minute punctatum. Scutellum vermiculato-rugulosum. Corium
distincte sed sat obsolete punctatum. Pectus parte externa utrinque
(Linea interiore ab angulo interno oculi retrorsum oblique ducta)
nigra, magis rugulosa, parte interna ad acetabula (cum maxima
parte metastethii) obscure ferrugineo-nigra. — Long. 14,5 mill.
Je me propose également de donner une figure de cette
curieuse espèce, lorsque je traiterai les Phyllocephalinæ dans ma
Revision.
TESSARATOMINÆ.
16. Tessaratoma niamensis sp. n. — Cette espèce est fort
proche de T, Afzelii Stal, et j’en ai trouvé un couple 9 provenant
du pays des Niam-Niam (Bohndorff) sous ce nom au Musée de
Bruxelles. Elle s’en distingue aisément par la forme du segment
génital Çj : chez T. Afzeli Stal (dont j'ai vu le type), les bords laté-
raux de ce segment dessinent une sorte d’ogive, et si l’on partage
en deux le segment par une ligne imaginaire longitudinale, l’angle
terminal (de chaque côté de l'échancrure apicale) se trouve à peu
près exactement à égale distance de cette ligne médiane et d’une
ligne parallèle tangente au bord externe. Chez T, niamensis, au
contraire, le bord latéral du segment est graduellement arqué, et
l'angle terminal est distinctement plus rapproché de la ligne
externe que de la ligne médiane; l’échancrure apicale est par
suite plus large que chez T, Afzeli; la carène du mesosternum
144
atteint le bord postérieur des hanches antérieures, mais ne le
dépasse pas.
Ces caractères constituent la principale différence entre les deux
espèces. Quant à la coloration, elle est la même.
17. Piezosternum fallax Bredd. — Il n'est peut-être pas sans
intérêt de signaler dès maintenant que cette espèce, décrite sur un
exemplaire provenant de la Côte d'Or, se retrouve également dans la
Guinée espagnole (Mus. Madrid), au Kamerun (ma collection), ainsi
qu’au Congo, où elle est peut-être plus commune que P. calidum
Fabr., la seule espèce qu’on y ait signalée jusqu'ici; le Musée de
Bruxelles la possède de diverses régions de l'Etat Indépendant.
Comme Breddin l’a supposé, P. fallax est voisin de P. rubens Dist.,
de Madagascar, dont je possède un exemplaire ©.
: SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
IT
Assemblée mensuelle du 5 mars 1904.
PRÉSIDENCE DE M. LE D' JACOBS, VICE-PRÉSIDENT.
La séance est ouverte à 8 heures,
— M. Gilson s’excuse de ne pouvoir assister à la séance.
— Les procès-verbaux des séances de janvier et février sont
approuvés, après quelques rectifications à faire à la liste commu-
niquée par M. Hippert : Colias palæno, Aglia tau, Acidalia bilineata
signalés comme types sont des variétés; Zno statices appartient à l’ab.
micans; il faut ajouter Acidalia vespertaria pris à Couvin et à Dinant.
— M. Severin fait savoir que le numéro de janvier annonce la
capture de l’Onthophagus taurus par M. Mockens; c'est « Moorkens »
qu'il faut lire.
Décisions du Conseil, Le Conseil a admis un nouveau membre
effectif, M. F. de Dobbheleer, château de Frasnes-lez-Gosselies,
s’occupant d’insectes de Belgique et présenté par MM. Putzeys
et Severin.
— Le Secrétaire dépose deux exemplaires du tome XLVIII des
Annales pour la Bibliothèque.
Travaux pour les Annales. L'assemblée décide l’impression des
travaux insérés dans ce numéro.
Communications. M. Haverkampf signale quelques captures inté-
ressantes de Lépidoptères indigènes.
— M. Rousseau montre une espèce de Chrysomélide nouvelle
pour notre faune : Cryptocephalus exiguus Schneid., prise par
M. F. Guilliaume, à Blankenberghe, le 17 juin 1898,
Excursion. L'assemblée décide que l’excursion du 10 avril pro-
chain aura lieu aux environs de Vilvorde.
La séance est levée à 9 heures,
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVII, 29 II 1904 10
146
NOTES TERMITOLOGIQUES
par J. Desneux.
I. Descriptions préliminaires d’espèces ou de formes nouvelles.
Calotermes militaris n. sp.
SOLDAT : Tête rectangulaire, peu bombhée; d'un rouge brun,
plus clair dans la partie postérieure. Labre court, ovalaire, garni
de quelques soies. Mandibules noires avec la base rougeûtre, plus
longues que la moitié de la tête, épaisses, légèrement courhbées
vers l’intérieur et un peu relevées vers le haut.
Le bord interne de la mandibule gauche présente à partir de son
milieu vers l’apex, deux dents subtriangulaires dont l’antérieure
est plus forte. La mandibule droite présente dans sa moitié basale
une grande dent subtriangulaire plus ou moins aiguë.
Antennes de 17-18 articles ; 1% article égal ou environ aux 2 sui-
vants réunis, très épais ; 3° article subégal au 2°, mais non constant
dans sa longueur relative. Les articles suivants sont subconiques et
vont en s’allongeant graduellement vers l’apex.
Un œil ovale, non pigmenté et à fines facettes, est en général
bien distinct derrière l'insertion des antennes.
Prothorax plus large que la tête, plus ou moins concave anté-
rieurement, les côtés arrondis, bord postérieur très peu convexe.
Papilles abdominales bien développées; cerci courts.
Le thorax et les pattes d’un jaune blanchâtre, abdomen un peu
plus pâle, presque blanc.
Longueur totale, environ 11 mill.; longueur de la tête avec les
mandibules, près de 4,5 mill.
Quelques larves indifférenciées de 6 à 8,5 mill. de long, thorax et
abdomen comme chez le Soldat. Tête petite, jaunâtre; corps blanc.
Ceylon.
Rhinotermes taurus n. sp.
SOLDAT : Tête massive, en rectangle court, légèrement rétrécie
antérieurement, les côtés faiblement arrondis, bord postérieur
droit; d’un jaune légèrement brunâtre. Elle présente une petite
fontanelle, à peine distincte, en avant de laquelle prend naissance
un faible sillon longitudinal médian qui se prolonge jusqu’à l’extré-
mité du labre.
Labre subovalaire, arrondi antérieurement; les mandibules étant
écartées il en atteint le milieu, refermées il les recouvre.
147
Antennes un peu plus courtes que la tête avec les mandibules,
de 17 articles ; le 3° sensiblement plus long que le 2° ou que le 4°;
les articles suivants sont subégaux entre eux, subconiques, allant
en s’épaississant vers l’apex.
Mandibules de forme particulière : à la base elles sont très larges,
puis elles se recourbent brusquement et directement vers l’intérieur
en une dent longue et étroite. La base présente dans chaque mandi-
bule une forte dent subtriangulaire séparée de la partie infléchie
par une incision. La mandibule gauche présente en outre une petite
dent à la base de cette dent subtriangulaire. Les mandibules sont
d’un brun noir avec les dents latérales plus foncées et la base
jaunûtre.
Prothorax plus étroit que la tête; le bord postérieur presque
semicirculaire, obscurément échancré en son milieu. Méso- et méta-
thorax à peine plus étroits que le prothorax.
Thorax et abdomen d'un jaune brunâtre, un peu plus clairs que
la tête.
Longueur totale, 7-7,5 mill.; longueur de la tête avec les man-
dibules, environ 3,5 mill.
Suriname.
Termes desertorum Desn.( — Eutermes desertorum Desn., Ann.
Soc. Ent. Belg., 1902, p. 439, fmago et Ouvrier) (1).
SOLDAT : Tête ovalaire, rétrécie en avant, plus longue que large,
un peu bombée ; d’un jaune d’ambre pâle. |
Front déclive, sans fontanelle distincte, garni de quelques poils.
L’épistome est partagé par un sillon longitudinal médian.
Mandibules d’un brun rougeâtre avec la base jaune; environ de
la longueur de la moitié de la tête, étroites mais avec la base forte-
ment élargie, la moitié apicale recourbée assez fortement vers
l’intérieur, extrémité très aiguë, Vers le milieu les mandibules pré-
sentent chacune une petite dent aigué dirigée en arrière.
Labre court, subtriangulaire, les côlés arrondis, pourvu en avant
de quelques soies.
Antennes à peu près de la longueur de la tête sans les mandi-
bules, de 14 articles ; le 2° article subégal au 3° et de même largeur;
le 4° le plus court. Ces premiers articles subcylindriques, les sui-
vants subconiques, allant en s’allongeant, le dernier en ovale très
allongé.
Prothorax bien plus étroit que la tête, en forme de selle; le lobe
antérieur relevé, convexe. Méso- et métathorax de même largeur
que le prothorax, Abdomen ovoïde, coloré en gris par le contenu
intestinal.
(1) Voir la note synonymique ci-après.
148
Longueur totale, environ 5 mill.; tête avec les mandibules,
1,8 mill.
Dans le Souf, Algérie (A. Lameere), 1 exemplaire.
Se rattache au groupe ayant pour type T. dentatus Hav.
10, A ‘
permen annamensis n. sp.
SOLDAT : Tête d’un brun jaunâtre, subglobulaire, un peu plus
longue que large. Mandibules d’un brun noirâtre, presque aussi
longues que la tête, avec l’extrémité très fortement incurvée vers
l’intérieur. Elles présentent chacune une dent subtriangulaire vers
le premier tiers de leur bord interne. Labre subtriangulaire, l'angle
antérieur arrondi.
Antennes de 14 articles; 1° article cylindrique, égal aux deux
suivants réunis; le 2° et le 3° subégaux entre eux.
Prothorax plus étroit que la tête, en forme de selle; lobe anté-
rieur court. Le bord antérieur du prothorax présente une faible
échancrure en son milieu; le bord postérieur est convexe.
Abdomen allongé, d’un jaune légèrement orangé. Longueur totale,
environ 5,5 mill.; tête avec les mandibules, 2 mill.
OuvRIER : Longueur, environ 5 mill. Tête arrondie, brun jaune
pâle; thorax de même forme que chez le Soldat. Abdomen transpa-
rent coloré par le contenu intestinal.
Annam.
Cette espèce paraît voisine de Termes sulphureus Haviland. Son
Soldat se distingue facilement de ce dernier par ses antennes dont
le 2° article n’est nullément plus grand que le 3°.
r ; ss
[1 Epermés Zenkeri n. sp.
IMAGO AILÉE : Les individus sexués de cette espèce sont très
voisins de ceux du Termes fungifaber Sjôstedt, et pourraient, à pre-
mière vue, être pris pour de grands exemplaires de ce dernier : ils
ont même couleur, thorax de même forme, 16 articles aux
antennes, etc.; mais la forme des ailes est nettement différente.
Alors que l’aile antérieure du T. fungif aber est constamment 4 fois
aussi longue que large, celle du Zenkeri a une longueur toujours
inférieure à 3 1/2 fois sa largeur.
Ce dernier caractère — sans tenir compte de la taille qui est tou-
jours supérieure — est suffisant pour établir une espèce, d’autant
plus que le Soldat ne peut, en aucune façon, être confondu avec son
congénère.
Longueur du corps avec les ailes, environ 17,5 mill.
Longueur totale du corps, 8,5-9,5 mill.
149
Longueur de l’aile antérieure, 14,5-15 mill. ; largeur de la même,
4,5 mill.
SOLDAT : Tête jaunâtre, pâle postérieurement, passant au brun
dans la partie antérieure; rectangulaire, subtronquée antérieure-
ment; la partie supérieure du front renflée en bosse; au milieu du
front une grande fontanelle entourée de poils.
Mandibules noires, brunâtres à la base; non dentées, très faible-
ment courbées, un peu plus courtes que la tête.
Labre profondément bilobé, atteignant le tiers de la longueur des
mandibules.
Antennes de 15 articles; le 3° plus petit que les adjacents. Thorax
de même forme que chez T. fungifaber. Abdomen transparent,
coloré par le contenu intestinal.
Longueur totale, environ 10,5-11 mill. ; tête avec les mandibules,
6 mill.; mandibuies, 2,65 mill.
Ce Soldat est également voisin de T. fungifaber, mais il s’en dis-
tingue immédiatement par sa tête beaucoup plus massive et ses
mandibules plus droites et plus longues.
Ouvrier : Longueur, environ 7-7,5 mill. Ressemble à celui de
T. fungifaber.
Kamerun.
M. Zenker, qui a découvert cette espèce, a bien voulu me donner
quelques renseignements sur ses nids : ceux-ci atteignent 1 mètre
de haut et se trouvent à la base des grands arbres, entre les racines.
D’après un fragment que j’ai sous les yeux, ils sont construits d’une
argile grisâtre, de consistance dure à la périphérie du nid, fragile,
au contraire, à l’intérieur.
L'architecture interne est analogue à celle des nids de Termes
fungifaber, c’est-à-dire présentant des chambres de grandeur varia-
ble et communiquant entre elles par de petits couloirs cylindriques.
Les dimensions de ces chambres sont notablement supérieures à
celles qu’on observe habituellement chez le fungifaber.
Il. Note synonymique.
Dans ces dernières années, la classification des Termites, établie
par Hagen, a été l’objet d’interprétations différentes : certains
auteurs conservant au moins dans ses grandes lignes le plan de
l’auteur allemand, les autres se plaçant à un point de vue nouveau.
Ces manières de voir divergentes ne peuvent manquer d'amener
de la confusion; je crois donc nécessaire de m'expliquer brièvement
au sujet de la classification suivie par moi.
Wasmann, depuis 1897, et plus récemment Silvestri, ont créé
aux dépens du genre Termes sensu Hagen de nombreuses coupes
150
basées sur le Soldat; ces auteurs étant d’ailleurs d’avis que ces
divisions établies sur la forme soldat conservent leur valeur lorsque
l’on envisage les autres formes, et en particulier les individus sexués
sur lesquels était basée la classification de Hagen.
Sans vouloir discuter ici le fait de savoir si l’on est en droit de
prendre pour base d'une classification scientifique une forme telle
que le Soldat des Termites, je ferai simplement remarquer que les
genres établis sur les Soldats ne peuvent, comme le dit Wasmann,
être étendus dars tous les cas aux individus sexués correspondants :
en effet, si cela est possible pour un assez grand nombre d’espèces,
il y a des exceptions qui viennent troubler l’uniformité de cette
classification, tantôt le Soldat faisant ranger l’espèce envisagée dans
un genre différent de celui exigé par l’Imago; tantôt l’Imago pou-
vant indifféremment se rapporter à plusieurs genres distincts selon
les Soldats.
Cela est indiscutable; je citerai d’ailleurs, à l’appui de ce fait,
l’opinion de Haviland, qui en avait eu conscience d’une façon très
nelte en essayant de délimiter des groupes naturels dans le genre
Termes.
Page 358 de ses « Observations on Termites, etc. » (1), il dit :
«The genus Termes contains numerous species of very diverse
forms and habits, yet it cannot be subdivided by characters com-
mon to every caste. » Et, plus loin, p. 359, en parlant de ses
groupes : (The groups can seldom be distinguished by characters
common to every caste, nor are the limits of the groups the same
if we rely on the soldiers as if we rely on the males. »
L'auteur reconnaît donc implicitement que ses groupes — qu'il a
basés sur le Soldat — sont purement factices, aussi s'est-il bien
gardé d'en faire des genres ou des sous-genres. Ces groupes ont
une utilité pratique incontestable; mais, en raison même de leur
caractère artificiel, ils n’ont scientifiquement pas de valeur dans
bien des cas. Il n’est donc pas admissible que l’on considère comme
genres des coupes basées sur le même principe que les « sections »
de Haviland, comme le sont les « genres » de Wasmann (2)et de
Silvestri.
D'autre part, Sjôstedt, dans sa &« Monographie der Termiten
Afrikas », parue en 1900, n’a modifié que très légèrement la classi-
fication de Hagen : il a, notamment, attribué une valeur générique
à la coupe Eutermes Heer, qui, dans l’esprit de Hagen, n’était que
sous-générique; J'ai moi-même admis implicitement ce genre en
décrivant en 1902 un ÆEutermes desertorum. Toutefois, j’ai eu depuis
(1) Journ. Linn. Soc. London, vol. XXVI, 1898, pp. 358-440.
(2 Wasmann considère actuellement comme genres ses sous-genres de 1897.
151
l’occasion d’examiner un grand nombre d’espèces, dont une quan-
tité de formes non africaines, et j'ai dû constater que cette coupe,
justifiable quand on s’en tient aux seules espèces d’Afrique, est
inadmissible quand on envisage les formes du monde entier. J’en
suis ainsi amené à adopter simplement les idées de Haviland, c’est-
à-dire à conserver le genre Termes dans le sens de Hagen en y
supprimant les sous-genres établis par ce dernier (Termes sensu
stricto et Eutermes).
Par contre, Rhinotermes, que Hagen considérait également
comme sous-genre, constitue évidemment un bon genre; son
auteur l’avait bien mal placé en queue de ses Termes : il eût dû
plutôt s’y trouver en tête, car il a des affinités très nettes avec
Calotermes.
J'ai tenu à dire ces quelques mots principalement pour justifier
pourquoi je range ci-dessus dans Termes des formes citées jusqu'ici
dans ÆEutermes ou un autre genre. Je me réserve, d’ailleurs, de
revenir plus tard en détail sur cette question de classification.
Je profite de l’occasion pour faire une remarque relative à l'Eu-
termes latifrons Sjôst., pour lequel Wasmann a proposé récemment
le nouveau nom Eut. Sjüstedti (Biolog. Centralblatt, 1902, p. 716)
en se basant sur ce fait que le nom spécifique latifrons Sjôst. est
préoccupé par une espèce de Haviland.
C’est là une erreur : en réalité, c’est l’espèce de Sjôstedt qui a la
priorité, celle-ci ayant été décrite en 1896 (Entom. Tidskrift, XVII,
p. 298), tandis que celle de Haviland n'a été publiée qu’en 1898
(Journ. Linn. Soc. London (Zoology), vol. XXVI, 1898, p. 428).
Sjôstedt lui-même fait d’ailleurs remarquer ce fait dans sa mono-
graphie de 1900 (p. 209).
Cette erreur ayant passé inaperçue jusqu'ici et ayant même été
admise dans le Zoological Record, je crois utile de la signaler pour
éviter toute confusion, et je rectifie la synonymie comme suit, en
proposant le nom de Havilandi pour l’espèce de Haviland.
Termes (— Eutermes) latifrons Sjôst., 1896.
— Eutermes Sjôstedti Wasm.
Termes Havilandi Desn.
— Termes latifrons Hav., 1898.
N B. Le « Termes » latifrons Hav. appartient au même groupe
que |’ « Eutermes » de même nom de Sjôstedt, tant par l’'Imago
que par le Soldat. Le changement est donc justifié, quelle que soit
la classification adoptée.
PATVISE |
152
FOURMIS DE BRITISH COLUMBIA
Récoltées par M. Ed. Whymper,
par Aug. Forel.
UNE NOUVELLE CAREBARA.
M. E. Whymper, l’intrépide, infatigable et célèbre alpiniste,
m'a apporté lui-même la seconde récolte de fourmis qu'il a faite
dans les Montagnes Rocheuses de British Columbia, en 1901. La
voici :
* CAMPONOTUS HERCULEANUS Be v. WayMPERI Forel. — Round
about Field, Vermillon Pass Alberta, Round Emerald Summit Lake
Around Lake Louise, 1901.
En comparant attentivement ces exemplaires au type du C. penn-
sylvanicus Degeer, v. semipunctatus Kirby, de Californie, je trouve
une parenté extrême de ces deux formes. Le semipunctatus se
distingue surtout par sa pubescence plus longue et sa sculpture
plus serrée. Il est impossible de méconnaître que les formes semi-
punctatus et Whymperi constituent une série de passages du penn-
sylvanicus à l’herculeanus, série que j'avais, du reste, déjà constatée
dans le temps. On doit donc se demander si le Whymperi n’est pas
une forme froide (alpine et nordique) du semipunctatus, ce dernier
constituant la variété occidentale du pennsylvanicus. Si cette hypo-
thèse était exacte, la question se poserait de savoir si l’affinité
énorme du Whymperi avec l’herculeanus typique est un phénomène
de convergence dû au climat ou si c’est une véritable parenté
phylétique.
Je ne fais qu’indiquer ici ces questions qui, dans l’état actuel de
nos connaissances, devront se poser pour tous les cas analogues, si
fréquents en zoologie, comme en botanique.
En fait, parmi les exemplaires récoltés par M. Whymper, il en
est qui se rapprochent plus de l’herculeanus typique et d’autres qui
sont plus voisins du semipunctatus, sans qu’on puisse tracer de limite
nette.
Remarquons encore que la var. Whymperi, surtout la ©, est un
peu plus petite que l’herculeanus typique et que le semipunctatus :
ÿ long. 6 à 11,5 mill. ; © long. 12 à 13,5 mill.
FORMICA RUFA, r. OBSCURIPES Forel, v. Whymperi n. var. —
ÿ. — Emery rattache l’obscuripes comme variété à l’obscuriventris.
Mais l’obscuriventris est beaucoup plus poilue et a les tibias garnis
de poils dressés, ce qui n’est pas le cas de l’obscuripes, dont les
tibias n’ont qu’une pubescence adjacente et dont le corps n’a que
très peu de poils dressés, beaucoup moins que chez la pratensis
d'Europe et même que chez la rufa lypique. Je maintiens donc
l’obscuripes comme race ou sous-espèce spéciale.
M. Whymper a trouvé sur le Vermillon Pass, en British Columbia,
entre 5,000 et 6,500 pieds anglais de hauteur, une Ÿ qui a absolu-
ment la couleur et l’aspect des formes foncées de la F. pratensis
d'Europe (front, vertex, occiput et dos du pronotum et du mésono-
tum noirâtres), avec la même pubescence et la même sculpture,
mais la pilosité très éparse (nulle sur les tibias) de l’obscuripes. Je
crois devoir rattacher cette variété à l’obscuripes, et je l’appelle
Whymperi n. var. L’obscuriventris, var. melanotica Emery, est très
poilue et a une autre répartition des couleurs,
‘ FORMICA SANGUINEA Litr., r. RUBICUNDA Em., v. SUBNUDA Em. (1).
— Vermillon Pass Alberta (Whymper), British Columbia. ÿ.
w#” FoRMIGA FUSCA L., r. SUBPOLITA Mayr, var. NEOGAGATES Em. —
ÿ9. — Vermillon Pass, British Columbia, 5,000 à 6,500 pieds, et
Alberta. Les exemplaires (19) de l’ouvrière sont tous très petits, de
3,8 à 4,7 mil. La © a 7,6 mill.
FORMICA FUSCA L., var. SUBÆNESCENS Em. — %. — Long. 5,2
à 6,4 mill. — Vermillon Pass, British Columbia, 5,000 à 6,500 pieds.
Donc, elle vit à côté de la précédente, de même qu’on trouve
dans les prairies de Toronto, du Niagara et du Massachusetts la
v. subsericea à côté de la subpolila.
FORMICA FUSCA L., var. NEORUFIBARBIS Em. — &, ©. — Round
about Field, Round Emerald Summit Lake, Vermillon Pass Alberta,
Around Lake Louise, British Columbia (Whymper).
(1) Formica DACOTENSIS Emery, v. Wasmanni n. var. — 6. Long. 5 à 7 mill. —
Diffère du type de la dacotensis par sa tête distinctement échancrée derrière,
surtout chez les & maxima, un peu plus fortement rétrécie devant, avec les
côtés plus droits (moins convexes).
®. Long. 7 à 8 mill. — Tête beaucoup plus rétrécie devant, à côtés bien
moins convexes que chez la © de Hill City, avec une ponctuation espacée plus
distincte. Entièrement d’un roux jaunâtre, avec une bande brune étroite à
l'extrémité de chaque segment abdominal. Aïles légèrement jaunâtres, à ner-
vures pâles.
cd. Long. 8 à 9 mill. — Les mandibules ont trois dents très obtuses. Tête
beaucoup plus large que longue, très élargie derrière, très étroite devant. Noir,
assez mat, pattes jaunâtres, ainsi que les valvules génitales. Antennes d’un
brun noirâtre. La tête rappelle celle de la Formica Adelungi Forel, du désert de
Gobi.
Prairie du Chien, Wisconsin, Muckemann ; reçue par M. Wasmann.
Wasmann a décrit cette forme (Alle. Zeitschr. f. Entomologie, 1902) comme
F. dacotensis Em. À mon avis, il s'agit, pour le moins, d'une variété.
154
MYRMICA RUBRA, l. BREVINODIS Em., v. FRIGIDA Forel. — Ÿ. —
Un très petit exemplaire, long de 3,6 mill. Vermillon Pass
Alberta.
MYRMICA RUBRA, l. BREVINODIS Em., v. Whymperi n. var. —
5. — Long. 4 à 5 mill. — Épines métanotales fort longues, beau-
coup plus longues que l'intervalle de leurs bases, divergentes. Tête
carrée, plus élargie derrière que chez la race typique.
Bord antérieur de l’épistome droit ou légèrement et très large-
ment concave (plutôt légèrement convexe chez la brevinodis).
Scapes beaucoup plus courts que la tête (plutôt plus courts que
chez le type de la race). Sculpture plus forte, plus profonde; moins
luisante. Sur la tête, les rides sont moins accentuées, et les gros
points réticulaires, fortement enfoncés, le sont plus. Ces points
sont bien plus séparés les uns des autres que chez la sulcinodis et
ont moins le caractère de réticulations; le lobe antérieur des
arêtes frontales est aussi plus développé latéralement (horizontale-
ment) que chez la sulcinodis d'Europe. L’échancrure thoracique est
souvent presque nulle, mais le mésonotum est un peu plus élevé
que la face basale du métanotum. Quelques rides transversales
entre les épines. Pilosité moins abondante que chez les types de la
brevinodis. Tête et abdomen d’un noir brunâtre; le reste rougeâtre.
Les scapes sont un peu plus brusquement courbés que chez la
brevinodis typique.
Vermillon Pass, Alberta; Round about Field; Around Lake
Louise; British Columbia (Whymbper).
MYRMICA RUBRA, r. SCABRINODIS Nyl, v. glacialis n. var. — .
ë. — Long. 3,3 à 4,3 mill. — Ressemble à une très petite lobicornis
des Alpes. Scapes coudés presque à angle droit à la base, avec un
petit lobe transversal dentiforme sur le coude. Épines métanotales
longues et divergentes, bien plus longues que leur intervalle et que
chez la lobicornis. Nœuds mats, densément réticulés-ponctués, avec
quelques rugosités grossières, bien plus étroits que chez la brevi-
nodis, l’antérieur plus longuement pétiolé. Sculpture très fortement
rugueuse, comme chez la var. fracticornis Em., à laquelle elle
ressemble; mais tous les articles du funicule sont au moins aussi
longs qu’épais. Tête étroite, bien plus longue que large. Tête et
abdomen d’un brun noirâtre; le reste d’un rougeâtre sombre.
Vermillon Pass Alberta, British Columbia (Whymper).
Carebara Junodi n. sp. — ©. — Long. 23 mill. — Très sem-
blable à la C. vidua, mais le thorax et l’abdomen plus étroits et plus
allongés en proportion. La tête est plus triangulaire, plus élargie
derrière et plus étroite devant. Sillon frontal bien plus profond.
155
L'épistome, plus fortement et plus abruptement tronqué devant, a
le bord supérieur de sa surface tronquée fortement et largement
échancré, ce qui n’est pas le cas chez la vidua et var. dux. Arêtes
frontales courtes, larges, formant un fort feston latéral, à peine
marqué chez la vidua, et bien plus divergentes que chez cette
espèce. Face basale du métanotum presque nulle au milieu. Méta-
tarses postérieurs de très peu plus courts que les tibias (beaucoup
plus courts chez la vidua),.
Sculpture plus forte, les fossettes plus rapprochées et plus grandes
que chez la vidua, surtout sur le thorax et l’abdomen. Le mésonotum
a des rides dispersées, mais distinctes entre les fossettes. Pilosité et
pubescence un peu moins abondantes que chez la vidua.
D'un roux terne, un peu brunâtre. Abdomen, pédicule, postscu-
tellum, trois bandes longitudinales sur le dos du mésonotum et
quelques taches vagues sur les côtés du thorax et le métanotum
d’un brun foncé. Bord extrême des segments abdominaux roux.
Les ailes manquent.
Peut-être voisine de GC. Sichelii Mayr, que je ne connais pas,
mais la © de cette espèce n’a que 15 mill.
Shilouvane (Afrique), récoltée par M. H. Junod.
SOCIÊTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
Assemblée mensuelle du 3 avril 1904.
PRÉSIDENCE DE M. LE PROFESSEUR GILSON, PRÉSIDENT,
La séance est ouverte à 8 heures.
— M. le Président annonce le décès de deux membres effectifs :
MM. Pasteur, de Batavia, et Touin, de la Martinique.
— Le procès-verbal de la dernière assemblée mensuelle est
approuvé.
— Le Secrétaire annonce que le travail de M. Théry n’a pas pu
paraître, les épreuves n'étant pas encore revenues de chez l’auteur.
La note de M. Haverkampf a dû être remise également, la planche
qui l'accompagne n’ayant pu être prête en temps voulu.
Correspondance. M. Hippert s'excuse de ne pouvoir assister à la
séance.
— M. De Dobbeleer remercie de son admission comme membre
effectif,
— La Société des Arts, des Sciences et des Lettres du Hainaut
nous envoie le programme de ses concours pour l’année 1904.
— L'Académie envoie le programme de ses concours pour 1904.
Travaux pour les Annales. L'assemblée décide l'impression des
travaux insérés dans ce numéro.
Echange de publications. L'assemblée décide l’échange des Annales
contre l’Annuario del Museo zoologico della R. Universita di Napoli.
Excursion. L'excursion du 8 mai aura lieu à Berg, près Dieghem.
La séance est levée à 9 heures.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BRLGIQUE, T. XLVII, 4 V 1904 11
BUPRESTIDES RÉCOLTÉS PAR LE D' HORN A CEYLAN
par A. Thery.
Mon ami le D' W. Horn, de Berlin, a bien voulu me confier
l’étude des Buprestides récoltés par lui, durant son séjour à Ceylan;
je dois à son extrême obligeance l’abandon des exemplaires uniques
que renfermaient ses récoltes.
Motschulsky, dans son catalogue publié en 1861, signale vingt
espèces de Buprestides habitant Ceylan; ce chiffre, par suite de
synonymie, doit se réduire à dix-neuf. Walker avait, avant Mots-
chulsky, décrit quatre espèces de ce pays qui figurent dans le
catalogue de l’auteur russe. Les descriptions de Walker sont telle-
ment simplifiées qu’il est absolument impossible de les utiliser.
Je me suis efforcé cependant, en me basant sur la taille et la couleur
indiquées, de ne pas redécrire d’espèces déjà décrites par lui;
j'espère y être arrivé. Depuis le travail de Motschulsky, une dou-
zaine d’espèces ont été publiées çà et là par divers auteurs; enfin, je
décris dans ce travail quatorze espèces nouvelles et quelques
variétés, ce qui porte à une trentaine le nombre de Buprestides
connus de ce pays. Je suppose, étant donné ce petit nombre
d'espèces, qu’il doit y avoir encore beaucoup à trouver dans
cette île située dans une des parties du monde les plus riches en
Buprestides.
LISTE DES ESPÈCES
1. STERNOCERA STERNICORNIS L., 4 ex. — Kandy.
9. CATOXANTHA SARRAZINORUM Flach, 1 ex. — Mitintale.
Cette espèce est bien distincte du C. Castelnaudi H, Dey.; les trois
derniers segments abdominaux sont bruns, non métalliques; le
prothorax n’a que des fossettes absolument superficielles, et sa
forme est élargie et analogue à celle du C. opulenta Gor.
3. CHRYSOCHROA IGNITA L., 1 ex. très grand, — Negombo.
4. IRIDOTŒNIA SULCATA Thunb., 1 ex. — Kantaly.
PSILOPTERA CUPREOSPLENDENS Saund., 3 ex. — Nalanda, etc.
CASTALIA BIMACULATA L., 3 ex. — Pankulam.
7. ProsimA AMALIBIS C. et G., 2 ex. — Nalanda.
Contrairement à l’opinion émise par Kerremans, la figure de Cas-
telnau et Gory, concernant cette espèce, est bien exacie ; les exem-
plaires du Chota-Nagpore appartiennent à une variété, pour laquelle
je propose le nom de hieroglyphica, caractérisée par un très grand
développement des taches jaunes, par une tache apicale sur les
élytres, qui n’existe pas chez la forme type, et par les cuisses testa-
cées. À première vue, les deux formes paraissent appartenir à deux
espèces différentes, mais je n'ai pu trouver d’autres caractères pour
les séparer, et ceux-ci sont insuffisants.
8. SPHENOPTERA GOSSypiI Kerr., 2 ex. — Anuradapura.
9. SPHENOPTERA PERROTETI Guer. — Commun partout.
Je signale ici quelques variétés de cette espèce. Cinq exemplaires
sont d’une taille plus pelite, avec les côtés du prothorax absolument
parallèles et même quelquefois incurvé; un exemplaire a le pro-
thorax globuleux ; un autre, pour lequel je propose le nom de rugo-
siventris, a l’abdomen fortement rugueux avec le dessus moins
brillant et la ponctuation du prothorax plus forte ; l’aspect général
de l’insecte se trouve ainsi fort modifié. Le Sphenoptera Perroteti
Guer. ainsi que ses variétés ont souvent le prothorax dépourvu de
sillon au milieu; cette espèce se distingue toujours facilement du
S. Gossypii Kerr., ce dernier ayant le front séparé de l’épistome
par une carène entière et saillante.
10. Sphenoptera Horni nov. sp. — Long. 9 mill.; larg. 3 mill.
— Allongé, cunéiforme, d'un bronzé obscur, plus brillant sur le
prothorax; dessous bronzé avec l'abdomen à reflets pourprés.
Tête légèrement concave, grossièrement ponctuée avec la carène
des cavités antennaires saillante en avant; prothorax presque carré,
droit sur les côtés, bisinué à la base, tronqué droit au devant de
l’écusson, bordé sur la moitié postérieure de sa longueur d’une
carène lisse aplatie, avec les angles postérieurs aigus et un peu
prolongés en arrière, à ponctuation dense sur les côtés, fine et
espacée sur le disque, légèrement sillonné dans sa longueur.
Écusson transversal, court, bombé en forme de bourrelet. Élytres à
peine plus larges que le prothorax à la base, avec le calus huméral
peu saillant, finement rugueux et ornés de séries longitudinales de
points sans stries marquées, tricarénés et triépineux au sommet
avec l’épine externe peu saillante. Dessous fortement ponctué, avec
les hanches postérieures munies d’une fine épine dirigée en dedans,
le dernier segment abdominal court, la saillie du prosternum plane
et entourée d’un sillon.
Cette espèce est voisine de $. Perroteti Guer., dont elle se distingue
par la carène des cavités antennaires beaucoup plus saillante, son
écusson plus court et caréné, ses hanches postérieures épineuses,
enfin par le dernier segment abdominal du çj', plus court et plus
fortement échancré. — 1 exemplaire. — Kanthaley.
160
11. Chrysobothris musæ nov. sp. — Long. 10 mill.; larg.
4 mill, — Oblong-ovale, subparallèle, peu convexe, front d'un rouge
sombre, éclatant derrière les yeux el sur le vertex, prothoraæ d’un
noir bleuätre bordé antérieurement de rouge, élytres vert olive à
impressions plus claires, dessous vert au milieu, tarses el tibias posté-
rieurs bleu d'acier.
Tête plane, finement ponctuée, légèrement pubescente, avec deux
carènes transversales en arc de cercle sur le front, couverte en avant
de rides concentriques; pronotum transversal, couvert de petites
lignes parallèles, sillonné derrière la marge antérieure qui est
presque droite, avec les angles antérieurs aigus, les côtés sinués
au milieu, les angles postérieurs arrondis, la base bisinuée avec le
lobe médian légèrement tronqué. Écusson petit. Élytres finement
et densément ponctués, avec une fossette sur le lobe basal, une
derrière le calus huméral peu marquée, une au milieu du disque et
une vers le tiers supérieur plus forte et plus rapprochée des bords;
une côte longe la suture à une certaine distance de celle-ci; du
sommet au tiers antérieur, une autre côte, qui au sommet est
confondue avec la première, suit le bord latéral jusqu’au milieu;
une petite côte rudimentaire existe aussi sur le disque. — 2 exem-
plaires pris sur un bananier. — 2 ex. — Hovonapotain.
NALANDA nov. gen.
Front bombé sans impression, cavités antennaires grandes, arron-
dies, normales, antennes médiocres s’insérant dans deux profonds
sillons situés sur les bords mêmes du prothorax. Prothorax rétréci
en avant, très bombé au milieu, avec un lobe tronqué à la base.
Écusson assez grand en triangle régulier. Élytres assez allongés,
atiénués postérieurement, un peu cunéiformes.
Ce genre, voisin des Melibœus, s’en distingue par la gouttière où
viennent se loger les antennes; plusieurs espèces indo-malaises
rentrent évidemment dans cette coupe; les espèces que je connais
ont leur ponctuation remplacée sur tout le dessus par des stries
transversales nettes et profondes. |
12. Nalanda Horni n. sp. — Long. 3 mill. larg.; 4 mill. —
Entièrement cuivreux rougeûlre, sauf le front qui est d’un vert métal-
lique.
Tête saillante, régulièrement arrondie en avant, presque de
moitié plus étroite que le pronotum; front aussi large en haut qu’en
bas, plus étroit au milieu, avec les cavités antennaires grandes,
arrondies, entièrement fermées en avant par les prolongements
161
latéraux de l’épistome, séparées du bord par un intervalle égal à la
largeur de la cavité et séparées entre elles par une pareille dis-
tance; épistome échancré en avant, ponclualion formée de gros
points enfoncés sur un fond finement ponctué, vertex lisse, avec de
fines stries très nettes, profondes et peu serrées. Prothorax trans-
versal, rétréci en avant, ayant sa plus grande largeur un peu avant
le milieu, la marge antérieure un peu saillante, lisse, bordée d’un fin
sillon, les angles antérieurs un peu saillants, très aigus, les bords
latéraux légèrement sinueux à hauteur des hanches antérieures, les
angles postérieurs droits, la marge postérieure très largement et
peu profondément bisinuée, avec le lobe médian large, tronqué
carrément, le disque très bombé, avec une large. impression qui
l'entoure en arrière, lisse, couvert de fines stries circulaires ayant
leur centre un peu en avant de l’écusson; ces stries ne sont pas
régulières mais en zigzag, avec les intervalles lisses sans aucune
ponctuation. Écusson transversal imperceptiblement ponctué,
droit à la base, incurvé sur les côtés. Élytres très convexes, aussi
larges aux épaules que le prothorax en son milieu, un peu rétrécis
dans leur moitié postérieure, ayant à hauteur des hanches la même
largeur qu’aux épaules, puis atténués jusqu’à l’extrémité où ils
sont isolément arrondis et garnis de 5 à 6 très petits denticules,
disque de l’élytre sans impressions, avec le calus huméral bien
marqué, orné de fines stries transversales très nettes, auxquelles
sont régulièrement accolés de petits points. Saillie du prosternum
large, rebordée, grossièrement ponctuée, dessous couvert de
petites stries en forme d’écailles très régulièrement disposées par
séries; bords inférieurs du prosternum creusés, tout contre la
marge, d'un sillon profond et étroit dans lequel les antennes viennent
se loger, pattes grêles, cuisses étroites, tibias légèrement incurvés,
tarses très courts. — 1 ex. — Nalanda.
43. Agrilus Horni nov.sp. — Long. 6,5-7 mill,; larg. 1,5-1,7
mill. — Allongé, subparallèle, peu convexe, bronzé avec des dessins
formés par de petites squamules dorées.
Tête rugueusement ponctuée sur le front, avec de petiles stries
longitudinales sur le vertex, le sommet de la tête présentant deux
tubercules peu saillants, séparés par un sillon profond. Pronotum
transversal presque rectangulaire, fortement impressionné au
devant de l’écusson, avec une plus petite impression sur le disque,
ridé transversalement, marge antérieure presque droite, les angles
antérieurs abaissés, les postérieurs obtus, la base bisinuée avec le
lobe médian peu saillant. Écusson grand, lisse, subpentagonal,
terminé en pointe aiguë, traversé par une carène, Élytres déprimés,
avec une légère carène le long des bords vers le sommet, le calus
CS Meg En MS er à à
162
huméral assez saillant et caréniforme, ayant leur plus grande lar-
geur vers le tiers postérieur, recouvrant complètement l'abdomen,
finement denticulés à l’extrémité, couverts de rugosités simulant
des écailles, ornés de quelques taches dorées sur le disque et de
2 fascies préapicales irrégulières de même couleur. Dessous bronzé,
finement ponctué, finement pubescent, mentonnière du prosternum
large et séparée du prosternum par un sillon très net. — 5 ex. —
Nalanda.
14. Agrilus aurociliatus nov. sp. — Long. 5 mill.; larg.
1,95 mill. — Allongé, un peu élargi en avant, peu convexe, bronxé,
avec le front vert bordé d’une pubescence dorée el les élytres ornés
d'une tache circulaire dénudée, placée au tiers postérieur sur la
suture.
Tête rugueuse, légèrement sillonnée sur le vertex; pronotum
élargi en avant, avec une forte impression allongée en avant de
l’'écusson, couvert de fines rides transversales entremêlées de
points, presque droit sur les côlés, avec les angles postérieurs
droits, la base fortement bisinuée, le lobe médian peu saillant,
tronqué, sinué. Écusson moyen, transversal, fortement caréné.
Élytres finement granuleux, déprimés en dessus, légèrement
impressionnés le long de la suture, avec le calus huméral bien mar-
qué, peu saillant, les côtés fortement échancrés à hauteur des han-
ches, ayant leur plus grande largeur au tiers supérieur, séparé-
ment arrondis et finement denticulés à l’extrémité, couverts d’une
fine pubescence grisâtre. Dessous bronzé violacé, avec les cuisses
postérieures assez renflées, vertes. — 1 ex. — Nalanda.
15. Agrilus Nalandæ nov.sp.— Long. 4,5 mill.; larg. 1,2 mill.
— Allongé, subparallèle, peu convexe, d’un bronzé doré, avec les
élytres d'un noir violacé, garnis d’une pubescence dorée formant des
dessins.
Tête presque aussi large que le pronotum, plane sur le front,
légèrement sillonnée sur le vertex, granuleuse. Pronotum un peu
plus large que long, peu courbé sur les côtés, un peu plus large en
avant qu’en arrière, avec la marge antérieure fortement saillante
et les angles antérieurs très aigus, la carène postérieure très courte,
la marge postérieure bisinuée avec le lobe médian tronqué, le
disque largement impressionné en demi-cercle et couvert de
petites stries entremêlées, Écusson transversal caréné, terminé en
pointe fine. Élytres couverts de rugosités en forme d’écailles, avec
le calus huméral portant une petite carène à peine saillante, à côtés
fortement sinueux à hauteur des hanches, fort élargis vers le tiers
postérieur, conjointement arrondis et excessivement finement den-
ticulés au sommet avec la suture finement rebordée du sommet au
tiers supérieur, ornés de dessins assez vagues dont un se trouve
sur le bord de l’élytre à son point de plus grande largeur et un
autre formant une fascie transversale un peu avant le sommet.
Abdomen débordant les élytres, dessous entièrement d’un bronzé
doré pubescent, tarses noirâtres, — 1 ex. — Nalanda.
16. Agrilus Kandyanus nov. sp. — Long. 6,5 mill.; larg.
1,5 mill. — Allongé, bronzé, d'un vert olivälre à reflets pourprés
en dessus, vertex irisé.
Tête presque aussi large que le prothorax, légèrement sillonnée
sur le vertex, à ponctuation granuleuse disposée en zones concen-
triques sur le front, cette ponctuation se transformant brusquement
sur le vertex en strigosités fines, disparaissant sur l'arrière de la
tête qui est presque lisse; front séparé de l’épistome par une fine
carène saillante; épistome large rugueusement ponctué, avec un
rebord élevé, lisse en avant; antennes courtes n’atteignant pas la
base, à 1° article médiocre, lisse, d’un cuivreux éclatant, les der-
niers très serrés, renflés, pubescents. Prothorax transversal avec
la marge antérieure légèrement arrondie et bordée d’une fine strie,
les angles postérieurs arrondis, la carène latérale sinueuse, la
carène supérieure partant de l’angle antérieur s’éloignant d’abord
peu de la précédente, puis décrivant une courbe pour aller la
rejoindre à la base, la carène inférieure presque droite; la base
bisinuée avec le lobe médian largement tronqué et sinué, le disque
avec de fines stries transversales serrées et profondes, parallèles
entre elles et formant un arc de cercle ouvert en avant, légèrement
sillonné longitudinalement et creusé en gouttière le long de la
carène supérieure, le fond de cette gouttière rugueusement ponc-
tué, Écusson transversal, grand, traversé par une carène aigué.
Élytres de la largeur du prothorax, recouvrant entièrement l’abdo-
men, granuleux à la base et couverts sur le disque de fines strigo-
sités, rebordés à la base par une fine carène qui contourne le calus
huméral, impressionnés derrière ce calus, légèrement sinués à hau-
teur des hanches, finement denticnlés à l’extrémité et isolément
arrondis; dessous à ponctuation fine et à pubescence plus longue
et plus dense sur les côtés des segments abdominaux, cuisses un
peu renflées, tibias el tarses grêles, — 1 ex. — Kandy.
17. Agrilus atomus nov. sp. — Long. 3,25 mill.; larg.
0,75 mill. — Médiocrement allongé avec le front rouge et garni dans
le bas de gros poils blancs.
Tête grosse et saillante, un peu moins large que le pronotum;
front bombé, sillonné et circulairement impressionné sur le vertex,
plus large en haut qu’en bas, non distinctement séparé de l'épis-
tome qui est large et court; ponctuation fine et peu visible, par-
164 |
courue par de fines stries entremêlées, garnie dans le bas de longs
et gros poils blancs peu serrés, ces poils devenant plus courts le long
des yeux. Prothorax plus large en avant qu’en arrière, avec le bord
antérieur bisinué, bordé d'une fine strie, le lobe médian et les angles
antérieurs assez saillants, ceux-ci aigus à sommet arrondi; les bords
latéraux parcourus par une carène sinueuse entière, la carène supé-
rieure partant de l’angle postérieur et venant, après une courbe
assez régulière, rejoindre la carène latérale au milieu de sa
longueur ; l’inférieure part du sommet de l’angle antérieur un peu
en dessous de l’origine de la carène principale, suit presque paral-
lèlement celle-ci, et la rejoint vers le milieu; les angles postérieurs
droits, ia marge postérieure fortement bisinuée, avec le lobe médian
tronqué, droit; disque assez bombé, sans ponctuation distincte,
brillant, avec des stries transversales courbes, se transformant en
une ponctuation rugueuse dans les angles antérieurs. Écusson
transversal, moyen, terminé par une pointe très fine, caréné trans-
versalement, finement ponctué. Élytres un peu plus larges que le
prothorax à la base, avec le calus huméral peu saillant, subpa-
rallèles, un peu dilatés à hauteur des hanches postérieures, légère-
ment sinués avant l’extrémité qui est munie de quelques denticules
extrêmement petits, suture bordée postérieurement d’une fine
carène, base rebordée par une carène derrière laquelle se trouve une
large impression, disque brillant, à ponctuation formée derrière les
épaules de petites strioles transversales, à aspect général granuleux,
à pubescence très fine et éparse; dessous très brillant, finement
ponctué, à pubescence d’un blanc soyeux. — 1 ex. — Kekihawa.
18. Agrilus Motschulskyi nov. sp. — Long. 6,5 mill.; larg.
1,75 mill, — Allongé, assez robuste, bronzé cuivreux en dessus. Tôle
et prothorax à reflets rougeätres, couvert d'une pubescence grise
passant par place au jaune doré.
Tête formant en avant une courbe régulière un peu aplatie se
prolongeant sur les côtés du prothorax; vertex sillonné avec une
petite carène située à peu de distance du sommet des yeux. Épistome
étroit, bordé, ainsi que les cavités antennaires, d’un fin bourrelet
lisse, entièrement réliculée, garnie sur l’épistome d’une pubes-
cence dorée avec quelques poils gris et d’une légère bordure de
poils également gris le long du bord antérieur des yeux. Antennes
assez longues. Prothorax plus large que la tête, ayant sa plus grande
largeur un peu avant le sommet, régulièrement arrondi et très
légèrement sinué avant les angles postérieurs, avec la marge anté-
rieure saillante au milieu, les angles antérieurs saillants mais
recourhés en dessous à l’extrémité, ia carène latérale très sinueuse,
assez éloignée de l’inférieure qui atteint presque la base; la carène
165
supérieure rejoignant la carène latérale vers la moitié; disque
impressionné sur les côtés avec deux grosses et larges impressions
sur la ligne médiane, et la ponctuation formée de strioles trans-
versales. Écusson transversal, muni de deux carènes dont l’anté-
rieure est excessivement finement crénelée. Élytres bordés à la base
d’une carène presque droite, fine et très saillante, crénelée, laissant
en dehors la saillie de l’élytre qui pénètre dans le sinus du pro-
thorax qui est lisse et brillante, à côtés presque parallèles, ayant
leur plus grande largeur vers le tiers postérieur, séparément
arrondis et denticulés à l’extrémité, couverts de rugosités en forme
d’écailles et d’une pubescence blanche, courte, espacée et régulière.
Les segments abdominaux, plus larges que l’élytre, sont visibles par
dessus et couverts d’une pubescence dorée en dessus, grise en
dessous. — 1 ex. — Nalanda.
19. Agrilus Walkeri nov. sp. — Long.3.5 mill.; larg. 14 mill, —
Court, peu atténué postérieurement, entièrement d'un bronzé ver-
dûâtre, plus clair sur la tête et le pronotum.
Tête plus étroite que le pronotum, avec le front saillant entre les
yeux, sillonnée; épistome un peu transverse, couvert, ainsi que la
base du front, de gros poils blancs; ponctuation formée de gros
points peu profonds sur un fond finement granuleux. Prothorax un
peu élargi en avant, avec la marge antérieure saillante au milieu et
bordée d’une fine strie, la carène latérale droite, la carène infé-
rieure parallèle et très distante de la latérale qu’elle rejoint vers la
base, la supérieure formant une courbe très accentuée et régulière
rejoignant la carène latérale en son milieu, les angles postérieurs
obtus, la marge postérieure peu profondément trisinuée, le disque
parcouru par des stries transversales irrégulières, ponctué entre les
stries et impressionné au devant de l’écusson. Écusson transversal,
arrondi à la base, traversé par une carène finement crénelée.
Élytres un peu plus larges que le prothorax à la base, où ils ont
leur plus grande largeur, un peu rétrécis à hauteur des hanches et
laissant voir une très petite partie des segments abdominaux, con-
jointement arrondis et finement denticulés à l’extrémité. Suture
bordée d’une fine carène, la base des élytres également carénée, la
carène basale finement crénelée et suivant les sinuosités du pro-
thorax ; disque avec une large impression à la base, à ponctuation
finement granuleuse, à pubescence grise et rare; dessous fortement
ponctué. — 1 ex. — Nalanda.
20. AGRILUS ARMATUS. — 2 ex. — Kanthaley.
21. APHANISTICUS ARCUATICOLLIS Mots. — 8 ex. — Nalanda.
22. Trachys Horni nov.sp.— Long. 2,5 mill. ; larg.1,5 mill. —
Subhexagonal, arrondi en arrière, peu convexe, entièrement bronté,
166
couvert de poils assez longs, dorés, clairsemés, avec des taches de
pubescence blanche argentée sur les élytres, dessous noir brillant très
peu pubescent.
Tête couverte de petites cicatrices superficielles, front fortement
concave, avec les carènes oculaires arrondies et un très profond
sillon longitudinal au-dessus de l’épistome qui est finement granu-
leux, échancré en avant et muni de prolongements latéraux. Pro-
notum très large, couvert d’une ponctuation semblable à celle de la
tête, avec la marge antérieure échancrée en courbe aplatie au
sommet, avec les angles antérieurs aigus, les côtés déprimés, régu-
lièrement arqués, les angles postérieurs obtus, la marge postérieure
sinueuse, relevée en carène, avec le lobe médian grand, triangu-
laire, très étroitement tronqué au sommet. Écusson très peit,
triangulaire, lisse. Élytres à ponctuation grossière, cicatricielle,
d’aspect rugueux, avec le rebord basal relevé en fine carène,
impressionnés au-dessus du calus huméral qui est assez saillant,
ayant leur plus grande largeur à l’épaule, un peu dilatés avant le
tiers postérieur, conjointement arrondis à l’extrémité, avec l’angle
sutural bien marqué, les dessins formés par la pubescence sont
assez vagues ; sur les exemplaires bien frais on remarque une tache
ronde de chaque côté de la suture avant le milieu et deux fascies
situées vers le sommet et très irrégulières. — 7 ex. — Bentotta.
93. Trachys bellicosa nov.sp.— Long.2 mill.; larg. 1 mill. —
Ovalaire, peu dilaté antérieurement, assez bombé en dessus, bronzé, orné
d’une rare et grossière villosité blanche, formant quelques taches irré-
gulières sur les élytres, dessous noir.
Tête lisse, brillante, avec une ponctuation analogue à celle de
T. Horni, front fortement excavé, avec le fond de l’échancrure
sillonné, les carènes oculaires lisses, bien prononcées, l’épistome
large, dilaté au sommet, rebordé par une petite carène. Pronotum
beaucoup plus large que haut, ponctué comme la tête, sinué en
avant, avec les angles antérieurs très aigus, les côtés aplanis, régu-
lièrement arqués, un peu sinués avant les angles postérieurs qui
sont obtus, la marge postérieure sinueuse, légèrement relevée en
carène, avec le lobe médian assez saillant, arrondi au sommet.
Élytres couverts d’une grossière ponctuation cicatricielle, ayant
leur plus grande largeur à hauteur du calus huméral qui est assez
saillant, impressionnés au-dessus de celui-ci, légèrement dilatés sur
les côtés à la hauteur du tiers antérieur et conjointement arrondis
à l'extrémité. La pubescence forme deux vagues fascies plus ou
moins anastomosées vers l’extrémité.
Cette espèce se distingue de la précédente par sa forme beaucoup
plus étroite, la carène oculaire saillante, etc. — 1 ex. — Anurad-
hapuria.
Le
167
24. Trachys pretiosus nov.sp.— Long.92 mill. ; larg. 1 mill. —
Ovalaire, assez bombé en dessus, bronzé clair, brillant, orné d'une
longue villosité argentée formant sur les élytres quatre taches peu
apparentes; dessous noir.
Tête large, très peu saillante, sans ponctuation bien distincte,
sillonnée sur le vertex, le sillon aboutissant à une forte impression
qui occupe la base du front, carènes oculaires peu saillantes mais
bien marquées, épistome large, échancré et de même forme que
chez T, Horni. Pronotum transversal, peu distinctement ponctué,
avec la marge antérieure un peu saillante au milieu, les angles
antérieurs aigus, les bords latéraux excessivement finement cré-
nelés, les angles postérieurs droits, la marge postérieure assez for-
tement relevée en carène, sinueuse, avec le lobe médian arrondi.
Écusson très petit, triangulaire, lisse. Élytres couverts d’une gros-
sière ponctuation cicatricielle, relevés à la base en fine carène,
ayant leur plus grande largeur à l’épaule, avec le calus huméral
peu saillant, subparallèles jusqu’au tiers supérieur, puis atténués
en courbe jusqu’à l'extrémité où ils sont conjointement arrondis;
disque légèrement impressionné derrière le calus huméral, avec
une vague impression de chaque côté de la suture, vers le tiers
supérieur.
Distinct des précédents par son front non excavé en arc de
cercle. — 1 ex, — Anuradhapuria.
25. Trachys centrimaculatus nov.sp. — Long.2,5 mill.; larg.
4,5 mill, — Bombé, les élytres formant une partie d'ovale parfait, la
tête et le prothorax formant un trapèze; noir à reflets bronzés, orné
de dessins de pubescence grise formant une grande tache grise au
milieu de la suture des élytres et deux fascies en zigzag bien nettes vers
l'extrémité; dessous noir.
Tête large, assez excavée, à carènes oculaires bien marquées
mais visibles seulement de face, sillonnée dans son milieu, à épis-
tome large, échancré; pronotum très large, court, à ponctuation
formée de petites cicatrices rondes avec un point au milieu, avec le
bord antérieur saillant au milieu et longé d’une très fine strie,
les angles antérieurs peu saillants et peu aigus, les côtés presque
droits, les angles postérieurs droits, la base sinueuse avec le lobe
médian très large, peu saillant et arrondi, la marge postérieure
légèrement relevée en carène, Écusson bien visible, en triangle
allongé. Élytres sans ponctuation bien définie, d'aspect rugueux,
relevés à la base en fine carène, ayant leur plus grande largeur à
l'épaule, avec le calus huméral peu saillant, atténués en courbe
régulière jusqu’à l’extrémité où ils sont conjointement arrondis,
impressionnés sur le disque, derrière le calus huméral. — 2 ex. —
Bentotta,
NECPL LS IE EN TEE TP ER EAN
S : | Vas “7
+ 24e Tree é ut
168
FOURMIS DU MUSÉE DE BRUXELLES
déterminées et décrites par A. Forel.
M. Severin m’a envoyé les fourmis du Musée de Bruxelles à
déterminer. Il s’y trouve diverses choses intéressantes ou nouvelles.
Les voici :
MYRMECIA ABERRANS Forel, Queensland. — Cette espèce remar-
quable avait été décrite sur un type de l’Australie méridionale et
n'avait pas été retrouvée depuis.
V Acanthostichus texanus n. sp. — ©. — Long. 5,6 miil. —
Tout le corps, étroit et cylindrique, ne dépasse nulle part 0,8 milli-
mètres de large (0,6 à 0,8). Les mandibules, tranchantes, lisses,
luisantes, fortement courbées en bas, n’ont que quelques petits
points très épars. Yeux situés derrière le milieu, au 3° cinquième
de la tête. Tête subrectangulaire, bien plus longue que large,
distinctement plus large derrière que devant, largement échancrée
derrière. Dos du thorax à peine convexe, sans aucun bord distinct,
ressemblant à celui d’une Sima ©. Le pronotum, faiblement sub-
épaulé et à peine subhordé, a une portion dorsale longue comme
le scutellum. La face basale du métanotum est à peu près carrée,
mais elle passe aux côtés et à la face déclive par des courbes arron-
dies, quoique brusques. Le nœud du pédicule forme à peu près un
parallélipipède rectangle de 1/6 à 1/5 plus long que large, un peu
plus large derrière que devant, et dont tous les bords sont arrondis,
comme pour la face basale du métanotum. Le bord antérieur est un
peu plus brusque; les bords latéraux, par contre, en courbes fort
arrondies. Le pédicule porte en dessous une dent recourbée en
arrière. Premier segment de l'abdomen proprement dit plus long
que le pédicule, aussi long que le segment suivant (plus court chez
le serratulus), et moins élargi derrière que chez le serratulus. Les
segments 3 et 4 encore fort longs. Abdomen bien plus allongé que
chez le serratulus: pygidium moins déprimé, bordé d’une rangée
plus courte et moins nombreuse de spinules tout aussi longues.
Antennes et pattes courtes et épaisses. Les scapes, assez arqués,
n’atteignent pas la moitié de la longueur de la tête; articles des
funicules très courts et très épais. Les antennes ont 12 articles,
Ailes manquent.
Absolument lisse et très luisant. Pilosité dressée fine, jaunâtre,
pointue, de longueur moyenne, assez éparse, aussi sur les tibias et
les scapes. Pubescence très éparse, mais distincte et assez grossière.
D'un brun roussâtre. Pattes, antennes, mandibules et dessous de
l’abdomen d’un roux un peu jaunâtre.
Brownsville, Texas (Wickham).
Lx
169
Cette espèce est bien distincte des autres par son thorax et son
pédicule sans bords aigus, et par sa forme plus allongée. Elle se
rapproche surtout du brevicornis Emery. M. Wheeler a décrit
l’ouvrière et la femelle d’un Cerapachys augustæ du Texas. Je dois
dire que la différence entre les genres Cerapachys (à 12 articles aux
antennes, s. g. Parasyscia) et Acanthostichus est bien minime, et il
est possible que la découverte de nouvelles formes américaines
amène à une fusion.
Eciton Selysi n. sp. — #. — Long. 3 à 3,7 mill. — Mandibules
larges, triangulaires, ayant, outre la dent apicale, deux ou trois fortes
dents et des denticules intermédiaires distincts sur le bord termi-
nal; enfin, une dent sur le bord interne, près du bord terminal.
Elles sont subopaques, finement striolées, avec de gros points
épars. Tête plus longue que large, rectangulaire chez la plus petite
5, en trapèze chez la plus grande, élargie devant, rétrécie derrière,
comme chez une Anomma, à bord postérieur presque droit (plutôt
légèrement concave), arrondi, sans trace de prolongement aux
angles occipitaux qui sont arrondis. L’ocelle latéral est fort petit,
situé en arrière du milieu des côtés. Scapes épais, atteignant le
tiers postérieur de la tête. Funicules assez épais; tous leurs articles
bien plus épais que longs, sauf le 1° et le dernier. Arêtes frontales
convergeant en arrière où elles se touchent presque. Thorax à
peu près comme chez l’opacithoraxæ, avec un faible abaissement
arrondi derrière le mésonotum. Métanotum mutique, avec la face
basale un peu plus longue que la déclive. Premier nœud du pédi-
cule comprimé et très court, avec un pan antérieur oblique et un
pan postérieur subvertical. En haut il est arrondi et aussi large
que long, en bas plus long que large, subpédonculé devant, avec
une courte épine dessous, très en avant. Second nœud arrondi,
plus large derrière que devant, aussi long que sa largeur posté-
rieure.
Thorax et nœuds mats, assez densément réticulés-ponctués. Le
reste luisant, lisse, çà et là faiblement chagriné. Pilosité dressée,
fine, jaunâtre, pointue, un peu oblique, assez abondante, aussi sur
les scapes et les pattes. Puhescence à peine apparente.
D'un roux jaunâtre; thorax et nœuds d’un roux ferrugineux ;
dessus de la tête brunâtre.
Espirito Santo, Brésil (Frühstorfer).
C’est un véritable Ecilon, à crochets bidentés, et pas un Aca-
matus. Ses mandibules et la forme de la tête et des nœuds le distin-
guent des formes voisines. Je le dédie à la mémoire de M. de Selys-
Longchamps.
ÆNICTUS SHUCKARDI Forel. — «. — Barway, Inde (P. Cardon).
470
ANOMMA EMERY1I Mayr, v. Pulsi n. var. —% media. — Long. 8 à
9 mill. — Diffère de l’Emeryi typique par ses mandibules plus
longues, plus étroites, plus courbées, et dont les trois dents inégales
sont disposées comme chez l'A. Wilwerthi Emery. La dent subapi-
cale est très petite et très oblique; la dent basale, par contre, est
très grande, triangulaire et dirigée droit en dedans (perpendiculai-
rement au bord interne, ou peu s’en faut). Les angles postérieurs
de la tête sont aussi plus obtus et plus épais, moins prolongés en
bas. La tête est aussi plus déprimée et à peine rétrécie derrière.
Du reste, le nœud du pédicule est identique à celui du type et la
sculpture aussi dense et aussi mate partout. Mais l'abdomen est plus
étroit et les paties un peu plus longues et plus grêles.
OIf. Gorilla (?), Afrique occidentale (coll. Ballion, ex-coll. Puls).
PSEUDOMYRMA LATINODA Mayr., v. opacior n. var. — ÿ. —
Long. 4,3 mill, — Plus petite que la var. nigrescens Forel. Tête un
peu plus large derrière que devant. Dos du thorax presque plat,
sauf le devant du pronotum qui descend en courbe lente et non
brusque comme chez la v. nigrescens. Échancrure méso-métanotale
plus faible. Le métanotum est moins arrondi; ses deux faces passent
de l’une à l’autre par une courbe plus brusque. Premier nœud du
pédicule encore plus court et plus large, sans trace de pétiole anté-
rieur; vu de dessus, beaucoup plus large que long. Tête densément
ponctuée et subopaque; la ponctuation du reste du corps aussi plus
dense et plus forte. D’un brun jaunâtre terne, uniforme; re
antennes et mandibules d’un jaune brunâtre ne
Cuba, une Ÿ (coll. Ballion, ex-coll. Puls). — Bien distincte de la
var. nigrescens et de la forme typique par sa tête fortement ponctuée
et sa forme, celte variété mérite peut-être de former une race.
PSEUDOMYRMA CHAMPIONI Forel. — Guanajuato, Mexique
(E. Dugès).
PODOMYRMA SILVICOLA Smith. — Ile Morty (coll. Ballion, ex-coll.
Puls).
POoDOMYRMA SILVICOLA Smith, v. dimidiata n. var. — ÿ.— Long.
9,6 à 6,4 mill, — Diffère de la forme typique par le premier article
de son pédicule qui est presque trois fois plus long que large. Les
côtes longitudinales de la tête sont aussi plus régulières. La tête est
plus excavée derrière et un peu moins convexe. Scapes un peu plus
courts, n’atteignant que le 6° postérieur de la tête. Enfin, la moitié
antérieure de l’abdomen est d’un jaune roussâtre vif.
Ralum, archipel de Bismarck, récoltée par le professeur Dahl. Dans
mon travail sur les fourmis de M. Dahl, je l'avais confondue avec les
P, basalis de la même localité.
32
171
Pheidole Severini n. sp. — %.— Long. 5,5 à 5,8 mill. —
Tête énorme, large et longue (sans les mandibules) de 2,4 milli-
mètres, presque carrée, un peu plus large derrière où elle est
profondément incisée. Le sillon frontal se prolonge jusqu’à l’occi-
put. Mandibules lisses, luisantes, avec trois dents et quelques points
épars. Épistome échancré au milieu du bord antérieur, caréné.
Arêtes frontales courtes, fort divergentes. Pas de scrobe. Une légère
et large dépression, sans sculpture spéciale. sous l’extrémité des
scapes. Yeux au tiers antérieur, Scapes grêles, courbés vers leur
base, atteignant le 3° cinquième de la tête. Tous les articles du funi-
cule distinctement plus longs qu’épais. Le pronotum a deux tuber-
cules distincts en haut et deux en bas. Mésonotum avec un sillon
transversal peu profond, et un petit bourrelet anguleux derrière.
Bordée de deux arêtes, plus longue que large et un peu plus longue
que la face déclive, la face basale se termine par deux épines aussi
longues que leur intervalle, divergentes, assez grêles, aussi épaisses
à leur extrémité qu’à leur base, très obtuses à l'extrémité, sans
cependant y être renflées comme chez la Ph. spathifera. Premier
nœud subsquamiforme, brièvement pétiolé, largement et faiblement
échancré au sommet, sans trace de dent ni d’appendice en dessous.
Second nœud très grand, presque 2 1/2 fois plus large que le pre-
mier, plus large que long, formant un hexagone, avec les angles
latéraux presque exactement droits. Abdomen tronqué devant.
Pattes longues; cuisses longuement cannelées en dessous pour
recevoir les tibias.
Tête subopaque, densément et finement réticulée, et, en outre,
grossièrement ridée et réliculée. Le front, l’épistome et les joues
n’ont que des rides longitudinales grossières, outre les fines réticu-
lations. Les rides du front divergent en arrière et se recourbent
autour de la dépression qui reçoit les scapes pour revenir par le
vertex latéralement en avant vers les yeux et les joues. La dépres-
sion pour les scapes n’a guère que des réliculations grossières et
fines. Les lobes occipitaux n’ont que peu de rides grossières et,
en outre, de grosses fossettes espacées et peu profondes. Thorax,
pédicule et base de l’abdomen finement rética'és et subopaques, le
thorax, en outre, avec de grosses rides transversales, le 2° nœud
du pédicule avec de grosses fossettes et quelques rides transversales
fines, et la base de l’abdomen avec de grosses fossettes piligères el
deux ou trois rides longitudinales. Le reste lisse et luisant, avec des
points épars.
Pilosité dressée d’un jaune roussâtre assez abondante sur tout le
corps et sur les membres où elle est un peu oblique. Pas de pubes-
cence apparente.
D'un roux ferrugineux. Abdomen, pattes et antennes d’un roux
jaunâtre, Mandibules et bord antérieur de la tête bruns.
172
5. — Long. 3 à 3,2 mill. — Les mandibules ont à leur bord interne
deux ou trois denticules distincts, outre la dent apicale. Tête ovale,
fortement rétrécie derrière les yeux; le bord postérieur formé par
le bord articulaire. La forme de la tête ressemble surtout à celle de
la race obcurior de la Ph. susanncæ, un peu plus rétrécie que chez
elle, mais moins que chez la susannæ typique et sa r. atricolor. La
tête est plus longue que large et les scapes dépassent l’occiput des
2/5 de leur longueur. Les arêtes frontales se recourbent derrière la
fossette antennaire et la bordent d'une petite arête qui se recourbe
de nouveau latéralement en avant, et forme une arête latérale qui
atteint presque l’origine des mandibules. Le pronotum est subtu-
berculé ; le mésonotum a un sillon transversal. Épines métanotales
longues, très divergentes, assez obtuses. Premier nœud peu élevé,
échancré au sommet. Second nœud très grand, rétréci devant,
élargi derrière, trois fois plus large que le premier, et de moitié
aussi large que le premier segment de l’abdomen proprement dit.
Métanotum et côtés du mésonotum finement réticulés et subopa-
ques. Le reste lisse, luisant, avec des points piligères. Pilosité
comme chez le %, un peu plus claire et moins oblique sur les
membres.
D'un jaune roussâtre; membres un peu plus clairs; abdomen
d'un jaune sale un peu brunûâtre.
Cayenne (Pillaut).
PHEIDOLE URSUS Mayr, v. gracilinoda n. v. — %. — Long.
3,8 Mill. — Aire frontale distincte. Pronotum subtuberculé. Tête et
thorax grossièrement rugueux, comme chez la r. Gauthieri. Le
premier nœud, un peu subsquamiforme, est situé à l’extrémité d’un
très long pétiole antérieur qui est deux fois plus long que lui
(comme chez la r. Gauthieri). Second nœud 1 1/2 fois plus long que
large, fortement rétréci devant. Correspond du reste à la descrip-
tion que Mayr fait de sa Ph, ursus, mais les épines ne sont guère
plus longues que la face basale.
Mexique (coll. Ballion, ex.-coll. Puls).
PHEIDOLE AEBERLI Forel. — Sénégal.
SOLENOPSIS CORTICALIS Forel, v. virgula n. var. — Tête plus
courte et plus échancrée que chez la corticalis typique; thorax
moins échancré. Pilosité dressée extrêmement éparse et très courte
(bien plus abondante chez la corticalis lypique); on ne voit que
cà et là un poil.
Cuba (coll. Ballion, ex-coll. Puls).
SOLENOPSIS GEMINATA F., r. Pylades n. subsp. — ©. — Long.
environ 6 mill. — Ressemble au premier abord à la race Gayi, du
173
Chili, mais la tête est carrée et nullement élargie derrière. Yeux
très gros et très convexes, aussi grands que l’espace qui sépare leur
bord postérieur de l’angle occipital et deux fois plus longs que
l’espace qui sépare leur bord antérieur de l’angle antérieur de la
têle. Les dents de l’épistome sont très courtes et très obtuses. La
tête, très lisse et très luisante, n’a qu’une ponctuation très faible et
très éparse (abondante et forte chez la femelle de la geminata
typique). Ailes subhyalines, avec les nervures et la tache pâles. Du
reste très semblable à la S. geminata typique et surtout à la r. Gayi.
Mexique (coll. Ballion, ex-coll. Puls).
Cette forme est embarrassante. Les yeux, la forme de la tête et sa
sculpture font supposer que c’est une espèce différente de la
geminata. Mais, jusqu’à connaissance de l’ouvrière, je préfère la
considérer comme simple race. Elle ressemble aussi à l’espèce
suivante de ma collection, récoltée dans le temps par M. le profes-
seur Alfred Moeller, à Blumenau, et que je décris ici pour compa-
raison :
Solenopsis Moelleri n. sp. — Ÿ. — Long. 3 mill. — Mandi-
bules subopaques, densément striées, armées de quatre dents.
Épistome bicaréné, mais à peine bidenté; carènes écartées (vues de
dessus, les carènes font l’effet de deux dents). Tête subrectangulaire,
mais rétrécie derrière, beaucoup plus longue que large; bord
occipital court et arrondi, convexe ; un léger sillon occipital médian.
Le scape atteint ou dépasse légèrement le bord occipital. Articles 2 à
7 du funicule légèrement plus longs qu’épais. Yeux à peu près
comme chez la S. geminata plutôt un peu moins grands. Suture
promésonotale nulle sur le dos, visible sur les côtés. Thorax assez
profondément échancré. En avant el en arrière de l’échancrure, le
promésonotum d’un côté et la face basale du métanotum de l’autre
forment deux faibles convexités allongées, aussi élevées l’une que
l’autre. Face basale non bordée, inerme; face déclive courte. Nœuds
du pédicule comme chez la race Gayi de la geminata, le premier
à peine moins épais que le second, mais ils sont un peu plus grèles
et plus écartés l’un de l’autre. Pattes longues et grêles.
Entièrement lisse et très luisante, avec une faible ponctuation
piligère dispersée. Pilosité commé chez la $S. geminata, mais un peu
moins abondante. D’un jaune brunâtre, avec les membres à peine
plus clairs et quelques ondes transversales plus foncées sur l’abdo-
men.
©. — Long. environ 4 mill. — Mandibules étroites, tridentées,
à bord terminal fort oblique. Tête encore plus rétrécie derrière que
chez l’ouvrière, à bord postérieur très arrondi (convexe) et peu
distinct. Sillon occipital très distinct, prolongé entre les ocelles.
Yeux plus grands que chez la geminata typique, mais plus petits que
174
chez la r. Pylades, obliques. Dents de l’épistome encore plus faibles
que chez l’ouvrière. Les scapes dépassent l’occiput de 1/6 de leur
longueur. Thorax très étroit, beaucoup plus étroit que la tête.
Métanotum bas, allongé, peu convexe, sans distinction en deux
faces. Premier nœud plus longuement pétiolé et plus épais, le
second au contraire moins épais et plus élevé que chez la S. gemi-
nata typique, tous deux plutôt plus élevés que chez elle et un peu
inclinés en avant, surtout le second. Abdomen ovale, allongé,
tronqué devant. Pattes longues et grêles, ailes hyalines. Ponctuation
plus forte que chez l’ouvrière et couleur plus vive, d’un jaune
roussâtre avec la moitié postérieure de l’abdomen brune. Du reste
comme l’ouvrière, avec la tête un peu moins allongée.
d. — Long. 3,5 mill. — Mandibules très étroites, unidentées.
Scape plus court que le 2° article du funicule. Tête subtriangulaire,
très étroite derrière. Yeux fort gros, atteignant presque le bord
antérieur de la tête. L’espace entre les deux ocelles postérieurs
concave. Thorax assez étroit. Métanotum obtusément subbituber-
culé ; face déclive distincte de la face basale. Premier nœud plus épais
que chez la geminata, échancré au sommet. Sculpture et pilosité de
l’ouvrière. D’un brun en partie jaunâtre. Pattes, antennes et man-
dibules d’un jaune pâle. Ailes hyalines.
Blumenau, prov. Santa-Catharina, Brésil, récoltée par le prof.
Alf. Moeller, le célèbre biologiste des fourmis à jardins de champi-
gnons, auquel je la dédie.
Espèce très caractéristique.
SOLENOPSIS MOELLERI, var. gracilior n. var. — Ÿÿ. — Long. 2,5
à 4 mill. — Plus grêle que le type. Premier nœud moins épais à
pétiole plus long. Une concavité longitudinale assez distincte sur le
dos du métanotum.
Céara, Brésil, récoltée par M. Diaz da Rocha (ma coll.).
CREMASTOGASTER DISTANS Mayr, r. PARAENSIS Forel. — Cayenne
(Pillault).
CREMASTOGASTER ABSTINENS Forel. — Cayenne (Pillault).
MEGALOMYRMEX BITUBERCULATUS F. — Surinam (coll. Ballion,
ex-coll, Puls).
Megalomyrmex Emeryi n. sp. —%. — Long. 8 à 8,5 mill. —
Tête conformée comme chez le leoninus, mais moins rétrécie
derrière. Les yeux sont à peine en avant du milieu des côtés. La
tête a donc les côtés comprimés, presque droits et un bord occipital
articulaire et relevé. Les scapes dépassent le bord occipital d’un bon
tiers de leur longueur. Le pronotum a deux gros tubercules arron-
dis, fort proéminents; il est légèrement concave transversalement
à : 175
entre deux. La face basale du métanotum est bordée de deux oreilles
ou lobes arrondis très élevés, moins divergents, mais plus grands,
plus élevés et plus longs que chez le loreli Em., beaucoup plus
grands que chez le bituberculatus. Entre deux il est profondément
concave. Les deux lobes du M. Foreli sont anguleux, ceux de
l'Emeryi très arrondis. Le premier nœud est très large, tout à fait
comprimé, squamiforme, avec un pétiole bien plus court que chez
les espèces voisines. Deuxième nœud subsquamiforme, épaissi en
bas.
Rides des joues plus fortes que chez le leoninus; pilosité plus
brune, un peu plus longue et un peu plus abondante ; sculpture et
pilosité du reste identiques.
Entièrement roussätre, bien plus terne que le leoninus, un peu
moins foncé que le bituberculatus.
Surinam (coll. Ballion, ex-coll. Puls).
Tête du groupe leoninus et métanotum du groupe Foreli.
VOLLENHOVIA PEDESTRIS Sm. — Iles Morty (coll. Ballion, ex-coll.
Puls).
STENAMMA (MESSOR) BARBARUS L., r. HIMALAYANUS Forel,
v. persicus n. var. — %. — Long. 8 mill. — Un peu plus allongé
que le type de l’hïmalayanus relativement à la grosseur de la tête.
Tubercules du pronotum bien moins accentués. Angles occipitaux
presque lisses. Tête et antennes d’un rouge foncé. Du reste, iden-
tique.
Téhéran (Engels).
STENAMMA (MESSOR) BARBARO-STRUCTOR. — Chypre, Larnaca
(E. Deschamps).
TETRAMORIUM (XIPHOMYRMEX) TORTUOSUM Roger, typique. —
Ceylan.
TETRAMORIUM CÆSPITUM L., assez typique. — Larnaca, Chypre
(E. Deschamps).
CRYPTOCERUS TARGIONIT Emery. — Cayenne (Pillault).
STRUMIGENYS CORDOVENSIS Mayr. — Mexique, Tehuantepec (coll.
Ballion, ex-coll. Puls).
RHOPALOTHRIX PROCERA Emery, v. Ballioni n. var. — Long.
4 mill. — Sculpture plus forle que chez le type de l’espèce ; entière-
ment mate. Les fortes fossettes ou réticulations de la tête s’alignent
presque en rides longitudinales. Antennes un peu plus grèles que
sur la figure d’Emery. Le bord de la tête, derrière les yeux, forme
une lamelle roussâtre, semi-lucide. Correspond du reste à la descrip-
tion d'Emery de son type de Nouvelle-Guinée.
Ile Morty (coll. Ballion, ex-coll, Puls).
EPP
4 F3 je
d'ér-ae" n 1
ASE Ol
176
ATTA (ACROMYRMEX) CORONATA Fabr. — $. — Long. 4 à 7 mill.
— Tient le milieu entre l’A. Moelleri et l'A. subterranea, plus
robuste que la première et moins que la seconde. Diffère de la
Moelleri par sa tête plus large, plus échancrée et non rétrécie der-
rière. Les longues épines sont à peine luisantes à l’extrémité, plus
orêles que chez la subterranea et moins tuberculées, plus courtes
que chez la Moelleri. Couleur d’un ferrugineux mat, avec le derrière
et le milieu de l’abdomen devant brunâtres. Certains individus sont
entièrement d’un brun clair.
Espirito-Santo, Brésil (Frühstorfer).
Lors même que la © n’y est pas, je crois bien avoir affaire cette
fois à l’ouvrière de la véritable À. coronata.
ATTA (ACROMYRMEX) NIGRA SM., r. MUTICINODA Forel. — Brésil.
DOLICHODERUS RUGOSUS Smith. — Surinam (coll. Ballion, ex-coll.
Puls).
FORMICA RUFA L., r. OBSCURIPES Forel. — Jowa-City (Wickham).
MYRMECOCYSTUS VIATICUS F., V. ORIENTALIS Forel. — Larnaca,
Chypre (E. Deschamps). Variété plutôt petite.
CAMPONOTUS MACULATUS F., r. SANCTUS Forel, v. cypriacus
n. var. — ©. — Très rapproché de la var. cosensis Forel, mais plus
grand, plus robuste, et au moins aussi mat que le type de la race ou
sous-espèce. La tête est aussi large et a les côtés aussi convexes que
chez le vrai sanclus. Mais le thorax est relativement plus grand et la
couleur est plus foncée, plus même que chez la var. cosensis. Les
hanches, les trochanters, la base des cuisses, l’écaille et la base de
l'abdomen, devant seulement, sont d’un rouge à peine jaunâtre.
Chez les $ minor, le rouge est plus jaunâtre, et ies cuisses sont
entièrement rougeâtres, les tibias brunâtres, le thorax parfois
entièrement ferrugineux. — Long. 9 à 15 mill.
Par sa couleur et sa sculpture, cette forme se rattache au cogna-
tus, auquel il vaudrait peut-être mieux la réunir comme variété.
Mais la largeur de sa tête et la convexité des côtés de cette dernière
la rattachent plutôt au sanctus.
©. — Long. 15 à 16 mill. — Comme la grande Ÿ, mais les côtés
du mésothorax et du devant de l’abdomen sont aussi d’un roux
jaunâtre et plus clairs. Ailes un peu teintes de jaune roussâtre,
surtout vers la base. Très semblable à celle du vrai sanctus, plus
robuste que celle du cognatus.
d.— Long. 9 à 10 mill. — Identique à celui de la r. sanctus.
Larnaca, Chypre (E. Deschamps).
CAMPONOTUS MACULATUS F., r. Ballioni n. st. — $. — Long.
7,3 à 13 mill, — Tout à fait semblable d'aspect au cognatus (carinatus
177
Brullé?), mais un peu plus grêle; l’occiput de la grande ÿ un peu
plus rétréci, et les tibias sont cylindriques, nullement prisma-
tiques, ni cannelés, luisants, avec une rangée de piquants. L’ab-
domen, plus luisant aussi, est entièrement noir. Les cuisses, les
hanches, le dessous du thorax et les funicules sont seuls ferrugi-
neux. Angles occipitaux d’un brun un peu roussi.
©. — 15 mill. — Métanotum en partie ferrugineux; du reste
comme l’ouvrière.
Cap (coll. Ballion, ex-coll. Puls); Port-Elisabeth (Brauns), reçu
en son temps du Musée de Hambourg.
CAMPONOTUS MACULATUS F., r. INDIANUS Forel. — Quito et
Cayenne (coll. Ballion, ex-coll. Puls).
CAMPONOTUS CAFFER Emery. — Cap de Bonne-Espérance (coll.
Bailion, ex-coll. Puls).
CAMPONOTUS ADPRESSISETOSUS Forel. — Brésil (Linden).
CaAMPpoNoTUs LEYDIGI Forel. — Cayenne (Pillault).
CAMPONOTUS BALZANI Emery. — Espirito-Santo, Brésil (Früh-
storfer).
CAMPONOTUS PLATYTARSUS Roger, ©. — Cayenne (coll. Ballion,
ex-coll. Puls).
CAMPONOTUS MARGINATUS Latr., r. LAMEEREI Emerv, ÿ, ®, cd. —
Taschkent (Balasoglo).
POLYRHACHIS GRACILIS Emery, r. ALATA. — ÿ. — Long. 6 mill. —
Tête beaucoup plus large que chez la gracilis typique, bien moins
ovale. Devant les yeux, les côtés sont subparallèles, divergeant en
arrière. Derrière les yeux, la tête est rapidement rétrécie vers un
bord articulaire très étroit qui est en même temps le bord posté-
rieur ; les côtés de la tête derrière les yeux peu convexes (assez
convexes chez la gracilis typique). Les côtés du mésonotum forment
deux lobes aliformes, très élevés, triangulaires, environ deux fois
plus grands et plus élevés que chez la gracilis de Goram. Épines de
l’écaille plus grêles et moins divergentes. Méso- et métathorax un
peu plus luisants et à sculpture moins dense. Ferrugineuse ; abdo-
men, métatarses et une partie des tibias bruns. Seconde moitié des
fanicules et devant de la tête jaunâtres ou d’un jaune roussâtre.
Patuhuang, S. Célèbes (Frühstorfer).
DR
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
v
Assemblée mensuelle du 77 mai 1904.
PRÉSIDENCE DE M. LE DOCTEUR JACOBS, VICE-PRÉSIDENT,
La séance est ouverte à 8 heures,
En l’absence de M. Rousseau, M. Schouteden remplit les fonctions
de secrétaire.
— Le procès-verbal de la dernière assemblée mensuelle est
approuvé.
Correspondance. M. le professeur Gilson et M. le docteur Rousseau
s'excusent de ne pouvoir assister à la séance,
— M. le Ministre de l’intérieur et de l'instruction publique
annonce à la Société l'allocation du subside habituel.
— M. Jacoby annonce son changement de résidence. Sa nouvelle
adresse est : 1, Hillfield Mansions, Hillfield Road, West Hampstead,
London N. W.
— M. Wauters fait part à la Société de son changement de
résidence : rue du Jardin-des-Arbalétriers, 38?, à Anvers.
La Royal Society de Londres adresse des questionnaires relatifs
à l'enquête qu’elle a ouverte sur le mélanisme chez les Géométrides.
Ces questionnaires sont transmis à ceux de nos membres spéciali-
sant l’étude des Lépidoptères, notamment à MM. Fologne, Haver-
kampf, Lambillion, etc.
Décisions du Conseil. Le Conseil a admis comme membres effec-
tifs :
M. G. Chagnon, boîte postale n° 186, Montréal (Canada), présenté
par MM. Fologne et Lameere, et
M. F. Derenne, 46, rue Pepin, à Namur, présenté par MM. Haver-
kampf et Lambillion; M. Derenne s’occupe des Lépidoptères du
pays.
Travaux pour les Annales. L'assemblée décide l’impression des
travaux insérés dans ce numéro.
Communications. — M. Hippert signale la capture de quelques
Lépidoptères.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVII, 10 VI 1904 12
180
— M. Haverkampf montre divers Lépidoptères intéressants,
notamment Brachionyche nubeculosa, espèce rare et fort localisée,
dont il a recueilli récemment onze exemplaires près d’Elberfeld. Il
rappelle qu’il y a quelques années M. Castin a capturé un spécimen
de cette belle espèce près de Charleroi. M. Haverkampf donne
quelques détails sur la biologie de cet insecte, sa chenille, etc.
— M. Severin annonce à l’assemblée que les enfants de notre
regretté président d'honneur, M. de Sélys, ont fait don au Musée
de l'Etat des collections de Névroptères de leur père, renfermant
les types de ses descriptions et de nombreux types des anciens
auteurs : Hagen, Latreille, Rambur, etc. M. Severin se propose
d'entretenir la Société plus en détail de ce nouvel accroissement de
nos collections nationales. — L'assemblée accueille cette communi-
cation avec une vive satisfaction, et M. Lameere propose de charger
le secrétaire de transmettre à la famille de Sélys les remerciments
de la Société pour ce don inestimable fait au Musée d'Histoire
naturelle; cette proposition est adoptée à l'unanimité.
Excursion. L’excursion du 12 juin aura lieu dans la forêt de
Meerdael, près de Louvain.
La séance est levée à 9 1/2 heures.
181
DESCRIPTIONS
DE CLAVICORNES NOUVEAUX DU MUSÉE DE BRUXELLES
par A. Grouvelle.
Meligethes atomus nov. sp. — Breviter ovalus, convexus,
nilidus, glaber, ater, alutaceus; primis articulis antennarum pedi-
busque plus minusve piceis; capite sat dense punctalo, margine
antico truncato; prothorace transversissimo, haud dense punctato,
basi utrinque scutelli sat late et haud profunde sinuata; elytris
subtruncatis, valde et spursius quam prothorace punctatis; tibiis
anticis ad apicem bidentatis, dente apicali minima. — Long.
4 mill.
Courtement ovale, convexe, noir, brillant, glabre, alutacé, à
peine pubescent. Base des antennes et pattes brun de poix plus
ou moins rougeûtres. Tête assez densément ponctuée, épistome
tronqué. Prothorax plus de deux fois plus large à la base que long,
irès rétréci en avant, plus éparsément et un peu moins fortement
ponctué que la tête; côtés arrondis; angles antérieurs largement
obtus ; base assez largement et peu profondément sinuée de chaque
côté de l’écusson. Écusson en triangle curviligne, non ponctué.
Élytres à peine plus longs que larges ensemble dans leur plus
grande largeur, c’est-à-dire un peu en avant des épaules, subtron-
qués ensemble au sommet, encore plus éparsément ponctués que le
prothorax; points aciculés. Tibias antérieurs terminés à la marge
externe par deux dents, la première large, aiguë, la deuxième plus
petite et plus obtuse.
Congo belge : Nguela, Usambara, collection du Musée de
Bruxelles et A. Grouvelle.
Caprodes ater nov. sp. — Oblongo-elongatus, modice conveæus,
nilidulus, ater, breviter setosus; antennis 10 articulatis, clava biarti-
culata, 3° articulo quadrato; capite dense granulato; prothorace
transverso, minus dense granulato quam capite, granis depressis,
lateribus parum arcuatis, spinosulis, basi stricte marginata; elytris
sat elongatis, striatis, intervallis juxta striam externam lineato-punc-
tatis et setosis. — Long. 3 mill.
Oblong, allongé, modérément convexe, un peu brillant, noir,
garni de courtes soies épineuses. Antennes courtes de 10 articles,
3° article carré; massue biarticulée. Tête couverte de granulations
assez fortes, serrées et peu élevées. Prothorax environ une fois et
demie aussi large que long, faiblement rétréci à la base et au som-
182
met, couvert de granulations déprimées, moins serrées que celles
de la tête; côtés faiblement arqués, garnis d’'épines terminées par
des soies courtes et rigides; base faiblement arquée, très étroite-
ment rebordée. Écusson suborbiculaire,subconcave. Élytres environ
deux fois et demie aussi longs que larges ensemble, striés; sur chaque
intervalle une ligne de poils hispides contigus à la strie externe
donnent à l'intervalle un aspect un peu ondulé. Dessous et pattes
bruns. Sillons antennaires courts, convergents. Tibias munis de
cils épineux à leur bord externe et terminés par de petits éperons.
Congo belge : Lingunda, collection du Musée de Bruxelles ; Came-
roun, collection A. Grouvelle.
Je rapporte avec un certain doute cet insecte au genre Caprodes
Pase., Journ. of Ent., I, p. 126, établi sur le C. asper provenant des
Indes orientales.
Cerylon ovale nov. sp. — Ovatum, sat convexuim, nitidulum,
glabrum, rufo-castaneum; 1° articulo antennarum intus anguloso-
dilatato, 3° elongatissimo, dorso subspherico; capite convextusculo,
punctulalo; prothorace transverso, antice angustalo, parce punclu-
lalo; scutello transversissimo, sublævi; elytris striato-punctatis,
striis ad apicem evanescentibus, intervallis unilinealopunctalis. —
Long. 1 1/2 mill.
Ovale, allongé, modérément convexe, un peu brillant, glabre,
marron clair; antennes courtes, 1* article dilaté, anguleux en
dedans, & plus de deux fois plus long que le 2°, 4 à 9 courts,
serrés, 10° formant une massue globuleuse. Tête légèrement con-
vexe, pointillée, tronquée en avant, finement substriée entre les
naissances des antennes. Prothorax environ deux fois plus large à
la base que long, rétréci en avant, éparsément pointillé; bord anté-
rieur à peine échancré; base subtronquée; côtés presque recti-
lignes; angles postérieurs presque droits. Écusson très transversal,
subrectangulaire, presque lisse. Élytres légèrement plus larges à
la base que le prothorax, environ une fois et demie aussi longs que
larges ensemble à la base, atténués vers le sommet, arrondis
ensemble, ponctués-siriés; stries bien marquées, effacées au
sommet, sur chaque intervalle une ligne de petits points; cour-
bure transversale des élytres régulière, n’accusant pas de plis
latéraux.
Gabon, collection A. Grouvelle; Congo belge : Chilohango, col-
lection du Musée de Bruxelles.
Voisin comme profil général de C. brevicolle Fairm. et striolalum
Grouv.; plus rapproché du premier que du second, mais presque
lisse.
183
Læmophlœus notabilis nov. sp. — Elongatus, parallelus,
- modice convexus, nilidus, glaber, testaceus; antennis sat elongatis,
submoniliformibus, tribus ullimis articulis incrassatis; capite antice
truncato, sat dense punctato, utrinque basin versus antennarum
impresso; prothorace vix transverso, basin versus modice angustato,
sat dense punctalo, utrinque unistriato et juæta striam lateralem
extus impresso, disco in longitudinem late bisubimpresso; scutello
subpentagonali; elytris sat elongatis, ad apicem conjuncetim rotun-
datis, singulo elylro quinque-strialo, striis alternis minus impressis,
humeris dentatis, lateribus plicatis. — Long. 2 1/2 mill.
Allongé, parallèle, médiocrement convexe, brillant, glabre,
testacé. Antennes de la longueur de la tête et du prothorax
ensemble, presque moniliformes, terminées par trois articles plus
épais que les précédents; 2° et 3° articles subégaux. Tête transver-
sale, tronquée en avant, densément ponctuée, impressionnée de
chaque côté vers la base des antennes; labre assez grand, bien
visible; yeux assez saillants. Prothorax à peine transversal, un peu
plus large en avant que la tête au niveau des yeux, faiblement
rétréci à la base, longitudinalement strié de chaque côté, impres-
sionné de chaque côté contre le milieu de la strie latérale; sur le
disque deux très faibles et très larges impressions longitudinales
n’atteignant pas la base, séparées par un espace lisse. Écusson
transversal, sabpentagonal. Élytres environ trois fois aussi longs
que larges ensemble, arrondis ensemble au sommet, chacun avec
cinq stries; stries externes moins marquées; épaules dentées;
marges latérales pliées.
Congo belge : Zambi (Ch. Haas), collection du Musée de
Bruxelles.
Silvanus proximus nov. sp. — Oblongo-elongatus, modice
convexus, nitidulus, pubescens, rufo-ferrugineus, elytris ferrugineis;
antennis sat elongatis, articulis 2-5, prœcipue 2-4, elongatis, angulis
posticis capitis productis, dentatis; prothorace vix elongato, basin
versus angustato, lateribus bisinualis, crenulatis, angulis anticis
extus productis, laie dentatis, disco depresso, in longitudinem vix
biimpresso; elytris prothorace latioribus, oblongo-elongatis. — Long.
2 1/2 mill.
Allongé, oblong, modérément convexe, à peine brillant, pubes-
cent; tête et prothorax roux-ferrugineux, élytres ferrugineux.
Antennes un peu allongées, articles 2 à 4 Lrès nettement plus longs
que larges; 5 seulement un peu plus long. Sculpture générale du
corps rappelant celle de la majeure partie des Silvanus. Angles
postérieurs de la tête aigus, saillants. Prothorax à peine plus long
184
que large en avant, rétréci à la base; côtés crénelés, bisinués;
angles antérieurs aigus, saillants, en forme de dent assez large;
disque déprimé, longitudinalement biimpressionné; impressions
peu marquées. Élytres un peu plus larges que le prothorax, un peu
plus de deux fois plus longs que larges ensemble.
Cameroun (Conradt), collection A. Grouvelle; Congo belge
Kinchassa (Waelbroeck), collection du Musée de Bruxelles.
Espèce voisine de S. orientalis Grouv.; distincte par les angles
postérieurs de la tête dentés.
Silvanus frater nov. sp. — Elongatus, subparallelus, modice
conveæus, nilidulus, pubescens, rufo-ferrugineus; elytris ferrugineis ;
antennis elongatis, articulis 2-7 elongatis, angulis posticis capitis
haud dentatis; prothorace vix transverso, basin versus angustato,
lateribus crenulatis, subrectis, angulis anticis acutis, extus haud
productis, disco subdepresso, in longitudinem vix biimpresso; elytris
prothorace latioribus, elongatis, parallelis. — Long. 2 1/2 mill.
Allongé, subparallèle, modérément convexe, à peine brillant,
pubescent; tête et prothorax roux ferrugineux, élytres ferrugi-
neux. Antennes allongées, atteignant la base du prothorax; arti-
cles 2 à 7 allongés, 8 sensiblement aussi long que large. Sculpture
générale du corps rappelant celle de la majeure partie des Silvanus.
Angles postérieurs de la tête obtus, subarrondis. Prothorax à
peine moins long que large, rétréci à la base; côtés crénelés,
presque droits; angles antérieurs aigus, mais non saillants latéra-
lement; disque subdéprimé, avec deux impressions longitudinales
à peine marquées. Élytres plus larges que le prothorax à la base,
subparallèles, environ deux fois et demie aussi longs que larges
ensemble.
Congo belge : Kinchassa (Waelbroeck), collection du Musée de
Bruxelles et À. Grouvelle.
Lithargus trimaculatus nov. sp. — Oblongo-elongatus,
modice convexæus, fulvo vel flavo-aureo pubescens, ater, singulo
elytro ferrugineo trimaculato; antennis, pedibus subtusque rufo-
piceis; 14 macula elytrorum humerali, aliis subsuturalibus; 1% ante
medio, 22 ad quartaim partem apicalem. — Long. 1 1/2 mill.
Oblong, allongé, légèrement atténué vers ie sommet, très modé-
rément convexe, noir, avec trois taches ferrugineuses sur chaque
élytre, couvert d’une pubescence couchée assez dense, tantôt d'un
roux un peu sombre, tantôt d’un flave doré. Antennes, pattes et
dessous rougeâtres, légèrement assombris. Prothorax environ deux
fois aussi large à la base que long, fortement rétréci en avant,
arrondi et finement bordé de fauve clair sur les côtés, subrugueux.
NT Te ee FLO EL rh
7 ’ Pi (
185
Écusson transversal, triangulaire, arrondi au sommet. Élytres
environ deux fois aussi longs que larges à la base, arrondis
ensemble au sommet; pubescence générale foncée, devenant dorée
sur les taches claires et sur les intervalles des stries latérales;
4" tache humérale, 2° et 3° près de la suture, la 2° avant le milieu,
la 3° vers le dernier quart de la longueur.
San-Tomé, collection A. Grouvelle; Congo belge : Boma, collec-
tion du Musée de Bruxelles.
L’exemplaire du Congo que j’ai eu sous les yeux présente quelques
légères différences avec les nombreux exemplaires de San-Tom
qui figurent dans ma collection; je n'hésite pourtant pas à le consi-
dérer comme n’appartenant pas à une espèce distincte.
Lithargus variegatus nov. sp. — Oblongus, modice conveæus,
parce breviterque fusco vel flavo-aureo pubescens, ater; marginibus
lateralibus prothoracis, scutello et elytris fulvo-testaceis, in singulo
elytro duabus maculis nigris : 1% suturali, circa scutellum, ante
medium et apicem extus trilobata, 2% laterali, ante medium, sub-
quadrata. — Long. 1 mill.
Oblong, modérément convexe, noir, varié de roux testacé et de
jaune légèrement teinté de couleur de poix. Pubescence courte peu
serrée, brunâtre sur les parties sombres du tégument, jaune doré
sur les parties claires. Tête et prothorax noirs; bouche, bords laté-
raux du prothorax et une petite tache devant l’écusson rougeûtre.
Élytres environ une fois et demie aussi longs que larges ensemble
dans la plus grande largeur, chacun avec une bande suturale
foncée, n’envahissant pas l’écusson, mais se dilatant pour l’en-
fermer, se dilatant latéralement un peu avant le milieu et plus
fortement encore avant le sommet; sur le côté, au niveau de la
première dilatation, une tache subrectangulaire. Dessous d’un
testacé légèrement enfumé.
Congo belge : Kinchassa, collection du Musée de Bruxelles.
186
ENS ET
SUR
QUELQUES ABERRATIONS INTÉRESSANTES DE LÉPIDOPTÈRES BELGES
par F. Haverkampf.
Je crois intéressant de signaler dans cette notice un certain
nombre de variétés ou aberrations nouvelles ou peu connues de
Lépidoptères de notre pays et qu’il nous a été donné de rencontrer
au cours de nos chasses de ces dernières années.
Vanessa urticæ L., ab. Nigricaria K. de Moffarts. —
Miscell. Ent., 1% octobre 1895, p. 192. — Cette aberration est
remarquable par l’absence totale d’ocelles bleues aux ailes supé-
rieures comme aux inférieures. Aux supérieures, deux des taches
discoïdales manquent également ; la troisième est plus grande que
chez le type. Les deux premières taches costales se sont fondues en
une seule qui est elle-même rattachée à la troisième par un trait
noir longeant la côte. La tache de l’angle apical descend plus bas
que chez le type et est d’un blanc plus sale. Les ailes inférieures
sont complètement noires, sauf trois petites taches rougeâtres
placées du côté du bord externe. Le dessous des supérieures, beau-
coup plus foncé que chez le type, est bordé à la côte et au bord
externe par une large bande noirâtre. Les taches ordinaires y sont
très peu marquées. Le dessous des inférieures est tout entier d’un
noir intense. La limite de la bande noirâtre de chez le type y est
très faiblement indiquée par une ligne sinueuse d’un noir velouté.
Cette aberration a été prise à Botassart (Bouillon), le 2 août 1895,
par M. le baron Paul de Moffarts. ©
C'était sans aucun doute le seul exemplaire de cette belle aberra-
tion qui ait été pris en Belgique et probablement ailleurs. L’exem-
plaire j' que montre le numéro 157 de la planche a été pris par
moi le 25 octobre 1903, près de la Villa Lorraine, chaussée de La
Hulpe (Bruxelles). Il ne diffère presque en rien de la description
de Nigricaria K. de Moffarts.
Voici les petites différences :
1° La troisième tache discoïdale est aussi grande que chez le type ;
2° la tache blanche de l’angle apical est plus petite que chez le
type; 3° la côte des quatre ailes est d’un jaune sale.
Ces différences sont cependant trop insignifiantes pour con-
stituer une nouvelle aberration. Les aberrations que M. le pro-
fesseur Standfuss, de Zurich, a obtenues expérimentalement
se rapprochaient surtout de la var. Zchnusoides de Sel. qui existe
Rs
nales de la Société Entomologique de Belgique, T. XLVIII (1904). PLANCHE I.
N° 2854. Brephos Parthenias L
var. O
No 157. Vanessa Urticae L.
aberr. Nigricaria K. de Moffarts.
7
Sr
En
en
No 2852. Polyploca Flavicornis L. k STADE
No 1093. Acronycta Menyanthidis View
aberr. © Haverkampfi Lambillion. L
aberr.
No 3700. Abraxas Marginata Z. No 3
aberr. Nigro-unicolorata Æaverkampf. aber
ns par E. MENGER. Phot. E. Castelein L. Lagaert, Brux
Aberrations intéressantes de Lépidoptères belges
LL ere detente LES CHINESE PES à PEER Tr
- Ldy 4 br sr
187
également en Belgique ; elles sont plus noires aux ailes inférieures,
mais, d’après M. Standfuss, on ne pourrait trouver une telle var.
Ichnusoides de Sel. in eætremis dans la nature. Les deux exemplaires
que je signale prouvent le contraire ; il faudrait faire des recherches
sérieuses pour vérifier si cette aberration ne se montre pas plus
souvent en Belgique.
N° 2852. — Polyploca flavicornis L., ab. © Haverkampfñi
Lambil. — Taille et port de flavicornis. Ailes supérieures d’un gris
argenté, uni, très brillant, avec la côte blanchâtre. Chez l’espèce
typique, les ailes supérieures sont d’un gris cendré foncé, saupoudré
de jaunâtre et verdâtre; de tous les dessins du type il ne reste que la
ligne subterminale noire. Taches ordinaires très visibles, surtout
l’orbiculaire, qui est petite, blanchâtre et absolument ronde, bordée
finement de noir et ornée d’un point central noir. Ailes inférieures
d’un gris pâle avec le bord marginal plus foncé; les lignes médianes
font absolument défaut. Dessous des quatre ailes d’un gris pâle
uniforme, sans aucune trace de ligne.
Cette belle aberration, que l’on prendrait au premier abord pour
une nouvelle espèce, a été capturée par moi, le 22 mars 1903, dans
la forêt de Soignes et décrite par M. L.-J. Lambillion, de Namur.
N° 3700. — Abraxas Marginata L., ab. nigro unicolorata
Haverk. — La couleur de la bordure noire des quatre ailes s’est
répandue entièrement sur celles-ci, qui sont devenues complète-
ment noires et montrent absolument le même aspect que chez l’ab.
merularia. J'ai reçu cette belle aberration de M. le baron de
Crombrugghe de Picquendaele, qui l’a capturée le 2 août 1897,
dans la forêt de Soignes.
Il n’y a aucun doute que c’est une aberration d’Abraxas margi-
nata où le mélanisme se montre de la même façon que chez
lab. merularia ou. la var. fuscaria de Venilia macularia. Décrite
le 21 janvier 1904, Bruxelles, par F. Haverkampf.
Le numéro 2854 montre unei aberration intéressante de
Brephos parthenias L., qui a été capturée le 22 avril 1902, à la
forêt de Soignes.
Le numéro 1093 est une aberration étrange © d’Acronycta meny
anthidis View., capturés le 2 juin 1903, dans les Hautes Fagnes,
près de la Baraque-Michel. La couleur du fond des ailes supérieures
est d’un jaune noirâtre; le dessin des rayures a une coloration
brun velours.
Le numéro 3797 est une aberration curieuse de Hybernia Leu-
cophæaria Schiff., capturée le 22 février 1903, à la forêt de
Soignes.
:
PS ne TE pese VE NN SE NEEDS PIN NI
188
J'ajoute encore les descriptions de deux nouvelles formes
d'Epinephele furtina, décrites par M. L.-J. Lambillion, et capturées
par moi, le 2 juillet 1903, à Bodeghem-Saint-Martin.
4. Ab. MARMOREA (ÿ et ® Lamb. — Dessus des quatre ailes
marbré, sur toute la surface, de gris bleuâtre; cette teinte envahit
même la bande discoïdale fauve de la © qui est fort étroite et presque
aussi bien marquée sur les inférieures que sur les supérieures.
Dessous des quatre ailes comme chez le type, mais avec la bande
médiane de la © plus étroite, plus claire et tranchant mieux sur la
couleur du fond, qui est plus foncée que chez les exemplaires
normaux.
2. Var. NIGRO-RUBRA (J Lamb. — Ailes supérieures d’un brun
noir très foncé, rappelant la couleur des Erebia. La bande ordinaire
des ailes supérieures est plutôt antémarginale que discoïdale ; elle
est d’un rouge foncé très vif. Œil apical noir, très petit, pupillé de
blanc et entouré de rouge. Ailes inférieures d’un noir foncé
uniforme ; c’est à peine si l’on aperçoit une différence de teinte dans
la bande médiane qui est légèrement plus foncée que le fond.
Dessous des ailes supérieures d’un rouge brique foncé; bande
antémarginale à peine plus pàle. Œil apical noir, pupillé de blanc
et entouré de jaunâtre. Dessous des ailes supérieures d’un brun
rougeâtre uniforme, avec les deux yeux ordinaires très petits, mais
bien marqués. Les variations, tant en couleur qu’en dessins, qui
caractérisent ce papillon sont si importantes qu’elles ne peuvent se
rapporter à une aberration et ont décidé M. Lambillion à en faire une
variété.
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
VI
Assemblée mensuelle du 5 juin 1904.
PRÉSIDENCE DE M. LE DOCTEUR JACOBS, VICE-PRÉSIDENT.
La séance est ouverte à 8 heures,
— L’approbation du procès-verbal de la dernière séance est
remise à une date ultérieure, ie numéro des Annales n'ayant pu
paraître en temps voulu.
Décision du Conseil. Le Conseil a admis un nouveau membre eff-c-
tif : M. Moser, Bülowstrasse, 60, Berlin W., s’occupant de Cétonides
et présenté par MM. Rousseau et Schouteden.
Correspondance. MM. Gilson et Severin s’excusent de ne pouvoir
assister à la séance.
— M. le Ministre de l’intérieur et de l’instruction publique nous
annonce l’envoi du subside accordé au tome X de nos Mémoires.
Travaux pour les Annales. L'assemblée décide l’impression des
travaux insérés dans ce numéro.
Communications. — M. Hippert signale quelques captures inté-
ressantes de Lépidoptères belges.
Excursion du 10 juillet. L'assemblée décide qu’elle aura lieu à
Exaerde, près Termonde.
La séance est levée à 9 heures,
ANNALÉS DE LA SOC. ENTOM. LE BKI.GIQUE, T. XLVII, 29 vi 1904 13
190
CATALOGUE DES APIDES DE BELGIQUE
par le Dr J.-C. Jacobs.
I. — APIDES SOLITAIRES.
G. PROSOPIS Fbr.
PR. ARMILLATA Nyl. — Fleurus (H.), 6; Genck (Limb.), 6.
PR. ANNULARIS K. — Gand (F1. or.), 7, 8; Tongres (Limb.), 7;
Steinbach (Lux.), 7.
PR. BREVICORNIS Nyl. — La Hulpe (Br.), 7; Ervox (Lux.), 7.
Pr. comMunis Nyl. — Loth (Br.), 8; Enghien (H.), 7.
Pr. coNFusA Nyl. — Forêt de la Houssière (H.), 5.
PR. DILATATA K. — La Hulpe, Diest (Br.), 8.
PR. SIGNATA Pz. — Arlon (Lux.), 6; Beverloo (Limb.), 6; Bruges
(FL. occ.), 6.
PR. VARIEGATA Fb. — La Hulpe (Br.), 7; Beverloo (Limb.), 7.
G. SPHECODES Ltr.
SPH. EPHIPPIUS Lin. — Sph. Geoffrellus, plus tard variegatus,
divisus, miniatus, fasciatus, affinis, atratus, nigritulus. — La
Hulpe, Uccle, Tourneppe (Br.), 7, 9; Bellem (F1. or.), 7; Sainte-
Croix, Heyst (FI. occ.).
SPH. FERRUGINATUS Schenk. — Sph. rufescens Hg. — Val d'Argent,
7; Tourneppe (Br.), 6.
SPH. FUSCIPENNIS Germ. — Sph. Latreillii Wesm.; nigripes Lepel.;
rugulosus Sm.; hispanicus Wesm. — Tournai (H.), 6; Ostende,
7; Heyst (F1. occ.), 9.
SPH. GIBBUS Lin. — Sph. sphecoides K.; molinicornis K.; piceus
Wesm.; rufus Christ. — Melle, 4; Saint-Denis-Westrem (F1. or.),
4; Sainte-Croix, 6, 8, 9; Zeventorren, 5; Heyst, 5; Bruges
(F1. occ.), 7; Buysinghen (Br.), 7.
SPH. SUBQUADRATUS Sm. — Sph. gibbus Wesm. — La Huipe (Br.),
9; Ostende (F1. occ.), &.
SPH. RUBICUNDUS Hg. — Sph. rufiventris Pz. — Beverloo (Limb.),
6; Melle (F1. or.), 9; Rhode-Saint-Genèse (Br.), 7.
SPH. SUBOVALIS Schenk. — Sph. brevis Hg. — Saintes (Br.), 7;
Rebaix, 8; Fleurus (H.), 8.
191
SPH. PILIFRONS Thoms. — Sph. brevicornis Hg. ; similis Foerster, —
Zevecote, 3; Bruges (F1. occ.), 5; Glain (Lo.), 6.
SPH. SCABRICOLLIS Wesm. — Sph. varispinus Foerster — Sainte-
Croix (FI. occ.), 7; Houtaiu-le-Mont (Br.), 6.
G. HALICTUS Ltr.
H. cyLiNpRiCus Fbr. — H. abdominalis K.; fulvocinctus Nyl; pra-
sinus Sm.; rufiventris Gir.; malachurus K.; albipes Fbr.,
Thoms.; albitarsis Schenk. — Espèce commune de mars à
octobre, var. fréquentes.
H. INTERRUPTUS Pz. — H. 4-muculatus K. — Arlon (Lux.), 7.
H. FASCIATUS Nyl. — H. tumulorum L. Thoms.; gramineus Sm.;
Gemmeus D’Ours; subauratus Lep. ; virescens Lep.— Noville-sur-
Mehaigne (Br.), 9.
H. FLAVIPES Fbr., Thoms. — H, seladonius K.; aeratus ? K. —
Saint-Denis-Westrem (F1. or.), 4; Ath (H ), 6; Sainte-Croix, 8,
9 ; Zevecote (F1. occ.), 8; Beverloo (Limb.), 8.
H. LAEVIGATUS K. — H. lugubris J' K. — Arlon (Lux.), 5; Impde,
6; Laerbeek-Bosch (Br.), 6; Dinant (N.), 5.
H. LAEVIS K. — H. fulvicornis K.; subfasciatus Nyl. — Forêt de la
Houssière (H.), 5.
H. LEucopus K. — Tourneppe, 8; La Hulpe, 9; Villers-la-Ville
(Br.), 8; Gand, Saint-Denis-Westrem (F1. or.), 4, 7; Sainte-
Groix (FI£0cc:);7, 8:
H. LEucozonius K. — Ath (H.), 6; Arlon (Lux.), 6; Beverloo
(Limb.), 5, 9; Calmpthout (Anv.), 9; Heyst, 8; Damme, 9;
Ostende (FI. occ.), 7.
H. LucrpuLus Schenk. — Noville-sur-Mehaigne (Br.), 9.
H. MACULATUS Sm. — 1. interruptus Lepel. — Woluwe-Saint-
Lambert (Br.), 5.
H. mMALACHURUS K. — H. apicalis Ç'? Schenk. — Gaesbeek (Br.), 6.
H. MINUTISSIMUS K. — Buysinghen, 5; Noville-sur-Mehaigne (Br.),
4; Forêt de la Houssière (H.), 7.
H. minuTus K. — Henripont (H.), 9; Noville-sur-Mehaigne (Br.), 9.
H. morio Fbr. — Gaesbeek, La Hulpe, 6; Buysinghen (Br.), 7;
Gand (F1. or.), 9; Ath (H.), 5, 6; Arlon (Lux.), 6.
H. MorBILLOssus Kriechb. — Calmpthont (Anv.), 9.
H. miNuTuLUS Schenk. — H. nitidus ® ? Schenk. — Ruysbroeck
(Anv.), 7.
192
H. niripruscuLus K. — Forêt de la Houssière (H.), 7; La Hulpe
(Br.),°7:
H. PUNCTULATUS K. — H. villosulus K.; rufitarsis Thoms. —
Henripont (H.), 7; Tourneppe, Bousval (Br.), 8, 9.
H. paAuxiILLus Schenk. — H. flavicornis. — Auderghem, 5; La
Hulpe (Br.), 5, 7, 9.
H. PUNCTATISSIMUS Schenk. — Noville-sur-Mehaigne (Br.), 9.
H. PULCHELLA Schenk. — H. parvula Mocs.; minitissima Mocs. — -
Forêt de la Houssière (H.), 7.
H. QUADRIGINCTUS Fbr. — Route de Vossegat, 6; Eppeghem, 8;
Auderghem, 6; Schaerbeek (Br.), 8; Frassen, 3; Arlon
(Lux.), 8.
H. QUADRINOTATUS K. — Genval (Br.), 5; Bruges, 4; Heyst (FI. occ.),
8; Mafles (H.), 8.
H. QUADRISTRIGATUS Ltr. — Tervueren, Buysinghen (Br.), 6;
Enghien (H.), 7; Frassen (Lux.), 4.
H. RUBICUNDUS Christ. — H. nidulans Lep. — La Hulpe (Br.), 7;
Genck (Limb.),5 ; Esschenbeek, 8 ; Leeuw-Saint-Pierre (Br.),6;
Arlon (Lux.), 7; Sainte-Croix, Bruges, Ostende (F1. occ.), 8, 9.
H. RUFOGINGTUS Sichel. — H. hœmorrhoidalis ' Schenk; bifasciatus
Schenk. — Rixensart (Br.), 6; Arlon (Lux.), 5.
. SEXCINCTUS Fbr., Nyl. —- H. arbustorum Ill. ; quadricinctus Oliv.
— Henripont (H.), 6.
. SEXNOTATUS K. — Esschenbeek (Br.), 8; Arlon (Lux.), 7; Zeven-
toren (F1. occ.), 9; Wassenaer (F1. or.), 8; Beverloo (Limb.), 8;
Sainte-Croix (F1. occ.), 8; Ghlin (H.), 8. |
. SMEATHMANELLUS K. — Fleurus (H.), 6.
. XANTHOPUS K. — La Cambre, Noville-sur-Mehaigne, Saint-Job
(Br.), 7; Tournai (H.), 6.
. ZONULUS Sm. — Notre-Dame-aux-Bois, 5; Bueken, 6; Buy-
singhen (Br.), 6.
G. ANDRENA Ltr.
. AUSTRIACA Pz. . — A. rosæ Pz. ©. — Fleurus, 6; Henripont
(H.), 7.
. ALBICANS Mull. — A. hemorrhoa Fbr. — Prairies de l'Ecole
vétérinaire, 3; Laerbeek-Bosch, 5; Huyssinghen (Br.), 5;
Enghien (H.), 5; Gand (F1. or.), 5; Arlon (Lux.), 4, 5; Zeven-
toren (F1. occ.), 4. f
. ALBICRUS K. — Eppeghem (Br.), 4.
À.
193
. ALBOFASCIATA Thoms. — À. Melitta Afzeliella var. g. Kirb. —
Ruart, Rixensart, La Hulpe (Br.), 5, 6, 6; Henripont (H.), 6.
. CHRYSOSCELES K. — La Hulpe, 4; La Roche, 5; Eppeghem
(Br.), 4.
. CHRYSOPYGA Schenk. — Forêt de la Houssière (H.), 5.
. CINERARIA Lin. — Bueken, 4; Forêt de Meerdael (Br.), 5;
Enghien, 5; Ath, 4; Tournai (H.), 5, 6.
. CINGULATA Fbr. — Verrewinkel, 5; Rouge-Cloitre (Br.), 6;
Forêt de la Houssière (H.), 6.
CLARKELLA K. — À. bicolor Fbr. — Dilbeek, Ternath, 6;
Linkebeek, Groenendael (Br.), 5; Willebroeck (Anv.), 6.
. COMBINATA Christ. — Stockel, Auderghem, La Hulpe (Br.), 5.
CONVEXIUSCULA K. — À, albofasciata Thoms., Schum.; inter-
media Thoms.; Afzeliella K.; fuscata K., Sm. — La Hulpe,
Verrewinkel, Boitsfort, Jette-Saint-Pierre, La Roche (Br.),
6, 5, 6.
. CYANESCENS Nyl. — Forêt de la Houssière (H.), 4.
. DISTINGUENDA Schenk. — Woluwe-Saint-Lambert (Br.), 4.
. EXIMIA Sm, —- À, spinigera K. — Verrewinkel, 6; Rhode-Saint-
Genèse (Br.), 5; Willebroek (Anv.), 9.
. EXTRICATA Sm. — À. fasciata Wesm. (Schenk.). — Fleurus
(E)S 6:
. FLESSÆ Pz. — Verrewinkel (Br.), 6.
. FUCATA Sm. — Boitsfort (Br.), 5; Forêt de la Houssière (H.), 5.
. FULVA Schrank. — Ternath, Boitsfort, Rouge-Cloître (Br.), 6, 4,
6; Gand (F1. or.), 4; Arlon (Lux.), 5.
. FULVAGO Christ. — La Cambre, Genval, Beersel (Br.), 5, 5, 7;
Gand (F1. or.), 5; Sainte-Croix (FI. occ.), 6.
FULVESCENS Sm. — Boitsfort, Rhode-Saint-Genèse (Br.), 6, 5;
Sainte-Croix, 5; Steenbrugghe (FI. occ.), 8; Tournai; Chercq
(H:);:5.
. FULVICRUS K. — Prairies de l’Ecole vétérinaire, 4; La Hulpe
(Br.); Ath (H.), 4.
. FULVIDA Schenk. — Laerbeek-Bosch (Br.), 5.
. GWYNANA K. — Enghien (H.), 5; Calmpthout (Anv.), 7; Villers-
la- Ville, 5; Bodeghem-Saint-Martin, 5 ; Beersel (Br.), 7 ; Maffles
(H.), 4.
. HATTORFIANA Fbr. — La Hulpe, 5; Boitsfort, 6; Forêt de
Meerdael (Br.), 6; Steinbach (Lux.), 7; Gand (F1, or.), 7;
Attre, H., 7.
194
A. LisTERELLA K. — Saventhem, 6; Haeren (Br.), 5
A. LABIALIS K. — Boitsfort, La Hulpe (Br.), 6
A. LUCENS Imh. — Rixensart, 4; La Hulpe (Br.), 5
A. MINUTULA K. — À. parvula var. Sm. — Wellerieken, Beersel,
Rixensart (Br.), 5; Forêt de la Houssière (H.), 5
A. MARGINATA F. — À. Cetii Schrank., Sm., Schmied. — Verre-
winkel (Br.), 6; Beverloo (Limb.), 9
A. NITIDA K. — La Roche, Laerbeek-Bosch (Br.), 6; Gand
(FI. or à 4; Sainte- Croix (FI. occ.), 4; Tournai (H.), 5; Arlon
(Lux.), 5
A. NIGRO-ÆNEA K. — La Roche, 6; Buysinghen, 5; Linkebeek, 4;
Huyssinghen (Br.), 4
A. NANA K. — Genval (Br.), 5
A. OvVINA K. — À. pratensis Nyl. — Gand (FI. or.); Zevecote (FI.
occ.), 3, 4; Chemin de Rosières, 5; Saintes, 5; Tourneppe, 6;
Laerbeek-Bosch (B.), 6
A. PARVULA K. — La Roche, Beersel, Rixensart (Br.), 5; Forêt de
la Houssière (H.), 5.
A. PILIPES Fbr. — Dilbeek, 4; Ternath, 5; Buysinghen (Br.), 7;
Beverloo (Limb.), 6; Arlon (Lire PUTÉE Serie (FL. occ.), 6
Tournai (H.), 6
A. POLITA Sm. — Konigsloo, Haren (Br.), 4
A. PUBESCENS K. — A. fuscipes K. — Villers-la-Ville, 8; Beersel
(Br.), 7
A. PROXIMA K. — Eppeghem, Saint-Job (Br. 5
A. PROPINQUA Schenk. — A, Lewinella K. — La Hulpe, 6; La
Cambre (Br.), 7; Henripont (H.), 6
À. PRŒCOX SCOp. — À. helvola Thoms.; Smithella K. — La Roche,
4; Bodeghem-Saint-Martin,6; Rouge-Cloître,6; Villers-la-Ville,
5; Bousval, 4; Ruart (Br.), 4; La Houssière (H.), 5
À. SCcHENKI Mor. — A. Rosæ Eversn.; Schrankella Nyl. — Verre-
winkel (Br.), 6; Sainte-Croix (F1. occ.), 5; Arlon (Lux.), 5;
Tournai, 5,6; Chercq (H.), 6; Lierre (Any.), 6
A. TIBIALIS K. — Bousval (Br.), 5; Ath (H.), 7; Sainte-Croix
(FIL. occ.), 5; Flobecq (H.), 6; Blankenberghe (FI. occ.), 6
À. TRIMMERANA K. — Calmpthout (Anv.), 6; Ternath, Beersel
(Br.), 6
À. SCHAWELLA K. — Melitta coitana K. — La Hulpe (Br.), 9.
. THORACICA Fbr. (Friese). — A. pectoralis Perrez. — Enghien
(H.), 6
195
. VARIANS K. — Wemmel (Br.); Calmpthout (Anv.), 7; Genval, 5;
La Roche (Br.), 6.
. VENTRALIS Imh. — Rixensart, 4; La Hulpe (Br.), 5.
. XANTHURA K. — À. Wilkella K. — Bousval, Esschenbeek, La
Cambre (Br.), 5; Calmpthout (Anv.), 6.
G. COLLETES Ltr.
. FODIENS Ltr. — Calmpthout (Anv.), 9; Woluwe-Saint-Lambert
(Br:);6.
. SUCCINCTA Lin. — Verrewinkel, La Hulpe, 7; Linkebeek (Br.).
+ CANICULARIS Lin. — Sainte-Croix (F1. occ.), 5; Rixensart (Br), 7;
2
Zeventoren (FI. occ.), 4.
DAVIESANA K. — C. floralis Ev. — Villers-la-Ville (Br.), 8.
G. PANURGUS Litr.
. CALCARATUS SCOp. — P. lobatus Fbr.— La Hulpe, 7; Buysinghen
(A5 1) PA
. BANKSIANUS Kirb. — P, ater Ltr. — La Hulpe (Br.), 8; Puers
(Anv.), 8; Beverloo (Limb.), 7.
. DENTIPES Ltr. — Beverloo (Limb.), 7; Tervueren, 8; Saint-Job
(Br.), 5; Gand (F1. or.), 7; Sainte-Croix, Bruges (F1. occ.), 8.
G. MACROPIS Pz.
. LABIATA Pz. — Calmpthout (Anv.), 8; Beverloo (Limb.), 7; La
Hulpe (Br.), 8.
G. HALICTOÏDES Nyl.
. DENTIVENTRIS Nyl. — Calmpthout (Anv.), 6, 7; Le Ruart, 8;
Bueken (Br.), 7.
. INERMIS Nyl. — Calmpthout (Anv.), 6,7; Notre-Dame-aux-Bois
(Br.), 8.
G. RHOPHITES Spin.
. QUINQUE SPINOSUS Spin. — Calmpthout (Anv.), 7, 8. WA
. GANUS Ev. — Rhophitoides canus Schrank. — Gaesbeek (Br.), 8,
196
se
A 2
A.
G. DUFOUREA Lepel.
. VULGARIS Schenk. — Auderghem, 6; Esschenbeek (Br.), 8.
. HALICTULA Nyl. Thoms., op. 316, 3. — Calmpthout (Anv.), 8.
G. DASYPODA Ltr.
. HIRTIPES Îllg. — D. plumipes Pz. — Bruges, Ostende (FI.
occ.), 8; Le Ruart (Br.), 7:
G. MELITTA K.
. TRICINCTA K. — M. leporina Pz. — Willebroeck, 7 ; Calmpthout
(Anv.), 8.
. HEMORRHOÏDALIS Fbr. —Willebroeck (Anv.),8; Henripont (H.),7,
. MELANURA Nyl. — Environs de Bouillon, 7; Steinbach (Lux.), 8.
G. SYSTROPHA Ltr.
. CURVICORNIS Scop. — Chimay (H.), 9. 1 exemplaire.
G. CERATINA Ltr.
CYANEA K. — C. cœrulea Sm. — Auderghem, 1 exemplaire
(coll. W. in Mus.); Forêt de la Houssière (H.), 7.
G. XYLOCOPA Litr.
. VIOLACEA Fbr. — Environs de Thuin (H.), 7.
G. EUCERA Litr.
. LONGICORNIS Lin. — Boitsfort, Jette-Saint-Pierre (Br.), 6; Wille-
broeck (Anv.), 6; Enghien (H.), 5; Gand (F1. or.), 5.
G. SAROPODA Litr.
. ROTUNDATA Pz. — Forêt de la Houssière (H.), 7.
G. ANTHOPHORA Litr.
FURCATA Pz. — Schepdael (Br.), 5.
HAWORTANA K. — À. œstivalis Pz. — Auderghem (Br.), 5.
t:.1
). @
197
ACERVORUM Fbr, — À. retusa K. — Prairies de l’Ecole vétéri-
naire, Buysinghen, Auderghem (Br.), 5; Bruges (F1. occ.), 5;
Tournai, 4, 6; Froyennes (H.), 6.
. PARIETINA Fbr. — Var. A. villosa Fbr. — Rhode-Saint-Genèse,
Verrewinkel, Groenendael (Br.), 6; Steinbach (Lux.), 7; Ath,
7; Flobecq (H.), 6.
. PILIPES Fbr. — Maffles, Ath (H.), 5; Lierre (Anv.), 5; Arlon
(Lux.), 4.
. QUADRIMACULATA Fbr. — Commun juin-juillet.
G. HERIADES Nyl.
. CAMPANULARUM K. — Tervueren, Genval, Tourneppe (Br.), 6, 7;
Beverloo (Limb.), 6, 8; Zevecote (FI. occ.), 7.
. NIGRICORNIS Nyl. — Gand (F1. or.), 6, 7; Gaesbeek, La Hulpe
(Br.), 7, 8; Arlon (Lux.), 6; Beverloo (Limb.), 7,8; Bruges,
Zevecote (FI. occ.), 8.
H. TRUNCORUM Lin. — Trypetes truncorum Schenk. — Calmpthout
(Anv.), 9.
H. MAxILLOSA Lin. — G. Chelostoma Ltr. — Auderghem, Uccle,
Boitsfort (Br.).
G. OSMIA Ltr.
. ÆNEA Lin. — O. cœrulescens Fbr. —- Calmpthout (Anv.), 6;
Arlon (Lux.), 5; Gand (F1. or.), 5, 7.
. AURULENTA Pz. — Céroux-Mousty (Br.), 5; Dinant (Nam.), 5;
Heyst (F1. occ.), 6; Tournai (H.), 6.
. ADUNCA Litr. — Dinant (Nam.), 5.
. BICOLOR Schrank. — Ruysbroeck (Br.), 4.
. BICORNIS Lin. — Prairies de l'Ecole vétérinaire, Ruysbroeck
(Br.), 4; Gand (FL. or.), 5; Arlon (Lux.), 4.
. CORNUTA Ltr. — Prairies de l’Ecole vétérinaire, Ruysbroeck
(Br.), 4; Lierre (Anv.), 5; Ath (H.), 4; Zevecote (F1. occ.), 7.
. FULVIVENTRIS Pz. — Céroux-Mousty (Br.), 6; Zevecote, 7;
Sainte-Croix (F1. occ.), 6.
. FUCIFORMIS Ltr. — Villers-la-Ville, Bousval, Le Ruart (Br.), 5.
. LEUCOMELANA K. — Le Ruart (Br.), 6.
. PAPAVERIS Ltr, — Calmpthout (Anv.), 6; Le Ruart, La Roche
(Br.), 6.
. SPINULOSA K. — Calmpthout (Anv.), 6; La Hulpe (Br.), 6;
Heyst (F1. occ.), 6, 8,
198
G. CHALICODOMA Lepel.
CH. MURARIA Lin. — Courcelles (H.), 5.
G. MEGACHILE Ltr.
. ARGENTATA Fbr. — Calmpthout (Anv.), 8; Henripont (H.), 7;
Beverloo (Limb.), 8; Gand (F1. or.), 7; Heyst, Blankenberghe,
Sainte-Croix (FI. occ.), 7, 8.
. APICALIS Spin. — Eppeghem (Br.), 8; Calmpthout (Anv.), 9.
. CENTUNCULARIS Lin. — Ruysbroeck, Schepdael (Br.), 5; Gand
(FL. or.), 7, 8, 9; Bruges, Sainte-Croix (FI. occ.), 8; Ath (H.),
6; Steinbach (Lux.), 7.
. CIRCUMCINCTA K. — Villers-la-Ville (Br.), 6; Sainte-Croix
(F1. occ.), 7; Steinbach (Lux.), 7,
. ERICETORUM Lep. — M. fasciata Sm. — Tervueren (Br.), 6;
Gand (F1. or.), 7; Bruges (F1. occ.), 7.
. LAGOPODA Sm. — Calmpthout (Anv.), 6; Beverloo (Limb.), 7.
. LIGNISECA K. — Sainte-Croix (F1. occ.), 8. 1 exemplaire.
. MARITIMA K. — Heyst (F1. occ.), 7; Beverloo (Limb.), 7.
. WILLOUGHBIELLA K. — La Hulpe, 9; Schepdael (Br.), 7;
Calmpthout (Anv.), 8; Gand (F1. or.), 8; Beverloo (Limb.), 7.
G. TRACHUSA Pz. — G. Diphysis Lepel.
. SERRATULA Pz. — Steinbach (Lux.), 8. 2 exemplaires.
G. ANTHIDIUM Fbr.
. LITURATUM Pz. — La Hulpe (Br.), 9.
. MANICATUM Lin. — La Hulpe (Br.), 9; Rebaix (H.), 6; Sainte-
Croix, 6; Bruges (FI. occ.), 7.
. PUNCTATUM Ltr. — Tournai (H.), 8. 1 exemplaire.
. STRIGATUM Pz. — La Hulpe, Buysinghen (Br.), 9; Beverloo
(Limb.), 6; Bloemendael (F1. occ.), 7.
Il. — APIDES SOCIALES
G. BOMBUS Latr.
. AGRORUM Fbr. — Esschenbeek, Genval, Auderghem, 5; Groe-
nendael, Le Ruart (Br.), 8; Gand (F1. or.), 8; Arlon, 5, 7, 8;
D 4 M à a AE NO NE à A CS OS
ES 26e AMEL F5 . :
- < et *
199
Frassen (Lux.), 5; Sainte-Croix (FI. occ.), 9; Beverloo
(Limb.), 9; Ervox (Lux.), 5.
Var. B. tricuspis Kriech. — Groenendael (Br.), 8.
Var. B. pascuorum Scop. (?). — Groenendael (Br.), 9.
Var. B. mniorum Fbr., Schmied. — Steinbach (Lux.), 9.
Var. B. arenicola Thoms. — Beersel (Br.), 5; Chimay (H.),
6; Knocke (FI. occ.), 6.
. CONFUSUS Schenk, — Val d'Argent (Br.), 5; Enghien (H.), 5;
Orval (Lux.), 6.
. DISTINGUENDUS Mor. — Boitsfort (Br.), 5; Willebroeck (Anv.), 7;
Groenendael, 8; Tervueren, 6; Vivier-d’Oie (Br.), 5,9; Tournai
(H.), 6; Rochefort (Nam.), 6.
. HORTORUM Lin. — Ecole vétérinaire, 4; Huyssinghen, 5; Lem-
becq (Br.), 4; Forêt de la Houssière, 8; Ath (H.), 5; Arlon
(Lux.), 5, 7, 6; Beverloo (Limb.), 9.
Var. B. ruderatus Fbr. — Auderghem, 8; Le Ruart, 8;
Dilbeek (Br.), 4; Ath (H.), 5; Schaffen (Limb.), 5.
Var. B. nigricans Schmied. — Rixensart (Br.), 4.
Var. C. £ Thoms.
Var. C. J Schenk. — Henripont (H.), 6.
. HYPNORUM Lin. — Beersel, 5; Groenendael, 9; Linkebeek (Br.),
9; Calmpthout, 8; Willebroeck (Anv.), 8; Forêt de la Houssière
(H.), 8 ; Gand (F1. or.), 7; Bruges (F1. occ.), 8; Hockaï (Lg.), 8;
Sainte-Croix, 9; Zwynaerde (FI. occ.), 8.
Var. B. callidus J' Erichs. (?). — Auderghem (Br.), 9.
. LAPIDARIUS Lin. — Groenendael, 7; Esschenbeek, 9; Buvysin-
ghen, 5; La Hulpe, 9; Bueken (Br.), 9; Henripont, 6; Ath
(H.), 8; Gand (FL. or.), 7, 9; Bruges, 8; Ostende, 9; Knocke
(FI. occ.), 8.
Var. B. albicans Schmied. — Route de Rosières (Br.), 8.
. LATREILLELUS K. — Arlon (Lux.), 7; Esschenbeek (Br.), 6;
Orval (Lux.), 7; Le Ruart (Br.), 8; Quatrecht (F1. or.), 6;
Sainte-Croix (F1. occ.), 8.
Var. B. borealis © Schmied. — Forêt de la Houssière (H.), 5.
. MASTRUCATUS Gerst. — Hertogenwald (Lg.), 8; Flobecq (H.), 7.
. COGNATUS Steph. — B. muscorum Fabr. — Le Ruart (Br.), 7;
Calmpthout (Anv.), 8; Ath (H.), 5; Bruges (FI. occ.), 6; Uccle
(Br.), 6; Arlon (Lux.), 5, 8; Beverloo, Schaffen (Limb.), 9.
. POMORUM Pz. — Rixensart, 4; Boitsfort, 5; Auderghem (Br.), 6;
Tournai (H.), 6, 7, 8.
Var. B. nigro-maculatus Schmied. — Le Ruart (Br.), 9;
Mariemont (H.), 9.
200
B. PRATORUM Lin. — Groenendael, 5; Genval (Br.), 5, 6; Henri-
pont (H.), 6; Arlon (Lux.), 4; Beverloo (Limb.), 9; Diest (Br.),
6; Oostcamp (F1. occ.), 6; Ormignies (H.), 7.
Var. B. Burrellanus %' K. — Henripont (H.), 6.
Var. B. subinterruptus J' K. — Huyssinghen (Br.), 3.
B. RAJELLUS K.— Forêt de la Houssière (H.),8; Bellem (F1. or.), 7;
Ostende, 8 ; Knocke (FI. occ.), 9; Tournai, 7; Courcelles (H.), 8.
B. SYLVARUM Lin. — Rixensart, 4; Buysinghen (Br.), 8; Forêt de
la Houssière (H.), 8; Frassen (Lux.), 8.
Var. B. nigrescens Perez. — Fleurus © (H.), 8; Hemixem
(Anv.), 7.
B. SOROENSIS Fabr.
B. soroensis, form. genuina. — Eghezée (Nam.), 7; Péruwelz
(H.), 6.
B. soroensis, Var. laetus Schmied. — Forêt de la Houssière
(EH), 7:
B. soroensis, var, proteus Gerst. — Enghien (H.), 6; environs
de Bouillon (Lux.), 8.
B. soroensis, var. sepulchralis Schmied. — Dinant (Nam.), 7;
Gand (F1. or.), 5; Bloemendael (F1. occ.), 6.
B. TERRESTRIS Lin. — Auderghem, 5; Bousval, Huyssinghen, 4;
Notre-Dame-aux-Bois (Br.), 8; Arlon (Lux.), 5; Bruges (FI.
occ.), 6; Henripont (H.), 6; Ostende (F1. occ.), 9; Rebaix
(H.), 6.
Var. B. cryptarum Fbr. — Enghien (H.), 6.
Var. B. lucorum Lin. — Eppeghem (Br.), 6; Orval (Lux.),
6; Glain (Lg.), 7.
Var. B. sporadicus Nyl. — Notre-Dame-aux-Bois (Br.), 8;
Hockai (Lg.), 7; Selzaete (F1. or.), 6.
B. vARIABILIS Schmied. — Tervueren, 5; Boitsfort (Br.), 6; Enghien
(H.), 6; Melle (F1. or.), 5; Hestreux (Lg.), 6
G. APIS Lin.
À. MELLIFICA Lin. — Var. ligustica Spin. — Commun.
III. — APIDES PARASITES
G. PSITHYRUS Lep.
PS. BARBUTELLUS K. — Bodeghem-Saint-Martin, 5, 6; Saint-Job
(Br.), 6; Enghien (H.), 5; Lierre (Anv.), 6; Steinbach (Lux.), 6.
P. barbutellus Œ' var. L. Schmied. — Verrewinkel (Br.), 9.
Ps.
Ps.
Ps.
ST
ST.
. CONICA Lin. — C. acuta Nyl. — Enghien, Henripont (H.), 7;
201
CAMPESTRIS Pz. — Hoeylaert, Boitsfort, Buysinghen (Br.), 7;
Wavre-Sainte-Catherine (Anv.), 9; Flobecq (H.), 8; Beverloo
(Limb.), 6; Sainte-Croix (F1. occ.), 6, 8; Ath (H.), 10; Gand, 7;
Saint Denis-Westrem (F1. or.), 8; Orval (Lux.), 8.
Ps. Francisanus K., var. Schmied. — Notre-Dame-aux-Bois
(Br.), d', 8.
QUADRICOLOR Lepel. — Willebroeck (Anv.), 5; Saint-Job, 4;
Wellerieken, Bueken, 7; Beersel, 6; Boitsfort (Br.), 8; Steen-
brugghe, Knocke (FI. occ.), 8.
Ps. citrinus, var. Schmied. — Woluwe-Saint-Lambert,
Beersel (Br.), 6; Willebroeck (Anv.), 5; Diest (Br.), 7.
VESTALIS Fourc. — Genval, La Hulpe (Br.), 5; Hockai (Lg.), 6;
Frassen (Lux.), 6.
Ps. vestalis, var. © n° 1 Schmied. — Boitsfort (Br.), 8.
Ps. vestalis, var. © n° 2 Schmied. — Buysinghen, Bousval, 7 ;
Saint-Job, 6; Auderghem (Br.), 8.
Ps. vestalis, var. j' n°1 Schmied. — Auderghem, Beersel, 8 ;
Val d’Argent (Br.). 8; Forêt de la Houssière (H.), 8.
Ps. vestalis, var. j' n° 2 amænus Schmied. — Le Ruart
(Br.), 5.
G. STELIS Ltr.
ATERRIMA Pz. — Céroux-Mousty (Br.), 7; Steinbach, 8;
Frassen (Lux.), 7.
PHÆOPTERA K, — Chimay (H.), 7. 1 exemplaire.
G. CŒLIOXIS Ltr.
?
Hermeton (Nam.), 7.
. RUFESCENS Lep. — Ortho (Lux.), 8; Rochefort (Nam.), 8.
. VECTIS Curtis. — C. punctata Lepel. — Forêt de la Houssière
(H.), 6; Orval (Lux.), 7.
G. AMMOBATES Litr.
. BICOLOR Lepel. — Sysseele (FI. occ.), 7. 1 exemplaire.
G. EPEOLUS Ltr.
. VARIEGATUS Lin. — Sainte-Croix (F1. occ.), 8; La Hulpe (Br.), 8,
4 exemplaire; Calmpthout (Anv.), 9; Beverloo (Limb.), 7;
Sysseele (FI. occ.), 7.
202
G. PHILEREMUS Ltr.
PH. PUNCTATUS Fbr. — Eghezée (Nam.), 8. 1 exemplaire.
. JACOBEÆ Pz. (Schm. 12). — Le Ruart, 5; La Hulpe (Br.), 8;
G. NOMADA Fbr.
. ALBO-GUTTATA H. Sch. (Schm. 61). — Beersel (Br.), 5; Enghien
(H.), 5; Steinbach (Lux.), 6.
. ARMATA H. Sch. (Schm. 76). — Calmpthout (Anv.), 9, 5; Gand
(FL. or.), 4.
. BIFIDA Thoms. (Schm. 60). — Calmpthout, Willebroeck
(Anv.), 6.
. BOREALIS Zett. (Schm. 64). — Wavre-Sainte-Catherine (Anv.), 5.
. DISTINGUENDA Mor. (Schm. 69). — Brasschaet (Anv.), 6. 2 ex.
. FABRICIANA Lin. (Schm. 94). — La Roche, Wellerieken (Br.),
5; Saint-Denis-Westrem (F1. or.), 4; Mont-Saint-Aubert (H.),
6; Willebroeck (Anv.), 8; Hermeton (Nam.), 8.
. FERRUGINATA K. (Schm. 90). — N. germanica Fbr. —
Tournai, 5, 6; Mont-Saint-Aubert, 6, 7; Herquignies, 6;
Mafñfles (H.), 5; Steenbrugghe (FI. occ.), 5; Ath (H.), 5;
Hermeton (Nam.), 6; environs de Bouillon (Lux.), 6.
. FLAVO-GUTTATA K. (Schm. 65). — Forêt de la Houssière (H.), 6;
Esschenbeek, Rhode-Saint-Genèse (Br.), 5.
. FUCATA Pz. (Schm. 10). — La Roche, 6; Dieghem (Br.), 4;
environs de Bouillon, Frassen (Lux.), 5; Mont-Saint-Aubert
(H.), 6; Zeventoren (FI. occ.), 5.
. FURVA Pz. (Schm. 68). — Calmpthout, Willebroeck (Anv.), 6;
Rixensart (Br.), 5.
. FUSCICORNIS Nyl. (Schm. 72), — Woluwe-Saint-Lambert,
Céroux-Mousty (Br.), 6; Brasschaet (Anv.), 6; Ortho (Lux.), 6;
Gand (F1. or.), 5; Knocke (F1. occ.), 6.
GUTTULATA Schenk. (Schm. 47). — Le Ruart (Br.), 6. 2 exempl.
Enghien (H.), 7; Schelle (Anv.), 7; Beverloo (Limb.), 8.
. LATERALIS Pz. (Schm. 51). — Laerbeek-Bosch, 5; Rixensart, 4;
Forêt de Meerdael (Br.), 6; Enghien (H.), 6.
. LATHBURIANA K. (Schm. 23). — Sainte-Croix (FI. occ.), 5;
Enghien, 4; Rebaix (H.), 6; Ervox (Lux.), 6.
. LINEOLA Pz. (Schm. 2). — Willebroeck (Anv.), 4; La Roche
(Br.), 5; Schelle (Anv.), 6.
Var. N. cornigera K. — Forest (Br.), 3.
ER a SEE SE CO SL UT PC RME OR
203
. MARSHAMELLA K. (Schm. 3). — Le Ruart, La Roche (Br.), 5;
Tournai (H.), 5, 7; Bellem (F1. or.), 7.
. OCHROSTOMA K. (Schm. 45). — Rouge-Cloître, 6; Wellerieken,
4; La Hulpe (Br.), 6; Schaffen (Limb.), 6; Sysseele (FL. occ.), 6
. RHENANA Mor. (Schm. 49). — Rixensart, 4; Céroux-Mousty
(Br.), 6.
. ROBERTJEOTIANA Pz. (Schm. 8). — Groenendael, 9; La Hulpe
(Br.), 8; Enghien, Forêt de la Houssière (H.), 8; Sainte-Croix
(FI. occ.), 8
. RUFICORNIS Lin. (Schm. 64). — Rouge-Cloître, 5; Stockel, 5;
Genval (Br.), 5; Enghien, 5; Forêt de la Houssière (H.), 6;
Forêt de Meerdael (Br.), 6; Gand (F1. or.), 4; Frassen (Lux.), 5;
Glain (Lg.), 5
Var. N. glabella Thomson. — Commune.
. SIMILIS Mor. (Schm. 73). — Le Ruart (Br.), 6
Var. 1 Schmied. — La Hulpe (Br.), 8. Assez rare, 3 exempl.
. SUCCINCTA Pz. (Schm. 1). — La Roche, Rouge-Cloiître, Saintes
(Br.), 5; Tournai, 5, 6; Mont-Saint-Aubert, 6; Ghlin LES
Calmpthout (Anv.), 6
. SOLIDAGINIS Pz. (Schm. 7). — Notre-Dame-aux-Bois, Val d’Ar-
gent (Br.), 5; Glain, Hockai (Lg.), 5
. SEX FASCIATA Pz. (Schm. 16). — Jette-Saint-Pierre, 6; Céroux-
Mousty (Br.), 7; Rebaix (H.), 6; Hestreux (Lg.), 6; Flobecq
CHOSE G
. ZONATA Pz. (Schm. 53). — Calmpthout (Anv.), 5, 7; Stockel,
Tervueren (Br.), 6; Mariemont, Flobecq (H.), 6; Hermeton
(Nam.), 6; Arlon (Lux.), 7; Glain (Lg.), 5
G. MELECTA Ltr.
. LUCTUOSA Scop. — Genval (Br.), 5; Selzaete (F1. or.), 6
. PUNCTATA K. — Uccle (Br.), 5, 6; Enghien (H.), 6.
G. CROCISA Litr.
. HISTRIONICA Fbr. — C. scutellaris Pz. — Wemmel (Br.), 6, 7;
environs de Bouillon (Lux.), 7.
ESPÈCES NOUVELLES D'ONTHOPHAGUS AFRICAINS
de la collection du Musée royal de Belgique
par H. d’Orbigny.
M. Severin ayant bien voulu me confier la détermination des
Onthophagides africains de la collection du Musée royal de Bel-
gique, je donne seulement, pour le moment, les descriptions des
espèces nouvelles que j’ai vues dans cette collection, et de deux
autres qui m'ont été communiquées par M. J. Gillet. J’aurais à
signaler, pour celles déjà décrites, un certain nombre de localités
intéressantes, mais il me semble préférable de réserver ces rensei-
gnements pour le travail d'ensemble que je fais sur les Onthopha-
gides d’Afrique.
Onthophagus cupreovirens n. sp. — MNüuüidus, capile pro-
thoraceque viridi-cupreis, elytris Ͼneo-nigris virescentibus, pygidio
vèridi-nigro; supra breviter flavo-pubescens. Capite subtiliter punc-
tato, clypeo genisque rugosis, genis temporibusque sparsim et fortiter
punctatis; clypeo leviter sinuato; fronte arcuatim longe carinata ;
vertice medio paulo ante oculorum marginem anticum transversim
valide tuberculato. Prothorace toto simpliciter et subdense punctato,
punctis magnis, minoribus in disco intermixtis, punctorum interstitiis
non distincte rugosis; medio longitudinaliler non sulcato; lateribus
postice valde sinuatis; basi, medio excepto, non marginata. Elytris
tenuiter striatis; intervallis fortiter et simpliciter punctatis, medio
longitudinaliter subelevato et lævi. Pygidio confertim punctato,
punctis magnis, minutis intermixtis. Tibiarum anticarum margine
externo quadridentato. — Long. 5,5 mill.
Brillant; tête et prothorax d’un cuivreux rougeâtre à forts reflets
verts; élytres d’un noir bronzé à reflet vert ; pygidium, dessous du
corps et pattes d’un noir verdâtre, sauf le métasternum cuivreux;
massue des antennes testacée. Tête, prothorax, élytres et pygidium
à courte pubescence jaune. Épistome légèrement sinué en devant;
joues médiocrement saillantes et régulièrement arrondies; front
avec une carène arquée atteignant la suture des joues; vertex avec
un très gros tubercule transverse, situé un peu en avant du bord
antérieur des yeux ; l’épistome garni de rugosités transverses, les
joues couvertes de rugosités mélangées de quelques très gros
points, le reste de la tête finement ponctué, sauf les tempes garnies
de très gros points écartés. Prothorax sans rebord à la base, sauf
dans le milieu; les angles postérieurs presque vifs; les côtés forte-
205
ment sinués près de ces angles, à peine arrondis entre le milieu et
les angles antérieurs ; la ligne médiane sans sillon longitudinal; la
région des angles postérieurs sans dépression; le devant sans saillie
ni dépression; toute la surface uniformément à ponctuation simple,
assez serrée, composée de gros points mélangés de points plus petits,
sauf les côtés sans mélange de points fins; l’intervalle des points
non distinctement rugueux. Élytres plus larges que le prothorax,
arrondis latéralement ; stries fines ; interstries à forte ponctuation
simple et assez serrée, leur milieu un peu élevé en côte longitudi-
nale lisse. Pygidium pas tout à fait deux fois aussi large que long,
couvert d’une ponctuation serrée,composée de gros points mélangés
de points fins; la carène de la base en arc de cercle. Tibias anté-
rieurs quadridentés à leur côté externe; leur angle apital interne
obliquement coupé. — Ouest de l'Etat du Congo : Kinchassa
(Waelbroeck), un seul exemplaire ©.
Voisin des ©. tridentipes d’Orbigny (in Ann. Soc. Ent. Fr., 1902,
p. 28), décrit du Congo français, et anomalipes d’Orb. (1. c., p. 29),
décrit du Gabon ; en difière principalement par la tête avec un gros
tubercule transverse, situé un peu en avant du bord antérieur des
yeux, le front et le vertex finement ponctués, la ponctuation du
prothorax composée de points inégaux, les tibias antérieurs quadri-
dentés à leur côté externe.
M. J. Gillet m’a communiqué l’espèce suivante :
O. adornatus n. sp. — Minutus, nitidulus; capite prothoraceque
Ͼneo-nigris; elytris pallido-testaceis, utrinque ad medium macula
nigra, subtriangulari, ornatis, intervallo juxtasuturali in tertia ante-
riore nigro ; pygidio nigro; supra totus setis pallidis, brevibus, hirtus.
Capite granulato; clypeo emarginato; fronte angulatim carinata ;
vertice duobus tuberculis minutis, obliquis, inter oculos instructo.
Prothorace simpliciter, uniformiter, fortiter et parce punctato; Late-
ribus poslice non sinuatis; basi, medio excepto, non marginata.
Elytris tenuiter striatis; intervallis subconveæxis, omnibus uniseriatim
subfortiter punctatis. Pygidio sparsim punctato. — Long. 2,8 mill.
Très petit, assez brillant; tête et prothorax d'un noir bronzé;
élytres d’un testacé pâle, avec l'interstrie juxtasutural noir sur son
tiers antérieur seulement, et chacun une grosse tache noire,
subtriangulaire, située vers le milieu, s'étendant du 2° au 7° inter-
trie, et se reliant, par son angle interne, à l'extrémité de la partie
noire de l'interstrie juxtasutural, son bord antérieur à peu près
parallèle à la base des élytres; épipleures testacés; pygidium,
dessous du corps et pattes noirs, sauf l’extrémité des cuisses, les
tibias et les tarses brun-rouge; massue des antennes d’un testacé
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVIL, 29 Vi 1904 15
pâle. Tête, prothorax, élytres et pygidium garnis de soies pâles,
dressées, courtes mais grosses, et écartées. Épistome profondément
échancré en arc de eercle à son bord antérieur; joues peu saillantes
et arrondies; front avec une courte carène très anguleusement
arquée et n’atteignant pas à beaucoup près la suture des joues;
vertex avec deux petits tubercules obliques, situés à peu près entre
les milieux des yeux; toute la tête garnie de gros granules assez
écartés, Prothorax sans rebord à la base, sauf dans le milieu; les
angles postérieurs obtus mais très accusés ; les côtés arrondis sur
leur tiers antérieur seulement, puis formant une ligne droite sur
leurs deux tiers postérieurs, sans trace de sinuosité; la ligne
médiane sans sillon longitudinal; le devant sans saillie ni dépres-
sion; toute la surface à ponctuation simple, très uniformément
grosse et écartée. Élytres un peu plus larges que le prothorax,
arrondis latéralement; siries fines; interstries subconvexes, tous,
même le latéral, avec une seule rangée de points simples, assez
gros et écartés. Pygidium presque deux fois aussi large que long, à
ponctuation très écartée. — Guinée : Lagos (coll. J. Gillet), un seul
exemplaire.
Cette petite espèce ne ressemble à aucune autre; elle est surtout
remarquable par la dilatation latérale du prothorax située beaucoup
plus en avant qu’elle ne l’est ordinairement chez les Onthophagus,
ses côtés formant une ligne droite sur leurs deux tiers postérieurs,
tous les interstries des élytres, même le latéral, avec une seule
rangée de points, la grosse ponctuation régulière du prothorax. Ses
élytres testacés, avec chacun une grosse tache noire, la distinguent
de toutes les autres espèces qui ont également le prothorax à
ponctuation simple, sa base sans rebord, ses côtés sans sinuosité
près des angles postérieurs.
O. arcifer n. sp. — Parum nitidus, niger, supra vix perspicue
flavo-pubescens. Capile uniformiler confertim punctato; clypeo pro-
funde emarginato; fronte longe carinata, carina fere recta et usque
ad capitis marginem externum producta ; vertice utrinque juxta oculi
marginenm internum corniculato, corniculis carina tenui, arcuata,
conjunclis. Prothorace toto simpliciter, dense et parum profunde
punclato, punctis umbilicatis, submagnis, paulo minoribus inter-
mixtis, antice medio arcuatim late lobato et subtiliter carinato; late-
ribus postice non sinuatis; basi non distincte marginata. Elytris sat
late striatis ; entervallis planis, subtiliter et sparsim, ad latera parum
dense granulatis. Pygidio subdense et parum profunde punctato. —
Long. 7,5 mill.
Peu brillant; entièrement noir, massue des antennes noire.
Dessus glabre, sauf des soies assez grosses, mais extrêmement
“207
courtes et à peine visibles sur le prothorax et les élytres, à peine
plus longues sur le pygidium. Épistome profondément échancré en
devant; côtés de la tête très légèrement sinués à la jonction des
joues et de l’épistome; joues assez saillantes, formant en dehors un
angle obtus à peine émoussé; front avec une longue carène presque
droite, atteignant le bord externe de la tête; vertex avec deux petites
cornes droites et dressées, un peu divergentes, situées sur le bord
postéro-interne des yeux, et reliées par une fine carène fortement
arquée, située entre les milieux des yeux; toute la tête uniformé-
ment à ponctuation simple, assez grosse et très serrée, sauf celle du
vertex qui est peu serrée. Prothorax très indistinctement rebordé à
la base; les angles postérieurs arrondis et à peine accusés: les
côtés nullement sinués près de ces angles, arrondis entre le milieu
et les angles antérieurs; la ligne médiane sans sillon longitudinal;
le devant avec une large et forte saillie médiane occupant plus du
tiers de la largeur, limitée à sa partie antérieure par une fine carène
très fortement arquée et formant une courbe régulière, seulement
un peu aplatie dans le milieu; en outre, la déclivité antérieure
légèrement déprimée derrière chaque corne; toute la surface
uniformément couverte d’une ponctuation serrée, simple, ombili-
quée, très peu profonde, et composée de points assez grands,
mélangés de points un peu plus petits. Élytres à peu près de même
largeur que le prothorax, arrondis latéralement; stries assez larges ;
interstries plans, très finement alutacés, et garnis de fins granules
très épars sur les interstries dorsaux, peu serrés sur les côtés.
Pygidium au moins aussi long que large, assez densément garni
d’une ponctuation très peu profonde; la carène de la base formant
dans le milieu un angle bien prononcé. Dessous des cuisses inter-
médiaires et postérieures entièrement à ponctuation fine et écartée.
— Soudan égyptien : Sennar (ex-coll. J. Thomson), un seul exem-
plaire (Y.
Voisin du reticulatus d'Orbigny (in Ann. Soc. Ent. Fr., 1909,
p. 55), décrit du Soudan français; en diffère par la tête sans reflet
bleu, les joues non dilatées en lobe, le vertex avec deux petites
cornes reliées par une fine carène arquée (au lieu d’avoir seulement
deux gros tubercules coniques situés entre les milieux des yeux), la
saillie médiane du prothorax beaucoup plus large et non accom-
pagnée d’un tubercule de chaque côté, la ponctuation du prothorax
moins serrée, l’intervalle des points ne constituant pas un réseau de
fines rides, les élytres à stries moins larges, les interstries dorsaux
garnis de fins granules très épars (au lieu d’être densément
garnis de granules assez gros, mélangés de granules beaucoup plus
petits).
208
O. anthracites n. sp. — Parum nitidus, niger, antennarum
clava testacea; supra brevissime flavo-pubescens. Capite confertim
granulato, carina tenui, recta, inter oculorum margines anticos sita,
instructo, verlice maris conferlim punctalo; clypeo anguste apud
marem subsinuato, apud feminam exciso. Prothorace simpliciter et
fortissime, ad basim atque ad latera densissime, in disco dense, antice
in medio parce punctato; lateribus postice sinuatis; basi marginata.
Elytris late striatis; intervallis planis, confertim granulatis. Pygidio
subdense punctato. — Long. 9-11 mill.
Peu brillant, entièrement noir, sauf la massue des antennes d’un
testacé un peu brunâtre, le prothorax souvent à très léger reflet
bleuâtre. Tête, prothorax, élytres et pygidium à pubescence jaune,
extrêmement courte et à peine visible. Épistome très légèrement et
très étroitement sinué en devant (ÿ, très étroitement échancré
et légèrement bidenté ©; joues médiocrement saillantes, formant
en dehors un angle obtus largement arrondi, puis sinuées entre cet
angle et l’œil; tête avec une seule carène très fine et droite, située
entre les bords antérieurs des yeux, parfois très peu accusée; toute
la surface couverte de granulations très serrées, sauf un espace
transverse, complètement lisse et bien délimité, situé sur la partie
postérieure du vertex, le reste du vertex j à grosse ponctuation
rugueuse et très serrée. Prothorax rebordé à la base; les angles
postérieurs très largement arrondis; les côtés nettement sinués
près de ces angles, arrondis entre le milieu et les angles anté-
rieurs; la ligne médiane sans trace de sillon longitudinal; le devant
sans saillie ni dépression, mais ordinairement «' brusquement
déclive dans le milieu; toute la surface à très grosse ponctuation
simple, profonde et ombiliquée, cette ponctuation très serrée à la
base et sur les côtés, serrée sur le disque, écartée en devant dans
le milieu. Élytres plus larges que le prothorax, arrondis latérale-
ment; stries larges; interstries plans, garnis de granules allongés
et serrés, un peu moins serrés sur le 2° interstrie. Pygidium pas
beaucoup plus large que long 4, presque deux fois aussi large que
long ©, garni de points simples, assez gros, peu profonds et assez
serrés; la carène de la base formant dans le milieu un angle bien
prononcé mais à sommet arrondi. — Sénégambie (ex-coll.
J. Thomson), Guinée (Bocandé, id.).
Voisin des O. Maindroni d’Orbigny (in Ann. Soc. Ent. Fr., 1897,
p. 232), décrit de la Somalie, et carbonarius Klug (in Monatsber.
Akad. Berl., 1855, p. 653), décrit du Mozambique; en diffère prin-
cipalement par la carène de la tête fine et droite dans les deux
sexes, et située exactement entre les bords antérieurs des yeux, la
ponctuation du prothorax beaucoup plus grosse et serrée, les inter-
stries des élytres garnis de granules serrés (tandis qu’ils sont garnis
209
de granules très écartés chez le Maindroni, de points simples chez
le carbonarius).
O. Bocandei n. sp. — Mitidus; capile prothoraceque cupreo-
Ͼneis, virescentibus, elytris lestaceis, pygidio Ͼneo; supra glaber,
elytrorum lateribus et pygidio brevissime flavo-pubescentibus. Capite
subtiliter punctato, antice rugoso; clypeo anguste truncalo; fronte
non carinata; vertice inter oculos et illorum in medio transversim
tuberculato. Prothorace uniformiter, simpliciter, subfortiter ac sub-
dense punctato, antice medio angulatim producto, anquli apice rotun-
dato; lateribus postice valde sinuatis; basi marginata. Elytris ad
suturam late, ad latera subtilius striatis; intervallis planis, parce
granulatis, lateribus parum dense asperato-punctatis. Pygidio parum
dense punctato. — Long. 5 mill.
Brillant; tête et prothorax d’un bronzé assez clair, à forts reflets
cuivreux et verts; élytres entièrement testacés; pygidium, dessous
du corps et pattes d’un bronzé obscur, à reflet vert; massue des
antennes testacée. Dessus glabre, sauf les côtés des élytres et le
pygidium à très courte pubescence jaune. Épistome un peu pro-
longé en avant, légèrement relevé et étroitement tronqué à son
bord antérieur; joues peu saillantes et presque arrondies; front sans
trace de carène; vertex avec un gros tubercule transverse, situé
entre les milieux des yeux; toute la tête à ponctuation simple, fine
et assez serrée, sauf le devant de l’épistome garni de fines rides
transverses. Prothorax rebordé à la base; les angles postérieurs très
obtus mais à peine arrondis; les côtés fortement sinués près de ces
angles, arrondis entre le milieu et les angles antérieurs; la partie
postérieure avec une légère impression longitudinale médiane;
le devant avec une forte saillie médiane ni cariniforme ni tubercu-
liforme, mais formant un angle dirigé en avant, très prononcé et à
sommet assez largement arrondi; toute la surface uniformément
à ponctuation simple, ombiliquée, assez forte et assez serrée, sauf
une étroite ligne longitudinale lisse sur le milieu du disque. Élytres
plus larges que le prothorax, arrondis latéralement; les trois pre-
mières stries larges, les autres étroites; interstries plans, garnis de
fins granules écartés, se transformant sur les côtés en ponctuation
râpeuse assez fine et peu serrée. Pygidium à ponctuation peu serrée;
la carène de la base en arc de cercle. — Guinée (Bocandé), un seul
exemplaire.
Voisin des O. semivirescens d'Orbigny (in Ann. Soc. Ent. Fr.,
1902, p. 90), décrit du Sénégal, aereidorsis d'Orbigny (1. c., p. 91),
décrit de l'Érythrée, et apiciosus d’Orbigny (1. c., p: 92), décrit de
l'Afrique orientale allemande; en diffère principalement par les
élytres testacés, l'épistome étroitement tronqué, le prothorax avec
une forte saillie médiane formant un angle arrondi.
210
O. minax n. sp. — Subopacus; capite prothoraceque subobscure
viridibus; elytris pallido-lestaceis, epipleuris et intervullo juxta-
suturali nigris, maculisque nigris, parvis, in duas fascias transversas
partim dispositis; pygidio nigro; supra totus breviter pallido-hirtus.
Capite modice brevi, confertim granulato; clypeo bidentato; genis
subrotundatis, mediocriter dilatatis; fronte arcuatim carinata; ver-
tice multo post oculorum marginem posticum breviler carinato.
Prothorace amplo, uniformiter dense granulalo, supra angulos
posticos non depresso, antice simplici; lateribus postice valde sinuatis ;
basi subangulatim producta, non marginata. Elytris prothorace fere
non longioribus, profunde striatis; intervallis conveæis, dense granu-
latis. Pygidio confertim asperato. — Long. 4-5,5 mill.
Presque mat; tête et prothorax d’un vert un peu obscur; élytres
d’un testacé pâle, avec l’interstrie juxtasutural et les épipleures
noirs, deux rangées transverses irrégulières de petites taches noires,
l’une vers le tiers antérieur, l’autre vers le tiers postérieur, en par-
tie reliées entre elles vers les côtés, mais laissant l’interstrie latéral
testacé sur toute sa longueur, en outre une petite tache à la base du
5° interstrie, une autre petite sur le calus huméral, et une avant
l'extrémité; pygidium, dessous du corps et pattes noirs; massue des
antennes testacée. Tête, prothorax, élytres et pygidium entièrement
à courte pubescence dressée et d’un jaune pâle. Tête pas beaucoup
plus large que longue; épistome profondément incisé à son bord
antérieur et fortement bidenté; joues médiocrement saillantes et
presque arrondies; front avec une assez courte carène arquée, située
après le milieu de la tête, un peu en avant du bord antérieur des
yeux; vertex avec une courte carène située bien en arrière des yeux,
contre le bord antérieur du prothorax; toute la tête garnie de gra-
nules serrés. Prothorax très grand, formant dans le milieu de sa
base un angle obtus assez prononcé, sans rebord à la base; les
angles postérieurs très obtus mais à peine arrondis; les côtés forte-
ment sinués près de ces angles, arrondis entre le milieu et les angles
antérieurs; la partie postérieure avec une courte mais assez pro-
fonde impression longitudinale médiane; la région des angles
postérieurs régulièrement convexe; le devant sans saillie ni dépres-
sion; toute la surface uniformément couverte de fins granules
serrés. Élytres un peu plus étroits et à peu près de même longueur
que le prothorax, arrondis latéralement; stries médiocrement larges
mais profondes; interstries convexes, uniformément couverts de
fins granules serrés. Pygidium à ponctuation serrée et fortement
granuleuse ou rugueuse; la carène de la base formant dans le milieu
un angle assez prononcé et à sommet arrondi. Extrémité interne
des tibias antérieurs formant un angle obtus. — Etat du Congo :
Moliro, sur le bord sud-ouest du lac Tanganyika (J. Duvivier).
211
Ressemble beaucoup au brevipennis d'Orbigny (in Ann. Soc. Ent.
Fr., 1902, p. 117), décrit du Sénégal et de la Casamance; en diffère
seulement par le dessus plus mat, la tête et le prothorax d’un vert
non bronzé, les taches des élytres un peu différentes et notamment
l’interstrie latéral testacé sur toute sa longueur (au lieu d’être large-
ment taché de noir sur sa moitié postérieure), toute la pubescence
un peu moins courte, et non couchée mais dressée, les joues un
peu moins saillantes, le front ayant une carène arquée (au lieu
d'avoir une petite lame quadrangulaire et dressée ou un tubercule
transverse), le prothorax à sillon longitudinal médian beaucoup plus
court, sans carène en devant,
O. Duvivieri n. sp. — Subopacus, niger; supra glaber, protho-
racis elytrorumque lateribus et pygidio breviter flavo-pubescentibus.
Capite confertim rugoso, clypeo truncato, fronte breviter carinata,
vertice inter oculorum margines poslicos tuberculato, Prothorace for-
titer et dense, in medio basis subtilius et parcius granulato, utrinque
supra angulos posticos profunde depresso et fere lœvi, antice valide
bituberculato ; lateribus postice sinuatis; basi non marginata. Elytris
late striatis; intervallis planis, parce et subfortiter granulatis, Pygidio
subtenuiler et parum dense granulato. — Long. 8 mill.
Presque mat, entièrement noir. Dessus glabre, sauf les côtés du
prothorax, les côtés des élytres et le pygidium à courte pubescence
jaune. Épistome tronqué en devant; joues assez saillantes, légère-
ment arquées sur leur moitié antérieure, légèrement sinuées sur
leur seconde moitié; front avec une courte carène arquée n'attei-
gnant pas la suture des joues; vertex avec un gros tubercule situé
entre les bords postérieurs des yeux; toute la tête couverte de fortes
rugosités serrées. Prothorax sans rebord à la base; les angles pos-
térieurs bien accusés; les côtés fortement sinués près de ces angles,
arrondis entre le milieu et les angles antérieurs; la ligne médiane
sans sillon longitudinal; la région des angles postérieurs avec une
profonde impression; le devant avec deux gros tubercules complè-
tement séparés; toute la surface couverte de gros granules serrés,
sauf le milieu de la région basilaire plus finement et moins densé-
ment granulé, les dépressions des angles postérieurs presque
lisses, garnies seulement de très fins granules à peine visibles.
Élytres à peu près de même largeur que le prothorax, arrondis
latéralement; stries larges; interstries plans, garnis d'assez gros
granules écartés. Pygidium presque deux fois aussi large que long,
garni de fins granules peu serrés; la carène de la base en arc de
cercle. Extrémité interne des tibias antérieurs obliquement coupée ;
leur éperon brusquement coudé en dedans avant l'extrémité, puis
brièvement acuminé. — Est de l'Etat du Congo : Mpala, sur le lac
Tanganyika (J. Duvivier), un seul exemplaire Q.
212
Très voisin du scaber Roth (1851, apud Wiegm., Arch. f. Naturg.,
XVII, I, p. 195), décrit de l’Abyssinie; n’en diffère guère que par
l’épistome non échancré, les granules du prothorax gros et serrés,
sauf dans le milieu de la région basilaire (au lieu d’être uniformé-
ment assez fins et peu serrés), les dépressions des angles posté-
rieurs plus profondes, et presque lisses (au lieu d’être très distinc-
tement granulées), les granules du pygidium beaucoup moins
écartés, le dessus du corps presque entièrement glabre (au lieu
d’être entièrement garni d’une pubescence jaune bien apparente).
M. J. Gillet m'a communiqué l’espèce suivante :
O. semiviridis n. sp. — Mitidulus; capite prothoraceque cupreo-
viridibus; elytris rubro-testaceis, dimidio posteriore rubro-fusco;
pygidio testaceo; supra flavo-pubescens, capite prothoracisque disco
glabris. Capite simpliciter punctato, punctis inæqualibus; clypeo
apice recurvo et subrotundato; fronte non carinata; vertice inter
oculos et illorum fere in medio valide tuberculato. Prothorace granu-
lato, supra angulos posticos non depresso, antice transversim sub-
calloso; lateribus postice valde sinuatis; basi, medio excepto, non
marginata. Elytris tenuiter striatis; intervallis planis, ad suturam
parum dense, ad latera densius granulatis. Pygidio parce granulato.—
Long. 8 mill.
Assez brillant; tête et prothorax d’un vert à reflets cuivreux;
élytres d’un testacé rougeâtre, largement mais très vaguement
tachés de brun rougeâtre sur leur moitié postérieure; épipleures
brun-rouge, sauf leurs rebords noirs; pygidium testacé ; dessous du
corps et pattes d’un vert cuivreux obscur, sauf les côtés et l’extré-
mité de l’abdomen d’un testacé rougeâtre; massue des antennes d’un
testacé brunâtre. Tête et disque du prothorax glabres, côtés du
prothorax, élytres et pygidium à pubescence jaune et assez courte.
Épistome étroit en devant, fortement relevé et un peu arrondi à son
sommet; joues médiocrement saillantes, formant en dehors un
angle très obtus mais presque vif; front sans trace de carène;
vertex avec un gros tubercule situé à peine en avant du milieu des
yeux; le milieu de la tête, en avant du tubercule, légèrement mais
largement concave, et garni de points fins peu serrés, mélangés de
quelques gros points épars, tout le reste de la tête à grosse ponc-
tuation serrée, mélangée de quelques points fins, toute la ponctua-
tion simple. Prothorax sans rebord à la base, sauf dans le milieu;
les angles postérieurs bien prononcés et presque vifs; les côtés
fortement sinués près de ces angles, légèrement arrondis entre le
milieu et les angles antérieurs, sauf une très petite sinuosité à peine
213
appréciable, tout près de ces derniers; la partie postérieure avec
une courte impression longitudinale médiane; la région des angles
postérieurs sans trace de dépression; le devant avec une vague trace
de callosité transverse occupant un peu moins du tiers de la
largeur; toute la surface garnie de granules assez gros et assez
serrés, sauf un petit espace, dans le milieu de la base, à grosse
ponctuation râpeuse. Élytres plus larges que le prothorax, arrondis
latéralement; stries fines; interstries plans, garnis de granules peu
serrés vers la suture, serrés sur les côtés. Pygidium très peu plus
large que long, garni de fins granules assez écartés ; la carène de
la base formant dans le milieu un angle à peine accusé. — Achanti
(coll. J. Gillet), un seul exemplaire
Cette espèce ne ressemble à aucune autre; sa coloration, son
_épistome relevé et arrondi, son front sans carène, permettent de la
distinguer facilement des autres espèces ayant, comme elle, le
prothorax granulé et sans rebord à la base.
O. Tschoffeni n. sp. — Nitidulus; capite prothoraceque fusco-
nigris, interdum prothoracis lateribus margineque anteriore et partim
basi leviter rufescentibus; elytris sive testaceis, in intervallis impa-
ribus longitudinaliler nigro-viltatis, sive nigris, basi, lateribus atque
apice testaceo-maculatis; pygidio testaceo; supra brevissime flavo-
pubescens. Apud marem capite subtiliter punctulato, nonnullis
punctis magnis sparsis, clypeo toto fortiter ac parum dense punctato,
apice rotundato, fronte arcuatim valide carinata, vertice lamina
gradatim a basi in cornu producta, interdum triangulari, fere inter
oculorum margines anticos sita, instructo. Prothorace fortiter et sub-
dense asperato-punctato, ad latera antice granulato, apud marem
antice bituberculalo, vel sæpius medio depresso et late lœvi; lateribus
postice leviter sinuatis; basi marginala, margine utrinque indistincto.
Elytris sublenuiter striatis; intervallis planis, parum dense granu-
latis. Pygidio confertim fortiter punctato. — Long. 4,5-5 mill,
Assez brillant; tête et prothorax d’un brun noir, le prothorax
souvent d’un brun légèrement rougeûtre sur les côtés, étroitement
le long du bord antérieur et en partie le long de la base; élytres
testacés, avec les épipleures et l’interstrie juxtasutural noirs, et
des bandes longitudinales noires, n’atteignant ni la base ni l’extré-
mité, situées sur les 3°, 5° et 7° interstries; parfois ces bandes plus
étendues, réunies en une seule grande tache noire, et ne laissant
testacées qu’une petite tache à la base du 4° interstrie, nne tache
humérale, une grande partie des côtés, et largement l’extrémité,
sauf l’interstrie juxtasutural; pygidium entièrement testacé; dessous
du corps et pattes d’un brun foncé, sauf les cuisses testacées ;
massue des antennes testacée. Tête, prothorax, élytres et pygidium
214
à pubescence jaune extrêmement courte. Épistome en courbe
aplatie en devant; joues peu saillantes et régulièrement arrondies;
front avec une forte carène arquée atteignant la suture des joues;
vertex avec une petite lame située à peine en arrière du bord anté-
rieur des yeux, graduellement rétrécie dès sa base, tantôt assez
longue, un peu inclinée en arrière et prolongée en corne, tantôt
courte, dressée et régulièrement triangulaire ; la tête impercepti-
blement et éparsement pointillée, avec quelques gros points très
épars, sauf l’épistome entièrement à grosse ponctuation peu serrée
et légèrement rugueuse, mélangée de quelques points fins. Pro-
thorax rebordé à la base, mais le rebord très indistinct sur une
certaine longueur de chaque côté; les angles postérieurs largement
arrondis; les côtés faiblement sinués près de ces angles, en ligne
presque droite entre le milieu et les angles antérieurs; le tiers
postérieur avec une impression longitudinale médiane assez pro-
noncée; la région des angles postérieurs avec seulement une très
petite dépression à peine appréciable; le devant avec une dépres-
sion médiane chez les exemplaires à longue corne céphalique, avec
deux petits tubercules bien séparés chez les exemplaires à lame
courte; toute la surface à grosse ponctuation râpeuse assez serrée,
se transformant en granules sur la région antérieure des côtés, sauf,
chez les exemplaires à longue corne, le devant très largement lisse
dans le milieu. Élytres un peu plus larges que le prothorax,
arrondis latéralement ; stries assez fines; interstries plans, garnis
de granules peu serrés. Pygidium à grosse ponctuation serrée; la
carène de la base en arc de cercle. Extrémité interne des tibias
antérieurs munie d’une épine très fine. — Bas-Congo : entre
Banana et Boma (M. Tschoffen), un exemplaire 4; Congo (ex-coll.
J. La Fontaine), un exemplaire (;.
Cette espèce est extrêmement voisine du sellatus Klug (pygialis
Thomson, cf. d'Orbigny, in L’Abeille, XXIX, p. 298), dont j'ai vu un
grand nombre d'exemplaires provenant du Cameroun et du Congo
français; elle en diffère seulement, au moins chez les , par le front
avec une forte carène arquée, le vertex avec une lame graduelle-
ment rétrécie en corne dès sa base, le front lisse, sauf un pointillé
écarté à peine visible et quelques gros points très épars, l’épistome
entièrement à grosse ponctuation peu serrée. Chez le 4’ du sellatus
le front n’a pas de carène, ou, seulement chez les exemplaires à
corne céphalique peu développée, une carène très peu accusée; la
lame du vertex, sauf chez les exemplaires peu développés, a ses
côtés parallèles, puis se rétrécit brusquement et se prolonge en
corne; la ponctuation du front est uniformément fine mais bien
visible et assez serrée, celle de l’épistome est fine dans le milieu,
forte sur les côtés.
eût Wa a a di RE 2e Es de
215
O. flavorufus n. sp. — Mitidus, totus dilute rufo-testaceus,
supra breviter flavo-pubescens. Capite in clypeo dense rugoso, in
fronte lœvi, in genis parce rugoso, in temporibus parce et fortiter
punctato; clypeo rotundato; fronte arcuatim carinata, carina utrin-
que angulatim fleæa et oblique inter clypeum et genas usque ad
marginem externum producta; vertice carina brevi, subrecta, inter
oculos et illorum in medio sita, instruclo. Prothorace fortiter ac
parum dense, ad basim simpliciter, antice aspere punclato, punctis
minutis intermixtlis, ad latera antice granulato, antice medio arcua-
tim subcarinato; lateribus postice sinuatis; basi marginata. Elytris
subtenuiter striatis; intervallis subconvexis, partim biseriatim granu-
lato-punctatis, Pygidio confertim punctato, punclis magnis, minutis
intermixtis. — Long. 5 mill.
Brillant, entièrement d’un testacé clair et légèrement rougeûtre.
Dessus à courte pubescence jaune, dressée sur la tête, le prothorax
et le pygidium, couchée et un peu plus courte sur les élytres.
Épistome en courbe un peu aplatie en devant; joues médiocrement
saillantes et arrondies; front avec une forte carène arquée atteignant
la suture des joues, puis se coudant à angle obtus et se prolongeant
obliquement en avant, un peu plus finement, entre l'épistome et les
joues, jusqu’au bord externe; vertex avec une courte carène très
légèrement en arc renversé dans son milieu, droite vers ses extré-
mités, n’atteignant pas à beaucoup près les yeux et située entre
leurs milieux; l’épistome densément garni de fines rides transverses,
le front complètement lisse, sauf un pointillé à peine visible, les
joues avec quelques rugosités, les tempes avec quelques gros points.
Prothorax finement rebordé à la base; les angles postérieurs un peu
arrondis; les côtés nettement sinués près de ces angles, arrondis
entre le milieu et les angles antérieurs; le tiers postérieur avec un
sillon longitudinal médian assez accusé; la région des angles posté-
rieurs sans dépression; le devant avec une assez courte arête
émoussée transverse, régulièrement arquée; toute la longueur à
grosse ponctuation peu serrée, simple vers la base, râpeuse en
devant, mélangée de nombreux points fins, cette ponctuation se
transformant en granules sur la région antérieure des côtés. Élytres
un peu plus larges que le prothorax, arrondis latéralement; stries
assez fines; interstries légèrement convexes, garnis de points gra-
nuleux en partie disposés sur deux rangées. Pygidium à ponctuation
serrée, composée de gros points mélangés de points fins; la carène
de la base formant dans le milieu un angle très obtus et à sommet
arrondi. — Nord de l'État du Congo : Djabbir, sur le Haut-Ouellé
(Duvivier), un seul exemplaire.
Cette petite espèce ne ressemble à aucune autre; sa couleur entiè-
216
rement d’un testacé rougeâtre clair, son épistome arrondi, son pro-
thorax à ponctuation composée de gros points mélangés de points
fins, permettent de la distinguer facilement des autres espèces
ayant, comme elle, le prothorax à ponctuation râpeuse et à base
rebordée.
O. rufaticollis n. sp. — Parum nilidus; capite prothoraceque
subæneo-nigris, prothoracis lateribus late rubro-testaceis ; elytris tes-
taceis, interdum intervallis 3°, 5° et 7° longitudinaliter in medio
fusco-vittatis, intervallo juxtasuturali fusco; pygidio testaceo. Supra
totus breviter, in pygidio paulo longius, flavo-pubescens. Apud
marem cupile parce asperato, in medio sparsim punctato, clypeo
rotundato, fronte non carinata, vertice lamina angusta, longa, recli-
nata, subquadrata, medio in cornu producta, interdum brevi, erecta,
triangulari, inter oculos armato. Prothorace granulato, antice apud
marem medio depresso et fere lœvi, interdum indistincte bicalloso;
lateribus postice sinualis; basi marginata. Elytris late striatis; inter-
vallis fere planis, parum dense granulatis. Pygidio parum dense
punctato. — Long. 6-7,5 mill.
Peu brillant; tête et prothorax d’un noir brunâtre à léger reflet
bronzé, le prothorax très largement taché de testacé rougeâtre sur
les côtés; élytres d’un testacé un peu rougeûtre, tantôt sans taches,
avec seulement le bord sutural brunâtre, tantôt avec l’interstrie
juxtasutural brun, et des bandes longitudinales brunâtres, situées
vers le milieu sur les 3°, 5° et 7° interstries; pygidium entièrement
testacé; dessous du corps et pattes d’un brun noirâtre, sauf les
cuisses testacées; massue des antennes testacée. Dessus à pubes-
cence jaune, très courte et couchée sur le prothorax et les élytres,
moins courte et dressée sur le pygidium. Épistome régulièrement
arrondi, ou en courbe aplatie en devant; joues peu saillantes et
arrondies; front sans carène; vertex avec une assez longue lame
très étroite, située à peu près entre les milieux des yeux et n'occu-
pant guère plus du tiers de leur intervalle, inclinée en arrière, à
côtés parallèles, se rétrécissant brusquement et se prolongeant en
corne dans son milieu; chez les petits exemplaires la lame courte,
dressée, triangulaire et située à peu près entre les bords postérieurs
des yeux; la tête garnie de rugosités écartées, sauf le milieu fine-
ment et éparsement ponctué. Phothorax rebordé à la base; les
angles postérieurs arrondis; les côtés fortement sinués près de ces
angles, arrondis entre le milieu et les angles antérieurs; le tiers
postérieur avec une assez forte impression longitudinale médiane ;
la région basilaire avec une très légère impression de chaque côté
près des angles postérieurs; le devant largement déprimé dans le
milieu, ou, chez les petits exemplaires, avec deux faibles traces de
217
calus, et une petite dépression médiane en avant de ces calus;
toute la surface garnie de granules peu serrés sur la moitié posté-
rieure, plus serrés en devant, sauf la partie déprimée qui est
presque lisse. Élytres un peu plus larges que le prothorax, arrondis
latéralement; stries larges; interstries presque plans, garnis de
granules peu serrés. Pygidium presque aussi long que large, à
ponctuation peu serrée; la carène de la base formant dans le
milieu un angle peu prononcé. Extrémité interne des tibias anté-
rieurs formant un angle droit. — Centre de l’Etat du Congo : Haute-
Maringa (L. Mairesse); Congo (ex-coll. E. Candèze).
Cette espèce, dont je connais seulement le ', ressemble beaucoup
au pugionatus Fähr., var. latefulvus d’'Orbigny (in Ann. Soc. Ent.
Fr., 1902, p. 173); elle en diffère par les côtés du prothorax large-
ment d'un testacé rougeâtre, la pubescence du pygidium un peu
plus longue et plus nettement dressée, la lame du vertex, chez les
« bien developpés, très étroite et à côtés parallèles, puis brusque-
ment rétrécie et prolongée en corne (au lieu d’être graduellement
rétrécie en corne dès sa base), la petite lame triangulaire du
vertex, chez les j' peu développés, située à peu près entre les bords
postérieurs des yeux (au lieu d’être située entre leurs milieux), le
devant du prothorax, chez ces petits j, avec seulement deux traces
de calus (au lieu de deux tubercules).
O. (Proag.) superbus n. sp. — Nitidus; capite prothoraceque
cupreis, prothoracis disco cupreo-fusco, elytris viridibus, pygidio
cupreo, antennarum clava testacea; supra totus flavo-pubescens.
Capite granulato, clypeo rotundato, fronte non carinata, vertice inter
oculos medio valide tuberculato, utrinque denticulato. Prothorace
fortiter ac subdense, ad basim simpliciter, antice aspere punctato,
declivitate antica et lateribus granulatis, longitudinaliter fere toto
subsulcato, antice simplici; lateribus postice sinuatis; basi marginuta,
margine prope angulos posticos indistincto, medio explanata et angu-
latim producta. Elytris subtiliter striatis; intervallis convexis, sub-
fortiter ac subdense subasperato-punctatis. Pygidio confertim fortiter
punctato. — Long. 9-12,5 mill.
Brillant; d’un beau cuivreux rougeâtre, avec le disque du protho-
rax très largement brunäâtre, les élytres d’un vert assez clair,
l'abdomen d’un noir verdâtre, la massue des antennes testacée.
Dessus entièrement à pubescence jaune, assez courte, sauf celle du
pygidium assez longue et un peu couchée, le prothorax ayant de
chaque côté une bande de soies longues et dressées, au-dessus de
la déclivité des angles postérieurs. Épistome régulièrement arrondi
en devant; joues peu saillantes et arrondies; front sans trace de
carène; vertex avec un gros tubercule situé entre les milieux des
Les are" er à a D D sé "7 Di a» 2e NL
218
yeux, et, de chaque côté, un très petit denticule situé un peu plus
en arrière, à peu près à égale distance de l’œil et du tubercule;
toute la tête garnie de granules assez fins et assez serrés. Prothorax
formant dans le milieu de sa base un angle dirigé en arrière, assez
prononcé et à sommet arrondi; la base avec un rebord très indis-
tinct près des angles postérieurs, s’explanant dans le milieu; les
angles postérieurs arrondis; les côtés fortement sinués près de ces
angles, à peine arrondis entre le milieu et les angles antérieurs;
presque toute la longueur avec un fin sillon longitudinal médian ;
la région des angles postérieurs très brusquement déclive; le
devant sans saillie ni dépression; le disque à grosse ponctuation
serrée, simple à la base, râpeuse en devant, cette ponctuation se
transformant en granules serrés sur la déclivité antérieure et sur les
côtés. Élytres à peu près de même largeur que le prothorax,
arrondis latéralement; stries très étroites; interstries convexes, à
ponctuation assez forte, médiocrement serrée et légèrement
râpeuse. Pygidium bien moins d'une fois et demie aussi large que
long (j, beaucoup plus d’une fois et demie aussi large que long 9,
garni d’une grosse ponctuation serrée. Devant du métasternum
avec une très forte gibbosité médiane. Dessous des cuisses entière-
ment à grosse ponctuation serrée. Angle apical interne des tibias
antérieurs prolongé en une forte épine, leur éperon arrondi à son
sommet et un peu dirigé en dehors, j'; l’angle apical interne
simple, l’éperon arqué en dedans et acuminé, 9. — Bas-Congo :
Landana (L. Petit), Tchiloango (Tschoffen).
Extrêmement voisin de l’opulentus d’'Orbigny (in Ann. Soc. Ent.
Fr., 1902, p. 300), décrit du Congo français; en diffère seulement
par le prothorax brunâtre sur le disque (au lieu d’être d’un vert
foncé sur son tiers postérieur), les élytres d’un vert assez clair (au
lieu d’être d’un vert foncé ou d’un noir bleuâtre), la massue des
antennes non brune, mais testacée, les élytres non garnis de très
courtes soies noires acuminées, mais à pubescence jaune, le vertex
avec un petit denticule de chaque côté du gros tubercule médian.
Egalement très voisin du cometes Bates (1888, in The ent. Monthly
Mag., XXIV, p. 238), décrit du Gabon; en diffère par les interstries
des élytres non plans, mais nettement convexes, les élytres verts
(au lieu d’être d’un noir légèrement bronzé), le pygidium cuivreux
(au lieu d’être d’un bronzé obscur).
O. (Proag.) prædentatus n. sp. — Subnitidus; capite viridi,
dimidio anteriore nigro; prothorace cyaneo-viridi, dimidio posteriore
aique elytris obscure violaceo-cϾruleis; pygidio subcyaneo-nigro;
antennarum clava fusca; in prothorace nigro-pubescens, declivitate
antica lateribusque flavo-pubescentibus, in elytris brevissime nigro-
219
selosus, lateribus brevissime, pygidio longius flavo pubescentibus.
Capite toto granulato; clypeo antice medio in dentem producto et
ulrinque emarginato; fronte non carinata ; vertice inter oculos longi-
tudinaliter tuberculato. Prothorace confertim granulato, in dimidio
posteriore fortiter ac subdense asperato-punctato, antice semicireu-
latim impresso ; lateribus postice valde sinuatis; basi medio angula-
lim producta, tota marginata. Elylris tenuiter striatis; intervallis
subconvexis, confertim fortiter et simpliciter punclatis. Pygidio sub-
fortiter et subdense punctato. — Long. 10 mill.
Assez brillant ; tête verte, avec la moitié antérieure noire; protho-
rax d’un vert bleuâtre, sa moitié postérieure et les élytres d’un bleu
violacé obscur; pygidium, dessous du corps et pattes d’un noir à
peine bleuâtre; massue des antennes brune. Tête à pubescence
brunâtre; prothorax à courte pubescence noire, sauf le devant et les
côtés à pubescence jaune assez courte, une bande de soies plus
longues, située de chaque côté, au-dessus de la déclivité basilaire ;
élytres garnis de soies noires acuminées et extrêmement courtes,
leurs côtés étroitement à très courte pubescence jaune; pygidium à
pubescence jaune, couchée et médiocrement longue. Épistome
ayant en devant, dans le milieu, une forte dent, et une assez
profonde échancrure de chaque côté de cette dent; joues assez
saillantes, formant en dehors un angle obtus largement arrondi;
front sans carène; vertex avec un assez gros tubercule longitudinal,
situé entre les milieux des yeux; toute la tête garnie de granules
assez serrés. Prothorax formant dans le milieu de sa base un angle
dirigé en arrière, bien prononcé et à sommet presque vif; la base à
rebord très étroit sur les côtés, plus large dans le milieu; les angles
postérieurs largement arrondis; les côtés fortement sinués près de
ces angles, légèrement arrondis entre le milieu et les angles anté-
rieurs; la région des angles postérieurs brusquement déclive:
presque toute la longueur avec une légère impression longitudinale
médiane; le devant avec une large impression semicireulaire; un
peu moins de la moitié postérieure du disque à grosse ponctuation
ràäpeuse et assez serrée, tout le reste de la surface densément gra-
nulé, même sur la dépression. Élytres un peu plus étroits que le
prothorax, arrondis sur les côtés; stries étroites; interstries sub-
convexes, à grosse ponctuation serrée et simple, sauf la moitié
antérieure de l’interstrie latéral à ponctuation très écartée et très
légèrement râpeuse. Pygidium deux fois aussi large que long, garni
d’une ponctuation assez forte et assez serrée. Devant du métaster-
num avec une très forte gibbosité médiane. Dessous des cuisses
intermédiaires et postérieures presque lisse dans le milieu, à grosse
ponctuation assez serrée sur les côtés. Angle apical interne des
tibias antérieurs obliquement coupé, leur éperon brusquement
220
coudé en dedans avant l’extrémité, puis brièvement acuminé. —
Congo, un seul exemplaire Q.
Extrêmement voisin du Katualensis Quedenfeldt (1888, in Berlin.
Ent. Zeitschr., xxx11, p. 163), décrit de l’Afrique centrale; en dif-
fère par la massue des antennes non testacée, mais d’un brun foncé,
la pubescence du pygidium plus longue, le tubercule de la tête
longitudinal, non tronqué, et situé entre les milieux des yeux (au
lieu d’être en forme de corne conique ou cylindrique, largement
tronquée à son sommet, et située un peu en arrière du bord anté-
rieur des yeux), la tête entièrement granulée, sans espace ponctué
sur le milieu du front, le prothorax ponctué sur seulement à peine
sa moitié postérieure, granulé sur tout le reste de sa surface, même
sur la dépression (au lieu d’être ponctué sur toute la longueur du
disque et sur la dépression, granulé seulement sur les côtés), les
interstries des élytres distinctement convexes, le dessous des
cuisses intermédiaires et postérieures en grande partie presque
lisse (au lieu d’être entièrement garni d'une grosse ponctuation
assez serrée).
M. R. Oberthür m'a communiqué une autre espèce qui est égale-
ment très voisine du Xatualensis, et pourrait être confondue avec
lui ou avec le prædentatus; il me paraît donc indispensable de la
décrire à la suite de ce dernier :
O. (Proag.) marginidens n. sp. — MNitidus; capite prothora-
ceque metallico-viridibus, elytris rubro-testaceis virescentibus, pygidio
viridi, antennarum clava testacea; supra glaber, prothoracis parte
antica lateribusque, elytrorum lateribus apiceque et pygidio breviter
pallido-pubescentibus. Capile toto granulato; clypeo antice medio in
dentem producto et utrinque emarginato; fronte non carinata; vertice
inter oculos tuberculato. Prothorace confertim asperato-punctato, in
declivitate antica atque ad latera granulato; lateribus postice valde
sinuatis; basi medio angulatim producta, tota marginata. Elytris
tenuiter striatis; intervallis fere planis, subdense ac fortiter rugoso-
punctatis. Pygidio subdense asperato-punctato. — Long. 8,5 mill.
Brillant; tête et prothorax uniformément d’un vert métallique;
élytres d’un testacé rougeûtre à très fort reflet vert métallique, avec
la suture et l'épaule nettement vertes; pygidium vert; dessous du
corps et pattes d’un vert noirâtre; massue des antennes d’un testacé
clair. Dessus glabre, sauf le devant et les côtés du prothorax, les
côtés et l’extrémité des élytres, ainsi que le pygidium, à courte
pubescence pâle. Épistome ayant en devant, dans le milieu une forte
dent, et une assez forte échancrure de chaque côté de cette dent;
joues très saillantes, formant en dehors un angle presque droit et à
;
d
221
sommet légèrement arrondi, puis sinuées entre cet angle et l’œil;
front sans trace de carène ; verlex avec un gros tubercule situé entre
les milieux des yeux; toute la tête uniformément couverte de
granules assez gros et assez serrés Prothorax formant dans le milieu
de sa base un angle dirigé en arrière, bien prononcé et à sommet
vif; la base à rebord étroit sur les côtés, s’élargissant un peu vers le
milieu, mais sans s’explaner en lame; les angles postérieurs large-
ment arrondis; les côtés fortement sinués près de ces angles, en
ligne-à peine sinueuse entre le milieu et les angles antérieurs;
la ligne médiane avec une légère impression longitudinale occupant
environ le quart postérieur, et une autre courte impression longi-
tudinale située sur le disque avant le milieu; la région basilaire
assez brusquement déclive vers les angles poslérieurs; le devant
sans saillie ni dépression ; tout le disque, jusqu’à la base, uniformé-
ment à grosse ponctuation râpeuse et serrée, la déclivité antérieure
et largement les côtés garnis de granules serrés. Élytres aussi larges
que le prothorax, arrondis latéralement; siries très étroites; inter-
stries presque plans, couverts d’une grosse ponciuation assez serrée
et mélangée de fortes rugosités, sauf la base de l’interstrie latéral à
grosse ponciuation râpeuse assez écartée. Pygidium presque aussi
long que large, uniformément à ponctuation râpeuse assez fine et
assez serrée. Métasternum largement lisse dans le milieu, ponctué
sur les côtés et en arrière; le devant avec une forte gibbosité
médiane. Dessous des cuisses intermédiaires et postérieures presque
lisse à la base et dans le milieu, assez densément ponciué sur les
côtés et vers l’extrémité. Tibias antérieurs prolongés en une courte
épine à leur angle apical interne; leur éperon court, droit, de
largeur presque uniforme dans toute son élendue, légèrement
arrondi à son sommet. — Rhodesia méridionale : Victoria Falls
(coll. R. Oberthür), un seul exemplaire très probablement (.
Diffère du Katudlensis Quedenf. (1. c ) et du prædentatus n. sp.
par la tête et tout le prothorax d’un vert métallique, les élytres d’un
testacé rougeûtre à fort reflet vert, le pygidium vert, le prothorax et
les élytres en majeure partie glabres, les joues plus saillantes et
plus anguleuses, le prothorax sans dépression en devant, son
sillon longitudinal médian pius largement interrompu, la taille plus
petite.
Diffère encore du Katuulensis par la tête entièrement granulée,
sans espace ponctué sur le milieu du front, le prothorax à ponctua-
tion uniformément serrée sur le disque (au lieu d’être serrée dans la
dépression longitudinale médiane, peu serrée sur la partie non
déprimée), le pygidium sans ligne longitudinale lisse sur son tiers
antérieur, le dessous des cuisses intermédiaires et postérieures
à ponctuation non uniforme.
222
Diffère encore du prædentatus par la massue des antennes d’un
testacé clair, le prothorax ponctué sur toute la longueur du disque,
sauf la déclivité antérieure qui est granulée, les interstries des
élytres presque plans, à ponctuation mélangée de fortes rugosités.
Liste alphabétique des Onthophagus décrits ou cités.
ADORNATUS nn, Sp.
aereidorsis d'Orb.
anomalipes d'Orb.
ANTHRACITES n. Sp.
. apiciosus d’Orb,
ARCIFER D, Sp.
BocANDEI n. sp.
brevipennis d'Orh.
carbonarius Klug
cometes Bates
CUPREOVIRENS N. Sp.
DuviIviERI n. sp.
FLAVORUFUS n. Sp.
Katualensis Quedentf.
latefuivus d'Orb.
Maindroni d'Orb.
MARGINIDENS n. Sp.
MINAX D. Sp.
opulentus d'Orb.
PRÆDENTATUS D, Sp.
pugionatus Fähr.
pygialis Thoms.
reticulatus d'Orb.
RUFATICOLLIS N. Sp.
scaber Roth
sellatus Klug
semivirescens d'Orb.
SEMIVIRIDIS n. Sp.
SUPERBUS n. Sp.
tridentipes d'Orb.
TSCHOFFENI n, sp.
à de A ee de RAR RE HE RC ATEE
PAS OU TE à :
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
VII
Assemblée mensuelle du 2 juillet 1904.
PRÉSIDENCE DE M. LE DOCTEUR JACOBS, VICE-PRÉSIDENT.
La séance est ouverte à 8 heures,
— Les procès-verbaux des deux dernières assemblées mensuelles
sont approuvés.
— Il est fait part à l’assemblée de la mort de M. Robert Mac
Lachlan.
R. Mac Lachlan était membre honoraire de notre Société et de
beaucoup d’autres Sociétés d'Histoire naturelle, notamment de
Hollande, Suède, Suisse, Moscou, Londres, etc.
Il spécialisa surtout l’étude des Neuroptera et on lui doit sur ce
groupe un très grand nombre de travaux des plus remarquables,
dont le plus connu est sa Revision des Phryganides d'Europe :
« Monographie Revision and Synopsis of the Trichoptera of the
European Fauna. » Avec Hagen et de Selys-Longchamps, il con-
tribua à établir l’étude, délaissée jusqu’à eux, de toute cette partie
de l’Entomologie. C’est une très grande perte pour la science.
L'assemblée décide l’envoi d’une lettre de condoléances à la
Société Entomologique de Londres.
Correspondance. M. le professeur Gilson s'excuse de ne pouvoir
assister à la séance.
— M, W. Horn annonce son changement de domicile : Schlüter-
strasse, 601, Berlin W.
— M. Raphaël de Selys-Longchamps, au nom de la famille
de Selys, remercie la Société de la lettre qui lui a été adressée à
l’occasion de la donation des collections de son père au Musée
d'Histoire naturelle,
Travauæ pour les Annales. L'assemblée décide l’impression du
travail inséré dans ce numéro.
Communications. M. Hippert cite quelques captures intéressantes
de Lépidoptères indigènes.
— M. Séverin communique quelques captures remarquables de
Coléoptères pour la faune belge, faites par M. Félix Guilleaume :
Abdera flexuosa Payk et Salpingus foveolatus Ljungh,
ANNALES DE LA SOC, ENTOM,. DE BELGIQUE, T. XLVIU, # VIII 1904 15
224
nouvelles espèces pour notre faune, en grand nombre sur des
hêtres dans la forêt de Soignes.
Gnathocerus cornutus F., Bruxelles.
Rhisonimus ruficollis L., Forêt de Soignes (sur des hêtres).
Oedemera tristis Schmidt, non signalée encore en Belgique,
à Mirwart.
M. Séverin signale aussi dans cette dernière localité l’invasion
sur les épicéas d'une Tenthredine nouvelle pour le pays : le
Nematus abietinum, très nuisible aux résineux et qui actuelle-
ment y exerce ses dégâts sur près de cent cinquante hectares.
Il entretient ensuite l’assemblée d’une excursion dans les Hautes-
Fagnes qu’il a faite avec le professeur Frédéricq, de Liége, dans le
but de rechercher en Belgique les endroits où se trouve le Colias
palæno. On sait que cette espèce subalpine, dont la chenille vit sur
le Vaccinium vliginosum, n’est guère connue en Belgique que de la
Baraque-Michel où elle se prend communément. M. Rousseau en a
jadis signalé la présence à Nassogne où nous l'avons retrouvée assez
abondamment, dans des clairières humides où croissait l’Arnica
montana. Il paraît que cette belle espèce aurait aussi été trouvée à
Forges près Chimay et à la Baraque Fraiture, mais les recherches
faites cette année n’ont pas donné de résultat à ce sujet.
M. Séverin cite également de Nassogne quelques captures d’Ar-
gynnis et de Diptères subalpins.
Excursion. L’excursion du 14 août prochain aura lieu à Assenede.
La séance est levée à 9 1/2 heures,
225
MATÉRIAUX POUR LA FAUNE COLÉOPTÉRIQUE MALGACHE
par M. EL. Fairmaire.
18 NOTE
CARABIDÆ
Lebia indigacea. — Long. 5 1/2 mill. — Ovata, paulo convexa,
nigro cœrulescens, nitida, prothorace, macula elytrorum scapulari,
abdomine pedibusque aurantiaco-rufis, tibiis apice infuscatis; capite
ad oculos foveola minuta signato, his globosis, antennis fuscis, arti-
culis 2 primis rufis; prothorace brevissimo, longitudine duplo
latiore, lateribus ante basin recte angulatis, constrictis dilutio-
ribus, dorso convexo, ad angulos fortiter impresso; elytris ovatis,
medio leviter ampliatis, fortiter striatis, striis lævibus, inter-
vallis convexis, apice truncatulis, extus rotundatis. — Soalala
(H. Perrier).
Ressemble assez à la L. acutangula Fairm., mais plus grande,
bien plus large, le corselet tout à fait transversal et les élytres
larges, profondément striées, n’ayant qu’une tache humérale.
Dromius cribricollis. — Long. 6 1/2 mill. — Ressemble
extrêmement au dissimilis Kl., mais un peu plus grand, avec le
corselet plus fortement rétréci avant la base, plus large en avant,
très ponctué, surtout à la base et en avant, les bords moins relevés
à la base; les stries des élytres sont plus fortement ponctuées, les
intervalles plus convexes et l’extrémité est plus fortement tronquée
avec les angles plus marqués. — Ankarahitra (1. Perrier); un seul
individu.
SCARABÆIDÆ
Liatongus basicornis. — Long. 9 mill. — Ovatus, fusco-
brunneus, nitidus, vage cœrulescens, elytris nigris, fasciis 2 trans-
versis, valde dentatis, pallide flavidis ornatis 8 prothoracis parte
antica et capite viridibus, nitidis; capite medio lævis lateribus
ruguloso-punctato, antice transversim biplicata, plica apicali
majore, fronte laminato-elevata, utrinque anguloso-producta,
medio cornu angusto, vix arcuato, obtuso armata; prothorace
transverso, convexo, lateribus rotundato, punctulato, medio subti-
liter sulcatulo, postice profundius, utrinque sulco obliquo signato;
scutello brevi, transverso, elytris subtilissime striatulis, ad scutellum
7e, NT
226
depressis; pygidio convexiusculo, lateribus anguste depresso. —
Diégo-Suarez (D' Sicard).
Ressemble assez au splendidicollis Fairm., mais outre la diffé-
rence de coloration du corselet et sa sculpture, l’armature de la tête
est bien différente, la corne est assez grêle, nullement élargie au
sommet et les angles de la base sont fortement saillants en dehors;
la coloration des élytres est très pâle avec un dessin presque
identique.
Empecta latipennis. — Long. 18 mill. — Ovata, postice dila-
tata, sat convexa, piceo-fuscula, vix nitidula, subtilissime cineras-
cens; capite brevi, antice levissime sinuato, rugoso-punctato;
prothorace transverso, antice valde angustato, dorso dense rugo-
sulo-punctato, angulis anticis acutiusculis, posticis rectis; scutello
obtuso, parce punctato; elytris brevibus, postice dilatatis, dense
parum fortiter punctatis, subrugosulis, sutura convexiuscula,
læviore; pygidio dense punctato, subtiliter cinereo-puberulo;
subtus cum pedibus magis fusca, valde nitida, pectore dense,
abdomine subtiliter griseo-villosa, segmentis ventralibus haud
connatis, pedibus validis, tibiis antice fortiter bidentatis. — Soalala
(H. Perrier).
Ressemble à l'E. obesa Fairm., mais plus petite, plus élargie en
arriére, avec les élytres plus courtes, plus finement ponctuées et les
angles antérieurs du corselet plus pointus.
Emphania subcostata. — Long. 7 mill. — Forme et colora-
tion de l’£. metallica BI., mais d’un vert métallique un peu plus
bleuâtre avec une faible teinte cuivreuse sur la suture, ainsi que sur
la partie antérieure du corselet; la grande différence est que les
élytres sont nettement striées, les stries lisses, avec les intervalles
un peu convexes; le corselet n’est pas aussi large à la base que les
élytres et se rétrécit en avant, les côtes étant arrondies à la base
et la surface est plus nettement ponctuée; l’écusson est semblable;
les tibias antérieurs sont fortement bidentés, les tarses postérieurs
sont très longs et très grêles. — Madagascar; coll. du Muséum; un
seul individu.
G. CLYPEARIA Fairm., Ann. Soc. Fr., 1903, 194.
Ce nom de genre a été déjà employé pour un sous-genre du g.
Polybia par Saussure, ainsi que notre collègue, M. Régnier, a bien
voulu me le signaler. Je le remplace par le nom de Clypeasta.
Adoretus ampliatus. — Long. 9 à 10 mill. — Oblongo-ova-
tulus, postice ampliatus, piceo-fuscus, nitidus; capite punctato,
rugosulo, antice leviter concavo, epistomate interdum rufescente,
297
labro sat brevi, parum angustato; prothorace brevi, antice angus-
tato, punctato, rugosulo, angulis posticis obtusiusculis; scutello
parum puncetato; elytris ovatis, postice ampliatis, ad humeros
impressis; dorso dente punctatis, sutura et utrinque lineolis
3 parum elevatis, callis posticis sat convexis, lævigatis; pygidio
rugosulo; subtus punctulatus, abdomine fortius, pedibus plus
minusve rufescentibus, pedibus brevibus, crassiusculis, tibiis
anticis fortiter bidentatis. — Diégo-Suarez; ma collection.
Ressemble à l’insularis Fairm., des Seychelles, mais plus large,
plus dilaté en arrière, avec la tête et le corselet fortement ponctués,
ruguleux, la première un peu concave en avant, et les élytres assez
largement impressionnées près des épaules.
Adoretus rugosohirtus. — Long. 13 à 15 mill. — Ressemble
beaucoup à l’hystrixæ, mais un peu plus élargi au milieu, avec la tête
très ponctuée, le corselet et les élytres ruguleusement ponctués,
ces dernières ayant une double vestiture, d’abord de petits poils fins
grisâtres, médiocrement serrés, puis de soies blanches raides très
écartées, redressées, plus grêles que celles de l’hystrix ; le corselet a
la même forme, mais sa surface est inégale, garnie de gros points,
même au milieu; les élytres sont fortement ponctuées entre les
rugosités, moins arrondies à l'extrémité, également impressionnées
près des épaules; le pygidium est rugueux, de même couleur que
tout le corps; les fémurs sont bruns ou roux; les postérieurs
inermes avec les tibias droits. — Diégo-Suarez; ma collection.
Je n’ai vu que deux individus de cette espèce, tous deux © ayant les
tibias antérieurs tridentés; seraient-ce des © de l’hystrix ?
ProcHILIA SCALABRII Fairm., Ann. Soc. Belg., 1896, 336.
Cette Cétonide avait été décrite sur une seule 9; récemment j'ai
reçu de mon ami M. Perrier de la Battrie quelques individus de
l’autre sexe qui présentent un caractère assez rare dans le groupe ;
c’est le développement de la massue antennaire qui est arquée et de
moitié plus longue que le funicule; elle est brune en dessus et rous-
sâtre en dessous, L’abdomen est largement impressionné. Le cor-
selet est parfois un peu roussâtre sur les côtés. Enfin, un individu
est entièrement noir. Il n’y avait pas un seul individu ©.
J’ai pu reconnaître, avec ces individus, que le g. Prochyta Fairm.
(Ann. Fr., 1899, Bull. 77) est identique avec le g. Piochilia; le
triste état dans lequel se trouvait cet insecte tout à fait déformé
m'avait fait méconnaître son identité et même ses affinités. Il doit
se placer près des Heterophana.
Anochilia subvidua, — Long. 13 mill. — Oblongo-ovata, pos-
tice levissime attenuata, tota fusco-cærulescens, sat nitida; capite
7 mr
NP I 4 7 RS, à Te RS RTE EN DE LE IN SCENE)
228
Iævi, paulo nitidiore et magis cœrulescente, antice fortiter emar-
ginato, utrinque fortiter impresso; prothorace parum transverso,
fere conico-truncato; elytris parum angustiore, antice sat fortiter
angustato, lateribus vix arcuatis, dorso lævi, margine postico ad
scutellum vix sensim sinuato, angulis posticis valde obtusis;
scutello oblongo-triangularo, acuminato; elytris oblongo-ovatis,
ad humeros paulo ampliatis, infra fortiter sinuatis, disco fortiter
striatis, striis lævibus, intervallis alternatim latioribus et magis
convexis, parte marginali transversim strigosula; pygidio fere lævi,
apice obsolete biimpresso; subius cum pedibus concolor et paulo
nitidior, pectore lateribus laxe punctato, processu mesosternali
breviter producto, obtuso, lævi; pedibus sat gracilibus, tibiis anticis
apice breviter bidentatis : 4. — Diégo-Suarez (D' Sicard).
Anochilia laterivirens. — Long. 11 à 13 mill. — Ressemble
extrêmement à la précédente pour la sculpture et la coloration,
mais plus courte, plus large, surtout pour le corselet qui est aussi
large que les élytres, plus convexe, arrondi sur les côtés qui sont
ponctués surtout à la base; la tête et le devant du corselet sont plus
bleus, plus brillants; la première est visiblement ponctuée, à peine
impressionnée sur les côtés; l’écusson est plus large et bien moins
rétréci vers l’extrémité; les élytres sont plus courtes, fortement
striées, les stries lisses, les intervalles de même largeur et égale-
ment convexes; le bord marginal est ponctué et d’un vert bleuâtre ;
le pygidium est à peu près semblable; le dessous est aussi d’un vert
bleuâtre assez brillant, assez densément et finement ponctué; les
pattes sont d’un brun foncé; la saillie mésosternale est assez large,
un peu élargie et lisse à l’extrémité; le ' a une large impression
ventrale. — Diégo-Suarez ; ma collection.
Coptomia castanoptera. — Long. 15 mill. — Oblonga, parum
ovata, piceo-fusca, valde nitida, glabra, elytris castaneo-rufis; capite
vix punctulata, utrinque fortiter sulcato, apice profunde emargi-
nalto, subtus cum prosterno sat dense, fulvo-piloso; prothorace
transverso, elytris angustiore, a basi arcuatim angustato, dorso
polito; scutello oblongo, a basi apice attenuato, polito; elyiris ad
humeros lobatis, dein fortiter sinuatis, sat subtiliter lineato-punctu-
latis, intervallis alternatim paulo convexis, basi cum lineis oblite-
ratis, costulis 2 disci et vitta marginali vage dilutioribus; pygidio
transversim dense ac subtiliter strigosulo; pectore punctato,
processu metasternali producto, crasso, lævi,apice declivi, abdomine .
lævi, pedibus mediocribus, tibiis anticis tridentatis, dente supero
obsoleto, tarsis gracilibus. — Diégo-Suarez; ma collection.
Semble être une variété de la Mauritiana, mais sa coloration est
bien spéciale, les côtes des élytres sont moins marquées, tandis que
229
les lignes ponctuées sont plus distinctes; enfin, le pygidium est
finement striolé au lieu d’être ponctué.
CoproMIA BONTEMPSI Fairm., Ann. Soc. Belg., 1896, 456.
Cette espèce a été décrite sur un seul individu dont la coloration
a changé avec le temps et est devenue presque noire. Depuis,
d’autres individus provenant de la même localité, montrent la
variation extrême de la coloration chez cet insecte; elle passe en
effet d’un beau vert pré brillant au rouge vernissé, presque cuivreux,
et au noir foncé. Mais la ponctuation et la vestiture restent les
mêmes ainsi que la saillie mésosternale qui s’élargit un peu en
spatule à l'extrémité.
Pygora prasinella. — Long. 12 mill. — Oblonga, subparal-
lela, læte viridis, nitidissima, elytris ad humeros et extus paulo
cupreis, subtus paulo minus nitida, abdomine vitta media longitu-
dinali et utrinque fasciis transversis albopubescentibus, biseriatis,
pectore similiter transversim vittulato, pedibus concoloribus,
tibiis intermediis paulo cœrulescentibus, posticis violaceis; capite
subtilissime punctulato, utrinque fortiter impresso, margine antico
leviter emarginato; prothorace vix transverso, elytrorum basi haud
angustiore, antice attenuato, a medio paulo evidentius, dorso lævi,
margine basali recta, angulis subrectis; scutello acute triangulari,
lævi; elytris had humeros valde dilatatis, dein sat fortiter sinuatis,
dorso utrinque fortiter quadristriatis, perparia approximatis,
2 internis lævibus, 2 externis fortiter punctatis; intervallo 2° basi
latiore, 3° toto latiore et convexo, margine laterali basi cupreo et
transversim strigoso, intervallo suturali paulo convexo, basi et
apice angustato ; pectore lateribus punctulatis, femoribus et coxis
anticis subtus albo pilosulis, tibiis anticis bidentatis. — Diégo-
Suarez (D' Sicard).
Cette élégante espèce est facile à reconnaître par sa forme étroite,
sa coloration d’un vert clair, comme vernissée,
PYGORA LUCTIFERA Fairm., Ann. Soc. Belg., 1899, 29.
Cette espèce est encore plus variable que le P. chameæleon Fairm.
Ayant pu réunir un certain nombre d'individus recueillis tant à
Ankarahitra qu’à Soalala par mon ami M. H. Perrier, je puis recti-
fier les descriptions de deux espèces.
Var. A. Dessus du corps entièrement noir, un pelit trait ou point
blanc sur le disque de chaque élytre et quelques points blancs au
bord apical. — Type.
Var. B. Élytres entièrement noires, sauf les taches apicales. —
Nigrina Fairm.
Var.!C. Élytres comme: dans la variété À ,'mais ayant une tache
230
d’un rouge obscur sur la base du disque. — P. elegantula Fairm.,
Ann. Fr., 1901, 154.
Var. D. Même coloration, mais corselet rougeâtre. — P. ruficollis
Fairm., Ann. Soc. Fr., 1901, 154.
Euchilia laxecostata. — Long. 13 mill. — Ressemble à la
protensa, pour la forme et la coloration, mais plus petite, un peu
plus étroite, et comme elle très peu rétrécie en arrière, la tête est
ponctuée en avant, ayant de chaque côté une impression peu pro-
fonde qui s’élargit à la base près de l’œil; le chaperon est largement
échancré; le corselet est semblable, à peine moins large; les
élytres ont la suture très saillante, et, de chaque côté, deux côtes,
la 1° un peu interrompue, la 2° courte; les intervalles sont larges,
le 1* avec quelques points un peu serrés; le pygidium est presque
lisse avec quelques fines rides à l’extrémité; les paites sont conco-
lores, les tibias antérieurs tridentés. — Diégo-Suarez; ma collection.
Pantolia subcostata Fairm. ressemble singulièrement à cette
espèce, mais la forme de la tête et du chaperon ne permettent pas
de classer cette espèce près des Euchilia.
Euchilia saturata. — Long. 16 mill. — Forme de sulcata,
mais plus petite, légèrement convexe, d’un bleu très foncé ou
faiblement verdâtre; la tête est plus fortement impressionnée et
ponctuée sur les côtés, le chaperon est plus largement échanceré;
le corselet a la même forme, un peu plus arrondi sur les côtés; les
élytres ont des stries bien marquées, presque jusqu’à l’extrémité,
avec les intervalles un peu convexes, égaux, alternativement plus
relevés, surtout à l’extrémité, notamment la saturale; l’extrémité
de l'abdomen est noire, le pygidium lisse ; les pattes, sauf les fémurs,
sont d’un brun foncé. — Ampasimena (Cotta); ma collection.
Euchilia protensa. — Long. 13 mill. — Ressemble aussi à
sulcata, mais plus petite, plus étroite, de même coloration; la tête
est bien moins échancrée en avant; le corselet est semblable; les
élytres paraissent un peu plus fortement striées; les intervalles
sont alternativement plus larges et assez convexes; le pygidium a
quelques points râpeux écartés et deux faibles impressions longi-
tudinales; les pattes sont noires, sauf les fémurs, les tibias
antérieurs assez fortement tridentés.— Diégo-Suarez; ma collection.
Euchilia externecostata. — Long. 16 à 17 mill. — Forme
de la sulcata OIl., mais plus petite, d’un vert moins franc, ayant
parfois un reflet doré sur les élytres ou une teinte bleuâtre; les
élytres ont aussi des stries plus ou moins foncées, mais pas noires,
abrégées aussi en arrière, sauf la suturale qui est entière ; les deux
Var er AT ve NÉ PRET DS PE Se ONE 8 A el
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231
externes sont très rapprochées l’une de l’autre; le bord externe est
très convexe, formant un bourrelet longitudinal; le corselet a la
même forme; la tête est bien plus fortement impressionnée de
chaque côté et très ponctuée en avant; le pygidium a la même
forme, mais est marqué, vers l’extrémité, de gros points noirs
écartés; les tibias antérieurs sont assez faiblement tridentés. —
Madagascar; ma collection.
BUPRESTIDÆ
Chalcophoropsis Rothschildi Gahan.— Ann. Mag. N. Hist.,
1893, 224. — Long. 37 mill. — Oblongo-elongatus, postice atte-
nuatus, modice convexus, capite prothoraceque læte cœrulescenti
metallicis, hoc utrinque late impresso, dense pallido-puberulo et
plaga subovata polita atro-cœrulescente utrinque signato, elytris
dilute castaneo-metallicis, apice paulo obscurius, maculis minutis
numerosis dilute cæruleo-squamosis impressis, subtus cœrulescens,
cupreolo tinctus; pedibus cœrulescentibus ; capite fortiter rugato,
élypeo valde sinuato, antennis haud serratis, prothoracis basin vix
attingentibus, infuscatis, articulis 2 primis cœrulescenti-metallicis ;
prothorace vix transverso, elytris vix angustiore, antice leviter
attenuato, valde rugoso, rugis piceo-metallicis, basi utrinque
leviter sinuato et striga nigro-velutina impresso, angulis acutius-
culis; elytris elongatis, postice attenuatis, ante apicem parce
denticulatis, dorso utrinque costulis 4 parum Iævibus signatis,
2 primis apice obsoletis, 3% breviore, 4? brevissima, intervallis
rugosis et maculis numerosis impressis, sutura parum elevata,
angulo suturali breviter dentato; subtus dense impresso-rugoso,
impressionibus pube pallido-cœrulescenti impletis, abdomine magis
cupreolo, processu intercoxali paulo bicostulato, pedibus similiter
rugosis, femoribus anticis sat clavatis, magis cyaneis. — Région
de l’Androy, Imanombor (capitaine Vacher); collection du Muséum.
Cette description est faite d’après un exemplaire beaucoup plus
petit que le type qui atteint 48 millimètres. Ce superbe insecte
s’éloigue assez des Chalcophoropsis, et Kerremans, dans son Genera
des Buprestides, en a formé un nouveau genre, sous le nom de
Madecassia (Fairm., Ann. Ent. Fr., 1868, 760), et l’a figuré pl. I,
fig. 10. Malheureusement ce nom est déjà employé pour un genre
de Carabiques, Madecassa, et je propose de le changer en celui de
Lampropepla.
Lampropepla ophthalmica. — Long. 38 mill. — Oblonga,
modice convexa, poslice levissime ampliata, supra nigro-fusca, vage
cœrulescens, maculis numerosis pube griseo-aurosa impressis;
.
239
capite sat minuto, impressa, rugosulo, squamulis aureis minutis
sparsuto, clypeo emarginato, labro rufo, antennis fuscis sat elon-
gatis, obtuse serratis; prothorace longitudine vix latiore, a medio
antice arcuatim angustato, sat dense punctato, medio longitudina-
liter canaliculato, antice utrinque plaga rotunda nigro-cœrulea
convexa, annulo viridi et aureosquamuloso circumdata ornato,
angulis anticis rectis; scutello minutissimo, fusco, lævi; elytris
oblongis, post medium leviter ampliatis, apice angustatis, angulo
suturali breviter dentato, dorso sutura et utrinque costulis 2 eleva-
tis, 3% externa vix distinguenda, intervallis inæqualibus, impres-
sionibus numerosis pubescentibus ornatis, margine externo apice
virescenti et brevissimo trispinosulo, subtus cum pedibus æneo-
virescens, valde rugoso, rugis politis, plus minusve æneo-aurosis,
segmento ventrali ultimo simili, haud plagulato, processu inter-
coxali leviter concavo, lateribus haud carinato, processu prosternali
postice paulo acuminato, valde rugoso-punctato, medio paulo
impresso. — Behara, région de l’Androy (Decorse); un seul indi-
vidu; coll. du Muséum.
Ressemble assez au précédent, mais bien moins brillant, presque
sombre avec des impressions larges mais peu profondes sur les
élytres; le corselet est plus large, plus court; les élytres sont plus
larges, plus dilatées et moins atténuées en arrière; les yeux du
corselet sont plus petits et placés plus en avant.
Polybothris pulchriventris. — Long. 22 mill. — Forme et
coloration du P. multiguttata Waterh., mais plus étroit et d’une
teinte bronzée plus sombre, plus mate, surtout sur les côtés;
le corselet a la même forme, mais il est largement canaliculé
au milieu, avec les côtés plus rugueux, mélangés de quelques
empâtements cuivreux ; sa coloration est très brillante; les élytres,
au contraire, sont presque mates, à stries régulières, fortement
ponctuées, les intervalles un peu tectiformes vers la suture, effacés
sur la partie discoïdale et remplacés par des lignes de très gros
points, mélangées de rugosités plus marquées à la base et à l’extré-
mité; il n’y a aucune impression sur les intervalles; la partie margi-
nale un peu olivâtre, grossement mais peu densément ponctuée,
l'extrémité non comprimée, obliquement obtuse, à peine pubes-
cente, l’angle interne très effacé; le dessous est d’un vert métal-
lique très brillant mélangé d’un cuivreux purpurin; la moitié
apicale du dernier segment est très lisse, violacée; la partie
foliacée des élytres est d’un bleu faiblement verdâtre; les pattes
sont fortement ponctuées, d’un vert métallique avec les tibias
bleuâtres. — Diégo-Suarez; donné par notre collègue, le capitaine
Xambeu.
TE DOTE PART ES ee TR té er
LRMETTE AE L :
233
Polybothris pygidialis. — Long. 23 mill. — Forme du
pyropyga Coq., mais plus petit et d’une coloration plus bronzée,
moins terne, marqueté sur les élytres de nombreuses taches petites,
métalliques, plus ou moins déprimées, plus nombreuses et plus
marquées sur les côtés, et sur chacune deux impressions médiocre-
ment grandes, garnies de pubescence pâle, la 1" marginale, après
l'épaule, l’autre plus discoïdale avant l’extrémité; le corselet est
plus foncé, plus uni sur le disque avec un faible canal médian; les
côtés sont plus inégaux, impressionnés avec une squamosité rubi-
gineuse; les points du disque sont métalliques; les bords-latéraux
sont presque parallèles, s’arrondissant seulement en avant; les
élytres ont la même forme, mais les stries sont plus fines, les inter-
valles moins convexes, plus unis, n’ayant que de faibles impres-
sions ; l'extrémité est tronquée, pubescente, avec l’angle externe
saillant; le dessous, au lieu d’être cuivreux éclatant, est, avec
les pattes, d’un bronzé médiocrement brillant, moins fortement
rugueux, avec le segment anal plissé et un peu sillonné au milieu.
— Madagascar; ma collection.
COMPSOGLYPHA n. g.
Ce nouveau genre de Buprestide se rapproche plutôt des Psilop-
tera que des Polybothris : il diffère des deux par les épipleures qui
sont à peine visibles à la base et par les deux premiers segments
ventraux dont la suture est à peine indiquée ; le corselet est telle-
ment sculpté, même sur les côtés, que le bord marginal a disparu;
son bord postérieur est fortement sinué de chaque côté, formant
presque un lobe tronqué vis-à-vis de l’écusson,; celui-ci est cordi-
forme à la base, puis fortement rétréci et acuminé; les élytres,
fortement tuberculées aux épaules, laissent à découvert les méso- et
métapleures et, plus étroitement, les côtés de l'abdomen; la base de
ce dernier est faiblement impressionnée au milieu et le dernier
segment est presque tronqué, avec une pelite impression au milieu
du bord apical qui le fait paraître un peu sinué; les pattes sont
courtes et grèles.
Le corps est allongé, atténué en arrière, et les fortes fossettes
dont il est couvert, même sur la tête, jointes à sa coloration métal-
lique, rendent cet insecte fort curieux et intéressant.
Compsoglypha Perrieri. — Long. 13 mill. — Oblonga, pos-
tice attenuata, modice convexa, fusco-metallescens, nitida, sulcis
et foveis cupreo-aurosis impressa, foveis subtiliter granulosis, elytris
abdomineque punctulis albo-pubescentibus laxe impressis; capite
late ac profunde canaliculato, lateribus inæqualibus, oculis magnis,
PUS PCT FN VO OS AMEN SET MES
cr CA ‘
234
antennis prothoracis basin haud attingentibus, parum serratis,
fasco-cuprascentibus; prothorace transverso, elytris parum angus-
tiore, antice vix attenuato, ante angulos anticos sat abrupte angus-
tato, medio profunde sulcato, utrinque profunde plurifoveato,
margine postico utrinque fortiter emarginato; scutello elongato,
basi lato, excavalo, dein angusto et acutissimo; elytris medio vix
sensim ampliatis, dein angustatis, apice subrotundatis, basi utrinque
late fovealis, foveis medio carinatis, humeris tuberosis, politis,
infuscatis, disco medio undulatim subcostato, utrinque foveolatim
impresso, ante apicem tuberculo infuscato, polito signatis, margine
externo fere me lio late sinuato; subtus dense subtiliter punctata,
prosterno lato et late longitudinaliter impresso, abdomine basi
longe medio impresso, segmento ultimo apice arcuatim impressius-
culo, tarsis obscure cœruleis. — Ambongo (4. Perrier).
Chez un 2° individu, les parties saillantes des élytres sont un peu
bleuâtres.
Discoderes polychrous. — Long. 5 mill. — Oblongus, pos-
tice leviter ampliatus, nigro-fuscus, paulo ænescens, capite antice
rufo-cupreo, prothorace maculis rufo-cupreis, punctis albo-pubes-
centibus intermixtis sparsuto, elytris plaga basali transversa, plaga
magna mediana, extus prolongata et macula ante apicali rufo-
cupreis, lineis albo-pubescentibus marginatis et maculis minutis
similibus intermixtis; capite summo fortiter excavato, antennis
brevibus, serratis, fusco-ænescentibus; prothorace brevi, lateribus
sat rotundato, medio elevato, fere bituberoso, antice et basi trans-
versim impresso, basi bisinuato ; scutello triangulari, acuto; elytris
ante medium leviter angustatis, postice sat ampliatis, apice obtuse
rotundatis, dorso densissime subtiliter rugosulis, sutura postice
paulo elevata; subtus pectore albido fasciato, abdomine rufo-
cüupreo, lateribus albido lineolato. — Ambongo (H. Perrier).
Ressemble assez au D. Perrieri Fairm. (Ann. Belg., 1900, 241)
pour la forme et la sculpture, notamment pour la tête et le
corselet, mais il est plus petit, plus élargi en arrière et la coloration
est bien différente.
Discoderes cavifrons. — Long. 5 1/2 mill. — Modice elon-
gatus, medio levissime angustatus, fusco-cœruleus, nitidus, elytris
medio et apice aurosis, et punctis cum lineolis transversis albo-
pubescentibus ornatis, prothorace piceo-vinoso velutino, basi et
lateribus nitido cœrulescenti-auroso, scutello auroso; capite pro-
thorace vix angustiore, late et fortiter excavato, strigoso-rugosulo,
vinoso-velutino, saummo cœruleo, antice lineola albo-pubescente
interrupta signalo, antennis prothoracem vix attingentibus, latis,
dentatis, apicem versus angustioribus, fusco-cœrulescentibus ;
prothorace transverso, antice angustato, dense strigosulo-rugoso,
basi medio potius punctato, utrinque basi sat fortiter impresso;
scutello acuto, punctulato; elytris oblongis, medio levissime
angustatis, dense subtiliter squamulosis et transversim, ad latera
præsertim strigosulis, basi late ac fortiter impressis, postice
oblonge impressis, fere medio ad suturam puncto impresso, apice
sat abrupte declivibus ; subtus cum pedibus cœrulescens, abdomine
medio auroso et utrinque vittis 2 albopubescentibus transversim
ornato. — Soalala (H. Perrier).
Ressemble au D. Perrieri Fairm., mais la tête est plus largement
et plus profondément concave, le corselet est très différent et la
coloration est aussi assez différente.
ELATERIDÆ
Cephalodendron Sicardi. — Long. 19 mill. — Elongatum,
modice convexum, nigrum, vage cœrulescens, capite prothora-
ceque parum nitidulis, elytris nitide auroso-æneis; subtus cum
pedibus nitidior; capite subtiliter rugosulo-punctato, antice paulo
impresso, antennas sat brevibus, prothoracis basin vix attingenti-
bus, articulo 3% longiore, 5-10 triangularibus, paulo transversis,
apice sinuatis et utrinque angulatis, penultimis fortius emarginatis,
ultimo simili sed fortius emarginato, bifido; prothorace conico-
truncato, densissime subtiliter punctato, angulis posticis oblique
productis; scutello æneo, apice truncatulo, punctulato; elytris elon-
gatis,ante apicem paulo angustatis, dorso dense punctatis, costulatis,
costulis punctatis, paulo rugosulis; subtus dense subtiliter puncta-
tum, processu prosternali fortius punctato, inter coxas anguloso,
mesosterno concavo, femoribus paulo compressis, tarsis parum
elongatis, paulo compressis. — Diégo-Suarez (D° Sicard).
Ressemble au C. virescens Bonv. pour la forme, mais d’une colo-
ration métallique bien différente et très remarquable dans ce
genre; les antennes sont aussi conformées d’une manière toute
spéciale.
DIDYMOLOPHUS n. g.
Ce nouveau genre parait voisin des Dichelonychus, bien qu’il
n’ait pas les crochets tarsiens fendus à l’extrémité; la tête est
légèrement concave en avant, médiocre, avec les yeux assez gros et
assez saillants, les mandibules fortement arquées en avant, les
palpes manquent; les antennes sont un peu plus courtes que le
236
corps, doublement pectinées à partir du 3° article, les branches
plus longues que l’article même; le corselet est plus étroit que les
élytres, à peine plus large que long, à peine atténué en avant, les
angles postérieurs peu obliques, minces, faiblement arqués en
dedans; l’écusson est oblong; les élytres sont allongées, un peu
rétrécies seulement à l’extrémité qui est obtuse; le prosternum est
assez large, le mésosternum nul entre les hanches ; les pattes sont
médiocrement robustes, les tarses plus longs que les tibias, les
articles décroissant un peu, sans lamelles, à crochets petits,
simples.
L’insecte, type de ce genre, ressemble plus à certains Athous
qu’à des Cratonychus.
Didymolophus Perrieri. — Long. 10 mill. — Oblongus,
modice convexus, sat dilute rufescens, nitidulus; capite sat brevi,
prothorace vix angustiore, dense punctato, inter antennas leviter
impresso, labro sat magno, fere lævi, mandibulis apice fuscis; pro-
thorace antice leviter attenuato, angulis cum margine antico rotun-
datis, dorso dense subtiliter punctato, rugosulo, scutello oblongo-
ovato, dense punctato; elytris sat fortiter striato-punctatis, striis
postice obliteratis, punctis confusis et paulo rugosulis, mar-
gine externo leviter et anguste cœrulescente; subtus cum
pedibus concolor, tibiis posterioribus paulo infuscatis. — Soalala
(H. Perrier).
Cet insecte est remarquable par la double pectination des
antennes; il me semble que le Pyrapractus bipectinicornis Fleut.
(Ann. Muséum, 1889, 224) doit rentrer dans ce nouveau genre. Il
est plus grand, 14 à 17 mill., d’un brun foncé brillant; les antennes
sont pectinées à partir du 4° article; le 2° est très petit, la tête
concave; le corselet est subquadrangulaire, à ponctuation fine, peu
serrée, avec les côtés subbisinués; les angles postérieurs sont légè-
rement recourhés en dedans.
MALACODERMATA
Luciola xanthochroa. — Long. 8 à 10 mill. — Oblonga,
modice convexa, capite nigro, prothorace rufo, elytris rufulo-lutu-
losis, subtus rufula, abdominis segmentis 2 et 3 fuscis, rufo-
maculatis, 3 ultimis dilute rufulis; femoribus rufis, tibiis tarsisque
nigris; capite punctato, oculis mediocribus, sat distantibus; pro-
thorace transverso, antice parum angustato, lateribus cum angulis
anticis rotundatis, dorso convexo, margine antico depresso, basi
paulo arcuatim impresso, angulis sat obtusis; scutello scutiformi;
Lu FL
237
elytris dense ruguloso-punctulatis, sutura et utrinque lineis 4 leviter
elevatis, apice brevissime fumatis, — © major, antennis elongatis.
— Soalala (H. Perrier).
Facile à reconnaitre par sa taille et sa coloration analogue à celle
de la L. fulvago Fairm., qui est bien plus petite, La Lampyris
cribricollis Klug. semble s’en rapprocher beaucoup, mais le corselet
a une tache noire triangulaire médiane, il est déprimé au milieu et
l’'écusson a une ligne noire; les antennes sont très courtes et les
fémurs sont bruns à l'extrémité.
Silis nigrifrons, — Long. 5 mill. — Oblongo, elytris planius-
culis, fusca, nitidula, capite nigro, antice rufo, prothorace rufo,
utrinque macula rufa laterali signato, pedibus rufis, tibiis tarsisque
interdum fumatis; capite sat lato, saummo subtilissime punctulato,
nitido, oculis sat magnis, globosis, antennis parum gracilibus,
fuscis, articulo 1° interdum rufo, j longioribus et tenuioribus;
prothorace tranverso, elytris angustiore, dorso medio impresso,
lateribus ante basin emarginatis, angulis posticis dentiformibus;
scutello lato; elytris postice vix sensim ampliatis, dense subtiliter
punctato-coriaceis, sutura tenuiter elevata; subtus subtiliter cine-
reo-pubescens, ano fulvido. — Soalala (H. Perrier).
Ressemblerait au S. aucta Klug pour l’ensemble de la coloration,
mais ce dernier est plus grand, le corselet a en plus une tache
noire médiane, la tête est toute noire, sauf les mandibules, le cor-
selet est un peu bituberculé à la base, inégal en dessus, et les pattes
sont noires.
Atractocerus madagascariensis Cast., Rev. Silb., IV, 59,
— Long. 18 lignes. — Finement granuleux, obscur ; antennes d’un
brun clair, une bande longitudinale de même couleur sur la partie
postérieure de la tête et sur le corselet, celui-ci en carré long; abdo-
men un peu rougeâtre en dessous; élytres étroites; tarses et jambes
postérieurs blanchäâtres ; ailes courtes, à nervures obscures.
Malgré la différence de taille, 22 au lieu de 40 mill., je rapporte à
cette espèce un individu recueilli à Soalala par M. Perrier; seule-
ment, l’abdomen est entièrement noir et la bande d’un jaune pâle qui
occupe le milieu de la tête et du corselet s’étend aussi sur l’écusson.
CURCULIONIDÆ
Holonychus curtipennis. — Long. 17 mill, (rost. incl.). —
Ressemble beaucoup, à première vue, à l’ZZ. saxosus Coq., couvert
également d’un enduit gris terreux, même sur les tubercules; mais
238
le corps est plus court, le corselet surtout qui est transversal,
plus brusquement et plus brièvement rétréci en avant des angles,
qui sont saillants de la même manière; il est coupé au milieu par
un assez fort sillon transversal, en avant duquel sont deux tuber-
cules assez gros, coniques, très obtus; la partie basilaire est unie,
à peine plissée sur les côtés; le rostre a la même forme, fortement
échancré en avant, sans ligne médiane; la tête est fortement
convexe entre les yeux, comme renflée et dénudée, sans sillon
transversal devant les yeux; les élytres sont bien plus courtes, non
atténuées en goulot à la base et moins étroites; les gros tubercules
sont à peu près les mêmes, mais les intervalles vers l'extrémité
et sur les côtés sont couverts de petits tubercules ; enfin les pattes
sont de la couleur du corps, les tibias antérieurs à peine élargis à
lPextrémité interne. — Baie d’Antongil (Mocquerys); collection du
Muséum.
DINOSIUS n. g.
CS
Corps oblong, assez convexe, comprimé latéralement. Tête
courte, front large, rostre court, épais, séparé de la tête par un
sillon plus ou moins angulé, scrobes en fossettes découvertes,
placées au devant des yeux; yeux ronds, médiocres, convexes,
touchant presque le bord du corselet; antennes assez longues,
grêles; scape aussi long que le reste de l’antenne, grossissant vers
l’extrémité, atteignant presque le milieu du corselet; les deux pre-
miers articles du funicule allangés, formant ensemble presque la
moitié du funicule, la massue ovalaire, grosse, acuminée. Corselet à
peine plus long que large, un peu dilaté au milieu. Élytres oblongues,
épaules obliques, effacées, surface rugueuse, granulations en lignes,
se terminant par deux tubercules plus saillants. Hanches antérieures
contigués, saillie intercoxale large, tronquée, 2° segment ventral
presque aussi long que 2 et 3 réunis. Pattes médiocres, fémurs très
claviformes, presque échancrés avant l’extrémité; tarses à 3° article
très large, profondément bilobé, le 4° allongé, très grêle, à
crochets petits, soudés.
Ce genre paraît voisin du g. Mitophorus, mais le rostre est plus
court, non caréné sur les côtés et les scrobes sont en forme de
fossettes médianes ; les antennes sont moins longues et ne dépassent
pas le milieu du corps, le scape s’épaissit peu à peu à l'extrémité,
les yeux sont ronds, le corselet n’est pas cylindrique.
Dinosius asperipennis. — Long. 5 à 6 mill. (rost. eæcl.). —
Paulo elongatus, lateribus compressus, modice convexus, piceo-
fuscus, indumento lutoso dense vestitus, lateribus interdum infus-
239
catis; capite prothorace parum angustiore, fronte late medio
sulcatulo, oculis distantibus, globosis, rostro brevissimo, denudato,
scrobibus foveatis, apertis; antennis gracilibus, prothoracis basin
paulo superantibus; hoc latitudine paulo longiore, fere medio leviter
ampliato, antice attenuato, dorso rugoso, granulis aliquot setiferis
sparsuto ; elytris ovato-oblongis, basi et apice æqualiter angustatis,
dorso subcostato-granulatis, granulis parum densatis, apice brevis-
sime setosis, costula 1* magis elevata et apice tuberculo majore
instructo, lateribus deflexis magis striatis, intervallis dense rugo-
sulis, sutura parum elevata et laxe granulosa; subtus cum pedibus
setulis ferrugineis dense vestitus, femoribus obscure annulatis. —
Diégo-Suarez; ma collection.
Le sommet de la tête et le corselet, surtout au bord antérieur,
portent des petites soies squamuleuses qui disparaissent facilement ;
le tubercule antéapical des élytres est un peu acuminé en arrière.
Platycopes globulus. — Long. 3 mill. (rost. incl.). — Res-
semble à un très petit P. lateralis Fairm. (Ann. Soc. Fr., 1902, 353),
d’un gris un peu cendré uniforme, avec les élytres globuleuses,
moins fortement striées, le corselet parsemé de très petites soies
brunâtres hérissées, ayant de chaque côté, à la base, un trait brun
assez court et un autre au milieu du bord antérieur; les interstries
des élytres sont presque plans, hérissés de petites soies extrème-
ment courtes; les pattes sont assez courtes, robustes et concolores.
— Soalala (H. Perrier).
Engallus galactoderus. — Long. 9 mill, (rost. eæcl.). —
Forme du fasciculatus Faust (lacteocinctus Fairm.), mais d’une
sculpture bien différente; d’un brun foncé, avec les élytres parse-
mées de taches roussâtres avec quelques taches blanchâtres, plus
nombreuses après le milieu et avant l’extrémité, le corselet ayant
de chaque côté une large bande lactée qui se reproduit sur les
fémurs; le rostre est assez épais, cylindrique; le corselet, moins
étroit, est plus élargi à la base, plus rétréci en avant, bien moins
rugueux, la bande latérale plus large, plus courte; les élytres sont
fortement angulées aux épaules, qui sont moins saillantes et nues;
la base n’a pas de tubercules squameux, l'extrémité non plus; les
lignes de points sont bien plus fines, plus régulières, les intervalles
faiblement convexes; les pattes sont aussi robustes, — Baie d’An-
tongil (Mocquerys); coll. du Muséum.
RHYPASTUS n. g.
Ce nouveau genre de Curculionide se rapproche beaucoup des
Platyomicus dont il présente le facies; il en diffère par le rostre
ANNALES DE LA SOC. ENTOM,. DE BELGIQUE, T. XLVIU, 4 VIut 1904 16
assez allongé, assez fortement élargi à l’extrémité, par les antennes
à scape plus long, plus grêle, le funicule aussi long que le scape, à
articles également serrés, mais moins larges, le dernier ovoïde-
oblong, à peine plus épais; les yeux sont à peine convexes, le
corselet est plus court, avec deux gros plis sur le disque; l’écusson
est presque indistinct; les élytres sont plus larges, plus carrées,
plus brusquement déclives à l’extrémité, avec des lignes plus ou
moins tuberculées et de gros tubercules à l’endroit où la déclivité
commence; les pattes sont également fortes, un peu plus courtes;
la saillie intercoxale est également large et tronquée.
Ce genre intéressant représente à Madagascar le g. Platyomicus
de la Guinée et du Gabon; la forme du rostre et du scape des
antennes le différencie sérieusement.
Rhypastus truncatulus. — Long.7 à 7 1/2 mill. (rost. excl.).
— Breviter ovatus, crassus, piceus, opacus, lutoso indutus, tuber-
culis et elyiris basi aut dorso medio transversim denudatis;
rostro lutoso, medio sulcatulo, antennis fusco-piceis; prothorace
elytris angustiore, antice a medio sat fortiter angustato, basi fere
recta, dorso tuberculis 2 ovatis rugosis antice instructo, lateribus
granulosis; elytris sat brevibus, subquadratis, basi utrinque paulo
obliquatis, ad humeros angulosis, vage punctato-striatis, basi
utrinque costis 2 crassis, laxe tuberosis, post medium obliteratis,
intervallis paulo rugosulis, postice ad declivitatem sat abrupte
truncatulis utrinque tuberculis 2 majoribus et 2 minoribus ornatis,
lateribus deflexis grosse punctato-seriatis ; femoribus paulo lutoso-
annulatis. — Région de l’Androy, Ambovomté (D' Decorse).
La coloration est inégale et Variable.
Rhytiphlæus ovipennis. — Long. 12 milll — Oblongo-
ovatus, convexus, fusco-piceus, indumento piloso dilute cineras-
cente in prothorace maculatus et in elytris medio late fasciatus, his
basi apiceque maculis minutis signatis; rostro cylindrico, nudo,
dense puhctato. Antice lineis elevatis minutis signato, antennis sat
gracilibus, picescentibus ; prothorace transverso, elytris angustiore,
lateribus antice fortiter angulato, dorso utrinque tuberculo rubi-
ginoso-velutino ornato, lateribus setulis rubiginosis marginato;
elvtris brevissime ovatis, valde convexis, leviter striatis, intervallis
grosse granosis, alternatim magis convexis, basi fortius granatis et
utrinque tubereulis fasco-velutinis ornatis, intervallo 3°, 5° et 7° pla-
gam transversam tuberculis majoribus instructis, margine laterali
ante apicem sinuato ; pedibus validis, cinereis. — Madagascar ; col-
lection du Muséum.
Cette espèce est bien distincte par la forme des élytres très briève-
Dé ‘4 MIO SV. VU RTE 7
241
ment ovalaires et par les intervalles granuleux, alternativement
plus convexes et portant des tubercules ovalaires ; elle se rapproche
du R. nodosus Fairm. pour la forme générale, mais plus courte, et
la sculpture des élytres est toute différente.
Rhytiphlæus holonychinus. — Long. 20 mill. — Oblongo-
elongatus, antice attenuatus, postice magis convexus, piceus, indu-
mento fuliginoso vestitus; pedibus sat griseis, femoribus omnibus
medio infuscatis; capite brevi, oculis minutis, linea pallidiore
circumductis, rostro crasso, apice haud crassiore; prothorace
longitudine vix latiore, antice utrinque angulato, medio compresso-
convexo, dorso paulo inæquali; elytris ovatis, postice parum
ampliatis, parum fortiter plicato-tuberosis, tuberculis subseriatis,
intervallo discoïdali postice magis elevato, tuberculis lateralibus
majoribus; abdomine lateribus maculis dilutioribus signato. —
Madagascar; ma collection.
Ressemble assez au R. albipes OI., mais plus étroit, plus convexe
en arrière, comprimé latéralement, avec le corselet plus long,
moins inégal, et les élytres à tubercules bien moins gros, plus
nombreux, formant presque des séries; le rostre n’a pas de lignes
blanches, non plus que les pattes qui sont grises avec une tache sur
les fémurs. Diffère de l’ovipennis par la taille plus forte, le corselet
et les élytres plus courts, ces dernières à tubercules plus gros,
moins nombreux, en séries alternées.
G. STENOPHYLAX Fairm., Ann. Soc. Ent. Fr., 1903, 343.
Ce nom a déjà été employé en 1848 par Kolenati pour un genre
de Phryganides. Je dois cette rectification à un avis bienveillant de
notre collègue, M. Mac Lachlan. Je propose de changer le nom de
ce genre en Hypophylac.
Bagous striatulus. — Long. 4 1/2 mill. — Ressemble au
B. impressus Fairm. (Ann. Belg., 1897, 128), mais plus noirâtre,
avec le corselet assez arrondi sur les côtés, ayant de vagues bandes
plus noires, les élytres plus fortement striées, avec des intervalles
un peu convexes, également relevés, sans impressions obliques sur
le disque, ayant aussi chacune une tache blanche mais plus large et
moins distincte, sans calus postérieurs; le corselet est moins forte-
ment impressionné au bord antérieur, ce qui le rend moins relevé;
les fémurs paraissent plus grèles à la base. — Soalala (H. Perrier).
Echinocnemus gracilirostris. — Long. 3 mill. (rost. eæcl.),
— Ovatulus, indumento piceolo dense vestitus, capite summo,
prothorace vittulis 3 griseis, elytris cinereis, vittulis griseis alterne
ornatis, sutura infuscata, post medium grisea, subtus cum femorum
242
basi dense griseus, femoribus posticis medio piceo maculatis; capite
sat minuto, oculis sat distantibus rostro leviter arcuato, tenui,
denudato; prothorace longitudine haud latiore, elytris valde angus-
tiore, lateribus rectis, antice tantum arcuato-angustatis, subtiliter
densissime punctulato; elytris sat breviter ovatis, basi truncatis, ad
humeros angulatis, striatis, striis subtilissime punctulatis; intervallis
vix convexiusculis, dense subtilissime punctulatis, setulis brevibus
laxe instructis; pedibus sat validis, femoribus basi breviter angus-
tatis, cum tibiis setulis minulissimis indutis. — Soalala (H. Perrier).
Ressemble beaucoup à l’E. nereis Faust, mais plus court, à
corselet plus étroit, non arrondi sur les côtés, et surtout par le
rostre bien plus mince, plus long et arqué.
Lithinus Perrieri. — Long. 20 mill. (rost. excl.), — Oblongus,
postice ampliatus et truncatulus, convexus, ater, opacus, indu-
mento griseo lateribus et apice vestitus; rostro crasso, parum
dense punctulato, inter oculos foveola minuta impresso; prothorace
vix transverso, antice angulatim dilatato, et abrupte constricto,
dorso tuberculis 5 politis ornato, antico majore fisso, 2 posticis
minutis, lateribus griseis, punctis nigris impressis, antice breviter
interruptis; elytris postice convexioribus et latioribus, dorso
nigris, parce griseo punctatis, lateribus late griseis, punctis nigris
seriato-impressis, parte apicali similiter grisea et punctis grossis,
ad marginem externum foveatis, nigris impressa, dorso seriatim
granatis, granis postice majoribus et ad declivitatem interruptis,
colore nigro extus extenso, lateribus basi plaga nigra ornatis;
subtus nigra, late griseo-tincta et punctis nigris impressa, pedibus
validis, griseis, punctulis nigris sparsutis, femoribus apice nigris.
— Ambongo (Perrier).
Cette belle espèce se rapproche du L. humeralis Coq. pour le
genre de coloration, mais elle est bien plus grande, plus robuste, le
corselet est très différent, sans saillies antérieures, fortement
angulé sur les côtés, ayant le dos uni avec 5 tubercules lisses.
Lithinus parcelacteus. — Long. 16 mill. (rost. exæcl.). —
Oblongus, paulo compressus, fortiter convexus, piceo-fuscus,
subopacus, prothorace basi utrinque lineola lactea, supra elytrorum
basin paulo expansa ornato, elytris paulo ante medium fasciola
transversa et fascia apicali transversa communi lacteo-tomentosis
signatis; capite convexiusculo, squalide rufescente, fronte medio
impressa, rostro crasso, supra inæquali, haud sulcato, apice vix
angustato; prothorace elytris duplo angustiore, ovatulo, lateribus
haud ampliato, antice parum angustato, margine antico fortiter
anguloso-rotundato, dorso tuberculis minutis, sat numerosis
243
instructo, intervallis squamulis ferrugineis parce signatis, margine
postico utrinque sinuato; scutello convexo, polito; elytris basi fere
truncatis, parum lobatis, basi et lateribus subseriatim tuberculato-
asperatis, basi fortius et magis regulariter, intervallis punctis
grossis seriatis, medio utrinque macula obscure rufo-squamosa
parum distincte signatis, plaga apicali floccosa, utrinque expansa;
pedibus validis, crassis, squamulis et setulis ferrugineis obsitis,
tibiis anticis albido-floccosis, femoribus anticis dente angulari
armatis, pectore lateribus paulo floccoso. — Baie d’Antongil
(Mocquerys); coll. du Muséum.
Diffère des autres Lithinus par son corps plus large, ses élytres
carrées à la base et son corselet non dilaté sur les côtés et sans
houppes de poils au bord antérieur.
Achymus tessellatus. — Long. 5 mill. (rosf. excl,). — Res-
semble à l’A. Alluaudi Fairm. (Ann. Ent. Fr., 1902, 362), mais plus
petit, d’un gris sale pubescent avec de nombreuses petites taches
noires sur les interstries qui sont un peu convexes, où elles
alternent avec les taches grisâtres; le corselet est plus large, plus
court, plus uni, moins prolongé en avant; les interstries des élytres
sont réguliers et alternativement un peu relevés; le rostre est un
peu plus long et un peu plus arqué; les pattes antérieures sont
également énormes. — Soalala (H. Perrier).
Lixus gigas (Faust, in litt.). — Long. 32 mill. (rost. eæcl.). —
Elongatus, niger, modice nitidus, prothorace utrinque impressione
obionga, plicata, breviter fulvo-pilosula signata, elytris maculis
minutis numerosis similiter pilosulis sparsutis subtus cum pedibus
nilidior, pectore medio, annulo femorali et tibiis fere totis fulvo-
pilosis; rostro valido, medio fere crassiore, basi et post medium
foveola minuta impresso; prothorace elytris paulo angustiore,
latitudine longiore, antice angustiore, medio canaliculo basi pro-
fundiore, antice obliterato signato, utrinque subtiliter oblique
plicatulo, plicis anticis validioribus, ad latera impressione irre-
gulari, intus plicatula, pilosa ornato; scutello minuto, polito;
elytris elongatis, ad humeros angulatis, postice levissime am-
pliatis, sat late striatis, striis punctato-crenulatis, punctis sat
grossis, parum profundis, interstriis convexis, 2 primis latiori-
bus, basi valde elevatis, ceteris alternatim magis convexis,
impressione circa scutellari sat depressa, striis pube fulvida macu-
losis, penultima externa basi latiore et griseo-ciliata, subtus lævis,
segmentis ventralibus apice fulvido pilosulis, pedibus validis,
femoribus anticis subtus angulatis. — Madagascar; ma collec-
tion.
AT DÉS a TN Hi ES
244
Lixus floccosus, — Long. 22 à 26 mill. (rost. excl.). — Forme
et coloration du gigas, mais plus petit et un peu plus brillant; le
rostre est semblable, mais plus visiblement ponctué, la fossette de
la base plus marquée; le corselet est aussi large à la base que les
élytres, plus court, moins atténué et plus brusquement rétréci en
avant; le sillon médian bien plus fin, de chaque côté des plis assez
fins, irréguliers, et deux impressions, la postérieure plus grande,
l’antérieure garnie chez les individus frais, d’une villosité coton-
neuse d’un gris sale, formant touffe, la partie lisse antérieure
courte, mais se prolongeant au milieu le long du sillon; les élytres
sont moins longues, plus fortement striées-ponctuées; les intervalles
réguliers, fortement épaissis tout à fait à la base où ils forment des
empâtements, des faisceaux de poils d’un fauve sale, plus ou moins
denses; le dessous et les pattes sont plus brillants, les dernières
à villosité semblable, également robustes. — Farafangana (Gotta);
ma collection.
Quand cet insecte est bien conservé, les deux grosses touffes de
poils du corselet lui donnent un facies remarquable; il en est de
même pour l’espèce suivante.
Lixus albicornis. — Long. 25 mill. — Ressemble extrême-
ment au floccosus, notamment par la vestiture, le corselet présentant
aussi de chaque côté, en avant, une touffe de poils plus blanchâtres;
les élytres sont ornées de faisceaux semblables, qui deviennent
plus épais en arrière et forment des taches à l'extrémité; le rostre
a la même forme, mais la fossette entre les yeux est plus grande
et se prolonge en s’effaçant en avant; le corselet a la même forme,
il est à peine plus étroit que les élytres; le sillon médian a
disparu, sa surface est comme vermiculée de plis et de sillons qui
sont remplis d’un enduit blanchâtre; la partie lisse antérieure est
extrêmement réduite et sillonnée au milieu; le bord postérieur est
fortement bisinué, angulé au milieu avec les angles très aigus;
l’'écusson est déprimé; les élytres ont une sculpture analogue,
mais les points sont remplacés par des fosseties; les intervalles
sont plus étroits, sauf sur les côtés, et sont parsemés de petits
pinceaux de poils; la base est assez fortement tuberculée ; le dessous
et les pattes sont semblables; les tibias antérieurs sont garnis en
dehors de longs poils gris; enfin, le funicule et la massue des
antennes sont blancs. — Diégo-Suarez; ma collection.
Lixus dorsotinctus. — Long. 25 mill. (rost. eæcl.). — Res-
semble au floccosus, mais plus parallèle, presque cylindrique, le
corselet presque aussi large que les élytres, bien plus court; d’un
noir brillant avec toute la partie dorsale des élytres ainsi que le
245
milieu du corselet couverts d'un enduit gris plombé; le rostre est
plus droit, finement ponctué en avant, avec un court sillon médian,
une fossette oblongue à la base; le corselet est bien plus court,
plus fortement rétréci en avant, avec un sillon médian bien plus
fortement creusé à la base; de chaque côté des plis très irrégu-
liers, assez courts, un ou deux plus relevés, et sur les côtés des
poils fauves assez nombreux, mais ne formant pas une touffe, la
partie antérieure unie au milieu; les élytres sont bien plus longues,
à stries garnies de gros points, plus gros à la base et sur les côtés,
les intervalles marquetés de petites taches noires écartées avec des
soies blanches hérissées peu nombreuses, les intervalles plans à la
suture, assez convexes sur le disque, mais bien plus relevés et plus
étroits sur les côtés ; le dessous et les pattes sont d’un noir brillant,
quelques poils fauves sur la poitrine, les tarses très larges. —
Madagascar; ma collection.
L’enduit des élytres rappelle ce qui existe chez l’encaustus Faust,
mais l’insecte est très différent.
Lixus bituberosus. — Long. 16 à 18 mill. (ros{. exæcl.). —
Elongatus, convexus, fuscus, parum nitidulus, prothorace elytrisque
basi punctis et impressionibus albido-pubescentibus sparsutis, his
ante apicem maculis similibus densioribus transversim subfasciatis,
apice irregulariter maculosis; rostro subtilissime punetulato, basi
medio puncto vix impresso; prothorace elytris angustiore, latitu-
dine paulo longiore post medium antice angustato, antice sat fortiter
coarctato, dorso parum fortiter plicatulum rugoso, parte antica
lævi, elytris elongatis, ad humeros obliquatis, his obtusis, basi
medio tuberculo rotundo polito ornatis, haud incrassatis, nec
impressis, dorso paulo inæqualibus punctato-lineatis, puncetis dis-
tantibus, lineis postice obsoletis, intervallis planis; pectore parce
albido sparsuto, femoribus annulaiis, tibiis tarsisque dense albido
pubescentibus, femoribus anticis subtus breviter dentatis, tibiis
compressis, leviter arcuatis. — Diégo-Suarez; ma collection.
Ressemble beaucoup à l’Ileomus Bohemanni Faust, mais ce der-
nier est plus grand, plus robuste, les rugosités du corselet sont
plus fines, les élytres ont des lignes de très gros points qui s'effa-
cent presque à la bande transversale postérieure, les fémurs
antérieurs sont armés d’une forte dent, plus petite chez les autres
fémurs.
Il me paraît que ces insectes ne peuvent être séparés des Lixus
dont plusieurs espèces, telles que le L. Sturmii, offrent aussi des
fémurs dentés ou angulés en dessous.
Le L. bituberosus est remarquable par les deux tubercules de la
base des élytres qui sont plus gros et plus saillants que chez les
246
L. bifloccosus, et aussi gros que chez le Bohemanni; les taches pubes-
centes des élytres sont très variables et dessinent parfois une espèce
de bande oblique sur le milieu des côtés.
Lixus humerosus. — Long. 16 mill. — Ressemble beaucoup
au précédent, mais un peu plus petit et plus étroit; la coloration
est presque la même, seulement les impressions de la base des
élyires sont remplies d’une pubescence blanchâtre mélangée de
roux et la fascie postérieure est plus grise; la sculpture du corselet
ressemble à celle du Bohemanni, mais les côtés ont, en avant, une
sorte de tubercule irrégulier; les élytres ont la base un peu
épaissie, mais sans tubercule distinct, elles ont des lignes de gros
points comme chez le Bohemanni, mais plus petits, avec les inter-
valles peu convexes, sauf les 2° et 4 qui sont plus épais à la base, la
partie postérieure est un peu plissée; les fémurs sont à peine
annelés, les antérieurs munis d’une petite dent peu distincte, les
tibias antérieurs garnis de pubescence grise serrée. — Baie de
Antongil; ma collection.
Zantes convexicollis. — Long. 3 1/2 mill. (rost. excl.). —
Brevissime ovatus, fuscus, parum nitidus, capite prothoraceque
opaculis, fulvido-pilosulus; capite cum rostro dense subtiliter
punctulatis, illo densius piloso, fronte medio subtiliter striata, rostro
denudato, magis rugoso, antennis gracilibus, piceis, articulis
2 primis rufis; prothorace transverso, antice angustato, lateribus
arcuatis, dorso dense subtiliter rugoso; elytris subglobosis, postice
attenuatis, ad humeros obliquis, fortiter striatis, striis parum punc-
tatis, basi paulo evidentius; subtus indumento tenui fulvido dense
vestitus, albido mixtus, pedibus validis, femoribus anticis crassio-
ribus, subtus dentatis. — Ankarahitra (H. Perrier).
Cet insecte diffère de ses congénères par le manque de dépression
sur et autour de l’écusson et par le bord postérieur du corselet
coupé droit.
Zantes rufinus. — Long. 2 mill. (rost. excl.). — Brevissime
ovatus, convexus, rufocastaneus, nitidus, glaber; capite cum rostro
dense subliliter punctulato; prothorace transverso, antice angustato,
lateribus rotundato, dense sat subtiliter granuloso-punctato, mar-
gine postico medio lobato, lobo ad scutellum depresso; scutello
griseo pubescente; elytris brevibus, ad humeros sat angulatis,
postice fortiter declivibus et abrupte rotundatis, dorso sat fortiter
punctato-striatis; subtus albido-pubescens, pedibus brevibus, vali-
dis, femoribus anticis inermibus. — Ankarahitra (H. Perrier).
Ressemble à Z. holoæanthus Fairm. (Ann. Soc. Belg., 1901, 224),
mais bien plus petit, d’une coloration plus foncée, plus rougeûtre,
247
avec le corselet plus étroit, plus arrondi sur les côtés, à lobe médian
moins saillant, et avec les élytres plus fortement striées avec les
stries moins fortement ponctuées.
Desmidophorus griseipes. — Long. 16 mill. (rost. eæcl.). —
Oblongo-ovatus, convexus, niger, opacus, pilis lutoso-griseis paulo
acervatis adspersus, elytris tuberculis atrovelutinis ornatis; capite
dense anguloso-punctato, parce piloso, rostro minus fortiter,
apice læviore; prothorace transverso, breviore, antice a medio sat
fortiter angustato, dense granuloso-rugoso, disco minus dense et
plaga atrovelutina signato, lateribus villosulis, basi evidenter late
bisinuata, sat fortiter marginata; elytris ovatis, lateribus fere rectis,
ad humeros paulo angulatis, vix productis, apice obluse rotundatis,
tuberculis mediocribus, sat dense subseriatim munitis, externis
magis acutis, intervallis paulo inæqualibus, parce piloso-maculosis;
subtus cum pedibus nigro-fuscus, femoribus apice et tibiis dense
lutoso-griseo pilosulis, pilis adpressis, femoribus anticis subtus
obtuse angulatis. — Madagascar; ma collection.
Ressemble au D. floccosus Fairm. (Ann. Belg., 1901, 125) pour
sa forme oblongue et ses élytres presque droites sur les côtés ; elles
sont moins atténuées en arrière avec des séries de tubercules
médiocres, les intervalles inégaux, avec des restes de touffes
poilues qui changeraient sans doute le facies de cet insecte avec des
exemplaires plus frais.
DESMIDOPHORUS CENTRALIS Fairm., Le Naturaliste, 1902, 10.
Ce nom doit passer en synonymie du D, galericulus Fairm. ; c’est
une variété dont la coloration est plus accentuée; notamment la
tache centrale sur la suture est presque noire au lieu d’être rousse;
le D. galericulus est un individu à coloration incomplète et le
centralis serait plutôt le type de l’espèce.
Alcides albopictus. — Long. 8 mill, (rost. excl.). — Ressemble
extrêmement à l'A. lobipennis Fairm.(Ann. Soc. Fr.,1902,365) pour
la forme, la sculpture et le genre de coloration, mais un peu plus
grand, avec le corselet couvert de granulations lisses, inégalement
serrées, ayant de chaque côté à la base une sorte d’anneau formé
par des soies squamuleuses blanchâtres ; les élytres sont également
lobées à la base, mais plus longues, avec les fossettes semblables,
mais les intervalles moins régulièrement relevés, une petite tache
humérale et une courte bande formée de deux taches de poils
squamuleux blancs, placée transversalement en dehors après le
milieu; dessous du corps très ponctué, côtés et milieu de la
poitrine et base de l’abdomen couverts de poils squamuleux
blancs, pattes courtes, robustes, rugueusement ponctuées, parse-
248
mées de très petites soies blanchâtres, fémurs et tibias anté-
rieurs armés en dessous d’une large dent. — Diégo-Suarez; ma
collection.
Phylaitis sanguinosus. — Long. 31/2 à 5 mill. — Oblongus,
fuscus, opaculus, prothorace antice cum genis sanguineo-velutino,
basi medio lineola albo-puberula, plus minusve distincta, scutello
albo, elytris griseo setosulis, subtus cum pedibus densius setosulis;
oculis contiguis, rostro leviter arcuato, tenuiter asperulo, antennis
fuscis, apice clavatis; prothorace subquadrato, elytris haud angus-
tiore, antice breviter constricto et utrinque transversim sulcato,
dorso subtiliter densissime ruguloso, lateribus rectis; scutello
minuto, convexo; elytris brevibus, cuneatis, prothorace haud latio-
ribus, subtiliter striatulis, intervallis planis laxe granosis, apice
subtruncato, extus rotundato; prosterno rufulo-squamosulo, den-
tibus 2 acutis armato, pedibus modice elongatis, femoribus
posticis elytra parum superantibus, anticis vix ceteris longio-
ribus. — Région de l’Androy, Imavombo (D° Decorse); coll. du
Muséum.
Ressemble extrêmement au P. Coquerelii Fairm., en diffère par
l’armure du prosternum, le corselet couvert en avant d’un velours
couleur de sang, sans tache à l'angle postérieur, le corselet
moins rugueux, les élytres à interstries finement granuleux. Il
n’est pas probable que ce soient des © du Coquerelii qui se trouve
dans le nord de l’île.
Metialma pusilla. — Long. 2 mill. (rost. excl.). — Angusta,
supra planiuscula, subtus convexo, dilute fulva, fusco maculosa;
oculis magnis, contiguis, rostro fusco, nudo, vix arcuato; protho-
race latitudine fere duplo longiore, elytris haud angustiore, antice
tantum paulo attenuato, dorso fusco, lateribus dilute fulvis, dense
subtiliter strigosulo-punctato, linea media obsolete elevata, mar-
gine postico fere recto; elytris oblongis, postice attenuatis, apice
conjunctim rotundatis, subtiliter punctato-lineatis, basi sub-
striatulis, stria suturali impressa; pygidio et propygidio rufis;
subtus sat dense griseo-pilosulus, pectore punctato, pedibus sat
brevibus, fuscis, parce griseo-pilosulis. — Ankarahitra (H. Per-
rier).
Reconnaissable à sa petite taille et au dessin des élytres formé de
maculatures brunes oblongues, mélangées de linéoles courtes.
METIALMA APICALIS Fairm., Ann. Belg. 1902, 242 (Epiphylax).
C’est par erreur que cet insecte a été décrit comme appartenant
au g. Epiphylax, avec lequel il n’a guère de rapports.
249
ASTRATUS n. g.
Ce nouveau genre est voisin des Cryptorhynchus, dont il diffère
par le corselet transversal, fortement arrondi sur les côtés et brus-
quement rétréci en avant, par le canal rostral ne dépassant pas les
hanches antérieures, le rostre bien moins épais, se terminant sur le
mésosternum dans une cavité assez grande, sans bourrelet; la
saillie intercoxale est semblable, mais le 2° segment ventral est à
peine plus long que chacun des suivants; les pattes sont assez
grêles, avec les fémurs tous très claviformes et dentés en dessous,
Astratus cristulicollis. — Long. 6 1/2 mill. (rost. excl.). —
Oblongus, convexus, piceo-fusculus, opaculus; capite convexo, cum
rostro subtiliter rugosulo, hoc apice lævi; prothorace transverso,
lateribus fortiter rotundato, antice valde angustato, basi elytris
sensim angustiore, dorso densissime asperato-punctato, disco
subtilius, antice cristulis minutis squamosis signatis, angulis
posticis valde obtusis; elytris ovato-subquadratis, basi truncatis,
ad humeros angulato-rotundatis, grosse subseriatim punctaiis,
costulis interruptis parum regularibus instructis, rugosulis; subtus
grosse punctatus, pedibus sat gracilibus, femoribus clavatis, subtus
dente armatis, tarsorum articulo 3° profunde bilobo, 4° elongato. —
Baie d’Antongil; ma collection.
MAMUCHUS n. g.
Genre bien voisin du g. Astratus dont il offre la facies ; le canal
rostral se termine aussi sur le métasternum dans une fossette; la
saillie intercoxale est également large et obtusément tronquée;
mais le 2° segment ventral est soudé au 1° et est un peu plus long
que les 2° et 5° réunis; les élytres enveloppent mieux les côtés du
corps, les pattes sont plus robustes, les fémurs sont inermes, les
tarses sont plus larges. Le corselet, à peine arrondi sur les côtés,
est brusquement rétréci avant les angles antérieurs,
Mamuchus squamosopictus. — Long. 6 mill. (rost. eæcl.). —
Ressemble assez à l’Astratus cristulicollis, mais plus petit, plus
parallèle, de même coloration brune, parsemé de nombreuses petites
taches formées par de petites squamules d’un fauve obscur; le
sommet de la tête est lisse et roussâtre; le corselet est moins con-
vexe, moins arrondi sur les côtés, également très rétréci en avant,
très densément ruguleux; les élytres sont plus fortement angulées
aux épaules, régulièrement mais peu fortement striées, les stries
250
plus ponctuées à la base, les intervalles plans, les 3° et 5° un peu
convexes, ce dernier formant un léger calus antéapical ; les pattes
sont plus robustes, les fémurs antérieurs sont armés d’une dent
assez large, mais peu saillante, les autres sont un peu angulés en
dessous. — Soalala (H. Perrier).
Mamuchus inornatus. — Long. 5 mill. — Diffère du précé-
dent par le corps plus petit, plus parallèle, le corselet un peu plus
arrondi sur les côtés, non anguleusement rétréci en avant, plus
finement ponctué, les élytres parallèles, plus angulées aux épaules,
à stries assez régulières, les intervalles presque plans, parsemés,
comme le corselet, de petites taches roussâtres, mais ne formant
pas de touffes squamuleuses, oblongues ou confluentes ; la tête est
convexe, lisse, roussâtre ; les fémurs antérieurs sont faiblement
angulés en dessous. — Ankarahitra (H. Perrier).
Nanophyes spinicrus. — Long. 4 1/2 mill. (rost. excl.). —
Ressemble au N. albicollis Fairm. (Notes Leyd. Mus., 1901, 76), à
peine plus grand, mais plus massif et d’une coloration différente,
d'un brun noir, avec des fascies fuligineuses sur les élytres, une
ligne médiane et deux bandes latérales sur le corselet avec la base des
fémurs fuligineuses ; le métasternum est orné, sur les côtés, d’une
grande tache blanche subtriangulaire ; le rostre est plus long; les
cinq derniers articles des antennes forment une massue comprimée,
lâche; le corselet est plus large; les élytres sont plus amples,
nettement striées, avec les intervalles également convexes; les
pattes antérieures sont aussi un peu plus longues que les autres,
fortement claviformes, armées en dessous d’une dent aiguë avec
deux très petites saillies en avant. — Diégo-Suarez; ma collection.
Le nombre des articles de la massue antennaire vient appuyer ce
que dit Lacordaire à ce sujet; seulement, il me semble qu’il faut
chercher les deux articles disparus dans le dernier article de la
massue et non dans les premiers.
Nanophyes magnus. — Long. 7 mill. (rost. excl.). — Res-
semble au précédent, plus grand et plus robuste, d’une coloration
analogue, mais moins sombre ; le rostre est noir, grêle, presque deux
fois aussi long que le corselet; celui ci est d’un gris, un peu fauve
avec une ligne médiane plus pâle se prolongeant sur la tête, sur
les côtés des taches brunes peu régulières, la partie antérieure
plus étroite et plus comprimée ; les élytres sont d’un fauve cendré,
avec une grande tache basilaire brune, transversale, veloutée, un
peu prolongée à l’écusson sur la suture, au milieu de chaque côté,
une grande tache externe brune, les stries peu profondes, les
251
intervalles alternativement convexes ainsi que la suture, d’un gris
pâle avec des taches brunes; les pattes antérieures un peu plus
longues que les autres; les fémurs sont très claviformes, les
antérieurs armés en dessous d’une épine aiguë assez longue, avec
deux très petits denticules ; la massue des antennes est à peine moins
longue que le funicule, et son dernier article aussi long que les
deux précédents réunis. — Baie d’Antongil (Mocquerys); coll. du
Muséum.
Cionus elegantulus. — Long. vix 2 mill. (rost. excl.). — Fere
globosus, rufulo-piceus, pilis albido-griseis adpressis dense vestitus,
capite dilute rufulo, prothorace basi piceolo, scutello piceo, elytris
ad humeros longius albido-pilosis, macula media suturali communi
rufa et antice utrinque puncto piceo comitata, utrinque ante
apicem macula marginali oblonga denudata ornatis; capite con-
vexo, rostro parum arcuato; prothorace brevi, angusto, antice
attenuato, dorso medio pilis erectis densatis ornato; elytris valde
convexis, ad humeros angulatis, postice levissime attenuatis, sub-
tilissime striatulis, setulis albis laxe hispidulis, setulis baseos
fuscis ; subtus cum pedibus concolor, his brevibus, sat validis. —
Soalala (H. Perrier); un seui individu.
4
Bien remarquable par sa petite taille et sa vestiture élégante.
Baris distinguenda. — Long. 3 1/2 mill. (rost. eæcl). —
Ressemble à B. suturata Fairm. (1), également d’un brun noir mat
avec une bande formée d’écailles fauves sur le milieu du corselet,
se prolongeant sur la suture des élytres en s’élargissant, puis
formant une tache transversale après le milieu, n’atteignant pas le
bord externe, et un point de même coloration à l'extrémité; le corps
est plus grand, plus allongé; les élytres sont un peu parallèles, à
siries moins distinctes; le corselet est plus rugueux, n’ayant, en
outre de la bande médiane, qu’une très petite tache d’écailles fauves
aux angles postérieurs ; le dessous du corps est unicolore, parsemé
de très petites écailles fauves ainsi que les pattes qui sont aussi
finement et assez densément ponctuées. — Ankarahitra (H. Perrier).
Les bandes et taches sont formées d’écailles rousses, serrées,
tandis qu’elles sont éparpillées chez la suturata et d’une couleur
rousse, formant des dessins bien nets; le corps est aussi plus
oblong.
(1) Un individu de Diégo-Suarez a 6 mill. de longueur, mais je ne vois pas de
différences sérieuses.
252
NYCTERORHINUS n. g.
Ce nouveau genre me paraît voisin des Crepidotus, bien que son
facies soit fort différent; le corps est, en effet, très lisse, d’un noir
d’ébène et le corselet est presque aussi long que les élytres; sa base
est, en outre finement mais neltement rebordée; le prosternum est
large entre les hanches; le métasternum est aussi impressionné à
l'extrémité mais moins fortement; les pattes antérieures sont plus
fortes, mais pas plus longues que les autres; les tibias antérieurs
sont presque droits, munis à l’extrémité d’un crochet, garnis en
dedans de soies raides, fauves; le pénultième article des tarses
est aussi très large, cordiforme ; la tête est semblable, les yeux plus
petits; les antennes sont insérées de même, assez grêles; le scape
est un peu épaissi à l’extrémité et dépasse le bord du corselet; les
deux premiers articles du funicule sont allongés, égaux; le dernier
article est oblong, plus épais, tronqué très obliquement et bordé
d’une pubescence rousse.
Nycterorhinus ebenus. — Long. 15 à 16 mill. — Elongatus,
dorso planiusculus, niger, nitidus, femoribus piceis; capite punc-
tulato, rostro gracili, subtiliter punctulato, apice extremo lævi,
prothorace parum breviore; prothorace oblongo-ovato, antice
attenuato, parte collari angustiore, leviter punctulato, latitudine
duplo longiore, transversim impressa, dorso planiusculo, lævi,
paulo depresso, margine postico recto, tenuiter marginato, angulis
fere rectis, scutello mediocri, depresso, fortiter marginato; elytris
prothorace paulo longioribus, ab humeris leviter attenuatis, his
valde rotundatis, dorso medio planiusculis, punctato-lineatis,
punctis basi obsolescentibus, intervallis planis, Iævibus, stria sutu-
rali profunda, apice late rotundato, subtruncatulo; pygidio fusco-
piceo, paulo ocellato-punctato, lateribus marginato; sublus lævis,
lateribus punctulato, pedibus validis, anticis crassioribus, tibiis
anticis intus dense ciliatis, tarsorum articulo penultimo magno,
cordato, vix sinuato; © vix minor, prothorace paulo angustiore,
dense punctulato, medio haud depresso, elytris vix distincte lineato-
punctatis. — Baie d'Antongil (Mocquerys); coll. du Muséum.
Dichthorrhinus albozebrinus. — Long. 10 mill. (rost.
eæcl.) — Oblongus, postice attenuatus, modice convexus, ater,
opacus, paulo sericans, prothorace linea subapicali transversa
tenui, lateribus et subtus continua et vitta latiore basali medio
interrupta lacteis, elytris utrinque linea brevi subscutellari et
utrinque vittis 2 angustis lacteis, suturam haud attingentibus,
ur.
253
42 ante, 2 post medium; oculis vix separatis, rostro tenui, recto,
elongato, basi incrassato et cornutus 2 crassis arcuatis armato,
antennis parum gracilibus fuscis; prothorace latitudine fere lon-
giore, antice a medio angustato, dorso convexo; elytris fere a basi
angustatis, punctulato-striolatis, intervallis planis; pygidio fere
conico, apice breviter rufo et griseo penicillato; metasterno late
lacteo plagiato, pedibus sat gracilibus, anterioribus paulo majo-
ribus, albo tenuiter lineatis, tibiis anticis intus denticulatis. — Baie
d’Antongil (Mocquerys); coll. du Muséum.
Le dessin des élytres différencie cette espèce de ses congénères.
STENOLANDRA n. g.
Ce nouveau genre est extrêmement voisin du g. Catapyges qu’il
représente à Madagascar; il a la même forme étroite, la même
coloration noire avec des bandes blanches, mais le rostre est étroit,
plus long que le corselet, grêle, presque horizontal, nullement
arqué ; les antennes assez grêles, insérées tout à fait à la base du
rostre, dépassent le milieu du rostre et atteignent presque la base
du corselet; les articles du funicule sont oblongs, la massue
oblongue, un peu acuminée; le corselet est grand, faiblement
rétréci en arrière, plus fortement en avant où il est rétréci en
forme de col court avec un profond sillon en dessus; les côtés sont
arqués, la base est tronquée; l’écusson est petit, acuminé; les
élytres sont un peu plus longues que le corselet, rétrécies depuis
la base, presque cunéiformes, arrondies à l'extrémité, à peine
sinuées en arc à leur base; le pygidium est déclive; les pattes sont
assez grandes, les antérieures plus développées, les intermédiaires
plus courtes; les tibias antérieurs sont droits, terminés par deux
éperons arqués, le pénultième article des tarses très grand, très
large, le dernier étroit, assez grêle.
Stenolandra lacteostrigata. — Long. 7 mill. (rost. excl.).
— Elongatus, angustus, parum convexus, ater, opacus, lineis tenui-
bus albis supra ornatus, prothorace utrinque linea integra, antice
paulo arcuata et lineola media brevi, pleuris albis, elytris vitta
suturali, utrinque lineis 2 discoïdali et marginali, hac basi inter-
rupta, striga humerali brevissima et punctulis aliquot albis, pectore
et abdomine lateribus valde albo-fuscatis; rostro elongato, recto,
gracili, nitido, antennis basalibus, articulis funiculi oblongis,
2° primo paulo longiore, clava oblonga, sat acuminata, prothorace
basi parum medio haud elytris angustiore, antice angustato et
paulo constricta, transversim fortiter sulcato, dorso dense asperato;
254
elytris paulo cuneatis, basi fere rectis, apice rotundatis, subtiliter
striolatis, basi breviter evidentius, intervallis planis, subtiliter
coriaceis; pygidio albo, lateribus nigro; subtus punctatus, pedibus
magnis, anticis præsertim, punctatis et squamulis minutissimis
pallidis vestitis, tibiis carinulatis. — Baie d’Antongil (Mocquerys);
coll. du Muséum.
CERAMBYCIDÆ
Marocaulus granicollis. — Long. 11 mill. — Forme et
coloration du M. impressicollis Fairm. (Ann. Fr., 1899, 502), en
diffère par la taille plus faible, le corselet nullement impressionné
sur le disque, qui porte deux tubercules ou granules lisses, les côtés
plus fortement arrondis avec les angles antérieurs et les élytres
plus courtes, ponctuées de même; les yeux sont bien plus écartés,
les antennes plus grêles, plus courtes, plus roussâtres, tandis que
les pattes sont concolores. — Ankarahitra, Soalala (4. Perrier).
Aliturus fusculus. — Long. 14 mill. — Ressemble beaucoup
à l’A. gracilipes Q Fairm. (Ann. Fr., 1903, 251), en diffère par la
coloration d’un brun noirâtre avec une pubescence très fine,
cendrée, plus dense sur la tête et le corselet, celui-ci un peu plus
long, atténué peu à peu dès la base, à côtés droits, sans renflement,
les élytres plus angulées aux épaules, un peu déhiscentes à l’extré-
mité,ayant chacune deux fines nervures, l’externe partant de l'épaule
et se dirigeant vers l’extrémité de la suture, qui est un peu
déprimée, l’interne peu distincte et plus courte; la convexité
autour de l’écusson est aussi moins marquée ; le dessous du corps
est concolore, ainsi que les pattes, densément pubescent, les
trochanters postérieurs sont roussâtres, les hanches également
très saillants. — Région de l’Androy, Ambovombé (D' Decorse).
L’A. griseopubens Fairm., qui se rapproche du fusculus par la
coloration, quoique moins foncée, et par la forme du corselet, en
diffère par les élytres sans nervures; c’est du reste un , et le
fusculus n’est décrit que sur une 9.
Anisogaster brunneus. — Long. 7 mill. — Elongatus,
parum convexus, piceo-brunneus, vix nitidulus, subtiliter griseo-
pubescens, elytrorum margine et sutura angustissime paulo rufes-
centibus; capite brevi, antice truncatulo, antennis gracilibus,
articulo 1° paulo claviformi, 4 æquali, # brevi; prothorace breviter
ovato, elytris angustiore, antice et postiee æqualiter parum angus-
tato, dorso inæquali, antice arcuato, basi anguste marginato; elytris
elongatis, angustis, parallelis, ad humeros angulatis, apice obtuse
255
rotundatis, basi prope scutellum leviter gibbosulis, dorso subti-
lissime alutaceis, subius concolor, segmento ventrali 1° magno,
ultimis brevibus, ferrugineis, villosis, pedibus gracilibus, sat
elongatis, femoribus clavatis, basi gracilibus et rufescentibus, —
Soalala (H. Perrier).
Reconnäissable à sa forme étroite, allongée, sa petite tête et ses
petits veux.
SAGRIDOLA ARMIVENTRIS Fairm., Ann. Belse., 1903, 370.
Cette belle espèce n'avait élé décrite que sur un seul individu
de Diégo-Suarez; un second vient de m'être envoyé par mon ami,
M. Perrier de la Battrie, qui l’a trouvé aux environs de Soalala.
Cet individu porte la même armature métasternale, qui est si
remarquable.
Artelida caligata. — Long. 12 mill. — Ressemble extrême-
ment à l’A. remipes Fairm., également noire, mais un peu bleuâtre
en dessous, avec les élytres rousses, mais ayant la suture et le bord
marginal étroitement noirs; les pattes ont la même coloration, les
fémurs postérieurs étant roux à la base, les tibias dilatés et colorés
de même; la tête est à peine prolongée en avant; le chaperon,
avec la bouche et les palpes, est roux, les antennes aussi; le
corselet est un peu plus étroit, bien moins angulé sur les côtés ; les
élytres sont plus étroites, moins atlénuées vers l'extrémité qui est
un peu tronquée, et présentent une faible dépression longitudinale
qui part de l’épaule et s’efface avant l'extrémité. — Madagascar;
donné obligeamment par M. le D° Mélichor.
Icariotis alboscutata. — Long. 6 mill. — Oblonga, modice
convexa, piceo-fusca, vix nitidula, subtiliter griseo-pubescens,
elytris lutoso-fulvis, extus, præsertim ad humeros paulo fumaitis,
extus anguste griseo-marginatis; capite rufescente, oculis convexis,
antennis gracilibus, fulvo-piceis; prothorace elytris valde angus-
tiore, longitudine parum latiore, antice a medio angustato,
lateribus medio breviter sat acute angulatis, dorso subtiliter
coriaceo, medio paulo rufescente; scutello ovato, albo; elytris ad
humeros fortiter angulatis ; basi planiusculis, postice sat convexis,
haud angustatis, subtilissime dense coriaceis, circa scutellum
leviter fumatis ; subtus fulvo-lutosa, pilis griseis, in pectore densius
vestita, pedibus sat elongatis, piceo, rufescentibus. — Soalala
(H. Perrier).
Voisin du basipennis Fairm., mais d’une coloration différente.
Sternotomis euchroma. — Long. 13 mill. — Oblonga,
indumento dilute rufulo dense vestita, maculis numerosis pallide
cinereis, margine nigro anguste cinctis variegata; capite rufulo,
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVIU, # VIIL 1904 17
256
fronte cinerea, medio nigro lineata; clypeo et ore nigro, antennis
gracilibus, rufescentibus et cinereo pruinosis, articulo 3° quarto
longiore; prothorace transverso, lateribus late angulato, vitta
medio cinerea et nigro marginata, utrinque vitta cinerea haud
marginata; elytris vittula suturali cinerea, ad scutellum dilatata
et marginata, apice dilatata, sed non marginata, utrinque maculis
plurimis regularibus valde dentatis, nigro marginatis; subtus
cinerea, vage cervino maculosa, pedibus rufescentibus, cinereo
pruinosis. — Soalala (4. Perrier); un seul individu.
Cet élégant insecte diffère des S{ernotomis par le prosternum
bien plus étroit, les épaules simples, sans crêtes, et le 1° article
des antennes plus grêle.
Mimocoptops bipenicillatus. — Long. 7 mill, — Oblongo-
ovatus, postice atitenuatus, modice convexus, indumento pubes-
cente cinereo dense vestitus, elytris utrinque basi tuberculo dense
nigro-pilosis instructis, fasciola sub humerum, fasciola fere mediana,
et fasciola post medium transversis nigris, paulo elevatis, antice
macula rufa comitatis, tuberculis anticis fere rufo circumcinctis,
intervallis punctis nigris et pilis erectis laxe sparsutis, scutello
rufo, prothorace rufo maculoso, capito summo et antice rufo lineo-
lato, antennis fuscis, gracilibus, articulo 1° crasso, griseo-pubes-
cente; prothorace transverso, elytris angustiore, basi et antice
fere æquilato, lateribus medio dilatato et fortiter angulato, dorso
inæquali, medio fere bigibboso, basi utrinque impressiusculo;
elytris ad humeros sat rotundatis, dein gradatim attenuatis, basi
granulatis et utrinque tuberosis, vage lineato-punctatis; subtus
cum pedibus concolor, his sat validis, pilosis, piceo et griseo macu-
latis. — Soalala (4. Perrier).
Diffère du M. fulvosparsus Fairm. par sa forme plus courte, plus
atténuée en arrière, les dents du corselet moins épineuses et les
élytres ayant deux gros tubercules velus à leur base, le reste de
leur surface bien moins inégal.
LENTALIUS n. g.
Genre voisin des Lasiocercis, dont il offre le facies; mais la tête
est assez différente ; elle est aussi fortement infléchie, mais l'inser-
tion des antennes est bien plus rapprochée, le front plus étroit,
sillonné au milieu; les antennes sont assez épaisses, n’atteignant
pas tout à fait l'extrémité des élytres, le 1* article un peu prisma-
tique, pas beaucoup plus épais que le 5°, celui-ci plus long que le
4°, et tous cylindriques, de même épaisseur; le corselet est égale-
ment armé d’une dent latérale, mais plus spiniforme et moins
257
rapprochée de la base; les élytres sont également assez courtes,
renflées à la base de chaque côté de l’écusson, avec les épaules
anguleusement saillantes; les pattes sont un peu moins courtes,
plus grêles, les fémurs nullement claviformes, un peu comprimés;
enfin le chaperon est sinué en avant et le labre plus grand.
Lentalius obliquepictus. — Long. 11 mill, — Oblongo-
ovatus, modice convexus, piceus, indumento cinereo vestilus,
lineolis nigris obliquis et maculis lacteis variegatus; capite griseo,
lituris piceis variegato, medio sulcato et utrinque oblonge plicato,
antennis cinereis, articulis apice vage griseis; prothorace trans-
verso, elytris angustiore, utrinque dentato, dorso utrinque vittulis
piceis obliquis et basi lineis 2 lacteis brevibus signato; margine
postico fere recto, angulis acute rectis; scutello piceo; elytris ad
humeros angulalim productis, medio baseos elevatis, utrinque
lineolis et vittulis piceis oblique signatis, macula communi post
medium, antice et postice lacerata, utrinque lineola fracta fere
comitata et antice punctulis 2 lacteis, linea submarginali usque ad
apicem producta, subtus grisescens, abdomine piceo fasciato,
pedibus griseis, parum robustis, tibiis apice nigro maculatis,
antennarum articulo ultimo apice nigro. — Région de l’Androy,
Ambovombé (D° Decorse); coll. du Muséum.
Cet élégant insecte est remarquable par les dessins obliques du
corselet et des élytres.
Crossotus hovanus. — Long. 9 mill. — Sat brevis, piceus,
pube tenui cinerascente paulo velutina vestitus, prothoracis late-
ribus late albis, scutello medio albo, elytris paulo post medium
utrinque fascia diffusa, dilacerata alba, ad marginem magis con-
densata signatis, antennis albo breviter annulatis; capite inter
oculos griseo transversim vittulato, antennis corporis dimidium
haud superantibus, articulo 1° valde incrassato ; prothorace utrinque
late et fortiter dentato, disco medio tuberculis 2 denudatis ornato;
elytris parum fortiter, lateribus fere obsolete punctatis, basi
utrinque striga brevi albida et prope scutellum tuberculo nigro
nudo signatis; subtus cum pedibus concolor.— Région de l’Androy,
Ambovombé (Decorse); coll. du Muséum.
Ressemble extrêmement au C. colluris Chev., du Gabon, mais
d’une coloration assez différente, les élytres plus unicolores, non
parsemées de taches roussâtres, bien moins ponctuées; le corselet
porte sur le disque deux tubercules et l’'écusson a une ligne médiane
blanche au lieu d’une bordure.
Nicarete albolineatus — Long. 14 mill. — Elongatus,
piceus, pube tenui cinerea dense vestitus, capite linea media,
258
prothorace lineis 4 albis elytris macula mediano-externa obliqua,
suturam haud attingente, antice linea alba oblique marginato
ornatis; antennis dense ciliatis, apice fuscis, elytris paulo longio-
ribus; prothorace angusto, quadrato, lateribus parallelis; elytris
postice gradatim attenuatis, apice oblique truncatis, post medium
utrinque granis 3 signatis; subtus cum pedibus concolor, segmentis
ventralibus pallidius apice marginatis, ultimo apice cum pygidio
nigro. — Région de l’Androy, Androvombé (Decorse); coll. du
Muséum.
Se rapproche de N. Perrieri Fairm. (Ann. Ent. Belg., 1898, 429)
par les granulations de la partie postérieure des élytres, mais se
distingue par la forme plus étroite, les lignes blanches de la tête et
du corselet et par la tache des élytres nettement limitée en avant
par une ligne blanche.
Nicarete vitticollis. — Long. 9 mill. — Ressemble assez à
l’albolineatus pour l’ensemble de la coloration, mais bien plus petit,
la tête n'ayant au milieu qu’une ligne plus claire, le corselet trois
lignes blanches, l’écusson blanchâtre, les élytres ayant au milieu du
bord marginal une tache brunâtre fortement angulée, en V renversé,
ayant en avant une bande blanche marginale qui remonte vers
l’épaule, et en arrière quelques petites nodosités ; il y a aussi, vers
la base, un petit trait obliquement transversal, un peu brunûâtre,
se terminant à une petite tache blanche, peu marquée, sur la
suture ; l'extrémité des élytres est presque arrondie; le dessous et
les pattes sont couverts d’une fine pubescence un peu roussâtre.
— Région de l’Androy, Ambovombé (Decorse); coll. du Muséum.
Nicarete submaculosus. — Long. 8 mill. — Un peu plus
petit que le précédent; le corselet et la moitié postérieure des
élytres sont d’un gris blanchâtre, la partie antérieure est brunâtre
avec quelques petits points blancs vers la base et une tache-externe
roussâtre, la partie apicale est un peu rembrunie par des macules
obscures avec l'extrémité un peu roussâtre et arrondie, — Même
localité; coll. du Muséum.
G. OMPHALACRA Fairm. (Ann. Ent. Belg., 1896, 393).
Ce genre doit être réuni au g. Micarete; l'unique espèce est
voisine de submaculosus, avec un corselet plus étroit, plus long,
les élytres alternativement noirâtres et grisâtres et les antennes
plus densément velues.
Hoplorama Perrieri. — Long. 12 mill. — Oblonga, picea,
obscuro-cinerea mixta, lateribus prothoracis cum dentibus et linea
media pallidis, elytris plaga magna communi albida extus longiore,
259
macula picea marginali ornatis, apice grisescentibus, punctulis
piceis laxe sparsutis; capite summo paulo grisescente, inter oculos
transversim impresso, antennis piceis, gracilibus, corpore haud
longioribus, articulo 1° cinereo, piceo punctato ; prothorace trans-
verso, utrinque late et fortiter dentato, basi transversim impressius-
culo, angulis rectis; elytris ad humeros angulatis, dein parum
attenuatis, apice oblique truncatulis, sutura vix elevata et utrinque
costa tenui sat elevata, ab humero incipiente, per discum directa,
ante apicem abbreviata, undique laxe punctatis, basi densius et
rugose, utrinque tuberculo ovato, piceo, lævi ornatis; subtus cum
pedibus dilute piceola, griseo tincta. — Ambongo (H. Perrier); un
seul individu.
Plus grand et plus robuste que quadricristata Fairm. (Ann. Belg.,
1896, 289), à peine atténué en arrière, avec le 1° article des antennes
plus cylindrique, les angles latéraux du corselet plus larges et plus
saillants, les élytres ayant à la base un simple tubercule ovalaire,
leur extrémité moins fortement tronquée, leur disque parcouru par
une fine côte largement piquetée de brun comme la suture et le
bord marginal et le 1 article des tarses blanchäâtre.
Cædomæa Blucheaui. — Long. 23 mill. — Oblonga, sat
crassa, indumento lutoso-rufescens dense vestita, elytris vitta mar-
ginali mediana, post medium vittula valde interrupta, punctulisque
aliquot antice et postice albis; capite lato, rugosulo, tuberculis
antenniferis sat elevatis, antennis sat gracilibus, corpore haud
longioribus, articulo 1° crasso, subprismatico; prothorace trans-
verso, rugos0, lateribus ante medium breviter dentato et antice
leviter tuberoso; elytris ad humeros angulatis, ante apicem tantum
aitenuatis, apice sat rotundatis, dorso irregulariter punctatis, basi
granulatis, ad humeros fortius, tuberculo basali similiter granato;
subtus cum pedibus rugosula, his brevibus, sat validis, — Farafan-
gana; donné par M. Blucheau, lazariste.
Plus massive et moins parallèle que ses congénères, couverte
d’un enduit serré d’un roussâtre rubigineux, avec une courte bande
marginale blanche au milieu du bord des élytres et une bande trans-
versale formée de taches plus ou moins confluentes.
Cædomæa nebulosa. — Long. 10 à 12 mill. — Ressemble
assez à C. apicepicta Fairm. (Rev. d’Ent., 1901, 223), mais plus
grande, couverte d’un enduit cendré plus clair, les élytres ayant
chacune trois taches mal arrêtées, brunâtres, piquetées de petites
taches brunes, l’une à la base, l’autre au milieu, la 3° apicale, les
espaces piquetés de brunâtre; la tête est large, courte, blanchâtre
en devant, sillonnée au milieu, avec les saillies antennaires bien
260
marquées, ainsi que deux petits reliefs sur le front; les antennes
n’atteignent pas l’extrémité des élytres, elles sont cendrées, piquetées
de brun; le corselet est presque carré, plus étroit que les élytres,
faiblement rétréci tout à fait à la base, légèrement impressionné
transversalement en avant, plus fortement à la base, la surface un
peu inégale, ruguleuse, à ponctuation forte, peu serrée, faiblement
impressionnée longitudinalement au milieu, ayant de chaque côté
un petit relief roussâtre peu saillant; les élytres sont un peu
inégales, granuleuses, plus fortement à la base et sur les côtés; le
dessous du corps et les pattes sont piquetés de brun. — Androy,
région du Mandaré (Decorse); collection du Muséum.
Cædomæa griseotincta. — Long. 8 à 10 mill. — Ressemble
beaucoup à la C. semiluctuosa Fairm. (Rev. d’Ent., 1901, 228), mais
notablement plus petite, d’une coloration peu différente, également
grisâtre, avec le corselet plus brun à la base, devenant blanchâtre
en avant, ayant un trait blanc au milieu de la base, l’écusson plus
court, blanc, avec un trait médian noir; les élytres ont une bande
basilaire noirâtre courte, assez bien limitée, rejoignant par le bord
externe une tache brune plus ou moins triangulaire dont la pointe
ne dépasse guère le milieu du disque, une tache brunâtre vague
avant l’extrémité ; la tête est brune, avec quelques taches pâles, un
peu roussâtre en avant; le bord antérieur du corselet est finement
denticulé, la partie basilaire est rugueusement ponctuée, la ligne
blanche se termine en avant par un point brun; les élytres sont
plus courtes, bien moins ponctuées, surtout à la base. — Région de
l’Androy (Decorse); coll, du Muséum.
Diadelia atomosparsa. — Long. 14 mill. — Ressemble à
D. bifasciata Wat. pour la forme générale, la taille et la coloration,
mais plus large, plus robuste, moins atlénuée en arrière, d’un
gris cendré plus pâle, parsemée de petits points bruns, nombreux,
les élytres ayant chacune une petite tache brune sur le disque
après le milieu; le corselet est parsemé de fines granulations
noires écartées et présente deux faibles renflements de chaque côté
du disque; les élytres sont un peu granuleuses à la base, le reste
présente des granulations plus fines, très écartées; la suture et
deux lignes de chaque côté légèrement convexes; l’extrémité est
tronquée obliquement avec l'angle externe bien marqué; le
dessous du corps et les pattes sont également ponctués d’un
brunâtre pâle. — Région de l’Androy, Ambovombé (D' Decorse);
coll. du Muséum.
Praonetha fuscopunctata. — Long. 8 mill, — Oblonga,
griseo-cervina, punctis fuscis sparsuta, elytris fasciis 3 fumatis
261
ornatis, 1 basali majore, 2 fere mediana et 3% anteapicali obliquis,
fumatis, scutello nigrovelutino; antennis corpore parum longio-
ribus, fusculis, gracilibus, articulo 1° crasso, ceteris basi leviter
pallidis; prothorace transverso, convexo, lævi, lateribus breviter
dentato; scutello sat lato; elytris à basi leviter attenuatis apice
paulo oblique truncatulis, angulis paulo obtusis, dorso subtilissime
striatulis, stria suturali apice tantum impressa, interstriis planius-
culis; subtus obscurior, punctis fusculis sparsuta, abdomine apice
pallidiore. — Soalala (H. Perrier).
Ressemble beaucoup à P. vagefasciata Fairm. (Ann. Fr., 19092,
388), mais un peu plus grande et plus atténuée en arrière, avec le
corselet un peu plus large, plus convexe, uni, ayant de chaque
côté une petite pointe conique, sans impression à la base, l’écusson
large et les élytres à stries indistinctes, parsemées de petits points
noirs granuleux.
Praonetha bispina. — Long. 6 1/2 mill. — Ressemble extré-
mement à P. lineigera Fairm. (Ann. Ent. Fr., 1899, 120), en diffère
par la taille plus faible, le corps plus étroit, les bandes plus nettes,
les côtes plus saillantes et par l’extrémité des élytres, qui sont obli-
quement tronquées avec l’angle externe épineux ; la tête est assez
petite, ponctuée d’un gris roussâtre, avec deux bandes noirâtres ;
les antennes sont d’un brun de poix; le corselet a la même forme
et la même coloration; les élytres sont d'un fauve roussâtre avec
une tache basilaire commune brune; les côtes sont plus régulières,
piquetées de brun; les intervalles sont plus densément ponctués,
plus fortement à la base, et l'extrémité externe est épineuse; le
dessous et les pattes sont bien moins foncés.— Soalala (4. Perrier),
CHRYSOMELIDÆ
Lema crispatifrons. — Long. 6 mill. — Oblonga, sat con-
vexa, supra rufa, modice nitida, subtus fusco-cœrulescens, parum
nitida, abdomine lateribus rufo anguste marginato, antennis pedi-
busque nigris; capite obscuriore, antice infuscato, multi impresso
et paulo plicatulo, oculis summo sat approximatis, antennis validis,
apicem versus leviter crassioribus, articulis subæqualibus ; protho-
race longitudine vix latiore, medio utrinque profunde constricto et
. Supra transversim impresso; parte antica paulo inæquali, lateribus
anguloso-ampliata, parte basali transversim sulcatula et basi dila-
tata; elytris oblongis, postice haud sensim ampliatis, fortiter
lineato-punctalis, lineis apice substriatis, punctis basi majoribus;
humeris convexis; sublus lateribus punctulata, abdomine lateribus
262
impressiusculo; pedibus subtiliter griseo-pilosulis. — Diégo-Suarez ;
donné par M. Xambeu.
Ressemble à la curtula Fairm. (Rev. d’'Ent., 1903, 45), mais la
sculpture de la tête est bien différente, les antennes sont un peu
moins longues mais plus épaisses, le corselet est moins court, plus
fortement étranglé, les élytres sont plus longues, plus fortement
ponctuées, avec une très faible teinte bronzée.
Crioceris discoidalis. — Long. 4 mill. — Parum oblonga,
sat convexa, rufa, vix nitidula, elytris plaga magna fusca, communi,
marginis nec basin atlingente signatis; capite inter oculos vix
impressiusculo, his convexis, valde exsertis, antennis brevibus,
apice nigro-clavatis; prothorace brevi, capite vix angustiore, rugo-
sulo-punctato, ante basin constricto et transversim fortiter sulcato,
in pleuris profunde impresso, angulis anticis acutis; elytris ad
humeros angulato-rotundatis, modice striatis, striis fortiter punc-
tatis, dorso post basin transversim fortiter impressis, interstriis
modice convexis, lævibus ; subtus nigra, pedibus flavidis, femoribus
sat validis. — Soalala (H. Perrier).
Remarquable par sa coloration, la forte ponctuation du corselet
et des élytres et la brièveté des antennes qui sont claviformes.
Crioceris dilutipes. — Long. 4 mill. — Forme de la discoidalis
avec une sculpture analogue, mais d’une coloration très différente,
d’un brun très faiblement bronzé, médiocrement brillant, avec les
pattes d’un jaunâtre pâle; la tête est plus étroite, portée sur un col
distinct, avec les yeux également saillants en dehors; la tête est plus
déprimée et plissée entre les yeux; les antennes, moins courtes,
sont d’un roussâtre obscur avec les articles 8-10 plus foncés, et le 11°
plus pâle ; le corselet est un peu transversal, assez fortement rétréci
avant la base et légèrement striolé à la base, les angles postérieurs
fortement angulés, le dos ruguleusement ponctué; les élytres ont la
même forme, mais les stries sont peu marquées, plus grossement et
moins régulièrement ponctuées, devenant un peu sillonnées à l’extré-
mité; le dessous est également noir, avec une fine pubescence d’un
blanc soyeux sur les flancs. — Soalala (H. Perrier).
Crioceris fusco-picta. — Long. 2 3/4 à 3 mill. — Parum
oblonga, convexa, capite prothoraceque rufis, nitidis, elytris dilute
flavidis, nitidis nigro maculatis, fere transversim trivittatis, vittis
interruptis, maculis ad humeros et scutellum nigris, hac per sutu-
ram prolongata, sutura ipsa nigra, subtus nigra, pectoris lateribus
pallido-puberulis ; pedibus dilute flavidis ; capite brevi; ante oculos
utrinque foveolato, his valde exsertis, antennis sat gracilibus,
apicem versus vix crassioribus, dilute flavidis, basi et apice fuscis,
263
articulo ultimo excepto; prothorace angusto, parum convexo, ante
basin paulo constricto et transversim fortiter sulcato, pleuris
impressis, dorso convexo, sat forliter punctato et paulo rugosulo,
angulis anticis acutiusculis; elytris sat brevibus, striato-punctatis,
striis prope suturam fortius punctatis, extus et apice minus, post
scutellum transversim fortiter impressis; pedibus validis. — Soalala
(H. Perrier).
Les élytres ont à la base une forte impression transversale
commune qui détermine une faible bossette de chaque côté de
l’écusson.
Un individu de 3 mill. a les dessins noirs des élytres presque
effacés; les antennes sont unicolores, le corselet assez fortement
sillonné en travers à la base ; je crois que c’est une ©.
Crioceris semirufa. — Long. 6 mill. — Oblonga, dorso
planiuscula, rufocastanea, nitida, elytris flavis, utrinque vittis 2
nigris, apice confluentibus, externa marginem fere attingente,
prothorace utrinque macula pleurali nigra signato, pectoris lateri-
bus nigris, antennis piceis; capite brevi, summo transversim
sulcatulo, inter oculos impressiusculo, his exsertis, globosis:
antennis brevibus, crassis, apicem versus crassioribus, fere clavatis;
prothorace vix transverso, elytris angustiore, postice breviter
angustato et transversim fortiter sulcato; elytris dorso planiusculis ;
fortiter lineato-punctatis, apice extremo substriatis, postice levis-
sime ampliatis; subtus lævis, metapleuris vix punctulatis, pedibus
piceo-castaneis. — Soalala (H. Perrier).
Forme et coloration de la campestris, mais plus grande et moins
déprimée ; le corselet est plus large, plus arrondi sur les côtés, un
peu rétréci et sillonné à la base; la tête et le corselet sont rougeâtres
et les élytres sont plus grossement ponctuées. Ressemble à la
latevittata Fairm. (Ann. Soc. Belg., 1902, 258), mais moins convexe,
avec le corselet sans taches, les antennes entièrement noires,
épaissies vers l’extrémité, et les élytres assez fortement ponctuées, à
bordure marginale entière.
Sybriacus picipes. — Long. 8 mill. — Ovatus, convexus,
viridi-metallicus, leviter cœrulescens, valde nitidus, pedibus piceo-
rufis, femoribus dilutioribus; capite dense punctato, clypeo late
fortiter emarginato, antennis fuscis, articulo 1° rufo; prothorace
elytris angustiore, antice angustato, lateribus rotundato, sat dense
punctulato, lateribus fortius ac densius, medio longitudinaliter
læviore; scutello plano, lævi; elytris ovatis, postice haud ampliatis,
punctato-lineatis fere striatulis, intervallis planis, 3° et 5° medio
magis laminatis, punctis basi majoribus, humeris intus fortiter
264
sulcatis, nitidis, paulo aurosis ; margine externo magis cœrulescente;
subtus piceo-ænescens, parum nitidus, pedibus sat validis, femo-
ribus anticis crassioribus, subtus fere angulosis et denticulo minu-
tissimo munitis, tibiis intermediis apice extus late sinuatis, pubes-
centibus, apice extus productis, tarsis latis. — Soalala (4, Perrier);
un seul individu.
Ressemble au viridimicans Fairm., mais un peu plus petit et
plus hleuâtre avec des pattes rougeûtres; la ponctuation du corselet
est plus dense, moins lisse au milieu; la ponctuation des élytres est
plus régulière, plus en stries, les intervalles bien moins ponctués,
avec l’impression basilaire à peine marquée, et le 1* article des
antennes est roux; les tibias intermédiaires ont la même sculpture.
Cryptocephalus nigrosparsus. — Long. 4 1/2 mill. —
Ovatus, convexus, niger, supra flavus, nitidus, capite puncto verti-
cali et puncto epistomali, prothorace maculis plurimis, medianis
majoribus et paulo confluentibus, elytris linea marginali et suturali
tenui, et utrinque, maculis 4 nigris ornatis, abdomine lateribus
supra flavomarginato, pedibus flavis, nigro maculatis; capite vix
punctulato, oculis sat distantibus, antennis breviusculis flavis,
apice nigris; scutello lævi, antice angustato, margine postico medio
haud lobato, ante angulos sinuato, his magis quam rectis; scutello
scutiformi, apice haud elevato; elytris subquadratis, postice atte-
nuatis, apice valde rotundatis, dorso lineato-punctatis; subtus cum
pedibus subtiliter punctulatus, his sat brevibus, validis, segmento
ventrali ultimo punctato, medio foveato, apice flavo-marginato. —
Soalala (H. Perrier).
Cet insecte est facile à reconnaitre à sa coloration qui rappelle
un peu celle du bistripunctatus et dont il se rapproche par son
écusson non rétréci vers l’extrémité et ses élytres à peine sinuées
au bord externe.
Cryptocephalus nigrotibialis. — Long. 5 mill. — Paulo
oblongus, subeylindricus, rufus, nitidus, tibiis, tarsis antennisque
(articulo 1? exepto) nigris; capite leviter biimpresso, antennis
gracilibus, apice haud crassioribus; prothorace antice attenuato,
lateribus fere rectis, dorso Ilævi, margine postico medio lobato-
truncato; scutello lævi; elytris leviter striatulis, striis valde crenato-
punctatis, intervallis disco paulo plicatulis, 2° et 4° ante apicem
conjunctis et plagulam lævem efficientibus; subtus minus nitidus,
punctatus., — Diégo-Suarez; coll. Donckier.
Ressemble beaucoup à l’oblongulus Fairm., mais, outre la taille,
la coloration des pattes et la sculpture des élytres sont fort
différentes.
265
Cryptocephalus impressidorsis. — Long. 3 à 4 mill. —
Ovalis, castaneo-piceus aut rufo-castaneus, nitidus; capite sat late
impresso; prothorace antice attenuato, lateribis fere rectis margine
postico medio lobato; elytris lineato-punctatis, punctis post me-
dium obsolescentibus, dorso ante medium impressione arcuato,
versus humeros adscendente signato, sutura ad scutellum depressa ;
tarsis fuscis. — Diégo-Suarez; coll. Donckier,
Ressemble beaucoup au nigrotibialis, mais plus petit, d’une colo-
ration plus foncée, avec les élytres plus courtes, à lignes faible-
ment ponctuées, s’effaçant après le milieu et les tarses seuls
noirs.
Des individus provenant de l’Androy ont les pattes rousses, sauf
les tarses; mais on trouve des pattes un peu roussâtres chez
quelques individus du nord de l’île.
Cryptocephalus multinotatus. — Long. 4 mill. — Ovatus,
flavorufus, parum nitidus, maculis nigris numerosis ornatus, capite
summo nigricante, prothoracis vitta media et utrinque lituris
aliquot, scutello, elytris utrinque :macula humerali et macula
basali, et postice vittulis 2 vel 3 brevibus, antice et postice fere
conjunctis nigris, subtus cum pygidio niger, pube albida dense
vestitus, pedibus rufis, femoribus fusculo maculatis; capite medio
impresso, oculis sat approximatis, prothorace antice sat fortiter
angustato, lateribus leviter arcuatis, punctis piceis sparsuto, mar-
gine postico medio parum lobato; elytris subquadratis, fortiter
striatulo-punctatis, basi fortius, intervallis convexis, lævibus,
puncetis postice haud obliteratis; pygidio apice cum ano rufescente,
pedibus brevibus. — Région de l’Androy, Ambovombo (Decorse);
coll. Donckier.
Ressemble au scripticollis pour la forme, mais la coloration et
surtout la sculpture sont fort différentes,
Cryptocephalus anticus. — Long. 4 1/2 mill. — Subquadra-
tus, rufus, nitidus, capite et macula magna prothoracis, partem
anticam occupante nigrofuscis; capite punctulato, antice læviore et
nitidiore, clypeo fortiter sinuato, antennis gracilibus, rufis; pro-
thorace lato, brevi, antice valde angustato, dorso fere lævi, margine
postico medio late lobato; scutello lævi, sat lato; elytris brevibus,
fortiter striato-punctatis, punctis postice haud minoribus, humeris
lævibus; tarsis fuscis. — Baie d’Antongil; coll. Donckier.
Remarquable par sa forme courte, ses élytres fortement striées-
ponctuées, la tache noire antérieure du corselet s'étendant sur la
tête et les tarses noirâtres ; les yeux sont grands et un peu rappro-
chés.
266
Cryptocephalus piceorufus. — Long. 5 1/2 mill. — Res-
semble à l’ebenus pour la forme et les impressions des élytres, mais
un peu plus grand, plus oblong, d’un roux brunâtre brillant, avec
la poitrine plus foncée, ainsi que les tarses et le sommet de la tête;
celle-ci est unie, un peu impressionnée au sommet; le 1° article
des antennes roux; le corselet est plus large, plus ample, avec les
côtés arqués, le milieu du bord postérieur bien lobé, à peine
impressionné de chaque côté; les élytres ont des lignes ponctuées
très fines, une impression peu marquée sur le disque, une autre
moins distincte près du milieu de la suture; elles ont aussi les
épaules fortement marquées d’un sillon arqué en dedans, mais il
n’y a pas d'impression marginale après l’épaule; le pygidium et le
dessous du corps sont finement pubescents. — Diégo-Suarez; coll.
Donckier.
Cryptocephalus scripticollis. — Long. 4 mill. — Ovatus,
valde convexus, postice levissime attenuatus, ochraceo-flavus,
modice nitidus, nigro-variegatus, capite maculis plurimis et ore,
prothorace vittis 4 paulo obliquatis, marginem anticum haud attin-
gentibus, et vittula brevi discoidali, elytris linea suturali angusta
et utrinque punctis 4, 1° humerali, 2 discoidalibus et # ante
scutellum sutura adjuncto, scutello nigro; subtus cum pedibus
niger; capite planato, oculis sat distantibus, late sinuatis, antennis
basi flavis; prothorace lævi, a basi attenuato, lateribus vix arcuatis ;
margine postico medio haud lobato, ante angulos sinuato; scutello
lævi; elytris tenuiter punctulato-lineolatis, intervallis planis, mar-
gine externo tenuissime nigro; pygidio rugoso-punctato, plaga
flava Iævi iransversim signato. — Plateau de l’Androy; coll.
Donckier.
Voisin du fractescriptus Fairm., mais plus court et d’un dessin
très différent.
Cryptocephalus anthrax. — Long. 6 à 7 mill. — Ressemble
à l’ebenus Fairm., mais plus grand, plus massif, d’un noir brillant,
mais légèrement bleuâtre; la tête est finement ponctuée, un peu
impressionnée au milieu, les yeux médiocrement distants; le
corselet a la même forme, mais plus large, formant aussi, vis-à-vis
de l’écusson, un lobe saillant, un peu comprimé; les élytres sont
plus carrées, à lignes finement ponctuées, mais distinctes, égale-
ment un peu impressionnées sur la suture, mais sans fossette
discoïdale; le pygidium est densément et uniformément ponctué,
couvert de poils sétacés d'un blanc soyeux. — Diégo-Suarez; coll.
Donckier.
Cryptocephalus læsicollis. — Long. 3 mill. — Ovatus,
convexus, castaneus, nitidus, elytris nigris, utrinque plaga magna
ddD he 8 1 14 je HT ESS ee à
267
flavida, mediana, marginem externum, sed non suturam attingente
ornatis, subtus cum pedibus niger, opaculus; prothorace subconico,
valde convexo, paulo compressiusculo, polito, margine postico ad
scutellum valde lobato et utrinque oblique fortiter impresso; elytris
subquadratis, postice vix attenuatis, fortiter punctato-striatis, inter-
vallis convexis, Iævibus, punctis basi majoribus; propygidio et
pygidio valde punctatis, illo vitta albo sericea transversim ornato. —
Baie d’Antongil; coll. Donckier.
Remarquable par les deux grandes taches jaunes des élytres et les
deux fortes impressions obliques du corselet au milieu du bord
postérieur.
Cryptocephalus diversipes.— Long.61/2 mill. — Ressemble
beaucoup à l’ebenus Fairm., également d'un noir brillant, mais avec
la bouche, les antennes et les pattes d’un roussâtre clair; le corps
est moins étroit, le corselet est semblablement lobé au milieu de la
base, les élytres sont plus larges, à lignes ponctuées bien marquées,
sans impressions sur le disque ni sur la suture; le pygidium est
densément et assez finement ponctué, avec une petite strie médiane.
— Baie d’Antongil; coll. Donckier.
Cryptocephalus cyaneocostatus. — Long. 4 mill. —
Oblongus, sat angustus, castaneo-rufus, nitidus, elytiis costulis
cœæruleis, apice rufis signatis, externis longius cœruleis; capite
impressiusculo, obscuriore, antennis obscure rufis; prothorace fere
conico, antice valde angustato, lateribus fere rectis, dorso lævi,
margine postico medio late et sat fortiter lobato; scutello brevi,
rufo; elytris prothorace fere latioribus, parallelis, costis sat latis,
postice paulo obliteratis, externis integris, lævibus, interstitiis
biseriatim fortiter punctatis, crenatis, callo humerali paulo
auroso; subtus cum pedibus concolor, — Baie d’Antongil; coll.
Donckier.
Ce Cryptocéphale a un facies assez différent de celui de ses
congénères; le corps est étroit, parallèle, les élytres sont ornées de
côtes assez larges, lisses, bleues, les internes s’effaçant à l'extrémité,
les trois externes prolongées, formant une large bande bleue, ne
laissant en dehors qu’une étroite bordure rousse.
Cryptocephalus nedator. — Long. 4 1/2 mill. — Ressemble
bien au semicyaneus pour la forme et la coloration générale, s’en
distingue par la taille plus faible, le corps plus court avec les pattes
rousses ainsi que le dessous du corps, sauf les métapleures qui sont
brunâtres et garnies d’une pubescence soyeuse, grise; en outre, le
corselet est moins ample, impressionné au milieu de la base, la ponc-
tuation des élytres est bien plus fine et forme de légères stries,
268
prolongées jusqu’à l’extrémité; enfin, la tête est de même couleur
que le corselet. — Diégo-Suarez; coll. Donckier.
Cryptocephalus eucharis. — Long. 1 4/5 mill. — Oblongo-
ovatus, sat convexus, rufus, nitidus, capite summo rufo, prothorace
obscure rufo, maculis 2 basalibus flavis notato, elytris flavis, mar-
gine laterali et vittula suturali ante et post medium dilatata piceolo-
rufis ; oculis magnis, supra approximatis, antennis gracilibus, dilute
fulvis, apice infuscatis; prothorace transverso, dense sat fortiter
punctato, basi elytris haud angustiore, antice parum attenuato;
scutello sat brevi, fusco, nitido, haud oblique elevato, elytris fortiter
punctato-striatis, intervallis convexis, fere costatis, pygidio rufo,
plano, punctulato, marginibus elevatis; subtus rufus, punctulatus,
pedibus dilute rufis sat brevibus. — Soalala (4. Perrier).
Ce joli Cryptocéphale est remarquable par la sculpture des élytres,
à stries ponctuées assez profondes avec des intervalles costiformes;
l’écusson est plan, le corselet à peine rétréci en avant et presque
rugueusement ponctué.
BRADAMINA n. g.
Ce nouveau genre me paraît se ranger avec les Monoleptides
dont il se rapproche par la forme du corps, les antennes à 1° arti-
cle allongé, claviforme, les épipleures très courtes, peu marquées,
les hanches antérieures contiguës, mais les tibias ne sont pas
mucronés, le 1” article des tarses est plus long que les autres réunis,
le pénultième très large, un peu bilobé, les crochets petits, parais-
sant appendiculés. La tête forme un museau assez large et court,
les yeux sont médiocres, les antennes dépassent le milieu du corps,
assez grêles, le 3° article deux fois aussi long que le 2°, le 4° égal au 3%.
Le corselet est rebordé latéralement, fortement plissé et impres-
sionné à la base; les élytres sont de consistance assez molle,
tronquées à l’extrémité et un peu impressionnées à la base.
Bradamina plicicollis. — Long. 5 mill. — Oblonga, con-
vexiuscula, rufa, nitida, subtus cum pedibus nigra; capite obtuse
rostriformi, inter oculos impressiusculo; antennis fuscis, corporis
medium superantibus, sat gracilibus, articulo 1° magno, rufo;
prothorace transverso, elytris angustiore, antice et basi fere æqui-
lato, lateribus vix arcuatis, dorso basi fortiter biimpresso, lateribus
elevatis et intervallo medio convexo, utrinque iterum impresso,
parte basali breviter fusca, angulis rectis; scutello variabili, rufo
aut fusco, interdum convexo; elytris oblongis, apice oblique trun-
catis, basi ad humeros oblique et post scutellum transversim
Re 3 ei PRESS ST EE, d'A RS
269
impressis, dorso lævibus; subtus cum pedibus subtiliter cinereo-
pubescens. — Ankarahitra (H. Perrier).
TERPNOCHLORUS n. g.
Ce nouveau genre paraît voisin des Antsianaka Duv.; les antennes
sont aussi insérées sur le front entre les yeux, qui sont gros et
saillants, mais le 1° article des antennes est plus court, bien clavi-
forme; le labre est également développé, convexe; le corselet
n’est pas rebordé, mais il est rugueusement ponctué ainsi que les
élytres, celles-ci plus grossement et presque régulièrement, elles
sont arrondies aux épaules, et non élargies en arrière; les pattes
sont bien plus robustes, les fémurs postérieurs sont épais dans les
deux sexes, mais les pattes ne semblent pas saltatoires; les tibias sont
droits, inermes, s’élargissant un peu vers l’extrémité; les tarses
larges, le 3° plus fortement et bilobé, le 4° grêle.
Le facies de cet insecte est assez curieux, à raison de la convexité
des élytres, de leur forte sculpture et des yeux qui sont très convexes
et débordent le corselet.
Terpnochlorus Perrieri. — Long. 2 à 3 mill. — Sat gracilis,
convexus, Virescens aut cupreolus, metallicus, nitidus, rugose punc-
tatus; capite subtiliter punctato, oculis globosis, antennis graci-
libus, fuscis, corpore paulo longioribus ç;, valde brevioribus 9,
articulo 1° sat brevi, paulo crassiore, 3° quarto breviore; prothorace
subquadrato, elytris angustiore, lateribus haud marginato, vix
rotundatis Çj', paulo magis ©, subtiliis punctato; scutello parvo,
transverso, fusco, lævi; elytris ovato-oblongis ad humeros angu-
loso-rotundatis, grosse seriato-punctatis, post scutellum transversim
impressiusculis, apice obtuse rotundatis ; subtus fusculo-ænescens,
sat lævis, pedibus viridi-metallicis, fere lævibus; © minor, brevior,
antennis brevioribus, pedibus obscurioribus, tibiis basi interdum
pallidis. — Soalala (4, Perrier),
Cœlenomenodera sculptipennis. — Long. 8 mill —
Oblonga, modice convexa, testaceo-flava, nitida, elytris et pectore
(prosterno excepto), capite saummo antennis et femoribus 4 posticis
nigris; capite brevi, oculis prominulis, antennis brevibus, apice
clavatis et cinereo-pubescentibus; prothorace elytris angustiore,
latitudine fere longiore, antice supra caput producto, apice leviter
emarginato et nigro notato, parte antica depressa, biimpressa,
lateribus elevata, dorso basi 5-impresso, impressione media basali
majore, impressionibus et lateribus laxe fortiter punctatis; scutello
basi lato et dense flavido-pilosulo, apice nigro; elytris postice
270
levissime ampliatis, fortiter multi-impressis, impressionibus parce
punctatis et marginibus cum sutura elevatis; pedibus validis, sat
brevibus, tarsis latis, piceis. — Soalala (1. Perrier).
Bien distinct par sa forme plus courte, plus large et ses
élytres couvertes de fortes impressions dont les intervalles sont
relevés.
ASPIDOMORPHA ROTUNDA Fairm., Ann. Soc. Belg., 1897, 207.
Cette Casside paraît bien voisine de l’A. pontifex Boh.; mais cette
dernière a l’écusson strié transversalement, tandis qu'il est très lisse
chez la rotunda.
Trois larves de cette espèce m'ont été envoyées par M. Perrier
de la Battrie; elles sont intéressantes, car les larves des Cassidides
exotiques sont peu connues. Celles-ci se rapprochent de la larve de
la Porphyraspis palmarum Boh. en ce qu’elles n’ont pas non plus
d'appendice fourchu pour soutenir les filaments excrémentitiels; en
outre, les segments prothoraciques ne sont pas plus larges que
ceux de l’abdomen et le corps est garni sur tous les côtés de saillies
dentiformes charnues, finement barbelées de soies pâles très fines,
qui semblent destinées à supporter la masse des excréments. Ceux-
ci sont d’un brun noir, très longs, ramassés sous le corps de la
larve, mais ce n’est pas leur position normale. Ces larves sont
longues de 10 mill., d’un fauve sale, rembruni vers les côtés et
l'extrémité ; le dessus est fortement plissé et l’anus fait saillie entre
deux plis; le dessous du corps est plus pâle; les pattes sontindistinctes.
Il est probable que ces larves se recouvrent de leurs excréments
comme d’un bouclier ainsi que le font celles de la Porphyraspis.
Cassida exsanguis. — Long. 13 mill. — Brevissime ovata,
subrotundata, supra dilute fulvo-flavicans, marginibus leviter viri-
dulis, subtus cum pedibus rufescens, nitida; antennis crassiusculis,
rufulis, articulo ultimo nigro, prothoraceis basin haud attingen-
tibus; prothorace late arcuato, angulis posticis obtusiusculis, mar-
gine antico et laterali reticulato, disco antice leviter biimpressius-
culo, margine postico medio breviter sublobato et truncato:;
scutello triangulari, læviusculo; elytris subrotundatis, subtiliter sat
dense puncCtulatis, parte explanata sat lata, fortiter punctata, quasi
reticulata; subtus nitidior, fusculo maculosa, abdomine transver-
sim punctalo, pedibus sat validis, tarsis latis — Ankarahitra
(H. Perrier).
Ressemble à la cepæcolor Fairm., mais plus grande, moins courte,
plus verdâtre et couverte d'une ponctuation serrée, fine, mais bien
distincte.
271
Cassida ovoidea. — Long. 6 mill. — Forme et coloration de la
depressa Suffr., plus étroite et plus roussâtre; le corselet est plus
rétréci en avant, les angles postérieurs sont à peine arrondis, le
bord postérieur est aussi bisinué de chaque côté, l’écusson est moins
court, moins déprimé; les élytres sont plus courtes, étroitement
marginées, assez fortement impressionnées sur les côtés derrière les
épaules, la ponctuation est également assez forte, avec deux faibles
lignes élevées sur chacune, une ligne de gros points entre la partie
marginée et le dos. — Mudivalo (H. Perrier); un seul individu.
Cassida plicatula. — Long. 9 mill. — Subrotundata, modice
convexa, rufo-piceola, marginibus dilutioribus, nitida; prothorace
brevi, elytris angustiore, lævi, lateribus cum angulis posticis rotun-
dato, medio baseos obsolete et utrinque sat late impresso, margine
postico medio sat obtuse lobato; scutello depresso; elyiris fere
rotundatis, ad humeros angulatis, sat grosse et parum regulariter
substriato-punctatis, pone scutellum paulo retusis, utrinque sat
fortiter impressis et plicatis, dorso antice impressis et inæqualibus,
postice minus fortiter et irregulariter punctatis, parte explanata
sat dense punctata, a parte dorsali punctis grossis separata. —
Diégo-Suarez; ma collection.
Ressemble à la fricolorata Fairm., mais plus grande, d’une colo-
ration différente, plus fortement ponctuée et plus inégale sur les
élytres.
Cassida rufomicans. — Long. 5 à 7 mill. — Subrotundata,
sat convexa, rufo-ferruginea, nitida, marginibus dilutioribus,
elytris impressionibus, plus minusve infuscatis, interdum fere
unicoloribus, rarius extus fusco-subvittatis, intervallis angustis,
interdum plus minusve metallico-micantibus; prothorace minus
brevi, antice late rotundato, elytris vix angustiore, dorso subtiliter
punctato, basi subtilissime dense strigosulo, margine antico paulo
dilutiore, interdum utrinque obsolete impressiusculo, angulis
posticis rotundatis, margine postico medio truncato-lobato, scu-
tello fere triangulari, lævi; elytris subrotundatis, lateribus oblique
sat late explanatis, ad scutellum paulo retusis, impressis, impres-
sione plicato-marginatis, dorso sat irregulariter grosse lineato-
punctatis aut fere foveolatis, intervallis aliquot paulo subcostatis,
parte explanata subtiliter punctata, intus linea fortius punctata
limitata; subtus concolor, magis nitida, lævi, — Ankarahitra,
Soalala (4. Perrier).
Var. B : elytris utrinque vitta lata nigricante medio sinuata
ornatis. :
Cette Casside rappelle un peu notre C. nebulosa, mais les élytres
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T. XLVIU, # VILL 1904 18
272
ne sont pas tachetées, elles sont plus convexes, un peu rétuses
derrière le corselet et plus largement marginées. La coloration est
un peu variable d'intensité; les élytres ont, sur les côtés du dos, le
plus souvent, une teinte plus ou moins rembrunie qui finit par
former une assez large bande.
Cassida latecincta. — Long. 5 mill. — Subrotundata, supra
fusca, nitida, elytris punctulis rufis, parce sparsuta, prothoracis et
elytrorum marginibus late flavidis, corpore subtus cum pedibus
antennisque flavidis; prothorace brevi, elytris haud angustiore,
ruguloso et fortiter punctato, punctis oblongis, basi medio truncato-
lobato et breviter flavido-marginato, parte explanata reticulata,
utrinque basi et antice leviter impressis; scutello rufescente; elytris
dorso valde rugatis, sutura et utrinque costulis 3 elevatis, parte
antica oblique retusa et summo transversim plicata, parte explanata
reticulato-punctaia; intervallis internis paulo nervulatis, humeris
elevatis, lævibus. — Diégo-Suarez; donné par notre collègue,
M. Xambeu. à
Ressemble aux individus moyens de la C. rufonitens, mais un peu
moins large, plus régulièrement convexe, avec le dos des élytres et
le milieu basal du corselet d’un brun foncé, nettement dessiné,
parsemé de quelques points roussâtres; la sculpture est plus fine,
la partie rétuse est à peine indiquée, fortement rebordée en arrière,
les lignes de points sont assez régulières et il y a une espèce de
côte près de la suture; la partie brune du corselet est faiblement
ponctuée.
Cassida lateritia. — Long. 4 à 5 mill. — Ressemble extrême-
ment à la précédente, mais notablement plus petite, d’une colora-
tion un peu plus pâle, sans reflet métallique; la partie dorsale des
élytres est presque toujours bordée par une bande brune, plus ou
moins foncée, partant de l’écusson et allant jusqu’à la suture,
émettant parfois au milieu une petite bande transversale peu régu-
lière, ces bandes très variables et envahissant parfois tout le dos;
le corselet est un peu moins large, également arrondi sur les côtés;
les élytres sont bien moins inégales, les points sont plus fins, plus
régulièrement enstries,les intervalles plus convexes. —Ankarahitra,
Soalala (H. Perrier).
CASSIDA INCONSTANS Fairm., Ann. Soc. Fr., 1899, 506.
Plus petite que la précédente à qui elle ressemble beaucoup; le
corselet est moins convexe, moins arrondi en avant, moins Court;
les élytres sont plus finement et plus régulièrement ponctuées en
stries; presque toujours un assez gros point noir sur la suture après
l’écusson; les côtés en dos sont à peine impressionnés derrière
273
l'épaule; les antennes dépassent un peu la base du corselet, ce qui
m'avait fait ranger cette espèce avec les Coptocycla. Le dessous du
corps est d’un brun foncé avec les côtés de l’abdomen roux.
Cassida lyrica. — Long. 5 mill. — Ressemble à la précédente
par sa coloration d’un fauve jaunâtre, plus claire sur les bords, et
par la bande latérale des élytres assez noire, mais plus étroite,
fortement sinuée au milieu, rejoignant l’autre en s’arrondissant
avant l’extrémité, formant ainsi une espèce de lyre, mais ne com-
mençant pas à l’écusson; le corselet paraît plus large, à peine
débordé par les élytres, lisse, les angles postérieurs bien marqués ;
les élytres sont plus arrondies, moins convexes, non rétuses en
avant, à ponctuation plus fine, régulière ; près de la suture, la partie
foliacée est plus finement ponctuée.
Cassida dorsomicans. — Long. 5 mill. — Orbicularis mar-
ginibus oblique deplanatis, rufescens, vix nitidula, plaga magna
dorsali virescenti-micans, plagulis obscuris sparsa et extus linea
Iævi flava limitata; antennis prothoracis basin haud superantibus,
apice paulo crassioribus, articulis 2 ultimis piceis; prothorace
obsolete rugosulo, margine postico medio truncato-lobato et linea
elevata transversim separato; angulis posticis rotundatis; scutello
brevi, rufo; elytris dorso sat fortiter irregulariter punctatis, im-
pressionibus obscuris sparsutis, sutura rufescente, post scutellum
leviter retusis, non plicatis, utrinque fortiter striata, parte expla-
nata paulo grossius punctata, ad humeros rotundato-angulosa et
prothorace parum latiora, basi linea lævi a dorso separata; subtus
cum pedibus rufa. — Madagascar; ma collection,
Cette Casside est remarquable par la coloration de la partie
dorsale des élytres qui est d’un verdâtre clair, changeant suivant la
position, avec des impressions peu profondes, un peu obscures; elle
se rapproche de la latecincta, mais la coloration est bien diffé-
rente, le corselet n’a pas de tache dorsale et les élytres ne sont
pas rugueuses, mais densément ponctuées; la forme est plus
arrondie.
Cassida nigroscutata. — Long. 5 mill. — Subrotunda, sat
convexa, tota dilute lutoso-flavida, vix nitidula, elytris sæpius dilute
virescentibus, macula impressa circumscutellari fusca; prothorace
brevi, elytris param angustiore, lateribus rotundato, subtiliter
punctato-strigosulo, medio læviore, margine antico medio fere
recto, postico medio vix truncato-lobato; scutello triangulari;
elytris latis, lateribus sat late marginatis, basi oblique paulo retusis,
fortiter rugosulo-punctatis, ad scutellum impressis et plicatis,
parte dilatata postice intus punctis grossis RES lineatim
impressa. — Ankarahitra (H. Perrier).
Remarquable par sa forme arrondie, la forte ponctuation des
élytres et la tache brune circascutellaire.
Cassida breviuscula. — Long. 3 1/2 à 4 mill. — Subrotun-
data, sat convexa, dilute fulvo-flavescens, interdum elytris dilute
virescentibus; prothorace antice medio fere angulatim rotundato
et magis convexo, dorso lævi, ad latera subtiliter punctato, lateribus
et angulis posticis rotundato, margine postico medio breviter trun-
cato-lobato, utrinque obliquato; scutello triangulari, lævi; elytris
brevibus, fortiter substriato-punctatis, lineis basalibus prope scu-
tellum obliquatis et intervallis paulo convexis, puncto humerali
piceo, ante apicem prope suturam interdum fusculo maculoso,
parte explanalta valde obliqua subtilius dense punctata, linea fortiter
punctata intus limitata; antennis breviusculis, apice fere fusco-
clavatis. — Soalala (4. Perrier).
Ressemble à la C. inconstans Fairm., mais d’une coloration plus
claire, sans bande latérale plus ou moins foncée sur les élytres;
celles-ci sont un peu plus alténuées en arrière, moins fortement
ponctuées, plus unies, le corselet un peu anguleusement arrondi
en avant, rarement un point brun derrière l’écusson et aux
épaules ; les bords du corselet et les élytres sont bien plus étroi-
tement marginés.
Cassida fallaciosa. — Long. 5 1/2 à 6 mill. — Subrotundata,
sat convexa, lateribus modice sed oblique deplanatis, rufescens,
nitida, prothorace dorso interdum infuscato, elytris maculis nigris,
plus minusve confluentibus, sat minutis, ornatis; prothorace brevi,
antice late arcuato, antice laxe punctulato, et utrinque obsolete
impresso, dorso lævi, angulis posticis rectis, margine postico
medio breviter lobato-truncato; scutello triangulari; elytris subli-
neato-punctatis, puncetis sat grossis, parum regularibus, intervallis:
planis, parte explanala minus fortiter punctata, antice .intus sat”
fortiter impressa, stria suturali sat impressa. — Plateau de l’Androy,
Ambovombo (D' Decorse); ma collection.
Ressemble beaucoup à certaines Coptocycla par sa forme presque
arrondie, médiocrement convexe, et ses élytres assez fortement
marginées, non rétuses à la base, mais les antennes sont courtes,
atteignant à peine la base du corselet.
Cassida nigrotecta. — Long. 6 mill. — Ressemble extrême-
ment à la fallaciosa pour la torme et la coloration, mais plus forte-
ment arrondie, plus tachetée sur les élytres, le corselet très arrondi
+’
<
gs
275
sur les côtés avec les angles postérieurs et ayant deux points noirs
sur le disque; les élytres ont une teinte un peu dorée sur le dos, les
points enfoncés sont un peu plus gros, moins nombreux, et les
taches noires, moins nombreuses, sont plus grandes; enfin, le bord
antérieur du corselet est presque droit au milieu. — Ankarahitra
(H. Perrier); un seul individu.
Sans la forme arrondie des côtés du corselet, il serait difficile de
séparer cette espèce de la précédente, mais les élytres sont en
outre plus arrondies, avec une ponctuation plus forte, moins serrée
et des taches noires plus grandes, moins nombreuses, moins con-
fluentes.
Cassida funebris. — Long. 4 1/2 mill. — Sat breviter ovata,
lateribus vix rotundata, sat convexa, fusco-nigra, vix nitidula,
prothoracis margine antico breviter pallido-fulvido, subtus cum
pedibus flavido-rufescens; prothorace brevi, transverso, elytris
angustiore, subtiliter punctulato-rugosulo, utrinque late impresso,
lateribus rotundato, parte antica fulvida, fere lævi; elytris convexis,
lateribus haud marginatis, prothorace paulo latioribus, humeris
angulatis, dorso fortiter plicatis et impressis, rugosulo-punctatis,
plicis basi et medio parce rufo maculatis, postice valde declivibus,
apice rotundatis. — Ankarahitra (4. Perrier).
Ressemble à l’atrata Fab., de la Russie méridionale, pour la forme
et la -coloration, mais plus étroite, avec les élytres plus longues,
nullement marginées et le corselet avec une bande antérieure pâle
au lieu de deux taches rougeâtres; les rugosités des élytres sont plus
étroites, plus transversales, avec des impressions plus larges.
Cassida nigroguttata. — Long. 6 mill. — Ovata, sat con-
vexa, rufa, nitida, maculis nigris numerosis ornata, prothorace 4,
2 anticis minutis, 2 medio baseos majoribus, elytris utrinque 5,
basali, humerali, discoidali oblonga, post medium prope suturam
et marginali ante apicem, 3 communibus, 1? oblonga post scutel-
lum, 2 ante apicem, 3* apicali minuta; antennis gracilibus, apice
infuscatis, articulo ultimo acuto; prothorace brevi, antice late
parum arcuatum, lævi, antice sat fortiter arcuatim et ad angulos
posticos impresso, his obtusiusculis, margine postico utrinque
valde obliquato, medio sat breviter lobato-truncato ; scutello rufo ;
elytris sat latis, sat rotundatis, lateribus modice explanatis, dorso
sat fortiter substriato-punctatis, intervallis parum regulariter con-
vexis, parte explanato multo subtilius punctata, medio dilutiore. —
Diégo-Suarez; ma collection.
Remarquable par sa coloration de taches noires bien nettes; la
partie foliacée des élytres est médiocrement large.
276
Coptocycla piceidorsis. — Long. 5 mil. — Orbicularis,
marginibus late explanatis, subtiliter reticulatis ; dorso convexo
flavicans, nitida, marginibus dilutioribus, plaga magna elytrorum
dorsali Fe extus medio emarginata et tuberosa ; antennis graci-
libus, medium elytrorum superantibus ; prothorace postice paulo
impressiusculo, angulis posticis rectis; scutello fusco, medio
flavido; elytris latis, prothorace basi vix latioribus; elytris dorso
convexis, pone scutellum leviter elevatis, basi sat lævibus, impres-
siusculis, postice paulo punctatis et rugosulis; subtus cum pedibus
concolor. — Soalala (H. Perrier); un seul individu.
Ressemble beaucoup à la Cassida latecincta pour le facies et la
coloration mais plus ronde; le corselet sans tache dorsale, les
élytres plus unies, nullement rétuses derrière l’écusson, avec la
grande tache dorsale fortement échancrée en dehors et les antennes
très longues, concolores, tandis qu’elles dépassent à peine la base
du corselet, s'épaississant un peu et rembrunies vers l'extrémité chez
la latecincta.
Coptocycla trizonata. — Long. 4 1/2 mill. — Brevissime
ovata, fere orbicularis, dilute flavida, nitida, prothorace basi bre-
viter nigro-bistrigato, elytris vitta suturali integra et utrinque vitta
discoidali postice abbreviata nigris; prothorace antice arcuato,
margine antico translucido, ad caput interrupto, angulis posticis
fere rotundatis, margine postico medio lobato-producto, scutello
triangulari ; elytris brevibus, ad humeros angulatis et prothoracem
paulo superantibus, dorso punctulato-lineatis, punctis post medium
obliteratis, basi interdum punctulo nigro signata, humeris lævibus,
parte marginali paulo dilutiore, punctulata et intus stria paulo
arcuata limitata; subtus cum pedibus magis rufa, antennis flaves-
centibus, apice nigris. — Soalala (H. Perrier).
Ressemble à C. {rivittala Fab., mais plus petite, nullement ver-
dâtre avec la moitié apicale des antennes noire et les élytres à
lignes ponctuées.
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A Ce VII
FAX
Assemblée mensuelle du 5 août 1904.
PRÉSIDENCE DE M. LE DOCTEUR JACOBS, VICE-PRÉSIDENT.
[
La séance est ouverte à 8 heures,
En l’absence de M. Rousseau, M. Schouteden remplit les fonc-
tions de secrétaire.
— Le procès-verbal de la séance du 2 juillet est approuvé.
Correspondance. MM. de Crombrugghe, Gilson, Rousseau et
Severin font excuser leur absence.
— M. le Ministre de l'Intérieur et de l’Instruction publique
annonce l'allocation du subside habituel du chef de l’envoi du
tome XI des Mémoires.
Travaux pour les Annales. L'assemblée décide l’impression des
travaux insérés dans ce numéro.
Communications. M. Hippert signale quelques captures de
Lépidoptères.
— M. Haverkampf fait circuler quelques variations fort intéres- -
santes de Lépidoptères et communique les principaux résultats de
ses dernières chasses dans l’Hertogenwald et les Fagnes, ainsi
que d’une excursion faite dans les environs de Virton, en com-
pagnie de M. Bray. M. Haverkampf annonce qu’il donnera sous
peu une note relative à ses capiures, note qui sera insérée au
procès-verbal de la séance (1).
Excursion. L’excursion du 11 septembre aura lieu à Virton.
La séance est levée à 9 1/2 heures.
(1) Note du Secrétaire, — Au moment de l'impression de ce numéro des
Annales la note promise par M. Haverkampf n’a point encore été reçue, ce qui
nous empêche de signaler ici les remarquables captures de notre collègue.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVIU, 2 1x 1904 19
278
À PROPOS DE LA PHYLOGÉNIE DES TERMITIDES
par J. Hesneux.
Une opinion toute nouvelle quant à l’origine et la position systé-
matique des Termites a été récemment émise par À. Handlirsch (1) :
ces animaux considérés généralement comme voisins des Embides
et formant avec ces derniers un ordre d’Isoptères ayant des
rapports avec les Orthoptères (Blattides), mais plus archaïques que
ces derniers, n'auraient en réalité aucune relation de parenté avec
les Embides et seraient beaucoup moins primitifs qu’on ne l’admet
habituellement, car ils dériveraient phylogénétiquement des
Blattides.
Ayant été amené par mes études sur les Termitides, à une
conclusion analogue, au moins en ce qui concerne leur origine, je
veux à mon tour aborder en quelques mots la question que je me
crois à même de préciser.
Que les Blattes soient voisines des Termiles, c’est une chose
évidente et admise depuis longtemps : dès 1856, Hagen (2) insistait
énergiquement sur les rapports existant entre ces 2 groupes
d'animaux. Quoique ses arguments ne fussent pas tous de réelle
valeur, — certaines de ses appréciations sont même tout à fait
fausses, — on doit reconnaître qu'il avait déjà compris les grandes
analogies que présentent ces Insectes; et bien qu’à cette époque il
ne fût pas question de phylogénie, on dirait presque que Hagen
avait entrevu une parenté entre Les formes primitives de Termites
(Termopsis) et les Blaittes : « Von besonderem Interesse ist dass
gerade das Flügelgeäder der untergegangenen (3) Gaitung Ter-
mopsis dem Geäder der Blatten viel näher steht als das der übrigen
Termiten. » (Loc. cit., p. 305.)
Actuellement, au point de vue phylogénétique, il y a donc
simplement divergence de vues au sujet de l’anciennelé relative de
ces 2 groupes : les Termites sont-ils plus primitifs que les
Blattes°? ou au contraire, comme le prétend Handlirsch, les Termites
descendent-ils des Blattes”?
En somme, le principal caractère considéré comme essentielle-
ment primitif chez les Termites se trouve dans la structure alaire.
Les ailes de ces Insectes sont en effet considérées comme presque
complètement homonomes, tant au point de vue de la forme que
JA Rite der Hexapoden. Sitzungsber. Kais. Akad. Wissensch.
Win. XIT, 1903, et Zool. Anzeiger, XXVII, 1904, p. 733 et suiv.
(2) « A der Termiten. » Linnaea Entomologica, X, pp. 229-301.
(3) Hagen ne connut que plus tard une espèce de ce genre encore vivante
(T. angusticollis Hag:.).
279
de la nérvation. Dans un récent travail, G. Enderlein (1) disait :
« Die Vorder- und Hinterflügel der Isopteren (Termitidæ + Em-
bidæ) stimmen in Form, Grôsse und Geäder mit sehr geringen
Abweichungen überein. Das Geäder ist bei Embiiden und Termitiden,
besonders aber bei Termitiden als dusserst primiliv zu bezeichnen, »
Or, les ailes des Blattides correspondent certainement à un type
très évolué; de sorte que si réellement l’aile des Termites était
extrêmement primitive, il y aurait impossibilité de faire dériver ces
derniers des Blattes, et Enderlein aurait raison, à ce point de vue,
quand il les considère comme plus anciens.
C. Bôürner (2), sans examiner la question dans son texte, semble
être du même avis; son tableau et son schéma de classification
permettent en tous cas de le croire.
À cette affirmation d’Enderlein, Handlirsch en oppose une toute
contraire : « Der Termitenflügel ist ein Blattidenflügel mit sehr
stark reduziertem Analfeld und die Homonomie eine sekundäre. »
Pour moi, l’étude quelque peu attentive des ailes de certaines
espèces convenablement choisies, impose cette conclusion; néan-
moins on pourrait peut-être encore discuter ce seul fait — car il n’y
a absolument aucun autre caractère des Termites qu’on ne puisse
en toute certitude faire dériver de ceux des Blattides — mais il
existe une espèce qui tranche la question de façon inattendue et
que n’ont évidemment pas examinée ceux qui se sont occupés de
la question. Cet Insecte n’est pas nouveau : il s’agit du Mastotermes
darwiniensis Froggatt, du Nord de l'Australie, décrit depuis 1896 (3).
Malheureusement la description — quoique longue — n’en révèle
pas les caractères Les plus remarquables; aussi comprend-on qu’il
ait pu passer inaperçu.
Grâce à l’amabilité de l’auteur, j'ai pu étudier ce Termitide : c’est
une forme extrêmement intéressante et qui modifie sensiblement
la définition de la famille par deux caractères très importants :
4° Mastotermes darwiniensis a à articles aux tarses,
2° Les ailes se rattachent, par leur nervation, typiquement à celles
des Blattes; les 2 paires présentant un champ anal bien distinct, petit
et limilé par un sillon arqué dans l'aile antérieure, très développé et
replié au repos dans l'aile postérieure.
Mastotermes est donc manifestement intermédiaire entre les
Termitides et les Blattides.
Examinons maintenant un peu en détail la morphologie de cette
espèce, en soulignant les caractères primitifs qu’elle présente,
(1) Über die Morphologie, etc. der Corrodentien. Zool. Anzeiger, XX VI, 1903,
pp. 423-437.
(2) Zur Systematik der Hexapoden. Zool. Anzeiger, XX VII, 1904, pp. 511-533.
(3) Proc. Linn. Soc. N. S. Wales, 1896, p. 519, pl. XXXV, f. 3-34.
PRESENT ST Dee Re re ST)
Das
C’est un grand Termite brun foncé, de 17 mill. environ de
longueur.
La tête est grande, arrondie, rétrécie antérieurement, à surface
supérieure plane. Elle ne présente pas de fontanelle. Les yeux sont
grands, arrondis et à fines facettes ; les ocelles en sont très rappro-
chés. Les antennes sont longues et de 30 articles, qui, à partir du 2°,
sont petits et arrondis.
L'épistome n'est nullement proéminent; le labre, subquadrangu- :
laire, est plus large que long, arrondi antérieurement. Les mandi-
bules sont courtes et larges; de même que les autres pièces de la
bouche, elles sont du type blattide, comme
x du reste chez tous les Termites.
| Le prothorax est grand, plus large que la
| têle, à bord antérieur concave.
{ Les pattes sont assez courtes, à fémurs
y | élargis; les tibias portent sur les côtés quel-
| ques fortes épines, et 4 à l’apex.
Les tarses ont 5 articles distincts (1)
(fig. 1), le 1 est subcylindrique, les 2 sui-
vanis sont plus courts, élargis et étirés du
côté interne, mais très raccourcis du côté
D externe, le 4 est plus allongé et embrasse
Fig. 1. Mastotermes darwiriensis. la base du 5° qui est plus long que les
Tibla et tarse de la2pañre 4 brécédents réunis et porte un petit pul-
ville entre ses deux crochets à base élargie.
La structure des ailes est absolument caractéristique. L’aile anté-
rieure (fig. 2) est allon- F
gée et étroite; lu partie a ——
C D a —— +.
cornée basilaire [l’écaille) CRT Se,
est considérable et atteint >
presque l'extrémité du
métathorax; elle se sé- eu
: at: Fig. 2. Mastotermes darwiniensis
PAS de la el lie mem- (aile antérieure).
h : €. Costale.
braneuse suivant une Fr. Groupe des branches radiales.
m. Branches de la médiane.
ligne fortement convexe. cu. Branches du cubitus.
La sous-costale est ex- a. Champ anal.
trèmement réduite, elle est visible à la face inférieure de l’écaille. Le
radius et son secteur forment un ensemble très important, présentant
des branches obliques et parallèles au nombre de 8, dont les 7 pre-
mières se bifurquent vers leur extrémité et aiteignent le bord costal.
(1) Le genre Teymopsis (Heer) Hag. présente une structure analogue, mais très
réduite : du coté interne, le tarse offre 5 articles, dont le 2° est encore distinct
du 1°; du côté externe, 4 seulement sont visibles, le ?° ne s’y distinguant plus du
tout du 1”. J'ai constaté ce fait d'abord chez T. Wroughtoni Desn. de l'Inde. La
chose se présente également chez T. angusticollis Hag., mais personne ne l’a
Jamais signalée.
La médiane et le cubitus ont sur l’écaille une origine commune;
la première est très proche du radius et se prolonge parallèlement
à lui, elle se bifurque une première fois vers son premier tiers.
Le cubitus se bifurque au sortir de l’écaille, et de nombreuses
branches le rattachent au bord inférieur de l’aile.
_ Le champ anal, très petit, est totalement relégué sur lécaille;
le sillon arqué limitant le
champ anal, si caracléri-
slique des Blattes, reste bien
distènet ; on trouve des traces
bien nettes de nervures
anales.
L’aile postérieure (fig. 3)
Fig. 3. Mastotermes darwiniensis
AD 1 de l’anté- (aile postérieure).
diffère se p Pas
* v par orme e (2 sc. Sous-costale.
DFHCrR de { ï - y. Radius.
nervatlion. Elle est un peu, rs. Branches du secteur du radius.
m. Branches de la médiane.
plus courte, mais sensible- cv. re ANR
ment plus large que cette a. 2e anale.
a. Champ anul.
dernière; sa base est con-
stituée par une très petite écaille. La sous-costale atteint au delà
du milieu du bord costal, vers lequel elle envoie quelques nervules,
Le radius, très proéminent, est long et simple, et se prolonge
parallèlement à la sous-costale; le secteur du radius se divise en
2 branches dont l’inférieure se bifurque plusieurs fois. La médiane
se détache du secteur du radius el présente 3 bifurcations princi-
pales. Le cubitus est plus oblique et moins ramifié que son homo-
logue antérieur, et le champ anal est ici incomparablement plus
développé : la 1"° anale est longue, mais faible, très oblique et non
ramifiée; la 2° anale est forte et offre inférieurement, dans sa
première moitié, quelques branches secondaires très courtes; puis
vient un lobe membraneux occupé par lu 3° anale et ses ramifica-
tions, qui n’en atteignent pas le bord. Ce lobe est nettement séparé du
reste de l'aile par une profonde échancrure et se replie suivant une
ligne fictive entre la 2° et la 3° anale.
Dans les 2 paires d’ailes, une réticulation très fine et irrégulière
occupe l’espace entre la plupart des nervures, sauf dans la moitié
antérieure du groupe des nervures radiales. L’abdomen, élargi en
arrière, porte 2 courts cerci qui ne paraissent pas avoir plus de
o articles.
Il est clair que les ailes que nous venons d'examiner sont bien
loin d’être homonomes ; et ceci est une preuve irréfutable (1) de ce
(1) C’est certainement une preuve érréfutable, cav Mastotermes est, par tout
le reste de son organisation — sauf les cerei qui sont moins réduits chez
Termopsis — le plus primitif de tous les Termites connus.
282
que l’homonomie plus ou moins complète des ailes de la plupart des
’ermiles n'est absolument pas primilive, mais est, au contraire, le
résultat d'une très grande spécialisation.
Je partage donc absolument l’opinion de mon savant collègue
Handlirsch, quant à l’origine des Termitides, et je suis heureux
d’avoir pu la confirmer.
Mastotermes est déjà «trop Termite » pour qu’il soit possible de
le rattacher plus particulièrement à telle ou telle forme de Blattide;
néanmoins, la très grande réduction de la sous-costale de laile
antérieure l'éloigne des Palæoblattides, chez lesquels cette nervure
est toujours très importante, le rapprochant plutôt de certaines
Blattes actuelles (1).
La présence de 5 articles distincts aux tarses et la conformation
des ailes éloignent cette forme des autres Termitides au point qu'il
est nécessaire de la placer dans une sous-famille distincte que je
propose d'appeler Mastotermitinc.
En ce qui concerne les Embides, n’ayant pas à ma disposition
des matériaux me permettant d'étudier ce groupe, je ne puis
insister sur la question. Toutefois je ferai remarquer que si les
ailes des Embides sont réellement d’un type très primitif — ce que,
je crois, personne ne conteste — ce seul fait suffi maintenant à les
éloigner totalement des Termites.
Il me reste maintenant, d’après les rapports des différents genres
de Termites entre eux, à essayer d’esquisser un groupement
naturel de cette famille.
Hagen, dans sa monographie de 1858, vu l'insuffisance de ses
matériaux, se contenta de placer à la suite l'un de lautre ses
quelques genres sans insister sur leurs relations. Après lui, nous
devons arriver jusqu’en 1896, où Froggatt essaya le premier un
groupement générique.
Se basant uniquement sur la nervation alaire, il avait créé
quelques coupes nouvelles, et avait subdivisé la famille en 4 sous-
familles : Calotermitinæ, Rbinotermitinæ, Glyptotermitinæ et
Termitinæ.
Ce groupement, purement artificiel, était en partie très défec-
tueux : parti d’un seul caractère, Froggatt en était fatalement venu
à réunir des formes très hétérogènes, et à séparer au contraire des
formes en réalité très voisines.
1° Mastotermes, placé dans les Calotermitinæ, doit former une
sous-famille distincte.
% Les Glyptotermitinæ n'existent scientifiquement pas : c’est un
groupe artificiel composé de 2 genres totalement distincts. Le
(1) Je ne veux évidemment pas dire par là qu'il y ait parenté directe entre
des Blattes actuelles et le Termite en question; je constate simplement des
analogies.
ds Hotib o Ets ranaishét ie Bo ee Le le, ut Été éd ste NT Deer End ts
ANNE PA NE ee PR RUE de did
283
premier, Glyplotermes Frogg., doit être réuni aux Calotermitinæ,
et est même synonyme de Calotermes Hag. : c’est en effet simple-
ment un Calotermes à nervation alaire réduite, le radius ayant
perdu ses branches secondaires vers la costale. Cet unique caractère
n’a absolument pas de valeur générique ni sous-générique; on y
arrive par des transitions, et il existe même une espèce (Calotermes
borneensis Hav.) dont le radius, généralement simple, présente
chez certains individus des branches secondaires (teste Haviland).
Le 2° genre de cette « sous-famille », Heterotermes Frogg., n’a
aucun rapport avec le 1*, pas même par la nervation alaire; il n°y
a aucune raison qui puisse le faire exclure des Termitinæ, et, à
mon avis, c’est tout au plus un sous-genre de Termes, auquel se
rattache peut-être T. lenuis Hag.
3° Les Rhinotermitinæ constituent un groupe naturel, mais n’ont
pas la valeur d’une sous-famille,
Froggatt leur a vu avec raison des affinités avec Calotermes;
néanmoins, ils doivent être réunis aux Termitinæ, où ils forment
une tribu bien nette.
4 Les formes placées par Froggatt dans les Termitinæ doivent y
rester, mais sont à réunir dans un seul genre Termes (L.) Hag.
Plus récemment, Silvestri (1) a adopté une division en Caloter-
mitinæ et Termitinæ; mais je dois faire remarquer que les princi-
pauæ caraclères par lesquels il distingue ces deux groupements
sont inexacts, car ils ne s'appliquent qu’à une partie des formes
qui constituent ceux-ci.
En effet : 1° Ni Hodotermes, ni Porotermes, ni Stolotermes n’ont de
pulville entre les crochets des tarses, et ce sont cependant des
Calotermitinæ. (Silvestri les y place lui-même!)
2° Hodotermes à une caste spéciale d'ouvriers, parfaitement diffé-
renciée.
3° Hodotermes et Stolotermes ont les écailles des ailes antérieures
petites, n’atteignant même pas la base des postérieures.
4 Certains Calotermes ont le radius simple.
La classification suivante me paraît résumer de façon beaucoup
plus satisfaisante les affinités naturelles des Termites.
Ordre ISOPTERA Comstock.
Une seule famille Termitidæ (Latreille).
Caractères connus, mais la structure alaire est à modifier suivant
Mastotermes; et il faut ajouter : tarses de 5-4 articles et cerci de
8-2 articles.
Nous distinguerons 3 sous-familles.
(1) Redia, I, 19053, p. 16.
I. Sous-famille MASTOTERMITINÆ m.
IMAGo : Tarses de 5 articles distincts, avec un pulville. Antennes
de 30 articles. Épistome non proéminent. Front sans fontanelle (1).
Prothorax grand, arqué, plus large que la tête. Écailles des ailes
antérieures considérables, atteignant presque l’extrémilé du méta-
thorax. Sous-costale très réduite dans l’aile antérieure, développée
dans l’aile postérieure. Radius fortement ramifié. Champ anal très
réduit dans l’aile antérieure, limité par un sillon arqué bien distinct;
très développé dans l’aile postérieure sous forme de lobe membra-
neux distinct, replié au repos. Cerci de 5 articles.
Les autres castes sont inconnues.
Un seul genre, Mastotermes Frogg., du Nord de l'Australie.
IT. Sous-famille CALOTERMITINÆ (Froggatt).
ImAGo > Tarses de 4 articles distincts — parfois rudimentairement
de 5, le 2° étant très réduit et seulement partiellement distinet du
1# /Termopsis] — avec ou sans pulville. Antennes ayant au plus
27 articles (32 chez l’ouvrier). Épistome non proéminent. Front
sans fontanelle. Sous-costale persistant souvent dans les 2 paires
d'ailes.
Le radius est typiquement ramifié, mais peut, chez certains
Calotermes, se réduire à une nervure simple. Champ anal extrême-
ment réduit dans les 2 paires d’ailes; une seule nervure anale
subsiste parfois dans l’aile postérieure. Cerci de 8 à 2 articles.
L’abdomen de la © fécondée n’enfle jamais considérablement.
Le SoLDAT possède en principe des yeux à faceites, en général
petits, et qui peuvent être rudimentaires. Les mandibules sont
toujours robustes et présentent de fortes dents sur leur bord interne.
Une caste spéciale d'OUVRIERS manque dans certains cas.
Il y a lieu d’y distinguer 2 tribus :
1. Hodotermitini m., comprenant les genres Hodotermes Hag.,
Porotermes Hag. et Stolotermes Hag. Cet ensemble est caractérisé,
chez l’IMAGO, par la réduction des ocelles qui sont tout au plus
visibles sous la forme de taches non proéminentes, par la réduction
des écailles antérieures et la perte du pulville.
Le prothorax est de forme différente dans les 3 genres, mais il
est toujours court et n’est jamais plus large que la tête. Le radius
est toujours ramifié. Cerci de 5-3-2 articles.
(1) J'entends par « fontanelle » l'organe central en arrière des ocelles — la
« Fontanelle » de Hagen ou « fenestra » de Haviland — qui se trouve chez les
Termites supérieurs. Cet organe est souvent pris pour un 5° ocelle avec lequel
il n’a, en réalité, rien de commun.
285
Le SoLpaAT a des yeux à facettes, souvent bien développés,
pigmentés et proéminents:
Une caste spéciale d'OuvRIERS existe au moins dans le genre
Hodotermes.
2. Calotermitini m., comprenant le genre Calotermes Hag., qui
a conservé les ocelles et, en principe, le pulville. Les antennes ont
au plus 20 articles. Le prothorax est toujours grand et concave
antérieurement, souvent plus large que la tête. Les écailles des
ailes antérieures sont typiquement considérables, mais se réduisent
plus au moins dans les formes supérieures; de même le radius,
ramifié en principe, peut se réduire à une nervure simple; dans
ce dernier cas, la médiane est forte, non ramifiée et se prolonge
parallèlement au radius à une très petite distance de celui-ci. Les
cerci sont petits, de 2 articles.
Le SoLDAT a les yeux à facettes réduits, rarement pigmentés, et
non proéminents.
Il n'y à pas de caste spéciale d'OUVRIERS.
Il n’est guère possible de dire que l’un de ces 2 groupes soit plus
primitif que l’autre ; tous deux présentent des formes archaïques à
des points de vue divers et des formes évoluées dans des sens
différents.
Quant au genre Termopsis Heer, je ne puis me prononcer actuel-
lement, en toute certitude, à son sujet. J'hésite à peine cependant
à le rattacher au groupe Hodotermes avec lequel il a d’indubitables
rapports, mais peut-être y a-t-il lieu d'en faire une tribu distincte?
En tous cas, c’est, après Mastotermes, le genre le plus primitif de
la famille ; les cerci sont même les plus archaïques chez T. Wrough-
toni Desn., où ils ont 8-7 articles.
III. Sous-famille TERMITINÆ (Froggatt.)
Tarses de 4 articles, toujours sans pulville, Antennes ayant au
plus 22 articles. Épistome presque toujours proéminent. Front
présentant presque toujours une fontanelle. Les écailles des ailes
antérieures recouvrent rarement une partie des postérieures.
Radius toujours simple et rapproché de la costale. La médiane
manque exceptionnellement. Cerci de 3 à 2 articles.
L'abdomen de la © fécondée atteint des proportions énormes.
Les SoLDATS sont très variables, ils sont toujours aveugles et
n’ont que rarement les mandibules dentées.
Il existe toujours une caste spéciale d’'OUVRIERS.
On y distingue aisément 2 tribus :
1. Rhinotermitini m., genres Rhinotermes Hag. et Arrhinotermes
Wsm. Antennes de 22 à 20 articles. Épistome très proéminent et
236
souvent étiré antérieurement. Front présentant toujours une petite
ouverture médiane. Prothorax grand, oblong. Les écailles des ailes
antérieures sont beaucoup plus grandes que celles des postérieures,
qu’elles recouvrent en partie. Souvent il existe quelques nervules
transverses dans la partie apicale du champ compris entre le
radius et la costale.
Les SoLDATS /Rhinotermes] ont les mandibules dentées, le labre
très développé et une petite ouverture frontale. La plupart des
espèces en possèdent 2 formes, une grande et une petite, bien
distinctes.
2, Termitini m., comprenant le grand genre Termes (1). An-
tennes de 21 articles au plus. Front avec une fontanelle, en géné-
ral. Prothorax de forme très variée, rarement un peu plus large
que la tête. Les écailles des ailes antérieures sont de grandeur très
variable, mais n’atteignent ou ne recouvrent la base des posté-
rieures que très rarement.
Les SOLDATS présentent les modifications les plus diverses. Les
mandibules ne sont que rarement dentées; elles peuvent être rudi-
mentaires, la tête étant alors prolongée en un rostre conique.
De ces 2 groupes, le premier est à coup sûr primitif : ses affinités
avec les Calotermitini sont évidentes.
Je résume cette classification dans le tabieau ci-dessous, qui, de
bas en haut, va des formes inférieures aux supérieures, phylogéni-
quement parlant.
\ TermiTINt (Termes).
Termitinæ j
| RHINOTERMITINI (Rhinotermes + Arrhinotermes).
CALOTERMITINI HODOTERMITINI
Termitide | 1 JE Re
Calotermitinæ Calotermes. Hodotermes + Porotermes + Stolotermes.
| TERMOPSIS.
Mastotermitinæ MASTOTERMES.
TROIS TERMITES NOUVEAUX
Calotermes Wagneri n. sp.
SoLpaAT : Longueur totale (mandibules comprises), 13 mill.;
longueur de la tête avec les mandibules, 7 mill.
(1) Je me suis expliqué, page 151 de ces mêmes Awrales, quant au sens dans
lequel il faut prendre actuellement ce genre.
Tête brun rougeâtre, rectangulaire, sensiblement plus longue
que large, peu bombée. Mandibules noires, avec la base rougeûtre ;
courtes, de la longueur de la moitié de la tête environ; très
robustes, renflées à la base. La mandibule droite présente 2 fortes
dents subtriangulaires dans sa moitié basale; la mandibule gauche
en présente une ou deux dans sa moilié apicale, et à sa base une
dent irrégulière.
Antennes de 16 articles; le 3° allongé, environ égal à 4 1/2 fois
le 2°, ou un peu moins; les suivants subconiques, arrondis.
L'animal possède un œil relativement grand, à fines facettes et
légèrement pigmenté.
Prothorax plus large que la tête, obtusément rectangulaire, le
bord antérieur légèrement concave, les côtés faiblement conver-
gents en arrière.
Pattes courtes à fémurs très larges.
Thorax, abdomen et pattes d’un jaune brunâtre,
Brésil, province de Rio-de-Janeiro : Montagne des Orgues, E.-R.
Wagner, 1902 ; 2 soldats (Muséum de Paris).
Aisément reconnaissable par sa grande taille et la longueur du
3° article des antennes.
Termes Bouvieri n. sp.
IMAGO AILÉE : Tête et prothorax d'un brun foncé, dessus de
l’abdomen plus pâle.
Tête plus longue que large, subovalaire. Yeux et ocelles petits,
ces derniers éloignés des yeux de plus de leur diamètre,
Antennes de 14 articles, le 53° très petit, annulaire.
Les 2 premières dents des mandibules à peu près de même
longueur.
Prothorax environ de la largeur de la tête sans les yeux, rétréci
en arrière; bord antérieur droit, bord postérieur échancré en son
milieu.
Ailes grisâlres, couvertes d’une pubescence éparse. Costale et
radius fauves. Médiane rapprochée du cubitus, et émettant (2) à
3 rameaux; cubitus émettant 6 ou 7 rameaux dont les 3 premiers
sont accentués, et de couleur fauve.
Longueur du corps avec les ailes, environ 8 mill.
Longueur du corps, 5-6 mill.
Longueur de l'aile antérieure, 5.8-6.2 mill.
Cette espèce est voisine de 7. Struncki Sôrensen, mais elle est
plus petite, les ocelles sont plus éloignés des yeux, le prothorax
parait moins échancré en arrière; elle s'en distingue surtout par
les ailes qui sont très courtes par rapport au corps.
288
T. exiguus Hagen ne peut, d’après la description de l’auteur, se
rapporter à cette espèce; mais elle semble en tous cas très
voisine.
SoLDAT : Tête de même forme que chez T, Struncki, mais plus
étroite; de couleur brun jaunûtre. Antennes de 13 articles, le 2°
un peu plus petit que le 1*, le 3° très petit. Labre subovalaire,
n’atteignant pas le 153 de la longueur des mandibules.
Mandibules noirâtres, longues, l’extrémité aiguë et légèrement
recourbée.
Le bord interne de chaque mandibule est très finement denté en
lame de scie.
Prothorax à bord antérieur échancré, d’ailleurs de même forme
que chez T. Struncki. Thorax et «bdomen blanchâtres.
Longueur totale sans les mandibules, 4.1-4.4 mill.
Longueur de la tête sans les mandibules, 1.5 mill.
Largeur de la tête, 0.8 mill.
Ce Soldat est aussi voisin de 7. Struncki, mais il est un peu
plus petit, sa tête est notablement plus étroite et ses mandibules
paraissent relativement plus longues.
Ouvrier : Longueur, 4.5 mill. Tête brunâtre, abdomen coloré
par le contenu intestinal.
Antennes de 13 articles, le 2° un peu plus petit que le 1°, le 3° de
moitié plus petit que le 2.
Prothorax à lobe antérieur relevé, convexe; bord postérieur
échancré en son milieu.
Amérique méridionale : Mariquita, M. Bolivar, Chaffanjon, 1886
(Muséum de Paris).
Termes tenuirostris n. sp.
SoLDAT (Nasutus) : Longueur totale, environ 3.4 mill.; long. de
la tête (rostre compris), environ 1.5 mill.
Tête rouge brun, avec le rostre un peu plus foncé, plus ou moins
pyriforme; la partie postérieure renflée et arrondie; à la base du
rostre, un renflement à côtés presque parallèles. Rostre allongé et
mince.
Vus de profil, le rostre et le renflement antérieur de la tête sont
en ligne droite, faisant avec la partie postérieure de la tête un angle
bien visible.
Antennes longues, de 13 articles, le 3° de longueur au moins
double de celle du 2°.
Prothorax en forme de selle; le lobe antérieur relevé verticale-
ment, à bord entier; lobe postérieur se rétrécissant fortement.
Pattes allongées.
Con
plaques dorsales de ee d’un brun noi-
D: Se environ 4 mill. Tête brun rouge, arrondie ;
, sito fortement bombé. Antennes de 14 articles, le 3 un peu
_ inférieur au double du 2%. Thorax de même forme que celui du
_ soldat. | |
Abdomen renflé; les plaques dorsales légèrement brunûtres,
Mexique, Etat de Jalisco, L. Diguet, 1900, avec cette remarque :
« Fait des nids sur les arbres élevés » (Muséum de Paris).
Orizaba, coll. Bilimék (Musée de Vienne).
La forme de la tête chez le Soldat est caractéristique.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVIIL 2 IX 1904 20
Weios er
290
FÜNF NEUE ZYGOPIDEN
von Prof. Er Hé. NE. Blciler, Dresden.
Indem ich auf meine Zygopiden-Studien (Abhandi. und Berichte
Mus. Dresden, 1893, N.2, und 1895, N.11) so wie auf meine Aufsätze
in der Tijdschrift voor Entomologie, sGravenhage 1894, p. 33-66
und 1897, p. 199-203, verweise, gebe ich in Folgendem die Dia-
gnosen einer neuen Osphilia und die von vier neuen Copturiden,
erstere verdanke ich Herrn Prof. G. Hauser in Erlangen, die
leizieren der Freundlichkeit des Herrn P. Pape in Berlin.
Osphilia ikuthana sp. n.
O. albomaculatæ Kirsch (1) (spec. asiatica) similis, obscure fusca,
rostro apice, antennis, clava nigra excepta, tibiisque rufescentibus,
supra variegatim albido- ac ochraceo- crinitosquamosa, corpore
lateribus nigro-maculosis; rostro utrinque in parte basali albo-
squamoso, carina dorsali rude crebreque biseriato-punctata; anten-
nis funiculi articulo secundo primo breviore, reliquis breve biri-
formibus, longe griseo-ciliatis, clava ovata, nigra; prothorace linea
mediana latitudine basali longiore, creberrime punctato, variegato
squamoso, squamulis setiformibus, in thoracis dimidia parte antica
transverse, in parte posteriore medianis antrorsum directis, lobo
scutellari bifido; scutello ovato, sat magno; elytris in striis vix
punctatis, variegato-squamosis, prope suturam squamulis albidis
prævalentibus, lateribus infuscatis, supra coxas posticas macula
albo-squamosa; corpore subter albo-squamoso, thorace lateribus,
episternis meso- et metasterni, lateribus segmenti secundi macu-
laque mediana in femoribus posticis, nigris.
Long. (sine rostro) 4.5, lat. 2 mill.
Patria : Africa orientalis, Ikutha.
In Grüsse und Färbung der aus Malacca stammenden O. albo-
maculata Kirsch ziemlich ähnlich, aber sowohl von dieser, als auch
von allen anderen bisher bekannten Arten durch die Fühler, deren
Keule an die von Osphiliades erinnert, unterschieden. Dunkel-
rotbraun, scheckig weisslich und ockergelb beschuppt. Der in der
Basalhälfte im Querschnitt dreieckige Rüssel mit dicht und grob
punktierter Rückenleiste, die nur eine äusserst feine glatte Mittel-
linie aufweist, Spitzenteil des Rüssels fein und weitläufig punktiert.
Fühler rôtlichgelb, das 2. Geisselglied etwas kürzer als das erste
und nur wenig länger als das 3, das so wie die folgenden kurz
(1) Mitth. Mus. Dresden, I, 1875, p. 41.
6 291
birnférmig und wie alle abstehend bewimpert ist. Keule schwarz
kurz oval, die letzten zwei Geisselglieder fast kugelig. Halsschild
sehr dicht punktiert, mässig dicht mit borstenartigen Schüppchen
bedeckt, die in der vorderen Halsschildhälfte quer gestellt, in der
Mitte der hinteren Hüälfte aber mit der Spitze nach vorn gerichtet
sind. Flügeldecken ziemlich dicht weisslich und ockergelb
beschuppt und infolge schuppenloser Stellen braun gescheckt
erscheinend, die Seiten ganz dunkelbraun, über den Hinterhüften
mit einer über die 3 äussersten Spatien sich erstreckenden weissen
Makel, Streifen undeutlich punktiert, Naht an der Wurzel leicht
eingedrückt, vorherrschend weisslich beschuppt, vor der Spitze mit
schmalem, schwärzlichen Längsstrich. Unterseite des Kôürpers
weiss, die ganzen Thoraxseiten schwarz, am Oberrande vorn und
in der Mitte tief makelartig ausgerandet, in den Ausrandungen
weiss beschuppt. Episternen der Mittel- und Hinterbrust schwarz,
ebenso die Seiten des 2. Bauchsegments, deren Schwarz etwas auf
das 1. Bauchsegment übergreift. Hinterschenkel die Hinterleib-
spilze erreichend, in der Mitte mit dunkler Makel.
Zurus spilothorax sp. n.
Ex affinitate Zuri crocei m. (1), rostro basi, capite thoraceque
croceo-squamosis, hoc disco macula bifida majore, altera minore
rotundata utrinque in thoracis angulis posticis et simili in lateri-
bus (deorsum haud visibile) nigro-squamosis; elytris nigris, per-
parce pallide squamulosis, fascia angusta albida in suturæ basi inci-
piente ac pone elytrorum medium extrorsum curvata ac ochracea-,
macula transversa minuta in lateribus croceo-squamosis ; corpore
subter dense luteo-squamoso, segmento tertio quartoque abdomi-
nali medio, ultimo toto nigro-glabris.
Long. 6.2, lat. 3.5 mill.
Patria : Brasilia, Espirito Santo.
Schwarz, Basalhälfte des Rüssels, der Kopf, ausgenommen ein mit
dem schwarzen Hinterrand zusammenhängendes Scheiteldreieck
und der Thorax, ausgenommen 5 schwarze Makeln, dicht safrangelb
beschuppt. Die schwarzen Makeln auf dem Thorax bestehen aus
einer grôsseren hinten zweizipfeligen auf der Scheibe, die etwas
nüher dem Hinterrande als dem Vorderrande genühert ist, einer
kleinen punktfôrmigen in jeder Hinterecke und einer kaum grôs-
seren als letztere in der Mitte unter dem Seitenrand, von oben nicht
sichtbare. Flügeldecken namentlich entlang den Streifen spärlich
und fein weisslich beschuppt, die Basis unterhalb der Schultern
(1) Abh. u. Ber. Mus. Dresden, 1894-1895, N. 11, p. 8.
und eine Seitenmakel in halber Deckenlänge auf dem 8. Spatium
dicht safrangelb beschuppt, von letzterer Makel zieht in elliptischem
Bogen ein gelblichweiss beschuppter Streifen nach der Nahtwurzel.
Zwischenräume uneben und grob punktiert.
Copturus (Eucopturus) Papei sp. n.
Niger, rostro apice rufescenti, basi margineque oculari postico
ochraceo-tomentosis; prothorace cinnabarino, lateribus, macula
transversa, disco maculis duabus rotundatis fere connexis, nigris;
elytris nigris, basi anguste cinnabarino-marginata, sutura fascia
angusta antemediana spatioque quinto ab fascia transversa usque
ad apicem pallide ochraceo-tomentosis; corpore subter albido,
mesosterni epimeris nigris, episternis pallide ochraceis, meta-
thoracis episternis, apice exceptis, lateribusque nigris, segmento
primo abdominali utrinque, secundo maculis tribus, ultimo toto,
nigris; femoribus subtiliter parceque ochraceo-setosis, subtus sub-
bidentatis.
Long. 5.5, lat. 3 mill.
Hab. : Brasilia meridionalis, Espirito Santo.
Die durch ihre Färbung und doppelte Zähnung der Schenkel
ausgezeichnete Art besitzt eine vollkommen ebene Mittelbrust,
zeigt aber wie C. collaris Pasc. am Vorderrande der Hinterbrust
einen die Rüsselspitze aufnehmenden Eindruck. Das zweite Glied
der rotgelben Fühler ist mehr als 1 1/2 mal so lang wie das erste,
die dunkle Keule gestreckt elliptisch. Das zinnoberrote Hals-
schild zeigt auf der Scheibe zwei, fast zusammenhängende kreis-
runde schwarze Makeln von ungefähr halber Augengrôsse, die
Makeln an den Halsschildseiten sind hôher als die Augen, von oben
her eben sichthbar. Die fein punktiert-gestreiften Decken sind mit
Ausnahme der glänzenden Schulterecken, matt schwarz und mit
hellen schmalen Streifen geziert, von welchen ein rôtlicher am
Basalrand, ein querer, die helle Naht mit dem Seitenrande verbin-
dender, vor der Mitte und einer auf dem 5. Spatium vom Quer-
streifen bis zur Spitze reicht. Die Unterseite ist mit Ausnahme der
schwarzen Mittelbrustepimeren, der Seiten der Hinterbrust und
des grôsten Teiles der Hinterbrustepisiernen, einer schwarzen
kahlen Makel beiderseits auf dem ersten Bauchsegment und dreier
in einer Querreihe gestellten auf dem zweiten Bauchsegment,
gelblich weiss. Die Hinterschenkel erreichen eben die Hinterleib-
spitze, zeigen aussen eine scharfe Mittelleiste und so wie die
übrigen Schenkelpaare zwei Zähne, von welchen der distale der
kleinere ist.
Copturus (Eucopturus) spinithorax sp. n.
Niger, fumato-tomentosus, rostro (fere ut in Copturosomo nasuto
m. Abh. Ber. Mus. Dresden 1894-1895, N. 11, Taf, Fig. 14) angulato,
basi croceo- squamoso, vertice area vittiforme nitido-glabra; pro-
thorace margine anteriore, medio interrupto, tomento lateritio,
utrinque in vitta, retrorsum attenuata, producto, basi medio vitta
triangulari lateritia, margine rimæ pectoralis in angulo antico
spinula incurvata (tarsorum articulo ultimo breviore); scutello
rotundato, pallido-tomentoso; elytris subtiliter punctato-striatis,
stria septima octavaque antice (post humeros) abbreviatis, striis
squamulis setiformibus adpressis seriatis, fascia angusta lateritia
in stria prima prope seutellum incipiente ac oblique extrorsum
directa, altera ante suturæ secundum trientem incipiente pallidiore,
sutura parce subtilissimeque alho-squamulosa ; corpore subter parce
albido-, prosterno epimerisque metathoracis lateritio-squamosis,
lateribus episternisque metathoracis, apice alba excepta, nigro-
tomentosis; femoribus elytrorum apice valde superantibus.
Long. 7, lat. 3.5 mil,
Patria : Brasilia, Espirito Santo.
Oberseite bräunlich schwarz, Halsschild mit breitem ziegelroten
Vorderrand der beiderseits nach hinten in einen sich verjüngenden
Liängsstreifen verlängert ist und eben so gefärbten Mittelstreifen in
der hinteren Halsschildhälfte, der nach vorn spitz ausläuft. Flügel-
decken mit zwei schmalen Querbinden, eine rôtliche vom Schild-
chen schräg nach aussen und nach der Mitte des Seitenrandes
laufend, die andere blasser und mehr gelblich und weniger schräg
vor dem 2. Drittel der Naht entspringend. Rüssel sehr fein punk-
tiert, im ersten Fünftel stumpfwinkelig geknickt. Fühler rôtlich,
das 2. Geisselglied mehr als dreimal so lang wie das erste, die
3 letzten Geisselglieder sehr wenig länger als breit, die Keule kurz
elliptisch, kaum so lang wie die letzten 3 Geisselglieder zusamen-
genomen. Kopf mit glänzend glattem länglichen Scheiteldreieck.
Vorderbrustrand an den vorderen Ecken des Prosternalkanales
beiderseits mit einem kleinen nach oben gekrümmten Dorn von
ungefihrer Länge der Fühlerkeule. Unterseite mit ziegelrot
beschuppter Vorderbrust und eben solchen Mittelbrustepimeren.
Seiten der Hinterbrust, die Hinterbrust mit Ausnahme der weissli-
chen Spilze, braunschwarz, der übrige Kôrper schwarz, sehr fein
und mässig dicht mit haarformigen Schuppen bedeckt. Hinter-
schienen flach gedrückt, am scharfen und gekrümmten Hinter-
rande schwärzlich, an der Spitze innen weiss, aussen schwarz
tomentiert.
EE PB RER OS PERS AOPRINEE TN MN
$ AE " | : d
294
Timorus maximus sp. n.
T. suturali Rosensch. plus duplo major, niger, thorace remote
albo- et cervino-squamoso, elytris lateribus parce ac minute
cervino-squamosis, macula dorsali basin totam occupante, medium
versus angustata dein usque in callo apicali dilatata cervino- ac in
striis albo-squamosa, squamulis albis majoribus; rostro thorace
duplo longiore, dorso haud carinulato, seriatim cervino-squamoso,
lineis quinque denudatis, parte ante- antennali punctulato, haud
squamoso, antennis obscure rufis, funiculi articulis singulis apice,
clava in dimidia parte basali, longe cervino-fimbriatis, clava reliqua
aterrima; prothorace subconico, latitudine basali longiore, disco
carina subelevata glabra, haud gibbosa; elytris basi infra hume-
ros striaque suturali basi impressis, callo anteapicali manifesto
munitis, spatiis, tertio, quarto quintoque medio asperato-granu-
losis, seria granulosa eo longiore quo exteriore, spatio sexto et
septimo perremote ac subtilius, octavo vix, reliquis haud trans-
verse asperatis; femoribus, ut corpore subter, variegato-squamosis,
posticis in latera exteriore haud carinulatis, segmentum abdomi-
nale ultimum attingentibus.
Long. sine rostro 14.5, lat. 6.2 mill.
Patria : Brasilia, Espirito Santo.
Die bedeutende Kürpergrôüsse im Verein mit den an der Aussen-
seite mit keiner Längsleiste versehenen gezähnten Hinterschenkel
dieser Art erinnern an die Gattung Muacrotimorus (Abh. u. Ber.
Mus. Dresden 1895, N. 11, p. 59) von der sie sich aber durch die,
wenn auch kleinen, Augenlappen leicht unterscheidet; da ihr
zweites Bauchsegment stark gewülbt ist, stelle ich sie trotz der nicht
geleisteten Hinterschenkel vorläufig zu Timorus, mit dem sie die
grôsste habituelle Ahnlichkeït hat.
Rüssel doppelt so lang wie das Halsschild, in der Basalhälfte
rotbraun und weiss beschuppt, mit 5 glatten Längslinien. Die hinter
der Rüsselmitte eingefügten Fühler rôtlichbraun, Schaîft und die
3 ersten Geisselglieder an der Spitze, die folgenden Geisselglieder
fast ganz, die Keule in der Basalhälfte mit langen bräunlichen und
wenigen weissen Schüppchen befranst, der übrige Teil der Keule
matt schwarz. Die Angen nähern sich auf der Stirn in einer Entfer-
nung, die der Breite des 1. Vordertarsengliedes gleichkommt. Die
Slirn ist zerstreut punktiert, die Punkte je mit einem kleinen
bräunlichen Schüppchen, Scheitel ganz ohne Längsschwiele. Hals-
schild mit abgestutztem Scutellarlappen und zerstreuten weissen
und braunen Schüppchen, auf der Scheibe ohne Hôcker, nur mit
flach erhabener Mittellinie. Schildchen rund, knopfartig gewülht,
295
von den Flügeldecken grôüssten Teils umschlossen. Flügeldecken
nicht ganz 1 1/2 so lang wie breit, ziemlich parallelseitig, mit
abgeflachtem Rücken und starken Anteapicalschwielen, ihre ab-
wechselnden Zwischenräume nicht erhabener, wohl aber die Wurzel
des 5. und 6. so wie des Naht-Streifens eingedrückt, schwarz, fein
und sparsam rotbraun beschuppt, eine vorn und hinten verbrei-
terte Dorsalmakel, die die ganze Deckenbasis einnimmt, hinter der
Mitte sich aber bis zum zweiten Punktstreifen einengt, um sich
dann wieder derartig zu verbreitern, dass sie die Apicalschwielen
in sich schliesst, dichter hellbraun beschuppt und in den Punkten
der Streifen mit grüsseren weissen Schuppen, so dass die Dorsal-
makel bräunlich grau erscheint. Auf dem abschüssigen Spitzenteil
zeigen alle Spatien raspelartige Kôrnchen, während im übrigen
das 1. Spatium gar keine, das zweite nur 4-5 sehr entfernte, das
dritte in der Mitte eine kurze Reihe von gedrängten Raspelkôrnern
aufweist. Das 4. und 5. Spatium ist bis zu der Stelle wo die Dorsal-
makel beginnt mit Raspelkôrnern besetzt, das 6. und 7. zeigt stalt
der Kôrner nur sehr entfernte Querleistchen. Die Punktreihen
bestehen, namentlich von der 3. Reihe ab, aus grüsseren runden
Punkten, die am Grunde je ein aufrechtes kleines braunes Schüpp-
schen tragen, 7. Punktreihe hinter der Mitte in den Punkten mit
einer kurzen Reihe weisser Schüppchen, die sich vorn wisckelig
nach aussen und rückwärts umbiegt und bis zur 8. Reihe fortsetzt.
Unterseite dicht braun und weiss beschuppt. Mesosternum zwischen
den Mitielhüften elwas schmäler als ein Hüftendurchmesser, die
Ränder des Intercoxallappens etwas aufgeworfen. Bei Tièmorus ist
letzterer viel breiter als ein Hüftendurchmesser und ganz eben, was
im Verein mit den bereits erwähnten Unterschieden später dazu
dienen-kann die Art generisch von Timorus abzutrennen.
296
DESCERILIP LION.
DE
SCUTELLÉRIENS NOUVEAUX OU PEU CONNUS (PENTATOMIDES)
par HS. Schouteden.
1. Calliscyta australis Dist.?
Corps elliptique allongé, presque ovoïde, tout couvert d’une
ponctuation nette, plus dense toutefois et plus distincte en
dessus qu’en dessous. Tête obtusément tronquée en avant, les
angles arrondis; côtés sinués nettement, obtus. Ocelles plus de
deux fois aussi éloignés entre eux que des yeux. Rosire à
second article plus court que les suivants réunis, ceux-ci sub-
égaux. Pronotum à côtés latéraux assez obius, avec un étroit
rebord, à peu près droits; angles antérieurs non saillants, angles
latéraux arrondis; bord antérieur peu profondément et assez
graduellement arrondi. Prostethium aminci et dilaté en avant en
une sorte de lobe arrondi vers le rostre, plus obtus derrière l’œil ;
bord postérieur nettement bisinué. Orifices à sillon transversal
assez effacé. Écusson avec une dépression nette de chaque côté en
dedans de l’angle postérieur du pronotum; plus de deux fois aussi
long que le pronotum, largement arrondi et subironqué à l’extré-
mité, où il est faiblement sinué; déclive après la moitié de sa
longueur. Ventre à côtés assez convexes, le bord apical des seg-
ments — lorsqu'on regarde l’insecte de dos — légèrement proé-
minent, le sixième plus saillant; incisures recourbées en avant en
dehors.
Tête d’un vert brillant assez foncé, légèrement nuancé de bleu, ou
bleu indigo; les joues rougeâtres à l’extrémité. Pronotam d’un bleu
violet foncé brillant, teinté çà et là de vert; une bande médiane
irrégulière longitudinale flave orangée; latéralement, une colora-
tion rouge peu indiquée. Écusson d’un violet sombre, teinté de vert;
une tache basale de chaque côté, renfermant une impression près
des angles du pronotum, mais n’atteignant pas le bord externe, d’un
flave orangé; la partie apicale d’une teinte jaunâtre moins claire,
plus sale, se fondant peu à peu en avant avec la teinte violette
foncée; deux taches arrondies rapprochées de la ligne médiane,
un peu après le milieu, noires, très faiblement teintées de vert, ces
taches à peine distinctes sur le fond sombre. Poitrine d’un violet
foncé et d'un vert brillant, le limbe externe du prostethium et
une tache près des hanches antérieures, ainsi que des taches sur
le méso- et le métastethium, d’un orangé rougeâtre. Pattes d’un
noir violet teinté de vert brillant, la base des fémurs flavescente.
Ventre d’un rouge sang, les stigmates entourés chacun d’une grande
tache d’un bleu foncé nuancé de vert, brillante, noire en dehors;
le sixième segment avec une tache transversale médiane, échancrée
au milieu, d’un noir violet. — ©. — Long. 15.5 mill.
Hab. : Haïnan (coll. Schouteden).
L’unique spécimen de cette espèce que je possède m'a été remis
avec l'étiquette &« Haïnan ». Il y a peut-être erreur, car mon
spécimen paraît différer fort peu du C. aœustralis Dist., originaire
d'Australie, mais décrit d’après un exemplaire en mauvais état.
2. Brachyaulax oblonga var. splendens n. var.
d. Diffère du type par sa coloration : un vert doré brillant à
reflets cuivrés, les taches légèrement teintées de violacé.
3. Philia insignis sp. n.
Corps nettement obovalaire, l’écusson étant graduellement rétréci
en arrière et assez étroit à son extrémité. Têle présentant une fine
pubescence pâle en avant ; ponctuation assez dense mais peu forte ;
d’un vert brillant, à reflets dorés. Antennes noires, le troisième
article vert brillant à la base, le premier d’un rouge testacé; pre-
mier assez long, nettement plus long que le second, troisième
presque deux fois aussi long que le premier, quatrième plus long
que le troisième et subégal au cinquième. Rostre atteignant la base
du ventre; second article atteignant le milieu du mésosternnm,
presque égal aux suivants réunis; noir, les articulations testa-
cées. Pronotum à bords sinués assez faiblement, présentant une
carène linéaire nette; coloration d’un bleu verdâtre brillant en
arrière des sinus latéraux; vert doré à reflets rougeâtres en avant,
avec au milieu une tache transverse non nettement tranchée, n’attei-
gnant pas le bord antérieur, d’un orangé rougeûtre; la partie pos-
térieure est assez densément ponctuée, mais peu profondément,
la partie antérieure ne présente que des points à peine distincts,
mais entre les sinus il y a une impression transversale nette, qui
offre de gros points enféficés, de même qu’une impression submar-
ginale antérieure. Poitrine d’un vert brillant, teinté de bleu foncé,
à reflets dorés surtout indiqués sur les côtés du prostethium ; sillon
orificial noir; mésosternum testacé sombre, les bords du sillon à
peine relevés. Pattes d’un orangé rougeâtre, les tibias d’un bleu
foncé brillant teinté de vert; tarses noirs. Écusson assez forte-
ment rétréci en arrière, peu large au bout, où il est tronqué; d’un
vert teinté de bleu foncé, brillant; à la base une bande calleuse
transversale bien tranchée, n’atteignant pas les angles, d’un orangé
rougeâtre, bien lisse ; le reste de l’écusson à ponctuation assez dense
et nette. Ventre d’un vert brillant, à reflets d’un bleu foncé et
dorés; les segments présentant sur le disque à la base une tache
noire, surtout développée sur le sixième, s'étendant graduellement
de chaque côté; une tache bleu violacée près des stigmates ; les côtés
297:
298
entièrement et largement orangés rougeâtres. Segment génital
presque perpendiculaire, une bande apicale assez étroite subhori-
zontale; d’un vert doré, l’apex rougeâtre; assez graduellement
rétréci, le bord apical arrondi. — Long. 11.5 mill.
Hab. : Nouvelle-Galles du Sud.
Cette espèce est fort voisine de P. senator dont elle se distingue
notamment par la tête plus pointue en avant.
4. Polytes insignis sp. n.
Rappelle assez bien P. lineolatus, mais s’en distingue aisément
par la taille plus grande et la coloration plus vive et mate.
Tête à côtés latéraux plus nettement sinués que chez P, lineolatus,
plus rétrécie à l'extrémité. Second article des antennes un peu plus
court que le troisième ou subégal à celui-ci. Bord antérieur du
prostethium dessinant un angle plus obtus et plus arrondi. Chez
le , le bord apical des 3° et 4° segments ventraux est plus nette-
ment sinué au milieu et sur les côtés du disque; celui du 5° segment
est plus graduellement arrondi et ne dessine pas un angle net au
milieu; enfin, l’apex du segment génital est moins arrondi.
La coloration, de façon générale, est la même que chez P. lineo-
latus, mais plus vive et mate, les taches également plus étendues et
bien plus nettes. Le dessus du corps est d’une teinte jaunâtre plus
ou moins nuancée d’orangé. La tête présente les mêmes ornements
que chez l’espèce voisine, c’est-à-dire quatre fascies longitudinales
d’un noir légèrement bleuté, mais celles-ci sont plus larges. Le
pronotum, comme chez P. lineolatus, offre de chaque côté de la
ligne médiane cinq séries de taches d’un noir bleuté ou verdâtre,
mais ces taches sont bien plus accentuées, formant presque des
bandes par leur réunion, bandes naturellement interrompues entre
les taches; entre ces séries de taches il y a des fascies longitudi-
nales plus ou moins apparentes, de couleur orangée vive, comme
sont aussi les bords latéraux et antérieur. La coloration de l’écusson
est semblable à celle du pronotum, trois des séries de taches se
continuant de chaque côté, ces taches également bien plus éten-
dues que chez P. lineolatus, mais aussi plus irrégulières que sur le
pronotum ; à la base elles sont plus ou moins confluentes et forment
ainsi une tache médiane (coupée longitudinalement) et une tache
latérale de chaque côté, ces taches englobant des portions jaunes ou
orangées. La ponctuation est d’un vert ou d’un bleu brillant. Le
dessous du corps est également d’un jaune plus ou moins orangé,
à taches plus grandes que chez l’espèce de Dallas, tant sur les côtés
de la poitrine que sur le ventre, celui-ci présentant souvent, comme
chez les exemplaires bien colorés de P. lineolatus, outre la macule
située sur chaque segment en avant des stigmates, deux bandes
A De CAE ar
299
- formées de petites taches punctiformes, l’une près des stigmates,
-Vautre plus en dedans, près de l’angle que dessine le segment sur
-le disque; -ces taches d’un noir verdâtre ou bleuté. — + ag" Long.
44-19.5-mill. +44 il
… Hab. : Bolivie. « L3
5. Galeacius Martini n. sp. é
Corps obovalaire, la face supérieure fortément bombée en avant.
-(pronotum et base de l’écusson); d’un jaune fauve, varié de blanc
mat et de pourpre. épete hf €
Tête à peine convexe, nettement plus large que longue, a assez
densément et nettement ponctuée, sauf en partie à la base; côtés
assez bien sinués en avant des yeux, puis assez graduellement
arrondis, à rebord léger, peu accentué; tylus de même longueur
que les joues, une impression faible mais nette de chaque côté de
sa base; coloration en dessus d’un rouge violacé ou vineux assez
foncé, le bout du tylus flavescent, en dessous presque noire, Yeux
saillants; ocelles environ trois fois aussi éloignés entre eux que des
yeux. Rôstre atteignant les hanches postérieures; second article
égalant environ les suivants réunis, troisième un peu plus long
que le quatrième. Antennes flavescentes ; premier article distincte-
ment plus long que le second, troisième à peu près égal au premier,
quatrième et cinquième presque égaux, égalant presque deux fois
le troisième, Pronotum bien plus de deux fois aussi large que long ;
le disque fortement bombé, les côtés antéro-latéraux fortement
dilatés en dehors, dessinant un angle presque droit fort proéminent,
dont le côté antérieur est arqué, le côté postérieur à peu près
droit; bord antérieur presque transversal entre les yeux, peu
échancré; bord postérieur légèrement arqué-en dehors ; les expan-
sions latérales amincies, à bord tranchant, présentant une impres-
sion transversale oblique avant le milieu; presque toute la moitié
antérieure d’un rouge pourpre, se dégradant en arrière ;-une tache
flave, légèrement pourprée, de chaque côté derrière l’œil, et une
tache cordiforme, à base antérieure, au milieu, plus pâle; en outre,
en arrière il y a d'assez nombreuses petites macules blanches, plus
ou moins confluentes, dessinant de chaque côté une sorte de feston
à sommets arrondis. Poitrine d’un flave fauve, le sternum noir:
près des hanches, une teinte rougeâtre violacée. Prostethium à
bord antérieur graduellement arrondi, aminci et peu fortement
dilaté, sinué derrière l’œil; la partie dilatée est d’un noirâtre
violacé, sauf le bord extrême qui est blanchâtre; bord postérieur
transversal." Orifices prolongés en un sillon transversal net, légère-
ment recourbé en avant à l’extrémité, égalant environ la moitié de
la largeur du métastethium. Écusson présentant à la base, entre
gs
RO Ne RE Gr NT Re
gro. ; * rs dhed DE ei
300
les angles postérieurs du pronotum, une forte élévation convexe,
assez nettement tranchée, continuant celle du pronotum; le reste
de l’écusson assez graduellement déclive jusqu’à l’apex, qui est
largement tronqué et sinué; il laisse les élytres à découvert
jusqu’au delà du milieu; d’un jaune fauve, teinté de pourpre;
une tache latérale de chaque côté un peu avant le milieu, et une
large tache transversale apicale, à bord libre assez graduellement
arrondi, sinué au milieu, plus purement colorées, de même qu’une
ligne longitudinale médiane; la partie postérieure, en arrière
des taches latérales, et une tache irrégulière à l’exirémité de l’élé-
vation basale, d’un pourpre violacé foncé; la partie postérieure de
même qu'une zone comprise de chaque côté entre la convexité
basale et la tache latérale, semée entre les points de petites taches
calleuses, blanchâtres, confluentes ; la ponctuation assez dense mais
peu visible, effacée sur les taches pâles et à la base. Ventre d’un
brun violet, semé de taches testacées ou rougeâtres; toute la partie
apicale du sixième segment, le disque des segments deux à cinq et
la base du sixième (la zone médiane transverse reste brune), ainsi
que la partie externe des deux premiers segmenis et de la base du
trotsième, d’un jaune fauve; peu convexe, à côtés déprimés et
tranchants; angles apicaux des segments nettement saillants en
épine assez aiguêé; sixième segment environ deux fois aussi long
au milieu que latéralement, le bord apical angulé obtusément au
milieu; taches stridulantes d'aspect soyeux, fort nettes. — Long.
8 mill.
Hab. : Minas Geraes (Mus. Paris).
Cette splendide espèce, que Je suis heureux de dédier à mon
aimable collègue, M. Joanny Martin, est fort distincte des deux
Galeacius décrits jusqu'ici. Sa coloration étant assez difficile à
décrire, je renvoie à la figure que j'en donne dans le fascicule
« Scutellerincæ » du Genera Insectorum de Wijtsman, qui paraîtra
dans quelque temps.
7. Lobothyreus brasiliensis sp. n.
Par sa coloration, semblable à L. lobatus Westw., mais en diffère
par divers caractères nets. Les bords antéro-latéraux du pronotum
sont presque droits et présentent un rebord bien plus net que chez
L. lobatus et aminci. Vu de profil, le tylus décrit un angle obtus
mais net, tandis que chez L. lobatus le plan supérieur de la tête est
à peu près droit. De même, si l’on regarde l’insecte de profil, le
bord latéral du pronotum est nettement sinué et non pas à peu près
droit. Mais à première vue l’on peut distinguer L. brasiliensis de
L. lobatus et L. illex par le développement considérable qu’a pris le
lobule que présente de chaque côté l’écusson en face des 4° et
55 segments abdominaux : ce lobule qui chez les deux Lobothyreus
déjà connus est en somme un simple relèvement du bord de
l’écusson, dessinant une sorte d’angle arrondi, et qui lorsqu'on
regarde l’insecte de côté dépasse peu le plan médian de l’écusson,
est ici représenté par un appendice large, à côtés latéraux subpa-
rallèles, presque aussi long que large, qui, vu de côté, dépasse
fort nettement le plan de l’écusson ; excavé en dessous, il est arrondi
en dessus, tandis que son bord externe assez graduellement arrondi
esi lisse, cet appendice si caractéristique (que je figurerai dans mon
Genera Scutellerinorum) est légèrement dirigé en arrière et en
dehors. — . Long. 8.5 mill.
Hab. : Brésil (Mus. Paris).
8. Deroplax circumducta Germ.
Je crois bon de signaler dès à présent que l’espèce que j'ai décrite
sous ce nom dans mes Rhynchota Ælhiopica, et qui a toujours été
considérée comme telle, ne correspond pas au type de Germar, que
j'ai pu examiner depuis la publication de mon travail. L'espèce
décrite par l’auteur allemand est une forme d’aspect rappelant un
peu l’insecte appelé D. circumducta dans ma Revision, mais assez
fortement rugueuse en dessus, et l'abdomen est ponctué jusqu’au
bord; chaque segment présente en dehors à l'extrémité une
ponctuation noire formant tache, mais l'extrême bord est pâle. J’en
donnerai la description complète plus tard. Ceite forme paraît fort
rare.
Cette identification entraîne la rectification de synonymie que
voici.
4. D. circumducta Germ. nec Schout.
2. D. nigropunctata Sial.
—= circumducla var. nigropunctata Schouteden.
var. (sans taches noires).
— cireumducta Schouteden, Distant, etc.
9. Fokkeria gen. n., crassa sp. n.
Forme ovoïde, trapue, assez convexe. Tout couvert d’une courte
pubescence grisätre, plus dense sur le dessous du corps. Tête
très fortement convexe, noire, assez densément et nettement ponc-
tuée, à peu près perpendiculaire en avant, courbée assez régulière-
ment ; rebord distinct en avant seulement (peu net); tylus à peine
plus long que les joues, plus convexe qu’elles, les lignes le limitant
de chaque côté subparallèles entre elles en avant (plutôt légèrement
convergentes). Rostre atteignant les hanches postérieures; second
article plus long que les suivants pris ensemble, quatrième plus
court que le précédent. Antennes de cinq articles, d’un brun de
302
poix foncé; premier article n’atteignant pas l’extrémité de la tête,
subégal au second, à base cachée par le prostethium; second
bien plus long que le troisième, quatrième égalant presque le
double du troisième, cinquième un peu plus long que le précé-
dent. Pronotum deux fois aussi large que long; bord antérieur à
peine échancré, presque droit, de même que le postérieur; bords
antéro-latéraux légèrement arqués en dehors, peu tranchants;
angles latéraux non proéminents, arrondis; d’un flavescent pâle,
blanchâtre; une bande noire, assez effacée en arrière, de chaque
côté en dedans des côtés antéro-latéraux, puis deux bandes
médianes, à peu près aussi éloignées entre elles que des bandes
latérales, les cicatrices et l'extrême bord latéral, noirs ou noirâtres ;
une impression sublatérale peu accentuée, de même qu’une faible
impression tranversale médiane entre les côtés latéraux. Poitrine
noire, les bords latéraux du prostethium, le bord postérieur du
métastethium, et les hanches, testacés ou flavescents. Prostethium
aminci en avant, à peu près droit jusqu’après l'insertion des
antennes, puis coupé obliquement, l’angle arrondi ; bord postérieur
oblique, arqué nettement, Orifices indistincts. Pattes noires ou d’un
ferrugineux foncé; bout des fémurs et dessus des tibias flavescent,
de même que la base des tarses. Écusson graduellement élargi, ne
laissant les élytres libres qu’à la base ; d’un flavescent grisâtre pâle,
à ponctuation dense et nette, noirâtre ou ferrugineuse sombre; une
ligne longitudinale médiane, moins nette à la base, blanche et lisse ;
les deux bandes médianes noires du pronotum se continuent sur
l’écusson en s’élargissant à la base : elles convergent d’abord légè-
rement, puis s’écartent l’une de l’autre graduellement et vont.
atteindre les côtés latéraux après le milieu (ces bandes ne sont pas
entièrement noires, mais formées de macules noires); il y a une
teinte noirâtre le long de la ligne calleuse médiane, et à l'extrémité
celle-ci est incluse dans une tache plus pâle que le reste de la sur-
face, élargie régulièrement en arc à la base, puis à côtés presque
parallèles (mais sinués) jusqu’au bord apical; cette tache ressort
d'autant mieux qu’elle est bordée, en dehors de taches noires nettes,
sauf vers l’extrémité ; en outre, cà et là quelques dessins irréguliers
foncés. Connexivum foncé, la base des segments pâle. Ventre de
teinte plus flavescente, le disque plus clair et les côtés plus
sombres, à cause d’une ponctuation d’un noir ferrugineux qui est
plus espacée sur le disque ; en outre, en dedans des stigmates il y a
une bande étroite pâle, de même qu’une tache sur chaque segment
près de ceux-ci; incisures presque transverses sur le disque, mais
obliques graduellement sur les côtés; sixième segment pas deux fois
aussi long au milieu que latéralement. — Long. 5 mill.
Hab, : Colorado.
303
Je me fais un plaisir de dédier ce nouveau genre à notre savant
et aimable collègue, M. A.-J.-J. Fokker, de Zierikzee, auquel je
n’eus jamais recours en vain lors de mes débuts dans l’étude des
Hémiptères de notre pays.
10. Irochrotus indicus sp. n.
Corps allongé, à côtés à peu près parallèles, noir, légèrement
brillant ; en dessus densément et nettement ponctué, la ponctuation
un peu plus espacée et moins nette sur l’écusson; couvert d’une
pubescence d’un blanc sale, entremêlée de longs poils raides
brunâtres. Écusson en grande partie (sauf la base, une fascie de
chaque côté de la ligne médiane, et une bande étroite se dirigeant
en dehors) d’un brun marron peu foncé. Tête un peu plus courte
que large; bucculæ dessinant en arrière un angle à peu près droit,
arrondi, leur bord externe droit. Antennes d’un brun de poix,
deuxième et troisième article d’un testacé assez pâle; premier
article un peu plus long que le second, troisième à peine plus
court que celui-ci. Pronotum profondément incisé de chaque côté
un peu en arrière du milieu; le lobe postérieur un peu plus large
en arrière que l’antérieur, ses bords arrondis légèrement; lobe
antérieur à côtés latéraux arrondis en avant, droits en arrière,
l’angle postérieur arrondi; ce lobe pas beaucoup plus large en
avant que la tête, les angles antérieurs arrondis, légèrement pro-
éminents en avant quand on regarde l’insecte de haut. Écusson
présentant une élévation basale assez tranchée. — Long. 5-6.5 mill.
Hab. : Inde anglaise (Bengale).
Cette espèce vient se placer dans le voisinage immédiat de
I. incisus Stäl, dont elle me paraît cependant distincte, à en juger
d’après la diagnose qu’en a donnée Reuter. Quant à la description
de Distant dans la Fauna of India, elle ne donne pas les caractères
structuraux et la figure ne permet aucune détermination spécifique.
IX
Assemblée mensuelle du 3 septembre 1904.
PRÉSIDENCE DE M. LE DOCTEUR JACOBS, VICE-PRÉSIDENT,
La séance est ouverte à 8 1/4 heures.
— Le procès-verbal de la dernière assemblée mensuelle n’étant
pas parvenu à tous les membres, son adoption est remise à la
prochaine séance.
— Le président annonce la mort de M. Brenske, auteur de nom-
breux travaux estimés sur les Melolonthides. L'assemblée décide
qu’une lettre de condoléances sera envoyée . la famille par les
soins du secrétaire.
Décision du Conseil. Le Conseil a admis un nouveau membre
effectif : M. Albert Hye de Crom, 61, avenue de Cortenberg
s’occupant de Lépidoptères et présenté par MM. Thirot et Rousseau.
Correspondance. MM. Gilson et Severin s’excusent de ne pouvoir
assister à la séance.
Travaux pour les Annales. L'assemblée décide l'impression des
travaux insérés dans ce numéro.
Communications. M. Bondroit signale la capture à Beverloo des
Carabus clathratus, C. nitens et du Leistus rufescens. IL a pris à la
Petite-Espinette, le Callistus lunatus, qu’on ne rencontre guère
chez nous que dans la région calcareuse.
— M. Hippert cite diverses captures intéressantes de Lépidoptères
indigènes.
Excursion. L'assemblée décide que l’excursion du 9 octobre se
fera au lac d’Overmeire, près Wetteren. M. Rousseau guidera
l’excursion.
La séance est levée à 9 1/4 heures.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T,. XLVIIL 24 1x 1904 21
306
UNE NOUVELLE ESPÈCE DU GENRE LYCAMBES STAL
par G@&. Breddin (Berlin).
J'ai reçu des collections de feu M. Sarg, à Guatémala, une nou-
velle espèce du genre Lycambes, assez semblable au L. varicolor
Stal et qui habite la même région que celui-ci, mais facilement
reconnaissable aux caractères suivants :
Lycambes Sargi n. sp. — (j. Antennarum mediocrium arti-
culis primo secundoque subæquilongis; articulo tertio quam
secundo tertia fere parte breviore. Pronoti sat elongati angulis
humeralibus acutangularibus et bene acuminatis, corporis tamen
latitudinem (circa basin hemelytrorum) mediocriter tanium super-
antibus. Horum processuum humeralium margine postico libero
haud vel vix sinuato distinctissimeque breviore quam reliqua pars
marginis postero-lateralis. Margine postico pronoti inter denti-
culos prominulos angulorum posticorum recte truneato. Margine
antero-laterali fere recto, spinulis distinctissimis extrorsum direc-
ts armato. Punctura pronoti densa atque regulari, rugulis vermi-
cularibus transversis parvis hic illic intermixta; punctis ante cica-
trices distinctissimis. Scutello distincte transversaliter rugoso et sat
rude punctato; punctis plerisque in seriem utrimque submargi-
nalem irregularem ordinatis. Hemelytris abdominis apicem haud
superantibus. Segmenti abdominalis sexti anguio postico spinula
acuta armato; segmento septimo lateraliter utrimque in angulum
fere rectum (apice attenuato et subretrorsum curvato præditum)
prominente. Mesosterno spina valida antrorsum inter coxas anticas
extensa armatlo. Metasterno fortiter elevato, late trapezoideo, rugis
omnino destitulo. Femoribus posticis supra seriebus unica vel
duabus tuberculorum minutorum nigrorum instructis; tibiis pos-
ticis compressis, sat latis, medio longe æquilatis, basin et apicem
versus nonnihil angustatis, infra (circa basin tertiæ partis apicalis)
dente lata atque brevissima (denticulisque paucis accessoriis minu-
tissimis) armatis.
Vivus pomicoloriter viridis, scutello albido (1), mortuus lutes-
cens. Scutello, vitta laterali pectoris obliqua et continua, carina
mesosiernali, linea angusta mediana ventris (postice decurtata),
nec non linea utrimque alia ventris glabra aique cariniformiter
elevata, usque ad marginem posticum segmenti sexti perducta
albido-luteis. Clavo corioque dilute rufo-brunneis, hoc pone
medium et circa angulum äpicalem obsolete piceo-maculato.
(1) « Apfelerün, mit weissem Schildchen », note de M. Sarg.
Enr.
Limbo lato postico-laterali pronoti (cum angulis ipsis humerali et
postico) nigro. Dorso abdominis (connexivo excepto) læte sangui-
neo; angulis posticis segmenti septimi supra et femorum postico-
rum plus quam tertia parte apicali dilute (aut dilutissime) nigri-
cantibus. Interdum femoribus posticis totis extus et intus tibiisque
posticis plus minusve intus piceo-tinctis. Tarsorum apice dilute
sanguineo.
cd. Margine apicali segmenti genitalis inter angulos duos late
distantes paullulumque prominulos perparum profunde latissi-
meque at distincte trapezoidaliter exciso (nec sinuato!).
Long. 17 1/2-18 mill.; lat. hum. 7 1/3-7 1/2 mill.
Guatemala (San Geronimo), leg. Sarg, coll. mea.
HYMÉNOPTÈRES PARASITES
OBTENUS DE QUELQUES NYMPHES DE MICROLÉPIDOPTÈRES
ET D’AUTRES NYMPHES
par M. le baron DE CROMBRUGGHE
déterminés par le Dr Jacobs.
1° Hôtes connus :
Chorinaeus 3-carinatus Holmgr.
Triclistus Holmgreni © Bohm.
Colpomeria laevigata © Holmgr.
Pristomerus vulnerator J Pz.
ES » OPz,
Limneria fenestralis Holmgr.
Acœlius dubius © Fôrst.
Meteorus Chrysophtalmus © Nees.
Blacus maculipes 9 Wesm.
Microplitus tuberculifera < Wesm.
Leiophron fuscipes Ç Nees.
Agathis nigra Q Nees,
2 Hôtes inconnus :
Blacus gigas 9 Wesm.
Lissonota variabilis J Holmgr.
Lissonota impressor j Gr.
Lampronota nigra © Gr.
Ichneumon ochripes Ç Gr.
Pimpla flavo-maculata 4 Holmgr.
Limneria majalis ? Gr.
de Yponomeuta 20-punctata Retz.
de Carpocapsa grossana Hw.
de Gracillaria populetorum Zell.
de Yponomeuta 20-punctata Retz.
de Evetria buolina Schiff.
de Pterophorus ncrodactylus Hb.
de Nepticula centifoliella Zell.
de Acalla contaminana Hp.
de Bucculatrix nigricomella Zell.
de Coleophora trogodytella Dup.
de Elachista trapeziella Stt.
de Paltodora striatella Hb.
REVISION DES PRIONIDES
par Aug. Lameere, professeur à l'Université de Bruxelles.
DIXIÈME MÉMOIRE. — TITANINES.
Sous la dénomination de Titanines, je comprendrai un certain
nombre de genres de Prionides qui me paraissent constituer une
unité systématique et que je grouperai en deux catégories ;
4° Les TITANIENS avec les genres Apotrophus et Ctenoscelis, d'une
part, Titanus, Aulacocerus et Braderochus, de l’autre ;
2° Les ANCISTROTIENS avec Macrodontlia, Chalcoprionus, et l’en-
semble formé de Ancistrotus, Acalodegma et Acanthinodera.
Ces Coléoptifes sont tous de l'Amérique du Sud et ils ne peuvent
être rattachés à aucune autre tribu : leur grande languette bilobée
les sépare des Sténodontines ; ils ne peuvent être considérés comme
des représentants américains des Mécosarthrines, car ils n’ont pas
en principe le 1% article des antennes allongé; on pourrait les rap-
procher des Callipogonines, vu l'allongement du 3° article de leurs
antennes, mais ils ont d’autres mandibules et leur facies est assez
particulier; c’est ce facies qui constitue, avec la tendance qu'offre
l’œil à devenir globuleux, la principale caractéristique du groupe :
le corps est plus au moins aplati, les bords des élytres étant étalés,
leur épaule présentant une rugosité spéciale.
Les Titanines sont pour la plupart parmi les plus grands Insectes
connus.
I. Titaniens.
Toutes les pattes, au moins chez le mâle, mais presque toujours
dans les deux sexes, sont épineuses, les tibias, et parfois les fémurs,
offrant une double rangée d’épines au côté interne; les antennes du
mâle sont épaissies.
Ces Insectes sont d’un brun marron assez uniforme; le prothorax
offre sur les côtés trois angles, parfois peu indiqués chez le mâle,
ces angles pouvant se transformer en épines; les mandibules
n’ofirent plus guère de dimorphisme sexuel; elles sont cependant
assez longues, courbées presque à angle droit vers l'extrémité au
niveau d’une dent externe plus ou moins indiquée; il y a une
forte dent interne submédiane, et une autre, plus faible, près de la
base.
LPET LS: di". ls
310
Genre CTENOSCELIS Serville,
Ann. Soc. Ent. Fr., 1832, p. 134.
Je réunis aux Ctenoscelis, à titre de sous-genre, le genre Apo-
trophus Bates.
Dans leur acception la plus large, les Clenoscelis sont caractérisés
par l’absence d’épines en dessous des fémurs; les côtés du prothorax
sont plus ou moins crénelés, n'offrant pas d’épines proprement
dites; l’angle antérieur, l'angle latéral, situé au milieu des
côtés, et l’angle postérieur, peuvent être un peu saillants, l’angle
latéral pouvant aussi être effacé chez certains mâles qui ont les
côlés du prothorax régulièrement courbés.
Le 5° arceau ventral de l’abdomen du mâle est fortement échan-
cré, sans que le 6° soit visible; les tarses sont plus larges chez le
mâle que chez la femelle, leur largeur décroissant des antérieurs
aux postérieurs dans les deux sexes.
Les processus jugulaires sont aigus, mais le menton n’est pas velu.
Les antennes ne sont pas ou guère sillonnées en dessus.
Sous-genre Apotrophus Bates.
Entom. Month. Mag., XII, 1875, p. 48.
Paranaecus Thomson, Rev. et Mag. de Zool., 1877, p. 269.
L’Apotrophus simplicicollis Bates offre tous les caractères d’un
Ctenoscelis primitif, et si ses antennes n'’offraient des caractères
cœnogénétiques, il n’y aurait pas lieu d’en constituer même un
sous-genre.
Les yeux sont plus transversaux, distinctement échancrés et
moins renfiés que chez les Ctenoscelis; la tête est plus grosse chez
le mâle; les côtés du prothorax sont faiblement crénelés, les angles
antérieurs sont nuls, l’angle latéral indiqué, mais non saillant,
les angles postérieurs un peu saillants en dehors, et nullement
projetés en arrière; il n’y a pas de dimorphisme de ponctuation du
pronotum; la saillie prosternale est moins rétrécie que chez les
Ctenoscelis ; les élytres sont moins étalées sur les côtés; les pattes
sont, principalement les antérieures, moins allongées et plus
robustes.
Les antennes sont primitives par leur brièveté, atteignant seule-
ment le milieu des élytres chez le mâle, leur quart antérieur chez
la femelle ; le 1* article, conique, n’atteint pas le niveau du bord
postérieur de l'œil ; le 3° article, double du 1°, est presque égal aux
deux suivants réunis.
311
_ La cœnogenèse des antennes consiste en ce que les articles, à
partir du 3°, sont, surtout chez le mâle, épaissis, dentés en scie au
côté interne où la carène médiane est très saillante, chacun des
articles offrant, de chaque côté de la carène, une profonde fossette
porifère, un peu tuberculeuse, qui occupe la face inférieure de
l’article sur toute sa longueur, sauf sur le 3 article où les fossettes
n’occupent que l'extrémité.
Le 11° article est différencié au bout en un 12° article incomplète-
ment séparé chez la femelle.
1. Ctenoscelis simplicicollis Bates.
Apotrophus simplicicollis Bates, Entom. Month. Mag., XII, 1875, p. 49.
Paranaecus Olivieri Thoms., Rev.et Mag. Zool., 1877, p. 270.
De la vallée du Parana au Brésil; le mâle m'a été communiqué
par le Musée de Gênes, la femelle par M. Gounelle,
La longueur est de 50 à 60 millimètres et plus; la teinte est d’un
brun marron avec les élytres plus claires,
La tête, faiblement rugueuse, est granuleuse derrière les yeux; le
pronotum offre deux dépressions placées transversalementen arrière;
il est finement et éparsément ponctué, cette ponctuation étant mêlée
de points plus gros qui deviennent serrés et confluents sur les côtés;
le prosternum est rugueux et pubescent; l’écusson est ponctué et
pubescent; les élytres, épineuses à l’angle sutural, sont finement
ponctuées et un peu rugueuses, sans que les rugosités soient plus
fortes sous l’épaule ; le métasternum est finement granuleux et très
pubescent; l’abdomen offre une fine ponctuation assez serrée; les
pattes montrent une fine ponctuation médiocrement serrée; les tarses
antérieurs sont plus larges que les tarses intermédiaires et ceux-ci
que les tarses postérieurs, mais, à toutes les pattes, les lobes du
9° article sont arrondis, et les angles du 1% et du 2°, aigus, ne sont
pas épineux ; chez la femelle, cependant, les lobes du 3 article sont
pointus, surtout aux tarses postérieurs qui sont grêles ; le parony-
chium est très visible, mais dépourvu de soies.
Sous-genre Ctenoscelis Serville,
Ann. Soc. Ent. Fr., 1832, p. 134.
Les yeux sont plus ou moins arrondis en boule; la tête est assez
petite et semblable dans les deux sexes ; les côtés du prothorax sont
fortement crénelés, les angles antérieurs étant plus ou moins
avancés, l’angle latéral saillant, au moins chez la femelle, les angles
postérieurs saillants et plus ou moins projetés en arrière ; la saillie
prosternale est assez rétrécie; les élytres sont franchement étalées
sur les côtés, les pattes allongées et grêles.
Les antennes sont filiformes, et elles sont plus longues que chez
Apotrophus; le 1% article est plus allongé; le 3° article n’est plus
double du 1°, et il est égal aux deux suivants réunis; la carène
interne des articles et le système porifère sont moins développés;
le 11° article n’est point appendiculé au bout,
PREMIÈRE CATÉGORIE. — Le 1% article des antennes est moins
allongé : il n’atteint pas le niveau du bord postérieur de l’œil chez
la femelle et ne le dépasse pas chez le mâle; les mandibules sont
plus robustes et plus larges; le pronotum est semblable dans les
deux sexes, très rugueux sur les côtés, très finement et très éparsé-
ment ponctué sur le disque; l’angle latéral du prothorax est marqué
dans les deux sexes; les élytres sont arrondies près de l'angle sutu-
ral; elles semblent plus rétrécies en arrière que dans la seconde
catégorie, parce qu’elles sont plus aplaties et plus élargies après
l’épaule.
2. Ctenoscelis Dyrrachus Buquet.
Ctenoscelis Dyrrachus Buquet, Ann. Fr., 1845, p. 235, t. 9, fig. 1. — Bates, Trans.
Ent. Soc., 1869, p. 43.
Ctenoscelis Nausithous Buquet, Ann. Fr., 1843, p. 236, t. 9, fig. 2. — Bates, Trans.
Ent. Soc., 1869, p. 44.
Je n'ai trouvé dans les collections qu'une seule espèce de Cfenosce-
lis de la première catégorie : c’est en vain que l’on cherche d’ail-
leurs une différence entre C. Dyrrachus et C. Nausithous dans les
descriptions de Buquet. M. Künckel d'Hercuiais m’a communiqué
un Ctenoscelis mâle rapporté de Guarayos (Bolivie) par D'Orbigny et
qui est, selon toute vraisemblance, le type du C. Nausithous de
Buquet : cet Insecte est parfaitement conforme aux individus de
Cayenne et de l’Amazonie que j'ai pu examiner. Récemment
M. Gounelle m’en a encore montré un couple qu’il a capturé à San
Anionio da Barra (province de Bahia) : c’est toujours le même
Prionide.
H.-W. Bates a trouvé les deux sexes du C. Dyrrachus à Santa-
rem, Obydos et Manaos sur le fleuve des Amazones; il rapporte
à C. Nausithous une femelle unique recueillie à Serpa, près de
l'embouchure de la rivière Madeira. Cette femelle difiérerait de la
femelle de C. Dyrrachus par ses élytres beaucoup plus étroites et
par quelques autres particularités qui ne dépassent pas les limites
de variabilité de l’espèce. Ou bien l’Insecte de Bates est une aber-
ration du C. Dyrrachus, ou bien c’est un Longicorne d’un autre type
que les C. Dyrrachus et Nausithous, lesquels doivent être considérés
comme synonymes. |
Il est à remarquer que la figure donnée par Buquet du C. Dyrra-
chus, figure exécutée par M. Fairmaire, est fantaisiste en ce qui
concerne les tarses : il n’y a pas de Cfenoscelis dont les tarses inter-
médiaires et postérieurs aient la largeur des tarses antérieurs.
La longueur de cette espèce est de 75 à 100 millimètres, la teinte
d’an brun marron obscur, avec les élytres plus brunes,
La tête n’est que faiblement et inégalement ponctuée; les yeux
sont fort renflés, moins rapprochés que chez C. acanthopus; les
antennes sont de la longueur du corps chez le mâle, mais elles
n’atteignent que le milieu des élytres chez la femelle; dans ce der-
nier sexe, elles sont inermes et éparsément ponctuées; chez le
mâle, les trois premiers articles sont scabres et ils sont, comme les
suivants, denticulés en dessous; les angles antérieurs du prothorax
sont très avancés, les angles postérieurs faiblement projetés en
arrière; le prosternum est faiblement rugueux et glabre, l’écusson
glabre et ponctué; les élytres, faiblement dentées à l’angle sutural,
sont finement rugueuses et un peu granuleuses, avec quelques
grosses ponctuations à l'épaule ; le métasternum est ponctué et fai-
blement pubescent ; l'abdomen est obsolètement ponctué; les pattes
sont presque lisses, mais chez le mâle, les fémurs antérieurs sont
scabres et les tibias antérieurs offrent une ponctuation un peu
rugueuse ; les tarses sont très larges chez le mâle, larges aussi chez
la femelle, les antérieurs l’étant plus que les intermédiaires et
ceux-ci que les postérieurs; les lobes du 3° article sont arrondis,
mais aux pattes postérieures ils sont ovalaires et un peu anguleux ;
les angles du 1* et du 2° articles sont aigus.
SECONDE CATÉGORIE. — Le 1% article des antennes est plus
allongé : il dépasse le niveau du bord postérieur de l'œil; les man-
dibules sont plus étroites et plus longues; le pronotum est entière-
ment rugueux chez la femelle; chez le mâle, il est, comme le
prosternum, couvert de ponctuation sexuelle, à l’exception d’un
dessin très rugueux composé de chaque côté de trois lignes toutes
réunies par une ligne transversale longeant la base : la ligne la
plus interne s’avance jusqu’au bord antérieur du pronotum, elle
est courbée et dilatée vers la ligne médiane de manière à former
au milieu un triangle; les autres lignes ne dépassent guère le
milieu en avant et l’externe s’avance vers l’angle latéral; ce dernier,
ordinairement bien marqué chez la femelle, est indistinct ou
presque indistinct chez le mâle dont le prothorax est élargi; les
élytres sont sinueuses près de l'angle sutural et elles ne sont pas
très élargies après l'épaule,
NA Ve EN
314
3, Ctenoscelis acanthopus Germar.
Prionus acanthopus Germ., Ins. Spec. nov., 1824, p. 467.
Prionus Coeus Perty, Del. anim., 1830, p. 86, t. 17, fig. 5.
Ctenoscelis acanthopus Serv., Ann. Fr., 1832, p. 135. — Buquet, Ann. Fr., 1843,
P. 237«
Ctenoscelis dentipes Dej., Cat., 3° édit., 1837, p. 341.
Tilanus acanthopus Casteln., Hist. natur., II, 1840, p. 391.
Espèce du Brésil méridional, commune dans les collections.
La longueur varie de 55 à 80 millimètres; la teinte est la même
que chez C. Dyrrachus.
La tête est un peu rugueuse et elle est granuleuse derrière les
yeux; ceux-ci sont plus transversaux et moins renflés que chez
C. Dyrrachus; les antennes n’arrivent qu’au tiers postérieur des
élytres chez le mâle, et elles n’atteignent que leur milieu chez la
femelle; elles sont inermes dans les deux sexes, mais plus densé-
ment ponctuées chez le mâle que chez la femelle; les angles anté-
rieurs du prothorax ne sont presque pas avancés, les angles posté-
rieurs assez notablement projetés en arrière; le prosternum de la
femelle est assez rugueux et glabre; l’écusson esi glabre et granu-
leux ; les élytres, nettement dentées à l’angle sutural, sont plutôt
granuleuses que rugueuses et elles offrent d’assez fortes rugosités à
l’épaule; le métasternum est granuleux et faiblement pubescent;
l'abdomen est finement mais assez obsolèment ponctué; les pattes
sont finement et densément ponctuées, les fémurs antérieurs du
mâle étant vaguement scabres; les tarses sont un peu moins larges
que chez C. Dyrrachus, d’ailleurs conformés de la même manière.
M. Gounelle m’a montré des individus femelles qui, au lieu
d’avoir le prothorax semblable comme forme à celui du GC. Dyrra-
chus, ont le prothorax élargi et arrondi sur les côtés comme chez
le mâle.
4. Ctenoscelis atra Olivier.
Prionus ater Oliv., Ent., IV, 1795, 66, p. 11, t. 7, fig. 24.
Arimiger forceps Voet, Cat., IT, 1806, p. 2, t. 1, fig. L.
Ctenoscelis ater Serv., Ann. Fr., 1832, p. 135; Bates, Trans. Ent. Soc., 1869, p. 43.
Ctenoscelis major Dup., Dej., Cat., 3° édit., 1837, p. 341.
De Cayenne et de l’Amazonie.
Il est plus grand que le précédent, pouvant atteindre 90 milli-
mètres, et il est plus obscur; les yeux sont plus arrondis et un peu
plus rapprochés tant en dessus qu’en dessous; les antennes sont
bien plus longues : elles dépassent un peu l’extrémité du corps
chez le mâle, le milieu des élytres chez la femelle, le 1° article
315
dépassant davantage le bord postérieur de l’œil, le 3° étant près de
deux fois aussi long que le 1* chez le mâle; la ponctuation des
articles est beaucoup plus forte, se changeant en rugosités chez le
mâle; le {* article est denticulé en dessous dans les deux sexes, et il
en est de même des 3° à 9° chez le mâle, ces articles étant en même
temps comprimés, prismatiques, le 3° étant sillonné en dessus et en
dessous dans toute sa longueur ; les fémurs et les tibias antérieurs
sont allongés et scabres chez le mâle; les tarses sont longs et étroits :
chez le mâle, aux tarses antérieurs, les angles des 1° et 2 articles
sont épineux, mais les lobes du 53°, qui sont étroits et allongés, sont
arrondis au bout; les tarses intermédiaires, bien plus étroits que
les tarses antérieurs, ont les lobes du 3° article épineux, comme les
angles du 1* et du 2°; les tarses postérieurs, encore plus étroits que
les tarses intermédiaires, ont les lobes du 3° article presque réduits
à des épines, de sorte que le 3° article ressemble beaucoup au 1° et
au 2°, les brosses inférieures étant en même temps réduites, et le
dernier article étant bien plus long que les autres réunis; chez la
femelle, tous les tarses ont la structure des tarses postérieurs du
mâle ; les angles antérieurs du prothorax se projettent davantage
en avant; les élytres sont un peu plus rugueuses.
Généalogie et répartition géographique des Ctenoscelis.
Nous connaissons trois types de Ctenoscelis constituant trois
degrés dans l’évolution de ces Prionides. Le plus inférieur, C. sèm-
plicicollis, a élé rencontré dans la vallée du Parana; C. Dyrrachus,
plus élevé en organisation, a un habitat qui s’étend de la Bolivie à
Cayenne; le troisième type, l'ancêtre commun des C. acanthopus et
atra, semble s'être scindé en deux espèces, l’une, C. acanthopus, du
Brésil méridional, l’autre, C. atra, de Cayenne. Ce dernier Cfenos-
celis est celui qui est allé le plus loin dans l’évolution.
Il est donc vraisemblable que le berceau des Ctenoscelis est la
région la plus reculée du Brésil.
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Genre TITANUS Serville.
Ann. Soc. Ent. Fr., 1832, p. 133.
Je réunirai à Titanus Aulacocerus et Braderochus, divisant
l’ensemble en deux sous-genres, Titanus et Braderochus (— Aula-
cocerus).
Ce genre diffère de Clenoscelis par la présence d’une double
rangée d’épines en dessous des fémurs, au moins chez le mâle;
les côtés du prothorax ne sont que très indistinctement crénelés,
mais en revanche ils présentent trois crénelures très prononcées
correspondant aux angles antérieur, latéral et postérieur, et ces
crénelures peuvent se développer en épines; les processus jugu-
laires sont très aigus et le menton est velu; les antennes sont plus
ou moins sillonnées en dessus.
Le 5° arceau ventral de l’abdomen du mâle est très échancré, le
6° étroit, parfois bien visible; les tarses sont plus larges chez le
mâle que chez la femelle, la largeur décroissant des antérieurs aux
postérieurs dans les deux sexes, comme chez les Ctenoscelis.
Sous-cenre Titanus Serville.
Ann. Soc. Ent. Fr., 1832, p. 133.
Les antennes sont restées courtes : elles n’atieignent que le tiers
des élytres chez le mâle, que le quart chez la femelle; le 3° article
n’est pas plus long que le 1“ et il est plus court que les 4 et 5°
réunis; l’excavation supérieure des articles basilaires n’est pro-
noncée que sur le 1*; chez le mâle, les antennes sont élargies et
aplaties.
Le prothorax est semblable dans les deux sexes; il offre de chaque
côté trois fortes dents, la 3°, correspondant à l’angle postérieur,
étant ramenée en avant, l'intermédiaire, correspondant à l’angle
latéral et la plus forte, étant rapprochée de l’antérieure; le prono-
tum est rugueux sur les côtés, presque lisse sur le disque.
Le 5° arceau ventral de l'abdomen est fortement échancré chez le
mâle, le 6° étant visible.
Le dessous des fémurs, non entièrement aplati, est inerme chez
la femelle; il offre chez le mâle deux rangs de très petites épines;
les tibias offrent en dessous deux rangs d’épines, les épines de la
rangée externe étant très peu développées.
Les tarses sont larges et courts à toutes les pattes et ils sont très
élargis chez le mâle.
1. Titanus giganteus Linné.
Cerambyx giganteus Linn., Mant. Plant., VI, 1771, p. 531. — Drury, Illustr.,
IT, 1770, p. 73, t. 49, fig. 1 (Q); New Edit., I, 1837, p. 75, t. 49, fig. 1 (Q).
Prionus giganteus Fab., Spec. Ins., I, 1781, p. 206. — Oliv., Ent., IV, 1795, 66,
p. 12, t. 6, fig. 1
Titanus giganteus Serv., Ann. Fr., 1832, p. 134. — Casteln., Hist. nat., II, 1840,
p. 391. — Bates, Trans. Ent. Soc., 1869, p. 42.
C’est Le plus volumineux de tous les Insectes; il est extrêmement
rare dans les collections, et sa rareté tend à augmenter de jour en
jour par le déboisement., On l’a rapporté de Cayenne, où il est
devenu introuvable ; H. W. Bates ne l’a rencontré qu’à Manaos, sur
le Rio Negro : on l’y recueillait parfois après une nuit d'orage, au
bord de la rivière, dans l’eau où il avait été précipité en volant.
La longueur est de 80 à 150 millimètres, la teinte d’un brun rou-
geâtre rembruni sur la tête, le prothorax et les pattes ; les yeux sont
très gros, à peine échancrés, très rapprochés en dessus; les pro-
cessus jugulaires sont très prononcés; le système porifère des
antennes offre une grosse réticulation; le métasternum est couvert,
sauf sur le triangle médian, &’une forte pubescence rousse; les
élytres, anguleuses à l'angle sutural, sont finement rugueuses, mon-
trant chacune quatre lignes saillantes ; il y a un triangle mat de
chaque côté des arceaux ventraux de l’abdomen; le paronychium
tarsal est très visible, mais dépourvu de soies.
Sous genre Braderochus Buquet.
Ann. Soc. Ent. Fr., 1852, p. 658, note.
Aulacocerus White, Cat. Brit. Mus., Longic., VIL, 1, 1853, p. 13.
Le genre Braderochus a été établi par Buquet pour une espèce,
B. Levoilurieri, dont il avait d’abord fait un Derobrachus; plus tard
Lacordaire (Gen., VIII, 1869, p. 74) a rattaché au genre un certain
nombre de Derobrachus qui lui semblaient ne pas pouvoir figurer
dans la même coupe que le Derobrachus brevicollis Serville. L'amal-
game de Lacordaire est complètement injustifiable, les Derobrachus
qu'il associe au Braderochus Levoiturieri étant de véritables Derobra-
chus et étant tout à fait étrangers au groupe qui nous occupe.
Dans le Catalogue de Munich, Braderochus est considéré comme
synonyme de Derobrachus, mais le type du genre, Levoiturieri, est
placé dans le genre Aulacocerus White!
En effet, il y a si peu de différences entre l’Aulacocerus mundus
White et le Braderochus Levoiturieri qu’il est impossible d’en faire
319
deux genres distincts. Braderochus, qui me semble avoir la priorité
sur Aulacocerus, diffère de Titanus par :
4° les pattes offrant de nombreuses épines dans les deux sexes ;
2° les tarses allongés et étroits ;
3° les antennes allongées, à 5° article double du 1* et aussi long
que les 4 et 5° réunis;
4° la dent médiane des côtés du prothorax non ramenée en avant
etindépendante de la dent antérieure ;
9° le pronotum entièrement rugueux ;
6° le 5° arceau ventral de l’abdomen moins échancré chez le
mâle et ne laissant pas voir le G°;
7° le dessus du corps pubescent.
2. Titanus mundus White.
Aulacocerus mundus White, Cat. Brit. Mus., Longic., VIE, 1, 1853, p. 13, t I, fig. 2,
Du Venezuela.
La longueur est de 65 à 85 millimètres, la teinte rougeâtre avec
le prothorax, la tête et les appendices rembrunis; les yeux, large-
ment ovalaires et à peine sinués, sont médiocrement rapprochés en
dessus, ce rapprochement étant d’ailleurs un peu variable; les
processus jugulaires sont très aigus, mais pas extrêmement pro-
noncés; les antennes, renflées chez le mâle, ont les articles, à
partir du 5°, quadrangulaires et canaliculés sur toutes leurs faces;
leur système porifère n’est pas réticulé; chez le mâleelles atteignent
le quart postérieur des élytres et leurs 3° à 5° articles sont très âpres
en dessous; chez la femelle elles dépassent un peu le milieu des
élytres ; les dents des côtés du prothorax sont triangulaires, non
transformées en épines, la dent postérieure n'étant pas éloignée de
la base; le prosternum et le métasternum, sauf le triangle médian,
offrent une forte pubescence rousse; les élytres, anguleuses à
l’angle sutural, sont finement rugueuses, montrant chacune quatre
lignes saillantes; les tarses sont étroits, allongés, les lobes du
3° article aux tarses postérieurs étant aigus; ces lobes sont très
grêles et imparfaitement spongieux chez la femelle.
3. Titanus Levoiturieri Buquet.
Derobrachus Levoiturieri Buquet,Ann. Fr., 1842, p. 205, t. 9, fig. 1 (Q).
Braderochus Levoiturieri Buquet, Ann. Fr., 1852, p. 658, note.
Aulacocerus Levoiturieri Gemm. et Harold, Cat. Col., IX, 1872, p. 2762.
De la Colombie; j’en ai vu un mâle du Musée de Bruxelles, une
femelle du Musée de Madrid et deux femelles du British Museum.
Il semble un peu plus petit et moins massif que le précédent ; les
trois angles latéraux du prothorax sont transformés en épines,
l’épine basilaire étant un peu éloignée de la base; le pronotum est
moins rugueux; les yeux sont plus globuleux et plus rapprochés,
tant en dessus qu’en dessous, surtout chez le mâle, et le rappro-
chement est un peu variable, comme chez T, mundus; les mandi-
bules sont moins robustes, plus allongées; les antennes sont plus
grêles, le 1% article étant plus allongé et moins renflé, les autres
étant peu ou point sillonnés en dessus; le dernier arceau ventral de
l'abdomen est plus échancré chez le mâle; les pattes sont plus
grêles, mais les tarses de la femelle sont restés conformés comme
ceux du mâle, ils sont moins étroits que chez le précédent, et Les
tarses postérieurs sont moins différents des autres.
Généalogie et répartition géographique des Titanus,
Sans descendre évidemment l’un de l’autre, les trois Titanus
nous offrent une évolution graduelle depuis le T. giganteus de la
Guyane jusqu’au 7. mundus du Venezuela et jusqu’au T. Levoi-
turieri de Colombie. Le type semble donc avoir émigré de l'Est à
l’Ouest en se perfectionnant.
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322
II. Ancistrotiens.
Les pattes sont inermes ou épineuses, mais les antennes du mâle
ne sont pas épaissies.
L'on trouvera plus loin la discussion des rapports que ces
Insectes présentent avec les Titaniens.
Je partagerai les Ancistrotiens en deux genres, Macrodontia et
Ancistrotus (avec les deux sous-genres Ancistrotus et Acanthino-
dera). Entre les deux j’intercalerai le genre Chalcoprionus qui m'est
inconnu en nature et qui me paraît devoir être considéré comme
un sous-genre de Macrodontia.
Genre MACRODONTIA Serville.
Ann. Soc. Ent. Fr., 1832, p. 139.
Dans ce genre nous trouvons, comme chez les Titaniens, le labre
libre, triangulaire, les mandibules horizontales et convexes, la
languette large, évasée et échancrée en avant, le menton non recou-
vert par le sous-menton, les tubercules antennifères coniques, les
côtés du prothorax crénelés et ayant une tendance à devenir épi-
neux, les épisternums métathoraciques larges, à bords parallèles,
les élytres à épipleures étalées et rugueuses sous l’épaule, l’abdo-
men sans dimorphisme sexuel de ponctuation, le corps aplati et
élargi.
Comme chez les Titaniens supérieurs, les yeux sont entiers et
renflés en boule.
Les pattes sont longues et grèles, à fémurs linéaires, tous aplatis
en dessous; les tarses sont très élargis et courts, les antérieurs
l’étant plus que les autres et davantage chez le mâle que chez la
femelle.
La sulure séparant le prosternum des épisternums prothora-
ciques, qui sont très larges, est effacée et le prosternum est couvert
de plis transversaux.
Le dernier arceau ventral de l’abdomen n’est que faiblement
échancré chez le mâle.
Les antennes ont le 1° article très peu allongé, non courbé, plus
ou moins en prisme triangulaire; les 3° à 11° sont au contraire
allongés et grêles, surtout chez le mâle, le 3° étant toujours au
moins un peu mais jamais beaucoup plus long que le 4; malgré
cet allongement, les antennes n’atteignent que l'extrémité du
métasternum chez la femelle et la dépassent un peu chez le mâle.
Le système porifère est semblable à celui des antennes des Sfeno-
dontes.
Le dimorphisme sexuel n’affecte guère les antennes, qui sont
grêles dans les deux sexes, mais le prothorax est couvert de ponc-
tuation, sexuelle et il y a un dimorphisme prononcé des mandibules.
Les mandibules sont, même chez la femelle, au moins aussi
longues que la tête, et elles deviennent énormes chez certains mâles.
Leur forme varie dans la même espèce : chez la femelle, elles sont
droites depuis la base jusque près de l'extrémité où elles se courbent
assez brusquement en are de cercle; chez le mâle, elles peuvent
affecter deux formes, comme cela se voit chez beaucoup de Prio-
nides, ainsi que l’a reconnu pour la première fois M. Gahan (Ann.
Nat. Hist., 1889, p. 374), et notamment chez les Stenodontes du
sous-genre Slenodontes. Chez le mâle minor, les mandibules ne
sont pas ou ne sont guère plus développées que chez la femelle, et
elles affectent la même forme; chez le mâle major, au contraire,
elles sont bien plus longues, courbées vers l’extérieur depuis la
_ base jusque vers le milieu, puis longuement sinuées et courbées un
peu en dedans, pour se courber définitivement à l'extrémité, mais
moins que chez la femelle. Les transitions entre les deux formes du
mâle existent; les mâles à mandibules les plus développées ne sont
pas toujours ceux qui offrent la taille maximum de l’espèce. Ces
mandibules offrent chacune deux dents internes, l’une, parfois
effacée, située près de la base, l’autre un peu au delà du milieu;
chacune des dents est suivie de denticules; chez la femelle, les
dents principales ne sont pas plus développées que les denticules,
avec lesquels elles se confondent; chez le mâle, au contraire, mais
surtout chez le mâle major, les dents sont très distinctes des denti-
cules et il arrive que ces derniers s’effacent en partie.
Les sept espèces de Macrodontia actuellement décrites se réduisent
à quatre : les deux types de Blanchard, communiqués par le
Muséum de Paris, passent en synonymie, de même que M. Ehren-
reichi Kolbe, fondée sur un mâle major de M. crenata Oliv.
1. Macrodontia flavipennis Chevrolat,.
Macrodontia flavipennis Chevrol., Ann. Fr., 1833, p. 65, t. 5, fig. 1. — Gory, Ann.
Fr., 1839, p. 128.
Macrodontia impressicollis Blanch., Ann. Sc. Nat., Zool., 1848, p. 210.
Cette espèce est du Brésil; l’un des exemplaires du Muséum de
Paris porte l'indication Rio; M. Gounelle l’a capturée à San Antonio
da Barra (province de Bahia).
Par son pronotum, M. flavipennis est inférieure aux autres Macro-
dontia, mais elle est allée plus loin dans l’évolution que M. Dejeani
au point de vue des antennes, le 3° article étant dans les deux sexes
très distinctement plus long que le 4°,
La longueur est de 40 à 60 millimètres; la coloration d’un brun
rougeâtre avec la tête, les antennes et les mandibules noirâtres; les
élytres sont testacées.
Les antennes ont le 1* article très court, presque lisse, à peine
anguleux au sommet; le 3° est très distinctement plus long que le
4, surtout chez le mâle; il n'offre que quelques gros points épars
comme les suivants, le système porifère réticulé couvrant entière-
ment les trois derniers.
Les mandibules sont de Ia longueur de Ia tête et semblables chez
la femelle et chez les mâles minor que j'ai pu étudier. Elles sont
mates et un peu rugueuses, à peine légèrement courbées à la base,
puis droites jusque près de l’extrémité où elles sont courbées en
quart de cercle; elles sont concaves en dessus et en dessous, la
limite de chacune des concavités étant marquée extérieurement par
une carène; la carène supérieure est mousse, l’inférieure est assez
tranchante, surtout près de la base, et elle se termine vers l’extré-
milé par un tubercule qui simule vaguement une dent externe.
Entre les deux carènes extérieurement, la mandibule est convexe,
cette convexité devenant tectiforme près de la base. Au côté interne,
il y a deux dents principales, l’une située tout contre la base, l’autre
un peu au delà, les denis de l’une des mandibules étant plus
reculées que celles de l'autre, de manière à ce que les dents
alternent lorsque les mandibules se croisent. A partir de la seconde
dent, le bord interne est armé de denticules presque jusqu’à l’extré-
mité qui est très aiguë. Je n’ai vu aucun mâle offrant des mandi-
bules de la forme qui caractérise le mâle major chez les autres
espèces.
L’épistome a la forme d’un trapèze : en avant il est trisinué et
présente un faible escarpement vertical ; les tubercules antennifères
ne sont pas aigus; les plis juxtaoculaires sont à peine saillants, et
ils ne se prolongent pas sur le vertex; le front est sillonné et il est
déprimé depuis l’épistome jusqu'au niveau du milieu des yeux;
sur le vertex, au niveau du bord postérieur des yeux, il y a une
fossetie médiane arrondie, parfois peu visible, dont les bords,
comme ceux de la dépression frontale, sont un peu relevés. Tout le
dessus de la tête est mat, à peine ponctué, sauf derrière les yeux où
il y a quelques points mêlés de fines granulations.
Le sous-mentlon, très concave, est couvert de rugosités transver-
sales en forme de plis irréguliers parfois obsolètes, beaucoup plus
fins et plus rapprochés que les gros plis qui ornent la gorge: il n’est
pas limité extérieurement par un repli et les processus jugulaires
sont peu saillants, armés d’un seul tubercule qui est mousse.
Les lobes de la languette sont un peu allongés, assez larges et
arrondis.
Le prothorax, chez la femelle, a la forme d’un trapèze; le bord
antérieur est cintré en arrière, de manière à présenter de chaque
côté de la tête uge petite oreillette avancée, de forme triangulaire
et terminée par une épine dirigée obliquement en avant; au milieu,
entre les oreillettes, le bord antérieur a la forme d’une accolade; les
côtés sont courbés en dehors et denticulés jusqu’à l’angle latéral
qui offre une épine très forte dirigée transversalement, carénée et
courbée un peu vers le haut; à partir de cette épine, le prothorax
est rétréci jusqu’à la base, l’angle basilaire offrant une épine très
nelte, un peu relevée; le bord postérieur, dont la longueur est égale
au double de la longueur de la ligne médiane du prothorax, est en
forme d’accolade.
Chez le mâle, le prothorax a la même forme, mais les oreillettes
antérieures sont beaucoup plus développées; l’épine qui les ter-
mine, l’épine de l’angle latéral et l’épine de l’angle basilaire sont
bien moins saillantes, et les denticules latéraux sont remplacés par
de simples crénelures.
Le pronotum, chez la femelle, a les côtés couverts de points
profonds et énormes, qui par leur contact déterminent une réticu-
lation grossière; le disque présente un espace lisse, mais mat,
couvert d’une grosse ponctuation très éparse; la forme de cet
espace est exactement la même que celle de l’espace lisse qui orne
le pronotum du mâle de M. crenala, et il suffit de réunir les deux
polygones médians du disque du pronotum du mâle ensemble et
avec l’accolade basilaire pour obtenir cette forme, qui est celle d’un
verre à pied. Deux dépressions correspondent aux polygones lisses
discoïdaux du mâle.
Chez le mâle, le pronotum est couvert d’une ponctuation sexuelle
très fine, serrée et réticulée, sauf sur les espaces suivants qui sont
lisses avec quelques gros points épars mêlés de points très fins :
une accolade basilaire très étroite, deux polygones discoïdaux et
de chaque côté deux petits espaces latéraux. L’accolade basilaire
est prolongée au milieu par deux petits traits obliques dirigés
chacun vers un des polygones discoïdaux, de façon à ce que si
ces petits traits étaient prolongés ils atteindraient l’angle postérieur
interne du polygone correspondant. Les polygones discoïdaux
sont fortement séparés l’un de l’autre; chacun d’eux a la forme
d’un triangle presque isocèle très allongé dont le sommet touche
à peu près le bord antérieur du prothorax et la base dépasse
un peu le milieu; une bonne partie du triangle occupe une dépres-
sion latérale du disque du pronotum. Des deux espaces latéraux, le
plus grand est interne ; il est étroit et étendu en arc de cercle depuis
le niveau du milieu du prothorax jusqu’à peu près à la base où il
rejoint presque l’accolade basilaire ; l’autre espace latéral est ratta-
99
22
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T, XLVIN, 2% IX 1904
Lu'N ETAT
326
ché au premier, et il s’étend obliquement dans la direction de
l’épine latérale. Le plus grand de ces espaces latéraux occupe le ver-
sant qui sépare la convexité du disque de la dépression des côtés,
l’autre termine le pli convexe qui part de l’épine latérale.
Dans les deux sexes, un pli léger indique encore de chaque côté
l’ancienne séparation du prosternum d’avec l’épisternum prothora-
cique. Chezla femelle, Les épisternums prothoraciques sont très légè-
rement rugueux, le prosternum même offre des plis transversaux
assez nombreux et quelques points épars très fins. Chez le mâle,
les épisternums et le prosternum sont couverts d’une ponctuation
sexuelle un peu moins serrée que sur le pronotum.
Sauf un grand espace triangulaire médian lisse et glabre, le méta-
sternum est poilu et couvert d’une ponctuation assez forte et assez
serrée, un peu râpeuse sur les épisternums.
L’abdomen, un peu mat, offre seulement quelques gros points
épars; l’espace triangulaire mat des côtés des arceaux est vague-
ment un peu granuleux ; le dernier arceau est sinué à l’extrémité
dans les deux sexes.
L’écusson est arrondi en arrière, un peu ponctué.
Les élytres sont arrondies à l'extrémité et vaguement alutacées.
Les fémurs offrent quelques points épars; chez le mâle, les
fémurs antérieurs ont le bord supérieur denticulé, et il y a aussi des
denticules au côté interne et quelques-uns au côté externe.
Les tibias offrent de gros points mêlés de points plus fins formant
un vague réseau; ils sont un peu poilus, surtout au côté interne ; les
tibias antérieurs du mâle sont denticulés en dedans sur deux rangées,
les denticules de la rangée postérieure étant plus forts que ceux de
la rangée antérieure.
2, Macrodontia Dejeani Gorvy.
Macrodontia Dejeanii Gory, Ann. Fr., 1839, p. 127, t. 9.
L'espèce est connue de Colombie.
La longueur est de 55 à 85 millimètres, naturellement sans les
mandibules qui peuvent atteindre 30 millimètres. La coloration est
d’un noir brunâtre avec les élytres jaunes et ornées chacune de
cinq bandes longitudinales d’un noir un peu métallique, entières
et assez régulières, plus ou moins réunies en arrière, les trois
bandes médianes pouvant aussi être confondues en une tache près
de l’épaule.
Les antennes ont le 1° article très court, presque lisse, à peine
anguleux au sommet; le 5° est à peine sensiblement plus long que le
4°, surtout chez la femelle; il est, comme les suivants, très finement
327
ponctué, avec mélange de points plus gros, le système porifère réti-
culé couvrant entièrement les trois derniers.
Les mandibules sont luisantes, finement ponctuées, avec un
mélange de points plus gros d’où sort un poil, surtout extérieure-
ment; elles sont concaves en dessus et en dessous, la limite de
chacune des concavités étant marquée extérieurement par une
carène; la carène supérieure est mousse et ornée d’un tubercule
à la base de la mandibule, la carène inférieure est mousse égale-
ment, même déprimée, et elle ne montre pas de tubercule vers
l'extrémité. Extérieurement, la mandibule est convexe.
Chez la femelle, les mandibules sont de la longueur de la tête et
à peu près droites; elles offrent, au côté interne de la base jusque
près de l’extrémité qui est courbée en quart de cercle, une série de
denticules; parmi ces derniers, on en distingue deux un peu plus
forts que les autres et correspondant aux deux grandes dents du
mâle : l’un est placé près de la base, l’autre à peu près au milieu,
les dents de l’une des mandibules étant plus reculées que celles de
l’autre pour produire l’alternance dans le croisement.
Chez le mâle, les mandibules peuvent offrir deux aspects différents
correspondant à un développement de plus en plus considérable
de la tête : 1° les mandibules sont de une et demi à deux fois aussi
longues que la tête, allongées légèrement et à peu près régulière-
ment courbées de la base à l’extrémité qui est moins infléchie du
côté interne que chez la femelle; il y a intérieurement deux grandes
dents, les dents de l’une des mandibules étant, comme chez la
femelle, plus reculées que celles de l’autre; la dent basilaire est
suivie de quelques denticules qui disparaissent à une distance
variable de la seconde dent, cetle distance élant d'autant plus
longue que la mandibuie est elle-même plus longue, comme si
l’allongement de celle-ci se faisait précisément dans la zone qui
précède la seconde dent interne; celle-ci est située d’autant plus au
delà du milieu que la mandibule est plus longue, et elle est suivie,
à peu près jusqu’à l’extrémité, d’une série de denticules (deux mâles
du Muséum de Paris); 2° les mandibules sont au moins deux fois
aussi longues que la tête qui est très forte : elles sont flexueuses
au côté externe, de manière à offrir une concavité qui est en regard
de la seconde dent interne (mâle major de Gory et exemplaire du
Musée de Vienne).
L’épistome est presque semi-circulaire : en avant il est trisinué
et présente un escarpement vertical assez notable; les tubercules
antennifères ne sont pas aigus mais ils sont proéminents; les plis
juxtaoculaires sont saillants, mais non épineux, et ils se prolongent
sur le vertex de manière à rencontrer un second pli oblique,
l’ensemble de ces plis circonscrivant une dépression frontale pro-
fonde qui est fortement rugueuse et luisante. La tête est un peu
rugueuse derrière les yeux.
Le sous-menton, peu concave, est simplement couvert de points
plus ou moins confluents ; il est vaguement limité extérieurement
par un repli; les processus jugulaires sont saillants et un peu
pointus ; les mâles très développés offrent un second tubercule à
la base du premier.
Les lobes de la languette sont larges et arrondis.
Le prothorax ne présente plus d’oreillettes antérieures. Chez la
femelle, il a la forme d’un trapèze ; le bord antérieur est en accolade
dans la partie médiane qui est en contactavec la tête; de chaque côté
il s'étend à peu près transversalement jusqu’à l’angle antérieur qui
est dirigé un peu obliquement, mais bien moins en avant que dans
l’espèce précédente; les côtés sont droits et épineux jusqu’à l’angle
latéral, qui offre une longue épine carénée, dirigée un peu oblique-
ment en arrière; à partir de cette épine, le prothorax est très
rétréci jusqu’à la base, l’angle basilaire offrant une simple dent; le
bord postérieur, dont la longueur est égale au double de la lon-
gueur de la ligne médiane du prothorax, est en forme d’accolade.
Chez le mâle, les côtés du prothorax ne sont pas aussi diver-
gents d'avant en arrière; l’épine de l’angle antérieur et celle de
l'angle latéral sont moins développées, les petites épines intermé-
diaires sont remplacées par des crénelures ; le bord antérieur peut
affecter deux formes : chez le mâle minor, il ne diffère pas de ce que
l'on observe chez la femelle, mais chez le mâle major, il est plus
cintré en arrière dans sa région médiane, et, sur les côtés, au lieu de
s’étendre à peu près transversalement jusqu’à l’angle antérieur, il
forme une légère convexité et est dirigé ensuite obliquement
en arrière, l'angle lui-même, très peu épineux, étant dirigé bien
moins en avant. C’est exactement la disposition réalisée chez le
mâle major de M. crenata.
Le pronotum, chez la femelle, est entièrement couvert d’une
ponctuation très grossière et rugueuse, tout à fait analogue, sur
les côtés, à ce que montrent les côtés du pronotum de M. flavi-
pennis; mais sur le disque, qui est plus luisant et qui offre de part
et d'autre. une dépression en avant, la ponctuation est plus grosse
encore et moins réticulée ; la limite des deux genres de sculpture
détermine un dessin vague qui rappelle celui du mâle.
Chez le mâle, le pronotum est couvert d'une ponctuation sexuelle
très fine, serrée et réliculée, sauf sur un grand espace discoïdal
qui est luisant et couvert de gros points confluents, lui donnant un
aspect très rugueux. Cet espace a exactement la forme du dessin
que l’on obtiendrait en réunissant tous les espaces lisses du
pronotum du M. flavipennis mâle, y compris les petits espaces
latéraux, et en comblant les intervalles : il forme donc une large
bande longitudinale médiane envoyant une aile vers l’épine de
l’angle latéral, la bande étant dilatée en arrière de manière à
couvrir toute la base.
Chez la femelle, on distingue encore de chaque côté l’épisternum
prothoracique du prothorax, car les plis transversaux ne s'étendent
pas sur les épisternums qui sont un peu rugueux, le prosternum
lui-même étant très obsolètement ponctué. Chez le mâle, les
épisternums et le proslernum sont couverts d’une ponctuation
sexuelle moins serrée et moins fine que sur le pronotum, et les
plis transversaux, qui sont peu nombreux, passent presque sans
interruption de l’un sur les autres, de manière à effacer presque
complètement toute distinction entre les épisternums et le
proslernum.
Sauf un espace triangulaire médian lisse et glabre, le méta-
sternum et surtout les épisternums métathoraciques sont poilus;
la ponctuation est fine, râpeuse et serrée sur les épisternums,
elle est très fine et assez espacée sur les côtés du métasternum.
L'abdomen, peu luisant, offre quelques gros points épars;
l’espace triangulaire mat des côlés des arceaux est granuleux; le
dernier arceau est arrondi en arrière chez la femelle, un peu
sinueux chez le mâle.
L’écusson est arrondi en arrière et ous d’une manière
légèrement rugueuse.
Les élytres, arrondies à l’extrémité, sont très finement et den-
sément ponctuées.
Les fémurs et les tibias, inermes dans les deux sexes, sont
finement et densément ponctués avec quelques gros points épars,
les tibias étant légèrement poilus.
M. René Oberthür a appelé jadis mon attention sur le fait que
la femelle de Macrodontia figurée par H.-W. Bates dans Biol.
Centr.-Amer., Col., V, 1879, p. 5, t. I, fig. 6, sous le nom de
M. dejeani et provenant de Chiriqui (Nicaragua), serait une espèce
distincte.
J'ai en effet constaté au British Museum quelques différences
entre les femelles de M. Dejeani de Colombie et trois femelles
de Macrodontia provenant du Nicaragua, mais n'ayant pas vu de
mâles de cette dernière contrée, j'ignore s’il ne s’agit pas d’une
simple race locale.
ni nn, LÉ
330
3. Macrodontia crenata Olivier.
Prionus crenatus Oliv., Ent., IV, 1795, 66, p. 27, t. 12, fig. 45 (©).
Prionus quadrispinosus Schônh., Syn. Ins., III, 1817, p. 346.
Macrodontia quadrishinosa Serv., Ann. Fr., 1832, p. 140.
Macrodontia crenata Gory, Ann. Fr., 1839, p. 128. — Bates, Trans. Ent. Soc.,
1869, p. 41 («').
Macrodontia castanea Blanch., Ann. Sc. Nat., Zool., 1848, p. 210.
Macrodontia ehrenreichi Kolbe, Stett. Zeit., LV, 1894, p. 42 («J #ajor).
C'est à tort que Schôünherr a changé le nom de cette espèce,
vraisemblablement parce que la nomenclature renfermait en 1817
un second Prionus crenatus : ce dernier, qui est un Macrotoma, n’a
été publié, par Fabricius, qu’en 1801 (Syst. Eleuth., II, p. 264), et
c’est lui qu’il aurait fallu débaptiser.
Macrodontia crenata est un Insecte extrêmement rare. Olivier,
qui n’a connu que la femelle, indique Cayenne comme patrie;
H.-W. Bates a découvert un mâle unique à Ega, sur le fleuve des
Amazones : d’après sa description, ce mâle semble être de dévelop-
pement moyen; le type de Blanchard, que j'ai sous les yeux, et qui
est une femelle, est de Colombie; le D’ Ebrenreich a trouvé le mâle
major décrit par M. Kolbe et que j'ai vu au Musée de Berlin, aux
sources du Xingu (affluent du fleuve des Amazones). Le Muséum de
Paris m’en a communiqué un mâle major de la Guyane française
et M. Nonfried un mâle major sans indication de localité.
La longueur est de 52 à 64 millimètres, les mandibules du mâle
major atteignant 23 millimètres. La coloration est d’un noir bru-
nâtre; l’écusson est brun, les élytres d’un brun châtain.
Les antennes ont le 1% article très court, finement et densément
ponctué avec quelques points plus gros; le sommet n’est pas angu-
leux ; le 3° article est près de deux fois aussi long que le #; il est,
comme les suivants, très finement et densément poncliué avec
mélange de points plus gros, cette ponctuation devenant de plus en
plus nette au fur et à mesure que l’on s’approche de l'extrémité de
l’antenne ; le système porifère réticulé couvre entièrement les trois
derniers articles et une grande partie du &°.
Les mandibules sont luisantes, finement et densément ponctuées
avec un mélange de points plus gros, mais elles sont complètement
glabres; elles sont concaves en dessus et en dessous, la limite de
chacune des concavités étant marquée extérieurement par une
carène; la carène supérieure est tranchante et flexueuse; la carène
inférieure est tranchante également, et elle ne montre pas de
tubercule vers l’extrémité. Extérieurement, la mandibule est obli-
quement comprimée.
Chez la femelle, les mandibules sont de la longueur de la tête et à
peu près droites; elles offrent, au côté interne, de la base jusque
près de l’extrémité, qui est courbée en quart de cercle, une série
331
de denticules qui alternent de grandeur, sans qu’on puisse en
distinguer un plus fort qui correspondrait à la grande dent interne
des mandibules du mâle.
Dans ce dernier sexe, au moins chez le mâle major, les mandi-
bules sont très remarquables par leur ressemblance avec celles d’une
Lucane et par leur puissance. Elles sont deux fois aussi longues
que la tête qui est très forte; elles sont triquètres; la carène supé-
rieure est très élevée à la base, et, vue de profil, la mandibule a la
forme d’un long triangle isocèle, la carène s’abaissant doucement
de la base jusqu’au dernier quart de la longueur; elles sont courbées
vers l’extérieur dans leur moitié basilaire, puis sinuées et un peu
courbées vers l’intérieur dans leur seconde moitié, et enfin définiti-
vement courbées vers l’intérieur, mais moins brusquement que
chez la femelle. Leur face interne est verticale et sans dents, de
la base au milieu où se trouve une forte dent suivie jusqu’à l’extré-
mité d’une série de denticules alternant de grandeur, la dent
médiane de l’une des mandibules étant plus reculée que celle de
l’autre pour produire l’alternance.
L’épistome a la forme d’un segment de cercle, plus court et plus
ouvert chez le mâle que chez la femelle à cause de l'énorme déve-
loppement des mandibules; en avant il est très concave et très
escarpé; les tubercules antennifères sont assez déprimés; les plis
juxtaoculaires sont peu saillants, etils se prolongent vaguementsurle
vertex vers un second pli oblique, l’ensemble des plis circonserivant
une dépression frontale peu profonde, assez peu luisante et peu
rugueuse. La tête est grossièrement ponctuée derrière les yeux.
Le sous-menton, peu concave, est très rugueux; il est nettement
limité extérieurement contre l’œil par un repli qui se continue en
avant dans le processus jugulaire; celui-ci est très saillant et orné
de deux tubercules mousses superposés.
Les lobes de la languette sont un peu allongés mais arrondis.
Le prothorax est dépourvu d’oreillettes antérieures. Chez la
femelle, le bord antérieur est un peu cintré en arrière dans la
région moyenne qui est en contact avec la tête; il s'incline ensuite
légèrement en arrière de chaque côté jusqu’à l’angle antérieur qui
est prolongé en une longue épine dirigée obliquement et en avant
comme chez la femelle de M. Dejeani; de cette épine jusqu’à l’angle
latéral qui porte une longue épine carénée dirigée un peu oblique-
ment vers l’arrière, les côtés sont un peu obliques et légèrement
denticulés; le rétrécissement est très prononcé depuis l’épine laté-
rale jusqu’à l’angle basilaire qui est droit et sans épine; le bord
postérieur, dont la longueur est bien moindre que le double de la
longueur de la ligne médiane du prothorax, est en forme d’accolade.
Le prothorax du mâle offre la plus grande analogie avec celui du
mâle major de M. Dejeani; le bord antérieur, dans les régions laté-
rales, est cintré en avant jusqu’à l'angle antérieur qui est seulement
armé d’une petite épine dirigée moins en avant que la grande
épine de la femelle; les côtés sont très peu crénelés, et l’épine de
l’angle latéral est très courte. é
Le pronotum, chez la femelle, est tout à fait sculpté comme celui
de la femelle de M. flavipennis, sauf que les côtés sont moins
rugueux et que l’on aperçoit une légère éminence de chaque côté, là
où se trouve le petit espace latéral interne du mâle.
Chez le mâle, le pronotum est couvert d’une ponctuation sexuelle
très fine, serrée et réticulée, sauf sur un dessin médian en forme
de verre à pied, et, de chaque côté, sur deux petits espaces qui sont
rugueux et qui correspondent aux petits espaces latéraux du prono-
tum de M. flavipennis. Le dessin en forme de verre à pied est formé
de l’accolade basilaire rattachée sur la ligne médiane à un ensemble
formé de deux polygones discoïdaux semblables à ceux de M. flavi-
pennis réunis sur la ligne médiane jusqu’au bord antérieur. Tout ce
dessin est luisant et couvert cependant d’une ponctuation très fine et
un peu éparse, sauf sur les régions qui correspondent aux espaces
luisants de M. flavipennis, l’accolade basilaire et les deux polygones
discoïdaux déprimés, où la fine ponctuation est remplacée par de
gros points épars.
Chez la femelle, on distingue encore de chaque côté l’épisternum
prothoracique du prothorax, car les plis transversaux, qui sont
légers, ne s’élendent pas sur les épisternums, lesquels offrent quel-
ques granulations, le prosternum lui-même offrant aussi çà et là des
granulations. Chez le mâle, les épisternums et le prosternum sont
couverts d’une ponctuation sexuelle moins serrée et moins fine que
sur le pronotum, et les plis transversaux, qui sont peu nombreux,
passent, presque sans interruption, de l’un aux autres, de manière
à effacer la distinction entre les épisternums et le prosternum.
Le métasternum et les épisternums métathoraciques sont glabres
et luisants; les côlés du métasternum sont finement ponctués, la
ponctuation étant plus serrée et un peu plus forte chez la femelle;
les épisternums mélathoraciques offrent une fine. ponctuation
serrée, râpeuse. L’abdomen, luisant, offre une fine ponctuation
serrée, plus nette chez la femelle que chez le mâle; l’espace triangu-
laire mat des côtés des arceaux est un peurugueux; le dernier arceau
est arrondi en arrière chez la femelle, un peu sinué chez le mâle.
L'écusson est arrondi en arrière avec une très légère saillie
médiane; il est finement ponctué.
Les élytires, arrondies à l’extrémité, sont très finement et densé-
ment ponctuées, légèrement rugueuses.
Les fémurs-et les tibias, inermes dans les deux sexes, sont fine-
ment et densément ponctués, la ponctuation étant surtout visible
chez la femelle; il y a en outre quelques rares gros points, et il
n’y a de pilosité qu’au côté interne des tibias.
Cette espèce très remarquable se rattache directement à M. flavi-
pennis, et eile offre un certain nombre de ACHGAPARIES en commun
avec M. cervicornis.
4. Macrodontia cervicornis Linné.
Cerambyx cervicornis Linn., Syst. Nat., Ed. X, 1758, p. 389.
Prionus cervicoruis Fab., Syst. Ent., 1775, p. 161, — Oliv., Ent., IV, 66, 1795,
pe iS, tell Hp 6.
Macrodontia cervicornis Serv., Ann. Fr., 1832, p. 140. — Casteln., Hist. nat., IL,
1840, p. 390, t. 25.
Cette espèce, de l’Amazonie et de Cayenne, devenant rare, mais
très connue, arrive à une taille beaucoup plus forte que celle de ses
congénères, environ 10 centimètres; la femelle semble plus petite
que le mâle en général; la teinte est d’un brun noirâtre; les mandi-
bules, les antennes, la tête, le pronotum, les pattes sont au moins
en partie roussâtres; les élytres sont testacées avec cinq bandes
longitudinales très irrégulières et très découpées d’un brun noir;
l'abdomen est varié de noirâtre et de jaunâtre.
Les antennes ont le premier article un peu allongé, un peu
rugueux et fortement anguleux au sommet; le 53° article est notable-
ment plus long que le 4°, surtout chez la femelle; il est couvert d’une
ponctuation serrée qui devient réticulée sur les suivants et les
couvre entièrement.
Les mandibules, chez la femelle, sont de la longueur de la tête,
rugueuses, mates et glabres; elles sont droites à partir de la base
jusque vers l’extrémité où elles sont courbées en quart de cercle;
elles sont concaves en dessus et en dessous, la limite de chacune
des concavités étant marquée extérieurement par une carène tran-
chante; la carène inférieure se termine, là où la mandibule com-
mence à se courber, par une dent aiguë. Extérieurement, entre les
deux carènes, la mandibule est presque verticale, plane ou très
légèrement concave; elle est convexe dans la région courbée. Au
côté interne il y a une série de denticules.
Chez le mâle minor, les mandibules peuvent ne différer que très
peu de celles de la femelle, et l’on trouve toutes les transitions entre
des mâles ainsi conformés et le mâle major parfait qui est rare dans
les collections; dans le développement maximum, les mandibules
sont près de deux fois et demie aussi longues que la tête, et elles
offrent la forme de celles du type de M. Dejeani de Gory et du
M. Ehrenreichi de M. Kolbe, c’est-à-dire qu’elles sont courbées
extérieurement à partir de la base, à peu près jusqu’à la moitié de
leur longueur, puis longuement sinuées et courbées du côté interne
334
jusqu’à la dent externe, puis définitivement courbées, mais pas
autant que chez la femelle. Elles sont plus rugueuses et même
semées de tubercules. Intérieurement, elles offrent deux dents
principales, l’une siluée près de la base, l’autre au delà du milieu,
et chacune de ces dents est suivie de denticules formant ainsi une
rangée continue de la base à l’extrémité; les dents internes de l’une
des mandibules sont plus reculées que celles de l’autre pour pro-
duire l’alternance.
L’épistome a la forme d’un segment de cercle plus court et plus
ouvert chez le mâle que chez la femelle à cause de l’énorme déve-
loppement des mandibules; en avant il est trisinué et plan; les
tubercules antennifères sont très saillants et très aigus; les plis
juxtaoculaires sont également très saillants et même épineux chez
le mâle ; ils se continuent sur le vertex en formant: une carène qui
est flexueuse, surtout chez le mâle, et qui s’étend en arrière jusqu’au
bord antérieur du prothorax, de manière à limiter un espace déprimé
plus ou moins rugueux qui continue la dépression du front, laquelle
n’est pas exagérée, le milieu étant sillonné, les côtés vaguement
rugueux. La tête est simplement granuleuse derrière les yeux.
Le sous-menton, peu concave, est finement granuleux chez le
mâle et rugueux chez la femelle; il est nettement limité extérieure-
ment contre l’œil par un repli qui se continue vaguement en avant
dans le processus jugulaire; celui-ci est peu saillant, mousse.
Les lobes de la languette sont allongés et triangulaires.
Le prothorax est constitué dans les deux sexes à peu près comme
chez Ia femelle de l’espèce précédente. IL n'offre pas d’oreillettes
antérieures. Chez la femelle, le bord antérieur est faiblement
cintré en arrière; l’angle antérieur offre une longue et forte épine
dirigée obliquement et en avant; de cette épine jusqu’à l'angle laté-
ral qui porte une longue et forte épine carénée dirigée obliquement
vers l'arrière, les côtés sont un peu obliques et denticulés; le rétré-
cissement est prononcé depuis l’épine latérale jusqu’à l'angle basi-
laire qui est armé d’une épine, moins longue que les deux autres
‘ mais néanmoins très développée; le bord postérieur, dont la lon-
gueur est moindre que le double de la longueur de la ligne médiane
du prothorax, est en forme d’accolade.
Le prothorax du mâle diffère de celui de la femelle en ce que l’épine
de l’angle antérieur est moins longue et dirigée moins en avant; les
autres épines sont aussi moins longues, tout en étant pourtant
très développées; les côtés sont plus parallèles, plutôt crénelés que
denticulés.
Le pronotum, chez la femelle, offre de chaque côté du disque, un
peu en arrière, une éminence très nette, bien plus prononcée que dans
l’espèce précédente, cette éminence correspondant à l'emplacement
339
du petit espace latéral interne des mâles du genre; il est couvert de
fines granulations serrées qui lui donnent un aspect mat, sauf sur
un espace médian qui est couvert d’une grosse ponctuation rugueuse
et luisante. Cet espace a la forme de celui qui orne le pronotum du
mâle de M. crenata, c’est-à-dire celle d’un verre à pied, avec cette
différence que l’accolade basilaire est raccourcie sur les côtés, la tige
médiane élargie et les angles postérieurs du grand quadrilatère
médian prolongés en traînée plus ou moins rugueuse vers l’émi-
nence latérale. Il y a aussi quelques rugosités dans l’espace arrondi
latéral qui borne le dessin luisant de chaque côté entre l’éminence
latérale et l’accolade basilaire.
Chez le mâle, le pronotum est couvert d’une ponctuation sexuelle
excessivement fine et très serrée, sauf sur un grand espace qui
embrasse l’espace rugueux de la femelle et l’espace arrondi latéral
qui se trouve entre l’éminence latérale et l’accolade basilaire, de
telle sorte que le dessin qui orne ainsi le disque du pronotum du
mâle rappelle tout à fait celui que l’on voit sur le pronotum du mâle
de M. Dejeani. Seulement, dans cet espace, il n’y a que la ligne
médiane qui offre de grosses rugosités semblables à celles de la
femelle, cela sur une bande longitudinale qui va en s’élargissant
un peu du bord antérieur à la base; ailleurs il n’y a que quelques
rugosités éparses mêlées de fines granulations serrées.
On distingue encore vaguement, chez la femelle, la limite des
épisternums prothoraciques d’avec le prosternum; les épisternums
sont un peu chagrinés et mats; le prosternum est plus luisant; il
offre de fines granulations et quelques plis transversaux très super-
ficiels. Chez le mâle, tout le dessous du prothorax est couvert d’une
ponctuation sexuelle bien moins fine et moins serrée que celle du
pronotum ; les plis transversaux, peu nombreux et assez marqués,
se transforment en vermiculations superficielles sur les épisternums.
Les épisternums métathoraciques sont, dans les deux sexes, fine-
ment pubescents et couverts d’une fine ponctuation très serrée, un
peu granuleuse ; le métasternum est glabre et couvert d’une ponc-
tuation qui sur les côtés devient très serrée el un peu rugueuse,
surtout chez le mäle.
L’abdomen, luisant, est finement ponctué et chagriné. Le dernier
arceau est arrondi en arrière chez la femelle, un peu sinué chez le
mâle.
L’écusson a la forme d’une ogive; il est finement granuleux.
Les élytres, tronquées à l’extrémité, sont finement rugueuses.
Les fémurs et les tibias, inermes, offrent une fine ponctuation
très serrée, un peu granuleuse et mêlée de quelques gros points
épars; il n’y a de pilosité qu’au côté interne des tibias.
C’est évidemment la plus perfectionnée des espèces de Macrodontia.
1
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MU : à ; à Pont
338
Généalogie et répartition géographique des Macrodontia.
Pour comprendre la généalogie des Macrodontia, nous devons
nous figurer une espèce primitive qui aurait eu le prothorax de
M. flavipennis et les antennes de M. Dejeani. De cette forme ances-
trale seraient dérivées deux espèces, M. Dejeani qui a conservé les
antennes primitives, mais dont le prothorax a été modifié, et une
espèce disparue dans laquelle le 3° article des antennes s’est allongé.
Celle-ci aurait fourni d'une part M. flavipennis à prothorax
archaïque, d'autre part l’ancêtre commun des M, crenata el cervi-
cornis.
L’habitat et les caractères de ces quatre espèces tendent à nous
faire admettre que ce sont les régions les plus reculées du Brésil qui
ont donné naissance au genre Macrodontia : du berceau originel
encore habité vraisemblablement par M. flavipennis qui a conservé
la plus grande somme de caractères archaïques, les Macrodontia
auraient évolué vers la Colombie avec M. Dejeani, elles auraient
descendu les affluents du fleuve des Amazones avec M. crenata, et
auraient abouti à Cayenne avec l’espèce la plus élevée du genre,
M. cervicornis.
Les Macrodontia nous offrent un phénomène d’évolution du
dimorphisme sexuel bien singulier. Les antennes sont restées très
primitives et peu différentes d’un sexe à l’autre même chez les
espèces supérieures : par contre il y a une différence importante
entre les mandibules et entre le prothorax du mâle et de la femelle.
Mais il est à remarquer que chez M. flavipennis, l'espèce la plus .
inférieure, il y a un minimum de dimorphisme sexuel des mandi-
bules et un maximum de dimorphisme sexuel du prothorax; c’est
le contraire chez l’espèce la plus élevée en organisation, M. cervi-
cornis, c’est-à-dire que dans ce genre le dimorphisme sexuel des
mandibules s’est accentué dans l’évolution, au détriment du
dimorphisme sexuel du prothorax, phénomène inverse de ce que
nous montrenttous les autres Prionides, mais dont nous trouvons un
pendant dans l’évolution des Lucanides. Remarquons encore que
les mandibules des Macrodontia sont allées en se compliquant des
types inférieurs aux types supérieurs et que cette complication a
fini, dans le type le plus élevé, par affecter le sexe femelle.
339
Genre CHALCOPRIONUS Bates.
Entom. Month. Mag., XI, 1875, p. 273.
Ce genre remarquable, et que je ne connais pas, a été considéré
par H.-W. Bates comme appartenant aux Cténoscélides. Mais,
d’après la description, Chalcoprionus Badeni n’a pas l’armature
caractéristique des pattes des Ctenoscelis : les pattes seraient
inermes chez la femelle, et chez le mâle les fémurs et les tibias
antérieurs seuls seraient denticulés, c’est-à-dire que nous avons
exactement le caractère offert par Macrodontia flavipennis et par
Añncistrotus uncinalus.
De l’ensemble de l'excellente description de Bates, il ressort
clairement pour moi que Chalcoprionus est extrêmement voisin de
Macrodontia : c’est une forme supérieure issue des Macrodontia les
plus primitifs; peut-être pourra-t-on en constituer un simple sous-
genre.
La différence qui existe entre le prothorax des deux sexes est
absolument de la même nature que chez Macrodontia flavipennis, et
les particularités essentielles de ce dernier Prionide se retrouvent
dans le prothorax de Chalcoprionus.
Chez le mâle, le prothorax est transversal, beaucoup plus large
que les élyires; en avant il n’est pas profondément échancré pour
recevoir la tête, et les angles antérieurs sont largement tronqués ;
de l’extrémité extérieure de cette troncature, il s’élargit assez
rapidement et les côtés sont crénelés jusqu’à une épine très aiguë
placée bien au delà du milieu, et à partir de laquelle il est assez
brusquement rétréci jusqu’à l’angle basilaire, Le pronotum, couvert
de ponctuation sexuelle, offre un dessin luisant et rugueux formé
de deux bandes longitudinales médianes allant du bord antérieur au
bord postérieur et dilatées chacune au milieu, et, de part et d’autre,
d’une ligne oblique s’étendant de l’épine latérale vers le disque où
elle se courbe brusquement vers la base.
Chez la femelle, le prothorax est aussi court que chez le mâle,
mais il est beaucoup plus étroit que les élytres; les angles anté-
rieurs se terminent par une courte épine, et l’épine latérale,
longue, est située exactement au milieu des côtés. Le pronotum
est uniformément rugueux, et il présente deux sillons longitudinaux
irréguliers.
C’est presque exactement ce que l’on aurait en supposant un
Insecte qui aurait conservé le pronotum de Macrodontia flavipennas,
mais dont le prothorax se serait raccourci comme chez M. Dejeani.
Les pattes sont allongées et grèles, les élytres allongées, la tête
dégagée, les mandibules allongées, presque droites, dentées exté-
rieurement vers l'extrémité, munies d’une dent interne près de la
base, caractères des Macrodontia.
Il n'y a qu'une différence essentielle qui sépare Chalcoprionus de
ce dernier genre : la structure des antennes et des yeux.
Les antennes sont de moitié plus longues que le corps chez le
mâle, seulement un peu plus courtes que le corps chez la femelle,
Elles sont filiformes, comme chez Ancislrotus uncinatus, avec le
1% article allongé, peu à peu renflé, le 3° plus long que les suivants,
toujours comme chez À. uncinatus.
Chez le mâle, elles sont « tuberculatæ » et les deux derniers
articles seuls sont striés en dessous.
Bates dit que les yeux sont échancrés et « sub-grosse granulats ».
Il est probable que les yeux ont conservé, comme ceux du Ctenos-
celis simplicicollis, la forme primitive des yeux des Titanines; quant
à la faiblesse de leur granulalion, elle est en rapport avec la livrée
plus ou moins métallique du Chalcoprionus Badeni, livrée métal-
lique dont il y a un soupçon dans le noir des élytres de Macrodontia
Dejeani.
1. Chalcoprionus Badeni Bates.
Chalcoprionus Badeni Bates, Entom. Month. Mag., XI, 1875, p. 275.
Wallis a capturé un couple de cet Insecte sur le versant de Ia
Cordilière centrale de Colombie d’où descend la rivière Cauca. Le
mâle, de la collection Baden, a passé dans celle de M. Neervoort
van de Poll; la femelle, de la collection Bates, a passé dans celle de .
M. René Oberthür.
La longueur du mâle est de { pouce 9 lignes, celle de Ia femelle
de 1 pouce 11 lignes; la teinte est d’un noir cuivreux, les élytres
étant plus brillantes chez la femelle.
La tête et les mandibules offrent une grosse ponctuation
rugueuse; les élytres sont finement et très densément rugueuses
avec de gros points à la base et trois côtes peu marquées sur
chacune d’elles.
Les tarses antérieurs du mâle sont longuement ciliés sur les
côtés.
Genre ANCISTROTUS Serville.
Ann. Soc. Ent. Fr., 1832, p. 135.
Lacordaire (Gen., VIII, 1869, p. 81) a réuni ce genre au genre
Acanthinodera en un groupe des Ancistrotides qu’il considérait
avec raison comme très naturel et éminemment caractérisé par
Parmature particulière du prothorax. Sans s’expliquer sur les aff-
nités de ces Insectes, il les a intercalés entre ses Titanides et ses
Aulacocérides, mais dans une note à la page 163 de son ouvrage, il
se demande s'ils ne seraient pas mieux à leur place près des Trago-
somides.
Bien que H.-W. Bates (Trans. Ent. Soc., 1869, p. 42, note) ait
émis l’avis que son Acanthinodera bihamata (qui est le 4 de l’Ancis-
trotus Servillei Blanch.) plaidait en faveur du rapprochement
suggéré par Lacordaire, je pense que les ressemblances des Ancis-
trotides avec les Tragosomides sont purement de convergence : elles
consistent d’ailleurs en un rapprochement des yeux et en une
conformation spéciale des pattes, mais cette conformation des
pattes est précisément aussi celle des Macrodontia.
Si nous considérons d’abord uniquement l’Ancistrolus uncinatus
Klug nous voyons que ce Prionide est tellement voisin de Macro-
dontia qu’il suffirait de découvrir une espèce inférieure à M. flavi-
pennis pour combler l’hiatus entre les deux types et par conséquent
pour permettre leur réunion en une coupe unique.
En effet, dans Ancistrotus, la suture entre le prosternum et l’épi-
sternum prothoracique est encore parfaitement indiquée, tandis
qu’elle est déjà en grande partie effacée chez M. flavipennis. C’est le
seul caractère distinctif essentiel, tous les autres ne constiluant
qu’une évolution de la structure de Macrodontia, évolution telle
qu’on l'observe dans d’autres genres.
Les mandibules sont devenues courtes, et elles ont totalement
perdu le dimorphisme sexuel. En revanche, les antennes se sont
allongées dans les deux sexes, mais surtout chez le mâle, et les
proportions du 1° et du 3° articles ont été modifiées.
Le labre est raccourci; il n’est plus triangulaire, mais arqué en
avant.
Les yeux et les tubercules antennifères sont rapprochés en dessus,
Le dimorphisme sexuel du prothorax a disparu; le bord antérieur
n’est pas avancé en lobe de chaque côté de la tête; l’angle antérieur
est épineux, comme dans les Macrodontia supérieurs, et l’angle
latéral, armé d’une forte épine recourbée en arrière, en forme
d'hameçon, est ramené en avant; on distingue très bien au bord
antérieur de la base de l’hameçon les crénelures qui représentent
celles qui ornent les côtés du prothorax des Macrodontia entre
l’angle antérieur et l'angle latéral; en arrière de l’épine latérale, le
rebord du prothorax ne se distingue plus; l’angle postérieur est
anguleux, comme chez les Macrodontia.
Tous les tibias, dans les deux sexes, offrent au côté interne, qui est
un peu aplati, deux rangées de petites épines, les épines de la
rangée postérieure étant plus forles gue celles de la rangée anté-
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVIU, 24 1x 1904 23
D ee nt pe OS ERe Le M
342
rieure : c’est tout à fait la même disposition qu'aux tibias antérieurs
du mâle de M. flavipennis. Comme chez ce dernier aussi, les tibias
et les fémurs antérieurs du mâle sont allongés et les fémurs anté-
rieurs du mâle sont scabres.
Ancistrotus uncinalus a, comme Macrodontia, les tubercules anten-
nifères dressés, les yeux plus ou moins globuleux, les élytres à
épipleures étalées, rugueuses sous l’épaule, les pattes longues et
grêles avec les fémurs linéaires, tous aplatis en dessous, les tarses
larges, les antérieurs l’étant plus que les intermédiaires, et ceux-ci
que les postérieurs, cela dans les deux sexes; les épisternums
métathoraciques sont les mêmes.
Il est pour moi évident que les deux genres proviennent d’un
même ancêtre. ;
La presque totalité des caractères de l’Ancistrotus uncinalus
se retrouvent chez l’Acanthinodera Cumingi : les différences très
apparentes qui séparent ces deux types ne sont que le résultat d’une
évolution cœnogénétique dont je parlerai plus loin, mais le fond de
l’organisation est tellement concordant que pour maintenir cette
unité systématique dans la classification je n’en constituerai
qu’un seul genre. Je partagerai celui-ci en deux sous-genres :
Ancistrotus et Acanthinodera, réunissant à ce dernier le genre
Acalodegma de Thomson.
Sous-genre Ancistrotus Serville.
Ann, Soc. Ent. Fr., 1832, p. 135.
La saillie intercoxale de l’abdomen est restée triangulaire chez la
femelle, comme chez le mâle, l'Insecte n'étant pas adapté à des
mœurs souterraines.
Les antennes sont longues et grêles; chez la femelle, elles dépas-
sent le dernier tiers des élytres; chez le mâle, elles dépassent
l'extrémité du corps de leurs trois derniers articles au moins; le
4% article est très allongé, il dépasse notablement le niveau du bord
postérieur de l’œil, même chez la femelle; il est grêle et plus ou
moins conique; le 3° est égal au 1* chez la femelle, il est une
demi-fois plus long chez le mâle; dans les deux sexes il vaut à
peu près une et demi fois le 4. Les articles sont arrondis au
sommet et cylindriques; le système porifère est semblable à celui
des Macrodontia : il est réticulé et ne couvre entièrement que
les trois derniers articles.
Les yeux sont de forme plus ou moins globuleuse et ils sont peu
rapprochés.
La compression des tibias est faible et leur armature est forte
dans les deux sexes; les tarses sont normaux, non rétrécis, à lobes
du 5° article larges et arrondis.
343
L'hameçon du prothorax, régulièrement courbé et pointu, est
contigu à l’épine de l'angle antérieur qui est bien développée,
simple et dirigée obliquement en avant, et il semble faire corps
avec cette dernière; l’angle postérieur du prothorax est marqué.
Dans les deux sexes, le métasternum, l’écusson, tout le prothorax
et la tête sont velus, la villosité ne cachant pas cependant le fond des
téguments,
Les élytres sont, comme l’abdomen, glabres et dentées à l’angle
sutural dans les deux sexes.
1, Ancistrotus uncinatus Klug.
Prionus uncinatus Klug, Nov. Act. Acad, Leop., XIE, 2, 1825, p. 454.
Ancistrotus hamaticollis Serv., Ann. Fr., 1832, p. 137.
Ancistrotus aduncus Buquet, Ann. Fr., 1853, p. 41, t. 1, fig. 1.
Du Brésil et du Venezuela.
Je considère qu’il n’y a qu’une seule espèce : Buquet a séparé
sous le nom d’Ancistrotus aduncus les grands individus qui ont les
élytres jaunâtres, les rugosités de la base des élytres, du pronotum
et de la tête moins fortes, mais ce n’est probablement là pas même
une variété, car des transitions existent entre les deux formes.
La longueur est de 40 à 65 millimètres, la teinte d’un brun rou-
geàtre ou noirâtre avec les élytres plus ou moins brunes ou plus ou
moins jaunâtres.
Tout le thorax, la tête et l’écusson sont couverts d’une forte
pilosité d’un gris jaunâtre.
Le 1° article des antennes n’est pas anguleux au sommet; il est
couvert de gros points serrés; le 3° et les suivants offrent une fine
ponctuation très dense mêlée de gros points épars.
Les mandibules, grossièrement ponctuées et poilues, un peu
courbées à la base, puis droites, et enfin courbées presque à angle
droit jusqu’à l’extrémité qui est très aiguë, sont concaves en dessus
et en dessous, la limite de chacune des concavités étant marquée
extérieurement par une carène; la carène supérieure est mousse,
l’inférieure un peu tranchante, et elle se termine vers l’extrémité
par un tubercule qui simule plus ou moins une dent externe, Entre
les deux carènes, extérieurement, la mandibule.est convexe. Au
côté interne, il n’y a qu’une dent, la dent de la mandibule gauche
étant située un peu au delà du milieu, la dent de la mandibule droite
près de la base.
L’épistome est triangulaire : en avant il est échancré et il pré-
sente un fort escarpement vertical; les tubercules antennifères sont
aigus; les plis juxtaoculaires sont à peine saillants et ils ne se
prolongent pas sur le vertex; le front est sillonné, et il est déprimé
depuis l’épistome jusqu’au niveau du milieu des yeux. Tout le
dessus de la tête est très rugueux.
Le sous-menton, concave, est rugueux; il n’est pas limité exté-
rieurement par un repli, et les processus jugulaires sont très sail-
lants et très aigus.
Les lobes de la languette sont un peu allongés et arrondis.
Le prothorax, plus de deux fois aussi large que long, a le bord
antérieur en accolade; ses côtés convergent un peu d’avant en
arrière; le pronotum est entièrement rugueux, comme les épister-
nums prothoraciques; le prosternum offre des rugosités disposées
plus ou moins transversalement et un peu différentes de celles des
épisternums prothoraciques.
Le métasternum est couvert d’une ponctuation serrée assez forte,
sauf au milieu.
L'abdomen, un peu mat, est assez densément et assez finement
ponctué; l’espace triangulaire mat des côtés des arceaux est vague-
ment un peu granuleux; le dernier arceau est sinué à l'extrémité
chez le mâle, tronqué chez la femelle.
L’écusson est arrondi en arrière, un peu rugueux.
Les élytres sont arrondies en arrière; elles sont entièrement
couvertes de petites granulations serrées qui se changent en rugo-
sités à la base, près de l’écusson et sur l’épaule.
Les fémurs offrent une très fine ponctuation, parfois invisible,
mêlée de points plus gros; chez le mâle, les fémurs antérieurs sont
rugueux et couverts d’aspérités.
Les tibias offrent une fine ponctuation mêlée de points plus gros,
et les tibias antérieurs du mâle sont légèrement rugueux.
Sous-genre Acanthinodera Hope.
Trans. Zoolog. Soc., I, 1833, p. 106.
Amallopodes Lequien, in Guér. Mén., Mag. de Zoolog., 1833, CI. IX, t. 74.
Malloderes Dupont, in Guér. Mén., Mag. de Zool., 1835, CL. IX, t. 125.
Acalodegma Thomson, Revue et Mag. de Zoolog., 1877, p. 261.
La femelle, plus ou moins différente d’aspect du mâle, est adaptée
à des mœurs souterraines et elle est allée plus loin que l’autre sexe
dans l’évolution : sa saillie intercoxale de l’abdomen est très
élargie, arrondie en avant, les hanches postérieures étant écartées ;
ses ailes inférieures sont avortées.
Les antennes sont épaissies dans les deux sexes, et j'estime que
cet épaississement est dû à un raccourcissement : elles sont en
effet par compensation notablement moins longues que chez
l'Ancistrotus uncinatus.
Les tarses sont allongés et étroits.
Le corps de la femelle est complètement glabre; chez le mâle,
outre le métasternum, l’écusson, le prothorax et la tête, l’abdomen
est velu.
Les élytres sont arrondies et dépourvues d’épine à l’angle sutural
chez la femelle.
Les deux sexes des deux espèces de ce sous-genre ont été placés
par divers auteurs dans des genres distincts.
9, Ancistrotus Servillei Blanchard.
Ancistrotus Servillei Blanch., in Gay, Hist. Chile, Zool., V, 1851, p. 452, t, 27,
fig. 3(0). — Fairm. et Germ., Ann. Fr., 1859, p. 484.
Apterocaulus marginipennis Fairm., Ann. Fr., 1864, p. 270 ( ee
Micropsalis Servillei Lacord., Gen. Col., VIIT, 1869, p. 44, not.
Acanthinodera bihamata Bates, Trans. Ent. Soc., 1869, p. 43, ae Cr
Acalodegma Servillei Thoms., Revue et Mag. Zool., 1877, p. — Germ.,
Anales Univ. Chile, 1897, p. 4%, t. I, fig. 1 a-d.
Cette espèce habite la Cordilière du Chili. Thomson s’est trompé
en s’imaginant que les exemplaires envoyés par Sleinheil prove-
naient de Colombie : ils étaient de Mendoza, ainsi que l’indique cor-
rectement H.-W. Bates. L'erreur de Thomson jointe aux bizarreries
de la description de cet auteur ont fait supposer à M. P. Germain
que l’Acalodegma Servillei de Thomson n’était pas l’Ancistrotus
Servillei de Blanchard, mais cette hypothèse doit être écartée.
Avant la découverte du mâle, la femelle avait été rapprochée du
Micropsalis heterogama Burm. par M. Fairmaire et par Lacor-
daire ; la forme de la languette et des palpes, la nature de la granu-
lation des yeux, la structure des pattes montrent que l’on a affaire à
deux types très distincts.
L’Ancistrotus Servillei, tout en étant un véritable Acanthinodera,
établit en quelque sorte la transilion entre l’Ancistrotus uncinatus et
l'Ancistrotus Cumingi.
La longueur est de 27 à 39 millimètres, la teinte d’un brun plus
ou moins obscur avec les pattes et parfois les élytres plus claires.
Les antennes ne dépassent que de peu la moitié des élytres chez
la femelle; elles dépassent l’extrémité du corps d’un peu plus du
dernier article seulement chez le mâle; le 1” article ne dépasse
qu’assez peu le bord postérieur de l’œil; il est robuste et faiblement
conique; le 3° est à peine plus long que le 1* chez la femelle, il est
une fois et demie plus long chez le mâle; il est plus long, mais pas
de beaucoup, que le 4° dans les deux sexes. Les articles sont un peu
comprimés, anguleux au sommet interne; le système porifère
n’est pas réticulé ni strié, tous les articles, à partir du 3°, étant
finement poreux et mats chez le mâle, avec quelques points épars,
PUR ee JV]
346
Les yeux sont plus transversaux que chez l’A. uncinatus, mais
ils ne sont pas plus rapprochés.
L'hameçon du prothorax est bien séparé de l'épine de l’angle
antérieur; il est moins courbé que chez l’A. uncinatus et il est un
peu coupé obliquement en avant, de même que l’épine de l’angle
antérieur; celle-ci a la forme d'un petit lobe dont la pointe est diri-
gée obliquement en arrière; l’angle postérieur du prothorax est
marqué.
La villosité de la tête et du pronotum ne cache pas le fond
rugueux des téguments chez le mâle,
_ Les éiytres sont frangées de poils peu serrés chez le mâle; elles
sont obsolètement rugueuses, un peu granuleuses en avant, un peu
âpres sous l’épaule; les quatre lignes élevées sont assez saillantes,
l’épine suturale du mâle très nette et fine. Leur forme, chez le mâle,
est tout à fait comparable à celle des élytres de l’A. uncinatus, mais
chez la femelle elles sont plus amples.
Les tibias sont très comprimés et ils sont quasi dépourvus d’ar-
mature, les épines internes étant représentées par des denticules
très faibles; les tarses sont allongés et très étroits, les lobes du
3° article étant petits, étroite, ces lobes aux tarses postérieurs étant
anguleux au bout dans les deux sexes.
Les pattes offrent une ponctuation qui est un peu râpeuse et d’où
sort une pilosité peu dense chez le mâle.
Pour tous les autres caractères, l’'Insecte est semblable à l'A. unci-
natus.
3. Ancistrotus Cumingi Hope.
Acañthinodera Cumingi Hope, Trans. Zool. Soc., I, 1833, p. 105, t. 14, fig. 7 (©).
Amallopodes scabrosus Lequien, Mag. Zool., 1833, ELIX, +74 (Q). — Blanch., in
Gay, Hist. Chile, Zool., V, 1851, p. 450, t. 27, fig. I.
Prionus Mercurius Erichs., Nov. Act. Acad. Leop., XVI, 1834, p. 266, t. 39,
fig. 5 (Q).
Malloderes microcephaius Dup., Mag. Zool., 1835, CI. IX, t. 125 ((ÿ°). — Blanch.,
in Gay, Hist. Chile, Zool., V, 1851, p. 450, t. 27, fig. 2. — Fairm. et Germ.,
Ann. Fr., 1859, p. 483.
Il habite le versant occidental des Andes chiliennes; le mâle, au
dire de MM. Fairmaire et Germain, se tient le jour accroché comme
un hanneton dans le feuillage des arbres; il se met en mouvement
au crépuscule et vole avec facilité. La femelle vit sur les troncs
d'arbres, marche le jour et ne vole pas.
Les deux sexes sont encore plus différents que chez l’espèce pré-
cédente, la femelle étant bien plus grande (55 mill.), noirâtre et
glabre, alors que le mâle (35 mill.), d'un brun pâle avec les antennes
obscures, a le corps entier recouvert d’une longue pubescence serrée
347
qui voile le fond des téguments; de plus, les élytres du mâle sont
poilues, ainsi que les pattes,
Tout en offrant les mêmes caractères essentiels que l'A. Ser-
villei, l'espèce présente en diffère assez bien : le corps est moins
large, les élytres moins amples; les tubercules antennifères sont
émoussés ; les mandibules sont plus allongées; les yeux sont plus
transversaux et plus rapprochés en dessus chez la femelle; chez le
mâle, les yeux sont au contraire très renflés et fort rapprochés
tant en dessus qu’en dessous; les antennes sont encore plus courtes:
elles n’atteignent que le tiers postérieur des élytres chez le mâle,
leur tiers antérieur chez la femelle; le 1% article, conique, dépasse
assez le bord postérieur de l'œil chez la femelle, mais très peu chez
le mâle; le 3° article est égal au 1” et à peine plus long que le 4°
chez le mâle; il est notablement plus court que le 1% et plus long
que le 4° chez la femelle; les articles à partir du 3° sont un peu
imbriqués, ce caractère étant surtout prononcé chez le mâle; le
système porifère offre de fines carènes serrées qui couvrent entiè-
rement tous les articles à partir du 4 et la moitié terminale du 5°
chez le mâle; l’hameçon du prothorax, plus développé chez la
femelle, est confondu avec l’épine de l’angle antérieur, de sorte
qu'il semble n’y avoir, de chaque côté du prothorax, qu’un crochet
unique recourbé en arrière; ce crochet montre cependant en avant
quelques denticules, dont le 1*, plus développé, représente l’épine
de l'angle antérieur; l’angle postérieur du prothorax est effacé;
chez le mâle, la tête et le pronotum sont très rugueux et les élytres
finement rugueuses, sauf à la base; chez la femelle, au contraire,
la tête et le pronotum, de même que le dessus du corps, sont
presque lisses et les élytres sont couvertes de rugosités très pro-
noncées; le pronotum de la femelle offre en outre deux fortes
excavations transversales; les pattes du mâle sont couvertes d’une
ponctuation râpeuse serrée et les épines internes des tibias sont
peu développées; chez la femelle, les pattes ont la sculpture de
celles de l’A. uncinatus et les épines internes des tibias sont fortes;
les tarses du mâle sont à peu près conformés comme ceux de
l’A. Servillei, le 1° article étant aussi long que le dernier, les trois
premiers articles étant parfaitement spongieux en dessous, mais
ces tarses sont moins étroits, les lobes du 4° article étant moins
réduits et arrondis à toutes les pattes; chez la femelle, les tarses
sont des plus remarquables : ils sont les mêmes à toutes les pattes,
étant complètement glabres et convexes en dessous, les trois
premiers articles ayant les angles épineux et étant plus courts,
pris ensemble, que le dernier ; les lobes du 3° article sont réduits à
des épines, et de ce fait le 3° article est semblable aux articles
précédents.
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Généalogie et répartition géographique des Ancistrotus.
Nous ne connaissons pas d’une façon précise l’habitat de l’A.
uncinatus qui semble avoir élé rencontré aussi bien à Rio-de-
Janeiro qu’au Venezuela. L'espèce s’étend probablement jusqu'aux
régions reculées du Brésil, berceau des Macrodontia, d’où le genre
Ancistrotus semble s'être avancé vers le Sud le long des Cordilières,
sous la forme du sous-genre Acanthinodera. Celui-ci s’est scindé en
deux espèces qui paraissent se partager le territoire du Chili, le
rare À. Servillei étant plutôt oriental et habitant les hauteurs,
l'A. Cumingi, bien plus commun dans les collections, et en même
temps l’Ancistrotus le plus perfectionné, se rencontrant un peu
partout dans la région occidentale moins élevée du pays.
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351
Généalogie et répartition géographique des Titanines,
De l’analyse qui précède, il résulte que nous avons à examiner
les rapports de quatre Insectes seulement, Cfenoscelis simplicicollis,
Tilanus giganteus, Macrodontia flavipennis et Ancistrotus uncinatus.
Il n’est guère nécessaire d’insister sur la légitimité du groupe-
ment en une même tribu de Ctenoscelis et de Titanus : j'ai déjà à
maintes reprises signalé l’impossibilité d'admettre avec Lacordaire
une incompatibilité entre un prolthorax à rebord crénelé et un
prothorax à rebord denté ou épineux, ce dernier dérivant du
premier. Ctenoscelis par son prothorax est évidemment primitif
par rapport à Tilanus.
Je crois avoir également suffisamment démontré qu’Ancistrotus
peut être dérivé de l’ancêtre direct de Macrodontia, Ancistrotus
étant allé plus loin que Macrodontia dans l’évolution.
Le problème se pose donc de savoir si Clenoscelis simplicicollis
et Macrodontia flavipennis sont étroitement apparentés, si par con-
séquent la réunion des Titaniens et des Ancistrotiens en un même
groupe est légitime.
IL est certain tout d’abord qu'aucun Ctenoscelis ne peut avoir
donné naissance à Macrodontia flavipennis ni vice-versa. Le
prothorax de Ctenoscelis simplicicollis est notamment primitif par
rapport à celui de Macrodontia flavipennis, mais les antennes de ce
dernier sont plus archaïques que celles de n'importe quel
Ctenoscelis,
Outre le facies, la forme globuleuse des yeux, l’aplatissement des
élytres, nous remarquons entre certains Titaniens et certains
Ancistrotiens des ressemblances très suggestives. Notons d’abord
cette double rangée d’épines qui existe sous les tibias de tous les
Titaniens, double rangée qui manque chez Macrodontia, mais qui
se retrouve chez Ancistrotus. Lorsque les pattes sont épineuses dans
d’autres groupes de Prionides, elles le sont d’une tout autre façon :
c’est le cas pour Xixuthrus, pour Mecosarthron et pour Jalyssus que
Lacordaire a, à tort selon moi, laissés avec les Ctenoscelis. Compa-
rons maintenant les mandibules de Macrodontia flavipennis avec
celles des Titaniens, lesquelles ne diffèrent pas d’un type à l’autre :
c'est exactement la même forme, sauf que chez Macrodontia il y a
un allongement, allongement qui doit être cæœnogénétique puisqu'il
existe aussi chez la femelle; nous retrouvons de part et d’autre la
même armature interne, sauf que Macrodontia possède en plus des
denticules.
Rappelons-nous les mandibules des Stenodontes proprement dits
différant de celles des Mallodon par leur allongement particulier et
352
aussi par la présence de denticules internes : c’est le cas des
Macrodontia vis-à-vis des Titaniens et d’Ancistrotus.
Ces considérations nous forcent d'admettre que Titaniens et
Ancistrotiens doivent être réunis.
Malheureusement Macrodontia flavipennis et Clenoscelis simplici-
collis offrent un tel chevauchement de caractères qu'il est difficile de
déterminer lequel de ces deux Insectes est relativement le plus
primitif et doit être placé en tête dans le système. L’ancêtre
commun de l’un et de l’autre devait ressembler à un Ctenoscelis
simplicicollis qui aurait eu les antennes d’un Macrodontia et un
dimorphisme sexuel des mandibules très marqué, sans cependant
que ses mandibules fussent identiques à celles de Macrodontia
flavipennis.
Cet ancêtre des Titanines était un frère de Sfenodontes Downesi,
d’Hystatus javanus, d'Omotogus Lacordairei. Peut-être a-t-il laissé
quelque descendant archaïque encore à découvrir.
La comparaison de l’habitat des quatre coryphées du groupe des
Titanines, ainsi que l’analyse de leurs rapports généalogiques nous
mènent à penser que c’est dans la région la plus inaccessible du
Brésil, près de la Bolivie, que les Titanines ont subi leur épanouis-
sement. Leur ancêtre commun y fut amené sans doute jadis de la
Malaisie. Qui sait si la Nouvelle-Guinée ne renferme pas encore
actuellement un Prionide inconnu qui pourrait éclairer le problème
de leur origine”?
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
X
Assemblée mensuelle du 1°” octobre 1904.
PRÉSIDENCE DE M. LE PROFESSEUR GILSON, PRÉSIDENT,
La séance est ouverte à 8 heures,
— Les procès-verbaux des deux dernières assemblées mensuelles
sont approuvés.
— Le président annonce la mort de M. Auguste-François Le Jolis,
président de la Société des Sciences naturelles et mathématiques de
Cherbourg. L'assemblée charge le secrétaire d’envoyer une lettre
de condoléances à la Société des Sciences naturelles de Cherbourg.
Décisions du Conseil. Le Conseil a admis deux nouveaux membres
effectifs : M. Breddin, Gustave, à Berlin S. 59, Hasenheide68, s’occu-
pant des Hémiptères, présenté par MM. E. Bergroth et H. Schoute-
den; M. Knoche, Frans, rue Durlet, 20, à Anvers, s’occupant de
Coléoptères paléarctiques, présenté par MM. Roelofs et Severin.
Correspondance. M. le Ministre nous annonce l’octroi du subside
habituel pour le tome XLVII de nos Annales. .
Travaux pour les Annales. L'assemblée décide l’impression des
travaux insérés dans ce numéro.
Communications. M. Hippert cite diverses captures intéressantes
de quelques Lépidoptères indigènes.
— M. Haverkampf fait circuler une caisse renfermant de remar-
quables aberrations de Lépidoptères pris aux environs de Virton.
La séance est levée à 9 heures,
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVILU, 10 x1 1904
SCUTELLÉRIDES NOUVEAUX
par E. Bergroth.
Polytes cingulicornis n. sp.
Ellipticus, flavotestaceus, ubique remote nigro et fusco-puncta-
tus, antennis nigris, dimidio apicali articuli quarti pallide flavo,
exocorio maculis aliquot nigris transversis notato, spiraculis fuscis,
femoribus annulo anteapicali, tibiis annulo ante medium, macula
supera ante apicem apiceque, tarsis dimidio basali articuli primi et
dimidio apicali articuli tertii nigris. Caput transversum, rostro
coxas posticas attingente, articulis duobus ultimis antennarum
compressis et subsulcatis, quinto quarto paullo longiore. Pronotum
lateribus leviter deplanatum sed vix reflexum, angulis lateralibus
levissime prominulis, rotundatis. Seutellum basi utrinque sat pro-
funde impressum. Abdomen scutello nonnihil latius, segmentis
connexivi ad basin et apicem macula impressa nigra punctata prae-
ditis, segmentis duobus ultimis inter maculas parce punctatis,
ceteris segmentis inter maculas subcallosis, lævibus, ventre medio
læviusculo, maculis stridulatoriis per segmenta quarium et quintum
extensis,; segmento sexto ventrali feminæ quinio medio duplo
longiore. Long. © 11,5 mill.
Brasilia.
À ceteris speciebus notis plurimis distinciissimus.
Chelysoma glirina n. sp.
Ovalis, flavotestacea, inæqualiter mixtim ferrugineo et nigro
punctata, supra nigro-conspersa. Caput longitudine saltem tertia
parte latius, subdeplanatum, ocellis pone lineam inter bases oculo-
rum fictam positis, ab his ac linea media capitis æque longe
distantibus, rostro apicem segmenti secundi ventris attingente,
antennis nigris, articulo primo apice excepto, basi articuli secundi
summoque apice articuli secundi et tertii testaceis, articulis tribus
primis subæquilongis, quarto tertio fere dimidio longiore, quinto
quarto paullo longiore. Pronotum apice pone spatium interocellare
truncatum, marginibus lateralibus anticis rectis, angulis lateralibus
rotundatis, haud prominulis. Scutellum apicem abdominis paullum
superans, e latere visaum a medio ad apicem recta linea declive,
apice late subtruncato-rotundatum, disco linea media longitudinali
subelevata pallida prædito. Abdomen subtus medio læve, segmento
ventrali sexto maris segmentis tribus præcedentibus unitis paullo
longiore. Pedes posteriores testacei, femoribus ante apicem maculis
duabus nigris notatis (pedes antici desunt)., Long. 4’ 12,5 mill,
Brasilia.
À Ch. leucoptera Germ. ut videtur proxima capite latiore et minus
convexo, ocellis majoribus minus distantibus et basi capitis magis
approximatis, pronoto apice haud continuatim arcuato-sinuato,
superficie corporis supera magis inæquali, haud æqualiter punc-
lata, scutello apice latius rotundalo distans.
Obs. Chelysoma Bergr. (1891) — Orsilochus Stl (præocc. : Bur-
meister, Coleoptera, 1847).
Chelyschema Bergr. (1891) — Achates Stal (præocc. : Môrch,
Mollusca, 1860).
Chelycoris Bergr. (1891) — Demoleus Stäl (præocc. : Heller, Crus-
tacea, 1865).
Stethaulax Bergr. (1891) = Aulacostethus Uhl. (præocc. : Water-
house, Coleoptera, 1869).
Morbora Dist.
Ann. Mag. Nat, Hist. (7) IV, 47 (1899).
Corpus supra et subtus fortiter convexum, Caput nonnihil trans-
versum, convexum, apice rotundatum, margine ante oculos in
lobum spinulosum oculos superantem extus producto, deinde lami-
nato-depresso et usque ad apicem jugorum regulariter spinuloso,
inter spinulas pilifero, tylo jugis paullo breviore, medium versus
dilatato, jugis apice convergentibus sed non contiguis, oculis minus-
culis, e latere visis ovalibus, ocellis minutissimis, ægre distinguen-
dis, ab oculis et a linea media capitis subæque longe distantibus,
bucculis elevatis, antennis nonnihil intra oculos prope basin capitis
insertis, quinque-articulatis, articulo primo sulcum rostralem attin-
gente, secundo primo et tertio secundo breviore, quarto secundo et
quinto quarto longiore. Pronotum basi abdominis paullo latius,
antrorsum nonnihil angustatum, apice basi capitis multo latius,
margine apicali pone spatium interoculare capilis truncato, mar-
ginibus lateralibus anticis levissime rotundatis, laminato-expansis,
regulariter spinulosis et inter spinulas piligeris, marginibus latera-
libus posticis et basali subrectis, angulis apicalibus antrorsum ultra
oculos prominulis, angulis lateralibus late rotundatis, leviter emi-
nulis, angulis basalibus obtusissimis, disco medio longitudinaliter
tenuissime carinato, nonnihil intra latera longitudinaliter impresso
et mox pone medium impressione transversa solum medio distincta
instructo. Prosternum medio profunde sulcatum, margine antico
subrecto, reflexo. Orificia metasternalia distincta, medium areæ
356
evaporativæ attingentia, auriculata. Scutellum abdomine paullo
angustius, apicem abdominis attingens. Corium margine costali
parce spinulosum. Abdomen lateribus præsertim in segmentis
anterioribus parce minute spinulosum, angulis apicalibus segmen-
torum acute prominulis. Pedes breves, tibiis femoribus subæqui-
longis.
C’est à bon droit que M. Distant a placé ce genre remarquable
dans la division Odontoscelaria, quoique les orifices métasternaux
soient bien distincts. Dans sa courte description générique il dit :
« Abdomen beneath with an oblique sericeous patch on each side
and situate on the third, fourth, and fifth segments. » Cela est un
caractère sexuel du mâle, qui m’est inconnu.
Morbora hirtula n. sp.
Subovalis, medio parallela, supra dense erecte breviter nigropi-
losa, ventre parce adpresse albido-pilosello, subtus piceo-nigricans,
supra ochracea, piceo-suffusa, et supra et subtus crebre nigrescenti-
punctata, antennis et pedibus nigropiceis, albopilosulis, illis graci-
libus, basi flavidis, femoribus subtus ante apicem macula flava
notatis, angulis apicalibus prothoracis albidis, scutello macula
oblongo-ovali pone angulos basales pronoti et fascia obliqua
utrinque pone medium fuliginose atris signato, his fasciis flavido-
circumcinctis, intus antrorsum angulato-productis et retrorsum
ramum obliquum ad maculam apicalem airam notulam flavidam
includentem emittentibus. Pronotum longitudine media duplo
latius. Scutellum ante medium carina debili longitudinaïi basin
haud attingente instructum. Long. © 6 mill., lat. 4 mill.
Tasmania.
M. Distant, qui a bien voulu comparer cet insecte avec le type du
genre, m'écrit : & Allied to M. australis Dist., but a broader, more
hirsute species, markings of scutellum distinct. »
Ces descriptions étaient déjà mises sous la presse, quand j'ai reçu
de M. Schouteden une troisième espèce de ce genre. La description
générique ci-dessus donnée doit être un peu modifiée après la
découverte de cette espèce, dont voici les caractères.
Morbora Schoutedeni n. sp.
Et supra et subtus multo minus convexa quam M. hirtula Bergr.,
similiter colorata sed pallidior, signaturis scutelli in mare obsoletis,
segmentis ventralibus latera versus ochraceis. Pilæ superiores cor-
poris apice plerumque distincte incrassatæ et truncatæ. Rostrum
coxas medias attingens. Bucculæ triangulariter fortiter elevatæ.
Articulus quartus antennarum secundo paullo brevior et tertio
subæquilongus, quintus quarto duplo longior. Venter maris
utrinque per segmenta 3-5 area ovali sublævi levissime subimpressa
sed haud sericea neque opaca instructus. Tibiæ femoribus distincte
breviores. Long. 4 5 mill., © 6 mill.
Queensland (Townsville : F. P. Dodd).
Præcedenti affinis, sed structura antennarum, pilis superioribus
corporis brevioribus et distinctius incrassatis ceterisque notis allatis
distincta. In M. hirtula articulus quartus antennarum est tertio fere
duplo longior, quintus quarto solum dimidio longior. Rostrum
hujusgeneris habet articulum secundum duobus apicalibus depressis
subæquilongis unitis multo longiorem.
LA ! |
HÉTÉROCÈRES NOUVEAUX pe L'AMÉRIQUE pu SUD
par Paul Dognin.
LITHOSIANÆ.
Agylla Hampsoni n. sp. — çj 36 à 39 mill. — Palpes garnis
de poils tombants comme dans barbipalpia Schs., auprès de laquelle
viendra se ranger cetle espèce. Antennes jaunes; front gris brun;
collier gris d'acier très finement bordé de jaune en avant; thorax
gris d’acier; dessus du corps gris pâle, dessous jaunâtre; pattes
jaunes, le dessus des extrémités noirci. Dessus des supérieures
blanc vif, tout le bord interne ombré de gris d’acier, l'ombre mon-
tant presque jusqu’à la cellule et la 2 mais en s’atténuant; la côte
finement teintée de jaunâtre. Dessus des inférieures blanc. Franges
blanches, grisälres aux premières ailes vers l’angle interne. Dessous
des supérieures d’un brun noir uniforme, la côte largement jaunâtre
sauf vers la région apicale; la frange grise. Dessous des secondes
ailes blanc, le bord costal très légèrement rembruni, la frange
blanche.
© 40 mill. — Pareille mais le dessous des premières ailes d’un
blanc grisâtre, la côle concolore.
Santo Domingo, Carabaya, S.-E. Pérou; trois «j et une © pris
pendant la saison des pluies.
GEOMETRIDÆ.
Tithraustes subalbata n. sp. — 24 mill. — Dessus des supé-
rieures d’un noir profond avec les taches blanches, semihvyalines,
suivantes : une ligne basilaire allongée en dessous de la médiane,
une série de quatre taches médianes formant une ligne transversale
centrale dont l’une des pointes vise l’angle interne, enfin trois plus
petites taches subapicales formant une petite ligne à peu près paral-
lèle à la centrale. Dessus des inférieures d’un noir moins profond
avec la côte blanche sur les deux premiers tiers, une bande centrale
blanchâtre recouverte de fins poils noirs et avançant vers le bord
terminal, le bord abdominal également blanchätre et recouvert de
poils noirs. Franges noires. Dessous des supérieures comme le
dessus, mais les nervures et la côte teintées de blanc bleuâtre à la
base; dessous des inférieures entièrement envahi de blanc bleuâtre
sauf la discocellulaire et une bande terminale couvrant le dernier
tiers de la côte, l’apex et s’arrêtant à la 1 qui restent noires. Front
noir bordé de blanc, thorax noir pointillé de blanc au départ de
AA de die sida DUREE ASS ES). à lS À), à
_ RE
l'aile; dessus du corps noir; dessous des palpes et du corps blanc
bleuté ainsi que les pattes, ces dernières tachées de noir.
Yungas de la Paz, Bolivie ; 1,000 mètres; un 4.
Perizoma aspersa n. sp. — 20 mill. — Milieu des supérieures
traversé par une large bande noire et mousse, contenant un gros
point discocellulaire noir, plus étroite au bord interne et grossissant
jusqu’à la côte avec deux saillies extérieures sur 3 et 4, 6 et 7; pre-
mier tiers et partie extérieure de l’aile à champ mousse saupoudré
de noir et traversés par diverses petites lignes jaunes irrégulières
plus ou moins diffuses. Dessus des inférieures crémé avec l’indica-
tion du point et le bord terminal liseré de quelques traits noirs
entrecoupés par les nervures. Dessous des supérieures à teinte
effacée rappelant les dessins du dessus et le point; des inférieures
comme en dessus, mais sans liséré, le point mieux marqué et semé
d’atomes noirs à la base, ;
Loja, Équateur ; un (.
Anapalta ruficœæsia n. sp. — 22 et 23 mill. — Dessus des
supérieures traversé par une bande extrabasilaire d’un crème saumon
assez large.et bien délimitée, la base saupoudrée d’atomes noirs, la
moitié médiane de l’aile formant comme une grande bande à bord
extérieur fortement coudé sur 6 et 7,3 et 4, à centre couleur mousse
contenant plusieurs lignes transversales noires diffuses et un gros
point discocellulaire et sensiblement plus large à la côte qu’au bord
interne; au delà de cette bande, l’aile se teinte en noirâtre bleuté
comme plombé et mat, les nervures coupant en crème saumon, le
bord terminal en partie mousse avec un liséré noir entrecoupé; la
frange noirâtre coupée de gris et de crème. Dans la © les dessins sont
moins nets, la partie plombée moins mate, l’extrabasilaire en partie
envahie d’atomes. Dessus des inférieures gris à reflets légèrement
ochracés avec le point cellulaire, le bord terminal liséré de noir
entrecoupé et le bord abdominal poilu et coupé de noirâtre et
d’ochracé vers l’angle. Dessus blanc sale à peine ochracé avec les
points et le rappelinsignifiant de quelques-uns des dessins du dessus,
Tête et corps crème saumon pâle, ce dernier annelé de noir.
Los Vasquez, République Argentine; une paire.
Eriopygidia subignea n. sp. — 39 mill. — Dessus des supé-
rieures vert mousse, traversé par des bandes transversales noir
brun bordées ou accompagnées de fines lignes blanches. Ces des-
sins se composent d’une bande extrabasilaire, bordée extérieure-
ment d’une ligne blanche bien arrondie, d’une bande antémédiane,
d'une très large bande médiane, bordée de chaque côté par les
lignes blanches, toules deux festonnant l’intérieur, se rejoignant
360
sur le bord interne, mais bien écartées sur la côte, la bande ayant sa
plus grande largeur dans l’espace cellulaire, d’une bande subtermi-
nale sur laquelle court très fortement dentée une ligne blanche,
enfin de petits chevrons terminaux noir brun à cheval par deux sur
chaque nervure. L’apex s’éclairant d’une ligne blanche oblique
qui atteint la subterminale entre 5 et 6. Franges brun vert éclairées
de poils blancs. Dessus des inférieures et franges d’un gris rosé lui-
sant. Dessous des quatre ailes rouge brique, plus vif aux premières
ailes, tournant un peu au brun rouge aux inférieures, celles-ci avec
un petit point cellulaire noir, l'indication d’une centrale arrondie et
quelques stries ; les supérieures avec un petit point cellulaire noir ;
franges grises, l’apex des supérieures pointé de clair.
Huancabamba, Nord du Pérou; un 4.
Cette espèce a une très grande ressemblance avec malacata Dan. ;
mais, outre sa taille plus grande, elle en diffère par une disposition
différente des bandes transversales, notamment de la bande médiane
des supérieures qui, dans malacata, garde une largeur assez égale
partout. Malacata a sur la côte des premières ailes neuf taches bien
et également espacées l’une de l’autre; dans subignea, au contraire,
les taches envahissent presque toute la côte, à peine séparées les
unes des autres, etc.
Eriopygidia flavisquamata n. sp. — 26 mill. — Dessus des
supérieures blanc sablé de noir, teinté en partie d’ochracé et de ver-
dâtre et traversé par de nombreuses lignes noires et une bande
centrale, très irrégulière, mince au bord interne dont elle part en
formant trois petits ovales superposés et grossissant, avec sa plus
grande largeur et coudée sur 3 et 4, à centre verdâtre au milieu,
ochracé sous la côte; des deux côtés de cette bande le champ de
l’aile est plus clair et les lignes sont minces et diffuses, une extra-
basilaire et une antémédiane plus épaisses, quelques taches noires
subterminales et une série terminale sur un champ teinté; enfin la
côte assez régulièrement coupée de dix traits noirs, départs de
lignes. Dessus des inférieures jaune ochracé avec la base, le bord
abdominal et le bord terminal jusqu’en dessous de l’apex ombrés
de noirâtre, la frange jaune coupée de noirâtre. Dessous des ailes
ochracé pâle, les supérieures laissant voir les coupures de la côte et
la partie extérieure de la bande médiane qui se détache nettement
sur le fond ochracé, l’apex largement teinté de noirâtre. Les infé-
rieures avec un point cellulaire, l’indication d’une médiane arron-
die et une petite ombre subterminale. Ê
Tucuman, République Argentine; un .
Cœnocalpe elongata n. sp. — 31 mill. — Cette espèce
ressemble tellement à Cœnocalpe emanata mihi (Annales de la
Société Entomolosique de Belgique, tome XXX VII, 1893, pp. 86 et
87) que la description de celle-ci lui convient narfaitement; mais
elongata mesure 31 millimètres alors que les vingt-quatre exem-
plaires d’emanata que j'ai sous les yeux et tous ceux qui m'ont
passé dans les mains ne variaient pas sensiblement de taille. Puis,
dans l’elongata, les ailes supérieures semblent plus allongées,
l’apex plus pointu, le bord terminal plus droit que dans emanala (j';
la teinte générale est plus grise sans addition d’ochracé. Si
donc il convenait finalement de ne regarder elongata que comme
une grande race locale d’emanala un nom ne serait pas déplacé.
Le seul ' que je possède, quoique frais, marque aux supérieures
moins de lignes que dans emanatla, la large bande centrale n’est
ombrée que sur les bords. Les inférieures sont gris uni et sans
aucune ligne visible quoique le bord abdominal soit coupé comme
de petits commencements de lignes. Dessous des quatre ailes gris
sablé de ferrugineux, chacune avec le point.
Huancabamba, Nord du Pérou; un ç;.
Calocalpe mochica n. sp. — çj 44, © 45 mill. — Cette espèce
ressemble beaucoup aux exemplaires pâles de notre dubitata Linn.
dont elle a le port. Dessus des ailes d’un gris luisant à faibles reflets
cuivrés, les supérieures traversées par une foule de lignes foncées
parmi lesquelles se remarquent, mieux écrites, l’extrabasilaire,
l’'antémédiane et l’extracellulaire, ces deux dernières moitié plus
rapprochées au bord interne qu’à la côte et bien dentées, la
première, intérieurement, la seconde extérieurement; toutes ces
lignes s’épaississent au départ de la côte; un trait discocellulaire
noir suivant de près l’antémédiane; les quatre ailes avec les
nervures coupées de clair et de foncé et les franges concolores.
Dessous des quatre ailes gris avec le point cellulaire suivi de
quelques fines lignes arrondies, parallèles, sinuées, d’ailleurs peu
distinctes et les nervures coupées de clair et de foncé comme en
dessus.
Aréquipa, Pérou; une paire.
De la Paz, Pérou, j'ai reçu une © que je crois bien n'être qu’une
variété de l’espèce précédente, mais qui me semble mériter un nom.
Je l’appellerai pallidata.
Un peu plus petite (40 mill.), elle a les quatre ailes d’un blanc
sale luisant; aux supérieures l’espace entre les lignes antémédiane
et extracellulaire se grise laissant toutefois en blanc le champ sur
lequel repose le trait discocellulaire; on remarque en outre une
ombre costale avant l’apex et une ombre subterminale sous l’apex,
les nervures coupées finement de foncé. Dessous blanc sale, mais
d’ailleurs comme dans l’espèce précédente.
Calocalpe chimu n. sp. — 40 et 42 mill. — Supérieures bien
acuminées dans les deux sexes. Les quatre ailes vaporeuses, gris
pâle luisant, les supérieures et la région terminale des inférieures
plus chargées d’atomes, sans aucun autre dessin qu’une très fine
ligne subterminale blanche sinuée, commune, qu’il faut deviner.
Dessous gris pâle, chaque aile avec un tout petit point cellulaire et
l'indication très vague de lignes transversales indistinctes.
La Paz, Pérou; une paire.
Cophocerotis instar n. sp. — Dessus des ailes et franges d’un
oris plombé uniforme, luisant, la côte des supérieures très légère-
ment teintée de jaunâtre. Dessous des supérieures de même teinte
mais la côte et la région apicale jusqu’à la 4 (cette dernière plus lar-
gément) teintées de jaune couleur os. Dessous des inférieures cou-
leur os avec les dessins suivants brun marron : plusieurs traits lon-
gitudinaux basilaires, le point cellulaire, enfin trois lignes bien
arrondies de traits intranervuraux, une première extracellulaire
composée de traits plus longs, les deux autres subterminale et ter-
minale. Franges couleur cs. Tête et dessus du corps gris plombé,
dessous couleur os.
Huancabamba, Nord du Pérou; 4 et 9.
Celte espèce, en dessus, est la mimique exacte d’argentistrigata
Warren, de la même localité.
Nipteria rotundata n. sp. — 36 mill. — Dessus des ailes d’un
gris pâle brillant à reflets légèrement mordorés, les supérieures
avec la côte et le bord terminal, plus largement à l’apexs striés de
brunâtre, un point discocellulaire bien marqué et une ligne trans-
versale également brune. Cette ligne, qui part de la côte au troisième
quart, s’amincit dans sa moitié interne et court, à peine infléchie,
parallèlement au bord terminal. Inférieures uniformément rembru-
nies par les stries et laissant voir par transparence les dessins du
dessous. Dessous comme le dessus, mais beaucoup plus fortement
rembruni par les stries; les premières ailes avec le point et la ligne
épaissis, celle-ci s’effaçant dans la partie interne; les inférieures
avec un gros point discocellulaire et une ligne extracellulaire
arrondie et bien dessinée. Franges, tête et corps couleur du fond.
Loja, Équateur; un «.
Cette espèce a une certaine ressemblance avec Nipteria exclama-
tionis Warr., mais ses ailes sont moins allongées, plus arrondies;
dans exclamationis, la ligne des supérieures part beaucoup plus
obliquement de la côte, etc.
Leuculopsis approximans n. sp. — 31 mill. — Les quatre
ailes blanc luisant, les nervures plus sombres et bien visibles, la
ST
côte très finement jaunâtre, avec une ligne commune à peine teintée
comme les nervures, subterminale, bien arrondie et parallèle aux
bords qui sont très légèrement striés de gris et en plus, aux supé-
rieures, les traces d’une antémédiane. Dessous blanc luisant la
ligne commune à peine indiquée. Tête légèrement teintée de jau-
nâtre pâle; corps blanc.
Santo Domingo, Carabaya, S.-E, Pérou; une ©.
Cette espèce ressemble absolument à Leuculopsis bilineata Warr.,
mais dans celle-ci la ligne des supérieures est plus écartée du bord
et fait un coude extérieur prononcé sur 4au lieu d’être régulièrement
arrondie.
Alcis Huamani n. sp. — 36 mill. — Supérieures assez acumi-
nées; les quatre ailes d'un gris uni luisant, sans dessins, seul le
trait discocellulaire se devine. Dessous pareil, plus blanchâtre.
Franges concolores.
La Paz, Pérou; un (.
Je ne connais jusqu’à présent aucune espèce se rapprochant de
celle-ci.
Iridopsis rectura n. sp. — 38 et 41 mill. — Dessus des ailes
d’un gris carné semi-transparent, légèrement irisé et semé de fines
écailles noires : les supérieures avec un gros point discocellulaire
noir, deux fines lignes centrales noires, une antémédiale assez
droite et une extracellulaire quittant le bord interne tout auprès, se
dirigeant obliquement sur l’apex pour se couder sur la 5 et, de là,
alteindre la côte à angle droit. Ce départ de la côte est assez carac-
téristique et distinguera aisément cette espèce de celles qui pour-
raient être confondues avec elle, comme par exemple syrniaria Gn.,
salmonearia Obth., huambaria Obth.; dans celles-ci le départ de
l’extracellulaire de la côte se fait un peu obliquement et la ligne
s’arrondit légèrement en dessous de la tache apicale. L’apex se
tache largement de brun jusqu’à la 4, cette tache apicale s’éclairant
de roux intérieurement le long de l’extracellulaire ; enfin les dessins
se complètent par une fine subterminale blanche, bien dentée. Les
inférieures ont le point petit, une antémédiane géminée, assez
droite avant le point, une extracellulaire bien coudée sur l’empla-
cement de 5 et la subterminale blanche comme aux premières ailes.
Dessous des ailes blanc sale, les supérieures avec un gros point
discocellulaire noir, l’apex blanc jaunâtre largement entouré de
noir jusqu’à la 4. Pattes antérieures annelées de noir.
Tucuman, République Argentine; deux (4.
Cette espèce ressemble surtout à syrniaria Gn. et salmonearia
Obth., mais elle est plus grise.
364
Iridopsis obliquata n. sp. — «j 32 à 34 mill. — Dessus des
ailes roussâltre semé de fins atomes bruns, les dessins brun roux.
Ils se composent, aux supérieures, d’une extrabasilaire formée
d’une double ligne, la première épaisse, diffuse, la seconde fine et
bien dessinée, d’une fine médiane bordant au passage de la cellule
le point discocellulaire qui est très gros, d’une fine extracellulaire,
oblique, s’écartant du point et se coudant entre 4 et 6, d’une fine
subterminale claire et dentée, le bord terminal festonné marquant
un point entre chaque nervure. Extérieurement à l’extracellulaire
se trouve une ombre subcostale rousse, la 6 est marquée d’une
éclaircie rougeâtre qui se retrouve dans la ®, un double trait longi-
tudinal brun à cheval sur la 5 court d’une ligne à l’autre; enfin
extérieurement à la subterminale pâle le bord sombre entre 4 et 7
laissant sur l’apex une éclaircie pâle qui entre obliquement dans
l’aile. Les inférieures avec le point petit, à centre couleur du fond,
immédiatement précédé d’une ligne géminée assez droite et suivi
de près par l’extracellulaire coudée extérieurement avant la 6, avec
la subterminale claire et dentée, quelques ombres terminales
rousses ou brunes et le bord terminal festonné comme aux supé-
rieures. Dessous des quatre ailes blanc sale, les supérieures avec le
gros point discocellulaire noir et l’apex jaunâtre largement cerclé
d’une ombre noirâtre.
© 35 et 39 mill. — Semblable, mais grise et non plus roussâtre,
les dessins brun noir, l’espace médian des quatre ailes envahi
d’atomes noirs, mais l’éclaircie de la 6 aux supérieures restant bien
rougeâtre. Dessous comme chez le çj' avec la différence que le point
reparaîit aux inférieures.
Tucuman et Los Vasquez, République Argentine; trois d et
deux ©.
Cymatophora ? Chanchani n. sp. — çj 26 à 31 mill. —
Dessus des ailes gris semé de fins atomes noirs, les dessins noirs et
diffus, se perdant dans le fond des ailes dans la plupart des exem-
plaires, le point discocellulaire des supérieures très gros, celui des
inférieures plus petit, la côte des premières ailes marquée d’une
forte liture subapicale. Dansles exemplaires bien dessinés, on arrive
à distinguer trois lignes transversales, coudées extérieurement au
centre, à peu près parallèles (extrabasilaire, médiane passant sur le
point et extracellulaire), ainsi que le commencement, au bord
interne, d’une quatrième ligne placée entre les deux premières; la
liture subapicale est suivie d’une fine ligne pâle, dentée, qui se
continue sur les secondes ailes. Celles-ci, en outre du point, indi-
quent sur le bord abdominal des commencements de lignes qui,
parfois, marquent leur emplacement sur quelques nervures.
Franges grises. Dessous blanc sale, les supérieures avec le gros
point discocellulaire bien net, l’apex jaunâtre cerclé d’une ombre
noire et un commencement, à la côte, de ligne extracellulaire; les
inférieures avec le point plus petit et la vague indication au bord
costal du départ des deux lignes, extracellulaire et subterminale.
+ Q 32 à 35 mill. — Semblable, mais l’ombre subapicale du dessous
des supérieures se continuant en ligne subterminale, le dessous
des inférieures également marqué d’une ligne subterminale.
J'ai reçu cette espèce en nombre d’Aréquipa, Pérou; elle est
frêle, délicate, et je la place avec doute dans le genre Cymalophora,
ses palpes sont très poilus en dessous et la nervulation est celle du
genre Prionomela Warr.
Ischnopteryx viriosa n. sp. — 47 mill. — Supérieures avec
le bord terminal comme dans peæatatu Moeschl. ; inéfrieures avec le
bord terminal arrondi et non point coudé comme dans l’espèce de
Moeschler. Dessus des supérieures brun strié de noir à reflets très
légèrement lilacés, semé de vert dans la partie basilaire et traversé
par une bande très irrégulière blanche et verte, coupant la côte vers
le milieu, grossissant jusqu’à l’angle inférieur de la cellule et la 4,
coupée sur 3 et 4 par le brun de l'aile, très large entre 2 et 3,
repartant toute mince en dessous de 3 et contenant dans cette
dernière partie une ligne centrale de 4 à 5 petits points noirs. Accolé
à cette bande un point discocellulaire noir et extérieurement à la
cellule une traînée verte entre 4 et 7; enfin une ligne subterminale
partielle, coupant la côte peu avant l’apex, zigzaguée et disparaissant
vers la 6, puis reprenant sous la 3 pour aboutir au bord interne
juste avant l’angle. Dessus des inférieures brunâtre luisant. Dessous
des premières ailes ombré de noirâtre, le point sur une éclaircie
ochracée, avec une antémédiane noire diffuse, un commencement
d’extracellulaire se coudant au dessus du point et la subterminale
ochracée réapparaissant comme en dessus; dessous des inférieures
ochracé pâle fortement strié de noir avec le point, une ligne
arrondie noire incomplète juste au delà et une bande subterminale
également noire etentrecoupée. Tête et thorax mousses ; un pinceau
de poils sur le milieu de chaque anneau.
Santo Domingo, Carabaya, S.-E. Pérou; un (j.
Neotaxia nov. gen. — Ailes supérieures allongées, la côte
presque droite, le bord terminal oblique, arrondi à l’angle interne;
inférieures avec le bord terminal et les deux angles arrondis.
Antennes du çj bipectinées, les pectinations délicates, à peu près
verticales à la tige et bien séparées, fortement ciliées; palpes
porrects, squameux; trompe petite; frein présent. Pattes courtes,
épaisses ; tibias postérieurs à deux paires d’éperons épais. Les supé-
rieures avec la cellule longue, dépassant le milieu; la discocellulaire
verticale, courte ; la sous-costale et la médiane infléchies vers leur
extrémité; 2 prenant naissance au second tiers de la cellule, 3 bien
avant 4,5 de la moitié supérieure de la discocellulaire, 6 de l’extrémité
de la cellule, 7 et8 tigés du coude, 9 absent (coïncidant avec8), 10et11
tigés des deux tiers anastomosant avec 12 à un point, 10 anastomo-
sant avec 8. Aux inférieures la cosiale et la sous-costale anastomosant
jusqu’au troisième quart de la cellule, 7 de la cellule juste avant
l’angle supérieur, 2 de la cellule au second tiers, 3 peu avant
Pangle, 5 absent.
Type : Neotaxia plana n. sp.
Neotaxia plana n. sp. — 16 mill. — Les quatre ailes, dessus
et dessous, d’une couleur os pâle uniforme, parcimonieusement
semé d’atomes plus sombres, la côte des supérieures bordée de
petits poils également un peu plus foncés; franges, corps et pattes
concolores.
_ Tucuman, République Argentine ; un .
Microgonia diluta n. sp. — 47 mill. — Dessus des quatre
ailes d’un crémé très légèrement ochracé, semé de quelques atomes
mousses, chaque aile avec un petit point cellulaire et la bande com-
mune, usuelle à ce groupe, plus sombre et éclairée extérieurement
d’ochracé, médiane, droite et finissant sur la 6 aux inférieures,
coupant la côte au troisième quart du bord interne pour finir,
droite, avant l’apex aux supérieures; la tache usuelle des secondes
ailes à peine rappelée par quelques atomes. Dessous des ailes d’un
crémé gris semé de quelques atomes, les points cellulaires tout
petits et les bords terminaux plus clairs. Franges concolores. Tête,
vertex et corps couleur du fond-des ailes.
Paraguay; un .
Cette espèce est comme une petite forme de Microgonia distans
Warr. décoloré et les dessins en partie effacés.
Phyllodonta songaria Dgn. (semicava Warr.), var. ob-
scura nov. var. — Warren a décrit dans les Novitates Zoologicæ,
vol. XI, p. 168, une Phyllodonta semicava qu’il sépare de ma
Phyllodonta songaria parce que le bord terminal des supérieures de
cetle espèce est sans trace de la dent et de l’excision caractéris-
tique du genre; or, dans deux des trois types de songaria la dent
est minuscule et dans le troisième elle est absolument atrophiée,
le bord ne faisant que la saillie dont parle Warren pour semicava.
Ces deux espèces n’en forment certainement qu’une qui d’ailleurs
est bien distincte de flabellaria Th. M.
Je possède de Bolivie (Yungas de la Paz) un plus petit (38 mill.),
2 :" 1s4l
à bord terminal sans dent ni excision, mais simplement bombé et
que je ne puis considérer que comme une variété mélanisante de
songaria. Je l’appellerai obscura. Le dessus des supérieures est
entièrement envahi par une teinte brune ferrugineuse dans laquelle
les lignes se perdent presque, elles sèment toutefois sur leur
passage des petits points nervuraux blancs bien marqués. Les infé-
rieures se foncent également quoique d’une manière moins
uniforme. Les dessous restent assez pareils; toutefois dans obscura
la ligne extracellulaire commune jalonne sa route de points nervu-
raux blancs bien marqués qui n’existent pas dans songaria. Le corps
est plus petit que dans le type et ne dépasse pas, comme dans
celui-ci, l’angle anal des inférieures.
Eutomopepla brunnea n. sp. — 41 mill. — Bords terminaux
des ailes découpés et crénelés comme dans annulipes Feld. Dessus
des quatre ailes brun chocolat semé de quelques fines petites stries
noires, chaque aile avec un très petit point cellulaire noir et une
ligne transversale commune, finement bordée de clair extérieure-
ment, à peine ondulée, bien médiane aux inférieures, un peu au
delà du milieu aux premières ailes ; celles-ci possèdent en outre une
ombre linéaire qui part de l’angle interne, est sinuée sur 3 et4et se
perd vers la 5; les inférieures avec une ombre terminale allant de
l’angle anal à la 4 où elle atteint sa plus grande largeur. Frange
brun ferrugineux. Dessous avec les petits points cellulaires, mais
sans la ligne commune, la région extérieure à cette ligne brun
chocolat, la région intérieure blanchissant légèrement. La côte des
supérieures, dessus et dessous, très finement jaune; collier jaune;
tête, thorax et corps brun chocolat; pattes jaune coupé de brun.
Province Yungas, Bolivie; un .
Bonatea maculata n. sp. — 56 mill. — Dessus des quatre
ailes d’un gris lilacé brillant, les régions costale et apicale un peu
brunâtres aux supérieures, semé de fines stries noires el avec les
dessins bruns suivants : aux supérieures, une première ligne anté-
médiane doublement coudée extérieurement, finissant au premier
tiers du bord interne sur un gros point et accompagnée de trois
tout petits points nervuraux jaunes sur la 1, la médiane au départ
de la 2 et la sous-costale ; un second point encore plus gros à centre
semé d’écailles jaunes et marron au second tiers du bord interne
précédé d’une très fine ligne à peine indiquée à sinus intérieur
sur 3 et 4 et passant extérieurement tout près du très petit mais très
net point cellulaire noir, une tache costale assez large avant l’apex
bordée de blanc à sa base intérieure, terminée extérieurement sur
un œil qui sert de point de départ à une ligne subterminale de
points nervuraux bruns, enfin quelques points nervuraux jaunes
PE Ve TO TRE ES
368
allant de la tache costale au second point du bord interne et
indiquant la ligne droite si bien écrite dans véridilinea Warren.
Les inférieures avec le point cellulaire indistinct, une ligne centrale
à peine sinuée, simple, accompagnée extérieurement de petits
points nervuraux jaunes et une ligne subterminale de points ner-
vuraux bruns et jaunes. Dessous des quatre ailes gris brunâtre,
semé de quelques stries, avec un point cellulaire noir à chaque
aile, une ligne extracellulaire finement sinuée, commune, après
laquelle la teinte du fond se fonce légèrement, une ligne subtermi-
nale sinuée d’un blanc jaunâtre, les bords terminaux blanchissant
comme dans les autres espèces du groupe.
Rio Songo, Bolivie; un (.
Cette espèce est plus petite que ses deux voisines immédiates, les
Bonatea duciata Mssn. et viridilinea Warr.; outre les autres diffé-
rences, sa ligne bien centrale et plutôt arrondie des inférieures
semble caractéristique. Dans duciata cette ligne est plus extérieure,
double, bien sinuée, les pointes en dehors; dans viridilinea, elle est
également plus extérieure, double, mais droite et teintée de ver-
dâtre ainsi que la ligne qui, aux supérieures, relie le second point à
la tache costale, alors que dans duciata, cette même ligne (repré-
sentée dans maculala seulement par quelques points) est fortement
zigzaguée.
Le genre tel que nous le connaissons aujourd’hui sera complété
par viridirufa Warr. et undilinea Dgn., deux espèces d’ailleurs bien
séparées et distinctes des trois autres.
Lasiops ? puechi n. sp. — 39 mill. — Dessus des quatre ailes
semé de poils en outre des écailles, les franges très touffues, d’un
gris verdâtre luisant; les supérieures avec la très vague indication
d’une antémédiane doublement coudée, un petit point cellulaire
noir et une subterminale arrondie, coudée extérieurement sur 3 et
4 et bien marquée par des points blancs au passage des nervures;
les inférieures avec un petit point cellulaire indistinct et une sub-
terminale également arrondie et éclairée sur les nervures comme
aux supérieures. Dessous pareil mais plus pâle, la subterminale
réduite à une simple ombre grise. Franges, tête et corps couleur du
fond.
La Paz, Pérou; un (j.
Cnephora facala n. sp. — 39 mill. — Rappelle de très près
notre Odontopera bidentata CI. dont elle a à peu près les mêmes
formes d’ailes, les mêmes couleurs et presque les mêmes dessins.
Dessus des supérieures d’un fauve pâle luisant avec un gros point
cellulaire blanc cerclé de gris et les deux lignes grises suivantes :
une antémédiane arrondie marquant deux petits coudes et une
369
extracellulaire rapprochée de la première ligne au bord interne,
remontant droit à la 2, puis s’éloignant du centre pour aboutir à la
côte peu avant l’apex. Dessus des inférieures plus clair, également
luisant et avec un tout petit point cellulaire noir. Dessous des
quatre ailes fauve très pâle, les supérieures avec un vague rappel
par transparence des dessins du dessus, les inférieures avec le
point cellulaire noir. Tête et corps concolores.
La Paz, Pérou ; un G..
Azelina vulpecula n. sp. — 37 mill. — Dessus des supérieures
gris dans l’un des exemplaires, ochracé dans l’autre, les deux fine-
ment striés de noir; deux lignes délimitent l’espace médian de l’aile
qui est brun ferrugineux, faiblement éclairé de jaune à l'extrémité
de la cellule et contient un tout petit point discocellulaire noir;
ces lignes formées par la bordure de l’espace médian qui se fonce,
sont une antémédiane partant de la côte au premier quart, coudée
dans la cellule, puis se dirigeant obliquement vers le bord interne
qu’elle atteint peu avant le milieu, et une extracellulaire quittant la
côte au troisième quart, s’infléchissant légèrement au centre de
l'aile et atteignant le bord interne également au troisième quart, la
distance entre les deux lignes environ moitié moindre au bord
interne qu’à la côte. Dans l’exemplaire gris, cette seconde ligne est
accompagnée extérieurement d’une forte accumulation de stries
noires. Frange ferrugineuse. Dessus des inférieures gris noirâtre
avec un commencement de ligne subterminale noire bordée exté-
rieurement de clair, l’angle anal teinté de ferrugineux et dans
l’exemplaire le mieux marqué trois petits points terminaux noirs de
1 à 4. Frange ferrugineuse, grise dans la région apicale. Dessous
des quatre ailes gris violacé légèrement teinté de jaunâtre dans la
région costale, surtout aux supérieures, le point discocellulaire des
secondes ailes grossissant dans l’un des spécimens en une tache
blanche et noire et les quatre ailes portant la trace d’une ligne
extracellulaire marquée parfois de blanc, se dédoublant aux pre-
mières ailes dans l’un des exemplaires.
Huancabamba, Nord du Pérou; deux .
Bien distincte de toutes les espèces que je connais jusqu'ici.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T, XLVIL, 10 xt 1904 25
REMARQUES CRITIQUES
SUR LA
PHYLOGENIE ET LA DIVISION SYSTÉMATIQUE DES TERMITIDES
par Æ. Wasmann, S. J.
Dans un travail récent (Ann. Soc. Ent. Belg., t. 48, 1904, VIII,
pp. 278-286), M. J. Desneux a exposé ses idées sur l’affinité phylogé-
nétique des Termilides avec les Blattides, et il a insisté principale-
ment sur le genre Mastotermes Frogg. pour prouver sa thèse. Je suis
presque du même avis que M. Desneux sur cette question; mais il
n'est pas le premier qui a allégué l’affinité du genre Mastotermes
avec les Blattides. Dans un travail (1), que M. Desneux connaissait
sans doute, se trouve le passage suivant (p. 138) : « Unter diesen
(den australischen Termiten) scheint mir die Gatlung Mastotermes
durch ihr Flügelgeäder an die fossilen Paläoblattinen der paläo-
zoischen Formationsgruppe sich anzuschlissen und desshalb den
ältesten Typus der noch lebenden Termiten zu repräsentiren. » M. Des-
neux a malheureusement oublié de citer ces mots, dont il a bien
confirmé la vérité dans son travail respectif.
Dans une Note synonymique (An. Soc. Ent. Belg , t. 48, pp. 149-
151), M. Desneux a proposé son opinion sur l'impossibilité de la divi-
sion générique ou sous-générique de l’ancien genre Termes. IL fait
« simplement remarquer que les genres établis sur les Soldats ne
peuvent, comme le dit Wasmann, être étendus dans tous les cas aux
individus sexués correspondants : en effet, si cela est possible pour
un assez grand nombre d’espèces, il y a des exceptions qui viennent
troubler l’uniformité de cette classification, tantôt le Soldat faisant
ranger l’espèce envisagée dans un genre différent de celui exigé par
l'Imago; tantôt l’Imago pouvant indifféremment se rapporter à plu-
sieurs genres distincts selon les Soldats. Cela est indiscutable; je
citerai d’ailleurs, à l’appui de ce fait, l’opinion de Haviland, qui
en avait eu conscience d’une façon très nette en essayant de déli-
miter des groupes naturels dans le genre Termes ».
Selon mon opinion, l'affirmation décisive de M. Desneux n’est pas
«indiscutable ». Je ne connais pas un seul cas où le Soldat doit être
rangé dans un genre différent de celui exigé par l’Imago, si on fait
(1) WAsmaxN.— Termiten, Termitophilen und Myrmekophilen, gesammelt auf
Ceylon, etc. (Zool. Jahrbücher, System. Bd. 17, Heft 1, pp. 99-164). Je lui avais
envoyé cette étude moi-même et M. Desneux m'a demandé des renseignements
sur un autre genre de Termites cité sur la même page 138. C'est pourquoi je
suppose qu'il a lu aussi les lignes sur le genre Mastotermes, mais il les a oubliées
plus tard.
la division générique (ou sous-génériquel) d’une manière raison-
nable. Possédant une grande collection de Termites du globe entier,
il m'a été impossible jusqu'ici de confirmer l'opinion « indiscu-
table » de M. Desneux; au contraire, j'ai été confirmé dans mon
opinion, exposée déjà en 1897 (1), que la division systématique de
l’ancien genre Termes (et Eutermes) à l’aide des Soldats est tout à fait
nécessaire (2). Aussi M. Silvestri, qui a bien étudié les Termites de
l'Amérique du Sud (3), a suivi le même sentier. A propos de
M. Haviland, il faut remarquer que son travail respectif (4), cité par
M, Desneux, a paru en même temps que mon étude de 1897 (1), et
il m’a écrit encore qu'il aurait arrangé la division du genre Termes
d'une autre façon s’il avait connu ce travail avant sa propre publi-
cation. Malheureusement M. Haviland est mort et il ne peut pas en
donner de témoignage. Mais sur l’un de mes sous-genres de l’ancien
genre Termes, que j'avais créé déjà en 1896, il écrit dans son étude
de 1897 (4) (p. 390) : « This section forms the subgenus Coptotermes
of Wasmann. It is undoubtedly a good genus. » Il a donc approuvé
cette opinion.
Dans un article publié dans le « Biologische Centralblatt » de
1902 (5) (pp. 713-716), j'avais exposé et prouvé encore une fois mon
opinion sur la valeur générique ou sous-générique des diverses
formes de Soldats chez Termes et Eutermes. M. Desneux avait reçu
cette note et la connaissait sans doute; cependant il ne l’a pas citée,
quoique ses raisons alléguées en 1904 avaient été réfutées déjà
en 1902.
Voilà pourquoi je pense que la question, si la division systéma-
tique de l’ancien genre Termes, basée sur les différentes formes
de Soldats, doit être accepiée ou non, n’est pas du tout « indiscu-
table ».
(1) Termiten von Madagaskar und Ostafrika (Abhandl. d. Senkenbergschen
Naturf. Gesellsch., XXI, Heft 1, pp. 137-182).
(2) Cf. le travail cité p. 370, note I.
(3) Contribuzione alla conoscenza dei Termitidi e Termitofili dell’ America
meridionale (Redia, I, 1903, pp. 1-234).
(4) Observations on Termites (Linn. Soc. Journal, Zoology, vol. XX VI, 1898,
pp. 358-442).
(©) Einige Bemerkungen zu Sjüstedts « Monographie der Termiten Afrikas ».
PORT OS TR DOM ENTRE OT Re TE D OR LT ee rie
372
REMARQUES CRITIQUES
SUR LA
PHYLOGÉNIE ET LA DIVISION SYSTÉMATIQUE DES TERMITIDES
(RÉPONSE À M. WASMANN)
par J. Hbesneux.
(|
Dans ce numéro même des Annales de la Société Ent. de Belgique,
p. 370, M. E. Wasmann, S. J., fait paraître quelques mots de cri-
tique au sujet de ma récente note sur la phylogénie des Ter-
mites (1) et insiste ensuite sur la divergence de vues qui nous
sépare au sujet de la valeur du Soldat en classification.
M. Wasmann déplore que j'aie « oublié » de citer son allégation
au sujet de l’affinité du genre Mastotermes avec les Blattides et
semble vouloir faire croire que j'ai usurpé ses idées.
Je concéderai volontiers à M. Wasmann qu’il a € allégué » avant
moi — en trois lignes — « l’affinité du genre Mastotermes avec les
Blattides v, mais je lui ferai remarquer qu'il semble ignorer que
longtemps avant lui M. Froggatt lui-même avait déjà rapproché
Calotermes et en particulier Mastotermes des Blattides (Proc. Linn.
Soc. N. S. Wales, 1896, p. 511).
Alors que M. Froggatt essayait de motiver son rapprochement,
M. Wasmann se contente de nous dire, en passant, qu’il lui semble
que par sa « nervation alaire » (?), Mastotermes se rattache aux
PALÆOBLATTIDES (2), sans donner donc le moindre semblant de
preuve à l’appui de cette affirmation.
Evidemment une discussion sur une chose aussi futile ne présente
pas le moindre intérêt scientifique; et je n’aurais rien répondu à
M. Wasmann s’il ne m’attribuait ABSOLUMENT A TORT d’avoir « bien
confirmé la vérité » de son assertion, car s’il avait lu un peu attenti-
vement mon texte, il eût sans doute vu que page 282 je dis précisé-
ment le contraire : €. la très grande réduction de la sous-costale
de l’aile antérieure l’ÉLOIGNE (Mastotermes) des PALÆOBLATTIDES,
chez lesquels cette nervure est toujours très importante, le rappro-
‘chant plutôt de certaines Blaites actuelles ».
M. Wasmann a malheursement oublié de lire ces lignes qui sont
la réfutation même de son allégation!
En effet, un rapprochement avec les Palæoblattides ne peut s’ex-
(1) A propos de la phylogénie des Termitides, Ann. Soc. Ent. Belg., 1904,
pp. 278-286.
(2) « Die fossilen Paläoblattinen der paläozoischen Formationsgruppe »,
comme dit M. Wasmann. Zool. Jahrb. Syst., Bd. XVII, Heft 1, p. 138.
pliquer que par une compréhension absolument fausse de la nerva-
tion alaire des animaux en question (1).
Quesignifiaient, en définitive, les quelques mots de M. Wasmann?
Ou bien M. Wasmann était d’avis que les Termites dérivaient des
Blattides, et alors il a eu tort de ne pas émettre clairement et de ne
pas démontrer scientifiquement cette opinion toute nouvelle pour
l’époque (2); ou bien il partageait l’opinion courante que l’homo-
nomie des ailes des Termites était primitive, et alors il est clair que
Mastotermes avec ses ailes très dissemblables, n’était évidemment
pas le « ältesten Typus der noch lebenden Termiten », mais tout au
contraire le « hochgradigst specialisiert » de tous!
Ceci dit, au surplus, en se rappelant que M. Wasmann ne faisait
que prononcer le mot « Flugelgeäder » sans en donner la moindre
description, ce qui supposait évidemment que la description origi-
nale de Froggatt était exacte.
Qu'on veuille bien remarquer à ce sujet, que pour faire de Masto-
termes le plus primitif des Termites, je ne me base pas simplement
sur la nervation alaire — que cependant je décris en détail, en
signalant des caractères très importants et inconnus — mais que
j'ai recours aux autres caractères, dont celui des tarses est décisif.
En résumé, mon travail ayant pour but, en faisant connaître des
caractères extraordinaires et insoupçonnés que j'avais découverts,
d'établir définilivement l’origine blattoide des Termites, je n’ai pas
cru devoir reproduire de vagues allégations d’affinité, qui n’eussent
pu qu'encombrer mon texte, sans le moindre intérêt pour la
question (3).
(1) Sans doute, le caractère blattoïde de Mastotermes est très net, mais c'est à
coup sûr une forme déjà très spécialisée, qu'il serait vraiment fantaisiste de
vouloir rapprocher d'un groupe à caractère relativement aussi primitif que les
Palæoblaitides !
En réalité — et cela est hors de doute — les Termites sont un rameau relati-
vement récent des Blaltoïdes, « ein hochspecialisierter jwrger Seitenzweig der
Blattoïden » (Handlirsch). Il est important de rappeler à ce sujet, que les nom-
breux débris fossiles décrits sous les noms de « Termites paléozoïques ou
mésozoïques » n’ont aucun rapport avec ces animaux.
(2) On sait, en effet, que cette opinion a été émise pour la première fois par
Handlirsch en 1903.
(3) Puisqu'il s’agit d'erreurs, j'en signalerai encore deux à M. Wasmann qui
se trouvent sur cette même page 155 de son travail cité plus haut (p. 372,
note 2). Selon M. Wasmann, « Die Gattung Acanthotermes Sjüst. (ist in Ostindien)
durch 1 Art(vertreten) plunus Hav. » Cela est absolument inexact : Termes planus
Haviland — qui d’ailleurs est probablement synonyme de T. wmbilicatus Hagen
— est une forme très curieuse, mais sensiblement différente des Acanthotermes de
Sjôstedt. Je connais T. planus et je connais fous les Acanthotermes décrits, et je
puis affirmer catégoriquement que ce sont là deux groupes évolués très diffé-
remment qui ne pourraient en aucune façon être réunis, pas plus d’après le
Soldat que d’après l’Imago. T. planus doit former au moins un sous-genre de
Ensuite, à propos d’une note synonymique que j'ai publiée récem-
ment (1), M. Wasmann revient sur la question — intéressante
celle-là — de valeur du Soldat en classification. Il déclare dénuée de
tout fondement mon affirmation — pour moi indiscutable — que
la « classification » basée sur le Soldat ne correspond pas toujours
à celle basée sur les individus sexués.
Je m'étais promis de revenir en détail sur cette question,
M. Wasmann m'en donne l’occasion.
Mon honorable contradicteur, qui déclare posséder une grande
collection de Termites, ne connaît, dit-il, pas un seul cas où le
Soldat doive être rangé dans un genre différent de celui exigé par
l’Imago; il a au contraire été confirmé dans son opinion « que la
division systématique du genre Termes à l’aide des Soldats est tout à
fait nécessaire ».
Je ne demanderais pas mieux que de me ranger à l’avis de M. Was-
mann, mais je ne puis cependant pas supprimer les espèces qui
contredisent formellement sa théorie, et je ne puis loyalement non
plus les ignorer! Car je possède aussi une grande collection de
Termites du globe entier, et, contrairement à l'opinion « prouvée »
de M. Wasmann, j'ai rencontré des cas où le Soldat fait indiscuta-
blement ranger l’espèce envisagée dans un «genre » différent de
celui exigé par l’Imago!
J'en citerai un particulièrement suggestif puisqu'il réfute dans son
argumentation même, une affirmation € prouvée » de M. Wasmann.
Dans une note (2) sur laquelle je reviendrai plus bas, M. Was-
mann disait :
Termes, que je propose d'appeler Termitogeton nov. subgen. M. Wasmann dit
aussi que le « genre » Glyptotermes Frogg. n’est pas représenté en Asie : il oublie
que sur les six Calotermes de Bornéo décrits par Haviland, trois au moins appar-
tiendraient à cette coupe si elle était valable (C. dentatus, brevicaudatus, borneensis).
Enfin, il est encore un point sur lequel je dois attirer l'attention, car il a son
importance : M. Wasmann confondrait-il les cezci avec les « papilles abdotmi-
nalzs »? (1) Daus sa description de l'Eutermes Heinu (Zool. Jahrb., p.135), il dit du
Soldat de cette espèce : « Abdominal papillen deutlich, spitz kegelfôrmig »; j'ai
reçu de l’auteur lui-même cette espèce et j'ai eu beau me torturer les yeux, ilm'a
été impossible de découvrir même des traces de « papilles abdominales » alors
que les cerci sont distincts. De même pour Eut. biformis Wasm., que je dois à
l'amabilité de M. W. Horn.
Les « ablominal papille » de Haviland sont les « appendices anales » de Hagen,
c'est-à-dire les appendices génitaux ou «séyli » enlangage plusscientifique ; ce sont
deux petits appendices effilés, rapprochés l'un de l’autre et que présente souvent
le bord postérieur du % sternite des Termites jou neutres (dans le genre Hodo-
termes seul, la © en présente aussi) mais qui très souvent ont disparu complète-
ment. Les cerci — faut-il le dire? — sont tout autre chose (« appendices abdomi-
nales » de Hagen) et ne manquent jamais.
(1) Ann. Soc. Ent. Belg., 1904, p. 149.
(2) Biologisches Centralblatt, 1902, pp. 713-716.
« Die Gattung Capritermes Wasm., kommt auf Madagascar, in
Westafrika, Ostindien und Südamerika vor; und zwar hat sie
überall nicht bloss eine äusserst ähnliche Soldatenform, sondern
auch eine entsprechend ähnliche Imagoform und Arbeiterform.
Dasselbe gilt auch fur die Gattung Goptotermes Wasm. in Afrika,
Ostindien und Brasilien », etc.
Ce genre Coptotermes est basé sur une forme de Soldat très
caractéristique ayant notamment une vaste ouverture frontale, et
comme le dit M. Wasmann, on trouve de tels Soldats en Afrique
(lateralis WIk.), en Asie orientale (fravians Hav., Gestroi Wasm.),
au Brésil (marabilanas Hag., testaceus L.), et ils se ressemblent
extrêmement.
Malheureusement, M. Wasmann se trompe encore une fois quand
il dit que les Imagines de toutes ces espèces sont également
« entsprechend ähnlich »,
Il est certes exact, j'en conviens volontiers, que les Imagines de
C. travians, Gestroi, marabitanas et testaceus se ressemblent beau-
coup et forment un groupe naturel caractérisé, mais la seule espèce
d’Afrique dont l’Imago soit connue en même temps que le Soldat,
ne peut rentrer dans ce groupe! Que l’on compare les individus
sexués de C, marabitanas, par exemple, avec ceux de 7, lateralis,
leurs Soldats étant — c’est entendu — très semblables, et l’on verra
que, d'une part, Coptotermes est constamment caractérisé par des
antennes de 19-20 articles, les écailles des ailes antérieures très
grandes, recouvrant la base des postérieures, le bord postérieur du
méso- et celui du métathorax à peine concaves, etc. — tous carac-
tères d'importance bien certaine; — d’autre part, T. lateralis a des
antennes de 15 articles, des écailles antérieures petites, dépassant
à peine la moitié du mésothorax, le bord postérieur du méso- et
celui du métathorax fortement échancrés, etc., on reconnaîtra que
« raisonnablement » il est tout à fait impossible de rattacher directe-
ment cette forme aux Coptotermes, quoi qu’en affirme implicitement
M. Wasmann.
Veut-on un autre exemple? L’Imago d’Eutermes arboricola
Sjôst. (1) est frès voisine de celle d’Eut. capricornis Wasm., les diffé-
rences étant {out juste spécifliques..., eh bien! ces deux espèces qui
devraient donc d'après l’Imago « raisonnablement » faire partie du
même genre, ont des Soldats fout différents!
Je connais d’autres exemples que je citerai à M. Wasmann s’il le
désire, et voilà pourquoi j’ai pu croire — et je crois encore — que
mon opinion, énoncée plus haut, au sujet de la classification, était
absolument indiscutable.
(1) Je dois communication de cette espèce ainsi que de T. lateralis, à mon
excellent collègue M. Sjüstedt, de Stockholm, que je tiens à remercier ici tout
particulièrement.
FES LSTR STAR
376
Si l’on veut se donner la peine de relire mon texte et celui de
M. Wasmann, on remarquera que mon contradicteur ne dit rien de
la seconde partie de mon affirmation, tout aussi importante que la
première cependant : « .… tantôt l’Imago pouvant indifféremment
se rapporter à plusieurs genres distincts selon les Soldats ».
M. Wasmann n’en dit mot et pour cause, car il est clair qu'il n’y a
pas la moindre différence générique ou sous-générique entre les
individus sexués des « genres » Æutermes, Armitermes, Mirotermes,
Spinilermes, etc., etc., alors que leurs Soldats considérés seuls sont
parfois très Das
Sans nul doute cette partie de mon affirmation a autant de SAlbE
que la première, car en supposant même qu’on puisse toujours faire
correspondre à des coupes établies sur le Soldat, des coupes basées
sur l’Imago et dont les limites, quoique beaucoup moins tranchées,
soient cependant naturelles, on ne saurait donner à ces coupes
qu’une simple valeur de groupes naturels, mais à aucun prix il ne
serait permis d’en faire des genres ou des sous-genres, tant les
différences entre les groupes d’Imagines seraient faibles, éfant
purement spécifiques dans la plupart des cas.
Si M. Silvestri, qui a, en effet, bien étudié les Termites sud-amé-
ricains, a suivi le même sentier que M. Wasmann, M. Sjôstedt, qui
a très bien étudié les Termites africains, a refusé de suivre cesentier,
et moi non plus je ne puis le suivre!
Quant à l'affirmation de Haviland que j'avais invoquée en ma
faveur, elle garde toute sa valeur malgré ce que M. Wasmann en dit.
Que M. Haviland ait déclaré que s’il avait connu le travail de
M. Wasmann il aurait arrangé d’une autre façon ses groupements
du genre Termes, c’est une chose simplement logique, mais cela ne
veut nullement dire — et c’est là le point important — qu'il aurait
adopté les « sous-genres » de M. Wasmann.
M. Haviland a écrit lui-même, avec beaucoup de raison, à propos
de ses « sections » : €... these (the groups) I have attempted to
define; but more material and further examination will alter the
definitions and limits T have given » (1).
Il est certes très malheureux pour la science que M. Haviland soit
mort; mais malgré son absence, son opinion ne pourra jamais
prêter à équivoque ; elle n’est, d’ailleurs, que la simple constatation
d’un fait.
J'en viens maintenant à parler de l’article du « Biologisches Cen-
tralblatt », 1902, pp. 713-716, où M. Wasmann a exposé — mais
nullement « prouvé » comme il le croit — « son opinion sur la
valeur générique ou sous-générique des diverses formes des Soldats
de Termes et Eutermes ».
(1) Journ. Linn. Soc. London, vol. 26, 1898, p. 359.
377
Nous allons voir si réellement mes « raisons alléguées en 1904
avaient déjà été réfutées en 1902 ».
Laissant de côté les points s’adressant personnellement à
M. Sjôstedt, notamment la question de la division du genre Termes
sensu Hagen en Termes et Eulermes, j’aborde les points où M. Was-
mann expose ses Çarguments »,
Selon M. Wasmann (loc. cit., p. 715), « Die Soldatenform ist die
hochgradigst spezialisierte Kaste im Termitenstaate; man kônnte sie
sogar, da ihr eine mit Kopfmaske versehene Larvenform vorher-
geht, die dem Nymphenstadium des Zmago entspricht, als eine
sekundäre Imagoform bezeichnen. Daher ist sie zur Bildung von
generischen oder subgenerischen Unterabteilung besonders geeig-
net ».
Que le Soldat soit la caste la plus spécialisée, nul ne le conteste;
qu’on « puisse », parce qu’on le désire, considérer le Soldat comme
une forme imaginale secondaire, c’est possible ; mais qu’on doive
scientifiquement la considérer comme telle, c’est absolument inad-
missible :
Le Soldat est certainement une forme définitive qui après un
certain nombre de mues ne changera plus; mais, comme il ressort
des observations de Grassi (1), ce n’est qu’une larve dont le déve-
loppement normal a été arrêté (2), peut-être sous l’action de la
nourriture. Les modifications morphologiques consécutives que
présente cette larve n’ont rien de commun avec le développement
d’une nymphe en Imago.
La larve ou « Kopfmaske » de M. Wasmann ne « correspond » en
aucune façon au stade nymphal de l’Imago; ce sont deux choses que
l’on ne peut comparer, et l’on doit scientifiquement considérer
le Soldat comme une forme larvaire. On en déduit naturellement
que cette forme n’est pas du iout désignée pour la division géné-
rique et sous-générique.
Le second et capital argument de M. Wasmann c’est que : « Die
Soldatenform ist nicht bloss eine biologische Anpassungsform,
sondern sie bringt auch die natürlichen Verwandtschaftsverhältnisse
zum Ausdruck ».
Sa démonstration — je l'ai réfutée plus haut — consiste à dire que
dans les différentes parties du monde les Soldats très semblables
présentent toujours des Imagines très semblables, Que le Soldat
soit ou ne soit pas une simple forme d’adaptation biologique, c’est
une question qui ne peut être résolue en trois mots et dont nous ne
(1) Quart. Journ. Microscop. Science, vol. 39, pp. 245-315; vol. 40, pp. 1-75.
(2) C’est précisément en cela, comme le remarque Grassi, que les castes stériles
des Hyménoptères sociaux sont entièrement différentes de celles des Termites.
Cf. aussi à ce sujet : Silvesiri, Allgem, Zeitschr. f. Entomologie, 1902, p. 175.
LE
pouvons rien affirmer actuellement, les hypothèses émises au sujet
de l’ « hérédité » chez le Soldat étant au moins douteuses.
En tous cas, j’ai de bonnes raisons — l’expérience de tous les
zoologistes — pour croire que la convergence, que M. Wasmann
semble négliger, a une importance très grande et nous commande
la plus grande prudence en classification.
Du reste il est un mot de M. Wasmann lui-même qui, selon moi,
perd complètement sa propre conception : il est d’avis que son
procédé est « praktisch notwendig » (loc. cit., p. 716).
Or en quoi consiste une « division systématique » sinon en grou-
pements NATURELS se basant rigoureusement sur la phylogénie, la
question «€ pratique » ne pouvant jamais entrer en ligne de compte?
Voilà pourquoi je considère comme absolument indiscutable
mon opinion que le Soldat ne peut servir de base à la classification
naturelle, et pourquoi, malgré les « réfutations » de M. Wasmann,
je la maintiens dans toute son entièreté.
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XI
Assemblée mensuelle du 5 novembre 1904.
PRÉSIDENCE DE M. FOLOGNE, TRÉSORIER
La séance est ouverte à 8 heures,
MM. Gilson, Jacobs et Rousseau se font excuser de ne pouvoir
assister à la séance. L
Le Président rappelle que les présentations de candidatures au
Conseil d'administration ainsi que les projets de modifications aux
statuts doivent se faire à la prochaine assemblée mensuelle,
Correspondance. M. Malcolm Burr fait part de son changement
d'adresse : Royal Societies Club, St-James Str., S. W. London.
— M. R. Van Zuylen van Nyeveldt envoie sa nouvelle adresse :
St-Clare House, St-Catherine Street, à Ventnor (île de Weight).
Travaux pour les Annales. L'assemblée décide l’impression des
travaux insérés dans ce numéro.
Communications. M. Severin donne quelques nouveaux détails
sur la collection de Sélys et sur le travail d’ensemble relatif à cette
collection et qui a été confié à divers spécialistes.
— M. Hippert signale quelques captures de Lépidoptères inté-
ressants.
La séance est levée à 9 heures.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T, XLVIN, 2 XII 1904. 26
380
ANOTHER CONTRIBUTION TO THE KNOWLEDGE
OF INDIAN PHYTOPHAGOUS COLEOPTERA
by Martin Jacoby.
The present pâper deals with the apparently new species
obtained by M' H.-L. Andrewes in the Nilgiri Hills and by
M'T.-R.-D. Bell at Kanara, Karachi, Khandesh and Kashmir. They
were submitted to me by M' H.-E. Andrewes for examination and
form the third consignment of this group received by this gentle-
man, of which I gave an account in the Annals of the Belgian
Entomol. Society. I have added a few other species which are
contained in my collection, the latter also contains types and
cotypes of all the species described here while the bulk of the
collection is in the hands of M' H.-E. Andrewes.
LEMA PARADOXA sp. n.
Bluish black below, above metallic green or blue, thorax deeply
bisulcate, impunctate, elytra with a fovea below the base, strongly
punctate anteriorly more finely so towards the apex, interstices not
raised except near the margins.
Length 7 mill.
Head deeply longitudinally sulcate at the vertex with a few fine
punctures, supra ocular grooves very deep, eyes broadly and deeply
notched, clypeus metallic with a transverse row of fine punctures
anteriorly, labrum with a similar row, antennæ black, slender, the
second to the fourth joint gradually lengthened, thorax not longer
than broad, the anterior angles produced into a small tubercle, the
sides moderately excavated, the excavation gradually extending to
the basal sulcus, the latter deep, straight, another somewhat sinuate
and nearly equally deep sulcus is placed before the middle, in front
of this sulcus are a few fine punctures, rest of the disc impunctate,
elytra with a short but deep fovea near the suture below the base,
another impression is placed near the apex at the junction of the
fourth and eighth striæ, last two interstices costate, legs very slen-
der, bluish black.
Pondicherry (my collection), Nilgiri Hills, Anamalais (Andrewes).
Allied to L. cyanea Fabr. but much larger, the thorax more
distinctly tuberculate and more deeply bisulcate, elytral interstices
not rugose; the insect was procured by beating and on herbage
from May till July and in November and December.
s'nnlis nes: VER 0 es
381
CRIOCERIS FASCIATIPENNIS sp n.
Flavous, the head, antennæ and legs piceous, thorax impunctate,
the base black, elytra flavous, nearly impunctate, a narrow trans-
verse band at the middle and a small spot near the apex, black.
Length 10 mill.
Head piceous, impunctate, pubescent near the eyes, antennæ
extending below the base of the elytra, the lower seven joints
obscure dark fulvous,the others black, second joint very short, third
and fourth larger, equal, about as large as the basal joint, the follo-
wing joints thickened, slightly longer than broad, thorax subcylin-
drical, but slightly constricted at the middle, the anterior angles
obtuse and rounded, the base with a transverse obsolete sulcus, the
space hehind the latter black, the rest of the surface flavous, entirely
impunctate, scutellum longer than broad, black, elytra subcylin-
drical, slightly constricted below the middle, entirely impunctate,
with the exception of two or three punctures near the suture below
the base, the latter slightly convex, the surface flavous, with a
narrow transverse band below the middle, a small spot near the apex
and the extreme apical margins black; under side obscure flavous,
the abdomen clothed with yellow pubescence, legs piceous, meso-
sternum gradually raised, perpendicular.
Hab. India (collection M. Clavareau and my own).
Somewhat allied in coloration to C. cruciata Guér. but with an
entirely differently shaped thorax, the latter with a black band at
the base and the elytra with a subapical black spot.
CRIOCERIS MALABARICA sp. n.
Dark fulvous, the under side black, thorax with a single row of
punctures at the middle, elytra with a depression below the base,
finely and regularly punctate-striate, the punctures stronger within
the depression, the knees more or less fuscous.
Length 9 mill.
Head deeply constricted behind the eyes, sparingly punctured at
the vertex, eyes very deeply notched, this portion and the space in
front, pubescent, lateral grooves very deep, antennæ extending to
the base of the elytra only, dark fulvous, the terminal joints scar-
cely longer than broad, thorax about as long as broad, moderately
deeply constricted at the middle, the surface with a few punctures
near the anterior margin and a single row at the middle, scutellum
narrow, fulvous, elytra with a shallow transverse depression below
the base, reddish fulvous, regularly and finely punctate-striate,
except near the shoulders where the punctures are absent, the
382
latter are much stronger at the base near the suture, interstices
flat, thelateral margins strongly raised, under side black, clothed with
yellow pubescence, legs fulvous, the knees more or less darkened.
Hab. Malabar (my collection).
I cannot refer this species of which I received two specimens
from M. Donckier in Paris, to any described one; the regularly
punctured elytra prevent it from being mistaken for any of those in
which the latter are only partially punctate; C. badia Lac. and
C. consentanea Lac. have a fulvous under side and black legs, also
irregularly punctured elyira at the base; C. omophloides Lac. is des-
cribed as having the terminal joints of the antennæ scarcely widened
and nearly cylindrical which is certainly not the case here, the legs
are also described as black.
CRYPTOCEPHALUS SUBCOSTATUS sp. n.
Testaceous below, above fulvous, head closely punctured, thorax
impunctate, with two black spots, elytra strongly punctate-striate,
the interstices more or less longitudinally convex.
Length 5-7 mill.
Head flavous or testaceous, closely semirugose punctate through-
out, labrum smooth, mandibles nearly black, antennæ entirely
fulvous, the third joint longer than the fourth, terminal joints
widened, subtriangular, last joint with an additional pointed appen-
dage, anterior edge of the clypeus but slightly concave, thorax
strongly deflexed at the sides, narrowed in front, the posterior
angles acute but not much produced, the disc impunctate, fulvous,
with two black spots, more widely separated from each other than
each of them from the lateral margins, scutellum rather broad,
flavous, margined with black, elytra not depressed below the base,
fulvous, strongly punctate-striate, the punctures much finer near
the apex, the interstices slightly convex, impunctate, below and
the legs pale flavous, the sides of the breast strongly punctured,
prosternum produced into a long projection anteriorly, deeply
bilobed posteriorly; pygidium flavous, finely rugose.
Hab. Anamalais; May by beating.
Closely allied to several similarly coloured Indian species, notably
C. fraternus Duviv. and C. Andrewesi Jac. but distinguished from the
first named by the scarcely emarginate clypeus, the very closely
punctured head and the structure of the prosternum, from the
other species, by the rather convex elytral interstices, the colour
of the antennæ and the entirely flavous under side, also by the
prosternum being pointed anteriorly instead of broadly rounded ;
C. fatuus Suffr. has no thoracic spots, an elongate, triangular
scutellum and finely punctured elytral interstices, the prosternum
also is broadly not pointedly produced; the female of the present
species is much larger, the antennæ are much shorter with the
third and following joints nearly equal and the thorax much more
transverse,
ATROPIDIUS ROBUSTUS sp. n.
Subquadrate-ovate, fulvous, head finely punctured, thorax
impunctate, elytra finely punctate-striate, fulvous, a transverse
bilobed band at the base and a large spot near the apex, black.
Var. The elytral bands replaced by two spots, placed transver-
sely (2. 2.).
Length 4 1/2 mill.
Of broad and subquadrate shape, the head very finely and closely
punctured, flat, the eyes widely separated and broadly emarginate,
labrum pale, antennæ short, flavous, the last six joints thickened,
thorax strongly transverse, with the sides greatly deflexed, narro-
wed anteriorly, the base produced into a point at the middle, the
surface entirely impunctate, fulvous, scutellum invisible, elytra
with the lateral lobes strongly produced and angular, finely punc-
tate-striate, the shoulders rouuded, the interstices flat and impunc-
tate, reddish fulvous, the base with a transverse black band, deeply
bilobed at the posterior edge, abbreviated at each side, the posterior
portion with another large transverse black spot, pygidium finely
rugose-punctate, under side pale fulvous, finely punctured, proster-
num much broader than long, the sides carinate.
Hab. Anamalais. Obtained by beating in May.
The largest species of the genus and evidently variable in regard
to the elytral markings, of which two specimens are contained in
this collection.
EUMOLPIDÆ.
DEMOTINA ANDREVWESI sp. n.
Obscure piceous, clothed with grey scales, antennæ and legs
more or less fulvous, head and thorax densely pubescent, elytra
closely and strongly punctured, clothed with grey scales arranged
in closely approached rows.
Length 3 1/2 mill.
Head not longer than broad, densely clothed with pale grey scales,
epistome and labrum fulvous, antennæ slender, fulvous, the ter-
minal joints widened, third and fourth joint very elongate, equal,
thorax about one half broader than long, the sides rounded and
A TO ON OUT TT SR PE RS
384
widened at the middle, the lateral margins obsolete, the disc
clothed with scales like the head, scutellum triangularly elongate,
elytra wider at the base than the thorax, strongly punctured in
very closely approached rows, the scales likewise arranged in lines,
the interstices furnished with single stiff blaek hairs, under side
densely clothed with whitish scales, legs dark fulvous, the femora
armed with a small tooth, tibiæ entire, claws bifid.
Hab, Anamalais. May.
To be separated from its allies principally by the nearly white
densely placed scales which obscure the sculpturing of the head
and thorax, the piceous or dark fulvous ground colour of the
elytra can just be seen under the covering of the scales.
DEMOTINA FULVOHIRSUTA sp. n.
Piceous, clothed with very short, pale fulvous pubescence or
scales, head and thorax finely rugose punctate, elytra deeply punc-
tate-striate, with a smooth spot at the base, a transverse band below
the middle and a shorter one near the apex, black.
Var. The posterior bands replaced by a spot each.
Length 5 mill.
Head entirely clothed with pale fulvous, scalelike pubescence,
the anterior portion of the epistome and the labrum fulvous, palpi
slender, fulvous, antennæ very slender, pale fulvous, the inter-
mediate joints darker (the last five joints wanting), thorax one half
broader than long, the lateral margins obsolete anteriorly, the sur-
face sculptured like the head and similarly pubescent, scutellum
subpentagonal, pubescent, elytra with a depression below the base,
rather pointed at the apex, strongly and closely punctate-striate,
furnished with the same pale fulvous scales as the rest of the body,
but the pubescence interrupted by black smooth spots and bands of
which one spot is placed near the scutellum, an oblique transverse
band below the middle and a smaller one near the apex joined by
another longitudinal stripe near the suture, below fulvous, finely
pubescent, legs with the femora more or less piceous and armed
with a distinct tooth, prosternum broad, subquadrate.
Hab. Belgaum and Malabar (my collection).
DEMOTINA SEMIFASCIATA Jac.
(Ann. Mus. Genova, 1892.)
This species must be placed in Hyperaæis on account of the
dilated anterior and posterior femora and the strong tooth of the
latter. On account of another species having been described by me
previously under a similar name and which likewise belongs to
385
Hyperaxis the above name must be changed and I alter it to Hype-
raxis feae. In the description of this species the thorax is given as
more than twice as broad as long, this is not correct and should be
not more than twice as broad.
HYPERAXIS VARIEGATA sp. n.
. Obscure fuscous, clothed with grey scales, basal joints of the
antennæ and the base of the tibiæ fulvous, thorax with indistinct
grey bands, elytra extremely closely punctured, piceous, the shoul-
ders within and the sides obscure dark fulvous, anterior and poste-
rior femora thickened, dentate.
Length 4 mill.
Head covered with grey scales, the sides obscure fulvous, the
middle piceous, or entirely of this colour, epistome not separated,
transverse, finely and closely punctured, fulvous as well as the
labrum, antennæ extending to the middle of the elytra, fulvous, the
second joint small, the third'and fourth equal, terminal joints shor-
ter; thorax about one half broader than long, the lateral margins
obsolete, the surface closely covered with grey scales which form
sometimes more or less distinct longitudinal stripes, the punctua-
tion very fine and close, scutellum closely pubescent, elytra rather
more distinctly punctured than the thorax in extremely closely
arranged rows, dark fulvous, a sutural patch at the base and the
sides more or less obscure piceous, covered with very short grey
scales which are more prominent at the basal margin in front of the
shoulders ; legs fulvous, femora with à small tooth, the anterior and
posterior ones strongly thickened.
Hab. Nilgiri Hills and Anamalais. June.
This species must be closely allied to H. Harmandi Lefèv. (Ann.
Soc. ent. France, 1893) but in that insect, the elytra are described
as strongly punctured with grey and white scales with rounded
patches denuded and intermixed, the intermediate tibiæ are also
emarginate at the apex. The genus does not seem to be a well
defined one as the thorax in the type, H. sellata Baly is much
more subcylindrical and less transverse and the epistome trian-
gular, the emargination of the intermediate tibiæ is very feeble and
in the present species altogether absent, therefore nothing remains
but the incrassate anterior and posterior femora to separate
Hyperaæis from Demotina.
APOLEPIS INDICA sp. n.
Obscure fulvous or piceous, covered with white scales, thorax
closely rugose, elytra closely punctured in rows and clothed with
whitish stiff hairs, obscure fulvous, more or less spotted with
piceous.
Length 2 1/2 mill.
This species is closely allied to À. adspera Baly from Borneo and
Sumatra, but is of a paler coloration, the entire upper surface is
closely covered with whitish scales and longer stiff hairs which
obscure the sculpturing except that of the elytra in which the
closely punctured rows can be seen, the antennæ are short, entirely
pale fulvous, with the terminal joints distinctly thickened, forming
an elongate club; the thorax is subquadrate and the sculpturing
consist of close rugosities which at the sides appear serrate, when
viewed from above, the elytra are distinctly wider at the base than
the thorax, of dark fulvous colour, with the sutural portion at the
base and a spot near the apex more or less piceous (not always
present) the anterior femora are dilated into a distinct tooth.
Hab. Nilgiri Hills. February, by beating at 3000 ft. elevation.
A. adspera is of a darker colour, the thorax is much wider and
has a more or less distinct lateral pale band of white pubescence
and the anterior femora have but a very small tooth. À. Balyi Jac.
has a totally differently sculptured upper surface.
TRICHOTHECA DUVIVIERI sp. n.
Obscure dark fulvous, clothed with white scale like hairs, antennæ
slender, flavous, thorax subquadrate, finely rugose, elytra deeply,
strongly and very closely punctured, legs pale fulvous, anterior
femora armed with a distinct tooth.
Length 3 mill.
Of oblong and rather narrow shape, of uniform dark fulvous
colour, closely covered with white adpressed and stiff hairs, the
head entirely pubescent obscuring the sculpturing, anterior margin
of the clypeus, emarginate, iabrum and palpi flavous, eyes nearly
entire, antennæ slender and filiform, flavous, nearly as long as the
insect, the third to the sixth joint nearly equal in length, the termi-
nal joints shorter ; thorax not longer than broad, the lateral mar-
gins obsolete, the sides very slightly widened at the middle, the
surface pubescent like the head, finely rugose, scutellum rather
broad, elytra wider at the base than the thorax, more distinctly
punctured than the thorax with very closely placed rows of white
bairs, the interstices here and there furnished with stiff black hairs,
legs flavous, the anterior femora more strongly incrassate than the
others, with a distinct tooth, the other femora with a very small
tooth, claws bifid.
Hab. Anamalais. May by heating.
Smaller than the other two species known from India and diffe-
ring in the uniform dark fulvous coloration.
NODOSTOMA FULVICORNE sp. n.
Metallic green, blue or cupreous, the antennæ pale fulvous, tho-
rax finely punctured on the disc, foveolate punctate at the sides,
elytra with basal depression, finely punctate-striate, femora minu-
tely dentate.
Length 4 mill.
Head remotely and moderately strongly punctured, rather obso-
letely obliquely grooved at the sides of the clypeus, the latter
strongly punctured, labrum fulvous, antennæ flavous or pale fulvous,
the apex of the last joint fuscous, terminal joints rather short and
thickened, thorax twice as broad as long, the lateral margins stron-
gly angulate near the base, the anterior margin accompanied by a
deep transverse groove, the surface very flnely and remotely punc-
tured at the disc, the sides confluently foveolate-punctate, scutel-
lum with a few fine punctures, elytra with a rather deep transverse
depression below the base, finely punctate-striate, the punctures still
finer near the apex, under side and legs metallic greenish or bluish,
the tarsi piceous, all the femora armed with a very minute tooth.
Hab. Anamalais, also Nilgiri Hills. On low herbage in May and
June.
Amongst the numerous species of this genus, there are but few
which have entirely pale coloured antennæ and none in which the
thorax is sculptured like the present one, the difference in the deep
foveolate sides and the fine punctures at the disc is very great.
CLEOPORUS VARIEGATUS sp. n.
Flavous, thorax finely punctured, with a transverse black band,
elytra regularly punctate-striate, a small spot at the base and an
elongate sutural spot at the middle, piceous.
Var. Thorax and elytra without spots.
Length 3-5 mill.
Head finely punctured, flavous, the base of the vertex more or
less black or with a central black spot, epistome broadly transverse,
scarcely separated from the face, strongly punctured, antennæ
black, slender, the lower four joints flavous, the third joint shorter
than the fourth, thorax nearly twice as broad as long, the sides
rounded, the surface very finely and rather closely punctured, fla-
vous, with a narrow transverse piceous band at the middle, strongly
constricted at each end, elytra elongate, with a shallow basal depres-
sion, flavous, punctate-striate, the punctures finer towardsthe apex,
388
flavous, the base with a piceous spot at the middle, the suture with
another elongate spot of variable size, often very narrow; under
side more or less piceous, legs flavous.
Pondicherry (my collection).
Very variable in regard to size and coloration and of less cylin-
drical shape than most other members of the genus.
CLEOPORUS MACULICOLLIS sp. n.
Elongate, fulvous, head and thorax strongly punctured, the latter
with two black patches, elytra strongly punctate-striate, obscure
piceous, the margins more or less flavous, legs testaceous, abdo-
men obscure piceous.
Length 3 mill.
Head almost confluently punctured, pale fulvous, clypeus not
separated, eyes with a narrow sulcus above, antennæ extending to
about the middle of the elytra testaceous, the second joint thicke-
ned and slightly longer than the third one, terminal joints slightly
thickened; thorax one half broader than long, the sides rounded,
the surface rather closely and strongly punctured at the sides, less
so atthe middle, the sides with a large black patch almost occupying
the whole surface, elytra slightly wider than the thorax at the base,
slightly depressed below the latter, regulariy punctate-striate, the
punctures distinct to the apex; all the margins pale, the disc
slightly darker, legs testaceous, femora unarmed, the intermediate
and the posterior tibiæ emarginate at the apex, claws appendiculate,
the breast fulvous, abdomen more or less piceous.
Khandesh (T.-R. Bell).
TRICLIONA SULCIPENNIS sp. n.
Obscure fulvous, the disc of the thorax, the sides of the breast,
the knees and apex of the tibiæ black, head and thorax impunctate,
elytra with regular punctured striæ, the punctures nearly obsolete.
Length 5 mill.
Head stained with piceous, entirely impunctate, the epistome
distinctly separated, wedge shaped, eyes broadly emarginate,
antennæ extending beyond the middle of the elytra, the lower three
joints fulvous, the rest piceous (last 3 joints wanting), thorax trans-
verse, the lateral margins strongly rounded, constricted anteriorly,
basal margin broadly rounded, the disc impunctate, almost entirely
occupied by two large piceous patches, elytra pale fulvous, longitu-
dinally sulcate, the sulci with some very fine punctures below the
base, the ninth and tenth abbreviated at each end and joined at
389
the same places, the two outward and the two inner sulci curved
at the base, below obscure fulvous, legs spotted with black, anterior
femora with a short, acute tooth.
Hab. India (collection M. Clavareau and my own).
The dark thoracic patches and the sculpture of the elytra
distinguish this species from any of its allies. The exact locality is
unknown to me.
CORYNODES CLYPEATUS sp. n.
Metallic green, antennæ purplish, the basal joints partly fulvous,
clypeus minutely punctured, thorax extremely finely and remotely
punctured, elytra with basal depression, finely and semiregularly
punctured, femora unarmed, claws appendiculate.
Length 10-12 mill.
Head very finely punctured, more or less strongly longitudinally
depressed at the middle, clypeus separated from the face by a narrow
transverse groove, much broader than long, very finely and closely
punctured, labrum metallic green, antennæ extending to the middle
of the elytra, the basal joint subquadrate, metallic green, the
following two joints more or less fulvous, the apical ones purplish,
gradually dilated, thorax nearly twice as broad as long, of nearly
equal width, the sides feebly rounded at the middle, the surface
very sparingly impressed with some fines punctures, scutellum
obsoletely depressed at the middle, elytra with a short transverse
basal depression, very finely punctured in irregular rather closely
approached rows, the interstices frequently aciculate, prosternum
rather strongly punctured, longer than broad, somewhat convex.
Nilgiri Hills, also Kanara. On herbage in June.
Perhaps more nearly allied to C. robustus Baly than any other
Corynodes but the clypeus very finely and closely punctured, the
thorax strongly transverse and finely and sparingly punctured with
the elytral punctuation equally fine ; the female seems only to difier
in having shorter antennæ.
HALTICINÆ.
LONGITARSIS KANARAENSIS sp. n.
Testaceous the apical joints of the antennæ black, thorax impunc-
tate, elytra extremely minutely punctured, sides of the breast
piceous.
Length 1 1/2 mill.
Head impunctate, obliquely grooved above the eyes, frontal ele-
vations obsolete, carina short, antennæ extending to about the
390
middle of the elytra, the lower five joints flavous, the rest black,
third and fourth joint equal, scarcely longer than the second, the
following joints more elongate and slender; thorax one half broader
than long, the sides feebly rounded, the surface, shining, impunc-
tate, flavous, elytra not wider at the base than the thorax, nearly
parallel, subcylindrical, extremely minutely punctured, the apical
portion nearly impunctate, below and the legs testaceous, the apex
of the posterior femora sometimes piceous, metatarsus of the pos-
terior legs as long as the following joints together, sides of the
breast piceous.
N. Kanara (T.-R. Bell).
From L. belqgaumensis Jac. this species differs in having shorter
antennæ with the joints of the laitter of proportionate different
length and colour, in the entirely flavous elytra and black sides of
the breast.
LONGITARSIS FULVOBRUNNEUS sp. n.
Oblong-ovate, reddish-fulvous, antennæ (the basal joints excep-
ted) and the legs black, thorax and elytra not perceptibly punctured.
Length 2 mill.
Very convex, ovately elongate, entirely of reddish-fulvous colour,
the head impunctate, acutely longitudinally carinate between the
antennæ, labrum piceous, antennæ very elongate, extending
beyond the middle of the elytra, black, the lower two joints fulvous,
third joint one half shorter than the fourth, the latter as long as the
basal joint, thorax subquadrate, about one half broader than long,
the lateral margins feebly rounded, the anterior angles slightly
oblique, the surface entirely impunctate, scutellum broad, trian-
gular, elytra gradually widened from the base towards the apex, the
latter rounded, the surface impunctate, legs elongate, black,
extreme base of the tibiæ and that of the posterior femora, fulvous,
the latter robust, extending to the apex of the elytra, metatarsus of
the posterior legs very elongate.
Pondicherry (my collection).
A species, well distinguished by its dark brown colour, black legs
and entirely impunctate upper surface.
SEBÆTHE PALLIDICINCTA sp. n.
Flavous, antennæ (the basal joints excepted) black, thorax with
five obsolete fuscous spots, elytra minutely punctured, dark
metallic green, the lateral and apical margins flavous, tarsi black.
Length 5 mill.
Head flavous, impunctate, frontal tubercles broadly trigonate,
elytra slender, black, the basal joint entirely and the following two
joints below flavous, third joint one half longer than the second and
about half the length of the fourth joint, the following joints very
elongate, thorax about twice and a half longer than broad, slightly
narrowed anteriorly, the sides with a narrow reflexed margin, the
surface impunctate, flavous, with five obscure small spots (4. 1)
placed transversely, scutellum black, elytra very finely and closely
punctured, dark metallic green, the lateral and apical margins, the
latter more broadly so, flavous, below flavous, the sides of the
breast and the apex ofthe posterior femora as well as the knees and
the tarsi, black.
Nilgerri Hills.
Closely allied to S. flavolimbata Jac. but the antennæ with the
joints of different comparative length, the thorax shorter and more
transverse and spotted, the posterior femora with black apex.
EUPHITREA INDICA sp. n.
Broadly rounded, pale fulvous, thorax impunctale, short and
transverse, elytra very convex, finely and closely punctured.
Length 8 mill.
Head broad and flat, impunctate, antennæ widely separated,
fulvous, not extending to the middle of the elytra; the lower three
joints shining, the rest opaque, pubescent, third and following
joints nearly equal, thorax about three times broader than long,
the sides nearly straight, the basal margin broadly but slightly
produced at the middle, the surface impunctate, elytra finely, very
closely and irregularly punctured, pale fulvous, their epipleuræ
extremely broad, prosternum narrow, longitudinally sulcate,
metasternum produced into a transverse ridge.
Hab. Nilgiri Hills, Anamalais. May, June, July.
Closely allied to E. Wallacei Baly, smaller, without æneous gloss,
the antennæ less robust, the thorax distinctily shorter; many
specimens.
PHYGASIA NIGRIPENNIS sp. n.
Flavous, the antennæ and legs black, thorax transverse, impunc-
tate, elytra extremely minutely punctured, black.
Length 6 mill.
Head broad, impunctate, flavous, frontal elevations flat and
broad, labrum and palpi piceous, antennæ black, the second joint
very short, the intermediate ones somewhat triangularly dilated,
392
thorax lwice as broad as long, the sides strongly rounded, the
angles obtuse, the surface impunctate, flavous, very obsoletely
depressed near the base, scutellum black, elytra extremely minutely
punctured, black, shining, breast and legs black, abdomen flavous.
Hab. Anamalais. May.
Allied to P. violaceipennis Jac. but larger, the elytra and legs
differently coloured ; the thoracic sulcus is only just visible when
the insect is viewed sideways, the posterior femora are moderately
thickened.
CHÆTOCNEMA BELLI sp. n.
Dark greenish æneous, the basal joints of the antennæ and the
legs flavous, posterior femora piceous, thorax extremely closely
punctured, elytra very strongly punctate-striate, the short sutural
row of punctures irregular, no impressed line at base of thorax.
Length 2 mill.
Of rather elongate, posteriorly pointed shape, the head finely and
rather closely punctured, with very narrow oblique supra-ocular
grooves, antennæ scarcely extending to the middle of the elytra,
slender, flavous, apical joints darker, second and third joint equal,
the following joints scarcely longer; thorax about twice as broad as
long, the lateral margins straight, the surface crowded with fine
punctures at the sides, the middle of the disc less closely punctured,
the basal margin not impressed with a groove, scutellum small,
triangular, greenish, elytra elongate, subcylindrical, slightly
widened at the middle, the base not depressed, the punctures twice
as large as those of the thorax, the short sutural row with some
extra punctures irregularly placed, the interstices (with the excep-
tion of the outer two, which are costate) flat and impunctate, breast
and abdomen finely punctured.
Khandesh (T.-R. Bell),
Larger than C. Bretinghami Baly, C.concinnipennis Baly and others,
of more elongate and pointed shape with the punctures at the sides
of the thorax touching each other and those of the elytra strong.
PANILURUS gen. n.
Oblong-ovate, glabrous, metallic, antennæ rather widely separa-
ted, the joints short, the terminal ones gradually thickened, frontal
elevations absent, thorax short, transverse, the sides straight, the
posterior margin rounded, elytra semi-regularly punctured, their epi-
pleuræ concave, continued, posterior femora moderately thickened,
tibiæ not chanelled, the anterior and intermediate ones unarmed,
393
the posterior ones with a short spine, their metatarsus as long as
the following joints together, claws appendiculate, prosternum
invisible between the coxæ; mesosternum oblong, the anterior
coxal cavities closed.
More nearly allied to the Australian genus Arsipoda than to any
other, in which the anterior coxal cavities are closed, but the thorax
still much more transverse in shape and devoid of the basal perpen-
dicular grooves, the tibiæ not sulcate and the prosternum not
visible, the antennæ more distantly placed and at the base of the eyes
than in most other genera of Halticidæ.
PANILURUS NILGIRIENSIS sp. n.
Metallic dark blue below, above green or blue, the basal joints of
the antennæ and the tibiæ fulvous, apical joints and the posterior
temora black, thorax impunctate, elytra finely semipunctate-striate.
Length 3 mill.
Head impunctate, metallic blue orgreen, without frontal elevations,
clypeus broad between the anteneæ, the anterior edge of the portion
of the face, dividing it, bilobed, labrum fulvous, apical joint of the
palpi àcute, conical, antennæ extending beyond the base of the elytra
only, robust, the joints short, the lower four joints fulvous, the
rest black, the third and following joints nearly equal, somewhat
triangular, terminal joints gradually thickened, thorax more than
twice as broad as long, the sides nearly straight, the angles not
produced, the basal margin rounded, the surface impunctate,
scutellum very broad, triangular, dark blue, elytra slightly widened
towards the apex, not broader than the thorax at the base, the
_ latter with a very shallow depression, finely punctured in rather
closely approached rows, tibiæ fulvous, tarsi rather darker.
Nilgiri Hills.
GALERUCINÆ.
OIDES KANARAENSIS sp. n.
Testaceous, the breast black, thorax and elytra extremely minu-
tely punctured, the latter with a small black spot at the sides,
Var. Elytra entirely testaceous.
Length 9-10 mill.
Ovate, very convex, the head with a longitudinal groove at the
vertex, impunctate, clypeus convex, triangular, antennæ flavous,
the second joint shorter than the third, thorax three times broader
than long, the sides rounded, the surface microscopically punc-
tured, elytra wider than the thorax, the shoulders very prominent,
UT er 1 2°
eg +
the sides in front of them broadly flattened, the rest of the surface
extremely minutely punctured, with a small black spot at the sides at
the middle of the elytra, under side and legs testaceous, the breast
black. c
Hab. Kanara (T.-R. Bell).
This Oides has little to distinguish it from many other species of
similar ground colour but the black breast and the small elytral
spot (when present), the prominent shoulders, very minute punc-
tuation and the black breast are however constant characters by
which the species may be distinguished.
AGETOCERA FLAVA sp. n.
Flavous, the breast black, thorax impunctate, transversely
sulcate, elytra with basal depression, scarcely perceptibly punc-
tured.
Mas. Antennæ with the eighth joint strongly swollen and cylin-
drical.
Length 7 mill. à
Smaller than any of the other species of this genus and at once
distinguished by its flavous and non metallie colour; the head
impunctate with a short but deep central groove at the vertex,
penultimate joint of the palpi rather widened, antennæ scarcely
extending to the middle of the elytra, flavous, the basal joint
thickened, subeylindrical, the second short, third joint as long as
the first, more slender, the following four joints slightly triangular,
eighth joint very elongate and thickened, the terminal two joints
slim and elongate, thorax strongly narrowed at the base, scarcely
broader than long, deeply transversely sulcate below the middle,
the sulcus curved and narrow, the surface impunctate, elytra
much wider at the base than the thorax, the shoulders prominent,
the sides slightly widened towards the apex, the base with a shallow
transverse depression, the disc not perceptibly punctured, legs
slender, the breast black, the last abdominal segment with a deep,
longitudinal excavation.
Khasia Hills (my collection).
I only know a single male specimen of this species which has the
antennæ of rather different structure than is the case in most of its
allies in which the lower joints are generally thickened and nearly
moniliform ; although the anterior tibiæ are distinctly mucronate I
am quite unable to discover a spine at the posterior tibiæ, even with
the strongest leus; in the structure of the last abdominal segment,
this insect agrees with the males of the rest of the known species.
MIMASTRA SUTURALIS sp. n.
Testaceous, antennæ long and slender, black, thorax transverse,
deeply sulcate, elytra finely punctured and rugose, pubescent, the
sutural margins black, legs testaceous, breast black.
Lengtn 3 mill.
Head impunctate, pale fulvous, the vertex convex, frontal eleva-
tions transverse, antennæ extending to the apex of the elytra, black,
the basal two or three joints testaceous, basal joint strongly thicke-
ned at the apex, second very short, third joint shorter than the
fourth and following joints; thorax short and transverse, the sides
straight, the surface deeply transversely sulcate, impunctate, shi-
ning, testaceous, elytra clothed with fine gray pubescence, very
finely punctured, the interstices irregularly transversely rugose,
the suture narrowly black, legs slender, testaceous, tibiæ unarmed,
the metatarsus of the posterior legs as long as the following joints
together, claws appendiculate, anterior cavities open.
Hab. Nilgiri Hills. (Hulikal, May, 6,000 ft.)
This small species resembles in the shape of the thorax those
insects placed in Xenoda Baly but the very long and slender
antennæ agree better with Mimastra also the rest of the structural
characters, the small size and the pubescent elytra will help to
distinguish the species.
MIMASTRA SCUTELLATA sp. n.
Pale fulvous, the antennæ, scutellum and the legs black, thorax
deeply sulcate, impunctate, elytra extremely finely and closely
punctured with traces of longitudinal raised lines.
Length 7 mill.
Head impunctate, frontal elevations strongly developed, clypeus
wedgeshaped, palpi black, antennæ extending beyond the apex of
the elytra, black, the third joint smaller than the fourth and follo-
wing joints, thorax subquadrate, the sides straight at the base,
slightly rounded anteriorly, the surface impunctate, deeply trans-
versely sulcate, the anterior portion swollen, the sulcus interrupted
atthe middle, scutellum piceous or black, elytra elongate, parallel,
minutely and closely punctured, the interstices minutely wrinkled
with faint traces of longitudinal lines, legs very slender, black.
Hab. Nilgiri Hills. June.
Very closely allied to M. gracilicornis Jac. and M. longicornis Jac.
but from both distinguished by the black scutellum and general
smaller size, from the first named also by the black antennæ and
legs and from the other by the fine punctuation of the elytra.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T, XLVIL, 2 XII 1904, 27
‘3896
HAPLOSOMA NILGIRIENSIS sp. n.
Testaceous, the abdomen black, thorax moderately deeply sul-
cate, impunctate, elytra extremely finely and rather closely punc-
tured.
Mas. The second abdominal segment with two short and flat,
testaceous appendages, the last segment flattened, carinate.
Length 6 mill.
Much smaller than A. ventralis Baly and H. abdominalis Jac. and
distinguished by the different structure of the abdomen ofthe male;
the head impunctate, the encarpæ oblique, strongly raised, divided,
eyes very large, antennæ with the third joint much shorter than the
fourth ; thorax subquadrate, impunctate, the disc transversely sul-
cate, elytra minutely punctured.
Iab. Nilgiri Hills (June, July) and Anamalais. May, on herbage.
The male appendages of the abdomen are much shorter and
flatter than in the allied species and the last segment is deeply and
subquadrately trilobate with a feeble central ridge, agreeing in that
respect with the male of H. abdominalis. In that species the eyes
however are very much smaller and the vertex is strongly convex,
the insect is also of much larger size.
CEROPHYSA ANDREWESI sp. n.
Fulvous, the terminal joints of the antennæ piceous, thorax
impunctate, deeply transversely sulcate, fulvous, elytra finely and
closely punctured, metallic green or violaceous, under side and
legs fulvous.
Mas. Antennæ with the eighth joint strongly widened.
Length 5 mill.
Head impunctate, the frontal elevations feebly raised, rather
broad, clypeus and carina ridge shaped, penultimate joint of palpi
dilated, antennæ with the lower four of five joints flavous, the rest
piceous, basal joint dilated at the apex, second one short and trans-
verse, third and fourth joint pyriform, the edges raised, the follo-
wing three joints equal, subquadrate-ovate, the eighth strongly
widened, longitudinally concave at the outer side, the terminal
two joints elongate; thorax one half broader than long, the sides
rounded, the disc impunctate, fulvous, with a deep but short
transverse sulcus, not extending to the sides, scutellum dark
fulvous, elytra with a short sutural depression below the base,
closely and finely punctured.
Hab. Nilgiri Hills (Coonor Ghat). May. 2,000 ft.
Closely allied to C. fulvicollis Jac. from Birma and like that
species having the 8t joint of the antennæ dilated instead of the
397
6tt and 7t* as in the C. nodicornis Wied. In the structure of
the other joints the present insect differs from C. fulvicollis, the
second joint being of transverse shape and the following ones not
being gradually widened, the colour of the under side also differs;
there are two males but no female before me. Another closely
allied species is the following.
CEROPHYSA MANDARENSIS sp. n.
Fulvous, the antennæ and the greater part of the legs black,
thorax with a shallow transverse sulcus, impunctate, elytra viola-
ceous very finely punctured.
Mas. The 8" joint of the antennæ strongly enlarged and subcylin-
drical, the preceding and the following three joints subtriangularly
widened.
Length 5 mill.
Head impunctate, reddish fulvous, frontal elevations broad,
deeply divided, clypeus triangular, palpi black, antennæ with the
basal joint subquadrately widened, the second short, the third and
fourth subelongate, nearly equal, the following three subtriangu-
larly widened, black, eighth joint fulvous, very elongate, subcylin-
drical and strongly widened, the last three joints similar to the 5tn,
6" and 7" joints, terminal joint ending in a point; thorax scarcely
one half broader than long, the sides rounded, the disc impunctate, :
with a narrow, transverse, sinuate groove, not extending to the
margins, scutellum fulvous, elytra very finely and rather sparin-
gly punctured, partly arranged in irregular rows, dark violaceous ;
under side fulvous, the legs black, the base of the femora more or
less fulvous.
Hab, Mandar, Bengal (my collection).
The antennæ in this species, although having again the 8t* joint
dilated as in C. fulvicollis Jac. and in the preceding species, differ
from either in the different shape of the other joints, also in the
narrow thoracic groove ; the antennæ in the female are of normal
structure with a slight dilatation ofthe 8! joint, but the basal joint
is much more elongate and gradually widened and all are black.
APOPHYLLIA (MALAXIA) METALLICA sp. n.
Black, the basal joints of the antennæ flavous, thorax transver-
sely sulcate, flavous, elytra greenish-æneous, the suture purplish,
finely coriaceous, legs flavous.
Length 5 mill.
Head very finely punctured and sparingly clothed with grey
398
pubescence, black, the lower portion flavous, antennæ slender,
black, the lower three or four joints flavous, thorax scarcely twice
as broad as long, the sides strongly rounded, the surface transver-
sely sulcate at the sides and longitudinally so at the middle, flavous,
finely wrinkled or rugose, scutellum fuscous, elytra metallic green
or æneous, the extreme suture purplish or dark coloured, the entire
surface minutely transversely wrinkled, sparingly clothed with fine
pubescence, under side black, legs testaceous.
Hab. Nilgiri Hills, also Khasia Hills. June, July.
Probably closely allied to À, purpurea Alld. of which I can only
find a two lined diagnosis; from À. assamensis Jac. distinguished
by the flavous thorax.
LUPERODES OBESA sp. n.
Ovate, very convex, testaceous, the under side black, thorax
impunctate, the sides straight, elytra microscopically punctured.
Length 4 mill.
Of short, ovate and very convex shape, pale testaceous, the head
with a few extremely minute punctures, the frontal elevations very
broad and subtriangular, clypeus broadly wedge-shaped, eyes large,
antennæ slender, scarcely extending to the middle of the elytra,
testaceous, the first and third joint elongate, equal, the following
joints shorter, thorax distinctiy narrowed anteriorly, with straight
lateral margins, basal margin rounded at the middle, the angles
acute, the surface impunctate, scutellum pale, elytra with the
greatest elevation at the middle, shining, scarcely perceptibly
punctured, their epipleuræ continued below the middle, breast and
abdomen black, legs testaceous, posterior tibiæ with a long spine,
the first joint of their tarsi of half the length, anterior coxal cavities
open.
Hab. Nelgherries (my collection).
I possess two specimens of this species, much distinguished by
the short and convex shape, that of the thorax and the black under
side.
KHASIA ANDREWESI sp. n.
Above obscure piceous or fulvous, slightly metallic, below and
the legs testaceous, antennæ extremely long, thorax subquadrate,
finely rugose, elytra closely punctured, the interstices finely longi-
tudinally costate, legs extremely elongate.
Length 3 mill.
Of spider like appearance, the head very broad and convex,
impunctate, frontal elevations short and convex, clypeus transverse,
thickened, antennæ extending beyond the body, filiform, testaceous,
the five or six outer joints black, basal joint very elongate, gra-
dually thickened, second joint halfthe length of the third, fourth
rather longer than the preceding joint, the rest slightly shorter,
thorax somewhat broader than long, subquadrate, the sides straight,
slightly and gradually narrowed at the base, the angles distinct, the
posterior ones thickened, the disc rather flattened, minutely granu-
late and rugosely punctured, obscure fulvous, below the middle is a
very shallow, transverse depression, scutellum triangular, flavous,
elytra obscure æneous, widened posteriorly, not covering the abdo-
men, each elytron separately rounded at the apex, coarsely wrin-
kled and deeply punctured, the sides longitudinally costate, legs
extremely long, testaceous, tibiæ unarmed, the metatarsus as long
as the following joints together, claws appendiculate.
Hab. Nilgiri Hills. (Droog Jungle, 6,000 ft, by beating.)
This is the second species of this curious and spiderlike shaped
genus known to me, it differs entirely from its ally described by me
from the Kasia Hills (Entomologist, 1899) in the sculpturing and
general coloration.
ANTIPHA BIFASCIATA sp. n.
Flavous, the antennæ, tibiæ and tarsi black, thorax impunctate,
elytra closely punctured in semiregular rows, a broad sutural and
a narrower lateral band, metallic blue.
Var. a. Elytra entirely metallic blue.
Var. b. The head, thorax, under side and legs black.
Length 6 mill.
Head impunctate, with a central fovea, frontal elevations trans-
verse, antennæ black, the lower three joints more or less flavous
below, the third joint half the length of the fourth one, thorax at
least twice as broad as long, the sides nearly straight, the anterior
angles acute, slightly produced outwards, the dise transversely
convex, impunctate, fulvous or flavous, scutellum broad, flavous,
elytra with a moderately deep basal depression, very closely and
distinctly punctured, the punctures slightly arranged in rows,
metallic blue, this colour divided by a longitudinal flavous band of
rather irregular shape, the apex of the elytra likewise flavous ; tibiæ
and tarsi black.
Hab. Nilgiri Hills, June.
The specimens which I have taken for the typical form are not
difficult to recognize on account of the elytral pattern, but the enti-
rely blue variety or the one with a black head and thorax as well as
à CPI UNIT ETS an SAPLSSIL RE Xe,
400
similarly coloured under side may easily be mistaken for À. puncti-
collis Jac. but that species has a distinctly punctured thorax, as its
name implies A. pulchella Baly is a larger much more convex
species with strongly punctured elytra and À. pretiosa Baly from
Borneo has likewise very strongly punctate elytra with a deep basal
depression and a lateral costa. In À. véridipennis Duviv. the general
size is much larger, the elytra are widened and convex with deep
basal depression and their punctuation is strong and very close,
the antennæ also are fulvous, lastly À. marginicollis Jac. has
extremely finely punctured elytra and a dark margin of the thorax.
ANTIPHA ORIENTALIS sp. n.
Testaceous, the base of the head more or less black, thorax
impunctate, elytra finely and closely punctured, testaceous, the
basal and lateral margins more or less fulvopiceous.
Var. Elytra dark fulvous, the basal margin obsoletely piceous,
antennæ piceous.
Length 5 mill.
Head impunctate, the vertex entirely or partly black, lower portion
of face testaceous, the intraocular space with a deep fovea, antennæ
flavous, the second and third joint very small («j) or subequal (9),
thorax rather more than twice as broad as long, pale flavous, the
sides very feebly rounded at the middle, the surface rather convex,
impunctate, scutellum piceous, elytra with a shallow depression
below the base, punctured in very closely approached rows, the
punctuation more distinct at the base than posteriorly, the disc
testaceous or fulvous, the extreme basal margin piceous, this
colour ill defined and extending to the shoulders, under side and legs
testaceous.
Hab. Nilgiri Hills, July. Anamalais, May.
This seems a variable species and is closely allied to several
other Eastern forms of the genus, notably A. basalis Jac. but the
latter is much larger and has a distinctly punctured thorax; in the
paler coloured specimens of the present species the darker base of
the elytra is of a fulvous colour and this extends also along the
sides, in the darker specimens, only the base is more or less
piceous, this and the black colour ofthe head, more or less marked
will distinguish À, orientalis.
CYNORTA NIGROBASALIS sp. n.
Testaceous, antennæ very long, more or less piceous, thorax
biimpressed, elytra very finely punctured, the extreme basal mar-
401
gin, the suture, the lateral and epipleural margins very narrowly
black, tibiæ more or less piceous.
Length 5-6 mill.
Elongate and parallel, entirely pale testaceous, the head impunc-
tate, the frontal elevations strongly raised, narrowly transverse,
eyes very large, carina rather broad, palpi slender, antennæ long
and slender, extending to the end of the elytra, piceous, the lower
three or four joints testaceous, the basal joint long and slender, the
second very short, third and following joints nearly equal, thorax
subquadrate, slightly constricted at the base, the surface impunc-
tate sometimes with a slight æneous gloss, the dise with
a broad but rather shallow depression at each side, scutellum
piceous, elytra closely, finely and irregularly punctured, the
extreme basal margin, the suture, lateral margins and the inner
edge of the epipleuræ black, below and the legs testaceous, the
tibiæ more or less piceous, unarmed, the first joint of the posterior
tarsi as long as the following joints together, claws appendiculate,
anterior coxal cavities closed, the last abdominal segment of the
male with a slight triangular emargination at the apex.
Hab. Nilgiri Hills. May-Juli, at light.
À good many specimens of this species were obtained, the species
is allied to C. basalis Jac. but has differently sculptured elytra and
very narrow black margins and epipleuræ.
ÆNIDEA NASUTA sp. n.
Pale fulvous, with a slight metallic gloss, thorax subquadrate,
impunctate, biimpressed, elytra extremely minutely punctured,
under side more or less fuscous or black.
Mas. Face between the antennæ raised into a longitudinal short
ridge.
Length 6 mill.
Mas. Head impunctate, frontal elevations transverse, highly
raised, the carina triangularly elongate and highly convex, fur-
nished with some long pubescence at the apex, clypeus with a
central ridge, deeply sulcate at each side, penultimate joint of the
palpi thickened, elongate, antennæ slender, fulvous, the basal joint
long, slender at the base, second one very short, third joint rather
longer than the fourth, the last named as long as the following
joints, thorax subquadrate, the sides slightly constricted at the base,
the disc transversely sulcate, the sulcus slightly interrupted
at the middle, impunctate, elytra wider at the base than the thorax,
minutely punctured, without basal depression, legs flavous.
Hab. Anamalais. May.
ns
Closely allied to À. rufofulva Jac. also from India but distin-
guished by the structure of the facial ridge in the male which is
longitudinally raised instead of horizontally as in the allied species,
the under side also is in some specimens nearly black or at least
stained with piceous; the last abdominal segment in the male has a
slight incision at the side of the median lobe, the latter is of trans-
verse shape; the female has a normally structured head ; the female
of the present species can scarcely be distinguished from À. rufo-
fulva except by the black under side and generally smaller size.
ÆNIDEA LATIFRONS sp. n.
Mettallic green, antennæ and legs fulvous, tarsi fuscous, thorax
deeply transversely sulcate, elytra rather closely punctured, depres-
sed below the base and below the middle.
Mas. The anterior portion ofihe head fulvous, the clypeus deeply
excavated.
Fem. Head metallic, of normal structure.
Length 5 1/2-6 mill.
Mas. Head transverse, broader than the thorax at the base, the
vertex cupreous, remotely punctured, the frontal elevations trans-
verse, strongly raised, fulvous, clypeus deeply excavated, the sides
raised in shape of a ridge and furnished with a row of hairs, the
base of the excavation with an elongate tubercle, all these parts
piceous, but the sides of the head metallic green, antennæ very
slender, the first joint elongate and thickened, its apex truncate,
the second extremely small, third and following joints very elongate
and slender, furnished with a fringe of hairs; thorax nearly twice
as broad as long, the sides constricted at the base, subangulately
rounded before the middle, the surface transversely sulcate, the
sulcus interrupted at the sides where it is foveolately impressed,
the surface minutely granulate and scarcely perceptibly punctured,
scutellum triangular, elytra closely and semiregularly punctured,
transversely depressed below the base and below the middle, the
interstices feebly longitudinally costate, the surface, like that of
the thorax, metallic green, under side similarly coloured, the sides
of the breast more or less cupreous, legs fulvous, the apex of the
tibiæ and the tarsi obscure fuscous; metatarsus of posterior legs
elongate, anterior coxal cavities closed.
Hab. Anamalais. May by heating.
The colour of the upper surface is sometimes entirely cupreous,
the species is well distinguished by its metallic coloration and the
two elytral depressions. À. longicornis Jac. is of similar coloration
but has shorter and thick joints of the antennæ and the elytral
punctuation is different, it is also a smaller insect.
403
ÆNIDEA NILGIRIENSIS sp. n.
Metallic green, antennæ black, legs fulvous or black, thorax sub-
quadrate, strongly constricted at the base, bifoveolate, elytra very
closely punctured, minutely granulate, the base slightly raised.
Mas. Face deeply excavated, the excavation fringed with fulvous
hairs.
Var. Above fulvous with more or less metallic green gloss,
Length 7 mill.
Head broad, the vertex convex, impunctale, antennæ extending
to the apex of the elytra, black, the basal joint long, curved and
thickened at the apex; the second very short, third and following
joints very nearly equal, slightly shorter than the first joint, thorax
scarcely broader than long, strongly narrowed at the base, the
lateral margins straight at the latter place, slightly rounded ante-
riorly, the disc deeply foveolately impressed at each side, with a
few very fine punctures, scutellum black, elytra wider at the base
than the thorax, the basal portion slightly raised, the surface
minutely granulate, closely punctured, the punctures posteriorly
somewhat separated by feeble longitudinal slightly raised lines,
legs fulvous, the tibiæ and tarsi black, or the entire legs of this
colour.
Hab. Nilgiri Hills.
Allied to À. armata Baly from Japan, the joints of the antennæ
however much shorter in that species and the thorax transverse
with a different depression at the disc. The female of À. nilgiriensis
has shorter antennæ and a normal head but does not otherwise
visibly differ, the colour of the legs is very variable and the general
size also varies, the whole upper surface sometimes assumes a
fulvous colour more or less with metallic green gloss or the thorax
only is of the latter colour.
MONOLEPTA NILGIRIENSIS sp. n.
Greenish or testaceous, thorax transverse, sulcate at the sides,
spariugly punctured, scutellum black, elytra very minutely and
closely punctured, very narrowly margined with black,
Length 6-7 mill.
Convex, slightly widened posteriorly, the head impunctate, cly-
peus wedge shaped, eyes very large, antennæ extending very
nearly to the apex of the elytra, black, the lower three joints testa-
ceous, first joint elongate, slender at the base, gradually thickened
at the apex, second joint one half the length of the third, following
joints very slender; thorax twice as broad as long, constricted atthe
base, and to a less extend at the apex, the disc with a shallow trans-
40%
verse depression at each side, sparingly and finely punctured,
scutellum black, elytra extremely finely and minutely punctured,
testaceous or greenish, allihe margins as well as the inner edge of
the epipleuræ narrowly black, below and the femora testaceous,
the tibiæ and tarsi more or less blackish, the first joint of the
posterior tarsi very elongate, half the length of the tibia; elytral
epipleuræ absent below the middle, anterior coxal cavities closed.
Hab. Nilgiri Hills. July, at light.
Larger than M. limbata Oliv. and M. maculosa Alld., the elytra
differently coloured and the under side pale, the male has the last
abdominal segment decply incised at each side of the apex and the
middle lobe is constricted at its base and has lateral shallow
depressions; in the female the same part is simple; a very nearly
similarly coloured species of Luperodes (L. limbella) has been
described by Baly but as th? cavities in that genus are open I
cannot refer the present insect to Baly’s species.
MONOLEPTA DUVIVIERI sp. n.
Testaceous, the antennæ black, thorax finely puneciured, (he late-
ral margins piceous, elytra very cioseiy and rather strongly punc-
tured, the sutural and jaterai margins and a longitudinal narrow
stripe at the midäle, piceous.
Length 2 1/2 mill.
Head finely and remotely punctured, the frontal tubercies trans-
verse, carina elongate, convex, labrum black, antennæ extending
beyond the middle of the elytra, black, the lower three joints more
or less testaceous, second and third joint small, nearly equal, tho-
rax subquadrate, one half broader than long, the sides feebly roun-
ded, the lateral margins narrowly black, rest of the surface pale
flavous, finely and rather closely punctured, scutellum fuscous,
elytra very closely and proportionately stronuigiy punctured, testa-
ceous, the sutural and lateral margins narrowly black, the dise with
a longitudinal piceous stripe from the middle of the base to some
distance from the apex, legs testaceous, tarsi slightly stained with
fuscous, metatarsus of the posterior legs very elongate.
Nilgiri Hills. (Hulikal, May, 6,000 ft.)
A small species of which two specimens are before me and prin-
cipally distinguished by the elytral stripe and the dark margins.
MONOLEPTA NIGRIMANA sp. n.
Head and thorax fulvous, antennæ and legs black, thorax obsole-
tely depressed at the sides, elytra black, finely and closely punctured,
abdomen more or less fulvous.
Length 4 mill,
Head impunctate, fulvous, frontal elevations broad, transverse,
labrum piceous, antennæ black, slender, the second and third joint
small, nearly equal, the following joints elongate, thorax nearly
twice as broad as long, the sides feebly rounded, the dise impunc-
tate, very obsoletely depressed at each sides, scutellum black,
elytra slightly widened posteriorly, black, finely and closely punctu-
red, the breast, abdomen and legs black, metatarsus half the length
of the tibia, abdomen more or less fulvous.
Nilgiri Hills. June, July.
Separated from M. Andrewesi Jac. by the black antennæ and legs
and the fulvous abdomen.
MONOLEPTA BIMACULICOLLIS sp. n.
Pale testaceous, base of the head, the antennæ and legs black,
thorax impunctate, with two smail black spots, elytra extremely
finely and closely punctured, seutellam black.
Length 5 mill,
Head black at the extreme base, impunctate, fronial elevations
highly raised, clypeus broad, rather convex, eyes very large,
labrum piceous, antennæ long and slender, black, the first joint
very elongate, its extreme base flavous, the second small, third
joint half the length of the fourth one, this and the following joints
equal, elongate, thorax subquadrate, slightly broader than long,
the lateral margins rounded at the middle, the surface slightly
convex, impunctate, pale testaceous with a small black spot at each
side near the base, scutellum triangular, pale fascous, elytra
convex, subcylindrical, very closely and rather finely punctured,
testaceous, legs black, the first joint of the posterior tarsi about
one third the length of the tibiæ.
Hab, Nilgiri Hills. (Hulikal, May, 6,000 ft.)
Distinguished by the black antennæ and legs, the length of the
first named parts and the two small black thoracic spots, the
elytral epipleuræ are obsolete below the middle and the anterior
coxal cavities are closed.
GALERUCA SEXCOSTATA sp. n.
Black, finely pubescent below, thorax depressed, strongly punc-
tured, the margins fulvous, elytra flavous, finely rugose, each
elytron with three black costæ, the middle one, interrupted.
Length 9-10 mill.
Head deeply punctured, the upper portion black, shining, deeply
divided by a longitudinal groove, the frontal elevations and the cly-
406
peus flavous, antennæ robust, the third and fourth joint somewhat
triangularly widened in the male and equal, terminal joints shor-
ter and thinner; thorax twice as broad as long, the lateral mar-
gins rounded before the middle or subangulate, anterior margin
concave, the disc deeply and broadly depressed at the sides, strongly
rugose, black, the sides broadly, the other margins narrowly ful-
vous, scutellum black, transverse, elytra widened posteriorly, not
covering the abdomen, the apex of each broadly rounded, the sutu-
ral and lateral margins thickened, the disc with three black,
shining costæ, of which the first and third generally unite at the
apex, these costæ are placed at equal distances and the intermediate
one is abbreviated before the apex, the interstices are finely rugose,
punctured and flavous ; under side and legs black, pubescent, the
intermediate tibiæ with a small spine, claws bifid, anterior coxal
cavities closed.
Lider, Cashmere.
This Galeruca differs from the other Indian described species in
having three instead of four elytral costæ, also in the colour of the
thorax; a female contained in my collection from India without
precise locality has the abdomen strongly inflated and the first
joint of the tarsi simple, not dilated as is the case in the male.
RHYNCHOTEN AUS AMEISEN- UND TERMITENBAUTEN
von dx. Ireddin (Berlin).
Die im folgenden Aufsatz aufgezählten Heteropteren bilden den
Inhalt einer von Herrn Professor Wasmann zusammengebrachten
Sammlung zwischen Ameisen und Termiten gefundener Wanzen.
Ein ganz singulärer, nicht den Heteropteren angehôüriger Termi-
tengast aus derselben Collection hat an anderer Stelle (1) eine
eingehende Beschreibung erfahren. Bei dem biologischen Interesse,
das diese Funde verdienen, habe ich es für nôtig gehalten auch die
generisch und spezifisch nicht bestimmbaren Larven im Folgenden
zu beschreiben, um ihr Wiedererkennen zu ermôglichen, zumal
mehrere von diesen Tieren interessante morphologische Einzelhei-
ten zeigten.
Fam. PENTATOMIDÆ,
Cyrtomenus mirabilis Perty. — Eine Form mit verhältnis-
mässig langen, fast ganz geraden (um die Mitte sehr flach ausge-
buchteten) Pronotumseiten. Tylus vorn etwas verengt, jedoch nicht
eingeschlossen. Hinterschienen bei beiden Geschlechtern ziemlich
lang, fast gerade. Flügeldecken sehr deutlich punktiert.
Brasilien : Colonia alpina bei Rio-de-Janeiro bei Atta nigra, leg.
Gôldi (2 Stück).
Cydnus indicus Westw.
Indien : Khandala bei Bombay « in Termitennest », leg,
Assmuth (1 Stück).
Cydnus n. (?) spec. — Eine kleine Art, auf die keine der bisher
vorhandenen Artheschreibungen passt, und die vermutlich neu ist.
Verfasser behält sich die Beschreibung vor.
Brasilien : Colonia alpina bei Rio-de-Janeiro bei Atta nigra, leg.
Güldi (2 Stück).
Chilocoris Assmuthi n. spec. — çj (?). Kopffläiche sehr leicht
erhaben, ohne (deutliche) Punktierung; der vor den Augen
liegende Kopfrand halbkreisfürmig, mit (etwa16)deutlichen Stiftchen
bewehrt. Nebenaugen den inneren Augenrand fast berührend,
unmittelbar davor je ein borstentragender Grubeneindruck; Juga
(1) BRepDiN und BürNER, Über Thaumatoxena Wasmanni, den Vertreter einer
neuen Unterordnung der Rhynchoten, — Sitz.-Ber. Ges. Naturf. Freunde
Berl., 1904, S. 84 ff.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVIL, 2 XII 1904, 28
7" ? : Cdi: os Far PUITS MNT APVERE QT LE CU M eu à
is fée L per k Rat ; HAL E e
408
etwa in der Mitte ihrer Scheibe mit grôsserem, flachem, rundem Gru-
beneindruck. Pronotum kurz vor seiner Mitte mit einer eingedrück-
ten, nicht oder nur ganz verloschen punktierten Querlinie, bis
auf wenige (5-6) feine Pünktchen des Hinterfeldes unpunktiert.
Schildchen kürzer als an der Basis breit, in den mässig breiten,
kurzen, gerundeten Spitzenteil fast ohne merkliche Buchtung über-
gehend, mit einigen verstreuten Punkten auf der Scheibe, aber
ohne punktierte Seitenlinie. Corium sehr deutlich grôüsser als die
Membran und mit ihrer spitzwinkligen Endecke das Schildende
sehr weit nach hinten überragend; die Membranscheide nicht sehr
viel kürzer als die Clavusnaht. Corium unpunktiert (hôchstens mit
einigen ganz verloschenen Pünktchen im Basalteil des Clavus und
im Innenwinkel des Coriums); eingedrückte Linie neben der
Clavusnaht sehr fein und dicht punkliert, nahe der Basis plôtzlich
verschwindend. Costalfeld des Coriums (zwischen der deutlichen
Rimula und dem Rand) ganz eben, ohne eingedrückte Linie und
ohne erhabene Längsadern ; Costalrand ohne (erkennbare) Borsten-
poren. Evaporativfurche bis fast an den Kôrperrand durchlaufend,
gegen Ende allmählich nach hinten gekrümmt. Fühlerglied 2,
etwa 1/3 so lang als Glied 3., dieses nur wenig kürzer als 4.
Schnabel die Vorderhüften wenig überragend.
Dunkelpechbraun glänzend; Beine (ausser den Schienendornen),
Schnabel und Fühler, die Hüftpfannen aussen, der Hinterrand der
Hinterbrust, die Hinterwinkel sowie der schmale Aussenrand der
Vorderpleuren (die Randlinie selber pechbraun) und die Fiügel-
decken mit den Epipleuren weisslich gelb. Die eingedrückte Linie
des Coriums neben der Clavusnaht und eine kurze Punktlinie im
inneren Basalwinkel des Clavus schmal pechbraun. Der hintere
Saum des Pronotums und der äussere Saum (letzterer nach vorn
zu schnell sich verschmälernd und allmählich verlôschend) hell
rostgelb. Fühlerglieder 3-5 leicht gebräunt. Membran hyalin. —
Läinge 3 1/4 mill.
Indien (Bombay 1900) gef. von Hn. Assmuth bei Solenopsis rufa
Ferr. (1 Ex.).
Chilocoris solenopsidis n. spec. — Kopf oben spärlich punk-
tiert, eben, der vor den Ocellen liegende Teil sogar ganz leicht
muldenfürmig-vertieft; der vordere freie Rand blattartig-geschärft
und leicht aufgeschlagen, von oben gesehen etwa halbkreisfôrmig,
ganz ohne Randstiftchen und Wimperborsten; die Gruben für die 4
typischen Borsten des Oberkopfes klein, punktfôrmig. Nebenaugen
den Innenrand der Augen fast berührend. Pronotum ein wenig vor
der Mitte mit eingedrückter, deutlich punktierter Querlinie; das
hintere Feld nach vorn hin sehr weitläuftig aber deutlich punktiert
und das Vorderfeld nahe dem $Seitenrand mit einigen in eine (mehr
409
oder weniger unregelmässige) Längsreihe geordneten Punkten;
letzteres Feld nahe dem Vorderrand mit einem kurzen, linienfôr-
migen Längseindruck in der Mitte. Schildchen etwa wie bei
C. Assmuthi gestaltet, jedoch mit erheblich grôberer Punktierung.
Flügeldecken ebenfalls wie bei jener Art gebildet, nur die Corium-
ecke etwas weniger stark nach hinten vorgezogen, daher das
Corium hier verhältnismässig kürzer (wenn auch die Schildspitze
immer noch erheblich nach hinten überragend) und die Membran-
scheide deutlich etwas kürzer als die Clavusnaht. Corium gegen
Ende und Innenwinkel hin ziemlich fein aber sehr deutlich punk-
tiert, auch längs der Clavusnaht mit einer etwas unregelmässigen
Reihe feiner Punkte. Costalfeld unpunktiert, zwischen Rimula und
Rand eine sehr deutlich eingedrückte, der Rimula etwa parallel
verlaufende, undeutlich punktierte Längslinie; der Zwischenraum
zwischen dieser Linie und der Rimula (wie bei den meisten Cyd-
niden) längsaderartig erhaben; Costa ohne erkennbare grüssere
Borstenporen. Clavus auf der Scheibe mit einer hie und da unter-
brochenen Längsreihe sehr feiner, dicht gedrängter Pünktchen, die
die Basis nicht erreicht; im basalen Innenwinkel des Clavus eine
kurze eingedrückte punktierte Linie. Evaporativfurche den Kôrper-
rand fast erreichend ; ihr äusseres Ende nach hinten einen lappen-
artigen Fortsatz entsendend. Fühlerglied 2 nicht ganz 1/4 so lang
als das dritte.
Dunkel pechbraun. Flügeldecken etwas trübe weisslich-gelb; die
Punktierung, ein breiter, bindenartiger Saum längs der Aussen-
hälfte der Membranscheide sowie der schmale Costalsaum nebst den
Epipleuren, dunkel pechbraun. Schnabel und Beine nebst der
Aussenseite der Hüftpfannen sehr verwaschen pechbraun, fast
rostgelb, der schmale Endsaum der Schenkel sowie die Dornen der
Schienen pechbraun. Fühler trübe rostgelb, die drei Endglieder
gebräunt. Membran hyalin. — Länge 3 1/3 mill.
Mit der vorigen Art (2 Stück).
Die beiden im Vorhergehenden beschriebenen Arten unter-
scheiden sich wesentlich durch das Vorhandensein (C. Assmuthi)
und Fehlen (C. solenopsidis) der Stiftchen des Kopfrandes. Nach
Signoret, der in seiner Monographie der Cydniden diesem Zeichen
bedeutenden systematischen Wert beimiset, würden beide Arten
generisch zu trennen und sogar verschiedenen Gruppen der Unter-
familie zuzuweisen sein. Indessen stimmen beide Arten im Habitus
und in allen wesentlichen Einzelheiten des Baues und besonders
auch in der charakteristischen Bildung des Evaporativapparats s0
vollkommen überein, dass über ihre nahe Verwandtschaft kaum
ein Zweifel bestehen kann. Beide Arten scheinen (nach den Abbil-
dungen) von den beschriebenen Arten der Gattung durch einen
410
eltwas breiteren, stumpferen, gerundeten Spitzentheil des Schild-
chens abzuweichen und näheren sich darin der Gattung Nishadana
Dist. Ubrigens erscheint es fraglich, ob die ganz dürftig charakte-
risierte (1) Distantsche Gattung neben Chélocoris Mayr eine selb-
stäindige Stellung beanspruchen kann.
Fam. LYGÆIDÆ.
Lygæus (Melanocoryphus) delicatulus Stäl. — Das Stück
weicht von der Beschreibung der (südafrikanischen) typischen
Form in folgenden Zeichen ab.
d. Flecken der Vorderbrust den Aussenwinkeln nicht genähert.
Kopf ohne Längsbinde. Clavus mit grossem schwarzem Fleck auf
seiner Endhälfte. Länge 5 mill.
Sudan, bei Termes natalensis, 1 Stück (nebst einer noch sehr
jugendlichen Larve!), leg. Trägardh 8, IT, 1901.
Fontejanus Bredd. (2). — Gruppe Myodocharia. Kopf verhält-
nismässig gestreckt, mit den mässig grossen Augen fast gleichseitig
dreieckig, etwas schmaler als das Pronotum, Oberseite nach vorn
mässig herabgewôlbt, Kehle horizontal. Nebenaugen den Innenrand
der Augen fast berührend; Augen mit ihrem Hinterrand dem Vor-
derrand des Pronotums anliegend. Pronotum länger als zwischen
den Schultern breit (wenigstens bei der bisher bekannten brachy-
pteren Form), weit hinter seiner Mitte scharf eingeschnürt. Hinteres
Feld fast eben, so breit als das vordere, dicht punktiert, vor der
Schildchenbasis flach ausgebuchtet. Vorderes Feld urpunktiert
glatt, ziemlich stark kugelig-convex, von oben gesehen etwa in der
Mitte am breitesten, von da an nach vorn und hinten gleichmässig
verschmälert, mit stark gewôlblen (nicht gerandeten) Seiten und
vorn mit sehr kurzem, abgeseiztem und fadenformig erhabenem
Kragenring. Schildchen deutlich lnger als breit, mit leicht gewôülb-
tem Basaltheil. Bauch glänzend, unpunktiert, das 4. Segment (nur
beim ?) am Bauchrande mit einer glanzlosen, dicht haarigen
Querbinde (Stridulationsfleck?). Vorderschenkel sehr stark ver-
dickt, unten (auf der äusseren Seite) mit einer Reihe spitzer
Dôrnchen. Vorderschienen erheblich kürzer als die Schenkel, stark
gekrümmt, nahe der Spitze plôtzlich verdickt und auf der Unter-
seite nahe vor ihrem Ende mit einem langen, abstehenden sporn-
artigen Dorn. Mittelschenkel dünn, unten mit einer Reihe
Dornenspitzchen. 1. Glied der Hintertarsen reichlich doppelt so
(1) Die Angabe « Corium a little shorter than the membrane » steht überdies
mit der Abbildung in direktem Widerspruch.
(2) Aus Societas Entomologica XVIII, S. 75 (1903), in ausführlicherer Form
wiederholt.
ai
lang als die beiden Endglieder zusammengenommen. Schnabel die
Mittelhüften überragend, sein erstes Glied wenig länger als der
Unterkopf. Fühlerglied 1, das Kopfende mässig überragend;
Glied 2. länger als Giied 5.
Nahe verwandt mit Fontejus Siäl und £ucosmetus Bergr.
Fontejanus Wasmanni Bredd, — . Brachypter. Kopf etwa
halb so lang als der vordere Teil des Pronotums, wenig länger
als zwischen den Augen breit, oben sehr fein
und ziemlich dicht punktiert. Vorderfeld des RQ
Pronotums mehr als dreimal so lang als das Ÿ
Hinterfeld und merklich breiter als der Kopf
mit den Augen, Hinterfeld mit schwielenartig
erhabenem, glattem Schulterhôcker. Schild-
chen glanzlos, behaart, mit undeutlicher
Punktierung. Halbdecken verkürzt, mitihrer
rudimentären, kreissegment-f‘rmigen Mem-
bran die Basis des 5. Hinterleibsegments
erreichend. Der durch eine punktierte Naht
deutlich abgesetzte Clavus lässt eine durch-
laufende und (an der Basis nach innen zu)
eine zweite, verkürzte Punktreihe erkennen.
Corium mit zerstreuter Punktlierung, die sich
längs der Clavusnaht zu zwei Punktreihen
anordnet. 6. und 5. Abdominalsegment auf rontejanus Wasmanni Bredd.
der Dorsalseite vorn tief kreisbogenfôrmig
ausgebuchtet. Fühlerglied 2. fast cylindrisch, etwa doppelt so
lang als das das Kopfende mit seiner Endhälfte überragende 1, Glied ;
Glied 3. etwa 2/3 so lang wie Glied 2. Glied 4. elwas kürzer als das
2. Glied. Schnabelglied 1 und 2 etwa gleichlang; Glied 3 kaum 2/3 so
lang als das 2. Glied; Glied 4. das kürzesie.
Glänzend schwarz oder pechschwarz. Brust nebst Schnabel,
Beinen und Fühlern irübe rosthbraun oder schmutzig bräunlich-
gelb; das Pronotum sowie die Vorderschenkel in der Mitte dunkel-
pechbraun, Das Hinterfeld des Pronotums rostbraun mit dunklerer
Punktierung und schwärzlichen Schulterbeulen. Halbdecken weiss-
lich mit einem durchlaufenden schmutzig gelbbraunen Querband
hinter ihrer Miite und schwärzlicher Punktierung. Die Basis des
Clavus, Längslinien auf den beiden Punktreihen des inneren
Coriums, ein queres Fleckchen am Hintersaum der Coriumbinde
nahe dem Costalrand und die Hint-recke des Coriums schwarz; die
Membran dunkel rauchfarbig; Fühlerglied 3 und 4 (ausser der
Basis) sowie das verbreiterte Ende der Vorderschienen schwarz-
braun.
Länge 4 1/2 mill.
‘412
Khandala (Bombay) bei Eutermes biformis Wasm. 1 Stück, leg.
Assmuth.
Fam. HENICOCEPHALIDÆ.
Henicocephalus basalis Wesitw. — Fühlerglied 3 und 4
rostgelblich, ihre Basis leicht schwärzlich. Schienen gebräunt,
Basis und Ende heller.
Khandala (Bombay) bei Termes obesus. 1 Stück, leg. Assmuth.
Fam. REDUVIIDÆ.
Larve 1 (Holotrichius sp.?). — Ahnlich der Larve (1) eines
Holotrichius. Der Kopf von oben breit eiformig, die ziemlich kleinen
Augen (gerade von oben gesehen) dem vorderen Kopfende mehr
genähert als dem hinteren, Kopf hinter den Augen gerundet-
verschmälert. Fühlerglied 2 fast doppelt so lang als das 1. Glied;
Glied 3 bei weitem das längste ; Glied 4 so lang als das 2. Glied.
Prothorax oben flach, mit trapezoidalem, durch deutliche Rand-
kiele seitlich begrenztem Dorsaltheil und wulstig abgesetztem Vor-
derrand, der jederseits von einer kurz-dornenfôrmigen, schief nach
aussen und vorn vorragenden Halsecke begrenzt wird. Hinterleib
stark verbreitet; der gerundete, blattartig-flachgedrückte Rand tritt
jederseits in 6 spitzwinkligen Sägezähnen vor.
Hell graugelb; die Mittellinie des Schildchens und (weniger deut-
lich) des Pronotums weisslich. Die Brust (ausser der Mitte von Meso-
und Metasternum), die Basis der Hüften, die Trochanteren mit der
Schenkelbasis, das Schienenende (besonders innen), ein Fleckchen
auf der Innenseite der Vorder- und Mittelschienen (in der Mitte), die
Hinterschienen auf der Unterseite, das vierte und mehr als die
Endhälfte des dritten Fühlergliedes, viereckige Randfleckchen des
3-7 Abdominalsegments (eitwa auf der Randmitte jedes Segments
stehend und oben und unien sichtbar), einige aus kleinen Ringen
und Querlinien bestehende, in Längsreihen angeordnete Zeichnun-
gen des Hinterleibsrückens und die Aftergegend schwarz. —
Länge 6 mill.
Khandala (Bombay) bei Capritermes longirostris, 1 Stück, leg.
Assmuth.
Larve ? (Acanthaspinarum gen. spec.). — Larve in sehr
jugendlichem Stadium.
Sudan bei Termes natalensis. 1 Stück leg. Trägardh.
(1) Die übliche Unterscheidung aller mit lappigen Flügelscheiden versehenen
Heteropteren- und Homopterenlarven als « Puppen » oder « Nymphen » erscheint
mir durchaus nicht einwandfrei und zum mindesten ganz entbehrlich.
413
Larve 3 (Salyavatinarum? gen. spec.). — Der oben schmut-
zig gelbliche, unten, sowie am Prothorax, Kopf, an den Fühlern
und Beinen schmutzig braune Kôrper ist mit aufrechten, an der
Spitze gekrümmten Bôrstchen bezetzt und dick mit rostgelbem
Sand und bis stecknadelknopfgrossen Quarzsteinchen inkrustiert,
sodass die Einzelheiten des Baues unter dieser Decke fast vüllig
verschwinden (1). Die Beschreibung konnte jedoch nach einem
zweiten, denudierten, von Herrn D° Horn bei Nalanda auf Ceylon
gefangenen Slück ergänzt werden.
Kôrper breit eirund, oben flach. Kopf kurz und dick (nur wenig
länger als breit) von nahezu würfeliger Form, hinter den ziemlich
kleinen, dem Hinterrande genäherten Augen nicht verschmälert,
ohne Kopfdornen. Fühlerglied 4 und 2 dick und plump; das erste
deutlich kürzer als der Kopf, leicht gekrümmt; das 2. Glied mehr
als 1 1/2 mal so lang wie das 1. Glied. Die beiden letzten Fühler-
glieder sehr dünn, fein fadenfürmig und etwa gleichlang. Pronotum
oben flach, klein, trapezoidal mit gerundetem Hinterrand und
abgerundeten Schulterecken. Die Schuppen der Flügeldeckenanlage
treten nach hinten auffallend stark divergent auseinander und
überragen mit ihren Spitzen den Hinterleibsrand sehr deutlich.
Der schneidenartig-geschärfte Hinterleibsrand ist jederseits mit 4
schlanken, dornenfôrmigen, horizontalen Zähnen bewehrt. Meso-
sternum als verkehrt-trapezoidale erhabene Platte sehr deutlich
sichtbar, mit ausgehôhlter und mit einer schmalen Längsfurche
versehener Mitte und geschärften, etwas vorgezogenen vorderen
Aussenecken. Vorderbrust und Vorderhüften sind sehr auffallend
gestaltet und augenscheinlich auf Festhalten des Raubes berechnet.
Das Prosternum breitet sich nach vorn hin in einen grossen Plat-
tenfortsatz aus, der an seiner Basis viel breiter ist als der Kopf (mit
den Augen), sich nach vorn zu mit fast geradlinigen Seiten etwas
verschmälert, und fast den Vorderrand der Augen erreicht. Der
Vorderrand dieses Fortsatzes, dem der Kopf aufliegt, ist tief (fast bis
an seine Basis) spitzwinklig ausgeschnitten. Diesen Ausschnitt
füllt der kurze, breite, plumpe, dem Kôürper anliegende Schnabel
vôllig aus; von den beiden erkennbaren Schnabelgliedern ist das
(1) Dass die Larven von Raubwanzen dadurch Schutz und Deckung finden,
dass sie ihren Kürper mit organischen oder anorganischen Fremdkürpern ein-
hüllen, ist auch sonst nichts vüllig Ungewühnliches. Längst bekannt ist ein
solcher Larvenschutz bei Reduvius personatus L. Fesigeklebte Saudkôrner *
bemerkte ich bei den Larven einer syrischen Stenopodine und einer mittel-
amerikanischen Triatoma-Art. Eine interessante, ganz in einer lockeren Hülle
von Sandkürnchen und Holzpartikelchen verborgene Larve, augenscheinlich
einer Gattung der Acanthaspinen angehôürig, wurde in einem hohlen Stamm
Grenadill-Holz aus Lindi (Ost-Afrika) lebend nach Hamburg eingeführt und
befindet sich im Hamburger Museum.
A4
distale etwas l'inger als das proximale. Die Unterseite der Proster-
nalplatte ist sehr leicht konkav, véllig von Konkretionen entblôsst,
matt schwarzbraun mit sehr feiner weisslicher Kôrnelung besetzt.
Die schwärzliche Vorderhüfte zeigt auf ihrer flachen Unterseite
zwei grosse, seichte, ebenfalls von Konkretionen freie Grubenein-
drücke, die durch eine knopf-oder besser ambossfôrmige Protuberanz
getrennt sind. Der Hinterrand der Vorderhüften ist blattartig-
geschärft, gerundet und schaufelartig-ausgehôhlt, mit einem
dichten Bôrstchenkranz gewimpert. Am Aussenrande der unteren
Fläche der Hüfte bemerkt man noch einen gelben zahnartligen
Hôcker, der sich gegen die Innenseite des Trochanters legt und für
diesen und den Schenkel eine Stütze bildet. Beine kurz, unbedornt,
die plumpen Vorderschienen nicht flachgedrückt; Tarsen klein.
Der Hinterleib trägt oben und unten jederseits 2 Reihen schwärz-
licher Grübchen.
Länge 10-10 1/2 mili.
Die auffallende Larve dürfte wegen des interessanten Baues der
Vorderbrust wohl in die Unterfamilie der Salyavatinae gehüren.
Dazu stimmt auch die Bildung des Schnabels.
Ceylon (Trincomala) bei Termes obscuriceps Wasm. 1 Stück leg.
Horn.
Larve 4 (Ectrichodinarum? gen. sp.). — Kôrper gestreckt-
oval, hell blutrot. Kopf breit oval, mit scharf-abgesetztem, kurz-
walzenfôrmigem Halstheil; die ziemlich kleinen Augen etwa in die
Mitte der Kopfseiten gerückt; Stirn hinter den Augen mit flachem
Quereindruck. Fühler gegen Ende allmählich sich verjüngend,
schwarzhraun; Glied 4 schmutzig rot, weuig kürzer als der Kopf;
Glied 2 etwas länger als Glied 1; Glied 3 das kürzeste; Glied 4 trübe
gelb mit schwärzlicher Basis. Prothorax oben fast halbkugelig-kon-
vex, mit wulstig-erhabener Seitenrandlinie und flachen longitudi-
nalen Erhabenheiten auf der Scheibe, die sich etwas hinter der
Milte zu zwei Spitzhôckern erheben, Die Flügelanlagen des Mittel-
und Hinterrückens auf ihrem Aussenrande je mit einem spitzen,
halb-vertikalen, dornenähnlichen Zähnchen. Hinterleibsrücken im
ganzen eben, mit blattartig-zusammengedrücktem, halbaufgeschla-
senem Randfeld, das an den Hinterecken des 2. und 3. Segments
mit je einem dornähnlichen Zähnchen, an den entsprechenden
Ecken des 4-6 Segments mit geschärften Winkelspitzen bewehrt
ist. Die dorsalen Teile der 3 ersten Abdominalsegmente sind sehr
kurz, fast wulstfrmig-läingskonvex, die folgenden Segmente sind
weit linger und fast eben; auf der Grenzscheide zwischen dem 4.
und 5. und zwischen dem 5. und 6. Segment liegt je ein queres,
runzeliges Feldchen (mit vôllig verwachsenen Rändern) als Narbe
415
der schon im Larvenstadium verschlossenen Abdominaldrüsen (1),
davor auf der Scheibe des 4. Segments ein undeutlicheres Feldchen
ähnlicher Art. Schnabel mässig stark; die beiden ersten Glieder
eltwa gleichlang, das zweite nach der Basis zu wenig verdickt.
Vorderhüftpfannen hinten offen; die äussere Randung der Pfanne
hinten in eine rechtwinklige geschärfte Ecke endigend. Proster-
num gestreckt-dreieckig, horizontal, mit Mittelrinne. Das Mittel-
und Hintersternum mit zwei stark genäherten, nach hinten zu
wenig divergierenden Längskielen, die eine schmale Furche
einschliessen. Beine kurz; die sehr wenig verdickten Vorderschen-
kel auf der Unterseite mit starkem, kurzem Dorn., Kopf und Brust
mit mikroskopischer Kôrnelung; der Hinterleib punktiert.
Länge 6 mill,
Ceylon (Anuradhapura). 1 Stück « Gast von Hügel des Termes
Redmanni », leg. Horn.
Die larvale Natur des Insektes wird durch die primitive, noch
vôllig ringformige Struktur der letzten Abdominalsegmente, den
Verschluss der Thorakaldrüsen und den Mangel der Nebenaugen
sicher gestellt.
Larve 5 (Harpactorinarum gen. sp.). — Kôürper schmal
eiformig, schmutzig bräunlich-grau, kurzhaarig. Kopf eiformig,
hinter den kleinen, etwa in der Mitte der Kopfseiten stehenden
Augen von oben gesehen backenartig-verdickt, dahinter stark
halsartig-verenot. Fühlerglied 1 weit kürzer als der Kopf. Prothorax
oben mässig glänzend, etwas konvex, mit gewülbtem (nicht deut-
lich abgesetztem), aber durch einen weisslichen Längsstreif
bezeichnetem Seitenrand, von oben gesehen trapezoidal mit
abgerundeten Schulterecken, leicht aufgeworfenem Vorderrand
und undeutlichem Halsknôtchen. Meso- und Metathorax mit brei-
tem, weisslichem Seitenstreif. Hinterleib glanzlos, trübe weisslich,
eiformig, prall und dick, ohne sichtbare seitliche Kielung; längs
der Rückenmitte zwei, auf der Seitenlinie des Abdomens je eine
Reihe rundlicher, kleiner fast punktformiger grauer Fleckchen,
auch die Analgegend bräunlich-grau. Sterna weisslich, Schnabel
und Beine verwaschen bräunlich. Schnabelglied 2 etwas länger als
das 1. Glied. Beine unbewehrt.
Länge 4 4/5 mill.
Ahmednagar (Wallon) bei Termes obesus. 1 Stück leg. Heim.
(1) Ein derartiges vülliges Verwachsen der Offnungen der Abdominaldrüsen
bei Heteropterenlarven ist m. W. bisher noch nicht beobachtet worden. Dabeï
sind in diesem Fall auch die Offnungen der Thorakaldrüsen (durch ein bläschen-
ähnliches Häutchen) geschlossen. Die Larve scheint also des Schutzes durch den
Stinkdrüsenapparat ganz zu entbehren.
UE PES ON RE ES PTE ee PS ET TT ee Fe
ue * 4
Her bé ;.
4
à
416
Larve 6 (Rhynocoris sp.). — Das Tier ähnelt im Bau sehr
der Larve unseres Rhynocoris annulatus L. und hat wie letztere
einen aufgeblasenen, tonnenartig gerundeten, seitlich nicht geran-
deten Hinterleib und ein sphärisch-gewôülbtes Pronotum. Letzteres
hat hier auf seiner Scheibe etwas hinter der Mitte zwei flache
tuberkelartige Erhôhungen; die Knoten des Halsecken sind undeut-
lich, von der Form flachgedrückter Buckel. Der postoculare Teil
des Kopfes ist, von oben gesehen, deutlich länger als der präoculare.
Das erste Schnabelglied, das die Augenmitte nicht ganz erreicht,
ist viel kürzer als das zweite. Fühlerglied 1 (mit Fulcrum) länger
als der Kopf; 2. Glied wenig aber deutlich länger als Glied 3. Der
Kôürper ist ziemlich glanzlos, matt, schwarz, mit abstehenden,
Ziemlich langen, grauen Haaren mässig dicht besetzt; der Hinter-
leib verwaschen schwärzlich, jederseits mit einer Reihe dreieckiger
gelblicher Flecke in der Seitenlinie. Unterseite, Tarsen, Schienen,
Schnabel und Fühler mehr oder weniger schmulzig rostgelblich;
Ende des 2. und 3. Fühlergliedes pechschwärzlich. Aftergegend
schwarz. Mesonotum mit schmaler und ziemlich undeutlicher
gelblicher Medianlinie. Flügelscheiden ziemlich lang.
Länge 9 1/5 mill.
Sudan bei Termes natalensis. 1 Stück leg. Trägärdh, 4. V. 1901.
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
XII
Assemblée mensuelle du 3 décembre 1904.
PRÉSIDENCE DE M. LE PROFESSEUR GILSON, PRÉSIDENT.
La séance est ouverte à 8 heures,
En l’absence de M. Rousseau, M. Schouteden remplit les fonctions
de secrétaire.
MM. de Crombrugghe, Jacobs et Rousseau s’excusent de ne
pouvoir assister à la séance.
Décision du Conseil. Le Conseil a admis comme membre effectif
M. Georg Ulmer, Rutschbahn 29, Hamburg 13, présenté par
MM. Schouteden et Severin; M. Ulmer spécialise l’étude des
Trichoptères.
Propositions pour l'assemblée générale. Les candidatures de
M. E. Fologne comme président de la Société et de M. J, Desneux
comme membre du Conseil sont présentées.
En remplacement de M. R. Mac-Lachlan, membre honoraire
décédé, le Conseil a décidé de présenter les candidatures de :
MM. le Rév. F.-0. Pickard Cambridge ;
le Prof. L.-C. Myall;
E.-B. Poulton, professeur à l’Université d'Oxford.
Correspondance. M. A. Grouvelle envoie sa nouvelle adresse :
17, rue Ernest Renan, à Issy-les-Moulineaux (Seine).
Travaux pour les Annales. L'assemblée vote l’impression des tra-
vaux insérés dans ce numéro.
Communications. M. Hippert remet la liste de ses captures de
l’année. Cette liste paraîtra dans un prochain numéro.
— M, Gilson signale la capture à Ceroux-Mousty de Apus cancri-
formis, Crustacé qu’il a rencontré également près de Louvain.
— M. Severin annonce que M. Andries (chaussée de Haecht, 66,
Bruxelles) offre en vente la collection de Lépidoptères belges
délaissée par feu son père, qui compta parmi les premiers membres
de notre Société.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T, XLVIL, 23 x11 1904, 29
M8
Cette collection, bien connue de nos anciens lépidoptéristes, peut
être comparée à la remarquable collection léguée au Musée de
Bruxelles par M. le baron de Thysebaert. Elle esl renfermée dans
deux armoires contenant chacune soixante caisses; la collection
belge en remplit nonante-deux, et neuf contiennent quelques repré-
sentants de la faune européenne. La collection belge est fort com-
plète et dans un excellent état de conservation. Toutes les espèces
signalées de Belgique que M. Andries n’avait pu capturer lui-même
sont représentées par des exemplaires achetés chez Staudinger; les
Géométrides et les Microlépidoptères sont surtout remarquables par
leur beauté.
Note bibliographique. M. Schouteden attire l’attention sur un
petit volume envoyé à la Société par l’éditeur : il s’agit de l’Ento-
mologisches Jahrbuch für 1905, de Krancher, ouvrage à peu près
inconnu en Belgique et qui cependant est des plus intéressant. Le
tome qui vient de paraître (14° année) renferme notamment les tra-
vaux que voici : Notes sur les Lépidoptères de Chemnitz (par Pabst)
et de Prague (par Doubrawa); catalogue de Coléoptères suisses (par
Krauss), des Carabiques de Thuringe (par Jänner); diverses notices
sur des Lépidoptères intéressants, notamment sur les variétés de
Agrotis comes (avec description d’une aberration nouvelle, ab.
grisea Gauckler); des observations biologiques sur quelques Four-
mis (par Krausze); une revision avec tableau dichotomique des
Scorpions du Tyrol (par Dalla Torre); la liste des Coléoptères à
rechercher chaque mois, et quantités d’autres renseignements. Le
volume, disposé de façon à pouvoir servir d’agenda de poche, ne
coûte que Mark 1.60.
La séance est levée à 10 1/4 heures.
419
DES CR EELT EE ON:
D'UNE
NOUVELLE ESPÈCE DE PSYCHIDES, CHALIA LAMINATI
par F.-J.-M. Heylaerts.
d. Albescens, alis anterioribus macula permagna nigro-brunnea;
capite parvo omnino pilis albis hirto ; antennis brevibus 22 articu-
latis, ciliis longis albicantibus apicem versus decrescentibus, pseudo-
palpis albis. Thorace abdomineque albo-pilosis, subtus tamen
obscurioribus. Pedibus omnino albo-hirtis, tibiis anterioribus spina
magna nigra.
Alis anterioribus latis, rotundatis, albis, plaga magna nigro-
brunnea; fimbriis nigro-brunneis ; costis 12 : 4 + 5 et 7 + 8 breve
pedunculatis ; cellula media lata, cellula intrusa nulla.
Alis posterioribus latis albis; margine anteriori late nigro-brun-
neo; fimbriis albis ; costis 6 : costis 5 et 8 nullis; cellula media, sine
cellula intrusa, bipartita : parte superiore brevissima, parte tamen
inferiore perlonga. — Expansio alarum 21 mill.
Hab, : Tonkin.
Eruca feminaque ignotue sunt.
L'espèce en question est assez frêle et le dessin de ses ailes est
remarquable,
La tête est petite et couverte en dessus et en dessous de poils
blancs; les yeux sont relativement grands et proéminents; les
pseudopalpes sont courts et blancs ; les antennes sont courtes, envi-
ron un tiers de la côte; la hampe est brunâtre avec les cils longs,
blanchäâtres et diminuant en longueur vers le sommet, Le thorax et
l'abdomen sont tous les deux couverts de poils blancs. Les parties
génitales visibles sont d’un jaune de cire brunâtre. Les pattes, dont
les tibias antérieurs portent une épine assez longue et noire, sont
couvertes de poils longs et blancs; les tarses sont nus.
Les ailes antérieures sont assez larges, l’apex et l’angle anal sont
arrondis. La partie basale est blanche comme aussi les deux tiers
du bord interne, le reste de l’aile est entièrement d’un brun noi-
râtre ainsi que la frange. En dessous le noir est plus terne et le
blanc un peu grisâtre.
Les ailes postérieures sont larges à sommet un peu arrondi, mais
l’angle anal est bien prononcé. Elles sont blanches en dessus et en
dessous, mais leur bord antérieur est largement strié de brun noi-
râtre, qui se perd dans un liseré de la même couleur au bord
r-
wc
y.
an
extérieur. En dessous la trie du dessus est moins ire tee et et e] bl
moins pur.
L’unique spécimen se trouve dans la collection de M. J. de
Joannis, qui a eu la bonté de me l'envoyer à l’étude tout en me
.
à:
de
CRe”
VE
priant de dédier l’espèce nouvelle à M. L. de Laminat, ingénieur
en chef des ponts et chaussées, à Ha Noi, qui a été assez heureux
de trouver l’intéressante nova species en question.
421
DIMORPHISME DU MALE CHEZ LES FOURMIS
ET
QUELQUES AUTRES NOTICES MYRMÉCOLOGIQUES
par A. Forel.
I, — Fourmis de Madère.
Autrefois M. Emery avait cru découvrir le ' ailé de la Ponera
punctatissima Roger, dont j'avais décrit le J'aptère et ergatomorphe
pris par Roger pour une autre espèce (P. androgyna Roger). Depuis
lors, M. Emery a reconnu que le çj' qu'il avait attribué à la P. punc-
tatissima est celui de la P. Eduardi Forel. De mon côté, j'ai décrit
une espèce américaine à aptère et ergatomorphe, la P, ergatan-
dria Forel de Saint-Vincent. Donc jusqu'ici nous n’avions jamais pu
démontrer un cas de dimorphisme chez le Ç' d’une seule et même
espèce de fourmi.
Or, je viens de recevoir de Madère, du Père Ernest Schmitz, la
Ponera Eduardi Forel, avec un ' ergatomorphe et aptère bien
différent de son (j ailé ordinaire (ce dernier a été pris à diverses
reprises; son existence est donc certaine), et fort différent aussi du
de la punctatissima Roger. Ce ' a été pris avec des Ÿ des deux
sortes, celle avec des yeux rudimentaires, et celle avec des yeux
développés, comme je les ai découvertes dans le temps près d'Oran.
Donc ce curieux dimorphisme de l’œil chez l’ouvrière paraît
constant et je ne puis admettre l'opinion de M. Emery qui considère
les ÿ qui ont des yeux développés comme des © ergatomorphes.
C’est du reste plutôt une divergence de vue théorique qu'autre chose,
puisque l’ouvrière de la fourmi n’est elle-même qu’un dimorphisme
de la ©. Voici la description du j ergatomorphe de la Ponera
Eduardi. J’appelle ' 1 le ' ailé.
Ponera Eduardi Ç 2. Bien plus petit que celui de la punctatissima.
Long. 2,3 mill. Moins robuste que le ergatomorphe de la
punctatissima. Mandibules assez lisses, triangulaires, assez petites,
à bord terminal tranchant. Épistome grand, à bord antérieur faible-
ment convexe. Les yeux ont une ou deux facettes seulement, et sont
situés près du bord antérieur de la tête. Pas d’ocelles. Arêtes fron-
tales très courtes. Les scapes sont très courts, à peine d’une moitié
plus longs qu’épais. Antennes de 13 articles. Funicules assez
épais; leurs articles 2 à 7 plus épais que longs. Tête faiblement con-
cave derrière. Thorax ergatomorphe, à sutures très distinctes.
Mésonotum assez convexe, plus large que long, plus court que le
pronotum ; la suture méso-métanotale forme une faible échancrure,
marquée surtout par la convexité du mésonotum. Face basale du
métanotum beaucoup plus longue que large, plutôt plus longue
| iii {LE A NPA
PET CP PORT
422
que la face déclive, dont elle est séparée par un angle arrondi plus
obtus que chez la punctatissima (androgyna) ; la face déclive est plus
oblique que chez cette dernière. Ecaille plus basse que chez la
punclatissima, plus épaisse à la base qu’au sommet qui est atténué
en tout sens. Son bord supérieur est convexe de droite à gauche et
d’avant en arrière. Un petit appendice sous le pédicule. Premier
segment de l’abdomen un peu atténué en avant, bien plus étroit
que le deuxième ; rétrécissement entre les deux segments peu accen-
tué. Valvules génitales extérieures assez grandes, triangulaires,
allongées, leur extrémité dépassant beaucoup les autres valvules, et
formant la pointe d’un triangle isocèle étroit.
Assez luisant, faiblement ponctué, assez densément pubescent,
presque sans poils dressés. Les tibias et les scapes sont seulement
pubescents.
D'un jaune sale, pâle, çà et là avec des taches d’un jaune bru-
nâtre. Exemplaire probablement immature.
Palheira, Madère, avec les deux sortes d’ouvrières.
M. Schmitz a trouvé aussi des © avec des $ de Ponera Eduardi à
Furado, Funchal, etc.
CARDIOGONDYLA EMERYI Forel. — M. Schmitz a retrouvé cette
espèce sur divers points de l’île de Madère (Funchal, Furado, etc.).
Il a pris des Ÿ, des © et un J ailé qui correspond tout à fait à la des-
cription donnée du ( par André. J'avais donc eu tort de mettre en
doute l’existence de ce (J ailé. Il s’agit maintenant de savoir si la
C. Emeryi a en outre un (j' aptère ergatomorphe, semblable à celui
des autres Cardiocondyla et si les autres Cardiocondyla ne pos-
sèdent pas peut-être un (j ailé, outre les 4 ergatomorphes décou-
verts jusqu'ici. Il y a là une question à élucider, après ce que la
Ponera Eduardi vient de nous dévoiler grâce à M. Schmitz.
Voici encore quelques fourmis trouvées par M. Schmitz, à Madère
et environs (je ne parle plus de celles déjà énumérées précédem-
ment).
MONOMORIUM CARBONARIUM Sm. — Madère.
MONOMORIUM SALOMONIS L. — Iles de Porto Santo et Selvagen,
près Madère.
TETRAMORIUM SIMILLIMUM Sm, — Madère.
II. — Faune suisse et allemande.
M. le D" Santschi, médecin à Kairouan, de passage en Suisse, a
découvert sur les berges xérothermiques du Rhin, à Stein am/Rhein,
canton de Schaffouse, le Camponotus lateralis Oliv. v. foveolatus
Mayr, forme méditerranéenne qui jusqu'ici n’avait été trouvée que
423
dans les parties chaudes de la Suisse méridionale. Le fait est
curieux et important. Le C. lateralis existe donc probablement en
Allemagne.
III. — Formes nouvelles et synonymies.
Plagiolepis Deweti n. sp. — %. — Long. 2,5 à 2,7 mill, —
Mandibules lisses, luisantes, avec de gros points épars, armées de
5 à 6 dents irrégulières. Épistome subcaréné, à bord antérieur
convexe. Arêtes frontales courtes. Yeux assez gros, situés à peine
en avant des côtés de la tête. Trois ocelles distincts. Tête ovale-
rectangulaire, à bord postérieur arrondi et convexe de côté, à peu
près droit au milieu. Les scapes dépassent l’occiput de près de la
moitié de leur longueur. Second article du funicule long comme la
moitié du premier, mais 1 1/2 fois plus long qu’épais. Thorax
biéchancré. Le mésonotum est étranglé au milieu, comme chez les
Acantholepis, formant au profil une selle ou échancrure médiane.
Sa portion antérieure forme avec le pronotum la convexité ordi-
naire. Sa portion postérieure, vue de côté, est cunéiforme, presque
aiguë et presque subbidentée au sommet, descendant en talus vers
l’échancrure méso-métanotale qui est profonde. Le métanotum
forme une bosse élevée et arrondie, avec une face basale ascendante
et convexe et une face déclive presque plane. Écaille basse, subrec-
tangulaire, inclinée en avant. Abdomen de la forme ordinaire chez
le genre.
Mélanolum et épistome subopaques, finement, mais distincte-
ment ridés en travers. Le reste luisant et à peu près lisse, sauf
l’abdomen qui est faiblement chagriné.
Quelques poils dressés assez raides et jaunàtres, sur la tête et
l'abdomen. Le reste sans poils dressés, mais pourvu d’une pubes-
cence très fine et espacée.
D'un brun châtain plus ou moins foncé. Tarses et articulations
jaunâtres. Antennes d’un brun jaunâtre. Pattes brunûtres.
Q. — Long. 4,7 mill. — Tête à bord postérieur largement
échancré, plus large que longue. Les scapes dépassent l’occiput de
plus des 2/5 de leur longueur. Face déclive du métanotum bien plus
longue que la face basale. Forme du corps ordinaire, sans rien qui
rappelle la forme du thorax de l’ouvrière. Quelques poils dressés
au thorax; pubescence assez forte, bien plus dense que chez
l’ouvrière. Du reste comme cette dernière. Les ailes manquent.
Montagnes du Natal, récoltée par M. R. Wroughton. Une ouvrière
de cette espèce se trouve dans la collection de fourmis récoltée dans
le temps au Cap de Bonne-Espérance par M. Burchell.
FORMICA FUSCA, v. rubescens n. var, — Je donne ce nom à la
pb Lai QE AU h
EE Se + De
424
grande variété, à thorax rougeâtre de la F. fusca, variété que j'ai
décrite sous le nom de variété rougeâtre dans mes Fourmis de la
Suisse. Chez la $ major, le devant de la tête, le thorax, les scapes,
le 4° article des funicules et les pattes sont d’un rouge jaunâtre,
sauf deux taches brunes situées sur le pronotum et le mésonotum,
taches qui ressemblent à celles de la F. pratensis et confluent à peu
près. La petite ouvrière se distingue à peine de la var. glebaria Ny1
(fusca des prés, Forel, Fourmis de la Suisse), la couleur rougeûtre y
disparaissant à peu près. La grande ÿŸ atteint près de 7 mill.; c’est
la plus grande variété de la F. fusca, dans nos parages. De même
que la v. glebaria, elle vit dans les prés, où elle fait des dômes
maçonnés, tandis que la fusca vera, qui est bien moins pubescente,
un peu plus lisse et plus luisante, vit surtout dans les troncs
pourris et sous les pierres. On a confondu et confond encore très
souvent la var. rubescens de la fusca avec la r. rufibarbis F., qui a
des mœurs fort diffèrentes, et qui est surtout bien plus courageuse.
La rufibarbis typique, $ major, n’a pas les deux taches brunes sur
le pronotum et le mésonotum; seule sa petite Ÿ a le thorax en
partie brun.
STENAMMA (MESSOR) ARENARIUM F. = St. /M.] Bugnioni Forel ÿ
minor-media. — Sous le nom de Bugnioni j'ai décrit par erreur
une forme minor-media de l’arenarium qu’on ne rencontre presque
jamais hors des nids, ce qui fait que son facies m’a induit en erreur
et m'a fait croire à la présence d’une espèce nouvelle. L’arenarium
est extrêmement polymorphe.
CAMPONOTUS MACULATUS F., r. Xerxes n. st. — Je donne ce
nom à la forme persane que j'ai appelée cognato-compressus dans
mes Fourmis du Musée zoologique de Saint-Pétershbourg (Annal.
Mus. zool, Acad. imp. des Sciences, Pétersbourg, 1904, p. 12). En
effet, la forme que j'avais décrite en 1886 (Etudes myrmécologiques
en 1886, Annal. Soc. Ent. Belg.) a le thorax et même le devant de
l'abdomen en partie d’un rouge jaunâtre, tandis que la forme
persane les a entièrement noirs.
LAsIUS MIXTUS Nyl. — J'ai trouvé cette espèce cet été aux envi-
rons de Copenhague. Elle se distingue de l’umbratus par son funi-
cule un peu plus épais; les articles ne sont pas plus longs qu’épais
(un peu plus longs chez l’umbratus).
IV. — Faune xérothermique du canton de Vaud.
En explorant l’été passé l’une des prairies xérothermiques des
côtes de la Morges, près de Monnaz et Vaux, j'y ai retrouvé les
espèces suivantes :
à
" NERO Ten
Ve Pier te … 4 È ha ch NE ”
L SES 41% La ALES Vs N sit = re :
AE A
ee ax SrExAMNA (A PHAENOGASTER) SUBTERRANEUM Lats. be.
; 2. LEPTOTHORAX TUBERUM F. et var, interruptus Schenk. EE.
{ 3. CAMPONOTUS AETHIOPS Lats, EA
4. CAMPONOTUS LATERALIS Oliv., v. foveolatus Mayr.
Cherchant les nids du Leptothorax tuberum, je finis par les dé-
couvrir sculptés dans de petits morceaux de branches mortes
tombés à terre (d’une haie) sur le pré, et gisant librement à la sur-
face. Cette façon de nicher dans des morceaux de branches sèches 1e
tombés à terre est originale. Dans l'Amérique du Nord j'ai trouvé la EE
r. ebeninum Forel du Monomorium carbonarium Sm. nichant d’une D
façon analogue. és
Æ
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È
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PR
496
NEAÏTERTANTES
POUR UN
CATALOGUE DES TRYPETIDÆ DE LA BELGIQUE
par le Er À. Guilliaume.
Les Trypetidæ, dont Loew a publié une belle monographie en
1862, méritent de fixer notre attention tant par la variété des des-
sins dont sont ornées les ailes de ces Diptères que par leurs mœurs
curieuses.
Les Trypetidæ sont parasites de végétaux, principalement de
plantes de la famille des Compositacecæ.
La femelle, munie d’une tarière, pond ses œufs dans la tige de la
plante où la larve se développe en attaquant souvent le bouton de
la fleur et produisant une déformation caractéristique pour chaque
espèce.
Certaines font leur évolution complète dans la plante nourricière,
d’autres se cachent en terre pour la transformation en pupe.
L’insecte parfait se trouve d'ordinaire en mai, juin, juillet.
Chaque espèce a généralement sa plante favorite ou bien vit
indifféremment sur diverses plantes : telle la Trypeta onotrophes qui
attaque Cirsium palustre L., Lappa minor D.C.,Centaureascabiosa L.,
Senecio vulgaris L., etc.
Tout comme les Cynips, quelques formes provoquent la formation
de galles, par exemple Urophora cardui sur les tiges de Cirsium
arvense, Tephritis proboscidea sur les racines de Chrysanthemum
leucanthemum, etc.
Van der Wulp et de Meijere dans leur catalogue des Dipières
néerlandais, publié en 1898, citent 40 espèces de Trypetidæ. Nous
en retrouvons 35 en Belgique plus 7 autres non citées dans ce cata-
logue et décrites par Schiner dans Fauna austriaca.
Nous espérons, par la publication de ce premier travail, avoir
appelé l'attention sur un petit groupe de Diptères des plus intéres-
sants et nous verrons avec plaisir augmenter le nombre de ceux qui
recherchent ces jolis Insectes, ce qui nous permettra de donner
bientôt un supplément à ce catalogue encore fort incomplet d’après
nos estimations.
Je remercie M. le D' Jacobs qui a bien voulu me laisser puiser de
précieux renseignements dans sa collection, ainsi que M. Severin
qui a mis les matériaux du Musée d'Histoire naturelle à ma dispo-
sition.
Farm. TRYPETIDÆ.
Gen. Platyparea Loew.
PL. DISCOIDEA Fabr.
La Cambre, 1835 (coll, Wesmael).
Jette (D' Jacobs).
Gen. Acidia Rob. Dev.
AC. HERACLEI Linn.
Groenendael, 7.
Buysinghen, Genval, Saint-Job, 7 (D' Jacobs).
Bauche, 6-80 (Donckier).
Botassart, Glain (Candèze).
Calmpthout, 5 80 (Donckier).
AC. COGNATA Wied.
Boitsfort, 8-1905, sur Tussilago farfara L.
Mariemont (coll. Van Volxem).
Laeken (D° Jacobs).
AC. LYCHNIDIS Fabr.
Boitsfort, 8-1903.
Watermael, 7-19053.
Tervueren, 7-1904.
Auderghem, 7-1904.
Notre-Dame-de-Bonne-Odeur (D° Jacobs).
Gen. Spilographa Loew.
SP. ZOË Meig.
Groenendael, 6-1904, sur Lappa minor D. C.
Linkebeek (Tosquinet).
Beersel (D' Jacobs).
SP. HAMIFERA Loew.
Watermael, 6-1904, sur Senecio vulgaris L.
SP. ARTEMISIÆ Fabr.
Watermael, 7-1904, sur Artemisia vulgaris L.
Auderghem, 7-1904, id. id.
Etierbeek, 8-1896 (Coucke).
Liége (coll. Candèze).
ee
;
his dh'tie dis à de A2"
Tir :
SP. CERASI Loew.
Linkebeek (D' Jacobs).
SP. ALTERNATA Fallen.
Boitsfort, 8-1904.
Gen. Orellia Rob. Dev.
O. WIEDEMANNI Meig.
1 ex. coll. Wesmael sans indication de localité.
2 ex. D' Jacobs, éclos d’une chenille de papillon diurne prise
en Belgique.
Gen. Trypeta Meig.
TR. FALCATA Meig.
Angleur, 5-78 (Donckier).
Arlon (coll. Van Volxem).
Bruges (D' Jacobs).
TR. ONOTROPHES Loew.
Boitsfort, 7.
Auderghem, 7-8, sur Cüirsium palustre Scop., Centaurea
cyanus L., Lappa minor D. C.
Groenendael, 8.
Rixensart, 8.
Warnant, 8.
Hertogenwald, 8-92 (Coucke).
Env. de Bruxelles (D' Jacobs).
Oblenu de Cirsium oleraceum Scop. (Severin).
TR. TUSSILAGINIS Fabr.
Dilbeek (D' Jacobs).
Hoeylaert (D' Jacobs).
TR. RUFICAUDA Fabr.
Auderghem, 7-1904, sur Cirsium arvense Scop.
Coll. Puls, 1 ex.
Tr. WINTHEMI Meig.
Mons, 7-1901.
Vollezeele (D' Jacobs).
TR. SERRATULAE Meig.
Hoeylaert (D' Jacobs).
q . x; " , À :
LA Ta RTS EE ie La de
Œ + * D" L
EP DNS MAN SL DE M
LP vpn id 2 as
L2
Gen. Urophora Rob. Dev.
UR. soLsTiTIALIS Linné.
Val d'Argent (D' Jacobs).
UR. STYLATA Fabr.
Breedene, 8 99.
Notre-Dame-au Bois (D' Jacobs).
UR. cARDUI Linné.
Breedene, 8-1900.
Notre-Dame-au-Bois, 8 (D' Jacobs).
UR. QUADRIFASCIATA Meig.
Lixhe, 7-94 (Donckier).
Melbreux, 9-79.
Noville-s/Meheigne (D' Jacobs).
UR. APRICA Fall.
Saint-Hubert, 6-1904 (Severin).
UR. SIGNATA Meig.
Rouge-Cloître (Donckier).
Gen. Ensina Rob. Der.
E. SONCHI L.
Auderghem, 7-1904, sur Senecio vulgaris L,
Saint-Hubert, 6-1904.
Overyssche, 8.
Gen. Rhacochloena Loew.
R. LOXONEURA Loew.
La Cambre, 1835 (coll. Wesmael).
Gen. Carphotricha Loew.
C. GUTTULARIS Meig.
Mont-Saint-Guibert, 6-79 (Delecolle).
Laroche, Fleurus (D° Jacobs).
C. PUPILLATA Fall.
Auderghem, 6-1904, sur Carduus nutans L.
Espinette (Severin) sur Hieracium umbellatum L. et Hiera-
cèum murorum L.
Genval, 7 (Severin), éclosions hors de Hieracium umbel-
latum L.
Steinbach (D" Jacobs).
PEU M
fi
#
L'or
à
dE nm dg 1 “ue” ee ir à
L'art el Lei ENT NL EE
430
Gen. Oxyphora Rob. Dev.
. MILIARIA Schranck.
Groenendael, 6-1904 (sur Carduus nutans L.).
Fallaen, 7-1904 id.
Auderghem, 7-1904 id.
Bauche, 6-80 (Donckier).
Boitsfort, Buysinghen (D' Jacobs).
. CORNICULATA, Fall.
Beersel, Ortho (D' Jacobs).
. BIFLEXA Loew.
Val d'Argent, La Hulpe (D' Jacobs).
Gen. Tephritis Latr.
F, MARGINATA Fall.
Auderghem, 7-1904, sur Senecio vulgaris L , Achillea mille-
folium L.
Watermael, 7-1904.
Nieuport, 7-1904.
Fallaen, 7-1904.
La Houssière (D' Jacobs).
. PANTHERINA Fall.
Louette-Saint-Pierre (Gravet).
Auderghem, 38-1904.
Rouge-Cloître (D' Jacobs).
. FLAVIPENNIS Loew.
Auderghem, 6-1902.
Mons, 6-1901.
Bucken (D' Jacobs).
. PROBOSCIDEA Loew.
Lixhe, Hermeton, 6-92.
Auderghem, 8.
Groenendael, 7.
Boitsfort, 7.
Linkebeek, Hoeylaert (D' Jacobs).
. ELONGULATA Loew.
Overyssche, 8 (Severin).
Puers, 8 (D' Jacobs).
Boitsfort, 7-1903.
__-T. TESSELLATA Loew. ne:
Le | Nassogne (Severin). | LEA
= T. LEONTODONTIS Degeer. #4
Auderghem, 7-1904. E
Arlon, La Hulpe (D° Jacobs). E-
JA
; T. ARNICÆ Linné. , #
Saint-Hubert (Severin), obtenu de Arnica montana L. Fa
£ 7 21%
| T. CONJUNCTA Loew. rL
Coll. Candèze. cel
Genck (D° Jacobs). 2
(a
T. STELLATA Fussl. .
Watermael, 7. Ex.
Auderghem, 8, sur Senecio vulgaris L. 3
T. MATRICARIEÆ. 5
Heure (Coucke). RS
.T. VESPERTINA Loew. 12
Mons, 7, 1903. À
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à tr 12 7
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE +
XIII
Assemblée générale du 26 décembre 1904.
PRÉSIDENCE DE M. LE PROFESSEUR GILSON, PRÉSIDENT,
La séance est ouverte à 3 heures,
Présents : MM. Becker, Bondroit, de Crombrugghe, Desneux,
de Dobbeleer, Fologne, Gilson, Roelofs, Rousseau, Schouteden,
Severin, Willem.
Escusés : MM. Ball, Bivort, D' Guilliaume, Hippert, Lambillion
et Ledrou.
Le procès-verbal de la séance du 26 décembre 1903 est approuvé,
Le Président prend la parole et s’exprime comme suit :
MESSIEURS,
Le but de la Société entomologique est de réunir les naturalistes
qui portent leurs efforts sur une division quelconque du groupe
des Arthropodes. C’est là un champ d’action plus que suffisant, et
même bien plus vaste que celui de mainte autre société spéciale,
puisque, au point de vue de la richesse en espèces, les Arthropodes
l’emportent de loin sur tout le reste des êtres vivants.
En fait, le groupe Hexapode a fait l’objet de immense majorité
de nos travaux. Les Myriapodes, cependant, ont donné lieu à
quelques communications, et quant aux Arachnides, nous avons
le bonheur de compter dans nos rangs M. Becker, dont le nom fait
autorité et dont le grand ouvrage vous est connu.
Les Crustacés, au contraire, ont été fort négligés dans notre pays.
A ma connaissance, aucun naturaliste belge ne s’est réellement
fait spécialiste en Crustacés, ou du moins, n’est devenu une auto-
rité en la matière. C’est même là un fait que j'ai eu l’occasion de
déplorer vivement au début de mes travaux de zoologie marine,
Pour l'étude et la détermination de mes espèces, j'ai été contraint
à m'adresser à l’étranger et obligé de me mettre moi-même à
l’étude spéciale de quelques subdivisions.
C’est pourquoi, au moment de quitter le poste de la présidence,
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVIN, 3 I 1905, 30
434
auquel vous avez bien voulu me faire l'honneur de m'appeler, je
désire faire un effort pour attirer l’attention des membres de la
Société, surtout des plus jeunes, sur le groupe des Crustacés, avec
l’espoir de décider peut-être quelque collègue, non encore spécia-
lisé, à se consacrer à l’étude d’un des types de cette très fascinante
section des Arthropodes.
Je voudrais donc que vous me permettiez de faire avec vous non
pas une étude complète de toute la classe des Crustacés, mais simple-
ment une revision très élémentaire de certains caractères, dans l’en-
semble du groupe, à l’aide de quelques croquis très schématiques.
Le type Crustacé est une forme bien autonome, nettement dis-
. tincte, d’une part des Vers anne-
à Pain ts, et de l’autre de
€ D é ="".Ændopodile à PARIS EAN ENU :
LS, Arthropodes voisins qui présentent
avec elle le plus d’affinité.
Nous pouvons nous représenter
la forme généralisée du groupe, et
en même temps l’ancêtre d’où il
dérive, ainsi qu'il est figuré dans le
1% schéma (fig. 1).
On voit que c’est un animal mé-
tamérisé, régionné et muni d'ap-
pendices biramés.
1. — Il se distingue d’abord des
Annélides par la répartition de ses
métamères en régions, c’est-à-dire
en groupes de fusion, ou bien en
tronçons dont les appendices ont
des caractères communs.
La première de ces régions, le
tronçon antérieur, est de loin la
mieux établie : partout, les méta-
mères antérieurs sont fusionnés.
Ce tronçon de fusion antérieur, dans la majorité des cas, porte
5 paires d’appendices. Il a reçu le nom de téte.
Or, tout segment d’Arthropode portant, en principe, une paire
d’appendices, on est conduit assez facilement à considérer la tête
comme formée de 5 métamères.
Cependant, il y a lieu de rappeler ici que les Annélides, ces
proches parents des Arthropodes, possèdent un prostomium, un
lobe préoral, qui n’est point un métamère, mais qui est l’origine
des métamères, comme le scolex est l’origine du strobile, avec
cette différence que dans ce dernier la formation des proglottis
Fig. 1. — Crustacé. Type primitif.
l Fu — D =
435
marche d’arrière en avant. C’est la portion antérieure, la partie
principale du corps de la trochosphère, larve insegmentée, qui a
donné naissance à la série des métamères par un phénomène de
bourgeonnement se produisant près de son extrémité postérieure.
Ce prostomium n’est donc pas l’homologue des métamères ; ceux-ci
sont des productions nouvelles, engendrées secondairement par le
premier.
Or, ce lobe préoral peut porter des appendices spéciaux, innervés
par le centre préoral et différents des appendices réglementaires
des métamères, ou parapodes, de l’Annélide.
Il y a donc lieu de se demander si l’antennule, ou premier appen-
dice pair du Crustacé, est autre chose qu’un appendice préoral?
N'est-ce pas un appendice spécial du lobe primitif ou prostomial
d’une forme embryonnaire ou larvaire, que l’on peut rapporter à
la trochosphère”?
Sa position très antérieure, son innervation, sa structure toujours
différente de celle des autres appendices, permettent de le penser.
Dans ce cas, il faudrait attribuer à la tête du Crustacé non pas
o métamères, mais 4 métamères, plus un lobe préoral ou lobe
primitif.
N'oublions pas, toutefois, que certaines observations sur le
développement de la partie postérieure du ganglion cérébroïde
peuvent s’interpréter comme indiquant pour les antennules une
position primitivement post-orale comme celle des antennes elles-
mêmes.
Ce sont là des questions de morphologie générale des Arthro-
podes que je ne puis qu'effleurer. Un grand intérêt s’attache à leur
solution, mais celle-ci réclame encore de nouvelles recherches,
Les parties du corps situées en arrière de la tête portent le nom
de tronc. Elles se subdivisent généralement en deux régions appe-
lées thorax ou péréion, et abdomen ou pléon, qui peuvent se subdi-
viser à leur tour.
Remarquons enfin que la délimitation des régions n’est pas
absolument nette et que les dénominations qu’on leur applique
revêtent un caractère plus ou moins conventionnel.
Ainsi lorsque le tronçon de fusion antérieur au lieu de porter
5 paires d’appendices, en porte 6, comme chez beaucoup de Copé-
podes, au lieu de dire que la tête comprend dans ce cas 6 segments,
on dira que le premier segment du thorax s’est fusionné avec la
tête. Par convention, la tête comprend donc la partie qui porte les
5 premières paires d'appendices.
2, — La constitution des appendices différencie encore plus nette-
ment les Crustacés, comme, du reste, tous les Arthropodes, d’avec les
Annélides.
436
Ces derniers possèdent des appendices métamériques appelés
parapodes, en forme de lames disposées perpendiculairement à
l’axe de symétrie, et divisées en un lobe dorsal, notopode, et un
lobe ventral, neuropode. Ces lobes peuvent, de leur côté, présenter
des expansions secondaires. Ils ne sont jamais articulés, c’est-à-dire
formés de tronçons distincts placés bout à bout.
Un coup d’œil d'ensemble sur les appendices articulés, adultes ou
larvaires, des Crustacés conduit à s’en représenter comme suit la
forme type ou généralisée :
L’appendice comprend d’abord une partie basale ou protopodite,
formée ordinairement de deux articles ou podomères, appelés res-
pectivement coxopodite et basipodite. Ce dernier porte deux tiges
articulées, dont l’une, interne et paraissant terminale, est l’endopo-
dite, et l'autre, latérale et externe, est l’exopodite. (Fig. 1.)
Cette disposition fait dire que l'appendice typique du Crustacé est
biramé. Mais à cette règle il y a une exception : le premier appen-
dice céphalique, ou antennule, ne porte jamais deux branches sur
son basipodite. S'il est ramifié, c’est toujours au delà du deuxième
podomère que naissent ses branches, et celles-ci ne portent jamais
le nom d’exopodite.
“Au surplus, l’antennule larvaire est toujours dépourvue de toute
espèce de branche.
Enfin, pour compléter le schéma, il faut encore ajouter que le
coxopodite porte souvent un appendice spécial : l’épipodite.
Il y a lieu de se demander si le caractère biramé des appendices
des Crustacés n’est pas en rapport avec la structure bilobée des
parapodes, dont le notopode représenterait alors l’exopodite et le
neuropode l’endopodite. Cette question demande de nouvelles
recherches, qui devraient porter sur les appendices nier
et larvaires des formes inférieures.
Quoi qu’il en soit, l’appendice typique est susseplible de pro-
fondes modifications de structure en rapport avec son adapta-
tion à des fonctions très diverses. Il peut même disparaître com-
plètement.
3. — Enfin, il est encore une particularité de structure
manquant absolument aux Annélides et qui est assez fréquente
chez les Crustacés pour mériter une mention spéciale : c’est le
BOUCLIER.
On appelle ainsi un pli, une duplicature du tégument, qui se
rattache au métamère mandibulaire et s'étend vers l’arrière, en
recouvrant un nombre variable de segments. Il peut être libre ou
adhérent, sur la face dorsale, aux segments recouverts. Dans le
dernier cas, on dit qu’il est soudé à ces segments. Il serait plus
précis de dire que la partie moyenne de ces segments est seule
437
intéressée dans la formation du bouclier et qu’à leur niveau il n’y a
repli ou duplicature que sur les parties latérales, où l’on trouve les
régions pleurales et épimérales recouvertes.
Tel est le type du Crustacé actuel. Si simple qu’il soit, il est fort
sujet à variation, et les formes que nous rencontrons dans la réalité
nous présentent des écarts bien remarquables, mais qui se laissent
ordinairement sérier sans trop de difficultés.
Sans doute, le nombre de ces variations, ou espèces, n’approche
pas de la richesse extraordinaire qui donne au groupe Hexapode
une situation unique dans la nature. Mais, si les écarts sont moins
nombreux, ils sont plus profonds, et divers groupes de Crustacés
s’écartent plus de leur type généralisé que les Insectes les plus
spécialisés ne s’écartent du leur, ce qui n’est point de nature à
étonner, puisque le type Insecte nous représente un degré d’évolu-
tion beaucoup plus avancé.
Avec votre permission, je voudrais procéder à une révision
cursive des principaux groupes de Crustacés, non pas en vue de
discuter les caractères sur lesquels sont basés ces groupes, mais
seulement de noter l’écart d’avec le type généralisé qu’y présentent
les trois caractères, auxquels je viens de toucher : le régionnement,
les appendices et le bouclier, là où il existe.
PHYLLOPODES.
C’est le groupe le plus primitif, le plus voisin du type.
Le nombre des segments y est très variable : il peut être réduit à
10 et s’élever jusqu’à 60.
Prenons comme exemple l’Apus.
C’est un Phyllopode multiannulé. Aussi, lorsqu'il est dépouillé
de son bouclier, ressemble-t-il plus à un Ver annelé qu'à un
Arthropode.
Cependant, le régionnement y est établi, tout en restant moins
marqué que chez les formes plus différenciées.
La tête est distincte et formée de segments fusionnés, comme
c’est la règle chez tous les Arthropodes.
Elle porte 5 paires d’appendices et paraît donc constituée comme
celle des autres Crustacés.
Le tronc est formé de segments libres, dans la série desquels on
distingue conventionnellement une région thoracique, comprenant
les 11 premiers métamères post-céphaliques. En fait, sa limite d’avec
l’abdomen, qui comprend tout le reste des segments, n’est indiquée
par aucun caractère différentiel du corps des segments ni des appen-
dices. Mais le 16° segment porte l’orifice génital et, chez la femelle,
438
ses appendices portent un sac ovigère. C’est pourquoi on considère
ce segment comme établissant la limite des deux régions qu’on est
habitué à distinguer chez les formes plus différenciées. Mais cette
division est purement
artificielle et il serait
plus naturel d’admet-
PT AUS Tèle tre que le tronc de l’A-
, \ pus est indivis et que
le corps ne comprend
que deux régions
une tête et un tronc,
Thorax comme celui des My-
riapodes.
Il y a lieu de noter
que dans la partie
postérieure de l’abdo-
men, la segmentation
est comme perturbée
ou mal établie : les
anneaux peuvent por-
ter 2 ou 3 paires d’ap-
pendices.
Le 1% appendice,
ou antennule, est uni-
ramé chez l'adulte,
comme chez la larve.
Il est donc dans la
Fig. 2. — Phyllopode. (Apus.) règle.
Le 2°, ou antenne,
est également uniramé. Il s’écarte donc du schéma par la suppres-
sion de l’une des branches : l’exopodite.
Chez la larve, cet appendice était, au contraire, biramé. Son
exopodite était très développé et constituait l'organe locomoteur
principal; mais il a subi une atrophie complète.
Le 3°, ou mandibule, est dans le même cas.
Le 4° et le 5° portent le nom de 1" et 2° maxille. Ils sont très
réduits, mais munis des deux branches typiques.
Ainsi donc, des cinq appendices de la tête, deux ont perdu leur
exopodite et s’écartent ainsi du type biramé ou parapodal.
Au contraire, les appendices du tronc comptent parmi ceux qui
rappellent le plus les parapodes. Ces sont des lames disposées
transversalement et servant à la respiration, à la préhension des
aliments et aussi à la locomotion.
Ils possèdent un axe aplati formé de plusieurs articles (2 à 4). Le
Bouclier."
Abdomen
LS CNE CR. À né E
bord interne de cet axe porte quatre lobes aplatis (ou filamenteux
dans les segments antérieurs).
Le bord externe en porte deux qui sont élargis en lamelle mince
et respiratoire.
L’extrémité distale de l’axe porte deux lobes terminaux de forme
variable, et c’est dans ceux-ci qu’il y a lieu de rechercher les deux
branches de l’appendice typique du Crustacé, l’endopodite et
l’exopodite, et en même temps, peut-être, les représentants des
extrémités du neuropode et du notopode annélidiens.
Le premier des quatre lobes internes fait opposition à la pièce
correspondante de l’autre côté du corps. Aussi observe-t-on,
régnant sur presque toute la longueur du corps, une gouttière
masticatrice, ou plutôt préhensile, formée par la série de ces lobes.
Les aliments se trouvent saisis par cette gouttière et transportés de
proche en proche vers la bouche. Les autres lobes internes concou-
rent également à ce mécanisme. Tous méritent donc le nom de lobes
gnathiques, que nous leur conserverons. Ces lobes gnathiques dispa-
raissent chez les autres Crustacés sur la plupart des segments
post-céphaliques. Aux environs de la bouche, au contraire, ils se
retrouvent très souvent et constituent les lobes masticateurs des
maxilles et des gnathopodes.
Le bouclier de l’Apus est énorme, mais très libre, et ne dépend
que de la tête. Il ne laisse à découvert que la partie postérieure de
l’abdomen.
Les autres Phyllopodes comprennent certaines formes bien diffé-
rentes de l’Apus. Le nombre des segments y est moindre. Il peut
se restreindre à une dizaine chez les Cladocères, où la fusion peut
envahir tout le corps.
Les appendices y varient de forme et de fonction. Ainsi l’an-
tenne est natatoire chez les Cladocères, comme elle l’est chez la
larve de l'Apus.
Le bouclier est fort variable : il manque chez le Branchipus, ce
qui fait de cette forme le plus vermoïde des Crustacés normaux.
Il fait défaut également à certaines formes de Cladocères : le Poly-
phème et le Podon, tandis que chez d’autres il se développe au
point de cacher entièrement l’abdomen.
De telles variations dans des formes aussi voisines montrent que
le bouclier est loin d’avoir, comme caractère morphologique,
l'importance du régionnement et de la structure des appendices,
En résumé, le groupe des Phyllopodes est celui qui s'écarte le
moins de notre type : le régionnement du tronc y est à peine indi-
qué, un petit nombre d’appendices seulement ont perdu leur exopo-
440
dite et les autres appendices sont ceux qui présentent la structure
la plus primitive, la plus comparable aux appendices des Chæ-
topodes.
OSTRACODES.
Dans ce groupe d’un facies tout particulier, le nombre des seg-
ments est toujours très réduit. La tête constitue la partie prépondé-
rante du corps. Le thorax n’est représenté que par deux segments
fusionnés et l’abdomen est à l’état de
-. simple appendice. Le tronc de notre
—,...md type y subit donc une grande réduction.
. ms En fait d'appendice, l’antennule est
..mx2 Simple et typique, mais assez dévelop-
pée pour servir à la natation.
L’antenne, également natatoire, est
simple aussi : elle a perdu son exopodite
et s’écarte ainsi du type.
Le mandibule reste biramée, fait très
| / rare dans les Crustacés. Elle sert égale-
ment à la natation.
Il en est de même des deux paires
de maxilles biramées qui sont, en outre,
préhensiles et respiratoires, ou parfois allongées en filament
nettoyeur de la cavité du bouclier.
Les deux appendices thoraciques sont en forme de pattes unira-
mées, par disparition de l’exopodite.
L’abdomen est privé d’appendices pairs.
Le bouclier est plus puissamment dévoloppé que dans tous les
autres groupes. Uni à la carapace. céphalique qui se prolonge en
avant, il devient une cuirasse enfermant complètement le corps, y
compris la tète. Il est divisé en deux valves réunies par un liga-
ment dont l’élasticité tend à les écarter, comme chez les Mollusques
bivalves, tandis qu’un muscle adducteur lès rapproche.
Cette production prend donc une importance très grande dans ce
groupe dont le caractère le plus saillant est de pouvoir se cacher
complètement dans une cavité scutéale, comme le Mollusque acé-
phale se cache dans sa cavité palléale. Le tronc semble avoir dégé-
néré, en arrière, en vue de pouvoir s’y loger.
Fig. 3. — Ostracode.
En résumé, les Ostracodes s’écartent du type par la grande
réduction du nombre des segments du tronc, la disparition de
l’'exopodite d'un appendice céphalique et des deux thoraciques,
l’état rudimentaire de l’abdomen et enfin le puissant développe-
ment du bouclier devenu bivalve.
COPÉPODES.
Groupe riche en espèces, dont beaucoup sont fortement modi-
fiées par le parasitisme et tout à fait aberrantes.
Dans les formes libres, on peut compter, en général, 15 seg-
ments : la tête, le. thorax et l’abdomen y sont formés chacun de
o segments. Mais une fusion peut s'établir
entre la tête et le premier segment thora-
cique, et aussi, chez la femelle, entre les
deux premiers segments abdominaux.
Les appendices céphaliques sont inté-
ressants : l’antennule est uniramée, suivant
la règle, mais elle prend un grand déve-
loppement et devient l’organe natatoire.
L’antenne, la mandibule et les deux
maxilles sont souvent biramées, mais peu-
vent aussi perdre ce caractère primitif.
La mandibule à exopodite que l’on trouve
chez beaucoup de Copépodes (Calanoïdes,
Harpacticoïdes, etc.) place ces formes à part avec les Ostracodes,
car partout ailleurs cet appendice est devenu uniramé.
La dernière paire de maxilles présente une particularité qui a
donné lieu à des interprétations diverses de la constitution du
thorax : les deux branches de ces appendices existent, mais elles
s’écartent l’une de l’autre et se trouvent insérées directement et
séparément sur le corps même du segment. En outre, l’endopodite
se place un peu en avant et l’exopodite en arrière, ce qui a fait
regarder ces deux branches comme deux appendices métamériques
distincts, uniramés et appartenant à deux segment différents mais
soudés.
Les appendices du thorax sont nettement biramés et présentent
souvent la particularité d’être unis de droite à gauche par leur
coxopodite élargi. Ils sont natatoires, mais le dernier peut se modi-
fier chez le mâle en appareil copulateur.
L’abdomen est dépourvu d’appendices, sauf au dernier segment
qui porte une paire de prolongements terminaux sétigères, appelée
la furca.
Le bouclier manque totalement dans tout le groupe.
Les formes parasites s'écartent trop du type et de façon trop
variée pour que nous puissions songer à en traiter ici.
Fig. 4, — Copépode.
Ainsi, la fusion occasionnelle de la tête avec le premier segment
thoracique, le grand développement de l’antennule nataloire, la
séparation des deux branches de la deuxième maxille, l’absence
à SERRE NP LS DR OR POP D EP EU
Me mes 4 QD
442
d’appendices abdominaux, sauf les derniers, et le manque total de
bouclier constituent les écarts à signaler pour le groupe des
Copépodes libres.
CIRRIPÉDES.
Ce sont des êtres fixés par la tête et tellement modifiés qu’on n’y
aurait point reconnu des Arthropodes si on
n’en avait étudié le développement.
Chez l'adulte, on ne distingue que des traces
de segmentation, et cela seulement chez les
formes les moins modifiées. .
Les appendices céphaliques sont représen-
tés seulement par des restes de l’antennule
qui a fonctionné, chez la larve, comme organe
de fixation, et par de faibles rudiments de
mandibules et de maxilles, au sujet desquels
il règne même encore assez d’obscurité.
Puis viennent 6 appendices thoraciques,
cirriformes, mais biramés.
Le bouclier, sauf chez les Apodes et les Rhizocéphales,-est très
développé, mais d’une façon toute spéciale. IL renferme le plus
souvent des plaques calcaires qui font parfois ressembler l’animal
à un Mollusque acéphale.
Fig. 5. — Cirripède.
Ces quatre groupes sont souvent désignés sous le nom d’ÆEnto-
mostracés, grande division à laquelle on attribue comme caractères
de posséder un nombre de segments qui n’est pas limité, de n’avoir
ni estomac broyeur ni glande antennaire à l’âge adulte et de pré-
senter toujours un stade Nauplius net et libre.
Les groupes suivants, qui constituent la division des Mala-
costracés, s’en distinguent par des caractères contraires. [ls repré-
sentent une étape plus avancée de l’évolution dans laquelle
certains caractères primitifs, tels que la biramure des appendices,
perdent beaucoup de leur importance, tandis que d’autres, tels que
la fixité du nombre des segments et le régionnement, acquièrent
une valeur plus grande.
LEPTOSTRACÉS.
Cetie division est constituée par la seule Nébalie, forme de tran-
sition extrêmement remarquable. Le nombre des segments est de
21, comprenant les 5 segments céphaliques, 8 segments thora-
ciques, suivant la règle des Malacostracés, et aussi 8 segments
443
abdominaux, ce qui est 4 de plus que les autres subdivisions du
2° groupe.
Les 8 segments thoraciques ne sont ni unis à la tête ni soudés
entre eux : ils sont libres et tous semblables. L’'abdomen se subdivise
en préabdomen et post-abdomen, distincts l’un de l’autre surtout
par leurs appendices.
L’antennule conserve le caractère primitif du premier appen-
dice; elle ne porte point deux bran-
ches sur le basipodite. L’exopodite
manque, suivant la règle. Mais il y
apparait une branche latérale por-
teuse de poils sensoriels, sur le 4° ar-
ticle. Cette branche n’est donc pas
l’exopodite, maisune production nou-
velle, spéciale, qui se retrouve sou-
vent chez les Malacostracés.
L’antenne est dépourvue d’exopo-
dite.
La mandibule est également unira-
mée, mais elle porte sur son coxopo-
dite un lobe gnathique, probablement
homologue au lobe gnathique proxi-
mal de l’Apus. L’endopodite est en
forme de palpe triarticulé.
La première maxille possède un
long endopodite, servant à l'expulsion
des corps étrangers, introduits dans la cavité du bouclier, et deux
lobes gnathiques sur le protopodite. Pas d’exopodite.
La deuxième maxille, munie de lobes semblables, est au contraire
biramée.
Les 8 appendices thoraciques sont semblables, ce qui est un
caractère d’Entomostracé inférieur.
Ce sont des appendices foliacés rappelant étonnamment les mem-
bres des Phyllopodes.
Mais la partie basale est construite comme chez les Malacostracés
et possède deux articles : un coxopodite, portant un épipodite
branchial, et un basipodite. Celui-ci porte du côté interne un
endopodite et du côté externe un exopodite aplati et probablement
respiratoire.
Des 8 segments abdominaux, les 4 premiers possèdent des appen-
dices biramés et sont natatoires. Les 2 suivants sont uniramés. Ceux
du 7° segment font défaut et les longs cerques inarticulés portés par
le dernier segment sont peut-être des appendices métamériques.
La présence de cerques constitue encore un caractère d’Ento-
mostracés,
Fig. 6. — Leptostracé.
444
Le bouclier est très grand et demeure libre de toute adhérence
avec le thorax. IL est assez nettement bivalve et s’étend en arrière
au point de recouvrir les 4 premiers anneaux du préabdomen.
A partir des Leptostracés, le nombre de 20 segments devient la
règle. En outre, deux dispositions se manifestent constamment.
a) Un certain nombre de segments thoraciques sont toujours
soudés à la région antérieure que nous avons appelée convention-
lement la téle, pour former un massif, dénommé non moins con-
ventionnellement céphalothoraæx.
b) En outre, il y a toujours un certain nombre de gnathopodes,
c'est-à-dire d’appendices post-céphaliques, s’avançant sous la
bouche et présentant une structure différente des autres et en
rapport avec la fonction de préhension des aliments.
On distinguera donc toujours un péréion antérieur à gnathopodes
et un péréion postérieur à péréiopodes.
SCHIZOPODES.
Ce groupe présente encore certains caractères primitifs qui le
placent naturellement près des Leptostracés.
Trois segments thoraciques antérieurs
sont fusionnés entre eux et avec la tête. Il
, y à donc un céphalothorax formé de 8 seg-
ments. Toutefois, chez les Euphausides, les
4 segments suivants se soudent aussi. Le
dernier segment thoracique reste donc seul
libre. (Côté droit de la figure 7.)
L’abdomen est cylindrique et allongé en
rame.
Les antennules sont uniramées, suivant
la règle, mais elles peuvent se ramifier au
delà du basipodite.
Les antennes ont toujours un exopodite
en forme d’écaille, disposition fréquente
chez les Malacostracés.
La mandibule est dépourvue d’exopodite
et son endopodite se termine en forme de palpe. Le protopogite
possède un lobe gnathique.
Les deux maxilles, munies aussi de lobes gnathiques, portent,
d'ordinaire, un exopodite peu développé.
Au thorax, on constate que tous les appendices sont biramés,
disposition remarquable, car la suppression de cette condition
primitive au péréion postérieur devient, pour tous les autres
Fig. 7. — Schizopode.
Crustacés, une règle sujette à très peu d’exceptions. C’est la présence
de l’exopodite qui a valu aux Schizopodes leur nom.
Les deux premiers appendices du thorax seuls n’ont subi qu’une
légère différenciation gnathopodoïde : ils ont un lobe gnathique peu
développé et leur endopodite est un peu différent de celui des
péréiopodes,
(Notez que chez certains Schizopodes, les Euphausides et les
Lophogastrides, il existe un épipodite qui peut être branchial.)
Les pléopodes sont biramés, et ceux de la 6° paire sont développés
en uropodes, lames élargies dans lesquelles on trouve souvent un
otocyste fort remarquable (endopodite).
Le bouclier, très développé, recouvre presque entièrement le
péréion, en se soudant à ceux des segments qui sont fusionnés.
On voit que les Schizopodes trouvent une place naturelle près de
la Nébalie.
CUMACÉS.
Ici, les trois ou les quatre premiers segments CASSER sont
soudés entre eux et avec la tête, les
5 ou les 4 segments postérieurs res-
tant libres.
L’abdomen est allongé en rame.
Les antennules, simples, sont cour-
tes et souvent dépourvues de tout
branchement terminal.
Les antennes, faibles ou même rudi-
mentaires chez la femelle, prennent,
au contraire, un grand développement
chez le mâle, où elles peuvent attei-
ndre la longueur du corps.
Elles sont dépourvues d’exopodite ;
l’écaille des Schizopodes a disparu.
La mandibule est formée d’une
seule pièce rigide représentant seule-
ment le protopodite avec lobe gnathique; l’endopodite et l’exo-
podite lui font défaut.
Les maxilles portent deux lobes gnathiques. Mais la première
seule porte un endopodite palpiforme.
La deuxième est formée de deux pièces considérées par Boas et
Sars comme simplement gnathiques.
Les trois premières paires du thorax sont disposées en gnatho-
podes, mais peu différenciées.
La première porte un lobe gnathique. L’exopodite se prolonge
sous forme de lame foliacée jouant un rôle dans la circulation de
Fig. 8. — Cumacé,
446
l’eau respiratoire. Mais son épipodite est très remarquable. IL est
prolongé vers l’arrière en une pièce volumineuse qui porte de nom-
breuses lamelles branchiales et qui constitue à lui seul tout l’appa-
reil respiratoire.
Le deuxième gnathopode est faible et dépourvu d’'exopodite,
mais muni d’un épipodite jouant un rôle mécanique dans la respi-
ration.
Le troisième gnathopode est long et biramé et s’allonge vers
l'avant.
Parmi les péréiopodes, on trouve souvent les quatre premiers
chez le mâle munis aussi d’un exopodite, et tantôt les deux, tantôt
les trois premiers sont dans le même cas chez la femelle.
Le premier, très développé, possède un endopodite qui s’avance
jusqu’à l’extrémité de la tête.
On voit donc que chez les Cumacés l’exopodite commence à dispa-
raître dans la région thoracique.
Les cinq premiers pléopodes manquent toujours chez la femelle
et parfois chez le mâle. Quand ils existent, ils sont faiblement
biramés.
Sur le 6° segment, ils sont, au contraire, longs et fortement
biramés.
Le dernier segment ou telson est toujours sans appendices et
parfois atrophié.
Le bouclier est peu développé et ne recouvre que 3 ou rarement
4 segments. Il se termine en avant par deux petits lobes accolés
de façon à constituer un pseudo-rostre.
ANISOPODES.
Dans ce groupe, qui comprend comme genres principaux les
Apseudes et les Tanaïs, les deux premiers segments du thorax se
fusionnent avec la tête. Il y a donc au thorax seulement 6 segments
libres et 6 paires de pattes au lieu des 7 qui sont la règle chez les
autres Arthrostracés.
L’abdomen n’a que 6 segments.
L’antennule est simple.
L’antenne porte un court exopodite en écaille, caractère qui
manque aux autres Arthrostracés.
La mandibule est, comme partout, privée d’exopodite, mais pos-
sède un palpe endopodique.
Les deux maxilles sont également sans exopodite.
La deuxième porte un épipodite foliacé qui se meut dans la cavité
branchiale.
Les appendices des deux premiers segments libres du péréion
possèdent un rudiment d’exopodite, reste fort intéressant d’une pro-
447
ductien qui disparaît dans cette région chez tous les groupes sui-
Vants. Ces deux appendices présen-
tent une légère différenciation gna-
thopodoïde.
Celui du deuxième segment thora-
cique se termine par une forte pince,
première apparition de la disposition
chélée, très commune chez les Thora-
costracés supérieurs, mais inconnue
chez les autres Arthrostracés.
Les cinq derniers segments ont déjà
perdu toute trace d’exopodite. À ce
point de vue, les Anisopodes ont donc
fait un pas de plus que les Cumacés.
Les pléopodes sont biramés et les
derniers sont les plus développés. HR AmsCpade:
Au lieu d’être respiratoires comme chez les Isopodes, ils sont
simplement natatoires.
Seuls de tous les Arthrostra:és, les Anisopodes possèdent encore
un bouclier. Il y est peu étendu : deux segments seulement en sont
recouverts. Il est soudé à ces segments au milieu, mais forme sur
les côtés la paroi d'une petite cavité branchiale.
La présence de ce faible bouclier est une particularité intéres-
sante : avec les rudiments d'endopodite du thorax, elle établit un lien
entre les Arthrostracés et les Cumacés. D’autres détails encore, tels
que les yeux sessiles, attestent les affinités qui existent entre ces
différents groupes.
ISOPODES.
Un seul segment thoracique s’ajoute à la tête. IL y a donc 7 seg-
re @ ments thoraciques libres et 7 paires de
4 pattes.
Le pléon est très sujet à des fusions
7 variables, qui peuvent aller jusqu'à le
réduire à une seule plaque indivise.
L’antennule et l’antenne sont unira-
mées ainsi que la mandibule, les maxil-
les et tous les appendices thoraciques.
Le premier segment thoracique seul est
transformé en gnathopode. L’exopodite ne
reparaît qu’au pléon. Ici, les deux bran-
ches s’étalent en lame et l’endopodite
devient branchial (disposition nouvelle).
Le bouclier est totalement absent.
Fig. 10. — Isopode.
7
‘448
AMPHIPODES.
Le corps a une constitution très semblable à celle des Isopodes,
sauf dans le groupe étrange des Lémodipodes, chez lesquels deux
segments thoraciques sont fusionnés avec la tête au lieu d’un
seul.
Les appendices sont, comme chez les Isopodes, tous uniramés,
jusqu’au pléon. Les pléopodes sont biramés, mais locomoteurs et
non respiratoires.
En outre, les six péréiopodes postérieurs peuvent porter des épi-
podites branchiaux en forme de lames ou de tubes, mais leur
nombre peut se réduire à deux.
Le bouclier manque totalement, comme chez les Isopodes.
Fig. 11, — Amphipode, Fig. 12. — Stomatopode
STOMATOPODES.
Ce groupe aussi possède un facies à part. La fusion des segments
thoraciques avec la tête est poussée fort loin: elle atteint les cinq
premiers métamères postcéphaliques.
Les trois derniers sont libres. Puis vient un pléon normal, très
développé en rame.
L'antennule est terminée par trois fouets.
L’antenne est biramée et porte une large écaille exopodique.
La mandibule manque d’exopodite, comme c’est la règle depuis
le niveau des Copépodes.
La première maxille est réduite à des lobes gnathiques.
449
La deuxième possède, en outre, des appendices foliacés épipo-
diques.
Le thorax possède des appendices variés : tout d’abord, les cinq
antérieurs sont des gnathopodes dépourvus d’exopodite, chez
l’adulte, et munis d’un épipodite branchial.
Tous sont subchélés et le deuxième se développe énormément en
patte ravisseuse.
Les trois appendices postérieurs sont des péréiopodes ambula-
toires, possédant un exopodite, mais plus d’épipodite.
Les cinq premiers pléopodes, biramés, rappellent les membres
des Phyllopodes, d'autant mieux qu’ils portent une lamelle bran-
chiale extérieure.
Le sixième est un uropode, étalé en lame dure, pour former la
rame caudale, avec Le telson qui est dépourvu d’appendices.
Le bouclier est assez court; il laisse libres les trois derniers seg-
ments du thorax, c’est-à-dire qu’il est plus développé que celui des
Anisopodes, mais moins que celui des Schizopodes et des Décapodes.
DÉCAPODES.
Les treize premiers segments du corps sont fusionnés et forment
une seule région, le céphalothorax, à la surface de laquelle les
paires d’appendices constituent pres-
que les seuls indices externes d’une
métamérisation.
Les appendices céphaliques com-
prennent :
L’antennule uniramée mais pou-
vant se ramifier au delà du basipo-
dite;
l'antenne munie toujours d’un
exopodite en écaille ou en fulcre;
la mandibule, lobe solide, avec
palpe mais sans exopodite;
les maxilles, avec des lobes gna-
thiques rappelant souvent ceux des
Phyllopodes. La première est sans
exopodite, tandis que la deuxième en
possède un pour former, avec l’épipodite, un scaphognathite qui
joue un rôle dans la mécanique respiratoire.
Les trois premiers appendices thoraciques sont des gnathopodes
biramés, avec exopodite palpiforme, lobes gnathiques et épipodite
foliacé.
Les cinq derniers, péréiopodes ou pattes ambulatoires, sont
Fig. 13, — Décapode.
450
dépourvus d’exopodite. Le péréiopode, souvent chélé, n'est donc
autre chose que l’endopodite de l’appendice métamérique.
L’épipodite existe souvent, sous forme de lame foliacée ou de
podobranchie. Au surplus, les arthrobranchies et les pleurobran-
chies sont considérées comme des divisions d’un épipodite qui ont
émigré de l’appendice pour s’attacher au corps même du segment.
Les pléopodes sont généralement du type régulier biramé; la
sixième paire constitue les uropodes de la rame caudale, avec le
telson dépourvu d’appendices.
Le bouclier est très développé et recouvre toujours tout le cépha-
lothorax en se soudant à la partie moyenne des segments.
Au surplus, on observe dans ce groupe très important, qui com-
prend les géants des Arthropodes, de nombreuses et remarquables
variations de structure.
Les Macroures sont les moins modifiés et les Brachyoures, avec
leur pléon presque atrophié et leur thorax élargi, apparaissent, au
contraire, comme les plus différenciés de tous les Crustacés. Le
groupe Anomoures, assez difficile à définir, occupe une position
intermédiaire entre ces deux formes extrêmes.
Telles sont donc les principales variations du type Crustacé.
On a pu voir qu’elles sont assez profondes, mais que, d’autre
part, tous les cas se ramènent très naturellement à un type primitif
qui n’est pas loin d’être réalisé dans le groupe des Phyllopodes. Je
me suis efforcé de vous donner une impression réelle de l’unité
qui règne dans le groupe, en mesurant, pour ainsi dire, l’écart
que fait chaque variété d’avec le type, au point de vue des trois
caractères choisis.
Cette unité deviendra plus frappante encore si, abandonnant les
formes adultes, nous jetons un coup d’œil de rapide comparaison
sur les formes larvaires, ou plutôt sur quelques-unes d’entre elles.
La première et la plus importante de toutes est la célèbre larve
appelée Nauplius par O.-F. Muller, qui la prenait pour un animal
adulte.
Sa constitution est bien connue : elle est extérieurement inseg-
mentée, mais munie de 3 paires d’appendices segmentaires qui
deviendront l’antennule, l’antenne et la mandibule de l'adulte.
Elle possède un tube digestif simple, un œil impair et une masse
nerveuse comprenant une partie préorale innervant l’antennule
et l'œil, et une partie postorale innervant l’antenne et la mandibule.
Une glande antennaire peut exister.
On peut donc considérer le Nauplius comme une larve voisine
pdf:
451
d’une Trochosphère qui aurait formé des appendices et déjà donné
au moins deux métamères par un bourgeonnement siégeant à son
pôle aboral, à savoir : le métamère antennaire qui n’est jamais très
net, mais qu’il y a des raisons d'admettre, et le métamère mandi-
bulaire qui est évident (1).
1. — Cette forme Nauplius type existe comme telle, par exemple
chez les Copépodes. Mais on constate, dans plusieurs d’entre eux,
qu’au moment de l’éclosion elle montre déjà, en arrière des mandi-
bules, plusieurs segments distincts extérieurement et munis ou non
d’appendices. Dans ce cas, ce n’est pas un Nauplius sensu stricto,
mais un Métanauplius. Tel est le cas de l’Apus.
Chez les Cladocères, si voisins, le développement est déjà, à
l’éclosion, beaucoup plus avancé, et le jeune animal, au sortir de
l'œuf, ressemble à la forme adulte.
Chez la Leptodora, cependant, les œufs d'hiver produisent un
Métanauplius libre, portant des antennules très courtes et des
antennes énormes.
2: — Chez les Ostracodes, certaines formes naissent dans un
état voisin de celui de l'adulte. D’autres, au contraire, ont à ce
moment les caractères d’un Nauplius, mais c’est un véritable
Ostraconauplius : il possède déjà un bouclier complet et bivalve,
3. — Le Cirripède aussi débute dans la vie comme Nauplius; et
son Nauplius est bien reconnaissable à sa forme triangulaire et à
deux cornes frontales occupant les angles antérieurs. L'apparition
de nouveaux segments et d’appendices le fait passer à l’état de
Métanauplius. Puis survient une transformation inattendue : le
bouclier apparaît et se développe au point de donner à l’animal
l’aspect d’un Ostracode. Bien plus, les valves de ce bouclier sont
unies par un muscle adducteur transverse, et il se forme deux yeux
latéraux, outre l’œil impair, comme chez les Ostracodes.
Ultérieurement les antennes disparaissent et il se forme 6 appen-
dices thoraciques qui deviennent les 6 pattes cirriformes de l’adulte,
après la fixation.
Parmi les Malacostracés, le Nauplius se retrouve encore à l’état
libre chez les Euphausides, les Sergestides et le Penæus. C’est là
un fait très intéressant, Il a conduit à dire que le stade de la larve
Nauplius existe partout, et on en concluait même à l’existence
d’un ancêtre naupliiforme pour tous les Crustacés.
Il est une autre forme larvaire intéressante qui se montre chez
beaucoup de Décapodes et chez les Stomalopodes : c’est la Zoé,
La Zoé est une forme plus avancée en développement que le
Nauplius. Elle possède 5 appendices segmentaires, c’est-à-dire que
(1) Peut-être 3 métamèeres, si l’antennule est postorale.
452
tous les appendices céphaliques sont formés. En outre, la partie
antérieure du thorax est distincte et possède déjà 2 ou 3 appen-
dices. La partie postérieure, au contraire, n’est qu’ébauchée. Puis
vient l'abdomen segmenté, mais sans appendice.
Enfin, la Zoé porte un bouclier très développé et recouvrant au
moins le thorax. Outre un œil nauplien impair, elle possède deux
yeux latéraux pédonculés.
Le plus souvent elle porte une série d’appendices, souvent
énormes et bizarres, en rapport avec la vie planktonique de
l'animal, mais dont le rôle particulier n’est pas suffisamment défini.
On remarquera que le stade Zoé constitue une exception à la
règle formulée plus haut, qui dit que les segments se forment
d'avant en arrière, chez les Crustacés comme chez les Annélides,
puisque les parties postérieures du thorax sont en retard sur l’ab-
domen et ne viendront qu’ultérieurement s’intercaler entre lui et
les portions préformées. Cela se fera pendant un stade subséquent
qu’on peut appeler la Métazoé.
La larve des Squilles mérite ici une mention spéciale. On lui a
donné le nom d’Erichthus.
L’Erichthus n’est qu’une Zoé, mais c’est une Zoé dont le thorax se
développe régulièrement dès le début au lieu de s’attarder. Seule-
ment, à un moment donné, les pattes thoraciques postérieures
de l’Erichthus s’atrophient et se réduisent à de simples tubercules.
Plus tard, de nouvelles pattes apparaissent et deviennent les appen-
dices thoraciques de l’adulte. Il semble que ces pattes thoraciques
postérieures constituent une gêne pour la larve Erichthus; c’est
pourquoi elle s’en débarrasse.
Si elles apparaissent encore, c’est un effet de l’hérédité. Au
contraire, chez les Zoés ordinaires, la modification larvaire est
poussée plus loin : l’hérédité a perdu ses droits et les appendices
thoraciques primaires ont cessé complètement de se développer.
Les secondaires se forment d'emblée, maïs plus tard, au stade
Métazoé.
Enfin, il est une dernière larve extrêmement intéressante à
signaler : la larve Mysis, qui s’observe chez les Décapodes.
Elle est caractérisée par la présence d’un exopodite sur tous les
appendices de la région thoracique. Or, rappelons-le, c’est précisé-
ment la région dans laquelle cette branche fait défaut chez l’adulte
dans les Décapodes.
La Mysis existe chez les Caridides et certaines Astacides : Homards,
Nephrops. Chez les premiers elle fait suite à une Z6é, tandis que
chez les derniers elle est la seule forme larvaire existante, et c'est
sous la forme Mysis que le Homard et le Nephrops quittent la
membrane de l'œuf.
Le Nauplius, la Zoé, la Mysis, telles sont les trois principales
formes sous lesquelles nous voyons les Crustacés commencer leur
existence libre. Toutes les trois sont bien différentes de ladulte.
Toutes devront non seulement organiser des parties qui leur
manquent, mais encore se débarrasser de certains organes qui ne
leur servent que pendant qu’elles mènent une existence spéciale,
différente de celle de l'adulte. Ce sont donc bien des formes
larvaires.
Or, ainsi qu'il a été dit plus haut, on s’est efforcé de rechercher
dans la larve Nauplius la souche des Crustacés. On a voulu aussi
trouver dans la Zoé celle des Décapodes. Des avis divers ont été
formulés et des discussions ont eu lieu sur le point de savoir s’il a
existé ou non un animal adulte ressemblant au Nauplius et un
autre ressemblant à une Zoé. Aujourd’hui, il paraît clair qu’il faut
abandonner ces hypothèses et se borner à assigner aux Crustacés
une forme ancestrale vermoïde et segmentée, laquelle, évidemment,
descendrait d’une forme insegmentée, comme celle d’où dérivent
les Annélides, et voisine de la Trochosphère.
Mais à l’heure qu’il est, de telles discussions paraissent tout à fait
hors de propos, depuis que la notion de la signification des formes
larvaires s’est mieux définie et précisée.
On ne donne plus aujourd’hui le nom de larve à une forme quel-
conque du développement, mais seulement à une forme temporaire
qui s’écarte de la forme adulte en s’adaptant à des conditions de vie
spéciales, différentes de celles de l’adulte, et favorables soit à la
dissémination et à la conservation de l’espèce, soit à l’exploitation
de certaines réserves de nourriture moins disputées que celles du
milieu où se meut la forme parfaite.
Ainsi, une larve de Phrygane s’équipe d’une façon toute spéciale,
très compliquée, pour s'adapter à la vie carnivore aquatique bien
différente de la vie aérienne de l’insecte parfait.
De même, une larve de Cirripède ou de Pagure s’équipe en
Nauplius ou en Zoé en vue de la vie planktonique, qui lui permettra
d'effectuer de longs voyages sous l’action des courants et d'exploiter
la nourriture planktonique à l’abri des innombrables ennemis de
la jeunesse qui habitent le fond. En s’armant ainsi, elles s’écartent
bien de la voie du développement direct qui les eût menées droit à
la condition de l’adulte adapté à la vie benthique.
Pour l’une comme pour l’autre, la condition larvaire est un élat
passager, un écart momentané dans le développement. Bientôt elles
vont perdre les parties de leur organisme qui ont un usage pure-
ment larvaire, en même temps que d’autres parties qui leur man-
quent encore vont croître ou se former,
Cette manière de voir, esquissée par Lang au sujet des Crustacés,
454
a été développée, précisée et formulée, au sujet des Insectes, avec
une lucidité remarquable, ici même, par notre savant collègue
Lameere, en 1899, Il l’a résumée dans une formule très heureuse en
disant que {a métamorphose est un écart momentané dans l’anamor-
phose.
Si telle est la signification des larves de tous les êtres qui en
présentent, il est clair qu’il ne faut qu'avec une extrême circonspec-
tion y recourir dans la recherche de la filiation des êtres. Une
application inconsidérée de la loi de la récapitulation ontogénique
pourrait conduire à des conclusions tout à fait erronées.
Néanmoins, même en attribuant cette signification aux formes
larvaires des Crustacés, il est clair que les trois formes dont nous
venons de traiter, établissent un lien entre les différentes subdivi-
sions. Le Nauplius, en se présentant sous des formes diverses,
depuis les Phyllopodes inférieurs jusqu'aux rangs les plus
élevés des Malacostracés, confirme l'unité du groupe dans son
ensemble,
Le stade Mysis établit la parenté des Décapodes avec le groupe des
Schizopodes, chez lesquels la présence de l’exopodite au thorax de
l'adulte est la règle. Quant à la Zoé, elle apparaît bien évidemment
comme un écart très remarquable, par la suppression temporaire
d’une partie de son thorax et la formation d’appendices planktobio-
tiques. Et la production de cet écart est un lien qui rattache entre
elles les diverses formes qui le présentent : les Sergestides, les
Caridides, les Thalassinides, les Brachyures, et enfin les curieux Sto-
matopodes eux-mêmes, grâce à leur étrange type de Zoé qu’on
appelle la larve Erichthus.
J'espère, Messieurs, que ce rapide coup d’œæil jeté sur l’ensemble
des Crustacés a pu réaliser, dans une certaine mesure, le but que je
m'étais proposé et qui était de créer en vous l'impression que c’est
une division des Arthropodes fort intéressante, à la fois par la
grande diversité de ses formes et par l’unité qui y règne et qui est
un effet de la parenté, car toutes dérivent d’une seule forme primi-
tive voisine des Phyllopodes et apparentée aux Annélides.
J’ajouterai que les Crustacés sont intéressants à un autre point de
vue encore : à celui des recherches à faire, des travaux qui sont
vivement réclamés et impatiemment attendus : anatomie, dévelop-
pement, éthologie, distribution, description de faunes locales et
élevage des larves, encore si peu connues.
Enfin, pour terminer ce plaidoyer en faveur des Crustacés par un
moyen de persuasion que je crois plus efficace que les discours, je
vous prie de bien vouloir accorder un regard aux diverses formes
453
de Crustacés adultes et larvaires que j'ai installées aux microscopes,
et parmi lesquelles vous remarquerez quelques formes peu com-
munes.
Cependant, je voudrais, avant cela, vous exposer, suivant
l’usage, l’état de notre Société qui vient d'accomplir sa 49° année
et qui se prépare à fêter son cinquantenaire.
La mort nous a enlevé six de nos membres :
M. R. Mac Lachlan, membre honoraire ; MM. Pasteur, Brenske,
Fontaine et Touin, membres effectifs, et M. Küppen, membre cor-
respondant.
M. Robert Mac Lachlan, ami intime de notre regretté président
d'honneur de Selys-Longchamps, est mort à l’âge de 67 ans. Il
était bien connu par ses travaux sur les Névroptères et spéciale-
ment par sa revision des Trichoptères d'Europe.
M. Brenske spécialisait l'étude des Mélolonthides et leur a
notamment consacré un travail constituant le tome II de nos
Mémoires.
L’amabilité de M. Pasteur était bien connue de ceux de nos
membres qui s’adressaient à lui pour obtenir des insectes de Java.
M. Pasteur résidait à Batavia.
M. Fontaine était membre de notre Société depuis de nombreuses
années et assistait régulièrement à nos assemblées générales. Il
avait réuni une collection assez remarquable d’objets d'Histoire
naturelle. |
M. Kôppen a publié diverses notes sur les Insectes nuisibles et les
Araignées à venin de la Russie.
Nous avons, en outre, à enregistrer la démission de MM. Belonet
de Lalaing.
D'autre part, nous avons admis huit nouveaux membres effectifs.
Le nombre de: nos membres s’est donc accru de trois unités.
(Applaudissements.)
— M. Fologne, trésorier, donne lecture du rapport de la Com-
mission de vérification des comptes. Ce rapport est approuvé.
— M. Fologne, trésorier, donne lecture de son rapport annuel.
Les comptes de 1904 sont approuvés; l’assemblée approuve aussi le
projet de budget pour 1905.
Le montant de la cotisation annuelle est maintenu à 16 francs;
le prix du tome XLVIII des Annales est fixé à 18 francs, avec la
réduction habituelle pour les libraires.
— M. le Président propose de voter par acclamation des remer-
ciements à M. Fologne pour sa remarquable gestion. (Applaudisse-
ments.)
— Le Secrétaire donne lecture du rapport de la Commission de
surveillance des collections. Ce rapport est approuvé. Copie en sera
transmise au Directeur du Musée d'Histoire naturelle.
— M. E.-B. Poulton, professeur à l'Université d'Oxford, est
élu membre honoraire en remplacement de M. Mac Lachlan,
décédé.
— M.E. Fologne est élu président pour la période 1905-1906.
(Applaudissements.)
— M. Gilson félicite M. Fologne au nom de l’assemblée, La Société
entomologique, dit-il, sera heureuse de voir à sa tête au cinquan-
tième anniversaire de sa fondation un homme qui lui a rendu de si
grands et de si éminents services. (Longs applaudissements.)
— M. Fologne prend la parole et s'exprime comme suit :
MESSIEURS,
En m’appelant à présider la Société pendant l’année du cinquan-
tenaire de sa fondation, vous me faites beaucoup d'honneur.
Ma nomination est en plus un témoignage de reconnaissance
donné aux trois derniers membres fondateurs, MM. Sauveur, Jacobs
et moi.
Je vous remercie très sincèrement de cette attention, et Je vous
promets de faire tout ce que je pourrai pour que la Société garde la
prospérité et la bonne renommée qu’elle a acquises par son travail,
pendant près d’un demi-siècle, /Applaudissements.]
— L'assemblée passe ensuite à l’élection de trois membres du
Conseil d'administration en remplacement de MM. de Crombrugghe,
Fologne et Jacobs. Sont élus : MM. de Crombrugghe, Desneux et
Jacobs.
— MM. Ball, D' Guilliaume et Roelofs sont ensuite nommés
membres de la Commission de vérification des comptes.
— MM. Bivort et Ledrou sont réélus membres de la Commission
de surveillance des collections.
— L'assemblée décide d’explorer spécialement, en 1905, la Cam-
pine anversoise.
— M. Severin prend la parole et, au nom des membres présents,
remercie le professeur Gilson du dévouement et de l’assiduité qu’il
a montrés pendant les deux années qu’il a été appelé à présider les
séances de la Société. Il espère que les membres de la Société auront
encore le plaisir de le voir souvent parmi eux. /Applaudissements.)
— La séance est levée à 5 1/2 heures.
457
LISTE
DES
ACGROISSEMENTS DE LA BIBLIOTHÈQUE
du 26 décembre 1903 au 26 décembre 1904
SERVANT D’ACCUSÉ DE RÉCEPTION.
I. — Publications reçues à titre d'échange.
ALLEMAGNE.
1. Entomologischer Verein in Berlin,
Berliner Entomologische Zeitschrift, XLIX, 1-2.
2, Deutsche Entomologische Gesellschaft.
Deutsche Entomologische Zeitschrift, 1904, 1-2.
3. Entomologischer Verein zu Stettin.
Entomologische Zeitung, LXV, 1-2.
4. Entomologischer Verein & Iris ;» zu Dresden.
Deutsche Entomologische Zeitung « Iris », 1903; 1904, 1.
5. Gesellschaft der naturforschender Freunde zu Berlin.
Sitzungsberichte 1903; 1904, 1 à 9.
6. Verein für Schlesische Insektenkunde zu Breslau.
Zeitschrift für Entomologie (neue Serie), XXiX.
7. Algemeine Entomologische Gesellschaft.
Algemeine Zeitschrift für Entomologie, 20 à 24; IX, 1 à 22.
8. Zoologischer Anzeiger herausgegeben von prof. E. Korschelt,
XX VII, 2 à 26; XX VIII, 1 à 10.
9. Künigliche Sächsische Gesellschaft der Wissenschaften zu
Leipzig.
Berichte über die Verhandlungen, mathematisch-physische
Classe, 1903, 6-7; 1904, 1 à 4, 6.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVIU, 3 11 1905. 31
ET Et ET TER PPS NT TRE D TE TRS STRESS MIE
- “ Éd A7 ir # Lien IS
458
10. Künigliche Bayerische Akademie der Wissenschaften zu
München.
Sitzungsberichte der mathematisch-physikalischen Classe,
1903, 4-5; 1904, 1-2.
11. Naturwissenschaftlicher Verein für Sachsen und Thüringen.
Zeitschrift für Naturwissenschaften, LXXV, 1-16; LXV VII,
1-2.
12. Verein für naturwissenschaftlich Unterhaltung zu Hamburg.
Verhandlungen, XII.
13. Naturwissenschaftliche Gesellschaft zu Chemnitz.
Bericht, XV.
14. Naturforschende Gesellschaft zu Freiburg 1. B.
Berichte, XIV.
15. Naturwissenschaftlicher Verein von Neu-Vorpommern und
Rügen in Greisswald.
Mittheilungen, XXX V,.
16. Naturhistorischer Verein der preussischen Rheinlanden und
Westphalens.
Verhandluugen, LX, 1-2.
17. Physikalisch-Œkonomische Gesellschaft zu Künigsberg.
Schriften, XLIV.
18. Naturwissenschaftlicher Verein für Sachsen und Thüringen in
Halle.
Zeitschrift für die gesammten Naturwissenschaften, LXX VI,
à à 6; LXX VII, 1-2.
19. Kôüniglich Preussische Akademie der Wissenschaften zu Berlin.
Sitzungsberichte, 1903, 1 à 60.
20. Verein für vaterländische Naturkunde in porn
Jahreshefte, LX.
21. Naturwissenschaftlicher Verein in Hamburg.
Verhandlungen, dritte Folge, Xi.
29. Senckenbergische naturforschende Gesellschaft.
Bericht, 1904.
23. Niederrheinische Gesellschaft für Natur- und Heiïlkunde zu
Bonn.
Sitzungsberichte, 1903, 1-2.
CCS CE
Qt
. Naturwissenschaftlicher Verein in Karlsruhe,
Verhandlungen, XVII.
. Nassauischer Verein für Naturkunde.
Jahrbücher, 57.
. Naturhistorisches Museum in Hamburg.
Mittheilungen, XXI.
. Kaiserliche Leopoldinisch-Carolinisch Deutsche Akademie der
Naturforscher.
Nova Acta, LXXX, LXXXI.
. Naturwissenschaftlicher Verein für Schwaben zu Neuburg.
Bericht, 36.
. Naturwissenschaftliche Gesellschaft & Iris » zu Dresden,
Sitzungsberichte, 1903, 2.
. Verein für Naturwissenschaft zu Braunschweig.
Jahresbericht, 9, 13.
. Naturhistorisch-medicinischer Verein zu Heidelberg.
Verhandlungen, (2) VIE, 3-5.
. Physikalisch-medicinische Societät zu Erlangen.
Sitzungsbericht, 34.
. Société d'Histoire naturelle de Metz.
Bulletin, XXIIT.
N'ont rien envoyé :
. Naturhistoricher Verein in Augsburg.
. Naturwissenschaftlicher Verein des Harzes in Wernigerode.
. Naturwissenschaftlicher Verein zu Osnabrück.
. Westtälicher Provincial Verein für Wissenschaft und Kunst.
. Offenbacher Verein für Naturkunde.
. Verein für Naturkunde zu Kassel. |
. Oberhessische Gesellschaft für Natur-und Heilkunde.
. Insekten-Bürse.
. Medicinisch-naturwissenschaftliche Gesellschaft zu Jena.
. Société d'Histoire naturelle de Colmar.
12.
49.
SW
. Zeitschrift für Naturwissenschaften zu Stuttgart.
. Verein für Naturkunde zu Zwickau.
. Naturforschende Gesellschaft zu Danzig.
. Naturwissenschaftlicher Verein von Elberfeld und Barmen.
. Naturwissenschaftlicher Verein zu Bremen.
. Naturwissenschaftlicher Verein zu Regensburg.
. Naturwissenschaftlicher Verein für Schleswig-Holstein in Kiel.
ANGLETERRE ET COLONIES.
. Entomological Society of London.
Transactions, 1903, 4-5; 1904, 1-3.
. The Entomologist’s Monthly Magazine, 476 à 487.
. The Entomologist, 488 à 498.
. The Entomologist’s Record and Journal of Variation, XVI,
A2
. Aoological Society of London.
Procedings, 1903, II, 4-2; 1904, I et Il.
. The Zoologist, (4) 84 à 96.
. Linnean Society of London.
Journal, Zoology, 189.
Proceedings, Oct. 1904.
. The Canadian Entomologist, XXX VI, 1 à 10.
. Le Naturaliste Canadien, XXV, 11-12; XXXI, 1 à 10.
. Geological Survey of Canada.
Altitudes of the Dominion of Canada, by J. White.
. Australian Museum Sydney.
Records, IV, 8; V,2et 3.
Report, 1902.
Asiatic Society of Bengal.
Journal, LXXXIL IL, 3, 4, I, 2; LXXIII, 6-10.
Proceedings, 1903, 6 à 10 ; 1904, 1 à 5.
South African Museum.
Annals, IL, 5; IV, 8 à 6.
i « > s 1 4 me 0 . F - FA ju di à :
bn 4 pitt à : »" é ÿ *-@ 14 LL æ
Sn Un TONER LE - a LS 2 ; 461
Tr. rare va « ,
nn
r-)
© 44. The South London Entomological and Natural History Society. |
Proceedings, 1905. 3
15. Linnean Society of New South Wales. 4
Proceedings, XX VIII, 2 à 4. 1
16. British Museum, Zoological Department.
THEOBALD. Report on Economic Entomology, I, II.
HAMPSON. Catalogue of the Leech Collection of paleartic Le
Butterflies. :
N'ont rien envoyé :
1. Queensland Museum.
2. Indian Museum. }
3. Royal Society of Tasmania.
4. Entomological Society of Ontario, Canada.
_ 5. Belfast Natural History and Philosophical Society.
6. Royal Society of South Australia,
7. Natural History Society of Glascow.
8. Nova Scotian Institute of Science.
9. Birmingham Philosophical Society. 18
AUTRICHE-HONGRIE. TR
1. K. K. Zoologisch-Botanische Gesellschaft in Wien. eu
Verhandlungen, LIIT.
2, Museum Nationale Hungaricum.
Annales historico-naturales Musei, [, 2; IT, 1-2, 2%
3. Rovartani Lapok, X, 10; XI, 1 à 9. Nr:
4. Wissenschaftlicher Club in Wien.
Monatsblätter, XXV, 2 à 12: XX VI, 1-2
Jahresbericht, XX VIIL. =
5. Kaiserliche Akademie der Wissenschaften. Mathematisch-
Naturwissenschaftliche Classe. +
Sitzungsberichte, CX, 8 à 10; CXI, 1 à 9. ES
Mittheilungen der Erdbeben-Commission (2), IX à XIII. <
LE
ve
‘ar
D Ne RER nn CE ns D aie de. à
À Ft 2%. : 2 r a, die
462
6. Naturforschender Verein in Brünn.
Verhandlungen, XL.
Bericht der Meteorologischen Commission, 1901.
7. Künigliche Bühmische Gesellschaft der Wissenschaften in Prag.
Sitzungsberichte, 1903.
Jahresbericht, 1903.
8. Verein für Naturkunde zu Presburg.
Verhandlungen, XV.
9. Naturwisseuschaftclicher Verein für Steiermark in Graz.
Mittheilungen, 38 (1901); 39 (1902).
10. Siebenbürgisches Musexmverein in Koloszvar.
Sitzungsberichte, XXV.
11. Naturwissenschaftlicher Verein des Trencsener Comitates.
Jahresheft, XXV-XX VI.
N'ont rien envoyé :
1. Kais. Künigl, Naturhistorisches Hofmuseum.
2. Bosnisch-Herzegovinisches Landes Museum in Saravejo.
3. Künigliche Ungarische Naturwissenschaftliche Gesellschaft zu
Budapest.
4. Ungarische Akademie der Wissenschaften.
. Societa Adriatica di Scienze Maturali in #rieste.
Qt
6. Verein zur Verbreitung Naturwissenschaftlicher Kenntnisse in
Wien,
7. Siebenbürgischer Verein für Naturwissenschaften zu Her-
mannstadt.
8. Accademia di Scienze, Lettere ed Arti degli Agiati in Rovereto.
9. Societas historico-naturalis Croatiæ.
10. Naturwissenschaftlicher Medicinischer Verein für Innsbrück.
BELGIQUE.
1. Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts
de Belgique.
Bulletin, 1904, 1 à 8.
9. Cercle des Naturalistes Hutois.
Bulletin, 1903, 3-4; 1904, 1-3.
3.
[SL
01.
dt
463
Société Entomologique Namuroise,
Revue mensuelle, 1903, 12; 1904, 1 à 12.
Supplément, 7 à 153.
. Société Centrale Forestière.
Bulletin X, 12: XI, 1 à 12.
Table alphabétique des tome [ à X.
. Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut.
Mémoires, (6), V.
. Société centrale d'Agriculture de Belgique,
Journal, L, 1 à 12; LII, 1.
. Ministère de l’Agriculture, de l’Industrie et des Travaux
publics.
Bulletin, XIX, 6-8; 1-5.
Bulletin du Conseil supérieur de l'Agriculture.
. Société royale Linnéenne de Bruxelles.
Bulletin, XXIX, 3 à 9: XXX, 1-2.
. Société royale de Botanique de Belgique.
Bulletin, XLI, 5.
Société royale Zoologique (Malacologique) de Belgique.
Annales, XXX VIII.
Musée du Congo,
Annales : Zoologie, série III : Faune Entomologique de
l'Afrique tropicale, I, 1; IE, 1.
. Musée royal d'Histoire Naturelle de Belgique.
Mémoires, I.
. Société royale des Sciences de Liége.
Mémoires (3), V.
N'ont rien envoyé :
. Société royale belge de Géographie.
. Société belge de Microscopie,
DANEMARK, SUEDE £r NORVEGE
. Entomologisk Forening af Kjübenhavn.
Entomologiske Meddelelser, (2), Il, 3-6.
. Konglige Svenska Vetenskaps Akademien.
Arkiv for Zoologi, I, 3-4.
3.
OX
Kongelige Danske Videnskaber Selskab,
Oversigt over der Forhandlinger og dets Medlemmers Arbej-
der, 1903, 6; 1904, 1 à 5.
. Stavanger Museum.
Aarshefte, 1903.
. Tromsô Museum.
Aarshefter, 21-22, 24.
. Kongelige Norske Videnskaberner Selskab.
Schrifter, 1903.
. Université de Christiana.
Nyt Magazin for Naturvidenskaberne, XL, 1-4.
. Universitas Lundensis.
Acta, XX XVIII (1902).
. Regia Societas Scientiarum Upsaliensis,.
Nova Acta, (3), XX, 2.
N'a rien envoyé :
. Entomologiska Füreningen i Stockholm.
ÉTATS-UNIS DE L'AMÉRIQUE DU NORD
. American Entomological Society.
Transactions, XXX, 1 à 3.
Entomological News, XV, 1 à 10.
. New-York Entomological Society.
Journal, XII, 1 à 4.
. Museum of Comparative Zoology of Harvard College, in
Cambridge.
Bulletin, XXXIX, 9; XL, 2; XLIIIL, 1 à 8; XLIV:; XLV, 2 et 3;
XLVI, 1 et 2.
Mémoires, XXIX ; XXX, 1.
. The American Naturalist, 443 à 454.
. American Journal of Science, (4) 97 à 108.
. United States Department of Agriculture.
Bulletin (new ser.), 39, 40, 44, 46, 48, 49.
. Academy of Natural Sciences of Philadelphia,
Proceedings, 1903, 2-3; 1904, 1.
10.
KG
12.
14.
15.
16.
y
18.
49.
21.
. United States Geological Survey.
Annual Report, XXII, 1 à 4; XXII.
Bulletin, 191, 195 à 207.
Monographs, XLII et XLIII.
Professional Papers, 9-10, 13-15.
Water-Supply and Irrigation-Papers, 80 à 87.
Mineral] ressources, 1901.
. American Philosophical Society.
Prooceeding, XLII, 174,175; XLIIT, 176.
American Academy of Arts and Sciences.
Proceedings, XXXIX, 5 à 24; XL, 1 à 7.
Smithsonian Institution. — U, S. National Museum.
Contributions to knowlegde, 14 à 58 et XXXIII.
Report, 1902.
Misceilaneous Collection, 1374; XLV, 1-4; XLVI, 1417,
1441; XL VII, 1.
Proceedings, XX VII.
Bulletin, 50 à 52; 39, parts H.-0.
Annals ofthe Astrophysical Observatory, I.
Special Bulletin : American Hydroiïides.
University of Pennsylvania.
Contributions from the Zoological Laboratory, X, 1905.
. University of Kansas.
Science Bulletin, IT, 1 à 15.
University of Illinois. — Agricultural Experiment Station.
Bulletin, 79 à 88, 89 à 94.
Report of the Noxious Insects of the State of Illinois, I (2° ser.).
Cornell University, Agricultural Experiment Station, Ethaca,
Bulletin, 214-215.
New-York Agricultural Experiment Station.
Bulletin, 239 à 255.
University of the State of New-York. New-York State Museum.
Bulletin, Entomology, 20 et 21.
Connecticut Academy of Arts and Sciences.
Transactions, XI, 1, 2.
Brooklyn Institute of Arts and Sciences.
Bulletin, I, 1.
Gold Spring Harbor Monographs, I, 11.
466
32.
PTS RP PO PRET US PERRET Psss AS PAR
' . ET
. Entomological Society of Washington.
Proceeding, VI, 2 à 4.
. Department of the Interior of the Philippines.
Biological Laboratory Bulletin, 11, 13 à 16, 17, 18.
. Zoological Society of Philadelphia.
Report XXXII.
. Delaware College Agricultural Experiment Station.
Bulletin, 58-59.
Report, XIV.
. Tuft’s College Studies, 8.
. Elisa Mitchell Scientific Society.
Journal, XX, 1 à 3.
. Geological and Natural History Survey of Minnesota.
Zoological Series, IV.
28. Laboratories of Natural History of the State University of Iowa.
Bulletin, V,3.
. Rochester Academy of Sciences.
Proceedings, IV, pp. 137-148.
. Wisconsin Geological and Natural History Survey.
Bulletin. XI, XII, XIII.
. Academy of Sciences of Saint-Louis.
Transactions, XII, 9-10; XIIT, 1-9; XIV, 1-6.
California Academy of Natural Sciences.
Proceedings, II, 5.
N'ont rien envoyé :
. The Entomological Student.
. Essex Institute.
. New-York Academy of Sciences.
. American Association for the Advancement of Science.
9. Portland Society of Natural History.
. Carnegie Museum.
. Davenport Academy of Sciences.
. Chicago Academy of Sciences.
[Se
is a Le ‘Gest Te ONE De a ne se ne MA
Chicago Entomological Society.
. Buffalo Society of Natural Sciences.
. Maryland Agriculture Experiment Station.
. Meriden Scientific Association.
. National Academy of Sciences, Washington.
. Illinois State Laboratory of Natural History.
. John Hopkins’ University Circulars.
. Natural History Society of Wisconsin.
. Minnesota Academy of Natural Sciences.
. Wisconsin Academy of Sciences.
PORTUGAL.
. Collegio de San Fiel.
Broteria, 3-4.
ESPAGNE.
. Sociedad Española de Historia Natural.
Boletin, III, 8-10; IV, 1-2.
Anales, XXX, 4.
Memorias, Il, 3-4.
. Institucio Catalana de Historia Natural.
Butleti, II, 7-41, LIL, 16-18, 24; IV, 25-96.
FRANCE ET COLONIES.
. Société Entomologique de France.
Bulletin, 1903, 19 à 91 ; 1904, 1 à 16.
L’Abeille, XXX, 9, 10.
Annales, 1896 à 1902.
. Muséum d'Histoire Naturelle de Paris.
Bulletin, 1903, 5 à 8; 1904, 2 à 6.
. Société Zoologique de France.
Bulletin, XX VIII.
467
12.
13.
14.
15:
16;
17:
18.
. Le Naturaliste, 402 à 406, 408 à 424, 426.
. Feuille des Jeunes Naturalistes, 399 à 410.
. Le Frelon, journal d’Entomologie rédigé par J. Desbrochers
des Loges, XXII, 4 à 12; XXIII, 1-2.
. Bulletin scientifique de la France et de la Belgique, XXX VIII.
. Société Linnéenne de Bordeaux.
Actes, LVIII.
. Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen.
Bulletin, XXX VIII.
. Revue Scientifique du Bourbonnaïs, 190 à 197.
. Société des Sciences natureiles de l’Ouest de la France.
Bulletin (2), LI, 3-4; IV, 1-2.
Société d'Histoire naturelle de Macon.
Bulletin, II, 13 à 16.
Société des Sciences physiques et naturelles de Bordeaux.
Mémoires, (6), III.
Procès-verbaux, 1902-1903.
Commission météorologique de la Gironde. Observations
pluviométriques et thermométriques, faites en 1902-1903.
Société d'Agriculture, Sciences et Industrie de Lyon.
Annales, (8) I.
Société Linnéenne de Lyon.
Annales, 50.
Société d'Histoire naturelle de Toulouse.
Bulletin, XXXVI, 8-9; XXX VII, 1 à 4.
Société Linnéenne de Normandie.
Bulletin, (5) VII.
Exploration scientifique de la Tunisie.
F. Canu : Etude des Bryozaires tertiaires,
. Société des Sciences naturelles st mathématiques de Cherbourg.
Mémoires, 33, 2.
. Académie des Sciences et Belles-Lettres de Dijon.
Mémoires, (4) VIII.
. Société d'Etudes scientifiques d'Angers.
Bulletin, (2) XXXII.
23
D yirrre
| 22. Académie d'Hippone. L
Comptes rendus, 1901-1902.
Bulletin, 30.
. Société des Sciences historiques et naturelles de Sémur.
Bulletin, 1902-1905.
ITALIE.
. Società Entomologica Italiana.
Bollettino, XXXV, 1 à 4; XXX VI, 1-2.
. Rivista Coleotterologica Italiana, II, 1 à 12.
3. Società Italiana di Scienze naturali, Milano.
Atti, XLIII, 1 à 8.
. Reale Accademia dei Lincei.
Rendiconti, XII, 2 Sem., 11-12; XIII, 1° Sem., 1 à 12;
9%Sem."tA4 10:
Rendiconti dell adunanza solenne del 5 guigno 1904.
. Reale Accademia delle Scienze di Torino.
Atti, XXXIX, 1 à 15.
Memorie, (2) LIII.
Observazioni meterologiche fatte nell’ anno 1903 dal Dott.
E. Ferrero.
. Accademia Gioenia di Scienze naturali in Catania.
Atti, (4) XVI.
Bollettino, 79 à 82.
. Reale Instituto Lombardo di Scienze et Lettere.
Rendiconti, XXXVI, 17 à 20; XXX VII, 1 à 16.
. Società Zoologica Italiana. 4
Bollettino, (2) IV, 1 à6; V, 1 à 3.
. Società Toscana di Scienze naturali residente in Pisa.
Processi-verbali, 1904, 1 à 4.
. Ateneo di Brescia.
Commentari per 1903.
. Redia, Giornale di Entomologia, I, 1, 1905.
. Il Naturalista Siciliano, XVII, 1 à 5.
. Marcellia, Rivista di Cecidologia, IL, 5-6; I, 1-4.
470
14. Museo Zoologica della R. Università di Napoli.
Annuario, (2) I, 1-20.
15. Reale Instituto d’Incoraggiamento alle Scienze naturale, écono-
mische e technologische di Napoli.
Atti, (5) V.
16. Reale Instituto Veneto di Scienze, Lettere ed Arti.
Memorie, XX VII, 1-2.
N'ont rien envoyé :
4. Museo civico di Storia naturale di Genova.
9. Società dei Naturalisti in Modena.
JAPON.
1. Tokyo Zoological Society.
Annotationes Zoologicae Japonenses, 1 à 4; IV, 1-5; V, 1-2.
N'a rien envoyé :
1. Imperial University, College of Agriculture, Tokyo.
PAYS-BAS er INDES NÉERLANDAISES.
1. Nederlandsche Entomologische Vereeniging.
Tidschrift voor Entomologie, XL VI, 2 à 4; XLVII, 1.
Entomologische Berichten, I, 15 à 18.
9. Nederlandsche Dierkundige Vereeniging.
Tijdsehrift, (2) VILL, 2.
. Koninklijke Akademie van Wetenschappen.
Verhandelingen, X, 1-6.
Jaarboek, 1903.
Verslag, XII.
ee)
4. Koninklijke natuurkundige Vereeniging in Nederlandsch-Indie.
Natuurkundige Tijdschrift, LXIIT.
Qt
. Société Hollandaise des Sciences, à Harlem.
Archives néerlandaises des Sciences exactes et CES (2)
IX, 1 à 5.
[ie
©
3
471
LUXEMBOURG.
. Fauna,
Comptes rendus des séances, XIII.
. Institut Royal-Grand-Ducal.
Publications, XX VII (B).
RUSSIE.
. Societas Entomologica Rossica.
Trudy (Horae), XXX VI, 1 à 4.
. Académie Impériale des Sciences de Saint-Pétersbourg.
Annuaire du Musée Zoologique, 1903, 2 à 4; 1904, 1-2.
. Société Impériale des Naturalistes de Moscou.
Bulletin, 1903, 2 à 4.
. Société des Naturalistes de la Nouvelle-Russie,
Zapiski Noworossiiskavo Obschestva Estestwoispitatelei,
XX V, 1-2.
. Société des Naturaliste de Kiew.
Mémoires, XVIII.
. Naturforscher Verein in Riga.
Korrespondenzblatt, XLVIL.
. Naturforscher Gesellschaft bei der Universität Jurjeff (vormals
Dorpat).
Sitzungsberichte, XIIT, 2.
Schriften, XII.
. Société Ouralienne d’amateurs des Sciences naturelles.
Bulletin, XXIV.
Societas Scieutiarum Fennicæ.
Observations météorologiques en Finlande, 16-17.
N'a rien envoyé :
. Societas pro Fauna et Flora Fennica.
472
SUISSE.
. Société Entomologique internationale à Zurich.
Societas Entomologica, X VIII, 19 à 24; XIX, 1 à 18.
. Société Vaudoise des Sciences naturelles,
Bulletin, XXX VIII, 150.
. Naturforschende Gesellschaft in Zurich.
Jahresbericht, XLVIIT, 1 et 2.
. St-Gallische naturwissenschaftliche Gesellschaft,
Bericht, 1901-1902.
. Naturforschende Gesellschaft in Basel.
Verhandlungen, XV, 2.
. Société Helvétique des Sciences naturelles.
Atti, 86.
Neue Denkschriften, XXXIX, 1-2.
. Naturforschende Gesellschaft in Bern.
Mittheilungen, 1551 à 1564.
. Société de Physique et d'Histoire naturelle de Genève.
Mémoires, XXXIV, 4.
. Société des Sciences naturelles de Neuchâtel.
Bulletin, XX VIII (1899-1900).
N'ont rien envoyé :
. Aargauische naturforschende Gesellschaft.
. Naturforschende Gesellschaft Graubündens.
AMÉRIQUE CENTRALE gr MÉRIDIONALE
. Sociedad scientificà « Antonio Alzate ».
Memorias, XIII, 7-8; XVIII, 6-8; XIX, 5, 8 à 10; XX, 1-10.
. Museo Nacional de Montevideo.
Anales, II, 1.
Seccion historico-filosofica, I.
3. Sociedad'Cientifica Argentina.
Anales, LVII, 4 à 6; LVIII, 1.
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5.
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6.
1. Sociedad Mexicana de Historia natural.
2.
3.
4.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T, XLVI, à U 1905,
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Museo Nacional de Buenos-Aires.
Anales, (3) IT, III.
Museo Nacional de San Salvador.
Anales, I, 5 à 9.
Sociedad Scientifica de S. Paulo.
Relatorio, 1903-1904.
N'ont rien envoyé :
Société scientifique du Chili.
Museo Nacional de Rio-de-Janeiro.
Museo de Costa-Rica.
474
II. — Dons des auteurs.
ASHMEAD (W.-H.). — Descriptions of new Genera and Species of
Hymenoptera from the Philippine Islands. — 1 br. in-8,
Washington, 1904.
BATES (H.-W.). — On a Collection of Butterflies brought by
Messrs. Salvin and Godman from Panama, with Remarks
on geographical Distribution. — 1 br. in-8°, London, 1863.
(Don de M. Godman.)
BEUTENMULLER (W.). — Types of Diptera in the Collection of the
American Museum of Natural History. — 1 br. in-8°,
New-York, 1904.
— Types of Lepidoptera. — 1 br. in-8°, New-York, 1904.
— Types of Cynipidæ. — 1 br. in-8°, New-York, 1904.
BRAUER (FR.). — Neue Beiträge zur Kenntniss der europaischen
Oestriden. — 1 br. in-8°, Wien, 1860.
— Therobia, eine neue Gattung aus der Familie der Oestriden.
— À br.in-8°, Wien, 1862.
— Beiträge zur Kenntniss der Panorpiden-Larven. 1 br. in-8°,
Wien, 1862.
—— Ein Beitrag zur Lüsung der Frage, wie die Hypodermen-
Larven unter die Haut ihres Wohnthieres gelangen. —
4 br. in-8°, Wien, 1862.
— Cephenomyia Ulrichii, die Rachenbremse des Elennthieres.
4 br, in-8°, Wien, 1862.
— Monographie der Oestriden. — 1 br. in-8°, Wien, 1863.
— Rogenhofera, eine neue Gattung aus der Familie der
Oestriden. — 1 br. in-8°, Wien, 1863.
— Beitrag zur Kenntniss des Baues und der Funktion der
Stigmenplatten der Gastrus-Larven. — 1 br. in-8°, Wien,
1863.
— Ueber Oestromyia leporina. — 1 br. in-8°, Wien, 1866.
— Neue exotische Odonaten. — 1 br. in-8°, Wien, 1867.
— Beschreibung und Verwandlung des Dendroleon panthe-
rinus. — 1 br.in-8°, Wien, 1867.
— ZwWei neue Myrmeleon-Arten. — 1 br. in-8°, Wien, 1868.
Die europaische Arten der Gattung Lepidurus, nebst einigen
biologischen Bemerkungen über Phyllopoden. — 1 br.
in-8°, Wien, 1873.
— Beschreibung neuer und ungenügend bekannter Phryga-
niden und Oestriden. — 1 br.in-8°, Wien, 1875.
— Die Neuropteren Europa’s. — 1 br.in-8°, Wien, 1876.
BRAUER (FR.). — Beiträge zur Kenntniss der Phyllopoden. — 1 br,
in-8°, Wien, 1877.
— Bemerkungen über die im K, K. Museum aufgefundenen
Original-Exemplare zu Ign. v. Born’s Testaceis Musei
Caesarei Vindobonensis. — 1 br. in-8°, Wien, 1878.
— Ueber einige neue Gattungen und Arten aus der Ordnung der
Neuropteren, 1 br. in-8, Wien, 1878.
— Verzeichniss der Neuropteren Deutschland’s und Oester-
reich’s. — 1 br, in-8°, Putbus, 1878.
— Betrachtungen über die Verwandlung der Insecten in Sinne
der Descendenztheorie. — 1 br, in-8°, Wien, 1878.
— Verzeichniss der von Fedtschenko in Turkestan gesammelten
Odonaten. — 1 br. in-8°, Wien, 1880.
— Biologisches über blutsaugende Insecten. — Wien, 1881,
-- Biologisches aus der Insectenwelt. — Wien, 1882.
— Sympycna praedisca m. — 1 br. in-8°, Wien, 1882.
— Putechestvie v. Turkestan A. P. Fedtschenko : Strekozi
(Odonata.) — 1 br. in-4°, Petersburg.
— Die Zweiflügler des K. Museums zu Wien. II. — 1 br. in-4°,
Wien, 1882.
— Ueber einige schmarotzende und parasitische Insecien. —
1 br. in-8°, Wien, 1883.
— Beleuchtung der Ansichten des Herrn Oberfôrsters Fritz A.
Wachtl über Hirmoneura obscura Meig. — 1 br, in-8°,
Wien, 1883.
— Ueber die Gattung Isopogon. — 1 br. in-8°, Wien, 1883.
— Ergänzende Bemerkungen zu A. Handlirsch’s Mittheilungen
über Hirmoneura obscura. — 1 br. in-8°, Wien, 1883.
— Vermileo Degeeri Mcq. — 1 br. in-8*, Wien, 1833.
— Uber die Stellung der Gattung Lobogaster im Systeme. —
4 br. in-8°, Wien, 1883.
— Zwei Parasiten des Rhizotrogus solstitialis aus der Ordnung
der Dipteren. — 1 br. in-8°, Wien, 1883.
— Zur näheren Kenntniss der Odonaten-Gattungen Orchi-
themis, Lyriothemis und Agrionoptera. — 1 br. in-8,
Wien, 1883.
-— On the Peepsa, a small Dipterous Insect, injurious to man
in Assam. — 4 br. in-8°, Bombay, 1884.
Neuroptera des Gebietes von Hernstein in Niederôsterreich.
— À br. in-4°, Wien, 1885.
Beziehungen der Larvenformen der Thiere zur Abstam-
mung. — Wien, 1886.
— Ueber die Oestriden-Gattung Microcephalus. — 1 br, in-8?,
Wien, 1886.
476
BRAUER (FR.). — Vorläufige Mittheilung. — 1 br. in-8°, Wien, 1886.
Ueber die Verwandlung der Meloiden. — 1 br. in-8°, Wien,
1887.
— Beitrag zur Kenntniss der Verwandlung der Mantispiden-
Gattung Symphrasis. — 1 br. in-8°, Leipzig, 1887.
— : Nachtrag zur Monographie der Oestriden. III, — 1 br. in-8,
Wien, 1887.
— Nachtrag zur Monographie der Oestriden, IV. — 1 br. in-8°,
Wien, 1887.
— Beziehungen der Descendenzlehre zur Systematik. — Wien,
1887.
— Ein Beitrag zur Entwicklung des Flügelgeäders der Insec-
ten. — 1 br.in-8&, Leipzig, 1888.
— Bemerkungen zur Abhandlung des Herrn Prof, Grassi über
die Vorfahren der Insecten. — 1 br. in-8°, Leipzig, 1888.
— Fehlschlüsse und Wahrheiten aus der Biologie, — Wien,
1388.
— Ueber Lausfliegen. — 1 br. in-8°, Wien, 1889.
— Beitrag zur Kenntniss der Psychopsis-Arten. — 1 br. in-4°,
Wien, 1889.
— Fossile Insekten aus der Juraformation Ost-Sibiriens. —
4 br. in-4°, Petersburg, 1889.
— (und J.-E. von BERGENSTAMM). — Die Zweiflügler des
K. Museums zu Wien, IV. — Vorarbeiten zu einer Mono-
graphie der Muscaria Schizometopa. I. — 1 br. in-#,
Wien, 1889.
— Ueber die Feststellung des Wohnthieres der Hypoderma
lineata Vill. durch D' Adam Handlirsch. — 1 br. in-8°,
Wien, 1890.
— Ueber die Verbindungsglieder zwischen den ortorrhaphen
und cyclorrhaphen Dipteren und solche zwischen Syrphi-
den und Muscarien. — 1 br. in-8°, Wien, 1890.
— Zur Abwehr! Bemerkungen zu Beauregard’s « Insectes vési-
cants ». — À br. in-8°, Wien, 1890.
— Ueber Dipteren. Familien. — 1 br. in-8°, Wien, 1891.
— Das organische Leben in periodischen Wassertümpeln. —
Wien, 1891.
— (undJ.-E, voN BERGENSTAMM), — Die Zweiflügler des K. Mu-
seums zu Wien. V. — Vorarbeiten... II. — 1 br. in-4,
Wien, 1891.
— Ueber die aus Afrika bekannt gewordenen Oestriden und
insbesondere über zwei neue von D' Holub aus Süd-Afrika
mitgebrachte Larven aus dieser Gruppe. — 1 br. in-8°,
Wien, 1892,
477
BRAUER (FR.). — Ansichten über die Gattung Pachystylum. —
1 br. in-8°, Wien, 1892.
— Berichtigung. — 1 vol. in-8°, Wien, 1892.
Reichert’s neuer Zeichenapparat. — 1 br. in-8°, Leipzig,
1892.
— (und J.-E. voN BERGENSTAMM). — Vorarbeiten zu einerMono-
graphie der Muscaria Schizometopa. — 1 br. in-&, Wien,
1893.
— — — Die Zweiflügler des K. Museums zu Wien. VI. —
Vorarbeiten.….. III. — 1 br. in-4°, Wien, 1893.
— — — Die Zweiflügler des K. Museums zu Wien. VII. —
Vorarbeiten... IV. — 1 br. in-#, Wien, 1894.
-—— Neue Beobachtungen über die Einwanderung der Hypoder-
men-Larven in ihre Wohnthiere. — Wien, 1894.
— Bemerkungen zu einigen neuen Gattungen der Muscarien
und Deutung einiger Original-Exemplare. — 1 br. in-8’,
Wien, 1895.
— Beitrige zur Kenntniss aussereuropaïscher Oestriden und
parasitischer Muscarien. — 1 br. in-4, Wien, 1896.
— Beitrige zur Kenntniss der Muscaria Schizometopa und
Beschreibung von zwei Hypoderma-Arten. — 1 br, in-8”,
Wien, 1897.
— Beiträge zur Kenntniss der Muscaria Schizometopa. — 1 br.
in-8°, Wien, 1899.
— Von Ihrer K, Hôheit der Prinzessin Therese von Beyern auf
einer Reise in Süd-Amerika gesammelt Insekten. — 1 br.
in-8°, Wien, 1900.
— Ueber die von Prof. O0. Simony auf den Canaren gefundenen
Neuroptera und Pseudoneuroptera. — 1 br. in-8, Wien,
1900.
— Geschichte der Zoologie in Osterreich von 1850 bis 1900. —
Dipteren. — 1 br. in-4°, Wien, 1901.
—— Nekrolog Jos. Mik’s. — 1 br. in-8°, Wien, 1901.
— Vergleichende Beschreibung der Sialis fuliginosa und luta-
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della sua morte, — 1 vol. in-8°, Torino, 1903.
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— Notes termitologiques. I-II. — In-8°, Bruxelles, 1904.
— À propos de la phylogénie des Termitides. — 1 br. in-8&,
Bruxelles, 1904.
— À new Termite from India. — 8°, Bombay, 1904.
— Remarques critiques sur la phylogénie et la division systé-
matique des Termitides. — 1 br. in-8°, Bruxelles, 1904.
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G. Brown on Duke-of-York Island and its neighbourhood.
— À br. in-8°, London, 1877.
— — Descriptions of new Species of Central American But-
terflies of the family Erycinidae. — 1 br. in-8°, London,
1878.
— — Catalogue of Lepidoptera collected by Mr. S.-N. Wal-
ter in the Island of Billiton. — 1 br. in-8°, London, 1878.
= — Descriptions of some apparently new Species of But-
terflies from New Ireland and New Britain, sent by the
Rev. G. Brown. — 1 br. in-8°, London, 1878.
— — Descriptions of nineteen new Species of Diurnal Lepi-
doptera from Central America. — 1 br. in-8°, London,
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4 br. in-8, London, 1878.
— Descriptions of new Species of Rhopalocera from Cen-
tral and South America. — 1 br. in-8°, London, 1879,
— On some hitherto unrecorded Diurnal Lepidoptera
from Duke-of-York Island and New-Ireland, with Des-
criptions of some apparently new Species. — 1 br. in-8°,
London, 1879.
— Descriptions of some supposed new Species of Butter-
flies from New-Guiana. — 1 br. in-8°, London, 1880.
— À List of Diurnal Lepidoptera collected in the Sierra
Nevada of Santa Marta, Colombia, and the vicinity. —
1 br. in-8°, London, 1880.
— On some Rhopalocera from New-Ireland. — 1 br.
in-8°, London, 1882.
— Ona newSpecies of Agrias from the Valley of the Ama-
zons. — À br. in-8, London, 1882.
— Noteonthe Variation of certain Species of Agrias, —
4 br. in-8, London, 1883.
— On the Lepidoptera collected by the late W.-A. Forbes
on the Banks of the Lower Niger. — 1 br. in-8°, London,
1884.
— New Species of Butterflies collected by Mr. C.-M.
Woodford in the Solomon Islands. — 1 br. in-8°, London,
1888.
— Descriptions of new Species of Rhopalocera from
Mexico and Central America. —- 4 br. in-8°, London, 1889.
— Lepidoptera Rhopalocera, in Edw. Whymper : Travels
amongst the Great Andes and the Equator. — 1 br. in-8?,
London, 1892.
— Descriptions of new Species of Rhopalocera from
Mexico and Central America. — 1 br. in-8°, London, 1894.
— On a new Species of Hesperiidae of the genus Amenis
Wats. — 1 br. in-8&, London, 1895.
— On the Butterflies of St-Vincent, Grenada and the
adjoining Islands of the West Indies. — 1 br. in-8°, Lon-
don, 1896.
— Descriptions of new Species of Central and South-Ame-
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— Hemiptera Africana. — Il. Pentatomidae. — 1 br. in-8,
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1 br. in-8°, Bruxelles, 1904.
— Hamburger Magallaensischer Sammelreise. Aphiden, —
À br. in-8°, Hamburg, 1904.
— Pentatomidos de la Guinea Española. — 1 br. in-8°, Madrid,
1904.
SLINGERLAND (M.-V.). — The Grape-berry Moth. — 1 br. in-8,
Ithaca, 1904.
— Two grape Pests. — 1 br. in-8°, Ithaca, 1904.
VARELA (A.-G.). — Notas hemipterolôgicas. — 1 br. in-8°, Madrid,
1903.
— Species Acanthaspidis (subgeneris Tetroxia Am. et Serv.). —
1 br. in-8°, Madrid, 1903.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVIL, à LU 1905, 33
VARELA (A.-G.). — Noise Lu PR ; Reduvidos nuevos. — €
‘43 À br. in-8°, Madrid, 1904. ci
M — Redüvidos de la Guinea española. — 1 br, in-8, Madrid,
4 F = 1904. Hs :
É WickHAM (H.-F.). — The Influence of the Mutations of the AN ve
510 cene Lakes upon the present Distribution of Cicindela. —
+2 1 br. in-8°, Boston, 1904. +4
7: WILLIAMSON (E.-B.). — The Dragonflies of Burma and Lower Siam. x
Ee. I. Calopteryginae. — 1 br. in-8°, Washington, 1904. |," #18
ER
2e,
PA
à
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
Le baron Micuer-Eomono
de SELYS-LONGCHAMEPS
premier président, membre fondateur de la Société.
LISTE DES MEMBRES
au 26 décembre 1904
Membres honoraires.
MM.
AURIVILLIUS (O.-Christopher), professeur, intendant au Musée
d'Histoire naturelle de l'Etat (Reichs Museum), à Stockholm.
BOLIVAR Y URRUTIA (Ignacio), membre de diverses Sociétés
savantes, Museo de Historia natural, rue Moreto, 1, à Madrid.
BRAUER (F.-M.), professeur à l'Université de Vienne.
EVERTS (Jonkheer E.-J.-G.), docteur en philosophie, professeur à
l'Ecole moyenne, Stationsweg, 79, à La Haye.
FABRE (J.-H.), à Sérignan (Vaucluse), France.
FAIRMAIRE (Léon), président honoraire de la Société entomologique
de France, membre des Sociétés entomologiques de Stettin et de
Berlin, d'Histoire naturelle de Maine-et-Loire et de Savoie, zoolo-
gique et botanique de Vienne, et royale d'Edimbourg, licencié en
droit, rue du Dragon, 21, à Paris.
KRAATZ (G.), docteur en philosophie, président de la Société entomo-
logique d’Allemagne, membre honoraire de diverses Sociétés
entomologiques, Linkstrasse, 28, W., à Berlin.
MAYR (P' D" Gustave), membre de diverses Sociétés savantes, III,
Hauptstrasse, 75, à Vienne.
OSTEN-SACKEN (baron Ch.-R.), membre du corps diplomatique de
Russie, etc., Dr Phil. honoris causa, Bunse Strasse, 8, à Heidelberg,
POULTON (E.-B.), Hope Professor of Entomology, Oxford Univer-
sity (Angleterre).
SAUSSURE (Henri de), membre de diverses Sociétés savantes, Cité, 24,
à Genève.
STANDFUSS (M.), docteur en philosophie, professeur à l'Ecole poly-
technique et directeur du Musée entomologique de l’Ecole poly-
technique de Zurich, Klosbachstrasse, 46, à Zurich-Hottingen
(Suisse).
484
Membres effectifs.
Les noms précédés d’un astérisque (*) sont ceux des membres fondateurs.
Les noms en grands caractères sont ceux des membres à vie.
MM.
ABEILLE DE PERRIN (Elzéar), membre de la Société entomologique
de France, boulevard Chave, 200, à Marseille. — Insectes paléarc-
tiques, sauf Lépidoptères.
ANDREWS (H.-E.), Dartmouth Park Hill, 65, N. W., à Londres. —
Coléoptères,
BALL (Francis-J.), rue de Stassart, 56, Bruxelles. — Lépidoptères
paléarctiques.
Bamwps (D' Constant), docteur en médecine, à Hasselt. — Insectes du
Limbourg.
Becker (Léon), artiste peintre, avenue Louise, 37, à Ixelleslez-Bruxelles.
— Arachnides.
BEerGÉ (Albert), professeur à l'Université de Bruxelles, rue de la Poste,
122, à Schaerbeek. — Entomologie générale, Coléoptères (Scara-
béides et Cétonides).
BERGROTH (D' Ewald), docteur en médecine, à Tammerfors (Finlande).
— Entomologie générale, Coléoptères.
Bivorr (Arthur), banquier, à Fleurus (province de Hainaut). — Coléop-
tères de Belgique.
BLANDFORD (W.-F.-H.), Arundel Gardens, 12, à Londres. — Scoly-
tides et Tomicides du globe, Entomologie forestière.
BLANCHARD (L.), rue de Pascale, 36, à Bruxelles. — Lépidoptères.
BorrEau (Henri), ingénieur, rue Pierre Joignaux, 6, Bois-Colombes
(Seine). — Lucanides.
Bonproir (J.), avenue de Cortenberg, 242, à Bruxelles. — Staphylinides.
BourGgois (Juies), à Sainte-Marie-aux-Mines (Markirch, Alsace), —
Coléoptères malacodermes exotiques, spécialement Lycides.
Bovie (Albert), rue Neuve, 90a, à Bruxelles. — Curculionides.
BrAEM (Armand), chaussée de Vleurgat, 268, à Ixelles. — Coléoptères.
BRAEM (René), rue Gachard, 123, à Bruxelles. — Coléoptères (Céto-
nides).
BRepniN (Gustav), Oberlehrer, Hasenheide, 63, à Berlin S. 59.—
Hémiptères.
BurGEeoN (L.), rue Neuchâtel, 70, à Saint-Gilles (Bruxelles). — Scara-
béides du globe.
Burr (Malcolm), Royal Societies Club, St-James Str., London S. W.
CANDEZE (Léon), rue de l'Ouest, 64, à Liége. — Lépidoptères, spéciale-
ment Bombycides.
Casey (Thomas-L.), capitaine du génie, K. Street, 1419, N. W., à
Washington, D. C. (Etats-Unis). — Coléoptères (Clavicornes).
CHAGNON (G.), boite postale no 186, à Montréal (Canada). — Longicornes.
485
CHAMPION (G.-C.), membre de la Société entomologique de Londres,
Heatherside, Horsell, à Woking (Angleterre). — Coléoptères de
l'Amérique centrale, Ténébrionides,
CuoBauT (D' A.), docteur en médecine, rue Dorée, 4, à Avignon, —
Mordellides et Rhipiphorides,
CLAVAREAU (Henri), rue Maes, 56, à Ixelles lez-Bruxelles, — Chrysomé-
lides.
CLoUËT DES PESRUCHES (Louis), membre de la Société entomologique de
France, à Lambersart, près Lille (Nord). — Aphodiides.
Cou (J.), instituteur, à Louette-Saint-Pierre, près Gedinne (province
de Namur). — Coléoptères.
CoLMANT (K.), capitaine, rue des Commerçants, 34, à Bruxelles. —
Iusectes du Congo.
CROMBRUGGHE DE PICQUENDAELE (baron G. de), rue du Châtelain, 35, à
Ixelles lez-Bruxelles. — Lépidoptères (Microlépidoptères).
DEeRENNE (Fritz), rue Pepin, 46, à Namur. — Lépidoptères du pays.
DESBROCHERS DES LoGEs (J.), membre de la Société entomologique de
France, rue de Boisdenier, 23, à Tours (Indre-et-Loire). — Coléop-
tères européens, Curculionides européens et exotiques.
Desneux (Jules), rue du Midi, 15, à Bruxelles. — Termitides.
DisranT (W.-L.), Steine House, Selhurst Road, South Norwood (Angle-
terre). — Hémiptères.
DoBBeLEER (François de), château de Frasnes-lez-Gosselies, — Chryso-
mélides.
DoGxin (Paul), Villa Molitor, 11, à Paris (X VI°). — Lépidoptères.
Dugois (Ed.), rue du Tabellion, 15, à Ixelles (Bruxelles). — Insectes du
pays.
D'Upekem p'Acoz (H.), boulevard Zoologique, 6, à Gand. — Entomologie
générale.
Du Cane Gopmax (F.), membre de la Société entomologique de Londres,
Chandos street, 10, W., à Londres. — Lépidoptères.
DurFRANE (Abel), ingénieur des Mines, à Frameries (Garde). — Lépidop-
tères.
Dupoxr (E.), directeur du Musée royal d'Histoire naturelle, membre de
l'Académie royale de Belgique et de plusieurs autres Sociétés
savantes, au Musée d'Histoire naturelle, à Bruxelles. — Entomo-
logie générale.
Emery (Charles), professeur de zoologie à l’Université de Bologne
(Italie). — Formicides.
ENGELls (Ch.), directeur général des douanes, à Téhéran (Perse). —
Coléoptères.
FeLscue (C.), Dresdenerstrasse, 27, à Leipzig. — Entomologie générale.
FLeurraux (Edmond), membre des Sociétés entomologique de France et
française d'Entomologie, avenue Suzanne, 6, à Nogent-sur-Marne.
— Coléoptères.
Forrstrer (D' Fr.), à Mannheim, E. 8, 10 (Hafenstrasse, 26). —
Odonates.
La NC
486
FoKker (A.-J.-F.), avocat, membre de la Société entomogique néer-
landaise, à Zierikzee (Pays-Bas). — Hémiptères.
*FoLoGne (Egide), architecte, membre honoraire de la Société malaco-
logique de Belgique, rue de Hongrie, 72, à Saint-Gilles (Bruxelles).
— Lépidoptères d'Europe.
FOREL (D' Auguste), docteur en médecine, à Chigny, près Morges,
Vaud (Suisse). — Hyménoptères (Formicides).
FOWLER (le révérend W.-W.), the School House, à Lincoln (Angle-
terre). — Coléoptères (Languriides).
FromoxrT (D' Edmond), docteur en médecine, rue de la Victoire, 133, à
Saint-Gilles lez-Bruxelles.— Coléoptères, mœurs et métamorphoses.
GADEAU pe KERVILLE (Henri), membre des Sociétés zoologique et
entomologique de France, etc., rue Dupont, 7, à Rouen. — Ento-
mologie générale.
GALLEGOS x SARDINA (D' Ventura), médecin-chirurgien et profes-
seur d'Histoire naturelle, membre de diverses Sociétés savantes, à
Mendoza (République Argentine). — Coléoptères.
GAZAGNAIRE (Joseph), ancien secrétaire général de la Société ento
mologique de France, rue Félix Faure, 29, à Cannes (Alpes-
Maritimes). — Anatomie entomologique, Myriopodes, Diptères et
Hyménoptères.
GERHARDY (H.), professeur à l'établissement de Malonne (province de
Namur). — Insectes du pays (Ichneumonides, Cynipides).
GLLET (Joseph), docteur en sciences, professeur à l'Ecole normale de
l'Etat, à Nivelles. — Coléoptères (Coprides).
Gizson (Gustave), professeur de zoologie à l'Université, rue de Namur,95
à Louvain, — Entomologie générale.
GIRoN (Alfred), conseiller à la Cour de cassation, professeur à l’'Univer-
sité de Bruxelles, rue Goffart, 16, à Ixelles lez-Bruxelles. — Lépi-
doptères.
GorHAM (le révérend H.-S.), membre de la Société entomologique de
Londres, The Chestnuts, Shirley Warren, à Southampton (Angle-
terre). — Coléoptères, spécialement Coccinellides.
GROUVELLE (Antoine), directeur de la manufacture de tabacs, membre
de la Société entomologique de France, 17, rue Ernest Renan, à
Issy-les-Moulineaux (Seine) (France). — Clavicornes.
GUILLIAUME (D' Auguste), docteur en médecine, avenue de l'Hippo-
drome, 12, à Ixelles lez-Bruxelles. — Diptères.
GuNNING, directeur du Muséum, Prétoria. — Entomologie générale.
HAMAL (Joseph), place Delcour, 14, à Liége. — Longicornes.
HAvERKAMPF (Fritz), rue d'Artois, 32, à Bruxelles. — Lépidoptères.
HAVERLAND (Eugène), à Virton. — Coléoptères et Lépidoptères du pays. |
HEYDEN (Lucas von), major en disponibilité, Dr Phil. honoris causa,
membre de diverses Sociétés savantes, Schlossstrasse, 54, à Bocken-
heim, près de Francfort-s/M. — Insectes d'Europe de tous les
ordres, surtout les Coléoptères.
HeyLaërtTs (D' K,-J.-M.), docteur en médecine, membre de la Société
entomologique néerlandaise, Haagdijk, B. 215, à Bréda (Brabant
néerlandais), — Lépidoptères (spécialement Psychides).
Hixrz (E.), Culnstrasse, 37, Berlin, W.,57. — Clérides.
Hwpertr (Edmond), avenue Rogier, 33, à Schaerbeek lez-Bruxelles. —
Lépidoptères de Belgique.
Horx (W.), Schlüterstrasse, 60, IT, à Berlin, W. — Cicindélides.
HugerTi (Georges), ingénieur, avenue Rogier, 8, à Bruxelles. — Ento-
mologie générale.
Hyxe pe Crom (Albert), 491, avenue Louise, à Bruxelles. — Lépi-
doptères.
JABLONOWSKY (Joseph), directeur de la Station entomologique de
l'Etat, V. Nador Uteza, 28, à Budapest (Hongrie). — Entomologie
appliquée,
JAcoBs (D' J.-Ch.), docteur en médecine, rue des Ursulines, 28, à
Bruxelles, — Hyménoptères, Diptères.
JAcoBY (Martin), Hillfield Mansions, Hilifield Road, W. Hampstead, à
Londres, — Chrysomélides.
KiRKkALDY (G.-W.), à Honolulu. — Entomologie générale.
KNocue (Frans), rue Durlet, 20, à Anvers. — Coléoptères paléarctiques.
Kocx (D' Carl-Ludwig), docteur en médecine, Aussere Cramer Klett-
strasse, 3, à Nuremberg (Bavière). — Arachnides.
KOKOUJEW (N.), libraire, à Jaroslavl (Russie). — Coléoptères.
Kozse (H.), conservateur au Musée zoologique, Invalidenstrasse, 43, N.,
à Berlin, — Entomologie générale.
KREMER (Léon), pharmacien, à Couillet. — [Insectes du pays, spéciale-
ment Diptères.
LaMBerTie (M.), cours du Chapeau Rouge, 42his, à Bordeaux. — Hémip-
tères.
LamBiLL1oN (Lambert-Joseph-Louis), vice-président de la Société ento-
mologique namuroise, rue des Cotelis, à Jambes (Namur). — Lépi-
doptères d'Europe.
LAMeeRE (Auguste), docteur en sciences, professeur de zoologie et d’ana-
tomie animale à l'Université de Bruxelles, membre correspondant
de l'Académie des Sciences, avenue du Haut-Pont, 10, à Saint-Gilles
lez-Bruxelles, — Entomologie générale, Céramhbycides,
Leprou (Emile), boulevard de l'Hôpital, 81, à Mons. — Lépidoptères,
Lesne (Pierre), assistant au Muséum d'Histoire naturelle de Paris,
avenue Jeanne, 10, à Asnières (Seine). — Entomologie générale,
Bostrychides.
Linssen (Ed.), boulevard Militaire, 94, à Ixelles (Bruxelles). — Microli-
pidoptères de Belgique,
MABILLE (Paul), professeur au Lycée de Vanves, membre de la Société
entomologique de France, rue de la Gaieté, 17, au Perreux (Seine),
— Lépidoptères.
MAZARREDO (Carlos de), ingénieur forestier, Claudio Coello, 22, à
Madrid, — Entomologie générale.
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4388
Meyer-Darcis (Georges), membre des Sociétés entomologiques de Suisse
et de France, à Wohlen (Suisse), — Coléoptères (Carabides et
Buprestides).
MorrarTs (baron Ferdinand de), château de Strée, lez-Huy. — Coléop-
tères.
MorFrartTs (baron Paul de), château de Botassart, par Noirefontaine
(province de Luxembourg). — Lépidoptères.
MoxTANDON (A.-L.), Strada Viilor Filarete, à Bucarest. — Hémiptères.
Moser (J.), Bülowstrasse, 60, à Berlin W.— Cétonides.
NEERVOORT VAN DE POOL (Jacques), directeur adjoint de la Société
royale de Zoologie Natura Artis Magistra, Heeren Gracht, 476, à
Amsterdam. — Coléoptères du globe.
NoNFRiEp (A.-P.), à Rakovnik (Bohême). — Coléoptères.
OBERTHUR (Ch.), imprimeur, faubourg de Paris, 20, à Rennes (Ille-et-
Vilaine). — Lépidoptères.
OBERTHUR (René), imprimeur, faubourg de Paris, 20, à Rennes (Ille-
et-Vilaine)., — Coléoptères.
Orivier (Ernest), membre de la Société entomologique de France, aux
Ramillons, près Moulins (Allier). — Coléoptères.
PATERNOTTE (L.), rue Alphonse Vandenpeereboom, 28, à Molenbeek-
Saint-Jean lez-Bruxelles. — Coléoptères.
PÉRINGUEY (Louis), sous-directeur du Musée de Cape-Town (Afrique).
— Coléoptères.
PairrpPson (Maurice), docteur en sciences, rue Guimard, 12, à Bruxelles.
— Entomologie générale.
Prc (Maurice), à Digoin (Saône-et-Loire), — Anthicides et Ptinides.
PILLAULT (Fabien), receveur d'enregistrement, à Châtillon-sur Loire
(Loiret, France). — Coléoptères.
PINsSoNNAT (Léon), boulevard Militaire, 108, à Bruxelles. — Coléoptères.
PLATEAU (Félix), docteur en sciences naturelles et en sciences zoolo-
giques, professeur de zoologie à l'Université de Gand, membre de
l’Académie royale de Belgique, chaussée de Courtrai, 148, à Gand.
— Entomologie générale.
Porter (C.-E.), directeur du Musée d'Histoire naturelle de Valparaiso
(Chili), Casilla 1108. — Entomologie générale (Crustacés, Longi-
cornes, Hémiptères).
Posxin (Jules), docteur en sciences, professeur à l’Institut agricole de
l'Etat, à Gembloux. — Entomologie appliquée.
PREUDHOMME DE BoRRE (Alfred), membre de plusieurs Sociétés savantes,
Villa la Fauvette, Petit Saconnex, à Genève. — Entomologie géné-
rale, Géographie entomologique, Coléoptères.
ProosT (Alphonse), directeur général de l'Agriculture, professeur à
l'Université de Louvain, rue du Luxembourg, 36, à Bruxelles. —
Entomologie générale.
Purzeys (Jules), à Genval. — Coléoptères de Belgique (Coccinellides).
RaGusA (Enrico), membre de la Société entomologique italienne, etc.,
hôtel des Palmes, à Palerme. — Coléoptères.
l'étere) #
489
RéGrmBarT (D' Maurice), docteur en médecine, rue Meilet, 11, à Evreux
(Eure). — Hydrocanthares.
RerTTer (Eämond), membre honoraire de la Société entomologique de
Berlin, à Paskau (Moravie). — Coléoptères.
Ris (D' Fred.), à Rheinau (canton de Zurich), Suisse, — Odonates,
RoELors (Paul), rue des Palais, 16, à Anvers. — Staphylinides.
ROTSCHILD (Walter), membre de diverses Sociétés savantes, Walter
Tring Park, à Tring, Hertfordshire (Angleterre). — Coléoptères et
Lépidoptères.
RoussEAU (D' Ernest), docteur en médecine, 60, avenue de la Couronne,
Ixelles lez-Bruxelles., — Carabides.
“SAUVEUR (Jules), ancien secrétaire général du Ministère de l'Intérieur
et de l’Instruction publique, rue Juste-Lipse, 40, à Bruxelles. —
Faune entomologique de Belgique.
SCHMIEDEKNECHT (D'), à Blankenburg-Schwarzathal (Allemagne), —
Hyménoptères paléarctiques.
SCHOUTEDEN (Henri), chaussée d’Ixelles, 12, à Ixelles lez-Bruxelles. —
Aphides, Hémiptères du monde.
SCOTT (Robert), Miller Street, à Richmond (Victoria, Australie), —
Coléoptères (Rhyncophores).
SCRIBE(G.), Coupure, 40, à Gand.— Lépidoptères et Coléoptères du globe.
SELYS-LONGcHAMPS (baron Maurice de), boulevard d’Avroy, 49, à Liége.—
Lépidoptères.
SEVERIN (Guillaume), conservateur au Musée d'Histoire naturelle de
Belgique, avenue Nouvelle, 75, à Etterbeek lez-Bruxelles. — Ento-
mologie générale.
SHARP (D' David), membre de plusieurs Sociétés savantes, à Cambridge
(Angleterre). — Coléoptères.
SIBILLE (Julien), boulevard de l'Observatoire, 93, à Liége., — Lépidop-
tères de Belgique.
SILVESTRI (Filippo), à Bevagna (Umbria, Italie). — Myriopodes,
SIMon (Eugène), membre de la Société entomologique de France, etc.,
Villa Saïd, avenue du Bois de Boulogne, 16, à Paris. — Entomologie
générale, Arachnides,
SIMsoN (Auguste), à Launceston (Tasmanie), — Coléoptères.
SWALE (Dr Harold), The Priory,Cannington, Somersetshire (Anglet.).
Tuéry (André), viticulteur, domaine de la Croix, à Saint-Charles près
Philippeville (Algérie). — Coléoptères d'Europe, Longicornes,
Tarerry-M1eG (Paul), membre de la Société entomologique de France,
rue des Fossés-Saint-Bernard, 46, à Paris. — Lépidoptères, spécia-
lement Géométrides.
TairoT (Edouard), chef de bureau à l'Administration communale de
Schaerbeek, rue Vandenbroeck, 23, à Ixelles lez-Bruxelles. — Lépi-
doptères et Coléoptères.
TroTrer, Scuola di Viticultura ed Enologia, Avellino (Italie), — Cecidio-
logie.
ULMER (Georg), Rutschbahn 29, Hamburg 13. — Trichoptères.
490
VAN BIeRvLIET (D' Joseph), docteur en médecine, 161, avenue de la Cou-
ronne, Ixelles. — Entomologie générale.
VAN DEN KERCKHOVEN (Alexis), artiste peintre, château de Wuynis, à
Rymenam par Boortmeerbeek. — Lépidoptères.
VAN DER MEULEN (Edmond), artiste peintre, rue de la Buanderie, 15, à
Bruxelles. — Lépidoptères, spécialement les Papilionides.
VAN KERCKHOVE (E.), ingénieur agricole, rue de l'Ecole, 39, à Mont-
Saint-Amand. — Entomologie générale.
VAN ZUYLEN (baron R.), St-Clare House, St-Catherine, à Ventnor (Ile
de Weight).
VisART DE BocARMÉ (comte), quai Vert, 2, Bruges. — Entomologie géné-
rale.
VRIÈRE (baron Raoul de), premier secrétaire de légation, château du
Baes-Veld, à Zedelghem (Flandre occidentale). — Ténébrionides.
WAsMANN S. J. (R. P. E.), Bellevue, Luxembourg (Grand-Duché). —
Myrmécologie.
WaAuTERs (Amédée), rue du Jardin-des-Arbalétriers, 38°, à Anvers. —
Lépidoptères.
WEIsE (J.), Griebenowstrasse, 26, à Berlin. — Chrysomélides, Curcu-
lionides d'Europe.
WickHAM (H.-F.), State University Iowa, à Iowa City (Etats-Unis). —
: Entomologie générale.
WiLLem (Victor), chef des travaux pratiques de zoologie à l'Université
de Gand, rue Willems, 8, à Gand. — Entomologie générale, Col-
lemboles.
Membres correspondants,
MM.
PAcKARD (D' A.<$.), professeur de zoologie et de géologie, Brown Uni-
versity, à Providence, Rhode Island (Etats-Unis).
SCUDDER (Samuel), bibliothécaire-adjoint au Harvard College, à Cam-
bridgè, Massachusetts (Etats-Unis).
Membre assoeié.
M.
Coyon (A.), professeur à l’Athénée royal, à Dinant. — Entomologie
générale.
Membres décédés.
MM.
Mac LAcHLAN (R.), à Londres, membre honoraire.
BRENSKE (E.), à Berlin, membre effectif.
FONTAINE (C.), à Papignies, membre effectif.
PASTEUR (J.-D.), à Batavia, membre effectif.
Toun (E.), à La Martinique, membre effectif.
KôpPex (Fr.-Th.), à Saint-Pétersbourg, membre correspondant.
TABLE DES MATIÈRES
Organisation administrative pour 1904 .
Compte rendu de l’Assemblée mensuelle du 9 anviee 1904.
» » » du 6 février 1904.
» » » du 5 mars 1904.
» » » du 3 avril 1904
» » » du 7 mai 1904 .
» » » du 5 juin 1904.
» » » du 2? juillet 1904 .
» » » du 5 août 1904.
» » » du 3 septembre 1904,
» » » du 1° octobre 1904 .
» » » du 5 novembre 1904.
» » » du 3 décembre 1904.
Assemblée générale du 26 décembre 1904
Liste des accroissements de la ER du 26 décembre 1903
au 26 décembre 1904,
Liste des membres de la Société au 1 26 décembre 1904 .
Table des matières .
BERGROTH (E.). — Scutellérides nouveaux .
BReonix (G.). — Une nouvelle espèce du genre dore StäL .
— Rhynchoten aus Ameisen und Termitenbauten .
Desneux (J.). — Notes termitologiques .
— À propos de la phylogénie des Termites
— Trois Termites nouveaux à
— Remarques critiques sur la os et ja donpf Fr
matique des Termitides (réponse à M. Wasmann).
DoGxin (P.).-— Hétérocères nouveaux de l'Amérique du Sud
— Hétérocères nouveaux de l'Amérique du Sud. :
D'ORBIGNY (H.). — Espèces nouvelles d'Onthophagus africains
Musée royal de Belgique
FAIRMAIRE (L.). — Matériaux pour la faune coléoptérique malgache
(18° note). Es
Forez (A.). — Fourmis du Musée de Bruxelles
— Dimorphisme du mâle chez les Fourmis et quelques autres
notices myrmécologiques
GUILLIAUME (A.). — Matériaux pour un catalogue des Try petide de
Belgique . :
GROUVELLE (A.). — Descriptions de Clavicornes nouveaux ‘du
Musée de Bruxelles . !
HaverKkaMPpr (Fr.). — Note sur quelques aberrations intéressantes
de Lépidoptères .
492
HELLER (K.-M.). — Fünf neue Zygopiden
HEYLAERTS (F.-J.-M.). — Description d’une nouvelle espèce de
Psychide, « Chalia Laminati ». ’
JAcoBs (J.-C.) — Catalogue des Apides de Belgique ;
— Hyménoptères parasites obtenus de quelques nymphes de
Microlépidoptères et d’autres nymphes
JAcoBY (M.). — Another Contribution to the Knowledge of he
Phytophagous Coleoptera . 3
LAMEERE (A.). — Revision des Prionides (Callipogonines).
— Revision des Prionides (Titanines)
SCHOUTEDEN (H.). Hemiptera Africana, II. F. Pentatomidee
— Descriptions de Scutellériens nouveaux ou peu connus (Pen-
tatomides)
SIMON (E.). — Etude sur les Arachnides du Chili recueillis en 1 4900,
1901 et 1902, par MM. C. Porter, D' Delfn, HS Wilson et
Edwards s qe
THÉRY (A.). — Bnnoide Éeoltés par le D Horn à Ceylan
WAsMANN S. J. (E.). — Remarques critiques sur la phylogénie et
la division systématique des Termitides .
83
370
h à wi: ee 1
di : F REC . LÀ
L 0 ips : é : as Æ .
La SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE tient ses séances
le 4% samedi de chaque mois, à 8 heures du soir, au siège social,
rue de Namur, 89, à Bruxelles.
Elle publie :
4° Les ANNALES (mensuellement);
9° Les MÉMOIRES (irrégulièrement).
La cotisation annuelle, payable par anticipation et donnant droit
à la réception franco des Annales et des Mémoires, est fixée à 16 fr.
Tout membre étranger, payant une somme de 200 francs, est
nommé Membre à vie : il n’a plus de cotisation à solder et reçoit
franco toutes les publications de la Société.
{. Les cotisations doivent être adressées spontanément dès le commen-
cement de l'année, sous peine de voir interrompre l’envoi des Annales,
au Trésorier, M. E. Fologne, rue de Hongrie, 79, à Bruxelles.
La BIBLIOTHÈQUE est ouverte aux membres de la Société (rue de
Namur, 89), le samedi de 4 à 5 heures.
Tous les ouvrages et revues destinés à la Société doivent être
envoyés au siège social, rue de Namur, 89, à Bruxelles.
Tout ce qui concerne l’administration de la Société et la rédaction
dés publications doit être adressé au Docteur Ernest Rousseau,
rue Vautier, 31, au Musée d'Histoire naturelle, à Bruxelles.
Bruxelles, — Imprimerie économique, A. BREUER, rue de Trèves, 38.
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