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SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE
BELGIQUE
TOME CINQUANTE-SIXIÈME
BRUXELLES
ATT SIÈGE DE LA SOCIÈTE
89, rue de Namur, 89
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ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
Le prix des: lomes 1 à VII des ANNALES a élé fixé à cinq franes,
celui des tomes VIII à XIV à dix francs, celui des lomes XV à XX
à quinze francs, celui des tomes XXI à LIL à dix-huit francs (sauf
le tome XXIV, dont le prix est de quatorze francs).
Le prix de la TABLE GÉNÉRALE des tomes I à XXX des ANNALES
est fixé à {rois francs.
Le prix de la CoLLEGTION des tomes I à XXX des ANNALES avec
la Table générale est fixé à deux cent cinquante francs.
MÉMOIRES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
Fome [. — Catalogue synorymique des Buprestides décrits de 1758
à 1890, par Cn. KERREMANS. — Prix : 10 francs.
Tomell.— Die Melolonthiden der palaearctischen undorientalischen
Region im Kôniglichen Natuvhistorischen Museum zu Brüssel, von.
E. DRENSKE. — Prix : 3 francs.
TomelIlt.— À list of Tenebrionidue supplementary tothe « Munich »
Catalogue, by G.-C. CHAMPION. — Prix : fr. 7,50.
Tome IV, — Revision des Dytiscidae et Gyrinidae d'Afrique, Mada-
gaseur el îles voisines, par le D'RÉGIMBART. — Prix : fr. 7.50.
Tome V. — Jghneumonides d'Afrique, par le D' TOSQUINET. —
Prix : 15 francs.
Tome VI. — Buprestides du Brésil, par CH. KERREMANS, —
A listof the Ægialitidae and Cistelidae supplementary to the « Munich»
Catalogue, by G.-C. CHAMPION. — Prix : fr. 7.50.i
Tome VII — Buprestides de Sumatra, par CH. KERREMANS. —
Buprestides indo-malais (troisième partie), par CH. KERREMANS. —
Indian Phytophaga, by MARTIN JACOBY. — Melolonthiden beschrie-
ben von E. BRENSKk. — Prix : fr. 7.50.
Tome VIII. — Monographie du genre Rlryssenrus, par CLOUET DES
PESRUCHES. — Prix : fr. 7.50.
Tome IX. — Edmond de Selys-Longchamps, par A. LAMEERE. —
Note sur quelques Lucanides du Musée de Bruxelles, par H. BOILEAU.
— Note sur quelques Lucanides nouveaux où peu connus, par
H. BoiLEAU. — Revision des Prionides (Sténodontines), par
A. LAMEERE. — Prix : fr. 7.50.
Tome X. — Jchneumonides nouveaux, par JULES TOSQUINET
(travail posthume). — Prix : 15 francs.
A
Tome XI. — Revision des Prionides /Macrotomines/, par AUG.
LAMEERE. — Prix fr. 7.50.
Tome XII. — Mémoire jubilaire publié à l’occasion du cinquante-
naire de la fondation de la Société. — Prix : 10 francs.
(Voir La suite à La 3° page de la couverture.)
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Les opinions émises dans les Annales ‘dé la Société .
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SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE
BELGIQUE
TOME CINQUANTE-SIXIÈME
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BRUXELLES
AU SIÈGE DE LA SOCIÉTÉ
89, rue de Namur, 89
1912
ORGANISATION ADMINISTRATIVE
POUR L'ANNÉE 1912
Conseil d’administration
MM. V. WiLLEM, président.
CH. KERREMANS, vice-président.
H. SCHOUTEDEN, secrétaire.
E. FOLOGNE, trésorier.
J. DESNEUX, bibliothécaire.
J. PUTZEYS, membre.
E. ROUSSEAU, »
Commission de vérification des comptes
MM. FR. BALL.
AUG. GUILLIAUME.
P.-J. RoELOFrSs.
Commission de surveillance des collections
MM. V. WILLEM, président.
A. BIvort.
HOLEDOU:
À T2
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
I
Assemblée mensuelle du 6 janvier 1912
Présidence de M. A. LAMEERE.
La séance est ouverte à 20 heures,
— M. WiLLeM, président, s'excuse de ne pouvoir assister à
l’assemblée.
— Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 2 décembre 1911
est approuvé.
Décisions du Conseil. — Le Conseil s’est constitué comme suit :
Président : MM. V. WILLEM.
Vice-Président : CH. KERREMANS.
Secrétaire : H. SCHOUTEDEN.
Trésorier : E. FOLOGNE.
f Bibliothécaire : J. DESNEUX.
Membres : TTPDEZENS.
E. ROUSSEAU.
— Le Conseil a admis en qualité de membre effectif à vie
M. J. C. KekksHAW, Hawaïian Sugar Planters Association, Experiment
Station, à Honolulu, présenté par MM. FOLOGNE et SCHOUTEDEN, et
spécialisant l’étude des Hémiptères.
Il a admis en qualité de membre effectif M. JULIEN ACHARD,
146, rue Boucicaut, à Fontenay-aux-Roses (Seine), présenté par
MM. LAMEERE et SCHOUTEDEN. M. ACHARD spécialise l’étude des
Chrysomélides.
Travaux pour les Mémoires. — L'impression aux Mémoires d’un
travail de M. DoGni : Hétérocères de l'Amérique du Sud, et d’un
mémoire de M. CamEeroN sur des Hyménoptères nouveaux du
Congo belge est décidée.
Travaux pour les Annales. — L’impression des travaux insérés
dans ce numéro est décidée.
Album. — M. BENDERITTER à fait parvenir sa photographie pour
l’album social.
Communications. - M. LAMEERE dit quelques mots d’une visite
qu'il vient de faire à nos collègues de Paris et des Prionides intères-
sants qu'il a pu étudier au cours de son voyage.
— M. SCHOUTEDEN expose brièvement ses observations sur la
variabilité des Anaphe élevés par lui au Musée de Tervueren.
— La séance est levée à 21 1/2 heures.
L'É-PID'O PT ER'ES
capturés en 1911 à Lamorteau (Virton)
par J. Sibille.
En 1910, notre Société, en son assemblée générale du 26 dé-
cembre, avait désigné Larnorteau comme localité à explorer
spécialement en 1911.
Le pays de Virton est certes, au point de vue entomologique, une
des plus riches régions de la Belgique; c’est là qu’on rencontre
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tout particulièrement, et en grand nombre, les beaux Limenitis
Populi, les magnifiques Apatura et Chrysophanus Virgaureæ aux
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couleurs et reflets éclatants, et qui comptent parmi les plus beaux
papillons de la Belgique, et les Hesperia Carthami. La lisière du bois
de Torgny-Saint-Mard (Virton) est, en outre, fréquentée par un bon
nombre d'espèces n’existant nulle part ailleurs en Belgique.
Voici quelques-unes de mes observations et de mes captures :
Papilio Machaon L. : commun à partir du 9 mai et pendant
presque tout l'été; j'en ai récolté les œufs sur le fenouil au fur et à
mesure de la ponte.
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Aporia Cratægi L. a été plus rare.
Euchloë Cardamines L. a été commun durant tout le mois de mai
jusqu'au 93 avril.
Leptidia Sinapis L. s’est montré plus ou moins rare du 22 mai au
15 juin et du 14 au 21 juillet.
Les Apatura lris L. ont été abondants; néanmoins, l’ab. Jole
SCHIFF. à été introuvable, bien que j'aie vu, en 1895, dans cette
même région Jurassique, cette belle ab. par centaines, au point
que, me trouvant en vélo, filet en main, j'en prenais quatre d’un
seul coup!
Pyrameis (‘ardui L., rare; j'en ai vu un seul exemplaire.
Araschnia Levana L. à été rare, tandis que la var. Prorsa L. (du 14
au 30 juillet) a été commune.
Melitæa Phœbe KNocH a été pris en plusieurs exemplaires, il y a
plusieurs années ; je ne l’ai pas trouvé au cours de ces deux derniers
étés ; je ne serais nullement étonné qu'il ait disparu.
M. Aurelia Nick. a été abondant du 8 juin au 14 juillet.
Argynnis Adippe L. avec ab. Cleodoæa O. n’était pas rare, mais
sa capture difficile.
7
Melanargia Galathea L., commun, un peu moins que l’an dernier.
Satyrus Semele L. parut à partir du 8 juillet. Les années précé-
dentes, à Han-sur-Lesse et dans la vallée de l’Ourthe, je ne l’ai pas
trouvé avant le 16.
S. Arethusa Esp. Un exemplaire de cette espèce, qui se trouve
dans la collection de M. Bray, de Virton, a été pris il y a quelques
années par notre regretté collègue M. HAVERKAMPF. Je n'ai pas eu la
chance de pareille capture.
Pararge Aegeria L. var. Egerides STGR. : durant tout le mois de
mai jusque mi-juin et du 21 au 50 juillet. |
P. Mœra L., du 30 mai à la mi-juin et le 22 août.
P. Achine Sc., du 8 au 93 juin. Il vole autour des arbrisseaux et se
pose exclusivement sur ceux-ci. Jamais il ne se pose à terre où sur
les plantes basses.
Cœnonympha Hero L., du 8 au 15 juin.
Thecla Pruni L., le 4 juillet, rare.
Lycæna Argiades PALL., le 6 mai et du 14 juillet au 6 août.
L, Argus L., du 15 juin au 21 juillet.
L. Astrarche BGsTr., le 8 juillet.
L. Coridon PopA avec ab. Albicincta TuTT. et Syngrapha KEF.,
abondants du 16 juillet au 22 août.
L. Semiargus RoOTT., abondant du 22 mai au 15 juin et du
21 juillet au 22 août.
L. Cyllarus RoTT., durant tout le mois de mai et jusqu’au 33 juin.
L. Arion L., commun du 14 au 30 juillet.
Adopaea Lineola O. I., du 8 juillet au 6 août.
A. Thaumas HurN., le 6 août.
A. Acteon RoTT., du 30 juillet au 6 août, commun.
Carcharodus Alceæ Esp., le 30 juillet, rare.
Hesperia Sao H8., du 8 au 15 juin.
H. Serratulæ RBr., du 22 mai au 30 juin.
H. Alveus H8., le 8 juillet, rare.
Hyloicus Pinastri L., le 21 juin.
Agrotis Interjecta HB, à la miellée, le 22 août, rare.
A. Simulans HUFN., à la miellée, le 21 juin, rare.
Mamestra Reticulata ViLr., à la miellée, le 95 juin, rare.
Dianthoecia Nana RoTT., le 19 juin, rare.
D. Cucubali FuEssL., à la miellée, le 26 juillet, rare.
Hadena Funerea HEIN., à la miellée, le 17 juillet, nouveau
pour notre faune.
Trachea Atriplicis L., à la mielléé, du 23 juin au 21 juillet.
Luceria Virens L., le 14 juillet, sur les graminées.
Cucullia Lactucæ Esr., une chenille trouvée dans un jardin
sur les salades le 2 juillet /espèce nouvelle pour notre faune.
Rhodostrophia Vibicaria CL., le 15 juin, sur les graminées, rare.
Minoa Murinata Sc., du 6 mai au 8 Juillet, bois.
Odezia Atrata L., du 8 juillet au 6 août.
Larentia Dotata L., le 14 juillet.
L. Affinitata Srrx., le 12 juin, rare. .
Tephroclyshia Succenturiata L.. var. Subfulvata Hw., le 8 juin,
rare.
Chloroclystis Rectangulata L., le 20 juillet, rare.
Selenia Tetralunaria HUFN., le 20 juillet, rare.
Tephronia Sepriaria HUFN., du 30 juin à fin Juillet.
Zygœæna Purpuralis BRÜNNICH, du 3 juillet au 6 août, commun.
Z. Achilleæ Esp., du 8 au 30 juin.
Z. Meliloti EspP., du 98 juin au 6 août, abondant.
Z. Trifolii Esp. avec ab. Basalis SEL., abondant durant tout le
mois de juin et jusqu’au 6 août.
Z. Loniceræ SGHEVEN, du 11 au 21 juillet.
Z. Filipendulæ L., du 8 juin au 21 juillet, abondant.
Z. Transalpina Esp., v. Astragali BvH., du 4 juillet au 6 août,
commun.
Z. Carniqlica Sc., du 8 juillet au 6 août, commun.
Hepialus Humuli L., du 30 mai au 14 juillet.
CLAVICORNES DU MUSÉE DU CONGO BELGE
NITIDULIDÆ — COLYDIIDÆ
par 4. Grouvelle
NITIDULIDZÆ
BRACHYPEPLUS CASTANESCENS n. sp.
Elongato-oblongus, latus, vix convexus, nitidus, flavo pubescens,
fulvus. .intennarum clava spissa, globosa. Caput transversissimui,
inter antennarum bases biimpressum, crebre punctatum ; punctis plus
minusve confluentibus. l’rothorax transversissimus, parallelus, antice
arcuatim constrictus, crebre punctatus : imargine antico subsinuato;
angulis anticis, rotundatis; marginibus lateralibus tenuiter margi-
natis, antice stricte postice sat valide canaliculatis; angulis posticis
subrectis hebetalis; basi subtruncata, utrinque juxta scutellum
breviter subemarginata et ad extremitates subsinuata. Scutellum
suborthogonium,crebre punctatum.Elytrasubparallela, breviora quam
simul latioru, sat tenuiter punctato striata ; marginibus striarum bre-
viter, vix perspicue subelevatis et intervallis levissime subconcaris,
crebre punctulatis juxta scutellum utrinque stria brevi impressa.
Abdominis conspicua segmenta dense punctata.
Long 4. 2 mill.
Oblong-allongé, environ trois fois et un tiers plus long que large,
à peine convexe, brillant, couvert d une pubescence fauve, couchée,
plus dense et plus longue sur la tête et le prothorax, disposée en
lignes sur les élytres, roux ferrugineux. Massue des antennes
suborbiculaire; articles serrés ; 2° article un peu plus large que les
deux autres, dernier terminé par un bouton convexe. Tête environ
deux fois plus large que longue, à peine convexe, biimpressionnée
entre les naissances des antennes, très densément ponctuée;
points plus ou moins confluents, plus fins sur l’épistome; bord
antérieur subtronqué. Prothorax subparallèle, arqué, rétréci en
avant, très nettement plus de deux fois plus large à la base que
long, couvert d’une ponctuation presque semblable à celle de la
tête; bord antérieur légèrement sinué ; angles antérieurs arrondis;
marges latérales bordées par un fin bourrelet et par une cannelure
un peu étroite en avant, s’élargissant dans la moitié basilaire ;
angles postérieurs presque droits, émoussés; base subtronquée,
étroitement subéchancrée de chaque côté de l’écusson, subsinuée
vers les extrémités, très finement rebordée. Ecusson subrectan-
10
gulaire, environ deux fois plus large que long. Elytres subpa-
rallèles, brièvement arrondis aux épaules, arrondis aux angles
apicaux externes, presque subtronqués ensemble an sommet,
environ une fois etun quart plus larges que longs, assez finement
striés-ponctués; marges latérales des stries très étro'tement et à
peine visiblement relevées, par suite intervalles des stries très légèe-
rement subconcaves ; sur chaque élytre, une strie rudimentaire
oblique près de l’écusson ; sur le disque, entre la suture et le calus
huméral, 7 stries d’abord un peu obliques par rapport à la suture,
puis se redressant :; deux stries sur les marges latérales ; celles-ci
pliées, presque verticales, bordées par une assez forte cannelure et
un fin bourrelet Segments visibles de l'abdomen très densément
ponctués. Extrémité du dernier segment du mâle très largement
subtronquée en dessus, largement arrondie et impressionnée au
milieu en dessous.
Dima (KOLLER). Un exemplaire mâle.
CARPOPHILUS KOLEERL n- sp.
‘Jvatus, sat latus, convexus, nitidus, alutaceus, tenue griseo-pu-
bescens, castaneus; antennis pedibusque dilute rufo-piceis. Anten-
narum clava spissa, ultimo articulo subcylindrico, transversissimo,
quam praecedente vix angustiore, apice parum convexo. Caput trans-
versissimuin, convexum, in epistomo depressuin, subdense punctaturn,
antice truncatum; oculis haud magnis, marginibus internis arcuatis,
convergentibus; angulis posticis acutis; labro modice producto.
Prothorax antice subvalde, postice parum angustus, transversus,
lateribus arcuatus, antice posticeque subtruncatus, omnibus anguls
rotundatus, subdense sed levius capite punctatus ; marginibus latera-
libus basique stricte marginatis. Scutellumn subpentagonale, transver-
sissimum, sublaeve. Elytra humeris breviter rotundata, lateribus
rotundata, vix ampliata, apicem versus attenuata, separatim
lLalissime urcuala, fere truncata, cireiter tam elongata quain simul
lata, densius quan prothorax punctata, vix perspicue alutacea ;
angulis suturalibus obtusis.
Long. 2 mill.
Ovale, environ deux fois et demie aussi long’que large dans sa
plus grande largeur, convexe, brillant, très finement alutacé,
couvert d’une pubescence cendrée, fine, marron assez foncé;
antennes et pattes roux de poix clair. Antennes terminées par
une massue compacte, subpiriforme, environ une fois et un tiers
plus longue que large, dont le 2° article est le plus long et dont le
dernier subcylindrique, à peine plus étroit que le précédent, est
11
terminé par une partie faiblement convexe. Tête plus de deux fois
plus large que longue, convexe et ponctuée sur le front, déprimée
et plus finement ponctuée sur l’épistome ; marges latérales, conver-
gentes avant les veux, sinuées en dedans des orbites de ces derniers,
fortement sinuées en avant des yeux, puis subtransversales après
la naissance des antennes et enfin parallèles ; marge antérieure
tronquée ; tempes petites; angles postérieurs aigus; yeux modé-
rément saillants; labre moyennement visible. Prothorax à peine
rétréci à la base, plus fortement au sommet, arrondi sur les côtés
et aux angles, environ deux fois plus large dans sa plus grande
largeur que long, couvert d’une ponctuation dense plus forte que
celle du front; sommet et base subtronqués; côtés et base finement
rebordés. Ecusson subpentagonal, plus de deux fois plus large que
long, lisse sauf à la base. Elytres brièvement arrondis aux épaules,
alors presque plus larges que le prothorax à la base, arrondis sur
les côtés, faiblement élargis, puis atténués vers le sommet. pré-
sentant leur plus grande largeur avant le milieu, largement arrondis
aux angles apicaux externes, subtronqués séparément et un peu
obliquement au sommet, en angle obtus aux angles suturaux,
environ aussi longs que larges dans leur plus grande largeur, cou-
verts d’une ponctuation un peu plus dense que celle du prothorax
atténuée vers le sommet; marges latérales fortement déclives,
finement rebordées; stries suturales marquées par une impression ;
sommet rebordé par une marge plus fortement alutacée que le
disque. Segments visibles de l’abdomen alutacés, densément ponc-
tués ; pygilium plus fortement ponctué que le segment précédent,
arrondi au sommet. Saillie prosternale carénée. Mésosternum sans
carène. Stries marginales des hanches intermédiaires et posté-
rieures recourbées à l’extrémité. Métasternum assez densément et
fortement ponctué ; abdomen presque lisse.
Lukombe (KoLLER). 1 exemplaire femelle.
CARPOPHILUS LONGIOR n. sp.
Angustus, parallelus, convexus, nitidulus, vix perspicue alutaceus,
tenuissime pubescéns, subpiceo-testaceus, apice elytrorum vix infus-
catus, corpore subtus nitidus et rufo-testaceus. Antennæ breves; clava
valide, abrupta, spissa Caput convexiusculum, subdense punctu-
Latum. inter antennarum bases arcuatim subimpressum, antice
subsinuatuin; oculorum marginibus internis arcuatis. Prothorax
parallelus, antice arcuatim angustusce, ireiter tam elongatus quam
latus, subdense punctulatus ; margine antico subsinuato, angulis anti-
cis rotundatis, lateribus tenuissime marginatis ; angulis posticis breve
12
rotundatis ; margine basilari recto, vix perspicue marginato ,
utrinque juxta seutellum subimpresso. Seutellum triingulare. Elytra
humeris angulosa, lateribus vix arcuata, apice separatim rotundata
1'et 1/3 tam elongata, quan simul lata, validius et sparsius quam
prothorax punctata. Seygmenta aperta abdominis dense punctata.
Pygidium maris apice late rotundatum ; segmento addito aprcali.
Long. 1.7 mill.
Parallèle, environ trois fois et demie plus long que large, convexe,
assez brillant en dessus, plus fortement en dessous, très finement
alutacé, couvert d’une pubescence flave cendrée, très fine, très
courte, peu serrée, brun de poix très clair, un peu enfumé vers le
sommet des é!vtres, dessous du corps roux testacé, un peu teinté de
jaune. Antennes courtes, terminées par une massue brusque bien
développée, compacte. environ aussi longue que large, dont Île
dernier article très nettement plus étroit que les précédents est
terminé par un bouton subconique. Tête transversale, légèrement
convexe, couverte d’une ponctuation assez dense et assez fine sur le
front, presqu'effacée sur l’épistome ; bords latéraux échancrés en
dedans des yeux, assez brusquement rétrécis en avant de ceux-ci
vers l'insertion des antennes, puis légèrement convergents ; bord -
antérieur subsinué ; une impression arquée mieux marquée aux
extrémités entre les bases des antennes; labre peu visible ; veux
moyens. Prothorax un peu rétréci en avant, subcarré, couvert
d’une ponctuation un peu plus forte et moins serrée que celle
de la tête; bord antérieur très légèrement sinué ; angles anté-
rieurs assez largement arrondis; côtés parallèles, arqués vers le
sommet, très finement rebordés: angles postérieurs très étroite-
ment arrondis ; base subtronquée, à peine visiblement rebordée,
présentant de chaque côté de l’écusson une faible impression mar-
ginale. Ecusson triangulaire, un peu plus large que long, densé-
ment pointillé. Elytres tronqués à la base, en angle droit aux épaules,
parallèles, de la largeur du prothorax, assez brièvement arrondis
aux angles apicaux externes, arrondis séparément et assez large-
ment au sommet, environ une fois et un tiers plus longs que larges
ensemble, couverts à la base d’une ponctuation plus forte et plus
éparse que celle du prothorax, mais plus faible que celle du front,
s’atténuant vers le sommet; marges latérales étroitement rebordées ;
sommet très finement rebordé; stries suturales marquées seulement
au sommet. Segments visibles de l’abdomen densément ponctués ;
pygidium du mâle assez largement arrondi à l’extrémité, cachant le
segment complémentaire, celui-ci apical, marge apicale du dernier
sternite subtronquée, garnie de quelques longs poils. Mésosternum
en
13
non caréné. Stries marginales des hanches intermédiaires et posté-
rieures recourbées à l'extrémité. Métasternum longitudinalement
strié, sillonné vers le sommet, couvert d’une ponctuation très
éparse, extrêmement fine.
Lukombe (KoLLER), 2 exemplaires.
Cette espèce vient se placer à côté des C. cylindricus et tenus
Muw.
EPURAEA SINUATIPES n. sp.
Ovata, convexa, nitida, teruissime pubescens, ferruginea; clava
antennarum infuscata, in singulo elytra plaga elongata margines
haud attingente. Antenneæ elongatæ ; clava fere sesquilongiore quam
in maxima latudine latiore : 1° articulo subsemicireulari, 2 subpa-
rallelo, quam præcedente angustiore et breviore, 3° parallelo cum
præcedente subaequali, angustiore, pulvino acuminato terminato.
Caput modice transversuin, convexiusculum, antice truncatum, inter
antennarum bases bi-subimpressum, subdense punctatum ; punctrs
parum tmpressis, antice minoribus ; oculis sat promainulis. Prothorax
postice vix, antice valde angustus, lateribus arcuatus, paulo duplo in
maximu latudine latior quarn longior, dense et haud profunde punc-
tatus ; margine antico profunde emarginato ; angulis anticis acuts,
hebetatis, valde productis ; marginibus, lateralibus, late concavo-
explanatis ; angulis posticis obtusis ; basi sat valde arcuata, ad extre-
mitates sinuata. Scutellum triangulare. Elytra humeris rotundata,
lateribus arcuata, ampliata, suboalde concavo-explanata, apice sepa-
ratim late rotundata, paulo longiora quam simul latiora, dense et
subprofunde punctata. Tibiæ intermediæ maris jucta apicem intus
profunde emarginateæ.
Long. 2.2 mill.
Ovale, environ une fois et deux tiers plus long que large dans sa
plus grande largeur, convexe, brillant, éparsément et très briève-
ment pubescent, ferrugineux ; massue des antennes enfumée, deux
taches noirâtres mal définies sur le prothorax et sur chaque élytre
une tache noire, longitudinale, n atteignant aucun des côtés, coupée
obliquement au bord interne et laissant par suite libre un grand
espace triangulaire autour de l’écusson. Antennes allongées ;
3° article environ trois fois plus long que large, 4° deux fois, 5° un
peu plus long que 4, 6° un peu allongé, 7° plus large que 6°, trans-
versal, 8° encore plus large que 7°, très transversal, 9° à 11° formant
une massue brusque à articles décroissant de largeur, environ une
fois et demie plus longue que large; 1* article presqu’à profil
demi-circulaire, 2° subparallèle et plus court que 1”, 3 parallèle,
subégal au 2°, terminé par une partie cornique surbaissée. Tête
14
modérément transversale, un peu convexe, densément, fortement
et superficiellement ponctuée; marges latérales divergentes avant
les yeux, sinués en dedans de leur orbite, fortement sinués eutre
l'œil et la naissance de l’antenne, puis arquées jusqu’au bord anté-
rieur, celui-ci tronqué; labre modérément saillant ; diamètre
transversal de l’œil subégal à la moitié du bord interne de l'orbite.
Prothorax à peine rétréci à la base, fortement au sommet, arrondi
sur les côtés surtout dans la partie basilaire, plus de deux fois plus
large dans sa plus grande larzeur que long, couvert d’une ponc-
tuation semblable à celle de la tête; bord antérieur profondément
et largement échancré; angles antérieurs aigus, émoussés, saillants
en avant, marges latérales largement explanées-concaves, à peine
visiblement ciliées ; angles antérieurs obtus ; base assez fortement
arquée en arrière, sinuée aux extrémités : courbure longitudinale du
prothorax ne se continuant pas sur les élytres. Ecusson triangu-
laire, plus large que long, plus large que le cinquième de la largeur
totale de la base du prothorax. Elytres à peine plus étroits à la base
que la base du prothorax, arrondis aux épaules, arqués sur les
côtés, élargis, présentant leur plus grande largeur vers le premier
quart de la longueur, bordés par une marge explanée-concave un
peu plus étroite que celle du prothorax, arrondis aux angles
apicaux externes, obliquement subtronqués, arrondis aux angles
suturaux, un peu plus longs que larges ensemble, densément et
plus profondément ponctués que le prothorax. Dernier segment de
l'abdomen à peine visible. Tibias intermédiaires du mâle arqués,
leur marge interne inférieure plus développée que la marge supé-
rieure, fortement échancrée, sinuée à l'extrémité, puis obliquement
tronquée et se terminant en angle aigu.
Kisantu (GO0SSENS). 1 exemplaire mâle.
PRIA CONVEXA n. sp.
Ovata, convexa, nitida, tenuissime alutacea, subdense tenuissi-
meque cinereo-pubescens, dilute picea; antennis, clava nigra excepta,
capite prothoraceque subtus et pelibus anticis subochraceo-fulvis ;
netasterno, abdomine, pedibus intermediis posticisque plus minusve
infuscatis. Caputl transversum, vix conveæum, antice subinfleæum,
dense punctulatum, antice truncatuin ; labro vix perspicuo. Prothorax
antice angustus, ad basi magio duplo latior qua longior, dense
et capite minus valde puncetulatus; margine antico subtruncalo,
angulis anticis rotundutis ; lateribus arcuatis, basin versus parallelis,
substricte explanato-marginaltis ; anqulis posticis acutis retrorsum
modice productis; basi ulrinque scutelli breviter emarginata, ad
extremitates sinuata. Scutellumn transversum, subtriangulare, tenuis-
es
sème punctulatum. Elytra ad basin prothorace fere angustiora, late
ribus arcuata, ampliata, apice separatim latissime rotundata, circiter
tam elongata quam simul tata, dense et prothorace paulo validius
punctulata. Processus prosterni haud carinatus. Striæ femorales
metasterni inflexa et episternum ad medium attingentes. Pedes lati.
Long. : 2-2.3 mill.
Ovale, environ deux fois plus long que large dans sa plus grande
largeur, convexe, brillant, présentant un reflet bronzé très faible,
très finement alutacé, couvert d’une pubescence cendrée, dense et
très fine, ne masquant la couleur du tégument, brun de poix clair:
antennes, sauf la massue qui est noire, dessous de la tête et du pro-
thorax, pattes antérieures fauves un peu jaunàätres; poitrine,
abdomen, pattes intermédiaires et postérieures plus ou moins
enfumés. Antennes grêles, plus longues chez le mâle que chez la
femelle (articles 1 à 5 respectivement plus longs), commençant à
s’épaissir à partir du 6° article; 8° un peu transversal, en forme de
tronc de cône ; 9° également en forme de tronc de cône, continuant
le 8° mais plus ouvert, transversal; 10° très transversal, 11° très
transversal, terminé par une partie acuminée; massue du mâle plus
épaisse que celle de la femelle. Tête transversale, subconvexe, légère-
ment infléchie en avant, densément pointillée ; épistome subtronqué;
labre peu visible; yeux assez saillants. Prothorax rétréci en avant,
un peu plus de deux fois plus large à la base que long, densément,
mais moins finement ponctué que la tête ; bord antérieur subtronqué
lorsque l'insecte est vu de dessus; angles antérieurs arrondis; côtés
arqués, parallèles à la base, assez largement rebordés-explanés pour
le genre; angles postérieurs aigus, assez saillants en arrière; base
brièvement échancrée de chaque côté de l’écusson, sinuée, infléchie
en arrière vers les extrémités, bordée de chaque côté par une marge
déprimée. Ecusson transversal, en forme de triangle curviligne,
très finement pointillé. Elytres à peine plus étroits à la base que
la base du prothorax, arrondis sur les côtés; très faiblement élar-
gis, séparément et très largement arrondis au sommet, presque
subtronqués, environ aussi longs que larges dans leur plus grande
largeur, densément et un peu moins finement ponctués que le pro-
thorax; marges latérales finement rebordées, explanées; stries sutu-
rales finement marquées au sommet. Pattes très larges. Saillie
prosternale sans carène. Stries fémorales du métasternum rejoi-
gnant l’épisterne vers le milieu de la longueur. Stries fémorales du
premier segment de l’abdomen infléchies très près de l’épiplure.
Lukombe (KoLLER), un mâle et une femelle.
Cette espèce vient se placer à côté de PF. Horni GRouv. et ochro-
leuca GROUV. dans le tableau publié. Rev. d’'Ent., Caen, XXVII
(1908), 1909, p.144.
16
Elle se sépare plus particulièrement de la première par sa
pubescence beaucoup plus fine et de la deuxième par sa strie sutu-
rale très écourtée, son tégument plus brillant et moins finement
ponctué, ses pattes plus larges et le rebord marginal du prothorax
plus développé.
AMPHICROSSUS PARALLELUS n. sp.
Oblongus, subparallelus, latus, modice convexus, nitidulus, flavo-
pubescens, fuscus, tenuissime alulaceus, subparce punctulatus. Anten-
nϾ subbreves; clava piriformi, sesquilongiore quan latiore. ( aput
paulo validius quain prothorax punctatuin. Prothorax circiter 2 et
9/3 ad basin lalior quarn longior; lateribus sat longe ciliatis; basi
modicissime arcuato-emarginata, ad extremitates breviter rotundata.
Scutellum pentagonale, basi parallelun. Elytra paulo longiora quan
in maxima latudine simul latiora, apice conjunctim rotundata ; late-
ribus longe ciliatis; pilis paulo longioribus in pubescentia lineato-
intermictis. Ultimum segimentum abdominis apud marem emargi-
naturn et medio duabus denticulis latis el approæimatis armatui.
Long. : 5.6 mill.
Oblong, subparallèle, environ une fois et demie plus large que
long, modérément convexe, peu brillant, brun de poix, très fine-
ment alutacé; couvert d’une pubescence flave, couchée, assez uni-
forme, entremèlée sur les élytres de poils plus longs, courbés en
arrière. Dessous un peu plus brillant, antennes, prosternum et
hanches antérieures un peu plus clairs. Antennes plutôt courtes:
massue subpyriforme un peu moins longue que les articles 5 à 8
pris ensemble; 1% article légèrement arqué, dilaté en dedans;
2° environ une fois et demie plus long que lar:e; 5° plus de trois
fois plus long que large; 4 et 5 subégaux, un peu allongés;
6 8 transversaux. Têle légèrement convexe, presque densément
pointillée. Prothorax très faiblement rétrécr à la base, environ une
fois et deux tiers plus large dans sa plus grande largeur que long ;
côlés assez longuement ciliés; base faiblement échancrée-sinuée,
brièvement et faiblement arrondie aux extrémités; angles anté-
rieurs obtus, à peine émoussés, postérieurs arrondis. Ecusson plus
large que long, pentagonal, parallèle à la base. Elytres environ un
peu plus longs que larges ensemble, arrondis ensemble au som-
met; côtés longuement ciliés, marges lalérales en forme de canal
étroit, finement rebordées. Elvtres du mâle sans faisceau de poils
dressés sur le disque; dernier segment de l'abdomen largement
sinué, armé au milieu de deux petites dents larges et très rappro-
chées.
région de Tassa (COLMANT).
17
Se sépare de toutes les espèces africaines du genre Amphicrossus
par les élytres arrondis ensemble au sommet et par l’absence de
fascicule sur les élytres du mâle.
COLYDIIDÆ.
CERYLON APICALE, n. sp.
Oblongo-elongatum, convexuim, ritidum, glabrum, nigro-piceum ;
antennis, pedibus, elytroruin apice subrufis. Antenncæ subincrassatc ;
® articulo quam 5° multo breviore, 5°-® transversis, 10 oblongo,
apice pubescenti. Caput transversuin, convexum, susdense punctatum;
inter antennarum bases in longitudinein inflexcum, antice subtrun-
catuin. Prothorax transversus ; inargine antico lruncato, angulis
anticis subrotundatis, lateribus parallelis, basi ante scutelluin trun-
cata, utrinque sinuata; disco parce punctulato, ulrinque ad latera et
post medium impressione punctiforme notato et juxta basin sat late
et sat profunde triangulari-impresso. Scutellum modice transver-
sum, apice breviter rotundatum. Elytra oblonga, lateribus prϾcipue
ad$apicem arcuata, vix ampliala, apice conjunctim rotundata, T et
213 tam elongata quam simul lata, tenuiter punctato-striata; striis
ad apicem paulo tmpressionibus; callo humerali vix manifesto; mar-
ginibus lateralibus arcuato inflexis. 1" seginentum abdominis lineis
femoralibus, subintegris et subparallelis instructun.
one 9:8mill
Oblong, un peu plus de deux fois et demie plus long que large,
convexe, glabre, brillant, brun de poix ; antennes, pattes, palpes et
extrémité des élytres rougeâtres. Antennes un peu épaisses ;
1°" article dilaté au côté interne; 2° subcarré; 3° en forme de tronc
de cône renversé, presque deux fois plus long que le 2°; 4 à
9, transversaux, à peu près de même largeur; 10° oblong très nette-
ment moins de deux fois plus large que les précédents, 11° oblong,
environ une fois et demie plus long que large, partagé transversa-
lement en deux zones : la première glabre, la deuxième pubescente.
Tête environ une fois et demie aussi large que longue, assez con-
vexe sur le disque, longitudinalement arquée, sinuée sur les côtés
entre la naissance de l’antenne et le bord antérieur, subtrenquée en
avant, presque densément ponctuée. Prothorax parallèle, arrondi
en avant, environ une fois et demie plus large que long, sub-
tronqué au bord antérieur, presqu’anguleux aux angles antérieurs;
marges latérales pliées, fortement déclives, finement rebordées ;
base brièvement arrondie au milieu, largement sinuée de chaque
côté, finement rebordée ; disque moins fortement et plus éparsé-
D all
18
ment ponctué que la tête; de chaque côté, en avant du milieu et
vers le bord latéral une impression ponctiforme et presque contre
la base une dépression assez large, subtriangulaire. Ecusson en
forme de triangle curviligne, plus large que long, émoussé au
sommet, lisse, légèrement concave. Elytres de la largeur du pro-
thorax à la base, en angle un peu obtus aux épaules, subparallèles,
arqués vers le sommet, arrondis ensemble à lextrémité, environ
une fois et deux tiers plus longs que larges ensemble, chacun avec
six fines stries ponctuées, un peu plus accentuées vers l’extrémité;
stries suturales et premières-dorsales atténuées à la base, 2° et 3°
réunies un peu avant la base, 4 infléchie en dedans vers la base,
effacée au sommet, 5° latérale, effacée aux extrémités ; intervalles
plans, à peine visiblement pointillés ; marges latérales continuant
sans pli la convexité du disque, presque normales au plan de
linsecte; calus huméral à peine marqué. Saillie prosternale attei-
gnant le niveau postérieur des hanches, subarrondi au sommet ; -
mésosternum infléchi, longitudinalement caréné dans la parte
basilaire. Premier segment de l’abdomen subégal aux quatre
autres réunis, marqué de lignes fémorales subparallèles, n’attei-
gnant pas le bord antérieur, densément ponctué en dehors des
lignes fémorales; dernier sternite densément pointillé surtout vers
le sommet.
Lukombe (A. KOLLER).
Vient se placer à côté de C. amplicolle FATRM. dans le tableau de
la Revue française d’Entomologie XX VII (1908), (1909), p. 162 ;
distinct de cette espèce par sa taille plus petite ; ses antennes plus
épaisses, ne s’épaississant pas progressivement entre le 3° et le
9° article, les stries des élytres plus fines, etc.
19
NOTE SUR DEUX ANAPHE DU CONGO
par H. Schouteden
Les Anaphe sont des Lépidoptères Hétérocères de la famille des
Notodontides dont toutes les espèces habitent lAfrique éthio-
pienne: STRAND, en 1909 (D. E. Z., Iris, 1909, pp. 191-192), en a
distingué neuf espèces; de celles-ci, l’Anaphe subsordida HoLL.,
qui m'est connue en nature, appartient au genre Epanaphe AUR.
Les chenilles de ces Papillons s'associent en bandes plus ou
moins grandes et tissent des «nids » communs, dont la dimension,
la forme et même la couleur (dans une certaine limite) varient
assez considérablement, pour une même espèce. À l’intérieur de
ce nid, les chenilles tissent leurs cocons et opèrent leurs métamor-
phoses.
À diverses reprises, le Musée du Congo a reçu des nids des
Anaphe infracta et venata, dont l'élevage a pu être réalisé, et de
cette facon nous avons pu obtenir de très nombreux spécimens de
ces deux espèces.
Les deux nids, ainsi que je le montrerai plus en détail ailleurs,
ont une structure toute différente. Celui de l’Anaphe venata, de
couleur café au lait clair en général, n'offre qu’une enveloppe par-
cheminée autour des cocons intérieurs, tandis que celui de lAnaphe
infracta, de coloration foncée, brun chocolat par exemple, pré-
sente une série de couches de soie fort belle englobant l’amas de
cocons. De plus, tandis que chez Anaphe venata les Papillons
viennent à l’air libre; lors de l’éclosion, en perçant, semble-t-il, un
point quelconque de la surface du nid, chez Anaphe infracta, on
ne remarque jamais sur le nid les boursouflures caractéristiques
ainsi produites par l’Anaphe venata; une coupe de nid de PAnaphe
infracta rnontre, par contre, que celui-ci offre une sorte de « porte
de sortie » où convergent les filaments de soie et où le tissu est
bien plus aisé à traverser.
L’obtention d’un bon nombre de Papillons de ces deux espèces,
soumis tous, bien entendu, aux mêmes conditions d’élevage, m'a
permis d’observer quelques particularités de leur coloration qu’il
n’est pas sans intérêt, je pense, de signaler ici.
I. — ANAPHE VENATA BuTL.
Dans sa forme typique, cet Anaphe offre la coloration suivante,
à l’aile antérieure : Dans la moitié apicale de l’aile, les nervures
sont marquées par des lignes d’un brun plus ou moins intense; en
20:
outre, une bande d2 même couleur traverse l'aile, en partant du
bord antérieur à peu près vers la moitié de sa longueur (plus près
de la base chez la femelle).
Dans mes matériaux, cette forme n’est pour ainsi dire pas repré-
sentée. Elle semble constituer plutôt l'exception.
Une forte proportion des spécimens appartiennent par contre
à la variété nyansæ Srr. (D. E_ Z., Iris, XXIV, p. 183), chez laquelle,
outre la bande transversale indiquée ci-dessus, l’aile antérieure en
offre une deuxième qui, au bord antérieur, part à peu près à égale
distance de la bande 1 et de l’apex de laile; cette deuxième bande
se dirige obliquement vers le bord postérieur qu'elle atteint au
même point, ou à peu près, que la première, dessiaant donc avec
celle-ci un V.
Ces deux formes, venalu vpique et var. »yansæ, assez distinctes
au premier abord, sont cependant réunies par de nombreuses
formes de transition, la deuxième bande étant plus ou moins bien :
marquée. STRAND, d’ailleurs, avait déjà observé ces formes de tran-
sition et c’est ce qui l’engagea à ne donner à #yansæ que le rang de
variété.
La majorité très grande des spécimens males de l'Anaphe venata
que j'ai sous les veux appartient à cette variété #yansæ, dont peu
d'exemplaires se retrouvent parmi les nombreuses femelles que
renferme mon matériel.
Chez les femelles on observe, par contre, une tendance prononcée
à la pigmentation, tendance qui ne se manifeste que rarement chez
les mâles. Et une grande partie des exemplaires se rapportent à une
forme chez laquelle le Liers basal de l'aile (Gusqu’à la première
bande) reste blanche, tandis que le reste de l'aile est envahi par la
coloration brune, plus ou moins intense, qui ne se limite donc plus
aux bandes et nervures. Dans certains cas on retrouvesencore, plus
ou moins nettement, les deux bandes transversales, mais en géné-
ral elles s’effacent dans la teinte foncière. Or, ceite forme n’est
autré que l’Anaphe sericea décrite par Karscn en 1895 (Ent. Nacbr.,
XXI, p. 561, pl. II, fig. 7) sur un exemplaire provenant de l’An-
gola. M. STRAND à bien voulu comparer l’un de nos exemplaires au
type de mon éminent collègue du Musée de Berlin:
Déjà en 1904 Sricez (Berl. Ent. Zeitschr., XLIX, p. (14) avait
rapporté s-ricea comme © à venata. En 1909 SHAND les sépare
encore, à tort ainsi que nous venons de le voir. L’Anaphe sericea
n’est qu’une forme abondamment pigmentée de l'Anaphe venata,
mes séries ne laissent aucun doute à cet égard. Mais il n’y a pas lieu
de considérer sericea comme le sexe femelle de venata mâle, car
d’une part j'ai vu des venala nyansae © bien nets, et de l’autre j'ai
sous les yeux des sericeu typiques. Il s'agit donc bien d’une varia- :
21
tion de coloration s'étendant aux deux sexes, bien qu'avec prépon-
dérance marquée (d’après mon matériel) de la forme nyansae pour
les'mäles, de la forme sericea pour les femelles.
Parmi mes spécimens il se trouve, enfin, quelques individus, tant
d que ©, chez lesquels la pigmentation de l’aile antérieure est
poussée encore plus loin. La coloration en passe au brun-poix, au
brun-noirâtre même, et la base de l’aile est elle-même envahie par
la pigmentatiou, qui ne laisse plus que des macules de teinte claire.
Cette forme, d’aspect si aberrant de la forme typique, et formant le
terme ultime (ou à peu près) de son évolution, mérite certes d’être
distinguée des var. #yansae et sericea, et je lui ai donné ie nom de
var. Etienneri n. var., la dédiant à M. le Dr. ETIENNE, qui nous
errvoya de Banana les nids dont j'ai obtenu les spécimens men-
tionnés ici.
Grâce à l'élevage que nous avons pu faire, il est donc possible de
fixer comme suit la nomenclature de l'Anaphe venata :
A. venata BUTL. : a) forme typique.
b) var. nyansae STR.
c) var. sericea KARSCH.
d) var. Étiennei ScHoUT.
Il est vraisemblable qu'il se rencontrera aussi des spécimens de
cette dernière forme chez lesquels l’aile antérieure sera uniformé-
ment colorée en brun ou brun-noir, y compris l’extrême base.
Des nids d’Anaphe venata j'ai obtenu des parasites fort intéres-
sants, notamment en nombre le magnifique Ichneumonide Oneleilla
formosa BRuLI., dont je dois la détermination à notre excellent
collègue M. BEQUAERT, et le joli Pyralide Metoecif carnifex CoQ. qu’a
bien voulu identifier M. STRAND.
II. — ANAPHE PANDA Bpv. (INFRACTA WALS.).
L’Anaphe infracta typique offre les dessins que voici à lPaile
antérieure : une bande transversale partant du bord antérieur un
peu avant le milieu, une deuxième bande partant du même bord à
peu près à égale distance entre la première et l’apex et se réunis-
sant à elle au bord postérieur; enfin deux bandes longitudinales
unissant la deuxième bande au bord apical; toutes ces bandes
d’un brun chocolat foncé. À
C’est à cette forme que se rapporte la presque totalité des spéci-
mens, tant que ®, que j'ai obtenus d’éclosion. Mais parmi les nom-
breux individus que j'ai devant moi, quelques-uns diffèrent de la
forme typique par la présence de deux bandes réunissant les deux
jambes du V c’est-à dire que celui-ci devient un A renversé,
à double barre. Or cette forme n’est évidemment pas autre
PAST PAPA A
SEX: à
22
chose que l’Anaphe pañda Bbv., décrit du Natal. Nos spécimens,
obtenus des mêmes nids, démontrent que les deux formes appar-
tiennent à une seule espèce. En effet, à côté d'individus bien typiques
de panda et d’infracta, il y a un certain nombre d'exemplaires de
transition, chez lesquels les bandes d'union ne sont que faiblement
indiquées ou marquées seulement à leur insertion.
Nous devrons donc poser la synonyimie suivante, le nom donné
par BoispuvaL ayant la priorité sur celui donné par WALSINGHAM :
A. panda BDv. : «) forme typique.
b) var. infracta WALS.
De l’Anaphe panda typique j'ai trouvé, au Musée de Bruxelles, un
exemplaire déterminé par AURIVILLIUS et qui provient de Kinchassa
(WAELBROECK), où furent également recueillis des Anaphe infracta
typiques.
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
IT
Assemblée mensuelle du 3 février 1912
Présidence de M. J. BONDROIT.
La séance est ouverte à 20 heures,
— M. WILLEM, président, s'excuse de ne pouvoir assister à
la séance.
Décisions du Conseil. — Le Conseil a accepté les démissions de
MM. CHARGOIS, PRELL et THIERRY-MIEG.
Correspondance. — M. ACHARD remercie la Société de l’avoir
admis au nombre de ses membres.
— Le Musée national d'Histoire naturelle de Buenos-Aires nous
fait part du décès de son Directeur, M. FL. AMEGHINO.
(Condoléances.)
— L’Academy of Natural Sciences de Philadelphie nous convie à
nous faire représenter aux fêtes de son centenaire qui auront lieu
du 19 au 21 mars 1912. L'assemblée décide l’envoi à l’Academy
d’une lettre de félicitations.
Travaux pour les Annales. — L'assemblée décide l’impression
des travaux insérés dans ce numéro.
— La séance est levée à 21 heures.
ANNALES DE LA S80C,. ENTOM. DE BELGIQUE, T, LVI, 2-I11-1912 2
24
LA M PVR TD'E:S
faisant partie des collections du Musée de Washington
décrits par Ernest Olivier
correspondant du Museum d'Histoire naturelle de Paris
Les Lampyrides, dont les descriptions suivent, font partie d’une
importante série d'insectes de ce groupe, appartenant au Musée de
Washington, qui m'a été très obligeamment communiquée par
M. L. O. HowanRp, chef de bureau à la section d’Entomologie du
Musée. Je prie ce savant collègue de vouloir bien recevoir l’expres-
sion de ma profonde gratitude. Grâce à son amabilité, j'ai pu étudier
les types de LE CONTE, SAY, MELSHEIMER et des autres auteurs
américains et je lui suis aussi vivement reconnaissant de m'avoir
permis d'enrichir ma collection des doubles qu’il a bien voulu
m'abandonner.
Lucio diversa nov. spec. — Oblongo-ovalis; capite, antennis,
pectore, pedibusque nigris; prothorace marginato, punctato, rufo,
macula basali sinuata nigra apicem non attingente ornato ; scutello
parvo, nigro; elytris prothorace paulo latioribus, ampliatis, dein
apicem versus attenuatis, rufo-testaceis, macula magna apicali et
puncto submarginali ornatis ; abdomine infra et supra rufo, pygidio
nigro, ultimo ventrali segmento tenuiter brunneo marginato. —
Long. 17 mill.
Pérou : Chanchamayo. 2. Cotypes ne.(7232 ‘S NM,
Prothorax roux avec une grande tache noire trilobée attenant à
la base et dont le lobe médian se prolonge plus loin que les latéraux,
sans atteindre le sommet. Ecusson noir. Elytres d’un roux testacé,
avec une tache apicale noire et un point noir à leur tiers basilaire
entre le sillon huméral et la marge, mais n’atteignant pas cette
dernière. Abdomen roux en dessus et en dessous, sauf le pygidium
qui est noir et le dernier segment ventral légèrement marginé de
brun. Tête, antennes, poitrine et jambes noirs.
- Un exemplaire a l’abdomen légèrement rembruni.
Cette espèce se rapproche de L. melanura ERN. OL1v. dont elle a
la taille; mais elle est plus allongée, la tache du prothorax est
trilobée, le point noir des élytres n’atteint pas la marge, lesantennes,
la poitrine et les jambes sont noires.
25
Lucio mærens nov.sp. —Oblongo-ovata, nigra; capite,anten-
narum duobus primis articulis, ore, palpis, pectoris medio, coxis,
femorum basi et genubus piceis; prothorace brevi, marginato,
crebre punctato, in dimidio antico longitudinaliter costato, nigro,
basi tenuiter flavo limbato et macula antica flava ornato; scutello
triangulari, nigro; elytris nigris, punctatissimis, prothorace paulo
latioribus, apicem versus attenuatis; ultimo ventrali segmento in
utroque sexu flavido. — Long. 16 mill.
Cayenne. Fr. Guiana, Wm.Sckaus GrQ in eopulal Type no, 11193US NM
Noir brun. Tête, deux premiers articles des antennes, palpes,
milieu de la poitrine, hanches, base des fémurs et genoux d’un
brun jaunâtre. Prothorax noir, étroitement bordé de flave le long
de sa base et avec une grande tache apicale flave. Ventre brun, un
peu plus clair au milieu des segments. Chez les deux sexes, le
dernier est d’un jaunâtre luisant.
Je n’ai vu qu’une seule femelle dont la tête, les parties de la
bouche, les antennes et les fémurs sont entièrement obscurs.
Cette espèce pourrait être confondue avec de petits individus de
L. blattina PERTY; mais la forme est plus déprimée, le prothorax est
marginé de flave à sa base, sa tache apicale est plus grande et la
coloration du dessous du corps est différente.
Dodacles plumosus Goru., var. immaculatus ERN. OLIv.
nov. var. — Absolument identique au type, sauf la coloration des
élytres qui sont entièrement jaunes, sans aucune trace de la tache
apicale noire.
Panama. Gatèn, CZ. AHJennngs lype ve. 19294 US NM.
Dryptelytra fulvipennis nov. sp. — KElongata, atra, elytris
fulvis; prothorace brevi, antice parum anguloso, marginibus crebre
punctatis, disco fere lævi; elytris dehiscentibus, rugosulis, costatis,
intus valde attenuatis, apice acutis et abdomine brevioribus ;
pygidio trilobato, macula sordide flava utrinque notato. — Long.
14 mill.
Paraguay : Sapucay. VWVT Foter Type n0o.19295 LOSNM.
Bien distinct par sa coloration de toutes les autres espèces du
genre.
Photinus triangularis nov. sp. — Elongatus, oblongus,
brunneo-testaceus ; capite nigro; prothorace elongato, triangulari,
apice obtuso, angulis posticis acutissimis, marginibus profunde
punctatis ; disco sulcato, lævi, macula quadrata picea, utrinque
fulva, ornato; scutello conico, testaceo; elytris prothorace haud
latioribus, elongatis, rugosulis, pubescentibus, obsolete costulatis,
26
flavis; pectore et femorum basi sordide testaceis; ventre piceo,
ultimo segmento eburneo, recte truncato; pygidio emarginato,
subtus eburneo, supra piceo et albido limbato. © ignota. — Long.
45 mill.
Antilles :, El Yunque. PK. - CWRidimenk Coll -
& Cotypes LD NM no 149291. — 3 Colpes retained Olivier :
Cette espèce est remarquable Par la fornie triangulaire de son
prothorax, dont les côtés, d’abord droits, s'atténuent ensuite rapi-
dement pour former l’angle du sommet qui est obtus; la base est
tronquée carrément et ses angles sont saillants et très aigus. Les
segments du ventre sont entièrement jaunâtres ou bruns, ou jau-
nâtres avec des taches brunes latérales : le dernier seul est d’un blanc
brillant; la face inférieure du pygidum est blanchâtre en entier, la
face supérieure est brune avec une bordure terminale blanchâtre.
Cette espèce a l’apparence d’un Photuris; mais le dernier seg-
ment ventral tronqué carrément au lieu d’être prolongé en pointe
la classe dans les Photininæ ; elle doit faire partie du genre Photinus;
car la forme générale et spécialement celle du prothorax ne per-
mettent pas de la faire entrer dans le genre Pygolampis, composé
de la majorité des espèces du groupe qui habitent les Antilles.
Microphotus abbreviatus nov. sp. -— Oblongus, pallide
testaceus ; antennis minimis, octo-articulatis; prothorace rugose
punctato, pallide testaceo, disco infuscalo, lateribus rectis, dein
antice dilatatis ; scutello flavido, triangulari, apice truncato; elytris
prothorace haud latioribus, abdomine multo brevioribus, dehiscen-
tibus, rugose punctatis, testaceo-fuscis, extremo apice nigris;
pygidio trilobato, ultimo ventrali segmento fulvo, triangulariter
producto. — Long. 4-5 mill.
Etats-Unis : Arizona, Fort Grant. % Santa Ki MB, ne na ee à
ramed
Cette petite espèce est bien caractérisée par son prothorax”*?""
sommet arrondi, à marges latérales droites et dilatées en avant,
grossièrement et rugueusement ponctué, d’un testacé pâle avec le
disque plus sombre et souvent marqué de deux petites taches
rougeâtres. Les élytres très ponctués. d’un testacé brunätre avec
une petite tache sombre au sommet de l’angle apical, sont déhis-
cents à partir du milieu de leur longueur et plus courts que
l'abdomen, ne se prolongeant pas au-delà du quatrième segment.
Le dernier segment, plus court que les précédents, semble avoir
été lumineux durant la vie de l’insecte. Les antennes sont très
courtes, leurs articles sont très serrés et je ne peux en compter
que huit sur les huit exemplaires que j'ai sous les yeux.
Microphotus fragilis nov. sp. — Oblongo-elongatus, pallide
testaceus, pubescens; antennis decem -articulatis; prothorace
27
pallide testaceo, punctato, lateribus arcuatis, antice rotundato, basi
recte truncato, angulis obtusis; scutello flavo, triangulari, apice
truncato; elytris prothorace paulo latioribus et abdomine paulo
brevioribus, oblongo-elongatis, rugosulis, obsolete costulatis, sor-
dide testaceis, apice infuscatis ; pygidio emarginato, ultimo ventrali
segmento flavo in medio postico sat longe mucronato. — Long.
9-7 mill.
Etats-Unis : Arizona, Mt Chiricahua, Santa Rita. 2 cypes no 19297 USNM.
n rXsined by Olivier
Oblong, allongé, prothorax arrondi, à côtés UE dès la base,
à angles ou obtus. Elytres un peu plus larges que le pro-
thorax, oblongs, s’arrondissant ensemble au sommet, laissant
généralement à découvert le dernier segment, d’un testacé grisâtre
avec l’angle apical plus rembruni. Le dernier segment ventral est
prolongé en une pointe linéaire assez longue. Les antennes sont
composées de dix articles et ce caractère, ainsi que la forme du
prothorax, la longueur des élytres, la taille plus avantageuse, etc...
différencient bien cette espèce de la précédente près de laquelle
elle vient se placer.
Photuris signatipennis nov. sp. — Oblongo-elongata, vil-
losa, fulva; antennis nigris, fulvo annulatis; prothorace brevi,
antice attenuato, basi recte truncato, angulis obtusis, nullo modo
retro productis ; scutello fulvo ; elytris oblongo-elongatis, rugosis,
costulatis, fulvis, utrinque duabus parvis maculis fuscis notatis,
una juxtascutellari et altera apicali ; pectore piceo, tibiarum HR
apicali et tarsorum quatuor ultimis articulis nigris ; ventris tribus
ultimis segmentis lucidis, ultimo triangulari, aculeato ; tarsorum
unguiculis externis profunde fissis. j' ignotus. — Long. 11-12 mill.
Pérou : Chanchamayo. Canos © Senvrke 3 Cétypee no 19237 0 SNM.
LAC) relaime by Olivier.
Fauve; antennes noires, à base des articles étroitement annelée
de fauve ; prothorax atténué en ogive, tronqué droit à sa base avec
les angles obtus et nullement saillants ; élytres fauves avec, chacun,
deux petites taches obscures, une attenant à la base et à l’écusson,
l’autre, ordinairement plus foncée, au sommet de l’angle apical;
moitié apicale des tibias et les quatre derniers articles des tarses,
fauves.
28
FORMICIDES NÉOTROPIQUES
par A. Forel.
PART
Mon surmenage ininterrompu a laissé s’accumuler un matériel
américain assez considérable dont je n’ai pu décrire qu'une partie.
Du nombre se trouvent diverses récoltes du Prof. :G&ŒLDpI, de
M. DA RocHaA, D’ A. MüLLER, mes propres chasses en Colombie en
1896, etc. Le but du présent travail est de décrire ce qui est
nouveau et de signaler ce qui offre de l'intérêt. Je prie mes amis de
me pardonner mes retards.
PREMIÈRE SOUS-FAMILLE PONERINZÆ Ler.
Odontomachus chelifer LATR. — ® — Zig-Zag. Venezuela (FOREL).
Odontomachus chelifer LATR. v. Theresiæ FOoREL. — ® — St-An-
tonio; Sierra nevada de Sta Marta (FOREL); Prov. Espirito Santo
(Coll. FRUHSTORFER); Colombie (LANDOLT).
Odontomachus hæmatodes L. var. rugisquama FOREL. ÿo9 —
Burithaka, Don Diego, Dibulla, Calabasso, St-Antonio, Bonda,
autour de la Sierra Nevada de Sta Marta, Colombie (FOREL).
Cette variété est un peu plus robuste que l’espèce typique. Elle a
la tête plus large et se rapproche des races pubescens RoG. et
laticeps RoG. L’abdomen est aussi un peu plus fortement chagriné.
Les exemplaires de Colombie sont légèrement plus larges de tête
que les types de Costa Rica.
© L. 12 mill. — Du reste comme l’ouvrière.
Odontomachus hæmatodes L. r. opaciventris FOREL. — $9 —
Don Diego, Calabasso, St Antonio, Sierra Nevada de Sta Marta
(FOREL). J’ai dit que cette race était plus robuste que laticeps Rog.
Ce n’est pas exact; elle est seulement bien plus grande. C’est une
forme très caractéristique. L’écaille est lisse, surtout derrière.
Odontomachus hæmatodes L. r. insularis GUÉRIN. — Jamaique
(CAPPER et FOREL), Barbade et Martinique (FOREL), Dibulla,
Colombie (FOREL). L’écaille est en général très finement striée
devant, parfois plus grossièrement striée ou lisse derrière, faisant
ainsi toutes les transitions à la var. ruginodis WHEELER; mais le
type de celle-ci est bien plus petit (taille de la v. hirsutiusculus).
29
Anochetus inermis ANDRÉ. — % — Sta Marta, Colombie; Fort de
France et Fort Balata, Martinique (FOREL). J’ai trouvé aussi cette
espèce à Trinidad avec des , sous une pierre.
L. 3.5 mill. — Mandibules très courtes. Tête beaucoup plus
large que longue, convexe et arrondie derrière. Antennes filiformes,
_ presque aussi longues que le corps. Scape 1 1/2 fois plus long
qu'épais. Premier article du funicule aussi épais que long; second
article presque deux fois plus long que le scape et le 1° article
réunis. Ecaille cunéiforme (conique vue de côté), largement
échancrée au sommet. Thorax aussi large que la tête. Abdomen
pas ou à peine rétréci après le 1° segment. D’un jaune légèrement
brunâtre. Funicule brun, sauf le 1° article. Ailes enfumées de brun
noirâtre, avec deux cellules cubitales, une discoïdale et une radiale
fermée.
Anochetus Mayri EM. — © — Fort de France, Martinique (FOREL).
J'ai trouvé le nid de cette espèce, comme celui de la précédente,
sous des pierres ou sous des planches.
“Anochetus diegensis n. sp. — 5 — L. 4.5 à 5.5 mill. — Man-
dibules longues comme chez l’inermis, mais plus faiblement et plus
graduellement élargies de la base à l’extrémité. Leur bord interne à
peu près inerme, terminé par un angle dentiforme bien plus court
et moins dentiforme que chez bispinosus SMITH. Deux longues
dents apicales et entre elles une troisième courte. Tête et antennes
comme chez l’inermis, mais les yeux plus petits (plus grands que
chez le Mayri Em.). Antennes légèrement plus longues ; les scapes
dépassent assez le bord postérieur de la tête. Premier article du
funicule presque deux fois plus long que le suivant (à peine plus
long chez l’inermis/; 3° article à peu près deux fois plus long
qu'épais. Le dos du thorax a sur le profil les mêmes quatre échan-
crures que chez l’A. Mayri EmM., mais la 1"° et la 4° sont très faibles,
cette dernière large et très peu sensible; les deux moyennes par
contre bien plus fortes que chez l’inermis. L’épinotum a deux dents
triangulaires beaucoup plus fortes que chez le Mayri, environ
comme chez le bispinosus, mais plus larges à la base. Ecaille pro-
fondément échancrée, ayant de chaque côté de l’échancrure une
longue dent ou courte épine un peu moins longue et à base plus
large que chez le bispinosus. En dessous le pédicule a une dent plus
longue et plus verticale que chez l’inermis. Abdomen un peu plus
large et pas plus échancré que chez l’inermis.
Front finement strié en long ; quelques stries arquées derrière
les fossettes antennaires ; reste de la tête lisse avec des points
épars. Thorax transversalement rugueux, mais beaucoup plus fai-
blement que chez le bispinosus, avec le milieu du pronotum lisse
30
(face déclive de l’épinotum transversalement ridée). Ecaille, abdo-
men et membres lisses. Pubescence jaunâtre, distincte, dispersée
sur le corps et les membres. Pilosité dressée jaunâtre, éparse sur
le corps, nulle sur les membres.
Thorax et abdomen d’un brun noirâtre ; le reste d’un jaune
roussâtre, y compris l’écaille et le bord des segments abdominaux.
Dessus de la tête en partie brunûtre.
Don Diego au pied de la Sierra Nevada de Sta Marta et St Antonio
sur la Sierra, Colombie (FOREL). L’exemplaire de St Antonio a les
dents épinotales très petites.
Cette espèce est évidemment très voisine de l’A. Targionii EM. de
Bolivie, mais elle est plus petite, a les mandibules distinctement,
quoique faiblement élargies à l’extrémité, une autre couleur, et le
dos du pronotum lisse. Emery ne dit pas si son espèce a aussi les
membres poilus ; selon lui le bord interne des mandibules n’a pas
d’angle dentiforme à l'extrémité chez le Targionii.
Anochetus {Stenomyrmex) emarginatus F. — 54. — Burithaka,
pied de la Sierra Nevada de Sta Marta, Colombie (FOREL). Fourmi-
lière populeuse dans un tronc pourri; Ile Mexiana, à l'embouchure
de l’Amazone (HAGEMANN); Trinidad (UricH). Les exemplaires de
Burithaka se rapportent plutôt à la var. rugosa Em. (R. rugosus Em.),
qui offre toutes les transitions à la forme typique.
Leptogenys mucronata For. v. columbica For. — 5 — Chemin de
St Antonio et Narancho, Sierra Nevada de Sta Marta. Colombie
(FOREL).
Leptogenys pubiceps EMERY v. vincentensis FOREL. — Cette variété
de St Vincent se rapporte à pubiceps Em. et non à puncticeps
{punctaticeps Em.), comme EMERY l'indique par erreur dans les
Ponerinæ de l’ouvrage de WYTSMAN.
Ectatomma ruidum Roc. Abonde partout dans les forêts de
Colombie. Elle niche en terre et on la voit sortir de petits trous
ronds isolés, à ras de terre (FOREL).
Ectatomma tuberculatum LATR. — Très commune. Aussi en
Colombie. On la trouve surtout sur les buissons et les arbustes.
Ectatomma muticum MAYR. — Dans la Deutsche entomologische
Zeitschrift 1909, p. 254, j'ai dit que les exemplaires déterminés par
MaAYr comme muticum et provenant de Sta Catharina n'étaient pas
cette espèce, mais edentatum ROGER. Des exemplaires d’edentatum
de Rio Grande do Sul m'obligent à modifier cette opinion. Leurs
funicules sont plus courts que chez muticum et ont les articles plus
3
épais ; le 5° article est seulement un peu plus long qu'épais (deux
fois plus long chez muticum), tandis que les types de Mayr de
Sta Catharina ont les funicules de muticum. D'autre part, les exem-
plaires de Rio Grande do Sul n’ont que 7.5 mill. (RoGER indique 9).
En outre, chez edentatum le 1% article du funicule est aussi long
que le 2°; chez muticum plus court. Après tout il me semble que
ces deux formes sont reliées par diverses variétés et qu'on pourrait
considérer muticum comme race d’edentatum. Chez ma var. iris
d’edentatum, les funicules sont plus grêles que chez les types de
l'espèce de Rio Grande do Sul, mais moins que chez muticum.
En outre, j'ai reçu de Ceara, de M. Diaz DA Roca, le vrai
E. muticum, chez lequel le 2°° segment de l’abdomen est luisant et
en partie lisse, en partie très faiblement et fragmentairement ridé
(L. 8,3 mill.), ce qui correspond bien à la description de MAYR, dont
les types primitifs étaient de Ceara.
Je dois donc considérer les exemplaires de Santa Catharina
(MaAYR) comme une variété de muticum que j'appelle densestriata
n. var. à Cause de son 2° segment abdominal finement et densé-
ment strié en long au milieu, en travers derrière et de côté. Ces
exemplaires diffèrent, en outre, du type, comme le dit MAYR, par
les deux arêtes de la face déclive de l’épinotum. Ma var. lobulifera
de Ceara, distincte par son écaille bien plus mince et ses dents ou
lobules, doit prendre le rang de race. Il en résulte la synonymie
suivante :
Ectatomma edentatum RoG. La Plata, Rio-Grande do Sul.
Var. E. iris FOREL. — Paraguay.
R. E. muticum MAYRr (1870, Neue Formiciden) Ceara.
Var. densestriata n. v. ÿ. Sta Catharina (MAYR).
— E. muticum MAvyrSüdamerican-Formiciden 1887, p.541.
— E. edentatum FoREL 1909 (nèc ROGER).
R. E. lobuliferum Forez 1909.
Ectatomma Morgani n. sp. — © — [L. 7.5 mill, — Mandi-
bules entièrement striées, un peu plus longues et plus pointues que
chez muticum et voisines, tranchantes, avec une petite dent préa-
picale. Tête bien plus étroite et plus allongée que chez edentatum,
ruidum, ete., longue (sans mandibules) d’au moins 2 mill. et large
d’à peine 1,5, légèrement plus étroite derrière que devant, à bord
postérieur arrondi, mais fort peu convexe, et à côtés presque droits.
Yeux grands, fort convexes, au tiers postérieur. Epistome et arêtes
frontales comme chez ruidum et edentatum. Le scape strié dépasse
le bord occipital d’un quart de sa longueur. Funicule comme
chez la R. muticum de l’edentatum. Pronotum arrondi et
absolument inerme, comme chez l’edentatum et ses races, mais
32;
bien plus convexe et plus étroit en haut, vu de devant bien plus
étroit en haut qu’en bas (aussi large chez edentatum), en simple
bosse (subdéprimé au sommet et arrondi aux angles supérieurs
chez edentatum). Thorax du reste comme chez l’edentatum, mais
avec deux dents épinotales à peine plus fortes que chez le ruidum.
Pédicule comme chez le ruidum ; écaille à peine moins mince, bien
plus mince que chez l’edentatum.
Médiocrement luisante. Tête grossièrement ridée en long, avec le
vertex grossièrement réticulé et des rides transversales derrière
l’occiput. Pronotum grossièrement réticulé en haut, relativement
finement strié-ridé en long de côté. Reste du thorax et écaille gros-
sièrement ridés en travers au dessus; côtés réticulés et plus ou
moins ridés en long. Abdomen mat, densément, irrégulièrement et
finement ridé; en outre, très finement réticulé-ponctué; de plus
il est parsemé de grosses fossettes piligères allongées espacées,
mais assez abondantes. Quelques rides transversales plus grossières
devant le 1” segment. Tibias striés, avec des fossettes piligères.
Pilosité dressée assez courte, raide, dispersée partout, d’un roux
jaunâtre, un peu oblique sur les tibias, rare sur les scapes. Pubes-
cence très espacée.
D'un brun rougeâtre. Hanches, cuisses, funicules et mandibules
roussâtres.
Pérou (STAUDINGER et BANG-HAAS). Espèce très caractéristique,
tant par sa forme que par sa sculpture.
Ectatomma strigosum Em. v. ærea, n. var. — 9. — L. 10.5 mill.
— Très près de la var. permagna FOREL, mais l’écaille est plus
mince. Le pronotum est grossièrement ridé en travers devant, sous
les tubercules ; ses rides deviennent longitudinales sur les côtés. Le
1% segment abdominal est de même grossièrement ridé devant
comme chez la var. confusa ForEL. Dents épinotales un peu plus
fortes. Noir, avec un reflet bronzé surtout marqué sur le thorax et
l’écaille.
Campos, Prov. Rio (SAMPAI0).
Ectatomma /[Gnamptogenys] rimulosum ROGER. — 9. — Corco-
vado, près Rio de Janeiro (D' ARTH. MüLLER). Je ne crois du moins
pas me tromper, mais le thorax est bien plus étranglé que chez
annulatum et tornatum, avec une suture fortement enfoncée, un
peu en arrière du milieu du thorax. Correspond du reste exacte-
ment à la description de RoGER et à ce qu’écrit EMERY.
Ectatomma /Gnamptogenys] sulcatum SM. v. lineataMAYR. — 9. —
Ile Murajo Para (GüLD1).
; V4
Ectatomma/Gnamptogenys) sulcatum Sm. v.cearensis, n. var. —
5. — L.5.5 à 6 mill. — Tout à fait semblable à la var. lineata, mais
le 1” segment de l’abdomen est plus finement et plus densément
strié (environ 24 à 98 stries sur le dos au lieu de 16 à 18). Taille
plutôt plus grande. 2° segment abdominal aussi plus finement
strié.
VCeara (M. Draz DA RoCHA).
Ectatomma /Gnamptogenys) tornatum Roc. v. Ericæ, n. var. —
5, — L. 4.5 mill. — Plus petit que le type. La face déclive de l’épi-
notum est striée en long au lieu d’être striée en travers comme chez
le type de l’espèce. Funicule de l’antenne brunâtre, sauf le 1* article.
Un peu plus foncé et plus petit que le tornatum typique; le 2° seg-
ment de l’abdomen est d’un brun uniforme, sans jaune doré devant.
-Santa-Marta, Colombie (FOREL).
Ectatomma /Gnamptogenys] mordax SM. v. purensis, n. var. —
5. — L.8.2 à 8.8 mill. — Tête carrée, aussi large derrière que
devant, aussi large que longue, à côtés distinctement convexes
(chez le mordax typique, la tête est un peu plus longue que large,
assez distinctement plus large devant que derrière et à côtés droits).
Les scapes sont d’une idée plus courts, atteignant le 5° au lieu du
6° postérieur de la tête. Enfin, la moitié postérieure de la face basale
de l’épinotum est lisse ou peu s’en faut, au lieu d’être grossièrement
ridée en travers comme chez le type de l’espèce. Le nœud du pédi-
cule est aussi plus faiblement sculpté. Corps un peu plus foncé
(plus noir et moins brun).
“Porto Alegre, Purus supérieur, sous l’écorce d’un arbre pourri,
Brésil (HUBER). Variété de taille un peu plus forte.
.
Holcoponera striatula MAyr. v. simplicoides FOREL. — ©. —
Santos, Brésil (D' Ris).
Holcoponera curtula Em. v. paulina FoREL. — ©. — Guadeloupe
(Antille), récoltée par moi-même. Tout à fait semblable au type de
Sao-Paulo, mais un peu plus foncée, avec les stries de l’abdomen
encore un peu plus fines. — L. 3.8 mill.
Holcoponera curtula Em. v. Vollenweïideri, n. var. — ©. —
L. 4.5 mill. — Plus grande et plus robuste que le type de l'espèce.
D'un brun foncé, presque noirâtre, avec les antennes, les mandi-
bules et les pattes rougeâtres. La tête est plus fortement élargie
derrière que chez la forme typique. Thorax et écaille plus larges que
chez le type; épaules du pronotum un peu moins marquées. La
mésopleure a un lobe assez court, subdenté en bas. Du reste,
comme la forme typique.
Argentine (VOLLENWEIDER).
34 x
Holcoponera Môlleri n. sp. — 9. — L. 4.5 à 5 mill. — Res-
semble beaucoup à la striatula MAYR, v. obscura Eu., mais plus
grêle et bien distincte par les caractères suivants : Mandibules
striées et ponctuées, distinctement denticulées à leur bord terminal.
Tête un peu plus longue que large, à côtés convexes, à peine plus
rétrécie devant que derrière, où le bord postérieur est bien moins
large et moins net que chez la striatula. Yeux plus petits, mais con-
vexes, situés en arrière du milieu des côtés. Les scapes, bien plus
longs, dépassent le bord postérieur d’un bon tiers de leur longueur.
Tous les articles du funicule plus longs qu’épais (chez la striatula,
les articles 3 à 10 aussi épais ou plus épais que longs). Vu de côté,
le pédicule est comme chez striatula v. obscura, mais vu d’en baut,
il est aussi long que large (bien plus large que long chez strialula).
Thorax, abdomen et pattes semblables, mais plus allongés. Lobe de
la mésopleure court et subdenté en bas. Eperon ou épine des
hanches postérieures identique. Sculpture et pilosité identiques à
celles de striatula, mais les tibias n’ont qu’une pubescence adjacente.
Noire; pattes et antennes brunes (rouges chez la striatula/; tarses
et mandibules d’un brun rougeûtre.
Longueur d’un tibia postérieur 1.1 à 1.2 mill. (chez striatula
v. obscura 0.8 à 0.9 mill.).
®.— L 6 mill. — Tout à fait semblable à l’ouvrière et différant
de la striatula ® par les mêmes caractères. Le nœud du pédicule est
néanmoins plus large que long. Tête légèrement plus large que le
thorax. Ailes brunes, avec une seule cellule cubitale, une cellule
discoïdale et une cellule radiale fermée.
/ Blumenau, Prov. Sta Catharina, Brésil (D' MOELLER).
Acanthoponera mucronata ROGER. — %. — Corcovado près Rio-
do-Janeiro (D' ARTH. MüLLER).
Acanthoponerd dolo ROGER. — %. — Province Rio-do-Janeiro
(Prof. GôLDi).
Acanthoponera Gœældii n. sp. — Ÿ. — L. 4.9 à 5 mill. —
Voisine de mucronata RoG. Mandibules luisantes, abondamment et
fortement ponctuées, armées de 6 dents. Tête carrée, un peu plus
longue que large, comme chez mucronata, mais plus profondément
échancrée derrière et avec les angles postérieurs aigus (nets) et
même un peu courbés en dehors. Cela vient de ce que le bord du
scrobe des antennes (arêtes frontales), au lieu de se terminer à
l'extrémité du scape, comme chez mucronata, se prolonge jusqu’à
l’angle occipital et s’y recourbe, pour revenir en avant en dessous
de l’œil (chez la mucronata son bord inférieur est en dessus de l’œil
35
et le scrobe est plus étroit). Le bord occipital se recourbe en avant,
comme chez la mucronata, formant un angle terminal dentiforme.
Scapes à peine plus courts que chez mucronata, mais les articles 2
à 5 du funicule sont au moins deux fois plus épais que longs (chez
mucronata légèrement plus épais que longs). Thorax plus large et
surtout moins convexe en dessus, du reste identique à la mucronata;
les épines épinotales au moins aussi longues, mais franchement
courbées en bas au lieu d’être droites ou même légèrement recour-
bées en avant vers l’extrémité (mucronata). Face déclive étroite,
franchement bordée. Nœud du pédicule moins élevé, mais plus épais
en haut que chez mucronata (presque aussi épais qu’en bas), muni
d’une pointe moins longue, plus courte que les épines épinotales
(plus longue chez mucronata) et dérigée droit en arrière, contre
l’abdomen qu’elle touche (en haut et en arrière chez mucronata).
Le lobe du dessous du pédicule est aussi translucide, mais moins
grand, avec une dent postérieure plus courte. Abdomen plus forte-
ment étranglé que chez mucronata ; pattes bien plus courtes, avec
les tibias plus épais. Crochets des tarses tridentés, comme chez
mucronat«.
Grossièrement réticulée et assez luisante; entre les arêtes fron-
tales, en outre, des rides longitudinales grossières. Assez luisante ;
Abdomen assez finement aciculé (abondamment ponctué, avec des
demi-réticulations entre les points) et plutôt subopaque. Scrobe et
scapes finement ridés et ponctués ou réticulés; pattes finement et
densément ponctuées. Pilosité abondante partout, jaunâtre, pointue
et inégale. Pubescence assez abondante aussi, surtout sur les pattes.
D'un roux jaunâtre ; abdomen plus terne, à teinte plus brunâtre
(jaune brunâtre). Pattes, antennes et mandibules jaunâtres.
Ÿ Prov. Espirito Santo, Brésil (Prof. GæLpr), 1 $. — Distincte de
mucronata surtout par son scrobe, son nœud, la sculpture de son
abdomen et ses funicules épais ; beaucoup plus petite.
Platythyrea punctata Smira. — ÿÿ. — Guatemala, Haïti et
St-Vincent. Inconspicua MAYR en est synonyme d’après EMERY.
Var. pruinosa MAyRr. — %. — Distincte par sa ponctuation très
superficielle et dispersée. C'est la forme la plus commune aux
Antilles. — Je l'ai prise moi-même à la Barbade, à la Jamaïque, à
Santa Marta. (Colombie), etc., où elle niche sous l'écorce des arbres.
Je l’ai aussi reçue de St Vincent. Elle varie du noir au ferrugineux
par des intermédiaires tachetés et variés, parfois dans la même
fourmilière.
Ma PL. cineracea de Guatémala n’est qu’une variété plus petite etc.
de punctata.
PI. punctata SM. Sm. r. incerta Em. — Ÿ$. — Calabasso au pied
de la Sierra Nevada de Santa Marta ; Santa Marta (FoREL). Cette
forme n’est à mon avis qu’une race de punctata.
Prionopelta punctulata MAYr r. antillana (FOREL). — 9. —
Savane à Trinidad (FOREL).
Neoponera apicalis LATR. — ÿ. — Pied de la Sierra Nevada de
Santa Marta, Colombie (FOREL). Panama (CHRISTOPHERSEN).
Neoponera obscuricornis Em. v. Latreillei FOREL. — %$. — Ouriheka
près Rio frio, Colombie (FOREL).
Neoponera villosa FAB. — Santa Marta, Calabasso, Dibulla,
Colombie (FOREL). Sao Paulo, Brésil (D. Lurz).
Neoponera villosa F. r. inversa SMITH. — 9. — Tant pour la
forme de l’écaille que pour la sculpture des mandibules, la pubes-
cence etc., cette race offre tous les passages à la forme typique.
Je possède de pareilles transitions de Rio de Janeiro et Bahia
(GæœLDr) etc. Une petite variété de Callanga, Pérou (& et © 13 mill.)
à l’écaille et les mandibules d’inversa, mais la couleur et la pubes-
cence de la villosa typique.
Neoponera unidentata Mayr. — 9. — Cavavellas, Prov. Bahia
(JosErH).
Neoponera Gœldii n. sp. — %. — L. 9 à 10 mill. — Mandi-
bules longues, armées de 15 dents environ (toutes distinctes sauf les
3 ou 4 de la base), subopaques, densément et finement ridées-
striées, avec des points épars peu distincts. Tête trapéziforme, aussi
large que longue, élargie et faiblement concave derrière, rétrécie
devant, à côtés fort convexes (largeur maximale derrière les yeux).
Epistome avancé devant, en haut, en forme de bec, exactement
comme chez l’unidentata MAYR, et avec un prolongement lancéolé
derrière entre les arêtes frontales, comme chez cette espèce; les
arêtes frontales sont aussi identiques; leur lobe antérieur plutôt
plus grand. Une carène latérale très aiguë, des yeux aux mandibules.
Une impression à la base externe des mandibules. Les yeux très
grands et très convexes sont situés au milieu des côtés (à peine en
avant) dont ils occupent près d’1/3 (plus d’1/4). Les scapes dépassent
le bord postérieur de la tête de plus d’un tiers de leur longueur.
Tous les articles du funicule beaucoup (les articles 1 et 2 deux fois)
plus longs que larges. Pronotum déprimé et muni d’un bord aigu,
comme chez villosa et unidentata, moins large que chez cette der-
nière. Mésonotum en disque arrondi aussi long que large (bien plus
large que long chez unidentata) et assez bordé. Face basale de l’épi-
‘37
notum non bordée, convexe, aussi longue que la déclive à laquelle
elle passe par une courbe plus arrondie et plus lente que chez
l'unidentata. Face déclive à bord un peu crénelé. Le nœud du
pédicule a une forme qui rappelle celle d’apicalis LATR., fort difré-
rente d’unidentata. Il est néanmoins moins épais que chez apicalis,
bien moins convexe devant (assez droit vers le bas et convexe vers
le haut) et, au contraire, plus convexe à sa face postérieure. Il est
plus large derrière que chez apicalis et a un bord latéral postérieur
convexe en arrière, comme chez elle, mais un peu moins obtus
(bien moins aigu que chez l’unidentata). La convexité supérieure,
plus courte que chez l’apicalis, passe à celle de la face antérieure
(et non à celle de la face postérieure comme chez unidentata et
villosa). Le nœud est bien plus haut qu’épais. L’abdomen n’est pas
ou est à peine étranglé après son 1* segment ; celui-ci plus large
que long et que le second. Crochets des tarses simples; pattes
longues.
Luisante. Epistome, joues et espace entre l’œil et les arêtes fron-
tales finement ridés et ponctués, subopaques. Côtés de l’épinotum
plus grossièrement ridés en long. Tout le reste lisse et finement
ponctué; les points sont espacés, mais abondants et fort distincts.
Pilosité dressée d’un jaune à peine roussâtre, longue, pointue,
dispersée sur tout le corps et sur les membres, d’abondance mé-
diocre. La pubescence jaunâtre est dispersée partout; sur l’abdomen
et le thorax elle constitue un faible duvet qui ne cache nullement
la sculpture, ni la couleur. |
Noire. Hanches, métatarses et scapes d’un brun rougeûtre.
Epistome, mandibules, antennes et pattes rougeâtres. Bord des
segments abdominaux largement brunâtre.
Wictoria, Amazonas, Brésil (GŒLpr).
Plus grande qu’unidentata, cette espèce en diffère par son éclat,
son nœud et ses antennes. Le nœud tient le milieu entre les groupes
apicalis, villosa et crenata.
Neoponera crenata ROGER r. mæsta MAYR. — $. — Nova Friburgo
et Alto da Serra, Prov. Rio Janeiro (GŒLD1), Corcovado près Rio-
de-Janeiro (D° Arr. MüLLER).
Des formes transitoires entre l’espèce typique et la race mæsta
(L. 9 à 10 mill.). Santa Cruz, Rio Grande do Sul (STIEGLMAYR),
Santos, Brésil (D° À. MüLLER). ÿ
Neoponera crenata ROGER r. Fiebrigi n. st. — L. 8.5 à 9 mill.
— Mandibules mates, densément et très finement réticulées-ponc-
tuées et ridées, armées d’environ 11 dents. Tête légèrement plus
large derrière que devant. Le scape dépasse le bord occipital de
1/4 de sa longueur. Second article du funicule aussi long que le 1*;
38
tous ses articles subégaux un peu plus longs qu'épais; pas de
massue comme chez nœsta. Sculpture ponctuée comme chez
mœæsta, bien plus dense que chez crenata type; tête subopaque.
Vu de dessus, le nœud est au moins 1 1/2 fois plus large que long
(aussi long que large chez crenata type et mæsta). Abdomen pas ou
presque pas étranglé. À peu près noire, avec les joues, l’épistome,
les mandibules et les membres d’un rouge brunäâtre; bord des
segments abdominaux brun. Du reste, semblable à crenata et à la
race 7nœsta.
“San Bernardino, Paraguay (FiEBRIG). Cette forme se distingue
surtout par son nœud court et large. |
La N. mœsta, malgré ses transitions à la crenata typique, mérite
de constituer une race par son funicule renflé et sa sculpture plus
dense.
Neoponera venusta n.sp. — L. à peine 5 mill. — Mandibules
lisses, luisantes, avec des points fort épars et 11 à 12 dents. Epistome
médiocrement avancé en arc, sans bec ni pointe. Sa portion
médiane est néanmoins subdéprimée (convexe chez Oberthirri Em.)
entre les arêtes frontales et en avant d'elles, un peu plus élevée que
les côtés, et laisse voir au bord antérieur deux échancrures minus-
cules entre elle et les côtés. Tête rectangulaire, légèrement plus
longue que large (bien plus courte que chez Oberthitri), à côtés
faiblement convexes, aussi large devant que derrière où elle est
faiblement concave. Lobe antérieur des arêtes frontales assez petit,
carène des joues distincte, assez courte. Yeux grands, situés un peu
en avant du tiers antérieur de la tête. Le scape dépasse le bord
postérieur d’un bon quart de sa longueur. Articles du funicule plus
longs qu’épais (les deux avant-derniers à peine). Profil dorsal du
thorax peu convexe, distinctement, mais peu profondément
échancré entre le mésonotum et l’épinotum. Pronotum carré, un
peu plus large que long, à peine plus large devant que derrière, où
son bord est concave, avec un bord latéral aigu (comme chez uni-
dentata, villosa, etc.), qui se continue moins net en avant sans
former d’épaules distinctes. Suture promésonotale très distincte,
enfoncée. Mésonotum en disque transversal, convexe en avant.
Mésopleure terminée en bas, devant, par une dent obtuse. Face
basale de l’épinotum fort convexe dans les deux sens, sans bord, un
peu plus longue que la face déclive; celle-ci un peu plus large que
haute et bordée obtusément de côté. Nœud du pédicule subsquami-
forme, au moins trois fois plus large que long (épais), subverti-
calement tronqué devant et derrière (à peine convexe), transversa-
lement convexe devant et plan derrière, large, transversalement
convexe au sommet où il forme une surface courte, en triangle
ML autos RAR UE TEE
ut, pk
Pi
39
isocèle obtus, dont les côtés deviennent latéralement un bord obtus,
le sommet étant devant. Abdomen verticalement tronqué devant,
sans étranglement; le premier segment plus large que le 2°.
Crochets des tarses simples.
Mate, densément et finement réticulée-ponctuée. Sur le dos de
l’épinotum et sur l’épistome, les réticulations s’effacent en partie et
la chitine devient luisante. Mésopleure et côtés du pronotum lisses.
Côtés de l’épinotum ridés en long. Membres et abdomen lisses et
ponctués, l'abdomen densément (subopaque), les membres avec des
points piligères brunâtres. Nœud en partie lisse avec des points,
superficiellement ridé en travers vers le bas, devant et derrière.
Pilosité dressée jaunâtre, pointue, dispersée sur tout le corps et sur
les membres, plutôt éparse; pubescence jaunàâtre, peu apparente,
répandue partout sans former de duvet.
Noire ; antennes, mandibules, tarses, lobe des arêtes frontales et
extrémité de l’abdomen d’un jaune roussâtre. Cuisses, tibias et une
partie des hanches jaunes.
”Prov. Espirito Santo, Brésil (Prof. GœLDpi). 1 ÿ. — Espèce très
caractéristique.
Pachycondyla crassinoda LATR. — ÿ. — Vénézuéla (BUGNION).
Pachycondyla fuscoatra ROoGER. — 59. — Rio frio près Santa
Marta, Colombie (FOREL).
Pachycondyla fuscoatra ROYER var. montana n. Var. D. —
Diffère de l’espèce typique par son pronotum plus nettement bordé
latéralement (obtusément subbordé chez le type de l’espèce) Le
bord n’est néanmoins pas aussi aigu que chez la striata SM.
San Antonio, Sierra Nevada de Santa Marta, Colombie (FOREL).
Pachycondyla harpax K. v.dibullana FoREL. — © ©. — Don Diego,
Dibulla, Chemin de San Antonio au pied de la Sierra Nevada de
Santa Marta, Colombie (FOREL). — Chez cette variété, le nœud du
pédicule est un peu plus fortement sculpté au sommet (outre la
forme plus plate et plus bordée du pronotum), chez la © comme
chez l’ouvrière. La © est un peu plus petite que chez l’espèce
typique.
Euponera [Trachymesopus) stigma KF. — $ © (j. — Dibulla et Don
Diego au pied de la Sierra Nevada de Santa Marta, Colombie (FOREL).
Euponera /[Mesoponera) arhuaca FOREL. — 9 (j. — St Antonio et
Rio frio, Sierra Nevada de Santa Marta, Colombie (FoREL). Chez
le «j il faut ajouter à ma description que les métatarses, surtout les
médians, sont plus longs que chez l'E. /Tr.] stigma et l’écaille un
peu concave devant et moins luisante.
ANNALES DE LA S0C. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVI, 2-I11-1912, 3
40
Euponera /Mesoponera) Leveillei Em. — ©. — Botucata, Prov. Sao
Paulo, Brésil (GôLpr). Chez cette espèce le 2° éperon des pattes
postérieures et médianes est obsolète ou à peu près nul, ce qui la
fait passer au genre lonera, lequel, d’après EMERY, appartient à
une autre tribu.
Euponera /Mesoponera) constrieta MAYR. — 9. — Anlille de Tri-
nidad; Dibulla et St Antonio, Sierra Nevada de Santa Marta en
Colombie (FOREL).
Ponera distinguenda EMERY. - ?. — Hacienda de l’Esperanza,
Dibulla et chemin de St Antonio, au pied de la Sierra Nevada de
Santa Marta, Colombie (KFOREL) Les exemplaires de Dibulla ont la
face déclive de l’épinotum très oblique, passant à la face basale qui
est inclinée en arrière par une courbe lente.
Ponera distinguenda EM v. histrio n. var. — ©. — D'un brun
plus foncé que le type de l’espèce typique et avec des yeux plus
grands, composés de 9 à 10 facettes (la distinguenda n’a qu’une ou
deux facettes chez le type du Paraguay que je possède de M. EMERY).
Du reste identique.
:Colonie Alpina, Prov. Rio-de-Janeiro, Brésil (GôLDI).
Ponera Schmalzi EMERY, © v. fugitans n. var. 25.1 M'pifere
du type de l’espèce par sa couleur d’un brun noirâtre, avec les
mandibules, les antennes, les pattes et l’extrémité de l’abdomen
roussätres. En outre le scape dépasse un peu le bord occipital (d’à
peine son épaisseur), tandis qu'il l’atteint tout juste chez l’espèce
type. Enfin l’écaille est un peu plus mince, principalement vers le
baut et surtout plus haute, dépassant l’abdomen dont «elle n’atteint
pas la hauteur chez la Schmalzi typique.
{ Prov. Rio-de-Janeiro (GôLD1).
Ponera trigona MAYr, var. Ccauta n. var. — ©. — L. 2.8 à
3.1 mill. — Un peu plus grande et plus foncée que l’espèce type,
presque noire, avec les membres, l'extrémité de l’abdomen et les
mandibules rougeâtres. La tête est sensiblement plus mate, plus
fortement et plus densément ponctuée, au moins comme chez la
var. opacior FOREL qui est beaucoup plus petite; elle est aussi légè-
rement plus large derrière. Les scapes sont aussi plus longs que
chez l’espèce type et que chez la var. opacior, dépassant le bord
postérieur de près de 2 fois leur épaisseur. Du reste comme le type
de l’espèce ; écaille au moins aussi mince et aussi haute, même un
peu plus. |
Colonia Alpina, Prov. Rio-de-Janeiro (GüLD1).
A
Ponera Fiebrigi FOREL, var. antoniensis n. var. — 9, —
L. 2 mill. — D'un jaune brun ou d’un brun jaunâtre. Pubescence
beaucoup plus diluée que chez l'espèce type, ne cachant nullement
la sculpture. Ponctuation bien plus éparse aussi. Du reste identique
au type de l’espèce et différant de clavatula EM. par son œil à une
facette distincte, par son épinotum bien plus étroit et sa taille
plus svelte.
St Antonio, Sierra Nevada de Santa Marta, Colombie, 1 5 (FOREL).
Une ÿŸ. Peut-être cette variété, l’espèce type et la variété suivante
devront-elles être plus tard rattachées comme races ou variétés à la
clavatulx que je n’ai pas vue.
v
Var. Famini, n. var. — ©. — [2.7 mill. — D'un jaune rous-
sâtre assez vif, tandis que l'espèce type et la var. antoniensis sont
l’une d’un jaune terne, l’autre d’un jaune brun ou d’un brun
jaunâtre. L’écaille a une convexité marquée au milieu de sa face
postérieure et au milieu de sa face antérieure. Les articles moyens
du funicule sont moins épais, seulement un peu plus épais que
longs, et la massue est moins épaisse. Du reste comme la var.
antoniensis, mais plus grande.
“ Hacienda de l’Esperanza, Dibulla, pied de la Sierra Nevada de
Santa Marta, Colombie, 1 ÿ (FoREL).
Ponera fœda ForEL R. Saroltæ n. st. — $. — [,. 2.7 à 2.9 mill.
_— Mandibules armées devant de 4 dents assez nettes, suivies der-
rière de 2 ou 3 denticules peu distincts mais larges (le type de la
fœda a 3 dents distinctes devant, 3 petites, mais aiguës, ensuite,
puis encore 5 ou 4 denticules indistincts). Les articles 3 et 10 du
funicule sont tous beaucoup plus épais que larges (seulement un
peu plus épais que larges chez le type de l’espèce). Enfin et surtout
l’écaille est bien plus mince, 2 1/2 à 3 fois plus large qu'épaisse
(vue d’en haut), tandis que chez l’espèce type elle n’est pas deux
fois plus large qu'épaisse.
À part cela, elle est identique au type de la fœda de l’Antille de
St-Vincent et diffère de la frigona par son écaille plus basse et
plus épaisse, son thorax plus bas, ses yeux atrophiés et sa couleur
jaune roussâtre.
Blumenau, Prov. St-Catharina, Brésil (D' MOELLER).
SECONDE SOUS-FAMILLE DORYLINÆ LeAcu.
Eciton hamatum F.5 %, laissant repousser ses colonnes de chasse
par des Azteca instabilis qui l’aspergeaient de la sécrétion de leurs
glandes anales.
EN
42
Eciton vagans OL. — 5. — Prov. Sao Paulo, Brésil (v. IHERING).
Eciton Burchelli WEsrw. — (4. — Dans la Deutsche entomol.
Zeitschrift, 1911, p. 988, j'ai indiqué par erreur l’Eciton dubitatum
Em. comme trouvé à Alto da Serra (Sao Paulo). Il s’agit du Bur-
chelli WESTW.
%, Dibulla, Colombie (FOREL).
Eciton Jansoni n. sp. — «{. — L. environ 16 mill. (une aile
antérieure 15 mill.). — Voisin de hamatum F. Mandibules larges,
plates, moins longues que le bord antérieur de la tête, sans portion
élargie, ni dents au bord interne qui est simple, tranchant et
médiocrement concave. Elles sont mates, densément réticulées, .
pontuées et aussi larges à leur extrémité obtuse qu'à leur base. Tête
1 3/4 fois plus large que longue, bien plus profondément concave à
son bord antérieur et bien moins convexe à son bord postérieur que
chez hamatum. Antennes comme chez hamatum, mais un peu plus
courtes ; les scapes ne dépassent pas ou dépassent à peine le bord
postérieur. Tout le corps plus robuste et plus court que chez hama-
tum À, du reste conformé de même. Pronotum plus large et plus
court, moins visible de dessus. Nœud du pédicule bien plus large-
ment et bien moins profondément concave, avec les angles posté-
rieurs bien moins prolongés. Lame subgénitale bifide comme chez
hamatuin. Crochets des tarses bidendés (véritable Eciton). Face
déclive de l’épinotum concave dans sa longueur et subhorizontale
en bas derrière.
Entièrement mat et densément réticulé-ponctué. Entièrement
recouvert d’une pubescence adjacente roussätre courte, assez dense
sur l’abdomen et les pattes. Pilosité dressée nulle, sauf des poils
obliques et roux sous l’extrémité de l’ahdomen et à la face infé-
rieure des tibias, ainsi qu'une houppe étroite de longs poils bruns
située devant, près de l’angle antérieur de la tête et bien plus com-
pacte et plus longue que la houppe correspondante du hamatum.
Les mandibules ont des poils courts.
Couleur entièrement d’un brun roussâtre foncé, avec les membres
d’un brun roussâtre plus clair et les ailes enfumées de brun rous-
sâtre, bien plus foncées que chez hamatum.
Chontales, Nicaragua (JANSON). Absolument distinct de hama-
tum K., Burchelli W. et dubitatum Em., ses plus proches voisins
par la conformation des mandibules, etc.
Eciton quudriglume Harin. R. dulcius n. st. — ÿ. — L. 5 à
8,» mill. — Le bord postérieur de la tête est relevé en arête ou
collerette plus distincte (plus élevée) que chez l'espèce type, mais
il n’a pas les deux longues épines de celle-ci. La collerette forme
cu PT 00
43
simplement un feston plus élevé à la place des épines du quadri-
glume typique. Les mandibules sont beaucoup plus étroites et
ins triangulaires chez les © moyennes et petites; leur bord
termial passe par une courbe lente au bord interne et porte à ce
passage * deux ou trois dents fort distinctes. Premier nœud du
pédicule avec une plus longue face déclive antérieure et une face
dorsale plus courte, distinctement bordée de deux arêtes. D’un
roussàtre ferrugineux plus ou moins brunâtre ; abdomen d’un roux
jaunâtre. L’abdomen est luisant et presque lisse (très faiblement
chagriné); tout le reste mat. Du reste identique au type du quadri-
glume, mais un peu plus petit. Seulement des ©; pas de %. Les
longues épines de l’épinotum sont comme chez le type de l’espèce.
/” Prov. Sao Paulo (von IHERING). Les différences sont peut-être
assez sensibles pour légitimer une espèce différente; il faudrait
connaître le Z et le ' pour en juger. Cette forme ressemble aussi
à l'E. vagans OL., mais elle en diffère par les mêmes caractères de
la tête et des mandibules que de quadriglume sens str. et a les
épines épinotales beaucoup plus longues.
Eciton /Labidus] cœcum LATR. — %Ÿ. — Partout en Colombie,
chassant sous terre. À Burithaca, au pied de la Sierra Nevada de
Santa-Marta, je l’ai trouvé dans le tronc pourri d’un palmier, à
Barranquilla dans le jardin de l'Hôtel Suisse. 4 isolés de petite
taille, passant un peu à l’atriceps Sm. par la couleur de la tête à
Riofrio, Mexique (PERGANDE).
Eciton /[Labidus] cœcum LTR. v. Jurinei SHUCK. — (. — Colonie
Alpina, près Rio de Janeiro (GŒLD1).
Eciton /Labidus] cœcum LTR. v. Servillei WESTwW. — 4. —
Mexique (DE SAUSSURE), Costa Rica, Colombie (LANDOLT), Surinam.
Eciton /Labidus] prœædator SM. — ©. — Dibulla et Narancho, au
pied de la Sierra Nevada de Santa Marta, chassant sous des galeries
couvertes en terre qu'il construit et sous lesquelles il traverse les
sentiers.
Eciton /Labidus] curvipes EMERY. — (4. — Volcan Irazu, Costa
Rica. Un peu plus grand que le type d'EMERY (17 à 18 mill.), du
reste identique.
Eciton /Labidus) morosum Smirx. — 4. — Cordova, Mexique
(DE SAUSSURE).
Eciton /Labidus] Hartigi Wesrw. r. Hansi FRE DURE Y. —
L. étendu 17 mill. — Plus petit que le type de l’espèce. La face
basale de l’épinotum est convexe et non concave à son bord posté-
44
rieur (sauf au milieu); elle n’a pas les angles latéraux aigus, mais
obtus ; elle est aussi longue au milieu que sur les côtés (bien plus
longue sur les côtés chez l’espèce typique), 4 fois plus large que
longue. Pédicule beaucoup plus étroit que l’épinotum et que le 1*
segment de l’abdomen (à peine chez l’Hartigi typique), convexe en
dessus et tout à fait arrondi à ses angles postérieurs qui sont obtus.
Membres seulement pubescents, sans poils dressés. Les longs
poils fauves comme chez le iype de l'espèce, mais entièrement
couchés sur le dos de l’abdomen, et se détachant de la surface pour
se diriger en arrière seulement sur le dernier segment.
V Prov. Sao Paulo, Brésil (v. IHERING). Un peu plus petit que
l'espèce typique, dont il diffère surtout par la forme de l'épinotum
et du nœud ainsi que par ses longs poils adjacents et non dressés.
Eciton (Labidus) Mars n. sp. — %. — L. 2.3 à 4.4 mill. —
Très voisin de l'E. /Acamatus) commutatum Em.. mais les crochets
des tarses sont bidentés. Mandibules fortement courbées, lisses,
luisantes, avec 2 ou 5 grosses fossettes allongées et 3 ou 4 grossières
stries vers leur extrémité; leur bord terminal armé de 3 dents, dont
la basale éloignée de la médiane; une petite (4) dent au bord
interne. Tête carrée, aussi large que longue chez l’ouvrière maxima,
épaisse, convexe surtout en dessus, légèrement plus étroite derrière
que devant, de près de 1/4 plus longue que large et rectangulaire
chez les ouvrières petites et moyennes; ses côtés à peine convexes
(un peu plus chez la grande %). Bord postérieur à peine concave.
Yeux nuls. Bord antérieur de la tête droit. Le scape court et épais
n’atteint pas tout à fait le milieu de la tête. Articles 5 à 9 du funicule
1 1/2 fois plus épais que long chez la © maxima et 2 fois chez la
petite ©. Angles postérieurs de la tête tout à fait arrondis. Thorax
large, déprimé en dessus, à peine 3 fois plus long que large.
Suture promésonotale nulle; suture mésoépinotale profonde. Face
basale de l’épinotum légèrement plus basse que le mésonotum
(mais sans former d’escalier marqué comme chez le cœcum),
déprimée, large, plus large que longue, plus courte que la face
déclive; celle-ci très abrupte, mais passant par une courbe rapide à
la face basale. Les deux nœuds plus larges que longs, en rectangles
transversaux arrondis, le 2 plus large, à côtés plus arrondis, un
peu plus large derrière que devant, le premier avec un pan anté-
rieur bien moins oblique et moins long que chez le cœcum, subver-
tical, sans trace de pétiole antérieur. Chacun des nœuds a dessous
une petite dent obtuse.
Lisse et luisant. Ponctuation fort éparse et faible, plus distincte,
mais très espacée sur la tête et le dos du thorax. Sur ce dernier
la 5 maxima seule est réticulée avec des points épars plus forts (pas
45
sur la tête). Pilosité dressée et pubescence jaunâtres, très éparses
partout.
D'un jaune roussàtre plus foncé, roussâtre chez la plus grande 9,
jaunâtre chez la plus petite. Abdomen et pédicule jaunâtres; man-
dibules brunes.
#Ceara (M. Draz DA Roca). L’ouvrière de 4.4 mill. a toute l’appa-
rence d’être la forme maxima. Absolument différent du cœæcum par
sa forme trapue, son thorax plat, ses antennes et sa petite taille, de
même du Schlechtendali EMERY et encore plus de toutes les autres
formes connues des S. G. Labidus et Eciton s str. Mais d'autant
plus proche parent de l’E. /Acamatus] commutatuin EMERY et
voisins, dont ses crochets bidentés seuls le séparent assez nettement.
Il résulte de ce fait et d’autres que la distinction entre Labidus et
Acamatus est fort artificielle, de même, du reste, qu'entre Eciton et
Labidus (sens. str. EMERY).
Eciton /Acamatus) Strobeli MAYR. — 4. — Bahia Blanca, Répu-
blique Argentine.
Eciton /Acamatus) Pertyi Sauck, nec. WESTW. (= Fonscolombei
WESTW.). —— . — Bahia Blanca (CLARAZ); Rio negro, Patagonie
et San José (CLARAZ), Baradero.
Eciton /Acamatus] Halidayi Sutck. — j. -— Pernambouc (WEt-
LENMANN); Teapa, Tabasco (H. H. SuirH) Honduras.
Eciton /Acamatus) legionis SM. — ÿ. — Brésil (GŒLD1).
Eciton /Acamatus) pilosuin SmirH. — $. — Vénézuéla (BUGNION).
Eciton /Acamatus]/ Hopei SHUCK. — Bahia, Brésil (FRUHSTORFER).
Eciton /Acamatus) paraense “ sp. — © major. — L. 4 mill. —
Fort semblable à l’Eciton Mars et très voisin de l'E. /acamatus) com-
mutatum EMERY. Mandibules comme chez ce dernier, densément
striées, subopaques, ponctuées, armées de 3 dents à leur bord ter-
minal et d’une quatrième près de la base du bord interne qui est
aussi long que le terminal. Mandibules à peine courbées ; la dent
médiane du bord terminal située au milieu. Tête épaisse, mais
ayant surtout une forte convexité dessous, vers son tiers antérieur.
Elle est légèrement plus longue que large et plus large devant que
derrière, à côtés faiblement, mais nettement convexes, concave
derrière, avec les angles postérieurs presque aigus. Bord antérieur
de l’épistome assez concave au milieu. Deux dents pointues au bord
inférieur antérieur de la tête, dents qu'on voit aussi chez commu-
tatum, mais pas chez Mars. Yeux nuls. Les scapes n'atteignent pas
le milieu de la tête. Ils sont presque en triangle allongé, très élargis
46
vers l’extrémité qui est large comme le tiers de leur longueur (bien
plus large que chez Mars et commutatum). Les articles 3 à 10 du
funicule beaucoup plus épais que longs (ies articles 4 à 8 à peu près
2 fois). Thorax comme chez E. Mars, mais plus bas et encore plus
déprimé en dessus. Le pronotum a devant une petite arête transver-
sale bien plus obtuse et moins distincte que chez nitens Mayer.
Escalier entre le mésonotum et la face basale de l’épinotum à peine
plus distinct que chez l’Æ. Mars, mais la face basale est un peu plus
longue que large. Epinotum cubique, à face déclive subverticale.
Les nœuds comme chez commutatum, mais le 1% plus long que
large et le 2° bien plus large que le 1°, à peine plus large que long.
Crochets des tarses simples.
Lisse et luisant, sauf l’épinotum quiest presque mat et finement
réticulé-ponctué ou réticulé-ridé ainsi que la mésopleure. Le pro-
notum et le mésonotum sont en partie très finement ridés en dessus.
Tête très faiblement ponctuée. Pilosité dressée fort éparse partout.
Pubescence presque nulle
D'un roux jaunâtre; tête et thorax plus rougeâtres ; mandibules
brunes; antennes d’un jaune brunâtre.
‘Para (GæŒLD1); pris avec la Pheidole Jelskii MAYR; une seule Ÿ
qui semble être de la grande sorte. Cette espèce est fort embarras-
sante. Elle a les antennes plus épaisses et le thorax bien plus large
et plus plat que commutatuin Em., nitens, etc. Elle n’a pas la tête
large courte et grossièrement ponctuée de Fiebrigi For., mais l’a
encore plus convexe dessous que lui. à
Eciton [Acamatus] Fiebrigi FoREL, r. columbicum n. st. —
— L. 4 mill. — Mandibules comme chez l’espèce type, plus étroites
et à bord terminal plus long et moins net que chez les précédents.
Tête épaisse et fortement convexe dessous, comme chez le type de
l'espèce et comme chez paraense. Pas d’yeux. Pas plus que chez le
Fiebrigi typique il n’y a de dents au bord antérieur inférieur de la
tête. Mais celle-ci est très courte, un peu plus large que longue, et
légèrement plus large devant que derrière, avec les côtés bien plus
convexes que chez l’espèce type. Articles 2 à 8 du funicule plus
épais que longs, comme chez le type de l’espèce; les derniers
articles au contraire plus allongés. Premier article du pédicule plus
allongé (un peu plus long que large) et plus arrondi. Son sommet
passe à sa face antérieure par une courbe convexe qui va jusqu’à
l'articulation, tandis que chez le type de l’espèce il a une face supé-
rieure horizontale passant brusquement à un pan antérieur oblique.
Postpétiole moins large que chez le type et surtout plus rétréci
devant. Face basale de l’épinotum plus allongée, plus longue que
large. Dos du thorax un peu plus convexe et un peu moins déprimé
que chez le Fiebrigi typique.
47
Ponctuation de la tête au moins aussi abondante et aussi grossière
que chez le Fiebrigi typique, mais le thorax est par contre bien
moins sculpté, assez luisant, avec l’épinotum et le pronotum faible-
ment et finement réticulés ou ridés et le mésonotum lisse. Pilosité
légèrement plus abondante. Roussâtre; mandibules brunâtres ;
pédicule, abdomen et pattes d’un roux jaunâtre.
Colombie; un exemplaire. Cette forme est aussi fort difficile.
Elle me semble devoir constituer une race de Fiebrigr, différant de
commutatum par la forme de la tête, sa forte ponctuation et lab
sence des dents au bord antérieur inférieur de la tête. Pas d’arête
au pronotum. Dans ma descriplion du Fiebrigi j'ai trop peu insisté
sur la ponctuation forte et abondante de la tête.
Eciton [Acamatus] pseudops FoREL, r. Garbei n. st. — 95. —
L. 3.7 à 5.5 mill. — Plus grêle et moins dimorphe que le pseudops
typique. Tête de la grande © moins grosse. Chez la petite ©, la tête
est plus ovale-allongée, aussi large derrière que devant (chez le
type plus large devant que derrière). Les pattes sont plus longues
et plus grêles. Les scapes dépassent considérablement le bord
postérieur de la tête (peu ou à peine chez le type). Les articles du
funicule sont 2 fois plus longs qu’épais, le deuxième même plus
de 2 1/2 fois. Chez la grande © le promésonotum est 4 1/2 fois plus
long que large et la face basale de l’épinotum 2 1/2 fois. Bord ter-
minal des mandibules pourvu de 6 denticules distincts et subégaux
sur sa moitié basale. Postpétiole à peine élargi derrière (élargi chez
le type) et très peu plus large que le pétiole. La tête est un peu
moins épaisse et un peu plus allongée. Du reste identique au
pseudops, avec les mêmes tubercules derrière les yeux et en
dedans, les mêmes tubercules sur le thorax, la même couleur,
sculpture et pilosité.
Reg. Franca, Etat de Sao Paulo, Brésil (GARBE.
L'espèce typique est du Paraguay. Il s’agit simplement d’une
race plus grêle et moins dimorphe.
Eciton (Acamatus) diabolus n. sp. — 4. — L. 14 mill. —
Mandibules aplaties, en spatules recourbées, plus larges vers l’extré-
mité que vers la base, assez longues, obtuses à l'extrémité, sans
dent, avec le bord interne parallèle au bord externe, courbées
avant leur moitié (après leurs tiers) rapidement, de sorle que leur
moitié apicale forme un angle droit avec leur base, puis distincte-
ment recourbées en dehors à leur extrémité, dont la dilatation affecte
surtout le bord interne. Leurs extrémités se croisent, et il en
résulte entre elles et le bord antérieur de la tête un vide transversal
bidilaté qui imite la bouche grimaçante de certaines figures diaboli-
48
L
ques ornementales. Elles sont lisses, luisantes et ponctuées. Tête en
rectangle transversal; avec les yeux, plus de deux fois plus large que
longue. Les grands veux occupent tout le côté. Ocelles énormes,
bien plus grands que leurs intervalles latéraux antérieurs et que la
distance qui les sépare des yeux. Bord postérieur droit, de même
que le bord antérieur formé par l’épistome troaqué ; labre large-
ment bilobé. Les arêtes frontales, recourbées devant, n’alteignent
pas le bord antérieur. Elles divergent fortement derrière et se
terminent vers l’œil par une élévation courbée. Le scape atteint
l’ocelle postérieur; 1% article du funicule petit, les autres plus longs
qu'épais. Thorax à peine plus large que la tête. Le mésonotum ne
dépasse pas le pronotum. Scutellum sans échancrure ni sillon.
Epinotum subverticalement tronqué. Pédicule presque deux fois
plus large que long (vu de dessus), légèrement et largement con-
cave à ses bords antérieur et postérieur, faiblement concave trans-
versalement, avec ses angles postérieurs droits, sans lobe dessous.
Crochets des tarses simples. Pattes de forme ordinaire. Postpétiole
un peu plus long que le segment suivant.
Mat ou subopaque ; extrêmement finement striolé (mésonotum)
ou réticulé (plus en arrière), avec des points espacés. Abondam-
ment pourvu d’une pilosité ou pubescence fauve subadjacente,
oblique ou adjacente, peu longue, sur le corps et les membres
(oblique sur les membres). Elle est fort abondante sur le scutellum,
l’épinotum, le pédicule et le dessous de l’abdomen.
Dessus du corps d’un brun foncé; dessous du corps, membres,
mandibules et bord des segments abdominaux d’un brun clair.
Ailes pubescentes, enfumées de brunâtre, avec deux cellules cubi-
tales et une cellule radiale fermée. Cellule discoidale petite.
Cordova, Mexique. Rappelle maxillosum Em., mais les yeux bien
plus grands, les scapes plus courts, les mandibules très différentes,
le postpétiole tout autre. Espèce très curieuse et particulière. 1 .
Eciton (Acamatus) Cloosæ n. sp. — +. — L: environ
6.5 mill. (l'E. minus CRESSON en a 7.5). — Mandibules semblables
a celles de l'E. minus CRESSON, arquées et pointues, mais moins
fortement courbées. Tête en rectangle transversal, à peine 1 1/2 fois
plus large que longue, tronquée derrière, à bords postérieur et
antérieur droits. Yeux petits, situés un peu en avant du milieu des
côtés dont ils n’occupent guère que la moitié. Les arêtes frontales
forment un fort demi-cercle, allant de l'articulation des mandibules
(devant) au bord postérieur de l’œil (derrière). Scapes courts,
2 3/4 fois plus longs que larges, atteignant l’ocelle latéral. 1° et 9°
articles du funicule plus épais que longs, 5° et 4° aussi épais que
longs ; les suivants plus longs qu’épais, mais plus courts que chez
A9
l'E. minus. Thorax un peu plus large que la tête. Le mésonotum
surplombe le pronotum et le derrière de la tête, mais il est plus
élevé et plus arrondi que chez minus et pas tronqué en bas devant
comme chez lui. Scutellum entier. Face basale de l’épinotum très
courte; face déclive subverticale, beaucoup plus longue. Pédicule
aussi large que l’épinotum, mais plus étroit que le postpétiole,
fortement convexe longitudinalement, environ 1 1,2 fois plus large
que long, à peine ou pas concave transversalement, avec les angles
postérieurs fortement prolongés en ailerons (pas du tout chez
VE. minus). Postpétiole aussi large et aussi long que le segment
abdominal suivant. Pattes de forme ordinaire. Crochets simples.
Lisse et luisant ; thorax densément et fortement ponctué; abdo-
men plus finement. Pilosité dressée presque nulle, sauf quelques
poils aux mandibules et devant la tête. Pubescence roussûâtre,
abondante sans former de duvet dense, répandue sur tout le corps
et sur les membres où elle est soulevée.
Noir; abdomen brun en dessus et roussâtre en dessous et à
l'extrémité, ainsi que les membres et les mandibules. Ailes pubes-:
centes, enfumées de brun noirâtre ; cellule radiale fermée.
FR. Papagaio, Guerrero, Mexico, 400 mètres de haut, octobre
(H. H. Suiru). Bien distinct de minus par la forme de la tête (en
ovale transversal chez minus), du pédicule, etc. C’est la plus petite
espèce d'Eciton Ç que je connaisse.
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
IT
Assemblée mensuelle du 2? mars 1912
Présidence de M. V. WILLEM, président.
La séance est ouverte à 20 heures,
— En l’absence de M. -SCHOUTEDEN, qui s’est fait excuser,
M. DESNEUX remplit les fonctions de secrétaire.
— Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 3 février 1912
est approuvé. M. SCHOUTEDEN signale toutefois que c’est par
erreur que M. PRELL y est indiqué comme démissionnaire. M. PRELL
n’a jamais cessé de faire partie de la Société.
Correspondance. — M. GEDOELST nous communique sa nouvelle
adresse : 15, rue Meyerbeer, Uccle-Bruxelles.
Travaux pour les Mémoires. — L’impression aux Mémoires d’un
travail de M. FoREL est décidée.
Travaux pour les Annales. — L’impression des travaux insérés
dans ce numéro est décidée.
Communications. — M. Lameere communique la note que voici :
« Aromia lugubris FAIRM. a donné lieu à la création du genre
Otaromia fondé par M. AURIviLLius dans Arkiv fôr Zoologi, VII,
n° 19, 1911, p. 188. Récemment M. ACHARD a créé un genre Jon-
thodina dans lequel il fait figurer le Jonthodes sculptilis Wire et
l’Aromia lugubris FAIRM. (Bull. Soc. Ent. Fr., séance du 13 dé-
cembre 1911). Le nom générique de M. AURIVILLIUS a la priorité. »
— La séance est levée à 21 1/2 heures.
_ ANNALES DE LA 80C, ENTOM. DE BELGIQUE, T, LVI, 5-IV-1912 4
52
CORÉIDES NOUVEAUX
DE LA RÉGION DU KILIMANDJARO ET DU MERU
par HE. Schouteden
Dans les Wissensch. Ergebn. Schwed. Zoolog. Exped. Kilim.
Meru, XII, 9, pp. 154-158 (1910), j'ai donné la liste des espèces de
Coréides rapportées par le Prof. SJGSTEDT de son expédition au Kili-
mandjaro et au Meru. Les espèces nouvelles y ont été simplement
mentionnées, les descriptions en sont données ci-dessous.
CLETUS ORIENTALIS nov. spec.
D'un flavescent jaunâtre. En dessus, couvert d’une ponctuation
assez dense noire ou brun noir, plus serrée sur la région basale
(y compris les angles latéraux) du pronotum, où les espaces sépa-
rant les points sont assombris; les côtés de la tête, de même que les
côtés antérolatéraux du pronotum (les angles latéraux exclus) et la
partie antérieure du lobe postérieur (sauf légère prolongation de la
région à ponctuation noire antérieure) à ponctuation brunâtre pâle
ou même incolore; le bord de la corie pâle à la base, la zone apicale
de celle-ci légèrement rougeûtre, la ponctuation brun rougeâtre plus
ou moins intense. Il y a donc contraste net de couleur entre la base
et les côtés du pronotum et la région antérieure du lobe postérieur,
ainsi que le lobe antérieur; de même, entre les côtés et le milieu du
dessus de la tête, la ligne externe de la région médiane est noire ou,
du moins, plus sombre en général.
Tête avec un petit point noir à la base des tubercules antennifères,
devant l’œil, et un trait longitudinal noir à la base de chaque côté,
derrière l’œil.
Connexivum non maculé, le bord externe à ponctuation plus ou
moins foncée. Corie à nervures plus ou moins pâles;; membrane
enfumée, à nervures sombres. é
En dessous, la tête offre un deuxième trait noir entre le trait
postoculaire et la ligne médiane; ce trait part de la base également.
La poitrine avec : 1° une série de deux points noirs sur chaque
segment marquant les hanches et, au pro- et mésosternum, un point
sur les hanches en avant; 2° trois points sur chacun des segments,
en une ligne continuant le trait noir postoculaire ; 5° un point sur
ces segments plus en dehors. Ventre avec : 1° une série de points
noirs au bord postérieur des segments 1 à 5 (un sur chaque
segment); 2 en région médiane, les points suivants au bord posté-
rieur des segments : 6 sur le 2°, 6 sur le 3, 4 sur le 4, 4 sur le 5°.
LA
LL
55
_ Tête à région médiane plus claire; de même pour la poitrine, dont
une étroite bande, en dehors de la ligne intermédiaire de points, est
également plus claire; ventre avec une bande médiane et une bande
continuant celle des hanches, claires. Ponctuation plus fine sur le
ventre, s’effaçant en région médiane.
Antennes brunes, sauf le 4° article, jaune à part l’extrême base.
Pattes légèrement rembrunies, à ponctuation brunâtre.
Pronotum à angles latéraux prolongés nettement en une épine
aiguë transversale, denticulés en arrière, l’épine légèrement re-
levée.
Antennes à premier article dépassant le sommet de la tête ;
1 et 2 subégaux, 3 un peu plus petit, 4 le plus petit, fusiforme.
Rostre atteignant les hanches postérieures; 2 plus long que 4 qui
est légèrement plus long que 5.
Cette espèce semble commune dans la région du Kilimandjaro et
du Meru, où M. SJôSTEDT l’a recueillie dans les localités que voici :
Kilimandjaro : Kibonoto-Niederung, I, IX, X; Kibonoto Kultur-
zone, VIII-IX; Kibonoto 1300-1000 m., X; Obstgartensteppe, XI.
— Meru-Niederung, I; Meru-Regenwald, 3000, I.
Je l’ai également vue de l’Usambara (ma collection).
CLETUS SJOSTEDTI nov. spec.
. D’un flavescent clair ou brunâtre. En dessus paraissant au pre-
mier abord brun terne à cause de la ponctuation dense et régulière,
avec le bord latéral de la tête (et la bordure interne de l’æil), le
bord antérolatéral du pronotum (sauf l’angle latéral), une ligne
médiane de la tête se continuant sur le pronotum, les bords et la
ligne médiane de l’écusson, le bord externe basal de la corie, son
bord apical plus largement, et les nervures voisines plus distinc-
tement, pâles ; le bord apical de la corie et les nervures lisses ; la
membrane cuivré brun. Connexivum noirâtre jusqu’au segment 4,
les 5° et 6° pâles, le 5° avec une portion sombre apicale interne. An-
tennes brunâtres, concolores.
En dessous : tête avec une tache de chaque côté à la base et une
tache postoculaire, noires. Poitrine avec une série de points près
des hanches, une série médiane de trois points nets, une série
externe de trois points indistincts, noirs. Ventre flavescent brunâtre
ou testacé brunâtre, avec une série de points continuant la série
intermédiaire de la poitrine ; en région médiane, sur la base et
l’apex des segments 2-6 des séries transversales de points (formant
également des séries longitudinales) : 3-2-2-2-2 ; en outre des points
épars. Une fascie plus ou moins rembrunie court le long de l’inser-
04
tion des hanches et se prolonge sur le ventre ; en dehors un peu
rembruni également.
Antennes assez robustes, le 1° article et la tête subégaux, le 2° le
plus long ; 1 et 4 subégaux, 3 un peu plus court; 1 entièrement
granuleux. Pattes à fémurs postérieurs portant en dehors une série
de cinq points noirs. Rostre atteignant la base du ventre ; 2 nette-
ment plus long que 4, 5 plus court que 4. Angles apicaux des seg-
ments abdominaux peu saillants. :
Cette espèce est voisine du C/. lituripennis Sr. dont elle est toute-
fois fort distincte. Elle se rapproche davantage du C!. decoratus Disr.
Elle a été recueillie par M. SsôsrepT dans les localités que voici :
Meru : Flusspferdseen, XII; Niederung, XII.
CYLLARUS SJOSTEDTI nov. spec.
En dessus, gris brunâtre, à granulations denses brun noir ; les
angles basilaires et l’apex de l’écusson blanc ivoire et lisses, la
corie avec une petite macule posticale allongée lisse, les segments
du connexivum avec le bord externe noir à la base et avec les bords
apical et basal flavescents, la ligne basale contournant toutefois en
dehors le trait noir basal et angulée donc en dehors. Membrane
grise, à nervures brunes anastomosées irrégulièrement. Antennes
à 2° article d’un brun noir, l’apex noir ; 5 et 4 noirs ; 2 et 3 avec
la base, 4 avec la moitié apicale flavescente {ce dernier avec l’ex-
trême bout sombre). £
En dessous gris blanchâtre, à ponctuation-granulation brune
plus ou moins foncée. Les pattes avec aux fémurs un anneau
antéapical très peu distinct flavescent; aux tibias antérieurs un
anneau antémédian et un autre antéapical (l’apex noirâtre); les
autres tibias avec un vague anneau antémédian pâle; tarses noi-
râtres distalement. Ventre avec en dedans des stigmates et un peu
plus vers la base des segments, un point noir.
Corps assez déprimé en dessus. Tête courte. Pronotum à côtés
antéro'atéraux arqués en dehors et légèrement relevés ; une faible
dépression médiane ; les angles latéraux arrondis ; entre eux, en
arrière, une légère saillie transversale du disque. Antennes à 2° arli-
cle le plus long, 3 un peu plus long que 1, 4 subégal à celui-ci ;
assez grèles, sauf 1. Rostre ne dépassant pas ‘a base du ventre ; 4
le plus long, un peu plus court que 2 et 3 réunis ; 2 nettement plus
long que 3.
Long. 12,5 mill. environ.
M. SJÔSTEDT n’a recueilli qu’un unique exemplaire femelle de
cette espèce nouvelle, qui vient se ranger dans le sous-genre Pla-
tycyllarus de BREDDIN. Il est étiqueté : Meru-Niederung, I.
fr RE
D9
MEVANIELLA KILIMANA nov. spec.
Cette espèce nouvelle répond curieusement à la description du
Mevanidea granulifera REurT., dont toutefois elle diffère par plu-
sieurs caractères qui la font rentrer dans le genre Mevaniella : en
effet, l’écusson n’est guère convexe, le 4° article du rostre est légè-
rement plus court que le 2°, le 2° article des antennes est un peu
plus court que le 3°; les fémurs postérieurs offrent deux (et non
trois épines) plus longues.
Coloration du Mevanidea granulifera. Antennes à 2° article un
peu plus court que le 5°, celui-ci nettement plus long que le 4. De
chaque côté de la poitrine, une ligne pâle interrompue plus ou
moins nette, longitudinale. Ventre du mâle avec sur le 2° segment,
de chaque côté, à quelque distance du bord externe, un bourrelet
oblique de dehors en dedans, lisse et flavescent; ce deuxième
segment noir en dedans de ce bourrelet; sur les segments 4-6 de
chaque côté du disque un début de fascie noirâtre ; une légère
indication de carène médiane. Membrane à base et une grande
tache transversale du disque, d’un brun foncé.
Kilimandjaro : Kibonoto Kulturzone, IT; Niederung, I.
Long. («ÿ) 6.5-7 mill.
Ce petit Coréide répond assez bien également à la description du
M. hystrix GERST., de l’Afrique orientale, mais dans l’espèce nou-
velle le rostre atteint les hanches intermédiaires, les épines abdo-
minales sont flaves au bout, et la coloration est autre, ferrugineuse
et non cendrée.
Par leur spinulation, les genres Mevaniella et Mevanidea sont si
semblables que je me demande s’il n’y aurait pas lieu de les réunir.
Ne connaissant pas le Mevanidea granulifera en nature, je n’en
puis décider.
MEVANIOMORPHA ANNULIPES REUT.
Dans l’ouvrage de SJôSTEDT J'ai appelé M. Reuteri des Mevanio-
morpha recueillis au Kilimandjaro par M. SôsTEDT. Ayant entre-
temps reçu un spécimen de M. annulipes provenant du Dahomey,
je ne puis en séparer les exemplaires de l’Afrique orientale alle-
mande et le nom M. Reuteri est donc à supprimer.
TENOSIUS PROLETARIUS SCHAUM.
J'ai sous les yeux les deux sexes de cette espèce, et je suis donc
à même de confirmer l’hypothèse émise par BERGROTH en 1908,
que chez le mâle les fémurs postérieurs dépassent l’extrémité de
l’abdomen, et chez la femelle pas.
96
Sur la tête et la partie antérieure du pronotum on distingue une
fine ligne, plus ou moins nette, grisâtre ou blanchätre. Le bord
antérolatéral du pronotum est noirâtre ou du moins rembruni.
Le 2° article du rostre est nettement plus long que le #4, et
subégal aux deux derniers réunis. Le pronotum offre deux bandes
longitudinales noires étroites bien nettes (plus que ne le montre la
figure qu’a publiée ScHAUM de son espèce). Le bord de l’abdomen
présente des taches subapicales noires ou sombres à chaque
segment.
Outre les exemplaires rapportés par M. SsôsrepT du Kilmandjaro :
Kibonoto Kulturzone, XI; et du Meru : Niederung, XI-I, j'en ai vu
provenant du Congo belge (Popocabacca) et du Sénégal.
TENOSIUS UNIFORMIS nov. spec.
D'Erytrée (Gheleb, IX), je possède uue femelle d’une espèce très
voisine du 7. proletarius et que j'ai appelée T. uniformis.
Elle diffère de T,. proletarius par la coloration bien plus grise,
presque uniforme (mais avec les mêmes traits et bandes blanchâtres
et noirs sur la tête et le pronotum). L’écusson n’a pas la pointe
blanc ivoire; la corie n’a pas le limbe extérieur flavescent et est
ponctuée en dehors comme sur le reste de sa surface; enfin la
corie n'offre pas la tache triangulaire allongée noire qui chez
T. proletarius est juxtaposée au limbe pâle.
Long. 8,75 mill.
SJOSTEDTINA nov. gen.
Dans les Wiss. Ergebn. Kil. Exp., j'ai cité l’une des espèces nou-
velles de Coréides rapportées par M. SJüSTEDT sous le nom de
Tenosius Sjostedti nov. spec. Les caractères séparant cet Alydien des
Tenosius vrais sont cependant tels que je suis d’avis qu’il y a lieu de
créer pour cette espèce un genre nouveau que j'ai grand plaisir à
dédier à mon excellent ami du Musée de Stockholm. Voici les
principaux caractères du genre Sjôstedtina :
Forme générale du corps comme Tenosius. Tête à cou net, avec
les yeux plus saillants par conséquent que chez Tenosius. Le prono-
tum à bord antérieur moins large que la tête avec les yeux; guère
convexe, plutôt plus large que long, les côtés antérolatéraux à peu
près droits, les angles latéraux non ou à peine proéminents; la
ligne médiane déprimée et non carénée. L’écusson à angle du
sommet aigu. Les élytres atteignant ou dépassant légèrement
l'extrémité de l’abdomen. Antennes grêles ; 4 le plus long, 2 subégal
à 3, 1 un peu plus court et dépassant nettement l’apex de la tête.
Rostre ne dépassant guère les hanches intermédiaires; 3 n’égalant
57
pas la moitié de 4, celui-ci légèrement plus court que 2; le 1% arti-
cle du rostre étalé parallèlement à l’axe du corps dépasse faiblement
le bord postérieur de l’œil. Ocelles deux fois plus éloigfés entre eux
que des yeux. Orifices non prolongés en un long sillon. Les hanches
intermédiaires et postérieures largement séparées, celles-ci aussi
rapprochées du bord externe qu'entre elles. Fémurs postérieurs
robustes, garnis en dessous d’une série d’épines ; tibias postérieurs
arqués fortement, inermes; les fémurs postérieurs dépassent l’extré-
mité de l’abdomen chez le , non chez la ©.
Par les caractères tirés des pattes, etc., ce genre se rapproche de
Tenosius. La forme de la tête est semblable à celle des Euthetus, Par
les caractères des orifices, etc., il est bien distinct.
Type du genre : Sj. Sjôstedti n. sp.
SJOSTEDTINA SJOSTEDTI nov. spec.
En dessus, ferrugineux ou gris jaunâtre, à pubescence assez
longue et dressée sur la tête et le pronotum. Le pronotum offre,
de chaque côté de la ligne médiane et près de celle-ci, une étroite
bande noire partant de la constriction antérieure et allant vers
l’ocelle correspondant. Sur la tête, deux bandes continuent ces
bandes, allant en divergeant vers les ocelles, qu’elles englobent en
dehors puis se dirigent vers l'œil qu'elles atteignent à la moitié
postérieure ; en outre les côtés de la tête en arrière des yeux et deux
bandes plus ou moins intactes naissant entre les ocelles, près de
ceux-ci, et se rapprochant vers l’apex de la tête, noirs. Ecusson
avec une tache basale médiane subtriangulaire noire. Pronotum
semé plus ou moins de points noirs ou brun foncé. Corie à nervures
plus ou moins marquées (au moins la nervure externe et le bord
apical) de points semblables. Membrane hyaline à nervures brunä-
tres.
En dessous, ferrugineux, à pubescence grise; dans les exem-
plaires bien colorés, la région médiane (tête, poitrine; ventre) est
noire. La tête offre en outre deux bandes noires, l’une marginale,
l’autre plus interne, longitudinale. La poitrine offre en dehors une
bande qui occupe en avant le bord externe du prostethium puis s’en
écarte ; une bande plus interne longitudinale, et enfin une troisième
bande, plus faible et moins nette, près des hanches. Le ventre avec,
outre la région médiane, une bande latérale du disque, plus ou
moins complète, noire ou brun de poix. Très fréquemment la colo-
ration noire s'étend bien plus, envahissant la presque totalité du
ventre et de la poitrine, où il ne reste plus que des bandes plus ou
moins distinctes ferrugineuses.
Pattes antérieures et intermédiaires flavescentes ou ferrugineux
D8
pâle, à macules nombreuses brun noirâtre, l’apex et la base des
tibias rembrunis. Fémurs postérieurs fortement envahis par la
coloration brun ferrugineux ou noirâtre, avec marbrures (plus
denses en dessus) pâles. Tibias flaves, à parties basale et apicale
noires ou noir brun. Antennes flavescent grisàtre ou ferrugineux,
le 1° article distalement et le 4 sauf la base souvent rembrunis.
Rostre flavescent-ferrugineux, sauf les 2/3 apicaux de 4.
Bord du ventre flavescent jaunâtre, la suture des segments mar-
quée d’une tache noire; une autre tache en général plus claire sur
le miiieu du bord externe.
Long. : 8,5-9,25 mill.
Les spécimens que j'ai sous les yeux ont été recueillis dans les
localités suivantes : Kilimandjaro, Kibonoto, Kulturzone, IV, XI;
Meru-Niederung, XII-I.
AGRAPHOPUS BERGROTHI n. spec.
Jusqu'en 1906 tous les Agraphopus connus appartenaient à la
faune paléarctique. BERGROTH décrivit alors son Agr. brevicollis,
provenant de Madagascar, el dont la découverte étendit considéra-
blement l’aire de dispersion du genre. L”’ espèce décrite ici, et que
M. BErRGROTH a bien voulu examiner, montre que le genre est
représenté également sur le continent éthiopien. M. SIôSrTEDT en à
recueilli une série nombreuse d'individus, tant 4 que 9, dont la
coloration parait différer de façon assez constante. En voici la des-
cription.
d. Pubescent, d’un brunâtre très clair ou grisâtre ; la tête offrant
de chaque côté une ligne noire partant de la base, longeant l’ocelle
en dedans puis se continuant sur les bords du tylus; en outre un
trait noir médian sur le disque et de chaque côté un autre trait en
dehors de l’ocelle. Pronotum avec les côtés blanchâtres-flavescents ;
avec de chaque côté deux bandes longitudinales, plus ou moins
marquées, l’une près de la ligne médiane, l’autre près du bord exté-
rieur (partant de la base), sombres, brunâtres ou noirâtres; une
macule noire lisse marque les cicatrices en dehors et parfois aussi
en dedans; ponctuation dense et assez forte, surface comme coro-
dée. Ecusson à sommet flavescent-blanchâtre. Corie transparente,
mais à nervures et limbe externe opaques, colorés comme le reste
du corps ou parfois rembrunis ou noirâtres, au moins partiellement.
Dessous avec à la tête et la poitrine une bande submarginale
sombre, plus ou moins marquée; au pro-, méso- et métastethium
une tache ou trait noir lisse en avant, sur cette bande; poitrine à
ponctuation dense et forte, corodée. Ventre lisse, à bande submar-
ginale continuant la bande de la poitrine, mais plus foncée, plus ou
moins complète, d’un brun plus ou moins intense, ou même noire;
99
les stigmates voisins de cette bande, en dehors, et blanchâtres-fla-
vescents; la ligne médiane rembrunie ou noire; le limbe externe
pâle. — Antennes brunes. le 4 article brun-noir, sauf la base.
Rostre à apex noir. Pattes brunâtre plus foncé, les fémurs posté-
rieurs bruns ou brun-noir distalement ; ponctuation foncée.
Chez la ®, la coloration est d’un flave-grisätre ou roussâtre, la
tête avec les deux lignes noires percurrentes et la ligne discale
indiquées chez le . Pronotum comme chez le 4 avec 4 bandes
sombres et 2 ou 4 macules noires. Ecusson à bords latéraux et ligne
médiane plus clairs, l’apex flavescent. Poitrine comme le 4; le
mésosternum rembruni ou noirâtre de chaque côté du sillon
médian. Ventre à bande plus claire, englobant sur chaque segment
une macule noire médiane ou postmédiane. Pattes claires à ponc-
tuation sombre, les tarses rembrunis ou noirâtres distalement.
Antennes plutôt pâles, le premier article à traits longitudinaux
noirs ou sombres, les 2° et 3° sombres à l’apex, la 4 sombre sauf la
base.
Chez la © la tête est semée de petits tubercules pâles, bien nets;
le pronotum en offre aussi quelques-uns en avant, plus ou moins
marqués; de même le ventre est constellé de taches päles sub-
tuberculées et la poitrine latéralement en offre quelques-unes égale-
ment. Chez le , c’est à peine si l’on en devine quelques-uns, en
général.
Le pronotum n’est pas deux fois aussi large à la base que
long, et ses côtés antéro-latéraux sont nettement sinués. Les
élytres peuvent ou bien dépasser l’apex de l’abdomen, ou bien
l’égaler, ou bien aussi ne pas l’atteindre, cela même chez les ©.
Les antennes ont le 1% article atteignant l’apex de la tête, le
2e à peine plus long que le 3°, le 4 presque égal à celui-ci. Le
rostre atteint les hanches postérieures; le 2° article égale les deux
derniers réunis, le 4° égale plus de deux fois le 3.
Long. (©) 4.5-6.75 mill.
Les exemplaires rapportés par M.SJôsTEDT portent les indications
suivantes : Kilimandjaro : Kibonoto 1,300-1,900 m., XII; — Meru-
Niederung, I, X, XII. — Dans l'ouvrage mentionné plus haut, cette
espèce nouvelle, par suite d’une erreur regrettable, a été citée sous
le nom d’Euthetus parvus. Elle n’a aucun rapport avec ce genre!
60
NOTES CONCERNANT QUELQUES ESPÈCES DE CARABIQUES
pu GENRE OMOPHRON LaATR.
par le Capitaine BP. Hupuis (Bruxelles)
Je dois à l’obligeance de M. BANNINGER la communication-d’un
nombre assez considérable de spécimens du genre Omophron, dont
plusieurs très intéressants.
Omophron africanum (Rouss.) Dupuis. — Deux exemplaires
du sexe mäle, provenant de Kondué (Kasaï, Congo belge). Le
Musée de Tervueren m'en envoie un du même sexe et de la même
localité. :
Les mâles ont les deux premiers articles des tarses antérieurs
élargis et spongieux en dessous; le premier article des tarses
moyens a également la face inférieure spongieuse.
PATTES ANTÉRIEURES (ÿ. — Fémur assez court et large; tibia de
la longueur du fémur ; tarses assez courts, le premier article grand
et élargi, aplati et spongieux en dessous; le second assez aplati et
spongieux, de moitié plus court; les autres subcylindriques, les
troisième et quatrième courts et plus épais que le cinquième ony-
chophore, qui est assez allongé. Dans tous les tarses, le cinquième
article est glabre, les autres sont spinuleux.
PATTES MOYENNES. — Le fémur est plus allongé et plus mince,
de même longueur que le tibia. Le premier article des tarses est en
rectangle allongé et spongieux en dessous, presque aussi long que
les deux articles suivants réunis, les troisième et quatrième sont
subégaux, le cinquième est plus long.
PATTES POSTÉRIEURES. — Beaucoup plus longues et plus grêles.
Dimensions relatives des parties à peu près les mêmes.
Omophron oblongiusceulum CHEVROLAT et Omophron
Bänningeri n.sp. — Je recois de M. BANNINGER deux Omophron
de Durango (Sierra Madre), Mexique. L’un est l’'Omophron oblongius-
culum CHEVROLAT; l’autre, très voisin du précédent, a la ponctuation
générale et celle des stries bien plus profonde. En dessous, le pro-
sternum est couvert de gros points. Dans le premier spécimen, le
prosternum est lisse.
L'espèce de CHEVROLAT à été récoltée par SALLÉ. Or, je trouve
dans la collection Purzeys un Omophron de la collection SALLÉ,
61
étiqueté O. oblongiusculum, et appartenant à l'espèce la plus
ponctuée, dans laquelle le corselet porte de gros points sur toute
sa surface. C’est également l’insecte figuré sous le même nom par
BATEs dans sa « Biologia Centrali Americana ». Or le seul insecte
qui corresponde à la description de CHEVROLAT, QC corselet lisse au
milieu, couvert de points irréguliers assez impressionnés, plus
nombreux aux extrémités », est précisément le premier spécimen
de M. BANNINGER.
Il y a donc ici confusion évidente entre deux espèces très sem-
blables d'aspect, vivant dans la même localité, et dont l’une seule
a été décrite, les exemplaires des deux espèces ayant élé réunis
et placés sous le même nom dans les collections. J’appellerai l’espèce
inédite, à la sculpture la plus forte, Omophron Bünningeri, en
l’honneur de l’entomologiste qui me permet de rectifier l’erreur
commise, grâce aux aimables envois qu’il m'a faits.
La marge latérale du corselet, étroitement roussâtre d’après
CHEVROLAT, est sujette à varier au point de vue de la couleur. Dans
certains exemplaires, la partie rousse s’avance intérieurement à
hauteur du tiers supérieur du corselet ou plus haut, cette emprise
étant d’ailleurs plus foncée que la marge latérale.
Omophron gratum CHAUDoOIR et Omophron mexicanum
n. sp.— La même confusion s’est produite pour deux espèces confon-
dues dans les collections sous le nom deOmophron gratum CHAUDOIR.
Les vrais O. gratum, que j’ai sous les yeux, sont au nombre de
huit, des provenances suivantes :
a) Deux spécimens du Mexique (collection SALLÉ-PUTZEYS) ;
b) Deux spécimens étiquetés Vera-Cruz-Mexico (HÔGE) ;
c) Deux espèces portant l'étiquette précédente, plus « Biologia
Centrali-Americana, don GODMAN et SALVIN ) ;
d) Enfin deux spécimens de M. BANNINGER, portant la mention :
« voisin de ©. tesselatum ».
L'autre espèce, que je nommerai O. mexicanum, est représentée
par neuf exemplaires :
Quatre à étiquette b ;
Trois à étiquette c ;
Deux exemplaires de M. BANNINGER portant la mention «voisin
de O. dentatum ».
(Les exemplaires de M. BANNINGER proviennent tous de la Sierra
Madre.)
L'Omophron mexicanum diffère à première vue du gratum par
sa ponctuation générale moins forte, son corselet dont la périphérie
seule est ponctuée, la bande transversale médiane étant lisse,
62
par l'angle beaucoup plus faible formé au dessus par le bord latéral
et celui de l’élytre ; par l’angle beaucoup plus obtus formé par ces
deux marges lorsque l’on examine l’insecte latéralement.
La partie humérale externe de l’élytre est BeAueOUR plus arrondie
dans le O. gratum.
J’entreprendrai dans un article suivant la description beaucoup
plus détaillée de ces quatre espèces.
63
NOTES SUR LES BLEDIUS Mann. (Slaphylinideæ)
par J. HBondroit
Bledius pallipezs Er., Gen , 772.
? pallipes GRAV., Mon., 197.
Sous le nom de Bledius pallipes on a confondu un certain nombre
d'espèces plus ou moins distinctes, la description de GRAVENHORST
étant des plus élastiques je propose d’appeler pallipes le Bledius
décrit par ERICHSON.
Bledius vilis Makz., Oefv. Vet. Soc. Fôrh., XIX, 1876, 22.
D’après la description, cette espèce est fort distincte de pallipes
ER. par la taille plus forte, le pronotum à sillon très fin, les élytres
moitié plus longues que le pronotum. Il me semble que MAKLIN à
pris pour le B. subterraneus un Bledius du groupe pallipes.
Bledius Annæ Suare, Ent. M. Mag , XXII, 1911, p. 32.
Noir, appendices et extrémité de l’abdomen brun jaune, pubes-
cence grise.
Tête mate, fortement chagrinée, front faiblement relevé en bosse
longitudinale, de chaque côté des points fins, épars. Labre faible-
ment échancré au milieu du bord antérieur.
Prothorax sensiblement plus large que la tête et les veux, environ
d’un quart plus large que long, côtés très faiblement rétrécis du
milieu en avant, plus fortement vers l’arrière, angles postérieurs
redressés, antérieurs bien marqués, tous à peine obtus. Surface du
pronotum très mate, fortement chagrinée, ponctuation faible, peu
dense, un très fin sillon longitudinal.
Elytres à peine plus larges que le prothorax, environ d’un
cinquième plus longues que larges, densément et assez fortement
ponctuées.
Abdomen assez densément ponctué sur les côtés des premiers
tergites, éparsément sur leurs disques et sur les derniers tergites.
L’abdomen non rétracté le B. Annœæ doit avoir de 4.2 à 4.5 mill.
Cette espèce diffère du pallipes par la taille plus grande, l’aspect
plus mat, les élytres plus courtes, elle semble voisine du vilis.
L'individu sur lequel est basée cette description est un cotype que
m'a prêté, très obligeamment, M. H. DONISTHORPE.
6%
Bledius fuscipes RYE, Ent. M. Mag., 1866, IT, p. 154.
SHARP, Ent. M. Mag.; 1911,-XXIT, p. 33.-
Noir, appendices brun jaune, extrémité de l’abdomen brun
sombre, élytres d’an noir légèrement rougeûtre.
Tête mate, fortement chagrinée, front à peine relevé, cinq ou six
points très faibles de chaque côté. Labre légèrement échancré et
peu profondément sillonné.
Prothorax plus large que la tête et les yeux, au moins d’un
quart plus large que long, côtés très faiblement rétrécis du milieu
vers l’avant, plus fortement vers l'arrière, angles postérieurs
redressés. Surface du pronotum chagrinée, mate, ponctuation peu
profonde, éparse, un fin sillon longitudinal.
Elytres à peine plus larges que le prothorax, aussi longues que
larges, ponctuation peu profonde, assez dense, l'intervalle de deux
points ayant environ le diamètre d’un point.
Abdomen présentant seulement quelques points piligères.
La]
Long. 5.8 mill. (l'abdomen non rétracté).
Description d’après un exemplaire de la collection DONISTHORPE,
détermination de SHARP.
FAUVEL à prétendu (1) que le BL. fuscipes n’était autre chose que
la © du pallipes, mais il semble bien que ce soit par erreur.
SHARP met en synonymie du fuscipes le rastellus SCHIÔDTE.
Bledius terebrans Suarp, Ent. M. Mag., XXII, 1911, pp. 33
et 09.
? terebrans ScHiôpTE, Nat. Tidsskr., 1866, p. 199.
Noir, appendices brun jaune, extrémité de l’abdomen brun sombre.
Tête assez mate, chagrinée, front longitudinalement relevé, un
peu luisant, de chaque côté de huit à dix points fins et nets. Labre
largement et peu profondément échancré.
Prothorax un peu plus large que la tête et les yeux, d’un cinquième
plus large que long, côtés légèrement arrondis, assez rétréci vers
la base, angles postérieurs assez saillants. Surface du pronotum
chagrinée, mate, ponctuation peu forte, éparse, l’intervalle de deux
points étant en moyenne supérieur à deux fois le diamètre d’un
point, un sillon longitudinal assez fin.
Elytres plus larges que le prothorax, à peine plus longues que
larges, ponctuation forte et assez dense, l’intervalle de deux points
étant très légèrement supérieur au diamètre d’un point.
Abdomen présentant des points piligères.
Long. 3.9 mill.
(1) Bull. Soc. Linn. Norm. (2) 7, p. 127.
65
Diagnose d’après un exemplaire déterminé par SHARP et prove-
nant de la collection DONISTHORPE.
Cette espèce diffère du fuscipes par le front assez luisant et relevé
et surtout par la ponctuation plus nette et plus profonde du prono-
tum et des élytres; peut-être faudra-t-il le réunir à mon B. campi
qui s’en distingue à peine par la chagrination et la ponctuation
plus fortes.
Le B. terebrans SCHIdDTE était mis en synonymie du pallipes, je
ne connais pas sa description originale et m'en rapporte à l’autorité
de M. SHARP. Je pense qu’il faut réunir à l’espèce ci-dessus décrite le
B. pallipes SEipL. (Faun. balt. 1891, p. 558) et peut-être le B. pallipes
var. subnitidus REY (Ann. Soc. Agr. Lyon, 1877, X, p. 588, note).
Bledius filipes SHarP, Ent. M. Mag., XXII, 1911, p. 32.
Noir, appendices brun clair, les hanches et la massue des
antennes rembrunies, extrémité de l’abdomen brun sombre, bord
antérieur du pronotum marginé de brun.
Tête mate, chagrinée, front très faiblement relevé en bosse longi-
tudinale un peu luisante, en arrière de cette protubérance une
petite fossette, de chaque côté huit à dix points fins. Labre faible-
ment échancré et sillonné.
Prothorax sensiblement plus large que la tête et les yeux, côtés
presque parallèles à peine rétrécis du tiers postérieur vers l'avant,
assez fortement étranglés vers la base, aussi long que large ou
transverse. Surface du pronotum fortement chagrinée, mate, ponc-
tuation assez fine et peu dense, un fin sillon longitudinal.
Elytres à peine plus larges que le prothorax, au plus d’un quart
plus longues que larges, densément et assez fortement ponctuées.
Abdomen assez faiblement et éparsément ponctué sur les côtés
des premiers tergites, très éparsément sur leurs disques et sur les
derniers tergites.
Long. 3.8-4 mill.
Diffère à première vue du pallipes par la forme plus étroite, les
articles de la massue des antennes plus transverses, les élytres un
peu plus courtes et plus densément ponctuées, etc.
M. DONISTHORPE m'a communiqué deux cotypes de cette espèce.
Bledius defensus Fauv.
Forêt de Soignes (près de Bruxelles).
Bledius elongatus MaAnn., Brach., p. 45.
ER, Gen: cp: 719;
SHARP, Ent. M. Mag., XXII, 1911, p. 58.
M. SHARP a constaté avec raison que la description de cet insecte
66
ne convenait pas au B. fracticornis PAYK, d’après ERICHSON c’est
une espèce valable (in MorscH. Et. Ent., 1857, p. 71).
Bledius nigricans Er., Gen., 7069.
simpliciventris Apr., Wiss. Mitt. Bosn., X, 1907, p. 638.
La description du #igricans convient tout à fait au simpliciventris.
Bledius nanus Er., Gen., 775.
Cette espèce est vraiment très distincte du B. atricapillus GERM.,
elle est beaucoup moins répandue que celle-ci, ce qui fait supposer
que les entomologistes qui mettent le #anus en synonymie de l’atri-
capillus prennent les variétés foncées de celui ei pour le vrai
nanus.
Bledius bosnicus BERNH.
Apennino Bolognese (DE BERTOLINT), deux exemplaires provenant
des collections du Musée de Bruxelles Cette espèce est nouvelle
pour la faune ilalienne.
Bledius frater KR. Nat., p. 827.
Rey, Ann. S. Agr., Lyon, X, 1877, p. 653,
Fiorii BERNH., Münch. Kol. Zeitschr., I, 1902, p. 60.
flexicornis Apr., Wiss. Milt. Bosn., X, 1906, p. 658.
Bledius talpa GyLL.
Environs de Lyon (DESBROCHERS).
Bledius Doderoi nov. sp.
Noir, élytres d’un brun noir vers la base, testacées vers l’extré-
mité, ces teintes dégradées, appendices d’un brun assez clair.
Tête peu luisante, chagrinée, assez densément et fortement ponc-
tuée de chaque côté entre la base et les cornicules antennaires,
antennes à faible massue de trois articles.
Prothorax un peu plus large que la tête et les yeux, environ d’un
tiers plus large que long, côtés latéraux presque droits, parallèles,
fortement ou assez fortement rétrécis au quart postérieur. Pro-
notum peu luisant, chagriné, sillonné, à ponctuation assez éparse
ou assez dense, faible ou peu forte.
Elytres de la largeur ou à peine plus larges que le prothorax,
environ deux fois aussi longues que lui, à ponctuation assez fine,
peu profonde et peu nette, assez dense.
Abdomen assez luisant, chagriné, parsemé de points piligères
peu profonds.
ob
“'h
D
67
Pilosité très fine à la tête et au corselet, plus forte et plus longue
à l'abdomen, pubescence des élytres courte.
Long. 2.8-3.1 mill.
Loc. : Cyclades.
Cette espèce est très distincte du B. Devillei par la forme plus
étroite et plus parallèle, les antennes plus allongées, plus pâles,
les élytres autrement colorées, plus éparsément ponctuées, etc.
Je dédie cette espèce à M. À. DODERO qui me l’a gracieusement
oO Lt
Pronotum du B. Doderoi BONDR. B. Devillei BoNDR. B, secernendus Joy. B. arenarius PAyK.
Bledius Devillei nom. nov.
arenarius minor REY, Ann. Soc. Agr. Lyon, X, 1877, p. 634.
Noir, extrémité des élytres et bord externe jusque près des
épaules largement testacés, antennes brunes, pattes brun clair vers
l’extrémité, brun sombre vers la base.
Tête peu luisante, chagrinée, le clypeus plus fortement, ponctua-
tion forte et assez dense depuis le niveau des cornicules jusqu’au
vertex mais très éparse ou nulle au centre, antennes à massue de
trois articles, bien nette.
Prothorax généralement d’un tiers plus large que long, plus
large que la tête et les Yeux, finement sillonné, la base plus
ou moins arrondie ou rétrécie avec les angles faiblement saillants.
Pronotum assez faiblement luisant, peu nettement chagriné, assez
densément et assez fortement ponctué, l’intervalle de deux points
ayant en moyenne la dimension d’un diamètre et demi de points.
Elytres à peine plus larges que le pronotum, près de deux fois
aussi longues que lui, la ponctuation dense, fine et assez nette.
Abdomen assez luisant, parsemé de points piligères peu profonds.
Pilosité très fine à la tête et au pronotum, plus forte et plus
longue à l’abdomen; pubescence courte aux élytres.
Long. 2.6-3 mill.
Loc. : Pescara (A. Fiori); Aigues-Mortes, Saint-Raphaël (SAINTE
CLAIRE DEVILLE); Cette (REY).
M. SAINTE CLAIRE DEVILLE m'a confié avec la plus grande obli-
geance les exemplaires de sa collection.
Obs. : REY avait déjà décrit sous le nom de minor une variété du
B. fracticornis PAYK.
68
Bledius secernendus Joy, Ent. M. Mag. (2), XXII, 269.
Côtes de Bretagne.
Bledius arenarius Payx., Faun. Suec , III, 3382.
Côtes continentales de la Manche et de la Mer du Nord, Scandi-
navie.
Bledius juvencus Er., Gen. 763.
monoceros Ros., Thier. Andal., 78.
Winkleri BERNH., Verh. zool. Ges. Wien, 1905, p. 588.
Bledius secessus nov. spec.
Noir ou brun de poix, les cornicules antennaires brun clair,
corselet parfois rougeâtre, élytres testacées ou rousses, région
scutellaire rembrunie, appendices brun clair.
Tête assez convexe, chagrinée, légèrement ponctuée entre les
cornicules antennaires et la base, une fossette vers le milieu du
vertex, antennes à faible massue de trois articles, le scape des
antennes environ aussi long que les trois articles suivants réunis,
le second article presque aussi long que les deux articles suivants
réunis.
Prothorax un peu plus large que la tête et les yeux, environ d’un
quart plus large que long, côtés latéraux plus ou moins parallèles
en avant puis largement arrondis vers la base dont les angles sont
très obtus ou nuls.
Pronotum chagriné, à peine luisant, sillonné, le sillon s’arrêtant
avant le bord antérieur le long duquel court une dépression, ponc-
tuation assez forte et peu dense, souvent un petit espace presque
lisse de chaque côté du sillon.
Elytres aussi longues et pas plus larges que le corselet, élargies
de la base vers l'arrière, à ponctuation assez fine ou presque
obsolète, éparse.
Abdomen rhopaliforme, assez luisant, parsemé de points piligères.
Pilosité longue et fine sur la tête et le pronotum, longue et assez
dense à l’abdomen.
Long. 3-3.3 mill.
Loc. : Emilie (FroRI).
Cette espèce diffère de l’obsoletus FAUV. par la coloration plus
päle, le pronotum nettement sillonné, largement arrondi à la base,
les élytres un peu plus courtes, elle semble se distinguer par les
mêmes caractères du B. ignobilis EPP. que je ne connais que par
‘la description. |
Te
SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
IV
Assemblée mensuelle du 6 avril 1912
Présidence de M. CH. KERREMANS, vice-président.
La séance est ouverte à 20 heures.
— Le procès verbal de l’assemblée mensuelle du 2 mars 1912
est approuvé.
Décision du Conseil. — Le Conseil à admis, en qualité de membre
effectif, M. ALEx. BONNET, 54, boulevard Bineau, à Neuilly-sur-
Seine (Seine), présenté par MM. Pic et SCHOUTEDEN. M. BONNET
spécialise l’étude des Anthribides et Brenthides.
Correspondance. — La Société Royale de Botanique de Belgique
nous invite à envoyer un délégué aux fêtes jubilaires qu’elle orga-
nise à l’occasion du 50° anniversaire de sa fondation. — M. ScHou-
TEDEN est chargé par l’assemblée de représenter la Société Entomo-
logique à ces réunions.
Travaux pour les Mémoires. — L’impression d’un travail de
M. FoREL est décidée.
Travaux pour les Annales. — L’impression des travaux insérés
dans ce numéro est décidée.
Communications. — M. KERREMANS dépose, pour la bibliothèque
de la Société, le tome V de sa Monographie des Buprestides, dont
l'impression vient d’être achevée. Ce volume, comportant environ
650 pages et 6 planches coloriées, étudie la suite des Chalcophorini :
les Psiloptérites. Comme les précédents, il traite de façon parfaite
les groupes étudiés.
— SCHOUTEDEN montre des spécimens de la coque nymphale de
la Glossina palpalis, ou Tsétsé, qui ont été envoyés au Musée du
Congo par notre collègue, M. BEQUAERT, attaché en qualité d’ento-
mologiste à la mission d’étude de la maladie du sommeil au
Katanga. Il fait ressortir l'intérêt de ces spécimens, représentés
dans bien peu de Musées encore, la découverte du mode de repro-
duction des Tsétsés étant d’ailleurs encore récente.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T, LVI, 9-V-1912 D
70
— M. SCHOUTEDEN montre des fragments d’un nid de Termite
congolais, appartenant au Musée du Congo, et dont l’architecture
est remarquable, présentant certaines particularités d’un intérêt
tout spécial. Ce nid sera ultérieurement décrit dans tous ses
détails par notre collègue, M. DESNEUX, qui montre également
les caractères curieux des fragments présentés par M. SCHOUTEDEN.
— La séance est levée à 21 1/2 heures.
71
TABLEAU SYNOPTIQUE
POUR LA DÉTERMINATION DES ESPÈCES DU GENRE
COMPSOMERA Wuire (Cerambycidæ)
par J. Achard
Pour l'étude que j'ai récemment faite du genre Jonthodes
SERV. (1), j'ai dû recueillir des matériaux se rapportant aux genres
voisins. Parmi ceux-ci, le genre Compsomera WHITE est certaine-
ment l’un des plus intéressants et l’un de ceux aussi qui renferment
les plus beaux insectes. Le tableau qu’on trouvera plus loin
n'apporte rien de bien nouveau pour la connaissance de ce groupe.
En le publiant, j'ai néanmoins l'espoir qu’il tirera quelque intérêt
de la réunion de documents actuellement épars.
Comme matériaux d'étude, j'ai eu entre les mains, outre ce que
contient ma collection, des séries nombreuses provenant du
Museum de Paris et du British Museum. Au Museum de Paris, j'ai
eu communication du type de C. cyaneonigra FAIRM , et M. GAHAN,
auquel je dois toute ma reconnaissance pour son inépuisable com-
plaisance, a bien voulu comparer aux types, avant de me les
envoyer, des exemplaires de C. Ansorgei GAH., C. nigricollis GAH.
et C. elegantissima WHITE.
TABLEAU SYNOPTIQUE
1. Elytres ornés : 1° d’une bande noire par-
tant du milieu de la base, se dirigeant
obliquement vers la suture qu'’eile
atteint vers le tiers et qu'elle longe un
moment pour revenir ensuite oblique-
ment à la marge, en s’élargissant;
. 2° d’une seconde bande noire partant de
l'épaule et sensiblement parallèle à la
première; enfin, d’une ligne noire,
droite, plus ou moins bien indiquée,
SOUS -HHMERAE ME Sel. cu. 9
— Base des élytres couverte d’une large
tache noire se prolongeant en deux
(1) Cf. Bull. Soc. Ent. Fr., 1911, n° 17, p. 343 et n° 18, p. 375. — L’Aromia
lugubris FAIRM que, dans la dernière de ces notes, j'avais rapprochée de
Fonthodina sculptilis Wuire, est le type d’un genre nouveau de M. AURIVILLIUS :
Otaromia.
72
lignes obliques, droites : la première
partant du milieu de la base et venant
joindre sa correspondante de l’autre
élytre vers la moitié de la suture, la
seconde partaïrit de l’épaule et se termi-
nant par un élargissement un peu après
la moitié de la longueur de l’élytre. Ces
deux bandes peuvent s’unir à leur som-
met, laissant seulement subsister à la
base de l’élytre deux traits obliques
étroits de la couleur du fond. Prothorax
noir à pubescence noire. Scape plus
épineux. [nsectes plus allongés
2, Pas de taches fauves aux élytres. Colora-
tion variable : élytres d’un bleu sou-
vent violacé ou verdâtre; antennes et
pattes testacées, souvent enfumées,
parfois noires sur une plus ou moins
orande étendue; pronotum très inégal,
ses reliefs plus ou moins marqués de
fauve. 6° art. des antennes notable-
ment renflé au côté externe chez la ©.
— Elytres marqués de taches fauves. Re-
liefs du pronotum fauves, légèrement
entourés de noir. 6° art. des antennes
non ou indistinctement renflé chez
la © . ee
3. Une seule tache Dre ec ed
entre les deux lignes ondulées
— Deux à quatre taches fauves sur chaque
élytre. Une tache plus ou moins trian-
gulaire de pubescence soyeuse argen-
tée au milieu de la base du pronotum .
4. Tibias postérieurs fortement bisinués; peu
dilatés. Pattes assez grêles. Tête et
thorax presque entièrement fauves;
une tache de pubescence argentée au
milieu de la base du pronotum
— Tibias postérieurs subsinués. Pattes plus
robustes. Pas de tache blanche au
milieu de la base du pronotum
9. Pattes et antennes rousses. Couleur fon-
cière des élytres verte
— Pattes et antennes noires. Content fr.
cière des élytres bleue "2eme,
Ôt
cyaneonigra FRM.
©)
speciosissima GERST.
.
fenestrata GERST.
elegantissima \VHITE
nigricollis GAHAN
Ansorgei GAHAN
73
OBSERVATIONS
C. cyaneonigra.
FAIRMAIRE, in REVOIL, Faune et flore des Comalis, 1882, p.97.
La coloration de cette espèce est assez variable. Indépendam-
ment des élytres qui sont fréquemment violacês ou verdâtres, la
coloration des antennes et des pattes est sujette à passer du testacé
- aunoirâtre, surtout chez les J'et principalement chez ceux de grande
taille. De même la couleur fauve de la tête et du prothorax s’étend
ou se réduit plus ou moins selon les individus.
Il existe dans la collection FAIRMAIRE, au Museum de Paris, un
très petit individu, provenant d’Abyssinie, étiqueté de la main de
FAIRMAIRE, C. obscuripennis. Ce nom est fort probablement resté
in litteris; je n’ai, en tous cas, trouvé nulle part la description de
l’insecte en question.
C. obscuripennis est remarquable par sa taille qui ne dépasse pas
11 millimètres et par l’oblitération des lignes noires qui constituent
l’ornementation de C. cyaneonigra. Près de la marge latérale et
vers le milieu de sa longueur, chaque élytre est marqué d’une
tache jaunâtre plus ou moins triangulaire, très peu distincte.
L’individu de la collection FAIRMAIRE est en mauvais état,
les élytres semblent dépouillés de leur vestiture. Il ne diffère pas,
à mon avis, de C. cyaneonigra chez lequel on trouve de grandes
variations de taille (15 à 28 millimètres) et parfois aussi la vague
indication d’un espace marginal jaunâtre.
Les exemplaires que j'ai vus portent l'indication assez vague
« Abyssinie », sauf 3 originaires de l’Afrique orientale allemande
(Ruaha R., S.-A. NEAVE).
GC. elegantissima.
WaiTe, Cat. Col. Brit. Mus., VII, Long. I (1853), p. 152,
CAT 7:
FAHRAEUS, Ofvers. Vet. Akad. Fôrh. I (1872), p. 57.
LACORDAIRE, Genera Col., t. 92, f. 2.
DISTANT, Ins. Transvaal. (1904), p. 118, t. 10, f. 14.
— C insignis Auriv., Ent. Tidskr. VIII (1887), p. 196.
— C. leprosa HEYNE, Exot. Käfer (1906), p. 240, t. 56, f. 17.
Ici encore les parties fauves de la tête et du thorax varient
d’étendue d’un individu à l’autre.
Un exemplaire du British Museum porte les trois étiquettes sui-
vantes :
« Compsomera elegantissima WuitE. B. Mus., p. 152. Natal ».
€ Euporus stigma KLUG. Natal ».
« Cerathrogaster imperialis DUPONT ».
74
Tous les exemplaires examinés portent l'indication « Natal ». Il
est probable que l’insecte doit aussi se trouver plus au nord jusque
vers Zanzibar où l’espèce suivante le remplace.
C. fenestrata.
GERSTAECKER, Wiegm. Arch.[(1871), p.77; Die Gliederthiere-
fauna des Zanzibar (1873), p. 254, t. 19, f. 3.
Dans sa description de cette espèce GERSTAECGKER parle longue-
ment de la coloration, il cite la teinte plus claire du corps, le bleu
plus vif des élytres, la réduction des dessins noirs de la tête et du
thorax, la bande transversale rouge du prosternum, la forme de la
tache jaune des élytres. Toutes ces observations faites sur un unique
individu sont sans valeur, car elles se rapportent à des choses essen-
tiellement variables, ainsi que je l’ai déjà fait remarquer en parlant
des espèces précédentes. En réalité, C. fenestrata ne se distingue de
C. elegantissima que par ses tibias postérieurs plus fortement
arqués, ses pattes plus grêles et la présence d’une tache blanche au
milieu de la base du pronotum.
Je considère qu'il ne serait pas impossible que les deux espèces
n’en constituassent réellement qu’une seule, C. fenestrata étant seu-
lement une forme septentrionale par rapport à C. elegantissima.
C. speciosissima.
GERSTAECKER, Monatsb. Berl. Ac. (1855), p. 265; Peters
Reise (1862), p. 329, t. 19, f. 7.
Lorsque les élytres possèdent chacun quatre taches, celles-ci sont
disposées de la manière suivante : 1" dans l’angle formé par la
suture et la ligne courbe interne ; 2° entre les deux lignes courbes,
se prolongeant en pointe plus ou moins loin vers l’épaule; 3° peu
distincte entre la ligne courbe externe et la ligne droite marginale;
4 derrière la ligne courbe interne, près de la suture.
Il arrive très fréquemment que la première et la troisième taches
manquent. | |
L'espèce est décrite de Mozambique ; je ne la connais que de
l'Afrique orientale allemande.
C. Ansorgei.
GAHAN, Ann. Nat. Hist. VII, II (1898), p. 43.
ANSORGE, Under the Afr. Sun (1889), p. 318, t. 1, f. 5.
Cette espèce et la suivante constituent une section bien tranchée
des Compsomera.
Les variations sont peu nombreuses : le prothorax, comme chez
LE
toutes les espèces du genre, peut être latéralement maculé de
rouge; ses tubercules latéraux sont parfois ornés d’une tache de
pubescence soyeuse argentée. Le scutellum peut porter une tache
semblable.
Var. vestita var. nov. — Pubescence noire couvrant complète-
ment les élytres, laissant seulement subsister sur chacun un trait
bleu étroit, se dirigeant obliquement de l'épaule vers la suture, et
une bande mal délimitée dirigée de la suture vers la marge.
C. Ansorgei n’est pas rare dans l’Afrique orientale allemande.
L'espèce se retrouve au Cameroun, à Port-Herald (coll. Fry, Brit.
Mus.)
C. nigricollis.
GAHAN, Trans. Ent. Soc. Lond. (1890), p. 305.
Espèce extrêmement voisine de la précédente, dont elle ne diffère
guère que par sa coloration. Je n’ai pas eu entre les mains d’individu
dont la coloration établisse le passage entre les deux espèces.
Paraît moins répandu que GC. ansorgei : Afrique orientale alle-
mande, Usagara ; Zanzibar (coll. Fry, Brit. Mus.)
76
NOTES ON COREIDÆ AND NEIDIDÆ
By E. Bergroth
I. THE GENUS MERCENNUS Disr.
Of both sexes of this genus DISTANT has published a good descrip-
tion, but the sign © before the first part of the description is a
misprint and ought to be «j, and he says nothing abouth the
extremely remarkable structure of the female abdomen.
The genera of the group u.—b. of SrÂL’s subfamily Coreina wera
divided by SrÂAL in two Divisions, Mictaria and Amorbaria, a divi-
sion founded mainly on the structure of the sixth female ventral
segment, which in the Mictaria is arcuately sinuate behind with
right fissural angles, whereas in the Amorbaria it is angulately
sinuate with the fissural angles obtuse. I think with DisTANT that
there can be no doubt that Mercennus belongs to STAL’s group
a.—b., but in the structure of the fifth and sixth female ventral
segments it is widely different from the MWictaria and Amorbaria
and quite unlike anything previously known in the whole family
Coreidæ. In the Mictaria + Amorbaria the apical margin of the
fifth segment is, as in the other Coreidæ, straight, and the sixth
segment is retracted in the middle, the apical margin being deeply
and broadly sinuate with the fissural angles angulate and the cha-
racteristic basal fold (plica) entirely free and visible. In Mercennus
the whole apical margin of the fifth segment is broadly angularly
produced and has in the middle an incrassated triangular backwardly
directed process, the segment being much longer in the middle than
at the sides; the apical margin of the sixth segment is straight,
slightly sinuate only at the sides near the apical angles, with the
fissural angles broadly rounded, not at all angulated, and with the
basal fold of the segment entirely covered by the apical process of
the fifth segment. Whether the basal plica is angular, as in most
Mictaria, or not, is impossible to know without dissection of a spe-
cimen, and I cannot sacrifice my only female specimen for this pur-
pose. Even if the fold should prove to be straight, or sinuate, or
absent, Mercennus cannot be placed in STAL's division aa on account
of the short rostrum and the head which is not produced before the
antenniferous tubercles. In the male sex it differs from the Mictaria
in having the apical angles of the sixth abdominal segment shortly
but acutely prominent. I propose for this genus the Division.
jy
MERCENNARIA nov. div.
Anguli apicales segmenti ultimi abdominis maris acuti, promi-
nuli. Segmentum qnintum ventrale feminæ medio quam lateribus
retrorsum sensim angulato-producto, medio in processum ineras-
satum triangularem supra basin segmenti sexti producto. Segmen-
tum sextum ventrale feminæ margine apicali rectum, solum paullo
intra angulos apicales leviter sinuatum, medio profunde fissum,
angulis fissuralibus deletis, late rotundatis, plica basali segmenti
processu apicali segmenti quinti tota obtecta.
MERCENNUS MOULTONI n. sp.
Supra fuscus vel piceo-niger, parce adpresse flavido-setulosus,
subtus obscure testaceus vel cervinus, dense silaceo-sericeus, apice
scutelli albido, dorso abdominis nigro, maculis duabus basalibus
segmentorum ejus omnium et macula triangulari angulorum basa-
lium segmentorum connexivi flavis, membrana nigra vel suboli-
vaceo-nigra, leviter ænescente, antennis, rostro, pedibus anteriori-
bus tarsisque posticis fuscescenti-testaceis, pedibus posticis (tarsis
exceptis) fuscis vel fusco-nigris, tibiis feminæ dilute flavo-testaceis,
basi late et apice angustius fuscis. Articulus primus antennarum
capite fere duplo longior, secundus primo paullo brevior et tertio
distincte longior (art. quartus deest). Rostrum medium mesosterni
superans, articulo tertio adjacentibus multo breviore, secundo et
quarto longitudine subæqualibus. Pronotum modice declive, latitu-
dine paullo brevius, fortiter, dense profundeque punctatum, areis
cicatricum majusculis, impunctatis, subrugulosis, ante medium
confiuentibus, marginibus lateralibus rectis, inermibus, angulis
lateralibus rotundatis, haud prominulis. Scutellum latitudine paul-
lulo longius, transversim rugosum, parum punctatum. Pleuræ
remote fortiter punctatæ. Hemelytra apicem abdominis attingentia,
corio at dense fortius punctato, punctis clavi majoribus, margine
apicali illius ante angulum apicalem nonnihil productum late
sinuato. Abdomen hemelytris clausis nonnihil latius, angulis apica-
libus segmenti tertii, quarti ac quinti in spinam productis, his
spinis in mare majoribus et magis extrorsum vergentibus, ventre
sparsim sat fortiter granulato, in utroque sexu inermi. Femora
anteriora subtus prope apicem in latere anteriore denticulis duobus
armata, dente primo in femoribus intermediis majore, spiniformi;
femora postica incrassata, sed in mare haud crassiora quam in
femina, minute granulata, minus dense pallide sericea, subtus in
utroque sexu in latere interiore serie unica tuberculorum dentifor-
mium circiter septem et in latere exteriore nonnihil ante apicem
78
spina validiuscula (in femina magis compresso-dilatata) armata,
inter hanc spinam et apicem irregulariter serrulata. Tibiæ omnes,
præsertim anticæ et posticæ, femoribus breviores. Articulus primus
tarsorum posticorum ceteris duobus unitis subæque longus. Long.:
d 19 mill., © 22 mill.
Mas : anguli apicales segmenti secundi abdominis leviissime
obtuse prominuli; margines laterales segmentorum quattuor ulti-
morum (parte circiter quarta basali excepta) serrati, in segmento
tertio, quarto quintoque distinctissime, in sexto obsolete; anguli
apicales segmenti sexti retrorsum acute dentato-prominuli; seg-
- mentum ultimum dorsale medio retrorsum rotundato-
producturm ; tibiæ posticæ (vide fig.) superne subrotun-
datim modice laminato-dilatatæ, paullo ante apicem
obtuse calcaratæ, subtus e basi per tres quadrantes longi-
tudinis sensim fortius subsinuatim laminato dilatatæ,
dentem magnum compressum formantes, pone hunc
subito perpendiculariter fortiter angustatæ, deinde iterum
leviter dilatatæ, lobulum apice oblique truncatulum
formantes.
Femina : anguli apicales segmenti secundi abdominis ne minime
quidem prominuli; margines laterales segmentorum quattuor ulti-
morum remote et obsoletissime serrulati; anguli apicales segmenti
sexti ultra latera genitalium eminuli, sed recti, retrorsum haud
dentalo-prominuli ; segmentum genitale dorsale primum apice late
arcuato-sinuatum, secundum apice profunde sinuatum ; tibiæ pos-
ticæ simplices, rectæ, leviter compressæ, apice subtus breviter cal-
caratæ.
Borneo (Sarawak : JC. MOULTON).
Smaller than M. gracilis WESrw., the only species hitherto
described, and distinguished by the longer rostrum, the lack of the
tooth at the apical angles of the second abdominal segment, the
much less tuberculated hind femora having a single series of
tubercles (four in gracilis 4), the colour of the female tibiæ, and,
above all, by the total absence of the « two long diverging spines »
at the junction of the second and third ventral segments in the
male. This last character is very remarkable in consideration of the
close relationship between the two species. If DISTANT figure 4a is
correct, the hind coxæ also seem to be somewhat more wide apart
in gracilis than in Moultoni.
The male and female of M. Mouttoni are from the same locality
and doubtless belong to the same species. WEsrwoop’s type, a
female, was from Java, and the male from Singapore, described by
DISTANT as being that of gracilis is longer than the female whereas
COLE
NAUCP
f (2
the reverse should be expected; it also has the hind femora differ-
ently tuberculated than in the female while there is no difference
in this respect id the sexes of Moultoni. I think it is not quite sure
that the male and female as associated by DISTANT are conspecific.
Later (Ann. Mag. Nat. Hist., 7, XIII, p. 304) DISTANT has recorded
M. yracilis also from Borneo. I hope that other hemipterists will
soon be able to clear up the still doubtfull points regarding this
genus which is in need of further study.
Il. NEW AND LITTLE KNOWN FORMS
Fam. COREIDÆ
ALLOPEZA nov. gen
Corpus angustum, elongatum. Caput parum exsertum, pone
oculos haud callosum, latitudine cum oculis multo brevius, ocellis
inter se atque ab oculis subæque late d'stantibus, tylo spatium
totum inter tubercula antennifera replente et ante hæc nonnihil
prominente, his inermibus, tylo subæque latis, antennis dimidio
corpore brevioribus, articulis primo et quarlo nonnihil incrassatis
et quam mediis crassioribus, primo lineari, capite sesqui longiore,
secundo tertio multo longiore, quarto supra rotundato, subtus
recto, rostro coxas anticas attingente, articulo secundo tertio
longiore. Pronotum capite duplo longius et dimidio latius, e parte
subbasali antrorsum paullo ultra medium modice declive, deinde
levissime declive, paullo pone apicem subrectum callo transverso
latera vix attingente instructum, marginibus lateralibus anticis
subrectis, obtusis, lateralibus posticis et basali depressis, angulis
lateralibus obtusiusculis, levissime prominulis, posticis extra
angulos basales scutelli triangulariter oblique dentato productis.
Scutellum latitudine sua longius; clavo multo brevius, apice
obtusum. Mesosternum antice inter coxas anticas obtuse nonnihil
prominens. Anguli postici metastethii obtuse breviter lobato-
producti. Acetabula postica tumida, ultra latera corporis promi-
nentia. Hemelytra abdomine paullo angustiora, corio longe ultra
medium membranæ acute producto, margine apicali sutura clavi
duplo longiore, non nisi medio obtusissime sinuato. Abdomen ((ÿ)
e basi sua ad apicem segmenti tertii leviter angustatum, per
segmentum quartum parallelum, deinde ad apicem segmenti quinti
sensim leviter dilatatum, margine laterali toto segmenti sexti
extrorsum lobato-dilatato, margine apicali hujus segmenti medio
rotundato, latera versus obliquato, margine toto laterali abdominis
spinis destituto, angulis apicalibus segmenti primi ventris oblique
80
retrorsum acute productis, margine apicali segmenti sexti ventris
medio deflexo, ibidem dentibus octo (quattuor utrinque) deorsum
directis armato. Pedes breves, trochanteribus posticis cum basi
femorum e supero distinguendis, femoribus anterioribus modice
clavatis, subtus inermibus, posticis medium ventris haud attingen-
tibus, fortiter clavatis, tibiis anterioribus femoribus paullo brevio-
ribus, posticis apicem trochanterum nonnihil superantibus, tarsis
anterioribus tibiis haud multo brevioribus, articulo primo tarsorum
posticorum duobus apicalibus unitis paullulo breviore.
Typus : Flavius granulipes FALLOU.
In Revue d’Ent. 1892, p. 263 I placed this insect in the genus
Diariptus STAL, from which it differs, however, by the much
shorther antennæ, the basal joint of which is only half as long
again as the head, by the unarmed fore and middle femora, hy the
lack of spines or teeth at the apical angles of the abdominal
segments, and by the peculiar structure of the sixth male abdo-
minal segment.
ALLOPEZA GRANULIPES FALLoU.
Opaca, testacea, albido-sericea, articulo quarto antennarum, basi
excepta, marginibus lateralibus posticis et basali pronoti, angulis
posticis exceptis, dentibus apicalibus segmenti sexti ventris maris,
vitta interiore dimidii basalis spinisque anteapicalibus femorum
posticorum nigris, apice scutelli pallide flavente, membrana dilute
fusco-cuprea, pellucida, parum nitida, area magna triangulari ad
angulum basalem interiorem squalide lactea, opaca. Caput vix
punctatum, articulo secundo antennarum primo paullo breviore et
tertio sesqui longiore, quarto secundo æque longo. Pronotum,
collari et callo subapicali exceptis, sat dense fusco-punctatum.
Scutellum parce punctulatum, basi media impressum, apice læve.
Mesosternum medio cinereo-villosum. Acetabula postica parce
granulata. Clavus subconfuse parcius fusco-punctatus, commissura
scutello æque longa ; corium regulariter seriatim sat fortiter fusco-
punctatum. Abdomen impunctatum. Pedes anteriores præsertim
subtus longe et dense cinereo-pilosi. Femora postica præter pubem
depressam sericeam pilositate fere destituta, dimidio basali parce
granulato, dimidio apicali clavato præsertim superne tumido,
tuberculis compluribus prædito; tibiæ posticæ parcius pilosæ,
Lrng. dj 15 mill.
Mas : lobus lateralis segmenti sexti abdominis extus pone
medium sinuatus, angulo lobi laterali antico rotundato, laterali
postico recto; femora postica subtus utrinque paullo ante apicem
81
spina valida armata; tibiæ posticæ basin versus fortiter curvatæ,
subtus pone medium dente validiusculo et inter hune apicemque
tuberculis paucis parvis armatæ.
Flavius granulipes FaALLOU, Rev. d’Ent. X, 7 (1891).
Brasilia (Bahia). — Typum descripsi.
Owing to the strong basal curvature of the hind tibiæ these can
be placed in close contact to the femora in spite of the thick apical
femoral club. The living insect is probably of a more olivaceous or
greenish hue,
MICTIS METALLICA SIGN. (LORICATA Disr.)
This species, the brightest and finest among the African Coreidæ,
is at once distinguished from the dull congenerie forms by the
emerald-green metallic lustre on the upper side. It is not rare in
West Africa from Upper Guinea to Angola. Some years ago it was
divided by DisTANT into two species, metallica with unicolorous
pronotum and two rows of black spots to the venter, and loricata,
of which DISTANT says : «may always (apart from structural
characters) be differentiated by the two large discal spots, some-
times fused, to the pronotum, and by three spots to the second,
third, fourth, and fifth abdominal segments. « By a singular chance
the colour-markings seem to be constant in the long series of both
forms DiIsTANT has seen. but I think a close examination of his
material will prove that they are not so, for in the specimens
examined by me the development of the pronotal spots and
especially of the ventral spots is of a very variable nature. The
ground-colour of the pronotum, scutellum, and corium is always
black, as correctly stated by STÂL; in fully coloured specimens
almost the whole pronotal, scutellar, ang corial surface is covered
by metallic green points or, rather, low impressed tubercles, but
often there are two large oblong areas on the pronotum, in which
the green pigment is more or less poorly developed or entirelv
wanting. The same is the case with the corium, in wich, however,
at least the lateral margin is always pigmented. As to the venter
we find specimens with the second segment bimaculate and seg-
ment 3-5 trimaculate, such with two lateral spots (sometimes fused
into a fascia) on each side of segments 2 and 3 but no median spot
on these segments whilst segments 4 and 5 have, besides the lateral
spot, two median spots (one basal and one apical). Sometimes the
median spot of all the segments disappears. In some specimens all
segments have three spots, either free or separated only on the
second segment, being fused into a curved fascia on segments 3 to
5. In the male even the sixth segment has sometimes such a fascia.
82
The first ventral segment has usually a black apical fascia (often
interrupted in the middle) between the hind coxæ. All this varia-
bility in the ventral spots ïs quite independent of the presence or
absence of the two dull pronotal spots. DISTANT speaks of «struc-
tural characters » separating the two «species », but although he
has seen Ça very long series » of both » he does not with a single
word mention what these structural characters are. There are in
fact no such characters. All the structural characters enumerated
in the description of loricata are exactly the same in all the varieties
described above and there can be no doubt that they form but one
species, of whlch loricata is no definite race or variety.
DALADER ANTHRACINUS n. sp.
Fere totus ater, parce breviter adpresse flavido-setulosus, solum
angulis apicalibus segmenti primi secundique abdominis, articulo
secundo basique tertii antennarum, callo mox ante orificia ac tibiis
luteis, tarsis fuscis, area magna triangulari ad angulum basalem
interiorem membranæ aterrima. Articulus primus antennarum
secundo paullo longior, tertius basi excepta supra fortiter, subtus
modice rotundato-ampliatus (art. quartus deest). Pronotum granu-
latum, basin versus punclatum, marginibus lateralibus serrulatis,
angulis lateralibus in processum latum antice fortius et angustius,
postice levius et latius rotundatum extus sed haud antrorsum
productis, hoc processu apice lobulo parvo subtriangulari instructo.
Hemelytra apicem abdominis paullum superantia. Scutellum,
corium cum clavo pectusque disperse punctata. Abdomen pronoto
sat multo latius, parce granulatum, subtus præterea medio punctu-
latum. Long. © 26 mill.
Borneo (Sarawak : J. C. MOULTON).
Very distinct from all other species by the deep black colour and
the structure of the pronotal lateral processes.
ODONTORHOPALA GEMINATA n. sp.
Ferruginea, macula angulorum basalium segmenti secundi et
tertii abdominis (in secundo oblonga, in tertio transversa), macula
transversa paullo pone angulos basales segmenti ejus sexti, articulis
duobus primis antennarum, rostro pedibusque dilute flavidis, clava
pectinata articuli secundi antennarum et maculis duabus basalibus
scutelli medium ejus attingentibus nigris. Articulus primus anten-
narum secundo paullulo brevior, dentibus obliquis concoloribus
seriatis instructus, sat fortiter et dense nigro-granulatus, articulus
secundus in parte basali pallida minute et parce fusco-granulatus
: 1 a
89
(art. duo ultimi desunt). Rostrum medium mesosterni attingens,
articulis duobus primis nigro-granulatis. Pronotum basi hemely-
trorum nonnihil latius, dense punctulatum, marginibus lateralibus
anticis distincte sinuatis, humeris amplialis, leviter reflexis, extus
late subangulato-rotundatis. Scutellum longitudine distincte latius,
transversim subrugosum, parum punctatum. Pectus sat dense
punctatum. Hemelytra apicem abdominis attingentia, corio cum
clavo quam pronoto paullo fortius et minus dense punctato. Abdo-
* men e basi sua usque ad apicem segmenti tertii subrecta linea for-
titer dilatatum, lateribus segmenti quarti subæqualiter rotundato-
angustatum, deinde usque ad apicem segmenti serti subrecta linea
fortiter angustatum, angulis apicalibus segmenti tertii, quarti quin-
tique levissime obtuse prominulis, sutura tertia ventrali usque ad
marginem recta. Pedes, tarsis exceptis, sat dense minute nigro-
granulati (postici desunt). Long : 9 17 mill.
Madagascar (forest of East Perinet).
Allied to O. obscura Disr , but smaller and paler and distinguished
by the following particulars : the lateral margins of the pronotum
are sinuated, its humeral angles more expanded and reflected, the
scutellum is shorter with two black basal spots, the lateral margins
of the fourth abdominal segment are evenly rounded, those of the
last two segments straight, and the venter has no black granulation.
In Ann. and Mag. of Nat. Hist (6) XI, p. 54 (1895) DisranT gives
the following differences between the genera Odontorhopala STÂL
and Parabrachytes DIsT. :
Odontorhopala Parabrachytes
Pronotum with the lateral Pronotum with the lateral
angles produced in foliaceous angles moderately prominent
lobes. and angularly rounded.
Abdomen strongly and abrup-
tly. dilated, especially at the
fourth segment in both sexes.
First joint of the antennæ lon-
ger than the second.
Abdomen moderately and re-
gularly dilated in both sexes.
. First joint of the antennæ
shorter than or subequal in
length to the second.
The different degree in which the lateral expansion of the prono-
tal humeral angles is developed is, however, of no or little value
as a generic character in the Coreidæ if not suported by other more
important characters, and there are many Coreid genera containing
species wilh quite differently formed pronotal lateral angles. The
difference in the structure of the humeral processes between the
above described Delader anthracinus and D. acuticosta AM. S.
(which are unquestionably congeneric) is not less pronounced than
84
between Parabrachytes obscurus Disr. and Odontorhopala callosa
STÂL; moreover these processes in 0. geminata form a distinct
transition from the short straight oulward directed humeral expan-
sion in obscura to the somewhat longer and slighlly curved one in
callosa. The alleged difference in the length of the two first anten-
nal joints is invented by DisraNT himself, for SrAL expressly states
of his type : Cantennæ... artlculis primo et secundo longitudine
subaequalibus ». With material I now have before me [I am con-
vinced that Parabrachytes Disr., as represented by its typical
species P. coloratus DIisT., is a good genus, that the real generic
character consists solely in the structure of the abdomen, and that
P. obscurus Disr. is not congeneric with coloratus, but belongs to
Odontorhopala. In obscura, as in all other species of Odontorhopala,
the outline of the abdomen is distinctly rhombic, being gradually
and strongly ampliated from the base to about the middle, then
strongly tapering toward the end; the lateral margins of the second
and third segments are almost perfectly straight in all species; the
lateral margins of the last three segments are slightly different in
different species, those of the fourth being rotundately in the
middle in callosa, a little behind the middle in obscura, those of the
fifth obtusely dentately prominent in the middle in callosa, obtu-
sely somewhat prominentlv angulated a little behind the middle
in obscura, those of the sixth straight in callosa, rotundately angu-
lated behind the middle In obscura. (These descriptions apply in
their entirely possibly only to the females ; I have seen no male of
this genus). Coincident with the structure of the abdomen are its
colourmarkings, which are the same in all species and very charac-
teristic for the genus, the second, third and sixth segments having
a yellow spot at the basal angles whereas the fourth and fifth are
unspotted. In Parabrachytes, as restricted to coloratus, the abdo-
men is not rhombic, but moderately and evenly rounded on the
sides, much as in the Indian genus Brachytes WESTW., though the
apical angles of the segments are distinctly prominent in Parabra-
chytes. The basal part of all connexival segments is pale, the
apical part black, as in Brachytes.
From the description of O. Bergrothi Disr. it is clear that Dis-
TANT has grossly misunderstood the description of O. callosa STAL,
as in so many other instances where he has tried to interpret Latin
or German descriptions (1). He sayes in his description of his new
species : « Allied to callosa, StAL, but differing from the descrip-
tion of that species by the following characters : — The clavus is
(1) DisranT's translations of the descriptions of BREDDIN, STAL, REUTER,
Mericuar, etc., in his « Fauna of British India » teem with faulty renderings.
85
not black, but concolorous with the corium ; the second joint of the
antennæ is not black, but is ochraceous, with the apical incrassated
portion only black. » These few lines contain such misrepresenta-
tions of SrTÂL’s description that they give anybody not controlling
the translation a quite wrong idea of SrAL’s species. STAL describes
the colour of his insect as « pallide griseo-flavescens » and says that
the apical incrassation of the second antennal joint is black, but
does not with a single word refer to the rest of the joint or to the
clavus as being black. Not knowing the difference between clava
(club) and clavus (the inner part of the corium) and with appa-
rentiy no idea of the meaning of Latin case-endings DISTANT has
interpreted STÂL’s words « clava articuli secundi antennarum scu-
telloque nigris » as if SrÂL had written « clavo et articulo secundo
antennarum ! » From this elucidation of DISTANT’s travesty of STAL’sS
description results that his new species of Odontorhopala proves to
agree With callosa in the very points in which he says that it differs
from it! As DISTANT says that his species has the expanded lateral
angles of the pronotum ornamented with small black tubercles on
their upper surface which are continued in a more obsolete manner
across the disk, [| suppose that his species is distinct from callosa,
but its other characters, if there be any, still remain to be described.
The rare Division Brachytaria seems to be better represented in
Madagascar than in most other countries, the following forms being
now known from this island :
Odontorhopala STAL. Rhombolaparus BERGR.
callosa STAL. tardigradus BERGR.
Bergrothi Disr.
obscura Disr.
geminata BERGR.
Parabrachytes DisrT.
coloratus DIsT.
ATHAUMASTUS SUBTERLINEATUS n. sp.
Supra rufotestaceus vel lateritius, dense punctatus, venis et mar-
gine apicali corii lævibus, albescentibus, membrana olivacea, saepe
nigricante, subtus lutescenti-testaceus, vitta angusta percurrente
partis lateralis pectoris interdumque etiam vitta sublaterali ventris
fuscis, spiraculis albidis, pleuris fortiter punctatis, ventre subtiliter
punctulato, articulo primo et ultimo antennarum rufotestaceis, 1illo
interdum apicem versus nigrescente, articulis duobus mediis nigris,
rostro et pedibus rufotestaceis, tibiis posticis sæpe infuscatis.
Caput vix punctatum, tuberculis antenniferis saltem basin versus
contiguis, articulo primo antennarum capite plus quam dimidio
longiore, secundo primo paullo longiore, tertio primo subæqui-
longo, quarto secundo paullo breviore, rostro medium mesosterni
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVI, 9-V-1912 6
86
attingente. Pronotum longitudine circiter dimidio latius, margini-
bus lateralibus anticis subrectis, angulis lateralibus obtusis, nonni-
hil eminulis, carina longitudinali media parum perspicua. Femora
antica inermia, media subtus apicem versus spinulis perpaucis
armata, postica leviter (9) vel fortius (j) incrassata, basin versus
leniter curvata, tota sat dense minute granulata, subtus biseriatim
spinosa, spinis flavidis apice nigris, spinis mediis seriei internæ in
mare majoribus, verruciformibus vel fere mammiformibus, apice
nigro-apiculatis, tibiis posticis femoribus et trochanteribus unitis
subæquilongis (©) vel paullo longioribus (4), rectis (9) vel levis-
sime incurvis (j), compressis, subtus in dimidio basali leviter dila-
tatis, per totam longitudinem denticulatis, dentibus nonnullis
majoribus intermixtis. Segmentum genitale maris utrinque impres-
sum, medio apicem versus compressum, margine apicali rotundato.
Long. : j 14-15 mill., © 16 mill.
Argentina (Chaco de Santiago del Esters, Rio Salado).
Differs from A. hæmaticus STAL, to which it is allied, by smaller
size, shorter hind tibiæ, and the brown-banded pleuræ, from this
and all other species by the shorter rostrum.
DERSAGRENA SUBFOVEOLATA BERG.
This fine insect I possess from the same locality as the preceding
species. BERG placed it in Afhaumastus, but it appertains to the
genus Dersagrena Kirk. (Dalcera SIGN.). In Dersagrena the body is
sericeously pubescent, the third antennal joint is about twice as
long as the second, and the lateral margins of the prothorax are
obtuse, only very feebly carinate. In Athaumastus MAYR the body
is glabrous, the third antennal joint is but little longer than the
second, and the pronotal lateral margins are narrowly expanded
and distinctly reflected. Dalcera flaviventris BERG is certainly not a
Delcera.
DASYNUS OCCIPITALIS n. sp.
Pallide fulvo-testaceus, pleuris maxima parte et vitta lata subla-
terali ventris livido-testaceis, macula transversa basali verticis
ocellos attingente et extus paullum superante, fascia pone apicem
pronoti latera non attingente, fascia obliqua pleurarum (in meta-
pleura abbreviata), antennis, tibiis tarsisque nigris, macula magna
transversa basali pronoti, hemelytris (margine costali et apicali
corii basique clavi exceptis), fascia angusta basali segmentorum
ventralium plus minusve distincta medio late interrupta et latera
non attingente apiceque femorum superne fuscis, pronoto, corio
clavoque sat dense concoloriter punctatis, scutello, subtilius fusco-
87
punctulato. Caput ante antennas nonnihil productum, rostro ad
medium segmenti secundi ventris extenso, articulo primo acetabula
antica attingente, articulo primo antennarum secundo vix longiore
(art. duo ultimi desunt). Pronotum apice rectum, marginibus
lateralibus levissime reflexis, subrectis, paullo pone angulos api-
cales levissime subangulato-rotundatis, angulis lateralibus subro-
tundatis, non prominulis. Hemelytra apicem abdominis vix ({) vel
paullum (©) superantia. Segmentum genitale maris apice medio
impressulum, margine apicali levissime trisinuatulo, angulis
apicalibus incrassatis, leviter productis. (Pedes anteriores desunt.)
Long. 4 ® 13.5 — 14.5 mill.
Guinea (Porto Novo in Dahomey).
Allied to D. linea DALL., but much Er and quite differently
colloured on the upper ue
N. B. As KrrkALDY has shown that the name Pendulinus THUNB.
is preoccupied, the name Dasynus BuRM. must be used for this
genus.
MARGUS VITTIDORSIS n. sp.
Fortiter depressus (©), fere lanceolatus (©), latitudine maxima
tamen pone medium sita, pallide ochraceus, parte plus quam dimi-
dia basali pronoti, corio cum clavo apiceque scutelli albo-argilla-
ceis, venis et margine apicali corii nigro-maculalis, connexivo
maculis parvis rubris consperso, dorso abdominis rufolestaceo,
utrinque mox intra connexivum vitta nigra usque ad apicem
segmenti genitalis posterioris (©) continuata notato, margine late-
rali abdominis ad basin et medium segmentorum macula parva
oblongula nigra signato, membrana pellucida, venis pallide fuscis,
capite superne sat dense subtiliter nigro-punctulato, parte anteriore
pronoti et scutello (apice hujus lævi excepto) fusco-punctulatis,
parte basali pronoti, corio clavoque sat dense fortiuscule nigres-
centi-punctatis, punctis horum ocellatis, punctillum albidum
includentibus, pectore sat fortiter dilute fusco-punctato, punctis
maculisque minutis nigris hicet illic intermixtis, ventre sat dense
rubro punctulato, ad basin segmentorum maculis parvis sex
impressis nigris notato, segmento sexto (9) macula tali solum
una utrinque praedito, summo apice articuli antennarum tertii et
quarto toto fuscis, pedibus subimpictis. Caput subæque longum
ac latum, oculis parum prominulis, tuberculis antenniferis extus
dentatis, articulo primo antennarum capite fere tertia parte bre-
viore, dense minute fusco-granulato, basi fortiter obliquato-angus-
tato, e parte subbasali fere ad medium subæque crasso, deinde
. apicem versus distincte angustato, articulo secundo primo subæque
88
longo et tertio paullo breviore, quarto secundo subæque longo, sat
incrassato, fusiformi. Pronotum longitudine media circiter dimidio
latius, marginibus lateralibus rectis. Corium (®) apicem segmenti
quinti connexivi subbattingens. Plica sinuata segmenti sexti
ventris (9) fundo recta Lobus medius basalis genitalium (Q)
segmento sexto medio 2/3 longior. Long. © 10.5 mill.
Argentina (Chaco de Santiago del Estero, Rio Salado).
Very distinct from al hitherto described species.
N. B. The name Althos was proposed by KirkALDY for Margus
DALL., which is said to be preoccupied. Margus is one of, the
numerous nomina nuda in DEJEAN’s Catalogue and has, unless
I am mistaken, never been described as a genus in Coleoptera.
STENOCEPHALUS PILOSUS n. sp.
Elongatus, subincano-albidus, modice dense nigro-punctatus,
parce semierecte pilosus, pilis capitis et pronoti longioribus,
erectis, illo subtus pectoreque glabris, capite, fascia subimpressa
pronoti latera haud attingente mox pone collare ac pectore, exceptis
limbo postico propleuræ et metapleuræ acetabulisque, migris, abdo-
mine fusco, vitta dorsali latiuscula basin et apicem non attingente
pallide flavo-testacea, margine angusto laterali segmentorum trium
primorum connexivi, macula elongata basali-laterali segmentorum
hujus trium ultimorum, in segmento ultimo latiore et multo bre-
viore, guttulisque sparsis connexivi supra et subtus albidis, ventre
pube sericea albida locis compluribus in lineas longitudinales inter-
ruptas congesta vestito, utrinque nonnihil intra spiracula maculis
oblongis denudatis nigris seriatis, duabus in quoque segmento
(una basali, altera mox pone medium), prædito, capite, fascia
subapicali pronoti abdomineque impunctatis. Caput pronoto paul-
lulo longius, jugis spatio inter oculum et basin antennarum dis-
tincte longioribus, medium articuli primi antennarum attingen-
tibus, oculis eodem spatio paullo brevioribus, e supero visis
oblongis, modice convexis, parte postoculari anteoculari sine jugis
subæque longa, ocellis inter se quam ab oculis longius distantibus,
rostro toto breviter piloso, coxas posticas attingente, articulo tertio
secundo breviore et quarto longiore, articulis duobus primis flavo-
testaceis, duobus ultimis fuscis, antennis fuscis, articulo primo sat
dense piloso, secundo albido-flavente, maculis punctiformibus
fuscis consperso, basi anguste et apice latiuscule fusco, pilis latitu-
dini articuli subæque longis pilis paucioribus fere triplo longioribus
intermixtis vestito, articulo tertis et quarto basi sat late albidis,
illo basin versus sensim leviter angustato, pilis latitudine articuli
89
brevioribus pilis duplo longioribus intermixtis, articulo quarto
apice tertii vix crassiore. Pronotum latitudine evidenter brevius,
basi hemelytris nonnihil latius, lateribus rectis, vix marginatis,
collari distincto, angulis humeralibus nigricantibus, dente parvo
albo oblique retrorsum vergente armatis. Sculellum apice callo
parvo elevato albo instructum. Hemelytra apicem abdominis (()
nonnihil superantia, membrana subhyalina, maculis parvis fuscis
conspersa. Alæ decolores. Abdomen parallelum, segmento genitali
maris medio longitudinaliter impresso, margine apicali bisinuato.
Pedes pilosi, pallide flavotestacei, femoribus et tibiis maculis
punctiformibus fuscis conspersis, quadrante apicali femorum pos-
teriorum, apice tibiarum omnium et articuli primi tarsorum
horumque articulis duobus ultimis fuscis. Long. 11 mill.
Africa orientalis (ins. Pemba).
Seems to be allied to S. punctarius STAL.
DULICHIUS CONCOLOR n. sp.
Totus flavotestaceus, unicolor, summo apice articuli secundi et
tertii antennarum apiceque tarsorum fuscis, articulo quarto anten-
narum, basi late pallida excepta, nonnihil infuscato. Long. ©
9-10 mill.
Africa orientalis (ins. Pemba).
The three African species of this genus, which are all macro-
pterous, seem to differ only in colour, the structural characters and
puncture being the same in all species. As they are strongly myr-
mecomimetic, though in a somewhat less degree than the two
brachypterous Asiatic species, it is not impossible that the colour is
dependent on that of the ant with which they occur, and that they
are forms of one species. The common Indian D. inflatus KiRBy has
constantly been found associated with the ant Polyrhachis spinigera
to which it bears such a striking resemblance. No observations
have yet been made in Africa as to the modus vivendi of the macro-
pterous species of Dulichius.
AGRAPHOPUS BREVICEPS n. sp.
Luride testaceus, parce breviter pilosulus, margine abdominis
dilutiore, callulis quattuor anterioribus pronoti, antennis, rostro,
callulo oblongo sublaterali antemediano propleurarum, macula
majuscula transversa antica metapleurorum, vitta angusta sublate-
rali ventris lineaque superiore et inferiore femorum fuscis, ventre
etiam hicetillic vage infuscato, dorso abdominis et limbo basali
segmenti ultimi ventris nigrinis, apice scutelli albo. Caput æque
longum ac latum et pronoto æque longum, rostro coxas posticas
90
attingente, antennis apicem corii subattingentibus, parce semie-
recte setulosis, setulis latitudini articulorum subæquilongis, in arti-
culo quarto brevioribus, articulis secundo et tertio æque longis,
quarto tertio paullo breviore. Pronotum longitudine sua dimidio
latius et basi capite distincte latius, dense punctulatum, nonnihil
pone apicem callulis quattuor opacis in seriem transversam positis
instructum, callulis mediis rotundatis, lateralibus transversis, mar-
ginibus lateralibus ante medium leviter sinuatis. Scutellum dense
punctulatum, apice lævi, excavato, subspathulato. Pleuræ punc-
tatæ. Hemelytra apicem abdominis attingentia, corio et clavo
vitreis, basi hujus et exocorio coriaceis. Pedes parce breviter pilo-
suli, femoribus posticis apicem segmenti quinti ventris attingen-
tibus, haud incrassatis. Long. © 5 mill.
S. W. Madagascar (Fokobory).
Larger than A. brevicollis BERGR., differently coloured, with
much shorter head, less transverse pronotum provided with four
callons spots anteriorly, and with the pilosity of the antennæ and
legs much shorter and more bristly.
This genus is represented by seven species in the palearctic
region and two in Madagascar, but nos species has yet been des-
cribed form India nor form the African mainland south of Algeria
and Tunis SCHOUTEDEN has, however, recently shown me a species
found by Syüsrent at the Hippopotamus Lakes near the Meru
mountain.
SERINETHA FLAVA n. sp.
Flava vel flavo-testacea, parum puberula, membrana fusca, api-
cem versus pallescente, rostro fusco, antennis nigris, articulo
primo apice excepto testaceo vel rufo, femoribus posticis apice
superne infuscatis, tibiis omnibus cum tarsis nigris vel fuscis.
Caput pone tubercula antennifera ruga leviter elevata extus haud
prominula instructum, jugis tylo paullo brevioribus, nec hoc altio-
ribus, rostro longitudine variabili, plerumque medium segmenti
tertii ventris attingente, interdum solum medium segmenti secundi
aut basin segmenti quarti attingente, articulo secundo et tertio
antennarum subæquilongis (art. quartus deest). Pronotum subti-
liter haud dense punctulatum, marginibus lateralibus rectis, leviter
reflexis, collari antice depresso, postice elevato et medio retrorsum
rotundato-producto, carinam medium pronoti superantem emit-
tente, callis leviter obliquis Hemelytra apicem abdominis sat longe
superantia, coris clavoque creberrime et subtilissime punctulatis.
Long. (sine membr.) j® mill., 9 11-11.5 mill.
Guinea (Porto Novo, Dahomey).
_ Easily distinguished from the other African species by the pale
colour and the very fine puncturation.
91
SERINETHA ALBISOLEATA n. sp.
Supra fulvo-testaceo, breviter erecte sat dense nigro-pilosa, callis
_obliquis postcollaribus pronoti fuscis, scutello basin versus et corio
medio etiam vage leviter infuscatis, dorso abdominis usque ad
apicem segmenti penultimi fuliginose infuscato, membrana oliva-
cea ; subtus rufo-testacea, macula magna media propleurarum ante
acetabula fere usque ad medium prosterni extensa, mesopleuris
fere totis, metapleuris limbo postico excepto, segmentis ventris
secundo et tertio, lateribus et limbo apicali exceptis, macula magna
transversa basali utrinque segmentorum ventris quarti et quinti
interdum in fasciam confluentibus sæpeque etiam macula tali
minore segmenti sexti nigricantibus, subtiliter sed dense alboci-
nereo-sericeis, capite toto cum articulis duobus primis rostri rufo,
articulis duobus ultimis hujus piceis, antennis et pedibus nigris,
articulo primo illarum, coxis, trochanteribus femoribusque sangui-
neis, aroliis albis. Caput ante oculos carina sat alta ultra latera bre-
viter cornuto-producta instructum, pilositate hujus carinæ et calli
postocularis hispida, setosa, jugis apicem versus elevatis, tylo
distinctissime altioribus, articulis secundo et tertio antennarum
subæquilongis, quarto tertio longiore, plerumque multo longiore,
rostro marginem posticum metasterni subattingente, rarius usque
ad apicem segmenti primi ventris extenso. Pronotum, etiam in col-
lari toroso-elevato, dense concoloriter sat fortiter sed haud pro-
funde punctatum, in callis impunctatum, intra latera leviter rotun-
data longitudinaliter latiuscule impressum, carina media a collari
usque ad basin percurrente, posterius attenuata. Scutellum haud
nisi subtilissime punctulatum. Propleuræ sat fortiter sed superfi-
cialiter punctatæ. Hemelytra apicem abdominis attingentia ((j) aut
longiuscule superantia (©), corio et clavo dense sat minute concolo-
riter punctatis. Alæ levissime umbratæ. Abdomen subtus maculis
minutis punctiformibus subdenudatis modice dense adspersum,
medio erecte cinereo-tomentosum, segmento genitali primo maris
apice rotundato, margine apicali secundi dense et longe ochraceo-
piloso, medio in processum brevem latum apice sinuatum producto
(hoc processu segmento retracto sub margine segmenti genitalis
primi occulto), margine apicali segmenti sexti ventris feminæ
medio obtuse levissime sinuato. Long. : © 13.5-15 mill.
East Madagascar (islet Sainte-Marie).
By the prominent anteocular ridge this species is allied to the
Indian S. corniculata SrÂL, to which it also is similar in colour,
but it is at once distinguished by the elevated juga. The large white
arolia are a distinctive feature of the new species. In some speci-
92
mens they are snow-white, sharply contrasting with the black tarsi
especially when viewed from the under side, in other specimens
the colour shades into waxy white.
SYNONYMICAL NOTES.
Darvela expansa ScaMipT (1911), described as a new genus and
species, is the female of Kennetus alces Disr. (1904).
Plectropoda [Plectrocnemia) Rothschildi Courr. (1907) is identical
with P. bicolor HAGL. (1895).
Dam /INETLTDTDÆ
MEGALOMERIUM TENERRIMUM n. sp.
Pallide testaceum, abdomine infuscato, basin versus dilute testa-
ceo, apice articuli rostri primi quartique et tertio toto, margine
interiore partis prolongatæ corii apiceque tibiarum fuscis, annulo
prope basin articuli primi antennarum, articulo harum quarto,
apice late albo excepto, articulisque duobus ultimis tarsorum nigris,
membrana hyalina. Caput lobo postico pronoti subæque longum,
ante impressionem transversam anteocellarem longitudinaliter plus
minusve convexum, tylo arcuato-deflexo, ocellis inter se quam ab
oculis longius distantibus, rostro coxas posticas paullum superante,
articulo primo basin capitis attingente, antennis corpore longiori-
bus, articulo primo sequentibus duobus unitis paullulo breviore,
apice paullo oblongo-incrassato, secundo tertio paullo longiore,
quarto tertio circiter triplo breviore, latiuscule fusiformi. Prono-
tum cum pleuris crebre ininute granulatum, latitudine dimidio lon-
gius, lateribus subtiliter marginatum, marginibus apicali et basali
subrectis, hoc anguste depresso et reflexo, lobo antico horizontali,
impressione (vel saltem depressione) transversa prædito, lobo
postico antico duplo et dimidio longiore, modice convexo-declivi,
antrorsum leviter angustato, lateribus non nisi levissime rotundato,
paullo ante basin tuberculis tribus humilibus obtusis in lineam
transfersam ordinatis (uno medio, uno utrinque prope angulos
laterales) prædito, disco carina subtili e tuberculo medio ad apicem
lobi extensa instructo. Scutellum ad basin spina suberecta armatum.
Orificia in cornu longum fragile erectum apice retrorsum curvatum
continuata. Hemelyÿtra tota pellucida, apicem abdominis paullum
superantia, margine apicali corii mox ante partem prolonga-
tam introrsum dentato-angulato. Abdomen subtus impunctatum,
segmento basali medio longitudinaliter profunde sulcato. Femora
apice oblongo clavata, postica apicem abdominis nonnihil supe-
rantia; tibiæ omnes femoribus multo longiores. Long. 5 mill.
S. W. Madagascar (Andranohinaly).
93
The genera of the Neididæ having been rather indifferently
described, I have included in the description some generic charac-
ters. Apart from the apparently somewhat differently structured
head and the longer basal joint of the rostrum, this insect seems to
have alle other characters of the genus Triconulus Horv., which is
said to differ from Megalomerium FIEB., inter alia, by having the
pronotum posteriorly trituberculate. However, PUTON says in his
generic description of Megalomerium that the pronotum nas
« extrémité de la carène médiane et épaules un peu relevées »
and in his description of the typical species, M. meridionale COSTA
(which is unknown to me) he says : «trois bossettes avant le bord
postérieur ». The orificial process seems to be very fragile in
M. tenerrimum, being broken in different ways in some specimens.
In the larva of tenerrimum the antennæ and legs are ornamented
with very numerous black annuli which almost entirely disappear
in the imago. This is the first Neidid recorded from Madagascar.
94
ÉTUDES SUR LES MYRMICINÆ
par €. Emery.
I. — Le genre Metapone For.
Mon ami et collègue, M. FOREL, a publié récemment une fourmi
très singulière de Ceylan, dont il a décrit toutes les formes (1); ilen
discute les affinités et vient à la conclusion, que le genre Metapone,
dont il reconnaît la parenté avec les Myrmicinæ, doit être placé
parmi les Ponerinæ. Par les caractères des larves et des mâles, ce
genre ne pouvait rentrer dans aucune des trois sections dans les-
quelles j’ai partagé les Ponerinæ. Forel a donc établi une section à
part, celle des Promyrmicinæ, pour le genre Metapone, puisil ajoute :
« Peut-être faudra-t-il plus tard la faire passer aux Myrmicinæ. Je
fais mes réserves à ce sujet. »
Tenons compte de ces réserves et discutons les caractères de
cette fourmi, formulés par FOREL.
(p. 446) « Les larves extrêmement sveltes, distinctement articu-
lées, sans tubercules, mais pourvues de longues soies, avec une tête
distincte et deux longs crocs chitineux ont tout à fait le facies des
Ponérines (fig. 5). »
FiG. 1. — a) Larve très jeune de Metapone Greeni, conservée dans l'alcool et
observée en la ramollissant dans l’eau; le contour dessiné est celui de la cuticule
chitineuse; les poils du côté gauche ont seuls été dessinés. — b) Tête d'une larve
un peu plus grande, à un grossissement plus fort : #/.mandibule, #x.mâchoire,
l. lèvre inférieure.
(1) Sur le genre Metapone, etc., Rev. Suisse Zool., vol. 19, p. 445 et suiv. (1911).
Je dois à l’obligeance de l’auteur des exemplaires originaux de cette fourmi et
de ses larves.
95
Je donne ici une esquisse d’une jeune larve de Metapone que j'ai
fait gonfler dans l’eau distillée, ce qui à fait que la cuticule s’est
détachée des muscles, racornis par l'alcool (1), le contour de la
cuticule est passablement différent de la figure de FOREL qui, évi-
demment, a dessiné la larve dans l'alcool, c’est-à-dire ratatinée et
maigrie. Lans ma figure, la larve n’est plus extraordinairement
allongée et je connais nombre de larves de Myrmicines et de Cam-
ponotines qui sont aussi élancées qu’elle. La dite larve a une tête
passablement grosse, mais pas plus distincte que d’ordinaire; les
crocs qui font saillie dans la figure de la larve contractée par l’al-
cool, sont grands, mais pas excessivement, dans mon dessin. — J’ai
dessiné la tête d’une larve de Metapone plus grande (ramollie
comme il a été dit plus haut), pour montrer les parties buccales. A
mon avis, cette larve n’a guère le facies d’une larve de Ponérine.
Dans la larve que j'ai dessinée, les très longues soies sont dispo-
sées par rangées transversales, régulières, à la face dorsale de
chaque segment et les soies des segments postérieurs sont termi-
nées en crochet (poils d'accrochage). C’est un caractère de Myrmi-
cine plutôt que de Ponérine.
« Les nymphes sont nues, comme chez les Myrmicines. »
« Téguments chitineux épais et durs; aiguillon très fort et
épais, comme chez les Ponérines (exceptionnel chez les Myrmi-
cines). »
Les téguments épais et durs sont assez fréquents chez les Myr-
micines; il me suffira de nommer: Sima, Myrmica, Podomyrma,
Myrmecina, Tetramorium, Cataulacus, Cryptocerus, etc.
Quant à l’aiguillon, il est très fortement développé chez Myrmica
et Pogonomyrmex, et chez Sima et Pseudomyrma, c’est-à-dire chez
les Myrmicines primitifs, ayant les éperons pectinés, comme les
_ Ponérines.
Les autres caractères de la section ne donnent pas lieu à discus-
sion, car ils ne sont pas portés pour preuves de la nature de Poné-
rine du genre Metapone.
Cependant M. ForEL a été frappé du fait de la ressemblance de
Metapone avec Cylindromyrmex.
(p. 448). « L’analogie avec le C. Meinerti FoREL est tout à fait
frappante, malgré l’épistome qui est absolument différent et le
postpétiole (2% nœud). L’épistome a une certaine parentié avec
celui des Simopone, chez lesquelles il se termine aussi derrière par
une suture arquée, mais bien moins transversale et allant plus en
(1) C’est du reste mon procédé habituel lorsque il me faut ramollir les larves
de fourmis durcies par l'alcool, pour les examiner au microscope ou pour les
dessiner.
96
arrière. Chez Simopone les arêtes frontales sont aussi moins écar-
tées. Une certaine ressemblance éloignée avec les Sima et les Pseu-
domyrma tient peut-être à la convergence d’une vie arboricole,
dans des cavités végétales cylindriques. La parenté avec le genre
de Ponérines Cylindromyrmex (GC. Meinerti) est certainement réelle
et n’est pas due seulement à des phénomènes de convergence
(mandibules, yeux plats placés derrière le scrobe, antennes, pattes,
premier nœud, sculpture, etc.). »
La forme du postpétiole est extrêmement sujette à subir les con-
séquences de l’adaptation, dans la section des Prodorylinæ; la diffé-
rence dans la figure du pédicule abdominal me paraît, pour cela,
sans importance. Au contraire, la structure et les rapports de
l’épistome avec les arêtes frontales sont, à mon avis, des caractères
de la plus haute gravité; précisément dans ces rapports, Metapone
me paraît avoir plus de ressemblance avec Sima, notamment
S. œthiops F. SM. et encore davantage avec une nouvelle espèce
de ce même genre que je décris et figure ci-après. Cette ressem-
blance me paraît être l’indice d’une véritable parenté, si l’on veut
lointaine, mais bien plus réelle que celle avec Cylindromyrmex.
D'ailleurs C. Meinerti, avec lequel FoREL confronte sa Metapone,
est précisément une espèce des plus extrêmement différenciées :
abdomen cylindrique au plus haut degré, pattes courtes, métatarses
terminés par de fortes dents qui sont homologues aux aiguillons,
par lesquels se terminent les métatarses dans nombre d’autres .
fourmis et dans Cylindromyrmex striatus MAyr et brasiliensis
EMERY.
En somme, il me semble qu’il faut renverser la comparaison de
Metapone avec Cylindromyrmex et Simopone, d’une part, et Sima,
de l’autre, formulée par FoREL, admettre que Metapone appartient à
la sous-famille des Myrmicinæ et que ce genre se rapproche des
Pseudomyrma et des Sima par des liens de parenté et pas seulement
par des caractères d'adaptation convergente.
J’adopte néanmoins la section Promyrmicinæ FOREL, mais comme
division des Myrmicinæ et pour lui donner plus d’extension et pour
y comprendre deux tribus : les Metaponini et les Pseudomyrmini.
Quant aux genres Melissotarsus et Rhopalomastix, je me trouve
très embarrassé pour savoir où il faut les classer, parmi les Myrmi-
cinæ,; ils forment, sans doute, une tribu à eux seuls. Le mâle de
Rhopalomastix, décrit récemment par FOREL, ne jette guère de
lumière sur la place qui doit être assignée à ce groupe. Ce sont deux
genres adaptés à des conditions très spéciales, je voudrais dire des
genres dégénérés. [ls ont de très particulier la condition des arêtes
frontales et leurs rapports avec l’épistome ; ne trouvant rien de sem-
blable chez les Myrmicinæ, j'avais classé autrefois Melissotarsus
97
- parmi les Ponerinæ, remarquant une certaine ressemblance avec les
arêtes frontales des Ponera. Il n’est pas improbable que les Melisso-
tarsini ne soient parents des Myrmicinæ primitifs et même du genre
Metapone, mais je pense qu'il convient mieux de ne pas se pro-
noncer sur leurs affinités, attendant que la découverte d’un genre
moins dégénéré, ou bien des larves des formes actuellement con-
nues, nous mette sur le bon chemin.
IT. — Sima Roc.; Pachysima n. subg.
Sima œthiops F. SM. (spininoda ER. ANDRÉ) est différente des
autres congénères par son facies massif; elle est encore différente
par la structure de sa tête : les arêtes frontales sont beaucoup plus
écartées et, par conséquent, les articulations des antennes sont aussi
plus écartées, et cela dans toutes les formes du genre. Ce caractère
est encore plus accentué chez une nouvelle espèce dont je décris
ci-après la femelle : |
FiG. 2, — a) Larve au terme de croissanee de Sima æthiops. — b) Partie
antérieure plus fortement grossie : #4. g. mandidule gauche, #4. d. mandibule
droite, mx. g. mâchoire gauche, 2. s. lèvre supérieure, L. i. lèvre inférieure,
ant. antenne, fk. 1. prothorax, p. 1. ébauche de la patte antérieure.
J'institue pour ce groupe un nouveau sous-genre : Pachysima.
M. SANTSCHI m'a envoyé des larves de S. æthiops; ce sont des
exemplaires arrivés au maximum de nutrition et prêts à se changer
en nymphe; du moins, je le pense; je crois interpréter correcte-
ment un appendice plat, sous le segment pronotal, en disant que
c'est l’ébauche des pattes antérieures. Cette larve est beaucoup
moins hypocéphale que celle de S. natalensis, que j'ai décrite et
L
98
figurée dans mon mémoire de 1899; la larve de S. œthiops, du
moins les individus que j'ai sous les yeux, a fort peu de poils et des
poils très courts.
“4 b
24
= rl
A Se el
ES
Fig. 3. — Sima (Pachysima) ælhiops Fi, 4. — Simu (Pachysima) latifrons
® : a) tête. b) pédicule par dessus, c) le © : pour les détails, voir l'explication
même, de profil. Toutes les parties au de la fig. 3.
même grossissement.
S. (Pachysima) latifrons n. sp.
Q. — Très semblable à S. œæthiops, de même couleur, plus
luisante qu’elle, couverte sur toutes les parties de son corps d’une
ponctuation beaucoup plus fine. Tête un peu plus courte, mandi-
bules non striées, plus étroites, à quatre dents ; épistome faiblement
sinué, garni d’une moustache de poils jaunes ; arêtes frontales plus
écartées et plus saillantes que chez la S. æthiops, recouvrant les
articulations des antennes; scape un peu plus court, garni à son
bord antérieur de poils jaunes; yeux plus plats; les deux segments
du pédicule de l’abdomen sont plus larges que chez la S. œæthiops,
leur forme est aussi différente ; ils sont armés, en dessous, d’épines
beaucoup plus faibles et autrement disposées. — L. 15 mill.
Gabon, un seul exemplaire.
Sima ophthalmica n. sp.
©. — Jaune, le bout du funicule et les derniers segments du
gastre légèrement rembrunis; téguments entièrement couverts
d’une ponctuation fine, parsemés de points piligères, ce qui, avec la
fine pubescence qui l’habille, rend l’insecte submat (il est beaucoup
moins luisant que S. emeryi FOREL, à peu près comme $S. ambigua
99
EmERY ou bifoveolata MAYR). La tête est presque une fois et demie
aussi longue que large, arrondie derrière ; ce qui frappe d’abord, ce
sont les énormes yeux; ils ne font presque pas saillie, lorsqu'on
regarde la tête par-dessus, mais ils occupent environ 2/5 de sa
longueur et les deux yeux ne sont distants entre eux que du 1/5 de
la largeur de la tête; pas d’ocelles; arêtes frontales très rapprochées ;
épistome abruptement incliné, très légèrement avancé au milieu de
son bord antérieur, sans dents ; mandibules presque droites à leur
bord externe, armées de quatre dents assez petites ; antennes plus
minces que chez S. emeryi. Corselet grêle, pronotum déprimé et
obtusément marginé, la suture pro-mésonotale légèrement dépri-
mée, la suture méso-épinotale en angle obtus ; épinotum arrondi,
sur le profil. Pétiole très allongé et mince, très légèrement renflé
sur les côtés ; postpétiole en forme de poire, plus long que large,
sa plus grande largeur au quart postérieur. — L. 3.5 mill.
Kamerun (CONRADT) un exemplaire (type); un exemplaire du
Congo, Stanleyville (P. H. KoxL), qui m'a été envoyé par le P. Was-
MANN, est plus foncé, notamment la tête, mais je n’ai remarqué
aucune autre différence.
Diffère de S. emeryi surtout par la grandeur des yeux, l’épistome
mutique, la forme plus grêle du pédicule et le tégument moins
luisant.
III, — Stegomyrmex n. gen.
. — Tête ressemblant en gros à celle de Cyphomyrmex rimosus :
le dessus de la tête, avec les arêtes frontales formant un plateau
bifurqué par devant, qui domine les scrobes et l’épistome et ne
laisse voir des parties placées au dessous de lui que les yeux, l’aire
frontale incunéée entre les arêtes frontales et les mandibules
grandes, falciformes, pourvues de très petites dents. Ce plateau est
parcouru par deux sillons qui partent ensemble de la bifurcation des
arêtes frontales et se dirigent obliquement vers le bord occipital,
qu'ils atteignent presque. Les scrobes sont profondes et larges,
elles atteignent presque le bord postérieur de la tête et logent le
scape. Les antennes sont de 12 articles ; le scape est épais, aminci
et courbé à la base, mais point plat et point lobé (comme chez Cera-
tobasis) ; le dernier article est à peu près long comme le tiers du
funicule. Epinotum armé d’une paire de courtes épines. Pétiole
pédonculé, à nœud arrondi, armé en dessous de deux épines;
postpétiole court, arrondi; segment basal dorsal du gastre scuti-
forme, recouvrant les autres. Aile antérieure avec ptérostigma
bien développé, cellule radiale fermée, deux cubitales fermées et
discoïdale ; la nervure transverse qui ferme la 2% cubitale est
100
incomplète; je ne sais pas si c'est normal; les ailes manquent à
gauche à mon exemplaire.
dj. — Epistome convexe, séparé de l’aire frontale, qui s’avance
entre les arêtes frontales ; celles-ci sont longues et distantes l’une de
l’autre, avancées beaucoup moins que chez la © sur l’épistome. Sur
l’arrière des côtés de la tête, l’on voit deux saillies qui correspon-
dent à la partie postérieure du bord de la scrobe de la © et qui sont
reliées aux arêtes frontales par un relief presque indistinct. Mandi-
bules falciformes, avec une pointe grande et très aiguë et 4-5 petites
dents. Antennes articulées sous les arêtes frontales, de 13 articles ;
scape long à peu près comme les deux articles suivants. Corselet
assez haut, mais pas bossu, laissant voir le pronotum à découvert ;
mésonotum formant, immédiatement au devant des ailes anté-
rieures, un lobe saillant ou feston très prononcé; épinotum bica-
réné, mais sans épines. Pétiole en massue, plus allongé que chez
la ®, sans épines en dessous ; postpétiole et segment basal du gastre
à peu près comme chez la © ; segments apicaux beaucoup plus sail-
lants. Pattes longues. Ailes à deux cellules cubitales parfaitement
fermées.
F10.5. — Stegomyrmex connectens : a) ® de profil. — b) tête de la même vue
obliquement. — c) tête du «Ÿ vue de la même façon. — d) tête du et de profil.
Tous les dessins au même grossissement.
Stegomyrmex connectens n. sp.
P. — Brun marron roux, plus ou moins foncé, pattes plus
claires; luisante, couverte de gros points-fossettes, parfois con-
fluents, surtout sur la tête; ces points sont ombiliqués et de chaque
101
point sort un poil dressé, raide, en massue; la ponctuation est
moins serrée sur le gastre, surtout vers l’extrémité ; les pattes et le
scape n’ont pas de points-fossettes, mais ils ont de même des poils
dressés en massue, plus fins; l’épistome, les mandibules et les
membres sont revêtus de pubescence fine et serrée. Ailes enfu-
mées, ptérostigma brun. Pour les caractères de forme, voir les
figures. — L. 6 mill ; aile antérieure 6 mill.
cd. — Brun noir, funicule, tibias et tarses rougeâtres, gastre
varié de brun et de roux. Tête, corselet et pédicule mats, couverts
de points-fossettes plus ou moins confluents et ombiliqués; poils et
pubescence disposés comme chez la ©, seulement les poils dressés
sont plus longs, fins et nullement claviformes; le gastre est finement
et densément pointillé, parsemé de points piligères plus gros. Ailes
comme chez la ©. — L. 5.5 mill.
La © porte l'indication de localité Vilcanota (Pérou); le 4, Mapiri
(Bolivie) ; ils proviennent du même envoi de la maison STAUDINGER
et BANG-HA14S. Je ne sais pas si les deux sexes que je décris appar-
tiennent à la même espèce, dans le doute qu’il n’en soit pas ainsi,
je prends pour type de l’espèce la femelle.
Cette fourmi très remarquable réunit les caractères de deux
groupes : les Dacetini et les Attini (Myrmicocryptu et Cyphomyr-
mex). Elle rappelle ce dernier genre d’une manière frappante, par
son habitus, particulièrement par la forme de sa tête, tant chez la ©
que chez le et par ses mandibules qui sont falciformes et se
croisent largement; mais ses ailes la font exclure des Attini : elles
ont un ptérostigma grand et bien développé, tout à fait comme les
Ceratobasis et Rhopalothrix; elle diffère cependant de ces deux
genres, non seulement par ses mandibules falciformes, mais par la
position des yeux, qui sont placés non au dessus des scrobes, mais
au dessous et par le scape épais, mais point lobé à la base. Le genre
Stegomyrmez à un caractère particulièrement archaïque dans ses
ailes qui ont deux cellules cubitales fermées C’est, à mon avis, un
représentant des Dacetini primitifs, à yeux situés sous les scrobes,
d’où sont issus, sans doute, les Attini. Je me représente l’arbre
généalogique comme suit :
‘Afta
'Moellertus
Epitritus Acromyrmex
PF dr
HR ee gnathus Trachymyrmex
S'rurmgenys Acanthognathus
Mycetosorifs $
popomyrmex Û SL
Rhopa lothrix Apleroshigma PESSER
Sericomyrmex
: Cyphomyrmex
Cera/obasts Myrmcocrypta RH
Et jpopos/ruma
ÿaceton $’egom rex
Fsrme primitive inconnue des Uscehani
102
La scrobe supérieure à l’œil s’est formée, chez les Dacetini du
groupe des Strumigenys et chez les Attini, par la coalescence de
l’arête frontale avec un relief de la partié postérieure de la tête
(voir la figure de la tête du «de Stegomyrmex).
IV. — Atopomyrmex et genres voisins.
M. ERNEST ANDRÉ a fon lé le genre Atopomyrmex sur l’ouvrière
d’une seule espèce: A. mocquerysi. Depuis lors, j'ai décrit la
femelle d’une espèce voisine (A. cryptoceroides) et MAYR en décrivit
l’ouvrière sous le nom de A. deplanatus. En 1895, ayant à déter-
miner les fourmis récoltées par M. ALLUAUD à Madagascar, Je crus
pouvoir rapporter une espèce au genre Atopomyrmex ; elle avait
de très particulier deux épines au pétiole, comme l’A. mocquerysi.
Dans ces derniers temps, les espèces attribuées au genre Atopo-
myrmex se sont accrues notablement et je n’ai pas peu, pour ma
part, contribué à rendre ce genre hétérogène. J’ai fait connaitre,
en 1900, une espèce de Madagascar (A. foreli), qui se rapproche de
A. alluaudi ; en même temps, j'ai décrit et figuré le mâle singulier
que j'ai supposé lui appartenir. M. Forez m'écrit qu'il a dans
sa collection les mâles de deux espèces voisines, ce qui confirme
ma supposition.
Récemment, M. SANTSCHI, a porté la cognée dans ce buisson
épineux : il en a séparé le genre Dilobocondyla, comprenant À. sele-
bensis EMERY, et une nouvelle espèce D. fouqueti (1). Il m'’écrit
encore tout dernièrement, que le type de Mesomyrma cataula-
coidea STITZ, qu'il a eu l’occasion de voir, est un vrai Dilobocon-
dyla.
Maintenant, je pense que des mâles, comme celui d’A. foreli,
ne peuvent être compris dans un seul genre avec des femelles
comme celles d'A. cryptoceroides et ceylonensis, et cela à cause de
leurs ailes qui sont radicalement différentes dans leur nervulation
(confronter ma figure du «{ de A. foreli (Bull. Soc. Ent. Ital.,
vol. 31, p. 275, 1900) avec celle de la © de A. ceylonensis (Deutsche
Ent. Zeitschr., 1901, p. 114) ; l’aile de À. cryptoceroides © est à peu
près semblable).
Selon mon opinion, il faudrait partager en trois le genre Atopo-
myrmex, étant données les espèces qui y sont placées actuelle-
ment :
1) Atopomyrmex, ER. ANDRÉ (type mocquerysi, ER. ANDRÉ)
mocquerysi, ER. ANDRÉ, cryptoceroides, EMERY.
(1) Le Naturaliste (2), 32 année, n. 571, p. 283, 1910.
103
ÿ. — Hétéromorphe, variant beaucoup de taille ; tête large, avec
les angles postérieurs arrondis ; arêtes frontales divergeant en
arrières, plus courtes que les scapes ; corselet à limites des seg-
ments distinctes, mais la suture pro-mésonotale plus ou moins effa-
cée ; pronotum à épaules peu marquées ; mésonotum formant un
bourrelet transversal arrondi, mais sans dents sur le bord latéral ;
épinotum armé de longues et robustes épines ; pétiole court et
large, pas pédonculé, muni de deux épines dorsales ; gastre tronqué
en avant, avec un angle distinct à chaque extrémité de la tron-
cature ; fémurs médiocrement renilés.
P. — Grande par rapport à l’ouvrière ; ailes : cellule radiale
complète ; nervure cubitale reliée à la radiale par une longue
nervure transverse ; cellule discoïdale grande.
d.— Inconnu.
2) Terataner n. gen. (type foreli, EmEry).
alluaudi EMErY, foreli EMERY, steinheili FOREL, rufipes n.
sp. tous de Madagascar ; scoti, FOREL i. 1. des îles Sey-
chelles ; bottegoi EMERY, luteus EMERY, de l’Afrique tropi-
cale.
?. — Homomorphe, variant peu de taille; tête avec les angles
postérieurs plus où moins anguleux; arêtes frontales parallèles,
longues comme le scape et formant une scrobe très peu profonde;
corselet large, suture pro-mésonotale plus ou moins effacée, sillon
méso-épinotal ordinairement profond; pronotum à épaules mar-
quées, aiguës, ce segment bordé sur les côtés d’une arête ou même
d’un rebord; mésonotum ayant de chaque côté une petite dent;
épinotum caréné de chaque côté, mutique ou armé d’une paire de
pelites épines ou dents; pétiole pas distinctement pédonculé, à
peu près comme chez Podomyrma, muni en dessus d’un nœud
anguleux, se prolongeant ordinairement en deux dents ou même
deux longues épines; chez T. alluaudi le postpétiole a une épine
dorsale impaire; gastre arrondi (pas tronqué) à la base; fémurs
fort renflés au milieu, au moins aussi fort que chez Podomyrma.
® inconnue.
gd. — Voir ma description et figure du 4 de T. foreli (1. c.), le
d’une espèce inédite n’a pas les appendices du mésonotum en forme
de cornes, qui rendent si singulier le 4 de l’espèce typique; il a
aussi le corselet plus rapproché de la forme ordinaire. Les ailes de
tous les Terataner connus n’ont pas de nervure transverse entre
la nervure radiale et la cubitale, mais ces deux dernières nervures
sont fusionnées dans une partie de leur parcours.
104
Je crois posséder un Ççj provenant de Sumatra, que j’attribue,
avec doute, à Dilobocondyla : il a le corselet court, mais beaucoup
moins que Terataner; les antennes beaucoup plus longues, les
yeux moins gros; le pétiole et le postpétiole très longs et nulle-
ment renflés. Les ailes avec cellule radiale complète; la nervure
cubitale rattachée à la radiale par une nervure transverse assez
longue ; une cellule discoïdale.
Terataner rufipes n. sp.
5. — Noire,avec les mandibules, les scapes et Les pattes rouge vif,
la moitié basale des scapes, l'extrême base des tibias et les tarses
rembrunis. Cette espèce a la mème sculpture que T. foreli, avec
laquelle je la compare, mais les rides du corselet sont moins
grossières. Le corselet est plus court, beaucoup plus déprimé sur
le dos, le sillon excessivement profond, qui se trouve devant l’épi-
notum chez foreli, est beaucoup moins large et moins profond,
dans la nouvelle espèce; le pétiole est plus court et le nœud est
plus élevé, mais à peine épineux, le postpétiole est plus large que
long, tronqué devant et surmonté d’une pointe obtuse, qui cor-
respond à l'épine qui arme le postpétiole de T. alluaudi. — L. 4.5
mill.
Madagascar, Fort Dauphin; récolté par feu SIKORA.
3) Atopula n. gen. (type nodifera EMERY.)
nodifera EmMERY de Kamerun, ceylonensis EMERY de Ceylan.
s
5. — Ressemble beaucoup à Vollenhovwia par le facies et la sculp-
ture. Varie peu de taille; tête allongée ; angles postérieurs arrondis;
arêtes frontales beaucoup plus courtes que le scape; corselet
allongé, suture promésonotale effacée; pronotum à épaules obtuses ;
épinotum muni de deux dents fortes, mais obtuses; pétiole pédon-
culé devant, surmonté en arrière d’un nœud élevé; gastre allongé,
ovale ; cuisses peu renflées.
@. — Peu plus grande que l’ouvrière; tête et corselet à peu près
comme chez celle-ci; ailes à cellule radiale complète; nervure
cubitale rattachée à la radiale par une nervure transversale longue;
cellule discoïdale; la description des ailes est faite d'après l’A. ceylo-
PCNSLS.
j inconnu.
Le genre Terataner est étroitement parent de Podomyrima, Lor-
domyrma et Dilobocondyla, tandis qu’Atopula se rapproche, à mon
avis, de Vollenhovia. Atopomyrmex fait bande à part.
105
Je donne ci-après une table des ouvrières d’un groupe de genres,
qu'on peut réunir sous le nom de Myrmecinini, Ashmead; ces
genres sont étrangers à la faune néotropique.
1. Fosse antennaire non limitée en avant par une arête de l’épis-
tome. 2
— Épistome court dans ses parties latérales, pourvu d’une arête
limitant la fosse antennaire (comme chez Tetramorium)/. 8
2. Corselet tout à fait inerme ou très
obtusément épaulé; antennes de
12 arnicles ere . Vollenhovia, MAyRr.
— Corselet avecle re une
ment épaulé, ou l’épinotum armé
d’épines ou de dents. 3
Antennes de 11 articles . . . . Podomyrma, F. Surrn.
— Antennes de 12 articles. 4
4. Pétiole armé d’une ne ou d’une
épine MpDAIre LL. . Lordomyrma, EMERY.
— Pétiole inerme ou armé d une Le
d’épines. 5
5. Arêtes frontales aussi longues que
le scape. 6
Arêtes frontales beaucoup plus
courtes que le scape. 7
6. Arêtes frontales divergeant forle-
ientsen-arrière 5%: . . Dilobocondyla, SANTSCHI.
— Arêtes frontales lies . . Terataner, EMERY.
7. Pétiole surmonté d’un nœudinerme Atopula, EMERY.
— Pétiole armé en dessus d’une paire
d'épines : . . . Atopomyrmex, ER. ANDRÉ.
8. Pétiole non icones de
de artcles re a Myrmecina; CURTIS.
— Pétiole pédonculé. 9
9 Antennes de 11 articles. 10
— Antennes de 12 articles. 11
10. Corselet fortementimpressionné de-
vant l’épinotum ; antennes minces Dacryon, FOREL.
— Corselet nullement ou légèrement
impressionné devant l’épinotum;
antennes épaisses . . Pristomyrmex, MAYR.
11. Neutres dimorphes Rae a
soldats); une paire d’épines sur le
pronotum des ouvrières. . . . Acanthomyrmex, EMERY.
— Neutres non dimorphes ; pas
d’épines sur le pronotum. . . ÆEutetramoriui, EMERY.
ER
Les Û CE Qi
A
SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
v
Assemblée mensuelle du 4 mai 1912
Présidence de M. AUG. LAMEERE.
La séance est ouverte à 20 heures,
— M. WILLEM, président, s'excuse de ne pouvoir assister à la
séance.
Décision du Conseil. — Le Conseil à admis en qualité de membres
effectifs, M. P. CAMERON, à Whitle, New-Mills by Stockport
(Angleterre), et M. GEORGES FRIEDBERG, rue de la Brasserie, 148, à
Bruxelles, présentés par MM. FOLOGNE et SCHOUTEDEN.
Correspondance. — MM. ACHARD et LEDROU nous communiquent
leur nouvelle adresse :
M. ACHARD, 42, boulevard de Vanves, Châtillon (Seine).
M. Leprou, rue Saint-Michel, 38, à Bruxelles.
Travaux pour les Annales. — L’impression des travaux insérés
dans ce numéro est décidée.
Echange nouveau. — L’échange des Annales avec le Sarawak
Museum Journal est accordé.
Communications. — M. SCHOUTEDEN montre la larve, vivante,
d’un Oryctes, extraite d’un tronc d'arbre à caoutchouc reçu du
Congo par le Musée de Tervueren.
— La séance est levée à 21 1/2 heures.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVI, 1-VI-1912
108
DESCRIPTIONS DE
BUPRESTIDES NOUVEAUX DE MADAGASCAR
par Andre Théry
Depuis la publication de ma « Révision des Buprestides de Mada-
gascar » en 1905, j’ai augmenté ma collection par l’achat des collec-
tions AUBERT et VAN DE POEL; j'ai eu de plus en communication
les chasses du D' Sicarp à Madagascar. Enfin MM. STAUDINGER et
BANG-Haas m'ont adressé en détermination une partie de la collec-
tion MEYER-DARCIS actuellement en vente chez eux, ce qui, ajouté
aux insectes que j'ai pu acquérir de côté et d’autre ou recevoir de
mes correspondants, forme un ensemble assez important pour
motiver le présent travail.
Polybothris Coquereli var. purpurea nov. var. — Le dessus
est entièrement d’un pourpré violet foncé sans aucune tache.
Polybothris Auberti nov. sp. — Long. 22 mill. ; larg. 7 mil.
— Allongé très atténué en arrière, bronzé cuivreux très légèrement
teinté de vert sur les bords, sans taches en dessus, cuivreux verdâtre
en dessous ; antennes noires, sauf les trois premiers articles qui sont
d’un vert cuivreux ; tarses verts.
Tête avec une profonde impression rectangulaire pubescente sur
le front qui est séparé de l’épistome par une carène, vertex avec
deux reliefs irréguliers parallèles, yeux fortement saillants.
Prothorax en trapèze, fortement rétréci en avant, avec la marge
antérieure assez fortement saillante au milieu, les côtés presque
droits, les angles postérieurs aigus, la base bisinuée avec le lobe
médian arrondi, la carène latérale n’atteignant pas le milieu, le
disque grossièrement ponctué avec une carène médiane lisse, bien
marquée, dilatée vers le tiers antérieur et rétrécie après et deux
carènes latérales de chaque côté, bien moins marquées, les bords
très rugueux.
Ecusson transversal, très petit, impressionné au milieu.
Elytres à peine plus larges que le prothorax à l’épaule qui est
peu marquée, ayant sa plus grande largeur à cet endroit, peu
atténués jusqu'au tiers postérieur, largement et peu profondément
sinués avant l’extrémité qui est assez prolongée, obliquement tron-
quée et munie d’une petite dent externe, le disque est couvert de
stries régulières profondément ponctuées, plus rugueusement sur
les bords, avec les intervalles régulièrement arrondis, les inter-
MAC Ar CRE ee
DRAM ES ne
109
valles pairs atténués à l’extrémité, on remarque de plus vers le
tiers postérieur quelques petites taches peu distinctes, plus claires,
verdâtres et finement ponctuées.
Dessous grossièrement ponctué sur le prosternum dont la saillie
est entourée d’un sillon entier avec un sillon fortement ponctué au
milieu, le métasternum plan, très finement pointillé au milieu, très
grossièrement sur les côtés; l’abdomen assez grossièrement et
irrégulièrement ponctué, le premier segment avec deux fines
carènes assez rapprochées, très aiguës, presque parallèles postérieu-
rement et se continuant sur le deuxième et le troisième segments,
les segments ayant de chaque côté une petite plaque lisse irrégu-
lière bleuâtre, le dernier segment subtronqué au sommet.
Patrie : Madagascar sans localité précise (AUBERT). 1 exemplaire
de ma collection.
Les espèces de ce groupe ayant assez souvent, outre la forme
normale, une variété cuivreuse, il est possible que l’on trouve
des exemplaires de cette espèce avec les élytres marqués de
taches.
En dessus cette espèce est exactement semblable à P. exophthal-
ma GUÉR. avec laquelle on pourrait la confondre facilement, mais
en dessous elle en diffère nettement par la saillie prosternale
sillonnée et ponctuée et par les carènes abdominales parallèles et
prolongées sur le 2% et le 3" segments, tandis qu'elles atteignent à
peine le sommet du 1% segment dans P.exophthalma GUÉR. et sont
divergentes en arrière.
Polybothris Surcoufi nov. sp. — Long. 21 mill.; larg. 7 mill.
— Allongé atténué en arrière, bronzé sauf les antennes et les tarses
qui sont verts, élytres d’un bronzé violacé sur le disque avec des
taches plus claires, bordées de deux séries de fossettes pubescentes,
une fossette sur le repli épipleural, une série de 7 à 8 très petites
fossettes le long de la marge, au dessus de celle-ci une autre rangée
peu éloignée du bord et comprenant trois autres fossettes un peu
plus grandes.
Tête avec une profonde impression rectangulaire pubescente sur
le front qui est séparé de l’épistome par une carène, vertex avec
deux reliefs brillants irréguliers et parallèles; veux médiocrement
saillants.
Prothorax assez court, avec la marge antérieure un peu saillante
au milieu, les côtés arqués, les angles antérieurs presque droits,
un peu saillants, la base faiblement bisinuée, la carène latérale
atteignant le milieu, un empâtement irrégulier, très lisse et très
brillant dans l’angle antérieur et situé un peu en dessous, le disque
110
grossièrement ponctué avec une carène médiane irrégulière lisse
entière et des empâtements irréguliers longitudinaux et peu sen-
sibles de chaque côté, les bords très rugueux.
Ecusson transversal très petit.
Elytres un peu plus larges que le pronotum à la base, arrondis à
l’épaule, un peu sinués après le repli épipleural, subparallèles
jusqu’à hauteur des hanches postérieures. régulièrement atténués
jusqu’au sommet qui est tronqué avec une petite dent externe, le
disque est couvert de stries très grossièrement et très profondé-
ment ponctuées, avec les intervalles relevés en carènes, les inter-
valles et les points forment une grosse réticulation sur les bords.
Dessous très grossièrement ponctué, la saillie prosternale bor-
dée d’une strie entière, grossièrement ponctuée au milieu, le pre-
mier segment abdominal portant deux carènes subparallèles, obso-
lètes avant d’arriver au sommet du segment, les segments ornés
de chaque côté d’une tache triangulaire pubescente, dernier seg-
ment tronqué à l’extrémité.
. Patrie : Diego-Suarez (Lt TREMOLET). 1 exemplaire de ma collec-
tion.
Cette espèce qui m’a gracieusement été donnée par M. SURCOUF
n’a pas les yeux aussi saillants que P. exophthalma GuÉR., elle me
semble avoir sa place naturelle à la suite de P. Bremei FAIRM.,
dont elle se distingue par sa forme plus acuminée en arrière, l’em-
pâtement des angles antérieurs du pronotum et le nombre de taches
qui bordent les élytres et qui sont réduites à une seule chez le
P,. Bremei FAIRM.
Polybothris zivetta var., imbella nov. var. — Dessus entiè-
rement bronzé avec quelques petites cicatrices sur les bords.
Polybothris madoni nov. sp. — Long. 25 mill.; larg. 10 mill.
— Naviculaire, aussi atténué en avant qu'en arrière, les côtés paral-
lèles sur un peu plus de la moilié de la longueur des élytres; d’un
bleu foncé avec des mouchetures sur Les élytres, la ponctuation du
prothorax d’un vert doré, les élytres bordés de petites fossettes pubes-
centes au nombre de six de chaque côté, le dessous bleu, à l'exception
des côtés du prosternum, du métasternum et du 1° segment abdominal
qui sont d’un bronzé doré ainsi que les pattes : tarses et antennes d’un
vert brillant.
Tête d’un vert cuivreux, front avec des gros reliefs, séparé de
l’épistome par une carène, vertex avec deux carènes parallèles
rapprochées au milieu et une de chaque côté contre les yeux.
Prothorax en trapèze, avec les côtés presque droits, à peine
111
arqués vers la base, grossièrement ponctué, surtout sur les bords,
disque avec une fine carène entière, lisse, au milieu ; de chaque
côté de celle-ci, une autre carène également lisse, sauf quelques
gros points, beaucoup plus large, mais plus irrégulière que la
médiane, enfin entre celle-ci et le bord se trouve un empâtement
longitudinal assez irrégulier, n’atteignant ni la base ni le sommet
du prothorax.
Écusson ponctiforme impressionné.
Elytres sensiblement plus larges que le prothorax à la base, non
sinués avant l'extrémité, celle-ci tronquée et garnie d’une petite
dent externe avec l’angle sutural presqu’arrondi ; le disque est
couvert de stries ponctuées dont les points sont à peine perceptibles
dans les stries internes, bien que les intervalles soient assez norma-
lement élevés comme dans les espèces voisines, sauf vers la base où
ils sont suffisamment atténués pour qu’elle paraisse lisse au milieu.
La marge du prosternum est assez nettement anguleuse de chaque
côté, avec la saillie lisse, plane, avec quelques rares points; la
saillie intercoxale du premier segment abdominal est bordée d’une
fine carène, les segments abdominaux sont lisses, avec quelques
rares points, munis de chaque côté d’une fossette assez profonde
pubescente, le dernier segment abdominal finement rebordé de
doré et tronqué au sommet.
Cette espèce est très voisine de P. zivetta KLuG, elle en diffère
par sa forme plus parallèle, les cicatrices qui bordent les élytres
plus nombreuses et plus régulières.
Ma collection renferme un exemplaire de cette espèce, prove-
nant de l’ancienne collection AUBERT.
Polybothris Staudingeri nov. sp. — Long. 29 mill.;
larg. 11.5 mill. — Naviculaire, de la même forme que P. zivetta
KLUG, d'un cuivreuxr verdätre avec des taches bleues formant de
vagues fascies transverses sur les élytres, le rebord de l’épaule aplati
et lisse et d’un rouge rubis éclatant, l’apex des élytres de la même
couleur. Le dessous bleu, sauf les côtés du prosternum, du métaster-
num et des segments abdominaux qui sont d’un cuivreux doré.
Tête d’un vert cuivreux avec l’épistome vert clair ainsi que les
antennes, le front avec de gros reliefs irréguliers et le vertex avec
deux gros reliefs longitudinaux colorés en bleu.
Pronotum en trapèze, fortement rétréci en avant, avec les côtés
droits et même quelquefois légèrement incurvés, grossièrement
ponctué, surtout sur les bords latéraux; disque avec une carène
médiane bien marquée et deux autres carènes irrégulières et mal
définies, les carènes, d’une couleur tirant sur le bleu et plus foncée
que celle du fond.
112
Écusson ponctiforme et impressionné.
Elytres acuminés en arrière, légèrement sinués sur les bords
avant l’extrémité qui est tronquée obliquement avec une dent
externe aiguë; ils sont couverts de stries ponctuées très régulières
dont les intervalles sont relevés, notamment à l’arrière ; ils pré-
sentent sur le disque des bandes bleues transversales, peu nettes,
sauf sur les bords qu’elles touchent et où elles sont d’une coloration
plus intense, le long de la marge et entre les taches bleues, il y
a quatre fossettes pubescentes qui disparaissent complètement
chez certains individus; la couleur des bords, exception faite des
taches bleues, est, à peu de chose près, la même que celle du
disque. Prosternum assez sensiblement bombé en avant, la saillie
lisse, plane, bordée d’une strie entière au sommet, les segments
abdominaux lisses avec quelques points très rares.
Cette espèce est extrêmement voisine de P. zivetta KLUG, elle en
diffère nettement par les caractères suivants :
Rebord de l’élytre brusquement épaissi à l’épaule, aplati et
coloré en rouge rubis, tandis que chez P. zivetta KLuG il est
partout de la même épaisseur ou insensiblement épaissi en avant,
apex coloré en rouge rubis et concolore chez P. zivetta KLUG.
De plus, cette espèce est plus élancée et les côtés du prothorax
sont moins arrondis; la coloration de l’apex est faible chez certains
individus et très intense chez d’autres.
Ma collection renferme cinq individus de cette espèce, de diverses
provenances. MM. STAUDINGER et BANG-HAAS m'en ont également
communiqué un bel exemplaire.
Polybothris Renardi nov. sp..— Long. 33 mill.; larg.
12 mill. — Bronzé violacé en dessus avec une tache noire à l’apex,
celle-ci portant une tache pubescente arrondie, dessous d’un brun
bronzé violacé, avec les trois derniers segments noirs et absolument
lisses, l’apical portant deux taches blanches.
Le pronotum dilaté en avant, en forme d’oreilles comme chez
P. Goryi GUER., élytres avec des taches blanches pubescentes sur
le disque, fortement acuminées et comprimées latéralement à
l'extrémité. |
Cette espèce ressemble suffisamment à P. Goryi GUER. pour
qu'il soit inutile d’en donner une description plus détaillée, elle
en diffère par les taches blanches pulvérulentes des élytres, qui
sont disposées de Ja façon suivante et correspondent à des fossettes
assez profondes qui n’existent pas chez le P. Goryi GUER. : une
tache derrière l’épaule, contre la base, une autre. arrondie, assez
grande sur le lobe épipleural, une autre, analogue, vers le tiers
postérieur, de cette tache part une série de plus petites taches
113
allant rejoindre la tache de l’autre bord en formant un arc de
cercle ouvert en avant et assez régulier.
Patrie : Ambositra. — Un exemplaire de ma collection.
Polybothris regalis nov. sp. — Long. 46 mill.; larg. 21
mill. — De la même forme que P. æqualis WAT., aureopilosa GUÉR.
etc., d’un brun bronzé en dessus avec des taches plus claires, le
dessous d'un cuivreux doré, vert au milieu, pattes et antennes vio-
lettes.
Tête obscure, lisse avec un petit nombre de gros points ; front
portant une profonde impression en forme de V renversé peu
ouvert, bord des yeux avec un sillon densément pubescent. Pro-
thorax court, échancré au bord antérieur, avec les bords aplanis,
dilatés en lame mince, les côtés fortement et régulièrement arqués,
la base largement bisinuée, les angles antérieurs obtus, arrondis
au sommet, les postérieurs légèrement obtus, le disque avec un
sillon médian à fond doré, bien net et entier, un assez vague sillon
dans les angles antérieurs, les côtés impressionnés, la ponctuation
très fine et serrée dans le fond du sillon, rare et irrégulière sur le
milieu et très régulière sur les bords où elle est entremêlée de
reliefs irréguliers, les bords sont légèrement pubescents et la
pubescence est dirigée en avant.
Ecusson petit, subarrondi, impressionné.
Elytres bien plus larges que le pronotum à la base, largement
arrondis à l’épaule, atténués en courbe très régulière de l’épaule
au sommet où ils sont conjointement arrondis avec une échancrure
imperceptible, les bords sont aplanis et tranchants, médiocrement
dilatés et légèrement relevés en gouttière, le disque est uni sans
être lisse, les stries sont à peine marquées, les bords portent des
taches dorées confluentes et débordant sur le disque, à fond fine-
ment granuleux, quelques taches analogues se retrouvent sur le
disque, principalement dans la moitié postérieure, toute la surface
de ces taches est légèrement pubescente.
Dessous très brillant sauf les bords refléchis du thorax qui sont
d’un bronzé clair mat, prosternum grossièrement ponctué, pubes-
cent, la saillie bordée d’un strie interrompue en arrière; métaster-
num ponctué au milieu et rugueux sur les côtés, saillie intercoxale
du premier segment abdominal plane et non carénée, segments
abdominaux presque lisses au milieu avec des impressions irrégu-
lières largement pubescentes sur les côtés, ciliés sur les bords, le
dernier segment concave avec une petite ligne oblique pubescente
de chaque côté à la base. Pattes lisses, très peu ponctuées, tarses de
la même couleur que les pattes.
Patrie : Ambositra. — Un exemplaire de ma collection.
114
Polybothris Darwini nov. sp. — Long. 36 mill.; larg.
148 mill. — Ovalaire, atténué en avant, bronzé avec les reliefs d'un
noir foncé, le dessous irisé, la marge inférieure des élytres bleue, les
tibias et les tarses cuivreux.
Tête imponctuée avec de gros reliefs lisses irréguliers sur le front
entre lesquels se trouvent des touffes de poils roux, épistome angu-
leusement échancré, carènes des cavités antennaires prolongées en
haut sur le front, très saillantes; antennes bronzées.
Prothorax court, élargi à la base, avec les côtés arqués et parais-
sant déchiquetés, le bord antérieur un peu saillant au milieu, la
base faiblement bisinuée, la carène latérale tout à fait courte, les
angles postérieurs aigus, tout à fait arrondis au sommet et un peu
prolongés en arrière, le disque avec un sillon très net et assez
profond, plus large en arrière et avec un trait dans le fond, impres-
sionné sur les côtés avec de gros reliefs irréguliers plus nombreux
en avant et dans les angles antérieurs, les dépressions pubescentes.
Ecusson subcordiforme, impressionné.
Elytres beaucoup plus larges que le pronotum à la base, presque
subcordiformes, arrondis à l’épaule, ayant leur plus grande largeur
un peu avant le milieu, régulièrement arqués, tronqués au sommet
avec une petite dent externe, avec le bord aplani et dilaté, légère-
ment relevé en gouttière, le disque avec une ponctuation réticulée
et quelques lignes élevées dans le voisinage de la suture, ces lignes
obsolètes au sommet sont interrompues par des fossettes ponctuées
à fond doré, un peu au dessous du milieu et plus près des bords
que de la suture on remarque de chaque côté une grande fossette
arrondie et pubescente et un peu avant le sommet une tache
triangulaire touchant les bords et garni d’une longue pubescence,
l’apex est également pubescent, la pubescence qui remplit toutes
les fossettes est d’un roux doré.
Prosternum très rugueux en dessous, avec la saillie bordée d’une
strie entière en arrière, bombée et fortement ponctuée, métaster-
num ponctué, segments abdominaux avec une ponctuation formée
d’un point en avantse continuant en arrière par un fin sillon, les
côtés légèrement pubescents à la base, le dernier segment bordé
d’un sillon finement ponctué, et divisé longitudinalement en deux
par un sillon finement pubescent.
Cette espèce ressemble à P. Wautersi THÉRY, et surtout à P. cri-
braria WaAT., elle diffère de la première par son pronotum moins
dilaté, dépourvu de tubercule dans les angles antérieurs, de la
seconde par sa taille plus avantageuse, son épistome anguleusement
échancré, la grande fossette du milieu de l’élytre et l’apex nette-
ment tronqué.
115
Patrie : Madagascar. — Un exemplaire de ma collection sans
localité précise.
Polybothris Faucherei nov. sp. — Cette espèce est très
voisine de P. auriventris CG. et G. et une description comparative
sera tout à fait suffisante pour la faire reconnaître. Le dessus est
noir à reflets verts et la coloration du dessous est identique à celle
de P. auriventris GC et G., la forme est beaucoup plus arrond'e sans
trace de tronquature à l’apex, l'onquature qui est toujours visible
dans l’espèce précitée. Le disque, au lieu d’être marqué de trois
taches blanches de chaque côté (quelquefois un rudiment de
quatrième), porte quatre petites bandes roussâtres obliques, bien
marquées, le dernier segment abdominal ponctué comme les
autres.
Patrie : Madagascar, Betsimisaraka (FAUCHÈRE). — Un exem-
plaire de ma collection.
Polybothris inedita nov. sp. — Long. 21.5 mill.; larg.
15.5 mill. — Noir, légèrement bronzé en dessus. Subovalaire, très
convexe en dessus, avec trois dépressions pubescentes sur chaque
élytre, disposées en lignes plus rapprochées des bords que de la suture ;
apex concolore ; dessous d’un cuivreux verdätre avec le bord inférieur
des élytres violacé, tournant au pourpré à l'extrémité; le dernier
segment abdominal pourpré, lisse, avec un point dans chacun des
angles et une petite ligne médiane interrompue au milieu et continuée
par quelques points, finement sillonné sur les bords.
Tête couverte de gros reliefs mats, bords des yeux avec un sillon
pubescent, antennes d’un vert bronzé.
Prothorax court, rétréci en avant, avec les côtés régulièrement
arqués, la marge antérieure légèrement saillante au milieu, la pos-
térieure anguleuse, avec un petit lobe saillantétroitcontre l’écusson,
la carène latérale tranchante, entière, les angles antérieurs obtus ;
les postérieurs un peu aigus ; le disque avec un sillon médian étroit;
assez net mais très superficiel, la ponctuation assez rare, irrégulière
et dorée.
Ecusson petit, bronzé.
Elytres beaucoup plus larges que le prothorax à la base, dilatés
à partir de l’épaule, aplanis et tranchants sur les bords qui ñe sont
pas relevés en gouttière, ayant leur plus grande largeur un peu
avant le milieu, régulièrement arqués jusqu’au sommet où ils sont
conjointement arrondis, avec quelques cils, le disque est couvert
de stries assez bien marquées et régulières, mais sans trace de
ponctuation, le bord dilaté seul porte quelques points.
116
Prosternum très grossièrement ponctué, la saillie bordée d’un
large sillon en arrière et très ponctuée, le métasternum presque
lisse au milieu, la saillie intercoxale large, sans carènes, ponctuée
ainsi que les segments abdominaux à l'exception du dernier; pattes
et tarses d’un vert cuivreux.
Patrie : Madagascar. — Un exemplaire de ma collection.
Cette espèce ressemble un peu à P. auriventris C. et G. mais elle
est plus petite, beaucoup plus bombée en dessus, l’apex est conco-
lore, la coloration du dessous et la structure du dernier segment
abdominal sont différentes.
Polybothris subpropinqua nov. sp. — Long. 25 mill.;
larg. 16 mill. — Cette espèce est voisine de P. propinqua War., elle
en diffère par les caractères suivants :
Couleur noire en dessus, bronzée en dessous, avec quelquesreflets
violacés sur les pattes et l’abdomen, le bord réfléchi des élytres de
la même couleur.
Prothorax beaucoup plus uni avec les angles postérieurs obtus.
Disque des élytres avec six fossettes pulvérulentes de blanc, bien
marquées, disposées en lignes et plus rapprochées du bord que de la
suture, apex subarrondi et non subéchancré, bords réfléchis du pro-
thorax mats imponctués à l’exception de trois ou quatre points
isolés, dernier segment abdominal lisse avec quelques points le long
de la base et de la ligne médiane.
Patrie : Madagascar. — Un exemplaire de ma collection provenant
de la collection AUBERT.
Polybthris incerticolor Kerr. — La description de cette
espèce a été faite d’après un exemplaire unique de ma collection
passablement défraichi; ayant reçu de M. SURCOUF un autre exem-
plaire de cette espèce, je crois nécessaire de rectifier la description
de l’auteur. Le sommet des élvtres n’est glabre que parce qu'il est
frotté dans le type, l’apex des élytres est brun et couvert d’une forte
pubescence, les élytres sont marqués de trois points blancs disposés
en lignes et plus près du bord que de la suture et de quelques
points secondaires irrégulièrement dispersés. Le premier exem-
plaire de ma collection ne portait aucune indication de patrie, le
deuxième provient de Betsimisaraka du centre.
Polybothris cribripennis nov. sp. — Long. 17 mill.; larg.
8.5 mill. — Court élargi au tiers postérieur, d'un cuivreux verdätre
en dessus, les reliefs de la tête et du pronotum d’un bleu d'acier, les
bords des élytres avec deux impressions pulvérulentes fauves situées, la
111
première sur le lobe épipleural, la deuxième un peu avant l'extrémité ;
dessous d'un bleu azuré verdätre avec Le rebord des élytres d'un vert
cuivreux, Le pourtour du dernier segment abdominal violacé, l’avant-
dernier segment lisse au milieu, la plaque lisse du dernier segment
circulaire et entourée d'un profond sillon pubescent, le bord du seg-
ment en bourrelet et à ponctuation dorée.
Tête avec des reliefs irréguliers sur le front, antennes verdâtres.
Pronotum rétréci en avant avec la marge antérieure échancrée.
les côtés en courbe avec deux sinuosités bien marquées dans la
moitié antérieure, la carène latérale sinueuse et dépassant le milieu,
les angles postérieurs aigus, la marge postérieure à peine bisinuée,
le disque avec quelques impressions sur les côtés et dans les angles
postérieurs, sans sillon médian, à surface fortement ponctuée et à
aspect corrodé.
Ecusson ponctiforme, arrondi, très brillant.
Elytres plus larges que le prothorax à la base, un peu sinués au
dessous de l’épaule, ayant leur plus grande largeur au tiers posté-
rieur, puis brusquement atténués; un peu sinués avant l’extrémité
où ils sont conjointement arrondis. Disque couvert de stries régu-
hères formées de très gros points enfoncés donnant à la surface un
aspect rugueux et corrodé, les stries aussi bien marquées sur les
bords qu’au milieu.
Dessous très ponctué, ayant le même aspect corrodé que le dessus,
saillie du prosternum avec une strie entière en arrière; côtés
des segments abdominaux avec quelques reliefs lisses d’un bleu
d'acier.
Cette espèce est voisine de P. crassa WAT., elle en diffère par sa
forme encore plus large, sa taille plus avantageuse, la couleur du
dessus et du dessous, la ponctuation du métasternum beaucoup plus
forte, la plaque anale plus arrondie.
Patrie : Madagascar. — Un exemplaire de ma collection.
Actenodes Le Moulti nov. sp — Long. 11 à 16 mill. ; larg.
4.5 à 6 mill. — Déprimé fortement et triangulairement atténué en
arrière, La tête ainsi que la base des élytres bleues ou d’un vert bleu-
ätre passant insensiblement au jaune vers le milieu des élytres puis
au rouge cerise qui repasse au bleu d'acier à l’apex, dessous d’un vert
cuivreux sauf les palles et l'abdomen qui sont bleuätres.
Tête unie finement sillonnée sur le vertex, fortement et très
régulièrement ponctuée avec de fines rides sous les yeux, ceux-ci
grands et se touchant presqu’en arrière, cavités antennaires
grandes, placées en contre-bas du front, sans carènes saillantes,
ee CE PT UNE Ven NT a fes di À
118
épistome court, très large, faiblement échancré, bordé antérieure-
ment par une petite carène aplatie, noire, lisse et brillante; antennes
d’un bleu foncé.
Pronotum faiblement ponctué au milieu, la ponctuation beaucoup
plus forte sur les bords, très régulièrement espacée sur toute la
surface, la marge antérieure fortement échancrée, les côtés arrondis
en avant en courbe régulière et presque droits postérieurement,
presqu’entièrement rebordés sur les côtés par une carène très nette
alteignent les angles antérieurs qui sont très abaiïissés; les angles
postérieurs très aigus ; la base fortement bisinuée avec le lobe
médian large et arrondi; le disque impressionné le long de la marge
antérieure, l'impression ayant sa plus grande largeur au milieu,
une impression semi-circulaire près des angles et une autre plus
arrondie de chaque côté, un peu plus haut que la base et touchant
presque la précédente.
Ecusson ponctué, en triangle isocèle, aigu.
Elytres plus larges que le prothorax à la base, arrondis à l’épaule
où ils ont leur plus grande largeur, presque droits jusqu’au tiers
postérieur puis atténués jusqu’à l’extrémité qui est terminée par un
angle très aigu et prolongé en pointe; la suture relevée en carène
sur la plus grande partie de sa longueur; le disque très régulière-
ment ponctué sur toute la surface, sans traces de stries, impres-
sionné vers la base avec des traces de sillons longiludinaux superfi-
ciels. Côtés du prosternum lisses sur les bords, fortement et peu
densément ponctués au milieu, les points portant des poils; saillie
prosternale très déprimée, peu ponctuée, bordée d’une très fine
strie contre les hanches antérieures, retrécie au milieu, élargie en
arrière et terminée en pointe; saillie intercoxale du premier seg-
ment abdominal arrondie au sommet, lisse à l'extrémité; suture des
premier et deuxième segments bien visible, base des segments 5,
4 et 5 bordée par une bande noire lisse séparée par une fine strie:
extrémité du dernier segment tronquée et légèrement sinuée,
cuisses fortement pubescentes au bord postérieur.
Patrie : Madagascar.
Description faite d’après trois exemplaires de ma collection
acquis à LE Mourr.
Cette espèce ressemble beaucoup en dessus à À. Alluaudi KERR.,
mais elle est beaucoup plus petite, différemment colorée en des-
sous, avec les veux plus rapprochés en arrière, l’écusson plus
court, elle est moins acuminée postérieurement, etc.
Paradora Sicardi nov. sp. — Long. 45 mill.; larg. 2.5
mill, — Court, large, très convexe en dessus, noir, brillant, couvert
119
de gibbosités lui enlevant toute fornie définissable, le front légèrement
pubescent.
Tête profondément sillonnée, le sillon divisant la tête en deux
lobes réguliers, front légèrement tuberculé en avant, séparé des
cavités antennaires par un sillon horizontal, épistome réduit à
une lame avec deux branches linéaires et resserré entre les cavités
antennaires qui sont contiguës, antennes courtes avec les deux
premiers articles épais.
Pronotum en trapèze, presque rectangulaire, court, saillant au
milieu du bord antérieur, rebordé d’une fine strie, avec les angles
antérieurs aigus, très abaissés, les postérieurs subdroits, arrondis
au sommet, la marge latérale finement rebordée et sinueuse, la
base sinueuse avec un lobe médian tronqué, droit au devant de
l’écusson. Le disque est couvert de gros tubercules, dont un énorme
au milieu entouré de quatre plus petits disposés en trapèze, le
reste de la surface irrégulier. Il est couvert de fines stries parallèles
et plus ou moins concentriques.
Ecusson grand en triangle isocèle, lisse, brillant, un peu concave.
Elytres à peu près de la largeur du prothorax à la base, sinués
après l’épaule, ayant au tiers postérieur à peu près la même largeur
qu’à l'épaule, atténués eusuite jusqu’à l’extrémité où ils sont isolé-
ment arrondis, bordés d’une fine strie et sans denticulation dis-
tincte, le calus huméral est relevé en forme d'oreilles, au dessous de
celui-ci se trouve un tubercule un peu allongé et aplati, situé à
égale distance de la suture et du bord, en arrière de l’élvtre deux
autres petits tubercules et une petite élévation allongée sur les
bords, la ponctuation est remplacée par des stries obliques assez
écartées, concentriques sur les tubercules. De chaque côté des
élytres l’abdomen déborde fortement, le dessous est très densément
ponctué, la ponctuation en forme de petites écailles, l'abdomen est
renflé et dans l’angle antérieur du troisième segment se trouve un
petit triangle de pubescence argentée peu visible.
Cette espèce ressemble beaucoup à Paradora deformis FAIR». et
je l’ai autrefois déterminée sous ce nom, elle s’en distingue princi-
palement par la présence du gros tubercule au milieu du: pro-
notum.
Patrie : Madagascar, Montagne d’Ambre. — Un exemplaire de ma
collection et collection du D' SicARD.
Suarezia nov. gen. — Tête convexe, sillonnée longitudinale-
ment sur le front, paraissant plane sur le vertex autant que le laisse
voir une abondante pubescence laineuse, légèrement bituberculée
en avant, carènes surmontant les cavités antennaires horizontales,
120
cavités antennaires grandes, épistome étroit, resserré entre les cavi-
tés qui sont rapprochées en avant sans être contiguës, extrémité de
l’épistome échancrée. Antennes courtes, dentées à partir du sixième
article, le 1° et le 2° subégaux, épais, renflés au sommet et allon-
gés, les suivants très courts et subégaux. Yeux assez grands, ellip-
tiques un peu obliques, écartés en arrière sur le vertex. Pronotum
couvert d’une épaisse tomentosité laineuse qui empêche d’en perce-
voir les détails, néanmoins on peut se rendre compte qu’il existe
des tubercules derrière les bords et un tubercule central, ils sont
impressionnés sur les côtés et en arrière, la marge antérieure est
peu saillante en avant, les côtés sont dilatés, aplanis, très anguleux
avec l’angle postérieur très obtus et presqu’arrondi ; une carène
latérale entière, la base bisinuée avec le lobe médian tronqué.
Ecusson grand, en triangle isocèle. Elytres très peu convexes,
médiocrement allongés, relevés en crête à l’épaule, arrondis au
sommet. La marge antérieure du prosternum me paraît munie
d’une mentonnière mais je n’ai pu décoller cet insecte pour en
examiner le dessous, les hanches antérieures me paraissent sem-
blables à celles du genre Paradora. Pattes peu robustes, les fémurs
subfusiformes, les postérieurs un peu arqués, tibias grêles, tarses
courts avec les articles subégaux, les crochets bifides ; abdomen
dépassant les élytres. Pygidium armé d’une petite pointe horizon-
tale en dessus. Corps couvert de pubescence.
J'ai fondé ce genre pour une espèce de Madagascar voisine du
genre Paradora dans lequel il est impossible de la faire entrer. Au
premier abord elle ressemble beaucoup à Cisseëcoræbus cornutus
FarrM. et on serait tenté de la placer dans le même genre.
Suarezia albicollis nov. sp. — Long. 8 mill.; larg. 3.5
mill. — Court dilaté à hauteur du tiers postérieur, pronotum recou-
vert d'une pubescence laineuse d'un blanc légèrement jaunûâtre, élytres
avec une courte pubescence squameuse, dressée, notre ; côtés de l’abdo-
men avec une large tache de pubescence de même couleur que celle
du pronotum.
Tête couverte d’une longue pubescence laineuse, un peu clairse-
mée. Pronotum couvert d’une longue et dense pubescence dirigée
vers le centre et remontant sur les tubercules pour former des
houppes, elle est au sommet de ces tubercules mélangée de quelques
poils noirs. Les angles postérieurs sont dénudés ainsi qu’un espace
au devant de l’écusson et un petit triangle de chaque côté.
Ecusson triangulairement impressionné, le fond de l'impression
à aspect granuleux.
Elytres plus larges que le prothorax à la base, dilatés à l’épaule,
un peu sinués après, élargis au tiers postérieur, finement granuleux
191
sur toute leur surface et brillants, sans côtes ni impressions, la
pubescence noire dressée est plus forte sur les crêtes surmontant
les calus huméraux, ils sont finement rebordés presque jusqu’au
sommet, le dessous est d’un aspect finement granuleux et la pubes-
cence est en forme de petites écailles cachées en partie par la
pubescence blanche qui occupe les côtés des bords réfléchis du
prothorax, les côtés des deux premiers segments abdominaux ainsi
que les flancs du métasternum où elle est plus rare; les pattes sont
également finement pubescentes de blanc; le dernier segment
abdominal est concave.
Patrie : Diego-Suarez. — Un exemplaire de ma collection.
Diplolophotus Sicardi nov. sp. — Long. 4.5 mill. — D'un
bronzé verdätre brillant en dessus, le prothorax avec des taches
médianes et latérales blanches, les élytres ayant chacun quatres taches
de même couleur disposées sur une même ligne et couvertes d'une
pubescence très espacée ; dessous cuivreux avec des taches triangulaires
pubescentes de chaque côté des segments abdominaux.
Tête sillonnée sur le vertex, le sillon pubescent est rempli de pul-
vérulence blanche ; bituberculée au sommet du front, à peine
bombée en avant et rugueusement ponctuée ; front séparé de l'épis-
tôme par une carène, épistôme largement échancré avec les bran-
ches latérales très développées, cavités antennaires ouvertes en
dessus et antennes portées verticalement, celles-ci courtes, cui-
vreuses, à articles dentés bien développés. Prothorax dilaté en
avant, la marge antérieure bisinuée, finement rebordée, les côtés
arrondis en avant sinués avant la base où ils sont presque droits, le
bord postérieur anguleusement sinué de chaque côté avec un lobe
médian légèrement échancré lui-même, les angles antérieurs exces-
sivement aigus, les postérieurs obtus, la carène latérale sinueuse,
la carène supérieure partant de l’angle postérieur formant une
courbe et rejoignant la carène normale, la carène inférieure sinu-
euse et ne rejoignant pas la carène normale en avant; le disque est
fortement impressionné sur les côtés avec deux fossettes super-
posées sur la ligne médiane, les impressions et les fossettes garnies
d’une pubescence dense et remplie de pulvérulence blanche, la
ponctuation est remplacée par des stries très fines, transversales,
très nettes, généralement en courbes ouvertes vers l’avant.
Ecusson très saillant, large, finement pointillé, parcouru dans sa
largeur par une carène crénelée, fortement sinué sur les côtés et
terminé par une pointe fine.
Elytres à peine plus larges à l'épaule que la base du prothorax,
presque droits jusqu’au tiers postérieur où ils ont leur plus grande
largeur, régulièrement arrondis ensuite jusqu’au sommet où ils sont
122
finement denticulés, fortement impressionnés à la base derrière
l'épaule, avec la suture relevée en carène sur la moitié postérieure,
la surface finement granuleuse et paraissant couverte de très petites
écailles, ornés chacun de quatre taches pubescentes d’un blanc pur,
la première située dans l’impression de la base, la deuxième au tiers
antérieur, linéaire, située à égale distance de la suture et de la
marge, la troisième subarrondie, vers le tiers postérieur et plus
rapprochée de la suture, la quatrième contre la suture un peu avant
l’extrémité. Les quatre premiers segments abdominaux débordant
les élytres, visibles par dessus et couverts d’une villosité blanche.
Dessous très finement pubescent avec une tache triangulaire de
pubescence plus dense sur les côtés des segments abdominaux.
Patrie : Madagascar, Montagne d’Ambre. — Un exemplaire de ma
collection, et collection du Dr SICARD.
Agrilus Mayeti nov. sp. — Long. 9.5 mill. — Noir verdätre
en dessus avec une tache de pubescence pulvérulente d'un blanc jau-
nâtre sur le front et une autre sur les bords du pronotum, dessous abon-
damment garni de cette même pulvérulence, ne laissant à découvert
qu'une partie des bords des quatre premiers segments abdominaux et
leur milieu.
Tête fortement sillonnée sur le vertex et divisée en deux lobes
bombés, un peu déprimée sur le front qui est séparé de l’épistôme
par une carène fine et brillante, celui-ci placé en arrière-plan, très
court, largement échancré en avant; cavités antennaires arrondies
ouvertes latéralement, antennes atteignant le milieu du pronotum.
Pronotum transversal, un peu plus large en avant qu’en arrière,
à peine saillant au bord antérieur, les angles antérieurs aigus,
abaissés, les côtés arrondis en avant et sinués avant la base, avec la
carène marginale presque droite, la carène supérieure bien marquée,
courte, n’atteignant pas le milieu du pronotum, l’inférieure entière,
unie à la normale sur le tiers de sa longueur en arrière; la base est
fortement bisinuée, avec le lobe médian sinué lui-même au devant
de l’écusson, le disque est fortement impressionné sur les bords;
sur la ligne médiane, deux fossettes superposées forment une sorte
de sillon, il est couvert de lignes transverses onduleuses, plus
rugueuses sur les côtés.
Ecusson transversal, court, subpentagonal, caréné dans sa
largeur. k
Elytres un peu plus larges que le pronotum à la base, presque
parallèles sur deux tiers de leur longueur ensuite atténués jusqu'à
l'extrémité où ils sont terminés par une forte pointe ; le disque est
couvert d’une large impression régulière partant des épaules et
195
aboutissant au sommet, les bords de cette impression sont très nets
et qui font paraître l’élytre comme parcouru par une côte; la base
est impressionnée largement, la ponctuation est en forme de petites
écailles et très rapeuse à la base et sur les bords. En dessous les
parties non recouvertes par la pubescence sont finement ponctuées.
Patrie : Madagascar, Montagne d’Ambre. — Un exemplaire de
ma collection qui m’a été autrefois donné par notre regretté col-
lègue VALERY MAYET.
10.
Tableau des Aphanisticus de Madagascar faisant partie
de ma collection.
Elytres moins larges au tiers postérieur que
le prothorax ou au plus égaux à celui-ci.
Elytres plus larges au tiers Hi que
le-prothorax 7" :
Elytres avec des côtes ta ou moins mar-
(Ress re te
Elytres sans côtes ne es
Elytres sans fossettes arrondies sur le
disque. D TE MENT CUS LOS ET RER
Elytres avec une fossette arrondie de
chaque côté de la suture.
Côtes discales peu nettes et abtes ar
l'extrémité .-. ;
Côtes discales nettes et prolongées Hu ‘au
SONDE Lee ren ;
Tête vue de dessus en armée dde
deux pointes. à
Tête vue de dessus eu armée ‘de
deux tubercules à
Côtes des élytres obsolètes, ace ou
en nombre inférieur à trois.
Côtes des élytres entières et au ne dk
ÉCDiSEE à DES
Elytres sans names a anor-
male A Dee Ode GA) Loue à
Elytres impressionnés transversalement.
Taille petite, 2.5 mill.
Taille plus grande, 3.95 mill. eue noire
. Front armé de deux pointes
Front en forme de croissant LE
Pronotum dilaté et aplani sur les nd
noir ou noir bronzé brillant.
Prothorax non dilaté, bronzé soyeux
ANNALES DE LA 800. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVI, 1-VI-1912
mitratus
Mayeti
Rollei n. sp.
angustifrons n.sp.
4|
Goudoti
ë
impressipennis
9
cristalus
elegans
Tondui n.sp.
11
integricollis
124 =
11. Une fossette arrondie ou ovale dans les
angles postérieurs du pronotum . . . 12
Fossette remplacée par un sillon. . . . Sicard
19, Front fortement ‘échaneré 1," 13
Front arrondi en avant et simplement
S\lOnNnE tre ë . rotundicollis n.sp.
13. Tête fortement Achat en te mais
les bords de l’échancrure non ou à peine
prolongés”en pointes meme 14
Bords de l’échancrure prolongés en Lee
en pointe aigue. . . 15
14. Ponctuation des élytres peu ee, “ne
lète; apex élytral.épimeux ::.: . . denticulatus n. sp.
D don nette profonde, apex inerme. Bouvieri
45, Elytresgridés 4.08; sen aise sel
Elytres nettement agree RP RE TA Le TIC US
16. Rides obsolètes au sommet... .. inornatus
Rides bien marquées sur toute la des Grandidieri n. sp.
Je n’ai pu faire rentrer dans ce tableau six espèces d’Aphanis-
ticus que. je ne connais que par leur description. Parmi celles-ci
se trouvent À. ater C. et G. et À. auriculatus C. et G., dont les
descriptions et les figures laissent tellement à désirer qu'il est
impossible d’en faire un usage quelconque.
Ma collection renferme un exemplaire d’A. bilobiceps KAIRM.
comparé par KERREMANS au type de FAIRMAIRE et provenant de
Zanzibar; j'ai constaté que cet exemplaire était absolument iden-
tique à mon À. Mayeti décrit bien antérieurement.
Mon exemplaire m'a été donné par VALERY MAYET qui m'en a
certifié l’origine, j'en conclus que l’A. Mayeti est une des rares
espèces malgaches qui se retrouvent sur le continent africain.
Aphanisticus Rollei nov. sp. — Long. 2 3/4 mill.; larg.
0.75 mill. — Bronzé, médiocrement convexe, la tête portant deux
pointes en avant, les élytres plissés transversalement, avec une côte
longitudinale, une fovéole au milieu du disque, l’apex épineux.
Tête profondément excavée sur le front, les saillies des bords
de l’excavation formant en avant, et vu de dessus, deux petites
pointes aiguës, à ponctuation extrèmement fine et serrée et à peine
visible.
Pronotum beaucoup plus large que long, ayant sa plus grande
largeur au milieu, convexe sur le disque, aplani sur les bords,
le bord antérieur fortement échancré, les côtés régulièrement
arrondis et un peu redressés à la base, crénelés sur les bords,
125
les angles antérieurs et postérieurs obtus, la marge postérieure
bi-sinuée avec le lobe médian étroit et arrondi au sommet, le
disque impressionné sur les bords latéraux, avec une fossette
profonde dans les angles postérieurs et une longue impression
élargie en son milieu, située un peu en arrière de la marge anté-
rieure, la surface entièrement couverte d’une excessivement fine
ponctuation, à aspect un peu granuleux et, en outre de celle-ci,
on remarque des points cicatriciels arrondis et espacés, plus grands
et plus nombreux sur les bords.
Écusson très petit mais bien visible, arrondi en arrière. Elytres à
peine plus larges que le prothorax à la base, rétrécis et échancrés
à hauteur des hanches postérieures, un peu dilatés vers le tiers
postérieur et, à cet endroit, à peu près de la même largeur que le
prothorax, puis régulièrement atténués jusqu’à l’extrémité avant
laquelle ils sont légèrement sinués, subtronqués à l’extrémité, avec
une forte dent au milieu de la tronquature, un peu déhiscents au
sommet; fortement impressionnés sur les bords en dessous de
l’épaule ainsi qu’au sommet; le disque est parcouru par une fine
carène qui part du milieu de la base et continue en restant paral-
lèle à la suture jusqu’au sommet, ils sont ridés à la base, avec
une grosse fossette arrondie, située à peu près au tiers antérieur
de chaque côté de la suture.
Patrie : Madagascar. — Un exemplaire de ma collection (ROLLE).
Aphanisticus angustifrons nov. sp. — FEong. 3 mill.;
larg. 1 mill. — Noir bronzé, tête portant en avant deux crêtes verti-
cales, les élytres avec les côtes rudimentaires à la base, plissées
transversalement au milieu sur le tiers antérieur, anguleux au
sommet où ils sont imperceptiblement denticulés.
Tête subglobuleuse avec deux fortes saillies en crêtes verticales
arrondies en avant, extrêmement finement ponctuée et irrégulière-
ment parsemée de cicatrices ombiliquées superficielles.
Pronotum beaucoup plus large que long, ayant sa plus grande
largeur au milieu, bombé sur le disque, aplani sur les côtés, la
marge antérieure échancrée et peu saillante au milieu, les côtés
arrondis et brusquement redressés en arrière, rebordé et finement
crénelé sur les bords, les angles antérieurs aigus, les postérieurs,
subdroits, la marge postérieure sinueuse avec un lobe médian
arrondi au devant de l’écusson, le disque avec un bourrelet le long
du bord antérieur derrière lequel se trouve un sillon transversal,
un tubercule aplati un peu avant la base, de chaque côté de la ligne
médiane et une profonde fossette arrondie dans les angles posté-
rieurs ; la surface est ponctuée de la même façon que la tête.
126
Ecusson assez grand pour le genre et triangulaire.
Elytres à peine plus larges à l'épaule que le prothorax à la base,
sinués à hauteur des hanches postérieures, ayant leur plus grande
largeur un peu avant le tiers postérieur ou ils ont sensiblement la
même largeur que le prothorax, puis régulièrement atténués
jusqu’à l’extrémité ou ils sont un peu anguleux avant celle ci et
terminés en angle un peu obtus et extrêmement finement denti-
culés. Ils sont impressionnés tout à fait à la base derrière l’épaule et
à l’apex en sorte que le pourtour de l’élytre à cet endroit est relevé
en bourrelet; la ponctuation est formée de gros points irréguliers
à la base et de traits excessivement fins disposés en ligne sur le
reste de l’élytre.
Dessous peu distinctement ponctué.
Patrie : Madagascar, Montagne d’Ambre. — Un exemplaire de ma
collection et collection du D' SICARD.
Aphanisticus Tondui nov. sp. — Long 2,3/4 mill.; larg.
1.2 mill. — Noir avec la tête et le pronotum bronzés à reflets dorés.
Tête très large en avant, fortement excavée sur le front et le
vertex, munie en avant de deux grosses crêtes saïllantes verticales
qui vues de dessus offrent la forme d’un croissant; élytres sans
côtes lisses bien marquées, sauf une petite carène sur le calus
huméral et une autre sur le côté à l’extrémité, celle-ci légèrement
dilatée et terminée par deux très fortes épines l’interne étant la
plus développée.
Tête avec l’excavation en arête vive sur les bords, vue de
dessus cette excavation atteint presque le bord du pronotum, elle
est parcourue dans le fond par une strie nette bien marquée, la
ponctuation est formée de points excessivement fins et très serrés
et de grandes cicatrices ombiliquées superficielles.
Pronotum presqu’aussi large en avant qu’en arrière, avec le
bord antérieur échancré et droit au milieu, les angles antérieurs
complètement arrondis, les postérieurs très obtus, les côtés arron-
dis, à denticulation à peine distincte, la base sinueuse avec un lobe
médian assez étroit, prolongé en arrière et arrondi au sommet,
le disque est impressionné sur les côtés qui sont dilatés et aplanis,
parcouru le long du bord antérieur par une large carène derrière
laquelle se trouve un sillon un peu anguleux au milieu, un peu
avant le mitieu, une autre très large carène derrière laquelle se
trouve une forte impression transversale, enfin de chaque côté,
contre la base une autre petite carène courte arrondie au sommet
et dans les angles postérieurs une profonde fossette arrondie.
Ecusson petit, brillant, arrondi en arrière.
Elytres un peu plus étroits que la base du prothorax, subparal-
127
lèles jusqu’au milieu, puis insensiblement atténués jusqu’au
sommet avant lequel ils sont largement sinués, l’extrémité très
largement tronquée avec une forte épine légèrement recourbée
vers l’extérieur au bord externe, une autre épine beaucoup plus
forte au milieu de la tronquature et une dent à l’angle satural. Le
disque est impressionné le long de la base et au dessous de
l’épaule, également le long de la suture et au sommet, il est couvert
de vagues rides transversales et son aspect est soyeux, sans ponc-
tuation distincte.
Patrie : Madagascar, Montagne d’Ambre. Un exemplaire de ma
collection.
Aphanisticus rotundicollis nov. sp. — Long. 2.2 mill.;
larg. 0.75 mill. — Noir, brillant, tête globuleuse et sillonnée en
avant, élytres avec la moitié antérieure portant des séries des très
gros points enfoncés et la moitié postérieure lisse, isolément acumainés
au sommet et finement denticulés.
Tête absolument globuleuse, vue en dessus et légèrement échan-
crée en avant par la présence d’un sillon frontal à fond arrondi;
veux presque contigus en avant; ponctuation très fine et entre-
mélée de points cicatriciels superficiels.
Pronotum transversal, ayant sa plus grande largeur un peu après
le milieu, très bombé sur le disque qui est régulièrement uni et
continue la courbe de la tête, impressionné seulement le long de la
base avec les bords aplanis relativement étroits; la marge anté-
rieure presque droite, les angles antérieurs obtus, les côtés arrondis
et un peu redressés à la base, non visiblement denticulés sur les
bords, les angles postérieurs à peine obtus avec une fossette très
profonde à bords abrupts dans ces angles, la base droite avec un
petit lobe saillant subanguleux au milieu, le milieu du disque
paraissant lisse, la ponctuation étant visible seulement sur les bords
latéraux et analogue à celle de la tête.
Ecusson très petit.
Elytres un peu plus étroits à l’épaule que le prothorax au milieu,
ayant un peu avant le tiers postérieur la même largeur qu’à la
base, échancrés à hauteur des hanches postérieures, régulièrement
atténués du tiers postérieur au sommet avant lequel ils sont sinués,
isolément acuminés au sommet en angle obtus et finement denti-
culés ; légèrement impressionnés à la base derrière l’épaule et le
long de la suture jusqu’à l’extrémité dont les bords sont de ce fait
relevés en bourrelet, le calus huméral lisse, brillant et saillant avec
quelques gros points au-dessous du calus sur la marge latérale;
la moitié antérieure du disque sauf tout contre la base avec des
+4 AS OR CRE ET EN TN RC RE ER ET te EN EheriR-"
Fr GRANT RE Sp PERTE TE NES NE
LE + EN : ÉTÉ CODE FC
128 N
séries de gros points enfoncés ne dépassant guère le milieu, la
deuxième moitié lisse et sans ponctuation visible.
Patrie : Madagascar, Montagne d'Ambre. — Un exemplaire de
ma collection.
Aphanisticus denticulatus nov. sp. — Long. 2 mill.;
larg. 0.75 mill. — Noir avec les côtés du pronotum dorés ; tête globu-
leuse, subéchancrée en avant, les élytres épineux et denticulés à
l'extrémité.
Tête à ponctuation extrêmement fine et entremêlée de quelques
points ombiliqués; yeux assez rapprochés en avant.
Pronotum bombé, très court, arrondi sur les côtés qui sont visi-
blement denticulés, presqu'aussi large en avant qu’en arrière,
ayant sa plus grande largeur au milieu, échancré au bord antérieur,
les angles antérieurs aigus, les postérieurs complètement arrondis,
la base très fortement sinueuse avec le lobe médian saillant et
arrondi au sommet, profondément sillonné le long du bord anté-
rieur, le sillon plus éloigné du bord au milieu, impressionné sur
les côtés qui sont aplanis et médiocrement dilatés, sillonné le long
du bord postérieur avec une petite carène transversale tout contre
la base de chaque côté de l’écusson et une profonde fossette dans
les angles postérieurs, la surface à structure granuleuse entremêlée
de quelques gros points superficiels moins nettement ombiliqués
que chez la plupart des espèces du même genre.
Ecusson petit, subtriangulaire.
Elytres un peu plus étroits à l'épaule que le pronotum au milieu,
légèrement échancrés à hauteur des hanches postérieures ayant leur
plus grande largeur un peu après le milieu, puis atténués jusqu’à
l’extrémité où ils sont finement denticulés avec une dent médiane,
impressionnés à la base, sur les bords au-dessous de lépaule et le
long de la suture, cette dernière impression n’atteignant pas l’apex;
disque avec quelques stries bien marquées sur la moitié antérieure
et à fond soyeux.
Patrie : Madagascar, Montagne d’Ambre. —- Un exemplaire de
ma collection.
Aphanisticus Grandidieri nov. sp. — Long. 3 mill.; larg.
0.95 mill. — Allongé, d'un noir bronzé, ayant sa plus grande largeur
au milieu du prothorax, tête globuleuse avec deux crêtes étroites qui,
vues de dessus, produisent l'effet de deux petites cornes légèrement
divergentes, élytres très fortement ridés -sur toute leur surfae, termi-
nés par une dent épineuse au sommet.
Tête sillonnée sur le front et le vertex, à ponctuation foncière
: Let
129
indistincte mais parsemée de petites cicatrices arrondies et très
superficielles, yeux assez distants en avant.
Pronotum échancré au bord antérieur qui est fortement saillant
au milieu, avec les angles antérieurs aigus, les côtés arrondis et
brusquement redressés à la base, les angles postérieurs aigus, la .
base assez fortement sinueuse avec un lobe médian assez large, en
angle légèrement obtus, arrondi au sommet; le disque avec un
large sillon derrière le bord antérieur, fortement élargi au milieu,
très fortement impressionné sur les côtés qui sont aplanie et dilatés,
transversalement impressionné après le milieu, avec deux tuber-
cules peu saillants en arrière de cette impression et une énorme
fossette subtriangulaire dans les angles postérieurs, la ponctuation
du disque est très fine, un peu granuleuse et parsemée de cicatrices
ombiliquées superficielles, la ponctuation et les cicatrices mieux
. marquées sur les bords.
Ecusson petit, en triangle allongé, nee
Elytres de la même largeur que la base du prothorax, sinués
latéralement à hauteur des hanches postérieures, ayant leur plus
grande largeur vers le milieu, atténués ensuite jusqu’à l'extrémité
avant laquelle ils sont légèrement sinués, terminés en angle denté
au sommet et vaguement denticulé. Le disque est impressionné à
la base, sur les côtés au-dessous de l’épau'e, le long de la suture,
l'impression occupant toute la surface de l’apex et en faisant
paraître les bords saillants; ils sont couverts de stries formées de
petits traits et fortement ridés transversalement sur toute leur
surface. L’abdomen est couvert de petites cicatrices allongées.
Patrie : Montagne d’Ambre (Madagascar). — Un exemplaire de
ma collection.
Habroloma velutina nov. sp. — Long. 2.2 mill. ; larg. 1.3
mill. — Court, atténué en arrière, noir à reflets violacés, recouvert
d’une pubescence d’un rouge doré cuivreux, entremélée par place de
pubescence argentée.
Tête très large, front fortement impressionné à la base et presque
caché sous la tête, largement sillonné, le sillon se continuant sur
le vertex; yeux surmontés d’une crête étroite, très saillante, presque
entièrement cachés derrière l’angle du pronotum ; la ponctuation
est invisible et toute la surface est parsemée de poils cuivreux.
Pronotum très large, dilaté sur les bords, qui sont en arc de
cercle, avec les angles antérieurs saillants en avant et aigus, les
postérieurs un peu obtus, la base fortement quadrisinuée avec le
lobe médian tronqué et un peu échancré au-devant de l’écusson,
une profonde fossette oblongue, transversale dans les angles posté-
NÉE UM Re TE os
130
rieurs, impressionnés sur les côtés et le long de la base dont le
bord est relevé en carène, sans ponctuation distincte, les bords
avec une pubescence assez longue et modérément dense.
Écusson assez grand, lisse, triangulaire _
Élytres sensiblement de la même largeur que le pronotum à la
base, avec le calus huméral médiocrement saillant, régulièrement
atténués en ligne courbe jusqu’à l’extrémité où ils sont conjointe-
ment arrondis, avec une très fine carène partant du calus huméral
et atteignant le sommet, de lignes de gros points peu visibles sous
la pubescence ; celle-ci est grise et forme deux fascies transverses
vers l’extrémité et une petite tache avant le milieu contre la suture,
ces fascies sont peu denses et mal délimitées.
Patrie : Madagascar, Montagne d’Ambre. — Un exemplaire de ma
collection, et collection du D' SicARD.
Trachys Auberti nov. sp. — Long. 3 mill.; larg. 1.75 mill. —
Ovalaire, bronzé, assez densément pubescent, la pubescence de couleur
Jaunûtre avec deux fascies transversales blanchätres à l'extrémité.
Tête fortement impressionnée en avant et paraissant échancrée,
vue de dessus, sillonnée sur le front, avec le bord antérieur des
yeux arrondi, sans ponctuation distincte, celle-ci remplacée par des
petits ronds superficiels assez rapprochés les uns des autres; yeux
peu saillants. ;
Prothorax transversal, à bord antérieur faiblement échancré,
légèrement bi-sinué, les angles antérieurs aigus, les côtés très
obliques et légèrement courbes, paraissant sous un certain jour
légèrement striés sur les bords ; les angles postérieurs très aigus, la
marge postérieure fortement quadri-sinuée avec un lobe médian
large et subdroit au sommet; disque régulièrement arrondi et
impressionné seulement le long de la base, au milieu, finement
pubescent et à ponctuation mal définie au milieu et formée seule-
ment de petits points d’où émergent les poils: sur les bords la
ponctuation paraît formée de petits tubercules arrondis, assez
serrés, aplatis avec un point central.
Écusson invisible.
Élytres un peu plus larges que le prothorax à la base, avec le
calus huméral médiocrement saillant, ayant leur plus grande
largeur à l’épaule, droits jusqu’au tiers postérieur, puis régulière-
ment atténués en courbe jusqu’au sommet où ils sont conjointe-
ment arrondis; ils sont impressionnés à la base, et, à ponctuation
formée de lignes de petites cicatrices fort embrouillées, la pubes-
cence est relativement dense et forme, outre quelques petites taches
assez irrégulières, deux fascies transverses et très onduleuses vers
l'extrémité. Dessous finement et très régulièrement pubescent.
= 151
Cet insecte que j'ai acquis avee la collection du D' MAURICE
AUBERT de Toulon porte une étiquette manuscrite de FAIRMAIRE,
lui attribuant le nom de 7. obsoleta CHEV. Il n’y a certainement
aucun rapport entre ces deux espèces puisque le T. obsoleta est
indiqué par son auteur comme étant d’un noir brillant, avec le
bord antérieur des yeux carénés, caractères qui ne se retrouvent
pas dans mon espèce. Je cite cette erreur parce que FAIRMAIRE
a mal connu les espèces de Trachys de Madagascar, anciennement
décrites, et les utilise comine termes de comparaison dans ses
descriptions.
Trachys pigra nov. sp. — Long. 2.6 mill. ; targ. 1.6 mill. —
D'un bleu noirätre, parsemé de poils argentés formant deux fascies
transverses sur les élytres, court, peu atténué à l'extrémité.
Tête large, peu saillante en dehors du prothorax, fortement
concave entre les veux, finement sillonnée sur le front et le vertex,
sans ponctuation distincte, parsemée de rares poils argentés, avec
deux petites fossettes profondes arrondies au dessus des cavités
antennaires.
Pronotum très large et très court, échancré en avant, droit
au milieu du bord antérieur, avec les angles antérieurs subaigus,
ainsi que les angles postérieurs, les côtés régulièrement arrondis,
bordés d’une carène latérale sinueuse, quadrisinués à la base, avec
un large lobe médian arrondi, régulièrement bombés sur le disque,
un peu aplanis sur les côtés et très peu impressionnés sur les
bords, le disque sans ponctuation distincte mais avec quelques
vagues petites cicatrices superficielles, desquelles émergent des
poils recourbés argentés, la marge, comme celle dé la base des
élytres, relevée en fine carène.
Écusson bien visible, en triangle isocèle, lisse.
Élytres à peine plus larges que le prothorax à la base, avec le
calus huméral peu saillant, légèrement sinués après l’épaule, peu
rétrécis jusqu’au tiers postérieur et ensuite assez brusquement
atténués en ligne courbe jusqu’à l’extrémité, faiblement impres-
sionnés sur le disque derrière le calus huméral, sans ponctuation
bien distincte mais avec de vagues traces de lignes ponctuées sur
le disque, ornés de poils argentés épars et de deux bandes pubes-
centes de même couleur, la première onduleuse vers le tiers posté-
rieur et la deuxième subdroite avant l'extrémité. Dessous lisse,
avec l’abdomen parsemé de poils de la même couleur que ceux du
dessus.
Patrie : Madagascar, Montagne d’Ambre (ROLLE). — Un exem-
plaire de ma collection.
132
MASTOGENINI DE MADAGASCAR
Tableau des genres.
Antennes courtes avec les derniers articles
Antennes
triangulaires, dépassant un peu la base du
prothorax, celui-ci avec uné seule carène
latérale -
à articles a He
dépassant très notablement la base du pro-
thorax, celui-ci avec deux carènes laté-
rales
Tableau des ANKAREUS.
. Antennes de couleur foncée, concolores.
Antennes d’un jaune clair ainsi que les tarses
et l'extrémité des tibias. à
Vert ou bleu, les côtés du oo non
dilatés en avant s
Bronzé, les côtés du DO Me dates en
avant.
Pronotum onde ner ent à d
base
Pronotum non lions à a ne
Tableau des SICARDIA
Taille petite, moins de 3 mill.
Taille grande, plus de 3 mill.
. Elytres avec un pli bien marqué à la F. =
un sillon derrière celui-ci.
Elytres simplement impressionnés à : ie
Bleu, élytres médiocrement pubescents, la
carène interne du pronotum raccourcie.
Noir bleuâtre, couvert d'une couche de poils
brillants excessivement serrés et visibles
seulement quand on regarde l’insecte tout
à fait de côté, carène interne du pronotum
entière
Ankareus
Sicardia
ruficornis n. Sp.
3
aenus
cyanicollis
subcyaneus
2
opaca n. Sp.
3
tristis
rufitarsis n. Sp.
micrastoides n. sp.
Ankareus ruficornis nov. sp. — Long. 1.5 mill. — Court,
très convexe en dessus, arrondi en avant et en arrière, les côtés paral-
lèles, le pronotum beaucoup plus large que les élytres, dessus d’un
bleu brillant à reflets violacés, les antennes et les tarses ainsi que le
sommet des tibias entièrement testacés. Dessous noir.
TER
133
Tète fortement ponctuée, impressionnée en devant avec le front
saillant, tronqué en avant, vaguement sillonné.
Pronotum très convexe ponctuation extrêmement espacée et très
fine, portant des poils dirigés en avant, la marge antérieure faible-
ment échancrée, très finement et obsolétement rebordée par une
fine strie formant un petit bourrelet saillant près des angles anté-
rieurs qui sont aigus, très abaissés en dessous, les côtés arrondis,
entièrement rebordés et sillonnés derrière la carène marginale; les
angles postérieurs très obtus, la marge postérieure droite; le disque
régulièrement bombé sans aucune impression.
Ecusson grand en triangle isocèle, très brillant.
Elytres de la largeur du pronotum à la base, très convexes, paral-
lèles sur les côtés jusqu’au tiers postérieur, arrondis ensuite
jusqu’au sommet où ils sont subtronqués et conjointement arrondis,
ils ne portent aucune impression sauf un profond sillon derrière la
base qui est relevée en bourrelet; le disque est finement et régu-
lièrement ponctué, la ponctuation égale est bien nette portant des
petites soies.
Patrie : Madagascar, Montagne d’Ambre. — Un exemplaire de ma
collection.
Sicardia opaca nov. sp. — Long. 3.65 mill. ; larg. 1.65 mill. —
Elliptique, allongé, subparallèle, le prothorax un peu plus large que
les élytres, d'aspect granuleux : noir mat, avec de vagues taches blan-
chütres dues à une légère pubescence.
Tête bombée avec le front saillant en bourrelet entre les yeux qui
sont rapprochés en dessus, sillonné sur le front qui est très forte-
ment granuleux et non différencié de l’épistome; celui-ci assez
grand échancré en arc de cercle en avant et avec les branches laté-
rales longues, les cavités antennaires ouvertes sur les côtés avec le
premier article des antennes logé dans une rainure sous l'œil,
antennes longues, les articles grêles et très allongés, de 4 à 5 fois
aussi longs que larges, les derniers articles faiblement dentés au
sommet.
Prothorax régulièrement bombé, ayant sa plus grande largeur
vers le milieu, un peu rétréci en avant avec la marge antérieure
presque droite, rebordée d’une fine strie, les angles antérieurs aigus,
les côtés régulièrement arrondis et bordés de deux carènes latérales
subparallèles sur toute leur longueur, les angles postérieurs obtus,
la base droite, le disque finement granuleux et un peu bossué sur la
ligne médiane transversale.
Ecusson subtriangulaire, allongé, lisse, un peu concave.
Elytres de la largeur du prothorax à la base, subparallèles surles
134
bords jusqu'au quart postérieur, atténués ensuite jusqu’au sommet
où ils sont isolément arrondis avec l’angle sutural très obtus, la
base est bordée d’une très fine carène, le calus buméral n’est pas
marqué, ils sont rebordés latéralement par une fine carène, impres-
sionnés sur la suture, principalement à l’apex et ne portent aucune
trace de stries, le disque est irrégulièrement et peu sensiblement
bossué et les parties basses sont garnies d’une rare pubescence
orise couchée. Dessous d’aspect granuleux et légèrement pubescent.
Patrie : Madagascar, Montagne d’Ambre. — Un exemplaire de ma
collection.
Se distingue de Sicardia tristis m. par sa taille considérablement
plus avantageuse, les carènes du pronotum non réunies aux extré-
mités, la surface plus rugueuse, etc.
Sicardia rufitarsis nov. sp. — Long. 2 mill. — Oblong, très
convee en dessus les côtés parallèles, Le pronotum de la même largeur
que les élytres, les extrémités arrondies, entièrement d’un bleu violet en
dessus, dessous noir brillant.
Tête fortement ponctuée, front bombé et saillant, sillonné ainsi
que le vertex, yeux rapprochés en dessus, antennes très longues,
fortement pubescentes sur les articles dentés, avec le premier
article pyriforme, le deuxième subglobuleux, le troisième court,
subcylindrique, les suivants allongés, faiblement dentés à l’extré-
mité.
Pronotum très convexe, ayant sa plus grande largeur vers le
milieu, avec le bord antérieur presque droit, finement rebordé, les
angles antérieurs aigus abaissés en dessous, les côtés arrondis, bor-
dés d’une double carène, l’interne assez distante de l’externe, partant
de l’angle postérieur qui est obtus et subdenté et n’atteignant pas la
marge antérieure, la marge postérieure droite et rebordée par une
petite lame lisse, le disque vaguement impressionné sur la ligne
médiane en avant, fortement ponctué sur les côtés en avant et cou-
vert de rides transversales sur le reste de la surface.
Ecusson moyen, subcordiforme, lisse, sillonné dans sa lon-
gueur.
Elytres un peu plus larges que le prothorax à la base, parallèles
jusqu'au quart postérieur, ensuite atténués, régulièrement et con-
jointement arrondis au sommet, le disque est régulièrement convexe
sauf un sillon transversal derrière la base, il est régulièrement
ponctué sur un fond légèrement pointillé et légèrement pubescent.
Le dessous est fortement ponctué, les tarses roussâtres.
Patrie : Madagascar, Montagne d’Ambre. — Un exemplaire de ma
collection.
135
Sicardia micrastoïdes nov. sp. — Long. 1.8 à 2.1 mill. —
Oblong, entièrement noir, très convexe en dessus, les côtés parallèles, le
pronotum un peu plus large que les étytres, les extrémités arrondies.
Tête bombée sur le front qui est saillant en avant, fortement
ponctuée, yeux peu rapprochés en dessus, antennes noires pubes-
centes, à articles moins allongés que dans l’espèce précédente, mais
dépassant cependant de beaucoup la base du prothorax.
Pronotum très convexe et régulièrement bombé sans aucune im-
pression, ayant sa plus grande largeur au milieu, à peine échancré
au bord antérieur, les angles antérieurs aigus et très abaissés, les
côtés régulièrement arrondis, bordés de deux carènes latérales sub-
parallèles et atteignent toutes deux le bord antérieur sans se Joindre,
les angles postérieurs obtus, la base droite, le disque fortement
ponctué sur les bords avec des stries tranversales courbes sur la
partie postérieure du disque, couvert d’une pubescence bien visible
seulement en regardant l’insecte de côté.
Ecusson assez grand, lisse, en ogive renversée.
Elytres de la même largeur que le prothorax à la base, parallèles
jusqu’après le tiers postérieur, ensuite atténués régulièrement et
conjointement arrondis au sommet où ils sont légèrement subtron-
qués, le disque est régulièrement convexe sans impression qu’un
profond sillon transversal à arête vive en avant et situé derrière la
base à une certaine distance du bord, la partie comprise entre le
sillon et la base lisse, le disque très fortement et densement ponc-
tué surtout sur les bords et couvert de pubescence, vu de côté le
disque présente une autre pubescence très dense, dressée et très
brillante.
Patrie : Madagascar, Montagne d’Ambre. — Un exemplaire de ma
collection, et collection du Dr Sicarp. Ma collection renferme un
deuxième exemplaire de cette espèce sans indication de provenance.
136
NOTES ET SYNONYMIES
RELATIVES A QUELQUES HÉTÉROCÈRES SUD AMÉRICAINS
par Æaul Dognin
Dans son fascicule V (2% partie) des Etudes de Lépidoptérologie
comparée, notre savant collègue M. CHARLES OBERTHUR a donné
une série d’excellentes figures de Phalénides sud-américaines,
auxquelles il ne manque, pour être parfaites, que l’indication de la
nervulation et des autres signes distinctifs du genre et de l’espèce
ainsi que les indique l’admirable travail produit en ce moment par
le British Museum. Ces figures comprennent une certaine quantité
de types de GUÉNÉE, puis diverses espèces auxquelles notre collègue
a imposé des noms nouveaux sans se soucier, de parti pris d’ailleurs,
si celles-ci étaient déjà décrites ou non, pourvu qu’elles ne fussent
pas figurées, et cela én vertu du principe qu’il pose € pas de bonne
figure à l’appui d’une description, pas de nom valable ».
A mon avis, Ce principe nouveau ne peut être accepté et la
méthode suivie jusqu'ici est la seule convenable. |
Evidemment il e:t à désirer que les descriptions qui donnent le
nom à l’espèce soient bonnes, bien faites et détaillées ; il est égale-
ment à désirer que l’espèce soit correctement placée,non seulement
dans sa famille mais aussi dans son genre, ce qui facilite énormé-
ment les recherches. Quant à la figure, si elle est bonne et accom-
pagne le reste, c’est parfait; mais, à mon avis, c’est du luxe que
tout le monde ne peut pas se payer, pas plus l’entomologiste qui
achète que celui qui paie la publication. J’en ai fait moi-même
l'expérience.
D'ailleurs, et pour serrer la question sur un autre point, il faut,
à l’avis de notre aimable collègue une « bonne » figure pour que le
nom soit valable. Or, où commence et où finit la « bonne » figure ?
Qui décidera que la figure est insuffisante ou mauvaise et le nom
nul ? Je me suis trouvé, par exemple devant telle figure de CRAMER,
dans l’impossibilité de dire si mon espèce était bien celle représen-
tée; j'aurais donc alors le droit de trouver la figure mauvaise,le nom
nul et d'imposer un nom nouveau simplement en faisant figurer
mon espèce ? On voit aisément à quel imbroglio cette méthode
conduirait.
Etil y aurait encore bien d’autres inconvénients à signaler, mais
je ne crois pas utile d'entrer dans de longues considérations,
persuadé que je suis que la très grande majorité des entomo-
logistes n’adoptera jamais le principe posé par M. CHARLES
OBERTHUR.
Il me semble donc utile de signaler les synonymies créées par
cette publication et je le ferai pour celles des espèces dont les types
sont dans ma collection ou dont je possède des noms sûrs, étant
ainsi bien entendu que je ne m'occupe que des espèces sud-améri-
caines que je possède et que j’ai sous les veux.
Je suivrai l’ordre du texte pour plus de facilité.
Planche 87, fig. 843
— . — fig. 845 :
fig. 844
ne he 40
— 90, fig.
— 88, fig.
— 89, fig.
fig.
874 :
864 :
: Urapteryx caucaria OBTH., c’est Urapteryx
reymoneta Dan. (Bulletin de la Soc. Ent.
de France, 28 octobre 1891).
: Urapteryx chanchamayoria OBTH , c’est Aori-
sta bimacula ScHAUS (Cette espèce et la
suivante appartiennent à la famille des
Uraniadæ).
Urapteryx balzapambaria OBTH., c’est Me-
leaba theclaria WALKER.
: Urapteryxæ collareata OBTH. n’est, à mon
avis, que la © faiblement variée de Seri-
coptera area CRAMER, pl. 56 D. La figure
de CRAMER n’est certainement pas fidèle-
ment rendue, les quatre lignes indiquées
aux ailes inférieures existent bien dans
un certain nombre de mes exemplaires,
mais les deux lignes supérieures se fon-
dent et toutes les lignes ont un caractère
strié que le peintre n’a pas rendu. Parmi
les 11 © © que je possède de cette espèce,
une seule a les quatre lignes aussi nette-
ment indiquées que chez le ç;, dans plu-
sieurs ces lignes s’atrophient plus ou
moins et la majorité les indique à peine
ou point.
Chœrodes cochabambaria OBrH., c’est Eucly-
sia gaujoni THIERRY MI1EG (Annales de la
Soc. Ent. de France 1894) — restricta
WARREN.
: Paragonia abaria OBTH., c’est Euclysia car-
neata WARREN.
: Sabulodes animata OBTH., c’est Sabulodes
paraniebla DGN. (Annales de la Soc. Ent.
de Belgique, tome 44, 1900).
Sabulodes gorgorisaria OBTH., c’est Sabulodes
inima TH. M. (Annales de la Soc. Ent. de
France, 1894).
138
Planche 89, fig. 865 : Sabulodes mimulata OBTH., c'est Sabulodes
mimula TH. M.
— — fig. 866 : Sabulodes mimallonata OBTH., c’est Certima
franciscata DGN (« Le Naturaliste »,
1% août 1892.)
— — fig. 872 : Sabulodes gorgythionataOBTH., c’est Cerlima
æylinochroma DGn. (& Le Naturaliste »,
1% août 1892.) Le type est plus rougeâtre
que la figure 872, mais l'espèce varie
dans les bruns à tonalité plus ou moins
rougeâtre.
— 95, fig. 907 : Sabulodes gorgoniaria OBTH., c’est Mixopsis
bella WARREN qui se place tout auprès
de Mixopsis leodorata GN. — typtaria
FELp. et Roc.
— 89, fig. 870 : Sabulodes gorgosaria OBTH., c’est Certima
eximia WARREN.
— — fig. 873 : Sabulodes gonnapearia OBTH c’est Certima
cleodora DGN. (Annales de la Soc. Ent. de
Belgique, tome 52, 1908). Cette espèce
est restée longtemps connue sous le nom
de Cleodora TH. M., mais THIERRY MIEG
ne l’a jamais décrite.
— 95, fig. 908 : Sabulodes Schunckei OBrH , c’est Spododes
nubilata ScHs — pallidifrons WARREN.
— 92, fig. 901 : Sabulodes cenchriaria OBTH., c’est Certima
espuma DGN. (Annales de la Soc. Ent. de
Belgique, tome 40, 1896) — delectans
WARREN.
— — fig. 902 : Sabulodes cephalionaria OBTH., c’est Certima
nivisparsa TH. M. — pallidaria WARREN.
— — fig. 904 : Sabulodes monasticaria OBTx. Cette figure
ne représente pas Cosmophyga /Laudosia)
monastica DGN. typique, qui est plus
rousse ; Je possède sept exemplaires con-
formes à fig. 904 et je les avais rangés
parmi monastica, jugeant que cette légère
variété mélanisante ne justifiait pas un
nom, mais puisqu'il existe, maintenant, je
conserve ce nom à titre de variété.
— — fig. 905 : Sabulodes molorcharia OBT. Cette figure
représente certainement le « de Cosmo-
phyga/Laudosia)privataria WLK.— alicu-
lata F. et R. pl. 133 fig. 32. Je ne possède
139
qu'une © dans cette espèce, mais elle s’ac-
corde bien avec la figure de FELDER quoi-
que la région abdominale soit moins com-
plètement rembrunie.
Planche 91, fig. 887 : Mucronodes Bolivari © OBrx. Je possède
une série de (ÿ des Prochoerodes cristata
W£LK et pilosa WaARR.; Bolivari © pourrait,
sur le simple vu de la figure, être aussi
bien attribuée à l’une ou à l’autre de ces
deux espèces. Quant à pl. 91, figure 888
Mucronodes Germaini OBrH., j'en pos-
sède deux 4 j mis dans la série de mes
cristata. Je crois qu'avec de plus amples
matériaux ces quatre espèces se rédui-
ront, au plus, à deux.
— 99, fig. 896 : Cimicodes oswaldaria OBTH., c’est /ra subco-
stata WARREN. La © de cette espèce est
plus grande, à apex pointu, légèrement
falqué.
— 91, fig. 890 : Hygrochroa vitellinata OBTH., c’est Simopte-
ryx torquataria \VLK. — oblitérata WAR-
REN. Le genre Hygrochroa employé une
première fois par FELDER, pl. 95, pour la
vulnerata de la famille des Eupterotidæ, et
dont il ne s’est servi ensuite qu'avec doute
pour les davalliata et galbanaria, ne peut
s’'employer ici.
— 92, fig. 906 : Hygrochroa miraria OBTH., c’est Cimicodes
ganausaria \WWLKx. — portentosa TH. M.
(« Le Naturaliste », 1° octobre 1892).
— — fig. 898 : Hygrochroa ? leonidaria OBTH., c’est Brotis
studiosa Dan. (« Le Naturaliste », 1° dé-
cembre 1891).
— 91, fig. 889 : Clysia? occiduata GN. En avril 1890 M. SNEL-
LEN m'a déterminé Clysia ? occiduati GN.
un exemplaire de Loja qui est absolument
conforme à la figure 889; d’autre part, ce
même exemplaire est également semblable
à lOxydia cariaria WLx. La description
de GUÉNÉE précédant de trois ans celle
de WALKkER, c’est ce dernier nom qui
tombe en synonymie. L'espèce appartient
au genre Microgonia.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVI, 1-VI-1912 9
140
Planche 96,
ee 0
fig.
fig.
fig.
fig.
fig.
fig.
fig.
. 945
920.1
940 :
938
915 :
995 :
: Clysia S-Argentaria OBTH., c'est Sigmathyris
optima Dax. J'ai l’espèce de Bolivie, Pérou
et Colombie. .
Oxydia capnodiata GN. Ainsi que le dit
M. OBERTHUR la © est rare, je n’en pos-
sède que deux exemplaires, l’un complè-
tement défraichi, le second très frais, avec
les lignes du dessus se ponctuant de blanc
aux nervures.
: Oxydia bendiata GN. var. harpalyciaria
OBTH. Que cette forme soit considérée
comme espèce ou variété, elle a déjà un
nom : {ra ochriplaga WaARRr., dont har-
palyciaria devient synonyme.
Oxydia harmonidaria OBrTx., c’est Zra /Her-
bita) tenebrica Dax. (& Le Naturaliste »,
1° août 1892). J'ai l'espèce de l’Equateur,
du Pérou et de la Colombie.
: Oxydia Schunckearia OBTH., c’est Xylolocha
capucina TH. M.
: Oxydia garlepparia OBTH., c’est Xylolocha
linearis WARREN.
: Oxydia mexicata GN. var. caucaria OBTH.
Cette espèce, figurée par M. OBERTHUR
comme variété de meæicata, en diffère par
ses lignes, sans parler de sa tonalité. C’est
une espèce distincte décrite par SCHAUS
sous le nom de Microgonia sinuosa, et cau-
caria en devient synonyme.
Daxydia agliata GN. ©. Je ne crois pas que
nimbata GN. doive être spécifiquement
réuni à Agliata GN. Par contre, la Micro-
gonia bilinea ScHs en est bien synonyme.
Oxydia saturniata GN. © est certainement la
même espèce que præditaria H. ScH. et a,
de plus, comme synonyme Choerodes
transcendens WLK. (part. XX, page 24).
. 943 et 944 : Oxydia Mathani OBTH., c’est Microgo-
nia (Oxydia] herbertina DGx (Bulletin de
la Soc. Ent. de France, 28 octobre 1891).
. 931 et 932 : Oxydia Ockendeni OBrx. Cette forme
était placée dans ma collection comme
var. terrosa DGN. de Microgonia olivata
Dax. (Annales de la Soc. Ent. de Belgique,
141
tome 44, 1900) — subumbrata WARR.
Mais ferrosa typique a la tache terminale
noire du dessus des supérieures réduite à
la ligne intérieure noire zigzaguée, la
taille un peu plus grande et la ligne post-
médiane commune du dessous des ailes
plus accentuée et dentée. J’ai plusieurs
spécimens absolument identiques à la
figure 931, je conserverai donc pour eux
le nom d’Ockendeni OBTH., à titre de
variété. L’espèce typique Microgonia oli-
vata DGN. — subumbrata WARR. est sem-
blable mais de teinte vert olive.
149
NOTE PRÉLIMINAIRE SUR UN
DIPTÉÈRE NOUVEAU DE BELGIQUE (1)
par Th. Becker
SPC CON OBHTEUS
nov. genus éncert. sedis (nov. subfam.?)
(conrey Wespennest und @A0: Freund)
Von gedrungenem Kôrperbau mit sehr langen spinnenartigen
Beinen ohne Borsten, nur zart aber deutlich behaart; ohne Flügel
aber mit deutlichen Schwingern. Thoraxrücken mit deutlicher
Quernaht.
Kopf kugelig ohne Punktaugen; Mundôffnung nicht gross,
Rüssel sackartig, dick; Taster fünfgledrig, deutlich vorgestreckt.
Fühler tiefstehend, alle drei Glieder fast gleich lang, zylindrisch,
drittes Glied birnfürmig, in einen längeren behaarten Griffel
endigend.
Hinterleib kurz und breit mit 6 Ringen, welche faltenformig in
einander geschoben sind. Genitalapparat des «j fast ebenso gross
wie der Hinterleib, aus zwei dicken kegelfôrmigen Zapfen be-
stehend, die an ihrem Ende je eine hakenfôrmig gebogene horn-
artige Borste tragen. Beim © sieht man zwei sich zusammen-
schliessende längere flache Lamellen.
Beine sehr lang mit dicken Hüften, etwas verdickten Schenkeln
und feiner Behaarung. Klauen und Empodium deutlich, Pulvillen
fehlend.
Typus : Sph. belgicus n. sp.
Sph. belgicus n. sp. würde von G. SEVERIN wäbhrend die letzten
Tagen Dezember’s 1911 in die Hôhlen der Vespa-Nestern zu
Francorchamps und Umgegend (Belgien, Ardennen) entdeckt.
(1) L'Insecte sera décrit de façon détaillée dans un mémoire ultérieur.
145
Fig. 1 stellt das Männchen, Fig. 2 das Weibchen, stark ver-
grôssert vor.
|
Î
Fig. 1. — Sphæconophilus belgicus n. gen. n. Sp. Y-
144
Fig. 2. — Sphæconophilus belgicus n. gen. n. sp ©.
145
TINGIDÆ DUÆ NOVÆ AFRICANÆ
descriptæ ab KE. Bergroth.
COPIUM HIRTICORNE n. sp.
Cinereum, abdomine et pedibus pallide fuscis, processu apicali
capitis fulvo-testaceo, spinulis capitis, bucculis ac carinis pronoti
sternique albidis, areolis membranæ costæ basin versus et in parte
subsinuata post-mediana areolisque areæ costalis parti mediæ mem-
branæ hemelytri adjacentibus subhyalinis, reticulo in his locis pal-
lide testaceo, vitta angusta interiore et exteriore areæ discoidalis,
fascia lata mox ante medium areæ costalis et membranæ costæ par-
teque plus quam dimidia apicali membranæ hemelytri fusco-nigri-
cantibus, antennis, fascia angusta nonnihil pone apicem pronoti
medio interrupta et latera non attingente, linea media longitudinali
areæ discoidalis lineisque nonnullis irregularibus membranæ heme-
lytri nigris, alis apicem versus fumigatis. Caput tuberculis destitu-
tum, apice in processum acutum triangularem productum, spinulis
duabus adpressis basalibus parallelis, medium orbitæ oculorum
attingentibus, his magnis, usque ad bucculas extensis, antennis basi
fortiter approximatis, spatio inter apicem capitis et medium mem-
branæ hemelytri æque longis, articulo primo cylindrico, capite
paullo breviore, diametro transverso oculi subæque lato, secundo
primo duplo breviore et paullo angustiore, e basi ad apicem sensim
incrassato, articulis duobus ultimis, basi tertii excepta, dense et sat
longe semierecte nigro-hirsutis, pilositate articuli quarti paullo bre-
viore, articulo tertio pronoto cum processu postico acque longo,
e basi ad medium sensim incrassato, deinde usque ad apicem sub-
æque crasso, quam primo crassiore, articulo quarto dimidio tertii
paullo longiore et quam parte hujus apicali nonnihil angustiore,
basi levissime curvato. Pronotum inter humeros modice convexum,
pone marginemapicalem leviter sinuatum minute areolatum, deinde
usque in basin processus postici subtiliter rugulosum, vix punctu-
latum, processu postico potius punctato quam areolato, carinis
humilibus, parallelis, lateralibus antice levissime convergentibus,
modo ad fasciam postapicalem nigram extensis, membrana margi-
nali recta, angusta, cariniformi, non nisi anterius minutissime
uniseriatim areolata. Hemelytra mox ante medium levissime am-
pliata, pone medium late levissime sinuata, area discoidali minute
areolata, area costali triseriatim areolata, areolis serierum internæ
et externæ perminutis, pone angulum apicalem areæ discoidalis per
spatium breve biseriatim, deinde usque ad apicem uniseriatim areo-
lata, membrana costæ biseriatim areolata, areolis seriei externæ
146
majoribus, apice ad curvaturam apicalem areæ costalis uniseriatim
areolata, membrana hemelytri in parte basali sat minute areolata,
areolis apicem versus et secundum marginem interiorem multo
majoribus. Alæ apicem abdominis longiuscule superantes sed he-
melytris nonnihil breviores. Segmentum genitale maris segmentis
duobus præcedentibus unitis paullo brevius. Long. cum hemelytr.
d 4.8 mill.
Guinea (Assini).
Antennis prælongis hirsutis aliisque notis inter congenera valde
insigne.
PHYSATOCHILA FERRUGINEA n. sp.
Ferruginea, capite superiore (spinulis exceptis) et membrana
hemelytrorum (reticulo excepto) subnigricantibus, pronoto, limbo
apicali et laminis reflexis exceptis, indumento cinereo remote minu-
teque nigro-punctulato vestito, tibiis et tarsis dilute flavidis. Caput
spinulis quinque horizontalibus armatum, duabus apicalibus conti-
guis, una media mox pone has, una intraoculari utrinque, his an-
trorsum convergentibus, articulo secundo antennarum primo bre-
viore (duo ultimi desunt), rostro coxas medias attingente. Pronotum
interangulos laterales rotundatos non prominulos fortiterconvexum,
mox pone marginem apicalem levissime subbisinuatum serie una
transversa areolarum minutarum instructum, marginibus laterali-
bus subrectis, vesicula apicali parum elevata, subtectiformi, leviter
declivi, apice medio brevissime prominulo, laminis lateralibus
reflexis intus rotundatis, ad carinam mediam valde approximatis,
carinis lateralibus processus postici pone medium retrorsum levis-
sime convergentibus. Orificia latiuscula, usque ad marginem latera-
lem pleuræ extensa. Hemelytra paullo ante medium levissime
dilatata, area costali biseriatim areolata, ad apicem areæ discoidalis
intus distincte angulata, membrana cost angusta, areolis
regularibus perminutis uniseriatis. Long. cum hemelytr. © 5.2
mill.
Guinea (Assini).
Ph. sordidulæ Horv. affinis, sed aliter colorata et processu pos-
tico pronoti haud reticulato, tantum remote punctulato, areolisque
membranæ costæ haud irregularibus bene distincta.
Haec species aream hemelytri costalem ad apicem areæ discoida-
lis angulatam habet ut in genere Monanthia, sed propter orificia
distinctissima ad hoc genus referri non potest.
147
AN AMERICAN GENUS OF HENESTARINÆ
(Hem., Myodochidæ)
By E. Bergroth.
Of this subfamily only two genera are known, both confined to
the palearctic region. The occurrence of a third genus near the
antipodes of the New World is thus rather unexpected.
CORTANTIPUS nov. gen.
Corpus sat altum, subcompressum. Caput paullo exsertum, forti-
ter nulans, pronoto brevius, apice hujus latius, leniter convexum,
inter ocellos et oculos strigula denudata subimpressa praeditum,
oculis majusculis, stylo brevi e basi lata orbitam versus angustato
suffultis, e latere visis ovalibus, ocellis inter se quam aboculis duplo
latius distantibus, tylo apicem versus dilatato, jugis tylo brevioribus,
articulo primo antennarum apicem capitis attingente, bucculis
retrorsum , sensim humilioribus, basin capitis non atlingentibus,
rostro apicem anguli postici metasterni attingente, articulo primo
apicém prosterni paullulum superante, quarto tertio multo
breviore. Pronotum fortiter declive, apice arcuato-sinuatum, ante
medium linea transversa impressa denudata medio breviter inter-
rupta extus hamato procurva latera non attingente instructum,
marginibus lateralibus anticis obtusis, rectis, angulis lateralibus
anguste rotundatis, vix prominulis, margine basali recto, convexo-
declivi, angulis posticis obtusissimis, marginibuslateralibus posticis
rectis, anguste depressis. Scutellum longitudine dimidio latius,
lateribus lenissime rotundatum, medio linea ‘longitudinali callosa
percurrente instructum, apice anguste truncatum, disco in dimidio
basali transversaliter arcuatim gibboso-elevato, gibbere latera attin-
gente, medium disci paullum superante, antice concavo, postice
convexo. Mesosternum medio subtumidum, longitudinaliter sulca-
tum. Metasternum medio rhomboidale, planiusculum, postice inter
coxas angulatum et anguste marginatum, margine postico meta-
pleuræ leviter obliquato, orificiis prope marginem anticum positis,
præsertim antice et extus calloso-marginatis. Hemelytra abdomine
angustiora, corio et clavo impunctatis, margine costali illius
subrecto, angulo apicali acuto, margine apicali sutura clavi
148
breviore, recto, intus leniter sinuato, radio (1) apicem versus obso-
lescente, fere in medio ramum curvatum marginem apicalem non
attingentem intus emittente, cubito percurrente, clavo fere paral-
lelo, vena ejus e media basi exeunte, ad marginem externum
currente et deinde per duas trientes apicales huic maxime approxi-
mata, commissura scutello breviore, membrana venis quinque
simplicibus e basi emissis instructa. Abdomen (©) subtus in parte
sasali transversim fortiter convexum, mox pone segmentum tertium
subito minus convexum, connexivo reflexo, segmentis tribus
ultimis ventris feminæ medio maxime retractis, vagina ultra
medium usque ad apicem segmenti tertii extensa, hoc segmento
tectiformiter subcarinato, medio quam segmentis posterioribus sat
multo altiore. Pedes simplices, molliter pilosuli, femoribus haud
incrassatis, inermibus, posticis apicem abdominis non attingentibus,
articulo primo tarsorum posticorum duobus ultimis unitis paullo
longiore.
CORIANTIPUS INOPINATUS n. sp.
Subopaculus, dilute testaceus, brevissime erecte albo-puberulus,
subtus cum'capite superiore lineaque media longitudinali pronoti
præterea adpresse albo-sericeus, capite supra et pronoto ante
lineam impressam transversam (lateribus exceptis) nonnihil infu-
scatis, strigula intraoculari, linea transversa impressa pronoti,
hujus angulis lateralibus (margine ipso excepto), clivo anteriore
gibberis scutelli, rostro, medio meso- et metasterni basique media
ventris nigris, subnitidulis, maculis duabus oblongis approximatis
basalibus pronoti hujusque vitta obliqua posteriore usque ad lineam
impressam transversam extensa fuscis, clivo posteriore gibberis
scutelli, macula antica intralaterali mesopleurarum vittaque intra-
laterali postice abbreviata metapleurarum ferrugineis, linea a basi
tyli capitis usque ad apicem scutelli ducta, orificiis, angulis posti-
cis metasterni ac connexivo albis, segmentis hujus supra et subtus
macula oblonga media marginali fusca notatis, clavo et parte plus
quam dimidia basali corii subvitreis, venis coriiet clavi fusco-nigris,
(1) In conformity with the Comsrockx-NEEDHAM nomenclature of the venation
the outer vein of the corium must be called Radius, the inner vein Cubitus.
The median vein (Media) is absent or irregularly developed in the Het-roptera.
The anal vein is placed in the clavus, but is often absent.In the Miridae the
anal vein is present in some groups and absent in others, but even if absent in
the clavus it is always present in the membrane, where it runs from the inner
basal angle ofthe inner cell to very near the inner margin, which it follows
more or less closely for some distance, rarely {as in the Indian genus Sapinnius
Disr.) strongly deviating from the margin and running near the middle of the
membrane to near its apex. It isa curious fact that the anal vein ofthe Mirid
membrane has hitherto been overlooked by all hemipterists.
149
præsertim basin versus hic et illic albido-interruptis, angulo api-
cali corii late fusco-ferrugineo, membrana lacteo-hyalina, secundum
medium maculis nonnullis fuscis apicem versus densioribus et
subconfluentibus ornata, dorso abdominis vitta laterali usque ad
basin segmenti penultimi extensa et vitta media per segmenta duo
ultima genitaliaque tracta fusco-nigris ornato, ventre latera versus
fusco- et ferrugineo-variegato, antennis testaceis, articulo primo
extus nigro-lineato, intus macula parva nigra signato, ima basi
articulorum secundi et tertii fusca, pedibus dilute testaceis, femori-
bus nigro-variegatis, tibiis basi et apice, articulo tarsorum primo
apice atque ultimo toto fuscis, pronoto, scutello (horum linea
media excepta) pleurisque fusco-punctatis. Caput longitudine paullo
latius, articulo secundo antennarum terlio longiore, quarto tertio
subaequilongo, nonnihil incrassato. Pronotum longitudine fere
dimidio latius, apice quam basi fere duplo angustius. Hemelytra
apicem abdominis paullum superantia. Long. © 4.8 mill.
Argentina (Chaco de Santiago del Estero, Rio Salado).
This pretty little insect has the facies of a Phlegyas and also
reminds of the subfamily Malcinae (with which I unite the Chaulio-
pinæ (1) BREDD.), but its characters place it in the Henestarinæ.
(1) I take the opportunity of mentioning{that the South African Cymus ? pelio-
latus Germ. appertains to the genus Chauliops ScOTT.
150
FOURMIS D'AFRIQUE ET DE MADAGASCAR
par le Hb' K. Santsehi.
Kairouan (Tunisie).
Lioponera Decorsei n. sp. — . Long. 3 mill. — D'un brun
rougeâtre plus ou moins foncé. Prothorax et une partie du bord pos-
térieur des segments du gastre d’un brun plus dilué. Mandibules,
antennes, bords latéraux des segments du gastre, appareil copulateur
testacés, pattes jaunâtres. Sculpture et pilosité comme chez parva
For. Bien p'ussvelte que parva et noctambula SANTS. Tête aussi large
(avec les yeux) que haute. Les yeux ne sont pas plus grands que
chez parva mais ils atteignent presque l’articulation des mandi-
bules. Les ocelles sont disposés comme chez parva. Mandibules
encore plus étroites que chez noctambula avec un bord terminal
plus court et moins nettement denté. Troisième article du funicule
à peine plus long qu'épais, quatrième nettement plus long. Thorax
moins haut que chez parva. Ailes hyalines, irisées à tache brune.
Pétiole et postpétiole comme chez noctambula.
Darbanda méridional (Kébédjé, Mission Charri Tchad) D'DECORSE.
(Museum de Paris).
Leptogenys Saussurei For. st. acutirostris n. sp. — ©.
Long. 12 mill. — Noire. Bord de l'épistome, funicules, tarses,
bords de chaque segment du gastre rougeûtres ; scapes et tibias plus
foncés. Pubescence peu apparente sur le corps, Jaunâtre et assez
dense sur les pattes. Une fine pilosité jaunâtre médiocre assez
espacée sur le corps, les scapes, les pattes (tibias exceptés). Sculp-
ture comme chez Saussurei KFonr., la tête n’est pas plus large en
avant qu’en arrière avec les côtés presque droits. Epistome forte-
ment caréné, s’avançant en lobe triangulaire très pointu (arrondi
chez Saussurei). Le scape dépasse le bord postérieur de la tête, d’un
peu plus de la longueur du premier article du funicule. Tous les
articles du funicule plus longs que larges, le neuvième qui est le
plus court est encore un tiers plus long que large. Le bord posté-
rieur du pédicule est faiblement échancré avec des angles mousses
peu avancés. Au dessous de ces angles un léger tubercule, mais pas
de dents comme chez Saussurei. Pour le reste elle correspond à la
description du type que je n’ai pas en nature.
Madagascar. — Collection LE MouLr. — Un exemplaire.
Plectroctena minor Eu. var. dentata n. var. — Je me décide
à nommer celte forme du Benguella (Rev. Zool. Africaine 1911,
p. 205) et dont l’épinotum est assez fortement denté
151
Pachycondyla (Bothroponera) variolata n. sp. — 5 Long.
9.5-10 mill — Noir brunäâtre. Tête, scapes et tarses rouge sombre.
Hanches, fémurs et tibias, bord supérieur des segments du gastre
d’un rouge assez clair. Pilosité roussâtre disposée comme chez Was-
mani For. et aussi médiocre, sauf que les pattes sont assez poilues
et les antennes glabres (plutôt le contraire chez Wasmani). La pubes-
cence est un peu plus épaisse, mais un peu moins abondante que
chez Wasmani, jaune dorée, redressée et comme rasée sur la tête,
plus longue et oblique sur le gastre, intermédiaire sur le thorax. La
pubescence des pattes est très fine et très oblique, elle est extrème-
ment courte sur les antennes. Subopaque. Tête densément ponctuée
avec quelques stries sur le front et d’autres plus accusées en avant
des yeux où elles remplacent en grande partie la fine ponctuation,
laissant voir des fossettes piligères, plus petites, moins profondes et
moins distinctes que chez pachyderma EM., mais plus nettes que
chez Wasmani et dont le fond est lisse et luisant. Sur le thorax et
l’abdomen la ponctuation fondamentale est moins confluente et plus
irrégulière, séparée par des espaces lisses (ou très superficiellement
striés sur le gastre) et les fossettes piligères plus grandes et ponc-
tuées dans le fond (plus grandes et striées chez pachyderma). Man-
dibules striées avec de gros points piligères, lisses vers leur base.
Tête rectangulaire, un sixième environ plus longue que large, bord
occipital faiblement échancré, bords latéraux presque droits, les
angles postérieurs bien marqués mais mousses. Placés au tiers anté-
rieur des côtés de la tête, les yeux ont un diamètre égal à la largeur
de l’extrémité du scape. Celui-ci atteint seulement le sixième posté-
rieur de la tête. Articles 2 à 10 du funicule bien plus épais que longs.
Lobes des arêtes frontales presque contigus et fort peu dépassés en
‘avant par l’épistome qui est court et tronqué comme chez Wasmani
et pachyderma. Face déclive de l’épinotum bordée, plane transver-
salement et concave de haut en bas, finement granulée dans le haut,
lisse dans sa moitié inférieure. Ecaille convexe en avant, un peu
concave en arrière, vue de dessus elle paraît un peu plus large que
longue. Gastre assez fortement étranglé après le postpétiole.
Congo français (R. P. ZIMMERMANN). Une seule ouvrière.
Voisine de pachyderma et de Wasmani, mais les côtés de la tête
sont plus convexes, les scapes plus longs chez cette dernière.
Pachycondyla (Bothroponera) sculpturata n. sp.— ©. -
Long. 12 mill. — Voisine de Strigulosa et cariosa Em. Noire, lobes
frontaux, antennes et pattes d’un rouge sombre. Milieu du bord
postérieur des segments du gastre avec un reflet rouge sang. Pilosi-
té dressée dorée plus abondante et bien plus courte que chez pumi-
cosa ROG. Assez redressée sur la tête et le thorax, où elle est longue
152
comme le double du diamètre des fossettes, desquelles elle émerge,
plus longue et plus couchée sur le gastre. Quelques poils fins clair-
semés sous les hanches, les pattes et sur les mandibules. Scapes
sans poils dressés, couverts ainsi que les pattes d’une fine pubescence
jaunâtre, nulle ailleurs. Assez mate. Fossettes assez confluentes sur
la tête et le thorax, plus espacées et plus fortement et obliquement
imprimées sur l’abdomen. Le fond de ces fossettes est lisse et lui-
sant sauf sur le gastre, où il devient strié comme leur intervalle.
Cette fine striure existe sur tous les segments du gastre, mais sur la
tête et le thorax il s'y superpose une fine réticulation. Sur le front
et entre les lobes frontaux se forme un faisceau de rides longitudi-
nales un peu divergentes en arrière. Face déclive de l’épinotum, face
antérieure du gastre ainsi que les deux faces de l’écaille contiguës
lisses au milieu, plus ou moins ponctuées sur les bords et assez
luisantes. Dernier segment du gastre ponctué, réticulé plutôt que
strié. Mandibules densément et entièrement striées avec des points
épars. Tête rectangulaire, un peu plus longue que large, à bord occi-:
pital faiblement échancré et à bords latéraux assez droits. Les yeux,
arrondis, en occupent le tiers antérieur, leur diamètre est aussi long
que la largeur de l’extrémité du scape. Ocelles distincts. Epistome
aussi court que chez Wasmanni For. Tronqué, non caréné à bord
antérieur faiblement arqué sans échancrure. Le scape n’atteint pas
tout à fait le bord occipital Tous les articles du funicule plus épais
que.longs, le dernier seul aussi long que les deux précédents réunis.
Les articles ? et 3 très courts, plus courts que le premier. Mandibules
tridentées en avant, denticulées en arrière; leur bord denté n’est
guère plus long que le bord interne. Face déclive de l’épinotum
plane, bordée comme chez pachyderma. Ailes jaunâtres à nervure
et tache jaune brunâtre clair. Longueur de l’aile antérieure 7 milli-
mètres. Pédicule plus large que long et plus étroit avec les angles un
peu effacés en avant. Assez nettement concave avec les angles bien
indiqués en arrière. Le profil des faces antérieures et supérieures
est rectiligne formant angle droit; celui de la face postérieure est
un peu convexe. La hauteur totale du pédiculeégalele double de sa lon-
gueur. Postpétiole plus large que long. Sur le milieu du dessus de
l'articulation antérieure du segment suivant se voit, quand il est
abaissé, une surface triangulaire très finement et régulièrement
striée en travers et qui constitue la portion inférieure de l’appareil
de stridulation homologue à celui des myrunicines.
Cette espèce se rapproche de cariosa Em., mais la forme de l’épis-
tome, la sculpture de l’ab lomen l’en distinguent facilement.
Zambezie (DEMARGHI) 1 ©. — Mozambique (G. Vasse) 1 ©. Mu-
seum de Paris.
153
Pachycondyla (Bothoponera) asina n. sp. — %. Long.
10.5-11 mill. — Noire. Mandibules et anus rouges. Tibias, tarses et
antennes d’un rouge plus ou moins sombre. Pilosité dressée jaune
comme chez crassa EM. mais légèrement plus longue. Pubescence
jaunâtre assez longue, surtout sur le gastre. Mate. Gastre subopaque.
Mandibules un peu luisantes, très finement et superficiellement
striées. Face antérieure de l’écaille lisse et luisante. Densément ré-
ticulée rugueuse, écaille et gastre réticulés ponctués comme chez
crassa. — Tête rectangulaire, un dixième plus longue que large à
côtés légèrement arqués, à bords postérieurs droits ainsi que les
angles qui sont un peu mousses, aussi large en avant qu’en arrière.
Les yeux sont grands comme plus du quart des côtés de la tête et
placés comme chez crassa. Le scape dépasse le bord occipital d’un
peu plus de la longueur du premier article du funicule. Articles 1
à 3 du funicule ainsi que le dernier bien pluslongs qu’épais. Articles
6 à 10 un peu plus épais que longs. Epistome un peu plus fortement
caréné que chez sulcata MAYR., le bord postérieur est fortement
imprimé formant un sillon bien marqué lisse et luisant. Mandibules
de 8 dents avec un sillon oblique près de la base, comme chez cras-
sa, sulcata, etc. Les lobes frontaux sont contigus et plus larges que
chezsulcataet formentensembleunesurface presque plane. Profildor-
sal du thorax un peu moins voûté que chez Krugeri For. Une légère
dépression transversale, un peu plus accusée que chez crassa rem-
place la suture mésoépinotale absente. Face déclive concave, bordée
et assez étroite en haut. Ecaille haute comme chez Krugeri mais
plus plane sur le sommet plus large qu’épaisse Deuxième segment
du gastre plus large que long (plus étroit chez Krugeri) et plus for-
tement étranglé.
Afrique orientale anglaise. — Un exemplaire reçu autrefois de
DEMARCHI.
Ponera ergatandria Forez st. cognata n. st. — © Très voi-
sine de la race Bondroiti FOREL, mais un peu plus grande. Même
couleur et même pilosité, la tête est légèrement plus grande. Les
yeux ont une ou deux fascettes. (Chez Bondroiti il y a quelques
exemplaires pourvus d’une fascette.) Mandibules un peu plus lon-
gues, dents apicale et subapicale assez fortes, les suivantes peu
distinctes et inégales. La distance qui sépare l'extrémité du scape
du bord postérieur de la tête est moindre que l'épaisseur de celui-
là. Long. du scape 0.42 mill., du funicule 0.60 mill. (0 39 et
0.66 mill. chez Bondroiti). Longueur de la tête 0.56 mill. (0.53 chez
Bondroiti). Profil du dos du thorax presque rectiligne, l’épinotum
un peu moins obliquement tronqué, à la face déclive nettement
bordée. L’écaille est un peu plus épaisse, mais aussi haute que
chez Bondroiti.
154
Benguela (Cucula). J. CrucHET. 3 G. Cette forme a de telles aff-
nités avec la race Bondroiti que je soupçonne cette dernière d’être
d'origine africaine. Je l’ai retrouvée cet été (1911) en compagnie
de M. BonproiT dans les serres chaudes du jardin botanique de
Bruxelles. En outre, je viens de recevoir la forme typique de
P. ergatandira des Canaries (Ténérife).
Tableau synoptique des ouvrières du sous-genre À nomma.
Tête des Z rectangulaire presque aussi large en arrière qu’en
avant, à côtés presque parallèles . . . A.
Tête trapézoïdale, beaucoup plus étroite
envarrière QU'elivanl. 0 ANSE
A. — I. Pédicule plus long que large.
4. Mandibules du % armées d’une dent
préapicale, vertex luisant. — Afrique
occid. DU LE ST EM RAR ART CT ULeNIERE
Mandibules des © de 8 mill. plus
étroites et plus courtes. — Afrique
ORIENTÉ. SEE MR EL NRRE PRENRE TT IS AO
2. Pas de dents préapicales, entièrement
opaque. Côtés de latête plus convexes.
— Cameroun, Congo . . . . +. . -opacus For.
Il. Pédicule plus large que long.
1. Moitié postérieure de la tête très lui-
sante avec des fossettes piligères
étroites et profondes. — Bassin du
Nigepi trie RE CT AT ER RS PES IAE
2. Tête entièrement mate, parfois sub-
mate, les fossettes plus larges sur le
front.
a) Fossettes effacées, superficielles,
tête des © de 7 mill. plus longues
que larges. — Congo . . . . ! Koh Wasm.
b] Fossettes effacées. Tête des © de
7 mill. aussi large que longue.
Soldats de 11 mill. — Congo . v. Congolensis SANTS.
À 155
c) Fossettes bien imprimées, soldats
ne dépassant pas 9 mill. — Ben-
SUB EN Re ET dense VAL: MUAN0T: SANTS:
Fig. 6. Fig. 7. Fig. 8.
AAC =
Fig. 4. : Fig. 5.
te de soldat d’Anomma.
. D. (4.) nigricans Tix. st. arcens WEST.
. D. (4.) nigricans ILL. st. Sjoestedti Em.
(4.) nigricans ILL. st. Burmeisteri SHUCK. var. rufescens WASM.
. (4.) nigricans ILL. st. Burmeisteri Sauck. de Côte d'or.
. (4.) nigricans ILL. st. Burmeisteri v. molesta GERST., ex. du Benguela,.
. (4.) Kohli Wasm. v. Congolensis SANTS.
1e ) Emeryi Mayer.
À. opacus For.
(4) Kohli WaAsM. v. minor SANTS.
À.) Mayri n. sp., 9 de 10 mill.
Somioupewwre
ta
mi
B. Angles postérieurs de la tête terminés
en pointe aiguë. — Bassin du Congo . Wäiliwerthi Eu.
Angles postérieurs de la tête mousses.
IL. Pédicule aussi étroit en arrière qu’en
avant, les angles postérieurs arrondis.
Tête en partie luisante. — Cameroun . Mayrin. sp.
ANNALES DE LA S0C. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVI, 1-V1-1912
156
IT. Pédicule plus large en arrière qu’en
avant, angles postérieurs nets. — Af.
tropicale ut + RMATICUNS ICT
a/ Tête mate chez le y et l 6 de 7 mill.,
brun foncé, le 2% atteint 12.5 mill. —
Af. occid., Cameroun:. . . . .st: Sjoestedti Em:
(ce
Fig. 1. Fig. 2.
= fUERUE
+ OANOGE
1. D. (A.) nigricans ILL. st. Burmeisteri SHUCK. v. pallida, n. v., tête du Z.
2. D. (A.) nigricans ILL. st. Burmeisteri SHUCK. v. rubella SAv., tête du Z.
3. D. (A.) opacus For., tête du cŸ.
4. D. (A.) nigricans Iux, st. arcens WEST. mandibules, 2.
0. D. (4.) nigricans Izz. st. Sjoestedti Em. mandibules.
6. D.(A.) nigricans I1L. st. Burmeisteri v. rufescens Wasm , mandibules.
7. D. (4.) Mayri n. sp. mandibules.
8. D. (4.) Kohli Was. st. minor SANTS., mandibules 2.
9. D. (4.) Emeryi Mayer, mandibules Z.
10. D. (4 ) opacus For., mandibules Z.
11. D. (4.) KohliWasm. v. Congolensis SANTS., mandibules Z.
12. D. (A.) Burmeisteri Sauck mandibules.
13. D. (4.) Mayri n. sp. © de 10 mill.
14. D. (4.) Burmeisteri SauCKk. v. hybrida n. v. pédicule Z.
15. D. (A.) Burmeisteri SHUOR. v. molesta GERST., pédicule Z, exemplaire du
Benguela.
16. D. (4.) Burmeisteri Saucr. pédicule X.
17. D. (4.) nigricans ILL. st. Sjoestedti Em. pédicule du Z.
18. D. (A.) nigricans Ix. st. Burmeisteri v. rufescens Wasm., pédicule du Z.
old de,
157
b) Tête en partie luisante chez le Z, mate
chez les & de 7 mill, noir, le % atteint
13 mill. — Bassin du Niger . . .st. arcens WEST.
c] Tête généralement très luisante chez
le Z, quand elle est mate les ©de 7 mill.
l’ont toujours luisante et plus courte
que chez Sjoestedti, le pénultième arti-
cle du funicule le double plus long
qu'épais. Le 2% atteint 11 mill, . .st. Burmeisteri SHUCK.
1. Angles postérieurs du pédicule pro-
longés en dehors. — Afrique orientale
ehoccidentalese ti GR. "v. molestd GERST.
2. Angles postérieurs non ne
a) Jaune pâle. . . . + . . V. pallida n. var
b/ Brun foncé, tête plus ou moins noi-
râtre, pédicule plus large et parfois.
un peu prolongé, glabre ainsi que le
gastre chez le Z.— Bassin du Niger. Burmeisteri SHUCK.
Même couleur, pédicule plus étroit,
poilu ainsi que le Fa — Séné-
PET MERE DR ENS Ce MUVTIAG Li, Val:
c) Rougeâtre Dee ou moins foncé,
angles antérieurs de la tête des Z
pas ou faiblement rembrunis, côtés
de la tête peu arqués et luisants
chez le %. — Congo . . . ': v. rubella SAv.
D'un rouge plus vif, angles anté-
rieurs de la tête noirâtres, tête plus
large en avant assez arquée sur les
côtés, luisante chez le Z. — Came-
lon; Bas-CONRO Le LIN. Orndid n.-Var:
Comme ornata, parfois d’un rouge
plus testacé, la tête mate chez le %.
— Cameroun, Bas-Congo . . . v. rufescens WAsm.
Dorylus (Anomma) opacus For. — %. (non décrit). Long.
41 mill. — D'un brun rougeûtre foncé, la tête d’un brun plus foncé.
Mat. Angles antérieurs de la tête, mandibules, antennes, pattes et
pygidium subopaques. (Chez Emeryi le vertex est lisse et luisant.)
Tête plus allongée que chez Emeryi, plus rétrécie et plus profon-
dément échancrée en arrière. Les arêtes frontales sont un peu plus
écartées que chez Emeryi. Les mandibules sont plus allongées et
ne possèdent que deux dents, la préapicale qui est encore très nette
chez les gros soldats d'Emeryi fait ici complètement défaut. En
158
revanche, la dent basale est plus forte et plus épaisse ainsi que la
base des mandibules. Le pronotum est un peu plus allongé et moins
épaulé. Pour le reste, comme chez Emeryi.
. Long. 28 mill. — Brun roussâtre. Tête noirâtre, Mandibules,
antennes et pattes brun rouge. De longs poils blonds, ondulés,
recouvrent tout l’espace compris entre les yeux et les crêtes fron-
tales, depuis l’épistome jusqu'à l’occiput. Il y a, en outre, une
touffe de poils qui s’insèrent sur la base des mandibules. D’autres
poils semblables abondent sur la face basale de l’épinotum, sous le
thorax et les hanches. Ils sont moins denses sous la tête, les côtés
du pédicule et assez clairsemés sur le pronotum et le dessus du
pédicule. Thorax et abdomen couverts d’une pubescence soyeuse
dorée assez longue comme chez depilis EM. Mandibules, pattes,
bords des segments du gastre un peu luisants. Tête deux fois plus
large que haute, bien moins haute (du bord antérieur de l’épistome
au vertex) que chez nigricans ILL. avec un bord supérieur bien
moins arqué, toutefois plus arqué que chez atratus Sm. Les yeux
sont aussi convexes et saillants que chez cette dernière espèce. Les
mandibules sont seulement trois fois aussi longues que larges à
leur base (plus larges que chez atratus) avec un bord interne plus
sinueux. Les deux premiers articles du funicule sont lisses et
luisants. Le scape est plus court que chez nigricans. Le thorax plus
allongé et plus étroit que chez cette dernière espèce, avec un scu-
tellum plus rétréci en arrière (moins arrondi). Pétiole cupuliforme
proportionnellement plus court que chez nigricans. Ailes d’un
jaune un peu brunäâtre avec les nervures brunes. Armure génitale
longue de 6.5 mill. brun foncé avec la convexité dorsale plus
médiane et moins prononcée que chez nigricans. Longueur de
l’aile antérieure 19 mill., largeur de la tête 5.1 mill., hauteur
2.3 mill., largeur maxima du thorax 5 mill.
La découverte du 4 d’Anomma opacus le place tout près du
genre Dorylus s. str., à moins qu’on ne rattache également au
genre Anomma les Dorylus atratus Sm. Gribodoi Em. et Stadel-
manni Em. dont on ne connaît pas encore les ouvrières et dont
l’un d’eux pourrait être le 4’ de D. Anomma Gerstaekeri Em. Si cela
est, la caractéristique des ' du s. g. Anomma serait surtout la
glabréité complète des deux premiers articles du funicule tandis
que le 2% article serait pubescent en dessous dans le s. g. Dorylus
s. str.
D. A. Kohli Wasm. v. Congolensis SANTS. — Grâce à l’obli-
geance du R. P. WASMAnNN qui me les a communiqués, j'ai pu
comparer la var. Congolensis avec le type de l’espèce dont on ne
connaît pas encore le Z. Les © de 7 mill. de Congolensis diffèrent
159
du type par une tête un peu plus courte et des angles postérieurs
plus rentrés. Quant à la sculpture et à la couleur, elle est à peu
près identique. Du reste, j'ai reçu de la même localité (Brazza-
ville, Weiss), mais dans d’autres tubes, des Ÿ de Kohli i. sp.
1. D. (A.) Kohli Was. 2, v. Congolensis SANTS.
Tête d’une ÿ, tête d'une5,
type de 7 mill. type de 7 mill.
Fig. C
malheureusement non sériés, jusqu’au soldat comme c'était le cas
pour Congolensis, de sorte qu’il est encore impossible de distinguer
les deux formes chez les %. — Quant à la var. minor SANTS. du
Benguela, elle est bien distincte et méritera peut-être d’être élevée
au rang de race quand on en connaîtra les sexués..
D.(Anomma) Mayri n. sp. —% media major. Long. 10 mill.—
Brun rougeûtre assez foncé. De l’épistome au vertex plus obscur.
Antennes et pattes rougeâtres, articulations des pattes testacées.
Devant de la tête, thorax, pétiole et postpétiole mats, reste de la
tête luisant, gastre assez luisant. Réticulé ponctué dans les parties
mates, lisse avec quelques points très épars dans les parties lui-
santes de la tête. Quelques grands poils jaunes sur le gastre qui est
en outre assez pubescent. Pédicule glabre.
Tête un peu plus longue que large à côtés très arrondis en arrière
vers les angles qui sont très mousses, rentrant et limitent un bord
postérieur étroit et échancré (presque aussi étroit que chez arcens/.
Les mandibules portent encore une dent préapicale séparée de la
dent basale par une série de denticules. Thorax élancé comme chez
arcens. Le pédicule est deux fois aussi long que large presque aussi
large en arrière qu’en avant avec les angles postérieurs arrondis.
Les stigmates un peu saillants mais moins que chez Wilverthi Em.
et arcens, le dos du pédicule convexe, à peine relevé en arrière.
Epines inférieures longues, étroites et aiguës.
Long. du scape 1.5 mill., du tibia postérieur 3 mill.
Une ÿ media a la tête encore luisante, un peu plus claire et rela-
tivement aussi courte que chez la 5 major. Une ÿ de 5.5 mill.
est mate, la tête bien plus courte que chez les © Burmeisteri de
même taille avec les angles postérieurs bien moins saillants.
Kameroun.— 3 $ communiquées par M. le Prof. C. EMERY qui les
avait reçues de MAYr.
C’est une forme qui paraît assez voisine d’arcens, les soldats
sont probablement très grands.
D N'y NS EEE Lure 4
160
D. A. nigricans ILr., st. arcens Wesr. — J'ai reçu de la
Côte d'Ivoire (LOHIER) toute une série de cette belle race. Elle est
bien caractérisée par sa couleur noire ou presque noire, la grande
taille de ses soldats (15 mill.),la forme de la tête et côtés peu con-
vexes et très convergents en arrière. Les mandibules ont un arc
plus étendu que chez les autres races, leur section au tiers externe
est cylindrique comme chez Burmeisteri mais relativement plus
mince. Ils correspondent exactement à la description de
WESTWOOD.
D. A. nigricans ILL. st. Sjoestedti Em. — Cette race varie
un peu, des exemplaires du Dar Benda ont chez le soldat (12.5 mill.)
la tête presque aussi large que longue (largeur 3.5 mill) et les côtés
plus convexes que chez ceux du Cameroun. En oatre, quoique entiè-
rement mate, la tête est moins opaque et le pédicule a les angles
postérieurs aussi saillants que chez molesta, ce qui n’est pas le cas
chez le type Les mandibules sont toujours plus larges que chez
arcens et Burmeisteri avec un bord interne un peu déprimé, pris-
matique, les deux tiers externes sont plus arqués que chez arcens
mais moins que chez Burmeisteri. k
Les 5 de 7 mill. ont la tête bien plus allongée que chez Burmeisteri.
el ses variétés de même taille, elle est en outre relativement plus
petite et moins robuste, puis ce n’est qu’en dessous de 5 mill.
qu’elle commence à devenir luisante. En outre, le pénultième article
du funicule est environ trois fois aussi long qu’épais.
Dar Benda méridional, Krébédjé (Fort Sibut) Mission Charri
Tchad. (DJ. DECORSE.) Museum de Paris. — Cameroun Molunda
(REICHENSPERGER) el types du Cameroun aimablement commu-
niqués par M. le Prof. C. EMERY.
D. À. nigricans IL:. st. Burmeisteri yar. pallida n. var.
— %. Long.10.5 mill.— Jaune terne. Tête, mandibules et scape jaune
rougeâtre, le scape plus clair, pattes Jaune pâle. Devant de la tête,
côtés du thorax, dessus du mésonotum et pattes d’un éclat un peu
graisseux avec une sculpture très finement et superficiellement
réticulée, devenant finement ponctuée vers le devant des joues.
Une ponctuation pilifère très espacée est en outre répandue sur
toute la tête. La tête est un peu plus large en avant que chez Bur-
meisteri n.sp. et la dent basale des mandibules nettement plus forte.
5 media. Long. 8.4 mill. — Couleur comme chez le 2% mais la
tête prend d’autant plus la teinte jaune du reste de l’insecte que
celui-ci est plus petit. Il en est de même pour le reflet qui passe
insensiblement au mat chez les exemplaires de 4 à 5 mill. Cepen-
dant le vertex et le devant du pronotum restent encore un peu
161
luisants. La sculpture est également plus accentuée chez les petits
individus et la pilosité plus longue et plus abondante. Chez une 5 de
9 mill. la dent préapicale est déjà très apparente, chez une autre & de
5 mill. les trois dents sont à peu près égales.
5 minor. Long. 2,9 mill. — Jaune päle, mate.
La ponctuation piligère est transformée en fossettes, les mandi-
bules très étroites, l’épistone avancé en pointe mousse, les
antennes de 8 articles.
Kameroun. — 1 %,6 Ÿ, communiqués par M. le Prof. C. EMERY,
qui les avait reçus de MAYR.
Var. rufescens WASMANN. — J’ai examiné un assez grand
nombre d'exemplaires de cette variété reçus autrefois du Congo
- français et du Cameroun, ainsi que les types que le R. P. WAsmMANN
a bien voulu me communiquer. [ls me paraissent constituer une
transition entre Burmeisteri et Sjoestedti. La sculpture assez mate et
les côtés un peu arqués de la tête chez les ? rappellent la race
Sjoestedti, mais ce sont là des caractères assez inconstants, les plus
grands exemplaires (11 mill.) ont une tendance à avoir le vertex et
les côtés de la têle assez luisants, tandis qu’ils restent toujours
opaques chez Sjoestedti. D'autre part, la forme de la tête chez les
ouvrières de moyenne longueur (entre 6 et 7 mill.) reste, chez
rufescens, identique à celle des ouvrières de toutes les variétés de la
race Burineisteri, c’est-à-dire bien plus large, plus courte, plus
luisante et relativement plus robuste que chez Sjoestedti, de même
taille, le pénultième article du funicule à peine deux fois plus long
qu'épais (trois fois chez Sjoestedti de 7 mill.). La forme du pédicule
varie un peu : il est tantôt aussi long que chez Sjoestedti, tantôt
comme chez Burineisteri. Je rattache donc cette forme comme
variété de à Burmeisteri. Du reste, j'ai sous les yeux toutes les tran-
sitions entre rubella et rufescens, parmi lesquelles je crois pouvoir
distinguer une variété — ornata n. var. — qui rappelle rufescens
par sa couleur et sa forme, mais dont la tête est luisante chez les
individus de toutes tailles, comme chez rubella. Je regarde comme
type de la var. ornala des exemplaires du Cameroun (communiqués
par M. EmEerY), dont la couleur rouge vif tranche nettement avec le
noir des angles antérieurs de la tête,
Var. hybrida n. var. — %. Couleur et sculpture un peu plus
foncée et un peu plus forte que chez ce que je considère comme
Burmeisteri, n. sp. de Côte d’Or (reçu de M. WASMANN), mais
la pilosité est plus abondante, surtout sur le pédicule et le gastre
(à peu près glabre chez Burmeisteri). La tête est un peu plus étroite
162
en avant, le pédicule plus long et plus étroit. Les côtés du pots-
pétiole plus arrondis. Les © de 6.5 mill. ont la tête très luisante et
elle l’est encore chez les © de 4 mil.
Casamance (M. CLAVEAU), une dizaine d'exemplaires de toutes
tailles.
Var. molesta GERST. — M. EMERY considère comme se ratta-
chant à cette variété des exemplaires du Choa et de l'Est africain,
dont les angles postéroinférieurs du pédicule sont saillants. Or, cette
forme s’étend jusqu’à l'Atlantique; j'ai reçu du Benguela (J. Cru-
CHET) des individus tout à fait semblables à ceux reçus autrefois par
le R. P. WAsmMANN, de Zambezie, la tête est un peu moins nette-
ment rétrécie en arrière et la couleur aussi foncée que chez Bur-
meîsteri n. Sp.
Dorylus (Alaopone) montanus SANTs. var. Bondroiti
n. var. — . Long. 22.5 mill. — Largeur de la tête, 3.8; du
thorax, 4 mill. ; de l’abdomen, 5.8-4 mill. Long. de l’aile antérieure,
20 mill. (17 mill. chez le type et non 28, comme il est indiqué par
erreur). Avec sa taille plus avantageuse, cette variété diffère du type
par la pilosité de la tête plus abondante, le pinceau de longs poils
s’insérant à la base des mandibules plus touffu. Epinotum plus
poilu. La tête plus large et les mandibules un peu plus longues.
L’armure génitale atteint 7 mill. (5.5-6 mill. chez montanus). Vu de
dessus, le côté externe des stipites est assez nettement concave dans
sa moitié inférieure, tandis qu'il apparaît droit chez le type. Leur
extrémité est moins nettement tronquée, un peu arrondie. Du reste,
semblable.
Transvaal, un (j reçu de M. BONDROIT.
Sima foveolata MAyr. st. maculifrons n. sp.— %. — Cette
fourmi diffère du type par la présence d’un ocelle médian, d’une
tache brune sur le vertex des petits exemplaires, par l’extension
d’une bande brunâtre flave, transversale près du bord postérieur de
chaque segment du gastre et du dernier article du funicule, qui est
obscurci. En outre, la tête est seulement un quart plus longue que
large, avec un bord postérieur peu ou pas échancré, les fossettes
assez distinctes, arrondies, avec un fond lisse et luisant. Les articles
3 à 11 des antennes beaucoup plus larges que longs, le deuxième
presque aussi long que les trois articles suivants réunis et que le
dernier. Mandibules de 4 dents peu élargies vers leur bord terminal.
Epistome faiblement échancré au milieu. Sillon thoracique très
marqué, épinotum convexe d’avant en arrière, le pronotum seul est
163
bordé. Le deuxième nœud large comme une fois et demie sa lon-
gueur, sa plus grande largeur se trouve au tiers postérieur, ses côtés
fortement arrondis.
Obock (M. MAINDRON) 1893, Museum de Paris.
Monomorium bicolor. EM. — Cette espèce soudanaise s'étend
jusqu’à la Côte d'Ivoire (J. H. LouiER) où elle varie légêrement,
étant plus svelte et le deuxième nœud du pédicale un peu plus bas.
Monomorium ceristatum n.sp. — ©. Long. 2.5 mill. —
Jaune testacé, pattes jaunes, gastre brun noirâtre avec la base un
peu jJaunâtre. Abdomen semé de soies blanchâtres, tronquées,
assez longues et distantes. Tête et thorax glabres. Une fine pubes-
cence jaune très clair semée sur le corps et la tête, plus dense sur
Fig. D. Monomorium cristatum n. sp. ® — 1, Vue de profil. 2. Devant de la tête vue
de 3/4.
les antennes et les pattes. Luisant. Epinotum et pédicule submats.
Dessus du gastre mat. Lisse, épistome et pédicule finement
réticulés. Face basale de l’épinotum en partie ridée en travers. Tête
plus longue que large à côtés et bords supérieurs nettementarqués.
Yeux assez grands, presque plats, situés en arrière du milieu des
côtés. Epistome très court, convexe, le bord antérieur incurvé et
inerme, les carènes s'élèvent en crête élevée et éversées contour-
nant (en les recouvrant en partie) les fossettes antennaires puis se
continuant en dehors pour former le bord antérieur de la tête.
Mandibules de 5 à 6 dents, l’interne denticulaire, lapicale Île
double plus longue que la suivante. Le scape dépasse le bord posté-
rieur de la tête. Tous les articles du funicule plus longs qu’épais, le
dernier un peu moins long que les deux précédents réunis. Le
profil du thorax rappelle celui des Messor avec un promésonotum
assez fortement convexe et élevé suivi d’un épinotum bas et
presque droit, les deux faces de celui-ci forment un angle droit
mousse mais non arrondi. |” article du pédicule très longuement
pétiolé en avant avec un nœud arrondi et moins haut que la lon-
gueur du pétiole et très étroit. 2"° article globuleux, large en arrière
164
comme le double de la largeur du précédent. Gastre étroit en avant
non épaulé.
Cette espèce est très divergente par la forme de son épistome et
de son thorax, elle se rapproche de Rothsteini For. d'Australie mais
ses caractères aberrants sont encore plus accentués.
Madagascar. Baye de Boly. (D. Jorr). — Un exemplaire.
Ph. punctulata Mayer st. melancholica n.st. — 2%. Long.
4.3 mill. — Noir ou noir brunâtre passant au rouge brunâtre sur
les mandibules le devant et le dessous de la tête ainsi que les côtés
du mésonotum. Antennes et pattes jaune brunâtre. Pilosité rous-
sâtre plus espacée que chez punctulata MAYR. Pubescence très clair-
semée surtout sur l'abdomen. Ridé ponctué commechez punctulata,
le front est plus luisant, mais sur un espace plus restreint. Un
faisceau de très fines stries remonte du front à l’occiput d’où elles
divergent et contournent les angles postérieur de la tête et se trans-
formant peu à peu en fine réticulation ponctuée. La grosse ponctua-
tion piligère un peu plus accentuée mais plus espacée. La sculpture
du reste du corps est aussi plus accentuée que chez punctulata.
Tête nettement plus longue et plus ovale, comme chez Aurivillii
(moins arrondie que chez rotundata For.) avec uneimpression assez
marquée entre les yeux et les arêtes frontales. Epistome peu
imprimé devant avecune faible carène médiane. Les épines un peu
plus éparses que chez punctulata, le reste comme chez le type.
5. Long. 3 mill. — Noire ou noir brunâtre, fémurs et tibias
brunâtres. Mandibules, antennes, articulations des pattes et tarses
brunâtres. Tête un peu plus longue et plus arrondie en arrière des
yeux que chez punctulata, toutefois moins que chez Awrivillii. Dos
du thorax plus fortement sculpté, épinotum plus allongé avec les
épines un peu plus fortes, pilosité du soldat, du reste comme chez
punctulata.
Côte d'Ivoire. Jacqueville (J. H. LOHIER) 4 %, 8 ÿ.
Cette forme tient d’Aurivillii pour la forme de la tête, elle est bien
plus'étroite, surtout en avant que chez rotundata et plus longue
que chez punctulata.
Messor arenarius FA8. st. thebaicum n. st. — © major.
Long. 15 mill. — D'un rouge sombre d’autant plus foncé qu’on
s'approche du gastre lequel est noir avec l’extrême bord des seg-
ments jaunâtre. Scapes et devant de la tête noirâtres. Pattes et
funicule rouge noirâtre à la base et passant insensiblement au
rouge jaunâtre de l’extrémité. Pilosité formée de soie jaunâtre dispo-
sée comme chez arenarius mais un peu plus courte et plus espacée.
Tête densément et régulièrement striée avec une fine ponctuation
165
dans l'intervalle des rides. Celles-ci, longitudinales sur les deux tiers
antérieurs de la tête, divergent vers les angles postérieurs et
deviennent transversales en arrière, donc disposées comme chez
arenarius mais plus fines et plus régulières. Sur le dos du thorax les
rides sont régulières, séparées par des sillons lisses et luisants alors
qu'ils sont ponctués et mats sur les côtés. Transversales sur le dos
du thorax et presque tout les côtés du pronotum, les rides sont lon-
gitudinales sur le reste des côtés du thorax. (Toutes longitudinales
sur les côtés du pronotum chez arenarius.) Les deux nœuds du
pédicule finement ponctués sur leur face supéro-antérieure, ridés
en long sur leurs côtés et le dessus du deuxième, alors que la face
supéro-postérieure du premier et le bord postérieur du deuxième
nœud sont striés en travers. Le gastre finement réliculé comme
chez arenarius mais plus mat et l’extrême base densément striée
en long. Mats avec un reflet soyeux sur la tête. Tête plus longue
que large (4.4 X 4.7 mill., 5.5 avec les mandibules fermées).
Occiput plus fortement échancré que chez arenarius. Le scape
n’atteint pas le bord postérieur de la tête, épines de l’épinotum très
courtes, dentiformes.: Sommet du premier nœud plus anguleux,
moins arrondi que chez arenarius.
Chez un autre exemplaire plus petit (12 mill.), la tête est plus
étroite et moins fortement échancrée derrière que chez arenarius
de même dimension et le scape un peu plus long; la sculpture
beaucoup plus fine sur la tête est partout bien plus régulière.
Egypte (sans- indication de localité). LETOURNEUX. 2 ÿ au
Museum de Paris.
Messor Plinii.n.sp.—® major. Long.12 mill. — Tête d’un rouge
carminé clair; devant de la tête, thorax et pédicule rouge sombre, le
pronotum un peu plusclair. Antennes, pattes et presque toute la moi-
tié basale des segments du gastre d’un jaune brunâtre. Reste du gastre
noir. Des soies jaune clair, tronquées à l’extrémité, sont disposées
comme chez barbarus i. sp., mais un peu plus courtes sur le corps,
plus longues sur les pattes et plus rares sur le devant de la tête.
Celle-ci est densément, finement et régulièrement striée en long
avec un reflet soyeux. Le fond des stries est lisse sauf une fine
réticulation en avant des yeux et une interruption des stries aux
points d'insertion de la pubescence qui est comme chez barbarus
i. sp. Occiput lisse et luisant. Thorax mat, strié ridé en travers
comme chez arenarius mais les rides du pronotum sont plus
espacées et plus effacées. Pédicule finement rugueux, mat. Gastre
lisse etluisant sauf vers la base qui est finement réticulée et submate.
Tête rectangulaire, plus large que longue (3.5 X 3.6 mill.) un
peu plus étroite en avant avec les angles postérieurs arrondis el
166
le bord occipital droit. Les yeux médiocres sont placés un peu en
arrière du milieu. L’épistome est plat avec une faible échancrure
au milieu de son bord antérieur. Aire frontale grande, distincte et
striée comme le front. Le scape, fortement arqué dans son tiers
basal, dépasse un peu le bord postérieur de la tête. Les articles du
funicule sont aussi longs et plus épais que chez arenarius (bien plus
longs que chez barbarus et capensis), Mandibules striées, ponctuées,
luisantes, de 5 dents mousses. Thorax élancé comme chez arena-
rius. Les deux faces de l’épinotum forment un angle presque droit,
la basale presque d’un tiers plus longue que la déclive. Les angles
sont simplement bordés d’une crête tranchante, anguleuse, mais
nullement dentés. Le premier article du pédicule est très longue-
ment pétiolé (plus longuement que chez arenarius), le sommet du
nœud transversal et droit. Deuxième nœud plus large que le précé-
dent plus long que large, piriforme. Pattes longues, les fémurs-ont
4.5 mill. et les tarses et métatarses réunis 5 mill.
Une © de 11 mill. a le thorax et le pédicule plus clair.
5 minor? — Long. 7 mill. Toute la tête, le thorax.et le pédicule
rouge clair, mandibules rouge jaunâtre. Le pédicule finement réti-
culé est un peu luisant dessus, pour le reste comme chez le major.
Afrique orientale, anglaise : Nakuro (CH. ALLUAND) 1904.
Museum de Paris.
Bien distincte de barbarus et capensis par les articles des antennes,
diffère de cephalote EM. par sa sculpture sans ponctuation sur-
ajoutée.
Polyrhachys militaris FA18.st. striativentris Em.— © (non
décrite). Long. 12 mill. — La tête est plus étroite que le thorax.
Tête, thorax et gastre striés en long; le scutellum en travers.
Couverte d’une pubescence assez serrée pour masquer en partie la
sculpture.
Côte d'Ivoire (J. H. LoHIER). 1 ©.
Polyrhachys militaris F. st. bruta n. st. — ©. Long.
15-16 mill. — Noire, mate. Pilosité dressée comme chez militaris,
un peu plus abondante sur la tête et le gastre. Pube-<cence plus
courte sur le thorax et beaucoup plus longue sur le gastre, où elle
forme une pelisse assez épaisse pour cacher la sculpture soyeuse,
gris Jaunâtre. (Chez militaris, au contraire, la pubescence du gastre
est bien moins forte que sur le thorax.) Sculpture rugueuse et assez
grossière sur la tête, bien plus fine et ponctuée sur le reste du corps.
Tête robuste, large de 3 mill., longue de 3,6 mill., le scape long de
3.9 mill. Thorax pas plus large que la tête. Mésonotum convexe,
aussi large que long et assez régulièrement arrondi en avant. Ailes
167
enfumées, d’un brun jaunâtre dilué, avec les nervures et la tache
brune. L’antérieure longue de 17 mill. Les deux faces de l’épinotum
aussi longues l’une que l’autre, avec des épines relevées assez fortes.
Epines supérieures de l’écaille courtes, seulement un peu plus
longues que les latérales, épaisses à la base. Tibias postérieurs longs
de 4,5 mill.
Chez la var. stibangentis For. et la race striativentris Em., la © a
la tête beaucoup plus rétrécie, plus étroite que le thorax. Chez mili-
taris 1. sp., la pubescence est tout autre et la taille plus petite.
Congo, une ©, reçue de M. BONDROIT.
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
VI
Assemblée mensuelle du 1° juin 1912
. Présidence de M. V. WILLEM, président.
La séance est ouverte à 20 heures.
— Les procès-verbaux des assemblées mensuelles du 6 avril et du
4 mai sont approuvés.
Correspondance. — M. BERGROTH signale les corrections suivantes
à faire à son travail paru récemment dans les Annales (pp. 76-95) :
P. 77, ligne 2, après le mot « lateribus », ajoutez « longius, mar-
gine apicali usque a lateribus » (... retrorsum sensim...),
P. 84, ligne 19, ajoutez le mot « angulated » après € rotun-
dately ». /
P. 90, 4° ligne à partir du bas, au lieu de « Long. J® mill. » lire
« Long. 9 mill. ».
Travaux pour les Annales. — L’impression des travaux insérés
dans ce numéro est décidée.
Communications. — M. LAMEERE a vu, le 27 mai dernier, un
exempiaire d’Araschnia levana L. (Lépidoptère), à Halloy-sur-
Bocq. Le 25 mai, il y a capturé lEphippiomyia ephippium K.
(Diptère). :
— M. SGHOUTEDEN signale que le Siphonophora callæ, décrit par
HENRICH en 1910, n’est évidemment autre que le Macrosiphuin
circumflecum Bucxr., Puceron que l’on trouve sur nombre de
plantes de serres et même, à Bruxelles du moins, sur des plantes
cultivées en pleine terre.
. — La séance est levée à 21 heures.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVI, 4-VI1-1912 IL
170
DESCRIPTIONS
DE CRIOCERIDES AFRIGAINS NOUVEAUX
par HE. Clavareau
Crioceris Gestroi n. sp. — Long. 4 1/2 mill., larg. 1 1/2 mill.
— Entièrement noir brillant, très légèrement bleuâtre. Tête allon-
gée et étranglée en arrière des yeux, qui sont saillants et peu
échancrés; canthus oculaires profonds, front avec une petite
carène transversale peu saillante, sans ponctuation sensible, vertex
avec une fossette médiane. Pronotum plus long que large, un peu
plus étroit en avant qu'en arrière, les côtés peu arqués; très fine-
ment rugueux, surtout dans les angles postérieurs, de gros points
inégalement espacés ornent les angles antérieurs et le disque, où
ils sont disposés sur deux rangées irrégulières, la base est trian-.
sulairement impressionnée en dessus de l’écusson et finement
rebordée. Ecusson assez grand, subquadrangulaire. Elytres peu
convexes, plus larges que le pronotum à la base, celle-ci avec une
impression sulciforme en dedans des épaules, qui sont arrondies;
les côlés parallèles jusqu’au quart postérieur, ensuite largement
arrondis et brusquement déclives, leur ponctuation assez forte et
profonde, plus épaisse en avant qu’en arrière, est disposée en séries
longitudinales; les interstries plans, à peine relevés au sommet,
sont couverts de très fines rides transversales. Dessous lisse,
brillant, le sommet des fémurs brunûtre. AE
Hab. : Coromma, Abyssinie ? X-XI 1893 (E. RusPoLr). Un exem-
plaire appartenant au Musée civique de Gênes.
Crioceris lugubris n. sp. — Long. 5 mill., largeur 2 mill.
-— Entièrement noir brillant. Tête rugueuse avec une impression
transversale sur le front, en arrière des yeux, ceux-ci saillants et
faiblement échancrés. Pronotum plus long que large, légèrement
élargi en avant, un peu étranglé en arrière à quelque distance de la
base, celle-ci largement et profondément impressionnée transver-
salement, la base elle-même est finement rebordée, les côtés laté-
raux avec une petite carène médiane, transversale, le disque avec
de gros points disposés sur deux rangées de peu d’étendue, la
marge antérieure à ponctuation inégalement espacée, plus forte
dans les angles antérieurs où elle occupe tout l’espace compris
entre la base et la carène des côtés, les angles postérieurs sont
couverts de très fines granulations. Ecusson très petit, triangulaire.
Elytres peu convexes, beaucoup plus larges que le pronotum à la
base, avec une impression sulciforme à peine indiquée en dedans
171
des épaules, celles-ci arrondies; droits sur les côtés, largement
arrondis et brusquement déclives en arrière, la surface couverte
de séries longitudinales de points larges et profonds, qui se pro-
longent en arrière en stries ponctuées. Dessous finement granu-
leux, pubescence gris argenté, très épaisse sur les côtés et moins
dense au milieu. Fémurs à peine ponctués.
Hab. : Dukuluwe-Kambove, VIII 1907 (Katanga). Un exemplaire
capturé par le D' SHEFFIELD NEAVE et appartenant au Musée du
Congo.
Ressemble au précédent, s’en éloigne par la forme du pronotum
qui est plus élargi en avant, et dont l’impression transversale en
arrière n’est-pas triangulaire; par la ponctuation élytrale beaucoup
plus épaisse, par sa coloration entièrement noire, sans reflets
bleuâtres et enfin, par le dessous entièrement granuleux.
Sigrisma variabilis n sp. — Long. 4 1/2 à 6 mill., larg. 1 1/2
à 2 mill. — Allongé, parallèle, peu convexe. Tête et pronotum tes-
tacés, veux et sommet des antennes noirs. Elytres jaune pâle,
avec : une large bande suturale noire, une bande marginale rouge
vif plus ou moins complète et bordée d’une bande submarginale
noire, entière ou interrompue dans son milieu. Dessous testacé
clair, le prosternum avec une tache noire entre les hanches et les
épipleures.
Tête grossièrement ponctuée, forterent étranglée en arrière des
yeux, ceux-ci largement bordés de noir, vertex lisse, brillant, orné
d’une tache noire de chaque côté; antennes robustes, les 6 pre-
miers articles testacés. Pronotum peu convexe, un peu plus étroit
en avant qu'en arrière, les côtés arrondis ayant leur plus grande
largeur avant le milieu, avec quelques points épars sur le disque ;
la marge et les angles antérieurs grossièrement ponctués, la base
finement rebordée et impressionnée transversalement. Ecusson
noir, petit, triangulaire, le sommet tronqué. Elytres plus larges
que le pronotum à la base, arrondis à l'épaule, très faiblement im-
pressionnés sous l’écusson, la surface couverte de séries longitudi-
nales de points plus épais en avant qu’en arrière, peu sensibles au
sommet, le calus huméral lisse, saillant et noir. La bande suturale
est un peu plus large en arrière qu’en avant et n’atteint pas le
sommet, la bande submarginale noire parait assez variable et pour-
rait ou bien parfois manquer ou être peu indiquée. Dessous glabre
et lisse. Pattes très légèrement pubescentes.
Hab.: Togo (par CoNRADT), un exemplaire, collection du Deutsche
Entomologische National Museum Porto Novo (Dahomey), un
exemplaire, ma collection.
172
Sigrisma picturata n.sp. — Long. 6 mill., larg. 2 1/4 mill.—
Allongé, parallèle, convexe. Brillant. Tête brune tachetée de noir,
antennes noires, les 4 premiers articles fauves. Pronotum très
convexe d’un brun testacé, plus clair que la tête, avec 3 taches
discales et 2 latérales noires. Elvtres jaune citron avec une tache
sur le calus huméral, une tache basale et sutarale commune aux
deux élytres, une large tache transversale après le milieu et une
tache subarrondie au sommet. Dessous noir brunâtre, l'abdomen
largement bordé de jaune. Pattes noires, les genoux et la base des
fémurs fauves. |
Tête très rétrécie en arrière des yeux, ceux-ci très saillants et
peu échancrés, canthus oculaires peu profonds, à fond noir, front
très rugueusement ponctué, avec une forte carène transversale
impressionnée dans son milieu et ornée d’une tache noire triangu-
laire ; vertex brillant à ponctuation fine, le cou noir, épistome
rugueux, garni de longs poils jaunâtres. Pronotum très globuleux,
les côtés antérieurs arrondis, faiblement rétréci sur les côtés après
le milieu, la base transversalement et largement impressionnée,
ponctuation forte, très dense, égale sur toute la surface, deux taches
allongées sont placées de chaque côtè du disque près du bord anté-
rieur, une autre subarrondie près de la base au-dessus de l’écusson,
enfin une tache allongée, oblique, plus grande que les précédentes
occupe chacun des angles postérieurs, aucune de ces taches n'at-
teint ni la base, ni le sommet. Ecusson impressionné, subtriangu-
laire, le sommet arrondi, noir. Elytres très convexes et très bril-
lants, ayant une impression sulciforme en dedans des épaules,
sans trace d'impression basilaire, couverts de séries linéaires de
points à fond obscur, plus forts en avant qu'en arrière, les inter-
valles plans non relevés au sommet, la tache humérale est réni-
forme, élargie en arrière, elle recouvre toute l'épaule et laisse le
bord marginal à découvert, la tache suturale en forme de fer de
lance ne dépassse pas le niveau du sommet de la tache humérale,
celle après le milieu qui est la plus grande, forme une large bande
sinueuse, son bord antérieur est largement arrondi, tandis que le
bord postérieur est profondément échancré, enfin la tache apicale
.Subovale se trouve placée plus près du bord marginal que de la
suture, celle-ci et la marge latérale sont finement rebordées de noir.
Prosternum brun testacé avec deux taches noires de chaque côté,
hanches antérieures noires. Dessous brillant, noir brunâtre, les
segments abdominaux finement liserés de jaune à pubescence
Jaunâtre clairsemée. Pattes à pubescence- semblable à celle de
l'abdomen.
Hab. : Bussu .Bosoga (Uganda). Un exemplaire capturé par le
D' E. Bavox et appartenant au Musée civique de Gênes.
173
Lema Tellinii n. sp. — Long. 4 mill., larg. 2 mill. — Allongé,
parallèle, déprimé sur les élytres. Brillant. Entièrement testacé
fauve. Tête (sauf le vertex) recouverte d’une pubescence jaunâtre
assez dense.
Tête faiblement rétrécie en arrière des yeux, le vertex lisse
et brillant, le front avec un petit sillon peu marqué, les yeux
saillants, triangulairement et profondément échancrés, antennes
avec les derniers articles obscurs. Pronotum à peine plus long que
large, rétréci sur les côtés après le milieu, les côtés antérieurs
évasés, la base traversée par un sillon assez large, un second sillon
moins marqué et interrompu sur le disque existe antérieurement.
Ecusson subquadrangulaire, avec des traces de pubescence jaunâtre.
Elytres avec une impression sulciforme en dedans des épaules et
une autre impression transversale à peine indiquée en dessous
de la base, recouverts de séries linéaires de points assez forts dimi-
nuant graduellement en arrière, les interstries plans, peu relevés
au sommet. Dessous et pattes à pubescence jaunâtre clairsemée.
Hab. : Ghinda (Erithrée), mars 1906 (D' Frainr). Collection du
Musée de Gênes. Un exemplaire. — Dongollo (D'TELLINI) ma Faire
tion. Deux exemplaires.
Un des individus provenant de Docu a le pronotum entière-
ment lisse, tandis que l’autre a celui-ci couvert de très petits points,
plus nombreux sur le disque que sur les côtés; à part ce détail, ils
sont tous deux semblables.
Du groupe des L. pubifrons JAC., planifrons WEISsE, hirtifrons
WEIsE et Livingstoner BALY. Se distingue de L. Livingstonei par sa
coloration entièrement fauve; L. pubifrons est beaucoup plus petit.
L. hirtifrons a la tête, l’abdomen et les antennes en partie noirs,
tandis que L. planifrons a la poitrine, le 1* segment abdominal et
les quatre pattes postérieures en partie noirs.
Lema erithræana n. sp. — Long. 6 1/2 mill., larg. 3 mill. —
Suballongé, peu convexe sur les élytres. Brillant. Bleu. Abdomen
et antennes noirs. Fémurs testacés, genoux, tibias et tarses noirs.
Tête rugueuse. Pronotum à fines rides transversales.
Tête rétrécie en arrière des yeux, avec un petit sillon étroit et peu
profond entre ceux-ci, sans trace de tubercules frontaux ; yeux sail-
lants, profondément échancrés, canthus oculaires très marqués;
antennes avec les quatre premiers articles plus ou moins brillants,
les suivants à pubescence grisâtre très dense. Pronotum aussi long
que son diamètre antérieur, rétréci sur les côtés après le milieu,
ayant ses côtés antérieurs évasés et terminés par un petit tubercule,
traversé à quelque distance de la base par un sillon peu profond
a vec une fossette médiane ; la base elle-même est finement plissée,
174
les rides sinueuses dont il est couvert sont abondantes, mais peu
profondes. Ecusson lisse, subquadrangulaire, le sommet échancré.
Elytres avec une impression sulciforme en dedans des épaules, leur
base très faiblement relevée, leur ponctuation plus forte en avant
qu’en arrière, est disposée en séries linéaires, les interstries plans
et assez relevés au sommet sont couverts de très fines rides trans-
versales. Dessous et pattes à pubescence grisâtre très fine et très
abondante.
Hab. : Adi Ugri (Erithrée) par M. H. RoLLE. Un exemplaire, ma
collection.
Forme des L. hottentota LAG., ashantiensis JAG. et Weisei JAG.,
mais d’une coloration toute autre.
Lema Schoutedeni n. sp. — Long. 10 mill., larg. 4 mill. —
Allongé, subparallèle, convexe. Brillant. Dessus brun marron, des-
sous brun obscur, presque noirâtre, sauf les deux derniers segménts
abdominaux plus clairs. Pronotum une fois et demie plus long que
large, à ponctuation fine, égale sur le disque, plus forte sur les
côtés antérieurs.
Tête rétrécie en arrière des yeux, ceux-ci triangulairement
échancrés, canthus oculaires profonds, le front un peu rugueux
avec 2 petits tubercules peu saillants séparés par une fossette,
vertex lisse et brillant, imponctué, épistome noir, très grossière-
ment ponctué avec quelques poils jaunâtres, antennes noires, les
quatre premiers articles fauves et brillants. Pronotum convexe,
lisse, les côtés antérieurs peu évasés et faiblement tuberculés,
étranglé sur les côtés un peu après le milieu, la base largement im-
pressionnée transversalement, chacun des côtés avec une impres-
sion subarrondie à hauteur de l’étranglement, ponctuation discale
assez fine, irrégulièrement disposée, celle des côtés antérieurs
beaucoup plus grossière, l’étranglement est en outre un peu ru-
gueux. Ecusson petit, subtriangulaire, le sommet tronqué. Elytires
très allongés, avec une impression sulciforme en dedans des
épaules et une autre impression à peine indiquée sous la base, le
sommet arrondi, couverts de séries linéaires de points un peu plus
forts en avant qu’en arrière, les interstries subconvexes, un peu
relevés au sommet. Dessous lisse et brillant, à pubescence grise
clairsemée sur l’abdomen. Pattes brillantes, tibias et fémurs plus
densément pubescents.
Hab. : Stanleyville (Congo belge), 26 déc. 1908. Un exemplaire
Musée du Congo.
Coloration des L. armata et hottentota Lac. Beaucoup plus
grand, plus allongé, la ponctuation élytrale moins forte, les inter-
stries subconvexes.
LA
RÉ RROT e NE = Aus ASE
175
Lema nigrocephala n. sp. — Long. 6 à 9 mill., larg. 2 1/3 à
3 1/2 mill. — Allongé, subparallèle, atténué en avant, arrondi en
‘arrière. Pronotum et élytres rouge brun. Tête, antennes, écusson,
dessous et pattes noirs. Yeux très saillants, profondément échan-
crés. Dessous couvert d’une pubescence cendrée et soyeuse.
Voisine de L. armata LAC., mais relativement plus allongée et
moins large. Tête à peine rétrécie en arrière des yeux, impression-
née entre ceux-ci avec une fossette médiane entre les sillons laté-
raux, sans trace de tubercules frontaux, couverte d’une pubescence
Jjaunâtre assez dense, le vertex glabre, lisse, plus ou moins brillant.
Pronotum plus élargi en avant, plus étranglé après la dilatation,
avec une impression transversale à hauteur de l’étranglement, la
base largement impressionnée transversalement et finement rebor-
dée, sans trace de ponctuation. Ecusson lisse, subtriangulaire, le
sommet arrondi et impressionné. Elytres parallèles, le calus humé-
ral lisse et faiblement impressionné en dedans; sans impression
basilaire, à ponctuation forte diminuant en arrière, disposée en
séries linéaires, les interstries relevés au sommet.
Hab. : Katanga (Congo belge). Deux exemplaires capturés par le
D' SHEFFIELD NEAVE, l’un entre Ruwe et Kambove, mars-avril 1907,
l’autre à Madona, décembre 1907. Collection du Musée du Congo, la
mienne.
Remarquable par la coloration noire de la tête et par l’abondance
de la pubescence du dessous.
Lema Reinecki n. sp. — Long. 7 à 7 1/2 mill., larg. 3 mill. —
Allongé, assez convexe en dessus et arrondi en arrière. Assez
brillant. Fauve obscur avec la tête, le pronotum et les pattes bruns.
Pronotum entièrement couvert de rides sinueuses, très rap-
prochées.
Tête rétrécie en arrière des yeux, qui sont très saillants, profon-
dément et triangulairement échancrés, finement et rugueusement
- ponctuée sur le vertex, ayant sur le front deux tubercules séparés
par un sillon très profond, les canthus oculaires bien indiqués;
épistome noirâtre à ponctuation forte, inégale, et à pubescence
fauve clairsemée ; antennes grossissant légèrement à leur extrémité,
avec les deux premiers articles fauves, les suivants noirs, opaques.
Pronotum aussi long que son diamètre antérieur, à peine sinué à la
base, les côtés arqués en dedans dans leur milieu, les angles anté-
rieurs évasés et terminés par un petit tubercule assez saillant;
sa surface est entièrement couverte de rides très rapprochées, entre-
mêlées de quelques points grossiers sur le disque qui lui donnent
un aspect rugueux, ces rides plus fortes et moins rapprochées à la
base. Ecusson petit, triangulaire. Elytres assez allongés, ayant une
176
impression sulciforme en dedans des épaules, assez convexes, sans
trace d'impression transversale basilaire, couverts de lignes de
gros points très profonds et très rapprochés, un peu plus gros à la
base qu’au sommet, les interstries sont lisses et relevés en arrière;
coloration un peu plus pâle que celle de la tête et du pronotum.
Poitrine et abdomen plus clairs, à pubescence grisàtre, très fine et
très abondante. Pattes avec le sommet des fémurs, les tibias et les
tarses brun noirâtre, couvertes d’une pubescence pareille à celle du
dessous.
Hab. : Riv. Mkulumusi (Afrique orient. Allemande). Deux exem-
plaires. Collection G. REINEGK, la mienne.
Du groupe de L. armata Lac. Voisin, par sa forme, des L. Weisei
JAC., ashantiensis JAG et camerunensis JAC., s’en distingue par sa
coloration entièrement fauve et les rides qui couvrent entièrement
son pronotum. D’après la description de l’auteur L. plicaticollis TAC.
s’en rapprocherait également, mais cette espèce à le dessous et
les pattes noirs.
Je dédie cette intéressante espèce à mon excellent collègue,
M. G. REINECK, de Berlin.
Lema restricta n. sp. — Long. 9 mill., larg. 4 mill. —
Allongé, parallèle. Brillant. Fauve. Elytres bleus à reflets violets, le
sommet fauve. Epistome noir. Pronotum avec deux lignes obscures
parallèles, n’atteignant ni le sommet, ni la base et situées des deux
côtés d’une double ligne médiane de points.
Tête à peine rétrécie en arrière des yeux, front finement pointillé,
peu relevé, avec deux petits tubercules séparés par une fossette
assez profonde, les sillons latéraux bien marqués, le vertex lisse et
brillant, l’épistome grossièrement ponctué et garni de-quelques
poils jaunâtres, yeux saillants, faiblement échancrés, antennes
atteignant le milieu du corps, les quatre premiers articles fauves,
brillants, les suivants mats. Pronotum un peu plus long que son
diamètre antérieur, rétréci sur les côtés après le milieu (ce rétrécis-
sement finement et densément pointillé), traversé en dessus près de
la base par un large sillon peu profond, angles antérieurs terminés
par un très petit tubercule, le disque avec deux rangées de points
irrégulièrement disposés, les angles antérieurs couverts d’une forte
ponctuation très espacée. Ecusson subquadrangulaire, fauve et lisse.
Elytres assez convexes, ayant une impression sulciforme en dedans
des épaules et une autre impression transversale bien marquée
sous la base, leur ponctuation fine et peu profonde est disposée en
séries linéaires, les interstries sont plans, lisses el à peine relevés
au sommet où ils paraissent un peu rugueux dans la partie
teintée de fauve. Dessous lisse, brillant, l’épisternum métathora
177
cique à pubescence très dense, l’abdomen et les fémurs à pubes-
cence clairsemée, les ongles rembrunis.
Hab. : Asenté Akem (Ashantis). Un exemplaire, ma collection.
Reconnaissable à la ponctuation fine et serrée du rétrécissement
prothoracique.
Lema Passyi n. sp. — Long. 7 mill., larg. 2 1/3 mill. —
Allongé, parallèle, atténué en avant, arrondi en arrière. Très bril-
lant. Testacé fauve, les élytres d’un vert un peu bronzé, yeux,
pattes et antennes noirs. Pronolum allongé, très convexe.
Tête lisse, à peine rétrécie en arrière des yeux, le front peu
relevé avec une fossette médiane allongée, les sillons latéraux très
marqués, le vertex avec quelques points grossiers inégalement
espacés; antennes grèles, entièrement noires, les trois premiers
articles brillants, les suivants couverts d’une pubescence jaunâtre,
très dense. Pronotum plus long que large, étranglé après son mi-
lieu, assez largement et profondément sillonné près de la base, le
milieu du sillon avec une fossette allongée, la base coupée carré-
ment et finement rebordée, le disque et les côtés antérieurs garnis
de points épais, assez nombreux et inégalement espacés. Ecusson
fauve, subtriangulaire, le sommet tronqué. Elytres très allongés,
parallèles, assez convexes, leur base très faiblement relevée, avec
une profonde impression sulciforme en dedans des épaules, leur
ponctuation assez forte et égale sur toute la surface est disposée en
lignes et se termine en stries linéaires à partir du quart pos-
térieur jusqu'au sommet, les interstries sont lisses, plans et assez
relevés en arrière; à l’aide d’une forte loupe on découvre des
séries linéaires et inégales de très petits points sur les interstries.
Dessous couvert d’une pubescence jaunâtre, peu dense sur l’abdo-
men. Pattes d’un noir brillant, entièrement lisses, les fémurs à peu
près glabres, les tibias et les tarses pubescents.
Hab. : Elisabethville (Katanga). Un exemplaire capturé par
M. Passy et qui m’a généreusement été offert par mon ami le D"
À. GUILLIAUME.
Cette espèce se distingue de L. thoracica LAcG., par la ponctuation
du pronotum qui est assez inégalement espacée et qui n’est pas
disposée sur deux rangées, mais plutôt sur quatre, par la
coloration entièrement noire des pattes et des antennes. La L. elon-
gata WEISE a les pattes en partie fauves et l’impression élytrale
est beaucoup plus accentuée.
Lema inermis n. sp. — Long. 4 1/3 à 5 mill., larg. 2 mill. —
Allongé, peu convexe, parallèle. Brillant. Tête, antennes (sauf les
premiers articles) et dessous noirs. Pronotum fauve ou noirâtre.
Elytres allant du vert au bleu verdâtre. Pattes en partie fauves.
178 Mes
Semblable pour la forme à L. rubricollis KLUG, mais un peu plus
courte que celle-ci, la tête entièrement noire, rugueusement ponce-
tuée sur le front avec une fossette médiane et couverte d’une pubes-
cence jaunâtre peu dense, les sillons latéraux peu marqués, sans
trace de tubercules frontaux, yeux fortement échancrés, antennes
dépassant la moitié du corps, d’un noir mat, sauf les deux premiers
articles qui sont fauves et brillants. Pronotum imponctué, à peine
plus long que son diamètre antérieur, rétréci sur les côtés après le
milieu, la base avec un sillon transversal, profond, qui est précédé
d’un autre sillon submédian plus ou moins interrompu sur le
disque, angles antérieurs anguleux et dilatés en dehors. Ecusson
noir, petit, subquadrangulaire. Elytres allongés et parallèles, peu
convexes, la base avec une large élévation et une impression sulci-
forme en dedans des épaules, le sommet arrondi et faiblement
impressionné, ponctuation assez forte, surtout en avant, disposée
sur dix rangées linéaires, interstries plans, un peu relevés au
sommet. Dessous (sauf le prosternum) noir, très densément couvert
d’une fine pubescence soyeuse, grisâtre, qui s'étend sur les pattes ;
celles-ci sont fauves, avec le sommet des fémurs et des tibias ainsi
que les tarses obscurs.
Hab. : Assinie (Côte occid. d'Afrique) CH. ALLAUD. Un exem-
plaire appartenant au Deutsche Entomologische National Museum.
Dahomey (par POuILLON) deux exemplaires, ma collection.
Cette espèce, qui peut être confondue à première vue avec
L. rubricollis KLUG, s’en distingue par les deux sillons transversaux
du pronotum, qui a ses angles antérieurs anguleux et plus dilatés
en dehors, sans trace de tubercules; par la ponctuation rugueuse
et la coloration entièrement noire de la tête.
Lema convexicollis n. sp. — Long. 4 1/2 mill , larg. 1 3,4
mill. — Allongé, parallèle, très convexe. Pronotum très globuleux.
Brillant. Tête et antennes noires. Pronotum et pattes fauves Elytres
bleu foncé avec un léger reflet violet. Dessous noir à reflets cuivreux.
Tête rétrécie en arrière des yeux, ceux-ci saillants et faiblement
échancrés, le front étroitement sillonné longitudinalement et trans-
versalement, le sillon transversal coupant le premier vers sa partie
antérieure, le vertex lisse et brillant; antennes courtes, entièrement
noires. Pronotum brillant, très globuleux, à peine plus long que
large, les côtés faiblement rétrécis après le milieu, la base avec un
sillon transversal étroit et profond, les angles antérieurs à peine
évasés, mais terminés par un petit tubercule obtus, les angles
antérieurs grossièrement ponctués, la ponctuation discale épar-
pillée, sans ordre apparent. Ecusson noir violacé, subtriangulaire,
le sommet tronqué. Elytres ayant une impression sulciforme en
dedans des épaules avec la base à peine relevée, le sommet arrondi.
179
couverts d’une ponctuation forte, à peu près égale sur toute la
surface et disposée en séries linéaires, les inlerstries plans et peu
sensiblement relevés au sommet. Abdomen et pattes à pubescence
jaunâtre assez dense, tarses obscurs.
Hab. : Entebbe (Uganda). Un exemplaire par M. H. ROLLE.
Ma collection.
Faciès de L: globicollis BALY, des Indes, mais avec le pronotum
un peu plus globuleux.
Lema obscuripennis n. sp. — Long. 5 mill., larg. 2 1/4 mill.
— Ovalaire, atténué en avant et en arrière. Brillant. Fauve, les
élytres brun foncé ou noirâtre devenant plus clair au sommet.
Tête lisse et brillante, assez forlemeut rétrécie en arrière des
yeux, sans trace de ponctuation, le front relevé avec deux petits
tubercules séparés par un sillon large et profond, les sillons laté-
raux larges, yeux saillants faiblement échancrés, antennes fauves,
atteignant le milieu du corps, les premiers articles plus clairs et
brillants. Pronotum lisse, brillant, à peine plus long que son
diamètre antérieur, fortement rétréci sur les côtés après le milieu,
transversalement et assez profondément sillonné en dessus de la
base, celle-ci finement rebordée, les angles antérieurs évasés et non
tuberculés. Ecusson sukquadrangulaire, lisse, brun, les bords et le
sommet teintés de noir. Elytres moins brillants que le pronotum,
plus ou moins plans sur le disque, ayant une impression sulciforme
en dessus des épaules et une impression transversale assez profonde
sous la base, le calus huméral lisse et arrondi, le sommet arrondi
et faiblement impressionné, leur ponctuation est disposée en
séries linéaires de points diminuant en épaisseur de la base au
sommet sur la région suturale. Dessous un peu plus obscur, cou-
vert d’une pubescence jaunâtre, très dense. Pattes d’une nuance
un peu plus pâle, à pubescence pareille à celle de l'abdomen, mais
un peu moins abondante sur les fémurs.
Hab. : Ogowé, Lambarene (Congo français) : Deux exemplaires,
ma collection. ;
Lema Bayoni n. sp. — Long. 3 1/2 mill., larg. 1 1/2 mill.
— Ovalaire, atténué en avant, arrondi en arrière. Brillant. Tête en
partie testacée ; pronotum noir; élytres noirs sur le disque et large-
ment bordés de testacé à la base, sur les côtés et au sommet, la
région suturale étroitement teintée de fauve sur le tiers antérieur.
Tête assez rétrécie en arrière des yeux, ceux-ci faiblement échan-
crés, canthus oculaires larges et peu profonds, à fond rugueux, le
front rugueusement et finement ponctué, le vertex lisse et étroite-
ment bordé de noir en arrière, épistome noir couvert de longs
poils jaunâtres, antennes noires, les quatre premiers articles
fauves. Pronotum lisse, sans trace de ponctuation, à peine plus
180
long que large, très évasé en avant, les côtés fortement rétrécis
dans le milieu, la base avec un sillon transversal étroit et peu
profond, un second sillon étroit peu indiqué existe antérieurement
à la hauteur de l’étranglement des côtés. Ecusson subquadrangu-
laire, noir, brillant. Klytres subconvexes, ayant une impression
arrondie de chaque côté de la suture en dessous de l'écusson,
couverts de séries linéaires de points d’égale épaisseur sur toute la
surface, sauf dans l'impression préscutellaire où ils sont plus forts
et plus profonds. Dessous et pattes à pubescence jaunâtre très
dense, la base des fémurs plus ou moins fauve.
Var. : Pronotum fauve avec deux lignes obscures, parallèles sur
le disque.
Hab. : Léopoldville (Congo belge), 18 IX 1910, D' J. BEQUAERT.
Un exemplaire. Collection du Musée du Congo.— Victoria Nyanza.
Archipel de Sesse. Bugala, juin 1908, D' J. BAyon. Deux exem-
plaires. Collection du Musée civique de Gênes.
Lema transversa n. sp. — Long. 5 1/2 mill., larg. 2 1/4 mill.
— Suballongé, déprimé, parallèle. Brillant. Testacé fauve, les élytres
bleu verdâtre avec une large bande transversale et médiane et le
sommet testacé. |
Tête fortement rétrécie en arrière des yeux, ceux-ci triangulaire-
ment échancrés, canthus oculaires larges et bien marqués, front
avec deux petits tubercules peu saillants, séparés par un petit sil-
lon, vertex lisse, brillant, imponctué, épistome lisse, couvert de
longs poils jaunâtres clairsemés, antennes filiformes, entièrement
fauves, les trois premiers articles brillants. Pronotum pas plus
long que son diamètre antérieur, convexe, les côtés antérieurs
anguleusement dilatés, le milieu fortement rétréci sur les côtés, la
base largement sillonnée transversalement, la surface brillante
comme la tête, sans ponctuation. Ecusson subtriangulaire, lisse et
fauve. Elytres peu convexes, ayant une impression sulciforme en
dedans des épaules et sur chacun une faible dépression subarron-
die à quelque distance de la base près de la suture, couverts de
séries linéaires de points médiocres diminuant graduellement vers
le sommet, un peu plus forts dans la dépression préscutellaire, la
bande transversale testacée, est à peu près droite, le côté antérieur
se dilate graduellement vers la suture et plus brusquement vers la
marge latérale, le côté postérieur est un peu déchiqueté, le sommet
est également testacé sur une faible étendue, cette coloration est
sensiblement plus claire que celle de la tête et du pronotum Des-
sous plus clair que la tête et le pronotum à pubescence soyeuse
jaunâtre assez dense.
Hab. : Bulolo (Uganda), D'E. BaAyoN. Un exemplaire, collection
du Musée de Gênes.
181
Lema subcuprea n. sp. — Long. 4 à # 1/2 mill., larg. 2 à
2 1/5 mill. — Ovalaire, peu convexe. Brillant. Dessus verdâtre à
légers reflets cuivreux. Dessous obscur. Pattes fauves. Pronotum
très grossièrement ponctué, les angles antérieurs armés d’une forte
dent. 3
Tête légèrement rétrécie en arrière des yeux, brillante, à ponc-
tuation forte, inégalement espacée, le front avec un profond sillon
médian, atteignant le vertex, canthus oculaires larges et profonds,
yeux triangulairement et profondément échancrés, mandibules
noires, le sommet fauve, antennes filiformes atteignant le milieu
du corps, noires, les trois premiers articles fauves. Pronotum à
peine plus long que son diamètre antérieur. les côtés faiblement
rétréçcis après le milieu, la base assez largement mais peu profondé-
ment sillonnée transversalement, le disque avec un sillon super-
ficiel et transversal peu marqué, les angles antérieurs saillants
et terminés par une forte dent, ponctuation semblable à celle de la
tête. Ecusson petit, subtriangulaire, le sommet arrondi. Elvtres
ayant une impression sulciforme en dedans des épaules et une
autre impression large et profonde, interrompue sur la suture, en
dessous de la base, couverts de séries linéaires de points forts en
avant, diminuant graduellement au sommet, les interstries sont
plans, à peine relevés en arrière. En plaçant l’insecte sous un
certain jour, la marge latérale a des reflets violacés. Dessous
noirâtre à pubescence jaunâtre peu dense. Pattes fauves, le sommet
des articles des tarses et les ongles plus obscurs.
Hab. : Erythrée : Cheren, par M. H. RoLLE. Ghinda, par MM. BAXG-
Haas. Trois exemplaires. Ma collection.
Voisine de L. acutangula WEIsE, s’en écarte par sa taille beau-
coup plus grande, pair la coloration des élytres et des pattes et par
. la ponctuation élytrale moins épaisse.
Lema Kerremansi n. sp. — Long. 3 à 5 1/2 mill., larg. 1 1/5
mill, — Allongé, parallèle, très convexe. Bleu foncé ou noirâtre.
Brillant. Pattes noires avec les fémurs postérieurs fauves el parfois
le sommet et la base des fémurs antérieurs et intermédiaires teintés
de fauve. E
Tête assez fortement rétrécie en arrière des yeux, lisse, ayant sur
le front un sillon étroit, assez allongé, sans trace de tubercules, les
sillons latéraux larges, antennes grêles, fauves, ou bien noires avec
les premiers articles fauves; yeux très saillants à peine échancrés.
Pronotum très convexe, d’un tiers plus long que son diamètre
antérieur, médiocrement rétréci en arrière du milieu, les côtés
antérieurs terminés par un petit tubercule, traversé à quelque
distance de la base par un sillon assez profond, limité en arrière par
une petite carène très distincte, qui longe la base sur toute son
182
étendue, le disque est lisse, imponctué, le sillon basal seul parait
finement granuleux. Ecusson triangulaire, le sommet tronqué.
Elytres sans dépression basilaire, ayant une impression sulciforme
en dedans des épaules, le calus huméral saillant et lisse ; fortement
ponctués en séries linéaires, la ponctuation s’affaiblissant graduelle-
ment en arrière, les interstries plans, un peu relevés au sommet
et finement se transversalement le long de la marge latérale.
Dessous noirâtre à pubescence couchée assez dense.
Hab. : Ile Fernando Poo, Basile, 400-600 mètres. Août-septem-
bre 1991, L. FEA. Deux exemplaires. Collection du Musée civique de
Gênes. . mienne. <
La coloration des pattes et du dessous paraît peu constante, un
exemplaire exactement semblable pour la forme, provenant de
Buwuma (Archipel de Sesse-Victoria Nyanza), capturé par le D'E.
Bayon, en août 1908, et appartenant au Musée civique de Gênes, a
l’abdomen entièrement fauve, les fémurs antérieurs sont teintés de
fauve au sommet et à la base, sur une assez large étendue, les
antennes sont entièrement fauves, le pronotum, qui est violacé, à.
sa base légèrement teintée de vert à reflets dorés.
Lema congoana n. sp. — Long. 4 mill., larg. 1 2/3 mill. —
Voisin de la précédente, plus allongée et plus déprimée sur le
disque. Vert bleuâtre ou bleu foncé. Tête un peu moins lisse,
antennes noires avec les deux premiers articles fauves. Pronotum
d’un tiers plus long que son diamètre antérieur, médiocrement
rétréci en arrière du milieu, les angles antérieurs tuberculés, sa
base également sillonnée et carénée, le disque très finement et
rugueusement ponctué, moins arqué sur les côtés qui sont diver-
gents, suivant une ligne presque droite, la coloration est pareille à
celle des élytres, avec la base entièrement cuivreuse, cette teinte ne
dépassant pas le sillon transversal de la base. Ecusson subtriangu-
laire, impressionné, le sommet arrondi. Elytres moins convexes,
plus allongés, plus plans sur le disque, même ponctuation que
L. Kerremansi, les intervalles un peu plus relevés au sommet, les
rides transversales des côtés moins apparentes. Dessous noir ou
fauve garni d’une pubescence très dense. Pattes très grêles, les
fémurs fauves, les médians et les antérieurs teintés de noir au
milieu, tibias et tarses noirs.
Hab. : Ogowé (Congo français), Deux exemplaires, ma collection.
— Kisantu (Congo belge), R. P. GoossExSs Deux exemplaires. Musée
du Congo.
Les exemplaires du Congo belge sont un peu plus larges, la colo-
ration des élytres est plus bleuàtre et le pronotum est violet foncé
avec la base noirâtre et non cuivreuse.
185
NOTES SUR QUELQUES ANTESTIA D'AFRIQUE
par H. Schouteden
Dans son recent Catalogue, KIRKALDY à remplacé le nom
variegata TH., préoccupé en raison de la stricte priorité (et qui
passe en synonymie de faceta), par le nom orbitalis WEsrw. A cette
espèce, il joint, à titre de variétés, comme l’avait fait SrAL, les
Antestia faceta GERM. et lineaticollis ST.
Venant d'étudier les Antestia africains rangés sous la rubrique
variegata et var. dans ma collection, j'ai pu constater que sous ce
nom se trouvent confondues plusieurs espèces dont j'indique ici
quelques caractères distinctifs.
1. — Antestia orbitalis WEsrw.
L'Antestia orbitalis WESTW. est une espèce bien distincte de
lineaticollis Sr., par sa forme plus allongée, moins convexe, sa
ponctuation noire bien marquée, formant souvent des séries trans-
versales, son pronotum moins transversal, son écusson allongé,
son dessin pronotal peu marqué, n’offrant notamment pas de lignes
longitudinales, ainsi que.par la structure des organes génitaux.
Je ne la possède que du Cap.
2, — Antestia faceta GERM.
D’après un exemplaire reçu du Cap avec les précédents, faceta doit
bien se rapporter à orbitalis WESTW. à titre de variété, plus marquée.
3. — Antestia lineaticollis Sr.
C’est cette espèce que l’on désigne d'habitude sous le nom de varie-
gata et que ZIMMERMANN à figurée dans les Ber. Land-Forstw. D. O.
Afr., I, pl. IV, fig. 17(1903) sans lui donner de nom. Elle se distingue
par les caractères indiqués ci-dessus. Sa coloration est éminemment
variable, la coloration foncière allant du verdâtre au noir. Mais
toujours les dessins caractéristiques de l’espèce, et notamment les
cinq lignes longitudinales päles du pronotum, sont bien distincts.
L’Antestia lineaticollis Sr. offre toujours un trait noir ou brun
foncé occupant la base de la marge antéro-latérale du pronotum.
Le rostre atteint chez elle le 2° ou le 3° segment ventral.
Cette espèce est la plus répandue de celles envisagées ici. Elle
existe à ma connaissance dans l’Afrique du Sud et l’Afrique orien-
tale, ainsi que dans l’Afrique centrale anglaise, et j’en possède
également des exemplaires qui proviennent du Dahomey.
4. — Antestia transvaalia Disr.
À en juger d’après un exemplaire provenant du Zoutpansberg
que je possède, cette espèce ressemble beaucoup à l’A. lineaticollis
ST. La tête paraît toutefois plus bombée, les segments de la base du
184
ventre sont lisses et, en outre, les angles apicaux du segment génital
du mâle sont nettement plus prononcés, acuminés et non obtus.
o. — Antestia falsa n. sp.
®. Très semblable à l’A. lineaticollis (forme verdâtre) et offrant
également le trait caractéristique huméral, mais le dessus du corps
est couvert d’une ponctuation noire fort nette et assez abondante
(concolore où peu intense chez lineaticollis); même les taches
orange de la tête et de la base de l’écusson (petites du reste et peu
visibles) sont envahies par la ponctuation, qui couvre aussi tout :
l’apex de ce dernier. Les bords postéro-latéraux du pronotum sont
sinués, l’angle latéral plus aigu que chez linealicollis. Le ventre
n'offre pas les taches variées de cette dernière espèce et a simple-
ment la base des segments sombre vers l’intérieur dans la zone
marginale. Le rostre ne dépasse pas les hanches postérieures. Le
bord apical du 5° segment est arrondi au milieu et non pas angulé;
celui du 6° segment n’est pas fortement sinué en dehors; les lames
génitales externes sont subéquilatérales. — Long. 8 millimètres.
Du Mozambique.
6. — Antestia usambarica n. spec.
œ. Voisin de l’A. lineaticollis (forme verdâtre) par la coloration
du dessus, mais un peu moins convexe. La tête, outre la bande
médiane et la tache apposée de chaque côté à l’œil, a le bord
externe noir, sauf immédiatement en avant de l’œil. Le pronotum
a les côtés antéro-latéraux plus finement rebordés ; il est d’un brun
foncé entre les cinq lignes longitudinales (verdâtres) habituelles et
vers l’épaule ; en avant il offre quatre taches noires correspondant
aux interspaces, les deux médianes accolées à la tache orange
antérieure; il n’y a pas de trait foncé à la marge antéro-latérale.
L’écusson est bien plus rétréci et d'aspect plus allongé que chez
lineaticollis, taché d'orange à la base dans les angles et sur la ligne
médiane, ces taches réunies par une espèce d’accent circonflexe
verdàtre (ponctué également de noir) de même que l'extrémité.
Corie à dessins verdâtres, rougeâtres sur le disque. Connexivum
orangé, la base des segments noire. En dessous : Tête avec la base
des tubercules antennifères entourée de noir. Prostethium avec
deux lignes longitudinales noires, réunies en avant et en arrière ;
méso- et métastethium à taches noires. Ventre à zone externe d’un
flave orangé, avec une tache basale verte à chaque segment,
englobant à la base une macule punctiforme ou linéaire noire.
Antennes noires, y compris le premier article, sauf la base. Pattes
à fémurs orangés dans leur partie apicale, et marqués à la base de
la région orange d’un point noir. — Long. 9.5 millimètres.
De l’Afrique orientale allemande.
185
REVISION DES PRIONIDES
par Aug. Lameere, professeur à l'Université de Bruxelles.
VINGTIÈME MÉMOIRE. — PRIONINES (VIT).
Genre PRIONUS Fabricius.
Syst. Entom., 1775, p. 159.
Je réunis en un seui genre Prionus Fab., Homaesthesis Lec.,
Polyarthron Serv. et Prionoblemma B. Jakowlew.
Le genre Homaesthesis Lec. est fondé sur deux Prionus de l’Amé-
rique du Nord, P. integer Lec. et P. emarginatus Say qui se ratta-
chent si intimement au P. palparis Say, laissé dans le genre Prionus
par Le Conte, qu’il faudrait les réunir dans une même coupe avec
ce dernier, s’il était nécessaire de subdiviser en sous-genres les
Prionus de l'Amérique du Nord.
Le genre Polyarthron a été établi par Serville pour le seul Prionus
pectinicornis Fab. qui offre de nombreux articles aux antennes;
Lacordaire a exagéré considérablement la différence entre Prionus
et Polyarthron en constituant avec ce dernier genre son groupe des
Polyarthrides qu’il a placé parmi les Prionides souterrains, à cause
de l'élargissement de la saillie intercoxale de l’abdomen chez la
femelle. Ce dernier caractère est sporadique parmi les Prionides, il
est même parfois purement spécifique, comme le montrent les
Dorysthenes, et comme le montrent aussi les Prionus dont plusieurs
espèces asiatiques ou américaines, ne formant nullement un groupe
naturel, offrent également cette particularité, ce que Lacordaire
ignorait. :
A la fin du XIX* siècle, les entomologistes ont fait la connaissance
de plusieurs espèces de Prionides extrêmement remarquables,
ayant de nombreux articles aux antennes, évidemment voisins par
,
la généralité des caractères des Polyarthron, comme aussi des
Prionus, et ils les ont décrits comme Polyarthron.
Mais l’on s’aperçut bientôt que ces soi-disant Polyarthron sont
bien différents du P. pectinicorne, et qu'ils diffèrent beaucoup les
uns des autres par des particularités très importantes : aussi M. Pic,
suivi par M. Semenow, découpa-t-il le genre Polyarthron en plu-
sieurs sous-genres. On aurait dû se rendre compte dès l’abord que
ces sous-genres forment un amalgame artificiel et que ce sont en
réalité des sous-genres du genre Prionus, comme l’a très bien com-
pris M. Théry (Bull. Soc. Ent. Fr., 1896, p. 109), en proposant avec
. infiniment de raison de supprimer le genre Polyarthron, plusieurs
Prionus de l'Amérique du Nord ayant aussi de nombreux articles
aux antennes.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVI, 4-VI1-1912 12
186
Mais M. Semenow a suivi une voie différente (Horae Rossicae,
XXXIV, 1899, p. 255) : il a fondé un sous-genre Neopolyarthron
pour les Prionus des États-Unis polyarthriques, citant comme de-
vant rentrer dans cette coupe les P. imbricornis L. et fissicornis
Hald. M. Semenow a reconnu que ces Insectes, se rattachant aux
Prionus ordinaires de l’Amérique du Nord, ne peuvent pas être in-
corporés parmi les Polyarthron (Revue russe d’Entom.., 1904, p.39),
mais s’il avait envisagé l’ensemble des espèces américaines, il
aurait vu que les diverses formes polyarthriques se rattachent à
des Prionus ordinaires différents, qu’il y avait eu par conséquent
en Amérique polygénisme dans la multiplication du nombre des
articles des antennes, comme d’ailleurs dans l’Ancien Continent. Si
nous acceptions le sous-genre Neopolyarthron, en le réduisant aux
deux espèces imbricornis et fissicornis qui semblent voisines l’une
de l’autre, nous serions obligés de créer un sous-genre distinct
pour les P. Flohri et mexicanus qui sont polyarthriques et nous
arriverions à les séparer du ?. californicus, à antennes de 12 ar-
ticles, dont ils sont peu différents; enfin les deux Homæsthesis,
P. integer etemarginatus, également polyarthriques, devraient être
séparés de leur congénère à antennes de 12 articles, ?. palparis.
J’estime qu’il vaut mieux supprimer le sous-genre Neopolyarthron,
comme il est également préférable d'abandonner tous les sous-
sgenres créés aux dépens de Prionus ou de l’olyarthron, ainsi que
le genre Polyarthron lui-même.
Depuis longtemps Motschulsky (Bull. Acad. Petr., If, 1860, p. 537) a.
séparé du genre Prionus son P.hemipterus(— P. brachypterus Gebl.).
pour en constituer avec quelques autres soi disant espèces voisines
le genre Psilotarsus (changé en Psilopus dans le Bull. Mosc., 1875,
II, p. 152), que J. Thomson a redécrit sous le nom d’Otiartes
(Syst. Ceramb., 1864, p. 285). B. Jakowlew (Horae Ross., XXI, 1887,
p. 321) n’en a fait qu'un sous-genre de Prionus, et il en a profité
pour distinguer encore trois autres sous-genres parmi les Prionus
de la faune de Russie; M. Semenow (Hor. Ross., XXXIV, 1900,
p. 525) en distingue cinq, comprenant chacun une, deux ou trois
espèces, et qui ne concordent pas tout à fait avec ceux de B. Jakow-
lew. Je suis un peu effrayé de toute cette nomenclature, d'autant
plus qu’en lacceptant il faut encore créer un sous-genre pour les
espèces de l’Inde, cinq autres pour les Prionus chinois et enfin
admettre les six sous-genres des soi-disant Polyarthron, sans
compter qu’alors il n’y a pas de motif pour ne pas distribuer en
cinq sous-genres les Prionus américains.
Je préfère procéder autrement et distribuer l’ensemble des Prio-
nus en groupes hiérarchisés, en rattachant les diverses formes
polyarthriques aux types à 12 articles aux antennes dont elles sont
187
proches parentes; les erreurs que je pourrais commettre n’auront
pas de conséquences, car je ne créerai aucun nom nouveau.
Le genre Prionoblemma B. Jakowlew est fondé sur une espèce de
Prionus, et je l’incorporerai à l’ensemble, en lui faisant subir le
sort des autres sous-genres.
Le genre Prionus Fab., qui renfermait au début tous les Prio-
_ nides, contient encore dans le Catalogus Coleopterorum de Gemmin-
_ger et Harold, cinq espèces qui lui sont absolument étrangères :
P. dimidiatus White est un ÆElaptus, P. fossatus Pascoe est un Cyrto-
gnathus, de même que P. hydropicus Pascoe, P. Gerrandi Pascoe
est la femelle du Closterus flabellicornis, enfin P. obtusicollis Motsch.
est la femelle de l’Apatophysis serricornis Gebl. (tomentosa Gebl.).
Le Polyarthron barbarum Lucas est la femelle de lApatophysis
toxotoides Chevr.
Le genre Prionus est caractérisé, parmi les Prionini sensu Gahan,
par l’absence du dimorphisme sexuel mandibulaire el par la struc-
ture des antennes.
Les mandibules, courtes et semblables dans les deux sexes,
varient de forme dans l’ensemble du genre, mais chez les espèces
primitives, elles sont très comparables à celles des Ancyloprotus,
étant droites et renflées à la base, puis brusquement courbées vers le
côté interne où elles présentent une dent médiane.
Les antennes offrent de fortes variations, et elles ont une ten-
dance à multiplier leurs articles; quelle que soit leur structure,
celle-ci peut être aisément ramenée à ce qu’elle est dans les formes
archaïques : l’antenne est courte, atteignant le tiers des élytres
chez la femelle, leur moitié chez le mâle où elles sont fortement
épaissies; le 1 article est peu allongé, le 3° est aussi long que les
deux suivants réunis ; à partir du 3°, les articles sont noueux au
sommet et développés, surtout au côté interne, qui est caréné,
en un cornet très prononcé chez le mâle; elles sont en principe
de douze articles dans les deux sexes, le 12° article, constitué par
l’appendice du 11°, étant parfois coalescent avec ce dernier; le
polyarthrisme est dû à la division en articles nouveaux du 12°
article ou des articles précédents.
Les caractères des mandibules et des antennes suffisent pour
séparer le genre de tous les autres Prionini, notamment des Ancy-
loprotus d’une part et des Dorysthenes de l’autre. C’est de ce dernier
genre que les Prionus semblent se rapprocher le plus, n’en diffé-
rant au fond que par leurs mandibules raccourcies; des
Ancyloprotus, ils se distinguent non seulement par les antennes,
mais encore par la brièveté des dents latérales du prothorax
qui sont triangulaires; elles ne sont donc pas grêles comme
138
chez les Derobrachus, qui ressemblent assez aux Prionus, notamment
par le sous-genre Orthosoma. Mais chez les Derobrachus, le système
porifère des antennes est couvert de stries longitudinales régulières,
tandis que chez les Prionus, ces stries, qui existent chez les formes
primitives, sont flexueuses et interrompues comme chez les Dory-
sthenes.
Les tibias sont renflés chez le mâle, tout au moins dans les formes
primitives, et les postérieurs sont plus ou moins courbés en
dehors; ils offrent de part et d’autre un large sillon comme chez
les Dorysthenes, et non pas les étroits sillons rapprochés de la
tranche externe que montrent les Ancyloprotus.
Les tarses varient beaucoup et l’on s’est servi de ces variations
pour l'établissement de sous-genres. Parfaitement spongieux en
dessous dans les formes archaïques, ils ont cependant toujours les
lobes du 3° article relativement petits, comme chez les Ancyloprotus ;
les tarses antérieurs du mâle sont en principe dilatés.
Somme toute, c’est avec les Dorysthenes que ces Prionides ont le
plus d’affinités, et ils se rattachent vraisemblablement à ces derniers.
Ces Insectes remplacent en quelque sorte les Ancyloprotus, les
Derobrachus et les Dorysthenes dans des régions où ceux-ci sont
totalement ou presque totalement inconnus; ils sont plus septen-
trionaux, habitant la Chine, le Japon, le Kashmire, le Béloutchistan,
la Perse, l’Asie Mineure, la Transcaucasie, le Turkestan, les régions
désertiques de l’Asie et de l’Afrique septentrionale, une espèce
atteignant le Sénégal; enfin ils ont passé de l’Ancien Continent en
Amérique, s'étendant dans l'Amérique du Nord jusqu’à la Sierra de
Durango au Mexique.
Pour l’élaboration de ce mémoire, j'ai eu à ma disposition des
matériaux précieux que m'ont communiqués MM. Boppe, Gahan,
Guerry, Nassonow (qui m’a envoyé la collection du Musée de l’Aca-
démie impériale des Sciences de St-Pétersbourg), Pic, À. Seme-
now.Tian-Shansky et Théry; MM. Bouvier et Lesne ont fait
fouiller pour moi tous les cartons du Museum de Paris; enfin je
dois surtout de la reconnaissance à mon savant ami L. Ganglbauer,
dont j’ai la douleur de recevoir le faire-part de la mort au moment
où je corrige les épreuves de ce travail : cet éminent coléoptérolo-
giste n’avait pas hésité à m'envoyer toute la collection, d’une
incomparable richesse, des Prionus et Polyarthron du Musée de
Vienne.
Je partagerai le genre Prionus sensu lato en deux branches d’après
l'habitat, une branche, comprenant toutes les espèces de l’Ancien
Continent, qui renferme le type le plus primitif, l’autre branche
étant formée par les espèces de l’Amérique du Nord. Je n’ai pu
S | 189
découvrir de caractères morphologiques séparant la branche amé-
ricaine de l’autre, mais toutes ses espèces forment certainement
, une unité systématique se rattachant à la souche du genre.
PREMIÈRE BRANCHE.
Elle comprend toutes les espèces de l’Ancien Continent et je la
divise en deux rameaux, le premier renfermant les espèces de la.
_ Chine et du Japon, ainsi que les espèces de l’Inde, le second toutes
les formes de l’Asie occidentale et centrale, de l’Afrique septen-
trionale et de l’Europe. IL n’y a pas de caractères pour séparer ces
deux rameaux, mais les deux espèces de l’Inde me semblent se
rattacher à une espèce déjà évoluée du Szé-tchouan, tandis que l’en-
semble des formes du second rameau forme une unité dont l’espèce
la plus primitive a de l’affinité avec le Prionus le plus archaïque
que je connaisse, une espèce nouvelle de la Chine occidentale.
PREMIER RAMEAU.
Formé des Prionus de l’'Extrême-Orient et de l'Inde, je le divise
en deux groupes, l’un constitué des formes de la Chine et du Japon,
l’autre des deux espèces de l’Inde.
Premier groupe. — Les cinq espèces de Prionus que je con-
nais de la Chine et du Japon forment un ensemble peu homogène,
dans lequel chaque espèce pourrait constituer un sous-genre dis-
tinct des espèces de l’Amérique, de celles de l’Inde et de celles de
l'Occident, mais elles se rattachent parfaitement les unes aux autres.
Parmi elles se trouve le Prionus que nous devons considérer
: comme étant le moins évolué de toutes les espèces du genre, et
-c’est par lui, par conséquent, qu’il faut commencer.
1. Prionus Gahani nova species.
Du Nord-Ouest de la Chine (Chin-Fu-San) : deux mâles de Ia
collection du British Museum.
La longueur est de 27 à 28 millimètres, la teinte d’un noir de
poix. à
Relativement court et large, avec les élytres élargies aux épaules.
Antennes robustes, courtes, n’atteignant pas le tiers antérieur
des élytres, à articles fortement noueux à l’extrémité, de 12 articles ;
les 3° à 11° articles imbriqués, dilatés en cornet au sommet, le
cornet plus développé au côté interne et arrondi; derniers articles
plus courts que la largeur de leur sommet; 5° article pas plus long
que le 1° et égal aux deux suivants réunis; 12° article simple, plus
court que le 11°, déprimé et tronqué au bout; les six premiers
articles luisants et ponctués, les six derniers mats et striolés.
190
Tête exceptionnellement grosse et large, très dégagée, rugueuse
sur le front, fortement ponctuée entre les yeux, rugueuse derrière
ceux-ci, vertex poli, luisant, assez finement et éparsément ponctué
avec une très fine ponctuation entre les points; il offre au milieu
une fossette arrondie; tubercules antennifères très distants et
séparés par une dépression qui se continue triangulairement en
arrière; épistome formant un bourrelet séparé du front par une
rigole transversale d’où part un étroit sillon qui s’étend jusqu’en
arrière en passant par la fossette du vertex.
Mandibules très fortes, très renflées et très hautes à la base où
elles sont creusées “au côté externe d’une profonde excavation
rugueusement ponctuée; elles offrent une autre excavation basi-
laire, interne, au delà de laquelle se trouve une grande dent;
l'extrémité est brusquement coudée à angle presque droit et est
aiguë, lisse, la base étant, au contraire, couverte de gros points
entre les excavations externe et interne; la face inférieure des
mandibules forme une concavité limitée par une carène interne et
une carène externe, celle-ci présentant vaguement la trace de deux
saillies.
Palpes assez courts, à dernier article légèrement fusiforme, celui
des maxillaires un peu plus long que celui des labiaux et un peu
plus long que le pénultième. Processus jugulaires gros et mousses ;
gorge très largement trapézoïdale, rugueuse.
Yeux très largement séparés en dessus et en dessous, très étroits,
dépassés fortement en arrière par le scape, le lobe inférieur plus
large, mais pas plus long que le lobe supérieur, les joues étant, de
ce fait, très allongées.
Prothorax très transversal, élargi en avant, où il est près de trois
fois aussi large que long; rebord latéral dirigé obliquement du
bord apical au sommet de la première dent latérale qui est trian-
gulaire, à peine aiguë et assez peu saillante; la deuxième dent est
plus saillante et plus forte, largement triangulaire, mais obtuse; à
partir de cette dent les côtés sont rétrécis et concaves jusqu’à
l’angle basilaire qui est obtus et arrondi; pronotum poli, luisant,
finement et éparsément ponctué, sauf sur les côtés où la ponctua-
tion devient grosse et rugueuse; entre les points, sur Le disque,
l’on voit une ponctuation excessivement fine, comme sur le
vertex.
Écusson poli, luisant, avec quelques points et une ponctuation
excessivement fine comme sur le disque du pronotum.
Élytres d'aspect satiné, finement rugueuses; épaules particulière-
ment saillantes, de sorte qu’elles se rétrécissent en arrière ; angle
sutural fortement denté.
es dr
191
Dessous, sauf le prosternum, qui offre des points épars, plus ou
moins densément ponctué et pubescent, la pubescence de l’abdo-
men aussi fournie que celle du métasternum.
Pattes robustes, tibias très denticulés, leur tranche externe con-
stituant une face âpre qui se termine à l’extrémité distale par deux
dents puissantes aux pattes antérieures et intermédiaires, le plateau
d'insertion des tarses étant très large à toutes les pattes.
Tarses courts, à lobes du 3° article largement arrondis à toutes
les pattes, Les 1° à 3° articles complètement feutrés en dessous,
sauf sur la ligne médiane du 1° article des tarses postérieurs ; les
‘intermédiaires et les antérieurs surtout sont très élargis, avec le
1° article pas plus long que les 2° et 3° réunis, tandis que c’est le
contraire aux tarses postérieurs.
Cette espèce est plus primitive que toutes les autres par la briè-
veté des antennes dont le 3° article n’est pas plus long que le 1°,
par la grosseur de la tête et le développement des mandibules,
ainsi que par la petitesse des yeux qui sont extrêmement écartés.
2. Prionus insularis Motschulsky.
Prionus insularis Motsch., Étud. Ent., 1857, p. 36; 1861, p. 21. — Solsky,
Hor. Ross., VII, 1870, p. 381. — Blessig, Hor. Ross., IX, 1872, p. 164.
— Schôünfeldt, Ent. Nachr., VII, 1881, p. 121. — Semen., Hor. Ross...
XXXIV, 1900, p. 326.
Prionus tetanicus Pascoe, Ann. Nat. Hist., 1867, p. 412.
Nord-Est de la Chine, île Chusan, Mandchourie, Nord de la
Corée, Japon (île Nippon).
Long de 27 à 47 millimètres, d’un brun de poix obscur.
Voisin du précédent par l’ensemble de ses caractères, mais plus
évolué à divers points de vue, plus grand, moins court et moins
large.
Les tibias du mâle sont encore plus robustes ; les postérieurs et
les intermédiaires dans les deux sexes offrent un sillon sur la tran-
che externe ; leur extrémité n’est ni aussi élargie ni aussi fortement
-dentée que chez P. Gahani. à
Chez le mâle, les antennes sont du même style, mais elles sont
bien plus longues, dépassant le milieu des élytres, le 5° article
étant bien plus long que le 1°, les derniers plus longs que la lar-
_geur de leur sommet, le 12° simple, allongé, mais plus court que
le 11°, déprimé et arrondi au bout; les articles sont porifères et
mats, densément ponctués à partir du sommet du 3°, les six der-
niers étant en outre complètement striolés.
La tête n’est plus très grosse, quoique étant encore relativement
forte ;- elle est conformée et ponctuée de la même manière, mais
elle ne montre plus qu'une trace extrémement vague de la
fossette du vertex.
192
Mandibules courtes et robustes, convexes en dessus, brusque-
ment courbées vers l’extrémité, offrant à la base, qui est assez
éparsément ponctuée, une excavation externe et une excavation
interne; comparées à celles du P. Gahani, elles sont les mêmes,
mais avec un fort raccourcissement de la partie basilaire.
Les palpes sont plus longs avec le dernier article triangulaire,
élargi au bout.
Les processus jugulaires sont restés gros et mousses et la
gorge, étroite, est rugueuse.
Yeux gros, rapprochés ‘en dessus et en dessous, leur lobe infé-
rieur plus ou moins globuleux, la joue étant courte.
Prothorax moins élargi, surtout en avant, que chez P. Gahani,
mais néanmoins relativement très large; la dent latérale antérieure
est plus près du bord apical que chez P. Gahani, la dent médiane est
aiguë, dirigée légèrement en arrière; l’angle postérieur est saillant,
mais arrondi; le pronotum est poli et luisant, ponctué comme chez
P. Gahani, mais plus éparsément, et surtout moins fortement sur
les côtés. à
L’écusson est plus ponctué que chez le précédent.
Élytres finement rugueuses, plus chagrinées que chez P. Gahan,
avec la trace de gros points plus ou moins apparents; les épaules
sont moins saillantes, et le rétrécissement postérieur est moindre;
la suture est dentée.
La poitrine est pubescente, l’abdomen glabre.
Tarses plus allongés, mais semblablement conformés, les lobes
du 5° article à toutes les pattes étant arrondis au bout.
La femelle a la tête plus petite, les pattes bien moins robustes, les
tarses antérieurs et intermédiaires non dilatés et plus semblables
aux postérieurs; les rugosités des élytres sont moins fortes et les
gros points sont plus apparents; les antennes sont grêles; elles
atteignent le milieu des élytres et sont de 12 articles, bien moins
noueux et moins dilatés au sommet que chez le mâle; les six pre-
miers articles sont luisants et ponctués, les autres mats et striolés.
Les caractères cœnogénétiques les plus saillants de cette espèce
sont, outre le sillon dorsal des tibias, l’allongement des antennes,
le renflement des yeux et le raccourcissement des mandibules.
3. Prionus laminicornis Fairmaire.
Prionus laminicornis Fairm., Not. Leyd. Mus., XIX, 1898, p. 254.
Cette espèce n’est encore connue qu’en un exemplaire, le mâle
type de Fairmaire, provenant de Tchoug King (Szé-tchouan), que
M. P. Guerry, de R&anne, a eu l’extrême obligeance de m'envoyer
en communication.
193
La longueur est de 53 millimètres, la teinte d’un brun de poix.
Cet Insecte ne peut être rattaché qu’au P. Gahani, bien qu'iloffre
quelque analogie avec le P. corpulentus de l'Inde, lequel est allé
plus loin dans l’évolution.
La tête est rugueuse entre les yeux, assez densément ponctuée en
arrière, plus que chez P. insularis.
Les yeux sont bien développés, mais moins que chez P. insularis.
Les antennes ont les oreillettes terminant les articles à partir
du 5° allongées et étroites, mais encore en forme de cornet, ces pro-
cessus, un peu échancrés au côté externe, étant aussi longs que
l’article à partir des 7° et 8; le 1° article, peu renflé, est court et
n’atteint pas le bord postérieur de l’œil, le 5° est égal aux 4° et
9° réunis, le 12° article est simple; dans leur ensemble, les antennes
sont plutôt grêles, mais non comprimées; elles dépassent un peu le
milieu des élytres.
Le prothorax est court et bien plus étroit que les élytres; ses dents
latérales sont assez aiguës et la médiane est un peu courbée en
arrière; la ponctuation du pronotum est assez dense et assez fine,
entremêlée d’une autre ponctuation beaucoup plus fine.
L’écusson est lisse et luisant.
Les élytres sont allongées, ornées de sillons longitudinaux très
marqués; l'angle sutural est très saillant ; elles sont densément cou-
vertes de rugosités ponctuées.
Les pattes sont assez longues et assez fortes; les tibias, très
rugueux, sont dépourvus de sillon sur la tranche externe; les tarses
antérieurs sont peu élargis; à tous les tarses, les lobes du 3° article
sont arrondis, le dernier article est assez long, le 3° fendu très peu
au delà de la moitié, le 2° relativement long.
La structure particulière des antennes et l er cn de
l’arrière-corps caractérisent nettement cette espèce.
4. Prionus Delavayi Fairmaire.
Prionus Delavayi Faïrm., Ann. Soc. Ent. Bele., 1887, p. (30.
Du Yunnan.
Cette espèce m'est inconnue; elle a été décrite par Fairmaire
d'après un mâle « assez immature », long de 28 millimètres
« lutoso-fulvus, sat nitidus, capite prothoraceque testaceo-rufes-
centibus fusculo - variis, antennis rufulo-piceis, opacis, basi
nitidis, scutello elytrisque anguste fusco-limbatis, subtus pallido-
villosus, segmentis abdominalibus apice anguste brunneo-marcgi-
natis, pedibus rufulo-piceis ».
Après avoir comparé l’espèce au P. brachypterus, Fairmaire (Not.
Leyd. Mus., XIX, 1898, p. 254) la compare avec P. laminicornis
194
dont elle différerait par la taille plus petite, la tête et le pronotum
très rugueux, ce dernier ayant les angles latéraux moins aigus et le
postérieur effacé, l’écusson rugueux, les élytres plus rugueuses et
les côtes longitudinales moins marquées, l’angle sutural plus sail-
lant, les lobes des articles antennaires plus longs, plus étroits,
moins arrondis.
Il semble donc que ce serait une espèce voisine du P. lamini-
cornis, mais plus évoluée ; peut-être est ce le passage entre P. lami-
nicornis et le P. Boppei décrit ci-après, mais je me demande si ce
P. Delavayi n’est pas l’espèce suivante, dont M. A. Semenow m'a
communiqué un mâle capturé par l’expédition Potanine dans le
Szé-tchouan, étant donné que Fairmaire a comparé d’abord l’espèce
avec P. brachypterus et que les différences qu’il indique comme
séparant P. Delavayi du P. brachypterus sont précisément celles
qui distinguent l’Insecte que j'ai sous les yeux du P. brachypterus
auquel il n’est d’ailleurs nullement apparenté.
Long de 25 millimètres, d’un brun de poix, plus obscur et pres-
que noir sur la tête, le pronotum et les appendices, la tête, le pro-
notum et les élytres très rugueux, le pronotum étant même corrodé,
comme le dit Fairmaire.
Les pattes sont grêles, les tarses antérieurs sont normaux, un
peu dilatés, avec les lobes du 3° article vaguement anguleux au
sommet; les lobes du 3° article des tarses intermédiaires et posté-
rieurs sont très épineux et il y a un sillon glabre à la face inférieure
des trois premiers articles.
Les antennes sont grêles et elles dépassent un peu l’extrémité du
corps; le 3° article est double du 1% et 1 1/2 fois aussi long que les
suivants qui sont donc proportionnellement allongés ; les articles,
à partir du 3, sont un peu déprimés, mais néanmoins noueux au
bout, où ils sont dilatés au côté interne en un cornet étroit,
allongé, caréné et arrondi au bout, la longueur de ce processus
étant au maximum de la moitié de l’article ; le processus est dirigé
obliquement, sous le même angle que chez ?. laminicornis et pas
du tout appliqué à sa base contre l’article suivant, ainsi qu’on
l’observe chez P. brachypterus. Le 12° article est à peine plus long
que le 11°; les strioles longitudinales du système porifère sont peu
distinctes. k
Les mandibules sont robustes, un peu allongées, avec une faible
dent externe au niveau du coude que fait leur extrémité.
Les palpes ont le dernier article fortement sécuriforme.
Les processus jugulaires sont aigus.
Les yeux sont étroits, la joue étant aussi longue que la largeur de
leur lobe inférieur, et ils sont séparés en dessus par un espace nota-
blement plus large que la largeur de la base de l’écusson.
195
Le prothorax est du double plus large que long et bien plus étroit
_queles élytres à sa base; la dent latérale antérieure est petite,
aiguë, située à distance du bord apical ; la dent médiane est assez
forte, triangulaire, aiguë, dirigée en arrière ; l’angle postérieur est
tout à fait effacé et le prothorax se rétrécit régulièrement sur les
côtés en arrière de la dent médiane.
Les élytres sont rétrécies d'avant en arrière sur les côtés; elHes
‘ne montrent guère de sillons, et elles sont un peu déhiscentes en
arrière à la suture dont l’angle est faiblement denté.
La poitrine est faiblement pubescente, de même que l’abdomen.
Ce type, très remarquable, est donc très différent du P. lamini-
cornris, mais il ne peut être rattaché à aucune autre espèce. Si ce
n’est pas le P. Delavayi, on pourra l’appeler P. Potaninei.
5. Prionus Boppei nova species.
Du Yunnan (Tali).
M. Boppe, à qui je me fais un grand plaisir de dédier cette espèce
très intéressante, m'en a communiqué un exemplaire femelle, et
M. Pic m'en a envoyé un mâle. ,
Ce singulier Prionus ressemble extraordinairement par ses
antennes au P. fissicornis de l'Amérique du Nord, mais ce n’est pas
un Neopolyarthron car il a les lobes du troisième article des tarses
conformés comme chez les Prionus vrais, c’est-à-dire arrondis à l’ex-
trémité ; ce même caractère l’éloigne immédiatement de toutes les
espèces qui ont été incorporées dans le genre Polyarthron, et il
n'offre d’affinités directes avec aucune d’entre elles. On peut, au
contraire, le rapprocher du P. laminicornis dont il représente un
stade supérieur d'évolution par l'élargissement de la saillie inter-
coxale de l’abdomen chez la femelle, par la multiplication du nombre
des articles des antennes et parlabifidité de leurs cornets. Nous avons
affaire ici à un cas remarquable de convergence bien fait pour nous
faire réfléchir sur la valeur purement artificielle de bien des coupes
génériques.
La longueur du mâle est de 30 millimètres, celle de la femelle de
39 millimètres; la teinte est d’un brun de poix.
La ponctuation est plus ou moins forte sur la tête, principalement
entre les yeux qui sont gros et assez rapprochés ; le pronotum est
assez luisant, finement et éparsément ponctué, la ponctuation étant
plus forte et confluente sur les côtés ; le prothorax est plus de deux
_ fois aussi large que long, et bien plus étroit que les élytres; la dent
- latérale antérieure est très faible, la médiane bien développée,
l’angle postérieur est arrondi. Les élytres montrent très nettement
des sillons longitudinaux, surtout chez le mâle; elles sont fortement
196
mais superficiellement ponctuées, un peu coaricées, et légèrement
rugueuses en arrière; l’angle sutural n’est que faiblement anguleux.
Chez la femelle, les ailes inférieures sont présentes, mais elles
sont un peu raccourcies; dans le même sexe, la saillie intercoxale de
l'abdomen est largement arrondie en avant et la poitrine est glabre.
Les tarses, normaux, sont un peu grèles, les antérieurs n’étant
que peu élargis chez le mâle.
Les antennes du mâle sont de 19 articles, et elles ne dépassent
guère le milieu des élytres; le scape ne dépasse pas le bord posté-
rieur de l’œil; le troisième article est de longueur normale, c’est-
à-dire notablement plus long que le scape ; à partir du troisième, les
articles sont prolongés au sommet interne en un cornet fendu au
niveau de la carène en deux grands lobes jusqu’à la base, le lobe
externe étant plus large que l’interne. Ces antennes offrent donc de
la ressemblance avec celles du P. fissicornis, mais les articles sont
moins raccourcis, de sorte que leurs processus sont plus distants.
Chez la femelle, les antennes n’atteignent guère que le quart des
élytres, et elles sont de 21 articles; tous les articles à partir du 5°, qui
est plus long que le scape, sont dentés en scie à la fois au sommet
externe et au sommet interne, de manière à rappeler tout à fait ce
que montre P. fissicornis Q.
Les mandibules et les palpes sont normaux, ces derniers n'étant
pas particulièrement allongés ni élargis.
Second groupe. — Les deux Prionus connus de l’Inde (Kash-
mire et Béloutchistan) sont évidemment voisins l’un de l’autre,
mais ils n’offrent aucune affinité directe avec les espèces de la Perse
ou du Turkestan; par le développement des processus antennaires,
par la brièveté du prothorax, la forme parallèle et allongée du tronc,
ils ressemblent au P. laminicornis du Szé-tchouan, mais ils en dif-
fèrent par l’absence de sillons bien marqués sur les élytres, par la
densité de la ponctuation du pronotum qui n’est pas luisant et par
l’étroitesse des lobes du 3 article des tarses qui, aux pattes posté-
rieures, ont une tendance à devenir anguleux au sommet.
Les antennes sont de 12 articles dans les deux sexes; le sommet
interne des 3° à 11° articles est avancé en un lobe très prononcé, plus
ou moins étroit, mais également développé de part et d’autre de la
carène interne, ce qui différencie ces Prionus du P. Balassogloi qui
a des antennes, à première vue, assez semblables, bien que les pro-
cessus antennaires soient dans cette dernière espèce beaucoup plus
obliques.
Je considère les Prionus de ce rameau comme apparentés à ceux
du groupe chinois; il est possible cependant que des espèces encore
inconnues de l’Afohanistan viennent combler la lacune existant
entre eux et P. coriarius.
197
6. Prionus corpulentus Bates.
Prionus corpulentus Bates, Proc. Zool. Soc., 1578, p. 720; Scientific Results
Second Yarkand Mission, Col., 1890, p. 21, t. I, fig 18 (C). =Gahan,
Fauna Brit. Ind., Col , 1, 1906, p. 15, fig. 4 (Ÿ ©).
Kashmire; Murree.
Long de 33 à 46 millimètres, d’un brun de poix très obscur.
_ Tête densément et un peu rugueusement ponctuée; mandibules
de forme ordinaire, mais assez grêles et sans dent externe; palpes
grêles, à dernier article allongé et étroit; yeux gros, très rappro-
chés en dessus, les lobes inférieurs peu distants de la base des man-
dibules.
Les antennes du mâle sont un peu plus longues que le corps
avec les neuf derniers articles plus longs que le scape, le 3° étant
1 1/2 fois plus long qu'eux; les 5° à 11° offrent au sommet interne
un long processus oblique en forme de cornet allongé, plus long
que la moitié de l’article suivant; le 12° article montre la trace
d’un processus semblable avant son extrémité; le 5° article est
couvert de fines aspérités, les suivants sont entièrement el irrégu-
lièrement striolés.
Chez la femelle, dont le corps est très robuste, les antennes sont
aussi courtes que chez P. coriarius ©, ne dépassant pas le quart
.antérieur des élytres; elles sont dentées en scie à partir du
9° article, le 12° article étant lui-même un peu anguleux au côté
interne avant le sommet; les articles basilaires sont ponctués et le
système porifère ne commence qu'au sommet du 5°.
Le prothorax est deux fois aussi large que long et bien plus
étroit que les élytres ; la dent latérale antérieure est petite et aiguë,
la médiane, située notablement avant le milieu, est longue, assez
grêle, courbée vers l’arrière; l’angle postérieur est saillant; le
pronotum est rugueusement ponctué et mat, sauf sur le milieu où
il est moins ponctué et plus luisant.
Les élytres, plus de deux fois aussi longues que larges prises
ensemble, sont courtes et assez finement rugueuses sur toute leur
étendue ; elles montrent très vaguement des traces de sillons entre
leurs nervures; chez la femelle, elles sont un peu élargies au delà
du milieu.
La poitrine est pubescente, davantage chez le mâle que chez la
femelle ; le mâle offre aussi des poils courts et épars appliqués
contre l’abdomen.
Les pattes sont longues et grêles; les tarses antérieurs ne sont
que faiblement élargis chez le mâle; les lobes du 3° article des
tarses sont assez étroits, mais arrondis au sommet, avec une ten-
dance cependant chez la femelle à ce que les lobes des postérieurs
198
soient faiblement anguleux; le 5° article des tarses n’est pas fendu
jusqu’à la moitié, c’est-à-dire que ses lobes sont courts.
La saillie intercoxale de l’abdomen est un peu plus large chez
la femelle que chez le mâle, mais elle est néanmoins étroitement
triangulaire.
7. Prionus Elliotti Gahan.
Prionus elliotti Gahan, Fauna Brit. Ind., Col., I, 1906, p. 16.
Béloutchistan (près de Quetta, et Ziarat). J’en ai vu le mâle type
au British Museum et un autre mâle que m'a communiqué
M. Gahan.
La longueur est de 25 à 35 millimètres, la teinte noire en dessus,
d’un brun de poix en dessous et sur les appendices, avec les tarses
d’un brun rouge.
Ilest voisin du P. corpulentus, mais il a les antennes plus courtes
el plus robustes, dépassant seulement un peu le milieu des élytres
avec les 4 à 11° articles pas plus longs que le scape et le 3° double
des suivants, le 12° étant double du 11°. Les 3° à 11° articles offrent
un long cornet interne deux fois aussi long que l’article même pour
le 4° article et les suivants.
Les mandibules sont moins grêles que chez P. corpulentus, et
elles offrent une dent externe; les yeux sont assez gros, mais moins
que chez ?’. corpulentus.
La tête est rugueuse, le pronotum très densément ponctué; la
dent antérieure du prothorax est petite, triangulaire et aiguë, la
médiane est située avant le milieu, longue, aiguë et recourbée en
arrière; l'angle postérieur est presque complètement effacé. La
forme du prothorax est semblable à celle du prothorax de P. cor-
pulentus.
Les élytres, longues, sont densément chagrinées et éparsément
ponctuées.
La poitrine offre une forte pubescence grise et l’abdomen est
couvert de poils courts épars.
Les pattes sont assez grêles avec les tarses étroits, les antérieurs"
étant à peine renflés ; le 3° article est fendu jusqu’au milieu et ses
lobes, grêles et étroits, sont un peu anguleux au sommet, surtout
aux tarses postérieurs.
SECOND RAMEAU.
Je comprends dans ce rameau toutes les espèces de l’Asie occi-
dentale et centrale, de l’Europe et du Nord de l’Afrique, c’est-à-dire
les Prionus vraiment paléarctiques et les Polyarthron de toutes les
catégories. L'ensemble de ces Insectes me paraît constituer une
unité dont le Prionus coriarius est la forme la plus primitive : ce
Prionus ne peut se rattacher qu’au P. Gahani de la Chine.
199
M. A. Semenow a publié une remarquable revision des Prionus de
ce rameau (Hor. Ross., XXXIV, 1900, p. 325), comme aussi un
excellent synopsis des Polyarthron de l’empire russe (Hor. Ross.,
XXXIV, 1899, p. 256). :
Je répartirai les espèces de ce rameau en deux groupes, l’un
comprenant le seul P. coriarius, l’autre toutes les autres formes.
Premier groupe. — Le Prionus coriarius est le seul Prionus
du second rameau qui ait conservé des tarses primitifs, complète-
ment feutrés et à lobes du 3° article arrondis au sommet à toutes les
pattes.
Il doit constituer une catégorie à laquelle devrait être réservé le
nom de Prionus s’il fallait découper le genre Prionus en sous-
genres.
Il offre comme caractère coenogénétique d’avoir seulement onze
articles aux antennes chez la femelle, le 12° étant coalescent avec
le 11°. |
La saillie intercoxale de l’abdomen de la femelle est restée étroite;
les mandibules et les palpes sont courts, normaux; les antennes ont
le 3° article plus long que le 1°, les 5° article et suivants étant
noueux et dilatés en cornet simple et court au sommet interne; le
prothorax est un peu plus du double plus large que long et il est
entièrement ponctué; les yeux sont restés étroits.
P. coriarius oftre énormément d’analogie avec P. laticollis des
États-Unis, mais cela provient de ce qu’il a conservé comme ce
dernier beaucoup de caractères archaïques, l’un et l’autre prove-
nant d’une souche commune, voisine du P. Gahani, et s'étant
avancés dans deux directions différentes, à la fois au point de vue
morphologique et au point de vue géographique. Il est probable
que P. coriarius, espèce qui a passé de la Perse vers l’Occident,
provient d’une forme qui a voyagé de la Chine par le Nord de l’Inde
pour arriver dans son habitat actuel.
Les antennes de 11 articles chez la femelle séparent nettement
l'espèce de toutes celles chez lesquelles les tarses ont conservé les
lobes du 3° article arrondis au sommet. P. coriarius diffère en outre
de P. Gahani par l’allongement du 3° article des antennes et par ses
mandibules raccourcies; de P. insularis par l'absence de sillon sur
la tranche externe des tibias ; des P. laminicornis et corpulentus par
le non-allongement des processus antennaires, enfin des P. laticollis
et pocularis par la moindre largeur du prothorax et par la ponc-
tuation serrée du pronotum.
200
8. Prionus coriarius Linné.
Scarabaeus tridentatus L., Syst. Nat., Ed. X, 1758, p. 374.
Cerambyx coriarius L., Syst. Nat., Ed. X, 1758, p. 389.
Cerambyx prionus Degeer, Ins., V, 1775, p. 59, t. 3, fig. 5.
Prionus coriarius Fab., Syst. Ent., 1775, p. 161. — Curtis, Brit. Ent., XVI, 1829,
t. 476. — Casteln., Hist. nat. Col., Il, 1840, p. 395, t. 28, fig. 1. — Muls,,
Col. Fr., éd. 1, 1839, p. 21; éd. 2, 1862, p. 41.
Hussarus germanicus Voet, Cat. Col , II, 1778, p. 4, t. 3, fig. 9 (®).
Hussarus ballista Voet, Cat. Col. II, 1778, p. 4, t. 3, fig. 10 ().
Prionus besicanus Schauf., Nunq. Otios., ILE, 1879, p. 471 (cd).
Prionus vicinus B. Jakowl , Hor. Ross., XXI, 1887, p. 325 (©).
Prionus Schaufussi B. Jakowl., Hor. Ross., XXI, 1887, p. 326 (cŸ).
Prionus tridentatus Bedel, Bull. Soc. Ent. Kr., 1906, p. 93.
Je conserverai à cet Insecte le nom sous lequel il est universelle-
ment connu, bien que, comme l’a reconnu M. Bedel, Linné lait
décrit sous le nom de Scarabaeus tridentatus dans la 10° édition du
Systema Naturae quelques pages avant son Cerambyx coriarius. En
présence du tolle général qui s'élève aujourd’hui parmi les biolo-
oistes les plus éminents de tous les pays, contre l’application
rigoureuse de la loi de priorité, lorsque cette application à pour
résultat de débaptiser des espèces qui portent un nom fixé par un
usage courant, je pense que nous aurions mauvaise grâce à ressus-
citer une appellation abandonnée par Linné lui-même dans sa
12° édition.
D’après M. Semenow (Hor. Ross., XXXIV, 1900, p. 326), P. coria-
rius habite le Nord-Ouest de la Perse (Hyrcanie), la Transcaucasie,
le Caucase, la Tauride, l’Asie Mineure, la Syrie, l'Algérie, l’Europe
méridionale et moyenne, s'étendant à l’Est jusqu’à l’Oural (Ekate-
rinenbourg) ; elle se rencontre en Angleterre et en Scandinavie.
La larve, qui vit dans les souches du chêne, mais aussi du hêtre,
du châtaigner, du frêne, du cerisier et a. pin, a été décrite à
maintes reprises, notamment déjà par Roesel (Ins. Belust., 1746,
IL, t. 2, fig. 4-6), puis par Schiôdte (Nat. Tids. (3), X, 1876, a 396,
t. XII, fig. 1-12), et par Planet (Le Natural., 1891, p. 32, fig.).
Long de 23 à 42 millimètres; d’un brun ou noir de poix; tête
rugueusement ponctuée; pronotum un peu rugueux, densément et
fortement ponctué et à peine luisant chez le mâle, un peu luisant
au contraire et moins densément ponctué chez la femelle; élytres
couvertes de rugosités assez fortes, surtout chez le mâle.
Palpes courts, de même que les mandibules qui sont sans dent
externe.
Yeux étroits, largement séparés en dessus et surtout en dessous,
leur lobe inférieur à peine renflé.
Antennes atteignant environ le tiers postérieur des élytres chez
le mâle, à peine leur moitié chez la femelle ; chez le mâle, elles sont
Dr...
201
bien plus robustes que chez la femelle, avec le 12° article appendi-
culé, les 3° à 11° noueux et dilatés en cornet au sommet du côté
interne, les cornets n'étant nullement échancrés; chez la femelle,
le 12° article, également appendiculé, est coalescent avec le 11°
dont le sommet est denté en scie du côté interne de même que le
sommet des précédents.
Des strioles irrégulières se montrent sur les antennes du mâle à
partir du sommet du 5° article, mais il n’y en a que sur les derniers
chez la femelle.
= Le prothorax, un peu plus de deux fois aussi large que long, a la
dent latérale antérieure quadrangulaire, courte et saillante, la
médiane, située à peu près au milieu, est plus longue, droite et
aiguë ; Pangle postérieur est bien saillant, mais mousse.
La poitrine est pubescente dans les deux sexes, surtout chez le
mäle qui offre, en outre, des poils clairsemés sur l’abdomen; la
saillie intercoxale de celui-ci est chez la femelle à peine différente
de celle du mâle, mais cependant un peu plus large.
Les pattes sont courtes, plus robustes et plus ponctuées chez le
mâle que chez la femelle, les antérieures et les intermédiaires
étant âpres chez le mâle avec les tibias dilatés ; ceux-ci sont courbés
en dehors chez la femelle; les tarses sont peu allongés, assez
larges, entièrement feutrés en dessous, avec le 5° article fendu
jusqu’au milieu, ses lobes étant arrondis; les tarses antérieurs et
intermédiaires du mâle sont notablement élargis.
Second groupe. — Je crois pouvoir réunir en une seule caté-
gorie, ce qui veut dire que je considère comme provenant d’un
même ancêtre, tous les Prionus du second rameau de la branche de
l'Ancien Continent (y compris les divers Polyarthron) qui ont les
. tarses, au moins les postérieurs, plus étroits que chez P. coriarius,
avec les lobes du 3 article anguleux ou épineux au sommet, au
moins aux tarses postérieurs.
x groupe se rattacherait à un Prionus semblable à ?. coriarius,
mais ayant conservé douze articles aux antennes dans les deux sexes.
Je répartirai ces Insectes en cinq sous groupes d’après la struc-
ture des antennes.
Premier sous-groupe. -— Les antennes n’ont jamais plus de
douze articles et elles sont plus ou moins comprimées, le processus
des 3° article et suivants étant bien développé, disposé à peu près
à 45° et ne se rapprochant pas à sa base de l’article suivant; ces
articles tendent aussi à perdre leur caractère noueux.
La saillie intercoxale de l’abdomen peut être élargie chez la
femelle, mais elle n’est jamais très largement arrondie en avant, et
l'abdomen ne dépasse que peu les élytres en arrière.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVI, 4-VI1-1912 13
202
Les mandibules offrent une dent externe.
L'on peut répartir les espèces de ce sous-groupe en deux
catégories.
PREMIÈRE CATÉGORIE. — Elle correspond au sous-genre Meso-
prionus B. Jakowl. (Hor. Ross., XXT, 1887, p. 323), mais avec
l’acception que lui a donnée M. Semenow (Hor. Ross., XXXIV, 1900,
p- 327). |
La saillie intercoxale de l’abdomen n’est, au plus, que médiocre-
ment élargie chez la femelle, dont la poitrine est restée pubescente ;
le corps n’est pas particulièrement allongé et étroit; les antennes
sont restées robustes chez le mâle et les tarses ne sont jamais très
grêles, les antérieurs étant restés au moins légèrement dilatés chez
le mâle.
Quatre espèces très voisines rentrent dans cette catégorie.
9. Prionus besicanus Fairmaire.
Prionus besicanus Fairm., Ann. Soc. Ent. Fr., 1855, p 318; Gen. Col. Eur., IV,
1864, t. 37, fig. 167. — Ganglh., Deut. Ent. Zeit, XXXII, 1888, p. 268. —
Semen., Hor. Ross., XXXIV, 1900, p. 327.
Prionus Lefeburei Mars., Rev. Zool., 1856, p. 47.
Prionus persicus Ganglb. (ex parte), Verh. zool.-bot. Gesells. Wien, 1881, p.754,
Prionus Schaufussi B. Jakowl , Hor. Ross., XXI, 1887, p. 326 (Q).
Asie Mineure, Syrie, Chypre, Turquie et Grèce.
Long de 23 à 42 millimètres, d’un noir ou brun de poix.
Les antennes ont conservé douze articles dans les deux sexes, et
elles commencent à être comprimées, ce caractère se voyant bien
surtout à l’extrémité; elles sont plus allongées que chez P. coriarius,
les articles étant plus longs que larges à leur sommet; leur sculp-
ture est plus fine, les strioles longitudinales étant bien moins gros-
sières.
Les larses antérieurs et intermédiaires sont conformés comme
chez P. coriarius, mais les postérieurs sont un peu plus étroits, avec
une bande lisse au milieu de leur face inférieure, et les lobes de leur
9° article sont anguleux au sommet, caractère surtout bien marqué
chez la femelle.
La saillie intercoxale de l'abdomen est encore étroite et triangu-
laire chez la femelle, mais légèrement plus large que chez
P. coriarius.
Le prothorax est plus étroit que chez P. coriarius, avec la dent
latérale antérieure plus aiguë, la médiane plus saillante et un peu
recourbée en arrière ; l'angle postérieur est saillant et aigu.
Le pronotum est peu luisant, couvert de points plus ou moins
serrés, Mais non rugueux.
er. | 203
Les élytres sont bien moins rugueuses que chez L. coriarius, plus
ou moins chagrinées, avec une ponctuation éparse plus ou moins
apparente.
La poitrine est moins pubescente que chez P. coriarius, surtout
chez la femelle.
Les yeux sont un peu plus gros que chez P,. coriarius.
10. Prionus persicus Redtenbacher.
Prionus persicus Redt., Denkschr. Wien. Acad., I, 1850, p. 49. — Ganglb.,
Deutsch. Ent. Zeit., XXXII, 1888, p. 268. — Semen., Hor. Ross., XXXIV,
1900, p. 328.
Prionus asiaticus B. Jakowl, Hor. Ross., 1887, p. 330 (©).
Prionus Fakowlewi Semen , Bull. Mosc., 1898, p. 105.
De la Perse occidentale (Schiraz); du Kourdistan et de la Méso-
potamie (Assur).
Long de 20 à 38 millimètres, d’un noir ou brun de poix.
Tellement voisin du P. besicanus, que EL. Ganglbauer a confondu
les deux espèces dans ses Bestimmungs Tabellen des Cérambycides
d'Europe.
Il diffère du P. besicanus par les antennes un peu plus com-
primées et par ses tarses : les lobes du 3° article des tarses anté-
rieurs sont anguleux et ceux des intermédiaires et des postérieurs
sont nettement épineux, caractères encore plus prononcés chez la
femelle que chez le mâle.
L. Ganglbauer m'en a communiqué huit individus du Musée de
Vienne, dont le type de Redtenbacher.
11. Prionus asiaticus Faldermann.
Prionus asiaticus Falderm., Faun. transc., 11, 1837, p. 263, t. 7, fig. 4. —
Semen., Hor. Ross, XXXIV, 1900, p. 328.
Prionus “Henkei Schauf., Nung. Otios., III, 1879, p. 475: — B. Jakowl., Hor.
Ross., XXI, 1887, p. 328.
Prionus areschanus Fairm , Bull. Soc. Ent. Fr., 1905, p. 79. — Semen., Rev.
Russe d'Ent., VI, 1906, p. 20.
Transcaucasie orientale (district de Signach et de Nucha, Araxes
inférieur et Lämbaran); Sud-Est de la Russie d'Europe jusqu’au
Volga inférieur (Chanzkaja-Stavka, Sarepta) ; probablement aussi,
d’après M. Semenow, des provinces russes de l’Oural et d’Oren-
bourg ; steppes des Kirghiz. -
Long de 29 à 45 millimètres, d’un noir de poix.
Il continue P. persicus dans l’évolution et en diffère par la saillie
intercoxale de l’abdomen de la femelle, un peu plus large et un peu
plus arrondie au sommet, et par les antennes plus comprimées
204
encore, un peu plus longues, à strioles moins marquées; de plus,
les 11° et 12° articles sont coalescents dans les deux sexes.
J'en ai vu sept individus dont le mâle type du P. areschanus
Fairm. que m’a communiqué M. Boppe.
12. Prionus angustatus B. Jakowlew.
Prionus angustatus B. Jakowl., Hor. Ross., XXI, 1887, p. 327, t. IX, fig. 17.
— Semen., Hor. Ross., XXXIV, 1900, p. 329. :
Prionus Heydeni Ganglb., Deutsch. Ent. Zeit., XXXII, 1888, p. 265.
Prionus persicus B. Jakowl., Hor. Ross., XXIX, 1895, p. 511.
Prionus Angheri Brancsik, Jahrb. Ver. Trencsén, 1899, p. 102, t. IV, fig. 8.
Boucharie orientale (province de Darvaz jusqu’à 1,940 m.
d'altitude) ; Nord-Ouest et centre du Turkestan russe (notamment
Fergana) ; province Transcaspienne (Dort-kuju, Duschak, Repetek,
Nauruz-abad).
Les individus de la Boucharie orientale sont plus robustes, plus
larges et plus grands (jusqu’à 50 millimètres) et constituent la
var. bucharica Semen. (Hor. Ross., XXXIV, 1900, p. 328).
Le Prionus Angheri est fondé sur un exemplaire nain (Semen.,
Hor. Ross , XXXIV, 1900, p. 605).
Long de 25 à 44 millimètres, d’un noir de poix.
Sauf en ce qui concerne la saillie intercoxale de la femelle qui est.
moins élargie et qui est restée anguleuse au bout, cette espèce, qui
n’a également que 11 articles aux antennes dans les deux sexes, est
allée plus loin dans l’évolution que P. asiaticus, dont elle est évi-
demment voisine, sans en descendre bien entendu
Les tarses sont plus étroits, les tarses antérieurs -du mâle
étant même à peine dilatés : les lobes du % article sont à toutes les
2
pattes franchement épineux, et il y a un large sillon glabre à la
face ventrale de tous, la pubescence était encore plus réduite chez :
la femelle que chez le mâle.
Les antennes ont les articles très comprimés, plus du tout
noueux et les strioles longitudinales ont presque totalement dis-
paru ; le 12° article est coalescent avec le 11° et plus court que
ce dernier ; chez la femelle il est même souvent à peine distinct.
La dent médiane des côtés du prothorax est plus forte que dans les
espèces précédentes.
SECONDE CATÉGORIE. — Elle ne comprend qu’une espèce,
P. heros Semen., du Turkestan chinois, dont M. Semenow a con-
stitué un sous-genre spécial, Macroprionus (Hor. Ross., XXXIV,
1900, p. 524).
Bien qu'ayant conservé des antennes de 12 articles dans les deux
sexes, l’Insecte continue sous les autres rapports le P. angustatus
FR
205
dans l’évolution, ayant notamment les antennes et les tarses du
même style; je ne puis, malgré un cena nombre de caractères
de convergence le considérer, ainsi que ia fait M. Semenow,
comme transitant vers le P. brachypterus, dont les antennes sont
autrement construites.
Il n’y a que les différences suivantes séparant la seconde de la
première catégorie :
1° la poitrine est glabre, ainsi que l'abdomen, dans les deux
sexes; le mâle a conservé des poils sur les épimères métathora-
ciques et sur les hanches postérieures ;
2 la saillie intercoxale de l’abdomen de la femelle est encore
plus élargie que chez P. asiaticus, et elle est presque arrondie en
avant ;
3 les processus jugulaires sont plus saillants et très aigus;
4 les tarses sont encore plus grêles que chez P. angustatus, les
antérieurs n'étant nullement dilatés chez le mâle; les lobes du
3° article sont à toutes les pattes fortement épineux et la pilosité
de la face inférieure est très réduite ;
5° les yeux sont plus gros, plus rapprochés en dessus, la tête
étant en même temps plus étroite et plus dégagée ;
6° les antennes du mâle sont plus grêles.
La forme du corps est particulièrement allongée, le prothorax
étant plus long que la moitié de sa largeur.
Les cinq arceaux ventraux de l’abdomen offrent chez le mâle de
chaque côté près de la marge, une grande. fossette basilaire pro-
fonde et bien délimitée, mais c’est là un caractère qui existe chez la
plupart des Prionus à un degré variable, qui se montre, bien que
moins prononcé chez P. angustatus, et qui est très apparent chez
P. coriarius.
13. Prionus heros Semenow.
Prionus heros Semen., Hor. Ross., XXXIV, 1900, pp. 320, 327.
Turkestan chinois (Luktschun, près de Turfan, dans une dépres-
sion d'environ 164 pieds en dessous du niveau de la mer).
Je n’en ai vu qu'un mâle que m’a communiqué le Musée de
Vienne.
La longueur est de 34 à 50 mill., la teinte d’un brun de poix.
La tête est fortement mais peu densément ponctuée; le prono-
tum est luisant, finement et éparsément ponctué, sauf sur les côtés
où a ponctuation se condense; les élytres sont finement rugueuses ;
la dent de l’angle sutural est particulièrement forte chez le mâle.
Les mandibules sont plus allongées que chez les Mesoprionus et
elles offrent également une dent externe.
La gorge est couverte de plis transversaux.
206
Les antennes sont grêles, dépassant un peu le milieu des élytres
chez le mâle, ne l’atteignant pas chez la femelle. Elles sont fortement
comprimées ; les articles ne sont nullement noueux et chez le mâle
les 3° à 11°, allongés, offrent au sommet interne un processus
en dent aiguë disposé à 45° et relativement court; les strioles
longitudinales sont encore faiblement visibles; le 12° article, bien
distinct dans les deux sexes, est plus court que le 11°.
Le prothorax, long et étroit, inégal en dessus, a la dent latérale
antérieure petite etaigué, la médiane grande et un peu recourbée;
l’angle postérieur est saillant et aigu mais peu développé.
Deuxième sous-groupe. — Le remarquable Insecte du Désert
de Gobi avec lequel B. Jakowlew à cru devoir créer le genre Priono-
blemma (Hor. Ross., XXI, 1887, p. 518) me parait, malgré ses
caractères cœnogénétiques prononcés, pouvoir rentrer dans le
genre Prionus, et c’est du P. heros qu’il me semble se rapprocher
le plus.
Les tarses sont très spécialisés, mais ils ressemblent un peu à
ceux du Prionus (Polyarthron) Komarowi, autre espèce désertique;
ils sont grêles et semblables à toutes les pattes; les lobes du 5° article
sont fortement épineux, mais ce 5° article est très court, de la
longueur de la moitié du 2°, celui-ci n’étant qu’un peu plus long que
le 1°; le dernier est aussi long que les trois premiers réunis, et ses
crochets, qui sont grands, offrent une forte dent à la base; les
brosses du dessous des tarses sont presques nulles, remplacées par
de longs poils qui frangent les bords.
Les antennes ressemblent à celles du P. heros, étant grêles, com-
primées, avec les articles, à partir du 3°, entièrement mats et sans
strioles ; elles sont chez le mâle simplement dentées en scie, le pro-
cessus du sommet des 3° article et suivants étant beaucoup plus
court, mais d’ailleurs conditionné de la même manière ; chez la
femelle, elles ne sont dentées en scie que sur les cinq derniers, et
elles comptent douze articles, alors que chez le mâle le 12° article
est coalescent avec le 11° et même peu distinct de ce dernier. Le
3° article est double des suivants; le 1% est relativement court.
La tête est bien dégagée du prothorax ; les mandibules sont sem-
blables à celles du P. heros, mais un peu plus grêles, et elles offrent
également une dent externe; les palpes sont courts, avec le dernier
article peu dilaté à l’extrémité; les processus jugulaires sont allongés
et aigus comme chez P. heros, les yeux sont aussi gros que chez
P. heros, mais un peu plus largement distants en dessus et en
dessous.
Le prothorax est’deux fois aussi large que long seulement, bien
plus étroit que les élytres à la base, assez convexe, inégal en dessus;
207
le rebord latéral est peu marqué, surtout chez le mâle; la dent laté-
rale antérieure est très faible, la médiane est petite et aigué, l’angle
postérieur est obtus.
L'écusson est grand, semblable à celui de P. heros, et presque
aussi large que l’espace entre les yeux.
Les élytres couvrent tout l’abdomen du mâle, tandis qu’elles sont
fortement dépassées par ce dernier chez la femelle; à la base, elles
laissent à découvert le milieu du métanotum, étant disjointes à partir
de l’écusson ; les bords suturaux se rejoignent un peu au niveau de
la base de l’abdomen, puis ils se séparent de nouveau jusqu’à l’extré-
mité ; celle-ci est fortement rétrécie, le bord externe étant échancré
à partir du quart antérieur; le bout de l’élytre est arrondi avec
l’angle sutural denté.
L’abdomen est plus court que le métathorax chez le mâle, tandis
qu'il est bien plus long chez la femelle; la saillie intercoxale de
l’abdomen est très large et arrondie en avant chez la femelle, qui
est ailée.
La poitrine est couverte de poils clairsemés chez le mâle, tandis
qu’elle est glabre chez la femelle.
Les pattes sont grêles avec les tibias et le dessous des fémurs dén-
ticulés ; elles sont d’ailleurs très semblables à celles du P. heros.
Le corps est allongé et étroit comme chez P. heros.
Ce Longicorne est singulier par le faible développement des pro-
cessus antennaires chez le mâle; les antennes semblent avoir subi
une réduction, si on les compare à celles des autres Prionus mâles;
il est à remarquer que chez P. Komarowi, nous trouvons quelque
chose de semblable.
14. Prionus Przewalskyi B. Jakowlew.
Prionoblemma Przewalskyi B. Jakowl., Hor. Ross., XXI, 1887, p. 319.
Je n'ai vu que deux exemplaires de cet Insecte extrèmement rare :
une femelle du Musée de Berlin, provenant du Turkestan chinois,
et un mâle que m’a envoyé L. Ganglbauer, faisant partie de la collec-
tion Hauser, maintenant au Musée de Vienne ; ce mâle est étiqueté :
Désert de Gobi, Takla-Makan.
B. Jakowlew a décrit l’espèce d’après une femelle unique capturée
par le Général Przewalsky au pied des monts Bourkhane-Boudda.
Le mâle est long de 18 millimètres; la femelle de 30 à 35 mulli-
mètres.
La coloration est d’un jaune testacé avec la tête noire; les antennes
et le pronotum, lequel offre deux taches noires disposées transver-
salement, sont un peu rougeâtres ; l’écusson est rembruni, de même
que le métanotum ; les élytres sont pâles avec les nervures se déta-
chant plus ou moins en blanchâtre.
208
La tête est assez rugueusement ponctuée; le pronotum est couvert
de gros points serrés qui deviennent confluents sur les côtés; les
élytres, assez luisantes, sont ponctuées assez superficiellement et
elles sont, vers l’extrémité, faiblement rugueuses.
Les antennes atteignent à peine le milieu des élytres chez le mâle,
le tiers antérieur chez la femelle.
Le côté interne des tibias postérieurs est densément couvert de
poils assez courts chez la femelle.
Troisième sous-groupe. — Les Prionus des sous-genres Psilo-
tarsus Motsch. et Lobarthron Semen. me paraissent former, avec les
Polyarthron du sous-genre Polylobarthron Semen., une unité systé-
matique avec laquelle je constitue ce troisième sous-groupe.
La femelle, qui reste ailée, a la saillie intercoxale de l’abdomen
très large et tout à fait arrondie en avant; l’abdomen dépasse forte-
ment les élytres en arrière.
Tous les tarses, dans les deux sexes, sont étroits, très étroitement
feutrés seulement sur les bords du dessous des trois premiers
articles, qui sont fortement épineux aux angles postérieurs; la pro-
portion des articles est restée ce qu’elle est dans les formes du pre-
mier sous-groupe.
Les palpes et les mandibules sont restés normaux.
La poitrine est toujours glabre chez la femelle, toujours pubes-
cente chez le mâle.
La dent médiane des côtés du prothorax a une tendance à
s’affaiblir.
Ce sont les antennes qui différencient les espèces de cette caté-
gorie de celles des groupes précédents.
Les antennes, qui n’ont jamais moins de 12 articles, ne sont que
faiblement comprimées, et elles ont les articles encore noueux au
bout; elles sont en même temps déprimées, c’est-à-dire que le pro-
cessus qui termine les articles, au lieu d’être aplati en dent de scie
avancée en lame de couteau du côté interne, est aplati plus ou
moins de haut en bas, de manière à être plus ou moins large et à
s'appliquer plus ou moins contre la base de l’article suivant. Il en
résulte que les processus forment avec le sommet de leur article
un angle de moins de 45° et qu'ils sont donc plus obliques que dans
les espèces des deux premiers sous-groupes.
Ce sont les seuls Prionus de l'Ancien Continent qui offrent cette
particularité que nous retrouvons chez certaines formes améri-
caines.
C’est avec le l’rionus persicus que ces Insectes offrent le plus
d’affinité. Les différences qu’ils présentent d’avec ce dernier suppo-
sent l’existence d’une forme intermédiaire, peut-être à découvrir
209
dans l’Afghanistan, contrée d’où aucun Prionide n’a encore été
rapporté. Le Turkestan est en effet leur centre d'irradiation.
Je partagerai le sous-groupe en trois catégories correspondant
aux trois sous-genres Psilotarsus, Lobarthron et Polylobarthron.
PREMIÈRE CATÉGORIE. — Elle comprend l’unique espèce du sous-
genre Psilotarsus Motsch., Bull. Acad. Petr., II, 1860, p.537 (Otiartes
J. Thoms., Syst. Ceramb., 1864, p. 285; Psilopus Motsch., Bull.
Mosc., 1875, IL, p.152; Brachyprionus B. Jakowl., Hor. Ross., XXI,
1887, p. 324).
Les processus antennaires ne sont que faiblement déprimés ; ils
sont restés épais et courts. Il n’y a que 12 articles aux antennes, le
12° n'étant nullement appendiculé et à peine plus long que le 11°.
Ces caractères suffisent pour distinguer le mâle de ceux des deux
catégories suivantes, mais pour séparer la femelle, il faut noter
que le sommet du 11° article est à peine prolongé et que son pro-
cessus ne se couche pas obliquement sur le dernier article.
15. Prionus brachypterus Gebler.
Prionus brachypterus Gebl., Ledeb. Reis., IT, 1850, p. 179.
Cette espèce très variable a donné lieu à la constitution de quatre
races dont on trouvera les caractères et la synonymie ci-après.
Elle habite le Turkestan et les steppes des Kirghiz.
La longueur du mâle est de 22 à 52 millimètres, celle de la femelle
de 32 à 45 millimètres; la coloration varie du brun testacé au noir
de poix, les antennes pouvant être rougeûtres.
Les lobes du 3 article de tous les tarses sont transformés en une
épine longue et grêle; le dessous des tarses postérieurs est complè-
tement glabre.
Les élytres, fortement déhiscentes à la suture, sont rétrécies en
arrière ; elles sont toujours plus ou moins rugueuses et elles sont
parfois luisantes.
Le pronotum est plus ou moins fortement ponctué; les dents
latérales du prothorax sont variables.
Les antennes du mâle dépassent le milieu des élytres; les pro-
cessus terminaux des articles sont au maximum un peu plus longs
que l’article lui-même; ils sont épais, carénés en dessous, la carène
les divisant en deux parties à peu près égales et aboutissant à leur
sommet qui est plus ou moins anguleux. Ils sont aussi plus ou
moins appliqués à leur base contre l’article qui les suit. Les strioles
du système porifère sont complètement effacées et celui-ci est mat.
Chez la femelle, les antennes atteignent le tiers antérieur des
_élytres ; les 3° à 11° articles sont dentés en scie, les. dents étant
courtes, trièdres, aiguës au sommet et disposées obliquement vers
l’article suivant.
210
Le mâle a une tendance à devenir très pubescent; la tête, le
pronotum et l'abdomen peuvent se couvrir de poils et la pubescence
de là poitrine peut se transformer en une forte villosité.
A. PRIONUS BRACHYPTERUS TURKESTANICUS SeMmenow.
Prionus turkestanicus Semen , Wien Ent. Zeit., VII, 1888, p. 157; Hor. Ross.,
XXXIV, 1900, p. 330.
Prionus curticornis Gauglb., Deutsch. Ent. Zeit., 1888, p. 265.
Prionus ruficornis Fairm., Bull. Soc. Ent. Fr., 1892, p. 123.
M. Semenow, après avoir considéré cette forme comme une
espèce, a reconnu qu'il ne s'agissait que d’une race du P. brachyp-
terus (Rev. russe d’Entom., VIT, 1907, p. 259). Des individus prove-
nant d’Aulie-ata, au Nord du Turkestan russe, constituent en effet
le passage entre les deux types. Cette variété, à caractères plus
primitifs que les autres, est surtout répandue au Sud-Ouest du
Turkestan russe, et les localités citées par M. Semenow sont Katta-
kurgan, Samarkand, Pemd-Shakent, Artutsch, Schink, Kalachoni,
Saamin, Farab.
J'en ai vu un couple du Musée de St-Pétersbourg et trois exem-
plaires du Musée de Vienne, dont l’un tout à fait typique et deux
autres, d’Aulie-ata, transitant vers le P. brachypterus brachypterus.
Gette race, quand elle est bien caractérisée, a les yeux peu con-
vexes, étroits, à lobe inférieur pas plus large que la longueur de la
joue, et à échancrure large. Le pronotum est peu luisant, forte-
ment et densément ponctué, et les dents latérales du prothorax
sont courtes et peu développées. Les antennes sont relativement
courtes, celles du mâle ne dépassant pas, ou guère, le milieu des
élytres, leurs dents étant courtes, assez pointues et serrées. Le
mâle a l’abdomen glabre et la poitrine couverte de poils très
courts, couchés, clairsemés.
La coloration est souvent testacée et les antennes sont ordinaire-
ment rousses.
Les élytres sont peu luisantes et peu rugueuses.
B. PRIONUS BRACHYPTERUS BRACHYPTERUS Gebler.
Prionus brachypterus Gebl., Ledeb. Reiïs., I, 1830, p. 179: Bull. Mose., VE,
1833, p. 301 ; 1859, IT, p. 504. — Falderm., Bull. Mosc., IX, 1836, p. 394,
t. 8, fig. 4-5. — B. Jakowl., Hor. Ross., XXI, 1837, p. 334 — Semen.,
Hor. Ross., XXXIV, 1900, p 331.
Prionus hemipterus Motsch., Bull. Mosc., 1845, I, p. 90. — Gebl , Bull. Mosc,,
1818, Il, p. 387. — B. Jakowl., Hor. Ross., XXI, 1887, p. 335.
Psilotarsus hemipterus Motsch., Bull. Aca 1. Petr., Il, 1860, p. 537.
Psilotarsus longipennis Motsch., Bull. Acad. Petr., Il, 1860, p. 537.
Otiartes asiaticus Thoms., Syst. Ceramb., 1865, p. 284.
Psilopus brachypterus Motsch., Bull. Mosce., 1875, II, p. 152.
Psilopus hemipterus Motsch., Bull. Mosc., 1875, II, p. 152.
Prionus hirticollis © B. Jakowl., Hor. Ross., XXI, 1687, p. 332 (Ÿ ?).
Prionus Balassogloi $ B. Jakowl., Hor. Ross., XXI, 1887, p. 333 (cd).
211
L’habitat de cette forme s’étend, d’après M. Semenow, du Nord
du Turkestan russe dans les steppes des Kirghiz jusqu’au Nord-Est
de la mer Caspienne vers l'Occident, et jusqu’à Vernyi et Semipala-
tinsk vers l'Orient.
Elle diffère du {urkestanicus par le plus grand développement des
yeux qui sont plus convexes et dont le lobe inférieur, plus renfé,
s’avance davantage sur la joue ; le pronotum est plus ou moins
luisant, plus finement et moins densément ponctué ; la poitrine du
mâle est plus pubescente et la teinte est toujours plus ou moins
obscure quand l’insecte n’est pas immature ; les antennes peuvent
cependant être rougeàtres.
M. Semenow distingue trois variétés de cette race, les différences
n’affectant d’ailleurs que le sexe mâle :
a. Var. hypogymna Semen., Hor. Ross., XXXIV, 1900, p. 531.
C'est, en somme, la transition entre la race {urkestanicus et les
autres variétés. Chez le mâle, la pubescence de la poitrine est restée
courte et clairsemée, l’abdomen et le pronotum sont restés glabres
. ainsi que le dessus de la tête; la frange des bords antérieur et
pestérieur du prothorax est encore courte et peu fournie; les
élytres sont peu rétrécies en arrière.
Cette forme a été trouvée dans la Dzoungarie russe, près de
Vernyi, mais il est probable qu’elle existe aussi au Nord du Turkes-
tan où elle doit se mêler à la race turkéstanicus, certains indivi-
dus provenant d’Aulie-ata établissant nettement, par le développe-
ment des yeux, la transition.
b. Var. brachypterus Gebler.
Chez le mâle, la poitrine offre une pubescence plus longue,
sans être cependant villeuse ; l'abdomen est resté glabre, mais les
côtés du pronotum peuvent être poilus ; la tête est poilue au moins
en dessous, et la frange des bords antérieur et postérieur du pro-
notum est plus longue et plus fournie ; les élytres sont notable-
ment rétrécies en arrière ; la taille est souvent assez faible.
C’est la forme ordinaire des-steppes des Kirghiz.
c. Var. pubiventris Semen., Hor. Ross., XXXIV, 1900, p. 532.
Chez le mâle, la poitrine est villeuse et l’abdomen est plus ou
moins pubescent; le pronotum est villeux au moins sur les côtés; la
tête est poilue en dessus et en dessous ; la frange des bords antérieur
et postérieur du pronotum est longue et fournie; les élytres sont
rétrécies en arrière et elles sont plus luisantes et moins rugueuses.
Cette forme, qu’il est bien difficile de séparer de la race hirticollis,
a également été trouvée dans la Dzoungarie russe; j'en ai sous les
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veux un mâle provenant de Vernyi et appartenant au Musée de
Vienne; j'y rapporte aussi un mâle du Musée de St-Pétersbourg
capturé par le général Przewalsky sur la rivière Kunguss, dans la
Dzoungarie chinoise.
C. PRIONUS BRACHYPTERUS HIRTICOLLIS Motschulsky.
Psilitarsus h'rticollis Motsch , Bull. Acad. Petr., II, 1860, p. 537.
Prionus hirticollis B. Jakowl., Hor. Ross., 1887, p. 332 ():
Prionus brachyhterus hirticollis Semen., Hor. Ross , XXXIV, 1900, p. 332,
M. Semenow le cite de la région du Sud-Est des steppes des Kir-
ohiz; j'en ai vu un couple du Musée de Vienne provenant des bords
du Lac Inder dans la région de l’Uralsk, à l’Est de la mer Caspienne,
un mâle du Musée de St-Pétersbourg, capturé dans le Gouverne-
ment d’Armolinsk sur la rivière Koundouzda, et un autre mâle du
Musée de St-Pétersbourg de la Kirghisie orientale.
Quand elle est bien caractérisée, cette race offre le maximum de
villosité chez le mâle; la tête, tout le pronotum et la poitrine sont
villeux et l'abdomen est pubescent; le pronotum est en même temps
fortement et densément ponctué.
Les antennes du mâle sont courtes et elles sont souvent rougeûtres
avec les dents épaisses et obtuses.
Les élytres sont luisantes et les dents latérales du prothorax sont
faibles, la médiane étant grêle et spiniforme; ces caractères per-
mettent de distinguer plus ou moins la femelle de celle des autres
races.
M. Semenow parle d’une échancrure située chez le mâle avant
l'angle sutural des élytres, mais c’est là une particularité indivi-
duelle que peuvent aussi présenter les mâles des autres races.
D. PRIONUS BRACHYPTERUS LATIDENS Motschulsk y.
Psilotarsus latidens Motsch., Bull. Acad. Petr., II, 1860, p. 537.
Prionus brachypterus alpherakii Semen., Hor. Ross., XXXIV, 1900, p. 324.
La description de Motschulsky se rapporte parfaitement à la forme
décrite sous le nom d’Alpherakii par M. Semenow, et étant donné
que le P. latidens est indiqué par Motschulsky comme provenant
des steppes de la Mongolie, il me paraît difficile que ce soit le P.
angustatus, comme M. Semenow en a émis l'hypothèse (Wien. Ent.
Zeit., VII, 1889, p. 62).
Cette variété provient de la Dzoungarie chinoise et a été trouvée à
Sujdun et Kuldja.
Je ne connais que la femelle, qui m’a été communiquée par les
Musées de Vienne et de St-Pétersbourg. Elle ne diffère de celle du
P. brachypterus brachypterus que par le grand développement des
L
CN OT
213
dents latérales du prothorax qui sont larges, notamment la médiane,
la postérieure étant cependant notablement plus faible que les
autres; les élytres sont assez rugueuses.
L'un des individus que j'ai sous les yeux, provenant de Kuldja,
est Latidens du côté droit du prothorax, tandis que les dents du côté
gauche sont conformées comme chez la femelle du brachypterus
typique.
D’après M. Semenow, le mâle aurait les antennes luisantes en
dessus, à dents peu épaisses et très aiguës ; le pronotum est glabre et
luisant, plus ou moins poilu sur les côtés, la frange des bords anté-
rieur et postérieur étant longue et abondamment fournie ; la tête
est fortement poilue tant en dessus qu’en dessous; la poitrine est
longuement villeuse et l'abdomen très poilu. Les dents latérales du
prothorax sont très développées, comme chez la femelle.
Le tableau suivant résume les caractères de quatre races du
Prionus brachypterus.
a. Lobe inférieur des yeux étroit, pas plus large
que la ldngueur de la joue ; dents du pro-,
thorax faibles, triangulaires ; franges du
prothorax courtes et peu fournies ; abdo-
men et pronotum glabres. — Turkestan
CUS CRT Ne Pal S Un Uranas n cts de Oro LUTECSLONICUS.
aa. Lobe inférieur des yeux renflé, plus large
que la longueur de la joue.
b. Dents du prothorax faibles.
e. Dents du prothorax plus ou moins trian-
gulaires, moins grêles ; élytres moins
luisantes ; franges du : pronotum
plus courtes et moins fournies ; dis-
que du pronotum du mâle ordinaire-
ment sans poils. — Steppes des Kir-
DIRES
ce. Dents du prothorax fines et grêles ; élytres
plus luisantes ; franges du pronotum
plus longues et très fournies ; mâle à
pronotum entièrement poilu et à ab-
domen pubescent. — Steppes des
RIZ A D ent Lit Nes de
lan)
>. brachypterus.
hirticollis.
Q
bb. Dents du prothorax fortes et larges ; élytres
peu luisantes ; franges du pronotum lon-
gues et très fournies ; pronotum du mâle
sans poils ; abdomen 5 mäle très POIRE
— Dzoungarie chinoise : . > . .d.
ni
Latidens.
214
Somme toute, la race la plus primitive se trouve au Turkestan ;
dans les steppes des Kirghiz nous rencontrons d’abord le brachyp-
terus qui transite peu à peu au Nord, semble-t-il, vers une forme
très pubescente chez le mâle, l’hirticollis ; dans la Dzoungarie chi-
noise se trouve une race qui dérive du brachypterus et qui, tout en
offrant une assez forte pilosité, s’est avancée dans une direction
différente de celle de l’hirticollis.
Les matériaux actuellement connus montrent que-toutes ces
races se fondent insensiblement l’une dans l’autre.
DEUXIÈME CATÉGORIE. — Elle comprend l’unique espèce du
sous-genre Lobarthron Semer., Hor. Ross., XXXIV, 1900, p. 333
(Psilopus B. Jakowl., Hor. Ross., XXI, 1887, p. 325, ex parte;
Prionoxys Semen., Bull. Mosc., 1898, I, p. 104, ex parte).
Les processus antennaires sont fortement déprimés et consti-
tuent de longues lamelles plus développées du côté externe que du
côté interne. Les antennes sont de 12 articles, mais le 12° article
peut être appendiculé, et il est bien plus long que le 11°.
Chez la femelle, les processus antennaires sont plus développés
que dans l’espèce de la première catégorie, et le sommet du
11° article est prolongé en une lamelle couchée obliquement sur le
dernier article.
16. Prionus Balassogloi B. Jakowlew.
Prionus Balassogloi B. Jakowl., Bull. Mose., 1685, II, p. 91. — Semen., Hor.
Ross., XXXIV, 1900, p. 333:
Prionus Nadari Fairm , Bull. Soc. Ent. Fr., 1892, p. 123.
Des exemplaires typiques du P. Nadari Fairm. m'ont été com-
muniqués par MM. Pic et Boppe; il s’agit bien du P. Balassogloi,
comme l’a supposé M. Semenow.
L'espèce est localisée dans le Turkestan russe occidental : elle a
été rencontrée à Uralskaja (entre Chodskent et Taschkent) et dans
la vallée supérieure de la rivière. Tschritschik jusqu’à 5,000 pieds
d'altitude.
M. Semenow a admis trois variétés de cet Insecte: outre la
forme typique provenant d’Uralskaja, il déerit comme var. brevi-
spina (Hor. Ross., XXXIV, 1900, p. 333), le Prionus brevispinus
B. Jakowl. (Bull. Mosc., 1885, IT, p. 92; Hor.: Ross., XXI, 1887, =
p. 324), et comme var. brevis (Hor. Ross., XXXIV, 1900, p. 354) le
Prionus brevis Semen. (Wien. Ent. Zeit., VII, 1887, p. 157).
La var. brevispina est citée par M. Semenow de Kumsao, sur
l’Ugam, non loin de l'embouchure de cette rivière avec le
Tschistschik, et aussi de Nanaj dans la vallée supérieure du
Tschirtschik à 4,500-5,000 pieds d’altitude ; elle différerait du type
215
par l’existence d’un léger sillon longitudinal sur la saillie pro-
sternale; les antennes du seraient le plus souvent courtes, avec le
dernier article ordinairement plus ou moins distinctement appen-
diculé ; les élytres sont souvent de teinte pâle, subtestacée.
J'ai sous les yeux une vingtaine d'exemplaires « provenant de
Tschimgan sur le haut Tschirtschik dont plusieurs sont absolu-
ment typiques et dont d’autres offrent isolément les divers carac-
tères de la var. brevispina ; le sillon longitudinal de la saillie pro-
sternale existe ou n’existe pas; les antennes sont longues ou courtes
(antenne gauche est même très courte et l’antenne droite est très
longue chez un individu); le 12° article est variable de longueur,
montrant ou ne montrant pas la division plus ou moins marquée
en deux articles; la teinte générale est d’un brun de poix, les
élytres et même le corps entier pouvant être testacés.
J’estime que la var. brevispina B. Jakowl. ne doit pas être
maintenue.
La var. brevis est citée par M. Semenow de Tschimgan; elle
différerait du type par sa forme large et plus massive, les élytres
étant moins rétrécies en arrière, la tête plus forte, le pronotum plus
transversal ; les antennes sont plus courtes, avec le dernier article
appendiculé ou non; la saillie prosternale n’est pas sillonnée; les
côtés âäu moins de l’abdomen sont plus fortement pubescents.
Parmi les exemplaires du Tschimgan que j'ai à ma disposition, il
y en a dont la forme est plus courte et qui sont plus trapus, mais
ils n’ont pas les antennes plus courtes ; aucun d’eux ne répond com-
_ plètement à la var. brevis, tandis qu’un individu sans indication
précise de localité du Musée de Vienne est tout à fait conforme à la
description, ayant notamment l’abdomen plus poilu sur les côtés,
seulement il a l’antenne droite longue et l’antenne gauche courte,
. comme l’exemplaire auquel j'ai fait allusion plus haut.
L’on pourrait conserver cette var. brevis à titre d’aberration, car
elle ne semble pas être locale, pour indiquer que l’Insecte peut se .
raccourcir, et qu’à ce raccourcissement correspond en même temps
un raccourcissement des antennes et une pilosité plus forte de
l’abdomen.
Prionus Balassogloi J est long de 19 à 28 millimètres; la © a 35 à
40 millimètres; la teinte est d’un brun de poix passant au testacé
soit sur les élytres et les antennes, soit sur le corps entier.
Le mâle, comparé à celui du P. brachypterus, a les élytres moins
_ rétrécies en arrière et moins déhiscentes à la suture; les yeux sont
intermédiaires comme développement entre ceux des races furkes-
tanicus et brachypterus ; le prothorax est plus convexe et ses dents
latérales plus faibles, la médiane notamment étant sujette à devenir
_ très petite; la ponctuation du pronotum est assez fine et assez espa-
216
cée et les côtés sont plus ou moins pubescents, de même que la
tête; les élytres sont plus luisantes, moins rugueuses, plus finement
ponctuées; les tarses sont un peu moins. évolués, les lobes du 3°
article n'étant pas transformés en épines sur toute leur longueur,
mais offrant encore une certaine largeur à la base; la pubescence
inférieure est moins réduite; la poitrine est faiblement pubescente
et les côtés de l’abdomen le sont plus ou moins.
Les antennes dépassent ou n’atteignent pas le milieu des élytres ;
les articles montrent encore des traces de strioles longitudinales ;
leur processus est comme passé au laminoir, il est large, plat,
arrondi au sommet, et plus ou moins appliqué contre l’article sui-
vant dontil a le double de la longueur et même plus pour les der-
niers; le 12° article est de longueur et de forme variables, montrant
nettement dans certains cas une tendance à se dédoubler en deux.
La femelle, qui n’a pas encore été décrite, ressemble beaucoup à
celle du P. brachypterus brachypterus. Elle en diffère par le lobe
inférieur des yeux moins gros, par les élytres moins rétrécies et
moins déhiscentes en arrière ; le pronotum est plus convexe et plus
éparsément ponctué; la ponctuation des élytres est plus fine et
moins serrée; les tarses sont les mêmes; l’écusson est plus large et
plus court; les processus antennaires sont très distinctement plus
longs, plus plats et appliqués davantage contre l’article qui les suit;
le 12° article peut offrir comme chez le mâle une division incom-
plète en deux articles ; la saillie intercoxale de l'abdomen est
légèrement moins élargie que chez-la femelle du P. brachypterus.
TROISIÈME CATÉGORIE. — Elle correspond au sous-genre Polylo-
barthron Semen., Hor. Ross., XXXIV, 1899, pp. 254, 258, du genre
Polyarthron sensu Semenow.
M. Semenow a déjà fait remarquer que les deux espèces polyar-
thriques qu'il admet dans cette catégorie ont tout à fait la même
physionomie générale que le P. Balassogloi, et elles sont en effet
absolument semblables à ce dernier, sauf en ce qui concerne les
antennes.
Déjà chez P. Balassogloi le 12° article des antennes a une ten-
dance à se diviser en deux articles; ici les antennes ont 15 ou 16
articles, le dernier article montrant en outre les traces d’une
division incomplète en deux ou trois articles nouveaux. De plus,
les processus antennaires sont encore plus longs, constituant des
lamelles fortement échancrées au côté interne, de sorte qu’elles
sont bifides et que les antennes apparaissent comme biflabellées.
En réalité, les processus antennaires sont constitués de la
manière suivante, comme il résulte de la comparaison que l’on doit
faire entre le 3° article chez P. Balassogloi et le 3° article du P. mar-
gelanicus, type de la présente catégorie.
: ie AE
SL nd Sd e) ?
217
Chez P. Balassogloi, on voit que la carène médiane inférieure du
3° article aboutit au sommet du processus, mais que celui-ci est
très inégalement développé de part et d’autre de cette carène; du
côté externe (c’est-à-dire du côté qui est tourné en dehors de
l’insecte quand l’antenne est dirigée en avant, par conséquent
tourné vers le eorps de l’insecte quand l'antenne est ramenée en
arrière), c’est une large lamelle arrondie, tandis que la partie
interne est étroite et triangulaire, rejoignant en droite ligne le som-
met interne de l’article.
Dans Polylobarthron, le 3° article des antennes est également
caréñé en dessous et le lobe externe du processus est absolument
conformé comme chez P. Balassogloi, sauf qu'il est plus long et
plus arrondi au bout; le lobe interne porte l’échancrure, mais cette
échancrure provient du fait que le sommet interne de l’article est
fortement prolongé en lobe avant d’aller rejoindre le sommet de la
carène. Cette conformation des articles des antennes est tout à fait
différente de celle que nous trouvons chez les P. Boppei et fissi-
cornis où la bifidité du processus antennaire pro\ient d’une échan-
crure située au sommet de la carène, mais elle rappelle ce qui
existe chez les Prionus du groupe du californicus, sauf que chez ces
derniers c’est le lobe externe qui est échancré.
La femelle de l’unique espèce de cette catégorie est malheureu-
sement encore inconnue, mais il n’est pas douteux qu’elle ne res-
semble, sauf en ce qui concerne les antennes, point par point, à
celle du P. Balassogloi.
17. Prionus margelanicus Théry.
Polyarthron margelanicum Théry, Ann. Soc. Ent. Fr., 1896, Bull., p. 108. — Pic,
Matér. Longic., Il, 1898, p. 34. — Semen., Hor. Ross., XXXIV, 1899, p. 258.
Polyarthron Unionis Pic., Matér. Longic., II, 1898, p.34. — Semen., Hor. Ross.,
XXXIV, 1899, p. 258. ;
Turkestan russe : Margelan et Bekljar-bek, entre Taschkent et
Tschimkent.
Je n’ai pas vu le type unique, un mâle provenant de Margelan,
du Polyarthron margelanicum Théry, qui se trouve dans la collec-
- tion de M. Pic, mais M. Théry m’a communiqué un autre mâle
qu'il considère comme conforme à son type, et je constate qu'il ne
diffère en rien des individus capturés par le Prof. D' J. Sahlberg à
Bekljar-bek et dont l’un a été décrit par M. Pic comme consti-
tuant une espèce différente, P. unionis.
M. Pic signale entre le type de M. Théry et son P. unionis les dif-
férences suivantes : le 3 article des antennes serait plus long et
moins renflé; le prothorax serait plus transversal avec la dent
latérale médiane plus forte; les lobes internes et externes des ar-
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVI, 4-Vi1-1912 14
218
ticles antennaires seraient à peu près de même longueur, alors que
chez P. unionis les lobes externes (et non pas les internes, comme
le dit M. Pic dans sa description) sont plus développés que les
internes.
Les deux premières différences sont simplement individuelles ;
la troisième a plus d'importance, mais elle n’existe pas, d’après
des renseignements que M. Pic a eu l’obligeance de me donner;
je constate d’ailleurs sur les quelques exemplaires qui sont à ma
disposition que l’Insecte varie beaucoup, et que notamment les
lobes internes des processus antennaires varient non seulement de
longueur, mais encore de forme, étant ou bien courts, larges et
arrondis au sommet, ou bien plus longs, étroits, et presque trian-
oulaires. Le sommet du lobe interne atteint toujours à peu près
le niveau du sommet du lobe externe de l’article précédent.
Je considérerai donc les P. margelanicus et unionis comme ne
formant qu’une seule espèce.
M. Pic a encore décrit une variété semirufum de son P. unionis
(Miscellanea Entom., 1900, p. 3) différant du type « par sa coloration
élytrale bien plus claire, d’un roux clair, le prothorax ne présen-
tant pas d’angle antérieur saillant. Pattes brunâtres avec les tarses
plus clairs; écusson large, plus foncé que les élytres ; antennes à
3° article long ».
Ce n’est évidemment qu’un € individu » que M. Pic a cru devoir
élever au rang de variété, et nous pourrions facilement agir de
même avec chaque exemplaire de tous les Prionus. Remarquons
que cet individu, ayant le 5° article des antennes long, offre un des
caractères du type de M. Théry. Les quelques mâles que j'ai sous.
les yeux varient d’ailleurs non seulement par la couleur, mais
encore par les caractères antennaires auxquels j’ai fait allusion plus .
haut, comme aussi par la pubescence thoracique.
La longueur varie de 18 à 32 millimètres, la teinte est d’un brun
de poix ou d’un brun marron plus ou moins clair.
Tous les caractères sont ceux du P. Balassogloi dont l’espèce
diffère moins que celle ci ne diffère du P. brachypterus.
Les yeux sont un peu plus gros, la ponctuation du pronotum est
plus grosse et plus serrée, les côtés ou même toute la surface étant
poilus, comme la tête; les dents latérales du prothorax sont faibles;
les élytres sont faiblement rugueuses et ponctuées assez finement
et assez éparsément; la poitrine est plus ou moins poilue, de même
que parfois l’abdomen ; les tarses sont comme chez P. Balas-
sogloë. 4 ;
Les antennes sont très robustes, atteignant au plus le milieu des
élytres, avec les articles courts et déprimés, le 3° étant au plus du
double du 1% et plus ou moins épais; le lobe externe des processus
219
antennaires est au moins deux fois aussi long que l’article et
l’interne est assez variable, comme je l’ai dit plus haut.
Quatrième sous-groupe. — Ce sont des Polyarthron; M. Pic
en a fait le sous genre Pseudoprionus (Matér. Longic., II, 1898,
p. 35), incorporant dans cette coupe les Polylobarthron qui leur
sont absolument étrangers; M. Semenow (Hor. Ross., XXXIV, 1899,
pp. 254, 257) a réduit le sous-genre Pseudoprionus à la seule espèce
P. Bienerti, et il a constitué un sous-genre Pogonarthron pour les
P. Tschitscherini et Bedeli qui me paraissent devoir rester associés
à P. Bienerti bien que formant une catégorie distincte.
Dans ce sous-groupe, les antennes sont de 22 à 31 articles; le 1%,
et surtout le 3°, ont une tendance progressive à s’allonger; le 3
article est ordinairement grêle et comprimé avec le processus ter-
minal court ou très court; le processus du 4° article est également
plus court que sur les articles suivants où le processus devient plus
développé chez le màle ; les processus sont disposés à 45° environ.
La structure des antennes indique que les formes de ce sous-
groupe ne se rattachent pas au troisième sous-groupe, malgré
beaucoup de caractères de convergence, mais plutôt à une espèce
qui, comme celles du premier sous-groupe, aurait eu les antennes
comprimées et non déprimées.
Les élytres ne sont pas denticulées à l’extrémité, ces caractères
séparant ces Insectes de ceux du sous-groupe suivant avec lesquels
ils offrent une évidente parenté; la saillie intercoxale de l’abdomen
de la femelle est largement arrondie en avant et l'abdomen dans ce
sexe dépasse notablement les élytres en arrière ; la poitrine est
glabre chez la femelle, pubescente chez le mâle; les élytres sont
rétrécies en arrière, mais elles ne sont que médiocrement déhis-
centes à la suture ; les tarses ont les lobes du 3° article transformés
en épines à toutes les pattes ; les tarses postérieurs ont conservé
partiellement dans les deux sexes leur pubescence inférieure.
Je répartirai ces Prionus en trois catégories.
PREMIÈRE CATÉGORIE. — Elle correspond au sous-genre Pogo-
narthron Semen. (Hor. Ross., XXXIV, 1899, pp. 254, 257).
Les palpes sont restés normaux, à dernier article triangulaire.
Les processus antennaires, non élargis en cornet, ont conservé
l’aspect de dents de scie plus ou moins allongées en lamelles : ils
sont bien plus larges du côté externe que du côté interne de leur
carène, le côté interne devenant même nul à partir d’une certaine
distance de la base de l’antenne, de sorte que la face antérieure des
lamelles est formée par le côté externe seul, la carène se confon-
dant avec le bord interne.
Les femelles des deux espèces de cette catégorie sont encore
inconnues.
220
18. Prionus Tschitscherini Semenow.
Polyarthron Tschitscherini Semen., Hor. Ross., XXIV, 1889, p.225; XXXIV, 1900,
p. 258; Rev. Russe d'Entom., 1903, p. 203.
Du Turkestan, province de Fergana, dans la vallée du Naryn
(Torus-Tjurae, un mâle du Musée de Vienne); aussi de Osch, d’après
M. Semenow.
Long de 15 à 16 millimètres, d’un noir de poix avec les antennes
plus ou moins rougeûtres.
Il est relativement petit, court, avec le prothorax très trans-
versal, bien plus de deux fois plus large que long, les angles anté-
rieurs bien dégagés de la tête, mais effacés, de même que les posté-
rieurs, la dent médiane très courte, triangulaire, obtuse; les
élytres, saillantes aux épaules, sont notablement rétrécies en
arrière sur les côtés, avec l’angle sutural inerme; leurs côtes sont
saillantes ; elles sont couvertes de points assez gros et serrés dont
les intervalles sont chagrinés; le repli épipleural est entier, mais
il est finement cilié à l’extrémité; le pronotum est fortement et
densément ponctué avec les côtés poilus, de même que la tête et la
poitrine, l’abdomen étant glabre.
Les palpes ont le dernier article longuement triangulaire, sans
aucun élargissement particulier ; les mandibules sont allongées et
grêles, sans dent externe; les yeux sont assez étroits, bien que les
joues soient courtes.
Les antennes, de 22 articles, dépassent le milieu des élytres chez
le mâle; le 1‘ article dépasse peu le bord postérieur de l'œil, le 3°,
de longueur double et peu grêle, est comprimé, caréné et faible-
ment denté en scie au sommet interne; les suivants offrent au
sommet interne une lamelle étroite et non incurvée qui est de plus
en plus longue, sauf sur les derniers articles, où elle devient plus
courte, l’ensemble formant ainsi une massue; le 4° article a un
processus aussi long que la moitié du processus du 5°, et la carène
interne est encore visible tandis qu’elle devient indistincte sur les
suivants, le processus étant bien plus étroit du côté interne de la
carène que du côté externe.
Les tibias sont courbés en dehors; les tarses postérieurs sont peu
allongés, mais leur dernier article est relativement long.
19. Prionus Bedeli Semenow.
Polyarthron Bedeli Semen., Hor. Ross., XXXIV, 1899, pp: 249, 257.
De la Boucharie orientale (dans la province d’Hissar, près de
Karatagh, d’après M. Semenow).
J'en ai vu un exemplaire mâle du Musée de Vienne provenant de
la même région (Tschitschantan).
RUN NT
Madness.
291
Long de 22 à 24 millimètres, d’un brun testacé clair, sauf à
l'extrémité des mandibules qui est noire comme les yeux.
Outre sa taille plus grande et sa coloration pâle, il offre comme
différences d’avec le P. Tschitscherin :
1° le dernier article des palpes en triangle plus court, élargi à
l'extrémité ;
2° les yeux plus gros;
3° le prothorax plus étroit, 1 1/2 fois seulement aussi large que
long, avec l’angle antérieur tout à fait effacé, non détaché de la
tête, la dent médiane fine et aiguë, l’angle postérieur encore moins
marqué ; :
4 les élytres plus déhiscentes à la suture qui est dentée, moins
rugueuses et plus luisantes;
9° les pattes plus grêles avec les tarses postérieurs plus longs, à
dernier article encore plus allongé, mais toujours plus court que
le 4%:
6° la pilosité de la tête, du pronotum et de la poitrine plus longue
et plus fournie et couvrant tout le pronotum ainsi que l’abdomen ;
7° les antennes (de 23 à 25 articles) plus grèles à la base, le
1* article dépassant notablement le bord postérieur de l'œil, le
3° moins épais, le 4 pourvu au sommet d’une dent interne pas
beaucoup plus longue que celle du 5° et bien plus courte que la
moitié de la lamelle qui termine le 5°, la lamelle de celui-ci de
_.moitié seulement aussi longue que celle du 6°, les lamelles des
suivants plus longues que chez P. Tschitscherini, ayant conservé
leur carène, et incurvées du côté externe et vers le haut, de
manière à donner à la massue un aspect concave quand on la
regarde du côté externe.
DEUXIÈME CATÉGORIE. — Elle comprend l’espèce Bienerti qui
forme le sous-genre Pseudoprionus Pic (Matér. Longic., Il, 1898,
p. 35) sensu Semenow (Hor. Ross., XXXIV, 1899, pp. 254, 257).
Les palpes ont le dernier article en triangle élargi au bout chez
la femelle, et très large, sécuriforme, chez le mâle.
Les processus antennaires du mâle sont élargis en cornets folia
cés emboîtant l’article suivant, la base de l’antenne étant grêle el
allongée, la seconde moitié formant une massue feuilletée.
Chez la femelle, les processus antennaires, plus longs que leur
article, sont triangulaires, déprimés et font l’effet de fortes dents
de scie.
_ L'espèce de cette catégorie me parait avoir une affinité directe
avec P. Tschitscherini; en examinant attentivement les articles
basilaires des antennes, on voit que les cornets sont développés à
222
peu près autant des deux côtés de la carène interne, mais un peu
plus cependant du côté externe; les tibias sont courbés en dehors et
les tarses sont assez allongés, le dernier article restant notablement
plus court que le premier.
20. Prionus Bienerti von Heyden.
Polyarthron Biererti Heyd., Deutsch. Ent. Zeit., 1885, p. 311, t. IV, fig. 1 (). —
Hauser, Deutsch. Ent. Zeit., 1894, p. 66 (Q). —— Reitter, Wien. Ent, Zeit.
1895, p. 163. — Pic, Matér. ce IT, 1898, p. 33. — Semen., Hor. Ross...
XXXIV, 1899, pp. 252, 257.
Polyarthron Pluschtschewskii B.Jakowl., Hor. Ross., XXI, 1887, p. 157.
Polyarthron Bang-Haasi Pic, Matér. Longic., IIT, 1901, p. 32.
Des montagnes du Nord de la Perse, s'étendant jusque dans la
province russe transcaspienne éco)
A la rigueur, l’on peut considérer trois variétés, d’ailleurs assez
mal différenciées, de cet Insecte, dont j'ai vu une cinquantaine
d'exemplaires : la var. Bang-Haasi Pic est de teinte moins obscure
avec les antennes rouges, et la pubescence du mâle moins forte; elle
habite les montagnes du Chorassan et de la province d’Astrabad, en
Perse ; la var. Bienerti du Kopet-dagh, en Turcomanie, est d’un noir
de poix et la pubescence du mâle est plus forte; enfin, la var. Plus-
chtschewskii, de la province transcaspienne, est de taille moindre,
très noire, et très pubescente chez le mâle.
Long de 26 à 335 millimètres chez le mâle, de 37 à 44 millimètres
chez la femelle.
Les mandibules sont robustes, peu allongées, faiblement dentées
au côté externe.
Les yeux ont le lobe inférieur très gros.
La tête est rugueuse, de même que le pronotum et les élytres.
Le prothorax est assez étroit; l’angle latéral antérieur est marqué,
distant du bord apical; la dent médiane est assez one triangulaire ;
l'angle postérieur est arrondi.
Les élytres sont assez rétrécies en arrière, et un peu déhiscentes
à la suture; celle-ci est dentée ; l'extrémité est entière et dépourvue
de cils.
Chez le mâle, la tête, le pronotum et la poitrine sont plus ou moins
fortement pubescents, de même que l’abdomen.
Chez le mâle, les antennes de 27 à 31 articles, atteignent le tiers
postérieur des élytres ; le 1° article dépasse un peu le bord posté-
rieur de l’œil et il offre une très petite dent au sommet externe; le
3° article est long et grêle, deux fois aussi long que le 1°, un peu
comprimé, à peine caréné, et il se termine au sommet interne par
un processus en forme de lamelle très courte, un peu plus déve-
loppée du côté externe que du côté interne de la carène, à l’extré-
293
mité de laquelle il y a une légère échancrure; le 4° article et les sui-
vants offrent une lamelle de plus en plus développée, les lamelles
devenant égales pour former une massue, les lamelles des derniers
articles allant en décroissant; le dernier article est appendiculé.
Chez la femelle, les antennes de 20 à 25 articles, dépassent le tiers
antérieur des élytres; elles sont grêles, dentées en scie à partir du
9° article, la dent, de plus en plus développée, étant carénée au
milieu. -
TROISIÈME CATÉGORIE. — Je la constitue du Polyarthron minutum
Pic et d’une espèce nouvelle qui est à ce dernier ce que le P. Bedeli
est au P. Tschitscherini.
Les palpes ont le dernier article très élargi au bout et sécuriforme
dans l’espèce nouvelle (leur conformation chez P. minutus m'est
inconnue).
Les antennes n’ont pas les processus élargis en cornets et à pre-
mière vue elles ressemblent à celles des espèces de la première caté-
gorie, mais les lamelles sont profondémen? différentes, car elles
sont bien plus larges du côté interne que du côté externe de leur
carène, le côté externe devenant même nul à partir d’une certaine
distance de la base de l’antenne, de sorte que la face antérieure des
lamelles est formée par le côté interne seulement, la carène se con-
fondant avec le bord externe.
C’est donc exactement l'inverse de ce que montrent les P. Tschat-
scherini et Bedeli, et comme les lamelles sont incurvées, la massue
de l’antenne, vue par dessus, est convexe, au lieu d’être concave
comme chez Bedeli. Cette conformation est d’ailleurs la même que
celle que nous montrent les espèces du cinquième sous-groupe.
Les femelles de cette catégorie sont inconnues.
21. Prionus minutus Pic.
Polyarthron minutum Pic, Bull. Mus. Hist. Nat. Paris, XI, 1905, p. 300.
Chaîne bordière au Sud-Ouest de la Perse, entre Suse et Ispahan.
M. Pic a eu l’extrême amabilité de me communiquer un mâle type
de cette espèce, malheureusement dépourvu de palpes ; l’auteur ne
parlant pas de la structure de ceux-ci dans sa description, il est pos-
sible que le dernier article ne soit pas conformé comme dans l’espèce
suivante, mais c’est peu probable.
La longueur est de 21 à 25 millimètres, la teinte d’un noir de poix
avec les antennes parfois rougeâtres.
Il ressemble au P. Tschitscherini comme aspect général, bien que
les antennes soient constituées tout autrement.
Le prothorax est moins transversal, avec l’épine médiane moins
courte, plus saillante, moins obtuse ; les élytres, saillantes aux
224
épaules, sont notablement rétrécies en arrière sur les côtés, avec
l’angle sutural denté; leurs côtessont saillantes ; elles sont couvertes
de points assez gros et serrés dont les intervalles sont chagrinés ; le
repli épipleural est entier, mais il est finement cilié à l’extrémité ;
le pronotum est fortement et densément ponctué, entièrement
poilu, de même que la tête et la poitrine, celle-ci étant même for-
tement villeuse ; l'abdomen est poilu.
Les mandibules sont moins allongées et moins grêles que chez
P. Tschitscherini, avec la trace d’une dent externe; les yeux ne sont
pas très gros, et conformés comme chez P. Tschitscherini.
Les antennes, de 25 articles, avec le 25° article appendiculé,
atteignent le milieu des élytres chez le mâle; elles sont plus courtes
et plus robustes que chez P. Tschitscherini; le 1° article ne dépasse
pas le bord postérieur de l’œil ; le 5° article est très normal, pas
grêle, un peu plus long seulement que le 1°’, comprimé, caréné et
terminé au sommet interne par un processus bien développé, sem-
blable à celui des articles suivants, mais plus court, égal cependant
à la moitié de la longueur de l’article suivant; le processus du 4° ar-
ticle est de la longueur de ce 4° article, puis les processus prennent
l'aspect de lamelles de plus en plus développées, sauf sur les der-
niers où elles se raccourcissent ; les lamelles sont relativement
larges, carénées, la carène se confondant rapidement avec le bord
externe; elles sont incurvées vers le côté interne, la massue étant
de ce fait convexe quand on la regarde par dessus.
Les tibias sont un peu élargis et à peine courbés; les tarses sont
peu allongés, avec le dernier article relativement long.
22. Prionus Semenowi nova species.
Bagdad (un mâle du British Museum).
Long de 19 millimètres, d'un jaune testacé, rougeûtre sur la tête,
le prothorax et les appendices, l’extrémité des mandibules noire.
Il me paraît être au P. minutus ce que le P. Bedeli est au
P. Tschitscherini, et il diffère du précédent, outre par sa coloration,
par :
1° les antennes de 24 articles, avec le 24° article non appendiculé;
le 3° article est plus grêle, plus court, pas plus long que le 1°,
son processus étant réduit à une dent terminale, bien moins déve-
loppée que le processus du 5° article du P. minutus; le processus
du 4° article est de même dimension que chez P. minutus, mais il
est moins large, de même que les lamelles des articles suivants qui
sont nettement plus étroites, plus grêles et moins serrées, les
articles de l’antenne étant moins courts;
2° les yeux un peu plus gros;
225
3° les mandibules plus longues et plus grèles ;
4 le pronotum moins densément ponctué;
9° l’écusson moins large, moins ponctué ; :
6° les élytres moins rétrécies en arrière.
Ces particularités peuvent être en partie individuelles, mais les
antennes me paraissent trop différentes pour que cette forme puisse
être considérée comme étant de la même espèce que P. minutus,
la coloration étant d’ailleurs très distincte.
Le type unique montre que les palpes ont le dernier article sécu-
riforme, comme chez P. Bienerti, mais il est probable qu'il.en est
de même chez P. minutus.
Cinquième sous-groupe. — Ce sont les vrais Polyarthron;
M. Pic les a découpés en trois sous-genres : Monocladum (Ann. Soc.
Ent. Fr., 1892, Bull., p. CCLX), Microarthron (Miscellanea Entomo-
logica, VIIL, 1900, p. 3) et Polyarthron sensu stricto.
Tous ces Insectes me paraissent constituer une unité systéma-
tique ; ils ont de commun avec les Prionus du sous groupe précé-
dent : de nombreux articles aux antennes; les mandibules allongées ;
les tarses à lobes des articles fortement épineux et presque dégarnis
de pubescence; les élytres rétrécies et déhiscentes en arrière;
l'abdomen dépassant fortement les élytres en arrière chez la femelle
avec la saillie intercoxale largement arrondie en avant. Mais ils en
diffèrent par les élytres denticulées au bout chez le mâle, par le
raccourcissement du 3° article des antennes qui est au plus un peu
plus long que le 1°, par l’allongement du dernier article des tarses
qui est plus long que le premier chez le mâle, enfin par la grosseur
du lobe inférieur des yeux.
Les antennes ont les articles, à partir du 3°, prolongés en une dent
lamelleuse, disposée à 45°, dont la partie qui est située du côté
interne de la carène est plus développée que celle qui est située du
côté externe.
Les antennes sont donc conformées comme chez le P. ininutus,
et c’est vraisemblablement à un type voisin de ce dernier, à palpes
normaux, que ces Prionus se rattachent; de sorte que si l’on voulait
conserver un genre ou un sous-genre Polyarthron, il faudrait le
constituer de mes quatrième et cinquième sous-groupes.
Les femelles ont les élytres arrondies au bout, et contrairement à
l’assertion de la plupart des auteurs, toutes ont conservé les ailes
inférieures, celles-ci étant d’ailleurs raccourcies ; les tibias posté-
rieurs sont fortement courbés en dehors.
Ces Insectes habitent les oasis et doivent vivre à l’état larvaire
dans les racines des Palmiers.
Je partagerai, avec M. Pic, le sous-groupe en trois catégories.
226
PREMIÈRE CATÉGORIE. — Elle comprend les Monocladum Pic
(Ann. Soc. Ent. Fr., 1892, Bull., p. CCLX), Insectes très rapprochés
de ceux du quatrième sous-groupe.
Les antennes sont restées simplement unipectinées, et leur
3° article est encore à peu près de la longueur du 1° dans les deux
sexes.
Deux espèces font partie de cette catégorie; les femelles de toutes
deux sont connues : elles sont très massives.
23. Prionus ægyptiacus Guérin.
Polyarthron ægyptiacum Guér., Icon. Règn. Anim., 1844, p. 214 (®). — Reitt.,
Wien. ent. Zeit., XV, 1896, p. 18. — Pic, Matér. Longic., IE, 1893, pp. 30, 32.
Arabie, près de la mer Rouge (une femelle de la collection
Dohrn); Égypte (Musée de Vienne).
Le mâle est long de 18 à 26 millimètres, la femelle de 29 à
42 millimètres; la teinte est d’un testacé rougeâtre chez le mâle, :
d’un brun marron chez la femelle.
Tête grossièrement ponctuée, rugueuse en arrière; pronotum à
ponctuation plus ou moins grosse et plus ou moins serrée sur le
disque, devenant rugueuse et un peu granuleuse sur les côtés;
élytres faiblement rugueuses, à côtes très marquées, anguleuses à
l’angle sutural dans les deux sexes.
Les mandibules, allongées et grêles, sont dentées en dehors; les
palpes sont longs, à dernier article triangulaire; les processus
jugulaires sont arrondis et mousses; les yeux sont gros et arrondis
chez le mâle, bien moins développés et plus ou moins transver-
saux chez la femelle. é
Le prothorax est étroit, cintré en avant, rétréci en arrière, avec
les angles latéraux antérieurs et postérieurs effacés, la dent mé-
diane étant au contraire très saillante, mais droite et grêle.
Les élytres, étroites et plus où moins rétrécies en arrière chez
le mâle, sont courtes, larges, amples, chez la femelle. ;
Les pattes sont grêles; les tarses sont poilus, le dernier article
des postérieurs n'étant pas très allongé.
La poitrine du mäle est poilue, de même que quelque peu
l'abdomen.
Les antennes du mâle sont assez grêles, atteignant le milieu des
élytres; elles ont de 16 à 20 articles; les 3° et suivants offrent au
sommet interne une dent lamelleuse qui est un peu plus longue
que l’article même pour le 3°, bien plus longue pour les suivants,
la lôngueur diminuant pour les derniers; ces processus sont plutôt
grèles ; le 5° article est un peu plus long que le 1*.
297
Chez la femelle, les antennes n’atteignent pas le quart des
* élytres ; elles sont de 16 à 18 articles; le 3° article est de la lon-
gueur du 1° et double du 4; le 3° est avancé au sommet interne,
ma's pas denté en scie, le 4 l’est un peu, les suivants très fort.
24. Prionus unipectinatus White.
Polyarthron unipec'inatum White, Cat. Longic. Brit. Mus., I, 1853, p. 21 («Ÿ). —
Heyd., Deutsch. Ent. Zeit., 1892, p. 169, & II, fig. 1,2 (©). — Pic, Matér.
Longic., II, 1898, pp. 30, 32. :
Polyarthron afrum Baudi, Natur. Sicil , VILI, 1889, p. 197 («Ÿ). — Pic, Matér.
Longic., II, 1898, pp. 30, 32.
De l'Égypte (Suez, le Caire, Mandarab).
Le mâle est long de 17 à 29 millimètres, la femelle de 27 à
42 millimètres.
Diflère du précédent par sa coloration obscure, d’un brun ou noir
de poix et par ses antennes.
Chez le mâle, les antennes sont plus robustes, avec le 3° article
plus court que chez P. ægyptiacus, son processus terminal notable-
ment plus long que l’article même; les processus des articles sui-
vants sont également plus développés et plus larges, les articles
étant plus courts; le nombre des articles varie de 18 à 22.
Chez la femelle, les antennes sont plus fortement dentées en
scie, et le 3° article offre au sommet une dent aiguë, de même que
le 4; le nombre des articles varie de 18 à 19.
M. Pic a distingué les petits exemplaires à têle et paltes moins
fortes en les rapportant à l’espèce afrum Baudi qui est synonyme
de l’unipectinalum, et il a réuni sous le nom de var. Baudii
(Matér. Longic., Il, 1898, p. 30) des exemplaires à ponctuation du
prothorax moins serrée, et de teinte plus brunâtre.
DEUXIÈME CATÉGORIE. — C’est le sous-genre Polyarthron sensu
stricto avec l’ancienne espèce de Fabricius, le Prionus pectinicornis,
habitant les oasis du Sahara algérien jusqu’au Tchad et jusqu’à
Tombouctou, le Maroc et le Sénégal. Les individus de chaque oasis
ont leur cachet particulier et ont donné lieu à la création de plu-
sieurs espèces, mais il ne s’agit que de races locales dont la diffé-
renciation, d’ailleurs assez légère, est due à l’isolement.
Cet Insecte offre une parenté évidente avec les Monocladum,
mais les antennes sont bien plus perfectionnées; le sommet externe
des articles, à partir du 3°, est avancé en lamelle, comme le som-
met interne, de sorte que les articles sont biflabellés chez le mâle,
bidentés chez la femelle; les lamelles sont en outre courbées chez
le mâle, de manière à donner à l’antenne l’aspect d’une massue
creusée par dessous.
298
Le reste de l’organisation est très semblable à celle des espèces
de la première catégorie, les tarses étant notamment les mêmes,
cornme les élytres et l’abdomen, mais les palpes ont le dernier
article élargi au bout.
25. Prionus pectinicornis Fabricius.
Prionus pectinicornis Fab., Ent. Syst., I, 2, 1792, p. 251.
Polyarthron pectinicorne Serv., Ann. Soc. Ent. Fr., 1832, p. 190.
Cette espèce comprend neuf races du Nord-Ouest de l’Afrique;
les larves doivent vivre dans les racines du Dattier; les insectes
parfaits sont attirés le soir par la lumière, dans les oasis, en juillet
et août; les femelles, bien plus rares que les mâles, sont vraisem-
blablement capables de voler,-car leurs ailes sont développées et on
les a vues venir également à la lanterne. C’est principalement par
les soirées chaudes et orageuses qu’on a l’occasion de capturer ces
Prionides.
Le mâle est long de 20 à 36 millimètres, la femelle de 25 à
37 millimètres ; la coloration varie du noir de poix au testacé.
La tête est éparsément ponctuée, granuleuse en arrière; le pro-
notum est ponctué éparsément et surperficiellement sur le disque,
plus finement et plus densément sur les côtés; les élytres sont
granuleuses, avec les côtes fortement marquées; elles sont forte-
ment dentées à la suture chez le mâle, arrondies chez la femelle.
Les mandibules, allongées et grèles, sont inermes en dehors;
les palpes sont longs, à dernier article en triangle élargi au bout;
les processus jugulaires sont arrondis et mousses; les yeux sont
très gros et très arrondis chez le mâle, moins gros et un peu trans-
versaux chez la femelle.
Le prothorax est très variable dans sa largeur, comme aussi dans
la forme des dents latérales.
Les élytres, étroites et plus ou moins rétrécies en arrière chez
le mâle, sont courtes, larges, amples chez la femelle.
Les pattes sont grêles; les tarses sont poilus, le dernier article
des postérieurs n’étant pas très allongé.
La poitrine du mäle est poilue, de même que quelque peu
l’abdomen ainsi que les côtés du pronotum.
Les antennes du mâle varient de longueur; elles ont de 30 à
90 articles égaux et très courts à partir du 4; le 3° est toujours
bien plus court que le 1*, mais plus long que les suivants.
Chez la femelle les antennes atteignent le tiers antérieur des
élytres; elles ont de 30 à 36 articles presque égaux et courts à
partir du 4, avec le sommet interne denté en scie et l’externe
denté également, mais beaucoup moins; le 5° est resté assez long,
mais il est cependant plus court que le 1®.
229
A. PRIONUS PECTINICORNIS MoïssonNt Pic.
Polyarthron Moissowi Pic, Ann. Soc. Ent. Fr., 1892, Bull., p. CCLX; 1893,
pp 107,109; Matér. Longic., Il, 1898, pp. 29, 31. -- Chobaut, Ann. Soc Ent.
Fr., 1896, Bull., pp. 351, 390.
Oasis d’Aïn-Sefra, dans le Sud-Oranais (à 1,075 mètres d’alti-
tude).
Entièrement d’un noir de poix, robuste et large aux épaules;
prothorax deux fois aussi large que long, à rebord latéral parfaite-
ment marqué, les trois dents latérales bien saïllantes, ceile du
milieu triangulaire; antennes du mâle assez grêles, atteignant
presque le milieu des élytres, à 3° article encore long, 1 1/2 fois
environ aussi long au côté externe que large à sa base; tibias
médiocrement élargis à l'extrémité.
C’est la forme la plus primitive; il est à remarquer qu’elle vit
dans les montagnes, dans une oasis où les Palmiers sont chétifs et
rabougris et où les dattes ne mürissent plus à cause de l'altitude.
B PRIONUS PECTINICORNIS DESVAUXI Fairmaire.
Polyarthron Desvauxi Faïrm., Ann. Soc. Ent. Fr , 1868, p. 499 (Ÿ): — Pic, Ann.
Soc. Ent. Fr., 1892, Bull., p. CCLIX (®); 1893, p. 108; Matér. Longic., Il,
1898, pp. 29, 32.
Oasis de Bou-Saäda.
J'ai vu un mâle type de Fairmaire, provenant de Bou-Sañda
(altitude de près de 600 mètres), que m’a communiqué M. Pic.
Il est très voisin de la forme Moissoni, mais il est allé plus loin
dans l’évolution; la coloration est d’un noir plus brunâtre ; le pro-
thorax est un peu plus étroit, avec les angles latéraux antérieurs et
postérieurs moins saillants; la dent médiane, située en avant du
milieu, est transformée en une épine assez longue et grêle dirigée
en arrière; les antennes sont un peu plus courtes avec le 3° article
un peu plus raccourci. |
M. Pic cite sans la décrire (Matér. Longic., II, 1898, p. 52) une
var. separatum de la femelle.
C. PRIONUS PECTINICORNIS PICI nova subspecies.
Oasis d’Ouargla.
Le mâle unique sur lequel j’établis cette race nouvelle est déter-
. miné comme Desvauxi dans la collection Fairmaire au Museum de
Paris, mais il diffère du type de Desvauxi de Bou-Saäda par la dent
médiane des côtés du prothorax qui est courte et triangulaire au
lieu d’être transformée en une épine longue et dirigée en arrière;
cette dent est très en avant du milieu, plus encore que celle du
Desvauxi. À part ce caractère, l’Insecte est tout à fait conforme au
230
Desvauxi, la teinte étant également d’un noir brunâtre, les antennes
à & article encore plus loug au côté externe qu'à la base; les angles
antérieurs du prothorax sont faiblement saillants et les angles pos-
térieurs bien marqués.
Ouargla est tellement loin de Bou-Saâda et à une altitude si diffé-
rente qu'il s’agit probablement bien d’une forme locale plus évoluée
que Desvauæi. J'ai malheureusement visité Ouargla et Bou-Saâda au
mois de mai et juin, à une époque où les Polyarthron ne se mon-
trent pas encore.
D. PRIONUS PECTINICORNIS JOLYI Pic.
Polyarthron Folyi Pie, Ann. Soc. Ent. Fr., 1895, Bull., p. CCCLXXXV (cÿ); Matér.
Longic., Il, 1898, pp. 29, 31. — Chobaut, Ann. Soc. Ent. Fr., 1896, Bull.,
p. 500 (®).
Oasis de Ghardaïa dans le M’ Zab.
Très voisin de la forme Desvauxi, mais d’un brun châtain ou
marron, avec les antennes roussâtres ; le prothorax est plus étroit,
pas deux fois aussi large que long, avec les angles latéraux anté-
rieurs et postérieurs non saillants, arrondis et la dent médiane
formant une épine courte et droite; les antennes du mâle sont
encore plus courtes et moins grèles, n’atteignant pas le quart
antérieur des élytres, avec le 3° article encore plus court, au plus
aussi long au côté externe qu’à la base; les tibias sont plutôt grêles
et la stature est moins robuste.
La coloration est tout à fait semblable à celle des roches que j'ai
vues à Ghardaïa.
E. PRIONUS PECTINICORNIS SAHARENSIS Pic.
Polyarthron saharense Pic, Matér. Longic., II, 1898, pp. 27, 29 (Ÿ):.
Oasis d’EL Goleah et d’In Salah.
Cette forme, des oasis du centre du Sahara, est plutôt chétive et
étroite; la teinte est uniforme, d’un châtain ou d’un brun testacé,
plus claire par conséquent que chez le Jolyi, les antennes n'étant
pas plus claires que les élytres; les antennes sont un peu plus
longues que chez Jolyi, le prothorax est étroit avec les angles anté-
rieurs et postérieurs arrondis et effacés et la dent latérale médiane
transformée en épine droite; les tibias sont aussi grêles.
Jen ai vu deux mâles d’In Salah au Museum de Paris.
F. PRIONUS PECTINICORNIS FAURE-BIGUETI Pic.
Polyarthron Faure-Bigueti Pic, Rev. Scient. Bourb., XI, 1898, p. 169.
Tombouctou.
Cette forme ne me paraît pas voisine du saharensis comme l’a dit
M. Pic; elle me semble plutôt se rattacher au Moissoni. Elle est en
POUR
231
effet robuste, d’un brun testacé, avec les appendices d’un brun plus
foncé que le corps, les élytres tendant aussi à être en partie plus
brunes. Le prothorax est moins de deux fois aussi large que long;
son rebord latéral est très marqué; l’angle latéral antérieur est
proéminent et tend à se diriger un peu vers l’avant; l’angle latéral
postérieur est aussi un peu saillant et pas arrondi; la dent médiane
forme une courte épine droite Les antennes du mâle dépassent le
quart antérieur des élytres; elles sont robustes, et le 3 article est
aussi long au côté externe qu’à sa base; les tibias sont comme chez
Moissoni.
J'ai vu deux mâles de cette espèce, dont l’un communiqué par
METPIC:
G. PRIONUS PECTINICORNIS GAILLARDI nova subspecies.
Du Kanem (rive Sud-Est du lac Tchad, à Bol, Mission Tilho,
D° Gaillard, 1910, Museum de Paris).
Diffère du Faure-Bigqueti par sa coloration testacée presque uni-
forme, les antennes étaut un peu roussâtres ; le 3° article de celles-ci
est plus raccourci, plus court au côté externe qu’à la base; le pro-
thorax, relativement étroit, a l’angle latéral antérieur avancé en une
petite oreillette arrondie vers l'avant; l'angle postérieur est saillant;
la dent médiane est courte, triangulaire; les tibias sont également
robustes.
J'en ai vu cinq mâles au Museum de Paris.
H. PRIONUS PECTINICORNIS FAIRMAIREI Pic.
Polyarthron barbarum Faïirm., Ann. Soc Ent. Fr., 1866, p. 67 (nec Lucas).— Pic,
Ann. Soc. Ent. Fr., 1893, pp. 106, 107.
Polyarthron Fairmairei Pic, Ann. Soc. Ent. Fr., 1893, p. 110; 1895, Bull.
p. CCCLXXXIV; Matér. Longic, II, 1898, pp. 28, 31.
Oasis de Touggourt et d’El Ayata; Sousse, en Tunisie (Museum
de Paris).
Très différent de toutes les autres races par l’effacement presque
complet du rebord latéral du prothorax, mais plus voisin du Gail-
lardi qu’il semble continuer dans l’évolution.
Assez robuste, entièrement testacé; antennes du mâle courtes et
épaisses, à 3° article presque aussi court ou aussi court que le 2°;
prothorax étroit, l’angle latéral antérieur formant une saillie dentée
plus ou moins dirigée en avant, l’angle postérieur plus ou moins
saillant, la dent médiane plus ou moins longue et aiguë; tibias plu-
tôt grêles.
I. PRIONUS PECTINICORNIS PECTINICORNIS Fabricius.
Prionus pectinicornis, Fab., Ent. Syst., I, 2, 1792, p. 251. — Oliv., Entom., IV,
66, 1795, p. 40, t. 1, fig 5 (Ÿ).
Polyarthron pectinicorne Serv., Ann. Soc. Ent. Fr., 1832, p. 190. — Pic, Ann.
Soc. Ent. Fr., 1893, pp. 106, 107; Matér. Longic,, 11, 1898, pp. 29, 31.
232
Sud-Oranais (Djemin-bou-Rescq, à une faible altitude), Maroc,
Sénégal.
Se rattache au Moissoni, mais moins robuste; les antennes du
mâle sont restées grêles et elles sont plus longues que dans toutes
les autres races, dépassant le milieu des élytres ; elles tranchent par
leur coloration rousse sur la teinte châtain du dessus du corps et
des élytres, le dessous el les pattes étant plus clairs; le 3° article des
antennes du mâle n’est pas plus long au côté externe qu’à sa base;
le prothorax est étroit, avec les angles antérieurs et postérieurs
arrondis et effacés, et la dent médiane brièvement triangulaire; les
tibias postérieurs sont ordinairement fort élargis à l’extrémité.
M. Pic à proposé (Ann. Soc. Ent. Fr., 1893, p. 106) une var.
Libialis pour un individu femelle à tibias postérieurs plus dilatés
que de coutume à l'extrémité.
Le tableau suivant résume les caractères des neuf races actuelle-
ment connues du Prionus pectinicornis :
a. Antennes ne dépassant pas le milieu des
élytres chez le mâle; tibias postérieurs
pas très élargis à l’extrémité.
b. Angles antérieurs du prothorax ne se pro-
jetant pas en avant.
c. Coloration plus ou moins foncée.
d. Coloration noirâtre; antennes du mâle
plus longues et plus grêles, à
9° article plus long au côté externe
qu’à sa base ; prothorax plus large,
à angles antérieurs et postérieurs
marqués.
e. Dent médiane des côtés du protho-
rax très bien développée, trian-
gulaireii,f7r. be MSA CEE PA" MSNM
ee. Dent médiane des côtés du protho-
rax non triangulaire ou courte.
[. Dent médiane des côtés du pro-
thorax longue et grêle. . . B. Desvauxi.
[f. Dent médiane des côtés du pro-
thorax Courte és RE CN Par
dd. Coloration d’un brun châtain ou
marron; antennes du mâle plus
courtes et plus épaisses, à 3° arti-
cle plus long au côté externe qu’à
sa base; prothorax plus étroit, à
angles antérieurs et postérieurs
effacés, la dent médiane courte . D. Joly.
OPEN
233
cc. Coloration d’un fauve brunâtre uni-
forme; antennes du mâle assez
courtes, à 3° article pas plus long au
côté externe qu’à sa base; prothorax
étroit, à angles antérieurs et posté-
rieurs effacés, la dent médiane
courte; stature étroite. . . . . E.saharensis.
b. Angles antérieurs du prothorax se pro-
jetant plus ou moins en avant; protho-
rax étroit.
g. Rebord latéral du prothorax
normal; antennes du mâie
plus longues; stature ro-
buste.
h. Coloration d’un brun testacé
avec les appendices et
les élytres plus foncés;
antennes du mâle à 3°
article aussi long au côté
externe qu'à sa base. . F. Faure-Bigueti.
hh. Coloration d’un brun tes-
tacé avec les antennes
roussâtres; antennes du
mâle à 3° article plus
courtau côté externe qu’à
Sa Dase AT 2 EXC. Caillardi:
gg. Rebord latéral du prothorax
presque effacé; antennes
du mâle courtes, à 3 arti-
cle bien plus court au côté
externe qu’à sa base; colo-
ration testacée uniforme . AH. Fairmairei.
aa. Antennes dépassant le milieu des élytres
chez le mâle, rousses; tibias postérieurs
irès élargis à l’extrémité, coloration d’un
brun châtain ; prothorax étroit, à angles
antérieurs et postérieurs effacés, à dent
latérale médiane courte . . . . . . I. pectinicornis.
L'on peut émettre deux hypothèses relatives à l’origine des
diverses races du Prionus pectinicornis : ou bien un type uniforme
s’est trouvé jadis répandu dans toute l'étendue du Sahara et c’est
par isolement dans les oasis que s’est produite une différenciation
locale, ou bien il y a eu émigration d’oasis en oasis et dans diverses
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVI, 4-VII-1912 15
234
directions, à partir d'une patrie primitive. C’est peut-être la seconde
hypothèse qu’il faut admettre en admettant toutefois que l’isole-
ment ait agi concurremment avec le changement de localité.
Le type le plus primitif, Moisson, est en effet une forme des
montagnes (Aïn-Sefra), et ce sont les races les plus désertiques
qui sont allées le plus loin dans l’évolution. C’est au Moissoni qu’on
peut rattacher d’une part pectinicornis qui s’est répandu jusqu’au
Sénégal, d'autre part Desvauxi de Bou-Sañda, Pici d’Ouargla, Jolyi
de Ghardaïa et saharensis d’EL Goleah et d’In Salah, d’autre part
encore Faure-Bigqueti de Tombouctou, Gaællardi du Tchad et Fair-
mairei de Touggourt qui offrent une évidente affinité, Fairmairei
étant la race la plus éloignée du type primitif. Il semble qu’il y ait
eu émigration vers l'Ouest avec pectinicornis, vers l'Est avec Des-
viuxi et ses acolytes jusque dans les oasis du Sud du Sahara algé-
rien, et enfin vers le Sud avec Faure-Bigueti, ce dernier rameau
ayant alors passé à Tomboucton et étant revenu vers le Nord à
Touggourt.
TROISIÈME CATÉGORIE. — Elle est formée par le Polyarthron
Komarowi C. À. Dohrn, espèce déserticole sur laquelle M. Pic a
fondé le sous-genre Microarthron (Miscellanea entomologica, VIT,
1900, bp. 3).
Bien que présentant beaucoup d’analogie avec la précédente,
cette catégorie ne me paraît pas devoir lui être réunie, la patrie des
deux Insectes étant trop différente pour croire qu'ils descendent
d’un même ancêtre direct et que leurs particularités communes ne
soient pas dues à de la convergence; ils offrent d’ailleurs des diffé-
rences essentielles.
Le 5° article des antennes n’est pas prolongé au sommet externe,
il est resté simplement unitlabellé, les 4° et suivants étant au con-
traire biflabellés comme chez P. pectinicornis.
Le nombre des articles des antennes est moindre que chez ce
deruier ; il est de 20 à 25 chez le mâle, de 15 à 18 chez la femelle.
À ces points de vue l’Insecte est donc allé moins loin dans l’évo-
lution que P. pectinicornis, mais il est plus évolué par:
1° les antennes très raccourcies, dépassant très peu ou n’attei-
gnant même pas la base du prothorax ;
2° les yeux très gros, très saillants, très rapprochés chez le mâle ;
. 3° le très grand allongement du dernier article des tarses chez le
mâle ;
4° le dernier article des palpes fusiforme ;
o° les élytres très rétrécies en arrière chez le mâle, très courtes,
ne dépassant pas le 1” segment abdominal de la femelle dont l’abdo-
men est très allongé.
: 235
26. Prionus Komarowi C. A. Dobhrn.
Polyarthron Komarowi C. A. Dohrn, Stett. ent. Zeit., XLVI, 1885, p. 64 Ÿ). —
Heyd., Deutsch ent. Zeit., 1885, p.312. — Hauser, Deutsch. ent. Zeit , 1894,
p. 65, t. I, fig. L (®). — Pic, Matér. Longic , Il, 1898, p.33. — Semen., Hor.
Ross., XXXIV, 1899, p. 256.
Des oasis des régions désertiques sablonneuses de la province
transcaspienne (Merv, Repetek, Dortkuju, Tedshen, Achat-Tekke,
Aschabad) et de la Boucharie (Karakum); aussi du Chorassan,
d’après M. Semenow.
Le mâle est long de 10 à 25 millimètres, la femelle de 20 à 42 milli-
mètres ; la teinte est d’un testacé pâle.
La tête est grossièrement ponctuée, granuleuse en arrière; le pro-
notum est couvert de gros points superficiels peu serrés qui se
condensent sur les côtés ; les élytres sont chagrinées et granuleuses,
_avec les côtes fortement marquées; elles sont anguleuses à la
suture chez le mâle, tout à fait arrondies au bout chez la femelle.
Les mandibules, allongés et grêles, sont dentées en dehors; les
palpes ne sont pas très longs, mais leur dernier article est renflé
au milieu et atténué au bout; les processus jugulaires sont arrondis
et mousses; les yeux sont très saillants, très gros, très arrondis et
très rapprochés chez le mâle, bien moins gros, un peu transversaux
et plus séparés chez la femelle. Le prothorax est étroit, avec les
angles latéraux antérieurs et postérieurs saillants, surtout les anté-
rieurs, qui peuvent former une dent triangulaire, principalement
chez la femelle; la dent latérale médiane est forte et triangulaire ;
le pronotum est très inégal ; chez le mâle, il est, comme dans les
espèces voisines, simplement marqué de deux fossettes placées
transversalement, mais chez la femelle, l’espace qui sépare .ces
deux fossettes est élevé en un mamelon longitudinalement au
milieu; chez la femelle aussi, le pronotum est plus fortement cintré
en avant que chez le mâle, et l’écusson est très convexe.
Les élytres, étroites et très rétrécies sur les côtés et à la suture
chez le mâle, sont très courtes et très déhiscentes chez la femelle.
Les pattes sont très grêles; les tarses sont poilus, le dernier
article des postérieurs étant, comme le premier, long et grêle,
surtout chez le mâle.
La poitrine, l’abdomen et les côtés du pronotum du mâle sont
poilus.
Les antennes du mâle forment une courte massue dépassant à
peine ia base du prothorax; les articles, à partir du &, offrent au
sommet interne une lamelle large et très longue et à partir du
4 offrent au sommet externe une lamelle plus courte; les lamelles
sont incurvées de manière à rendre la massue creusée en appa-
rence par dessous; le 3° article est à peine plus long que le 2°,
mais il est plus long que les suivants qui sont tous très courts.
236
Chez la femelle, les antennes n’atteignent pas la base du protho-
rax ; le 3° article est au moins double du 2° et plus court que le 1°;
il est faiblement denté en scie au sommet interne, les suivants
l’étant davantage et étant en même temps anguleux au sommet
externe.
La femelle a un aspect tout particulier à cause de son long
abdomen conique dépassant énormément les élytres.
SECONDE BRANCHE.
Les Prionus de l'Amérique du Nord forment une unité systéma-
tique; le plus primitif d’entre eux, P. laticollis, est de tous les
Prionus celui qui est le plus voisin du P. Gahani de la Chine, et il
est allé moins loin dans l’évolution que P. insularis et que P. coria-
rèus.
Dans cette branche, nous voyons les tarses et les antennes subir
des modifications parallèles à celles que nous observons chez les
Prionus de l'Ancien Continent; dans trois groupes différents nous
constatons notamment l'augmentation du nombre des articles des
antennes ; dans ces mêmes trois groupes, la femelle acquiert aussi
une saillie intercoxale de l’abdomen large et arrondie avec écarte-
ment des hanches postérieures.
Prise dans son ensemble, la branche ne peut être caractérisée ;
remarquons cependant que le pronotum est en général luisant et
poli, comme dans la plupart des formes du rameau chinois, ce qui
n’est plus dans le rameau indien ni dans le rameau paléarctique.
Je répartirai ces Prionus en quatre groupes.
Premier groupe. — Les antennes sont restées primitives, de
12 articles dans les deux sexes, les articles étant, à partir du 5,
noueux et dilatés en cornet au sommet interne, le sommet externe
étant peu ou point avancé; les tarses sont normaux, les lobes du
3° arlicle étant arrondis à l'extrémité; la saillie intercoxale de
l'abdomen de la femelle est restée triangulaire; les palpes sont
normaux, à dernier article en triangle étroit.
Ce groupe est formé de deux espèces.
27. Prionus laticollis Drury.
Cerambyx laticollis Drury, Illustr., II, 1773, Ind.; New. Edit., I, 1637, p. 83, t. 37,
fige
Prionus brevicornis Fab., Syst. Eleuth., II, 1801, p. 260. — Beauv., Ins. Afr. et
Amér., 1805, p. 216, t. 34, fig. 3. — Lec., Journ. Acad. Phil., ser, 2, LT,
1852, p. 109.
Prionus laticollis Harris, Ins. Massachuss., 1842, p. 79. — Leng, Bull. Brook.
Ent. Soc., VII, 1884, p: 57, t. Il, flg. 6, 12.
Sud du Canada, États septentrionaux, centraux et atlantiques des
Etats-Unis.
VER
FPS EN PE PT PES
237
La larve a été décrite par Harris (loc. cit.), par Packard (U.S.
Ent. Comm. Bull., VIE, p. 119, fig. 57-58), par Blanchard (Ent.
Amer., Ill, p. 85), par Clarkson (Canad. Ent., XVI, p. 95) et par
W. Saunders (Rep. Fruit-Grower’s Assoc. Ontario, 1882, p. 269,
fig. 1-3). Elle vit dans diverses essences, résineuses ou non.
Long de 22 à 47 millimètres; d’un brun de poix obscur ou
rougeàtre.
Voisin du P. Gahani, relativement court et large, mais avec les-
élytres non élargies aux épaules.
Antennes robustes, plus longues que chez P. Gahani, mais
atteignant au plus le tiers antérieur des élytres chez le mâle;
les 12 articles Ont tout à fait la même conformation que chez
P. Gahani, sauf que le 5° est notablement plus long que le 1°,
et que le 12° est allongé, grêle et ovalaire; à partir du sommet
du 3°, la surface est mate et densément ponctuée, les six derniers
étant entièrement striolés.
Tête petite, peu rugueuse sur le front, éparsément ponctuée,
polie et luisante en arrière, grossièrement ponctuée et granuleuse
derrière les yeux, conformée d’ailleurs comme chez P. Gahani,
mais sans fossette sur le vertex.
Mandibules courtes et robustes, conformées comme chez
P. Gahani, mais raccourcies dans leur partie basilaire, très con-
vexes en dessus, brusquement courbées à angle droit, offrant à la
base externe une excavation peu profonde et une faible excavation
interne ; elles sont plus ou moins densément ponctuées.
Palpes assez longs, à dernier article plus ou moins fusiforme,
peu élargi au bout.
Processus jugulaires gros et mousses; gorge très largement
trapézoïdale, rugueuse.
Yeux largement séparés en dessus, très largement en dessous,
plus gros que chez P. Gahami, à peu près conformés comme ceux
du P. coriarius, et bien moins gros que ceux du P. insularis, le
lobe inférieur étant triangulaire et la joue assez longue.
Prothorax très large, élargi en arrière aussi bien qu’en avant,
très semblable à celui du P. Gahani, sauf qu’il est à peine rétréci en
arrière de la dent médiane; dent latérale antérieure assez rappro-
chée du bord apical et faible, peu saillante, la médiane courte et
triangulaire, l’angle postérieur plus ou moins saillant, ordinaire-
ment obtus, mais parfois aigu; pronotum poli, luisant, à fine ponc-
tuation rare, sauf sur les côtés où elle devient plus grosse et plus
dense, la très fine ponctuation intermédiaire très visible chez
_P. Gahani et 2nsularis est tout à fait obsolète et à peine distincte.
-__ Écusson plus où moins ponctué.
238
Élytres fortement rugueuses, avec parfois des traces de gros
points parmi les vermiculations; angle sutural denté.
Poitrine très pubescente ; abdomen glabre.
Pattes assez robustes ; tibias grêles, sans sillon sur la tranche
dorsale qui est assez épaisse ; tarses postérieurs courbés en dehors ;
tarses conformés comme ceux du P. Gahani, les lobes du 3° article
arrondis à toutes les pattes ; un étroit sillon glabre à la face infé-
rieure des trois articles basilaires des tarses postérieurs.
La femelle est large et massive ; la saillie intercoxale de son
abdomen est plus large que chez le mâle ; les pattes sont bien plus
lisses ; la poitrine est glabre ; les antennes dépassent un peu la
base des élytres ; elles sont dentées en scie au côté interne à partir
du 3° article, ce sommet n'étant cependant aigu qu’à partir du 5° ;
les 9° à 12° articles sont porifères et striolés, les autres luisants
et éparsément ponctués.
Distinct de n'importe quel Prionus par la grande largeur du
prothorax ; plus obscur que les autres Prionus américains en
général.
28. Prionus pocularis Dalman.
Prionus pocularis Dalm., in Schôünh., Syn. Ins., I, 3, 1817, p. 148. — Lenpg,
Bull. Brook. Ent. Soc., VII, 1884, p. 58.
Prionus lævigatus Harris, Trans. Soc. Hartf., 1836, p. 83, t. I, fig. 6. — Lec.,
Journ. Acad. Phil., ser. 2, Il, 1852, p. 109.
Prionus obliquicornis Lec., Journ. Acad. Phil., ser. 2, I, 1852, p. 108.
Prionus curticornis Lec., Journ. Acad. Phil., ser, 2, I, 1£52, p. 109.
Du Centre et du Sud des États-Unis, à l’Est du Mississipi, du
Michigan à la Géorgie.
Long de 25 à 45 millimètres, d’un brun marron, en général plus
clair que P. laticollis.
Moins trapu que P. laticollis, à prothorax plus étroit, mais néan-_
moins encore plus de deux fois plus large que long.
Antennes plus longues, dépassant le milieu des élytres chez le
mâle ; le cornet qui termine le sommet des articles à partir du 3°
est plus oblique, plus rapproché de la base de Particle limitrophe :
qu'il embrasse davantage.
Les yeux sont bien plus gros, rapprochés en dessus, et surtout
en dessous, leur lobe inférieur étant globuleux.
Les dents latérales du prothorax sont plus saillantes ; la médiane
est assez courte, mais légèrement dirigée en arrière; la ponctuation
du pronotum est plus forte et moins rare.
Les élytres sont très peu rugueuses, mais elles offrent de gros
points plus ou moins serrés très visibles à l’œil nu.
Les tarses ont la même conformation.
239
La femelle a la poitrine pubescente, comme le mâle, mais plus
faiblement ; la saillie intercoxale de l’abdomen n’est pas aussi large
que chez la femelle du P. laticollis; les antennes atteignent le tiers
antérieur des élytres ; elles sont dentées en scie, au côté interne,
mais plus faiblement que chez P. laticollis, à partir du 3° article, et
le sommet externe des mêmes articles est plus avancé que chez
P. laticollis, mais non ou à peine anguleux.
Deuxième groupe. — Les antennes offrent au moins 16 arti-
cles dans les deux sexes ; les cornets des articles, à partir du 5°,
sont très développés et plus ou moins échancrés au sommet de la
carène interne, le sommet externe des mêmes articles n'étant pas
avancé ; les tarses sont normaux, les lobes du 3° article étant arron-
dis à l'extrémité, sauf aux tarses postérieurs où ils peuvent être
épineux ; la saillie intercoxale de l’abdomen de la femelle est large
et arrondie ; les palpes ont le dernier article plus ou moins élargi.
Ce groupe correspond au genre Neopolyarthron Semen. (Hor.
Ross., XXXIV, 1899, p. 255) et il comprend deux espèces ; la forme
la plus primitive se rattache au P. laticollis.
29. Prionus imbricornis Linné.
Cerambyx imbricornis Linn., Syst. Nat., Ed. XII, 1767, p. 622.
Prionus imbricornis Oliv., Ent., IV, 66, 179,5, p. 28, t. 13, fig. 52. — Beauv.,
Ins. Afr. et Amér.; 1805, p. 242, t. 36, fig. 2. — Lec., Journ. Acad.
Phil., ser. 2, Il, 1852, p. 108. — Leng, Bull. Brookl. Ent. Soc., VII,
1884, p. 58, t. Il, fig. 13.
Prionus debilis Casey, Ann. N. Y. Acad. Sc., VI, 1891, p. 21.
États Unis riverains du Mississipi, de l’Illinois à la Louisiane,
s'étendant à l’Est jusqu’à l’Indiana et à l'Ouest jusqu’au Kansas.
La larve a été décrite par Forbes (Rep. Inst. Illinois, XVIII,
p. 106, t. XIIL, fig. 5, 6). ÿ
Long de 20 à 47 millimètres, d’un brun marron variable ;
les petits individus mâles mal venus à élytres pâles ont été décrits
comme espèce distincte sous le nom de PF. debilis par Casey.
De même stature que P. pocularis, mais avec le prothorax plus
large, moins cependant que chez P. laticollis.
-Antennes du mâle très robustes, ayant de 18 à 20 articles et
atteignant le niveau du milieu des élytres; les articles, à partir
du 3, ne sont nullement anguleux au sommet externe; leur cornet
terminal est très développé, très oblique, échancré, mais peu pro-
fondément au niveau de la carène interne, de sorte que chaque
cornet offre deux lobes, tous deux arrondis au sommet, un lobe
interne faible et un lobe externe bien plus long et plus large ;
ces articles sont ponctués et porifères, les derniers étant striolés.
. 240
Le dernier article des palpes labiaux est élargi au sommet
Les yeux sont aussi gros et aussi rapprochés que chez P. pocu-
laris.
Prothorax à dents latérales plus ou moins saillantes, mais relati-
vement courtes ; ponctuation du pronotum semblable à celle du
P. pocularis, assez forte et assez serrée.
Élytres un peu rugueuses, avec de gros points assez serrés.
Poitrine très pubescente ; abdomen glabre.
Tarses conformés comme chez P. laticollis et P. pocularis;
les lobes du 5° article des tarses postérieurs sont assez étroits, mais
arrondis au bout.
La femelle, plus forte et plus convexe que le mâle, a de 16 à
18 articles aux antennes; les articles, à partir du 3°, ne sont pas
avancés au sommet externe, le sommet interne étant prolongé
en un court cornet de plus en plus développé qui n’est pas fendu ;
la poitrine est glabre, la saillie intercoxale de l’abdomen très large-
ment arrondie.
30. Prionus fissicornis Haldeman.
Prionus fissicornis Haldem., Proceed. Acad. Phil., IT, 1845, p 125. — Lec., Journ.
Acad. Phil., ser. 2, II, 1852, p. 108; Col. of Kansas, 1859, t. 1, fig. 14 (d).—
Leng, Bull. Brookl. Ent. Soc., VII, 1884, p. 59, t. IL, fig. 14, 15.
Du Nebraska, du Texas et du Nouveau-Mexique, habitant par
conséquent des régions voisines, mais plus occidentales que celles
où se trouve le précédent.
Long de 25 à 40 millimètres, d’un brun marron en général assez
foncé.
Cette espèce continue le P. imbricornis dans l’évolution, et elle
s’en distingue, non seulement par la structure de ses antennes,
mais encore par les tarses plus grêles, les lobes du 3° article des
tarses postérieurs étant épineux au sommet, sans cependant offrir
la modification prononcée que nous trouvons dans les espèces du
quatrième groupe.
Les antennes du mâle ont de 27 à 30 articles ; les articles, à
partir du 3°, sont conformés comme chez P. imbricornis, mais
l’'échancrure des cornets est bien plus profonde, chaque cornet
étant fendu en deux lobes très développés, l’interne plus petit que
lexterne, celui-ci courbé vers le côté interne, et échaneré au
sommet, l’interne rétréci et se terminant en triangle à sommet
arrondi; le 5° article est raccourci, étant plus court que le 1*.
Le dernier article des palpes labiaux et des palpes maxillaires est
très élargi à l’extrémité. |
Les élytres sont plus rugueuses, à ponctuation moins distincte.
La poitrine est encore plus pubescente, et il y a quelques poils:
sur l’abdomen,
241
La femelle a les élytres moins rugueuses, à ponctuation plus
visible; la poitrine et l’abdomen sont glabres; la saillie intercoxale
de l’abdomen est aussi large que dans l’espèce précédente; les
antennes ont de 25 à 28 articles à sommet prolongé, à partir du 3°,
en un cornet court et fendu en deux parties, de sorte qu’elles sont
comme dentées en scie extérieurement et intérieurement; le 3°
article est moins raccourci que chez le mâle, mais il est néanmoins
plus court que le scape.
Troisième groupe. — Les antennes ont les articles, à partir
du 5°, pourvus d’un cornet très développé dont la moitié externe
est échancrée, de telle facon que le sommet externe de ces articles
offre une dent très prononcée chez le mâle, bien plus faible chez
la femelle ; le nombre des articles des antennes varie de 12 à 16
sûivant les espèces; les lobes du 3% article des tarses postérieurs
sont anguleux ou épineux; la saillie intercoxale de l’abdomen est
variable chez la femelle.
Les espèces de ce groupe habitent les États-Unis, à l'Est des
Montagnes Rocheuses, et elles s'étendent vers le Sud jusqu’au
Mexique; la forme la plus primitive se rattache directement au
P. laticollis.
31. Prionus heroicus Semenow.
Prionus heros Fall, Canad. Entom., XXX VII, 1905, p. 274 (nec Semenow,.
Prionus heroicus Semen., Rev. Russe d'Entom., VII, 1907, p 259.
De l’Arizona.
Je rapporte à cette espèce deux femelles d’un Prionus de l’Ari-
zona faisant partie de la riche collection du Musée de Vienne.
Le mâle, qui m'est inconnu, aurait d’après Fall 40 millimètres,
la femelle 48; les femelles que j'ai à ma disposition ont 45 milli-
mètres et sont, par conséquent, très grandes et très robustes.
D’après Fall, l’espèce est intermédiaire entre P. laticollis et
P. californicus, et c’est en effet à peu près tout à fait le cas pour
l’espèce que j'ai sous les yeux.
La teinte est d’un brun marron très foncé en dessus, rougeûtre
en dessous.
Les lobes du 53° article des tarses postérieurs sont anguleux au
bout, caractère que Fall oublie de mentionner et que nous retrou-
vons chez P. californicus.
La poitrine est faiblement pubescente, alors qu’elle est tout à fait
glabre chez la femelle du P. laticollis et très pubescente chez Îa
femelle du P. californicus.
Le prothorax est moins large que chez P. laticollis, mais un peu
plus large que chez P. californicus; les dents latérales sont très
242
saillantes, comme chez P. californicus, la médiane, très forte, étant
dirigée en arrière, comme chez ce dernier.
La ponctuation du pronotum est semblable à celle du P. califor-
nicus, c’est-à-dire moins rare et plus forte que chez ?. laticollis.
Les élytres sont bien moins rugueuses que chez P. laticollis et
sculptées à peu près comme chez P. californicus.
Les yeux sont à peu près aussi gros que ceux du P. californicus,
c'est-à-dire qu'ils sont bien plus développés que chez P. laticollis.
Les antennes sont d’après Fall Qofthe usual form ». Celles du
P. californicus étant très différentes de celles du P. laticollis, il est
impossible d’après la description de savoir comment elles sont
constituées chez le mâle, que je n’ai pas vu, mais il est probable
qu'elles sont plus semblables à celles du californicus qu’à celles
du laticollis, car il en est ainsi chez la femelle.
Les antennes de la femelle, en effet, sont plus longues que chez
P. laticollis; elles sont dentées en scie au côté interne, comme chez
P. laticollis, c’est-à-dire moins que chez P. californicus, mais le
sommet externe des articles, à partir du 3°, est avancé, moins que
chez l”. californicus, mais plus que chez P. laticollis où ce sommet
est arrondi.
La saillie intercoxale de l’abdomen est aussi large que chez
P. laticollis, tandis qu'elle est étroite chez P. californicus.
Le sillon glabre qui se trouve en dessous des tarses postérieurs
sur la ligne médiane est plus large que chez P. laticollis, et il
existe aussi aux tarses intermédiaires, caractères qui se retrouvent
chez P. californicus.
La forme anguleuse des lobes du 5° article des tarses postérieurs
permet de séparer immédiatement l’espèce des ?. laticollis et
P. pocularis; la femelle ne peut pas être confondue avec celle du
P. californicus à cause de la largeur de la saillie intercoxale de
l’abdomen et de la faiblesse de la pubescence de la poitrine.
Le mâle se différenciera de celui du P. californicus par sa teinte
beaucoup plus obscure et probablement aussi par la-structure de
ses antennes à saillie externe des articles moins développée.
32. Prionus californicus Motschulsky.
Prionus californicus Motsch., Bull. Mosc., 1845, I, p. 89, t. 2, fig. 9. — Man-
nerh., Bull. Mosc., 1852, II, p. 364. — Leng, Bull. Brookl. Ent. Soc,
VII, 1884, p. 58.
Prionus crassicornis Lec., Journ. Acad. Phil., ser. 2, Il, 1852, p. 108.
Prionus curvatus Lec., Col. of Kansas, 1859, p. 19. s
Il habite les États-Unis à l'Est des Montagnes Rocheuses et est
connu du Nouveau-Mexique, de l’Arizona, du Nevada, de l’Idaho,
de l’Orégon et de la Californie.
243
Long de 35 à 45 millimètres, d’un brun marron rougeàtre.
Cette espèce ressemble assez bien à première vue au P. pocularis,
mais elle peut en être distinguée immédiatement à la petite épine
qui termine les lobes du 3° article des tarses postérieurs. Les
antennes sont d’ailleurs très différentes et d’une structure qui ne
peut se rattacher qu’à celle des mêmes organes chez P. laticollis.
Elles sont de 12 articles dans les deux sexes.
Les antennes du mâle sont très robustes, renflées dans leur pre-
mière moitié et allant ensuite en s’atténuant vers l’extrémilé; les
articles sont, à partir du 3, fortement dilatés en cornet au côté
interne, le cornet étant un peu échancré au sommet de la carène
interne, les articles étant de plus dentés au sommet externe et
striolés ; le 12€ article est aussi long que le pénultième, en massue
déprimée au bout.
Chez la femelle, les antennes sont grêles, dentées en scie au
sommet interne des articles à partir du 3°, et également dentées en
scie, mais moins, au sommet externe des articles à partir du 5°; les
quatre derniers sont entièrement striolés.
Les yeux sont moins renflés que chez P. pocularis, mais plus que
chez P. heroicus.
La ponctuation de la tête et du pronotum est plus fine et plus
serrée que chez P. pocularis; le prothorax est proportionnellement
un peu plus étroit; la dent latérale médiane est plus longue, faible-
ment recourbée en arrière.
Les élytres ont la ponctuation noyée dans une faible rugosité qui
la rend bien moins apparente que chez P. poeularis.
La poitrine est très pubescente chez le mâle et fortement aussi
chez la femelle, dont la saillie intercoxale de l’abdomen est aussi
étroitement triangulaire que chez le mâle.
Les tarses postérieurs et intermédiaires sont assez largement
glabres sur la ligne médiane en dessous.
39. Prionus Horni nova species.
De l’Arizona (Prescott) : un couple du Musée de Vienne, une
femelle de la collection de M. Boppe.
Très voisin du P. californicus et ayant comme ce dernier les
lobes du 5° article des tarses postérieurs épineux, mais en différant :
1° par les élytres plus luisantes, la ponctuation étant parfaite-
ment distincte et non noyée dans une rugosité, laquelle est nulle
ou presque nulle;
2° par les yeux plus renflés ;
3° par le processus externe du sommet des articles des antennes
plus long, plus grêle et plus aigu, ce caractère étant surtout frap-
pant chez la femelle ; |
244
4 par le 12° article des antennes toujours plus long que le pénul-
tième, et divisé plus ou moins en deux-articles distincts ;
9° par la teinte plus foncée.
Le mâle du Musée de Vienne est long de 45 millimètres, la femelle
n’en a que 36; la femelle de la collection Boppe a 45 millimètres.
Le 12° article des antennes est très variable, alors qu'il est très
constant et simple chez P. californicus; dans le mâle du Musée de
Vienne, le 12° article de l’antenne gauche montre à peine l’indica-
tion d’un 13° article, tout en étant notablement plus long que le
pénultième, tandis que le 12 article de Tantenne droite montre
nettement une division incomplète en deux articles au côté externe ;
dans la femelle du Musée de Vienne, le 12° article des antennes est
simple, tandis que dans la femelle de la col'ection Boppe, la division
en deux articles est très prononcée, mais du côté interne.
La poitrine est un peu moins pubescente que chez P. californicus.
s
34. Prionus Le Contei nova species.
Californie : deux mâles et une femelle du Musée de Vienne.
Le plus grand de tous les Prionus, le mâle ayant 45, la femelle
60 millimètres. |
Voisin du ?. californicus, mais très distinct :
1° par les lobes du 5° article des tarses postérieurs à peine angu-
leux et non dentés au sommet; .
2% par la saillie intercoxale de l’abdomen de la femelle large et
arrondie ; | 1
3° par la poitrine glabre chez la femelle ;
4 par la sculpture des élytres plus finement rugueuse, à ponc-
tualion plus ou moins visible ;
9° par les antennes plus courtes et plus renflées, de 15 articles
dans les deux sexes, avec le processus externe des articles très
développé.
Les yeux ne sont pas plus gros que chez P. californicus.
Les antennes du mâle sont extrêmement robustes, mais moins
longues que chez P. californicus; le 15° article est complètement
distinct du 12 et plus long que celui-ci; chez la femelle, les antennes,
courtes et épaisses, dépassent peu la base des élytres ; le 13° article
est également tout à fait séparé du 19° et plus long que celui-ci, et
le processus externe du sommet des articles est très développé.
La teinte est celle du /”, californicus.
30. Prionus Flohri H. W. Bates.
Prionus flohri Bates, Biol. Centr.-Amer., Col., V, 1884, p. 227.
Mexique septentrional (San Juan Tumbio); Musées de Bruxelles et
de Saint-Pétersbourg.
Las
245
. Long de 52 à 38 millimètres, d’un brun de poix ; un peu plus
étroit que P. californicus dont il diffère notamment par ses antennes
de 14 ou 15 articles dans les deux sexes (H. W. Bates compte
43 articles, mais il a évidemment omis les deux articles basilaires);
le dernier article est appendiculé chez le mâle, très court chez la
femelle ; les articles sont conformés comme chez . californicu s,
mais le processus externe du sommet des articles est plus long et
plus grêle, comme chez P. Horni; les cornets du sommet interne
sont légèrement fendus au niveau de la carène; les antennes sont
proportionnellement plus courtes que chez P. californicus et
P. Horni ; la tête est plus étroite ; les élytres offrent de gros points
épars noyés en arrière dans une faible rugosité; les lobes du
3° article des tarses postérieurs sont nettement dentés; la saillie
intercoxale de l’abdomen de la femelle est étroite comme chez
P. californicus.
36. Prionus mexicanus H. W. Bates.
Prionus mexicanus Bates, Biol. Centr.-Amer., Col., V, 1884, p. 227.
Mexique (Ciudad dans la Sierra de Durango, à 8,100 pieds d’alti-
tude) ; Musée de Hambourg.
Diffère du ?. Flohri par ses antennes plus robustes et plus
longues, de 16 articles (H. W. Bates en compte 14, ayant omis les
deux articles Fasilaires), le 16° appendiculé dans les deux sexes;
les cornets du sommet interne des articles sont plus fendus que
chez P. Flohri et le processus externe est encore plus développé ; la
teinte générale est plus claire et la tête plus étroite que chez
P. Flohri; les élytres sont à peine rugueuses, simplement couvertes
de gros points épars; les lobes du 3 article des tarses postérieurs
sont à peine anguleux; la poitrine est moins pubescente, surtout
chez la femelle ; la saillie intercoxale de l’abdomen de la femelle est
plus large que chez P. californicus et Flohro.
Quatrième groupe. — Les lobes du 3° article des tarses sont”
triangulaires et brièvement épineux à toutes les pattes, la plante
des tarses postérieurs est convexe, à pilosité réduite, le 3° article
étant peu fendu ; la surface porifère des antennes est uniformément
mate, sans strioles ni réticulations,- et le sommet externe des
9° article et suivants n’est nullement denté ; le pronotum est étroit,
convexe, rétréci en avant, avec une tendance à l’effacement de la
dent latérale antérieure ; les yeux sont assez gros; les palpes ont le
dernier article allongé et triangulaire; la saillie intercoxale de
l’abdomen de la femelle est large et arrondie.
Ce groupe ne peut être rattaché qu’au P. laticollis.
246 s .
Premier sous-groupe. — Les antennes sont de 12 articles,
dépassant le milieu des élytres chez le mâle ; le cornet des 3° à 11°
articles des antennes est entier; la dent latérale antérieure du pro-
thorax est présente.
37. Prionus palparis Say.
Prionus palparis Say, Journ. Acad Phil., III, 1823, p. 327. — Lec., Journ.
Acad. Phil., ser. 2, Il, 1852, p. 208. — Leng, Bull. Brookl. Ent. Soc., VII,
1884, p. 59.
Nebraska, Arkansas, Nouveau-Mexique.
Je n’en ai vu qu’une femelle, de la collection Lacordaire, au
Musée de Bruxelles, et deux femelles du Museum de Paris.
Long de 2% à 57 millimètres, d’un noir de poix; dents latérales du
prothorax faibles, l’angle postérieur saillant, mais arrondi; pro-
notum assez finement et éparsément ponctué; élytres coriacées,
ponctuées çà et là, à côtes bien distinctes; antennes de la femelle
ressemblant à celle du P. pocularis, mais plus grêles; elles sont
dentées en scie à partir du 3° article au côté interne, et l’extrémité
de ces articles est noueuse, sans dent au sommet externe.
Les tibias postérieurs de cette espèce sont particulièrement
courbés.
La poitrine de la femelle est glabre.
Second sous-groupe. — Les antennes n’atteignent pas le
milieu des élytres chez le mâle et elles ont 13 ou 14 articles; le
cornet des articles à partir du 5° est sinué ou échancré de manière
à former deux lobes ; la dent latérale antérieure du prothorax est
effacée.
Ce sous-groupe correspond au genre {Homaesthesis Le Conte,
Smiths. Misc. Coll. VI, 1862, p. 288.
58. Prionus integer Le Conte.
Prionus integer Lec , Journ. Acad. Phil., ser. 2, II, 1852, p. 107. £
Homaesthesis integra Lec., Smiths. Misc. Coll , VI, 1862, p. 288. — Leng, Bull.
Brookl. Entom. Soc., VIT, 1884, p. 59, t. IL, fig. 2.
Colorado et Nouveau-Mexique.
Je n’ai vu aucun exemplaire de cet Insecte.
Long de 25 millimètres, d’un brun de poix; dent latérale médiane
du prothorax bien marquée, l’angle postérieur distinct; pronotum
glabre, finement et éparsément ponctué; élytres éparsément
ponctuées et un peu rugueuses; antennes de 13 articles, mais avec
le 13° article pourvu d’un appendice lobé, les 3° à 12° prolongés au
sommet interne chez le mâle, seul sexe connu, en un cornet à
peine échancré à l’extrémité de la carène.
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247
39. Prionus emarginatus Say.
Prionus emarginatus Say, Journ. Acad. Phil., IE, 1823, p. 327. — Lec., Journ.
Arad. Phil., ser. ?, Il, 1852, p. 107; Col. of Kansas, 1859, t. 2, fig. 13 (Ÿ).—
Packard, U. S. Ent. Com . Bull., VIE, p. 161, fig. 73.
Prionus innocuus Lec., Proceed. Acad. Phil., 1862, p. 43 (©).
Homaesthesis emarginata Lec., Smiths. Misc. Coll., VI, 1862, p. 288. — Leng,
Bull. Brookl. Entom. Soc., VII, 1884, p. 59.
Colorado et Nouveau-Mexique.
La femelle m'est inconnue.
Le mâle est long de 18 millimètres ; il est d’un brun de poix ;
la dent latérale médiane du prothorax est réduite à une fine épine
ou nulle, l’angle postérieur tout à fait effacé; pronotum poilu et
couvert de gros points assez serrés ; élytres à grosse ponctuation,
un peu rugueuses ; antennes de 14 articles, avec le 14 article
pourvu d’un appendice lobé ; les 3° à 13° prolongés au côté interne
en un cornet profondément fendu à l’extrémité de la carène en
deux lobes dont l’externe est plus large que l’interne.
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Généalogie et répartition géographique des Prionus.
Ces Insectes sont surtout remarquables par l’adaptation progres-
sive de leurs espèces à la vie souterraine et pour quelques-unes en
même temps à la vie désertique, cette adaptation étant au plus
haut degré polyphylétique.
Elle se traduit par l’élargissement de la saillie intercoxale de
l'abdomen de la femelle, par la déhiscence et le raccourcissement
des élytres, par la transformation des lobes du 3° article des tarses
en épines et la perte de la pubescence de la sole tarsale, par la
disparition de la pubescencé de la poitrine chez la femelle, enfin
souvent par la multiplication du nombre des articles des antennes
et leur complication chez le mâle.
Cette multiplication peut résulter d’une division du dernier arti-
cle des antennes et dans ce cas le nombre des articles n’est pas
très supérieur à douze, mais elle résulte aussi d’une maltiplication
intercalaire, et alors le nombre des articles peut s'élever considé-
rablement.
L'adaptation à la vie désertique se traduit, chez des espèces à
caractères déjà souterrains, par une coloration claire, par la gracilité
des pattes, par un raccourcissement des antennes, par une pilosité
particulière des tarses et par un raccourcissement encore plus
notable des élytres chez la femelle ; c’est dans les espèces déserti-
cales que les antennes du mâle arrivent à leur maximum de perfec-
tionnement.
Le genre semble être originaire de l’Asie centrale; l’espèce la
plus primitive est du Nord-Ouest de la Chine; on peut suivre
l’évolution du type en Chine et au Japon, en Amérique, dans l’Inde
et dans les régions occidentales de l’Ancien-Monde, sans pénétra-
tion du genre dans l'Afrique tropicale, une seule espèce, algé-
rienne, ayant une ramification Jusqu'au Sénégal.
Tant que nous ne connaîtrons pas les espèces de Prionus du
Thibet et de l'Afghanistan, il nous sera très difficile de bien établir
l’émigration des espèces dans l’Ancien Continent.
Il semble qu’en Chine l’émigration se soit produite du Nord à
l'Est et du Nord au Sud. Les espèces de l’Inde semblent avoir le
plus d’affinité pour les espèces de la Chine, mais il n’est pas dit
qu'elles ne se rattachent pas à des espèces inconnues de l’Afgha-
nistan et du Sud de la Perse qui formeraient la transition entre les
formes chinoises et les types d'Occident. |
De tout le rameau paléarctique proprement dit, P. coriarius est
l’espèce la plus primitive, tout en offrant maints caractères cœno-
génétiques qui l’écartent des autres et empêchent de la considérer
257
comme leur ancêtre; c’est une espèce qui s’est répandue de la
Perse, au Nord-Ouest de laquelle on la rencontre encore, jusqu’en
Angleterre et jusqu’en Algérie.
Il semble qu’il y ait eu deux centres de dispersion des autres
espèces paléarctiques : un en Perse où se trouvent les espèces les
plus primitives, l’autre au Turkestan. Ces deux régions n'’offrent
pas d'espèces qui leur soient communes, la transition se faisant
peut-être par des formes inconnues du Sud de la Perse et de
l’Afghanistan.
P. besicanus, persicus, asiaticus et angustatus forment une lignée
à laquelle se rattachent les P. heros et Przewalskyi qui ont dû
passer du Turkestan dans la Dzoungarie chinoise et dans le désert
de Gobi; une autre lignée formée des P. brachypterus, Balassogloi
et margelanicus semble se rattacher à la précédente et son centre
d’épanouissement est le Turkestan.
D'autre part, c’est au Sud de la Perse que se trouve un type très
archaïque d’une autre lignée, les vrais Polyarthron, P. minutus,
dont sont voisins, d’une part, les types Tschitscherini et Bedeli
émigrés au Turkestan, d’autre part les P. Bienerti du Nord de la
Perse et Komarowi des oasis de la Province transcaspienne, et
enfin, les espèces du Nord de l'Afrique, les formes d'Égypte étant
plus primitives que le type algérien. :
Dans l’Amérique du Nord les espèces semblent avoir évolué du
Nord au Sud et de l'Est à l'Ouest suivant des zones parallèles
séparées par des régions montagneuses ou des vallées importantes.
La plus archaïque, P. laticollis, est la plus septentrionale, et
elle a envahi les États Atlantiques; P. pocularis est descendu à l'Est
du Mississipi, P. imbricornis est riverain de ce fleuve, tandis que
P. fissicornis, plus évolué, habite plus à l'Ouest; le groupe du
P. californicus est plus occidental encore et il s'étend de la Cali-
fornie au Mexique; enfin les formes les plus modifiées, P. palparis,
integer et emarginatus sont localisées dans les régions centrales, du
Nebraska au Nouveau-Mexique ; tous les groupes, par leurs carac-
tères, ne peuvent être rattachés qu’à la forme septentrionale P. la-
ticollis.
258
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260
Généalogie et répartition géographique des Prionines.
Ce groupe offre par excellence une tendance polyphylétique à
l’adaptation à la vie souterraine.
Le genre le plus primitif, Nothophysis est de l'Afrique tropicale
et le genre Gacosceles, qui s’y rattache directement, est de l” ATAGEE
australe.
Les Acanthophorus semblent avoir leur berceau au Nord de
l'Inde et s'être développés de là dans l’'Hindoustan et dans l’Afrique
tropicale.
Les Priotyrannus dont tous les autres genres paraissent dériver,
ont leur forme la plus primitive au Nord de l’Inde; c’est là encore
que se rencontrent le premier des Prionomma et le genre Logaeus.
Priotyrannus et Prionomma ont envoyé des espèces dans les îles
de la Sonde où habite aussi le genre Æmphiesmenus.
La Nouvelle-Guinée semble avoir été le point de départ d’une
nouvelle évolution avec émigration vers l'Amérique. En Nouvelle-
Guinée on trouve en effet le genre Osphryon qui se rattache à
Priotyrannus et dont le type américain Derobrachus est en quelque
sorte une forme supérieure. ï
Psalidocoptus des Nouvelles-Hébrides, qui n’est pas sans avoir de
l’analogie avec Osphryon, est primilif par rapportaux Psalidognathus
de l’Amérique.
Enfin, une autre branche, formée des genres Dorysthenes et
Prionus, et qui semble se rattacher à la souche des Priotyrannus, a
également son berceau dans le Nord de l'Inde, les Dorysthenes
s'étant avancés jusqu’au Maroc et jusqu’à Java et ayant peuplé
l’Hindoustan, l’Indo-Chine et la Chine, les Prionus, plus séptentrio-
naux, ayant passé en Chine et dans l’Amérique du Nord d’une part,
dans l’Asie occidentale, en Europe et dans le Nord de l’Afrique de
l’autre.
Il semble donc que les Prionines soient originaires du Nord de
l'Inde et que leur évolution se soit faite vers l'Ouest et vers l'Est,
les formes de l'Amérique du Sud se rattachant à celles de la Nou-
velle-Guinée et nullement aux genres africains.
C’est à tort que j'ai placé le genre Sarifer parmi les Prionines
près du genre Osphryon : de nouveaux matériaux et la décou-
verte d’un genre inédit m'ont montré qu'il appartient au groupe
des Clostérides de Lacordaire.
261
«
DIAGNOSES DE STENUS PALÉARCTIQUES
par J. Iÿondroit
Stenus Bracbanti n. sp. — D'un noir vernissé, une grande
tache jaune sur chaque élytre, antennes d’un brun noir, palpes
maxillaires brun Jaune à la base, le second article faiblement rem-
bruni à l’extrémité, le troisième presque tout brun, moitié basilaire
des fémurs brune, l’autre partie brun noir, tibias bruns, plus foncés
aux extrémités, tarses bruns à quatrième article entier, pilosité d’un
gris doré, bien visible quoique assez courte et éparse.
Tête large, faiblement bisillonnée, l'intervalle des sillons à peine
relevé, ponctuation dense et très forte.
Pronotum à peine plus large que l’intervalle des yeux, d’un cin-
quième plus long que large, très faiblement rétréci vers l’avant, un
peu plus fortement vers la base, surface inégale présentant deux
calus lisses, ponctuation forte et très dense, rugueuse surtout sur
les côtés.
Elytres environ de la largeur de la tête, d’un quart ou d’un cin-
quième plus longues que larges, côtés subparallèles, une dépression
bien marquée sur la base de la suture, ponctuation forte, dense
et rugueuse.
. Abdomen marginé, sans carène à la base des segments, ponctua-
tion forte et peu dense aux premiers tergites, fine vers l’extrémité.
Long. 4.2 mill.
Je ne possède qu’une © de cette espèce, trouvée près de Bruxelles
(Avenue Defré), dans la mousse humide d’une fontaine.
Le Stenus Bracbanti est voisin de lœvwigatus REY et autres, il est
facilement reconnaissable par le front très faiblement sillonné, à
carène obsolète, par la ponctuation très forte et rugueuse, la forme
plus large, etc.
En Belgique et dans les contrées voisines on n'avait trouvé de ce
groupe de Stenus que le guttula MüLL., qui est fort répandu.
Stenus Doderoi n. sp. — D'un noir bronzé, une grande tache
Jaune sur les élytres, base des cuisses et milieu des antennes d’un
brun sombre, base des palpes maxillaires testacée, majeure partie
du second article brun foncé, le troisième brun noir, quatrième
article des tarses simple.
Front largement excavé, légèrement caréné, un sillon de chaque
côté de la carène; sur l’un des deux exemplaires examinés il ÿ a une
impression assez marquée en avant de chaque sillon, chez l’autre
individu cette impression est peu visible, ponctuation assez forte,
262
serrée dans les creux mais laissant de petits intervalles luisants
près des veux.”
Pronotum à peine plus large que lintervalle des yeux, d’un quart
plus long que large, plus ou moins rétréci du milieu aux extrémités,
peu régulier, une fossette médiane bien nette, ponctuation forte et
dense, rugueuse surtout vers les extrémités.
Elytres de la largeur de la tête ou à peine plus larges, d’un cin-
quième environ plus longues que larges, déprimées à la base de la
suture, à ponctuation forte, dense et rugueuse.
Abdomen marginé, sans carène à la base des tergites, à ponctua-
tion forte et assez dense vers la base, fine vers l’extrémité.
Long. 4.5-4.9 mill.
dj. Huitième sternite largement et peu profondément échancré, le
septième avec une dépression longitudinale plus large et mieux
marquée en arrière qu’en avant, le bord échancré en angle obtus
dans le champ de la dépression, sixième sternite avec une dépres-
sion imponctuée, peu profonde, mal délimitée, surtout en avant où
elle naît d’une façon presque insensible, en arrière le bord est à
peine tronqué dans le champ de l’impression, cinquième sternite
imponctué devant le milieu du bord postérieur.
Loc. : Macédoine (collection DopERo), un couple.
Celte espèce, qui m'a été prêtée par M. DonERo, est proche du
St. longipes HEER, mais elle à la tête bisillonnée, moins densément
ponctuée, le pronotum et les élytres sont moins mats et plus irré-
guliers; elle diffère du Sf. bipunctatus E. par la forme plus étroite,
la ponctuation plus forte et moins dense. Je n’ai jamais vu de
longipes et de bipunctatus ayant le sixième sternite du si peu
entamé sur le bord.
Stenus Azarias n. sp. — D'un noir bronzé, sur chaque élytre
une tache jaune assez petite, premier article des palpes maxillaires
et base du second jaunes, troisième article et extrémité du second
d’un brun assez foncé, pattes et antennes d’un brun ferrugineux,
quatrième article des tarses entier.
Tête large, front fortement excavé, finement caréné, ponctuation
assez forte et assez dense, près des yeux les intervalles des points
sont très sensibles.
Pronotum à peine plus large que l'intervalle des yeux, d’un quart
plus long que.large, faiblement rétréci vers l’avant, à peine davan-
tage vers la base, sur le dis que, en dessous du milieu, une fossette
allongée très nette, ponctuation forte, très dense et rugueuse.
Elytres presque aussi larges que la tête et les yeux, à peine plus
longues que le pronotum, à côtés subparallèles, déprimées au milieu -
263
de la base, à ponctuation forte et très dense. La tache jaune, vue par
dessus, est située en arrière du milieu des élytres et semble égale-
ment distante de la suture et du bord interne, mais sans tenir
compte de la perspective elle est beaucoup plus rapprochée de la
suture.
Abdomen marginé, sans carène à la base des tergites, les quatre
premiers tergites libres déprimés à la base, ponctuation forte et
dense vers la base, fine vers l’extrémité.
Long. 4.5-4.8 mill.
d', huitième sternite tronqué, septième longitudinalement dépri-
mé, le bord échancré en angle à peine aigu et dans le champ de la
dépression, sixième sternite avec une dépression oblique, lisse et
très nette, ne s'étendant pas jusqu’à la base du segment, latérale-
ment cette dépression est bordée de deux petites carènes obliques
entre lesquelles le bord postérieur du segment est échancré en arc
de cercle, cinquième sternite avec une plaque lisse faiblement
déprimée atteignant en avant presque le milieu du segment, qua-
trième sternite ayant un petit espace imponctué près du bord.
Italie (PIRAZZOLI), un couple provenant des collections du Musée
d'Histoire Naturelle de Bruxelles.
Cette espèce est assez voisine du S. biguttatus L. mais très dis-
tincte, surtout par les caractères sexuels, la couleur des pattes, le
pronotum plus étroit. Elle semble assez voisine du S. rufomacu-
latus BERNH., du Turkestan, mais qui, d’après la description, est
complètement mat et a sur les élytres une grosse tache jaune
rapprochée du bord externe. La description du $S. Semenowi Epp.,
de la Chine, ne s’applique pas non plus à cette espèce.
Stenus Ananias n. sp. — D'un noir verdätre ou bronzé, une
tache jaune aux élytres, premier article des palpes maxillaires brun
jaune, les autres brun noir.
Front largement excavé, très finement caréné, à ponctuation
assez forte et dense.
Pronotum à peine plus large que l’intervalle des yeux, d’un quart
plus long que large, côtés faiblement rétrécis du milieu aux extré-
mités, sur le disque, à peine en arrière du milieu, une fossette
allongée, ponctuation forte et très dense.
Elytres de la largeur de la tête, à peine plus longues que larges,
déprimées au miliea de la base, ponctuation forte et dense.
Abdomen marginé, sans carène à la base des tergites, ponctuation
forte et assez dense sur les premiers tergites, fine et peu dense vers
l'extrémité.
. Long. 4.4-5 mill.
264
dj, huitième sternite faiblement échancré, septième longitudina-
lement déprimé, bord échancré à peine au delà du champ de la
dépression, sixième sternite avec une dépression oblique en demi-
cercle, plus ou moins nette, non carénée sur ses bords, cette
dépression entame assez faiblement le bord postérieur et atteint, en
avant, environ le tiers de la longueur du sternite, cinquième sternite
normal ou très faiblement déprimé près du bord postérieur.
Long. 4.5-4.8 mill.
Apennino Bolognese (DE BERTOLINI), un couple; Piémont
(PiRAZZOLT), un , exemplaires provenant du Musée de Bruxelles;
et un j de Acqui en Piémont, qui m'a été communiqué par
M. DODERO.
Ce Stenus est voisin du bipunctatus ER. et du biguttatus L.; il
se distingue de l’un et de l’autre par la ponctuation abdominale plus
éparse, caractère évident surtout sur les sternites; en outre chez le
bipunctatus la dépression du sixième segment est limitée en dehors
par une faible carène,-chez le bigutlatus cette dépression est évidem-
ment plus large que chez Ananias.
Stenus Misael n. sp. (circularis GR. ST. ?). — Noir, palpes
jaunes, pattes et antennes rougeâtres, quatrième article des tarses
simple.
Tête grosse, très transverse, sur le front deux faibles sillons
convergents, leur intervalle à peine convexe, ponctuation forte et
dense
Pronotum un peu plus large que l'intervalle des yeux, aussi long
que large ou à peine transverse, presque également arrondi.en
avant et en arrière, à ponctuation forte et dense, plus forte et plus
rugueuse vers la base.
Elytres de la largeur de la tête on un peu plus étroites, faiblement
transverses, très fortement, densément et rugueusement ponctuées,
légèrement déprimées.
Abdomen conique, marginé, trois petites carènes à la base des
trois premiers tergites libres, une seule sur le quatrième, à ponc-
tuation forte et peu dense sur les premiers tergites, qui ont le bord
postérieur presque lisse, assez fine et plus dense vers l’extrémité.
Long. 1.7-2 mill.
Piémont (DE BERTOLINI), Pavie (DE BERTOLINI), une © de chaque
localité, insectes provenant du Musée de Bruxelles. |
Peut-être ce Stenus n'est-il qu’une race du cércularis GR.; il se
distingue à première vue de celui-ci par la forme moins élargie;
chez le circularis vrai le volume apparent des élytres l'emporte de
265
beaucoup sur celui de la tête, chez le Misael les élytres sont beau-
coup moins amples, de plus la ponctuation de la tête, du prono-
tum et des élytres est beaucoup plus forte.
Stenus clavicornis var. simple REY.
Italie (PrRAZZOLr), Pavie (DE BERTOLINI), deux exemplaires prove-
-nant des collections du Musée de Bruxelles.
Stenus carbonarius GYLL.
Pavie (DE BERTOLINI), exemplaires provenant du Musée de
Bruxelles.
Stenus Fiorii n. sp. — Noir, appendices d’un brun rouge,
dernier article des palpes, massue des antennes et genoux plus
sombres, quatrième article des tarses entier.
Tête large, front presque plan, deux sillons très faibles, parallèles
au bord interne des yeux, ponctuation forte et dense.
Pronotum plus large que l’intervalle des yeux, à peine plus large
que long, presque arrondi, les côtés étant régulièrement arrondis
en avant, légèrement rétrécis vers la base, ponctuation forte et
dense, les points plus gros vers la base au devant de laquelle il y a
parfois une faible impression.
Elytres un peu plus larges que la tête, plus ou moins carrées, les
épaules assez marquées, fortement et très densément ponctuées.
Abdomen marginé, conique, trois petites carènes à la base des
premiers segments libres, ponctuation forte et assez dense, s’éten-
dant presque jusqu’à l’extrême bord des tergites.
Long. 2.1-2.3 mill.
d. Fémurs épaissis, surtout les postérieurs, septième sternite
faiblement échancré, sixième à échancrure large mais très peu
profonde.
Lazio (A. FroRi). =
Cette espèce est voisine du circeularis GR., mais vraiment très
distincte par les sillons frontaux presque nuls et plus rapprochés
des yeux, leur intervalle plan ou très peu bombé, par la ponctuation
abdominale beaucoup plus forte, plus dense.
Je dédie ce Stenus à M. le Professeur À. Fiort qui m'a donné les
exemplaires que je possède.
| SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
VII
Assemblée mensuelle du 6 juillet 1912
Présidence de M. Ch. KERREMANS, vice-président.
La séance est ouverte à 20 heures.
— M. Wie, président, s’excuse de ne pouvoir assister à la
séance.
— Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 1% juin 1912
est approuvé.
— M. LAMEERE fait part à l’assemblée de la mort de M. GANGL-
BAUER, l’éminent coléoptérologiste du Musée de Vienne. Il rappelle
les importants et consciencieux travaux de ce regretté collègue sur
la classification des Coléoptères, son magistral ouvrage sur les
Coléoptères de l’Europe centrale, etc. — L'assemblée charge le
Secrétaire d'exprimer à la famille de M. GANGLBAUER les sincères
condoléances de notre Société.
Correspondance. — M. BAGNALL nous communique sa nouvelle
adresse : € Oldstead », Park Town, Oxford.
Travaux pour les Mémoires. — L'assemblée décide l’impression
d’un mémoire de M. LAMEERE, continuation de sa « Revision des
Prionides ».
Travaux pour les Annales. — L’impression des travaux insérés
dans ce numéro est décidée.
Communications. — M. SCHOUTEDEN donne lecture de l’intéres-
sante note de M. FRENNET que l’on trouvera insérée plus loin.
L'assemblée est unanime à féliciter M. FRENNET de l'observation
si intéressante qu'il a pu faire et à conseiller à notre jeune collègue
de continuer ses recherches dans cette voie. — M. BoNDRoIT men-
tionne le cas du Carabus Honorati, trouvé par M. ROUSSEAU à la
Baraque-Michel et qui lui paraît pouvoir être mis en parallèle avec
celui du C. Putzeysi.
— M. BALL présente à l’assemblée une importante série des
diverses variétés du Colias palæno, et montre que la forme belge
. est europoine.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVI, 2-VI11-1912 17
268
— M. BALL montre également une douzaine d’exemplaires de
l’Argynnis aphirape et, parallèlement, une même série d’une ma-
gnifique QCaberration », découverte à Hockai par notre regretté
collègue, M. Fr. HAVERKAMPF, en deux exemplaires (©), et que
M. BALL vient d’y retrouver en nombre, localisée dans une clairière
parmi les bois d’épicéas. — La description de cette forme nouvelle
est insérée plus loin.
La communication de M. BALrL donne lieu à une discussion
quant à la valeur de la forme nouvelle en question, MM. LAMEERE
et SCHOUTEDEN se demandent s’il n’y aurait pas lieu de voir en elle
une mutation et estiment qu'en tout cas elle mérite plus que le
simple rang d’aberration.
— M. GUILLEAUME communique la liste suivante de Coléoptères
intéressants capturés par lui :
Malthodes fibulatus KiesWw. (Fn. n. sp.). — Poilvache, mai.
M. maurus LAP. — Poilvache, mai.
Cryptocephalus Wasastjernae GYLL. (exiguus WEISE). — En
nombre à Blankenberghe, juin.
Psylliodes instabilis Foupe. (En. n. Sp.). — Poilvache, mai.
— M. SANTSCHI nous communique les corrections suivantes à
faire au travail qu'il vient de publier dans les Annales (pp. 150-
167) : EX
1) p. 156, il faut interchanger les figures 15 et 16 ;
2) p. 159, la figure de droite est la figure 1, la figure de gauche
est la figure 2 ;
3) p. 162, au 5° alinea, lire Sima bifoveolata et non pas Sima
foveolata.
— [La séance est levée à 22 heures.
269
COLORATION D'UN CARABUS AURONITENS
par L. Frennet
J'avais recueilli, l'hiver dernier,'une larve de Carabus, dont la
taille énorme me donnait tout lieu de croire que sa nymphose était
très proche. Je la plaçai, pour l’observer, dans une boîte métal-
lique, au milieu de la gangue d’argile dans laquelle je l’avais
trouvée et Je constatai, le lendemain, qu'elle s'était enterrée.
Comme la boîte n'avait pas trois centimètres de profondeur, je
devais facilement retrouver l’insecte, d'autant plus que l’exiguité
du local (6 X 6 centimètres) ne lui permettait pas de grandes
pérégrinations. J’enlevai donc l'argile soigneusement et je con-
statai que la larve s’était creusé une alvéole semblable à celles
où elles se chrysalident habituellement.
Je remplaçai le plafond d'argile, que j'avais enlevé, par une lame
de verre, mais, à mon grand désappointement, le lendemain, une
nouvelle couche d'argile avait été placée sous le verre, par la
larve, pour se soustraire à ma curiosité, bien qu'elle se trouvât
‘dans l’obscurilé complète, la boite étant hermétiquement close par
son couvercle.
Je renouvelai deux ou trois fois l'expérience mais chaque fois la
larve se creusait une nouvelle cellule et, finalement, découragé,
j'oubliai la boîte sur un coin de ma table de travail. Quand elle
frappait ma vue je l’ouvrais et j’arrosais l’argile pour que la séche-
resse ne tuât pas mon pensionnaire que j'avais renoncé à déranger
dans les mystères de ses métamorphoses.
Environ un mois après, Je ne pus résister au désir de voir si
l'animal s'était chrysalidé ou s’il était mort et j’enlevai de nouveau
une parcelle de la voûte d'argile. Par l’ouverture pratiquée je vis
une nymphe bien près d’éclore, car certaines parties de la tête,
entre autres les yeux, se coloraient déjà.
Dès ce moment, Je guettai l’éclosion pour autant que mes
loisirs me le permettaient et, un matin, je vis un Carabus dont les
côtes des élytres seules m'’indiquaient que c'était un auronitens,
car il était encore complètement jaune, à l’exception des yeux.
Le lendemain, la tête et le pronotum s'irisaient de teintes
bleuâtres nacrées. Le jour suivant cette teinte se précisait et s’éten-
dait au scutellum, tandis que les genoux se fonçaient ainsi que
l'extrémité des antennes et les appendices buccaux. Puis, la tête
qui s’était colorée la première avec le pronotum devinrent franche-
ment bleus, ensuite les élytres, à tel point que si je n’avais pu
distinguer les côtes élytrales caractéristiques de l’auronitens,
j'aurais cru avoir à faire à un intricatus.
270
Mais les élytres foncèrent bientôt, prenant des tons violacés,
tandis que les pattes prenaient leur teinte définitive rougeûtre.
Je me réjouissais déjà d’avoir une variété nouvelle : un Pulzeysi à
corselet bleu.
Malheureusement, bientôt le pronotum verdit sur les deux
saillies tandis que les élytres se foncaient jusqu’au violet sombre ;
puis le pronotum devint cuivreux rougeàtre : c'était un Putzeysi.
Si la teinte du pronotum était définitive il n’en était pas de
même de celle des élytres qui devenaient légèrement verdâtres
entre les côtes et, au bout d’une semaine environ, les élytres
avaient complètement verdi, à l'exception des côtes demeurées
noires. Le Putzeysi présumé n'était qu'un vulgaire auronitens
En récapitulant le processus de la coloration, nous avons donc
constaté ceci :
Teinte générale jaune laiteuse glauque.
Irisation bleuâtre (tête, pronotum, puis scutellum et élytres).
Teinte bleu clair se fonçant graduellement jusqu’au violet foncé
pour les élvtres, au vert pour le pronotum qui pàlit ensuite et
devient jaune cuivreux puis rougeûtre ; les élytres pâlissent à leur
tour et verdissent entre les côtes À
D’après ces données, nous serions disposés à conclure que la
variété Putzeysi (Mors) ne serait constituée que par Île fait d’un
arrêt dans le développement de la coloration, pouvant provenir
soit du froid, de l'humidité, ou d’autres facteurs extérieurs.
Il serait très intéressant de soumettre à pareille observation des
nvmphes de Carabus inonilis et arvensis, espèces qui présentent
également des variétés bleues ou violettes très foncées. Jattire
particulièrement l'attention des naturalistes habitant des régions
où ces espèces sont communes afin que des expériences soient
faites en plaçant certains individus à l’état de larve dans des condi-
lions spéciales de froid, en en soumettant d'autres à une tempéra-
ture constamment élevée et en surveillant consciencieusement le
processus de la coloration. On parviendrait peut-être ainsi à expli-
quer les extraordinaires variétés que présentent ces espèces.
Bruxelles, le 2 avril 1912.
Le
271
LES ESPÈCES-TYPE
DES GENRES ET SOUS-GENRES DE LA FAMILLE DES FORMICIDES
par €. Emery.
M. WH&ELER (1) a publié dernièrement un mémoire, d’après
lequel à peu près toutes les coupes génériques et sous-génériques
se trouveraient pourvues d’une espèce-type, soit proposée par
l’auteur même, soit comme résultat des publications précédentes.
Ce mémoire doit être resté fort longtemps sous presse, car il a été
présenté à la New-York Academy of Science, le 16 octobre 1911,
mais je n'ai reçu le tiré à part de l’auteur que le 9 avril de celte
année. Presque en même temps que WHEELER remettait le manu-
scrit à l'académie, paraissait le 118° fascicule du Genera Insectorum,
dans lequel je traite la sous-famille des Ponerinæ. J'ai proposé
dans ce travail les mêmes types que WHEELER, à deux exceptions
près.
Pour type de Gnamptogenys, j'ai adopté l’espèce tornata RoG.;
tandis que WHEELER choisit céncinnum MaAYR. — Le genre Gnamp-
togenys a été institué par ROGER sur deux espèces : fornata RoG. et
concentrica RoG.; le type ne peut donc être que l’une de ces deux
espèces. Du reste un G. cincinnum MAYR n'existe pas; je suppose
qu'il y a erreur et que l’auteur a voulu écrire : Ectatona concinna
F. SMITH.
Pour Rhytidoponera j'ai mis pour type rugosa F. SM. — araneoides
LE GuiILLOU, au lieu de metallica K. SM. proposé par WHEELER.
Rh. rugosà est la première en rang des espèces mentionnées par
Mayer; metallica la deuxième. Je maintiens ma proposition (voir
plus loin au sous-genre Chalcoponera).
WHEELER propose pour Leptothorax le type acervorum F. Dans
l’ouvrage où MAyr a fondé le genre (Form. Austriaca, 1855) les
espèces ont été décrites dans l’ordre suivant : 1° clypeatus, 2° acer-
vorum etc.
D’après une règle qui, si rien ne s’y oppose, est assez générale-
ment adoptée, le type du genre doit être la première espèce décrite
par l’auteur : donc clypeatus MAYR Je n'aurais peut-être pas fait
opposition à la proposition de WHEELER, si RUZSKY n’eût pas institué
un sous-genre pour les Leptothorax à antennes de 11 articles
L. acervorum est justement la première des espèces mentionnées
par l’auteur russe.
(1) À list of the type species of the genera and subgenera of Formicidæe, by
WizLiAM Morrox WHEELER : in Ann. N. York Acad. Science, Vol. 21, p. 157-179.
272
Le type du sous-genre Afopogyne est, d’après WHEELER, Cremas-
togaster hellenica For. En lisant avec attention le texte de FOREE, il
devient évident que le type ne peut être que l'espèce la plus
caractéristique entre loutes, celle qui a déterminé l’auteur à
distinguer le groupe et à lui donner un nom : c’est-à-dire Cr.depressa
LATR. D'ailleurs c’est l'opinion qui m’a été exprimée par M. FOREL
lui même, dans une lettre.
Le genre Crematogaster, où comme on écrit généralement
Cremastogaster (1), a été admirablement caractérisé par LUND dans
sa € Lettre sur les habitudes de quelques fourmis du Brésil », mais
il n'en a nommé aucune espèce. Or, il me semble qu'il faudrait
choisir pour type du genre (puisqu'il faut absolument que tout
genre ait un type!) une fourmi qui se trouve au Brésil, par
exemple Formica acuta F., et non le type proposé par BINGHAM et
adopté ensuite par WHEELER, c’est-à-dire l’espèce méditerranéenne
Formica scutellaris OL.
Je fais, bien entendu, mes réserves sur les espèces-type (plus ou
moins contestables) LE autres genres et sous-genres.
!
Genres el sous-genres
qui manquent dans la liste de \WNWHEELER
Chalcoponera, EMERY : Ann. Mus. Stor. Nat. Genova, Vol. 38, p. 547
(1897). Type : Ectatomma metallica F. SMrTH.
Poneracantha, EMERY : ibidem, p. 548 (1897). Type : £ctatomma
bispinosum EMERY.
Holcoponera, CAMERON : in WuymPERr, Travels Andes, Suppl.
Append., p. 92 (1891) = Cylindromyrmex, MAYR. — Type :
H. whymperi CAMERON — C. striatus MAYR
(1) Je dis, par principe, que l'on doit écrire Crematogaster et non Cremasto-
gaster. Je sais bien que la dérivation grecque, qui est attribuée (avec raison) au
nom de ce genre, conduit à cette dernière orthographe ; maïs c'est une simple
présomption d'étymologie. Jamais LuND n’a expliqué l'étymologie de ce nom; je
ne crois pas que l’on soit en droit de corriger un nom générique, sur une présomp-
tion, fût-elle plus que certaine. BINGHAM, qui écrit Cremastogaster, écrit aussi
Phidole et Phidologiton, au lieu de Pheidole et Pheidologeton ; en cela, il est consé-
quent à lui-même ; mais il devrait alors écrire Dolichodirus pour Dolichoderus ; la
même règle de transcription est applicable dans l’un et dans l'autre cas! Sans
doute, il est désirable que les noms dérivés du grec soient exempts d'erreurs de
forme et de transcription, mais il est encore plus important que la nomencla-
ture soit stable.
273
Genres el sous-genres
Emery in Genera Insectorum, fasc. 118 (1911).
Machaerogenys Type : Leptogenys truncatirostris FOREL.
Odontopelta — Lobopelta turneri FOREL.
Parectatomma — Ectatomma triangulare MAYR.
Pristomyrmecia — Myrmecia mandibularis F. SMITH.
Promyrmecia — — aberrauns FOREL.
Trachymesopus — Formica stigna FABRICIUS
Appendice à mes « Etudes sur les Myrmicinæ >.
(Ces Annales fasc. 4, p. 94-105, 1912).
Les épreuves de ce travail étaient déjà corrigées, lorsque Je me
suis aperçu que Vollenhovia emeryi WHEELER, espèce du Japon, a
l’épinotum armé de dents assez fortes. Il est vrai que le pétiole de
l'espèce en question n’est pas, ou est très faiblement pédonculé,
comme chez les autres petites espèces du genre; mais chez
quelques grandes espèces, il est très distinctement pédonculé,
à peu près comme chez Alopula. J’en déduis que mon genre
Atopula devra être fusionné avec Vollenhovia, ou tout au plus
réduit à ne former qu’un sous-genre de ce dernier.
M. FoREL a décrit (Deutsche Ent. Zeit., 1911, p. 311) une var.
curvispina de l’Atopomyrmex mocquerisi Il me semble, d’après la
description, que ce n’est pas une forme de À. mocquerisi, mais
l’ouvrière major de A. cryptoceroides EMERY, dont Mayer a décrit
l'ouvrière minor sous le nom de deplanatus.
274
ERGANZENDE NOTIZEN
ÜBER DICTATOR. MIRABILIS Joro.
von Prof. D' K. ME. Heller, D'esden
(mit 2 Textfiguren)
In den Novitates Zoologicae 1, 1894, p. 159, beschreibt Herr
D' K. JoRDAN eine Omoptycha murabilis nach einem einzelnen
Männchen, mit defecten Fühlern und der sehr algemeinen Vater-
landsangabe « West-Africa ».
Neuerdings ist die Art, die mit Recht in dem Coleopterorum
Catalogus, pars XXXIX, 1912, p. 302 von Prof. AURIVILLIUS zu
Dictator THoms. gestellt wird, von Herrn ALBERT BRETSCHNEIDER
in beiden Geschlechtern in Togo, Missa-Hôühe, gesammelt und mir
von Herrn PH. WUNDERILICH in dankenswerter Weise zur Unter-
suchung zugänglich gemacht worden, die mir Anlass zu einigen
ergäinzenden Bemerkungen gibt.
Was zunächst die Färbung dieser Art anbetrifft, so ist sie bei dem
schwankenden Begriff «testaceus » (cf. J. MüLLER, Terminologia
entomologica Brünn, 1872, p. 249
<erbsengelb », SACARDO, Chromotania,
Padua, 1894, p. 10 « terra cotta »
« scherbengelb ») zu erwähnen, dass
Hüften, Beine und die Basalhälfte der,
in beiden Geschlechtern den Hirterrand
des 1. lauchsternites
kaum erreichenden
Fübhler, deren Apicalteil
vom 6. ({) oder 5. (@)
Glied ab schwarz ist,
sowie die Seiten der Mit-
telbrust und der grüsste
Teil der Hinterbrust,
Q eine grosse Basalmakel
ausgenommen, rotgelb,
wie die Beine vieler’anderer Callichro-
miden, sind, dass aber£bei keinem der
drei mir vorliegenden Exemplare das
fünfte und sechste Bauchsternit rostrot,
sondern wie der übrige Hinterleib stahl-
blau gefärbt ist.
Wesentlich von der Jorpan’schen Beschreibung des Männchens
weicht jedoch das Weibchen nicht nur in der Färbung, sondern
9275
auch in Form und Skulptur ab. Während die Seiten des Halsschildes
beim im erweiterten Teil fast parallel sind und ihre grôsste
Breite in der Mitte liegt, convergieren die des 9 nach vorn und
zeigen die grôüsste Breite nüher der Halsschildwurzel ; auch ist bei
diesem Geschlecht der Halsschildvorderrand deutlicher winkelig
vorgezogen. Ausserdem ist der Halsschild beim © relativ kleiner,
weniger quer, oberseits überall schwarz tomentiert und lässt die
feine nach vorn convergierénde Furchenlinie, wie sie das « jeder-
seits innerhalb des Seitenrandes zeigt, vermissen. Das Zustande-
kommen dieser Unterschiede wird erst durch Beachtung der
Skulpturverhältnisse verständlich. Die .vorgewôlbten Halsschild-
seiten des Männchens sind nämlich aussen, von der Furchenlinie
ab, genau so kahl und dicht chagriniert wie das ganze Proster-
pum und stellen daher nichts anderes als durch Heraufrücken
der Trennungsnaht zwischen Pronotum und Prosternum die
von oben sichthbar gewordenen Teile des letzteren dar. Beim 9
fällt diese Trennungsnaht mit dem Seitenrande zusammen, das
Prosternum ist, ausgenommen den breiten querstrigilierten Vor-
derrand, fast glait, nur sehr fein punktiert und zeigt in der
vorderen Hälfte eine in der Mittellinie unterbrochene, nach aussen
zu verbreiterte rotgelbe Querbinde, die bis zur Seitenrandnaht
reicht. Der breit abgesetzte Vorderrand der Vorderbrust, der Inter-
coxalfortsatz und die vorderen Ränder der Hüften sind, wie der
hintere Teil der Vorderbrust, schwarz. Das Verhältnis der Dimen-
sionen der beiden Geschlechter ist folgendes : |
Gesamtlänge, Deckenlänge, Thoraxlänge, Thoraxbreite, Schulterbreite
et 39 25 6 9 9, mill.
e 43 30.5 7 8 10.2
Sowohl diese Maasse als auch die übrigen Angaben über D. mira-
bilis Jorp slimmen grüsstenteils so gut mit den mir vorl egenden
Männchen aus Togo überein, dass ich auf die wenigen Unterschiede,
die sich aus einem Vergleich mit der Beschreibung ergeben, keine
neue Art zu errichten wage ; doch seien die abweichende Punkte
wie folgt zusammengefasst :
cŸ D. nurabilis Jorb. hat den Vor lerrand der schwarzen Vorder-
brust rostrot, die Mittelbrust schwarz, in der Mitte bräunlich gelb
(ochraceus) und das Abdomen sehr grob und dicht punktiert
(«grossisime punctatum » «punctures very coarse and confluent
here and there ») mit rostroten 5. und 6. Sternit. Das erste
Fühlerglied ist nicht dicht punktiert und zeigt eine schwache
Längsfurche.
276
D. mirabilis Bretschneideri subsp. n., wie ich die mir vorliegende
Form, falls sie sich locai konstant erweisen sollte, bezeichnen
môchte, zeigt im männlichen Geschlecht die ganze Vorderbrust
schwarz, die Mittelbrust schwarz, ihre Seitenstücke gelbrot und auf
den ganz schwarzblauen Hinterleib eine doppelte Punktierung, eine
ziemlich entfernte, sehr feine, über die ganzen Sternite sich
erstreckende und in der hinteren Hälfte auf jedem Sternit, eine
weitläufige, grôbere ; die einzelnen Punkte der letzteren tragen je
ein langes, braunes anliegendes Haar. Das erste Fühlerglied ist
dicht punktiert und zeigt keine Spur eines Langseindruckes.
271
NOTES SUR LES LÉPIDOPTÈRES DE BELGIQUE
par Fr. Ball.
4. — COLIAS PALAENO L. EN BELGIQUE
Des discussions ayant surgi au sujet de la race de Colias palaeno
L. que nous rencontrons en certains points de la Belgique, nous
avons soigneusement examiné les séries de cette espèce au Musée
Royal d'Histoire Nalurelle et dans les collections FREDERICQ,
HaAverKkAMPE et BALL, formant un ensemble d'environ deux cents
spécimens d'origines diverses, comprenant toutes les variétés
nommées de l’espèce. L'examen des organes génitaux n'ayant
donné que des résultats peu concluants, à cause de la variabilité de
ces organes dans chaque race, nous avons dû nous borner à
observer les caractères extérieurs, qui, d’ailleurs, constituent les
seules différences entre les variétés.
M. LAMBILLION, dans une note (p. 9) de son Catalogue des Lépi-
doptères de Belgique, dit que le D' STAUDINGER aurait désigné
comme europomene O. notre forme belge, opinion à laquelle il se
rallie. Dans l’addenda p. 408 il donne la description : « var. euro-
pomene O., IV, p. 157, ordinairement plus petit que le type,
» d’un jaune plus foncé avec ia bordure marginale noire fortement
» sablé d’écailles blanchätres ou jaunûtres, ce qui n’existe pas chez
» palaeno. La © a deux taches apicales blanches (parfois peu mar-
» quées) dans la bordure noire. La bordure noire aux ailes infé-
» rieures est plus étroite et interrompue ce qui n'existe pas chez la
» © typique ».
M. LAMBILLION ne disposait probablement pas d’un matériel assez
grand, sinon il aurait certainement remarqué que cette descrip-
tion ne s'applique pas bien à la forme belge, qui est généralement
plus grande que le type. « D’un jaune plus foncé » caractérise aussi
bien la variété europome Esp. que europomene O. Et quant au carac-
tère « sablé d’écailles blanchâtres », les exemplaires que nous
possédons du type l’ont beaucoup plus que les belges. On trouve,
d’ailleurs, dans: toutes les races des individus avec le noir divisé
par des nervures jaunes, mais seulement dans la proportion de 5 à
6°}. La © aussi se trouve en trois formes distinctes chez toutes les
races : 1° absolument sans taches blanches subapicales (typique
mais plutôt rare); 2 avec les petites taches mentionnées par
M. LAMBILLION (forme intermédiaire la plus commune partout); et
3° avec de grandes taches subapicales (variété qui a reçu le nom de
reducta GEEST). Nous n’avons pas, non plus, pu constater que la
bande de l’aile postérieure fût plus étroite et interrompue chez nous,
car ce caractère se rencontre parfois dans toutes les races.
>
278
M. LAMEERE, dans son Manuel de la Faune de Belgique, III,
p. 711, nomme la race belge : europome EsP., et nous devons nous
rallier complètement à cette opinion pour les raisons suivantes :
Le D" STAUDINGER, dans Iris, 1892, p. 310, dit de europome Esp. :
« Bei dieser grôüssere Form sind die 4j hoch citrongelb, die
» Unterseite der Htfl. ist in beiden Geschlechtern vorherrschend
» gelb », et pour la var. europomene O. : « Diese Form unter-
» scheidet sich von var. europome ESP. besonders nur dadurch,
» dass sie etwas kleiner ist, meist (nicht immerPeinen breiteren
» schwarzen Aussenrand der Vdfi. hat, und dass die gelbe Unter-
» seite der Htf. gewôhnlich etwas starker dunkel oder mehr grün-
» ich bestreut ist ».
Au moyen de ces caractères, nous avons trouvé que toute notre
série belge (à l'exception de trois individus spécialement petits et
autrement aberrants) tombe sous la dénomination europome Esp.,
el tous nos exemplaires suisses sous europomene O. Avant fait cette
division nous avons constaté, en outre, que le point noir sur la
nervure discocellulaire de l'aile antérieure est généralement
(exception faite de l’aberration assez rare cafflischi CARADJA, sans
point) plus marqué en Belgique qu’en Suisse et offre presque tou-
jours une petite prolongation en pointe en arrière et inclinée en
dehors, ce qui donne à ce point l’apparence d’être posé plus obli-
quement chez les belges que chez europomene, où le point est plus
arrondi postérieurement. Par ce caractère palaeno palaeno L.,
p. europome et les belges forme un groupe, tandis que p. europo-
mene O. et p. orientalis STGR. se rangent dans un autre (1). On
constate aussi une division dans les mêmes groupes si l’on observe
attentivement l’extension de la diffusion des écailles noires à la
base de l’aile antérieure chez le . Cette diffusion chez europomene
et orientalrs entre bien dans la base de la cellule discoïdale, peu ou
pas chez palaeno, europome et les belges. D'autres différences
viennent se joindre à ces caractères, mais dans un degré moindre;
ainsi le jaune est généralement, comme en Allemagne, plus clair
et plus vif en Belgique qu'en Suisse, et le noir de la bordure plus
intense, même dans les cas où il est fortement sablé d’écailles
jaunes, comme l’a observé M. LAMBILLION. La bordure noire de
l’aile postérieure est souvent plus étroite en Belgique mais s'étend
plus loin vers l’angle anal qu’en Suisse. Il y a cependant des
exceptions assez nombreuses à cette règle, qui ne s’apprécie que
dans de longues séries, mais on ne constate guère de différence
(1) Ce prolongement exisie dans les proportions suivantes chez les exem-
plaires examinés : chez 75 ‘|, palaeno, 100 ‘|, europome (d'Allemagne), 90 °/.
belges, 4 °/, europomene (Suisse) et 16 ‘/, orientalis (en grande partie PO).
279
sous ce rapport entre les exemplaires belges et ewropome d’Alle-
magne. En somme, les différences entre les quatre races sont fort
minimes et la variation individuelle est grande partout, mais dans
le matériel à notre disposition nous ne pouvons hésiter à placer
nos spécimens belges parmi les europome EsP., car il n’y a pas à
songer à créer pour eux une nouvelle variété dans une espèce déjà
fort subdivisée, et qui se répartit comme suit :
palaeno palaeno L. — Forme pâle de Scandinavie et Russie
occidentale.
» » ab. Schildei SrGR., un peu plus jaune, bordure
étroite.
» » ab. cretacea Scnizp., j et © blancs, le dessous
gris bleuâtre.
» europorme EsP. plus grande, «j très jaune ; montagnes
d'Allemagne, depuis la Forêt Noire jusqu'en
Bohême et en plaine, sur les côtes de la
Baltique, Belgique.
» » ab. © Jllgneri RunL., ® jaune (pas encore con-
statée en Belgique).
» europomene O. plus petite bordure assez large, dessous plus
foncé ; Alpes, Pyrénées.
» » ab. Cafflischi CARADI., petite, sans tache noire
discale à l’aile antérieure, les postérieures à
reflet verdâtre (1).
» » ab. © Herrichi STGR., Ç jaune.
» » ab. © herrichina GEEST., ® jaune laiteux pâle (2).
» » ab. © ochracea GEEST., © ocre doré.
» » ab. © reducta GEEST., ® avec taches subapi-
cales blanches.
» ortentalis STGR., petite, jaune verdâtre, dessous foncé ;
Sibérie.
» aias FRUHST., beaucoup plus grande, large bordure ;
Japon.
Cette distribution géographique paraît, d’ailleurs, toute naturelle,
car il eût été difficile d'expliquer l'isolement d’une station d’euro-
pomene en Belgique, quand la bande intermédiaire de la Forèt
Noire et des Vosges est occupée par europome. Par suite de l'absence
de la plante nourricière, le Vaccinium uliginosum, on n'a pas
encore signalé ce papillon dans l’Eifel ni dans le Taunus.
(1) On trouve bien en Belgique des exemplaires sans le point discoïdal mais
ils n’ont pas le reflet verdâtre aux postérieures et ne sont pas plus petits comme
l’aberration de CARADJA.
(2 1 ® belge est légèrement jaunâtre et se rapproche de cette aberration.
280 |
9. _ NOUVELLE ABERRATION DE LÉPIDOPTÈRE BELGE.
Argynnis aphirape Hg. ab. Haverkampfi, aberr. nov. —
Linea nigra disto-discali alarum tam anteriorum quam posteriorum
latiore, cum umbra præmarginali conjuncta, et in cellis 4, 5, 6,
magnopere distalius disposita. Subtus, sine limitatione nigra distali
ad maculus luteas discales in cellis 4, à, 6, 7, alarum posteriorum.
Taille moyenne, + 34 à 37 mill., 9 35 à 42 mill.
Dessus : couleur du fond normale. Il ÿ a des exemplaires plus ou
moins pales et des exemplaires plus où moins foncés, tout comme
chez le type qui vole dans les mêmes régions. Les taches et |
marques vers la base et à la bordure sont. normales. Là différence
ne réside que dans la bande noire discale extérieure. Chez le tvpe
(Fig. 4), celle-ci est très étroite et très rapprochée de la dernière
tache disco-cellulaire; chez l'aberration (Fig. 2) elle est large et
Fig. 1. — Argynms aplirape HBN , typique. Fig. 2. — Arg. aphirape ab. Haverkampf n.
portée en dehors, pour se rejoindre et ne former qu’une bande avec
l'ombre de bande pré-marginale qui existe chez le type. Il résulte
une large bande unique noire qui, dans les cellules 4, 5 et 6, tient
à peu près le milieu entre le bord de l'aile et la dernière tache
disco-cellulaire, tandis que chez le type cette bande forme une ligne
étroite placée tout près de la tache disco-cellulaire, et est accompa-
gnée d’une seconde ombre de bande pré-marginale, parfois peu
marquée chez le «. L’aile postérieure est modifiée dans le mème
sens, la large bande médiane atteint le bord antérieur vers son
milieu, au lieu de près de sa base comme fait la ligne étroite chez
le type, qui porte, ici également, l'indication d’une deuxième
bande.
Dessous (Fig. 1=type, Fig. 2-aberration) : aile antérieure nor-
male, sauf que la bande médiane noire, décrite ci-dessus, est
représentée par une bande plus étroite, mais encore beaucoup plus
large que chez le type, et placée, comme sur le dessus, beaucoup
plus distalement. Aile postérieure ; couleur du fond pâle, guère
plus foncée que la bande de taches médianes. Cette bande est nor-
281
male dans le bas, mais dans les cellules 4, 5, 6 et 7 confondue
avec le fond par suite de l’absence de la ligne noire qui la limite
distalement chez le type (1). Ici également il y a eu un déplacement
de cette ligne, car on en voit encore quelques traces confondues
avec la ligne vague ombrée pré-marginale qui existe chez le type.
Dans tous ces caractères les 7 et les 99 sont identiques, et je
n’ai pas trouvé de forme intermédiaire ou transitionnelle.
6 et 8 © dans la collection belge du Musée Royal d'Histoire
Naturelle de Bruxelles, dont 1 'et1 © pris le 17 juin 1906 à Hockai,
par M. HAVERKAMPF, les autres, 5 Get 7 © pris par M. SEVERIN et
nous-même les 21 et 22 juin 1919, également à Hockai, et tous
dans la même petite clairière, volant avec le type dans la propor-
tion approximative de une aberration pour deux exemplaires typi-
ques. Dans les autres prairies des environs on ne trouve que le
type; cette forme est donc très localisée, mais pas ràre à cet
endroit.
Une figure coloriée de cette aberration sera publiée ultérieure-
ment.
(1) Dans la forme ossiunus HBsT , de l'extrême nord, on trouve une aberration.
discalis MeWwESs, où le dessous de l’aile postérieure offre une certaine ressem-
blance avec celui de notre ab. Haverkampfi, mais les autres caractères sont tout
différents. Ossiañus, d'ailleurs, est une sous-espèce bien distincte avec une toute
autre chenille, et n'a été signalée qu'en Scandinavie et dans la Russie du Nord
jusqu'en Sibérie ; elle n’a donc aucun rapport avec notre race belge.
282
H. SAUTER’S FORMOSA-AUSBEUTE
CARABIDÆ
par le Commandant Paul Hupuis
M. SCHENKLING m'a envoyé à déterminer 166 Carabiques prove-
nant des récoltes de M. H. SAUTER dans l’île de Formose. Ces insectes
appartiennent au Musée entomologique de Berlin-Dahlem. Je m’oc-
cuperai, dans une suite d'articles sous le titre ci-dessus, d’abord des
descriptions, et dresserai ensuite la liste des espèces recueillies à
Formose par M. SAUTER (le titre emplové m'a été demandé par
M. SCHENKLING).
MASTAX FORMOSANUS n. sp,
Très voisin du M. pœcilus, Sc , dont il forme peut-être une remar-
quable variété locale.
Les exemplaires (5) proviennent tous de Anping.
Diffère du pæœcilus par la tête plus foncée au sommet; par les
antennes, qui n’ont que deux articles basilaires testacés (au lieu de
trois); le troisième est parfois un peu plus clair à la base; par le
bord élytral, qui n’est testacé qu’à hauteur de la tache humérale ;
par la bande élytrale humérale formant un anneau encerclant
l’épaule, au lieu de s'arrêter à la bande suturale rouge; par la tache
élytrale testacée postérieure, courte, rectangulaire, n’atteignant pas
la bande suturale rouge.
Couleurs. — Tête : le dessus est rouge brunâtre clair, plus foncé au
sommet et en arrière. Le dessous, les palpes, les 2 premiers articles
des antennes sont d’un testacé brunâtre, le reste des antennes (la
base du 3° article parfois un peu plus claire) brun noirâtre foncé.
Les yeux sont noirs.
Prothorarx : au dessus comme la partie claire de la tête. Parfois
en avant, de chaque côté du milieu, une tache rembrunie assez
vague. Dessous comme le dessous de la tête.
Elytres : d'un noir profond, un peu velouté: Une large bande
suturale variant d’un rouge très net au brun noirâtre foncé, s’élar-
gissant insensiblement vers l’arrière, n’atteignant pas l’extrémité
des élytres. Cette tache est parfois coupée carrément à l’extrémité,
parfois s’élargit et s’arrondit à l’arrière, se rapprochant davantage
de l’extrémité élytrale.
Encerclant l'épaule, partant de l’écusson, empiétant sur la bande
rouge suturale, arrivant sous l’angle huméral, se prolongeant un
peu sur le bord en avant et en arrière, entamant un peu l’épipleure
283
au delà du rebord élytral mince et tranchant, noir, une tache blanc
grisàtre en arc de cercle. Cette tache présente parfois des interrup-
tions.
Aux deux tiers postérieurs, une tache plus large, remontant un
peu vers l’avant en s’avançant vers la bande suturale qu’elle n’at-
teint pas, courte, rectangulaire. Sa longueur est à peu près la 1/2 de
la largeur élytrale.
Les épipleures sont brun foncé, plus clairs dans la partie élargie
sous l’épaule.
L’abdomen est noir au-dessus, brun foncé dessous; l’extrême
bord des anneaux au-dessus se présente sous l’aspect d’une ligne
brune.
Le mésothorax, la région coxale postérieure du métathorax, les
hanches, les trochanters sont d’un testacé brunâtre. Les côtés méso-
et métathoraciques, le reste du métasternum sont brun foncé.
Les cuisses sont testacé brunâtre à la base et deviennent de plus
en plus foncées jusqu’au sommet. Les tibias et les tarses sont tes-
tacé clair, l'extrémité des tibias est rembrunie.
La variabilité se porte surtout sur la forme de l'extrémité de la
bande suturale, et sur la teinte de celle-ci, qui passe d’un rouge vif
à un brun si foncé qu’elle se distingue alors difficilement.
Dimensions. — Longueur : 3 3/4 à 4 mill.
Les dimensions suivantes sont prises à la chambre claire, et rela-
tives. Il faut les diviser par 26 pour avoir les dimensions réelles :
Longueur de la tête : 19.
Largeur avec les yeux : 20.
Largeur du col : 14
Longueur du corselet : 20.
Largeur aux angles antérieurs : 16.
Largeur maxima (vers l’avant) : 19.
Largeur minima : 12.
Largeur aux angles postérieurs : 16
Elytres d’une épaule à l’autre : 30.
Plus grande largeur : 39.
A l’extrémité : 27.
Longueur de la suture : 42.
Longueur de la partie découverte de l’abdomen : 11.
Longueur des antennes : 52
Largeur de la bande suturale à l’écusson : 5.
À l’extrémité : 12 à 14.
Pattes antérieures : fémur, 19 1/2; tibia, 14; tarses, 12 1/2.
Pattes moyennes : fémur, 19 1/2; tibia, 17 1/2; tarses, 16.
Pattes postérieures : fémur, 24; tibia, 26; tarses, 21.
ANNALES DE LA 80C. ENTOM. DR BELGIQUE, T. LVI, 2-VII1-1912 18
284
Formes. — Tête : mandibules arquées presque à angle droit, assez
courtes; labre étroit et transversal, à peu près 4 fois moins haut que
large, à côtés transversaux subparallèles, les angles antérieurs un
peu avancés et arrondis, à côtés latéraux arrondis aux angles, puis
convergeant un peu vers l'arrière. Un peu convexe, suture posté-
rieure assez profonde.
Tête convexe au-dessus, presque rectangulaire sans les yeux.
Ceux-ci assez gros, saillants, hémisphériques. Joues (gena) peu sail-
lantes. :
Antennes à 1‘ article enflé fusiforme, le 24 de moitié plus court
et obconique, le 3° à peu près aussi long que le 1°, le 5° de 153 plus
court que le précédent, les suivants plus courts, plus régulièrement
ovalaires, le dernier à peu près du double plus long que les précé-
dents, un peu aminci et arrondi au sommet.
Palpes labiaux à dernier article ovalaire, assez étroit, aciculé.
Palpes maxillaires beaucoup plus épais et renflés dans tous leurs
articles, le dernier ovalaire large, aciculé.
Gorge présentant un sillon longitudinal médian.
Prothorax : coupé à peu près droit en avant. Angles antérieurs
arrondis; côtés arrondis en avant, puis presque droits et conver-
gents jusqu'aux 2/3 postérieurs, ensuite divergents légèrement pour
former avec la base, qui est droite, un angle un peu aigu. Dessous
convexe, hanches globulo-ovalaires un peu écartées.
Ecusson très petit, un peu plus long que large.
Elytres. Base formée de deux arcs de cercle à convexité vers
l’avant, échancrée vers l’arrière. Epaules arrondies. Côtés d’abord
presque droits, divergents vers l’arrière, arrondis aux 2/3 posté-
rieurs, puis plus droits et convergents jusqu'aux angles postérieurs
qui sont arrondis et très peu obtus. Les côtés postérieurs convergent
vers la suture, formant un angle très net, mais très obtus.
Les élytres présentent des traces de côtes assez écartées et peu
visibles.
Les épipleures sont larges sur toute leur étendue. Leurs côtés ne
commencent à se rapprocher qu’à hauteur de la tache élytrale
postérieure. Vers l’avant, à hauteur des hanches postérieures, elles
s’excavent davantage et s’élargissent un peu plus.
Mésosternum excavé d'avant en arrière. Hanches moyennes
globuleuses, plus écartées que les antérieures.
Métasternum s’avançcant en pointe mousse à mi-hauteur des
hanches moyennes, coupé carrément en arrière entre les hanches
postérieures, s'étendant largement de chaque côté, arrondi sur les
côtés, sillonné longitudinalement et légèrement au milieu en
arrière.
285
Hanches postérieures écartées, en croissant renflé au milieu et à
concavité tourné vers le dehors. Trochanters postérieurs assez
forts, ovaläires, arrondis à l'extrémité.
Sculpture et revêtement pileux. — 1e labre présente six gros points
cilifères. Le front est lisse, sauf sur les côtés où il présente quelques
points et cils raides La bande s'étendant entre les yeux, plus
foncée que le reste, offre de gros points peu serrés; le col est plus
lisse.
Les antennes sont entièrement pubescentes, la pubescence sem-
blant plus soyeuse et plus dense à partir du 5° article.
Le corselel a un léger sillon médian, un peu plus marqué en
arrière, s’oblitérant parfois en avant. Sa surface est rugueuse,
plutôt chagrinée que ponctuée.
Les élytres offrent quelques traces de points irréguliers vers
les épaules et de petits enfoncements parallèles punctiformes
transversaux le long de la suture, un peu sous la base. Elles sont
excéssivement finement chagrinées, et présentent des rangées
longitudinales assez régulières de poils jaunâtres clairsemés. Les
mêmes poils, plus forts et plus serrés, s’observent sur toute la
surface découverte de l’abdomen.
Au dessous, les palpes sont ciliés, surtout densément sur les
derniers articles. Le dessous de la tête, du prothorax, le mésotho-
rax paraissent lisses. Le métasternum et surtout la face inférieure
de l’abdomen sont criblés de petits points pilifères à poils couchés
vers l'arrière. Néanmoins la région autour des hanches posté-
rieures, contre laquelle joue le fémur postérieur, est lisse.
Pattes : Elles sont complètement ciliées, y compris le dernier
article tarsal. Les fémurs antérieurs sont épais, claviformes, les
tibias antérieurs forts, aplatis, fortement échancrés au milieu, les
deux premiers articles élargis chez le mâle, surtout le premier.
ZUPHIUM SIAMENSE CHAUDorr.
| Rev. Zool. 1872, p. 104.
Deux Zuphium de la collection SAUTER, récoltés à Anping (For-
mose), concordent parfaitement avec la description de CHAUDOIR,
sauf en ce qui concerne la taille. Celle-ci est un peu plus grande :
4 à 41/4 mill. au lieu de 3 1/2 mill. indiqués par CHAUDOIR. Bien
que je sois à peu près certain de l'identité des deux espèces, je
crois bien faire en donnant une description un peu plus détaillée
que celle de CHAUDOIR, celle-ci, assez courte, procédant surtout
par comparaison avec une autre espèce, le Z. modestum Sch. g.
286
Couleurs. —— Testacé clair, un peu rougeûtre sur la tête et le
corselet, vaguement brunâtre sur les élytres, les pattes très pâles.
Pointe et bord interne des mandibules noirûtres.
Revêtement pileux. — Antennes : Sur les trois premiers articles, des
poils obliques assez courts, entremélés sur le premier. et les
extrémités des deux suivants, de poils plus longs, étalés. Les
autres couverts d’une pubescence serrée, courte, à reflets soyeux
blanchâtres.
Tête : Couverte en dessus, surtout vers l'avant à partir des
yeux, de poils assez longs plus ou moins espacés, dirigés en
général d’arrière en avant.
Derrière les yeux, latéralement, quelques cils raides, dont un
plus long, dirigés obliquement vers l’avant en s’écartant de la tête.
Dessous de la tête offrant aussi quelques poils clairsemés. Il en
est de même pour le reste du corps en dessous, sauf l’abdomen et
les membres.
Prothorar : Un peu en arrière des angles antérieurs, un long poil;
un autre, un peu plus court, dressé, dans les angles postérieurs
saillants. De très petits cils raides sur la surface et sur les bords,
ces cils dirigés vers l’avant.
Elytres : De chaque côté, sous l’angle huméral, quatre très
longs cils régulièrement espacés vers l'arrière, un autre avant
l’angle postérieur, et deux dirigés vers l'arrière, à l’extrémité de
chaque élytre, ou au sommet de chaque lobe. ;
Les éiytres présentent, en outre, une fine pubescence soyeuse,
couchée vers l’arrière.
Abdomen : Couvert de petits cils courts nombreux, régulière-
ment espacés et dirigés vers l’arrière. La même chose dessous.
De chaque côté, assez loin de la ligne médiane, un cil raide assez
long.
Les longs cils sont fragiles, et par le fait même certains d’entre
eux ne se retrouvent que sur l’un ou l’autre exemplaire.
Membres : Quelques cils, certains assez longs, sur les hanches et
les trochanters. Pattes entièrement spinuleuses-ciliées.
Dimensions. — La longueur est de 4 mill. pour l’un des exem-
plaires, de 4 1/2 mill. pour l’autre.
Les diraensions données dans le tableau ci-dessous sont prises
sur un dessin à la chambre claire. Ce sont des grandeurs propor-
tionnelles à celle de l’insecte, et qu'il faut diviser par 26 (grossisse-
ment) pour avoir les longueurs réelles en millimètres.
287
Longueurs
Tête avec les mandibules et col : 25.
Corselet : 292.
Elytres : 45.
Partie découverte de l’abdomen : 12.
Largeurs
Tête (derrière les yeux) :
Col : 6. è
Corselet (dans sa plus grande largeur) : 20.
Corselet (dans sa moindre largeur) : 11 1/2.
Elytres (plus petite largeur) : 28.
Elytres (plus grande largeur) : 31.
Sculpture. — Tête et corselet paraissant lisses, mais à un fort
grossissement, couverts en dessous de petits points très fins, plus
espacés, bien que nombreux, sur la tête.
Elytres obsolètement striées; stries n’apparaissant que sous un
certain Jour. Très petits et très nombreux points peu Fiene à cause
des petites soies qui couvrent l’élytre.
Abdomen à points plus visibles et régulièrement espacés, nom-
breux, tant dessus que dessous.
Dessous de la têle présentant deux sillons parallèles, peu pro-
fonds, du col au menton. Quelques points pilifères plus nombreux
en arrière, sur les côtés et tout au milieu.
Dessous du corselet de même, les points plus nombreux en avant
et aux angles antérieurs.
Quelques points pilifères sur les trochanters, les hanches (sur-
tout postérieurement) et sur toute la surface des pattes de nom-
breuses ponctuations de même ordre.
Forme. — Antennes épaisses, dépassant l’angle élytral huméral,
le premier article en massue allongée, dépassant le bord postérieur
des yeux, plus grand que les 3 suivants réunis; les 2°, 3°, 4, 5°
croissant Dune le 2° plus grand que la moitié du 5; les
articles 2 à 4 subconiques, les suivants subcylindriques et subégaux,
le dernier à sommet un peu atténué et arrondi.
Tête : Mandibules assez fortes, peu courbées sauf à l’extrémité
qui est aiguë. Palpes assez épais, le dernier article ovale tronqué.
Epistome 1 1/2 fois aussi haut que le labre, à suture postérieure
très légèrement convexe en arrière.
Tête trapézoïdale, yeux peu proéminents. Vertex très élargi, les
angles postérieurs de la tête très développés et arrondis; base
coupée carrément. Col étroit.
288
Corselet cordiforme, très légèrement plus long que large, sa
plus grande largeur un peu sous les angles postérieurs. Bord anté-
rieur à peu près droit devant le col, descendant un peu oblique-
ment vers les angles antérieurs qui sont largement arrondis. Bords
latéraux d’abord presque parallèles et peu arrondis, puis se rappro-
chant en courbe, pour redevenir parallèles et droits près des angles
postérieurs qui sont un peu obtus et rendus saillants par la petite
sinuosité, convexe vers l’avant, qui les joint à la base. Bord posté-
rieur formé de trois sinuosités convexes vers l'avant, les deux plus
petites formant côtés des angles, la plus grande devant l’écusson.
Le bord latéral étroit, mais distinct, plus large aux angles posté-
rieurs dont il englobe la partie saillante. Impression longitudinale
marquée de la base à la mi-hauteur du corselet.
Elytres à base arrondie depuis le pédoncule thoracique, à
épaules très arrondies, à côtés presque droits, très légèrement
élargies vers l’arrière. À partir de l’angle postérieur elles des-
cendent obliquement vers la suture, formant chacune deux lobes
peu convexes vers l’arrière, les deux lobes séparés par un petit
trait ou impression longitudinal.
Pattes à fémurs forts, en fuseau très renflé vers le milieu, les
tibias assez forts, plus courts que les fémurs sauf aux pattes posté-
rieures où ils sont de même longueur. Tarses de même longueur
que les tibias, sauf aux pattes postérieures où ils sont d’un tiers
plus courts. Trochanters postérieurs de la longueur de la 1/2 du
fémur, subrectangulaires, assez larges.
THYREOPTERUS (PERIPRISTUS) SCHENKLINGI n. sp.
Je dédie à M. SCHENKLING cette nouvelle espèce de Thyreopterus qui,
par ses élytres dentelées sur tout leur pourtour, son labre coupé
carrément, ses antennes pubescentes à partir de l’extrémité du
quatrième article, appartient à la section dont CHAUDOIR à fait son
genre Peripristus. Comme dans celui-ci, les yeux sont très gros et
saillants.
Un seüùl exemplaire provenant de Kosempo (Formose).
Couleurs. — ‘Tête, prothorax au dessus et élytres d’un noir
brillant, rebords du corselet et des élvtres brun de poix. Labre et
mandibules brun rouge foncé. Antennes, pièces buccales. tibias,
tarses, trochanters postérieurs ferrugineux. Pelotes adhésives des
tarses antérieurs mâles d’un gris jaunâtre. Poils et cils ferrugineux
clairs.
289
Dimensions. — Longueur 15 mill.
Les dimensions suivantes sont relatives, prises à la chambre
claire, et doivent être divisées par 26 pour obtenir la longueur en
millimètres.
Longueur de la tête y compris les mandibules : 78.
Longueur de la tête depuis le labre : 59.
Longueur du labre : 11 1/2.
Largeur de la tête à la base des mandibules : 31.
Largeur de la tête avec les veux : 56.
Largeur de la tête entre les yeux : 25.
Largeur du col : 35.
Longueur des antennes : 158.
Longueur du corselet : 45.
Largeur aux angles antérieurs : 55.
Largeur maxima : 63.
Largeur aux angles postérieurs : 48.
Longueur suturale des élytres : 173.
Largeur de la base élytrale : 88.
Plus grande largeur des élytres : 128.
Le bord élytral à la même hauteur : 10.
Membres antérieurs : fémur 51; tibia 43; tarses 45.
Plus grande largeur du fémur : 15.
Membres moyens : fémur 56; tibia 51; tarses 48.
Plus grande largeur du fémur : 14.
Membres postérieurs : fémur 72; trochanter 32; tibia 65, tarse 68.
Plus grande largeur du fémur : 15.
Forme. — Tôte : Mandibules longues, fortes, peu arquées, à som-
met assez aigu, à carène latérale assez tranchante, anguleuse vers
la base.
Labre presque carré, développé, arrivant plus qu’à mi-hauteur
des mandibules. )
Tête convexe, presque rectangulaire sans les yeux, ceux-ci très
gros, très saillants. Antennes avant les 3 premiers articles à extré-
mité un peu renflée, le 1° fort et assez long, le 2° de 1/3 de la
longueur du 1°, le 5° un peu plus long que le 1°", les suivants plus
courts, subégaux, le dernier aminei et terminé en pointe mousse.
Palpes très allongés, à articles subcylindriques, le dernier très
légèrement tronqué au sommet.
Menton convexe au milieu, excavé sur les lobes, profondément
échancré, à dent médiane nette mais assez courte et arrondie au
sommet, à suture sinueuse.
Corselet transversal, fortement échancré en cercle en avant, à
angles antérieurs largement arrondis, puis sinueux el concaves, se
290
rapprochant jusqu'aux angles postérieurs, qui sont un peu obtus à
cause de la légère obliquité de la base. Celle-ci un peu courbée vers
l'arrière.
Rebords latéraux du corselet très larges, largement concaves
ainsi que la base. Partie antérieure centrale du corselet convexe de
chaque côté du sillon médian, avec une dépression en arc convexe
vers l’arrière devant le col et deux dépressions irrégulières, une de
chaque côté, sous les extrémités de la première.
Dessous du prothorax à rebord latéral aplati large; côtés con-
vexes. Prosternum convexe en triangle à sommet aboutissant entre
les hanches, la partie située entre les hanches assez étroite, sillon-
née longitudinalement avec une petite carène médiane.
Elytres assez largement rebordées à la base, le rebord s’amincis-
sant ensuite jusqu'à l’épaule. La base descend un peu obliquement
jusqu’à l’épaule. Les élvtres (sans leur rebord) sont ensuite assez
parallèles, très peu arrondies, forment alors un léger rentrant en
arrière, s’arrondissent de nouveau un peu. Le rebord latéral, large,
s'agrandit depuis l’épaule, atteint son maximum devant le rentrant
de la butte élytrale, puis diminue jusqu’à l’angle postérieur externe.
Tout le rebord élytral est finement denticulé en scie, les dents assez
écartées et dirigées vers l’arrière. Ces denticulations sont plus
fortes le long de la troncature élytrale postérieure.
Partie postérieure des élytres tronquée, l’angle externe large-
ment arrondi. Puis vient une concavité vers l’arrière. Angle sutu-
ral fortement tronqué un peu convexe vers l'avant.
Les élytres sont profondément striées. Nous examinerons leur
sculpture plus loin.
Epipleures larges en avant, se rétrécissant régulièrement vers
l’arrière à hauteur des hanches postérieures.
Métasternum convexe, transversal, se terminant en prolonge-
ment à côtés d’abord parallèles, puis se rejoignant à angle un peu
aigu aussi bien entre les hanches moyennes, qui sont légèrement
écartées, qu'entre les postérieures qui sont presque contiguës, sil-
lon médian longitudinal très net.
Fémurs fusiformes épais. Tibia antérieur fortement échancré au
1/3 antérieur. Tarses antérieurs Ç' à articles diminuant respective-
ment de longueur jusqu’au dernier qui est aussi long que le 1*. Les
3 premiers sont recouverts à la face inférieure d’une pelote adhé-
sive assez épaisse bordée de cils raides et entremêlée de quelques
cils plus courts.
Ongles simples, aigus, un peu renflés près de la base.
291
Sculpture et revêtement pileux. — 7éfe : les mandibules sont rugueuses.
A un fort grossissement le labre paraît très finement chagriné.
La tête est couverte de rides irrégulières, plutôt transversales
dans une dépression antérieure, longitudinales contre les yeux,
diminuant vers le col qui parait rugueux plutôt que sillonné, trans-
versales en dessous sur les côtés de la gorge qui est lisse au milieu.
— Cils du labre gros et raides.
Antennes pubescentes à partir de l’extrémité du 4° article.
Prothortix à rides longitudinales en avant, nombreuses et trans-
versales de chaque côté de la ligne médiane sur la partie convexe,
finement rugueux sur les bords latéraux et à la base, celle-ci pré-
sentant de petits plis longitudinaüx au milieu.
Un long cil raide dressé à l’angle postérieur de chaque côté du
corselet, sur le rebord même.
Elytres à stries bien marquées, les 7 premières régulières, les
externes interrompues. Les 6 premières un peu plus profondes
vers l’arrière, se joignant deux à deux avant l’extrémité. Strie
préscutellaire très développée. Intervalles finement chagrinés et
ponctués, les externes ét l’extrémité des éiytres bizarrement
bosselés et déformés. Rebord latéral malléolé bosselé.
Les élytres présentent sur leur bord de longs cils raides, 5 écar-
tés sous l’épaule, 3 à la région latérale postérieure (ces cils très
écartés tous l’un de l’autre), un contre l’angle suturale tronqué et
un au milieu de la troncature.
A la face inférieure, quelques poils couchés vers larrière sur le
métasternum.
Abdomen lisse, bosselé sur les côtés. 2 pores pilifères de chaque
côté du dernier segment (+.
Fémurs à quelques cils épars, ainsi que les trochanters posté-
rieurs.
Tibias spiauleux sur les arêtes, les médians plus densément.
Articles des tarses ciliés spinuleux en dessous, le dernier ne
portant que peu de cils.
SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
VIII
Assemblée mensuelle du 3 août 1912
Présidence de M. GUILLEAUME
La séance est ouverte à 20 heures.
_— M. Wire, président, s'excuse de ne pouvoir assister à la
séance.
— En l'absence de M. SCHOUTEDEN, qui se fait excuser, M. DESNEUX
remplit les fonctions de secrétaire.
S
— Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 6 juillet 1912
est approuvé. |
— L'assemblée décide lenvoi d’un télégramme de sympathie au
2° Congrès international d’Entomologie qui s’ouvrira le lundi 5 août,
-à Oxford, et auquel la société a délégué trois de ses membres :
MM. KERREMANS, LAMEERE et SCHOUTEDEN.
- Travaux pour les Annales. — L'’impression des travaux insérés
*.
RU
dans ce numéro est décidée.
Communications. — M. GUILLEAUME signale les captures sui-
_vantes : 1° Bruchus cisti, FAB., à Yvoir et à Aulloy, sur Helianthe-
mum vulgare; 2% Anthoconus rufus HERBsT, dans les marais de
-Bergh-Lelle (Brabant). ,
— M. BoNproir montre des exemplaires de la forme macroptère
du Nabis brevipennis HAHN qu'il à capturés dans la forêt de Soignes.
— La séance est levée à 21 heures.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVI, 6-1x-1912 19
294
DESCRIPTIONS DE DEUX ÆSERNIA NOUVELLES
(Col. PHYTOPH.)
pa H. Clavareau
Aesernia arcuata n. sp. — Long. 14 à 17 mill., larg. 6 à
7 mill. — Oblong, parallèle, convexe. Brillant. Vert bronzé ou
bleuâtre, avec une bande fauve, transversale et arquée au tiers
postérieur des élytres. Pattes en partie fauves. Dessous vert bronzé
ou bleuâtre, sauf la tête et les 3 derniers segments abdominaux,
fauves.
Tête lisse, largement impressionnée entre les yeux, fauve, le
vertex étroitement sillonné, verdätre ou bleuâtre, palpes obscurs,
antennes noires, brillantes, le 1° article fauve, ainsi que le dessous
des 2 suivants. Pronotum subquadrangulaire, peu convexe, étroite-
ment rebordé, droit sur les côtés, légèrement atténué en avant, la
base faiblement impressionnée, le disque lisse, les côtés avec de pro-
fondes impressions, inégales, entremêlées de gros points. Kcusson
lisse, le sommet arrondi. Klytres s’élargissant sensiblement après
leur milieu, couverts de séries linéaires de points réguliers, bien
marquées dans la partie bronzée, interrompues dans la bande fauve,
où elles sont remplacées par des points inégalement espacés et dis-
posés sans ordre, le sommet pointillé; les 2 tiers antérieurs plus ou
moins fortement gondolés sur les côtés, de façon à former de larges
impressions transversales, dans lesquelles les points des stries sont
très enfoncés. La bande fauve est placée au tiers apical, elle n’atteint
pas la suture et ses bords sont un peu déchiquetés. Dessous et pattes
lisses. Fémurs fauves, tibias verdâtres, avec leur sommet fauve,
tarses entièrement verdâtres. :
Hab. : Nouvelle-Guinée (par feu le D' PLASON). Trois exemplaires.
— Collection du Musée de Dresde, la mienne.
Forme de À. Whitei BALY, mais avec la bande fauve beaucoup
plus large et placée plus au sommet de l’élytre.
_ Aesernia Helleri n. sp. — Long. 18 mill., larg. 8 mill. —
Oblong, parallèle, convexe. Brillant. Noir, parfois à reflets bleuâtres,
le tiers postérieur des élytres jaune fauve, quelquefois mélangé de
noir. Pattes entièrement fauve clair.
Tête lisse, largement impressionnée entre les yeux, le vertex par-
couru par un sillon très étroit, l’épistome et le bord interne des
yeux fortement et inégalement ponctués, labre fauve obscur, man-
dibules noires, brillantes, palpes fauves, antennes noires, avec le
dessous des 3 premiers articles fauve. Pronotum subquadrangu-
295
laire, peu convexe, étroitement rebordé, droit sur les côtés, légère-
ment atténué en avant, le bord antérieur largement et profondé-
ment échancré, la base sinueuse avec le lobe médian avancé et
subarrondi; le disque lisse, avec une trace de sillon médian, les
côtés avec de profondes impressions, inégales, entremêlées de gros
points, surtout à la base, où ils s'étendent un peu le long de celle-ci,
la base elle-même avec une petite fossette préscutellaire, peu pro-
fonde. Ecusson lisse, arrondi au sommet. Elytres s'élargissant sensi-
blement après leur milieu, à ponctuation fine et linéaire dans la
partie obscure, moins forte, plus dense et disposée sans ordre appa-
rent dans la partie jaune fauve, les deux tiers antérieurs fortement
gondolés sur les côtés, de façon à former de larges impressions
transversales, dans lesquelles les points des stries sont très
_enfoncés; la nuance foncière noire se prolonge parfois en arrière,
-sur la partie fauve, sous forme de taches inégales, irrégulières et
très variables. Abdomen à ponctyation fine, très espacée, le dernier
segment et les côtés garnis de poils jaunâtres. Pattes entièrement
lisses, les tibias un peu plus clairs que les fémurs, les crochets rem-
brunis.
Hub. : Fleuve Herkules (Nouv.-Guinée). Trois exemplaires (par
VON BENNIGSEN). — Collection du Musée de Dresde, la mienne.
Je suis heureux de dédier cette intéressante espèce à M. HELLER,
l’obligeant conservateur de la section entomologique du Musée de
Dresde. ,
296
* DESCRIPTIONS DE MELASIDÆ NOUVEAUX
par KE. Fleutiaux
PTEROTARSUS JANSONI n. sp.
Allongé, subcylindrique, atténué en arrière. Jaune brillant, nul-
lement pubescent ; une tache noirâtre sur le dessus de la ‘tête ;
pronotum bordé latéralement d’une bande de même couleur; écus-
son également noirâtre ; une bande marginale moins obscure sur
la moitié postérieure des élytres ; une tache aux épaules et un
point rond sur chaque élvtre, au milieu et au dessous de la moitié,
plus noirs. Tête convexe, impressionnée sur la base de l’épistome -
et légèrement sillonnée au milieu ; ponctuation écartée, plus forte
en avant. Epistome nullement rétréci. Antennes jaunes. Pronotum
plus long que large, à peine atténué au sommet, avec un sillon au
milieu plus marqué en arrière; ponctuation assez fine et espacée.
Ecusson oblong, atténué et arrondi en arrière, éparsément ponc-
tué. Elytres très atténués en arrière, plissés longitudinalement au
sommet, non striés, finement et très éparsément ponctués. Des-
sous jaune, très légèrement ponctué. Pattes jaunes. — Long.
12 1/2 mill.
Equateur (ex coll. E. W. JANSON).
Rappelle par sa couleur les espèces du groupe Lyssothyreus
(histrio et surtout bipunctatus, tripunctatus). Mais d’une forme
allongée et atténuée qui le rapproche de rugosus, humilis. Le pli -
formant une côte au sommet de chaque élytre, sur le tiers posté- :
rieur, est tout à fait remarquable.
DICLADUS FAVREI n. sp.
Allongé, atténué en arrière, peu convexe sur les élytres. Noir,
avec un reflet bleu violacé sur les élytres. Tête convexe, légère-
ment impressionnée en avant, à ponctuation assez forte et serrée.
Antennes à articles 2 à 10 bipectinés. Pronotum plus long que
large, convexe et peu rétréci en avant, fortement sillonné en
arrière, déprimé à la base, ponctué comme la tête. Ecusson oblong.
Elytres brillants, nonstriés, finement et éparsément ponctués. Des-
sous noir. Prosternum convexe et parallèle, assez fortement ponc-
tué ; saillie graduellement rétrécie. Epipleures larges, courtes et
très rétrécies en arrière. Episternes parallèles, presque deux fois
plus étroits que le bord externe des hanches postérieures. Celles-ci
obliques, élargies en dedans. Dernier arceau ventral terminé en
pointe obtuse. Pattes grêles. — Long. 13 mill.
297
Hindoustan méridional, Wallardi, Travancore. (FAVRE, 1904.)
Diffère de D. bipectinatus par la couleur, la forme plus étroite et
les sillons antennaires plus larges.
DICLADUS MELANOCOLEOIDES n. sp.
Epais, atténué en arrière. D’un brun noirâtre peu brillant. Tête
convexe, légèrement impressionnée en avant, assez fortement et
densément ponctuée ; épistome rétréci à la base, aussi large que
l’espace compris entre lui et l’œil. Antennes brunes, bipectinées.
Pronotum aussi long que large, arrondi en avant, fortement
sillonné en arrière, marqué à la base de deux fossettes au milieu et
de deux impressions oblongues, et en avant de deux fossettes pro-
fondes ; ponctuation forte et rugueuse. Ecusson presque semicir-
culaire, plan, couvert de gros points espacés. Elytres substriés,
assez fortement rugueux sur toute leur surface. Dessous de même
couleur; ponctuation assez forte sur le prosternum, fine et serrée
sur les autres parties. Epipleures et pattes d’un brun rougeûtre, —
Long. 17 mill.
Iles Fidji (WATKINS).
Plus robuste que D. bipectinatus. D’une couleur noirâtre, ponc-
tualion plus forte, impressions du pronotum très marquées.
SEMNODEMA CONVEXICOLLE n. sp.
Allongé, convexe. Noir, avec quatre taches jaunes sur lés élytres.
Tête convexe, fortement et densément ponctuée. Epistome peu
rétréci à la base. Antennes rougeûtres; articles 3 à 10 munis d’un
long et mince rameau noirätre. Pronotum convexe, ponctué
comme la tête. Ecusson triangulaire, ponctué. Elytres ornés cha-
cun d’une grande tache jaune à la base et d’une autre plus petite à
l’extrémité; légèrement striés; intervalles finement rugueux. Des-
sous noir. Cuisses noirâtres ; tibias et tarses jaunes. — Long. 6 mill.
Bornéo, Kina-Balu (WATERSTRADT).
Espèce remarquable par sa forme générale convexe, ses anten-
nes longuement flabellées et les taches des élytres.
MESOGENUS CONRADTI n. sp.
Allongé, cylindrique, atténué en arrière. D’un noir de poix peu
brillant, couvert d’une pubescence dorée bien apparente. Tête
. large, aplatie en avant, fortement et rugueusement ponctuée, sil-
lonnée Re doaiemient et carénée au fond de la dépression
298
Epistome peu rétréci à la base. Antennes d’un brun noirûtre.
Pronotum plus long que large, parallèle, rétréci au sommet, forte-
ment rugueux, impressionné transversalement à la moitié et à la
base. Ecusson subquadrangulaire, rugueux, déprimé transversale-
ment. Elytres distinctement striés ; intervalles plans et rugueux.
Dessous de même couleur; ponctuation légère, non rugueuse.
Pattes d’un brun noirâtre. Long. 11 mill.
Cameroun (CONRADT).
Très voisin de M. africanus ; de forme plus allongée. Pubescence
dorée plus apparente. Pronotum plus rétréci en avant et plus forte-
ment impressionné. Stries des élytres mieux marquées. Ponctua-
tion du dessous plus fine. Antennes et pattes obscures.
. MESOGENUS LINEICOLLIS n. sp.
Allongé, cylindrique, légèrement atténué en arrière. Brun
noirâtre peu brillant; pubescence jaune clair très apparente,
formant une ligne médiane sur le pronotum. Tête convexe, carénée
au milieu, fortement ponctuée. Epistome peu rétréci. Antennes d’un
brun noirâtre. Pronotum convexe, largement arrondi en avant,
rugueusement ponclué. Ecusson semicirculaire. KElytres striés,
rugueux. Dessous de même couleur. Pattes d’un brun rougeûtre.
— Long. 81/2 mill.
Congo belge.
Diffère de M. Conradti par sa forme plus courte; la tête nulle-
ment aplatie en avant, ni sillonnée au milieu, mais simplement
carénée. Pronotum largement arrondi en avant et régulièrement
convexe, sans impression. Rugosité des élytres plus serrée.
PLESIOFORNAX JAVANUS n. sp.
Oblong, peu convexe, subdilaté en arrière; d'un rouge ferrugi-
neux; pubescence jaune peu apparente. Tête sillonnée au milieu,
fortement ponctuée; carène interoculaire interrompue. Epistome
très rétréci. Antennes ferrugineuses, dépassant la base du pro-
thorax; 1* article épais, rugueux; 2° très petit; 5° plus long que
le 4; suivants subégaux, derniers un peu plus longs, surtout le 11°,
Pronotum aussi long que large, fortement ponctué; côtés sinués,
légèrement rétrécis en avant; angles et bord antérieur arrondis;
bord postérieur fortement sinué. Ecusson semicirculaire, couvert
de quelques points espacés. Elytres subélargis en arrière, striés ;
intervalles ponclués. Dessous et pattes plus pâles. Sillons anten-
naires étroits, superficiels, non limités en dedans. Propleures et
14
ads M D dite, no,
299
prosternum avec une ponctuation assez forte et écartée, plus serrée
sur la saillie, légère mais visible sur ie reste du corps. Saillie
concave, rétrécie seulement au sommet. Episternes étroits,
parallèles, sensiblement de la même largeur que les épipleures des
élytres à la moitié de leur longueur. Hanches postérieures trans-
versales, dilatées en dedans, leur bord externe aussi large que le
bord postérieur des épisternes. Pattes courtes; 1° article des tarses
postérieurs beaucoup moins long que les suivants réunis. —
Long. 10 mill.
Java, Soekaboemi, W. Préanger, 2,000 m. (H. FRUHSTORFER,
1895). Voisin de ligniperda par la longueur relative du 1% article des
tarses postérieurs. Mais rappelle gravis et megacerus; antennes
moins longues, forme générale moins rétrécie en avant et en
arrière.
: PLESIOFORNAX FRENCHI n. sp.
Oblong, convexe; ferrugineux; pubescence jaune, courte et peu
visible. Tête convexe, fortement et densément ponctuée. Epistome
très rugueux, rétréci, aussi large à la base que l’espace compris
entre lui et l’œil. Antennes ferrugineuses, dépassant à peine la base
du prothorax; 1° article’épais, rugueux, aussi long que les deux
suivants ensemble; 2° court, subégal au 4°; 5° aussi long que les
deux suivants. Pronotum pas plus long que large, rétréci en avant,
convexe, fortement et rugueusement ponctué, surtout à la base,
sillonné au milieu en arrière et faiblement près du bord antérieur.
Ecusson oblong, ponctué. Elytres proporlionnellement longs,
rétrécis seulement au sommet, convexes, assez finement striés ;
intervalles deñsément rugueux. Dessous à ponctuation assez forte,
moins serrée sur le propectus, sillons antennaires assez larges, non
distinctement limités en dedans. Saillie prosternale courte, atténuée
au sommet. Episternes subparallèles, plus larges que les épipleures
des élytres à la moitié de leur longueur. Hanches postérieures
dilatées en dedans, étroites en dehors. Abdomen convexe; dernier
arceau fortement rugueux. Pattes couïftes; 1° article des tarses
postérieurs plus court que les suivants réunis. — Long. 13 mill.
Australie, Victoria (ex-coll. FRENCH).
Forme épaisse, plus convexe que javanus. Pronotum plus atténué
en avant; écusson plus long; élytres rugueux.
GAGATELLUS n. g.
Corps ovale, peu convexe en dessus. Tête légèrement déprimée
en avant. Epistome sur un plan sensiblement parallèle au proster.
num. Antennes subcylindriques à partir du 5° article, atteignant la
300
moitié du corps (4 ?) ou dépassant un peu la base du prothorax
(Q ?); 2° article très petit, 3° plus long que le suivant. Pronotum
aussi long que large, atténué de la base au sommet. Ecusson trapé-
zoïdal, rétréci en arrière. Elytres atténués postérieurement. Sillons
antennaires peu profonds, lisses, non limités en dedans. Prosternum
assez large et convexe. Saillie parallèle, arrondie au sommet.
Sutures prosternales aboutissant en dehors des hanches antérieures.
Episternes parallèles. Hanches postérieures fortement élargies en
dedans, anguleuses, leur bord externe d’une largeur à peu près
égale à celle des épisternes. Pattes grèêles; 4° article des tarses
excavé en dessus; 1° article des postérieurs aussi long que les sui-
vants réunis («j ?), un peu moins (9 ?). Ongles simples.
Genre voisin des Plesiofornaxæ. Remarquable par sa couleur d’un
noir profond sans pubescence, très rugueux. L’épistome, par suite
de la saillie qu’il forme à la base, se trouve sur un plan différent de
la courbure de la tête vue de profil.
G. BAERI n. sp.
Entièrement d’un noir de jais. Tête carénée au milieu, très forte-
ment rugueuse. Epistome très rétréci et caréné à la base, impres-
sionné au milieu, fortement rugueux. Antennes noires, assez
robustes. Pronotum sillonné au milieu, biimpressionné, déprimé
en arrière et le long des bords latéraux, très fortement rugueux ;
angles postérieurs assez longs. Klytres striés, fortement rugueux.
Dessous de la même couleur à ponctuation forte et serrée sur le
propectus, plus légère en arrière et très superficielle sur l'abdomen.
Pattes noires, tarses un peu brunâtres, surtout vers le bout. —
Long. 9 4/2 mil. (4 ?), 11 mill. (© ?).
Pérou, province Huallaga, Rio Mixiollo, 1,800 m. (C. A. BAER,
7 août 1900). — Guyane française, Saint-Laurent du Maroni.
EUCALODEMAS BONVOULOIRI.
Allongé, convexe, subeylindrique ; noir peu brillant avec le pro-
thorax jaune portant en dessus une tache noirâtre sur le milieu;
pubescence jaune sur le pronotum, d’un roux obscur sur les élytres.
Tête convexe, impressionnée en avant, densément ponctuée, noire
avec la partie interantennaire rougeàtre. Epistome plus large à la
base que l’espace compris entre lui et l’œil. Antennes noires, attei-
gnant la moitié du corps, assez épaisses et subcomprimées à partir
du 3° article; 1* mince et cylindrique, aussi long que les deux sui-
vants; 2° petit; 3° plus long que le suivant. Pronotum aussi long
que large, convexe, arrondi en avant, très déprimé à la base, paral-
301
_ lèle sur les trois quarts de sa longueur, densément rugueux; jaune
avec une tache noire cecupant le milieu de la partie antérieure et
prolongée en arrière, mais presque effacée jusqu’à l’écusson. Ely-
tres striés; intervalles plans et légèrement rugueux. Propectus
jaune, reste du dessous noir, pubescence jaune. Epipleures sillon-
nées. Episternes parallèles, plus étroits que les épipleures à la
moitié de leur longueur. Hanches postérieures élargies et angu-
leuses en dedans. >
Dernier arceau ventral terminé en pointe obtuse. Pattes noires;
derniers articles des tarses brun clair. — Long. 9 mill.
Chontales (E. M. JANSON).
Espèce voisine de sanguinicollis; pronotum orné d’une tache noire
au milieu, élargie en avant.
EUCALODEMAS DOHERTYEI.
Etroit, parallèle, convexe ; jaune avec une tache sur le dessus de.
la tête, le bord antérieur du pronotum et la partie postérieure des
_élytres noirs. Tête convexe, régulièrement ponctuée. Antennes
atteignant la moitié du corps, cylindriques, noires; 2° article très
petit, brunâtre. Pronotum aussi long que large, convexe, arrondi
en avant, régulièrement ponctué. Elytres légèrement striés; inter-
-valles finement ponctués; la partie noire des élytres s'étendant et se
fondant en avant en gagnant les bords et la suture. Dessous jaune ;
abdomen brunâtre. Episternes plus larges que les épipleures à la
moitié. Hanches postérieures élargies en rond au milieu. Cuisses
jaunes; tibias noirâtres; tarses bruns. — Long. 8 1/2 mill.
Andai, N.-Guinée (DOHERTY).
D'une forme étroite et allongée, paraît voisin de notalicolle.
EUCALODEMAS BREVICOLLE.
Allongé, cylindrique; noir mat; pubescence roussâtre fine. Tête
assez fortement ponctuée, légèrement impressionnée en avant.
_ Antennes n’atteignant pas la moitié du corps, ferrugineuses, 1°
article obscur. Pronotum court, rétréci en rond dès la base, bossué,
sillonné au milieu, très déprimé en arrière, assez fortement
rugueux. Elytres atténués seulement au sommet, finement striés ;
intervalles légèrement pointillés en arrière, presque rugueux en
avant. Dessous noir avec les mésopleures et les épisternes ferrugi-
neux. Sillons antennaires profonds et lisses. Prosternum très court.
Episternes un peu élargis en arrière. Epipleures sillonnées en
avant, très rétrécies en arrière. Hanches postérieures très forte-
_ ment et brusquement dilatées en dedans dans leur tiers intérieur,
302
plus étroites en dehors que le bord postérieur des épisternes. Dernier
arceau ventral atténué au sommet. Pattes d’un ferrugineux obscur;
tarses plus clairs. — Long. 9 mill.
N.-Guinée.
Forme plus large que Dohertyi, pronotum beaucoup plus court.
MACROSCYTHON BALABAKENSIS n. sp.
Allongé, convexe, atténué en arrière; d’un rouge ferrugineux ;
pubescence jaune. Tête rugueuse. Epistome rétréci à la base. An-
tennes ferrugineuses. Pronotum aussi long que large, convexe,
largement arrondi en avant, finement sillonné au milieu, très
rugueux, avec deux impressions lisses en avant de l’écusson. Elytres
striés; intervalles légèrement pointillés, un peu rugueux en avant.
Dessous de la même couleur, brillant, moins pubescent que le
dessus. Sillons antennaires lisses, peu profonds. Ponctuation assez
forte sur les propleures et le prosternum, fine sur les autres :
parties. Episternes un peu plus larges que les épipleures à la moitié
de leur longueur. Hanches postérieures graduellement élargies et
arrondies en dedans, leur bord externe à peu près de la largeur
des épisternes. Dernier arceau ventral atténué et terminé en pointe
obtuse. Pattes ferrugineuses. — LORE: 141/2 mill.
Ile Balabak, N. Bornéo.
Voisin de gabonensis, moins rugueux ; pronotum plus long, SE
rétréci en arrière; élytres plus atténués en arrière.
MACROSCYTHON PASCOEIT n. sp.
Allongé, convexe, atténué en arrière; noir; pubescence rousse
très courte et rare. Tête très fortement rugueuse. Epistome court,
sinué en avant, rétréci à la base, aussi large que l’espace compris
entre lui et l’œil. Antennes dentées, brunes; 1° article plus foncé,
rugueux ; 2° petit; 3° plus long que le 4. Pronotum parallèle, con-
vexe, largement arrondi en avant, sillonné en arrière, fortement
rugueux. Ecusson subquadrangulaire. Elytres atténués dans la
seconde moitié, striés; intervalles rugueux. Dessous de la même
couleur. Sillons antennaires étroits, lisses, non limités en dedans.
Propleures et prosternum fortement ponctués. Episternes étroits,
moins larges que les épipleures à la moitié de leur longueur.
Hanches postérieures dilatées en dedans, subanguleuses. Pattes
brunes, tarses plus clairs. — Long. 13 mill.
Gawler, S. Australia (ex-coll. PASGOE).
Voisin de gabonensis, pronotum plus grand, élytres plus atténués.
au sommet ; noir et plus rugueux.
Ë
!
4
à
;
303
HENECOSOMA BRASILIENSE n. sp.
Allongé, peu convexe; noir, avec la plus grande partie des élytres
à la base jaunes ; pubescence jaune, obscure sur le sommet des
élytres. Tête convexe et rugueuse, légèrement impressionnée en
avant; carène interoculaire entière. Epistome rétréci à la base, plus
étroit que l’espace compris entre lui et l’œil, arrondi en avant.
Antennes assez épaisses, subcylindriques, atteignant la moitié du
corps, noirâtres avec le 2° article et l’extrémité du dernier plus
clairs ; 3° plus long que le suivant. Pronotum un peu plus long
que large, presque parallèle, rétréci seulement près du bord anté-
rieur, sillonné au milieu en arrière, ponctué comme la tête. Ecus-
son rectangulaire. Elytres striés ; intervalles rugueux surtout dans
la partie antérieure. Dessous noir, assez fortement ponctué; pubes-
cence jaune. Episternes parallèles, à peine plus larges que les
épipleures à la moitié. Hanches postérieures graduellement dilatées
en dedans, à peu près aussi larges en dehors que ie bord inférieur
des épisternes. Dernier arceau ventral terminé en pointe obtuse.
Cuisses brunes; tibias et tarses jaunâtres. — Long. 5 mill.
Brésil S.-0., Blumenau (REITTER).
De forme moins allongée que discicolle. Carène interoculaire
entière. Antennes moins longues. Pronotum plus long et moins
rétréci en avant. Intervalles des stries des élytres inégalement
rugueux. La couleur jaune des élytres, sur les trois quarts de leur
surface en avant, le distingue à première vue.
[l
CURTOCEPHALUS n. g.
Corps étroit, allongé, subcylindrique. Tête très bombée en avant,
carénée au milieu. Epistome long, rétréci à la base, sinué en avant,
tricaréné dans toute sa longueur. Antennes longues et cylindriques;
2° article petit. Pronotum plus long que large. Elytres parallèles,
arrondis au sommet. Propleures légèrement concaves. Saillie
prosternale abaissée derrière les hanches antérieures. Episternes
étroits, parallèles, de la même largeur que les épisternes à la moitié
- de leur longueur. Hanches postérieures peu mais distinctement
dilatées en dedans,aussi larges en dehors que les épigrnes. Der-
nier arceau ventral rétréci en arrière et arrondi au sommet. Pattes
orêles; 4° article des tarses excavé en dessus; les postérieurs aussi
longs que les tibias correspondants; 1° article aussi long que les
autres réunis.
L'absence de sillons antennaires place ce genre dans le groupe
des Melasi; dans le voisinage des Pseudomenes et Phlegon par ses
304
caractères Mais sa forme étroite et allongée rappelle Fryanus,
Anelastidius et Henecosoma. Sa tête saillante le distingue particu-
lièrement.
C. ANGUSTUS n. sp.
Noir, avec le pronotum, une tache à la base de chaque élytre,
propectus, métasternum, épisternes, hanches postérieures, pre-
mier segment abdominal et pattes jaunes; pubescence de la couleur.
du fond. Tête très fortement et densément ponctuée. Antennes
noires ou brunâtres, dépassant la moitié du corps, avec le 2° article
rougeâtre. Pronotum convexe, subparallèle, rétréci seulement près
du bord antérieur, fortement et densément ponctué. Elytres légère-
ment striés, fortement ponctués à la base, finement en arrière.
Dessous à ponctuation moins forte. — Long. 7 à 8 mill.
Nouvelle-Guinée. Humbolt Bay (DOHERTY); Stéphansort, Astro-
labe Bay (KUNZMANN, 1894).
ANRT
NEAMERRASS
: | 305
TROIS NOUVEAUX DZSCODON DE L'AMÉRIQUE MÉRIDIONALE
par M. Pie
Discodon Anceyi n. sp. — Modice elongatus, postice subdilatus,
antice nitidus, niger, capite, thorace, scutello, 4-femoribus anticis et
arliculo 1° antennarum testaceis, elytris nigris ad humeros testaceo
notatis ; thorace transverso, lateraliter distincte sed mediocre inciso ;
elytris ad medium dilatatis, dense rugoso granulatis.
Modérément allongé, un peu élargi en arrière, à pubescence grise
peu distincte, brillant, moins sur les élytres postérieurement et sur
l'abdomen, testacé sur l’avant-corps et l’écusson, noir en dessous et
sur les élytres, ces derniers ornés d'une petite macule humérale
testacée, partie des pattes et premier article des antennes testacés,
sommet de celui-ci et le reste de ces organes noirs. Tête petite;
antennes longues, aplaties et déprimées sur leur milieu, atténuées à
l'extrémité, prothorax transversal, subarqué en avant, relevé sur
le pourtour, nettement mais faiblement échancré sur les côtés près
de la base, sinué postérieurement; élytres de la largeur du protho-
rax, nettement élargis vers leur milieu, très peu rétrécis et
subarrondis au sommet, densément ruguleux avec quelques petites
granules brillantes, marqués d’une dépression nette sur la suture
derrière l’écusson.
Long. : 10 mill. — Colombie : Bogota (collection ANCEY, coll.
Prc).
Par sa coloration rappelle Auellaganum Pic sans macule postscu-
tellaire testacée, mais les élytres sont moins brillants et densément
ruguleux, les antennes ont les articles médians aplatis et sont fon-
cées au sommet.
Discodon blumenausum n.sp. — Modice elongatus, postice
subattenuatus, nitidus, elytris posterius fere opacis, niger, capite
thoraceque rufo-testaceis ; thorace transverso; lateraliter distincte sed
mediocre inciso ; elylris postice subattenuatis et subopacis.
Modérément allongé, subatténué en arrière, à pubescence grise
peu distincte, en partie soulevée sur les élytres, brillant, sur
l’avant-corps et le dessous avec l’abdomen et le sommet des élytres
subopaques, noir avec la tête et le prothorax d’un roux testacé.
Tête assez grosse, yeux noirs ; antennes noires, courtes et grêles;
prothorax transversal, presque droit sur les côtés, subarqué en
avant, relevé sur le pourtour, nettement mais faiblement échancré
sur les côtés, sinué postérieurement, subsillonné sur le disque;
306
écusson foncé; élytres à peine plus larges que le prothorax, pas très
longs, sinués latéralement , subatténués à l’extrémité et subarron-
dis au sommet, ruguleux postérieurement avec des traces de côtes
discales.
Long. : 11 mill. — Brésil : Blumenau (ex-coll.-VAN DE PoLL, coll.
Prc). Re
Très voisin de severum Pic, coloration analogue à l'exception de
l'écusson qui est foncé au lieu d’être testacé avec le protnorax plus
transversal, non distinctement rétréci en avant.
Discodon suapinum n. sp. — Satis elongatus, subparallelus,
antice nilidus, niger, thorace rufo-testaceo, transverso, lateraliter
distincte sed mediocre inciso ; elytris subparallelis, postice dense punc-
Lato rugulosis et subopacis.
Assez allongé, presque parallèle, à pubescence grise, peu dis-
tincte, en partie soulevée sur les élytres, brillant sur l’avant-corps
et le dessous, subopaque sur la partie postérieure des élytres, entiè-
rement noir à l’exception du prothorax qui est roux testacé. Tête
petite, antennes (en partie cassées), noires et minces à la base; pro-
thorax transversal, très faiblement rétréci et subarqué en avant,
relevé sur le pourtour, nettement échancré sur ses côtés et sinué
postérieurement, sans partie saillante bien distincte; écusson
foncé; élytres un peu plus larges que le prothorax, longs, faible-
ment sinués latéralement, non rétrécis et subarrondis au sommet,
à ponctuation en partie ruguleuse, très dense sur le milieu et en
arrière.
Long. : 13 mill. — Bolivie : Suapi (ex-coll. VAN DE Porx,, coll.
Pic).
Voisin de l’espèce précédente, mais de forme plus allongée et plus
parallèle avec la tête noire.
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
XI
Assemblée mensuelle du ‘7 septembre 1912
Présidence de M. CH. KERREMANS, vice-président.
La séance est ouverte à 20 heures.
— MM. WILLEM, président, et SCHOUTEDEN, secrétaire, s’excu-
sent de ne pouvoir assister à la séance.
— M.-Purzeys, membre du Conseil, remplit les fonctions de
secrétaire.
Q
— Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 3 août 1912
est approuvé.
Correspondance. — L’échange des Annales avec la revue « Psyche»
est accordé.
Travaux pour les Annales. — L'assemblée décide l'impression
des travaux insérés dans ce numéro.
Communications. — M. KERREMANS donne un aperçu des travaux
du 2° Congrès international d’Entomologie, qui vient de se tenir
à Oxford, et auquel il a assisté en compagnie de MM. BALL, CLA-
VAREAU, D'ORCHYMONT, LAMEERE, SCHOUTEDEN et SEVERIN. Le
prochain Congrès se tiendra à Vienne en 1915.
— M. BonNproir montre un exemplaire vivant de l’Ornithodoros
moubata, Ixode propagateur de la « fièvre des tiques » en Afrique.
— La séance est levée à 21 heures.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVI, 3-x-1912 20
H. SAUTER’S FORMOSA-AUSBEUTE
CARABIDÆ
par le Commandant Paul Eupuis
(2M° CONTRIBUTION)
HEXAGONIA SAUTERI n. sp.
M. SAUTER a recueilli à Kankan (Formose) dix exemplaires d’une
nouvelle espèce d’Hexagonia, se rapprochant par la couleur des
H. Boiwringi ScH; H. brunnea CH.; H. longithorax Wiep. et
Il. nigrita VAN DE PoLL. Entre autres caractères, elle se distingue
immédiatement de ses congénères asiatiques par la forte sculpture
transversale de son prothorax, sculpture dont on retrouve des tra-
ces dans la nigrita, dans la Bowringi. |
Couleur, — Dessus brun de poix foncé, corselet à teinte rougeâtre
ainsi que parfois le dessus de la tête en partie et même la partie
antérieure et centrale des élytres.
Le dessous brun de poix rougeâtre ainsi que les antennes.
Palpes plus clairs en général. Brosses tarsales brun jaunâtre.
Dimensions. — La longueur est de 9 à 10 1/2 millimètres.
Les dimensions suivantes sont relatives, prises à la chambre
claire, et doivent être divisées par 26 pour avoir les longueurs
exactes en millimètres. Klles sont prises sur un exemplaire de
10 millimètres.
Longueur de la tête avec les mandibules : 51.
» » depuis le labre : 42 1/2.
Longueur du col : 6.
Longueur des antennes : 62.
Longueur des palpes maxillaires : 22.
» » palpes labiaux : 14.
Largeur de la tête à la base des mandibules : 23.
» » avec les yeux : 47.
» » derrière les yeux : 44.
» » aux angles postérieurs : 49 :
Largeur du col : 95.
Longueur du prothorax : 41.
Plus grande largeur du corselet : 57
Largeur aux angles postérieurs : 33.
Longueur de l’écusson : 7.
Longueur de la suture élytrale : 116.
PA
= Le" Fr ES
LR CNT E = LRre
= è
309
Largeur des élytres aux épaules : 61.
Plus grande largeur des élytres : 70.
Epaisseur de la tête à hauteur des yeux : 12 1/2.
Plus grande épaisseur du prothorax : 24.
» » » du corps : 28.
Longueur des membres antérieurs :
Fémur 33 ; tibia 30; tarse 21.
Longueur des membres moyens :
Fémur 38; tibia 29 ; tarse 29.
Longueur des membres postérieurs :
Fémur 37 ; tibia 33 ; tarse 21.
Longueur des trochantlers postérieurs 18.
Forme. — Tête : Les antennes sont courtes ; elles n’atteignent pas
la base du prothorax.
Leur premier article est assez gros, cylindrique, arrondi à l’extré-
mité ; le second est court, presque globuleux ; le troisième est plus
du double du second, légèrement étranglé un peu avant son
milieu ; les autres vont en décroissant insensiblement, sont un peu
moins épais à la base qu’à l’extrémité; le dernier est un peu plus
long, aminci et arrondi au bout.
Les mandibules sont larges, un peu concaves au dessus, arquées
à l’extrémité seulement ; le labre est concave en avant, droit en
arrière, les côtés un peu arrondis ; il est plus de deux fois aussi
large que haut. Une suture profonde sépare l’épistome du front.
La crête supra-antennaire est assez saillante et arrondie en dehors.
Les yeux sont gros. La tête est trapézoïdale sans les yeux, convexe
et élargie derrière ceux-ci, puis brusquement rétrécie en col qui
forme un angle droit avec la base.
Les palpes maxillaires sont allongés, le dernier article fusiforme
- aminci à l’extrémité, les deux derniers subégaux, l’antépénultième
un peu plus large.
Les palpes labiaux sont un peu plus pâles, à dernier article beau-
coup plus court que le précédent, son extrémité amincie un peu ‘
tronquée, plus obtuse que celle des maxillaires. Le mentum a les
lobes arrondis à l'extrémité, est assez profondément échancré, la
partie centrale de l’échancrure s’avançant en dent large, arrondie.
La suture est fortement carénée. Le dessous de la tête est assez
plat, un peu convexe, avec une dépression longitudinale faisant
suite à une large fossette du col.
Le prothorax est cordiforme, les côtés descendant obliquement et
presque droits à partir du col, puis s’arrondissant jusqu'a la partie
la plus large, convergeant fortement en courbe très faible vers l’ar-
rière, puis divergeant légèrement vers les angles postérieurs, le
910
côté postérieur de ceux-ci formé par une petite courbe convexe
vers l’arrière. La base presque droite entre les deux courbes.
Rebord latéral atteignant sa plus grande largeur sur les côtés anté-
rieurs du corselet, formant une gouttière qui va en diminuant
vers le col et vers les angles postérieurs.
Dessous, le rebord latéral est très net, un peu convexe; les côtés
du prothorax sont convexes, le prosternum en forme d’écusson,
convexe, étranglé parallèlement à son bord antérieur, déprimé
dans la partie centrale qui se continue en partie arrondie un peu
creusée entre les hanches.
Pédoncule mésothoracique très accusé; écusson triangulaire à
côtés un peu arrondis. Elytres assez largement rebordées à la base
jusqu’à la 5° strie, ce rebord formant un angle assez net avec le
rebord latéral. Epaules arrondies, puis à côtés presque droits, diver-
geant un peu, s’arrondissant alors jusqu'à l’extrémité qui est arron-
die et précédée d’une légère sinuosité. Rebord latéral très net
jusqu’à la sinuosité mais peu large. Epipleures larges en avant,
concaves à bords relevés tranchants.
Dessous à pédoncule mésothoracique convexe, portant une ligne
élevée contre le prothorax, le mésosternum présentant entre les
hanches une petite échancrure assez profonde contre la pointe du
métasternum. é
Métasternum formé de deux parties convexes séparées par un fort
sillon longitudinal médian, et bordées par une partie étroite dépri-
mée, s’avançant en pointe mousse jusqu’au milieu des hanches
postérieures, cette pointe présentant au milieu une petite ligne
élevée. La pointe antérieure est formée par une partie déprimée
arrondie, également à petite carène centrale.
Hanches antérieures aplaties, de niveau avec le prosternum.
Trochanter assez développé triangulaire. Fémurs antérieurs épais,
à face postérieure renflée avant l’extrémité. Tibia antérieur à pro-
fonde et large échancrure, élargi du milieu surtout à l'extrémité.
Les quatre premiers articles des tarses très élargis, le premier
presque en demi-cercle, les deux autres en croissant, le quatrième
comme le premier, mais arrondi aux angles, échancré à la base et
offrant un petit sillon longitudinal médian. A sa face supérieure, à
partir de sa base, il offre une dépression triangulaire, au fond de
laquelle, contre la base, s’insère le 5°, conique allongé, dont la 1/2
dépasse le pénultième. Les quatre articles élargis sont couverts en
dessous d’une pelote adhésive. Les autres pattes offrent une struc-
ture semblable, les tibias offrant des crêtes assez prononcées, le
premier article tarsal un peu plus allongé-triangulaire.
Sculpture et revêtement pileux, — 7éte : Le labre offre 6 points pili-
fères, les externes plus gros. Les cils sont courts. L’épistome a une
Da 1:
311
surface irrégulièrement bosselée, est limité en arrière, où il se
relève, par un profond sillon sinueux. Devant de la tête profondé-
ment excavé de chaque côté, excavations à fond très irrégulier.
Entre les deux excavations, deux carènes longitudinales séparées
par une partie aplatie à large fossette centrale allongée dans le sens
longitudinal. Cette sculpture, très prononcée toujours, est variable
suivant les exemplaires. Un pore pilifère très net au milieu du bord
interne contre chaque œil. Un autre en arrière de l’œil. Partie anté-
rieure du dessous de la tête offrant des sillons transversaux.
Prothorax : De chaque côté du sillon longitudinal partent des plis
irréguliers transversaux très marqués, variables suivant les exem-
plaires, s’oblitérant parfois au centre, généralement plus longs vers
la partie antérieure où ils s’approchent très près des bords tandis
que postérieurement ils s'arrêtent à mi-chemin. Leur ensemble
couvre une partie aplatie cordiforme du disque, coupée en deux
par le sillon longitudinal.
Dans la partie la plus large de la gouttière latérale un pore pili-
fère à long poil.
Dessous lisse.
Elytres : Stries nettes et profondes ; intervalles plans. Les stries
offrent des points très petits assez écartés.
-Strie préscutellaire longue.
En général, les quatre premières stries se rapprochent deux à
deux vers la base, qu’elles n’atteignent pas toujours. La 5° est plus
écartée et s’arrête avant la base.
Les deux derniers intervalles sont plus ou moins déformés et
bosselés sous l’épaule et vers l’extrémité, et le dernier présente des
pores pilifères sauf au centre. Il y en a 7 ou 8 à l’extrémité jusque
vers le milieu, 3 ou 4 derrière l’épaule.
Le 3° intervalle présente un nombre de gros pores variable, en
général 1 vers l'avant, 2, 5 ou 4 vers l’arrière. Le 5° en présente un,
parfois deux dans le 1/3 postérieur.
En arrière, à des niveaux étagés, la 1"° strie se joint à la 2°, la 3° à
la 4°, la 5° à la 6°; les suivantes passent dessous pour s’arrêter près
de la 2° strie.
Le métasternum est lisse, mais plissé à son bord postérieur
devant les hanches. Les derniers segments abdominaux présentent
un pore pilifère de chaque côté de la ligne médiane; le segment anal
en présente deux de chaque côté.
Les fémurs portent quelques cils raides; l'extrémité des tibias, des
cils dorés assez nombreux; les pelotes adhésives sont formées de
nombreux poils gris jaunâtre ; les quatre premiers articles tarsaux
sont frangés de cils raides. A la face supérieure, à chaque angle,
312
les trois premiers portent un cil raide, le 4 deux. Le 5° a un petit
cil de chaque côté au dessus. Les ongles sont simples, modérément
arqués, courts.
PENTAGONICA BIANGULATA n. sp.
Prothorax bianguleux de chaque côté, l'angle normal là où le
corselet atteint sa plus grande largeur, l’autre en dessous, près de
la base, nettement visible (bien que beaucoup plus obtus) quand on
examine le corselet obliquement, d’avant en arrière. l'ATES cite
comme espèces asiatiques présentant les deux angles sa P. Angu-
losa du Japon, qui diffère par le second angle beaucoup plus pro-
noncé et son prothorax noir, et P. suturalis SCH. de Hongkong,
qui a les antennes testacées sauf le premier article, et la suture
testacée.
Couleur. — Tête entièrement noire, parlies buccales brunâtres
foncées, antennes foncées, l’extrémité des articles un peu plus
claire lorsqu'on regarde sous un certain jour.
Prothorax brun rougeûtre clair en dessus, brunâtre clair en
dessous. Elytres noires, l’extrémité brun de poix, le rebord latéral
à partir des épaules testacé brunâtre, ainsi que le bord externe des
épipleures Le reste des épipleures et le dessous du corps brun
noir, les pattes, les hanches et les trochanters testacé brunâtre.
Sillon métasternal brun rougeûtre, ainsi que les extrémités méta-
sternales intercoxales.
Dimensions. — Longueur de l’insecte : 4 1,4 mill.
Les dimensions suivantes, prises à la chambre claire, doivent
être divisées par 26 pour avoir les longueurs en millimètres.
Longueur de la tête, des mandibules au col inclus : 23.
Longueur de la base du labre au col : 15
Longueur du col : 2 1/2.
Largeur du labre à la base : 5 1/2.
Largeur de la tête entre les antennes : 12.
De la tête avec les yeux : 20.
Entre les yeux: 12.
Largeur du col : 9 1/2.
Longueur des antennes : 57.
Longueur du prothorax : 14.
Largeur à la base antérieure : 14. :
Entre les deux angles antérieurs : 24
Entre les deux angles suivants : 17.
A la base postérieure : 12.
Pédoncule mésothoracique : 12.
313
Longueur de la partie scutellaire : 5.
Longueur suturale élytrale : 54.
Largeur élytrale aux épaules : 34.
Plus grande largeur : 42.
Extrémité tronquée de chaque élytre : 15.
Patte antérieure : fémur 17; tibia 15; tarses 9.
Patte moyenne : fémur 18; tibia 20; tarses 15.
Patte postérieure : fémur 22 ; tibia 20 ; tarses manquent.
Trochanter postérieur : 6 1/2.
Forme. — Tête : Le labre est assez développé, cache la plus grande
partie des mandibules, et est arrondi légèrement en avant. La tête
porte une fossette assez large, arrondie, de chaque côté, près du
bord interne de l’œil et vers l’avant. Le vertex s'élève un peu en
bosse derrière le front. Du labre au col, la tête est rectangulaire
sans les yeux. Ceux-ci sont très gros et saillants. À la base, la tête
est brusquement rétrécie en col.
Prothorax : Franchement transversal. Coupé carrément contre le
col, arrondi ensuite jusqu'aux angles latéraux saillants ; se rétrécit
ensuite obliquement en arrière par une double sinuosité un peu
concave vers l’arrière, le point de jonction des deux sinuosités
formant un second angle très ouvert. Le bord latéral commence très
étroit au col, s’élargit rapidement jusqu’à l’angle principal (celui-ci
obtus, mais très marqué, formé par la jonction d’une courbe con-
vexe avec une courbe concave), diminue ensuite rapidement en for-
mant le second angle, et empièle en mince carène sur la base du
prothorax Cette base transversale.
Sillon longitudinal n’atteignant pas la base, s’élargissant vers le
col. Le disque porte de chaque côté, un peu avant le milieu, plus
près du bord que du sillon médian, une petite fossette arrondie.
La partie centrale du pédoncule mésothoracique est un peu rele-
vée, et présente de chaque côté une petite dépression.
Elytres rebordées à la base jusqu’à l'épaule, à épaules arrondies,
les côtés d’abord presque droits et divergeant légèrement, puis
arrondis jusqu’à la troncature. Rebord latéral partant de l’épaule,
s’élargissant modérément jusque passé le milieu, puis devenant de
plus en plus étroit jasqu’à l’angle sutural. Troncature peu oblique,
un peu concave, l’angle externe arrondi, l’interne presque
droit.
Dessous : L’échantillon est en trop mauvais état pour le décrire
convenablement. Une partie de l’abdomen manque. Les hanches
antérieures sont globuleuses ainsi que les moyennes. Les posté-
rieures sont en croissant large. Les trochanters postérieurs sont
314
ovales allongés, arrondis au bout. Les hanches sont contiguës,
sauf les postérieures qui sont très peu écartées.
Antennes : Elles sont assez épaisses, le 1* article plus gros et
plus long, le second court, le 3° assez long, les autres décroissant
insensiblement, jusqu’au dernier qui est aminci arrondi au bout et
un peu plus haut que large.
Sculpture. — Tout le dessous est très finement chagriné. Il en est
de même du dessus. Les élytres, un peu aplaties sur la partie post-
humérale du disque, sont striées, les stries peu profondes, assez
fortement ponctuées dans les 5/4 antérieurs, les points un peu
écartés. Intervalles assez planes, sans point plus profond sur
le 3°. La 1° strie seule part de la base. Les stries deviennent plus
faibles et à ponctuation effacée vers l’extrémité, que la 1° et la 2°
seules atteignent à peu près.
L’exemplaire unique a été recueilli à Kosempo (Formose).
PENTAGONICA SEMISUTURALIS n. sp.
Sa suture bordée d’une bande claire derrière l’écusson constitue
un caractère commun avec la P. suturalis ScH., dont elle se rap-
proche. Elle en diffère par son prothorax brun de poix (testacé
chez la P. suturalis), ses fémurs non rembrunis à la base.
Couleur. — La tête est brun de poix foncé, le labre, le mentum,
le premier article des antennes, les yeux d’un brun rougeûtre, le
reste des antennes et des palpes d’un brun jaunâtre plus clair. Le
prothorax est brun de poix, son rebord latéral brun rougeûtre.
Ecusson et élytres brun de poix. Rebord latéral de ces dernières et
une bande étroite occupant les 3/4 postérieurs le long de la
suture jaune brunâtre clair. Cette bande s’étend sur 2 intervalles
en avant, et n’occupe plus un intervalle en arrière où elle s’assom-
brit.
Epipleures de la couleur du bord latéral, un peu plus sombres
sous l’épaule. |
Dessous brun de poix, y compris les hanches postérieures. Brun
un peu rougeâtre et un peu plus clair sur la partie médiane lon-
gitudinale du prosternum, la pointe métasternale intercoxale anté-
rieure. Hanchesantérieures et moyennes, trochanters, pattes jaune
testacé clair.
Dimensions. -— La longueur est de 4 millimètres.
Les dimensions suivantes, prises à la chambre claire, doivent
être divisées par 26 pour avoir la longueur en millimètres.
Longueur de la tête avec labre et col : 21.
Longueur du col : 3. ,
ui
315
Largeur de la tête entre les antennes : 11.
» » entre les yeux : 11 1/2.
» » avec les yeux : 20.
Je du COR:-9;
Longueur des antennes : 46.
Longueur du corselet : 14 1/2
Sa plus grande largeur : 21.
Largeur du pédoncule : 10.
Longueur de l’écusson : 8.
Sa largeur à la base : 4.
Suture élytrale : 50.
Elytres entre les épaules : 30.
Leur plus grande largeur : 40.
Troncature de chaque élytre : 15.
Patte antérieure : fémur 16 ; tibia 16; tarses 8.
Patte moyenne : fémur 18; tibia 18; tarses 9.
Pattes postérieures : fémur 20; tibia, 19; tarses manquent.
Trochanter postérieur : 8.
Forme. — Le labre est transversal, développé, arrondi en avant,
et cache presqué complètement les mandibules. Les cils sont
courts. La suture de l’épistome est convexe en arrière, et va d’une
crête supra-antennaire à l’autre. La tête est unie, sauf de petites
rides courtes (3 ou 4) transversales contre l’œil en avant et la crête
antennaire ; elle est peu convexe en avant, beaucoup plus en
arrière jusqu’au col. Les yeux sont saillants, mais leur bord pos-
térieur forme une courbe uniforme avec les angles postérieurs de la
tête. Ceux-ci arrondis, se joignant en courbe régulière à très grand
rayon. Col à côtés parallèles.
Antennes à premier article fort, cylindrico-conique, le second
court, le 5° long, Le 4° plus court que le 5°, la pubescence commen-
çant au sommet du 4. Dernier article un peu aminci, arrondi à
l'extrémité.
Prothorax modérément convexe, aplati en arrière contre la base,
à sillon longitudinal médian fort, allant du bord antérieur à la
partie aplatieipostérieure. Bord latéral net, concave, moins large
que dans l’espèce précédente, son angle un peu arrondi, obtus,
formé d’un côté antérieur peu courbé et d’un côté postérieur
presque droit.
Bord antérieur du prothorax presque droit en avant; largement
arrondi ensuite, les côtés divergeant fortement et très peu courbes
- jusqu'à l’angle latéral. Les côtés convergent ensuite fortement à
angle obtus, et se joignent en arrière par un rebord transversal
droit assez long, bordant la partie postérieure déprimée du pro-
thorax.
316 : É
Les élytres sont nettement rebordées jusqu’à l'épaule. Leur
rebord externe, peu développé, atteint sa plus grande largeur avant
le milieu Les épaules sont largement arrondies, puis les côtés sont
presque droits, un peu divergents, pour s’arrondir encore faible-
ment jusqu’à la troncature. Celle-ci est un peu oblique, presque en
ligne droite, ses angles arrondis.
Les fémurs sont allongés et moyennement renflés. Les tibias sont
minces et rigides. L’exemplaire unique n’est pas suffisamment
bien préparé pour me permettre d'établir une description plus
complète.
Les palpes ont le dernier article fusiforme, allongé, aciculé.
Sculpture. — L’insecte, tant en dessus qu’en dessous, est finement
chagriné, l'abdomen est plus lisse et plus luisant.
La gorge présente deux sillons longétudinaux parallèles. Près du
mentum on aperçoit de petits plis transversaux.
Le prothorax ne présente pas les deux fossettes de l’espèce pré-
cédente. Sa partie postérieure aplatie est rugueuse. Il y a un pore
pilifère exactement sur le sommet de l’angle latéral.
Les stries des élytres sont très faibles. Klles n’atteiunent ni la
base, ni l'extrémité, dont les deux premières pourtant se rappro-
chent. Elles sont plus mirquées sur le disque, et s’affaiblissent en
avant eten arrière. Le dernier intervalle présente quelques gros
points en avantet en arrière. Les stries sont ponctuées, les points
assez écartés Il n’y a pas de gros points sur le 5° intervalle. Mon
exemplaire présente un long cil visible au bord sous l’épaule.
L’abdomen offre un pore piligère de chaque côté sur le dernier
anneau, ce pore plus rapproché du bord externe que du milieu.
L’exemplaire unique provient de Kosempo.
PENTAGONICA FORMOSANA n. sp
Très voisine de la P. subcordicollis BATES, à laquelle elle ne peut
toutefois se rapporter, le thorax étant ici aussi nettement transver-
sal que dans les autres espèces, ce qui est en opposition formelle
avec la description de P. subcordicollis.
Couleur. — Dessus et dessous brun de poix, un peu rougeâtre sur
la suture, le pédoncule mésothoracique et l’écusson. Antennes roux
clair, le premier article brun. Palpes à extrémité claire, rembrunis
vers la base. Pattes, bord latéral élytral, extrémité du dernier seg-
ment abdominal jaune brunâtre clair, les hanches un peu rembru-
nies. Epipleures clairs, rembrunis le long des pièces thoraciques.
Dimensions, —- Long. 4 3/4 mill. (la subcordicollis a 2 1,8 lignes).
Les dimensions suivantes sont prises à la chambre claire et doi-
vent être divisées par 26 pour obtenir la longueur en millimètres :
317
Longueur de la tête, avec col : 25.
Longueur du col : 21/2.
Largeur de la tête entre les antennes : 9.
» » - » avec les yeux : 24.
» » +» entre les-yeux : 14.
Largeur du col : 10.
Longueur des antennes : 56.
Longueur du prothorax : 16.
Sa plus grande largeur : 25.
Sa base : 13
Longueur de l’écusson : 8.
Suture élytrale : 59
Élytres entre les épaules : 36.
Leur plus grande largeur : 50.
Troncature de chaque élytre : 13.
Patte antérieure : fémur 20; tibia 18; tarses 12.
Patte moyenne : fémur 24; tibia 23; tarses manquent.
Patte postérieure : fémur 30; tibia 28; tarses manquent.
Trochanters postérieurs : 11.
Les fémurs antérieurs ont comme largeur 6, ce qui est à peu près
la largeur des autres. Comme les premiers sont plus courts, ils sont
proportionnellement beaucoup plus renflés.
Forme. — Les antennes ont le premier article fort, el sont épaisses.
La tête est moins transversale que dans les deux espèces précé-
dentes. Labre arrondi en avant, ne laissant voir que très peu des
mandibules. Un sillon profond, presque droit, sépare l’épistome du
front. De chaque côté de la tête, il y a, le long de la crête supra-
antennaire, une forte dépression longitudinale. En arrière de
celle-ci, un pore pilifère; un autre près de l’œil, vers la partie
postérieure de celui-ei.
Palpes maxillaires à antépénultième article allongé, à pénul
tième court et conique, à dernier article aussi long que l’antépénul-
ième, en fuseau pointu
Le dernier article des palpes labiaux semblable, mais beaucoup
plus petit, l'avant dernier un peu plus court que le dernier.
Le dessous de la tête est luisant; la gorge présente deux sillons
parallèles.
Les antennes ont le premier article cylindrique et épais, assez
long, le 2° court, le 3° un peu plus long que les suivants, les autres
subégaux, le dernier un peu plus long, ovale, un peu aminci et
arrondi au sommet. La pubescence commence au 3° article, mais
est plus forte à partir du 4°.
Le prothorax est coupé presque carrément en avant, s'arrondit
largement jusqu'aux angles latéraux saillants, puis les côtés conver-
318
gent en ligne droite, présentent une petite sinuosité près de la base
et s'unissent en ligne transversale un peu arrondie vers l'arrière.
L’angle latéral est ohtus, un peu arrondi, le rebord latéral beaucoup
plus étroit que dans les espèces précédentes. La partie antérieure et
centrale du prothorax est convexe, la ligne médiane nettement
imprimée, s’arrêtant vers la base, qui est déprimée.' Le prothorax
est lisse et luisant, la partie basale déprimée plissée-rugueuse.
Ecusson triangulaire allongé.
Elytres proportionnellement plus larges que dans les espèces pré-
cédentes, en ovale large et court. Elles sont rebordées à la base. Les
côtés descendent peu obliquement vers les épaules; celles-ci sont
largement arrondies, les côtés largement arrondis, mais faiblement
au milieu jusqu’à la troncature.
La troncature est large, très faiblement arrondie vers l’avant, ses
deux angles arrondis.
Le rebord latéral a sa plus grande largeur sous les épaules.
En dessous, la partie centrale du prosternum est assez relevée,
mais non Ccarénée, et s’avance entre les hanches antérieures, qu’elle
sépare assez étroitement. Les hanches moyennes sont encore plus
étroitement séparées. Les postérieures sont contiguës derrière la
pointe métasternale. -
Tout le dessous est luisant, les côtés un peu chagrinés sur le méso-
et le métathorax; les arceaux abdominaux présentent un pore pili-
fère de chaque côté de la ligne médiane, le dernier en présente deux,
dont un plus fort tout près de l’angle externe.
Les hanches antérieures sont globuleuses, les fémurs renflés, les
tibias élargis jusqu’à l’échancrure, qui est forte, les tarses à articles 1
assez long, 2 un peu plus court, 3 beaucoup plus court, 4 très petit,
o long. Les ongles grêles. È
Hanches moyennes globuleuses. Fémurs allongés, modérément
renflés. Tibias longs et peu épais, s'élargissant peu vers l’extrémité.
Tarses manquent.
Hanches postérieures aplaties et en croissant. Fémurs et tibias de
forme semblable à celle des pattes moyennes. Tarses manquent.
Trochanters un peu courbes, arrondis au bout.
Sculpture. — Les élytres sont striées, assez planes sur le disque,
plus convexes sur les côtés, en arrière et en avant contre la partie
rebordée et l’écusson. Les côtés de l’écusson sont enfoncés, ainsi
que la première strie à cette hauteur. La prernière strie seule atteint
la base. Les stries sont nettes sur le disque, ponctuées, à points
écartés. Elles sont plus faibles sur les côtés et-en arrière, sauf les
2 premières, et encore, chez celles-ci, la ponctuation disparait-elle.
Le dernier intervalle est irrégulièrement creusé, et présente
quelques gros points peu nets.
. ne: p Er $ - F E
- 11 di ES RTS
13 À = =: & - s =
che à 5 x :
P
319
Un seul exemplaire de Kosempo (Formose).
Il est probable que le genre Pentagonica Scn. G. (Rhombodera
REICHE) est assez bien représenté à Formose, puisque les 3 seuls
échantillons recueillis appartiennent chacun à une espèce nouvelle.
DESERA (DENDROCELLUS) GILSONI n. sp.
M. SAUTER a recueilli à Takao (Formose), un exemplaire de
Desera qui se rapproche du D. unidentata Mac L. par son protho-
rax dépourvu de sillon longitudinal médian, par la couleur de ses
antennes, à extrémité du 1° article, 2° article et majeure partie du
3 rembrunie, mais s’en écartant par la coloration des pattes qui
sont entièrement roussâtres sauf l’extrémité du fémur qui est brun
de poix, et le dernier article des tarses qui est brunâtre. L’uni-
dentatus a, outre les genoux, les tibias brun de poix.
Je dédie l’espèce nouvelle à M. GiLsoN, directeur du Musée d’His-
toire Naturelle de Bruxelles, en reconnaissance des services qu'il
m'a rendus au point de vue de mes études zoologiques.
Couleur. — Dessus d’un vert métallique sombre, les élytres plus
foncées, et à reflets bleus au violets surtout sur ces dernières.
La crête supra-antennaire, les antennes, les palpes sont brun
roussâtre clair, l'extrémité des palpes blanchâtre, le dernier tiers
du premier article antennaire, le second, les 3/4 du 3° bruns, le
labre, l’épistome et les mandibules brun rougeâtre. Mentum, bords
de la gorge contre la suture du mentum brun rougeâtre. Dessous
de la tête vert noirâtre brillant, dessous du prothorax, prosternum
bleu noirâtre à reflets verts, métalliques. Le reste du dessous brun
noir luisant très foncé, à reflets métalliques sur les côtés et sur les
derniers segments de l’abdomen, épipleures presque noirs ainsi
que les pièces thoraciques latérales (épimères et épisternes),
Hanches antérieures et postérieures brun foncé, les moyennes plus
claires. Pattes roussâtres, l’extrémité des fémurs brun de poix, le
dernier article tarsal brun. Les arêtes des tibias contre l’articu-
lation fémorale sont également foncées.
Dimensions. — La longueur de l’insecte est de 8 millimètres. Les
dimensions suivantes, prises à la chambre claire, doivent être
divisées par 26 pour obtenir la longueur en millimètres.
Longueur des antennes : 100.
Premier article : 32.
Deuxième article : 2.
Troisième article : 10.
Longueur de la tête avec les mandibules : 50.
» des mandibules : 9.
» du labre : 4.
» du col : 3 1/2.
320
Largeur du labre : 11 1/2.
» à la base des mandibules : 15.
» d’une crête antennaire à l’autre : 21
» de la tête avec les yeux : 31.
» de la tête entre les veux : 17.
» »y » entre les angles postérieurs : 22.
RE 5 T0 6 LE |
Longueur du prothorax : 41.
Sa largeur aux angles antérieurs : 20 17/2.
Sa plus grande largeur (au milieu) : 23 1/2.
Largeur de l’étranglement postérieur : 18 1 2.
» aux angles postérieurs : 20.
Elytres : longueur suturale : 95.
Largeur au pédoncule mésothoracique : 17 1/2.
» aux épaules : 44.
» vers le milieu : 52.
Plus grande largeur (aux 2/3) : 57.
Entre les angles postérieurs externes : 34.
Largeur de la troncature de chaque côté : 19.
Longueur de la partie découverte de l’abdomen : 8.
» des membres antérieurs : fémur 40, tibia 34,
tarses 30.
Epaisseur du fémur : 7.
Membres moyens : fémur 40, tibia 40, tarses 98.
Epaisseur du fémur : 7.
Membres postérieurs : fémur 50, tibia 46, tarses 40, trochan-
ters : 13.
Epaisseur du fémur : 6.
Longueur des palpes maxillaires : 33.
» » labiaux : 95.
Forme. — Tôte : Les antennes sont longues, à premier article très
long, bisinueux, s’épaississant graduellement vers son extrémité,
le second très court en ovale raccourci. À partir du 3° article, les
articles diminuent peu à peu jusqu’au bout.
Les mandibules sont fortes et larges, le crochet iong, mince,
presque à angle droit. Le labre est large et peu haut, avancé en
angle très obtus et arrondi antérieurement, coupé carrément en
arrière, à côtés un peu arrondis, légèrement rétréci postérieure-
ment. Les crêtes antennaires forment une petite saillie arrondie.
L’épistome est un peu plus haut que le labre, sa suture légèrement:
convexe vers l’arrière. Les yeux sont gros et saillants. Le dessus de
la tête est modérément convexe en avant, convexe derrière les yeux
jusqu’au col. La partie entre les yeux et le col, sur les côtés, est
modérément renflée.
921
Prothorax : Légèrement émarginé en avant, les angles antérieurs
arrondis et presque droits. Côtés d’abord presque droits, divergeant
légèrement vers l’arrière, puis légèrement arrondis, formant ensuite
une courbe concave en se rapprochant, les angles postérieurs très
arrondis et peu saillants. Base coupée assez carrément en arrière.
Base des élytres un peu convexe vers l'arrière contre le col,
descendant ensuite obliquement vers les épaules qui sont largement
arrondies; côtés presque parallèles sous les épaules, puis modéré-
ment arrondis jusqu’à l’angle externe de la troncature.
Troncature d’abord concave vers l'arrière, puis très légèrement
convexe dans sa moitié suturale. Angle externe un peu obtus, un
peu saillant, non arrondi au sommet.
Angle sutural presque droit, très légèreinent aigu, presque pas
arrondi au sommet.
Dessous : Palpes à dernier article assez largement sécuriforme.
Mentum concave. Sutures gulaires fines.
Prosternum s’avançant en pointe entre les hanches antérieures,
rebordé, à bords relevés. Métasternum offrant un losange concave
dans ses 3/4 postérieurs au milieu.
Hanches antérieures globuleuses et saillantes, écartées; hanches
moyennes globuleuses, moins saillantes, écartées.
Hanches postérieures plus aplaties, en croissant large; contiguës.
Abdomen assez convexe en dessous.
Sculpture et revêtement pileux. — Les antennes ont le premier et le
3° article présentant des cils plus nombreux à leur extrémité. Les
articles suivants sont régulièrement pubescents.
Le labre a deux longs cils sur les côtés, un de chaque côté de
l’angle antérieur médian, et une petite toufte de 5 ou 4 cils courts,
courbés vers l’intérieur, à chacun des angles antérieurs. L’épis-
tome présente quelques très petits points sur les côtés. La tête est
couverte de points enfoncé; très gros, nombreux, sauf derrière
l’épistome au milieu. Ces points portent de petits cils jaunâtres. Le
col est lisse. Il y a deux soies supra-orbitales de chaque côté, l’une
à hauteur du bord antérieur, l’autre du bord postérieur de l'œil.
Le corselet est complètement couvert en dessus de très gros
points, les bords relevés de ceux-ci, surtout dans la 1/2 postérieure,
s’unissant en crêtes transversales irrégulières sinueuses, cette très
forte sculpture faisant complètement disparaître la ligne médiane
longitudinale qu’on trouve dans la plupart des autres espèces. Des
points excavés sortent des poils couchés, sémblables à ceux de la
tête.
Les élytres sont fortement striées, à intervalles assez convexes.
Les stries sont bordées de points pilifères très gros et très enfoncés,
322
ces points souvent accolés transversalément deux par deux. Ils
diminuent vers l’extrémité, où les stries néanmoins subsistent. Les
intervalles ont également des points gros et assez nombreux. La
pubescence élytrale, assez espacée, est couchée vers l’arrière.
Le bord de la troncature offre une série de petits cils parallèles
assez distants.
Dessous. — L’extrémité des palpes présente une pubescence
blanchâtre.
Le dessous de la tête présente quelques points assez espacés,
gros, pilifères, le long des yeux et sur les côtés. Le milieu est lisse.
Entre les sutures gulaires et sur leurs côtés, en avant, se trou-
vent des rides transversales. Le col est lisse, un peu ridé transver-
salement sur les côtés.
Le prothorax, devant les hanches, présente de très gros points
enfoncés. Contre les hanches et en arrière, la sculpture est moins
accentuée et plus éparse.
Les parties méso- et métathoraciques sont criblées sur les côtés
de gros points moins profonds (les épipleures aussi). Les parties
centrales ont des points beaucoup plus petits et plus rares vers leur
milieu.
L’abdomen est couvert régulièrement et densément de points
pilifères, ceux-ci, sur les parties centrales, prenant l’aspect de
petites impressions transversales.
Le dernier segment abdominal est ridé transversalement à sa
base. De chaque côté, à l'extrémité, plus près du bord externe que
du milieu, sur une petite élévation, un pore pilifère portant un
long cil dressé.
Pattes : Leurs proportions ont été données plus haut; les fémurs
sont régulièrement fusiformes, hérissés de cils raides et espacés.
Les tibias s’épaississent régulièrement et peu fortement de la base
au sommet; les antérieurs sont assez profondément échancrés à
hauteur du 1/3 inférieur. Le premier article des tarses est aussi
long que les deux suivants réunis, le 5° un peu plus court que le
2°, le 4 formé de deux lobes allongés, séparés jusqu’à la base. Ces
lobes sont ciiiés plus densément en dessous que les autres articles
tarsaux.
Les ongles ont des dentelures nettes mais assez courtes sur
leurs 2/3 basilaires internes.
PHEROPSOPHUS FUSCICOLLIS Des.
var. FORMOSANUS n. var.
Un exemplaire de Ph. fuscicollis DEJ. a été récolté à Anping
(Formose). Si je juge utile de donner un nom nouveau à la variété
qu'il forme parmi les nombreuses variétés de cette espèce, c’est
323
x
parce qu’il présente la particularité suivante : les élytres sont très
étroitement bordées de jaune brunâtre latéralement, et plus large-
ment bordées de brun jaunâtre à l’extrémité. CHAUDOIR ne cite
aucune variété à élytres à extrémité brune, et parle seulement
d’une variété de Sumatra où les élytres sont légèrement bordées de
jaune.
La longueur de mon exemplaire est de 14 millimètres. Il est rela-
tivement étroit et allongé. Il présente les particularités de couleur
suivantes :
La tache partant de l’épistome est en triangle allongé et rejoint, à
hauteur du milieu de l’œil, la tache basilaire. Celle-ci est assez large,
à côtés parallèles, un peu échancrée en avant.
Le corselet présente de chaque côté une tache brun sombre, en
virgule renversée, la pointe contre l’angle antérieur, la tête devant
la dépression latérale basilaire. Cette tache longe la partie anté-
rieure des côtés, le rebord de ceux-ci restant foncé.
La tache élytrale humérale est petite et arrondie, et commence
contre la 4 côte. La lache médiane est très en zig-zag, étroite, sa
partie la plus large étant la partie interne entre les côtes 3-5.
Les élytres sont étroitement bordées de jaune brunâtre. Elles le
sont plus largement en arrière, la bordure étant plus foncée. Les
épipleures sont entièrement jaune brunâtre.
.-Les épisternes antérieurs présentent une tache triangulaire
jaune brunâtre dans leur moitié postérieure, la base longeant le
rebord du corselet, le sommet arrivant à une certaine distance des
hanches.
Les épisternes postérieurs sont également clairs, mais restent
foncés dans l’angle antérieur touchant à l’épipleure, et à leur
extrémité postérieure.
Les 4 premiers articles des antennes sont plus luisants et plus
clairs que les suivants ; ceux-ci sont brun rougeâtre.
Les 4 fémurs antérieurs présentent une petite tache brune à
l'extrémité. Les postérieurs, outre cette tache, ont, ainsi que leurs
trochanters, des bandes longitudinales brunes. Les épines brunes
des tibias leur donnent un aspect un peu plus foncé que les fémurs,
les tarses sont brun rougeàtre.
La tête est ponctuée-plissée près du col. Sur le thorax, quelques
gros points peu profonds et peu nombreux.
Elytres finement plissées, striées longitudinalement entre les
côtes qui sont finement chagrinées, et deviennent brun clair avant
d'atteindre la partie extrême brune des élytres. Dessous, le pro-
thorax est finement chagriné, présente quelques gros points de
chaque côté, et, à droite et à gauche du milieu, une rangée de 7 à
9 pores pilifères portant un cil raide. L’extrémité arrondie du
prosternum porte 4-5 cils raides, dirigés vers l'arrière.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVI, 3-X-1912 21
324
Tout le reste du dessous du corps est très ponctué et pubescent,
le métasternum plus lisse, n’offrant que quelques gros points.
Si j'insiste sur la sculpture de cet insecte, c’est parce que l’étude
des si variables Pheropsophus est extraordinairement aride; les
couleurs, les proportions sont très peu constantes. Seule, la sculp-
ture ne change guère.
DIORYCHE FORMOSANA n. sp.
Très voisine des D. Thunbergi Des. et D. (Platymetopus) corrosa
BATES. Ces trois espèces ne sont peut-être que des races locales. ”
Les deux exemplaires que j'ai sous les yeux proviennent de Anping
(Formose).
Ils diffèrent de la D. corrosa BATES par la taille plus grande (5 à
6 lignes, ou 8 à 9 mill. au lieu de 3 à 4 lignes, ou 5 à 61/2 mill.),
par les antennes qui ont les 2 premiers articles et la base du 3°
plus clairs, et les palpes qui sont colorés tout à fait différemment.
Le reste de la description de BaAïTEs s'applique très bien à nos
échantillons, mais sa description, qui ne parle pas du dessous du
corps, est trop incomplète pour permettre de conclure qu'il n’y a
pas d’autres différences Les termes de BATES « pedibus palpisque
concoloribus » et plus loin « palpi brassy-black » ne EVER en
tout cas, s'appliquer à nos individus.
Couleur. — Le dessus, à l’œil nu, paraît noir grisâtre très mat,
avec trois lignes plus foncées et plus lisses sur les élytres (ce sont
les intervalles surélevés 3, 5 et 7). En réalité la couleur du fond est
d’un noir à légers reflets métalliques violacés’'ou surtout bronzés, et
l’apparence mate est donnée par la sculpture très forte et la pubes-
cence assez dense d’un gris jaunâtre. Le labre est étroitement bordé
de jaune brunâtre, la suture de l’épistome un peu plus foncée.
Les antennes ont les 2 premiers articles et la base du 3° ferrugi-
neux, le reste brun de poix brillant. Les mandibules sont brun rouge
foncé, noirâtres en dessus dans leur partie visible. Les palpes
labiaux sont ferrugineux, leur dernier article brun foncé,
l'extrême pointe ferrugineuse. Les palpeés maxillaires sont colorés
de même, sauf que le pénultième article est également foncé. Le
reste des pièces buccales est ferrugineux clair, le menton DU
rouge foncé.
Le dessous est brun de poix foncé, brillant, presque noir sur
le côté et les épipleures, plus rougeûtre au centre. Il y a des
reflets métalliques sous la tête et le prothorax. Les hanches et les
trochanters sont plus clairs. Les pattes sont brun 5 poix brillant,
leurs épines brun rougeûtre.
325
Dimensions. — Les exemplaires ont respectivement 8 et 9 milli-
mètres.
Les dimensions suivantes sont prises sur l’exemplaire de 9 mill.,
à la chambre claire, et doivent être divisées par 26 pour donner
les longueurs exactes en millimètres.
Longueur des antennes : 60.
Longueur de la tête complète : 46.
» du labre : 6.
» de l’épistome : 6 1/2.
Largeur du labre : 17.
Largeur de la tête à la base des mandibules (incluses) : 34,
» » d’une crête antennaire à l’autre : 42.
» » avec les yeux : 57.
HE » entre les yeux : 41.
Largeur du col : 47.
Longueur du corselet : 45.
Largeur de son échancrure antérieure : 43.
Largeur entre les angles antérieurs : 51.
Sa plus grande largeur (aux 3/8 de la hauteur) : 71.
Largeur aux angles postérieurs : 59.
Ecusson : base 7, hauteur 3 1/2.
Longueur de la suture élytrale : 130.
Largeur des élytres aux épaules : 60.
Leur plus grande largeur (aux 2/3) : 80.
Patte antérieure : fémur 40; tibia 39; tarse 99,
Epaisseur du fémur 12.
Patte moyenne : fémur 40 ; tibia 42 ; tarse 30.
Epaisseur du fémur : 11.
Patte postérieure : fémur 45; tibia 46; tarse 38.
Epaisseur du fémur : 10.
Longueur du trochanter : 24.
Forme. — Tête : Les antennes ont le premier article de grandeur
moyenne, cylindrique, peu aminei à la base; le second petit, coni-
que, 3 fois plus court; le 5° de la longueur du premier, conique
allongé, assez mince à la base et grossissant graduellement vers
l'extrémité, les suivants ovales assez allongés, subégaux (le dernier
manque). :
Le labre est coupé assez droit en avant, ses côtés largement
arrondis et divergeant fortement, le bord postérieur assez fortement
convexe vers l’arrière.
L’épistome présente en arrière une suture plus ou moins dis-
tincte, visible surtout vers le milieu, à peu près transversale.
La tête est peu convexe en avant, plus fortement en arrière. Les
yeux sont assez gros, moyennement saillants. Elle est un peu rétré-
cie depuis les yeux jusqu’au corselet.
326
Les mandibules sont épaisses et très peu arquées, à extrémité
obtuse, à face latérale enfoncée, les bords relevés en carène. Le
mentuin a sa base fortement relevée en arrière, sa partie antérieure
enfoncée concave y compris la portion interne des lobes. Il pré-
sente une fossette pilifère de chaque côté près des angles posté-
rieurs. De chaque côté de la base, sur une partie renflée globu-
leuse extérieure au mentum se trouve également un pore à long
cil. La dent du menton consiste en une simple petite convexité
vers l’avant.
Les palpes maxillaires ont le dernier article fusiforme, à extré-
mité parfois brusquement amincie, mais arrondie au bout. Le
pénultième article est un peu plus court, l’antépénultième épais et
considérablement plus long, assez brusquement aminei et un peu
arqué près de la base.
Les palpes labiaux ont le dernier article de même forme que les
maxillaires, mais proportionnellement plus épais et plus court, le
pénultième assez mince et plus long que le dernier.
La ligule est complètement noyée dans les grands paraglosses
qui l’enveloppent de toutes parts. L’ensemble est rectangulaire, un
peu échancré en avant, coupé un peu obliquement aux angles anté-
rieurs. On distingue deux petites soies au bord antérieur
médian.
La suture gulaire se présente sous forme d’un sillon médian
étroit, mais net et s’'approfondissant en s’élargissant vers l’avant.
Le prothorax est coupé carrément au dessus contre la tête, puis
le bord antérieur remonte obliquement vers les angles antérieurs
qui sont saillants, arrondis, presque droits.
Les côtés s’arrondissent régulièrement de l’angle antérieur à
l’angle postérieur, la courbure devenant moins forte dans le 1/3
postérieur. Les angles postérieurs sont obtus, arrondis, leur som-
met présentant une dent minuscule un peu saillante. La base est
coupée carrément.
Le rebord latéral est formé par une simple ligne relevée. Le
dessus est modérément convexe, les impressions latérales basilai-
res très larges et très peu profondes. La ligne longitudinale
médiane est visible au centre. Le prothorax est finement rebordé
en avant, très finement en arrière.
Dessous, le rebord latéral est large et plan, sa bordure interne
relevée en carène. Le prosternum s’avance en cuiller entre les
hanches, les bords nettemement rebordés, surtout fortement sur
les côtés.
Les élytres sont rebordées jusqu’à l’épaule, la base un peu cin-
trée en arrière de chaque côté de l’écusson. L’angle huméral est un
PTE
Re. À
327
peu obtus. Les côtés, d’abord très peu arrondis, divergent légère-
ment en courbe excessivement faible jusque vers les 2/3 postérieurs
où les élytres atteignent leur plus grande largeur, s’arrondissent
ensuite en convergeant plus rapidement vers l’angle sutural, jus-
qu’à la sinuosité postérieure qui est fortement indiquée.
Au ‘dessous, le mésosternum remonte en gouttière bifide entre
les hanches moyennes.
Les côtés de la pointe métasternale antérieure sont rebordés. Le
sillon médian du métasternum est bien indiqué, et se trouve au fond
d’une dépression qui s’élargit d'avant en arrière, la pointe inter-
coxale postérieure étant nettement concave.
Les épisternes postérieurs sont allongés, rétrécissant rapide-
ment de la base, qui est large, à l'extrémité.
Les fémurs sont moyennement renflés. Dans les pattes antérieu-
res ©, le premier article est plus ou moins rectangulaire, les autres
plus triangulaires et décroissant en longueur, le 4° très petit, le 5°
long et fort, les ongles assez forts.
Dans les «, les articles 1 — 4 sont élargis modérément aux pattes
antérieures et moyennes, et revêtus d’une double rangée de poils
écailleux en dessous.
Sculpture et revêtement pileux. — Les antennes sont pubescentes à
partir du 3% article.
Le labre présente à son bord antérieur 6 points portant des cils
assez longs. Il est fortement, densément, grossement ponctué. Il en
est de même de la tête, qui est encore plus rugueuse surtout entre
les yeux. Le col paraît lisse, mais présente de petits points à peine
visibles à un fort grossissement. Toute la tête est couverte en des-
sus de cils gris jaunâtre, épais, couchés vers l’avant. Le mot
« hérissé » conviendrait mieux que celui de pubescent pour quali-
fier le revêtement pileux. La partie supérieure des mandibules est
ridée. Leur creux latéral plus ou moins obliquement plissé.
Les palpes sont pubescents surtout sur le dernier article. Le
mentum dans sa partie concave est finement chagriné et irréguliè-
rement bosselé surtout sur les lobes.
La gorge est ponctuée-plissée en avant, les points portant de
_ petits cils plus courts que ceux du dessus. La base et les côtés
sont lisses.
Le prothorax présente sur toute sa surface, mais moins au cen-
tre et beaucoup plus fortement dans les impressions basilaires
latérales des pores irréguliers, excavés, les parties situées entre ces
pores ponctuées fortement mais à points plus fins. Près du bord
latéral, à la partie latérale, là où le prothorax est le plus large, de
chaque côté un long cil. La pubescence générale est la même que
celle de la tête. 5
328
Dessous, le rebord latéral est lisse. Les épistomes antérieurs ont
de gros points espacés, augmentant en diamètre vers les hanches.
Même ponctuation plus forte sur les côtés du prosternum, s’éclair-
cissant vers le milieu. L’extrémité postérieure du prosternum pré-
sente quelques longs cils raides dirigés vers l’arrière.
Les élytres sont très densément ponctuées, les stries présentant
des points plus gros, enfoncés, assez rapprochés, diminuant vers
l’arrière où les stries deviennent plus profondes. La 3°, la 5° et
la 7° sont plus convexes que les autres. La pubescence est forte et
couchée vers l'arrière.
Le rebord latéral des élvtres est étroit et net. Le dernier inter-
valle présente quelques gros pores, surtout rapprochés aux épau-
les, et plus rares au milieu qu’à l'extrémité.
Les épipleures sont ponctués et ciliés, les points assez espacés,
peu profonds.
Les parties latérales méso- et métathoraciques présentent des
points gros et nombreux. Cette ponctuation s’affaiblit et s’éclaircit
sur les parties centrales.
L’abdomen est entièrement ponctué, la ponctuation s’affaiblissant
vers l’arrière et le centre, néanmoins très forte encore derrière et
entre les hanches postérieures. L’extrémité du dernier anneau ne
porte plus que de très petits points très espacés.
Les segments abdominaux, y compris le dernier, portent près de
leur bord postérieur, de chaque côté de la ligne médiane, un
pore piligère à cil plus long, La ponctuation générale en dessous
est moins accentuée chez notre exemplaire mâle que chez l’exem-
plaire femelle.
Les hanches, fémurs et trochanters présentent quelques pores
pilifères. Les tibias sont spinuleux et ont une fine pubescence
espacée entre les spinules de leurs arêtes. Les tarses présentent
aussi au-dessus de très petits poils presque imperceptibles, à peine
visibles à un grossissement de 30 diamètres.
COPTODERA FORMOSANA n. sp. ?
Extrêmement voisin du C. japonica BATES, dont il ne constitue
probablement qu’une variété.
Une série de 16 échantillons très variables de taille et de colo-
ration offrent néanmoins la particularité constante d’avoir les
angles postérieurs du prothorax nettement obtus, ce qui est en
contradiction formelle avec la description de BATES €angulis posti-
cis rectis ». Tout le reste du texte de BATES peut s’appliquer à notre
espèce (il est à remarquer que sur la figure donnée par BATES les
angles postérieurs du prothorax sont arrondis-obtus).
329
Nos échantillons peuvent se répartir en trois variétés de colora-
tion, correspondant à la taille,
Les plus grands /formosana s.s.] ont le dessus presque noir, les
antennes entièrement brun rougeâtre, le rebord latéral du prothorax
de même couleur que le dessus, seul l'extrême bord relevé est bru-
nâtre clair. Les fémurs et les tibias sont presque noirs au dessus.
Les moyens (var. marginata) et les plus petits (var. maculata)
ont tout le bord latéral du prothorax brun clair ; le dessus est brun
de poix.
Les pattes sont plus claires.
Dans la variété maculata, en outre, les deux premiers articles
des antennes ont postérieurement une tache foncée, et le 3° un
anneau large de la même couleur.
Tous les exemplaires proviennent de Hoozan (Formose).
Couleur. — Les antennes et les parties buccales sont d’un brun
rougeâtre clair. Le labre est un peu plus foncé, son milieu parfois
plus sombre. La tête est brun de poix, plus clair sur l’épistome et
en avant, presque noire en arrière sur quelques échantillons.
Le dessus du prothorax est brun de poix plus ou moins foncé,
parfois presque noir, le rebord latéral plus ou moins jaune bru-
nâtre.
Les élytres sont de la même teinte que le dessus du corselet,.et
portent chacune deux taches ou bandes jaune brunâtre assez varia-
bles. Le rebord latéral élytral est plus clair, variant du jaune brunä-
tre clair au brun foncé, mais plus sombre sous les épaules dans
les échantillons clairs.
La tache élytrale antérieure est placée derrière la base, qu'elle
n’atteint pas, et occupe, sur tous les échantillons, les intervalles 3
à 7. Les taches centrales (2 et 3, ou 3 et 4) qui la forment s’avan-
cent plus vers la base. La 2° est généralement la Plus avancée vers
arriere: is
La tache postérieure est flexueuse irrégalistésie va des inter-
valles 2 à 8, ou 1 à 8 (et formant dans ce cas une bande Commune
aux deux Eire 18
Sa partie interne (intervalles 1-5) est située plus bas que sa par-
tie externe, le bord inférieur de celle-ci étant à peu près auniveau
du bord supérieur de l’autre.
Le dessous est d’un brun de poix uniforme dans la variété
formosana, plus clair et plus rougeâtre au milieu dans les autres
variétés. La partie rétrécie des épipleures est brun jaunâtre dans
les variétés claires.
Les pattes sont de même ou brun de poix rougeâtre, ou brun
roussätre, les tarses plus clairs.
Dimensions. — La taille varie de 10 à 7 mill.
330
Les dimensions suivantes sont prises sur un exemplaire
de 8 millimètres, à la chambre claire, et doivent être divisées par
26 pour donner les longueurs exactes en millimètres.
Longueur des antennes : 78.
Premier article : 8 1/2.
2° article : 4 1/2.
9° article : 6 1/2.
4° article : 7.
‘Longueur de la tête : 42.
» du labre : 9 1/2.
» de l’épistome : 7.
» du col : 3.
Plus grande largeur du labre : 11.
Sa largeur à sa base : 9.
Largeur de la tête d’une crête antennaire à l’autre : 24.
Largeur de la tête avec les yeux : 41.
» » entre les yeux : 21 1/2.
Largeur du col : 24,
Hauteur du prothorax : 30.
Largeur de sa partie antérieure échancrée : 26.
Sa plus grande largeur (au 1/3 de sa hauteur) : 51.
Largeur du rebord latéral à cet endroit : 6.
Largeur entre les angles postérieurs : 44.
Ecusson : base 4, hauteur 4.
Longueur suturale des élytres : 195.
Leur largeur d’une épaule à l’autre : 56.
Leur plus grande largeur (aux 7 1/2) : 90.
Plus grande largeur du rebord latéral : 2.
Longueur de la troncature de chaque élytre : 29.
Pattes antérieures :
Fémur, longueur 31; épaisseur 71/2.
Tibia, longueur 37.
Tarses, longueur 21; articles 5 1/2, 4, 3 1/2, 3, 5.
Pattes moyennes :
Fémur, longueur 37 ; épaisseur 10.
Tibia, longueur 37.
Tarses, longueur 51 ; articles 10 1/2, 5 1,2, 4 1/2, 4, 6 172.
Pattes postérieures :
Fémur, longueur 46; épaisseur 11.
Trochanter, longueur 20; épaisseur 7.
Tibia, longueur 45.
Tarses, longueur 40 ; articles 15, 8 1/2, 4 1/2, 3 1/2, 8 1/2.
Palpes maxillaires :
Dernier article 6 1/2; pénultième 5 1/2; antépénultième 7.
331
Palpes labiaux :
Dernier article 6 1/2; pénultième 7.
Forme. — Le premier article antennaire est assez fort, grossis-
sant graduellement vers l’extrémité.
Le second est presque cylindrique, le 5° et le 4 allongés, un peu
renflés vers l’extrémité. Les suivants sont en ovale allongé, vont en
diminuant insensiblement vers l’extrémité, le dernier un peu plus
long, un peu aminci et arrondi à l'extrémité.
ie labre est largement arrondi en avant, Rue arrondi
sur les côtés, un peu rétréei à la base. Celle-ci est coupée presque
carrément, et parfois un peu carénée.
Les mandibules sont assez fortes, modérément arquées, poin-
tues.
L’épistome est trapézoïdal, à suture postérieure très nette, à côtés
un peu déprimés.
Les crêtes supra-antennaires sont assez fortes, arrondies exté-
rieurement; la tête est peu convexe devant, plus ou moins dépri-
mée, concaye de chaque côté des crêtes antennaires, jusqu’à
mi-hauteur des yeux; ceux-ci sont très gros et très saillants; contre
eux, la tête présente généralement une large fossette circulaire.
Le prothorax est large et transversal. Il est nettement échancré
en avant, le bord de l’échancrure un peu convexe vers l’arrière. Les
angles antérieurs et les côtés sont très arrondis, deviennent très
légèrement sinueux, presque droits près de la base. Celle-ci est
d’abord légèrement convexe vers l’arrière, à partir des angles, puis
un peu concave pour redevenir convexe devant l’écusson. Les
angles postérieurs sont arrondis au sommet, nettement obtus.
Le prothorax est peu convexe au milieu, la ligne transversale
antérieure arrondie vers l’arrière, profonde. La ligne longitudinale
médiane est nette, et va de l’impression antérieure transversale à
la postérieure, qui est bien marquée et un peu convexe vers l’ar-
rière de chaque côté du milieu.
Le prothorax est finement rebordé en avant. Le rebord latéral est
large, relevé, surtout aux angles postérieurs. La base est très
finement rebordée.
Les élytres sont nettement rebordées à la base, le rebord se
continuant par le rebord latéral, une étroite partie concave sépare
ce rebord de la base de l’élytre. L’écusson est petit et triangulaire.
Les élytres sont convexes à la base, sur les côtés. Le dessus l’est
beaucoup moins.
La base est un peu cintrée en arrière; les épaules sont largement
arrondies; les côtés sont légèrement arrondis et vont en s’élargis-
sant jusque passé la moitié de la longueur. Ils s'arrondissent un
peu plus ensuite en convergeant jusqu’à la troncature.
332
L’angle externe de celle-ci est largement arrondi; puis la tronca-
ture devient nettement concave vers l'arrière, et forme, en s’ar-
rondissant en sens inverse, l’angle sutural. Celui-ci est légèrement
aigu, son sommet étant assez fortement arrondi.
Une partie du dernier segment abdominal est à découvert. Il est
anguleux des deux côtés, tronqué et très peu arrondi en arrière.
Les palpes ont les articles allongés, peu épais, le dernier un peu
aminci etarrondi, un peu tronqué à l’extrémité.
Le mentum est largement échancré.
La gorge est assez régulièrement convexe; la suture gulaire n’est
pas distincte. |
Le processus prosternal intercoxal a ses côtés parallèles, est
assez étroit et un peu concave longitudinalement.
La pointe métasternale antérieure est aiguë, ses côtés concaves;
la postérieure a l’extrémité mousse, ses côtés légèrement arrondis.
Le métasternum est convexe sur les côtés, concave longitudinale-
ment dans ses trois quarts postérieurs, sa ligne longitudinale
médiane bien marquée, la transversale faible et parallèle aux
bords postérieurs.
Les épipleures sont fortement concaves. Les épisternes posté-
rieurs, larges en avant, se rétrécissent FADIC SRE et sont PILE
longs que larges.
Les fémurs sont fusiformes, aplatis ; les tibias grossissent faible-
ment et régulièrement vers l’extrémité. L’échancrure du tibia
antérieur est assez étendue, mais peu profonde; les fémurs anté-
rieurs sont creusés-concaves pour recevoir les tibias, les moyens
aussi, mais moins largement, et les postérieurs à la base seulement.
Les articles tarsaux sont coniques, plus ou moins allongés, le
dernier fort, les ongles présentent 3 à 4 dents parallèles assez
fortes.
Les mâles ont les 3 premiers articles des tarses antérieurs un
peu élargis et munis, en dessous, d’écailles blanchâtres. Je ne vois
pas trace de ces papilles écailleuses aux larses intermédiaires.
Le dernier segment abdominal mâle est un peu aplati au milieu
en dessous.
Sculpture et revêtement pileux. — Les antennes deviennent pubes-
centes un peu au-dessus de la base du 4 article.
Le labre est excessivement finement chagriné. Des 6 pores
sétigères à cils assez longs et raides, 4 sont antérieurs, 2 un peu
latéraux. L’épistome porte de chaque côté, à peu près à mi-hau-
teur, assez loin de son bord latéral, un pore piligère à cil long,
dressé.
L’épistome et la tête, à un très fort eee paraissent très
finement pointillés, chagrinés, mais non ponctués. La tête est
333
obsolètement ridée-plissée, deux rudiments de plis plus forts
contre l’œil. La partie postérieure est plus lisse. Des deux pores
cilifères supra-orbitaires, l’un est avant le milieu de l’œil, le second
un peu avant le bord postérieur.
Le prothorax porte, de chaque côté, un pore pilifère contre son
bord latéral, là où la largeur est la plus grande, et un autre à l’angle
postérieur sur le rebord même.
Le prothorax est finement chagriné ; sa sculpture est mal définie.
Il y a des traces de rides transversales sur le disque, de chaque côté
du sillon médian, et des impressions transversales plus profondes,
irrégulières, dans la partie postérieure du rebord latéral excavé.
Les élytres sont fortement striées, les intervalles convexes. La
strie scuteilaire est longue, parallèle à la suture. Les stries s’ar-
_rêteni en avant, à la concavité basilaire. La première se joint, en
avant, à la seconde. Le premier intervalle est plus étroit que les
suivants. Le 7° est plus étroit, plus convexe à l'épaule, et à cet
endroit, contre celui-ci, le & est également un peu relevé, et s’élar-
_git considérablement iminédiatement après l'épaule. Il devient
plus étroit à l’extrémité, où le 9° s’élargit notablement à son tour.
La 1®et la 2 stries se joignent en arrière, tout près de l’extré-
mité. Les autres se joignent, deux à deux, au-dessus de la 7° qui se
recourbe au-dessous, atteint presque l’angle sutural et présente un
_ gros pore sétigère sous le 2° intervalle.
La 8° se recourbe un peu pour finir, contre la troncature, près de
l'angle externe.
Le 9% intervalle présente quelques gros pores piligères plus
nombreux à ses extrémités.
Les élytres sont excessivement finement chagrinées, mais lui-
santes, et ne présentent pas de ponctuation appréciable, pas même
dans le fond des stries, sauf parfois près de l’extrémité.
Le 3° intervalle présente régulièrement dans son tiers posté-
rieur un point enfoncé, parfois un en avant près de la base.
Dessous, la gorge est un peu rugueuse-plissée ; les parties laté-
rales thoraciques et les épipleures sont finement chagrinées; les
parties centrales et l’abdomen sont presque lisses, l'abdomen porte
de chaque côté et assez loin du milieu des anneaux, un pore séti-
sère ; deux de chaque côté sur le dernier segment, ces pores très
écartés.
Les hanches et les fémurs portent quelques cils raides ; les
tibias sont spinuleux sur leurs arêtes (surtout les tibias moyens et
antérieurs, qui sont en outre très finement chagrinés et sont
creusés sur une face). Le dessus des tarses présente quelques soies
rares, le dessous des soies nombreuses et longues.
334
Les dentelures des tarses antérieurs sont plus nombreuses (4),
plus fortes et plus longues en général. La chose est surtout visible
dans les grands exemplaires.
CILLENUS (ARMATOCILLENUS n. s. g.) FORMOSANUS n. sp.
1 exemplaire d’un Cillenus trouvé à Anping (Formose), présente
une particularité si saillante que je me vois obligé de créer le
nouveau sous-genre Armatocillenus. Cet insecte présente comme
caractéristique un extraordinaire développement des trochanters
postérieurs. Ceux-ci, fusiformes dans les deux premiers tiers de
leur longueur, s’amincissent assez brusquement pour se terminer
en pointe longue et acérée, dépassant de beaucoup les côtés du
corps. Cette particularité n’existe en aucune façon dans le C. late-
ralis et n’est signalée ni dans le C. yokohamae du Japon, le C. Alber-
tisi, de la Nouvelle-Guinée, ni dans les C. albescens et C. Chalmeri
- de la Nouvelle-Zélande (je ne m'occupe pas du C. subcaecumr SHARP
cet insecte n'étant certainement pas un Cillenus).
Couleur. — Peut-être mon unique spécimen est-il immature.
L’extrémité d’une des élytres est, en effet, encore un peu plissée,
imparfaitement étalée.
La couleur est entièrement d’un testacé brunâtre très clair, légè-
rement plus foncé sur le disque élytral, le corselet et la tête ; les
yeux, l’extrémité des mandibules et du lobe interne des mâchoires
sont brun foncé noirâtre. Les pattes sont très claires. Un petit point
noirâtre à la jonction des fémurs et des trochanters postérieurs.
Dimensions. — L’insecte mesure 4 1/2 mm. Les longueurs suivantes
sont prises à la chambre claire et doivent être divisées par 26 pour -
donner les mesures en millimètres.
Longueur des antennes : 53.
Hauteur de la tête sans les mandibules : 18.
Hauteur du labre : 2 1/2.
Largeur du labre : 7.
Largeur de la tête entre les antennes : 11 1/2.
» pes hr les veux LS
» » avec les yeux : 26.
Longueur des mandibules depuis leur base : 16.
Prothorax :
Hauteur : 24.
Largeur à la base (contre la tête) : 19.
Plus grande largeur (au 1/3 de la hauteur) : 30.
Largeur aux angles postérieurs : 28.
Largeur de la partie droite de la base : 18.
F
AA
“RS
339
Ecusson :
Hauteur : 5.
Largeur de base : 5 1/2.
Elytres :
Longueur suturale : 65.
Largeur de base : 29.
Plus grande largeur : 36.
Pattes antérieures :
Longueur du fémur : 23; épaisseur :
Longueur du tibia : 14
Longueur des tarses : 11.
Pattes moyennes :
Longueur du fémur : 23; épaisseur : 9.
Longueur du tibia : 18.
Longueur des tarses : 15.
Pattes postérieures :
Longueur du fémur : 33; épaisseur : 5 1/2.
Trochanter : plus grande épaisseur : 3; longueur : 22.
Longueur du tibia : 21 1/2.
Longueur des tarses : 22 1/9; articles 91/2, 3 1/2, 2 1/9, 2, 5.
Forme. -- Les antennes sont moins moniliformes que dans le
C. lateralis. Le premier article est assez gros et assez long. le second
assez petit et subconique, le 3° allongé-conique, deux fois plus long
que le second. Les articles vont ensuite en diminuant régulièrement
de longueur et s’élargissant un peu, le dernier plus long que
l’avant-dernier, aminci et arrondi au bout. L’antenne n’est à peu
près moniliforme que dans les 6 ou 7 derniers articles.
Les mandibules sont assez fortes, longues, un peu courbées et
aiguës à l’extrémité.
Le lobe interne des mâchoires est mince, peu mais régulière-
ment courbé, aigu, presque aussi long que les mandibules, son
bord intérieur revêtu du cils longs assez distants. Les articles du
lobe externe sont très longs et tubulés.
Le pénultième article des palpes maxillaires est long, renflé,
épais et tronqué à l’extrémilé. Le dernier est très petit, difficile-
ment perceptible au milieu des soies du pénultième.
Les palpes labiaux sont plus grêles, le dernier article plus
visible.
La ligule est arrondie et un peu élargie, bisétigère à son extré-
mité. Les paraglosses, membraneux, assez larges et arrondis laté-
ralement, la dépassent de leur pointe libre, arquée vers l’intérieur.
Le mentum est concave dessous dans sa partie antérieure, sa
suture est sinueuse. Les sutures gulaires sont très visibles sur la
gorge plus foncée.
Q0
336
Le prothorax est coupé carrément contre la tête qui y est enchas-
sée jusqu'aux yeux. Ceux-ci sont très gros et assez saillants.
Le labre est transversal, tronqué en avant presque carrément,
très légèrement avancé vers le milieu. Sa suture postérieure est
droite.
La tête présente en avant, de la mi-hauteur des yeux jusqu’à une
fine impression transversale limitant postérieurement l’épistome,
de chaque côté une large impression longitudinale.
Le prothorax, à partir de l’œil, s’arrondit jusqu'au 1/3 de ses
côtés Ceux-ci sont ensuite en ligne presque droite jusqu'aux angles
postérieurs, qui sont à peu près droits et joints à la partie médiane
transversale et droite de la base par une courbe légèrement con-
vexe en avant
Le prothorax est excessivement peu rétréci en arrière. L’impres-
sion transversale antérieure s’écarte assez de la base; la postérieure
également. La ligne médiane longitudinale est mince, peu pro-
fonde, et va d’une impression transversale à l’autre.
Le rebord latéral très étroit en avant, s’élargit ensuite et se con-
fond de chaque côté avec la partie aplatie étalée des angles posté-
rieurs.-
Le disque du prothorax est modérément convexe.
L’écusson est assez large, court; arrondi en arrière.
La base des élytres est rebordée depuis l’épaule jusqu’à hauteür
de la 4° strie. Elle est coupée carrément, la partie rebordée remon-
tant un peu obliquement vers l’avant.
Les épaules .descendent très obliquement, un peu arrondies. Les
élytres sont à peu près parallèles dans la plus grande partie de leur
longueur. Leurs côtés convergent ensuite, l’angle sutural arrondi à
l'extrémité et presque droit étant précédé d’une longue et forte
sinuosité.
Le rebord latéral est étroit, mais les côtés de l’élytre s’aplatis-
sent assez largement au-dessus de la sinuosité.
Le prosternum est concave au milieu dans sa plus grande partie
et entre les hanches antérieures.
Le mésosternum, très creusé antérieurement, se termine entre
les hanches moyennes par un processus assez large, échancré au
bout, convexe sur l’arête médiane, concave des deux côtés de
celle-ci. |
La pointe métasternale antérieure est large et arrondie, se ter-
minant par une petite dent saillante qui s’encastre dans l’échan-
crure du métasternum.
La pointe postérieure est large, en angle un peu aigu. La partie
centrale du métasternum est aplatie, un peu contave en arrière.
Les épimères métasternales sont visibles.
* 337
Les hanches postérieures sont contiguës, larges.
Les pattes moyennes et postérieures ont les fémurs fusiformes
allongés, les tibias assez minces mais grossissant régulièrement
jusqu à l’extrémité, ies éperons tibiaux assez longs. Les tarses ont
le premier article très long; les autres beaucoup plus courts et
diminuant progressivement de longueur, le dernier plus long, ter-
miné par des ongles assez longs et grêles.
Les pattes antérieures ont le fémur proportionnellement plus
épais, le tibia à échancrure assez peu profonde et peu éloignée de
l'extrémité. Les deux premiers articles sont élargis (4), le premier
à côté intérieur plus long, son extrémité coupée obliquement, l’an-
gle interne très aigu, l’externe obtus arrondi. Le second est plus
court, aussi large, mais presque régulier. Le troisième transversal,
court, émarginé en avant, le 4 un peu plus allongé, subconique, un
peu renflé, le dernier beaucoup plus long, à ongles longs et grèles.
Sculpture et revêtement pileux. — Les antennes deviennent plus densé-
ment pubescentes à partir du 5° article.
Tout le dessus du corps est excessivement finement chagriné.
Le labre présente à chaque angle antérieur un très long cil
dressé. Les quatre cils centraux sont plus courts.
L’épistome présente également au milieu de chaque angle anté-
rieur un long cil dressé.
Les cils supra-orbitaires sont placés le premier à hauteur du
milieu de l’œil et un peu écarté de celui-ci, le second entre le pre-
mier et le bord postérieur de l’œil.
Le prothorax a un cil dans le rebord latéral, à son 1/5 antérieur,
et un autre sur l’angle postérieur.
On remarque une série de pores dans sa partie postérieure, près
de la marge et se rapprochant de celle-ci vers l’avant.
Les élytres ont des stries à peine imprimées, formées de points
espacés bruns. Elles n’atteignent pas la base Une longue strie pré-
scutellaire prend naissance de chaque côté dans une petite fossette
un peu plus profonde que les points.
Sur chaque élytre, à partir du milieu, quatre gros points à long
cil, également espacés, le premier sur le 3° intervalle contre
la 2° strie, le second contre la 3% strie, le 3° sur la 3* strie, le der-
nier au milieu du bout de l’élytre.
Les stries internes s’approfondissent un peu vers l’arrière. La 2°
et la 4° se joignent en atteignant presque l’extrémité. Sur les côtés,
les stries deviennent presque obsolètes et les points s'espacent
beaucoup plus, sauf celle qui longe étroitement le bord latéral et
qui présente des points nombreux assez rapprochés, persistant vers
l'arrière où les points s’écartent pourtant davantage. Elle disparaît
avant la sinuosité élytrale.
338 Sac
Le pénultième article des palpes maxillaires est hispide. L’anté-
pénultième présente quelques cils à son bord interne.
Le pénultième article des palpes labiaux offre quelques cils à son
bord interne, et une couronne de cils à l’extrémité.
Contre la gorge, le prothorax offre quelques impressions irré-
gulières en dessous.
Le dessous du corps est lisse. L’abdomen présente sur le der- :
nier segment {) deux pores piligères très écartés; de même sur
l’avant-dernier segment.
À leur hauteur, sur le dernier segment,se montrent également
deux élévations longitudinales linéaires.
Les fémurs présentent quelques longs cils ; les tibias sont lon-
guement spinuleux ; l’antérieur a un éperon au-dessus de l’échan-
crure, deux au-dessous.
Le premier article des tarses antérieurs 4 présente également
un éperon. Les tarses sont bordés de très longs cils.
QUELQUES FOURMIS DE TOKIO
par A. Forel
M. le Prof. TokurARo Iro m'a envoyé les fourmis suivantes
récoltées, pour la plupart, dans son jardin, à Tokio, avec quelques
autres déjà plus connues.
Euponera /Brachyponera/ solitaria SmirH. — %. — Dans de vieux
troncs pourris.
Vollenhovia Emeryi NWHEELER. — Ÿ, ©. — (Récoltée par M. UuE-
MATSU ITo fils.)
Pristomyrmex japonicus FOREL. — à.
Pheidole fervida SMITH. — Ÿ, %. — Nid dans la terre.
Cremastogaster laboriosa Suirx v. Matsumurai FOREL. — ÿ. —
Dans un tronc de saule.
Cremastogaster sordidula NYL. var. japonica n. var. — %. —
L. 2.6 à 35 mill. — Bien plus grand que la var. osakensis For.; le
corps est, en outre, bien plus large relativement à la tête et les veux
sont plus plats. L’abdomen entier est d’un jaune brunâtre.
Tokio (Iro).
Technomyrmex gibbosus WHEELER. — Ÿ.
Prenolepis flavipes SMITH. — Ÿ. — Nid dans la terre.
Lasius fuliginosus LATR. — Les exemplaires japonais sont décidé-
ment plus petits que ceux d'Europe (3.7 à 4.4 mill. chez l’ouvrière,
9.3 mill. chez la femelle). En outre, l’écaille de l’ouvrière est assez
tranchante et non obtuse, la tête est plus rétrécie devant et la
pubescence de la tête plus longue et plus apparente chez la ©
(var. nipponensis n. var.).
Tokio (Iro, YANO)
Lasius spathepus Wa. — L. 6.5 mill. — Tête large de 2 à 2.1
mill. et longue de 1.75 mill., beaucoup plus large que le thorax.
Mandibules soyeuses, densément striées, ponctuées, armées de 7 à
8 dents inégales, fortement courbées vers l’extrémité. Tête très
large derrière et très rétrécie devant, du reste, cordiforme comme
chez le {. fuliginosus. Thorax court, comme chez le fuliginosus.
Ecaille bien plus large que chez le fuliginosus, tranchante, à bord
supérieur droit, même faiblement échancrée au milieu. Abdomen
court. Scapes, tibias, métatarses, et même un peu les cuisses, égale-
ment dilatés sur toute leur longueur, courbés, comprimés et même
340
en partie (surtout les scapes) largement cannelés au milieu. Le
scape dépasse l’occiput de moins de son épaisseur. Articles du
funicule un peu plus longs qu’épais. Tarses courts et épais; les
trois premiers articles des antérieurs aussi épais que longs.
Sculpture, pilosité et couleur du L. fuliginosus, mais le thorax et
l'abdomen ont peu de poils et les scapes, les tibias et les tarses
sont ponctués et recouverts, surtout au milieu de leur portion
dilatée, d’une toison assez épaisse de pubescence roussâtre.
Les ailes font défaut.
Tokio (KEruIsTo Iro, reçu par M. T. Iro) 1 ©.
Cette singulière espèce a, d’après M. le Prof. Iro, l’odeur du
L. fuliginosus. Elle tient un peu le milieu entre cette espèce et le
L.{Acanthomyops) latipes des Etats-Unis, mais elle a le funicule grêle
des vrais Lasius. M. WHEELER croit que c’est une © aberrante du
L. fuliginosus. En tout cas, je possède une © ordinaire de L. fuligi-
nosus V. nipponensis, du Japon, qui n’a aucun des caractères du
spathepus. :
Camponotus (Myrmamblys) Itoi n.sp. — ÿ. — L. 4-7 mill.
© major. — Mandibules courtes, épaisses, fortement courbées,
subopaques, densément ridées, ponctuées, armées de 6 dents et
couvertes de soies courtes. Tête en trapèze, bien plus longue que
large et plus large derrière que devant, fort convexe dessus, à côtés
droits et à bord postérieur à peine concave. Bord antérieur de la
tête biéchancré. Portion moyenne de l’épistome seule visible, rec-
tangulaire, légèrement plus longue que large, entière et un peu
rétrécie devant, au milieu, sans carène, largement déprimée en
forme d’assiette sur toute sa moitié antérieure. Cette dépression ne
s'étend pas aux joues, mais la tête paraît obtusément subtronquée
devant, comme chez l’ouvrière du C. /Colobopsis] truncatus. Aire
frontale rhombiforme. Arêtes frontales assez fortement divergentes
et sinueuses. Yeux assez grands, situés aux 2/5 postérieurs des
côtés. Le scape dépasse le bord postérieur de la tête d’à peine la
moitié de son épaisseur; il est fort courbé. Les 3 parties du dos du
thorax subégales (face basale de l’épinotum un peu plus courte,
étroite, subbordée, 2 fois plus longue que large), et subhorizontales
(à peine convexes), sauf le devant très convexe du pronotum. Ce
dernier presque 2 fois plus large que long, presque subépaulé.
Face déclive un peu plus courte que la basale, subverticale en haut,
subhorizontale en bas. Ecaille large, presque aussi épaisse à son
sommet obtus qu'à sa base, à bord supérieur presque droit (sub-
horizontal). Abdomen grand. Cuisses un peu renflées vers le milieu.
Assez luisant; abdomen et pattes faiblement, thorax et tête plus
fortement chagrinés, ponctuation éparse, peu apparente. Moitié
Ro ke 1. > ,
341
antérieure de la tête assez grossièrement réticulée-ponctuée, avec
d’abondantes et grosses fossettes qui lui donnent un aspect raboteux
mais qui sont plus ou moins effacées sur la dépression en assiette
du devant de l’épistome. Pubescence très éparse. Pilosité dressée,
éparse et jaunâtre, assez courte sur le corps, très rare sur les tibias,
plus abondante sur l’épinotum et l’écaille; sur celle-ci une rangée
d’assez longs poils. Sur la tête et les scapes, surtout devant, des
soies fort courtes, abondantes, épaisses, raides et obtuses à aspect
hérissé.
D'un noir un peu brunâtre; mandibules, devant de la tête, tarses
et antennes roussâtres; un bord étroit des segments abdominaux,
anneaux fémoraux, une partiedes hanches, etarticulations jaunâtres;
reste des pattes et en partie le bas des côtés du thorax d’un brunâtre
clair.
5 minor. — Mandibules armées de 5 à 6 dents, plus luisantes
et plus faiblement ridées que chez le %. Têle épaisse, aussi large
que longue, plus large derrière que devant, à bord postérieur
convexe, à profil très convexe, très semblable à celui du truncatus
© minor. Epistome très convexe, à peine imprimé devant, nette-
ment caréné, trapéziforme, plus large que long, à bord antérieur
bisinué. Aire frontale rhombiforme. Yeux convexes à peine en
arrière du milieu. Le scape dépasse l’occiput du quart de sa
longueur. Pronotum bordé à ses angles antérieurs et presque plat
transversalement. Le reste comme chez la grande ©, mais la tête
est partout finement chagrinée, sans grosses fossettes el les poils
plus fins et moins nombreux devant; les scapes ont les poils
dressés. Noir; mandibules, antennes et pattes roussâtres.
Tokio. Jardin de M. le Prof. Iro, dans un vieux tronc d’arbre.
La petite ouvrière, trouvée d’abord seule, m'avait fait penser
qu'il s'agissait du sous-genre Colobopsis. Mais la grande © prouve
qu'il s’agit du s.-g. Myrmamblys et d’une espèce voisine des
M. Icarus For. et Dedalus For., distincte par l'impression de
l'épistome et par sa tête allongée.
M. le Prof. [ro a encore trouvé une race ou espèce très voisine
dont il m'envoie la description suivante :
Camponotus Itoi (Myremamblys) Forez stirps tokioensis Iro nov. st.
© major 5-5 4 mill. long. ÿ minor 4 mill. long.
Similis C. Jtoi typico, sed ? mediis minoribusque majoribus, petiolo crasso.
non compresso, supra rotundo vel obtuso haud aculangulato, et pronoto niti-
diori fulvo-brunneo nec nigro nec nigrescenti-brunneo facile distinguitur.
Hab. in Yafonia : ad urbem Tokio, prov. Musashi (ipse), Julio, 1912
The yellowish brown colour of pronotum is much more apparent when alive,
than in alcoholic specimens.
342
Found on the stem and branches of Japanese Chestnut-tree (Casfanea sativa,
var. japonica Iro), planted in my garden in Koishikawa, Tokio. Its gait is rather
swift. It is à timid ant, and when approached, hides itself by clinging flatly to
the stem or branches
Both ® major and minor were observed and many specimens were collected,
but ©, c, are yet unknown to us.
Professor Dr. A Forez called my attention to C. Rothneyi FoREL enumerated
by WugELer («The ants of Japan», in Bull. Am. Mus Nat. Hist. XXII 1906,
p. 327), who based his materials on a single soldier and deälated female, collec-
ted by SAUTER at Okayama. Whether WHEELER’S ant from Okayama may be
identical with our variety or not, can only be determined with ample materials,
especially ® and © major, at hand.
(ToKUTARO Iro.)
J'ajoute que le C. tokioensis Iro se distingue, en outre, par
l'absence d'impression sur l’épistome et par la sculpture plus faible
du devant de la tête chez la grande Ÿ, puis, par l’épinotum un. peu
concave (en selle) chez la petite ©.
Depuis le travail de WHEELER sur la faune du Japon (Bull. Amer.
Mus. of Nat. History, 17 sept. 1906, vol. XXII, pp. 301-5928),
o nouvelles formes du Japon ont été décrites : 1° Camponotus
Habereri FOREL, 2° Lasius spathepus \WVHEELER, 3 Aphaenogaster
Schmitzi FOR. r. japonica FOREL, 4# Myrmica rubra L. r. Kurokii
FOR., 5 Myrmica rubra L. r. Kotokui FOREL. Ajoutons-y encore les
4 formes ci-dessus décrites.
DESCRIPTIONS
. DE TROIS CORYNODES AFRICAINS NOUVEAUX
(Col. Phytoph.)
par H. Clavareau
Corynodes emeraldinus n. sp. — Long. 12 mill., larg. hum.
6 mill. — Oblong ovale, atténué en avant, largement arrondi en
arrière Brillant. Entièrement vert à reflets bleus.
Tête finement pointillée, front à peine sillonné el séparé de
l’épistome par un sillon net et profond, épistome en trapèze, tron-
qué en avant, couvert d’une ponctuation plus dense que celle du
front; labre, mandibules et palpes noirs, canthus oculaires large-
ment et profondément creusés, lisses; antennes avec les 6 pre-
miers articles bronzés, les autres noir bleuâtre. Pronotum plus
long que large, plus étroit en avant qu’en arrière, les côtés subsi-
nueux, la marge antérieure finement rebordée et arrondie, la marge
latérale fine, tranchante, sinueuse, la base subsinuée et finement
rebordée, la surface brillante, couverte d’une ponctuation excessi-
vement fine, entremêlée de points un peu plus épais, disposés sans
ordre. Ecusson en ogive, à peine pointillé, bleuâtre. Elytres un peu
plus larges que le pronotum à la base, arrondis à l’épaule, gra-
duellement élargis jusqu’au tiers postérieur, largement arrondis
ensuite jusqu’au sommet, le calus huméral lisse et peu saillant, à
peine impressionné en dedans, la surface couverte d'une fine ponc-
tuation plus rapprochée sur les côtés que vers la suture et disposée
sans ordre apparent, les intervalles à ponctuation excessivement
fine, à peine visible et très irrégulière, la base, le rebord marginal
et la suture sont finement lisérés de cuivreux doré. Dessous moins
lisse et moins brillant que le dessus, bien que la ponctuation soit
plus fine; de chaque point émerge un poil très court, noirâtre.
Pattes assez grossièrement ponctuées, cuivreux doré, fémurs ciliés
le long du bord interne, tibias recouverts de longues soies surtout
au sommet; crochets bifides.
Hab. : Iles Sesse (Lac Victoria). Deux exemplaires par M. M. PANG-
Haas. — Ma collection.
Corynodes mirabilis n. sp. — Long. 8 1,2 à 10 mill., larg.
hum. 3 1/2 à 4 mill. — Ovalaire, convexe, atténué en avant, élargi
au tiers postérieur, arrondi en arrière. Tête noir bleuâtre, peu
brillante. Pronotum pourpré éclatant. Elytres alutacés, bleu violacé
avec une large bordure marginale externe pourprée à reflets vert
doré. Dessous noir bleuâtre. Pattes noir violacé.
344
Tête grossièrement et densément ponctuée, sillonnée sur le
vertex, épistome rugueusement ponctué, séparé du front par un
sillon arqué assez profond ; labre, mandibules et palpes noirs, can-
thus oculaires étroits, profonds et lisses; antennes avec les 6 pre-
miers articles bleu noirâtre, brillants, les suivants noir mat.
Pronotum à peu près aussi long que large; très convexe, arqué en
avant, arrondi sur les côtés et atténué en arrière, marge antérieure
et latérale finement rebordées, la base tronquée et largement
rebordée; la marge antérieure et la base avec un très fin liséré bleu,
la surface brillante, couverte d’une très fine ponctuation à peine
visible sous un fort grossissement, entremêlée de très gros points
épars, très inégalement espacés. Ecusson ogival, lisse, noir, parfois
à reflets dorés. Elytres très convexes, à peine plus larges que le
pronotum à la base, ayant leur plus grande largeur au tiers posté-
rieur, arrondis ensuite au sommet, le calus huméral très peu sail-
lant, couverts de gros points, sensiblement moins épais que ceux
du pronotum et disposés en séries sublinéaires, régulièrement
espacées, la bordure marginale, finement lisérée de bleu, est d’un
cuivreux pourpré éclatant, elle se dilate légèrement au sommet.
Ponctuation du dessous très fine, celle des fémurs très épaisse
et très dense, des poils gris jaunâtre, plus longs et plus nombreux
au sommet, garnissent les tibias ; crochets bifides.
Hab. : Katanga (Congo belge). Deux exemplaires, l’un, sans indi-
cation de localité, provenant de l’expédition LEMAIRE, l’autre a été
capturé à Bunkeya en octobre 1907 par le D' SHEFFIELD NEAVE. —
Collection du Musée du Congo, la mienne.
Corynodes Weisei n.sp. — Long. 7 1/2 à 11 mill., larg. hum.
3 à 5 mill. — Oblong, ovale, atténué en avant, assez convexe. Tête
et pronotum cuivreux doré à reflets verdâtres. Elytres alutacés,
noir brillant. Dessous noir, légèrement violacé. |
Tête grossièrement et peu densément ponctuée sur le vertex,
front faiblement sillonné, épistome finement ponctué, séparé du
front par une fossette formant le prolongement du sillon frontal;
labre noirâtre, mandibules et palpes noirs, canthus oculaires larges,
profonds et lisses; antennes noir bleuâtre, le 1° article parfois
cuivreux obscur. Pronotum une fois et demie plus long que large,
très convexe, les côtés obliquement et faiblement arqués, la base et
la marge antérieure finement rebordées, la première subsinueuse,
la seconde largement arrondie, angles antérieurs aigus, les posté-
rieurs droits, carène marginale étroite et sinueuse, surface fine-
ment granuleuse, à ponctuation très fine entremêlée de points plus.
épais, inégalement distribués. Ecusson ogival, finement rebordé,
noir, parfois à reflets cuivreux. Elytres plus larges que le pronotum
FPRTOCRRR
945
à la base, sensiblement élargis au tiers postérieur, largement
arrondis au sommet, le calus huméral peu saillant, la ponctuation
est peu profonde, assez rapprochée, sensiblement égale sur toute
la surface et disposée sans ordre, sauf à la base et le long de la
suture où elle paraît linéaire, les intervalles sont très finement
pointillés, le sommet de la suture et du bord marginal sont parfois
violacés. Dessous finement pointillé. Pattes grossièrement ponc-
tuées, tibias recouverts de longues soies surtout au sommet, les
antérieurs et les intermédiaires arqués, les postérieurs droits,
crochets bifides.
Hab. : Lindi (Afrique orientale allemande), par M. H. ROLLE,
Sept exemplaires. — Ma collection.
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
X
Assemblée mensuelle du 5 octobre 1912
Présidence de M. CH. KERREMANS, vice-président.
La séance est ouverte à 20 heures.
— Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 7 septembre
1912 est approuvé.
Correspondance. — Le «Naturwissenschaftlicher Verein für
Steiermark » annonce la célébration, en novembre prochain, de son
cinquantenaire et nous invite à nous y faire représenter.
(Félicitations.)
— Le Conseil d’administration du « Rice Institute of Liberal and
Technical Science », à Houston, Texas, invite le Président de la
Société à assister à la séance inaugurale de cette Université.
(Remerciments.]
— MM. CoLmanrT, Ep. Dugois, LEeprou et WEIsE nous font part
de leurs nouvelles adresses :
MM. CoLuManT, rue de Brabant, 198, Schaerbeek-Bruxelles.
Ep. DuBois, rue du Tabellion, 60, Bruxelles.
LEDROU, rue Saint-Michel, 38, Woluwe-Saint-Pierre.
WEisE, Petersdorf i. R., 208, Allemagne.
Travaux pour les Mémoires. — L'assemblée décide l’impression
d’un Mémoire de M. LAMEERE terminantsa «Revision des Prionides».
Travaux pour les Annales. — L'impression des travaux insérés
dans ce numéro est décidée.
Communications. — M. BERVOETS donne lecture de la note insérée
ci-dessous.
— M. LAMEERE soumet à l’assemblée un cas délicat de nomen-
clature. :
— La séance est levée à 21 1/2 heures.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVI, 31-x-1912 22
348
NOTE PRÉLIMINAIRE SUR LE VOL DES INSECTES
par KR. Bervoets
La question du vol des insectes m'intéresse déjà depuis bien des
mois et un point très spécial de cette étude a vivement attiré mon
attention ces derniers temps. Quel serait le rôle de cette tache
opaque si caractéristique chez les Odonates et que l’on appelle
ptérostigma. L’atlention des entomologistes n’a, je crois, jamais
été attirée sur cette question et les physiologistes qui se sont
occupés du vol des insectes sont tous muets sur ce point. von
LENDENFELD, PETTIGREW, AMANS, MAREY, GIRARD, PLATEAU, BULL,
etc. n’en font aucune mention dans leurs travaux. Il n’y a guère
que CHABRIER qui parle assez vaguement de ce point de l’aile et qui
émet l’idée d’un contrepoids. Cette question n’a donc jamais été
étudiée d’une facon expérimentale et je me suis proposé d’entre-
prendre des recherches à ce sujet. Si cet organe a, comme je le
pense, une influence sur le vol de l’insecte, il est évident que son
ablation doit produire sur le vol certaines perturbations. Or, pour
mettre ces perturbations en évidence, il n’y a guère qu’un moyen
expérimental de valeur réelle : c’est de photographier l’insecte
après avoir fait l’ablation du ptérostigma.
Il m'a été possible de mettre en évidence que cette partie de l’aile |
est un endroit tout spécial qui forme une véritable poche. Il suffit,
pour s’en assurer, de prendre une aile d’Aeschne, par exemple, et
d'inciser le ptérostigma au moyen d’un fin scalpel. On parvient
alors aisément à faire sauter le couvercle de la boîte, qui se montre
remplie d’une substance mésenchymateuse.
Cette substance est, je crois, de nature graisseuse; je me propose
de l’analyser histologiquement et chimiquement. Cette même sub-
stance entoure les trachées qui s’épanouissent dans l'aile et sont,
Je crois, le siège de courants sanguins, même chez l’insecte adulte,
quoique la plupart des auteurs considèrent l'aile comme étant
absolument desséchée.
Tout le monde sait que l'aile de l’insecte qui passe à l’état
d'image est d’abord informe et repliée sur elle-même un grand
nombre de fois. L’aile d’une Libellule qui vient de sortir de sa
coque nymphale est un tortillon de quelques millimètres de long,
tandis qu'épanouie, elle est longue de plusieurs centimètres. Il
suffit de piquer dans l’ailé d’un papillon qui vient d’éclore, pour
voir sortir de la piqûre une gouttelette de liquide verdâtre ; c’est
du sang. JOUSSET DE BELLESME a démontré que c'était bien du sang
et non un liquide spécial. En effet, en le laissant dessécher sur une
349
plaque de verre, il laisse un vernis albumineux épais, il est alcalin
et il contient des granulations pigmentées et des cellules à mouve-
ments amoeboides. S'il est verdâtre, c’est grâce à ces pigments
granulés qui disparaissent chez l’adulte. Jousser DE BELLESME se
pose la question suivante : par où le sang pénètre-t-il dans l’aile ?
Il affirme dans son travail de physiologie ayant trait à la métamor-
phose de la Libellule déprimée, que c’est le gonflement de l'intestin
qui détermine la pression sanguine, laquelle fait se déployer les
ailes et il le démontre d’une façon irréfutable. Seulement, il prétend
que les trachées qui se trouvent dans les ailes en voie de dévelop-
pement, contiennent ce sang (1); il admet de même qu'il y en a
dans les aréoles et il le démontre d’une façon expérimentale.
Je ne partage pas du tout sa manière de voir et voici pourquoi :
cet auteur dit lui-même que lorsqu'il fit la dissection de la nymphe
sous l’eau, il fut fort étonné de voir les sacs à air aplatis et vides,
tandis que le tube digestif, encore très primitif, était gonflé à
outrance et transparent comme une baudruche. Or, il est manifeste
que les sacs à air sont une dépendance de l’appareil respiratoire.
Les trachées de l’aile étant pleines de sang et encore sous pression
par dessus le marché, il est manifeste que les sacs à air en dépen-
dant devraient en être également pleins. Le système trachéen est
un ensemble clos n’ayant aucun rapport avec le système circula-
toire, il est formé par des refoulements multiplement digités de
l’hypoderme. Ce système, au début, flotte plus ou moins dans l'aile
qui n’est autre chose qu’un sac hypodermique rempli de liquide
sanguin. Puis, les parois se soudent autour des trachées, il reste
un mésenchyme apporté par le courant, c’est dans ce mésenchyme
que se continue la circulation, celle-ci apporte aux différents points
de l’aile des pigments qui s’y amassent amenant ainsi une coloration
plus ou moins forte formant les taches de l’aile (la lumière leur
faisant acquérir leur teinte définitive). Quant à l’endroit où se
trouve le ptérostigma, 1l y a un amas de mésenchyme dans une
petite boîte, ce mésenchyme étant en rapport avec celui qui entoure
les nervures rad, cos, qui y aboutissent.
Je crois donc qu'il y a dans l’aile adulte une circulation sanguine
s’opérant dans le mésenchyme qui entoure les trachées, et pour
tâcher de le mettre en évidence, je compte opérer par la méthode
des colorants vitaux; j'espère retrouver dans les insectes injectés
des traces des colorants.
Si, prenant une catégorie d'insectes injectés À, et une catégorie B
injectée également, et si faisant voler l’une j’oblige l’autre à l’inac-
(1) Jousser DE B&LLESME emploie le terme « canal qui occupe le centre de la
nervure »; c’est manifestement la trachée qu'il veut désigner.
300
tion, et si alors je constate la présence du colorant dans les ailes du
groupe À et non dans celles du groupe B, il est manifeste que je
pourrai conclure que la circulation sanguine est en rapport avec
le vol.
Pour faire ces injections, je me servirai de la seringue de PRAVAZ
ou d’un dispositif plus compliqué, mais qui laisse les mains de
l'opérateur plus libres, une pipette en verre contenant le réactif
mis en communication avec de l’air sous pression.
La cinématographie d’une Libellule amputée de son ptérostigma
me montrera, je l'espère, si réellement cet organe a une influence
sur le vol, comme je suis tenté de le croire.
Si les expériences donnent un résultat négatif, c’est alors proba-
blement un organe sensoriel.
Comme je prévois déjà l’objection qui viendra à l’esprit de tout
le monde, j'ai déjà songé à y porter remède. Lorsque, dans uné
expérience physiologique, on fait une amputation quelconque, il
faut toujours avoir soin de voir si cette mutilation n’amène pas dans
l'expérience un facteur nouveau et étranger capable de fausser les
conclusions. Pour obvier à cet inconvénient, j'ai songé à remplacer
le ptérostigma amputé par une mince couche de collodion répon-
dant au poids de l’organe enlevé. Ce poids peut se calculer facile-
ment en opérant sur 100 ailes à la fois et en divisant.
Je désire encore signaler un fait : les larves d’Anthrènes s’atta-
quent au ptérostigma et laissent les autres parties de l'aile intactes.
J’aimis en présence des ailes de Libelluleset des larves d’Anthrènes:
les ptérosligmas ont été dévorés. C’est donc une preuve que ce
point de l’aile est différent du reste.
Dans l’espoir de résoudre ce problème, je me suis rendu à l’Insti-
tut MAREY à Paris, pour tâcher de cinématographier des insectes
privés de ptérostigmas à l’aide de l’ingénieux appareil inventé par
M. Buzz. Malheureusement la saison, très mauvaise cette année,
et déjà très avancée, ne me permit pas de poursuivre mes expé-
riences. Je compte les reprendre dès le printemps prochain.
il FRE
Re
; +
A
L
L
.
.
_
FOURMIS DES HAUTES FAGNES
par J. HBondroit
Je crois utile de publier les quelques documents que j'ai rassem-
blés sur la faune myrmécologique des Hautes Fagnes. À vrai dire,
ils ne contiennent pas grand’chose de neuf, M. À. REICHENSPERGER,
de Bonn, ayant publié un intéressant travail sur les Formicidæ de la
Province Rhénane, mais ils préciseront l'intérêt de la région au
point de vue zoügéographique.
Les espèces marquées d’un astérisque sont des reliques glaciaires.
PONERINÆ
Ponera coarctata LATR. — Cà et là; ne parait pas rare.
MYRMICINÆ
Myrmica lœvinodis NYL. — €. c: Sexués en août, septembre et
octobre.
Myrmica ruginodis NYL. — c. c. Sexués en août, septembre et
octobre.
Myrmica scabrinodis NYL. — c. ©. Sexués en août, septembre et
octobre.
(Myrmica rugulosa NyL. — Nassogne.)
Myrmica Schencki Em. — a. r. Fagnes et rochers.
*Myrmica sulcinodis NYL. — Stavelot, r. r.
*Myrmica lobicornis Arduennæ BoNpr. — Hockaiï, r. r.
Myrmecina graminicola LATR. — Pas rare.
(Leptothorax unifasciatus LATR.—Houffalize, Province Rhénane.)
(Leptothorax tuberum F.— Province Rhénane | REICHENSPERGER|.)
(Leptothorax corticalis SCHENCK. — Province Rhénane.)
(Leptothorax interruptus SCHENGK. — Province Rhénane.)
Leptothorax Nylanderi FoErsT. — Aix-la-Chapelle (FOERSTER).
Leptothorax nigriceps MAYR. — Hockai, Remouchamps, Prusse.
Sous les écorces et dans les interstices des rocailles.
Leptothorax muscorum NyYL. — Hockai, dans les rocailles, r.
Leptothorax acervorum F.— Sous les écorces et dans les rocailles,
sexués en août et septembre, c. c.
Stenamma Westwoodi WESTW. — Pas rare.
Tetramorium cœæspitum L. — a. c.
992
Formicoxenus nitidulus NYL. — Francorchamps, avec F. rufa L.,
Aix-la-Chapelle (FOERSTER), sans doute pas rare.
(Strongylognathus testaceus SCHENCK. — Province Rhénane.)
(Anergates atratulus SCHENCK. — Province Rhénane.)
DOLICHODERINÆ
(Dolichoderus quadripunctatus L. — Prusse.)
T'apinoma erraticum LATR.— Houffalize, Hautes Fagnes (REICHEN-
SPERGER).
FORMICIN Æ
Lasius niger L. — c. c.
(Lasius alienus FOERSTER, Aix-la-Chapelle [FOERSTER|.)
N'ayant encore trouvé le L. alienus que dans la région calcaire,
où il abonde, je ne pense pas qu’il se prenne dans les Fagnes.
(Lasius brunneus LATR. — Spa.)
Lasius flavus DE G. — C. c., sexués en août et septembre.
(Lasius wnbratus NYL. — Province Rhénane.)
Lasius mixtus NyL. — Hockaiï, une ©.
(Lasius affinis SCHENCK. — Province Rhénane.)
“Lasius bicornis FOERSTER. — Aix-la-Chapelle (FOERSTER), Hautes
Fagnes, une ©.
Lasius fuliginosus LATR. — Pas rare.
Formica sanguinea LATR. — €. c.
*Formica exsecta NYL.— Signalée d’Aix-la-Chapelle par FOERSTER;
il s’agit sans doute de la F. exsecto-pressilabris.
“Formica exsecto-pressilabris FOR.— c. c. dans les bois etles fagnes,
ailés en août, septembre.
“Formica pressilabris NYL. — Cà et là, ailés en août et septembre.
Formica rufa L. — c. dans les bois.
Formica pratensis DE G. — c. dans les bois.
Formica pratensis var. nigricans Em. — Hertogenwald.
Formica fusca L. — ©. c. sexués en août et septembre.
(Formica cunicularia LATR — Nassogne.)
*Formica picea NYL. — Pas rare, dans les Fagnes.
(Polyergus rufescens LATR. — Province Rhénane, Grand Duché
de Luxembourg.)
“Camponotus herculeanus L. — Province Rhénane, Hockai.
Camponotus ligniperda Larr. — Cité des Hautes Fagnes par
M. LAMEERE, sans doute par erreur,
ROSE TES
; 353
NOTES SUR QUELQUES
CIMICIDES DE QUEENSLAND er DE MADAGASCAR
par HE. Schouteden
1. — Le genre AMBERIANA Disr.
Notre collègue M. DISTANT a décrit l’an dernier, sous le nom
Amberiana montana Distr., un Cimicide originaire de Madagascar
qui présente des caractères très curieux. Depuis longlemps déjà je
possédais l’espèce en question mais je n’avais pu me résoudre à la
décrire, ne voyant pas où placer ce genre intéressant.
DisranT indique que le genre Amberiana doit se ranger parmi les
Halyaria, et prendre place auprès de Paraleria REUT., ses tarses
étant d’après lui biarticulés comme c’est le cas pour ce dernier
genre. Sans préjuger de la position systématique exacte d’Ambe-
riana, je dirai qu'à mon avis il ne peut se trouver dans le groupe
des Halyaria, et que d’autre part les tarses n’en sont pas biarti-
culés, mais triarticulés bien que la division n’en soit pas nette. Il
n’est pas sans rappeler les Dinidorinae.
Outre l’Amberiana montana Disr., je possède une nouvelle espèce
du même genre, que j’appellerai A. major, et qui ressemble de
façon étonnante à l’espèce du type du genre, tant par la forme que
par la coloration. Elle en diffère par les caractères que voici :
Taille notablement plus grande : 14:5 mill. Sinus des bords anté-
rolatéraux du pronotum moins profonds, angles latéraux échancrés
(et non entiers). Membrane à réticulation brune plus serrée. Bord
costal de la corie décrivant une courbe régulière dès la base (à
partir d’une certaine distance de la base chez montana). Rostre
atteignant la moitié du sixième segment ventral chez la femelle (les
femelles de montana que J'ai sous les yeux ont un rostre atteignant
la base du 5° segment, et non du 3° comme le dit DISTANT). Lames
génitales apicales de la femelle décrivant distalement un angle
moins aigu. Zone latérale du disque ventral noirâtre presque en
entier, |
Les pattes ont les parties claires d’un verdâtre pâle qui rappelle
probablement la coloration réelle de ces parties. Les tibias posté-
rieurs sont nettement comprimés et légèrement arqués (pas chez
. montana). Antennes de 4 articles, le 4° article nettement plus long
que les deux premiers pris ensemble mais bien plus court que le
troisième ; ce 4° article comprimé, l’apex un peu dévié.
Comme l’Amberiana montana, l'Amb. major provient de Mada-
gascar, Monts d’'Ambre.
2. — DEROPLOA (PARADEROPLOA) PERKINSI nov. spec.
Du même type de coloration que les autres Deroploa décrits.
D'un brun violacé plus ou moins sombre. Tête à juga (à part le
bord marginal basal) d'un flavescent-brunâtre ou rougeûtre, de
même que la base du tylus. Pronotum avec la moitié antérieure
(cornes exceptées) claire, flavescent brunâtre, avec de chaque côté
une ligne noirâtre arquée partant de la région sombre basale et
allant aboutir vers le milieu du bord antérolatéral (la courbure
tournée vers la ligne médiane du pronotum); cette moitié anté-
rieure avec sur le disque quelques tubercules acuminés bien nets
de chaque côté ; l’apex des cornes un peu plus clair ; ces cornes très
courtes, naissant en avant de l’angle latéral, qu'elles ne dépassent
pas, faisani peu saillie sur le bord costal et le ventre, leur apex sinué,
l’angle postérieur plus aigu. Ecusson atteignant l'extrémité de
l'abdomen, offrant à la base une forte gibbosité transversale, à peu
près aussi large que la tête, à face antérieure à peu près perpendi-
culaire et face postérieure oblique en arrière ; cette gibbosité limitée
latéralement par une dépression nette, avec un callus rougeûtre de
chaque côté à la base et un autre distalement; la gibbosité égale
environ un quart de la longueur de l’écusson. Comme le pronotum,
celui-ci est densément ponctué-réticulé et est semé de « larmes »
calleuses. Dessous plus clair, surtout les côtés du ventre, la région
médiane de la poitrine et le dehors des cornes, celles-ci marquées de
blanc antérieurement. Pattes sombres, les tibias à base extrême,
anneau médian et partie apicale pâles. Antennes à 2° article nette-
ment plus long que le 3°.
d.%. Long. 3.5-4.5 mill.
Du Centre du Queensland.
Cette espèce très différente des autres Deroploa exige la formation
d’un nouveau sous-genre que j'appelle l’araderoploa; il se diffé-
rencie des Deroploa vrais par la structure de l’écusson, les cornes
courtes du pronotum naissant en avant de l’angle latéral, les tuber-
cules aigus se trouvant sur le pronotum.
Je me fais un plaisir de dédier cette espèce nouvelle à M. le
D° PERKINS, qui a bien voulu en enrichir ma collection.
3. — NEOMENESTHEUS AFFINIS nov. spec.
Paraît très proche du N. Walkeri Disr., type du genre, et de
coloration assez semblable.
Juga simplement rapprochés, non en contact, teintés de rouge le
long de la série de points noirâtres extérolatérale; en avant de
l'œil, le bord latéral dessine un angle net, puis offre un sinus bien
TES
399
net également; près de l’œil, la tête paraît un peu déprimée; le
bord externe aminci et légèrement relevé en avant de l'angle
antéoculaire; l’œil est comme pédonculé, par suite de la présence
de l’angle antéoculaire, qui entame le bord latéral de façon à le
laisser libre.
Pronotum à angles antérieurs saillants en dent en dehors,
le bord antérolatéral légèrement bisinué, le bord antérieur fai-
blement arqué en dedans entre les yeux; ponctuation plus sombre
(brun noirâtre) en région basale et en arrière des yeux; angles
latéraux faiblement incisés. Ecusson plus long que large à la base;
une impression punctiforme noire dans les angles de la base;
ponctuation sombre nette à la base, de chaque côté, et en région
externe latérale et apicale, le reste à ponctuation peu nette ou
nulle, la région apposée aux impressions basales calleuse; gra-
duellement rétréci, l’apex largement angulé-arrondi. Corie aussi
longue que l’écusson, disque en arrière avec un espace lisse net;
base claire et sans ponctuation sombre, le bord costal très nette-
ment sinué à la base. Membrane atteignant le 6° segment. Con-
nexivum à semis dense de ponctuations noirâtres à la limite des
segments ; sur le dernier segment dorsal de chaque côté du disque
une bande semblable longitudinale.
Prostethium à bord aminci, le bord antérieur concave, le bord
interne plutôt convexe, l'angle antéro-interne aigu et dirigé dans
Paxe du corps. Mesostethium dilaté en dedans en avant des
hanches.
Orifices subarrondis. Le sillon sternal cache le rostre, si l’on
regarde l’insecte de profil. Angles apicaux des segments ventraux
légèrement tuberculés.
Long. 6.5 mill.
Du centre du Queensland, par M. le D' PERKINS.
4. — NEOMENESTHEUS DODDI (DIsrT.).
Sous le nom de Menestheus Doddi, DISTANT a décrit une espèce du
Queensland que j'ai également reçue et qui, à mon avis, doit se
ranger dans le genre Neomenestheus Disr. et non dans le genre
Menestheus. La structure du sternum et la forme des orifices sont
£elles que j'indique ci-dessus pour le Neomenestheus affinis, la tête
est plus longue que le pronotum, le ‘° article des antennes est un
peu plus court que le 2°, l’écusson offre, près des impressions de la
base, un callus net. Mon exemplaire, un mâle, a la membrane
atteignant l’extrémilé de l'abdomen.
L’écusson est plus acuminé que ce n’est le cas chez N. Walkeri
356
et chez N. affinis, mais ce caractère ne peut empêcher la réunion
de l'espèce au genre Neomenestheus. Elle est bien différente des
Menestheus vrais! J’en ai vu le type à Londres, au British Museum.
9. — EYSARCORIS TRIMACULATUS Disr.
En 1881, DiIsTANT a décrit de Sidney un Eysarcoris, E. trimacu-
latus dont je viens de recevoir un exemplaire recueilli au Queens-
land. Je crois utile d’en compléter la description en indiquant les
caractères que voici :
La tête est convexe. Les bords antérolatéraux du OO ES sont
droits, et en dedans de ces bords se trouve latéralement une ligne
lisse submarginale. Ecusson à callus basal n’atteignant pas le bord
latéral basal, qui est nettement ponctué. Connexivum à sutures
noires. Région externe de la poitrine pâle. Zone claire externe du
ventre de coloration orangé-rougeâtre dans mon exemplaire.
397
ON THE HYMENOPTERA FROM BELGIAN CONGO
IN THE CONGO MUSEUM, TERVUEREN
by P. Cameron
D' H. SCHOUTEDEN having sent me for examination the Parasitic
Hymenoptera and the Phytophaga from the region of the Congo in
the Congo-Museum, Tervueren, I give here a Catalogue of all the
species sent to me, with descriptions of those which appear to be
undescribed. Our knowledge of the Hymenoptera of west Tropical
Africa, as a whole, is not at all so extensive as it is of East Tropical
or of South Africa.
PÉNTOPERGXA
ORYSSINI
Chalinus purpureiventris sp. n. — Green, the front dark
purple, the 2% and following segments of the abdomen bright
purple, the purple on the middle segments running into blue, the
keel between the antennæ dark purple, almost black, mandibles
black, shining; antennæ black, the scape dark purple in the
middle; the flagellum shining, black, slightly tinged with purple,
the lower side densely fringed with long white hair; legs dark
green, the anterior tibiæ and tarsi dark testaceous, the 4 hinder
tibiæ and tarsi darker coloured than the femora; wings fuscous-
violaceous, the stigma and nervures black; the apices of both wings
A
have a narrow, almost hyaline border (.
Length 11 mill.
Dima, 22" September (A. KOLLER).
Antennal scape broad, about twice longer than wide, roundly
curved inwardly, the upper, inner part strongly, sparsely punctu-
red; the 2" joint about as long as it is wide at the apex; on the
outer side it becomes gradually widened from the base to the apex.
Head strongly, irregularly punctured, the cheeks more closely
than the front and thickly covered with long white hair; on the
vertex is a raised smooth, roundly curved, black keel; below its
outer edge, on the sides, in a row, are 3 stout tubercles, bluntly
triangular, the upper two nearer to each other than they are to
the lower; between, and below the antennæ, is a roundly curved
keel, its apex in the middle projecting into a minute tooth; on the
lower half of the front are 2 fine keels which converge und unite
398
below, forming a wide V. Thorax strongly rugosely punctured,
the mesonotum more strongly than the rest, the scutellum much
more sparsely, especially on the basal half; the median segment
closely rugosely punctured, the puncturation on the centre sparser
and stronger. 1% abdominal segment closely rugosely punctured,
more finely than the median segment, the punctures almost run-
ning into reticulations; the purple segments are more weakly and
sparsely punctured, especially the 4h und 5fh, the apical more
strongly and closely punctured than the others. The ventral seg-
ments are closely and stronglv punctured. Legs strongly punctu-
red, especially the femora; the coxæ more closely und finely
punctured, the outer side of the hinder more or less striated, The
transverse cubital nervure is faint; the cubitus is widely bullated
beyond the recurrent nervure. The pubescence is short, close and
white.
EVANIIDÆ
Stephanus xanthocephalus sp. n. — Black, the head pallid
yellow, the front with the vellow tinged with rufous (perhaps
through discolouration), à broad black band running from the
occiput to the posterior tubercles; the 3 abdominal segment,
except in the centre above, slightly more broadly at the apex and
entirely below, the rest of the ventral surface and the apical seg-
ment entirelv rufous: legs black, the apex of the femora (the apical
fourth of the hinder), the #4 anterior tibiæ and tarsi, the thickened
apical part of the hind tibiæ and the basal joint of the-hind tarsi
testaceous, tinged with rufous. Antennæ black, the scape testaceous.
Wings hvaline, the posterior discoidal cellule smoky, the stigma
and nervures black: ©.
Length 28 mill.; terebra 45 mill.
Dima, 18% September (A. KOLLER).
Front strongly, roundly striated; vertex in front irregularly,.
more or less roundly striated, the rest more finely, closely trans-
versely striated ; the tubercles in an equilateral triangle ; the ante-
rior sharper and a little longer than the others. Pronotum a little
longer than it is wide at the apex, closely, somewbat strongly.
striated. Mesonotum shining, the basal half in the centre smooth,
the rest irregularly striated, and more or less punctured. Scutel-
lum smooth, weakly, sparsely punctured at the apex. Metanotum
almost opaque, not very strongly umbilically punctate, the apex
irregularly striated. Pleuræ smooth, covered with a white pubes-
cence, the metapleuræ more densely, than the rest. The narrowed
basal part of the abdomen is slightly longer than the rest; it is
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very finely and closely striated, more strongly at the apex than at
the base. The hind coxæ finely, closely striated; there are 5 teeth
on the hind femora, the apical 2 larger, the basal 2 much smaller
than the 3"; the apical is testaceous, being in the centre of the
apical coloured part. Wings hyaline, the posterior discoidal cellule
smoky ; the nervures and stigma black; tlie basal and apical ner-
vures are complete, black and clearly defined; the transverse
median nervure is received very shortly beyond the transverse
basal, the recurrent nervure shortly before the transverse cubital ;
the cubitus is roundly curved.
999
This is a Stephanus as limited by ENDERLEIN (Zool. Anzeiger,
XXVIIT, 474). The outer submedian cellule is not bounded by a
distinct horny nervure behind, except at the base, where the
nervure curves rounudly downwards; the cubitus is roundly curved
backwards and becomes faint towards the apex. There are 3 longi-
tudinal nervures, which is one of the points separating Stephanus
from Parastephanus.
Fœnatopus flavicoillis sp. n. — Black, the face, clypeus,
. oral region, mandibles except the apex, lower three-fourths of
outer orbits, the prothorax except in the centre above, the black
central line narrowed towards tlie apex, the meso- and metapleuræ,
antennal scape and pedicle and the tegulæ yellowish testaceous ;
the 4 front legs of a paler yellowish testaceous colour, the lower
_ side, base and apex of the hinder tibiæ of a more reddish testaceous
colour; the vertex from the occiput to the front of the ocelli red-
dish ; palpi pallid yellow; wings hyaline, the stigma pallid, the
nervures of a darker testaceous colour ; the radius is almost straight
at the stigma, then obliquely sloped. The 3 teeth on the femora
are of about the same size, the basal with a long oblique slope.
Frontal tubercles semicircular, the edges raised, the anterior
smaller than the 2 posterior ; the space between them with stout
oblique striæ running from the ocellus ; the vertex covered with
rounded striæ. (.
Length 8 mill.
Dima, 2211 September (A, KOLLER).
Seen from the sides the frontal tubercles appear triangular. The
314 and 4th joints of the antennæ are dark testaceous. The collar
becomes gradually widened from the base to the apex, it being
there about one fourth wider than it is long. Mesonotum depressed
at the base and margined there by a roundly curved keel; at its
apex is a distinct transverse furrow ; the centre is bounded by
shallow, oblique furrows, the space between being irregularly
360
striated. Scutellum smooth, the sides irregularly punctured. Meta-
notum not very closely nor deeply umbilically punctate. Abdominal
petiole and hinder coxæ opaque, finely closely striated ; the hinder
ventral surface of the abdomen brownish or piceous.
This is a Fœnatopus as limited by ENDERLEIN (Zool. Anzeiger,
XXVIII, 476), the outer submedian cellule being indicated by a
nervure in front, open at the apex and behind.
Fœnatopus piceicornis sp. n. — Black, shining, a moder-
ately broad pallid yellow line on the lower three-fourths of the outer
orbits, extending on to the malar space ; tips of mandibles rufo-
testaceous, the palpi dark fuscous ; the antennæ piceous, darker
towards the apex ; the 4 anterior tibiæ and tarsi pallid testaceous,
the tibiæ darker behind; the hinder trochanters, apex of tibiæ and
the tarsi rufo-testaceous; wings clear hyaline, the stigma and
nervures black ; the cubitus pallid testaceous. Hind femora with
3 teeth, the apical 2 of about the same size, the basal smaller and
separated from the 2"! by a less distance than the latter is from
the 3'd. ©. :
Length 13 mill. ; terebra 12 mill.
Dima, 26‘ September (A. KOLLER).
The cubitus originates from the apex of the thickened basal part
of the radius with which it forms an acute angle ; there are 2 closed
basal cellules ; the radial is closed at the apex, but not the cubital,
the cubitus becoming faint before the apex of the wing ; there is a
stump of a discoidal nervure not quite so long as the lower nervure.
Vertex from the ocelli strongly, closely transversely striated, the
anterior striæ stronger and more roundiy curved than the hinder ;
the front more strongly slriated, the striæ more or less curved.
Ocellar space smooth in the centre, the sides finely striated. Frontal
tubercles rufous, bluntly triangular. Pronotum as long as it is wide
at the apex, smooth, the base bituberculate above. Basal half of
mesonotum strongly irregularly reticulated, the sides at the apex
umbilically punctale, the middle smooth. Scutellum umbilically
punctate, the centre with a large smooth space which becomes
gradually widened towards the apex. Metathorax umbilically
punctate, but not closely or strongly. The narrowed basal part of
the abdomen is as long as the rest of the abdomen and is finely,
closely striated.
This species, like the others here described, is a Fœnatopus as
limited by ENDERLEIN (2001. Anzeiger, XX VILL, 476).
PT
361
BRACONIDÆ
BRACONINÆ
Iphiaulax Forrsr. — This genus, so numerous in species in
tropical lands, is represented by some large and handsome
species.
SYNOPSIS OF THE SPECIES
1 (4) Wings fuscous with 5 large yellowish-hyaline clouds..
2 (3) 2% abdominal segment black, à reddish line down its
centre and on the 4h; head yellow with the front and
vertex black, the hind femora and tarsi black; ovipositor
twice longer than the body . . . . . rufo-lineatus.
3 (2) 3" abdominal segment rufous, the 4! without a rufous
line; head pallid yellow and apical 4 joints of hind tarsi
rufous ; the ovipositor as long as the body.
lukombensis.
4 (4) Wings fuscous, with, at the most, only small hyaline clouds
near the stigma.
Or
\6) Small (3 mill.), the stigma fuscous, no hyaline clouds in
it; the body and legs testaceous . . . . . Maynei.
6 (5) Large (at least 7 mill.), the stigma testaceous or vermilion
red and with small hyaline clouds near it.
7 (8) Head testaceous, the body pale vermilion red; ovipositor
half the length of the abdomen, the latter with the 5 basal
Sesineutssiriated fn . + .:"..:"corallinus.
8 (7) Head more or less black.
9 (10) Body vermilion red, the stigma bright red, the abdomen as
long as the head and thorax united and wider than it;
the area on 2" segment striated. . . . . Gcecineus.
10 (11) Testaceous, stigma pale ochraceous, abdomen longer than
the head and thorax, ovipositor longer than the body,
the area on 2" abdominal segment smooth.
sexfasciatus.
11 (10) Black, the thorax more or less red, cr yellow; the hind legs
black.
12 (17) Head and mesothorax yellow.
13 (16) Prothorax black.
362
14 (45) 3" abdominal segment striated to near the apex, basal half
9) pex,
of 4h striated, apical fourth of antennæ fuscous, the
scape black: es Re RC CONSR EE
15 (14) 3% abdominal segment smooth, as is also the 4h; apical
half of antennæ fuscous, the scape mostly yellow.
Kolleri,
16 (15) Prothorax entirely yellow, basal half of 2% abdominal
segment smooth, its keel not dilated triangularly at
the: base: OS NN EN MAS
17 (12) Head, pro- and mesotliorax red; metathorax red, middle
legs red, the hair on the ovipositor not longer on the
apex than on the middle; 1“ abdominal segment marked
with rufous in the centre. °
18 (19) Eye-orbits narrowly and oral region and malar space yellow.
tinctimacuiatus.
19 (18) Eye-orbits, oral region and malar space black. Stanleyi.
Iphiaulax rufo-lineatus sp. n. — Rufo-testaceous, the
abdomen of a deeper rufous tint than the thorax, antennæ, almost
the apical half of the mandibles, the front, the mark rounded
below, the vertex to the end of the eyes, the mark slightly dilated
in the middle, 3 marks on the apex of the 211 abdominal segment,
the lateral wider and longer than the central and rounded at the
base, the central wider than long, of equal width, transverse, and
the 3fl and following segments black; the 3'4 with the furrow,
an irregular mark on the sides at the base, a line down the middle
of the 3° and 4'h rufo-testaceous, the basal 4 ventral segments
cream-white; an irregular black line down the middle of the 1“
and 214 and a small spot on the side of the apex of the 211; the
hypopygium black, à triangular yellow mark at the base. Sheath of
ovipositor almost bare. Wings vellowish hyaline ; a fuscous cloud
extends from shortly behind thestransverse median nervure and
posterior part of the transverse basal to the parastigma, another
runs from near the base of the radius to the apex, but having an
irregular cloud, commencing shortly beyond the apex of the
stigma, running across the 21 transverse cubital, more broadly on
the outer than on the inner side, and extending almost the length
of the transverse cubital into (he discoidal; its inner side is dilated
at the radius and cubitus, the outer rounded; the hind wings
smoky,the basal half entirely in front, the base and an oblique
pyriform cloud near the middle, extending on to the cubitus, but
not to the hinder part of the wings and a pyriform cloud in front
commencing near the base of the radius and extending more than
balf way across, the nervures yellow in the light, black in the dark
part of the wings, the stigma yellow to shortly beyond the base of
the radius, the rest black; the recurrent nervure is received in 1$t
cubital cellule, clearly separated from the transverse cubital. Basal
4 abdominal segments closely, strongly striated, the striæ stronger
on the basal segments; the area on the 2% smooth, small, triang-
ular, wider at the base than it is long and bordered by a strong
striated depression; the suturiform articulation narrow, deep,
crenulated, not cleft laterally; there is à narrower crenulated
furrow on the base of the 4h and 5th segments. ©.
Length 13 mill.; terebra 354 mill.
Dima, 20% September (A. KOLLER).
Face rugosely punctured, sparsely covered with stiff black hair.
Temples broad, rounded behind, sparsely covered with pale hair.
The 4 front legs coloured like the thorax, as are also the hind
coxæ and trochanters, the rest of the hind legs black: except the
knees and the spurs and apices of the tarsal joints; the tibiæ and
tarsi are densely pilose. The head is paler than the thorax. Palpi
long, testaceous, densely covered with while hair. The parapsidal
furrows are obsolete.
Iphiaulax lukombensis sp. n. — Rufo-testaceous, the head
_ paler, more yellowish in tint, the antennæ, apex of mandibles, stem-
maticum (the black not extending over the ocelli), the antennæ, the
3'd and following segments of the-abdomen, the hind tibiæ and the
basal joint of the hind tarsi to near the apex, black. Wings with
- 8 yellow and 3 fuscous clouds, the basal yellow cloud extending
to the innerside of the transverse basal nervure and outer of the
transverse median, the middle from the parastigma to the apex of
the 15! abscissa of the radius, touching the top of the cubitus and
leaving a small triangular yellow part at the base of the radial
cellule, and a longer, narrow one outside the 15t transverse cubital
nervure, the 3'd is roundly, irregularly narrowed on the outerside,
straight and irregular on the inner, roundly, narrowed posteriorily,
on either side of the 2% transverse cubital nervure in the discoidal
cellule where it reaches the apex of the anterior third; the hind
wings are yellow to the base of the radius and cubitus and there is
an irregular yellow cloud shortly before the middle, the base
trilobate, the apex rounded inwardly. Basal 5 segments of the
abdomen somewhat closely striated, except the basal area of the
204, which is small, almost semicircular, and the area at the sides
_ of the base of the 34, There are narrow, crenulated furrows on the
apex of the 3'd and 4 and a smooth one on the apex of the 5th, ©.
_ ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVI, 31-x-1912 23
364
Length 12 mill.; terebra 10 mill.
Lukombe, 161! October (A. KOLLER).
Comes near to I. bifasciatus SzÉP. from Sierra Leone.
Yphiaulax Maynéi sp. n. — Rufo-testaceous, the back of the
abdomen darker in the centre, the flagellum and the apical joint of
the tarsi black; wings fuscous, highly iridescent, the stigma
fuscous; radial cellule short, the radius reaching half way between
the stigma and apex; the recurrent nervure received clearly in the
apex of 15t cubital cellule. Basal 5 abdominal segments closely,
rather strongly striated; the area on 211 segment small, wider than
long, smooth and with a keel which reaches to the apex of the
segment; the basal furrows have curved lateral branches on the
244, 31 and 4, Parapsidal furrows deep, the mesonotum celearly
trilobate, the furrows uniting at the base of the apical fourth. 4.
Length 4 mill.
Congo da Lemba, April (R. MAYNÉ).
Antennæ stout, 47- jointed, almost bare, the flagellum of almost
equal thickness. Malar space one third of the length of the eyes.
Temples as long as the top of the eyes.
Iphiaulax coraliinus Rirs. — The only of this species
has been described. In the collection are 2 females collected by
Mr. CABRA, which agree fairly well with the description of Z. coral-
linus (Tijdschr. voor Ent., XVII, 5). The larger example is 9 mill.
long, the ovipositor being nearly 3 mill. The species belongs to the
group of coccineus and has no defined area on the base of the 214 abdo-
minal segment ; the oblique lateral furrows on it and the suturiform
articulation are wide and closely, strongly striated; there are
narrow transverse furrows on the apices of the 34, 4th and 5th, The
pubescence on the head, metanotum and pleuræ is long, dense
and white, sparser and shorter on the rest of the body. The head
wants the black on the top found in coccineus, the wings at and
behind the stigma are more or less hyaline, the costa and stigma
are paler in colour, the latter also not being black at the apex, but
uniformly coloured, and the basal 4 abdominal segments are
striated, the 5th being also striated, but much less strongly.
Iphiaulax coccineus BÉ; Bracon coccineus, BRULLÉ, Hymén.,
IV, 428; cf. CAMERON, L. c., IV, 52.
Dima, 15t! September (A. KOLLER).
À bright coral red form, with only the antennæ, front, vertex
À ‘dé
365
and upper half of the outer orbits black. The wings are of a deeper
fuscous black coloùr than usual; the stigma narrowly black at the
apex, broadly so at the base.
Iphiaulax sex-fasciatus n.sp. — Rufo-lestaceous, the anten-
næ, tips of mandibles, front, vertex, occiput and slightiy more than
the upper half of the outer orbits black ; wings fuscous, the basal
_two-thirds of the stigma ochraceous vellow, the apex and nervures
black; a hyaline cloud in the costal nervure in the apical half,
reaching to the nervure in front, but not at the apex and behind,
the greater part of the 15! cubital cellule, a small pyriform cloud
below its apex, outside the recurrent nervure, a cloud outside the
posterior discoidal cellule, extending more narrowly across the anal
nervure and a small one on the inner, anterior part of the trans-
verse median nervure; there are 2 distinct bullæ on the 211 trans-
verse cubital nervure; the hind wings are unclouded. Abdomen
smooth ; the centre of the 214 segment striated; all the furrows are
crenulated ; the area on the 2" segment is smooth, moderalely
large ; triangular ; there are crenulated furrows on the base and
apex of the 3'd and At, with a crenulated, apical branch on the
outer apical part; there i is a weaker furrow on the base and apex of
the 5th, ©.
Length 10 mill.; terebra 10 mill.
Kitobola (ROVERE).
Temples as long as the eyes, obliquely narrowed, the occiput
transverse. Face aciculated and punctured and covered with white
hair. Tarsi closely, strongly spinose, especially at the apices of the
Joints.
Iphiaulax congoensis sp. n. — Black, shining, the head
pallid vellow, as are also the mandibles except at the apex; the
palpi of a more rufous tinted yellow ; apical half of antennæ rufo-
fuscous ; wings fuscous, tinged with violaceous, the nervures and
stigma DAC the 21 abscissa of radius slightly longer than the 3";
the transverse median nervure not quite interstitial, being receiv :
shortly bevond the transverse basal; the fore third of the 2" trans-
verse cubital nervure straight, slightly oblique, the rest roundly
curved backwards. 1* abdominal segment smooth, a strong keel
down its middle; the 2", 3", and basal three-fourths of the 4,
strongly striated, a keel down the centre, that on the 2%! with a
small, smooth triangular dilatation at the base. Scape fringed with
long white hair. Anterior legs densely covered with pale, the
4 hinder with black hair. Metanotum and the sides of basal abdo-
Ru ix
366
minal segment covered with long black hair. The suturiform
articulation is brown and crenulated ; it is the only furrow. dj.
Length 15 mill.
Dima, 20" September (A. KOLLER).
Temples wide, broadly rounded behind, as long as the eyes; the
occiput broadly rounded inwardiy. Face smooth, depressed, the
sides forming a broad border to the eyes.
Iphiaulax dimaensis sp. n. — Black, shining, the head,
palpi, mandibles except at apex and the prothorax pale fulvous
yellow, as are also the fore legs ; the antennæ rufous from before
the middle ; wings deep fuscous, slightly tinged with violaceous,
the stigma and nervures black, the 2% and 3" abscissæ of radius
equal in length; the 2" transverse cubital nervure bordered with
hyaline ; the recurrent nervure not quite interstitial, Abdomen
smooth, neither punctured nor striated, the transverse and oblique
furrows being also smooth ; there is a keel down the middle of the
raised central part of the 1* abdominal segment; there is a stout
keel, running from the base to the raised apical part and narrowed
gradually, but not much, towards the apex down the middle of
the 21: a small triangular one on the base of the 3" and a still
smaller one on the base of the 4th. The centre of the face is raised,
from near the top, and js united to the antennæ by a keel; its
lower half is narrowed, but not much and is separated from the
clypeus by a distinct furrow, .
Length 11 mill.
Dima, 20 September (A. KOLLER).
The middle and sides of the basal 4 abdominal ventral segments
are white.
A species very similar to /. fulvicollis CAM. in size and colou-
ration; but from which it may readily be separated by the diffe-
rence in the sculpture of the abdominal segments; in fulvicollis
the 911 is striated and its keel is triangularly dilated at the base,
and the suturiform articulation is crenulated, while the pro-
thorax is entirely yellow, not with the apex of the propleuræ
black.
Iphiaulax Kolleri sp. n. — Black, the head, mandibles except
at the apex, and the greater part of the antennal scape pale yellow,
the palpi of a more rufous yellow than the head; the prosternum,
fore coxæ and trochanters fuscous, the fore femora and tibiæ
yellowish testaceous, the latter darker coloured than the former,
SR
TS
967
. especially towards the apex; more than the apical half of the
antennæ brownish red; wings fuscous violaceous, the stigma and
nervures black; the 214 and 3'4 abscissæ of the radius equal in
length; the transverse median nervure interstitial, the recurrent
nervure almost so. 15t abdominal segment smooth, a strong keel
down the middle, with a shorter, less distinct one on either side; the
9ud segment strongly striated, a keel down the centre, its base
forming a small, smooth, almost semicircular plate; the 211 broadlv,
more finely striated on the basal half, this striated part bordered
laterally by an oblique, oval depression. Suturiform articulation
closely crenulated and without a lateral branch; it is the only
transverse furrow. «j.
Length 14 mill.
Dima, 4 September (A. KOLLER).
Temples broad, rounded, as long as the eyes, the occiput trans-
verse. In the centre of the lower half of the face is an area bounded
above by à broad transverse keel, laterally by a narrower one which
curves outwardly below to the outer edge of the clypeus.
Iphiaulax tincticanaliculatus sp. n. — Black, the thorax
and 4 front legs red; the oral region, the mandibles, except the
apex, malar space and lower third of outer orbits, yellow, slightly
tinged with rufous, the black lower part of the outer orbits projec-
ting downwards in the middle; a narrow, yellowish line round the
top of the eyes; palpi pallid yellow; the centre of the 15t abdominal
segment broadly and the furrows rufous; wings fuscous violaceous,
the stigma and nervures black the 3" abscissa of radius slightly
longer than the2n1; the recurrent nervure interstitial. 1$tabdominal
segment smooth; the 211 closely, distinctly, but not very strongly
striated between the outer depression, the 314 more finely and
closely striated, tbe striæ not reaching to the lateral depressions;
there are distinct crenulated furrows on the base and apex of the
Qui to 5th abdominal segments, the basal on the 214 to 4th with apical
lateral branches ; there is no keel or area on the base of the 214 seg-
ment. ©.
Length 22 mill.; terebra 27 mill.
Lukombe, 161! October (A. KOLLER).
Face opaque, aciculated, sparsely haired; the clypeus above mar-
gined by a fine keel. Mesonotum flat from the basal slope; without
any indication of furrows. Temples broad, roundly obliquely nar-
rowed. Sheath of ovipositor bare. The middle tibiæ and tarsi are
infuscated. The black ventral marks are large.
368
Iphiaulax Stanleyi sp. n. — Black, the thorax, anterior legs,
middle coxae, trochanters, femora and base of tibiæ red, the fore
tibiæ and tarsi infuscated in front; the 1% abdominal segment
broadly dark red in the middle; the lower part of the malar space
and clypeus edged with red ; mandibles of a deeper red, the teeth
black ; palpi reddish testaceous, covered with white pubescence ;
wings fuscous violaceous ; the recurrent nervure almost inters-
tilial. 4% abdominal segment smooth, the 2" finely striated to the
lateral furrows, which, at the base, are more strongly transversely
striated ; the apex is smooth; the 3" is more finely striated, weaker
and more irregularly on the outerside than in the centre and
reaching to the apex; there are wide, closely crenulated furrows
on the base and apex of the 3"! to 5fh aie with smooth apical
lateral furrows; the ventral surface white, with moderately sized
black lateral marks on the segments. Sheath of ovipositor pilose,
the pile short and black on the basal three-fourths, longer, denser
and white on the apical. Temples wide, not very oblique. Occiput
transverse. ©.
Length 17 mill.; terebra 23 mill.
Léopoldville.
Bracon lembaensis sp. n.— Testaceous, the head lighter
in tint than the rest; the flagellum of antennæ black, the basal
joints fuscous below; there are 33 joints; wings hyaline, highly
iridescent, the stigma fuscous, the nervures darker coloured; the
recurrent nervure received half its length from the transverse
cubital ; the 5"! abscissa of radius as long as the basal 2 united.
Abdomen finely rugose, the basal 53 segments almost striated ; the
area on 2" segment almost semicircular, large, its apex reaching
to the base of the apical third of the segment, the furrow bounding
it weakly crenulated; these are no lateral furrows ; the suturiform
articulation is the only transverse one and it is narrow, ®.
Length 3 mill.; terebra À mill.
Congo de Lemba, April (R. MAYNÉ).
Temples half fhe length of the top of the eyes, roundly arte er
tbe occiput transverse. Abdomen a little wider than the thorax .
as long as it. The antennæ are longer than the body and hardly
taper towards the apex.
SPATHIINÆ.
Rhopalospathius gen. nov. — Head large, cubital, the front
and vertex widely, deeply depressed, the sides raised into broad,
rounded lobes; temples broad, the vertex and cheeks margined.
Mesonotum very distinctly trilobate ; the lateral widely separated by
369
a depression, slightly shorter than the anterior from which they
are clearly separated by the latter being depressed. Scutellum flat,
its base with a wide crenulated border. Metanotum rather flat, only
slightly sloping tawards the apex, closely rugosely punctured ; the
spiracles small, oval. Mesosternum bordered by a narrow, but
distinct, almost smooth, furrow. Wings with 3 cubital cellules, the
radius issuing from the middle of the stigma; nervellus widely
post-fureal ; the recurrent nervure interstitial, as is also the anal.
The 3 transverse nervures in the hind wings are all united. 15 abdo-
minal segment forming a petiole, but not much separated from the
9nd : jt is cylindrical, slightly, gradually widened towards the apex
and is closely, transversely striated ; it is almost as long as the follo-
wing 3 united; there is à narrow, smooth, roundly curved suturi-
form articulation. Legs long, slender; the 4 front tarsi about 3
times longer than the tibiæ ; the calcaria and claws minute.
This genus can only be referred to the Spathünæ and to the Tribe
Spathiini. Its closest ally known to me is Habnoba CAM. from
Borneo; the latter may be known by the longer, narrower hind
coxæ, which are 4 times longer than thick and of equal thickness,
linear, not oval viewed laterally; the front and vertex are not
deeply depressed in the middle and otherwise is easily separated by
the radial cellule in the hind wings being divided by a transverse
nervure, and the 211 cubital cellule is longer — as long as the 3";
the nervellus is almost interstitial.
Rhopalospathius aurantieiceps n. sp. — Black, the head
and prosternum pale orange yellow; the apical three-fourths of the
antennæ reddish brown; the base of mandibles broadly and the
palpi testaceous, the fore trochanters at the base and the greater
part of the femora rufo-testaceous ; wings dark fuscous violaceous,
the stigma and nervures black; the basal abscissa of the radius
roundly curved, about two-thirds of the length of the 2, the 3rd
about twice the length of the basal 2 united. The recurrent nervure
interstitial. ©.
Length 18 mill.; terebra broken.
Dima, 15th September (A. KoLLER).
Smooth, shining, the centre of the basal half of the middle lobe of
the mesonotum with an irregularly crenulated furrow, the base of
the rest closely reticulated, the sides striated, the striæ curved at
the base. Metanotum closely longitudinally striated in the centre,
the striæ running into reticulations; the sides closely transversely
striated. The top and base of metapleuræ smooth, the rest irregu-
larly elosely reticulated, the lower part punctured in front ofthe
370
Smooth, shining. Face sparsely, the palpi more elosely covered
with while hair, Basal 4 ventral segments pallid yellow. On the
larger specimen there is a furrow, dilated at the apex, extending
from the base to shortly beyond the middle of the 2"! abdominal
segment, and a curvedone on the basal half of the 2", Sheaths of
ovipositor almost bare.
MACROCENTRINÆ. ù
Æiolo gen. nov. — Wings with 35 cubital cellules, the radial
cellule long, wide, reaching to the apex of the wing, the radius
issuing from the basal fourth of the stigma; the 1° cubital and
discoidal cellules continuous through the wide bullating of the ner-
vures; the nervellus interstitial; the 1% abscissa of cubitus thi-
ckened, roundly curved; the recurrent nervure received in 2%
cubital cellule ; anal nervure issuing from near the bottom, not
interstitial ; there is a long narrow radial cellule in the hind wing ;
the costal cellule is long and narrow to near the apex, where the
nervure bends obliquely downwards and is continued obliquely to
the apex ; the basal cellule is large, triangular. Eyes large, parallel,
the malar space small. Clypeus clearly separated, its apex trans-
verse, obliquely sloped below. Ocelli large. Occiput not margined.
Parapsidal furrows distinct, uniting at the apex. Scutellura: not
margined. Abdomen twice longer than the head and thorax united,
compressed from the 3" segment and length ened downwards,
sabre-shaped, the basal 2 almost cylindrical, of almost equal length,
each almost as long as the following 2 united, the ovipositor longer
than the body. Legs long, the fore tarsi longer than the other parts
united, the metatarsus as long as the tibiæ ; spurs minute; the hind
coxæ 4 times longer than thick.
The occiput is roundly, broadly incised. Mandibles bidentate, the
upper tooth longer than the others. The 2% cubital cellule is, in
front, 5 times, behind 4 times longer than wide. Hypopygium
bluntly cultriform.
This genus belongs to the Macrocentrini as defined by ASHMEAD
(Bull. U.S. Nat. Mus., XXV, 118). It comes near to the African
genus Dicramoneura KRIECH.,which may be known by the nervellus
being largely post-furcal; and the median and submedian nervures
are thickened, while in my genus it is only the basal abscissa which
is thicker than the others. The 2" cubital cellule is much longer
and of more equal width throughout than it is in Campocentrus, in
which the basal abscissa of the cubitus is not curved forward at the
base, and the radius issues from the middle of the stigma, the
latter also being wider compared with the length.
371
- reticulations. 1$t abdominal segment opaque, closely reticulated,
more finely so at the apex, and more or less striated ; the 21 seg-
ment finely, closely striated, the base and centre more broadly,
smooth and shining.
Rhopalospathius erythrothorax sp. n. — Black, the
thorax, oral region, malar space, lower third of outer orbits, basal
half of mandibles and the 4 anterior legs, red; the palpi of a darker
red and densely covered with white pubescence; wings fuscous,
tinged with violaceous, the nervures and stigma black. ©.
Length 23; terebra 25 mill.
Dima, 22% September (KoLLER).
Face rugosely reticulated, more strongly below than above, the
lower part laterally appearing striated.The raïsed lateral part of the
_vertex with roundly curved striæ. Mesonotum smooth; the central
depression irregularly longitudinally striated; at the base the striæ
are finer and run into reticulations; the part at the base of the
lateral lobes is stoutly longitudinally striated. Metanotum trans-
| versely reticulated, the basal half more finely than the apical.
Pro- and mesopleuræ smooth, the base below the middle with a
smooth triangular projection, the rest closely rugosely reticulated.
Base of 1“ abdominal segment closely longitudinally reticulated to
shortly bevond the middle; the rest closely striated, the striæ
intertwining ; the 2" segment closely longitudinallv striated to
near the apex, the striæ becoming finer and closer towards the
apex ; the sides bear white, longish, out-standing hair ; the rest of
the abdomen is smooth, shining and covered with a white pile.
As compared with À. auranticeps, this species has the striæ on
the base of the 2" abdominal segment more clearly defined into a
triangular area ; but the lateral furrows are not so distinct; the
sides of the front and vertex are not quite So prominently raised;
the fore tibiæ, on the outerside, bear short, black spines.
Exobracon rufus sp. n.— Dark rufous, the head pallid vellow,
the antennæ, apex of mandibles, and legs, except the fore coxæ,
- base of middle broadly and of the posterior narrowly, black and all
the trochanters narrowly, black ; palpi dark red; wings uniformly
dark fuscous, tinged with violaceous, the stigma and nervures
black, the 5" abscissa of radius slight:y shorter than the 2"; the
transverse median nervure received shortly beyond the transverse
basal, the recurrent nervure near the apex of 1% cubital cellule. ©.
Length 12-17 mill.: terebra a little longer than the body.
Dima, 15th September (A. KOLLER.)
372
Eiolo curvinervis sp. n. — Rufo-testaceous, the stemma-
ticum and apex of mandibles black; wings hyaline; the stigma and
nervures rufo-testaceous, the base of cubitus thickened, roundly
curved at the base; the 1% transverse cubital nervure from near
the radius, the apex of the 1% abscissa of the cubitus narrowly, the
2% more broadly at the base and the fore part of the recurrent
broadly, bullated, the 1% and 2" cubitals and the 2 discoidals being
thus confluent ; the 3" abscissa of the radius is roundly curved and
longer than the basal 2 united. ©.
Length 17 mill.; terebra 22 mill.
Kasai : Eiolo (WAELBROECK), 16 January.
Smooth, shining, the mesonotum and scutellum weakly, the
metanotum coarsely rugosely punetured.
Zele maculiceps sp. n. — Testaceous, flagellum of antennæ,
stemmaticum, tips of mandibles and ovipositor black ; wings hya-
line, the stigma, costa and nervures black, the base of costa and
parastigma testaceous. Densely covered with white pubescence.
Ovipositor as long as the shorter spur of the hind tibiæ, which have
the apex and the hind tarsi infuscated. Face strongly, but not very
closely punctured. Mesonotum distinctly, but not very closely or
strongly punctured ; the furrows deep, weakly crenulated. Meso-
pleuræ smooth above, below the furrow (which is wide, shallow
and curved) closelv punctured. The metanotum is closely and more
strongly punctured, appearing almost reticulated. The 1% abscissa
of the radius is half the length of the 2%, The apical joints of the
antennæ are dark testaceous, the apices of the joints annulated
with black. ©.
Length 9 mill.
Uerré (DE BAUW).
The front legs are paler than the others.
RHOGADINÆ.
Zombrus Marshall. — This genus (= Trimorus KRIECH.) appears
to be well represented in Tropical and South Africa. The Congo
species may be separated as follows.
1 (2) Pro- and mesothorax and legs black ; head yellow.
flaviceps.
2 (1) Thorax and legs not black, head not yellow.
3 (6) Head red.
4 (5) 1 abdominal segment striated throughout, a stronger keel
in the centre, the striæ on 2% not extending beyond the
suture, ovipositor as long as the abdomen.
melanopterus.
) "#2 NI
ii 373
5 (4) 1 abdominal segment with the centre only striated, the
base und apex smooth, the striæ extending beyond the
suture, ovipositor shorter than the abdomen.
nigripennis KRIECH.
6 (3) Head black above.
7 (8) Face black, the outer orbits black to the botton.
erythrostomus.
8 (7). Face red, lower third of outer orbits red. tuberculatus.
For a Synopsis of the South African Species of Zombrus, see my
paper in the Zeitschr. f. Naturwiss. 1909, p. 445.
Zombrus flaviceps sp. n. — Rufous, the head yellow, the
antennæ, tips of mandibles, pro- and mesothorax and legs, except
the hind coxæ, with their spines, the palpi and tips of mandibles,
black ; there is a flat spiniform small plate between the antennæ ;
the upper coxal spine long, curved, narrow, the base dilated, the
rest narrowed, but not much, towards the apex ; the lower tooth
about one fourth of the length of the upper and stouter compared
with the length. Wings dark fuscous violaceous, the stigma and
nervures black, 9.
Length 26 mill.
Mayumbe (CABRA).
Head, pro- and mesothorax smooth, the face covered with long
black hair. Pronotum coarsely longitudinally reticulated. Meta-
notum somewhat stronglv reticulated and punctured, the sides
more or less transversely striated. Mesosternal furrow closely cre-
nulated; the furrow at the apex of the mesopleuræ more strongly
so. There is à triangular space on the upper, basal half of the meta-
pleuræ, its base smooth, the apex finely punctured; the rest
closely, strongly, slightly obliquely striated. Abdomen strongly
striated, the striæ becoming gradually weaker towards the apex ;
the area on 2% segment large, its basal half gradually, roundly
narrowed to a bluntly rounded point, the apex with the sides
rounded ; its narrowed basal half bounded by stout, oblique,
clearly separated punctures; the sides of the segment are finely
irregularly punctured and bear some striæ; the transverse sutures
are closely crenulated. The centre of the basal slope of the 1” abdo-
minal segment is bounded by stout keels, which run on to the
middle of the segment. Tibiæ and tarsi densely pilose; the apices of
the tarsal joints spinose.
The apical abdominal segments are absent but the specimen
seems to be a ©.
374 ;
Zombrus melanopterus sp. n. — Rufous, the basa two-
thirds of the antennæ, apex of mandibles, hind tarsi and sheath of
ovipositor, black; the apical third of antennæ yellowish-white ;
wings blackish, tinged with violaceous, the stigina and nervures
black ; the basal spine of hind coxæ long, curved, extending to the
apex, the apical minute, not longer than the base of the other,
triangular, smooth shining, the basal segment and the area on the
2% and the furrow closely strongly striated; there is a stronger
keel down the centre of the 1% and one on either side of the middle
of the basal slope. Face rugosely punctured, almost reticulated,
covered with black hair. There is a stout keel between and above:
the antennæ, a thinner one on the basal half of the metanotum. ©.
Length 12 mill.; terebra 5 mill.
Lukombe, 16‘ October (A. KOLLER).
Face with a distinct covering of black hair; a longer and denser
tuft of black hair at the clypeus; the rest of the head and thorax
much more sparsely haired and with the hairs paler. Tibiæ and
tarsi densely covered with stiff black hair. The metathorax is
entirely smooth.
Zombrus nigripennis KrrecH. (Trimorus nigripennis KRIECH-
BAUMER, Berl. Ent. Zeits., XXXIX, 60.)
What I make out to be this species (described from the Came-
roons) is in the collection from Léopoldville. The differences
between it and melanopterus, its closest ally, [ have shown in
my table.
Zombrus tuberculatus sp. n. — Rufous, slightly more than
the basal half of the antennæ, front, vertex, upper half of outer
orbits and the hind tarsi black; the apical half of antennæ yellowish
testaceous, a round black spine between the antennæ; the meta-
notum rugosely punctured, a keel down the basal half; the sides at
the apex armed with short, broad, round tubercles; the basal
3 abdominal segments strongly striated, the 3" more finely than
the 2% which has the striation not so strong as it is on the 1ft.
Basal spine on hind coxæ long, curved, the apical short, broad,
rounded, tubercule-like. Wings uniformly blackish violaceous, the
nervures and stigma black. ©.
Length 145 mill.; terebra 5 mill.
Lukombe, 12th October (A. KOLLER).
Zombrus erythrostomus sp. n. — Rufous, the antennæ
except the apex, front, vertex, occiput, outer orbits to the bottom
of the eyes, and apical half of mandibles black; wings uniformly
375
black, tinged with violaceous, the nervures and stigma black. Apex
of middle lobe of mesonotum bordered by 3 stout keels, the central
longer and stouter than the others. Metanotum strongly punctured.
The punctures round and clearly separated, the sides at the apex
projecting into broad, short, rounded tubercles. Basal 3 abdominal
segments striated, the striæ becoming gradually finer, the apex of
the 3" smooth. Basal spine on hind coxæ long, curved, stout, the
lower short, about twice longer than it is wide at the base. Legs and
apex of abdomen densely covered with longish white pubescence.0Q.
Length‘ 12 mill.; terebra 4 mill.
Dima, 151 September (A. KOLLER).
Rinamba gen. nov. — Head cubical, margined behind, the
temples broad; the front not depressed, the ocelli in a depression,
as near to the antennæ as to the occiput. Clypeus transverse. Man-
dibles wide, bidentate. Malar space nearly as long as the eyes.
Antennæ placed shortly above the lower part of the eyes. Par-
apsidal furrows distinct; there is a crenulated mesosternal furrow.
Wings with 3 cubital cellules; the radius issues from shortly
beyond the middle; the nervellus widely post-furcal; the recurrent
nervure is received in the 1% cubital cellule, at almost the length
of the 1“ transverse cubital from the apex; anal nervure intersti-
tal. Legs stout, the femora, and especially the hinder, thickened ;
the spurs minute. Abdomen sessile, longer than the head and
thorax united, slightly wider than it, the basal and apical segment
narrowed, the others of equal width; the basal segment longer
than wide, the 2% almost square, both opaque, finely rugose. Ovi-
positor longer than the body.
I Caa only refer this genus to the /lelconinæ; it wants, however,
the deep frontal depression of the Helconini, while from the Dio-
spilini it differs in the abdomen being distinctly longer than the
head and thorax united. It will probably form a new Tribe.
Rinamba opacicollis sp. n. — Black, the tibiæ fuscous,
paler at the base and apex, the tarsi pale testaceous, the apex of .
cox&æe and the trochanters fuscous; palpi fuscous; wings hyaline,
iridescent, the nervures and stigma black, Mandibles and lower
part of the malar space rufous. ©.
Length 4 mill.; terebra 5 mill.
Dima, 22" September (A. KOLLER).
Face and oral region opaque, closely rugoselÿy punctured; the
centre of the front finely,longitudinally striated ; the lower closely,
rather strongly striated, smooth on the inner side below. Prothorax
376
opaque, finely rugosely punctured. Mesonotum smooth, shining,
the furrows striated, the striæ uniting at the central apical
depression, which has the apex rounded and does not extend to the
scutellum ; the central lobe has à smooth furrow down the centre.
Scutellum smooth, shining, triangular, bordered by crenulated
furrows. Metanotum in the middle finely rugosely punctured, the
sides aciculate 1. Propleuræ finely aciculated-punctured at the base,
the middle finely elosely reticulated, the apex rather strongly
striated. Metapleuræ almost smooth at the base above, the rest
striated, almost reticulated, opaque. Basal 2 segments of the abdo-
men opaque, finely, closely striated, almost reticulated, the basal
segment more strongly than the 2%; the others smooth, shining.
Stirostoma gen. nov. — Wings with 3 cubital cellules, the
radius issuing from behind the middle of stigma ; nervellus inters-
titial, recurrent nervure received clearly in 1% cubital cellule, the
anal nervure issuing from near bottom, not interstitial. Head not
quite cubital, the vertex and cheeks immargined. Eyes large,
reaching close to the mandibles, the malar space small. Apex of
clypeus transverse, its sides bounded by furrows which converge
above. Parapsidal and pleural furrows obsolete. Abdomen long,
narrow, the 1 segment fully 3 times longer than wide, slightly
longer than the 2", which has no area, but has the basal two-thirds
irregularly striated ; there is a narrow keel down its centre and the
sides are smoother and depressed ; there is a narrow keel down the
middle of the 3 segment. Legs long, densely haired, the hind
coxæ long, fully 3 times longer than wide; the spurs short, the
claws small.
If it were not that there is no semicircular opening at the oral
region 1 should have referred this genus to the Rhogadinæ with
which it agrees in the basal abdominal segments being keeled.
I am at present unable to refer it to any group outside the
Cyclostomi.
Stirostoma longicornis sp. n. — Rufo-testaceous, the head
paler, more vellowish in colour, the antennæ, apex of the 3" and
the whole of the following abdominal segments and the bind tibiæ
and tarsi black; wings vellowish hyaline, a cloud across the trans-
verse basal and transverse median nervure extending from the
costa to the posterior border of the wing, wider on the outer than
on the inner side of the {ransverse median; one of about the same
width extending from near the base to near the apex of the stigma,
then across to the hinder margin, where it is continued round
the apex of the wings, where, in the centre, it is wider than the
377
other clouds, which have ragged edges; on the hind wings are
2 fuscous clouds, one shortly beyond the middle with ragged edges,
the other on the apex, and slightly wider. Legs densely pilose,
fulvous except on the hind tibiæ and tarsi, on which it is black,
the apical joint of the middle larsi is black ; the hind spurs rufo-
testaceous. «j.
Length 22 mill.
Dima, 22" September (A. KOLLER).
Densely pilose, the hair longish, pale, except on the black parts,
on which it is black; the scape of antennæ with long white hair ;
the base of flagellum sparsely haired, the rest almost bare.
15 abdominal segment irregularly striated in the centre, with a
stronger middle stria or keel; the 2" and 3" keeled down the
centre, the keel on the 2% with a small basal area.
AGATHIDINÆ
Agathis ornaticeps sp. n. — Rufous, the antennæ, front,
vertex, and occiput and outer orbits to near the bottom of the eyes
and the hind tarsi, black; wings fuscous, the stigma and nervures
black, the former dark fuscous at the Lase. The sides of the meta-
notum are bordered by a keel; in the centre are 2 keels, united at
the base, which run to the top of the apical slope, then run by a
curved branch to join the outer; below they run to the bottom,
where they unite, forming a triangular area, smaller than the
outer one which is 6- angled, wider above than below; there is a
rounded keel outside the spiracles uniting to the apex of the inner
keel; the spiracular area is stoutly striated ; the others are smooth.
Face and mesosternum densely covered with white pubescence. (}.
Length 8 mill.
Api (LAPLUME), April 1909.
.The base and lower part of the mesopleuræ are somewhat
strongly and closely, the rest almost smooth ; the furrow has weak
keels and is shallow. Below the middle of the metapleuræ is a
curved keel, on the base; at the apex a longer curved one; on the
lower edge is a continuous, stouter keel.
Agathis ornaticornis sp. n. — Rufous, the antennæ black,
the apex broadly brownishred; wings fuscous, the stigma and
nervures black, a hyaline cloud in the apex of the 1* cubital cellule,
commencing at the base of the parastigma, leaving the fuscous
basal part a triangle; it extends into the discoidal cellule, outside
the recurrent nervure and reaching to the anal nervure; there is
978
an oval hyaline cloud in the radial cellule at the end of the stigma
and extending more than half way into the cellule. Legs coloured
like the body, the hind tarsi black. ©.
Length 10 mill.; terebra 7 mill.
Dima, 15% September (A. KOLLER).
There are 4 keels on the metanotum, the central 2 united at the
base and below the apical slope, at the apex; at the top of the apical
slope it is united to the outer keel by a curved oblique one; the
keel outside the spiracles is curved and stout.
Agathis trifasciatus sp. n. — Rufous, the antennæ and hind
tarsi black; the wings fuscous, the base hyaline to the transverse
median and transverse basal nervures, a narrow cloud at the para-
stigma, extending to the anal nervure, in front extending to the
1 transverse cubital, an oval cloud at the end of the stigma,
extending into the 3" cubital cellule, where it is shorter thanit is
in front, the costa and about the basal fourth of the stigma rufo-
fulvous, the rest of the stigma black, the areolet quadrangular, of
equal width, longer along the longitudinal than along the trans-
verse nervures; the recurrent nervure is almost interstitial; the
hind wings are paler at the base. ©. ,
Length 12 mill.; terebra 6 mill.
Mayumbe (CABRA).
There are 3 basal areæ on the metanotum; the central narrow -
with the base lanceolate, the keels rounded and narrowed; the
apex is closed by an oblique keel, behind which are indications of
2 others, and a rounded keel, forming a semicircular area beyond it;
there is a closed spiracular area, which projects beyond the apex
of the lateral area. Smooth, shining, sparsely haired. The base of
the 2"1 segment forms a transverse oval area, bounded by smooth
furrows.
Braunsia nigriceps sp. n. — Testaceous, the head except
below the eyes, antennæ, the apical third of the 3" and the whole
of the following abdominal segments and the hind legs, black;
the legs of a paler testaceous colour, the bind femora, tibiæ and
tarsi black as well as the hind spurs; wings fuscous, the nervures
and stigma black. .
Length 8 mill,
Mayumbe (CABRA).
- There is a stout keel down the centre of the basal two-thirds of
the metanolum, the sides being also bordered by à keel which
379
becomes stouter towards the apex ; there are 3 or 4 transverse
striæ at the top of the apical slope. The 1* and 2% and the 3" seg-
ment of the abdomen to near the apex are closely, strongly striated ;
there is a transverse furrow at the base of the apical third of the
2% segment and a roundly curved one at the base of the 3". The
longitudinal furrow on the mesopleuræ is smooth; the apex is irre-
gularly crenulated. 2" cubital cellule in front half the width of
what it is behind; the hinder part of the 2% transverse cubital ner-
vure is narrowed and almost straight.
Braunsia fulvicollis sp. n. — Black, shining, the head and
prothorax and fore legs reddish fulvous, as are also the palpi and
mandibles; the middle tibiæ fuscous in front; wings uniformly dark
fuscous, the stigma and nervures black; the fore half of the 214
transverse cubital nervure oblique, the hinder straight, not nar-
rowed. Basal 2 abdominal segments and the 3" to near the apex
strongly, closely regularly striated. On the middle of the metanotum
is a keel running from the base to the top of the apical slope; there
is a weak, curved keel on either side of it, and the sides are mar-
gined by a keel. ©.
Length 10 mill.; terebra 10 mill.
Dima, 23" September (A. KOLLER).
Antennæ densely covered with short stiff, the legs with longer
black hair. The middle tibiæ and tarsi and the apex of the femora
are brownish in front.
Xanthomicrodus pallidinervis sp. n. — Testaceous, den-
seiy covered with white pubescence; the antennæ, apex of hind
tibiæ and the hind tarsi black; wings hyaline, the stigma in front
and the costa black, the hinder part of the stigma fuscous, the
nervures pale testaceous, the areolet narrowed in front, the ner-
vures roundly curved. Ovipositor as long as the hind spurs, black,
brownish at the apex. Metanotum with a large central basai area,
followed by 2 rows of areæ of 7 each, the basal row with the areæ
squarish, of equal width, the 2% row with them narrowed towards
the apex. ©.
Length 7 mill.
Kitobola (ROVERE).
Mesonotum sparsely the metapleuræ more strongly and closely
punctured.
The species differs from the type of the genus from Cape Colony
(X. iridipennis GAM.) in the apex of the hind tibiæ and the hind tarsi
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVI, 31-x-1912 24
380
being black, and the metanotal areæ are different, the areola being,
e. g., shorter and wider and more distincitly bounded by the keels,
which form a triangle in 2ridipenns.
It may be useful to give a generic description of Xanthomicrodus
from the Congo example here described.
Head seen from the front broad, not narrowed below; the malar
space distinct, about one fourth of the length of the eyes; 2 keels
run from the ocelli to the antennæ. Sides of scutellum margined,
the keels becoming stouter towards the apex, where they unite.
Metanotum areolated, the basal half with 3 areæ inside the spiracles,
the apical with 6; the spiracles about two-and a half times longer
than wide. Abdominal petiole about 4 times longer than it is wide at
the apex; the ovipositor short, broad. Legs normal; the hind coxæ
as long as the 1 and two-thirds of the 2% abdominal segments; the
middle spur two-thirds of the length of the metatarsus; the hinder
about one third shorter; claws cleft. Antennæ slightly longer than
the body, not tapering much towards the apex. Radial cellule
narrow, not reaching to the apex of the wing; the 1* cubital and
discoidal cellules not separated, the areolet 4-angled, narrowed in
front.
There is no mesosternal furrow, but there is a crenulated band
under the raised upper part of the mesopleuræ. The 3" joint of the
antennæ is shorter than the 4th, Palpi moderately long.
In SzÉPLIGETr'S system (Gen.Ins,Bracon.Agathinæ,117), thisgenus
would run to Megagthis KRIECH.,which differs from it in the head in
front forming a triangle, there is no plate between the antennæ, the
scutellum is not margined and the ovipositor is long. At p. 116,
L. c., S2ÉPLIGETI states that the 1‘ cubital and the discoidal cellule are
not separated ; in the fuller description on p. 122, that they are sepa-
rated.
CARDIOCHILINÆ.
Cardiochelis bifoveatus sp. n. — Dark rufous, the antennæ,
centre of front broadly, the vertex, middle lobe of mesonotum, more
than the outer half of the lateral and the trophi, black; legs coloured
like the body, but darker, and, more particularly, the hinder
femora, the hind tarsi being also blackish ; wings fuscous, slightly
paler at the base, the stigma and nervures black. There is only one
closed area on the metanotum ; it is shortly appendiculated at the
base, then becomes gradually widened into a triangle, then gradually
into a larger triangle, which reaches to qe apex. The
antennæ are over 40-jointed.
d Length 5 mill. ;
Congo do Lemba, April (R. MAYNÉ).
AT cd ste" 2 LE Del à
381
Smooth and shining, covered with a white pile; the metathorax
aciculated, the pleuræ almost punctured. Apex of mesopleuræ
crenulated. These are 2 longish foveæ in the centre of middle lobe
of the basal half of the mesonotum and a longer, narrower furrow
on the lateral lobes.
A LYSIID Æ
Alysia goniarcha sp. n. — Rufo-testaceous, the antennæ and
central tooth of the mandibles black, the hind trochanters, femora,
tibiæ and tarsi dark fuscous, the tibiæ almost black; the apical
15 joints of the antennæ are rufo-testaceous ; the last 2 joints are
of equal length and clearly longer than the preceding ; there are
92 joints; the 3" is about half the length of the 4". Wings hyaline
iridescent, the basal veins testaceous, the others and the stigma
black. Smooth, shining; the parapsidal furrows deep, strongly
crenulated, not reaching to the apex; which has a narrower smooth
furrow in the centre. There is a narrow area down the centre of the
metanotum; it is appendiculated at the base; then becomes gra-
dually widened, then obliquely narrowed; then the 2 keels run
Straight to the apex; the base and sides are margined by stout
keels, as is also the top of the apical slope; the keels are irregular,
more or less curved. 1% abdominal segment closely striated; the
rest smooth, the sides of the 1‘ are stoutly margined, the 4th and
following appear to be keeled in the middle. 9.
Length 5 mill.; terebra 5 mill.
Congo da Lemba, April (R. MAYNÉ).
Sheaths of ovipositor thin ; the apical third sparsely fringed
with long black hair.
Alysia maculiceps sp. n. — Rufo-testaceous, the antennæ,
head, apex of the 2 and the whole of the following segments of
_the abdomen black; the scape of antennæ and the mandibles rufo-
testaceous, the mandibular teeth piceous red, the middle one
blackish ; palpi pale testaceous and covered with white pubescence ;
there is a brownish triangular, wide spot on the top of the inner
orbits. Wings hyaline, highly iridescent, the stigma and nervures
deep black. Legs covered with white pubescence, stiff, longish ;
the apical half of the hind tibiæ and the tarsi black. «.
Length 6 mill.
Dima, 25% September (A. KOLLER).
Central area of metanotum shortly appendiculated; the basal
keels running obliquely outerwardly to beyond the middle from
this keel, 2 slightly thinner ones run to the apex, forming a longish
D -
382 Fe
area, widened at the base; on the sides at the base is a large semi-
circular area; below it, bordering the central area, 2 smaller ones,
wider than long, rounded on the outerside. Metapleuræ irregu-
larly, obliquely reticulated. Basal segment of abdomen irregularly
longitudinally striated. Antennæ 51- jointed, the flagellum densely
covered with short stiff black hair.
ICHNEUMONINÆ.
Platylabus spilonotus sp. n. — Black, the clypeus whitish
yellow, the yellow above inside, below extending outside the foveæ,
the mark being thus wider below than above; the palpi similarly
coloured ; mandibles to near the apex testaceous, an oval mark in
the centre of the mesonotum near the apex, the greater part of the
scutellum, the lower part of the mesopleuræ from shortly below
the middle, the mark narrowed at the base, the apex, narrowly
below, more broadly, roundly above, the metapleuræ from the keel,
the apex of metanotum, the mark continued from the top of the
slope in the middle to the areola, the projection narrowed gra-
dually above, pale rufous. The apex of the 2" and 3" abdominal
segments narrowly whitish yellow. Legs black, the 4 front coxæ
and trochanters whitish yellow, the underside of the 4 front femora
lined with darker vellow, the tibiæ in front of a still darker
yellow; the apex of the hind coxæ very narrowly, the underside of
the trochanters yellow; the apical 4 of the basal joint of the hind
tarsi and the whole of the others white. Wings hyaline, the stigma
and nervures black, the areolet 4-angled, the recurrent nervure is
received near the apex of the basal third; the disco-cubital nervure
is broken by a minute stump; the nervellus is shortly postfurcal.
Antennæ serrate, more strongly so towards the apex than in the
centre. Hind legs longer than usual. —.
Length 17 mill.
Mayumbe (DELEVAL).
Talimeda gen. nov. — Scutellum flat, not much raised above
the mesonotum, the sides stoutly keeled from the base to the apex,
which has a long, steep slope, margined by a narrower keel. Are-
ola large, horse-shoeshaped, extending from the base to the top of
the apical slope, the keel stronger on the rounded base; there are
no other areæ, but the sides, including the basal slope, are mar-
gined by a keel, which curves shortly inwardly on the top of the
apical slope, and is thickened there, but not forming a tooth;
there are indications of 2 keels down the middle, top half of the
apical slope; the spiracles are linear,about 3 times longer than wide.
Areolet 4-angled, narrowed in front, nervellus interstitial, the disco-
cubital nervure broken by a minute stump. Abdomen long, narrow,
about 3 times longer than the thorax; the 1* segment smooth
through out, the 21 and 3" finely, closely punctured, the gastracoeli
large, deep, oblique ; there are 8 segments, the penultimate as
long as the preceeding; the ventral keel extends to the apex of the
4 segment. Legs longish, slender, as are also antennæ. (lypeus
not separated from the face, its apex broadly rounded. Labrum
hidden. Upper tooth of mandibles much longer than lower and
separated distinctly from it. Eyes large, malar space distinct.
Temples only very slightly developed. Belongs to the Platyuri; and
comes nearest to llatylabus from which it differs in the longer and
more slenderly built abdomen, in the more slender and longer
antennæ, in the more prominently raised scutellum and, more par
ticularly, longish steep, margined apical slope, änd in the longer,
more slender legs. The type of the genus is a longer, more slen-
derly built insect than any of the Platyuri I have seen, the ovipo-
sitor too, being longer; the metanotal areæ are less clearly defined
them usual in the Zchneumonini.
Talimeda pallidiceps sp: n. — Luteous, the face, clypeus,
labrum, mandibles and the lower half of the outer orbits pallid
yellow; the basal 5 joints of the antennæ rufous, the rest black,
with a white band of 8 joints shortly beyond the middle; the apical
9 of the fore, 3 of the middle and 4 joints of the hind tarsi black;
wings hyaline, the stigma testaceous, the nervures black; the
areolet 5-angled, narrowed in front, the recurrent nervure received
shortly behind the middle; the nervellus interstitial, the disco-
cubital nervure broken by a minute stump. Base of metanotum in
the middle irregularly rugosely punctured, the sides coarsely
transversely striated, the apical slope more coarsely transversely
striated ; the sides somewbhat strongly, the top in the middle more
weakly keeled ; there are no other keels and consequently no areæ.
Propleuræ and upper half of the apex of mesopleuræ smooth, the
rest finely, closely punctured, more strongly below than above;
the metapleuræ are much more coarsely punctured all over. 1% ab-
dominal segment smooth and shining; the second distinctly, the
3 and 4th less strongly punctured, the apical smooth; the gastra-
cœli oblique, clearly defined, of equal width, aciculated in the mid-
dle. The apex of the ovipositor is black. ©.
Length 17 miH.
Dima, 26th September (A. KOLLER).
The abdomen is nearly 3 times as long as the thorax, which is
384
as long as the basal 2 segments, united. Scutellum as long asitis
wide at the base, the sides and apex with a raised, stout keel; the
apex with a long, steep slope.
CRYPTINÆ.
Osprynchotes ruficollis sp. n. — Rufescent (perhaps disco-
loured) the pro- meso- and metathorax black; the legs of a pale
- rufescent colour, the basal two-thirds of the hind tibiæ white as
are also the apical half of the basal joint of the hind tarsi and (he
whole of the others; wings hyaline, clearly tinged with violaceous,
the costa and stigma rufo-testaceous, the nervures black. The
antennæ are absent from the only example in the collection. ©.
Length 20 mill.; terebra 6 mill.
Katanga (WEYNS).
Vertex depressed on either side of the ocelli, weakly, irregularly
transversely striated. Mesonotum closely, distinetly punctured,
except round the edges. Propleuræ smooth, with a few stout striæ
on the lower apical part. Mesopleuræ strongly, irregularly striated,
the striæ interlacing, weaker above. Metathorax closely, regularly,
somewhatstrongly reticulated. Malar space half the length oftheeyes.
The only example appears to be discoloured, or the colours are
not fully developed, probably the latter, for the wings appear not
to have had time to expand fully. The species is very different
from any of the known forms.
Osprynchotes ruficeps Cam., Annals of the South African
Museum, V, 142.
Congo da Lemba, April (R. MAYNÉ).
Osprynchotes heros SCHLETT.— SCHLETTERER, Ann. d. |. Soc.
Entom. de Belg., XXXV, 55
Lukombe, 29% October a. KOLLER). Busira, A pril(WAELBROECK).
One of the specimens (both are females) is 26, the other 20 qe
in length. SCHLETTERER gives the length as 24 mill.
Mesostenus rufolineatus sp. n. — Black, a line along the
furrows of mesonotum, a mark at the end of the middle lobe,
longer than wide, transverse at the base and apex, and of eqüal
width, at the end of the middle lobe, extending to the base of the
scutellum, the scutellum and the parts surrounding it, the meta-
notum from the keel to the apex, the apex of the propleuræ in the
- middle, the mark rounded at the base, the meso- and metapleuræ
and the sterna, red; the clypeus, lower half of the face, base of
TAN
Es 4
389
mandibles to near the middle, palpi, a.large semi-circular mark
-opposite the ocelli, and the 7 to 13 joints of the antennæ, except
above white. the 4 front legs with the coxæ, trochanters and femora
red, the trochanters tinged with yellow, the femora darker in tint
than the coxæ; the tibiæ of a darker red, blackish behind, the tarsi
black; the spurs pale, the inner middle one black ; hind legs black,
the base of the coxæ narrowly above, their sides and under side -
red ; the basal half of the 1% joint of the tarsi and the whole of the
2% fo 4 white ; the calcariu black. Wings hyaline, very irides-
cent, the nervures and stigma black ; the areolet of equal width,
longer along the radius than along the transverse cubital nervures;
recurrent nervure received shortlv bevond the middle ; the ner-
vellus received on the innerside of the transverse basal ©.
Length 17 mill.; terebra 6 mill.
Dima, 23" September (A. KOLLER).
Face and clypeus somewbhat strongly punctured, the puncturation
on the face interlacing into striæ ; the front more weakly and not
so closely punctured; the vertex weakly aciculated. Mesonotum
closely punctured, more or less finely reticulated, the outer edge
more weakly tham the rest. Scutellum more strongly punctured,
the apex with a gradually rounded slope; the sides stoutly keeled
to shortly beyond the middle. Base of metanotum almost smooth,
the rest finely, closely reticulated to the keel; the rest much more
coarsely reticulated, the sides transversely striated; the apical
slope is much more coarsely transversely striated and has a stout
curved keel on the top. Upper part of propleuræ finely closely
punctured, the rest from shortly above the middle stoutly, longitu-
dinally striated. Mesopleuræ finely closely punctured, the raised
apical part smooth, bordered behind by a stout striated band ; the
lower apical partis finely striated. Metapleuræ finely, closely
striated, the striæ stronger at the base below. Basal segment of
abdomen shining, the others opaque; there is a narrow white line
on the apex of the 2" segment and the 7t* is entirely white; there
is a distinct oval fovea in the centre of the base of the post-petiole,
the sides of which are rather strongly deeply punctured.
Mesostenus Kolleri sp. n.— Black, about the apical half of
the mesonotum, the mark shorter on the sides, the scutellum and
the surrounding parts, metanotum, metapleuræ, about the apical
two-thirds of the mesopleuræ, the mark forming an irregular
triangular and the apical half of the post-petiole red; a longish,
large triangule mark on the front and vertex at the ocelli; palpi,
the. apical third of the 24 abdominal segment and the 6t! and
386 Z
7 white; the 4 front coxæ and trochanters white; the femora
and tibiæ dull red, black above; the tarsi and spurs black; the
hind coxæ red, paler below, a black mark on the sides at the
apex; the trochanters of a duller red, tinged with yellow and
marked with black; the hind femora black, broadly red at the
base, the red on the basal third above, on the basal half below,
the tibiæ black, with black spurs; the tarsi white; the basal and
apical half of the apical joint black. 71 to 14 joints of the
antennæ white, black above. Wings hyaline, the stigma black,
fuscous in the centre, the nervures black ; the areolet square. ©.
Length 12 mill.; terebra 5 mill.
Dima, 23% September (A. KOLLER).
Face irregularly transversely wrinkled, the clypeus distinctly
punctured; the front and vertex weakly punctured, the former
with an irregular keel down the middle. Mesonotum closely,
somewhat strongly punctured, more or less striated towards the
apex, especially on the middle lobe Scutellum somewhat strongly,
but not closely punctured. Metanotum closely, rather strongly
reticulated, more weakly at the base, more strongly at the apex;
where the punctures run into striæ; there is only 1 keel, the
basal. Propleuræ striated, the apex above with a large smooth
oval space, the lower basal part smooth, the striæ above this
roundiy curved, Mesopleuræ finely striated, more strongly so at
the apex above; the metapleuræ more strongly striated, especially
at the metanotum. Petiole smooth, the post-petiole strongly pun-
ctured, sparsely so in the middie of the base; the 214 segment is
finely closely punctured.
Cryptaulax bifasciatus sp. n. — Black, the hind coxæ
orange-red; the wings fuscous, the base clear hyaline to the
nervellus and with a clear hyaline cloud extending from the
parastigma to the base of the basal third of the radial cellule, the
basal cloud on the outerside becoming gradually irregularly wide-
ned from the costa to the hinder margin; the nervures and
stigma black; the areolet small, narrowed in front, longer along
the transverse cubital nervures than along the cubitus; the recur-
rent nervure received at the base of the apical third; the nervellus
post-furcal, almost interstitial; the nervellus in hind wings broken
near the top of the posterior third. The 10th to 19t! antennal joints
are white except above. Palpi black. © and .
Length 17 mill.; terebra 6 mill. ©; 13 mill.
Mayumbe (DELEVAL); Dima, 22 September (A. KOLLER).
387
Face and clypeus densely covered with moderately long white
pubescence, the thorax with denser darker pubescence, which
is longer on the metanotum; the ventral surface sparsely covered
with white hair. Head opaque, impunctate; there is a stout keel
on the middle of the front; commencing near the ocelli and with a
few oblique striæ on either side. Mesonotum closely, regularly
reticulated; a smooth line, with a keel in the centre, in the
middle of the basal half and there is a less clearly defined line on
the sides. Scutellum coarsely transversely rugose. Metanotum
closely transversely striated, the striæ closely waved. Pleuræ lon-
gitudinally striated, the base of the propleuræ smooth, the striæ
more widely separated than they are on the mesopleuræ, on which
the striæ are stronger and more widely separated on the upper
third than on the rest; the metapleuræ more strongly obliquely
striated, the striæ weaker at the base. Metanotum somewhat
strongly transversely striated, the apical slope with the striæ
closer, almost forming reticulations. Petiole smooth, the post-
petiole strongly, but not closely punctured, the punctures in the
centre of the base sparser; the 211 and 3'd seoments are more
finely, and much more closely punctured, more strongly on
the base than on the apex and almost forming reticulations;
the 214 seoment is narrowed at the base.
This species may be known from the type of the genus, the
Natal C. ruficeps CaM., by the latter having the head red, and the
base of the wings black, there being only one hyaline cloud.
OPHIONINÆ
Ophion congoensis sp. n. — Pale reddish yellow, the
antennæ more rufous in tint; the orbits pallid yellow; wings clear
hyaline, very :ridescent, the costa and stigma rufo-testaceous, the
nervures black; the disco-cubital nervure without a stump, ner-
vellus shortly post-furcal; the transverse cubital nervure hardly
one fourth shorter than the recurrent. Ocelli black. Mesonotum
finely, closely, but distinctiy punctured; the pleuræ more strongly
punctured ; the upper basal half of the pro- and the lower half of the
mesopleuræ more or less striated; the metapleuræ closely, more
rugosely punctured. Temples short, obliquely roundiy narrowed.
Ovipositor short, scarcely reaching from the middle of the apical
segment to its ventral surface. ©.
Length 15 mill.
Congo da Lemba (MAYNÉ).
A slenderly built species. Face covered with a white pile, almost
smooth, only weakly sparsely microscopically punctured. Clypeus
bare, smooth and shining.
3838
Enicospilus bicoloratus sp. n. — Yellowish-red, the apex
of the 4h and the following segments of the abdomen black, the
antennæ slightly darker in colour, especially towards the apex,
somewhat longer than the body, apex of mandibles black; wings
hyaline, the nervures blackish, the costa and stigma testaceous;
there are 2 horny points, the basal large, bell-shaped, the other
small, pale, placed at shortly beyond the middle of the curved line,
which becomes dilated towards the apex. «.
Length 13 mill.
Lukombe, 5! October (KOLLER).
Smooth, shining, sparsely covered with a white pile; the metano-
tum behind the keel smooth, the rest finely irregularly striated,
the striæ on the sides of the basal half stronger and obliquely cur-
ved. Mesopleuræ finely, closely striated, except at the base and apex
above, the striæ distinctiy stronger on the lower half. Metapleuræ
coarsely aciculated. Ocelli black, bordered with red. Nervellus not
quite interstitial, being received shortly behind the transverse basal
nervure; transverse cubital about one third of the length of the
recurrent.
Enicospilus lomelaensis sp. n. — Pale yellowish red,
the head paler, the apical segments of the abdomen darker colou-
red; the hinder eye orbits broadly whitish yellow; wings hyaline,
the stigma testaceous, the nervures black; the only horny point is
triangular ; the transverse cubital nervure not much more than one
third of the length of the recurrent; nervellus interstitial. Base of
metanotum smooth; there is a short longitudinal keel at the base
of the apical part, the part on eitherside of the keel being irregu-
larly obliquely striated ; the rest is closely, irregularly reticulated,
more strongly at the apex than at the base; the metapleuræ regu-
larly, closely obliquely striated. Mesopleuræ closely striated, the
striæ interlacing and forming at the base fine reticulations. ©.
Length 14 mill.
Lomela Gombe (WAELBROECK), 6th October.
Antennæ as long as the body. Hinder orbits distinctly obliquely
narrowed, rounded. Mesonotum eclosely punctured to near the apex.
Scutellum more sparsely punctured, smooth at the apex.
Anomalon leucostomum sp. n. — Black, the 3'd, 4th and
5th and the lower side of the 6th abdominal segments dark ferrugi-
nous, the face, clypeus, mandibles except the teeth, a line on the
lower inner orbits, not extended much above the antennæ, a line on
the lower three-fourths of the outer orbits, the line obliquely,
389
gradually widened below and extended on to the malar space, the
palpi and the under side of the antennal scape yellowish white;
wings hyaline, the nervures and stigma black; the recurrent ner-
vure received about one fourth of the length of the transverse
cubital beyond the latter; nervellus interstitial. ©.
Length 15 mill.
Head and thorax closely strongly punctured: the front irregularly
transversely striated ; a stout keel down the middle from the ocelli
to the antennæ. The central part of the mesonotum is raised sligh-
tly above the lateral, especially at the apex, where it is more rugo-
sely punctured than at the base ; the sides are less strongly punctu-
red. Scutellum reticulated. Metanotum more strongly and irregu-
larly reticulated; the base with 3 areæ, the central longer and
more shining than the lateral, which have the apex rounder and
are about twice wider than long; the apical slope is oblique and
has the sides margined. The ovipositor is as long as the hind meta-
tarsus.
Banana (D' ETIENNE).
Campoplex Maynéi sp. n. — Black, densely covered with
white pubescence, that on the face denser and more silvery than
elsewhere; mandibles yellowish fulvous, the teeth black; palpi ful-
vous testaceous ; 4 front legs rufo-testaceous, their coxæ black, the
trochanters yellowish; the hind legs black, the tibiæ and tarsi dark
rufo-testaceous ; the apex of the 214 abdominal segment narrowly,
a band in the middle of the 34, narrower than the black basal
part, but wider than the apical, and the whole of the other seg-
ments ferruginous ; the 214 ventral segment yellow; wings hyaline,
the nervures and stigma black; the areolet with the pedicle longer
than the nervures; the 1 shorter than the 211, straight, the
914 roundly curved; the recurrent nervure received in the apex of
the areolet, almost interstitial; nervellus interstitial but received
outside the transverse basal. «.
Length 8 mill.
Congo da Lemba, April (R. MAYNÉ).
Face opaque, punctured, but not closely nor strongly; the
clypeus more strongly and regularly punctured, the punctures
clearly separated. Thorax finely rugosely punctured, the meta-
thorax more strongly than the rest, the basal half of the areola
rugose, almost reticulated, the apical more finely rugose, with
2 stout oblique keels in the centre; the lateral areæ closely rugo-
sely reticulated; posterior median area coarsely, irregularly
390
transversely striated ; the lateral apical areæ more finely, closely
and obliquely striated; the spiracular closely rugosely punctured,
and sparselv striated. Metanotum regularly areolated, the basal
area distinct, of equal width throughout, one half longer than
wide; the areola twice longer than wide; the base rounded, the
apex transverse. Except at the apex above, the propleuræ
are striated, the striæ more or less roundly curved. The meso-
pleural depression is striated; the striæ moderately strong,
oblique and clearly separated.
PIMPLINÆ
Delaulax ruficollis sp. n. — Black, the head except the
upper central part of the front, the vertex except narrowly at the
eyes and the occiput and the pleuræ red; the sides of the thorax
and metapleuræ obscurely tinged with red, the pro- and meso-ster-
num, the fore legs, middle coxæ, trochanters and femora red;
underside of antennal scape dull red; the flagellum is absent from
the only example; palpi and mandibles, except the teeth, red; the
face is tinged with yellow. Wings uniformly dark fuscous viola-
ceous ; the areolet large, 4-angled, the nervures uniting in front,
but not forming a pedicle; the recurrent nervure received shortly
beyond the middle; nervellus interstitial, but received on the outer-
side of the nervure; disco-cubital nervure broken by a distinct
stump; the nervellus in hind wings broken near the middle.
Clypeus separated from the face by a fine furrow, its apex with a
semicircular incision. Head and thorax smooth and shining. Basal
5 segments of abdomen closely, somewhat strongly punctured and
more or less reticulated and striated; the basal with a smooth area
in the centre of the basal half; the basal third narrow, the apical
part becoming gradually widered towards the apex ; the base of
the 6‘! has a wide punctured band, widest in the middle; the 71h is
entirely smooth. Sheath of ovipositor densely covered with stiff
black hair. ©.
Length 16 mill.; terebra 12 mill.
Lukombe, 9h October (A. KOLLER).
There are large raised, rounded tubercles on the sides of the
31, 4th and 5tl segments, which are more shining than the rest of
the segments. The wings appear larger than usual; there is a large
bulla near the centre of the disco-cubital nervure at the apex of the
stump, 2, almost united, on the fore part of the 214 transverse cubhi-
tal and 2 on the recurrent nervure.
Only the ' of my genus Delaulax has been described (Annals of
the South African Museum, V, III). The © I now refer to it
391
has the abdominal segments shorter compared with the width and,
more particularly, the 15, which, in D. rufus CAM. 4, is twice
longer than wide, the 2 is also longer than wide, while in
. D. ruficollis it is wider than long; the latter, however, has the large
fuscous wings with the nervellus in hind wings broken in the
middle, the rufous colouration, but not so extended and the small
round metathoracic spiracles and the semicircular emargination
on the clypeus.
Lissonata leucostoma sp. n. — Black, the thorax red,
the sterna black, the black extending on to the pleuræ, that on the
mesopleuræ roundly dilated on the basal half, that on the meta-
_ pleuræ broadly dilated on the apical half; the clypeus except
above, mandibles except at apex, palpi, the 15t segment of abdomen
to near the middle, about the basal third of the 214, more than the
basal half of the 3", about the basal fourth of the 4th, the line roun-
ded at the apex, and the basal 4 ventral segments, white; antennæ
black, the apical joints fuscous below, the under side of the scape
and joints 12-14 white; four front legs white, the femora tinged
with fuscous; the hinder. black, the apex of coxæ, apex of basal
joint of trochanters, basal fourth of hind tibiæ, 21 joint of hind
tarsi and the 3fd to near the middle, white; the apex of hind spurs
fuscous ; wings clear hyaline, the apex from near the middle of the
apical abscissa ofradius dark fuscous, paler at the extreme apex ;
the nervures and stigma black; nervellus shortly postfurcal; the
areolet with the pedicle half the length of the transverse cubital
nervures ; the {5t of the latter is straight, oblique, the 2" roundly
curved; the recurrent is received at the apex of the areolet. .
Length 8 mill.
Congo de Lemba, April (R. MAYNÉ).
Front and vertex smooth, the former with 2 large foveæ or
depressions, roanded above; the face distinctly, but not very closely
punctured more closely on the sides than in the middle. Thorax
some what strongly punctured, the metanotum more closely and
strongly than the rest, and more denselv covered with white
pubescence ; the apex of the scutellum and the centre of the meso-
pleuræ smooth. Pubescence dense and white. Hind tibiæ spinose.
Theronia nigrinervis sp. n. — Luteous, the middle of the
front and vertex and the 31 and following segments of the abdomen
tinged distinctly with orange ; antennal scape yellow, black above,
with 2 yellow, longish triangular marks on the sides, the basal the
392
larger; the flagellum brownish red, black above. Mandibular teeth
black. Mesonotum with 3 distinct black lines, narrower than the
central vellow part and slightly narrower than the base of the
outer; the central line is the longer, it reaching to the scutellum,
where it is clearly narrowed, the narrowed part dilated at the apex.
There are 3 areæ on the metanotum ; the central becomes widened
at the top of the apical scape, the keels running there on to the
outer edge ; the lateral basal areæ are as long as they are wide
at the base; the basal half of the inner keel is almost straight, the
lower obliquely sloped downwards towards the outer side ; the outer
keel is rounded, at the base, the apex obliquely sloped inwardly, the
outer side being thus longer than the outer, 1% abdominal segment
about twice longer than it is wide at the apex ; it becomes gra-
dually, slightly wider from the base to the apex, the sides of the
centre of the basal half are margined ; 2" not quite so long laterally
as itis wide at the apex ; the others are wider than long ; there
is a shallow wide depression across the middle of the 2" and
3" segments, that on the 3" not continuous. Tarsi more rufous
in tint than the tibiæ ; the hinder of darker colour, almost black.
Sheaths of ovipositor slender, black, fuscous at the base below ;
they are slightly longer than the hind tarsi. ©.
Length 12 mill. ; ovipositor 5 mill.
Lukombe, 29! October (A. KOLLER).
Temples broadly, roundly narrowed. Face wider than long,
smooth, the middle depressed below, not separated from the cly-
peus. Wings clear hyaline, the nervures deep black, the stigma
dark testaceous; the areolet oblique, longer than wide, of equal
width, receiving the recurrent nervure at the angle ; the recurrent
is broadly rounded in front and bears 2 wide bullæ ; nervellus post-
furcal. Parapsidal furrows only indistinctly indicated at the base.
Scutellum stoutly keeled laterally to near the middle, the keels
becoming weaker towards the apex. Abdomen twice the length of
the thorax. The lower part of the scape, face and clypeus celosely
covered with longish white pubescence, the sides of metanotum
more sparsely with longer white hair ; ‘the rest of the body almost
bare ; the tibiæ and tarsi have a microscopie white pile.
Allied to Z. trivittata KRiEGER from Sierra Leone ; only the of
that species is known. In the present species the basal central part
of the metanotum, if closed at the apex, would form a square ; the
lateral at the apex below do not form a sharp angle, but are
rounded. The eyes converge slightiv, but distinctly below so that
the face is narrower below than above.
398
POMPILIDÆ
Salius cabraensis sp. n. — Black, densely covered with a
bluish purplish pile, probably all over with fresh examples, the
scape and pedicle of the antennæ dark fulvous, broadly black
above, the 3" joint fulvous, the other joints are absent; the clypeus,
mandibles and labrum dark rufous; wings uniformly dark fuscous
violaceous, the stigma and nervures black, the 3" abscissa of radius
not quite so long as the 1% and about half the length of the 2%; the
4h longer than the latter and curved up at the apex; nervellus
distinctly post-furcal; the 1% recurrent nervure received at the
base of the apical fourth, the 2% very shortly behind the middle
and roundly curved ontwardly, nervellus in hind wings shortly
antefurcal. The long spur of the hind tibiæ about one third of the
length of the metatarsus; claws with a short broad tooth truncated
at the apex; tibiæ and tarsi shortly spinose, the latter more thickly
than the former, the basal 5 joints of the hinder densely pilose. 4.
Length 17 mill.
The sides of prothorax are broadly rounded; the apex is also
broadly rounded, not angled. Sides of metanotum broadly, roundly
tuberculate at the spiracles ; the apical half is irregularly striated.
The eyes converge distinctly below; on the lower three-fourths of
the inner orbits they are narrowly lined with brown. There is a
distinctly defined furrow on the 2% ventral segment; the genitial
armature is covered with long black hair. There is no horny point
in the discoidal cellule.
Mayumbe (CABRA).
Pompilus sepulchralis Smira (Descrip. of New Species of Hymen.,
145, 17) from Natal appears to be an allied species, but the des-
cription, with its lack of structural details, does not enable one
to identify the species; the abdomen is said to have a green tinge.
à.
Salius abdominalis Smirx (Pompilus abdominalis Sirx.
Descr. of New Species of Hymen., 141, Congo).
A specimen from Kitobola (RovERE) is, I believe, the of the
above species. It is 10 mill. long, has the apex of the clypeus
depressed and broadly rounded; the eyes converge distinctly
above; the hinder ocelli are separated from each other by a dis-
tinctly less distance than they are from the eyes; the apex of the
pronotum is bluntly angled ; the metanotum transversely striated,
its apex transverse, margined and projecting at the outer edges.
The 1‘ abscissa about one quarter shorter than the 2%, which is
about one fourth shorter than the 5", the latter is about the same
394
length as the 4h; the 2% recurrent nervure is received not far
from the apex of the cellule; nervellus in hind wings shortly ante-
furcal. The long spur of the bind tibiæ is more than half the length
of the metatarsus. The 3" joint of the antennæ is not one quarter
longer than the 4th.
Pompilus lukombensis sp. n. — Black, covered with a
pruinose blue bloom; the antennæ, except the upper side of the
scape, which is black, and the lower side, which is yellow, and the
legs, except the coxæ and trochanters, which are black, red;
the palpi of a lighter red; a line on the apex of pronotum, and the
apical 2 segments of the abdomen whitish yellow; the tibial and
tarsal spines black as are also the apices of the tarsal joints; wings
fulvous hyaline, the apex from the end of the radius fuscous viol-
aceous, the stigma and nervures fulvous; the 8" abscissa of radius
about one fourth of the length of the 2%, and about half the length
of the 1‘; the 21 recurrent nervure is received in the middle of the
cellule; the nervellus interstitial; in the hind wings it is post-
furcal. .
Length 11 mill.
Lukombe, 29th October (A. KOLLER).
Densely covered with a white pile. Clypeus wider than long, its
apex transverse. The postscutellar region and the apex of metano-
tum broadiy, on the sides densely covered with white pubescence.
Apex of pronotum broadly rounded, not angled. The hinder ocelli
are separated from each other by a distinctly greater distance
than they are from the eyes. Antennæ short, thick, joints 6-10
dilated below.
Homonotus purpureo-pruinosus sp. n. — l:lack, covered
with a distinct purple blume, the head, prothorax, mesonotum,
scutellum, almost the apical half of the post-scutellum, the line
dilated in the middle at the base and the tegulæ, red; the face
broadly in the middle and a semicircular mark in the middle of
the clypeus above, black; mandibles red, the apex narrowly lined
with black; wings uniformly dark fuscous violaceous, the stigma
and nervures black; the 3" abscissa of radius shorter than the 1*
by about one half, and about one sixih of the length of the 2",
which is of the same length as the 4; the nervellus interstitial;
the 1% transverse cubital nervure broadly roundly curved, the
9" Straight, oblique, the 3" obliquely sloped towards the radius
the slope rounded below, the 1“ recurrent nervure received near
the apex, the 2%! very shortly beyond the middle of the cellule;
395
the anal nervure in the hind wings received very shortly behind
the cubitus. $.
Length 7 mill.
Dima, 24th September (A. KOLLER).
Head seen from the front as long as itis broad; the front pro-
jecting at the antennæ, its apex transverse; the apex of clypeus
broadly rounded. Hind ocelli separated from each other by a
slightiy greater distance than they are from the eyes. Malar space
as long as the antennal pedicle. Pronotum as long as the head from
the antennæ to the end of the vertex and shorter than the mesono-
tum and seutellum united ; metanotum longer than the mesonotum,
its apex broadly, roundly incised; the sides above bluntly trian-
gular and with a small triangular tooth below it; its base above
is free from the part beyond it, being raised. The 21 (3°) abdo-
-minal veutral segment has a shallow, curved impression. The
eyes do not converge much above. There are 2 fine furrows on
the basal half of the mesonotum. The clypeus form a semicircle.
The long spur of hind tibiæ half the length of metatarsus.
Comes near to Æ. sagax KoHL, which may be known from it by
the apex of the clypeus being transverse with the sides straight
and oblique. The species belangs to KoHLS group 6. (Vérb. z. b.
_Ges. Wien, 1886, 310)
The form of colourations shown by it is common with the
African species of Homonotus.
Agenia erythrotrichia sp. n. — Black, covered with silvery
pile; the oral hair-bundle rufous; wings hyaline, the stigma and
nervures black, a cloud across the transverse median and transverse
basal nervure, the outer twice the width of the inner part, the
edges irregular; a larger cloud bevond it, filling the basal two-
thirds of the radial ceilule, the apex there of the cloud incised in
the middle ; it extends below, filling the 2 cubital cellule, extending
into the 1“, filling the angle formed by the 1“ transverse cubital
* nervure and the basal abscissa of the radius, more than the basal
-half of the 3" the cloud becoming obliquely widened from the
radius to the cubitus at the apex, filling the apical two-thirds of the
4 discoidal and extending outside the recurrent nervure for about
one fourth of the width of the inner part and very faintly beyond
the anal nervure; the nervellus in the hind wings ante-furcal. 9.
Length 10 mill.
Dima, 26'* September (A. KOLLER).
Eyes slightly converging above; the hinder ocelli separated from
the eyes by a shgntly g sreater distance than they are from each
396
°
other. Apex of clypeus broadly rounded. Metanotum alutaceous,
the sides of the apex weakly striated. The long spur of the hinder
tibiæ one third of the length of the metatarsus and as long as the
911 joint; the tarsi are closely, the tibiæ sparsely spinose. The apical
3 abscissæ of the radius are almost of the same length ; the 1* re-
current nervure is received very shortiv beyond the middle, the
211 shortly beyond the apex of the basal fourth of the cellule.
This species is, as indicated by the oral hair bundle, an Agenia
sensu str., a genus which appears to possess much fewer species
than the very closely allied Pseudagenia.
Pseudagenia Schoutedeni sp. n. — Black, covered with a
white pile ; the wings hyaline, the stigma and nervures black, a
fuscous cloud on either side of the transverse basal and transverse
median nervures, more broadly developed on the outer than on the
innerside of the former and broader on the nervellus, where it is of
equal width on both sides ; the 2" abscissa of the radius is a little
longer than the 3%, which, again, is slightly longer than the 4th;
both the recurrent nervures are received shortly behind the middle,
the 2! at a greater distance than the 1; the cloud in the radial
cellule does not touch the radius, or, at least, is fainter there ; the
nervellus in fore wings widely post —, in hind wings widely ante-
furcal, 3" antennal joint one fourth longer than the 4t. Apex of
clypeus broadly rounded. Hinder ocelli separated from each other
by a less distance than they are from the eyes. Apex of pronotum
bluntly angled in the middle. Tibiæ very sparsely, the tarsi thickly
spinose. ©.
Lenght13 mill.
Dima, 26'! September (A KOLLER).
The eyes slightly converge above; there is a shallow, indistinct
furrow down the middle of the front. Except at the extreme base
the metanotum is closely, irregularly transversely striated. The
long spur of the hind tibiæ is not one third of the length of the
metatarsus and as long as the 2" farsal joint. The 2" (pedicle) and
3" antennal joints are, united, nearly as long as the 4h and 5h
united.
Pseudagenia longiventris sp. n. — Black, covered with a
white pile, the wings hyaline, a fuscous cloud along the trans-
verse median and transverse basal nervures, broader along the
former than along the latter, and broader on the innerside of
the former than on the outer, a cloud filling slightiy more than
the basal third of the radial cellule, the apex of the 1* cubital
397
narrowly in front, the 2", except for a triangle in the hinder
basal half, a triangle in the base of the 3", extending slightly
beyond the 2% recurrent nervure; and the apical three-fourths of
the discoidal cellule between the apex of the 1 recurrent and
the 21, it being fainter at the apex, and there is a faint cloud in
the apex of the fore wings; the stigma and nervures are black,
the nervellus in the fore wings post- in the hinder antefurcal;
the 21 abscissa of the radius twice the length of the 1 and
-about half the length of the 5", the 1% recurrent nervure received
beyond the middle, the 2" near the base of the basal fourth of
the cellule. Pygidium white. Y.
Length 12 mill.
Lofoi (VERDIGK).
Eyes distinctly converging above; the hinder ocelli separated
from each other by a less distance than they are from the eves.
The apex of clypeus broadly rounded, the apex of pronotum
bluntly angled in the middle; the apical slope of metanotum
striated. Abdomen as long as the head and thorax imited.
À longer, narrowish species than usual.
SPHEGIDÆ
Sphex (Parasphex) curvilineatus sp. n. — Black, the
dilated apical part of the petiole, the 2" abdominal segment except
for a large semicircular mark, extending from the apex to shortly
behind the middle and laterally to the outer edges, a triangle on
the base of the 3"! below, and.its ventral side, red; the apices of
segments 1-6 with narrow pale ivory yellow lines, that on the
4 distinctly, on the 2" dilated, that on the 2" and 3" clearly
curved; the hair on head and thorax long, dense and whitish
cinereous; wings hyaline, the stigma and nervures black; the
3" abscissa of radius as long as the 1‘ and fully half the length of
the 2%; the 1 recurrent nervure is received near the apex of the
basal third, further from it than is the 2" from the 2" transverse
cubital. The few tibial and the more numerous tarsal spines are
white; the long spur of the hind tibiæ is for the greater part
rufous. Abdominal petiole long and curved, as long as the hind
coxæ, trochanters and the basal third of the femora united, and
nearly as long as the basal 3 joints of the hind tarsi; it is slender;
thé d'lated apex forms a broad triangle. «.
Length 15 mill.
Lukombe, 12% October (A. KOLLER).
398
Eyes distinctly converging below, the hinder ocelli separated
from each other by the same distance as they are from the eyes;
they are distinctly, but very elosely punctured; a narrow furrow,
widened above, runs down its centre; apex of clypeus not quite
transverse. Pronotum broadly rounded, closely punctured, the
mesonotum more strongly, but not so closely punctured; the
scutellum is more weakly and closely punctured on the basal half,
the metanotum is as stronglv, but much more closely punctured
and with a shallow, indistinct furrow down its centre, this furrow
becoming widened towards the end. Pleuræ roughly but not
strongly or closely punctured.
Comes near to S. albisectus LEP. and S. Sjüstedtii CAM. ; it has the
black abdominal petiole of the latter; Sphex Sjostedtii differs in
baving only the dilated apical part of the abdominal petiole red,
the 2" segment being entirely black; 2" and 3" white bands are not
curved and the 2% and following ventral segments are black; the
211 and 3° transverse cubital nervures are Straight, not roundly
curved, and the apical abscissa of the radius is straight, oblique,
not broadly rounded. There are 5 stout teeth on the claws.
It is quite possible that a good series of specimens from various
parts of Africa would show that S: albisectus, S. Sjostedtii and
S. curvilineatus, were forms of one species.
The specimens | have before me seem easily enough separated,
but not by very strong or distinctive characters; in size and form
they are very similar.
Ammophila ferrugineipes Ler., Hist. Nat. d. Ins. Hymén.,
IT, 583 ; GERSTAECKER Peter’s Reise nach Mossamb., V, 481;
GRIBODO, Rassegna degl’ [menotteri racc. Nel Mozamb d. Cav.
Fornasini, 1894, 134; SuirH, Cat Hym. Ins. IV, 212. -
À species- idély distributed in the SoutBerà Palaearctic and
Ethioptian Zoological Regions. It varies considerably in coloura-
tion, €. g, the prothorax may be entirely black or red; the
antennal scape may be black or red and the amount of red on the
abdomen and legs varies.
Lukombe, 5 to 20fh October (A. KOLLER).
Ammophila lukombensis sp. n. — Black, the antennal scape,
tbe greater part of the basal 3 joints of the flagellum, apex ot
clypeus, base of mandibles to the base of the teeth, occiput, outer
eye-orbits, prothorax, except the base of pronotum and pro-
sternum, mesopleuræ from the tubercles to the apex, apex of meta-
pleuræ broadly, the coxæ, more or less of the underside of the
Lt
399
femora and the tibiæ more or less broadly, red ; wings hyaline, the
stigma and nervures black ; the 3" abscissa of the radius one fourth
of the length of the 2", broadly roundly curved, not converging
much ; the 2" obliquely bent outwardly behind. Mesonotum
strongly, irregularly striated (but not closely) on the basal two-
thirds ; the metanotum more finely and closely striated. Scutellum
irregularly, longitudinally striated. ©.
Length 21 mill.
Lukombe, 5th October (A. KOLLER).
Densely covered with a white pile, the face and clypeus also
with silvery hair. There is a short depression on either side of the
apex of the clypeus making it appear almost trituberculate. Pro-
thorax smooth. Post-scutellum not striated, a stout keel down its
centre. The 3" antennal joint is almost as long as the following
2 united. Tarsal spines black ; there is a dense line of pale golden
pubescence on the basal half of metatarsus. The pubescence is
dense, giving the insect a greyish appearance. The eyes converge
very slightly above ; the ocelli are in an equilateral triangle, and
the hinder are separated from the eyes by a little greater distance
than they are from each other.
Trypoxylon marginifrons sp. n. — Black, covered with
silvery pubescence, the pile on the apical abdominal segments
tinged with fulvous, the mandibles rufo-testaceous, the teeth black;
wings hyaline, the basal abscissa of the radius straight, oblique,
the apical more than twice its length, roundly curved. Front at the
antennæ margined by a wide keel, dilated in the middle. Metanotal
furrow wide, and at the base shallow, of equal width, the apical
part with the sides sloping obliquely and with a furrow in the
centre; the basal part is bordered by a narrower oblique furrow ;
except the part outside this furrow the metanotum is striated. A
smooth line (it can hardly be called a furrow) widened below, runs
from the ocelli to near the antennal transverse Kkeel. Apex of
clypeus broadlv rounded. Mesonotum shining, distinctly, not very
closely, punctured; a narrow furrow on either side of its middle.
Apex of pronotum roundly raised, trilobate, the central lobe small
and more like a tubercle than the lateral. ©. :
Length 12 mill.
Congo da Lemba, April (R. MAYNÉ).
The apex of the cubitus is thicked and rounded. Tarsal spines
pale. The pubescence on the pluræ long and dense. The abdomen
is rather short, the basal 4 segments united being not much longer
than the head and thorax united; the 1“ segment is distinclly, the
400
9nd less strongly nodose, The eyes at the antennæ are separated by
almost the same distance as they are at the vertex. The 1 abdominal
segment is clearly longer than the 2" and 3" united.
Characteristic of this species is the transverse trilobate keel over
the antennæ.
Stizus pulchritinctus sp. n. — Black, shining, the abdomen
tincted with metallic violaceous and blue; the antennal scape,
except above, face, a line on the inner orbits from the face to slightly
above the antennal scape when pressted against the front, face,
clypeus, labrum, base of mandibles, a line on the apex of the
pronotum reaching to the tubercles, the tubercles, a minute spot
on sides of mesonotum, tegulæ, scutellar Kkeels, a triangular spot
on the sides of scutellum, longer than it is wide at the apex, the
narrowed end at the base, the greater part of the post-scutel-
lum, the sides of the apical slope of the metanotum, including
the teeth, a line on the apices of the basal 5 abdominal segments,
that on the 1, much wider than the others and bilobate, the 2%
line trilobate, a line on the apex of the 2% ventral and narrower
lines, interrupted in the middle, on the following 5, pale lemon-
yellow, as are also the greater part of the fore femora, the tibiæ,
except for a longish line on the inner side, that on the hinder all
round the apex and the greater part of the hind tarsi, black. Wings
hyaline, the stigma and nervures black, the 2" cubital cellule
almost appendiculated, the 1 transverse cubital nervure in front
straight, oblique from shortly below the middle, the 2° broadly
rounded. Flagellum of antennæ orange pale yellow, black above. 4.
Length 9 mill.
Lukombe, 7th October (A. KOLLER).
The incision on the sides ofmetanotum large,almostsemicireular,
placed on the top half, the teeth large, bluntly triangular. Body
covered, but not densely, with a grey pile, smooth, the base of the
mesonotum from near to the middle, closely, irregularlv longitu-
dinally striated. The antennæ are almost double the distance from
each other as they are from the eyes. Clypeus above bounded by a
narrow curved furrow; as long as it is wide below. Eves strongly
converging below.
This species has the form and size of S. Braunsii KoHL and has
the incision on the sides of the metanotum pretty much as in
S. tridens, being wide and rounded. It is more slenderly built than :
a Cape of what I make out to be S. Braunsüi, that has the body
and legs much more densely haired and with the pile longer; it
has also the yellow markings more extended and wider all over,
401
e. g. there is a broad yellow line on the sides of the mesonotum,
in the present species only a minute line or mark, the legs and,
especially the 4 anterior, are almost entirely yellow, the femora and
tibiæ being only slightly lined with black above and not at all
below. The metanotal incision is pretty much as in HANDLIRSCH’S
figure of S. polychromus ©; cf. Verh. z.-b. Ges.Wien, 1898, p. 474,
f. 13 Itis much wider and longer than in the figure of Braunst
, being more as in the © of that species Compared with S. Braunsii
the abdomen is longer and narrower and the 2" cubital cellule is
more distinctly appendiculated.
LAN S dates 1 ete NOM OT CU ST RER ARS
PAS AS FU VERRE TRE
rx %,
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
XI
Assemblée mensuelle du 9 novembre 1912
Présidence de M. V. WILLEM, président.
La séance est ouverte à 20 heures.
— Le procès-verbal de la séance du 5 octobre 1912 est approuvé.
— Le Président rappelle que les présentations de candidatures
au Conseil d'administration doivent se faire à la prochaine assem-
blée mensuelle.
Correspondance. — M. ANDRÉ THÉRY nous communique Sa nou-
velle adresse : Rabat, Maroc.
— M. SCHERDLIN envoie, pour être distribués entre nos membres,
quelques exemplaires de son travail & Beiträge zur Elsässischen
Coleopterenfauna, II » (Mitt. Philom. Ges. Els. Lôthr., IV, 1911).
— M. PRELL signale que, dans sa Revision des Heterogomphus,
publiée dans le tome XX de nos Mémoires, il s’est glissé une erreur :
sur la planche XIII le numéro 108 doit être remplacé par 115, et le
115 par 108.
Travaux pour les Annales. — L'impression des travaux insérés
dans ce numéro est décidée.
Communication. — M. LAMEERE montre une série de grands
Prionides provenant de l’île Bougainville et expose leurs affinités.
— La séance est levée à 21 1/2 heures.
ANNALES DE LA S0C. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVI, 6-X11-1912 25
404
RE D'UN AD EN 'MIONNEACIBPIEOURE
gesammelt von D' W. HORN
bearbeitet von G. Breddin (:).
II
VORBEMERKUNG \
In Ann. Soc. Ent. Belg. 1909, S. 301-509 hat BREDDIN eine
Anzahl von D' Horn auf Ceylon gesammelter Reduviiden teils
verzeichnet, teils in ausgezeichneter Weise beschrieben oder
kritisch beleuchtet. Als er sein Manuskript einsandte, war es
ihm wegen Kränklichkeit unmôglich gewesen des gesammite von
D' Horx heimgebrachte Reduviiden-Material zu bearbeiten, aber
später bestimmte oder beschrieb er den grôssten Teil des Restes.
Diesen Nachtrag zu seiner Arbeit habe ich aus seinen hinterlasse-
nen Manuskripten zusammengestellt. Aus seinen Anzeichnungen
geht hervor, dass D' HorN auch Arten der Gattungen Asfinus,
Epidaus, Endochus und Alcmena gefunden hat, aber mit deren
Bearbeitung wurde BREDDiIN nicht fertig ehe ihn der Tod entriss.
Von diesen Gattungen war Astinus neu sowohl für Ceylon als für
das indische Festland, Epidaus schon aus dem letzleren bekannt.
Über die Unterfamilie Reduviinæ liegt kein Manuskript vor, obwohl
Arten derselben in der HorN’schen Sammlung wobhl sicher vor-
handen sind.
E. BERGROTH.
Subfam. PLŒARIINÆ
Ischnobæna invisibilis DOHRN
[T. macerrima Disr. nec STÂL]
Kôürper äusserst schlank und dünn, auch der Hinterleib bis zu der
kurzen knotenartigen Verdickung des Anogenitalapparates cylin-
drisch, dünn, nach hinten hin kaum merkbar verdickt. Kopf von
oben gesehen hinter den sehr kleinen Augen nach hinten allmäh-
lich etwas verschmälert. Schnabelglied 4 ziemlich kurz, den Vor-
405
derrand der Augen nicht erreichend, 1 {/;- 1 1/> mal so lang als
Glied 2; Glied 3 etwas länger als Glied 1, schlank zugespitzt.
Mesothorax nur */; So lang als der'Prothorax ; Metathorax deutlich
länger als der Prothorax, nahezu so lang wie Kopf und Protho-
rax zusammen. Hinterleib merklich länger als Thorax und Kopf
zusammen. Vorderhüften so lang als der Prothorax, Vorder-
schenkel so lang als der Prothorax mit der Hälfte der Kopflinge.
Vordertibien nur ‘/; so lang als der Vorderschenkel. Vordertarse
reichlich halb so lang als die Schienen, 2-gliedrig. Mittelschenkel
ein wenig länger als Thorax und Kopf zusammen. Hinterschenkel
das Analende des Kürpers etwa erreichend, aber nicht überragend.
Füblerglieder 1 und 2 gleichlang.
Mattschwarz. Kopf, Schnabel, Vorderhüftpfannen, zwei verlo-
schene Längsfleckchen vor der Mitte des Prothorax oberseits,
5 Fleckchen auf dem verdickten hinteren Teil des Mesothorax
(ein pfeilspitzenformiges auf der Rückseite, je ein streifenfürmiges
an den Seiten und zwei läingsstreifenfürmige unterseits), die Mittel-
und Hinterhüften, die Hinterleibsspitze und verloschene Längs-
streifchen auf dem Hinterleibsrand hell rostgelblich. Fühler sowie
Mittel- und Hinterbeine pechbräunlich, die Mittelschenkel mit kaum
wahrnehmbarer schmutzig rostgelblicher Ringelung, die Schienen
nahe der Basis mit zwei sehr schmalen, gelblichen Ringelchen, das
erste KFühlerglied mit einigen äusserst feinen kaum wahrnehm-
baren weisslichen Spitzknôtchen besetzt. Vorderbeine pechschwarz,
das Ende der Hüfte und des Schenkels verwaschen bräunlich, die
Hüftbasis rostgelblich. Vordertarsus und Vorderschiene, sowie die
Dornen nebst einer kurzen Längslinie auf der Oberseite und einer
längeren auf der Innenseite der Vorderschenkel weisslich. Das
Enddrittel und ein schmaler Ring in der Basalhälfte der Vorder-
schienen und die apikalen ?/; der Vordertarsen pechschwarz. Die
Kopfseiten bis vor die Augen mit einem verloschen pechbraunen
Längsstreif.
Läinge 30 mill.
Puttalam.
Kann unmôglich /. macerrima STÀL sein. Bei dieser ist mesotho-
rax prothoraci æqualis (nach der Abbildung nur wenig kürzer),
das erste Schnabelglied « parte anteoculari capitis paullo longiore,
secundo fere triplo longiore », « coxis anticis prothorace nonnihil
longioribus » (auch nach der Abbildung), der lange Dorn der
Vorderschenkel soll « nonnihil pone medium » sitzen (auf der
Abbildung sitzt er erheblich apikalwärts). Auch scheint der Meta-
thorax nach der Abbildung dem Prothorax nur gleichlang zu sein.
Anscheinend ist auch das philippinische Tier erheblich robuster.
406
Ischnobaena brunneiceps n. sp.
d. Kopf von oben cylindrisch, hinter den kleinen Augen nicht
merklich verschmälert, nahe an der äussersten Basis kurz hals-
artig verengt. Schnabelglied 1 den vorderen Augenrand nicht
ganz erreichend, 1 ‘/ mal so lang als das kurze zweite Glied und
etwa gleichlang dem zierlich verdünnten Endglied. Prothorax
1 ‘/> mal so lang als der Mesothorax und etwa gleichlang dem
Metathorax. Hüften der Vorderbeine ein wenig länger als die Vor-
derbrust. Vorderschenkel 1 !/; mal so lang als die Coxa, in der Mitte
mit schlankem Dorn, die Endhälfte in der gewôühnlichen Weise
bewehrt. Vorderschiene länger als sonst, fast ein Drittel des Vor-
derschenkels ausmachend und mit der Tarse zusammen die Basis
des Schenkeldorns nicht ganz erreichend. Vordertarse lang, von
der Basis zur Spitze deutlich verschmälert, 2-gliedrig und anschei-
nend zweiklauig. Hinterschenkel das Analende des Kürpers nicht
ganz erreichend; Hinterschienen wenig länger als der Hinterléib.
Mattschwarz, Kopf und Vorderbeine rostgelb. Prothorax oberseits
nach vorne zu allmäblich in pechbraun übergehend. Fühler, Ende
der Vorderhüften sowie Mittel- und Hinterbeine pechbräunlich, die
Schienen dieser Beine im Basalfünftel mit 3 (oder 4) deutlichen
weisslichen Ringen, das erste Fühlerglied mit kaum merklichen
gelblichen Ringzeichnungen, ein breiter aber verwischter pech-
schwärzlicher Ring nahe der Spitze der mittleren und hinteren
Schenkel.
Länge 26 mill.
Kanthalev.
Subfam. SAICINÆ
Polytoxus pallescens Disr.
Die Abbildung des Schnabels bei BLANFORD, Faun. Br. Ind.,
Rhynch. I, S. 218 ist falsch. Das 2. Schnabelglied ist (wie sonsl)
oberseits aufgeblasen verdickt, mit 2 divergenten schlanken
Dornen bewehrt.
Nalanda.
Subtam. OPISTHOPLATYINÆ.
Tribelocephala indica Waïrx.
. Von der bei BLANFORD, I. C., Il, Fig. 155 abgebildeten Kôr-
perform (Hinterleib von den Schultern an nach hinten allmählich
und nicht sehr stark verbreitert, an der Basis des 6. Segmentringes
am breitesten). Stirn zwischen den Augen kaum so breit als ein
Auge (von oben gesehen). Fühlerhôücker spitz, leicht nach vorn
407
gekrümmt. Pronotum mit verhältnismässig schwachem und
schmalem Quereindruck, das pronotum proprium daher sehr
deutlich kürzer erscheinend als der Processus (1 : 2). Die den lede-
rigen Costalstreif der Deckflügel innen begrenzende schmale
Diskalzelle an ihrer breitesten Stelle (an der Basis der mittleren der
drei Membranadern) hôchstens 1 ‘} mal so breit als der daneben-
liegende Costalstreif. Häutiger Teil der Deckflügel tiefschwarz, nur
die Spitze des Costalstreifens undeutlich rostgelblich gesäumt.
Aussere Membranzelle nahe der Spitze kaum mehr als doppelt so
breit wie an der Basis.
Länge (einschliesslich Kopfdorn) 11 */; mill., Breite des Hinter-
leibes 3 */3 mill.
Puttalam.
Subfam. STENOPODINÆ.
Aulacogenia corniculata SrAL.
|BREpDINS Angabe (Ann. Soc. Ent. Belg. 1909, S. 505), dass die
scharfkantig erhabenen Seitenränder der breiten Längsfurche des
Unterkopfes hinter den Augen jederseits mit zwei Zäühnchen
bewehrt sind, ist unrichtig. Die beiden Zähnchen sitzen am unteren
Seitenrande des Hinterkopfes ausserhalb der erhabenen Furchen-
rainder, welche selber unbewehrt sind. DisraNTs Ansicht (Rhynch.
Brit. Ind. V, S. 186), dass die Gattung Allomastix BERGR. (certainly,
at least, of subgeneric rank» ist, kann ich nicht beitreten. Allomastix
ist ein einfaches Synonym zu Aulacogenia STAL. Ohne das Tier
damals (1906) in natura zu kennen, gründete ich unvorsichtiger
Weise die Gattung A{lomastix auf DisranNTs Figur und ungenügende
Beschreibung (wo nicht einmal die merkwürdige Struktur des
Unterkopfes erwähnt ist) seines Diaditus errabundus (ein Synonym
zu À. corniculata), da es mir unmôglich erschien, dass ein Hemip-
terolog eine Aulacogenia als einen Diaditus deuten künnte. — E. B.]
Subfam. PETALOCHIRINÆ.
Petalochirus brachialis STAL.
Nalanda, Kandy.
Die als « Larva 3 (Salyavatinarum ? gen. spec.) » von mir
beschriebene Larve von Nalanda und Trincomalee (Ann. Soc. Ent.
Belg., 1904, S. 413) gehôrt wohl zweifellos zu dieser Art.
Lisarda annulosa STAL.
Trincomalee.
408
Subfam. PIRATINÆ
Pirates sanctus FA48.
Nalanda.
Ectomocoris rubrifemur \WaALx.
Larven.
Nalanda.
Ectomocoris lativentris n. spec.
? — K, tibialis Disr. male et incorrecte descriptus.|
©. Brachypter. Kräftige Art, habituell etwas an E, cruciger FAB.
erinnernd. Kopf deutlich kürzer als das Pronotum proprium. Letz-
teres so breit als lang und dreimal so lang als der Processus, mit
feiner, flacher, durchlaufender, hinten nicht merklich vertiefter
Medianfurche ; Aussenrandkiel bis zur Einschnürung sehr scharf
entwickelt. Processus zwischen den Schultern kaum breiter als das
Pronotum proprium nahe seiner Basis. Abdomen eifürmig, verhält-
nismassig breit, mehr als 1 1} mal so breit als die Schulterbreite des
Pronotums. Deckflügelrudimente den Hinterrand des 2. Abdo-
minaltergits erreichend.
Fersengrube an den Vordertibien (ohne den Fersenlappen) reich-
lich 2: an den Mitteltibien etwas mer als ! der unteren Tibienlänge
bedeckend. 1. Fühlerglied etwa halb so lang als das 2, Glied ; letz-
teres etwa gleichlang mit dem 5. und 4. Glied. 7. Abdominalsternit
in der Mediane läinger als die 4 vorhergehenden Sternite zusam-
inen.
Schwarz bis pechschwarz, von grauem, dichtem Toment ganz
opak erscheinend. Deckflügelrudimente schün honiggelb; die
Basalhälfte des Clavus und die schräg abgestutzte (von innen-vorn
nach aussen-hinten) Basis des Coriums pechschwarz. Ein vorn
rechtwinklig vorspringender Spitzenfleck des Deckflügelrudiments
sammetschwarz. Das 1. und 2. Fühlerglied (letzteres am Ende
sebräunt), Clypeus, 1. Schnabelglied vorn, Basis des 2. sowie das
3. Fühlerglied, Basalhälfte der Oberlippe, Tarsen, Tibien und die
Kniescesgend der Vorder- und Mittelschenkel auf ihrer Innenseite
trübe rosthräunlich ; die Tibien gegen Ende und die Hinterschienen
auch an der Basis gebräunt. Kleine Randflecke des Hinterleibs auf
den Incisuren gelb.
Länge 17 !} mill., Schulterbreite 3 {/; mill., Hinterleibsbreite
6 mill.
Anuradhapura.
Der Æct. tibialis Disr. vom Bhor Gbhat, den ich nicht kenne,
dürfte der Art nahe stehen, unterscheidet sich aber durch folgende
409
Kennzeichen : « head as long as anterior lobe of pronotum — heme-
lytra only reaching base of first abdominal segment — body
elongate » /Ect. lativentris gehôrt im Gegenteil zu den breitesten
Arten !); Sie ist also, wenn die Beschreibung nicht falsch ist, eine
andere Art (1).
Ectomocoris singalensis DOHRN.
[? — Ect. cordatus WoLrF]
Das bei Dour beschriebene Tier ist das makroptere Männchen.
©. Brachypter. Deckflügelrudimente das Ende des 5. Abdominal-
tergits erreichend. Pronotum in den Schuïtern weit schmaler als
beim Männchen und daselbst auch erheblich schmaler als das Prono-
tum in der Mitte laug ; das Pronofum proprium hingegen verhält-
nismassio breiter und nach vorn zu nicht sc stark verengt als beim
mannchen. Processus prouoti Wenig mehr als {/; der Länge des
Pron. proprium.
Der grosse dottergelbe Fleck auf dem Innenwinkel des Coriums
und der Apicalhäfte des Clavus verschmilzt bei allen mir volie-
genden brachypteren Weibchen mit dem transversalen Fleck der
Membranbasis zu einem einzigen grossen Fleck. Die Spitze der
Membran (wie beim makropteren Männchen) mit schmutzig gelbem
Herzfleck.
? 14 mill.
Pankulam, Anuradhapura.
Ectomocoris cordiger SrAL.
Anuradhapura.
Ectomococris atrox STÂL.
Kleine Form (© 14mill.); die Schienen pechschwarz mit schmaler
gelber Basis.
Bandarawella.
Subfam. ECTRICHODIINÆ
Ectrichodia tuberculata Sri. (?)
mit blutrotem Connexiv. Die Deckflügelschuppen erreichen
die Mitte des Metanotums und sind kaum ‘/; so breit als das (durch
Herabbeugen des Pronotums entblôsste) Schildchen. Sternite der
Abdominalsegmente 3-6 mit feiner deutlicher Medianfurche.
Nalanda.
(1) Æcé. tibialis wird von DisranT (Blanford, 1. c. II p. 293) als « Species
immature » eingeführt; was soll man unter «immaturen Arten » verstehen !?
410
Subfam. ZELINÆ.
Coranus minusculus n. sp.
J. Kôrper mit verhältnismässig nur spärlicher Behaarung und
nur kurzem Toment, daher auf Kopf, Pronotum und Schildchen
leicht glänzend und die dichte maschenartige Runzelskulptur nicht
verdeckt. Kopfzierlich,sogleich hinter den Augen stark und gleich-
mässig verschmälert, der schlanke Hals kaum halb so breit als der
Kopf mit den Augen, diese dem Vorderrande des Kopfes weit mehr
genäühert als der Halsbasis, die Stirn zwischen den ziemlich gros-
sen Augen nicht ganz doppelt so breit als das von oben gesehene
Netzauge. Schnabelglied 1 auf der Oberseite gemessen deutlich
kürzer als Glied 2. Fühlerglied 4 mit der Fühlerstütze relcutieh $0
lang als der Kopf, Glied 2 etwa *}; des dritten Gliedes ausmachend
(beide ohne die Rotula gemessen), Glied 4 sehr deutlich länger als
Glied 4 mit seiner Stütze. Halsschild von oben gesehen hinter dem
ziemlich kleinen und schmalen pronotum proprium zur Schul-
terecke stark erweitert, letztere abgerundet. Schildchen mit stark
erhabenem, konischem, hinten senkrecht abfallendem Spitzhôcker.
Vorderschenkel nur unbedeutend verdickt, schwach wulstig-
geringelt.
Kopf mit dem Schnabel schwarz, ein schmaler Saumstreif an den
Augen oberseits, eine schmale Mittellinie, die Kopfoberseite hinter
den Ocellen sowie jederseits ein Längsstreif auf dem ersten Schna-
belgliede ockergelblich. Fübhler pechschwärzlich, das erste Glied
(ausser der Spitze und dem Stutzglied} und die Gliederung zwischen
dem 1, 2 und 3 Glied ockergelblich. Pronotum und Brust pech-
braun, das pronotum proprium pechschwarz, jederseits der Mitte
mit einem Paar hintereinanderstehender ockergelben Fleckchen
(die vorderen grüsser als die hinteren). Schild pechschwarz.
Corium sauber rostgelblich, der häutige Teil am Schildchen
schwärzlich. Membran schwarz, leicht erzschimmernd. Connexiv
hellgelb, viereckige, nach aussen etwas erweiterte schwarze Flecke
bedecken etwa die basalen ?/; der Schnittstücke und greifen auf
den hellgelben Bauchrand hinüber. Hinterleibsrücken schmutzig
gelblich, stellenweise dunkler gebräunt. Bauch trübe gelblich, die
«j Genitalplatte, eine schmale Mittelbinde des Bauches sowie die
Basis des Bauches nach den Seiten zu verloschen pechschwarz.
Beine schwarz, die Schenkel auf der Vorderseite, die hinteren auf
der Vorder-und Unterseite mit ockergelblichen Halbringen, Schie-
nen mit einem hellgelben Ring vor der Mitte und einem ocker-
selblichen hinter der Mitte, die durch einen pechbräunlichen, an
AIT
den Hinterschienen ganz verwaschenen breiten Ring getrennt sind.
Tarsen ockergelblich, die Spitze geschwärzt.
Länge 8 ‘> mill.
Nalanda.
Der sumatranischen Art C. fuscipennis REUT. (von welcher wohl
fuscipennis Disr. verschieden ist) anscheinend nahestehend, durch
das grossgefleckte Connexiv, die abweichende Färbung der. Deck-
flûgel und die Linienzeichnung der Slirn unterschieden.
Euagoras fuscispinus SrÂL.
|[Fundortsangabe fehlt in BREDDINS Manuskript. — E. B.]|
Cydnocoris gilvus BuRrm.
Anuradhapura.
?. Von C. melanopus STAL ® unterschieden durch deutlich län-
gere, also spitzere Schildspitze und nicht hyalin gerandete Mem-
bran, wie STAL richtig bemerkt. Übrigens etwas schlanker und
zierlicher als C. melanopus ©. Fühlerglied 1 so lang als das Prono-
tum + postocularer Kopf.
Eine kurzfühlerige Art von Celebes, die ich früher als gilvus
bestimmt habe, ist nicht diese Art. Mein fasciativentris (beschrie-
ben unter falscher Auffassung von gilvus) hat das lange Schildchen
des gilvus, ist freilich kräftiger gebaut mit schmutzig grauer Mem-
bran, hat (beim ©) das zweite Fühlerglied fast doppelt so lang als
Glied 5, kräftigere und stärker nach vorn gekrümmte Dorne hinter
den Fühlern und das pronotum proprium stark und deutlich skulp-
turiert. Bei gèlvus © ist das zweite Fühlerglied nur 1 !/; so lang als
Glied 5.
[Cydnocoris fasciatus REUT. und Macracanthopsis nigritibialis
C. Banks sind beide identisch mit Cydnocoris gilvus Burm. 4. Das
von REUTER beschriebene Stück dieser veränderlichen und sexuell
sehr verschieden gefirbten Art gehôrt zu einer nicht selten vor-
kommenden Varietät des Männchens, welche vom typischen gil-
vus CS nur dadurch abweicht, dass simmtliche Schienen (nicht nur
die hinteren) schwarz sind. Bei dem von Banks beschriebenen
und abgebildeten Stück zeigen die Beine die typische Färbung,
aber der subcostale Präapikalmakel des Corium verlängert sich
nicht bindenartig nach innen. Ein zwischen diesen beiden Fär-
bungs-Varianten stehendes Stück hat STÂL beschrieben. DISTANTS
Beschreibung des gélvus (Rhynch. Brit. Ind. IT, S. 361) bezieht sich
nur auf eine Varietät des Weibchens, obwohl er das Geschlecht
nicht angibt. — E. B.]
PS
LO
Sycanus collaris FABr.
Nalanda, Habarana, Matala, Anuradhapura, Kandy.
Sphedanolestes nanulus n. sp.
?. Zur Gruppe d der SrAL’schen Einteilung gehôrig und dem
Sph. pulchellus nahe stehend, aber weit kleiner und zierlicher.
Kopf etwa so lang als das Pronotum und dadurch ein wenig schmä-
ler als bei pulchellus KL., dass die Augen etwas flacher gewôlbt
sind, die anteocellare Querfurche der Stirn — wie in jener Art —
vom vorderen Clipeusrande und von dem Hinterrande des Halses
gleichweit entfernt. Fühler ziemlich kurz, erstes Glied kürzer als
der Vorderschenkel. Pronotum proprium auf der glatten Wôlbung
mit einigen kleinen symmetrischen Spitzhôckern, Processus mit
breitem, sehr deutlichem, nahezu durchlaufendem Läingseindruck,
Schulterecken gerundet, Hinterecken breit gerundet, nur sehr
wenig vorragend. Deckflügel das Hinterleibsende kaum überra-
send. Schnabelglied 1 die Augenmitte erreichend, viel kürzer als
Glied 2.
Tiefschwarz, glinzend. Die Seiten des Kopfes vor den Augen und
die Unterseite des Kopfes sowie ein kurzer Längsstreif der Stürn
zwischen Ocellen und Augen, der sich als Saum des Netzauges
nach vorn fortsetzt, ockergelb. Processus des Prothorax oberseits
und an den Kôürperseiten weisslich gelb, mit zwei grossen querbin-
denähnlichen schwarzen Flecken längs des Hinterrandes, die über
die Schulterecke hinweg auf die Vorderbrust reichen. Der Endsaum
des Schildchens und der schmale Längskiel nahe der Spitze ver-
waschen gelblich. Corium hell gelblich, die vorgezogene Endecke
sowie die die Spiegelzelle umrahmenden Adern leicht gebräunt.
Membran hell rauchgrau. Hinterleib hellgelb, die Scheibe des Hin-
terleibsrückens, schmale Querbinden läings des Vorderrandes der
Connexivschnittstücke und dreieckige Randflecke des Bauches
schwarz, Hüftpfannen der Vorder- und Mittelbeine aussen mit gelb-
lichem Fleck. Beine schwarz, die Vorder- und Mittelschenkel unter-
seits und vorderseits weit über die Mitte hinaus, die Hinterschen-
kel an der Basis schmutzig ockergelblich, die Vorderschenkel
lassen vor der Mitte einen schwarzen Ring erkennen. Schnabel
trübe ockergelb, Grund und Spitze gebräunt. Fühler ockergelblich,
die Basis des ersten Gliedes und das zweite Glied gebräunt.
Länge 7 mill.
Anuradhapura.
Bei dunklen Stücken dürften wohl die Beine einfarbig schwarz
sein.
Qui.
Tegellula nov. gen.
Nahe Tegea SrÂL und ihr habituell ähnlich. Schnabel schlank,
anliegend, zwischen die Mittelhüften reichend, zweigliedrig, das
erste Glied sehr kurz, nur 1 !/; ral so lang als breit, die Schnabel-
spitze im stumpfen Winkel nach unten umgebogen und von der
Brust abstehend, das äusserste Ende schief gestutzt, sohlenartig
abgeplattet, einer Saugscheibe ähnlich und offenbar zum Anbohren
tierischer Kürper ungeeignet 1). Kopf schlanker als bei den Tegea-
Arten. Halsecke des Pronotum mit spitzem konischem Dornen-
knoten, hintere Seitenränder des Processus niedergedrückt, nicht
fadenartig verdickt. Schildspitze in eine dornenähnliche Spitze,
annähernd horizontal nach hinten ausgezogen. Vorderschenkel
gerade, nur unerheblich verdickt, Vorderschienen weit kürzer als
bei Tegea, kaum so lang als der Schenkel mit dem Trochanter,
leicht zusammengedrückt, wellenfürmig gebogen und überall
gleichbreit. Mittel- und Hinterschienen deutlich zusammenge-
drückt, plump, gleichbreit, die mittleren etwas gebogen Hinter-
leib beim © in eine Spitze ausgezogen.
Tegellula rugosa n. sp.
?. Kôrper mässig glänzend, kurz grau behaart, schwarz, die
Membran, ausser dem (vordereu) Innenwinkel und den Adern,
fast glanzlos, die Hinterleibsspitze nicht erreichend. Kopf verhält-
nismässig zierlich, gleich hinter den kleinen Augen stark gerundet
verengt, mit kurzer cylindrischer Halsabschnürung. Pronotum
etwa 1 !/; so lang als der Kopf, Processus nach hinten nur ganz
unbedeutend ansteigend mit grober kurzer Chagrinrunzelung dicht
bedeckt ebenso wie der breite mittlere Feld des Coriums. Die beiden
feinen geraden Längsrunzeln des Processus divergieren stark,
werden bald hinter der Mitte des Processus unsichtbar und sind
durch eine nur flache hinten bald sich verlierende Medianfurche
getrennt, Hinterecken wenig vorgezogen, gerundet stumpfwinklig,
ihr innerer Hinterrand etwas verdickt und trübe rostbräunlich.
Spiegelzelle der Deckflügel nahezu rhombisch. Beine kurz, Schenkel
und Schienen oberseilts pechschwarz, unterseits mehr oder minder
(1) BRrepniNs Angaben über das Rostrum erscheinen merkwürdig, aber sind
ohne Zweifel richtig. Auch bei Tegea ist der Schnabel nur zweigliedrig und sein
Bau bei der philippinischen Tegea femoralis STAL erinnert an den Rüssel der
Tegellula. Beobachtungen in der Natur über die Lebensweise und namentlich
die Nahrung der Tegea und Tegellula wären sehr wünschenswerth. Ich vermuthe
dass sie sich vom aussickernden Saft beschädigter Tiere oder Pflanzen ernähren.
E. B.
Al4
pechbräunlich, Hintertarsen hellgelb (die übrigen nicht erhalten).
Fühlerglied 1 und 2 nebst Hüften und Trochanteren dunkel pech-
braun (Fühlerglied 3 und 4 fehlen). Schnabel rosthbraun. Unterseite
des Kopfes und Brust pechschwarz. Metastern, die Hinterecken der
Metapleuren und der Hinterleib (oben und unten) hell blutrot. Die
Basalhälfte der Connexi\schnittstücke und entsprechende querbin-
denartige Zeichnungen des Bauchsaumes, sowie der Rücken und
die Seiten der weiblichen Anogenitalsegmente nebst dem Hinter-
saum des siebenten Abdominaltergits schwarz.
Linge 9 1} mill., Schulterbreite 3 mill.
Puttalam.
PC NN OT * LL ds DATE LOUE EM
PRE) CAN LES EN
Û f CRC “A
AS
NOUVEAUX STENUS D'EUROPE
par J. Bondroit
Stenus scrupulus nov. spec. — Noir, assez luisant, base des
palpes brune, corps revêtu d’une pilosité pâle, longue et éparse,
abdomen orné de quatre carènes à la base des premiers tergites,
quatrième article des tarses entier.
Tête transverse, front non excavé, parcouru par deux sillons
larges se rejoignant au niveau de l’insertion des antennes, inter-
valle des sillons faiblement élevé en earène obtuse, ponctuation
forte, dense, les points étant presque tous contigus.
Pronotum d’un quart plus long que large, un peu plus large que
le plus grand écartement des veux, ses côtés doucement arrondis
vers l’avant, légèrement rétrécis vers la base, surface très forte-
ment et densément ponctuée, les intervalles des points sont étroits
et luisants, surface du pronotum assez régulière.
Elytres environ de la largeur de la tête et des Yeux, d’un cin-
quième plus longues que larges, déprimées le long de la suture,
surtout vers la base, à ponctuation un peu moins dense et plus
forte que celle du pronotum, les intervalles des points ont en
moyenne la dimension d’un quart de diamètre de point et sont
fort luisants.
Abdomen marginé, un peu plus étroit à la base que les élvtres,
assez acuminé, à ponctuation relativement fine, plus éparse au
bord postérieur des tergites.
d, sixième sternite avec une faible dépression longitudinale, le
bord postérieur très obtusément sinué.
Long. 26 mill.
Un seul exemplaire provenant de Sardaigne, il m'a été obli-
geamment communiqué par M. DopeRo à qui il appartient.
Le Stenus scrupulus semble former la transition entre les Stenus
atratulus Er. et melanopus MARSH.
Stenus Benicki nov. spec. — Noir, appendices d’un brun
noir avec le premier article des palpes d’un brun clair, abdomen
marginé, avec les premiers tergites ornés de deux carinules, le
quatrième article des tarses non bilobé.
Tête transverse, front non déprimé, orné de deux sillons obliques
assez profonds, leur intervalle, légèrement convexe, est un peu
plus large à la base que la distance d’un sillon à l'œil, ponctuation
assez fine, assez dense sur les côtés, éparse sur le disque où il y a
entre les points quelques intervalles dépassant le diamètre d’un
point.
Pronotum seulement un peu plus large que le plus grand écarte-
ment des yeux, environ d’un cinquiètine plus long que large, assez
416
faiblement arrondi vers l’avant, légèrement rétréci en arrière,
surface régulière, ponctuation assez forte et assez dense, l’écart de
deux points valant, en moyenne, un demi diamètre de point, vers
le centre une étroite ligne imponctuée.
Elytres à épaules assez effacées, déprimées, en arrière aussi
larges que la tête et les yeux, pas plus longues que larges mais
paraissant, à première vue, un peu allongées par suite du léger
rétrécissement de leur partie antérieure, plus fortement ponctuées
que le pronotum.
Abdomen aussi large à la base que les élytres, les quatre pre-
miers arceaux libres d’égale largeur, à ponctuation assez fine sur
les premiers tergites dont la partie postérieure du disque est
presque imponctuée, plus fine vers l’extrémité ; tout le corps
revêtu d’uue pilosité pâle, longue et éparse.
Long. 2.9 mill.
Une © de l’Apennino Bolognese (DE BERTOLINI), exemplaire
provenant des collections du Musée de Bruxelles.
Du groupe melanarius STEPH.
Je dédie cette espèce à M. BENICK qui a eu l’obligeance de vérifier
la détermination de quelques-uns de mes Stenus.
Stenus salamandra nov. spec. — Noir, appendices d’un
brun noir, abdomen immarginé, les premiers tergites ornés de
quatre carènes, le quatrième article des tarses semble être entier.
Tête transverse, non excavée, ornée de deux sillons larges,
obliques, leur intervalle relevé, caréné, la ponctuation forte et
dense ne laisse libre que la carène.
Pronotum d’un sixième plus long que large, plus large que le
plus grand écartement des veux, ses côtés faiblement rétrécis en
avant, un peu plus fortement vers la base, la surface assez régu-
lière, ponctuation forte et dense, les intervalles des points sont
luisants et valent, en moyenne, le tiers d’un diamètre de point.
Elytres à peine plus larges que la tête, d’un septième plus
longues que larges, légèrement déprimées le long de la base de la
suture, à ponctuation plus forte que celle du pronotum.
Abdomen cylindrique, plus étroit à la base que les élytres,
luisant, à ponctuation assez forte, espacée, pilosité pâle assez
longue.
Long. 2.3 mill.
Une © de Pavie (coll. DE BERTOLINI), exemplaire provenant des
collections du Musée de Bruxelles.
Ce Stenus rappelle un peu le formicetorum MaAnN., :l en est très
distinct par la sculpture de la tête plus prononcée, le corselet
plus allongé, la No Er beaucoup plus forte, l'abdomen plus
acuminé.
A17
Le seul exemplaire que je possède est en mauvais état, ce qui
fait que je n'ose lui étaler les pattes ; un tarse postérieur est seul
visible et il me semble bien que le quatrième article n’est pas
divisé.
Stenus turbulentus nov. spec. — D’un bronzé obscur, appen-
dices jaunes, la massue des antennes et les genoux légèrement
rembrunis, abdomen rebordé, quatrième article des tarses bilobé.
Tête large, front fortement bisillonné, les sillons parallèles à
la base, puis convergents, leur intervalle convexe, parfois caréné,
ponctuation forte et dense, l’intervalle des points étroit excepté sur
la ligne médiane.
Pronotum court, aussi large que long, assez fortement arrondi
en avant, rétréci en arrière, parcouru dans presque loute sa
longueur par une dépression étroite, de plus, de chaque côté de
la base, une impression peu nette et autre en avant du milieu,
ponctuation forte et assez dense.
Elytres de la largeur de la tête et des veux, à peine plus longues
que larges, déprimées le long de la suture et ayant, en plus,
chacune trois impressions longitudinales, en regardant les élvtres
par-dessus l’une est située vers l’extrémité, un peu en dedans
de l’angle extérieur, les autres parcourent l’élytre en une ligne
oblique interrompue au milieu, ponctuation légèrement moins
forte et moins dense que celle du pronotum.
Abdomen acuminé, à ponctuation dense, assez forte à la base,
fine vers l’extrémité.
Long. 3.9-4.1 mill.
d, sixième sternite avec une dépression longitudinale plus pro-
fonde en arrière, où elle est nettement délimitée, le septième avec
une petite échancrure en angle droit.
Loc. : Athos (Macédoine), un couple qui m'a été communiqué
par M. DOoDERG.
Diffère du S. aceris STEPH. par les impressions du pronotum
plus faibles, la ponctuation plus dense, la forle impression du
sixième sternite chez le .
Stenus nigrilulus var. corcyranus n. var. — Diffère de la
forme typique par la couleur brune des antennes, les pattes d’un
brun foncé, la tête plus transverse, les sillons frontaux plus pro-
fonds, le pronotum plus déprimé, la ponctuation générale beau-
coup plus forte et moins serrée, ce qui fait paraitre l’insecte un
peu luisant.
Corfou (J. SAHLBERG). Un exemplaire, dans ma collection.
Mas à 2er Dies
PSS
©0
BERICHTIGUNCG
von Th. Becker.
In den Annales de la Société Entomologique de Belgique, LNI,
p. 1-3 (1912), habe ich in einer Note préliminaire ein neues in
Wispennestern wahrscheinlich als Inquiline lebendes Dipteren
Genus Sphaeconophilus belgicus bekannt gemacht. Bald nach dem
Bekanntwerden wurde mir von befreundeter Seite nahe gelegt,
dass dies Genus wahrscheinlich mit dem Nematoceren-Genus
Uhionea zusammenfalle. Um Typen vergleichen zu konpen, wandte
ich mich an Herrn Prof, C. LUNDSrRô» ; derselbe war s0 freundlich,
mir Chionea lutescens LUNDSTR. und crassipes BOHEM. zur Verglei-
chung su senden und diese Vergleichung ergabe die grüsste Aehn-
lichkeit der Sph. belgicus mit crassipes Bon., so dass es nicht
unmôglich ist, dass diese Art hier vorliegt.
Die Ursache, dass ich bei meiner Bestimmung nicht auf die rich-
tige Spur habe gelangen Kkonnen, liegt darin, dass bei der vorlie-
genden Type die Fühler nicht mehr unverletzt waren, so dass man
nur 3 Fühlerglieder sah, von denen das letzte nur eine birnfrmig
verlängerte etwas behaarte Endigung zeigte; von dem Vorhan-
densein irgend welcher Gliederung dieser Endigung, wie dies bei
Chionea der Fall ist, konnte ich nichts wahrnehmen. Infolgedessen
kam ich auch gar nicht auf den Gedanken, eine Nematocere vor
mir Zu haben. Angesichts der nur dreigliederigen Fübhler musste
man aber das Thier als ein novum ansehen. Wäre eine Art dieser
Gattung in meiner Sammlung vertreten gewesen oder hätte ich
mich der früher irgendwo mal gesehenen Form erinnern kôünnen,
so wäre trotzdem wahrscheinlich diese unnôthige Benennung
vermieden worden; so muss ich das Ganze als Folge eines lapsus
memoriæ bezeichnen.
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
XII
Assemblée mensuelle du 7 décembre 1912
Présidence de M. CH. KERREMANS, vice-président.
La séance est ouverte à 20 heures,
— M. WILLEM, président, s’excuse de ne pouvoir assister à la
séance.
— Le procès-verbal de l'assemblée mensuelle du 9 novembre
1912 est approuvé.
Correspondance. — MM. MEYER-PACGINI et KERSHAW nous com-
muniquent leurs nouvelles adresses :
M. G. MEYER-PAGINI, 20, via Gelsomino, Florence (Italie);
M. J. C. KERSHAW, Post Office, Trinidad (West Indies).
Travaux pour les Annales. — L'assemblée décide l’impression
des travaux insérés dans ce numéro.
Communications. — M. SCHOUTEDEN montre à l’assemblée des
spécimens de deux Insectes remarquables rapportés du Congo par
notre collègue M. BEQUAERT : un Rhipiphoride nouveau, Myodites
Bequaerti SGHOUT. n. sp., et un Oestride représentant un genre
nouveau, Gedoelstia cristata BEQ. (parasite du Bubalis Lichtensteini),
dont la description paraîtra prochainement dans la Revue Zool.
Africaine.
— L'assemblée décide de commémorer, lors de l’assemblée géné-
rale prochaine, le 26 décembre, le cinquantenaire de l’entrée en
fonctions de notre si dévoué trésorier, M. FOLOGNE. MM. LAMEERE
et SGHOUTEDEN sont chargés de régler les détails de l'hommage à
rendre à M. FOLOGNE.
— La séance est levée à 21 1/2 heures.
ANNALES DE LA SOC. ENTOMs DE BELGIQUE, T' LVI, 3-1-1915 26
420
NEUE ARTEN DER MELOLONTHIDEN-GATTUNGEN
HOLOTRICHIA unp PENTELIA
von J. Rioser
J. — Arten mit behaarter Brust und nicht gekieltem Scheitel.
A. — Arten bei denen die zweite primäre Rippe der Flügeldecken
hinten nicht breiter als das erste Interstitium ist.
Holotrichia ciliaticollis n. sp. — ®. — Rufo-brunnea, supra
subopaca, subtus nitida, capite prothoraceque piceis. Capite rugoso-
punclato, elypeo margine elevato, medio emarginato ; antennis
brunneis, 10-articulatis ; prothorace longitudine latiore, sat dense
umbilicato-puncetato, lateraliter subrugoso, lateribus ambpliatis,
crenulatis, angulis posticis obtusis, anticis porreclis, acutis, mar-
gine antico lateribusque longe flavo-ciliatis ; scutello sat dense
punclato ; elytris sparsim punctatis, costis fere laevibus ; pygidio
umbilicato-punctato, punctis minitussime setosis. Subtus pectore
dense flavo-piloso, abdomine remote subtiliter punctato, segmento
penultimo postice constricto, lateribus paulo densius et fortius
punctatis, sparsim flavo-pilosis ; articulo primo tarsorum postico-
rum secundo vix breviore, unguibus dente mediano armatis. —
Long. 27 mill.
Hab. : Tonkin.
Der Æ. tonkinensis Mos. ähnlich, aber von dieser Art leicht durch
den lang bewimperten Vorderrand des Halsschildes zu unterschei-
den. Letzteres Merkmal findet sich auch bei der nahe verwandten
I. scrobiculata Brsk. doch ist bei dieser Art das Halsschild viel
grôber punktiert und auch auf dem Discus behaart. Die Färbung
ist rotbraun, oben fast matt, Kopf und Halsschild sind dunkler ge-
färbt. Der Kopf ist grob und runzelig puncktiert, der Rand des
Clypeus ist etwas aufgebogen, vorn in der Mitte ausgebuchtet. Die
braunen Fübhler sind zehugliedrig. Das Halsschild ist doppelt so
breil wie lang und ziemlich dicht punktiert. Die Punkte sind auf
dem Discus nicht tief, an den Seiten dagegen grüber und sind
die Zwischenräume hier runzelig. Die Halsschildseiten sind bogen-
formig erweitert, krenuliert, lang gelbbraun bewimpert. Die Hin-
terecken sind stumpfwinklig, die Vorderecken sind vorgezogen und
spitzwinklig, der etwas aufgeworfene Vorderrand trägt kraftige,
lang behaarte Punkte. Das Schildchen ist ziemlich dicht punktiert,
bei dem einen der beiden vorliégenden © mit glatter Mittellinie. Die
Flügeldecken sind weitlaüfig punktiert, die Rippen fast glatt. Das
421
Pygidium ist mässig dicht mit kurz beborsteten Punkten bedeckt.
Die Brust ist lang und dicht gelb behaart, der Bauch fein und zer-
streut punktiert, das vorletzte Bauchsegment ist vor dem Hinter-
rande eingeschnürt, an den Seiten dichter und ziemlich kräftig
punktiert und hier weitläufig braun behaart. Das erste Glied der
Hintertarsen ist kaum merklich kürzer als das zweite, die Krallen
tragen in der Mitte einen kräftigen Zahn.
Holotrichia costipennis n. sp. — ©. — Oblongo-ovata, pos-
tice paulo ampliata, picea, supra sericea, subtus subnitida. Capite
rugoso-punctato, clypeo margine antico emarginato, utrinque ro-
tundato ; antennis brunneis 10-articulatis ; prothorace longitudine
plus duplo latiore, fortiter umbilicato-punctato, linea media laevi,
lateribus haud crenulatis, margine antico carinato ; scutello, medio
excepto, punctulato ; elytris costatis, remote umbilicalo -puncelatis;
pygidio sat dense fortiter punctato. Subtus pectore confertim punc-
tato, longe flavo-piloso, abdomine sparsim et subtiliter, in poste-
riore parte densius et fortius punctato ; articulo primo tarsorum
posticorum abbreviato, unguibus dente valido armatis. — Long.
25 mill. :
‘Hab:: China.
Diese Art steht der Z1. subiridea FRM. nahe, ist aber durch die
viel kräftigere Skulptur der Oberseite unterschieden. Die Färbung
ist bei dem vorliegenden © dunkel schwarzbraun, die Oberseite ist
fast matt, seidenartig schimmernd, die Unterseite ist schwach glän-
zend, Schenkel und Tarsen sind rotbraun. Der Kopfist kräftig run-
zelig punktiert, der Clypeus in der Mitte des Vorderrandes ausge-
buchtet, seine Vorderecken sind stark abgerundet.Diezehngliedrigen
Fühler sind braun. Das Halsschild ist mehr als doppelt so breit wie
lang, seine Seiten sind in der Mitte bogenfôrmig erweitert und
nicht krenuliert, Vorder- und Hinterecken sind stumpfwinklig.
Die Oberseite ist mit Ausnahme einer schmalen glatten Müttellinie
mit Nabelpunkten bedeckt, welche neben den Seitenrändern und
vor dem Hinterrande dicht stehen und tief sind, so dass neben den
Seitenrändern das Halsschild runzelig erscheint. Die Punkte tragen
äusserst winzige Bôrstchen. Auf den Flügeldecken sind nicht nur
die primären Rippen sondern auchdie Interstitien schwach gewélbt,
wenn auch weniger wie erstere. Die Punkte stehen weitläufig, an
den Seiten etwas dichter und sind die Zwischenräume zwischen den
Punkten schwach runzelig. Das Pygidium ist mässig dicht mit
Nabelpunkten bedeckt, die kurz beborstet sind. Die Brust ist lang
gelb behaart, das Abdomen im vorderen Teile fein und zerstreut,
im hinteren Teile etwas kräftiger und grüber punktiert. Auch hier
422
trägt jeder Punkt ein winziges Bôrstchen. Das vorletzte Bauchseg-
mentist vor dem Hinterrande etwas eingeschnürt, so dass seitlich
eine Querschwiele entsseht. Das erste Glied der Hintertarsen ist
etwas kürzer als das zweite, die Krallen tragen in der Mitte einen
kräftigen, rechtwinklig He den Zahn.
Holotrichia latipalpis n. sp. — (.— Brunnea, nitida, elytris
dilutioribus. Capite rugoso-punctato, clypeo antice haud emargi-
nalo, palpis maxillaribus articulo ultimo valde dilatato, apice
truncalo ; antennis brunneis 10-articulatis ; prothorace remote sat
forliter punclato, linea media antice abbreviata lævi, in antoriore
parte sparsim flavo-piloso, transverso, lateribus medio rotundato-
dilatatis, haud crenulatis ; scutello, linea media excepta, punctato;
elytris punctalis, costis fere laevibus ; pygidio sparsim punctulato.
Subtus peclore longe flavo-hirto, abdomine remote punctato, seg-
mento penultimo macula laterali subopaca, flavo-pilosa ; articulo
primo tarsorum posticorum secundo longitudine aequali, unguibus
oracilibus, dente parvo mediano. — Long. 20 mill.
Hab. : Java (Tjikorai).
Diese Art ist dadurch anffallend, dass das Endglied der Kiefern-
taster sebr stark verbreitert und am Ende gerade abgechnitten ist.
Eine äbnliche Bildung der Kieferntaster findet sich bei H, maxillata
Brsk., doch ist die Verbreiterung des Endgliedes bei PE viel
bedeutender wie beijener Art.
Die Färbung ist braun, glänzend, die Mitte des Halsschildes ist
dunkler, die Flügeldecken sind gelbbraun. Der Kopf ist runzelig
punktiert, der Vorderrand des Clypeus ist nicht ausgeran-
det. Die braunen KFübhler sind zehngliedrig und is der Fächer
beim nur wenig kürzer wie der Stiel. Das Halsschild ist weit-
läufig mitziemlich groben Punkten bedeckt, welche vor dem Vor-
derrande abstehende gelbe Haare tragen. In der hinteren Hälfte ist
eine glatte Mittellinie erkenntlich. Die Seitenränder sind in der
Mitte bogenformig erweitert, nach vorn mehr wie nach hinten
verjüngt. Das Schildchen zeigt eine glatte Mittellinie. Die Flügel-
decken sind mässig dicht mit groben Punkten bedeckt, die Rippen
tragen nur vereinzelte Punkte, die Seitenränder sind gelb bewim-
pert. Das schwach gewôlbte Pygidium ist zerstreut punktiert. Die
Brust ist dicht zottig gelb behaart, das Abdomen ist zerstreut punk-
tiert, das vorletzte Bauchsegment etwas dichter und seitwärts mit
einem behaarten Fleck versehen. Das erste Glied der Hintertarsen
ist so lang wie das zweite. Die Krallen sind sehr schlank und tragen
in der Mitte einen kleinen, rechtwinklig abstehenden Zahn.
: 425
B. — Arten, bei denen die zweite primäre Rippe der Flügeldecken
hinten breiter als das erste Interstitium ist.
Hollotrichia serraticollis n. sp. — 1. serratcæ FAB. affinis.
Fusca, supra pruino$a, pygidio abdomineque flavis. Capite sat for-
titer punctato, fronte juxta clypei suturam fere lævi, clypeo mar-
gine antico parum reflexo, medio emarginato; antennis brunneis
10-articulatis; prothorace haud dense sat fortiter punctato, in pos-
teriore parte linea mediana lævi, paulo post medium rotundato-
dilatato, antice magis quam postice attenuato, lateribus crenulalis ;
scutello, medio excepto, punctato ; elytris sat remote punclatis,
costis lævioribus ; pigidio baud dense fortiter punctato, subrugoso.
Subtus pectore flavo-cinereo-piloso, abdomine medio fere lævi,
lateribus subtiliter punctatis, segmento penultimo lateraliter flavo-
piloso, articulo primo tarsorum posticorum secundo vix longiore,
unguibus medio dentatis. — Long. 22 mill.
Hab. : India (Madura).
Die Art steht der H. serrata FAB. sehr nahe, doch unterscheidet
sie sich dadurch, dass das Halsschild nach hinten weniger verengt
ist. Die Färbung ist ähnlich wie bei serrata. Der Kopf ist grob
punktiert, der Scheitel aber nicht runzelig und nicht so stark
gewülbt wie bei serrata. Die Stirn ist an der Clypeusnaht fast glatt,
zuweilen auch die Basis des Clypeus. Letzterer ist vor seiner Basis
schwach erweitert, sein Vorderrand ist in der Mitte kurz ausge-
schnitten. Das Halsschild hat eine ähnliche Skulptur wie serrata,
doch istes, wie bereits erwähnt, im hinteren Teile weniger ver-
jüngt, so dass die seitliche Erweiterung flacher gerundet erscheint.
Das Schildchen ist mit Ausnahme einer glatten Mittellinie punk-
tiert. Die Flügeldecken sind von gleicher Skulptur wie bei serrata.
Das Pygidium ist zwar nicht dicht aber ziemlich grob punktiert,
schwach gerunzelt. Die Brust ist gelblich behaart, das Abdomen in
der Mitte fast glatt, an den Seiten zerstreut und fein punktiert. Das
vorletzte Bauchsegment trägt an den Seiten eine dünne gelbliche
Behaarung. Das erste Glied der Hintertarsen ist kaum länger als
das zweite, die Krallen tragen einen rechtwinklig abstehenden
mittleren Zahn.
Holotrichia ceylonensis n. sp. — H. serratæ FAB. affinis.
Fusca, supra pruinosa, pygidio abdomineque flavis. Capite fortiter
punctato, vertice rugoso, fronte juxta clypei suturam fere lævi,
clypeo margine antico reflexo, sinuato; antennis brunneis 10-arti-
culatis, flabello dilutiore ; prothorace haud dense punctato, linea
media antice abbreviata lævi, medio rotundato-dilatato, angulis
posticis valde obtusis, angulis anticis parum porrectis, lateribus
424
fortiter crenulatis ; scutello sparsim punctato, medio lævi ; elytris
haud crebre punctatis, costis sparsim punctulatis; pygidio remote
sat subtiliter punctato. Subtus pectore flavo-cinereo-piloso, abdo-
mine fere lævi, articulo primo tarsorum posticorumsecundo parum
longiore, unguibus dente mediano armatis. — Long. 25-25 mill.
Hab. : Ceylon.
Die Art ist der {1. serrata FAB. gleichfalls sehr ähnlich. Sie ist
etwas gedrungener gebaut, dunkel rôtlichbraun, Pygidium und
Abdomen sind gelb, Der Kopf ist grob punktiert, der Scheitel run-
zelig, die Stirn vor der Naht fast glait. Die Stirn ist weniger abschüs-
sig wie bei serrata. Die Panktierung des Clypeus ist ein wenig
weitläufiger wie bei letzterer Art, der Vorderrand des Clypeus ist
flach ausgebuchtet und vor seiner Basis ist der Clypeus nicht ver-
breitert wie bei serrata. Das Schildchen ist zerstreut punktiert mit
glatter Mitte. Die Fügeldecken sind mässig dicht punktiert, auf den
Rippen stehen die Punkte viel weitläufiger. Die Punktierung des
Pygidiums ist wenig dicht und ziemlich schwach. Die Brust ist
gelblichgrau behaart, das Abdomen fast glatt. Das erste Glied der
Hintertarsen istein wenig lünger als das zweite, die Krallen tragen
in der Mitte einen rechtwinklig abstehenden, nicht sehr kräftigen
Zahn.
Holotrichia biscuspis n. sp. — Brunnea, supra opaca, prui-
nosa, Capite thoraceque obscurioribus, pygidio abdomineque flavis.
Capite crebre punctato, clypeo haud emarginato; antennis brunneis :
10-articulatis, flabello parvo; prothorace subtiliter punctato, lato,
lateribus medio valde dilatatis, crenulatis, angulis anticis et posticis
breviter rotundatis ; scutello punctulato ; elytris punctatis, costis
lævioribus; pygidio haud dense punctato. Sublus pectore dense
flavo villoso, abdomine medio nitido, lateribus subopacis ; spina
longiore tibiarum posticarum apice emarginato ; articulo primo
tarsorum posticorum secundo longitudine æquali, unguibus medio
dentatis. — Long. 23-28 mill.
Hab. : Cochinchina.
Der 7. Geilenkenseri Rrr. ahnlich, grôsser, leicht daran erkennt-
Lich, dass der grôüssere Sporn der Hinterschienen am Ende ausge-
randet ist. Die Oberseile ist braun, pruinôs, Kopf und Halsschild
sind dunkler gefärbt. Der Kopf ist dicht, die Stirn fast runzelig
punktiert, an der Clypeusnaht mehr oder weniger glatt. Der Vorder-
rand des Clypeus ist nicht ausgerandet. Die braunen Fühler sind
zehngliedrig, der Fächer ist auch beim ziemlich klein. Das Hals-
schild ist fein und mässig dicht punktiert, seine Seiten sind krenu-
liert, in der Mitte stark bogenformig erweitert, Vorder-und Hinter-
495
ecken sind kurz abgerundet. Das Schildchen ist fein punktiert. Die
Flügeldecken sind neben der Naht etwas kräftiyger punktiert wie an
den Seiten, die schwach hervortretenden Rippen tragen nur
vereinzelte Punkte. Das gelbe Pygidium ist nach dem Hinterrande zu
etwas kräftiger punktiert wie im vorderen Teile, zuweilen schwach
serunzelt. Die Brust ist dicht gelblich behaart, das Abdomen in der
Mitte glänzead, an den Seiten etwas matt, das letzte Bauchsegment
trägt vor dem Vorderrande eine glatte Querleiste. Das erste Glied
der Hintertarsen ist von gleicher Länge wie das zweite, die Klauen
tragen in der Mitte einen rechtwinklig abstehenden Zahn.
Holotrichia opacipennis n sp. — Brunnea, capitethoraceque
piceis, elytris pruinosis, pygidio abdomineque fulvis. Capite dense
punctato, clypeo levissime emarginato ; antennis brunneis 10-arti-
culatis, flabello in utroque sexu parvo; prothorace sat crebre punc-
tato, longitudine multo latiore, lateribus medio ampliatis, subcre-
nulatis, angulis posticis obtusis, subrotundatis; scutello sparsim
punctato; elytris haud crebre punctatis, subcostatis; pygidio umbi-
licato-punctato. Subtus pectore, medio excepto, haud dense flavo-
piloso, abdomine medio fere lævi, nitido, lateribus subopacis;
articulo primo tarsorum posticorum secundo longitudine æquali,
unguibus medio dentatis. — Long. 20-22 mill.
Hab. : Tonkin (Laos).
Der 1. Geilenkeuserr RTT. ähnlich, etwas schlanker, das Halsschild
glänzend und viel dichter und tiefer punktiert. Kopf und Halsschild
sind schwärzlich, die Flügeldecken sind braun, pruinôs. Der Kopf
ist dicht punktiert, der Vorderrand des Clypeus kaum merklich
ausgebuchtet. Die braunen Fühler sind zehngliedrig, der Fühler-
ficher ist in beiden Geschlechtern klein. Das Halsschild ist mehr als
doppelt so breit wie lang, seine Seilen sind bogenfürmig erweitert,
aber viel weniger wie bei Geilenkeuseri. Die Seitenränder sind nur
ganz schwach krenuliert. Die Punktierung ist ziemlich kräftig und
nach den Seiten zu dichter. Das Schildchen trägt einige Punkte
jederseits der Mitte. Die Flügeldecken tragen mässig dicht stehende
Nabelpunkte, die Rippen treten schwach hervor. Das Pygidium ist
gelbbraun, schwach gläünzend und nicht sehr dicht mit Nabelt-
punkten bedeckt. Die Unterseite ist braun, das Abdomen gelbbraun.
Die Brust ist an den Seiten dünn behaart, das Abdomen in der
Mitte fast glatt, glinzend, an den Seiten dagegen etwas matter. Auf
dem vorletzten Bauchsegment befindet sich seitlich ein matter,
einzelne Haare tragender Fleck. Das letzte Bauchsegment ist beim
Q hinten in der Mitte etwas bogenfôrmig erweltert und der Rand
des Pygidiums ist etwas aus- und aufwärts gebogen, ähnlich aber
426
schwächer wie bei Æ. pygidialis Brsk. ©. Die Beine sind braun, das
erste Tarsenglied der Hinterbeine ist so lang wie das zweite, die
Krallen tragen in der Mitte einen rechtwinklig abstehenden Zahn.
Holotrichia seticollis n. sp. — Picea, pruinosa, pectoris ab-
dominisque mediis nilidis. Capite fortiter punctato, clypeo medio
emarginato ; antennis brunneis 10-articulatis ; prothorace longitu-
dine latiore, lateribus crenulatis, paulo post medium rotundato
ampliatis, angulis anticis parum prominulis, posticis rotundatis,
disco sparsim, lateraliter in anteriore parte sat dense punctato,
ubique puncelis raris majoribus ‘flavo-pilosis ; scutello sparsim
punctato ; elvtris costis sparsim, interstitiis densius punctatis, costis
interdum nonnullis punctis pilosis ; pygidio haud crebre umbili-
cato-punctato. Subtus pectore dense punctato et flavo-hirto, abdo-
mine remote subtiliter punctulato ; articulo primo tarsorum posti-
corum secundo haud breviore, unguibus dente mediano armatis.
— Long. 22 mill.
Hab. : Darjeeling.
Die Art gehôrt in die Verwandtschatt der H. pruinosa WiEp. und
ist an dem behaarten Halsschild leicht zu erkennen. Die Färbung
ist schwarzbraun, pruinôs, der Kopf, die Mitte von Brust und Abdo-
men sowie die Beine sind glänzend. Der Kopfist kräftig, auf der
Stirn fast runzelig punktiert, der abgerundete Clypeus ist in der
Mitte des Vorderrandes kurz dreieckig ausgeschweïift. Das Halsschild
ist bedeutend breiter als lang, etwas hinter der Mitte am breitesten,
nach vorn und hinten verjüngt. Die Seitenränder sind krenuliert
unt ebenso wie der aufgeworfene Vorderrand gelb bewimpert. Die
Punktierung des Halsschildes ist weitläufig und nur an den Seiten
vor den Vorderecken ziemlich dieht. Auf der ganzen Oberfläche
zerstreut befinden sich vereinzelte grobe Punkte, die jeder ein
abstehendes Haar tragen. Die Zahl dieser Punkte ist bei den
einzelnen Individuen verschieden. Das Schildchen trägt feine
Punkle, die Mitte ist fast punktfrei. Auf den Flügeldecken sind
die primären Rippen nur sehr vereinzelt punktiert, bei einigen
Fxemplaren fast glatt, wäbhrend die Interstitien eine mässig
dichte Punktierung zeigen. Bei einem der vorliegenden Exemplare
befinden sich auf den drei ersten primären Rippen vereinzelte
grobe Punkte mit langen abstehenden gelben Haaren. Das Pygi-
dium ist mit nicht dicht stehenden Nabelpunkten bedeckt. Die
dicht nadelrissige Brust ist lang gelb behaart, das Abdomen ist fein
und sehr zerstreut punktiert, in der Mitte glänzend, an den Seiten
matt. Das vorletzte Bauchsegment trägt seitlich einzelne lange
Haare. Die beiden ersten Tarsenglieder der Hinterbeine sind unge-
fähr von gleicher Länge, die Krallen tragen in der Mitte einen
rechtwinklig abstehenden Zahn.
427
Holotrichia sulana n. sp. — }. pretiosae Brsk. affinis.
Supra picea, pruinosa, pygidio abdomineque flavis, pectore pedi-
busque brunneis. Capite grosse punctato, clypeo margine elevato,
medio leviter emarginato; antennis brunneis 10-articulatis ; protho-
race haud dense punctato,longitudine multo latiore, lateribus medio
ampliatis, ad angulos anticos parum explapatis ; scutello sparsim
punctulato ; elytris mediocriter dense punctatis, costis laevioribus :
pygidio remote punetato. Sublus pectore griseo-piloso, abdomine
subopaco sparsim punctato, punctis setiferis; articulo primo
tarsorum posticorum secundo longitudine aequali, unguibus
medio dente parvo armatis. — Long. 17 mill.
Hab. : Sula Ins.
Die Artist der H. preliosa Brsk. von Amboina sehr ähnlich, doch
leicht dadurch zu unterscheiden,;;dass bei ihr die Seitenrander vor
den Vorderecken schwach lappenformig aufgebogen’ sind. Die
Oberseite ist schwarzbraun, pruinôs. Der Kopf ist grob punktiert,
die Stirn jedoch nicht gerunzelt wie bei preliosa. Die Basis des
- Clypeus ist ebenso wie bei letzterer Art in der Mitte runzelig, der
Rand des Clypeus ist aufgebogen, in der Mitte leicht ausgebuchtet.
Das Halsschild ist ebenso punktiert wie bei preliosa, die Seiten sind
in der Mitte bogenfôrmig erweitert, nach hinten etwas stärker wie
nach vorn verjüngt, die Hinterecken sind sehr stumpf, kurz abge-
rundet. Das Schildchen trägt einige feine Punkte. Die Flügeldecken
sind mässig dicht punktiert, auf den deutlich hervortretenden
Rippen stehen die Punkte weitläufiger. Das Pygidium ist gelb, zer-
streut punktiert. Die Unterseite ist braun, das Abdomen gelb. Die
Brust is graugelb behaart, das Abdomen ist bei dem einen, jeden-
falls frischeren der beiden vorliegenden Exemplare, matt, weitläufig
punktiert, jeder Punkt ist gelb beborstet. Das erste Glied der Hin-
tertarsen ist so lang wie das zweite, die Krallen tragen in der Mitte
einen kleinen, nach der verdickten Basis zu geneigten Zahn.
Holotrichia moana n. sp. -— Castanea, nitida, elvtris, pygidio
abdomineque flavis. Capite dense et fortiter punctalo, fronte parum
impressa, clypeo antice paulo elevato, medio emarginato ; antennis
brunneis 10-articulatis, flabello flavo ; prothorace haud dense punc-
tato, lateribus post medium valde amplialis, ante medium sinuatis ;
scutello, medio excepto, punctulato; elytris grosse punctatis,
subcostatis ; pygidio sparsim punctulato. Subtus pectore flavo pi-
loso, abdomine remote aciculato-punctato, punctis setiferis, medio
nitido, lateribus opacis ; artieulo primo tarsorum posticorum se-
cundo vix breviore, unguibus dente parvo mediano armatis. —
Long. 20 mill:
Hab. : Moa Ins.
428
Die Art gehôrt in die Verwandtschaft der A. constricta BURM. Sie
ist braun, gl‘inzend, Flügeldecken, Pygidium und Abdomen sind
gelb gefärbt. Der Kopf ist grob und dicht punktiert, hinter der
Clypeusnaht in der Mitte schwach eingedrückt. Der Rand des
Clypeus ist etwas aufgebogen, in der Mitte ausgerandet. Die
braunen Fühler sind zehngliedrig, der Fächer ist gelblich, beim
cd so lang wie die fünf vorhergehenden Glieder des Stieles
zusammen, beim © noch etwas kürzer. Das Halsschild ist nicht
sehr dicht mit groben Punkten bedeckt, hinter der Mitte stark
bogenfôrmig erweilert, dahinter jedoch weniger stark eingezogen
wie bei constricta. Vor der Mitte sind die Seitenränder ausge-
buchtel, die Vorderecken sind nicht aufgebogen, kurz abge-
rundet. Das Schildchen ist mit Ausnahme einer glatten Mittellinie
punktiert. Die Klügeldecken sind grob punktiert, die Rippen
schwach erhaben, die Punkte auf ihnen weitläufiger gestellt. Das
Pygidium ist schwach gewülbt, ziemlich weitläufig punktiert. Die
Brust ist gelblich behaart, das Abdomen weitläufig mit nadelris-
sigen Punkten bedeckt, die gelbe Borstenhaare tragen. Die Mitte
des Abdomens ist glänzend, die Seiten sind matt. Das erste Glied
der Hintertarsen ist fast so lang wie das zweite, die Krallen tragen
in der Mitte einen kleinen, nach der Basis zu geneigten Zahn.
Holotrichia yunnana n. sp. — Rufo-flava, supra sericea.
Capite, fronte sparsim punctulata, paulo impressa, clypeo dense
punciato, margine antico subtiliter emarginato; antennis brunneis
10-articulatis ; prothorace haud dense punctato, valde transverso,
lateribus medio ampliatis, angulis anticis porrectis, margine postico
scutellum versus parum producto; scutello, linea media excepta,
punctato ; elytris sat fortiter punctatis, costis fere lævibus ; pygi-
dio opaco, aciculato-punctalo, punctis flavo-setosis. Subtus pectore
flavo-piloso, abdomine medio nitido, sparsim punctulato, lateribus
opacis densius punetalis, punetis setiferis ; articulo primo tarso-
rum posticorum secundo longitudine æquali, calcaribus tibiarum
posticarum feminæ angustis, unguibus infra medium dentatis. —
Long. 20 mili.
Hab. : Yunnan (Tali).
Die Art hat Ahnlichkeit mit 7. flavosericea Brsk. Sie ist jedoch
grôsser und auffallend durch das sehr kurze und breite Halsschild.
Die Färbung ist gelbbraun, die Oberseite ist seidenglänzend. Die
Stirn ist weitläufig punktiert, ihre Mitte an der Clypeusnaht ein
wenig eingedrückt. Die Punktierung des Clypeus ist etwas grüber
und namentlich an der Basis dicht. Letztere ist etwas gewôülbt, so
dass die Clypeusnaht tief eingerissen erscheint. Die Fübler sind
zehngliedrig, der Fächer ist beim so lang wie die fünf vorher-
429
gehenden Glieder des Stieles, beim © etwas kürzer. Das Halsschild
ist sehr kurz und breit, mässig dicht punktiert mit undeutlicher
glatter Mittellinie. Die Seiten sind in der Mitte bogenformig
erweitert, die Hinterecken nur wenig stumpf, die Vorderecken
sind etwas vorgezogen. Der Hinterrand des Halsschildes ist vor
dem Schildchen bogenfürmig nach hinten erweitert. Das Schildchen
.ist fein punktiert mit glatter Mittellinie. Die Punktierung der
Flügeldecken ist nicht sehr dicht aber ziemlich grob, die Rippen
sind fast glatt Das Pvgidium ist matt und mit feinen nadelrissigen
Punkten bedeckt, die kurz gelh beborstet sind. Die Brust ist lang
gelb behaart, das Abdomen in der Mitte glänzend und weitläufig
-punktiert, an den Seiten matt und dichter punktiert. Alle Punkte
sind gelb beborstet. Die Sporen am Ende der Hinterschienen sind
bei dieser Art beim © ebenso lang und schmal wie beim . Das
erste Glied der Hintertarsen ist so lang wie das zweite, der lange
Krallenzahn steht etwas unterhalb der Mitte, so dass die Kralle fast
gespalten erscheint.
Holotrichia tuberculata Mos. — Diese Art ist Ann. Soc. ent.
Belg. 1908 p. 358 nicht, wie dort fülschtich angegeben, nach einem
männlichen, sondern nach einem weiblichen Kxemplar beschrie-
ben. Der ist noch unbekannt.
Holotrichia iridescens Mos. — In den Ann. Soc. ent. Belg.
1908, p. 340, habe ich eine Art unter diesem Namen auf Grund von
4 J und 4 © beschrieben. Ich habe jetzt die Genitalien der 4 Y
untersucht und dabei derartige Unterschiede gefunden, dass ich
sicher 4 verschiedene, einander sehr nahe stehende Arten bei der
Beschreibung vor mir gehabt habe. Für diejenige Art, von der die
meisten Exemplare, nämlich 1 4 und 3 © vorliegen, mag der Name
iridescens erhalten bleiben. Die Diagnose dieser Art lautet :
Oblonga, robusta, postice paulo ampliata, nigra, nitida, plus
minusve violaceo-micans.Capite fortiter subrugoso-punctato, clypeo
margine vix elevato, antice medio sinualo ; antennis rufis 10-arti-
culatis, flabello in utroque sexu parvo ; prothorace disco fortiter
umbilicato-, lateraliter subrugoso-punctato, longitudine plus duplo
latiore, lateribus suberenulatis, medio ampliatis, post medium
subsinuatis, angulis posticis obtusis, margine postico fortiter cre-
nulato ; scutello, medio excepto, punctato:; elytris subrugosis,
grosse ambilicato- punctatis ; pygidio sat dense punctato, longitu-
dine vix latiore. Pectore flavo-piloso, abdomine ubique punctato,
segmento penultimo postice parum constricto, sparsissime flavo-
piloso; tarsis brunneis,articulo primo tarsorum posticorum secundo
430
parum longiore, unguibus dente mediano acuto armatis. — Long.
24 mill.
Hab. : Tonkin (Than-Moi).
Schwarz, gläinzend, mehr oder weniger violett schimmernd. Der
Kopf istgrob, etwas runzelig punktiert, der Clypeus ist vorn kaum
aufgebogen, in der Mitte schwach ausgebuchtet. Die KFühler sind
rotbraun, zehngliedrig, der Fächer ist in beiden Geschlechtern nur
klein, ungefähr so lang wie die vier vorhergehenden Glieder des
Stieles zusammen. Das Halsschild ist mehr als doppelt so lang wie
breit, ziemlich dicht mit groben Nabelpunkten bedeckt, neben den
Seitenrändern runzelig. Es ist in der Mitte bogenformig erweitert,
die Seitenränder sind schwach krenuliert, hinter der Mitte kaum
merklich ausgebuchtet. Der Vorderrand ist wulstig, der Hinterrand
kräftig krenuliert, doch so, dass der äusserste schmale Saum glatt
ist. Das Schildchen zeigt eine glatte Mittellinie. Die Flügeldecken
sind mässig dicht mit Nabelpunkten bedeckt, die Zwischenräume
schwach gerunzelt. Das Pygidium ist schwach gewôlbt, nur wenig
breiter wie lang, ziemlich dicht nabelartig punktiert. Die Brust
ist mit Ausnahme der Mitte dicht punktiert und gelblich behaart,
das Abdomen in beiden Geschlechtern überall. an den Seiten etwas
dichter punktiert Das vorletzte Bauchsegment ist vor dem Hinter-
rande eigeschnürt und trägt vereinzelte feine Härchen. Die Tarsen
sind braun, das erste Glied der Hintertarsen erscheint namentlich
beim ein klein wenig länger als das zweite, die Krallen tragen in
der Mitte einen kraftigen Zahn.
Holotrichia montana n. sp. — . — H. iridescenti valde
affinis. Nigra, nitida, elytris piceis, violaceo-micantibus, pygidio
abdomineque brunneis. Capite fortiter punctato, elypeo antice
emarginato; antennis rufis, 10 articulatis, flabello parvo; prothorace
sat dense mediocriter punctato, lateribus medio parum ampliatis,
subcrenulatis, angulis posticis obtusis, margine postico, medio
excepto, crenulato; scutello sparsim puncetato; elytris haud dense
punctatis, costis obsoletis fere laevibus; pygidio longitudine multo
latiore, remote sat subtiliter punctato. Subtus pectore flavo-piloso,
abdomine sparsim punctalo, punctis minutissime setosis, segmento
penultimo postice parum constricto, sparsissime piloso; tarsis
piceis, articulo primo farsorum posticorum secundo longitudine
aequali, unguibus medio dentatis. — Long. 25 mil.
Hab. : Tonkin (Montes Mauson).
Die Unterschiede von der vorhergehenden Art sind nur gering.
Abgesehen von der abweichenden Färbung ist das Halsschild bei
dem vorliegenden (' seitlich weniger erweitert als bei 2ridescens,
451
die Punktierung der Oberfläche ist ein wenig schwächer, ebenso
die Krenulierung am Hinterrande. Die Punktierung der Fiü-
geldecken ist gleichfalls etwas schwächer, die Zwischenräume
zwischen den Punkten sind kaum gerunzelt. Das Pygidium, welches
bei srèdescens ziemlich ebenso lang wie breit ist, ist bei montana um
die Hälfte breiter als lang und die'Punktierung ist weitläufiger
und elwas feiner. Auf der Unterseite ist bei dem Exemplar von
montana auch die Mitte der Brust behaart wäbhrend bei éridescens
die Mitte fast kahl ist. Auf dem Abdomen stehen die Punkte bei
montana, namentlich auf den Seiten, viel wetlaufiger und ist auch
die Punktierung der Beine eine feinere.
Holotrichia rufula n. sp.— Oblonga, postice parum ampliata,
nilida, rufo-brunnea, violaceo-micans, capite prothoraceque obscu-
rioribus. Capite rugoso-punctato, clypeo margine elevato, antice
paulo exciso; antennis brunneis, 10-articulatis; prothorace sat
dense umbilicato-punctato, lateraliter subrugoso, longitudine plus
duplo latiore, lateribus subcrenulatis, medio ampliatis, angulis
posticis obtusis, margine postico lateraliter fortiter crenulato;
scutello sparsim punctato; elytris umbilicato-punctatis, subrugosis,
costis obsoletis fere laevibus; pygidio longitudine paulo latiore,
sat dense punctato. Subtus pectore flavo-hirto, abdomine media
subtilissime remote punctulato, lateribus, praecipue segmenti
penultimi densius et fortius punctatis, punctis setas minutas feren-
tibus; articulo primo tarsorum posticorum secundo longitudine
aequali, unguibus dente valido mediano armatis.— Long. 22-24 mill.
Hab. : Tonkin (Than-Moi).
Diese Artstehtden vorhergehenden gleichfalls sehr nahe, ist etwas
kleiner und abgesehen von der Färbung dadurch zu unterscheiden,
dass der Rand des Clypeus an den Seiten ziemlich stark aufgebogen
ist. Die Färbung ist ein rôtliches Braun mit violettem Schimmer,
Kopf und Halsschild sind etwas dunkler gefärbt. Der Kopf ist
runzlig punktiert, der Clypeus in der Mitte schwach ausgebuchtet
und hier schwächer aufgebogen wie an den Seiten. Das Halsschild
ist ziemlich dicht mit Nabelpunkten besetzt, an den Seiten schwach
runzlig. Es ist mehr als doppelt so breit wie lang, in der Mitte
bogenfürmig erweitert. Seine Seitenränder sind schwach krenu-
-Hiert und braun bewimpert, die Hinterecken sind stumpf, die
schwach vorgezogenen Vorderecken fast rechtwinklig. Der
Vorderrand ist wulstig, der Hinterrand krenuliert. Das Schildchen
ist zerstreut punktiert ohne glatte Mittellinie. Die Klügeldecken
sind mässig dicht mit Nabelpunkten bedeckt, die schwach hervor-
tretenden Rippen sind fast glatt. Das Pygidium ist namentlich
La]
492
beim Z etwas breiter wie lang und ziemlich dicht nabelartig puuk-
tiert. Die Brust ist mit Ausnahme der schmalen Mitte gelb behaart,
das Abdomen in der Mitte fein und zerstreut nadelrissig punktiert
und mit äusserst kurzen Bôrstchen versehen. An den Seiten stehen
die Punkte namentlich auf dem vorletzten Bauchsegment etwas
dichter und sind auch ein wenig grôber. Das vorletzte Bauchseg-
ment ist vor dem Hinterrande schwach eingeschnürt-und an den
Seiten mit einigen Haaren besetzt. Die Beine sind weitläufig, ziem-
lich kräftig punktiert, das erste Glied der Hintertarsen ist so lang
wie das zweite, die Krallen tragen in der Mitte einen kräftigen
Zahn.
Holotrichia sororia n.sp. — «j.— Castanea, nitida, violaceo-
micans, capite prothoraceque piceis, pygidio abdomineque rufo-
flavis. Capite fortiter, clypeo subrugoso-punctato, clypei margine
parum elevalo, antice medio sinuato; antennis rufis 10-arliculatis;
prothorace transverso, umbilicato-punctato, lateraliter subrugoso,
lateribus medio ampliatis, margine postico, medio excepto, crenu-
lato; scutello sparsim punetato; elytris subrugosis, sat fortiter
punctatis, costis obsoletis sublaevibus; pygidio longitudinc latiore,
sparsim punctato. Subtus pectore dense punctato, flavo-piloso,
abdomine medio sparsissisme subtiliter punctulato, lateribus parum
densius et fortius punetatis, segmento penultimo postice paulo
constricto, sparsim flavo-piloso; articulo primo tarsorum posti-
corum secundo haud breviore, unguibus medio dentalis. — Long.
21 mill.
Hab. : Tonkin (Montes Mauson).
Der {. rufula sehr ähnlich, etwas dunkler gefärbt, in der
Skulptur des Pygidium verschieden. Kopf und Halsschild sind
schwärzlich, die Flügeldecken braun mit violettem Schimmer. Der
Kopf ist kräftig punktiert, der Clypeus etwas runzelig. Sein Rand
istein wenig aufgebogen, schwächer wie bei rufula, der Vorder-
rand ist in der Mitte ausgebuchtet. Die gelbbraunen Fübler sind
zehngliedrig, der Fächer ist beim «so lang wie die vier vorherge-
benden Glieder des Stieles zusammen Das Halsschild ist ebenso
geformt wie bei rufula, aber nicht so dicht punktiert. Die Skulptur
von Schildchen und Flügeldecken ist ähnlich wie bei rufula.
Während das Pvgidium bei letzterer Art ziemlich dicht mit Nabel-
punkten bedeckt ist, ist es bei sororia nur sehr weitläufig punktiert.
‘Die Unterseile ist braun, das Abdomen gelbbraun. Die Brust ist
lang gelb behaart, bei dem vorliegenden Exemplar auch in der
Milte. Das Abdomen zeigt in der Milte eine sehr feine und zerstruete
Punktierung. An den Seiten sind die Punkte ein wenig stärker und
stehen auch etwas dichter, aber immerhin nur weitlaufig. Das
erste Glied der Hintertarsen ist von gleicher Länge wie das zweite,
die Krallen tragen einen kräftigen Zahn in der Mitte.
Holotrichia rufina n.sp. —/1.rufulae similis. Rufo-brunnea,
nitida, supra parum violaceo micans. Capite fortiter punetato,
clypei margine paulo elevato, medio emarginato ; antennis 10-arti-
culatis, brunneis, flabello dilutiore; prothorace longitudine plus
duplo latiore, sat dense umbilicato-punctato, linea media indistineta
maculisque duabns post marginem anticum laevibus, lateribus vix
crenulatis, medio ampliatis, angulis posticis obtusis, anticis paulo
porrectis, margine postico crenulato ; scutello, medio excepto,
sparsim puñctato; elytris umbilicäto-punctatis, subrugosis, costis
fere laevibus; pygidio longitudine latiore, sat crebre punctato.
Subtus pectore flavo-villoso, abdomine sparsim subtiliter punctulato,
segmento penultimo lateribus sat dense punctatis, ante marginem
posticum constricto ; articulo primo tarsorum posticorum secundo
haud breviore, unguibus medio dentatis. — Long. 25 mill.
Hab. : China (Canton).
Die Art ist rôtlichbraun gefärbt und der 71. rufula sehr ähnlich.
Der Kopf ist grob, der Clypeus runzelig punktiert, sein Rand ist
etwas aufsebogen wie bei rufula, der Vorderrand in der Mitte
ausgebuchtet. Die Fühler sind zehngliedrig, braun, der Fächer ist
heller, beim sehr klein, noch kleiner wie bei rufula. Das Hals-
schild ist ein wenig kürzer wie bei letzterer Art und ziemlich dicht
mit Nabelpunkten bedeckt. Eine undeutliche Mittellinie, sowie je
ein kleiner Fleck jederseits der Mitte vor dem Vorderrande sind
glatt. Das Schildchen trügt beiderseits der Mitte einige Punkte. Die
Flügeldecken sind nabelartig punktiert und schwach runzelig, die
Rippen sind fast glatt. Das Pygidium ist breiter als lang und etwas
weitläiufiger punktiert als bei rufula. Die Brust ist gelb behaart, das
Abdomen in der Mitte mit sehr feinen und weitläufig stehenden
nadelrissigen, winzig beborsteten Punkten versehen, die an den
Seiten etwas dichter stehen. Nur das vorletzte Bauchsegment ist
seitlich ziemlich dicht punktiert. Die beiden ersten Glieder der
Hintertarsen sind von gleicher Länge, die Krallen tragen in der
Mitte einen kräftigen Zahr.
Holotrichia rufescens n. sp. — «j. — H. rufinae similis, sed
minor. Rufo-brunnea, nitida, supra parum v'olaceo-micans. Capite
haud dense, clypeo rugoso-punctato, clypei margine paulo elevato,
antice medio exciso ; antennis brunneis, 10-articulatis, flabello dilu-
tiore; prothorace longitudine latiore, sat dense punctato, lateribus
vix crenulatis, medio ampliatis, margine postico crenulato; scutello
434.
punctato, linea media laevi; elstris umbilicato-punctatis, subru-
gosis, costis fere laevibus; pygidio longitudine vix laliore, remote
punctato. Sublus pectore dense flavo-piloso, abdomine subtiliter
sparsim punctulato, lateribus paulo densius punctatis, segmento
penultimo postice constricto, lateraliter sparsim piloso, articulo
primo tarsorum posticorum secundo haud breviore, unguibus
medio dentatis. — Long. 19 mill.
Hab. : China (Chang-Jang).
In Gestait und Färbung der H. rufina ährlich, kleiner, die
Vorderecken des Halsschildes kaum vorgezogen, der Füblerfächer
des ' bedeutend länger, das Pygidium fast ebenso lang wie breit
und viel weitläufiger punktiert. Die Färbung ist rotbraun, Kopf und
Halsschild sind ein wenig dunkler. Die Stirn ist mässig dicht, der
Clypeus dagegen dicht und etwas runzelig punktiert. Sein Rand ist
schwach aufgebogen, in der Mitte ausgerandet. Die zehngliedrigen
Fübler sind rothbraun, der Fächer ist heller und so lang wie die
sechs vorhergehenden Glieder. des Stieles zusammen. Das Hals-
schild ist mehr als doppelt so breit wie lang, seine Seitenränder
sind in der Mitte nicht so stark bogenformig erweilert wie bei
den vorhergehenden Arten. Die Punktierung ist nicht so dicht wie
bei rufina, die Zwischenräume zwischen den Punkten sind schwach
runzelig. Die Seitenränder sind kaum merklich krenuliert, der
Hinterrand zeigt dagegen mit Ausnahme der Mille eine kräftige
Krenulierung. Das Schildchen ist fein punktiert mit glalter Mittel-
linie. Die Flügeldecken sind wie bei rufina nabelartig punktiert,
die sehr flachen Rippen sind fast glalt. Die Brust ist lang gelb
behaart, auch in der Mitte. Das Abdomen ist sebr fein und zerstreut
punktiert, die Punkte tragen winzige Bürstchen. Das vorletzte
Bauchsegment ist vor dem Hinterrande eingeschnürt, seitlich zer-
streut behaart. Das-erste Glied der Hintertarsen ist so lang wie das
zWeite, die Krallen tragen in der Mitte einen rechtwinklig abste-
henden Zahn.
Von den 5 Holotrichia-Arten, die Fairmaire von Tihang-Jang als
Rhizotrogus beschrieben hat, passt keine Beschreibung auf
vorstehende Art.
Holotrichia simillima n. sp. — (Ÿ. — H. rufescenti simil-
lima. Rufo-brunnea, violaceo-micans. Capite sat dense, clypeo
rugoso-punctato, margine parum elevalo, antice medio sinuato ;
antennis brunneis, 10-articulatis, flabello parvo dilutiore ; protho-
race longitudine plus duplo latiore, lateribus suberenulatis, rotun-
dato-ampliatis, angulis posticis oblusis, anticis parum porrectis,
disco sat dense punctato, lateraliter subrugoso, margine postico
485
crenulato ; scutello, linea media excepta, punctato; elytris umbili-
cato-punctatis, subrugosis; pygidio haud crebre punctato. Sublus
pectore flavo-villoso, abdomine remote punctato, segmento
penultimo postice constricto, lateraliter sat dense punctato et
sparsim flavo-piloso; articulo primo tarsorum posticorum
secundo vix breviore, unguibus dente mediano armatis. — Long.
48 mill.
Hab. : China (Fokien).
In Gestalt und Färbung der 1, rufescens täuschend ähnlich. Der
Kopf ist grob, der Clypeus sehr dicht punkliert. Letzterer hat einen
etwas aufgebogenen Rand, der in der Mitte schwach ausge-
schnitten ist. Die zehngliedrigen Kühler sind braun, der Fächer ist
heller und bedeutend kürzer als bei rufescens. Die Vorderecken
sind im Gegensatz zu letzterer Art deutlich vorgezogen. Die Ober-
flâche ist ziemlich dicht punktiert und namentlich auf den Seiten
schwach gerunzelt. Der Hinterrand ist seitlich krenuliert. Das
Schildchen lässt eine glatte Mittellinie erkennen. Die Flügeldecken
sind wie bei rufescens nabelartig punktiert und schwach runzelig.
Während bei rufescens die flachen Rippen deutlich als glatte Streifen
hervortreten, ist dies bei snillima mit Ausnahme derzerstreut
punktierten Nahtrippe nicht der Fall, so dass die Rippen kaum er-
kenntlich sind. Das Pygidium ist etwas breiter als bei rufescens, die
Punktierung ist ein wenig enger. Das vorletzte Bauchsegment ist
hinten stark eingeschnürt, an den Seiten ziemlich dicht mit kurz
beborsteten Punkten bedeckt. Bei einem der beiden vorliegenden
d tragen vereinzelte Punkte des vorletzten Bauchsegments statt
der kurzen Borste ein langes Haar. Das erste Glied der Hintertar-
sen ist fast so lang wie das zweite, der Krallenzahn steht in der
Mitte.
Holotrichia convexopyga n. sp. — «j. — H. kiotonensi
BrSk. affliais. Picea an brunnea, nitida. Capite fronte sparsim,
clypeo densius punctato; antennis brunneis 10-articulatis; protho-
race longitudine plus duplo latiore, lateribus ampliatis et crenula-
tis, remote fortiter punctato; scutello laevi an sparsim punctato ;
elytris punctatis, subrugosis, costis laevioribus; pygidio sparsim
punctalo, in anteriore parte convexo. Subtus pectore flavo-piloso,
abdominis medio fere laevi, lateribus sparsim punctatis, segmento
penultimo lateraliter macula opaca flavo-pilosa; articulo primo
tarsorum posticorum secundo paulo breviore, unguibus dente
mediano armatis. — Long. 21 mill.
Hab. : China (Kiukiang), Japan (Kobbe).
Die Art ist der H. kiotonensis BrsKk. sehr ähnlich, unterscheidet
sich aber leicht durch die Bildung des Pygidiums. Die Färbung ist
MÉMOIRES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. LVI, 3-1-1913, 21
456
schvarzbraun oder hellbraun. Die Stirn ist nicht dicht, der Clypeus
elwas dichter punktiert. Letzterer ist ähnlich wie bei kiotensis ge-
bildet. Das Haisschild ist von derselben Gestalt wie bei letzterer
Art, die Punkte sind nicht ganz so kräftig und stehen ein wenig
weitläufiger. Das Schildchen ist glatt oder trägt emige Punkte. Die
Skulptur der Flügeldecken ist fast dieselbe wie bei ktotensis. Das
Pygidium ist weitläufig punktiert, die Punkte sind zwar gross aber
flach. Die vordere Hälfte des Pygidiums ist in beiden Geschlechtern
stark gewülbt, die Wôülbung nach dem Hinterrande zu abgeflacht.
Die Brust ist gelb behaart, die Mitte des Abdomens fast glatt, seine
Seilen sind zerstreut punktiert. Auf den Seiten des vorletzten
Bauchsegments befindet sich wie bei den verwandten Arten ein
matter behaarter Fleck. Vor dem Hinterrande ist das vorietzte
Bauchsegment beim 4 zuweilen schwach eingeschnürt aber es
findet sich kein deutlicher Quereindruck vor der Mitte des Hinter-
randes. Das erste Glied der Hintertarsen ist etwas kürzer als das
zWeite, die Krallen tragen in der Mitte einen rechtwinklig
stehenden Zahn.
Holotrichia Sauteri n. sp. — H. kiotonensi BRsk. affinis.
Picea, nitida. Capite haud dense punctato, clypeo fronte latiore,
antice leviter emarginato; antennis flavis, 10-articulatis; protho-
race transverso, lateribus medio rotundato-ampliatis, disco
remote, lateraliter paulo densins punctato, punctis magnis, disci
parum oblongis; elylris umbilicato-punctatis, costis fere laevi-
bus; pygidio sparsim punctato. Subtus pectore, medio excepto,
flavo-piloso, abdomine medio sparsissime, lateribus paulo densius
punctato, segmento penultimo lateraliter macula opaca sparsim
pilosa, medio ante marginem posticum haud transverse impresso;
pedibus brunneis, articulo primo tarsorum posticorum secundo vix
breviore, unguibus medio dentatis. — Long. 18-21 mill.
Hab. : Formosa. H. SAUTER leg.
Diese Art, von der mir drei männliche Exemplare vorliegen,
steht der À. kiotonensis BRsk. sehr nabe. Die Punktierung des
Halsschildes ist bei Sauteri viel weitläufiger, die grubenartigen
- Punkte sind bedeutend grôsser und erscheinen auf dem Discus
länglich, nach hinten etwas verjüngt. Das Pygidium ist etwas fla-
cher und weitläufiger punktiert. Das vorletzte Bauchsegment ist
zWar vor dem ganzen Hinterrande ein wenig eingeschnürt, doch
fehit der kurze Quereindruck vor der Mitte des Hinterrandes, der
sich beim «j von fiotonensis findet.
In seiner Beschreibung der kiotonensis giebt BRENSKE an, dass
der vorletzte Bauchring am hinteren Rande eine Längsfurche ha-
457
ben soll. Gemeint ist wohl die Querfurche : Dass bei kiotonensis der
letzte Bauchring ohne Eindruck ist, ist nicht richtig. Er ist beim
in der Mitte schwach eingedrückt, nicht aber beim ©, ein Ge-
schlechts unterschied, der sich bei den meisten Holotrichia-Arten
findet.
H. inelegans LEW. ist dieselbe Art wie kiotonensis BRsk. und hat
letzterer Name die Priorität.
Holotrichia setiventris n.sp. — ©. — Picea, nitida. Capite,
fronte haud dense sed fortiter punctata, clypeo subrugoso-punclato,
margine antico emarginato; antennis rufis, 10-articulatis ; protho-
race sat dense punctato, transverso, lateribus rotundato-ampliatis,
haud crenulatis, angulis anticis prominulis, posticis oblusis; scu-
tello punctato; elytris sat fortiter punctatis, costis fere laevibus ;
pygidio compresso, coriaceo, flavo-setoso. Subtus pectore flavo-
piloso, abdomine, segmento ultimo excepto, opaco, punctato,
punctis seliferis; articulo primo tarsorum posticorum haud abbre-
viato, unguibus medio dentatis. — Long. 22 mill.
Hab. : Tonkin (Montes Mauson). H. FRUSSTORFER leg.
Diese Art ist eigentümlich durch die Beborstung des Abdomens
und durch die Bildung des Pygidiums beim ©. Der ist noch unbe-
kannt.
Schwarz, glänzend, die Flügeldecken mit schwachem bräun-
lichen Schimmer, die Beine braun. Die Stirn ist kräftig aber nicht
dicht, der Clypeus runzelig punktiert, sein Vorderrand/deutlich
bogenfürmig ausgeschnitten. Die rothraunen Fühler sind zehn-
gliedrig. Das Halsschild ist in der Mitte fast dreimal so breit wie
lang, seine Seitenränder sind nicht krenuliert, die Vorderecken
sind ziemlich stark vorgezogen. Die Oberfläche ist ziemlich dicht
und mässig kräftig punktiert, die Zwischenriume zwischen den
Punkten sind neben den Seitenrandern schwach gerunzelt. Das
Schildchen ist ebenso punktiert wie das Halsschild, mit angedeu-
teter glatter Mittellinie. Die Klügeldecken sind ziemlich kräftig
punktiert, die Zwischenräume zwischen den Punkten sind ein wenig
gerunzelt, die Rippen treten schwach als glättere Streifen hervor.
Das Pygidium ist mit Nabelpunkten bedeckt, welche kuze abste-
hende gelbe Borsten tragen, die Zwischenräume sind schwach
lederartig gerunzelt. Es ist seitlich stark zusammengedrückt, so
dass in der Mitte der hinteren Hälfte ein stumpfer Längskiel
entsteht. Die Brust ist gelblich behaart, das Abdomen ist mit
Ausnahme des letzten Segments matt, nadelrissig punktiert und
jeder Punkt mit einem kurzen gelben Bôérstchen versehen. Das
erste Glied der Hintertarsen ist von gleicher Länge wie das zweite,
PEN
FA
à
458
d'e Krallen tragen in der Mitte einen schwach nach der Basis zu
geueigtenfZahn. Die Sporen am Ende der Hinterschienen sind
beim © lang und auffallend schmal.
C. — Arten ohne Rippen auf den Flügeldecken.
Holotrichia keyensis n.sp. — .— Il. insecatae Mos. similis.
Castanea, nitida. Capite fortiter punctato, clypeo subtilissime
emarginato ; antennis 10-articulatis, flabello stipite parum breviore;
prothorace longitudine latiore, lateribus crenulatis, post medium
rotundato-ampliatis, disco remote, lateraliter paulo densius punc-
tato; scutello sparsim fortiter punctato; elytris punctatis, haud
costatis ; pygidio remote umbilicato-punetato. Subtus pectore flavo-
villoso, abdomine medio fere laevi, lateribus sparsim punctatis;
articulo primo tarsorum posticorum secundo longitudine aequali,
unguibus dente parvo mediano. — Long. 18 mill.
Lab. : Key Ins.
Die Art ist der 1. insecata Mos. ähnlich. Sie ist braun, glänzend.
Der Kopfist kräftig punktiert, die Stirn etwas runzelig, der Vorder-
rand des Clypeus ist kaum merklich ausgerandet. Der Fächer der
zebhngliedrigen Fühler ist beim nur wenig kürzer als der Stiel.
Das Halsschild ist etwas hinter der Mitte bogenformig erweitert,
seine Seitenrinder sind gekerbt. Die Oberfläche ist zerstreut, nach
den Seiten zu etwas dichter punktiert. Das Schildchen trägt einige
grobe Punkte. Die Flügeldecken sind mässig dicht mit kräftigen
Punkten bedeckt, die Zwischenräume zwischen den Punkten sind
schwach gerunzelt, Rippen sind mit Ausnahme der Nahtrippe
nicht vorhenden. Das Pygidium ist weitläufig mit Nabelpunkten
bedeckt. Die Brust ist gelb behaart, das Abdomen in der Mitte fast
glatt, an den Seiten zerstreut punkKtiert. Das erste Glied der Hinter-
tarsen ist so lang wie das zweite, die Krallen sind an der Basis ver-
breitert und tragen ein wenig oberhalb der Mitte einen kleinen,
nach der Basis zu geneigten Zahn.
IT. — Arten mit behaarter Brust und gekieltem Scheitel.
À. Arten mit mehr oder weniger deutlichen Rippen auf den Flü-
geldecken. |
Holotrichia bidentata BurM. — Die Art wurde nach einem
einzelnen männlichen Exemplar, welches angeblich von Java
stammen soll, beschrieben. Ich habe den Forceps der Type unter-
sucht und stimmt derselbe mit dem von 1. Behrensi Brsk. von
439
Sumatra sowie mit den mir von Malacca vorliegenden Exemplaren
überein Bei dem typischen Exemplar sind die Seitenränder des
Halsschildes vor der Mitte nicht ausgebuchtet, bei den mir vorlie-
genden Exemplaren von Sumatra ein wenig, bei den Exemplaren
von Malacca jedoch sehr deutlich, so dass die $Seiten hinter der
Mitte viel stärker bogenfürmig erweitert erscheinen als bei dem
typischen Exemplar, zumal sie auch nach hinten zu mehr ver-
jüngt sind. Ich nenne diese Lokalform diversicollis.
Bei den Arten der bidentata-Gruppe sind 4 und © in der Skulp-
tur von einander abweichend. Bei dem von diversicollis ist die
Stirn gleichmässig grob punktiert, beim © trägt sie in der Mitte
nur einige sehr grobe Punkte, an den Seiten ist sie glatt und ein-
gedrückt. Der vordere Einschnitt des Clypeus ist beim © tiefer und
halbkreisformig. Die Punktierung des Halsschildes ist beim © weit-
läufiger und etwas grôüber. Die Flügeldecken sind beim auf der
ganzen Fläche ziemlich dicht und grob punktiert, während sie beim
? in den hinteren Hälfte des Discus nicht punktiert, sondern quer-
gerunzelt sind.
Holotrichia laosana n.sp. — A. bidentatæ Buru. affinis.
Castanea, nitida, capite prothoraceque obscurioribus. 4 Capite sat
dense fortiter punctato, vertice carinato,clypeo medio profundeemar-
ginato ; prothorace densissime punctato, longitudine latiore, post
medium ampliato, lateribus ante medium sinuatis, subcrenulatis;
scutello, lateribus lineaque mediana exceptis, punetato ; elytris sat
dense punctatis, costis obsoletis laevioribus ; pygidio haud dense
fortiter punctato. Subtus pectore flavo-piloso, abdomine punctato,
articulo primo tarsorum posticorum secundo breviore, unguibus
dente mediano armatis. © A mare differt : Clypeo profundius
emarginato, fronte medio sparsim fortiter punctata, lateraliter sub-
rugosa, impressa; prothorace minus dense sed fortius punctato,
elytris disco in posteriore parte fere laevi. — Long. 22-24 mill.
Hab. : Tonkin (Laos).
Der AH. bidentata Buru. ähnlich und vielleicht trotz der etwas
abweichenden Bildung des Forceps nur eine Lokalform dieser Art.
Kopf und Halsschild des sind von derselben Form wie bei dem
von bidentata, doch viel dichter punktiert. Auch ist das Kopfschild
vorn weniger breit ausgebuchtet wie bei der Type von bidentala.
Beim © ist der Clypeusauschnitt viel tiefer als beim (j. Die Stirn
ist beim © in der Mitte weitläufig und sehr grob punktiert, an den
eingedrückten Seiten ist sie schwach gerunzelt. Auf dem Hals-
schild ist die Punktierung beim © grüber und nicht so dicht wie
beim . Das Schildchen ist mit Ausnahme der Ränder und einer
440
4 s
glatten Mittellinie punktiert und die Punktierung der Flügeldecken
ist beim mässig dicht und gleichmässig. Die Rippen markieren
sich durch weitläufigere Punktierung.Beim © sind die Flügeldecken
our an der Basis, an den Seiten und am Hinterrande punktiert,
während der Discus ganz schwach quergerunzelt, fast glatt und
stark glänzend ist. Das Pygidium ist nicht dicht aber ziemlich grob.
punktiert. Die Brust ist gelb behaart, das Abdomen mässig dicht
punktiert. Das erste Glied der Hintertarsen ist etwas kürzer als
das zweite, die Krallen tragen einen kräftigen Zahn in der Mitte.
Holotrichia saigonensis n.sp. — /]. convexae SHARP. affinis.
Castanea, nitida, capite thoraceque obscurioribus. Capite dense
punctato, vertice carinato, clypeo medio emarginato, utrinque
subrotundato; prothorace dense fortiter punctato, longitudine
latiore, paulo post medium rotundato-ampliato, angulis posticis
subrotundatis, lateribus ante medium sinuatis; scutello, lateribus
lineaque mediana exceptis, punctato ; elytris sat dense punctatis,
costis obsoletis laevibus ; pygidio remote punctato. Subtus pectore
flavo-piloso, abdomine sat fortiter haud dense punctato, articulo
primo tarsorum posticorum secundo parum breviore, unguibus
dente mediano armatis. © A mare differt : Clypeo antice profundius
emarginato, fronte minus crebre sed fortius punctata, lateribus
impressis fere lævibus, elytrorum disco in posteriore parte leviter
transversim-rugoso. — Long. 23-25 mill.
Hab. : Cochinchina.
Durch die Bildung des Clypeus steht diese Art der H. convexa
SHARP. von Sumatra näher als der bidendata BurM., doch ist das
Halsschild viel grôber und dichter punktiert. Die Färbung ist
kastanienbraun, Kopf und Halsschild sind meist dunkler gefärbt.
Der Kopf ist beim gleichmässig dicht punktiert, der Clypeus
in der Mitte bogenformig ausgeschnitten, daneben abgerundet, der
Scheitel ist gekielt. Beim © ist die Mitte der Stirn grôber und
weitliufiger punktiert, die Seiten der Stirn sind eingedrückt und
schwach gerunzelt, der Einschnitt am Vorderrande des Clypeus
ist tiefer. Das Halsschild ist kräftig, beim «4 sehr dicht, beim 9
elwas weitläufiger punktiert. Die Halsschildseiten sind etwas
hinter der Mitte stark bogenformig erweitert, die Hinterecken sind
sehr stumpf, fast abgerundet, in der vorderen Hälfte sind die
Seitenränder etwas ausgebuchtet, die Vorderecken sind schwach
aufgebogen. Das Schildchen ist punktiert, seine Seitenränder und
eine Mittellinie sind glatt. Die Flügeldecken sind beim + ziemlich
dicht und gleichmässig punktiert, die Rippen markieren sich un-
deutlich als glatte Streifen. Beim © ist der Discus der Flügeldecken
ane su
Édis D 24 mess de
441
auf der hinteren Hälfte querrunzelig. Das Pygidium ist ziemlich
weitläufig aber kräftig punktiert. Die Brust ist behaart, das Abdo-
men mässig dicht mit groben Punkten bedeckt. Das erste Glied
der Hintertarsen ist kürzer als das zweite, die Krallen tragen einen
kräftigen Mittelzahn.
Holotrichia malaccensis n.sp. — ç$. A. saigonensi similis.
Castanea, nitida, capite thoraceque obscurioribus. Capite grosse et
crebre punctalo, vertice carinato, clypeo medio emarginato,
utrinque subrotundato; prothorace densissime punctato, longitu-
dine latiore, post medium ampliato, lateribus plus minusve crenu-
latis, ante medium haud sinuatis, angulis posticis subrotundatis ;
scutello. utrinque punctato ; elytris sat dense punctatis, costis
obsoletis fere lævibus ; pygidio remote punctato. Subtus pectore
flavo-piloso, pygidio sat subtiliter punctato, articulo primo tarso-
rum posticorum secundo vix breviore, unguibus medio dentatis, —
Long. 25 mill.
Hab. : Malacca.
Diese Art, von der drei männliche Exemplare vorliegen, ist der
H. saigonensis ähnlich Sie ist robuster und leicht durch die Form
des Halsschildes zu unterscheiden. Der Kopf ist grob und dicht
punktiert, auf der Stirn stehen die Punkte neben der Clypeusnaht
etwas weitläufiger. Der Scheitel ist kräftig gekielt, der Vorderrand
des Clypeus ist etwas aufgebogen, in der Mitte stumpf dreieckig
ausgeschnitten, neben den Ausschnitt abgerundet. Das Halsschild
ist noch etwas dichter punktiert als bei saigonensis, die Hals-
schildseiten sind bei dem einen der vorliegenden Exemplare fast
gar nicht, bei einem zweiten Exemplar dagegen in der vorderen
Hälfte sehr deutlich krenuliert. Sie sind nicht wie bei saigonensis
vor der Mitte ausgebuchtet. Das Schildchen ist mit Ausnahme
einer glatten Mittellinie und der Seitenränder punktiert. Die Flü-
geldecken sind ziemlich dicht punktiert, die Rippen sind durch
glatte Längsstreifen angedeutel. Auf den Pygidium stehen die
ziemlich groben Punkte weitläufig. Die Brust ist gelb behaart, das
Abdomen nicht dicht punktiert und sind die Punkte hier etwas
schwächer als bei saigonensis. Das erste Glied der Hintertarsen
ist kaum merklich kürzer als das zweite, die Krallen sind an der
Basis verbreitert und tragen am Ende der Verbreiterung einen
schwach nach der Basis zu geneigten Zahn.
Holotrichia Waterstradti n. sp. — À. malaccensi similis,
Castanea, nitida, capite prothoraceque obscurioribus. Capite
fortiter punctato, fronte juxta clypei suturam lævi, vertice cari-
449
nato, clypeo medio exciso, utrinque subrotundato ; prothorace
dense punctato, lateribus post medium rotundato-ampliatis, ante
medium bhaud sinuatis, angulis posticis subrotundatis; scutello
punctalo, marginibus lineaque mediana lævibus ;- elytris sat crebre
fortiter punctatis, costis obsoletis sublævibus ; pygidio sparsim
punetato. Subtus pectore flavo-piloso, abdomine remote punctato,
articulo primo larsorum posticorum secundo longitudine æquali,
unguibus medio dentatis. © À mare differt : KFronte sparsim punc-
tata, laleraliler parum impressa, prothorace minus dense punctato.
— Long. 25 mill.
Hab. : Borneo (Brunei). WATERSTRADT leg.
Die Art ist der {1. malaccensis in Färbung und Gestalt ähnlich.
Die Punktierung der Stirn ist weitläufiger, die des Halsschildes
weniger dicht. Von Æ. malaccensis ist das © noch unbekannt. Das
© von H. Waterstradti ist dadurch ausgezèichnet, dass die Skulptur
der Flügeldecken dieselbe wie beim (j ist.
Der Kopf ist ziemlich kräftig punktiert, auf der Stirn, stehen die
Punkte nach der Clypeusnaht zu weitläufiger und ist die Stirn
unmittelbar neben der Clypeusnaht glatt. Der Vorderrand des
Clypeus ist in der Mitte stumpf dreieckig ausgeschnitten, daneben
ist der schwach aufgebogene Rand flach gerundet. Beim © ist die
Punktierung der Stirn weitläufiger und ist letztere an den Seiten
etwas eingedrückt. Die Form des Halsschildes ist ungefähr dieselbe
wie bei malaccensis, die Punktierung ist nicht so dicht, beim 9
weniger dicht wie beim 4. Flügeldecken und Schildchen baben
ungefüihr dieselbe Skulptur wie bei malaccensis. Das Pygidium ist
ziemlich weitläufig grob punktiert. Die Brust ist gelb behaart, das
Abdomen weitläufig punkliert. Das erste Glied der Hintertarsen ist
so lang wie das zweite, die Krallen tragen einen schwach nach
der Basis zu geneigten Mittelzahn.
Holotrichia longula n. sp. — /1. longiusculae Mos. similis.
Rufo-flava, nitida, capite thoraceque obscurioribus. Capite fortiter
punctato, vertice carinato, clypeo antice emarginato, utrinque
subrotundato; antennis brunneis 10-articulatis; prothorace spar-
sim punctato, longitudine latiore, parum post medium ampliato,
lateribus crenulatis, antice haud reflexis, angulis posticis valde
obtusis; scutello punctato, linea media laevi; elytris sat fortiter
punctatis, costis obsoletis laevibus; pygidio sparsim punctalo.
Subtus pectoris lateribus sat crebre punctatis, flavo-pilosis,
abdomine medio sparsim, lateraliler paulo densius punctato;
articulo primo tarsorum posticorum abbreviato, unguibus medio
dentatis. — Long. 14 mill.
Hab. : Cochinchina.
445
Gestalt und Färbung der 7. longiuscula Mos., durch andere
Bildung des Halsschildes leicht unterschieden. Die Färbung ist
rôtlichgelb, Kopf und Halsschild sind etwas dunkler. Der Kopf ist
grob, die Stirn weitläufig, der Clypeus dichter punktiert. Letzterer
ist in der Mitte des Vorderrand bogenfôrmig ausgeschnitten. Das
Halsschild ist weitläufig mit ziemlich groben Punkten bedeckt,
etwas breiter als lang, hinter der Mitte bogenfôrmig erweitert. Die
Seitenränder sind an den Vorderecken nicht lappenfôrmig wie bei
longiuscula und deutlich krenuliert, während sie bei letzterer Art
nur sehr schwach oder überhaupt nicht krenuliert sind. Das
Schildchen ist mit Ausnahme einer glatten Mittellinie punktiert.
Die Punktierung der Flügeldecken ist ziemlich grob und mässig
dicht, die Rippen markieren sich als glatte Streifen. Das Pygi-
dium ist weitläufig mit Punkten bedeckt. Die Mitte der Brust ist
zerstreut punktiert, an den Seiten dichter und hier gelblich
behaart. Das Abdomen trägt in der Mitte eine weitläufige Punk-
tierung, an den Seiten sind die Punkte etwas grüber und stehen
enger. Das erste Glied der Hintertarsen ist kürzer als das zweite,
die Krallen tragen in der Mitte einen rechtwinklig abstehenden
Zahn.
B. — Arten ohne Rippen auf den Flügeldecken.
Holotrichia sus n. sp. — ©. — Brunnea, nitida, elvtris,
pygidio abdomineque flavis. Capite fortiter et crebre punctato,
vertice carinato, clypeo late emarginato ; antennis brunneis 9-arti-
culatis, flabello flavo parvo; prothorace longitudine latiore, post
medium valde ampliato, lateribus ante medium parum sinuatis,
angulis posticis rotundatis, disco dense punctato, medio longitudi-
naliter flavo-piloso; scutello dense punctato; elytris rugosis, haud
costatis; pygidio lato, sat fortiter punctato, apice reflexo. Subtus
pectore flavo-villoso, abdomine lateribus punctatis, punctis bre-
viter setosis ; articulo primo tarsorum posticorum secundo paulo
breviore, unguibus dente mediano armatis. — Long. 25 mill.
Hab. - Cochinchina (Kuang- toi).
Das einzige vorliegende weibliche Exemplar fand ich in der
Brenske’schen Sammlung unter dem beibehaltenen Namen. Die
Art gehôrt in die Verwandtschaft der H. sinensis Hope und ist
leicht an der eigentümlichen Behaarung des Halsschildes zu
erkennen. Die Färbung ist rotbraun, Flügeldecken, Pygidium und
‘Abdomen sind gelb. Der Kopf ist dicht und grob punktiert, der
Scheitel gekielt, der Clypeus breit ausgerandet. Die Fühler sind
neungliedrig, der Fächer ist heller. Das Halsschild ist in der Mitte
stark bogenformig erweitert, die Hinterecken sind abgerundet, die
44%
Seitenrinder vor der Mitte schwach ausgeschweift. Die Oberfläche
ist dicht punktiert und trägt in der Mitte eine Längsreihe langer
gelber Haare. Ausserdem befinden sich einzelne Wimperhaare am
Vorderrande und an den Seitenrändern. Das Schildchen ist dicht
punktiert. Die Flügeldecken sind grob runzelig, die Nahtrippe tritt
schwach bervor, doch sind weitere Rippen nicht vorhanden. Das
Pygidium ist fast doppelt so breit wie lang, ziemlich grob aber nicht
dicht punktiert, sein Hinterrand ist schwach aufgebogen. Die
Brust ist behaart, das Abdomen an den Seiten mässig dicht
punktiert und kurz behaart. Das erste Glied der Hintertarsen ist ein
wenig kürzer als das zweite, die Krallen tragen einen rechtwinklig
abstehenden Mittelzahn.
Holotrichia hybrida n. sp. — (. — Flava, nitida, capite,
prothorace pedibusque obscurioribus. Capite dense punctato,
vertice fortiter carinalo, clypeo profunde emarginato; antennis
brunneis 9-articulatis; prothorace dense punctato, linea media
laevi, transverso, post medium ampliato, angulis posticis rotun-
datis, antice sat valde angustato, lateribus ante medium sinuatis, in
anteriore parte parum explanatis, margine antico juxta angulos
anticos paulo angulato; scutello medio punctato; elytris sat dense
forliter punctatis, haud costatis; pygidio subrugoso-punctato,
flavo setoso. Subtus pectore flavo-piloso, abdomine sparsim, latera-
liter paulo densius punctato, punctis setiferis ; articulo primo tarso-
rum posticorum secundo longitudine fere aequali, unguibus medio
dentatis. — Long. 17-19 mill.
Hab. : Assam
Die Artistder Z1. imitatrix Brsk. von Sikkim sehr ähnlich, aber
leicht durch die Bildung des Halsschildes zu unterscheiden. Ich
habe den Namen beibehalten, unter dem ich sie in der BRENSEEF?
schen Sammlung faud.
Die Färbung ist gelbbraun, Kopf, Halsschild und Beine sind
dunkler gefärbt. Der Kopf ist dicht punktiert, doch stehen die
Punkte auf dem Clypeus neben der Naht weitläufig. Der Scheitel
ist kräftig gekielt, der Vorderrand des Clypeus tief bogenformig
ausgeschnitten. Das Halsschild ist dicht punktiert mit schmaler
glatter Mittellinie, die Seiten sind hinter der Mitte bogenfôrmig
erweitert, die Hinterecken sind abgerundet. Nach vorn ist das
Halsschild ziemlich stark “verjüngt, die Seitenränder sind vor
der Mitte ausgebuchtet, vor den Vorderecken etwas lappenfôrmig
aufsebogen, der Vorderrand ist neben den Vorderecken gewinkelt.
Das Schildchen ist in der Mitte punktiert, am Rande glatt. Die
Flügeldecken sind ziemlich dicht und grob punktiert, schwach
gerunzelt. Das Pygidium ist runzelig punktiert. Die Brust ist gelb
behaart, das Abdomen in der Mitte weitläufig, auf dem ganzen
ersten Bauchsegment und an den Seiten dichter punktiert und
Jeder Punkt gelb beborstet. Das erste Glied der Hintertarsen ist fast
so lang wie das zweite, die Krallen tragen in der Mitte einen
rechtwinklig abstehenden Zahn.
Holotrichia diversiceps n. sp. — H. hybridæ similis. Nitida,
flavo-brunnea, capite prothoraceque nigris. Capite dense punctato,
vertice fortiter carinato, clypeo late emarginato; antennis 9-arti-
culatis; prothorace densissime punctato, transverso, medio rotun-
dato-ampliato, angulis posticis rotundatis, lateribus ante medium
haud sinutatis, margine antico juxta angulos anticos paulo producto;
scutello punctato; elytris sat dense punctatis, haud costatis; pygi-
dio subrugoso punctalo, flavo-setoso. Subtus pectore flavo-piloso,
abdomine medio sparsim, lateraliter densius punctato, punctis
breviter flavo-pilosis; articulo primo tarsorum posticorum secundo
longitudine fere aequali, upguibus medio dente valido armatis. —
Long. 18-20 mill.
Hab. : Kurseong.
Der A. hybrida sehr ähnlich, der Clypeus jedoch breit und flach
ausgeschnitten, die Halsschildseiten vor der Mitte nicht ausge-
buchtet.
Die Färbung ist gelbbraun, kopf und Halsschild sind schwarz,
die Beine dunkelbraun. Der Kopf ist dicht punktiert, der Scheitel
kräftig gekielt, der Clypeus an der Naht nicht weitläufiger punk-
tiert. Die Panktierung des Halsschildes ist sehr dicht, die Gestalt
ähnlich wie bei hybrida, jedoch, wie bereits erwähnt, sind die
Seitenränder im vorderen Teile nicht ausgebuchtet, auch kaum
lappenartig erweitert. Der Vorderrand ist ebenso wie bei hybrida
neben den Vorderecken kurz bogenfürmig vorgezogen. Das Schild-
chen ist mil Ausnahme der glatten Ränder und einer angedeuteten
Mittellinie eng punktiert. Die Punktierung der Flügeldecken ist
ziemlich dicht und sind, abgesehen von der schwach erhabenen
Nahtrippe, Rippen nicht vorhanden. Das Pygidium ist etwas
runzelig punktiert, kurz gelb beborstet. Die Brust ist gelh behaart.
Das Abdomen ist mit Ausnahme der Mitte ziemlich dicht punktiert,
die Punkte sind kurz gelb behaart. Das erste Glied der Hintertarsen
ist so lang wie das zweite, die Krallen tragen in der Mitte einen
kräftigen Zahn.
Pentelia crinifrons n. sp. — «j. — Castanea, nitida, capite
thoraceque obscurioribus. Capite rugoso-punctato, vertice carinato,
fronte flavo-pilosa, clypeo margine antico medio emarginato;
|
446
antennis 10-articulatis, flabello parvo 5-articulato; prothorace
sat fortiter punctato, lateribus crenulatis, paulo post medium
ampliatis, angulis posticis rotundatis; scutello medio punctulato ;
elytris sat grosse punctatis, haud costatis; pygidio punctato, subru-
soso. Subtus pectore flavo-piloso, abdomine medio sparsim, latera-
liter paulo densius punctato; articulo primo tarsorum posticorum
secundo parum breviore, unguibus basi dilatatis, dente submediano
juxta dilationem sito. — Long. 22 mill.
Hab. : Borneo (Sarawak).
Gestalt und Färbung von P. discedens SHARP, von dieser Art leicht
durch die krenulierten Halsschildseiten unterschieden. Von crènita
Brsk. unterscheidet sich die Art durch das Fehlen der Behaarung
auf Halsschild und Fiügeldecken, von kinabaluensis Brsk. durch
die runzlige und behaarte Stirn.
Die Färbung ist rotbraun, Kopf und Halsschild sind etwas
dunkler. Der Clypeus und namentlich die Stirn sind runzelig
puuktiert und trägt letztere abstehende gelbe Haare. Der Vorder-
rand des Clypeus ist nur schwach aufgebogen, in der Mitte ausge-
‘andet, der Scheitel ist gekielt, hinter dem Kiel weitläufig grob
punktiert. Die braunen Fühler sind ‘zehnglierdig, der kleine
Füblerfächer ist fünfgliedrig, die beiden ersten Glieder des Fächers
sind etwas verkürzt. Das Halsschild ist mässig dicht, ziemlich
kräftig punktiert, in der hinteren Hälfte mit glatter Mittellinie.
Die Seiten sind etwas hinter der Mitte bogenformig erweitert, die
Hinterecken sind abgerundet, die stumpfwinkligen Vorderecken
schwach vorgezogen, die Seitenränder sind krenuliert und gelb
bewimpert. Das Schildchen trägt in der Mitte einige Punkte. Die
Punktierung der Flügeldecken ist ziemlich kräftig, Rippen sind
mit Ausnahme der Nahtrippen, welche bei dem vorliegenden
Exemplar bis an das Schildchen reichen, nicht vorhanden. Das
Pygidium ist grob punktiert und etwas runzelig. Die Brust ist gelb
behaart, das Abdomen in der Mitte weitläufig, an den Seiten etwas
dichter punktiert. Das erste Glied der Hintertarsen ist ein wenig
kürzer als das zweite, die Krallen sind stark gekrümmt, an der
Basis verdickt, der mittlere Zahn steht am Ende der Verdickung
und ist etwas nach der Basis zu geneigt.
Pentelia malaccensis n. sp. — . — Castanea, nitida, capite
obscuriore. Capite vertice carinato, fronte rugoso-punctata, flavo-
pilosa, clypeo fortiter punctato, margine lævi, medio emarginato ;
antennis rufo-flavis, 10-articulatis, flabello 5-articulato ; prothorace -
mediocriter punctato, lateribus crenulatis, parum post medium
rotundato-ampliatis, angulis posticis subrotundatis ; scutello, mar-
gine lineaque mediana exceptis, punctato ; elvtris sat fortiter
447
punctatis ; pygidio sparsim punctato. Subtus pectore flavo-piloso,
abdomine medio remote, lateraliter paulo densias punctato ; arti-
culo primo tarsorum posticorum longitudine secundo æquali,
unguibus medio dentatis, basi dilatatis. — Long. 22 mill.
Hab. : Malacca (Perak).
Von der robusten Gestalt der P. crinita BrSk., gleichfalls mit
behaarter Stirn wie crènifrons, aber von dier Art durch andere
Skulptur des Clypeus unterschieden. Die Färbung ist kastanien-
braun, der Kopf ist ein wenig dunkler. Der Scheitel ist gekielt, die
Stirn runzelig und gelb behaart wie bei crinifrons. Der Clypeus ist
grob punktiert, die Punkte stehen nach dem Rande zu weitläufiger
und der in der Mitte ausgebuchtete Rand ist vollkommen glatt. Die
gelbbraunen Fühler sind zehngliedrig, der hellere Fächer ist fünf-
gliedrig, die beiden ersten Glieder des Fächers sind ein wenig
verkürzt, das fünfte Glied des Stieles ist eltwas ausgezogen. Das
Halsschild ist mässig dicht punktiert, die Punkte sind am Vorder-
rande etwas grôber, die Seiten sind hinter der Mitte ziemlich stark
bogenfürmig erweitert. Die Hinterecken sind sehr stumpf, fast
abgerundet, die Vorderecken sind stumpfwinklig, kaum merklich
vorgezogen. Das Schildchen ist mit Ausnahme des Randes und
einer Mittellinie punktiert Die Flügeldecken sind grob aber nicht
sehr dicht punktiert, die Nahtrippe ist fast glatt und erreicht nicht
das Schildchen. Weitere Rippen markieren sich kaum merklich
durch weitliufigere Punktierung. Das Pygidium ist weitläulig
punktiert, schwach gerunzelt. Die Brust ist gelb behaart, das
Abdomen in der Mitte sehr weitläufig, an den Seiten etwas dichter
punktiert. Das erste Glied der Hintertarsen ist so lang wie das
zweite, die Krallen sind in der unteren Hälfle stark gekrümmt,
ihre Basis ist verdickt und am Ende der Verdickung steht der etwas
nach der Basis zu geneigte Krallenzahn.
III. — Arten mit unbehaarter Prust.
Holotrichia egregia n. sp. — A. planicolli BurM. affinis.
Picea, elytris pruinosis. Capite dense et fortiter punctato, clypeo
medio sinuato; antennis brunneis 10-articulatis, flabello sat par vo ;
prothorace densissime punctato, longitudine latiore, lateribus paulo
post medium ampliatis, suberenulatis, angulis posticis obtusis,
anticis paulo porrectis; scutello, lateribus exceptis, puncetalo;
elytris punctatis, costis obsoletis lævioribus; pygidio umbilicato-
punctato, opaco, apice nitido. Subtus opaca, sparsim punctulata,
pectoris medio nitido, dense puncetato; artieulo primo tarsorum
posticorum secundo breviore, unguibus fissis. — Long. 16-17 mill.
Hab, : Assam.
418 | Fe
Die Art ist der 1. planicollis BuRM. nahe verwandt. Sie ist
kleiner und in der Bildung des Clypeus verschieden. Der Kopf ist
dicht und kräftig punktiert, der Clypeus ist viel breiter wie bei
planicollis, seine Seitenränder sind nicht vor den Augen nach innen
gewinkelt. Das Halsschild ist sebr dicht punktiert und ist die Punk-
tierung ein wenig grôber wie bei planicollis. Die Skulptur von
Schildchen und Flügeldecken ist ähnlich wie bei letzterer Art. Das
Pygidium ist bei:allen vorliegenden Exemplaren vor der Spitze
glinzend und hier etwas dichter punktiert, während bei planicollis
die Punktierung auf dem Pygidium überall gleichmässig ist. Die
Unterseite is matt, zerstreut punktiert, die Mitte der Brust ist
ebenso wie bei planicollis gläinzend und dicht punktiert. Die Beine
sind dunkelbraun, glänzend, das erste Tarsenglied der Hinterbeine
ist kaum etwas kürzer als das zweite, die Krallenbildung ist dieselbe
“wie bei planicollis.
Ich habe für die Art den Namen beibehalten, unter dem ich sie
in der BRENSKE’schen Sammlung vorfand.
Holotrichia luangia n sp — Ex. affinitate A. planicollis
Burn. Picea, elytris sericeis. Capite fortiter subrugoso-punctato,
clypeo emarginato; antennis brunneis 10-articulatis, flabello parvo;
prothorace grosse subrugoso-punctato, lateribus subecrenulatis ;
scutello, linea media marginibusque exceptis, punctato ; elytris
punctalis, interstitiis subrugosis; pygidio sat fortiter punctato,
apice nitido. Subtus medio nitido, lateribus opacis, pectoris medio
haud dense punctato; articulo primo tarsorum posticorum secundo
paulo breviore, unguibus dente mediano armatis. — Long. 18 mill.
Hab. : Tonking (Luang Tri).
Von dieser Art liegen zwei münnliche Exemplare vor. Sie gehürt
in die Verwandtschaft der H. planicollis BurM., steht aber durch
die Krallenbildung der . cephalotes BuRM. näher. Von dieser un-
terscheidet sie sich durch den viel schmäleren Kopf, sowie andere
Skulptur von Kopf und Halsschild. Der Kopf ist grob, schwach
runzelig punktiert, der Clypeus in der Mitte ziemlich tief ausge-
schnitten. Die braunen Fühler sind zehngliedrig, ihr Fächer ist
klein. Das Halsschild ist von ähnlicher Gestalt wie bei plamicollis,
jedoch etwas weniger breit und grob punktiert, die Zwischenräume
zwischen den Punkten sind längs gerunzelt. Das Schildchen ist mit
Ausnahme der Seiten und einer Mittellinie punktiert. Die Punktie-
rung der Flügeldecken ist kräftig, die Zwischenräume sind schwach
runzelig. Das Pygidium, welches bei den beiden vorliegenden
Exemplaren zum grossen Teile glänzend ist, ist grob, an den matten
Stellen feiner punktiert. Die Unterseite ist braun, in der Mitte
219
glänzend, an den Seiten matt Die Mitte der Brust ist nicht so dicht
punktiert wie bei planicollis, aber dichter wie bei cephalotes. Das
erste Glied der Hintertarsen ist ein wenig kürzer als das zweite, die
Krallen tragen in der Mitte einen rechtwinklig abstehenden Zahn.
Holotrichia ungwicularis n.°sp. — Nigra, elytris pruinosis.
Capite fortiter, fronte haud crebre, cilypeo paulo densius punctato,
clypei margine antico medio exciso; antennis brunneis 10-articu-
latis, flabello sat parvo, obscuriore; prothorace sparsim punctato,
longitudine latiore, lateribus ampliatis, subcrenulatis; scutello
remote punctato; elytris sat sparsim punctatis, costis obsoletis ;
pygidio remote punctato. Subtus medio nitido, fere laevi, lateribus
opacis, sparsim punctatis, punctis setiferis; articulo primo tarso-
rum posticorum longitudine secundo fere aequali, unguibus valde
curvatis, basi dilatatis, dente submediano reflexo. — Long 20-22 mill.
Hab. : Borneo (Brunei). WATERSTRADT leg.
Bei dieser Art ist die Brust zwar weitläufig beborstet, aber nicht
behaart, so dass sie auch in die Verwandtschaft der . planicollis
Burs. gehôrt. Der Kopfist grob, die Stirn mässig dicht, der Clypeus
dichter punktiert. Letzterer ist in der Mitte des Vorderrandes
ziemlich tief ausgeschnitien. Die braunen Fühler sind zehngliedrig,
ihr kleiner Fächer ist dunkler. Das Halsschild ist breiter wie lang,
zerstreut, an den Seiten ein wenig dichter und grüber punktiert.
Die Seitenränder sind sehr schwach gekerbt, hinter der Mitte
bogenfürmig erweitert, die Vorderecken sind vorgezogen, die
Hinterecken stumpfwinklig. Das Schildchen ist zerstreut punktiert,
mit glaitter Mittellinie. Die Punktierung der Flügeldecken ist
ziemlich weitläufig, die Rippen treten nur sehr schwach hervor.
Das Pygidium ist zerstreut mit Nabelpunkten bedeckt. Die Unter-
seite ist in der Mitte glinzend und fast glatt, die Seiten sind matt
und weitläufig punktiert. Jeder Punkt trägt eine gelbliche Borste
und finden sich ausserdem noch an den Seiten der Bauchsegmente
einzelne lingere Haare. Das erste Glied der Hintertarsen ist fast
so lang wie das zweite, die Krallen sind stark gekrümmt an der
Basis verbreitert. Unterhalb der Verbreiterung tragen sie einen
kleinen nach der Basis zu geneigten Zahn.
450
NOTES
SUR QUELQUES Siaphylinidae PALÉARCTIQUES
par 3. Hondroit.
Arpedium quadrum GRAV. — Je possède un exemplaire de
cette espèce provenant des environs de Paris (OGIER DE BAULNY) ;
cet insecte était déjà signalé des environs de Paris par LACORDAIRE,
Ancyrophorus aureus FAuv. — Ardennes belges; c’est
VA. longipennis KAIRM. signalé de Rochefort par Everrs dans ses
« Coleoptera Neerlandica ».
Trogophloeus Mann. — D’assez nombreuses espèces de ce
genre ont conservé des traces d’ocelles; parfois, chez la même
espèce, on peut trouver des individus ocellifères et d’autres dépour-
vus de toute trace d’ocelles.
Etant donné que les Trogophloeus, tout en n’ayant plus que trois
articles aux tarses, présentent parfois des rudiments d’ocelles, il
parait évident que les Trogophlæi ne sont pas des Oxytelini. Il serait
absurde de supposer qu'ikpuisse exister des Oxytelini ocellifères
ayant acquis ce caractère secondaire d’avoir des tarses de trois
articles, alors que les Oxytelini primitifs, quant à la configuration
des tarses, n’offrent aucune trace d’ocelles. Il faut donc chercher
la place des Trogophlæi parmi les Omalini, peut-être aux environs
des Lestevx.
Bledius fuscipes RYE. — Berges du Zwyn, en Hollande.
Bledius strictus FAuv. — Piémont (BERTOLINI) ; exemplaire
provenant des collections du Musée de Bruxelles.
Bledius occidentalis BoNpr. — Grande-Bretagne.
Bledius subniger Scuneip. Thiere Bork. 1898.62, secerden-
dus Joy. E. M. M., 1911, 269. — J'ai vu un type du subniger qui est
bien identique au secerdendus,
Stenus ignifuga nov. spec. — Noir, appendices d’un brun
rouge assez sombre, corps revêtu d'une pilosité éparse mais évi-
dente, abdomen rebordé, pas de carinules à la base des tergites,
quatrième article des tarses entier.
451
Tête assez fortement transverse, front bisillonné, les sillons
larges et peu profonds, leur intervalle, légèrement relevé, dépasse
à peine, vu de profil, la hauteur des yeux; la ponctuation, qui est
dense et assez forte, ne laisse libre qu’une étroite ligne médiane.
Le pronotum, sensiblement plus large que l’intervalle des yeux,
est aussi large que long; ses côtés latéraux, arrondis dans leur
partie antérieure, sont obliquement rétrécis vers la base; un sillon
longitudinal assez sensible va du devant de la base au delà du
milieu ; de chaque côté du sillon, au niveau du tiers postérieur, une
impression mal définie, ponctuation assez forte el ‘assez dense,
l’écart de deux points valant en moyenne un tiers de diamètre de
point.
Elytres près d’un quart plus longues que le pronotum, les épaules
assez effacées, déprimées le long de la suture, presque parallèles,
à ponctuation plus forte que celle du pronotum.
Abdomen peu acuminé, la ponctuation assez forte et dense ne
laisse libre que l’extrême bord des tergites. — Long. 3,4 mill.
Un exemplaire de Pavie (collection BERTOLINI) provenant des
collections du Musée de Bruxelles.
M. BENICK, qui a bien voulu examiner cet ie le rapporte
avec le plus grand doute au St. obscuripes GANGLB.; il me semble
que par la structure des tarses, dont le quatrième He n’est pas
bibobé, et par l’absence de carinules aux tergites, ce Sfenus appar-
tient au groupe de l’alpicola FAUvV.; il se distingue de ce dernier
par les impressions du pronotum, les élytres déprimées, la ponc-
tuation abdominale un peu plus forte et moins dense.
Lathrobium v. luteipes Fauv. — Villechetif (LEBRUN);
exemplaire provenant des collections du Musée de Bruxelles.
Lathrobium ripicola CzwaAL. — Belgique, SRE
(coll. H. DONISTHORPE).
Lathrobium Letzneri GERH. — Grande-Bretagne (coll.
DONISTHORPE).
Lathrobium lusitanicum Gr. — Tunisie.
Lathrobium quadricolle Fauv. Ann. S. L. Norm., 1875, 224
(Boyadjiani RAmpous. Acta Soc. Ent. Boh., 1907).
459
Xantholinus distans Rey. — Haute-Belgique, Grand-Duché
de Luxembourg; presque toujours avec des Fourmis (Lasius et
Formica).
Xantholinus cribripennis FAuv. — Haute-Belgique.
Lamprinodes saginatus Gr. — Environs de Namur, avec
Lasius flavus et Myrmica scabrinodis.
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
Assemblée générale du 26 décembre 1912
Présidence de M. V. WILLEM, président.
— La séance est ouverte à 15 heures.
Présents : MM. BALL, BERVOETS, BONDROIT, CLAVAREAU, DE CROM-
BRUGGHE, DESNEUX, D'ORCHYMONT, DUFRANE, FOLOGNE, GEDOELST,
GUILLEAUME, KERREMANS, LAMEERE, PUTZEYS, ROELOFS, SCHOUTEDEN,
SIBILLE, WILLEM.
Exccusés : MM. BRAEM, BIVORT, DE MorFARTS, DE WISPELAERE,
DuBois, DuPuIS, ENGELS, GILLET, GOETGHEBUER, GUILLIAUME,
HOUSrAUX, KOLLER, LALLEMAND, LAMBILLION, LEDROU, ROUSSEAU,
SEVERIN, STEINMETZ, VAN BIERVLIET.
— Le procès-verbal de l’assemblée générale du 26 décembre 1911
est approuvé,
Rapport du Président. — M. WILLEM, président, prend la parole
et prononce le discours suivant :
MESSIEURS,
L'an dernier, à pareille occasion, je vins vous exposer l’orjentation
nouvelle que prend, depuis quelques années, l’étude de la psycho-
logie des Insectes. Aujourd’hui, dans le même ordre d'idées, je me
propose de vous entretenir d’un sujet plus précis, l’attraction des
Abeilles par les fleurs. J'ai dû, dans ces derniers temps, revoir la
bibliographie de cette question complexe et je voudrais vous
résumer les conclusions qui me paraissent se dégager de discussions
. récentes, passablement confuses, concernant ce sujet qu'ont traité
des naturalistes de formations diverses (1).
Je ne vous apprendrai point que la fécondation croisée, observée
chez nombre de plantes, est assurée par le transport, qu'effectuent
divers Insectes, du pollen émis par une fleur sur le pistil d’une
autre fleur de même espèce, portée par le même pied ou un pied
voisin. Ce transport s’accomplit à l’occasion des visites que font
ces Insectes, surtout des Hyménoptères, des Diptères et des Lépi-
doptères, pour butiner chez les fleurs du nectar ou des grains de
(1) La bibliographie ci-jointe, forcément incomplète, ne comportera que les
documents nécessaires pour suivre le développement des idées.
ANNALES DE LA 800. ENTOM. DE BELGIQUE, T, LVI, 25-11-1913 28
454
pollen, dont ils se nourrissent. Des naturalistes célèbres ont décrit
les dispositions florales, souvent étranges, qui favorisent ce trans-
port involontaire de pollen et, d'autre part, les adaptations que
présentent les Insectes récolteurs de nectar.
Et à la suite des travaux de SPRENGEL, de DARWIN, de H. MüLLER
et d’autres, les naturalistes qui étudièrent la biologie florale et
l'adaptation des fleurs aux visites des Insectes pollinateurs,
admirent que c’est avant tout l’éclat de la corolle ou d’un autre
organe « vexillaire » qui attire l’Insecte pollinateur; que des dessins
existant sur la corolle peuvent dans certains cas indiquer au visi-
teur la voie à suivre pour arriver aux glandes nectarigènes souvent
profondément cachées. Des expérimentateurs, comme LuBBoCx,
attribuèrent à certaines couleurs uue valeur attractive spéciale; et
certains biologistes citèrent même des Insectes, comme le Syrphes,
qui manifesteraient une admiration pour les fleurs de quelques
plantes.
Bref, presque tous les biologistes qui s’occupèrent des rapports
entre les Insectes et les plantes entomophiles, s’ils ne nièrent point
le rôle des émanations odorantes des fleurs, considérèrent l’éclat et
la coloration de celles-ci comme le facteur attractif spécial.
Jusqu'au moment où parut, en 1895, un premier mémoire de
PLATEAU, qui jeta quelque désarroi dans les esprits. Des observa-
tions nombreuses et variées (1) avaient précédemment convaincu
cet expérimentateur que les Insectes ne possèdent pas une « vision
des formes » suffisamment développée pour justifier les opinions
classiques; cette fois, il venait affirmer que, chez les Composées
radiées, tels les Dahlias, ni la forme, ni les couleurs des capitules
ne semblent avoir d’action attractive : c’est un autre sens, l’odorat,
qui dirige les Insectes vers ces inflorescences.
Dans ce mémoire et dans d’autres qui suivirent (2), il soutint que
les Bourdons continuent à visiter des capitules de Dahlias simples,
lorsque les fleurons ligulés, et même les fleurons centraux, en ont
été masqués par du papier coloré ou du feuillage vert (1, 1895);
— que les Insectes continuent leurs visites à des inflorescences
(Delphinium Ajacis, Centaurea cyanus, Digitalis purpurea, Antir-
rhinum majus) dont on a supprimé la presque totalité des organes
voyants (1896); — les Hyménoptères, explorant des touffes d’inflo-
(1) F. PLateau. Recherches expérimentales sur la vision chez les Arthro-
podes. Cinq parties. Bulletins de l'Académie royale de Belgique, 1687-88.
(21 F. PLarteau. Comment les fleurs attirent les Insectes ; recherches expéri-
mentales. Bull. de l’Académie roy. de Belgique, t. XXX, 1895; t. XXXII, 18%;
t. XX XIII, 1897 ; t. XXXIV, 1697 ; t. XXXIV, 1597. — Nouvelles recherches sur
les rapports entre les plantes et les fleurs. Mémoires de la Société zoologique de
France, XI, 1898; XII, 1599; XIII, 1900.
455
rescences semblables, mais de diverses couleurs, visitent également
toutes les variélés voisines, sans manifester de préférence pour
une couleur déterminée (1897, 1899); — des inflorescences à
corolles très voyantes et dédaignées par les Abeilles et les Bourdons
(comme les Pelargoniuin), sont abondamment visitées lorsqu'on y
introduit du miel; inversement, si l’on supprime les fleurons
centraux, nectarifères, des capitules de Dahlia variabilis, les Bour-
dons et les Mégachiles se portent encore assez souvent vers les
inflorescences mutilées, mais ne s’y posent plus et fondent sur les
_inflorescences intactes voisines ; les visites recommencent si l’on
remplace par du miel les fleurons nectarifères absents (1897); —
il suffit de déposer du miel sur les fleurs peu apparentes de plantes
anémophiles pour Y attirer des Insectes nombreux; grand d’ailleurs
est le nombre des fleurs verdätres ou brunâtres, anémophiles, que
les [Insectes visitent pour y trouver du pollen (1897); — les
Insectes ne prêtent guère d'attention aux fleurs artificielles en
papier ou en étoffe, à couleurs vives, même lorsqu'elles contiennent
du miel; les fragments de feuilles transformés en récipients à miel
reçoivent par contre de nombreuses visites (1897 et 1906 |1]); — les
Hyménoptères Apiaires qui visitent la Salvia horminum ne se
dirigent pas vers la touffe terminale de bractées éclatantes, mais
vers les fleurs réelles, nectarifères, et cela même lorsque ces
Hyménoptères se trouvent pour la première fois en présence de
cette plante à organes vexillaires si apparents; les grandes fleurs
stériles des inflorescences de la Viorne et de l’Hortensia cultivé
n’ont pas, non plus, de rôle attractif spécial (1898).
Des expériences semblables ne tendaient rien moins qu’à dénier
tout rôle attractif aux organes vexillaires des fleurs entomophiles:
leurs conclusions suscitèrent une vive opposition et de nouvelles
recherches, notamment de CH. SCHRÔDER (1901), de AUG. FOREL
(1901), de J. PÉREz (1903), de E. ANDREAE (1903), de E, GILTAY
(1904), de M'® Wéry (1904). PLATEAU, tout en reconnaissant bientôt
qu’il avait été trop absolu, défendit son point de vue, pendant une
dizaine d’années, avec une patience et une ingéniosité remarqua-
bles : il mit en lumière certaines erreurs expérimentales de ses
contradicteurs ; et il reconnut que beaucoup des observations faites
par d’autres et par lui-même se trouvaient faussées, parce qu’on
avait négligé de tenir compte de la mémoire que conservent les
Hyménoptères des lieux visités : ils reviennent à des endroits où ils
ont antérieurement trouvé des fleurs à butin, avec obstination pen-
dant un certain temps, qu'il y ait là, au moment de l’expérience
(1) Les fleurs artificielles et les insectes, Mémoires de l'Académie royale de
Belgique, t. 1, 1906.
456 :
nouvelle, des corolles vides, des fleurs en papier ou du feuillage,
des inflorescences à organes vexillaires ou des objets auxquels on
dénie tout rôle attractif.
On ne peut qu’admirer la ténacité, la méticulosité expérimentale
de PLATEAU; il faut lui reconnaitre le mérite d’avoir placé sur le
terrain expérimental une question que, postérieurement aux nom-
breuses et fondamentales observations de H. MüLLER, on traitait
par des raisonnements un peu simplistes : il a ramené de force
l'attention sur le rôle des perceptions olfactives dans les allures des
Insectes vis-à-vis des fleurs, rôle que tendaient à méconnaitre des
naturalistes plus attentifs à l’évolution des corolles florales qu’à
celle des nectaires. Mais l’étude de la discussion fait reconnaître que
PLATEAU, entrainé par une réaction trop accentuée contre des opi-
nions élassiques, néglige trop le rôle de la vision dans les phéno-
mènes considérés.
Des expériences faites par A. FOREL (1), par GORKA (2), et con-
firmées par PLATEAU (3) montrent que, sans le secours de leurs
organes olfaclifs, amputés ou recouverts de collodion, des Insectes,
et notamment des Bourdons et des Abeilles, retrouvent les fleurs
qu'ils visilaient.
Notons aussi, dans lés observations si précises que rapporte
PLATEAU lui-même, l’attraction d’Abeilles par des Dahlias arti-
ficiels (4), l’hésitation marquée par des Bourdons et des Abeilles
qui passent près d’imitations de Dahlias ou de Bleuets (5); la per-
ception par des Hyménoplères revenant à une place habituelle, de
feuillage placé sous un récipient en verre (6).
Et plus récemment, J. H. LovELz rapporte qu'un groupe de
fleurs de Poirier, des fleurs de Bourrache ou de Cucurbita maxima,
que visitaient des Abeilles (et des Bourdons), se trouvent délaissées
dès qu’on enlève à ces fleurs leurs corolles, à condition qu’à côté de
ces inflorescences mutilées s’en trouvent d’autres, intactes : celles-
(1) Forez. Expériences et remarques critiques sur les sensations des Insectes,
l* partie. Recueil zoologique suisse, t. IV, 156; Critique des expériences faites
dès 1857..., Rivista di biologia generale, II, 1901.
(21 GorkA. Die Insekten und die Blumen. Analyse dans J/lustrierte Zeitschrift
für Entomologie, Bd. V, 1900.
(3) PLareau. L'ablation des antennes chez les Bourdons. Awales de la Soc.
entomologique de Belgique, XLVI, 1902.
(4) Les fleurs artificielles et les Insectes. Mémoires in-80 de l'Académie royale de
Belgique, 1906 (p. 57).
(5) Idem, pp. 59 et 96.
(6) F. PLareau. Note sur l'emploi de récipients en verre dans l'étude des rap-
ports entre les Insectes et les fleurs. Bulletins de l'Académie royale de Belgique,
1906 (p. 769). |
457
ci, d'autre part, continuent à recevoir les visites des Insectes(1). Dans
un autre mémoire (2), le même observateur rend compte d’expé-
riences où il offre à des Abeilles le choix entre deux portions de
miel placées d’une part sur un fond de pétales bleus de Delphinium
et d’autre part sur un fond de feuilles, ou bien associées à des objets
de visibilités différentes. Il observe régulièrement, dans des condi-
tions expérimentales que je trouve démonstratives, que les supports
les plus visibles reçurent sinon toutes, du moins le plus grand
nombre de visites (3).
Une fleur verte, peu visible, croissant au milieu de corolles
éclatantes, a donc moins de chances que celles-ci d’être visitée par
les Insectes pollinateurs; et PLATEAU, malgré qu'il observât, dans
les conditions où il onérait, des visites nombreuses à des inflores-
cences verdâtres ou brunâtres, n’était pas en droit d’en conclure
que toutes les colorations fiorales pourraient disparaitre de la
nature sans que la pollination et la reproduction des végétaux
fussent amoindries (4). Sensations visuelles et sensations olfactives
interviennent, et vraisemblablement à des degrés divers selon les
cas (5), pour déterminer les Insectes à visiter les corolles.
x
x
J’estime que la discussion sur |’ € attraction » des Insectes par
les fleurs eût singulièrement gagné en clarté, si la plupart des
contradicteurs de PLATEAU n'avaient employé ce terme d’ « attrac-
tion » dans des sens à peine définis; si PLATEAU lui-même n'avait
(1)J. H. Lovezr. The Color Sense of the Honey-Bee : The pollination of green
flowers. American Naturalist, february 1912.
(2 J. H. LoveLL. The Color Sense of the Honey Bee : Is Conspicuousness an
Advantage to Flowers? American Naturalist, june 1909.
(3) PLaTEAU avait lui même fait une observation du même genre au moyen de
deux pots de Lobelia erinus, placés à cinquante centimètres l’un de l’autre dans
un jardin, après avoir enlevé les pétales à toutes les fleurs de l’un: les visites,
parmi lesquelles dominaient les Syrphides, furent la moitié plus nombreuses
pour les fleurs intactes. [Comment les fleurs attirent les Insectes. Deuxième
partie, Bulletins de l'Académie royale de Belgique, 1896 (p. 512).]
(4) F. Prarrau. La pollination d’une Orchidée à fleurs vertes, Listera ovata,
par les Insectes. Bulletin de la Soc. roy. de botanique de Belgique, t. KLVI, 1909
(p. 339).
(5) À en juger par la difficulté que divers observateurs, comme H. MüLLER,
M'"° WÉRyY..., reconnaissent avoir rencontrée pour amener des Abeilles à venir
sucer du miel sur des plaques de verre, il semble que l'Abeille ne perçoive que
de près l'odeur du miel et que, sous ce rapport, son odorat soit moins développé
que celui des Guêpes. — Des observations dont je viens de prendre connaissance
pendant la correction des épreuves du présent discours montrent que les émana-
tions du miel ne sont perçues par l'Abeille qu'à la distance d'un demi mètre.
[v. DoBkiewicz. Biologisches Centralblait, 20 november 1912].
458
en quelque sorte compris cette attraction comme un tropisme à la
manière de Lors. Et l’on se fût rapidement entendu, ce me semble,
si, au lieu de discuter comment les fleurs attirent les Insectes, on
avait cherché — comme le comprenait l’observateur sagace qu'était
FOREL — par quel mécanisme sensoriel et psychique les Insectes
sont guidés vers les fleurs qu’ils ont acquis l’habitude de visiter.
On comprendra mieux ce que je veux dire quand nous aurons
examiné rapidement une autre question analogue, qui a suscité
des discussions du même genre : celle du retour des Abeilles à la
ruche. ;
On pouvait croire, sur la foi d'opinions d’apiculteurs, de consi-
dérations émises par A. FOREL (1) et d’une expérience rapportée
par ROMAXES (2), que les Abeilles rentrent à la ruche guidées par
la mémoire visuelle des lieux, quand A. BETHE (3) crut pouvoir
affirmer que ni l’odorat, ni la vue n’intervenaient dans ce retour.
Il suffit, par exemple, de déplacer la ruche d’une faible quantité,
de la faire tourner sur elle-même d’un angle assez petit, pour
désorienter les Abeilles qui v reviennent; et, par contre, on peut
modifier assez considérablement l’aspect des alentours de la ruche,
sans altérer la précision avec laquelle les Insectes piquent droit, au
vol, vers l’orifice de rentrée. Obéissant à une tendance que j’aidéfinie
Pan dernier, et qui écartait l’existence de sensations chez l’Abeiïlle,
BerHEinvoquait l'intervention d’une force inconnue, qui détermine,
par simple réflexe, les Abeilles à revenir à l’emplacement exact
d’où elles sont parties.
Semblable explication, qui mettait les phénomènes en question
pour ainsi dire sous la rubrique exclusive des tropismes, fut vive-
ment critiquée par A. FOREL (#4) et, un peu avant lui, par Vox
BUTTEL REEPEN (5), un apiculteur expérimenté doublé d’un
zoologiste. Celui-ci, par des observations hautement intéressantes,
montre que les actes des Abeilles ne sont pas de simples «réflexes »,
mais résultent d'associations, complexes, ile sensations variées; et
que le retour au rucher, notamment, s'explique par une mémoire
des lieux repérés au moyen de la vue.
(1) A. Forer.. Expériences et remarques critiques sur les sensations des In-
sectes. Deuxième partie, 1886. ;
(2) Nature, 29 octobre 1886.
(3) A. BeTke. Dürfen wir den Arueisen und Bieuen psychische Qualitäten
zusehreiben. Archiv für d. gesam. Physiologie, Bd. 70, 1898.
(4) A. FOREL. Sensations des Insectes Continuation de la critique des expé-
riences faites dès 1887 (4' et 5° parties). Rivista di Biologia generale, vol. II, 1901.
(5) H. von BuTTEL REEPEN. Sind die Bieren R flexmaschinen. Biologisches
Centralblatt, Ba. XX, 1900.
459
Les Abeilles peuvent butiner à 6 et 7 kilomètres de la ruche, et
leur faculté d'orientation est le résultat d’un apprentissage. De
jeunes Abeilles qui ne sont point sorties encore de la ruche, ne
retrouvent pas le chemin du retour, lorsqu'on les porte à une
distance même minime (1). Une jeune Abeille qui sort pour la
première fois, se met tout d’abord à décrire autour du rucher des
cercles plus ou moins grands, la tête constamment tournée vers
l'entrée : elle apprend à reconnaître ainsi les abords de son habita-
tion (2). Selon G. BOoNNIER, elles apprennent aussi à s’en éloigner
progressivement, et une certaine éducation leur est nécessaire pour
remplir l'office de butineuses (3). VON BUTTEL REEPEN signale aussi
que, narcotisées par l’éther ou le chloroforme, elles perdent pour
toujours tous les souvenirs des lieux acquis avant la narcose, et
doivent apprendre à nouveau le chemin de leur rucher, celui des
fleurs.
Comme l’a fait observer FOREL(4), le degré de netteté que EXNER(5)
trouve aux images qui se forment sur la rétine des Insectes suffit à
nous faire comprendre la manière dont ils se dirigent au vol : leurs
yeux à facettes leur fournissent des sensations nombreuses des
objets qui se succèdent, variant en netteté selon que ces objets se
rapprochent ou s’éloignent ; c’est le souvenir de leur succession
qui oriente l’Insecte au passage suivant. L'orientation vers un point
exact ne nécessite d’ailleurs pas la vue directe de ce point même,
mais la position relative dans l’espace des grandes masses environ-
(1) Il en est de même de vieilles Abeilles, lorsqu'on les met à 80 ou même
40 mètres de leur ruche qu'on a transportée dans une région non connue, pour
peu que cette ruche leur soit masquée par des obstacles.
(2) G. BonNiIER dit qu'on peut voir, par de belles journées, devant une ruche
logeant beaucoup de jeunes individus qui ne sont pas encore allés à la
récolte, de nombreuses Abeilles ouvrières voler. la tête tournée vers l'entrée. et
décrire des cercles plus ou moins grands ; puis l'exercice terminé, elles rentrent
dans la ruche, pour recommencer le lendemain, s’il fait beau temps, cette « pa-
rade » ou «‘soleil d'artifice ».
Une expérience indique qu'il peut se mêler aux débutantes des ouvrières plus
âgées, qui, au lieu de rentrer, partent en vol droit pour aller à la récolte, après
cet exercice qui prendrait de la sorte les allures d’une leçon donnée à des jeunes
par des ouvrières plus âgées.
[G. Boxxier. Les Abeilles n'exécutent- des: que des mouvements réflexes ?
Année psychologique, XII. 1906 |
(31 « Ces butineuses débutantes vont en hésitant sur les fleurs, cherchant à
imiter leurs compagnes plus âgées. Ce n'est qu’au bout de quelques jours
qu'elles butinent comme les autres, avec ardeur, régularité... » Loco citato,
p-aL.
(4) À ForeL. Sensations. Troisième partie, p. 54.
(5) S. Exxer Die Physiologie der facettirten Augen von Krebsen und Insec-
ten, 1e91.
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460
nantes. À plus faible distance des objets, les organes de l’odorat
interviennent conjointement avec ceux de la vision. Nous compre-
nons ainsi l’orientation comme la conséquence d’une combinaison
de sensations actuelles fournies par divers sens avec les souvenirs
de sensations analogues antérieures.
Cette manière de voir.explique raisonnablement les faits observés
lors du retour au rucher et dans la recherche du butin fourni par les
fleurs (1). Et la question qui préoccupe les naturalistes s’occupant
de la biologie florale se trouve ainsi résolue : que l'intervention des
sensations visuelles soit même un peu moins importante que ne le
voulaient les continuateurs de MüLLER, la possession d’une corolle
grande et éclatante constitue, pour les fleurs entomophiles, un
avantage susceptible de donner prise à la sélection naturelle, et
explication classique de l’évolution de la corolle sous l'influence
des Insectes butineurs reste debout (2).
x
*
Mais si les botanisies peuvent considérer provisoirement la dis-
cussion comme close, il reste à ceux qui veulent étudier la psycho-
logie des Abeilles nombre de points à élucider.
Puisque les visites des Abeilles aux fleurs relèvent d’associations
de sensations, on peut se proposer de chercher leur mode de for-
mation, la part devenue héréditaire dans le complexe de ces asso-
ciations, les conditions actuelles dans lesquelles se déclanchent les
mécanismes héréditaires et se forment les habitudes correspon-
‘dantes, la plasticité individuelle des Abeilles pour l'acquisition
d'habitudes spéciales.
Considérons une Abeille novice qui, après une période passée
dans la ruche à vaquer aux soins de la Reine, et après les vols
d'orientation, se met en campagne et va grossir la foule des buti-
neuses. Quel genre de sensations nouvelles instaure chez elle les
habitudes caractéristiques : est-ce, comme le dit G.BONNIER, partiel-
lement l'exemple de compagnes plus expérimentées ; — est-ce
(1) Sous réserve, cela va de soi, que la grandeur et l'éclat des corolles peuvent
avoir d'autres causes encore. Cf. J. Mac Leon. Over de bevruchting der bloemen
in het kempisch gedeelte van Vlaanderen, Botanisch Faarboek, 1893 (p. 250).
(2) Un mémoire qui me parvient confirme péremptoirement ce dernier point
et montre le rôle des associations de sensation et de la mémoire dans les allures
des Abeilles butineuses : L. v. Dogkrewrcz. Beitrag zur Biologie der Honigbiene.
Biologisches Centralblatt, 20. november 1912. Par exemple, de grandes fteurs arti-
ficielles, tres visibles, disséminées dans un champ de trèfle, ne sont visitées que
lorsqu'une circonstance nouvelle a révélé que ces simulacresétaient souvent des
récipients abondants de miel : l'aspect de-ces simulacres constitue un repère et
le seus de l'odorat ne paraît intervenir qu'à la distance d'un demi-mètre. L'asso-
ciation ainsi créée se manifeste encore le lendemain, mais s'efface, pour faire
place à d'autres, après des visites infructueuses.
461
l'éclat de corolles encore inconnues ; — est-ce, plutôt, l'odeur du
nectar et du pollen, associée depuis la naissance à la satisfaction de
sa faim, — qui l’incite à s’abattre sur une fleur rencontrée ?
Puis, semblable manœuvre faite et répétée, l'habitude ne tend-
elle pas à s'établir de revenir aux fleurs analogues, par leur aspect
et leur parfum, à celle qui fut la révélatrice ? Cela fournirait, pour
les débutantes, une explication de la « constance » constatée par
divers observateurs (1) chez l’Abeille, qui limite pendant une sortie
considérée ses visites aux fleurs d’une même espèce.
Il est probable que, plus tard, d’autres sensations que celles
d'aspect, de parfum... des sensations musculaires, entre autres,
s'ajoutent à celles qui forment les associations plus ou moins com-
plexes déterminant un individu à s'adresser successivement à des
fleurs semblables. Mais les explications de CH. DARWIN (2), de Tu.
MEEHAN (3), de R. M. Carisry (4), de K. PLATEAU (5), qui font
intervenir uniquement dans l’origine psychique de la constance,
des sensations musculaires, ne considèrent donc, à mon sens,
qu'un aspect de la question (6).
On conçoit que l’habitude primordiale ne se conserve que pour
autant que les fleurs préférées fournissent du butin à profusion;
_si l’Abeille, pour compléter sa charge, est amenée à visiter d’autres
fleurs, l'habitude créée s’atténuera (7). Elle peut disparaitre aussi,
et être remplacée par une nouvelle, plus de circonstance (8); tout
(1) On trouvera la bibliographie de ce point spécial dans F. PLATEAU, Observa-
tions sur le phénomène de la constance chez quelques Hyménoptères. Awsales
de la Soc. entomologique de Belgique, XLV, 1901.
(2) Cu. Darwin. The Effects of cross and self Fertilisation in the vegetable
Kingdom. London, 1876 (p. 419).
.(3) MEEHAN. Varying Experiences. The Nature, XVIIT, 1878 (p. 334).
(4) Carisry. On the methodic Habits of Insects when visiting Flowers.
ournal of the Linnean Society. Zoology, XVII, 1884 (p. 194).
(5) PLATEAU. Observations sur le phénomène de la constance... p. 80.
(6) Ces explications, y compris celle de PLATEAU, se ressemblent au point de
presque se confondre; certaines invoquent chez l’Abeille des « raisonnements »
assez compliqués, même des «idées d'économie de travail ».
(7) Des expériences de LoveLr, faites au moyen de tests divers portant du
miel, font assister à une semblable diminution de la constance. [Lovezz. The
Color sense af the Honey-Bee : can Bees distinguish Colors ? American Naturalst,
november 1910 (p. 6:0).] Voir aussi le mémoire cité de DoBkiEwWicz.
(8) Je m'explique de la sorte pourquoi les divers expérimentateurs qui ont
cherché si Ls Abeilles avaient une préférence pour w#e couleur déterminée, ont
obtenu des résultats discordants; pourquoi H. MüLLER a constaté : que les
Abeilles montrent des préférences plus ou moins restreintes selon les individus;
que les colorations éclatantes, l'orangé vif, le rouge feu, l'écarlate, qui ne se
rencontrent pas chez les fleurs mellifères, sont moins «sympathiques» aux
Abeilles que les couleurs répandues chez les fleurs nourricières, le jaune pâle,
le blanc, le rose, le violet et le bleu... (Versuche über die Farbenliebhaberei der
Honigbiene, Kosmos, VI, 1882).
NE ere RE LT AREA |
462 ?
indique que les habitudes s’établissent et se perdent chez l’Abeille
avec une facilité bien plus grande que chez l’Ecrevisse, où un
phénomène de ce genre a été suivi dans son développement par
YERKES et HUGGINS (1).
*
x *
La possibilité relativement facile de créer chez l’Abeille des
habitudes nouvelles permettra de résoudre une question fonda-
mentale qui, quoi qu’on en ait dit, attend encore une solution : les
Abeilles (et les Insectes) distinguent-ils les couleurs? — Des expé-
riences souvent rappelées montrent que les Abeilles ont fait un
choix entre des objets différemment colorés par nous: mais on n’a
pas démontré que ce choix soit dû à la coloration, j'entends au
degré de réfrangibilité des rayons réfléchis et non à la différence
générale de clarté qui permet souvent aux daltoniens de s'orienter
entre des éclairements que les normaux jugent présenter des tons
différents.
L'impossibilité dans laquelle nous nous trouvons de donner, à
deux éclairages différant par la couleur, des énergies lumineuses
égales ne permet pas de résoudre la question par l'étude de
réactions ressortissant du phototropisme ou de sénsibilité différen-
tielle (2). Mais la considération d’allures déterminées par des com-
binaisons de sensations, dont feraient éventuellement partie des
sensations colorées, peut précisément démontrer l’existence de
celles-ci. Les tentatives de ce genre n’ont point manqué, mais
elles prêtent à des critiques sérieuses.
Suivre une Abeille butinant sur des fleurs de diverses variétés
d'une même espèce végétale, pour vérifier si elle a des « préfé-
rences », et constater avec DARWIN (3), G. BONNIER (4), BULMAN (5),
PLATEAU (6), par exemple, que l’Insecte visite également les fleurs
voisines, quelles que soient leurs teintes respectives, ne peut fournir
d'indication sur une distinction éventuelle des couleurs. — Les
(1) YerRkES et HuGGixs. Habit Formation in the Crayfish. Harvard Psycho
Studies, 1903.
(2) Voir V. Wizzem. Les Gasiropodes Pulmonés perçoivent-ils les rayons
ultra-violets? Archives de biologie, t. XII, 1892 (page 50); faire abstraction du
langage « psychologant » que j'employais en ce temps-là!
(3: DaRwIN. The effects of cross and self Fertilisation in the vegetable
Kingdom. London, 1576 (p. 416).
(4) G. Bonnier. Les Nectaires, Annales des sciences naturelles (Botanique),
1879 (p. 44. 45). : |
(5) BuzMax. On the supposed selective action of Bees on Flowers. The Zoolo-
gist, 1890.
(6) K. PLaTEau. Le choix des couleurs par les Insectes. Mémoires de la Soc.
Zoologique de France, t. XII, 1899.
463
statistiques faites, à la manière de H. MüLLER (1), en observant des
Abeilles comptées en séries, peuvent, croit-on, s’interpréter
comme indiquant que les couleurs des inflorescences leur sont
indifférentes, pourvu que ces inflorescences fournissent du nectar
ou du pollen. Ce résultat global provient-il d’une cécité pour les
couleurs, ou de l'indifférence de chaque individu vis-à-vis de la
parure des fleurs exploitées, ou encore de la somme de préférences
individuelles multiples qui s’équilibreraient plus ou moins? — Il
n'y a rien à tirer de l’observation d'individus, de passé indéterminé
et:le formation inconnue, que livre le hasard de la rencontre el
qu’on observe butinant à un instant quelconque.
D’autres expériences, souvent rappelées, font mieux entrevoir
une solution : celles où des naturalistes, comme LuBBock (2),
H. MüLLER (3), et plus récemment H. LoveLL (4), offrent au choix
d’Abeilles des tests différemment colorés, des plaques de verre
supportant du miel, et recouvrant des rectangles de papiers de
couleurs où des organes végétaux. Examinons, à titre d'exemple,
les expériences de LoveLL, les plus récentes et les mieux exécu-
_tées (5).
L’expérimentateur accoutume une Abeille à récolter du miel sur
un support d’une couleur déterminée, bleue, par exemple; puis il
place à proximité une plaque semblable, d’une autre couleur et,
pendant que l’Abeille est allée à la ruche dégorger son butin, il
intervertit les positions des deux objets comparés : l’Abeille revient
presque toujours au support bleu. — Ou bien encore, pendant les
absences de l’Insecte en observation, on introduit successivement
dans le paysage de la petite circonscripion où il revient chercher
du miel, plusieurs supports d’autres couleurs, rouge, jaune, blanc,
noir, dont on change ensuite les positions : l’Insecte revient à Ha
plaque bleue, objet de l’association primordiale, plutôt qu’à toute
autre plaque nouvelle; au fur et à mesure, cependant, que le
nombre des supports colorés augmente, on observe bien des
(1) AH, Müzcer. Alpenblumen: ihre Befruchtung durch Insekten und ihre .
Aupassung an dieselben. Leipzig, 1881. Les statistiques en question accumulant
des cas trop disparates ne peuvent guère s’invoquer dans la question particu-
lière considérée.
(2) J. LuBBock. Ants, Bees and Wasps: Zuternational Scientific Series, XL,
1882 (page 303).
(3) H. MüLrer. Versuche über die Farbenliebhaberei der Honigbiene.
Kosmos, 18°2.
(4) J. Lovezz. The Color Sense of the Honey Bee: Can Bees distinguish
Colors? The American Naturalist, November 1910.
(2) DoBkiEwWICz, qui vient de publier des expériences analogues, prévient lui-
même qu’on ne peut en invoquer les résultats dans la question actuelle.
LE à HT ET:
464
hésitations et quelques erreurs, mais sur un nombre global de
21 visites, 15 vont au bleu, jamais plus de deux à une autre
couleur.
Ce sont là de belles expériences, qui établissent nettement dans
semblables allures l'intervention d’associations de sensations (1);
mais elles ne constituent pas encore une preuve décisive de la
distinction par l’Abeille des couleurs en tant que couleurs (2) : ce
qu'il nous faudrait, ce serait des réponses positives de la part d’une
Abeille accoutumée à chercher du butin sur des supports bleus (par
exemple), et à laquelle on présenterait des tests de diverses inten-
sités de bleu en même temps que des tests d’une autre teinte plus
owmoins claire; autrement dit, il nous manque encore des épreuves
analogues à celles qu'on fait subir à un œil humain suspecté de
daltonisme. Les expériences de LovELL et de DOBKIEWICZ montrént
que ces épreuves sont réalisables.
Messieurs, l'obligation imposée à votre président de vous entre-
Lenir d’un sujet du domaine de l’entomologie, m'a fourni aujourd’hui
l’occasion de vous montrer ce qu’on peut actuellement entre-
prendre dans un ordre de recherches qui sont de votre compétence ;
je serais heureux si l’un de mes collègues, disposant d’un rucher et
plus au courant que moi du maniement du petit peuple ailé, se
laissait, grâce à ce qu'il vient d'entendre, tenter par un programme
séduisant !
La publication de nos Annales s’est faite régulièrement, ce dont il
convient de remercier notre très ponctuel Secrétaire. Trois volumes
de Mémoires ont paru cette année, les tomes XIX, XX et XXI.
Nous avons admis cinq nouveaux membres, dont l’un, M. KER-
ScHAW, s’est fait inscrire comme membre à vie. Par suite de démis-
sions et de radiations effectuées pour défaut de paiement de
cotisations arriérées, le nombre de nos membres est de 150, en
progression de 2 sur celui de l’année précédente. La situation de la
Société est donc satisfaisante.
(1) Des Abeilles entraînées à venir prendre du miel sur un slide incolore, y
retournent, même quand on cherche à les «attirer » par un support à miel coloré
par des pétales bleus de Delphinium.
12) De même que la pratique suivie par certains apiculteurs, qui peignent leurs
ruches de couleurs différentes, afin d'en faciliter la recherche à leurs habitants
respectifs. — Je signalerai ici que TurNER [Experiments on color-vision of the
Honey-Bee. Biolog. Bullet. of the marine biol. Laboratory, Woods-Hole, Bd. 19,
1910] affirme que les Abeilles distinguent les couleurs, parce que des disques
rouges emmiellés que des individus avaient appris à visiter, étaient reconnus
sous des éclairages d'intensités très variables. Je regrette de ne pouvoir actuel-:
lement apprécier la portée de ces expériences, que je ne connais que par un
compte rendu très sommaire.
465
Le deuxième Congrès international d’'Entomologie s’est tenu cette
année, à Oxford, au début du mois d’août. Le succès de cette
réunion n’a pas été moindre que celui du Congrès qui se réunit à
Bruxelles, il y a deux ans, et nous pouvons constater avec satis-
faction que la Société Entomologique de Belgique v était largement
représentée. /Applaudissements./
Rapport de la Commission de vérification des comptes. — M. BALL
donne lecture du rapport de la Commission, qui a trouvé, comme
d'habitude, les comptes de M. FOLOGNE en ordre parfait et propose
d’adresser à notre Trésorier nos remerciements les plus chaleureux
pour le dévouement avec lequel il gère nos finances. (Applaudisse-
ments.)
Rapport du Trésorier. — M. FOLOGNE fait l'exposé de la situation
financière de la Société, qui est excellente, malgré les nombreuses
publications faites cette année. Ces comptes sont approuvés, de
même que le projet de budget pour 1913. Le montant de la cotisa-
tion annuelle est maintenu à 16 francs. Le prix du tome LVI des
Annales est fixé à 18 francs, celui des tomes XIX et XXI des
Mémoires à fr. 7.50, et celui du tome XX à fr. 12.50, avec la
réduction habituelle pour les libraires.
Jubilé de M. Fologne. — Notre si dévoué Trésorier, M. FOLOGNE,
le seul de nos membres qui ait assisté à la séance préliminaire de
fondation de la Société, en 1855, et, avec M. SAUVEUR, le dernier
de nos membres fondateurs, célébrait cette année le cinquantenaire
de son entrée en fonctions comme Trésorier. Depuis 1867, en effet,
M. FOLOGNE remplit ces fonctions aussi ardues qu’ingrates, et c’est
assurément en grande partie à ses efforts et à son dévouement
qu'est due la situation prospère de notre Société. Ses collègues de
la Société Entomologique avaient tenu à lui témoigner en cette
occasion toute leur reconnaissance et à lui montrer l’estime dans
laquelle il est tenu par chacun.
M. WILLEM prit la parole au nom de tous et s’exprima comme
suit :
MESSIEURS,
Vous venez d'approuver, comme à l’ordinaire, les comptes pré-
sentés par notre Trésorier, et, une fois de plus, le président prend
la parole pour féliciter M. FOLOGNE de sa gestion, et lui accorder,
par l'expression publique de notre satisfaction, le seul témoignage
peut-être de remerciement qu'il recoive, chaque année, pour l’ac-
complissement ponctuel d’une tâche ingrate.
466
C’est aujourd’hui la cinquantième fois que se répète la formule
traditionnelle : vous ne vous étonnerez pas si, cette fois, le remer-
ciement périodique s'exprime d’une façon exceptionnelle.
Le collègue que nous fêtons aujourd’hui est le seul survivant,
parmi nous, de ceux qui signèrent, le 9 avril 1855, l’acte de fonda-
tion de notre Société. Il publia dans les premiers volumes de nos
Annales des mémoires remarquables sur la morphologie et la bio-
logie de nos Lépidoptères indigènes, spécialement de Microlépidop-
tères, dont il décrivit plusieurs espèces nouvelles ; ses travaux le
mirent en relations avec les grands lépidoptérologistes de l’époque,
notamment avec le célèbre STAINTON. En compagnie de ses col-
lègues de la Société entomologique, BREYER, MoRrs, PUTZEYS,
Wevyers et d’autres, il explorait notre pays et faisait, à Calmphout
notamment et ailleurs. de fructueuses récoltes.
Si des occupations professionnelles absorbantes mirent fin trop
tôt à ses travaux scientifiques, il conserva soigneusement une riche
collection que plus d'un, parmi nous, à pu admirer ; il est encore,
grâce à une connaissance presque unique de nos Microlépidoptères,
à une obligeance exceptionnelle et à une mémoire surprenante, le
conseil de ses collègues ; il resta enfin le Trésorier de la Société
entomologique, le modèle du trésorier, scrupuleux, dévoué, qui
mit à gérer les finances de la Société qu'il avait vu naître une atten-
tion paternelle et même une sollicitude jalouse : souvenez-vous
qu’en 1905, lorsque, à l’occasion du cinquantenaire de la Société,
nous voulûmes l’élever à la présidence, il fallut lui confirmer, en
même temps, son mandat de Trésorier.
Cher Monsieur Fologne !
Quand je considère que, avant que je ne fusse né, vous adminis-_
triez déjà l'avoir de la Société qui nous est chère ; que, pendant un
laps de temps plus long qu’une vie humaine, vous avez été une des
chevilles ouvrières de la Société entomologique et le gardien des
traditions anciennes, je ine sens pris, pour l’homme modeste que
vous voulez être, d’un profond respect.
Je voudrais vous le marquer par la déférence avec laquelle je
vous exprime maintenant nos remerciements, nos félicitations et
nos vœux !
Nous vous prions d'accepter, en cette œuvre d'art, en ces fleurs,
un faible témoignage de notre reconnaissance. Nous avons cru vous
faire plaisir en vous décernant le titre de Trésorier d'honneur; mais,
rassurez-vous, ce n’est point là, dans notre pensée, un moyen de
vous promouvoir à l’éméritat : nous vous exprimons le souhait bien
sincère, fait d'estime et de respect, de vous voir exercer, pendant
d'innombrables années encore, les fonctions que vous avez hono-
rées pendant cinquante ans !
467
Ce discours fut accueilli par des applaudissements prolongés,
cependant qu'était offert à M. FOLOGNE, au nom de tous ses collè-
gues, un objet d’art destiné à commémorer le souvenir de cet anni-
versaire, et une gerbe des fleurs préférées par lui.
M. LAMEERE prit à son tour la parole et, rappelant qu'il était,
après M. FoLoGne, le plus ancien des membres présents, étant
inscrit dans les registres de M. FOLOGNE depuis trente-deux ans
déjà, il montra tout ce que la Société devait à M. FOLOGNE, en qui
elle trouva le Trésorier idéal. Il retraça rapidement les événements
marquants de cette longue période de travail désintéressé, et se fit
aussi l’interprète de tous en remerciant encore M. FoLoGxr de son
dévouement si complet à la Société Entomologique.
— Vivement ému, M. FOLOGNE prit la parole et répondit en ces
termes :
MON CHER PRÉSIDENT ET CHERS COLLÈGUES,
Vous venez de renouveler, à l’occasion du 50° anniversaire de
mon entrée en fonctions, les félicitations que feu le baron de
SÉLYS-LONGCHAMPS, notre regretté Président d'honneur, m’adres-
sait il y a 25 ans.
Cette manifestation m’honore beaucoup et me rend très heureux.
Je suis incapable d'exprimer les sentiments qu'elle me fait éprou-
ver. Malgré mon bonheur, j'ai cependant un regret : celui que pres-
que tous les collègues dont je fus le trésorier, il y a 50 ans, nous
ont quitlés. M. JULES SAUVEUR, qui prit part avec moi à la fonda-
tion de la Société Entomologique, est le seul qui existe encore.
Je crois devoir rappeler aujourd’hui le souvenir de tous ces collè-
gues disparus.
Etant trésorier, je devais veiller à la prospérité de notre avoir.
J’ai fait mon possible, avec l’aide des divers présidents et adminis-
trateurs de la Société, et si parfois vous m'avez vu m'opposer à cer-
taines dépenses que j’estimais ne pouvoir se faire, vous avez tous
compris que je n’avais en vue que le bien de notre Société.
J'en ai comme preuve, que, pendant un demi-siècle, j'ai été
honoré de votre confiance, et que j'ai déjà reçu maintes fois vos
félicitations et des témoignages de votre satisfaction.
C'était plus que suffisant pour me récompenser de ce que j'ai pu
faire. Vous voulez bien encore y ajouter l'offre d’un souvenir et de
fleurs magnifiques ; tantôt nous nous réunirons en un banquet fra-
ternel. C’est réellement trop de reconnaissance et de générosité.
Je vous remercie de tout cœur pour ces grandes marques d’es-
time, que je n’oublierai jamais. Je n'ai fait que mon devoir, et je
continuerai à le faire aussi longtemps que vous et mon âge me le
permettront. (Applaudissements chaleureux.)
468
Rapport de la Commussion de surveillance des collections. —
M. SCHOUTEDEN donne lecture du rapport de la Commission, que
lui a fait parvenir M. Leprou. Les collections de la Société déposées
au Musée d'Histoire naturelle ont été trouvées en parfait état de
conservation par la Commission.
Copie de ce rapport sera adressée à M. le Directeur du Musée
d'Histoire naturelle.
Elections. -— M. KERREMANS est élu président de la Société en
remplacement de M. WiLLem, sortant et non rééligible.
MM. DESNEUX, FOLOGNE et LAMEERE sont élus membres du Con-
seil d'administration.
— MM. BALL, GUILLIAUME et ROELOFS sont réélus membres de la
Commission de vérification des comptes.
— MM. Bivorr et LEbRoU sont réélus membres de la Commission
de surveillance des collections.
Localité à explorer en 1913. — L'assemblée décide que la Société
explorera spécialement en 1913 Rouge-Cloiître et ses environs.
— |.a séance est levée à 17 heures.
— A l'issue de l’Assemblée générale, la plupart des membres qui
y avaient assisté se réunirent en un banquet offert à M. FOLOGNE, et
au cours duquel la plus grande cordialité ne cessa de régner. De
nombreux toasts furent portés au jubilaire, qui remercia en termes
émus et porta à son tour un toast en l’honneur de M. WILLEM,
président sortant, et de M. KERREMANS, président élu pour la
période 1913-1914.
4
469
LISTE
DES
ACCROISSEMENTS DE LA BIBLIOTHÈQUE
du 26 décembre 1911 au 26 décembre 1912
SERVANT D’ACCUSÉ DE RÉCEPTION.
I. -— Publications périodiques.
(L'astérisque devant le titre d’une institution indique qu'aucune de ses
publications n'a été reçue en. 1912.)
ALLEMAGNE.
1. Deutsche Entomologische Gesellschaft.
Deutsche Entomologische Zeitschrift, 1912, 1-6.
2. Entomologischer Verein in Berlin.
Berliner Entomologische Zeitschrift, LVI, 3-4.
3. Entomologischer Verein zu Stettin.
Entomologische Zeitung, LXXIIL, 1-2.
4. Entomologischer Verein « Iris » zu Dresden.
Deutsche Entomologische Zeitschrift Iris », XXII, 3-4.
Beiheft ; XXVI, 1-4.
Qt
. * Münchener Koleopterologische Zeitschrift.
6. Gesellschaft der naturforschender Freunde zu Berlin.
Sitzungsberichte, 1911, 9-10 ; 1912, 1-9 ; 1839-1859.
Archiv für Biontologie.
7. Verein für Schlesische Insektenkunde zu Breslau.
Jahresheft, V.
8. Zeitschrift für Wissenschaftliche Insektenbiologie, VII, 12: VIII, 1-12.
9. Entomologische Rundschau, XXIX, 1-23.
ANNALES DH LA 800, ENTOM. DE BELGIQUE, T, LVI, 25-11-1913 : 29
470
10.
14.
12.
16.
Entomologische Blätter, VIII, 1-12.
Deutsche Entomologisches Museum.
Entomologische Mitteilungen, I, 1-12.
Supplementa Entomologica, I, 1.
Entomologische Zeitschrift, XX V, 40-45, 45-52 : XX VI, 1-7, 10-35,
38.
3. Naturhistorisches Museum in Hamburg.
Mitteilungen, XX VII-XXIX.
. * Kaiserliche Leopoldinisch-Carolinisch Deutsche Akademie der Natur-
forscher.
Künigliche Bayerische Akademie der Wissenschaften zu München
Sitzungshberichte der mathematisch-physikalischen Classe,
1911, LIT ; 4919, I-IL.
Künigliche Sächsische Gesellschaft des Wissenschaften zu Leipzig.
Berichte über die Verhandlungen, mathematisch-phvsische
Classe 1911, 4-9 ; 1912, 1-4.
. Küniglich Preussische Akademie der Wissenschaften zu Berlin.
Sitzungsberichte, 1911, 39-53 ; 1919, 1-53.
. Naturhistorisch-medicinischer Verein zu Heidelberg.
Verhandlungen, (2) XI, 3-4; XII, 1.
. Senckenbergische naturforschende Gesellschaft.
Bericht, XLIII, 1-4.
20. Nassauischer Verein für Naturkunde.
Jahrbücher, LXIV-LXV.
. * Société d'Histoire naturelle de Metz.
. Naturhistorische Gesellschaft in Colmar.
Mitteilungen, (2) X, XI.
. Verein für Naturkunde zu Cassel.
Festschrift, 1836-1911.
. “ Naturwissenschaftlicher Verein von Neu-Vorpommern und Rügen in
Greifswald.
. Naturhistorischer Verein der preussischen Rheinlanden und Westpha-
lens.
Verhandlungen, LX VIII, 1-2.
Sitzungsberichte, 1911, 1-2.
AT
. Naturwissenschaftlicher Verein für Sachsen und Thüringen in Halle.
Zeitschrift für Naturwissenschaften, LXXXIV, 1.
. “ Naturwissenschaftlicher Verein in Hamburg.
. Naturwissenschaftlicher Verein in Karlsruhe.
Verhandlungen, XXIV.
. Westfälicher Provincial Verein für Wissenschaft und Kunst.
Jahresbericht, XXXIX.
à Naturwissenschaftlicher Verein in Elberfeld.
Jahresberichte, XII.
. Physikalisch-Œkonomische Gesellschaft zu Künigsberg.
Schriften, LIT.
. * Gesellschaft für Natur- und Heilkunde in Dresden.
. * Verein für Naturkunde zu Zwickau.
. Naturwissenschaftliche Gesellschaft « Isis » zu Dresden.
Sitzungsberichte, 1911, 2; 1919, 1.
. Naturwissenschaftlicher Verein für Schieswig-Holstein in Kiel.
Sohrifien, XV, 1.
Physikalisch-Medicinische Societät zu Erlangen.
Sitzungsberichte, 45.
. Oberhessische Gesellschaft für Natur- und Heilkunde zu Giessen.
Bericht : «/ Naturwissenschaftliche Abteilung, IV ; b/Medi-
zinische Abteilung, VI. |
. Naturforschende Gesellschaft zu Freiburg i. B.
Berichte, XIX, 2.
. * Naturwissenschaftlicher Verein für Schwaben zu Neuburg.
. Naturwissenschaftlicher Verein zu Bremen.
Abhandlungen, XX[H, 1.
. * Naturhistoricher Verein in Augsburg.
. * Naturwissenschaftlicher Verein des Harzes in Wernigerode.
3. * Naturwissenschaftlicher Verein zu Osnabrück.
. * Offenbacher Verein für Naturkunde.
. Verein für vaterländische Naturkunde in Württemberg.
Jahreshefte, LXVIIE.
472
46. * Medicinisch-naturwissenschaftliche Gesellschaft zu Jena.
47. * Verein für naturwissenschaftliche Unterhaltung zu Hamburg.
48. * Naturwissenschaftlich Verein zu Chemnitz.
49. * Niederrheinische Gesellschaft für Natur- und Heilkunde zu Bonn.
50. * Verein für Naturwissenschaft zu Braunschweig.
51. ” Zeitschrift für Naturwissenschaften zu Stuttgart.
52. Naturwissenschafîtlicher Verein zu Regensburg.
Berichte, XIII.
53. Naturforschende Gesellschaft in Danzig.
Schriften, (2) XII, 5-4.
54. Wetspreussischer Botanisch-Zoologischer Verein.
Bericht, 31-32
55. Museum für Natur- und Heimatkunde und Naturwissenschaftlicher
Verein in Magdeburg.
Abhandlungen und Berichte, I1,3.
ANGLETERRE ET COLONIES.
1. Entomological Society of London.
Transactions, 1911, 1-5.
2. The Entomologist's Monthly Magazine, 572-583.
3. The Entomologist, 584-586, 588-595.
4. The Entomologists Record and Journal of Variation, XXIV, 1 10.
5. Zoological Society of London.
Proceedings, 1911, IV ; 1912, I-IV.
Transactions, XX, 1-2.
6. The Zoologist, 181-192.
7. Linnean Society of New South Wales.
Proceedings, XXX VI, 1-2.
8. The Canadian Entomologist, XLIV, 1-12.
9. Le Naturaliste Canadien, XXX VIII, 4-12; XXXIX, 1-6.
16.
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18.
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. British Museum, Zoological Department.
Catalogue of the Lepidoptera, Phalænæ, vol. XI.
MorLEY, Ichneumonidæ, I.
. Linnean Society of London.
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List of Fellows, 1912-1913.
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. The South London Entomological and Natural History Society.
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Colombo Museum.
Spolia Zeylanica, VII, pt. XXX-XXXI.
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AAA MTS IE9"
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Rendiconti::XXT LSem tt 12497 <enmt 21-19
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At NL VIS O A5 EE NL N I EREr
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12. Reale Instituto Lombardo di Science et Lettere.
Rendiconti, (2) XLITI, 17-20; XLIV,. 1-20 ; XLV, 115.
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Bollettino, (2) XII, 5-12; (3) [, 1-8.
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ACTU NENNILIE
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Bidrag üll Kännedom afFinlands Natur och Folk,68, 1: 71, 2;
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PS
o.
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[D
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Le baron Micuez-EbMonp
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premier président, membre fondateur de la Sociète.
EGILDE FOIOGIN EÆ, MEMBRE FONDATEUR, TRÉSORIER D'HONNEUR.
LISTE DES MEMBRES
au 26 décembre 1912
Membres honoraires,
MM.
AURIVILLIUS (Prof. O.-Christopher), intendant au Musée d'Histoire
naturelle de l'Etat (Riksmuseum), à Stockholm.
BOLIVAR Y URRUTIA (Ignacio), membre de diverses Sociétés
savantes, Museo de Historia natural, rue Moreto, 1, Madrid.
EMERY (Ch.), professeur de zoologie à l'Université de Bologne
(Italie).
EVERTS (Jonkheer E.-J.-G.), D' Philos., Emmastraat, 28, ’s Gravenhage
(La Haye).
FABRE (J.-H.), à Sérignan (Vaucluse), France.
FOREL (D' Aug.), ancien professeur à l'Université de Zurich, à Yvorne
(Suisse).
HANDLIRSCH (A., Kustos am K.K. Naturhistorischen Hofmuseum,
Wien (Autriche).
POULTON (E.-B.), Hope Professor of Entomology, Oxford Univer-
sity (Angleterre).
REUTER (0.-M.), professeur à l’Université d'Helsingfors, Henriksga-
tan, 9, Abo (Finlande).
SIMON (Eug.), membre de la Société entomologique de France, ete.,
Villa Saïd, avenue du Bois de Boulogne, 16, à Paris.
STANDEUSS (M.), D' Philos., professeur à l’École polytechnique et
directeur du Musée entomologique de l'Ecole polytechnique de
Zurich, Klosbachstrasse, 46 Zurich-Hottingen (Suisse).
WASMANN (E.), Rév. P., Ignatiuskolleg, à Valkenburg, Limbourg
(Hollande).
491 :
Membres effectifs.
Les noms précédés d’un astérisque (*) sont ceux des membres fondateurs.
Les noms en grands caractères sont ceux des membres à vie.
MM.
AGHARD (Julien), 42, boulevard de Vauves, Châtillon (Seine). — Chryso-
mélides.
ANDREWES (H.-E.), 8, North Grove, Highgate N., à Londres. —
Coléoptères,
ARGOD-VALLON (A.), à Crest (Drôme, France). — Longicornes.
BAGNALL (R.5.), « Oldstead », Park Town, Oxford, Angleterre, —
Thysanoptères.
BALL (Francis-J.), rue Belliard, 160, Bruxelles. — Lépidoptères
paléarctiques.
BEQUAERT (Jos.), docteur en sciences naturelles, Karel de Stoutelaan,
22, à Bruges, — Hyménoptères.
BENDERITTER (E.), rue Saint-Jacques, 11, Le Mans (France).
BEerGé (Albert), professeur à l'Université de Bruxelles, rue de la Poste,
122, à Schaerbeek. — Entomologie générale, Coléoptères (Scara-
béides et Cétonides).
BERGROTH (D' Ewald), docteur en médecine, à Turtola (Finlande). —
Entomologie générale, Coléoptères.
BERvoETs (R.), étudiant, rue van Maerlant, 52, Anvers, — Entomologie
générale,
Bivorr (Arthur), banquier, à Fleurus (province de Hainaut). — Coléo-
ptères de Belgique.
BLANDFORD (W.-F.-H.), Arundel Gardens, 12, à Londres. — Scoly-
tides et Tomicides du globe, Entomologie forestière.
BLANCHARD (L.), rue de Pascale, 36, à Bruxelles. — Lépidoptères.
BorrEau (Henri), ingénieur, rue Pierre Joignaux, 6, Bois-Colombes
(Seine). — Lucanides.
BoxoroirT (J.), rue Potagère, 95, à Bruxelles, — Staphylinides.
Bonnet (Alex.), boulevard Bineau, 54, Neuilly s/Seine (Seine),
BouLvin (Paul), rue Africaine, 9, à Bruxelles. — Lépidoptères.
BraEv (René), rue du Monastère, 28, à Bruxelles. — Cétonides,
Buy (0.), libraire, Carlstrasse, 11, à Berlin N. W. 6. — Bibliographie.
Burr (Malcolm), Castle Hill, Dover, Angleterre, — Orthoptères.
CAMERON (Peter), New Mills, by Stockport, Angleterre. — Hymé-
noptères.
Canpëze (Léon), rue de l'Ouest, 64, à Liége. — Lépidoptères, spéciale-
ment Bombycides,
CHAMPION (G.-C.), membre de la Société entomologique de Londres,
45, Pont Street, Cadogan Square, London S. W (Angleterre). —
Coléoptères de l'Amérique centrale, Ténébrionides.
492
CHoBAUT (D' A.), docteur en médecine, rue Dorée, 4, à Avignon, —
Mordellides et Rhipiphorides. NE re
CLAVAREAU (Henri), rue Maes, 56, à Ixelles lez-Bruxelles. — Chrysomé-
lides.
CoLMANT (K.), commandant, rue de Brabant, 198, à Bruxelles. —
Iusectes du Congo.
CROMBRUGGHE DE PICQUENDAELE (baron G. de), rue du Châtelain, 35, à
Ixelles lez-Bruxelles. — Microlépidoptères.
DE HENNIN DE Boussu- WALcOURT (Emmanuel), avocat, 39, rue de l’Acti-
vité, Bruxelles. — Lépidoptères.
DE HENNIN (Dom Guy), professeur à l’abbaye de Maredsous, par Mare-
dret (Namur), — Lépidoptères,
DERENNE (Fritz), boulevard d'Omalius, 10, à Namur. — Lépidoptères du
pays. |
De RIeMaEcKkER (Jean), pharmacien, chez Me Crols, Gasthuisstraat, 52,
Turnhout. — Insectes du pays.
DesGuIN (E.), docteur en médecine, rue du Midi, 141, à Bruxelles.
— Entomologie générale.
Desxeux (Jules), docteur en médecine, rue du Midi, 16, à Bruxelles. —
Termitides et Paussides.
DE WISPELAERE (M.), rue Saint-Jean-Népomucène, 36, Bruxelles, —
Coléoptères.
DisTANT (W.-L.), Shannon Lodge, Selhurst Road, South Norwood
(Angleterre). — Hémiptères.
DoBBeLEER (F. de), château de Frasnes-lez-Gosselies, — Chrysomélides.
DoGniN (Paul), au château de la Beuvrière, par le Lion-d'Auvergne
(Maine-et-Loire). — Lépidoptères.
DorDu-bE BorRe (D' F.), rue du Trône, 20, à Bruxelles. — Biologie.
Dugois (Ed.), rue du Tabellion, 69, à Ixelles lez-Bruxelles. — Insectes du
pays.
Du CANE GopMax (F.), membre de la Société entomologique de Londres,
45, Pont Street, Cadogan Square, à Londres S. W. — Lépido-
ptères.
DUFRANE (Abel), ingénieur des Mines, à Frameries (Garde). — Lépido-
ptères.
Dupuis (P.), commandant, 33, rue de l'Abbaye, à Bruxelles. — Lébiides
d'Afrique. à
ErcxezBAUM (F.), Dr, Spaldingstrasse 181, Hamburg. — Staphylinides.
ENGELS (Ch.), directeur des contributions directes, place St-Martin, 6, à
Bruges. — Coléoptères. :
FALK, libraire, rue des Paroissiens, 14, à Bruxelles, — Bibliographie.
FELsCHE (C.), Dresdenerstrasse, 27, à Leipzig. — Entomologie générale.
FLEUTIAUX (Edmond), membre des Sociétés entomologique de France et
française d'Entomologie, avenue Suzanne, 6, à Nogent-sur-Marne.
— Coléoptères,
Foxker (A.-J.-F.), avocat, membre de la Nederlandsche Entomolo-
gische Vereeniging, à Zierikzee (Hollande). — Hémiptères.
493
*RozoGve (Egide), architecte, membre honoraire de la Société zoolo-
gique de Belgique, rue de Hongrie, 65, à Saint-Gilles (Bruxelles).
— Lépidoptères d'Europe.
FOWLER (lerévérend W.-W.), Earley Vicarage, Reading (Angleterre).
— Coléoptères (Languriides).
FRIEDBERG (C.), rue de la Brasserie, 148, [xelles-Bruxelles, — Coléop-
tères du pays.
Fromonr (D' Edmond), docteur en médecine, rue de la Victoire, 133, à
Saint-Gilles lez-Bruxelles.— Coléoptères, mœurs et métamorphoses,
GADEAU pe KERVILLE (Henri), membre des Sociétés zoologique et
entomologique de France, etc., rue Dupont, 7, à Rouen. — Ento-
mologie générale.
GALLEGOS Y SARDINA (D' Ventura), médecin-chirurgien et profes-
seur d'Histoire naturelle, membre de diverses Sociétés savantes, à
Mendoza.(République Argentine). — Coléoptères.
GEDoELST (L }, professeur à l'Ecole vétérinaire de Cureghem, 15, rue
Meyerbeer, à Uccle-Bruxelles. — Parasitologie.
GERHARDY (H.), professeur à l'établissement de Malonne (province de
Namur). — Insectes du pays (Ichneumonides, Cynipides).
Gizzer (Joseph-J.-E.), docteur en sciences, professeur à l'Athénée royal
de Bruxelles, 5, chaussée de Hal, à Nivelles — Coprides et
Dynastides.
Gizson (Gustave), directeur du Musée royal d'Histoire naturelle de
Bruxelles, rue de Namur, 95, à Louvain, — Entomologie générale,
Crustacés.
GOETGHEBUER (D' M.), rue de la Tour Rouge, 7, à Gand. — Diptères,
spécialement les Culicides et les Chironomides.
GoRHAM (le révérend H.-S.), membre de la Société entomologique de
Londres, Higheroft, Malvern (Angleterre). — Coléoptères, spécia-
lement Coccinellides.
GROUVELLE (Antoine), directeur de la manufacture de tabacs, membre
de la Société entomologique de France, 126, rue de La Boétie, à
Paris, — Clavicornes.
GUILLEAUME (F.), rue des Eburons, 52, Bruxelles. — Coléoptères de
Belgique. | û
GuiLLiAUME (D° Auguste), docteur en médecine, avenue de l’'Hippo-
drome, 12, à Ixelles lez-Bruxelles. — Diptères.
- HaMaL (Joseph), quai de l'Ourthe, 51,à Liége. — Longicornes.
HaAvEnNITH, capitaine, place Quetelet, 2, Saint-Josse-ten-Noode lez- Bru-
xelles. — Entomologie générale.
Hegzzer (Prof, D'. K.), Kustos am CHR Museum, Dresden, — Curcu-
lionides.
Heyxpen (Lucas von), major en disponibilité, Dr Phil. honoris causa,
membre de diverses Sociétés savantes, Schlossstrasse, 54, à Bocken-
heim, près de Franefort-s/M. — Insectes d'Europe de tous les
ordres, surtout les Coléoptères.
494
HeyLagrTs (D' F.-J.-M.), docteur en médecine, membre de la Neder-
landsche Entomologische Vereeniging, Haagdijk, B. 215, à Bréda
(Brabant néerlandais), — Lépidoptères (spécialement Psychides).
Hipperr (Edmond), avenue Rogier, 33, à Schaerbeek lez-Bruxelles. —
Lépidoptères de Belgique.
Horx (W.), docteur en médecine, à Berlin-Dahlem (Gross-Lichtertelde),
Gosslerstrasse, 3. — Cicindélides.
Housraux (A.), rue Van der Stichelen, 107, à Molenbeek-Bruxelles. —
Hyménoptères.
JABLONOWSKY (Joseph), directeur de la Station entomologique de
l'Etat, V. Nador Uteza, 28, à Budapest (Hongrie). — Entomologie
appliquée.
JOHN (Osc.), rue Ligofskaïa, 59, St-Pétersbourg (Russie). — Lépido-
ptères.
KERREMANS (Ch.), rue du Magistrat, 44, à Bruxelles. — Buprestides.
KERSHAW (J.-C.), Experiment Station, à Honolulu. — Hémiptères.
KNocxe (Frans), rue Durlet, 20, à Anvers. — Coléoptères paléarctiques.
KOKOUJEW (N.), libraire, à Jaroslavl (Russie). — Coléoptères.
Kozge (Hermann), Professor, Kustos am K. Zoolog. Museum, Berlin
N. 4, Invalidenstrasse, 43, — Entomologie générale.
KoLLer (A.), 19, avenue Michel-Ange, à Bruxelles. — Entomologie
générale.
LALLEMAND (V.), docteur en médecine, rue du Dragon, 23, à Anvers.
— Hémiptères.
LAMARCHE-MINETTE (Richard), quai de Fragnée (Liége). — Papilionides.
LAMBERTIE (M.), rue Henri Deffès, 19, à Bordeaux (France). — Hémiptè-
res de France.
LAMBILLION (Lambert-Joseph-Louis), vice-président de la Société ento-
mologique namuroise, rue des Cotelis, à Jambes (Namur). — Lépi-
doptères d'Europe.
LaMEeErs (Auguste), docteur en sciences, professeur de zoologie et d’ana-
tomie animale à l'Université de Bruxelles, membre de l’Académie
royale de Belgique, 74, rue Defacqz, à Bruxelles. — Entomologie
générale, Cérambycides.
LANNOY (EF, DE), rue de Livourne, 77, Bruxelles. — Formicides.
Lea (Arthur M.), Department of Agriculture, Hobart (Tasmanie), —
Coléoptères.
Leprou (Emile), rue St-Michel, 38, a Woluwe-St-Pierre (près Bruxelles).
— Lépidoptères.
Lesne (Pierre), assistant au Muséum d'Histoire naturelle de Paris,
avenue Jeanne, 10, à Asnières (Seine). — Entomologie générale,
Bostrychides.
MABILLE (Paul), professeur au Lycée de Vanves, membre de la Société
entomologique de France, rue de la Gaieté, 17, au Perreux (Seine).
— Lépidoptères.
MAZARREDO (Carlos de), ingénieur forestier, Claudio Coello, 22, à
Madrid, — Entomologie générale.
495
Meyer-Pacini (Georges), membre des Sociétés entomologiques de Suisse
et de France, Casella, 14, Florence (Italie). — Coléoptères (Cara-
bides et Buprestides).
MorFArTs (baron Paul de), château de Botassart, par Noirefontaine
(province de Luxembourg). — Lépidoptères.
MonTanNDoON (A.-L.), Strada Viilor Filarete, à Bucarest. — Hémiptères.
Moser (J.), Hauptmann, Bülowstrasse, 59, à Berlin W. — Cétonides.
NEERVOORT VAN DE POLL (Jacques), directeur adjoint de la Société
royale de Zoologie Natura Artis Magistra, Heeren Gracht, 476, à
Amsterdam. — Coléoptères du globe.
OBErTHUR (Ch.), imprimeur, faubourg de Paris, 20, à Rennes {Ille-et-
Vilaine), — Lépidoptères. :
OBERTHUR (René), imprimeur, faubourg de Paris, 20, à Rennes (Ille-
et-Vilaine). — Coléoptères.
OBST (D' P.), Winterteldtstrasse, 12, à Berlin (Allemagne). — Coléoptères.
Oxaus (F.), D', Weibergarten, 6, Mainz (Allemagne).
Orivier (Ernest), membre de la Société entomologique de France, rue
de la Préfecture, 10, à Moulins (Allier). — Coléoptères.
ORCHYMONT (A. D’), rue de la Station, 58, à Menin. — Entomologie
générale, Hydrophilides.
PATERNOTTE (L.), rue Alphonse Vanderpeereboom, 28, à Molenbeek-
Saint-Jean lez-Bruxelles. — Coléoptères.
PERINGUEY (Louis), sous-directeur du Musée de Cape-Town (Afrique
du Sud). — Coléoptères.
Puizxppson (Maurice), docteur en sciences, rue de la Loi, 324, à Bruxelles.
— Entomologie générale.
Pic (Maurice), à Digoin (Saône-et-Loire). — Anthicides et Ptinides.
PILLAULT (Fabien), receveur d'enregistrement, à Châtillon-sur Loire
(Loiret, France). — Coléoptères.
Porptus (B.), Conservateur du Musée Zoologique de l’Université,
Helsingfors, Finlande (Russie). — Coléoptères, Hémiptères.
Posxin (Jules), docteur en sciences, professeur à l’Institut agricole de
l'Etat, à Gembloux. — Entomologie appliquée.
PReLL (H.), Biegenstrasse, 311, à Marburg (Allemagne), — Dynastides.
Purzeys (Jules), 6, rue Victor Lefèvre, à Schaerbeek. — Larves de
Coléoptères.
RaGusA (Enrico), membre de la Société entomologique italienne, ete.,
Hôtel Excelsior, à Palerme. — Coléoptères.
RertTtTer (Edmond), membre honoraire du Berliner Entomologischer
Verein, de la Nederlandsche Entomologische Vereeniging, etc.,
à Paskau (Moravie). — Coléoptères.
Ris (D' Fred.), à Rheinau (canton de Zurich), Suisse, — Odonates.
RogLors (P. J.), rue du Palais, 16, à Anvers. — Staphylinides.
ROTSCHILD (Walter), membre de diverses Sociétés savantes, Walter
Tring Park, à Tring, Hertfordshire (Angleterre). — Coléoptères et
Lépidoptères.
RoussEeAU (D' Ernest), docteur en médecine, directeur des Annales de
Biologie lacustre, 79, rue de Theux. Ixelles-lez-Bruxelles, —
Insectes aquatiques.
496
SANT<CHi (Dr, F.), à Kairouan (Tunisie). — Formicides.
“Sauveur (Jules), ancien secrétaire général au Ministère de lintéseus me
et de l'Instruction publique, rue Juste-Lipse, 40, à Bruxelles. —
Faune entomologique de Belgique.
SCHERDLIN (P.), Weissenburgerstrasse, 11, Strassburg i. Els. (Allemagne).
— Coléoptères d'Alsace.
SCHOUTEDEN (Henri), docteur en sciences, conservateur au Musée du
Congo, membre de la Nederlandsche Entomologische Vereeniging,
etc., rue des Frances, 11, à Etterbeek lez-Bruxelles. — Faune
d'Afrique, spécialement les Hémiptères.
SCOTT (Robert), Miller Street, à Richmond (Victoria, Australie). —
Coléoptères (Rhynchophores).
SCRIBE(G.), Goupure, 40, à Gand, — Lépidoptères et Coléoptères du globe.
SEELDRAYERS (E.), artiste peintre, 85, rue Van Aa, à [xelles-Bruxelles, —
Entomologie générale.
SELYSs-LONGCHAMPS (baron Maurice de), boulevard d’Avroy, 49, à Liége. —
Lépidoptères.
SEVERIN (Guillaume), conservateur au Musée d'Histoire naturelle de
Belgique, avenue Nouvelle, 75, à Etterbeek lez-Bruxelles. — Ento-
mologie générale.
SHARP (D' David), membre de diverses Sociétés savantes, Lawnside,
Brockenhurst (Angleterre). — Coléoptères.
SIBILLE (Julien), à Hannut. — Lépidoptères de Belgique.
SILVESTRI (Filippo), R. Scuola di Agricultura, à Portici (Italie). —
Myriopodes.
SImMsox (Auguste), à Launceston (Tasmanie). — Coléoptères. |
STEINMETZ (Fritz), avocat, rue de la Mélane, 10, Malines. — Crustacés.
STRAND (Embr.), Assistant au K. Zoologisches Museum, [Invalidenstrasse
43, Berlin, N. 4. — Lépidoptères, Arachnides.
SWALE (D' Harold), Blyton House, Weybridge, Surrey (Angleterre).
SWIERSTRA, Pretoria Museum, Pretoria (Transvaal), — Entomologie
générale. f-
Taéry (André), viticulteur, à Rabat (Maroc), — Coléoptères d'Europe,
Buprestides. g
Tairor (Edouard), ancien chef de bureau à l'Administration commu-
nale de Schaerbeek, chaussée de La Hulpe, 305, à Boitsfort, près .
Bruxelles, — Lépidoptères et Coléoptères.
TaRoN (J.), libraire, rue Royale, 68, Bruxelles. — Lépidoptères.
TROTTER (AL.), professeur de Botanique et Pathologie végétale à la
R.Scuola di Viticultura ed Enologia, Avellino(Italie).— Cecidologie,
D'UpekeM p'Acoz (H.), boulevard Zoologique, 6, à Gand. — Entomologie
générale.
ULuer (Georg), Baumkamp, 30, Hamburg 20. — Trichoptères.
VAN BIëRVLIET (D' Joseph), docteur en médecine, 161, avenue de la Cou-
ronne, Ixelles lez-Bruxelles. — Entomologie générale.
VAN DER Noor (Abbé V ), directeur de l'Institut Saint-Norbert, rempart
Saint-Georges, à Anvers.
, Rhein, 208 (Alemasuo. — = chrysoméides :
OUR os LRUSt National Museum, Don Ge
su Washington D. C. (Etats-Unis). — Meloïdes du globe.
“ (H. F. n State Hniversity Iowa, à Iowa City (Etats- FUnIÈre —.:
bre de éoiboie royale de loue rue Willems, 8, à Fond
Entomologie PEalex Collemboles.
4198
TABLE DES MATIÈRES
PAGES
Organisation administrative pour l’année 1912
CORRE rendu de l’Assemblée mensuelle du 6 janvier 1912 . 6)
» » » du 3 février 1912 . 23
» » » du 2 mars 1912. 51
» » » du 6 avril 1942: : 09
» » » du 4 mai 1912 107
» » » du 1° juin 1912. , 169
» » ) du 6 juillet 1912 267
» > » du 3 août 1912. 293
» » » du 7 septembre 1912 . 307
» » » du 5 octobre 1912/2027
> » » du 9 novembre 1912 . 403
: » » du 7 décembre 1912 419
Assemblée générale du 26 décembre 1912 . 453
Liste des accroissements de la Bibliothèque du 26 décembre 1911 ;
au 26 décémbre 1912: 27 MR SR ER EEE PER
Liste des membres de la Société au 26 décembre 1912. 490
Table des matières . 498
ACHARD, — Tl'ableau synoptique pour la détermination des espèces
du genre Compsomera WHITE. 71
BALL (Fr). — Notes sur les Lépidoptères de Fe Pr ; 277
Becker (TH). — Note préliminaire sur un Diptère nouveau dé
Belgique . 142
— D D ; 118
BERGROTH (E ). — Notes on Cale So Nadde 76
— A pe duæ novæ Africæ . : 145
— An American genus of Henestarinæ. : 147
BERVOETS (R.). — Note préliminaire sur le vol des Rec teR t 348
BonorotT (J.). — Notes sur les Bledius Mann. (Staphylinidæ) 63
— Diagnoses de S/enus paléarctiques : 261
— Fourmis des Hautes Fagnes. 351
— Nouveaux Slenus d'Europe. : 415
— Notes sur quelques S/aphylhinidæ léareaues 450
BreppiN (G.). — Reduviiden von Geylon gesammelt von D' W.
Horn 4104
CAMERON (P.). — On the At from Belgian Ce in he
Congo Museum, Tervueren 357
0 Arte à eo LM ES
HU
RTS
CLAVAREAU (H ), — Descriptions de Criocérides africains nouveaux
— Descriptions de deux Æsernia nouvelles. — (Col. Phytoph.)
— Descriptions de trois Corynodes africains nouveaux :
DoGniN (PauL). — Notes et synonymies relatives à quelques Hété-
rocères sud-américains .
Dupuis (P.). — Notes concernant quelques He de Carabiques
du genre Omophron LaATR. :
— Sauter’s Formosa-Ausbeute : rue
— Id.
EmerY (C.). — Etudes sur les Myrmicinæ
— ee espèces-type des genres et sous- ne 4e 1: BR US de
Formicides . .. . ut
FLEUTIAUX (E.). — Donne de Melasidæ nouveaux
Forez (A.). — Formicides néotropiques (Part]I) .
— ie feurmis de Tokio. É
FRENNET (L.). -- Coloration d’un Carabus aur us :
GROUVELLE (A.). — Clavicornes du Musée du Congo belge (Nid
lidæ- ENG. fre
HeLLer (K.-M.). — D rende Notion es Dictuter rade
Jorp. LR AA Ne AR A EU RS RE ER CE
LAMEERE (AUG.). — Ron des Prionides ncbète mémoire).
— Prionines (VIT .
- Moser (J.). — Neue Arten der Melolonthiden. Cldneen He
trichia und Pentelia. ;
OuIviEr (ERN.). ES faisant Hautes do Musee de ent
RO ne.
Pic (M.). — Trois nouveaux * Discoien de l Amérique no idonble
. SANTSCH! (J ). — Fourmis d'Afrique et de Madagascar .
SCHOUTEDEN (H.). — Note sur deux Anaphe du Congo .
— Un nouveaux de la région du Kilimandjaro et du Méru
— Notes sur quelques Axtestia d'Atrique,. ;
— Notes sur quelques Cimicides du Queensland et de Maüs-
gascar .
SIBILLE (J.), — Lépidoptères es en 1911 à Let (Viston)
THéry (AnDRé). — Description de Buprestides nouveaux de Mada-
gascar , :
re Épond XI — Catalogue raisonné des Microlépidoptères de Bel-
gique, par le baron DE Ass DE PIGQUENDAELE (|" partie).
— Prix : fr. 7.50.
Tome XIV. — Catalogue raisonné des Microlépidoptères de. Bel-
gique, par le baron DE CROMBRUGGHE DE PICQUENDAELE (2° partie).
— Prix: fr. 7.50.
Tome XV. -- Notice sur Le D' Jean-Charles Jacobs, par E. FOLOGNE.
— Psélaplides nouveaux du Congo des collections du Musée Royal
d'Histoire naturelle de Bruxelles, par A. RAFFRAY. — Phasgonou-
ridæ africane del R. Museo di Sloria Naturale di Bruxelles (1-V),
par ACHILLE GRIFFINIL — Beinerkungen über Nabiden nebst
Beschreibung neuer. Arlen, par O.-M. REUTER. — Enumeratao
- Pentatomidarum post Cataloguin bruxellensem descriptarum, par
E. BerGrorH. — Phasgonouridæ africane del R. Museo di Sloria
Naturale in Bruxelles (VI), par ACHILLE GRIFFINE Some neit
Species of Blattidæ in the Brussels Museum, par R. SHELFORD. —
Pris 177.90:
. Tome XVI. — Die süudafrikanischen Apioniden des British Museuin,
vorzugsiveise von Herrn G. À. K. Marshall in Mashonalande und in
Natal gesammelt, par Hans WAGNER. — Coprides d'Afrique (descrip-
tions d'espèces nouvelles et ses sur quelques espèces connues),
par Josepx J. E. GILET. Acridiens d'Afrique du Musée royal
d'Histoire naturelle de Belgique, par IGN. BorivaR. — Notes on
Australian Curculionidce in the Belgian Museuin with descriptions of
neiv species, par ARTHUR M. LEA. — Prix : fr. 7.50.
Tome X VIL.— Revision des Prionides, 13° mémoire : Dérancistrines,
par AUG. L\MEERE. — Katalog der Staphyliniden-Gattungen nebst
Angabe ihrer Literatur, Synonyme, Artenzahl, geographischen Ver-
breitung unlihrer bekannten Larvenzustände von D' med. F. Eicu EL-
BAUM in Hamburg. — Prix : 10 francs.
Tome XVII. — Buprestides nouveaux (Deuxième partie), par
À.THéry.— Notes on Australian Curculionidæ in the Belgian Museum
with descriptions of neiw species (Part Il), par ARTHUR LEA. — Be-
schreibungen von am Zuckerrohr Formosas schüädlichen oder nuütz-
lichen Insecten, par S. MATsuMURA. — Hétérocères nouveaux de
l'Amérique du Sud, par PAUL DOGNIN. — Prix : 10 francs.
Tome XIX. — Beilrag zur Kenntnis der À pion-Fauna Central- und
Süud-Amerikas (L. Teil), par HANS WAGNER. — Neue Apioniden aus
dem Aethiopischen Faunengebiete, par HANS WAGNER. — Contribu- :
tion à l’étude des genres Sternolophus Sorrer, Hydrophilus LEAGH,
Hydrous Leaca. /Fam. Hydrophilidæ/, par A. D'ORCHYMONT —
Orthoptères nouveaux recueillis par le D' Sxerriezp NEAV: uns le
Katanga, par IGN. BocivAR. — UÜeber einige Gormphinen von Südbra-
silien und Argentina, par le D' K. Ris. — Hétérocères nouveaux de
l'Amérique du Sud, par PAUL DOGNIN. — Forimicides néotropiques,
3% sous-famille : Myrmicinæ LEP. (IT), par A. FOREL. — Formi-
cides néotropiques, 3% sous-famille : Myrmicinæ /suite] (HT), par
A. FOREL. — Prix : 10 francs.
Les membres de la Société désirant obtenir les volumes antérieurs
à l’année de leur réception, jouissent d’une réduction d’un tiers de
la valeur.
La SOCIETÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE tient ses séances
le 1° samedi de chaque mois, à 8 heures du soir, au siège social,
rue de Namur, 89, à Bruxelles.
Elle publie : É
14° Les ANNALES (mensuellement); 2
9% Les MÉMorREs (irrégulièremeni).
La cotisation annuelle, payable par anticipation et donnant droit
à la réception franco des Annales et des Mémoires, est fixée à 1 6 fr.
Tout membre étranger, payant une somme de 200 francs, est 4
nommé Membre à vie : il n’a plus de cotisation à solder et reçoit
franco toutes les publications de la Société. ;
Les cotisations doivent être adressées spontanément dès le convmen- x
cement de l’année, sous peine de voÿr äilerrompre l’envoi des Annales,
au Trésorier, M. E. Fologne, ruë de Hongrie, 66, à Bruxelles. ASE
La BIBLIOTHÈQUE est ouverte aux membres de la Société (rue de
ne 89) le samedi de 4 à 5 heures.
Tous les ouvrages et revues destinés à la Société doivent être
envoyés au siège social, rue de Namur, 89, Bruxelles.
Tout ce qui concerne l'administration de la Société et la rédaction
des publications doit être adressé au Secrétaire : M. H. Schouteden,
11, rue dès Francs, à Bruxelles
* Les auteurs de travaux insérés dans les Annales qui, dans les quinze jours suivant la
publication du fascicule dans lequel a paru leur mémoire, n'auraient pas reçu les
50! tirés à part auxquels ils ont droit, sont priés de prévenir le Secrétaire.
Bruxelles. — [mnrimerie économique A. BREUER, chaussée d’Ixelles 313
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