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BULLETIN
- L'HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGÈNE AUTRAN
CONSERVATEUR DE L’HERBIER.
(Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.)
Tome II. 1894.
N° 1.
Prix de l’Abonnement
15 FRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — 20 FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
Les Abonnements sont reçus
A L’HERBIER BOISSIER
à CHAMBESY pres Genève (Suisse).
GENÈVE
. IMPRIMERIE ROMET, 26, BOULEVARD DE PLAINPALAIS
SOMMAIRE DU Ne 1 — JANVIER 1894.
I. — François Crépin. — MES EXCURSIONS RHODOLO-
GIQUES DANS LES ALPES EN 1891 et 1892 (à suivre) .. 1
IL. — A. Baldacei ed F. Filippucei. — CONTRIBUZIONE
ALLO STUDIO DELLE GEMME E SPECIALMENTE DI
ALCUNE RICERCHE SULLA SUPERGEMMAZIONE.......
II. — F. Renauld et J. Cardot. — MOUSSES NOUVELLES
DE L’HERBIER BOISSIER. ..... BE EN > ER
IV. — R. Buser. — SUR LES ALCHIMILLES SUBNIVALES. SER 5
LEUR RESSEMBLANCE AVEC L’A. GLABRA Poir. ARE
(fissa Guenth. et Schum,) ET LEURS PARALLÉLISMES
AVEC LES ESPÈCES DES RÉGIONS INFERIEURES
lasınare) een a.
APPENDIX No 1.
Ÿ. — J. Müller. — Coeurs systematicus Lichenum Novæ
A ER rn He NE PP A PR LA BAR Se."
BIER BOISSIER
BULLETIN
DE
L'HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGENE AUTRAN
Conservateur de l’Herbier.
Liter AäRY
NEW YORK
BOTANICAL
1894 GARDEN
Tome II.
(Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.)
Prix de ’Abonnement
15 FRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — 20 FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
Les Abonnements sont reçus
A L’HERBIER BOISSIER
CHAMBESY près Genève (Suisse).
GENÈVE
IMPRIMERIE ROMET, 26, BOULEVARD DE PLAINPALAIS
| 1894
AUG 7 - 1923
Due année. N° 1. Janvier 1894,
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
MES
EXCURSIONS RHODOLOGIQUES DANS LES ALPES
EN 1891 ET 1892
LIBRARY
NEW YORK
Francois CREPIN BOTANICAL
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PAR
1891
Les vacances de 1891 m'ont permis d'explorer quelques hautes vallées
du Valais dont la richesse rhodologique m'était connue par des matériaux
d’herbier. J'étais extrêmement curieux d'étudier sur place les formes de
la vallée de St-Nicolas, celles des vallées d’Anniviers, d’Herens et d’Here-
mence, et de pouvoir visiter, à la fin de mon voyage, le Mont-Salève si
connu par ses Roses.
Comme la Société Murithienne du Valais faisait, cette année, son excur-
sion annuelle dans le val de Bagnes, aux environs de Fionnay, j’ajoutai
cette dernière vallée à mon itinéraire. On le verra, les circonstances m'ont
amené à visiter les environs de Champéry et de Chamonix.
Dans mes excursions, j'ai récolté environ 1800 spécimens de Roses,
qui ont fourni 118 numéros à mon Herbier de Roses '. A ces numéros,
j'en ai ajouté 6 recueillis en Belgique, aux environs de Rochefort, 28
envoyés du Dauphiné par M. Francois-Joseph Bernard, 5 provenant de
1 M. Autran, conservateur de l’Herbier Boissier-Barbey, à Chambesy, avait eu
Vamabilite de me proposer l’achövement de la dessiccation des Roses que je
pourrais recueillir au cours de mon voyage. J’acceptai cette ofire avec grand
empressement. Les récoltes que j’ai successivement expédiées de Martigny, de
Zermatt, de Vissoye, d’Evolena et de Genève ont été admirablement préparées
au Musée des Jordils. Je suis heureux de pouvoir remercier ici M. Autran des
soins qu'il a donnés à mes plantes.
BULL. HERB. BOISS., janvier 189%. 1
2 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
Chamonix récoltés par M. Venance Payot, et 5 des départements de la
Côte-d'Or et de Saône-et-Loire que je dois à la générosité de mon excel-
lent ami M. Ch. Ozanon, botaniste bien connu par ses recherches rhodo-
logiques.
L’Herbier de Roses comprend actuellement 384 numéros !.
Val de Bagnes (Valais).
(27-31 juillet.)
Parti de Bruxelles le 25 juillet dans la soirée, j’arrivai le lendemain à
Martigny. A la gare de Lausanne, j’eus le plaisir de rencontrer un membre
de la Société Murithienne, M. Prévost, de Chambésy, amateur passionné
de plantes alpines, qu'il cultive avec le plus grand succès.
Lundi, 27 juillet, vers 11 heures, avait lieu à la gare de Martigny la
réunion générale des membres de la Société Murithienne. Présenté par
MM. Prévost et Favrat, je fis immédiatement la connaissance des membres
qui ne m’etaient pas personnellement connus, parmi lesquels je eiterai
MM. Wolf, Tripet, Chodat, H. Jaccard, Bader, Castella, Duflon, Goll, etc.
J'y revis M. le professeur Müller, de Genève, que je connaissais déjà.
L'accueil qui me fut fait par ces botanistes m'a laissé les souvenirs les
plus agréables et m’a donné le vif désir de me joindre encore à eux dans
de futures excursions.
Les nouveaux arrivés déjeunent rapidement et bientôt tout le monde
est en voiture. Trois ou quatre chars, attelés de ces excellents chevaux
de montagne, nous ont, au bout de deux heures, transportés à Chable.
De Chable, une partie de la caravanne gagne Fionnay pédestrement,
tandis qu'une autre partie continue à se servir des voitures pour aller
jusqu'à Lourlier
De Lourtier à Fionnay, le chemin n’est plus guère praticable que pour
les piétons ou les cavaliers. C’est seulement à partir de Lourtier qu’il m'a
été possible d’herboriser un peu, mais comme il fallait presser le pas pour
arriver avant la nuit, je n’eus pas le loisir de quitter le voisinage immé-
1 En 1889, j'ai distribué à quelques-uns de mes correspondants, sous les nos
162 à 171, un certain nombre de spécimens de Roses récoltées en 1889. Ces nos
n'ont point été donnés dans l’Herbier de Roses ; ils ne répondent done pas aux
mêmes n0s publiés en 1890 dans la suite de la collection.
(3) F. CRÉPIN. EXCURSIONS RHODOLOGIQUES DANS LES ALPES. 3
diat du sentier et mes observations se bornèrent à peu près au seul Rosa
corüfolia Fries (285) ', espèce assez répandue au-dessus de Lourtier.
Fionnay (1597 m.) est devenu une station alpine, où l’un des membres
de la Société Murithienne, M. H.-P. Besse, avocat, à Sembrancher, a fait
récemment construire un hôtel. On ne nous y attendait pas en aussi
grand nombre. Pendant une heure, il y a un peu de désarroi et les
servantes ne savent plus auquel entendre pour distribuer les lits. Après
bien des pourparlers, nous arrivons, M. le professeur Tripet, de Neuchâtel,
et moi, à nous faufiler dans un réduit sous toit, où, avec notre expérience
de vieux alpinistes, et faisant œuvre de Robinson Crusoë, nous parvenons
à nous installer plus ou moins bien, ou, disons mieux, pour étre vrai,
plus mal que bien. Mais ce sont là de minces inconvénients de montagnes
qui prêtent à de joyeuses plaisanteries et qui assaisonnent les souvenirs.
Un bon souper, enjolivé, au dessert, de toasts, de discours et de chants
patriotiques entremeles de bans énergiques, met tout le monde en belle
humeur. J'avais maintes fois lu, dans le Bulletin de la Société, que
la plus franche gaieté avait régné aux réunions annuelles. J'ai bien
reconnu que tel était le cas. Les Valaisans, avec leurs amis des cantons
de Vaud, de Genève, de Fribourg et de Neuchâtel, sont de joyeux compa-
gnons, causeurs pleins de verve et d’entrain et de plus patriotes jusqu’à
la moelle des os. Quand ils parlent de la Patrie, c’est avec un feu sans
pareil. M. le Dr Beck, de Monthey, s'entend à merveille pour faire vibrer
la corde du patriotisme. C’est avec un véritable plaisir et même avec
émotion que nous l’avons entendu rappeler la mémoire des Valaisans qui
ont illustré leur pays.
Il est bien tard quand on se décide à aller se coucher. Les Murithiens
sont si contents de se retrouver réunis qu'ils ont grand’peine à quitter
la table. Le président de la Société, M. le professeur Wolf, n’est pas le
premier à disparaître; il est si heureux de se sentir entouré de confrères,
qu'il prolongerait volontiers la séance jusqu’au lever du soleil.
Le lendemain, la matinée fut consacrée à la séance générale prévue par
les statuts, dans laquelle furent tout d’abord discutées toutes les questions
administratives à l’ordre du jour. Après le règlement de celles-ci, ce fut
le tour des lectures et des communications scientifiques. En ma qualité
de membre honoraire, je présentai une petite notice sur les Roses valai-
sannes ?.
1 Les numéros entre parenthèses sont ceux de mon Herbier de Roses.
? Cette notice a paru dans le Bulletin de la Murithienne, fase. XIX et XX
(1892), pp. 10-15.
le BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
Après le déjeuner, les membres de la Société prennent des disposi-
tions pour faire diverses excursions dans la montagne. Je conviens avec
M. Favrat que nous quitterons Fionnay pour redescendre à Sembrancher,
afin de recueillir des Roses, car à l’allitude où nous sommes, le genre
Rosa a disparu complètement.
Mercredi, 29 juillet, après avoir confié nos presses et nos bagages à un
porteur, nous partons vers 9 heures du matin pour redescendre la vallée.
Entre Fionnay et Lourtier, nous observons d’assez nombreux buissons
appartenant aux Rosa canina L., R. corüfolia Fries (299), R. glauca Vill.
et R. pomifera Herrm. Cette petite région, qui a déjà été explorée par
divers botanistes au point de vue des Roses, ne manque pas d'intérêt et
mérite de voir les variations de ses espèces étudiées avec soin. J’y ai
observé un buisson non fleuri qui pourrait bien appartenir au R. montana
Chaix.
Transportes de Lourtier à Sembrancher en voiture, nous n'avons pu
consigner d'observations sur les Roses existant entre ces deux localités.
Sembrancher est un nom bien connu des rhodologues par les récoltes
du chanoine De la Soie et de plusieurs autres botanistes suisses.
Quelques variétés remarquables de types linnéens découvertes par De la
Soie ont été élevées au rang d'espèces.
Dans l’après-diner, je fis avee M. Favrat une petite excursion au-dessus
de Sembrancher, où nous avons rencontré diverses variations de R.
glauca Nil. (nos 250 et 267), de R. corüfolia Fries (282), les R. rubiginosa
L. et R. montana Chaix et deux buissons d’une variation du À. canına
appartenant au groupe artificiel du R. Deseglisei Bor. (314).
Une grande partie de la journée du lendemain fut consacrée à explorer
les hauteurs en face du village sur la rive droite de la Dranse. On observe
sur ces côtes les R. rubiginosa L., R. graveolens Gren., R. sepium Thuill.,
R. corüfolia Fries (300). Une découverte interessant la flore de la Suisse
y est faite dans le R. obiusifolia Desv. (310). Nous vimes tout d’abord un
premier buisson qui me laissa quelques doutes, mais un deuxième et très
gros buisson dissipait toute incertitude. Celui-ci présentait tout à fait
l’aspect du À. tomentella Lem. bien typique : on sait que le R. obtusifolia,
qui n’est pour moi qu'une variété du premier à dents simples, se présente
habituellement avec le cachet général de l’espèce de Leman. Ce grand
buisson fut attaqué par nos sécateurs et laissa, dans nos cartables, un
nombre considérable de spécimens.
Jusqu'à présent, le R. obtusifolia n'avait pas encore été constaté en
Suisse avec certitude, quoiqu'il fût représenté dans les herbiers par des
(5) F. CRÉPIN. EXCURSIONS RHODOLOGIQUES DANS LES ALPES. 5
spécimens, mais ces spécimens n’avaient pas été rapportés à l’espece.
Dans sa Monographie des Roses de la Suisse, pp. 186 et 187, M. Christ
décrit et cite le R. obtusifolia, mais ce que cet auteur à eu en vue n’est
pas le vrai À. obtusifolia. Ce dernier avait déjà été recueilli en 1873 au
Mont-Clou et à la Batiaz à Martigny par M. Favrat et dénommé AR. dume-
torum Thuill. f. brevissima par M. Christ. (Conf. Flora, 1874). M. Favrat
l'avait plus tard retrouvé le long du chemin de St-Maurice à Lavey, aux
Follaterres, à Bramois, à Vex et à Varen. M. Bouvier l'avait observé, en
1870, dans le val d’Anniviers, où moi-même je l'ai retrouvé en dessous
de Painsec et le long de la route de Sierre à Vissoye. Cette espèce m'a
paru assez répandue dans les haies des vignes en face de Sion, à la des-
cente par l’ancien chemin de Vex. J’ajouterai que je l’ai récoltée dans le
val d’Herens entre Villetta et Prajean, où elle se trouvait dans le voisinage
du À. tomentella. J'ai tout lieu de penser que cette espèce est disséminée
ca et là dans le Bas-Valais, sur les hauteurs de la vallée du Rhône et
qu'elle remonte plus ou moins les diverses vallées latérales. Ses caractères
distinctifs étant peu marqués, il n’est pas toujours aisé de la reconnaître
sur échantillons d’herbier. Ce qui peut le mieux aider à la distinguer,
c'est sa ressemblance avec le À. tomentella, dont elle partage en somme
tous les caractères à part celui de la dentelure des folioles qui est simple.
Il est extrêmement rare de voir le R. obtusifolia se présenter avec des
pédiceiles un peu glanduleux. L’Herbier de Roses renferme deux
numéros (463 et 46%) de l'Isère, très voisins du À. obtusifolia.
Le R. obtusifolia est dans le cas de toutes les espèces subordonnees,
R. Pouzini Tratt., R. glauca Vill., R. montana Chaix, etc., c'est-à-dire que
sa délimitation est très difficile à cause de l'existence de formes qui
semblent et qui sont probablement des liens le reliant encore au
R. canina. Ce n’est qu’en écartant ces formes obscures ou incertaines
que l’on parvient à lui trouver des limites plus ou moins nettes. Entre
les espèces linnéennes ou types de premier ordre, ces liens de transition
ont disparu, de facon que leur délimitation spécifique est maintenant
bien arrêtée. Cela ne veut toutefois pas dire que la dénomination de ces
types puissent toujours se faire, surtout sur échantillons d’herbier, avec
certitude. il en est de la détermination des espèces végétales ou animales,
comme de toute détermination spécifique étrangère à l’histoire naturelle;
il faut, pour arriver à la définition exacte d’un objet quelconque, posséder
une expérience suffisante, une somme de connaissances indispensables,
sans quoi l’on risque fort de prendre, pour des caractères essentiels, de
simples apparences, des choses tout à fait trompeuses. C’est celte expé-
6 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
rience qui doit toujours guider l’observateur dans l'appréciation des faits
soumis à son examen. Trop souvent, les débutants, attachant trop d’im-
portance aux textes des livres, ou s’imaginant que le livre peut tenir lieu
d'expérience. en arrivent fréquemment à faire des identifications, des
assimilations tout à fait erronées. Si le livre pouvait suffire pour juger
les choses, il serait, en vérité, bien facile de devenir savant. Pour l'étude
du genre Rosa et surtout pour son étude en herbier, les clefs dichotomiques
les plus soigneusement dressées, les descriptions les plus exactes sont
insuffisantes pour arriver à la détermination exacte du plus grand
nombre de formes connues; l’aide d'échantillons authentiques est indis-
pensable dans la grande majorité des cas. Ce sont là des considérations
que j'ai maintes fois exposées aux amateurs de rhodologie avec lesquels
je suis en rapports, et je crois bon de les reproduire ici une nouvelle fois.
Redescendus dans la vallée, vers le premier pont sur la Dranse, entre
Sembrancher et Bovernier, nous avons rencontré le long du ruisseau de
nombreuses variations du R. graveolens Gren. (319), parmi lesquelles il
s’en trouvait à tiges plus ou moins hétéracanthes.
Le 31 juillet, je fis seul une petite excursion entre Sembrancher et
Orsières, où j'espérais trouver à profusion de nombreuses variétés de
Roses. Je me rappelais mes belles récoltes faites autour d’Orsieres en
1887. Mon espoir fut décu. Au-dessus du village de La Donay, il existe
bien des buissons en abondance, mais ceux-ci appartiennent à très peu
d'espèces : R. canina, R. rubiginosa, R. corüfolia (284), R. sepium (321)
et R. graveolens. Le R. sepium y était représenté par de gros buissons
encore couverts de fleurs blanches, alors que tous les pieds du À. graveo-
lens étaient complètement défleuris. C’etait la première fois que je cons-
tatais que ce dernier était plus précoce que le R. sepium (— R. agrestis
Savi). Cette précocité n’est probablement pas locale, car M. l’abbé Coste
consignait cette remarque sur une étiquette de R. graveolens recueilli le
2 septembre 1892 : «Ce Rosa est abondant sur les coteaux de Creissels
(flanc septentrional du Larzac. — Aveyron) et mürit ses réceptacles long-
temps avant les À. comosa Rip. et R. agrestis Savi, en société desquels il
croit. » Cette précocité, du moins pour la maturation, avait déjà été
signalée par M. Christ, qui considère le R. graveolens comme une espèce
de montagne à ranger, au point de vue de certaines particularités,
dans le groupe montagnard des R. glauca, R. corüfolia et R. abietina.
On peut se rappeler que j'avais contesté le caractère montagnard du
R. graveolens invoqué par M. Christ, mais, aujourd’hui, je dois reconnaître
que ce botaniste était bien dans le vrai.
(7) F. CRÉPIN. EXCURSIONS RHODOLOGIQUES DANS LES ALPES. 71
De retour à midi à Sembrancher, je conviens avec M. Favrat que nous
abandonnerons notre projet d’aller visiter le Mont-Clou et que nous descen-
drons à Martigny ce jour même. Le Mont-Clou m’interessait beaucoup par sa
richesse en Roses, mais mon vieux compagnon était fatigué et, d'autre
part, des amis devaient m’attendre à Zermatt le lendemain ou le surlen-
demain.
En somme, je n’ai eu que le temps de donner un simple coup d'œil
sur les environs de Sembrancher, qui présentent bien d’autres formes
de Rosa. Mais, pour trouver celles-ci, il faudrait séjourner une hui-
taine de jours dans ces localités si bien explorées par le chanoine De
la Soie.
Arrivés à Martigny vers quatre heures, je fais mes adieux à mon excel-
lent compagnon !, qui prend le train de Brigue pour aller à l’hospice
du Simplon, et je vais préparer mes récoltes pour les envoyer à
Chambésy.
Il
Zermatt et ses environs.
(1-3 août.)
Aujourd'hui, avec le nouveau chemin de fer, il faut à peine deux
heures pour aller de Viège à Zermatt.
Au delà de Stalden, je remarque avec plaisir, le long de la voie ferrée,
que les rosiers sont encore en fleurs. La floraison assez tardive, cette
année, m'a ainsi permis de découvrir, même à une assez longue distance,
les points de la vallée habités par des colonies de Rosa.
Le jour de mon arrivée à Zermatt, j'ai encore pu faire une toute petite
ı J'étais loin de soupconner à ce moment que je serrais la main à mon vieux
confrère pour la dernière fois. Nous nous étions bien promis de nous revoir
l'année suivante pour explorer ensemble les environs de Morcles, qu’il connais-
sait à fond et qui sont si riches sous le rapport rhodologique. Après les dernières
courses de l'automne, sa santé devint chancelante ; il dut même résigner ses
fonctions de professeur et se borner à celles de conservateur au Musée. Au mois
de janvier 1892, il m'avait adressé son immense collection de Rosa pour la revi-
ser et la mettre en ordre. Cette collection, du plus haut intérêt pour la flore
suisse, est devenue la propriété du Musée de Lausanne. Favrat l'avait cédée à cet
établissement quelques mois avant sa mort, survenue le 27 janvier 1893.
8 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (8)
reconnaissance dans le voisinage immédiat, où j'ai trouvé en plein épa-
nouissement les R. pomifera, R. cinnamomea, R. glauca et R. corüfolia.
Le lendemain, dès huit heures, je me suis dirigé vers les pâturages
montueux et boisés de Zum-See, qui sont à une altitude de 1700 mètres.
Là, je suis tombé au milieu de riches colonies de R. alpina L. (227, 298,
229 et 230) en fleurs, parmi lesquelles on remarquait de multiples varia-
tions. il était très facile d’y trier, au milieu de ces centaines de buis-
sons, plusieurs des variétés que les faiseurs d’espèces ont démembrées
du type linnéen pour en créer de prétendus types spécifiques. Ces varié-
tés bien choisies et écartées des formes de transition peuvent donner,
surtout en herbier, l'impression d'espèces distinctes les unes des autres,
mais, examinées sur le terrain, on ne peut conserver aucun doute sur
leur commune identité spécifique. Toutes sont bien des variations du
R. alpina différant entre elles par certaines particularités plus ou moins
individuelles, particularités dont on retrouve les analogues chez les indi-
vidus d’un grand nombre d'espèces appartenant à d’autres genres, mais
dont on ne s’est point servi pour inventer des espèces. Du reste, aujour-
d’hui, la grande majorité des rhodologues a renoncé à distinguer spécifi-
quement les R. intercalaris Déségl., R. adjecta Déségl. R. monspeliaca
Gouan, R. pendulina Ait., R. lagenaria Vill., R. pyrenaica Gouan, qui ne
sont bien que de simples variations du R. alpina et non pas même des
variétés. Les auteurs de ces prétendues espèces ont bien attribué à cha-
cune de celles-ci une serie de caractères distinctifs, mais il est à remar-
quer que ces caractères se rencontrent très rarement réunis sur le même
individu. C’est que, d’un buisson à l’autre, les différences se combinent
de facon à rendre toute délimitation nette impossible ; les combinaisons
sont telles qu'on pourrait multiplier les soi-disantes espèces d’une facon
extraordinaire. Cette multiplication n’est au fond qu’un jeu de combinai-
sons. Peut-être, parmi les très nombreuses formes du À. alpina, parvien-
dra-t-on à découvrir quelques variétés dignes de recevoir un nom, mais
actuellement il n’est guère possible pour elles que d’un classement arti-
ficiel établi soit sur la forme de certains organes, soit sur le revêtement
de ceux-ci. Si, pour le R.alpina comme pour le R. pimpinellifolia, qui sont
deux espèces croissant en colonies, on tombe aujourd'hui généralement
d'accord sur l’inanité de ses demembrements spécifiques, c’est qu'on
peut, sur un espace restreint, Comparer entre eux de nombreux pieds et
qu'on est ainsi plutôt frappé des ressemblances que des différences.
Mais alors, qu’on n’accorde aucune valeur à certaines différences présen-
tees par les individus de ces deux types, on est enclin, d'autre part, à
(9) F. CRÉPIN. EXCURSIONS RHODOLOGIQUES DANS LES ALPES. $)
accorder une certaine valeur aux mêmes différences offertes par les varia-
tions d’autres types croissant en buissons isolés. Ces circonstances pro-
voquent ici des distinctions spécifiques et la des réunions. Si les faiseurs
d'espèces avaient pu, à l’origine de leurs recherches, trouver réunies en
nombreux pieds toutes les variations qu'ils ont successivement décorées
de noms spécifiques, je doute fort qu'ils eussent eu l'idée d’en faire
des espèces distinctes. Mais les distinctions se sont faites par étapes,
et, une fois engagés dans la voie des démembrements, les faiseurs d’es-
pèces, sous l'empire d’une sorte d’aveuglement, n'ont plus vu que les
differences; ils ont même perdu le sentiment des ressemblances et des
affinités. Leur aveuglement a même été tel qu'ils ont parfois rapproché
étroitement des variations appartenant à des espèces très distinctes, ou
éloigné les unes des autres des variations d’un même type spécifique. Ce
qui a, du reste, beaucoup aidé au démembrement chaotique des espèces,
c’est la méconnaissance des véritables caractères spécifiques. La plupart
des spécialistes ont voulu surtout trouver ces caractères dans des poils et
des glandes, comme l'avait du reste fait Linné, ou dans des modifications
tout à fait secondaires. Méconnaissant les caractères essentiels, ils
devaient nécessairement se perdre dans les minuties et faire ainsi fausse
route.
Aux environs de Zum-See, se trouve une habitation de R. cinna-
momea L. (223), où l'espèce est assez abondante et tout à fait spontanée.
Dans tout le voisinage, je n'ai trouvé aucun représentant de la section
Caninæ, ce qui s'explique assez par l'altitude élevée de cette localité.
Revenant sur mes pas et retraversant le ruisseau du Zmutt, je me suis
dirigé vers le hameau de Zmutt. On retrouve là le R. cinnamomea L. (224),
qui est abondant, ainsi que le À. alpina L. Chez ce dernier, j'ai remarqué
des buissons où les sépales, appliqués contre les pétales pendant l’an-
thèse, se réfléchissaient ensuite, pour se redresser tantôt assez vite, tan-
tôt assez lentement à fur et à mesure que le réceptacle grossissait. C’est
là un cas de réflexion accidentelle que j'avais déjà observé et qui
pourrait tromper sur l’allure normale des sépales de cette espèce, qui se
redressent immédiatement après la chute des pétales.
Vers Zmutt, les Caninæ semblent être très rares : je n’y ai rencontré
qu'un buisson de R. glauca et un buisson de R. corüfolia. I faut descen-
dre à un niveau plus bas, vers Zermatt, pour trouver ces deux dernières
espèces plus ou moins répandues. C’est également à ce même niveau
qu'on observe le R. pomifera Herrm., qui n’est pas rare. Ce dernier
existe par places en compagnie des R. cinnamomea et R. corüfolia.
10 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
J'étais curieux de voir, dans ces derniers lieux, vers Herbrigen, si je ne
rencontrerais pas d’hybrides formés entre ces trois espèces, mais mes
recherches furent tout à fait vaines. Du reste, les hybrides de R. cinna-
momea et R. pomifera et de R. cinnamomea et R. corüfolia signalés aux
environs de Zermatt. de Tæsch et de Randa, à en juger par les spécimens
que j'en possède, ne sont probablement que de simples variations de ces
trois espèces et nullement de vrais produits hybrides. Ce qui semble
avoir trompé les botanistes qui les ont distribués, c’est, d’une part, la
présence de sépales entiers dans le À. pomifera et, d'autre part, des
aiguillons plus ou moins irrégulièrement géminés sur les ramuscules du
R. corüfolia. Il est à remarquer que des R. pomifera Herrm. et R. mol-
lis Sm. purs de toute bätardise, de même que certaines variations de
R. tomentosa Sm., peuvent se présenter avec des sépales tous parfaite-
ment entiers. Quant à la disposition géminée des aiguillons. elle peut se
manifester dans divers types spécifiques de la section Caninæ. Le
R. Benitzii Christ ' qu'on avait également pris pour un À. pomi-
fera cinnamomea, n’est rien autre, selon moi, qu'un pur À. pomifera.
J'estime que les À. cinnamomea X pomifera et R. cinnamomea X corüfo-
lia doivent être, au moins provisoirement, rayés de nos cadres rhodolo-
giques.
La journée du lundi 4 août fut consacrée à une excursion à Tæsch.
J'étais impatient d'explorer cette localité qui passe pour être très riche
en Roses.
A droite de la route, dans le bas du Taugwald, je rencontrai une colo-
nie de À. pomifera (336) de petite taille {environ un demi mètre) et à
folioles relativement petites. Comparée aux variations du À. pomifera à
grandes folioles, cette forme semble étre une tout à fait autre espèce, et
cependant ce sont toujours les mêmes caractères spécifiques. Le nanisme
a réduit, chez elle, les proportions de tous les organes. Les aiguillons sont
tous sétacés et, par places, ceux-ci plus nombreux, rendent les axes séti-
geres. Les descriptions qui sont données du R. pomifera w'attribuent
jamais à ce type d’axes sétigères, parce que les auteurs ont toujours eu
en vue la variété plus ou moins classique. MM. Sommier et Levier ont
rapporté, de leur voyage au Caucase, des variations naines du À. pomifera
1 Le R. pomifera forma anoplantha de l'Einfischthal, près St-Luc, que
M. Christ a fini par considérer comme un R. pomifera X cinnamomea, est une
simple variation du R. pomifera. Du reste, le R. cinnamomea n'existe pas dans
le val d’Anniviers.
(11) F. CRÉPIN. EXCURSIONS RHODOLOGIQUES DANS LES ALPES. 11
dont les axes sont parfois densément sétigères. Cette armature donne à
ces variations un cachet qui, à première vue, peut faire douter de leur
identité spécifique. Le nanisme, répétons-le, entraîne généralement avec
lui des modifications qui peuvent complètement dérouter tout botaniste
non rompu au métier. Les variations microphylles du R. pomifera ne
sont pas rares dans les Alpes; on leur donne presque toujours le nom de
R. mollis Sm.
Entre des prairies et des champs cultivés, j’ai observé une colonie de
R. cinnamomea L. (225) et sur les hauteurs, à droite de la route, des
buissons de R. corüfolia Fries (301) et de R. pomifera Herrm.
Avant d’atleindre le hameau de Zermättze, je trouvai dans des pâturages
montueux surmontés de boisements rocailleux, dominés à leur tour par
des rochers, une admirable station de Roses. J’y passai plusieurs heures à
faire des observations, à prendre des notes et à remplir mon cartable de
centaines de spécimens. Les Roses suivantes s’y rencontrent : R. cinna-
momea L. (226), R. alpina L. (231), R. pomifera Herrm. (330 et 537), R.
glauca Nil. (254 et 261), R. corüfolia Fries (298), R. rubrifolia Nil. (306)
et R. salævensis Rap. (234, 235 et 236).
Le R. cinnamomea y existe en extrême abondance, mélé au R. alpina.
J’esperais que ce mélange aurait favorisé la production de croisements
hybrides entre ces deux espèces, mais je ne découvris aucune forme
pouvant être soupconnée de bâtardise. Sur ces pentes fortement ensoleil-
lées, les pieds de R. alpina sont, par place, de petite taille et assez souvent
à tige abondamment sétigère jusqu'à la moitié ou aux deux tiers de leur
hauteur. Il n’est pas rare de voir les aiguillons ou acicules envahir la base
des ramuscules florifères. Cette armature donne à ces R. alpina un cachet
qui pourrait les faire suspecter d’avoir eu quelques rapports avec le R.
pimpinellifolia, si on ne savait que dans toute la grande vallée de Zermatt
à Viège et même dans toute cette région des Alpes pennines il n'existe
pas trace de ce dernier type. Ici encore, c’est surtout au nanisme qu'il
faut attribuer le facies particulier de cette variation du R. alpina, nanisme
qui agit plus puissamment encore sur le R. alpina dans certaines monta-
gnes, par exemple au Monte Maggiore, en Istrie, et dans les Alpes dinari-
ques en Dalmatie. Là, l’espece se présente sous forme de très petits arbris-
seaux Complètement sétigères, et à feuilles très réduites et souvent glan-
duleuses. Ces variations, qu’on serait assez tenté de prendre pour des R.
pimpinellifolia X alpina, ont recu divers noms spécifiques, dont le plus
connu est celui de R. gentilis Sternb.
Ce qui m'a le plus intéressé dans cette localité, c'est le R. salævensis.
12 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (42)
Cet hybride était représenté, sur un espace assez restreint, par 20 ou 30
magnifiques buissons, d’une extrême vigueur et dépassant de beaucoup
en hauteur les buissons des autres espèces au milieu desquels ils se trou-
vaient placés. C’est un cas assez fréquent de voir cette plus grande vigueur
des hybrides de Rosa, dont la taille dépasse celle de leurs ascendants.
L’observateur fera bien de tenir compte de ce fait quand il s’agit de porter
un jugement sur une forme soupconnée de bâtardise.
Dans cette riche station rhodologique, je n'ai remarqué aucun véritable
R. canina, nile À. {omentosa Sm, ni enfin aucune Rubigineuse.
ii
Yal d'Anniviers.
(4-7 août.)
Il était entré dans mes projets de séjourner une huitaine de jours à
Zermatt, pour étudier la fiorule rhodologique de toute la vallée jusqu'à
Stalden et même pour remonter la vallée de Saas, mais les amis qui
étaient venus me rejoindre, venant d'Italie, ont tellement insisté que je
me suis résigné à quitter Zermatt pour accompagner l’un de mes frères.
Il fut convenu avec celui-ci que nous visiterions successivement le val
d’Anniviers, celui d’Herens et que nous irions à Chamonix par Champery
et Sixt.
A Sierre, nons primes une voiture pour nous conduire à Vissoye.
Comme je fis une partie du trajet à pied, j'ai pu noter et recueillir quel-
ques Roses le long de la route. A la premiere montée en face de Sierre,
j'ai observé un buisson de R. pomifera Herrm, quatre buissons du À.
graveolens Gren., trois buissons isolés du R. montana Chaix et le R. rubi-
ginosa L. Non loin du « restaurant des Alpes, » j'ai vu un buisson de
R. obtusifolia Desv. Plus avant, vers Barmes, j'ai recueilli des spécimens
d'un Rosa qui semble être une variation du À. obtusifolia (313) ou du
moins qui se rapproche beaucoup de cette espèce, ainsi que des échan-
tillons d’un buisson de R. Chavini Rap. (304). De distance en distance
jusqu’au voisinage de Vissoye, on remarque des pieds isolés de R. mon-
tana Chaix.
La journée du 5 août fut très mauvaise ; la pluie ne cessa de tomber
depuis le matin jusqu’au soir. Dans la matinée, abrité bien incomplète-
(13) F. CRÉPIN. EXCURSIONS RHODOLOGIQUES DANS LES ALPES. 13
ment sous mon parapluie, je redescendis la vallée vers Fangs et je fis un
enorme fagot de branches de Rosiers que je rapportai tout ruisselant
d’eau. Celui-ci se composait de R. corüfolia Fries (274), R. glauca Vill.
258), R. rubiginosa L., à fieurs blanches (316) et AR. montana Chaix
(303). Dans cette petite course, je notai les R. rubiginosa L. (à fleurs
roses), R. graveolens Gren. et diverses formes du R. canina L. Par la
presence de ces trois dernieres especes, on peut reconnaitre que Vissoye
(1220 m.) est a une moindre altitude que Zermatt (1620 m.)
Apres le diner, nous voulümes, malgré la pluie qui continuait à tomber,
monter jusqu'à St-Luc, mais nous fûmes obligés de battre en retraite,
après nous être abrités pendant une demi-heure dans une étable de la
montagne.
Le lendemain, le temps s'était un peu remis au beau. La matinée fut
consacrée à une excursion à Painsec, au cours de laquelle j'ai recueilli ou
observé les espèces suivantes: R. pomifera Herrm. (329), R. glauca Vill.
(diverses variations), R. corüfolia Fries (273) sous diverses formes, R.
alpina L., R. Chavini Rap., R. obtusifolia Desv., R. graveolens Gren., et
R. tomentella Lem. (312).
Pendant l’après-diner, nous allämes vers St-Jean. J’observai ou
récoltai les espèces suivantes : R. alpina L., R. corüfolia Fries (285 et
286) sous diverses variations, À. pomifera Herrm. (331, 332 et 338) et
un Rosa (242, 243 et 24%) que je considère comme un hybride provenant
probablement du croisement de R. alpina avec le R. corüfolia, mais
présentant plus de ressemblance avec le second ascendant qu'avec le
premier. Cette forme constituait une colonie de buissons formant haie.
Le R. pomifera représenté par le n° 338 de mon Herbier de Roses avait
formé une épaisse colonie composée d’un grand nombre de buissons
pressés les uns contre les autres.
Dans cette petite excursion, j'avais pu remarquer combien les prairies
et les pâturages situés entre le hameau de Mayeux et Saint-Jean étaient
riches en Roses ; aussi je me promis bien d’y revenir le lendemain.
Le jour suivant, j’explorai avec le plus grand soin la partie supérieure
de ces pâturages et la lisière des bois.
Près de Mayeux, j’observai un très grand buisson d’une forme appar-
tenant au groupe du À. salævensis Rap. (245) à aiguillons très rares et à
ramuscules fiorifères inermes.
Dans les prairies, je rencontrai cinq ou six buissons d’une curieuse
variation du R. corüfolia Fries (293), à pédicelles remarquablement
allongés, puis cä et là des variations de R. glauca Vill. (259). Bientôt, je
14 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (1%)
tombai sur deux colonies de R. alpina X corüfolia (237 et 238) dont les
caractères ne laissent aucun doute sur son origine. Par la dessiccation, les
réceptacles se sont fortement déprimés à cause de l’atrophie de la plu-
part des akenes. Non loin de là, je vis deux gros et vigoureux buissons
accompagnés de buissons plus petits d’une forme qui semble appartenir
au groupe du R. salævensis (240 et 241).
A me voir citer ces divers numéros d’hybrides, on pourrait s’imaginer
que les formes bâtardes pullulent dans cette localité. Il n’en est rien ; les
quelques buissons d’hybrides sont comme noyés au milieu de la foule des
buissons des À. corüfolia, R. glauca et R. alpina croissant entre Mayeux
et St-Jean. Il est toutefois à remarquer que la région est assez favorisée
au point de vue des hybrides.
Parmi les centaines de buissons du R. corüfolia, qui est la sous sa
forme à dents simples, à pédicelles et sépales lisses, j’ai remarqué que la
variation que j’appellerai virescente (29%) à pubescence assez maigre est
de beaucoup la plus commune.
Le R. glauca est relativement rare.
Malgré la très grande abondance des buissons, le nombre des espèces
est fort restreint entre Mayeux et St-Jean. J’y ai seulement rencontré les
R. alpina, R. corüfolia, R. glauca, R. pomifera. Je n’y ai pas vu de trace
de R. rubrifolia Vill., ni de Rubigineuses, ni du vrai R.canina. Ce dernier
devient de plus en plus rare, au fur et à mesure que l'altitude augmente;
je l’ai cependant vu entre Mission et Vissoye.
J'étais de retour à Vissoye à une heure, chargé d’une provision énorme
de spécimens. La préparation de ceux-ci m’occupa une partie de l’apres-
midi.
Vers la soirée, je fis une courte excursion sur les hauteurs boisées
dominant le village, d’où je rapportai deux formes appartenant au A.
glauca Nil. (270 et 271).
Avant de terminer ce que j'avais à dire des Roses du val d’Anniviers,
j'ai quelques réflexions à consigner sur le R. francofurtana Münch. (R.
turbinata Ait.). Cette Rose, qui est extrêmement rustique, remplace, dans
les jardins de la vallée d’Anniviers, le R. centifolia L. avec lequel elle
ressemble un peu par ses traits généraux. Son odeur rappelle assez celle
de la Rose de Provins (R. gallica L.). Il n’est pas sans intérêt de recher-
cher quelle peut être l’origine de cette Rose et quelle en est la nature. Il
est connu que c’est Münchhausen, en 1770, dans un petit traité intitulé
Der Hausvater, qui lui imposa le premier un nom spécifique régulier,
celui de francofurtana. Ce nom rappelait le nom vulgaire porté par la
(15) F. CRÉPIN. EXCURSIONS RHODOLOGIQUES DANS LES ALPES. 15
plante dans les jardins : rosier à gros cul de Francfort. Vingt ans après,
Borkhausen, dans son Versuch einer forstbotanischen Beschreibung, etc.
proposait le même nom de francofurtana, ignorant que Münchhausen
avait déjà baptisé l'espèce, car il dit: « Der Name Frankfurter Rose ist in
unserer Gegend der gewöhliche Trivialname für diese Rose, ich habe
ihn daher beibehalten wollen. Synonimen weiss ich nicht mit Gewissheit
anzugeben.» En 1806, Gmelin, dans le tome II de sa Flora badensis
alsatica, avait cru que le premier inventeur du nom de francofurtana
était Borkhausen et avait attribué la paternité de l’espece à cet auteur !.
En 1811, Aiton, ignorant peut-être les travaux de Münchhausen et de
Borkhausen, inventait un nouveau nom, celui de turbinata, nom sous
lequel l'espèce est plus généralement connue que sous celui de franco-
furtana. L'auteur anglais indique que la Rose de Francfort était déjà
cultivée en 1629 et pour avancer ce fait il se base sur l'ouvrage de
Parkinson (Parad. "1%, n. 11), que je n'ai pu consulter jusqu'ici. Ray,
dans son Historia plantarum, t. I, (1688) décrit un R. francofurtensis
Park. En 1700, Tournefort, dans ses Institutiones rei herbariæ, 639,
semble bien décrire l’espece en question par ses termes : « Rosa inapertis
floribus, alabastro crassiore, Francofurtensis quibusdam. » Je suis assez
porté à croire que l'introduction de la Rose de Francfort dans nos jardins
remonte à une époque assez reculée, avant même le XVIIe siècle, mais
il est extrêmement difficile de s'assurer de la chose, à cause des des-
eriptions vagues et des mauvaises figures des anciens auteurs et aussi à
cause de la ressemblance générale de cette Rose avec plusieurs très
anciennes variétés issues du À. gallica L.
Maintenant, d'où provient originairement le R. francofurtana ? Comme
je suis à peu près convaincu de sa nature hybride, je pense qu'il n’y a
pas à rechercher sa patrie, pas plus que celle du À. damascena Mill. Soil
en Europe, soit en Orient, un croisement accidentel se sera fortuitement
produit entre le R. gallica L. et une autre espèce ; le produit hybride
justement apprécié aura été répandu au moyen de rejets enracinés ou de
la greffe. Remarquons que la plante étant à peu près toujours stérile, n’a
guère pu se propager que par ces deux moyens. La nature tracante de la
Souche permet de multiplier cette Rose avec la plus grande facilité et
ı K. Koch, dans sa Dendrologie, I, pp. 256 et 257, attribue également la
paternité du R. francofurtana à Borkhausen, disant n'avoir pas trouvé cette
espèce citée dans le Hausvater de Münchhausen ; or cette espèce est bien énu-
mérée dans cet ouvrage p. 288, n° 24, entre les R. gallica et R. pendulina.
16 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (16)
c'est cette particularité qui explique son état plus ou moins naturalisé aux
abords des cultures et des habitations. Sa stérilité habituelle est due à la
multiplication des pétales qui la rend pleine ; toutefois, elle peut se pré-
senter à corolle parfaitement simple.
L'espèce est largement répandue en Europe, surtout dans les jardins
de la campagne, parfois dans les parcs et dans certaines collections d’ama-
teurs. On la trouve ca et la plus ou moins naturalisée ou du moins
subspontanée.
En Orient, elle est cultivée ou subspontanée sur bien des points. J’en
possède des spécimens d’Amasia (Anatolie), de l'Arménie, du alas,
de Beyrouth et j'en ai vu des spécimens du Mont Sinaï.
En 1886, dans le cinquième fascicule de mes Primitiæ, j'ai exposé
mes idées sur la nature du À. francofurtana. Je ne trouve rien de neuf
à ajouter. Je tiens toujours que l’un des ascendants est le R. gallica ;
quant au second ascendant, je continue à rester dans le doute. Peut-être
celui-ci est-il le R. cinnamomea L. Il importerait, pour élucider cette
question, de faire des essais de croisements entre le À. gallica et le R.
cinnamomea et même entre le R. gallica et le R. pomifera. Dès 1875,
M. Christ avait émis l’idée que le R. francofurtana était un hybride en
lui assignant le À. gallica pour l’un de ses ascendants, sans faire aucune
allusion au deuxième ascendant.
IV
Val d’Herens.
(8-12 août.)
Je quittai le val d’Anniviers très satisfait des abondantes récoltes et
des observations que j'y avais faites. La florule rhodologique de cette
vallée avait déjà été étudiée auparavant par plusieurs botanistes, par
Favrat, par MM. Wolf, Christ, Bernoulli, etc.
Nous partimes le 8 août, à cinq heures et demie du matin, pour Evo-
lena, où nous arrıvämes par le col de Torrent.
Au-dessus de Gremenz, les Roses cessent complètement. C’est seule-
ment en se rapprochant de Villa, dans le val d’Herens, que l’on com-
mence à en revoir : À. corüfolia, R. glauca et R. pomifera.
Les environs immédiats d’Evolena, en amont et en aval, sur la rive
(17) F. CREPIN. EXCURSIONS RHODOLOGIQUES DANS LES ALPES. 17
droite de la Borgne, sont d’une très grande richesse en rosiers. On y
observe de nombreuses variations des R. glauca Vill. (252, 253, 255, 256,
262, 263, 264 et 265), et R. corüfolia Fries (275, 276, 277, 278, 279,
280 et 297). Ca et là, on observe le R. pomifera Herrm. (333), qui n’est
pas toutefois abondant, et le R. alpina L. En aval du village, sur une
pente rocailleuse, j'ai rencontré un buisson de R. rubiginosa L. à fleurs
d’un rose vif (315) et un buisson de la même espèce à fleurs blanches
(317), et enfin un buisson de R. graveolens Gren. à fleurs légèrement
rosées (320). En amont, on rencontre quelques pieds du R. rubrifolia
Vill. (307). Voilà les seules espèces que j'ai pu observer aux environs
immédiats du village. Je n'y ai pas apercu de vrais R. canina L. L'absence
de cette espèce s'explique par l'altitude assez élevée de la localité (envi-
ron 1,400 m.). Cette altitude combinée avec le retard, cette année, dans
la floraison, m'ont permis de trouver la plupart des rosiers encore char-
gés de fleurs.
Ma principale découverte, à Evolena, est celle d’une variation à axes
sétigères du groupe du R. corüfolia Fries (291 et 292). Dans cette forme,
dont je n’ai trouvé que deux grands buissons au voisinage l’un de l’au-
tre, on observe sur les différents axes, tiges, branches et ramuscules, des
acicules délicates plus ou moins nombreuses, mélangées cà et là de fines
soies glanduleuses. Les folioles sont plus ou moins pubescentes en des-
sus, mais sans trace de glandes; la face inférieure paraît être, en dehors
de la nervure médiane, tout à fait églanduleuse, mais quand on examine
très attentivement, on finit par y découvrir de fines glandes qui, à cause
de leur teinte blanche ou d’un jaune très pâle, sont très difficiles à dis-
tinguer. Au dos des stipules, les glandes sont nombreuses et s’apercoi-
vent très bien, à cause de leur coloration tout d’abord, et ensuite parce
que la pubescence y est moins dense que sur les folioles. L'existence
d’acicules et de glandes sur les axes et, d’autre part, la glandulosité de la
face inférieure des folioles rapprochent cette variation des formes sétigè-
res de la Basse-Engadine que j'ai traitées dans Mes excursions rhodologi-
ques de 1889, au chapitre consacré au R. caryophyllacea. Seulement,
dans ces formes sétigères, les folioles sont glanduleuses à la face supé-
rieure. A mon avis, le R. coryophyllacea Christ p. p. non Besser de
la Basse-Engadine, que M. Gremli a nommé R. rhætica, est un
membre du groupe R. corüfolia, comme le R. uriensis Lag. et Pug.
et diverses autres prétendues espèces. Plus tard, on devra faire une
étude approfondie de ces variations plus ou moins régionales, afin de
pouvoir leur assigner leur rang naturel dans le groupe du R. corüfolia.
BULL. HERB. BOISS., Janvier 189%. 2
CRAN FES
18 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (18)
La présence à Evolena de la forme sétigère représentée par les nos 291
et 292 constitue un petit fait de géographie botanique assez curieux, car,
jusqu’à present, on n'avait rien trouvé d’analogue dans toute la Suisse
occidentale.
Le 10 août, nous avons fait une excursion jusqu’à Ferpècle, qui a été
fort intéressante au point de vue rhodologique. De Haudères jusqu'au
voisinage de Ferpècle, la vallée, qui est très accidentée, est remplie, par
places, d’une multitude de buissons appartenant aux R. corüfolia Fries
(272), R. glauca Nul. (257), R. pomifera Herrm. (354) et R. alpina L.
Cette dernière espèce est, en certains endroits, en extrême abondance.
A quelques kilomètres de Hauderes, j’ai rencontré un beau buisson de
Rosa (302), dont l'identification est très embarrassante. Sa corolle, relati-
vement grande, est d’un rose vif et l’odeur de ses nombreuses glandes
sous-foliaires est tout à fait celle du R. rubiginosa. Un spécialiste très
expert, au jugement duquel j'en avais soumis des spécimens, a voulu y
voir un R. rubiginosa L. macrophylla peu glanduleux et peu hispide.
Après avoir très soigneusement examiné ses caractères sur le vif, j'en
étais arrivé à penser que cette forme, tout à fait nouvelle pour moi,
était peut-être le produit du croisement du A. rubiginosa avec le
R. glauca, bien que je n’eusse pas rencontré le À. rubiginosa dans la val-
lee. Les observations que j'ai faites depuis lors me laissent avec cette
idée que cette Rose est autre chose que le À. rubiginosa et qu’elle pour-
rait bien être l'hybride supposé; mais je réserve toutefois mon juge-
ment definitif, en attendant plus ample information. L'expérience m'a
appris à me défier de certaines formes représentées par des buissons
uniques, qui, paraissant très distinctes, ne sont au fond que des varia-
tions plus ou moins aberrantes de types connus. On peut, dans ce cas,
être la dupe d’une complète illusion.
Dans la vallée de Ferpècle, j'ai trouvé plusieurs buissons de Rosa (246
et 247) dont la détermination m’a embarrassé. Un spécialiste très compé-
tent auquel j'en ai soumis des spécimens, y voit le R. Chavini Rap. Les
aiguillons assez grêles à pointe longue et droite et, d'autre part, les
sépales réfléchis sur les réceptacles de l’année précédente restés sur
les buissons semblent justifier cette identification. Ordinairement, le
R. Chavini ne s’observe que dans les localités où croît le R. mon-
tana Chaix; or, je n’ai pas observé ce dernier ni dans la vallée de Ferpècle
et ni dans le val d’Herens. J’ai cependant trouvé deux buissons de
R. Chavini bien caractérisés dans cette dernière vallée en aval d’Evolena,
sur la rive droite de la Borgne, à la hauteur de Lannaz. Dans les nos 246
(19) F. CRÉPIN. EXCURSIONS RHODOLOGIQUES DANS LES ALPES. 19
et 247 de l’Herbier de Roses, les folioles ont les nervures secondaires
plus ou moins glanduleuses.
Le 11 août, traversant la Borgne, nous sommes remontés la vallée
sur la rive gauche jusqu’à Haudères. Ce côté de la vallée est moins riche
en Roses que le côté opposé. J’y ai toutefois vu d’assez nombreux buis-
sons de R. glauca Nil. (251 et 260), R. corüfolia Fries et R. pomi-
fera Herrm.
Le lendemain, nous devions quitter Evolena. Comme on a pu le voir,
cette partie du val d’Herens et la vallée de Ferpècle sont des points très
intéressants sous le rapport rhodologique. Jusqu'à présent, si j'en juge
par les collections que j'ai vues, les Roses de geilen région avaient été
fort peu étudiées.
A peu de distance d’Evolena, qui est situé sur une terrasse assez éle-
vée, la route descend brusquement à la hauteur du hameau de Lannaz.
Au-dessous de cette terrasse, on commence à remarquer quelques modi-
fications dans la composition de la florule rhodologique. Jai dit ci-dessus
que j'avais observé le R. Chavini en face de Lannaz; non loin de là, j'ai
trouvé une variation du R. dumetorum Thuill.
Plus bas, vers Villetta, j'ai successivement vu : À. corüfolia Fries (281),
R. graveolens Gren., R. rubiginosa L., R. obtusifolia Desv. (311), R. tomen-
tella Lem., diverses variations du R. canina L. Entre Prajean et Useigne,
j'ai rencontré : R. glauca \ill., R. corüfolia Fries, R. rubrifolia Vill. (308)
et R. pomifera Herrm. (339 et 340).
Le R. pomifera représenté par les nos 339 et 340 est une variation
microphylle à feuilles tellement glutineuses en dessous qu'elles s’atta-
chent fortement au papier pendant la dessiccation. Cette variation est
identique aux échantillons d’un R. pomifera recueillis à Zermatt par
M. Christ et que celui-ci a décrits sous le nom de R. pomifera X rubigi-
nosa. I n'y a absolument rien, dans cette variation, qui puisse la faire
soupconner d’hybridite. Le R. pomifera X rubiginosa est à supprimer
actuellement de nos cadres rhodologiques. Il en est de même des
R. pomifera X graveolens et R. pomifera X corüfolia du val d’Here-
mence, qui sont l’un et l’autre de simples variations du A. pomifera. Le
dernier prétendu hybride récolté par M. Favrat est remarquable par ses
dents simples. Le cas de dents simples, qui est extrêmement rare dans
le R. pomifera, peut se produire dans plusieurs variations de cette espèce,
espèce à laquelle on a fait jouer un peu trop souvent le rôle d’ascendant
dans de prétendus croisements hybrides. Tel a été également le cas pour
le soi-disant R. ponufera X glauca (R. Murithü Pug:) qui est un pur
R. pomifera glabre ou glabrescent.
20 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (20)
Arrivés à Sion, nous avons pris le train pour Monthey, où nous avons
logé. Notre intention était, comme je l’ai dit, de remonter le val d'Illiez
et d'aller à Chamonix par les cols de Coux, de la Golese et d’Antherne.
Le val d’Illiez est à peu près stérile en Rosa. De Champéry à Chamonix,
je n’ai rencontré aucune forme digne de faire l’objet d’une observation.
J'ai bien rencontré ca et là le R. alpina, quelques R. corüfolia, des varia-
tions du À. canina. Au-dessus de Servoz, j'ai vu le R. tomentosa, espèce
que je n’avais pas observée jusque-là. Nous sommes arrivés à Chamonix
dans la matinée du dimanche 16 août.
V
Chamonix.
(16 août.)
C'était la troisième fois que nous visitions Chamonix. Après le dé-
jeuner, la première chose que je fis, ce fut de faire visite à mon vieil
ami, M. Venance Payot. Je lui demandai quelle localité des envi-
rons immédiats je devais explorer cet après-diner pour faire une ample
récolte de Roses. Il m’indiqua les Nants, à 25 ou 30 minutes en amont de
Chamonix, sur la rive droite de l’Arve. Il eut désiré m’accompagner,
mais il était retenu par les affaires dans son établissement : on était alors
en pleine saison et les touristes se pressaient dans les magasins de
M. Payot.
Je suivis le conseil de celui-ci et le restant de la journée fut consacré à
parcourir les pâturages, les prairies et les taillis montueux en decà des
Nants. La localité est des plus intéressantes au point de vue rhodologique.
J'y observai ou y récoltai les espèces suivantes : R. rubiginosa L. (318),
R. corüfolia Fries (287, 288, 289 et 290), R. glauca Vill. (248), R. gra-
veolens Gren., R. rubrifolia Vill. et R. pomifera Herrm. (335).
Les très nombreux buissons du AR. corifolia, dont plusieurs sont re-
présentés par les nos 287, 288, 289 et 290, m'ont rendu tout d’abord assez
perplexe sur leur identité spécifique; ce n’est même qu'après en avoir
plus tard réétudié les spécimens que j'en arrivai à y reconnaître une
variation de À. corüfolia. Ce qui avait surtout provoqué mes hésitations,
c’est le faible redressement des sépales sur les réceptacles devenus déjà
assez gros. Préoccupé de cette allure des sépales, je priai M. Payot de bien
ARS ALT Fir?
(21) F. CRÉPIN. EXCURSIONS RHODOLOGIQUES DANS LES ALPES. 21
vouloir me récolter cette Rose en fruits mûrs, ce qu'il fit. Les nos 369,
370 de l’Herbier de Roses proviennent de ses récoltes. Malheureusement,
chez ces numéros, presque tous les sépales sont tombés, de façon qu'on
ne peut reconnaître avec certitude la véritable direction de ces organes à
la fin de la maturation. Il semble, par quelques sépales restés attachés au
sommet des réceptacles, que le redressement des sépales est loin d’être
aussi accentué que dans les formes bien caractérisées du R. corüfolia.
Quoi qu'il en soit, j'estime que nous sommes là en présence d’une varia-
tion de ce dernier type et non pas devant une forme du groupe de {ran-
sition auquel j'ai appliqué le nom de A. subcollina. Cette même variation
semble assez répandue dans la vallée de Chamonix, car j'en ai vu des
spécimens dans l’herbier Ripart sous le nom de À. cuspidata MB.,
recueillis, en 1866, à Argentières en montant au Col de Balme, lors
d’une excursion de la Société botanique de France. Chez cette variation,
qui semble se rapprocher un peu du R. uriensis Lag. et Pug., les dents
sont plus ou moins glanduleuses selon les buissons, toutefois les glandes
dentaires disparaissent plus ou moins dans les feuilles supérieures de
certains spécimens.
Le n° 371 de l’Herbier de Roses, recueilli par M. Payot, est une varia-
tion voisine de la précédente, dont les dents sont peu ou point glandu-
leuses.
Le n° 373 me paraît appartenir au groupe du A. subcollina.
Le R. glauca n° 248 formait un buisson très élevé et dont l'aspect
remarquable était probablement dû à la situation un peu ombragée du
lieu. Les axes sont comme effilés et fort peu aiguillonnés; la partie supé-
rieure des branches et les ramuscules florifères sont complètement iner-
mes. Cette presque complète inermité m'a donné un instant l’idée que
cette forme pouvait être un hybride. Les nervures secondaires sont un
peu glanduleuses.
Parmi les buissons du À. rubiginosa que j'ai rencontrés dans cette
localité, celui qui a fourni les spécimens du n° 318 se distinguait par ses
grandes folioles et par un facies rappelant un peu le R. micrantha Sm.
Le n° 372, recueilli par M. Payot, est également une variation du
R. rubiginosa.
Le court séjour fait cette fois à Chamonix, car nous partions le lende-
main matin pour Genève, ne m'a guère permis de reconnaître tous les
éléments dont se compose la florule rhodologique de cette région. Mais
M. Venance Payot, en me communiquant, au mois de septembre 1891,
tous les Rosa de son herbier, m'a fourni l’occasion de faire une plus
22 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (22)
ample connaissance avec cette florule. Dans sa Florule du Mont-Blanc,
M. Payot, aidé comme il le dit, par les communications de l’abhé Puget, a
pu étendre, pour le genre Rosa, sa circonscription et y comprendre toute
la Haute-Savoie, à laquelle il a même ajouté l’Entremont (Suisse) en
indiquant les espèces recueillies par le chanoine De la Soie. C'est ce qui
fait que cet ouvrage ne comprend pas moins de 132 espèces de Roses.
Ces espèces, on le sait, sont pour la très grande majorité de simples
variations décorées de noms spécifiques et qui se réduisent à un fort
petit nombre de véritables types spécifiques. Pour les environs de Cha-
monix, ou, si l’on veut, pour toute la partie supérieure du bassin de
l’Arve à partir de Servoz, les espèces se réduisent aux suivantes :
R. alpina L., R. pomifera Herrm., R. tomentosa Sm., R. rubiginosa L.,
R. graveolens Gren., R. sepium Thuill., R. canina L., R. subcanina Christ,
R. glauca Nil, R. subcollina Christ, R. corüfolia Fries, R. montana
Chaix, AR. rubrifolia Vil. L'existence aux environs de Chamonix du
R. sepium reste, pour moi, provisoirement douteuse : l’herbier de
M. Payot n’en renferme pas de spécimens provenant du bassin supérieur
de l’Arve. A ces espèces, on peut ajouter le R. alpina X pomifera, que
Ripart a recueilli le 18 août 1866, lors d’une excursion de la Société
botanique de France, dans une haie sur le bord du chemin entre Argen-
tieres et le Col de Balme.
VI
Mont Salève.
Le 17 août, nous arrivions à Genève vers midi.
Le lendemain matin, nous partions pour le Salève. Depuis des années,
je me proposais, à chacune de mes vacances passées dans les Alpes,
d’aller explorer cette montagne si célèbre dans le monde botanique par
sa merveilleuse richesse en Roses. Toujours l’une ou l’autre circonstance
contraire m'avait empêché de réaliser ce projet. J'étais impatient de
parcourir enfin cette région privilégiée, d’où j'avais reçu tant de maté-
riaux de rhodologues suisses et français : Reuter, Rapin, Puget, Godet,
Schmidely, Favrat, Buser, Guinet. Mon attente ne fut pas trompée et
bientôt je reconnaissais que la réputation rhodologique du Salève n'était
pas exagérée. Nous sommes allés de Monnetier aux Treize-Arbres et, de
(25) F. CRÉPIN. EXCURSIONS RHODOLOGIQUES DANS LES ALPES. 23
là, au sommet de la Grande-Gorge. Je ne cessai pas un seul instant,
pour ainsi dire, de tailler des spécimens sur quantité de buissons d’espè-
ces et de formes très variées et mon cartable se gonflait à vue d'œil. Je
ne détaillerai pas mes trouvailles, me réservant de parler longuement du
Salève dans mes excursions de 1892. Je me bornerai à citer les numéros
distribués en 1894 dans mon EHerbier de Roses : R. alpina X pimpinelli-
folia (233), R. corüfolia Fries (295 et 296), R. rubrifolia Vill. (309),
R. omissa Déségl. (323, 324, 325, 326 et 327). Le n° 328 est une forme
des plus curieuses, dont je me réserve de parler ultérieurement à l’occa-
sion du n° 397 de 1892.
La journée du lendemain fut consacrée par moi à faire visite à
M. Alphonse de Candolle et à une course à Chambésy, où j'allai en com-
pagnie de M. Buser. A Chambesy, au Musée botanique Boissier-Barbey,
j'eus le plaisir de faire la connaissance de M. Autran, qui m'y montra mes
récentes récoltes de Rosa dans un parfait état de dessiccation. Non loin
du Musée, dans un terrain mis à sa disposition par M. Barbey, M. Buser
me fit examiner des collections d'espèces litigieuses, Rosa, Rubus,
Salix, etc., qu'il y a réunies depuis plusieurs années. Ces collections
m'ont très vivement intéressé.
Le 20 août, nous partions de Genève pour regagner la Belgique.
Les numéros de l’Herbier de Roses recueillis en 1891 dont il n’a pas été
question ci-dessus, seront visés dans les observations phytographiques
qui termineront mes excursions rhodologiques de 1892.
CONTRIBUZIONI
ALLO STUDIO DELLE GEMME
DI ALCUNE RICERCHE SULLA SUPERGEMMAZIONE
DI
A. BALDACCI ed F. FILIPPUCCI
Essendo le cellule individui di primo grado, i tessuti saranno da
considerarsi individui di secondo grado perchè composti di cellule (cioè
di individui di primo grado che fecero sacrificio della loro individua-
lità), gli organi rappresentano individui di terzo grado perchè composti
di tessuti (cioè di individui che si comportarono rispetto agli organi
come le cellule rispetto ai tessuti) e pereiö ne deriva che tutte le specie
di gemme, siano normali, 0 di supergemmazione, o avventizie, sono
individui di quarto grado, ossia individui completi nel più vasto senso
morfologico e biologico, giacchè cellule, tessuti ed organi sacrificarono
la loro individualità a favore di esse. E come tutte le gemme sono indi-
vidui che eorrispondono ad un medesimo grado, cosi la genesi di tutte
le gemme è identica. La cellula apicale si innalza secondo la direzione
della generatrice lasciando sotto di se nuove matriei ognuna delle quali
è reppresentata da un segmento : dopo la loro formazione queste
matriei si amplificano per un processo di prolifieazione cellulare in ogni
direzione dello spazio e sviluppano un corpo assai complesso che com-
prende due regioni, una fillopodiale o basale e l’altra emergente che
origina le foglie propriamente dette. Le regioni fillopodiali concre-
scono quindi insieme e formano il sistema assile comprendente fusti,
rami e talami, mentre la regione emergente fornisce la lamina fogliare,
non che 1 picciuoli, le stipole e le guaine relative, ed è quella per
BR
(2) A. BALDACCI ED F. FILIPPUCCI. SULLA SUPERGEMMAZIONE. 25
l’appunto che serve a distinguere le piante inferiori dalle superiori,
cioè piante costituite di vere foglie (pteridofiti, gimmosperme, angio-
sperme) e piante afille o profille (alghe, funghi, briofiti).
Gli Autori distinguono le gemme in terminali e laterali. A quelle à
raccomandato lo sviluppo dell’ asse sia primario che secondario, queste
invece non sono che il prodotto dell’ asse sul quale si formano : esse,
dai piü, sono classificate in normali o ascellari e avventizie. Secondo la
loro organica costituzione, le gemme danno luogo a diverse caste d’in-
dividui di cui due principali sono da prendersi in considerazione. L’una
ci è offerta dalle gemme vegetative che sviluppano soltanto organi di
vegetazione la cui potenzialità € indefinita, l’altra è data dalle gemme
sessuali a potenzialità ristretta per cui vengono a morire per esauri-
mento .
Le gemme normali nascono ordinariamente solitarie in luoghi deter-
minati, in particolar modo all’ ascella di un organo fogliare ed ancora
all’ apice del ramo. Ciô succede, in linea generale, sia nelle piante
legnose che nelle erbe. Nella serie delle gemme normali sono peraltro
da ineludersi i bulbi di diverse famiglie fanerogamiche. Essi posseggono
la più gran parte dei medesimi caratteri morfologiei e biologici delle
altre gemme normali aeree, da queste potendo soltanto differire perche
sono gemme sotterranee uniche e quindi terminali (in senso largo) e
perche i loro organi fogliari, che sono addossati nella stessa guisa delle
scaglie di perula, hanno la funzione di essere, oltre che protettivi,
anche alimentari.
E fra le gemme bulbi figurano le gemme bulbilli che occorrono al
l’ascella delle foglie caulinee, come nel Ziltum tigrinum, L. bulbiferum,
Dentaria bulbifera ed altre. Questi organi sono da ritenersi vere
gemme normali benchè presentino il carattere di avere scaglie in piccol
numero e ispessite cosi da saldarsi qualche volta l’una coll’altra tanto
da essere ridotte ad una piccola massa sferoide : secondariamente per-
che aderiseono pochissimo all’ ascella delle foglie durante la loro forma-
zione, di modo che, al momento opportuno, si distaccano dalla pianta
germinando tosto che l’ambiente si presenti loro favorevole. Allora pro-
ducono delle radici avventizie che si impiantano nel terreno e gene-
rano altrettanti nuovi individui. Questi bulbilli, dice bene De Jussieu,
manifestano il loro passaggio fra la gemma e l’embrione.
? Vedi « Botanica conforme alle lezioni del prof. F. Delpino, redatta da G.-E.
Mattei: Bologna, 1889.»
26 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
Supergemmazione. Il fenomeno che va considerato sotto questo nome
e che puö chiamarsi ancora iperblastesi od echlastesi vieno inteso da un
gruppo di due, tre o più gemme da ritenersi normali e nate all’ascella
delle foglie degli assi aerei o sotterranei. Tali gruppi sono disposti in
due modi : o trasversalmente all’asse e allora la supergemmazione è
collaterale, oppure longitudinalmente e abbiamo l’iperblastesi sovrap-
posta, in un terzo caso piuttosto raro il fenomeno si presenta nell’una e
nell’altra direzione ad un tempo. Tralasciando per ora di esaminare,
come si è detto, questo argomento colle scorta delle leggi fillotassiche,
massime per i punti di relazione colla gemmazione o, meglio, colla
posizione della gemma, ci si presenta un quesito che possiamo cosi spe-
cificare : Le gemme di superfetazione sono veramente tali od invece
non sono altro che gemme d’ordine successivo ad un’unica gemma
ascellare? A questo proposito vale uno studio comparato sulla genesi
delle gemme di superfetazione e prenderemo il materiale fornito da
rami e da bulbi delle seguenti specie di Dieotiledoni e Monoeotiledoni.
Esse sono sufficienti per chiarire il quesito propostoci, benche un
numero stragrande di vegetali superiori presenti la supergemmazione.
Menispermum canadense L. Disarticolata una foglia del fusto scandente,
la cicatrice manifestasi a forma di ferro di cavallo nella Qui apertura si
scorgono crdinate tre 0 quattro gemme in ordine decrescente dall’in-
terno all’esterno. Praticando una sezione longitudinale per l’asse della
cicatrice e osservando le correlazioni del tessuto fibroso-vascolare à
debole ingrandimento appare subito la dipendenza immediata delle
gemme più piccole dalla maggiore. Di guisa che si pu6 arguire che
abbiamo una dipendenza e un’evoluzione centrifuga o basipeta.
Anebia quinata Decaisne. All’ ascella di ogni foglia si notano, a
tenore della diversa robustezza del fusto scandente, due o tre gemme
in posizione laterale, una centrale e grossa e due laterali assai piccole.
Dell’una o delle due laterali è confermato che la funzione sia esclusiva-
mente vegetativa. Quanto ai rapporti di queste due gemme.coll’ altra,
anche alla semplice osservazione esterna, si puö stabilire che la mag-
giore, o sessuale, € quella che ha prodotto le due laterali. E invero alla
base tali gemme sono abbastanza approssimate per permettere questa
induzione. Facendo appropriate sezioni si accerta, anche a tenue ingran-
dimento, la immediata dipendenza delle gemme laterali dalla mediana.
Aristolochia Sipho L’Herit. La gemmazione di questa pianta imita
sorprendentemente quella del Menispermium nell’istesso modo che ne
imita l’abito esterno. II numero delle gemme sovrapposte dipende
(4) A. BALDACCI ED F. FILIPPUCCI. SULLA SUPERGEMMAZIONE. 27
dalla maggiore o minore robustezza del eaule; più spesso & di einque
ed allora notiamo un’evoluzione centrifuga in modo che la gemma
maggiore & la più interna, poi succedono una gemma minore e una
minima; la quarta @ di nuovo una gemma grande e la quinta una
gemma minima. In casi di minor robustezza abbiamo notato tre
gemme in ordine centrifugo deereseente. Combinando l’uno e l’altro
caso, risulta indubbiamente che la seconda gemma dipende dalia
prima, la terza dalla seconda, dopodichè emerge un’altra gemma forte
la quarta, da cui dipende la quinta. Se pero € scarsa la robustezza della
pianta le due ultime (quarta e quinta) mancano. Queste osservazioni
sono interessanti perchè dimostrano che certamente, nei singoli gruppi,
le gemme seconda e terza non possono essere prodotte direttamente dai
fusti, ma dalla prima e dalla quarta.
Amorpha fruticosa L. Per lo più si ha la presenza di tre gemme so-
vrapposte in ordine deerescente all’ascella di ogni foglia. La gemma pri-
maria è più grande della secondaria e questa è maggiora della terza.
La distanza fra l’una e l’altra & di circa due millimetri. La gemma
primaria ha due foglie ai lati. Fatte delle sezioni e osservate al miero-
scopio (circa 40 diametri) si scorge che i fasci fibroso-vascolari vanno
evidentemente dalla primaria alla secondaria, dalla secondaria alla ter-
ziaria continuando poi il loro decorso nel fusto : da ciô si deduce che
l’una è in dipendenza dell’altra e che non derivano separatamente dal
fusto.
Rhodotypos kerrioides Sieb. et Zuce. Presenta all’ascella di ogni
foglia da tre a quattro gemme di cui una molto più grande e le altre
più piecole e collaterali. Fatte pareechie sezioni e osservate al micro-
scopio si puö dedurre che le gemme più piecole sono derivazioni delle
più grandi perchè i fasei fibroso-vascolari si dirigono dalla gemma
maggiore alle altre che le stanno intorno decorrendo poseia nel fusto.
Rosæ species. In tre specie di Rosæ si nota, salvo rarissima eccezione,
la costante presenza di una gemma grande e una o due collaterali piü
piecole ad ogni ascella fogliare. Anche in queste piante, mereè le
sezioni numerose eseguite ed osservate a piccolo e mediocre ingrandi-
mento, si pu stabilire, stando al decorso dei fasei fibroso-vascolari, che
si tratta di una figliazione e.che le gemme laterali si comportano come
nel Æhodotypos.
Coriaria myrtifolia L. Vi si possono trovare da due sino a sette
gemme aggruppate tutte all’ascella della foglia. In questa riunione di
gemme, nella pluralità dei casi, se ne riscontrano due interne più
28 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (5)
grandi ciascuna delle quali € attorniata da due o anche tre gemme più
piccole in ordine decrescente. Qualche volta le due gemme più grandi
sono esterne in luogo di essere interne. Anche in questa specie, se si
osservano delle sezioni longitudinali, si scorge che i fasci fibroso-vasco-
lari si dirigono dalla gemma maggiore alle gemme minori e quindi nel
fusto, cosicchè nella Coriaria myrtifola come nelle altre piante a
supergemmazione, appare manifesta la dipendenza di una gemma
dall’altra.
Lonicera tatarica L. Secondo la robustezza più o meno grande del
fusto il numero delle gemme è maggiore o minore. Predominano
quelle che sono collocate in sovrapposizione. Spesso sono in numero di
due, tre, quattro separate le une dalle altre; sono in ordine di regolare
decrescenza centripeta o basifuga. Osservando con lente a forte ingran-
dimento l’inserzione dei rispettivi tessuti vascolari si vede che emergono
direttamente dal fusto. Peraltro in qualche caso si è osservato che tra
due gemme relativamente grosse si è infrapposta una gemma più pic-
cola, contingenza che parlerebbe in favore della loro dipendenza dalle
gemme maggiori e non dal fusto. Delle tre o più gemme ascellari se ne
suole sviluppare una 0 due tutt’al più e sono le esteriori; le altre
rimangono dormenti. Le due che spesso si sviluppano sembrano perfet-
tamente equivalenti, sono cioè foglifere e fiorifere. Osservando anche
macroscopicamente ed esternamente, le due gemme maggiori hanno
talvolta una gemma laterale; facendo perd delle sezioni via via più
profonde il fenomeno si scorge più generalizzato e si distingue sovente
una gemmetta ad ogni lato e ad ognuna di esse due altre gemmette
sovrapposte allo stato nascente. Che queste siano di diretta dipendenza
delle gemme che fiancheggiano pare bene manifesto.
Sambucus nigra L. Nei rami robusti, all’ascella delle foglie, si
sogliono sviluppare due gemme sovrapposte. L’inferiore è certamente
prodotta dalla superiore perche si vede emergere dalla base del corpo
stesso di questa. Facendo sezioni più trasversali e profonde si vede il
tessuto ligneo della gemma minore riunirsi con quello della superiore.
Anche qui accade quanto € stato detto per la Lonicera. Ai due lati
della gemma maggiore si scorge un eircoletto di tessuto legnoso che à
l'indizio di due gemme laterali che noi non abbiamo mai veduto arri-
vare a svilupparsi.
Muscari bothryoides Mill. Il bulbo esternamente è circondato da un
numero più o meno grande di bulbilli formatisi negli anni antecedenti
e che non hanno più aleuna connessione fra di loro perchè resi già
(6) A. BALDACCI ED F. FILIPPUCCI. SULLA SUPERGEMMAZIONE. 29
liberi dalla gemma madre. Asportata la prima scaglia involgente si
presenta immediatamente addossato alla seguente un gruppo di 2-5 o
più bulbilli in ordine decrescente che stanno in stretta dipendenza
l’uno dall’altro come avviene nelle gemme di superfetazione dei fusti
aerei. Asportata la seconda foglia si trova un nuovo gruppetto di bul-
billi che si comporta come l’altro. Cosi succede levando la terza scaglia
e quindi tutte le altre. Le foglie del bulbo e rispettivamente i grup-
petti di bulbilli sono disposti in quinconcie.
Allium sativum L. Una tunica comune involge il bulbo. Levandola
ci troviamo in presenza di tuniche secondarie che racchiudono ciascuna
da 1-3, più raramente 4 bulbilli in ordine decrescente la cui dipendenza
è dimostrata. Tolte tutte le tuniche coi relativi bulbilli ei troviamo da
ultimo in presenza della gemma centrale o generatrice che in aleuni
casi è trasformata in semplice brattea coriacea per la forte pressione
esercitata dai vieini organi. Nell’ A. sativum abbiamo le tuniche coi
rispettivi bulbilli disposti in fillotassi distica.
Coll’ajuto di queste osservazioni sembraei che il quesito possa essere
risolto : 1° Le gemme di superfetazione sovrapposta sono di ordine suc-
cessivo alla gemma ascellare. 2° Nella maggioranza dei casi quando
all’ascella di una foglia si presenta il fenomeno di superfetazione colla-
terale abbiamo : a nei casi di tre gemme due di esse sono collaterali e
dipendenti manifestamente dalla gemma centrale; b allorchè si hanno
einque gemme due sono collaterali e dipendenti da una centrale, le
altre due si trovano l’una avanti l’altra dietro la gemma di mezzo e
sono derivazione delle due prime collaterali. 3° Le gemme di superfeta-
zione dei bulbi (bulbilli) nascono all’ascella di una foglia, sono collate-
rali e seguono esattamente le leggi della gemme di superfetazione dei
fusti aerei !.
Gemme avventizie. La supergemmazione entra nei fatti normali :
1 I Prof. Kerner di Marilaun nella sua « Vita delle piante, traduzione di
L. Moschen, vol. Io» chiama gemma di riserva la gemma di superfetazione.
Forse questo appellativo del distinto professore di Vienna non ha un giusto
valore. In tutti quegli alberi ed arbusti che presentano il fenomeno della super-
gemmazione ho veduto svilupparsi da Marzo a Giugno ogni singola gemma che
nell’anno antecedente abbia potuto forare l’epidermide e rendersi manifesta
all’esterno. D’altro lato ho osservato che ciascuna di queste gemme di superfeta-
zione assumeva più che spesso una funzione separata. Infatti nell’ Aréstolochia
Sipho, Akebia quinata, Rose sp. ecc. parte di tali gemme svilupparono germogli
a funzione vegelativa, parte a funzione riproduttiva e ciö con legga sempre
costante.
=
30 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (7)
data una foglia alla sua ascella si producono gemme più o meno
numerose che non sembrano implicare per nulla le leggi della fillotassi.
Ma il fenomeno delle gemme avventizie è anormale. A differenza di
quanto accada per le altre che abbiamo veduto svilupparsi costante-
mente all’ ascella delle foglie, le gemme avventizie per lo contrario
hanno una posizione variabile e, quantunque destinate alle medesime
funzioni delle normali, da esse si allontanano per non seguire aleuna
legge fillotassica e perchè cercano di formarsi in quelle specie che per
la natura loro non hanno tendenza a ramificarsi sul caule.
Lasciando a parte le gemme avventizie che si formano sul caule e
sulle radiei chiudiamo questo seritto con una breve osservazione intorno
alle gemme avventizie sulle foglie dopo aver esaminato le seguenti
specie pteridofitiche, gentilmente comunicate del R. Giardino botanico
di Firenze, ed il ben noto Bryophyllum calycinum.
Asplenium celhidifolium Hooker? Fronde robuste a segmenti larghi,
lanceolati, alterni. In basso ogni segmento porta una gemma avventizia
ovale e grande che manca e si rende rudimentale nei segmenti apieali.
Quest’organo si produce nell’angolo superiore formato dalla nervatura
centrale del segmento colla rachide della fronda. Manda un debole fa-
scio fibroso-vaseolare che va a congiungersi, dopo breve tratto, col
fascio laterale della rachide.
Asplenium sp. Le gemme naseono solitarie in uno o in ambedue gli
angoli che il segmento inferiore della fronda forma coll’asse centrale.
Sezioni osservate ad un debole ingrandimento fanno vedere che dal
meristema del corpo della gemma parte un fascio il quale seguita nei
fasei centrali.
Aspidium acrostichoides Auct. Fronde alte 90 em. con asse centrale
verde cupo; segmenti inferiori tripinnati, superiori bipennatosetti. Por-
tamento dell’ Asplenium Adiantum nigrum L. — Le gemme nascono
solitarie sul margine o nella parte mediana dei segmenti di mezzo e
degli apicali cui sono attaccate per un esile fascio fibroso-vascolare che
si rompe facilmente appena la gemma abbia cominciato a germinare.
Non & improbabile che le gemme si formino verso le metà o l’apice
della pianta in causa che, essendo questa molto flessibile, da modo ai
nuovi germogli di servirsi subito del terreno appena che le circostanze
della vita lo facciano abbisognare.
Woodwardia radıcans Sm. Produce una o due gemme al più situate
verso l’apice della fronda. Si comportano come quelle dell’ Asplenium
celtidifolnum.
(8) A. BALDACCI ED F. FILIPPUCCHL SULLA SUPERGEMMAZIONE. 31
Bryophyllum calycinum Salisb. La foglia è carnosa, ovale, larga, cre-
nata. In ciascuna insenatura di una foglia ancora poco sviluppata si
nota una gemma piccolissima che ordinariamente trasformasi in nuovo
sermoglio quando la foglia è adulta. Sezionata una gemma e osservata
colla lente non si distingue che un nucleo brunastro e amorfo che s’in-
terna nei tessuti fogliari e che rappresenta il meristema; a più forte
ingrandimento si vede partire da questo nucleo un gruppetto di fasci
fibroso-vascolari che vanno direttamente ad immettersi nella più vieina
nervatura fogliare.
De Jussieu e Sachs citano altre Fanerogame come l’Atherurus ter-
natus, Hyacinthus Pouzolsu, Utricularia vulgaris, Ornithogalum thyr-
soideum, Cardamine pratensis le cui gemme avventizie sulle foglie si
comportano come quelle del Bryophyllum. E pereiö si conelude che
certe specie di Pteridofiti e di Angiosperme hanno facoltà di produrre
gemme avventizie in qualsiasi parte della foglia, più verosimilmente
peraltro sul margine fogliare in vicinanza di una nervatura, e quindi
sono in relazione eol sistema fibroso-vascolare centrale merc® le rami-
ficazioni fogliari di questo sistema.
R. Orto botanico di Bologna, primavera 1893.
32
MOUSSES NOUVELLES DE L'HERBIER BOISSIER
PAR
EF. RENAULD & J. CARDOT
M. Autran nous ayant confié, pour les déterminer, un certain nombre
de mousses exotiques de l’Herbier Boissier, nous avons eu le plaisir d’y
reconnaître deux espèces nouvelles, dont nous publions ici les des-
criptions. Nous sommes heureux de dédier l’une de ces espèces à
M. W. Barbey, dont les riches collections sont si libéralement ouvertes à
tous les botanistes, et l’autre à M. E. Autran, son actif et obligeant con-
servaleur.
Hypnum (Harpidium) Barbeyi Ren. et Card. sp. nova. —
Dioicum ? Sat dense cæspitosum, lurido- et luteo-viride, robustum, cras-
siusculum. Caulis parce et irregulariter divisus, circa 4-5 cm. longus,
apice hamatus. Folia conferta, falcata, apicalia hamato-uncinata, e basi
oblongo-lanceolata sensim acuminata, longissime subulata, integerrima,
medio transverse plicato-undulata, siccitate longitudinaliter sulcata, costa
crassa (lat. basi 0,8-0,9 mm.), in subulam crassam integerrimam longe
excurrente, rete denso, cellulis basalibus biseriatis parenchymatosis,
breviter subrectangulis, parietibus crassiusculis, sequentibus prosenchy-
matosis laxiuscule linearibus, ceteris angustissime linearibus, tenuiter
limitatis, alaribus valde obsoletis vel paucis, paulo majoribus, auriculas
minutissimas vix efformantibus. Cetera ignota.
Hab. : Bolivia, viciniis La Paz, in paludosis, reg. alpina, alt. 5000 m.
Leg. Mandon, maio 1857 (Plante Andium boliviensium, n° 1712 bis, in
herb. Boissier).
Voisin par le port des formes épaisses du H. fluitans, dont il se dis-
tingue par la nervure longuement excurrente et les cellules alaires peu
apparentes. C’est du H. capillifolium Warnst. qu'il se rapproche le plus,
(2) F. RENAULD ET J. CARDOT. MOUSSES NOUVELLES DE L’HERBIER BOIS. 33
mais il en diffère par le tissu basilaire plus serré et les oreillettes presque
nulles. Enfin, il se distingue du H. mexicanum Mitt. in sched. par son
port plus trapu, plus robuste, la nervure du double plus large et longue-
ment excurrente, tandis que dans le #exicanum elle ne mesure que
0,4-0,5 mm. à la base et disparaît dans l’acumen.
Polytrichum Autrani Ren. et Card. sp. nova. — Dioicum.
Habitu P. communi var. fastigiato simile. Caulis erectus, basi simplex
denudatus, parcissime tomentosus, 7-9 cm. longus, superne fastigiato-
ramosus, ramis crassis brevibus, 1-2 cm. longis. Folia inferiora appressa,
Squamæformia, e basi vaginante oblonga sat subito in subulam nervo
excurrente efformatam constricta, folia superiora madore patentia, sicci-
tate erecta subimbricata, e basi brevi dilatata semi-vaginante, longe
lineari-acuminata, subcanaliculata, 7-8 mm. longa, 1 mm. basi lata, margi-
nibus basi integris, deinde acute serratis; costa totam fere latitudinem
folii occupante, dorso superne denticulata vel sublævi, in subulam bre-
vem rufulam excurrente; lamellis circiter 50-60, e 8-10 seriebus cellu-
larum efformatis, cellulis marginalibus emarginatis semilunatis. Folia
perichætialia longiora, intima marginibus late albido-scariosa. Pedicel-
lus erectus, 4-5 cm. longus, rufo-badius, paulo infra capsulam leniter
inflatus. Capsula 4-5-gona, cubico oblonga, 3 mm. longa. 1,5 mm. crassa,
basi rotundata, sicca ombilicata, hypophysi omnino destituta, operculo
depresso, abrupte et longiuscule apienlato. Calyptra (junior tantum visa)
rufa.
Hab. : Liban, rivulo Naar. Leg. Blanche, septembro 26, 1885, no 41, in
Herb. Boiss.
Par la structure des lamelles, cette espece se rapproche du P. commune
et par le port et la taille, elle rappelle beaucoup la var. fastigiatum, mais
elle s’en distingue à premiere vue par l’absence d’hypophyse et par le
pedicelle offrant un peu au-dessous de la capsule un très léger renfle-
ment, nettement séparé de celle-ci.
Grimmia anodon BS. var. sinaitica Ren. et Card. var. nov. —
A forma typica europæa differt habitu robustiore, colore atro-viridi, foliis
duplo fere majoribus, cellulis obscurioribus valde chlorophyllosis, pilo
breviore, basi latiore, magis dentato, costa magis canaliculata, capsula
que majore, badia.
Hab. : Sinaï, Djebel Senah. Leg. F. Grote, decemb. 12, 1891.
307
BULL. HERB. BOISS., janvier 1894. 3
34
SUR LES ALCHIMILLES SUBNIVALES
LEUR RESSEMBLANCE AVEC L’A. GLABRA Pom.
(fissa Guenth, et Schum.)
ET LEURS PARALLÉLISMES
AVEC LES ESPÈCES DES RÉGIONS INFÉRIEURES
PAR
R. BUSER
Les auteurs distinguent, soit comme variété, soit comme espèce, l’Al-
chimilla glabra Poir. de ses congénères par des lobes foliaires et une
dentelure profonds, celle-ci n’occupant que la partie périphérique tron-
quée des lobes et laissant entiers les côtés en forme de coins (ef. Koch
Syn., éd. 2, 257 : foliis ad medium 7-9-fidis, lobis obovatis antice inciso-
dentatis, margine integerrimis). Ce caractère semble si concluant à la
plupart des floristes qu’ils se bornent à son seul énoncé. Cependant l’es-
pèce ne manque pas d’autres différences; on peut alléguer, à côté de
l'extrême délicatesse de toutes ses parties, son feuillage mince, à nerva-
tion bien transparente, les stipules basales brunes et sèches, les grappes
de fleurs bien déroulées, à pédicelles longs; mais le caractère principal
est fourni par les fleurs grandes (pour le genre), dont les urcéoles large-
ment obconiques sont plus courts que le calice très développé, à sépales
très aigus, à folioles du calicule à peu près aussi longues que les sépales,
et formant à eux deux, restant ouverts après l’anthèse, une étoile corol-
loïde à huit rayons.
Le caractère précité de la profondeur des lobes et des dents est parfai-
tement suffisant, tant qu’on n’a à comparer au glabra que les espèces de la
région inférieure. Celles-ci ont les lobes de forme variable : arqués, para-
boliques, triangulaires, mais presque toujours dentés tout à l’entour, et
(2) R. BUSER. SUR LES ALCHIMILLES SUBNIVALES. 39
les dents en nombre peu considérable en proportion de la surface du
limbe entier. Mais ce même caractère perd complètement sa valeur
exclusive, dès qu’on aborde chez nous les pâturages de la région subni-
vale, c’est-à-dire le domaine même du glabra. À côté du glabra, on est
surpris de rencontrer dans ces régions, partiellement beaucoup plus fré-
quemment répandues, toute une association d'espèces qu'on aurait
de la peine ou qu'il serait quasi impossible de distinguer du glabra
quant au feuillage, mais pour lesquelles l'examen des autres carac-
tères et surtout des fleurs démontre tout de suite qu’on est en face
de Vulgaires légitimes. Quelques-unes de ces espèces (par exemple :
decumbens, fissimima) sont de véritables mimierys du glabra, pour d’au-
tres (frigida, demissa, longiuscula) cette ressemblance fissiforme, pour la
désigner d’un mot, est moins prononcée pour l'espèce dans son ensemble,
quoique des individus extrêmes en puissent atteindre presque le même
dégré. En général, cette ressemblance s’accentue avec la petitesse des
plantes.
Quoique fréquentes et répandues sur les lieux, ces plantes sont fort
rares dans les herbiers. Si nous faisons, et pour cause, abstraction des
récoltes faites ces dernières années, je ne vois, en somme, que Schleicher
qui leur ait prêté quelque attention (d’après son herbier), et si pour le
genre Alchimilla ce sagace observateur avait eu derrière lui un parrain
tel que Willdenow le fut pour ses Saules, il n’est point douteux qu’au-
jourd’hui ce seraient des espèces fort bien connues et sur lesquelles
nous n’aurions plus rien à dire. Dans le paquet assez considérable
du glabra de l'Herbarium helveticum à Zurich, un seul spécimen du
decumbens S'y trouve mele, récolté par le professeur Brügger. Il y
aurait lieu de s'étonner de cette inattention des récolteurs, si on ne
Savait pas que ce qui n’est pas dans leurs têtes, n’est pas dans leurs yeux
et qu'ils se contentent en général d’entasser des paquets de plantes déjà
connues. Il y a, cependant, des circonstances attenuantes. A côté de
l'extrême délicatesse et élégance, du coloris pur et vif du glabra, toutes ces
Vulgaires subnivales, « fissiformes », ont mauvaise mine, un certain air
d’ébauche, de juvénile, de mal façonné, aux couleurs impures : elles font
souvent au premier abord l'impression de plantes qui ne paraissent pas
encore avoir pris leur complet développement. Elles se rangent volon-
tiers parmi les « mauvais échantillons » dont on craint d’encombrer
lherbier après l'embarras éprouvé sur les lieux; comme espèces, ce
sont plutôt des espèces professionnelles que des espèces d'amateurs.
Les caractères généraux de ces Vulgaires fissiformes sont les suivants:
36 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (3)
la taille est hasse, touffue; par une abondante ramification des rhizomes,
ces plantes deviennent souvent gazonnantes et forment des tapis serrés
et étendus. Les tiges, nombreuses par rosette, ne dépassent pas le niveau
des touffes radicales, sont couchées ou arquées-ascendantes, à inflores-
cences relativement peu considérables. Les lobes et les dents des feuilles
subarrondies paraissent d'autant plus grands que les feuilles entières
sont petites (grandeur du glabra). Les fleurs sont souvent plus grandes
que celles des Alchimilles des régions inférieures.
L'étude ultérieure de ces plantes, la comparaison avec les autres
Alchimilles permet de faire deux constatations assez curieuses : 1° ce
développement fissiforme n’est point l'apanage exclusif des Vulgaires et
du glabra dont nous venons de parler, mais c'est le facies caractéristique,
le facies subnival de presque toutes les Alchimilles propres à ces régions,
de tous les groupes; 2° entre plusieurs espèces des régions inférieure et
subnivale il existe un étroit parallélisme de formation, une telle confor-
mité générale de caractères qu'elles se distinguent entre elles seulement
ou presque seulement par les effets réunis du développement fissiforme
et qu'à un point de vue général, on pourrait les réunir en une seule
espèce à double expression régionale.
Ainsi, dans les Vulgaires, la plante que nous décrirons plus loin, sous
le nom de demissa, est l’exact corrélatif subnival du coriacea de la région
montagneuse; le longiuscula peut être considéré comme faisant la paire
avec le siraminea.
L'exemple le plus concluant de ce parallélisme est fourni, dans le
groupe des Pubescentes, par le colorata de la région inférieure et l’inter-
media Haller fil. (helvetica Brügg.) de la région subnivale : à part le dé-
veloppement fissiforme de l’intermedia, il existe entre eux une telle con-
formité morphologique, que je ne saurais alléguer aucune autre diffé-
rence distinctive.
Et dans le groupe des Calicinæ, VA. glabra Poir. (fissa Guenth. et
Schum.) lui-même n’est en somme que l'expression subnivale d’un type
général qui, par l'intermédiaire des A. incisa et firma Nob., d’altitudes
moyennes, arrive au flexicaulis Nob., grande plante de la région monta-
gneuse, combinant avec le facies de cette région les caractères essentiels
des Calicine.
Même parallélisme dans les Alpines en tant que les lobes (en forme
de folioles) beaucoup plus étroits du groupe se prêtent à ce phénomène.
Le subsericea Reuter est l’exact corrélatif subnival de l’alpina L. comme
notre grossidens est celui de l’asterophylla Tausch ou, plus exactement
(4) R. BUSER. SUR LES ALCHIMILLES SUBNIVALES. 37
encore, du pallens Nob. Il est évident que dans ce groupe il ne saurait être
question de lobes plus profonds, car ils y sont déjà régulièrement
distincts profondément ou jusqu’à la base; mais pour le reste le déve-
loppement fissiforme se manifeste de même : les folioles deviennent
obcunéiformes, sont entières sur les côtés, élargies, tronquées et profon-
dément incisées-dentées dans la partie antérieure. C’est à cela que
l’accord se borne entre le subsericea et le grossidens qui pour les carac-
tères essentiels appartiennent à des sous-groupes très différents et c’est
meconnaitre entièrement leurs vraies affinités que de vouloir les com-
parer directement l’un à l’autre.
Et, finalement, l'A. pentaphylla qu'est-il autre chose que lexpression
fissiforme extrême d’un type général dont il n’y a pas eu ou n'existe
plus de représentant dans les régions inférieures? Les dents, ici, sont
devenues très longues, en forme de doigts; les tiges ne sont pas seule-
ment decombantes, mais émettent des racines aux nœuds.
Je vois se formuler une objection chez la plupart des lecteurs : si ces
plantes, à développement fissiforme, se trouvent parquées dans la région
subnivale et sont caractéristiques pour elle, c’est qu'évidemment elles
sont le produit des influences climatériques de cette région, ce ne sont
que des formes stationnelles. C’est un raisonnement spécieux, à bon
marché, dont on use et dont on abuse. Il nous est facile de démontrer
qu'il est inapplicable dans notre cas. D’un côté il n’est point rare de voir
descendre oceasionnellement ces plantes à des altitudes beaucoup moins
considérables sans qu’elles éprouvent la moindre modification. Ainsi j'ai
vu, dans la vallée de Saas, le subsericea Reuter descendre, égrené le long
du chemin, jusqu’au-dessous du petit village d’Eisten (alt. 108% m.). Dans
le Jura genevois où, vu son altitude peu considérable (hauteur de la
crête : 1600-1720 m.), les conditions d'existence de ces plantes ne se
trouvent réalisées que dans les creux et les petits vallons frais où la neige
réside longtemps, j'ai accidentellement rencontré le semisecta dans les
. forêts de sapins près de la Faucille (alt. 1323 m.). Transplantées en
plaine, dans le jardin, ces plantes ne changent point, à part un certain
aspect cultural contre lequel elles échangent leur petitesse, et encore les
plus grands spécimens de culture ne dépassent pas les extrêmes de
grandeur tels qu'on peut les rencontrer dans des endroits propices des
stations naturelles. J’ai vu en culture les A. subsericea Reut., grossi-
dens, intermedia Hall. f., glabra Poir., frigida, decumbens; des trois pre-
miers j’ai vu la seconde génération et du glabra la troisième et cela sans
changement aucun. D'autre part, bon nombre d’Alchimilles répandues
38 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (5)
dans les régions inférieures montent, et en masse, jusqu’à la limite des
neiges et il n’est point rare de voir, côte à côte, dans une même station,
les espèces que nous venons d’enumerer en parallélisme. Ainsi, autour
de l’hospice du Grand-Saint-Bernard (alt. 2472 m.) les A. vulgaris, pasto-
ralis, alpestris, suberenata, tenuis, etc., toutes espèces des régions infé-
rieures, se mêlent copieusement aux glabra, frigida, decumbens, demissa,
toutes espèces subnivales. Sur le plateau de la Gemmi, le grossidens se
mêle à l’asterophylla Tausch et l’intermedia Hall. f. au colorata et la
seule différence d'altitude, encore toute relative, est que sur le plateau,
à 2200-2350 m., le grossidens et l'intermedia se trouvent en quan-
tité, dans leur vrai élément, et qu'ils ne descendent qu'accidentelle-
ment jusqu'à la terrasse inférieure de la Spitalmatt (alt. 4900 m.), où
alors le colorata et l’asterophylla sont chez eux. Partout où le subsericea
Reut. ou le grossidens occupent une large zone verticale, on les voit, dans
la partie inférieure de cette zone, constamment mêlés soit à l’alpina soit
à l’asterophylla, de sorte que, dans des montagnes de moindre élévation
(par exemple : au mont Méry, au col du Pachon en Savoie), les deux
paires d’espèces parallèles ne semblent presque pas différenciées quant
à leurs exigences locales.
De tout ceci il résulte clairement, que si ces espèces à développement
fissiforme sont propres à la région subnivale, les conditions climatéri-
ques actuelles de cette région sont au moins insuffisantes pour expliquer
leur genèse.
Le peu qu'on trouve de ces plantes fissiformes dans les herbiers
est généralement mélangé au glabra (fissa). Et le glabra est aussi le
centre autour duquel se groupent les quelques indications bibliographi-
ques. Ainsi l’intermedia Haller f. a été rattaché au glabra, comme variété
velue par les uns (var. hirsuta Tausch; var. villosula Gremli), comme
hybride par d’autres (glabra X flabellata Brügger; Favrat in litt.) et dans
cette même plante on a même voulu voir une hybride de la compo-
sition : flabellata X pentaphylla ', idée moins absurde qu'elle ne parait,
car, surtout dans sa forme glabrescente, l’intermedia présente souvent
sur les lieux une telle ressemblance avec le pentaphylla, qu'avant d'en
avoir débrouillé la synonymie, je désignais moi-même l'espèce en
l’herbier dü nom provisoire de pentaphylloides. De la part d’un très bon
observateur qui, évidemment, ne s'attendait pas à rencontrer dans l’Ober-
1 « A. pentaphyllea X pubescens. » Bull. des travaux Soc. Murithienne du
Valais, fase. XVI-XVIH, 1890, 2me partie, p. 27.
(6) R. BUSER. SUR LES ALCHIMILLES SUBNIVALES. 39
land bernois le subsericea Reuter, je reçus cette plante sous la formule
alpina X fissa, formule très ingénieuse à mon avis, le subsericea étant
le développement fissiforme de l’alpina. On a, du reste, soupçonné aussi
quelque provenance hybride aborigène pour le glabra (fissa) lui-même,
savoir une sorte de vulgaris X pentaphylla (Focke, Pflanzenmisch-
linge, 133), mais cela est ou très philosophique ou très bête. Une espèce
affine de notre grossidens, mais arctique (îles Feröe, Islande), l'A. færüen-
sis, fit son entrée dans la littérature comme simple fissa (Fl. Dan. t. 2101,
a. 1834) pour devenir dans la suite un fissa var. færoënsis Lge; mais
c’est une véritable Alpine.
L'existence de ces Vulgaires fissiformes pourra servir peut-être à
expliquer une indication de Kerner, inadmissible dans sa teneur origi-
nale. Selon Celakovsky (Prodr. Fl. Behm., 622) ' le glabra Poir. (fissa
Günth. et Schum.), cultivé par Kerner, se serait transformé en la
forme ordinaire poilue de I’A. vulgaris. Cela est purement impossible et
Kerner ayant lui-même édité plus tard, dans le Flora exsicc. Austro-
Hungarica, le glabra comme espèce indépendante, une discussion serait
oiseuse. Mais la première indication aurait facilement pu avoir une base
sérieuse. Figurons-nous que, d’une de ses courses, Kerner eût rapporté,
au lieu d’un véritable glabra, un échantillon du decumbens, par exemple,
si ressemblant au glabra et plus fréquent que celui-ci, il est évident
qu'avec le développement que cette Vulgaire fissiforme aurait pris en
culture, où les caractères de Vulgaire se seraient accentués, Kerner aurait
pu s’imaginer d'avoir opéré cette transformation.
Il existe, en quelque sorte, un second parallélisme entre les Alchi-
milles des régions inférieure et subnivale. Dans des endroits secs et très
maigres, par exemple le long de sentiers fortement battus, sur des
rocailles presque dénuées de bonne terre, on remarque quelquefois des
pieds d’un singulier développement. Comparées aux Alchimilles des
alentours, ces plantes, à l’air chétif, ont les feuilles plus petites, à échan-
crure pétiolaire très élargie, à lobes déprimés, peu profonds, mais gros-
sièrement et inégalement dentés sur leur partie périphérique. Ordinaire-
ment elles sont stériles; quand elles sont floriferes, il n’y a, le plus
! Je n’ai pu trouver la citation originale dans les publications de M. A. Kerner.
40 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (7)
souvent, qu'une seule faible tige, où le contraste des feuilles caulinaires,
disproportionnellement grandes, réniformes, tronquées à la base est
frappant avec le maigre développement de l’inflorescence proprement
dite.
En tant qu'il s’agit de Vulgaires, ces plantes offrent tantôt une certaine
ressemblance éloignée avec le flabellata (pubescens Koch), si la dentelure
est pelite, tantôt avec le glabra, dès qu'elle est plus profonde. Un exa-
men détaillé des caractères démontre que ces plantes curieuses appar-
tiennent aux espèces environnantes de la même station et qu'elles n’en
représentent point, en somme, une véritable variété morphologique, quel-
que grande que la différence puisse paraître à première vue, mais seule-
ment une déviation pathologique, un arrêt de développement, produit
par un emplacement pauvre, ne fournissant qu’une nutrition insuffisante
En botanique systématique, on est quelquefois forcé, par le besoin
d’une expression concise, de créer un nom pour une variation qu'on sait
fort bien ne pas être de valeur indépendante. Dans cet ordre d'idées, nous
proposons de désigner du nom de truncata (lusus, status, comme on vou-
dra) la déformation dont nous venons de parler, empruntant ce terme
à la circonstance que sous le nom de À. truncata*, Tausch avait proposé
comme espèce nouvelle à son avis, ce qui n’était que la déviation men-
tionnée de son propre À. glabrata (Tausch), c'est-à-dire de l’alpestris
Schmidt. Une dénomination technique pour cette variation est d'autant
plus nécessaire que cette dernière entre dans les herbiers dans une pro-
portion doublement inverse de sa fréquence. Sur les lieux où l’on est
forcé de se guider d’après les gros caractères, les plantes affectées de la
déviation #runcata ont le don d’émotionner outre mesure le récolteur et
lui font éprouver comme une sorte de mirage d'espèces nouvelles.
Le status Zrumcata peut se trouver chez n'importe quelle Alehimille.
Chez les grandes espèces, telles que les A. vulgaris, alpestris, flexicauls,
il est plutôt rare; chez les espèces de taille moyenne, il se présente plus
souvent, par exemple par-ci par-là chez le pastoralis, assez fréquemment
chez le strigosula. L'aspect des Alpines frappés de cette déviation est
surtout curieux. Ainsi le conjuncta Bab. à folioles arrondies au sommet,
1 Cf. Koch Syn. ed. 3, 1857, 201 (sub A. vulgaris). — A. glabra 8 truncata
Tausch in Hb. Prag. — Ce truncata Tausch foliis bas? truncatis, comme Koch le
dit bien, a été entièrement méconnu par Rehb. Fl. exeurs. 609, qui applique le
nom à des formes foliorum lobis antice truncatis. Le truncata du Flora exeurs.
est un mixtum; ce que, dans la suite, Rehb. a distribué sous ce nom, est iden-
tique à nos A. flabellata et colorata.
(8) R. BUSER. SUR LES ALCHIMILLES SUBNIVALES. 41
a dentelure couchée et peu manifeste dans la forme typique, présente
dans le status truncata des folioles plus petites, élargies et grossièrement
incisées-dentées au sommet et il est devenu parfaitement méconnais-
sable.
Nous avons dit plus haut que ces f. truncata offrent souvent, par une
dentelure plus profonde, plus incisée, par des lobes moins allonges, tron-
qués antérieurement, une certaine ressemblance avec le glabra et par
conséquent avec les races subnivales en général. Il en résulte que par-
tout où il existe un parallélisme entre deux espèces des régions infé-
rieure et subnivale, la f. iruncata de l'espèce inférieure sera plus rap-
prochée, plus semblable à lespèce subnivale que ne l'est sa forme
typique. Et les collecteurs sont toujours disposés à affubler ces formes
truncata du nom du corrélatif subnival. Sans doute, sans une con-
naissance intime et une longue pratique de ces plantes, il sera sou-
vent difficile de décider si on a devant soi un asterophylla f. truncata ou
un grossidens anormal, un alpina f. truncata ou un maigre subsericea, un
colorata f. truncata ou un intermedia, mais si grande que puisse être
cette ressemblance, elle ne constitue cependant pas une transition,
car l’espèce subnivale elle-même peut également subir sa déformation
truncata, beaucoup plus extrême naturellement.
Dans la littérature, deux cas me sont connus où la f. truncata a été
cause de déterminations erronées dans le sens indiqué. M. Brügger '. en
indiquant au Mont Pilate près de Lucerne (station à priori invraisem-
blable!) le subsericea Reuter, a pris pour tel un échantillon famelique,
grossièrement denté (f. truncata) de l’asterophylla (ex Herb. Helv.). Dans
la réunion de Martigny (1865) de la Société Murithienne du Valais, M. le
chanoine Métroz présenta une plante provenant du Grand-Saint-Bernard,
que feu le Dr Lagger determina- A. cuneata Gaudin?. Si ce n'était pas
une contradictio in adjectivo, je dirais volontiers que cette plante stérile
n’était autre chose qu’une typique f. truncata du subsericea Reuter *.
A cette ressemblance de la f. truncata, telle qu’elle peut se produire
1 Brügger, Beob. über wildwachs. Pfl. bastarde, 1881, 64, in nota.
®2 Bull. Soc. Murithienne, I, 1868, 39.
3 Notre ami le chanoine Maurice Besse ayant récemment découvert en des-
sous des lacs de Ferret l'A. grossidens, il est probable que malgré l'erreur de la
première indication, on finira par constater dans le massif du Grand-Saint-
Bernard la présence du cuneata Gaudin. Celui-ci étant un grossidens X pen-
taphylla, il suffira de chercher avec méthode dans les endroits où les parents se
rencontrent, car l'hybride se forme avec une grande facilité.
12 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (9)
occasionnellement chez toutes les Alchimilles, avec les espèces subnivales,
il existe un tertium comparationis propre à en éclairer la connexion cau-
sale : ce sont les premières feuilles des jeunes plantes et les feuilles pri-
mitives des bourgeons. À part les différences de grandeur, même forme
des lobes, même dentelure profonde. Vues sous ce jour, toutes les deux, la
f. truncata et les espèces subnivales représentent une formation juvénile,
quasi embryonnaire, avec cette différence toutefois, que pendant que l’in-
dividu frappé de la déviation Zruncata n’y séjourne que faute de nourri-
ture, d’une manière transitoire, les espèces subnivales se sont arrêtées
comme telles, comme espèces, à ce degré inférieur d'évolution. On peut
pousser autant qu'on veut la culture d’un glabra, intermedia ou decum-
bens, ses feuilles relativement petites garderont la forme des feuilles pri-
mitives à lobes et dents profonds, à partie intercalaire du limbe (entre
base des lobes et pétiole) peu développée. Une plante en f. truncata ne
conserve pas en culture sa formation et sur station déjà on voit quelque-
fois sur de vieux pieds surgir, d’un fouiilis de petites feuilles fissiformes,
l’une ou l’autre feuille de forme et de grandeur typiques, indiquant que
l'individu est sur le point de « muer », qu’il a amassé en quantité suffi-
sante les matières nécessaires pour la formation des stades supérieurs.
Cette manière de voir a recu une Curieuse confirmation par les
recherches de M. Casimir de Candolle sur la structure des feuilles des
Alchimilles !, D’après ses recherches on peut distinguer deux modes de
structure des faisceaux parcourant le pétiole et constituant les nervures
médianes des lobes. Chez une série d'espèces, les faisceaux, soit dans le
pétiole, soit dans les lobes, ont la structure concentrique, à ligneux fermé,
en forme d’anneau complet. Chez d’autres, les faisceaux à ligneux ouvert
sont plutôt du type répandu des faisceaux collatéraux. Entre les deux se
place une série d’espèces, intermédiaires sous ce rapport, à lıgneux fermé
dans les faisceaux pétiolaires, mais ouvert dans les faisceaux des ner-
vures. L'espoir qu’on pourrait utiliser cette particularité histologique pour
la classification des espèces ne s’est pas réalisé; ün coup d’œil sur le
tableau des pages 491 et 492 le démontre aisément. Ainsi le subsericea
et le grossidens se rangent parmi les espèces à ligneux ouvert partout, les
autres espèces du même groupe très naturel des Alpines ont déjà le
ligneux des faisceaux pétiolaires fermé. Même désunion pour linterme-
dia et le colorata, qui sont de la plus étroite affinité. Les espèces du
groupe des Calicinæ s’eparpillent même dans les trois catégories (glabra-
incisa, firma, flexicaulis-acutiloba).
1 Voir Bulletin de l'Herb. Boiss., I, 488-194.
(10) R. BUSER. SUR LES ALCHIMILLES SUBNIVALES. k3
Mais si ce groupement ne correspond pas aux affinités systématiques, il
est très naturel du côté biologique. Le groupe d’especes dont les faisceaux
ont partout le ligneux ouvert, renfermant pêle-mêle des Alpines, Pubes-
centes, Calicinæ, Vulgaires, correspond exactement à la catégorie des
espèces subnivales ; le groupe à faisceaux concentriques est formé par les
espèces plus robustes de la région montagneuse, et le groupe intermé-
diaire, dont les faisceaux pétiolaires sont concentriques et ceux des ner-
vures à ligneux ouvert, se compose d'espèces de taille moyenne, occupant
des altitudes intermédiaires. Et l’analogie ne s'arrête pas la. Chez les
espèces à structure la plus complète, savoir à ligneux partout fermé, la
comparaison des feuilles de plantules provenant de semis, démontre que
si leurs feuilles, dans cette phase ressemblent, extérieurement, quant à la
forme des lobes et des dents, à celles des espèces subnivales, elles en pré-
sentent également la structure intérieure correspondante, c’est-à-dire des
faisceaux à ligneux ouvert. Et je ne doute point que pour la f. truncata
des grandes espèces des régions inférieures, on lui trouvera également
une structure de faisceaux d’un dégré moins développé que chez la plante
normale.
Vues sous ce jour, les espèces subnivales (à cachet fissiforme, à ligneux
ouvert) sont celles qui se sont le moins écartées de l’état primitif ou de
germination, état que les espèces de la région inférieure (à ligneux fermé)
ne font que traverser rapidement. La f. truncata embrasse les individus
de toutes les races où, par insuffisance de nutrition, le développement
définitif de l'espèce n’est pas atteint. Si dans les considérations géné-
rales sur la descendance et la filiation des espèces on a (par trop !) l'habi-
tude de faire dériver les espèces alpines de leurs congénères des pays
bas environnants, cette manière de voir est certainement inapplicable aux
Alchimilles; ici, les espèces alpines proprement dites, celles de la région
subnivale, représentant un type ancien, primitif, celles des régions infé-
rieures un type récent, plus développé.
Nous terminerons cet exposé par la description de six espèces subnivales
nouvelles, appartenant toutes aux Vulgaires, dont les trois premières à
indument différent, le plus souvent faible, et les trois autres complète-
ment glabres. Nous leur adjoignons — nos 7-10 — quatre espèces de la
région alpine, à ressemblance déjà moins prononcée avec le glabra
(fissa). Les caractères en italiques ne sont distinctifs qu’en dedans des
trois groupes.
44 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (11)
i. Alchimilla decumbens BUSER n. sp.
Plante basse, très touffue, souvent gazonnante, présentant les dimen-
sions et une grande ressemblance avec le glabra Poir., se colorant facile-
ment au soleil d'un rouge vineux ou brunäire, franchement heteropode,
à indument peu abondant, mais roide. — Rhizome assez robuste et che-
velu, souvent difficile à arracher. Feuilles plutôt petites, 7-lobées, arron-
dies-reniformes, à échancrure étroite, ou 9-lobées, suborbiculaires, à
lobes extérieurs (le plus souvent réduits et peu distincts) se couvrant au-
dessus du pétiole; fortement ondulées, se déchirant facilement (on les
rencontre souvent lacérées). Lobes des feuilles inf. quadrangulaires,
/ı-'/s rayon du limbe, larges, tronqués, nettement séparés latéralement ;
ceux des feuilles sup. semi-oboves, */5-1/2 rayon, plus arrondis, se plissant
dans les angles par la préparation, conservant longtemps et souvent
relevés en bourrelets les plis de la veination; tous dentés à l’entour
(la dent extérieure quelquefois plus longue et formant avec sa voisine
une incision en coin). Pents 4-7 de chaque côté, assez profondes, plus
étroites que chez le frigida, aiguës, assez égales entre elles, celles des
feuilles inf. pectiniformes, celles des feuilles sup. en scie, plus ou moins
conniventes, fortement ciliées, avec un mucron brun foncé. Feuilles assez
fermes, à nervation non saillante et transparente quand on la regarde
contre le jour, les jeunes d’un vert gai un peu jaunätre, les adultes d'un
vert bleu, à nervation plus claire, diluée, se bordant vers la maturité, et
souvent seulement sur les dents, d’un brun rouge sale en dessus; glau-
ques en dessous, d’une nuance sordide. Premières feuilles et pétioles
glabres ; feuilles estivales poilues en dessus le long des bords et des plis,
rarement par-dessus toute la surface, subvelues-hérissées en dessous sur
les nervures (mésophylle glabrescent), à pétioles (les 2,rarement jusqu'aux
4 derniers) hérissés-poilus ou plus ou moins velus, à longs poils roides,
blancs, devenant souvent grisätres-fuligineux par la dessiccation. Stipules
étroites, ou de largeur moyenne, verdätres, se colorant de rouge vineux
au soleil, terminées par des oreillettes lancéolées ou oblongues. Tiges
souvent nombreuses (2-7), couchées dans l'herbe et la mousse et ascen-
dantes seulement par l’inflorescence, ramifiées quelquefois dès les
feuilles caulinaires inférieures en gaines; ou courtes et droites, ou plus
souvent allongées, trois à quatre fois plus longues que les pétioles et
alors greles, diffuses-flexueuses, souvent flagelliformes; brunissant, noir-
cissant presque au soleil; pour la plus grande partie glabres, faible-
>
(12) R. BUSER. SUR LES ALCHIMILLES SUBNIVALES. LS
ment hirsutes seulement en dessous des grandes stipules caulinaires et
occasionnellement sur l’entrenœud basal. Feuilles caulinaires petites ;
stipuliums à dents grandes et peu nombreuses. Inflorescence assez mai-
gre. Inflorescences partielles pauciflores, scorpioides passablement dérou-
lés, pédicelles assez allongés et distants, dressés en avant, fleurs formant
ainsi des fascicules maiares, subombelliformes. Fleurs assez grandes,
glabres, verdätres, de forme allongée. Urcéoles allongés-infundibuliformes
ou -turbinés, déjà pendant l’anthese plus longs que les sépales courts
et très larges, qui érigés après l’anthèse masquent les styles et se colo-
rent d’un rouge brun foncé en dedans. Calicule plus petit que la norme
(= "/ı-'/s largeur et ‘2 longueur des sépales). Pédicelles égalant en
moyenne les urcéoles.
Feuilles 2,5-7,5, max. — 9X 2-6 cm. Tiges 5-20 cm. Pétioles 2-10 cm.
Fleurs 3-4 mm. It. Urcéoles 1,5-2 mm. lg. Sépales 1-1,5 mm. lg.
La ressemblance superficielle du decumbens avec le glabra est assez
prononcée, surtout chez de petits individus; forme et dentelure des lobes
foliaires sont presque celles de cette espèce. En regardant de plus près,
on remarquera cependant quelques différences : les lobes et les dents
sont un peu moins profonds, les dents plus larges, la plante acquiert par
la dessiceation une teinte obscure sale que le glabra ne prend jamais. Un
coup d’eil sur les stipules basales, mais surtout sur l’infiorescence et la
forme des fruits fera voir tout de suite la différence capitale des deux
plantes.
Hab. Très répandu, depuis la Savoie jusqu'en Tyrol, dans les pâturages
terreux et nus de la région subnivale et dans les endroits neigeux de la
région alpine. Préfère les dépressions de terrain, les vallons, les cuvettes
où la neige s’amasse et où l’eau de fonte réside temporairement. Dans
ces endroits, il compose souvent, soit à lui seul, soit mêlé à l'espèce sui-
vante et en société des Alchimilla pentaphylla, Salix herbacea, Meum
Mutellina, Plantago alpina, le gros de la végétation. Dans le Jura, stricte-
ment borné aux creux à neige, dont il tapisse quelquefois, cependant
moins souvent que le frigida, le fond et les parois d’un gazon court et
serré, grâce à une abondante ramification des rhizomes. — Flor. Aug.
Sept.
Haute-Savoie : chaîne du Méry : Sommier-dessus, pente N.-E. du Mont-Fleury,
col des Annes, 1710 m.; chaîne du Mont-Joli : col du Pachon (soit Pas Sion)
entre Mégève et Hauteluce, 1700 m., pente à rhododendrons près du dernier
chalet; sous l’arête de la montagne des Esserts sur Flaine (R. B.); massif de
Plate : Haut de Véron, 2400 m. (Briquet) ; entre le col de Veret et les chalets de
Vaconnan, 17-2000 m.; lapiaz au-dessus de Plaine-Joux en montant du côté de
46 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (13)
la Croix-de-Fer, 18-2000 m.; crête de Roi, 1900 m., sur Mieussy (Schmidely).
— Haut-Jura : dans tous les creux à neige depuis le Crêt de la Neige jusqu’au
Colombier et le Mont-Rond sur Gex. — Vaud : Les Martinets (Favrat); dans
l'herb. Schleich. mêlé au glabra Poir., sans indication de provenance. —
Valais : Pas de Chésery sur Morgins, 1950-2100 m. ; répandu dans le massif du
Grand-Saint-Bernard, 21-2500 m. : Val Menouve, autour de l’Hospice et du lac,
la Baux, col de Fenêtre-de-Ferret sur les deux versants, etc. (R. B.); en dessous
de la Pierre-à-Voir sur Saxon (Besse); Simplon : sur la grande galerie du sixième
refuge et bois humides sur Bérisal (Chenevard), arête au-dessus de Schalbet,
2500 m. (Besse); pâturages d’Etablon sur Riddes, 1900 m. (Besse) ; col du Sanetsch,
20-2100 m. (Besse); plateau de la Gemmi autour du Daubensee, Lämmernalp,
22-2400 m. (0. et R. B.). — Uri : Bristenstäfeli, 1524 m., sur le versant du
Bristenstock (Stebler; plante toute glabre). — Saint-Gall : Alpes Käsern le long
du sentier du Speer; chaine des Churfirsten : Selunalp et Silamattalp, Seelen-
mattalp et Gluris, 1600 m., Schlachtboden-Obersäss, 1600 m., Gamserruck,
1850-1900 m.; groupe de l’Alvier : alpes Isisiken et Säsis au Margelkopf,
2040 m.; Oberland Saint-Gallois : alpes de Murg : alpe Fursch, Goflenalp,
1600 m., Erbis, 1997 m.; alpes de Mels : alpe Mädems sur Flums jusqu'à
l’arête du Weissenberg, entre Mädems et Vans, 18-2400 m.; alpes de Ragaz :
sous le Schlösslikopf, 2000 m.; Val Calveis: devant Sanct Martin pres du pont
et du couloir à avalanches, 1300 m.!, Malanseralp sous le Krätzernspitz, 2400 m.
(Otmar Buser). — Appenzell : Altmann : Semptiser Alp et Fählenalp, Tesselalp
sur Wildhaus; Sentis : Seealp et Meglisalp (Otmar Buser). — Grisons : Räti-
kon : Lüner-Eck entre le Schuderser-Ælpli et le Lüner-See, 2000 m. (Brügger
in H. Helv.s. n. « A. fissa? »); Prätigau : pâturages au Nollenkopf, 2350 m. et
sommet du Schollberg, 2574 m., sur Sanct Antönien (Schröter). — Tyrol cen-
tral : Platzerberg sur Gossensass, 2300 m. (Huter).
2. Alchimilla frigida BUSER n. sp.
Plante basse, touffue, souvent gazonnante, de la grandeur et d’une
vague ressemblance avec le glabra Poir., presque glabre, à feuillage
tendre, d’une teinte sombre et obscure, se colorant facilement au soleil
d’un rouge vineux ou brunätre foncé, même noirätre. — Rhizome assez
mince et chevelu. Feuilles plutôt petites, arrondies, à lobes extérieurs se
touchant au-dessus du pétiole, ou arrondies-reniformes, à échancrure
étroite; fortement ondulées; 7-9-lobées. Lobes dentés à l’entour; ceux des
feuilles inf. larges et peu profonds, périphériques-tronqués, '/ı rayon
du limbe, bien séparés latéralement; ceux des feuilles moyennes obovés,
arrondis ou subtronqués, ‘/: rayon; ceux des dernières feuilles plus
allongés, paraboliques-oboves ou subconiques, subtronqués ou acuminés,
?/; rayon, plissés dans les angles par la préparation. Dents 5-7 de chaque
côté, assez profondes et grandes, très inégales sur les grands individus,
(14) R. BUSER. SUR LES ALCHIMILLES SUBNIVALES. 47
bien ciliées, celles des feuilles sup. assez larges, mucronées ou finement
aiguës, porrigees, mais non pectiniformes. Feuilles minces et tendres, se
fanant vite, à nervation non saillante et transparente quand on l’examine
contre la lumière, d’un vert bleu foncé en dessus, qui vers la maturité
prend une teinte sombre brunätre, d’un glauque-blanchätre en des-
sous. Premières feuilles glabres à l'exception des nervures de dessous
soyeuses, feuilles estivales faiblement poilues dans les plis et le long des
bords, rarement à la profondeur des lobes en dessus, faiblement soyeuses
sur les nervures en dessous. Pétioles très grêles, subflexueux, glabres à
l'exception des dernières feuilles d'été qui les ont plus ou moins, le plus
souvent faiblement, garnis de poils érigés ou lächement appliqués. Stipules
moyennes, lâches, glabres, brunissant vite, se terminant par des oreil-
lettes larges et oblongues. Tiges en nombre (2-5), décombantes de chaque
côté et ne dépassant pas le niveau des feuilles radicales, grêles, plus
ou moins flexueuses, glabres. Feuilles caulinaires d’un développement
moyen, les supérieures profondément incisées, à lobes assez écartés.
Inflorescence du type des Vulgaires, assez compacte. Inflorescences par-
tielles rapprochées, scorpioides peu déroulés, pédicelles divergeants de
tout côté : fleurs réumes ainsi en glomérules arrondies, lâches. Fleurs
assez grandes, de forme un peu ramassée, glabres, d’abord jaunes verdä-
tres, ensuite jaunes et se colorant plus ou moins en rouge brun à
l'intérieur. Urcéoles d’abord en forme d’entonnoir assez large, puis tur-
binés ou turbinés-ovoides, égalant les sépales. Sépales ouverts ou recro-
quevillés après l’anthèse, laissant apercevoir les stules très exserts. Cali-
cule normal. Disque souvent brunâtre déjà dans la jeune fleur. Pédicelles
allongés, les inférieurs égalant deux fois, les supérieurs égalant les
urcéoles.
Feuilles 2-8,5 X 2-8 cm. Tiges 6,5-38 cm. Pétioles 1,5-24 cm. Fleurs
3 mm. Ig., # mm. It. Urcéoles 1 '/s-1?/s mm. Sépales 1 ‘/2 mm. Pédicelles
1-2 mm.
Hab. Celui du précédent avec lequel il se trouve habituellement, mais
qu'il dépasse le plus souvent en abondance. Les stations sont ainsi
presque toutes les mêmes que celles du decumbens.
Haute-Savoie : chaîne du Mery : pente N.-E. du Mont-Fleury, col des Annes,
1720 m. ; chaîne du Mont-Joli : col du Pachon (soit Pas Sion), 17-1850 m., entre
Mégève et Hauteluce; sous l’arête de la montagne des Esserts sur Flaine (R. B.);
massif de Platé : combe de Veret (Briquet), entre le col de Veret et les chalets
de Vaconnan, 19-2000 m.; lapiaz au-dessus de Plaine-Joux en montant vers la
Croix-de-Fer, 48-2000 m.; crête de Roi, 1900 m., sur Mieussy (Schmidely). —
Haut-Jura : dans tous les creux à neige depuis la montagne de Saint-Jean jus-
48 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (15)
qu'au Mont-Rond sur Gex. — Valais : Pas de Chésery sur Morgins, 1950-2150 m. ;
dispersé, mais un peu partout dans le massif du Grand-Saint-Bernard, 21-2500 m.:
au-dessus de la Pierraz, Dronaz, autour de l’Hospice (souvent énorme), la Baux,
les deux versants du col de Fenêtre (R. B.); au-dessous de la Pierre-à-Voir sur
Saxon (Besse); col du Sanetsch, 2100 m. (Besse); plateau de la Gemmi fréquent
dans toutes les alpes autour du Daubensee, Lämmernalp, 22-2450 m. (0. et R. B.).
— Oberland Saint-Gallois : alpes de Mels : alpe Mädems sur Flums, 1800 m.,
jusqu'à l’arête du Weissenberg entre Mädems et Vans, 2350-2400 m.; alpes de
Ragaz : près le Schlösslikopf, 2000 m.; alpes de Malans : sous le Krätzernspitz
dans le fond du Val Calveis, 2400 m. (Otmar Buser).
Nous avons mis en tête les À. decumbens et frigida, parce qu'ils sont
de beaucoup les plus fréquents et les plus répandus parmi ces Vulgaires
fissiformes. On les rencontre partout dès qu’on approche des neiges et
je crois pouvoir prédire qu'on les constatera d’un bout à l’autre des
Alpes. Neuf fois sur dix on aura affaire à l’un des deux, tandis que les
espèces qui suivent sont, à l'exception du demissa, plutôt rares. Il impor-
tera donc de faire ressortir les caractères différentiels de cette paire
d'espèces assez semblables. Le plus souvent il suffit, pour les distinguer,
d'observer l’indument des pétioles des dernières feuilles estivales : si les
poils, peu nombreux, sont plus ou moins appliqués au pétiole, c'est le
frigida; si les poils roides, assez nombreux, sont écartés horizontalement,
on aura le decumbens. Comme cet indument varie beaucoup quantitative-
ment au point de s’obliterer complètement, on aura recours, pour les
rares individus glabres, aux caractères souslignés dans les deux descrip-
tions. En général, le développement fissiforme est plus prononcé chez le
decumbens que chez le frigida dont les différences d’äge chez les feuilles
sont plus accentuées ce qui, avec une dentelure plus grossière, le rap-
proche davantage des Alchimilles de la région montagneuse, spéciale-
ment de l’alpestris Schmidt.
(A suivre.)
|
ll
di rue, At de blu © fit
Vies PE F
PRIX
Fondé par Augustin-Pyramus de CANDOLLE pour
la meilleure monographie d’un genre ou d'une
famille de plantes.
Un concours est ouvert par la Socété de physique et
d'histoire naturelle de Genève pour la meilleure monogra-
phie inédite d’un genre ou d’une famille de plantes.
Les manuscrits peuvent être rédigés en latin, français,
allemand (écrit en lettres latines), anglais ou italien. Ils
doivent être adressés, franco, avant le 15 janvier 1895, à
M. le président de la Société de physique et d'histoire
naturelle de Genève, à l’Athénée, Genève (Suisse).
Les membres de la Société ne sont pas admis à con-
courir.
Le prix est de 500 francs.
Il peut être réduit ou n'être pas adjuge dans le cas de
travaux insuffisants ou qui ne répondraient pas aux condi-
tons du présent avis.
La Société espère pouvoir accorder une place au travail
couronné, dans la collection de ses Mémoures in-4°, si ce
mode de publication est agréable à l’auteur.
Genève, janvier 1894.
Le président de la Société,
Ch. Sorer.
BULLETIN
DE
L'HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGÈNE AUTRAN
Conservateur de l'Herbier.
Tome IE. 1894.
Ce Bulletin renferme des travaux originaux, des notes, ete., de botanique syste-
matique générale. Il formera chaque année un fort volume in-8° de 400 pages
environ avec.planches. Il paraît à époques indeterminees,
Les abonnements sont reçus à l'HERBIER BOISSIER, à CHAMBESY près Genève (Suisse):
OBSERVATION
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de l'Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
S
» BULLETIN
DE
: L'HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGÈNE AUTRAN
CONSERVATEUR DE L'HERBIER.
(Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.)
Tome II 1894.
Be, N° 2.
Prix de lFAbonnement
. 15 FRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — 20 FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
Les Abonnements sont recus
A L’'HERBIER BOISSIER
a CHAMBÉSY près Genève (Suisse).
sn GENÈVE
_ IMPRIMERIE ROMET, 26, BOULEVARD DE PLAINPALAIS
SOMMAIRE DU N° 2. — FÉVRIER 189%.
L — John Briquet. — QUESTIONS DE NOMENCLATURE. .
Y. — J. Müller. — LICHENES ECKFELDTIANI a el. Dr J. W.
Eckfeldt Philadelphiensi, præsertim in Mexico lecti..
II. — R. Buser. — SUR LES ALCHIMILLES SUBNIY ALES,
LEUR RESSEMBLANCE AVEC L’A. GLABRA Poir.
(fissa Guenth..et Schum,) ET LEURS PARALLÉLISMES
AVEC LES ESPÈCES DES RÉGIONS INFERIEURES i
KSUTEESBL N) ea ee ER ER DT TERRE
IV. — N. Alboff. — NOUVELLES CONTRIBUTIONS A LA FLORE
: DELA TRANSCAUCASIE. … : A NT
V.— John Briquet. — _ FRAGMENTA MONOGRAPHLE LA-
BABA RME NE TES RER Rene Et RE
VI A athur de Jaczeweaks. 0 NUE SUL LE PUCCINIA 2
a), Howe (see gr use
9%
A4
119
Qme année, NEE Fevrier 1894,
TS
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
QUESTIONS DE NOMENCLATURE
PAR
John BRIQUET
SOMMAIRE : 1. Nomina nuda et nomina seminuda. — II. Point de départ de la
nomenclature générique. — III. Les « genres » de Rumphius sont-ils valables ?
— IV. Doit-on refuser ou admettre les genres de Patrick Browne? — V. Once
a synonym, always a synonym. — VI. Des noms mort-nés. — VII. Du rôle
des documents prélinnéens dans la nomenclature actuelle. — VII. De la
nomenclature des subdivisions d'espèce. — IX. Conclusions.
Nous n'avons point l'intention, dans ces quelques pages, d'aborder
toutes les questions brülantes qui ont été mises à l’ordre du jour depuis
l’époque à laquelle M. le D' Kuntze a publié son Revisio generum plan-
tarum. Il s’agit seulement ici de répondre à quelques critiques ! et de
soumettre quelques considérations au prochain congrès international
qui aura à statuer sur ces matières. On verra par la suite de cet exposé
que nous ne sommes pas absolument doctrinaire, et que nous n’avons
pas craint de modifier nos appréciations antérieures, lorsque les argu-
ments qui nous ont été présentés nous ont paru fondés. Nous avons
cherché à donner à la discussion la forme courtoise qu'elle n’a malheu-
reusement pas toujours conservée. Pour cette raison, nous nous abstien-
1 Voy. ©. Kuntze, Revisio generum plantarum, Pars I 1, Leipzig, 1893. —
Cet ouvrage réunit ingénieusement toute la bibliographie du sujet, de 1891 à
1893, avec les commentaires de l’auteur. On doit savoir gré à M. Kuntze d'avoir
mis à exécution cette idée qui évite de grandes pertes de temps puisque tous les
documents intéressants sont rassemblés.
r . 17
BULL. HERB. BOISS., février 1894. 4
50 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
drons de polémiser contre la manière inexacte, pour ne rien dire de
plus, dont M. Kuntze a représenté nos rapports avee Alph. de Candolle
et entrerons directement en matière !.
Nomina nuda et nomina seminuda.
Un premier point qu'il nous paraît utile d'éclairer est celui qui con-
cerne la description des genres. Quand un nom est générique est-il
valable et quelles sont les conditions à remplir pour qu'il soit admis-
sible? M. le D' Kuntze a tranché cette question en divisant les noms
génériques en trois groupes. 1° Dans le premier groupe, nous trouvons
les noms accompagnés d’une description normale et qui sont valables
sans discussion. 2° Dans le second groupe sont placés les noms dépour-
vus de description et sur lesquels on ne peut avoir aucun éclaireisse-
ment quelconque; ces noms, dits nomina nuda, ne sont pas valables.
3° Entre ces deux catégories, M. Kuntze reconnaît des noms qu'il qua-
lifie de seminuda. Ces noms-là ne sont pas pourvus d’une description,
mais ils sont basés, soit sur l'indication d’un synonyme précis, soit sur
l'indication d'espèces faisant partie du genre établi, etc.
Pour nous, il ne peut y avoir que deux divisions, celle des noms vala-
bles et celles des noms qui ne le sont pas. La division des #omina semi-
nuda nous paraît inutile : elle se compose du reste d'éléments très
hétérogènes.
1 Nous considérons cependant comme un devoir, avant de passer outre,
de protester contre la facon inconvenante dont M. Kuntze a traité Alph. de
Candolle. Une phrase un peu vive, que M. le Dr Kuntze a mal comprise, ne
méritait aucunement la réponse que le botaniste de Berlin a faite au vénérable
savant genevois. L'auteur dit que ses lignes étaient déjà rédigées lors de la mort
d’Alph. de Candolle et ajoute qu'il n’a pas cru devoir les changer : c’est fort
regrettable. Nous voulons bien croire que la connaissance imparfaite du francais
a empêché M. Kuntze de se rendre compte de la valeur des termes dont il s’est
servi. En faisant revoir son texte par un philologue de ses amis, notre confrère
eût cependant facilement évité de dépasser aussi malheureusement les bornes de
ce que l’on peut admettre dans une polémique sérieuse. Quant à la légende de
« sénilité », inventée pour les besoins de la discussion, les savants genevois qui
ont entendu Alph. de Candolle faire des communications à la Société d'histoire,
jusque peu avant sa mort, savent à quoi s’en tenir à son sujet.
(3) J. BRIQUET. QUESTIONS DE NOMENCLATURE. 51
Il est clair qu'un genre basé sur une description existante indiquée
comme synonyme est un genre valable, sans autre forme de procès.
M. Kuntze qui fait pour notre édification personnelle une dissertation
à ce sujet (Rev., III 1, p. czxxvn) prêche à un converti. Personne n’a
mis en doute la validité de ces noms et on ne trouvera rien dans nos
publications qui puisse faire croire que nous ayons jamais été d'avis
<ontraire. Lorsque nous avons parlé des nomina nuda du Systema,
ed. I, de Linne, nous n’avons eu en vue que les véritables nomina
nuda qui s'y trouvent. Il nous semble done inutile d’ajouter à l’art. 46
des Lois un amendement spécial prévoyant ce cas, comme le demande
M. Kuntze.
Il en est tout autrement des nomina seminuda dépourvus de des-
eription, dépourvus de synonymie, et fondés sur la seule mention d’es-
‚peces appartenant au genre nommé. Nous nous sommes refusé et nous
nous refusons à admettre comme valables ces genres-la. Nous mainte-
nons, comme en 1891, que, pour être valable, un genre doit avoir été
décrit comme tel. Cette sentence a été qualifiée par M. Kuntze d’Error
Briguetianus. Pour l’auteur berlinois, notre opinion est contraire à
J’art. 46 des Lois qui dit: « Une espèce annoncée dans un ouvrage sous
des noms générique et spécifique, mais sans donner aucun renseigne-
ment sur les caractères, ne peut être considérée comme publiée. Il en
est de même d’un genre annoncé sans être caractérisré. »
M. Kuntze nous dit que l’art. 46 n’exige que la caractérisation par
renseignement, et que l'indication des types appartenant au genre liti-
gieux doit être considérée comme un renseignement. La preuve de ce
que M. Kuntze avance, c’est, dit-il (1. e., p. cLxxvr), que le projet primitif
présenté au congrès de 1867 contenait les mots « pas même en disant
de quelles espèces d'un genre on le compose ». Ces termes ont été biffés
par le congrès; done, dit l’auteur, le congrès a affirmé la possibilité de
publier des genres valables en indiquant simplement des types qui en
font partie.
Malgré cette argumentation habile, nous ne pouvons absolument pas
admettre ce point de vue. Remarquons que les lois réclament des ren-
seignements sur les caractères. Dire quelles espèces on fait rentrer dans
un genre, ce n’est pas là donner des renseignements sur les caractères
de ce genre. C’est presque demander ces renseignements aux lecteurs,
et leur dire à peu près ceci : « Veuillez, je vous prie, examiner cet
assemblage d'espèces que j'ai fait, comparez les dites espèces et voyez si,
en extrayant laborieusement leurs caractères communs, vous n’arrive-
52 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
riez pas par hasard à en tirer une diagnose générique et l’idée d’un
genre naturel ». Et ensuite, ce serait cet auteur facile que l’on citerait,
ce serait à son livre commode que l’on renverrait pour des renseigne-
ments de premiere main sur les caractères du nouveau genre !? —
Rien d'étonnant à ce que le congrès ait biffé la phrase indiquée par
M. Kuntze : elle était tout à fait inutile. Le texte est assez clair comme
cela; on demande des renseignements sur les caractères et cela ne peut
se faire que dans une description. On aura beau tourner et retourner
le texte, nous ne pensons pas que l’on puisse en tirer impartialement
autre chose. Il est clair que la description d’un genre peut être figurée.
Mais alors, pour les genres, il n’y a qu’un schéma qui puisse remplacer
une description, car en figurant une espèce, et en supposant cette espèce
monomorphe, on n’a donné que les caractères de l’espèce monomorphe
et rien de plus. Quant aux genres fondés sur des exsiccata comme un
certain nombre de ceux de Wallich, que cet auteur n’a pas décrits,
nous ne pouvons que les considérer comme wlicites. Un exsiccata avec
étiquette imprimée ne peut servir de description « en nature » que pour
des espèces monomorphes ou des variétés d'espèces, mais nous ne sai-
sissons pas comment il pourrait donner l’idée précise d’une abstraction
avancée comme l’est celle du genre. Si l’article 42 des Lois devait auto-
riser, comme il le semble d’après nos contradicteurs, des eonfusions de
notions sur des unités différentes comme les genres et les espèces, il
démentirait l’art. 10 des mêmes Lois, qui interdit les confusions entre
différentes unités hierarchiques.
Nous avons dit que, selon nous, l’article tranchait clairement la ques-
tion dans notre sens. Si on le trouvait obscur, il faudrait simplement
rajouter la phrase proposée primitivement par Alph. de Candolle.
Ajoutons qu'il serait déplorable de voir s’introduire dans notre
science le principe de la création valable de noms sans descriptions.
Tous les groupes sont des constructions ; si on n'indique pas le principe:
de la construction, le lecteur n’y comprend rien. Les noms doivent
représenter des idées (Begriffe), sans quoi ils sont inutiles.
Quand on s'applique à l'étude de groupes chaotiques, au point de
vue générique, comme certaines tribus de Labiées, ou les Génistées dont
nous venons de publier un examen très approfondi, on en sort avec la
conviction profonde que sans information sur les caractères, C’est-à-
dire sans diagnoses, il y a impossibilité de s'entendre, attendu que
les mêmes espèces permettent les combinaisons génériques les plus
variables.
(5) J. BRIQUET. QUESTIONS DE NOMENCLATURE. 53
II
Point de départ de la nomenclature générique.
Nous ne reviendrons pas sur ce que M. Kuntze a dit dans sa der-
niere publication sur le Systema, ed. I, de Linné. On sait que M. Kuntze,
en prenant cet ouvrage comme base de la nomenclature générique,
s’appuyait sur l’art. 15 des Lois qui dit: « Chaque groupe naturel de
végétaux ne peut porter dans la science qu’une seule désignation
valable, savoir la plus ancienne adoptée par Linné, ou donnée par lui
ou après lui, ete. ». On sait aussi que le terminus technicus tout spécial
d’Error Candolleanus est venu s’appliquer à l’opinion si rationnelle
d'A. DC., qui, dans le fatras des écrits linnéens, avait pris comme point
de départ le Genera, ed. 1.
Il nous semble que M. Kuntze eût pu se montrer moins sévère vis-à-
vis de ses opposants, attendu que lui-même a pris arbitrairement le
Systema, ed. I (ann. 1735) au lieu du Ælorula lapponica (1732-1735 ©).
L'auteur explique (Rev. I, p. Lxxv) que cela aurait augmenté les chan-
gements à faire. On ne s’attendrait vraiment pas à ce que de pareils
serupules puissent arrêter un botaniste qui propose dans son ouvrage
de débaptiser environ 30,000 espèces par remaniement des noms de
genre. Le fait est que M. Kuntze, aussi bien que A. DC., n’a pas suivi à
la lettre l’article du congrès — ajoutons qu'il a bien fait puisque cela
aurait augmenté la confusion. Quant aux nomina nuda, ceux du Sys-
tema, ed. I, n’ont pas arrêté M. Kuntze et cet auteur serait mal fondé à
les invoquer ici. Il va sans dire que l’absence des diagnoses pour les
groupes supérieurs aux genres nous laissent indifférents, puisque les
familles, les cohortes et autres groupes naturels supérieurs, avec leur
nomenclature spéciale, n'étaient pas encore inventés à cette époque et
qu'il s’agit ici de nomenclature générique.
Mais, puisque M. Kuntze abandonne le fameux Systema, ed. I, fai-
sons-en autant, et passons à la votation du congrès de Gênes qui recom-
1 Une erreur typographique nous a fait écrire Flora lapponica au lieu de Flo-
rula lapponica dans notre article du Botanisches Centralblatt, vol. XLIX, p. 106-
bb
54 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6}
mande comme point de départ à la nomenclature générique la date
1753 (Species, ed. I) de préférence à 1737 (Genera, ed. I).
Ici, notre confrère de Berlin nous pardonnera une remarque un peu
malicieuse : Nous lisons en effet avec étonnement dans l'ouvrage de
M. Kuntze les lignes suivantes pour la défense du Genera, ed. I (Rev.
III 1, p. cecrxxn) : « Commencer notre nomenclature avec le Species
plantarum de Linné de 1753, c’est tronquer le Codex Linneanus, d’est-
à-dire l’ensemble indivisible de ses œuvres, et c’est commencer par un
ouvrage tronqué, auquel manque ce qu'il y a plus important : soit l’éta-
blissement normal de genres au moyen de diagnoses ' » ! Voilà encore
une phrase que nous ne nous serions guère attendu à trouver sous la.
plume de M. Kuntze. Les genres sont établis dans le Species ed. I. par
l'indication, très détaillée cette fois, des espèces qu'ils renferment...
Mais les diagnoses manquent. Et ce détail, si négligeable quand il
s'agissait du Systema, devient soudain important lorsqu'il s’agit du
Species.
Cependant, nous ne voulons pas chicaner M. Kuntze sur ce point, vu
que nous sommes de son avis. Ce que notre confrère dit des consé-
quences de la décision du congrès de Gênes est de nature à faire très
sérieusement réfléchir. Nous croyons que les orateurs du congrès de
Gênes, quoique bien intentionnés, n'avaient pas eu le temps de préparer
suffisamment le sujet et que le jugement porté par l’assemblée était un
jugement complètement informé, comme l’a fort bien dit M. Kuntze.
Le chap. 20 du Revisio gener. plant., vol. III 1, est extrêmement pre-
cieux et très intéressant. Après l'avoir examiné un peu à fond, nous
avons abandonné l’opinion admise d’une façon hésitante. en septembre
1892 à Gênes. Si l’on adoptait la date 1753, il faudrait changer au
moins 93 noms de genre et débaptiser environ 6886 espèces. Au con-
traire, en prenant pour point de départ 1737, il y aurait 24 genres et
environ 2186 noms d'espèces à changer, En prenant 1737 au lieu de
1735 (date du Systema, ed. I), on économise 41 changements dans les
genres et 2827 changements dans les noms d'espèces. Ces chiffres sont
éloquents et nous pouvons assurer que les dérangements signalés par
M. Kuntze pour l'adoption de la date du congrès (1753) sont en général
corrects et n’ont pas été exagérés pour les besoins de la cause; ils pro-
viennent en majeure partie de l’application de l’art. 54 des Lois. Et ces
chiffres s’arrangeront dans la suite encore à l'avantage de 1757 par le
1 C’est nous qui soulignons.
(7) J. BRIQUET. QUESTIONS DE NOMENCLATURE. DD
fait qu’au moins les noms de Rumphius sont inacceptables, ce que nous
démontrerons au chapitre suivant.
Si nous ajoutons à ces faits que la majorité des auteurs du continent
s’est généralement basée jusqu'ici sur le Genera, ed. I, que ce Genera
est un répertoire générique normal et remplissant toutes les condi-
tions exigibles pour un ouvrage de cette catégorie et de cette époque,
nous n’hesiterons plus, ef nous nous mettrons franchement du côté de
M. Kuntze et de l'ancienne proposition d’Alph. de Candolle pour récla-
mer l'année 1737 comme point de départ de la nomenclature générique.
Puissions-nous voir bientôt l’accord se faire entre les botanistes sur ce
point d'importance capitale ! 1
II
Les « genres » de Rumphius sont-ils valables ?
Les noms dits « generiques » publies par Rumph dans son Herba-
run Amboinense (ann. 1741-1755) ne sont pas pourvus de diagnoses,
quoique les espèces soient décrites avec beaucoup de détail, on doit
donc les considérer comme des noms sans valeur au point de vue de
notre nomenclature (Lois, art. 46 et notre chapitre I”). On ne peut par
conséquent que désapprouver M. Kuntze qui persiste à vouloir les
maintenir. Mais il y a quelque chose de plus grave dans la question des
« genres » de Rumph, c’est que cet auteur célèbre a écrit son œuvre
longtemps avant sa publication et qu'il n'avait absolument pas la notion
linnéenne du genre. Quand done, on attribue à Rumph des genres dans
le sens linnéen, on lu fait dire ce qu'il n'a jamais dit, ce qu'il n’a pas
même pu vouloir dire et on introduit de force dans notre nomenclature
des notions qui n’ont rien à y faire. Pour Linné les classes renfermaient
desgenres, les genres des espèces, et les espèces des variétés. Nous
n’aurons pas de peine à montrer que toutes ces notions sont absolument
confuses chez Rumph, et que le fond de sa systématique est aussi archi-
prelinneenne que la forme. M. Kuntze qui a effleuré ces points très
importants (Zev., I, p. xxx et suiv.) nous paraît s'être mépris sur leur
portée.
Voyons quelques échantillons de la nomenclature générique et spéci-
fique de Rumph. Voici d’abord quelques noms empruntés à l’appareil
végétatif, en commençant par la racine :
56 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
Radix Chinæ.
» Deiparæ.
» mustelæ.
» puloronica.
Radix sinica.
» toxicarla.
» Vesicatoria.
Passons aux parties aériennes, et nous aurons :
Herba admirationis.
» crinalium.
» memoriæ.
» _ mæmoris alba.
Puis aux formes plus résistantes :
Frutex butonicus.
» globulorum.
» mur&norum.
» musarius.
Et enfin aux essences plus noble :
Arbor alba.
» conciliorum.
» glutinosa.
» Jactaria.
Herba mæmoris rubra.
» sentiens.
» vitiliginum.
Frutex niger.
» papius.
» urens.
Arbor nigra.
» OvIgera.
Du Tegis,
» violaria.
Ceux qui pratiquent l'anatomie seront satisfaits par les:
Cortex acris.
Caryophylloides.
»
»
»
Et dans les regions plus profondes par les :
Lignum colubrinum.
» corneum.
» equinum.
» leve.
Lignum leve alterum.
» murinum.
» Sappan.
» scholare.
Les biologistes s’interesseront davantage aux formes du genre sui-
vant :
Adpendix arborum.
» cascuaria.
» duplo folio.
Adpendix erecta.
» laciniata.
» porcellanica.
Le groupe des phyllomes nous présente :
Folium bracteatum.
» causonis.
» Crocodili.
» hircinum.
» linguæ.
Folium Junatum.
» Mappe.
» politorium.
» principissæ.
» tinctorum.
e
=
(9) J. BRIQUET. QUESTIONS DE NOMENCLATURE. É
©
Si nous laissons les Zavolucrum et les Lobus pour arriver aux organes
de reproduction, nous aurons :
Flos cardinalis. Flos horarius.
» cæruleus. » Impius.
» convolutus. » manillanus.
» euspidum. » Manoræ.
» sestalis. » pergulanus.
» flavus. » Siamieus.
» globosus. » triplieatus.
Puis à la maturité, on trouve les fruits :
Fructus Bobæ.
» musculiformis.
» Regis.
Sous la forme spéciale de noix, termes qui ont passé dans notre
nomenclature :
Nux myristica.
» » mas.
» » silvestris.
On trouve des genres hétéroclites et singuliers : Ay Assa, Caju
Panu, Funis (avec de nombreuses espèces), Globuli majores, Melones
indici, Nani Hua, Pepones, Pigmentaria, Planta Anatis. Enfin il y a
des genres dignes d'attirer la curiosité par les objets auxquels ils font
allusion : Nidus germinans, Ova piscium, Parens muscarum, Pes equi-
nus, Pustula arborum, Spina vaccarum, Virgæ sanguinee. Sans comp-
ter les choses frivoles : Nugæ silvarum et Nugæ minime.
Voilà pour la forme au moins originale des noms de genres de
Rumph. Quant au fond !, on verra dans l’index de Burmann que le
genre (?) Flos comprenait des espèces d’Zpomæa, Clitoria, Plumiera,
Mumisops, Hibiscus, Cassia, Gomphrema, Pentapetes, Nyctanthes, Con-
voluulus et Orchis; que le genre (?) Folium comprenait des Periclyme-
num, Vitis, Hedysarum, Tinus, Bauhinia, Menispermum, Ricinus,
Ficus, Mussaeda et Jussiaea, ete., ete. Nous renvoyons ceux qui
désirent être édifiés à cet égard à l’ouvrage de Hasskarl ?.
1 Il ne s’agit ici que du point de vue systématique ; les observations morpho-
logiques et biologiques exactes de Rumph garderont toujours leur valeur et
seront toujours consultées avec intérêt, mais elles n’ont rien à voir dans les
questions de nomenclature. -
2 Hasskarl, Neuer Schlüssel zu Rumph’s Herbarium amboinense. Halle, 1866.
1 vol. in-A0, extr. des Abhandl. der naturf. Gesellsch. zu Halle. IX, Heft 2.
58 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
Pour ce qui concerne l’absence totale de notions linnéennes quant
aux classes, aux genres et aux espèces, le matériel de démonstration
est tellement abondant que nous renonçons à le produire au complet.
Voici cependant une série d'exemples que l’on trouvera, esperons-nous,
amplement suffisante.
Rumph a signalé un genre sous le nom de Palma indica major
(vol. I, p. 1); il dit en toutes lettres qu'il s’agit d’un genre « Palmæ
genus indieum ». Or, ce « genre » comprend trois classes : « Palma
Indica optime in tres dividitur classes : 1° Nucifera; 2° Vinifera ;
3° Farinifera est ». Chacune de ces « classes » comprend une série
d'espèces, ainsi par exemple : « Nucifera iterum plurimas habet species,
quarum duas tantum deseribam præcipuas », ete. Chez Rumph les
noms se transforment vite; ainsi, à la page 9, il se met en devoir de
signaler une nouvelle série d'espèces du genre Palma indica, qu'il
décrit bien, mais avec le nom générique Calappa. On lit en conséquence
les diagnoses des Calappa Vulgaris. ©. Rutila, C. Saccharina, C. Ca-
narina, C. Paltaria, C. Machæroïdes, ete., ete. Dix-sept pages plus
loin, nouvelle transformation. Voici qu'une partie Minor du genre
Palma Indica, elasse Nucifera, devient un genre Pinanga comprenant
plusieurs espèces : « Ut jam Pinangæ species enumerentur, eas divide-
mus in domesticas ac sylvestres », ete., et l’auteur décrit en conséquence
les Pinanga Calappa, P. alba, P. nigra, P. globosa, ete. Un sort remar-
quable était réservé par Rumph à la classe Vinifera du genre Palma
Indica. En eftet (I, p. 45) cette classe devient un ordre : « Alter Palma-
rum Indiearum ordo..... est viniferarum inter quas plurimas excellit
Lontarus », ete. Ce Lontarus est un genre qui comprend plusieurs
espèces, telles que Lontarus domesticus et L. sylvestris. Et ce L. sylves-
tris comprend à son tour une espèce qui est le Lontarus sylvestris
altera : « Cum Lontaro sylvestri proxime convenit, seu ejus altera
species est arbor Zhur dieta », ete.
Rumph a décrit (vol. IL, p. 1) un Caryophyllum qui est évidemment
une espèce et non un genre. Plus loin (II, p. 10), il signale un Caryo-
phyllum regium, qu'il dit être une variété du précédent et non une
espèce. En revanche le Caryophylhun sylvestre (U, p. 12) est une
espèce.
L'auteur décrit sous le nom de Nux myristica une espèce avec tous
les détails imaginables (II. p. 14). Mais plus tard (II, p. 24) il commence
la description de six espèces sauvages de Nux Myristica; ici ce terme
est pris dans un sens générique; une des espèces est le Nux Myristica
Ak E QUET. QUESTIONS NOMENCLATURE. 5
11 J. BRIQUET. QUESTIONS DE NOMENCLATURE 59
mas. Mais des la seconde espece, Rumph passe du latin au nom indi-
gène (Palala), car il décrit cette espèce sous le nom de Palala secunda;
puis viennent les P. tertia, quarta, ete.
A la page 29 du même volume, Rumph décrit une espèce dite Agal-
lochum avec un grand luxe de détail. Cinq feuillets plus loin, il signale
un Agallochum secundarium. Que le lecteur ne s’imagine pas que le
terme d’Agallochum est pris ici dans un sens générique. Au contraire,
« Verum itaque Garo (fruit de l’A. secundarium) in binas dividemus
species, in Coinamensem nempe et Malaicensem ». Plus loin (II, p. 40),
l’auteur annonce qu'il a décrit ces deux premières espèces et qu'il va
maintenant en mentionner une troisième, qui est l’Agallochum spurtum.
Il semble pourtant que cela devrait faire quatre espèces en tout.
A la page 42 du même volume, Rumph décrit une espèce sous le
nom de Sandalım; à la page 47, ce même nom est pris dans un sens
générique pour le Sandalum rubrum.
Le Pseudo-Sandalum Amboinense (II, p. 54) est une dénomination
binominale pour un genre qui ne comprend qu'une espèce, mais cette
interprétation est dérangée par un Pseudo-Sandalum Beeronense (I,
p. 55), lequel appartient à l'espèce précédente : « Species est præceden-
tis arboris ».
Voici un exemple intéressant en ce qu'il roule sur un cas cité par
M. le D° Kuntze (Rev. I, p. xxxım). Rumph a signalé (II, p. 72) un
genre Arbor alba. Il s’agit évidemment d’une désignation générique,
puisque l’auteur parle d’Arbor alba major et Arbor alba minor, les
termes major et minor s’appliquant aux espèces. Mais voiei qu'à la
page 77, sous le nom de Myrtus amboinensis, genre partieulier, Rumph
décrit une espèce du genre précédent : « Hæc minima Caju-Puti species
est ». Or le terme Caju-Puti est synonyme d’Arbor alba.
On ne sait si ce que Rumph décrit (II, p. 83) sous le nom de Cussia
Fistula est un genre ou une espèce, car il en dit: « eujus in Oriente
multæ inveniuntur species ac varietates », dont il décrit une sous ce
nom. En revanche, Cassia Fistula est pris dans un sens générique lors
de la description du Cussia Fistula Sylvestris (IL, p. 88).
Rumph a fait une longue étude des espèces du genre Limo (HI,
p. 101, 104, 105, ete.), puis du genre Limonellus dont les formes sont
des espèces du genre Limo précédemment étudié; car l’auteur dit elai-
rement à propos du ZLimonellus Aurarius : « Hæc minima omnium
Limonum species est ». Par contre, Jurantium forme un genre distinct
de Zimo (I, p. m). A l’intérieur de ce genre Aurantium, VA. Acidum
60 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
semble former une espèce, mais PA. Verrucosum paraît plutôt consti-
tuer un genre (II, p. 115) : « Inter euneta Limonum genera hæc arbor
gerit truncum », ete. Mais plus bas, l’auteur en refait une espèce :
« Hæc species non ita vulgaris est ac præcedens ». On voit en outre
qu'ici le terme Zimo est pris dans une acception supérieure au genre :
« Limonum genera. »
Le Vidara Littorea est évidemment une désignation binominale pour
un genre ne comprenant qu'une espèce (HI, p. 119). On serait tenté d’en
dire autant du Radix Deiparæ (I, p. 124). Mais il n’en est rien, ce
genre est tout simplement une espèce de Vidara : « Vidaræ speciebus
et hee quoque adnumeranda est ». Le nom Radix Deiparæ est néan-
moins de suite après (II, p. 127) pris dans un sens générique pour le
Radix Deiparæ Spuria.
Dans le même volume (p. 140), le vieux floriste hollandais décrit un
genre Songium avec des caractères d'espèce, puis, plus loin (II, p. 142),
il signale deux espèces du genre Sangius, lequel fait partie du genre
Songium : « Ad Songüun pertinet Sangius, quem..... huie subjun-
gimus. »
Cananga est un terme pris dans un sens speeifique (II, p. 195) ou
générique (LH, p. 197) : Cananga sylvestris prima », ete.
De même Novella (II, p. 218) et Tittius (III, p. 38) sont pris dans des
sens spécifiques, ou génériques dans les N. Rubra (I, p. 222) et T. Li-
torea (UI, p. 39).
Une répartition de sens un peu plus compliquée se trouve dans les
Carbonaria. Carbonaria est pris une fois dans un sens spécifique
(IH, p. 52). Puis vient un Carbonaria altera (U, p. 54). Ici ces deux
termes constituent le genre, car ce groupe se divise en deux espèces :
« Carbonaria altera dividitur in latifoliam et augustifoliam..... Prater
binas præcedentes species... », ete.
Le genre Arbor rubra (UI, p. 74) compte deux especes qui sont les
Arbor rubra prima seu angustifolia et Minor arbor rubra seu angusti-
folia. Or il paraît que cet Arbor rubra a de l’affinité avec les genres
Jasminum et Jambosum, à tel point qu'ils appartiennent au même
genre, ce que Rumph exprime en disant : « De utraque tantum partici-
pat, ut utrique congenera sit ».
Nous arrivons, avec le genre Mangium, à un des imbroglios de
nomenclature les plus remarquables que Rumph nous ait offerts. Le
genre Manguun (ILL, p. 102) se divise en cinq classes génériques, dont
chacune devient tantôt une classe, tantôt un gene, tantôt une espèce,
(13) J. BRIQUET. QUESTIONS DE NOMENCLATURE. 61
laquelle peut se subdiviser en d’autres especes, — tout cela au caprice
de la plume de l’auteur. Voici le début de cette mirifique division :
« Mangi Mangi vocantur, quæ in quinque genericas classes dividentur,
ac primo Mangium legitimum est, seeundo Mangüun caseolare, tertio
Mangium album, quarto Mangium fruticans, quinto Mangium fer-
reum ». La premiere classe est, paraît-il, une espèce qui en comprend
d’autres : « Prima species iterum subdividitur in quatuor species, uti
primo Mangium celsum. 2. Minus 3. Digitum. 4. Candelarium ». Par
contre la classe n° 3 devient un genre polymorphe (III, p. 115) : « Ter-
tium Mangi Mangi genus est album, juxta regionum varietatem varias
exhibens species seu varietates », ete. Le n° 4 reste une classe : « Quarta
Mangi Mangi elassis est Mangium fruticans quod in binas dividitur
species », ete. Le même sort est réservé au n° 5, le Manguum Ferreum :
« Quinta Mangii elassis », ete. — Mais la nomenclature se complique
à la page 124 du même volume, où Rumph signale un genre Umbracu-
um Maris avec deux espèces. Ce genre, avec ses deux espèces, n’est
qu'une variété d'une espèce de Mangium!! « Umbraculum Maris,
varietas est Wang Corniculatı supra cap. 64 descripti; cujus binas
observavi species; prima harum mihi dicitur Ceramensis, altera
Amboinensis ». Ce n’est pas tout, hélas! L'auteur décrit (III, p. 125)
une nouvelle espèce de Mangium qui est le Mangium floridum. Or,
cette espèce n’est qu'une variété du genre Umbraculum maris. Et on se
rappelle que ce dernier genre n'était lui-même qu'une variété de
Mangium corniculatum !! Rumph dit en effet : « Hæc quoque Drappat
species est », et Brappat est le nom indigène pour Umbraculum. —
Terminons l’histoire des Mangium en disant que l’auteur décrit encore
un nouveau Mangium sous le nom de Mangium porcellanicum. Mais
il dit : « Magna itidem Mangü ferrei observatur species, quæ fruti-
cosa », ete. Or, ce Mangium ferreum était une classe à la page 120; ici,
il semble prendre une acception générique.
La même confusion inextricable de notions se retrouve dans le genre
Varinga (II, p. 127). Rumph commence l'étude de ce genre par
l'examen d’une série d’especes remarquables par leurs usages, et
dont la première est le Varinga latifolia. La seconde espèce, le V. re-
pens, est une espèce de la précédente espèce : « Præeedentis Latifohiæ
altera species est, qu... », ete. Mais soudain, le genre Varinga, prend
une valeur supérieure (III, p. 136), il comprend une classe, avec dési-
gnation générique, qui s'appelle Grossularia et contient deux espèces :
« Seeundum Varingæ elassem vero Grossulariam a copiosis ejus fruc-
62 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (14)
tibus », ete. Quant au Varinga parvifolia (UL, p. 139) ce n’est pas une
espèce C'est une classe qui comprend plusieurs espèces : « Tertia Va-
ringæ classis est parvifolia, quæ vulgatissima est... dividitur in altas ac
humiles species ». Pour rentrer dans la série des Arbor, disons encore
que l’Arbor conchyliorum n'est ni un genre particulier, ni une espèce de
ce genre, mais tout simplement une espèce exotique du genre Varinga :
« Quarta Varingæ species exotica est in insulis hisce orientalibus », ete.
Le Butonica terrestris est une expression générique, puisque ce Buto-
nica terrestris comprend deux espèces (III, p. 181): « Butonica terres-
tris in binas dividimus species, in albam et rubram ». Quant à lOlus
Catappanicum, ee n'est ni un genre Olus, ni une espèce Olus Catap-
panicum, c’est tout bonnement une espèce de Butonica terrestris! « Cum
præcedenti Butonica terrestri alba maxime convenit hæc arbor,... ac
sine dubio ejus species habenda est », etc.
Le genre ou espèce Folium intinctus (III, p. 202) ne constitue pas
un genre particulier avec espèce spéciale, c’est une forme du genre
Arbor rubra : « Quumque præterea ad Arboris rubræ seu Aycon genus
pertinere videtur ».
Le « genre » Arundarvor est un de ceux que M. Kuntze patronne, et
cependant il n’a pas de rapport avec un genre dans le sens linnéen.
Rumph désigne d'abord le groupe en question sous le nom d’Arundo
Indica arbor ou Arundo arbor. Ce genre comprend huit classes :
« Omnes, quos observavi, ad octo reducam classes, quæ intus nempe
concav& sunt (IV, p. 1) ». Mais plus loin ces classes se transforment en
espèces : « Octo autem istæ memoratæ species sunt subsequentes ».
Suivent les huit espèces qui s'appellent : Arundo Arbor tenuis, Arundo
Arbor cratium, Arundo Arbor spiculorum, Arundo Arbor vasaria,
Arundo Arbor aspera, Arundo Arbor maxima, Arundo Arbor spinosa,
Arundo Arbor fera. La première espèce comprend plusieurs espèces :
« Hujus arundinis prima species tenuissimam gerit substantiam, ete. »
et (p. 2) : « Hisce in insulis tres vulgares, ac tres raras observavi
species, ete. ». A partir de la seconde espèce Rumph fond le nom
double Arundo Arbor en un seul terme Arumdarbor. Or, tandis que
les classes Arundarbor cratium, spiculorum, spinosa et fera sont consi-
dérées comme des espèces, les autres classes ont un sort variable. Ainsi
la cinquième classe Arundo arbor aspera devient ad libitum un genre
d’Arundo arborea, ou une espèce de Terin (IV, p. 11) : « Quintum
Arundinis arboreæ genus, seu secunda Terin species, est Arundarbor
aspera, ete. ». De même, l’Arundarbor maxima est à volonté un sixième
(15) J. BRIQUET. QUESTIONS DE NOMENCLATURE. 63
genre ou la troisième espèce de Terin (IV, p. 12) : « Sextum arbores-
centis arundinis genus, seu tertia Terin species est, Arundarbor
marina, ete. >.
Il ne faudrait pas croire que les Flos horarius (IV, p. 27) et Ligmum
longævitatis (IV, p. 52) sont des genres avec espèces particulières.
Rumph nous apprend en eftet qu'il fait du Fos horarius une espèce de
Malva : « Flos horarius vera species est Malvæ hortensis seu arbores-
centis, ete. ». Quant au Lignum longævitatis, c'est une espèce de Lagon-
dium : « Hoc itaque lignum Lagondi species erit, ete. ».
Les noms latins de Rumph le g@naient souvent et il préférait alors
les noms indigènes à ses propres créations. Ainsi pour l’Arbor spieu-
lorum (II, p. 167) il dit : «Calovay duplex est, latifolia et angustitolia.
quæ iterum duplex est ». Le genre Folium urens est remplacé par le
terme indigène Polot (II, p. 217), et l’auteur crée les Polot latifolia et
angustifolia. Le mot Æunut se substitue ailleurs au genre Perticaria
tertia et ce genre Aunut comprend plusieurs espèces dont la plus
répandue est le Humut parvifola (II, p. 217). Au tome IL, p. 249,
Rumph deerit une espèce (genre?) appelée Arbor pinguis, à la suite
duquel on lit (p. 250) : « Hujus et altera oceurrit species, que Mamina
angustifolia diei potest, quum minora gerit folia, ete. »
Rumph divisait en especes, non seulement les plantes, mais les
résines odoriferantes dont les habitants de l’Inde parfument leurs
vêtements. Ainsi le produit de l'arbre dit Caju Gadelupa constitue le
genre Dupa, divisé en deux espèces : Dupa Radja et Dupa Balandja.
Suivant sa qualité, cette dernière se divise encore en «venalis» et
« vilis » (II, p. 60).
Nous pourrions prolonger presque indéfiniment cette analyse, car
l'ouvrage gigantesque du floriste d’Amboine, véritable Kräuterbuch
des anciens temps, fournirait matière à de forts longs développements.
Nous croyons toutefois que tout lecteur impartial aura acquis la con-
viction que citer Rumph comme autorité pour des genres, dans le sens
linnéen, c’est attribuer à cet auteur des notions que ce dernier n'avait
pas, et par conséquent commettre à la fois une erreur de nomenclature
et une erreur historique. Quant à nous, nous croyons que les botanistes
dans leur généralité ont acquis de nos jours un besoin d’exactitude suf-
fisant pour ne pas vouloir renouveler à propos de Rumph l’histoire du
médecin malgré lui.
64 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (16)
IV
Deit-on refuser ou admettre les genres
de Patrick Browne ?
Nous nous trouvons ici en presence d’un problème difficile, et que
nous avons eu tort, nous en convenons, de comparer aussi légèrement
que nous l’avons fait, avec celui de l’Herbarium Amboinense de Rum-
phius. Mais la difficulté même de la question rend peu excusable la
création du terminus technicus « absurditas Benthamiana », augmenté
de «a claro Candolleo renovata », dont M. Kuntze a honoré ses contra-
dicteurs.
P. Browne a publié une serie de noms genériques nouveaux dans un
ouvrage intitulé : The civil and natural History of Jamaica. London
1756, 1 vol. in-folio '. Ces genres, lorsqu'ils sont nouveaux, sont pourvus
(dit M. Kuntze) d’une diagnose générique rédigée sur le modèle lin-
néen : Periantium... Calyx… Corolla... Stamina... Pistillum... Pericar-
pium... Semina, ete. Mais, et la chose est au moins singulière, cette
diagnose ne se trouve pas en tête du genre; elle se trouve ajoutée à la
description d'une quelconque des espèces. Enfin, la description du genre
est intimément unie à celle de l'espèce, vu qu’elle se trouve placée entre
la phrase spécifique et la distribution géographique!
Est-ce que P. Browne a voulu créer des genres linnéens? Cela ne
paraît pas douteux, car il appelle ses diagnoses des caractères généraux,
et même génériques (p. 119), comme le dit M. Kuntze. D’autre part, l’au-
teur dit expressément dans sa préface (p. xxx) : «I have... divided...
into a few natural classes; and distributed the species under their pro-
per Genera, with the most noted and appropriated appellations ». Et
plus loin (p. xx) : « I have given the general characters wherever
I found them new, or but imperfeetly represented before. »
Avec le système de P. Browne, lorsqu'un genre ne contient qu’une
espèce, comme pour le genre Mesosphærum en litige entre M. Kuntze et
1 La bibliothèque DC. ne possède que l’ed. IT (ann. 1789), mais cela n’a pas
d'inconvénient, vu que cette édition est la répétition pure et simple de la pre-
mière. Il n'existe pas à Genève, à notre connaissance, d'autre exemplaire de cet
ouvrage.
(17) J. BRIQUET. QUESTIONS DE NOMENCLATURE. 65
nous, il n’y a pas moyen de savoir si la description est spécifique ou
générique. Mais lorsqu'il y a dans un genre plusieurs espèces et que la
diagnose « générale » ne s’y trouve qu'une fois, il est évident qu’on
pourra la considérer comme générique, interprétation du reste confir-
mée par sa forme linnéenne.
Malheureusement, il y a une série de cas ou un genre contient plu-
sieurs diagnoses générales, différentes les unes des autres. M. Kuntze
répond à cela que dans les cas en question, l’auteur hésitait à faire ren-
trer certaines espèces dans un genre et leur a donné une diagnose géné-
rale, afin que le lecteur puisse juger de la valeur des différences qui
écartent ces espèces du type. C’etait la présence de ces diagnoses mul-
tiples pour un seul genre qui nous avaient fait repousser les genres de
P. Browne, mais, après un examen attentif, nous trouvons la réponse de
M. Kuntze parfaitement juste. Toutes les fois qu'il y a des diagnoses
supplémentaires l’espèce est accompagnée d’un point d'interrogation,
ou même d’une note explicative. Pour mettre le lecteur à même d’ap-
précier le texte contenu dans cet ouvrage rare, nous donnerons ici les
exemples suivants.
Voiei d’abord un cas avec note explicative (p. 117):
DraxTerA 1. Foliis oblongo-ovatis cum acumine, spicis florum geminatis.
(Ici diverses observations et entre autres celle-ci) : « As it differs very much
in the general characters from what has been already described under this name,
I shall give those of this plant at length. »
Periantium. Duplex, exterius biphyllum (sic), foliolis angustis lanceolotis ; inte-
rius monophyllum, ad basem fere sectum in quinque lacinias lanceolatas minores.
Corolla. Recta tubulata ringens, labio superiori recto oblongo ; inferiori
oblongo trifido.
Stamina. Filamenta duo longitudinis fere corolle, antheris gemellis oblongis
singulo incidentibus : rudimenta vero duorum staminum in fundo floris pullulant.
Pistillum. Germen oblongum, stylus simplex longitudine staminum; stigma
simplez.
Pericarpium. Nullum. Calix connivens in series semina fovet.
Semina. Duo oblonga, compressa, erecta, fere adnat. Ad Prunellam accedit.
La deuxième espèce, également pourvue de notes explicatives pour
la diagnose générale, est décrite comme suit (p. 118) :
DranrHEra 2. Foliis lanceolato-ovatis, racemo spatioso assurgenti, spicillis
verticillatis.
(fei vient l'observation explicative) : « it differs widely in characters from
that already mentioned, for which reason I shall put down the most essential
marks of it at large. »
BULL. HERB. BOIss., février 1894. 5)
66 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (18)
Periantium. Monophyllum in quinque lacinias erectas angustas ad basem fere
sechum.
Corolla. Tubulata ringens; labium superiore rectum ovatum ; inferius refleetum
tridentatum, fauce vartegata.
Stamina. Filamenta duo longitudinis fere corolle anthere singulo gemelle,
distinctæ, altera paulo majori.
Pericarpium. Capsula oblonga obverse-ovata bilocularis bivalvis, valwis dissepi-
mento opposttis.
Semina. In singulo loculamento bina, compressa dissepimento appressa.
Lorsque P. Browne étudie le genre Commelina, qui comprend trois
espèces, il motive les caractères généraux de la première espèce de la
façon suivante : « Tho’ I think this plant differs widely from the other
species of Commelina, both in disposition and appearance, I have ran-
ged it here, according to custom; but shall add ist botanic characters,
as they appeared in the fresh plants growing in their native soil. »
Voici maintenant un exemple de diagnose générale accompagnant
une espèce douteuse :
Acaras 1. Fructu elliptico scabro majori, floribus solitariis alaribus, cicatri-
cula seminis ultra mucronem porrecta. Tab. 19, f. 3.
Periantium. Hexaphyllum, laciniis ovato-acuminatis persistentibus, tribus
magis externe sitis.
Corolla. Monopetala tubulosa erecta, fere equalis; limbus in sex partes breves
et acutas seclus.
Nectarium. E fauce tubi surgunt nectaria quinque, oblonga, compressa, conni-
ventia, incisuris floris supposita, et laciniis fere similia.
Stamina. Filamenta sex brevia, e tubo corollæ orta, et antheris cordato-sagit-
tatis in fauceque sitis, predita.
Pistillum. Germen ovatum, umbilico villoso circumductum ; stylus brevis cras-
sus; stigma obtusum, truncato-radiatum.
Pericarpium. Bacca succulenta subrotunda duodecimlocularis.
Semina. Nuclei solitarii (sed maxima parte plerumque abortiunt) naucis pro-
prüis nitidis subosseis, ad alteram marginem cicatricula rugosa notatis.
Acuras? 8. Foliis oblongis nitidis utrinque productis, floribus confertis, flas-
ciculis infra frondes sparsis.
Periantium. Paroum penta-vel hexaphyllum, foliolis subrotundo-ovatis.
Corolla. Monopetala campanulata, calice major ; limbus in quinque vel sex
lacinulas erectas oblongas sectus.
Nectarium. E fauce tubi surqunt nectaria totidem lacerata, laciniis floris
interposita sed breviora, conniventia.
Stamina. Frlamenta quinque vel sex flore longiora, laciniis corolle suboppo-
sita et e tubo orta ; antheræ oblonge.
Pistillum. Germen subrotundum; stylus brevis; stigma crassiusculum.
Pericarpium. Bacca suceulenta bilocularis. An quinque 10 vel 12 locularis in
germine ?
{19) J. BRIQUET. QUESTIONS DE NOMENCLATURE. 67
Semina. Nuclei solitarii oblongi, naucis propriis atronitentibus sulco longitu-
dinali notatis, tecti.
Somme toute, P. Browne reste dans l’ensemble de son ouvrage un
créateur linnéen de genres parfaitement logique. Il n’y a qu’une seule
exception claire à ce que nous venons de dire. Cette exception concerne
le genre Bernardia (p. 361). Ce genre comprend deux espèces, dont
Tune déjà signalée par Houston, et chacune de ces deux espèces, sans
aucun point d'interrogation et sans aucune explication, comporte une
diagnose générale. Voici la reproduction complète de ce qui concerne ce
genre :
BERNARDIA 1. Fruticosa, foliis tomentosis ovatis serratis alternis. — Bernar-
alia Carpini folio erecto. Houst.
The shrubby Bernardia, with villous leaves.
Flores, aliis masculini, aliis feminini.
Mas.
E sinu singule squamcæ amenti sive spicæ, emergit corolla monopetala, intus
Jacinias oblongas revolutas, as basin fere secta : alii nulla.
Stamina. Frlamenta plura, viginti circiter, ad basin in unum corpus eylin-
draceum breve adnata ; antheræ subrotunde.
Femina.
Periantium. Campanulatum, germini suppositum, quinquedentatum ; laciniis
tribus majorıbus.
Corolla. Nulla. Stamina nulla.
Pistillum. Germen subrotundum, trilobum villosum : stylus vix ullus; stig-
mata fria, compressa, lacera.
Pericarpium. Capsula rubrotunda, obtuse triloba, trilocularis, trispermis.
BERNARDIA 2. Fruticosa, foliis subrotundis nitidis confertis floribus associatis.
The shrubby Bernardia, with smooth leaves and slender flower-stalks.
Mas.
Periantium. Monophyllum villosum, in quinque lacinias lanceolatas reflexas
«ad basin secium.
Corolla. Nulla.
Stamina. Filamenta plura brevia : antheræ ovate.
Femina.
Periantium. Ut in mare. Corolla. Nulla. Stam. Nulla.
Pist. Germen subrotundum ; styli nulli; stigmata friloba lacera.
Pericarpium. Capsula subrotunda, obtuse triloba, trilocularis, trispermıs.
This little shrub is common in all low lands about Kingston, and rises gene-
rally to the height of eight or ten feet.
68 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (20}
En étant très strict, cet exemple répondrait à la demande de
M. Kuntze de lui montrer un genre où deux espèces, dont aucune
west qualifiée de douteuse, possédant chacune leur diagnose générale
(p. czxxx1). Mais nous n’irons pas aussi loin. Cet exemple est unique,
et nous avons la conviction que le fait même d’avoir donné deux dia-
gnoses dans le même genre indique que pour P. Browne le genre Ber-
nardia était un genus plus ou moins vitiosum. Et nous déclarons
admettre comme fondée l'opinion de M. Kuntze, ce qui équivaut à une
rétractation de notre première manière de voir.
Nous voici donc condamné à accepter le genre Mesospherum, au lieu
de Hyptis, avec sa légion d'espèces débaptisées. Nous avouons regretter
bien sincèrement de ne plus voir à la suite des désignations spécifiques.
de ce vaste groupe les noms des nombreux systématistes sagaces et.
patients à qui nous devons la connaissance de la riche série d’espèces
qui le constitue, en particulier ceux de Pohl, de Saint-Hilaire, de Kunth
et, du meilleur de tous, de Bentham. Il y a là quelque chose de profon-
dément décourageant, et l’article 15 bis proposé par A. DC. : « La dési-
gnation d'un groupe... n'a pas pour but d’enoncer des caractères ou
l’histoire de ce groupe... », est, il faut le reconnaître, une maigre
consolation.
Toutefois, et nous saisissons ici l’occasion de le lui dire franchement,
nous sommes reconnaissant à M. Kuntze des lecons d’erudition qu'il
nous a données. Son ouvrage, que nous avons réétudié soigneusement à
l’occasion de ce petit mémoire, nous confond par la masse énorme de
renseignements précieux et utiles qu'il contient. M. Kuntze peut être
sûr que si nous différons d'avec lui sur quelques points et si nous avons
blâmé la forme de polémique à laquelle il s’est — peut-être malgré lui
— Jaissé entraîner, nous rendons pleinement hommage à ses vastes
connaissances et avons pour son œuvre tout le respect que commande
forcément le travail acharné auquel il a dû se livrer.
V
Once a synonym, always a synonym.
La regle connue sous le nom de Once a synonym, always a synonym
a été formulée comme suit par le congrès de Rochester : Zomonymes.
— La publication d’un nom de genre ou d’une combinaison de nom de
(21) J. BRIQUET. QUESTIONS DE NOMENCLATURE. 69
genre et de nom d'espèce (binome) rend impossible l'emploi de ces noms
dans toute publication ultérieure de genre ou d'espèce.
M. Kuntze considère cette règle comme nowvelle. Il la croit utile,
mais, dit-il, on ne saurait lui donner un effet rétroactif (p. ccLxLIv).
Nous avons toujours, pour ce qui nous Concerne, admis que cette
règle existait en toutes lettres dans les Lois de 1867. Nous considérons
les nombreuses dérogations que l’on y a toujours faites, comme étant
dues, d’une part au fait que les articles des Lois qui concernent ce
point se repètent et donnent ainsi à critiquer, d'autre part au désir de
conserver des noms dédiés à des botanistes célèbres. Ce dernier point
de vue, quelque respectable qu'il soit, ne doit point nous arrêter ici. Il
y à eu dans le passé bien des botanistes de talent à qui on n’a pas dédié
de genres et qui néanmoins vivront toujours dans la mémoire de leurs
confrères, et, pour peu que l'existence de notre planète se prolonge, il
y en aura un nombre croissant dans l’avenir.
C’est done uniquement le premier point que nous occupera ici.
Or, à l’art. 60 des Lois, nous lisons ce qui suit : « Chacun doit se
refuser à admettre un nom dans les cas suivants :
1° « Quand ce nom est appliqué dans le règne végétal à un groupe
nommé antérieurement d’un nom valable.
2 « Quand il forme double emploi dans les noms de classe ou de genre,
ou dans les subdivisions ou espèces du même genre, ou dans les subdivi-
sions de la même espèce. »
À notre avis, le cas n° 2 est celui qui vise l’article du congrès de
Rochester. En effet, dans le cas n° 1 on traite déjà des noms valables.
Si, dans le n° 2, il s'agissait de traiter une seconde fois des noms vala-
bles, ce n° 2 serait absolument inutile : ce serait une simple répétition
du n° 1, un pur pléonasme ! Mais le n° 2 ne parle justement pas des
noms valables, il dit nettement que d’une manière générale, ıl faut se
refuser à employer les noms qui font double emploi avec d'autres. Un
nom qui fait double emploi avec un autre est ce que nous appelons un
homonyme. Voilà, nous semble-t-il, qui est suffisamment clair! Le texte
allemand des lois est plus explicite, si possible, que le texte français,
car il dit en toutes lettres que l’on doit se refuser à accepter un nom
quand ce nom est homonyme d’un nom déjà publié : « Wenn er in den
Classen- und Gattungsnamen oder in den Unterabtheilungen und
Arten derselben Gattung, sowie mit den Unterabtheilungen derselben
Art Homonyme bilden würde. »
Les procès-verbaux du congrès de Paris ne contiennent pas un mot
70 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (22}
de commentaire ou de discussion sur l'article en question, nous sommes
done en droit de conclure que la règle « Once a synonym, always a
synonym » du congrès de Rochester a été ordonnée par le congrès de
Paris et que tout le monde doit l'appliquer retroactivement.
Nous avons dit tout à l’heure que la règle exprimée à l’art 60, cas
n° 2, était suffisamment claire. Cela est vrai si on la considère isol&ment,
mais si on la met en regard des Lois dans leur ensemble, il n’en est plus
tout à fait de même.
Tout d’abord, le cas n° 1 rentre dans le cas n° 2: il n’est qu’une appli-
cation particulière. Ensuite, la même règle se retrouve sous la forme de
recommandation à l’art. 28, n° 3 : « S'ils (les auteurs) ont créé autre-
fois un nom qui n’a pas été admis, ne pas créer eux-mêmes un autre
nom, surtout dans la même famille ou dans une des familles voisines. »
Cette recommandation est inutile, elle vise l’homonymie des noms de
genre déjà interdite d’une façon formelle à l’art. 60, cas n° 2. — Enfin,
il paraît que le texte n’a pas paru également lucide pour tout le monde,
puisque M. le D" Kuntze l’a compris d’une facon très étroite et que
nous ne saisissons qu'avec peine (Rev., I, p. cn). Pour M. Kuntze, cet
article interdit l'emploi de noms spécifiques qui répètent un nom de
genre, comme Tetragonia Tetragonia. Remarquons qu'il n’est rien dit
d’une répétition de mots à l’intérieur d’un binome, quoique on puisse
peut-être à la rigueur faire rentrer ce cas dans l’article en question.
Mais certainement le cas visé par M. Kuntze est spécial; car si c'était là
le seul cas prévu par l’art. 60, n° 2, une bonne partie de l’article en
question ne trouverait jamais d'application. En effet, nous ne voyons
pas par exemple que Tetragonia Tetragonia puisse faire double emploi
avec des espèces du genre Tetragonia autrement qu’en admettant notre
interprétation. Et puis, en acceptant la version de M. Kuntze, il y aurait
d'énormes changements de nomenclature à faire, ainsi dans le genre
Lamium, la section Orvala serait à biffer comme faisant double emploi
avec le nom spécifique Orvala de Lamium Orvala; dans le genre
Hedeoma, la section Hedeoma serait à biffer comme faisant double
emploi avec le nom même du genre; il en serait de même pour la sec-
sion Keithia dans le genre Keithia, pour la section Marrubium dans le
genre Marrubium, pour la section Æemigenia dans le genre Hemige-
nia, etc. ete. En outre, toutes les fois que le terme spécifique a été
répété pour des variétés ou des sous-espèces — ce qui est pratiqué en
conformité d'idée avec l’art. 58 des Lois pour beaucoup de monographes
— il faudrait opérer une série de changements absolument inutiles.
(23) J. BRIQUET. QUESTIONS DE NOMENCLATURE. 71
Mais le seul fait que l’art. 60, cas n° 2, a pu être compris d’une façon
aussi singulière, si on l’ajoute aux répétitions contenues aux art. 60,
cas n° 1, et art. 28, cas n° 3, doit engager à en changer la rédaction, ce
qui ne saurait mieux se faire qu’en se rapprochant des termes admis
par le congrès de Rochester.
Qu'on nous permette de montrer l’extrême utilité, nous dirions même
la nécessité absolue, de cette règle à application rétroactive par deux
exemples tirés de nos études personnelles, — ce qui fait que nous ris-
quons moins de commettre des erreurs qu’en speeulant sur un des
nombreux exemples que nous fourniraient la série générale des familles.
Nous venons de terminer une étude détaillée du genre Cytisus et des
genres de Génistées en général. Or, il existe dans le genre Cytisus une
section connue sous le nom de Tubocytisus DC. (1825), laquelle est fort
distincte et a souvent été considérée comme un genre. Ajoutons que
cette manière de voir peut fort bien se soutenir et que le genre ainsi
formé serait isolé et parfaitement adéquat à beaucoup d’autres genres
de Légumineuses. Le premier auteur qui ait fait de la section en ques-
tion un genre, est Mœnch, qui l’a décrite sous le nom de Viborgia en
1794. Il s’agit d’une dédicace à Er. Nilsen Wiborg, autrefois professeur
de botanique et de médecine vétérinaire à Copenhague, où il mourut
en 1822. La reconnaissance des contemporains de Wiborg s’est mani-
festée cinq fois dans des dédicaces de genres. Voici, avee leur synony-
mie actuelle le contenu de ces dédicaces :
1. Viborgia Mœnch. Meth., p. 132 (ann. 1794) = Cytisus $ Wiborgia
Briq. (1894). Légumineuses (Génistées).
2. Viborquia Ortega Dec. V, p. 66 (ann. 1798) = Eysenhardtia
Kunth in Humb. et Bonpl. Nov. gen. et spec., VI, p. 489 (ann. 1823). —
Legumineuses (Galegees).
3. Wiborgia Thunb. Nov. gen., X, p. 137 (ann. 1800) = Jacksonago
O. Kuntze, Rev. gen. plant., I, p. 191 (ann. 1891). — Legumineuses
(Génistées).
4. Wiborgia Roth Catal. bot., I, p. 112 (ann. 1800) = Galinsoga
Ruiz et Pav., Fl. peruv. et chil. prodr., p. 110 (ann. 1794). — Compo-
sées (Helianthees).
5. Wiborgia Kunth in Humb. et Bonpl. Nov. gen. et spec., IV, p. 256
(ann. 1820) — Sabazia Cass. in Dict. des sc. nat., vol. 46, p. 480 (ann.
1827). — Composées (Helianthees).
On voit done qu’il existe trois genres Wiborgia dans les Légumi-
neuses, et deux dans les Composées. Sur ces cinq genres, il n’y en à que
72 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (24)
deux qui restent réellement en présence, tous deux dans les Légumi-
neuses, celui de Mœneh (1794) et celui d’Ortega (1798). Le genre de
Mœnch a évidemment la priorité sur celui d’Ortega, et les auteurs qui à
linstar de Mœnch, Link, Boissier ', Fourreau, ete., font des Cytisus à
calice tubuleux un genre à part, doivent employer le nom de Wiborgia.
Si on laisse subsister simultanément le genre d’Ortega, cela nous donne
deux genres de Légumineuses portant le même nom et, partant, une
confusion onomastique dans les espèces qui est absolument intolérable.
On ne peut done reprendre le nom de genre d’Ortega, comme l’a fait
M. Kuntze (Rev., I, p. 213), et ce nom avee les espèces qui l’accom-
pagnent tombe dans la synonymie. Du reste, ainsi que nous l'avons
démontré, la reprise du nom d’Ortega est contraire aux Lois, art. 60,
cas n° 2.
Autre exemple pris dans les Labiées :
En 1829, dans le volume XV de Edwards Botanical Register, après
une description du genre Lophantus au n° 1282, Bentham donne une
table synoptique des genres de deux nouvelles tribus de Labiées, celle
des Menthoideæ et celle des Satureineæ. Entre les genres Zsanthus et
Mentha, le célèbre monographe place un nouveau genre Audibertia
ainsi caractérisé : « Calyx campanulatus, subbilabiatus, dentibus 3 supe-
rioribus, 2 inferioribus, intus fauce villosa. Corolla tubo brevissimo,
æqualis, 4 fida. Stamina quatuor, subexserta, distantia. Antheræ bilo-
culares, loculis parallelis. » Ce genre ne comporte qu’une seule espèce
VA. pusilla Benth. (= Thymus parviflorus Reg. in Ann. sc. nat., V,
p. 386). Bentham ajoute qu'il dédie ce genre à son ami Audibert de
Tarascon qui, en 1820, découvrit en Corse avec Requien la plante qui
constitue ce genre nouveau.
En 1831, dans le vol. XVII du même ouvrage, Bentham décrit de
nouveau un genre Audibertia. Mais il s’agit d’un genre bien différent
chez lequel le connectif filiforme des étamines est articulé sur le fila-
ment et qui, par là, se rapproche des Salvia.
Comment ce second Audibertia s’explique-t-ıl ? Bentham dit à ce
sujet ce qui suit (1. e., n° 1469) : « As the genus I had, in my notes on
Labiatæ in a former number of the register, dedicated to my friend
M. Audibert, of Tarascon, proves, on a closer examination, not to be
distinguished from Pudegium, a section of Mentha, I am happy having
1 Boissier, Voyage botanique en Espagne, p. 138. L'auteur a plus tard classé
très différemment les éléments de ce groupe de Génistées.
(25) J. BRIQUET. QUESTIONS DE NOMENCLATURE. 73
this opportunity of retaining the name of the distinguished promoter of
botanical and horticultural science for so interesting a plant as the pre-
sent one. »
Voilà, se dira-t-on, un genre « enterré ». Erreur profonde! Et cet
exemple montre qu'une synonymie, si longtemps qu'elle ait duré, peut
fort bien un jour ou l’autre se dissoudre et donner tort aux adversaires
de l’art. 60, cas n° 2, des Lois.
En 1871, un botaniste français, grand amateur de menthes, trouve
que le port de I’ Audibertia pusilla * jure avec celui des Pulegium; il
analyse la corolle; il trouve une différence de structure qui avait
échappé à Bentham. Cette différence suffit pour lui à légitimer un
genre, et voilà l’Audibertia primitif remis sur pied sous le nom de
Menthella Perard! Il va sans dire que ce nom est nul, puisque l’Audi-
bertia de 1829 a sur lui 42 ans de priorité. Et les nombreux botanistes
qui ont adopté la manière de voir de Pérard (laquelle n’est pas la
nôtre) seront obligés de parler d’un Audibertia concurremment avec les
Audibertia tout différents dont les phénomènes de pollisation sont étu-
diés par les botanistes des États-Unis !
Un pareil désordre est inadmissible. L’Audibertia de 1829 à la prio-
rité sur l’Audibertia de 1832 et nous appellerons désormais ce dernier
Audibertiella, ce qui a l'avantage de conserver à peu près intacts l’idée
et le nom de Bentham °.
Nous pourrions multiplier les exemples, nous pensons cependant que
les deux cas cités suffisent à démontrer combien l’on a eu tort de ne
pas appliquer l’art. 60, cas n° 2, des Lois.
Encore deux mots avant de passer à un autre chapitre. M. Kuntze
dit que la loi « Once a synonym, always a synonym », qu'il croit être
nouvelle, devrait être soumise à un congrès compétent (Rev, UI,
1 Le nom d’Audibertia pusilla Benth. est contraire aux Lois, art. 58. Ceux
qui admettent le genre Audibertia (= Menthella) doivent appeler l'espèce en
question Audibertia parviflora Godr. in Gren. et Godr., Fl. de France, Il, p. 653
(ann. 1852). — C'est par erreur que Godron et ensuite Pérard (Cat. Monil.,
p. 141) ont attribué ce nom à Bentham.
2? Les espèces d’Aubertiella sont par ordre alphabétique les suivantes : A. capı-
tata (Audibertia capitata A. Gray), A. Clevelandi (Audibertia Clevelandi A.
Gray), A. Dorrii (Audibertia Dorrii Kellogg), A. grandiflora (Audibertia gran-
diflora Benth.), A. humilis (Audibertia humilis Benth.), A. incana (Audibertia
incana Benth.), A. nivea (Audibertia nivea Benth.), A. Palmeri (Audibertia
Palmeri A. Gray), A. polystachya (Audibertia polystachya Benth.), A. stachyor-
des (Audibertia stachyoides Benth.), A. Vaseyi (Audibertia Vaseyi Port.).
74 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (26)
p. eerxuiv). Nous nous félicitons de voir notre confrère entrer dans
cette voie de légalité qu'il s’est efforcé de maintenir dans son vo-
lume III 1. Il est seulement dommage que le principe n’ait pas été
pratiqué plus tôt. Ainsi, quand M. Kuntze remplace l’art. 55 des Lois
par des décisions de sa composition, pour leur donner ensuite force de
loi et pratiquer des changements à droite et à gauche (par exemple,
dans le cas de la réunion d’Origanum avec Thymus), il est évident que
son procédé justifie dans une large mesure la qualification un peu vive
de « révolutionnaire » qu’on lui a appliquée. Hätons-nous d’ajouter,
pour excuser l’auteur, que celui-ci ne paraît guère s’en être aperçu
puisqu'il dit quelque part (Rev., HI 1, p. ecexxix) : « Ich bin mir keiner
prineipiellen Verletzung des Pariser Codex bewusst. »
VI
Des noms mort-nes.
La question des noms qui portent le titre significatif de mort-nes a
été l’objet de discussions intéressantes entre l’auteur de ce mémoire et
le nomenclateur le plus précis que nous ayons maintenant en Suisse,
M. Emile Burnat.
M. Burnat a appliqué la théorie des noms mort-nes dans sa belle
Flore des Alpes-Maritimes ' à laquelle nous empruntons l'exemple sui-
vant qui en donnera une bonne idée.
En 1753, Linné décrit un Cucubalus Behen L. Les auteurs actuels
font passer cette espèce dans le genre Silene. Mais comme il existe déjà
un Silene Behen L., on ne peut employer le nom Behen et il faut en
trouver un autre dans la synonymie suivante donnée par M. Burnat :
Cucubalus venosus Gilib. (ann. 1782).
Behen vulgaris Moench (ann. 1794).
Cucubalus inflatus Salisb. (ann. 1796).
Silene Cucubalus Wibel (ann. 1799).
Silene inflata Sm. (ann. 1800).
Silene venosa Aschers. (ann. 1864).
Silene vulgaris Garcke.
1 Burnat, Flore des Alpes-Maritimes, vol. I. Genève et Bäle, 1892.
(27) J. BRIQUET. QUESTIONS DE NOMENCLATURE. 75
Sur cette liste de noms, il y en a deux qui sont mort-nes : « La déno-
mination de Gilibert (venosus) ann. 1782, est mort-née, comme celle de
Salisbury (inflatus), parce que les auteurs n’avaient pas le droit de
changer le nom spécifique (Behen) admis en 1753 par Linne dans le
même genre. Done les noms de Silene venosa et de S. inflata ne peuvent
ètre admis, mais l’opinion de M. Garcke, qui a adopté le nom de S. vul-
garis, d'après Moench, nous paraît correcte. »
Cette manière de faire semble au premier abord très juste. Mais elle
suppose que la synonymie des Cucubalus Behen L. et Cucubalus veno-
sus Gilib. soit absolue. Or, rien n’est dangereux comme de spéculer sur
des synonymies absolues, les deux exemples donnés au chapitre précé-
dent en sont la preuve : dans le second exemple, après quarante ans de
synonymie presque indiscutée, l'interprétation de Bentham a été atta-
quée. Du jour où on viendrait à démontrer que le Cucubalus venosus
Gilib. représente une forme quelconque spéciale à la Lithuanie, que son
auteur pouvait avoir eu quelque raison de lui donner un nom partieu-
lier, que les botanistes jordaniens pourraient s'emparer de ce nom, et
écrire Cucubalus venosus Gilib. — Cucubalus Behen L. p. p. — ce jour
la, la synonymie ne serait plus absolue, la création de Gilibert ne serait
plus mort-nee et le nom de cet auteur redeviendrait valable pour tout le
groupe, avec la mention « emend. » ou «sensu amplo », ete. Nous dou-
tons beaucoup qu'une pareille aventure arrive à Gilbert, dont le nom
se trouve mêlé à tant d'histoires de nomenclature spécifique; mais
d’une façon générale, le cas se présente tous les jours.
L'art. 58 des Lois dit que lorsqu'on rabaisse une espèce au rang de
variété et vice-versa, le nom subsiste, à moins qu'il n'existe un des
obstacles indiqués aux art. 62 et 63. Or, il se pose ici une question du
même genre. Lorsqu'on rabaisse une espèce au rang de variété, et que
le nom de cette espèce est mort-ne par le fait d’un homonyme anté-
rieur, doit-on le conserver ou doit-on au contraire choisir le plus ancien
nom spécifique valable pour le transmettre à la variété?
Ne considérant plus la plante en litige comme une espèce, les uns
préféreront la premiere alternative. Les autres, au contraire, pour se
conformer à l'esprit de l’art. 58 qui vise à la conservation d’un nom
valable quelle que soit le rang hiérarchique qui lui est attribué, s’atta-
cheront de préférence à la seconde manière de faire.
Quand on se trouve en face de ces complications, on se demande si
on n’eüt pas mieux fait de laisser les art. 57 et 58 à l’état de simples
recommandations comme l’a proposé en 1874 notre maître, M. le Prof.
76 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (28)
Müller Arg.'. Mais les propositions de M. Müller ne pourront être
discutées qu'au prochain congrès et il semble probable, vu le nombre
considérable des changements déjà faits en vertu de ces articles, que
l’on préférera le statu quo malgré ses difficultés.
Nous avouons avoir jusqu'ici tranché la question dans des sens très
différents suivant les cas, ce qui peut trouver une excuse dans le fait
qu'il n'existait pas de commentaire sur lequel on puisse s'appuyer.
Ainsi en 1893 nous avons établi pour des variétés de Ranunculus les
deux nomenclatures suivantes qui sont contradictoires ?.
R. aconitifolius var. heterophyllus Briq. (1893).
R. heterophyllus de Lapeyr. (1813), non Hoffm. (1791) nee Sm. in
Rees (? 1815).
R. aconitifolius var. crassicaulis et intermedius DC. (1818).
R. giganteus de Lapeyr. (1818).
R. aconitifolius var. elatior Bouv. (1878).
On voit qu'ici, nous avons tranché la question en prenant le plus
ancien synonyme, lequel n'était plus spécifiquement valable, puisqu’un
homonyme avait vingt-deux ans de priorité sur lui.
Dans l'exemple suivant, nous avons au contraire choisi le synonyme
valable :
R. Breyninus var. montanus Brig. (1893).
R. nivalıs Crantz (1769), non Linn. (1753).
2 R. geranufolius Pourr. (1788).
R. montanus Willd. (1800).
Pour être conforme au premier principe, il eût au contraire fallu
dire : R. Breyninus var. nivalıs.
La solution la plus simple eût consisté à prendre le plus ancien nom,
qu'il fût mort-né ou pas. En effet, du moment que l’on ne conserve pas
la plante comme espèce, il importe peu, semble-t-il, qu'il existe déjà un
homonyme spécifique. Quant à ceux qui en font une espèce, ils n’au-
raient qu'à prendre le plus ancien nom spécifique valable.
Il est évident qu'avec ce système, la même plante porte un nom diffé-
rent suivant qu’on en fait une variété ou une espèce. Mais on dira que
cet inconvénient existe dejà dans une foule de cas, par exemple lorsque
1 J. Müller Arg., Nomenclaturische Fragmente (Flora LVII, p. 156 et suiv.,
ann. 1874).
* Briquet, Le florule du Mont Soudine, p. 13-22 (extr. de la Revue generale de
botanique, tome V, ann. 1893).
A
(29) J. BRIQUET. QUESTIONS DE NOMENCLATURE. 77
le nom variétal devient ##eptum ou bien qu'il existe déjà dans la même
espèce une variété homonyme.
Malgré tous ces arguments, et tout bien considéré, nous estimons que
C’est bien le plus ancien nom valable qu'il faut prendre, d’abord parce
que cela concorde avec l'esprit et la lettre des art. 57 et 58; ensuite
parce que les Lois le recommandent implicitement à l’art. 64 comme
suit : « Dans les cas prévus aux art. 60, 61, 62, 63, le nom à rejeter ou
à changer est remplacé par le plus ancien nom valable pour le groupe
dont il s’agit, et à défaut de nom valable ancien, un nom nouveau doit
être créé. » Il suffit pour mettre cette règle d’accord avec l’ensemble
des articles compris dans les sections 5 et 6, et pour lui faire résoudre
les difficultés que nous venons d'étudier, d'ajouter aux art. 57 et 58 un
commentaire renvoyant aux art. 60 et 64, et rédigé dans le sens que
nous venons d'indiquer.
VII
Du rôle des documents prélinnéens dans la
nomenclature actuelle.
Le rôle que les documents prélinnéens peuvent jouer dans la nomen-
clature actuelle a été mal défini par les Lois de 1867, ou plus exacte-
ment, n’a pas été défini du tout.
Nous avons été amené à nous occuper de cette question, qui est assez
importante, en étudiant, dans un opuscule récent, certains points en
litige dans la nomenclature des Potentilla (1 e.). Voici, en deux mots,
le résumé du sujet.
Le Potentilla verna de Linné (1753) comprend à la fois les P. verna
auct. et P. salisburgensis Hænke. M. Zimmeter, le monographe du
genre Potentilla, commentant exclusivement et à tort la diagnose et
les synonymes du Species au moyen de la diagnose d’une flore linnéenne
locale, le Flora suecica, a voulu appeler le P. salisburgensis Hænke
P. verna, tandis que le P. verna auct. prenait une autre appellation
(P. opaca). Le même fait s’est passé pour le P. opaca L. et auct. et a
donné lieu aux mêmes interprétations.
Au contraire, en nous basant sur les Lois, art. 56, nous avons
repoussé cette interprétation. Nous avons dit que Crantz, premier
auteur qui ait opéré la division de l’espèce linnéenne P. verna, devait
78 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (30)
conserver le nom de P. verna à la forme la plus anciennement décrite
et donner un nom nouveau à la forme jusqu'ici confondue avec l'espèce
primitive. Crantz ayant strictement exécuté l’article, attendu que le
P. verna a été décrit et figuré bien avant le P. salisburgensis, nous en
avons conclu que l’on devait conserver les noms de P. verna et P. salıs-
burgensis aux espèces traditionnellement connues sous ces noms.
Plusieurs confrères nous ont oralement répondu qu'ils acceptaient
bien le choix de Crantz et notre conelusion, mais qu'ils ne pouvaient
s'associer à application que nous faisions de l’art. 56 des Lois, attendu
que les Lois de la nomenclature ne s'appliquent pas aux ouvrages anté-
rieurs à Linné. Faire valoir la priorité de description d’une espèce
avant 1753, nous a-t-on dit, est agir à l'encontre de l'esprit même des
Lois de 1867.
Il est assez singulier de voir qu’avee cette interprétation, l’art. 56 est
applicable à toute la bibliographie systématique moderne, sauf à l’ou-
vrage général qui en est la base, le Species de 1753.
Mais on peut répondre à cela qu'il n’y a aucun inconvénient à ne pas
appliquer l’art. 56 au Species de 1753, attendu qu'on ne porte aucune-
ment atteinte à l'intention qui a dicté cet art. 56. En effet, dans quel
but a-t-on rédigé et voté l’art. 56, si ce n’est pour conserver leurs dési-
gnations traditionnelles aux formes connues dans le cas de division
d’une espèce ? Or, avant 1753, le P. verna auct. ne pouvait être connu
sous cette désignation, aujourd'hui traditionnelle, puisque la nomenela-
ture binaire n'existait pas, ou seulement accidentellement et par
exception.
Nous croyons que l’objection qui nous est faite — et qui ne change
rien aux diverses conclusions de notre mémoire — est fondée et, en
même temps, qu’elle démontre l’existence d’une lacune dans les Lois,
laquelle mériterait d’être comblée, ou par un article spécial, ou par un
commentaire.
Nous ne pouvons nous empêcher de remarquer à cette occasion,
combien aurait été dangereuse l'admission du Systema, ed. 1, comme
point de départ de la nomenclature générique, puisqu'elle aurait trans-
porté toutes les discussions sur les bases des genres dans le domaine
prélinnéen. Evidemment on sera toujours obligé de lire les auteurs
prélinnéens pour comprendre et commenter Linné. Mais iei il y aurait
eu plus, car les sources tout entières de la nomenclature générique
eussent été extralinnéennes.
Il conviendrait done d'ajouter à l’art. 56 les mots : « Cette règle
(31) I. BRIQUET. QUESTIONS DE NOMENCLATURE. 19
n’est pas applicable aux espèces décrites dans le Species plantarum,
ed. 1. »
De plus, il faudrait remplacer le mot « distinguee », dans le corps de
l'article 56 par les termes « décrite ou distinguée ». En effet, si l’on
emploie le terme « distinguée » seul, l’article serait restreint au cas où
la plante a déjà été séparée comme variété; et ce n’est évidemment pas
ce sens étroit qu'a voulu donner le législateur à sa phrase, puisque ce
cas est prévu à l’art. 58.
VI
De la nomenclature des subdivisions d’espèce.
Nous terminerons ce mémoire en disant quelques mots d’un chapitre
de nomenclature dans lequel plusieurs travaux de systématique eri-
tique nous ont donné une certaine expérience. c’est celui de la nomen-
elature des subdivisions d'espèce. C’est la un sujet difficile et auquel on
n'arrive pas du premier coup à la perfection de forme, ce que nous
avons appris à nos dépens dans nos travaux successifs sur les Labiées.
La nomenclature des subdivisions de l’espece a été fixée dans ses
traits essentiels par le congrès de 1867 ; mais on s’en douterait peu en
voyant la façon dont beaucoup d’auteurs procèdent de nos jours.
Les deux points suivants nous paraissent surtout importants :
1° L'espèce est un groupe comme tous les échelons de la classification
(art. 10). — Les auteurs qui prennent le mot espèce dans un sens diffé-
rent de celui de groupe agissent à l'encontre des Lois. Ceux qui,
comme M. Rosen ', disent qu'en faisant de l'espèce un groupe on
détruit sa signification, font preuve d’une ignorance complète en fait
de nomenelature et d'histoire : ils n’ont qu’à voir dans Linné comment
sont constitués les Mentha spicata, Euphorbia exıqua, Beta vulgaris,
Orchis myodes, Primula veris, ete., ete. C’est Linne qui a défini et fixé
le sens du mot espece en histoire naturelle et ce sens a la priorite
incontestable sur ceux de M. Jordan, de M. Kerner et surtout de
M. Rosen °.
ı Rosen in Botanische Zeitung, vol. XLVII, p. 603 (ann. 1889).
2 Voy. sur le jordanisme les remarques fort spirituelles qui ont été faites par
M. le Dr Kuntze : Revisio, I, p. LXXXII-LXxxXV.
80 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (32)
2° Le groupe appelé « espèce » comprend les subdivisions suivantes :
Subspecies, Varietas, Subvarietas, Variatio, Subvariatio, Planta (art. 10).
Les groupes inférieurs aux variétés sont indiqués par des lettres, des chif-
fres ou des signes typographiques (art 13). Les noms de sous-espèces et de
variétés se forment comme les noms spécifiques et s'ajoutent simplement
à eux dans leur ordre (art. 38). — Voilà des règles bien simples contre
lesquelles on voit souvent pécher. Ce qu’il ya de remarquable dans ce
système, c’est que les variétés sont classées dans l’espece, comme les
espèces le sont dans le genre. De même que l’on peut intercaler des
sous-genres ou sections entre le genre et l'espèce, de même, entre
l'espèce et la variété, on peut intercaler des sous-espèces. Il résulte de
ce système que les unités à l’intérieur de l’espèce sont les variétés,
comme les espèces sont les unités dans le genre. Et comme on ne
répète pas le nom du sous-genre à l’occasion de chaque espèce, il est
également inutile de répéter le nom de la sous-espèce à l’occasion de
chaque variété. Ainsi on ne dira pas ordinairement :
Stachys alpina subsp. ttalica var. Boissieri,
mais simplement
Stachys alpına var. Boissieri'.
Absolument comme on ne dit pas d’ordinaire :
Sideritis (sect. Eusideritis Benth.) hyssopifolia L.
mais simplement :
Sideritis hyssopifolia L. °.
On ne recommence pas à numeroter les espèces à l’intérieur de
chaque sous-genre; on ne donnera pas non plus une numérotation spé-
ciale des variétés pour chaque sous-espèce. — Enfin, lorsqu'un sous-genre
ne contient qu'une espèce, on donne néanmoins un nom à cette espèce.
Ainsi la section Orvala du genre Lamium ne renferme dans le Prodro-
mus qu'une seule espèce. Il suffirait done pour la désigner de dire
Lamium $ Orvala. On lui donne néanmoins un nom spécial Lamium
Orvala L., parce que l'espèce est considérée comme l’unité du genre.
Par conséquent quand on veut désigner une subdivision d’espece, on
lui donnera toujours un nom de variété, parce que, à l’intérieur de
1 Briquet, Les Labiées des Alpes-Maritimes, II, p. 222 (dans Burnat, Mate-
riauxæ pour servir à l'histoire de la flore des Alpes-Maritimes).
2 Bentham in DC. Prodromus, XII, p. 504.
(35) J. BRIQUET. QUESTIONS DE NOMENCLATURE. S1
l'espèce, c’est la variété qui est l’unité. On ne désignera done pas ordi-
nairement une sous-espèce monophorphe par exemple par :
Galeopsis dubia subsp. dubia,
mais par :
Galeopsis dubta var. dubia '.
Si cette variété constitue à elle seule une sous-espèce, on sous-entend :
Galeopsis dubia subsp. dubia var. dubia.
On désigne souvent la variété la plus anciennement connue par les
termes : genwinus, typicus, normalis, ete., mais il n'y a dans les lois
aucun article qui y oblige, et selon nous la méthode indiquée ci-dessus
est préférable parce qu'une forme porte, avec elle, toujours le même
nom, qu'on la considère comme une espèce ou comme une variété.
La plupart de ces indications étaient déjà mises en pratique avec
une correction parfaite par Linné; on ne peut que gagner, après
150 ans, à suivre les méthodes si claires de ce taxinomiste génial ?.
Rien n’est plus fâcheux et ne mérite d’être plus critiqué que le sys-
tème employé par certains auteurs et qui consiste, contrairement aux
Lois de 1867 et contrairement à tous les usages de la zoologie et de la
botanique, à donner une nomenclature binaire à tous les degrés de la
hiérarchie dans l'espèce. Peu d'auteurs ont poussé les choses plus loin
que M. H. Braun °. Ce botaniste, au lieu de dire par exemple :
Mentha silvestris var. jurana H. Braun (Dés. et Dur.),
écrit :
Mentha silvestris X. M. monticola 8 M. jurana Des. et Dur.,
attribuant a Deseglise et Durand une expression binominale que ceux-
ei n’ont pas employée dans le cas en question. Peut-on imaginer une
nomenelature plus lourde et plus inexacte? Il semble que, à mesure que
l’on s’eloigne de Linné, l’esprit elair par excellence, nous devenons plus
obseurs et moins précis : Ne jamais faire dire à un auteur ce qu'il wa
pas dit‘: voilà le principe d’exactitude qui doit tout dominer. On
1 Briquet, Monographie du genre Galeopsis, p. 269. Paris, 1893.
? Voy. à ce sujet A. DC., La Phytographie, p. 75.
3 H. Braun, Ueber einige Arten und Formen der Gattung Mentha (Verhandl.
des zool. bot. Gesellschaft in Wien, vol. XL, p. 351-508 (ann. 1890).
# A. DC., Nouvelles remarques sur la nomenclature botanique, p 25.
BULL. HERB. BoIss., février 180%. 6
82 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3%)
arrive avec le système que nous venons d'indiquer précisément au
résultat contraire, la preuve en est par exemple la nomenclature sui-
vante due à M. Kerner : :
Cytisus virescens (Kovacs, Fl. exsicc. Vindob. Nr. 126 als Var.).
Comme variété de quoi Kovaes a-t-il considéré le eytise en question ?
On le cherche en vain dans l’ouvrage, d’ailleurs très intéressant, de
M. Kerner, et il faut parcourir toute la bibliographie viennoise pour
trouver un second auteur qui cite correctement l’exsiccata en question.
Combien n’eüt-il pas été plus simple de dire :
Cytisus virescens Kern. — C. austriacus var. virescens Kovaes.
Au contraire, en attribuant une expression binominale a Kovaes, on
lui fait dire exactement le contraire de ce qu'il entendait, car si cet
auteur rabattait la forme en question au rang de variété, c’est évidem-
ment parce qu'il n’en voulait pas comme espèce.
On en arrive même, avec M. Kerner, à faire concourir au point de
vue onomastique une espèce avec une variété d'une autre espèce! Ainsi on
voit un disciple de M. Kerner, M. de Borbas, établir, à la suite du
maître, la synonymie suivante ? :
Polygala microcarpa Gaud. F1. helv., IV, p. 445 (ann. 1829).
Syn. Polygala alpestris Reichb. Pl. erit., I, 25, f. 45 (ann. 1823) non
Wahlb. F1. Carp., p. 213 (ann. 1814).
On cherche à l’endroit mdiqué de l’ouvrage de Wahlenberg un Poly-
gala alpestris et... on n’en trouve point. Il y a seulement un ?. amara
var. alpestris, ce qui est tout différent. Si les noms de variétés pou-
vaient ainsi entrer en concurrence avec les noms d'espèces différentes,
ce serait le début d’une ère de désordre noir, attendu que le nombre
des variétés publiées est énorme, et que les Index et Nomenclator les
ont systématiquement négligés. Heureusement, ce procédé qui est con-
traire à toutes les règles (particul. les art. 3 (cas 2), 4, 10 et 11, 48,
51, ete.) ne sera pas suivi.
Si nous insistons sur ces irrégularités, c’est bien moins pour le plai-
sir de critiquer des auteurs dont nous respectons les titres, que pour
tächer d'éviter qu’elles ne continuent à se produire. A ce point de vue,
les auteurs de la nouvelle Flore de France, MM, Rouy et Foucaud,
nous pardonneront de les prendre un instant à partie.
! Kerner, Abhängigkeit der Pflanzengestalt, etc. (Festschrift zu Ehren der
43. Versamml. deutsch. Naturf. u. Ærzte. Innsbruck, 1869).
? Borbas in Hallier et Wohlfahrth, Koch’s Synopsis d. deutsch. u. schweiz.
Flora, p. 245 (ann. 1890).
(35) J. BRIQUET. QUESTIONS DE NOMENCLATURE. 83
Ces deux botanistes ont accumulé, dans le premier volume de leur
flore !, une partie des errements de l’école autrichienne.
Pour arriver à dire que, selon eux, le Ranunculus parvulus Clairv.
non L. est une sous-var. du R. acer L., variété qu'ils nomment pwnilus,
MM. Rouy et Foucaud écrivent :
R. acer, Subsp. R. Boræanus, forme R. rectus, sous-var. pumilus.
Autre exemple cité plus complètement. Le Thalictrum præruptorum
Jeanb. et Timb. est selon les auteurs une variété du T. minus L. Ceci
est dit de la façon suivante :
T. minus L. subsp. 7. majus Jaeq. (pro specie), forme 7. aurigera-
num Jeanb. et Timb. (pro specie), 8 præruptorum Jeanb. et Timb. (pro
speeie).
Il est clair que M. Jordan, qui s’est débattu toute sa vie contre les
sous-especes et les variétés, serait peu édifié de se voir cité comme
autorité de la sous-espèce Boræanus du R. acer, même avec la mention
« pro specie ». Nous combattons cette manière de forcer l'opinion de
ses prédécesseurs d'autant plus vivement que nous-mêmes nous sommes
jadis tombé dans la même erreur, en attribuant des sous-espèces à des
auteurs qui n’en avaient aucune idée *. En outre, on ne sait pas tou-
jours, avec le procédé de MM. Rouy et Foucaud, si ces auteurs sont les
premiers créateurs des sous-espèces et variétés indiquées, ou si ils ont
déjà été précédés dans cette voie par quelque phytographe dont les
écrits jouissent d’une priorité incontestable.
Et puis, certains degrés de la hiérarchie sont trop souvent sautés.
Ainsi, d’après la préface (p. xım) on devait croire que la sous-espèce
Boræanus du R. acer comprend quatre formes, la première dite genui-
nus, et les autres rectus, stipatus et pascuicolus. Malheureusement dans
le texte (p. 102), la forme genwinus est oubliée ou est sous-entendue. Or
Je nombre des subdivisions de sous-espèces, où le type est passé sous
silence et confondu avec la diagnose de la sous-espèce est considérable.
On est alors obligé de chercher péniblement par une comparaison de
texte, si la diagnose de la sous-espèce est générale ou si e’est celle de la
orme type sous-entendue. Bref, on reste le plus souvent, à moins de
perdre un temps considérable à ces comparaisons, dans le vague le plus
-complet à ce sujet. ,
! Rouy et Foucaud, Flore de France, vol. 1. Asnières et Rochefort, 1893.
? Briquet, Fragmenta Monographie Labiatarum in Bull. soc. bot. Geneve, NV,
‚ann. 1889.
84 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (36):
Ce n’est pas tout. Il y a encore ces formes qui viennent s’interealer
comme groupes systématiques spéciaux entre les sous-espèces et les
variétés. Les auteurs nous disent dans la préface que c’est là une inno-
vation qui sera probablement remarquée (p. x1). Mais oui, cela a été
remarqué et, disons-le de suite, regretté. Rien n’est plus fâcheux que
d'employer un mot dans un sens absolument different du sens usuel,
qui est ici bien connu. On parle, en effet d’une forme quand on ne veut
pas exprimer d'opinion précise sur la valeur spécifique ou varietale
d’une plante, ou encore, on emploie le terme de forme dans le sens.
d’une modification insignifiante d’un type connu. Par exemple :
Hieracium alpınum L. forma.
Hieracium amplexicaule L. forma reducta.
Il est vraiment regrettable que MM. Rouy et Foucaud aient imaginé
de se servir d’un terme aussi connu que celui de «forme » dans un sens
aussi spécial. Quant à la définition que les auteurs donnent de leurs.
formes, elle fausse totalement les idées sur ce que c’est qu’une variété,
et c’est là qu’elle devient dangereuse. La forme, disent les auteurs, est
ce « que nous considérons comme synonyme de la race en horticulture,
et non comme une simple variation ou modification peu importante du
type spécifique, due à des changements dans les conditions ordinaires
de la vie de la plante, ce qui constitue la variété. »
En systématique, nous ne nous occupons d’une manière générale
que de formes héréditaires et constantes par la culture. Les modifica-
tions du milieu sont indispensables à connaître, mais leur étude spé-
ciale est du ressort des biologistes. C’est une erreur de nomenclature
que de voir dans la section Batrachium du genre Rarunculus figurer
trois variétés du R. Baudotii (p. 66): « fluitans, 8 submersus et y ter-
restris. Ce ne sont pas là des variétés, ce sont des états individuels en
rapport avec le milieu, qui ont essentiellement un intérêt biologique et
qu'il ne faut mentionner dans nos ouvrages de systématique que pour
éviter de les confondre avec les variétés. Les variétés des systématistes
sérieux sont les espèces de M. Jordan, au moins du Jordan des Observa-
tions et du Pugillus. Plus tard, il est vrai, Jordan s’est mis à décrire
comme espèces les stades qui comblent les intervalles des variétés; le:
maître en vint à l’analyse de la colonie, et son système devait fatale-
ment aboutir aux publications de M. Gandoger. Les variétés de la
systématique scientifique sont aussi les formes de MM. Rouy et Fou-
caud; ce terme est done inutile et aurait du reste besoin pour être
1
(37) J. BRIQUET. QUESTIONS DE NOMENCLATURE. 85
x
admis techniquement d’être soumis à un congrès et ajouté à l’art. 10
des Lois de la nomenclature, lesquelles ne prévoient pas d'unité parti-
culière entre les sous-espèces et les variétés.
Ce qui a sans doute fait faire fausse route à MM. Rouy et Foucaud,
c'est la valeur étymologique et horticole du mot variété. On sait, en
effet, que les termes genre, espèce et variété ont un sens tout différent
chez les botanistes et chez les horticulteurs. Le mot variété employé
par les botanistes pour désigner une race sauvage laisse peut-être à
désirer, mais il jouit de la priorité. Les variétés des horticulteurs sont
nos variations, sous-variations, ete. !
La flore de MM. Rouy et Foucaud est un ouvrage remarquable pour
l’abondance extraordinaire de renseignements qu'il renferme, et consti-
tuera toujours pour le travailleur un répertoire indispensable de la
bibliographie systématique française. Nous ne pouvons que féliciter les
deux auteurs de l’œuvre considérable qu'ils ont entreprise et faire nos
vœux pour qu'ils la mènent à bonne fin. Nous sommes persuadé que les
deux botanistes français comprendront que l'intérêt porté à leur œuvre
nous a poussé à la critiquer, et que les volumes suivants tiendront
compte des désiderata légitimes. Il suffirait, en effet, pour rendre la
flore correcte dans la forme, de traiter les formes comme des variétés,
avec intercalation éventuelle de sous-espèces entre les variétés et
l'espèce, puis de supprimer la nomenclature binaire des subdivisions
d'espèce, pour la remplacer par une notation et une synonymie con-
formes aux Lois de la nomenclature.
IX
Conclusions,
Il nous reste, à la lumière des considérations que nous venons de
soumettre aux botanistes, à voir ce qu'il reste des changements dans la
nomenclature générique des Labiées que M. Kuntze avaient proposés et
que nous avions l'epoussés.
M. le D' Kuntze se plaint de notre affirmation que sur quinze chan-
gements proposés par lui, ce ne sont pas seulement cing d’entre eux
que nous avons acceptés, mais au contraire six. Mais non, il y en a bien
1 Voy. à ce sujet : A. DC., Nouvelles remarques, etc., p. 49 et suiv.
86 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (38)
cinq, attendu que le sixième changement (Koellia Moench) avait déjà été
opéré par M. Baillon; seulement un lapsus ou une faute d'impression
(nous n’avons plus notre manuscrit) nous a fait écrire 15 au lieu de 14
pour le chiffre total des mutations. Toutefois, c’est là une petite satis-
faction que nous laissons bien volontiers à notre confrère. Cette étude
nous a amené à accepter encore un des changements proposés par
M. Kuntze, c’est le plus important de tous (Mesospheerum = Hyptis).
Nous persistons à repousser les huit changements ci-dessous, un d’entre
eux reste douteux :
1. Bulga L. (1735) = Ajuga L. (1737). — Anterieur au point de
départ de la priorité.
2. ? Amethystina Amm. ex Hall. (1742) = Amethystea L. (1747). —
Nous n’avons pas encore pu consulter le mémoire de Haller et
ne savons pas exactement s’il contient une description de genre
ou seulement celle d’une espèce.
Clinopodium L. (1735, sensu ampl.) — Calamintha Moench (1794),
Satureia L. (1737), Micromeria Benth. (1829) et Clinopodium, L.
(1737). — En réunissant ces différents genres on doit appeler le:
oo
groupe nouveau Satwreia Linn., emend. Scheele (1843). — Cl-
nopodium (1735) est anterieur au point de depart de la prio-
rité générique. — Preferer Olinopodium (1737) à Satureia
(1737) serait contraire aux Lois, art. 55.
4. Majana Rumph. (1747) = Zatarhendi Forsk. (1775) — Coleus Lour.
(1790). — Les deux noms de Rumph et Forskal ne remplissent
pas les conditions exigees par les Lois, art. 46.
5. Ladanum L. (1735) = Galeopsis L. (1737). — Anterieur au point de
départ de la nomenclature générique.
6. Glecoma L. (1735, sensu compl.) = Glecoma et Nepeta L. (1737).
Antérieur au point de départ de la nomenclature générique. —
En cas de réunion des genres Glecoma et Nepeta, on doit, à la
suite de Bentham, adopter Nepeta : le contraire ne serait pas
conforme aux Lois, art. 55.
7. Molucca L. (1735) — Molucella L. (1737). — Antérieur au point de
départ de la nomenclature génerique.
. Origanum L. (1737); Kuntze (sensu ampl., 1891) = Origanum et
Thymus L. (1737) = Thymus L. (1737); Kuntze (sensu ampl.
1767). Contraire aux Lois, art. 55.
L'état actuel des 14 changements proposés chez les Labiées par
M. Kuntze est done pour nous actuellement le suivant : 6 sont Justifies,
1 est encore douteux, et 7 ne sont pas admissibles.
(ee)
(39) J. BRIQUET. QUESTIONS DE NOMENCLATURE. 87
S’il fallait maintenant résumer notre travail sous forme de proposi-
tions d’amendements aux Lois de la nomenclature, nous le ferions de la
manière suivante, en mettant nos amendements en italique.
1. Modifier l’art. 15 comme suit :
Art. 15. — Chaque groupe naturel de végétaux ne peut porter dans
la science qu'une seule désignation valable, savoir la plus ancienne,
adoptée par Linne, ou donnée par lui ou après lui, à condition qu'elle
soit conforme aux lois essentielles de la nomenclature et quelle ne soit
pas antérieure aux dates fixées à l'art. 15 bis.
2. Après l’art. 15 ajouter :
Art. 15 bis. — La priorité des noms et des combinaisons de noms par-
tira des dates suivantes :
1703 (Ray, Methodus emendata), pour les toutes grandes subdivisions
du règne végétal, telles que les Dicotylédones et les Monocotylédones.
1737 (Linne, Genera, ed. 1), pour les genres et leurs subdivisions.
1754 (Linné, Species, ed. 1), pour les espèces et leurs subdivisions.
1789 (Ant. L. de Jussieu, Genera), pour les familles (appelées par lui
Ordines), et leurs subdivisions.
3. Remplacer dans l’art. 15 bis proposé par Alph. de Candolle (Nouv.
rem., p. 65), les termes « 15 bis » par « 15 ter ».
4. Bifter l’art. 28, n° 3, qui fait double emploi avec l’art. 60, cas 1.
5. Modifier l’art. 46 comme suit :
Art. 46. Une espèce annoncée dans un ouvrage sous des noms géné-
riques et spécifiques, mais sans aucun renseignement sur les caractères,
ne peut être considérée comme publiée. II en est de même d’un genre
ou de tout autre groupe nommé ou annoncé sans être caractérisé, pas
même lorsqu'on indique de quelles espèces ce genre ou ce groupe se com-
pose.
6. Modifier l’art. 56 comme suit :
Art. 56. Lorsqu'on divise une espèce en deux ou plusieurs espèces, si
l’une des formes a été plus anciennement décrite ou distinguée, le nom
lui est conservé. Dans les cas douteux l'auteur choisit. Cette règle n’est
pas applicable au Species plantarum ed. 1.
7. Ajouter à l’art. 57 le commentaire suivant : Lorsqu'on fait passer
une espèce d’un genre dans un autre et que l’on ne peut lui conserver
son nom spécifique, on lui appliquera le nom spécifique du plus ancien
synonyme valable (art. 63 et 64), pourvu qu'il n'existe pas un des
obstacles indiqués aux art. 62 et 63 des Lois.
8. Ajouter à l’art. 58 le commentaire suivant : Lorsqu'on rabaisse
une espèce au rang de variété son nom lui est conservé, à moins qu'il
83 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (40)
n'existe pour ce nom un homonyme spécifique antérieur, ou que ce nom
pour une raison quelconque ne soit pas valable (art. 60 et 64), pourvu
qu'il n’y ait pas un des obstacles indiqués aux art. 62 et 63 des Lois.
9. Biffer à l’art. 60 les cas 1 et 2, et les transformer comme suit :
1° Quand ce nom ou cette combinaison de noms, ont déjà été employés
une fois dans une publication remplissant les conditions stipulées aux
art. 42-46, c'est-à-dire quand il existe déjà un homonyme antérieur.
10. La numérotation des cas suivants de l’art. 60 dépendra du sort
des additions proposées par M. le D' Kuntze.
En demandant au prochain congrès de discuter l’une après l'autre
nos propositions d’amendement, nous croyons procéder selon les règles.
Nous désapprouvons franchement zme votation en bloc comme celle que
réclame M. Kuntze pour son projet (Rev. III 1, p. cccexix). Il nous
semble, du reste, très peu probable qu'un congrès futur accepte ce
postulat : dans une assemblée politique, il ne serait admis qu'en cas
de danger ou d'extrême urgence, et donnerait en temps ordinaire à son
auteur des allures dictatoriales que notre confrère n’a évidemment pas
eu l'intention d’avoir. Il existe, en effet, dans les amendements de
M. Kuntze des choses très sensées que nous appuierions, tandis qu'il
en est d’autres, comme son addition à l’art. 51 (I, p. Rev. Lxxx) qui est
contraire à l'esprit des Lois et introduit dans la nomenclature géné-
rique les inexactitudes de l’école autrichienne, auxquelles nous nous
opposerions formellement. Il est done de toute nécessité que les propo-
sitions soient revues we à une.
il va sans dire que d’iei au prochain congrès, les propositions de
J. Müller Arg. (1874), Alph. DC. (1883), O. Kuntze (1891 et 1893), celles,
en partie singulières, du congrès américain de Madison (1893) ' et enfin
les nôtres, n'ont qu'un intérêt restreint et n'auront de valeur légale
qu'après une diseussion et une votation régulière. Le congrès aurait un
travail considérable à exécuter et devrait être convoqué exclusivement
dans le but de régler les questions de nomenclature. Il serait très
important que les taxinomistes compétents de notre époque y soient
largement représentés, car il conviendrait que le congrès recommandat
aussi un commentaire refondu, puisque l'expérience a montré que l’in-
terprétation des Lois exigeait une Jurisprudence spéciale pour les cas
douteux.
89
LICHENES ECKFELDTIANI
a cl. D' J.-W. ECKFELDT
PHILADELPHIENSI, PræsertTim ıv MEXICO
LECTI, QUOS ENUMERAT
Dr J. MÜLLER
1. Tylophorum Eckfeldtii Müll. Arg.; thallus virenti-albus, tenuissimus,
subtiliter et crebre granulosus, granula hemisphærica ; apothecia ?/s mm.
lata, orbieularia, dnplo latiora quam alta, novella strato thallino velata,
evoluta late truncata, nonnihil albo-pulverulenta, dorso albida, mar-
gine nigro tenuissimo discum eingente ornata; massa sporalis demum
nigra, haud emergens, intra marginem proprium diu annulo albido
(vestigiis thalli) cincta; sporæ 8-9 ». longæ, 5-6 » late, rectæ v. incur-
væ, 9-loculares, loculus intermedius reliquis latior et obscurior. —
Nulli nisi T. triloculari Müll. Arg. L. Exot., n. 49, e Queensland,
affine est, et ab eo differt thallo virente, crebre granuloso, sporis regu-
lariter 3-locularibus, minoribus et ambitu non obesis. — Corticola, in
Mexici prov. Jalisco : n. 220.
2. Sphærophoron polycladum Müll. Arg. Lichenolog. Beitr., n. 1217 et
1582 ; in Patagonia leg. J. Summers et commun. Dr Eckf. : n. 2.
3. Stereocaulon ramulosum Ach. f. proximum; St. proximum Nyl.
Syn., p. 237; Bolivia, n. 3.
4. Sticta endochrysea Del. v. orygmæoiïdes Müll. Arg. Lich. Cap Horn,
n. A6; in Patagonia leg. Summers : Dr Eckf., n. 1.
5. Physcia obscura v. ulotrichoides Nyl. in Prodr. Nov. Gran., p. 26:
corticola, ad Monterey (Mexico) : n. 67.
6. Parmeliella triptophylla Müll. Arg. Enum. L. Genève, p. 36; corti-
cola, in Mexici prov. Jalisco : n. 27.
. Phyllopsora microsperma Müll. Arg.; thallus glauco-albidus v. glauco-
virens, dense squamulosus ; squamulæ 1/:-1/; mm. late, minores subor-
1
90
19.
11.
15.
16.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
biculares, majores obtuse breviter crenato-lobatæ v. latius 2-3-lobatæ,
ambitu tamen suborbiculares, adpressæ v. leviter adscendentes, imbri-
catæ, subtus albidæ ibique et margine albo-pilosulæ; apothecia nigri-
canti-fusca, orbicularia, !/s min. lata v. demum prolificando syncarpica
et 2-3-plo majora, etiam novella immarginata; hypothecium crasse
fulvo-nigrum, superne obscure fulvum et sensim in laminam abiens;
asci angusti, subuniserialiter 8-spori ; sporæ tantum 2 1/4-4 1/2 » longæ,
ellipsoideæ. — Habitu ad Ph. albicantem Müll. Arg. valde accedit, ubi
hypothallus pannosus similiter deest, sed sporæ sunt absolute aliæ. —
Corticola, in Mexici prov. Jalisco : Dr Eckfeldt, n. 190.
. Phyllopsora parvifolia Müll. Arg.; Psora parvifolia Müll. Arg. L. B.,
n. 463; corticola, in Mexico ad Monterey : n. 23%.
. Lecanora subfusca v. horiza Ach. Univ., p. 39%; corticola, in Mexico
ad Monterey : n. 192.
Lecanora glaucella Fw.; Stitzenb. Lich. helv., p. 116; lignicola in
Mexico prope Monterey : n. 112.
Lecanora subochracea Müll. Arg.; thallus argillaceo-ochraceus, orbicu-
laris, ambitu flavido-expallens et effusus, subtiliter granuloso-rugosus,
tenuissimus; apothecia 3/4 v. fere 1 mm. lata et minora, sessilia, plana,
persistenter et tenuiter marginata; margo thallinus extus levis, intus
subtiliter erenulatus; discus planus, nudus, fuscus : epithecium fulves-
cens; hypothecium hyalinum; sporæ 8-næ, 11-13 » longæ, 6-7 » late,
ellipsoideæ et ovoideæ. — Prater colorem thalli valde ad Lecanoram
subfuscam Ach. accedit et prope cubensem L. subflavam Nyl. inserenda
est. — Corticola in sandwicensi insula Hawaii : Dr Eckfeldt, n. 401.
Lecanora gibbosa Nyl. Scand., p. 15%; lignicola, British Columbia :
n. 169.
. Lecanora tartarea v. telephoroides Th. M. Fr. L. Spitzberg., p. 21; La-
brador (sterilis, optime cum specim. cel. auctoris congruens) : n. 10.
. Callopisma xanthaspis Müll. Arg. Obs. in L. Krempelh. argentin., n. 66,
Lecanora erythroleuca v. subcerina Nyl. in Flora 1869, p. 119; Leca-
nora æanthaspis Krplh. L. Argent., n. 66; Callopisma australe Müll.
Arg. L. B., n. 249; corticola, in Mexico ad Monterey : n. 238.
Lecidea agelæa Sommflt. Suppl., p. 14%; Labrador : Dr Eckf., n. 112.
Patellaria (s. Biatorina) griseo-nigella Müll. Arg.; thallus albus,
maculiformi-tenuis, effusus, verniceo-levis; apothecia 1/4-1/3 mm. lata
et minora, subnigra, halone thallino griseo-nigella facta, laxe sessilia,
basi constricta, novella pro parte in margine pallidiora, mox convexa,
demum compacto-symphycarpica, mollia; hypothecium crassum, nigres-
centi-fuscum, lamina cæterum subhyalina; sporæ in ascis 8-næ, 2-locu-
lares, 9-10 » longæ et 3-3 1/2 » latæ, anguste fusiformi-ellipsoideæ. —
Juxta japonicam P. livido-nigricantem Müll. Arg. inserenda est. —
Ad ligna vetusta, in Mexici prov. Jalisco : Dr Eckfeldt, n. 400.
(3) J. MULLER. LICHENES ECKFELDTIANI. 91
17. Patellaria rubellula Müll. Arg. L. Exot., n. 22; Lecidea rubellula Nyl.
Prodr. Nov. Granat. 2, p. 60, et Syn. L. Nov. Caledon., p. 48; corti-
cola, in Mexico prope Monterey : n. 228.
18. Patellaria (s. Bacidia) eruginosa Müll. Arg.; thallus æruginoso-cine-
reus, tenuissimus, pulverulentus; apothecia ?°/100-%%/100 mm. lata, super-
ficialia, pro minutie crassula, convexula, immarginata, novella tamen in
peripheria non prominente pallidiora, carnea, dein livido-carnea et
fuscescentia et subinde demum e rufulo nigricantia ; epithecium et
lamina hyalina; hypothecium hyalino-fulvescens ; sporæ in ascis 8-næ,
6-8-loculares, lineari-subfusiformes, cire. 26-30 x longæ et 3 » late. —
A P. hostheleoide (Nyl.) Müll. Arg. recedit colore thalli et apotheciis
junioribus non prominenter marginatis et multo minoribus, et a
proxima P. nigro-fusca Müll. Arg. differt thallo, apotheeiorum colore
et forma et hypothecio non pallide fasco. — Corticola, prope Monterey,
Mexico : Dr Eckfeldt, n. 250.
19. Patellaria alutacea; Lecidea alutacea Krplh. L. Argent., n. 88; corti-
cola, in Mexico prope Monterey : n. 163, 173.
20. Patellaria millegrana (Tayl.) Müll. Arg. L. B., n. 20%; corticola, in
Mexico prope Monterey : n. 241.
21. Patellaria (s. Bacidia) Eckfeldtii Müll. Are. ; thallus olivaceo-v. fusces-
centi-cinereus, minute et irregulariter granularis v. pulveraceo-granu-
laris; apothecia 1 mm. et paullo ultra lata, sessilia, plana, prominenter
marginata, demum convexula et subimmarginata, in margine et dorso
perithecii junioris nitiduli ferrugineo-rufa, mox autem undique nigra
et opaca; epithecium obscure cupreo-sanguineum; hypothecium hya-
linum; sporæ in ascis 8-næ, cire. 90 » longæ et % » late, modice
spiraliter curvatæ, 14-18-loculares. — Species bene distincta, juxta
Patellariam olivaceo-rufam Müll. Arg. L. B., n. 1033, s. Lecideam
olivaceo-rufam Zenk. in Geb. Pharm. Waarenk. I, p. 132, t. 17,
fig. 6, inserenda est, ubi apothecia, præter alia, minora et discus rufus,
margine lætius nec obscurius tinctus. — Trabicola, prope Monterey,
Mexico : Dr Eckfeldt, n. 49.
22. Biatorinopsis lutea Müll. Arge. L. B., n. 25%; corticola, in Mexico ad
Monterey : n. 171, 172.
23. Leptotrema mastoideum Müll. Are. L. B., n. 1184; corticola, prope
Monterey : n. 209.
24. Dietyographa contortuplicata Müll. Arg.; thallus pallido-fuscus, macu-
lari-tenuissimus, lævigatus et firmus; lirellæ cire. 4-2 mm. longæ et
eirc. 1$/100-2?/100 mm. late, sessiles, lineares, simplices et bifurcatæ,
gregatim densiuscule approximatæ et vulgo varie curvatæ et intricatim
contortuplicate, rufo-nigræ et nud®; labia turgida, conniventia; epi-
thecium subelausum; perithecium basi valde completum; sporæ 8-næ,
hyalinæ, cire. 35 » longæ et 8 » latæ, 8-10-loculares, loculi 2-locellati.
25.
26.
29.
30.
31.
32.
33.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
— Juxta socotrensem D. variantem Müll. Arg. inserenda est, a qua
jam thalli colore et dispositione lirellarum aliarum differt. — Corticola,
in Bolivia : Dr Eckfeldt, n. 1440.
Melaspilea (s. Holographa) leucinoides Müll. Arg.; thallus albidus,
tenuissimus, farinulentus; lirelle 1/2-1 !/s mm. longæ, ?/1o-*/ı mm.
late, simplices (v. raro bifurcatæ), rectæ aut curvulæ, sessiles, elatæ,
ad extremitates obtusæ; labia crassiuscula, nigra, tenuissime longitror-
sum 4-sulcata, subeonniventia; perithecium basi valide completum ;
epithecium rimiforme, strato thallino albo obtectum: sporæ 8-næ,
28-3% ». long&, 6 1/:-8 » late, utrinque late obtusæ, 4-8-loculares. — A
proxima australiensi M. leucina Müll. Arg. differt labiis validioribus,
sulcatulis et sporis longioribus et magis divisis. Habitu etiam ad para-
guayensem M. leucoschisma accedit, sed validior, sulcatula, et perithe-
cium basi non deficiens. — Corticola, in Mexici prov. Jalisco : Dr Eck-
feldt, n. 216 et prope Monterey (Eckf., n. 170, sed hæc tantum absque
sporis missa).
Melaspilea (s. Melaspileopsis) polymorpha Müll. Arg.; thallus fus-
cescenti-pallidus, maculiformi-tenuissimus, levigatus; lirellæ circ.
13/100-°/ıoo mm. lat, ambitu eximie variantes, aliæ vix latitudine lon-
giores et dein alie sensim sensimque longiores et 1 mm. longitudine
attingentes, semper simplices, rectæ v. subrectæ, sessiles, elatæ, utrin-
que obtusæ, undique nudo-nigræ ; labia sicca conniventia, madefacta late
hantia et epithecium planum nudum tum haud superantia, integra et sat
tenuia; perithecium basi valide completum; sporæ 4-8-næ, oblongato-
obovoideæ, medio paullo constrictæ, 14-17 » long& et 5-7 ». late. — Juxta
magis micro-oxycarpam M. acutam Müll. Arg., in Costarica lectaın,
locanda est. — Corticola, prope Monterey in Mexico : Dr Eckfeldt, n. 98.
. Graphis teneila v. abbreviata Müll. Arg. L. Costar., n. 141; corticola,
Canary Island : H. Grun., Eckf., n. 11 (sine sporis).
. Graphina sophistica Müll. Arg. L. B., n. 148; Graphis sophistica Nyl.
Prodr. Nov. Gran., p. 74; corticola, in Mexico ad Monterey : n. 86.
Graphina cæsio-radians; Graphis cesio-radians Leight. L. Ceyl., p. 176;
corticola, in Mexico prope Monterey : n. 224.
Phæographis dendritica Müll. Arg. L. B., n. 458; Graphis dendritica
Ach. Univ., p. 271; corticola, in Mexico ad Monterry : n. 137 (sporæ
quidem non visæ, sed habitus et structura lirellarum perbene quadrant).
Gyrostomum scyphuliferum Nyl. in Prodr. Nov. Granat., p. 51; cor-
ticola, in Bolivia : n. 1440 pr. p.
Arthonia subrubella Nyl. in Prodr. Nov. Granal., p. 98; corticola, in
Mexico prope Monterey : n. 188.
Medusulina nitida; Graphina nitida (Eschw.) Müll. Arg. Rev. Lich.
Eschw. II, n. 5; Graphis egena Nyl. L. Exot. Boliv., p. 228; corli-
cola, in Mexici prov. Jalisco : n. 225.
(5) J. MULLER. LICHENES ECKFELDTIANI. 93
34. Medusulina texana Müll. Arg.; thallus argillaceo-v. subtestaceo-pallidus,
cartilagineus, levigatus; lirelle copiosæ, erumpentes et thallo ambiente
mox tumefacto et soredioso-efflorescente in greges varie oblongatos
minute impresso-microcarpicos pulveraceos confluentes; perithecium in
sectione album, parum evolutum ; epithecinm fulvescens; lamina aquoso-
hyalina; sporæ in ascis solitarie, 120-150 » longæ, 50-60 late,
locelli in series transversales cire. 18 dispositi, in quaque serie (axili)
cire. 6-7. — Nulli nisi Graphinæ nitide (Eschw.) Müll. Arg. arcte
affinis et similis, sed robustior, sporæ solitariæ et pluries majores. —
Corticola, ad Brownville, Texas, n. 56 A.
Obs. Ad hoc genus Medusulinam, quod a Sarcographa Fee recedit sporis
hyalinis, insuper referendæ sunt : M. egenella, s. Graphina egenella
Müll. Arg. L. Bellend., n. 49; M. albosporella, s. Graphis albosporella
Nyl. in Flora 1869, p. 124; M. spherosporella, s. Graphis sphærospo-
rella Nyl. in Flora 1869, p. 124.
39. Mycoporum pycnocarpum Nyl. in Flora.1858, p. 381; corticola, in
Mexico, prope Monterey : n. 92.
36. Endopyrenium Tuckermanni Müll. Arg. Pyrenoc. Cubens., p. 377 ; ad
cortices muscosos prope Monterey, Mexico : n. 85.
37. Porina africana Müll. Arg. Lich. Afr. occid., n. 47; corticola, in Mexico
prope Monterey : n. 157.
38. Microthelia modesta Müll. Arg.; thallus obscure olivaceo-cinereus,
maculiformi-tenuis, lævis, fere indistinetus ; apothecia tota cire.
%5/100 mm. lata, nigra, pyramidali-convexa, basi ob perithecium extror-
sum anguloso-productum anguste nigro-cineta, apice minute umbilicata,
nuda et nitidula; perithecium dimidiatum ; sporæ 8-næ, cire. 17 y
longæ et 7 » late, cuneato-obovoideæ, 2-loculares, loculus inferior
angustior et sepius paullo brevior. — Apothecia ob thallum obscurum
primo intuitu minus quam in affinibus perspicua, depressula et hine
inde fere ut in M. thelena (Ach.) Müll. Arg. nigro-cincta. Juxta M. in-
tercedentem Müll. Arg. locanda est. — Corticola, in Mexici prov.
Jalisco : Dr Eckfeldt, n. 182.
39. Pyrenula nitidella Müll. Arg. Pyrenoc. Cubens., p. 41%; corticola, in
Mexico prope Monterey : n. 175.
40. Pyrenula pinguis Fée Ess., p. 75; Müll. Arg. Pyrenoc. Feean., p. 33;
corticola, in Mexico ad Monterey : n. 176, 208.
SUR LES ALCHIMILLES SUBNIVALES
LEUR RESSEMBLANCE AVEC L’A. GLABRA Por.
(fissa Guenth, et Schum.)
ET LEURS PARALLELISMES
AVEC LES ESPÈCES DES RÉGIONS INFÉRIEURES
PAR
R. BUSER
(Suite et fin)
3. Alchimilla semisecta BUSER n. sp.
Plante basse et touffue, un peu grêle et élégante, présentant les dımen-
sions et une grande ressemblance avec le glabra, d'un vert bleu, à coloris
estival d'un rouge vineux ou pourpre noirätre, à tiges et pétioles glabres,
et surfaces des feuilles estivales poilues. — Rhizome moyen, chevelu,
se ramifiant facilement. Feuilles petites, 7-9-lobees, arrondies-réniformes
ou suborbiculaires, à lobes extérieurs tantôt formant une échancrure
plus ou moins ouverte, tantôt se recouvrant légèrement au-dessus du
pétiole; assez minces, se fanant rapidement, à bord ondulé. Lohes assez
larges, très profonds, tantôt se recouvrant latéralement (dans les petits
échantillons), tantôt écartés (f. umbrosa), ceux des premières feuilles
subquadrangulaires, périphériques, ‘/; rayon du limbe, tronqués; ceux
9
des feuilles d’été un peu plus allongés, semi-obovés, arrondis, °/s-"/e, sur
(16) R. BUSER. SUR LES ALCHIMILLES SUBNIVALES. 95
les petits échantillons de la region nivale jusqu’à */: rayon du limbe; à
côtés souvent entiers, en Coin, mais masqués par les plis superposés du
bord ondulé. Dents 4-6 de chaque côté, grandes, profondes, aiguës, semi-
digitiformes ou grossièrement pectiniformes, porrigées, celles des feuilles
sup. de plantes robustes assez larges et grossières, très inögales, oblique-
ment ovées, souvent surdentees; dent terminale le plus souvent petite.
Feuilles d’un vert bleu en dessus, d’un blanc grisätre en dessous, d’une
nuance obscure, jaunissant facilement par la dessiccation, lavées, surtout
sur les bords, de rouge brun au soleil; subopaques quand on les regarde
contre la lumière, à nervation non saillante. Les premières feuilles gla-
bres des deux côtés, les feuilles estivales glabres en dessous (à l'exception
des nervures lächement poilues), mais parsemées en dessus, le plus
souvent sur toute la face, ou seulement par bandes le long des plis et
des bords, de poils fins, appliqués, jaunätres, scintillants quand on tient
la feuille obliquement. Pétioles droits ou peu flexueux, glabres, colorés
au soleil de pourpre foncé. Stipules moyennes, incolores, terminées
par des oreillettes médiocres, oblongues ou oblongues-ovées, souvent
lavées de rouge vineux. Tiges 2-4, greles, ou droites et raides, ou plus
ou moins subflexueuses, décombantes à la base, ascendantes à la par-
tie supérieure, 1'/-4 fois plus longues que les pétioles des grandes
feuilles radicales, complètement glabres, se colorant facilement. Feuilles
caulinaires médiocrement développées, profondément (?/s-'/2) incisées et
dentées, à lobes écartés dans les supérieures ; stipuliums moins dévelop-
pés que dans le glabra. Inflorescence assez appauvrie et étroite. Rameaux
3-/, courts; bifurcations très raccourcies; scorpioides pauciflores, si peu
déroulés que les fieurs inférieures longuement pédicellées et les supé-
rieures brièvement pédicellées, rapprochées au même niveau, forment
des fascicules assez serrés, pseudombellés. Fleurs médiocres, assez allon-
gées, verdätres, complètement glabres. Urcéoles d’abord étroits, infun-
dibuliformes, égalant ou même un peu plus courts que les sépales,
ensuite turbinés-ovoides ou allongés-piriformes, verts jaunätres. Sépales
assez grands, érigés après l’anthèse et masquant les styles passable-
ment exserts. Calicule assez petit. Pédicelles allongés, les inférieurs
2-1 '/ fois plus longs, les supérieurs un peu plus courts que les urcéoles,
dressés en avant.
Feuilles 2,5-8 X 1.5-7 cm. Tiges 5-40 cm. Pétioles 3-20 cm. Fleurs
3-3,9 mm. 1g., 3-4 mm. It. Urcéoles 1-1,5 mm. Sépales 1,5 mm. Pédicelles
15-25 mm.
Hab. Celui du decumbens et du frigida, mais plutôt rare.
96 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (17)
Haute-Savote : chaine du Mont-Joli : hauteur du col du Pachon (soit Pas Sion),
1850 m., entre Mégève et Hauteluce (R. B.). — Haut-Jura : dans les creux à
neige de la crête depuis le Reculet jusqu’au Colombier et Mont-Rond sur Gex; une
fois une plante égrenée dans la forêt de sapins derrière le Mont-Rond, au-dessus
de la vallée de Mijoux (R. B.). — Valais : massif du Grand-Saint-Bernard : bas
de Barasson et ailleurs (R. B.); plateau de la Gemmi : pâturages autour du
Daubensee, 2200 m., Lämmernalp, 2400 m. (0. et R. B.). — Saint-Gall : alpes
de Murg : Goflenalp, 1600 m.; alpes de Flums : alpe Mädems, 1800 m., et arête
du Weissenberg entre les alpes Mädems et Vans, 2400 m. (Otmar Buser).
De même que pour les decumbens et frigida, l'observation de lindu-
ment suffira également pour le semisecta, dans la plupart des cas, pour
diagnostiquer l’espèce : feuilles estivales parsemées en dessus de poils
appliqués, à reflet scintillant, tout le reste de la plante glabre. Dans le cas
douteux où lindument est trop faible, l'examen des autres parties déci-
dera et surtout celui des petites fleurs ressemblant beaucoup quant à leur
forme et leur disposition subombellée à celles de l'A. pentaphylla. La
forme et la profondeur des lobes et de la dentelure, par conséquent le
degré de ressemblance de la plante entière avec le glabra Poir., varient
considérablement d’après les stations et les individus. Sur les petites
plantes réduites des alpes les plus élevées, les lobes s’elargissent, se
couvrent latéralement, sont tronqués et peuvent pénétrer dans le limbe
dans l’extrême jusqu’à ?/s du rayon et la dentelure profonde devient digi-
liforme, écartée. Sans fleurs, de telles plantes présentent absolument l’as-
pect du glabra. Sur les individus de taille moyenne, les lobes et les dents
s’arrondissent, celles-ci, grossières, deviennent presque ovées. Chez la
f. vegeta umbrosa telle qu'elle végète au plus profond des creux à neige
du Jura où elle est encore en bon état à la fin septembre ou au commen-
cement d'octobre (Crêt de la Neige, Schmidely, 8 octobre 1895), les lobes
sont plus étroits, nettement écartés, les dents ouvertes, porrigées. A
première vue, ces extrêmes semblent appartenir à des espèces diffé-
rentes, mais ils sont reliés entre eux par les transitions les plus insensi-
bles en une espèce légitime et en somme facile à caractériser.
4), Alchimilla demissa BUSER n. sp.
Plante vigoureuse, basse et touffue, ressemblant à un glabra trapu et
épaissi dont elle a les dimensions; d'un vert glauque clair à l’état adulte,
vert jaunätre dans sa jeunesse et vers la maturité, ne rougissant ni ne
(18) R. BUSER. SUR LES ALCHIMILLES SUBNIVALES. 37
brunissant au soleil, complètement glabre. — Rhizome robuste, grossi par
les restes des bases des anciennes feuilles, se ramifiant facilement, for-
mant ainsi des touffes serrées. Feuilles assez petites, 7-9-lobees (ayant
quelquefois un commencement des lobes 10 et 11: Faucille), arrondies-
réniformes ou suborbiculaires, à lobes extérieurs tantôt formant une
échancrure étroite, évasée vers le haut, tantôt s’atteignant ou même se
recouvrant un peu au-dessus du pétiole; coriaces, plissées en caréne (non
ondulées) à l’état jeune, planes et sans plis sur le sec quand on les étale.
Lobes assez larges, médiocrement profonds, ceux des feuilles inf. (res-
semblant à ceux du flabellata) subquadrangulaires, périphériques, plus
ou moins tronqués, séparés par de petites incisions cunéiformes rétrécies
à la base; ceux des feuilles sup. semi-obovés, ou semi-elliptiques, grossiè-
rement arrondis, ?/--”/s rayon du limbe, dentés à l’enlour; ceux des toutes
dernières feuilles plus allongés et plus étroits, séparés en coin. Dents
4-7 de chaque côté, assez grosses, médiocrement ciliees, plus ou moins
courtes-pectiniformes, très égales, la terminale insensiblement plus
petite ; celles des feuilles inf. plus étroites, en forme de doigts de
pieds; celles des feuilles sup. obliques-ovées, arrondies. Feuilles dures et
coriaces, glabres (à l'exception des nervures en dessous), exceptionnelle-
ment les dernières feuilles estivales légèrement poilues dans les plis et
le long des bords; à nervation non saillante, médiocrement transparente,
quand on la regarde contre le jour; d'un glauque clair, opaque en dessus,
à nervures souvent lavées de blanc; plus claires et blanchâtres en des-
sous (les taches sanguines tournant au brun nojrâtre qu’on voit souvent,
proviennent d’un champignon). Pétioles robustes, souvent raccourcis,
droits ou un peu arqués, couleur de paille. Stipules larges, incolores
(brunissant cependant vite), terminées par de grandes oreilleties oblon-
gues-ovées ou ovées, veinées de vert. Tiges souvent nombreuses (2-7),
robustes, ou élancées au-dessus du sol, ou plus souvent arquées-érigées,
en courbe régulière, plus rarement subflexueuses, ne dépassant pas
le niveau des feuilles radicales. Feuilles caulinaires bien développées,
à lobes peu profonds; stipuliums à lobes grossiers, à dents peu nom-
breuses, inégales. Inflorescence étroite et maigre, celle de l’A. coriacea
en miniature : bifurcations courtes; inflorescences partielles peu nom-
breuses (2-3) et rapprochées; scorpioides pauciflores, peu déroulés; les
fleurs, vu l'allongement des pédicelles, groupées en fascicules läches.
Fleurs de grandeur moyenne, vertes glauques, ensuite jaunâtres, complè-
tement glabres. Urcéoles un peu courts, d'abord obconiques et égalant
les sépales, ensuite turbinés-ovoides ou ovoides, un peu plus longs que
BULL. HERB. BOISS., février 1894. 7
98 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (19)
les sépales érigés après l’anthèse et masquant les styles médiocrement
saillants. Pédicelles allongés, les inférieurs 3-2 fois la longueur de l’ur-
céole, les supérieurs les égalant, ordinairement dressés en avant, diver-
gents seulement sur des plantes ombreuses.
Feuilles 2-8,5 X 1,5-8 cm. Tiges 5-28 cm. Pétioles 1-12 cm. Fleurs
2,5-3,5 mm. lg., 3,5-4 It. Urcéoles 1.5-2 mm. Sépales 1-2 mm. Pédicelles
1.5-2 mm.
Hab. Celui du decumbens et du frigida, mais espèce, à ce qu'il parait,
moins répandue et moins fréquente. Région subnivale, le long des sen-
tiers, dans les endroits frais et humides, aux alentours des sources, bords
des ruisselets d’eau de fonte; mais aussi dans les endroits ombreux des
pentes couvertes de Vaccimium et de Rhododendron, descendant rare-
ment dans la zone des sapins.
Haute-Savoie : chaine du Mont-Joli : col du Pachon (soit Pas Sion) entre
Mégève et Hauteluce, 17-1870 m. (R. B.); Chablais : éboulis sous les Hauts-Forts,
versant nord (Chenevard): vallée de Vallorsine : torrents de la vallée d’Entre-
deux-Eaux, 2000 m. (Briquet); chaîne du Mont-Blanc : col du Bonhomme, ver-
sant nord, 2300 m. (Briquet). — Haut-Jura : dans un creux à neige derrière le
Mont-Rond sur Gex et sporadique dans un seul endroit de la forêt de sapins entre
la Faucille et le Colombier. — Valais : dent de Valère sur Saint-Maurice (Jac-
card); abondant et partout dans la région subnivale du Grand-Saint-Bernard,
21-2500 m. : val Menouve, Dronaz, bas de Barasson, partout autour de l'Hospice
et du lac, la Baux, col de Fenêtre-de-Ferret sur les deux versants. etc. (Feer,
Besse, R. B.); val de Bagnes : Chermontane, 2400 m. (Feer) : au-dessous de la
Pierre-à-Voir sur Saxon (Besse); pâturages d’Etablon sur Riddes, 2000 m.
(Besse) ; col du Rawyl (Leresche in hb. Barbey s. n. A. fissa) ; col du Sanetsch,
2100 m. (Besse); plateau de la Gemmi : pâturages autour du Daubensee, 21-
2200 m., Lämmernalp, 2400 m., sources de la Spitalmatt, 1900 m. (0. et R. B.):
magasin Schleicher, des échantillons égrenés sous fissa et montana. — Saint-
Gall : Alpe Käsern en montant au Speer; chaîne des Churfirsten : Gamserruck
sur Wildhaus; alpes de Murg : Mürtschenalp, 1800 m., Erbis, 1997 m.; alpes
de Ragaz : sous le Schlösslikopf, 2000 m. (Otmar Buser). — Grisons : Flüela-
Schwarzhorn, 2600 m. (Schröter). — Cévennes (Gard) : Mont Saint-Guiral,
pelouses sèches ou un peu humides, clairières des bois, 1300 m. (H. Coste).
plante très petite et grêle, à légal de toutes les Alchimilles de cette région, mais,
abstraction faite des dimensions, identique à notre plante alpine et jurassique .
D’après l’ensemble des caractères, on peut considérer le demissa
comme la variété parallèle subnivale du coriacea dont il partage le colo-
ris, la consistance et la glabréité du feuillage, la forme de l’inflorescence
! La plante de cette provenance sera distribuée cette année par la Société pour
l'Etude de la Flore française.
(20) R. BUSER. SUR LES ALCHIMILLES SUBNIVALES. 99
et des fleurs et dont il se distingue surtout par sa taille basse et le déve-
loppement fissiforme des feuilles.
Le demissa ne prend pas de véritable coloration estivale, mais se
couvre, souvent copieusement, jusqu'à la moitié de la plante, de taches
de champignons qui, d’abord d'un pourpre brunätre, tournent vite au
brun noirätre. La nuance de la couleur de ces taches est caractéristique
pour la plupart des Alchimilles; la nuance du demissa est exactement
celle du coriacea.
5. Alchimiila fissimima BUSER n. sp. !.
Plante basse, formant de petites touffes, non gazonnante, présentant
les dimensions et une complète ressemblance avec le glabra, d’un beau
vert glauque, à coloration estivale foncée, complètement glabre. — Rhizome
moyen, bien enraciné. Feuilles petites, obliques-arrondies, 7-9-lobées, à
l’état jeune pliées en carène, planes quand on les étale à l’état adulte, à
lobes extérieurs se touchant ou se recouvrant au-dessus du pétiole. Lobes
profonds, ‘/2-?/s, dans l'extrême jusqu'au *j; du rayon du limbe, selon les
individus tantôt écartés, tantôt se touchant latéralement, ceux des feuilles
inf. larges, obcunéiformes, tronqués et dentés périphériquement, bordés
latéralement d’une incision cunéiforme droite, longue de 2-3 dents; ceux
des feuilles sup. plus arrondis, délimités latéralement par une courbe
plus courte et le plus souvent masquée sur le sec par les plis. Dents peu
nombreuses, 4-5 de chaque côté, grandes, assez étroites et profondes.
pectiniformes ou digitiformes et écartées, médiocrement ciliées, dent ter-
minaie souvent plus petite et plus étroite (dentelure exactement celle
du glabra). Feuilles assez robustes, d’un beau vert en dessus, à taches
ferrugineuses; plus pâles, glauques en dessous, à nervation nettement
dessinée, bien transparente quand on tient les feuilles vers le jour, fina-
lement un peu saillante sur le sec. Pétioles droits, un peu raccourcis,
moins greles que chez le glabra. Stipules de largeur moyenne, ou un peu
étroites, incolores, brunissant vite, terminées par des oreillettes oblon-
gues, verdätres. Tiges nombreuses (3-6), assez grêles, mais solides et
rigides, égalant deux à quatre fois les pétioles de la touffe radicale. mais
ne s’elevant pas au-dessus de leur niveau, étant ou droites et divariquées,
parallèles au sol (au soleil) ou plus ou moins flexueuses, décombantes à
1 — que est fisse mima.
100 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (21}
la base (un peu nue) et ascendantes par linflorescence; se colorant au
soleil en brun rouge foncé. Feuilles caulinaires médiocres, à lobes et
dentelure profonds ("/e-”/s), écartés. Slipuliums plutôt petits, à dents peu
nombreuses, grossieres. Bifurcations et rameaux courts; inflorescences.
partielles rapprochées: scorpioides assez pauciflores, souvent raccourcis;
pedicelles divergents, fleurs ainsi subombellées-fasciculées et formant
un petit corymbe lâche et diffus. Fleurs assez grandes, fermes, allongées,
toutes glabres, d’un vert clair ou jaunâtre (les non fécondées jaunes et
lavees de rouge). Urcéoles piriformes, ou allongés-turbinés, de '/s, en
fruits de ‘/2 plus longs que les sépales courts, larges, solides, subcoriaces.
Calicule normal. Styles médiocrement exserts, masqués par les sépales
érigés après l’anthese. Pédicelles relativement gros, allongés, les infé-
rieurs égalant les urcéoles, les supérieurs de ‘2 plus courts.
Feuilles 2,5-5,5 X 2,2-5,2 cm. Tiges 5-22 cm. Pétioles 1,5-9 cm. Fleurs
3,5-2 mm. Ig. 45-55 mm. It. Urcéoles 2-25 mm. Sépales 1,5-2 mm.
Pédicelles 1,5-2 mm.
Hab. Grand-Saint-Bernard : bas de Barasson, dans un endroit parcouru
de ruisselets d’eau glaciale.
Le fissimima est un vrai mimiery, une véritable copie du fissa Günth.
et Schum. ou glabra Poir. L'identité du feuillage est telle que sans
la comparaison des fleurs il serait certainement malaisé de distinguer
les deux plantes (glabra : fleurs plutôt raccourcies, à texture mince,
membraneuse, transparente; jaunes citron; à urcéoles larges-infundibuli-
formes, plus courts que les sépales; calicule aussi long que le calice. les
deux épanouis après l’anthese et formant des étoiles à huit rayons ; pédi-
celles plus greies et plus longs, les inférieurs égalant deux fois, les
supérieurs égalant l’urcéole). Dans l'unique station où le fissimima fut
rencontré, mais en grande abondance, sa distinction était grandement
facilitée par la présence non moins copieuse du fissa et les différences
dans la grosseur des tiges et des pétioles, dans la nuance de la couleur
du feuillage, dans le port de l’inflorescence, etc., ces differences qui s’effa-
cent par la dessiccation, ne permirent pas de se tromper sur les deux
plantes. — Par l'absence de tout indument le fissimima se distingue faci-
lement du decumbens et du frigida et de ce dernier, en outre, par son dé-
veloppement fissiforme complet. Du demissa également glabre il s'éloigne
par ses lobes et dents plus étroits et plus profonds, par sa facilité à se
colorer et les fleurs plus grosses et plus allongees; du semisecta enfin
par une dentelure étroite, les feuilles constamment glabres en dessus,
les pédicelles divergents, les fleurs plus grosses.
(22) R. BUSER. SUR LES ALCHIMILLES SUBNIVALES. 101
6. Alchimilla longiuscula BUSER n. sp.
Plante de taille moyenne, assez élevée, grêle, quelquefois touffue, com-
pletement glabre, d'un vert qai, se colorant au soleil en rouge vineux; à
ressemblance assez éloignée avec le glabra. — Rhizome moyen, chevelu.
Feuilles petites ou moyennes (grandeur du firma), 7-9-lobées, plus ou
moins arrondies ou arrondies-réniformes, fortement ondulées sur le vif,
plissées dans les angles des lobes et surtout à côté du pétiole sur le sec;
à lobes extérieurs formant une échancrure étroite s’&vasant en lacet vers
le pétiole ou se recouvrant un peu par les bords (feuilles des pousses
latérales stériles à échancrure très ouverte ou même rectangulaire). Lobes
assez grossiers, dentés à l’entour ; ceux des feuilles inf. semi-circulaires ou
semi-obovés, ?/; rayon du limbe, rétrécis à la base et formant une incision
quelquefois brièvement cunéiforme, ceux des feuilles estivales allonges,
subparaboliques, ?/; à ‘/2 rayon du limbe. Dents 5-7 de chaque côté, celles
des feuilles inf. égales, étroites, conniventes, assez pectiniformes, celles
des feuilles sup. assez inégales, plus grandes et plus grossieres, obliques-
ovées, pénicillées-aiguës ; dent terminale étroite. Feuilles assez minces,
papyracées, se fanant vite, d’un beau vert clair en dessus, plus pâles en
dessous, se tachant de rouge brique vif, jaunissant vers la maturité, à
nervation non saillante, nettement réticulée, médiocrement transparente.
Pétioles assez greles, verdâtres ou couleur de paille. Stipules étroites ou
de largeur moyenne, appliquées, incolores, terminées par des oreil-
lettes étroites, oblongues ou subtriangulaires, violacées au soleil. Tiges
assez nombreuses (2-4 par rosette), allongees, egalant 2-2 ‘/2 fois les
petioles de la touffe radicale, greles, celles des petits individus presque fili-
formes, à entre-nœuds inférieurs considérablement allongés, ascendantes
ou dressées dans les hautes herbes, droites et divariquées au soleil, cou-
leur de paille, se colorant facilement en rouge vineux foncé. Feuilles
caulinaires assez profondément incisées, à lobes se recouvrant un peu
latéralement sur les inférieures, écartés sur les supérieures, à dentelure
assez connivente; stipuliums peu développés, décroissant vite. Rameaux
courts, partant à angles aigus; scorpioides longuement pédonculés, géné-
ralement bien déroulés; pédicelles greles, allongés; l’inflorescence totale
étroite, maigre et lâche. Fleurs moyennes, de la grandeur de celles
de l’alpestris, glabres. Urcéoles égalant les sépales et dans la moyenne
les pédicelles, adultes turbinés ou turbinés-ovoïdes. Sépales érigés obli-
102 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (25)
quement après l’anthèse et masquant les styles médiocrement exserts.
Calicule normal.
Feuilles 2,5-9,5 X 2,2-9 em. Tiges 6-43 cm. Pétioles 1,5-24 cm. Fleurs
3 mm. Ig., 4 It. Urcéoles 1 '/ı-1 ‘/2 mm. Sépales 1 ‘/2 mm. Pédicelles
1 '/-2 mm.
Hab. Région alpine du Grand-Saint-Bernard : versant valaisan : pente
rocheuse, couverte de rhododendrons, en face de la Pierraz; versant.
aostain : la Baux, pente rocheuse au-dessus de la cantine d’Aoste.
Le longiuscula peut être regardé comme la race subnivale parallèle au
straminea des regions inférieures. À part sa complete glabréité, il a, dans
son apparence générale, assez de ressemblance avec le subcrenata.
7. Alchimilla sinuata BUSER n. sp.
Plante élevée, de taille moyenne, glabre ou presque glabre, d’un vert
clair et gai, se colorant au soleil d’un rouge vineux, à inflorescence dif-
fuse, rappelant celle du glabra ou firma. — Rhizome moyen, chevelu.
Feuilles moyennes ou assez grandes, 9-lob6es (sur les grands échan-
tillons quelquefois avec le commencement d’un dixième lobe). de forme
très caractéristique : les inférieures largement réniformes, plus larges que
longues, à lobes extérieurs formant une échancrure très ouverte et large,
en forme d'arc; les supérieures arrondies-reniformes, à échancrure plus
étroite, arquée-conique. Lobes assez étroits, peu profonds, environ "/s
rayon du limbe, arrondis, rétrécis à la base; ceux des feuilles inf. dépri-
mes-semicirculaires, ou périphériques-tronqués; ceux des feuilles sup.
semicireulaires-paraboliques; tous dentés à l’entour, ondulés sur le vif,
se superposant latéralement et formant ainsi de petits plis dans les
angles sur le sec; écartés-digitiformes seulement sur les pousses laté-
rales stériles du rhizome. Dents 6-8 de chaque côté, petites, en scie,
aiguës, peu égales, assez faiblement ciliées, les inférieures des lobes
assez ouvertes, les supérieures conniventes, dent terminale petite.
Feuilles relativement fermes, coriaces, d'un vert clair, presque gai en
dessus, un peu plus pâles en dessous, jaunissant par la dessiccation, se
tachetant au soleil de rouge vineux clair; glabres et planes des deux côtés
(les nervures principales en dessous souvent nettement saillantes); opa-
ques et ternes quand on les regarde contre la lumière. Pétioles greles,
subflexueux, couleur de paille, se colorant ensuite, ou tous glabres ou
ceux des feuilles estivales, surtout de plantes vigoureuses, plus ou moins
(24) R. BUSER. SUR LES ALCHIMILLES SUBNIVALES. 103
poilus de poils longs, raides, blancs, dressés. Stipules de largeur
moyenne, incolores, terminées par des oreillettes oblongues, à bord
poilu. Tiges 2-4 par rosette, grêles, mais dures, quelquefois droites et
assez raides, mais le plus souvent fortement flexueuses, dressées ou
ascendantes, 1 '/s-2 fois la longueur des pétioles des feuilles radicales,
couleur de paille, se colorant au soleil assez facilement en rouge
vineux foncé, où complètement glabres ou à entrenœud basal subhirsute-
poilu (surtout au dessous des stipules) à poils longs, raides, tantôt
dressés, tantôt hérissés. Feuilles caulinaires bien développées, les
inférieures tronquées-rectilignes à la base, à lobes larges, se couvrant
légèrement sur les côtés, à dentelure connivente, crochue: les supé-
rieures plus profondément incisées, à lobes et dents plus étroits et
écartés; les dernières cunéiformes, confluentes avec les stipuliums
incisés-dentés à l'instar du glabra. Rameaux allongés, subflexueux,
greles; scorpioides des grandes plantes multiflores, longuement pédoncu-
les et déroulés, l’inflorescence totale étroite est ainsi diffuse, et ressemble
à celle du glabra ou firma. Fleurs petites, un peu courtes, glabres, vertes,
jaunätres, se colorant au soleil en rouge vineux. Urcéoles raccourcis,
égalant les sépales, turbinés ou turbinés-ovoïdes, en fruits ovoides, assez
bicolores, c'est-à-dire à nervures bien marquées et vertes, et entre-deux
blanchätres. Calice et calicule normaux. Styles médiocrement saillants,
tantôt visibles, tantôt masqués par les sépales obliques-ouverts après
l’anthèse. Pédicelles assez divergents, de longueur moyenne, les infé-
rieurs 2-1 ‘/2 fois dépassant les urcéoles, les supérieurs les égalant.
Feuilles 2,3-9 em, lg. X 3-12,5 em. It. Tiges 5-45 cm. Pétioles 2,5-
29 cm. Fleurs 3 mm. Ig., 3 */1-4 mm. It. Urcéoles 1 '/; mm. Sépales
1 '/ı-1 !/s mm. Pédicelles 1-2 mm.
Hab. Clairières, ravins et rochers ombreux, de la zone des sapins des
régions montagneuse et alpine des Alpes; dispersé, plutôt rare.
Haute-Savoie : entre les degrés de Somman sur Mieussy et la crête de
Roi, 13-1900 m. (Schmidely). — Valais : Grand-Saint-Bernard, station non
précisée (Besse, 1888, no 13) ; au Pas-du-Loup sur Louëche-les-Bains (R. B.). —
Oberland bernois : en haut des « Walliskehren » au-dessus de Kandersteg, mon-
tee de la Gemmi (R. B.). — Glaris : Sandalp inférieure (Otmar Buser). —
Magasin Schleicher avec A. glabra.
Les particularités d’une espèce, son cachet, s’expriment souvent plus
nettement sur des formes extrêmes que sur la forme typique vulgaire. Si
l’on avait à juger le sinuata uniquement d'après le développement
extreme des feuilles de pousses latérales non fleuries, tout le monde
104 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (25)
serait d'accord de le prendre pour une espèce excellente. Ces feuilles
sont considérablement plus larges que longues et forment au-dessus du
pétiole une échancrure large et arquée, se rapprochant beaucoup de
la ligne droite, elles ont la base quasi tronquée. Lorsqu'on compare les
nervures par paires à partir de la médiane, on trouve ordinairement que
celles des lobes 4 et 5 sont diamétralement opposées; ici, au contraire,
grâce à l’étroitesse des découpures, ce sont celles des lobes 6 et 7 qui
présentent ce caractère; ces nervures ne se détachent de la paire précé-
dente qu’assez loin du pétiole. Sur la plante normale, toutes ces parti-
cularités se retrouvent, mais amoindries, l'échancrure reste toujours
relativement large et ouverte et sur plus de cent plantes de différentes
provenances que j'ai examinées, je n'ai pas, sur lindividu le plus lati-
folié, trouvé de feuille où les lobes extérieurs se rejoignent au-dessus du
pétiole. L'aspect de l’inflorescence est assez celui d'un glabra vigou-
reux ou plus encore d’un firma.
8. Alchimilla acutidens BUSER n. sp.
Plante de taille moyenne, assez grêle et élégante, mais ferme, non
élevée, à tiges décombantes, d'un vert pur, un peu jaundtre et luisant, se
colorant facilement, à indument très faible, presque glabre. — Rhizome
robuste, dur, d'apparence ligneuse, superficiel, mais chevelu et bien enra-
ciné. Feuilles moyennes, 9-lobées, étalées arrondies-réniformes ou subor-
biculaires, à lobes extérieurs se touchant (feuilles sup.) ou laissant entre
eux une échancrure plus ou moins large (feuilles inf.) au-dessus du pé-
liole peu excentrique; fortement ondulées sur le vif. Lobes assez profonds,
atteignant de ?/; jusqu'à ‘/2 du rayon du limbe, a differences de contour
très prononcées selon l’âge et l'insertion : ceux des feuilles inférieures
plus larges, semi-oboves, ou semi-elliptiques, bien arrondis, délimités
par une incision en coin, un peu ouverte, longue de 2 à 3 dents, (rappe-
lant les feuilles inf. de l’incisa); ceux des feuilles supérieures plus
étroits, paraboliques-triangulaires (de la dernière, brièvement pétiolée,
presque étroits-triangulaires), aigus, dentés à l’entour, à petits plis dans
les angles sur le sec. Dents nombreuses, 6-9 de chaque côté, très égales,
petites ou moyennes, étroites et serrées, effilees-aiguös penicillees, conni-
ventes, fortement soyeuses et ciliées. Feuilles assez fermes et résistantes,
coriaces, subconcolores, d’un vert pur luisant en dessus, nuance poireau,
pâles en dessous, se colorant au soleil, souvent jusqu'à la moitié des lobes,
(26) R. BUSER. SUR LES ALCHIMILLES SUBNIVALES. 105
ou entièrement, en pourpre brunâtre obscur: Jaunissant avec l’âge et par
la dessiccation, glabres, ou les supérieures rayées de lignes soyeuses dans
les plis de dessus, soyeuses le long des nervures et poilues sur le lobe
avoisinant le pétiole en dessous; à nervation non saillante, finement réti-
culée; subopaques quand on les regarde contre le jour. Pétioles greles,
plus ou moins flexueux. d’abord couleur de paille, se colorant vite; poi-
lus, souvent faiblement, de poils blanes, longs et raides, lächement appli-
qués (le dernier pétiole soyeux) ou une partie des pétioles glabres. Stipules
assez larges, brunissant vite, terminées par des oreillettes un peu cour-
tes, oblongues-ovées où allongées-triangulaires. Tiges assez nombreuses
(2-5), 2-3 fois plus longues que les feuilles radicales, mais étalées dans
l'herbe et fortement flexueuses, comme tordues; grêles, mais dures, résis-
tant, ne s’aplalissant pas, verdätres ou d’un vert jaunâtre, se colorant au
soleil en brun rouge ou pourpre sale; poilues à la base (entre-nœud 1-2)
de poils longs, raides, appliqués ou lächement écartés, glabres pour le reste.
Feuilles caulinaires médiocrement développées, les inférieures incisées
jusqu'au tiers, à lobes semi-chovés et à dentelure connivente, les supé-
rieures incisées jusqu'à la moitié, à lobes écartés et à dentelure porrigée,
les dernières à base cunéiforme, passant à des stipuliums assez grands,
ondulés, à denis très aiguës. Rameaux et bifurcations de longueur
moyenne; scorpioides médiocrement pédoneulés et déroulés; les pédi-
celles inférieurs longs el divergents, les supérieurs décroissant vite et
rapprochés; l’inflorescence étroite est ainsi en même temps lâche et dif-
fuse en général et glomérulée au bout des rameaux. Fleurs assez grandes,
d'un vert jaunâtre obscur (les non fécondées jaunissant ou lavées de
rouge brun), glabres. Urcéoles à l’état jeune un peu plus courts que les
sepales, larges-ohbconiques, à l’état adulte turbinés ou turbines-ovoides,
égalant les sépales. Calice et calicule relativement bien développés, rap-
pelant le glabra : sépales triangulaires-ovés, aigus, fermes, coriaces, obli-
quement dressés après l’anthèse et masquant le plus souvent les styles
médiocrement exserts, folioles du calicule larges de moitié et presque
aussi longues (*/:-1) que les sépales, lancéolées, très aiguës. Pédicelles
égalant ou une fois plus longs que les urcéoles.
Feuilles 2,5-10,5 X 1,8-9 em. Tiges 10-39 cm. Pétioles 2-20 em. Fleurs
3-3,5 mm. |1g., 3,5-41t. Urcéoles 1-1,5 mm. Sépales 1,3-1,5 mm. Pédicelles
2,5-1.
Hab. Pâturages herbeux, secs de la région alpine, zone des rhododen-
drons et limite supérieure des conifères. Habituellement en société de
l'espèce suivante. Plante à large distribution.
106 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (27)
Piémont : Mont-Cenis (Bongean in H. Prodr.); sur Saint-Germain, val Cluson
(Rostan). — Haute-Savoie : chaine du Mery : pente N.-E. du Mont-Fleury. —
Haut-Jura : depuis le Reculet jusqu'au Colombier de Gex. — Vaud : alpes de
Bex : Enzeindaz. — Valais : « Crête-Rocheuse » près du lac de Tannay; massif
du Grand-Saint-Bernard : la Pierraz, bas de Barasson (R. B.):; val d’Herens :
alpes de Bricolla dans le val de Ferpècle (Chenevard); Établon sur Riddes,
1900 m. (Besse); Louëche-les-Bains, prés secs au pied de la Gemmi, disséminé
sur le versant bernois depuis les « Walliskehren » au-dessus de Kandersteg jus-
qu'au Daubensee et le pâturage entre les deux Rinderhörner (R. B.). — Glaris :
Thierfehd, Pantenbrücke, Sandalp inférieure (Otmar Buser). — Saint-Gall
chaîne des Churfirsten : Seelenmattalp près du sommet, Gamserruck, 1859-
1900 m.; répandu dans l’Oberland saint-gallois : alpes de Murg : Goflenalp,
1600 m., Erbis, Mürtschenalp; alpes de Flums : Mädems, 1800-1850 m.; alpes
de Ragaz : sous le Schlüsslikopf, 2000 m.; val Calveis : Sanct Martin, 1351 m.,
Gygerwald au pied du Stollen, Malanseralp et Gamserälpli, 1750-1800 m., Herren-
alp, 1900 m. (0. B.). — Appenzell : alentours de la tourbière de Gais; Alpsiegel ;
alpe Mans, 1900 m. ; Furglenfirst, 1800-1900 m. ; chaine de l’Altmann : Sempti-
seralp et Fählenalp; Sentis : Seealp et Meglisalp, 1480-1550 m. (0. B.). —
Bavière, Algäu : Speicher im Seealpental, 1528 m. ; sommet du Daumen, 1995 m.,
et du Schnecken, 1710 m., Schultz herb. norm. nov. ser., n. 486 p. p.s. nom,
et mixt. cum A. glabra (Sendtner). — Tyrol : « in alpibus austriacis, » sans
doute du Tyrol oriental (Sieber in H. Prag.); d’une des trois stations indiquées
par Kerner pour son A. glabra (Fl. exs. austro-hung., n. 817 p. p. in H. Ha-
lacsy); au Ritten près de Bozen, Seiseralpe et Schlern (Hausmann). — Salzbourg :
in der Fusch (Spitzel in H. Monac.). — Carinthie : près Heiligenblut (Ruprecht
in Rehb. Fl. Germ. exs., n. 876 p. p. in H. Vind.); un échantillon sans prove-
nance (Carinthie ?) existe dans l'herbier Wulfen (in H. Vind.). — Suede : Jemt-
land, OEstersund, Vällviken (C. Indebetou in H: Halacsy).
L’aeutidens varie passablement sur les deux côtés de notre territoire.
Dans la Suisse occidentale la forme prédominante a de beaucoup les lobes
plus étroits, plus allongés et plus écartés, la dentelure plus serrée et plus
aiguë que la plante de la Suisse orientale qui a, en outre, une nervation
un peu saillante sur des échantillons desséchés à l’état de demi-maturite,
ei la coloration plus facile et plus hâtive, les oreillettes des stipules
basales rougeätres comme chez l'A. alpestris. J'ai cru ces deux formes
distinctes pendant assez longtemps.
J'ajoute les diagnoses différentielles de deux races affines de l’acutidens :
A. cuspidens. — Stipules basales brunes, sèches. Lobes foliaires plus
larges et arrondis, un peu moins profonds en la moyenne ('/s rayon),
mais à incisions plus marquées et plus écartées, rappelant l’incisa. Den-
telure plus étroite, plus aiguë, à pinceau de poils plus fort. Inflorescence
assez large, corymbiforme, à feuilles caulinaires développées à légal des
Calicinæ, à stipuliums formant de grandes collerettes profondément et
(28) R. BUSER. SUR LES ALCHIMILLES SUBNIVALES. 107
inégalement incisées-dentées, à dents très effilées, porrigées. Fleurs de
la grandeur de celles du firma (3,5-4 mm. Ig., 4,5-6 It.; urcéoles 1,5-2;
sépales 1,5-2,3; pédicelles 3,5-2).
Hab. Suisse orientale, dans presque toutes les alpes des cantons de Sarnt-Gall
et d’Appenzell : chaîne des Churfirsten : Selunalp, Silamattalp, Iltiosalp; Alvier :
alpes Isisikon et Säsis, 2040 m.; Altınann : Semptiseralp, Fählenalp, Tesselalp;
crête du Schäfler sur l’Alte Alp, 1900 m.; Alpsiegel; Furglenfirst, 1800-1500 m. ;
alpe Mans, 1650 m. (Otmar Buser).
Si l’acutidens type est déjà quelquefois difficile à distinguer du firma,
c’est bien autrement le cas pour le cuspidens qui a le port de l’infiores-
cence ainsi que la grandeur et la forme des fleurs d’un firma. Ce der-
mer, cependant, se distingue par une teinte plus bleuâtre, la dentelure
plus courte, plus ouverte, peu ciliée, par les lobes des feuilles inférieures
se recouvrant souvent un peu latéralement, par ceux des feuilles supé-
rieures allongées et assez étroites, par des tiges droites et roides, dont la
partie inférieure ainsi que les pétioles sont plus également apprimés-
poilus et colorés de bonne heure en violet foncé. Des exemplaires de
cuspidens à incisions cunéiformes profondes et écartées, pourraient être
pris pour de l’incisa qui a, avec la plupart des caractères du firma, de
fleurs plus petites.
A. flavescens. — Plante entière d’un jaune obscur (in sicco); indument
plus abondant : les gros pétioles et le bas des tiges soyeux, les poils,
devenant plus rares, montent jusque dans le haut de linflorescence,
feuilles poilues sur toute la surface ou au moins fortement poilues dans
les plis; lobes foliaires 11, moins profonds, semi-circulaires, les exté-
rieurs se touchant ou se couvrant au-dessus du pétiole; dentelure plus
petite, moins aiguë. Fleurs fasciculées, en la moyenne plus courtes,
plus grosses, dressées en avant.
Hab. Sibérie (Augustinowiez).
9. Alchimilla connivens BUSER n. sp.
Plante de taille moyenne, grele, elegante, à tiges decombantes, d'un
vert foncé pur, un peu luisant, prenant facilement un coloris estival
foncé, d’un indument en somme faible, à feuilles caulinaires fortement
incisées. — Rhizome moyen ou plutôt un peu faible, superficiel. Feuilles
moyennes, 9-lobées, obliques-arrondies ou arrondies-reniformes, à lobes
extérieurs réduits ou formant une échancrure d’abord élargie, se rétré-
108 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (29)
cissant rapidement vers le pétiole (feuilles sup.) ou se rencontrant
(feuilles inf.) au-dessus du pétiole excentrique; non ondulées, mais for-
mant cuvette et les lobes pliés en carène sur le vif. Lobes assez peu profonds,
atteignant '/ı-'/s du rayon du limbe, ceux des feuilles inf. semi-obovés ou
semi-elliptiques, ceux des feuilles sup. arrondis-paraboliques, paraboli-
ques-triangulaires ou largement triangulaires; tous dentés à l’entour ou
délimités par de petites incisions courbes, longues de 2-3 dents, mais
masquées par les plis sur le sec. Dents nombreuses, 7-9-14 de chaque
côté, égales, petites, étroites et serrées, pénicillées-aiqués, crochues-conni-
ventes. Feuilles planes, assez robustes et coriaces, d’un vert foncé pur en
dessus, luisant sur le vif; se bordant facilement ou se colorant même
jusqu’à la moitié des lobes en rouge vineux obscur; en dessous glauques
et finement réticulées, à nervation quelquefois légèrement saillante sur
le sec; opaques quand on les regarde contre le jour. Premières feuilles
marquées de lignes soyeuses en dessus, glabres en dessous; feuilles esti-
vales plus ou moins soyeuses le long du bord et des plis, ou à partir du
bord jusqu'à une ligne passant par le fond des sinus separateurs des lobes
et surtout en dessus ; brillantes-soyeuses sur les nervures et poilues sur le
lobe avoisinant le pétiole en dessous. Pétioles assez greles, droits ou ar-
qués, d'abord couleur de paille, se colorant au soleil en pourpre noirätre,
plus ou moins couverts de poils longs, droits, assez doux, qui, lächement
appliqués sur les jeunes pétioles, sont dressés ou hérissés sur les pétioles
adultes Surtout des grandes plantes; le pétiole de la dernière feuille esti-
vale soyeux-brillant. Stipules larges et assez läches, séchant et brunissant
vite (à la manière du glabra), terminées par des oreillettes courtes, sub-
ovées, obtuses ou grossièrement dentelées. Tiges 2-6 par rosette, décom-
bantes, el quoique 2-4 fois plus longues que les pétioles de la touffe radi-
cale, ne s’elevant pas au-dessus de leur niveau, comme cachées dans
l'herbe; ou raides et droites comme une ficelle tendue, ou arquées-
ascendantes dans la partie antérieure (flexueuses seulement à l'ombre),
très greles, un peu fistuleuses et s’aplatissant fortement par la dessicca-
tion, ne se bifurquant pas avec les rameaux, d’abord couleur de paille, se
colorant rapidement au soleil en rouge vineux foncé ou même noirätre,
poilues ou faiblement velues jusqu’ à la hauteur des premiers rameaux de
poils longs, lächement appliqués ou demi-ecartes ou, dans la f. vegeta, plus
ou moins horizontaux, d'apparence subplumeuse. Feuilles caulinaires plu-
tôt petites, profondément incisées (celles du milieu de la tige jusqu’à la
moitié, les supérieures jusqu’au °/s), à lobes étroits, rélrécis à la base,
fortement écartés, à dents aiguës; stipuliums un peu petits, à dents irré-
(30) R. BUSER. SUR LES ALCHIMILLES SUBNIVALES. 109
gulieres et aiguës, comme lacérés. Rameaux et bifurcations courts, fins
et raides, divergeant sous des angles très aigus; inflorescences partielles
rapprochées; scorpioides brièvement pedonculés, peu déroulés; les pédi-
celles inférieurs longs et divergents, les supérieurs décroissant rapide-
ment; fleurs ainsi réunies en glomérules läches. Fleurs un peu petites ou
moyennes, glabres, jaunätres au soleil. Urcéoles d’abord assez larges-
ohconiques, en fruits turbinés ou ovoïdes, égalant plus ou moins les
sépales triangulaires-ovés aigus, qui après l’anthèse s’erigent ou se
recroquevillent et laissent généralement apercevoir les styles bien sail-
lants. Calicule bien dévelonpé, presque aussi long (?/s-*/ı) que le calice.
Pédicelles droits, raides, capillaires, les inférieurs égalant 2-1 7/2 fois, les
supérieurs égalant les urcéoles.
Feuilles 2,8-10,5 X 2-9,5 em. Tiges 7-38 cm. Pélioles 1-20 cm. Fleurs
3,9-4 mm. It. Urcéoles 1,5 mm. Sépales 1,5 mm. Pédicelles 3-15 mm.
Hab. Prairies bien exposées, pâturages secs, herbeux, ras, clairieres et
pelouses des forêts de conifères (sapins, mélèzes, arolles) des régions
subalpine et alpine, s’elevant exceptionnellement jusque dans la région
subnivale (Saas : Mattmark). Préfère un sol chaud, riche et meuble, se
rencontre plutôt égrené ou par troupes, jamais en quantité, là même où
elle est répandue. Dores et déjà on peut prévoir pour cette espèce une
dispersion alpine générale.
Piémont : vallée de la Souse : Bussoleno, prés au-dessus de la carrière de
marbre (Ferrari) ; sous-alpes de Faët : pâturages sur les Grangeltes (Rostan). —
Haute-Savoie : chaine du Méry, vallée du Reposoir : pentes chaudes entre les
chalets du Méry et ceux de Sommier-dessus ; chaîne du Mont-Joli : col du Pachon
(soit Pas Sion) 1880 m., entre Mégève et Hauteluce (R. B.); entre les degrés
de Somman et la crête de Roi, 13-1900 m., sur Mieussy (Schmidely). — Haut-
Jura : pâturages de la crête depuis la montagne de Saint-Jean et le Reculet (dans
le vallon d’Ardran descendant jusque vers la source) jusqu'au Colombier de Gex.
— Valais : «Crête-Rocheuse » près du lac de Tannay, avec A. splendens ; Pas de
Chesery entre les vallées de Morgins et d’Abondance, sur les pentes herbeuses de
la Pointe de Mosetta, 2100-2150 m. (R. B.); massif du Grand-Saint-Bernard :
versant suisse : la Pierraz (R. B.), versant aostain : Saint-Rémy, 1400 m. (Besse),
la Baux (R. B.); vallée de Bagnes : Vingt-Huit (Feer); répandu autour de Zer-
matt : dans le village même, chemin du Riffel et forêt de mélèzes sur Winkel-
matten en montant à Findelen, depuis Findelen jusqu’à mi-pente vers le Stellisee,
Blatten (R. B.); vallée de Saas: prés et ravins en face de Saas-Grund; Mattmark,
2100 m., descendant égrené le long du chemin jusqu'à Eisten (R. B.); Simplon :
Rothwald (Chenevard), Mittenbach, 1850 m. (Besse); Etablon sur Riddes, 1900 m.
(Besse). — Berne : entre le-Sulsee d’en bas et la Sulegg, 2200-2300 m. ; sommet
du Ganterisch, 2177 m. (Romieux). — Zurich : Uetli, Balderen (Otmar Buser).
— Glaris : entre Pantenbrücke et la Sandalp inférieure (Otmar Buser). — Saint-
110 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (31)
Gall : Churfirsten : Selunalp et Silamattalp; alpes de Murg : Erbis, 1997 m. ;
alpes de Flums : Mädems, 1800-1850 m. ; alpes de Ragaz : sous le Schlösslikopf,
2000 m.; répandu dans le val Calveis : Sanct Martin, 1351 m., Gygerwald, au pied
du Stollen, Sardonaalp et Gamserälpli, 1750-1800 m., Herrenalp, 1900 m. (Otmar
Buser). — Appenzell : alentours de la tourbiere de Gais; alpe Mans, 1650 m.;
Fähnern, 1400 m.; Alpsiegel; arête du Schäfler sur l'Alte Alp, 1909 m. ; Tes-
selalp sur l’Altmann au-dessus de Wildhaus (Otmar Buser). — Bavière, Algäu :
sommet du Fellhorn, 1870 m. (Sendtner). — Tyrol sept. : Rafanspitze, 2250 m.
(Woynar). — Tyrol central : Schleierberg sur Gossensass, 2500 m. (Huter). —
Tyrol mérid. : au Ritten pres de Kapenn, pres Bozen (Hausmann ex Hb. Mus.
Tirol., n. 1148 p. p.); Monte Baldo (..... in H. Holm.). — Vénétie : alpes de
Belluno (Venzo in H. Taur.).
L’A. connivens est en quelque sorte le centre d’un petit groupe d’espe-
ces très remarquables et d'apparence très élégante, dont font partie l’acu-
tidens précédent, le multidens antérieurement décrit (Bulletin, juin 1893,
appendix II, p. 27), le cuspidens et quelques autres encore inédits. Dans
ce groupe, le connivens se caractérise par des feuilles pliées en carene,
d’un vert foncé, finement dentées, par des tiges très droites, fistuleuses et
s’aplatissant par la préparation, par son indument assez prononcé, d’une
fausse apparence plumeuse, par des feuilles caulinaires très profon-
dément incisées, à lobes irès écartés, qui contrastent avec les feuilles
radicales relativement peu profondément lobées. L’acutidens a le feuil-
lage fortement ondulé, vert clair et bien luisant, jaunissant ainsi que toute
la plante vers la maturité, à dentelure plus grande, mais tout aussi aiguë
et connivente, les tiges flexueuses et dures, les rhizomes très robustes.
l’indument très faible, plutôt érigé, les fleurs plus grandes et moins ser-
rées. Les différences de forme que les feuilles des Alchimilles montrent
selon l’époque de leur évolution (feuilles printanières, estivales) et leur
place sur le rhizome sont plus marquées et plus saillantes chez les
grands individus de l’acutidens que chez la plupart des autres espèces.
Le multidens a les feuilles d’un vert clair non luisant, plus arrondies,
à lobes plus larges et plus déprimés, la dentelure plus large, moins
aiguë, les fleurs nettement glomérulées, l’indument plus distinetement
hérissé encore que celui du connivens.
8. A. Wichuræ. — Plante à coloris plus pâle, d’un vert gai ou un peu
jaunâtre. Feuilles 9-lobées ou imparfaitement 11-lobées, en général plus
arrondies, à lobes moins profonds, plus larges et plus déprimés, à dente-
lure un peu plus ouverte : feuilles infér. suborbiculaires, à pétiole assez
central, à lobes en segments de cercle, égalant ‘/5-1/1 rayon du limbe;
feuilles intermédiaires à lobes semi-circulaires; feuilles super. arrondies-
(32) R. BUSER. SUR LES ALCHIMILLES SUBNIVALES. 11i
reniformes, à lobes largement triangulaires, '/ı-'/s rayon. Indument en
moyenne plus faible : feuilles toutes glabres en dessus ou ne présentant
que quelques poils rares dans les plis, poilues ou légèrement soyeuses
en dessous sur les nervures et la partie avoisinant le pétiole; pétioles et
bases des tiges poilus ou subpubescents de poils lächement appliqués.
Feuilles caulinaires à lobes plus larges, moins écartés; stipuliums mieux
développés, étoilés, l'inflorescence généralement plus lâche ressemblant
ainsi davantage à celle du glabra Poir. Fleurs celles du type.
Hab. Monts-Sudètes : Kleine Schneegrube (Tausch, Grabowski in H. Boiss.,
Callier, Fiek); Kleiner Teich (Hirte); « ad rivulos » (Poric in H. Prag.). —
Laponie : Quickjock Lap. Lulens. (Wichura, Andersson, Pl. Lapp., n° 157 in
DC.). — Islande : Reikiavik (Krabbe in H. Boiss.). — Groënland oriental :
Kung Oskarshaven (A. Berlin in H. Holm.).
A. Wichuræ peut être considéré comme la race parallèle boréale-arc-
tique du connivens alpin. Comme cela arrive souvent dans ces cas de
parallélismes, les différences sont faciles à saisir sur la pluralité des
échantillons, mais à côté il y en a d’autres, où la différenciation est si
faible que, eux existant seuls, on ne séparerait pas. Je dédie la plante à
la mémoire de Max Wichura dont le nom forme le trait d'union entre
les deux parties de l'aire géographique: quoique n'ayant pas vu des échan-
tillons de Wichura, je ne doute point que la nôtre soit la même plante
que celle que cet observateur sagace mentionne dans le récit de sa course
en Laponie * comme une serte d’intermediaire entre les vulgaris et fissa,
et cela d'autant plus que la même plante fut distribuée plus tard, par
Andersson, de la station même de Wichura (Quickjock). Au point de vue
phytogéographique, il est bon de noter qu’en Silésie l'espèce ne se
présente pas dans sa forme alpine, mais dans sa forme boréale, sem-
blable en ceci aux saules des mêmes stations qui s’y trouvent ou dans la
race boréale d’un type général, comme le Salix lapponum L., ou dans des
modifications également boréales de si peu d'importance qu'il ne con-
vient pas de les nommer, mais qu'un œil exercé distinguera toujours,
comme c’est le cas des Salix hastata et phylicifolia. Comme le Wichuræ
se trouve, dans les Sudètes, dans le consortium du glabra Poir. (fissa
Günth. et Schum.) et de l’alpestris Schmidt (glabra Neygenfind), on le
recoit Sn aenbil par voie d’echange, mêlé soit à l’un, soit à l’autre
ou aux deux.
1 Max Wichura, Ein Ausflug nach Lulea-Lappmarken, ?n Flora, 1859, 419.
112 BULLETIN DE L'HERPIER BOISSIER. (33)
10. Alchimilla versipila BUSER n. sp.
Plante de taille et de dimensions moyennes, dressée, un peu grêle, de
teinte verte-bleue foncée, se colorant facilement et fortement, presque
glabre. — Rhizome maigre, chevelu. Feuilles moyennes, arrondies-
réniformes ou suborbieulaires, 9-lobées, à lobes extérieurs formant une
échancrure étroite ou (la dernière feuille) se touchant au-dessus du pé-
tiole: bien ondulées sur le vif, à petits plis dans les angles des lobes sur
le sec. Lobes assez larges, peu profonds, ‘/:-°/; rayon du limbe, ceux des
feuilles inf. semi-obovés, ceux des feuilles sup. largement triangulaires
(ressemblantes aux feuilles de l’inconcinna), dentés à l’entour ou délimités
quelquefois par une dent plus profonde, incurvée. Dents de grandeur
moyenne, 5-7 de chaque côté, assez larges, bien aiguës, en bec, à pointe
souvent tournée en dehors, quelquefois un peu pectiniformes, sur la f. ve-
geta larges ou grossieres, bien ciliées: dent terminale peu en arrière des
autres. Feuilles assez minces (par suite de la station ombreuse que la
plante affectionne), d’un vert bleuâtre saturé, luisant sur le vif en dessus,
se tachetant au soleil en rouge vineux, vertes blanchâtres en dessous, les
inférieures glabres, les supérieures parsemées sur toute la surface de poils
appliqués, à reflet scintillant, quand on regarde la feuille obliquement,
soyeuses le long des nervures en dessous (même indument que celui du
semisecta); à nervation étroitement réticulée, non saillante, médiocrement
transparente. Pétioles très greles et plus ou moins flexueux, glabres ou
le dernier assez faiblement garni de longs poils raides un peu écartés.
Stipules étroites ou de largeur moyenne, lavées souvent de rouge vineux
clair (à l’egal de l’alpestris), brunissant vite, terminées par des oreillettes
oblongues, dressées. Tiges peu nombreuses (1-3), dressées, à base arquée,
plus ou moins flexueuses ou assez droites, assez greles, égalant A ‘2-3
fois les grands pétioles de la touffe radicale, d'abord couleur de paille,
mais se colorant vite et finalement en pourpre noirâtre, glabres ou à
entre-nœud inférieur garni de quelques poils longs, un peu raides, écar-
tés-dressés. Feuilles caulinaires de grandeur moyenne, les inférieures
incisées à ‘/:, à lobes non écartés et à dents conniventes, les supérieures
incisées à ‘/2, à lobes écartés; stipuliums inögalement et grossièrement
dentés. Rameaux souvent courbés; scorpioides médiotrement pédonculés
et déroulés, à fleurs inférieures distantes, à fleurs supérieures se rappro-
chant de plus en plus; inflorescence ainsi diffuse et lâche en général et
(3%) R. BUSER. SUR LES ALCHIMILLES SUBNIVALES. 115
glomérulée au bout des rameaux. Fleurs moyennes, verdätres, un peu
trapues, glabres. Urcéoles d’abord obconiques, en fruits turbinés ou tur-
bines-ovoides, égalant les sépales obliquement dressés après l’anthèse et
masquant les styles passablement exserts. Calicule normal. Pédicelles
assez allongés, égalant en moyenne les urcéoles.
Feuilles 3,5-11 x 3-10 em. Tiges 13-42 cm. Pétioles %-33,5 cm. Fleurs
3 mm. 1g., 5,5-4 It. Urcéoles 1 ‘/s-1 ‘/2 mm. Sépales 1 ‘/: mm. Pédicelles
2 1/2-1 ‘/2 mm.
Hab. Pelouses herbeuses, ravins et rochers ombreux des forêts de
sapins des régions montagneuse et subalpine des Alpes et du Jura,
souvent en société du sinuata (n° 7); sans doute répandu.
Piémont : Alpes cottiennes; sousalpes de Faët pres Grangettes et de Salse au-
dessus de Pont: alpes de Rora, val Pellice (Rostan). — Haute-Savoie : de la
tourbière de Somman à la crête de Roi, 1300-1900 m., sur Mieussy (Schmidely).
— Haut-Jura : Reculet, vallon d’Ardran près de la source; forêt de sapins
derrière le Colombier de Gex; Faucille; Dôle, versant nord du Vuarne (R. B.).
— Magasin Schleicher (Alpes vaudoises?) — Valais : « Crête-Rocheuse » au-des-
sus de Miex, au passage vers Tannay; massif du Grand-Saint-Bernard : pente
à rhododendrons en face de la Pierraz; Zermatt : montée de Blatten (R. B.). —
Glaris : entre Thierfehd et Pantenbrücke (Otmar Buser). — Saint-Gall : chaine
des Churfisten : Selunalp et Silamattalp; massif de l’Alvier : alpe Säsis au Mar-
gelkopf, 2040 m. (Otmar Buser). — Appenzell : alpe Mans, 1650 m. (Otmar
Buser). — Tyrol sept. : Nauders 1430 m. et au Geisbleisenkopf, 2000 m. (Freyn
in H. Holm. s. n. A. glabra Kern.).
Des dix espèces que nous venons de décrire, c’est cette espèce qui a le
moins de ressemblance avec le glabra. Elle rappelle l’alpestris Schmidt
dont elle se distingue par ses feuilles et ses lobes plus larges et par
son indument suprafoliaire, faible il est vrai, et curieux parce que le des-
sous des mêmes feuilles estivales est degarni de poils. (En général c’est
le contraire qu'on voit : feuilles plus poilues en dessous qu'en dessus).
Comme toujours cet indument varie quant à son intensité; exception-
nellement on rencontre des feuilles gardant à peine quelques poils dans
les plis. Dans son apparence générale, le versipila rappelle aussi certains
pieds du suberenata et de l’inconcinna, tous les deux cependant faciles
à distinguer par la nature de leur indument.
&
BULL. HERB. BOISS., février 189%.
1%
NOUVELLES CONTRIBUTIONS
FLORE DE LA TRANSCAUCASITE
PAR
N. ALBOFF
l. Campanulæ novæ Caucasic®.
Campanula Dzaaku n. sp.
Dense cæspitosa, caudiculis tenuibus ramosis foliis siceis vetustis dense
vestitis; caulibus gracilibus 1-floris glaberrimis nitidis lineatis, foliis
numerosis linearibus bracteiformibus obsitis; foliis radicalibus et surcu-
lorum sterilium lanceolatis et lanceolato-spathulatis a medio grosse
dentatis vel integerrimis, ad marginem retrorsum ciliatis, ceterum
glaberrimis; calicis glabri laciniis linearibus corolla duplo minoribus,
appendicibus nullis.
Planta pumila (10-16 cm.), gracillima. Caules subscapiformes, fragiles.
Folia nitida rigidiuscula, 2-2,5 cm. longa.
Affinis C. Saxifragæ MB. et C. Ledebourü Trautv. Habitu fere C. Lede-
bourü, sed foliis glaberrimis ad marginem retrorsum ciliatis, laciniis
calycinis glabris angustioribus, appendicibus nullis ab ea distintissima.
Hab. in Mingrelia, ad rupes calcareas motium Migäria et Dzhwäri,
circa 2000 m.; in Samurzakan, ad rupes calcareas jugi Ochäczkue, circa
2100-2200 m. 28 Augusto jam deflorata erat (N. Alboff, 1893).
Cette plante, très élégante, habite les fissures des roches escarpées
des montagnes calcaires de Mingrélie et de Samourzakagne.
I faut chercher ses affinités dans le groupe des Scapifloræ (Boiss.,
a+
(2) N. ALBOFF. FLORE DE LA TRANSCAUCASIE. 115
Fl. Or., t. II, p. 903) dans le voisinage des C. Saxifraga, C. Ledebou-
ri, etc., desquelles elle diffère par l'absence des appendices du calice et
par la forme des feuilles à marges ciliées.
. Nous dédions cette belle espèce à Mlle Dzaakou K., d’Okoum, en
Samourzakagne.
Campanula Autraniana n. sp.
Glaberrima, rhizomate tenui ramoso pluricauli; caulibus densissime
congestis simplieibus. flexuosis vel decumbentibus ad apicem foliosis in
racemum laxum terminalem 3-florum abeuntibus; foliis radicalibus cor-
dato-ovatis, ovatis, ovato-oblongis vel oblongo-lanceolatis apice angusta-
tis acutiusculis basi cuneatis, rotundatis, truncatis vel oblique cordatis,
margine irregulariter duplicato-serrato-dentatis longissime petiolatis,
petiolis propter folia angustissime decurrentia interdum auriculis mini-
mis setaceis obsitis; foliis caulinis ovatis vel ovato-lanceolatis breviter
petiolatis, superioribus reductis anguste lanceolatis subsessilibus, supre-
mis linearibus bracteiformibus; pedunculis strictis bracteolis linearibus
obsitis, ınferioribus elongatis; floribus secundis post anthesim nutan-
tibus; calicis glaberrimi laciniis linearibus corolla 4-5-plo brevioribus
tubo calieino 2-plo longioribus; appendicibus brevissimis dentiformibus
vel sæpius nullis; corolla anguste campanulata glabra.
Caules 15-20 em. vel paullo altiores. Folia radicalia, 3,0-6,5 cm. longa,
2-3 cm. lata. Petioli 6-12 cm. Calicis laciniæ 0,5-0,6 cm. Corolla 2,5 cm.
C. Suanetice Rupr. proxima; habitu, foliorum forma, calicis magni-
tudine ab ea diversa. C. Suanetica quam nostra planta fera duplo altior et
superne ramosa est; folia habet multo majora, præsertim latiora semper
cordata (in nostra specia folia rarissime cordata sunt, plerumque ovato-
oblonga), calicis lacinias duplo longiores, etc. GC. betulæfolia CG. Koch.
quæ nostræ speciei sat affinis est, et quacum hæc propter folia betulæ-
formia facile commutatur, coeteris caracteribus ab ea longe discrepat.
Hab. in Provincia Maris Nigri ad rupes calcareas montis Fisht, alt.
1800 m. (prope fontes fluminis Skhaguashoé), ubi 14 sept. 1893 eam jam
defloratam copiosissime legi. -
Cette plante, propre à la région subalpine du mont Fichte, dans le dis-
trict Tschernomorsky (province de la Mer Noire), est fort caractéristique.
Elle se rapproche beaucoup du GC. Suanetica Rupr. Cette dernière campa-
nule diffère principalement de la nôtre par les dimensions plus grandes
116 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
de sa tige et de ses feuilles. Ces dernières chez C. Suanetica sont tou-
jours cordiformes, tandis que dans notre plante elles sont ordinairement
ovales-oblongues ou bien ovales, leur base étant cunéiforme ou tronquée.
D'ailleurs, la forme des feuilles varie beaucoup dans notre espèce, où des
feuilles cordiformes se rencontrent aussi. En outre, C. Suanetica est une
plante rameuse, qui porte dans sa partie supérieure plusieurs grappes
aux aisselles des feuilles; tandis que notre espèce a les tiges toujours
simples qui se terminent par une seule grappe, composée de trois fleurs,
très lâche. Malheureusement, l'Herbier Boissier ne renferme qu’un débri
du €. Suanetica, d’après lequel il est fort difficile de se rendre exacte-
ment compte de la nature de cette plante.
Notre espèce peut très facilement se confondre, à première vue, avec
le C. betulæfolia C. Koch., qui a les mêmes feuilles, rappellant celles du
bouleau '. Au fond, ce sont deux plantes tout à fait différentes. C. betulæ-
folia C. Koch se caractérise par ses tiges très rameuses à ramifications
divergentes; la nature de son calice est aussi bien différente de celle de
notre Campanule, les lobes y étant beaucoup plus larges, triangulaires-
lancéolés.
Nous avons le plaisir de dédier cette espèce à M. Eugène Autran, con-
servateur de l’Herbier Boissier.
Campanula pontica n. sp.
Perennis glaberrima; caulibus crassis, propter folia decurrentia lineatis;
foliis radicalibus ovato-oblongis in petiolum eis æquilongum vel sub-
longiorem anguste alatum abrupte attenuatis, margine crispulis crenatis
crenis apice glanduligeris vel papilligeris; foliis caulinis inferioribus foliis
radicalibus conformibus, sed reductis breviter petiolatis ; superioribus
sessilibus amplexi caulibus basi subcordatis apicem versus attenuatis ;
racemo laxo pedunculis axillaribus elongatis bracteolis lineari-lanceolatis
denticulatis obsitis 1-2 floris; calicis tubo papillis et tubereulis albis
spongiosis obsito, laciniis e basi latiore ovala abrupte angustatis longe
cuspidatis margine denticulatis denticulis cuspideque apice glanduligeris;
corolla magna late campanulata calice sesquilongiore; stylo profunde
fisso, stigmatis magnis patentibus stylo æquilongis.
1 Ce que nous avons fait tout d'abord, dans notre rapport préliminaire, paru
dans les Mémoires de la Section caucasienne de la Société impériale russe de
géographie (vol. XVI, 1893).
(4) N. ALBOFF. FLORE DE LA TRANSCAUCASIE. 117
Planta elata fioribus magnis speciosis intense azureis. Caulis 65 cm.,
flores 2,5-2,75 cm. Peduneuli inferiores 3-4 em. Calicis laciniæ 1,3 cm.
longæ, 0,3-0,4 cm. lat.
C. Phyctidocalici Boiss. et Noë maxime affinis est, quæ eundem calicem
tubereulis obsitum et eundem stylum habet, sed cauli gracili, foliis cauli-
nis oblongo-lanceolatis, laciniis calieinis angustis, ete., a nostra plania
longe differt.
Hab. in Provincia Batumense Transcaucasiæ Occidentalis prope pagum
Borezcho, ubi eam 15 Maio 1893 el. Dr G. Radde detexit.
La plante que nous decrivons ici, rentre très naturellement dans le
groupe des espèces suivantes : C. lactifiora, persicifolia, phyctidoca-
lyx, etc. Elle est étroitement reliée au C. phyctidocalyx, qui s'en dis-
tingue par son port, par ses feuilles plus étroites et par la forme des
lobes du calice.
Campanula Fondervisii n. sp.
Glanduloso-pubescens vel tomentella, diffuse cæspitosa; caudiculis
prostratis flexuosis nudis caules floriferos et fasciculos steriles edenti-
bus; caulibus prostratis dein ascendentibus ramosis, ramis erectis gra-
cilibus apice fere aphyllis in racemum pauciflorum laxum abeuntibus ;
foliis radicalibus petiolatis, petiolis limbo subbrevioribus, ovatis crenato-
dentatis; foliis caulinis ovato-lanceolatis reductis sessilibus; supremis
parvis linearibus, pedunculis axillaribus elongatis bracteolatis; floribus
parvis; calieis glabriuseuli laciniis linearibus acutis corolla 3-4-plo brevio-
ribus; appendicibus minimis dentiformibus aut nullis; corolla anguste
campanulata azurea glabra.
Semipedalis, folia majora 3 em. longa, 1 ‘/2 cm. lata. Flores 1-1,5 cm.
longi. C. petrophile Rupr. valde affinis. Habitu C. rupicolam Boiss. et
Sprun. refert.
Hab. in Mingrelia ad rupes calcareas montis Dzhwari, prope pagum
Kurdzu, alt. 2000 m. Floret Augusto (N. Alboff, 1893).
Plante très typique à placer dans le groupe des Rupestres (Boiss., Fl.
Or., vol. III, p. 906), parmi €. petrophila, rupicola, caucasica, etc. C. pe-
trophila Rupr. s’en rapproche le plus. Cette plante a les mêmes stolons
nus et rampants portant les pousses stériles et les tiges florifères. Les
feuilles y sont de même forme, mais de dimensions beaucoup plus
réduites, ete. Son port est cependant très différent. C. petrophila est une
plante mignonne très rameuse, ordinairement uniflore, ayant fort
118 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (5}
rarement l’inflorescence en forme de grappe. L’aspect général de notre
plante rappelle un peu le C. rupicola Boiss. et Sprun., qui en est, du
reste, bien différente.
Nous dédions cette espèce à notre ami M. N. Fonderviz, inspecteur des
forêts du district de Soukhoum (Abkhasie).
Campanula collina MB. var. abchasica N. ALBOFF.
Tota tomentello-grisea, rhizomate pluricipiti; eaulibus pumilis; foliis
radicalibus dense congestis ovatis basi profunde.cordatis vel cuneatis
longe petiolatis; racemo laxo 3-5-flori; pedunculis inferioribus elongatis
bracteolatis: calice toto (tubo laciniisque) albo-piloso.
Hab. in Abchasia ad rupes calcareas jugi Bzybici (in valle Hécziguara
prope montem Czipshira), alt. 1900-1950 m. Flor. Sept. et Octobr. (N. Al-
boff, 1892, 1893).
Nous croyons que cette plante représente une variété très caractéris-
tique du C. collina MB. Elle diffère du type par la nature de sa pubes-
cence, aussi bien que par la forme de ses feuilles et son port général.
Campanula ciliata STEV. var. pontica N. ALBOFF.
Densissime cæspitosa, foliis quam in planta typica multo angustioribus
lanceolatis, ad marginem glabriuseulis raro rigide ciliatis, crenatis vel
sæpius dentatis dentibus glanduligeris; calicis laciniis post anthesin valde
elongatis acutissimis.
Hab. in Abchasia ad rupes calcareas jugi Bzybici prope montem Czipshi-
ram, in Valle Hécziguara, circa 2000 m. alt.; in Provincia Maris Nigri ad
summas rupes montium calcareorum Fisht et Oshten, circa 2700-2750 m.
alt. 12 Sept. planta, unico specimine exempto, deflorata erat (N. Alboff,
1895).
La variété que nous décrivons ici se distingue du type du C. ciliata
Stev. par ses feuilles plus allongées, ordinairement dentelées et non cre-
nelées. Les dimensions extraordinaires que prennent les lobes du calice
chez la plante défleurie sont également remarquables. Les feuilles de nos
échantillons sont dépourvues des cils, qui caractérisent le type. Sous tous
les autres rapports notre plante coïncide avec C. ciliata.
119
FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM
PAR
John BRIQUET !
FASCICULE DEUXIEME
NOTULZE IN LABIATAS NONNULLAS AFRICANAS
A l’occasion de l'étude de matériaux africains fournis par le Musée
royal de Berlin et déterminés en 1893, nous avons relevé dans les
herbiers de Genève quelques espèces nouvelles dont il nous parait utile
de donner dès à présent la description. Nous avons tenu en même temps
à signaler des stations intéressantes pour quelques plantes antérieure-
ment signalées. C’est à ces notes que nous consacrons les pages sui-
vantes.
OCIMUM L. emend.
O. canum Sims. — Madagascar : « Cette plante très odorante et aro-
matique se rencontre dans les bois aux environs de Tamatave » (Goudot in
herb. Delessert, ann. 1830). — Sénégambie (Leprieur in herb. Delessert,
août 1827).
O. viride Willd. — Sénégambie : « Tiges ligneuses, vivaces, élevées
de 2 mètres; feuilles très odorantes; fl. blanches, en avril-juin. — Cultivé.
— Dans la contrée dite Karkande, les habitants prennent des infusions
1 Le premier fascicule de ces Fragmenta a paru dans le Bulletin de la Société
botanique de Genève, NV, p. 20-122, ann. 1889. Nous espérons pouvoir désormais
continuer régulièrement cette publication longtemps interrompue.
120 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
de feuilles comme céphalalgique » (Heudelot in herb. Delessert, ann.
1837).
©. gratissimum Linn. — Cette espèce nous est connue sous les
trois variétés suivantes, reliées par des formes intermédiaires :
2. var. macrophyllum Brig. — Planta elata, ramis glabrescentibus,
spicastri axe adpresse pubescente, foliis late lanceolatis, marginibus sat
convexis, late crenato-dentatis, dentium culminibus obtusis 1-1,5 mm.
altis et 5 mm. distantibus, superficie ad 188 cm... utrinque viridia sub-
glabra. — Brasilia, Java, Ceylonia, India orientalis, Bourbon (Boivin in
h. Delessert).
6. var. Mascarenarum Brig. — Planta ramis magis confertis patenter
pubescentibus, spicastri axe piloso, foliis lanceolatis; quam in var. præce-
dente angustioribus, superficie 6-9 X 1,5-3 em. supra adpresse minute
pubescentibus viridibus, subtus adpresse pubescentibus pallidioribus,
crebre dentatis, dentibus extus convexis, culminibus 1-2 mm. altis et
3-5 mm. distantibus. — In insulis Bourbon (Boivin n. 1228 in h. Boiss.),
Mayotte (Boivin n. 3218 in h. Boiss. et Delessert), Sainte-Marie (Boivin
in h. Boiss.), Madagascar (Boivin n. 1793 in h. Boiss.; Nadaud et Goudot
in h. Delessert).
y. var. Hildebrandt Brig. — Omnia præcedentis sed folia crassiora,
supra viridia breviter pubescentia, subtus tenuiter tomentosa, canes-
centia. — In insula Nosi-bé (Hildebrandt n. 2791a in herb. Boiss., mai
1879, en fruits).
O. tenellum Benth. — Bentham, en décrivant cette espèce (Lab. gen.
et spec., p. 12 et in DC. Prodr. XII, p. 39), a insisté sur sa grande gla-
breite. Cette remarque était exacte pour la seule forme connue à cette
époque, mais doit aujourd'hui être biffee de la diagnose spécifique, parce
que Hildebrandt a découvert à Madagascar une variété très poilue.
L’O. tenellum comprend donc les deux formes suivantes :
2. var. glabrellum Brig. — Folia tenera, glabra vel pilis rarissimis
hispidula, inferiora petiolis limbo longioribus (ad 1,5 cm.) insidentia .
Rami et calices glabri vel subglabri. Pedicelli brevissimi puberuli. —
Madagascar : « On trouve cette petite plante lapissant très abondamment
les lieux humides dans les montagnes d’/vondrau. Ses fleurs sont blan-
ches..... toute la plante est légèrement aromatique et a assez l’air d’un
petit Teucrium, 22 septembre 1832, env. de Safatèhe » (Goudot in herb.
Delessert).
6. var. pilosum Brig. — Folia magis firma, undique præsertim juve-
(3) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 121
niora pilosa, inferiora petiolis limbo breviore (ad 0,5 em. longa) insidentia.
Rami et calices undique + pilosi. Pedicelli quam in var. præcedente lon-
giores undique puberuli.— Madagascar central : Imerina orient. collines
arides d’Andrangvlöaka (Hildebrandt n. 3658, nov. 1880, in herb. Boissier
et DC.).
O. siphonanthum Brig. sp. nov. — Planta basi fruticosa, ramis +
ascendentibus glabrescentibus. Folia lanceolata, apice acuta vel acuminata,
basi in petiolum longe extenuata, tenuia, membranacea, utrinque viridia,
supra glabra, subtus glabra vel minute et præsertim ad nervos pubes-
centia, nervatione simplice haud prominula, serratura subnulla vel cons-
tante ex dentibus vix evidentibus distantibus. Spicastrum breve, laxum,
verticillastris sepius 4-6 floris, pedunculo irferioribus rarius exceptis
nullo, pedicellis valde elongatis brevissime adpresse pubescentibus, brac-
teis parvis lanceolatis mox deciduis. Calix sub anthesi aperte campanu-
latus, tubo brevi + viridi, labiis divaricatis, labro ovato violaceo parum
decurrente, labioli margine colorati dentibus lateralibus brevissimis acutis,
infimis setaceis quam laterales aliq. longioribus, fructifer deflexus valde
auctus, labro pulchre decurrente. Corolla siphonomorpha, tubo eylindraceo
æquali longe exserto, labro triloho, lobis rotundatis, medio majore, labiolo
aliq. breviore subintegro oblongo. Stamina inclusa, filamentis brevissimis
edentulis in tubi pariete insidenlibus, antheris minutis. Stylus inclusus,
apice bilobus, lobis demum recurvis. Nuculæ mediocres leaves ovoïdeo-
trigonæ, apice rotundatæ fuscæ.
Foliorum lamina superficie 3-4 X 1,3-1,8 em., petiolo 0,5-1 em. longo.
Spicastra 2-3 cm. longa. Pedicelli 0,5-0,7 mm. longi. Calix sub anthesi
2,5-3 mm. longus, tubo 1,5 mm. longo exstriato, labro 1,2 mm. longo,
labioli 1,5 mm. longi dentibus lateralibus 0,1-0,2 mm. infimis 0,2-0,3 mm.
longis, fructifer 7-8 mm. longus, tubo # mm. longo, labro 3 mm. longo,
labioli 3 mm. longi dentibus lateralibus 0,5 mm. infimis 0,5 mm. longis.
Corolla calicis orem 4-5 mm. excedens, tubo 4-5 m. longo, labri 2,5 mm.
longi lobis lateralibus 0,5 mm. medio ad 1 mm. longo, labiolo 1,5 mm.
longo. Staminum filamenta 0,1-0,2 mm. longa. Stylus £ mm. longus.
Madagascar central : Betsileo merid. à l'ombre des forêts vierges près
d’Ankafina (Hildebrandt n. 3947. Mars. 1881, in herb. Boiss.).
Cette espèce appartient à la section Gymnocimum Benth.; elle diffère
de toutes ses voisines par sa corolle à tube allongé exsert qui rappelle
beaucoup le genre Orthosiphon. Mais dans ce dernier genre le style se
termine par un stigmate éntier, renflé, tandis qu'ici le stigmate est celui
d'un Ocimum typique.
122 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
O. bracteosum Benth. — Soudan : terres sablonneuses de Mahina
(Lécard n. 17% et 219, in herb. Delessert; « fleurs violettes »).
GENIOSPORUM Wall. ex Benth.
G. membranaceum Briq. sp. nov. — Herba elata, debilis, ramorum
glabrescentium ascendentium internodiis elongatis. Folia lanceolata, apice
acuminata, basi in petiolum longissimum decurrentia, tenuia, membra-
nacea, utrinque subglabra, supra atro-viridia, subtus pallide virentia,
nervatione simplice haud prominula, serratura constante ex dentibus
crenatis, intus rectis, extus convexis vel gibbis, culminibus obtusis sæpe
minute mucronulatis, distantibus et parum altis. Spicastrum mediocre,
verticillastris sat confertis, bracteis inferioribus ovatis, membranaceis,
apice virentibus, basi albo-papyraceis, floribus longioribus, cæteris oblongo-
lanceolatis floribus brevioribus viridibus, pedicellis calicibus immaturis
æquilongis vel parum longioribus. Calix sub anthesi campanulatus
exstriatus subæqualiter quiquedentatus, dente postremo aliq. latiore
magis ovato, cæteris triangularibus, maturus viridis glabrescens elongato-
tubulosus nervis decem transverse subvalide anastomosantibus, dente pos-
tremo ovato haud decurrente recurvulo. Corolla parva, tubo subinclusa,
labro subæqualiter quadridentato, labiolo majore rotundato vix longiore
subplano. Genitalia in labiolo corollino exsertula, filamentis posticis basi
hirtellis.
Foliorum lamina superficie 5-8 X 2-3 cm., petiolo 1,5-4 cm. longo insi-
dens. Spicastrum 93-9 cm. longum, bracteis inferioribus superficie ad
1,5x.0,8 em., superioribus 5-7 mm. longis, pedicellis 1-2 mm. longis.
Calix sub anthesi 1-3 mm. longus, tubo 1 mm. longo, dentibus 0,3 mm.
longis, post anthesin 5 mm. longus, tubo 4 mm. longo, dente postremo
superficie 1X 1 mm., cæteris 0,5 mm. longis. Corolla calicis orem 1-
1,5 mm. excedens, labri 1,3 mm. longi lobis ad 0,4 mm. longis, labiolo
1-3 mm. longo.
Madagascar central : Betsileo merid., clairières des forêts d’Ankafina
(Hildebrandt n. 3932, Fevr. 1881, in herb. Boiss.).
Le G. membranaceum est voisin de l’espece suivante mais en est
très distinct par la structure de ses feuilles, par la taille des fleurs et
l’indument des filets staminaux postérieurs.
G. Madagascariense Benth. — Cette plante se présente sous deux
formes un peu différentes.
(5) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 123
«. var. ovatum Brig. — Folia, saltem inferiora vel caulinaria, late ovata,
apice obtusa, marginibus valde convexis, basi cordiformia vel rotundata,
rugosa, nervis anastomosium subtus sat proeminentibus, superficie
2-35 2-2,5 cm. crenaturis adpressis debilibus prædita. — Mada-
gascar : env. de Tananarive (Goudot in herb. Delessert, ann. 1839).
8. var. oblongifolium Brig. — Folia omnia oblonga, apice acuta vel
subobtusa, marginibus minus convexis, basi in petiolum extenuata, nervis
anastomosium subtus minus prominulis, superficie 2-3 X 1,4-1,7 cm.,
crenaturis crebris, robustioribus, crebrioribus. — Madagascar : env. de
Tananarive (Goudot in herb. Delessert, ann. 1839).
ACROCEPHALUS Benth.
A. villosus Benth. — Madagascar central : Antananarive (Hilde-
brandt n. 4040, Mai 1881, in herb. DC.).
BASILICUM Moench.
B.polystachyum 0.Kuntze.— Cette espèce se présente en Afrique
sous deux formes assez distinctes.
«. Var. stereocladum Briq. — Planta elata, ramossima, ramis robustis,
rigidis, erecto-ascendentibus, foliis mediocribus margine irregulariter
dentatis quam in var. sequente crassioribus, spicastris permultis suffultis.
— C’est la forme commune. En fait de localités nous citerons, en dehors
de celles qui sont connues depuis longtemps, les suivantes : Bourbon
(Nadaud in h. Delessert); île de Nosi-bé (Hildebrandt n. 2971, in herb.
Boiss., mai 1879); sources du Nil Blanc (Sabatier, in h. Delessert, ann.
1842).
6. var. flaccidum Briq. var. nov. — Planta mediocris, parce ramosa,
ramis debilibus, flaccidis, tenuibus, erectis vel flexuosis, glabris, foliis
ovatis, apice acuminatis, basi cuneiformibus, petiolo elongato præditis,
tenuibus, membranaceis, marginibus adpresse inconspicue et late crenalis,
spicatris axillaribus gracilibus tenuibus. — Nubie : à l'ombre des arbustes
au pied des montagnes du Cordofan (Kotschy n. 16%, 11 Oct. 1839 in herb.
Boiss. et Delessert).
124 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (6)
PLECTRANTHUS L'Hérit.
P. Burnati Briq. Sp. nov.— Planta elata, ramosa, ramis pilis brevibus
adpressis undique einerascentibus, internodiis elongatis. Folia ante anthe-
sin decidua ignota. Racemus elongatus laxus, verticillastris curiose evo-
lutis; in peduneulo brevi quoque nempe insidet dichasium, cujus rami
laterales elongati monochasia helicoidea sistunt, floribus infra dorsiven-
traliter dejectis crebris, pedicellis brevissimis. Calix sub anthesi campa-
nulatus aliq. incurvus, subæqualiter quinquedentatus, dentibus triangu-
lari-elongatis, post anthesin omnino campylo-siphonoïdeus, tubo in partes
tres diviso, primam defractam, mediam + horizontalem, tertiam erectam
vel ascendentem, parte defracta nuculis aliq. inflata, cæteris angustiori-
bus, media + constricta, ore aliq. obliquo, dente supremo aliq. latiore,
dentibus infimis supremis incumbentibus, totus parum conspicue nerva-
tus undique aurantiace glanduloso-pubescens. Corolla elegans, mediocris,
tubo primo ascendente, basi infra gibbo, dein defracto, ampliato, intus
nudo, labro erectiusculo quadrilobo, lobis rotundatis parvis, labiolo a labro
sinu profundo faucisque constrictione separato, eymbilormi, elongato,
haud valde profundo, integro. Genitalia in labiolo corollino declinata,
staminum filamentis a constrictione faucis omnino liberis nudis, stylo
apice breviter bilobo. Nuculæ minimæ atræ nitidæ oblongo-trigonæ, apice
rotundatæ.
Racemus ad 20 em. longus, verticillastris distantibus, bracteis deciduis
dichasiorum pedunculis ad 2 em. longis, monochasiis ad 2 em. longis,
pedicellis 1-1,5 mm. longis. Calix sub anthesi 2 mm. longus, tubo 1.2 mm.
longo, dentibus 0,8 mm. longis, post anthesin et omnino maturus parte
defracta 2 mm. longa et 1,5 mm. lata, parte constricta horizontali 2 mm.
longa, parte ultima 2 mm. longa, dentibus 1 mm. longis, infimis sinu
profundiore quam cæteri separatis. Corolla calicis orem 6-7 mm. exce-
dens, tubi parte ascendente 2-3 mm. longa, defracta 3-4 mm., labro
4-2 mm. alto, labio 0,5 mm. altis, labiolo 3 mm. longo.
Madagascar : env. de Tananarive (Goudot in herb. Delessert, ann. 1839).
Cette plante remarquable s’eloigne de tous les Plectranthus connus
par la structure singulière de son calice après l’anthèse. Mais comme la
corolle, l’androcée et le style ont la disposition d’un Plectranthus typique,
et que d'autre part dans les sections Zsodon Benth. et Coleoïdes Benth. on
trouve des calices ue peu incurvés, il nous semble logique de laisser cette
(7) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 125
espèce dans le genre, tout en en faisant le type d’une nouvelle section
que l’on peut caractériser comme suit :
Sect. BURNATASTRUM Brig. — Calix fructifer campylo-siphonoideus, tubo
primo ascendente, medio constricto recurvo, dein ascendente, subæqua-
liter quinquedentatus, dentibus infimis sinu profundiore separatis, pos-
tremo aliq. longiore, infimis supremis demum + incumbentibus. Corolla
basi infra gibba, tubo defracto, labiolo eymbiformi. — Cymæ laxæ, con-
stantes ex dichasio post divisionem primam utrinque in monochasia
dorsiventralia duo abeunte.
Sectionem et speciem novas clarissimo et amicissimo E. Burnat vibis-
censi, cujus nomen scrutationibus sagacissimis de Rosis et Hieraciis
et præsertim egregia Flora Alpium Maritimorum quam maxime reveren-
dum esse inter omnes constat, læto gratoque animo dicamus.
P. Malinvaldi Briq. sp. nov. — Frutex denudatus, cortice atro-fusco
striato, ramis divaricatis. Folia ante anthesin omnia decidua, late ovata,
apice subobtusa, marginibus convexis, basi rotundata vel in petiolum
brevissime extenuata, carnosula, utrinque viridia, supra et sublus
brevissime puberula, nervatione simplice haud evidente, serratura sub-
nulla vel constante ex dentibus adpressis inconspicuis. culminibus reclis
vel obtusis, intus rectis, extus rectis vel + convexis. Inflorescentia in
ramulis nudis post foliorum occasionem ex capitulis laxis constans, verti-
cillastris 6-10 floris in quoque capitulo 2-6, axi tenui ut et pedicellis sub
patentibus elongatis tenuissime pubescentibus, bracteis minimis deciduis.
Calix sub anthesi campanulatus, labro ovato haud decurrente apice breviter
apiculato, dentibus inferioribus brevissimis triangularıbus apice minute
mucronulatis, maturus auctus pubescens, superne ampliato-membrana-
ceus, dentibus lateralibus cum labro late expanso et sæpe aliq. undulato
invicem connatis, inferioribus triangulari-acuminatis. Corolla speciosa,
tubo basi infra gibbosulo primo ascendente, dein defracto ampliato, labro
erectiusculo breviter trilobo, labiolo a labro sinu profundo et faucis con-
traclione separato, cymbiformi, mediocriter profundo, apice mucronulato.
Genitalia in labiolo corollino declinata exserta filamentis omnino liberis,
styli longe producti lobis parvis post antherarum loculos aperientibus.
Foliorum lamina superficie 4-5 X 2,5-3,5 em. peliolo incano ad 1,5 cm.
longo insidens. Capitula 2-4 em. longa, pedicellis 0,8-à,5 cm. longis. Calix
sub anthesi ad 3 mm. longus, tubo 2 mm. longo, labro 1-1,5 mm. longo,
dentibus lateralibus infimisque 0,3 mm. longis, maturus (fanquam in sp.
nostr. adsit) 5 mm. longus, tubo 2 nm. longo, labro 2 mm. longo, dentibus
126 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
infimis 1,5 mm. longis. Corolla calicis orem ad 1,5 cm. excedens, tubi
parte ascendente 2-3 mm. longa, parte defracta ad 5 mm. longa, labro
1.5 mm. longo, labiolo 8 mm. longo et 3-4 mm. profundo.
Abyssinie : Dehli Dikeno (Schimper n. 529, 23 Oct. 1854).
Les indigènes font de cet arbrisseau, qu'ils appellent Basa et que
Schimper a observé dans les montagnes entre 3500’ et 4500’ de hauteur
absolue, un usage curieux, dont le célèbre voyageur rend compte comme
suit : « Die Agow Hirten benutzen das trockne Holz zur Feuererzeugung.
Ein zugespitztes Holz wird in das sehr weiche Basa-Holz eingezwängt und
schnell gedreht. »
Cette belle espèce appartient à la section Coleoïdes Benth. mais se
distingue facilement des espèces connues par son bois, ses feuilles, ses
inflorescences et l’organisation de son calice. Nous la dédions à notre
confrère et ami M. Ernest Malinvaud, secrétaire général de la Société
botanique de France, à qui nous devons une large partie de nos connais-
sances sur le genre Mentha.
P. parviflorus Willd. var. genuinus Brig. — P. parviflorus Benth.
in DC. Prodr. XU, p. 67. — Bourbon (Ignotus in herb. Delessert). La
presence de cette plante dans I’ « isle de france », comme dit l’etiquette
qui accompagne l’echantillon, est assez intéressante. Cette espèce n’etant
connue jusqu'ici, que de l'Australie et de quelques îles polynésiennes.
Bentham a eu raison de réunir les P. parviflorus Willd. et australis
Brown; mais il a eu tort de ne pas distinguer le type de Brown sous le
nom de var. australis (voy. Fl. australiensis V. p. 78).
COLEUS Lour.
C. Bojeri Benth. — Madagascar : « fleurs d’un rose violet ainsi que
le dessous des feuilles — 18 mars 1838 — environs de Tananarive »
(Goudot in herb. Delessert).
C. Goudotii Briq.sp. nov. — Herba elata, ramosa, ramis ascendentibus
vel + erectis, parce et breviter pilosiuseulis, internodiis elongatis. Folia
ovata, apice obtusa, marginibus sat convexis, basi rotundata vel breviter
extenuata, petiolo elongato insidentia, supra atro-viridia hispidula, subtus
pubescentia basin versus + villosa pallidius virentia, nervatione simplice
+ reticulescente sed nervis parum prominulis, serratura constante ex
crenis robustis sat crebris extus et intus convexis, apice obtusis vel
NEE WERE TEN,
(9) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHIÆ LABIATARUM. 127
rotundatis. Racemus elongatus, verticillastris distantibus, cymis laxis,
bracteis deciduis. Calix sub anthesi breviter et apertissime campanulatus,
dente supremo ovato haud decurrente, lateralibus brevioribus rotundato-
truncatulis, infimis setaceis alte connatis, fructifer immoderate auctus,
defractus, membranaceus, dentibus infimis longissimis, basi infra gibbus,
nervatione pulchre prominula. Corolla speciosa, tubo infra basi gibbo
primo ascendente, dein defracto, parte defracta sensim ampliata, labro
erecliusculo, lobis lateralibus rotundatis, medio majore emarginato,
labiolo a labro sinu profundo contractioneque faucis separato, cymbi-
formi sed haud valde profundo. Genitalia in labiolo corollino declinata,
vagina staminali filamentorum parte libera subæquilonga vel longiore.
Nuculæ ovoideæ læves fuscæ parvæ.
Foliorum lamina superficie 3-3,5 X 2,5-3 cm., petiolo ad 2 cm. longo
piloso insidens, erenarum culminibus 1-4 mm. altis et circa 5 mm. dis-
tantibus. Racemus ad 25 cm. longus, cymis 1-2,5 em. longis, pedicellis
2-5 mm. longis. Calix sub anthesi 1,5 mm. longus, tubo 1 mm. longo,
labro 1,5 mm. longo, lobis lateralibus 0,5 mm. altis, labiolo 1 mm. longo,
maturus 8 mm. longus, tubo 2,5 mm. longo, labro 3-4 mm. longo et
1,5 mm. lato, lobis lateralibus superficie 2,5 X 2,5 mm., labiolo 5 mm.
longo, sinu dentium 1-1,5 mm. profundo. Corolla calicis orem 1,5 cm.
excedens, tubi parte ascendente 2 mm. longa, parte defracta ad 5 mm.
longa. labri 2-3 mm. longi lobis ad 1 mm. altis, labiolo 8 mm. longo et
eirca 3 mm. profundo. Vagina staminalis 5 mm. longa, filamentorum
parte libera 2-3 mm. longa.
Madagascar : environs de Tananarive (Goudot in herb. Delessert, ann.
1839).
Cette espèce est voisine du C. Bojeri Benth. dont elle se distingue par
ses fleurs beaucoup plus grandes, ses cymes plus allongées, la coloration
et l’indument de ses feuilles.
C. gracilifolius Briq. sp. nov. — Herba elata, internodiis elongatis,
ramis glabris vel subglabris. Folia ovata vel ovato-oblonga vel oblonga,
apice subacuta, marginibus mediocriter convexis, basi late truncata, pe-
tiolo elongato prædita, membranacea, tenuia, utrinque viridia subgla-
braque, nervatione subsimplice vix evidente, serratura constante ex
crenis subhemisphæricis robustis, regularibus, crebris. Racemus elongatus,
verticillatris distantibus, cymis parum evolutis, bracteis deciduis. Calix
maturus auctus, campanulatus, infra basi gibbus, labro ovato sæpe +
colorato parum decurrente, lobis lateralibus membranaceis nervosis
latis rotundato-truncatis labro brevioribus, dentibus infimis acuminatis
125 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
in labiolum labro aliq. longius alte connatis. Corolla et genitalia de-
sunt.
Foliorum lamina superficie 6-9 x 4-6 em. petiolo 2-6 cm. longo insi-
dens, crenarum culminibus 2-4 mm. altis et 3-8 mm. distantibus. Race-
mus ultra 14 cm. longus, cymis post anthesin ad 1,5 cm. longis, pedicellis
0,5-0,8 mm. longis. Calix maturus 8 mm. longus, tubo 3-4 mm. longo,
labro superficie 3-4 3 mm., lobis lateralibus superficie 2X 1,5 mm.,
labioli 4-5 mm. longi dentibus sinu 1 mm. profundo separatis.
Madagascar : Fito (Ambanivoulu), vulgo Simmitshamits (Goudot, ann.
1832, in herb. Delessert).
Cette espèce est fort voisine du C. Goudotii précité, mais s’en distingue
facilement par la forme de ses feuilles, son indument et son calice fruc-
tifere considérablement plus grand. La corolle en est encore inconnue.
C. Bernieri Briq. sp. nov. — Herba ramosa, ramis superne pube-
rulis, internodiis elongatis. Folia ovato-oblonga, apice subacuta, margini-
bus parum convexis, basi truncata, petiolo elongato prædita, membra-
nacea, tenuia, supra et subtus sparse pilosula subglabra, nervatione
subsimplice haud evidente, marginibus sat grosse hemisphærice et regu-
lariter crenatis. Spicastrum elongatum verticillastris parum distantibus
6-10 floris, pedunculo communi nullo vel subnullo, pedicellis tenuibus
glanduloso-puberulis, bracteis lanceolatis parvis. Calix maturus membra-
naceus haud coloratus, valde auctus, defractus, minute glandulis atris
sessilibus punctatus, tubo striato infra gibho, labro ovato apice vix apicu-
lato, lobis lateralibus brevioribus nervosis truncato-rotundatis, dentibus
infimis lanceolatis altissime in vaginam labiolariam labrum lobosque late-
rales superantem connatis. Calix novellus, corollæ et genitalia desunt.
Foliorum lamina superficie 5-7 X3,5-4,5 em., petiolo 3-5 em. longo
insidens, crenarum eulminibus 2 mm. altis et 3-7 mm. distantibus. Spi-
castrum ad 12 cm. longum, pedicellis 3-5 mm. longis. Calix maturus
6 mm. longus, tubo 2 mm. longo, labro ad 3 mm. longo, lobis lateralibus
superficie 1,5 x 1,5 mm., labioli 3-4 mm. longi dentibus sinu infra 1 mm.
profundo separatis.
Nord de Madagascar (Bernier, 2me coll., n. 147, in herb. Delessert, ann.
1835).
Cette espèce diffère d’abora des C. gracilifolius et Goudotii par ses
verticillastres à cimes non développées et du C. Bojeri par ses pédicelles
plus allongés, son calice non coloré et la forme de ses feuilles longue-
ment pétiolées.
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(11) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 129
C. Autrani Briq. sp. nov.—Herba robusta, elata, caule ramoso, ramo-
rum internodis elongatis glabrescentibus, nodis villosis. Folia latissime
ovata, marginibus valde convexis, superiora basi cordata apice + obtusa
subsessilia, media minus cordata, rotundata vel breviter extenuata, infe-
riora apice acuminata basi cordala, petiolo longo prædita, omnia mem-
branacea, tenuia, utrinque viridia, Supra pilis sparsis brevibus hispidula,
subtus glabra, nervatione simplice vel subsimplice haud prominula, ser-
ratura constante ex crenis robustis regularibus apice obtusis vel rotun-
datis, intus et extus convexis, crebris. Spicastrum elongatum, verticil-
lastris sat approximatis, cymis contraclis pedunculo communi nullo vel
subnullo, pedicellis elongatis, bracteis membranaceis late ovatis, apice
acuminatis glabris, margine ciliatis, deciduis. Calix late campanulatus,
labiis divaricatis, tubo adpresse pubescente, labro ovato colorato subgla-
bro, lobis lateralibus adpresse pubescentibus rotundatis brevibus, labioli
lobis in vaginam glabrescentem coloratam truncalam angulis in mu-
crones duos protensis, medium versus appendices approximatas setaceas
breves duas gerentem connatis. post anthesin auctus. Corolla speciosa,
elegans, tubo basi infra gibbo primo ascendente, dein defracto ampliato,
labro erectiusculo 41lobo lobis rotundatis parvis, labiolo a labro sinu pro-
fundo contractioneque faucis separato, cymbiformi, elongato, parum pro-
fundo. Genitalia in labiolo corollino declinata, vagina staminali filamen-
torum parte libera longiore.
Foliorum evolutorum lamina superficie ad 12x10 cm., petiolo
3-6 cm. longo insidens. Spicastrum ad {4 cm. longum, bracteis superficie
68 mm., pedicellis 2-7 mm. longis. Calix sub anthesi 2 mm. longus,
tubo 1 mm. longo, labiolo 2 mm. longo, lobis lateralibus 0,3 mm. altis,
labiolo 1,5-1.8 mm. alto, vagina 1 mm. longa, appendicibus circa 0,5 mm.
longis, maturus labro superficie 2X 2 mm., labioli vagina 1.5 mm. longa,
basi 0,4 mm. lata, apice 0,8 mm. lata, mucronibus angularibus 0.1-0,2
mm. longis, appendicibus ultra 0,5 mm. altis. Corolla calicis orem 1,5 cm.
excedens, tubi parte ascendente 2 mm. longa, parte defracta ad # mm.
longa, labro 2 mm. longo, lobis infra 1 mm. altis, labiolo 1 cm. longo et
% mm. profundo. Vagina staminalis 6 mm. longa, filamentorum parte
libera ad 4 mm. longa.
Abyssinie (Schimper, n. 693 in herb. Boissier, sans indication précise
de localite).
Cette espèce qui appartient à la section Solenostemonoides Vatke $ Vul-
gares se distingue de toutes les formes connues de ce groupe par la
singulière organisation de son calice. Nous nous faisons un plaisir de la
BULL. HEBB. BOISS.. février 1894. 9
130 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
dédier à notre confrère et ami M. Eugène Autran, conservateur de l’Her-
hier Boissier.
C.trichophorus Brig. sp.nov. — Herba depauperata, parum ramosa,
caule basi repente dein subito ascendente ereclo, undique pilosissimo. Folia
ovata, apice obtusa, marginibus convexioribus, basi rotundata vel brevis-
sime in petiolum extenuata, membranacea, tenuia, utrinque viridia pilis
brevibus sparsis setulosa, nervatione simplice haud evidente, serratura
constante ex crenis vel dentibus erenatis parum robustis, + regularibus,
apice obtusis, intus et extus subrectis vel convexis. Spicastrum elongatum,
verticillastris distantibus, pedunculo communi subnullo, pedicellis sat
longis ut et axe primario undique patenter glanduloso-pilosis, bracteis
deciduis. Calix sub anthesi campanulatus tubo villosissimo, labro late
ovato membranaceo dentibus cæteris setaceis subulatis liberis labro æqui-
longis, maturus valde auctus, basi gibbus, dentibus subspinescentibus,
labro decurrente. Corolla tubo primo ascendente, dein potius incurvo quam
defracto, inter labrum et curvationem supra gibbum vel subsaccatum,
labro trilobo erecto, lobis rotundatis parvis, medio emarginato, labiolo a
labro sinu profundo faucisque contractione separato, cymbiformi, elon-
gato, apice villoso. Genitalia in labiolo corollino declinata, vagina stami-
nali parte libera filamentorum subæquilonga. Nuculæ minute atræ,
nitidæ, ovoideæ.
Foliorum lamina superficie ad 7x5 cm., petiolo vestito ad 4 cm.
longo insidens, crenarum eulminibus 1-2 mm. altis et 4-6 mm. distanti-
bus. Spicastrum evolutum ultra 15 cm. longum, pedicellis ad 7 mm.
longis. Calix sub anthesi # mm. longus, tubo ad 2 mm. longo, labro den-
tibusque cæteris 2 mm. longis, maturus ad 8 mm. longus, tubo 4 mm.
longo, labro superficie 4 X 3 mm., dentibus cæteris 4 mm. longi et basi
infra À mm. latis. Corolla calicis orem ultra À cm. excedens, tubi parte
ascendente ad 2 mm. longa, parte declinata ad 3 mm. longa, sacculo
supra sito 0,5 mm. alto, labro ad 2 mm. alto, lobis infra 0,5 mm. longis,
labiolo 7-8 mm. longo et ad 2 mm. profundo. Vagina staminalis 3 mm.
longa, filamentorum parte libera ad 3-4 mm. longa.
Abyssinie : montagne d’Aman-Eski à une altitude de 6500’ s. m.; nom
tigrien Andeffdeff (Schimper, n. 342, 5 nov. 1854, in herb. Boissier).
Cette espèce qui appartient à la section Solenostemonoïdes Natke
$ Paniculati diffère du C. lanuginosus Hochst. et des autres espèces
voisines décrites par Vatke par l’organisation de sa corolle dont le tube
est pourvu d’une gibbosité du côté supérieur au delà de la première
courbure.
(13) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 131
C. rupestris Hochst. in Schimp., Pl. Abyss. (terr. Agow), ed. Hohen-
acker, n. 2172, ann. 1855 = C. Schimperi Vatke in Linnæa, vol. XXXVIL,
p. 320 (ann. 1871-72). — Le nom donné à cette belle espèce abyssinienne
rupicole par Hochstetter ayant été publié dans un exsiccata régulièrement
numéroté, à étiquettes autographiées, a une priorité incontestable sur
celui de Vatke, au terme des Lois de la Nomenclature, art. 42.
PYCNOSTACHYS Hook.
P. cærulea Hook. — Madagascar central : Ampotaka prés de Tana-
narive (Hildebrandt n. 3482, 15 juin 1880, in herb. Boiss.).
MESOSPHÆRUM P. Browne.
M. pectinatum (0. Kuntze. — Mayotte (Boivin n. 3222 in herb.
Delessert); Madagascar : « Cette plante croit sur les rives d’Ivoudron à
Fito, elle étale ses longues tiges parmi les ronces et autres végétaux que
l’on rencontre sur les bords de cette grande rivière — 1°" septembre
1832 » (Goudot in herb. Delessert); fossés à Imerina (Hildebrandt n. 3510,
juillet 1880, in herb. Boissier).
TETRADENIA Benth.
T. fruticosa Benth. — Madagascar : « Arbrisseau de 5 à 7 pieds de
haut; croit dans les fossés qui entourent la plupart des villages du pays
.d’Emirne — 24 avril 1838 » (Goudot in herb. Delessert).
T. Hildebrandtii Brig. sp. nov. — Arbor vel frutex ramosus,
ramis crassis furfuraceo-tomentosis, internodiis crebris. Folia ovata, apice
©btusa vel subacuta, marginibus convexis, subcordata, petiolata, utrinque
tomentosa albo-cinerea, nervatione reticulata subtus aliq. prominula,
paginam superiorem haud fodiente, crenata, crenis mediocribus + irre-
gularibus. Inflorescentia constans ex spicastris in paniculam valde flori-
bundam suffultis, tenuibus, mediocribus, verticillastris in spicastro con-
fertissimis, floribus aggregatis sessilibus. Calix sessilis vel subsessilis,
minimus, campanulatus, extus dense pubescens, tubo brevi, dentibus
minutis triangularibus apice aliq. acuminatis postremo latiore. Corolla
152 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (14)
calicis dentes parum excedens, tubo minuto incluso, lobis oblongo-rotun-
datis, antico latiore et aliq. longiore. Genitalia exserta, staminum erecto-
divergentium filamentis tenuibus, antheris minutis pubescentibus demum
unilocularibus, disci lobis adenomorphis oblongis aurantiacis ovaria supe-
rantibus. Nuculæ et calix maturus deficientia.
Arbor ex cl. Hildebrandt 2 m. alta. Foliorum lamina superficie.
4-3 X 2,9-9 cm., crenarum culminibus À mm. altris et 2-3 mm. distan-
libus, petiolo furfuraceo ad 1 em. longo insidens. Spicastra florentia sect.
long. 1-2 X 0,2-0,3 em., pedunculis ad 0,5 cm. longis insidentia. Calix
sub anthesi 1 mm. longus, tubo 0,6 mm. longo, dentibus 0-4 mm. longis
et basi 0,5-0,4 mm. latis. Corolla calicis orem 1 mm. excedens, tubo
1,2 mm. longo, lobis superioribus lateralibusque 0,3 mm. longis, infe-
riore 0,7 mm. longo. Staminum filamentis 1 mm. longis. Disci lobis
0,5 mm. longis.
Madagascar central : Malassi près de Tananarive (Hildebrandt n. 3471
in h. Boiss., 13 juill. 1881).
Cette espèce est voisine du T. fruticosa précité. Ce dernier s’en dis-
tingue nettement par ses feuilles oblongues atténues à la base, verdätres
en dessus, canescentes et non rugueuses en dessous, finement crénelées,
par ses rameaux canescents, enfin par ses spicasires plus courts, plus.
étroits, à fleurs plus petites.
T. Goudotii Briq. Sp. nov.— Arbuscula ramosissimä, ramis robustis:
furfuraceo-tomentosis, internodiis crebris. Folia ovato oblonga, apice obtusa
vel acuta, marginibus convexis, basi cordatis petiolatis, utrinque tomento
albo-cinereo crassimo obtecta, nervatione reticulata tomentum in paginis.
ambabus reticulatim fodiente, composito-crenata, crenis magnis intus et
extus convexis apice obtusis + irregularibus. Inflorescentia constans ex
spicastris numerosissimis in paniculam vastam suffultis, verticillastris in
spicastro quoque confertissimis, floribus aggregatis. Calix sub anthesi
campanulatus, extus dense pubescens, tubo brevi, dentibus lanceolatis,
postremo cæteris longiore + obtuso, fructifer auctus, tubo aliq. elongato,
striatulo pubescente. Corolla dentes calicinos parum excedens, tubo
incluso, lobis extus pubescentibus, teneris, oblongo-rotundatis, superio-
ribus lateralibusque subæqualibus, inferiore aliq. longiore. Genitalia
exserla staminum erecto-divergentium filamentis tenuibus, loculis mi-
nutis demum unilocularibus, disei lobis adenomorphis oblongis auran-
tiaco-pubescentibus ovariis longioribus. Nuculæ angustæ, elongaf -
oblongue, fusco-virides, disci lobis dessiccatis multo longiores.
Arbuscula 1,5 m. alta (ex el. Hildebrandt). Foliorum lamina superficie.
(15) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 135
ad 9x6 em., petiolo furfuraceo robustissimo 1-1,5 em. longo insidens,
crenarum culminibus 2-4 mm. altis et 3-5 mm. distantibus. Spicastra flo-
rentia et matura superficie 1,5-3 X 0,4 cm., pedunculis ad 0,5 cm. longis
insidentia. Calix sub anthesi 1,3 mm. longus, tubo 0,5 mm. longo, den-
tibus 0,8 mm. longis, maturus 2 mm. longus, tubo 1-1,2 mm. longo, den-
tibus 0,8-1 mm. longis. lateralibus infimisque basi 0,3 mm. latis, postremo
basi 0,8 mm. lato. Corolla calicis dentes 0,5-0,8 mm. excedens, tubo
1,5 mm. longo, lobis lateralibus superioribusque 0,5 mm. longis, infimo
0,8 mm. longo. Staminum filamenta À mm. longa. Disci lobi 0,5 mm.
alu. Nuculæ sect. long. 0,9 x 0,2 mm.
Madagascar central : environs de Tananarive (Goudot in herb. Deles-
sert, ann. 1839); Betsiléo, sur les rochers arides et ensoleillés (Hilde-
brandt n. 3971, avril 1881).
Cette espèce est voisine de la précédente mais s’en distingue très
nettement par la crénation bien plus robuste et l’indument de ses
feuilles, par son calice à dents subulées, aussi longues ou plus longues
que le tube, par ses fleurs plus grandes.
La découverte de deux nouvelles espèces d’un genre jusqu'ici mono-
type et localisé dans l’île de Madagascar est assez intéressante. Bentham
était encore indécis sur la vraie position des Tetradenia (in DC. Prodr.
XII, p. 159). II n’y a pas de doute maintenant que ce genre n’ait été bien
placé par lillustre phytographe à côté des genres Colebrookia et Dyso-
phylla (ce dernier n'étant probablement pas distinct des Pogoslemon).
Les étamines divergentes et droites écartent les Tetradenia des vraies
Ocimoïdées, tandis que le calice à dent impaire différenciée et la singu-
lière organisation des glandes du disque qui cachent les ovaires pendant
l’anthèse suffisent à le caractériser.
ELSHOLTZIA Linn.
E. Schimperi Hochst. in Schimper, Iter Abyss. sect. secund.,
no 1441 (ann. 1842). — Cette espèce abyssinienne n'ayant jamais été
décrite, quoique l’exsiccata de l’Unio itineraria Vait fait largement con-
naître, nous croyons devoir en publier la description.
Herba robusta, elata, perennis, ramosa, ramis ascendentibus, superne
quadrangularibus, inferne teretibus, apicem versus cano-pubentibus, inte-
nodiis mediis elongatis. Folia latissime lanceolata vel ovato-lanceolata,
apice acuminata, marginibus sat convexis, basi in petiolum longum decur-
13 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (16)
rentia, membranacea, tenuia, utrinque viridia et pilis sparsis brevibus
prædita, nervatione simplice parum evidente, serratura constante ex
dentibus crenatis crebris regularibus, apice obtusis, minute mucronulatis,
intus convexiusculis, extus gibbo-convexis. Spicastrum verticillastris den-
sissime confertis, terminalia vel in axillis foliorum pedunculata, bracteis.
mempbranaceis ovatis subito longe apiculatis. Calix tubulosus, subsessilis,
tubi pubescentis nervis parum evidentibus, ore obliquo, dentibus trian-
gularibus, postremo aliq. majore. Corolla mediocris, tubo aliq. exserto:
cylindraceo, sensim ampliato, labri lobis quinque subæqualibus, oblongo,
rotundatis integris. Genitalia in corollæ lobo infimo declinata, vix exserta.
Planta ultra 60 em. alta. Foliorum lamina superficie ad 12 X7 cm.,
petiolo 4-3 em. longo insidens, dentium culminibus 2 mm. altis et 5 mm.
distantibus. Spicastrum sect. long. 4-7 X 1,5 cm., bracteis superficie ad
0,8 0,8 mm., muerone ultra 1 mm. longo. Calix 6-7 mm. longus, tubo
5 mm. longo, dentibus 1-1,2 mm. longis. Corolla calicis dentes 2 mm.
excedens, tubo 6-7 mm. longo, iobis 1,5 mm. longis.
SATUREIA Linn.
S. sphærophyila Brig. = Micromeria sphærophylla Baker. —
Madagascar central : Imerina orient., endroits humides dans le gazon à
Andrangolöaka (Hildebrandt, n. 3656, nov. 1880, in herb. Boiss.). —
Ainsi que nous le demontrerons en détail dans le prochain fascicule de
ces Fragmenta, le genre Satureia doit être considérablement élargi, les
Micromeria ne pouvant s’en distinguer que d’une manière tout à fait
arbitraire. Une analyse soignée du calice démontre que les caractères de
nervation dont Bentham s’est servi pour distinguer les Micromeria des
Satureia varient dans les espèces les plus voisines, ce qui n’est pas tou-
jours évident au premier abord quand les nervures sont plus saillantes
ou cachées par des glandes ou des poils.
ALGELAGUM Adans.
A. chilense 0. Kuntze. — Bourbon (Boivin, n. 1233 5, voyage de
1846-1852, in herb. Boissier et Delessert). — Cette espèce de l'Amérique
du Sud n’est probablement que cultivée dans les jardins de l'ile en ques-
tion.
(47) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 135
SALVIA Linn.
S. leucodermis Baker. — Madagascar central : Betsiléo sept.
endroits arides des rocailles volcaniques à Sirabe (Hildebrandt, n. 3535 4,
août 1880, in herb. Boissier, « fl. viol. vel alb.-suffr. 1 m. alt. »).
S. Hildebrandtii Briq. sp. nov. — Suffrutex ramosus, ramis fur-
furaceo-tomentosis, internodüs brevissimis. Folia oblonga, confertissima,
apice oblusa, marginibus parum convexis, sessilia supra basin aliq. cine-
reo-tomentosa, nervatione densissime reticulata paginam superiorem pro-
funde fodiente et tomentum paginæ inferioris proeminenter areolante et
rugante, marginibus + revolutis + regulariter hemisphærice erenulatis.
Spicastrum breve, verticillastris confertis subsexfloris, pedicellis patule
pubescentibus, bracteis anguste ovato-acuminatis deciduis. Calix tubulo-
sus, nutans, nervatione parum prominula, tubo patenter pilosulo, undique
vel tantum supra purpurascente, labro tridentato, dentibus acuminatis
subæqualibus ultra medium connais, labioli labro brevioris dentibus longis
setaceis liberis. Corolla violacea vel alba, speciosa, tubo cylindraceo intus
nectarostegio destituto longe exserto, labro recto apice obtuso longissimo
integro, labioli defracti quam labrum brevioris lobis parvis rotundatis.
Stamina labrum corollinum aliq. excedentia, connectivi brachio supe-
riore quam inferius loculum cassum gerens longiore sub labro arcuato.
Styli longe exserti ramis longis setaceis.
Suffrutex 1 m. altus (excl. Hildebrandt). Folia superficie 2,5-3 X 0,5-
i cm. Spicastrum 2-3 cm. longum. Pedicelli ad 0,5 em. longi. Calix
1,5 em. longus, tubo 1 cm. longo, labri 5-6 mm. longi dentibus sinubus
ad 2 mm. profundis separatis, labioli dentibus 4 mm. longis. Corolla
calicis orem ultra 2 cm. excedens, tubo fere 2 cm. longo, labro 1-1,5 cm.
cm. longo, labioli 1 mm. longi, lobis lateralibus 1,5 mm., infimo 2,5 mm.
longis.
Madagascar central : Betsiléo sept., endroits arides dans les pierrailles
volcaniques de Sirabé (Hildebrandt, n. 3535, août 1880, in herb. Boissier).
Cette plante est voisine des S. cryptoclada, sessilifolia et porphyrocalyx
décrits il y a quelques années par Baker (Journ. linn. Soc., XVII, p. 275-
277, ann. 1881). Il nous est malheureusement très difficile d'identifier
nos plantes avec les descriptions de ce savant phytographe, l’auteur ayant
négligé d'indiquer quels étaient pour lui les critères vraiment differen-
tiels de ses plantes. Néanmoins en faisant une analyse comparée des
136 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (18)
descriptions nous relevons les différences suivantes. Le S. porphyrocalyx
se distingue de notre plante par son labre corollaire semi-circulaire ; le
S. sessilifolia par ses corolles pourprées et ses feuilles rugueuses en
dessus seulement et couvertes en dessous d’un tomentum blanc très
épais; le S. cryptoclada par les mêmes caractères foliaires que l’espece
précédente et de plus par les lèvres de la corolle égales. Les remarques
que nous venons de faire en comparant le S. Hildebrandtü aux Salvia de
M. Baker s'appliquent également aux espèces suivantes.
S. stenodonta Briq. sp. nov. — Suffrutex ramis undique crispule
pubescentibus, internodiis brevibus. Folia parva, anguste oblonga, apice
obtusa, marginibus longe et parum eonvexiusculis, basi sessilia subexte-
nuata, supra viridia dense pubescentia, subtus crasse albo-tomentosa, ner-
vatione densissime reticulatata paginem superiorem areolantea et
rugante, in pagina inferiore omnino tomento occulta, marginibus revo-
lutis regulariter hemisphærice minute crenulatis. Spicastrum mediocre,
verticillastris sexfloris distantibus, pedicellis pubescentibus, pedicellis
pubescentibus, bracteis oblongo-lanceolatis, apice peracutis. Calix tubu-
losus, nutans, tubo subprominule nervoso, præcipue ad nervos piloso,
undique vel præcipue supra purpurascente, labri dentibus setaceis basi
augustis connatis, labioli labro subaequilongi dentibus setaceis liberis.
Corolla et genitalia manca.
Folia superficie 1,5-2,5 X 0,3-0,5 em. Spicastrum circa 7 cm. longum.
Pedicelli 2-3 mm. longi. Calix 8 mm. longus, tubo 7 mm. longo, labri
2-3 mm. longi dentibus semibus 1,5 mm. profundis separatis, labioli den-
tibus basi perangustis 2-2,8 mm. longis.
Madagascar central: environs de Tananarive (Goudot in herb. Deles-
sert, ann. 1839).
Le S. stenodonta est proche parent du S. cryptoclada Baker (ex descr.);
il paraît cependant en différer par ses feuilles moins serrées. plus petites,
et par les dents du calice plus étroites et plus filiformes. Le S. parvifolia
Bak. est très different par l'absence de nervation réticulée dans les
feuilles.
S. tananarivensis Brig. sp. nov. — Suffrutex ramosus, ramis
novellis furfuraceo-tomentosis, internodiis brevibus. Folia oblonga, apice
obtusa, marginibus longe et parum convexis, supra basin aliq. angustata,
sessilia, carnosa, crassia, supra viridia dense pubescentia, subtus albo vel
cinereo-tomentosa, nervatione anguste reticulata paginam superiorem
profunde fodiente, in pagina inferiore prominula tomentum pulchre
(19) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHIE LABIATARUM. 157
areolante et rugante, marginibus + regulariter hemisphærice crenulatis
revolutis. Spicastrum sat elongatum, verticillastris confertis sexfloris,
pedicellis densissime patenter pubescentibus bracteis ovato-lanceolatis +
deciduis. Calix tubulosus, tubo sat prominule nervoso, patenter pilosulo,
undique vel præcipue supra purpurascente, labri dentibus acuminatis
validis infra medium connex, medio aliq. breviore, labioli dentibus eis
labri subæquilongis valide acuminatis liberis. Corolla mediocris purpu-
rascens vel alba, tubo longe exserto intus nectarostegio destituto, labro
curvulo brevi rotundato integro, labiolo decurvo labro æquilongo vel
aliq. longiore breviter trilobo, lobis rotundatis integris. Genitalia sub
labro corollino ascendentia subinclusa vel vix exserta, connectivi brachiis
abbrevialis.
Folia superficie 2-3,5 X 0,5-1 em. Spicastrum ad 10 cm. longum. Calix
‘ maturus ad 1,2 cm. longum, tubo 8 mm. longo, labri 3 mm. longi den-
tibus sinubus 2 mm. profundis, labiolo 3 mm. longo. Corolla calicis orem
1,2 cm. excedens, tubo ad 4,4 cm. longo, labro 3 mm. longo, labioli
3 mm. longi lobis lateralibus 0,5 mm., infimo 1 mm. longis.
Madagascar central: « Arbrisseau de 2 à 3 pieds de haut — fleurs d’un
rouge carmin ou blanches, — on le trouve sur les montagnes à deux
journées ouest de Tananarive, plus souvent au bord des ruisseaux, —
feuilles d’un vert tendre — 8 févr. 1840 » (Goudot in herb. Delessert).
Le S. tananarivensis paraît voisin du S. por phyrocalyx, mais d’après la
description il en diffère par ses corolles beaucoup plus petites : cette
espèce se distingue de suite du S. Hildebrandtii par la forme du labre
corollaire, et du S. stenodonta par ses feuilles et son calice.
S. Goudotii Brig. sp. nov. — Suffrutex ramis furfuraceo-tomen-
tosis, internodiis quam in speciebus præcedentibus magis elongatis.
Folia oblonga, majora, apice obtusa, marginibus parum convexis, supra
basin angustata, sessilia aliq. auriculata, carnosa, crassia, supra viridia
dense pubescentia, subtus præcipue ad nervos cinereo-tomentella, nerva-
tione valide et + dense reticulata paginam superiorem profunde fodiente,
in pagina inferiore valde prominula parenchyma glandulosum pulchre
areolante, marginibus præcipue basin versus recurvulis, -- regulariter
hemisphærice crenulatis. Spicastrum mediocre, verticillastris aliq. remosis
sexfloris, pedicellis dense patenter pubescentibus, bracteis ovato-lanceo-
latis + deciduis. Calix tubulosus, viridis, nutans, tubo patule piloso vali-
dissime nervoso, labri dentibus tribus e basi lata lanceolatis crassis, basi
connatis, lateralibus medio multo longioribus, labri dentibus valide supe-
rioribus similibus liberis, omnibus demum + divaricatis. Corolla longa
138 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (20)
exserta alba, tubo ampliato extus breviter puberulo intus nectarostegio
destituto, labro aliq. erectiusculo subrecto apice emarginato, labiolo
trilobo defracto labro subæquilongo. Genitalia sub labro corollino ascen-
dentia aliq. exserta, connectivi brachio superiore elongato, styli longe
exserti ramis elongatis subulatis.
Folia superficie 5-7 X 1,5 cm. Spicastrum ad 10 cm. longum, pedicellis
2,3 mm. longis. Calix sub anthesi 8 mm. longus, maturus 1,2 cm. longus,
tubo 8-9 mm. longo, labri dentibus lateralibus 3- mm. longis, medio
1 mm. alto e sinubus 2-3 mm. profundis emergente, labiolo 3-4 mm.
longo. Corolla (manca) calicis orem 1,5 em. excedens, tubo 1,7 cm. longo,
latro 7 mm. longo, labiolo ultra 0,5 mm. longo.
Madagascar : « Fleurs blanches — croît sur les bords des eaux et les
coteaux aux environs d’Ambouimiugur — les fleurs ont une forte odeur
aromalique; les tiges ont de un et ‘2 à deux pieds de haut — la plante
croit en louffes de 10 à 12 tiges » (Goudot in herb. Delessert, ann. 1840).
Cette espèce nous paraît différer soit de celles de M. Baker, soit des
trois précédentes par ses feuilles relat. grandes, plus distinctement sub-
auriculées à la base, à réseau anastomotique moins serré, par son calice
non coloré, à dents + étalées, enfin à un moindre degré par sa corolle. Il
conviendra dans la suite de faire une comparaison soignée, échantillons
en main, de nos types et de ceux de Kew.
ACHYROSPERMUM Blume.
A. fruticosum Benth. — Madagascar central : environs de Tana-
narive (Goudot in herb. Delessert, ann. 1839); Betsiléo mérid. dans les
bois d’Ankafina (Hildebrandt, n. 3969, mars 1881, in herb. Boissier,
« suffr. 1-2 m. alt. »).
STACHYS Linn.
S. sphærodonta Baker. — Madagascar central : Imerina, dans
l'herbe sur les collines sèches (Hildebrandt, n. 3839, janvier 1881, in
herb. Boissier, « fl. alb. fauc. viol. »).
S. Hildebrandtii Briq. sp. nov. — Herba debilis, prostrata, ramo-
sissima, ramis tenuibus repentibus, undique patule pilosis. Folia parva,
ovalo-rotundata, apice obtusa vel rotunda, marginibus valde convexis,
(21) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 139
basi rotundata vel subcordata, petiolo piloso prædita, utrinque viridia
dense pilosa, nervatione simplice parum evidente, marginibus minute
regulariter et hemisphærice crenatis. Verticillastri bi-triflori, remotius-
cul, in foliorum superiorum reductorum axillis siti, spicastra foliosa
elongata male definita constituentes, pedicellis pilosis brevibus. Calix
campanulatus, maturus globosus, viridis, undique pilosus, tubo parum
evidenter nervoso, ore aliq. obliquo, subæqualiter quinquedentatus, den-
tibus triangulari-lanceolatis, supremo aliq. majore. Corolla tubo ineluso
in faucem ampliato intus nectarostegio omnino destituto, labro curvulo
tectiformi extus adpresse pubescente bressimo, labiolo patente labro ter
longiore, lobis lateralibus duobus parvis rotundatis integris margine
ciliatis, medio in unguem dein subito in laminam obovatam emarginatam
margine sinuatam glabram planam evoluto. Genitalia sub labro ascen-
dentia labro æquilonga. Nuculæ atræ læves oblongo-trigonæ apice rotun-
dat. :
Foliorum lamina superficie 0,5-1 x 0,5-1 cm., petiolo 3-5 cm. longo
insidens, erenarum culminibus 0,5 mm. altis et 1-2 mm. distantibus.
Spicastrum ad 8 cm. longum, pedicellis 1-2 mm. longis. Calix evolutus
4 mm. longus, tubo 2,5 mm. longo, dentibus 1,5 mm. longis. Corolla
tubo 3 mm. longo, labro superficie 1,5 X 1,2 mm,, labiolo 5 mm. longo,
lobis lateralibus 0,7 mm. altis, lobi infimi ungue 0,7 mm. longo et 1,1 mm.
lato, lamina superficie 3X 3 mm., emarginatione 0,5 mm. profunda.
Madagascar central : Imerina orient., endroits humides a Andrangvloaka
(Hildebrandt, n. 3657, nov. 1880, in herb. Boissier et DC.).
Une forme à feuilles plus brièvement pétiolées, à dents calicinales
plus étroites, à corolle un peu plus petite a été récoltée à Tananarive
(Hildebrandt, n. 4093, juillet 1880, in herb. Boissier et DC.); mais ces
caractères ne paraissent pas absolument constants sur les rameaux d’un
même individu.
Le S. Hildebrandtii est voisin des S. debilis Baker et S. humifusa
Benth. dont il se distingue facilement par son indument, la forme de ses
feuilles et de sa corolle.
S. madagascariensis Briq. sp. nov. — Herba ascendens, quam
in præcedente robustior, valde ramosa, ramis parce patule pilosis, inter-
nodiis mediis elongatis. Folia oblonga, apice oblusa, marginibus parum
convexis, basi rotundala sessilia, utrinque viridia adpresse pilosa, firma,
nervatione reticulescente vel reticulata, haud evidente vel prominula,
marginibus regulariter mediocriter + hemisphærice crenatis. Verticillas-
140 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (22)
tri in axillis foliorum superiorum + ad bracteis floribus breviores reduc-
torum siti, bi-triflori, pedicellis pilosis brevibus. Calix campanulatus,
maturitate globosus, tubo occulte nervoso, breviter pubescente, ore sub-
quali, æqualiter quinquedentato, dentibus ovatis apiculatis. Corolla tubo
incluso, intus nectarostegio destituto, sensim ampliato, labro brevi leviter
curvulo, tectiformi, extus pubescente, labioli labro ter vel quater longio-
ris lobis lateralibus oblongis integris apice rotundatis, medio primo in
unguem brevem latumque dein in laminam obovalam + integram gla-
bram evoluto. Genitalia et nuculæ ut in specie præcedente.
Spicastrum ad 10 cm. longum, pedicellis 1 mm. longis. Calix evolutus
4-5 mm. longus, tnbo 2-3 mm. longo, dentibus 1,5-2 mm. longis. Corollæ
tubus 4-5 mm. longus, labro 1,5 mm. longo, labioli 5 mm. longi lobis
lateralibus superficie 1,5 X 0,3 mm., medio unque infra 1 mm. longo et
1,7 mm. lato, lamina superficie 2,5-3 X 2,5-3 mm.
Cette espèce est très voisine de la précédente par son inflorescence et
l’organisation de ses fleurs, en particulier de la corolle; elle en diffère
par ses feuilles oblongues sessiles, par ses dents calicinales ovées et
apiculées et par son mode de végétation. Le S. madagascariensis se pré-
sente sous les deux formes suivantes. reliées par des intermédiaires.
2. var. genuina Briq. — Herba robusta. Folia superficie 1,5-2,5 X 0,8-
1,3 em., erenarum culminibus ad 1 mm. altıs et 1-3 mm. distantibus,
nervatione reticulata haud prominula. — Madagascar central : Betsiléo
merid. dans les endroits arides (Hildebrandt, n. 3913, fevrier 1881, in
herb. Boissier et DC.).
8. var. Goudoti. — Herba debilior. Folia superficie 0,8-1,3 X 0,4-
0,7 cm., crenarum culminibus eirca 0,5 mm. altis et 1-2 mm. distantibus,
nervatione reticulata subtus prominula, paginam superiorem + fodiente,
parenchyma inferioris + areolante. — Madagascar central : env. de Tana-
narive (Goudot in herb. Delessert. ann. 1839).
LEUCAS Benth.
L. martinicensis R. Br. — Madagascar central : bords des fossés
à Betsiléo (Hildebrandt, n. 388%, janvier 1881, in herb. Boiss.).
L. calostachys Oliver. — Angola : Malange (Mechow, n. 348,
déc. 1879, in herb. DC.).
(23) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 141
AJUGA Linn.
A. Hildebrandtii Brig. sp. nov. — Herba robusta, ramosa ramis
adpresse pilosulis. Folia oblonga, apice obtusa, marginibus grosse sinuato-
crenatis parum convexis, basi in petiolum decurrentia, utrinque viridia
adpresse et sparse pilosula, nervatione simplice parum evidente. Spicas-
trum breve, compactum, verticillastris confertis multifloris, bracteis +
integris floribus æquilongis vel parum longioribus, floribus sessilibus vel
subsessilibus. Calix campanulatus, tubo occulte nervoso viridi pubescente,
dentibus angustis crassis acutis. Corolla tubo parum exserto, faucem
versus ampliato, labro brevissimo emarginato, labiolo patulo, lobis latera-
libus rotundatis medio post unguem brevem in pleuridias duas diver-
gentes late truncato-obovatas margine crenulatas, ditissime nervosas,
sinu sat profundo separatas evoluto. Genitalia exserta.
Caulis internodia media 3-5 em. longa. Foliorum lamina superficie
4-6 X 2-3,5 cm., petiolo 0,5-1,5 cm. longo insidens. Spicastrum 2-5 cm.
longum et circa 1,8 cm. latum. Calix ultra # mm. longus, tubo 2-3 mm.
longo, dentibus ad 2 mm. longis, maturitate + urceolatus. Corolla tubo.
> mm. longo, labro 1 mm. longo, emarginatione 0,1-0,2 mm. profunda,
labioli 5 mm. longi lobis lateralibus superficie 1,5 X 1 mm., medio
ungue 1 mm. longo et 1,7 mm. lato, pleuridiis sinu 1 mm. profundo
separatis 1-2 altis, basi 1,5 mm. apicem versus 2,5 mm. latis.
Madagascar central : Betsiléo sept., fossés à Sirabé (Hildebrandt,
n. 3569, août 1880, in herb. DC.).
L’A. Hildebrandti est voisine des A. remota Benth. et robusta Baker;
elle paraît en différer par son spicastre compact à bractées réduites.
L’A. ophrydis Benth. en diffère par la disposition de ses verticillastres
et, semble-t-il, par l’organisation de la corolle. Toutes les espèces de ce
groupe nous paraissent extrêmement rapprochées.
142
NOTE SUR LE PUCCINIA PECKIANA HOWE
PAR
Arthur de JACZEWSKI
Les téleutospores des Urédinées présentent comme on le sait une grande
variété de forme. Ces chlamydospores destinées à faire hiverner la plante
sont tantôt unicellulaires comme chez les Uromyces, bicellulaires comme
chez les Puccinia, tantôt pluricellulaires comme chez les Phragmidium,
pour ne citer que les formes les plus vulgaires. Tous ceux qui étudient
les Urédinées ont remarqué la prédominance d’un type donné de téleuto-
spores dans certaines familles végétales. Ainsi les Puccinia dominent
presque exclusivement chez les Cyperacées, les Graminées et les Compo-
sées, les Uromyces chez les Euphorbiacées, les Chenopodiacées et les
Papilionacées. La connexion entre les téleutospores d’un type spécial et
la plante sur laquelle elles parasitent est encore plus frappante dans cer-
tains cas. Ainsi sur les Salicinées et les Betulacées on ne trouve que des
Melampsora. Les Ravenalia se tiennent exclusivement sur les Légumi-
neuses. Les Gymnosporangiums forment leurs téleutospores seulement
sur les Légumineuses; enfin les Phragmidium sont limités à la famille
des Rosacées et y jouissent pour ainsi dire d’un monopole. Il est très
rare en effet de trouver sur les plantes de cette famille une autre forme
téleutosporée que celle d’un Phragmidium. D'après Ludwig, ’Uromyces
Alchemillæ (Pers.) très fréquent sur l’Alchemille serait aussi une forme
atténuée d’un Phragmidium. Tout en constatant le fait il serait encore
prématuré d’en tirer des conclusions, mais il est probable que cette con-
nexion résulte d’une sorte d'adaptation du parasite à la plante qu’il enva-
hit et que cette adaptation lui assure la domination exclusive par une
plus grande résistance. Quoiqu'il en soit, si nous examinons le genre
Rubus nous y trouvons indiqué un certain nombre de Phragmidium
(2) A. DE JACZEWSKI. NOTE SUR LE PUCCINIA PECKIANA HOWE. 143.
(Ph. Rubi, Ph. violaceum, Ph. gracile, etc.), ensuite le Chrysomyxa albida
Kühn, le Puccinia Peckiana Howe et trois espèces d’Uromyces découvertes
par Lagerheim dans l'Amérique du Sud.
Les Phragmidium Rubi (Pers), Ph. violaceum (Schultz) et Ph. Rubi
Ideai (Pers.) sont excessivement fréquents en Europe. Le Puccinia Pec-
kiana Howe a été découvert en Amérique par Howe el Gérard sur Rubus
strigosus et Rubus occidentalis, il faut aussi ajouter comme synonyme à
cette espèce le Puccinia tripustulata Peck., sur Rubus villosus et se
distinguant de P. Peckiana seulement par son habitat (voir Twenty-
fifth Report on the State Museum of the State of New-York, Synopsis
of New-York Pucciniæ Peck. Planche Il, dessins 9 et 10). Nawaschin a
ensuite retrouvé le Puccinia Peckiana sur Rubus saxatilis dans les envi-
rons de Moscou, et c’est je crois la premiere fois que ce champignon a
été signalé en Europe d'abord et ensuite sur ce substratum. Dans une
communication présentée, en 1892, à la Société des naturalistes de Saint-
Petersbourg, Tranzschel, assistant au Jardin botanique de cette ville, dit
qu'ayant ensemencé des feuilles de Rubus saxatilis avec les chlamydo-
spores de Cæoma nitens Schw. il a obtenu comme résultat le Puccinia
Peckiana. Le Cæoma nitens Schw. se trouve sur les feuilles de différents
Rubus dans l'Amérique du Nord et en Sibérie. Il a aussi été signalé dans
le nord de la Russie par Tranzschel, si je m'en souviens bien dans le
gouvernement de Wologda.
Il y a quelques semaines, M. Müller, d’Argovie, ayant eu l'extrême
bonté de me donner un grand nombre de champignons recueillis par lui
dans les environs de Genève et en Savoie et non encore déterminés, je
trouvais parmi eux quelques feuilles de Rubus saxatilis avec un champi-
gnon que je reconnus tout de suite pour ne pas être Phragmidium Rubi
Winter qui se rencontre généralement sur ces feuilles. Ayant examiné ces
échantillons au microscope, je trouvais des amas minuscules de téleutos-
pores longtemps recouverts par l’épiderme, le boursouflant et le percant
ensuite au sommet. Ces amas se trouvent épars à la face inférieure des
feuilles et ne sont pas visibles au premier abord. Les téleutospores sont
lisses, bicellulaires, peu ou pas étranglées, brunes, fixées sur un pied
court, hyalin qui se détache facilement de la chlamydospore. Celle-ci n’a
pas d’épaississement au sommet, et affecte les formes les plus variées,
tantôt ovoide, tantôt anguleuse, toujours arrondie au sommet. Elle est de
40-50/22,5-25-30 v. La cellule supérieure est munie au sommet d’une
petite pustule hyaline, souvent difficile à apercevoir. Une pustule ana-
logue se trouve aussi quelquefois au coude anguleux de la cellule infé-
144 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
rieure, et on en voit souvent une troisième à la place du pédicelle lorsque
celui-ci est détaché. A tous ces caractères il est facile de reconnaître le
Puccinia Peckiana; seulement, on n’y voit pas la tache anguleuse jaunätre
sur lesquelles doivent, d’après Peck et Saccardo, se trouver les amas de
teleutospores. Tl est vrai que ces mêmes auteurs ajoutent que les taches
sont nulles quelquefois. La comparaison de mes échantillons avec les
échantillons types d'Amérique (Ellis, North American Fungi n. 216;
A. B. Seymour and F.-S. Earle, Economic Fungi n. 26 in Herb. Boissier)
ne me laisse plus aucun doute au sujet de l'identité de ces champignons,
dont voici la reproduction d’après les individus suisses :
Grossissement 1/650.
A ma connaissance, c’est la première fois que le Puccinia Peckiana
Howe est signalé en Suisse et dans les pays voisins. Le fait n’a rien de
particulier par lui-même et il arrive tous les jours que des espèces nou-
velles soient mentionnées dans une localité. Mais ce qu'il est intéressant
de constater à ce sujet c’est que l’extension des espèces parasites n’a
pour ainsi dire pas de limites. Toutes les circonstances extérieures capa-
bles d’influencer les autres plantes sont sans action sur elles, et leur
propagation ne dépend que d’une chose, la présence de l'hôte. Le Pucei-
nia Malvacearum vient partout où il y a une mauve. Le Melampsora
Salicis se trouve aussi bien dans les pays chauds qu’au Spitzberg, dans la
vallée qu’au sommet des Alpes. Quand il s’agit de champignons para-
sites on ne doit pas dire — cette espèce n'existe pas dans ce pays —
mais — celte espèce n’a pas encore été trouvée.
Montreux, 6 février 1894.
Le soussigné a lintention de commencer cet été la
publication d’une collection de champignons de Russie
sous le titre : Fungi Rossiæ Exsiccati.
de La collection paraîtra en fascicules de 50 numéros
= appartenant aux différents groupes, principalement aux
Ascomycètes, aux Hyménomyceètes et aux Urédinées. Les
7 personnes désireuses de souscrire à cette publication
sont prices d’envoyer leur adhésion le plus tôt possible,
afin que le chiffre des souscriptions puisse être fixé au
* moins approximativement.
_ Le prix de chaque fascicule sera de 10 francs.
_ Anvuur DE JACZEWSKI
: à MONTREUX (Vaud), Suisse.
BULLETIN
DE
E FHBRBIER BOTISSEEZ
SOUS LA DIRECTION DE
EUGENE AUTRAN
Conservateur de l’Herbier.
Tome II. 1894.
Ce Bulletin renferme des travaux originaux, des notes, ete., de botanique syste-
matique générale. Il forme chaque année un fort volume in-8° de 600 pages
environ avec planches. Il paraît à époques indéterminées.
Les abonnements sont reçus à l'HERBIER BOISSIER, à CHAMBESY près Genève (Suisse).
OBSERVATION
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de l’Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
BULLETIN
DE
L HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGÈNE AUTRAN
CONSERVATEUR DE L'HERBIER.
(Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.)
Tome Il. 1894.
N° 3.
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[IL -- H. Schinz. — BEITRÄGE ZUR KENNTNIS DER AFRI-
KANISCHEN FLORA (Neue Folge). I. Mit Beiträgen
von Dr ©. Kunrze (Berlin), Dr Th. Lossener (Berlin),
D' O0. Horrmann (Berlin), RoLre (Kew), Prof. KoERnIcke
(Bon) Prof-.Hanz SCHINZ (Zurich)... vo
APPENDIX No Il.
IV. — &. Schweinfurth. — Sammlung Arabish-Æthiopischer
Pflanzen. — Ergebnisse von Reisen in den Jahren 1881,
Pages
1888, 1880, 1891 und 1892 (a swvre)............... 1 à 48
PLANCHES CONTENUES DANS CETTE LIVRAISON :
PLANcHE 1. — Chetonema irregulare Nowakowski.
Pranche 2. — Neoluderitzia sericeocarpa Schinz.
. Pranche 3. — Rhynchosia Woodii Schinz.
PLANCHE %. — Pituranthos scoparius B. et H. et chloranthus B. et H.
ER
gne année. NS. Mars 1804.
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BULLETIN DEE LHERBIER BOISSIER
MES
EXCURSIONS RHODOLOGIQUES DANS LES ALPES
EN 1891 ET 1892
PAR
Francois CRÉPIN
(Suite et fin)
1892
La premiere partie de mes excursions en 1892 a été faite en compa-
gnie de quelques alpinistes du Club alpin belge. Avec ceux-ci, je suis
successivement passé à Ilanz, Vrin, Vals-Platz, Hinterrhein, San-Ber-
nardino, Bellinzona, Olivone, le Lukmanier, Dissentis, Andermatt et
Münster en Valais. De cette dernière localité, je suis allé, avec un de
mes compagnons aux Plans-de-Frenières, puis à Genève. Parti de
Bruxelles le 28 juillet, je suis rentré en Belgique le 30 août.
Pendant ce voyage, j’ai recueilli 102 numéros de Rosa, dont 47 seu-
lement sont représentés dans l’Herbier de Roses (385-431). Les
n° 432 à 506 de cette collection ont été récoltés par mon zélé collabo-
rateur de l'Isère, M. J-.F. Bernard. Ce jeune botaniste, auquel je dois
de sincères remereiments, a été fort heureux dans ses dernières recher-
ches. Grâce à son activité et son excellent coup d'œil, mon Herbier de
Roses s’est enrichi de formes pleines d’intérêt.
Comme par le passé, j’ai composé deux exemplaires de cette collec-
tion, qui sont allés rejoindre les fascicules précédents dans l’herbier de
M. Burnat et dans l’herbier du Musée de Vienne,
Beaucoup de numéros des récoltes de 1892 ont été distribués à mes
correspondants.
BULL. HERB. BOISS., mars 1894. À 10
146 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (26)
Iianz (718 mètres d'altitude).
(30 et 31 juillet et 4er août.)
La matinée du 30 juillet fut consacrée à une petite course dans le bas
de la vallée de Lugnetz.
Vers la vieille église de St-Martin, je trouvai : R. glauca Vill., R. co-
rüfolia Fries et PR. rubiginosa L.
Plus haut, non loin du hameau de Castelberg, je récoltai plusieurs
formes du À. uriensis Lag. et Pug. (414, 415 et 416). Dans le n° 414, les
glandes sous-foliaires sont rares; dans le n° 416, ces glandes paraissent
faire défaut; enfin dans le n° 416, il n’en existe aucune trace, ce qui
peut, du reste, se prévoir par les dents simples des folioles. A Tlanz et
aux environs, à Olivone et à Dissentis, je me retrouvais dans la région
du À. uriensis, cette espèce subordonnée dont le facies est ordinaire-
ment caractéristique, mais dont les caractères variables embarrassent
parfois pour la distinguer du R. corufolha. J'ai lieu de penser que ces
deux espèces subordonnées passent de l’une à l’autre par des variations
intermédiaires et qu'il n’est guère possible de tracer entre elles une
ligne de démareation bien nette. Il est en quelque sorte indispensable
d’avoir étudié le PR. uriensis sur le vif pour le reconnaître sous ses
diverses transformations. Nous verrons, à Olivone, cette espèce se pré-
senter sous des variations qui ne laissent pas que d’embarrasser sin-
gulierement l'observateur.
L'après-dînée, je fis une promenade en remontant la route vers
Dissentis, mais, arrêté par les haies qui bordent la chaussée entre les
villages, je ne découvris rien digne d’être consigné. Du reste, dans le
fond des grandes vallées occupé par des champs cultivés ou des prairies,
on trouve ordinairement peu de rosiers. Ceux-ci recherchent surtout les
pentes accidentées.
Le lendemain, dimanche, nous sommes allés faire une excursion sur
les hauteurs de la rive gauche du Rhin, à Ruschein, Ladir et Fellers.
Vers Ruschein, J’observai : À. dumetorum Thuill., R. coriifolia Fries et
R. glauca Vill. Près de Ladir, je récoltai le À. wriensis Lag. et Pug.
(417). Au delà de ce village, à l'entrée d’un bois, je vis un très grand
buisson de Æosa (400) dont l'identification spécifique m'avait rendu
(27) F. CRÉPIN. EXCURSIONS RHODOLOGIQUES DANS LES ALPES. 147
perplexe. Des tiges élancées, des ramuscules florifères grêles et allon-
gés, des pédicelles assez longs m'y avaient fait tout d’abord mécon-
naître une variation du R. uriensis qu'il paraît bien être. Il est vrai-
semblable que ces différences sont dues à l’exposition ombragée du
buisson. Quelques fleurs tardives montraient des pétales d’un rose vif.
Le n° 401, recueilli au-dessus de Luvis, le jour suivant, est une varia-
tion du À. uriensis assez semblable au n° 400 : comme celui-ci, il erois-
sait à une exposition ombragée.
Le 1” août, nous partions à 6 heures pour faire l’ascension du Piz
Mundaun (2065 m.). Au-dessus de Luvis (1000 m.), on rencontre d'assez
nombreux buissons de rosiers : A. corufolia Fries, R. glauca Vill.. R.
alpina L., R. uriensis Lag. et Pug. (401).
Du sommet du Piz Mundaun, le panorama est remarquable. Le
temps etant fort beau, nous nous installons A notre aise sur une pente
gazonnée pour y déjeuner.
La descente vers Villa est rapide. Nous traversons d'immenses pätu-
rages, malheureusement privés pour moi de tout buisson de Rosa. Vers
le hameau, je trouve seulement quelques pieds de R. corüfolia Fries,
espèce que J'ai revue vers Vrin. La vallée de Vrin, au fond de laquelle
coule le Valser-Rhein, est ou paraît être pauvre en fait de Rosa, du
moins dans toute la zone traversée par le chemin.
Vrin (1454 m.) est un tout petit village à peine connu des alpinistes.
Nous y recevons l’hospitalité dans une modeste auberge tenue par un
grand et solide garçon, à l’air intelligent, qui cumule le métier d’auber-
giste avec les fonctions de maître de poste. Nous apprimes qu'il oceu-
pait dans l’armée fédérale un grade élevé, celui de major. Dans les par-
ties reculées de la Suisse, dans les hautes vallées, l'étranger non initié
aux mœurs et au régime politique du pays, peut aisément se méprendre
sur la position sociale des montagnards qu'il rencontre. Vous acceptez
parfois les offres que vous fait un porteur; n’allez pas croire que
celui-ci est un pauvre diable. Il pourrait être un fort honorable et assez
gros propriétaire qui ne trouve rien d’humiliant à vous accompagner
en portant votre sac. Tel était celui qui nous guida, l’an dernier, de
Vissoye à Evolena. En passant à Gremenz, son village, où il est un des
hommes importants de la municipalité, il nous fit descendre dans sa
cave pour nous faire apprécier le vin d’un eru qu'il possède dans le Bas
Valais. Autre exemple : déjeunant à Vigens, au retour de Vrin, nous
réglons nos dépenses et remettons huit sous de pourboire au brave
aubergiste qui nous servait. Celui-ci vint nous conduire à mi-chemin
148 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (28)
d’Igels, afin de nous renseigner sur la direction à suivre pour gagner
Furth : chemin faisant, il nous apprit qu'il était le juge de paix de la
contrée !
A la soirée, le temps devint mauvais. Une grosse pluie se mit à tom-
ber et continua toute la nuit. Il était entré dans nos projets d'aller à
Vals-Platz par le col qui se trouve à l'extrémité de la vallée, mais la
persistance de la pluie nous forca, le lendemain, de prendre la poste
x
pour regagner la vallée de Lugnetz, afin de pouvoir arriver à Vals-
Platz par la diligence. Heureusement qu’arrives à Vigens, le soleil
reparut et que de la nous pümes continuer pédestrement notre voyage.
En descendant de Vigens à Igels et en nous rapprochant des bords du
torrent fortement encaissé, le sol est fortement mouvementé et à mon
grand contentement Je vois reparaitre des rosiers : À. pomifera Herrm.,
R. corüfolia Fries, R. glauca Vill. Au-dessus de Furth, je consigne
dans mon carnet la présence des R. corüfolia Fries, R. rubiginosa L.
et À. uriensis Lag. et Pug. (418).
Il
Vals-Platz (1248 m.).
(3 et 4 août.)
La flore des environs de Vals-Platz est des plus intéressantes. Beau-
coup d'espèces rares s’observent sur toutes les montagnes des alen-
tours. L’exeursion que nous avons faite Jusqu'à Zervreila (1780 m.),
nous a fait rencontrer une végétation très riche et très variée, mais à
peine l’ombre d’un Rosa. Ce n’est qu’au voisinage de Zervreila que j’ai
aperçu quelques pieds du R. alpina. Le rhodologue fera bien de négli-
ger, dans ses itinéraires, les localités où je suis passé depuis Ilanz,
comme aussi Hinterrhein et San-Bernardino, où je n’ai pas été plus
heureux qu’à Vals-Platz. La stérilité des deux avant-dernières localités
me dispense done de leur consacrer un paragraphe spécial.
(29) F. CRÉPIN. EXCURSIONS RHODOLOGIQUES DANS LES ALPES. 149
III
Olivone (892 m.).
(7-9 août.)
Partis de Bellinzona le 7 août par le premier train, une voiture prise à
Biasca nous amenait vers midi à Olivone. Cette charmante localité était
ce jour-là — un dimanche — en pleine fête. Partout des drapeaux, des
oriflammes, même des ares-de-triomphe. Il y avait réunion des tireurs
de la contrée. A notre arrivée à l'hôtel, ceux-ci banquetaient dans les
jardins, où une immense table avait été dressée à l’ombre des arbres.
Quelle animation, quelle joie, quelles acelamations après les toasts! Et
aussi, à la soirée, quelle attention impatiente lors de la proclamation
des noms des heureux gagnants, des plus habiles tireurs! Les prix
étaient exposés depuis le matin à la curiosité du public. Les objets les
plus disparates se coudoyaient : une magnifique enluminure à côté
d’une beche solide, une pendule dorée à côté d’un énorme saucisson,
une caisse de bouteilles de liqueurs, à côté d’un brillant attifet..... Mais
ce qui est original à la distribution des prix, c’est que chaque gagnant,
à la proclamation de son nom, doit choisir un lot sur le champ et sans
aucune hésitation. C’est à ce moment qu'il doit bien viser, pour ne pas
saisir un objet de quatre sous au lieu d’une bonne pièce. Il est vrai que
les malins étaient venus faire, dès le matin, l'inventaire des lots et qu’en
outre leur femme, leur fille ou leur sœur est là pour diriger leur tir.
Que les rhodologues, mes confrères, me pardonnent cette petite
digression, qui les reposera peut-être un peu des sèches énumérations
botaniques.
Vers cinq heures, j'allai faire une reconnaissance au-dessus de
Scona, à une demi-lieue d’Olivone. Parmi les nombreux buissons qui
croissent sur les pentes assez escarpées derrière Scona, J'ai trouvé une
forme ou plutôt une série de variations qui m'ont tout d’abord dérouté.
Les n° 423, 424 et 427 de l’Æerbier de Roses représentent quelques-
unes de ces variations. L'absence de pubescence sur les feuilles et une
moindre villosité des capitules sigmatiques m’avaient empêché d'y voir
des formes glabres du R. uriensis. Ce n’est qu'après avoir soigneuse-
ment étudié toutes les variations que cette dernière espèce présente
dans la région d’Olivone, que j'ai acquis la conviction que les variations
150 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (30)
à feuilles glabres en question appartenaient bien au R. uriensis ou en
derivaient. Cette glabréité des feuilles n’est pas nouvelle; je l’ai déjà
signalée à propos du AR. uriensis du Haut-Valais. A Scona, ces varia-
tions glabres croissent en mélange avec des variations plus ou moins
pubescentes, à folioles glanduleuses (422) ou non glanduleuses en des-
sous. Il me paraît à peu près certain qu'un botaniste qui n’aurait pas
étudié, comme je l’ai fait, les variations du R. uriensis dans les envi-
rons d’Olivone, ayant à juger certaines de ces variations glabres, se
trouverait bien embarrassé pour les identifier spécifiquement. Peut-être
serait-il tenté d’y voir des variations du R. canina L. du groupe du
R. verticillacantha Auct. Olivone est certainement une région où l’on
peut admirablement suivre toutes les modifications que peut éprouver
le R. uriensis. Celui-ci est répandu dans tous les environs de la localité;
on le retrouve assez abondant à Campo, et de l’impériale de la diligence
qui nous conduisait à Dissentis, J'ai pu remarquer qu'il était commun
sur les montagnes vers l’altitude de 1400 mètres à partir du Camperio.
A une altitude assez élevée, cette espèce m'a paru être toujours pubes-
cente; ce n’est probablement que vers le fond des vallées qu'il arrive à
perdre sa pubescence et qu'il éprouve diverses modifications capables
de le faire méconnaître.
Dans cette même localité de Scona, j'ai observé plusieurs buissons
des À. rubiginosa, R. micrantha et R. canina.
Olivone est dominé au nord par deux montagnes assez élevées, la
Toira (2101 m.) et le Sosto (2221). Comme il ne se trouve pas de
guides à Olivone et qu’un guide est assez nécessaire pour l’ascension
du Sosto, nous choisissons la Toira pour exercer nos jarrets. Le 8 août,
nous partons d’assez bon matin pour Campo, en suivant un chemin
tout récent qu’on a entaillé en pleine roche vive aux flanes escarpés de
la Toira. Cette route, de construction très hardie, domine pendant une
demi-heure de marche le torrent qui écume dans l’etroite et profonde
fissure creusée aux pieds de la Toira et du Sosto. Cette gorge est d’un
très grand caractère. Au sortir de celle-ci, on se trouve en face d’une
immense combe dominée, au nord, par les hautes montagnes de la rive
droite du Rhin-Antérieur. Bientôt nous arrivons au petit et pittoresque
village de Campo. Au-dessus de celui-ci, se rencontrent d’assez nom-
breux buissons de rosiers : À. uriensis Lag. et Pug., R. corufolia Fries,
R. pomifera Herrm., R. glauca Vill. et R. alpina L.
Du sommet de la Toira, la vue s’etend au loin vers le midi sur toute
la region montagneuse jusqu’au lac Majeur; on domine, à une grande
(31) F. CREPIN. EXCURSIONS RHODOLOGIQUES DANS LES ALPES. 151
hauteur, tout le val Blenio et le cours du Brenno. La flore du massif
de la Toira, fort interessante par ses especes rares, merite de faire
l’objet des recherches des botanistes tessinois.
Nous redescendons par les pentes escarpées au-dessus de Somascona.
Dans les taillis dominant ce hameau, je rencontre des buissons de
R. glauca Vill. (407)'. R. uriensis Lag. et Pug. (420) et R. micrantha
Sm. Pius bas, au-dessus de Scona, j'ai récolté plusieurs variations de
R. uriensis Lag. et Pug. (419. 428 et 429) et de R. glauca Vill.
Cette journée avait été magnifique; un beau soleil qui, à la montée
de la Toira, nous avait fait passablement transpirer, n'avait cessé d'illu-
miner les montagnes. Mais, le lendemain, le temps fut détestable surtout
durant la matinée. Je me risquai cependant, sans cartable bien entendu,
à passer en revue les nombreux buissons qui se trouvent dans le lit ro-
cailleux du torrent en amont du pont et sur la pente située au-dessous
du chemin de Campo. Là reparaissent, parmi des buissons pubescents,
des pieds assez nombreux de la forme du À. uriensis (425-426) à feuilles
glabres. Croissant à un niveau plus bas qu'à Seona, la maturation de
cette forme est plus avancée et je pus mieux juger de l'allure des
sépales après l’anthèse. Iei, les sépales, sur les réceptacles déjà forte-
ment grossis, n'ont pas l’air de se redresser franchement comme dans le
type : ils sont étalés. Au point de vue où nous nous sommes placé
pour juger des À. subcanina, R. subcollina et R. Chavini, il faudrait,
pour être logique, distinguer ces formes glabres rapportées précédem-
ment au À. wriensis et en constituer un petit groupe qui serait, à ce
dernier, ce que le R. subcanina est au R. glauca, ce que le A. subcol-
lina est au R. corüifolia, ce que enfin le R. Chavini est au R. montana.
Comme j'ai donné à l'entendre, il est vraisemblable que ces variations
glabres, à sépales étalés au début la maturation, à styles moins velus, se
sont produites sous l’action d’un climat moins rude, en perdant ainsi
plus ou moins le cachet des races montagnardes. C’est là une hypothèse
assurément, mais cette hypothèse ne semble pas sans fondement. On
pourra y objecter qu'à côté de ces formes glabres, il existe, au même
niveau et en mélange, des variations pubescentes et typiques, mais
contre cette objection, on peut invoquer, pour les variations glabres
en question, une installation plus ancienne que celle des variations
pubescentes, qui, descendues des niveaux élevés, n’ont pas encore eu le
! Dans l’Herbier de Roses, ce numéro a été indiqué par erreur comme prove-
nant de Campo.
152 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (32)
temps, de perdre leur pubescence et leur facies montagnard. Il serait
bien intéressant de séjourner à Olivone pour suivre pas à pas les
modifications ou transformations qu’eprouve le À. uriensis à mesure
qu'il descend au fond des vallées.
En voyant le n° 425 et plusieurs autres numéros de cette série de
R. uriensis à feuilles glabres, le spécialiste non prévenu ne serait pro-
bablement pas tenté de les rapprocher de cette espèce, tant leurs difie-
rences paraisssent frappantes. Il faut avoir été sur le terrain, avoir pu
comparer entre elles de nombreuses variations, pour saisir les rapports
daffinité existant entre elles et l’espèce dont je les crois dérivées.
Quand on voit ce qui se produit dans nos Alpes d'Europe parmi les
espèces dites subordonnées, peut-on s'étonner des confusions spécifiques
concernant des espèces subordonnées d’autres massifs montagneux, du
Caucase par exemple, seulement représentées dans les herbiers par des
matériaux peu nombreux ou incomplets? Ce n’est qu'à la longue, après
avoir étudié sur place, 4x situ, que l'observateur parvient à se rendre
assez maître de ces espèces subordonnées qui font souvent le désespoir
du monographe. Ces espèces subordonnées ne sont en réalité que des
ébauches d'espèces, ébauches assez reconnaissables dans leurs varia-
tions les plus accentuées, mais devenant incertaines à leurs limites à
cause de lexistence de formes qui semblent les relier encore plus ou
moins étroitement les unes aux autres. Ceux qui ne voient, dans la phy-
tographie, qu'une simple science de classement, comme elle l'était jadis,
trouveront peut-être qu’on perd son temps a vouloir déchiffrer les
petites associations naturelles constituées au sein des groupes spéci-
fiques de premier ordre, et qu'il serait plus pratique, plus utile, de
réduire tous ceux-ci au rang de simples variétés, comme on le faisait
autrefois. Mais ce serait retomber dans la science empirique des anciens
descripteurs et le progrès exige des recherches autrement approfondies,
dans le but de pouvoir assigner, à chaque groupe naturel d'individus,
son rang véritable et sa vraie place.
Le temps s'étant un peu remis, j'allais, après le déjeuner, faire une
course autour de Marzano, en face d’Olivone. Je rencontrai successive-
ment des buissons assez nombreux, surtout au-dessus du village. J'ai
bien regretté de n'avoir pu faire que passer au milieu des richesses
rhodologiques de cette localité, où j'ai observé les espèces suivantes :
R. coriifolia Fries, R. glauca Vill (406) sous diverses variations,
R. subcollina (412), R. uriensis Lag. et Pug. (421), R. graveolens Gren.,
R. micrantha Sm., R. rubiginosa L., PR. pomifera Herrm.
(33) F. CRÉPIN. EXCURSIONS RHODOLOGIQUES DANS LES ALPES. 153
Dans tous les environs d’Olivone, le R. glauca se présente sous des
variations qui rappellent un peu le R. montana Chaix : dents compo-
sees-glanduleuses, pédicelles et sépales glanduleux, parfois folioles à
nervures secondaires glanduleuses.
Je n'ai pas vu à Olivone et aux environs d’Ilanz aucune trace de
L. montana Chaix et de R. rubrifolia Vill.
A la soirée, nous montions dans la diligence qui devait nous conduire
à Dissentis. Pour des botanistes et surtout pour des elubistes, c’est une
course à faire à pied. Mais le temps était devenu trop incertain pour
tenter pédestrement le passage du Lukmanier. Bientôt la pluie se mit à
tomber de nouveau et la montagne fut complètement plongée dans
une épaisse brume. Nous pümes cependant reconnaître que la région
parcourue était extrêmement remarquable par ses mouvements orogra-
phiques, surtout à la descente vers la vallée du Rhin-Antérieur.
IV
Dissentis (1150 m.).
(10-12 août.)
La florule rhodologique de la région de Dissentis était déjà assez
bien connue par les recherches que M. R. Keller y avait faites au mois
de juillet 1889, recherches dont j'ai donné sommairement le résultat à
la fin de Mes excursions rhodologiques en 1889 et sur lesquelles, du
reste, M. Keller, lui-même, a publié une notice (Conf. Botanisches Cen-
tralblatt, 1889).
Le temps pluvieux ne me permit, la première Journée, que deux
petites courses dans le voisinage du village, où je trouvai : À. glauca
Vill., R. corüfolia Fries (410) sous diverses variations, PR. subcollina,
R. subcanina, R. uriensis Lag. et Pug. (413), R. rubiginosa, R. graveo-
lens Gren., À. tomentosa Sm. (un seul buisson), PR. alpina L.
Le lendemain, nous primes comme but de promenade les bains de
Tenig dans le val Somvix, où nous sommes alles par la rive droite du
Rhin.
Vers Cavardires, dans une pente boisée à gauche du chemin, J'ai vu
un énorme buisson de 2. salævensis Rap. (392), hybride qui n'avait
pas encore été signalé dans la région de Dissentis. Entre Cavardires et
154 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3%)
Perdomet, on rencontre le À. rubrifolia, qui s’y trouve en magnifiques
buissons soit en deçà, soit en delà de ce dernier hameau. L’un de ces
buissons (402) appartient à cette singulière variation que M. R. Keller
avait déjà recueillie à Plata en 1889, dont les pétioles sont assez densé-
ment pubescents tout autour et la côte médiane des folioles plus ou
moins pubescente. La présence de pubescence sur les feuilles de ce type
est un fait d’une extrême rareté.
Devant suivre mes compagnons d’un pas assez rapide, J'ai eu à peine
le temps de jeter un coup d’œil à gauche et à droite du chemin, de
sorte que je n’ai pu guère juger de la composition de la florule rhodo-
logique des pentes boisées entre Perdomet et le val Somvix. D’après le
peu que J'ai vu , je pense que les environs de ce dernier village ne man-
quent pas de nombreux buissons de rosiers, parmi lesquels il y a sans
doute des formes intéressantes à étudier.
Le val Somvix est trop encaissé, trop étroit, du moins dans sa partie
inférieure, pour offrir de bonnes stations rhodologiques. J’y ai aperçu
quelques rares buissons de R. glauca Vill. Vers le Teniger Bad
(1273 m.), je n’ai rencontré aucun Rosa.
Dans une même région, les vallées ou les gorges, assez rapprochées les
unes des autres, et ayant la même direction aux flancs d’une chaîne ou
d’un massif montagneux, peuvent différer énormément entre elles sous
le rapport rhodologique. Telle est très riche, telle autre peut être
absolument stérile ou très pauvre, quoique la composition géologique
du terrain et l'exposition soient les mêmes de part et d'autre.
Nous sommes revenus à Dissentis par Somvix, où nous avons pris la
grand’route. Le long de celle-ci, je n’ai observé aueun Rosa digne d’être
consigné dans mon carnet.
Pendant la journée, le temps était resté fort incertain : ciel nuageux
et pluie à des intervalles assez rapprochés. Nous commencions à croire
que tout le mois d'août resterait peu favorable aux elubistes et rendrait
à peu près impossibles les ascensions et même les simples excursions
dans la haute montagne. Heureusement, le mauvais temps cessait brus-
quement ce soir même, et tout le reste de notre voyage, à part une seule
journée, fut fait sous un ciel clément.
Le 11 août matin, nos bagages enregistrés à la poste à destination
d’Andermatt, nous partions gaiment et bien disposés vers l’Oberalp.
Pendant que l’un de nous s’oceupe de temps en temps à braquer son
appareil photographique sur l’un ou l’autre point de vue, je récolte çà
et là des spécimens. Vers Segnas, j'ai rencontré À. wriensis Lag. et
(35) F. CRÉPIN. EXCURSIONS RHODOLOGIQUES DANS LES ALPES. 155
Pug., R. glauca Vill., Re. corüfolia Fries, À. ponufera; vers Sedrun :
R. rubrifolia Vill. et R. pomifera Herrm. Cette dernière espèce est
assez commune au-dessous de Tschamut. Plus haut, les rosiers dispa-
raissent, pour ne reparaitre qu’à la descente du col au-dessus d’Ander-
matt : À. pomifera Herrm. Cette dernière espèce existe au-dessus de
téalp, le long de la route de la Furka.
Voitures d’Andermatt au glacier du Rhône, nous arrivons, le 13 août,
en poste à Münster vers la soirée.
y
Münster (1380 n.).
(13-15 août.).
En nous arretant a Münster, J'avais moi pour but principal l'étude
des roses de la contrée et mes compagnons, celui de l’aseension du
Leeftelhorn et du Galenstock.
Comme Münster et les localités voisines ont été assez souvent visitées
par les botanistes suisses, je n’avais pas l'espoir d’y faire la découverte
de choses nouvelles : je désirais seulement y examiner en place le
R. cinnamomea L. et des hybrides de R. alpina et R. pomifera déjà
recueillis là par plusieurs rhodologues.
Avant de souper, je fis une courte promenade sur les pentes occupées
par des champs cultivés au nord-ouest du village, où je rencontrai en
abondance le R. pomtfera Herrm. sous diverses variations.
Le lendemain, nous partions de grand matin pour faire l'ascension
du Leeffelhorn (3090 m.), ascension qui se fit par un temps splendide.
A part le À. pomifera Herrm., je ne vis rien à inscrire en fait de ÆRosa.
Le jour suivant, mes amis m’ayant laissé libre de suivre mes goûts
botaniques, je m’empressai d'aller visiter le versant montagneux dans
la direction de Reckingen. Cette petite région accidentée est, par places,
très-riche en buissons de rosiers. Les R. pomifera Herrm., R. corüfolia
Fries, À. glauca Vill. et À. alpina L. y sont communs ou assez com-
muns. Au-dessus de Reckingen, je vis des colonies de R. cinnamomea
L. (385) dans un parfait état de spontanéité; puis une collection de fort
gros buissons de À. alpina X pomifera, très reconnaissables à distance.
Les buissons ont une taille et une vigueur bien supérieures à celles de
156 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (36)
leurs ascendants. Aucun doute ne peut exister sur l’origine de cet
hybride. La forme que j’ai recueillie (389 et 390) est celle à pédicelles
et réceptacles densement hispides-glanduleux (R. longicruris Christ).
La forme à pédicelles lisses ou peu glanduleux, et à réceptacles lisses
dont on a fait le PR. gombensis Lag. et Pug. a été observée entre Reckin-
gen et Münster, mais je ne l’ai pas rencontrée. Entre ces deux formes,
il existe des variations intermédiaires. Le R. alpina X pomifera se
trouve également à Ulrichen, village situé à environ une lieue en amont
de Münster.
Je n'ai observé à Münster et à Reckingen aucune trace de À. uriensis
Lag. et Pug., ni ancun représentant de la sous-section Rubiginose.
Apres deux jours passés à Münster, il m’avait paru que d’autres
courses aux environs ne me fourniraient rien de bien nouveau. Il
importait dès lors de rechercher, avec le seul compagnon qui me res-
tait, une localité où nous pourrions aller passer quelques jours avant
notre départ pour Genève. Les Plans-de-Frenières, dans les Alpes vau-
doises, furent choisis à cause de leur réputation rhodologique. Nous
arrivions là le 16 août vers la fin de lPaprès-dînée.
VI
Les Plans-de-Frenières (1101 m.).
(17 et 18 août.)
Le petit village alpestre des Plans est situé dans une combe réelle-
ment ravissante, qui en fait un séjour extrêmement recherché. Pendant la
saison, les chalets transformés en hôtels sont bondés de familles suisses
qui jouissent la d’une tranquillité qu’elles ne trouveraient pas dans
les lieux fréquentés par le monde cosmopolite. Enserrés entre de hautes
montagnes, les Plans jouissent en été d’un climat délicieux. On y est à
l'abri du vent du nord et des courants de la grande vallée du Rhône.
Tous ces avantages m’importaient assez peu; Je n'y demandais qu’une
chose, abondance de Rosa. Sur la foi de nombreux spécimens de mon
herbier portant l'indication des Plans, je m'étais imaginé que la loca-
lité était une véritable oasis pour le rhodologue. Malheureusement mes
brillantes espérances furent bientôt déçues. I] y a bien sur les pentes
boisées dominant le hameau, à l'exposition du midi, ca et la des rosiers,
we
(37) F. CRÉPIN. EXCURSIONS RHODOLOGIQUES DANS LES ALPES, 157
mais ils ne m'ont rien présenté de fort remarquable : R. tomentosa,
Sm., À. canina L., R. dumetorum Thuill., À. alpina L. et R. glauca
Vill. sous diverses variations. Vers le Cheval-Blane, j’ai trouvé un buis-
son de À. rubrifolia Vill.
En montant à la Croix-de-Javernaz (2106 m.), le lendemain, je n’ai rien
vu digne d’être consigné, si ce n’est le R. alpına L. qui s’eleve jusque
sur la eroupe de la Croix-de-Javernaz à l’altitude de 2000 mètres.
Dans Mes excursions rhodologiques en 1890, pages 32 et 41, j'ai
parle d’un R. alpestris des Plans-de-Frenieres d’apres des echantillons
recueillis par Rapin lui-même, échantillons que j'identifiais au R. Cha-
vini. Après avoir réexaminé ces spécimens, j'en suis arrivé à les consi-
derer comme une variation du A. glauca Vill. à folioles glanduleuses
sur les nervures secondaires, à pédicelles, réceptacles et sépales glandu-
leux. J’ai moi-même rencontré, en montant au Cheval-Blane, un buisson
de R. glauca offrant à peu pres les mêmes caractères. Favrat avait
également recueilli aux Plans-de-Frenieres ce même R. glauca, qu'il
avait rapporté au À. alpestris Rap. Il me semble qu’on doit done rayer,
du moins provisoirement, le À. Chavini de la florule rhodologique des
Plans.
Je dois signaler ici une rose recueillie par Favrat au Cheval-Blane
et distribuée par lui tantôt sous le nom de R. alpestris Rap., tantôt sous
celui de À. marginata Rap. Il sera question de cette rose dans un tra-
vail spécial consacré aux hybrides de Rosa. J'ai fait de vaines recher-
ches dans cette localité pour retrouver ce À. marginata. Peut-être n’en
existe-t-1l qu'un seul buisson.
Si les Plans pouvaient paraître une localité privilégiée au point de
vue rhodologique, cela était dû, me semble-t-il, à ce fait que maints
botanistes suisses ont passé, à plusieurs reprises, une partie de leurs
vacances dans ce lieu de villégiature. Pour occuper leur temps, ils ont
préparé de nombreux spécimens des mêmes formes de Rosa, qui ont
été largement distribuées. De la, il en est résulté que le nom des Plans-
de-Frenieres est fréquemment répété dans les herbiers et qu’ainsi on a
pu supposer cette localité tout à fait favorisée. Je n’ai certes pas vu
tous les Æosa des Plans, mais j'estime que la région ne mérite pas d’at-
tirer beaucoup l’attention des rhodologues.
Si, comme spécialiste, je quittai sans regrets ce joli et tranquille coin
des Alpes vaudoises, il n’en était pas de même du touriste. Je conseille
beaucoup à ceux qui aiment la vie alpestre, de se détourner quelques
jours de la grande route du Valais pour visiter la combe de Frenieres.
158 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (38)
Vo
Le mont Saleve (712-1374 m.).
(Genève, 19-28 août.)
Plusieurs des journées que j'ai passées à Genève ont été consacrées à
étudier les roses de l’herbier du Prodromus chez M. Alph. de Candolle,
à la préparation de mes récoltes et à faire des visites. Quatre de ces
journées ont été employées à des excursions au Salève.
La première de ces excursions fut faite, le 21 août, en compagnie de
MM. R. Buser et Schmidely. Ces deux botanistes renoneerent à une
course projetée par eux dans le Jura pour me guider sur le Salève,
qu'ils connaissent à fond et auxquels les roses sont très familières.
M. Buser n’a pas cessé, depuis plusieurs années, d'étudier les formes si
nombreuses de cette région avec le plus grand soin et avec une méthode
qui se rapproche de la mienne. M. Schmidely fut pendant plusieurs
années un amateur passionné du genre et mon herbier lui doit de
de magnifiques séries de spécimens. Je ne pouvais done me trouver en
meilleure compagnie pour réussir dans mes recherches. J’ai des remer-
cîiments bien sincères à adresser à ces deux savants, non seulement
pour les découvertes et les récoltes qu'ils m'ont fait faire, mais aussi
pour les avis qu'ils ont bien voulu me donner sur certaines formes liti-
gieuses. Me réservant de publier prochainement, dans un autre recueil,
un catalogue raisonné des Æosa de la chaîne du Salève, je ne m’eten-
drai pas en longs détails sur la florule rhodologique de cette montagne.
Au pied du Salève, vers le Pas-de-l’Echelle, mes guides m'ont fait
récolter deux variations du A. Sabini Woods (2. pimpinellifolia X to-
mentosü).
Au-dessus de Monnetier, en montant aux Treize-Arbres, je recoltai
de nombreux speeimens du 2. pimpinellifoha X alpina (386-387).
Plus haut, M. Schmidely se mit en quete de l’unique buisson de
R. sabauda Rap. qui existe sur le Saleve. Apres bien des recherches,
dans un taillis presque impenetrable le long d’un rocher, il finit par
mettre la main sur le précieux buisson, qui, étouffé par les arbres, ne
fleurit plus depuis des années. I] en detacha un rameau feuille
qu'il me remit. C’est cette unique pied qui a fourni tous les spécimens
(39) F. CRÉPIN. EXCURSIONS RHODOLOGIQUES DANS LES ALPES. 159
distribués par Rapin. Malgré les indications les plus précises que lui
avait données ce dernier, M. Schmidely a cherché pendant plusieurs an-
nées avant de découvrir cette grande rareté. Celle-ci se remontrera au
jour quand on aura abattu le taillis et alors elle refleurira sans doute
de nouveau. Dans le voisinage, m'a dit M. Schmidely, il existe çà et là
des pieds de AR. Sabini Woods. >
Nous ne tardions pas à rencontrer un grand et magnifique buisson
(399) de cet hybride, dont nous avons enlevé un bon nombre de beaux
spécimens.
Le long d’un chemin, se presenterent ensuite plusieurs buissons d’une
autre forme du groupe AR. Sabini Woods (395) que MM. Buser et
Schmidely considèrent comme ayant été produite par le croisement du
R. pimpinellifolia avec le À. omissa. Il faut savoir que le AR. pimpinel-
lifolia est d’une abondance tout à fait extraordinaire sur beaucoup de
points du Saleve et que le R. omissa y est une espèce fort répandue,
ainsi que le À. alpina.
M. Schmidely s'étant un peu séparé de nous, se mit quelques minutes
après à nous hêler. Il avait quelque chose à nous montrer de fort inté-
ressant. C'était une colonie de petits buissons (394) que M. Buser
avait découverte antérieurement et qui, selon ce botaniste, représente
des hybrides de R. alpina et R. omissa. Nous verrons plus tard ce
qu'il faut penser de cette forme extrêmement curieuse et qui serait
done nouvelle pour la science. M. Schmidely se propose de publier
cette belle trouvaille dans l’exsiecata de M. Magnier, mais il lui faudra
plusieurs années pour la récolter en nombre suffisant d'exemplaires
pour entrer dans cette collection.
Apres nous être reposés une demi-heure aux Treize-Arbres en cas-
sant une croûte et prenant un verre de vin, nous continuons notre
excursion vers le sommet de la Grande-Gorge. Mes compagnons me
conduisent vers un buisson (397) connu d’eux et qui, selon l'opinion de
M. Buser, représenterait le vrai, l’authentique R. alpestris de Rapin,
forme qu'on n'aurait plus retrouvée depuis sa première découverte.
M. Buser ne connaissait que ce seul buisson, qu'il prend pour un
R. glauca X omissa. Après l'avoir examiné avec soin, je dis à mes
amis que je croyais avoir trouvé deux buissons de la même forme
en 1891, dans des pâturages à environ un kilomètre plus bas. Nous
nous empressons de dépouiller le buisson de tous ses ramuseules fruc-
tifères ; puis M. Schmidely se met en train de détruire, à coups de séca-
teur, les tiges et les branches d’un coudrier qui menacait d’etouffer le
précieux Æosa. Nous lui venons en aide dans sa besogne de conservation,
160 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (40)
Nous rapprochant du sommet de la Grande-Gorge, mes compagnons
m'ont fait voir une colonie de petits buissons, qui, selon leur opinion,
seraient des À. pimpinellifolia X omissa (396).
Pendant que M. Buser entraîne M. Schmidely sur une pente her-
beuse pour lui montrer une des nouvelles espèces d’Alchimilla qu'il a
décrites, je fis quelques recherches dans le voisinage immédiat, où, à ma
grande satisfaction, j’eus la chance de découvrir deux buissons de
R. marginata Rap. (398), forme dont on n'avait point encore signalé
l'existence à cet endroit du Salève.
Nous avons eu un instant la velléité de pousser l’exeursion jusqu’à la
Croisette, où nous eussions pu récolter plusieurs espèces autres que
celles observées jusque là, le AR. spinulifolia par exemple, mais crai-
gnant de manquer le train de 6 heures à Veyrier, nous revinmes sur
nos pas. Du reste, je me proposais de visiter la Croisette l’un des jours
suivants.
En redescendant vers les Treize-Arbres, nous nous mettons à la
recherche des deux buissons de Rosa vus par moi en 1891 et auxquels
J'ai fait ci-dessus allusion. Parmi les centaines de buissons dispersés
dans les pâturages, il n’était assurément pas facile d'y retrouver les
deux rosiers. Heureusement, j'avais conservé un souvenir assez fidèle
des lieux, et, sans trop de peine, j'ai pu mettre la main sur les sujets
recherchés, qui montraient parfaitement encore mes coups de sécateur.
M. Buser y reconnut la forme qu'il prend pour le vrai A. alpestris de
Rapin.
A lire ce qui précède, on pourrait aisément s’imaginer que les
hybrides de Rosa pullulent au Salève, ou bien que nous avons vu les
choses avec un œil d’hybridomanes. Il n’en est rien. Le Salève est une
région exceptionnellement riche en produits bätards de Rosa, mais les
quelques douzaines de pieds d’hybrides sont noyés et comme perdus au
milieu des milliers et des milliers de buissons d’especes et de varietes
qui couvrent la montagne. Un botaniste ordinaire pourrait facilement
parcourir celle-ci en tous sens sans remarquer aucun des pieds elair-
semés d’hybrides que nous avions rencontrés; il faut être spécialiste
et avoir toujours l’attention tendue pour découvrir ces raretés.
Je rentrai le soir à Genève enchanté de cette intéressante excursion,
chargé d’un cartable à courroies tendues jusqu'aux bouts et dont le
riche contenu était certainement dû à l'expérience et au savoir de mes
deux aimables guides, MM. Buser et Schmidely.
Le lendemain, dans l’apres-diner, j’allai faire une petite excursion
=? Are
(41) F. CRÉPIN. EXCURSIONS RHODOLOGIQUES DANS LES ALPES. 16
au pied du Salève, au-dessus d’Archamps. Je rencontrai successive
ment : À. glauca Vill, R. pimpinellifolia L., R. micrantha Sm.,
R. omissa Déségl. (409), R. corüfolia Fries et R. rubrifolia Vin.
Au bas du chemin de la Croisette, je trouvai un ouvrier du Coin,
hameau dépendant de Collonges, occupé à couper des branchages
de chêne. Je lui proposai de m’accompagner le lendemain dans une
course au Salève pour porter un cartable, car je comptais faire d’abon-
dantes récoltes. Cette proposition fut immédiatement acceptée.
A l’arrivée du premier train du lendemain à Collonges, je trouvai
mon porteur qui m’attendait. Nous primes sans tarder la direction de
la Croisette, où nous arrivions deux heures après.
La Croisette est fréquemment citée sur les étiquettes des Rosa du
Salève, de façon que j'avais lieu d'espérer que je trouverais, dans cette
localité, une grande quantité de buissons et surtout les espèces qui y
sont signalées. Malheureusement, au lieu d'explorer les pentes au nord
du sommet du Salève où croissent les formes les plus intéressantes,
comme je l’ai appris plus tard de M. Buser, nous avons dépassé le
hameau pour gagner le sommet du versant opposé du Salève au-dessus
de La Muraz. Là nous avons rencontré une foule de buissons apparte-
nant, pour la plupart, à des variations du R. corüifolia Fries (409),
parmi lesquelles le Æ. rubrifolia Vill. n’est pas rare, mais je n’y trouvai
absolument rien de nouveau pour moi. Ce fut en somme une excursion
tout à fait manquée, et dont l’insuecès a été dû à mon imprévoyance.
J'aurais dû demander des renseignements précis à M. Buser sur la
direction à prendre. Pour remplir nos cartables qui restaient presque
vides, je m’attaquai à une vaste colonie de R. glauca Vill., que je cen-
turiai pour l’exsiceata de M. Magnier.
Comme on va le voir, je pris une belle revanche dans mon excursion
du dimanche 25 août. Ce jour-là, j'arrivai à Collonges par le premier
train; je montai au hameau du Coin pour retrouver mon porteur. De
là, nous longeämes le pied du Salève pour gagner le chemin des Pitons.
C’est seulement en face du Chäble que je commencai à récolter. Là les
buissons sont très nombreux et offrent de l'intérêt : PR. glauca Vill.
(403, 404 et 405) sous diverses variations, À. corüfolia Fries (411) éga-
lement représenté par plusieurs variations. Le À. rubrifohia Vill., n’y
est pas rare, le R. omissa Déségl. (431) s’y trouve en abondance, ainsi
que le A. pimpinellifolia L. Je rencontrai de nombreux buissons de
R. subcanina (408), qu'à premiere vue on eut été tenté de prendre pour
de vrais À. glauca, dont ils ont tout à fait le facies : seulement leurs
BULL. HERB. BOIss., mars 189%. 11
162 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (42)
sépales sont bien réfléchis sur les réceptacles déjà devenus assez gros
et ne montrent aucune tendance à se redresser.
Le R. rubrifolia Vill. m’offrit la ses tiges stériles à feuilles toutes
7-foliolées, chose qui me surprit beaucoup, car j'avais constaté qu’en
d’autres régions cette espèce se montre toujours, sur ses tiges de
l’année, à feuilles presque toutes 9-foliolées. Ce dernier caractère, sur
lequel j'avais appuyé, n’est done pas tout à fait constant. J’estime néan-
moins que, dans la description de ce type, on peut faire ressortir le
caractère tiré du nombre des folioles, en ayant toutefois soin de faire
une restriction.
Nous sommes ensuite montés au chalet des Convers pour boire un
verre de lait; puis nous avons suivi le chemin qui descend à travers les
taillis vers St-Blaise.
Bientöt le long de ce chemin, en face de Pommier, j’ai rencontre un
magnifique buisson de R. spinulifolia Dem. (388), deux grands buissons
de À. alpinoides Desegl. (393) et plusieurs énormes pieds de A. salce-
vensis Rap. (391). On pouvait s’apercevoir qu'on se trouvait là dans
une région à hybrides. Je regrettai bien de n’avoir pas commencé mon
excursion en partant le matin de St-Blaise. J'aurais pu explorer à l’aise
cette partie du Salève bien autrement intéressante que celle d’où nous
venions. La journée était avancée et il s'agissait de regagner au plus
vite Collonges, pour prendre l’avant-dernier train vers 7 heures. Je
m’attaque aux buissons des hybrides précités et en moins d’un quart
d'heure nous bourrons nos cartables d’au moins 150 beaux spécimens.
Ces bonnes récoltes furent les dernières que je fis.
Pour gagner du temps, nous tentons de descendre verticalement la
pente du Salève en face de Pommier en suivant une gorge boisée. Au
moment où nous croyons toucher le pied de la montagne, nous arrivons
au bord d’un à pie. Il fallut remonter peniblement la gorge charges de
nos gros paquets de plantes bien embarrassants pour se frayer un pas-
sage à travers les broussailles. Nous avions été imprudents. Jamais sur
le versant nord du Salève on ne doit inventer un chemin; il faut suivre
les seuls sentiers bien battus.
Si je récapitule les récoltes faites au Saleve, je trouve que j'y ai à
peu pres vu in situ toutes les formes intéressantes de Æosa de la célèbre
montagne. J’ai regretté de n'avoir pas eu l’occasion d’y recueillir les
R. montana Chaix et R. Chavim Rap. Ces deux espèces se tiennent
localisées sur le versant nord, où elles sont du reste très peu répandues.
els
163
UNIVERSITE DE GENEVE
LABORATOIRE DE BOTANIQUE
Prof. R. CHODAT
2me Série. — IVme Fascicule.
SUR UN ÉTAT PARTICULIER
DU
CHÆTONEMA IRREGULARE NOWAKOWSKI
PAR
J. HUBER
Assistant au laboratoire de botanique.
Planche I.
Le Chætonema irregulare est une algue verte filamenteuse du groupe
des Chætophorées, qui vit dans l’intérieur de la gaîne mucilagineuse de
plusieurs algues d’eau douce, notamment des Batrachospermes. Décou-
verte en 1877 par Nowakowski, elle a été retrouvée dans plusieurs
localités de l’Europe centrale, de la Bohême jusqu’en Hollande et aux
164 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (126)
environs de Paris. Dans un travail antérieur ' j’ai signalé cette algue
intéressante dans une localité pres de Montpellier, en pleine region
méditerranéenne. Depuis j’ai pu constater qu'elle n’est pas rare dans les
petites rivières des environs de Montpellier, qui sont en général riches
en Batrachospermes.
Mis en culture au printemps (1893), le Chætonema s'est d'abord multi-
plié beaucoup tant par zoospores, que par la fragmentation du thalle en
troncons de filaments, mode de reproduction signalé déjà par l’auteur du
genre. Après environ un mois de culture, certains Batrachospermes
étaient complètement couverts d’une végétation luxuriante du Chæto-
nema irregulare. Peu à peu ces Batrachospermes, après avoir fructifié
abondamment, commencaient à se décomposer et après trois mois de
culture il n’en restait guère que quelques prothalles fixés sur les parois
de culture; c'était sans doute le résultat de la germination des carpos-
pores. Les thalles adultes avaient disparu presque complètement et la
gelée diffluente avait mis en liberté les thalles ou des fragments de
thalles du Chætonema, qui ou bien flottaient librement entre les cristaux
de carbonate de chaux déposés à la surface de l’eau ou bien adhéraient
aux parois du cristallisoire au niveau de la surface de l’eau. Dans cet
état libre, le Chætonema présente des modifications profondes. Les poils
unicellulaires, si fréquents sur les thalles endophytes, font presque com-
plètement défaut. Certains rameaux, correspondant aux rameaux qui
donnent des zoospores dans les plantes endophytes, gélifient leur men-
brane, et leurs cellules, s’arrondissant dans l’intérieur de la gelée, con-
stituent un état palmelloïde. Comme cet état a été constaté déjà pour un
assez grand nombre de Chætophoracées, je n’ai pas besoin d’y insister.
Il joue du reste un rôle secondaire à côté d’une transformation plus
singulière que subissait la plupart des filaments du Chætonema, et qui
n’a pas encore été signalée dans le groupe des Chætophorées. Certaines
cellules d’un rameau se renflent et commencent à bourgeonner (fig. 4 b).
Les bourgeons, d’une forme hémisphérique au début, s’arrondissent plus
tard et se séparent de la cellule mêre par une cloison. La cellule fille,
pourvue d’un chromatophore et d’un pyrenoide, peut être mise en liberté
par gélification et diffluence des couches extérieures de la membrane, qui
la réunissait à la cellule mère. Il n’est pas rare de trouver un rameau
complètement couvert de ces bourgeons (fig. 10). Mais c’est sur des
1 Contributions à la connaissance des Chætophorées épiphytes et endophytes
(Annales des Se. nat., 7me série, tome XVI, p. 302).
(127) J. HUBER. CHÆTONEMA IRREGULARE NOWAKOWSKI. 165
cellules isolées ' que ce phénomène de bourgeonnement se montre de
la facon la plus singulière. Ces cellules se gonflent jusqu’à atteindre un
diamètre quatre fois plus grand que celui des cellules normales. Leur
chromatophore pariétal, pourvu de plusieurs pyrénoïdes, montre souvent
des perforations et des fentes qui le decoupent incomplètement en
plusieurs plaques polyédriques (fig. 43). Ces grandes cellules peuvent
former des bourgeons sur toute leur surface (fig. 3, 4, 5, 6.) et souvent,
notamment si elles n'étaient pas très volumineuses, elles finissent par
être complètement cachées par les cellules filles. (fig. 7.) Rarement les
bourgeons s’arrondissent immédiatement en filaments (fig. 11, 12, 15),
dans la plupart des cas ils s’accroissent, se remplissent de matière de
réserve et se séparent de leur cellule mère. Seulement l'emploi de
réactifs colorants, principalement de la vésuvine, permet alors de distin-
guer les traces gélifiées et diffluentes de la membrane qui unissait la
cellule fille à la cellule mère.
Le développement ultérieur des cellules bourgeons comme celui des
cellules mères fera l’objet d’une communication ultérieure. Comme je
l'ai indiqué dans les fig. 8 et 9, il débute par la division du contenu pro-
toplasmique en un grand nombre de cellules filles.
Si nous envisageons la formation de cellules bourgeonnantes, comme
elle s’est présentée dans la culture, sans présumer rien des choses
comme elles se passent dans la nature, nous trouvons là un passage très
intéressant d’une forme filamenteuse, pourvue de polarité, à une forme
non filamenteuse, dépourvue de polarité. Il est cependant à remarquer
que la ramification du Chætonema, même à l’état normal, est très capri-
cieuse et qu'on ne peut pas en établir les lois sinon par rapport au sub-
stratum. Ainsi les filaments de l’algue qui pénètrent dans la gelée d’un
Batrachosperme, peuvent-ils développer des rameaux dans toutes les
directions, et le caractère de cette ramification ne recoit une certaine
fixité que par le fait que les rameaux se dirigeant vers la surface de la
gelée ont, probablement par suite d’une résistance différente du milieu, la
tendance de renfler leurs cellules et de porter des poils unicellulaires.
Or les cellules terminales de ces rameaux portent souvent deux à trois
poils. Il y a done, même dans les conditions normales, une tendance à la
formation de rameaux multiples et unicellulaires, partant d’une seule
cellule. Dans les thalles ou les fragments de thalles mis en liberté, le
1 Il est probable que beaucoup de ces cellules proviennent directement de la
germination des zoospores.
166 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (128)
renflement des cellules est encore plus considerable, les poils sont rem-
placés par les bourgeons, qui, sur des cellules isolées, se développent
dans toutes les directions. J’ai constaté un phénomène analogue dans le
Blastophysa rhizopus, petite Valoniacée endophyte de l’Enteromorpha
compressa *. A l’état endophyte, les vésicules de cette plante développent
des rameaux végétatifs dans un plan déterminé par le thalle de l’Entero-
morpha. Les soies se développent dans une direction verticale sur ce plan.
Isolés et mis en culture, les vésicules du Blastophysa ne forment plus de
soies, mais des bourgeons végétatifs, partant dans toutes les directions.
1 Journal de Botanique, 1892, numéro du 1er-16 septembre.
POLYGALACEZÆ
NOVÆ VEL PARUM COGNITÆ
AUCTORE
R. CHODAT!
II
U
Monnina Spruceana n. sp. (Pterocarya).
Herbacea ad 50 cm. Ig., ramis fastigiatis, racemis elongatis tenuibus,
strictis, laxifloris. Folia petiolata, lanceolata crassiuseula, acuta, estipulata.
Caulis leviter pubescens. Flores parvi, brevissime pedunculati. Bractea
angustissima parva, alabastra haud superans. Sepala exteriora ovato-
acuta quam alæ triplo breviora. Alæ late obovat&, suborbiculares nervis
paucis ramosis liberis quam corolla breviores. Carina subtriloba. Stylus
arcuatus brevis. Stigma inferius conspicuum appendiculatum. Samara
cristata, basi biappendiculata, apice oblique retusa, subexalata.
In andibus Ecuadorensibus (R. Spruce sub. nom. M. macrostachya R. et
Pav. Hb. Barbey-Boissier).
Cette espece est bien reconnaissable par ses grappes greles, sa samare
presque sans aile et seulement munie de crêtes courtes à la base. Elle
diffère de M. leptostachya Benth. par son port, ses feuilles moins larges,
ses ailes d’une autre forme et ses huit étamines.
Monnina Chanduyensis Chod. (Spruce mss.) (n. sp.) (Ptero-
car ya).
Habitu M. leptostachyæ similis sed folia basi stipulis corneis minimis
munita. Racemi elongati. Flores breviter pedunculati. Sepala ovato-acuta
libera. Ale obovatæ nervis liberis vel subliberis. Antheræ octo pedicel-
1 V. Bull. Herb. Boissier, vol. I, 1893, p. 354.
168 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (130)
late. Stigma inferius horizontale stylum longitudine æquans valde
peculiare. Samara conspicue alata.
Chanduy, in litore Maris Pacifici (Spruce 6598 in Hb. Barbey-Boissier).
Cette espèce est bien caractérisée par son stigmate si particulier.
Monnina macrostachya R. et Pav. (Pterocarya).
Cette espèce souvent confondue avec d’autres est facilement reconnais-
sable par son port herbacé et ses feuilles minces munies de deux petites
stipules semblables à celles qu’on rencontre souvent dans les espèces de
la section Ligustrina (Polygala); ces prolongements sont allongés, fili-
formes et obtus. Par ce caractère, il est facile de distinguer cette espèce
de M. herbacea DC. qui en est dépourvue. Le style est court et le stigmate
inférieur est raccourci.
(Hb. Pavon in Hb. Boiss. v. s.)
Monnina leptostachya Benth. (Pterocarya).
Moins herbacée que la précédente, elle en diffère par la pubescence de
ses tiges et de ses feuilles, l’absence de stipules. Elle ne possède que six
étamines, ce qui n’est pas rare dans ce groupe.
(Hartweg 713, Loxa, Hb. Boiss.).
Monnina pterocarpa R. et Pav. (Pterocarya).
Cette espèce qu'on a souvent confondue dans les herbiers avec
d’autres ressemble beaucoup comme port à M. Chanduyensis. Les feuilles,
les petites stipules cornées, l’inflorescence et la grandeur des fleurs sont
les mêmes. Ici cependant les sépales sont obtus tandis qu'ils sont aigus
chez l’autre, le stigmate est hippocampiforme avec le lobe inférieur peu
développé alors que dans l’autre espèce il est horizontal, long et terminé
par deux cornes superposées, dont l’inférieure seule est papilleuse. En
outre la samare qui est très régulièrement ailée et symétrique dans
M. pterocarpa, devient asymétrique orbieulaire et irrégulièrement ovale
chez M. Chanduyensis.
(Hb. Mus. Paris, Dombey; Hb. Kunth, Berlin: Hb. Boissier ex Hb.
Pavon).
Monnina Lorenziana nov. sp. (Plerocarya).
Herbacea. Caulis ramosus ramis erectis puberulis sæpe validis. Folia
petiolata ovata vel ovato-lanceolata vel lanceolata acute vel obtusa, her-
bacea. Racemi elongati ad 2 dem. longi, floribus ad 5 mm. longis, sub-
sessilibus. Sepala ovata. Alæ late obovatæ nervis ramosis. Petala supe-
(131) R. CHODAT. POLYGALACEÆ NOVE. 169
riora limbo suborbiculari. Tubus staminalis media parte apice haud
pilosus sed in appendicem acutam triangularem serratam inter duas pha-
langes staminum (4) prolongatus. Antheræ haud connatæ. Stigmata hip-
pocampiformia. Samara magna late ovata apice profunde emarginata
!!/s mm.
In Argentina (Prov. de Catamarca, Yacatuba circa Belen, Lorenz 132
in Hb. Hieronymi et Hb. Barbey-Boissier).
A M. pterocarpa stipulis deficientibus, tubo staminali, samara etc. sat
diversa.
Cette espèce a ceci de très curieux, que la feuille est entraînée par son
bourgeon axillant de telle sorte qu’elle semble souvent sortir non pas du
rameau normal, mais de celui qui est né à son aisselle; lorsque ce dernier
ne se développe pas ou peu; on voit cependant le pétiole de la feuille
entrainer avec lui un peu du rameau en question qui n'apparaît pas
cependant, sinon par un épanouissement particulier de la base. Le petiole
peut alors devenir longuement decurrent!
Fl. argentina, Lorenz 672; Schickendantz 132, 44, 124.
Monnina brachystachya Griseb. (Pterocarya).
Cette espèce bien caractérisée par son port herbacé, ses feuilles ovales
lancéolées longuement atténuées, acuminées, très aiguës, ses grappes
dans leur jeunesse ressemblent à ceiles de P. linoides, ses sépales aigus,
et ses six étamines dont % sont soudées par paire sur toute la longueur
de leurs filets, et enfin par son stigmate nettement hippocampiforme
sans appendice exagéré, de même que par sa samare inégalement ovale,
deux à trois fois plus petite que ceile de M. Lorentziana (4,5-4 mm.), se
rattache étroitement à l'espèce suivante. (Hb. Hieronymi et Hb. Barbey-
Boissier.)
Monnina Philippiana nov. sp. (Pterocarya).
Foliis angustissimis, linearibus sine stipulis. Stamina 6 ut in præce-
dente. Stigma inferius stylo duplo vel fere triplo brevius apice papillosum
sed haud obsoletum. Samara inæquilateralis haud nervosa.
Santiago in Chili, Philippi 62; Pæppig 94 Hb. Berol. (sub P. pterocarpa
6. angustifolia).
Monnina linarifolia R. et Pav. (Pterocarya).
Cette espèce est bien caractérisée par son stigmate inférieur pendant
verticalement, cylindrique, aussi long ou plus long que le style; le som-
170 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (132)
met seul en est papilleux. I y a six étamines comme dans M. Philippiana
qui constitue le passage vers M. brachystachya, au point de vue de cet
appendice.
Il y a en outre deux oreillettes proéminentes sur le style (Philippi 4;
Poppig 175 Hb. Boissier).
Monnina Rusbyi Chodat (Pterocarya).
Cette espèce, dont la description sera donnée dans la liste que publie
M. Rusby sur les plantes récoltées par lui en Bolivie, est bien caractérisée
par son indument glanduleux, ses ailes fortement et distinctement ongui-
culées, par ses anthères sessiles sur le tube staminal et son stigmate
inférieur court émarginé; sa petite samare est presque dépourvue d'ailes.
La plante est petite avec des feuilles lancéolées linéaires, munies de
poils rufescents glanduleux. Cette espèce avait déjà été récoltée par
Bridges en 1850 et aussi en Bolivie. (Hb. Barbey-Boissier.)
Monnina platyphylla n. sp. (Hebeandra).
Lignosa. Folia obovata crassa, coriacea, supra nitentia, nervis pulchre
areolata, subtus pallidiora, pubescentia, 4-7 em. 1g., 3-4,5 cm. lata, stipulis
deficientibus. Paniculæ fastigiatæ, rachi glabrescente vel pubescente.
Bracteæ late ovatæ. Flores subsessiles parvi. Sepala inf. obtusa ad ?/: con-
nata margine ciliala. Ale suborbiculares, nervis paucis sæpe retrorsum
ramosis, obtusissimæ. Antheræ filamentis liberis duplo breviores; ovarium
stylus, stimata ut in M. stipulata Chod. (Nova-Granata, Linden, n° 742
Hb. Barbey-Boissier).
Monnina stipulata n. sp. (Hebeandra).
Lignosa, robusta. Folia crassa ovato-elliptica vel elliptica glabrescentia
vel subtus pilis paucis hirsuta, nervo medio subtus prominente, petiolo
ad 5 mm. longo, 3-4/2,5 em. basi armillo carnoso circumdato et stipulis
corneis capitatis conspicuis duris nitentibus prædito. Racemi axillares
simplices vel foliis deficientibus compositi, rachi fragili hirsuta. Bractea
ovata concava extrorsum hirsuta. Flores subsessiles parvi, 3-4 mm. Sepala
exteriora late ovato-subtriangularia, obtusa, hirsuta, margine ciliata. Alæ
basi attenuatæ, limbo suborbiculari; nervis paucis liberis vel subliberis
margine pilis duris eiliate. Antheræ filamentis subbreviores, 8.
Diseus glanduliformis conspicuus horizontalis. Stylus ovario sublongior
geniculatus. Stima superius dentiforme, interius papillosum.
G. Mandon PI. And. boliv., n° 83%, in silvulis viciniis Acanea; carro de
Uacani ad 2800 m. (Hb. Barbey-Boiss.)
(133) R. CHODAT. POLYGALACE.E NOVA. 171
Monnina comata n. Sp.
Frutescens vel lignosa, ramis pubescentibus vel breviter tomentosis.
Folia magna, ad 15 cm. longa, 3-4 cm. lata, basin versus longe attenuata,
cuspidate acuminata, leviter pilosa vel glabrescentia, herbacea, marginata
eis P. lanceolæ simillima. Racemi elongati graciles densiflori cylindrici,
bracteis valde prominentibus comosi, 5 em. longi et longiores. Rachis
herbacea. Flores parvi breviter pedicellati. Sepala oblonga, duo äd partem
tertiam connata valde pilosa, acuta. Alæ suborbiculares pilosæ. Stylus sub-
horizontalis parte superiore pilosus.
Andre. Miss. scientifique, Hb. Americ. æquinoct., n° 2710. Salento, in
decliv. occid. montis Quindiu Andium central. nov. Granat., 1790 m. altit.
(in Hb. André et Hb. Deless.).
Par ses grappes à bractees exertes, cette espèce dont je dois la con-
naissance à l’amabilité de M. André ressemble à M. subscandens Tr. et
PI., mais cette dernière a les sépales soudées sur les '/;s et les feuilles
autres. Elle en est cependant voisine.
Bredemeyera Autrani sp. n.
Bred. laurifolia A.-W.Benn. p.p.in Mart. Fl. Bras., XII, in (187%), 52.
Frutex scandens, ramulis angulatis glabrescentibus vel subpuberulis,
foliis lanceolato-oblongis petiolatis; limbus °®/s5 7/30 °°/2s, acutus, superne
et inferne glaber, subnitidus, chartaceus nec valde coriaceus, nervis utra-
que facie conspicuis, secundariis patulis nec erectis; petiolus ad 10 mm.
long. vel brevior. Panicula terminalis rachi ramulisque tenuibus, angulo-
‚sis flexuosis, glabrescentibus, sublaxa, diffusa, foliis interrupta. Flores in
ramis (racemus) haud valde condensati, subsessiles, i. e. petiolo per-
brevi in bracteolis bracteisque occulto. Bractea bracteolæque ovalo-acut&
breves, coriaceæ, dorso leviter puberulæ, persistentes vel subpersistentes.
Flores 5-6 mm. longi. Sepala carnosa, duo inferiora paulo majora. Alæ
duplo longiores obovato-suborbiculares ciliatæ subcarnosæ. Carina vix
longior quam lata. Petala superiora limbo unguiculo lato continuo haud
dilatato. Antheræ glabræ quam filamenta libera 3-4 plo breviores. Ova-
rium glabrum. Stylus obliquus deinceps medio curvatus et horizontalis,
apice stigmatosus. Capsulam haud vidi sec. Sellow siliculæformis cuneata
emarginata 0,7’’-10’’ longa.
Habitat in Brasilia (Sello 134, 529, 474) Hb. Barbey-Boissier, in mon-
tibus dös Orgaös prov. Rio (Bunbury, on sandy soil, fl. yellow.), Prov. St
Paul (Burch. cat. 4297), Rio (Glaziou 853, 2493, 5738).
Species B. laurifoliæ Kl. (A.-W. Benn.) valde affinis sed rachi paniculæ
foliisque notabilis.
172 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (134)
Bredemeyera laurifolia Klotzsch.
Ex A.-W. Benn. in Mart. PI. Bras., XII, ın (187%), 52 p. p.
Frutex ramis tomentosis, foliis lanceolato-oblongis subtus molliter
tomentosis, rachi paniculæ tomentosa, paniculæ flores condensati. Cap-
sula siliculæformis '°/s mm., !*/ mm. subemarginata, cuneata in valle-
cula mucron oblusum ferens, glabra. Semen oblongum basi haud in
appendiculum raduliforme prolongatum, pilis lutescentibus appressis,
sericeum, ex apice e. i. e caruncula circinata comam ventralem et dorsa-
lem longam ferens.
Species B. Autrani nob. valde affinis, differt ab ea, panicula coarcta,
ramis crassioribus et tomentosis, foliisque.
Hab. in Brasiliæ prov. Min. Geræs (Claussen 1143) Hb. Boiss. in sylvis
prope Gongo Soco (Bunbury); in Prov. S!-Paul prope fium. Piracicaba,
Patricio da Sa. Manso : Regnell 111, 162, Hb. Mart. 1185; (Prov. Rio): Gla-
ziou 5737; Mateo de Puris, Sello 2016.
Var. mollis.
Foliis supra molliter pubescentibus : Glaziou 5737.
Bredemeyera Huberiana n. sp.
B. laurifolia A.-W. Benn. p. p. in Hb. monac.
Frutex caulibus glabrescentibus lignosis, foliis lanceolato-elliptieis,
acuminatis basi haud cuneatis sed subrotundatis, utraque facie glabra,
nervis secundariis patentibus cum nervo medio angulum subrectum for-
mantibus, subtus folio fagi haud dissimilibus. Limbus *°/s5 °°/10 50/33 mm.
Petiolus ad 5 mm. longus. Paniculæ parvæ, ramis duris subpubescentibus,
ad 10 cm. longæ vel minores. Capsula haud sessilis, pedunculo ad 2 mm.
longo, cuneata, dislinete emarginata, '’/s,s mm. Semina apice in appendi-
culum subeurvatum nec circinatum e quo nascitur coma albissima tenuis-
sima, prolongatum.
A Bred. laurifolia St-Hil. foliis, nervatura eorum, capsulis pedicellatis,
seminum caruncula differt.
Habitat in Provincia Rio Negro in silvis ad Villam Juriorum in ditione
Japurensi Hb. Mart. 133, et in sylvis ad Barra do Rio Negro.
Species in honorem Dr J. Huber dicata.
Bredemeyera Kunthiana Kloizsch.
Ex A.-W. Benn. in Mart. Fl. Bras., XII, n1 (1874), 53.
Frutex 1-2 m. altus, ramis puberulis, foliis obovatis, subobtusis, petio-
latis; limbus eorum coriaceus ‘°/22 '°/2o *°/15 mm.; petiolus 3-5 mm. Ig.;
(135) R. CHODAT. POLYGALACEE NOVE. 173
facies superior in sicco brunneo-violacea, nitida, nervis secundariis cum
nervo medio angulum acutum (45°) formantibus conspicuis, glabrescens
vel pilis paueis brevissimis subpuberula; inferior ferruginosa, nervo
medio conspicuo, lateralibus pulchre et repetite areolatis, subpuberula.
Paniculæ terminales, subpyramidales, rachi ramisque griseo tomentosis
vel lutescentibus. Flores sessiles vel subsessiles 3,5-4 mm. longi ochro-
leuci (in sicco fuscescentes). Bractea bracteolæque subæquales, ovatæ,
pilis erispulis albis cilatæ basi floris calyculum formantes coriacea. Se-
pala exteriora duplo vel triplo longiora, superius paulo longius et minus
ovatum, margine ciliata ut bractea coriacea, alis duplo breviora vel mi-
nora. Alæ ellipticæ concavæ coriaceæ, apice rotundatæ, breviter unguicu-
latæ, margine ciliatæ corolla haud breviores. Petala superiora fere triplo
longiora quam lata obtusa, spathulata. Carina, androceum ut in genere.
Ovarium glabrum sessile. Stylus obliquus parte media deorsum curvatus
et subhorizontale, apice stigmatosus. Fructum haud vidi.
Habitat inter frutices prope Villa de Almeida, Brasilia, ubi legit. Princ.
Vidensis ann. 1815 (v. s. in Hb. Brux. et Hb. Barbey-Boissier).
Bredemeyera confusa nov. Sp.
Frutex, ramis puberulis vel subtomentosis, foliis lanceolato-ellipticis
acutis vel subacutis, breviter sed conspicue mucronalis petiolatis, limbus
eorum °°/20 °°/o7 °*/2s “°/20 mm., minus coriaceus quam in B. Kunthiana;
petiolus ad 5 mm. Ig.; pagina superior subnitida vel non, nervis haud
conspicuis, glabrescens, fusca; inferior e flavo fuscescens nervis minus
conspieuis quam in B. Kunthiana et puberula.
Fructus spathulatus '*/ı mm. leviter emarginatus glaber, sessilis. Semina
fusiformia pilis adpressis flavis sericeis nitida, et sub arillo galeato angusto
comam longissimam flavam ferentia.
Habitat in sepibus ad Sebastianopolin, prov. Rio de Janeiro, Mart. it
Brasil., 140 (v. s. in Hh. Monac.).
Species nova a B. Kunthiana foliis tenuioribus, nervatura alia notabilis.
Forsan varietas tantum præcedentis.
Bredemeyera Barbeyana nov. spec.
Frutex parvus, ramis cylindrieis breviter tomentosis rufescentibus.
Folia parva, ovata °°/ıı mm. superficie, petiolo brevissimo inflato dorso
glabrescente, superne glabra et subnitentia, inferne breviter tomentosa,
rufescentia (in sicco) valde coriacea dura, nervis superne et inferne
conspicuis, mediano laterales numerosos patulos edente. Laterales omnes
174 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (136)
haud procul a margine limbi nervo crasso arcuate conjuncti. Paniculæ
breves, rachi tomentosa. Bracteæ ovales, pedicellis breviores. Calyx in
fructu persistens (ut in Hualania subgen.). Capsula late cuneata ad
10 mm. longa, ad 5 mm. lata. Semen apice strophiolatum basi exappen-
diculatum, breviter hirsutum comis duabus eo longioribus præditum.
(Flores desunt.)
Species a cl. A.-W. Bennet, Mart. Fl. Bras., XII, 11, 50, cum Brede-
meyera brevifolia confusa, differt foliorum nervatura et præcipue nervo
submarginali atquæ eorum crassitudine et forma.
Gardner leg. ann. 1841, in Brasil. Prov. Piauhy., n° 2777 (v. s. in Hb.
Delessert et in Hb. Barbey-Boissier).
(A suivre.)
175
SUR QUELQUES CAS TÉRATOLOGIQUES
DANS L’ANATOMIE DE LYCIUM
PAR
Michel TSWETT
La tige des Solanacées présente, comme on sait, un système leptomien
tapissant la surface interne du cylindre ligneux. Ce tissu se différencie
de très bonne heure dans le point végétatif, simultanément au leptome
externe dit « liberien. » Plus tard, dans plusieurs espèces ligneuses
(Lycium), ce système leptomien subit un accroissement secondaire aux
dépens d’un cambium se formant à sa marge externe. Ce sont la les faits
normaux.
D’autre part, j'ai constaté dans deux espèces de Lycium des formations
anormales paraissant être en relation intime avec la présence dans la
moelle du système conducteur des matières protéiques.
Ce sont : 1° cambium interne produisant du xyleme centrifugalement;
2 formation d’un faisceau « libéro-ligneux » au centre de la moelle;
30 formation d’un phelloderme médullaire.
1° Formation de xylème par le cambium interne.
J'ai trouvé cette anomalie dans une tige de Lycium barbarum àgée de
deux ans, récoltée en juin 1893. Le diamètre de cette tige mesurait 5 mm.
la couronne ligneuse présentait 0,8 mm. d'épaisseur, la zone externe
(cambium, liber, écorce) 0,65 mm. Le bois anormal se présentait en sec-
tion transversale sous forme d’un coin sensiblement triangulaire-isocele,
faisant saillie dans la moelle et placé dans une portion interfasciculaire.
La base de ce triangle, représentant sa ligne de suture avec la cou-
176 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (138)
ronne ligneuse, mesurait 0,12 mm., sa hauteur 0,102 mm. Considérant
les côtés libres du coin ligneux on trouvait les tissus suivants : 4° une
bande de cambium achevant de se différencier en bois; 2 une couche
d'éléments leptomiens morts et comprimés (keratenchyme); 3° les cel-
lules médullaires.
Enfin le coin ligneux se trouvait flanqué de part et d’autre de groupes
leptomiens en activité, dont le cambium venait se raccorder avec le cam-
bium marginal du coin ligneux.
Cette anomalie se trouvait localisée sur une très petite Jongueur de la
tige et je n'ai eu à ma disposition pour en étudier l'histologie qu'une
seule section transversale.
Le coin ligneux se décomposait en sept files radiales de cellules ligni-
fiées. L’un des côtés avait différencié sa file marginale en un « rayon
médullaire « formant le prolongement d’un rayon médullaire de la cou-
ronne ligneuse.
Les sept cellules de ce rayon médullaire présentaient un lumen de
section arrondie mesurant environ 10 „ de diamètre moyen. Leurs
membranes étaient lignifiées et les différentes cellules se trouvaient en
relation par des ponctuations doubles non aréolées. Elles contenaient de
Yamidon de même que le rayon médullaire dont elles formaient le pro-
longement.
Le reste du coin ligneux était formé d'éléments que je rapporte à du
parenchyme ligneux, à en juger par la nature des éléments correspon-
dants de la couronne ligneuse. Ce seraient pour la plupart de ces cellules
à facies prosenchymateux auxquelles Sanio a dorné le nom « d’Ersatzfa-
sern. » Leur lumen en section transversale était circulaire ou légèrement
aplati dans le sens tangentiel, d’un diamètre sensiblement égal à celui
des cellules du rayon médullaire, mais inférieurs à celui des éléments
correspondants du xylème normal. De doubles ponctuations aréolées avec
diaphragme sans torus mettaient ces cellules en relation les unes avec
les autres. Les membranes lignifiées étaient de 2 à 3 » d'épaisseur. Ces
cellules ne présentaient pas d’amidon au moment de la récolte, aussi
bien d’ailleurs que les « Ersatzfasern » du xylème normal.
J'ai dit que ce coin de xylème étail un produit du cambium. Cela me
paraît être pour les raisons suivantes : le coin ligneux occupe la place
qu’occupent normalement le cambium et le leptome; ses éléments sont
disposés avec régularité, enfin les cellules ligneuses sont de même gran-
deur et forme que les éléments cambiaux auxquelles elles sont adjacentes.
Il convient cependant de faire remarquer qu'il n'existait pas de formes
(139) M. TSWETT. QUELQUES CAS TÉRATOLOGIQUES. 177
de passage entre les éléments cambiaux et ligneux; je n'ai pas trouvé de
cellules à parois épaissies mais non lignifiées.
On voit donc par ce qui précède que le cambium interne a potentielle-
ment la faculté de produire non seulement du leptome mais aussi du
xylème.
M. Vesque ', qui trouva pour la première fois le cambium interne de
Lycium, lui avait appliqué la dénomination de faux-cambium à cause de
son activité unilatérale. Étant donnés les faits exposés ci-avant, je pense
que ce terme ne doit pas être conservé.
Le rôle physiologique de cette formation correspondant à sa structure
anatomique est évidemment celui d’un lieu de réserve pour les hydrates
de carbone et notamment pour l’amidon. Quant aux phénomènes qui ont
déterminé sa formation, on peut conjecturer que c’est une surabondance
locale des substances précitées.
9 Faisceau libéro-ligneux au centre de ia moelle.
=
J'ai observé cette formation dans une tige de Lycium Chinense âgée de
deux ans et récoltée au commencement de février 1894. Ici l’anomalie
portait sur une longueur appréciable, soit % cm. J'ai pu conséquemment
en faire une étude plus approfondie que de la précédente. Les données
numériques de la tige sont les suivantes : diamètre, 6 mm.; épaisseur de
la couronne ligneuse, 1 mm.; épaisseur de la zone externe, 0,6 mm.
La topographie générale de la formation que j’ai à décrire varie passa-
blement suivant la hauteur de tige considérée. Dans sa portion la plus
caractéristique elle se présente, en section transversale, sous forme d'un
croissant auquel on pourrait circonscrire un cercle ayant 1,70 mm. de
diamètre. Le centre de ce cercle coïnciderait avec l’axe de symétrie de la
tige. La marge extérieure de ce croissant représenterait donc un arc de
cercle, et comporterait 240° environ d'ouverture. L’&paisseur maxima est
de 0,30. mm.
Histologiquement cette formation peut se décomposer en trois couches
bien définies. Ce sont, en allant du dehors en dedans : 1° couche de cel-
lules parenchymateuses-lignifiées provenant d’un cloisonnement irrégu-
lier des cellules de la moelle; 2° couche d'éléments prismatiques ou
1 Vesque, Anatomie comp. de l'écorce. Ann. d. sc. nat., VIme série, t. IE,
1875, p. 97.
BULL. HERB. BOISS., mars 14894. 12
178 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (140)
cubiques rangés en files radiales, épaissis, lignifies, bourrés d’amidon
représentant done un parenchyme ligneux d’origine cambiale; 3° couche
de cambium, forte de 3-4 assises, ayant différencié ci et la un tube criblé
avec cellule annexe. Considérons d’un peu plus pres les couches 2 et 3.
La couche de parenchyme ligneux est la plus forte, au maximum
d'épaisseur elle compte environ 15 assises. Ses éléments sont fort régu-
lièrement disposés en files radiales. On peut en distinguer deux espèces :
éléments prismatiques, éléments cubiques. Les uns et les autres sont
groupés en files radiales, les derniers jouant dans la formation le rôle
des rayons médullaires dans le xylème normal. Cette comparaison n’est
que géométrique, car tous ont une même fonction, celle de lieu de réserve
pour l’amidon.
Les éléments prismatiques diminuent régulièrement de volume de
dehors en dedans ainsi qu'il ressort d’ailleurs de leur disposition radiale.
Sur la marge externe du croissant ils ont environ les dimensions sui-
vantes : largeur radiale du lumen 20 », largeur tangentielle 40 », hau-
teur 140 u. Épaisseur de la membrane 3 2.
Toutes les parois sont munies de ponctuations. Celles des parois longi-
tudinales sont linéaires, se correspondent de cellule en cellule avec une
légère aréole au point de croisement. Celles des parois transversales sont
elliptiques, se correspondant de cellule à cellule sans croisement et non
aréolées.
La limite entre cette couche de parenchyme ligneux et le cambium qui
lui donne naissance est occupée par des éléments de passage, à parois
épaissies, non lignifiées encore. Quant au cambium lui-même, il est
formé d'éléments prismatiques, à membranes minces, cellulosiques pour
la plupart et renfermant quelques grains d’amidon.
Une partie des éléments cambiaux étaient cependant en train de se
lignifier sans épaisissement. Cela indique évidemment que l’activité du
cambium était sur le point de prendre fin.
J'ai dit que ca et la on trouvait dans la couche cambiale des éléments
leptomiens. Ceux-ci résultent du cloisonnement longitudinal des cellules
cambiales. Les cellules annexes avaient un contenu dense, granuleux, les
tubes criblés portaient des cals sur leurs plaques criblées. Il est à pré-
sumer, pour des raisons d'ordre physiologique, que ces éléments lepto-
miens se raccordaient plus haut au leptome interne normal, périmédul-
laire.
Remarquons enfin la presence d’oxaliferes cambiformes dans cette
région. Ce n’est pas que l’oxalate de chaux ne se trouvät également dans
(141) M. TSWETT. QUELQUES CAS TÉRATOLOGIQUES. 179
la region externe du croissant ligneux, mais il y était infiniment moins
abondant que dans la région cambiale.
Toute la moelle était d’ailleurs vivante, chlorophyllée et amylifère.
La structure que je viens d’esquisser subit, comme je l’ai dit, des
variations suivant la portion de tige considérée. Elles consistent princi-
palement en un fractionnement du croissant « libéro-ligneux » suivi
d’une jonction, puis d’un nouveau fractionnement. Je crois inutile d’in-
sister davantage sur ce fait.
De cet exposé il ressort clairement que le rôle physiologique de cette
formation et la cause qui la détermine sont les mêmes que dans le cas
étudié précédemment.
30 Formation d’un phelloderme medullaire.
J'ai observé ce phénomène sur une vieille tige de Lycium Chinense
présentant cinq couches annuelles (?) de bois. La moelle est entièrement
nécrosée, lignifiée et subérifiée. En dedans de l’anneau leptomien interne
(mort également) on trouve un anneau de tissu suberifie. C’est une
couche de cellules tabulaires, à membranes minces, se colorant en jaune
clair par le réactif genevois et disposées en files radiales. L’anneau n’est
pas toujours complet et se présente parfois sous forme d’un tout petit arc.
Considérations générales.
Les faits exposés plus haut me paraissent avoir un certain intérêt
théorique. En l’état actuel de la science il y a deux facons de les envi-
Sager :
Ou bien ce sont des phénomènes d’atavisme et nous devons penser
que ces plantes ont eu des ancêtres présentant normalement une struc-
ture analogue, ou bien nous devons admettre que chaque cellule de la
plante a potentiellement en elle tous les caractères de l'individu entier,
et qu’elle peut dans certaines conditions et sous l'influence d’irritations
peut-être très complexes donner naissance à tel organe, tel tissu. Ces
faits sont loin d’être les premiers en faveur de cette dernière manière de
voir, mais ils me paraissent en être une confirmation intéressante.
RE ——————
180
Beiträge
zur
Kenntnis der Afrikanischen Flora
Neue Folge)
HERAUSGEGEBEN von H. Schinz (Zürich).
EX
Mit Beiträgen
D' 0. KUNTZE (Berlin). ROLFE (Kew).
D’ Th. LŒSENER (Berlin). Prof. KŒRNICKE (Bonn).
D' 0. HOFFMANN (Berlin). Prof. Hans SCHINZ (Zürich).
Notiz.
Es ist mir eine angenehme Pflicht an dieser Stelle meinen Dank den
Fachgenossen aussprechen zu können, die mich durch Zustellung von
Vergleichsmaterial in meiner Arbeit unterstützt haben : Herrn Professor
Th. Fries in Upsala für die Zusendung der Gattung Rafnia aus dem Her-
barium Thunberg, Herrn Dr Günther Beck (Wien), den Herren C. De Can-
(28) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 181
dolle und Buser in Genf, sowie den Herren Barbey und Autran in
Chambesy, namentlich aber Herrn Senator Dr Brehmer in Lübeck,
der unserer Wissenschaft einen unschätzbaren Dienst geleistet hat, in-
dem er das die Originalien zu Meyer’s Commentar enthaltende Herbar
von E. Meyer durch Ankauf vor Auflösung bewahrt und dem Lübecker
Museum zugewendet hat.
Wie schon so oft, so haben mich auch diesmal wiederum die Herren
G. Baker und N. E. Brown in Kew durch Vergleichung eingeschickter
Exemplare mit in Kew liegenden Belegstücken zu hohem Danke ver-
pflichtet.
Zürich: Botanischer Garten, October 1893.
Hans SCHINZ.
182 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (29)
RANUNCULACEÆ
Benth. et Hook. Gen. Plant. I, p. 41.
Dr Otto KUNTZE (Friedenau-Berlin).
[Im Nachstehenden mögen als Ergänzung zu der von Dr 0. Kuntze in
den Verhandlungen des Bot. Vereins d. Prov. Brandenburg XXVI veröf-
fentlichten Glematis Monographie einige mir von Dr Kuntze brieflich mit-
geteilte Diagnosen noch unbeschriebener Clematis Formen zur Kenntnis
gebracht werden. Die betreffenden Belegexemplare sind im Herb. Schinz
deponirt.| H. Sch.
Clematis mauritiana Lam. var. Kelleriana 0. Ktze, Foliis longe
acuminatis simplicibus (an inferioribus compositis ?).
Insel Reunion, leg. Keller.
Cl. orientalis L. Thunbergii subsp. 0. Ktze. (Steud.) var. 6 Bolu-
siana 0. Ktze. Foliis + incisis subglabris.
Kapkolonie, leg. Bolus.
Ci. orientalis L. Thunbergii subsp. 0. Ktze. (Steud.) var. 7 Oweniæ
0. Ktze. (Harv.). Foliolis + incisis pubescentibus.
Transvaal leg. Rehman 4202, Natal leg. Wood.
Harvey beschreibt die Sepals elliptic-lanceolate, es ist daher richtiger
diese von der normalen Thunbergü durch geschlitzte Blättchen abwei-
chende Form zu Thunbergü und nicht wie ich es in meiner Monographie
tat, zu brachiata zu stellen.
Cl. villosa DC. em. 0. Kize. I. c. subsp. Schinziana 0. Ktze. Foliis multi-
sectis, segmentis lineari-lanceolatis, 2 mm. lalis.
Kalachari, leg. Schinz.
Diese Form steht zwischen Stanleyi ©. Kize. (Hk.) und anethifolia
0. Ktze. (Bojer), letztere hat schmälere, mehrfädliche Blattsegmente, bei
subsp. Stanleyi sind die Segmente entweder oblong oder kurz und spitz
oder wenn länger, mehr oder minder stumpflich oder oberhalb breiter.
Im Uebrigen zeigt subsp. Schinziana nur schwache Behaarung.
(30) SCHINZ. BEITRÆEGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 189
TANARISCINEE
Benth. et Hook. Gen. Plant. I, p. 159.
Tamarix austro-africana SCHINZ
Bekanntermassen wird die in Südafrika weitverbreitete Tamariske,
zumeist wohl auf Harvey’s Autorität fussend, allgemein mit der in Nord-
afrika und Arabien häufigen T. articulata Vahl identificirt und ist unter
diesem Namen auch von Ecklon, Zeyher, Rehmann und in jüngster Zeit
auch von mir zur Verteilung gelangt. Gelegentlich einer kürzlich vor-
genommenen sorgfältigen Nachuntersuchung dieser in der deutschen Inte-
ressensphäre Südwestafrika’s recht gemeinen Pflanze bin ich nun aber
zu der Ueberzeugung gelangt, das diese von der nordafrikanischen
T. articulata durchaus verschieden und daher als besondere Art aufzu-
stellen ist.
Habituell unterscheidet sich die in Frage stehende Tamariske, der ich
den Namen T. austro-africana beizulegen vorschlage, kaum von T. arti-
culata. Die schuppenförmigen Blättchen bilden hier wie dort die Inter-
nodien umschliessende Manschetten, die in Spitzchen von wechselnder
Länge auslaufen. An den zarten Seitenzweigen, deren Lebensdauer und
Längenwachstum im Verhältniss zu den stärkern Sprossen ein beschränktes
ist, ist dieses Spitzchen mit blossem Auge kaum sichtbar, wogegen es
an den ausdauernden Zweigen eine Länge bis zu 3 mm. erreicht. An
ältern Sprossen wird die das Internodium umfassende Manschette früh-
zeitig auf der dem Spitzchen gegenüberliegenden Seite gesprengt und
die Ränder der Manschette rücken dann infolge des Dickenwachstums des
tragenden Sprosses so weit auseinander, dass das dann dürre Blättchen
kaum noch halbstengelumfassend genannt werden kann.
Wichtige Unterscheidungsmerkmale bieten uns die Blüten, die bei
T. articulata zwitterig, bei der neu aufgestellten Art jedoch dielin sind.
Ob die Pflanze diöcisch ist, vermag ich nicht zu entscheiden, ich hebe
nur hervor, dass ich unter dem in letzter Zeit untersuchten Material nie
Blüten beiderlei Geschlechts an ein und demselben Zweige gefunden
habe. Die Mehrzahl der auf diese Verhältnisse geprüften Herbarexemplare
waren überhaupt männlichen Geschlechts.
Die Sepalen sind bei beiden Arten (T. articulata und T. austro-afri-
cama) oval bis eiförmig, stumpf. abgerundet oder von einer kleinen
Spitze überragt, bis 1 1/2 min. lang. Die Blumenblätter des südafri-
184 _ BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (31)
kanischen Vertreters unterscheiden sich kaum von denen der typischen
T. articulata und sind daher diagnostisch nicht zu verwerten, immerhin
sei bemerkt, dasssie durchschnittlich zarter sind und dass neben oblongen
auch solche von Kreisrundem Umriss sehr häufig vorkommen. Die Staub-
beutel der fünf am Grunde verwachsenen Staubblätter der männlichen
Blüte von T. austro-africana sind + 0,75 mm. lang und stumpf, wogegen
die der T. articulata von einem kleinen, abgesetzten Spitzchen überragt
sind. Im Centrum der männlichen Blüte findet sich ein oft scheinbar
normal ausgebildeter, mitunter bis À ‘/ mm. lang gestielter, in den
meisten Fällen aber zu einem eiförmigen Gebilde reducirter Frucht-
knoten mit 3 Narben. Eichen habe ich in diesen Organen der männli-
chen Blüten nie auffinden können. In der weiblichen Blüte sehen wir
die fünf Staubblätter zu ebenso vielen Staminodien umgebildet, die +
1,5 mm. lang, unterwärts fadenförmig, im obern Drittel ihrer Länge aber
plötzlich lanzetlförmig verbreitert und dann wiederum in eine stumpfe
Spitze verschmälert sind. Innerhalb des Staminalkreises erhebt sich
der von drei 4-5 mm. langen Karpellen gebildete Fruchtknoten. Die
Fruchtblätter weichen in ihrer Form erheblich von denen der T. articu-
lata ab, indem sie sich nicht aus breiter Basis verhältnissmässig rasch in
einen kurzen Hals verschmälern, sondern ganz allmählich, sodass das
Fruchtblatt und damit auch das Ovarium auffallend in die Länge gezogen
erscheint.
Es erübrigt mir noch schliesslich eines der Anatomie der Blättchen
eninommenen Unterscheidungsmerkmals zu gedenken, dessen bereits
Marloth Erwähnung getan hat. In seiner Arbeit: Zur Bedeutung der Salz
abscheidenden Drüsen der Tarmariscineen‘ macht nämlich Marloth bei-
läufig daraufaufmerksam. dass die Blattepidermis der vonihm in Herero-
land gesammelten Tamarix-Art (= T. austro-africana) zweischichüg, die
der Tamarix articulata dagegen einschichtig sei. Ersteres ist ganz
unzweifelhaft richtig, ob aber die Blattoberhaut der T. articulata in der
Tat stets nur aus einer einzigen Zellschicht besteht, scheint mir noch
der Bestätigung bedürftig zu sein. Auf Schnitten durch die Blättchen
einer mir von Professor Schweinfurth unter der Bezeichnung T. articu-
lata (Kassala, Dr Pfund) mitgeteilten Pflanze habe ich mehrfach eine
zweischichtige Epidermis konstatirt. Angesichts der grossen Schwierig-
keiten aber, die sich bei der Species-Erkennung der Tamarix-Arten ent-
gegenslellen, ist die Möglichkeit, dass jenes Exemplar gar nicht zu
1 Ber. et Deutsch. Bot. Ger. 1887, p. 319.
(32) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 185
T. articulata gehört, nicht ausgeschlossen. Die mir übersandten Proben
gestatten mir jedoch ein Eingehen auf diese Frage nicht.
Im Uebrigen stimmen die Blättchen von T. articulata und die der
T. austro-africana anatomisch durchaus miteinander überein. Beide sind
ausgezeichnet durch das Vorkommen von zahlreichen, unter das Niveau
der Flächen eingesenkten Kochsalz- und Kalkcarbonate ausscheidenden
Oberhautdrüsen, von im Asssimilationsgewebe zerstreuten grossen Spei-
chertracheiden und isolirten Bastzellen. Kristalle, wie deren im Blatte
der T. nilotica von Vesque angegeben werden, fehlen sowohl der
T. articulata als der T. austro-africana '.
Tamarix austro-africana ist mir bis anhin von folgenden Oertlich-
keiten bekannt geworden :
Cap Kolonie (Drege, Ecklon 2130, Zeyher 725, Rehmann), Gross-Nama-
land (Wandres 19, Dr Schenk 253 und 383, Schinz 406, Pohle), Herero-
land (Lüderitz 150 und 32, D: Stapff, Dr Höpfner 45 und Dr Fleck, 743).
Der Dawebbusch, so nennen die holländisch sprechenden Naman oder
Hottentotten die T. austro-africana (daweb in der Sprache der Naman,
omunguati, d. h. Salzbusch im Idiom der Ovaherro) findet im südlichen
Teile. Südwest-Afrika’s, in Gross-Namaland seine Westgrenze schon bei
« Brackwasser » am Göa! geib. In Hereroland wagt er sich dagegen bis
in die Nähe der Küste, scheint aber in Amboland vollständig zu fehlen.
(Vergl. Schinz, Deutsch-Südwest-Afrika. p. 28. 42, 469 et 475). Aus dem
Holze werden Ochsenjoche verfertigt.
EGOPHILLACEZ
Benth. et Hook. Gen. Plant. I, p. 263.
Tribulus.
Im I. Heft meiner Beiträge zur Kenntnis der Flora von Deutsch-Süd-
west Afrika (Verhandlungen des Bot. Vereins der Provinz Brandenburg,
XXIX, p. 54) habe ich auf Grund des mir damals zur Vergleichung vorlie-
genden Materials drei mir sowohl von T. terrestris als T. Zeyheri ver-
schieden scheinende Tribuli als drei neue Varietäten der letztgenannten
Art aufgestellt und diagnosticirt, sehe mich nun aber, nachdem mir im
Laufe der letzten Jahre weitere. ausserordentlich reiche Sendungen aus
? Vergl. Vesque in Annales d. science. nat., VI ser. t. XV und Volkens, die
Flora der Egypt. — arab. Wüste. tab. V.
186 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (33)
der südwestafrikanischen Interessensphäre zugegangen sind, zu einer
etwas andern Anschauung veranlasst.
Bekanntermassen soll sich nach Sonder (vergl. Harvey and Sonder
Flora capensis I, p. 355) der Sonder’sche T. Zeyheri von dem alten
Linné’schen T° terrestris durch die stumpfen Blättchen, die « die Kelch-
zipfel nahezu um das 3-fache an Länge übertreffenden Blumenblätter »
und die pyramidenartige Narbe unterscheiden. Was die Narbe von
T. terrestris betrifft, um den letzten Punkt zuerst herauszugreifen, so
herrschen betreff deren Gestalt bei den verschiedenen Diagnostikern die
denkbar verschiedensten Anschauungen. Sonder (1. c,) bezeichnet sie als
« hemispheric, » Boissier (Flora Orientalis I, p. 902) als pyramidal und
Oliver (Flora of tropical Africa T, p. 283) sagt : « sligmatic lobes longer
than the diameter of the style (or shorter in cistoides).» Tatsächlich
kommen aber zwischen den beiden Extremen alle Uebergänge vor und
man wird daher die Form der Narbe als Unterscheidungsmerkmal fallen
lassen müssen. Einen noch geringern Wert messe ich im gedachten Sinne
der Form, und wie ich gleich hinzufügen will, der Behaarung der Blätt-
chen zu, denn das Variationsvermügen des T. terrestris ist in dieser
Richtung ganz ungewöhnlich gross. Wer sich davon überzeugen will, der
hat nur einen Blick in ein in dieser Beziehung reiches Herbar zu werfen
oder die Synonymie der Tribulus Arten zu studiren.
Was nun schliesslich noch die Grösse der Blumenblätter anbetrifft, so
ist an diesem Merkmal allerdings die von Sonder in’s Auge gefasste
Pflanze sofort als nicht identisch mit T. terrestris zu erkennen, wenn
auch (und zwar gerade bei den von Sonder citirten Exemplaren : Zeyher
272) kein solch’ bedeutender Längenunterschied zwischen Kelch und
Blumenkrone, wie ihn Sonder angibt, konstatirt werden kann.
Durchgeht man eine reichere Serie südafrikanischer Exemplare von
T. terrestris, so überzeugt man sich unschwer, dass, so weit mindestens
Südafrika in Betracht kommt, dieser Art die Tendenz inne wohnt, unter
besondern, vorderhand noch unbekannten Vegetationsverhältnissen ihre
Blüten über das sonst für aussersüdafrikanische Vertreter charakteris-
tische Maass hinaus zu vergrössern und aus diesem Grunde glaube ich
auch, nachdem ich der Haltlosigkeit der übrigen Sonder’schen Unter-
scheidungsmerkmale bereits gedacht habe, richtig zu gehen, wenn ich
T. Zeyheri als Varietät von T. terrestris auffasse. Dabei erweitere ich aber
den Formenkreis dieser Spielart gleichzeitig ganz bedeutend und unter-
ordne derselben nun auch die von mir am bereits angegeben Orte publi-
cirten zwei Varietäten, nämlich T. Zeyheri Sond. var. hirtus Schinz und
(34) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 187
T. Zeyheri Sond. var. hirsutissimus Schinz, deren Blüten mindestens die
Grösse eines Zweifranken-Stückes erreichen und auf die daher die sich
auf Kelch und Krone beziehenden Längenverhältnissangaben Sonder’s
weit besser passen als auf Num. 272 der Zeyher’schen Sammlung.
Von der Zeyher’schen Pflanze bis zu meinen grossblumigen Exempla-
ren lassen sich, wie ich hervorheben muss, alle Uebergänge nachwei-
sen. Die Behaarung der Blättchen, die Länge der Internodien, etc., lasse
ich ausser Betracht, da sonst schliesslich, das Resultat der Untersuchung
nicht mehr eine Arten- und Varietätenbeschreibung, sondern eine solche
der einzelnen Individuen wäre. Zu T. terrestris L. var. Zeyheri Sond.
p- spec. rechne ich nun folgende mir bekannte Sammlungsnmmern :
Kapkolonie : Fleck 522, Zeyher 272.
Gross Namaland : Fenchel 30, Fleck 150, 592, Pohle 50, 51, Schenk
297, 211, Schinz 4121, Steingröver 108, 3, Wandres 4.
Hereroland : Belck 65, Fleck 776, Höpfner 50, 52, Lüderitz 148, Nels
15.
Was den von 0. Kuntze aufgestellten T. Pechuelii (Jahrb. d. K. Bot.
Gart. Berlin 1886, p. 262) betrifft, so möchte ich diesen, entgegen meiner
frühern Ansicht vorderhand doch noch als Art belassen und zwar haupt-
sächlich des aufrechten Wuchses und der Verholzung der Stengel wegen.
T. Pechuelii steht allerdings T. Zeyheri nahe, näher jedenfalls als dem
T. terrestris, von dem er unschwer zu unterscheiden ist. Einen tiefern
Einblick in den Wert dieser Art hoffe ich durch Kulturversuche, die ich
im hiesigen Garten anzustellen gedenke, zu erhalten. Von T. Pechuelii
OK. finde ich folgende Exemplare in meinem Herbarium :
Belck 63a, Fleck 727, 776, Höpfner 5, Lüderitz 208, 147, Nels 16,
Schinz 1120. Schenk 433, 452; sämmtliche Nummern aus dem Herero-
lande stammend. Mit T. Pechuelii sind wohl identisch T. inermis Engl.
und T. erectus Engl. (Bot. Jahrb. X, p. 32). Dass die Früchte von T. Pe-
chuelii in Bezug auf die Ausbildung der Dornen ausserordentlich variiren,
habe ich bereits nachgewiesen (l. c., p. 54); in nicht geringerem Maasse
tun sie dies aber auch hinsichtlich der Zahl der Fächer pro Teilfrucht,
und eine auf diese Merkmale gegründete Unterscheidung kann daher
kaum von grossem Belange sein.
Der von Linné aufgestellte grosshlumige T. cistoides wird von Oliver
(l. e., 28%) als Varietät von T. terrestris aufgefasst; da ich die Pflanze nur
aus der Beschreibung kenne (authentische Exemplare aus Afrika sind
mir noch nicht zu Gesichte gekommen, denn was von afrikanischen
grossblumigen Tribuli als cistoides bezeichnet war, hat sich. stets noch
188 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (35)
als nicht verschieden von Zeyheri erwiesen) so vermag ich nicht zu ent-
scheiden, in welchem Verhältnisse sie zu T. Pechuelii oder zur var.
Zeyheri steht.
Offenbar hat der Stammpflanze all’ der Tribuli Arten und Spielarten
ein grosses Variationsvermügen innegewohnt. Dieses Vermögen bekundet
sich wie mir scheint in zwei besonders deutlich zu Tage tretenden Rich-
tungen: Variation der Blüte hinsichtlich deren Grösse, und Variation inder
Bildung von Fruchtflügeln. Zur Ausbildung grosser Blumen scheint die
Stammart — vermutlich würden wir sie, wenn sie uns heute vorliegen
würde, als dem Linnéschen T. terrestris zunächst stehend erkennen —
einmal im tropischen Afrika und dann in Südamerika (T. eistoides) gelangt
zu sein, zur Ausbildung von Flügeifrüchten an den beiden entgengesetzten
Polen Afrika’s, in Nord und Südafrika. Im nördlichen Afrika haben wir
noch das Verbindungsglied zwischen T.terrestris und dem stark geflügelten
T. pterocarpus Ehrh. in T. alata Del., der mitunter auch ungeflügelte
Früchte hervorbringt, wogegen in Südafrika der Uebergang von T. ter-
restris zu pterophorus Presl oder cristatus Presl fehlt, vielleicht noch
nicht aufgefunden, vielleicht auch untergegangen ist.
Zygophyllum suffruticosum SCHINZ
Suffruticosum, divaricatum ; folia breviter petiolata:; foliola obovata ad
spathulata, basi altenuata, apice emarginata, oblusa vel mucronata; sti-
pulæ acutæ; calycis segmenta oblongo-lanceolata, acuta vel obtusa; petala
sulfurea, longe unguiculata; laciniæ dentatæ:; fructus anguste alatus.
Siandort : I Aus in Gross Namaland, Schinz 1029.
Ein bis 1 Meter hoher, holziger, sparriger Busch mit aschgrau berin-
deten, runden Aesten und kantigen, tieffurchigen Zweigen. Die Blättchen
der + 1 mm. lang gestielten Blätter sind von verkehri eiförmigem bis
spatelförmigem Umriss, nach der Basis zu verschmälert und an der Spitze
entweder ausgerandet, stumpf, spitzlich oder von einer kleinen Stachel-
spitze gekrönt, bis 6 mm. lang und bis 3 mm. breit. Sie sind entweder
kahl oder pubescirend. Der gemeinsame Blattstiel endet in ein kleines
Spitzchen. Die mit breiter Basis aufsitzenden Nebenblätter sind häutig,
laufen in eine Spitze aus und spalten sich frühzeitig in zwei Hälften.
Die + 4 lang gestielten Blülen besitzen länglich-lanzettlich bis länglich
eiförmige, spitze oder stumpfe, mitunter mucronate Kelchblälter von +
5 mm. Länge und -- 2 mm. Breite. Die schwefelgelben Blumenblätter
sind + # mm. lang benagelt, im Uebrigen mehr oder minder verkehrt-
(36) SCHINZ. BEITRESE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 189
eiförmig, dabei in den Nagel verschmälert, 2 bis 3 mm. breit und + 4 mm.
lang. Die + 5 mm. langen Staubfäden überragen die gezähnten, 2 mm.
breiten, Schuppen um 3 bis 3 ‘/2 mm. Die nur im unreifen Zustande vor-
liegenden Früchte scheinen schmal geflügelt zu sein.
Die mir vorliegende Pflanze sieht habituell Z. mierophyllum L.
ähnlich, unterscheidet sich aber durch die kürzern Blattstiele, die brei-
teren, nicht gefransten Schuppen und die länger benagelten aber kleine-
ren Petalen.
Zygophyllum cinereum SCHINZ
Suflrulicosum, einereum, subholosericeum ; foliola orbiculata vel obo-
vata, basi rotundata vel subspathulata, subcarnosa; stipulæ acutæ, callo-
sæ; calycis segmenta oblonga. obtusa vel acuta ; petala sulfurea, oblonga,
basi in unguiculum attenuata, acuta ; laciniæ fimbriatæ; fructus oblongus,
acutus, angustissime alatus.
Standort: Gross Namaland, zwischen Angra Pequena und I Aus (Schinz
1031, Hermann 4%).
Ein niedriger Halbstrauch mit unterwärts rundlichen, oberwärts kanti-
gen, mattsilbergrauen, kurz-angedrückt behaarten Sprossen. Die Blätt-
chen der 3-5 mm. lang gestielten Blätter sind kreisrund bis verkehrt
eiförmig, am Grunde abgerundet oder fast keilförmig gegen den Blatt-
stiel zu verschmälert, flach, fleischig und von einer etwas verdünnten
Zone umrandet, bis 24 mm. lang und + 8 mm. breit, im jugendlichen
Zustande behaart, späterhin aber kahl. Die am Grunde schwieligen
Nebenblätter sind von bräunlicher Färbung, behaart, lanzettlich und lau-
fen in eine feine Spitze aus; an alten Sprossen sind sie mitunter zurück-
geschlagen oder stehen mindestens ab. Die Blüten sind bis 5 mm. lang
gestielt. Die länglichen Kelchblätter sind stumpf oder spitz, = % mm.
lang und + 1 ‘> mm. breit, die schwefelgelben Blumenblätter bis 8 mm.
lang (wovon circa 2 mm. auf den schlanken Nagel fallen), länglich ellip-
tisch, nach der Basis wie nach der Spitze zu verschmälert, spitz. Die
Staubfäden erreichen eine Länge von + 7 mm., die länglich lanzett-
lichen, gefransten Schuppen eine solche von + 3 mm. Die im reifen
Zustande abwärts gekrümmie Frucht ist von länglicher Gestalt, ober-
und unterwärts verjüngt, bis 10 mm. lang, 3 bis 4 mm. breit und sehr
schmal geflügelt.
Z. cinereum ist auf den ersten Blick an der prächtigen, mattsilber
grauen Färbung der Stengeloberfläche, die durch die Behaarung hervor-
190 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (37)
gebracht wird, zu erkennen und scheint in die Verwandtschaft von
Z. divaricatum Eckl. et Zeyh. zu gehören, einer Pflanze, die sich ab-
gesehen von andern Merkmalen sofort durch die mehr oder minder ku-
geligen Früchte unterscheidet.
Zygophyllum incanum SCHINZ
Suffruticosum, divaricatum; rami superne quadrangulari, incani; folia
petiolata ; foliola carnosa, ovata vel ovalia, acuta et mucronata, juvenilia
incana; pili divaricato-bieuspidati; stipule acuminatæ; calycis segmenta
oblonga, obtusa vel apiculata; petala suborbiculata, basi attenuata, alba;
laciniæ dentat#; fructus 5-alatus; ale divaricatæ.
Standort : Gross Namaland : I Aus Schenck 187, Kuibes Schinz 1028.
Ein vom Grunde an sparrig verzweigter Halbstrauch mit unterwärts
runden, kahlen, oberwärts kantigen, gerieften und mit einem weissen,
sich späterhin verlierenden Haarfilz überkleideten Zweigen. Die + 5mm.
langen, kantigen, fleischigen Blattstielen aufsitzenden Blättchen sind von
fleischiger Consistenz, eiförmig bis oval, bis fast lanzettlich, spitz und
von einer kleinen Weichstachelspitze überragt, bis 7 mm. lang und +
3 mm. breit, im jugendlichen Zustande weissfilzig. Die diese Bekleidung
hervorrufenden Haare sind zur Mehrzahl einzellig, zweiarmig und zwar
ausgespreitzt-zweispitzig. Die am Grunde etwas verdickten, sonst aber
häutigen Nebenblätter sind bis 5 mm. lang, am Grunde + 1'/. mm.
breit und zugespitzt. Die Blüten sind kürzer als die Blätter gestielt; sie
besitzen längliche, stumpfe oder von einem aufgesetzten Spitzchen über-
ragte, + 5 mm. lange und + 2 mm. breite Kelchzipfel und +5 mm.
lange, benagelte und mit einer mehr oder minder kreisrunden Spreite
versehene, weisse Blumenblätter. Die gezähnten, + 2 mm. langen
Schuppen bleiben um etwa 1 mm. an Länge hinter den Staubfäden
zurück. Die mit ganz kurzen Haaren bekleidete, abwärts geschlagene
Frucht ist 2-3-4 mm. lang und besitzt schief nach oben abstehende, bis
4 mm. lange und circa 2 mm. breite Flügel.
Neolüderitzia SCHINZ gen. nov.
Flores 5-meri, dioeci, regulares; sepala æqualia, persistentia, lanceolata;
petala ?; laciniæ ligulatæ, pilosæ ; stamina...?, in flore fæmineoo; discus (?)
hyalinus, cucullatus, fructus immaturus involvens; capsula plumoso-hir-
suta; coceis 5, demum a columella solutis et sutura ventrali dehiscentibus;
seminibus ex albuminosis.
(38) SCHINZ. BEITREGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 191
Frutex ramosus; ramis terelibus ad nodos spinosis; foliis ad nodos
fasciculatis, impari pinnatis; foliolis obovatis vel oblongo-obovatis; flori-
bus solitariis pedunculatis inter foliorum fasciculos erectis.
Das Hauptmerkmal, das diese neue Gattung von allen übrigen Zygo-
phyllaceen Gattungen unterscheidet, liegt in dem eigenartigen, häutigen
Gebilde, das innerhalb des Kelches und der von mir als « laciniæ »
bezeichneten Schuppen inserirt ist, und das gleich einer Kapuze oder
einem umgekehrten Trichter den Fruchtknoten umgibt. Leider fehlen
mir männliche Blüten und ich vermag daher über die morphologische
Natur dieser Kapuze nicht in’s Reine zu kommen. Ich habe sie vorder-
hand als Discus bezeichnet und zwar einzig und allein ihrer Insertion
halber, denn dass bei den Zygophyllaceen die Blütenachse mitunter zwi-
schen Fruchtknoten und Staubblättern als Discus hervortritt, ist ja
bekannt. Die Früchte von Neolüderitzia sehen solchen von Sisyndite
spartea E. Mey. zum Verwechseln ähnlich, dass unsere Pflanze aber
keineswegs zu dieser Gattung gehört, ist klar. Ohne Kenntnis der Staub-
blätter, resp. der männlichen Blüten dürfte es schwer sein, derselben
innerhalb der Familie der Zygophyllaceen eine in Bezug auf die übrigen
Gattungen bleibende Stellung anzuweisen; einzelne Verhältnisse schei-
nen für nahe Beziehung zu den Chitonioideæ-Sericodeæ zu sprechen.
Neolüderitzia sericeocarpa SCHINZ
Tafel II, Fig. A, B.
Standort : Gross Namaland; Fischfluss. Schinz la.
L. sericeocarpa ist ein stattlicher Strauch von über Mannshöhe, mit
runden, von einer gelben, subepidermal entstehenden Korkschicht
bekleideten Æsten und gelb-mehlig bestäubten Zweigen. An diesen Zwei-
gen sind alternirend angeordnet die unpaarig-gefiederten Blätter, aus
deren Achseln bis 5 mm. lange, schräg aufwärts gerichtete Dornen ent-
springen. Die stützenden Blätter scheinen frühzeitig abzufallen und
gleichsam als Ersatz entstehen dann beiderseits am Grunde der Dornen,
transversal gestellt, mitunter zu Langtrieben auswachsende, meist polster-
förmige Kurztriebe, die mit halbfleischigen, gelblich-filzigen Knospen-
schuppen bekleidet sind und + büschelig angeordnete Blätter tragen.
Die Blattstiele sind bis 5 mm. lang, pubescirend, nach der Spitze zu mehr
oder minder kantig. Die Blätter sind unpaarig-gefiedert und meistens
5-jochig, die Blätichen sitzend, verkehrt eiförmig, bis länglich verkehrt-
192 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (39)
eiförmig, stumpf oder von einem Spitzchen überragt, ziemlich dick,
beiderseits mit kurzen Haaren bekleidet, mit einem unterseits hervor-
treienden Mittelnerven versehen, + 12 mm. lang und +5 mm. breit.
Die den Kurztrieben entspringenden Blüten sind + 15 mm. lang ge-
stielt und getrennten Geschlechtes. Der Kelch besteht aus 5 lanzettför-
migen, spitzen, gelb-filzigen Blättchen von + 12 mm. Länge und 3 bis
4 mm. Breite. Innerhalb des Kelches finden sich 5, den Kelchblättchen
gegenüberstehende, am Grunde zusammenhängende, circa 3 mm. lange,
abgerundete, mehr oder minder zungenförmige Schuppen, die dicht mit
langen, einzelligen, spitzen Haaren bekleidet sind. Von einem Staubblatt-
apparat fehlt in den zur Verfügung stehenden Blüten jede Andeutung.
Der Fruchtknoten ist von einer nach oben spitz zulaufenden, häutigen,
unregelmässig zerreissenden Kapuze unhüllt, Der nach Art von Sisyn-
dite spartea mit langen steifen Seidenhaaren dicht bekleidete Frucht-
knoten zerfällt zur Reife in 5, nach innen sich öffnende Teilfrüchte von
+ 18 mm. Höhe, während die von dem spitzen und gedrehten Griffel
gekrönte Mittelsäule zurückbleibt. Jedes Theilfrüchtchen birgt eine
einzige hängende, anatrope Samenanlage mit langem, der innern Längs-
seite des Samens angewachsenem Nabelstrang und vorgezogenem, kegel-
förmigem Stämmchen. Die von einer dünnhäutigen Samenschale um-
hüllten Cotyledonen sind flach, fleischig und schon in der Frucht grün
gefärbt. Eiweiss fehlt vollständig.
Ich habe diese neue Zygophyllaceen-Gattung dem Andenken des an
der Küste Deutsch-Südwest-Afrika’s verunglückten Adolf Lüderitz
gewidmet, des Mannes, der sich um die Deutsche Kolonialpolitik unver-
gängliche Verdienste erworben hat. Dem Bruder desselben, August
Lüderitz, ist von K. Schumann (Berlin) die Malvaceen-Gattung Lüderitzia
[Plant® Marlothianæ in Engl. Jahrb. X (1888), p. 45] gewidmet; dieselbe
ist indessen von Gürke [Schinz I, Beiträge etc. in Abhande. Bot. Ver.
Prov. Brandenb. XXX (1883) p. 176] wieder eingezogenen worden. Nach
demselben Sammler hat Cogniaux eine Section und eine Art der Gattung
Blastania benannt [in Schinz II, Beiträge 1. c. p. 152-153).
(40) SCHINZ. BEITRÆEGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA.
pm
(des)
[9
CELASTRACEE
Benth. et Hook. Gen. Plant. I, p. 357.
von Dr Th. LŒSERER
1. Gymnosporia Schlechteri Les. sp. nov., glabra spinosa;
ramulis spinisque deflexis teretibus, foliis fascieulatis, subsessilibus,
lineari-cuneatis, crassiuscule coriaceis, glaucescentibus, integris, apice
obtusis vel rotundatis, nervis prominulis vel plane obsoletis; inflores-
centiis laxiusculis, cum foliis in spinis fasciculatis, plerumque bis raro
ter dichotome vel trichotome furcatis; floribus mediocribus, 3-meris;
ovario 3-mero, in stylum longum apice 3-fidum angustato; ovulis
2 ereclis.
Spinæ usque 6 cm. longæ, folia et fiores gerentes, subdistichæ. Folia
2-4 cm. longa, 0,4-0,8 cm. lata, sub lente valida utraque in facie dense
subforaminulose punctulata. Pedunculi 4-2 cm. longi. Fleres sub anthesi
circ. 5,5 mm. diam.; sepalis rotundatis ; disco sub-5-angulato ; filamentis
longiusculis; antheris ellipticis; stylo cire. 1,75 mm. longo.
Habitat in Africa australi in montis summi Constantiaberg saxosis,
1700 m. altitud., juxta Capetown: Schlechter n. 244. — Flor. Jan.
Obs. G. polyacanthæ proxima, quæ foliis tenuioribus, epunctatis, stylo
multo breviore recedit.
2. Cassine Burchellii Les. sp. nov. glabra; ramulis striato-
subquadrangulatis, vetustioribus teretibus; foliis oppositis, breviter petio-
latis, crassiuscule coriaceis, anguste lanceolatis vel elliptico-lanceolatis,
margine manifeste subincrassatim revolutis, integerrimis, basi acuta
sensim in petiolum angustatis, apice obtusis vel rotundatis, costa supra sub-
plana, subtus prominente, nervis supra subprominentibus, subtus pro-
minulis; floribus in foliorum axillis fasciculatis, parvis; sepalis 5 anguste
deltoideis, ciliolatis; petalis 5 vix dimidio eis longioribus; disco tenui
subcupuliformi; staminibus 5 parvis; antheris reniformi-subcordatis;
ovario 3-loculari, loculis 1-2-ovulatis; ovulis erectis; stylo brevi, apice
brevissime 3-lobo.
Ramuli recti, triennes 3 mm. crassi; hornotini tenues vix À mm.
crassi, striato-sulcati. Petioli 3-5 mm. longi. Folia 3-5,5 cm. longa, 0,7-
BULL. HERB. BoIss., mars 189%. i3
194 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (41)
1,3 cm. lata, 1. s. subbrunnescentia. Nervi laterales non reticulati. Flores
sub anthesi cire. 2 mm. diam.
Habitat in Africa australi: Burchell n. 5769.
Obs. Species quoad genus et affinitatem dubia, forsan C. parvifoliæ
proxima.
3. Gassine scandens Eckl. et Zeyh.
Var. y. laxa Loes. var. nov., foliis oblongo-lanceolatis usque lanceolatis,
basi acutis, rarius obtusis, apice obtusiuscule acutis; inflorescentiis
laxioribus quam in form. typ.
Habitat in Transvaal, altitud. 1600-1700 m. : Wood n. 4956 (leg. Thorn-
croft). — Flor. : Jan.
4. Maurocenia Schinziana Les. sp. nov., glabra; ramulis
striatis, demum subteretibus; foliis oppositis, perbreviter petiolatis, cras-
sissime coriaceis, ellipticis vel sublanceolato-ellipticis, margine anguste
subincrassatim recurvatis, integerrimis, basi obtusis vel acutis, apice ro-
tundatis, minute excisis, vel obtusis, costa et nervis supra prominulis,
subtus costa prominula, nervis obsoletis; inflorescentiis in foliorum
axillis dense fasciculatis, umbelliformibus, subsessilibus; floripus parvis,
5-meris; calyce subcupuliformi, lobis obtusis, ciliolatis; petalis erectis;
disco tenui parvulo, cupuliformi; staminibus brevissimis; ovario ovato,
in stylum brevem apice bilobum, lobis breviter bifidis, angustato, 2-locu-
lari, loculis 2-ovulatis, ovulis erectis.
Ramuli biennes usque 3 mm. crassi, hornotini striato-angulati, 1,5-
2,5 mm. crassi. Petioli cire. 3 mm. longi, fere 2 mm. crassi. Folia 3-6,5
plerumque circ. 4,5 cm. longa, 1-2,9 cm. lata, i. s. pallida. Nervi supra
prominuli, margine reticulatim anastomosantes, subtus plerumque plane
inconspicui. Calyx sub anthesi basi 2 mm. diam, lobis erectis. Filamenta
brevissima. Antheræ minutæ, steriles. Ovarium 2 loculare, ovulis erectis.
Habitat in Africa australi in fruticetis litoralibus prope Houtebay juxta
Capetown: Schlechter n. 960. — Flor. Jun.
Obs. Habitu species optima plane congruit cum Maurocenia frangularia
Mill. (M. capensis Sond.), quæ vix nisi foliis subtus nervosis recedit.
Sed ovulorum insertione plane ab ea diversa. Fructibus
adhuc ignotis species nostra etiam ad genus «Cassine» pertinere potest.
Certe tempore futuro Mauroceniam cum Cassinibus esse coniungendam
verisimile est; sed propter fructus etiam in Cassinibus plurimis africanis
adhuc ignotos facere non possum, quin Mauroceniæ genus nunc jam
conservem.
{42) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 195
Salacia Rehmannii SCHINZ
Suffruticosa, ramosa; folia sessilia, coriacea, supra nitida, lanceolata,
remote serrata, basi integerrima; calycis segmenta late ovata, obtusa ;
petala oblongo-ovata.
Standort: Transvaal : Pretoria; Rehmann 4342.
Ein Halbstrauch mit unterwärts bleistiftrunden, oberwärts kantigen
Zweigen und sitzenden, alternirenden Blättern von lanzettlichem Umriss.
Die kahlen, lederigen, oberseits glänzenden, am Rande mit Ausnahme des
Grundes entfernt grob gesägten Blätter sind + 5cem.lang und + 12 mm.
breit. Die zu gestauchten, fast sitzenden, blattachselständigen nnd wenig
blütigen Blütenständen vereinigten Blüten sind bis 8 mm. lang gestielt und
besitzen + 1 mm. lange, pfriemlich-lanzettliche Vorblätter. Der lederige
Kelch ist 5-theilig, die Zipfel sind breit eiförmig, stumpf und + 2'/ mm.
lang. Die vier bis fünf gelben und gleichfalls lederigen Kronblätter sind
länglich eiförmig, stumpf, + 7 mm. lang und + 4 mm. breit. Der Discus
ist 4- bis 5-lappig. Die 4 bis 5 auf + 2'/. mm. langen, bandförmigen Fi-
lamenten inserirten Staubbeutel sind + 1,75 mm. lang und besitzen am
Grunde spreizende Hälften. Der in einen + 3 mm. langen Griffel mit
etwas vertiefter Narbe ausgezogene Fruchtknoten ist von kegelförmiger
Gestalt.
Von den zur engern Vergleichung herangezogenen Arten nenne ich
S. pyriformis Walp. (Rep. I, p. 402), eine Pflanze die vom Sambesi stammt
und sich durch 7 bis 20 cm. lange und 4‘/ bis 11 mm. breite Blätter
unterscheidet. Von den beiden südafrikanischen Arten hat S. Zeyheri
Planch. (Flora Cap. p. 230) gegenständige, S. Kraussii Hochst. (Flora
XXVI., L, p. 306) zwar alternirende, aber stumpfe, gestielte, breite, ge-
zähnte Blätter. (H. Sch.)
AMPELIDEZ
Benth. et Hook. Gen. Plant. I, p. 386.
Cissus cussonioides SCHINZ
Erecta, ecirrhosa; folia sparse strigosa, sessilia vel breviter petiolata,
palmato-ternata; foliola sessilia, profunde pinnatisecta, pinnis decurren-
tibus, integerrimis vel decrscente ineisis; calyptra oblonga.
196 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (43)
Standort: Natal, Drakensberg; Rehmann 7015, Wood 3593.
Es liegen mir allerdings von dieser Pflanze nur einige Zweigstücke
vor, indessen geht doch aus dem Fehlen der Ranken mit grösster Wahr-
scheinlichkeit hervor, dass dieselbe eine aufrechte, mehrjährige Staude
ist. Die handförmig-dreizähligen Blätter sind entweder sitzend oder bis
5 mm. lang gestielt. Die einzelnen fast sitzenden Blättchen sind am
Rande etwas verdickt und mit borstigen Wimperhaaren eingesäumt,
deren sich auch zahlreiche auf dem unterseits stark hervortretenden
Mittelnerven finden. Von den drei Blättchen pflegt das mittlere im Umriss
verkehrt-lanzettlich und bei einer durchschnittlichen Länge von 10 cm.,
tief fiederspallig eingeschnitten zu sein. Die schräg nach oben divergi-
renden, herablaufenden und sich keilförmig verschmälernden Abschnitte
sind entweder ganzrandig oder mindestens auf der äussern Kante einge-
schnitten. Die beiden seitlichen Blättchen sind mehr oder weniger un-
symetrisch insofern, als sie an der inneren Kante entweder ganzrandig
oder mindestens weniger tief fiederspaltig wie auf der äussern sind. In
der Regel überragen die seitlichen Blättchen das Mittelblättchen um ein
Geringes. Die am Grunde der Blattstiele sitzenden Nebenblätter sind
kaum 3 mm. lang, fast dreieckig und spitz. Die an + 6 cm. langem Pedun-
culus schirmdoldenartig gehäuften Blütenstielchen sind schlank und zur
Blütezeit + 6 mm. lang. Die länglich-kegelförmigen, nicht einge-
schnürten Knospen sind kahl, die vier 2 bis 3 mm. langen und 1 bis 2
mm. breiten Blumenblätter von länglich-eiförmigem bis eiförmig-lanzett-
lichem Umriss. Die auf ungefähr 1/2 mm. langen Filamenten ruhenden
Staubbeutel sind spitz und an der Basis schwach herzförmig einge-
buchtet. Der Discus ist wulstig-ringförmig und #-lappig; der von einer ab-
gestutzten Narbe gekrönte Griffel erreicht eine Länge von 1'/2 mm. Die
reife Frucht hat einen Durchmesser von + 2!/2 cm.
Diese schon durch ihre Blattform, die an jene von Cussonia Kraussü
Hochst. erinnert, höchst charakteristische Art dürfte wohl in die Nähe
von C. aralioides Welw. (Planch. DC. Monogr. V. p. 515) zu stellen sein.
Welwitsch’s Pflanze stammt aus Angola und ist mir nur aus der treff-
lichen Beschreibung von Planchon bekannt.
(44) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 197
LÉGUMINOSÆ
Benth. et Hook. Gen. Plant. I, p. 434.
Rhynchosia Woodii SCHINZ
Tafel III, Fig. A-F.
Suffructicosa, erecta, villosa ; folia breviter petiolata, villosa, demum supra
glabra et nitida; foliolum intermedium obovatum, basi cuneatum, apice
mucronatum; foliola lateralia trapezoidea; racemi axillares, pedunculati,
folio longiores, multiflori; legumen late ellipticum, basi et apice acutum.
Standort: Natal : Jnanda; Wood 188%, Rehmann 8411.
Ein aufrechter Halbstrauch mit dicht-langbehaarten Zweigen. Die
Mittelblättchen der sehr kurz gestielten dreizähligen Blätter sind von
verkehrt-eiförmigem Umriss, nach der kurz gestielten Basis zu keilförmig
verschmälert, breit-firstfürmig zulaufend und von einer kleinen Weich-
stachelspitze überragt. Sie sind + 4 cm. lang und haben eine über der
halben Länge liegende grösste Breite von + 3'/a cm. Die zwei seitlichen
Blättchen pflegen von mehr cder weniger trapezfürmigem Umriss zu
sein, alle sind, namentlich in der Jugend, unterseits sehr dicht, oberseits
spärlicher oder sogar sehr spärlich mit langen, weissen Haaren bekleidet.
Die den Blattachseln entspringenden, vielblütigen Trauben sind + 21/2 cm.
lang gestielt und erreichen eine Gesammtlänge von + 9 cm. Die Hülsen
laufen beiderends spitz zu, sind dicht behaart, + 2 cm. lang und +
9 mm. breit, von breit elliptischem Umriss.
Der aufrechte Wuchs dieser dem unermüdlichen und vielverdienten
Erforscher der Natalflora, Curator Wood gewidmeten Pflanze verweist
dieselbe in die Section Orthodanum. Von den drei aus Südafrika be-
kannten Arten derselben kommt À. nitens Benth. unserer R. Woodü am
nächsten, unterscheidet sich aber durch breit-eiförmige bis herzeiförmige
Blätter und kurze, kaum dreiblütige Blütenstände.
Rafnia Schlechteriana SCHINZ
Suffructicosa, erecta, glabra; folia valde polymorpha, sessilia et lanceo-
lata vel elliptica, vel late ovata et basi in petiolum attenuata, acuta vel
breviter acuminata; inflorescentia pedunculata, axillaris, pluriflora; brac-
teæ foliaceæ ; carina truncata ; legumen trapezoideum, alatum, basi con-
tractum.
198 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (45)
Standort: Tafetberg bei Capstadt, Schlechter 73.
Ein kahler Halbstrauch mit unterwärts bleistiftrunden, oberwärts kan-
tigen Zweigen. Die Blätter variiren ausserordentlich hinsichtlich Grösse
und Umrissform. Die an den älteren Zweigpartien inserirten Blätter
sind ungestielt, elliptisch bis lanzettlich, spitz, am Grunde verschmälert,
+ 10 mm. lang und circa 4 mm. breit. Diese Blattform geht nach Oben
allmählich über in eine andere, die im extremsten Falle breit eiförmig ist,
bei plötzlich zusammengezogenem und blattstielartig verschmälertem
Grunde und zugespitziem obern Ende. Blätter der letzteren Art sind |
+ 25 mm. breit und + 35 mm. lang. Im getrockneten Zustande sind die
Blattorgane von schmutzig grüner bis gelber Färbung. Den Achseln dieser
alternirend angeordneten Blätter entspringen schlanke, bis zu 6cm. lange
Zweige, die ein- oder mehrfach dichasial verzweigt sind. Die die Dicha-
sialzweige stützenden Vorblätter sind von laubblattartigem Charakter,
elliptisch bis länglich eiförmig, sitzend und zugespitzt, von lederiger Be-
schaffenheit, bis 15 mm. lang und bis 8 mm. breit. Die unmittelbar den
Blüten vorangehenden Vorblätter dagegen sind unscheinbar, kaum
1 '’ mm. lang, lanzettlich und unmittelbar über der Insertion des
obersten Tragblattpaares eingefügt, zu diesen selbst natürlich transversal
gestellt. Der Kelch der 3 bis 4 mm. lang gestielten Blüten ist becher-
förmig und 5-zipfelig, nach der Basis zu verjüngt. Der der Fahne gegen-
über placirte Kelchzipfel ist von linear-lanzettlicher Form und besitzt
nach innen gerollte Ränder. Die vier übrigen ungefähr gleich, d.h. +
4 mm. langen Zipfel sind dreieckig-lanzettlich. Die Fahne ist breit-
eiförmig, abgestutzt und oft von einem kleinen Spitzchen überragt,
8 bis 9 mm. breit und abgesehen vom Nagel nahezu ebenso lang. Das
Schiffchen besteht aus zwei abgestutzten, + 9 mm. langen, benagelten
Blättchen. Die reife Hülse ist von trapezförmigem Umriss, nach der Basis
‘zu in einen kurzen, im Kelch verborgenen Stiel zusammengezogen, nach
dem obern Ende zu verschmälert, abgerundet und von dem rechtwinklig
abgekrümmten Griffel überragt. Die der Fahne zugewendete, vom
Kelch bis zum Griffel nahezu geradlinig verlaufende Kante ist schmal
geflügelt. Die reife Hülse erreicht eine Länge von mindestens 3 ‘/2 cm.
und eine grösste Breite von mindestens 1 ‘/2 cm.
Bekanntermassen werden in der Gattung Rafnia 4 Sectionen unter-
schieden :
nern ( Hülse kaum oder nicht gestielt..... Pelecynthis
5 F0 tie lame Anais ROUE SU Caminotropis
( Blätter nicht stengelumfassend..... Eu-Rafnia
Schiffehen geschnäbelt :
s; ( Blätter stengelumfassend.......... Vascoa
(46) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 199
Die Section Pelecynthis, der sicher die oben beschriebene neue Art zu
unterordnen ist, umfasst nunmehr 3 (oder 4?) Arten, die sich folgender-
massen unterscheiden:
Blütenstand schirmtraubenartig, ohne laubblattähnliche Vorblätter :
R. ovata (Berg.) Schinz.
Blütenstand dichasial verzweigt, mit laubblattähnlichen Vorblättern :
R. capensis (L.) Schinz.
R. Schlechteriana Schinz.
(R. affinis Harv. ist mir nur in einem sehr unvollkommenen, von
Ecklon gesammelten Exemplar bekannt und scheint mir der Beschreibung
nach kaum verschieden von R. capensis (L.) Schinz zu sein, übrigens
deutet auch Harvey (Flora Cap. Il. p. 36) diese Möglichkeit bereits an.
Was die Arten der Section Caminotropis betrifft, so dürften folgende
Merkmale zur Identificirung massgebend sein:
Blätter schmal. Die den Blattachseln entspringenden Peduneuli einblütig, mit
zwei laubblattartigen Vorblättern unterhalb der Blüte
R. spicata Thunb.
Blätter verkehrt eiförmig bis spatelförmig, am Grunde verschmälert, an den
letzten Auszweigungen gegenständig, Pflanze von Zygophyllum-ähnlichem Habitus
R. retroflexa Thunb.
Blätter verkehrt eiförmig-lanzettlich bis elliptisch. Zweige schlank, fast ganz
ohne opponirte Blätter R. diffusa Thunb.
Blätter am Grunde abgerundet R. dichotoma Eckl. et Zeyh.
Von den Arten der Section Eu-Rafnia stelle ich, da es sich hier nur
um Angaben zur leichten Unterscheidung der einzelnen Rafnia-Species
handelt, in erste Linie:
R. racemosa Eckl. et Zeyh. mit traubenförmig angeordneten und mit
pfriemlichen Vorblättern versehenen Blüten
R. ovata (Berg.) Schinz — Spartium — Berg. Flor. Cap. (1763) p. 197 =
R. cuneiformis Lam. Diet. II (1786-88) p. 195 — R. cuneifolia Thunb. Prod.
Flor. Cap. (1800) p. 123 et Flor. Cap. (ed. Schult.) (1823) p. 563 — R. rhom-
boidea Walp. in Linn. XIII (1839) p. 464 — Pelecynthis — E. Mey. Comm.
(1835) p. 14 — R. corymbosa Walp. 1. c. p. 46% — Pelecynthis — E. Mey. I. c.
p- 14.
R. capensis (L.) Schinz — Spartium — L. Spec. plant. ed. Il. (4763)
p. 995; weitere Synonyme sind : Cytisus — Berg. Flor. Cap. (1767) p. 217, Cro-
talaria opposita L. Suppl. (1781) p. 322, Liparia — L. syst. reg. ed. XIII (1781)
p. 55%, Rafnia — Thunb. Prodr. Fl. Cap. (1800) p. 123 et Flor. Cap. (ed. Schult.)
200 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (47)
und
R. angulata Thunb. deren Blüten auf Seitenzweigen sitzen, die mit alterni-
renden Blättern besetzt sind und den Achseln von Laubblättern entspringen.
Die Vorblätter sind in diesem Falle pfriemlich.
Es folgen dann :
Blütenstand einblütig, blattachselständig :
a. Pedunculus verlängert, an der Spitze pfriemliche Vorblätter tragend
R. lancea (Thunb.) DC.
b. Pedunculus ausserordentlich kurz, mit lanzettlichen, mehr oder minder
laubblattähnlichen Vorblättern besetzt. Blüte lang gestielt.
R. crassifolia Harv.
Alle übrigen Arten dieser Section scheinen mindestens dreiblütige
Dichasien zu besitzen; es sind dies folgende:
R. triflora (L.) Thunb. mit sehr gestauchten Pedunculi, wesshalb die Blü-
tenstiele scheinbar in Mehr (3-) Zahl directe der Blattachsel zu entspringen
scheinen, mit pfriemlichen Vorblättern dicht unterhalb der Blüten.
R. Meyeri Schinz mit dreiblütigen Dichasien, nicht gestauchtem Pedunculus
und laubblattähnlichen Vorblättern.
R. elliptica Thunb., von R. Meyeri sofort durch die nicht zugespitzten,
höchstens spitzen Blätter zu unterscheiden. Dichasialzweige verlängert, ein
mehrblütiges, mit laubblattähnlichen Vorblättern besetztes Dichasium bildend.
Von À. Ecklonis E. Mey. und Aumilis Eckl. et Zeyh. gebricht es mir an zu
einer Charakterisirung genügendem Material.
Was nun schliesslich noch die Arten der Section Vascoa betrifft, so
muss ich bemerken dass es mir unmöglich ist, zwischen der ältern
R. amplexicaulis (L.) Thunb. und R. virens E. Mey. einen durchgreifen-
p. 14. Pelecynthis opposita E. Mey. l. c. p. 44, Rafnia spicata und pauciflora
Eckl. et Zeyh. Enum. plant (1836) p. 164.
R. affinis Harv. Flor. Cap. EI (1864-62) p. 36, R. axillaris Benth. non Thunb.
in London Journ. II (1843) p. 463.
R. spicata Thunb. Prodr. Flor. Cap. (1800) p. 123 et Flor. Cap. (ed. Schult.)p. 64.
R. retroflexa Thunb. Prodr. Flor. Cap. (1800) p. 123 et Flor. Cap. (ed.
Schult.) p. 564.
R. diffusa Thunb. Prodr. Flor. Cap. (4800) p. 123 et Flor. Cap. (ed. Schult.)
p. 56%. — Pelecynthis relroflexa E. Mey. Comment. (1835) p. 15 et diffusa
E. Mey. L. c. p. 15. — R. retroflexa Benth. in Lond. Journ. II (1843) p. 469.
R. dichotoma Eckl. et Zeyh. Enum. Plant. (1836) p. 161. = Pelecynthis
gibba E. Mey. Comm. (1835) p. 14.
R. racemosa Eckl. et Zeyh. Enum. Plant. (1836) p. 16. = R. cuneifolia
Willd. mse. see. Walp. 1. c. p. 465.
(43) SCHINZ. BEITREGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 201
den Unterschied aufzufinden. Es unterscheiden sich dann À. amplexi-
caulis und R. perfoliata (Thunb.) E. Mey. einerseits durch die Blattform,
indem die Blätter von amplexicaulis sehr stumpf, die von perfoliata in
der Regel spitz sind, anderseits durch den bereits von Harvey hervorge-
hobenen Umstand, dass bei &mptexicaulis die vom obern Kelchzipfel mit
den seitlichen Zipfeln gebildeten Buchten abgerundet, die entsprechen-
den Partien des Kelches der zweiten in Frage kommenden Art mehr
oder weniger spitz sind.
R. angulata Thunb. Prodr. Flor. Cap. (1800) p. 123 und Flor. Cap. (ed.
Schult.) p. 564. — R. angustifolia Thunb. 1. c. p. 123 und 564. = R. filifolia
Thunb. 1. ce. p. 123 und 565. = R. angulata Thunb. var. angustifolia E. Mey.
Comm. (1835) p. 13. = — — var. filifolia E. Mey. l.c. p. 13. = Pelecyn-
this dichotoma E. Mey. I. c. p. 14.
R. lancea (Thunb.) DC. Prodr. IF (4825) p. 119. Synonyme sind : Cedman-
nia lancea Thunb. Prodr. Flor. Cap. p. 422 et in Act. Holmens. (1799) p. 281
Cat.
R. crassifolia Harv. Thes. (4859) t. 71; — R. axillaris Eckl. et Zeyh.
Enum. plant. (1836) p. 161. = R. lancea Benth. pr. parte. in Lond. Journ. 1.
(1843) p. 466.
R. triflora (L.) Thunb. Prodr. Flor. Cap. (4800). p. 123 und Flor. Cap. (ed.
Schust.) p. 963; — Crotalaria — L. spec. plant. ed. 4. (1753) p. 715. = Bor-
bonia cordata Andrews Bot. Rep. (1799) t. 31. = KR. diffusa Eckl. et Zeyn.
Enum. plant. (1836) p. 160. = R. alpina Eckl. et Zeyh. 1. c. p. 160. = R. fas-
tigiata Eckl. et Zeyh. 1. c. p. 463. — R. intermedia Vogel msc. et Walp. 1. c.
p. 463.
R. Meyeri Schinz = R. ovaia E. Mey. Comment. (1835) p. 12. — R. cordata
Eckl. et Zeyh. non Mart. I. c. p. 159.
R. elliptica Thunb. Prodr. Flor. cap. (1800) p. 123 und Flor Cap. (ed.
Schult.) p. 8693; — KR. erecta Eckl. et Zeyh. 1. c. p. 160. — R. retroflexa Eck]:
et Zeyh. 1. ce. p. 160. — R. cuneifolia E. Mey. Comment. (1835) p. 12. — R: in-
termedia Vogel msc. pr. parte ex Walp. in Linn. XII. (1839) p. 463. — R. ellip-
tica Thunb. scheint mir kaum von R. axillaris Thunb. (Prodr. Flor. Cap.
(1800) p. 123. — Pelecynthis axillaris E. Mey. Comm. (1835) p. 144) verschie-
den zu sein, wenigstens finde ich keinen Unterschied zwischen Eckl. und Zeyh.
14186 — von Harvey etc. zu elliptica gestellt — und den Exemplaren von R. axil-
laris in Thunberg’s Herbarium; leider fehlt in diesem R. elliptica und eine directe
Vergleichung ist daher unmöglich.
R. amplexicaulis (L.) Thunb. Prodr. Flor. Cap. (4800) p. 123 et Flor. Cap.
(ed. Schult.) p. 563. — Crotalaria — EL. spec. plant. ed. 2 (1763) p. 4003. =
Crotalaria reniformis Lam. Diet. II (1786-88) p. 194. — Vascoa amplexicaulis
DC. Mem. (1825) p. 188. — KR. virens E. Mey. Comm. (1835) p. 44.
R. perfoliata (Thunb.) E. Mey. Comm. (1835) p. 12. — Crotalaria amplexi-
caulis Lam. Diet. V (4786-88) p. 494. — Borbonia perfoliata Thunb. Prodr.
Flor. Cap. (1800) p. 422. — Vascoa — DC. Mém. (1825) p. 187. — Vascoa
acuminata E. Mey. Linnæa VII (1832) p. 148. — R. perfoliata var. acuminata
Walp. in Linnaca XII! (1839) p. 463.
202 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (49)
Aus der Gattung Rafnia sind auszuschliessen:
R. cordata Mart. in Acad. mun. VI. p. 189 — ?
R. retusa Vent. in Herb. Willd. — Templetonia retusa R. B.
R. retrofracta Thunb % in Herb. Upsal. — Cyclopia brachypoda Bth.
Der Vollständigkeit halber schliesse ich an diese Ausführungen noch
ein Verzeichniss der Ecklon-Zeyher’schen Nummern mit den Bestim-
mungen an:
397 =R. diffusa Thunb. 119% — R. lancea Thunb.
1180 — R. Meyeri Schinz. 1195 — R. capensis (L.) Schinz.
1181, 1182, 1183, 1484 — R. triflora | 1196, 1197 — R. angulata Thunb.
(L.) Thunb. 1198 — R. humilis Eckl. et Zeyh.
1185, 1186, 1187 — R. ellipticaThunb. | 1199 — R. angulata Thunb.
1188 — R. racemosa Eckl. et Zeyh. 1200 = R. amplexicaulis (L.) Thunb.
1189 — R. cuneifolia Thunb. 1201, 1202 — R. perfoliata (Thunb.)
1190 = R. dichotoma Eckl. et Zeyh. 2280 — R. dichotoma Eckl. et Zeyh.
1191 — R. capensis (L.) Schinz. 2281 — KR. crassifolia Harv.
4192 = R. crassifolia Harv. 2283 — R. perfoliata (Thunb.)E. Mey.
1193 — R. capensis (L.) Schinz.
COMBRETACEZ
Benth. et Hook. Gen. Plant. I, p. 638.
Combretum transvaalense SCHINZ
Arborea vel fruticosa (?); folia petiolata, late obovata vel elliptica vel
oblonga, basi attenuata, obtusa vel subacuta, apice acula vel acuminata
vel obtusa et mucronata, subtus lepidota; fructus ovatus, late alatus,
lepidotus.
Standort : Transvaal : Makapansberge; Rehmann 5470,
Baum (oder Strauch ?) mit schlanken Zweigen, die mindestens ober-
wärts opponirte, mit behaarten und braunen Schuppen bekleidete Blätter
und Blüten besetzte Kurztriebe von durchschnittlich 9 mm. Länge
tragen. Blätter bis 4 mm. lang gestielt, verkehrt eiförmig, elliptisch oder
oblong, nach der Basis zu verschmälert, spitzlich oder abgerundet, am
entgegengesetzten Ende spitz bis zugespitzt, oder stumpf und von einer
kleinen Weichstachelspitze überragt, lederig, oberseits kahl, unterseits
mindestens in der Jugend sehr dicht mit hellgelben Schuppen bekleidet.
Die Blattspreite erreicht eine Länge von + 3!/2 cm. und eine Breite von
+ 15 mm.; der Blattrand ist oft etwas nach unten umgerollt. Blütenstand
(50) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 203
traubig, am Ende der kurzen Sprosse, mindestens 8-blütig. Die im un-
reifen Zustande zugespitzten Früchte sind ausgereift + 6 mm. lang ge-
stielt, eiförmig, am Grunde herzförmig, bis 2 cm. lang und + 1'/2 cm.
breit, + 5 mm. breit geflügelt und dicht mit rotbraunen Schuppen be-
deckt.
CRASSULACEZÆ
Benth. et Hook. Gen. Plant. I, p. 656.
Crassula heterotricha SCHINZ
Folia lanceolata, acuta, connato-vaginantia, carnosa, papulosa, glauca;
calycis laciniæ hirsutæ, lanceolatæ, obtusæ vel subacutæ; petala oblonga,
apice attenuata, mucronata; fructus papulosus.
Standort : Natal : Intschanga, Rehmann 7892; Inanda, Wood.
Eine aufrechte, unverzweigte Pflanze mit gestauchtem, am Grunde
holzigem Stengel mit sitzenden, sehr dicht aufeinander folgenden
Blättern. Die grauweissen, dicht mit grossen, einzelligen Blasenhaaren
bekleideten Blätter sind von lanzettlichem Umriss, spitz, am Grunde
kurzscheidig und paarweise mit dieser scheidigen Basis verwachsen; sie
sind von fleischiger Consistenz und im getrockneten Zustande + 8 cm:
lang und + 15 mm. breit. Der + 10 cm. lange, mit kragenförmigen
Hochblattpaaren besetzte Inflorescenzstiel trägt einen vielblütigen reich-
verzweigten Blütenstand, Sowohl der Blütenstandträger, wie die Hoch-
blätter sind mit dichtstehenden, einzeiligen, stumpfen, cylindrischen,
dickwandigen und gekörnelten Haaren besetzt, die unterwärts von bräun-
licher, weiter oben von grauweisser Farbe sind. Der Kelch der sitzenden
oder + À ‘/2 mm. lang gestielten Blüten ist + 4 mm. lang, die dicht
behaarten, lanzettlichen circa 2 '/’. mm. langen Zipfel sind stumpf oder
spitzlich. Die am Grunde kurz verwachsenen, + 7 mm. langen und +
1, 75 mm. langen, gelben (?) Kronblätter sind von länglichem Umriss,
nach oben verschmälert, stumpf oder fast spitz zulaufend; unterhalb der
Spitze sitzt auf der Aussenseite ein callöser Mukro. Die ausgerandeten
Schuppen sind + '/. mm. lang und 0,75 mm. breit. Die + 4 mm. langen
Filamente sind bandartig, verjüngen sich indessen gegen die Staubbeutel
zu. Der mit konischen Papillen bekleidete, allmählich in den Griffel
zusammengezogene Fruchtknoten erreicht (inbegriffen der Griffel) eine
Länge von + 6 mm.
204 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (51)
Crassula heterotricha ist, wenn wir uns hinsichtlich der südafrika-
nischen Arten dieses Geschlechts an die Gruppeneinteilung Harvey’s
halten, bei den, C. falcata Willd. und €. perfoliata L., umfassenden Glau-
eine unterzubringen. C. falcata hat im Verhältniss zur Länge bedeutend
breitere Blätter und hochrote Blüten, wogegen die mir nur aus der
Beschreibung bekannte C. perfoliata lanzettlich-zugespitzte, oberseits
concave Blätter besitzen soll.
Crassula acinaciformis SCHINZ
Folia lanceolato-oblonga, acinaciformis, glabra, ciliata; calycis laciniæ
acutæ, glabræ; petala sulfurea, basi et apice attenuata, obtusa vel sub-
acuta, mucronata, squamulæ parvæ, truncatæ et emarginatæ.
Standort : Transvaal : Houtbosh, Rehmann 6375.
Die Blätter dieser zweiten neuen Art sind bis 40 cm. lang und bis
5 ‘/2 cm. breit, säbelförmig und lanzettlich auslaufend, kahl und nur am
Rande mit einem Wimpersaum von kurzen Zähnchen eingefasst. Der
ansehnliche Blütenstand ist reich verzweigt und sehr reichblütig. Die
Tragblätter der bis zu 4 mm. lang gestielten Blüten sind lanzettlich, spitz,
am Rande mit scharfen, gegen die Spreite abgesetzten Zähnchen besetzt,
+ 5 mm. lang und + 2 mm. breit, an Grösse nach oben zu, nach unten
abnehmend. Der Kelch ist circa 2 mm. lang, unbehaart und besitzt spitze
Abschnitte. Die am Grunde zusammenhängenden, schwefelgelben Kron-
blätter sind von länglichem Umriss, beiderends verschmälert, stumpf
oder fast spitz, mit einer rückenständigen Weichstachelspitze versehen,
+ 4 mm. lang und bis A '/e mm. breit. Die unscheinbaren, spatelförmi-
gen, abgestutzten und seicht ausgerandeten Schuppen erreichen kaum
die Länge von 4 ‘/2 mm. Die + 3 mm. langen Staubfäden sind zugespitzt
und tragen mit dem Rücken eingefügte, braunschwarze Pollensäcke. Die
kopfiörmige Narbe sitzt einem + ‘/2 mm. langen Griffel auf.
FICOIDEÆ
Benth. et Hook. Gen. Plant. I, p. 851.
Tetragonia Schenckii SCHINZ
Fruticosa, ramosa; folia sessilia vel breviter petiolata, spathulata, basi
cuneata, obtusa vel subacuta, glauca, papillosa; perianthii segmenta
(52) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 205
oblonga, apice attenuata, glabra; stylus brevissimus; stigmata terna,
inæquilonga ; fructus osseus, 3-alatus.
Standort : Gross Namaland : Bethanien Schenck 14, Slangkop Schinz 2a.
Ein mittelmässig hoher, grau-braun berindeter Strauch, dessen Aeste
mit braunen Schuppen bekleidete, polsterförmige, den Ächseln abgewor-
fener Blätter entspringende Kurztriebe tragen, denen die kurzen, beblät-
terten, die Blütentrauben tragenden Seitenzweiglein auswachsen. Die
sitzenden oder kurz gestielten, mehr oder minder spatelförmigen Blätter
sind am Grunde keilförmig verschmälert, oben stumpf oder fast spitz,
von meergrüner Farbe, unbehaart und mit blasenförmig ausgezogenen
Epidermiszellen bekleidet, 3 bis 6 mm. breit und + 14 mm. lang. Die
dichtblütigen, traubigen Inflorescenzen erreichen eine Länge von +
12 mm., die + 2 mm. lang gestielten Blüten entspringen den Achseln
lanzettlicher bis länglich-eiförmiger, häutiger, spitzer, am Rande fein ge-
wimperter Tragblätter von À bis 4 ‘/: mm. Länge.Die 6 an der Basis kurz
verwachsenen, in der Knospe dachziegelig sich deckenden Abschnitte
des oberständigen Perianths sind von länglichem Umriss, nach oben zu
etwas verschmälert und mit schwach nach innen gekrümmten Rändern
versehen, + 3 mm. lang und À ‘2 bis 2 mm. breit und kahl. Die 4 bis
1 ‘/2 mm. langen, 6, 7 oder 8 Staubfäden sind am Grunde der Perianth-
abschnitte inserirt und alterniren mit diesen; die Staubbeutel, deren
Hälften unterwärts getrennt sind, sind länglich, A bis 4 '/s mm. lang, auf
dem Rücken inserirt und intrors. Der unterständige Fruchtknoten ist
dicht unterhalb des Perianths von zwei sehr kleinen, kurz gefransten
Vorblättchen gekrönt, dreikantig und + 3 mm. lang. Der ganz kurze
Griffel trägt 4 ungleich lange Narben, wovon die zweilängern, die pfriem-
lich-walzenförmig sind, steril zu sein scheinen, während die um die Hälfte
kürzern zungenförmigen, wohl empfängnissfähig sind. Der Fruchtknoten
pflegt À bis dreifächerig zu sein; jedes Fach enthält eine anatrop-apo-
trope Samenanlage. Die reife Frucht führt in der Regel nur einen einzi-
gen, endospermreichen Samen; sie ist bis 49 mm. lang, dreikantig und
besitzt auf jeder Kante einen holzigen, 3 bis 4 mm. breiten Flügel.
Ich bin versucht gewesen, zur Unterbringung der eben diagnosticirien
Pflanze ein neues Genus zu creiren, komme aber bei reiflicher Ueber-
legung doch davon wiederum ab; die eigentümliche Ausbildung der Nar-
ben sichert aber jedenfalls dieser seltsamen Art vorläufig eine ganz
isolirte Stellung innerhalb der Gatlung Tetragonia.
206 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (53)
UMBELLIFERA
Benth. et Hook. Gen. Plant. I, p. 859.
Lefeburia upingtonie SCHINZ
Caulis herbaceus, ramosus, sulcatus, glaucus; folia longe petiolata, gla-
bra, multiplicato-trisecta, segmentis summis confluentibus; segmenta
elliptica vel ovato-elliptica, basi + cuneata, apice acuta vel acuminata,
grosse serrata, basi integerrima; umbella composita, 10-12 radiata; invo-
lucrum nullum vel olygophyllum; involucellum 3-6 phyllum, setaceum;
fructus a dorso compressus, margine circum-alatus, obovatus; ale apice
emarginat&; stylopodium conicum.
Standort : Upingtonia (Südostondonga) :! Karuchas, Schinz 1033.
Eine stattliche, bis 2 Meter hohe, krautige Pflanze mit kahlem, mehr
oder weniger meergrünem, markreichem und längsgefurchtem Stengel.
Die am Grunde breit bescheideten, vielfach-dreischnittigen Blätter errei-
chen eine durchschnittliche Länge (inclusive Blattstiel, auf den + 10 cm.
fallen) von + 30 cm. Die zwei seitlichen Abschnitte erster Ordnung sind
+ 16 cm. lang (einschliesslich den Stiel) und setzen sich aus bis
fast auf die Rachis dreiteiligen Abschnitten zusammen. Die seitlichen
Abschnitte sind elliptisch bis eiförmig-elliptisch, beiderends verschmälert
und zugespitzt, am Rande, wie übrigens auch die Endabschnitte grob und
ungleichmässig gesägt, nach der Basis zu ganzrandig, + 5 cm. lang und
+ 2 cm. breit. Die Endblättchen pflegen im Allgemeinen grösser, dem
Grunde zu mehr keilförmig verschmälert und zugespitzter zu sein. Die
schirmartige, bis '/ Meter im Durchmesser messende Inflorescenz ist
reich verzweigt. Die Strahlen erster Ordnung sind bis 20 cm., die zweiter
Ordnung bis 4 cm. lang. Die Döldchen setzen sich aus circa zehn +
5 mm. langen Strahlen zusammen. Die reifen Früchte — die Pflanze
liegt mir nur in diesem Entwicklungsstadium vor — sind + 1 em. lang,
flach, verkehrt-eiförmig, bis 3 mm. breit und von einem hellgelben,
ringsherumlaufenden, 4 bis 2 mm. breiten, am obern Ende durch das
polsterförmige Siylopodium unterbrochenen Flügel eingesäumt. Die Car-
pelle sind 8 bis 9, selten sogar 10-striemig und zwar fallen hievon zwei
Striemen auf die Fugennaht, zwei auf die Flügel und die übrigen auf den
Carpellrücken:
Ich halte dafür, dass diese Art in der Gattung Lefeburia unterzubrin-
(54) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 207
gen sei, einer Gattung, die übrigens sehr nahe Peucedanum steht.
Für die Zugehörigkeit zu Lefeburia sprechen namentlich die breiten,
am obern Ende durch das Griffelpolster unterbrochenen Carpellflü-
gel. Von Lefeburia sind zur Zeit zwei Arten bekannt, L. abyssinica
A. Rich. und L. brachystyla Hiern (Oliver in Trans. Linn. Soc. XXIX.
p. 80). Die erstere, wie der Name besagt, in Abessinien zu Hause, unter-
scheidet sich von unserer Pflanze durch das lange, fast keulenförmige
Griffelpolster und das Fehlen der Flügelstriemen, L. brachystyla, die
Grant von seiner denkwürdigen Reise zur Entdeckung der Nilquellen aus
dem Lande Unyamwezi nach Europa gebracht hat, durch schmal-
lanzettliche bis schmal-eiförmige Blättchen. Bei L. brachystyla sowohl
wie bei L. upingtoniæ ist das Griffelpolster kegelförmig, durch welches
gemeinsame Merkmal sich diese beiden Arten von der L. abyssinica
unterscheiden. Ob die Früchte der von Hiern beschriebenen L. brachy-
styla von Striemen durchzogene Flügel besitzt ist, mir unbekannt, die
Pflanze scheint seit Grant nicht wieder gefunden worden zu sein.
Heteromorpha stenophylla WELW. msc.
Suffrutex ramosus, glabrus; folia petiolata, ternata vel 1-foliolata, ellip-
tica, rubiginoso-venosa; foliolum terminale interdum profunde bicrurum;
umbella composita, 10 radiata.
Standort : Mossamedes : Uumpata Newton 132, Welwitsch 2508.
Vermutlich ein schon in geringer Höhe über dem Boden sich verzwei-
gender Halbstrauch mit bis zu 10 mm. lang gestielten Blättern. Die
Blattstiele sind breit, oberseits rinnig und am Grunde halbstengelum-
fassend. Die einzelnen Blättchen der gedreiten Blätter sind von elliptischem
Umriss, beiderends zugespitzt, der Basis zu meist etwas verjüngt, am ent-
gegengesetzien Ende entweder einfach spitz oder von einer Weich-
stachelspitze überragt. Sie sind bis 5 cm. lang und + 41 mm. breit
braunrot geädert, am Rande etwas verdickt und mit einem unterseits
scharf hervortretenden Mitielnerven versehen. Hie und da besitzt das
Endblättchen die Form eines auf der Spitze stehenden gleichschenkligen
und spitzwinkligen Dreieckes und ist dann tief zweischenklig. Gegen die
Blütenregion zu nehmen die Blätter an Grösse zusehends ab und wer-
den schliesslich auch ganzrandig. Die von + 4 mm. langen, dreinervigen
Hüllblättern gestützten Dolden sind bis 40-strahlig und setzen sich aus
+ 15 mm. lang gestielten,-8-strahligen, von linearen oder länglichen, 3
bis % mm. langen und 1 12; mm. breiten, 3-nervigen, spitzen oder
208 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (85)
geschwänzten Blättchen umgebenen Döldchen zusammen. Die Kelchzipfel
per + 5 mm. lang gestielten Blüten sind dreieckig-lanzettlich, spitz
bis zugespitzt, + À mm. lang und werden von einem verhältnissmässig
breiten Mittelnerven durchzogen. Die Früchtchen sind länglich, beiderends
stumpf, gegen die Basis zu etwas verjüngt, + 3 mm. lang. Das Griffel-
polster ist kegelförmig, Kurz und trägt einen 4 mm. langen Griffel.
H. stenophylla Welw. unterscheidet sich von der von den Nilländern
bis hinunter nach dem Kap der guten Hoffnung verbreiteten H. arbores-
cens Cham. et Schlecht. (Linnæa I, p. 394) namentlich durch die verhält-
nissmässig starken und rinnigen Blattstiele, wie auch durch die braun-
rot geäderten Blättchen.
Carum imbricatum SCHINZ
Planta herbacea, erecta, simplex; caulis basi bulbosus; folia basilaria,
linearia vel lanceolata, basi vaginata; folicla sessilia, ovata vel oblique-
ovata, cartilaginea, spinosa ; umbella 10-, umbellula 25-radiata.
Standort: Mossamedes : Uumpata Newton 150, Weiwitsch 2513.
Eine schlanke, krautartige, unverzweigte Pflanze von bis zu À Meter
Höhe mit knollenförmig angeschwollener Hauptwurzel und grösstenteils
grundständigen Blättern von + 20 cm. Länge. Die linearen bis lanzett-
förmigen, am Grunde mit häutiger Scheide versehenen Blätter bestehen
aus zahlreichen, dachziegelig sich deckenden, opponirt stehenden Blätt-
chen. Letztere sind von ei- bis schief-eiförmigem Umriss, am Rande
hornartig verdickt, dornig gezähnt bis dornig gekerbt, ungefähr 1 cm.
lang und + 6 mm. breit. Die hoch oben am Stengel inserirten Blätter
sind kurz, und deren Blättchen pflegen auf wenige Zähne reducirt zu
sein. Die von lanzettlichen bis länglichen, spitzen, + 5 mm. langen
Hüllblättern gestützte Dolde ist 10-strahlig; die bis 3 cm. lang gestielten
Döldchen tragen länglich-ovale, kurz geschwänzte Blättchen und sind bis
25-strahlig. Der Kelch der 3 bis # mm. lang gestielten Blüten bildet
einen kaum bemerkbaren schmalen Rand. Der einem dicken, polsterför-
migen Stylopodium aufsitzende Griffel erreicht eine Länge von 1 mm.
Früchte liegen mir nur im unreifen Zustande vor.
(56) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 209
PITURANTHOS Viv. Fl. Libye. 45.
mn. : DEvERRA DC. coll. mem. p. 45., HymEnopHora Viv. mss.)
Tafel IV, Fig. 4, 2.
(8
Ÿ
Die durch die Bestimmung der Rehmann’schen und der eigenen Num-
mern gebotene Untersuchung der in Südafrika vertretenen Arten dieser
Gattung hat mich veranlasst, auch die nordafrikanischen Species in den
Bereich meines Studiums su ziehen und die sämtlichen bis anhin aufge-
stellten Arten einer kritischen Revision zu unterwerfen. Das Resultat der-
selben ist die nachfolgende Bestimmungstabelle, die auf den anato-
mischen Befunden [Stengelquerschnitte] beruht und welche, wie ich
glaube, die Eruirung der verschiedenen Arten dieser Gattung wesentlich
erleichtern dürfte. Wer sich je mit Pituranthos beschäftigt hat, der
weiss wie schwierig es meist ist, die einzelnen Arten makroskopisch
von einander zu unterscheiden.
I. Spaltöffnungen durchwegs quer zur Längsaxe des Stengels:
Frucht mit kegelförmigen Haaren und grossen, mehrzelligen Blasen bekleidet.
P. Burchellii (Sonder) BH.
Frucht mit langen Haaren, aber nicht mit Blasen bekleidet
P. aphyllus (Cham. et Schlecht.) BH.
il. Spaltöffnungen entweder durchwegs längs oder längs und geneigt
a. Leptom ohne Bastbeleg
1. Spaltöffnungen durchwegs längs
+ Epidermiszellen stark kegelförmig vorgewölbt
P. tortuosus (Desf.) BH.
ir Epidermiszellen kaum oder gar nicht vorgewölbt
P. Rohlfsianus (Aschers.) Schinz.
2. Spaltöffnungen schief bis quer gerichtet
P. triradiatus (Hochst.) BH.
b. Leptom mit Bastbeleg
4. Spaltöffnungen im Grunde krugartiger Vertiefungen, Stengel kahi
+ Leptombündel eingesenkt P. scoparius (Coss. et Dur.) BH.
r Leptombündel nicht eingesenkt P. chloranthus (Coss. et Dur.) BH.
2. Spaltöffnungen nicht im Grunde krugartiger Vertiefungen, Stengel behaart
+ Haare der Frucht meist englumig, am Grunde meist verzweigt
P. Reboudit (Coss. et Dur.) BH.
tr Haare der Frucht unverzweigt, kegelförmig, gemischt mit grossen,
ein- bis vielzelligen Blasen P. Korolkowi (Regel et Schmalh.)Schinz.
P. aphyllus und P. Burchellii werden von Sonder in der Flora Capen-
sis (II, 549) als distincte Arten angeführt, wogegen De Candolle im Pro-
dromus (IV, 143) die zweite derselben, P. Burchellü als Varietät P. aphyllus
BULL. HERB. BOISS., mars 4894. 1%
210 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (57)
unterstellt. Obwohl im Allgemeinen P. Burchellii schlanker zu sein
pflegt als P. aphyllus, so ist auf Querschnitten dennoch ein durchgrei-
fender Unterschied zwischen beiden, soweit wenigstens gleichartige
Zweige in Betracht gezogen werden, nicht zu entdecken.
Da indessen die Bekleidung der Früchte von P. aphyllus so stark von
jener abweicht, die wir bei P. Burchellü beobachten, so ziehe ich es vor,
mich Sonder anzuschliessen. Soweit meine Beobachtungen reichen,
scheint P. aphyllus auch vorzugsweise auf trockenem, sandigem Boden,
P. Burchellii dagegen mehr auf Humusgrund vorzukommen.
P. aphyllus var. denudata Sonder (1. c.) ist mir unbekannt und ist
weder im Herbarium DC. noch im Herbarium des K. Museums in Berlin
vertreten.
Bei P. tortuosus (Desf.) BH. (= Bubon tortuosus Desf. Fl. atl. I. p. 357,
t. 73), P. Rohlfsianus (Aschers.) Schinz (Rohlfs, quer durch Afrika p. 278,
282) und P. triradiatus (Hochst.) BH.(Schimper Plant. Arab. exs. Ed. 11,45%)
werden die Leptom-Teile der einzelnen Leitbündel durch keine Bast-
zellen von den gegenüber liegenden Harzgängen getrennt, dagegen finden
sich solche zu zwei bis mehreren Gruppen vereinigte Bastzellen bei den
folgenden beiden Arten, P. scoparius (Coss. et Dur.) BH. (Bull. de la soc.
bot. de France II (1855), p. 248) und P. chloranthus (Coss. et Dur.) BH.
12049209):
Bei P. scoparius ragt das die Leitbündel umfassende Libriform stark
über die Leptomtheile empor, während bei P.chloranthus die Leptom-
partien dem Libriformeylinder (auf dem Querschnitt) gleichsam aufge-
setzt erscheinen.
Mit P. chloranthus vereinige ich auch P. denudatus Viv. (Hymenophora
denudata Viv. mss.) in Fl. Libye. 15, t. 7, f. 1-2, da es mir unmöglich ist,
zwischen der typischen P. chloranthus und der Viviani’schen Pflanze,
die mir von Herrn Professor Penzig in Genua bereitwilligst zur Einsicht-
nahme gesandt wurde, Unterschiede aufzufinden. Cosson und Durieu
haben den Viviani’schen P. denudatus, irregeführt durch die unzuläng-
liche Abbildung in der Fl. Libyc., ursprünglich mit P. tortuosus var. vir-
gata identifizirt (Bull. soc.bot. II, p. 250), später ist Cosson indessen darauf
zurückgekommen (1. €. XII, p. 281) undist für die Erhaltung des P. denu-
datus als eigene Art eingetreten. Nach Cosson, der das Exemplar von
Viviani ebenfalls gesehen hat, soll sich P. denudatus von dem ihm nächst
verwandten P. chloranthus durch folgende Punkte unterscheiden:
Der Stengel soll mehr Riefen besitzen, die Doldenstrahlen sollen kräf-
tiger und die Hüllblättchen nicht länglich-eiförmig sondern eiförmig bis
(58) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 241
fast kreisrund sein. Das Stylopodium endlich wird kürzer als jenes
von P. chloranthus geschildert. Ich vermag keinem dieser Punkte beizu-
stimmen und sehe mich daher veranlasst beide Pflanzen zu einer und
derselben Art zusammenzufassen. Abgesehen davon, dass sich nun eın-
mal die Bezeichnung chloranthus eingebürgert hat, wird man diesen
Namen dem von Viviani gegebenen vorziehen müssen, da bereits eine
Varietät des P. aphyllus die Benennung denudata trägt.
Den von Ball beschriebenen P. junceus (Deverra juncea Ball in Journ.
of Linn. soc. XVI, p.458) habe ich in Kew untersuchen können und halte
ihn für nicht verschieden von P. scoparius. Die nahe Uebereinstimmung
beider Pflanzen ist übrigens auch schon von Ball selbst hervorgehoben
worden.
P. Reboudii (Coss. et Dur.) BH. (Bull. soc. bot. France IX, (1862) p. 296)
und P. Korolkowi (Regel et Schmalh.) Schinz (Acta hort. Petrop. V, p. 589)
unterscheiden sich von allen übrigen Arten dieses Geschlechts durch die
behaarten Stengel, Doldenstrahlen etc. Die Stengelhaare von P. Reboudu,
von welcher Pflanze ich ein schönes Exemplar der Güte des Herrn Pro-
fessor Bureau in Paris verdanke, sind kurz und englumig. An den
Früchten dieser Art mengen sich diese mit längern, die an der Basis
nicht selten verzweigt sind. Die Behaarung von P. Korolkowi, einer aus
Chiva stammenden Art, wird von den Autoren als drüsıg bezeichnet,
leider ist das Stengelstück das mir s. Z. der nunmehr verstorbene Pro-
fessor Regel zustellte, so stark verschimmelt, dass ich diese Angabe nicht
prüfen konnte. Es genügen indessen auch die Früchte zur ganz sichern
Bestimmung. Das Indument derselben besteht nämlich aus zum Teil
stumpfen, kegelförmigen kleinen Haaren und zum Teil aus grossen,
ein- bis vielzelligen Blasen. Eine Verwechslung mit P. Reboudi ist daher
unmöglich.
ARALIACER
Benth. et Hook. Gen. Plant. I, p. 931.
Cussonia chartacea SCHINZ
Folia longe petiolata, peltato-digitata; foliola chartacea petiolulata,
elliptica vel ovato-elliptica, mucronato-serrata.
Standort : Natal : Umbilo Rehmann 8096.
Obgleich mir von der vorliegenden Pfianze nur Zweigfragmente und
Blätter zur Verfügung stehen, so glaube ich doch, da dieselben keinen
212 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (59)
Zweifel an der Zugehörigkeit zu dem Genus Cussonia aufkommen lassen,
sie mit einem Namen belegen zu dürfen.
Die an Secretgängen reichen Zweige sind von rehbrauner Farbe, blei-
stiftrund, kahl und längsgerieft. Die Blattstiele der schildförmig-gefin-
gerten, 5-zähligen Blätter sind + 20 cm. lang, + 2 mm. dick und mit
erhöhten Längslinien versehen. Die + 15 mm. lang gestielten Blättchen
sind von breit-elliptischem bis eiförmig-elliptischem Umriss, beiderends
spitz oder stumpf und von einem kleinen Spitzchen gekrönt, grob-
stachelspitzig gesägt und nur am Grunde ganzrandig. Die Spreite ist von
papierartiger Consistenz und + 10 cm. lang und + 5 cm. breit.
Unter den zur Vergleichung etwa heranzuziehenden afrikanischen Cus-
sonia Arten unterscheidet sich C. Kirkü Seem. (Rev. Heder p. 75) durch
sitzende Blattabschnitte, C. angolensis (Seem.) Hiern (Oliver, Flora of trop.
Afr. I, p. 32.) durch an der Basis Drüsen tragende und am Grunde
breitere Blattabschnitte.
(60) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 213
COMPOSITE
Benth. et Hook. Gen. Plant. Il, p. 163.
von Dr ©. HOFFMANN (Berlin)
Berkheya ($ Euberkheya) Schinzii 0. HFFM.
Suffrutex ramosus, rami et folia et involucri bracteæ lana tenui floccosa
decidua vestiti, glabrescentes, folia opposita vel superiora alterna sessilia,
caulem amplectentia, plana, supra basin grosse sinuato-dentatam et spi-
nosam pinnatim profunde 3-5 partita, segmentis lineari lanceolatis, late-
ralibus terminali multo brevioribus, omnibus in spinam validam flavam
glabram excurrentibus, margine præter spinas geminas basin segmen-
torum munientes inermia; capitula maiuscula ad apices ramorum solitaria
radiata; involueri pauciserialis bracteæ lanceolatæ acutissimæ, more folio-
rum in spinam excurrentes et margine spinis geminis armalæ, exteriores
interioribus et corollis radii multo longiores ; achaenia sericea, pappi
paleæ breves, apicem versus serral® et nervo excurrente breviter aris-
tat.
Die grösseren Blätter der vorhandenen Exemplare erreichen eine
Länge von 5 ‘2 em., wovon # cm. auf den Endabschnitt kommen. Dieser
hat 3 mm. Breite und läuft ganz allmählich in einen langen Dorn aus;
die Rhachis des Blattes ist nur wenig breiter, die obersten Seitenabschnitte
sind wenig über 2 cm., die untersten etwas weniger als 1 cm. lang. Jede
Bucht trägt noch 2 (selten nur 1) kurze Dornen, welche dadurch, dass
die sonst flachen Blattabschnitte sich hier etwas zurückbiegen, nach
unten gerichtet sind. Die oberen Blätter werden allmählich einfacher.
Die Hüllblätter sind ebenso spitz dornig wie die Blätter und mit Aus-
nahme der innersten ähnlich wie die Buchten der Laubblätter am Rande
mit mehreren Paaren kurzer Dornen besetzt. Die Köpfchen erreichen
durch die ausgebreiteten äusseren Hüllblätter eine Breite von % cm.,
während sie ohne dieselben mit Randblüten nur 3 cm. breit sind. Die
Früchte sind 3 mm., die Pappusschuppen wenig über 1 mm. lang.
Tracht von B. lanceolata, von der sie sich durch die kurzen Strahl-
blüten und die fiedertheiligen Blätter sofort unterscheidet. Das letztere
Merkmal trennt die Art von allen übrigen der $ Euberkheya Less.
214 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (61)
Standort: Gross-Namaland : Guos, auf steinigem Felsboden (Schinz). —
Sandige Ebenen zwischen Aus und Khukhaos (Schenck n. 102). —
Guos (Schenck n. 199).
Berkheya ($ Basteria) ferox 0. HFFM.
Fruticosa valde ramosa, foliosa; rami erecti lanosi glabrescentes; folia
rigide fragilia, iuniora lanuginosa, vetustiora glabrescentia sessilia pin-
natiparlita rhachi lineari, segmentis oppositis triangularibus sensim in
spinam angustatis trinervüs, inferioribus brevioribus uninerviis, infimis
setiformibus, margine paginisque inermibus; capitula parvula discoidea
ramulos abbreviatos terminantia, inflorescentiam racemiformem foliatam
formantia ; involucri campanulali bracteæ erectæ oblongo-lineares pinna-
tim 3-5- spinosæ, exteriores minores, extimæ ad spinas solas reductæ;
achænia (immatura) glabra; pappi paleæ subuniseriatæ inæquales an-
gustæ acutæ lacerato-ciliatæ.
Ein sehr stacheliger Strauch mit zahlreichen, steil aufrechtstehenden
Zweigen. Die anfangs wolligen, später kahlen Blätter tragen am Grunde
einige Borsten, weiter oben 2-4 Paare von Seitenabschnitten, welche
ebenso wie der Endabschnitt sich allmählich in derbe Stacheln ver-
schmälern und von (1 oder meist) 3 vom Grunde bis zur Spitze verlau-
fenden starken Nerven durchzogen sind; die untersten Paare sind kürzer;
ausserdem gehen zuweilen noch von den oberen Buchten ähnliche, aber
kleinere Abschnitte aus. Die unteren Blätter werden bis 10 cm. lang,
die Rhachis sowie der untere Theil der Abschnitte wird bis 7 mm. breit.
— Die (soeben aufgeblühten) Köpfchen sind À cm. lang und breit. —
Die Art ist von B. stobæoides durch den holzigen Stengel und den
Mangel der Stacheln auf der Blattoberseite, von den übrigen Arten der
Gruppe durch die homogamen Köpfchen verschieden.
Standort : Ost-Hereroland : Gobabis (Schinz).
Berkheya ($ Euberkheya) Schenckii 0. HFFM.
Frutex ramosus; rami tomentelli glabrescentes; folia opposita sessilia
semiamplexicaulia, ambitu elliptica, sinuato-pinnatifida, apice et lobis
acutis spina longa flava terminatis, utrinque tomentella, serius glabre-
scentia ; capitula maiuscula in cymam foliatam disposita, radiata ; involucri
bracteæ pluriseriatæ tomentellæ late lineari-oblongæ, spina longa ter-
minatæ; corollæ radii involucro paulo breviores discique luteæ; achænia
sericea ; pappi paleæ acutæ.
(62) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIRANISCHEN FLORA. 215
Von den übrigen Arten von Berkheya mit gegenständigen Blättern
durch die buchtig fiederspaltigen Blätter verschieden. Die Blätter sind
bei einer Länge von % ‘/2 cm. zwischen den Buchten 9 mm. breit, mit
den Abschnitten und ihren Dornen fast 3 cm.; solcher Abschnitte sind
jederseits bis zu 5; dieselben laufen in eine gelbe Stachelspitze aus und
tragen hin und wieder noch einen stacheligen Seitenzahn. Die Hüllblätter
sind sämtlich stachelspitzig und tragen mit Ausnahme der innersten
jederseits (die äusseren 5, die inneren weniger) dornige Zähne. Die äus-
seren Hüllblätter sind 2 cm. lang und ohne die Seitendornen 3-4 mm.
breit; die innersten sind mit dem Enddorn nur 12 mm. lang. Hier wie
bei den Laubblättern erreichen die Dornen eine Länge von 5 mm. Die
Strahlblüten sind länger als die Scheibe, werden aber von den Dornen
der Hüllblätter überragt. Reife Früchte waren nicht vorhanden, bei den
unreifen war der Pappus so lang wie die Frucht selbst.
Standort : Gross-Namaland : zwischen Aus und Oranje (Schenck n. 317).
Gazania Schinzii O0. HFFM.
Perennis cæspitosa acaulis, collo lignoso multicipite; folia numerosa lon-
gissima anguste linearia obtusa in basin latam dilatata, margine integer-
rima revoluta, supra glaberrima, subtus glauco-tomentella; scapus fistu-
losus tenuiter arachnoideus foliis multo brevior monocephalus; involucri
late campanulati basi intrusi arachnoidei lobi breves obtusi, exteriores e
basi latiore lineares, interiores adhuc breviores ovati membrana hyalina
sphacelata marginati; corollæ radii exsertæ supra luteæ, subtus praler .
margines et nervos luteos obscure coloratæ.
Standort: Gross-Namaland : I Ai IT Gams, Schinz.
Die Art steht der Beschreibung nach der G. leptophylla nahe, von
welcher sie sich jedoch durch die stets einfachen, am Grunde stark ver-
breiterten und ungewimperten B. unterscheidet. Diese erreichen eine
Länge von 25 cm. bei einer Breite von höchstens 3 mm. (ohne die ein-
gerollten Ränder). Der Blattgrund ist auf 4 bis 1!/. mm. Länge stark ver-
breitert, zuweilen bis zu einer Breite von 2 cm.; diese unteren Blattseiten
umgeben den verkürzten Stengel wie die Häute einer Zwiebel. Der nur
etwa 40 cm. lange hohle Schaft trägt ein einzelnes Köpfchen, das mit
den Strahlblüten 3 ‘/2 cm. im Durchmesser hält. Die Hülle ist 14 mm.
hoch und breit; die äusseren Lappen sind ebenso wie der verwachsene
Teil der Hülle spinnenwebig behaart und 5 mm. lang; die inneren sind
nur 2-3 mm. lang, nur in der Mitte behaart und mit einem breiten
216 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (63)
trockenhäutigen dunklen Rande umgeben. Die oberseits gelben Strahl-
blüten sind unterseits längs eines breiten, von den gelben Nerven unter-
brochenen Mittelstreifs dunkel, vielleicht purpurn gefärbt. Reife Früchte
sind nicht bekannt.
Gazania Schenckii O0. HFFM.
Suffruticosa humilis simplex vel parce ramosa foliosa glabrescens, ad
ramos juniores tomentella; folia alterna obovato-spathulata coriacea
utrinque subæqualiter tomentosa, in parte superiore grosse dentata den-
tibus mucronatis glabris; capitula solitaria terminalia pedunculo feliis
æquilongo vel vix breviori insidenlia; involucri tomentelli demum gla-
brescentis basi intrusi tubus anguste cylindricus, lobi tubo æquilongi
1-2 seriati lanceolati acuti, additis squamis paucis exterioribus brevibus;
ligule luteæ intus basi maculatæ; pappi inter achænïi sericei pilos occulti
paleæ angustissimæ superne in setas fissæ.
Standort: Gross-Namaland: Angra Pequena, Schenck 17.
Die Art steht durch den Wuchs @. uniflora nahe, unterscheidet sich
aber von derselben leicht durch die geringere Grösse, sowie durch die
Form des Blattes und der Hülle. — Die vorliegenden Exemplare sind
höchstens 10 cm. hoch. Der Stengel ist holzig, dick, durch die breiten
starken Reste der abgestorbenen Blätter schuppig; er teilt sich meist
oberwärts in wenige kurze dicht beblätterte Zweige; doch stehen die
Blätter nicht, wie bei den meisten Gazanien, rosetlenförmig, sondern
sind durch deutliche, oft mehrere mm. lange Zwischenräume von ein-
ander getrennt. Die Blätter werden bis 2 ‘/2 cm. lang, wovon etwa À cm.
auf den schmalen, stielförmigen Teil kommt, der obere Teil wird
4 '/ı cm. breit. Sie sind derb und beiderseits filzig behaart, nur die dor-
nigen Spitzen der groben Zähne sind kahl. Die älteren, absterbenden
Blätter haben die Filzbekleidung ziemlich verloren. Der röhrenförmige
Teil der Hülle ist 6 mm. lang und nur 2 ‘’ mm. breit, die freien
Abschnitte sind ebenso lang, schmal, dreieckig-lanzettlich und durch den
starken, ein wenig austretenden Mittelnerv sehr spitz, fast slechend.
Die acht Strahlblüten ragen noch um etwa 5 mm. aus der Hülle hervor.
Gazania varians DC. ex descr. (?)
Die Exemplare siimmen mit De Candolle’s und Harvey’s (Fl. Cap. III.
47%) Beschreibung recht gut überein. Die Oberseite der B. ist mit locke-
rem, allmählich abfallendem Wollfilz bekleidet und zeigt nach dem Ab-
(64) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 2417
fallen desselben zerstreute, am Grunde starke Borsten oder (wenn die
Spitzen derselben abgebrochen sind) rauhe Knötchen. Dies könnte mit
Harvey’s Angabe «scaberulous with minute sharp points» überein-
stimmen. Die Abschnitte der Hülle variiren, wie von Harvey angegeben,
indem sie verschiedene Länge zeigen und bald spitz, bald zugespitzt sind.
Indess sind zwei Punkte, welche in den Beschreibungen fehlen, her-
vorzuheben : Die Abschnitte der Hülle sind ebenso wie die der B. kurz
stacheispitzig, und der Blattstiel ist lang gewimpert. Dies letztere Merk-
mal erinnert (der Beschreibung nach) an die wenig bekannte @. hetero-
tricha DC. deren Blätter indess oberseits borstig, aber nicht wollig,
und deren Hüllblätter immer zugespitzt sein sollen.
CABPANULACER
Benth. et Hook. Gen. Piant. II, p. 541.
Prismatocarpus acerosus SCHINZ
Suffruticosa ascendens; folia linearia, acuta, acinaciformis, sessilia basi
ciliata ; flores axillares, sessiles vel breviter pedicellati ; calycis laciniæ
Janceolatæ, acutæ, glabr; corolla lutea, lobi acuminati.
Standort : Spitze des Tafelberges bei Capstadt, Schlechter 165.
Eine mehrjährige, nur wenig hoch über den Boden sich erhebende
Pflanze mit am Grunde hoizigen, zum Teil wohl aufstrebenden, unter
wärts dicht, höher oben spärlich beblätterten Zweigen. Die + 10 mm.
langen, schmal linearen bis nadelförmigen, spitzen, sitzenden und am
Grunde spärlich bewimperten Blätter sind mehr oder minder stark
säbelförmig gekrümmt. Die einzeln, den Blattachseln entspringenden,
sitzenden oder kurz. gestielten Blüten besitzen kahle, lanzettliche, spitze
Kelchzipfel von + 4 mm. Länge. Die Zipfel der gelben, etwa 6 mm.
langen, trichterförmigen Krone sind + 2 mm. lang, zugespitzt und am
Rande etwas kraus. Die Narbe des + 3 mm. langen Griffels besteht aus
zwei zurückgekrümmten kurzen Æstchen.
Die anmit diagnostieirte Pflanze gehört wohl in die Verwandtschaft
von P. sessilis Eckl. (A. DC. Monogr., p. 171.) einer Art, die sich habituell
mit ihr nahezn deckt, sich indessen in deutlicher Weise durch kürzere
Blumenkronen und bedeutend länger gestielte Einzelblüten unterscheidet.
218 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (65)
ASCLEPIADACEZ
Benth. et Hook. Gen. Plant. H, p. 728.
Eustegia plicata SCHINZ
Herbacea ; folia linearia, acuta, revoluta; calycis laciniæ lanceolatæ,
acutæ vel subacutæ, glabræ; corollæ lobi ovati, rotundati, basi attenuati ;
coronna triplex; laciniæ intermediæ basi dilatatæ et plicatæ; stigma
conicum.
Standort : Capkolonie : Hopefield, Bachmann 1995.
Habituell entspricht diese Art durchaus den übrigen Eustegia Arten :
die Exemplare sind krautig, besitzen schlanke aufsteigende Sprosse mit
alternirenden, sitzenden, linearen bis linear-lanzettlichen, spitzen, pubes-
cirenden, bis 15 mm. langen Blättern, deren Ränder in der Regel umge-
rollt sind. Der Kelch setzt sich aus 5 lanzettlichen, spitzen, oder spitz-
lichen, kahlen Zipfeln zusammen; die Kronzipfel sind bei verschmälertem
Grunde eiförmig, abgerundet und kahl. Die äusserste Coronna besteht
aus mehr oder weniger zungenförmigen, den Keichzipfeln opponirten
Zipfeln, die mittlere dagegen aus mit diesen alternirenden Zipfeln die
unterwärts verbreitert und deren Ränder nach innen geschlagen sind.
Die Narbe ist kegelförmig.
Es sind aus dieser Gattung bis anhin % Arten beschrieben worden,
die sich nur unerheblich durch die Coronnazipfel unterscheiden und
wahrscheinlich auf eine Art zu reduciren sind. Jedenfalls weichen aber
alle von E. plicata durch spitze Corolla-Abschnitte und faden- oder zun-
genförmige Coronna-Zipfel ab.
GENTIANACEE
Benth. et Hook. Gen. Plant. Ii, p. 799.
(Vergl. auch Vierteljahrschrift der zürch. Naturf. Ges., NXXVI, p. 306:
Schinz, Zur Kenntniss afrikanischer Gentianaceen, I.)
Dem scharfen Auge meines findigen Freundes Schlechter verdanke
ich bereits eine ansehnliche Serie südafrikanischer Gentianaceen, von
denen sich schon verschiedene als neu herausgestellt haben und die daher
hier zur Ergänzung meiner frühern, oben citirten Arbeit diagnosticirt
sein mögen.
(66) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 219
Sebæa repens SCHINZ
Herbacea; caulis repens; folia sessilia, ovata, acuta vel rotundata, basi
contracta, interdum subcordata, carnosa; calycis laciniæ carinat®; antheræ
apice glandulosæ; stigma capitalum; basi stilus basi ventricoso-pilosus.
Standort : Capstadt, Schlechter 900 a.
Ein dem Boden mehr oder weniger dicht angedrücktes Pflänzchen mit
wurzelnden Sprossen und mehr oder weniger eiförmigen, spitzen oder
abgerundeten, unterwärts plötzlich zusammengezogenen, mitunter herz-
förmig ausgebuchteten Blättern mit fast stengelumfassendem Blattstiel.
Die fleischigen, opponirt stehenden Blätter messen + 5 mm. in der
Länge (samnt Blattstiel) und + 4 mm. in der Breite. Die sehr kurz
gestielten Blüten bestehen aus 5 bis fast zum Grunde geteilten, länglichen,
spitzen, bis 5 mm. langen, gekielten Kelchabschnitten. Die Kronröhre
ist circa 5 mm. lang; die oblongen, stumpfen Kronzipfel erreichen eine
Länge von + 7 mm. und eine Breite von + 2 mm. Die auf kurzen
Staubfäden inserirten Staubbeutel besitzen eine grosse apicale Drüse,
entbehren aber der basalen Anhängsel. Der mit einem Haarwulst ausge-
stattete Griffel ist + 5 mm. lang und hat eine kopfförmige Narbe.
Sebæa longicaulis SCHINZ
Herbacea; caulis simplex; folia ovata vel oblonga ; calyeis laciniæ oblon-
ge, acutæ, subearinatæ; antheræ eglandulosæ; stigma liguliforme; stylus
ventricoso-basi pilosus.
Standort : Griqualand East : Mount Malova, Tyson 3096.
Die vorliegenden Exemplare sind durchschnittlich 70 em. lang, krautig
und in einer Höhe von + 40 cm. einfach verzweigt. Die basalen Teile
der Pflanze fehlen, indessen scheint mir wahrscheinlich, dass die Pflanze
eine grundständige Blattrosette besitzt. Die Blätter sind von eiförmigem
bis länglichem Umriss, + 15 mm. lang, + 3 mm. breit, von dünnlede-
riger Beschaffenheit, deutlich genervt und unterseits etwas heller als
oberseits. Die 5 Kelchzipfel sind + 8 mm. lang und + 3 mm.
breit, länglich, spitz und mitunter von einem Spitzchen überragt, mehr
oder minder schwach gekielt. Die Lappen der + 5 mm. langen Kron-
röhre sind + 8 mm. lang und + 3 ‘/2 mm. breit. Die Staubbeutel entbeh-
ren der Drüsen und sind auf kurzen Staubfäden inserirt. Der + 7 mm.
lange, mit einer zugenförmigen Narbe ausgestattete Griffel besitzt nahe
am Grunde einen Haarwulst.
220 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (67)
Die Exemplare erinnern habituell an S. elongata, unterscheiden sich
aber durch grössere und breitere Kelchzipfel und überhaupt ansehnlichere
Blüten.
Sebæ aurea (L.) R. Br.
(Vergl. Schinz in Vierteljahrschrift ete., 1. c., p. 315).
Betreffend diese Art muss ich heute bemerken, dass es mir doch
gezwungen erscheint, die von E. Meyer als $. pallida bezeichneten
Exemplare auch nur als Form der Hauptart zu unterordnen, da tatsäch-
lich doch alle denkbaren Uebergänge von schmal gekielten Kelchzipfeln
bis zu wirklich geflügelten Zipfeln vorkommen. Jedenfalls entspricht es
unserer Kenntniss dieses polymorphen Vertreters der Gattung Sebaca
besser, wenn wir alle die Formen unter einem Namen zusammenfassen
und von der Bildung von nicht zu begrenzenden Formen und Varietäten
absehen.
Belmontia natalensis SCHINZ
Planta lævis, glaberrima; folia lanceolata; calyx 4#-vels-fidus; calycis
laciniæ lanceolatæ, acutæ, subcarinatæ; antheræ basi et apice appendicu-
latæ; glandula terminalis oblonga; stylus elongatus.
Standort : Natal : Durban, Schlechter 3060.
Unverzweigte, schmächtige, krautige Pflanze von 12 cm. Höhe und
gegenständigen, lanzettlichen Blättern von 8 mm. Länge und 1'/. mm.
Breite. Die endständige Blüte ist 4- bis 5-zählig, rein weiss (nach Mitteilung
des Sammlers) und besitzt schmal lanzettliche, spitz zulaufende, +
SG mm. lange und bis 2 mm. breite Kelchzipfel, von denen drei ganz
ungekielt und die übrigen schwach gekielt sind. Die Krone besitzt eine
Gesammtlänge von 15 mm. und ist 4- oder 5-zipfelig. Die + 6 mm. langen
und +2 mm. breiten Zipfel sind lanzettlich und kurz zugespitzt. Die in der
Röhre inserirten 4 oder 5 Staubblätter sitzen auf 2mm.langen Filamenten.
Die Staubbeutel besitzen je eine kurz gestielte, längliche, terminale Drüse
und je zwei basale kleinere Drüsenanhängsel. Der Griffel erreicht eine
Länge von 5 mm., die länglich-zungenförmige Narbe eine solche von
2 ‘/2 mm.
Die Exemplare dieser Art erinnern namentlich an B. grandis E. Mey.;
gegen eine Vereinigung mit dieser sprechen aber die Blütenfarbe und
die Form der Staubbeuteldrüsen.
(68) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 221
PRINULACEE
Benth. et Hook. Gen. Plant. II, p. 628.
Bei der Vergleichung einiger Primulaceen, die ich diesen Sommer in
Kew vornahm, sind mir zwei kleine von Welwitsch gesammelte Anagallis
Arten aufgefallen, die, da ich nachträglich eine dieser Arten, von Newton
ebenfalls in Angola gesammelt, in meinem eigenen Herbar entdeckt
habe, kurz diagnosticirt sein mögen.
Anagallis acuminata WELW. msc.
Standort : Angola, Welwitsch 275.
Ausserordentlich schmächtige Pflänzchen von höchstens 4 em. Höhe
mit linear-lanzettlichen, fast fleischigen, circa 3 mm. langen Blättern.
Die spärlichen Blüten besitzen circa 3 mm. lange, lanzettliche und in
feine Spitzen ausgezogene Kelchblätier und eine 3 bis 3 ‘/2 mm. lange
Blumenkrone. Die Staubfäden sind tief unten in der Röhre inserirt,
vollständig von einander frei und unbehaart. Der Griffel hat eine Länge
von 1 mm.
Anagallis pulchella WELW. msc.
Standort : Angola, Welwitsch 276 und Newton 156.
Etwas stärkere Pflänzchen von mindestens 6 cm. Höhe mit sitzen-
den, elliptischen bis lanzettlichen, ebenfalls fast fleischigen Blättern von
+ 9 mm. Länge und + 3 mm. Breite. Die Kelchabschnitte sind etwa
3 mm. lang und + 1 mm. breit, spitz oder kurz zugespitzt. Die Blumen-
krone überragt den Kelch um etwa i mm. Die wiederum tief im Grunde
der Blütenröhre inserirten Staubfäden sind über der Basis etwas ver-
breitert und flaumig behaart, sie sind am Grunde mit einander ver-
wachsen und bilden eine kurze Röhre von circa 1 mm. Höhe. Der Griffel
ist fadenförmig und + 3 mm. lang. Beide Arten sind ausserordentlich
leicht von einander zu unterscheiden und sind mit keinen andern mir
bekannten Anagallis Arten identisch. Habituell nähern sie sich eher den
Vertretern der Gattung Centunculus, entfernen sich aber von diesen
durch die nicht im Schlunde der Blüte, sondern in der Tiefe inserirten
Staubfäden.
222 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (69)
SCROPHULARIACEE-SELAGINEZ
Benth. et Hook. Gen. Plant. II, p. 1126.
von ROLFE (Kew)
Selago densiflora ROLFE
Annua, diffusa, ramosissima ; rami tereti, puberuli, demum scabriduli;
folia angustissima, subobtusa, glabra; spicæ breves, densifloræ, demum
subelongatæ; flores minuti, sessiles; bracteæ lineari-oblongæ, obtusæ,
concavæ, basi subciliatæ v. omnino glabræ; calyx 3-partitus membrana-
ceus, lobis lateralibus deltoideo-linearibus, obtusis, valide uninerviis, lo-
baque postica subulata, acuta, omnibus ciliatis; corollæ-tubus brevis
lobis oblongis.
Planta 15-30 cm. alta. Folia 6-20 mm. longa. Bracteæ 1 ‘/2 mm. longæ.
Calyx /1-1 mm. longus. Corollæ-tubus 1 ‘/2 mm. longus, lobi breviores.
Standort : Kapcolonie : Caledon-river Burke 422, Zeyher 1380; Trans-
vaal : Rehmann 6205, 6822; Natal; Wood 3485.
IRIDAGEE
Benth. et Hook. Gen. Plant. III, p. 681.
Acidanthera rosea SCHINZ
Folia linearia, revoluta; spatha lanceolata; perianthii lobi basi et apice
attenuati, mucronati.
Standort : Auf der Spitze des Teufelsberges bei Capstadt. 3300’
Schlechter 75.
Die mir von meinem unermüdlichen und trefflichen Sammler Rud.
Schlechter von der Höhe des Capstadt beherrschenden Teufelsberges
eingesandten Exemplare entbehren leider der Zwiebeln, allem Anschein
nach dürfte die Pflanze aber kaum höher als etwa 25 oder 30 cm. werden.
Die von zahlreichen Pilzsporenlagern bedeckten und daher etwas defor-
mirten Blätter sind + 18 mm. lang und + 4'/2 mm. breit, mit den
Blatträndern nach oben umgerollt und spitz. Die Spatha ist lanzettlich,
(70) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 223
+ 3 cm. lang, kahl und oberwärts schwach rosenrot gefärbt. Die
rosenrot angehauchten, sehr zarten Blüten besitzen eine + % cm,
lange, oberwärts trichterförmig erweiterte Blumenröhre. Die Perigon-
zipfel sind + 15 mm. lang und + 3 mm. breit, beiderends verschmälert,
über der Mitte am breitesten, und von einer kleinen Spitze überragt.
Die Staubbeutel reichen eiwa bis zum obern Drittel der Zipfellänge,
überragen aber im Uebrigen den Griffel. Nach den vorliegenden Exem-
plaren scheint die Pflanze ! bis 3-blütig zu sein.
LELIACEÆ
Benth. et Hook. Gen. Plant. IH, p. 748.
Ornithogalum Schlechterianum SCHINZ
Bulbus ovoideus, parvus; folia linearia, glabra, acuta, racemus parvi-
florus; bracteæ caudatæ; flores pedicellati; tepala elliptica; filamenta exte-
riora late lanceolata, interiora anguste lanceolata : stylus brevis.
Standort : Tafelberg bei Capstadt. + 2500’ hoch, Schlechter 138.
Die vorliegenden Exemplare, die einer Hessea nicht unähnlich sehen,
sind etwa 10 em. hoch und besitzen kaum kirschengrosse Zwiebelchen
mit circa 1 cm. langem Zwiebelhals. Die 6 bis 8 cm. langen, ausserordent-
lich schmalen Blätter sind kahl und spitz. Die + 10 mm. langen, feinen
Blütenstiele entspringen der Achsel häutiger, am Grunde tutenförmiger,
oberwärts plötzlich in eine + 2 mm. lange Grannenspitze zusammenge-
zogener Hochblätter. Die am Rande weisslichen, im Uebrigen aber bräun-
lich-gelb gefärbten Perigonblätter sind von elliptischem Umriss und +
5 mm. lang und 4‘/2 bis 2 mm. breit; dabei ist zu bemerken, dass die
innern Blätter etwas schmäler als die äussern zu sein pflegen. Die
Staubfäden des äussern Kreises sind breitlanzettlich, die des innern im
Gegensatz dazu etwas schmäler, alle + 3 mm. lang. Der beiderends
verjüngte Fruchtknoten trägt einen + À '/ mm. langen Griffel, der
keine besondere Merkmale bietet.
Ornithogalum miniatum SCHINZ
Folia revoluta, strigosa, ciliata, infima oblongo-ovata, obtusa, superiora
oblongo-lanceolata; racemus pauciflorus, flores pedicellati; tepala exte-
riora lanceolata, acuta, interiora obtusa; filamenta alterna basi dilata.
Standort : Van Kamps Bay bei Capstadt, Schlechter 133.
224 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (71)
Die mit trockenhäutigen Schuppen bekleideten Zwiebeln sind bei die-
ser Art etwas grösser als bei dem eben beschriebenen 0. Schlechteria-
num. Der Zwiebelhals ist circa 3 cm. lang und mindestensin seiner obern
Hälfte dicht behaart. Das unmittelbar den Zwiebelhals bescheidende,
äusserste Blatt ist von länglich-eiförmigem Umriss, bis 5 mm. breit, stumpf
und besitzt einen nach oben umgerollten Blattrand. Die Oberseite dieses
Blattes ist mit zerstreut stehenden, sehr langen, einzelligen und spitzen
Haaren bekleidet, wogegen das Indument der Blattunterseite aus sicht-
lich kürzern Trichomgebilden besteht, die sich am Blattrand zu einem
rings um das Blatt laufenden, verhältnissmässig breiten Wimperkranz
zusammen finden. Die übrigen Blätter (gewöhnlich findet sich noch ein
solches) sind länglich-lanzettlich, bis 50 mm. lang und ebenfalls behaart.
Der eine Kurze, etwa 10-blütige Traube tragende Schaft ist + 12 cm.
hoch und von mennigroter Farbe. Die + 10 mm. langen Blütenstiele
sitzen in den Achseln häutiger, 3 mm. lang begrannter Tragblätter. Die
bis auf den weisshäutigen Rand rot gefärbten Perigonblätter sind läng-
lich-elliptisch, stumpflich oder kurz bespitzt, 7 mm. lang und 3 mm.
breit. Die den äussern Blättchen gegenüber stehenden Staubfäden sind
schmal lanzettlich und gleich den innern, die nahe der Basis plötzlich
verbreitert sind, + 4 mm. lang. Die Staubbeutel besitzen die Länge von
+ 3 mm.; der Fruchtknoten ist eiförmig und wird von einem 2 bis
3 mm. langen Griffel mit zweilappiger Narbe überragt.
(72) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 225
GRAMINEE
Benth. et Hook. Gen. Plant. III, p. 1074.
Bemerkungen zu ANDROPOGON und PENNISETUM
von Prof. KŒRNICKE (Poppelsdorf).!
Andropogon Sorghum Brot.
Die Fruchtrispen aus Ondonga und andere, welche ich in den letzten
Jahren erhielt, geben mir Veranlassung, Einiges über die Varietäten dieser
Art zu sagen. Was ich im Handbuch des Getreidebaues von Körnicke und
Werner I, S. 305. darüber bringen konnte, war aus Mangel an Material
nur dürftig. Reiche Zusendungen von G. Schweinfurth aus Aegypten und
Arabien setzen mich in den Stand, die Gruppirung der Varietäten er-
weitern und verbessern zu können. Eine völlige Uebersicht lässt sich
erst geben, wenn aus allen Ländern, in welchen unsere Pflanze gebaut
wird, die Varietäten in reifen Fruchtständen vorliegen.
Statt der von mir früher gebildeten zwei Gruppen mache ich jetzt drei.
Die erste Effusus bleibt, wie sie war. Die zweite Contractus wird ge-
teilt in Contractus und Compactus. Bei Contractus sind die Rispen zu-
sammengezogen; die Rispenäste von mittlerer Länge, der Spindel an-
liegend und mehr oder weniger dünn. Die Rispen selbst sind oval oder
länglich mit Zwischenformen. Bei Compactus sind die Früchte oder
Scheinfrüchte ganz dicht und fest aneinander gedrängt; die Rispenäste
kurz, relativ dick und steif. Die Form ist bei allen, welche ich sah, eiför-
mig; doch dürften sich vielleicht auch ovale finden. Sie sind alle verhält-
nissmässig kurz.
Bei den beiden ersten Gruppen finden sich zwei Unterabteilungen.
Bei der einen sind die Früchte von den Klappen fest eingeschlossen, so
dass sie sich nur schwer entkörnen lassen. Beim Drusch oder Abstreifen
durch Kimme (die letztere Methode finden wir bei den alten Aegyptern)
erhält man die Scheinfrüchte. Bei den andern ragen die Früchte aus den
Klappen heraus und lösen sich schon bei einem schwachen Drucke. Die
Klappen und Spelzen bleiben an der Rispe. Bei der Gruppe Compactus
1 Vergl. Schweinfurth, Sammlung arabisch-æthiopischer Pflanzen in Bull. de
lHerb. Boiss. 1894 App. II, p. 11. (H. Sch.) |
BULL. HERB. BoIss., mars 1894. 15
220 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (73)
kenne ich nur das letztere Verhalten. Als Repräsentant derselben kann
die var. cernuus Ard. gelten.
Was ich aus Afrika und Arabien sah, besass alles die aus den Klappen
hervorragenden, leicht löslichen Früchte. In Aegypten werden, nach
G. Schweinfurth’s Zusendungen und brieflichen Mitteilungen, nur Va-
rietäten aus der Gruppe Compactus gebaut.
Da die Mohrhirse Fremdbefruchter ist, so können sich leicht Mittel-
formen bilden und man wird daher nicht selten in Zweifel sein, ob man
ein Exemplar zu Effusus oder Contractus stellen soll, namentlich wenn
man nur eine Rispe erhält und diese des Transportes wegen eingewickelt
war.
Eine besondere Schwierigkeit ein Exemplar unterzubringen, bildet
mitunter die verschiedene Farbe der Klappen in derselben Rispe. So
können diese namentlich teilweise oder ganz schwarz sein, während
die Mehrzahl blassgelh ist.
Die Varietäten aus Ondonga gehören sämmtlich zu Gruppe Contractus
und zur Unterabteilung : Früchte ausden Klappen herausragend,
leicht löslich. Bei allen stehen die Rispen aufrecht.
Var. albidus Kcke. Panicula contracta; glumæ pallide flavescentes;
fructus flavidulo-albi.
Die Rispe sehr dicht, aber nicht compact, wie bei var. cernuus Ard.,
oval, 19 cm. lang, 7,6 cm. dick. Die Klappen blassgelblich, ziemlich matt.
Die Früchte blassgelblich, ziemlich matt, 5 mm. lang, 4-45 mm. breit.
Var. usorum N. ab. E. Panicula contracta; glumæ flavescentes; fructus
rubri.
Die Rispe dicht, länglich-oval, 23 cm. lang, 7 em. dick. Die Klappen
blassgelblich, etwas glänzend. Die Früchte hellrot, nach der Basis in’s
Gelbe übergehend, matt, 4,5-5 mm. lang, # mm. breit.
Exemplare dieser Varietät, welche ich aus Yemen von G. Schwein-
furth erhielt, haben einen lockerern Fruchtstand.
Var. bicolor L. Panicula contracta ; glumæ nigræ ; fructus albı.
Die Rispe dicht, oval, 18 cm. lang, 6,5 em. dick. Die Früchte breit,
oval-lanzettlich, spitzlich ; ihre Farbe, ännlich var. cernuus Ard., weiss,
völlig matt, ähnlich gebleichten Knochen. Bei var. cernuus Ard. sind sie
breit abgerundet. so breit als lang; ein Korn aus Aegypten war 5 mm.
lang und breit.
Die Rispe ist mit einem Brandpilze Sorosporium Ehrenbergü J. Kuhn
besetzt. Die Brandsäcke sind bis 5,5 em. lang und 6 mm. breit. Die Hülle
weiss, weich lederartig, scheint von selbst nicht zu zerreissen.
BETEN
ar
(74) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 227
Var. rubicolor Kcke. Panicula contracta; glumæ nigr&; fructus fla-
vidi.
Die Rispen dicht, die Klappen schwarz oder braunschwarz. Die Früchte
blassgelb, ziemlich matt.
Von var. bicolor L. durch die blassgelben (nicht weissen) und die nicht
völlig matten Früchte unterschieden.
Eine Rispe breit oval, 20 cm. lang, 10 cm. dick. Die Früchte 5,5-6.0 mm.
lang, 4,5-5,0 mm. breit.
Eine andere Rispe länglich oval, 24 cm. lang, 7,5 cm. dick. Die Früchte
5 mm. lang, 4-4,5 mm. breit.
Eine dritte Rispe länglich oval, 21 cm. lang, 7,8 cm. dick. Die Früchte
5,5 mm. lang, 4,5 mm. breit.
Eine vierte Rispe oval lanzettlich, 23,5 em. lang, 7,5 em. dick. Die
Früchte 5,5 mm. lang, 4,5-5,0 mm. breit; sie sind etwas, dunkler als an
den drei anderen Rispen.
Var. odongæ Kcke. Panicula contracta; glumæ nigræ: fructus flaves-
centi-rubidi.
Die Rispe sehr dicht, aber nicht compact, oval, 14 cm. lang, 8cm. dick.
Die Klappen braunschwarz oder schwarz, glänzend. Die Früchte hellgelb-
rot, an einzelnen Stellen in’s Hellgelbe übergehend, ziemlich matt,
5-6 mm. lang, 4 mm. breit.
Von var. æthiops Kcke. verschieden durch die hervorragenden, leicht
löslichen und heller gefärbten Früchte.
Var. Schenckii Kcke. Panicula contracta; glumis flavescentibus; fructus
late flavorubidi.
Die Rispe keulenförmig länglich, 26 cm. lang, 5,5 em. dick. Die Früchte
hell, gelbrötlich (gesättigt isabellfarbig). '
Pennisetum spicatum Kcke.
Die Rispenähre entspricht im Wesentlichen einer Abbildung von
Clusius, wie auch die andern Exemplare, welche ich als Originalien aus
Afrika, Arabien und Ostindien sah. Alle diese sind cylindrisch und, im
Verhältniss zu ihrer Dicke, lang. Die aus Ondonga ist 30 cm. lang und
2,8 cm. dick. Sie zeigt, als etwas Eigentümliches, zerstreute hervorra-
gende Borsten. Diese entspringen aus der vielborstigen Hülle, welche die
1 Eine zweite 31 cm. lange, 5 cm. dicke Rispe scheint dazu zu gehören, aber
die Früchte sind fast weiss (nicht gut ausgefärbt ?, nicht gut gereift?).
228 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (75)
Aehrchenstiele umgiebt, sind aber stärker, als diese Hüllborsten. Die
hellblauen Früchte stehen nicht alle genau in der Fläche des Cylinders,
sondern viele ragen etwas hervor. Eine reife Rispenähre, welche ich
früher sah, gesammelt von A. Schenck im Juni 1886 in Transvaal bei
Buschfeld, nördlich vom Magalisberge und dort von den Kaffern gebaut,
war 21,5 cm. lang und 3,2 em. dick. Die Früchte hatten die gewöhnliche
Grösse und blaue Farbe. Eine andere, in Olukonda cultivirt und im
Februar in Blüte gesammelt, war im gepressten Zustande 35 cm. lang
und 2,4 cm. breit. Eine in Yemen von G. Schweinfurth entnommene,
25 cm. lange und 2,7 cm. dicke Rispenähre hat mehr schmutzig gelb ge-
färbte Früchte, an denen sich aber noch die blaue Farbe erkennen lässt.
Die Früchte stehen hier alle ziemlich, wenn auch nicht ganz, in der
Cylinderfläche. An einem 16 cm. langen und 2,2 cm. dicken Stücke aus
dem Museum in Bombay stehen die Früchte alle in der Cylinderfläche
und sind am blauesten. Nach so geringem Material und bei dem Zweifel,
ob nicht teilweis die geringen Verschiedenheiten nur dem einzelnen
Exemplare zukommen, halte ich mich nicht für berechtigt, hier Varie-
täten zu unterscheiden. Wohl aber bilden sie einen Varietäten-Typus
gegenüber der von Lobel abgebildeten und von mir cultivirten Form, bei
welcher die Rispenähren viel kürzer, dicker und cylindrisch-oval sind.
Sie haben bei einer Länge von 9 cm. eine Dicke von 3,0 cm., werden
aber auch dünner (2,9 cm.) und auch etwas länger. Unterschiede finden
sich bei den lang-cylindrischen Formen, die in Poppelsdorf in der Cultur
höchstens bis zur Blüte gelangten, in der Behaarung. So hatte die eine,
abweichend von meiner Beschreibung im Handbuch des Getreidebaues,
kahle Blätter und Blattscheiden.
FUNGI ROSSIA EXSICCATI
Le soussigné a l'intention de commencer cet été la
publication d’une collection de champignons de Russie
sous le titre : Fungi Rossiæ Exsiccati.
La collection paraîtra en fascicules de 50 numéros
appartenant aux différents groupes, principalement aux
Ascomycètes, aux Hyménomyeètes et aux Uredinees. Les
personnes désireuses de souserire à cette publication
sont priées d'envoyer leur adhésion le plus tôt possible,
afin que le chiffre des souscriptions puisse être fixé au
moins approximativement.
Le prix de chaque fascicule sera de 10 francs.
ARTHUR DE JACZE WSKI
à MONTREUX (Vaud), Suisse.
La librairie J.-B. Barzière et Fırs, 19, rue Haute-
feuille, à Paris, vient de publier un nouveau catalogue de
botanique, spécialement consacré à la Botanique ancienne
(ouvrages antérieurs au XIX”® siècle) et à l'Histoire de la
botanique, qui contient l'annonce détaillée de plus de mille
_ volumes et brochures.
BULLETIN
DE
EHERBIERN BOIS SITE |
SOUS LA DIRECTION DE
EUGENE AUTRAN
Conservateur de l’Herbier.
Tome II. 1894.
Ce Bulletin renferme des travaux originaux, des notes, etc., de botanique systé-
matique générale. Il forme chaque année un fort volume in-80 de 600 pages
: J environ avec planches. Il paraît à époques indéterminées.
x
Les abonnements sont reçus à l'HERBIER BOISSIER, à CHAMBESY près Genève (Suisse).
OBSERVATION
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de l’'Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
BULLETIN
DE
L'HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGÈNE AUTRAN
CONSERVATEUR DE L’HERBIER.
(Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.)
Tome II. 1894.
N° 4.
Prix de l’Abonnement
15 FRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — 20 FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
Les Abonnements sont reçus
A L’HERBIER BOISSIER
a CHAMBESY pres Geneve (Suisse).
GENÈVE
IMPRIMERIE ROMET, 26, BOULEVARD DE PLAINPALAIS
SOMMAIRE DU N° 4. — AVRIL 1894.
I. — Émile Levier. — RICCIA MICHELII (avec une plan-
il — C.-J. Forsyth Major et William Barbey. —
SARIA, étude botanique (avec une planche)............
IV. — N. Alboff. — NOUVELLES CONTRIBUTIONS A LA FLORE
= DE LA TRANSCAUCASIE (avec deux planches). ........
IV. — Charles Roulet. — RECHERCHES SUR L’ETUDE COM-
PAREE DU GENRE THUNBERGIA Lin. Fil. (avec gra-
vures)(Ausmione) 22.0.2 en. Sa
V. — Paul Conrath. — SUR UNE NOUVELLE ESPÈCE DU
GENBE.GITISOPSIS 22: 222... 2 se Pe
PLANCHES CONTENUES DANS CETTE LIVRAISON :
Pranoue 5. — Rieeia Michelii Raddi.
PrancHhe 6. — Asperula Majori Barb.
PLANCHE 7. — Amphoricarpus elegans N. Alboff.
PLancHE 8. — Fig. a-f. Selinum agasylloides N. Alboff.
Fig. g-1. Ligustieum Arafoe N. Alboff.
Fig. m-u. Aster Tuganianus N. Alboff.
Fig. v-z. Alsine rhodocalyx N. Alboff.
Qme année, N° 4, Avril 1894,
EEE 000 LS SSSR PL TPS DS SL SD LS DLLD LS PT
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
ETCCRAS MICHETTT
PAR
Émile LEVIER
Planche V.
Riccia Michelii Raddi (1818) exclusis omnibus synonymis apud
Lindenberg, Nees, Lindberg, etc.
Descriptio ampliata : Dioica, glauco-virescens subtus concolor, vel postice
lateribusque plus minus intense purpureo-violascens, bifurcata segmentis iterum
furcatis vel ramulo auctis in rosulas amplas sæpe arcte incumbentes intricatas
expansa, rarius simplex, juventute rore crystallino conspersa; segmentis oblongo-
vel lineari-obovatis vel linearibus apice rotundato-obcordatis eircumeirca incras-
sato-marginatis glaberrimis, dorso plano-depressis non sulcatis, antice commissura
angusta marginali fere in duo labia fissis; facie ventrali antice semicylindrico-
incrassata sordide virente vel fuscescente squamis remote imbricatis albo-niten-
tibus rotundatis integris e stratu cellularum hexagonalium unico conflatis
instructa; fronde perpendiculariter secta inferne subsemicirculari, superne parte
media depressa, lateribus elevato-rotundatis haud alatis; antheridiis numerosis
plerumque longitudinaliter biseriatis, ostiolis albis vel purpurascentibus valde
prominulis; stylis in frondis femineæ superficie non conspicuis, sporangiis pro-
funde immersis uniserialibus, maturitate et in sicco superne parum prominulis,
demum thalli superficiem rumpentibus; sporis fuscis majusculis (— 0,1 mm.)
anguste et inæqualiter marginatis, facie exteriore tuberculatis, areolis trans-
verse 6-7.
Frondes masculæ ostiolis onustæ tempore pluvio ab auctumno (exeunte Oct.)
per totum fere hiemem inveniuntur, frondes sporiferæ maturæ exeunte hieme et
vere.
BULL. HERB. BoIss., avril 1894. 16
230 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (2)
Hab. Promiscue cum varietatibus eisque non minus copiosa crescit in clivis
herbosis apricis pascuisque macris, ad margines agrorum et ericetorum totius
Agri Florentini, unde primus descripsit Micheli (1729). In Etruria occidentali
ad radices Alpium Apuanarum pluribus in locis lectam a el. Dre Rossetti accepi;
nuper in Algeria detexit cl. Dr Trabut, nuperrime in Corsica prope Ajaccio cl.
M. Fleischer, et in Sardinia prope Sassari cl. prof. Nicotra.
Var. ciliaris (Riccia ciliata Raddi, 1818, non Hoffm., 1795; R. tumida,
1829 et palmata, 1836. Lindenberg; R. tumida var. linearis Nees, 1836) margi-
nibus plus minus crebre ciliatis, eiliis brevibus albis elongato-conieis, exteriori-
bus patulis, interioribus thallo oblique approximatis, prope frondis apicem irre-
gulariter pluriseriatis. Varietas cæterum typo omnino conformis, dioica, et
statura, crescendi modo, colore non minus polymorpha. — Hab. Europa meri-
dionalis; Anglia, prope Monmouth (teste Carrington); Algeria; California (teste
Austin).
Var. subinermis (Riccie ciliatæ varietas Raddi, 1818; R. palmata 2 minor
Lindenberg, 1836; R. paradoxa De Notaris, 1839). Ciliis paucis prope apicem
frondis insertis. — Hab. Gallia meridionalis prope Monspelium; Etruria ubi haud
rara; Romæ, priori consociata. Pulchre et copiose prope Ajaccio legit Dec. 1893
et Jan. 189% cl. Max Fleischer.
Varietates, etiam steriles, a Riceia crliata Hoffm. (specie monoica) ejusque
varietate 2nfumescente Bisch. marginibus ciliatis nec longe setosis et thallo
subtus valde incrassato statim dignoscendæ; typus inermis a Riccia bifurca
Hoffm., marginibus incrassatis ei valde simili, plerumque tamen minore, squa-
mis ventralibus sæpius atro-violaceis, ostiolisque antheridiorum minutissimis
prædita, non nisi dieeia tute distinguendus.
Les noms adoptés en tête des descriptions qui précèdent ne sont pas
ceux qu'un long usage a consacrés dans les livres et dans les collections;
je dois les justifier.
Micheli, en 1729, a décrit et figuré deux Aiccia des environs de Flo-
rence, caractérisés par des bords renflés en bourrelets, l’un cilié, l’autre
glabre. Ce sont ses À. minima glauca segmentis angustioribus ad margi-
nes pilosis (N. Pl. Gen., t. 57, fig. 5) et R. minima segmentis brevioribus
et obtusioribus ample sulcatis (ibid., fig. 9). Raddi, en 1818, nomma la
seconde de ces espèces Riccia Michel et rapporta, à tort, la premiere, au
R. ciliata Hoffmann, publié en 1795. L'erreur de Raddi provenait de ce
que Hoffmann en avait commis deux : 1° en citant, comme synonyme de
son espèce, le R. minima, fig. 5, de Micheli, dont Raddi connaissait les
types originaux; 2° en donnant le nom impropre de cilidta à une espèce
garnie de soies et non de cils.
Lindenberg, en 1829 (Synops. Hep. Eur.), juste cent ans après Micheli,
(3) E. LEVIER. RICCIA MICHELIL. 231
décrit à neuf, sur des exemplaires de Raddi, l’espece florentine ciliée, la
croit entièrement inédite et lui impose le nom de Riccia tumida. I
confirme sa découverte sept ans plus tard, dans sa Monographie des Ric-
ciées, où se trouve une planche coloriée de l'espèce, avec analyses micros-
copiques. Trompé par le nom de Raddi, lui-même trompé par Hoffmann,
Lindenberg, tout en ayant sous les yeux la plante cueillie sur le mont dei
Vecchi, deux fois décrite et figurée par Micheli et par Raddi, ne s'aperçoit
pas que la synonymie de Raddi est erronée et fait à son tour, du AR. ciliata
Raddi (Op. sc. Bologn., p. 352), un synonyme pur et simple de À. ciliata
Hoffmann. Détrompé au dernier quart d'heure, Lindenberg corrige son
erreur dans le Supplément de sa Monographie (p. 504e) où il dit que la
plante de Raddi doit être rapportée, non pas au ciliata Hoffm., mais au
tumida. Malheureusement il oublie que la diagnose princeps de ce dernier
ne va plus d'accord avec celles des deux auteurs florentins, ni surtout
avec leurs figures, et que le R. tumida, implicitement amendé par son
identification avec le ciliata de Raddi, devient une autre espèce, qu'il a
lui-même décrite, page 457 et figurée tab. 27 de sa Monographie, sous
le nom de Riccia palmata. Or, tandis que le tumida, espèce « quatre fois
plus petite que le palmata ', aux frondes simples ou bifurquées, jamais
étalées en rosette, » est dit absolument spécial à Florence, le palmata,
richement ramifié et subtrichotome, n’est indiqué par Lindenberg qu’au
midi de la France et au nord de l'Italie. — Nees d’Esenbeck, une année
plus tard, dans son Histoire naturelle des Hépatiques d’ Europe, reproduit
intégralement la caractéristique des deux espèces, étudiées sur les mêmes
matériaux, et, depuis 57 ans, tout le monde appelle Riccia tumida Lin-
denberg une espèce dont la description (très insuffisante et fausse en
partie) doit être cherchée à l’article R. palmata. Lindenberg, toutefois,
dans le cours des années et sans en avoir reparlé dans ses ouvrages,
paraît s'être ravisé une seconde fois, car dans son herbier (d’après les
recherches qu'y ont faites M. Jack et, plus récemment, M. Zahlbrückner,
à Vienne) se trouve une enveloppe signée : R. ciliata L. Syst. (Gmel).
Micheli, t. 57, f. 5 FLORENTIE, sur laquelle Lindenberg a ajouté, de sa
main : R. PALMATA £. Il avait donc fini par reconnaître que le palmata
existe aussi à Florence, sinon typique, du moins sous sa forme swbi-
nermis.
1 Voici les mesures de Lindenberg : longueur de la fronde du tumida : deux
à trois lignes; du palmata :-quatre à huit lignes. Pour prétendre que le premier
est quatre fois plus petit que le second, Lindenberg a donc comparé le plus petit
tumida au plus grand palmata.
232 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
En réalité, il suffit de comparer les spécimens du midi de la France
(Montpellier, legerunt Philibert! et E. Mandon, mart. 1894!) à ceux de
Florence, de Rome, de la Dalmatie, d'Athènes, de l'Algérie, etc., pour se
convaincre qu'il n'existe, dans toutes ces stations, qu’une seule et même
espèce polymorphe, dont les écailles ventrales sont invariablement blan-
ches, et non violettes comme pourraient le faire supposer les descriptions
de Lindenberg et de Nees qui parlent d’une « membrane » ventrale vio-
lette. Les variations portent non seulement sur la forme et les dimensions
des frondes, sur leur mode de ramification et leur couleur (plus ou moins
mélangée d’anthocyanine sur le bas de la face dorsale et jusqu'à une
certaine profondeur des flancs du thallus) mais aussi sur l’indument. De
la forme richement ciliée à la forme glabre, tous les passages se ren-
contrent quelquefois sur le même mètre carré de terrain, et, fait impor-
tant, le R. Micheli glabre, dans sa station classique de Florence de même
qu'ailleurs en Toscane, en Corse, etc., n’est pas moins fréquent que les
formes ciliées.
Or, quel nom devra porter dorénavant le Riccia ciliata de Raddi, fig. 5
de Micheli? Il est clair que si cette épithète n'était pas déjà donnée à une
autre espèce, les deux noms de Lindenberg, attribués par erreur à la même
plante et source certaine de malentendus futurs, tomberaient ipso facto.
Le premier, tumida, désigne une forme réduite, naine, rachitique, qui ne
peut être artificiellement séparée des autres que si l’on découpe au cou-
teau, sur le bord des gazons, les individus jeunes, isolés, de mauvaise
venue, les avortons, en un mot. Le second, palmata, est postérieur à
l’autre de sept ans, ce qui déjà l’excluerait de droit, même si la diagnose
qui l’accompagne était irréprochable.
Tranchera-t-on le nœud gordien en débaptisant, comme elle le mérite-
rait, l'espèce de Hoffmann ? En effet, l’informe diagnose : R. frondibus
bipartitis, dichotomis, margine ciliatis ' s'adapte mieux à l'espèce de Flo-
rence qu'à celle d'Allemagne dont Hoffmann aurait dû dire : margine
selosis, et, par-dessus le marché, elle renvoie à la figure 5 de Micheli.
L'espèce jumelle fumida-palmata redeviendrait alors Riccia ciliata Raddi
et Hoffmann (non Hoffmann ?), et le ciliata Hoffm. (et auct.) prendrait
tel nom que l’on voudrait (malheureusement le seul convenable, setosa,
est déjà synonyme d’une espèce du midi, totalement différente : R. pa-
pillosa Moris).
1 Deutschl. Flor. Erlangen, 1795. Pars II, p. 95.
2 Je ne vois pas d’autre manière d’indiquer intelligiblement qu'un auteur a
confondu deux espèces sous le même nom.
(5) E. LEVIER. RICCIA MICHELI. 233
Mais, outre ce que cette nomenclature aurait d’intolerable, il faut tenir
compte du fait accompli. Le nom de Hoffmann a pour lui un siècle d’em-
ploi, et on sait l’accueil qui a été fait aux changements d’acception des
vieux noms de Fissidens, Mnium, Gymnostomum, Didymodon, Weissia,
dont S.-0. Lindberg s’est fait le champion. Pour le Riccia de Florence,
un pareil démarquage n’est d’ailleurs pas nécessaire.
Micheli lui-même, dans la description transcrite plus bas, a noté
l'extrême ressemblance de ses numéros 5 et 9, qu’il serait impossible de
distinguer, dit-1, si l’un n’était cilie, l'autre glabre. Raddi paraît n'avoir
cherché ce dernier qu’à Fiesole et le dit rare. A Corbignano tout près de
Fiesole, à Montebuoni, etc., il l’eüt trouvé aussi abondant que le premier.
Que l’on envisage comme type la forme glabre ou la forme ciliée, cela
est donc indifférent. Comme, du reste, l’un ou l’autre nom de Lindenberg
ne saurait être maintenu qu'à l’aide d’une diagnose réformée ou d'un
emendavit (manière polie de signifier à un auteur qu'il n’a rien compris
à son espèce et de lui faire dire tout autre chose que ce qu'il a voulu),
mieux vaut, à mon sens, les écarter tous deux et appeler l'espèce Riccia
Michel Raddi, en faisant du ciliata Raddi une variété ciliaris, et du
B minor de Lindenberg une seconde variété subinermis, terme consacré
pour des formes analogues, avec peu de cils, observées chez d’autres Ric-
cia et nullement liées, dans le cas concret, à la petitesse des individus.
La restauration de ce nom spécifique, qui a pour lui la priorité et qui ne
peut donner lieu à aucune confusion, sera en même temps un hommage
trop longtemps refusé à Pierre-Antoine Michel, auquel nous devons la
première description du genre et de l'espèce.
Voici cette description, traduite aussi fidèlement que possible de ses
OEuvres manuscrites (et inédites), vol. 38, p. 95, et très remarquable
pour le temps où elle a été rédigée.
« Riccia minima, etc. (Nov. Pl. Gen., tab. 57, fig. 5). Le long de la route
qui conduit à la Romola.
« Les feuilles sont étroites et à peu près égales, sans pointe au bout; en des-
sous elles n’ont pas de côte et sont arrondies comme un dessous de gouttière
(doccia), couvertes de fibres invisibles; en dessus elles ont un rebord épais, de
l'apparence d’un ourlet relevé comme un rempart, et ce bord est garni de poils
ou de cils blancs. Dans le milieu, en haut, elles sont comme excavées, mais néan-
moins planes, car il n’y a pas de sillon‘, et, surtout vers l’extremite..... (ici
1 C’est ce que veut dire l'expression obscure ample sulcatis, qui a été employée.
après Micheli, par presque tous les auteurs.
234 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
manque un mot, signifiant probablement excepté à l'extrémité, conformément au
dessin). Quelques-unes de ces plantes produisent des fleurs, d’autres les fruits.
Toutes sont de couleur glauque et comme couvertes de rosée (rugiadose). Celles
qui portent les fleurs semblent plus aiguës et ont la dépression du haut plus
large, plus fortement creusée (scolpita). C'est dans cette cavité que sont les fleurs,
disposées sur deux rangs (registri) et présentant l'aspect de pointes diaphanes,
rougeätres, cristallines. Celles enfin qui font le fruit ont la surface lisse, c’est-
à-dire non interrompue par des pointes, et, à l’intérieur de leur substance, sont
contenues certaines capsules noires remplies de semences à peu près rondes et
pustuleuses (rognosi, littéralement galeuses). En même temps que ces capsules
arrivent à maturité pour se corrompre après, la surface des feuilles qui les re-
couvre se corrompt également, ainsi qu'il arrive dans toutes les autres espèces !. »
J'ai, à dessein, cité d’abord la description du R. ciliata Raddi (n° 5 de
Micheli), à laquelle renvoie la suivante, consacrée au Riccia Michelü,
inerme :
« R. minima segmentis..... ample sulcatis (ibid., fig. 9).
« Se trouve aux mêmes endroits que les deux précédents (bords du torrent
Vignone, Fiesole), plus abondant après les fortes pluies. La plante est comme
celle du no 5; elle ressemble à celle qui produit les fleurs; ses feuilles sont
courtes, assez larges (le copiste, au lieu de larghette, a écrit lunghette, ce qui
contredirait le mot qui précède), avec l’ourlet déjà décrit, planes au milieu,
rondes en dessous et garnies de fibres, mais sur les bords elles ne sont pas poi-
lues, par quoi la plante se distingue facilement de celle du n° 5, autrement elles
ne pourraient pas être distinguées (senza quella segnatura non si distinquerebbe).
La surface est très finement granuleuse comme la peau de chagrin ; en outre, elle
est comme couverte de rosée. Sur le plancher de l’excavation il y a des pointes,
1 « Le foglie sono anguste, e da presso uguali, nella testa spuntate, di sotto poi
sono senza costola, e tonde come le doccie, ripiene di fibre invisibili, di sopra
hanno il margine grosso, perchè pare che habbino un orlo rilevato a guisa d’un
argine, e questo fornito di peli bianchi, come le ciglia, nel mezzo poi, atteso
i detti argini, sono cave e piane, perchè non hanno soggo, e massime... verso
l’estremitä. Alcune di queste piante producono fiori, altre i frutti, tutte pero di
colore glauco e rugiadoso, quelle che portono fiori paiono più acute, e hanno la
cavità per di sopra più larga e più scolpita, nella quale sono i fiori a due registri,
che sono punte diafane rossiccie cristalline. Quelle poi, che fanno frutto hanno
la superficie liscia, cioè senza essere interrotta dalle punte, e nella sostanza poi
hanno certe cassule nere ripiene di semi subrotundi, e rognosi, le quali cassule
nell’ istesso tempo che vengono a malurazione, e che si corrompono poi, si
corrompe anco nell’ istesso tempo la superficie delle foglie, che le ricopre come
accade in tutte l’altre specie. »
ü
(7) E. LEVIER. RICCIA MICHELI. 235
mais si petites et si menues qu’elles se voient à peine. Dans l’intérieur de la sub-
stance se trouvent, comme à l'ordinaire, les capsules noires, pleines de semences
excessivement petites 1, »
Le Riccia Michel reprend très facilement sa forme, même après de
nombreuses années de dessiccation; les exemplaires des herbiers de
Micheli et de Raddi sont, encore aujourd’hui, parfaitement reconnais-
sables après un quart d'heure d’humectation, sans qu'il faille recourir à
l’eau bouillante. Lindenberg, qui dit les avoir eus entre les mains (com-
muniqués de l’herbier Raddi) paraît ne pas avoir vu leurs bords tumefies
si remarquables, car, dans sa Monographie, il fait du R. Michelii un syno-
nyme de Riccia glauca minima, qui n’a jamais été observé à Florence
ni en Toscane en général, et Nees d’Esenbeck tombe dans la même
erreur. Autant le Riccia Michel diffère du glauca, autant il est difficile
à distinguer du R. bifurca Hoffm., du moins à l’état stérile. Le Riccia
bifurca a les bords tumides du Micheli, et les écailles ventrales noires
du nigrella, mais ce dernier caractère n’est pas constant; M. Heeg (Le-
berm. Nied. Oest., p. 74) dit que les écailles, en vieillissant, perdent leur
couleur, et M. Warnstorf m'écrit qu'à Neu Ruppin le R. bifurca est sou-
vent concolore en dessous. M. Philibert a découvert le R. bifurca au
midi de la France, près du Luc (Var); les exemplaires qu'il a bien voulu
me communiquer ont les écailles ventrales d’un noir de jais, moins
nombreuses cependant et moins rapprochées qu'elles ne le sont chez le
R. nigrella; les frondes, aux bords très fortement tuméfiés, et tout à fait
bilabiées au bout, présentent, vues de profil, une singulière courbure
avec convexité supérieure, que j'observe aussi sur le À. bifurca du
Caucase, récolté par M. Brotherus et conservé dans l'esprit de vin. Enfin,
la plante du Luc est monoïque; sur les coupes d’une fronde à spores
déjà mûres, j'a: pu constater la présence de plusieurs ostioles un peu
colorées en violet, mais si petites et si peu proéminentes qu'il eût été
! « La pianta & come la sopradetta, cioè quella del n° 5... Si rassembra a quella,
che produce fiori, cioè di foglie brevi, lunghette (larghette) con il solito orlo, e
piane nel mezzo, di sotto tonde, e con le fibre, ma nel margine poi non sono
pelose, per la qual cosa si distingue facilmente da quella del n° 5 sopradetto,
perchè senza questa segnatura non si distinguerebbe. La superficie & minutissi-
mamente granellosa come la pelle del sagrè, ed oltre di ciô & rugiadosa; nel piano
della cavitä vi sono poi delle punte, ma tanto minute, e piccole, che a pena si
veggono. Dentro nella sostanza sono al solito le cassule nere, ripiene di semolim
minutissimi. »
236 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
impossible de les découvrir sans le secours du microscope. Chez le
R. Michelii, au contraire, les ostioles se voient à l’œil nu. Micheli a eu
raison de dire que la variété ciliaris les a plus grandes encore et teintées
de violet. Souvent elles couvrent le plan médian du thallus en si grand
nombre, qu’elles semblent une pubescence papilleuse, mais leur texture
pluricellulaire, visible déjà sous un faible grossissement, permet de les
distinguer immédiatement, les plus grands cils et les plus longues
papilles des Riccia étant invariablement unicellulaires !. Tout le groupe
du R. Michel est dioique; jamais il ne m'est arrivé de trouver les deux
sexes réunis sur la même fronde, et c’est aussi le verdict de M. Jack, de
Constance, qui, depuis des années, à la bonté de m'aider et de me contrö-
ler dans ces recherches auxquelles il m’a initié.
Remarques supplémentaires. — Le cas d’un Riccia, tantôt glabre, tantôt
cilié ou papilleux, ceteris paribus, est loin d'être isolé. Le R. glauca du centre
de l'Europe est généralement glabre, mais il existe, en Scandinavie, en Alle-
magne et en Autriche, une forme garnie de quelques rares cils marginaux que
S.-0. Lindberg a cru devoir élever au rang d'espèce sous le nom de R. subiner-
mis?, quoique, à part ce caractère, elle ne se distingue en rien du type. —
M. Heeg a découvert sur les bords du Danube et décrit sous le nom de « R. pa-
pillosa Mor. (?) » une espèce papilleuse monoïque (du reste très différente de
celle de Moris), dont il dit lui-même qu'à part les papilles elle est identique au
R. sorocarpa Bisch. — Le R. papillosa Moris, très abondant sur la colline de
Sto Romolo près Florence, a le thallus couvert, en automne et en hiver, de lon-
gues papilles hyalines qui disparaissent au printemps, si bien que la première
fois que je trouvai ce Riccia en avril 1888, je fus sur le point, avec l'approbation
de M. Jack, de le publier comme nouveau. — Le R. Breidleri Steph., découvert
1 Lindenberg, dans les généralités de sa Monographie (p. 392), avoue qu'il n'a
pas eu l’occasion d'examiner, sur des matériaux suffisants, les organes mâles
des Ricciees et que la description qu'il en donne est entièrement empruntée à
Bischoff. Or, Bischoff a parfaitement vu et figuré la structure pluricellulaire des
ostioles (cuspides) non seulement dans le Tessellina pyramidata (Raddi) Du
Mort., mais aussi dans les Riceia Bischoffii Hueb. et natans L. Il est d’autant
plus singulier que Lindenberg ait décrit et figuré les ostioles des R. erystallina
et glauca comme de simples cönes ou tubes unicellulaires, remplis d’un liquide
tantôt hyalin tantôt un peu trouble. C’est ainsi que s’explique l’erreur où il est
tombé en prenant pour la plante mâle du soi-disant R. minima L., des exem-
plaires stériles, mais fortement papilleux, du R. paprllosa Moris de Sardaigne
(Mon., p. 429, tab. XX, fig. 10, 12, 13). Nees d’Esenbeck, dans ses Hepatiques
d’Europe, p. 396, a fidelement reproduit cette erreur que M. Stephani releva le
premier dans sa description nouvelle du R. papillosa (Hedwigia, 1883, p. 145).
? Meddel. af Soc. pro Fauna et Flora Fennica, 1881.
(9) E. LEVIER. RICCIA MICHELIL. 237
en 1870 sur l’alpe Patzen en Styrie, avait les frondes ciliées au sommet; en 1880,
au même endroit, M. Breidler le retrouva parfaitement glabre.— Le R. Bischofhi
f. maxima, qui ne m'est connu que de Florence, d’Ajaccio et des environs
d'Alger (leg. Trabut) porte généralement, sur les bords amineis du thallus, quel-
ques courtes papilles; ces papilles quelquefois manquent entièrement, mais qui
songera à faire de la forme inerme une espèce à part ? J'ai cité tous ces exemples
pour montrer que la présence ou l'absence des poils, chez les Riccia, ne constitue
pas un caractère spécifique, ceteris paribus; et je devrais en dire autant de la
présence ou de l’absence de l’anthocyanine. Tout le monde sait que plusieurs
espèces de Riccia ont le thallus tantôt vert, tantôt plus ou moins violet, souvent
vert à l'extrémité, violet vers la base. Même la couleur des écailles ventrales est
sujette à varier; le R. sorocarpa Bisch., le bifurca Hoffm., et une autre espèce,
encore inédite, de Sicile et de Sardaigne, ont les écailles ventrales tantôt conco-
lores, tantôt discolores, c'est-à-dire plus ou moins chargées d’anthocyanine. En
adoptant les principes qui ont fait élever au rang d'espèce le R. subinermis
Lindberg, on en fabriquerait quatre avec le R. Michelii, forme verte, f. violette,
f ciliée, f. inerme, sans compter les variations intermédiaires.
Un autre ordre de considérations se rattache à la présence de cette matière
d’un violet noirâtre dont plusieurs Ricciées sont si abondamment pourvues dans
certaines parties de leur thallus; elles touchent à des problèmes biologiques ou
physiologiques encore peu élucidés. Dans ces dernières années, MM. Kerner et
Kay ont publié, sur le rôle physiologique de l’anthocyanine, des observations et
des expériences pleines d'intérêt dont il résulterait que cette substance a deux
fonctions, suivant qu'elle se trouve dans les parties végétales tournées vers la
lumière ou dans celles tournées vers l’ombre (face inférieure des feuilles, etc.).
Dans le premier cas, elle servirait, à la manière d’un écran, à modérer l'intensité
des rayons solaires, et, partant, à retarder la décomposition de la chlorophylle à
l'intérieur des tissus. Dans le second, au lieu d’être un obstacle à l'entrée des
rayons lumineux, elle empêcherait leur sortie trop rapide en les transformant en
rayons calorifiques, avantageux à la vie de l'organe, dans les conditions spéciales
dont il s’agit. L'étude exacte des conditions de vie, propres aux deux modifica-
tions verte et violette des Riccia, devrait, se figure-t-on, fournir de précieux
renseignements sur la fonction et de l'utilité de l’anthocyanine. Il n’en est rien.
On trouve dans les mêmes lieux, à la même exposition, que dis-je, sur la même
motte de terre, les formes vertes et violettes intimement mélangées, c’est-à-dire
dans des conditions d’insolation, de température, d'humidité et de substratum
absolument identiques. J’eus, il y a quelques années, la bonne fortune de trouver
dans l'Apennin toscan, non loin de Boscolungo (à 1300 mètres environ), une
riche localité de Riccia Huebeneriana Lindenbg., la seule connue jusqu'à ce jour
en Italie. Ses gazons couvraient littéralement la surface à demi desséchée d’une
mare ayant à peu près 40 pas de long sur 3 à 10 de large, crevassée par places et
nulle part ombragée par des arbres voisins. Le R. Huebeneriana y croissait en
tapis ou groupes plus ou moins continus, dont les uns étaient d’un lilas d’ame-
238 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
thyste, les autres d’un vert parfaitement pur: en beaucoup d’endroits, les deux
formes étaient mélangées, et, sur la même tranche de vase enlevée au couteau,
on voyait des frondes violettes, vertes et panachées. De quelle utilité, dans ce
cas, l’anthocyanine pouvait-elle être aux individus violets, et pourquoi les indi-
vidus verts vivant côte à côte avec eux sur le même centimètre carré de terre,
n’avaient-ils éprouvé le besoin ni de se défendre contre un excès de lumière ni
d’emmagasiner de la chaleur ?
Même incertitude à l'égard des cils ou des papilles des Rıccia, auxquels on a
attribué le rôle tout spécial, grâce à l'espèce de charnière que forme leur cellule
basale !, de s'appliquer contre le thallus en temps de sécheresse et d'empêcher
ainsi sa mort par déshydratation trop rapide. Si telle était vraiment la fonction
des cils, chez le R. Michelii par exemple, on devrait, au printemps (qui est l’au-
tomne des Riceia du midi, c'est-à-dire l'époque à laquelle ils commencent à se
dessécher pour rester complètement invisibles en été), trouver surtout ou seule-
ment les formes ciliées, mieux organisées que le type glabre pour résister aux
vents secs et aux premières ardeurs du soleil. Mais, à la fin d'avril comme en
novembre, on trouve les deux formes associées, sans diminution sensible des
individus glabres. J'ai cité plus haut le fait, plus contradictoire encore, du
R. papillosa qui perd ses papilles à mesure que s’avance la saison chaude et qui,
au mépris de la théorie, se désarme, au lieu de s’armer contre le desséchement.
Il est d’ailleurs évident que, chez les espèces à cils rares et très courts (par
exemple : R. Bischoffii, R. Michelii var. subinermis, R. subinermis Lindberg et
d’autres), ces appendices, même gorgés d’eau, ne sauraient s'opposer efficacement
à la dessication d’une fronde dont le volume est de 50 à 100 fois plus grand que
le leur.
Tout cela n’est guère d'accord avec l'hypothèse d’une adaptation protectrice, si
tant est que l’on veuille attribuer aux poils des Riccia cette seule fonction.
Savons-nous seulement si l’indument, particulier à certaines espèces ou à cer-
taines variétés de ces hépatiques, n’est pas déjà un caractère fixé, héréditaire, sur
lequel, dès lors, les influences extérieures n'ont plus de prise ? Pour s’en assurer,
il faudrait de bien délicates expériences, des semis de la même variété, continués
pendant plusieurs années, et encore, à supposer que ses caractères demeurassent
constants, cela ne nous enseignerait-il rien sur les causes lointaines et anciennes
qui ont produit les races glabres et les races ciliées.
Quelle que soit l'utilité que l’on voudra attribuer aux cils des Riceia, la nou-
velle explication ou supposition se heurtera toujours à ce fait qu’actuellement les
formes glabres croissent pêle-mêle avec les formes ciliées et qu'elles subissent les
mêmes influences extérieures, sans qu'il en résulte, pour les premières, un desa-
vantage appréciable ou une infériorité vis-à-vis de leurs concurrentes. Toutefois,
de mes nombreuses chasses aux Riceia dans les environs de Florence, j'ai rap-
1 F. Stephani, Hedwigia, 1885, p. 2.
(41) E. LEVIER. RICCIA MICHELI. 239
porté l'impression (je n’ai garde de la donner pour une certitude) que le Riccia
Michelii glabre fructifie un peu plus rarement et moins abondamment que ses
variétés ciliées. En supposant le fait exact, si on le rapproche de celui du
R. papillosa perdant ses papilles au printemps, on en pourrait déduire une cer-
taine utilité des cils dans l’acte de la fécondation, et voici comment :
Dans les espèces dioïques, l'humeur mâle, que G.-W. Bischoff a le premier vue
sourdre à la pointe des ostioles et s’y ramasser en grosses gouttes mucilagi-
neuses !, ne saurait évidemment remplir son office qu’à la condition d’être trans-
portée sur les individus femelles. Les insectes ailés manquant en hiver, et ces
gouttelettes ne constituant d’ailleurs qu'un médiocre appât pour les quelques
araignées, vers, cloportes. etc., non encore immobilisés à cette saison, c'est, à
n’en pas douter aux eaux pluviales que revient la part principale dans le trans-
port des éléments mâles sur les plantes à archégones. On sait la prédilection
avec laquelle les Ricçia établissent leurs colonies sur les terrains en pente, sur la
lisière des terrasses cultivées des collines du midi, comme elles se réfugient sur
le rebord et les parois des rigoles creusées entre les champs, et comme, en plaine,
elles affectionnent les endroits inondés en hiver, les berges des fleuves, etc., en
un mot, les lieux où les eaux pluviales ou fluviales peuvent opérer l'irrigation
fécondante. L'apport des éléments mâles d’un groupe voisin ou éloigné doit même
profiter aux espèces monoïques, puisque l'utilité des fécondations croisées est
prouvée par d'innombrables exemples chez les autres plantes. On sait aussi que,
chez les Riccia, la face dorsale est tantôt creusée d’un mince sillon, tantôt occu-
pée par une dépression bordée de bourrelets plus fortement en relief vers le
sommet de la fronde. C'est dans ce sillon ou dans cette dépression médiane
qu'affleurent ou qu'émergent visiblement ? les styles, petits cylindres colorés et
pluricellulaires couronnant l'enveloppe des jeunes archégones et construits exac-
tement sur le même plan que les ostioles mâles dont 1ls sont l'équivalent mor-
phologique. Les filets d’eau, après avoir coulé sur les individus mâles, déposent,
en passant, l'humeur fécondante à l’orifice de ces styles et l’on conçoit que les
spermatozoïdes auront d'autant plus de chance d'arriver à destination qu'ils
seront emportés moins rapidement. Le sillon médian, et, chez les Riccia tumides,
le plancher dorsal en creux, les renfoncements situés derrière les bords épaissis
sont autant de dispositifs favorables à l'arrêt des éléments mâles et à leur reflux
vers le milieu de la fronde où aboutissent les orifices des styles. Ajoutons main-
tenant à cela une bordure de cils, plus serrés à l’apex de la fronde, ou de longues
papilles garnissant son plan supérieur, et nous aurons, en outre, un mécanisme
des plus efficaces pour retarder ou empêcher la fuite des anthérozoïdes, retenus
1 « Qui succus in cuspides adsurgens tandem apice eorum extruditur et huic
per guttulas (tab. 71, fig. 6 a) adheret turbide albicantes, mox evaporantes vel
in frondis superficiem defluentes. » (Bischoff, Unters. üb. die Leberm., 1835,
p. 158; description du Riccia Bischoffii Hueb. Lehm.).
? Par exemple, chez le Riccia nigrella.
240 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
par attraction capillaire entre les rangs serrés des cils, des soies ou des papilles.
De cette facon s’expliquerait, chez le R. papillosa, la chute des papilles, devenues
inutiles à la fin de la période végétative et après la maturation des spores, ainsi
que la fructification moins abondante chez le R. Michelii glabre, observation, je
le répète, donnée sous toute réserve et à contrôler ultérieurement.
Par les claires journées d’automne, on voit, avec le secours d’une bonne loupe,
que les ostioles du R. Michelii sont luisantes et humides, mais je n’ai observé
que chez le R. Bischoffit marima, qui a les plus longues ostioles du genre, les
gouttelettes de liqueur séminale, si bien décrites et figurées par Bischoff. La
goutte, délicatement enlevée, se reforme après quelque temps; en l’examinant
sous un très fort grossissement, on y voit tourbillonner les anthérozoïdes, mais
rien de plus. Je n’ai pas réussi jusqu'à présent à les immobiliser et regrette de ne
pouvoir décrire leur forme.
241
Sa IN
ETUDE BOTANIQUE
PAR
le Dr C.-J. FORSYTH-MAJOR et William BARBEY
Planche VI.
Saria est une des Cyclades de l’archipel Ture au nord de Karpathos,
dont elle n’est que la prolongation séparée par un détroit, large de près de
quatre kilomètres à l’ouest et seulement de quelques centaines de mètres
à l'entrée sud-est. La masse centrale, large de sept kilomètres et demi,
projette au nord et au sud de sa côte orientale deux presqu’iles inégales
qui lui donnent une longueur de 17 kilomètres. Le point culminant de
l'île est le mont Pachyvouno qui atteint 565 mètres d'altitude.
L'ile est calcaire : au centre se trouve une caverne que les habitants
appellent « Kamara sto Arki. » Dans la région septentrionale, non loin
des ruines de Palatia, l’on rencontre une gorge où coule, lorsqu'il n’est
pas à sec, l’unique cours d’eau de l’île, le Potamos Endhi. Au nord du
Pachyvouno se trouve une autre sommité, le mont Spatharea, qui est
moins élevé et a fourni plusieurs espèces intéressantes. Le sud de l’île
est occupé par un plateau relativement élevé, le Pyla. Le fond de l’anse
la plus profonde du détroit qui sépare Saria de Karpathos, marquée par
le chiffre 5 sur la carte de l’Amirauté anglaise, porte le nom de Diaplous
ou Japlous Aväthooc; non loin de là se trouve Istès Jtrious, paroi verti-
cale de rochers calcaires. :
M. le docteur Forsyth-Major est le seul savant qui ait jamais visité
242 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
Saria : il y a été à deux reprises en 1886 du 25 au 28 mai et du 17 au
20 juillet. Il en a rapporté les 54 espèces dont nous donnons ici l'énumé-
ration : une espèce Asperula Majori est nouvelle et tout à fait remar-
quable, nous l'avons fait figurer à la Planche VI par notre fidèle et
distingué collaborateur, M. Charles Cuisin; les autres espèces offrent
tout l'intérêt d’une flore calcaire.
1. Capparis spinosa L. : rupestris Boissier. Flora Orientalis, volumen I,
p. 421.
Ad rupes calcareas verticales cavernæ « Kamara sto Arki» nuncupatæ in
regione media insulæ Saria, 18 julio 1886. No 535.
. Dianthus arboreus L. I, 499.
Ad rupes calcareas verticales faucis Endhi prcpe Palatia in regione boreali,
18 julio. No 527.
3. Silene fruticosa L. I, 633.
In fissuris rupium calcarearum montis Pachyvouno, 25 maio. No 474.
Nous sommes arrivés à cultiver à Valleyres cette belle espèce que les bota-
nistes florentins hésitent à assimiler au type linnéen de Sicile, Péloponnèse
et Chypre.
k. Paronychia macrosepala Boiss. I, 745.
In glareosis planitiei editioris Pyla, regio meridionalis insulæ, 26 maio.
No 506.
5. Linum arboreum L. |, 853.
In declivibus occidentalibus montis Spatharea, 26 maio; ad rupes calca-
reas orientem spectantes prope Japlous, 27 maio. N° 518.
6. Linum decumbens Desf. Suppl. 139.
In glareosis montis Pachyvouno, 25 maio. N°0 517.
. Ruta chalepensis L. £ bracteosa DC. I, 922.
Ad rupes calcareas prope Japlous, in litore meridionali insulæ Saria,
27 maio. No 499.
NO
I
8. Rhamnus oleoides L. Flora Orientalis, volumen II, p. 15.
In rupestribus calcareis montis Pachyvouno, 25 maio. No 500.
9. Ononis brevifiora DC. II, 60.
In glareosis planitiei editioris Pyla, 26 maio. No 513.
10. Medicago coronata Lam. II, 101.
In rupestribus montis Pachyvouno, 25 maio. No 515.
11. Trifolium Lagrangei Boiss. II, 154.
In glareosis planitiei editioris Pyla, 25 maio. No 48%.
12. Lotus ornithopodioides L. II, 173.
In rupestribus montis Pachyvouno, 25 maio. No 516.
3)
13.
16.
17.
18.
19.
20.
FORSYTH-MAJOR ET W. BARBEY. SARIA. 243
Coronilla glauca L. Flora Orientalis, volumen II, p. 179.
Ad rupes calcareas verticales, bor.-occid. spectantes, in- regione meridio-
nali insulæ, ad Istes Jtrious prope Japlous, 17 julio. No 532.
. Vicia microphylla Urv. Il. 592.
In rupestribus calcareis montis Pachyvouno, 25 maio. NO 483.
Bryonia Cretica L. II, 760.
Ad muros planitiei editioris Pyla, 26 maio. No 539.
Aizoon Hispanicum L. II, 765.
In glareosis prope faucem fluminis (Potamos) Endhi in regione boreali
insulæ, 18 julio. No 514.
Bupleurum glumaceum Sibth. II, 837.
In rupestribus et glareosis calcareis montis Spatharea, 25 maio. No 537.
Pimpinella Cretica Poir. Il, 866.
In vertice et declivibus montis Spatharea ad rupes calcareas, 26 maio.
No 502.
Seseli crithmifolium Boiss. II, 962.
In rupibus bor.-oceident. spectantibus, loci Istes Jtrious nuncupati,
regio meridionalis ; ad rupes calcareas verticales faucis Endhi prope Palatia,
in regione boreali insulæ Saria, 18 julio. No 541.
Cette superbe Ombellifere n'avait été encore signalée qu'à l’île de Phole-
gandros par Tournefort et Orphanidès : Saria est sa seconde station connue.
Opopanax Orientale Boiss. II, 1059.
Ad margines camporum in planitie editiori Pyla, regio meridionalis,
26 maio. No 512.
. Daucus involucratus Sibth. II, 1075.
n rupestribus calcareis montis Pachyvouno, 25 maio. No 598.
I trib Icare tis Pacl , 25 maio. No 528
2. Asperula Majori Barbey sp. nova. Tabula nostra VI.
Glaberrima parte superiore florifera excepta, frutescens trunco lignoso tor-
tuoso, ramis arcuato-ascendentibus elatis ramulosis fragillimis, internodiis
obtuse angulatis, foliis 5-6nis ovato-rotundis obtusis apice subretusis crassis
subtus margine revolutis sub lente crebre pellucido-punctatis internodio bre-
vioribus omnibus in caulem usque ad inflorescentiam deflexis præcipue ad
partem inferiorem, fasciculis floriferis elatis ad axillas foliorum superiorum
spicas breves puberulas interruptas formantibus, bracteis hirtulis oblongis
acutis corollæ tubo brevioribus, corollæ infundibuliformæ sicco fuscæ hir-
tulæ lobis 4 rarissime 5, obtusis extus interdum recurvis tubo 1-2 longiori-
bus, stigmatibus oblongo-elavatis, ovario hirtello &£.
Habitat ad rupes calcareas occidentem spectantes, montis Spatharea in
regione meridionali insulæ Saria ubi clarissimus Dr Forsyth-Major, 26 maio
1886 detexit et sub No 544 communicavit.
Cette superbe espèce que notre savant maître M. le professeur Ascherson
veut bien qualifier de « nouveauté importante » appartient à la section Cy-
nanchica DC. Prodr. IV, p. 582 et à la sous-section $ 1. Glavate de Boissier
LR]
=
3. Cynara Sibthorpiana Boiss. et Heldr. III, 557
25 n
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (A)
Flora Orientalis, vol. III, p. 26, et se place à côté de Asperula Tournefortit
Sieber in Sprengel Syst. I, p. 395, dont il diffère au premier coup d’eil par
sa taille plus élevée, ses feuilles presque rondes et non oblongues, charnues,
etc... Il est étonnant qu'une espèce de cette importance soit limitée à un ilot
aussi restreint que Saria; son aire géographique a du être plus étendue, alors
que les îles de l’Archipel faisaient partie du continent qui reliait la Grèce à
l’Asie-Mineure.
. Galium canum Requien. Flora Orientalis, volumen II, p. 65.
Ad rupes calcareas prope faucem Endhi, in regione boreali, 18 julio. No 522.
. Scabiosa variifolia Boiss. III, 137.
Ad rupes calcareas verticales declivium orientalium montis Spatharea,
26 maio; in fauce Endhi prope Palatia, 18 julio. No 498.
5. Pterocephalus plumosus L. III, 147.
In glareosis planitiei editioris Pyla, 25 maio. No 501.
. Helichrysum Orientale Tourn. III, 230.
Ad rupes calcareas verticales faucis Endhi prope Palatia, in regione boreali
iusulæ, 18 julio. No 521.
. Achillea Cretica L. III, 269.
In rupibus calcareis montis Pachyvouno, 25 maio. No 545.
. Senecio gnaphalodes Sieb. III, 397.
In saxosis prope faucem Endhi, regio borealis insule Saria, 18 julio.
No 496.
Nos échantillons sont en belles fleurs, tandis que ceux cueillis soit par
Sieber à Crête, soit par Pichler à Karpathos n'étaient pas encore fleuris. —
M. J. Vetter remarque que le No 496 présente une transition manifeste à cer-
tains Senecio de Sicile de la section Jacobææ et doit probablement être
placé dans cette section plutôt que dans celle des Velutini.
. Echinops spinosus L. III, 429.
In lapidosis insulæ, 18 julio. No 526.
. Carlina corymbosa L. III. 449.
In lapidosis insule Saria haud rara, 18 julio. No 534.
. Stzhelina fruticosa L. III, 456.
Ad rupes calcareas verticales ad orientem loci Japlous nuncupati, 27 maio,
No 524 ; ibidem, 17 julio. No 491.
. Cirsium Acarna L. II], 549.
In lapidosis haud rara, 18 julio. No 50%,
In rupestribus calcareis montis Pachyvouno, 25 maio. No 529.
. Crupina vulgaris Cass. III, 699.
In rupestribus caleareis montis Spatharea, 26 maio. No 530.
. Crepis parvifiora Desf. ? III, 849.
In rupestribus calcareis montis Spatharea, 26 maio. No 534.
(5) FORSYTH-MAJOR ET W. BARBEY. SARIA. 245
36. Camparula species n° 536. Flora Orientalis, volumen EI.
Ad rupes calcareas montis Pachyvouno, 25 maio. No 556.
37. Thymus capitatus L. sub Satureia. Flora Orientalis, volumen IV, p. 560.
In glareosis calcareis, 15 julio. N° 485.
38. Sideritis purpurea Talbot var. albifiora nobis. IV, 705.
Tantum florum colöre a typo differt.
In rupestribus calcareis montis Pachyvouno, 25 maio. No 492.
39. Teucrium brevifolium Schreb. IV, 807.
In rupestribus calcareis verticalibus, orientem spectantibus, prope Japlous
litore meridionali orientali, 27 maio. No 523.
4). Teucrium heliotropifolium Barb. in Bull. Soc. Vaud. Se., Nat., 1886,
p. 223 et Karpathos mss. tabula IX.
Ad rupes calcareas, orientem spectantes, prope Japlous, 27 maio; ad
rupes calcareas bor.-oceident. spectantes «Istes Jtrious» dictas, prope Ja-
plous, 17 julio; ad par. calcareas speluncæ «Kamara sto Arki» nuncupatæ,
in regione media, 18 julio. No 486.
44. Teucrium divaricatum Sieb. IV, 816.
Ad rupes calcareas montis Spatharea, 26 maio. No 488.
412. Teucrium alpestre Sibth. et Smith £& majus Boiss. IV, 819.
In rupestribus calcareis verticis et declivium montis Spatharea, 26 maio.
No 487.
L3. Statice rorida Sibth. à hyssopifolia Boiss. IV, 862.
Ad rupes calcareas maritimas «Istes Jtrious», 17 julio. No 489.
4%. Statice Frederici Barb. in Karpathos mss. tabula XII.
Ad rupes calcareas faucis Endhi prope Palatia, 18 julio. No 490.
15. Plantago Lagopus L. IV, 886.
In rupestribus calcareis montis Spatharea, 26 maio. No 503.
46. Salsola vermiculata L. IV, 962.
Ad rupes calcar. verticales regionis meridionalis prope Japlous, 17 julio ;
in rupibus calcareis faucis Endhi prope Palatia, 18 julio. No 542.
Mar
N
Anacamptis pyramidalis L. Flora Orientalis, volumen V, p. 57.
In glareosis calcareis montis Pachyvouno, 25 maio. No 510.
18. Orchis sancta L. V. 62.
In rupestribus calcareis montis Pachyvouno, 25 maio. No 511.
419. Allium descendens Fl. Græc. V, 236.
In glareosis planitiei editioris Pyla, 25 maio. No 543.
50. Muscari Holzmanni Heldr. V, 292.
In rupestribus calcareis montis Pachyvouno, 25 maio. No 540.
51. Phleum tenue Schrad. V, 480.
In rupestribus calcareis montis Pachyvouno, 25 maio. No 505.
BULL. HERB. BOIss., avril 1894. 17
246 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
52. Graminea species Flora Orientalis, volumen V. No 538.
In rupestribus calcareis montis Spatharea, 26 maio. No 538.
53. Juniperus excelsa M. B. V, 708.
Ad rupes calcareas regionis borealis prope faucem.
54. Ephedra campylopoda C.-A. Mey. V, 715.
In rupestribus regionis mediæ insulæ, 18 julio. No 525.
12 avril 1894.
NOUVELLES CONTRIBUTIONS
FLORE DE LA TRANSCAUCASIE
PAR
N. ALBOFF
Planches VII et VIII
1. Quelques plantes nouvelles du Caucase.
Amphoricarpus elegans N. ALBOFF
Planche VII
Rhizomate repente lignoso pluricauli; caulibus elatis gracilibus cano-
tomentosis mono-vel pluri-cephalis, usque ad apicem foliosis; foliis
supra viridibus glabris vel parce arachnoideis subtus argyreo-canis,
integerrimis; peduneulis 1-2 bracteis linearibus obsitis; capitulis bre-
viter oblongis demum hæmisphæricis ; involueri phyllis parce arachnoi-
deis searlosis, externis ovatis, mediis ovato-oblongis, intimis lineari-oblon-
gis; receptaculo paleaceo, paleis linearibus integris flores amplectantibus
eosque æquantibus: floseulis disci hermaphroditis, corollis obconico-
tubulosis, limbi dentibus membranaceo-marginatis; filamentis liberis,
antheris caudatis, polline globoso echinulato, stylo tereti basi non
incrassato, stygmatibus reeurvis; flosculis radii fæmineis uniserialibus,
corollæ tubo basi subampliato, limbo pateri formi campanulatove; stylo
basi vagina destituto, stigmatibus clavatis conniventibus vix discretis;
achæniis disei villosis plano-subtriquetris, radii latioribus glabriuseulis
utrinque alis angustis apice rotundatis marginatis, facie externa pla-
248 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2}
diuseulis interna convexis carinatis; pilis achæniorum simplieibus raro
bifidis ; pappo copioso setiformi denticulato-seabro achænia duplo supe-
rante.
Herba elegans. Caules pedales vel altiores. Capitula 1 ‘4-1 ‘/2 em.
longa, 1-1 ‘/2 em. lata. Achænia radii 4-4,5 mm. longa, 1,5-1,75 mm. lata.
Hab. ad rupes montium calcarearum Abchasiæ et Mingreliæ alt.
1800-1900 m. (Abchasia : in valle Heeziguara prope montem Czip-
shiram; Mingrelia : in monte Migéria supra pagum Kürdzu).
Floret augusto et septembro.
Cette plante, fort élégante, a été découverte au Caucase par M. Kouz-
netzoff en 1890, dans les montagnes de la Mingrélie (loco non indicato).
Elle n'avait pas été décrite Jusqu'ici, vu l'insuffisance des échantillons.
L'été passé, j'ai réussi à la retrouver en Mingrélie et à en découvrir un
nouvel habitat en Abkhasie. Dans ces deux pays, elle est exclusivement
limitée aux montagnes calcaires, où elle se rencontre dans la région
alpine inférieure, à une altitude de 1800-1909 mètres. Elle croît ordi-
nairement sur les rochers escarpés, en grandes colonies. En Mingrélie,
je l’ai rencontrée en abondance sur le versant septentrional du mont
Migäria, pres d’une cabane de bergers, connue sous le nom de « Rosto-
takhti, » à quelques dizaines de mètres au-dessus de celle-ci. En Abkha-
sie, elle est très répandue dans un vallon sauvage et peu accessible,
nommé Hétschi-gouâra, près du mont Tschipchira, sur la crête Bzy-
bienne.
Ayant rapporté une foule d'échantillons de cette plante, je puis main-
tenant en fournir la description.
Cette plante se rattache, d’après ses caractères principaux, au
genre Amphoricarpus (tel qu’il est conçu par MM. Bentham et Hooker,
dans leur courte diagnose, Gen. Plant., v. II, p. 212), mais elle s’en
eloigne tellement par d’autres caracteres, que notre premiere intention
était d’etablir un nouveau genre. Les caractères distinctifs sont les sui-
vants :
1. Les paillettes du réceptacle sont ici toutes entières, tandis que
dans le genre Amphoricarpus elles sont incisées, pour la plupart.
_ 2, Les akenes des fieurons féminins (ceux de la circonférence) sont
ici beaucoup moins grands que ceux d’Amphoricarpus, et leurs ailes
latérales ne sont pas allongées en cornes, à cause desquelles le nom
d’Amphoricarpus a été créé.
3. Enfin, l’aigrette consiste ici en soies, recouvertes de petits poils
en forme de denticules, éloignés les uns des autres et un peu étalés;
(3) N. ALBOFF. FLORE DE LA TRANSCAUCASIE. 249
tandis que le type d’Amphoricarpus a l'aigrette composée de lames
étroites, allongées et recouvertes de poils courts très rapprochés et
apprimés.
Ayant considéré plus attentivement la valeur des caractères énumérés
ci-dessus, je suis arrivé à la conviction qu'ils ne sont pas suffisants pour
établir un genre distinct. En effet, les genres voisins d’Amphoricarpus,
tels que Siebera, Chardinia, différencient l’un de l’autre par des carac-
teres plus importants que par la présence de cornes sur l’akene ou la
composition de l’aigrette, ou bien de paillettes du réceptacle incisées ou
non (celles-ci variant souvent dans les limites du même genre). En tous
cas, la diagnose différencielle d’Amphoricarpus, donnée par Benth. et
Hook (Gen. Plant., v. I, p. 212), coïncide parfaitement à celle de notre
plante.
Mais si ces caractères ne sont pas suffisants pour établir un nouveau
genre, ils permettent en tous cas de former une section très naturelle.
Cette section, à qui je donne le nom de Chodatella, en l'honneur de
M. le D' Chodat, professeur à l’Université de Genève, est ainsi caracté-
risée :
Sect. . — CHODATELLA
Receptaculi paleæ omnes integerrimæ. Achænia forum radii parva
(quam in Zu-Amphoricarpo fere 1 ‘/2-plo breviora et paullo angustiora),
alis angustissimis apice rotundatis, nunquam in Cornua productis, mar-
ginata. Pappus copiosor e paleis setiformibus valide inæqualibus denti-
eulato-scabris constans. Denticuli palearum remotiuseuli subpatuli (spe-
cies unica : Amphoricarpus elegans N. Alboff).
Tandis que l’autre section, à laquelle appartient l'espèce de Visiani,
Amphoricarpus Neumayeri, peut être caractérisée de la manière sui-
vante :
Sect. I. — EU-AMPHORICARPUS
Receptaculi paleæ integræ vel sæpissime divisæ. Achænia florum
radii majuseula, alis angustis erassiuseulis apice in cornua brevia pro-
duetis marginata. Pappus paleaceus, paleis linearibus obsolete serru-
lato-ciliolatis, ciliolis dense imbricatis adpressissimis (species uniea :
Amphoricarpus Neumayeri Visiani).
Le fait de l'existence de cette plante dans la Transcaucasie occiden-
dentale est très remarquable. Le genre Amphoricarpus était considéré
250 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (A)
jusqu’ici comme monotype, avec une seule espèce, l'A. Neumayeri
Visiani, qui croît en Dalmatie et au Montenégro. La Transcaucasie
occidentale nous fournit donc un nouvel habitat de ce genre légère-
ment modifié. Son habitat isolé nous semble permettre de la considérer
comme un reste de la flore ancienne, qui recouvrait jadis toute la côte
de la mer Noire et de la Méditerranée. Cette supposition est d'autant
plus vraisemblable, que l’Amphoricarpus est exclusivement propre aux
calcaires (jurassiques et crétacés), qui nous ont conservé tant de restes
de la flore tertiaire, éteints dans d’autres localités, tels que Andrachne
colchica, Dioscorea caucasica, Betula Medwedewi, ete. !
N.B. La première description de cette plante a été publiée par moi
sous le nom de Barbeya n. g. dans les Mémoires de la Section cauca-
sienne de la Société impériale russe de géographie (1893, v. XIV). Il ne
faut prêter aucune attention à cette description, faite à la hâte à Tiflis,
au retour d’un long voyage, et par cela même pleine d'erreurs. Ce nom
n'avait même aucune valeur, ayant été déjà employé par M. Schwein-
furth pour le Barbeya oleoides d’Abyssinie.
Ligusticum Arafæ N. ALBOFF
Planche VIII
Tomentoso-pubeseens, rhizomate obliquo erasso uni-vel pluri-cauli ;
caulibus elatis striato-suleatis, apice ramosis, foliosis; foliis radicalibus
longissime petiolatis simplicibus cordato-orbiculatis eircumeirea irregu-
lariter dentatis apice interdum sub-3-incisis, vel trifoliatis foliolis petio-
lutatis ovatis basi cordatis rotundatisve sæpe obliquis irregulariter
duplicatim dentatis, supra glabriuseulis subtus breviter tomentellis ;
foliis caulinis inferioribus trifoliatis radicalibus simillimis longe petio-
latis; superioribus breviter petiolatis petiolo anguste alato vaginante;
supremis minutis subsessilibus; umbellis multiradiatis; involueri et
involucelli phyllis paueis lineari-setaceis inæqualibus; radis peduneu-
lisque erispule tomentosis; calyeis dentibus obsoletis; fructu ovato,
jugis alatis, valleculis trivittatis, facie commissurali 4-vittata.
Herba elata (5-6 pedes alta), rhizomate valde aromatico. Folia radi-
calia simplicia vel trifoliata, petiolis longissimis (30-60 em.). Fructus
5 mm. longus. Stylopodia conica. Mericarpia a dorso leviter compressa,
1 Chose curieuse, l’Amphoricarpus Neumayeri se rencontre en Dalmatie égale-
ment sur les calcaires (jurassiques). |
(5) N. ALBOFF. FLORE DE LA TRANSCAUCASIE. 251
facie commissurali concava. Juga valde prominentia, in alas angustas
expansa, lateralia subminora. Carpophorum bipartitum. Vittæ 3 in
quaque vallecula, in pericarpio tenui a semine soluto sit®.
Radix aromatica, abchasice arafe dicta, ab incolis valde existimatur,
qui eam tabaco admiscent.
Ligustico scotico L. et L. actæifolio Mk. quoad habitum et carpello-
rum structuram valde affinis. Inter omnes Zigustici species foliis sim-
plieibus vel trifoliatis distinetissima.
Creseit in pratis alpinis Abchasiæ et Provincie Maris Nigri (Circas-
sie), alt. 6500-7000 pedes (Abchasia : in jugo Bzybico ad montem
Achäliboch et probab. alibi; monte Pev, ad fontes fl. Lashipsæ; in
jugo Kûtæchœku, ad fontes fl. Uädchara. Provincia Maris Nigri : ad
fontes fl. Mdzymta in monte Adzitpuko et in jugo Khekhudara; ad
montem Oshtén prope fontes fl. Skhaguashæ vulgatissima).
Floret junio-augusto.
Espèce très caractéristique. Je l’ai découverte d’abord en 1889; mais
je ne pouvais jusqu'ici la décrire, n'ayant entre les mains que des
échantillons à fruits immaturés. En ayant récolté l’année passée (1893)
une foule d'échantillons fructifiés, je puis maintenant le faire avec cer-
titude.
Notre espèce se distingue nettement des ZLigusticum européens par
la forme des feuilles. Tandis que tous les autres Ligusticum ont des
feuilles multisequées, notre espèce se distingue, par contre, par ses
feuilles tantôt simples, tantôt trifoliées. La longueur extraordinaire
des pétioles des feuilles radicales est aussi remarquable. Elle atteint
souvent 60 em.! Les limbes des folioles sont également très grands,
6-12 em. de longueur et 4-8 em. de largeur. La tige est fortement
élevée, mesurant 1 ‘/2-1 °/ı mètre. Les rhizomes sont très épais, 1-2 cm
de diamètre.
A cause du fort arome du rhizome, les indigènes abkhasiens le mé-
langent à leur tabac. Grâce à cette circonstance, cette plante est très
connue en Abkhasie sous le nom d’Arafeu. Chaque guide abkhasien
peut indiquer son habitat. C’est pourquoi je lui conserve son nom vul-
gaire.
Notre espèce se rapproche le plus d’une espèce de l'Amérique du
Nord, Ligusticum actæifolium Mx. et du Ligusticum Scoticum L.,
espèce propre aux régions arctiques de l'Europe, de l'Asie et de l’Amé-
rique du Nord, de même qu’à la Suède et aux îles de l’océan Pacifique,
Sakhalin et Sitkha. Ces deux plantes ont un port extrêmement différent
252 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
de celui des autres Zigusticum; elles ont notamment les feuilles dissé-
quées en larges lanières et rappellent en cela un peu notre espèce.
Leurs fruits ont le péricarpe très mince, dans l'épaisseur duquel sont
disposées les bandelettes, trois dans chaque vallécule, ce qui a précisé-
ment lieu dans notre espèce.
Il y a des raisons de croire, que le Z. Araf® représente un reste de
la flore ancienne, et qu'il jouissait jadis d’une extension plus considé-
rable que maintenant.
Elle paraît être très répandue dans la Transcaucasie occidentale.
Elle est très fréquente dans les pâturages alpins de l’Abkhasie ainsi que
dans le district Tschernomorsky, où elle forme une herbe des plus vul-
gaires de la région alpine inférieure.
Elle croît sur les calcaires aussi bien que sur les schistes.
Selinum (Cnidium) agasylloides N. ALBOFF
Planche VIII
Perenne glabrum, apice papilloso-scabrum; rhizomate.....; collo in-
erassato vaginis vetustis obsito; caulibus erectis flexuosis striato-costatis
fureatim vel verticillatim ramosis; foliis radiealibus.....; caulinis fir-
mis glabris ad marginem papilloso-seabridis, inferioribus longiuseule
petiolatis, supremis vaginæ insidentibus, omnibus triseetis, segmentis
petiolulatis tri-vel sub-pinnatim-partitis, partitionibus seeus rachidem
decurrentibus oblongo-et lanceolato-rhombeis subineisis acute dentatis;
petiolis basi vagina utrinque in alas latissimas membranaceas retieu-
lato-venosas apice aurieulatas produeta instruetis; umbellis multiradia-
tis; involuero et involucello nullis; fructu ovato minute papilloso; Jugis
omnibus alatis lateralibus submajoribus; vittis sub valleeulis solitariis,
iugalibus 1-2; commissuralibus 2-3-4; stylopodiis conicis; stylis longis
deflexis stylopodia duplo superantibus; pericarpio a semine soluto.
Caulis pedalis. Folia caulina (cum petiolis) 8-9 em. longa. Vaginæ
petiolorum 3,5-4-5 em. longæ, 2,5-3.5 em. late. Mericarpia matura
4 mm. longa.
Planta petiolis in vaginas latas apice biauriculatas expansis et folio-
rum partitionibus latiuseulis firmis insignis. Quoad habitum, mirum
Ligusticum japonicum Maxim. refert. Folia omnino Agasyllidis latifo-
ie MB. Ab omnibus Selini (Cnidu) speciebus longe diversa.
Crescit in pratis alpinis montium ealearearum Abchasiæ (ad montem
Czipshiram), alt. 7000-7500 m.
(7) N. ALBOFF. FLORE DE LA TRANSCAUGASIE. 253
Fructificat julio-augusto (N. Alboff, 1892).
Cette espèce se sépare de tous les autres Selinum (Unidium). Par son
port, elle ressemble plutôt à Angelica. Ce qui frappe surtout dans cette
plante, ce sont les gaines des pétioles largement ailees, formant des
oreillettes, une de chaque côté, à leur sommet. Les dimensions considé-
rables des lanières du limbe foliaire attirent également l’attention (on
sait que les Selinum et Cnidium ont ordinairement les feuilles multisé-
quées). En général, ces feuilles rappellent admirablement celles d’Aga-
syllis latifolia MB., qui appartient cependant à un groupe bien différent
(Oenantheæ Benth. et Hook.). Encore un trait saillant — les fruits, de
même que les pedoneules de notre plante, sont tous recouverts de
petites papilles.
Notre espèce doit être référée à la section Onidium du genre Seli-
num, laquelle Bentham et Hooker distingue des vrais Selinum par des
ailes jugales égales entre elles.
Elle appartient au nombre des représentants de la flore alpine des
calcaires de l’Abkhasie.
De même que Amphoricarpus elegans et Ligusticum Arafe, elle est
probablement un reste de la fore de l’époque géologique précédente.
Aster Tuganianus N. ALBOFF
Planche VIII
Glaber, ad caules et foliorum margines seabridus; rhizomate indu-
rato lignoso ramosissimo pluricauli; caulibus dense congestis pumilis
erectis flexuosis vel ascendentibus, simplicibus vel parce ramosis, 1-2-
cephalis usque ad apicem foliosis; foliis oblongo lanceolatis obtuse api-
eulatis integerrimis; peduneulis apice parum inerassatis, breviter tomen-
tellis; capitulis medioeribus; involueri phyllis 2-sub 3-seriatis, linearibus
1-nerviis glanduloso-puberulis seariosis sæpe nigrescentibus; exteriori-
bus ceteris brevioribus; receptaculo-foveolato; ligulis disei diametro
subbrevioribus; achæniis sericeo-villosis, leviter compressis, sectione
transversali-elliptieis; pappo sordide-albo dupliei : interiore e setis sca-
bridis achænio paullo longioribus, exteriore e setis valde abbreviatis
nonnullis paleis angustis intermixtis constante.
Caules 8-20 em. Capitulæ 1,75 em. diam.
A. roseo Stev., quoad habitum acheniaque parum compressa, affınis;
ab eo tamen pappo duplici e setis longis et paleis subsetiformibus
abbreviatis constante valde differt. Folia Galatelle Armen.
no
34 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
Hab. in Abchasia ad rupes calcareas vallis Hecziguära prope mon-
tem Czipshiram, alt. 1909 m. Floret septembro. Fruct. octobro (N. Al-
boff 1893).
Espèce occupant une place tout à fait à part dans le groupe des
Aster. Je n’ai pu la placer dans aucune section énumérée par Bentham
et Hooker (Gen. Plant., v. II, p. 271). Ses caractères distinctifs sont les
suivants : port fort singulier, akènes très peu comprimés et aigrette
double (composée de deux séries de soies : les intérieures, véritables
soies, allongées, et les extérieures très courtes et aplaties, ayant la
forme de lames étroites).
Qnant à son port, notre plante a une certaine analogie avec À. roseus
Stev. Ce dernier Aster a également les akènes peu comprimés; son
aigrette est néanmoins bien différente de celle de notre espèce.
Notre plante rentre dans le groupe des espèces endémiques de la
flore alpine des calcaires d’Abkhasie.
Sa situation isolée dans le genre Aster parle, il nous semble, en
faveur de son antiquité.
Nous dédions cette espèce à un brave Abkhasien, Touga Moukhba,
d’Otkhary, excellent guide et agréable compagnon dans nos voyages.
Cyclamen Europæum L.
«. typicum. Hab. in pratis alpinis montium calcarearum Min-
greliæ et Abchasiæ (Mingrelia : in montibus Migaria et Dzhwari supra
pagum Kurdzu, alt. 1800-2000 m.; in jugo Aschi, alt. circa 2400 m.
Abchasia : in jugo Ochâczkue, alt. 2400-2500 m.). Floret septembro et
octobro (Krasnoff 1890, N. Alboff 1893).
6. ponticum N. Alboft.
Tubere sæpe multo majore; foliis interdum amplis semper remote,
simplieiter vel duplieatim, plus minus regulariter, serrulatis, serrulis
parvis obtusis carthilagineis; corollæ laeiniis, quam in typo, latioribus,
ovatis vel lanceolatis, obtusioribus.
Hab. in Abchasia ad rupes calcareas fissuræ fluminis Okum, alt.
circa 300 m. (N. Alboff 1892, 1893).
Folia interdum 7-7 ‘2 em. longa et æquilata. Corollæ laciniæ 1,5-
1,8 cm.
Le Cyclamen Europæum L. manifeste au Caucase une tendance très
prononcée à varier. Il apparaît ici sous deux variétés. L’une de celles-ci
est propre à la région alpine des montagnes calcaires de Samourza-
RS
(9) N. ALBOFF. FLORE DE LA TRAOSCAUCBSIE. 259
kagne (Abkhasie du Sud) et de Mingrélie; l’autre à la région inférieure
de mêmes montagnes. L’une et l’autre fleurissent en même temps.
La première variété ne diffère presque en rien du type du Cyclamen
Europæum L.; ses feuilles sont seulement toujours orbiculaires, jamais
acuminées ou anguleuses; tantôt elles sont entières, tantôt elles pré-
sentent de petites crénelures, jamais des ondulations ou angles ren-
trants. Cette variété a été découverte au Caucase par M. Krasnoff, en
1890, sur la frontière de la Svanétie et Samourzakagne '. En 1893, je
l’ai retrouvée sur la chaîne Okhätschkoue, en Samourzakagne, et en
outre, j'en ai découvert un nouvel habitat en Mingrélie.
La seconde variété s'éloigne tellement du type que tout d’abord je
pensais y voir une espèce distincte. Elle en diffère par d’amples tuber-
cules, par des feuilles à dimensions plus grandes, et par des pétales
plus larges et obtus. En outre, ses feuilles sont toujours plus ou moins
régulièrement dentées sur le bord (folia serrulata). Toutes ces particu-
larités changent tellement le port de la plante, qu'à première vue, il est
difficile de croire qu’elle appartient à la même espèce que la variété
décrite ci-dessus. Cependant, vu les variations que subit la grandeur
des feuilles et du tubercule chez notre plante, nous croyons plus pru-
dent de la référer au C. Europæum L. Cette variété a été rencontrée
par moi en Samourzakagne (dans le défilé d’Okoum), en 1892. M. Med-
wedeff, botaniste distingué au Caucase, me dit l’avoir vue dans une
autre localité de l’Abkhasie, notamment dans le défilé du Galisga (près
Tkwartschély).
NB. Tous les autres habitats au Caucase du C. Europæum L., cités
par Ledebour, se réfèrent évidemment au Cyclamen Coum Mill., qui a
toujours été confondu par des anciens auteurs avec C. Europæum L.
(comparez Boiss., FT. or. IV, p. 11).
Alsine Rhodocalyx N. ALBOFF
Planche VIII
Laxe cæspitosa pumila; caudiculis elongatis valde ramosis, basi longe
denudatis prostratis; cauliculis ascendentibus foliis anguste linearibus
ad marginem parce setoso-ciliatis dense obsitis cymoso-2 floris, rarius
1-Horis; foliis turionum sterilium dense congestis erectis strictis faleatis;
1 A. Krasnoff, énumération des plantes récoltées en Svanétie (Bull. de la Soc.
des Natur. de Kharkoff, 1892).
256 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
axillis fascieuliferis; pedicellis cum bracteis calvcibusque dense glandu-
loso-hirtis; calyeis atrorubentis laeiniis late linearibus oblongisve obtu-
sissimis, margine late scariosis, nervis obsoletis; petalis calyce tertia
parte longioribus lanceolato-spathulatis; staminibus 7-8; stylis sæpis-
sime quinque, rarius 4-6, rarissime 3; capsulis pyramidato-conieis calyce
1 '/s-plo vel fere 2-plo longioribus; valvis sepissime quinque, rarius 4;
seminibus discoideis fimbriato-eristatis faciebus lævibus.
A. macrocarpæ Fenzl. (Lebeb. Fl. Ross., v. I, p. 353) maxime affınis;
cæspitibus laxioribus, caulibus bifloris, petalorum et capsulæ magni-
tudine, stylorum et valvarum numero, seminibus lævibus ab ea disce-
dit.
Calyeibus majuseulis speciosis atrorubeutibus, caudiculis longissimis
laxe ramosis basi longe denudatis, stylorum et valvarum numero
pentamero insignis est.
Calyx 5-6 mm. Capsula 8-9 mm. Petala vix 7 mm. Folia etiam quam
in Alsine ciliata Schmalh. angustiora, ad marginem pilis longis parce
obsita, ceterum glaberrima.
Hab. in Provincia Maris Nigri ad rupes calcareas montis Fisht,
cirea 2700 m. alt. Fructificat septembro (N. Alboff 1893).
La plante que nous deerivons iei est remarquable par ses grands
sépales d’un rouge foncé et par le nombre pentamere de ses styles et
des valves de sa capsule. Elle est étroitement reliée à Alsine imbricata
C. A. M. et surtout à À. macrocarpa Fenzl., ayant les mêmes graines
présentant des erêtes à leur bord, les mêmes tiges, les feuiiles portant
des faisceaux foliaires dans leur aisselle (axille fasciculiferæ). En par-
tieulier, elle se distigue d’Alsine macrocarpa par ses tiges a deux fleurs,
par les dimensions relatives des diverses parties de la fieur, par des
graines lisses à la surface, ete. Elle diffère d’Alsine vmbricata par des
feuilles plus étroites, celles des turions stériles toujours dressées, par la
grandeur relative du calyce et de la capsule. Alsine ciliata Schmalh. ',
espèce voisine d’Alsine umbricata C. A. M., que je suis disposé à consi-
derer comme une simple variété de celle-ci, déjà décrite par Fenzl.
sous le nom de vestita (Ledeb. Fl. Ross., 1, p. 352 ?), ne ressemble pas
plus à la nôtre que d’autres variétés d’A. imbricata.
1 5. Schmalhansen, Neue Pflanzenarten aus dem Kaukasus (berichte der
Deutsch. Botan. Gesell., Band X, Heft 6, S. 287).
2 N. Alboff, Énumération des plantes recueillies dans le vilayei de Trébizonde
(Acta -Horti Petropslitani, vol. XII, no 8, 1893).
a%
(il) N. ALBOFF. FLORE DE LA TRANSCAUCASIE. 257
L’Alsine Rhodocalyx est un représentant caractéristique de la flore
alpine des ealeaires de la Cireassie (district Tschernomorsky).
Jurinea Levieri N. ALBOFF.
Subacaulis eæspitosa; rhizomate erasso lignoso, rosulas steriles et
scapigeras edente, collo valde inerassato, petiolis vetustis nigrescentibus
dense vestito; foliis supra viridibus nitentibus rugulosis, interdum parce
arachnoideis, subtus dense tomentoso-canis, turionum fertilium lanceo-
lato-oblongis pinnato-partitis, particionibus utrinque 7-9 linearibus
obtusis ereeto-patulis vel patentissimis, versus basin et apicem decres-
centibus, integris vel obtuse denticulatis; rachide integra latitudinem
pinnarum subæquante, nervo albo subtus valde prominulo pereursa, in
petiolum longum ima basi dilatatum 3-nervium abeunte; foliis turio-
num sterilium paullo angustioribus pinnatifidis pinnis remotiuseulis
rachide multo angustioribus vel simplieibus spathulatis, omnibus in
petiolos longe attenuatis: scapis monocephalis folia duplo vel plus quam
duplo superantibus, striato-suleatis, parte superiore plus minus tomen-
toso-floccosis, tandem glabratis, præter squamam setaceam nudis; eapi-
tulis hæmisphærieis medioeribus; involueri phyllis lanceolato-linearibus
scariosis parce arachnoideis tandem glabratis margine scabridulis,
omnibus subæqualibus, plus minus longe subulatis, exterioribus et
mediis parte superiore patulo-reflexis, intimis reetiuseulis; receptaculo
setoso, setis achænia oceultantibus; achænts albidis obpyramidatis
tetragonis profunde suleatis; pappi setis in annulum connatis, Cum eo
deciduis, valde inæqualibus; interioribus achænio 2 '/e-3-plo longiori-
bus, exterioribus brevissimis omnibus barbellato-scabris.
Achænia 2 '/-4 mm. longa. Pappi setæ interiores 7-10 mm. Cau-
les 13-20 em. Folia 7-9 em. longa, 1 ‘/2-2 ‘/2 sub-3 em. lata. Pinnæ
7-10-15 mm. longæ. 1 ‘/ mm. latæ. Capitulum fructiferum 2-3 em.
diam.
Jurineæ coronopifoliæ Sommier et Levier maxime affinis. Differt :
statura robustiore, foliis pinnato-partitis et simplieibus, rigidiuseulis
rugulosis, subtus magis tomentosis, supra glabriuseulis, pinnulis 7-9
patentibus; pappo breviore deciduo.
Hab. in Provincia Maris Nigri (Circassia) ad rupes calcareas
montis Fisht, alt. eirca 7000 ped. Fl. augusto. Fr. septembro (N. Alboff,
1893). 2
Cette espèce diffère au même degré du J. coronopifolia, espèce
258 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
récemment décrite par MM. Sommier et Levier !, que celle-ci diffère
du J. cartaliniana Boiss. Ces trois espèces, toutes propres au Caucase,
J. coronopifolia, Cartaliniana et la nôtre, forment un groupe très
naturel des Jurinee acaules pinnatifohiæ. Outre les feuilles pinnées,
notre espèce ayant encore les feuilles simples, elle représente une tran-
sition de ce groupe à celui des J'urineæ subacaules integrifohæ, auquel
appartiennent : J. bellidioides Boiss. et J. pumila N. Alboff.
Cette plante rentre dans le nombre des espèces endémiques de la
flore alpine des montagnes calcaires de la Cireassie (district Tscherno-
morsky).
Nous avons le plaisir de dédier notre espèce à M. le D' Émile Levier,
de Florence, notre savant collaborateur à la flore du Caucase.
Chambésy, 1° mars 1894.
1 Sommier et Levier, Plantarum Caucasi novarum vel minus cognitarum
manipulus secundus (Act. Nort. Petrop., v. XII, N. 3, 1893).
Nous remercions ici les auteurs, qui nous ont aimablement communiqué les
échantillons authentiques du J. coronopifolia.
els
NO
©:
Be)
RECHERCHES
SUR
I SNATOMIE COMPARE
DU GENRE THUNBERGIA Lax. vu.
PAR
Charles ROULET
INTRODUCTION
La structure anatomique de quelques espèces du genre Thunbergia Lin.
fil. avait attiré à plusieurs reprises l’attention de divers botanistes en
raison des curieuses anomalies qu’elle présentait. M. le Professeur Radl-
kofer dans son Beitrag zur afrikanischen Flora ayant cité le fait que
ces anomalies n'étaient pas les mêmes pour toutes les espèces du genre
et ayant émis le vœu qu’une étude d'anatomie comparée du genre
fût faite pour voir si l’on ne pourrait pas en tirer quelque profit pour
la systématique, j'ai entrepris ce travail au laboratoire de botanique
systématique et d'anatomie végétale sur le conseil et sous la direction de
M. le Professeur Dr R. Chodat.
Qu'il me soit permis d'exprimer d’abord ici à mon cher maître toute
ma reconnaissance pour les conseils qu’il m’a prodigués durant tout mon
travail et pour l'intérêt avec lequel il en a suivi le développement.
Jai eu à ma disposition les matériaux de l’herbier Delessert, de
l’herbier Boissier, de l’herbier De Candoile, de l’herbier du Museum de
Paris et enfin ceux de l’Herbier de Coimbre et plusieurs types de celui
de Munich. J’ai aussi eu quelques espèces du Jardin botanique de Genève
et du Jardin botanique de Lyon.
Je saisis l’occasion de remercier MM. J. Müller, Barbey, E. Autran,
Alph. et C. de Candolle, Ed. Bureau, Bonnet, Henriquez, Radlkofer,
Solereder et Sauvageot pour le concours bienveillant qu'ils m'ont ainsi
prêté et sans lequel il m’eüt été impossible d'entreprendre ce travail.
269 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
M. ie Dr G. Lindau de Berlin a eu l’obligeance de m'envoyer dernière-
ment encore des fragments de tige des nouvelles espèces de Thun-
bergia publiées par lui dans les Botanische Jahrbücher de A. Engler. Je
l'en remercie aussi vivement.
BIBLIOGRAPHIE
1. T. Anperson : Journ. of Linn. Soc., IX, LAS, 1867.
— loc. cit., 1864-1865, p. 20.
2. Baker : in Journal Lin. Soc., 1883, p. 207.
— l. c., 1885, p. 228.
— l..€., 1889, p. 308.
— l. c., 1890, p. 338.
3. De CANDOLLE : Prodromus, XI, von Nees.
4. Cropar : Contribution à l'étude des anomalies du bois. Extrasso degli Atti
del Congresso Botanico Internazionale, 1892.
5. CHoDAT : Sur l'origine des tubes criblés dans le bois. Laboratoire de bota-
nique, 1892, 1re serie, fascic. U. Extr. des Arch. des Sc. phys. et
nat. Troisième période, t. XXVH.
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toire de botanique, 1re série, fascie. HE.
7. HÉRAIL : Anatomie comparée des Dicotylées. Ann. Sc. nat., série VII, 1885,
p. 203-314, avec 6 pl.
8. Hogeix : Ueber die systematische Bedeutung der Cystolithen bei den Acan-
thaceen. Sep. Abd. aus Engl. Bot. Jahrb., Bd V, Heft L. 188%,
p- 9-6.
9. Hooker : Flora of britisch India, vol. IV. 399-393.
40. Linpau : in Engl. Jahrb., XVIM. 1893, p. 89.
— loc. cit, XVII, Bd. , Heft 3-2. 1893. Beiblatt zu den Bot.
Jahrb., no 41, p. 31.
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12. OLiver : in Botany of Speke and Grant. Exp. Trans. Lin. Soc., XXIX.
1875, p. 124.
13. RADLKOFER : Beiträge zur afrikanischen Flora, Abh. des. Naturwiss. Ver. in
Bremen, VI, p. 216-435.
14. Russow : Ueber eigenthümliche Nadelzellen der Acanthaceen. Sitzungsber.
der Dorpat. Naturforschergesell., 1880, S. 308-316.
15. Vesque : Sur quelques formations cellulosiques locales. An. Se. nat., séries
VI, XI. 1881, p. 181, tab. 9, fig. 1-4.
— Anatomie comparée de l'écorce. Cap. III, le liber b. Structure de
Hexacentris coccinea et Th. grandiflora. Ann. Sc.nat., ser. VI, t. I.
16. SOLEREDER : Ueber den systematischen Werth der Holzstructur bei den
Dicot. München, p. 197.
(2) ©. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL, 261
CHAPITRE I
Structure de la tige.
La tige de la plupart des espèces du genre Thunbergia est caractérisée
par la présence de deux sillons courant le long de l’entre-nœud, opposés
et alternant en croix d’un entre-nœud à l’autre. Ils correspondent aux
côtés sur lesquels naissent les feuilles et les bourgeons axillaires, et
l’enfoncement très marqué de la tige à l'endroit où sort le bourgeon est
certainement en relation avec l'apparition de ce dernier. Les deux
sillons sont nettement visibles sur une section transversale sous forme
de deux vallécules situées l’une vis-à-vis de l’autre et dominées de
chaque côté par une côte ou corne (voir fig. 1). Cette apparence générale
Fig. 1. — Section transversale d'une tige de Th. pendula. 59/1
est très marquée chez les tiges jeunes; elle l’est aussi plus ou moins
suivant les espèces : c’est ainsi que les deux vallécules sont peu visibles
chez Hexacentris coccinea Nees alors qu'elles le sont nettement chez
Thunbergia capensis Thunb. H est presque superflu de dire que chez les
espèces dont la tige s’épaissit, toute trace de sillons disparaît dès que le
périderme fait son apparition.
BULL. HERB. BOIss., avril 1894. 18
262 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (4)
A. L’epiderme.
Dans toutes les espèces de Thunbergia, il est collenchymateux. Il est
formé d'une seule assise de cellules; dans quelques espèces, certaines
d'entre elles sont subdivisées par une cloison tangentielle (fig. 2). C’est
Fig. 2. — Epiderme et hypoderme de Th. affinis Moore (sect. tr.). 37%
ce que j'ai observé chez Thunbergia affinis Moore, Th. sinuata Wall. et
Th. reticulata Hochst. Une cutine assez mince recouvre la surface de cet
épiderme; jamais, à ma connaissance, la cutinisation n’envahit la cellu-
lose de la péricline extérieure. Je n’ai point rencontré chez ces plantes
les modifications qui sont caractéristiques pour les plantes xérophiles.
La cellulose qui constitue l’échaffaudage des cellules épidermiques reste
à l’état jeune et mou; elle se teint en rose clair avec le réactif genevois
comme le font du reste les épaississements collenchymateux d’autres
plantes. Jamais je n’ai rencontré, si ce n’est dans des individus fort
Fig. 3. — Epiderme et hypoderme de la tige de Hexacentris coecinea. 409/;
(9) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 263
jeunes, la péricline externe amincie; toujours plus épaisse que les
anticlines, elle n’atteint pas une épaisseur considérable dans les espèces
qui sont groupées par Nees dans le genre Hexacentris (fig. 3). Elle n’est
pas non plus très épaisse chez les Thunbergia affinis Moore, Th. alata
Boj. (fig. 2), mais chez certaines espèces cette cellulose atteint un
grand développement. C’est ainsi que chez Thunbergia Cycnium
Moore et Thunbergia Fischeri Engl. la péricline externe équivaut et
Fig. 4. — Epiderme et hypoderme du Th. Fischeri Engl. (sect. transv.). 409/:
dépasse même dans cette dernière espèce le lumen de la cellule (fig. 4,
fig. 5). Les anticlines sont le plus souvent constituées (sect. transv.) par
ee
&,
x
=
Fig. 5. — Section transversale de l’epiderme et de l'hypoderme
de Th. Cyenium Moore. *%%/ı
no
04 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6}
deux cônes opposés de cellulose avec un amincissement médian; cette
disposition est nettement visible par exemple dans le Thunbergia Cye-
nium (fig. 5). La péricline interne des cellules épidermiques est aussi
collenchymateuse et ordinairement confluente avec un hypoderme de la
même nature. En conséquence, on ne peut souvent pas juger de son
épaisseur respective. l
Les cellules stomatiques sont toujours petites et jamais très enfoncées
(fig. 2); elles peuvent même être légèrement proéminentes (fig. 6). Vues
Fig.6.— Section transversale de l’épiderme et hypoderme du Th. tomentosa. 49/;
de face, elles présentent la disposition des stomates du Sedum. Chez le
Thunbergia reticulata Hochst. quelques cellules épidermiques contiennent
des cystolithes arrondis tantôt centripètes, tantôt centrifuges et toujours
très petits. C’est la seule espèce chez laquelle j'aie retrouvé cette for-
mation qui n’est pas aussi nette chez ce Thunbergia que chez les autres
Acanthacées qui présentent des cystolithes. Du reste, comme l’ont déjà
Fig. 7. — Section transversale de l’épiderme et hypoderme
du Thunbergia angolensis Moore. 40/
(7) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 265
cité quelques auteurs (Voyez Bibliographie), les cystolithes ne sont pas
caractéristiques pour le groupe des Thunbergiées. Chez Thunbergia ango-
lensis Moore, certaines cellules épidermiques sont devenues (fig. 7),
comme le montrent les sections longitudinales, de véritables scléréides.
L’epiderme porte différentes sortes de poils. Les uns sont longs, aigus,
uni- ou bicellulaires, à parois épaisses et cutinisées; d’autres sont de
Fig. 8. — Epiderme et hypoderme du Thunbergia pendula
(Hexac. coccinea?) (sect. transv.). #9
petits poils capités caractéristiques qui se rencontrent chez toutes les
espèces de Thumbergia (fig. 8, fig. 4). Les deux sortes de poils peuvent
du reste se rencontrer sur la même espèce.
B. L’ecorce.
L’ecorce n’est pas très épaisse chez les Thunbergia; dans une tige
adulte, elle ne dépasse pas en largeur celle du bois. Les premières
assises de cette écorce sont toujours subcollenchymateuses et c’est à
cetle cause qu'est due l'épaisseur de la péricline interne de l’epiderme,
souvent plus grande que celle des anticlines. On remarque cependant
quelques méats entre ces cellules subcoïlenchymateuses. C’est dans ces
premières assises corticales que se trouvent localisées des fibres hypo-
dermiques lignifiées, se colorant en jaune vif par le réactif genevois.
Cet hypoderme fibreux ne fait défaut dans aucune des espèces que j'ai
examinées, mais il peut être disposé de différentes manieres. En effet,
chez certaines espèces, ces fibres sont limitées à une seule assise sous-
épidermique (par places, des cellules d’une seconde assise corticale
sont aussi transformées en fibres); elles constituent alors des bandes
ein 20 QU EE
266 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (8}
allongées, étroites, plus ou moins continues autour de la tige. C’est la
disposition que l’on rencontre chez les espèces Meyenia Hawtaynü Wall.
et Meyenia longiflora où cette zone parfaitement continue n’est inter-
rompue que là où se trouvent les stomates, Th. fragrans Roxb., Th. alata
Boj., Th. convolvulifolia 3.-G. Baker, Hexacentris coccinea Wall., Th. Har-
risi Hook., Hexacentris mysorensis T. Anders., Th. angulata Hils. et
Boj., Th. atriplicifolia E. Meyer, Th. capensis Thunb., Th. annua Hochst.,
Th. cyanea Boj., ete., dans lesquels l'hypoderme fibreux est interrompu
ca et là par des zones de cellules collenchymateuses (fig. 5, fig. 2, 6, 8,
fig. 10). Une autre disposition est celle qu’on observe chez Th. grandi-
flora Roxb., Th. Cycnium Moore, Th. gentianoides Radl. Les fibres sont
en paquets allongés plutôt radialement et pénétrant en forme de coins
dans l'écorce (fig. 5, fig. 9). La zöne de fibres n’est pas alors continue,
Fig. 9.— Épiderme et hypoderme du Th. grandiflora Roxb. (sect. transv.). 400;
mais ces paquets fibreux sont séparés les uns des autres par plusieurs
rangées de cellules collenchymateuses. Il y a du reste des passages entre
les deux types extrêmes représentés par Meyenia Hawtaynii Wall. d’un
côté et Th. Cycnium Moore de l’autre. On peut voir des types intermé-
diaires, par exemple, dans Th. cerinthoides Radl. et Th. Fischeri Engl.
(fig. 4); dans cette dernière espèce le collenchyme le dispute aux fibres
dans la partie hypodermique.
Les fibres des assises sous-épidermiques sont toujours allongées,
pointues aux deux extrémités, à ponctuations obliques très étroites, en
(9) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 267
un mot des stéréides. Dans une seule espèce, Th. angolensis Moore, ces
fibres sont remplacées par de véritables scléréides à ponctuations larges
et horizontales. Chez cette espèce, les scléréides sont en longues bandes
étroites et en relation avec les scléréides épidermiques citées plus haut
(fig. 7).
Un caractère particulier aux fibres hypodermiques chez toutes les
espèces de Thunbergia, c’est d'être pour ainsi dire englobées dans les
cellules subcollenchymateuses de sorte que la lamelle moyenne a con-
servé son caractère cellulosique ainsi qu'on peut le voir facilement en
employant le réactif genevois. Cette disposition est beaucoup plus frap-
pante lorsque les fibres sont en paquets allongés radialement (fig. 5,
fig. 9). Chez Meyenia Hawtaynü Wall. dans laquelle les stéréides sont en
zône parfaitement continue, la disposition citée est moins apparente.
Le caractère de posséder un hypoderme fibreux est probablement spé-
cial dans la famille des Acanthacées au groupe des Thunbergiées. C'est
ainsi qu'on les retrouve dans le genre Monochlamys et dans le genre
Mendoncia. On ne retrouve par contre pas ces fibres dans les genres :
Acanthus, Ruellia, Dipteracanthus, Barleria. Les assises hypodermiques
sont alors souvent collenchymateuses.
Fig. 10.— Lacunes corticales du Th. pendula. 37/1
268 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
Les assises suivantes de l’&corce sont composées de cellules polyé-
driques laissant entre elles des méats assez considérables. Chez plusieurs
espèces même, comme Thumbergia pendula, Meyenia longiflora Benth., en
quatre points de la tige correspondant aux cornes bordant les deux sillons
mentionnés plus haut, on trouve dans l’&corce deux ou trois grandes la-
cunes absolument semblables à celles que l’on rencontre chez les plantes
aquatiques. Ces lacunes sont assez grandes pour que l’on puisse déjà les
remarquer à un faible grossissement (fig. 10). Souvent les cellules de
l'écorce sont remplies de matières oléorésineuses brunätres, plus rare-
ment d’oxalate de chaux qui ne se trouve jamais alors en oursins mais
sous forme d’aiguilles en raphides courtes, ou sous la forme des petits
cristaux ordinaires.
J'ai aussi étudié la formation du périderme chez plusieurs espèces.
notamment chez Thunbergia atriplicifolia E. Meyer et Th. Vogeliana
Benth. (fig. 11). Il se forme aux dépens d’une assise de phellogène qui
=
=.
SFT; À
M 5 Vo)
Bea HEN 22 N
Fig. 11. — Formation du périderme chez Th. Vogeliana Benth.
(sect. transv.). #°%ı
nait dans une des premières assises de l'écorce au-dessous de l’hypo-
derme fibreux, de sorte que ce dernier, inutile désormais, sera enlevé
avec l’épiderme. Ainsi, contrairement à ce qui arrive chez d’autres plantes
(11) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL.
RO
69
munies de côtes saillantes et où le phellogène prend naissance à des
profondeurs différentes sous les sillons et sous les côtes, ici le phello-
gene n'est pas plus sous-épidermique sous les sillons que sous les côtes
et les faisceaux de fibres sont rejetés avec l’epiderme sur tout le pour-
tour de la tige.
Certaines cellules de l'écorce peuvent épaissir fortement leurs parois.
on rencontre alors ca et là des fibres corticales à lumen large colorées en
jaune orangé par le réactif genevois; elles ne forment pas de gros amas,
mais sont dispersées. Chez le Thunbergia angolensis Moore, ces cellules
épaissies sont groupées au nombre de cinq à dix et sont de véritables
sclereides en tous points semblables aux scléréides hypodermiques de la
même espèce mais de dimensions plus considérables (fig. 12).
à
EN
FI
eG;
TN
Fig. 12. — Scléréides corticales du Th. angolensis Moore. #°/1
Un caractère distinctif général du genre Thunbergia est d’avoir tou-
jours une dernière assise corticale nettement différenciée en endoderme.
Dans toutes les espèces que j’ai examinées, cette assise se différencie de
très bonne heure et ressort déjà à un faible grossissement. Cet endo-
derme, composé de cellules étroitement unies entre elles, présente tou-
jours d’une facon très nette les épaisissements cutinisés de ses parois
radiales; il est souvent aussi caractérisé en même temps comme assise
amylifère (gaine amylifere). Les plissements subérisés de cette assise
peuvent apparaître en section transversale sous forme de bandes tangen-
tielles plutôt étroites et occupant le milieu de la paroi. Ces bandes qui
ressortent bien sur des sections transversales traitées à l’eau de javelle
et colorées par le réactif genevois par la coloration jaune paille qu'elles
270 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
prennent sont encore bien plus marquées, nous le verrons, dans la
racine. Outre l’amidon qui se rencontre quelquefois, l’endoderme peut
renfermer aussi de l’oxalate de chaux dans ses cellules. Lorsque l’oxalate
se rencontre dans l'écorce, il est surtout localisé dans les assises immé-
diatement superposées à l’endoderme.
C. Le cylindre central.
Le cylindre central du genre Thunbergia se fait remarquer immédiate-
ment par des anomalies de structure qui ont déjà à plusieurs reprises
attiré l'attention des botanistes.
Le cylindre central est nettement séparé de l'écorce d’abord par l’en-
doderme qui, je l’ai dit, est toujours bien différencié, puis par un péri-
cycle aussi nettement différencié que l’endoderme et apparaissant même
avant lui dans le méristème fondamental. Ce péricycle est généralement
constitué par une seule assise de cellules. A certains endroits, il est com-
Fig. 12 bis. — Portion d’uue section transversale d'une tige
d’Afromendoneia Gilg. *%%ı |
(13) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 271
posé par deux cellules superposées, mais alors une ou les deux cellules
sont transformées en fibres. Ces fibres, plus ou moins nombreuses, ne
forment jamais une zone continue (fig. 4). Ce sont de véritables stéréides.
Je n’ai jamais observé de «scléréides » péricycliques dans le genre Thun-
bergia, contrairement à ce qu’on observe chez Mendoncia ou les stéréides
sont souvent réunies par des scléréides à larges ponctuations. Cette dispo-
sition se remarque aussi dans le nouveau genre Afromendoncia Gilg,
ou les scléréides envahissent aussi la partie libérienne. Sur une section
transversale de cette espèce on apercoit alors à un faible grossissement
une zone fibreuse assez large autour du cylindre central (fig. 12 bis).
Chez les trois espèces Thunbergia capensis Thunb., Th. cyanea Boj.,
Th. gentianoides Radl., les fibres font complètement défaut au péricyele.
C'est Russow qui cita le premier la présence d’une anomalie de structure
dans la tige de Hexacentris coccinea Nees, mais il ne s’y arrête pas et ne la
décrit pas en detail. Vesque, le premier, la déerivit et en rechercha l’expli-
cation dans Thunbergia grandiflora Roxb. et Hexacentris coccinea Nees.
Il observa sur une section transversale d’une tige de ces espèces « seize
lames rayonnantes allant de l'écorce jusqu’au bois primaire et composées
de couches alternantes de bois et de liber; » puis il explique cette ano-
malie par la production à la partie interne du cambium d'éléments paren-
chymateux et criblés. Herail reprit ensuite l'étude de cette anomalie chez
les deux espèces Hexacentris coccinea Nees et Thunbergia alata Boj. et
arriva à une conclusion différente de celle de Vesque en expliquant l’ano-
malie en question comme se formant d’une facon identique à celle dé-
crite par lui pour les Strychnos et n’en différant que par une plus grande
régularité dans sa formation. Il se serait donc formé d’abord de véritables
coins libériens analogues à ceux de la tige des Bignoniacées et ces coins
se seraient fermés ensuite par du bois produit aux dépens d’une assise
génératrice née du péricycle. M. le professeur Radlkofer dans ses « Bei-
träge zur afrikanischen Flora (Abhandl. des Naturwiss. Ver. Brem.,
Bd. VITE, 416-455) mentionna en outre des anomalies d’un autre genre
dans la tige d’autres Thunbergia de la section Euthunbergia (Nees in
DC. pr.).
M. le professeur R. Chodat, dans son travail sur les anomalies du
bois arrive à la conclusion que l’anomalie des îlots de tubes criblés
semblables à ceux des Strychnos est plutôt rare dans le règne végétal,
tandis que la plupart des plantes qui présentent des îlots de tissu paren-
chymateux et criblé dans le bois les forment de la même manière qu'il
a décrite pour les Dicella. M. Chodat et moi-même nous avons alors
272 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (14)
repris l’&tude de la formation de l’anomalie citée pour Hexacentris coc-
cinea Nees en suivant le developpement des tissus depuis les plus jeunes
entre-nœuds et nous sommes arrivés à la conclusion que le phénomène
se passait bien de la manière indiquée par Vesque (1. c.). Nous avons
montré que cette anomalie était done semblable à celle de Dicella et dif-
férente de celle de Sérychnos et que le péricycle n’y prenait aucune part-
M. le professeur Radlkofer avait signalé le fait que les anomalies de
structure de la tige n'étaient pas les mêmes pour toutes les espèces du
genre Thunbergia et c'est ce qui m'a engagé à faire cette étude d’ana-
tomie comparée, espérant que je pourrais en tirer quelque profit pour
la systématique du genre.
Je traiterai d’abord dans ce paragraphe consacré à l'étude du cylindre
central des anomalies de structure que présente ce dernier, d’une facon
générale, me réservant de revenir ensuite sur l’étude histologique des
différents tissus qui le composent.
Une première anomalie dans la structure de la tige est celle mention-
née plus haut et la plus anciennement décrite (Hexacentris coccinea).
Des ilots-bandes de xylème parenchymateux et criblé allongés tangen-
tiellement (xc), alternent en direction radiale avec des bandes de tissu
ligneux. Ceci se rencontre seulement dans les zones interfasciculaires,
et d’une facon accentuée d’abord sur deux côtés seuls de la tige, côtés
correspondant aux deux sillons peu marqués du reste chez Hexacentris
coccinea Nees. Comme ces sillons sont en relation avec les bourgeons
axillaires et qu'ils alternent par conséquent d’un entre-nœud à l’autre,
l’anomalie change aussi de côté d’un entre-nœud à l’autre. L'activité du
cambium est beaucoup plus considérable des deux côtés où se produit en
premier lieu l’anomalie, de sorte qu'une section transversale d’une tige
déjà âgée d’Hexacentris coccinea ne présentera pas une section circulaire,
mais plutôt elliptique. Sur une de ces sections, j'ai mesuré un diamètre
de 5,5 mm. à l’endroit où l’anomalie était développée, et un diamètre de
3,5 mm. de l’autre côté. Sur une section de ce genre, on verra en deux
points opposés un grand nombre de bandes libériennes alternant avec
des bandes ligneuses, traversées les unes et les autres par des rayons
médullaires secondaires qui vont souvent jusqu’au bois le plus intérieur.
Le phénomène a déjà empiété des deux autres côtés de facon que, Si
nous supposons le cylindre central formé par quatre arcs de cercle, les
deux arcs opposés qui présentent l’anomalie sont plus grands que ceux
qui ne la présentent pas (fig. 13). Le phénomène ne tarde du reste pas
à s'étendre sur tout le pourtour de la tige qui prend alors une section
(15) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 279
parfaitement circulaire el qui continue à s’accroitre indéfiniment de
cette manière anormale.
Fig. 13. — Section d’un entre-nœud de Hexac. coccinea. 59/1
Reprenons maintenant le développement de cette anomalie depuis les
entre-nœuds les plus jeunes. Nous avions montré, M. le professeur Cho-
dat et moi, que dans le deuxième entre-nœud, le péricycle est déjà
nettement différencié alors que les assises internes de l'écorce sont
encore en voie de division; l’endoderme n’est pas encore nettement
indiqué. On voit déjà apparaître une ou deux trachées, séparées du péri-
cycle par trois assises de cellules (fig. 14). Dans un entre-nœud plus
âgé, l’endoderme s'est différencié; il est alors facilement reconnaissable
Fig. 14. — Section transversale du deuxième entre-nœud
d’Hexacentris coccinea. 0/1
274 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (16)
aux épaississements cutinisés des parois radiales de ses cellules. Les
cellules situées immédiatement au-dessous de l’assise péricyclique se
sont différenciées en tubes criblés et au-dessous on voit l’'ébauche d’une
Fig. 15. — Section transversale d'un entre-nœud plus âgé de Hexac. coceinea. 4%/;
assise génératrice qui fonctionne ensuite à sa partie interne d’une part
en ajoutant des éléments vasculaires au-dessus des premières trachées,
d'autre part comme cambium interfasciculaire pour venir raccorder les
Fig. 16. — Section transversale d’un entre-nœud plus ägé encore. *%%ı
faisceaux primaires (fig. 15-22). Dans une section pratiquée dans un
entre-nœud de 0,7 mm. de diamètre, on apercoit le commencement
de l’anomalie. L’assise génératrice en effet ne produit plus du bois à sa
(17) €. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. |
Fig. 17. — Urigine du bois et de la zone génératrice chez H. coccinea. *°/ı
Me
Fig. 18. — Même section que dans la fig. 17 mais arc interfasciculaire. *0%ı
276 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (18)
partie intérieure qu’au-dessus des vaisseaux primaires qui s'accroissent
rapidement par adjonction de nouveaux vaisseaux, et aux deux côtés de
Fig. 19. — Même état que dans la fig. 15. 40/1
la tige qui ne correspondent pas aux sillons de cette dernière, et où le
bois interfasciculaire s'accroît encore quoique faiblement. Il se forme
ainsi en deux endroits de la tige une légère concavité dominée par les
Fig. 20.— Formation du bois secondaire interfasciculaire chez H. coccinea. #%/;
faisceaux primaires et remplie par des éléments parenchymateux et cri-
blés produits à la face interne du cambium (fig. 22 et 25). En effet, pendant
(19) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 277
que ce dernier fonctionnait normalement aux zones fasciculaires, il pro-
duisait en deux points opposés de la tige, aux zones interfasciculaires, à
Fig. 21. — Develeppemant de l’anomalie chez H. coccinea. 49°,;
la place de bois des éléments parenchymateux et libériens, à sa face
interne. On voit alors à ces endroits le cambium se déplacer d’une facon
centrifuge au-dessus du bois, et c’est ainsi qu'à un moment donné, on
Fig. 22. — Développement de l’anomalie chez H. coccinea. 4%/:
retrouve des tubes criblés des deux côtés de ce cambium (fig. 21, fig. 22).
Ceci ne dure pas longtemps; en effet, lorsque le cambium a ainsi séparé
BULL. HERB. BoIss., avril 189%. 19
278 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (20)
deux ou trois assises de cellules de tissu mou, il produit de nouveau du
bois à sa face interne. Il se forme ainsi des ponts ligneux qui peuvent
prendre naissance au milieu du coin de xylème criblé ou bien sur les
Fig. 23. — Section transversale d’une jeune tige d'Hexacentris coccinea. #/:
côtés et en connexion avec le bois fasciculaire. Quoi qu'il en soit, ces
ponts ligneux viennent bientôt faire cesser toute communication mor-
phologique entre le coin de tissu mou et le liber normal (fig. 24, 25 et 26).
Fig. 24. — Portion d'une section transversale d’une tige d’H. coccinea
où les premiers ilots-bandes de xylème criblé sont formés. 4/1
On obtient ainsi des ilots-bandes d’un tissu contenant du parenchyme
mou, des tubes criblés avec leurs cellules annexes et parfois des éléments
fibreux. C’est pour le tissu « libérien » formé à la face interne du cam-
(21) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 279
Y =
KR TRES Q
Dem ee
Fig. 25. — Schéma de l'apparence générale d’une tige de Hex. coccinea
(section transversale). *%/ı
Fig. 26.— Portion d’une section transversale d’une tige d'Hexacentris coccinea
où les premiers ilots-bandes de xylème criblés sont formés. 2%
280 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (22)
Fig. 27. — Formation d'un pont ligneux chez Hexacentris coccinea Nees. *°%/ı
oe + = ya 7 7 ZI j
INT T. A Rise; Br
D LEE OU
Fig. 28. — Formation d’un pont ligneux chez Thunbergia laurifolia Lindl. #°/
(23) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 281
bium que M. le professeur Chodat a proposé le nom de æylème criblé si
l'on veut conserver une nomenclature en rapport avec la théorie des
régions. Après la formation des ponts ligneux indiquée dans les fig. 22,
24, 27 et 28, il y a de nouveau production d'éléments de xylème paren-
chymateux et criblé et ainsi de suite (fig. 13). Ces bandes ligneuses et
« libériennes » sont généralement d’abord assez étroites et ne con-
tiennent pas de vaisseaux; plus tard, dans les bandes ligneuses supé-
rieures, il peut parfaitement y avoir formation de vaisseaux interfasci-
culaires. Il arrive du reste que, déjà au commencement, l’activité de
l’assise génératrice reste normale au milieu du coin de xyleme paren-
chymateux en produisant un gros vaisseau qui établira une communi-
cation entre le bois interfasciculaire et le premier pont ligneux et
partagera ainsi l'ilot-bande en deux îlots de grandeur sensiblement
égale. Cette production alternative de bandes de tissu mou et de tissu
lignifié va ainsi indéfiniment : il ne semble pas qu’il y ait comme chez
Dicella un arrêt dans la production de l’anomalie.
Cette dernière a-t-elle une valeur au point de vue systématique, je
pense que oui. En effet, chez toutes les espèces réunies par Nees dans le
genre Hexacentris, et qui ont pour caractéristique un calice tronqué,
les fleurs disposées en grappes terminales, le stigmate bilabié présentent
cette anomalie : alternance de bandes de xyleme criblé et de bandes
ligneuses d’une facon régulière de sorte que l’on peut toujours compter,
au commencement du moins, un nombre égal de ces ilots de chaque
côté comme on peut le voir en examinant les figures. Ce fait qui avait
déjà été cité par Radlkofer après l'examen de quatre espèces de cette
section se trouve vérifié pour toutes les autres espèces Hexacentris que
j'ai eues entre les mains, Thunbergia coccinea Nees, Th. laurifolia Lindl.,
Th. mysorensis T. Anders., Th. Harrisi Hook., Th. parva Roulet.,
Th. sinuata Wall., Th. grandiflora Roxb.
On peut remarquer certaines différences dans les détails de cette
formation suivant les différentes espèces. C'est le Thunbergia grandiflora
Roxb. qui présente l’anomalie dans toute sa beauté (fig. 29). Dans cette
espèce, les îlots de xylème criblé sont beaucoup plus larges que dans
les autres espèces de ce groupe et ils sont aussi très nombreux. De
même que chez Hexacentris coccinea Nees et Thunbergia laurifolia
Lindl. on remarque bien sur une section transversale la différence entre
les côtés qui montrent de bonne heure l’anomalie et ceux sur lesquels
elle ne commence que plus tardivement. On remarque encore cette dif-
férence dans une section d’une tige d’un diamètre de 5 mm. tandis que
282 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (24)
U
+
> u
|
|
QT fl
nl
in |
a TUN rk ee
Fig. 29. — Section transversale d’une tige de Th. grandiflora. 52/1
chez Thunbergia mysorensis T. Anders. et Th. Harrisi W. Hook on ne
remarque aucune différence de ce genre; l’anomalie est déjà également
Fig. 30. — Section d'un entre-nœud peu âgé de H. parva. 59:
(25) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 283
développée sur tout le pourtour de la tige. Chez Hexacentris parva nov.
spec. dans une section transversale d’un entre-nœud de 1 mm. de dia-
Fig. 31. — Section d'un entre-nœud plus âgé de H. parva Roulet, 5/1
mètre, il est curieux de voir qu'il n’y a de chaque côté qu’une seule
rangée d’ilots. Ceux-ci sont en outre beaucoup plus larges que ceux des
Fig. 32. — Section transversale d’un entre-nœud plus âgé de H. parva,
diam. 1m,2, 6%
autres Hexacentris tandis qu’ils sont moins étirés tangentiellement. Dans
la figure 31, on ne voit qu’un seul ilot de chaque côté; dans la figure 32,
284 BULLETIN DE L’HERBIER BCISSIER. (26)
on en voit deux et l'apparence générale de ceite section diffère, comme
on peut facilement s’en rendre compte en comparant les figures, de celle
présentée par la section d’un tige d’Hexacentris coccinea Nees.
Les tiges des autres espèces du genre Thunbergia présentent encore
d’autres anomalies. Radlkofer (loc. cit., p. 430) a cité pour quatre espèces.
l’une se rattachant au groupe morphologique Meyenia, les trois autres au
groupe Euthunbergia, une anomalie consistant dans le développement
considérable de quatre parties du bois correspondant aux quatre côtés
qui bordent les sillons toujours bien marqués dans des tiges jeunes de
ce groupe. Prenons comme sujet d’études un des Thunbergia appartenant
à cette section et examinons-le depuis les plus jeunes entre-nœuds. Je
choisis par exemple le Th. alata Boj. dont j'ai pu obtenir des individus à
tous les âges grâce à l’obligeance de M. de Vilmorin qui m'a envoyé un
assez grand nombre de graines de cette espèce. On verra d’abord se diffe-
rencier dans le cylindre central six faisceaux, dont quatre correspondent
aux quatre angles de la tige et deux. de moindre importance, se trou-
vent des deux côtés de la tige qui alternent avec les sillons de cette der-
nière; dans une tige à cet état on peut déjà très bien distinguer endo-
Fig. 33. — Section transversale d’un entre-nœud encore jeune de Th. alata. *°/ı
derme et péricycle; les assises de l'écorce y sont remplies d’amidon : on
aperçoit au-dessus des faisceaux une ébauche d’assise génératrice. Dans
un entre-nœud plus âgé, les zones interfasciculaires montrent des subdi-
visions dans leurs cellules, il se forme un cambium qui produira du bois
à sa partie intérieure pour venir réunir les différents faisceaux primaires.
On a alors un anneau de bois continu et une structure de tige parfaite-
(27) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 285
ment régulière. Mais elle ne reste pas longtemps ainsi. En effet si de
deux côtés de la tige la croissance interfasciculaire se fait normalement,
il n’en est pas de même vis-à-vis des sillons. Grâce au développement
plus rapide des zones fasciculaires par l’adjonction de gros vaisseaux les
zones interfasciculaires restent en arrière et il se forme ainsi une conca-
vité qui est remplie par du tissu mou (fig. 33); la production du bois est
remplacée par une production de parenchyme et de tubes criblés qui se
fait comme chez les Hexacentris à la face interne du cambium. En effet,
si dans une section d’un entre-nœud où l’invagination a commencé on
aperçoit encore le cambium appliqué à la surface du bois (fig. 34), à un
\ Ne
RE
Ian en
N
Fig. 34. — Portion d'une tige encore jeune de Th. alata vue à un fort
grossissement (sect. transv.). 49/1
état plus âgé on ne tarde pas à le voir s'éloigner en séparant des éléments
parenchymateux vers. sa face interne (fig. 35). Tandis que sur certaines
parties de la zone interfasciculaire cette production d'éléments mous
continue, sur d’autres points il y a production de bois d’une facon nor-
male, avec ou sans vaisseaux, de sorte qu’une tige plus âgée présentera
286 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (28)
Fig. 35. — Formation de l’anomalie de structure du Th. alata. 4%/;
Fig. 36. — Section transversale d’une tige de Th. alata déjà âgée
(sect. transv.). 41/1
en deux endroits opposés un certain nombre de coins de xylème paren-
chymateux pénétrant dans le bois (fig. 36). Ces coins peuvent ensuite se
(29) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 287
fermer comme chez les Hexacentris, mais en général c’est par le déve-
loppement latéral des zones fasciculaires à gros vaisseaux que se fait la
fermeture (fig. 37). On voit bien encore dans cette figure une cellule
ligneuse au milieu, mais c’est un fait exceptionnel et il suffit de compa-
rer cette figure avec celle qui montre la formation d’un pont ligneux
chez Thunbergia laurifolia Lindl. pour juger au premier coup d’œil de la
différence (V. aussi fig. 55).
Dans une tige plus âgée de Thunbergia reticulata Hochst. qui
appartient au même groupe, on verra que le phénomène qui a commencé
Fig. 37. — Fermeture du coin par développement latéral
des ponts ligneux chez Th. alata. *%/:
de la même manière que pour le Th. alata Boj. s’est ensuite étendu sur
tout le pourtour de la tige de sorte qu’une section transversale de cette
dernière présente toute une série d’ilots et de coins de xyleme paren-
chymateux et crible dans sa masse ligneuse. On peut se demander en
quoi cette anomalie diffère de celle précédemment décrite pour les
Hexacentris. Elle n’en diffère pas essentiellement puisque l’une comme
l’autre résultent du même fonctionnement anormal de l’assise généra-
288 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (50)
trice. Mais si l'on considère que chez le Th. alata Boj. le phénomène
commence un peu autrement, par formation d’un coin profond et déve-
loppement très rapide du bois fasciculaire, que ce n’est que plus tardive-
ment que les ponts ligneux apparaissent, qu'ils se forment généralement
par développement latéral des zones fasciculaires, on conviendra qu'il
y à lieu de séparer ces deux anomalies. Une autre différence est que chez
les Th. alata Boj., Th. reticulata Hochst. les éléments cellulosiques sépa-
rés vers la face interne du cambium ne se differencient en tubes criblés
li
IN
SL
Al in! g/l
N m
Fig. 38. — Section transversale d'une tige déjà âgée de Th. fragrans. *%ı
qu'une fois protégés par les ponts ligneux. Enfin, le procédé n’est plus si
régulier. Tandis que chez les Hexacentris on peut toujours distinguer un
nombre déterminé d’ilots-bandes de tissu mou et que ces derniers affec-
tent une forme plutôt régulière : rectangulaire ou elliptique, on ne peut
plus faire une pareille distinction chez les Thunbergia de cette section.
Il suffit de jeter un coup d’eil sur une section transversale de tige de
Thunbergia reticulata Hochst. pour se convaincre qu'il n'y a plus aucune
régularité dans le développement de l’anomalie; les îlots sont dispersés
sans ordre dans la masse ligneuse (voir aussi fig. 36). En outre leur
(51) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 289
forme n’est plus régulière ainsi que le montrent les figures. De même
que chez les Hexacentris lanomalie d'une tige jeune (fig. 33) correspond
aux sillons; elle change de côté d’un entre-nœud à l’autre comme ceux-
ci. J'ai dit plus haut que les deux autres arcs interfasciculaires ne pré-
sentaient pas une pareille anomalie au commencement, mais ils ne sont
pas pour cela parfaitement réguliers. En effet, le petit faisceau intercale
dans ces zones-là s’accroit un peu plus que le reste de l’arc convexe
(fig. 33), de sorte qu'il sépare en deux l’arc liberien étroit de ces côtés.
On comprend que ce caractère puisse avoir son importance en favorisant
dans la suite l’anomalie dans cette partie-là de la tige.
Le type du Thunbergia alata Bojer nous mène directement à un autre
type, le mieux représenté par le Thunbergia fragrans Roxb. et ses nom-
breuses variétés. Dans une tige âgée (3 mm. de diam., fig. 38) de Th.
fragrans, on voit que toute la masse ligneuse est déchiquetée et entamée
Fig. 39. — Section d’un entre-nœud du Th. fragrans. 4/1
assez profondément en certains endroits par des coins de tissu mou cel-
lulosique qui sont composés de parenchyme et de tubes criblés. On peut
en outre voir quelques petits îlots de xylème criblé mais très dispersés
et visibles seulement à un fort grossissement. Une tige jeune, à son pre-
mier entre-nœud, montre absolument la même structure qu'une tige du
même âge du Th. alata Boj. Une fois l'anneau ligneux complet il ya de
nouveau développement rapide des quatre faisceaux principaux et des
deux petits faisceaux latéraux. Ces derniers sont plus développés ici que
chez le Thunbergia alata (fig. 39). Mais dans le Th. fragrans Roxb. en
290 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (32)
même temps qu'il y a production d'éléments parenchymateux à la face
interne du cambium, il y a aussi à sa face externe une production exagé-
rée. On comprend qu'on pourra ainsi d'autant plus facilement retrouver
l’assise génératrice à différentes hauteurs dans le coin de tissu mou.
Lorsqu'il y a formation d’ilots, c’est par le même procédé général. Mais
l’'anomalie peut parfaitement rester stationnaire et se borner à la pré-
sence des coins qui peuvent affecter toutes les formes depuis les plus
larges aux plus étranglés, des moins accentués aux plus profonds. Les
coins de tissu mou sont ici aussi en alternance avec les deux sillons de
la tige. Les deux autres arcs libériens sont assez nettement divisés par le
petit faisceau latéral qui s’est fortement développé. La plupart des Thun-
bergia qui peuvent être rapprochés de ce type Th. fragrans appartiennent
au groupe Euthunbergia de Nees. C’est de beaucoup l’anomalie la plus
fréquente si on en juge par le nombre des espèces qui la présentent :
Th. fragrans Roxb,, Th. tomentosa Nees, Th. lutea T. Anders., Th. con-
volvulifolia 3.-G. Baker, Th. chrysops Hook., Th. hastata Nees, Th. angu-
lata Hils et Boj., Th. Sthuhlmanniana Lindau.
L’anomalie présentée par les espèces du groupe Euthunbergia est
reliée à celle des Hexacentris par des types pour ainsi dire interme-
diaires. Le Thunbergia alata Boj. pourrait être déjà considéré comme
faisant un peu transition, car chez lui la formation des îlots est encore
bien plus marquée, ces derniers sont plus grands et plus caractérisés que
ceux du Th. fragrans Roxb. par exemple. Mais la transition est beaucoup
plus visible dans l’Hexacentris parva qui présente d’abord l'aspect d’un
Euthunbergia comme on peut le voir en comparant la fig. 30 avec la
fig. 39. Il y a le même développement primitif de quatre masses de bois
avec formation de coins profonds de deux côtés. Mais plus tard le phéno-
mène sera bien différent suivant les deux espèces. Dans une tige de
1,2 mm. le coin qui est devenu profond s’est fermé chez Hexacentris
parva par un pont ligneux interfasciculaire produit par le même pros-
cessus général (fig. 31). Dans une tige cylindrique plus âgée, les ilots
nouveaux continuent à se former au-dessus des anciens en même temps
que l’anomalie s’étend sur tout le pourtour de la tige d’une facon réqu-
lière. C’est donc une espèce qui possède tous les caractères d'un
Hexacentris comme le montrent son inflorescence et ses autres caractères
morphologiques et qui au commencement de son développement analo-
mique présente une concordance de phases complète avec les Thunbergia
du groupe Euthumbergia. Il est vrai que la tendance à la production des
îlots-bandes placés dans une situation régulière l'emporte bientôt et si
(33) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 291
l’on croirait au premier coup d'œil pouvoir attribuer la fig. 30 à un
Th. fragrans ou tomentosa la fig. 32 rappelle bien plutôt un Hexacentris,
dont les ilots-bandes sont plus larges et moins allongés tangentiellement
que dans le type. La figure 40 montre un Thunbergia qui rentre dans le
groupe Euthunbergia mais qui se rapproche par la plus ou moins grande
régularité de son anomalie du type que je viens de décrire. Th. mangan-
jensis Lind. est aussi une de ces espèces transitoires se rattachant au
groupe des Th. alata, Th. reticulata, Th. fragrans.
Fig. 40. — Section transversale de la tige d’un Thunbergia indéterminé
se rapprochant de Hexacentis parva. #/:
Une espèce de Thunbergia qui peut être rattachée à l’un ou l’autre de
ces groupes mais qui doit être traitée à part, c'est le Thunbergia annua
Hochst. qui présente une anomalie de structure toute particulière. Une
tige de 3 mm. de diamètre est fistuleuse et, examinée sur une section
transversale à un faible grossissement, elle semble à première vue avoir
une structure régulière. En effet, elle présente un arc ligneux complet
d’une épaisseur égale sur tout le pourtour. Un examen plus attentif fait
bientôt découvrir d’un seul côté de la tige, enclavés dans la masse ligneuse
et très près de la moelle, deux ou trois petits îlots de tissu mou absolu-
ment identiques à ceux que l’on rencontre dans la tige d’une Barleria
mais plus grands (fig. #1). Examinés à un fort grossissement, ces 1lots
apparaissent comme composés par du parenchyme et des tubes criblés
292 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (34)
absolument comme les îlots des Hexacentris (fig. 42). Le Thunbergia
annua par sa morphologie : calyce à dents nombreuses, stigmate bila-
JR
I
Fig. 41. — Portion d’une section transversale de la tige de Thunbergia
annua Hochst. 6%
ra
Fig. 42. — llot de xylème criblé chez Th. annua. *%ı
bie, fait partie du même groupe que les Th. annua Boj., Th. reticulata
Hochst., Th. angulata ils, Th. alata Boj., mais on le voit, la structure de
(35) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 293
sa tige est bien différente de celle des Thunbergia de ce groupe. Ces
ilots, si on en juge par la position qu'ils occupent, c’est-à-dire très
rapprochés de la moelle, doivent se former très tôt et ce serait là un point
de ressemblance que cette espèce aurait avec les Hexacentris bien qu’elle
s'en éloigne par tous ses autres caractères.
Toutes les espèces de Thunbergia dont je me suis occupé jusqu'à
présent sont des plantes grimpantes à l'exception de la dernière espèce
traitée, Th. annua Hochst. Un certain nombre de Thunbergia ne se
laissent rattacher par leur anatomie ni aux Hexacentris ni aux Euthun-
bergia; ce sont en général des espèces non volubiles. Th. atriplicifolia
E. Mey., Th. capensis Thunb., Th. cyanea Boj., Th. hispida Lindau,
Th. hirta Zeyhr., puis Thunbergia cerinthoides Radl., Th. gentianoides
Radl., Th. lancifolia JS Moore, Th. angolensis J Moore 5009, Th. Cyc-
nium g' Moore. De ces espèces, les premières Th. atriplieifolia E. Mey.,
Th. capensis Thunb., Th. cyanea Boj.. Th. hispida Lind., Th. hirta Zeyhr.
ressemblent encore un peu à certaines espèces du groupe Euthunbergia,
mais de même que les suivantes Th. cerinthoides gentianoides, etc., elles
en différent par un caractère fondamental important : je ne leur ai
jamais trouvé trace dilots de xylème parenchymateux et criblé à l’inté-
rieur du bois.
Une tige jeune de Thunbergia atriplicifolia E. Mey. présente la structure
suivante : elle est d’abord creusée de deux côtés par de profonds sillons.
Ces deux vallécules produisent des courbures correspondantes dans les
Fig. 43.— Section transversale d'une tige jeune de Th. cyanea. #/1
tissus de l'écorce et du cylindre central de sorte que la tige parait
étranglée et le bois rejeté des deux côtés bombes. L’anneau ligneux qui
est complet dans une tige d’un diamètre de 2 mm. est loin de présenter
sur toute son étendue la même épaisseur. Le nombre des vaisseaux
BULL. HERB. BOISs., avril 4894. 20
29% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (36)
primaires est un peu augmenté; le bois est encore groupé aux quatre
coins de la tige quoique cette disposition soit moins nette que dans les
tiges correspondantes de Th. tomentosa, Th. fragrans, etc. (fig. 43, 4%). Les
«,Pri-
Fig. 44. — Section transversale d'une tige de Th. gentianoides. 4/1
Fig. 45. — Section transversale d’une tige déjà âgée de Th. atriplieifolia. 59/1
(37) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 295
faisceaux s’accroissent beaucoup plus que les parties interfasciculaires, ce
qui fait que sur tout le pourtour de la. tige il y aura une formation de
coins de tissu mou dont je discuterai plus loin la valeur et que j’appellerai
pour le moment liberiens. Ges coins entament le bois et à deux endroits
de la tige qui correspondent comme dans tous les cas d’anomalie aux
sillons qui la parcourent, ils atteignent un grand développement et se
font déjà remarquer par leur largeur et leur profondeur (fig. 43, 44 et
45). En ces deux endroits le bois interfasciculaire s’est formé seulement
sur une épaisseur de deux ou trois assises de cellules. Il se peut qu'en
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Fig. 46. — Formation d’un coin dans une tige jeune de Th. atriplicifolia. 49/1
son milieu l’arc interfasciculaire ait continué à s’accroître normalement
et alors on obtient un prolongement ligneux pouvant contenir un ou
deux gros vaisseaux, qui sépare le coin profond en deux (fig. 45). Dans
une tige ligneuse de 3 mm. de diamètre (fig. 45) où la formation du
périderme a eu lieu, on voit que les quatre masses ligneuses principales
se sont fort développées de même que le bois interfasciculaire sur deux
des côtés, mais sur tout le pourtour de la tige on trouve des coins
libériens de plus ou moins grande importance. Aux deux endroits où les
296 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (38
coins étaient plus prononcés déjà dans une tige jeune, on voit qu'ils ont
pris une importance considérable et s’enfoncent profondément dans le
bois, n'étant séparés de la moelle que par les quelques assises de cellules
ligneuses interfasciculaires dont j'ai parlé plus haut. Dans ces coins-la,
les cellules du tissu mou qui les remplissent sont fortement allongées et
elles sont comme écrasées entre les masses ligneuses considérables qui
les bordent : il semble que le tissu mou ait été pris et serré comme dans
un etau. Et pourtant c’est à peine si dans les tissus corticaux et l’endo-
derme bien différencié on apercoit une légère courbure indiquant que là
se trouvaient les sillons : la meilleure preuve que l’anomalie n’est pas en
rapport direct avec la présence de ces derniers.
il me reste maintenant à discuter la valeur anatomique des coins de
tissu mou que j'ai appelés « liberiens » à cause de leur communication
avec le liber normal de la tige. Il n’est pas facile de se rendre compte de
la manière dont s’est formée cette anomalie; je n’ai malheureusement eu
à ma disposition que des matériaux d’herbier et il n’est pas toujours
facile de retrouver les méristèmes dans les tissus mous et déformés qui
entourent le cylindre ligneux. Voici cependant ce que j'ai pu observer
chez Th. atriplicifolia au point de vue de la formation de l’anomalie
citée. Dans un coin « libérien » peu avancé on trouve au fond des cel-
lules isodiamétriques ou rectangulaires qui peuvent être considérées
comme un cambium; l’assise génératrice est donc dans ce cas directe-
ment superposée au bois; dans quelques coins on remarque entre l’as-
sise génératrice et le bois quelques cellules parenchymateuses produites
à la face interne du cambium, mais je n’ai pas trouvé de tubes criblés
au-dessous du cambium à cet état. Dans un des coins profonds on aper-
coit directement superposés au bois des éléments parenchymateux n’of-
frant jamais l’apparence d’une assise génératrice. Cette dernière se trouve
bien plutôt vers le milieu ou à la partie supérieure du coin (fig. 46). Au-
dessus des cellules qui peuvent être considérées comme formant un
cambium, on voit des cellules criblées produites à la face extérieure de
l’assise génératrice. Dans une tige où le coin est très profond et écrasé
entre les parties du bois les tissus sont complètement déformés. Les
cellules « cambiales » se sont fortement allongées radialement et elles
perdent alors leur apparence d’assise génératrice. Elles se cloisonnent
par des parois tangentielles, puis se transforment de tous côtés soit en
tubes criblés soit en cellules parenchymateuses, soit en cellules fibreuses
particulières. Il n’y a pas de doute pour moi qu’à un moment donné il se
forme des tubes criblés au-dessous de l’assise génératrice quoique la
(39) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 297
déformation des tissus puisse faire hésiter l’observateur. Je citerai du
reste plus loin en traitant la partie histologique un argument en faveur
de cette manière de voir. Le tissu mou qui remplit les coins est donc ici
en bonne partie du liber analogue au liber normal par sa formation,
mais ils contiennent aussi des éléments de xylème parenchymateux et
criblé. Cet exemple montre quelle difficulté il y a ici à distinguer des
« régions » bien caractérisées et à séparer les produits externes et in-
ternes d’un cambium qui souvent n'est pas caractérisé comme tel. Les
Thunbergia capensis Thunb., Th. cyanea Boj., Th. hirta Zeyhr. 1419,
Th. hispida Lind. ont une structure sur le même type; on peut toujours
voir encore chez eux un groupement du bois en quatre parties. C’est
chez le Th. cyanea Boj. (fig. 43) qu'il est le plus visible.
Les autres espèces : Th. Cycnium Moore, Th. angolensis Moore, Th.
hyalina Moore, Th. gentianoides Radl. et enfin Meyenia Hawtaynu Wall.
ont une structure de tige qui peut être décrite sur un même type. Ils se
distinguent de tous les autres Thunbergia par la présence d’un grand
nombre de premiers vaisseaux qui se détachent très bien avec leur
parenchyme vasculaire sur la moelle qui est très abondante et le plus
souvent à cellules épaissies pouvant même devenir de véritables sclé-
reides comme chez Th. angolensis Moore 5062. Ces nombreux faisceaux
sont réunis par du bois interfasciculaire qui peut atteindre une plus ou
moins grande épaisseur mais qui n’est jamais assez développé pour que
l'anneau ligneux soit régulier. Il y a alors entre chaque faisceau sur tout
le pourtour de la tige un coin de tissu mou dont l’origine est essentielle-
ment « libérienne » dans le sens propre du mot puisque les éléments
qui le remplissent sont détachés de la face extérieure du cambium. Ces
coins peuvent renfermer quelques éléments de xylème parenchymateux ;
je n’y ai, par contre, jamais vu de « tubes criblés » au-dessous de l’assise
génératrice du reste peu marquée chez les individus que j'ai examinés.
Les coins libériens n’ont pas la même profondeur sur tout le pourtour
de la tige, ils sont en général plus profonds de deux côtés correspondant
aux deux profonds sillons de la tige jeune. Ces six espèces quoique diffé-
rant, on le voit, passablement des précédentes, doivent leur être réunies
à cause de l’absence constante d’ilots-bandes à tubes criblés dans l’inté-
rieur du bois.
Quelques espèces du genre Thunbergia : Thunbergia adenocalyx Radl.,
Th. Holstii Lindau, Th. Vogeliana Benth., Th. kamerunensis Lindau,
Meyenia erecta Benth., Th. affinis Moore ont une structure parfaitement
régulière. Vesque et Radlkofer avaient déjà cité ce fait, l’un pour M. erecta,
298 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (40)
l’autre pour Thunbergia adenocalyx. L’anneau ligneux continu a sur tout
le pourtour de la tige la même épaisseur et il est entouré d’un anneau
libérien d’egale épaisseur sur tout le pourtour aussi. Le Thunbergia
usambarica Lind. n’est pas à proprement parler tout à fait régulier; il a
encore un développement un peu plus considérable des faisceaux qui ne
sont plus en aussi grand nombre que dans le groupe précédent, mais les
parties interfasciculaires ne restent jamais fortement en arrière comme
dans le Th. gentianoides Radl. par exemple. Malgré la légère indication
de coins interfascieulaires, on peut parfaitement considérer cette espèce
comme régulière.
Tous les Thunbergia que j'ai passés en revue jusqu’à présent se dis-
tinguent nettement des Mendoncia par l'absence de liber et de bois mé-
dullaires. Radlkofer (loc. eit., p. 431) dit que «ainsi les Thunbergia se res-
semblent plus entre eux qu'ils ne se rapprochent des genres Mendoncia
et Pseudocalyx Radl. » Quelques Thunbergia font exception à cette règle.
=
Fig. 47. — Section d’un jeune entre-nœud de Th. armipetens. 50/1
Ce sont les Thunbergia armipotens Moore, Th. huillensis Moore et Th. ru-
fescens Lindau. Les deux Thunbergia, Th. armipotens et Th. huillensis sont
cependant bien caractérisés comme Thunbergia par leur apparence exté-
rieure aussi bien que par leur organisation florale. En examinant une
section transversale d’une tige jeune de Th. armipotens Moore on croirait
avoir affaire à un Thunbergia du groupe Euthunbergia ou du groupe du
Th. capensis présentant des coins de tissu mou dans le bois, mais pas
d’ilots de xyleme criblé (fig. 47). En effet en deux points opposés de la
tige correspondant à ses deux sillons, on remarque parfaitement bien
deux grands coins de tissu mou qui vont presque jusqu'à la moelle et ne
(41) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 299
sont séparées de cette dernière que par une mince bande de cellules
ligneuses (fig. 47). Dans une tige plus âgée (1,5 à 2 mm. diam.) dans
laquelle la formation du périderme n’a pas encore commencé, on aperçoit
alors à la périphérie de la moelle et vis-à-vis de chacune des quatre zones
ligneuses fasciculaires qui sont le plus développées, quatre ilots de bois
médullaire chacun avec un ou deux gros vaisseaux entourés de cellules
ligneuses (fibres, voir plus loin, page 48). En même temps on peut déjà
apercevoir (fig. 48) qu'il se produira bientôt un déchirement du bois d’un
côté de la tige. Ce fractionnement de la mince bande interfasciculaire
qui sépare le coin de tissu mou de la moelle est bientôt achevé, de sorte
qu'en deux endroits il y a continuité entre le tissu mou du coin et la
Te LE ax or
Fig. 48. — Section d'un entre-nœud âgé de Th. armipotens Moore. *%/ı
moelle. Notons comme important le fait que le bois médullaire a déjà
apparu et est déjà bien développé au moment où le fractionnement du
bois s’opere. Dans une tige bien lignifiée et dans laquelle le periderme a
complètement enlevé l’épiderme et les fibres hypodermiques (fig. 50), on
croirait reconnaitre l'apparence d’une tige de Mendoncia ainsi qu’on peut
s'en assurer en comparant la figure indiquée avec celle que Schenk
donne dans Anatomie der Lianen (fig. 166). Comme chez Mendoncia, le
bois s’est complètement séparé en quatre parties qui se sont dirigées
vers les quatre angles de la tige et au-dessous desquelles on retrouve les
quatre faisceaux médullaires fortement augmentés et quelquefois fusion-
nés deux à deux. En même temps, on voit autour de la moelle et non
seulement autour des faisceaux médullaires un tissu de cellules très ser-
300 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (42)
rées et complètement déformées qu'un examen attentif montre être du
liber. Quelle est la valeur et la formation de cette anomalie ? C’est ce
qu'il m'est impossible pour le moment de résoudre d’une facon certaine.
Il n'y a pas de doute qu’elle ne se forme de la même manière que chez
les Mendonecia. Autant que j'ai pu le voir d’après le matériel d’herbier
que j'avais à ma disposition, le cambium suivrait parfaitement le fond du
coin qui serait dans ce cas un véritable coin libérien. C’est un peu après
la formation de ce dernier qu’il se forme un cambium à la périphérie de
la moelle par subdivision des cellules de cette dernière par des cloisons
tangentielles. Ce cambium fonctionne alors en produisant d’un côté, vers
Fig. 49. — Section d'une tige plus âgée de Th. armipotens. 4/1
l'intérieur du liber, tandis qu’en quatre endroits de la tige il produira du
bois à la partie extérieure. Dans les zones interfasciculaires d’une tige
âgée (fig. 49) on ne retrouve plus que quelques petits faisceaux isolés,
produit ultime du fractionnement de ces parties interfasciculaires. L’ano-
malie est absolument semblable chez Th. huillensis Moore.
Je n’ai malheureusement eu entre les mains qu'un fragment de tige
du Thunbergia rufescens Lind. que je dois à l’obligeance de M. le
D' G. Lindau. J'ai néanmoins pu constater que cette espèce avait de
grandes affinités avec le genre Mendoncia et avec les deux espèces de
Thunbergia qui viennent d'être décrites. Elle se rapprocherait par son
(43) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 301
anatomie encore davantage qu'eux du genre Mendoncia. Le fragment de
tige que j'ai eu entre les mains était parfaitement cylindrique, ne pré-
sentait aucune trace de sillons, il possédait une moelle abondante. L’an-
neau ligneux qui est continu est à peu près régulier ; il présente cepen-
dant en quatre endroits opposés en croix de légères concavités,
invaginations à ouverture large remplies de liber. Cette apparence de la
section transversale de la tige est tout à fait celle que présentent cer-
taines espèces de Mendoncia. Ge qui augmente encore la ressemblance
de ce dernier genre avec le Thunbergia rufescens Lindau, c'est la pré-
sence dans le liber d'éléments particuliers qui ne se rencontrent pas
chez les autres Thunbergia et sur lesquels je reviendrai plus loin. Dans
les premières assises de la moelle, dans cette tige qui évidemment est
plutôt jeune, on voit se former par subdivisions tangentielles des cel-
lules médullaires un cambium très distinct et cela sur tout le pourtour
de la moelle. Ce cambium peut n’etre séparé du bois le plus interne que
par une seule cellule et à plusieurs endroits je l’ai trouvé en con-
nexion avec le parenchyme vasculaire qui entoure les premiers vais-
seaux. Ce cambium médullaire a déjà séparé du côté de sa face interne
des éléments criblés et même un ou deux éléments fibreux. Il est plus
que probable que dans cette espèce aussi il y aura ultérieurement for-
mation de bois tertiaire à la partie externe de l’assise génératrice
medullaire, car il semble qu'on apercoit déjà des ébauches de vaisseaux,
mais l’âge trop peu avancé de cette tige m’empeche de me prononcer
d'une facon catégorique à ce sujet. Il est probable qu'il y aura aussi plus
tard fractionnement du bois, mais il n’était pas même indiqué dans la
tige que j'ai eue entre les mains. Au-dessous du cambium et au milieu de
la tige, on remarque une très belle moelle formée de cellules isodiamé-
triques assez grandes.
Il me reste à parler d’une espèce qui présente une anomalie assez
curieuse, quoique de même ordre que la première mentionnée dans ce
travail : c’est le Thunbergia Fischeri Endl. dont M. le Dr G. Lindau a
bien voulu m'envoyer un fragment. Cette espèce se placerait, à cause du
nombre relativement grand des faisceaux et de l'apparence du cylindre
ligneux creusé ici et là par des coins plus ou moins profonds, à côté des
Thunbergia angolensis Moore, Th. cycnium Moore, mais il en diffère par
son anomalie. En effet, on est frappé en faisant une section transversale
de la tige. de voir en deux endroits opposés dans les zones interfasci-
eulaires deux ou trois îlots de tissu mou qui, vus à un fort grossisse-
ment, se montrent composés par du parenchyme et des tubes criblés
302 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (44)
(fig. 50 et fig. 51). Mais ce qu'il y a de curieux, c’est que ces ilots-bandes
sont très rapprochés de la moelle et en certains endroits communiquent
avec elle, tandis qu’à d’autres endroits, ils en sont séparés par un pont
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Fig. 50. — Section transversale d’une tige de Th. Fricheri
vue à un faible grossissement. 5/1
ligneux interfasciculaire extrémement étroit. Lorsque le tissu du coin se
trouve en communication avec le tissu médullaire, ce dernier n’est pas
composé en cet endroit de grosses cellules mais sur une épaisseur d’une
Fig. 51. — Même section que la fig. 50 mais d'un fort grossissement. 400/,
(45) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 303
ou deux assises d’un tissu de cellules plus petites, subcollenchymateuses,
absolument semblable au parenchyme vasculaire qui lui aussi est ici
collenchymateux. Tandis que ces îlots sont très rapprochés de la moelle
et parfois même en communication avec elle, ils sont séparés du liber
normal périphérique par une épaisseur assez considérable de bois inter-
fasciculaire à gros vaisseaux. On ne retrouve pas trace d’ilots de ce tissu
mou dans tout le reste du cercle ligneux. Quelle est la valeur de cette
anomalie et comment s’est-elle formée, c'est ce que je n'ai pu établir,
n'ayant pas à ma disposition une jeune tige de Th. Fischeri, mais je
pense qu'elle se sera formée de la facon suivante, si je puis en conclure
d’après les anomalies semblables déjà rencontrées. L’assise cambiale
interfasciculaire, immédiatement après sa formation, aura produit à sa
face interne d’abord du bois ou bien de suite des éléments parenchy-
mateux. En tout cas la formation de bois aura élé interrompue, en
quelques endroits de la tige, très tôt, après production d’une ou deux
assises ligneuses. C’est ainsi que seraient formés ces ponts ligneux
étroits, coupés aux endroits où le cambium aurait produit de suite des
éléments parenchymateux. Puis l’assise génératrice aurait produit pen-
dant un certain temps des éléments parenchymateux et libériens qui
auraient par conséquent la valeur du xylème criblé des Hexacentris. Le
cambium aurait ensuite produit de nouveau et normalement du bois pour
enfermer les îlots et ne plus discontinuer dès lors son activité normale.
L’anomalie aurait donc commencé, selon toute probabilité, très tôt, avant
même la production de bois interfasciculaire.
Par sa structure anatomique, le Thunbergia longifolia Lind. semble
s'éloigner sensiblement des autres espèces; elle se rapprocherait des
Thunbergia gentianoides Radl., Th cerinthoides Radl. par le nombre
assez grand de trachées initiales si elle n’en differait pas par d’autres
caractères anatomiques assez importants. Son épiderme, dans la tige que
j'ai examinée, disons-le en passant, n’est pas nettement collenchymateux
comme chez les autres Thunbergia; les assises hypodermiques qui ren-
ferment quelques fibres ne sont pas non plus subcollenchymateuses,
ceci vient peut-être du fait que la tige en question était déjà assez âgée.
L’anneau de bois n'est pas continu mais interrompu ici et là par des
zones de tissu mou qui communiquent avec la moelle. Sur le pourtour de
la tige on distingue aussi un certain nombre de coins analogues à ceux
des espèces Th. gentianoides, Th. cerinthoides, Th. lancifolia, car ils pro-
viennent d'un plus grand développement des faisceaux que des zones
interfasciculaires. Ces dernières se comportent d’une facon anormale.
304 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (46)
Tandis qu’en certains endroits de la tige, il se forme un bois inter-
fasciculaire qui viendra réunir les faisceaux, en d’autres endroits, le
cambium interfasciculaire commence par produire, je le suppose, des
éléments d’un tout autre genre, c’est-à-dire des éléments de tissu mou;
puis l’assise génératrice produira normalement du bois qui viendra sépa-
rer ce tissu mou du liber normal. En certains endroits, cette production
de bois interfasciculaire ne se fera pas et alors le tissu mou viendra
communiquer avec le coin libérien correspondant. Je n’ai jamais ren-
contre de tubes criblés dans l’intérieur de ces coins que j’appellerai
« medullaires.» Jamais non plus je ne les ai trouvés séparés de la moelle
Fig. 52. — Section transversale d'une tige de Th. longifolia #%/:
par des ponts ligneux. Ce développement n’est du reste que supposé. Il
n'est pas impossible que dans une tige jeune de cette espèce le bois
forme une zone continue et qu'il se produise plus tard un fractionne-
ment du bois analogue à celui du Th. armipotens. Ce Th. longifolia nou-
vellement décrit par Lindau se séparerait donc assez nettement des
autres par ses caractères anatomiques aussi bien que par ses caractères
morphologiques (fig. 52). (Vel. G. Lindau, Acanthac. African. Engl.
Jahrb., 17, vol. I, 93 p.)
(47) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 305
Il me reste maintenant pour terminer l'étude de la structure de la tige,
à examiner quels sont les éléments qui composent les différentes parties
du cylindre central, en un mot, à faire l'étude histologique de ce dernier.
Le parenchyme vasculaire qui entoure les premières trachées est peu
développé chez les Thunbergia de la section Hexacentris. Il est repré-
senté par quelques cellules à parois minces et se distinguant nettement
de la moelle qui a souvent ses cellules lignifiées partiellement. Il est
aussi peu développé chez Th. alata Boj., un peu plus chez les espèces du
groupe Euthunbergia. Chez Th. angolensis Moore et Th. Fischeri Engl.,
il prend un développement beaucoup plus grand ; ses cellules deviennent
subcollenchymateuses, mais présentent encore entre elles de petits
méats.
Le bois est composé essentiellement de vaisseaux. Ces derniers sont
limités d’abord aux zones fasciculaires dans les Hexacentris ainsi que
l’on fait remarquer déjà les différents auteurs cités. Chez les Hexacen-
tris également, les vaisseaux font d’abord défaut dans les ponts ligneux
les plus intérieurs, mais à mesure que l’anomalie s'étend sur tout le
pourtour de la tige, des vaisseaux apparaissent aussi dans les zones
interfasciculaires et les ponts ligneux comme on peut bien le voir dans
des sections transversales de tiges âgées de Hexacentris coccinea Nees,
H. Mysorensis Moore et Th. Harrisi Hook. Ces vaisseaux sont assez gros,
comme du reste chez toutes les plantes grimpantes (voy. Schenk, Ana-
tomie der Lianen), et ce n’est que rarement que je les ai trouvés obstrués
de bonne heure par des thyiles. Chez Th. alata Boj., les zones inter-
fasciculaires sont d’abord complètement dépourvues de vaisseaux et ces
derniers apparaissent localisés d’abord aux quatre angles de la tige; les
zones interfasciculaires en sont totalement dépourvues sauf aux deux
endroits opposés de la tige où l’anomalie n’a pas lieu et où, comme je
l'ai dit plus haut, il y a un petit faisceau qui apparaît de très bonne
heure. Nous avons déjà vu qu'il en était de même pour les Th cyanea
Boj., Th. capensis Thunb., Th. atriplicifolia E. Mey. Chez les Th. cerin-
thoides, gentianoides Radl., Th. angolensis Moore, Th. Hawtaynii Roxb., ete.,
les vaisseaux sont beaucoup plus nombreux et répandus sur tout le pour-
tour de la tige puisque le nombre des faisceaux est beaucoup plus consi-
dérable. Les zones interfasciculaires qui les réunissent en anneau ligneux
complet contiennent rarement un ou deux petits vaisseaux. Chez ces
espèces non grimpantes, le diamètre des vaisseaux est plus petit comme
on pouvait du reste s’y attendre. Th. Fischeri Engl. présente d’assez
grands vaisseaux dans les zones interfaseiculaires situées au-dessus des
306 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (48)
îlots de xylème criblé. Solereder (loc. cit., p. 97) a déjà fait remarquer
que ces vaisseaux, qui sont de gros vaisseaux ponctués, ne présentent
sur leurs parois de séparation que des ponctuations simples. A côté des
vaisseaux, on peut retrouver quelques trachéides qui sont plutôt rares,
elles sont à ponctuations aréolées : mais la grande masse du bois, surtout
du bois interfasciculaire est composé d'éléments prosenchymateux par-
ticuliers connus sous le nom de fibres ponctuées (Ersatzfasern), à ponc-
tuations larges et horizontales. Les parois de séparation de ces cellules
sont obliques, on n’apercoit bien les ponctuations larges que sur des
sections tangentielles. Sur des sections radiales on ne voit que de petites
ponctuations étroites sur les parois tangentielles et des ponctuations
arrondies sur les parois radiales. Ces fibres ponctuées ont souvent un
contenu vivant. Très souvent, surtout lorsqu'elles forment la bordure
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Fig. 53. — Tubes criblés d'un îlot erible de Th. Harrisi. 40/,
d’un ilot-bande de xyleme criblé, elles sont remplies d’aiguilles d’oxalate
de chaux. Les éléments de parenchyme ligneux sont rares et semblent
bornés aux cellules de bordure (belegzellen) des vaisseaux.
Le liber qui n’est jamais très épais est composé d'éléments mous et
d'éléments fibreux. Les tubes criblés, grands et bien caractérisés sont du
type Cucurbita aussi bien dans les stades secondaires que dans le stade
primaire où, comme on le sait, c’est toujours le cas. Les tubes criblés des
îlots sont aussi bien caractérisés que ceux du liber normal, ils sont plus
larges et présentent de magnifiques plaques criblées (fig. 53). Les uns
comme les autres sont caractérisés aussi par le grand nombre de cellules
(49) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 307
compagnes qui les entourent et qui accentuent l'apparence irrégulière du
tissu libérien. Je n’ai pas rencontré de plaques ni de cals latéraux alors
même que l’on pouvait voir de beaux cals terminaux. Le parenchyme
libérien est bien développé et toujours rempli d’oxalate de chaux. Ses
cellules dans les ilots-bandes de xylème criblé communiquent par des
ponctuations simples avec les fibres ponctuées qui les bordent.
L'élément fibreux du liber peut être représenté par des fibres libé-
riennes typiques colorées en beau jaune par le réactif genevois. Mais ces
fibres-là ne se rencontrent pas chez toutes les espèces de Thunbergia.
Je les ai trouvées chez Th. Harrisi Hook., Th. grandiflora Roxb.,
Th. Hawtaynü Wall., Th. lutea Anders., Th. sinuata Wall., Th. angolensis
€ RE ne
Fig.54.— Formation d’un coin de xylème parenchymateux dans un Thunbergia
indéterminé ayant des affinités avec le Th. alata. %7/
Moore, Th. Vogeliana Benth., Th. adenocalyx Radl., Th. Holstii Lindau,
Th. kamerunensis Lind., Th. malangana Lind. Chez toutes ces espèces,
ces fibres liberiennes ont un aspect particulier dans ce sens que la paroi
de la cellule procambiale n’est pas lignifiée tout entière, mais que la
lamelle moyenne est encore cellulosique, ce que l’on peut très bien voir
à l’aide du réactif genevois. La partie lignifiée, la fibre elle-même apparaît
en jaune clair alors que la lamelle moyenne cellulosique présente une
belle couleur rose. On voit très bien cette disposition aussi en section
longitudinale : ces fibres très longues peuvent être à leur sommet libres
d’adherence avec la paroi cellulosique. Mais l'élément fibreux est repré-
DYate)
308 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (50)
senté principalement dans le genre Thunbergia par des productions
particulières qui tiennent pour ainsi dire le milieu entre les fibres et les
tubes criblés. Si l’on examine attentivement le liber d’un Hexacentris
coccinea Nees., surtout si les sections ont été préalablement traitées avec
l'eau de Javelle et le réactif genevois, on aperçoit facilement des cellules
du liber qui sont remplies d’un certain nombre d'éléments arrondis
en forme de petits anneaux parfaitement libres dans la cellule (fig. 5%).
Ces éléments, décrits très exactement pour la première fois par Russow
(Ueber eigenthümliche Nadelzellen der Acenthaceen- Sitzungsb. der
Dorp. Naturforschergesell. 1880, S. 308, 316), sont caractéristiques
pour un assez grand nombre d’Acanthacees. Russow dit qu'ils se sont
probablement formés par cloisonnements répétés des cellules du phloëme.
La cellule jeune se présente à l’état de grille. Il se forme alors des épais-
sissements de ces petites cellules formées, épaississements analogues à
ceux du collenchyme, et la lamelle moyenne se dissolvant ensuite, ces
éléments se trouvent libres. Les dimensions de ces éléments d’après
Russow sont de 0,036 mm. de large sur 0,6 mm. de long. Il n’a pas
obtenu de coloration bleue de ces éléments avec le chlorure de zinc iodé.
Vesque, qui les a aussi trouvés (Ann. Sc. nat., ser. 6, XI. 1881, p. 181,
tab. 9, fig. 1-4) et admet le même mode de formation de ces produc-
tions cellulosiques que Russow, les considère comme étant formées de
cellulose incomplètement lignifiée, prenant une couleur jaunätre sous
l'influence du chlorure de zinc iodé et comme n'étant qu'une modi-
fication des fibres libériennes. Radlkofer (loc. eit., p. 428) mentionne
aussi ces éléments et leur donne le nom de raphidines. M. le pro-
fesseur Chodat et moi-même nous avions cité la présence des raphidines
chez Hexacentris coccinea Nees sans avoir eu auparavant connaissance
des articles précédents et nous avions proposé pour ces éléments
particuliers le nom de fibres raphidoides. En effet ils apparaissent
en section longitudinale comme absolument semblables à de longs
fuseaux, à des paquets de raphides. Je leur conserverai désormais le
nom de raphidines établi par M. le professeur Radlkofer, ce nom étant
le plus commode et représentant aussi tout de suite à l’esprit les éléments
dont il s’agit.
Fai examiné ces productions spéciales dans toutes les espèces que j'ai
eues entre les mains et je puis dire que, contrairement à l’opinion émise
par les auteurs qui se sont en premier occupés de cette question, les
raphidines ne font défaut chez aucun Thunbergia. En effet elles se
trouvent toujours soit dans la tige soit dans les racines, le pétiole ou
(51) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 309
le limbe. II n’y a qu’une ou deux espèces chez lesquelles je ne les aie pas
rencontrées dans la tige. Th. alata Boj. et Th. tomentosa Nees, mais il est
probable que ceci tient au fait que les tiges examinées pour ces espèces-
là n'étaient pas assez âgées, car suivant les espèces la production des
raphidines dans la tige a lieu plus ou moins tôt. Comme elles se ren-
contrent dans les racines, les petioles et les feuilles du Th. alata et dans le
pétiole et les feuilles du Th. tomentosa (je n’ai pas eu entre les mains des
racines de cette dernière espèce), il serait curieux de voir qu'elles ne se
trouvassent pas dans la tige. En effet, dans plusieurs espèces je m'étais
hâté de me prononcer pour l'absence des raphidines dans la tige
(Th. annua Hochst., capensis Thunb., Th. cyanea Boj.) et après les avoir
trouvées dans les racines et les feuilles de Th. annua, du Th. capensis et
Th. cyanea, je repris très minutieusement l’étude des tiges de ces trois
espèces et je finis par y trouver des raphidines quoique en beaucoup
moins grand nombre que chez d’autres espèces. Chez le Th. fragrans
Roxb., où je ne les avais pas rencontrées dans une tige jeune, elles se
sont trouvées en assez grand nombre dans une tige âgée. Leur présence
n’est en effet pas loujours facile à déceler et je ne saurais trop recom-
mander pour l'étude de ces fibres le réactif genevois qui en facilite beau-
coup la découverte. Sous l'influence de ce réactif, les raphidines prennent
une coloration orangée intermédiaire entre celle du bois et celle des
membranes cellulosiques. Elles ressortent très bien sur des sections
transversales. Les raphidines se rencontrent d’abord dans le liber normal
et elles peuvent y occuper toutes les positions: elles peuvent être très
rapprochées du bois ou très rapprochées du péricycle. Lorsqu'on remarque
sur le pourtour de l’anneau ligneux des coins de tissu mou libérien ou
de xylème parenchymateux et criblé, elles peuvent pénétrer fort avant
dans leur intérieur. C’est ainsi qu’on voit chez Th. atriplicifolia les cellules
à raphidines suivre parfaitement l’allongemeut des cellules parenchyma-
teuses des coins et pénétrer dans l’intérieur de ces derniers jusque près
du bois (fig. 45). Le nombre des cellules à raphidines contenues dans le
liber varie aussi bien que le nombre de ces dernières dans l’intérieur des
cellules mères. Les espèces qui sont le plus riches en raphidines sont
d’abord le Th. gentianoides et Th. cerinthoides Radl. ainsi que l’a déjà
mentionné Radikofer, Th. angolensis Moore, Th. Cyanium Moore et en
général les espèces de ce groupe. À mon avis, l'espèce qui en contient le
plus est le Th. atriplicifolia où on remarque les grandes cellules qui les
contiennent déjà à un faible grossissement. Elles se trouvent en général
très facilement aussi chez toutes les espèces de la section Hexacentr'is.
BULL. HERB. BOISS., avril 1894. 21
310 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (52)
Elles ne peuvent être vues par contre qu'avec difficulté dans les Th. annua
Hochst., Th. cyanea Boj., Th. flagrans Roxb., Th. alata Boj., Th. reticulata
Hochst. Les raphidines, on vient de le voir, pénètrent parfois fort avant
dans les coins comme on peut le vérifier en examinant la figure du
Th. atriplieifolia Hochst. (fig. 45); il n’est que naturel dès lors de penser
qu'on puisse les retrouver dans les ilots-bandes de xylème criblé. Je les
ai retrouvées en effet dans les îlots des Th. Harrisi Hook., Hexacentris
parva Roulet, Th. sinuata Wall.. Hexacentris mysorensis Moore, conlraire-
ment à l’opinion des premiers auteurs qui ont signalé les raphidines.
Chez Hex. mysorensis Moore ainsi que chez Th. Harrisi Hook. les raphi-
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Fig. 55. — Ilots de xylème criblé avec raphidines dans une jeune tige
de Th. Harrisi. 40/1
dines quoique en nombre plutôt restreint apparaissent déjà dans les
ilots-bandes dans des tiges assez jeunes (fig. 55). Quelle est la valeur des
raphidines et leur nature chimique ? J'ai pu suivre avec grand peine il
est vrai, à cause de la petitesse de ces éléments, tout leur développement
et jai pu me convaincre que Russow avait parfaitement raison en pensant
que ces fibres particulières se formaient par division d’une cellule cambiale.
En effet, on peut apercevoir que certaines cellules de parenchyme libérien
se subdivisent par des cloisons perpendiculaires un assez grand nombre
de fois, de sorte qu’au bout d’un certain temps on a une cellule qui
(33) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 311
ressemble tout à fait à une grille sur une section transversale (fig. 56).
Les parois de séparation de ces nouvelles petites cellules, des comparti-
ments ainsi formés ne se colorent pas comme les autres parois cellulo-
siques en rose vif par le réactif genevois, elles restent beaucoup plus
päles et se distinguent par leur plus grande réfringence. Ces parois
s’épaississent alors comme les cellules d’un collenchyme. Une fois que
l’epaississement est assez considérable, il se lignifie de dedans en dehors
de facon qu'il reste une lamelle moyenne cellulosique ou pectosique (?)
_assez considérable qui se dissout ensuite rapidement en isolant ainsi les
petites fibres formées. A ce stade de développement, on aperçoit des
cellules qui semblent remplies d’une manière plus ou moins gélifiée au
milieu de laquelle nagent les petites raphidines qui, sur des préparations
Fig. 56.— Formation des raphidines dans un pétiole de Th. Harrisi Hook. 40/1
au réactif genevois, ressortent alors en jaune orangé. Elles sont d’abord
très petites et ne se touchent nullement que par l'intermédiaire de la
matière gélifiée, mais elles grossissent bientôt pour occuper le lumen
entier de la cellule et en ne laissant plus entre elles que de petits espaces
vides. Elles sont alors parfaitement libres d’adhérence entre elles et avec
la paroi de la cellule mère qui les enveloppe. Ces éléments sont évidem-
ment composés de cellulose imparfaitement lignifiée et sur ce point je
partage parfaitement [a manière de voir de Vesque. J'ai déjà dit la
coloration prise par les raphidines par le réactif genevois : j'ajoute que
suivant les cas la couleur jaune orangée peut être plus ou moins prononcée,
€
312 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (54)
plus les raphidines sont de formation récente et plus aussi cette coloration
est accentuée. On peut en trouver qui sont parfaitement jaunes mais ce
n’est jamais la coloration du bois, mais bien plutôt celle des fibres libé-
riennes citées plus haut. Avec le chlorure de zinc iodé, les raphidines ne
se colorent pas en bleu mais en jaune; elles prennent une teinte rose
violacée avec la fuchsine ammoniacale employée de la facon dont l'indique
Zimmermann. Elles ne se colorent pas par la cyanine, mais elles prennent
une légère teinte rosée avec la phloroglucine et l’acide chlorhydrique ;
j'ai eu néanmoins beaucoup de peine à obtenir cette dernière réaction.
Les raphidines ont un certain rapport avec les fibres libériennes citées
plus haut et avec les fibres libériennes des Acanthacées en général. On
trouve en effet tous les passages entre ces derniéres et les raphidines.
J’ai dit que les fibres libériennes ches les Thunbergia étaient entourées
par une membrane restée cellulosique et qu’elles pouvaient être à leur
extrémité étirées en pointe, plus ou moins libres à l’intérieur de cette
membrane. II y a là déjà un caractère qui les rapproche des raphidines.
On trouve d’autre part des raphidines qui ont tout à fait l'apparence de
véritables fibres à lumen très étroit et n’ayant par conséquent plus la
forme de petits anneaux, se colorant en jaune par le réactif genevois et
dont la nature de raphidines est cependant bien marquée puisqu'elles
apparaissent deux ou trois, libres dans l’intérieur de la cellule qui leur a
donné naissance. D’un autre côté, il ya une analogie frappante entre les
cellules à raphidines et les tubes criblés, les premières n’étant en somme
qu’une exagération des premiers. De même que les tubes criblés et les
cellules compagnes proviennent de la subdivision d’une même cellule
procambiale, de même les raphidines, seulement dans ce second cas la
subdivision se fait un plus grand nombre de fois. J'ai dit plus haut du
reste que les cellules annexes étaient toujours nombreuses. Ce qui aug-
mente encore l’analogie, c’est le fait que, comme le tube criblé surpasse
en grandeur la cellule compagne, il se peut très bien que la subdivision
d’une cellule à raphidines ne donne pas lieu à des raphidines de même
grandeur et on voit dans la fig. 57 de grosses raphidines à côté d’autres
de diamètre moins considérable toutes produites dans la même cellule:
mère.
Si donc les raphidines paraissent avoir une une grande ressemblance
avec les fibres libériennes, leur mode de développement les rapproche-
rait plutôt des cellules annexes des tubes criblés, elles en seraient une
exagération « fibreuse. »
Le liber normal du Th. rufescens Lindau se distingue à première vue
(55) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 313
du liber de tous les autres Thunbergia, je l'ai déjà dit plus haut, par la
présence de fibres particulières qui se rencontrent toujours dans le liber
des Mendoncia. Ce sont des fibres à lumen très large et à paroi lignifiée
très étroite ; autour d’elle on aperçoit encore une enveloppe cellulosique ;
en outre le liber est moins riche en raphidines. Ce caractère rapproche-
rait encore le Th. rufescens Lindau du genre américain davantage qu'il
ne le rapprocherait des espèces Th. armipotens Moore et Th. huillensis
Moore.
Les ilots-bandes de xyleme cribl& chez les espèces qui les possèdent
sont constitués absolument par les mêmes éléments que le liber normal.
On peut y voir des plaques criblées magnifiques et les tubes criblés y
sont en parfaite activité. L'élément mou est cependant dominant dans les
ilots-bandes. Chez les autres espèces, il se peut que l'élément fibreux, en
Fig. 57. — Raphidines et fibres dans une partie interfasciculaire
d'un pétiole de Th. Harrisi Hook. 4%0/
particulier les raphidines, prennent dans les coins et le liber un dévelop-
pement plus considérable que les tubes criblés et paraissent remplir à
peu pres tout entière la région libérienne. Th. atriplicifolia E. Meyer et
Th. gentianoides Radl.
La moelle chez les Thunbergia peut disparaître en partie d’assez bonne
heure; la tige est alors fistuleuse, c’est ce qui arrive dans la majeure
partie des cas dans des tiges adultes. Il reste alors généralement un
31% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (56)
cordon médullaire qui peut épaissir quelques-unes de ses cellules (Th.
fragrans Roxb.). Chez les espèces Meyenia Hawtaynii Wall., Th. ango-
lensis Moore, Th. Cycnium Moore, Th. gentianoides Radl., Th. cerinthoides
Radl., la moelle persiste, est abondante et épaissit légèrement ses cellules
en les lignifiant un peu. Ce n’est que dans le Th. angolensis Moore qu’elle
épaissit fortement ses cellules qui deviennent de véritables scléréides en
tous points semblables à celle de l'écorce et de l’hypoderme. Les cellules
de la moelle renferment toujours une grande quantitè d’oxalate de chaux
qui se trouve toujours comme dans l'écorce sous forme d’aiguilles grou-
pées en paquets ou dispersées. Jamais il n’est sous forme d’oursins.
(57) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 315
CHAPITRE H
Considerations systématiques.
Arrivé au terme de l’ötude de la structure de la tige de ces différentes
espèces de Thunbergia, je veux anticiper un peu, et avant de décrire les
autres organes que j'ai examinés, voir si les groupements que j'ai cru
pouvoir établir en me basant sur la structure de la tige correspondent
aux Caractères morphologiques. Je verrai ensuite, au fur et à mesure que
je traiterai la racine, la feuille, si les caractères des différentes espèces
acquis par cette nouvelle étude confirment les vues que je vais exprimer.
Nees, dans le Prodrome, avait séparé toutes les espèces comprises
aujourd’hui sous le nom générique Thunbergia en trois espèces diffe-
rentes : Thunbergia, Meyenia, Hexacentris. En 1867, F. Anderson (J. of
Lin. Soc., IX, 1867) réunissait ces trois genres en un seul: Thunbergia,
qu'il subdivisait en trois sections : Euthunberqia, Meyenia, Hexacentris.
C’est cette division qui est indiquée dans Benth. Hook. Genera, II, 2, 1876.
Radlkofer (loc. eit., p. 422-423) a déjà entrepris une discussion systé-
matique du genre Thunbergia basée surtout sur la structure du pollen et
aussi en partie sur des caracteres anatomiques et il se demande en parti-
eulier si on a bien fait de réunir l’espece Meyenia Hawtaynii Wall. au
genre Thunbergia pour n’en plus faire qu'un. Radlkofer propose de réta-
blir le genre Meyenia pour y faire rentrer cette seule espèce à cause
surtout de la structure du pollen. Radlkofer reconnaît déjà que toutes les
espèces qui présentent le caractère d’Hexacentris, à savoir un calice
tronqué et une inflorescence en grappe, peuvent se grouper très naturel-
lement et ceci aussi bien au point de vue de la structure du pollen que
des caractères anatomiques (voir Radlk., loc. cit., p. 424). Pour ce qui est
de ces derniers, je ne puis que confirmer ce fait. Tous les Thunbergia
qui, morphologiquement, peuvent se grouper autour du type Hexacentris
présentent une structure de la tige identique. Ils présentent toujours des
ilots-bandes de æylème criblé formés à la face interne du cambium et
disposés dans le bois d’une facon régulière. C'est ce que j'ai vérifié chez
Th. coccinea, Th. laurifoha Lindl. Th. Harrisi Hook. (ce dernier ne me
316 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (55)
semble pas être un simple synonyme de 7%. laurifolia. L’exemplaire
que j'ai eu entre les mains et qui venait du Jardin botanique de Lyon
diffère du Th. laurifolia par la présence de raphidines dans les îlots de
xylème criblé et par une disposition un peu autres des bandes). Je saisis
l'occasion de remercier ici M. Sauvageau à la bonté duquel je dois cette
espèce ainsi que la suivante : Th. mysorensis (Th. grandiflora Roxb. et
Th. parva Roulet).
Ces caractères réunis à ceux donnés par la morphologie suffisent-ils
pour séparer complétement ces espèces et rétablir l’ancien genre de
Nees : Hexacentris, je ne le pense pas. En effet, il existe trop de pas-
sages entre ces anomalies-là et celles présentées par d'autres Thunbergia
C’est ainsi que l'espèce citée Th. parva qui ne possède plus qu’une rangée
d'ilots de xylème criblé présente des affinités avec le Th. manganjensis
Lindau qui, au point de vue morphologique, ne peut pas être rangé dans
le groupe Hexacentris. Il y a aussi des affinités anatomiques entre les
Hexacentris et les Th. alata Boj. et Th. reticulata Hochst. qui ne peuvent
non plus être groupés dans la section Hexacentris par leur calice, leur
inflorescence et leurs autres caractères floraux. Dans ce groupe d’espèces
qui se rangent autour de Th. alata Boj., le caractère anatomique des
Hexacentris se retrouve mais affaibli.
Les Thunbergia alata Boj., Th. reticulata Hildehr., Th. annua Hochst.
peuvent aussi, me semble-t-il, former un groupe assez naturel par la
structure de leur tige : coins et ilots de xylème criblé disposés d’une
facon plutôt irregquliere et n'étant plus absolument localisés dans les
zones interfasciculaires. Le dernier Th. annua Hochst. qui par sa mor-
phologie, son calice, son pollen se rapproche beaucoup de ce groupe,
mais qui en diffère, je l'ai dit, par la présence de deux ou trois petits
ilots de tubes criblés seulement, peut être considéré comme une réduc-
tion plus accentuée des types précédents. Tous ces types ont le pollen
lisse, les anthères à loges plutôt inégales, munies d’éperons, les supé-
rieures biaristées, les inférieures uniaristées, munies de poils à la partie
inférieure et sur un des côtés : sur la ligne de déhiscence, terminées
d’une facon obtuse à la partie supérieure et jamais poilues à ce sommet;
le stigmate bilobé à lobes inégaux. On peut aussi réunir à ce groupe le
Thunbergia manganjensis Lindau qui a une structure de tige analogue, se
rapprochant aussi des Hexacentris et qui est d’apres la description de
Lindau très voisin du Th. reticulata Hildebr. Les Thunbergia fragrans
Roxb., Th. tomentosa qui ne forme qu'une variété de Th. fragrans et les
nombreuses variétés de ce dernier : Th. Roxburgiana, Th. javanica,
(59) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 317
Th. volubilis, Th. hastata forment une section dans laquelle les ilots de
xyleme criblé sont plutôt rares. L’anomalie consiste dans la présence
de coins profonds dont l'origine est à la fois due à la face externe et à la
face interne du cambium et qui ne se ferment pas. Ils correspondent du
reste par leurs caractères morphologiques parfaitement bien; les éta-
mines ne possèdent pas d’eperons, les loges sont tout au plus un peu
prolongées en pointe; le stigmate est bilobé à lobes sensiblement
égaux. Les Th. angulata et Th. comvolvulifolia se rapprocheraient à
mon avis de cette section, bien que Radlkofer range le Th. angulata
à côté du Th. alata Boj. à cause du pollen lisse. Les caractères des éta-
mines et du stigmate me semblent pencher pour une relation avec le
Th. fragrans Roxb. sans que je puisse me prononcer d’une facon catégo-
rique à ce sujet, les tiges de ces espèces que j'ai examinées étant encore
assez jeunes. Le Thunbergia Dregeana Nees sera à mettre avec l’un ou
l’autre de ces deux groupes; à l’état jeune la tige présentait absolument
le même aspect qu'une tige du même âge de Th. fragrans Roxb.
Comme ce dernier, il n’a pas non plus le pollen lisse. Il y a du reste
une grande ressemblance dans la structure des tiges de ces deux
sections à l’état jeune où le coin n’est pas encore très accentué et le
cambium pas nettement différencié. Toutes ces espèces ont le calice
également divisé en un assez grand nombre de dents.
J'ai ensuite basé sur la structure de la tige un groupement comprenant
tous tes Thunbergia ne présentant jamais d’ilots de xylème criblé mais
toujours des coins libériens et dans cette division j'ai distingué d’abord
un certain nombre d'espèces qui se rapprochent beaucoup des types
du groupe dn Th. fragrans Roxb., ce sont Th. atriplicifolia Hildhr.,
Th. cyanea Boj., Th. capensis Thunb., Th. hispida Lindau, Th. hirta
Sond., Th. Mechowii Lind. qui n’ont jamais d’ilots de xylème criblé et
ont toutes un calice divise. Ce sont en general des plantes non grim-
pantes, à feuilles rudes, hérissées de poils dressés; leurs étamines sont
en général pointues au sommet, à loges munies d’éperons et couvertes
de poils jusqu’au sommet (le Th. capensis Thunb. se rapproche plus que
les autres du Th. fragrans Roxb. Son pollen le mettrait, d’après Radl-
kofer, à côté de Th. Dregeana). Leur stigmate est bilobé, à lobes sensi-
blement égaux. Toutes ces espèces possèdent en commmun le caractère
du calice divisé en un assez grand nombres de dents. J'ai ensuite réuui
dans ce groupe, mais en les séparant un peu des espèces qui viennent
d'être citées, toute une série de Thunbergia africains : Th. lancıfolia
Moore, var. © auriculata, 6 levis, y pallida, Th. hyalina T. Anders.
318 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (60)
Th. angolensis Moore, Th. gentianoides Radl., Th. cerinthoides Radl. Je
leur ai rattaché l'espèce asiatique Meyenia Hawtayni Wall. Ce groupe-
ment est-il de nouveau en rapport avec des affinités morphologiques?
Ces espèces sont toutes si on en excepte Meyenia Hawtaynii des espèces
non volubiles, ce sont des herbes dressées. A part le Th. Cycnium Moore,
elles rentrent toutes dans la section Meyenia, établie par Anderson; leur
stigmate est infundibiliforme, excepté chez Th. Hawtaynii; leurs antheres
généralement plutôt glabres ou peu poilues, leurs feuilles ne sont en
général pas ou peu pétiolées. Il y a, on le voit, une liaison assez intime
entre ces diflérentes espèces, si l'on en excepte le Th. Hawtaynii Wall.
qui, ainsi que l’a fait remarquer Radlkofer, occupe une place à part aussi
bien par la forme de son stigmate et de ses étamines que de son pollen.
Ajoutons que sa structure anatomique diffère un peu de celle des précé-
dents en ce sens que les coins libériens ne sont pas plus profonds en
deux endroits de la tige quoiqu’ils se forment par le même procédé que
ceux des espèces sus-mentionnées. Les affinités anatomiques me semblent
cependant assez étroites pour ne pas séparer complètement cette espèce
du genre Thunbergia. Il pourrait cependant bien constituer une section à
part, ainsi que l’a proposé Radlkofer.
Les deux Thunbergia, Th. armipotens Moore et Th. huillensis Moore
sont voisins aussi morphologiquement; ils sont tous deux volubiles, leurs
anthères sont mutiques, barbues à la partie inférieure. Ils diffèrent
cependant par leur calice qui est tronqué chez Th. armipotens Moore
alors qu'il est denté chez Th. huillensis. Leur stigmate est bilobé. Si l’on
examine l’analogie frappante de leur structure anatomique, il semble
difficile de se baser sur la seule différence du calice pour les séparer
complètement. Ceci prouverait que la division ou non-division du calice
ne doit pas être prise en trop grande considération, puisque du reste on
trouve dans la section Meyenia des sinuosités plus ou moins accentuées
sur ce calice tronqué, sinuosités qui peuvent parfaitement être considé-
rées comme des dents réduites. On a vu aussi que dans le groupement
précédent de Th. Cycnium Moore, qui a un calice denté, présente une
ressemblance anatomique frappante avec les espèces Th. hyalina, Th. an-
golensis qui ont le calice tronqué.
Th. armipotens et Th. huillensis Moore par la présence de leur bois
medullaire et de leur liber se rapprochent de Mendoncia. Il en est de
même, on l’a déjà vu, du Th. rufescens Lindau qui se rapproche davan-
tage de Mendoncia que les deux précédents; il est par son anatomie
complètement different du Th. Vogeliana Benth. duquel M. Lindau le
rapproche.
(61) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 319
Un dernier groupe fort naturel est celui qui comprend les espèces
à Structure anatomique régulière. Ce sont : Th. Vogeliana Benth.,
Th. erecta, Th. affinis Moore, Th. kamerunensis Lindau, Th. Holstii
Lindau qui ont de grandes fleurs, des anthères courtes avec un petit
appendice court au sommet, nettement inégales, peu poilues, un calice
divisé, un disque fort haut (2 mm.), un stigmate bilabié, à lèvre infé-
rieure bien étalée.
Il y a quelques espèces que je n’ai pu rattacher à ce groupement. C’est
d'abord le Th. lutea T. Anders. qui se rapprocherait du Th. fragrans
Roxb. par sa structure anatomique, mais qui en diffère trop par ses
caractères morphologiques aussi bien par ses anthères à loges, munies
d’un appendice basal rond, couvert de poils courts cutinisés que par son
calice tronqué et charnu. Ce sont ensuite le Th. Stuhlmanniana Lindau
et Th. usambarica, à calice également tronqué, à stigmate infundibili-
forme. Ils sont semblables au Th. lutea Anders. par leur anatomie, mais
en diffèrent par leurs étamines ne possédant pas les appendices ronds
particuliers au Th. lutea Anders. Le Th. malangana Lind. se rapproche-
rait des Th. angolensis, etc., mais pour ces dernières espèces, le matériel
dont je disposais était trop incomplet pour que j'aie pu me faire une idée
très exacte de leurs affinités. Il en est de même pour les deux espèces
Th. Fischeri Engl. et Th. longifolia Lindau, qui se rapprochent l’un et
l’autre, comme on peut le voir dans la partie de ce travail qui traite de
leur structure anatomique, du Th. angolensis Moore par le grand nombre
de vaisseaux initiaux, par la moelle abondante et la nature des coins
libériens, mais qui en diffèrent totalement, l’un par la présence de ses
ilots périmédullaires communiquant parfois avec la moelle et disposés
régulièrement de deux côtés de la tige, étant en nombre déterminé (3),
l’autre par le fractionnement considérable de son bois.
320 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (62)
CHAPITRE HI
Structure de In racine.
Je n'ai malheureusement eu entre les mains que des racines de peu
d'espèces. Cependant l'étude que j'en ai faite a suffi pour me montrer
qu'il y avait une grande correspondance entre la structure de la racine et
celle de la tige. Fai pu me procurer des racines de Th. annua Hochst,
Th. reticulata Hochst, Th. coccinea Nees et Th. alata Boj. Grâce à l’obli-
geance de MM. J. Müller, directeur, et M. Grandjean, chef jardinier du
Jardin botanique de Genève, et de M. H. de Vilmorin, j'ai pu obtenir des
germinations de ces deux dernières espèces, ce qui m'a permis de faire
l'étude des racines primaires. Je les en remercie ici particulièrement.
La section transversale d’une racine âgée d’Hexacentris coccinea pré-
sente un aspect tout particulier. A l'extérieur se trouve un péri-
derme assez peu épais auquel fait suite une écorce très épaisse dont les
cellules sont le plus souvent remplies d’oxalate de chaux. L’écorce est
séparée du liber par un endoderme composé de cellules allongées tan-
gentiellement et qui est déjà bien visible à un faible grossissement. A un
fort grossissement, il se montre comme un endoderme parfaitement bien
caractérisé et j'avoue que j'ai rarement vu les cutinisations de ses cellules
d’une facon aussi marquée. Je viens de dire que les cellules endoder-
miques sont plutôt allongées tangentiellement, mais elles sont loin
d'avoir toutes la même valeur : les unes, en effet, sont beaucoup plus
étroites et plus allongées que les autres; jamais elles ne sont isodiamé-
triques. Ce qui est caractéristique, ce sont les bandes subérifiées qui
courent tout le long de la cellule. On les voit la traverser tangentielle-
ment et elles semblent la partager en deux. La largeur de ces bandes est
assez considérable pour que dans des cellules étroites elles en occupent
le tiers. Toutes les cellules endodermiques n’en sont pas pourvues; on
peut trouver quelques cellules plus grandes qui ne les montrent pas.
Au-dessous de cet endoderme on ne peut pas distinguer dans une
racine âgée de Hexacentris coccinea (diam. 5 mm.) de pericycle bien
différencié, mais entre l’endoderme et les premiers tubes criblés, on
(65 C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 321
remarque quatre ou cinq assises de cellules qui sont presque aussi
grandes que celle de l’écorce et qui sont comme ces dernières remplies
d’oxalate de chaux. Le liber qui vient ensuite renferme, outre les tubes
criblés qui sont très gros, des cellules parenchymateuses avec oxalate de
chaux et matières granuleuses, puis les cellules à raphidines déjà ren-
contrées dans les tiges et elles sont en aussi grand nombre que dans
ces dernières. La masse du bois n’est pas très considérable par rapport
aux dimensions de la zone corticale et du tissu libérien; elle ne forme
pas une masse centrale entourée par un anneau de liber, mais le bois
entier est séparé en quatre ou cinq parties d’egale valeur par de grands
rayons de tissu mou et chacune des parties ainsi formées est elle-même
déchiquetée par des coins tangentiels de tissu mou. On remarque
aussi dans l’intérieur des masses ligneuses quelques ilots-bandes ana-
logues à ceux cités pour la tige, mais qui ne sont nullement disposés
d’une facon régulière. Les grands rayons qui séparent les quatre masses
ligneuses sont composés à leur partie supérieure d'éléments parenchy-
mateux : à leur partie inférieure ils peuvent renfermer près de la moelle
des tubes criblés. Mais ces derniers sont localisés surtout dans les coins
qui entament le bois en s’avancant depuis les grands rayons parenchy-
mateux et dans les ilots-bandes où leur présence est constante. Le centre
du cylindre central de la racine est occupé par des cellules lignifiées en-
tourées par un tissu médullaire parenchymateux qui communique direc-
tement avec le tissu mou des rayons qui séparent le bois. Au pourtour
de ce tissu médullaire, c'est-à-dire à la partie intérieure des quatre
masses ligneuses et des rayons, on aperçoit des éléments criblés bien
différenciés. Il est intéressant de voir comment s’est formée cette struc-
ture qui ne laisse pas d’être assez compliquée. Une racine principale
d'Hexacentris coccinea est tétrarche ainsi qu’on peut le voir (fig. 58) et
en tous points semblable à une racine primaire normale de Dicotylée. La
formation du périderme est déjà un peu indiquée, dans une racine de ce
genre elle se fait aux dépens des premières assises corticales. Je n’ai pu
suivre le développement ultérieur de cette racine principale pour la très
simple raison qu'elle arrête de bonne heure son développement pour
céder le pas aux racines latérales et adventives. Ces dernières, de même
que la racine principale, sont tétrarches et présentent dans leur jeunesse
absolument la même apparence citée dans la fig. 58. Son endoderme est
déjà bien différencié et on remarque aussi un péricyele d’une seule assise
de cellules auquel touchent directement les quatre faisceaux centripètes.
On voit déjà une ébauche d’un cambium dans le conjonctif qui est au-
322 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (64)
dessous des faisceaux libériens (fig. 58). Aux dépens de cette assise géné-
ratrice qui se formera par cloisonnements dans le conjonctif et le péri-
cycle, il se forme bientôt un anneau ligneux complet et une masse
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Fig. 58. — Section transversale d'une racine primaire de Hexac. coccinea. 37°/ı
ligneuse centrale, car tous les éléments du centre se sont lignifies. Le
liber contient à cet état un assez grand nombre de cellules à raphidines
qui se trouvent immédiatement au-dessous du pericycle (fig. 59). C'est à
ce moment que l’anomalie commence. On apercoit déjà une indication
des rayons médullaires qui sépareront ensuite le bois (fig. 59 et 60),
tandis qu’à côté de ces endroits-là le cambium a produit des gros vais-
seaux et du bois interfasciculaire. En outre, à certains endroits, sur les
côtés des rayons médullaires qui commencent à s’ébaucher, l’assise géné-
ratrice peut produire alternativement à sa face interne du bois ou des
éléments criblés, de sorte qu'il y a formation de coins de tissu mou
séparés les uns des autres en direction radiale par des ponts ligneux, en
direction tangentielle par l'épaisseur même du rayon médullaire. On
comprend dès lors comment se forme la curieuse anomalie citée plus
N
(65) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 323
haut. Comment se fait plus tard le fractionnement du bois, c’est ce que
je n’ai pu établir jusqu’à présent. Le développement des racines latérales
se fait de la même manière. Dans toutes mes germinations, la racine
principale n’a pas continué à se développer, tandis que les racines adven-
Fig. 59. — Section transversale d’une racine latérale à sa partie supérieure.
Etat secondaire. *%%ı
tives et latérales prenaient rapidement un grand accroissement. Du reste
les racines latérales de premier ordre présentent à l’état âgé les mêmes
anomalies que les racines adventives. Une racine latérale de l’ordre qui
subit encore passablement l’action du géotropisme positif mais à un
moindre degré que la petite racine principale ou les racines adventives
324 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (66)
est triarche à l’état primaire (fig. 61). De bonne heure déjà et avant
même qu'on puisse voir l'apparition du cambium, on trouve des éléments
lignifies médullaires par l'intermédiaire desquels les faisceaux se réuni-
ront d'abord (fig. 61). Contrairement à ce que l’on remarque dans la
racine jeune principale où l’on ne trouve point de raphidines (fig. 58),
ces dernières apparaissent très tôt dans les racines latérales; elles sont
alors le plus souvent situées immédiatement au-dessous du péricycle ou
n'en sont séparées que par une ou deux cellules. Dans une racine laté-
rale plus âgée, on voit que la masse ligneuse est déjà entamée par des
Fig. 60. — Section transversale d’une racine adventive d'Hexacentris coccinea.
Etat secondaire. 70/1
coins de parenchyme et de xylème criblé comme dans une racine princi-
pale, mais je n’ai pas trouvé dans des racines latérales une séparation
complète du bois en masses distinctes.
Il est certain que dans cette anomalie le péricycle joue un certain rôle,
puisque c’est par des cloisons nées dans ses cellules ainsi que dans celles
du tissu conjonctif que prend naissance l’assise gènératrice qui viendra
former l’anneau ligneux et les coins de xylème criblé qui l'entourent.
(67) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 325
Mais si cette action du péricycle a lieu dans de toutes jeunes racines où
elle ne peut pas se dispenser d’avoir lieu puisque les faisceaux le tou-
chent directement, il n’en est plus de même dans une racine plus âgée.
Le cambium est alors nettement séparé de l’assise péricyclique et lors-
qu'il ya formation d’un pont ligneux ce n’est jamais à travers elle. Le
cambium n’est nullement continu dans une tige âgée qui continue à s’ac-
croître; il semble complètement interrompu aux endroits où passent les
rayons médullaires. Les éléments séparés à la face interne sont unique-
ment des éléments parenchymateux ou procambiaux qui ne se transfor-
ment que plus tard et lorsqu'ils sont protégés par du bois en tubes cri-
blés et cellules annexes; jamais en éléments fihreux chez cette espèce.
Fig. 61. — Section transversale d’une racine latérale de H. coccinea.
Etat primaire. %7/
Si les racines latérales qui prennent naissance à la base de la racine
principale possèdent trois faisceaux ligneux alternant avec trois faisceaux
libériens à leur état primaire, les racines latérales de deuxième ordre,
soit les radicelles qui ne sont plus sensibles à l’action du géotropisme
positif, n’ont plus la même symétrie. En effet, si l’on pratique une section
transversale d’une jeune radicelle de Thunbergia coccinea Nees on aper-
cevra Seulement deux faisceaux ligneux alternant avec deux faisceaux
libériens remplis de raphidines (fig. 62). Ces dernières sont, on le voit,
beaucoup plus abondantes dans les racines les plus grêles. Cette consta-
tation a son importance, car nous verrons qu'il se passe un phénomène
BULL. HERB. BOISS., avril 189%. 22
320 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (68)
analogue dans le pétiole et la feuille. Une de ces racines de deuxième
ordre présente la même anomalie que les précédentes à l’état secondaire,
mais alors le bois est groupé en deux masses principales séparées incom-
plètement par des rayons parenchymateux de la même nature que dans
Fig. 62. — Section transversale d’une racine de 3me ordre de H. coccinea.
Etat primaire. $7/1
la racine principale et ces deux masses ligneuses sont aussi déchiquetées
par des coins allongés de xylème parenchymateux et criblé. Le péricyele
est toujours nettement indiqué par la présence, dans l’assise située im-
médiatement au-dessous, de nombreuses raphidines.
(A suivre.)
SUR UNE
NOUVELLE ESPÈCE DU GENRE CYTISOPSIS
Paul CONRATA
Cytisopsis spinosa sp. nov., fruticosa, ramosissima, parce villosa
vel glabrescens; ramis junioribus pilosis, tandem glabris, costis lineari-
bus proeminentibus præditis; foliis minimis, digitatis, subtrifoliolatis, in
pulvinulo stipitato fasciculatis, rarius in ramis elongalis solitariis; foliolis
spathulatis acutis vel spinuloso-mucronulatis ; stipulis lanceolatis proemi-
nenter uninervis inferne connatis et in spinam subincurvam abeuntibus;
floribus flavis subsolitariis; pedunculis foliis subæquilongis, albo-pilosis;
calice basi valde inæquali, tubuloso, dentibus subæqualibus tubo 4-5 plo
brevioribus triangularibus intus et ad margines tomentosis; stylo con-
torto stigmate bilobo; legumine lineari-cylindraceo recto, apice recurvo,
commissuris flexuosis h. Fl. mense Maio. — Hab. in rupibus ad fluvium
Debeda tschai (Bortschala) pr. Achtala in gubern. Tiflis, solo basalt. et
alt. 700 m. s. m. — Obs. Flores 28-30 mm., calix 13-15 mm., foliola
8-10 mm. longa. — Herb. Conrath et Herb. Boiss.
Arbrisseau haut d’un mètre, ayant le port du Prunus spinosa L., très
rameux, à rameaux bruns ou grisâtres, d'abord pubescents, puis glabres
et luisants, pourvus de lignes saillantes qui se réunissent aux nervures
médianes des stipules et aux épines des stipules ligneuses qui se trouvent
à la base des rameaux florifères très courts. Feuilles vertes, petites, très
rapprochèes, digitées, composées presque toujours de trois folioles cunéi-
formes, aiguës ou terminées par une pointe piquante; spitules à épines
un peu courbées. Fleurs d’un beau jaune, grandes, presque toujours
solitaires. Pédicelles assez longs, pourvus vers le milieu de deux brac-
328 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2}
téoles très petites, subulées, souvent nulles. Calice tubuleux, allongé,
égalant la moitié de la longueur de la fleur, un peu velu à la base, la
partie supérieure de cette base étant fortement gonflée, ce qui fait que le
calice semble être pédicellé excentriquement et que le pédicelle forme
presque un angle droit avec la fleur. Dents du calice triangulaires-acumi-
nées, presque égales, rarement les supérieures un peu plus courtes ou
un peu plus longues que les inférieures, quatre ou cinq fois plus courtes
que le tube. Corolle à étendard un peu plus long que les ailes, à limbe
de la longueur de l'onglet, à carène enfermée entre les ailes plus lon-
gues; pétales de la carène et des ailes à onglets longs, ceux de la carène
libres ou soudés au sommet. Légume linéaire, grêle, coriacé, glabre
comme l'ovaire.
Le Cytisopsis dorycnifolia Jaub. et Spach, scus-arbrisseau de la Syrie,
se distingue par son duvet argenté-soyeux et dense, par sa tige basse,
par ses feuilles plus grandes, obtuses, ses stipules et pétioles sans épines,
ses dents calicinales plus longues et inégales, enfin par son légume plus
épais.
La découverte d’une seconde espèce du genre Cytisopsis dans l’Arme-
nie russe est très intéressante. Les rives dénudées du Debeda tschaï,
flanquées de rochers perpendiculaires interrompus par de petites ter-
rasses, permettent une insolation énorme. Ce sont ces circonstances de
milieu si favorables qui expliquent la présence et l'existence dans nos
parages de cette plante voisine du Cytisopsis des chaudes régions de la
Syrie.
Remarquons, pour terminer, que les dents du calice de cette espèce
sont presque égales, on ne peut donc plus guère parler d’un calice à deux
lèvres pour le genre Cytisopsis (voy. Boissier, Fl. Or., I, p. 160 : Calyx
tubulosus bilabiatus.....).
ERRATA
Masor et BarBey : Saria, p. 245 :
No 40, lisez : et Karpathos (1884) 125 tabula IX.
No A%, lisez : in Karpathos (188%) 127 tabula XI.
- EXSICCATE POTENTILLARUM
SPONTANEARUM CULTARUMQUE
Sous ce titre, M. Hans Siegfried à Winterthur, canton de
Zurich (Suisse), publie depuis quelques années une collec-
tion admirable de Potentilles. Cinq livraisons (516 numéros)
ont paru jusqu'ici, la sixième paraîtra à la fin de cette
année ; le prix est de 30 francs la centurie pour l'Europe,
40 francs pour les autres Continents. Les échantillons sont
en partie spontanés (244 numéros), en partie cultivés
(272 numéros); on y rencontre 22 espèces, 24 variétés et
27 hybrides entièrement nouveaux: les diagnoses ont été
publiés en partie dans le Botan. Centralblatt et dans Engler’s
Jahrbücher. La collection une fois terminée, M. Siegfried,
qui est en relation avec tous les spécialistes et surtout
avec M. Zimmeter, publiera un résumé renfermant toutes
les diagnoses.
Les spécimens sont très bien préparés et en bonne quan-
tite; les étiquettes très détaillées sont imprimées en latin.
La collection de M. Siegfried mérite donc d'attirer l’at-
tention et l’appui des botanistes et des Musées, et il est
fort à désirer qu'elle ait un succès très mérité.
M. Siegfried offre également de déterminer des espèces
critiques de Potentilles, et d'échanger soit des échantil-
lons d’herbier, soit de bonnes graines surtout de prove-
nance exotique.
Prof. C. Scarôrer (Zurich).
DE
Fou HERBIER B OISS
SOUS LA DIRECTION DE
EUGENE AUTRAN
Conservateur de l'Herbier.
Tome II. 1894.
Ge Bulletin renferme des travaux originaux, des notes. Be de
matique generale. Il forme chaque année un fort volume in-80
environ avec mas Il paraît à époques indetermindes. à
2
ERBIER BOISSI
= SOUS LA DIRECTION DE
os à EU GÈNE AU TRAN. < a +
CONSERVATEUR DE à
Coltatarateur est responsable de ses travaux.) ; ie ; .
| Tome IT. 1894. | a
Su Ne
Prix Sn
Le Abonnements sont reçus :
© L'HERBIER BOISSIER |
a CHAMBESY pres Geneve Suisse).
SOMMAIRE DU N° 5. — MAI 1894.
L_—C.-J. Forsyth Major et William Barbey. —
KASOS "étude botanique: 470 terre re 329
IL. — Charles Roulet. — RECHERCHES SUR L’ETUDE COM-
-PAREE DU GENRE THUNBERGIA Lin. Fil. (avec gra-
vires) (Sue ei fn)... Sn er 342
III. — H. Solereder. — UEBER DIE ZUGEHÖRIGKEIT DES
VON. MASTERS ALS BRAGANTIA WALLICHII BE-
SCHRIEBENEN ANOMALEN STAMMSTUCKES ZUR GAT-
TUNG ENETUNEE. Set ee 38%
IV. — E. de Wildeman. — A PROPOS DU PLEUROCOCCUS
NIMBATUS DEW. 8 Sr ne en 338
Due année, NDS: Mai 1894,
TT TT TT TT TT TT TT TT TT EEE TT TT TT TS TT TT TT ST TT TS DT T LS STD ST TT SPL ST LL LPS TS ST DT SLT PL LT SLT RP grrr
: BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
INA So OS
ÉTUDE BOTANIQUE
PAR
C.-J. FORSYTH MAJOR et William BARBEY.
Si l’on jette un coup d’eil sur la carte de l’Archipel, on remarque que
les iles de Cerigo, Crète, Kasos, Karpathos, Saria, Halki, Rhodes, sont les
anneaux, très inégaux il est vrai, d’une chaîne arrondie qui relie le
Péloponnèse à l’Asie-Mineure.
Les points culminants de la plupart de ces îles sont, on peut le dire,
proportionnels à leur surface : tandis qu'à Crête le mont Ida atteint
2498 mètres et à Karpathos le Poupapatopædhi 120% mètres, le mont
Priôna de Kasos n’a que 956, mètres d'altitude.
Quand même Homère a déjà dans l’Iliade mentionné Kasos, nous pos-
sedions peu de détails sur cette île, avant la visite qu'y fit Ross, en sep-
tembre 1843, et qu'il nous raconte dans la vingt-neuvième lettre de ses
Reisen auf den griechischen Inseln, dont nous tenons la traduction fran-
caise à la disposition de ceux que cela peut intéresser. Pas plus qu’à
Karpathos, aucun botaniste n’y avait abordé avant ces dernières années.
Aussi les récoltes de M. le docteur Major sont les seuls documents bota-
niques que nous possédions sur cette region. En 1886 il a passé une
dizaine de jours établi dans la capitale à Phry d’où il rayonnait dans
diverses directions; voici ses étapes :
28 avril.... Arrivée de Karpathos à Kasos. Phry.
29 avril.... Phry. Mont Priöna. Scaphi. Phry.
30 avril.... Phry. Arvanitochori. Phry.
1er mai..... Environs de Phry.
2 mal Phry. Mont Köraka. Phry.
BULL. HERB. BOIss., mai 189%. 23
330 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
D Mal Phry. Argos. Gorge de Rychti Ghichalos. Phry.
AMmat 3: Phry. Argos. Haghios Ghiorghios. Hadhiès. Phry.
DEMalı en Phry. Haghios-Kyriaki. Phry.
6. mal... Phry. Kastro. Poli. Vounära. Phry.
anal Phry. Depart pour Pigradhia de Karpathos.
Pendant ce séjour les altitudes suivantes ont été relevées :
SOMMEL AU Mont PIONEER PEN aen 956 mètres.
bergerie Scania. ee nee 405 >»
Sommet-du Mont Köraka......... RENE eee 561 »
Plateau dt Ar90S 0 ins nee AUS 242.5 >»
Sanctuaire Haghios Ghiorghios Hadhies, chapelle. . 180.5 »
Haghios Kyriaki, hauteur du col jusqu'où arrivent les calcaires à fos-
siles pliocènes (?) qui traversent toute l’île du nord au sud, 447 mètres.
Citerne du Ghichalos, Sud-ouest, 362.5
De 1850 à 1859 les capitaines de la marine anglaise, T. Graves et
T. Spratt avaient relevé la carte de Kasos qui a été publiée en 1861 et
corrigée en 1872.
Cette carte marine ne pouvait indiquer qu’imparfaitement certains
détails intérieurs de l’île; il y a donc quelques corrections à y apporter,
en voici les principales :
Au lieu de Aktis lisez. ........... Priona.
Au lieu de Reona lisez............ Koraka.
Aullieu de,sishliseze.. 2.2... Scaphi.
Au lieu de Ofris lisez.......-..... Phry, Phrys.
Au lieu de Khaties lisez.......... Hadhiés Xaögızs.
Kasos peut avoir une circonférence de 35 milles marins. I n’y a dans
toute l’île qu'une seule petite source d’eau douce à la Punta Haghios
Ghiorghios près de la mer. Il ya une dizaine d'années encore, lorsque
les pluies d’hiver avaient été peu abondantes, les habitants étaient obli-
ges d'aller faire leur provision d’eau à Karpathos. Aujourd'hui presque
chaque maison est pourvue d’une citerne; il y en a environ 2000 dans
l’île. La population stable de l'ile est très forte : environ 6000 âmes,
c’est-à-dire presque aussi considérable qu'a Karpathos dont la surface est
peut-être sept à huit fois plus étendue.
Le sol de l’île est presque exclusivement calcaire. Pas un seul arbre
sauvage. Les arbres fruitiers plantés peuvent être classés dans l’ordre
(3) FORSYTH MAJOR ET W. BARBEY. KASOS. 391
suivant : figuiers, oliviers, amandiers et grenadiers. Les habitants ont
tiré parti du moindre lambeau de terre pouvant se prêter à leur culture
de céréales et de légumes. D’un autre côté comme ils entretiennent une
quantité énorme de troupeaux, surtout de chèvres et de moutons, ils ont
l'habitude d’ensemencer une moitié de l’île pendant deux années consé-
cutives durant lesquelles les troupeaux en sont exclus, à l'exception de
quelques mois d'été, c’est-à-dire ceux qui séparent la moisson des
semailles. Cet assolement explique la pauvreté de l’île en plantes rares
indigènes. Dans la région sud-ouest de l’île où les bergers étaient exclus
cette année 1886, la végétation était assez riche avec un fonds d’especes
ubiquistes méditerranéennes. Dans l’autre section de l'ile, les troupeaux
avaient presque complètement fait table rase. Il n’y avait d’intact que les
parois verticales des rochers inaccessibles aux troupeaux, mais qui d’or-
dinaire le sont aussi à l’homme; sur les pentes des montagnes, il n'y
avait guère de verdure que des coussins de Lithospermum hispidulum
Sibth., Euphorbia acanthothamnos Heldr. et Sart., Phillyrea media L.,
Poterium spinosum L., et quelques autres espèces réfugiées entre les
épines de celles-ci.
Neanmoins au milieu d’une multitude d’ubiquistes l’on rencontre
quelques raræ nantes intéressantes. Il s'y trouve plusieurs des spéciali-
tés de Karpathos, comme aussi quelques espèces qui ne s’y rencontrent
pas, entres autres Dianthus zylorrhizus Boiss. et Heldr., Bellium minu-
tum L., Steehelina fruticosa L., etc.
Du reste voici l’enumeration des 165 espèces recueillies par M. le doc-
teur G.-J. Forsyth Major du 28 avril au 7 mai 1886 :
1. Clematis Orientalis L.? Boissier, Flora Orientalis, volumen I, p. 3.
Arvanitochori, 2 maio 1886. No 818.
Les échantillons étant privés de fleurs et fruits, nous n'avons pu les dé-
terminer avec certitude.
2. Nigella fumariæfolia Kotschy. I, 66.
In incultis prope Arvanitochori, 30 aprile. No 884.
Pichler avait été en 1883 le premier à cueillir à Karpathos cette espèce en
dehors de Crète, Kasos forme le pont entre ces deux localités.
3. Leontice leontopetalum L. I, 99.
In eultis prope Argos, 3 maio. No 861.
. Fumaria macrocarpa Parl. I, 137.
In fauce Rychti prope Arvanitochori, % maio. No 841.
5. Sisymbrium Columnæ Jacq. I, 216.
In incultis prope Argos, 2 maio. No 756.
Hi
I
10.
1.
15.
16.
18.
19.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
. Sisymbrium polyceratum L. Boissier, Flora Orientalis, volumen I, 220.
In ruderatis prope pagum Poli, 7 maio. No 755.
. Malcolmia flexuosa Sibth. I, 227.
Ad rupes calcareas meridionem spectantes montis Scaphi, 400.-circ. metr.
s.m. s., 29 aprile. No 870.
: Alyssum Creticum L. I, 266.
Ad rupes calcareas verticales faucis Embascia prope Poli, 2 maio; faucis
Phrachti prope Arvanitochori, 3 maio; faucis Rychti, £ maio; septentrio-
nem spectantes prope pagum Poli, 5 maio. No 782.
Biscutella Columnæ Ten. |, 321.
In fauce Rychti, 3 maio. No 803.
Lepidium Draba L. I, 356.
In campis ad Argos, 4 maio. No 862.
Sinapis arvensis L. I, 394.
In campis prope pagum Haghia Marina, 3 maio. No 912.
. Rapistrum Orientale L. I, 404.
Ad rupes calcareas verticales meridiem spectantes, prope Seaphi, 29 aprile,
No 804, in incultis prope pagum Haghia Marina, 2 maio. No 91A.
. Didesmus Aegyptius L. I, 404.
In campis prope Argos, 4 maio 1886. No 913.
. Reseda alba L. I, 425.
In campis incultis ad Punta Haghios Ghiorghios, prope mare, 2 maio; in
campis prope Poli, 6 maio. No 915.
Cistus parviflorus Lam. I, 437.
In incultis montis Köraka, 2 maio. in apricis prope pagum Poli, 7 maio.
No 817.
Helianthemum guttatum L. I, 440.
In incultis montis Köraka, ad 500 circ. metr. s. m. m., 2 maio 1886.
N° 848.
. Helianthemum salicifolium L. |, 441.
In campis prope Argos, 3 maio. No 851.
Helianthemum Apenninum DC. I, 445.
In rupestribus calcareis, 29 aprile; in calcareis prope pagum Arvanitochori,
30 aprile; ibidem, 1 maio ; in campis montis Köraka, ad 400-500 cire. metr.
s. m. s., 2 maio; in rupestribus prope Ghichalos ad 360 metr. s. m. s.,
3 maio ; in rupestribus ad Argos, in faucibus Rychti nuncupat., % maio.
No 849.
Fumana Arabica L. I, 449.
In ineultis prope Argos, 3 maio. No 846.
. Fumana glutinosa L. I, 449.
In campis ad Argos, 3 maio. No 847.
. Polygala venulosa Sibth. I, 473.
In saxosis calcareis prope Priona, 29 aprile. No 908.
(6)
RO
NS
30.
36.
37.
FORSYTH MAJOR ET W. BARBEY. KASOS. 333
. Dianthus xylorrhizus Boiss. et Held. Boissier, Flora Orientalis, vo-
men I, 486.
In glareosis prope Purachti, 3 maio ; in rupestribus calcareis prope Argos,
4 maio ; in glareosis prope Rychti, % maio. No 833.
Cette espèce n’avait pas encore été signalée en dehors de Crète où elle
avait été seulement recueillie par de Heldreich: elle n’a pas été rapportée de
Karpathos.
. Dianthus arboreus L. I, 499.
Ad rupes calcareas verticales faucis prope pagum Poli, 5 maio. No 799.
. Tunica velutina Guss. I, 516.
In apricis vulgatim prope Priona, 29 aprile. No 775.
. Silene Behen L. I, 583.
In campis ad Argos, 3 maio; in ineultis prope Rychti, % maio. No 750.
. Silene nocturna L. I, 595.
In campis prope Argos, 4 maio. 751 et 754.
. Silene inflata Lm. forma Tenoreana Colla, I, 628.
In eultis prope Argos, 3 maio ; prope faucem Rychti, #4 maio. No 752.
. Silene fruticosa L. I, 633.
Ad rupes calcareas collis Vounara prope Poli, 30 aprile; faucis Embasia,
2 maio; ad rupes verticales faucis Prachti, 3 maio. No 753.
. Paronychia macrosepala Boiss. I, 745.
Ad rupes maritimas Punta Haghios Ghiorghios prope Phry, 3 maio. No 899.
Frankenia hirsuta L. I, 780.
Ad rupes maritimas Punta Haghios Ghiorghios prope Phry. 2 maio.
N°. 840.
1. Hypericum fragile Heldr. et Sart. 1, 794.
3 maio. N. 855.
. Linum strictum L. I, 852.
In incultis collis Vounara prope Poli, 6 maio. No 867.
. Linum arboreum L. I, 853.
Ad rupes calcareas verticales septentrionem spectantes montis Priona
500 cire. metr. s. m.s., 29 aprile. No 864.
Plante crêtoise abondante à Karpathos, Kasos servant de pont entre les
deux autres îles.
. Linum angustifolium Huds. I, 861.
In incultis montis Köraka, 2 maio. No 865.
. Linum decumbens Desf. Suppl. 139.
In campis prope Argos, % maio. No 866.
Erodium Chium L. I, 894.
In incultis prope Argos, 3 maio. No 835.
Ruta Chalepensis L. I, 922.
Ad rupes calcareas collis Vounara prope Poli, 30 aprile; Kastro, 6 maio.
No 917.
394 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6}
38. Pistaccia lentiscus L. Boissier, Flora Orientalis, volumen II, p. 8.
In apricis calcareis vulgatissima, 29 aprile. No 903.
39. Genista sphacelata Decaisne. II, 39.
In incultis prope Argos, 4 maio. No 843.
40. Ononis breviflora DC. II, 60.
In incultis prope Argos, 3 maio. No 890.
LA. Ononis reclinata L. Il, 61.
In glareosis calcareis, 29 aprile. No 889; in apricis prope Arvanitochori,
30 aprile, 3 maio. No 888.
. Trigonella Monspeliaca L. II, 76.
In campis prope Argos, 3 maio. No 774.
13. Medicago arborea L. II, 93.
Ad rupes calcareas verticales prope Poli, 29 aprile. No 872.
44. Medicago orbicularis Al. II, 97.
In campis prope Argos, 3 maio. No 875.
"5. Medicago tuberculata Wilid. II, 99.
In eultis prope Argos, 3 maio. No 876.
16. Medicago coronata Lam. If, 101.
Kasos. No 877.
"7. Medicago denticulata Willd. II, 102.
In campis prope Argos, 3 maio. No 873 et 874.
48. Melilotus sulcata Desf. II, 106.
In campis prope pagum Poli, 7 maio. No 880.
49. Trifolium physodes Stev. II, 156.
In campis incultis montis Köraka. ad 500 cire. metr. s. m. s., 2 maio.
No 770.
50. Trifolium tomentosum L. Il. 108.
In incultis prope Argos, 3 maio. No 771.
51. Trifolium uniflorum L. Il, 148.
In saxosis, 29 aprile; in rupestribus prope Ghichalos ad 360 cire. metr.
Ss. m. s., d maio. N° 772.
52. Trifolium agrarium L. II, 153.
In saxosis monte Priona, No 769 et in incultis, No 767, aprile 29.
53. Trifolium Lagrangei Boiss. II, 154.
In campis prope Argos, 3 maio. No 768.
54. Anthyllis vulneraria L. £ rubriflora Boiss. II. 158.
In ineultis prope Argos, 3 maio. No 79%.
95. Scorpiurus subvillosa L. II, 179.
In incultis prope pagum Arvanitochori, 3 maio. No 743.
56. Astragalus Tauricolus Boiss. II, 259.
In rupestribus calcareis prope Ghichalos ad 350 m. cire. s. m. s., 3 maio.
No 798.
EE
NS
(7) FORSYTH MAJOR ET W. BARBEY. KASOS. 399
57. Onobrychis æquidentata Urv.Boissier, Flora Orientalis, volumen II, 528.
In incultis aridis prope Argos, 3 maio. No 887.
58. Vicia angustifolia Roth. II, 574.
In campis prope Argos, 3 maio. No 783.
59. Vicia sativa L. £ macrocarpa Mer. II, 574.
Argos, 3 maio; in campis prope pagum Poli, 7 maio. No 784.
60. Vicia tenuifolia Roth. II, p. 586.
In campis prope Argos, 3 maio. No 785.
61. Vicia microphylla d’Urv. II, 592.
In campis prope Argos, 3 maio. No 860b.
62. Lathyrus Aphaca L. Il, 602.
In campis prope Argos, 3 maio. No 859.
63. Lathyrus Cicera L. II, 605.
In calcareis faucis Rychti, 4 maio. No 860a.
64. Lathyrus setifolius L. II, 612.
In campis incultis prope Argos, 3 maio. No 860.
65. Poterium verrucosum Ehrh. II, 734.
In incultis prope Argos, 3 maio. No 909.
66. Poterium spinosum L. Il, 734.
In aprieis vulgatissimum, 29 aprile. No 910.
67. Umkilicus horizontalis DC. II, 770.
In saxosis prope Argos, 3 maio; ad muros pagi Poli, 7 maio.
68. Sedum littoreum Guss. — II, 793.
Ad rupes calcareas prope Argos, 3 maio; in fauce Rychti, # maio. No 748.
69. Lagoecia cuminoides L. II, 833.
In incultis vulgatissime, 6 maio. No 858.
70. Bupleurum glumaceum Sibth. II, 837.
In rupestribus ad Ghichalos, 3 maio ; in saxosis faucis Rychti prope Ar-
vanitochori, 4 maio. No 807 ; in incultis collis Vounara prope pagum Poli,
6 maio. No 808.
71. Sealigeria Cretica Urv. Il, 875.
Ad rupes calcareas, verticales, meridiem spectantes, montis Priona, 29
aprile; in fauce Prachti prope Arvanitochori, 3 maio; in rupestribus calca-
reis faucis Rychti, 4 maio. No 740.
72. Tordylium Apulum L. II, 103%.
In incultis prope Argos, 3 maio. No 763.
73. Orlaya platycarpos L. II, 1071.
In ineultis prope Argos, 3 maio. No 89%.
74. Caucalis leptophylla L. II, 108%.
In saxosis faucis Rychti, % maio. No 764.
75. Umbelliferæ species. No 819.
Ad rupes calcareas verticales, septentrionem spectantes, supra pagum Poli,
5 maio. No 819.
336
76.
71e
78.
19:
83.
84.
89.
QO
SQ
88.
89.
90.
91
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
Umbellifer species. No 854.
In apricis collis Vounara prope Poli, 6 maio. No 854.
Sherardia arvensis L. Boissier, Flora Orientalis, volumen Il, 19.
In incultis prope Argos, 3 maio. No 749.
Crucianella latifolia L. III, 20.
In saxosis prope Argos et faucis Rychti, % maio; in ineultis collis Vou-
nara prope pagum Poli et prope Phry, 6 maio. No 827.
Galium tricorne With. III, 67.
In campis prope Poli, 7 maio. No 842.
. Vaillantia hispida L. III, 82.
In incultis, 29 aprile, 3 maio. No 778.
1. Valerianella echinata L. Iil, 102.
In campis prope Argos, 3 maio. No 779.
. Valerianella coronata W. Ill. 110.
In incultis prope Argos, 3 maio. No 781.
Valerianella vesicaria W. III, 112.
In ineultis prope Argos, 3 maio. No 780.
Bellium minutum L II], 173.
In apricis regionis borealis orientalis insulæ Kasos, 29 aprile. No 802.
Cette charmante petite espèce at-elle échappé aux explorateurs de Crête ?
Le fait est qu'elle n'avait pas été à ce jour signalée au Sud des Rhodes et
qu'elle trouverait ici à Kasos sa limite meridionale. Ce serait ainsi la pre-
mière espèce qui se trouverait à Kasos, sans avoir été rencontrée à Crête.
Pallenis spinosa L. III, 180.
Ad rupes maritimas prope Punta Haghios Ghiorghios, 2 maio. No 897.
. Phagnalon rupestre L. III, 220.
Ad rupes calcareas montis Scaphi, 400 metr. cire. s. m. s., 29 aprile. No 900.
7. Helichrysum Siculum Spreng. III, 229.
In campis incultis prope pagum Poli, 30 aprile. No 852.
Helichrysum Orientale Tourn. III. 230.
Ad rupes calcareas verticales, meridiem spectantes, montis Priona, 29
aprile, prope Argos, 3 maio; in fauce Rychti prope Arvanitochori, 4 maio.
No 853.
Evax contracta Boissier. III, 243.
In apricis, prope Argos, 3 maio. N° 838.
Filago spathulata Presl. III, 246.
In campis maritimis prope Punta Haghios Ghiorghios, 2 maio; prope Pol,
6 maio. No 839.
Anthemis Cretica L. III, 259.
In incultis prope pagum Poli, 30 aprile; haud rara, 6 maio. No 793.
Anthemis arvensis L. Ill, 301.
In campis prope Argos, 4 maio. No 792.
(9) FORSYTH MAJOR ET W. BARBEY. KASOS. 337
93. Calendula arvensis L. Boissier, Flora Orientalis, volumen III, 418.
In cultis et incultis prope Argos, 3 maio. No 809.
94. Stæhelina fruticosa L. Ill, 456.
Ad rupes calcareas verticales faueis Prachti, 3 maio. No 759.
Espèce considérée à ce jour comme exclusivement Crêtoise.
95. Notobasis Syriaca L. Ill, 553.
In ineultis prope Argos, % maio. No 886.
96. Trimnus leucographus L. Ill, 555.
In campis prope Poli, 6 maio. No 776.
97. Cynara Sibthorpiana Boiss. et Heldr. lil, 557.
In saxosis montis Priona, 29 aprile; in rupestribus supra Ghichalos ad
400 cire. metr. s. m. s., 4 maio. No 830.
98. Centaurea raphanina Sibth. III, 675.
In saxosis montis Priona vulgata, 29 aprile; in saxosis collis Founara
prope pagum Poli, 30 aprile; in campis incultis montis Köraka, 2 maio; in
rupestribus prope Argos, 3 maio. No 81%.
99. Crupina Crupinastrum Moris. !II, 699.
In glareosis prope Argos, 3 maio; in saxosis faucis Rychti, % maio.
No 828.
100. Carthamus cæruleus L. III, 710.
Forma Tingitana in campis Kasos, % maio. N° 812.
101. Cichorium divaricatum Schousb. Ill, 716.
In incultis prope Arvanitochori, 2 maio. N° 813.
102. Hedypnois Cretica L. III, 719.
Mons Priona, 29 aprile. No 845.
103. Tragopogon longirostre Bisch. Ill, 745.
In saxosis prope faucem Phrachti, 3 maio. N° 766.
104. Tragopogon species. No 765.
In saxoxis prope Argos, 3 maio.
105. Scorzonera species. No 744.
In incultis prope Arvanitochori, 3 maio.
106. Lactuca Cretica Desf. IIl, 805.
In saxosis prope Arvanitochori, 2 maio; in saxosis, inter cespites prope
Argos, 3 maio. N° 745.
107. Crepis bulbosa L. III, 832.
In saxosis calcareis montis Priona, 29 aprile. No 826.
108. Crepis neglecta L. III, 849.
In saxosis borealibus orientalibus No 825 et in monte Priona, 29 aprile.
No 823.
109. Crepis multiflora Sibth. et Smith. III, 855.
In campis prope Argos, 4 maio. No 822.
110. Crepis No 82%.
In saxosis prope Argos, 3 maio. No 824.
115.
. Scrophularia peregrina L. IV, 595.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (10)
. Campanula Erinus L. Boissier, Flora Orientalis, volumen HE, 932.
Kasos. No 749a.
. Campanula drabifolia Sibth. III, 933.
In fissuris rupium calcarearum prope Poli, 30 aprile; ad rupes calcareas
faucis Phrachti, 3 maio. No 811.
Campanula delicatula Boiss. III, 933.
In fissuris rupium calcarearum prope Poli, 29 aprile. No 810.
. Phillyrea media L. Boissier, Flora Orientalis, volumen IV, 37.
In montibus Kasos.
5. Chlora perfoliata W. IV, 66.
In campis et incultis montis Priona, 29 aprile ; in incultis montis Köraka,
2 maio; in campis prope Argos, 3 maio. No 816.
. Erythræa latifolia Sm. IV, 67.
In campis prope Arvanitochori, 2 maio. No 836.
. Convolvulus lineatus L. IV, 97.
In campis prope Argos, % maio. No 821.
. Sonvolvulus althæoides L. IV, 106.
In incultis prope Argos, 3 maio. No 820.
. Cuscuta Epithymum L. IV, 115.
In rupestribus, meridiem spectantibus, montis Priona, 29 aprile. No 829a;
in glareosis prope Argos, 3 maio. No 829.
. Anchusa Aegyptiaca L. IV, 159.
In maritimis prope Phry, 3 maio. No 885.
. Echium sericeum Vahl ; hispiäum Boiss. IV, 267.
In incultis, 3 maio. No 83%.
2. Echium calycinum Viv. IV, 210.
In saxosis prope Argos, 3 maio. No 789.
3. Lithospermum hispidulum Sibth. et Sm. IV, 219.
Vulgatissimum in apricis totius insulæ, 29 aprile. No 868.
. Cynoglossum pictum Ait. IV, 265.
In campis incultis prope Poli, 30 aprile. No 831.
5. Solanum nigrum L. £ induratum Boiss. IV, 284.
In glareosis prope Arvanitochori, 2 maio. No 757.
D ,
. Hyoscyamus albus L. IV, 295.
In ruderatis pagi Poli, 7 maio. IV, 295.
. Linaria Pelisseriana DC. IV, 375.
Mons Priona, 29 aprile. No 865.
. Antirrhinum Orontium L. IV. 385.
In saxocis faucis Rychti, 2 maio. No 795.
In eultis prope Poli, 7 maio. No 746.
(11) FORSYTH MAJOR ET W. BARBEY. KASOS. 339
130. Scrophularia lucida L. ? filicifolia Boiss. Boissier, Flora Orientalis,
volumen IV, 403.
Ad rupes calcareas verticales faucis Phrachti, 3 maio; in fauce Rychti,
% maio; prope Poli, 5 maio. No 747.
131. Trixago Apula Stev. IV, 47%.
In apricis incultis prope Poli, 7 maio. No 775.
132. Acanthus spinosus L. IV, 522.
In campis prope Poli, 6 maio. No 787.
133. Satureja Thymbra L. IV, 567.
In saxosis calcareis, 29 aprile. No 739.
134. Micromeria nervosa Desf. IV, 569.
In saxosis montis Priona, 29 aprile; in campis incultis prope Poli,
30 aprile; in calcareis faucis Phracti, 3 maio. No 882,
135. Salvia triloba L. IV, 595.
In aprieis, septentrionem spectantibus prope Poli, 5 maio. No 738.
136. Salvia Verbenaca L. IV, 629
In incultis prope Argos, 3 maio. No 738a.
137. Marrubium vulgare L. IV, 705.
In aprieis Vounara collis, 6 maio. No 871.
138. Stachys mucronata Sieb. IV, 737.
In rupibus calcareis verticalibus, meridiem spectantibus, montis Scaphi,
ad 400 cire. metr. s. m. s., 29 aprile. No 758.
Stachys mucronata Sieb. n'avait pas été à ce jour signalé en dehors de
Crête.
139. Phlomis fruticosa L. IV, 784.
Ad rupes calcareas verticales faucis Embarià prope Poli, 2 maio. No 902.
Nous ne sommes pas satisfaits de notre détermination : notre No 902 a en
effet des bractées quelque peu «perugentes» et l’ensemble des échantillons
est de forme rabougrie rappelant peu le type ordinaire.
140. Prasium majus L. IV, 798.
Ad rupes calcareas verticales meridiem spectantes montis Scaphi ad 400
circ. metr. s. m. s., 29 aprile. No 911.
142. Teucrium brevifolium Schreb. IV, 807.
In rupestribus prope Argos, 3 maio. No 760.
143. Teucrium divaricatum Sieb. IV, 816.
In incultis prope Poli, 6 maio. No 761.
14%. Plantago cretica L. IV, 884.
In campis incultis montis Köraka ad 590 cire. metr. s. m. s., 2 maıo.
No 904.
145. Plantago Lagopus L. IV, 886.
In apricis saxosıs, 29 aprile. No 905 ; prope Argos, 3 maio. No 906.
340 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
146. Cynocrambe prostrata Gærtn. Boissier, Flora Orientalis, volumen IV,
897.
In muris pagi Poli, 6 maio. No 762.
147. Rumex tuberosus L. IV, 1017.
In montis Priona saxosis, 29 aprile. No 916.
148. Euphorbia acanthothamnos Heidr. et Sart. IV, 1105.
In saxosis aprieis vulgatissima, 5 maio. N° 837.
149. Andrachne telephioides L. IV, 1138.
In incultis prope Phry, 6 maio. No 790.
150. Mercurialis annua L. IV, 1143.
In ineultis prope Argos, 3 maio. No 881.
151. Parietaria Lusitanica L. IV, 1150.
In incultis prope Argos, 3 maio. No 898.
152. Dracunculus vulgaris Schott. Boissier, Flora Orientalis, volumen V,
L3.
In umbrosis vulgatissimus, 3 maio. No 796.
153. Anacamptis pyramidalis L. V, 57.
In campis incultis prope Argos, 3 et 4 maio. Nos 892 et 893.
15%. Ophrys fusca Link. V, 75.
In calcareis prope Argos, 3 maio. No 891.
155. Iris Sisyrinchium L. V, 120.
In lapidosis calcareis, 29 aprile. No 856.
156. Gladiolus Illyricus Koch. V, 140.
In campis prope Poli, 7 maio. No 844.
157. Lloydia Græca L. V, 202.
In montibus Priona et Köraka vulgatissima, 29 aprile et 2 maio. No 869.
158. Ornithogalum Narbonense L. V, 21%.
In incultis prope Argos, 3 maio. No 895.
159. Allium subhirsutum L. V, 270.
In rupestribus calcareis prope Ghichalos, 3 maio; in saxosis calcareis fau-
cis Rychti, 4 maio. No 788.
160. Muscari Holzmanni Heldr. V, 292.
In rupestribus calcareis prope Argos, 3 maio. No 801.
161. Bellevalia dubia Guss. V, 302.
Ad rupes calcareas verticales montis Scaphi, 400 cire. metr. s. m. Ss.
29 aprile; prope Argos, 3 maio. N° 800.
162. Bellevalia sp. N° 800a.
Ad rupes calcareas faucis Rychti, 4 maio, No 800a.
163. Asphodelus fistulosus L. V, 314.
In ineultis prope Phry, 6 maio. No 797.
164. Pollinia distachya L. V, 456.
In calcareis montis Priona, 27 aprile. No 791.
(15) FORSYTH MAJOR ET W. BARBEY. KASOS. J41
165. Koeleria phleoides Vili. Boissier, Flora Orientalis, volumen V, 572.
In eultis prope pagum Poli, 7 maio. No 857.
166. Melica ramosa Vill. V, 585.
In monte Priona, 29 aprile. Nos 879 et 878.
167. Catapodium loliaceum Huds. V, 63%.
In glarcosis prope Argos, 3 maio, No 741; in ineultis collis Vounara prope
Poli, 6 maio, No 742.
168. Bromus Matritensis L. V, 649.
In campis prope Argos, % maio. No 805.
169. Bromus intermedius Guss. V, 653.
In monte Koraka, 2 maio. No 806.
170. Brachypodium distachyum L. V, 657.
In colli Vounara prope Poli, 6 maio. No 786.
171. Cheilanthes odora Sw. V, 725.
Ad rupes calcareas, 29 aprile. No 815.
172. Weisia rutilans Lindberg
In aridis aprieis, 29 aprile. No 883.
29 janvier 1894.
RECHERCHES
SUR
T’'ANATOMIE COMPAREE
DU GENRE THUNBERGIA Lin. ri.
PAR
Charles ROULET
(Suite et fin)
Une racine principale de Thunbergia alata Boj. présente à l’état pri-
maire absolument la même apparence que celle de Thunbergia coccinea
Nees. Une racine plus âgée montre que la réunion des faisceaux a lieu
un peu différemment de celle indiquée chez l'espèce précédente, dans ce
sens qu'il reste une moelle au centre du cylindre central. L’endoderme,
dans une racine de 0,8 mm. de diamètre, est très nettement visible parce
que plusieurs de ses cellules sont remplies d’oxalate de chaux. Toutes
présentent des points de Caspary. Le péricycle est aussi bien différencié
et en général c’est au-dessous de lui que sont localisées les raphidines.
On peut remarquer un développement un peu inégal de certaines parties
du bois, de même qu’on le remarque chez Th. coccinea Nees. Une racine
plus âgée, d’un diamètre de 1 à 1,5 mm., ne semble cependant pas au
premier abord présenter d’irregularite. L’anneau ligneux qui est épais
est parfaitement continu et entouré par un anneau libérien peu épais
contenant un assez grand nombre de raphidines. Au centre, on trouve
encore une moelle parenchymateuse. Un examen plus attentif fait, à un -
fort grossissement, découvrir dans le bois un certain nombre de petits
ilots de tissu mou composé de parenchyme et de tubes criblés. Ces ilots-
(69) CG. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 343
bandes se forment de la même manière que les ilots-bandes correspon-
dants de la tige.
De même que j'ai indiqué que la symétrie des racines décroissait dans
Hexac. coccinea avec leur ordre, de même chez Th. alata Boj. une racine
de deuxième ordre naissant sur la racine principale est triarche, ainsi
que le montre la fig. 61. Une racine de troisième ordre est diarche
et contient dans les deux faisceaux libériens, toujours au-dessous du
péricycle, un grand nombre de raphidines.
La racine du Th. reticulata Hochst. présente aussi des îlots de xylème
criblé se formant de la même manière par suite d’accroissement plus
considérable d’abord, du bois interfasciculaire à gros vaisseaux alors qu'il
ne se superpose plus de nouveaux éléments ligneux au-dessus des vais-
seaux primaires.
La racine du Th. annua Hochst. possède la structure parfaitement
régulière des racines de la plupart des Dicotylées. On y remarque, comme
chez les précédentes au-dessous du péricycle, un assez grand nombre de
raphidines. Outre sa régularité, on peut la distinguer facilement des
racines des trois autres espèces par la présence de cellules corticales
épaissies qui ne présentent pas encore le caractère de véritables sclé-
réides, mais possédant cependant des ponctualions larges.
Quant aux éléments composant les différents tissus de la racine, ils
sont les mêmes que ceux de la tige. Les vaisseaux y ont un diamètre
sensiblement moins considérable. Il convient de mentionner ici une dis-
position particulière des raphidines que j’ai rencontrée à mainte reprise
dans le cours de mes recherches. Entre les grandes cellules qui séparent
le liber de l’endoderme, on trouve souvent un certain nombre de raphi-
dines qui semblent se trouver dans les méats intercellulaires. Ceci n’est
cependant pas en contradiction avec ce que j'ai dit de la formation de ces
éléments dans le chapitre relatif à la tige. On voit facilement qu'il suffit
que la membrane cellulosique de la cellule-mère se soit gélifiée de même
que les cloisons qui leur ont donné naissance pour qu’elles se trouvent
libres, non plus dans une cellule, mais dans les intercellulaires sans
qu’on puisse retrouver des traces de la cellule dans laquelle elles se sont
formées.
J'ai étudié l’origine des tissus dans la racine comme je l’ai fait pour la
tige. Dans une section longitudinale d’un point végétatif d’une racine de
Th. alata Boj. (fig. 63), on peut parfaitement distingner des histogènes
spéciaux pour le plérome, le périblème et le dermatogène. Ce dernier ne
possède qu’une seule initiale pour lui et la coiffe. Contrairement à ce qui
344 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (70)
se passe dans la tige, l'endoderme paraît ici se différencier avant le péri-
cycle. Il est nettement visible à une faible distance du sommet de la
Fig. 63. — Point végétatif d'une racine principale de Th. alata Bo].
Section longitudinale. *%%ı
racine et possède des bandes cutinisées avant même qu'on vole appa-
raître dans le plérome les premiers vaisseaux. Au moment où ceux-ci se
forment, le péricycle est aussi nettement distinct.
(74) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 345
CHAPITRE IV
Passage de la tige à la racine.
J'ai étudié ce passage dans les deux espèces dont j’ai pu obtenir des
germinations. Hexacentris coccinea Nees et Th. alata Boj. Il se fait de la
même manière chez ces deux espèces. Les quatre faisceaux ligneux de la
racine se dédoublent au collet lorsque les quatre faisceaux libériens
restent indivis et se continuent tout droit dans la tige. Les deux moitiés
du faisceau divisé s’incurvent de droite et de gauche pour aller s'unir
deux à deux en dedans des faisceaux libériens. En même temps chaque
faisceau tourne de 180° en dehors. On a ainsi la formation des quatre
faisceaux de la tige. C’est un peu avant ce passage au collet que prennent
naissance dans Th. alata Boj. quatre radicelles disposées suivant les lois
générales. C’est au moment même où il a lieu que les racines latérales
naissent chez Hexacentris coccinea Nees. Ces dernières peuvent dès lors
être considérées comme adventives. Elles ne sont du reste pas en nombre
déterminé; elles sont tétrarches comme la racine principale. Nous verrons
en parlant de la germination qu'elle est assez différente de celle du
Th. alata Boj. et que ce n’est pas sans une certaine difficulté que le pas-
sage peut être observé dans le collet de Hexacentris coccinea Nees.
BULL. HERB. BOIss., mai 1894. 2%
346 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (72)
CHAPITRE V
Structure de Ia feuille.
A. Le Pétiole.
Dans l’étude du pétiole, j'ai toujours procédé en pratiquant des sections
dans trois parties différentes, à la partie inférieure, médiane et supé-
rieure. En suivant la terminologie proposée par M. L. Petit’, j’appellerai
ces différentes sections respectivement : initiale, médiane et caractéris-
tique. Dans plusieurs espèces j'ai aussi étudié le passage des faisceaux de
la tige dans le pétiole et je décrirai ce passage à la fin de ce paragraphe.
Le pétiole des Thumbergia se laisse facilement ramener à un type
général comme apparence extérieure. Il est toujours à sa partie initiale
creusé vers sa face ventrale par un sillon assez profond en relation
comme ceux de la tige avec l'apparition du bourgeon axillaire. Il a ainsi
une forme subcylindrique et présentera à sa face ventrale par suite de
la présence du sillon deux cornes qui bordent de chaque côté l’invagina-
tion plus ou moins accentuée ainsi qu'on peut le voir sur une section
transversale d’un pétiole de Th. fragrans Roxb. (fig. 64). En général le
sillon ventral est plus marqué à la médiane qu’à l’initiale et à la caracté-
ristique où le pétiole est plus gros et plus cylindrique. C’est ce qu’on
remarque chez Th. Harrisi Hook. et Th. mysorensis J. Anders. Chez
d’autres, il est beaucoup plus étalé et ne se distingue pas nettement de la
feuille, il est alors très court et passe tout de suite dans cette dernière
Th. capensis, Th. cyanea, Th. Cycnium, Th. angolensis. Il peut se produire
une modification de la forme générale dans ce sens que le fond de l’inva-
gination peut être remplie par une côte secondaire séparée des deux
cornes par deux sillons étroits. Le pétiole des espèces Th. alata Boj.
Th. reticulata Hochst., Th. Erythraee Schwfth. mns., Th. Hildebrandt
2734 diffère des pétioles des autres Thunbergia par le fait qu'il possède
des appendices aliformes. Ce type se laisse pourtant ramener anatomique-
1 Nouvelles recherches sur le pétiole des Phanérogames. Act. S. L. Bordeaux,
1889, p. 1-50.
(73) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 347
ment, nous le verrons, à la forme générale avec les deux proémimences
ventrales.
Fig. 64. -— Section transversale d'un pétiole de Th. fragrans Roxb.
(médiane). Gross. 60/1
L’epiderme du pétiole correspond toujours à celui de la tige. Comme
lui il est collenchymateux (fig. 65). Comme pour la tige, il est moins
Fig. 65. — Collenchyme hypodermique du pétiole de Th. fragrans
(sect. transv. init.). 400/
collenchymateux chez la plupart des espèces du groupe Hexacentris
(Th. laurifolia, Th. coccinea, Th.mysorensis, Th. Harrisi). Il l’est bien par
348 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (74)
contre chez le Thunberqia grandiflora et chez toutes les autres espèces
que j'ai examinées. La péricline externe assez épaisse possède toujours
une cutine mince. La péricline interne se confond dans le pétiole avec
un hypoderme collenchymateux et ce caractère est encore beaucoup
mieux marqué que dans l’épiderme de la tige. Les stomates peu nom-
breux sont toujours à la même hauteur que l’épiderme, un peu proémi-
nents ou très peu enfoncés; leur bec est toujours cutinisé. C’est chez les
Th. angolensis Moore, Th. Cycnium Moore, Th. capensis Thunb., Th. hirta
Sond. que la disposition collenchymateuse de l’épiderme est le mieux
marquée. Chez Th. Cycnium, comme dans la tige, la pericline externe
peut égaler et même dépasser en épaisseur le lumen de la cellule. Chez
toutes les espèces, l’épiderme du pétiole porte les poils capités caractéris-
tiques dont j'ai parlé à propos de l’épiderme de la tige. Chez d’autres
espèces, d’autres poils plus allongés uni- ou bicellulaires et à parois bien
cutinisées peuvent exister à côté des poils capités. Comme dans la tige,
à l’epiderme fait suite un hypoderme très distinct des autres assises de
l'écorce. Cet hypoderme diffère suivant qu’on l’examine à l'initiale, à la
médiane où la caractéristique. À l’initiale, l’hypoderme consiste toujours
en un collenchyme concave chez les espèces où la disposition collenchy-
mateuse de l’épiderme est en général peu marquée, c'est-à-dire chez tous
les Hexacentris à l'exception du Th. grandiflora auxquels il faut ajouter
le Th. adenocalyx Radl., Th. affinis Moore et probablement les autres
espèces qui ont une structure de tige régulière, et qui possèdent un
épiderme moins collenchymateux. Le collenchyme hypodermique est con-
vexe au contraire chez toutes les espèces à la caractéristique. Il se peut
que ce collenchyme reste à peu près tei quel dans toute la longueur du
pétiole mais alors il prend un aspect particulier. C'est ce qui arrive chez
les espèces à pétiole court dont le sillon est peu marqué et qui passe tout
de suite dans la feuille (Th. capensis, Th. Cycnium, Th. hirta). On remarque
alors que les cellules collenchymateuses épaississent peu à peu leur mem-
brane d’une facon continue et non plus seulement aux angles de facon à
former des fibres collenchymateuses. On peut toujours dans ce cas dis-
tinguer les différentes cellules qui se sont souvent complètement séparées
au moment où l’on a fait la section. Les cellules épidermiques elles-mêmes
sont dans ce cas nettement séparées de l’hypoderme à fibres collenchy-
mateuses. Souvent ces fibres collenchymateuses à épaississement d’abord
cellulosique épaississent davantage leur membrane à l’intérieur et en
mème temps la lignifient de facon à ne plus laisser qu'un lumen étroit :
on a alors une cellule à membrane épaissie dont la partie intérieure
(75) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 349
cutinisée se colore en jaune par le réactif genevois alors que la partie
externe se colore en rose par le même réactif. C’est la disposition qu'on
rencontre chez Th. Cycnium d’une facon très nette. En section longitu-
dinale, ces éléments apparaissent comme assez allongés et présentant des
ponctuations larges lorsqu'ils sont simplement collenchymateux. Leurs
ponctuations deviennent de plus en plus étroites à mesure qu'ils se trans-
forment en fibres.
A la médiane, le pétiole présente en général un hypoderme un peu
différent et qui correspond en tous points à celui de la tige. Le collen-
chyme s’est transformé en véritables stéréides, sans disparaître lui-
même complètement, puisque ces fibres restent englobées dans le tissu
collenchymateux comme dans la tige. Le développement de l’hypoderme
fibreux correspond à celui qu'il atteint dans cette dernière. C’est ainsi
qu'il est très développé chez Th. grandiflora Roxb., Th. mysorensis, alors
qu'il Vest peu chez Hex. coccinea Nees et Th. laurifolia Lindl.
A la caractéristique, tout près du limbe, l'hypoderme reprend en géné-
ral les caractères qu'il avait à l’initiale. A l’öpiderme fait suite un tissu
de grosses cellules qui laissent entre elles des méats assez considérables,
tissu que j'appellerai cortical et dont je discuterai la valeur en traitant du
passage des faisceaux de la tige dans la feuille. Ce tissu cortical a toujours
ses cellules remplies d’oxalate de chaux surtout à la section initiale, I
épaissit parfois ses parois mais il est rare que les cellules corticales se
transforment en véritables scléréides. Cet épaississement se rencontre
chez Th. grandiflora. Le tissu cortical vient se terminer aux faisceaux
libero-ligneux. J’ajoute, pour finir son étude, que dans quelques espèces,
le pétiole présente un accroissement en épaisseur (Th. grandiflora,
Th. mysorensis). On peut alors rencontrer dans les premières assises
corticales une formation de périderme qui commence au-dessous des
deux cornes ventrales de sorte que son premier effet sera de rejeter ces
dernières.
Dans l'étude des faisceaux libéro-ligneux, il faut distinguer tout d’abord
des faisceaux centraux et des faisceaux marginaux. En effet, j'ai dit que
presque toujours le pétiole présentait un sillon ventral bordé par deux
cornes. Ces deux dernières possèdent chacune un petit faisceau nette-
ment distinet des faisceaux centraux comme position et on le verra plus
loin aussi comme origine. Lorsque les deux proéminences sont peu ou
pas accentuées, on n’en retrouve pas moins les deux faisceaux marginaux
parfaitement distincts ainsi qu'on peut s’en assurer sur une section
transversale d’un pétiole de Th. capensis par exemple. J’etudierai d’abord
300 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (76)
la structure de ces faisceaux marginaux pour n’y plus revenir dans la
suite car ils sont composés de la même manière chez toutes les espèces
de Thunbergit, tandis qu'il n’en est pas de même du système libéro-
ligneux central qui demande une étude plus approfondie.
Les petits faisceaux latéraux sont toujours nettement séparés du tissu
cortical par une gaine de cellules pouvant revêtir des caractères divers. On
doit la considérer comme un véritable endoderme, nous le verrons en par-
lant de son raccordement avec celui de la tige. Dans plusieurs espèces :
Th. grandiflora Roxb., Th. mysorensis And., Th. capensis Thunb., Thun-
bergia affinis Moore, j'ai rencontré sur les parois des cellules qui la com-
posent les points de Caspary aussi visibles que dans l’endoderme de la tige.
Dans les autres espèces où je n’ai pu retrouver ces épaississements cutini-
sés, la gaine était distincte, soit par le fait qu'elle ne contenait pas de
chlorophylle soit par la liaison intime de ses cellules et la présence con-
stante de l’oxalate de chaux dans leur intérieur. Toujours cette gaine est
en alternance avec une assise de cellules plus intérieures faisant partie du
cylindre central du petit faisceau. Cette dernière assise peut être homolo-
guée à un pericyele; quelques-unes de ses cellules sont transformées en
fibres qui sont de véritables stéréides allongées, à ponctuations obliques
et étroites. Les éléments qui composent le cylindre central de ces petits
faisceaux sont du bois, du liber et des fibres, mais, suivant les espèces,
l'importance de ces trois éléments varie dans de grandes limites. Le bois
peut être dominant et alors il contient quelques gros vaisseaux (sans
compter les trachées spiralées) et surtout en grande partie les mêmes
éléments déja rencontrés dans le bois interfasciculaire de la tige : fibres
ponctuées. Ce cas est de beaucoup le moins général, il ne se présente que
lorsque ces faisceaux marginaux atteignent d'assez grandes dimensions :
Thunbergia grandiflora Roxb., Th. Brongniart 66. Le liber et les fibres
qu'il contient ont alors un développement peu considérable. Les fibres
sont uniquement représentées par des raphidines. Les fibres péricycliques
ne font jamais défaut. Le bois, le liber et les fibres peuvent en second
lieu avoir une importance à peu près égale dans les faisceaux marginaux ;
outre les fibres péricycliques il y a alors des fibres libériennes qui mon-
trent toujours encore leur enveloppe cellulosique comme dans la tige et
surtout des raphidines qui augmentent en nombre à mesure que l’el&ment
ligneux diminue d'importance (Th. Harrisi Hook.). Ces raphidines
atteignent parfois dans ces petits faisceaux des dimensions considérables.
Le cas le plus général est celui dans lequel ces derniers éléments forment
la majeure partie du faisceau. Le bois n’est plus alors représenté que par
(77) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 394
quelques trachées spiralées et quelques fibres ponctuées, alors que le
liber et surtout les raphidines occupent tout le faisceau (fig. 66). C’est ce
qui se remarque le mieux dans les faisceaux pétiolaires marginaux les
pius petits, ce qui m’amene à la même conclusion que pour les racines :
plus les faisceaux diminuent de grandeur, plus les raphidines y occupent
une place importante.
ae V RE we | &
a a ER Nee nen
LA x N
Fig. 66. — Section d’un faisceau marginal du pétiole de Th. alata. 37/1
Les faisceaux dont je viens de faire l’étude ne restent pas toujours au
nombre de deux, un pour chaque corne. Chez certaines espèces Th. gran-
diflora, Th. Hawtaynii Wall., Th. Harrisi, Hook, Th. Vogeliana, Benth.,
Th. adenocalyx Radl., il arrive que par subdivision du faisceau marginal
il s’en forme deux dont le plus petit se trouve généralement alors le plus
voisin de l’extrémité de la corne pétiolaire. Il se peut cependant que le
faisceau, séparé du côté de l’extrémité, soit le plus grand, Th. grandiflora
Roxb. Ceite séparation n'a jamais lieu à l’initiale, elle se fait générale-
ment pres de l’insertion du limbe ou bien aussi à la médiane.
Le pétiole ail& de Th. alata Boj., Th. reticulata Hochst, Th. Erythraeæ
Schwfth, Th. Hildebrandt 2734? n’est qu'une exagération de ce der-
nier type. Les appendices aliformes ne représentent pas autre chose que
les cornes des autres pétioles : le petit faisceau marginal de ces appen-
dices dirigé maintenant horizontalement au lieu d’être de chaque côté
d’une vallécule, s’est subdivisé trois ou quatre fois de facon à pro-
auire les petits faisceaux que l’on rencontre dans les ailes. Ces dernières
ont tout à fait la structure d’une feuille de la même espèce. L'épiderme
des ailes a la même apparence que celui du pétiole, c’est-à-dire est forte-
ment collenchymateux comme dans le Th. alata Boj.; l'épiderme supé-
N
392
k
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (78)
rieur y est dépourvu de stomates alors que l’épiderme inférieur en présente
un assez grand nombre qui se trouvent à la même hauteur que les cel-
lules épidermiques : leur bec est aussi cutinisé. Sous l’épiderme supérieur,
les cellules parenchymateuses se sont allongées en tissu palissadique,
tandis que le reste du mésophylle des ailes est composé par un tissu
lacuneux directement en contact avec l’epiderme inférieur. Chaque petit
faisceau est muni d’une gaine endodermique.
Si, jusqu'à présent, le pétiole des différentes espèces a paru construit
sur un plan peu variable, il n’en est pas de même pour ce qui concerne
les faisceaux centraux qui varient aussi bien dans leur nombre que dans
leur disposition. A l’initiale, à la sortie même du pétiole, les faisceaux
ont ceci de commun chez toutes les espèces de Thunbergia : c'est qu'ils
sont disposés en un arc ouvert à la partie supérieure, le plus gros fais-
ceau élant à la partie dorsale du pétiole et leurs dimensions allant en
diminuant des deux côtés de l'arc. Leur nombre est toujours impair,
mais il varie. Tandis qu'il n’est que de sept chez Hexacentris coccinea
Nees, il est de neuf chez Th. Harrisi et de treize chez Th. grandiflora
Roxb. et Th. laurifolia Lindl. Leur nombre est de cinq dans la majeure
partie des espèces. Ces faisceaux sont composés d’un certain nombre de
vaisseaux spirales auxquels sont superposés des tubes criblés et un
grand nombre d'éléments fibreux qui sont des fibres libériennes ou des
raphidines pouvant atteindre les mêmes dimensions que les fibres libe-
riennes ordinaires. Entre ces faisceaux se trouvent des zones parenchy-
cateuses où l’on aperçoit l’ebauche d’un cambium interfascieulaire qui
formera à son intérieur des cellules ligneuses afin de réunir les diffé-
rents faisceaux. Constamment, chez toutes les espèces, entre le liber fas-
ciculaire de deux faisceaux voisins on trouve un liber interfasciculaire avec
éléments cribiés et fibreux. Ces derniers y sont quelquefois tout particu-
lierement développés et peuvent s’avancer assez profondément dans les
zones parenchymateuses interfasciculaires. C’est ce qu’on remarque chez
Th. Harrisi Hook. (fig. 57), Th. grandiflora Roxb., Th. mysorensis T. An-
ders, à la section initiale. A ce stade de développement du pétiole, la
dernière assise de l'écorce est nettement différenciée en endoderme et
présente les points de Caspary à la partie supra-libérienne des faisceaux.
La première assise du cylindre central est alors caractérisée comme péri-
cycle et ses cellules peuvent se transformer en fibres. On ne retrouve,
par contre, ni endoderme ni péricycle à la partie supérieure du pétiole.
L’are est donc véritablement ouvert et dans le tissu qui remplit sa con-
cavité, on ne peut faire de distinction entre écorce et moelle. Cette dispo-
(79) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 339
sition peut exister non seulement à l’initiaie, mais sur toute la longueur
du petiole. C’est ce qu'on remarque chez les espèces Thunberqia capensis
Thunb., Thunbergia hirta Sond., Th. alata Boj., Th. reticulata Hochst.,
Th. Erythraeæ Schwfth., Th. Hildebrandt 2734, Th. ungulata Boj., Th. lan-
cifolia Moore. Dans ce cas, les faisceaux restent isolés et ne sont jamais
réunis par du bois interfasciculaire pour composer un anneau ligneux
complet. Il en est autrement chez Th. coccinea Nees., Th. laurifolia Lindl.,
Th. grandiflora Roxb., Th. mysorensis, Th. Harrisi Hook., Th. fragrans
Roxb., Th. tomentosa, Th. adenocalyx Radl., Th. affinis Moore, Th. Voge-
hana Benth. Chez ces espèces-là, à la médiane, les faisceaux sont réunis
en un arc complètement fermé en haut par un endoderme continu très
bien différencié et possédant les points de Caspary sur ses parois radiales.
L’arc ouvert de linitiale peut se fermer peu au-dessus de la naissance du
pétiole (2-3 mm.).C'’est ce qui arrive chez Th. grandifiora Roxb., Th. my-
sorensis T. Anders., et Th. Harrisi Hook, et rester tel jusqu’à la naissance
du limbe ou bien la fermeture de l'arc peut avoir lieu seulement plus
haut et cesser avant la naissance du limbe. C’est ce qui arrive chez
Th. tomentosa par exemple. Lorsque l’endoderme est fermé, l'arc ligneux
peut se fermer à son tour par rapprochement des faisceaux de ses deux
extrémités et par production de bois interfasciculaire. On ne remarque
cette réunion ni à l'initiale ni à la caractéristique. Elle n’a, du reste,
pas lieu nécessairement chez toutes les espèces qui présentent un endo-
derme continu. Elle a lieu chez Th. coccinea Nees., Th. laurifolia Lindl.,
Th. Harrisi Hook, Th. mysorensis Anders. d’une facon complète; d’une
facon incomplète chez Th. fragrans Roxb. et Th. tomentosa, Th. adeno-
calyx Radl. : dans ces deux dernières espèces, l’arc ligneux est large-
ment ouvert alors même que l’endoderme est continu. Chez ces deux,
on ne peut, du reste, pas distinguer un nombre déterminé de faisceaux.
Les vaisseaux sont disposés en séries radiales très rapprochées, sépa-
rées par des bandes de parenchyme de même épaisseur. La largeur de
l'anneau ligneux, là où il existe, est variable suivant les espèces. Chez
Th. coccinea, l'anneau ligneux est très peu épais, car le bois interfacicu-
laire ne dépasse pas en épaisseur une ou deux assises de cellules, de
sorte que les faisceaux qui étaient primitivement séparés ressortent
encore très bien. Il n’en est pas de même chez le Th. mysorensis T. An-
ders. qui présente un anneau ligneux parfaitement régulier de la même
épaisseur sur {out son pourtour et comme il est entouré par un endo-
derme continu et un péricycle, dont plusieurs cellules se sont transfor-
mées en fibres, la symétrie bilatérale de ce pétiole n’est plus indiquée
39% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (80)
que par la présence du sillon ventral et celle des deux cornes. Chez
Th. Harrisi Hook., le bois interfasciculaire est assez épais, mais il n’ar-
rive pas à la hauteur des faisceaux qui restent bien distincts. Il y a alors
sur tout le pourtour de cet anneau un certain nombre de coins, peu accen-
tués il est vrai, remplis par des tubes criblés, du parenchyme et des élé-
ments fibreux, représentés par des raphidines.
Mais le pétiole qui est certainement le plus intéressant dans sa struc-
ture, est celui du Th. grandiflora Roxb. Entre les faisceaux qui, nous
Pavons vu, sont primitivement au nombre de treize dans cette espèce, on
remarque intercales dans le bois interfasciculaire des ilots-bandes de
tissu mou, absolument semblables à ceux qui se rencontrent dans le tige
de tous les Hexacentris. I y en à un pour chaque zone interfasciculaire
(fig. 67). On remarque, en outre, un ou deux petits îlots dans les zones
Fig. 67. — Section du pétiole de Th. grandiflora (sect. méd.). 400/;
fasciculaires. Vus à un fort grossissement, ces ilots-bandes apparaissent
comme constitués par les mêmes éléments que ceux des ilots-bandes de
la tige de la même espèce, c’est-à-dire de tubes criblés et d'éléments
parenchymateux. Ils sont séparés du liber normal, qui est peu épais, par
des ponts ligneux interfasciculaires, possédant parfois un gros vaisseau.
On peut se demander si cette anomalie a la même valeur que celle de la
tige et surtout si elle se forme de la même manière. Elle ne se rencontre
pas sur toute la longueur du pétiole. Celui que j’ai examiné avait une
longueur de #8 mm. A une hauteur de 5 mm. au-dessus de Pinitiale,
A MS
(81) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 339
l’anomalie avait commencé, l’endoderme était déjà continu, mais on
pouvait encore voir les faisceaux séparés. A une hauteur de 10 mm.,
l’anomalie est complètement développée, le passage entre la structure
normale et la structure anormale a donc lieu entre 5 et 10 mm. A une
hauteur de 42 mm., l’anomalie était encore marquée, le cylindre
ligneux est continu, tandis qu'à une distance de #7 mm. c’est-à-
dire près ds la caractéristique, le pétiole présente la même apparence
qu'à l’initiale, c'est-à-dire que les faisceaux sont séparés. Le diamètre du
pétiole étant de 2,5 mm. aux deux extrémités sur un parcours de 5 mm.,
il n’est que de 2 mm. sur le reste de la longueur. En pratiquant des sec-
tions dans la partie du pétiole qui se trouve entre 5 et 10 mm. depuis
Vinitiale, j'ai pu suivre tout le passage de l’anomalie.
J'ai dit plus haut qu'entre les différents faisceaux isolés à Vinitiale se
trouvaient des zones de parenchyme au-dessus desquelles était un liber
interfasciculaire avec raphidines : telle est la figure que présente une
section initiale de pétiole de Th. grandiflora Roxb. Dans une section
pratiquée plus haut, on voit qu'aux dépens des éléments parenchymateux
qui se trouvaient entre les faisceaux se sont différenciés des éléments
ligneux. Certaines de ces cellules se sont subdivisées avant de lignifier
leur membrane, d’autres sont restées telles quelles, mais je n’ai pas
aperçu de formation d’un vérilable cambium courant d’un faisceau à
l’autre. La production de ce bois interfascieulaire commence en général
depuis les faisceaux qui apparaissent à un moment donné comme munis
d'ailes ligneuses qu’on distingue nettement du bois fasciculaire, car étant
de formation plus récente, elles ne se colorent pas comme lui en beau
jaune par le réactif genevois mais en orangé. Ces ailes finissent par se
réunir et c’est alors qu’on aperçoit un cercle ligneux complet entourant
un tissu de grosses cellules qu’on peut dès lors appeler une moelle. Mais
cet anneau ligneux n’est pas de la même épaisseur sur tout son pourtour
car, pendant que se produisait le bois interfasciculaire, le bois fascieulaire
augmentait beaucoup par apposition de nouveaux vaisseaux au-dessus des
anciens. Il y a ainsi formation de coins de liber et de parenchyme et
dans une section pratiquée à une hauteur de 7 mm., on voit tout le pour-
tour de l’anneau ligneux entamé par des coins qui peuvent être plus ou
moins profonds. Plus haut, on voit certains de ces coins se fermer
par des ponts ligneux qui peuvent prendre naissance depuis les faisceaux
ou bien au milieu d’eux et dont les éléments se différencient aux dépens
d'éléments parenchymateux sans que jamais j'aie pu voir un véritable
cambium. Les cellules parenchymateuses qui se trouvent au-dessous de
396 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (82)
ces ponts ligneux affectent la disposition d’un cambium. J'ai tout lieu
de croire que s’il est sûr que les premiers éléments ligneux interfascicu-
laires ne se différencient pas aux dépens de cellules cambiales, il en est
autrement des éléments parenchymateux et ligneux qui suivent. Les
ilots-bandes seraient alors bien du xylème criblé et parenchymateux et
de même nature par conséquent que la formation correspondante dans
la tige des Hexacentris.
Lorsque l'anneau ligneux est complet, il enferme un tissu qui peut
eire considéré comme une moelle. Les cellules de cette moelle contien-
nent toujours de l’oxalate de chaux, elles peuvent épaissir leur membrane
et même se transformer en véritables scléréides comme chez Th. grandi-
flora Roxb.
Avant de quitter l'étude du pétiole, disons encore quelques mots des
éléments divers qui composent les différentes parties du cylindre central
ou plus exactement des faisceaux libéro-ligneux. Is sont absolument les
mêmes que dans la tige. Comme dans cette dernière, les vaisseaux, à
l'exception des vaisseaux primordiaux, y sont rares: lorsque le bois est
développé, il est composé en bonne partie par les fibres ponctuees. Ce
qui distingue d’abord le liber du pétiole de celui de la tige c’est le grand
nombre de cellules à raphidines qu’il contient; je n’ai pas rencontré de
pétiole de Thunbergia qui n’en présentât pas. On les trouve à tous les
états de développement à l’initiale des pétioles qui se font dès lors re-
commander pour l'étude de ces curieux éléments. Les raphidines, de
même que les fibres liberiennes, beaucoup moins nombreuses, du pétiole
se trouvent développées surtout à l’initiale et à la caractéristique. Les
espèces qui présentent le mieux cette disposition sont le Th. adenocalyx
Radl., Th. affinis Moore, Th. grandiflora Moore, Th. mysorensis T. Anders.
et Th. Harrisi Hook.
Comme toutes les espèces de Thunbergia que j'ai examinées présen-
taient d’une facon très nette la dernière assise corticale différenciée en
endoderme, j'ai pensé qu'il ne serait pas sans intérêt d'examiner de
quelle manière se fait chez ces plantes le passage des faisceaux de la tige
dans le pétiole. Je l’ai étudié chez Th. coccinea, pour lequel j'avais à ma
disposition du matériel conservé à l'alcool. Pour faire cette étude, j'ai
pratiqué d’abord des sections transversales à la hauteur de l'insertion des
pétioles puis des sections longitudinales de la tige perpendiculairement
à ceux-ci. Dans une section transversale pratiquée un peu au-dessous de
la naissance des pétioles, on voit que deux ares ligneux opposés, les deux
qui présentent l’anomalie des ilots-bandes et qui renferment les quatre
gurr
7
(83) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 357
faisceaux primaires, n'ont subi aucun changement et durant tout le pas-
sage des faisceaux de la tige dans la feuilie ıls ne jouent qu'un rôle
passif. Dans cette section, ils sont séparés des arcs interfasciculaires con-
tenant le faisceau foliaire. On assiste d’abord à la subdivision de ce
dernier en un grand nombre de faisceaux qui sont séparés par des rayons
parenchymateux communiquant librement avec la moelle. Mais de bonne
heure on voit deux de ces faisceaux résultant de la subdivision du fais-
ceau foliaire unique s’avancer rapidement à droite et à gauche en entrai-
nant avec eux la partie d’endoderme et de pericycle qui leur correspond.
Ces deux faisceaux s’eloignent des autres faisceaux foliaires et déjà
avant la sortie du pétiole, ils apparaissent en section transversale comme
nettement séparés et munis de leur endoderme et de leur péricycle
particuliers. En effet, pendant tout ce commencement de divergence des
faisceaux foliaires, on trouve l’endoderme parfaitement continu avec
points de Caspary et le péricycle nettement indiqué aussi par ses fibres
qui passent aussi dans le pétiole, ceci aussi bien autour des faisceaux
foliaires qu’autour des deux petits faisceaux qui ont divergé de bonne
heure et qui constitueront les deux faisceaux marginaux du pétiole, tels
que je les ai décris plus haut. Lorsque ces derniers sont complètement
séparés, on retrouve autour d’eux l’endoderme bien différencié et présen-
tant les épaississements cutinisés. En même temps que les vaisseaux,
passent dans les faisceaux marginaux un certain nombre de raphidines.
Une section pratiquée dans une partie un peu supérieure et plus rap-
prochée encore de la base du pétiole présente une forme elliptique. Le
tissu cortical de la tige s’est fortement accru et forme de chaque côté
une proéminence dans l'intérieur de laquelle on voit s’avancer les fais-
ceaux pétiolaires dont on peut maintenant distinguer le nombre; il est
de sept, je l'ai dit, chez Hexacentris coccinea. Mais encore là, on retrouve
l'endoderme avec ses bandes cutinisées. En même temps que cela se
passe, les éléments de la moelle de la tige suivent la marche des faisceaux
foliaires et se trouvent constamment au-dessous d’eux, de sorte que sur
une section transversale, on aperçoit à la hauteur de la sortie des pétioles
une continuité parfaite de tous les tissus de la tige avec ceux des faisceaux
pétiolaires. A l'endroit où, en section transversale, la séparation du pétiole
et de la tige est achevée on voit apparaître le bourgeon axillaire qui, par
compression, formera d’un côté le sillon de la tige, de l’autre celui du
pétiole. Les faisceaux du bourgeon axillaire courent un certain temps
avec les faisceaux pétiolaires et restent ensuite en arrière de ces derniers.
Mais c’est surtout sur des sections pratiquées longitudinalement, aussi
398 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8%)
bien parallèlement à la tige que perpendiculairement à la direction du
pétiole, que l’on apercoit mieux encore la continuité de l’endoderme de la
tige dans celui du pétiole. Elle est d'autant plus facile à observer qu’il est
non seulement pourvu des bandes cutinisées mais est encore différencié
en assise amylifère. On voit en même temps que dans la tige la trace
des faisceaux pétiolaires possède un endoderme fermé tout autour d’eux
alors que nous l'avons trouvé ouvert à la section initiale. A cette partie
initiale en effet, l’'endoderme n'apparaît nettement qu’à la partie supra-
libérienne; on ne peut alors pas distinguer entre moelle et écorce, mais
nous avons vu que chez beaucoup d'espèces l'arc endodermique se ferme
de très bonne heure sur tout le reste du parcours du pétiole.
B. Structure du limbe.
L’epiderme de la feuille conserve toujours en partie le caractère col-
lenchymateux de l’épiderme de la tige (fig. 68, 69). Chez les espèces
TORRES MU
Fig. 68. — Épiderme et hypoderme d’une nervure médiane d’une feuille
de Thunbergia grandiflora Roxb. (sect. transv.). 0/1
comme Hexacentris coccinea, Th. mysorensis, Th. Harrisi, Th. adeno-
calyx, Th. Vogeliana, Th. affinis, dans lesquelles l’épiderme de la tige
est moins collenchymateux que chez les autres, l’epiderme du limbe
n’est plus collenchymateux sauf au-dessus des nervures principales, ou il
présente toujours cette apparence ainsi qu'à la marge de la feuille. Chez
d’autres espèces, Th. fragrans, Th. capensis, Th. Cycnium, Th. lancifolia,
se Et
(85) €. ROULET. DU GENRE THUNBERSIA LIN. FIL. 359
Th.hyalina, Th. gentianoides, Th. alata, Th. angulata, Th. hirta, la dispo-
sition collenchymateuse de l’épiderme se montre toujours très bien dans
la feuille. La péricline externe est toujours plus épaisse que les anti-
Fig. 69. — Nervure médiane de la feuille d’H. coccinea à la partie supérieure
(sect. transv.). Gross. 400/
clines et la péricline interne; elle peut même comme dans la tige, el cela
sur tonte l'étendue de la feuille, dépasser en épaisseur celle du lumen de
la cellule (Th. Cycnium Sh. Moore). L’epiderme de la feuille est toujours
recouvert par une cutine peu épaisse, revêtant les mêmes caractères
que celle de la tige. Elle peut dans plusieurs cas se séparer très facile-
ment des couches sous-jacentes. Ceci arrive toujours chez Th. gentia-
noides Th. armipotens, Th. hyalina chez lesquels, par gelification des
300 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (86)
couches sous-jacentes, la cutine est soulevée et se fend en plusieurs lam-
beaux. Les cellules stomatiques qui se trouvent en grand nombre à la
face inférieure sont toujours petites (fig. 70) et proéminentes; leur bec
est loujours cutinisé. Il s’en trouve aussi à la face supérieure de la
feuille; elles sont alors plutôt localisées dans le voisinage immédiat des
nervures. Chez Th. huillensis, j'ai rencontré autant de stomates à la face
supérieure qu'à la face inférieure. L’épiderme de la feuille porte toujours
les mêmes poils capiles que nous avons rencontrés sur la tige et le
pétiole. Il peut s’en trouver d’autres, et en particulier des poils cutinisés
(res rudes, présentant à leur surface des perles de cutine : Thunbergia
Fig. 70. — Stomates d'une feuille de Th. alata Boj. vus de face. 270/;
capensis, Th. hirta, Th. Cycnium. Ges poils deviennent rarement fort
longs. Th. angolensis. Ils sont alors encore unicellulaires et à paroi très
épaisse et cutinisée. L’épiderme touche en général directement d’un côté
au tissu palissadique, de l’autre au tissu lacuneux du mésophylle, mais au
niveau des nervures principales et des nervures secondaires, la disposi-
tion chez tous les Thunbergia est différente. En effet, l'épiderme au-des-
sus des nervures conserve, nous l’avons vu, l’aspect collenchymateux de
celui de la tige et, comme dans cette dernière, il touche directement à un
hypoderme collenchymateux avec lequel la péricline interne se confond
souvent. Cet hypoderme collenchymateux peut, comme dans la tige,
enfermer des fibres, produites par la lignification de l’épaississement
primitivement cellulosique. Dans plusieurs espèces, même, notamment
Th. adenocalyx, Th. affinis, Th. Vogeliana, Th. lancifolia, Th. hyalina,
les fibres qui sont de véritables stéréides, peuvent devenir l’element
dominant. Elles sont encore noyées dans le collenchyme chez Th. lanci-
folia, Th. hyalina, tandis que dans les Th. Vogeliana, ete., elles
(87) €. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 361
forment une zone continue qui occupe une assise de cellules seulement
à la partie inférieure de la nervure chez laquelle la disposition collen-
chymateuse primitive est moins marquée. Chez le plus grand nombre
d'espèces, l'élément collenchymateux est dominant, et les fibres sont dis-
posées dans sa masse. Cette disposition est très frappante chez Th. gran-
diflora (fig. 68), chez lequel le collenchyme est extraordinairement bien
développé; elle se retrouve chez les Th. fragrans, armipotens, coccinea,
mysorensis, Harrisi. Chez Th. coccinea, elle est beaucoup moins marquee.
Du reste, l'importance respective du collenchyme et des fibres varie de
la base au sommet de la feuille. A la base, le collenchyme est dominant
de même qu’à l’extrémité de la nervure, tandis que lorsque les fibres
sont très développées, c’est toujours à la partie médiane ou un peu au-
dessus de l'insertion du limbe que cette disposition est la plus frappante.
Chez quelques espèces, Th. alata, Th. angulata, convolvulifolia, ango-
lensis, gentianoides, on ne rencontre pas de fibres dans l’hypoderme de
la nervure principale, ou seulement quelques-unes qui sont alors dis-
persées dans le collenchyme. Chez les Th. Cycnium et capensis, on ren-
contre dans cet hypoderme les mêmes éléments que dans l’hypoderme
du pétiole : les fibres collenchymateuses à ponctuations larges. On en
rencontre aussi sous l’épiderme du Th. capensis, mais pas seulement
sous celui de la nervure. Chez Th. Cycnium aussi, on peut à plusieurs
endroits, dans le reste du limbe, distinguer un hypoderme de cellules à
parois cellulosiques très épaissies. L’épiderme de la marge de la feuille,
je l’ai dit, présente toujours le même aspect que celui des nervures, et
lui également touche toujours directement à un collenchyme plus ou moins
développé qui, dans les espèces dont le système fibreux hypodermique
a pris une grande extension, peut renfermer quelques fibres (Th. fra-
grans, Th. adenocalyx, Vogeliana, affinis, lancifotia, hyalina, Cycnium,
capensis). Au-dessous de l’épiderme supérieur de la nervure, le tissu col-
lenchymateux et fibreux est toujours moins développé qu’au-dessous de
l’epiderme inférieur.
Le mésophylle de la feuille est toujours constitué par les deux tissus
palissadique et lacuneux, le premier touchant l’épiderme supérieur, le
second l’épiderme inférieur, mais il y a des différences dans le dévelop-
pement respectif de ces deux tissus. Le tissu palissadique, chez le plus
grand nombre de Thunbergia est court; il peut même être très court :
c'est le cas dans les Thunbergia que nous avons groupés autour
d’Hexacentris. C'est aussi le cas chez les Th. Vogeliana, affinis, adeno-
calyx. Chez les Th. fragrans, angulata, alata convolvulifotia, dregeana,
BULL. HERB. BOISS., mai 1894. 25
362 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (88).
gentianoides, il est déjà plus développé, mais le tissu lacuneux est encore
prédominant. Chez les Th. hirta, Th. capensis, Th. angolensis, Th. haillen-
sis, Th. Cycnium, au contraire, c’est le tissu palissadique qui a pris un
accroissement considérable. Chez Th. huillensis déjà, il égale en épaisseur
le tissu lacuneux et c’est entre les cellules en palissades que sont
creusées les chambres stomatiques. Chez le Th. hirta et le Th. capensis,
N
N
VE ETS
MISES
Fig. 71. — Section d’une nervure secondaire de Th. fragrans. %%/ı
les cellules du tissu palissadique sont aussi beaucoup plus longues et
occupent les deux tiers de la largeur de la feuille. Enfin chez Th. ango-
lensis 5037 et Th. Cycnium, le tissu palissadique a pris un développe-
ment considérable et occupe aussi bien la face inférieure de la feuille que
sa face supérieure. Le tissu lacuneux est cependant encore représenté
par un certain nombre de cellules qui se trouvent au milieu du méso-
phylle, près des faisceaux libéro-ligneux, et qui sont unies d’une facon
très lâche. Les cellules du tissu palissadique sont du reste loin d’être par-
faitement unies entre elles.
il reste à parler de la constitution des nervures et d’abord de la ner-
vure principale. Au-dessous de l’hypoderme de cette dernière, on peut
rencontrer vers la partie supérieure du faisceau encore quelques cellules
à contenu chlorophyllien qui correspondent au parenchyme palissadique
et sont en communication avec lui; c’est ce qu’on peut voir, par exemple,
chez Thunbergia grandiflora, mais généralement on ne rencontre rien de
(39) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 363
semblable et au-dessous de l’hypoderme, on voit un parenchyme de
grosses cellules rondes qui laissent entre elles des méats assez considé-
rables. Ge parenchyme, ce mésophylle de Ia nervure, se termine toujours
à la face inférieure de celle-ci par une couche de cellules étroitement
unies entre elles et qui présente toujours les épaississements caractéris-
tiques pour l’endoderme. Au-dessous de cet endoderme se trouve une
couche de cellules en alternance, qui peut être considérée comme un
perieyele. Ce qui accuse encore la ressemblance avec ce dernier, c’est le
fait que plusieurs de ses cellules se transforment souvent en fibres
(fig. 71, 72). Dans plusieurs espèces, Th. Cyenium, Th. angolensis, Th. hya-
Fig. 72. — Section transversale d'une nervure principale de la feuille
de Th. fragrans Roxb. Gross. 400/:
dina, Th. lancifolia, Th. adenocalyx, Th. Vogeliana, Th. huillensis, Th. coc-
cinea, Th. Harrisi. Th. lancifolia, Th. mysorensis, cette couche intérieure
de mésophylle différenciée en endoderme se retrouve aussi bien à la
partie supérieure des faisceaux qu’à leur partie supra-liberienne, de sorte
que, chez ces espèces, on peut distinguer un véritable cylindre central,
entouré par un endoderme et un péricycle, avec ses fibres particulières, qui
sont de véritables stéréides à lumen plutôt assez large (elles ne faisaient
défaut que chez Th. coccinea, Th. angolensis, Th. Cyenium). Chez ces
304 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (90)
espèces-là, les faisceaux sont ordonnés de différentes manières. Chez le
Th. Cycnium, dont la feuille n’est pas pétiolée, on remarque très bien les
differents faisceaux munis de leur gaine endodermique propre. Ces fais-
ceaux sont composés de séries radiales de vaisseaux spirales, séparés par
des bandes parenchymateuses. Quelques-unes peuvent être réunies par
des fibres ponctuées (Ersatzfasern). Les premiers vaisseaux spiralés, les
plus supérieurs du faisceau par conséquent, sont isolés au milieu d’un
tissu de cellules petites, rappelant tout à fait le parenchyme vasculaire et
dont la dernière rangée, qui touche directement à l’endoderme, a ses
cellules en alternance avec ce dernier. Le liber, toujours inférieur dans
cette espèce, contient de nombreux tubes criblés et un assez grand
nombre de cellules à raphidines qui sont plus rapprochées du bois que
du pericycle. La même disposition se trouve chez le Th. angolensis, chez
lequel manquent les fibres péricycliques, tandis que les raphidines sont
en plus grand nombre que chez l'espèce prédédente.
Chez Th. affinis Moore, les faisceaux sont groupés en un arc ligneux
continu, mais non fermé à sa partie supérieure. Les fibres péricycliques.
y sont particulièrement nombreuses.
Chez le Th. hyalina, lancifolia 5012, on peut voir que l’arc des fais-
ceaux qui était ouvert dans l’intérieur de l’endoderme chez les deux
espèces précédentes, tend à se fermer; il se recourbe de sorte que les.
faisceaux des extrémités de l’arc tournent leur liber vers la partie supé-
rieure de la nervure. Les fibres péricycliques aussi apparaissent à cette
face supérieure. Les séries radiales de vaisseaux sont réunies en un cer-
tain nombre de faisceaux par du bois, faisceaux séparés les uns des
autres par des rayons de parenchyme; on en peut compter six. Ils ren-
ferment un assez grand nombre de gros vaisseaux. Ceux qui tournent
leur liber vers la partie supérieure de la nervure sont de beaucoup les.
plus petits. Les fibres péricycliques sont à lumen étroit, le liber contient
un nombre plutôt peu considérable de raphidines, si l’on tient compte
de l’étendue de l'arc liberien. Chez le Th. adenocalyx, les faisceaux sont.
réunis en un arc unique, fortement courbé, dont les deux extrémités.
incurvées présentent leur liber vers la partie supérieure de la nervure et
ne sont plus séparées que par deux ou trois cellules parenchymateuses.
Chez Th. lancifolia 5161, Th. huillensis, on peut dire que l'arc ligneux
est fermé. En effet, on y remarque deux arcs qui sont maintenant en
opposition, l’un plus grand, tournant son liber vers la partie inférieure
de la nervure, l’autre beaucoup plus petit, tournant son liber vers la par-
tie supérieure de celle-ci. Les deux seraient coupés par la moitié par
(9) €. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 309
une ligne tirée exactement par le milieu de la nervure (fig. 73) et à l’en-
droit ou la continuité du bois est interrompue, on remarque une cellule
endodermique triplicée. La nervure médiane des Th. Vogeliana, Th. lau-
Fig. 73. — Section transversale de la feuille de Th. lancifolia Moore 5161. #/:
rifolia Lind., possède la même structure, avec la différence que les fais-
ceaux ne sont pas réunis, il y en a deux plus petits avec liber supérieur
(fig. 74). Chez Th. grandiflora, la même disposition se complique par le
Fig. 74. — Nervure médiane de la feuille de Th. laurrfolia Lind. faisceau
de la face supérieure (sect. transv.). 42/1
366 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (92)
fait qu’au-dessus du liber supérieur, on trouve de nouveau du bois (bs ®)
(fig. 75), de sorte que le liber apparaît comme écrasé entre deux faisceaux
Fig. 75. — Schéma de la section transversale de la nervure médiane
d’une feuille de Th. grandiflora Roxb. 59/1
distincts (fig. 76). C'est chez le Th. mysorensis que l'anneau ligneux
est à peu près complet par le fait que tous les faisceaux, aussi bien les
Fig. 76.— Section transversale d’une nervure médiane de la feuille du Th. grandiflora
Roxb. montrant les deux faisceaux de la face supérieure. #°/
(95) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 367
petits qui tournent leur liber vers la face supérieure de la nervure que
les autres, sont réunis au moins par quelques cellules ligneuses (fig. 77).
Fig. 77. — Nervure médiane d’une feuille de Thunbergia mysorensis
(sect. transv.). 40°/;
La nervure médiane de Th. coccinea diffère de toutes les précédentes,
d’abord par le moins grand développement du bois, qui n’est représenté
que par quelques trachées, puis par l'absence de raphidines, ainsi que de
fibres péricycliques. L’endoderme est néanmoins très bien différencié et
continu, possédant aussi les points de Caspary (fig. 78, 69).
On peut se demander si cette structure persiste sur toute toute la lon-
gueur de la nervure principale. On retrouve encore à peu de distance du
sommet l’endoderme continu et le péricyele qui est entièrement fibreux
à sa partie inférieure. Les extrémités des nervures, de même que
308 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (9%)
les radicelles et les faiseeaux marginaux du pétiole, renferment un nombre
beaucoup plus considérable de raphidines qui peuvent remplir presque
>
en
Fig. 78. — Section transversale d’une nervure mödiane d’une feuille
d’Hexac. coccinea. ?7°/ı. Partie inférieure.
la totalité du liber, l’endoderme est d’autant plus marqué, qu'en même
temps qu'il présente les points de Caspary, il est differencie en
Fig. 79. — Nerville d’une feuille d’Hexac. coccinea (sect. transv.) 40/4
assise oxalifère. Jamais à la partie supérieure d’une nervure on ne ren-
contre de faisceau tournant son liber vers la partie supérieure de la ner-
(95) €. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 309
vure. À l'extrémité même des nervures principales, on ne retrouve plus
qu'une ou deux cellules, présentant le caractère de cellules endodermiques :
elles sont dans ce cas situées à la partie inférieure du faisceau. Lorsque
les feuilles présentent, à côté de la nervure principale, deux grosses ner-
vures secondaires, comme c’est le cas par exemple dans Th. coccinea,
Th. mysorensis, elles présentent la même structure que la nervure prin-
pale, dont elles égalent presque l'importance. Elles en different par la
réduction. peu considérable du reste, du bois du faisceau et par le plus
grand nombre de raphidines que contient leur liber. Si l’are endodermi-
que est complètement fermé dans la nervure principale, il l’est aussi
dans la nervure latérale; la disposition des faisceaux est aussi la même
que dans la nervure médiane. C’est ainsi que si l’on y trouve du liber à
la partie supérieure des faisceaux, on retrouve aussi ce liber supérieur
dans les nervures latérales. Le bois supra-liberien de la nervure mé-
diane du Th. grandiflora ne se retrouve cependant pas dans les deux
grosses nervures latérales, ce qui n’est pas étonnant, vu la réduction du
système ligneux à mesure que l’ordre des nervures decroit. Ce bois irré-
gulier ne se rencontre du reste plus dans la nervure principale à une
certaine hauteur. Chez les autres espèces de Thunbergia que nous avons
examinées, Th. fragrans, Th. hastata, Th. dregeana, Th. alata, Th. angu-
lata, Th. convoloulifolia, Th. hirta, Th. capensis, la structure de la ner-
vure principale est moins compliquée que chez les espèces précédem-
ment citées; elle s’en distingue tout d’abord par le fait que jamais les
faisceaux ne sont enfermés par un endoderme. Celui-ci se retrouve
toujours et est très bien caractérisé à la partie inférieure du faisceau,
tandis qu'on ne le retrouve pas à la partie supérieure. Elle présente
toujours au-dessous de l’endoderme un péricyele bien visible dont les cel-
lules sont chez plusieurs espèces transformées en fibres sur une bonne
longueur, de facon à former au-dessous du faisceau un arc continu (Th. ca-
pensis, Th. fragrans) (fig. 72). Chez les autres, les fibres péricycliques font
complètement défaut. Chez toutes ces espèces, on retrouve dans le liber
des faisceaux des raphidines. Les nervures de second ordre présentent la
même structure avec réduction du bois, mais non du liber et des raphi-
dines (fig. 71).
Chez toutes les espèces de Thunbergia, les nervilles présentent une
structure différente suivant leur importance. Lorsqu’elles sont encore
d'assez grande taille, elles ne sont pas entourées de tous côlés par le
tissu lacuneux, au moins chez les espèces dont le tissu palissadique n’a
pas pris un développement considérable, comme c’est le cas pour les plus
370 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (96)
petites nervilles; elles communiquent, au contraire, avec les deux épi-
dermes par quelques cellules parenchymateuses polyédriques qui sont
généralement subcollenchymateuses. Chez les espèces qui possèdent un
hypoderme fibreux bien développé, on peut trouver dans cet hypoderme
des petites nervures quelques fibres. Chez les espèces dont le tissu palis-
sadique est fortement développé, cette communication avec l’épiderme
par des cellules collenchymateuses ne se fait que du côté de l’épiderme
inférieur, alors que, de l’autre côté, le faisceau touche à quelques cellules
parenchymateuses et au tissu palissadique. L’hypoderme fibreux n’existe
dans ce dernier cas qu'à la partie inférieure de la petite nervure. De
toutes manières, que la nerville touche à l’un ou aux deux épidermes,
elle est toujours pourvue, dans ces cas, d’une péricyele fibreux si les ner-
vures principales en possédaient un; on retrouve autour d'elles un endo-
derme continu ou se trouvant seulement à la partie inférieure du fais-
ceau, mais qui, dans tous les cas, montre distinctement les points de
Caspary. Dans ces nervilles, c'est le bois qui s’est surtout réduit, il n’est
plus représenté que par quelques trachées entourées d’un parenchyme
vasculaire à cellules étroites (fig. 79). La partie libérienne l'emporte
de beaucoup en développement et dans ce liber surtout les cellules à
raphidines qui peuvent être très grosses et contenir un nombre consi-
dérable de ces éléments.
Lorsqu'on examine en section transversale les plus petites nervilles,
on voit qu'elles ne communiquent plus avec l’épiderme par un tissu dis-
tinct du reste du mésophylle, elles sont au milieu de ce dernier et ne
s’en distinguant que par leur gaine de cellules blanches, non chlorophyl-
lées. Dans ces nervilles-là on peut distinguer un endoderme très nette-
ment différencié, un péricycle avec une ou deux fibres, un liber rempli de
raphidines et quelques trachées, donc une structure semblable à celle des
nervilles qui sont encore nettement isolées du mésophylle (fig. 80). L’endo-
derme peut même parfois être continu et présenter encore à ce moment-
là les points de Caspary. D’une facon plus frappante encore que chez les
autres nervilles, le faisceau peut sembler, au premier abord, composé
uniquement de raphidines et ce n’est qu'un examen plus attentif qui fait
découvrir et trachées et tubes criblés. Les trachées sont cependant les
derniers éléments qui persistent et on les rencontre absolument seules,
emprisonnées entre deux ou trois cellules, étroitement unies entre elles.
De méme que nous avons examiné le passage des faisceaux de la tige
dans le pétiole, nous les avons suivis dans la feuille en pratiquant une
serie de sections au point d'insertion du limbe sur le pétiole, chez Hexa-
(97) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 971
centris coccinea et Thunbergia grandiflora. Dans ces sections transver-
sales, on voit d’abord les proéminences du petiole se transformer en
ailes absolument semblables à celles du Th. alata. Ce sont les faisceaux
marginaux qui, les premiers, passent dans le limbe et constitueront les
nervures des oreillettes de la feuille et leurs ramifications. Les sept fais-
ceaux pétiolaires s’écartent ensuite, de facon que les trois faisceaux pétio-
laires inférieurs constituent les trois nervures principales, alors que les
quatre autres constitueront des nervures d'ordre inférieur. Pendant qu'on
voit ces faisceaux pétiolaires s’écarter, on peut suivre continuellement
autour d’eux ou du moins toujours à leur partie inférieure, l'endoderme
avec ses épaississements et on peut le suivre dans ce passage jusqu’au
Fig. 80. — Nerville d’une feuille de Th. lancifolia Moore 5012,
partie supérieure (sect. transv.). *%%ı
moment où on retrouve autour de chaque nervure son endoderme parti-
culier. Il en est de même, d'une facon plus nette encore, chez Th. gran-
diflora. Comme nous avons vu que l’endoderme de la tige était parfaite-
ment continu avec celui du pétiole, on voit de suite qu’il en résulte qu’il
y à, d’un bout à l’autre de la plante, une continuité parfaite de l’assise
endodermique. L’endoderme de la tige se continue dans celui de la
feuille et l’assise à cellules munies de bandes cutinisées telle qu'on la
rencontre dans toutes les feuilles de Thunbergia, est donc bien, dans ce
cas particulier, non pas ce qu’on pourrait appeler un phlæoterme, mais
un véritable endoderme, correspondant à celui de la tige. Nous avons vu
372 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (98)
également que, dans plusieurs espèces, l’endoderme du pétiole était
fermé au moment de son insertion sur celui de la tige, alors qu'il est
ouvert à linitiale du pétiole pour se refermer dans beaucoup de cas déjà
à quelque distance au-dessus du point de sortie du pétiole. Ceci ne pré-
juge en rien la question de l’origine de ces différentes régions. Le péri-
cycle est aussi parfaitement continu. Il y a certainement une certaine
continuité de la moelle de la tige avec celle du pétiole, lorsque ce dernier
en possède une, mais cette continuité n’est pas parfaite : l’endoderme
élant toujours à un moment donné constitué par un arc ouvert, il y à
communication entre le tissu cortical et la moelle. Le tissu cortical con-
tribue toujours pour une bonne part à la formation de la moelle du
pétiole. L’endoderme se poursuit jusque dans les dernières ramifications
des nervures. Il y a bien ainsi continuité entre l’endoderme de la tige
et celui de la feuille, ainsi que Van Tieghem l’admet (Traité de bota-
nique, 2m édit., p. 842), et ce cas particulier est analogue au cas du
Galium aparine, décrit par Strassburger, Leitungsbahnen, 314.
(99) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 373
CHAPITRE VI
Structure du pédoncule floral.
L’epiderme du pédoncule floral a encore les caractères de celui de la
tige du pétiole et du limbe. Il montre très bien la disposition collenchy-
mateuse chez les espèces qui possèdent ce caractère bien marqué dans
la tige. (Th. grandiflora, Th. gentianoides). Il est toujours pourvu
d’une cutine mince qui se détache dans certains cas très facilement des
couches sous-jacentes. La péricline externe peut être très épaisse
(Th. gentianoides), jamais cutinisée entièrement, la péricline interne
touche à des cellules hypodermiques collenchymateuses. L’epiderme
du pédoncule floral présente toujours des stomates qui sont à fleur
de l’épiderme ou un peu proéminents, jamais enfoncés. Il porte les
mêmes espèces de poils que l’épiderme de la tige et des feuilles. L’hypo-
derme subcollenchymateux peut se limiter à une seule couche de cellules
et être peu net (Th. fragrans, Th. adenocalyx); il peut renfermer quelques
cellules transformées en fibres. Ces fibres peuvent être collenchymateuses
et se colorer en rouge par le réactif genevois (Th. fragrans) ou prendre
la coloration jaune caractéristique pour les membranes lignifiées
(Th adenocalyx). L’hypoderme peut être très développé (Th. grandiflora,
Th. gentianoides) et alors de deux choses l’une, ou bien il est composé de
cellules subcollenchymateuses contenant un grand nombre de véritables
stéréides groupées en paquets et alors il ne diffère en rien de l’hypo-
derme de la tige (Th. grandiflora Roxb.), ou bien il ne présente pas de
fibres et ces dernières sont remplacées par un très beau collenchyme
convexe (Th. gentianoides). Les couches qui suivent et qui pourraient
parfaitement être distinguées comme écorce peuvent être très lacuneuses,
de sorte que le tissu cortical peut ressembler en tous points au tissu de
certaines plantes aquatiques (1h. fragrans, adenocalyx). L’ecorce peut au
contraire être composée de cellules ne laissant entre elles que des méats
de la même grandeur que dans le tissu correspondant de la tige. Elle
peut alors épaissir la membrane de certaines de ses cellules. Mais de
374 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (100)
toutes manières la dernière assise de l’écorce est toujours formée de
cellules étroitement unies entre elles et présentant d’une facon admi-
rable les bandes cutinisées endodermiques. Cet endoderme du pédoncule
floral est aussi net que celui de la tige. Cette disposition est d'autant
plus frappante lorsque le tissu cortical est lacuneux, car cet endoderme à
cellules ne laissant entre elles aucun méat, établit une séparation très
nette entre écorce et cylindre central. Au-dessous de l’endoderme, la pre-
mière couche du cylindre central toujours en alternance avec lui peut être
distinguée comme péricycle. Ce dernier a souvent quelques-unes de ses
cellules transformées en fibres (il n’y a point de fibres péricycliques Iors-
qu'elles manquent dans la tige : Th. gentianoides). Le liber qui suit forme
toujours un anneau continu alors même que les faisceaux sont séparés.
Il est formé des mêmes éléments que le liber de la tige et présente en
particulier des cellules à raphidines quoique moins nombreuses que dans
la tige. Nous les avons retrouvées dans deux espèces (Th. grandiflora,
Th. gentianoides), sans vouloir affirmer qu’elles ne se rencontrent pas chez
d’autres. Le système ligneux peut former un anneau de bois continu peu
épais (Th. fragrans) et où l’on distingue bien les faisceaux différents réunis
par des cellules interfasciculaires lignifiées. II peut être d’une épaisseur
plus grande et égale sur tout le pourtour de la tige (Th. adenocalyx), ou
bien être sillonné sur tout le pourtour par de petites invaginations res-
semblant à des commencements de coins liheriens (Th. grandiflora). Chez
d’autres, l'anneau ligneux n’existe pas et les faisceaux, complètement
séparés, ne sont plus composés que par quelques trachées (Th. gentia-
noides). La moelle, d’abord toujours abondante, se détruit plus ou moins
rapidement après la floraison : elle peut avoir auparavant épaissi un peu
ses cellules (Th. grandiflora), sans jamais les transformer en véritables
scléréides.
Lorsque l’anneau ligneux est complet, le bois est composé des mêmes
éléments que ceux qui composent le bois de la tige.
(191) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 379
CHAPITRE VI
Structure de la graine et germination.
Je n’ai pu faire l’étude de la graine et de la germination que sur
deux espèces : Th. alata Boj. et Hexacentris coccinea Nees. Je saisis
cette occasion pour remercier beaucoup M. H. de Vilmorin pour l’obli-
geance qu'il a mise à me faire parvenir un choix de graines de Thun-
bergia alata.
La structure de la graine est du reste absolument la même chez ces
deux espèces tandis que leur germination diffère passablemeni.
Dans le tégument de la graine, on peut distinguer quatre couches diffé-
rentes. L’epiderme est composé de cellules à membranes fortement
épaissies et cutinisées. La péricline externe n’est plus nettement visible
car souvent la cellule épidermique est prolongée en pappille. Lorsqu'on
trouve la péricline externe de ces cellules épidermiques, elle apparaît
moins épaisse que les autres. L’epaississement de la péricline interne
et des anticlines n’est du reste pas égale sur toute leur longueur,
il est beaucoup plus large au milieu de la paroi. Lorsque ces cellules
épidermiques se prolongent en pappilles, ces dernières peuvent être
fortement épaissies et converger les unes vers les autres de facon à
former une proéminence au sommet de laquelle on trouve les sommets
libres des différentes pappilles. Ce sont ces proéminences que l’on
remarque à la surface de la graine de Thunbergia alata. Au-dessous de
cet épiderme se trouve une zone de six a sept rangées de cellules
allongées plutôt tangentiellement et à membranes épaissies et cutinisées
qui se colorent en jaune par le réactif genevois et qui laissent entre
elles quelques petits méats fort disséminés du reste. Au-dessous de cette
couche, s’en trouve une qui semble composée de celluies cutinisées
fortement écrasées et qui pourrait peut-être représenter la secondine.
Enfin au-dessous, se trouve une couche de cellules parenchymateuses
colorées en rose par le réaclif genevois, contenant toujours des globules
d'huile. Cette dernière couche du tégument touche direclement à l’em-
376 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (102)
bryon. Ce dernier est très grand et remplit à peu pres toute la graine.
On le distingue avec peine de l’albumen qui est fort peu considérable et
qui se trouve près de l’endroit où se développe la radicule dans la partie
de la graine opposée au hile. Il est composé par un tissu de cellules
exactement semblables à celles qui composent les deux cotylédons de
l'embryon. Ces cotylédons sont replies l’un sur l’autre, le cotyledon qui
se trouve du côté de l’ombilic de la graine se recourbant à son extrémité
pour recouvrir l'extrémité de l’autre cotyledon. Le tissu qui compose ces
derniers est un tissu de cellules à parois cellulosiques assez épaisses
(cet épaississement n’est pas égal sur toute la longueur de la paroi), qui
ne contiennent point d’amidon ainsi qu’on peut facilement le voir en
traitant des sections d’une de ces graines avec l’iode; elles contiennent
des matières huileuses se colorant en rouge par la teinture d’Alcanna et
des matières albuminoides qui prennent une coloration rose sous l’in-
fluence du réactif de Millon. On peut déjà distinguer un épiderme des
cotylédons et à leur partie supérieure on voit que les cellules du paren-
chyme sont plus allongées. On distingue déjà des ébauches des nervures
des cotylédons entourées par une gaine de cellules plus blanches, moins
riches en contenu que les autres. Ces faisceaux sont composés par de
longues cellules procambiales à parois très minces et dont quelques-unes
possèdent déjà des épaississements spiralés.
Lorsqu'une graine de Th. alata germe, elle s'enfonce d’abord profon-
dément en terre à mesure que se développe la radicule. Au moment où
cette dernière a atteint déjà une longueur de 6 à 7 mm., on voit se déta-
cher les quatre radicelles latérales que nous avons mentionnées en trai-
tant du passage de la tige à la racine. L’axe hypocotylé se développe
alors en poussant avec lui hors de terre les cotylédons et le tégument de
la graine : on voit alors sortir de terre les cotylédons coiffés du tégument
séminal (fig. 81 a b). Les cotylédons se développent rapidement de même
que la tige, mais ils restent longtemps coiffés et réunis l’un à l’autre par
le tégument de la graine qui peut subsister dans cette position pendant
un temps variable, mais toujours assez long. J'ai vu des plantules
qui avaient atteint une hauteur assez grande et qui avaient développé leur
deuxième verticille de feuilles alors que les cotylédons portaient encore
leur coiffure. Les cotyledons tombent assez tardivement, mais d’une façon
variable suivant les individus (fig 81 c, 82).
L’epiderme des cotylédons n’est pas collenchymateux comme celui de
la feuille ; sa péricline externe est tout au plus un peu plus épaisse que
les autres parois, elle est toujours recouverte par une mince couche de
ii
(103) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 977
cutine. Ses cellules sont allongées plutôt radialement. Les cellules sto-
matiques sont petites et de même que les autres cellules épidermiques,
Fig. 81. — Germinations du Th. alata. Gd. nat.
elles sont plus hautes que larges : leur bec peu visible est cutinisé. Sous
l’epiderme supérieur, se trouve un tissu palissadique qui est bien déve-
loppé dans un cotylédon jeune. Ses cellules sont très longues, forment
Fig. 82. — Germination du Th. alata, stade plus avancé. Gd. nat.
plusieurs assises et s'arrêtent aux nervures dont elles ne sont séparées
que par une ou deux cellules parenchymateuses. Les nervures dans un
jeune cotylédon sont composées par quelques vaisseaux spiralés et des
26
ai
BULL. HERB. BOISS., mai 1894.
378 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (104)
cellules procambiales dont quelques-unes sont déjà différenciées en
tubes criblés. Le reste du mésophylle est composé de cellules polyé-
driques ne laissant entre elles que des méats fort petits et touchant
directement à l’épiderme inférieur.
Dans un cotylédon plus âgé, on voit que le parenchyme palissadique
n’est plus si caractéristique quoique encore bien reconnaissable comme
tel, il disparaît déjà au-dessus des faisceaux les plus considérables qui
prennent peu à peu un aspect rappelant celui des nervures de la feuille,
réunies qu'ils sont aux deux épidermes par des cellules parenchyma-
teuses polyédriques. Les faisceaux sont toujours entourés par une gaine
fi
X N
/
}
Fig. 83. — Germination de Fig. 84. — Germination d’une graine
Hexacentris coccinea. de Hexac. coccinea.
de cellules nettement distinctes du parenchyme environnant. On voit
apparaître, dans les faisceaux de ces cotylédons plus âgés, les raphidines
qui, ici, de même que dans la racine, sont antérieures à toute formation
fibreuse.
Le pétiole d’un cotylédon présente la forme d’un arc dont la concavité
ventrale correspond au sillon du pétiole, mais jamais on ne rencontre de
faisceaux marginaux : on distingue au milieu d’un tissu parenchymateux
trois faisceaux assez éloignés les uns des autres, mais réunis à leur partie
2
(105) C. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 379
inférieure par un endoderme très net avec les bandes cutinisées carac-
téristiques. Au-dessous de cet endoderme se trouve un péricycle aussi
bien distinct, et au-dessous de lui un liber qui peut se rencontrer aussi
bien entre les faisceaux qu’au-dessus des vaisseaux. L’épiderme de ce
pétiole est plus collenchymateux que celui du cotylédon; au-dessous de
lui, on voit que les premières assises de l'écorce sont nettement subcol-
lenchymateuses, mais on n’y rencontre jamais de fibres.
La germination d’une graine de Thunbergia coccinea se fait un peu
différemment.
On ne voit pas le tégument sortir de terre, pas plus que les cotylédons.
Lorsque la tige a déjà développé deux verticilles de feuilles, la graine est
encore en terre. Si on déterre avec précaution une plantule, on voit que
l’axe principal épicotylé est resté en arrière dans son développement; il
est encore enfermé dans la graine ainsi que les cotylédons, tandis qu'aux
PR
Fig. 85. — Hexacentris coccinea. Germination. Stade plus avancé
que dans la fig. 8%.
380 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (106)
dépens de l’axe hypocotylé naissent des tiges adventives, qui sont géné-
ralement au nombre de deux. Il en est de même pour la racine, dans ce
sens que le développement de la racine principale est arrêté et que ce
sont les racines latérales adventives trimères, comme nous l'avons vu au
chapitre de la racine, qui prennent un accroissement rapide (fig. 83, 84,
89).
(107) ©. ROULET. DU GENRE THUNBERGIA LIN. FIL. 381
THÈSES
1. Toutes les espèces du genre Thunbergia dans lequel je comprends
aussi les deux genres de Nees Hexacentris et Meyenia, possèdent des
caractères anatomiques qui peuvent les faire distinguer tout de suite des
autres Acanthacées et en particulier des genres voisins Pseudocalyx,
Monochlamys et Mendoncia.
2. Le genre Thunbergia est d'abord caractérisé anatomiquement par un
épiderme collenchymateux auquel fait suite un tissu collenchymateux et
fibreux. Ce caractère, marqué de la façon la plus nette dans la tige, se
retrouve dans la feuille et le pédoncule floral.
3. Les fibres hypodermiques se présentent sous deux dispositions
particulières : en bandes étroites à peu près continues et en paquets en
forme de coins séparés les uns des autres par d’assez larges espaces de
cellules subcollenchymateuses.
&. La plupart des espèces du genre Thunbergia présentent des anomalies
dans la structure de leur cylindre central, anomalies consistant toujours
dans la disposition irrégulière du tissu mou et du tissu ligneux. Les
espèces qui ne présentent pas d'anomalies dans leur structure anatomique
sont des espèces non volubiles. Lorsque des espèces non volubiles pré-
sentent des anomalies, ces dernières sont toujours fort réduites.
5. Les anomalies de structure du cylindre central sont de plusieurs
sortes, et different aussi bien par leur mode d’origine que par leur appa-
rence extérieure. Elles permettent de grouper les différentes espèces dans
différentes sections anatomiques naturelles qui correspondent en général
aux groupements que l’on pourrait baser sur des caractères morpholo-
giques.
6. Les différences de structure des différents groupes ne suffisent pas
pour rétablir l’ancienne division du genre Thunbergia en trois genres
ainsi que l’avait fait Nees dans le Prodrome.
382 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (108)
7. Toutes les espèces de Thunbergia peuvent posséder dans leur liber
les éléments particuliers nommés « raphidines. »
8. Les « raphidines » ne sont qu'une exagération fibreuse des cellules
compagnes des tubes eribles : elles résultent de la subdivision d’une cel-
lule prosenchymateuse primitive. Elles apparaissent immédiatement après
les tubes criblés et avant toute formation fibreuse. Elles sont d'autant
plus abondantes que le faisceau qui les renferme est de dimensions plus
restreintes. On les trouve dans tout l'appareil vegetatif de la plante.
9. La majorité des espèces (trois seulement à ma connaissance font
exception) possèdent des fibres péricycliques. Lorsqu’elles existent, ce
sont toujours des stéréides contrairement à ce qui se rencontre chez le
genre Mendoncia
10. Chez le genre Thunbergia, la structure de la tige exerce une influence
dominante sur celle d’autres organes. Lorsque la tige a une structure
irrégulière, la racine a généralement une structure anatomique anor-
male. L'influence peut se faire sentir aussi sur les autres organes végé-
tatifs : pétiole, nervures et pédoncule floral.
11. Chez le genre Thunbergia, la dernière assise de l'écorce est toujours
nettement différenciée en endoderme ; cet endoderme possède les bandes
cutinisées caractéristiques de ce tissu, dans tous les organes végétatifs ;
il y a une continuité parfaite entre l’endoderme de la tige et celui de la
feuille.
(109)
Explication des abréviations
ass. gen
bs
bs!
bs?
bs?
bs. intfasc
camb
CC
ef
c. lib
cot
C. ROULET.
assise génératrice.
bois.
bois primaire.
bois secondaire.
bois tertiaire.
bois interfasciculaire.
cambium.
cellule compagne.
coiffe.
coin liberien.
cotylédon.
collenchyme.
cellule stomatique.
dermatogène.
écorce.
endoderme.
epiderme.
fibres hypodermiques.
fibres péricyeliques.
graine.
hypoderme.
ilot de tubes criblés.
îlot de xylème crible.
lacunes corticales.
liber.
DU GENRE
THUNBERGIA LIN.
FIL. 383
contenues dans les figures.
m
par
p. vas.)
I)
D.
pe
pb
ph
pl
IDIEIBL:
raph )
rph \
T1
r. adv
sel hyp
sel. cort.
st
ti. cr
Leg
tg. adv.
tg. S
|
|
|
moelle.
parenchyme.
parenchyme vasculaire.
poil épidermique.
péricyele.
périblème.
phellogène.
plérome.
pont ligneux.
raphidines.
racine primaire.
racine adventive.
scléréides hypodermi-
ques.
selereides corticales.
stéréides.
tubes criblés.
tégument.
tige adventive.
tégument séminal.
trachées primaires.
vaisseau.
vaisseau secondaire.
xylème criblé.
xylèmeparenchymateux.
Nota. Page 41 (299). Le fractionnement du bois est ici analogue à celui qui
se produit chez Wendoncia. La question a été traitée et résolue d'une façon con-
tradictoire par Gilg et Warburg dans les Berichte der deutschen botanischen
Gesellschaft, Berlin. 1893.
384
Ueber die Zugehörigkeit
des von
Masters als Bragantia Wallichii
beschriebenen anomalen Stammstückes zur Gattung Gnetum,
von
HE. SOLEREDER.
In Vol. XIV des Linnean Society’s Journal (1875) berichtete Maxwell
T. Masters über die anomale Structur eines von Cleghorn gesammelten
und als Bragantia Wallichii bezeichneten Stammstückes. Dasselbe zeigt
auf dem Querschnitt mehrere Gefässbündelzonen, deren Zuwachs bei
dem in Rede stehenden Stücke einseitig erfolgt war (vergl. die Figur
bei Masters, 1. c.). In meinen Beiträgen zur vergleichenden Anatomie der
Aristolochiaceen (in Engler, bot Jahrb., X, 1888) habe ich mich mit der
analomischen Structur dieses Stammstückes eingehend befasst und bin
zum Schlusse gelangt, dass dasselbe keiner Bragantia und überhaupt
keiner Aristolochiacee angehören könne. Die Bestimmung des Stamm-
stückes habe ich damals nicht erreichen können. Möglich erschien mir
die Zugehörigkeit desselben zu den Menispermaceen, obwohl es sich
durch zwei wesentliche anatomische Merkmale (Mangel des den Menis-
permaceen zukommenden, aus Hartbastbogen und Steinzellen zusammen-
gesetzten. gemischten und continuirlichen Sklerenchymringes und Vor-
kommen von Bastfasern, und zwar zahlreich im secundären Baste) vor
allen zur Untersuchung herangezogenen Menispermaceen gekennzeichnet
erwies. Vor. ein paar Monaten lernte ich nun im Dicotylen-Museum der
Royal Gardens Kew eine Reihe von in gleicher Weise anomal gebauten,
von Hooker und King gesammelten und richtig als @netum scandens oder
schlechthin als Gnetum sp. bezeichneten Stammstücke kennen. welche
mir durch ihre überraschende Aehnlichkeit das Cleghorn’sche Stamm-
stück in das Gedächtniss zurückriefen. Die unmittelbare Vergleichung
(2) H. SOLEREDER. MASTERS ALS BRAGANTIA WALLICHIL. 385
dieser wirklich zu Gnetum gehörigen Stücke mit dem Gleghorn’schen
Material, welches sich gleichfalls in Kew befindet und von dem mir seiner
Zeit ein Abschnitt zur Untersuchung gütigst mitgeteilt worden war, zeigte
schon makroskopisch, dass das Cleghorn’sche Stück einer Gnetum-
Art zugehört. Dieses Resultat bestätigte sich auch durch die mikrosko-
pische Untersuchung, über welche auch im folgenden kurz berichtet
werden soll.
Bei Gnetum! sowohl, wie bei dem Stammstück von Gleghorn findet
sich zunächst dieselbe excentrische Anordnung der secundären Zuwachs-
ringe, dieselbe braune, an ihrer Oberfläche stellenweise quergebänderte
Rinde; ebenso ist die Färbung der Holzringe, sowie der dazwischen gele-
genen braunen Bastringe dieselbe ; endlich lässt sich bei beiden Mate-
rialien in der Aussenrinde eine weisse mit dem Umfange der Axenstücke
concentrisch verlaufende krumme Linie erkennen, welche auf das Vor-
handensein des in der primären Rinde gelegenen Steinzellenringes hin-
weist. Weiter stimmt, wie schon angedeutet wurde, die anatomische
Structur des Gleghorn’schen Materials mit der von Gnetum völlig über-
ein?. Dieselbe Beschaffenheit des Markes, welche ich für das Cleghorn-
sche Stammstück beschrieben habe, kommt auch bei Gnetum, speziell
bei dem Herbarmaterial von Grabowski vor : der innere Teil des Markes
besteht aus dünnwandigem, unverholztem, der äussere aus verholztem
Parenchym, welches letztere beträchtlich in axiler Richtung gestreckt ist.
Bei anderen Arten ist, wie beigefügt sein mag, der ganze Markkörper
verholzt (Material von King) und es enthält das Mark zuweilen auch
mehr (Material von King) oder weniger (Material von Griffith) zahlreiche
isolirte bastfaserartige Zellen. Die beim Gleghorn’schen Stück im Marke
beobachteten weitlumigen Secretschläuche habe ich auch bei den Mate-
rialien von Griffith und Grabowski angetroffen. Die Markstrahlen, welche
die Gefässbündel von einander trennen, sind bei Gnetum relativ breit
und enthalten häufig in radialer Richtung gestreckte Steinzellengruppen,
wie bei dem Gleghorn’schen Material. Weiter zeigt das Holz von Gnetum
dieselbe Zusammensetzung, wie dort : isolirte weit- und rundlichlumige
Gefässe mit einfachen Durchbrechungen, die sich meist auf horizontalen
Zwischenwänden befinden, und mit Hoftüpfelung auch in Berührung mit
1 Zum Vergleiche wurden anatomisch untersucht : 1. Stammstück von Gne-
tum spec , King in Herb. Kew; 2. Herbarmaterial aus dem Herb. Monacense :
Gn. scandens, Griffith und Gn. spec., Grabowski.
2 Vergl. auch meine Angaben über die Structur des Cleghorn’schen Stamm-
stückes in Engler, bot. Jahrb., X, 1888, p. 483-485.
386 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
Markstrahlparenchym, weiter wenig Holzparenchym und ziemlich weitlu-
miges und mässig dickwandiges, mit grossen Hoftüpfeln besetztes Holz-
prosenchym. Der Basti erscheint bei dem zur Vergleichung herangezoge-
nen Gnetum-Materiale zwar auf dem Querschnitte nicht so mit Bastfasern
gepflastert, wie bei dem Stück von Gleghorn; doch sind dieselben Bastfa-
sern sowohl bei dem Axenstück von King, als auch dem Herbarmaterial von
Grabowski, wenn auch nicht in gleicher Reichlichkeit, zu finden gewesen
In der Aussenrinde ist auch bei Gnetum ein Steinzellenring vorhanden.
Weiter finden sich auch bei Gnetum nach aussen von dem Steinzellen-
ring Steinzellen (Material von King) und mehr oder weniger reichliche
bastfaserartige Zellen (Material von Grabowski und Griffith), sowie auch
die Secretschläuche (Material von Griffith) vor. Das Vorkommen von
kleinen Krystallen aus oxalsaurem Kalk, welche zu mehreren in der-
selben Zelle vorkommen und eine Art Krystallsand bilden, in dem paren-
chymatischen Gewebe der von Cleghorn gesammelten Axe, während in
Nähe der Steinzellen schön ausgebildete Einzelkrystalle vorhanden sind,
ist eine auch bei Gnetum verbreitete Erscheinung. Schliesslich stimmt
auch das, was ich über die Entwicklungsgeschichte der secundären Ge-
fässbündelringe des Gleghorn’schen Stückes gesagt habe, mit den von
Morot (in Ann. des sc. nat., Bot., VI. Ser., T. XX, 1885, p. 274), Strasbur-
ger (in Bau und Verrichtungen, 1891, p. 147) und H. Schenck (in Biolo-
gie und Anatomie der Lianen, II, 1893, p. 250) im Gegensatz zu De Bary
(Vergl. Anatomie, 1877, p. 603 und 604) gemachten Angaben über die
analogen Verhältnisse bei Gnetum völlig überein. Die secundären Gefäss-
bündelringe entstehen nämlich bei Gnetum extrafascicular in dem nach
innen von dem Steinzellenringe gelegenen Grundgewebe der primären
Rinde, welches gelegentlich der Bildung des Meristems der neuen Bündel-
ringe durch Zellteilungen auch neuen Dickenzuwachs erfährt.
Die Art von Gnetum, der das Gleghorn’sche Material zugehört, lässt
sich vorläufig nicht ermitteln. Es wäre hiezu die genaue Kenntnis der
anatomischen Structur der indischen windenden Arten auf Grund der
Untersuchung von authentischem Materiale nötig.
München, K. botanisches Museum, 2. April 1894.
AR ER OP OS
DU
PLEUROCOCCUS NIMBATUS DEW.
PAR
É. DE WILDEMAN
Nous avons publié dans le tome I de ce « Bulletin » la description d’une
Algue nouvelle, que nous avons rapportée au genre Pleurococcus sous le
nom de P. nimbatus ‘. Dans une lettre que m'écrivait M. Schmidle, de
Mannheim, et dans un travail que cet algologue vient de faire paraître
dans Flora *, il fait entrer notre espèce dans le genre Tetracoccus, créé
par M. West en 1892 °. L'on pourrait admettre la transposition de cette
espèce dans le genre Tetracoccus, tel qu'il a été décrit et figuré par West,
quoique la création d’un genre nouveau n'était peut-être pas absolument
nécessaire pour le Tetracoccus botryoides West.
Les observations de M. Schmidle concordent complètement avec celles
que nous avons reproduites dans notre notice sur le P. nimbatus. Il a pu
observer les mêmes caractères; la zone hyaline, la zone striée et les
restes des membranes de la cellule mère ont été retrouvés par lui sur
les échantillons récoltés dans les marais de Virnheim.
Le genre T'etracoccus, dont la diagnose doit être un peu modifiée par
! In Bulletin de l'Herbier Boissier, t. I, 1893.
? Aus der Chlorophyceen-Flora der Torfstiche zu Virnheim, in Flora oder
Allg. bot. Zeit., 189%, Heft 1.
3 In Journ. Roy. Microse. Soc. Londres 1892.
388 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
suite de l’intercalation du P. nimbatus, comprend donc deux espèces,
auxquelles M. Schmidle applique les noms suivants :
T. botryoides West.
T. Wildemani (DeW.) Schmidle.
Si nous pouvons admettre le transfert de notre espèce dans le genre
Tetracoccus,nousne pouvons pas admettre lenom proposé par M. Schmidle,
car il est en désaccord complet avec les lois de la nomenclature.
Les algologues qui voudront faire entrer notre Pleurococcus dans le
genre Tetracoccus devront l'appeler « T. nimbatus (DeW.) » ; le nom de
T. Wildemani Schmidle, et non (DeW.) Schmidle, doit entrer dans la
synonymie.
Bruxelles, 22 avril 1894.
- EXSICCATÆ POTENTILLARUM
: SPONTANEARUM CULTARUMQUE
Sous ce titre, M. Hans Siegfried à Winterthur, canton de
Zurich (Suisse), publie depuis quelques années une collec-
. tion admirable de Potentilles. Cinq livraisons (516 numéros)
ont paru jusqu'ici, la sixième paraîtra à la fin de cette
année: le prix est de 30 francs la centurie pour l'Europe,
40 francs pour les autres Continents. Les échantillons sont
en partie spontanés (244 numéros), en partie cultivés
(79 numéros); on y rencontre 22 espèces, 24 variétés et
0 hybrides entièrement nouveaux; les diagnoses ont été
publiés en partie dans le Botan. Centralblatt et dans Engler's
Jahrbücher. La collection une fois terminée, M. Siegfried,
qui est en relation avec tous les spécialistes et surtout
_ avec M. Zimmeter, publiera un résumé renfermant toutes
les diagnoses. |
Les spécimens sont très bien préparés et en bonne quan-
tité; les étiquettes très détaillées sont imprimées en latin.
La collection de M. Siegfried mérite donc d'attirer lat-
tention et l'appui des botanistes et des Musées, et il est
fort à désirer qu’elle ait un succès très mérité.
M. Siegfried offre également de déterminer des espèces
_ critiques de Potentilles, et d'échanger soit des échantil-
_ lons d’herbier, soit de bonnes graines surtout de prove-
nance exotique. | |
= Prof. €. Senrörer (Zurich).
BULLETIN
DE
HI ERBIKBIı BOTSSPES
EUGENE AUTRAN
Conservateur de l’Herbier.
Tome IH. 1894.
Ce Bulletin renferme des travaux originaux, des notes, etc., de botanique syste-
matique générale. Il forme chaque année un fort volume in-80 de 600 pages
environ avec planches. Il paraît à époques indéterminées.
q
Les abonnements sont reçus à l'HERBIER BOISSIER, à CHAMBESY près Genève (Suisse).
OBSERVATION
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de U Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage à part.
Aucune livraison n'est vendue séparément.
BULLETIN
DE
L'HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGÈNE AUTRAN
CONSERVATEUR DE L’HERBIER.
(Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.)
Tome II 1894.
N° 6.
Prix de l’Abonnement
15 FRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — 20) FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
Les Abonnements sont regus
A L’HERBIER BOISSIER
a CHAMBESY pres Geneve (Suisse).
GENEVE
IMPRIMERIE ROMET, 26, BOULEVARD DE PLAINPALAIS
SOMMAIRE DU N° 6. —— JUIN 1894.
I. — E. Bescherelle, C. Warnstorf, F. Stephani. —
CRYPTOGAME CGENTRALI-AMERICANE in Guate-
mala, Costa-Rica, Columbia et Ecuador lect@...........
il. -C.-J3. Forsyth Major et William en
KOSétude/botanique >23... 7.2... esse
IT. — A. de Jaczewski. — NOTE SUR QUELQUES ESPÈCES
CRITIQUES DE PY RÉNOMY CÈTES SUISSES. ..........
IN. — Perrier de la Bathie et A. Songeon. = NOTES
SUR QUELQUES PLANTES NOUVELLES OU INTERES-
SANTES DE LA SAVOIE OU DES PAYS VOISINS. ......
\. — A. de Jaczewski. — L'HERBIER FUCKEL...........
VI. — John Briquet. — RECTIFICATIONS DE NOMENCLA-
LÉ PIB Ne as ie A AR A Ne «A ES
APPENDIX No IM.
VI. — H. Christ. — Apercu botanique des parties du Valais à
| visiter par la Société botanique de France en août 1894. 1a27
439
Pages
386
40%
447
425
138
9me année. N° 6, Juin 1894.
TT TRS ST DS SPP PPS PP PSS SDS PR RTL RDS LPS DSL LS SSSR PSS SPRL SR PRIX
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
CRYPTOGAMÆ CENTRALI-AMERICANE
IN
GUATEMALA, COSTA-RICA, COLUMBIA & ECUADOR
A
cl. F. LEHMANN lectæ :.
MUSCI
AUCTORE
E. Bescherelle.
ACROCARPI
Trieus I. — DICRANACEZÆ
1. Dicranum Wallisii C. M.
An feuchten Erdabbrüchen am Negrohuaico, Westgehänge des Bordon-
cillo. 3300 m.
Columbia. 1% Februar 1881. No 681.
2. Dieranum frigidum Hpe.
Auf dem Boden an den oberen Gehängen des Paramo de Moras. 3000 m.
Columbia. Cauca. 3 März 1883. No 2652.
In dichten mässig feuchten Wäldern bei Silvia. 3000 m.
Columbia. Cauca. 26 August 1881. No 873 a.
Auf faulem Holze in dichten Buschwäldern auf dem Parano de Guanacas.
3000 m.
Columbia. Cauca. 8 November 1882. No 2111.
3. Dieranum longisetum Hook.
In geschlossenen feuchten Wäldern an Baumstämmen, nahe dem Boden.
3000 m.
Ecuador. Tunguragua. 15 Dezember 1880. No 706.
1 La collection complète des Piantæ Lehmannianæ, soit 4200 numéros, est
déposée dans l’herbier Boissier.
1x9)
1
BULL. HERB. BOISS., Juin 1894.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (2)
4. Pilopogon gracilis (Hook).
An feuchten Orten, steiler schattiger Erdbrüche an den Westgehängen
des Corazon, auf 2300 m.
Ecuador. 14 Januar 1881. No 707.
. Holomitrium Lehmanni Besch. (Sp. nov.).
Stirps perbella robustissima, Hol. undulato proxima, foliis tamen haud
apice serratis tantum basi erenato-dentatis. Caulis decumbens crassus, 5-6
cent.longus, pluries divisus. Folia dense imbricata, madida subsecunda uno
latere dejecta, siccitate apice cirrata, scariosa, flavida, subnitentia, latissime
ovata, sensim elongato-cuspidata apice latiusculo dentato, margine e basi
obsolete punctato-dentata, ad summum distinctius dentata; costa continua
dorso apice spinulosa; cellulis elongatis dicranaceis basilaribus ad auriculas
fenestratis rufis ad costam flavidis longioribus parietibus indistinetis. Folia
perichætialia longissime convoluta capsulæ basin haud superantibus inferne
nodosa supra serrulata ; archegonia stylidio longissimo gracili ornata. Cap-
sula in pedicello rubello 3 cent. longo flexuoso ovato-cylindrica, 5-6 mm.
ionga, badiella, subnitens. Peristomii dentes recurvi fere ad basin usque in
duobus cruribus apice papillosis remote trabeculatis fissi.
Pareno de Moras. 3000 m. alt.
Columbia. Cauca. 3 März 1883. No 2751.
. Holomitrium crispulum Mart. (H. Sellovii Schgr., Mitten).
An Bäumen in geschlossenen Wäldern bei Paisbamba, bei Popayan. 2800 m.
Columbia. Cauca. 5 Mai 1883. No 2794.
Auf Bäumen in dichten feuchten Wäldern, Penon de Pitayo. 3000 m.
Colombia. Cauca. 30 October 1882. No 2051.
Trısus II. — FISSIDENTACEÆ
. Fissidens costaricensis Besch. (Sp. nov.).
Dioieus ; Habitu F. cércinanti similis. Caulis flavidus, sterilis 5-7 mm. lon-
gus pluries sub perichætio innovans. Folia 10-15 juga inferiora valde minora
circinata apice magis rotundata ; lamina vera basi infima cellulis majoribus
quadratis et rectangularibus areolata, lamina dorsalis supra basin defluens,
omnes laminæ integerrimæ sed ob cellulas marginales prominentes subtiliter
serrulatæ. Vaginula archegoniis longistylis vestita. Capsula erecta, siccitate
inclinata, turbinata, macrostoma, terminalis vel ob innovationes pseudo-
lateralis, opereulo longo oblique rostrato aciculari.
An feuchten Stellen an den Westgehängen des Irazu. 1500 m.
Costa-Rica. 27 Dezember 1881. No 1040.
Trısus III. — LEPTOTRICHACEÆ
8. Eustichia Jamesoni C. M. (Diplostichium Jam. Mitt.).
An schattigen Erdabbrüchen und Mauern bei Quito. 2800-3000 m.
Ecuador. 25 November 1880. No 694.
(3) F. LEHMANN. CRYPTOGAMÆ CENTRALI-AMERICANÆ, ETC. 391
TriBus IV. — CALYMPERACEÆ
9. Syrrhopodon rigidus Hk. et Grev. (S. longisetaceus C. M.).
Am Stämmen von Crescentia Gujete, an der Westküste bei Barbacoas
und dem Rastradero.
Columbia. 12 August 1891. No 92.
10. Syrrhopodon lycopodioides Sw.
Auf altem Holze in feuchten geschlossenen Wäldern auf den West-Anden
von Cali. 2000 m.
Columbia. Cauca. 12 October 1882. No 1988.
Trıeus V. — GRIMMIEÆ
11. Macromitrium crenulatum Hpe.
Auf altem Holze in dichten, feuchten Wäldern über Pasca. 2300 m.
Columbia. Cundinamarca. 4 Februar 1883. No 2534.
An Bäumen in geschlossenen Wäldern bei Paisbamba bei Popayan. 3000 m.
Columbia. Cauca. 5 Mai 1893. No 2795.
Auf Bäumen dichte Rasen bildend an Irazu 2000 m.
Costa-Rica. 27 Dezember 1881. No 1031.
12. Macromitrium Didymodon Schgr.
Auf Bäumen in mässig geschlossenen Wäldern um Popayan. 1740 m.
Columbia. Cauca. 26 April 1883. No 2853.
Auf Bäumen um Popayan. 1700 m.
Columbia. Cauca. 2 November 1882. No 2079.
13. Macromitrium longifolium Brid.
Auf Zweigen und Stämmen lichter Randwälder über den Arrayanal am
Rio Risavalda. 1800 m.
Columbia. Cauca. 20 October 1883. No 3277.
Auf Bäumen und dem Boden in feuchten Waldungen am Tunguragua
auf 2500-3000 m.
Ecuador. 15 Dezember 1880. No 699.
14. Macromitrium cirrhosum Sw.
Am Fusse von Baumstämmen in schattigen feuchten Küstenwäldern bei
Buenaventura.
Westküste von Columbien. 29 October 1880. No 94.
TriBus VI. — FUNARIACEÆ
15. Funaria calvescens Schgr.
An feuchten Erdwällen an den unteren Gehängen des Irazu. 2000 m.
Costa-Rica. 27 Dezember 1881. No 1045.
392 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
16. Funaria hygrometrica Hedw.
Auf Stellen wo vorher der Wald abgebrannt wurde.
Ueber Paisbamba an Totora. 3200 m.
Columbia. Cauca. 6 Mai 1883. No 2795.
Triseus VII. — BARTRAMIEÆ
17. Philonotis fontanella Hpe.
An feuchten Steinwänden im Boqueron de San Franeisco bei Bogota. 2800 m.
Columbia. Cundinamarca. 21 Januar 1883. No 2439.
18. Breutelia tomentosa Hook.
Columbia. Cauca. No CLXXX VI.
An feuchten Erdwällen an den unteren Westgehängen des Irazu. 1500 m.
Costa-Rica. 27 Dezember 1881. No 1033.
TriBus VIII. — BRYACEÆ
19. Peromnion Jamesonii (Tayl.).
Auf verwittertem Holze und dem Boden an den oberen Gehängen des
Parama de Moras. 3000 m.
Columbia. Cauca. 3 März 1883. No 2651.
20. Peromnion Daguense Besch. (Sp. nov.).
P. Jamesonii simile sed foliis angustioribus ovalo-lanceolatis longius acu-
minatis omnino planis, limbo intense flavido crassiore e cellularum seriebus
4-5 marginata; costa longiore cum cuspide evanida, cellulis elongatis basi
longe rectangulis quadratis.
Auf Bäumen in feuchten üppigen Küstenwäldern am Rio Dagua.
Columbia. 20 September 1882. No 1953.
21. Acidodontium exaltatum Spruce.
An feuchten Stellen an Erdbrüchen am Tunguragua. 2800 m.
Ecuador. 15 Dezember 1880. No 702.
22. Brachymenium Morasicum Besch. (Sp. nov.).
Habitu B. mexicano simile, foliis innovationum ellipticis apice rotundatis
integerrimis, costa in pilum diaphanum plus minus longum excedente, coma-
libus pilo breviore, perichætialibus minutis triangularibus margine undique
revolutis, capsula in pedicello longiore (20-25 mill ) satis diversum.
Auf Bäumen in schattigen Wäldern an den oberen Gehängen der Paramo
de Moras. 3000 m.
Columbia. Cauca. 3 März 1883. No 2653.
23. Brachymenium papillosum Hampe.
An feuchten schattigen Erdabbrüchen an den Westgehängen des Corazon.
2300-3000 m.
Ecuador. 14 Januar 1881. No 682.
6)
24.
26.
RO
1
28.
29.
30.
31.
F. LEHMANN. CRYPTOGAMÆ CENTRALI-AMERICANÆ, ETC. 393
Bryum (Cladodium) Soccorense Hampe
Auf Steinen am Rio Paez.
Columbia. Tolima. 9 Dezember 1882. No 2297.
. Bryum (Rhodobryum) grandifolium C. M.
An den oberen Ostgehängen des Paramo de Moras. 3000-3500 m.
Columbia. Cauca. 3 März 1883. No 2650.
Trısus IX. — MNIACEÆ
Mnium rostratum Schgr.
An feuchten Erdwällen und an Bäumen in dichten feuchten Wäldern in
der Candelaria bei S. Jose. 2000 m.
Costa Rica. 17 Januar 1882. No CLXXX VIIT.
Costa Rica. 24 Dezember 1881. No 1028.
Am Fusse grosser Baumstämme in geschlossenen feuchten Wäldern am
Rio Pun, Ostgehänge der Cordilleren von Tulcan. 3300 m.
Nord-Ecuador. 4 Februar 1881. No 689.
. Rhizogonium Lindigii Hampe
Auf Bäumen, in feuchten uppigen Küstenwäldern am Rio Dagua.
Columbia. Cauca. 20 September 1882. No 1954.
Auf verwittertem Holze in feuchten, schattigen Wäldern, am Vulkan
Turialba. 2000 m.
Costa Rica. 17 Januar 1882. No 1131
Trıeus X. — POLYTRICHACEÆ
Atrichum hirtellum Ren. et Card.
An Erdwänden an feuchten Stellen. Candelaria bei S. Jose. 2000 m.
Costa Rica. 24 Dezember 1881. No 1029.
Atrichum Bogotense (Hpe.)
An schattigen Orten am Rio Grande bei Cocounco. 2500 m.
Columbia. Cauca. 3 Februar 1884. No 3493.
Polytrichadelphus ciliatus C. M.
Auf feuchten moorigen Erdabbrüchen am Bordoncillo. 3500 m.
Columbia austral. 21 Februar 1881. No 692.
Pogonatum semi-pellucidum Hpe.
Am feuchten schattigen Erdabbrüchen in düstern Wäldern am Rio Risa-
valda. 2300 m.
Columbia. Cauca. 20 October 1883. No 3259.
. Pogonatum oligodus (Künze).
An feuchten Stellen am Rio Vinagre bei Purace und am Rio Grande bei
Cocounco, 2500-2600 m.
Columbia. Cauca. 1 Februar 1584, No 3492.
394
33:
JL.
36.
37.
38.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (6)
Polytrichum juniperinum Hedw.
Vereinzelt auf trachytischen Boden in feuchten geschlossenen Wäldern,
auf 2500 m. an den Westgehängen des Corazon.
Ecuador. 1% Januar 1881. No 683.
Polytrichum antillarum Brid.
Häufig an feuchten Erdwänden in der Montana de la Candelaria bei S. José.
1500 à 2800 m.
Costa Rica. 24 Dezember 1881. No 1026.
An feuchten Erdabbrüchen am Tunguragua. 2000 m.
Ecuador. Tunguragua. 31. October 1879. No 3564.
Polytrichum aristiflorum Mitt.
Auf dem Boden in feuchten Wäldern am Rio Silante 1800-2800 m. West-
gehänge der Cordilleren (Corazon).
Ecuador. 14 Januar 1881. No 597.
PLEUROCARPI
Trisus XI. — LEUCODONTACEÆ
Lepyrodon suborthostichus C. M.
In feuchten schattigen Wäldern am Rio Pun, an den Ostgehängen der Cor-
dilleren von Tulcan. 3000-3500 m.
Ecuador Septent. 4 Februar 1881. No 686.
Prionodon undulatus Mitt.
Auf hohen Bäumen in feuchten Wäldern, am Vulkan Tunguragua auf.
2500-3000 m.
Ecuador. 15 Dezember 1880. No 696.
Prionodon patentissimus Besch. (Sp. nov.)
Dioicus? Caulis elongatus, inferne nudus nigrescens; rami primarii rigidi
15-30 cent. longi patentes pinnati numerosi flexuosi simplices interdum parce
ramulosi flavescentes. Folia sicca erecto-patentia flexuosa superne laxe imbri-
cata, madida subpatentia apicalia subsecunda inferiora erecto-patentia, basi
recurva ovato-lanceolata longe acuminata sensim cuspidata plicata margine
plano e medio ad apicem dentibus late acutis tricellulatis serrata, cellulis
ovatis minutis basi rufescentibus ad costam longioribus elliptieis ad mar-
gines fere ad partem angustiorem usque numerosis punctiformibus chloro-
phyllosis dorso subtiliter papillosis retieulata; costa valida ante apicem
evanida. Polia perichætialia minora rufescentia ovato-concava erecta sub-
convoluta subito in cuspidem eurvatam attenuata, obsolete dentata, cellulis
longis subhexagonis reticulata, ecoslata, plicata. Capsula vix emersa, crassa,
ovata, infra os strangulata, intense aurantiaca; annulo? Peristomium ut in
P. denso.
(7)
39.
4.
42.
Ah.
Æ
©t
F. LEHMANN. CRYPTOGAMÆ CENTRALI-AMERICANÆ, ETC. 395
Diffère au premier abord du P. densus C. Müll., par ses rameaux pri-
maires pinnés et par ses feuilles plus longuement acuminées, lächement
flexueuses, garnies de dents moins fortes; s'éloigne du P. luteovirens (Tayl.)
par ses feuilles non crispées à l’elat sec, dentées dès la partie rétrécie et par
ses dents péristomiales dressées en cône, cohérentes au sommet.
Auf Bäumen in feuchten Wäldern am Vulkan Tunguragua 2800 m.
Ecuador. Tunguragua. 15 Dezember 1880. No 695.
Trisus XII. — NECKERACEÆ
Meteorium teres Mitt.
An Bäumen in feuchten Waldgebieten, am Vulkan Tunguragua. 1800-
2800 m.
Ecuador. Tunguragua. 15 Dezember 1880. No 697.
. Pterobryum (?) Lindigii Hpe.
Columbia. Pasca. 2300 m. % Februar 1883. No CLXXXIX.
Neckera disticha Hdw.
Auf Baumstämmen in dichten feuchten Wäldern am Rio Attiro. 700 m.
Costa-Rica. 14 Januar 1882. No CLXXX VII et No 1079.
Neckera (Rhyotophyllum).....
An den Westgehängen der Cordilleren von Quito. 1800-2500 m.
Ecuador. 29 November 1880. No 693 (stérile).
. Neckera Lindigii ? Hpe.
Auf Baumstämmen in dichten feuchten Wäldern an den Nordwestge-
hängen des Vulkan de Agua. 2500 m.
Guatemala. 31 Mai 1882. No 1497 (Echantillon stérile).
Porotrichum longirostre Hook.
An den schwachen Zweigen verdrückter Bäume in schattigen, feuchten
Waldungen am Vulkan Tunguragua. 2500-2800 m.
Ecuador. 15 Dezember 1880. No 698.
). Porotrichum stolonaceum ? Hpe.
Auf Steinen in kleinen Wasserläufen am Rio de la Plata. 1600 m.
Columbia. Tolima. 29 November 1882. No 2215 (sterile).
. Porotrichum Lehmannii Besch. (Sp. nov.).
Dioicum; rami primarii 10-15 cent. longi, cortice purpureo basi foliis sca-
riosis sparsis patulis inferioribus triangularibus longe acutis subintegris,
superioribus ovatis subito late acuminatis erosis remote ornati, flexuosi
pluries innovantes lutescente virides aurescentes subnitentes; ramuli secun-
darii pinnati et bipinnati complanati neckeracei interdum numerosi eircum
caulem congesti graciliores breves attenuati. Folia distichacea compressa
complanata subundulata basi ovata late et longe ligulata brevissime acumi-
nata apice denticulata, cellulis minutis plus minus rhomboideis inferioribus
elongate hexagonis, basi linearibus, costa infra apicem evanida; folia ramulea
396
19.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
angustiora et breviora concava e basi subdentata apice distinctius dentata
longicostata. Folia perichætialia scariosa erecto-patentia ovata concava
longe cuspidata apice flexuosa torquata integra obsolete costata vel ecostala.
Capsula in pedicello purpureo lævi 3 cent. longo erecto ovato-cylindrica,
3 mill. longa, operculo eam æquante. Cetera desunt.
Auf Bäumen, in feuchten schattigen Wäldern am Rio Pun, Ostgehänge
der Ost-Cordilleren von Tulkan. 2800-3500 m.
Ecuador Septent. 4 Februar 1881. No 685.
Cette mousse se rapproche par le port du P. elatulum C. Müll. de la
Colombie, mais elle est plus élancée et s'en distingue par des rameaux fasci-
culés, une ou deux fois pinnées, par les feuilles des rameaux primaires dis-
posées à la manière des Neckeræ de la section Rhystophyllum et par les
feuilles périchétiales obovales subitement rétrécies en un acumen long et
pointu.
TriBus XIII. — HOOKERIACEÆ
. Lepidopilum livens Besch. (Sp. nov.).
Dioicum ? Rami primarii unciales ramulis pinnatis 5-10 millim. longis
divisi. Folia erecto-patentia, fusca, lateralia oblique ovato-lanceolata asym-
metrica basi uno latere inflexa fere subito in acumen longiusculum obli-
quum acutum protracta, margine haud limbata e medio ad apicem serrulata,
cellulis amplis longe hexagonis hyalinis areolata, costis angustis infra
medium evanescentibus. Folia perichætialia breviora basi lata subito in
cuspidem latiusculam curvatam integram vel obsolete denticulatam atte-
nuata, ecostata. Capsula in pedicello valde setuloso apice madore curvato
4 centim. longo obovato-cylindrica, nigricans, obliqua, madida horizon-
talis, collo tubereuloso, opereulo longe conico oblique rostrato. Calyptra
nigra capsulam mediam tegens, basi nultoties lacera, ramentosa. Peristomii
dentes normales siccitate erecti.
An verwittertem Holz in feuchten, schattigen Wäldern am Vulkan
Turialba. 2000 m.
Costa-Rica. 17 Januar 1882. No 1126.
. Lepidopilum polytrichoides (Hedw).
Auf verwittertem Holze in geschlossenen feuchten Urwäldern am Rio
Attiro. 700 m.
Costa-Rica. 1% Januar 1882. No 1078.
Hookeria crispa C. M.
Auf angewittertem Holze ın sehr feuchten Wäldern an den Ostgehängen
des Carro Monchique.
Columbia. Cauca. 1 März 1884. No 366% pro parte.
In geschlossenen, sehr feuchten Wäldern am oberen Risavalda. 2300 m.
Columbia. Cauca. 20 October 1883. No 3254.
(9)
50.
Da.
©t
©t
97.
F. LEHMANN. CRYPTOGAMÆ CENTRALI-AMERICANÆ, ETC. 397
In dichten schattigen Wäldern an den Westgehängen der Gebirge von
Cipacou und Tacatativa. 2700 m.
Columbia. Cauca. 30 Januar 1883. No 2461.
In feuchten schattigen Wäldern über Tobosi. 2200 m.
Costa-Rica. 25 Januar 1882. No 1135.
Hookeria cuspidata C. Müll. (non Mitt.)
Auf faulem Holze und auf dem Boden, in dichten feuchten Wäldern, am
Rio Pun, Ostgehänge der Cordilleren von Tulcan. 3000-3500 m,
Ecuador Septent. 4 Februar 1881. No 690.
. Hookeria falcata Hook.
Auf dem Boden, selten am Fusse von Baumstämmen bei dem Rio Pun,
Ostgehänge der Ost-Cordilleren von Tulcan. 2500-3200 m.
Ecuador Septent. 4 Februar 1881. No 691.
. Hookeria falcatula Sch.
Auf verwittertem Holze und am Fusse hoher Baumstämme in feuchten
Wäldern über Tobosi. 2200 m.
Costa-Rica. 25 Januar 1882. No 1134.
Hookeria subfalcata Hpe.
Auf Bäumen in dichten Wäldern am oberen Risavalda. 2300 m.
Columbia. Cauca. 20 October 1883. No 3255.
. Hookeria Taylori C. M.
Auf angewittertem Holze in sehr feuchten Wäldern an den Ostgehängen
des Carro Monchique. 2700 m.
Columbia. Cauca. 1 März 1884. No 366% pro parte.
Auf Bäumen, in dichten sehr feuchten Wäldern am oberen Risavalda.
2300 m.
Columbia. Cauca. 20 October 1883. No 3253.
TriBus XIV. — HYPNACEZÆ
5. Entodon (Erythrodontium) longisetus (Hook) Mitt.
An Bäumen in lichten Wäldern um Popayan. 1740 m.
Columbia. Cauca. 16 Februar 188%. No 3580.
Auf altem Holze, in dichten feuchten Wäldern über Pasca. 2300 m.
Columbia. Cundinamarca. 4 Februar 1883. No 2533.
. Entodon (Erythrodontium) consanguineus (Hpe.) Mitt.
An den Zweigen hoher Bäume auf 2800 m.
Ecuador. Tunguragua. 15 Dezember 1880. No 704.
Mesonodon onustus Hpe. (Entodon Mitt.).
Auf Bäumen im lichten Beständen am oberen Rio Dagua. 1600 m.
Columbia Cauca. 30 Dezember 1883. No 3405.
. Homalothecium Bonplandii (Hook.).
Auf Bäumen am Tunguragua. 2800 m.
Ecuador. Tunguragua. 15 Dezember 1880. No 705.
398
59.
60.
61.
63.
64.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
Rhynchostegium inerme Mitt.
An den Zweigen von Bäumen in geschlossenen Wäldern am Tunguragua.
2300-2800 m.
Ecuador. Tunguragua. 15 Dezember 1880. No 701.
Sematophyllum Loxense (Hook.).
An Crescentia Gujete bei Barbacoas und dem Rio Patia an der Westküste
von Columbien.
Columbia. Rio Patia. 12 August 1880. No 90.
Sematophyllum Tequendamense Hpe.
An der Küste von Barbacoas und Tamaco im Südwest (warmes Küsten-
gebiet).
Columbia. 12 August 1880. No 91.
. Sematophyllum obliquerostratum Mitt.
Bei Calicali.
Ecuador. 29 November 1880. No CLXXXIM.
Microthamnium Jamesonii (Tayl.)
An Bäumen in geschlossenen feuchten Wäldern am Rio Pun, an den Ost-
gehängen der Cordilleren von Tulkan. 3000 m.
Ecuador Septent. 4 Februar 1881. Nos 687 et 688.
Microthamnium viscidulum Hpe.
Auf altem Holze in dichten feuchten Wäldern unter San Martin, Depart.
de Quezaltenango. 2200 m.
Guatemala. 19 Juni 1882. No 1534.
). Microthamnium Lehmannii Besch. (Sp. nov.)
Monoicum. Stipites elongati, straminei, aurescentes, sericei, apice arcuati
radicantes. Folia caulina remota, patentia, basi lata ovato-lanceolata, longe
acuminata, integerrima vel margine apice nodosula, subecostata; folia ramea
patula, remota, angustissime ovato-lanceolata, breviter acuminata, concava,
basi complicata, a medio ad apicem argute serrulata, coslis indistinctis.
Folia perichætialia longiora, ovata, subito in subulam longissimam recur-
vam integerrimam sed multangulam sinuosam attenuata. Capsula in pedicello
circiter 3 centim. longo rubello ætate ferrugineo tortili obliqua, ovata, inæ-
qualis, fusca, operculo acuminato recte brevirostro. Peristomii dentes externi
late lanceolato-subulati, eristati, ferruginei, interni æquantes, sordide lutei
apice papillosi, inter articulationes leniter hiantes, ciliis ?
Cette mousse parait tenir le milieu entre les M. Langsdorfii (Hook.) et
M. Macrodontium Hsch. dont je ne connais que la diagnose ; elle diffère de
la première par sa couleur jaune paille, par ses feuilles caulinaires longue-
ment acuminées et par sa capsule ovale, oblique, et s'éloigne de la dernière
par la forme ovale-lancéolée de ses feuilles caulinaires.
An Baumstämmen über Tobosi 2000 m.
Costa-Rica. 30 Januar 1882. No 1142.
(11) F. LEHMANN. CRYPTOGAMÆ CENTRALI-AMERICANEÆ, ETC. 399
66.
67.
68.
69.
70.
71.
Microthamnium atro-viride Besch. (Sp. nov.).
Monoicum. Caulis repens ; rami primarii breviter dendroidei arcuato-decum-
bentes apice radicantes ramulis brevibus arcuatis divisi. Folia anguste
ovato-lanceolata, sensim cuspidata, ecostata, integerrima vel tantum acu-
mine parcissime subdentata, laxe areolata ; folia ramea remota subdisticha
elliptico-ovata late et sensim acuminata angustiora, fere e basi concava ad
summum dense serrulata, cellulis angustioribus dorso papillosis areolata
ecostata. Folia perichætialia ovata sensim interdum subito in cuspidem
longissimam integram curvatam protracta, ecostata. Capsula in pedicello
levi cireiter 2 cent. longo apice curvato nutans, horizontalisve, deoperculata
cylindrica arcuata eurystoma, aurantiaca, operculo basi umbonato satis longe
curvirostro. Peristomium normale.
Mousse d'un vert sombre se rapprochant par le port des M. viscidulum et
M. volvatum Hpe., de la Colombie; les feuilles caulinaires entières, les
feuilles raméales étroitement ovales non lancéolées et les feuilles périchétiales
très entières sont autant de caractères qui la distinguent de la première; les
feuilles raméales énerves, plus fortement dentées presque dès la base, la cap-
sule fortement contractée sous l’orifice, l’opercule plus long à bec courbé
suffisent pour ne pas la confondre avec la deuxième.
An altem Holze in schattigen, feuchten Wäldern am Vulkan Turialba.
2000 m.
Costa-Rica. 17 Januar 1882. No 1128.
Amblystegium Leitense? Mitt.
Auf sumpfigem Boden unter dem Wasser stark fliessender Bäche bei Purula,
Baja Verapaz. 1409 m. Häufig (sterile).
Guatemala. 9 Mai 1882. No 1398.
Hypnum (Stereodon) hamatum (Mitt.)
Bedeckt filzartig alte Baumstämme in dichten feuchten Wäldern unter
San Martin, Depart. de Quezaltenango. 2200 m.
Guatemala. 19 Juni 1882. No 1533.
Trıeus XV. — HYPOPTERYGIACEÆ
Hypopterygium rigidulum Mitt.
An Baumstämmen in feuchten geschlossenen Wäldern am Vulkan Turialba.
2000 m.
Costa-Rica. 17 Januar 1882. No 1195.
Hypopterygium scutellatum C. M.
Auf altem Holze in dichten feuchten Buschwäldern auf dem Paramo de
Guanacas. 3000 m.
Columbia. Cauca. 8.November 1882. No 2113.
Hypopterygium Lehmannii Besch. (Sp. nov.)
Monoicum; H. silvatico Mitt. affine. Stipes longior (21/2 cent.) basi tomen-
tosus foliis madore patulis orbiculato-deltoideis, 2-2 1/2 cent. latis integer-
400 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (12)
rimis, ramis in frondem semi-circularem vel late triangularem luteo-viridem
divisis. Folia rami primarii duplo majora, 1 mill. lata, 11/2 longa, latius
orbiculari-ovata e medio præcipue apicem versus acute et magis serrata,
Sicca crispula, limbo bicellulato angustiore, cellulis distincte hexagonis
chlorophyllosis, costa medio evanida; folia stipuliformia orbicuiata duplo
majora, Costa cum apice mucronato denticulato evanida. Folia peri-
chætialia argentata, erecta, longe ovata et subobovata, concava, fere subito
longe et late cuspidata, integerrima. Perigonia in ramo primario obsita,
sat numerosa, foliis ovatis sensim et longe acuminatis integris cellulis
hyalinis vel utriculi primordialis vestigio parce repletis. Capsula in pedicello
apice arcuato 1 cent. longo purpureo longe ovato-cylindrica horizontalis.
Calyptra lævis apice rufescens. Cetera ignota.
Am Fusse von Bäumen und auf verwittertem Holze in schattigen, feuchten
Wäldern am Rio Pun, Ostgehänge der Cordilleren von Tulcan. 3000 m.
Ecuador Septent. 4 Februar 1881. No 684.
Semblable par le port aux Hypopterygium silvatieum Mitt. et H. tama-
risci (Sw.); diffère cependant du premier par ses feuilles du double plus
grandes, suborbiculaires, les raméales plus fortement dentées en scie, surtout
vers le sommet, les stipuliformes orbiculaires à nervure atteignant l’acumen.
L'inflorescence monoique et la forme des feuilles stipuliformes l’eloignent
suffisamment du deuxième.
SPHAGNACEÆ
AUCTORE
C. Woarnstorf.
72. Sph. medium Limpr. var. albescens Warnst.
Syn.: Sph. Hahnianum C. Müll.
Am Alto de Alegrias, in düsteren, feuchten Wäldern 2000-3000 m.
Columbia. Antioquia. 22 October 1884. No CLXL
73. Sph. medium Limpr. et Sph. coryphæum Warnst.
Auf sumpfigen Stellen am Bordoncillo bei Pasto, auf 3000-3500 m.
Columbia austral. 14 Februar 1881. No 679.
74. Sph. coryphaeum Warnst.
Auf kalten Paramo-Sümpfen. Paramo de Moras 3400 m.
Columbia. Cauca. No 2730.
Höhen über Quilichao. 2000 m.
Columbia. Cauca. 5 März 1883.
75. Sph. cuspidatum (Ehrh.) Russ. et Warnst.
An feuchten Erdwällen und an Sümpfen auf dem Paramo de Guanacas.
3400 m.
Columbia. Cauca. 8 November 1882. No 2148.
RARE DEEE
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(13)
N
F. LEHMANN. CRYPTOGAMÆ CENTRALI-AMERICANÆ, ETC. 401
76. Sph. recurvum (P. B) Russ. et Warnst. var. amblyphyllum Russ.
Columbia. Cauca. No CLXXXIV.
77. Sph. Costa-Ricense Warnst. n. sp.
Pflanze einem etwas laxblättrigen, bleichen Sph. subnitens noch am
ähnlichsten.
Rinde der Stengels 2-3 schichtig ; Zellen mittelweit und dünnwandig, die
äusseren oben öfter mit einer Verdünnung der Membran, seltener durch-
brochen, Innenwände der übrigen mit einzelnen kleineren Poren; Holz-
körper gelblich.
Stengelblätter schmal dreieckig-zungenförmig, etwa 1,28-1,30 mm. lang
und durchschnittlich 0,50-0,52 mm. am Grunde breit, an der gestutzten Spitze
gezähnt und an den Seitenrändern bis zur Basis schmal und fast gleich breit
gesäumt. Hyalinzellen bis zur Mitte herab reichfaserig, nicht durch Quer-
wände getheilt und auf der inneren Blattfläche mit zahlreichen grossen
runden Poren an den Commissuren, welche nach unten in den faserlosen,
mitunter getheilten Zellen in einzelne grosse Membranlücken übergehen ;
Aussenseite des Blattes ganz porenlos.
Astbüschel meist aus 2 stärkeren abstehenden und 2 schwächeren, dem
Stengel angedrückten Aestchen bestehend. Blätter der ersteren locker und
aufrecht abstehend (ob immer?) bis fast sparrig, aus verschmälertem
Grunde ei-lanzettlich, etwa 1-1,1% mm. lang und über der Basis 0,60-
0,70 mm. breit, an der gestützten Spitze grob gezähnt, rings schmal gesäumt
und am Rande weit herab umgerollt, trocken mattglänzend. Hyalinzellen
ungetheilt, reichfaserig und auf der Blattinnenfläche, besonders in der
apicalen Hälfte mit zahlreichen grossen, runden oder rundlichen, schwach-
beringten Poren an den Commissuren, auf der Aussenseite fast ganz ohne
Löcher.
Chlorophyllzellen centrirt, im Querschnitt schmal tonnenförmig, ähnlich
wie bei Sph. subsecundum, mit den beiderseits verdickten Aussenwänden
in der Regel freiliegend; hyaline Zellen auf beiden Blattseiten fast gleich
stark vorgewölbt.
An feuchten Stellen, in den Candelaria bei San José. 1800 m.
Costa-Rica. 24 Dezember 1881. No 103%.
Eine ausgezeichnete Species aus der Acutifoliumgruppe, welche wegen der
auf der Aussenseite nicht porüsen Astblätter, sowie durch die Form und
Lagerung der Chlorophyllzellen in den letzteren von allen bisher aus dieser
Section bekannten Arten abweicht. Die nächstverwandte Art dürfte das
Sph. meridense (Hpe.) C. Müll. sein. Rechnet man aber S. Angstremii
Hartm., wie das Limpricht thut (vergl. Kryptogamenfl. v. Deutschl. Bd. IV,
p. 111) auch zu dem Acutifoliis, so steht das S. Costa-Ricense hinsichtlich
der Form und Lagerung der Chlorophylizellen dieser schönen nordischen
Art am nächsten.
402 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (14)
HEPATICÆ
AUCTORE
F. Stephani.
78. Frullania atrata (Sw).
An Bäumen neben dem Balsayacu im Thale von Schoudoi auf 2000 m.
Columbia austral. 19 Februar 1881. No 680.
79. Frullania Brasiliensis Raddi.
Auf Bäumen um Popayan. 1700 m.
Columbia. Cauca. 2 November 1882. No 2080.
80. Frullania intumescens L. et L.
Auf Bäumen, in mässig geschlossenem Savannen-Wäldchen um Popayan
1740 m.
Columbia. Cauca. 26 April 1893. No 2852.
81. Bryo-Lejeunea filicina (Sw).
Auf altem Holze in feuchten schattigen Wäldern am Rio de la Plata.
1600 m.
Columbia. Tolima. 29 November 188%. No 2216.
82. Thysano-Lejeunea pterobryoides Spruce.
An Bäumen in feuchten Wäldern in den Candelaria bei San José. 1800 m.
Costa-Rica. 24 Dezember 1881. No 1038.
83. Omphalo-Lejeunea filiformis (Sw).
In mässig geschlossenen, feuchten Savannen-Wäldchen um Popayan.
1740 m.
Columbia. Cauca. 26 April 1883. No 2851.
84. Bazzania arcuata (L. et G.).
Auf verwittertem Holze in schattigen feuchten Wäldern über Tobosi.
2200 m.
Costa-Rica. 25 Januar 1882. No 1133.
85. Plagiochila Dominicensis? Tayl.
In dichten feuchten Wäldern, am Fusse von Baumstämmen und auf
verwittertem Holze an den Westgehängen der Cali-Westcordillere. 1800 m.
Columbia. Cauca. 16 August 1883. No 3011.
Auf Steinen, in dichten Wäldern und an Flussufern am Rio de la Plata.
1500 m.
Columbia. Tolima. 29 November 1882. No 2214 a.
86. Plagiochila interjecta Gottsche.
An Baumstämmen in dichten feuchten Wäldern an den oberen Nordwest-
gehängen des Vulkans de Agua. 2500 m.
Guatemala. 31 Mai 1882. No 1498.
(15) F. LEHMANN. CRYPTOGAMÆ CENTRALI-AMERICANÆ, ETC. 403
87.
88.
89.
90.
Plagiochila Raddiana Ldbg.
Auf Bäumen in feuchten geschlossenen Wäldern am Tunguragua. 2800 m.
Ecuador. 15 Dezember 1880. No 703.
Pallavicinia (Mitienia Gottsche) erythropus (Gottsche) Stephani.
Bildet dichte Rasen auf verwittertem Holze in feuchten Wäldern über
Fusagasuga 2400 m.
Columbia. Cundinamarca. 3 Februar 1883. No 24.79.
Monoclea Forsteri Hooker.
Auf verwittertem Holze in schattigen feuchten Wäldern am Vulkan
Turialba. 2000 m.
Costa-Rica. 17 Januar 1882. No 1130.
In dichten feuchten Wäldern bei Goban, Alta-Vera-Pas. 1500 m.
Guatemala. 25 April 1882. No 1345.
Aneura plumæformis Spruce.
Auf verwittertem Holze in dichten, sehr feuchten Wäldern am Rio Risa-
valda 2300 m.
Columbia. Cauca. 20 October 1883. No 3260.
LICHENES
AUCTORE
J. Müller Arc.
L'énumération des Lichenes Lehmanniane® se trouve dans Flora, tome LXXIV
(1891) pp. 381-382 (Lichenologische Beiträge, XXXV No 1668).
404
ROSS
ÉTUDE BOTANIQUE
PAR
le Dr C.-J. FORSYTH-MAYOR et William BARBEY
Quand même Kos paraît être, pour la plus grande partie de son ter-
ritoire, d’une formation géologique plus récente que Karpathos, c’est
une île beaucoup plus connue. Suivant Vivien de Saint-Martin et Strel-
bitzky sa superficie serait de 286 kilomètres carrés et sa population de
25,000 habitants suivant les uns, de 9000 d’après Rayet. L'île est par-
courue dans sa partie orientale par la chaîne dn Dikios dirigée du
N.-E. au S.-0., dont le point culminant atteint 930 mètres. Cette chaîne,
formée de calcaires eristallins et de schistes, se continue par des plateaux
argileux, nus et stériles, qui occupent toute la largeur de lîle jusqu’a
l’isthme sablonneux qui unit la partie centrale de Kos à la petite pres-
qu’île de Latra, orientée du Nord au Sud et qui la termine au S.-0. Elle
est formée de roches sédimentaires, mais elle à été bouleversée par un
soulèvement volcanique : deux cônes d’eruption, sur l’un desquels existe
un petit cratère, forment ses points culminants. Les forces souterraines
qui ont soulevé au Sud le cratère de Nisyro se révèlent encore à Kos :
des sources thermales, des soffioni existent sur certains points de l’île,
et la terre fissurée est zébrée de jaune et de rouge par l’infiltration du
soufre. Le versant méridional du Dikios est très abrupt, inhabité et en
maints endroits impraticable. Au Nord les pentes sont au contraire
longues et douces, abritant des villages entre les arbres et les vergers.
Le sol très fertile était déjà renommé dans l'antiquité pour ses vins
exquis; aujourd'hui encore la plaine orientale est couverte de vignes.
Mais la production principale qui donne lieu à une exportation consi-
dérable, ce sont les fruits qui partent pour les îles voisines, Smyrne,
et A
(2) FORSYTH MAJOR ET W. BARBEY. KOS. 405
Crète, Alexandrie, Trieste : outre les melons, les pastèques, les raisins
se vendent sees ou frais. Jadis les citrons et les oranges formaient la
richesse de Kos, mais ils ont été détruits par la maladie et la produc-
tion deeroit de jour en Jour.
Comme nous l’avons dit, ces details sont empruntés à l'excellent dic-
tionnaire de Vivien de Saint-Martin; ils peuvent être complétés par le
mémoire sur l’île de Kos de O. Rayet. (Archives des missions scienti-
Jiques, 1876, tome III, p. 37-116.)
J. Dumont d’Urville, dans la préface de son Enumeratio, nous informe
que d'avril à octobre 1819 il a visité plusieurs îles de l’Archipel entre
autres Kos, d’où il a rapporté 59 espèces. En avril 1887, le docteur
C.-J. Forsyth Major en a récolté 119 espèces qui n’avaient pas été
signalées par d’Urville, ce qui fait un total de 178 espèces pour 286
kilomètres carrés, soit une richesse végétale indiquée par 0.622 espèce
par kilomètre carré. Ce sont les seuls matériaux botaniques que nous
ayons pu réunir pour constituer l’enumeration que nous donnons plus
loin. Voici du reste les extraits de deux lettres du docteur Major qui
complètent quelque peu nos connaissances sur la végétation de Kos.
Kalymnos, 28 avril 1887.
J'ai passé quatre jours à Kos qui doit avoir été déjà passablement
explorée par les botanistes; au point de vue de la végétation, les mon-
tagnes sont très intéressantes, mais elles ont relativement peu d’étendue,
tandis qu'une grande partie de l’île est occupée par des dépôts plio-
cènes d’un grand intérêt géologique et paléontologique, n’offrant guère
que des ubiquistes botaniques. Je me suis done contenté de botaniser
presque exclusivement à la montagne où j'ai trouvé une flore qui diffère
sous plusieurs rapports de celle de Kalymnos.....
Vathy, Samos, 2 mai 1887.
…. A mon arrivée à Samos il m'est survenu une autre contra-
riété. Les portefaix ont laissé tomber à la mer une caisse renfermant
presque tout mon papier et 25 paquets contenant les plantes de Kos et
de Kalymnos que j'avais emportées avec moi pour finir de les sécher.
La caisse a été repêchée, mais il me faudra travailler pendant deux
jours pour réparer en partie ces dégâts. Pour comble de malheur cet
accident a amené la découverte des plantes qui ont été saisies par la
douane à cause de la peur que ces messieurs ont du phylloxéra. Je me
BULL. HERB. BOISS., juin 1894. 28
406 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
rendrai aujourd'hui auprès du prince auquel je suis recommandé et
J'espère qu'il pourra lever le séquestre.
Par suite de l’autre contrariété provoquée par le gouverneur de
Kalymnos, je n’ai pu prendre qu'une seule photographie de Kalymnos
et encore à la dérobée; j'ai mieux réussi à Kos et j'espère qu'à mon
retour Son Excellence aura reçu une bonne leçon. À mon arrivée de
Kos, ayant su que j'avais pris l'appareil photographique dans mon
habitation, il a voulu faire plomber la caisse. Je lui ai fait dire que
« my house is my castle » et que personne n’y entrerait sans mon con-
sentement. Vous voyez que mes jambes sont plus longues que ma
patience, qu'il ne faut pas trop se gêner avec ces Tures et surtout leur
montrer que l’on ne s’en laisse pas trop imposer.
Catalogue raisonné des plantes observées à Kos.
1. Clematis Orientalis L. Boissier, Flora Orientalis, volumen I, p. 3.
Ad sepes prope Andimachia, 19 aprile 1887, leg. Major. No 602.
2. Anemone fulgens J. Gay ? purpureo-violacea Boiss. 1, 12.
In umbrosis saxosis montis Dikios, 21 aprile. No 605.
3. Ranunculus calthæfolius Jordan. I, 24.
In rupestribus umbrosis prope cacumen montis Dikios, 500-600 metr.,
21 aprile. No 608.
4. Ranunculus chærophyllos L. I, 31.
In saxosis montis Dikios, 21 aprile. N° 616.
5. Ranunculus Neapolitannus Ten. I, 38.
Prope Pyli, 21 aprile. No 613.
6. Ranunculus Chius DC. I, 54.
In saxosis montis Dikios, 21 aprile. N° 610.
7. Ranunculus philonotis Retz. I, 55.
In ineultis prope pagum Pyli, 22 aprile. No 612.
8. Ranunculus arvensis L. |, 57.
In incultis prope pagum Pylı, 22 aprile. No 609.
9. Fumaria parviflora Lam. I, 135.
In eultis prope pagum Andimachia, 19 aprile. No 626.
10. Fumaria macrocarpa Parlat. I, 137.
In incultis prope Andimachia, 19 aprile. No 627.
11. Cardamine Græca L. I, 164,
In lapidosis septentrionem spectantibus, in monte Dikios, 21 aprile. No 630.
12. Arabis verna L. I, 168.
In rupestribus calcareis prope pagum Pyli, 21 aprile. No 632.
(4)
13.
26.
30.
31.
FORSYTH MAJOR ET W. BARBEY. KOS. 407
Erysimum Creticum Boiss. Flora Orientalis, volumen I, 192.
In saxosis rupium septentrionalium montis Dikios, 21 aprile. No 634.
. Erysimum Smyrnæum Boiss. et Bal. I, 19%.
N
In summis montibus insulæ Coi, ad allitudinem 3-490 hexapodum; maio
florens. d’ Urv. 81.
Malcolmia Chia Lam. I, 228.
In lapidosis calcareis prope Pyli, 21 aprile. Major N° 636; in summis ru-
pibus insulæ Coi. Maio floruerat. X Urv. 79.
. Alyssum Orientale Arduin. I, 266.
Ad rupes calcareas verticales montis Dikios, supra pagum Asphendiü et
prope pagum Pyli, 21 aprile. No 642.
. Alyssum foliosum Bory et Chaub. I, 282.
In lapidosis sept. declivium, 21 aprile. No 640.
. Koniga maritima L. ? 1, 289.
In lapidosis septentrionem spectantibus, 21 aprile. Major.
3. Erophila vulgaris DC. I, 304.
In lapidosis septentrionem spectantibus montis Dikios, 21 aprile. No 643.
. Thlaspi Natolicum Boiss. |, 326.
In lapidosis calcareis prope pagum Asphendiü, 21 aprile. No 646.
. Capseila bursapastoris L. 1, 340.
In ineultis prope Andimachia, 19-21 aprile. No 648.
. Æthionema saxatile L. I, 351.
In summis montibus insulæ Coi ; maio floruerat. X Urv. 78.
23. Erucaria Aleppica Gærtn. !, 365.
In arenosis prope pagum Andimachia, 19 aprile. No 651.
. Reseda lutea L. I, 429.
In ineultis prope Andimachia, 19 aprile. No 654.
. Reseda species N° 655.
Ad muros pagi Asphendiü, 21 aprile. No 659.
Cette espèce est voisine de Reseda Petrovichiana Mull. Arg., mais nos
exemplaires étant sans fruits il est impossible de la déterminer.
Dianthus pallens Sibth. I, 485.
In montibus insulæ Coi junio floret. X Urv. 47.
. Dianthus actinopetalus Fenzl. I, 500.
Habitat in fissuris rupium insulæ Cos. Aucher exs. 522.
. Dianthus actinopetalus Fenzl. £ elegans Boiss. 1, 500.
In insula Coo ubique frequens. Maio floret. X Urv. 46.
. Silene Gallica L. £ quinquevulnera Boiss. I, 591.
Regio inferior montis Dikios, 21 aprile. No 672.
Silene inflata Sm. I, 628.
Prope pagum Andimachia, 19 aprile. No 671.
Silene italica L. I, 631.
In summis montis insulæ Coi, maio junio. g' Urv. 47.
408 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (5)
32. Silene Urvillæi Schott. Boissier, Flora Orientalis, volumen I, 650.
In summo cacumine insulæ Coi, inter rupes fere nudas ad altitudinem 400
hexapodum maio floret. X Urv. 48.
33. Alsine tenuifolia L. I, 685.
In lapidosis montis Dikios, 21 aprile. No 478.
34. Arenaria pubescens Schreb. I, 700.
In summis montibus insulæ Coi, ad altitudinem 400 hexapodum maio
floret. X Urv. 50
35. Cerastium Illyricum Ard. I, 720.
In saxosis montis Dikios, 21 aprile. No 450.
36. Cerastium viscosum L |, 722.
In saxosis montis Dikios, 21 aprile. No 679.
37. Paronychia argentea Lam. I, 745.
In arenosis prope pagum Andimachia, 19 aprile. No 683.
38. Hypericum empetrifolium Willd. I, 792.
In collibus insulæ Coi nemora efficit, maio floret. }} Urv. 59.
39. Lavatera punctata All. I, 823.
Copiosissime ad sepes. insulis Coo... Maio, junio floret. © Urv. 84.
40. Linum usitatissimum L. I, 860.
In cultis prope Andimachia, 19 aprile. No 699.
41. Geranium molle L. I, 882.
In calcareis prope pagum Asphendiü; in erystallino-caleareis monts
Dikios, 21 aprile. No 822.
42. Geranium lucidum L. I, 884.
In umbrosis rupestribus, septentrionem spectantibus, montis Dikios prope
cacumen, 21 aprile. No 820.
43. Erodium cicutarium L. I, 890.
In lapidosis septentrionalibus declivium montis Dikios, 21 aprile. No 821.
44. Pistacia Terebinthus L. Boissier, Flora Orientalis, II, p. 6.
Inter pagos Pyli et Asphendiü, 19-21 aprile. No 448.
Colitur in arvis insulæ Coi. f, Urv. 125.
"5. Ononis variegata L. Il, 62.
In arenosis insulæ Coi vulgaris, maio floret. © Urv. 85.
46. Trifolium uniflorum L. II, 148.
In monte Dikios, 21 aprile. No 342.
47. Trifolium speciosum Willd. II, 151.
In rupestribus calcareis prope pagum Pyli, 19-21 aprile. No 847.
48. Lotus Creticus L. II, 164.
In arenosis insulæ Coi, prope urbem. Floret maio. % Urv. 96.
49. Coronilla Cretica L. II. 182.
In collibus elatis insulæ Coi, maio floret. © Urv. 90.
59.
60.
61.
66.
67.
FORSYTH MAJOR ET W. BARBEY. KOS. 409
0. Coronilla parviflora Willd. Boissier, Flora Orientalis, volumen II, 183.
In lapidosis septentrionalibus declivium montis Dikios, 21 aprile. No 841.
1. Onobrychis lasiostachya Boiss. Il, 534.
In lapidosis septentrionalibus declivium montis Dikios, 21 aprile. No 852.
. Pyrus amygdaliformis Vill. II, 654.
In saxosis calcareis montis Dikios, 21 aprıle. No 866.
2
33. Lythrum hyssopifolium L. II, 739.
ro
Ad rivos in insula Coo haud rare. © Urv. 52.
. Bryonia dioica Jacq. Il, 760.
Iu incultis inter pagos Pyli et Asphendiü, 19-21 aprile. No 870.
). Umbilicus chloranthus Heldr. et Sart. Il, 768.
In rupibus elatis insulæ Coi maio floret. X Urv. 50.
6. Umbilicus serratus L. II, 771.
Ad rupes schistosas septentrionem spectantes montis Dikios, 21 aprile.
No 872.
. Eryngium glomeratum Lam. II, 823.
Frequens in summis montibus insulæ Coi, ad altitudinem 400 hexapodum.
Maii fine flores non conspicui. X Urv. 29.
8. Bupleurum protractrum Link. Il, 836.
In eultis prope pagum Andimachia, 19 aprile. No 881.
Scaligeria Cretica Urv. II, 875.
In insulä Coo, ad sepes. Maio floret. X Urv. 31; in lapidosıs calcareis
prope pagum Asphendiü.
Microsciadium tenuifolium Boiss. II, 890.
Frequens in cacumine umbroso insulæ Coi, ad altitudinem 450 hexapodum.
Maio floret. © Urv. 33.
Scandix grandiflora L. II, 917.
In umbrosis lapidosis septentrionem spectantibus in monte Dikios, 21 aprile.
No 897.
2. Scandix australis L. Il, 917.
In arvis insulæ Coi nascitur. © Urv. 33.
. Smyrnium rotundifolium Mill. II, 925.
Copiosissime crescit in summo culmine insulæ Coi. Maio florens. % Urv. 33.
. Smyrnium Olusatrum L. II, 927.
In rupestribus prope Pyli, 21 aprile. No 88%. vernac. : Agrioselino; prope
Asphendiü in lapidosis, 21 aprile.
. Ferulago humilis Boiss. II, 1000.
Prope pagum Asphendiü, in incultis, 21 aprile. No 887.
Tordylium Apulum L. II, 1034.
Prope pagum Andimachia, 19 aprile. No 879.
Hedera Helix L. II, 1090.
Ad rupes calcareas, supra pagum Asphendiü ; in regione inferiore montis
Dikios, 21 aprile. No 425.
+10
68.
69.
20:
71.
12.
73.
7A.
SI
©:
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (7)
Sambucus nigra L. Boissier, Flora Orientalis, volumen III, 2.
Prope pagum Asphendiü, 22 aprile. No 898.
Rubia Olivieri A. Rich. Ill, 17.
Habitat in summis montibus insulæ Coi, ad altitudinem 400 hexapodum.
Maio ineunte. f} Urv. 17 ; ad sepes, in arenosis prope pagum Andimachia,
19 aprile. No 899.
Sherardia arvensis L. III, 19.
In calcareis prope Asphendiü, 21 aprile. No 900.
Crucianella latifolia L. III, 20.
In summis montibus insule Coi. ©) Urv. 17.
Galium Græcum L. Ill, 6%.
In fissuris rupium insulæ Coi. Maio floret. X Urv. 16.
Galium Aparine L. III, 68.
In incultis prope Andimachia, 19 aprile. No 905.
Galium caudatum Boiss. Ill, 71.
In rupestribus calcareis prope Pyli; in umbrosis rupestribus, septentrionem
spectantibus, montis Dikios, prope cacumen, 21 aprile. No 53.
. Galium setaceum Lam. III, 77.
In summis montibus insulæ Coi. © Urv. 16.
. Vaillantia muralis L. III, 82.
In calcareis prope Asphendiü; in regionibus inferioribus montis Dikios,
21 aprile. No 90%.
. Valeriana Dioscoridis Sibth. III, 90.
In saxosis prope pagum Pyli, 19-21 aprile. No 914.
. Fedia Cornucopi® L. Ill, 93.
In saxosis septentrionem speetantibus in monte Dikios, 21 aprile. No 911.
. Valerianella discoidea Willd. III, 111.
In montibus celsis insulæ Coi. © Urv. 5.
. Knautia hybrida All. III, 126.
In umbrosis sammæ insolæ Coi. ©) Urv. 14.
1. Knautia bidens Sibth. Ill. 127.
In incultis prope pagum Andimachià, 19 aprile. No 375.
. Inula heterolepis Boiss. Ill, 197.
Ad rupes calcareas prope pagum Pyli, 20 aprile. No 419.
3. Inula limonifolia Sibth. III, 198.
In rupibus insularum Coi... Junio floret. X Urv. 110.
. Phagnalon Græcum Boiss. III, 221.
In incultis prope pagum Pyli, 22 aprile. No 932.
). Helichrysum Siculum Spreng. III, 229.
Ad rupes calcareas supra pagum Pyli, 19-21 aprile. No 933.
. Helichrysum Orientale Tourn. Ill, 230.
In summis montibus insule Coi passim occurrit. Florens maio. %
Urv. 109.
(8) FORSYTH MAJOR ET W. BARBEY. KOS. 411
87. Evax pygmæa L. Boissier, Flora Orientalis, volumen III, 242.
In saxosis calcareis supra pagum Pyli, 20 aprile; in lapidosis septentrio-
nalibus declivium montis Dikios, 21 aprile. No 931.
88. Filago spathulata Presl. III, 246.
In arenosis prope pagum Andimachia, 19 aprile. No 930.
89. Anthemis altissima L. III, 283.
Ad margines viarum insulæ Coi. Florens junio. © Urv. 114.
90. Anthemis montana L. III, 291.
In cacumine montium insulæ Coi, ad altitudinem 400 hexapodum, maio
floret. X Urv. 114.
91. Anthemis Chia L. III, 311,
Prope Pyli, 21 aprile. No 924.
92. Senecio leucanthemifolius Poir. Ill, 388.
Inter pagos Pyli et Asphendiü. 19-21 aprile. No 364.
93. Echinops viscosus DC. III, 429.
In meultis insularum Coi... Junio floret. 2 Urv. 118.
94. Cardopatium corymbosum L. III, 442.
Frequens in arvis... Coi... Julio, augusto floret. Z Urv. 104.
95. Chamæpeuce Alpini Jaub. et Spach. 5 camptolepis Boiss. III. 55%.
In saxosis septentrionem spectantibus montis Dikios, 21 aprile. No 447:
erumpit e rupibus elatis insularum Coi... Junio floret. Urv. 108.
96. Tyrimnus leucographus Cass. III, 555.
In rupestribus calcareis supra pagum Pyli, 20 aprile. No 784.
. Jurinea mollis L. III, 575.
Frequens in summis montibus insulæ Coi. Floret maio. X Urv. 106.
98. Centaurea acicularis Sibth. et Sm. 3 Urvillei Boiss. Ill, 677.
Frequentissime reperitur in montibus insulæ Coi. Florens maio, junio. 2£
Urv. 117; ad rupes calcareas montis Dikios, prope cacumen ad 600 eire.
metr. s. m. s., 21 aprile. No 789.
99. Crupina Crupinastrum Moris. III, 699.
In arenosis prope pagum Andimachia, 19 aprile. No 782.
100. Tolpis altissima Pers. III, 725.
In ineultis insulæ Coi nequaquam rara. Floret maio. g' Urv. 103 sub
Crepis ambigua DC. Fl. Fr. No 2945.
101. Hyoseris scabra L. Ill, 718.
Prope Pyli, 19-21 aprile. No 940.
102. Hedypnois Cretica L. III, 719.
In ineultis prope Andimachia, 19 aprile. No 939.
103. Thrincia tuberosa L. III, 726.
In lapidosis diruptis septentrionalibus montis Dikios, 21 aprile. No 941.
10%. Tragopogon longirostre Bisch. III, 745.
In incultis prope pagum Pyli, 22 aprile. No 947.
ee)
SI
412 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (9)
105. Taraxacum officinale Wigg. Boissier, Flora Orientalis, volumen III,
787.
In umbrosis saxosis montis Dikios, 21 aprile. No 946.
106. Crepis montana Urv. I. c. 101.
Frequens in montibus insulæ Goi. Maio floret. 2%
Cette espèce n’est mentionnée ni dans Flora Orientalis, ni dans son
Supplementum. Suivant Jackson Index Kewensis, p. 640, Crepis montana
serait synonyme de Crepis Reuteriana Boiss. II, 846.
107. Campanula lyrata Lam. III, 899.
In montibus elatis insulæ Coi. Maio floret. Urv. 24; in incultis prope
Pyli, 22 aprile. No 459.
108. Campanula dichotoma L. Sp. pl. 237. Sibth. No 492.
In summis rupibus insulæ Coi. Maio floret. © Urv. 24.
Dans Flora Orientalis, IV, 929, Boissier dit de Campanula dichotoma L.
« Amen. %, p. 306 : Hab. in collibus et rupestribus aprieis, in Atticä
« (ex Sibth.) sed ibi a nullo e recentioribus nec in ditione ullä parte lecta,
« forsan ex quädam cum speciminibus Siculis confusione indicata ». La com-
paraison bibliographique montre que Campanula dichotoma L. Sp. et Cam-
panula dichotoma L. Amen. sont identiques. Si la determination d’Urville
est exacte la localité de Kos a échappé à Boissier, dont la réserve tomberait
de ce fait.
109. Specularia pentagonia L. III, 959.
In ineultis prope pagum Pyli, 22 aprile. No 353.
110. Arbutus Andrachne L. III, 966.
In sylvis insularum Coi... copiose crescit. h Urv. 44.
111. Styrax offleinale L. Boissier, Flora Orientalis, volumen, IV, 35.
Ad vias prope Pyli, 49-21 aprile. No 776.
112. Convolvulus Scammonia L. IV, 108.
Supra sepes scandens, in insula Coo : maio floret. # Urv. 23.
113. Anchusa undulata L. IV, 152.
Ad pedem montis Dikios, prope Asphendiü, 21 aprile. No 768.
11%. Anchusa aggregata Lehm. IV, 157.
Ad littus arenosum insulæ Coi nec rursus inveni. Maio floret. X Urv. 22.
115. Anchusa Orientalis L. IV, 161.
In arenis maritimis insulæ Coi. © Urv. 22.
116. Symphytum Anatolicum Boiss. IV, 173.
In umbrosis crystallino-calcareis montis Dikios, 21 aprile. No 762.
117. Symphytum asperrimum Sims. IV, 175.
Occurit frequens in umbrosis summæ insulæ Coi. Maio florens. # Urv. 20.
118. Onosma frutescens Lam. IV, 160.
In montibus elatis insulæ Coi, ad altitudinem 300 hexapodum. Floret
maio. X Urv. 21.
(10) FORSYTH MAJOR ET W. BARBEY. KOS. 413
119. Echium calycinum Viv. Boissier, Flora Orientalis, volumen IV, 210.
In arenis maritimis insulæ Coi. X Urv. 22.
120. Myosotis Idæa Boiss. et Heldr. IV, 236.
In saxosis septentrionem spectantibus montis Dikios, 21 aprile. No 408.
121. Myosotis hispida Schlecht. IV, 239.
In saxosis calcareis supra pagum Pyli, 20 aprile; in lapidosis montis
Dikios, 21 aprile. No 755.
122. Myosotis refracta Boiss. IV, 240.
In umbrosis rupestribus septentrionem speetantibus montis Dikios, prope
cacumen, 21 aprile. No 758.
123. Mandragora officinarum L. IV, 291.
In umbrosis montis Dikios, 21 aprile. No 754.
124. Linaria Chalepensis L. IV, 381.
In saxosis calcareis prope pagum Asphendiü, 21 aprile. No 752.
125. Scrophularia heterophylla Willd. IV, 408.
In saxosis septentrionem spectantibus montis Dikios, 21 aprile. No 742.
126. Veronica arvensis L. IV, 457.
In summo monte Dikios et in saxosis calcareo-crystallinis, 21 aprile. No 748.
127. Eufragia latifolia L. IV, 473.
In umbrosis lapidosis septentrionem spectantibus, 21 aprile. No 746.
128. Acanthus spinosus L. IV, 522.
In saxosis montis Dikios, 21 aprile. No 738.
129. Micromeria Juliana L. IV, 569.
In saxosis insularum... Coi..., junio floret. X Urv. 69.
130. Micromeria Græca L. IV, 571.
In rupibus elatis insularum Coi florens junio. Z Urv. 65.
131. Salvia triloba L. 1V, 595.
In incultis prope Asphendiü, 21 aprile. No 733.
132. Salvia Sclarea L. IV, 616.
In arvis insulæ Coi, maio floret. 4 Urv. A.
133. Salvia viridis L. IV, 630.
In lapidosis septentrionalibus declivium montis Dikios. 21 aprile. N° 730.
134. Salvia napifolia Jacq. IV, 635.
In arvis Coi crescit varietas insignis foliis longioribus nunquam Iyratis
magisque rugosis, floribus duplo majoribus atque calycibus sature violaceis.
© Urv. 4.
135. Marrubium vulgare L. IV, 703.
In insula Coo, ad sepes. Z Urv. 69.
136. Sideritis lanata L. IV, 705.
In ineultis prope Andimachia, 19 aprile. No 721.
137. Stachys Orientalis Vahl. IV, 717.
In collibus insulæ Coi, junio floret. Z Urv. 67.
41%
138.
146.
155.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (11)
Stachys Græca Boiss. et Heldr. Boissier, Flora Orientalis, volu-
men IV, 723.
In ineultis prope Pyli, 22 aprile. No 351.
. Lamium amplexicaule L. IV, 760.
In umbrosis saxosis montis Dikios, 21 aprile. No 717.
. Prasium majus L. IV, 798.
In calcareis prope Arphendiü, 19-21 aprile. No 712.
. Ajuga Orientalis L. IV, 800.
In lapidosis regionis inferioris montis Dikios, 21 aprile. No 713.
. Statice sinuata L. IV, 857.
In insulis... Coo... Floret maio. # Urv. 36.
. Plantago Cretica L. IV, 884.
In ineultis prope Andimachia, 19 aprile. No 595.
. Plantago Psyllium L. IV, 891.
In lapidosis septentrionalibus declivium montis Dikios, 24 aprile. No 594.
. Cynocrambe prostrata Gærtn. IV, 897.
In lapidosis calcareis prope Pyli, 21 aprile. No 597.
Rumex pulcher L. IV, 1012.
In rupestribus calcareis septentrionem spectantibus prope Pyli, 21 aprile.
No 701.
. Daphne Gnidium L. IV, 1049.
In diruptis septentrionalibus montis Dikios, 21 aprile. No 440.
. Laurus nobilis L. IV, 1057.
In cunctis insulis Archipelagi ubique reperitur. }, Urv. 43.
. Euphorbia Cybirensis Boiss. ö longifolia Boiss. IV, 1099.
In arenis maritimis insulæ Coi, maio floret. Z Urv. 54.
. Euphorbia biglandulosa Desf. IV, 1136.
In summis montibus insulæ Coi valde frequens, ad altitudinem 3-400 hexa-
podum maio floret. Urv. 54; in saxosis montis Dikios, supra Asphendiü,
21 aprile. No 433.
1. Quercus sessiliflora Sm. & pubescens Boiss. IV, 1165.
Prope pagum Asphendiü, in incultis, 21 aprile. No 591.
Quercus Ilex L. IV, 1167.
In diruptis septentrionalibus montis Dikios, 21 aprile. No. 38%.
3. Dracunculus vulgaris Schott. Boissier, Flora Orientalis, volumen V, 43.
In montibus elatis insulæ Coi copiose. Maio floret. X Urv. 12%.
. Orchis Morio L. V, 60.
In saxosis montis Dikios, 21 aprile. No 578.
Orchis sancta L. V, 62.
Ad sepes iusulæ Coi communis. Maio florentem legi. X Urv. 120.
. Orchis Anatolica Boiss. V. 70.
In saxosis septentrionalibus montis Dikios, 21 aprile. No 580.
(12) FORSYTH MAJOR ET W. BARBEY. KOS. 415
157
. Orchis laxiflora Lam. Boissier, Flora Orientalis, volumen V, 71.
Prope Pyli, 22 aprile. No 581.
158. Ophrys arachnites Scop. V, 77.
In saxosis montis Dikios, 21 aprile. No 572.
. Colchicum sp. N° 563. V, 153.
Ad rupes schistosas septentrionem spectantes in monte Dikios, 21 aprile.
N° 563.
160. Lloydia Græca L. V, 202.
168.
In montibus celsioribus insulæ Coi ad altitudinem 400 hexapodum. Aprile
floret. X Urv. 39.
. Gagea foliosa Presl. V. 205.
In umbrosis declivibus septentrionalibus montis Dikios, 21 aprile. No 549.
pP ; P
. Gagea Bohemica Zauschn. V, 206.
In umbrosis saxosis montis Dikios, 21 aprile. No 550.
. Ornithogalum nutans L. £ prasandrum Baker. V. 213.
In saxosis calcareis montis Dikios, 21 aprile. No 554.
. Ornithogalum Pyrenaicum L. V, 215.
Vulgare in rupibus celsis insularum Coi... maio florens. # Urv. 38.
. Scilla hyacinthoides L. V, 225.
In dumetis prope Asphendiü, 21 aprile. No 551.
. Allium subhirsutum L. V, 270.
In calcareis prope Asphendiü, 19-21 aprile. No 558.
. Muscari moschatum W. V, 288.
In umbrosis ad rupes septentrionem spectantes in monte Dikios, 21 aprile.
No 548.
Muscari comosum Mill. V, 291.
In lapidosis calcareis septentrionem spectantibus prope pagum Pylı,
21 aprile. No 547.
. Muscari racemosum L. V, 295.
In umbrosis saxosis montis Dikios, 21 aprile. No 546.
). Bellevalia trifoliata Ten. V, 303.
In ineultis prope pagum Pyli, 22 aprile. No 542.
. Briza spicata Sibth. V, 593.
In rupibus insulæ Coi nascitur, ad altitudinem 2-300 hexapodum © Urv. 9.
. Scleropoa rigida L. V. 638.
In arenosis prope pagum Andimachia, 19 aprile. No 512.
. Bromus tectorum L. \, 649.
In umbrosis lapidosis dirupium septentrionalium montis Dikios, 21 aprile.
No 527.
. Bromus scoparius L. V, 650.
In arenosis prope pagum Andimachia, 19 aprile. No 525.
9. Pinus halepensis Mill. V, 695.
In marnosis pliocen prope pagum Asphendiü, 21 aprile. No 391.
416 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (13)
176. Cupressus sempervirens L. V, 705.
In marnosis pliocen prope pagum Asphendiü, 21 aprıle. No 442.
177. Juniperus Oxycedrus L. V, 707.
In insulis... Coo... ubique reperitur. , Urv. 125; ad pagum Andimachia,
in arenosis, 19 aprile, No 416.
178. Ceterach officinarum Willd. V, 722.
In rupestribus prope Pyli, 21 aprile. No 506.
179. Nephrodium rigidum Sw. ? australe Ten. V, 738.
In monte Dikios, 21 aprile. No 50%.
15 janvier 1894.
NOTE SUR QUELQUES ESPÈCES CRITIQUES
DE
PYRENOMYCETES SUISSES
PAR
Arthur de JACZEWSKI
Les Pyrénomycètes présentent un vaste champ d'exploration dans
lequel le mycologue trouve sans peine des sujets d'étude intéressants.
Si dans certaines familles la délimitation des genres et des espèces, est
établie d’une manière satisfaisante comme, par exemple, chez les Val-
sées, les Xylariées, il existe d’autres familles où les genres et les espèces
sont encore dans un véritable chaos. La délimitation rigoureusement
scientifique d’une espèce de Pyrenomycetes n’était du reste guère pos-
sible jusqu’à ces derniers temps, car on manquait de eriterium exact et
les caractères distinetifs sur lesquels on se basait — aspect du perithece,
longueur de l’ostiolum, mesure des asques et des spores — pouvaient
tout aussi bien provenir de la différence d’habitat et des conditions
extérieures que d’une véritable différenciation d’especes. Les beaux
travaux de Brefeld ont ouverts une nouvelle voie aux mycologues en
leur permettant de suivre pas à pas le développement de l'espèce et de
se rendre compte de l'influence des milieux sur la variation. La mé-
thode des cultures permettra seule d'établir nettement les limites entre
les espèces voisines. Il est un autre ordre de recherches qui est en
quelque sorte le cauchemar du mycologue consciencieux; c’est celui qui
a trait à la synonymie. Les auteurs modernes peuvent nommer un
champignon microscopique comme ils le voudront, pourvu qu'ils don-
418 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
nent la description des spores et de l’hyménium on saura toujours de
quoi ils veulent parler. Mais les auteurs anciens ne faisaient aucune
attention aux spores et décrivaient une espèce microscopique par des
caractères macroscopiques. On voit par là combien il est difficile sou-
vent d'établir sûrement la synonymie d’une espèce. On ne peut résoudre
la question que par l’examen des échantillons types si ceux-ci existent
ou ne sont pas trop endommagés comme c’est malheureusement trop
souvent le cas. Nous avons ainsi tout une série de Sphæria, dont la
place dans la classification est totalement inconnue; on ne sait même
si ce sont des Pyrenomycetes ou des Sphæropsidées. Saccardo, Sylloge
fungorum, IL, page 367, les a placé à la fin de ses Sphæriacées sous le
nom de Sphæriaceæ imperfecte cognitæ et en cite 420. A côté de ces
espèces inconnues dont l'étude s’impose, il en est d’autres qui bien que
connues sont critiques, soit parce que leur description est inexacte, soit
parce que la synonymie a été mal établie. C’est de quelques-unes de ces
espèces qui appartiennent plus particulièrement à la Suisse que je veux
parler ici.
Winter, dans son ouvrage, die Pilze, Leipzig, 1887, décrit au numéro
4247 un Fenestella Lycii Winter, auquel il attribue comme synonyme,
avec un point d'interrogation, il est vrai, le Dothidea Lycu Duby. La
même synonymie se retrouve déjà dans Saceardo aussi avec un point
d'interrogation, Sylloge, II, page 329. Saccardo ajoute qu'il n’a pas vu
le mémoire de Duby sur ce champignon. Le travail de Duby sur ce
sujet porte pour titre : Note sur une espèce de Dothidea-Hypoxylées
et sur quelques questions de taxonomie qui se rattachent à son dévelop-
pement, par M. le pasteur Duby (in Mémoires de la Société de physique
de Genève, 1859, tome XV, page 193). Si l’on parcourt cette note, on se
rend aisément compte que cette assimilation n’est pas heureuse. « Ces
thèques, dit Duby, page 4, contiennent huit petites spores brunes,
ovales allongées, pourvues de trois cloisons transversales, obtuses aux
deux extrémités, disposées en deux séries inégales, l’une ayant cinq à
six spores, l’autre trois ou deux. » On voit que dès l’abord l’idée que le
Dothidea Lycii appartienne à Fenestella doit être écartée. En effet, le
genre Fenestella a toujours des spores muriformes, c’est-à-dire munies
de cloisons transversales et longitudinales. Celles-ci peuvent être plus
ou moins réduites, mais on les aperçoit toujours au moins dans une
loge. Winter a encore donné, toujours avec un point d'interrogation, le
Dothidea Lycii comme synonyme de son Pleomassaria varians, ceci
avec encore moins d’à-propos, car les Pleomassaria sont des Pyréno-
BERN
(3) A. DE JACZEWSKI. SUR QUELQUES PYRÉNOMYCÈTES SUISSES. 419
mycètes simples; tandis que Duby signale manifestement un stroma.
« Le stroma brunit encore plus à l'extérieur, ou, pour mieux dire,
noireit tout en conservant à l’intérieur quelques restes de la couleur
primitive et l’on voit apparaître sur ses bords des loges, ete. » Mais
pourquoi, dira-t-on, ne pas laisser tout simplement cette espèce à la
place qui lui a été assignée par Duby ? Parce que ce n’est pas un Do-
thidea, les spores de ce genre sont bicellulaires et il est même impos-
sible de la considérer comme étant de la famille des Dothidéacées ainsi
que nous le verrons tout à l'heure. Ayant ainsi démontré que le cham-
pignon qui nous occupe n’est ni un Dothidea, ni un Fenestella, ni un
Pleomassaria, il nous faudra tächer de le classer quelque part. Le
Dothidea Lycu a été distribué par Duby dans les Fungi Europeai de
Rabbenhorst, n° 55. Malheureusement, comme le fait remarquer Duby
lui-même, les stromas mûrs se détachent facilement et il ne reste à leur
place qu'un trou rond ou ovale. Les échantillons des exsiccatas sont dans
ce cas, du moins ceux que J'ai pu examiner et si l’on trouve encore un
stroma en place, en revanche, il est toujours vide et l’on n’y voit plus
ni asques ni spores. Si l’on fait une coupe longitudinale au travers d’un
de ces stromas, on peut cependant se rendre compte que le dessin de
Duby n'est pas tout à fait exact. Duby dit que les « logettes ovales
comprimées dans le sens vertical » n’ont pas de parois propres. Cepen-
dant on peut toujours en examinant attentivement reconnaître une
certaine différenciation du tissu du stroma. Il y a là des parois périthé-
ciales analogues à celles qu'on voit chez les Botryosphæria. Ce n’est
done pas une Dothidéacée, ceci est certain. Pour la description de
l’hyménium il nous faut avoir recours au texte de Duby. Les asques
sont «en massues allongées courtement pédicellés, entourés de para-
physes transparents filiformes qui les dépassent notablement. » Enfin
les spores sont, comme nous l’avons déjà dit, brunes à trois cloisons
transversales. Si maintenant nous considérons à quels genres peut se
rapporter une description pareille, nous en trouverons trois : Pseudo-
valsa, Kalmusia, Melogramma.
Melogramma est un genre à spores exclusivement cylindriques ou
filiformes et il se distingue si nettement par ce caractère que l’intro-
duction d’une espèce à spores ovales n'aurait pas de raison d'être.
Pseudovalsa a des spores ovoides oblongues, mais grandes; ce genre se
distingue, en outre, par ses appareils conidifères se développant à la
surface d’un stroma charnu. Duby ne nous donne pas, à la vérité, les
mesures des spores, mais au dessin on peut déjà se convaincre qu’elles
420 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
sont petites et n’ont aucun rapport avec ceux de Pseudovalsa qui sont
tout à fait caractéristiques. Au contraire si nous prenons le genre Kal-
musia dans le sens que lui a donné Winter, c’est-à-dire en y comprenant
le genre Thyridaria Sace. (Thyridaria se distingue des vrais Kalmusia
comme Æuvalsa d'Eutypa dans le genre Valsa), nous verrons que la
description du genre convient parfaitement à notre Dothidea. Voici
cette description :
Stroma valsiforme d’un brun rouge ou ferrugineux, émergent, ou
bien diatrypiforme étalé, inclus dans la substance du substratum et peu
différencié, périthèces inclus, ressortant plus ou moins par leurs ostio-
lums en bec. Asques entourés de paraphyses, spores brunes ovoïdes ou
oblongues à trois ou plusieurs cloisons. Pyenides avec macro- et micro-
stylospores.
Duby dit que les jeunes stromas contiennent de très petites logettes
avec de nombreux petits corps ovoides hyalins unicellulaires portés sur
des basides. Nous avons done là des pyenides avec des micro-stylospores.
Les stromas, toujours d’après Duby, sont d’abord oranges et brunissent
ensuite. Ils forment de petites pustules sur les branches et ne tardent
pas à déchirer l'écorce en lanières irrégulières. Enfin nous connaissons
déjà la structure de l’hyménium et il est inutile d’y revenir. On voit
done que par tous ses caractères le Dothidea Lycu Duby est un Kal-
musia bien déterminé auquel il faut, d’après les lois de la nomencla-
ture, donner le nom de Kalmusia Lycii Duby.
Kalmusia Lycii syn. Dothidea Lyc Duby, Exsice. Rabh., Fungi
europ., D3.
Stroma valsiforme sous-cutané émergent, hémisphérique ou ellip-
soïde, bordé par les lanières du périderme, d’abord orangé puis brun.
Périthèces peu nombreux dans chaque stroma à ostiolums ne proé-
minent pas. Asques en massue oblongs, entourés de paraphyses fili-
formes. Spores sur un seul rang au bas de l’asque sur deux en haut,
oblongues ellipsoïdes brunes à quatre loges.
Sur les branches mortes de Lycium europeum Duby, environs de
Genève.
Dans son Beitrag zur Kentniss der Sphürien des Lyciums (1865),
Haszlinsky considère le Dothidea Lyc Duby comme un Pseudovalsa,
mais l’espece de Duby diffère considérablement des Pseudovalsa Lyeit
Hasz. qui est un véritable Fenestella.
Dans cette même note, Duby décrit sur le même substratum, sous le
x
pin SN es RSS
(5) A. DE JACZEWSKI. SUR QUELQUES PYRENOMYCETES SUISSES. 421
nom de Dothidea paradoxa, une autre espèce qui n’a aucun rapport
avec la précédente. Des stromas pareils à ceux du Dothidea Lycii ren-
ferment de un à trois peritheces globuleux. Ceux-ci renferment des
asques cylindriques ou en massue, sessiles et sans paraphyses. Les spores
sur un rang, au nombre de huit, sont hyalines, ovoides-obtuses, rétrécies
au milieu et « contenant deux ou trois globules d’une infinie petitesse,
dont deux sont ordinairement très rapprochés l’un de l’autre vers le
milieu de la spore, ce qui, à un microscope moins parfait, peut les faire
paraître cloisonnées. » Le microscope était peut être parfait, mais les
spores étaient sans doute trop jeunes. Quoiqu'il en soit, l'examen des
dessins de Duby ne laissent aucun doute au sujet du celoisonnement.
Les spores sont ou seront bien bicellulaires. On sait comme chez cer-
taines spores hyalines la cloison est difficile à apercevoir. Duby a pu ne
pas la remarquer ou bien elle n’était pas encore formée.
D'après les caractères cités plus haut, ce serait un Diaporthe du
sous-genre Chorostate. Le nom de paradoxa a déjà été donné à un
Dothidea par Fries, mais les deux espèces sont tout à fait différentes.
Saceardo dans Sylloge Fung., supp., p. 1043, la cite sous le nom de
Plowrightia (2) paradoxa.
Fuckel a décrit (Symbolæ Mycologicæ, Zweiter Nachtrag. im Jahr-
buche des Nassauische Vereins fur Naturkunde, Jahrgang XXIX-XXX,
1876, p. 40) un champignon trouve par Morthier sur les trones pourris
d'Alnus glutinosa. I l'avait placé dans le genre Melanops Nitsch. qui
correspond maintenant au genre Botryosphæria Ces. et de Not. et qui
est caractérisé, parmi les Pyrénomycètes composés par des spores
ovoïdes ou rhombiques, hyalines. Voici comment étaient les spores
dans cette espèce d’après Fuckel.
Melanops ferruginea nov. sp. Sporidiis oblique monostichis, oblongo-
ovatis, continuis, rectis, 4-6 guttulatis, hyalinis, 20 mik. long., 8 mik.
Crass.
Or, Winter, en reproduisant la description de Fuckel dans son
ouvrage, die Pilze, ajoute qu'il possède sous le nom de Melanops fer-
ruginea des échantillons provenant également de Morthier et dont la
description concorde parfaitement avec celle qu'en a donné Fuckel,
excepté pour les spores qui sont tout à fait différentes. Celles-ei sont
toujours hyalines, mais elles possèdent trois cloisons transversales, rare-
ment plus, et une cloison longitudinale qui ne se trouve généralement
que dans les deux cellules du milieu. Les mesures micrométriques sont
BULL. HERB. BOISS., juin 189%. 29
422 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (6)
les mêmes que celles de Fuckel. Si maintenant on jette un coup d’eil
sur le dessin, n° 38, de la planche qui accompagne le travail de Fuckel,
on verra que la disposition des gouttes d'huile indique clairement qu'il
yaun commencement de cioisonnement qui se manifeste et précisé-
ment dans le sens indiqué par Winter. Ceci joint aux autres carac-
tères qui sont absolument identiques dans les échantillons des deux
savants démontre clairement que le champignon de Fuckel est le
méme que celui de Winter, seulement à un stade de développement
moins avancé. Il n’est done plus possible de le considérer comme un
Botryosphæria d'autant plus qu'il se sépare de ce genre par d’autres
caractères.
D'un autre côté, notre champignon se sépare très nettement du seul
genre de Pyrénomycètes composés à spores muriformes, auquel on
pourrait le rallier : le genre Cucurbitaria, sous-genre Fenestella. Il s’en
distingue autant par ses spores hyalines que par son stroma formé
d’une substance propre et très distinete. On se trouve done dans l’obli-
gation de créer un nouveau genre auquel on ne saurait mieux faire que
de donner le nom du savant neuchätelois qui aimait la mycologie et a
contribué à son développement en Suisse.
Chailletia ferruginea syn. Melanops ferruginea Fuckel, Botryos-
pheeria ferruginea Sace.
Stroma infere sous-eutane, valsiforme émergent, étalé, de 2-9 cm. de
long sur 2-5 mm. de large, d’un noir brillant à l’intérieur, d’un brun
ferrugineux intérieurement, rugueux, fendillé. Périthèces immerses
dans la partie supérieure du stroma, disposés sans ordre, assez gros,
globuleux. Ostioliums cylindriques ou subconiques à quatre ou einq
angles, d’un noir brillant, émergent plus ou moins. Asques cylindriques
brièvement pédicellés de 120-140 sur 10,5-12 », entourés de nombreux
paraphyses filiformes. Spores sur un rang, obliques dans l’asque,
ovoides-oblongues, hyalines, d’abord unicellulaires à 4-6 gouttelettes
d'huile, puis munies de trois ou plusieurs cloisons transversales sans
etranglement et d’une cloison longitudinale qui ne se prolonge que dans
les cellules médianes. Les spores mesurent de 16-20 sur 7-9 y.
Sur les trones pourris d'Alnus glutinosa. Morthier, environs de Neu-
châtel.
Dans le n° 53 des Fungi Europæi de Rabenhorst, Duby a distribué
des échantillons de la forme ascosporée et de la forme pycnoïde d’un
Pyrénomycète sur les branches sèches de ÆRibes aureum et qu'il nomme
hd
(7) A. DE JACZEWSKI. SUR QUELQUES PYRENOMYCETES SUISSES. 12:
Le
Sphæria schistostroma. Saccardo le mentionne simplement dans ses
Sphæriaceæ imperfecte cognitæ sans commentaires. Winter ajoute seu-
lement que ses exemplaires sont stériles, mais qu’il suppose que c’est
une espèce de Fenestella. La seule description que Duby ait donné
de son espèce se trouve sur l'étiquette qui accompagne le n° 53. La
voici :
Immersa demum erumpens epidermide cincta, receptaculis 5-15 aggregatis
ovatis verticalibus inclinatisve, stromate nigro inæquabili primum compacto
demum in fragmenta plura difissa tectis, ostiolis vix prominulis sæpe obsoletis,
thecis cylindrico-elongatis rigidis, paraphyses filiformes tenuissimas superanti-
bus, sporas uniseriales ovoideo-globosas hyalinas primo uni demum 3-septatos et
tandem parenchymaticas et tum intensius lutescentes includentibus.
En étudiant les échantillons des Fungi Europæi j'ai eu la même
désillusion que Winter. Les périthèces étaient complètement vides et
malgré des coupes multipliées je ne pus apercevoir l’hyménium. Cepen-
dant je dois dire que l’examen du stroma et des périthèces me rappe-
lait très vivement l’aspeet général du Diaporthe strumella Fuckel que
l’on trouve sur différents Zeibes. On ne pourrait guère conclure de ce
simple rapprochement à l'identité des deux espèces. Mais sur le même
exsiccata on trouve encore des pyenides avec des stylospores (sur des
stérigmates courts) ovoides oblongues subhyalines, unicellulaires de 30
sur 12-14 ». L’aspect des pyenides pluriloculaires et de ces spores mon-
trait suffisamment qu’on était en présence du Dothiorella Ribis Sace.
qui est la forme pycnoide attribuée à Diaporthe strumella. C'était tout
à fait la forme des stylospores telle qu'elle est indiquée dans le dessin
de Fuckel, Pl. I, fig. 27, in Symb. myc.
La forme pyenoide de Sphæria schistostroma est done identique à
Dothicrella, sous ce rapport il n’y a aucun doute à avoir. Je n’oserai
pas être si affirmatif pour la forme ascosporée bien que cela soit fort
probable. Duby dit lui-même de son Sphæria «inter obvallatas et in
vieinio Sphæriæ tessereæ collocanda. » Il reconnaît ainsi une certaine
parenté avec les vrais Diaporthe. Tout l’aspect du champignon est
identique, seulement les spores, d’après Duby, sont ovoëdeo-globosa,
tandis que dans le vrai Diaporthe strumella elles sont plutôt fusiformes.
Enfin Duby dit qu’elles finissent par devenir parenchymateuses. Si le
fait se confirme, il est évident qu'il est impossible d'identifier les deux
espèces, mais il convient de noter qu'à part cela l’analogie est com-
plète. La présence des paraphyses n’a rien qui empêche de considérer
42% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8
cette espece comme un Diaporthe, attendu que Rehm a constate la
presence de paraphyses dans le vrai D. strumella. Il convient d’ajouter
que ce ne sont pas de vrais paraphyses, mais des pseudoparaphyses
articulés.
Montreux, février 1894.
Note. — Aprés avoir livré cet article à l'impression, J’ai eu l’occasion
d’examimer les échantillons types de Chailletia ferruginea qui se trou-
vent dans l’herbier Fuckel dont l’herbier Boissier a fait récemment
l'acquisition. Ces échantillons, comme tous ceux de l’herbier Morthier
à Neuchâtel, présentent une cloison longitudinale parfaitement visible.
JVC) DS
SUR
QUELQUES PLANTES NOUVELLES
OU INTERESSANTES
DE LA SAVOIE ET DES PAYS VOISINS
PAR
E. PERRIER DE LA BATHIE et A. SONGEON
A diverses reprises, nous avons publié autrefois quelques notes sur
des plantes rares ou critiques de la Savoie‘. Depuis cette époque, des
occupations étrangères à la botanique ont ralenti nos recherches sans les
arrêter complètement. Des observations qu'il nous a été donné de faire,
il nous semble utile de faire connaître les suivantes:
Bunium alpinum Waldst. et Kit. 11. 199. — Cette plante qui
<roit dans les éboulis pierreux de la haute region des Alpes, au col de
Gimont pres du mont Genevre et probablement ailleurs dans les Hautes-
Alpes; en Savoie, à la base du Pic des Sarrazins, à la montagne de
Longecöte (Dr A. Chabert), à la Gliere près de Pralognan, et que nous
! Indication de quelques plantes nouvelles, rares ou critiques, observées en
Savoie, suivie d’une Revue de la section Thylacites du genre Gentiana (Bulletin
de la Société d'histoire naturelle de Savoie, 1854).
Note sur des plantes nouvelles ou peu connues de la Savoie, n° 1 (Flora Gal-
lie et Germanie, exsiccata de C. Billot, p. 181, 1859).
Note sur des plantes nouvelles ou peu connues de la Savoie, no 2 (Billotia ou
Notes de botanique, publiées par V. Bavoux, A. Guichard, P. Guichard et
J. Paillot, p. 72, 1866).
426 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
cultivons de cette derniere localite, differe nettement du B. Bulbocas-
tanum L., comme on peut le voir par les descriptions comparatives.
B. Bulbocastanum. B. alpinum.
Involucre à 8-10 folioles. involucre à 2-5 folioles.
Involucelles à 7 folioles. Involucelles à 3 ou 4 folioles.
Ombelles à 14 rayons. Ombelles à 9-11 rayons.
Une seule bandelette dans chaque Une, deux, rarement trois bande-
vallécule, et deux commissurales dans lettes dans chaque vallécule, et deux
chacun des méricarpes. commissurales dans chacun des méri-
Tige de 40 à 50 centim., rameuse à carpes.
sa partie supérieure, à rameaux étalés- Tige de 15 à 20 centim., ramifiée dès.
dressés. son tiers inférieur, à rameaux étalés.
La plante indiquée sous le nom d’alpinum en Corse par G. et G. est le
B. corydalinum DC., bien différent, comme nous avons pu nous en assu-
rer sur de beaux exemplaires recueillis sur les montagnes du cap Corse,
par le Dr A. Chabert.
Asperula Jordani Perr. et Song. Ind., p. 45. — Cette espèce,
peu connue, n'habite que les hautes vallées alpines, sur les rochers,
Tignes; Mont-Cenis. La plante publiée comme telle dans les exsiccatas de
la Soc. Dauph., sous n° 2910, Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie), et
n° 2910 bis, col Lacroix en Quayras (Hautes-Alpes) est simplement
l'A. longiflora W. et K., qui croît en Savoie sur les collines chaudes des
régions plus basses depuis Saint-Jean-de-Maurienne jusqu'à Modane; elle
est bien distincte de la première.
Melampyrum intermedium Perr. et Song. — M. caule erecto,
15-60 centim. alto, sæpius ramoso, ramis elongatis, denique patentibus,
racemis terminalibus laxifloris, floribus secundis horizontalibus, calycis
tubo glabro vel puberulo, laeiniis patulis, lanceolato-attenuatis, acutis,
corollam mediam vix attingentibus; corolla aurea, colore brunneo ferru-
gineo suffusa, 18-20 mm. longa, ad basim arcuata, fauce valde hiante;
foliis brevissime petiolatis, lanceolatis, elongato-attenuatis, acutis, scabri-
dis; bracteis inferioribus foliis similibus, sequentibus truncato vel cor-
dato late ovatis, acuminatis, ad basim dentatis, dentibus patulis, inæqua-
libus, acutis vel breviter acuminalis, bracteis superioribus sterilibus,
plerumque amene caruleo-violaceis; capsula parum compressa, acumi-
nata; seminibus in genere maximis, 6 mm. longis, 3 latis, in loculo soli-
tariis ; radix, ut in aliis, ramosa, tortuosa, annua.
(3) E. PERRIER DE LA BARHIE ET A. SONGEON. PLANTES NOUVELLES. 427
Habite tout aussi bien les grandes chaînes alpines que les massifs
calcaires qui les bordent et forment la zone subalpine; il croit dans les
forêts de hêtres ou de sapins, souvent prodigieusement abondant : Mont
Joigny et Galopaz près de Chambéry; Arcluzaz près de Saint-Pierre
d’Albigny; forêt de Ronne près d’Albertville, etc.; la Maurienne et la
Tarentaise (Savoie).
Malgré des caractères très nets et fort constants, en raison de la
variabilité de son port, de sa taille et de sa couleur, suivant qu'elle croit
dans les fourrés couverts ou dans les taillis ensoleillés, ou bien qu'elle
occupe des stations plus ou moins élevées, souvent cette espèce a été
confondue avec le M. nemorosum, quelquefois avec le M. sylvaticum; elle
a même été prise pour le M. pratense, avec lequel elle n’a que des rap-
ports éloignés. Le M. nemorosum cantonné seulement dans quelques
localités des massifs calcaires et de la partie extrême du Jura méridional,
Saint-Eynard près de Grenoble; mont Nivolet sur Monterminod près de
Chambéry; mont du Chat, au-dessus du Bourget; Mandallaz près d’An-
necy (Puget), s’en distingue par sa tige plus élevée et plus robuste, à
rameaux inférieurs à la fin decombants, par ses feuilles moins briève-
ment pétiolées, ovales acuminées; par ses bractées en cœur et &entées-
laciniées à la base, à dents longuement sétacées, les bractées supérieures
d'une belle couleur purpurine; il diffère de plus par le tube du calice
hérissé sublaineux, à divisions longuement sétacées, atteignant les deux
tiers de la corolle, celle-ci à gorge peu ouverte, les graines moins
grosses, etc.
Le M. sylvaticum a la tige plus grêle et bien plus basse, les bractées
non colorées, plus étroites, entières ou à peine dentées à la base, la
corolle bien plus courte, 8-10 mm., arquée au milieu, les graines plus
petites, etc.
Le MW. pratense diffère encore plus par ses bractées non colorées,
pennatifides à la base, à lanières ascendantes de même que les divi-
sions du calice, par sa corolle jaunâtre ou violacée, à gorge presque
fermée, par ses graines plus petites au nombre de deux dans chaque
loge, etc.
Nepeta nuda L. — Cette plante qui n'a pas encore été signalée
en Savoie, croit assez abondamment dans les haies et les taillis, à La
Charriere, au pied de la forêt de Tessens, en Tarentaise, à une altitude
de 4109 à 1200 mètres.
423 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
Horminum pyrenaicum L. — Commun dans le vallon de la
Grande Valet de la Petite Val, commune de Saint-Bon, en Tarentaise.
L'auteur d'une flore du bassin moyen du Rhône, si souvent mal informé.
regarde cette plante comme naturalisée dans la localité citée; elle ne l’est
pas plus que l'Hypericum nummularium dans le massif de la Grande-
Chartreuse, ou le Teucrium pyrenaicum dans celui du Vercors. Elle appar-
tient à la catégorie des espèces dites disjointes, dont nous citons plus loin
un nouvel et remarquable exemple. (Voir {ris Bohemica Schmidt.)
Colchicum alpinum DC. = De Candolle (Fl. fr., vol. HI, p. 195.
n° 1801) cite en synonyme de son C. alpinum, le C. montanum All.
(Fl. ped., n° 434, 1. 74, f. 2). II dit l'avoir cueilli entre Chamonix et le
Col du Bonhomme, et l'indique, d’après Allioni, à Modane, Sospeilo et
Fénestrelle. Nous avons plusieurs fois récolté cette plante à Nantborant
entre Chamonix et le Col du Bonhomme, dans la prairie au-dessous de
l'hôtel. Nous l'avons aussi récoltée à Modane, et dans les Alpes de Fénes-
trelle, notamment au Col de la Finestra. La plante que nous possédons
de ces localités est donc bien le C. alpinum DC., attendu que dans toutes,
on ne rencontre aucune autre espèce de ce genre, si ce n’est le C. autum-
nale, avec lequel on ne saurait le confondre. Ce serait bien aussi celle
d’Allioni, d’après les localités citées par lui-même. Or il faut reconnaître
que ni les descriptions de ces auteurs, ni la figure donnée par Allioni ne
conviennent à la plante de ces stations. Allioni dit de son C. montanum,
folia una cum flore erumpunt, et sa figure qui représente un pied fleuri
dépourvu de feuilles, est en flagrante opposition avec sa description. Dans
cette figure les styles sont saillants, tandis que dans tous les specimens
provenant des localités citées par lui, les styles sont inclus.
De Candolle, de son côté, attribue à son C. alpinum des feuilles parais-
sant à la fin de la floraison ou peu de temps après; or soit sur les lieux
indiqués par DC., soit sur les pieds en provenant et cultivés dans nos
jardins pendant plusieurs années, nous avons toujours vu les feuilles
n’apparaitre qu'au printemps après la floraison.
Grenier et Godron, dans leur Flore de France, répètent la même
erreur que DC. Gaudin, Fl. Helvet., est moins affirmatif, il dit que les
feuilles apparaissent souvent déjà dès l'automne, une fois la floraison
terminée. Koch, Syn., éd. 2, p. 810 (185%) et Parlatore, Fl. Ital., v. 3,
p. 184 (1858) disent « foliis hysteranthiis, » le premier ajoutant « Floret,
et paulo serius eodem anno, fructus profert, » ce que répètent encore des
auteurs récents.
(5) E. PERRIER DE LA BATHIE ET A. SONGEON. PLANTES NOUVELLES. 429
Que conclure de tout cela, si ce n’est que tous les auteurs n’ont vu que
la plante en fleur, et ont reproduit, sur la foi d’Allioni, l'erreur dans
laquelle celui-ci était tombé. Nous pensons done, comme l'indiquait déjà
autrefois Tenore que la description de DC. est à refondre, et c’est ce que
nous essayons de faire, appuyés sur de nombreuses observations.
Perianthi limbo laciniis undulato nervosis, lanceolato-oblongis, stami-
nibus pistillis paulo longioribus, capsula ovato oblonga, versus apicem
paulisper attenuata, apiculata, bulbo ovato unifloro, raro bifloro. Foliis
2 rar. 3, hysteranthiis, erectis, lanceolato-oblongis, versus basim atte-
nuatıs, planis, basi canalieulatis.
Perianthe infundibuliforme, à six divisions oblongues-linéaires, obtuses.
les extérieures un peu plus longues et plus larges que les intérieures,
toutes à nervures onduleuses. Styles trois, égaux aux filets des étamines,
et dépassés par les anthères, stigmates subcapités (non filiformes recour-
bes). Capsule ovoïde oblongue, un peu plus atténuée au sommet qu'à la
base, apiculée; graines irréguliérement globuleuses chagrinées. Feuilles
2-3, dressées, lancéolées-linéaires, s’elargissant de la base au sommet,
obtuses, planes, canaliculées inférieurement, ne paraissant qu’au prin-
temps qui suit l'année de la floraison. Bulbe ovoide à 1 rarement 2
fleurs, entouré de tuniques membraneuses brunes.
Fl. roses. Août. Fr. Juin de l’année suivante.
Prairies et pâturages des Grandes-Alpes à une altitude de 1000-
2000 mètres. Très rare dans la zone granitique centrale (Nantborant), il
abonde au contraire dans la zone des Alpes austro-occidentales, notre
zone du sud-est. Valloires, Modane, Mont-Cenis, Bonneval, arrondisse-
ment de Saint-Jean-de-Maurienne, La Vai d'Isère, montagne de Sainte-
Foy et de Mont Valézan-sur-Scéez, Pralognan, arrondissement de Moû-
tiers; Nantborant, entre Chamonix et le Col du Bonhomme (Haute-Savoie);
mont de Lans, dans le département de l'Isère (E. Chabert); Zermatt
(Valais); vallées vaudoises, en Piémont (Rostan).
Il y a tout lieu de regarder le C. parvulum Ten. comme simple syno-
nyme du GC. alpinum DC. Ni la description de l’auteur, ni l'inspection de
la plante ne fournissent des caractères pour les distinguer. M. Freyn,
auteur d’une monographie de ce genre, est complètement de cet avis.
Colchicum merenderoides Perr. et Song. — Perianthi limbo
laciniis recto nervosis, lineari oblongis, staminibus pistillis paulo longio-
ribus, capsula ovato oblönga, versus apicem paulisper attenuata, apiculata.
Bulbo subgloboso, unifloro. Foliis 2, hysteranthiis, linearibus, e basi ad
apicem oblusum attenuatis, patulis, subflecuoso-undulatıs.
430 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
Perianthe infundibuliforme, à six divisions linéaires oblongues, ob-
tuses, les exterieures un peu plus longues et un peu plus larges que les
intérieures, toutes à nervures rectilignes. Styles 3, subcapites (non fili-
formes recourbés) égaux aux filets des étamines et dépassés par les
anthères. Capsule petite, 12-15 mm. de long, sur 6-8 de large, ovoïde
oblongue, un peu plus atténuée au sommet qu’à la base, apiculée. Graines
petites, irrégulièrement globuleuses et finement chagrinées. Feuilles 2,
étalées, linéaires, obtuses, subflexueuses-ondulees, contournées, ne parais-
sant qu'au printemps qui suit l’année de la floraison. Bulbe petit, ovoide
globuleux, uniflore, entouré de tuniques membraneuses brunes.
Fleurs rosées, fin juillet, août; fr. mai, juin de l’année suivante.
Pâturages secs et arides, sur les rochers dolomitiques du Trias, au Pas
du Roc pres de Saint-Michel (arrondissement de Saint-Jean-de-Maurienne,
en Savoie) à une altitude d'environ 900 mètres; il y est très abondant.
Cette espèce diffère du C. alpinum DC. par la pelitesse relative &e
toutes ses parties, par les divisions du périanthe plus étroites, à nervures
reculignes et non onduleuses, par ses feuilles étalées, linéaires, flexueuses
ondulées, contournées. Transporte dans un jardin, elle s’y est maintenue
plusieurs années. Semée à côté du C. alpinum, ces deux plantes ont
accusé leurs caractères distinctifs dès la deuxième année; les feuilles
étant dressées et cylindriques dans les deux pendant la première année,
ne permettent pas de les distinguer pendant cette période de leur végé-
tation.
Genre Tulipa. — Plus d’une fois on a signalé aux environs d’Aime et
de Saint-Jean-de-Maurienne en Savoie, la présence de plusieurs espèces
de Tulipes, dont queiques-unes, telles que T. Didieri, T. Billietiana,
T. planifolia et T. Mauriana, ont été décrites par M. Jordan. Depuis les
travaux de cette observateur habile, M. Marjollet, notaire à Aime, s’est
appliqué à récolter toutes les formes croissant dans ses environs, et a
bien voulu nous communiquer le fruit de ses recherches, avec des échan-
tillons à l'appui. En outre, il nous a remis des bulbes de ces espèces que
nous avons pu cultiver dans nos jardins, ce qui nous a permis d'en faire
des descriptions exactes.
D'autre part, les descriptions de M. Jordan, disséminées dans divers
recueils, étant souvent difficiles à se procurer, nous avons pensé étre
agréables aux botanistes en réunissant ici celles de toutes les espèces
qui croissent naturellement en Savoie, nous bornant toutefois à une des-
cription sommaire ou à de simples notes pour les espèces bien connues.
(7)
(
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E. PERRIER DE LA BATHIE ET A. SONGEON. PLANTES NOUVELLES. 431
TABLEAU DICHOTOMIQUE
Eitfammmessastilets barbusralarhases el see 2
MEME ADS San See ee ee A ae 3
bapsuleroblonguer rn. er ee es T. syloestris. L.
Capsule ovordeclobuleuse APP one ss. T. Celsiana DC.
Tuniques du bulbe très fortement laineuses intérieurement; divisions
intérieures du périanthe beaucoup plus courtes que les extérieures. %
Tuniques du bulbe glabres ou simplement poilues à leur face interne,
divisions du périanthe un peu inégales…...................... »
Fleurs d’un rouge vif à l’intérieur, bouton trigone..... T. precox Ten.
Fleurs blanches à l'intérieur, bouton ovale-oblong, presque cylin-
dTIqUe re ee IN ee T. Clusiana DC.
Divisions du périanthe toutes obtuses, feuilles planes ou peu ondulées. 6
Divisions extérieures du périanthe aiguës, feuilles ondulees.......... 7
Antcheresreßspollem noir. ner T. planifolia Jord.
Aniheresteispollen,jaune 3... AT T. Aximensis P. et 5
ASC ROMOTO RER EEE PER 8
Capsule ellipsoïde oblongue tte ee ea 2er 10
Fleurs jaunätres au début, puis blanches et teintées de pourpre exté-
rieurement, anthères jaune pâle............ T. Marjoletti P. ets.
Fleurs rouges ou d’un blanc jaunätre, anthères noires. ............. 9
Fleurs toujours rouges, divisions extérieures du périanthe, aiguës, non
HOHCCIES METRE REMIS MER: T. Segusiana P. et S.
Fleurs rouges ou d’un blanc jaunätre, à divisions extérieures du pé-
rianthe, acuminées, étalées-réfiéchies............ T. Didier? Jord.
Fleurs jaunes teintées d’orange vif après l’anthöse, stigmates grands,
ondnles, antheresjaunes.. e. 0... Pre - T. Billietiana Jord.
leurs rouges, stigmates moyens, non ondulés, anthères noires......
T. Mauriana Jord. et Four.
DESCRIPTION DES ESPÈCES
I. Filets des etamines barbus à la base.
sylvestris L. sp. 456. DC. Fl. fr. 3, p. 199. — Fleur penchée
avant l’anthèse et par un temps sombre, jaune. Divisions intérieures du
périanthe barbues à la base, beaucoup plus larges que les extérieures et
fortement rétrécies dans leur quart inférieur. Capsule oblongue trigone.
Tuniques du bulbe poilues au sommet de leur face interne. Fl. mai. Bords
des champs, prairies. Aime (alt: 690). Moütiers (alt. 480); Saint-Jean-de-
Maurienne ?
432 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
T. Celsiana DC. in Red. L. 1, t. 37 et Fl. fr. 5, p. 314 =T. alpestris
Jord. et Fourr. — Fleur petite penchée avant l’anthese et par un temps
sombre, jaune teintée de rouge à l'extérieur; divisions intérieures du
périanthe barbues à la base, un peu plus larges que les extérieures,
celles-ci tantôt glabres et tantôt barbues à la base, avec tous les intermé-
diaires entre ces deux états. Capsule ovoide globuleuse, trigone. Tuniques
du bulbe glabres, parfois plus ou moins poilues sur leur face interne.
FI. mai, juin. Prairies élevées des massifs calcaires qui forment la zone
subalpine, entre 1500 et 1800 mètres d'altitude, Nivolet; Galopaz;
Orizan, etc.
Il. Filets des étamines glabres.
T Clusiana DC. in Red. Lil. 4,t. 37, et Fl. fr. 5, par 314. — Fleur
petite, à divisions extérieures lancéolées aiguës, blanches et teintées de
rose sur le dos, les intérieures blanches, elliptiques obtuses. Bulbe petit,
à turiques brunes, très fortement poilues à la face interne. Fl. avril, mai.
Subspontanée dans la vigne Picollet à Saint-Pierre d’Albigny (alt. 397 m.)
T. præcox Ten. Fl. Nap. 1, p.170, fase. 1, p. 32. — Périanthe trigone
avant l’anthèse, à divisions d’un rouge sale à l'extérieur et d’un rouge
vif à l’intérieur, poilues au sommet. Tache basilaire large, arrondie, noire,
entourée d'une auréole d’un jaune vif; les divisions extérieures ovales-
oblongues, acuminées aiguës, dépassant d’un tiers les intérieures ovales-
elliptiques, brièvement acuminées. Filets des élamines noirs, anthères
noires, pollen jaune. Tige de 3-4 décim., d’un vert brunätre dans le haut,
munie de deux ou trois feuilles lancéolées, vertes, fortement ondulées.
Tuniques du bulbe fortement laineuses à l'intérieur. Fl. mars, avril. Saint-
Jean-de-Maurienne (alt. 578).
T. Marjoletti Perr. et Song. — Périanthe de moyenne grandeur, à
divisions extérieures elliptiques subaiguës, également atténuées à partir
du milieu de leur longueur, les intérieures obovales très arrondies et
mucronulées au sommet, s’attenuant dans leurs deux tiers inférieurs,
toutes largement nuancées d’une teinte bleuâtre à la base. Etamines à
filet blanc teinté de bleu noirätre dans ses deux tiers supérieurs, anthères
jaune pâle. Stigmate petit, d’un vert pâle. Capsule subtrigone, elliptique
subglobuleuse, à stigmates réfléchis. Tige de 25 à 30 centim., munie dans
ses deux tiers inférieurs de deux ou trois feuilles étroites, les basilaires
PRET DRIN NM 4,76
(9) E. PERRIER DE LA BATHIE ET A. SONGEON. PLANTES NOUVELLES. 133
lancéolées, fortement ondulées, glauques. Bulbe ovoide aigu. Fleurs jau-
nâtres au début, puis passant au blanc pur nuancé de rose sur les bords
des divisions dans leur partie moyenne. Fl. mai. Moissons; Aime, RR.
Cette plante est d’une végétation faible, ses bulbes produisent peu de
cayeux; mais en revanche, elle fructifie très régulièrement. Elle diffère
du T. Didieri par la teinte de sa fleur et par les divisions du périanthe
non acuminées ni étalées réfléchies.
Nous dédions cette espece à M. Marjollet qui nous a fourni de nom-
breux échantillons et des observations intéressantes sur les Tulipes des
environs d’Aime.
T. Didieri Jord. Obs., fragm. 1, p. 36 (non Bot. mag.,t. 6639). Levier,
Tul. Eur., p. 237. — Assez souvent les capsules de cette espèce arrivent
à maturité : elles sont ovoides trigones à angles peu saillants, et termi-
nées en cône épais, court, surmonté par les stigmates. Les graines qui en
proviennent lèvent toutes avec la plus grande facilité, et au bout de
quatre ou cinq ans, produisent des individus exactement semblables à la
plante mère sauf pour la couleur des filets qui varie du jaune au violet
foncé !. Fl. avril, mai. Champs, moissons. Aime; Saint-Jean-de-Maurienne.
T. Billietiana Jord. Levier, Tul. Eur.,p. 26%. — Périanthe arrondi à
la base, d’abord de grandeur moyenne et d’un jaune vif uni, puis pre-
nant un grand développement, à la fin largement campanulé et se nuan-
cant de rouge orangé très vif, à divisions elliptiques ovales, les exté-
rieures un peu plus longues, brièvement acuminées, également atténuées
à partir du milieu; les intérieures plus larges, plus arrondies dans leur
tiers supérieur, terminées par une pointe triangulaire, toutes un peu
contractées vers la base. Etamines à filet jaune, anthères d’un jaune
livide, pollen jaune, souvent mal conformé. Ovaire épais, stigmates forte-
ment ondulés, très grands, dépassant de beaucoup l'épaisseur de l'ovaire,
le long duquel ils se réfléchissent en ailes arrondies. Capsule très sou-
vent avortée, ellipsoide oblongue, à angles peu saillants, également atté-
nuée à la base et au sommet terminé en cône épais, couronné par le
stigmate, dont chaque lobe est creusé d’un sillon largement ouvert. Fl.
1 Nous en possédons en ce moment (14 avril 1894), obtenus de semis, d'assez
nombreux pieds en pleine floraison; leur pollen est parfaitement fertile, à peine
trouve-t-on quelques grains déformés. Le même fait se passe chez le Rosa spinu-
lifolia Demat., regardé comme ur hybride par plusieurs auteurs; ses graines
lèvent aussi très facilement, pour reproduire exactement et rigoureusement la
plante-mère, sans traces de retour à un autre type. |
43% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (10)
mai. Moissons, vignes. Mäcot en Tarentaise (alt. 730 mètres); Saint-Jean-
de-Maurienne.
Un certain nombre de grains de poilen de cette plante bien développés,
émettent leur tube pollinique. Nous ne serions pas pourtant éloignés
d'admettre son origine hybride soupconnée par Levier. L'opinion de ce
botaniste est corroborée par l’organisation souvent défectueuse du pollen,
par l'avortement ordinaire de la capsule, dont seulementune ou deux
sur mille se développent complètement, comme aussi par la prolification
remarquable de son bulbe, qui cayeule plus abondamment que celui de
ses congénères.
C’est par erreur que cette plante a été cilée souvent sous le nom de
T. Billetiana. Elle a été dédiée par M. Jordan au cardinal Billiet, son nom
est donc T. Billietiana.
T. Mauriana Jord. et Fourr. Levier, Tul. Eur., p. 254 = T. Mau-
ritiana Jord. olim (nomen etimologice erroneum) = T. Maurianensis
Didier (in exsiec. ad amicos). — Bien que ce dernier nom soit le plus
ancien et le plus correct, nous maintenons celui de M. Jordan, pour nous
conformer aux règles de la nomenclature; Didier n'ayant donné aucune
description de cette plante.
Perianthe moyen, arrondi à la base, assez largement campanule, rouge
vif, à divisions extérieures elliptiques oblongues, aiguës, également atté-
nuées vers la base et vers le sommet, étalées dans leur tiers supérieur
au soleil; les intérieures obovales, obtuses, atténuées dans leur moitié
inférieure, étalées dressées. Tache basilaire pentagonale, d’un jaune très
vif, nettement tranchée, occupant toute la largeur et environ un cin-
quième de la longueur des divisions. Etamines à filet d’un jaune vif égal
à l’anthère, celle-ci noire, pollen d’un noir violacé. Stigmates grands, for-
tement ondulés sur les bords, prolongés en oreillette très prononcée à
leur extrémité. Capsule subtrigone, elliptique oblongue. Tige légère-
ment flexueuse, haute de 50-35 centim. Feuilles largement lancéolées,
ondulées, glaucescentes. Bulbe gros, ovoide-subgiobuleux, tunique brune,
luisante. Fl. mai. Moissons et vignes. Saint-Jean-de-Maurienne.
Obs. Nous avons recu des environs de Suse, Italie (alt. 530), des bulbes
d’une tulipe qui offre quelques affinités avec le T. Mauriana Jord. Elle
en diffère néanmoins par son périanthe un peu plus petit, d’un rouge un
peu plus foncé, à divisions extérieures un peu plus acuminées; par la
présence d’une tache ‘ovale elliptique, d’un noir verdâtre pâle, occupant
le centre de la tache basilaire jaune, et se prolongeant jusqu'à la base
(1A) E. PERRIER DE LA BATHIE ET A. SONGEON. PLANTES NOUVELLES. 1435
des divisions du périanthe; par le filet des étamines noir, jaunâtre à sa
base, et surtout par sa capsule beaucoup plus courte, ellipsoide-globu-
leuse, et son stigmate moins développé. Nous proposons pour cette plante
le nom de T. Segusiana.
T. planifolia Jord. Icon. in Jord. et Fourr., t. XIX, 59. Levier, Tul.
Europ., p. 261. — Périanthe d'un rouge foncé, extérieurement blanchätre à
la base, peu ouvert, à divisions toutes obtuses; les extérieures oblongues,
un peu obliquement atténuées vers la base et vers le sommet à partir de
la moitié ou du tiers inférieur de leur longueur, légérement étalées dans
leur tiers supérieur, seulement en plein soleil; les intérieures un peu
plus courtes et un peu plus larges que les extérieures, atténuées dans
leurs deux tiers inférieurs et arrondies au sommet; toutes marquées à la
base d’une tache noire confusément rhomboïdale, celle des trois divisions
intérieures occupant toute la largeur de la division avec les deux angles
supérieurs d'un jaune vif, celle des divisions extérieures oblongues
ovales, bordée de jaune presque jusqu’à moitié de sa hauteur. Anthères
et filets noirs, pollen noir violacé. Stigmate petit non ondulé, à sillon
d’abord fermé, puis très ouvert. Capsule subtrigone, oblongue-ellipsoide,
un peu plus atténuée au sommet qu’à la base, terminée par le stigmate.
Tige dressée, de 30 à 35 centim., feuilles planes ou à peine ondulees, très
légèrement glaucescentes. Fl. mai. Les champs cultivés. Aime; Saint-
Jean-de-Maurienne.
T. Aximensis Perr. et Song. — Périanthe peu ouvert, d’un rouge
foncê, extérieurement blanchâtre à la base, à divisions égales, toutes
adressées, même en plein soleil, obtuses mucronées, les extérieures ellip-
tiques ou oblongues, atténuées un peu obliquement vers la base et vers
le sommet, à partir de la moitié ou du tiers inférieur de leur longueur;
les intérieures obovales, atténuées dans leur moitié inférieure, arrondies
au sommet, toutes marquées à leur base d’une tache d’un vert olivätre
peu intense, largement entourée d’une auréole jaune. Filets des étamines
d’un noir olivätre, anthères et pollen jaunes. Stigmate petit, non ondulé,
à sillon d'abord fermé, puis largement ouvert. Capsule subtrigone,
oblongue elliptique, avorlant plus fréquemment que dans l'espèce précé-
cédente. Tige dressée de 30 à 35 centim. Feuilles vertes ou à peine glau-
cescentes, planes ou peu ondulées. Bulbe assez petit, enveloppé de
tuniques d’un brun roux. Fl. mai. Champs cultivés. Aime.
Obs. Cette plante très voisine du T. planifolia, dont elle n’est peut-
436 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (12)
être qu'une variété, s’en distingue par les divisions du périanthe un peu
plus larges, les extérieures moins obtuses, toujours dressées même en
plein soleil, par sa tache basilaire largement entourée de jaune, enfin par
les antheres et le pollen jaunes.
Muscari Segusianum Perr. et Song. — Fleurs en grappe läche,
allongée, les fertiles distantes, à pédicelles horizontalement étalés, égaux
à la fleur. Périanthe subcylindrique à orifice très étroit, les fleurs stériles
longuement pédicellées, à pédicelles étalés, en houppe terminale plus large
que la grappe. Capsule subglobuleuse, subtrigone, tronquée au sommet, à
valves arrondies, légèrement échancrées au sommet, graines petites,
noires, rugueuses, chagrinées. Feuilles allongées, linéaires, canaliculées,
subglaucescentes. Hampe de 20 à 30 centim. Fleurs petites d’un brun
roussätre, les stériles d’un bleu pourpré. Fl. juin. Pâturages arides des
coteaux. Suse (Italie).
Par ses fleurs stériles terminales longuement pédicellées, il se rap-
proche du M. comosum Mill., dont il diffère par de nombreux caractères,
comme on peut le voir par les descriptions comparatives suivantes :
Muscari Segusianum.
Périanthe petit, subeylindrique, à
orifice très étroit.
Fleurs stériles, à pédicelles étalés.
Capsule avant la maturité, subglo-
buleuse trigone, verte.
Valves de la capsule mûre, arron-
dies, échancrées au sommet.
Muscari comosunn.
Périanthe plus grand, obovoide, à
orifice plus large.
Fleurs stériles à pédicelles à la fin
dressés.
Capsule avant la maturité ovoide-
trigone, glauque.
Valves de la capsule müre, ovales,
obtuses mucronées.
Le M. Sequsianum diffère en outre du comosum par ses graines moitié
plus petites, par ses feuilles plus étroites, plus courtes et moins glauques,
par sa tige moins élevée, et sa floraison de 15 jours à 3 semaines plus
tardive.
Iris Bohemica F. W. Schmidt. Fl. Bohem. Gent. IV. — 5 Cette
espèce découverte par nous dans les Alpes de la Savoie, n’ayant pas
encore été signalée dans les flores francaises, nous croyons qu'il est à
propos d’en donner une description.
Fleurs 2 à 3, pédicellées, à pédicelles égalant la spathe et l'ovaire,
saillant et déjeté en dehors de celle-ci au moment de la floraison.
Périanthe d’un beau bleu violet, blanchätre et veiné de violet à la base,
à tube plus long que l'ovaire, à segments sensiblement égaux, à onglet
(45) E. PERRIER DE LA BATHIE ET A. SONGEON. PLANTES NOUVELLES. 137
plus court que le limbe, les extérieurs barbus à la base, les intérieurs
dressés à onglet un peu contracté. Stigmates d’un tiers plus courts que
les divisions du périanthe, oblongs, à lèvre supérieure profondément
bifide, à lobes lancéolés-aigus. Anthères blanches, plus courtes que le
filet bleuâtre. Spathes oblongues ou oblongues lancéolées, subaiguës,
bien plus longues que le tube de la corolle, toutes entièrement herbacées,
et bordées d’une lisière membraneuse très étroite. Capsule grande, 40-
70 centim. de long sur 15-25 de large, oblongue subeylindrique à 3 angles
très obtus. Graines d’un brun rougeätre, ovoides, subglobuleuses, ridées.
Feuilles vertes ou un peu glaucescentes, ensiformes, arquées en dehors,
larges de 1-2 centim., d’abord plus courtes que la tige florifère et la
dépassant plus tard, parcourues par de nombreuses nervures, dont 3-5
très saillantes. Tige simple de 20-30 centim., dressée, nue ou portant
une feuille. Rhizome horizontal, rameux, de la grosseur du doigt.
Sur les pentes escarpées et périlleuses de la montagne d’Arcluzaz dans
le massif des Beauges entre 1700 et 1800 mètres d'altitude.
D’après des échantillons qu'on lui avait rapportés en feuilles, M. Perrier
de la Bâthie soupconnait depuis longtemps cette plante à la localité
indiquée. C'est le 3 juin 1890, que nous l'y avons, en compagnie du
Dr A. Chabert, récoltée en pleine floraison. Elle réussit admirablement
dans les jardins où son rhizome se ramifiant beaucoup, elle constitue
une belle plante d'ornement; elle y fleurit des la fin d'avril. Cette espèce
diffère de VI. Germanica L. par ses fleurs moins grandes, à divisions
moins élargies, ses spathes herbacées, ses tiges plus basses, ses feuilles
plus nerveuses, moins glauques, sa capsule oblongue-subeylindrique;
tandis que celle du Germanica est elliptique trigone à angles obtus.
Naias intermedia Wolfg. — Le Bourget, dans de grandes flaques
d’eau au bord du lac (Savoie), très abondant en 1872 et les années sui-
vantes. Feuilles étroitement linéaires. Style très court à 3 stigmates;
noyau du fruit trois fois au moins plus petit que celui du Naias major All.,
brun, oblong subeylindrique, long d'environ 4 mm., sur 1 ‘2 de large,
creusé de petites alvéoles très rapprochées.
Poa concinna Gaud. — Cette espèce, que nous croyons nouvelle
pour la France, croit sur le sommet de la colline du Pas du Roc près de
Saint-Michel-de-Maurienne (Savoie), où elle est assez commune dans les
pâturages secs.
BULL. HERB. BOISS., juin 189%. 30
438
L'HERBIER FUCKEL
Les mycologues apprendront avec plaisir que la collection de champi-
gnons de Fuckel se trouve maintenant à l’Herbier Boissier.
Léopold Fuckel est mort en 1877, après avoir voué toute sa vie à la
botanique et plus particulièrement à la mycologie. Ses travaux dans cette
branche sont bien connus et servent de base aux recherches actuelles.
Comme il arrive souvent en pareil cas, son herbier a été relégué dans un
grenier après sa mort; cependant il s’est fort bien conservé et les échan-
tillons n'ont pas soufferts de cette mise en non activité. L’herbier compte
plus de 150 fascicules dont 20 forment une collection à part comprenant
tous les échantillons types de ses Symbole mycologicæ et des appendices.
Les autres fascicules forment la collection particulière de Fuckel, dans
laquelle on retrouve à côté des espèces récoltées par lui en Suisse et en
Allemagne, un grand nombre d'échantillons types de Niessl, Rabenhorst,
Nitschke, Kalchbrenner, Auerswald, etc. avec des étiquettes autographes.
Ce qui rend cet herbier très précieux au point de vue de la mycographie
suisse, C’est la presence des échantillons originaux de Morthier; on sait
que le célèbre mycologue neuchâtelois n’a jamais rien publié lui-même et
qu'il envoyait toutes ses trouvailles, souvent très importantes, à son ami
Fuckel. C'est en grande partie aux contributions de Morthier que les
Symbolæ doivent leur juste renommée. Il convient aussi de noter que la
collection renferme un grand nombre de doublets qui pourront être distri-
bués comme Reliquiæ. C’est assurément un des herbiers les plus consi-
dérables qui existent actuellement et nous sommes heureux de l’avoir en
Suisse à la disposition des mycologues.
L’herbier phanerogamique, assez important également, a été incorporé
à l’Herbier Boissier; il contient entre autres tous les échantillons types
de la flore de Nassau (Nassaws Flora) dont Fuckel a publié deux édi-
tions, une en 1856 (la seconde édition en 1870).
Montreux, le 1er mai 1894.
A. JACZEWSKI.
RECTIFICATIONS DE NOMENCLATURE
PAR
John BRIQUET
La nomenclature employée par nous dans les deux travaux parus en
février 1894 dans le Bulletin del Herbier Bossier appelle sur quelques
points des rectifications qu'il nous paraît utile de faire immédiatement.
Le premier changement concerne le genre Awdibertiella Briq. (Ques-
tions de Nom., p. 73) qui devait remplacer le genre Audibertia Benth.
(ann. 1832) non Benth. (ann. 1829). M. le prof. Greene, de Berkeley
(Californie), a l’obligeance de nous apprendre que ce changement a déjà
été fait par lui. Dans un travail sur des Labiées californiennes, cet auteur
a en effet divisé le genre Audibertia en deux groupes dont l’un est assi-
milé au genre Salvia, tandis que l’autre est maintenu comme genre isolé
sous le nom de Ramona *. M. Greene ne donne aucune valeur au carac-
tère des étamines signalé par Bentham. Nous ne sommes pas de son avis.
Dans les Salvia, la loge inférieure des étamines peut être stérile et
modifiée, mais elle existe toujours: ce n’est jamais le cas dans les Awdi-
bertia. Dans sa premiere publication, notre confrère avait dit que son
genre Ramona était monotype (2. polystachya), et ce genre devait se
reconnaître à son inflorescence, laquelle avait du reste déjà été mise en
évidence comme caractère de section par Asa Gray”. Depuis lors,
M. Greene * a ajouté à ce genre l’Audibertia humilis Benth., dont
l’inflorescence est très différente. Il ne reste done plus que le caractère
de l’absence d’une lèvre supérieure indiqué comme critère distinctif.
Mais ce caractère lui-même n’est pas soutenable, car soit le R. polysta-
! Greene, On certain californian Labiatae (Pittonia W, p. 235, 1892).
? A. Gray, Synoptical Flora of North America Il, 4, p. 373.
® Greene. Manual of the Bay-Region Botanu, p. 291 (ann. 1894).
440 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
chya, Soit le À. humilis ont un labre qui, quoique réduit, n’en existe
pas moins; chez le R. polystachya, il est large de 3 mm., haut de 1,5
mm. et un peu émarginé au sommet. Les espèces actuelles du genre
Ramona sont done les suivantes : R. capitata (A. capitata A. Gray), R.
Clevelandi (A. Clevelandi A. Gray), À. Dorrü (A. Dorrü Kellogg), R.
grandiflora (A. grandiflora Benth.), À. humilis Greene, R. incana
Dougl. (A. incana Benth.), R. nivea (A. nivea Benth.), R. Palmeri
(A. Palmeri A. Gray), À. polystachya Greene, R. stachyoïdes (A. sta-
chyoïdes Benth.), À. Vaseyi (A. Vaseyi Port.).
Une autre publication quinousavait échappé en décrivant nos Labiées
africaines est celle de quelques espèces publiées par Vatke dans les
Abhandlungen des naturwiss. Vereins zu Bremen dans le volume IX
(ann. 1885). Dans ce travail notre Ocimum siphonanthum se trouve
décrit sous le nom d’Orthosiphon Hildebrandtii. I s’agit comme nous
Pavons dit d’un Ocimum, qui doit par conséquent s’appeler O. Hilde-
brandtii. Nos autres déterminations cadrent avec celles de Vatke, sauf
en ce qui concerne nos Stachys Hildebrandtii et madagascariensis, dont
cet auteur rapporte respectivement les numéros aux $. brachiata Boïj.
et Lyallu Benth. Les descriptions cadrent bien d’une façon générale
avec les nôtres et les échantillons qui leur ont servi de base. Malheu-
reusement les matériaux de comparaison nous faisaient défaut. Nous
avions cherché ailleurs les affinités de ces deux plantes, malgré les
analogies dans les descriptions, à cause de l’absence de nectarostège
dans le tube de la corolle, tandis que cet organe existe dans le groupe
dont font partie les deux Stachys de Bentham. L’assimilation nous
paraît maintenant justifiée après examen des originaux de l’'Herbier DC.,
mais il conviendra de faire une vérification sur la constitution inté-
rieure des tubes corollaires, l'absence ou la présence des nectarostèges,
points que Bentham paraît avoir traités un peu légèrement dans le
Prodromus.
Nous sommes redevable à M. le prof. Solederer, de Munich, de
l'indication bibliographique ci-dessus mentionnée.
_ EXSICCATÆ POTENTILLARUM
SPONTANEARUM CULTARUMQUE
Sous ce titre, M. Hans Siegfried a Winterthur, canton de
Zurich (Suisse), publie depuis quelques années une collec-
tion admirable de Potentilles. Cinq livraisons (516 numéros)
ont paru jusqu'ici, la sixième paraîtra à la fin de cette
année; le prix est de 30 francs la centurie pour l'Europe,
40 francs pour les autres Continents. Les échantillons sont
en partie spontanés (244 numéros), en partie cultivés
(272 numéros); on y rencontre 22 espèces, 24 variétés et
27 hybrides entièrement nouveaux: les diagnoses ont été
publiés en partie dans le Botan. Centralblatt et dans Enngler’s
Jahrbücher. La collection une fois terminée, M. Siegfried,
qui est en relation avec tous les spécialistes et surtout
avec M. Zimmeter, publiera un résumé renfermant toutes
les diagnoses. |
Les spécimens sont très bien préparés et en bonne quan-
tite; les étiquettes très détaillées sont imprimées en latin.
La collection de M. Siegfried mérite done d'attirer l’at-
tention et l'appui des botanistes et des Musées, et il est
… fort à désirer qu’elle ait un succès très mérité.
M. Siegfried offre également de déterminer des espèces
; critiques de Potentilles, et d'échanger soit des échantil-
: lons d’herbier, soit de bonnes graines surtout de prove-
> nance exotique.
| Prof. C. SCHRÖTER (Zurich).
BULLETIN
DE
EÉPERPBITEE BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGENE AUTRAN
Conservateur de l’Herbier.
Tome 1. 1894 ee DOME
Ce Bulletin renferme des travaux originaux, des notes, ete., de botanique syste-
matique générale. Il forme chaque année un fort volume in-80 de 600 pages se
environ avec planches. Il paraît à époques indéterminées.
Les abounements sont reçus à l'HERBIER BOISSIER, à CHANBESY près Genève (Suisse).
OBSERVATION
Les auteurs des iravaux insérés dans le Bulletin de PHerbier Boissier-
ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage : à u |
Aucune livraison n'est vendue séparément.
2
nr
fa
BULLETIN
DE
L'HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGÈNE AUTRAN
CONSERVATEUR DE L'HERBIER.
(Ghaque Collaborateur est responsable de ses travaux.)
Tome II. 1894.
N° 7.
Prix de l’Abonnement
15 FRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — 20 FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
Les Abonnements sont reçus
Ar BEHERBIER-BOISSEER
à CHAMBESY pres Genève (Suisse).
_ GENÈVE
IMPRIMERIE ROMET, 26, BOULEVARD DE PLAINPALAIS
En
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x
à
E
%
Ze
SOMMAIRE DU N° 7. — JUILLET 1894.
I. — M. Micheli. — LEGUMINEUSES NOUVELLES DE L’AME-
RIQUE CENTRALE (avec six planches)..........2.....
I. — N. Alboff. — NOUVELLES CONTRIBUTIONS A LA
FLORE DE LA TRANSCAUCASIE .......... Fine
Il. — Otto Kuntze. — NOMENCLATUR-STUDIEN...........
IV. — A. Kasimir.
et: PERHSKIA: er... EN RE RES
APPENDIX No IV.
V.— Société pour l'étude de la flore franco-helvétique (Société
pour l’étude de la flore française transformée). 1893.
De Bulletin ame se Re re PRE
PLANCHES CONTENUES DANS CETTE LIVRAISON :
PLANCHE 9. — Dalea virgata Micheli. |
Pranche 10. — Glieiridia Guatemalensis Michel.
PrancHhe 11. — Cracca bicolor Micheli. à
PrancHhe 12. — Erythrina Costa-Ricensis Micheli.
PrancHe 13. — Inga Pittieri Micheli.
PrancHe 14. — Periandra parviflora Michel.
Pages
AA
LUS
456
- 499
2me année. N°7: Juillet 1894,
= NT
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
LÉGUMINEUSES NOUVELLES
DR L'AMÉRIQUELCENTERALE
PAR
M. WICHEELE
Planche IX—XIV.
Parmi les plantes qui font l’objet de cette étude les unes proviennent
des explorations de M. Pittier et de ses collaborateurs dans l’État de Costa-
Rica. Ces collections bien connues des botanistes ont déjà été l’objet de
publications importantes (Primitiæ floræ Costa-Ricensis, par Th. Durand
et H. Pitlier). Nous y avons nous-même énuméré les Légumineuses ; mais
depuis lors, d’autres récoltes sont venues compléter les premières et nous
avons pensé bien faire, en attendant qu'un catalogue complet en soit
dressé, de décrire les espèces nouvelles non comprises dans les premiers
envois. Elles sont peu nombreuses, les Légumineuses occupant en général,
dans cette région du globe, une aire géographique étendue, mais fort in-
téressantes.
D'autre part, nous avons eu entre les mains les plantes du Guatemala,
récoltées par M. J. Donnell Smith de Baltimore, ou par ses collecteurs et
dont une partie a déjà été publiée par ce botaniste (Enumeratio planta-
rum Guatemalensium quas edidit John Bonnell Smith); vu la proximité
des deux régions explorées, il nous a paru intéressant de réunir aux pré-
cédentes les plantes nouvelles du Guatemala. Sur les six espèces décrites
et figurées dans les pages suivantes trois (Dalea virgata, Erythrina
Costa-Ricensis, Inga Pittieri) viennent de Costa-Rica et trois (Glieiridia
quatemalensis, Cracca bicolor, Periandra parviflora) de Guatemala.
BULL. HERB. BOIss., Juillet 1894. 31
AN? BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (2)
DALEA
AN
D. virgata n. sp. erecta, ramis virgatis, patentibus, foliis raris, parvis,
spieis eylindrieis magnis, petalis tenuibus, fugacibus.
Tab. 9. — Fig. 1. Ramus sub anthesi. — 2. Folium a facie inferiore
.auct.) — 4.Calyxapertus.
— 5. Bractea a dorso visa. — 6. Vexillum. — 7. Ala. — 8. Stamina. —
9. Ovarium. — 10. Fructus. — 11. Semen.
Caules erecti, glabri, longitudinaliter striati, parce ramosi, ramis paten-
tibus. Stipulæ persistentes, lineari-setaceæ, 2-3 mm. longæ. Folia sparsa,
imparipinnata, petiolus communis 1-2 cent. longus glanduloso-punctatus :
foliola 4-5 juga, anguste linearia, coriacea, copiose glanduloso-punctata
glabra, 4-5 mm. longa; stipellæ nullæ. Inflorescentiæ terminales in spicas
cylindraceas, 3-5 cent. longas dispositæ: spicæ densæ, flores parvi, saturate
violacei. Bracteæ ovatæ, basi cuneatæ, apice acuminatæ, acutæ, glanduloso-
punctatæ, dorso, præcipue ad nervos paullo conspicuos, pubescentes, dense
longeque ciliatæ, 6-7 mm. longæ. Calyx 4-5 mm. longus, parce glanduloso-
pubescens et ciliatus, 10-nervius, coriaceus, tubo lobis breviore, lobi 5:
quatuor inferiores lanceolato-lineares, subulati, carinalis longior, subu-
latus. Petala tenuissima, fugacia, calyce vix longiora, vexillum ovatum,
longe unguiculatum, 5 mm.longum; ala late ovatæ, breviter unguiculatæ,
3 mm. longæ; carinæ petala subsimilia, fere libera. Stamina 9 (vexillari
deficiente), vagina superne fissa. Ovarium ovoideum, dense longeque pilo-
sum, stylus gracilis, rectus, elongatus, stigmate parvo, capitato. Legumen
calyce coriaceo cinctum, parietibus tenuibus.
Hab. Costa Rica prope S. Jose et Buenos-Ayres ad vias, leg. Pittier, N. 1462,
3828, 6504.
Obs. Cette espece parait se rapprocher de D. revoluta Watson, tout en
s’en distinguant suffisamment par les épis plus grands, plus fournis, par
les fleurs plus petites, etc. Du reste, ainsi que je l’ai déjà fait remarquer
ailleurs (Prim. fl. Costa-Ricensis, I, p.186) et ainsi que l’a indiqué M. Tau-
bert (Natürl. Pfl. Fam., I, p. 265) ce genre qui renferme beaucoup d’es-
pèces mal délimitées demande un travail de revision complet.
GLICIRIDIA
G. guatemalensis n. sp., fruticosa, erecta, in partibus junioribus ad-
presse pubescens, racemis ad nodos vetustos fasciculatis, calyeis tubus
‘ Jatus, campanulatus, dentibus fere obsoletis, vexillo calloso.
EN
> ue,
(3) M. MICHELI. LÉGUMINEUSES NOUVELLES. LL
Tab. 10. — Fig. 1. Ramus sub anthesi magn. natur. Ceteræ figuræ magn.
auctæ. — 2. Alabastrum cum bractea. — 3. Calyx. — 4. Calycis tubus ex-
pansus. — 5. Vexillum. — 6. Ala. — 7. Carina. — 8-9. Stamen a facie et
a dorso visum. — 10. Ovarium.
Frutex; caules lignosi, erecti, corlice punctato. Stipulæ ad basim petioli
adhærentes, lanceolatæ, acutæ, pubescentes, 5-6 mm. longæ; folia impari-
pinnata; petioluscommunis, 9-40 cent. longus, adpresse-pubescens, stipellæ
nullæ; foliola 7-8 juga, breviter petiolulata, ovata, basi rotundata, apice
mucronulata, supra glabra, subtus pallida et adpresse pubescentia, 1'/2-2
cent. longa, 8-19 mm. lata. Racemi ad nodos hornotinos vel ad ramos haud
evolutos fasciculati (2-3), 8-10 cent. longi, fere usque ad basim floriferi ;
flores secus rachim sparsi, pedicellis gracilibus 3-5 mm. longis; bracteæ
minimæ, hirsutæ, longe ante anthesim deciduæ; bracteol® nullæ. Calyeis
tubus, 7-8 mm. longus, dilatato-campanulatus. coriaceus, superne pu-
berulus, lobis fere obsoletis, 2 vexillaribus, 3 carinalibus approximatis sub
bilabiatus. Petala unguiculata, vexillum fere orbiculatum, emarginatum,
42-15 mm. longum, sub anthesi refiexum et supra unguem valde callosum :
ale vexillum æquantes, fere rectæ, lateraliter plicatæ; carina obtusa, apice
incur va, alis vix brevior. Stamen vexillare liberum, ineunte anthesi cum
ceteris leviter connatum, antheræ oblongæ, ovatæ. Ovarium stipitatum,
glabrum, 7-8 ovulatum, stylus inflexus, glaber, stigmate parvo, capitato ;
fructus ignotus.
Hab. Guatemala prope Sacabaya, in Dep. Quiche, 1500 met. ; fioret Kart.
Donnell Smith, Pl. Guat., N. 3316.
Observations. Cette plante me paraît se rapporter au genre “lici-
ridia bien que l’absence de fruit mür rend cette attribution quelque peu
douteuse; ses fleurs sont plus petites que celles des autres espèces du
genre; la structure de son calice est assez particulière; les autres espèces
ont les lobes très peu développés; aucune n’a cette disposition en deux
lèvres très courtes mais bien visibles cependant. Enfin l’étendard mérite
une mention particulière : dans le Genera Plantarum (1, p. 499), Bentham
indique comme caractère générique : cvexillum ecallosum, nudum vel
auriculis duabus appendiculatum .» Cette phrase n’est. je crois, pas tout
à fait exacte: en parcourant tous les types authentiques de Gliciridia
conservés dans les herbiers, je trouve ce caractère assez variable; le
G. maculata a un callus bien marqué ; il en est de même chez le @. sepium ;
le callus est très petit chez le G. leucorhiza; il est nul chez le @. platy-
carpa, tandis que le G. Sagræi a deux petites oreillettes. Le callus rela-
tivement proéminent du @. guatemalensis n’est donc point un caractère
exceptionnel dans ce genre.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER (&}
Mr"
en
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CRACCA
C. bicolor n. sp. herbacea, dense et adpresse pubescens, foliolis 13-15,
obtusis, petalıs calycem superantibus, bicoloribus.
Tab. li. — Fig. 1. Ramus sub anthesi magn. nat. Cet. figure magnit.
auctæ. — 2. Calyx. — 3. Vexillum. — 4. Ala. — 5. Carina. — 6. Stamina.
— 7. Ovarium.
Caules herbacei, erecti, cano-pubescentes. Stipul&® erectæ, lineares,rigidæ.
subulatæ, acutissimæ, 6-8 mm. longæ. Folia imparipinnata ; petiolus com-
munis 5 cent. longus, dense pubescens, stipellæ parvæ, setaceæ : foliola
6-7 juga, breviter petiolulata, ovata vel late ovata, obtusa, mucronulata, ad-
presse sericeo-pubescentia, 8-12 mm. longa, 4-6 mm. lata. Racemi axillares.
pauciflori, 4-6 cent. longi, rachi pubescente; flores pedicellati, distantes.
-secus rachin solitarii, bracteæ lanceolatæ, acutæ, pedicellos æquantes, brac-
teolæ more generis nullæ. Calyx uti foliola adpresse pubescens, 5-6 mm.
longus, tubo brevi, lobis 5 tubum superantibus, setaceo-acuminatis. Petala
breviter unguiculata, lutea, vexillo fusco; vexillum late ovatum. vel
fere orbiculare, basi nudum et ibidem emarginatum, 10 mm. longum,
extus pubescens; ala oblongæ, liberæ, carinam æquantes, lateraliter pli-
catæ ; Carina lata, fere obtusa, incurva. Stamen vexillare a basi liberum et.
vix geniculatum, antheræ oblongæ. Ovarium sessile, 8-10 ovulatum, pube-
rulum; stylus rigidulus, incurvus, intus longitudinaliter barbatus, stigma
parvum, capitatum. Legumen maturum ignotum, sed junius, more generis,
lineis transversis constrictum videtur.
Hab. Guatemala prope Canen in Dep. Quiche, 2000 met.; floret April.
Donnell Smith, Pl. Guatem., N. 3305.
Observation. Cette description est fondée sur un échantillon unique,
un peu jeune; cependant si le fruit mür manque, la forme du calice, la
barbe du style se rapportent bien à ce genre.
PERIANDRA
P. parviflora n. sp., erecta, petiolis elongatis, foliolis lanceolatis, acu-
minatis, membranaceis, supra glabris, subtus pallidis, adpresse tomentosis,
racemis axillaribus, confertifloris, bracteolis calyeis tubum æquantibus.
Tab. 14. — Fig. 1. Ramus sub anthesi. — 2. Calyx magnitudine auctus.
— 3. Vexillum. — 4. Ala. — 5. Carina. — 6. Stamina. — 7. Ovarium.
Frutex ramosus, cortice pallido, ramuli patentes, cylindrici, tomentosi.
5) M. MICHELI. LEGUMINEUSES NOUVELLES. 445
Stipulæ lineari-setaceæ, acutæ, 4 mm. longæ; petioli graciles, patentes,
tomentosi, 3-3,5 cent. longi; stipellæ minimæ evanidæ ; foliola petiolata,
terminale 6-7 cent. longum, 2-3 cent. latum, lateralia 5-6 cent. lorga,
1,5-2 cent. lata, omnia lanceolata, ad apicem sensim in acumen attenuata,
acuta, superne vix adpresse puberula, saturate viridia, subtus nervosa,
pallida, copiose tomentosa. Pedunculi axillares, breves, a basi confertiflori
et racemum 2,5-3 cent. longum formantes. Flores pedicellati, pedicello
3-4 mm. longo, bracteæ parvæ, lineares, pedicello breviores, bracteolæ
lanceolatæ, lineares, acutæ, calycis tubum æquantes. Calyx campanulatus,
5-6 mm. longus, pubescens, lacintis 4 tubo longioribus, suprema lala,
bidentata, infima lineari, longiore, lateralibus acutis. Corolla cærulea,
petalis calycem parum superantibus; vexillum parce puberulum, 10 mm.
longum, late ovatum vel fere orbiculare, breviter unguiculatum, auriculis
2 minimis inflexis; alæ carinam æquantes, oblique ovatæ, carina lata, ob-
tusa, unguiculata, 8 mm. longa. Stamen vexillare a basi liberum. Ovarium
haud raro sterile, dense villosum, stylus elongatus, gracilis. Legumen ma-
turum ignotum.
Hab. in Guatemala, Cerro-Gordo, Dep. Santa Rosa, 1000-1500 met. ; leg.
Heyde et Lux, Sept., N. 3736.
Observation. Echantillon unique et un peu jeune de cette plante qui
me parait offrir tous les caractères du genre Periandra, bien que très dif-
férente des espèces déjà décrites.
ERYTHRINA
E. Costa-Ricensis n. sp. arborea, foliis ovatis, coriaceis, subtus pallidis,
adpresse tomentosis, calyce tubuloso, oblique truncato, subspathaceo,
vexillo angusto, recurvo, haud stipitato, alis 6-7-plo longiore, carinæ petalis
dorso coalitis, legumine toruloso velutino.
Tab. 12. — Fig. 1. Folium magnit. natur. — 2. Racemi rachis cum legu-
minibus magn. nat. — 3. Folii pagin® inferioris fragmentum magn.
auctum. — 4. Flos mag. reduetus. — 5. Calyx expansus magn. reductum.
— 6. Vexillum magn. reductum. — 7 et 8. Ala et carina magn. nat. —
9. Carinæ petalum magn. auctum. — 10. Stamina magn. aucta —
11. Ovarium. |
Arbor haud aculeata, ramis glabris. Petiolus communis 20-25 cent.
longus, glaber ; foliola e basi ovata sensim attenuata, acuta, vix acuminata :
lateralia vix inæquilatéra, coriacea, superne glabra, subtus araneoso-
tomentosa, 15-20 cent. longa, 8-11 cent. lata. Racemi rigidi, 12-15 cent.
446 BULLETIN DE L'HERPIER BOISSIER. L (6}
longi, multiflori, rachi araneoso-tomentoso, demum glabrato. Calyx coria-
ceus, sub anthesi tubulosus, glaber, ore oblique truncato subspathaceus,
dentibus fere omnino obsoletis vel minutis, 3-3,5 cent. longus. Vexillum
anguste lanceolatum, in alabastro recurvum, sub anthesi fere rectum,
sessile, 9 cent. longum, 1,5 cent. latum, coriaceum, coccineum; alæ rectæ,
tenues irregulariter ovatæ, breviter unguiculatæ, 12-13 mm. longæ; carina
recta, breviter rostrata, petalis dorso coalitis, lateraliter irregulariter fissis,
12-14 mm. longis. Stamen vexillare liberum, ceteris coalitis; antheræ
elongatæ. Ovarium longe stipitatum, adpresse pubescens, multiovulatum,
sensim in stylum rigidulum desinens, stigmate capitato parve. Legumen
20-25 cent. longum, in racemo pendulum, araneoso-tomentosum, monili-
forme, 10-11 spermum.
Hab. in Costa Rica prope Boruca ad ripas fluminis; flor. Bec. Pitüer,
N. 1804.
Obs. Cette espèce est intermédiaire entre les deux groupes dans lesquels
Bentham subdivise ce genre (flor. Bras.). Elle a le calice tubuleux du
groupe auquel appartiennent E. velutina, Corallodendron, etc. et la carene
à pétales soudés des E. Crista-galli, falcata, etc.
INGA
Inga Pittieri n. sp. arbor rufo-tomentosa, petiolo anguste alato, foliclis
trijugis, ovatis, acutis, superne nitidis, subtus pubescentibus; spicis densis,
bracteis subpersistentibus, corolla parce puberula, calycem duplo exce-
dente, legumine crasso, duro, tetragono, marginibus faciebusque sub-
æqualibus.
Tab. 13. — Fig. 1. Ramus sub anthesi magn. nat. — 2. Flos. — 3 et 4.
Bractea. — 5. Calyx et corolla. — 6. Ovarium magn. nat. cum stylo. —
7. Ovarium mag. auctum. — 8. Legumen.
Arbor elata, in partibus junioribus undique rufo-tomentosa; süpulæ
caducæ, late-ovatæ, acutæ, basi cordatæ, intus glabræ, extus rufo-villosæ,
15-16 mm. longæ, 8-9 mm. latæ. Petiolus communis 7-10 cent. longus,
basi vix, superne anguste alatus; glandulæ seutellatæ parvæ. Foliola regu-
lariter ovata, apice acuta, mucronata, rigidula, superne glabra vel pilis
raris præcipue ad nervos conspersa, subtus nervosa, rufo-pubescentia:
superiora usque ad 20 cent. longa, 6-9 cent. lata, inferiora minora. Pedun-
culi axillares, solitarii, infra spicam 2-4 cent. longi. Spica densa, 2-3 cent.
longa, rachi rufo-tomentosa. Bracteæ lineares, circa 1 cent. longæ, pubes-
centes, longitudinaliter striatæ, sæpe post anthesim persistentes. Calyx
L7
+
Az“
(7) M. MICHELI. LEGUMINEUSES NOUVELLES.
12-45 mm. longus, tubus striatus, rufo-pubescens, lobi acuti, tubi circa
tertiam partem æquantes. Corolla parce et adpresse pubescens, calyce sub-
duplo longior. Stamina longissima, rosea, Lubo corollam æquante. Ovarium
oblongum, glabrum, stylo longissimo. Legumen crassum, durum, fere
glabrum, marginibus elevatis regulariter tetragonum, 15-18 cent. longum,
2 cent. latum.
Hab. in Costa Rica prope Buenos-Ayres ad ripas fium. Rio Ceibo; flor.
Feb. Pittier, N. 4977.
Obs. Cette belle espèce est évidemment voisine de Inga insignis du
Brésil, Equateur, etc.; elle s’en distingue suffisamment, par les folioles
plus grandes et moins nombreuses, le pétiole étroitement ailé, les stipules
cordiformes, les bractées persistantes, le calice et la corolle moins pubes-
cents, plus longs, plus fortement striés, etenfin par le fruit presque glabre.
448
NOUVELLES CONTRIBUTIONS
A LA
FLORE DE LA TRANSCAUCASIE
PAR
N. ALBOFF
11. Quelques plantes nouvelles du Caucase.
(Suite)
Ciypeola Raddeana N. ALBOFF
Pumila tenuis gracilis, caule bifurco, silieulis orbieulatis emarginatis,
stylo longiuseulo (emarginaturâ majore) superatis ; disco tubereulato
margine viridi incrassato alä destituto.
Adjarie : Artwin (D' Radde 1893. Exs. N. 493).
Cardamine Seidlitziana N. ALBOFF
Molliter pubescens, rhizomate repente ramoso stolonifero, eaulibus
erectis elatis erassis profunde sulcatis foliosis ; foliis omnibus subconfor-
mibus magnis Ilyrato-pinnatisectis, segmentis lateralibus 2-6 ovatis
sessilibus interdum (in surculis sterilibus) nullis, terminali maximo
orbiculato vel late ovato basi truncato vel subcordato, margine repando
vel obsolete erenato; siliquis laxe racemosis erecto-patulis, stylo cras-
siuseulo siliquæ latitudine æquilongo vel subbreviore.
Caulis 40-60 em. Foliorum segmentum terminale 3-6 em. Siliqua
2,5-3,5 em. longa, 1,5 mm. lata. Stylus 1-1,5 mm.
C. latifolise Vahl. proxima, differt caulibus et foliis pubescentibus,
segmentis foliorum semper sessilibus interdum nullis, stylo breviore.
ER
ER
(2) N. ALBOFF. FLORE DE LA TRANSCAUCASIE. 449
Mingrelie : Mont Lékoudéli, reg. subalp., 1800-1900 m. (N. Alboft
1893. Exs. N. 360).
Imeretie (Lomakin 1893. Exs. N. 27).
J’ai le plaisir de dedier cette espèce à M. D" Nicolas Seidlitz a Tiflis.
Alsine Circassica N. ALBOFF
Glanduloso-pubescens dense pulvinaris; caudicibus foliis vetustis
annotinis imbricatis sérictissunis dense obsitis, basi longe denudatıs fru-
ticosis ramosissimis, ramis fastigiatis ; foliis lineari-subulatis margine
denticulato-scabris, turionum stellato-patentibus plano-subtriquetris
dorso suleatis carinatis ; caulibus nanis 1-2 floris; axillis non fascicu-
liferis; sepalis late linearibus glanduloso-pubescentibus 3-nerviis obtusis
apice anguste membranaceis ; petalis ovato-cuneatis calyce 1 ?/s-plo
longioribus; capsula calycem subæquante seminibus orbieulatis lævibus.
A. pinifolia Fenzl præsertim var. à pumila (Ledeb., Fl. Ross. I,
p. 354) proxima.
Sepala 4,5-5 mm. Petala 7,5 mm. Capsula 4,5 mm. Folia 7-8 mm.
longa, ?/; mm. lata. Caulis vix 1,5 em.
Circassie : Mont Ochten, 8000 p. (N. Alboff 1893. Exs. N. 298)
(calcaires).
Cerastium ponticum N. ALBOFF
/
Cæspitoso-pluricaule pumile omnibus partibus lanugine densa erispo-
tomentosum eglandulosum ; foliis inferioribus anguste lanceolatis
linearibusque sæpe arcuato-recurvis; superioribus majoribus latioribus
elliptieis vel elliptico-lanceolatis ; eyma trichotoma multiflora ; bracteis
sepalisque margine late-scariosis; floribus post anthesim nutantibus ;
petalis calyce 2-plo longioribus emarginatis; capsulæ calyce 1 ‘/2— 1 ?/s
plo longioris dentibus recurvo-patulis margine non revolutis.
-Valde affinis C. tomentoso L., differt : tomento minus copioso, foliis
inferioribus quam superiora angustioribus lanceolato-linearibus (nec
Spathulatis), eyma trichotoma, capsulæ dentibus recurvo-patulis mar-
gine non revolutis. Quoad habitum, ©. Szovitsii Boiss. valde refert,
quod indumento adpresso et capsulæ dentibus eireinnato-convolutis
facile distinguitur. |
Abkhasie : chaîne Bzybienne, mont Mamdzychkha, pâturages alpins
(N. Alboff 1892, 1893. Exs. N. 497) (calcaires). |
450 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
Hypericum Ardasenovi KELLER et ALBOFF
Glabrum, eaulibus simplicibus e rhizomate lignoso ascendentibus
infra teretibus supra obsolete 4-lineatis: foliis internodiis brevioribus,
copiose pellucido-punctatis hic-inde plus-minus nigro-punctatis late-
ovatis obtusis basi cordato-amplexieaulibus margine subundulatis; eyma
dense corymbosa; bracteolis lineari-lanceolatis copiose nigro-punctatis
striatisque, acuminatis, margine integris raro denticulis glanduliferis
paueis instructis; sepalis lanceolatis acuminatis copiose nigro-punctatis
striatisve integris, hie inde sed rarissime glandulis sessilibus singulis
obsitis, corolla duplo brevioribus; petalis obovatis valde nigro punetatis
non eiliatis; staminibus stylis paulo longioribus; antheris nigro-
punctatis ; ovario nigro-vesieuloso; capsula.....; seminibus.....
Species subseet. Drosocarpia Spach. (Boiss. I, 813), habitu A. ciliato
Lam. affinis, distineta glandulis ovarii sepalis integris.
Gourie : chaîne Adjaro-Imérétienne (Ardasenoff 1893).
Nous dédions cette espèce à M. Ardasenoff, inspecteur des forêts de
la Gourie.
Bupleurum Rischawi N. ALBOFF
Perenne pruinoso-glaucum, radice verticali erasso, caule elato erecto
striato a basi paniculato-ramosissimo, foliis radıealibus oblongo-spathu-
latis obtusissimis; eaulinis inferioribus late oblongis obtusis breviter
apiculatis, superioribus brevioribus oblongo-ovatis acuminatis, supremis
late-ovatis apiculatis, omnibus basi subcordatis amplexicaulibus ; invo-
lueri phyllis 1-3-5 valde mæqualibus ovatis vel ovato-orbieulatis
apieulatis, ut involucella, pellueido punctatis ; umbellæ radis 7-12
inæqualibus ; involucelli phyllis 5-6 ovatis acuminatis ; umbellulis parvis
involucella superantibus ; fructubus oblongis parvis pedicellis longio-
ribus ; valleeulis 3-vittatis, Jugis argutis tenuibus.
Caules fere pedales. Radix 5-9 mm. crassa. Folia multinervia, ad
15-18 mm. lata. Axillæ omnes ramiferæ. Rami ereeto-patuli, supremi
anthesi peracta decumbentes. Umbellulæ et fructus parvi. Involucelli
phylla vix 3 mm. longa vel etiam breviora; fructus 3 mm.
Species insignis, distinetissima, inter PB. jucundum Kurz (e Hima-
layis), B. Sachalinense Schmidt, 2. plantaginifolium Wight (ex India
w
(4) N. ALBOFF. FLORE DE LA TRANSCAUCASIE. 451
Orientali) B. aureum Fisch. (e Turkestan et Sibiria) ete. collocanda, a
quibus omnibus caule a basi paniculato-ramosissimo, involucellis et
umbellulis parvis ete. distinguitur.
Abkhasie: chaîne Bzybienne, défilé de Hetschi-gwära, 1850 m., rochers
(N. Alboff 1893. Exs. N. 322, 323) (calcavres).
J’ai ’honneur de dédier cette espèce à M. D’L. A. Rischawi, profes-
seur de botanique à l'Université d’Odessa.
Chærophyllum Borodini N. ALBOFF
Perenne multicaule ; foliis radiealibus ambitu ovato-oblongis in laci-
nias anguste lineares tripinnatiseetis ; caulinis ad vaginas interdum
lacinis paucis setaceis superatas reductis ; caule a basi dichotome et sub
divaricatim ramoso ramis genieulato -flexuosis; umbellis compositis,
radiis 3-5 valde inæqualibus ; involuero nullo ; involucelli phyllis defiexis
lanceolatis margine late albo-membranaceis villosis; umbellulæ floribus
aliis sterilibus aliis fertilibus, hisce 1-4: fructu longiusculo lineari-
oblongo peduneulo eo breviore vel subæquilongo insidente; stylopodis
depressis stylis eis multo longioribus superatis ; semine profunde sulcato.
Species distinetissima, Ch. macrospermo Willd. (Boiss. II, 905) affınis.
Circassie : Mont Ficht, pâturages alpins (N. Alboff 1893. Exs. N. 348,
369, 440, 442, 443) (calcaires).
J’ai l’honneur de dedier cette espèce à M. J.-P. Borodin, professeur
de botanique à l’Institut des Forestiers, à Saint-Pétersbourg.
Chærophyllum Schmalhauseni N. ALBOFF
Perenne, glabrum, raro ad folia parce adpresse hirtum ; rhizomate
repente pluricauli ; caulibus elatis sulcatis fistulosis superne ramosis;
foliis longe petiolatis, petiolis basi in vaginam dilatatis, biternatisectis :
segmentis primariis longe petiolatis, secundariis terminalibus petiolatis
late ovatis trilobis basi euneatis, lateralibus sessilibus minoribus ovato-
oblongis basi truncatis obliquis, omnibus inæqualiter dentatis et incisis:
foliis superioribus vagina insidentibus, segmentis angustioribus acutio-
ribus, ceterum radicalibus simillimis ; foliis summis diminutis, segmentis
valde angustatis longe acuminatis, lateralibus cum terminali confluen-
tibus ; involueris nullis ; involueelli phyllis deflexis ovatis abrupte acu-
minatis ciliatis; petalis albis glabris plus-minus radiantibus; fructu
452 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (5)
breviter lineari (magnitudine ejus Ch. aromatici) ad apicem parum
incrassato ; stylis divaricatis stylopodiis parvis angustis conieis multoties
longioribus.
Species distinetissima, inter Ch. aromaticum L., Ch. Byzantınum
Boiss., Ch. Libanoticum Boiss. (III, 908) collocanda, Ch. aromatico
proxima.
Abkhasie : Psyrtskha, reg. infer. (N. Alboff 1889) (forma glaberrima).
Gourie : localité « Zotimeria » (chaîne Adjaro-Imeretienne), 5000 p.
(N. Alboff 1893. Exs. N. 302, 268) (forma folüs supra parce hirtis, invo-
lucellis magis ciliatis).
Je désire dédier cette espèce à la mémoire du regretté professeur de
botanique à l’Université de Kieff, M. Schmalhausen, décédé au mois
d'avril de cette année.
Valeriana calcarea N. ALBOFF
Ad nodos, petiolos et foliorum margines hirta, ceterum glabra; rhi-
zomate longo horizontali ramoso nigro subtus fibras crassiusculas
edente; collo petiolis vetustis nigris vestito ; foliis radiealibus 2-2 °/ı-
pollicaribus pinnatisectis 2-3-jugis, segmentislateralibus ovatis, oblongis
vel oblongo-lanceolatis, terminali multo majore ovato vel ovato-oblongo:
folis caulinis 4, inferioribus in lacinias lanceolatas, superioribus in
lacinias anguste-lineares pinnatisectis ; floribus dense capitatis albidis;
bracteis lanceolatis rigide ciliatis ; ovario glabro. — Caules pedales.
Species V. Daghestanicæ Rupr. (Boiss. III, 87) valde affinis, a qua
rhizomate validiore, statura robustiore, foliorum caulinorum numero
differt (an satis ?).
Abkhasie : Mont Tschipchira (chaîne Bzybienne), pâturages alpins
(N. Alboff 1891) (calcaires).
Valeriana Chodatiana N. ALBOFF
Glabra vel ad folia breviter hirta; rhizomate obliquo flexuoso lon-
gissimo apice ramoso caules fertiles et surculos steriles edente ; foliis
radicalibus pinnatisectis 3-sub-5 jugis segmentis lateralibus ovato-lan-
ceolatis, terminali multo majore ovato vel ovato-oblongo, omnibus inte-
gerrimis; foliis sureulorum (et radicalibus nonnullis) sömpherbus ovatis
in petiolos longissimos attenuatis vel lyrato-pinnatisectis segmentis late-
(6) N. ALBOFF. FLORE DE LA TRANSCAUCASIE. 453
ralibus 2-6 parvis ovato oblongis terminali maximo ovato; foliis caulinis
4, inferioribus duobus in segmenta plus minus anguste lanceolata pin-
natisectis 3-5 jugis, segmente terminali submajore, superioribus parvis.
in lacinias lineares dissectis ; corymbo terminali composito conferto
bracteis latelanceolatis hirtis fructu dorso bilineatim hirsuto brevio-
ribus.
Speciei precedenti valde affinis, differt inflorescentiis, foliorum
iorma etc.
Caules graciles '/-1-pedales vel paulo altiores.
Circassie : Mont Ficht, pâturages alpins (N. Alboff 1893. Exs. N. 492,
454) (calcaires).
J’ai l'honneur de dédier cette espèce à M. le D' R. Chodat, professeur
de botanique à l’Université de Genève.
Scabiosa Olgæ N. ALBOFF
Perennis, tota sericeo-cana; caulibus erassiuseulis stricte ramosis
dense foliosis apice tantum nudis; foliis simplicibus oblongo-ovatis acutis.
integerrimis in petiolum brevem attenuatis vel lyratis segmentis latera-
libus 1-2 parvis oblongo-linearibus terminali magno foliis simplieibus
conformi; capitulo magno; involueri basi præsertim adpresse villosi
phyllis anguste lanceolatis acutiuseulis floribus brevioribus ; floribus.
extus sericeo-villosis cœruleis valde radiantibus ; involucelli villosissimi
foveolis tubo subæquilongibus, corona 23-26-nervia foveolis 2-plo lon-
giore ; calyeis aristis corona 2 ‘/2-plo longioribus.
Species pulchra, distinctissima, in sectione Asterocephalus Coult.,.
inter $. caucasicam MB., S. creticam L. etc. collocanda.
Circassie : Achché (D: Radde 1893. Exs. N. 117).
Inula Pseudoconyza N. ALBOFF
Ad caulem dense lanato-villosa, ad folia adpresse pubescens ; caule:
procero, fere a basi paniculatim-ramosissimo; foliis inferioribus magnis
late elliptico-lanceolatis bası attenuatis remote obsolete denticulatis,.
superioribus inferioribus subeonformibus, sed diminutis et subpetiolatıs,
supremis parvis in. petiolum attenuatis ; eapitulis obconico-eylindrieis;
involueri phyllis linearibus ab externis apice foliaceis patule-reeurvis ad.
interna scariosa elongatis, achaeniis hirtis.
157 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (7)
Valde affınis J. Conyzae DC., differt caulibus paniculato-ramosis-
simis (nee corymbosis) villosis (nee breviter tomentosis), foliis viridibus
plus-minus pubescentibus (nee griseis tomentosis), supremis distinete
petiolatis, peduneulis graeilioribus longioribus, capitulis minoribus.
Abkhasie : Psyrtskha, reg. inf. (N. Alboff 1892).
Pyrethrum ponticum N. ALBOFF
(Pyrethrum corymbosum W. 8. oligocephalum Lipsky, in Bull. de la Soc.
des Natur. de Kieff, 1892. t. XII, f. 2).
Totum einereum, perenne, rhizomate fibras longissimas edente pluri-
cauli; foliis radicalibus petiolatis ambitu oblongis pinnatisectis, segmen-
tis ab apice ad basin deerescentibus ovato et lanceolato-oblongis in laci-
nulas breves triangulari-lanceolatas acutissimas mucronulatas serratim
pinnatifidis; foliis caulinis 3 sessilibus diminutis, segmentis angustio-
ribus serratis vel integerrimis; eaule gracili laxe paniculatim 2-4-
cephalo ; peduneulis elongatis ; capitulis mediocribus (magnitudine
eorum P. corymbosi W.); involucri phyllis adpresse villosis pallidis
parte mediana nigrescentibus apice scariosis; ligulis albis oblongis
disco fere 2-plo longioribus; achæniis obconico-oblongis corona elongata
apice lacera corollæ dimidium (vel plus quam dimidium) æquante ter-
minatis.
Caulis 14-pollicaris, folia radicalia 10 em. longa, 2 '/s-3 em. lata.
Species distinetissima, inter P. corymbosum W., P. cinereum Fries,
P. Cassium Boiss., ete. collocanda. Inter species enumeratas P. Cassio
proxima.
Circassie : Noworossiysk (Lipsky 1891 ; D' Radde 1893, Exs. N. 717).
Pyrethrum Starckianum N. ALBOFF
Totum tomentello-einereum, perenne, caule humili monocephalo
folioso apice longe denudato ; foliis radicalibus longiuseule petiolatis,
petiolis basi valde dilatatis, ambitu oblongis, pinnatisectis, segmentis
paucis (utrinque 8-9) ovato et lanceolato-oblongis, summis et infimis
minoribus, omnibus in lacinias breves late-lineares integras vel rarius
2-3 fidas mucronulatas pinnatisectis ; foliis caulinis (3-5) diminutis sessi-
libus; folio summo parvo lineari bracteiformi ; capitulo magno ; invo-
lueri phyllis adpresse villosis parte mediana et apice nigrescentibus,
(8) N. ALBOFF. FLORE DE LA TRANSCAUCASIE. 435
interioribus apice late scariosis ; ligulis oblongo-elliptieis et elliptico-
oblongis disco subaauilongis; achæniis angustis brevibus corona
corolla triplo breviore usque ad basin in laeinias inæquales fissa termi-
natis.
Caules 20-27 em. longi. Folia radicalia 6-8 em. longa, 15-18 mm. lata.
Species distinetissima, Pyrethro sericeo MB. proxima, quod pubes-
centia sericea, foliis multo longioribus, achæniorum corona brevissima
distinguitur.
Abkhasie : M Mamdzychka, pâturages alpins (N. Alboff 1892) /cal-
caires).
J’ai le plaisir de dédier cette espèce à M. A. Starck, à Sotchy, en
Circassie (Caucase).
Chambésy, Herbier Boissier, le 1er juin 189%.
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Nomenclatur-Studien.
von
dtto KUNTZE
In Engler’s Jahrbüchern XIX, p. 1-25, hat E. Pfitzer ein Urtheil über
meine Veränderungen von Orchideennamen in so kräftigen Worten Aus-
druck gegeben, dass man wohl wünschen möchte, sie seien berechtigt,
sonst ist der Tenor werthlos. Er begründet S. 28 den schärferen Ton,
weil ich im botanischen Centralblatt LIV, S. 353... in ähnlicher Weise
verfahren sei. Nun das thut mir leid; aber ich glaube doch, alles objectiv
und richtig motivirt zu haben; ich muss schon desshalb dafür um Nach-
sicht bitten, weil ich im Nomenclaturstreit von vielen Seiten angefeindet
wurde, wobei nicht einmal immer ehrlich gekämpft ward, und sogar
beschimpft worden bin, während ich doch blos meine Pflicht erfüllt und
correct gehandelt hatte. Ich habe nicht muthwillig die Nomenclatur-
revision vorgenommen, sondern weil ich verpflichtet war, meine + 7000
Pflanzenarten der Weltreise richtig zu benennen; dabei habe ich die vor
erst relatif wenig Zeit (1867) vereinbarten internationalen Regeln con-
sequent angewendet und sie, soweit lückenhaft, in sinngemässer Weise
ergänzt, wobei ich die Menge der Namenänderungen zu reduciren suchte,
und in der That durch einige ergänzende Vorschläge recht bedeutend
reducirt habe. Dass trotzdem die Veränderungen so zahlreich waren, habe
ich selbst wiederholt bedauert, aber nicht vermeiden können. Wenn
man aber nur seine Pflicht gethan hat, braucht man sich auch nicht
über den ungerechtfertigten Vorwurf der Eitelkeit — Vorliebe für 0. K.
und dergleichen —, den Pfitzer oft wiederholt, zu grämen. Möge man
mir Mittel und Wege zeigen, die Namensänderungen in Anschluss an die
1867 erst und zum erstenmale eingeführten « Lois de la nomenclature »,
jedoch mit Ausschluss eines «Index inhonesians», auf ein Minimum zu
nt
(2) 0. KUNTZE. NOMENCLATUR-STUDIEN. 457
reduciren, ich würde herzlich gern zustimmen. Das Wichtigste zur
Regelung der Nomenclatur bleibt aber immer die consequente Durch-
führung jedes einmal angenommenen Prinzipes, weil sonst niemals eine
einheitliche Nomenclatur herbeigeführt werden kann, zumal der Satz :
quot capita tot sensus oder quot homines tot causæ sich auch in den
letzten Jahren bei den in Nomenclatur hervorragenden Autoren mehr
oder weniger bewährte.
Wenn Pfitzer das Prioritätsgesetz geradezu verletzt. wie z.B. in fol-
genden Fällen: S. 13: Malaxis, S. 15: Thrixspermum und Pleione, S. 16:
Gastrochilus, S. 17: Pinalia, S. 21: Humboldtia, S. 22: Sophronia, so kann
dies nur als Willkür gekennzeichnet werden, auf Grund deren über-
haupt keine Einigung in der Nomenclatur erzielt werden kann. Nach
solchen Aeusserungen hätte Pfitzer consequenterweise andere Fälle gar
nicht mehr nach den «Lois de la nomenclature» und nach sonstigen
Prinzipien zu behandeln brauchen. Mit Leuten, die kein Recht aner-
kennen, lässt sich überhaupt nicht rechten. Ich will aber auf seine
Angriffe antworten, um in den wichtigsten Fällen deren Nichtigkeit zu
zeigen und um darzuthun, dass mit einigen seiner Prinzipien, wenn sie
durchgeführt würden, viel mehr Confusion entstehen muss, als er seiner
Meinung nach abzuwehren glaubt.
Thouars’ Orchideen-Namen sind nicht zu verwerfen ?
Pfitzer’s Hauptangriff ist gegen meine Behandlung von Du Petit-
Thouars’ Orchideenwerk gerichtet; meine Erneuerung der von Thouars
aufgestellten Namen für dessen Orchideengenera soll durchaus unrichtig
sein; Thouars soll seine älteren auf -orchis gebildeten Namen beseitigt
haben. Pfitzer schreibt (1. ce. p. 6): «Dass Thouars das Recht zur Beseiti-
gung seiner älteren Namen hatte, die übrigens 1809 ohne jede Bezeich-
nung der zu jedem gehörigen Arten publizirt waren, folgt für mich schon
daraus, dass seine unitarische Nomenclatur den von Linné aufgestellten
Normen widerspricht.» Nun handelt es sich nicht um die von Linné auf-
gestellten Normen, sondern ob die Namen nach den «Lois de la nomen-
clature » unzulässig sind. Da finde ich unter jetzt giltigen Gattungsnamen:
Grammangis und Aerangis Rehb., Codonorchis und Oreorchis Ldl.,
Chamæorchis Rich., Cyperorchis, Schenorchis. Cystorchis, Aphyllorchis,
BULL. HERB. BOISS., Juillet 189%. 32
458 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (3)
Lecanorchis Blume, Ponerorchis Rehb. ete.; also die Thouars’schen Namen
fanden Nachbildung. Thouars’ tadellos auf -orchis gebildete Gattungs-
namen dürfen unbedingt nicht als « unitarische» Namen verworfen wer-
den, da sie gegen giltige Normen nicht verstossen.
Thouars’ Artennamen nach seiner neuen Manier sind alle wie obige
2 von Reichenbach nachgeahmte Namen gebildet und zwar mnemotech-
nische aus Theilen des Gattungs- und altmodischen Artennamen zu-
sammengefügte Namen mit der lateinischen Endung -is. Corymbis und
Cestichis sind 2 Thouars’sche Artennamen, die Lindley zu Gattungsnamen
erhob und Pfitzer in seiner Monographie früher aufnahm, während
Pfitzer sie jetzt selbst mit den Thouars’schen Gattungsnamen Corymb-
orchis und Stichorchis « besser bezeichnen » möchte und selbst bevorzugt
(l. c. p. 10 und 12). Also diese neumodischen Gattungsnamen an sich
hält auch Pfitzer durchaus nicht für verwerflich ; die citirten Artennamen
aber, wenn und weil sie als Gattungsnamen wie bei Reichenbach, Lindley
und Pfitzer giltig sein dürfen, können dann auch als Artennamen nicht
verworfen werden. Diese Namen sind allerdings keine nomina usualia,
wie ich bisher wegen Aehnlichkeit und weil sie Thouars manchmal isolirt
im Text citirte, irrig annahm. Solche Namen wie Criptangis, Caulangis,
Macrostepis etc. sind nach den «Lois de la nomenclature» nicht verboten,
und Thouars hat sie in der That, wie ich mich nun belehrt habe, als
latinisirte Artennamen gebraucht; es geht dies schon klar aus dem von
Thouars 1809 (Nouv. Bull. soc. philom., Nr. 19) publieirten « Tableau des
espèces du genre Angorchis '» hervor, in welcher solche Artennamen
unter Angorchis stehen, also Angorchis Cucullangis, Angorchis
Triangis, Angorchis Criptangis u. s. w. zu schreiben sind. Auch
im Jahre 1822 (Hist. des pl. Orchidées, p. 28, fast am Schluss des Textes)
schreibt er: « Angorchis fragrangis» — diesmal den Speciesnamen mit
kleinem Anfangsbuchstaben — und in den Abbildungen setzt er Angorchis
wie alle seine -orchis-Gatlungsnamen als Ueberschrift auf die Tafel jeder
ersten Art und unten links den dazu gehörigen Artennamen in gleicher
bez. aufrechter Schrift, nicht in Cursiv wie die Synonyme. Diese Arten-
namen sind also jetzt wieder herzustellen und die von mir früher un-
richtig bevorzugten Thouars’schen synonymen Artennamen sind zu
beseitigen.
Es ergibt sich ausserdem aus citirtem «Tableau des espèces d’Ang-
orchis» 1809 :
! Thouars corrigirte später seine erste Schreibweise -orkis in -orchis; ich
wende stets die corrigirte Schreibweise an.
(4) 0. KUNTZE. NOMENCLATUR-STUDIEN. 459
a. dass die Arten von Angorchis dort diagnosticirt sind, dass also
obige Angabe von Pfitzer, wonach 1809 die Arten ohne jede Be-
zeichnung gewesen seien, für diese 24 dort beschriebenen Arten
unrichüg ist;
b. dass Thouars das Synonym Angræcum Rumpf zuschrieb. Rumpfs
Aner&cum, das auch Bory ebenfalls unter ausdrücklicher Erwäh-
nung von Rumpf, nur anwendete, ist aber eines der confusesten
Orchideengenera, während Angorchis Thouars diagnosticirt, auch
aus den Abbildungen leicht zu recognosciren ist und in der über-
wiegenden Majorität von Thouars’ Arten noch heule zu gelten hat.
Pfitzer’s fundamentales Argument gegen die Annahme von Thouars’
Orchideennamen ist: Thouars habe die « binären» Namen, wie Pfitzer
Namen alter Manier nennt, später und nachträglich hinzugefügt
und damit Thouars’sche Namen neuer Manier beseitigt. Es steht aber
kein einziges Wort in Thouars’ Publicationen, auch nicht in den Sätzen,
welche Pfitzer 1. c. reproducirt, dass Thouars die Namen insbesondere
die Artennamen alter Manier später oder nachträglich hinzugefügt
habe; auch kein einziges Wort steht darin, dass er die Namen neuer
Manier verworfen oder beseitigt habe; das Gegentheil, wie ich nachher
speziell zeigen werde, ist der Fall.
Dass nun die Namen alter Manier, mit Ausnahme von nur 2 alterna-
tiven Gattungsnamen, älter sein müssen, als seine Namen neuer Manier,
ergiebt sich ganz einfach daraus, dass er selbst die Artennamen neuer
Manier aus den Namen alter Manier gebildet hat, z. B. bei Ancorchıs
haben alle Artennamen als zweite Hälfte angis aus dem Gattungsnamen
erhalten und die erste Hälfte aus dem alten synonymen cursiv gedruckten
Namen; so ward aus Angræcum cucuLlatum : Angorchis Cuculangis,
aus A. rriquetrum: A. Triangis, aus A. prerinatnm ward A. Pec-
tangis; ähnlich ist Lerrorchis flavileptis der neue Name aus Malaxis
FLAVescens, also aus dem älteren Namen parliell gebildet. Denprorchis
polydendris neuer Name — Dendrobium vrorystachion alter Name.
Also den neuen Namen setzte Thouars aus Theilen des Gattungsnamen
und des synonymen Artennamen zusammen, oder er übertrug den Sinn
des synonymen Artennamen in den Artennamen neuer Manier mit
griechischer Uebersetzung, z. B. Grapnorchis Calographis und Mono-
graphis — Limodorum pulchrum und concolor. Stets ist im unitarischen
neuen Artennamen ein buchstäblicher oder sinngemässer Thell des
« binären » älteren Namen. Derart verfuhr Thouars consequent bei allen
Artennamen neuer Manier bis auf die wenigen Ausnahmen, wo er über-
460 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (5}
haupt keine Namen alter Manier hinzugefügt hat. Die Supposition also,
dass Thouars’sche Namen alter Manier erst später oder nachträglich
hinzugefügt und damit die neueren beseitigt seien, ist für die Arten-
namen unbedingt falsch; ebensowenig hat er, wie ich auch noch ein
gehender beweisen werde, seine 22 Gattungsnamen mit -orchis-Endung
beseitigt, sondern im Jahre 1822 nur 2 neugebildete synonyme Alternativ-
namen: Bulbophyllum und Dryopeia hinzugefügt. Mit der falschen Sup-
position von Pfitzer fällt auch der darauf basirende viele Seiten lange
Aufbau, den Pfitzer, im blinden Eifer gegen mich fortwährend ausfallend,
fertigte.
Dass nun Thouars seine Namen neuer Manier, die, wie ich eben zeigte,
an sich nicht zu verwerfen sind, insbesondere die auf -orchis gebildeten
Gatiungsnamen als giltige und zu bevorzugende Namen stets behandelt
hat und die Gattungsnamen anderer Autoren und seine Alternativnamen
als Synonyme behandelte, ergiebt sich aus Folgendem:
1. Thouars stellt seine Gattungsnamen auf -orchis 1809 (1. c. p. 316-319)
regelrecht stets der Diagnose voran, dagegen die älteren Namen anderer
Autoren regelrecht als Synonyme an den Schluss der Diagnosen.
2. Er eitirt in dem tableau des genres die dort stets cursiv gedruckten
Namen anderer Autoren öfters nur mit ?; z.B. zu Dendrochis: Aerides
Sw? (1809); zu Stellorchis: Arethusa? (1822); zu Alismorchis:
Centrosis ? (1822); zu Hederorchis: Neottia?, zu Stichorchis: Ma-
laxis mit einem ?. Wenn es giltige Namen bei ihm gewesen wären,
hätte er sie doch nicht mit ? versehen dürfen.
3. Er citirt mehrere Gattungsnamen anderer Autoren zu manchem
seiner Gattungsnamen, z. B. zu Amphorchis ausser Ophrys noch Orchis L.,
zu Angorchis ausser Limodorum Sw. noch Orchis Sw. Dieses Hinzufügen
von zweierlei Namen ist doch blos für Synonyme angänglich. Zu Phyll-
orchis von 1809 citirt er sogar 1822 dreierlei Synonyme : Dendrobiun
Sw. (tabl. des genres), Cymbidium Sw. und seinen Alternativnamen Bul-
bophyllum (tabl. des espèces).
4. Weil er bei den Abbildungen zu jeder seiner Gattungen seine auf
orchis gebildeten Gattungsnamen als Ueberschrift zur ersten Art
setzte; auf den übrigen Tafeln eitirt er an Stelle des Gattungsnamen
wenigstens die dafür im tableau des genres geltenden Buchstaben, die er
statt deren Nummern angewendet hatte.
5. Weil er auch in den Ueberschriften der Tableau des genres et des.
especes stets nur seine auf -orchis gebildeten Namen angewendet hat,
z. B. (1809) : Espèces qui composent le genre « Angorchis», ferner 1809
(6) 0. KUNTZE. NOMENCLATUR-STUDIEN. 161
und 1822 : Section Epidendrees: Parasites excepté quelques «Graphor-
chis». Wenn Thouars die Namen Angræcum und Limodorum dafür ange-
nommen hätte, wie Pfitzer meint, so hätte Thouars dies vor Allem in
den Ueberschriften anerkennen müssen.
6. Thouars eitirt öfters denselben Gattungsnamen früherer Autoren
zu verschiedenen seiner Gattungen, woraus doch hervorgeht, dass er das
betreffende ältere Genus für unklar hielt, es getheilt hat und dessen
Namen nur als Synonym benutzte; z. B. auf Tableau des genres kommt
Orchis L. bei 4 Genera von Thouars vor, ebenso Dendrobium Sw. bei 3,
Limodorum bei 2, Neottia Sw. bei 3 seiner Genera vor. In gleicher Weise
hat er auch 1809 nach dem Text der Diagnosen Epidendrum L. sowohl
zu Graphorchis als zu Epidorchis als Synonym gesetzt, ebenso auf Epi-
dendrum R. & P. non L. seine neue Gattung Gyanorchis basirt; er hat
also keineswegs Epidendrum blos in Epidorchis umgetauft, wie Richard
und Pfitzer irrig behaupteten. Wenn übrigens Pfitzer Epidendrum auf-
klären wollte, würde er sich ein Verdienst erwerben, denn nach Hemsley
(cfr. Rev. gen. III., p. CLXXV) gehört keine einzige heutige Epidendrum-
Art zu Epidendrum L.
7. Thouars ist in der Anwendung seiner auf orchis gebildeten Gat-
tungsnamen sehr consequent, dagegen die Gattungsnamen anderer
Autoren differiren 1809 und 1822 manchmal sowohl im Text als in den
Tableaux und auf den Abbildungen, wo er sie auch manchmal ausfallen
lässt. Diese Ungleichheit ist doch blos bei Synonymen zulässig.
8. Thouars wendet im laufenden Texte 1822, p. 1-32 nicht ein einziges
Mal die nach Pfitzer gelten sollenden Namen an; dagegen spricht Thouars
p. 6 «genre, que de là, j'ai nommé Jridorchis», p. 9 Hipporchis, Dryor-
chis, p. 10 Dendrorchis, p. 19 Graphorchis, p. 21 Cyanorchis, p. 22
Phyllorchis und p. 28 « Angorchis fragrangis ».
Ich denke, diese Beweise sind mehr als genügend, um zu zeigen, dass
Thouars die altmodischen Gattungsnamen nur als Synonyme behandelte
und nur seine Namen neuer Manier als giltigannahm, wofür ich übrigens
nachher noch eine zahlengemässe Bestätigung geben werde. Thouars hat
seine neuen Namen niemals beseitigt, hat aber die Namen alter Manier
als nomina alternativa beigefügt, theils um zu zeigen, wie er die neuen
gebildet habe, theils um seine Rechte auf alle Fälle zu wahren und nicht
gegen den zeitweisen Strom der Nomenclaturmeinungen zu schwimmen,
wie dies ja mit Alternativnamen auch bei anderen Autoren und sogar
noch in allerneuester Zeit (efr. E. Huth in Rev. gen. III p. CCLXLIV) vor-
gekommen ist.
162 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (7)
Die Thouars’schen Gattungsnamen mit orchis-Endung müssten aber,
soweit sie die Priorität für noch anerkannte Genera haben, sogar re-
spectirt werden, selbst wenn er sie nur als Synonyme gegeben hätte!
Auch Phyllorchis Thouars 1809 zu dem er 1822 einen neuen Alterna-
tivnamen Bulbophyllum in der Synonymenrubrik gab, muss bleiben,
weil Niemand berechtigt ist, (cfr. Artikel 59 Commentar) ohne zwingen-
den Grund seinen früher publicirten Namen zu ändern.
Wenn man bei Thouars 1822 (1. c. p. 22) die letzte Seite des Textes
nachliest, wo er eine chronologische Geschichte der Entwicklung der
Orchideenkunde giebt, so findet man den von Pfitzer (l. €. p. 6) citirten
Satz, wonach Thouars zwölf von seinen Galtungen für neu hält, nach
Behandlung der älteren Autoren einschliesslich Swartz und Willdenow
gestellt; deren Arbeiten betreff Orchideen sind also bei dieser Beur-
theilung, dass 12 seiner Gattungen wahrscheinlich neu seien, schon
berücksichtigt. Nachher führt Thouars die von Robert Brown, Humboldt
und Richard zwischen 1809 und 1822 publicirten Orchideendaten auf.
Hieraus darf man doch sicher folgern, dass Thouars die Priorität seiner
Publicationen von 1809 und der daraus verbleibenden 12 neuen Gat-
tungen gewahrt wissen wollte. Thouars behandelt auch einen von
R. Brown zwischen 1809 und 1822 aufgestellten Namen, nämlich Goody-
era, ganz in der Weise seiner früheren Synonyme, indem er 1822
Goodiera zu seiner Erporchis stellt, während er 1809 Neottia dazu gestellt
hatte, und benutzt auch auf tab. 28 die Alternativnamen Erporchis
Crypterpis = Goodiera occulta, wobei der bevorzugte Name Erpor-
chis als Ueberschrift steht. Pfitzer meint nun, (l. c. p. 7) «wo Thouars
die Arten einfach in ältere Genera eingereiht hat, da hatte er sich
meiner Ansicht nach davon überzeugt, dass seine Gattungen keine
Berechtigung hatten ». Das steht aber, abgesehen von der nachgewiese-
nen falschen Supposition, dass Thouars die Arten später in ältere
Genera eingereiht habe, in Widerspruch mit dem was Pfitzer 1. €. p. 5-6
schreibt, nämlich dass Thouars diejenigen seiner Gattungen für neu
hielt, welche er in der «binären » Nomenclatur mit neuen Genusnamen
bezeichnete, was auch daraus hervorginge, dass Thouars 12 von seinen
24 Gattungen für neu hielt. Nun hat Thouars aber 1822 nur zwei Gat-
tungsnamen neu. aufgestellt nämlich Bulbophylinm und Dryopeia (err.
einmal Driopria) als Alternativnamen für die ältere Phyllorchis (cfr.
oben) bezw. für Dryorchis von 1809, während er doch, wenn die
Pfitzer’sche Annahme richtig wäre, deren 12 aufgestellt haben müsste.
Die 12 neuen Gattungen können nur die folgenden sein; einschliesslich
AV
(8) 0. KUNTZE. NOMENCLATUR-STUDIEN. 463
zweier leichteren Genera sind es sogar 13 : Cynosorchis (incl. Amphor-
chis p. p.) und Stichorchis Thouars bei Pfitzer, der dann auch noch für
Nervilia Gaud. 1826 den niemals von Thouars beseitigten Namen Stell-
orchis zu nehmen hat; ausserdem die von mir erneuerten : Alismorchis,
Angorchis, Corymborchis, Dendrorchis, Epidorchis, Erporchis, Graph-
orchis, Iridorchis, Leptorchis, Phyllorchis für jetzt allgemein anerkannte
Genera. Man muss Thouars bewundern, dass er den Werth seiner
Gattungen schon im Geiste unserer Zeit so richtig abgeschätzt hatte. Ich
habe keine Ursache die von mir wiederhergestellten Thouars’schen
Gattungsnamen zurückzuziehen, alle haben zu gelten ; seine Artennamen
neuer Manier sind auch zu erneuern.
Es würde ermüden und viel Platz beanspruchen, alle die Pfitzer’schen
Widersprüche und Missverständnisse der Thouars’schen Absichten auf
Grund des von ihm selbst citirten französischen Textes hier zu be-
sprechen; Pfitzer unterlegt zwar S. 5 jedem « Unbefangenen » seine Fol-
gerungen, aber zu einem unbefangenen Urtheil ist er gar nicht befähigt;
denn er ist Partei in dieser Sache, weil er die kritiklos angenommene
Nomenclalur seiner Monographie vertheidigt und daher Thouars ganz
schief beurtheilt und ihm ebenso Unrecht thut, wie R. Brown, Richard
und Lindley es gethan haben.
Noch weniger gehe ich auf die ungerechten Einwände ein, Genera und
deren Namen wegen angeblicher ungenügender ursprünglicher Diagnose,
welche heuligen Auffassungen nicht entspricht, zu verwerfen; dann
müssten die meisten älteren, jetzt gangharen Gattungsnamen verworfen
werden! Das wäre auch oft so, wenn man mit Pfitzer wegen Ausschluss
einer Spezies oder der Minorität Gattungsnamen verwerfen wollte. Auch
ist es ganz unzulässig, aus späteren Veränderungen eines Genus Priori-
tätsstreitigkeiten zu entscheiden, nur die erste Begründung eines Genus
mit ihren Arten kann massgebend sein und zur einheitlichen Nomen-
clatur führen. Pfitzer verfährt bei dergleichen Einwänden in ähnlicher
Weise wie Nordstädt, dessen nicht zu billigendes Verfahren ich in Rev.
gen. II, p. CCCEXLIN/VI genügend dargestellt habe. Ich befinde mich
durchaus auf legalem Boden, wenn ich nur die sichere Recognition, gleich-
viel ob aus Diagnose, Abbildung, Synonymie einzeln oder in Summa, für
Anerkennung einer Gattung und deren Namen massgebend sein lasse.
Wenn aber Pfitzer (l. c. p. 14) meint, nach Kuntze müsse eigentlich
«wegen Speziesmajorität » Pleurothallis R. Br. Dendrobium Sw. heissen,
so muss ich ihm doch erwidern, dass die Majorität von 18 Arten 10
nicht aber 7 ist. Um Pfitzer die Wichtigkeit der von ihm öfters miss-
h6% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (9)
achteten Speziesmajorität zu zeigen und auch eine sonst recht brennende
Frage klarzustellen, behandle ich jetzt das Thema :
I
« Priority in place at all events» und Artikel 53.
Die Speziesmajorität entscheidet nach meiner Emendation zu Artikel
55 auch, wenn 2 Genera von gleichem Datum vereinigt werden. Wie
ungeheuer wichtig dies ist und wie sinngemäss ich dies nach Artikel 4
emendirt habe, der vorschreibt : « Wo eine Regel fehlt oder wo die Fol-
gerungen aus den Regeln zweifelhaft sind, ist der herkömmliche
Gebrauch als Regel zu betrachten», möge man aus folgender Liste
ersehen, die ich als Beispiel nur für grössere Genera und nur aus Linnés
species plantarum 1755 ausgezogen habe. Es geschah dies auch, um den
Collegen in Nordamerika ihre vom Meeting der A. A. A. S. 1895 in Madi-
son national bestätigte Regel der Giltigkeit von «Priority in place names
at all events» ad absurdum zu führen. Nach diesem falschen Princip
wären bei dem von den Nordamerikanern ebenfalls übereilt und unmo-
tivirt angenommenen Starting-point von 1753 zu ändern :
Astragalus L. pro parte 1. ec. p. 755 unten bis pag. 762 mit 33 Arten —
Phaca (ex ?/s) pag. 755 oben vor Astragalus mit 3 Arten stehend. Hier
müssten die Anhänger unseres verehrten Freundes Prof. N. L. Britton
in New-York, welcher das Prinzip der «Priority in place » erfand und
im Madison Meeting zur Annahme brachte, alle + 1300 Astragalus-
Arten in Phaca umtaufen, während beim Anfang mit 1737 und bei Ent-
scheidung durch die Speziesmajorität Astragalus giltig bleibt. Nun die
Liste mit Abkürzungen nach vorstehendem Sinn :
Astragalus p. p., 755 unten : 33 in Phaca 755 oben : 2 von 3 mit. 1300 Arten.
Senecio p. p., 867 : 26 in Cacalia 834 : 7 von 10 mit........... 900 »
Silene p. p., 416 : 27 in Cucubalus 414 : 41 von 12 mit......... 480 »
Hibiscus p. p., 693 unten : 20 in Gossypium ! 693 oben : 3 mit... 210 »
SIACHNSID D 800,:48HnsBeionjead7d 4 mit... MP CE EPEECE 200, 7»
Primula 142 : 7 — Androsace 141/2 : 6 in Aretia! 441 oben: A mit. 200 »
3260 Arten
ı Wie ich in Rev. gen. pl. nachwies, ist es ungerechtfertigt, Gossypium und
Verwandte von Hibiscus, ferner Primula und Verwandte von Androsace zu
trennen. Eben dort und in Wittmacks Gartenflora 1893 S. 112, 113 wies ich
nach, dass bei BHpg. die Vereinigung diverser Genera zu Vitis richtiger ist, als
= M
(10) 0. KUNTZE. NOMENCLATUR-STUDIEN. 465
ey
Transport..... 3290 Arten
Potentilla 495 : 22 in Sibbaldia ! 284 : À von 2 mit............. 200 »
ÉipenicumyS322MniSarothra272 24 mit. ..2....22......... 175406)
Bathıyausw729724 ın Orobus 728: 8’ mit... 0. 170»
Min 027 issus A7 2 1imit: RE Nr ere 170 »
Benmust279. 10 ın Amygdalus 472 3: mit. 1.0.0... 132 2)
Cardamine 654 : 45 in Dentaria 653 > 3 mit... .2.22.2...2..202. a
Blematıs o/L9l: Yin Atragene 542: Amit.. er nt ne 72 »
Clerodendron 637 (L. 1737) : 1 in Siphonanthus (L. 1742) 109 : 1 mit. 10%
enista#1092:9. in Spartium 2082 Somit m. ar. 2 en ee 1010
ns OE PAIN Sorbus 477.22 Mile nennen. 38»
Inumterta Ar 23 ın Bartramia 389 : 1 mite.................. 50»
Infolgedessen wäre die Moosgattung Bartramia neu zu benennen mit D6 »
Mhenopodium 218 : 22 in. Blitum : 2/mit. er... see... 50 »
Nirsella 5346 inGaridella 499 : 1: mit. 2.2.2.2: 222.002... 23.»
Also nur aus L. sp. pl. 1753 resultiren mindestens 20 Gattungen mit 4601 Arten,
welche nach dem unrichtigen Prinzip «Priority in place at all events»
umzutaufen wären; nach meiner Emendation zu Artikel 55 aber bleiben
von obigen die jetzt gangbaren Namen. Ich habe also nach Artikel 4 «dem
herkömmlichen Gebrauch», wonach die linksstehenden Namen mit
Speziesmajorität gelten, in Art. 55 nur exacte Formulirung gegeben.
John Briquet macht mir daher im Bull. herb. Boissier 1894 p. 74 betreffs
Artikel 55 einen ganz ungerechtfertigten Vorwurf. Ich war nach Artikel
4 verpilichtet, einen streitigen und unklaren Passus des Artikel 55 zu
emendiren und habe es, wie oben gezeigt, mit bestem Erfolg, d. h. mit
geringsten bez.in diesen Fällen sogar ohne irgendwelche Veränderungen
der Nomenelatur gethan. Im Uebrigen ist es durchaus unlogisch und
auch undurchführbar, Prioritätsstreitigkeiten aus willkürlichen Entschei-
dungen späterer Autoren zu schlichten, wie der streitige Passus angab.
Prioritätsstreitigkeiten können blos aus den betreffenden ersten Publi-
cationen jeden einzeln Falles selbst und nur durch feste Prinzipien
erledigt werden.
bei Planchon und Köhne; ich habe oben nur 170 Arten von Vitis als noch even-
tuell in Cissus umzutaufen notirt, weil die übrigen schon unter Cissus benannt
sind. Obige Artenzahlen sind überhaupt nur approximativ. Wer Sibbaldia von
Potentilla trennt, hätte diesen Fall zu streichen, aber die Gründe zur Vereini-
gung, welche BHgp. angeben, scheinen recht zutreffend zu sein. Bei dem Fall
Cardamine : Dentaria gab ich die Zahl nach Durand’s Index; nimmt man rich-
tiger noch Nasturtium hinzu, so verdoppelt sich die Zahl. Ich möchte nebenbei
gesagt, noch davor warnen, altgewohnter Nomenclatur zu Liebe systematische
Sünden zu begehen, und z. B. Primula von Androsace, Prunus von Amygdalus
zu trennen, ein Verfahren, das sich neuerdings öfters erkennen lässt, aber von
Fälschung der Systematik kaum zu unterscheiden ist.
466 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (14)
IH
Obligatorische Register für Pfianzennamen-
Pfitzer macht mir Seite 2 den Vorwurf grosser Flüchtigkeit, weil ich
{1 Synonyme infolge des defecten Registers in Engler’s Natürlichen
Pflanzenfamilien nicht gefunden habe; ich kann aber im Fall defecter
Register keine Verpflichtung anerkennen, Monographien, grössere
Werke und Zeitschriften wegen jedes einzelnen Nomenclaturfalles,
wovon einem täglich öfters mehrere streitige zur Bearbeitung vor-
kommen, jedesmal durchzublättern und kann auch keine Verpflichtung
anerkennen, sie mehr in solchen Fällen zu berücksichtigen, als worauf
in deren Register hingewiesen wird. Bei der heutzutage fürchterlich
angeschwollenen Literatur ist eine grössere obligatorische Berücksichti-
gung ein unmöglich zu erfüllendes Verlangen geworden. Zu dem gründ-
lichen Durchlesen aller laufenden botanischen Publicationen, geschweige
denn aller früheren Literatur, müsste jetzt schon ein Mann fast seine
ganze Zeit verwenden. In früheren Zeiten als die Literatur noch wenig
umfangreich, also übersehbar war, konnte man berechtigterweise Jeder-
mann einen Vorwurf machen, der etwas übersehen hatte. Heute sind
solche Vorwürfe total veraltet, und hat es mich immer komisch berührt,
wenn ich irgendwo las, dass ein Spezialist meist mit Pathos Jemanden
das Uebersehen irgend einer Publication in einer versteckten Schrift
zum Vorwurf machte, noch dazu, wenn es zuweilen gegen einen in der
Literatur und den Bibliotheken viel mehr erfahreneren Collegen geschah.
Wie leicht man jetzt etwas übersehen kann, ist mir voriges Jahr, als ich
alle neuen Nomenclaturpublicationen emsig sammelte und in Rev. II
wiedergab, klar geworden. Nach Publication von Rev. III meldete sich
J. Britten im Journal of Botany 1895, S. 344, und theilte mit, dass er in
«Natural Science» October 1892 S. 610-625 über Nomenclatur geschrieben
habe, Copien davon aber keinem Botaniker habe zusenden können! Die
Beschränkung botanischer Publicationen auf botanische Zeitschriften und
Werke scheint nöthig zu werden, umsomehr, als es kaum eine einzige
Bihliothek geben dürfte, wo alle hotanischen Zeitschriften vorhanden
wären, geschweige denn, wo alle Vereinsschriften und alle anderen
wissenschaftlichen und belletristisch-populären Zeitschriften mit manch-
mal zu berücksichtigendem Inhalt zu finden sind. Diese nöthige
(12) 0. KUNTZE. NOMENCLATUR-STUDIEN. 467
Beschränkung ist am ehesten durch Forderung eines Namenregisters zu
erreichen. Wenn nicht die botanischen Zeitschriften, Vereinsschriften
und grössere Werke jährliche Indices der Pflanzennamen bringen —
auch in Engler’s Jahrbüchern fehlen solche — so werden grössere syste-
matische und nomenclatorische Arbeiten mit Anspruch auf Vollständig-
keit überhaupt unmöglich, und etwaige Vorwürfe über einzelne Defecte
sind dann ganz ungerechtfertigt. Wenn man, wie ich, 7 (oder normale
Arbeitszeit gerechnet 10) Jahre an der Rev. gen. pl. arbeitete, verdient
man den Vorwurf der Flüchtigkeit nicht; es waren eben Beschränkungen
in der Ausführung nöthig, sollte das Werk überhaupt ermöglicht werden.
Je grösser und umfangreicher ein Werk oder ein Jahrbuch ist,
um so nöthiger ist das Namenregister. Eine Anzahl botanischer Zeit-
schriften kommt jetzt auch modern berechtigten Wünschen jährlicher
Gattungsnamenregister una nach dem Text jeder Monographie stehenden,
von dem Autor zu besorgenden Artenregister nach. Aber diese Wünsche
müssten zu obligatorischen Forderungen aus obigen Motiven gemacht
werden.
Ich habe im Codex emendatus Artikel 73 sub 11-12 mit Commentaren
(Rev. gen. CCLVIT) Prinzipien zur Vorbeugung schlechter Indices ge-
geben; es sollten aber noch einige Ergänzungen vorgeschlagen und zur
Discussion gestellt werden, etwa wie folgt:
13. « Zeitschriften, Vereinsschriften und Werke, sollen, soweit sie
künftig nicht zu jedem Band ein Register für die darin vorkommenden
Gattungsnamen, einschliesslich Synonyme geben, nicht berücksichtigt
werden. Ebenso sollen systematische Monographien ohne gleichzeitige
Register der Arten und ihrer Synonyme keine Berücksichtigung mehr
finden. Werden im Hauptregister keine Arten aufgenommen, so sind
solche spezielle Artenregister am Schluss jeder Monographie zu liefern. »
i%. «Es empfiehlt sich in dem betreffenden Band zuerst neu
aufgestellte Namen (für neue Gattungen, Arten, Varietäten oder Neu-
benennungen) durch fetteren Druck der Namen oder der betreffenden
Seitenzahlen oder sonst wie hervorzuheben. Corrigenda-Register sollen
druckfreie Rückseite haben. Dem letzten Register jedes Bandes ist eine
Angabe über die genauen Daten der Publication der einzelnen Bogen
oder Hefte mit Seitenzahlen anzufügen. »
Ich brauche dies hier kaum weiter zu motiviren ; die mühselige Arbeit
ausführlicher Artenregister ist für Zeitschriften entbehrlich, wenn nur
alle Seiten, wo der Gattungsname vorkommt angegeben und die Novi-
täten durch fetten Druck der betreffenden Seitenzahlen oder * hervor-
468 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (13)
gehoben werden; falls dagegen Monographien über Spezies irgend einer
Gattung irgendwo publicirt werden, so ist das spezielle Register unent-
behrlich. Werden längere Listen von Corrigenda gegeben, so müssen sie
so eingerichtet sein, dass man sie zerschneiden und die einzelnen Cor-
rigenda an den betreffenden Stellen einkleben kann, sonst unterbleibt
meist deren Correctur oder sie werden unrichtig oder unübersichtlich
eingetragen. Wie mangelhaft der Kew Index von Hooker & Jackson in
dieser Hinsicht beschaffen ist, wird Jeder gefunden haben, der die vielen
Corrigenda nachgetragen hat.
Die Datumangaben auf den Umschlägen der Hefte gehen beim Ein-
binden meist verloren, und wenn die Datumangaben auf der ersten
Seite stehen, sind sie oft unrichtig oder ungenau, weil die Publication
oft später erfolgt als beim Drucken vorauszusehen war und als ange-
nommen ward. Die genauen Daten sind zur Entscheidung von Prioritäts-
fragen aber oft nöthig und von den Redactionen leicht und sicher anzu-
geben. Auf den Titeln liebt man solche Details nicht und unterlässt sie
daher meist; auch werden Titel öfters früher ausgegeben, Indices aber
stets zuletzt ; es ist daher besser, diese Daten stets erst am Schluss des
Registers zu geben. Vergleiche auch Journal of Bot. 189%, 180: 3. Britten,
The Dating of Perodicals; ferner Bot. Gazette 189% : 250, E. Koehne, A
defense of the Bot. Jahresbericht (Jährlich über 7000 bot. Schriften!).
IV
Einige falsche Gesetzauslegungen von Pfitzer.
I. Pfitzer verwirft S. 17. Pinalia wegen Pinellia und Pinelia, trotzdem
diese Wörter ungleicher Etymologie sind (Pinalia von rex; Pinellia
nach dem Italiener Pinelli; Pinelia nach dem Franzosen Pinel) und
beruft sich auf Artikel 3, wonach «Namen aus denen Irrthümern, Zwei-
deutigkeiten und Verwirrungen für die Wissenschaft erwachsen könnten,
grundsätzlich vermieden oder entfernt werden sollen ». Artikel 3 der
«Lois» gehört zu den «Considérations générales et principes diri-
geants», wie der ursprüngliche Text lautete, und hat blos in Fällen
einzutreten, wo die speziellen Artikel der «Lois» versagen. Nun
handelt Section 6 der Lois speziell «Des noms à rejeter, changer
ou modifier»; aber in dieser Section 6 sind Wörter ungleichmässi-
ger Etymologie nirgends verboten. Artikel 66 dieser Section han-
w
&
N
EN
I
(14) 0. KUNTZE. NOMENCLATUR-STUDIEN. 469
delt blos von orthographischer Licenz; also dahin gehört der Fall « Pinalia,
Pinelia, Pinellia » nicht, und Artikel 59, der Section 6 sagt ausdrücklich :
«Auf den Vorwand, dass ein Name schlecht gewählt, nichtangenehm
oder, dass ein anderer besser oder bekannter sei... ist Niemand berechtigt,
einen Namen durch einen anderen zu ersetzen». Dass diese Namen
«Pinalia Pinelia, Pinellia » vielen nicht angenehm sind, ist sicher, aber
nach Artikel 59 dürfen sie nicht verworfen werden. Will man aber mit
Pfitzer Wörter ungleicher Etymologie überhaupt verwerfen, so hört jede
Regel auf, und Jedermann kann dann verwerfen, was ihm beliebt. Dass
ähnlich klingende Wörter ungleicher Etymologie selbst nach DC., dem
Verfasser des Entwurfes der «Lois» gelten sollen, ergiebt sich auch aus
einem Cital, welches Pfitzer I. e. p. 1% giebt: «DC. sagt auch sehr
hübsch : Les botanistes ne sont pas des imbeciles; ils savent bien dis-
tinguer Kuntze de Kunze !. »
Pfitzer benutzt aber ausserdem den oben citirten Passus des Artikel 3
zur Aufhebung des Prioritätsrechtes (1. c. p. 21), indem er diesen Passus
zur Abwechselung so deutet, dass wegen der bisher giltigen Humboldtia,
Vahl, welche allerdings neuerdings durch Batschia ersetzt sei, nun auch
die ältere Humboldtia R. & P., obwohl diese seiner Ansicht und der
Priorität nach für Stelis Sw. Geltung habe, doch nach Artikel 3 zu ver-
werfen sei. Das Prioritätsrecht ist aber nach Artikel 60 sub 1 klar und
deutlich ausgesprochen, sowie die allgemein anerkannte, auch 1867 vom
Pariser Congres in dessen Actes p. 177/8 besonders betonte Basis der
« Lois de la nomenclature ». Pfitzer also benutzt Artikel 3 als Kautschuk-
paragraph, mit dem er alles beweisen und beliebige Artikel aus dem
« Lois» herauswerfen könnte. Die Artikel des ersten Kapitels « Conside-
ıations» bezw. «Leitende Grundsätze» kommen indess blos in Anwen-
dung für etwaige Lücken in den übrigen Kapiteln der «Lois» und spe-
! Pfitzer citirte dies zu zwei Wörtern, von denen er meint, sie unterscheiden
sich nach meiner Rev. gen. pl. nur in den Endungen. Das Citat ist aber dann
unrichtig angebracht, denn Kuntze und Kunze haben doch ungleichen Wort-
stamm aber keine ungleiche Endungen. Ich hatte bereits in Rev. gen. pl. II.
Fussnote 127 bewiesen, dass dieser DC.’sche Ausspruch, der an und für sich
nicht falsch ist, nicht auf mich anwendbar war und ich hatte mich gegen die
betreffende falsche Beschuldigung, als hätte ich solche Worte nicht unterschieden,
durch gründlichen Beweis und zahlreiche Beispiele des Gegentheils verwahrt,
aber trotzdem Revisio II bereits Anfang August 1893 und die Pfitzer’schen hier
zu behandelnden Orchideenbeiträge erst Mitte April 189% erschienen sind, hat
Pfitzer an ganz unpassender Stelle diese Worte in ähnlicher Anwendung (!)
wiederholt, ausserdem meine Revisio III sonst gar nicht berücksichtigt, trotzdem
er sie gelesen, was sich aus Seite 27 ergiebt.
470 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (15)
ziell Artikel 5 ist nur, wie auch dessen Commentar besagt, für etwaige
Zweifelsfälle anwendbar.
il. Wie Pfitzer 1. c. p. 27 behauptet, sollen meine drei Namen Rodri-
gueziella, Sanderella, Sirhookera aus Artikel 27 ungiltig sein. Das ist aber
unrichtig und auch ‚gegen den vorherrschenden Gebrauch. Artikel 27
und 28 sind blos Empfehlungen für gute Namenbildung und fanden in
$ 66 die Erlaubniss unrichtig gebildete Namen zu corrigiren nicht aber zu
verwerfen. In Section 6 « Vom Verwerfen..... der Namen » sind solche
suffixe und präfixe Personaliennamen nicht verboten. Aber $27 war sehr
lückenhaft, weil es Hunderte giltiger Personaliennamen für Gattungen
giebt, die anders als nach $ 27 gebildet sind. Pfiizer ist übrigens hier
inconsequent, denn er hat selber solch einen « verbotenen » Namen unter
den Orchideen aufgestellt: Cohniella. Unter den Pilzen (cfr. Saccardo
Syll. fung. X, Index) allein konnte ich bei einer schnellen Revision min-
destens 111 solcher Namen finden, davon die meisten mit dem Suffix
-ella dem Personennamen angehängt. Von diesen 111 sind nur 23 syno-
nym, dagegen 88 giltig! Präfixe Personaliennamen sind unter den Pilzen
l.c. auch nicht allzu selten zu bemerken. Unter den Orchideen sind
relatif wenig giltige Namen zu finden, welche von $ 27 abweichen; z. B.
ausser Cohniella noch Oliveriana, Caleana, Hofmeisterella, Manniella,
Reichenbachanthus u. s. w., Brassavola, Calypso, Lycaste (diese 3 sind
ohne die anzuhängenden Vokale laut $ 27). Diese und mindestens noch
300 Gattungen aus anderen Familien müssten also, wenn man den
Artikel 27 nach Pfitzer auslegt und Artikel 66 durch die These III ersetzt,
wie es in Genua unbewusst geschehen ist, verworfen werden, denn
irgendwelche Correctur ist dann unzulässig und der alte $ 27 erlaubt
allerdings alsdann solche Worte nicht; ich verwerfe aber These Ill als
nicht legal eingeführt, auch als gegen die Lois und den vorherrschenden
Gebrauch, der nach Artikel 4 in Zweifelfällen entscheidet, verstossend.
Der gegen meine 3 Namen gerichtete Einwand hätte also zur Folge, wenn
er berechtigt wäre, dass über 300 giltige Galtungsnamen mit einigen
Tausend Spezies umgetauft werden müssten, eine Consequenz, die
Pfitzer noch ziehen müsste. Es sind nicht etwa blos 50 solcher «Monstra »
von Namen, wie Pfitzer l.c. 27 meint; Pfitzer braucht sich auch über
solche Namen nicht so zu ereifern, denn über den Geschmack lässt sich
bekanntlich nicht streiten. Die Namen auf ella sind sogar sehr beliebt,
was Pfitzer gar nicht zu wissen scheint. Andere der von mir blos exem-
plificirten Namen haben Nachahmungen gefunden oder sind doch in den
letzten Jahren entstanden, z. B. Melioschinzia Schumann, Beccarianthus
(16) 0. KUNTZE. NOMENCLATUR-STUDIEN. „71
Cogniaux, Beccariodendron Marburg, Beccarimnea L. Pierre, Afromen-
doncia Gilg, Sellocharis Taubert, Buchnerodendron Gürke, Neoglaziovia
Mez, Argomüllera etc. Warum hat aber Pfitzer bei den Orchideen den
Namen Roeperocharis. der doch auch zu dieser Sorte gehört, stehen
gelassen ?
An den von mir gebildeten Namen Sirhookera knüpft Pfitzer S. 26
die Bemerkung, dass wir monströse Namenbildungen wie « Amtsge-
richtsrathschultzia » sonst noch erleben könnten; ich habe in Artikel 60
sub 10 diese bisher ungeordnete Materie zu regeln vorgeschlagen und
darnach sollen von doppelten Gattungsnamen auch: «in ein Wort zusam-
mengezogene Personaliennamen gelten, die ein fliessendes Wort ergeben,
z. B. Petrosimonia, Nunnezharoa ». Diese Ausnahmen müssen zugelassen
werden, weil, wie ich in Note 37 von Rev. gen. pl. III zeige, sonst eine
Menge jetzt gilliger Namen umgetauft werden müssten. Solche « Namen »
aber wie « Amtsgerichtsrathschultzia, Geheimerhofrathpfitzera » bestehen
aus # Wörtern, sind auch nicht fliessend; ich könnte sie also nicht an-
nehmen. Dagegen sind Adelsprädicate ähnlich wie in Sirhookera oft
in Doppelwörtern zugelassen worden, selbst von Pfitzer, z. B. in Dere-
meria! Aehnlich Sirhookera sind auch gebildet Acosta Lour., Duhamelia,
Depazea, Durvillea, O’higginsia (0° ist irisches Adelsprädicat), Vanhallia
etc., cfr. Rev. gen. pl. LIT.
III. Wie gewaltsam Pfitzer die «Lois de la nomenclature» deutet und
verändert, ergiebt sich auch daraus, dass er l. c. p. 16 schreibt: Artikel
28° (irrig 27° gedruckt) «verbietet» Gattungen ganz unbekannten oder
der Botanik absolut fremden Personen zu widmen. Dagegen lautet
Artikel 28: « Denjenigen Botanikern, welche Gattungsnamen zu publiciren
haben, dürfte sich zu einer einsichts- und geschmackvollen Wahl des
Namens folgendes zur Berücksichtigung empfehlen: 4. Die Gatlungen
weder ganz unbekannten noch solchen, die..... ». Pfitzer wendet
diese Gesetzverdrehung an, um sich darüber aufzuhalten, dass ich meinen
2 Schwestern bezw. Schwägern (Pfitzer 1. c. 27 dichtet hinzu: auch meinen
Brüdern) je einen Gattungsnamen dedicirt habe. Ich erinnere nun daran,
dass Linné, dessen Normen Pfitzer in anderen Fällen als maassgebend
hinstellt (1. c. p. 6), auch eine Moraea benannte, die seinen Schwieger-
eltern gewidmet ist, obwohl diese ebensowenig in der Botanik thätig
waren. Bei den Orchideen, besonders bei den Spezies sind übrigens oft
genug Leute verewigt worden, deren Verbindung mit der Botanik mehr
als problematisch ist; dort wäre das Pfitzer’sche « Verbot» wohl mehr
angebracht. Lycaste und Calypso, Oberon und Lælius haben wohl auch
472 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (17)
nicht Botanik siudirt und doch je eine Orchideengattung erhalten!
Man sieht Pfitzer entscheidet bei Annahme solcher Wörter bald so und
bald so.
y
Verwerfungen von Orchideennamen aus linguistischen
und orthographischen Bedenken.
Im vorigen Abschnitt haben wir es schon zum Theil mit solchen Ver-
werfungen zu thun gehabt, aber nur soweit sie von Pfitzer durch Citation
und unrichtige Anwendung von Gesetzesarlikeln veranlasst waren. Jetzt
haben wir es mit solchen Fällen zu thun, die ohne Gesetzescitation un-
richlig verworfen wurden.
Pfitzer verwirft regelwidrig (l. c. p. 26, 21) adjectivische Gattungs-
namen wie Orchicdes und Diphyllum, lässt aber inconsequent unter den
Orchideen bestehen: Macodes und Mormodes, etwa 8 auf -phyllum endi-
gende Orchideengattungsnamen, z. B. Pachyphyllum, das adjectivisch auch
latinisirt, wie macrophyllus, -a, -um oder microphyllus, -a, -um, als Spe-
ziesnamen gebraucht wird; ferner lässt Pfitzergelten unter den Orchideen:
Polystachya, Uncifera, Sertifera und andere Namen adjectivischer Ab-
leitung endigend auf:
ina: Arundina, Earina, Erycina, Palumbina.
aria: Bifrenaria, Forficaria, Habenaria, Hæmaria, Maxillaria, Perularia,
Seuticaria, Tipularia.
ana: Caleana.
ea: Chloræa, Cirrhæa, Dichæa.
054: Diglyphosa, Chlorosa.
phila : Hylophila.
andra: Ceratandra, Galeandra, Stereosandra (-andria ist substantiv).
anthes : Lepanthes, Spiranthes (-e, -a, -0s, -us sind substantiv).
phyta: Seraphyta (-on, -um sind substantiv).
cephalus: Ornithocephalus (-e, -a ist substantiv).
ptera: Stenoptera.
Auch Polyrrhiza Pfitzer n. gen. kann adjectivisch sein; cfr. Lemna
polyrrhiza.
Wenn Pfitzer consequent aile zweifellosen und zweifelhaften adjec-
tiven Gattungsnamen im ganzen Pflanzenreich ausmerzen wollte, würde
er mehr Umwälzung veranlassen, als irgend ein Anderer vor ihm, meine
Wenigkeit nicht ausgenommen. Man soll es vermeiden adjective Gattungs-
namen neuzubilden, aber existirende dürfen nicht verworfen werden.
(18) 0. KUNTZE. NOMENCLATUR-STUDIEN. 473
Pfitzer hat in Genua auf dem allerdings unzuständigen Congress für
These III gestimmt; dann hätte er aber nicht «Spiranthes ruhig bestehen
lassen» dürfen (l. c. p. 19). sondern Aristotelea Lour. 1870 dafür an-
wenden müssen, trotzdem auch Aristotelia L’Her. 1784 gilt, denn «on
conservera les noms...... quand même la difference se bornerait à une
seule lettre ». Cfr. Rev. gen. III, p. CCCXLIX, wo unter anderem auch der
von Pfitzer übergangene, ihm allerdings recht unbequeme Fall Aristotelea:
Aristotelia aufgeführt ist, und wonach zusammen 77 Gattungen mit 1584
Arten mit solchen Fehlernamen consequent wiederherzustellen, bezieh-
ungsweise umzutaufen wären. Wenn man solche unbedachte Be-
schlüsse annimmt, wie es Pfitzer in Genua gethan, muss man auch die
Consequenzen ziehen oder den Beschluss widerrufen ; nicht aber ihn bald
anwenden bald nicht. Mein verehrter Gegner Briquet, der auch auf dem
Genuacongress zustimmte, hat dessen Beschlüsse verworfen und behan-
delt jetzt (l. e. p. 71) z. B. sehr richtig Viborgia, Wiborgia, Viborquia, da
der Name demselben Manne gilt und nur 2 fehlerhafte Schreibweisen
erhielt, nur als ein und dasselbe Wort. Aber Pfitzer hat sich noch nicht
bekehrt, denn er schreibt u. a. auch Seite 22, dass er Diadenium und
Diadenus, Chloræa und Chloris — neben Chlora und der wiederum über-
sehenen Chlorea Nyl.; cfr. Rev. gen. CCXXX — unterscheiden könne.
Wenn wir aber orthographische Licenz, die nach Artikel 66 zulässig und
ein altes botanisches Gewohnheitsrecht ist, das ich in Art. 66 nur näher
und mit dem Resultate relativ wenigster Namensveränderungen präcisirt
habe, nicht befolgen, so kann niemals Ordnung in der Nomenclatur
werden.
Auf Seite 14 thut mir Pfitzer betreff Cereus und Ceraia bitteres Unrecht
an, wo er schreibt, dass diese Worte ganz verschiedenen Sinn haben,
«worauf Kuntze’s oberflächliche Kritik aber keine Rücksicht nimmt».
Dass Cereus und Ceraia ungleicher Etymologie sind, ist nichts neues, dass
ich aber darauf keine Rücksicht genommen hätte, ist eine Unwahrheit.
Im Gegentheil, ich sage Seite CLV, dass Ceraia wegen Cereus nach Com-
mentar zu $ 66 zu ändern wäre, sodass Callista (welcher Name mit
Ceraia concurrirt) den Vorzug hat. Hätte Pfitzer meine Ergänzung zu
5 66 (Rev. gen. p. CV) nachgelesen, so würde er sofort gefunden haben,
dass nach $ 66 nur eventuell zu ändern sind: nomina barbara und Pseudo-
homonyme, d.h. « Wörter, die sich trotz ungleicher Etymologie nur durch
ungleiche Auslautsilben unterscheiden lassen », wozu doch Ceraia und
Cereus gehören. Solche Wörter sind nach $ 66 einer nothwendigen
Correctur bei eventueller Concurrenz unterworfen, bezw. aus $ 55 sub 3
BULL. HERB. BOISS., juillet 189%. 33
47% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (19)
(p. XCIID) ergiebt sich dann: dass Ceraia wegen dieser Correctur gegen-
über Callista zurückzustellen war. Pfitzer benutzt aber I. c. p. 14 seine
unwahre Behauptung, nicht blos um mir Oberflächlichkeit vorzuwerfen,
sondern auch um mir eine linguistische Schullection zu geben. Eine
solche unpassende Lection ertheilt er mir auch bei Thrixspermum 1. c.
p. 15, obwohl ich die orthographisch exacte Schreibweise Rev. gen. pl.
682 (nicht p. 68 wie Pfitzer irrig citirt) richtiger angebe als Pfitzer, der
unrichtig Thrichospermum anstatt Trichospermum schreibt. Ich habe den
Namen Thrixspermum, wenn er auch als nomen vitiosissimum bezeichnet
ward — grammatischer Schund sagt Pfitzer 1. c. p. 21 bei Diphryllum für
solche Wörter —, wie Reichenbach fil. mit der Motivirung «a name is a
name» beibehalten, ähnlich, wie ich Pfitzer nicht in Pfützer corrigiren
möchte. Auch über offenbare Druckfehler, die er aber nicht als solche
nimmt, während er selber mehrere stehen lässt ', wie (l. c. p. 10) curan-
tigoides, elytroglossa (statt elytroglossa) und auf Seite 27 citirt emenda-
tatus (während ich doch sonst stets emendatus schrieb), fällt er mit
Worten: «Das nennt er Reform der Nomenclatur », « Glatteis der Gram-
matik» her. Ich bezweifle, dass sich Pfitzer in vielseitigen Sprachkennt-
nissen mit mir messen kann, wenn er auch in alten Sprachen fester sein
mag, und Kann ihm nur das Sprichwort zur Beherzigung anempfehlen:
Wer in einem Glashaus wohnt, soll nicht mit Steinen werfen.
VI
« Once a synonym always a synonym» ist gegen
Artikel 60 und 28.
Bei Sophronia Lindl. wendet Pfitzer 1. c. p. 22 thatsächlich das in den
Lois nicht enthaltene, erst von den Nordamerikanern willkürlich einge-
führte Prinzip: « Once a synonym always a synonym » an, das bei conse-
quenter rückwirkender Durchführung eine ungeheure Umwälzung der
Nomenclatur nach sich ziehen muss, aber für künftige neue Namenbil-
dung wünschenswerth ist, nachdem ein competenter Congress dieses
1 Weitere solche Pfitzer’sche Druckfehler ete. sind: S. 16 ist Artikel 28* unter
der falschen Angabe 274 citirt; S. 22 Fussnote 5 muss 656 nicht 556 heissen ;
S. 7 anstatt palmifolium steht bei Thouars in den Tabellen palmiforme und auf
der Abbildung t. 68 palmatum.
(20) 0. KUNTZE. NOMENCLATUR-STUDIEN. 475
Prinzip angenommen haben wird. Alle älteren Sophronia sind thatsäch-
lich ungiltig, weil für jede ein anderer Name gilt. Consequenz ist auch
hier unbedingt nöthig, sonst ensteht heillose Confusion, z. B. bei den
Orchideen wären nach diesem Prinzip bei rückwirkender Kraft sofort
folgende 11 Gattungsnamen zu ändern:
Listera R. Br. 1813 non Neck. 1790 + non Ad. 1763 + mit 10 Arten.
Laelia Lindl. 1831 non Pers. 1807 + non Ad. 1763 + mit 20 Arten.
Kegelia Rchb. 1852 non Sch. bip. 1848 + mit 1 Art.
Brachtia Rchb. 1849 non Trev. 1848 + mit 3 Arten.
Latouria Bl. 1850 non Endl. 1838 + mit 1 Art.
Warmingia Rchb. p. 1881 non Engl. 1876 + mit À Art.
Josephia Wight 1851 mit 2 Arten, wenn man mit Engler oder Pfitzer
Josephia Salisb. 1809 nicht gelten lassen will, was allerdings unmotivirt
ist. Ferner :
Epidendrum auct. non L. + mit 400 Arten.
Satyrium Sw. non L. + mit 60 Arten, zu welchen 2 Gattungen keine
Linnéische Art mehr gehört. Auch die Namen der meisten älteren genera
confusa, insofern sie nicht aus der Diagnose und ursprünglichen Spezies-
majorität sicher zu stellen sind und später nur Giltigkeit fanden, weil sie
emendirt wurden, ehe ein concurrirender Name entstand, wären dann zu
verwerfen; von Orchideen z. B. :
Ophrys auct. non L. (1753 nur zu 2/5) mit 30 Arten.
Orchis auct. non L. (1753 nur 7/19) mit 80 Arten. Das Prinzip « Once a
synonym always a synonym » würde bei manchen anderen Familien relativ
noch viel mehr Umänderungen verursachen als bei den Orchideen. Da es
neuerdings auch von einigen europäischen Botanikern und, wenn auch
selten, in Engler’s Pflanzenfamilien angewendet ward, verdient dieses
Prinzip eingehende Richtigstellung.
John Briquet in Bull. herb. Boissier 189% S. 69-70 versucht sogar
nachzuweisen, dass diese Regel berei's in Artikel 60 der «Lois» ent-
halten sei und motivirt dies damit, dass sonst Artikel 60? — 60! sei,
welcher 60' schon von giltigen Namen handle, 60° also eine Repetition
oder Pleonosmus von 60! wäre; dass mithin 60°, welcher von Homo-
nymen handle, solche schon verbiete, wenn ein älteres Homonym un-
giltig sei; ferner sei meine Auslegung, dass 60? sich auch auf Namen
wie Tetragonia Tetragonia, also auch auf homonyme Binoms bezöge,
irrig. Ich muss gestehen, dass die ausführliche Beweisführung, welche
Briquet für die Giltigkeit von homonymen Binoms bringt, mich über-
zeugt hat; ich kann also künftig nichts mehr gegen solche Namen (cfr.
476 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (21)
Huth in Helios 1893 : 131-136) einwenden, möchte aber keine Bildung
solcher hässlichen Namen für species novæ befürworten, wenn sie auch
bei species translatæ oft nicht zu vermeiden sind. Dagegen halte ich
seine Beweisführung, dass Artikel 60° das Prinzip «Once a synonym
always a synonym » enthalte, für verunglückt. Satz 60' sowohl wie Satz
60? handeln von älteren giltigen Namen, deren jüngere also zu besei-
tigen sind, aber 60! handelt von anderen Namen für dasselbe
Object und lautet:
«In folgenden Fällen sollte Niemand einen neuen Namen anerkennen :
1. Wenn dieser Name einer Gruppe im Pflanzenreich gegeben wird,
welche schon vorher mit einem rechtsgiltigen Namen » (noms valables
im französischen Text) «benannt wurde ».
Dagegen handelt 60° von gleichen concurrirenden Namen für
verschiedene Objecte derselben Rangstufe und lautet:
2. « Wenn er in den Classen und Gattungsnamen oder in den Unter-
abtheilungen und Arten derselben Gattung. sowie «mit» den Unterab-
theilungen derselben Art Homonyme bilden würde.» Da der deutsche
Text missverstanden ward, weil das Wort «mit» ein Fehler des Ueber-
setzers! ist und dafür «in» gesetzt werden muss, gebe ich auch den
officiellen französischen und englischen Text : « Quand il forme double
emploi dans les noms de classes ou de genres ou dans les subdivisions
ou espèces du même genre ou dans dans les subdivisions de la même
espèce ». «When it is already in use for a class or for a genus, or is
applied to a division or to a species of the same genus or to a subdivision
of the same species».
Es ist demnach unrichtig : 1. dass 60 ' und 60° trotzdem sie beide von
«noms valables» bezw. «double emploi dans les noms » «name already
in use» handeln «einfache Repetitionen oder Pleonasmus » darbieten,
wie es Briquet irrig deutet, denn 60' handelt von Namen für dasselbe
Object ohne Concurrenz mit anderen Objecten, 60°? für ungleiche Objecte
derselben Rangstufe; ferner 60' handelt vom Ersatz durch andere
Namen, wobei unter 500 Fällen ausnahmsweise wohl auch ein Homonym
unterläuft, in der Norm aber nicht von Homonymen; dagegen 60° han-
delt speciell von Homonymen.
2. ist unrichtig, dass 60° von Concurrenz mit ältesten Synonymen oder
! Dieser Uebersetzungsfehler, den ich erst jetzt bemerke, entschuldigt meine
frühere Auffassung, dass homonyme Binoms verboten seien ; nach dem deutschen
Text von Satz 60° war dies wirklich der Fall!
OT
EUX.
(22) 0. KUNTZE. NOMENCLATUR-STUDIEN. 477
überhaupt von Synonymen handelt; denn bei « noms en double emploi»
«name already in use » z. B. Brunia Temp. 1890 (cfr. De Toni Syll. alg. II:
1193) non L. 1735, 1753 = Neobrunia 0.K. handelt es sich stets nur um
älteste giltige Namen und Verwerfung der späteren Homonyme.
Dass sich Artikel 60° auch nicht auf unrechtmässig verworfene ältere
Namen beziehen kann, ergiebt sich schon aus dem vorhergehenden
Satz 60 !, wonach für dasselbe Object unbedingt der älteste rechtsgiltige
Name zu ersetzen ist; solche Namen sind also rechtlich keine Synonyme.
Es darf mithin, um das von Briquet 1. c. angeführte Beispiel anzu-
wenden, wegen des absoluten Synonyms Viborgia Mönch 1794 nicht das
giltige Genus Viborquia Ortega verworfen werden; und weil also Vibor-
quia Ortega zu gelten hat, muss nun für Wiborgia! Thbg. 1800 Jackso-
nago 0. K. gelten. Das Prinzip: Once a synonym always a synonym
liegt also sicher nicht in $ 60°, und das wird auch durch Artikel 28 sub 3
und sub 9 bestätigt, wo empfohlen wird, nie ein Synonym zu erneuern
Das wäre in der That auch ein legislatorischer Widerspruch erst in $ 28
facultativ zu empfehlen, etwas nicht zu (hun, und dann in $ 60 obligato-
risch den zu corrigiren, der gegen diese blose Empfehlung handelte.
Aber selbst wenn Artikel 60? streitig wäre, so müsste er auf Grund
des Artikels 4 nach herkömmlichem Gebrauch emendirt werden. Nach
dem herkömmlichen Gebrauch ist aber dieses von Professor Edw. Greene
erst 1891 eingeführte Prinzip (Pittonia Il : 185) unbedingt zu verwerfen.
Um dies gründlich zu beweisen, gebe ich folgende nur für Persona-
liennamen von Phanerogamen-Genera schnell hergestellte Liste von
eventuell zu verwerfenden Namen, die dann durch neue Namen zu
ersetzen wären, falls namentlich das Prinzip «Once» Anwendung fände.
(Artenzahl.)
" Aldina Endl. 1841 non E. Mey. 1835 + non Ad. 1763 +.
30 Alstonia R. Br. 1809 non L. f. 1781 +.
2 Anneslea Wall. 1829 non Salisb. 1897 (+ eventuell).
2 Apuleia Mart. 1837 non Gert. 1791 +.
1 Arduina Ad. 1763 non Mill. 1759 +.
1 Asagraea H. Baill. 1870 non Lindl. 1839 +.
15 Athenæa Send. 1846 non Ad. 1763 +.
9 Audibertia Bth. 1832 non 1829 (+ eventuell).
2 Balbisia Cav. 180% non W. 1803 +.
1 Balboa Planch. 1860 non Liebm. 1853 +.
Allerdings nach These III des Genua-Congresses musste Viborgia neben
Wiborgia, trotzdem sie nach demselben Manne benannt sind, gelten ; aber Bri-
quet, obwohl er auf dem Genua-Congress zustimmte, erkennt jetzt dessen
Beschlüsse nicht mehr an.
478
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
(Artenzahl.)
5 Batschia Vahl 179% non Gm. 1791 +.
Bertolonia Raddi 1820 non Spin. 1809 +.
Bessera Schult. 1829 non Schult. 1809 +.
Bivonæa DC. 1821 non Raf. 1817 +.
Blumenbachia Schrad. 1825 non Kel. 1802 +.
5 Bobartia Sal. 1812 « Ker » non L. 4747, 1753 +.
Bonamia Thou. 1804 non Neck. 1790 +.
Boscia Lam. 180% non Thhg. 1794 +.
Boutonia DC. 1838 non Boj. 1837 +.
Bowiea Harv. 1867 non Haw. 1824 +.
Brachtia Rchb. 1849 non Trev. 1848 +.
Bradleya Vell. 1825 non Gærtn. 1791 +.
Breynia Forst. 1776 non L. 1737 +.
Bridgesia Camb «Bert.» 1834 non Hk. 1831 +.
Brotera W. 1803 non Cav. 1799 +.
Brugmansia Blume 1828 non Pers. 1805 +.
Buchingera Boiss. & Hoh. 1849 non F. Schulz 1847 +.
Bucholzia Engl. 1886 non Stadtm. 1796 +.
Caldasia Mutis 1810 non W. 1807 +.
Candollea Lab. 1806 non 1805 +.
Casselia Nees & Mart. 1823 non Dum. 1822 +.
Caulinia Mench 1802 non W. 1798 +.
Cavanilla Thbg. 1792 non Gm. 1791 +.
Celmisia Cass. 1825 non 1817 +.
Celsia Behm. 1760 non L. 1737, 1753 +.
Clarisia R. & P. 179% non Abat 1792 +.
Cobæa Cav. 1791 non Neck. 1790 +.
Cohnia Rehb. 1852 non Kth. 1850 +.
Colebrookia Sm. 1806 non Donn 1796 +.
Columellia R. & P. 179% non Lour. 1790 +.
Conradia Nutt. 1834 non Raf. 1825 +.
Courtoisia Nees 183% non Rehb. 1827 +.
Crantzia Nutt. 1818 non Scop. 1777 +.
Cruickshanksia Hk. & Arn. 1833 non Miers 1826 +.
Cuviera DC. 1807 non Kal. 1802 +.
Darlingtonia Torr. 185% non DC. 1825 +.
Denhamia Meisn. 1837 non Schott 1832 +.
Devillea Tul. & Wedd. 1849 non Bert. 1830 +.
Donatia Fœrst. 1776 non Lefl. 1758 +.
Donia Don 1822 non R. Br. 1813 +.
Dregea E. Mey. 1837 non E. et Z. 1836 +.
Dulacia Vell. 1825 non Neck. 1790 +.
Dunalia Spr. 1815 non R. Br. 1814 +.
Edmondia Cogn. 1881 non Cass. 1818 +.
Ehrharta Thbg. 1779 non Scop. 1777 +.
Fabricia Scop. 1777 non Ad. 1763 +.
Falconeria Hk. 1883 non Royle 1839 +.
Forrestia Rich. 183% non Raf. 1806 +.
Forsythia Vahl 1805 non Walt. 1788 +.
Fremontia Torr. 185% non 1845 +.
Galeottia Nees 1847 non Rich. 1845 +.
Gatesia A. Gray 1878 non Bert. 1848 +.
Genlisea St. Hıl. 1833 non Rehb. 1828 +.
Geunsia Bl. 1823 non Neck. 1790 +.
Ghiesbreghtia A. Gray 1873 non Rich. & Gal. 1845 +.
Gilibertia R. & P, 179% non Gm. 1791 +.
Gillenia Mœnch 1802 non Ad. 1763 +.
1 Gœtzea Wydl. 1830 non Rchb, 1828 +.
a
189]
m
en NO RO ee en QE be QE Où © Or CE SO OO SS Se Q0 = I Fe CO
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(23)
Be
(24)
0. KUNTZE. NOMENCLATUR-STUDIEN.
(Artenzahl.)
1 Goodallia Bth. 1845 non Rehb. 1828 +.
2 Graya Hk. et Arn. 1841 non Steud. 1840 +.
2 Greggia A. Gray 1852 non Gærtn. 1788 +
2 Griselinia Forst. 1786 non Scop. 1777 +
10 Gueldenstædtia Fisch. 1823 non Neck. 17 190 10
3 Guilleminea HBK. 1823 non Neck. 1799
Gunnia F. v. M. 1858 non Lindl. 183% a
Haberlea Frivald 1835 non Dennst. 1818 +.
Halesia L. 1759 non P. Br. 1756 +.
Hamiltonia Roxb. 1814 non in 1805 +
Hartwegia Ldl. 1837 non Nees 1831
Hasskarlia Baill. 1860 non Meisn. 1843 :
Haynaldia Kanitz 1877 non Schur 1866 +
Heritiera Gm. 1791 non Aït. 1789 +
Hessea Herb. 1837 non Berg 1826 +.
Hinterkubera Sch. bip. 1855 non 1841 +.
Hornemannia Vahl 1810 non W. 1809 +.
Horsfieldia Bl. 1870 non W. 1805 +.
Humboldiia R. & P. 179% non Neck. 1790 +
Ingenhousia Bert. 1833 non Dennst. 1818 +
Jackia Wall. 182% non Blume 1823 +.
Jacksonia R. Br. 1811 non Raf. 1808 =
Johnsonia R. Br. 1810 non Ad. 1763 +.
Jungia L. f. 1781 non Lefl. 1758 +
Keerlia A. Gray 1852 non DC. 1836 +.
Kegelia Rchb. f. 1852 non Sch. bip. 1848 +.
Keithia Bth. 1834 non Spr. 1822 +.
Kentia Bi. 1838 non Ad. 1763 +
Kickxia BI. 1830 non Dum. 1827 +.
Kingstonia Hk. f. & Th. 1875 non Gray 1821 +.
Kleinia Juss. 1803 non Jacq. 1763 + non L. 1737 +.
Kopsia Bl. 1823 non Dum. 1822 +.
Kuhlia HBK. 1825 non Bl. 1823 +.
Kunthia Dennst. 1818 non Hb. et Bpl. 1809 +
Kunzea Rchb. 1828 non Spr. 1818 +.
Lælia Ldl. 1831 non Ad. 1763 +.
Latouria Bl. 1840 non Endl. 1838 +.
Lawia Tul. 1849 non Wight 1848 +.
Leichhardtia F. v. M. 1876 non R. Br. 1849 +.
Lindleya HBK. 1823 non Nees 1821 +.
=
&
= co
LO =
m
Lloydia Salisb. 1812 non Neck. 1790 +.
Ludovia Brong. 1861 non Pers. 1807 +.
Luehea W. 1801 non W. Schmidt 179% +.
Lundia DC. 1838 non Schum. & Th. 1827 +.
Lyonia Nutt. 1818 non Ell. 1817 +.
Mappia Jacq. 1797 non Ad. 1763 +.
Marcellia H. Baill. 1886 non Cass. 1825 +
Martia Valeton 1886 non Spr. 1816 +.
Martiusia Bth. 1840 non Schult. 1822 F.
Marumia Blume 1831 non Ranw. 1823 +
Maximowiezia Cogn. 1881 non Rupr. 1857 +
Meriania Sw. 1800 non Trew 175% +.
10 Mertensia Roth 1808 non 1797 +.
4 Naudinia PI. et Lind. 1853 non oh. 1845 “N.
1 Needhamia R. Br. 1810 non Scop. 4777 +
12 Niebuhria DC. 1824 non Scop. 1777 +
À Nuttallia Tor. & Gray 1840 non Raf. 1817 : re
ja
mn
east ni, ser Begonnen Se ae nee
=
Listera R. Br. 1813 (non — Diphylium) non Ad. 1763 +.
479
480 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (25)
(Artenzahl.)
% Oedera L. 1771 non Crantz 1768 +.
Pancovia W. 1799 non Ad. 1763 +.
Parsonsia R. Br. 1809 non P. Br. 1756 +.
Pavonia Ruiz 1794 non Cav. 1786 +.
Pernettya Gaud. 1825 non Scop. 1777 +.
Petermannia F. v. M. 1860 non Rehb. 1841
Peyrousea DC. 1837 non Hedw. 1806. +.
Pickeringia Tor. & Gray « Nutt. » 1840 non Nutt. 183% +.
Planchonia Bl. 4851 non Dunal 1843 +.
Platonia Mart. 1829 non Raf. 1809 +.
Plenckia Reiss. 1861 non Raf. 181% +.
Poiretia Vent. 1803 non Cav. 1797 +.
Polemannia E. & Z. 1837 non Berg 1826 +.
Portea C. Koch 1856 non Ten. 1845 +.
Portenschlagia Vis. 1849 non Tratt. 1812 +.
Pritzelia F. v. M. 1875 non Walp. 1843 +
Purschia DC. 1816 non Raf. 1811 +
Rapinia Montr. 1860 non Lour. 1790 +
Renealmia Houtt. 1778 non L. 1737, 1733 IP.
Rochea DC. 1815-1820 non Scop. 1777 de
Rochelia Rehb. 1824 non R. & S. 1819 +.
Rœperia Spr. 1826 non Juss. 1825 +.
Rœittlera Vahl 1805 non W. 1795 +.
Rothia Lam. 1792 non Schreb. 1791 +.
Roulinia Dene. 1844 non Brong. 1849 +
Rudolphia W. 1801 non Med. 1787 +.
Ruelingia R. Br. 1820 non Ehrh. 1788 +
Sagotia H. Baill. 1860 non Walp. 1850 +
Saltia R. Br. 1830 non 181% +.
Saussurea Salisb. 1807 (oder DC. 1810) non Mench 1794 +.
Schætzellia Sch. bip. 1850 non Kl. 1849 +.
Schaffnera Bth. 1880 non Sch, bip. 1842 +.
Schauera Nees 1838 non 1836 +.
Schelhammera R. Br. 1810 non Mench 1802 +.
Schkuhria Roth 1797 non Mænch 1794 +.
Schmidtia Tratt. 1811 non Mœnch 1802 +.
Schollera Schreb. 1791 non Roth 1788 +
Schradera Vahl 1796 non Med. 1794 dE
Schrankia W. 1805 non Med. 1792 +
Schrebera Thbg. 179% non L. 1763 +
Schubertia Mart. & Zuce. 1824 non Mirb. 1812 +
Schultesia Mart. 1827 non Spr. 1815 +.
Seringea J. Gay 1821 non Spr. 1818 +
Siebera J. Gay 1827 non Spr. 1817 +.
Simsia R. Br. 1809 non Pers. 1807 +
Soaresia Sch. bip. 1863 non Allem. 1858 +.
Solandera Sw. 1787 non L. 1759 +.
Sommerfeldtia Less. 1832 non Schum 1827 +.
Tatea F. v. M. 1883 non Seem. 1867 +.
Tauschia Schl. 183% non Preisler 1828 +.
Theodorea Cass. 1818 non Med. 1786 +.
Thouinia Poit. 1804 non L. f. 1781 +.
Thunbergia Retz 1776 non Montin 1773 +.
Thurberia Bth. 1882 non A. Gray 185% 1
Tittmannia Brong. 1826 non Rehb. 1824 +
Tolmiea Torr. & Gray 1840 non Hk. 1834 +
Tovaria R. & P. 1794 non Ad. 1763 +.
Triguera Cav. 1786 non 1785 +
= hr
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>
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SS ee Nessie Mi Nr ER
[ee
pi
Er
> > > NO CU ©
(26) 0. KUNTZE. NOMENCLATUR-STUDIEN. 481
(Artenzahl.)
4 Tussacia Rehb. 1828 non Raf. 1814 +.
Vargasia Ernst 1877 non Spr. « Bert. » 1825 +.
Villanova Lag. 1816 non Ort. 1789 +.
Vogelia Med. 1792 non Gm. 1791 +.
Walpersia Harv. & Sond. 1811 non Reiss. 1840 +.
Warmingia Rehb. f. 1881 non Engl. 1876 +.
Warscewiezia Kl. 1855 non Gard. Chron. 1849 +.
Washingtonia Wendl. 1879 non Winsl. 1855 +.
Wendlandia Bartl. 1830 non W. 1799 +.
Wiborgia Ortega 1798 non Mench 1794 +.
Wickstremia Endl. 1833 non Schrad. 1821 +.
Willemetia Brong. 1827 non Neck. 1790 +.
Willoughbya Neck. 1790 non Scop. 1778 +.
Zollingera S. Kurz 1877 non Sch. bip. 185% +.
1 Zuccagnia Cav. 1799 non Thbg. 1798 +.
1 Zuccarinia Bl. 1826 non Mærklin 1811 +.
1737 Arten in 200 Gattungen.
NO
=
RD
= SH OI m m nn ER
1
an
19 ©
Ich habe zweifelhafte Fälle nicht berücksichtigt, namentlich den öfters
vorkommenden Fall, dass derselbe Name 2 Mal in einem Jahre aufgestellt
wurde, z. B. Berzelia, Blandfordia, Elsholtzia, Engelmannia, Fenzlia
Fischera, Goldbachia, Lamourouxia, Schomburgkia, Schouwia, Shuttera,
Teysmannia, Zenkera (es giebt deren noch mehr). Man möge einige
Namen der Liste aus irgend einem Grunde nicht anerkennen oder von
anderen Autoren benutzte Homonyme bevorzugen, es wird sich wenig an
der Thatsache ändern lassen, dass nahezu 200 phaneregame Genera mit
Personaliennamen neue Namen zu erhalten hätten, und dass die zu den
jetzt giltigen Namen citirten 98 verschiedenen Autoren das Prinzip
«Once...» nicht angewendet haben. Bei exacterer Durcharbeitung aller
phanerogamen Personaliengattungsnamen würde obige Liste sicher mehr
als 200 Fälle zeigen ; zieht man ausserdem in Betracht, dass von anderen
Gattungsnamen nicht blos Homonyme für Genera verschiedener Familien,
sondern auch ähnlich wie bei den Orchideen, wo also Ophrys, Orchis,
Epidendrum, Satyrium total aus der giltigen Nomenclatur verschwinden
würden, noch andere Gattungsnamen zu berücksichligen sind und Na-
men älterer artenreicher, ursprünglich confuser Gattungen durch neue
Namen ersetzt werden müssten, so dürften im ganzen System durch
das Prinzip «Once...» ungefähr 500-600 Gattungen mit etwa 7000
Arten umgetauft werden müssen.
Die nordamerikanischen Botaniker werden wohl nun überzeugt sein,
dass sie sich übereilten, als sie das bisher glücklicherweise nur in sehr
wenig Fällen angewendete Prinzip «Once....» national sanctionirten.
Wenn rückwirkend angewendet, würde es nicht blos ihren Sinn für
482 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (27)
Gerechtigkeit, den die Nordamerikaner mit Annahme und strenger
Durchführung des Prioritätsgeselzes kundgaben, widerstreiten — das
Prineip «Once....» hebt in der That das Prioritätsgesetz für alle diese
Fälle auf! — sondern es müsste auch dadurch eine schlimme Verwirrung
enistehen. Für künftige Fälle, nach Annahme durch einen competenten
Congress kann aber damit keinem früheren Autor ein Unrecht gethan,
dagegen Stabilität in der Nomenclatur schneller erreicht werden; letz-
teres i. weil dann die subjectiven Veränderungen von Erhebungen der
Sectionen zu Genera, beziehungsweise Einziehung von Genera keinen
schädlichen Einfluss mehr auf oft mehrfache Namensänderungen von
Homonymen verschiedener Genera haben können; 2. weil man bei
Speziesnamen dann nicht mehr zu prüfen braucht, ob ein früheres Ho-
monym und dessen Art gilt oder nicht. Das ist in der That oft eine recht
complicirte Arbeit, die unter Umständen in Jahren nicht zu erledigen ist
und daher alles exacte Benennen unmöglich macht; ich habe dies letztes
Jahr, als ich meine Paniceenarten bestimmte, lebhaft gefühlt; wenn ich
damals einen älteren Namen für eine Art fand, waren meist auch Homo-
nyme von anderen Arten vorhanden, von denen man aber nicht wusste,
ob sie gelten oder nicht. Das complizirte sich noch, weil zwischen Pani-
cum und Paspalum kein einziger durchgreifender Unterschied ist und bei
deren Vereinigung zahlreiche Spezieshomonyme beider Gattungen in
Concurrenz treten. Hackel hatte die Paniceen jahrelang in Arbeit gehabt,
aber sie verzweifelt dann und ohne systematische Ordnung wieder an das
Berliner Museum zurückgesandt; wie soll dann ein Anderer sich helfen ?
Mit dem Prinzip «Once....» würde man aber die Speziesnamen ordnen
können, ohne dass später Verschiebungen infolge Homonymie zu er-
warten waren.
Aus diesen Gründen habe ich in Artikel 72° dieses Prinzip «Once....»
nur für künftige Fälle vorgeschlagen.
vi
Von Publieationen nach 1735 mit theilweis unpas-
sender Nomencelatur ist keine auszuschliessen ?
Obwohl Neottia L. 1737 aus Diagnose und Citat klar ist und für Coral-
lorhiza «R. Br.» zu gelten hat, was durch die irrige spätere Veränderung
von Neottia seitens Linné rechtlich nicht geändert wird, so verwirft doch
ie
(28) 0. KUNTZE. NOMENCLATUR-STUDIEN. 483
Pfitzer I. c. p. 25 diesen Namen als « Antiquität». Da er dabei auf dem
Standpunkt, den er auf dem Genua-Congress einnahm, nämlich die
Nomenclatur mit 1753 anzufangen, beharrt, so ist er diesmal allerdings
consequent. Nachdem ich aber 1893 in Rev. gen. pl. IT die unwissen-
schaftliche, den Lois widersprechende Begründung und die in Genua
erfolgte, allen gesetzlichen Formalitäten hohnsprechende Annahme des
1753-Standpunktes und seine äusserst schädlichen Folgen gründlich
nachgewiesen habe, ist diese Consequenz nur als verwerflicher Trotz zu
bezeichnen; ich muss das umsomehr hier betonen, weil Pfitzer 1. c. p. 28
schreibt, dass es daraufankomme, wieviel die « Wissenschaft» aus meiner
Rev. gen. pl. dauernd aufnimmt.
Zu den « Antiquitäten » gehört nach Pfitzer auch der Tournefort’sche von
Ludwig 1737 in Def. gen. pl. aufgenommene Name « Nidus avis,» bezw.
Nidus Riv. 1760/3. Wenn man auch den Namen Nidus Riv. als posthum
nicht gelten lassen wollte, so wäre ich doch von meinem, auf den Lois
basirenden Standpunkt mit Emendation der Lücken, nach Artikel 60
sub 11 verpflichtet gewesen, den gekürzten Namen Nidus als Gattungs-
namen zu nehmen und den Speziesnamen ähnelnder Beinamen ab-
zutrennen.
Neuerdings hat Briquet 1. e. p. 55-63 ein besonderes Capitel «Les
genres de Rumphius sont-üis valables? » geschrieben, worin er mit viel
Behagen Rumpfs doppelte und ungeschickte Gattungsnamen behandelt;
aber dessen geschickte oder von Burmann, dem Herausgeber des Rumpf-
schen Werkes hinzugefügte Gattungsnamen verschweigt, z. B. p. 59 fehlt
Myrtoleucodendron Burmann zu « Arbor alba» Rumpf. Wenn wir es nur
mit solchen «Antiquitäten » wie viele Namen des sonst verdienstvollen
Werkes von Rumpf zu thun hätten, wenn ferner J. Burmann nicht in
Rumpf’s Werk selber und später noch 1769 im Index alter nicht derart
unannehmbare Namen zum Theil durch regelrechte ersetzt und annehm-
bare erneuert hätte — was letzteres, 1769 betr., für die Herren mit dem
1753-Standpunkt wichtig ist —, wenn ferner Rumpf’s Werk die einzige
Publication wäre, welche ausser regelrechten Namen auch Doppelnamen
und sonst nach den Lois unzulässige Namen enthält, so würde ich Rumpf’s
Werk gern für die Nomenclatur unberücksichtigt lassen. Aber man darf
nicht ein Werk vernachlässigen, wenn noch etwa 20 andere, ähnliche
Nomenclatur enthaltende kleinere Publicationen nach 1735 oder 1753
zur nothwendigen Berücksichtigung übrig bleiben.
Diese Antiquitäten von Namen haben sich bis in die neueste Zeit zum
Theil noch erhalten, z. B. Cornu-copi& L., Res-marinusL.; Baccaurea Lour.,
484 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (29)
Floscopa (nach Loureiro selbstaus Flosscopæ gebildet). Manche Tournefort-
sche jetzt unannehmbare Doppelnamen für Gattungen sind sogar lange nach
Linne’s Tode noch wiederholt aufgenommen worden, z.B. « Lilium-con-
vallium » Moench 1794, Barba-jovis Med. 1789; Ros-solis, Ferrum-equinum
Foenum-grecum Med. und Moench; Vitis-idaea Gray 1821; Uva-ursi Gray
1821; ferner bei Untergattungen: Dens-Leonis Koch 1837 Virgaurea DC.
1856; Ros-solis' Planchon 1848 etc. Noch heute gibt es — und sogar in
der internationalen Commission für Nomenelatur — feste Tournefor-
tianer, die auch die unbrauchbaren Namen nur einfach ausschliessen,
aber nicht desshalb Tournefort’s ganzes Werk verwerfen. Man muss con-
sequent sein und nicht blos Rumpf, sondern alle Autoren, die solche
heute unannehmbare Namen, zu denen sich noch andere Sorten gesellen
(cfr. Rev. gen. pl. XCVI-CI), aufführten, ausschliessen; oder aber man
muss, da ersteres undurchführbar ist, den einzig möglichen Weg ein-
schlagen und, wie ich thun musste, die in diesem Punkte völlig lücken-
haften Lois ergänzen, um von den Autoren mit partiell und zulässiger
Nomenclatur das Brauchbare aufzunehmen. Ich habe dies in Artikel 60
sub 4-11 und in Artikel 53 in dem Passus «Zu einer confusen Gattung...»
gethan.
Einige meiner hervorragenden Gegner, die vor Erscheinen meiner
Rev. gen. pl. noch Tournefortianer waren und nachher auf 1753 über-
sprangen, ohne ihre Vorschläge eingehend und wirklich objektiv zu
begründen, haben auch kein Recht, diese von mir geregelte Materia ein-
fach bei Seite zu schieben und die Rumpf’schen Namen und ähnliche
« Antiquitäten « anderer Autoren soweit sie zulässig sind, auszuschliessen.
Unsere Bilderstürmer in der Nomenclatur müssten, streng genommen,
auch Linne nicht blos halbiren, wie sie es schon gethan, sondern ganz
ausschliessen, weil er Wörter wie Ros-marinus und Cornu-copiæ aufnahm.
In Rev. gen. pl. III: GCGLXXI zeigte ich ausserdem, wie wenig actuell
die einzuführenden Rumpf’schen Namen sind, während bei seinem
eventuellen Ausschluss früher bereits von Rumpf aufgenommene Namen,
wie Sargassum und Pandanus durch andere Namen ersetzt werden
müssten. Nachdem die Rumpf’schen Namen einmal wieder eingeführt
worden sind, kann dies kaum mit irgendwelcher Berechtigung wieder
beseitigt werden.
1 Dieser Name findet sich noch in Engler’s Natürl. Pfanzenfamilien, ebenso
Pithecolobium $ Unguis-Cati Bth.; letzierer Name ist sogar eine Neubildung,
ebenso wie Pes-anserinus Koch 1837.
(30) 0. KUNTZE. NOMENCLATUR-STUDIEN. 485
VII
Diverses über Orchideen.
Sowohl BHgp. als Pfitzer selbst in seiner Monographie haben Hum-
boldtia R. & P. mit Pleurothallis identificirt und ich wäre schon desshalb
nicht zu schmähen gewesen für diese Identification, da ich nur aner-
kannten Autoritäten folgte. Ausserdem stimmt auch die Abbildung von
Humboldtia in R. & P. Prod. 1794, tab. XXVII mit der Generagruppirung
in Pfitzer’s Monographie : (Engler Pfl. fam. II, VI. p. 156)
« Alle 3 Sepalen mit einander verwachsen. »
Hierzu u. a. Stelis (Sw. em.) R. Br.
«Seitliche Sepalen frei oder zu einem flachen oder schwach concaven zwei-
theiligen oder einheitlich erscheinenden Gebilde verwachsen; medianes Sepalum
frei. »
Hierzu u. a. Pleurothallis R. Br.
R. Brown schrieb : Petala 3 antica exteriorum inferne connata. Dieses
wesentlichste Merkmal zygomorpher Sepala zeigt bei R. & P. die tab.
XXVII, wenn auch Pfitzer jetzt das Gegentheil behauptet. Falls man nun
das Genus Humboldtia R. & P. mit dem dafür substituirten Namen Stelis
Sw., welches die zwei jetzt getrennten Genera enthielt, die der Diagnose
widerstrebende aus einem zweifelhaften vorlinneischen Citat eruirte
Octomeria ausscheidet, und in 2 Genera trennt, so muss Stelis KR. Br.
«Sw.» im jetzigen Sinne gelten und Humboldtia R. & P. pro parte
media clara 179%, also excl. Stelis R. Br. muss für den überflüssig ge-
schaffenen Namen Pleurothallis R. Br. bleiben. Aber die Unterschiede
sind, wie ich aus der Sammlung von Pflanzenabbildungen in Kew ersah,
kaum durchgreifend; es ist daher kaum gerechtfertigt Stelis abzutrennen,
und dann muss auch die grössere und natürlichere Gattung unbedingt
Humboldtia R. & P. heissen.
Pfitzer verwirft 1. c. p. 18 den Namen Gyrostachys Pers., welcher mit
Diagnose nur für eine Section mit zwei Arten und der Muthmassung : an
genere distiguenda? aufgestellt ward. Da diese Muthmassung sich bestä-
tigte, muss doch dieser Name genommen werden; es sind schon viele
Namen nur bedingungsweise aufgestellt worden und schliesslich doch
486 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (31)
bevorzugt worden. Gyrostachys müsste aber auch als Sectionsname nach
Artikel 5% und 58 der « Lois» zum Gattungsnamen bevorzugt, genommen
werden, selbst wenn, wie Pfitzer schreibt, der gerettete Persoon die
Spezies nicht benannt hat. « Gyrostachys » ist desshalb mit vollem Recht
mehrseitig schon angenommen worden, von den Nordamerikanern z. B.
in Publicationen von Millspaugh, Mac-Millan, Morong, Heller, Carlson,
Curtiss, Bailey, Collins, Kearney, Jepson etc.
Dendrobium auct. non Sw. müsste auf alle Fälle verworfen werden,
weil, wie Pfitzer selbst zeigt, nur 4 von 18 oder 19 Swartz’ischen Arten
dazu gehören und verschiedene Synonyme entstanden, ehe das heutige
Dendrobium emendirt ward. Aber Callista hat den Altersvorzug, ist von
Reichenbach damit identificirt worden, wenn auch die Spezies nicht
klar ist.
Wenn Pfitzer L c.p. 27 Sirhookera O0. K. für Josephia Wight 1851
non Sal. & Knight 1809 verwirft, weil Josephia Sal. & Knight nicht in der
letzten «Monographie» der Proteacaen in Engler’s Pflanzenfamilien
angenommen sei, so erneuert er nicht blos ein altes Unrecht, welches
Engländer unter sich begangen hatten und das später von einem Eng-
länder (J. Britten) wieder gesühnt ward, sondern ist auch inconsequent,
indem er in einem anderen Falle, nämlich Cystopus Lev. 1847 (l. ec. p. 21),
welcher in Engler’s Pflanzenfamilien, 93. Lieferung p. 110 durch Albugo
(S Pers.) J. F. Gray 1821 ersetzt ward, dieses systematische Werk von
Engler nicht als seinen Leitstern annimmt, sondern dafür Saccardo als
Retter in seiner Noth folgt; dann braucht Pfitzer allerdings nicht den
von ihm in seiner «Monographie» (ebenfalls Engler’s Pflanzenfamilien)
gebrauchten Gystopus Blume 1825 zu beseitigen '. Abgesehen davon,
! Ich habe keine Ahnung, nach welchen Prinzipien die reformirten Namen
aus meiner Rev. gen. pl. in Engler’s « Pflanzenfamilien » angenommen oder
verworfen werden; jeder der «Monographen» scheint bald so, bald so zu ent-
scheiden ; ihre 3 in Genua genehmigten Thesen befolgen sie selbst in vielen
Fällen nicht mehr und selbst so reine Genera von 1753 wie Cracca L. =
Tephrosia Pers. werden mit Fussnoten abgefertigt. Ich möchte aber doch Ver-
wahrung dagegen einlegen dass man über mich herzieht, wo absolut kein Anlass
dazu vorhanden ist; z. B. in Band IH 62 : S. 175 bei den Cactaceen, wo Professor
Schumann «den übrigen Abänderungen, welche O. K. vorgeschlagen hat, nicht
beistimmen kann», während er doch ausser dem vorher behandelten, von mir
erneuerten Namen Cactus keine Veränderung von Cactaceennamen in meiner
Revisio findet, ausser Hariota, welchen Namen aber Schumann doch selbst
annahm. Dabei vollzog er nur eine Abänderung, nämlich die von BHgp. verei-
nigten Genera von Rhipsalis und Hariota wieder zu trennen. Das von Schumann
(32) 0. KUNTZE. NOMENCLATUR-STUDIEN. 487
dass die Publication von Engler’s Pflanzenfamilien z. Th. in, z. Th. vor
und z. Th. nach der grossen Nomenclaturbewegung von 1891/93, erfolgt,
also nur zum kleinen Theil geregelte Nomenclatur enthalten kann (cfr.
Rev. gen. III: CCCVT.) und abgesehen davon, dass die darın enthaltenen
«Monographien » keine speciellen Quellenangaben für die 1. Publi-
cation jedes Gattungsnamen geben und auch die Synonyme nur äusserst
lückenhaft aufführen, desshalb auch auf den Namen «Monographien « im
alten guten systematisch botanischen Sinn und auf gründliche Behand-
lung der Nomenclatur kaum Anspruch erheben können, zeigen doch
auch diese Fälle, dass Pfitzer es gerade so macht wie Saccardo (cfr. Rev.
gen. II im Index) und mit seltenen Ausnahmen seine in früheren Ar-
beiten kritiklos aufgenommene Nomenclatur nicht corrigiren lassen will;
dieselben Grundsätze werden bei Pfitzer ähnlich wie bei Saccardo bald
so, bald so angewendet, die «Lois de la nomenclature» werden citirt,
nur wenn sie ihm dazu passen, anderenfalls vernachlässigt; die willkür-
lichsten Einwände erhoben und nur diejenige Autorität wird citirt,
welche zu seinem früher angenommenen Namen passt. Dass das unhalt-
bar ist, wird kaum Jemand bezweifeln. Weiss denn Pfitzer im gegebenen
Falle Cystopus : Albugo nicht, dass ausser Schröter in Engler’s Pfianzen-
familien auch Magnus in Hedwigia 1892 p. 66, Swingle u. a. bereits
Albugo angenommen haben. Dagegen gebraucht Hennings am Berliner
botanischen Museum Gystopus dafür, z. B. in Engler’s botanischen Jahr-
bücher 1893 XVII p. 2. Wenn eine geregelte Ordnung der Nomenclatur
nicht bald angenommen wird, werden wir es öfter erleben, dass nicht
erwähnte Beispiel Phylarthus Neck. bezieht sich gar nicht auf mich, sondern ist
eine Correctur seiner eigenen früheren Thaten, wie er auch zuletzt angiebt,
Nachdem übrigens Schumann selbst auf S. 174 nachweist, dass alle Cactaceen-
Genera auf höchstens 3, besser nur 2 Genera zu reduziren seien, so muss man
doch Linné zugestehen, dass er nahezu vollständig recht gehabt, indem er die
früheren Cactaceen-Genera 1753 unter Cactus vereinigte; denn von Linne’s 22
Cactus-Arten von 1753 sind dann blos 2 auszuscheiden, nämlich zu Pereskia zu
stellen, während etwa 13 davon zu Cereus gehören. Schumann von seinem 1753-
Standpunkt hätte also Cactus auf alle Fälle acceptiren müssen, entweder für die
Gattung im grösseren Umfang mit wissenschaftlich bester Begründung oder min-
destens aus der Speziesmajorität für Cereus. Die Rücksicht auf Liebhaber der
Cactaceen, welche Schumann $. 175 bei Behandlung der Nomenclatur nimmt,
scheint mir in keiner Weise berechtigt; ich glaube sogar dass diese Liebhaber,
denen die Botanik in der Cacteenkunde so viel verdankt, recht froh sein würden,
wieder den alten und bequemen Namen Cactus im weitesten Sinne anzuwenden
und die übrigen 18 oder 19 Namen, welche doch blos Werth von Sectionsnamen
haben, ausser practischen Gebrauch zu setzen.
L8S BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (33)
nur in den verschiedenen Ländern, sondern sogar in demselben Mu-
seum von verschiedenen Beamten oder unter derselben Redaction wie
bei Engler, neben einander ungleiche Nomenclatur für dasselbe Object
angewendet werden wird.
Bei Limodorum Ludw., das die unbedingte Priorität vor Epipactis
Crantz, non Haller, non Gmelin, non Adanson, non Catesby, non
Feuillée, non Dioskorides hat, schreibt Pfitzer S. 23 : Hätte Kuntze die
Frage eingehend studirt, so würde er gefunden haben, dass es nur ein
Vortheil wäre, wenn wir den Namen Limodorum, welcher im Laufe der
Zeit ganz verschiedenes bedeutet hat, los werden, anstatt einige 20 neue
neue Limodorum..... 0. K. zu erhalten. Dann giebt Pfitzer eine 2
Seiten lange historische Entwicklung von Limodorum. Woher weiss
denn Pfitzer, dass ich die Nomenclaturfrage von Limodorum nicht ein-
gehend studirt habe? Ueber jeden alten Orchideennamen lässt sich solch
ein Kapitel schreiben; auch Epipactis hat ungleiche Behandlung vor
Crantz gefunden, wie schon aus obigen Autorencitaten erkenntlich ist.
Wie eingehend ich viele Fälle zu behandeln hatte, lässt sich aus Rev.
gen. S. XLVII-XLIX ersehen; dort sage aber auch den Grund, wesshalb
diese Detailstudien nicht publieirt werden konnten und dass ich die
ausführlicheren Darlegungen des ersten Manuscriptes gestrichen und
gekürzt habe, damit das Werk nicht allzu stark und die Synonymie
durch kurze Darstellung übersichtlicher werde. Drei bis fünf Mal
stärker und theuerer wäre anderenfalls das Werk geworden und doppelt
so viel Zeit hätte seine Ausführung gekostet; ich habe ohnehin, wenn
ich täglich acht Stunden Arbeitszeit rechne etwa zehn Jahre daran gear-
beitet.
Limodorum Ludwig hat ausserdem den Vortheil für sich, dass es das
erste Limodorum nach dem von den «Lois» gebotenen Anfangspunkt
unserer Literatur ist, sowie dass die Ludwig’sche Aufstellung von Limo-
dorum auch sonst formgerecht ist und keine fremden Elemente ein-
schliesst, mit ihrer Annahme also auch die späteren Complicationen von
Limodorum wegfallen. Auch wenn man mit 1753 die Nomenclatur be-
ginnen wollte und Limodorum L. 1753 als dubiös hinnimmt, wie es
Pfitzer darstellt, so könnte doch auch Epipactis Crantz 1767 nicht
bleiben, weil dann Epipactis Böhmer 1760 «Haller» in (Ludwig) Defi-
nitiones generum plant. p. 357 für Goodyera R. Br. 1813 — Pera-
mium Salisb. 1812 zu gelten hätte. Für Epipactis Crantz 1769 non
Boehm. 1760 müsste dann Gephalanthera Rich. genommen werden.
Pfitzer hat in seinen Ausführungen die Behmerschen Genera plant. von
(34) 0. KUNTZE. NOMENCLATUR-STUDIEN. 4489
1760 übersehen und hat auch Peramium Salisb. übergangen, obgleich ich
es bei Goodyera citire und die Nordamerikaner jetzt Peramium für Good-
yera bei dem Anfang mit 1753 benutzen; cfr. z. B. im Index zu Bull.
Torrey Club 1893, wo Piperamium irrig dafür steht. Von meinem auf den
Lois basirenden Standpunkt bleibt allerdings ausser Limodorum Ludw.
1737 für Epipactis Crantz 1769, auch Orchiodes Trew 1736, Siegesb. 1737
für Goodyera R. Br. bestehen.
Es entsteht also durch den von dem incompetenten Genueser Congress
auf leere Vermuthungen hin veränderten Nomenclaturanfang von 1735,
bezw. 1737 auf 1753 nur eine neue Nomenclatur in diesem Falle. Im
Allgemeinen entsteht durch das Beginnen mit 1753, wie ich in Rev. gen.
III, S. CCCLXIV-CCCLXXII zeigte, ein viel ungünstigeres Resultat, weil
anstatt der erhofften Abnahme der Namensveränderungen, eine bedeu-
tende Zunahme stattfinden müsste und mindestens 93 Genera und 6886
Arten neue Namen erhalten müssten. Ich muss es nochmals betonen,
dass diese Veränderungen noch sich vermehren müssten, weil Nomen-
claturstudien mit dem Anfang von 1755 noch völlig fehlen und man
daher nicht, wie es ja öfters geschehen ist, auf meiner Rev. gen. pl.
weiterbauen darf, falls man diesen neuen Standpunkt mit veränderter
Nomenkclatur, die ich mit dem mildesten Ausdruck : «Die Nomenclatur
der Unbewussten » nannte, annimmt. Zu der ersten Liste mit 93 Genera
und 6886 Arten sind gelegentlich der Ausarbeitung dieser Beiträge zur
Nomenclatur der Orchideen schon wieder 8 Genera mit 600 Arten hinzu-
gekommen, sodass sich aus dem 1753-Standpunkt bereits für 101 Genera
mit 7486 Arten mehr neue Benennungen ergeben, und diese Zahlen
werden zweifellos mit der Zeit noch viel grösser werden. Die geschicht-
liche Entwicklung der Pflanzengenera bezüglich Begründung und Nomen-
clatur basirt thatsächlich im Ganzen und Grossen auf Linne’s generum
plantarum von 4737 und desshalb erfolgen bei 1737 die wenigsten
Namensveränderungen. Wenn man mit 1737 anfängt und ausserdem
eine Verjährungsfrist von 100 Jahren laut meinem vorgeschlagenen $ 72
annimmt, so sind die Hauptdifferenzen gehoben, und zwar für alle am
vortheilhaftesten. Pfitzer hatte ja auch früher eine solche Verjährungsfrist |
von 50 Jahren befürwortet; das ist aber zu wenig, weil manche Autoren
erst später, bezw. manchem erst lange nach seinem Tode Gerechtigkeit
von der Nachwelt zu Theil wird, in Fällen, wo von den Zeitgenossen ihm
Unrecht geschah, wie es z. B. mit Aublet geschah.
BULL. HERB. BOISS., juillet 189%. 34
490 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (35)
IX
Corrigenda von Orchideen-Namen.
Die Artennamen neuer Manier von Thouars haben den Vorzug und sind
statt der anderen nunmehr anzuwenden, vergl. S. 458.
Bezüglich Huttonæa muss ich meine Umänderung in Hallackia rück-
gängig machen, und zwar weil Huttonæa nach Frau Hutton benannt ist
— der Wortstamm von Huttonæa, also Huttona ist. Dagegen bei Huttonia
Sternberg gilt der Wortstamm Hutton (vergl. auch Fussnote in Rev. gen.
p. 961). Der Name Huttonæa pulchra Harvey hat also zu gelten.
Diphryllum Raf., möge es nun auf einem Schreibfehler beruhen, den
Rafinesque dann allerdings öfters wiederholt hätte, obwohl er ein guter
Linguist war, oder möge es ein nichtssagender Name sein — das sollen
ja nach Mancher Meinung die besten Namen sein — ist allerdings zu
beseitigen, trotzdem Lindley, Reichenbach, BHgp. ihn mit Listera R. Br.
idendificirten; er ist aber nur zu beseitigen, weil inzwischen — was
Pfitzer übersehen hat — Thomas Morong im Februarheft 1893 des Bull.
Torrey Bot. Club S. 34 nachwies, dass Diphryllum und Listera nicht iden-
tisch sind.
Helleborine Martyn 1736 soll Bletia R. & P. 1794 sein, wie mich Pfitzer
l. c. p. 25 corrigirt. Da ich mich nie in der Orchideenkunde stark gefühlt
habe, gleichwohl wegen der wechselseitigen Abhängigkeit der Homonyme
in allen Familien die Nomenclatur des ganzen Systems vornehmen musste,
so bin ich nur ungern und gezwungen an die Bearbeitung dieser und
mancher anderer Familie gegangen ; aber ich bezweifle, dass irgend ein
Anderer es mit weniger Fehler hätte ausführen können, denn kein einzi-
ger Botaniker beherrscht das ganze System mehr. Wenn nun die « Mono-
graphen », wie auch Pfitzer, die Correctur der Nomenclatur selbst total
vernachlässigt haben, so haben sie auch keine Veranlassung, dem Cor-
rector der Nomenclatur einige falsche Bestimmungen allzu streng vorzu-
halten. In dem Falle Helleborine: Limodorum L. = Royen 1740 = L.
1753 p. p. haben sich ausser mir und Linné auch mehrere Nordameri-
kaner : Morong, Curtis (efr. Bull. Torrey Club 1893, 121 u. 185) versehen,
denn Letztere haben Limodorum tuberosnm L. ebenfalls mit Calopogon
pulchellus R. Br. idendifieirt. Da die Martyn’sche Tafel 50 von Helleborine
aber — Bletia ist, so muss beim Beginn mit 1735 Helleborine Martyn
(36) 0. KUNTZE. NOMENCLATUR-STUDIEN. 191
1736 non al. für Bletia R. & P. 1794 gelten. Fängt man mit 1737 an, so
kann Linne’s Limodorum von 1740, welches er in Royen’s Flora Ley-
densis mit langer Diagnose nur auf Martyn’s tab. 50 basirte, nicht für
Bletia gelten. weil der Name Limodorum Ludw. 1737 vorher für ein an-
deres Genus gilt. Fängt man mit 1753 an, wo Limodorum L. erst dubiös
geworden ist, so muss man den von Pfitzer übergangenen, obwohl von
mir in Rev. gen. pl. 665 citirten älteren Namen Cathea Salisb. 1812 für
Calopogon R. Br. 1815 benutzen. Also der Anfang mit 1753 erzielt auch
hier blos eine andere Nomenctatur, kein Conserviren der altgewohnten
Namen.
Auf einer groben Verwechselung und auf Missverständniss des Textes
und der Figuren auf p. 68 in Engler-Pfitzer’s Orchidaceæ (I) beruht
meine falsche Zusammenstellung von Caudiculum mit Glinandrium =
Androclinium. Die Caudiculæ von Pleione und Gelogyne bildet Pfitzer
in Fig. 125 D und F ab. intermediäre Formen, die diesen Gattungsunter-
schied verwischen, erinnere ich mich in Kew gesehen zu haben, wahr-
scheinlich in der dortigen systematischen Sammlung von Pflanzenab-
bildungen.
Einige Arten sind auszuschliessen : bei Alismorchis: A. labrosa =
CGalanthidiuml. Pfitzer und A. vestita = Preptanthe v. Rchb. fil.
wobei indess zu bemerken ist, dass BHgp. letztere Gattung nicht aner-
kennen, und ich überhaupt mehr BHgp. folgte, weil deren soliderer
Genusbegriff mir richtiger erscheint, als die leichten Genera, die Pfitzer
abtrennte. Ferner ist auszuschliessen bei Gastrorchis (= Saccolabium) die
früher zu Saccolabium gestelite Art retusa = Rhynchostelis r. Bl.,
während die Arten von Acampe und Sarcanthus nach Hooker Flor. Brit.
India besser hinzuzuziehen sind. Von Humboldtia sind einige Arten aus-
zuscheiden : H. atropurpurea zu Cryptophoranthus a. Rodr., welche
Gattung BHgp. II: 4725 aber nur als Section auffassen, und H. verrucosa
zu Scaphosepalum v. Pfitzer.
Von den berechtigten Corrigenda kommt nur ein kleiner Theil auf
Pfitzer’s Conto. Kaum !/ıoo seiner Vorwürfe waren berechtigt, und das
wird Jeder für sehr wenig finden, der weiss, wie viel in allen umfang-
reichen Werken anderer Autoren Corrigenda vorkommen,
492 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (37)
X
Schlussbkemerkungen ; künftiger Congress.
Man wird mir zugestehen müssen (und hat es ja auch lobend schon
öfters gethan), dass ich consequent die für legal angenommenen Prin-
zipien durchgeführt habe. Durch diese Consequenzen habe ich ja man-
chem Collegen zu nahe treten müssen, dessen sonstige Superiorität ich
gern anerkenne. Aber Leute, die bald so, bald so in gleichen Fällen
entscheiden und stets nur zur Rettung ihrer eigenen vernachlässigten
Nomenclatur entscheiden, haben keinen Anspruch auf ernsthafte nomen-
clatorische Berücksichtigung und sind nicht berechtigt, eine solche Tonart
anzuschlagen, wie es Pfitzer oft gethan hat. Doch bekomme ich von un-
befangener Seile öfter auch entgegengesetzte Meinungen zu lesen, z. B.
schrieb Dr. G. Dieck in Wittmack’s Gartenflora 1894 : 25 bei Besprechung
von Professor E. Koehne’s Dendrologie : « Dieser Umschwung vom Saulus
zum Paulus wird dann aber nicht so sehr mein Verdienst sein, als das-
jenige Otto Kuntze’s, dessen mit Keulenschlägen zwingendster Logik
jeden Gegner übermannende Dialektik im Verein mit einer auf erstaun-
licher Belesenheit und Sachkenntniss beruhenden Unwiderlegbarkeit
einen so klaren Kopf wie den unseres Autors» (Köhne) «schliesslich noch
vollständig überzeugen wird, dass nur im Lager der Prioritätsvertheidiger
striktester Observanz das Zukunftsheil der botanischen Systematik zu
findenist im «Eine derarlige, zeitliche Beschränkung» (spätere
Jahreszahl für den Beginn) «der Rechtsgiltigkeit unzweifelhaften Rechtes,
wird eben nie allgemeine Anerkennung finden ; denn in solchen Fragen
entscheidet nicht die Opportunität oder die Bequemlichkeit, sondern das
subjective Gerechtigkeitsgefühl, welches nun einmal zu den unveräus-
serlichsten Menschenrechten gehört». Dagegen bleibt Dieck in einem
Punkte, in dem er sich früher abweichend geäussert, bei seiner alten
Meinung stehen ; er behält das Boissier’sche Prinzip der Autorcilation zu
Arten bei, trotzdem ich in Rev. gen. pl. dieses Prinzip als leicht zur
pietistischen Fälschung der Nomenclatur führend nachwies. Aber so
machen es die meisten Autoren, welche sich ein selbstständiges Urtheil
erlaubten und die sich in diesem oder jenem Punkle früher verrannt
haben; sie geben mir mehr oder minder Recht, manchmal in sehr be-
redten Worten, ausgenommen aber vor allem in ihren speziell verrannten
(38) 0. KUNTZE. NOMENCLATUR-STUDIEN. 493
Punkten. Diese Ueberzeugung habe ich aus der bisherigen Entwicklung
der Nomenclaturbewegung und aus vielen Briefen hervorragender Au-
toren gewonnen. Die meisten wollen nur Andere, nicht aber sich selbst
corrigiren lassen; indess fast Jeder hat andere verrannte Punkte. Dass
dadurch eine Einigung und Harmonie nicht ermöglicht werden kann, ist
klar. Umsomehr aber fühle ich mich verpflichtet, an dem von mir ein-
genommenen Standpunkt der gesetzlichen Regelung festzuhalten ; denn
nur dadurch können widerspenstige Autoren zur Nachgiebigkeit gebracht
oder verdienter Nichtbeachtung zugeführt werden; nur dadurch kann
eine einheitliche Nomenclatur erzielt werden. Ist es nicht traurig, dass
alles Sammeln von Material zum Gegenbeweis und alle Mühe vergeblich
ist, manche Gegner zu überzeugen oder zur Rücknahme voreiliger Be-
schlüsse zu bewegen; sie thun doch, was sie wollen. So habe ich zum
Beispiel durch mühsame Zustellung der etwaigen Veränderungen für
1757 und 1753 — eine zeitraubende Arbeit, welche die Gegner nicht
unterlassen durften, ehe sie den objectiv unmotivirten Antrag auf 1755
stellten — bewiesen, wie schädlich und unrichtig der Beginn mit 1753
ist. Gleichwohl beharren die mit dem Berliner Museum liirten und die
nordamerikanischen Botaniker bei 1753 ; sie haben sich eben darin ver-
rannt und übereilt. Wie jetzt mein Opponent Dr. John Briquet, der
eigentlich den ersten kräftigen Anstoss zur Gegenbewegung in 1892 gab,
zugesteht (Bull. herb. Boissier 1894, Seite 54), war der Genua-Congress
incompletement informé und sei als Beginn der Nomenclatur 1737 anstatt
1753 zu bevorzugen ; ja er geht sogar soweit, dass er dem nächsten für
die Nomenclaturberathung einzuberufenden Congress nur empfiehlt, die
Vorschläge von J. Müller Arg. 1874, A. DC. (1883), 0. Kuntze (1891 und
1893), J. Briquet (1894) und vom Madison «Congress» (soll heissen
«Meeting ») 1893 durchzuberathen. Die Berliner Thesen und den Genua-
Congress desavonirt er also vollständig, trotzdem er selbst auf dem Ge-
nueser Congress war. Interessant ist auch betreffs des neuen Starting-
point von 1753, dass Daydon Jackson (Journ. Botany 1894, p. 27) jetzt
nach Erscheinen meiner Rev. II nicht zugesteht, den Starting-point von
1753 befürwortet zu haben, trotzdem die ganze botanische Welt insofern
von ihm und Mr. Hemsley dazu verleitet worden ist. Aehnlich macht es
Jetzt Briquet betreffs der nomina nuda von Linné’s Syst. I. Alle leitenden
Autoren der Nomenclaturbewegung von 1892 hatten Briquet so verstan-
den, dass Linné’s Syst. I nur zu verwerfende nomina seminuda = nomina
nuda enthalte, und darauf hin erfolgte der betreffende Beschluss in
Genua; jetzt aber erklärt Briquet (p. 53), dass er nur die echten nomina
*
494 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (39)
nuda in Linné’s Syst. I gemeint hätte ; das sind aber, wie ich schon 1891
in Rev. gen. I, p. LXXII, angab, kaum 40 von 767 Gattungsnamen in L.
syst. I, also nur 5 °/ und diese geben nicht einmal Anlass zu irgend-
welcher Differenz. Auch nomina seminuda auf Abbildungen basirt, lässt
Briquet gelten. Nur in 2 Fällen, die aber für Linne’s Syst. I gar nicht in
Betracht kommen, macht er Ausnahmen: 1. die «nomina seminuda dé-
pourvus de description, depourvus de synonymie et fondes sur la seule
mention d'espèce appartenant au genre nommé» verweigert er anzuer-
kennen und 2. in directem Widerspruch zu Artikel 42, der durch Artikel
10 gar nicht tangirt oder gar dementirt wird, wie Briquet irrig meint,
verwirft er Wallich'sche Namen, die auf Exsiccata mit gedruckten Eti-
quetten basirt sind. Es scheint mir nur Eigensinn, dass Briquet nicht
auch durch Arten characterisirte Genera, bezw. deren nomina seminuda
anerkennt: ich muss es schon Unparteiischen überlassen, ob sie meiner
«argumentation habile» (in Rev. gen., p. CLXXVI), wie Briquet selbst
sagt, nicht durchschlagend finden. Eines möchte ich aber Dr. Briquet
zu bedenken geben, dass wir herkömmliche Gebräuche nicht über den
Haufen werfen und rückwärts corrigiren dürfen, z. B. den, dass Algologen
Genera durch Artennamen öfters nur characterisirten und es noch thun,
ferner den, dass die Engländer auf Wallich’sche Exsiccata zahlreiche
Arten und Genera anerkannten. Für künftig kann das verboten werden,
indem man zu $72 sub 2 noch hinzufügt: «Gattungsnamen, die
künftig nur auf Artennamen begründet werden, sind un-
giltig». Wenn aber die Correctur solcher nomina seminuda, zumal sie
von den Lois nach Anderer als Briquet’scher Ansicht doch erlaubt sind,
rückwirkend statthaft sein sollte. würden wir zu einer internationalen
Einigung niemals die Zustimmung der Algologen und der Engländer er-
halten. Die Engländer verhalten sich jetzt noch sehr obstinat, aber so
waren sie stets in der Botanik Fremden gegenüber ; sie führten z. B. das
Linné’sche System zuletzt ein und behielten es am längsten; sie ver-
theidigten es dann gegen Einführung des natürlichen Systems am längsten
und manchmal mit sehr hässlichen Mitteln; bis sie schliesslich doch das
natürliche System annahmen. Sie werden auch die reformirte Nomen-
clatur später annehmen, aber wenn man sie derart gegen alles Herkom-
men vor den Kopf stösst, werden sie überhaupt nie einem internationalen
Uebereinkommen zustimmen. Ausserdem muss ich wiederholen, dass
nur die sichere Recognition aus Beschreibung oder Abbildung oder Syno-
nyme oder bekannter Art einzeln oder in Summe maassgebend für An-
erkennung der Benennungen sein kann; weil jeder einzelne Faktor:
(40) 0. KUNTZE. NOMENCLATUR-STUDIEN. 495
Beschreibung etc. oft ungenügend ist und daher viel zweifelhafte Fälle
übrig bleiben würden, welche in weiterer Folge eine Stabilität und Einig-
keit in der Nomenclatur ausschliessen müssten; es darf also auch kein
zur sicheren Recognition dienender Fall ausgeschlossen werden.
Dagegen beweist Briquet 1. c. 5. 64-68, dass Gattungsnamen von Patrick
Browne 1756 anzunehmen und keine nomina nuda sind. P. Browne ist
auch von den meisten Nordamerikanern stets berücksichtigt worden,
abweichend von den Berliner Botanikern. Es ist in der That ein Miss-
brauch, die Gattungsnamen von P. Browne als n. n. zu bezeichnen.
Wenn ich Briquet auch nicht in allen Punkten beistimme ' so schlägt
er doch auf Grund der Lois den richtigen Weg der Discussion ein, der
vor übereilten legalen Beschlüssen bewahrt.
Was nun die Schlusssätze von Pfitzer S. 28 betrifft, dass ich mich wie
eine Grossmacht bereit erklärt habe, mit der gesammten Wissenschaft
zu verhandeln und auf einen Theil meiner Rechte zu verzichten ; darauf
käme es gar nicht an, sondern nur darauf, wie viel die Wissenschaft aus
meiner Revisio dauernd aufnimmt; und das werde sich historisch und
nicht auf der Basis eines Friedensvertrages entwickeln, so klingt das aus
dem Munde eines Liebhabers nomenclatorischer Inconsequenzen und
Verächters des Prioritätsgesetzes und der internationalen Vereinbarungen
nicht übel. und möchte ich nur zweierlei darauf erwidern: 4. dass Pfitzer
Wissenschaft und Vertreter der Wissenschaft verwechselt; die Wissen-
schaftin der Nomenclatur steht aufmeiner Seite unendlich vielmehr als auf
der mancher officiellen Vertreter der Wissenschaft; ich strebe nach Wahr-
1 Z.B. noch: Die Florula lapponica habe ich nicht blos zurückgewiesen, weil
sie noch mehr Namensveränderungen verursacht haben würden (Briquet 1. c. 53).
sondern weil sie betreff des Linne’schen Systems nur n. n. enthält, noch keine
reformirte Nomenclatur und keinen einheitlichen Starting-point hat ; sie ward in
2 Theilen publicirt, wovon der zweite Theil vielleicht erst nach Syst. I 1735
erschien, und zwischen dem ersten und zweiten Theil erschienen Publicationen
anderer Autoren. — Unter normaler Gattungsbegründung verstand ich nur solche
durch Diagnose ; für Namen anderer Begründung wendete ich desshaib den Aus-
druck nomina seminuda an ; ich begreife daher nicht, wie mich Briquet p. 54 so
missverstehen konnte. Er hat keine Ursache zur «remarque». — Briquet rechnet
jetzt (L. e. 53) Linne’s Syst. I zu den «fatras des écrits linneens » ; das ist auch
sehr bequem, um 5 der von Briquet bevorzugten Labiaten-Gattungsnamen von
1737 durchzudrücken. Bisher nannte man dies Werk von Linné sein Opus prin-
ceps. — Betreff meines Zusatzes zu $ 51, Rev. gen. LXXX, scheint mich Briquet
total missverstanden zu haben, denn der Zusatz ist ja gerade gegen die «inexac-
titudes de l’école autrichienne » gerichtet !
496 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (41)
heit — das ist das einzige Wesen der Wissenschaft — in der Erforschung
der historischen Entwicklung der Nomenclatur und suche allen Bota-
nikern, lebend oder todt, gerecht zu werden, soweit dies unter Berück-
sichtigung streitiger oder formaler Punkte nach internationalen Verein-
barungen möglich ist. Die meisten Vertreter der Wissenschaft dagegen
haben sich von jeher gegenseitig betreffs Nomenclatur soviel Unrecht
angethan und sich so uneinig gezeigt, dass eben die Regelung der
Nomenclatur durch den Pariser Congress angestrebt ward. Auch in der
jetzigen grossen Nomenclaturbewegung zeigen die Vertreter der Wissen-
schaft keine Einigkeit; der Eine empfiehlt dies, der Andere das Gegen-
theil; der Eine nimmt viel, der Andere wenig, der Dritte gar nichts aus
meiner Revisio. Manche Vertreter der Wissenschaft stehen auf dem
«praktischen » oder « Gärtner-Standpunkte » in der Nomenclatur und ver-
ändern den Pflanzenliebhabern und Gärtnern zu Liebe nichts; das ist
aber gar nicht wissenschaftlich. Auch über Lindley beklagte sich schon
Reichenbach fil., dass er zu viel Rücksicht auf die Gärtner nehme bei den
Orchideen, und Pfitzer folgte Lindley wesentlich in der Nomenclatur.
Ich sehe keine andere Möglichkeit, eine Harmonie in der Nomenclatur
zu erzielen, als durch Festhalten und sinngemässen Weilerbau der ein-
zigen internationalen betreffenden Vereinbarung, die der «Lois de la
nomenclature», welche von dem ad hoc einberufenen Pariser Congress
1867 aufgestellt sind.
Da ich nun der Einzige bin, der diese Lois sinngemäss mit eingehend-
ster Motivation weiter ausgebaut hat, so habe ich nicht nur das Recht,
sondern zur Vermeidung erneuter Versumpfung der Nomen-
clatur auch die Pflicht, diesen Standpunkt festzuhalten. Letzteres ist
die einzige Ursache, dass ich meinen Compromiss vorschlug und aufrecht.
erhalte, dessen Berechtigung mehrere Kritiker schon öffentlich aner-
kannt haben. Alle Anhänger der Lex prioritatis und der «Lois de la
nomenclature » müssen auch meinen Compromissvorschlag gerecht fin-
den! Die Lex prioritatis ist als Sache der Ehrlichkeit unabweisbar und
die Lois sind blos deren formale Ergänzungen. Der legale Weiterbau
des Pariser Codex ist nur durch einen competenten neuen Congress und
durch einen Compromiss mit meinen Emendationen und Ergänzungen
zum Pariser Codex möglich, wie ich sie im Codex emendatus zusammen-
stellte. Dieselben sollen ja zunächst nur provisorisch acceptirt und nach
mindesten einjähriger, öffentlicher Discussion, die allen Botanikern der
Welt ermöglicht sein soll, durch einen zweiten competenten Congress
regulirt werden. Bei dem stetigen Ineinandergreifen der einzelnen
(42) 0. KUNTZE. NOMENCLATUR-STUDIEN. 497
Artikel des Codex kann ich mich aber auf eine partielle provisorische
Annahme nicht einlassen, und ich muss auch auf einer geordneten
Berathung bestehen ; dies umsomehr, als viele Herren, welche sich bisher
am Nomenclaturstreit betheiligten, eine eingehendere Kenntniss der
« Lois de la nomenclature » nicht verrathen haben. Jedenfalls bietet mein
Codex emendatus, von dem ich die nöthigen Exemplare mit den ge-
druckten Motiven einem künftig competenten Congress gratis zur Ver-
fügung stelle, die einzig mögliche und ausgearbeiteste Grundlage auf der
weiter berathen werden kann, wobei auch die von Anderen gemachten
Vorschläge eingehend zu berücksichtigen sind.
Ich muss desshalb auch auf provisorische Annahme meines Codex
emendatus beharren, weil ich nur einem competenten Congress, das
Recht zugestehe und die Befähigung zutraue, in dieser Sache zu be-
rathen. Ueber die Competenz und zur Verbeugung solch’ übereilter und
werthloser Beschlüsse, wie sie in Genua und den amerikanischen Meet-
ings leider gefasst wurden, gab ich aber auch nur und zum ersten Male
motivirte Vorschläge im Codex emendatus. Briquet sagt 1. c. p. 88 sehr
richtig, dass eine Abstimmung en bloc nur im Fall von Gefahr und
äusserster Noth zulässig sei; diese Gefahr und äusserste Noth haben wir
in der That, wie schon von den verschiedensten Seiten betont worden
ist, in der Nomenclatur. Auch liegen mir, wie Briquet sehr richtig meint,
etwaige dictatorische Allüren fern, was sich schon durch die Art der
vorgeschlagenen doppelten und rein sachlichen Berathung auf zwei
aufeinander folgenden Congressen documentirt, wodurch autorative Be-
einflussungen allerseits, mithin auch meinerseits, auf ein Minimum
reducirt werden.
Der Madison-Congress hatte eigentlich, trotzdem er so wenig von
Europäern besucht war, die Pflicht, die Continuität der botanischen Con-
gresse durch Wahl des nächsten Congressortes oder Congresslandes
aufrecht zu erhalten; aber die Nordamerikaner hatten dies unterlassen,
nachdem sie wenige Tage zuvor einige ihrer eigenen, dem Pariser Codex
zum Theil widerstreitende Regeln im Madison Meeting der A. A. A. S.
— American Association for the Advancement of Science — angenommen
hatten. Es wäre nun wohl Sache der internationalen Commission ge-
wesen, obwohl sie nur Auftrag erhalten hat, sich mit der Berliner These
IV zu befassen, einen internationalen, botanischen Congress einzube-
rufen und diesem das. Weitere zu überlassen. Aber auch das ist kaum
noch zu erwarten, denn die Berliner Mitglieder der internationalen Com-
mission haben sich im Nomenclaturstreit so gründlich verrannt, dass sie
198 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (43)
die Sache auf sich beruhen zu lassen scheinen und wohl lieber ein-
schlafen lassen. Ich bot, um eine Verständigung anzubahnen, Herrn
Geheimrath Prof. Dr. A. Engler, das Manuscript dieser Publication zum
Durchlesen an; er hat aber abgelehnt, es durchzulesen, trotzdem es in
schöner, leicht lesbarer Schrift copirt war. Ausserdem ist aus den
Akten des internationalen Congresses zu Genua nicht ersichtlich, dass
Herr Professor Dr. Paul Ascherson den Vorsitz der internationalen
Commission erhalten hat. Vielleicht ergreifen einige andere unparteiische
Mitglieder dieser Commission die Initiative, einen internationalen Bota-
nikercongress für 1895 behufs Revision der «Lois de la nomenclature »
vorzuschlagen und einzuleiten. Es dürfte Paris, wo diese Lois auch ent-
standen sind, dazu der geeignelesie Ort sein, zumal die Franzosen bisher
im Nomenclaturstreit eine neutrale Stellung einnahmen. Auch Genf,
wäre wohl geeignet für den ersten vorberathenden Congress, der dann
vielleicht Paris 1896 zum zweiten definitiv beschliessenden Congress
wählen könnte. Zunächst hätte die Société botanique de France als
Mutter der «Lois de la nomenclature » die Verpflichtung für eine Correc-
tion ihres Kindes zu sorgen. Deren Generalsecretär Mr. Malinvaud ist
zugleich Mitglied der internationalen Commission für Nomenclatur und
sollte allein in der Sache vorgehen und einen neuen Congress nur für
Nomenclatur mit Vorberathung in einer Petite Commission einberufen.
Oder er könnte sich auch mit einem anderen intacten Mitglied der inter-
nationalen Commission, vielleicht Herrn Hofrath Prof. Dr. Anton Kerner
von Marilaun in Wien verständigen, damit in einer der nächsten grossen
Botaniker-Versammlungen, wenn nicht schon August 1894 in Genf auf
der Session extraordinaire de la Société botanique de France, so doch
Ende September 1894 in Wien gelegentlich der Naturforscher-Ver-
sammlung die officiell verfahrene und eingeschlafene Nomenclatur-
Berathung wieder in das richtige Geleis gebracht und überhaupt durch
Festsetzung eines Congresses ad hoc der Erledigung zugeführt werde.
499
SUR LES CRISTAUX
CHEZ
OPUNTIA ET PERESKIA
PAR
A. KASIMIR
On sait que les cactées possèdent une grande quantité de cristaux
d’oxalate de chaux sous des formes différentes. Il y a cependant quelques
particularités à mentionner à propos des genres Opuntia et Pereskia.
Dans I’ Opuntia Lemaireana, Op. floccosa et O. cylindrica, les cristaux
d’oxalate de chaux sont répandus un peu partout. Ils sont surtout
abondants :
1° Dans l’assise sous-épidermique qui fait partie de l’écorce collenchy-
mateuse. Ce sont des mâcles sphériques, rayonnées grossièrement, à
noyau souvent coloré par les réactifs (Congo) et qui remplissent com-
plètement la cavité dans laquelle elles sont incluses. La membrane collen-
chymateuse qui les entoure est fortement cutinisée sur toute sa face
interne appliquée contre la mâcle. Ce liseré cutinisé se colore en jaune
d'or par le réactif genevois et en rouge par la fuchsine.
2° Dans la région qui se trouve sous les épines et les points végétatifs.
Ces mâcles d’oxalate de chaux sont persistantes dans leur enveloppe
de cutine; c’est ce qu'il est aisé de constater lors de la formation du péri-
derme qui naît aux dépens de l’assise épidermique et qui s'accroît sans
altération des dépôts cristallins. (Op. cylindrica).
Op. Lemaireana a non seulement un collenchyme sous-épidermique
fortement développé, mais tout le parenchyme de l’ecorce et de la moelle
est composé de cellules à membranes épaisses et ponctuées. Les cellules
de l’écorce sont en outre fortement étirées dans le sens radial, tandis que
les régions qui avoisinent le cambium et les point végétatifs sont com-
posées de cellules arrondies.
500 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (2)
Dans cette dernière région l’oxalate (oursin) se trouve toujours dans
des cellules normales. Au contraire dans l’&corce et la moelle les oursins
semblent être excrétés dans des méats assez considérables et alors res-
semblent beaucoup à ce qui a été décrit pour Myriophyllum.
Cette présence d’oursins dans les lacunes peut ètre expliquée par l'étude
du développement. Les cristaux d’oxalate de calcium se forment déjà dans
de jeunes cellules qui peu à peu passent à l’état de cellules excrétrices.
Pendant ce temps les cellules avoisinantes s’agrandissent, épaississent
leurs membranes; en outre celles de l'écorce s’allongent fortement dans
le sens radial, et comme la cellule sécrétrice morte ne peut pas les suivre
dans leur développement, les cellules vivantes se détachent peu à peu
d’elle et la laisse dans un méat, attachée par un de ses côtés à une cellule
vivante.
Comme la membrane est excessivement mince elle est difficile à voir et
on a alors l'impression d’un oursin qui se serait formé dans une lacune.
On a indiqué pour le Myriophyllum que ces oursins se formeraient dans
une thylle. lei, malgré l'identité d'apparence, la formation est donc toute
autre.
Dans Pereskia Bleo des gouttelettes de cutine se déposent dans les
membranes des cellules épidermiques et quelquefois sous-épidermiques.
Ce phénomène a déjà été observé par Vöchling chez d’autres cactées
(Beiträge zur Morphol. und Anat. der Rhipsalideen). Or, chez Pereskia
Bleo les cristaux d’oxalate de chaux rhomboedriques se forment dans les
goutteleties de cutine qu'ils distendent. On peut aussi trouver des oursins
formés dans ces conditions. Par l'accroissement de ces cristaux il se forme
une espèce de vésicule que l’on prendrait pour une cellule mais dont
l'origine est toute autre.
M. Chodat avait déjà cité pour les Comesperma des cristaux d’oxalate
de chaux entourés de cutine dans les cellules du liber (Arch. sc. phys.
et nat., 1892).
Genève, Laboratoire de botanique de l’Université, 16 juin 1894.
elle
EXSICCATÆ POTENTILLARUM
SPONTANEARUM CULTARUMQUE
…. Sous ce titre, M. Hans Siegfried a Winterthur, canton de
; Zurich (Suisse), publie depuis quelques années une collec-
» tion admirable de Potentilles. Cinq livraisons (516 numéros)
“ont paru jusqu'ici, la sixième paraîtra à la fin de cette
année; le prix est de 30 franes la centurie pour l'Europe,
40 franes pour les autres Continents. Les échantillons sont
“en partie spontanés (244 numéros), en partie cultivés
(279 numéros); on y rencontre 22 espèces, 24 variétés et
cl hybrides entièrement nouveaux; les diagnoses ont été
» publiés en partie dans le Botan. Centralblatt et dans Engler’s
TT
Jahr bücher. La collection une fois terminée, M. Siegfried,
“qui est en relation avec tous les spécialistes et surtout
; avec M. Zimmeter, publiera un résumé renfermant toutes
| les diagnoses.
…_ Les spécimens sont très bien préparés et en bonne quan-
tit6; les étiquettes très détaillées sont imprimées en latin.
La collection de M. Siegfried mérite done d'attirer l’at-
; tention et l’appui des botanistes et des Musées, et il est
1 fort à désirer qu’elle ait un succès très mérité.
- M. Siegfried offre également de déterminer des espèces
critiques de Potentilles, et d'échanger soit des échantil-
| lons d’kerbier, soit de bonnes graines surtout de prove-
| nance exotique. |
Prof. G. ScHRöTER (Zurich).
%
a BULLETIN |
DE
L'HERBIER BOIS 0
SOUS LA DIRECTION DE
EUGÈNE AUTRAN
Conservateur de l'Herbier.
: Tome II. 1894.
Ce Bulletin renferme des travaux originaux, des notes, etc., de botanique systé-
matique générale. Il forme chaque année un fort volume in-8° de 600 pages »
environ avec planches. Il paraît à époques indéterminées. 5
Les abonnements sont reçus à l'HERBIER BOISSIER, à CHAMBESY près Genève (Suisse). |
4
2
OBSERVATION
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de l’Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage à part. | 3
“
. Aucune livraison n’est vendue séparément.
BULLETIN
DE
L'HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
La
EUGENE AUTRAN
CONSERVATEUR DE L’HERBIER.
&
(Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.)
; | Tome II. 1894.
N° 8.
Prix de l’Abonnement
… 15 FRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — 2( FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
Les Abonnements sont reçus
A L’HERBIER BOISSIER
a CHAMBESY pres Genève (Suisse).
+
> : GENÈVE
IMPRIMERIE ROMET. 26, BOULEVARD DE PLAINPALAIS
SOMMAIRE DU N° 8. — AOÛT 1894.
Pages
I. — R. Buser. — CONTRIBUTIONS A LA CONNAISSANCE
DES CAMPANULACÉES (avec cinq planches)... ...... 501
I. — Th. Lœsener. — PLANTE SELERIANE die von
Eduard Secer und Frau Cæcilie SeLer in Mexico gesam-
melten Pflanzen unter Mitwirkung von Fachmännern
veröffentlieht-(avec une planche). =... 20 22 5339
II. — €. de Candolle. — MELIACEE NOVE. $ 1. Ameri-
CAT 2 er ee de et st De SRE 567
IV. — R. Chodat.
CULUS ACONITIFOLIUS Ber... 576
APPENDIX No II.
V. — G. Schweinfurth. — Sammlung Arabish- #thiopischer
Pflanzen. — Ergebnisse von Reisen in den Jahren 1881,
1888, 1889, 1891 und 1892 (à swivre).............. 49) à 90
PLANCHES CONTENUES DANS CETTE LIVRAISON :
PrancHe 15. -— Feeria angustifolia Schousboe.
PLaxcne 16. — Diosphera dubia Frivaldsky.
Pranche 17. — Diosphera asperuloides Orphan.
PrancHe 18. — Tracheliopsis tubulosa Boiss.
PrancHhe 19. — Tracheliopsis Postii Boiss.
PrAancHE 20. — Plante Seleriane Th. Lœsener.
_ sis
+
Dme année, N° 8. Août 1894,
RE EEE EEE EEE EE
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
CONTRIBUTIONS
A LA
CONNAISSANCE DES CAMPANULACÉES
Planches XV -XIX.
I. Genus TRACHELIUM L. revisum.
Pour cette étude nous partons du Prodromus VIT, 491 (1840). Le genre
Trachelium s'y trouve réduit à deux espèces : le T. cæruleum L., espèce-
type, sur laquelle Tournefort, en 1694, l'avait établi, et le T. angustifo-
lium du Maroc publié par Schousboe déjà en 1800, mais quasi inconnu
encore lors de l'édition du volume cité du Prodromus, espèce qui ne fut
réellement connue que récemment, depuis les voyages de MM. Balansa
(1867) et Hooker et Ball (1871) dans le Maroc et les copieuses récoltes
faites pour le compte de feu Cosson par le rabbin Ibrahim. De fait, dans
le Prodromus, le genre se trouvait done réduit au T. cæruleum, car le
T. angustifolium ne fut guère qu'un apport littéraire sur la position
générique duquel l’auteur avait auparavant émis des doutes (A. DC.
Campanulees, 1830, 49 et 355). _
Depuis cette époque, le genre Trachelium s’est accru passablement et
dans une direction plutôt imprévue. L'auteur des Campanulées avait
prévu de nouvelles espèces dans l’Afrique septentrionale (1. c., 49); elles
sont au contraire toutes venues de l'Orient. En faisant abstraction du
T. lanceolatum Gussone (1842) de Sicile, qui n’est, en somme, qu'une
BULL. HERB. BOISS., août 189%. 39
502 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
espèce de second ordre du type étroit du cæruleum, les premières
espèces nouvelles du genre furent proposées par Boissier dans les Diagno-
ses, d’abord le fubulosum de Syrie en 1849, ensuite l’asperuloides de
Grèce en 1856. Quand la rédaction de sa Flore monumentale imposa au
floriste de l'Orient un travail d'ensemble sur des matières traitées aupa-
ravant par fragments, ces deux espèces des Diagnoses devinrent (Fl. Or.
III, 960) le noyau autour duquel se grouperent d’une part une curieuse
espèce décrite d'abord comme Campanula (myrtifolia) et d’autre part
deux espèces gardées jusque-là en herbier parmi les Phyteuma — Ph.
Jacquini et rumelicum. Cette dernière espèce, le Ph. rumelicum, avait été
placée, il est vrai, déjà antérieurement (Flora, 1837) dans le genre Tra-
chelium par Hampe sans que personne ait suivi l’auteur dans cette voie.
— Une espèce ultérieure, le T. Postü, vint s’adjoindre dans le Fl. Or.
supplem. (1888) portani ainsi le nombre des espèces connues à neuf.
L’arrangement du Flor. Or. est un arrangement par enchainement. A
mon avis, c’est la seule manière bonne en systématique naturelle pourvu
que le point d'attache de la chaîne puisse en porter le poids. Dans le
cours d’une autre recherche j’eus l’occasion d'examiner le T. tubulosum,
l'espèce qui fut le point de départ des Trachelium d'Orient et l'examen
de sa structure florale me fit bien douter que cette curieuse plante ne
püt être placée réellement dans le genre Trachelium. La lecture des
descriptions des autres espèces orientales, tout en démontrant qu'il
s’agit la certainement des productions les plus originales dans le cadre
des Campanulées proprement dites, savoir de celles dont la capsule
s'ouvre sur le côté extérieur, cette lecture ne fit que renforcer les doutes
que l’analyse du tubulosum avait inspirés. Quelle que soit la valeur qu’en
systématique on veuille accorder à l’inflorescence, on aura de la peine à
se faire à l’idée que des espèces naines à tiges pauciflores ou même
un'flores telles que les T.asperuloides et myrtifolium. d’autres à inflores-
cences en capitule, au point de simuler des Phyteuma, telles que les
T. Jacquini et rumelicum, soient congénériques du T. cæruleum si
remarquable par son large corymbe ombelliforme et qu’une espèce, le
T. myrtifolium, dont, dans le stade ©, les stigmates n’atteignent pas
même la base des lobes de la corolle puisse se placer à côté du cæruleum,
dont le style dépasse une corolle autrement longue de toute la longueur
de celle-ci. Je résolus donc de faire une revision soignée et complete de
ce groupe petit par le nombre, mais très curieux par la formation de
ses espèces.
Cette revision devait avoir pour base le T. cæruleum, type du genre.
5 + E
a a A E T— gg a > a
(3) R. BUSER. CAMPANULACEES. I. TRACHELIUM. 503
L'analyse en a été faite si souvent que je ne saurais ajouter de nouveaux
caractères notables, tout au plus puis-je les formuler d’une manière plus
précise. Voici les plus saillants : Inflorescence en corymbe, à ramifica-
tion dichotome; corolle allongée, très étroitement tubuleuse, à lobes
courts, formant une soucoupe; étamines à filaments capillaires sans trace
d’ecaille, à anthères courtes, larges-lancéolées ; styles filiformes, une
fois plus longs que la corolle, pourvus à la partie inférieure de poils per-
sistants et de poils collecteurs uniquement à son extrémité globuleuse
qui. dans le stade ©, s’entr'ouvre en trois stigmates très courts; ovaire à
sommet déprimé, à parois membraneuses. Le fruit celui d’une Campanule
basipore. |
À première vue, ces caractères semblent être assez nombreux. Ils se
réduisent notablement dès que, au lieu de les enfiler selon le schéma histo-
rique d’une diagnose, on les combine par corrélations et par adaptations. A
legal des Centranthus (Nalérianacées) auxquels il ressemble pour cette
raison, le T. cæruleum est une plante psychophile ', dont la fécondation
dépend de la visite de lépidoptères diurnes qui se posent et se promé-
nent sur les corymbes; de là cette inflorescence applanie, le style porrigé,
la corolle longue et étroite dont le fond nectarifère n’est accessible qu’à
la trompe de ces insectes. Tous ces caractères sont inséparables les uns
des autres et ne sont que l'expression d’une même adaptation distribuée
sur différents organes. Avec une corolle de cette étroitesse il est évident
que les filaments des étamines ainsi que les styles ne peuvent être que
strictement filiformes. On sait que l'émission du pollen s'opère chez les
Campanulacées dans le bouton. Les lobes de la corolle, par leur position
valvaire, forment alors un système fermé de cinq arcs qui pressent et
retiennent en place, en forme de cylindre creux, les cinq anthères qui,
de leur côté, emprisonnent sans lacune la brosse des poils collecteurs du
style. Comme il est de règle générale que les anthères et la brosse sont
de longueur à peu près égale, les lobes courts de la corolle, les anthères
raccourcies, la brosse des poils collecteurs très courte du cæruleum ne
sont, ensemble, que l'expression d’un seul mécanisme, un seul caractère
dont l’étroitesse de la corolle est cependant indépendante. Le fait que sur
la sommité du styie les poils collecteurs sont limités strictement à la
partie en tête qui, dans le stade 9, s’entr’ouvre en stigmates, fournit un
caractère morphologique d’autant plus précieux qu'il n’est pas le résultat
de quelque adaptation bien apparente. Le sommet excavé de l’ovaire est
dans le même cas.
1 Cf. G.-E. Mattei, I Lepidotteri e la dicogamia. Bologna, 1888.
mai. LE € és
50% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4}
Si sur la base de cette diagnose nous abordons maintenant les autres
Trachelium et en premier lieu le T. angustifolium du Maroc, nous ne
doutons, d’abord, d’autant moins de nous trouver vis-à-vis de lui en face
d'un véritable Trachelium que son inflorescence est absolument celle du
T. cæruleum. L'analyse de la fleur révèle cependant quelques différen-
ces. La corolle, tubuleuse dans la partie inférieure, s’élargit en entonnoir
très étroit au-dessous des lobes, les étamines sont plus allongées et
conséquemment, le style, au lieu de se terminer en tête, finit en massue,
recouverte de poils collecteurs sensiblement plus bas que l'extrémité
stigmatifère. Le reste du style est glabre. Au lieu d’être enfoncé, le
sommet de l'ovaire s’eleve en cône. A première vue, ces différences sem-
bleraient assez insignifiantes, mais elles ne laissent pas que d’embarrasser
parce qu'elles ôtent le précis aux meilleurs caractères génériques tels
que nous les avons relevés sur l’espèce-type, notamment à celui du style
et des stigmates et qu’elles placent l'espèce sur le plan oblique des
transitions par lesquelles rien ne s’opposerait à glisser jusque vers les
Campanula. Heureusement l'examen du fruit est venu mettre fin à ces
hésitations : au lieu de s'ouvrir sur le côté extérieur, par trois pores basi-
laires, la capsule de l’angustifolium s'ouvre, intracalicinalement, par trois
valves apicales. Du même coup la plante quitte la tribu des Campanulées
pour se ranger dans celle des Jasionées '. Et du même coup, une foule de
petites différences prennent corps et consistance; de ces différences à qui
le systématiste de métier n’est pas disposé à accorder une valeur quel-
conque dans les questions génériques, mais qui prouvent surabondam-
ment que dans une véritable classification naturelle, tout se tient, que les
affinités s'expriment sur tous les organes et que les « bons caractères »
ainsi nommés ne sont, en somme, que des ponts d’änes. Tandis que,
dans la série des Campanulées proprement dites, le bleu de la corolle est
toujours mélangé de rouge, celle-ci donc plus ou moins violette, le 7.
angustifolium a la corolle bleu ciel, bleu de lin de la série des Jasionées ;
la forme des anthères, celle du style renflé en dessous des stigmates est
exactement celle des Jasione; la formation de l'ovaire est celle de petites
Lasionées : absence de nervures suturales; placentas rapprochés de la base
de l’ovaire; ovules moins nombreux, plus grands, ascendants pour partie;
vertex de la capsule conique. C’est jusqu’à l’ondulation des feuilles assez
petites, si fréquente dans les Jasionées, que cet ensemble de conformité
1 Jasioneæ, G. Don, 1834 (Syst. of Gardening and Botany, II, 732). —
Wahlenbergieæ, Endl. 1836 — 40 (Gen. 514).
5) R. BUSER. CAMPANULACEES. I. TRACHELIUM. 305
se maintient. — Le T. angustifolium vient ainsi former un excellent
genre nouveau, baillonien, monotype, qui représente parmi les Jasionées
à peu près ce que le Trachelium est parmi les Campanulées. La ressem-
blance des deux n'est que l'effet d’une adaptation au même degré, à la
même classe d'insectes; quant à son affinité intérieure, c'est montrer
la position isolée de ce genre nouveau si j'ajoute qu'il se place à côté de
Jasione.
Nous passons aux Trachelium d'Orient. Le premier en date et celui qui
présente la plus grande ressemblance générale avec le T. cæruleum, c’est
le T. tubulosum. Quand son inflorescence est plus riche et plus develop-
pée que ne l’est celle de l’echantillon qui a servi pour la pl. 18, elle rap-
pelle vaguement un corymbe de Trachelium; cependant les rameaux peu
divisés partent de l’aisselle de feuilles bien développées, non de bractées
comme chez les vrais Trachelium. La fleur, de dimensions beaucoup plus
grandes et de texture plus solide et plus épaisse que celles des Trache-
lium, a la corolle infundibuliforme dès la base, à lobes larges triangulaires
dressés, et non tubuleuse, à lobes étroits, étalés. Dans l’intérieur de cette
corolle élargie, nous trouvons, durant le stade 4, c’est-à-dire dans le bou-
ton, des filaments d’étamines rubanés, à base élargie et velue sur les
bords, donc pourvus d’une véritable écaille, des anthères linéaires dépas-
sant en longueur les filaments et en corrélation étroite avec elles, un
style en massue recouvert de poils collecteurs jusqu’en dessous du milieu.
Après l'émission du pollen, les filaments se recourbent légèrement au-
dessus de l’écaille, le style se prolonge de toute sa longueur au delà de
la corolle, et s'ouvre au sommet en trois stigmates assez développés, puis
révolutés, les poils conducteurs s’&vanouissent, bref, à l'exception de la
longueur extraordinaire du style, nous avons devant nous tout le jeu
sexuel d’un Campanula modifié par les exigeances d’une corolle étroite,
mais aucun des caractères distinctifs du genre Trachelium. M. Boissier
avait décrit le style du tubulosum comme glabre en se méprenant sur
l'apparence du stade © quand les poils collecteurs se sont retirés sur eux-
mêmes; il est facile à voir que cette glabrescence du style était pour lui
le critère générique pour placer ces espèces orientales dans le genre
Trachelium !. Si ces poils collecteurs sont courts, plus courts qu'à l’or-
dinaire (en ceci appropriés à une corolle étroite), ils sont très faciles à
1 Fl. Or., III, 961 : Genus a Campanulä stylo glabro sæpius longe exserto
distinctum ; 962 (sub T. myrtifolio) : Planta elegans ob stylum glabrum Trachelio
nec Campanulæ adnumeranda.
506 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
constater dans le bouton et se manifestent encore assez bien sur le style
adulte par des vestiges pustuleux.
Le même jeu des organes sexuels se retrouve, quant à l'essentiel, chez
le T. asperuloides. Les filaments rubanés portent ici des poils sur
presque toute leur longueur, et la reflexion du filament proprement dit
ne s’operant qu'un peu en dessous de l’anthère, sur une petite partie
glabre, cette longue partie poilue équivaut donc à l’écaille des Campa-
nules. Les anthères sont plutôt plus étroites, mais la brosse des poils
collecteurs moins longue que dans le tubulosum. Les stigmates sont si
courts et charnus qu'ils n'arrivent pas à révolution. Mais ce qui éloigne
le plus cette espèce de la précédente c’est la forme de la corolle: la
moitié inférieure est nettement tubuleuse (quoique infiniment plus
large que chez le T. cæruleum), la moitié supérieure est formée de cinq
lobes linéaires à la facon de ceux des Phyteuma.
Par la forme de sa corolle le T. asperuloides établit la transition à un
petit groupe de trois espèces : Jacquini, rumelicum, chalcidicum (sp. nov.)
qui ont les fleurs en corymbe terminal, mais à entrenœuds tellement
raccourcis que le tout forme un capitule à l'aspect habituel de certains
Phyteuma, notamment du Ph. orbiculare. Les lobes linéaires de la corolle
ajoutent à cette ressemblance et il n’est pas étonnant que la plupart
des auteurs et ceux surtout qui ont vu ces plantes sur place (Sieber,
Frivaldsky, Heldreich, Janka) les aient prises pour des espèces du genre
Phyteuma. Mais c'est là une détermination absolument insoutenable. On
peut concevoir le genre Phyteuma de deux manières, mais, soit qu'on le
prenne sur la base artificielle du caractère unique d’une corolle divisée
en lobes étroits jusqu’à la base, ce qui, dans l'application, constitue une
olla-podrida d'éléments les plus disparates, soit qu'on le delimite par un
ensemble de caractères dont la corolle divisée entièrement fait partie
essentielle, mais non unique, ce qui équivaut dans l'application à la
section Hedranthum G. Don (Prodr. VII, 450), ni dans l’un ni dans l’autre
cas le genre ne peut s’accommoder d'espèces dont la corolle n’est divisée
qu'à mi-profondeur. Grisebach (Spicileg. fl. rumel. II, 291) semble avoir
regardé bien superficiellement son Phyteuma rumelicum en le plaçant
dans sa section Pseudocodon créée pour le Campanula trichocalicina Ten.
(Ph. amplexicaule Sibth. et Sm. non M. B.); il ne s’est pas aperçu que
ce rumelicum ne répondait pas à la condition exclusive de son genre,
celle d’avoir la corolle fendue en lobes jusque vers la base.
De son côté, le T. tubulosum peut servir aussi de point de départ pour
un petit enchainement. Qu'on se figure la corolle, toujours en entonnoir,
(7) R. BUSER. CAMPANULACÉES. I. TRACHELIUM. 507
plus élargie ainsi que plus profondément lobée, que dans l’espace
agrandie de son intérieur les filaments des étamines se différencient
plus nettement encore en écaille et filament proprement dit, et l’on aura
la formation que le T. Postii réalise plus ou moins. En même temps, le
pedoneule des inflorescences partielles s’est raccourci, les fleurs longue-
ment pédicellées sont devenues subombellees.
Le T. Postii lui-même mene à une autre espèce à laquelle M. Boissier
ne semble pas avoir pensé. Il est vrai qu'elle n’est pas orientale, mais
européenne. C'est le Campanula petræa L. La corolle, de même texture
dans cette espèce que dans les deux précédentes, est devenue encore plus
ouverte et est fendue à mi-profondeur, les écailles des filaments ont
acquis la forme ordinaire des Campanules, mais les styles et les stigmates
sont restés exactement les mêmes que chez les T. tubulosum et Postu.
Les fleurs nombreuses sont condensées au sommet de la tige et de courts
rameaux latéraux en capitules, ou plus exactement en ombelles capituli-
formes, — car toutes les fleurs en sont pédicellées et celles du centre
même plus longuement que les extérieures, — à bractées extérieures
simulant un involucre à la facon de celui des Zasione.
Je puis alléguer une circonstance curieuse qui, du côté vegetatif, ne
témoigne pas moins de l’étroite affinité du T. Posti et du Campanula pe-
træa que ne le fait de son côté la structure florale. La plante qu’en 1888,
dans le Suppl. fl. or., M. Boissier publia sous le nom de T° Postii, d’après
un échantillon que le Dr Post lui avait communiqué, M. Boissier l'avait
récolté lui-même déjà en 1846, près de Darkasch, en Syrie, mais l’unique
échantillon qu'il rapporta de son voyage était stérile *. Le jugeant inutile,
il s’en débarrassa et le céda a Reuter qui, dans son herbier à lui, le
rangea à la suite du Campanula petræa !
Dans toute cette discussion, nous avons laissé de côté le T. myrtifolium.
Cette espèce ne se relie à aucune des précédentes et ne peut, en aucune
manière, être comparée ni aux vrais Trachelium ni à ces Pseudotrachelium
orientaux dont nous venons de parler. Le style, décrit comme glabre dans
le Fl. Or., est gros et couvert de poils courts presque jusqu’à la base,
dans le bouton et n’atteint, dans la phase © de la fleur, pas même la base
des lobes de la corolle qui pour être étroite-infundibuliforme ne l’est pas
davantage que bien des espèces parmi les Campanules. En la comparant
dans les Diagnoses, à son Campanula trichopoda, M. Boissier était cerlai-
1 En examinant de plus près cet échantillon, j'ai trouvé retenus dans le feutre
épais de son feuillage quelques vestiges de capsule contenant des graines, ce qui
a permis d’en donner la description.
508 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
nement plus près de la vérité qu’en la placant dans le Fl. or. à la queue
des Trachelium.
Jusqu'ici, notre démonstration était plutôt négative. Nous tenions à prou-
ver qu'aucun de ces Pseudotrachelium d'Orient ne saurait se placer dans
le genre Trachelium et que pour ceux d’entr’eux qui, par une inflores-
cence en tête et des lobes linéaires de la corolle, ressemblent aux Phy-
teuma, l'impossibilité n’est pas moins absolue de prendre place dans ce
dernier genre. Qu’en faire alors? S'il faut qu’on se décide entre les
genres admis actuellement, il n’y a pas à hésiter un instant, toutes ces
espèces doivent rentrer dans le genre Campanula. C’est ce qui a été fait
par mon vénéré maître qui placa parmi les Campanules les deux espèces
à lui connues, le Jacquini et le petræa, tout en reconnaissant qu’elles
devaient être rapprochées l’une de l’autre !. Et notons que pour l’époque,
ce rapprochement était d'autant plus remarquable que les espèces publiées
depuis se placent toutes intermédiairement rendant ainsi l’enchainement
beaucoup plus manifeste, plus facile à établir. Mais il se présente encore
une autre alternative, celle de créer des genres nouveaux. Quiconque
aura donné un coup d'œil sur les magnifiques planches dues à la main
habile de M. Cuisin, et qui complètent si essentiellement ce texte, nous
accordera sans peine qu’en faisant entrer des plantes d’une telle origina-
lité dans les rangs surchargés du genre Campanula, on n’aura rien atteint
de pratique. Ce ne serait que reconnaître que pour ces plantes il n’existe
aucun de ces caractères techniques, sacramentaux, de ces ponts d’äne du
parfait systématiste auxquels il peut se cramponner pour la reconnais-
sance de ses genres. Au fond, le genre Campanula n’est point équivalent
aux autres genres de la même tribu*, tous circonscrits par un ou deux
caractères positifs et commodes, tandis que lui n’en a pas; il faut réunir
tous les autres ensemble pour arriver à l’&quivalence de Campanula. Ce
dernier n’est point un genre dans le sens naturel, c’est le culot irréduit
ou irréductible de la famille, où grouillent encore pele-mele tous les
éléments qui ne possèdent pas ou à qui on n’a pas encore réussi à
trouver le caractère mignon indispensable à chaque genre qui se res-
1 A. DC., Campanulees, 5%... C. petræa et Jacquini qui forment dans le genre
Campanula un petit groupe fort distinct. — 214. Eucodon, $ 1*. De même Prodr.
VII, 466.
2 Même chose à dire pour Wahlenbergia (ou Campanopsis R. Br.) parmi les
Tasionées, pour Lobelia parmi les Lobeliacées.
3 Alph. de Candolle, alors âgé de 23 ans, avait parfaitement bien reconnu ce
rôle de Campanula vis-à-vis des autres genres. Cf. Campanulées, 43 : « Ce genre
(9) R. BUSER. CAMPANULACÉES. I. TRACHELIUM. 509
pecte°. Faire rentrer ces Pseudotrachelium d'Orient dans le genre Cam-
panula, ne servirait qu'à en augmenter le désordre actuel.
Dans la classification spécifique, il est aujourd’hui généralement admis
que dans les genres nombreux il n’est plus possible de distinguer des
espèces affines par le bon caractère unique de tradition, floral ou carpolo-
gique de préférence. On a reconnu qu'il faut recourir à tous les organes,
la diagnose se dresse sur un ensemble de caractères. Il semblerait qu’à
un degré au-dessus de l’espèce, pour le genre, où l'observateur doit faire
un effort plus grand encore pour se dégager de tout ce qui est indivi-
duel et visuel, apporter au moins autant de réflexion que d'observation
directe, ce qui entraîne nécessairement un plus grand subjectivisme dans
la conception, il semblerait que pour les genres affines (car il y en a !),
cette plus grande incertitude devrait se manifester par des formules d’au-
tant plus vagues, que « l’ensemble des caractères » devrait être d'autant
plus admis que le genre est une conception plus vague que l’espèce. Mais
la classification générique n’en est pas encore arrivée là; elle est encore
entièrement dominée par le caractère unique sacramentel, et partout où
ce caractère facile lui fait défaut, elle se refuse à distinguer. La plupart des
genres sont actuellement ce que les espèces nommées linnéennes étaient
autrefois. Dans les familles petites et naturelles, l’ensemble des espèces
est comme une eau-mere, dont, sous la forme de genres, on a retiré les
corps de cristallisation facile, mais dans laquelle on laisse croupir tous
ceux qui cristallisent plus difficilement.
Pour ces Pseudotrachelium d'Orient, je me suis done décidé, après
maintes hésitations, à les grouper en deux genres fondés sur un concours
de caractères, mais dont la forme de la corolle et la longueur du style
sont les plus importants. Ce ne sont point, je m’empresse de le dire, des
genres de premier ordre, ce sont des genres de second ordre, tels que
Michauxia, Podanthum, Petromarula, etc. La longueur du style est très
remarquable, mais n'offre pas, à elle seule, un caractère suffisamment
tranchant, car il ya bon nombre de Campanules dont le style dépasse la
corolle plus ou moins (par ex. les Garganicæ, les Fragiles, C. crispa Lam.,
C. Scouleri A. DC.). On pourrait cependant objecter que le caractère dis-
tinctif des Phyteuma, lesquels personne pourtant n’a jamais pensé à atta-
(Campanula) est celui duquel presque tous les autres ont fait partie. À mesure
qu’il devenait plus nombreux, et que les espèces étaient mieux connues, on en a
séparé celles qui se distinguaient de la masse par quelque caractère positif. Il est
donc plus facile de dire ce qui n’est pas une Campanule que ce qui dort être une
espèce de ce genre.» |
510 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (10)
quer, — une corolle divisée en lobes jusqu’à la base — est dans le même
cas, car il y a de nombreuses Campanules dont la division des lobes corol-
laires s'approche de la base, et chez les véritables Phyteuma ($ Hedran-
thum G. Don), elle n’est pas complète non plus. Quant à la forme de la
corolle, j'ai toujours remarqué que quand on suit, parmi les Campanules,
une série d'espèces de parenté incontestable, la forme de la corolle est
très stationnaire. I ne faut pas oublier non plus que dans les familles à
fleurs actinomorphes, les éléments de la fleur et surtout calice et corolle
offrent beaucoup moins de prise aux groupements génériques que
dans les familles à fleurs zygomorphes où les différentes adaptations
et mécanismes floraux amènent de rapides métamorphoses de la fleur,
très utilisables pour la systématique. Dans les familles à fleurs régulières
il doit donc être permis d'accorder plus de valeur à de moins grandes
variations de la corolle. Du reste, on n’a qu’à voir ce qui se fait dans
d’autres familles. Si dans les Cyrtandracées par ex. on scinde en trois
genres Ramondia, Jankæa, Haberlea, d'après la forme de la corolle (sub-
rotacée dans les Ramondia, campanulée dans le Jankæa, tubuleuse dans
le Haberlea), une série d'espèces de port général identique, je ne vois pas
pourquoi on n’emploierait pas, dans une mesure plus large qu’autrefois,
la forme de la corolle pour la classification des Campanulacées. Jai
ainsi groupé dans un genre que j'appelle Diosphæra, les Pseudotrachelium
pourvus d’une corolle tubuleuse jusqu’à mi-hauteur, à lobes étroites
linéaires, de filaments à écaille rubanée allongée, de stigmates (souvent
deux) très courts, et réuni dans un genre Tracheliopsis les espèces à co-
rolle infundibuliforme (divisée à des profondeurs diverses), à étamines
élargies à la base, à stigmates (toujours trois) révolutés.
Notre étude pourrait se résumer de la manière suivante :
1° Le genre Trachelium redevient, quant à l'essentiel, ce qu'il était du
temps de Linné, se composant d’une espèce-type (cæruleum) répandue
presque autour du bassin occidental de la Méditerranée et d’une espèce
régionale, d’une étroite affinité, occupant le coin sud de la Sicile (lanceo-
latum Guss.). Ce sont, dans la tribu des Campanulées, les seules espèces
à allure subtropicale, affectionnant la chaleur égale du littoral.
20 Le T. angustifolium Schousboe quitte les Campanulées pour se pla-
cer dans les Jasionees où il occupera une position analogue à celle des
Trachelium dans les Campanulées. Le genre qui s’en approche le plus est
lasione.
30 Les Trachelium de l'Orient rentrent dans le type général de Cam-
panula. On peut les grouper en deux genres de second ordre:
(11) R. BUSER. CAMPANULACEES. I. TRACHELIUM. 5li
Diosphæra, caractérisé par une corolle à moitié tubuleuse, a moitié
divisée en lobes linéaires, par des écailles d’étamines linéaires-rubanées,
des stigmates non révolutés. Il embrasse quatre espèces alpines des mon-
tagnes échelonnées sur la côte occidentale de la mer Egée, depuis la
Macédoine jusqu'en Crête;
Tracheliopsis, caractérisé par une corolle infundibuliforme, à divisions
larges, de profondeur variable, par des écailles d’étamines élargies et des
stigmates révolutés. Il embrasse quatre espèces de la région inférieure
ou montagneuse, deux cilico-syriennes ({ubulosa et Postii), deux (compo-
sant ensemble un seul type général : petræa) européennes limitées à de
petiis massifs sur les bords du système alpin, toutes les quatre à floraison
extraordinairement tardive.
4° Le T. myrtifolium, enfin, est à rendre au monographe des Cam-
panules.
TRACHELIUM (Tourn.) L.
Syn. et Litt. Tourn. Elem. de Bot. 169%, 106, t. 50; Inst. 1719, 130 (excel.
spec. litterarie adductis), t. 50. — Linn. Gen. ed. I, 1737, 47, n. 132 (non
Syst. ed. 1!). — Adans. Fam. nat. 1763, II, 134. — Gleditsch Syst. 176%,
201. — Mill. Gard. dict. ed. 8, 1768. — Gærtn. de fruct. I, 1788, 159,
t. 31, £. 4. — Ait. Hort. Kew. ed. 1, 1788, I, 226 ; ed. 2, 1810, I, 355. —
Juss. Gen. 1789, 165. — Necker Elem. I, 1790, 235. — Lam. Ill. IL, 1793,
73, n. 2599; t. 126 (ante 1797); gen. n. 352. — Vent. Tabl. règne veg.
179%, II, 471. — Gessner Phyt. 1795, 105, t. 13, f. 204. — Desf. Fl.
atl. I, 1798, 182. — Moench Suppl. ad Meth. pl. 1802, 187. — Schkuhr
Enchir. 1805, 128, t. 11 (n. v.); Handb. I. 1808, 131, t. 40. — A. DC.
Camp., 1830, 48, 352; Prodr. VII, 1840, 491. — Bert. Fl. ital. II, 1835,
949. — Endl. Gen. 1836-40, 518, n. 3087. — Spach Hist. vég. IX, 1840,
967. — Guss. Fl. sie. syn. I, 1842, 252. — Benth. et Hook. Gen. II, 1876,
563 (excl. spec.). — Baill. Hist. pl. VIII, 1886, 323, 357. — Ces., Pass.
et Gib. Comp. fl. ital. 429, t. 68, f. 5. — Engl. et Prantl, Nat. Pfl.
fam. IV’, 1889, 53, n. 8 (auctore Schönland). — Cf. Pfeiffer Nomenclator.
Polypremum L. Syst. ed. 1, 4735 (ex L. Hort. Cliff.) non Polypremum L. Act.
upsal., 4741, 78; Syst. VI, 1748; Gen. V, 1754.
Flores minuti glaberrimi metallico-violacei odori; in androeceo ' 5-meri,
in gynæceo 3-meri. Receptaculum obovoideo-piriforme, in anthesi cum
! Ne vaudrait-il pas mieux employer le terme andreum — &vöp-zto,, corres-
pondant exactement à gyneceum — ywaız-ziov, analogue à Movs-eiow, ‘HyotËr-ster,
etc. ? Le mot andræceum — &öp-sızetsv semble avoir été fabriqué pour avoir le
même nombre de syllabes que gynæceum, par écholalie.
512 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
sepalis subæquilongum, 10-nervium. Sepala lanceolata vel lineari-lanceo-
lata acuta erecta. Corollæ tubus longus rectus undique angustissimus angu-
latus lilacinus, ter quaterve limbo longior ; limbus violaceus lobis elliptieis
vel elongato-lingulatis acutiuseulis vel subcucullatis carinatis paucinerviis,
in alabastro globoso-ovoideus. Filamenta basi distantia exsquamata post
anthesin non arcuato-recurva, a basi capillaria glabra. Antheræ inclusæ
vel apicibus exsertæ breves late lanceolatæ (1 mm. longæ, 0,5 latæ) obs-
cure violaceæ, thecis interioribus exterioribus '/s brevioribus, connectivo
sat lato ('/s latitudinis) apiculo incurvo terminato. Pollen albidum vel
pallide lilacinum. Germen inferum vertice profunde patelliformi. Placentæ
supra medium insertæ ovatæ vel hemisphæricæ subintegræ, stipite
brevi crasso, ovulis +. Discus annularis flavus, corollæ latere incrassatus.
Stilus a basi filiformis longissime et recte exsertus, tubo duplo longior, ad
medium usque pilis sursum eurvulis non evanidis pilosulus albus, superne
glaber et violaceus, pilos collectores longos densos postea evanidos non-
nisi dorso stigmatum gerens. Stigmata capitata brevissima carnosa late
triangularia erecto-patentia albida. Capsula erecta sphærico-piriformis,
calice non accreto erecto coronulata, membranacea basipora, loculis ad
medium fere secretis, suleis latis basin versus applanatis, poro mediocri,
corpusculo dehiscentiæ angusto debili. Semina minuta oblongo-elliptica
lenticularia compressa fulva nitentia.
Herbæ perennes (basi non suffrutescentes) fere glaberrimæ, late vi-
rentes, soli expositæ purpurascentes, rhizomate crasso tuberoso ramoso
multicauli, caulibus subsimplicibus elatis rectis subflexuosisve solidis sub-
teretibus foliosis; foliis mediocribus, ovalis aut lanceolatis, acutis, tenui-
bus, supra læte viridibus subtus nitentibus; inflorescentia terminali cymosa
corymbosa ramosissima centranthoidea, ramis graduum superiorum Oppo-
sitis cum pedicellis gracillimis rectis, bracteis parvis linearibus.
Species 2; altera typica totum fere mare mediterraneum hesperium
eircumhabitans; altera, maxime affinis, endemica sicula; in regione infe-
riore calida et præcipue in zona littorali aquæductuum, murorum vetus-
torum, saxorum irroratorum lepidissimum decus, neque exquisite rupicolæ,
nec montanæ.
Le genre Trachelium peut nous fournir une bonne illustration de la valeur
problématique et toute provisoire du Systema nat., edit. 1, 1735 de Linné. On y
voit figurer sous Pentandria Monogynia, dans la colonne : « Petal. 4, Caps. 3-
locularis », le nom de Trachelium suivi du nom de Polypremum, ce dernier,
astérisqué, dénotant un genre nouveau de Linné. Comme le nom Polypremum
rapparait chez Linné plus tard, à partir de 1741 (Act. upsal.), dans Tetrandria
(13) R. BUSER. CAMPANULACEES. I. TRACHELIUM. 513
Monogynia, pour une plante à capsule biloculaire, on se trouve devant l’alter-
native: ou le Polypremum du Syst. 1735 a été examiné avec une telle négligence
que Linne se serait trompé sur le nombre des étamines et des loges ovariennes,
ou alors c'était une plante tout à fait autre. C’est ce dernier cas qui est le vrai,
Linné citant lui-même dans le Hortus Cliffortianus 1737 son Polypremum de
1735 comme synonyme de Trachelium Tourn. admis par lui. On voit donc clai-
rement ce qui s’est passé: en 1735, Linné avait l'intention de faire main basse
sur le genre de Tournefort parfaitement bien constitué en l’affublant d’un nom
de sa facon et en transportant le nom de Trachelium à un autre groupe, procédé
qui ne lui était que trop coutumier. Je crois connaître assez bien la littérature
prélinnéenne des Campanulacées, mais je ne suis point arrivé à me faire une
idée un peu nette de ce que pourrait être ce Trachelium L. de 1735. Peu im-
porte, après tout. Vers 1737, Linné eut un retour de délicatesse et rétablit le
genre de Tournefort, mais le nom de Polypremum ne lui sortit pas de la mémoire
et il le reprit, quatre ans plus tard, pour en baptiser un genre nouveau, de tous
points différent. J'ai vu, avec quelque étonnement, que M. Otto Kuntze s'est
laissé échapper cette proie.
Dans les ouvrages récents on trouve souvent (voir p. ex. Vilmorin-Andrieux,
Fleurs de pleine terre, édit. 4, 1894, 1025) l’étymologie suivante du nom de
Trachelium : rpéxnes, col, allusion à la longueur du tube de la corolle. Cette expli-
cation est inexacte. Tout en dérivant de ce mot grec, le genre Trachelium tire
son nom uniquement de la circonstance historique que l'espèce fut autrefois, sur
de très lointaines ressemblances, placée dans le genre Trachelium, reputé efficace
contre les maladies du cou. Il y avait, si on veut, deux sortes de genres de Tra-
chelium, le T.-maius représentant le type du Campanula Trachelium L. et le
Trachelium-minus représentant celui du Campanula glomerata L. En conservant,
arbitrairement, le nom de Trachelium à la plante qui le porte actuellement,
Tournefort a abandonné toute connexion avec l’idée primitive du nom. On ne
voit pas comment la longueur du tube de la corolle du T. ceruleum pourrait
évoquer l’image d’un cou.
1. T. cæruleum L.
Syn. et Litt. Telephium purpureum recentum (ex Fab. Col.).
Rapuntium umbellatum Fab. Columna, ’Exppasıs, 1616, IT, 22, c. fig.
Trachelio azzurro umbellifero Pona Bald. (ital.), (4595 ?) 1617, 44, c. ic.
Trachelium umbelliferum ceruleum Pona (edit. 1608?) ex Moris. ; Park.
Theatr. 1640, 645, n. 8.
Cervicaria Valerianoides cerulea C. Bauh. Pin. 1623, 95.
Trachelium Valerianoides umbelliferum Dodart Icones 1676 (n. v.).
Rapunculus (corniculatus textu) Valerianoides ceruleus Moris. Hist. IT,
1680, 465 ; sect. V, t. 5, f. 52.
514
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (14)
Trachelium azureum umbelliferum Tourn. Elem. de Bot. 1694, 106, t. 50;
Inst. 1719, 130, t. 50; Juss. in Barr. Pl. per Gall. etc. 1744, 15; Bonelli
et Sabbati Hort. rom. II, 177%, t. 14 (ex Bertol.).
Valeriana graeca violacea (non Moris. Umbell.) Cup. Hort. cath. 1696,
226 ex Guss. (?).
Valeriana cerulea Urticæ folio Barr. Pl. per Gall. etc. 171%, f. 683
(nec 684 !).
Rapunculus valerianoides ceruleus umbellatus Boerh. Index lugd.-bat.
1720, I, 250.
Trachelium foliis ovatis, serratis; caule umbellä terminato L. Hort. Cliff.
1737, 66.
Trachelium foliis ovatis, serratis ; corymbis compositis L. Virid. Cliff. 1737,
17; van Roy. Lugd.-bat. 1740, 248.
Trachelium L. Hort. upsal. 1748, 41.
Trachelium eeruleum L. Spec. ed. 1, 1753, 171; ed. 2, 1762, 243. — Hill
Veg. syst. VII, 1765, t. 46 (male). — Mill. Gard. dict., ed. 8, 1768. —
Lam. Diet. encycl. (ante 1797) t. 126, n. 352, Poiret VII, 1806, 721. —
Schousboe Jagttagelser 1800 (n. v.), Beob. Gewächs. Marocco 1801, 71. —
Willd. Sp. I, 1798, 926. — Desf. Fl. atl. I, 182, 1798. — De Boissieu
Fl. d’Eur. 1805, t. 137. — Schkuhr Handb. I, 1808, 131, t. 40. — Ten.
Fl. nap. I, 1811-15, 79. — Ker in Bot. Reg. I, 1815, t. 72. — Seb. et
Maur. Fl. rom. prodr. 1818, 102. — Roem. et Schult. Syst. V, 1819,
158. — Guss. Fl. sic. prodr. I, 1827, 249; Syn. I, 1842, 252. — A. DC.
Camp. 1830, 352; Prodr. VII, 1840, 491. — Bertol. Fl. it. II, 1835, 554,
600. — Boiss. Voyage midi Esp. II, 1839-45, 403. — Spach Hist. veg.
IX, 1840, 568. — Willk. et Lge Prodr. fl. hisp. II, 1870, 298. — J. Ball,
Spicil. fl. maroc. in Journ. lin. soc. XVI, 1878, 555. — Tornab. FI.
sic. 1887, 358. — Parl. Fl. it. VII, 1888, 144. — Batt. et Trahut Fl.
d’Alger 1890, 570.
Trachelium azureum Gouan Hort. monsp. 1762, 100 (lapsu calami quia
nomen Linnæo attribuitur).
Caulis rectus hemimetralis. Folia patula ovata acuta basi rotundata aut ple-
rumque abrupte attenuata in petiolum anguste alatum, inferiorum dimi-
dium limbum, superiorum '/s-'/s limbum æquantem; raro ovato-lanceolata
superiora lanceolata ; grosse et imæqualiter duplicato-serrata dentibus pa-
tulis; utrinque glabra aut subtus in nervis paulum prominulis pilis bre-
vibus validis eurvulis obsita, margine crispulo sursum scabrido-ciliata.
In axillis adsunt ramuli brevissimi dormientes quorum primum par folio-
rum (raro duo paria) solum evolutum stipulas inæquilaterales lanceolatas
aut semilunares curvulas simulat. Sepala tubo corollæ adpressa, in an-
thesi receptaculo breviora aut subæquilonga. Lobi limbi elliptiei. Stili
partis inferioris pili tubum non excedentes. — Flor. Iun.-Aug.
(15) R. BUSER. CAMPANULACEES. I. TRACHELIUM. 515
Caules plerumque 3,5-6 dm., longissimi ad 9,8 dm. aut submetrales.
Folia plerumque 7 cm. longa et 3,5 lata, in extremis 2-11,5 cm. longa,
1-4,5 lata. Petioli 0,5-4 cm. Inflorescentiæ minimæ 2 cm., maximæ
43-14 cm. latæ. Receptacula 1-1 '/; mm. Sepala °/ı-1 mm. Corollæ cum
limbo 7-8,5, limbi 1 ‘2-2 mm. Stili 13,5-15 mm. Capsulæ 2 mm. longæ
et latæ. Semina 0,5 mm. longa.
Hab. circa totum fere mare mediterraneum occidentale, ad meridiem frequentius
etabundantius, ad septentrionem decrescens et dispersum, latam zonam littoralem
occupans, in regionem montanam inferiorem adscendens, sed clima et regiones
interiores fugiens: ubique per oram totam africanam septentrionalem a Mogador
ad Tunetem, in Siciliam et Calabriam traiiciens et in Hetruriam, fortasse Ge-
nuam usque adscendens, ubi autem dubia civis et fortasse hortorum aufuga (Cf.
A. DC., Géogr. bot. I, 1860, 125, 141; Caruel Prodr. fl. tosc. 1860, 426). Nul-
libi in insulis et in ora adriatica. Vulgare in Hispania meridionali et inde secus
oram orientalem ad Catalauniam, secus atlanticam in Extremaduram et Lusi-
taniam septentrionalem dispersum. In insula Madera ab anno 1840 introductum
et subinquilinum factum (Lowe, Manual fl. Mad. 1868, 579). — In hortis sæpe
cultum, de modo culturæ cf. Vilmorin-Andrieux, Fleurs de pleine terre, ed. 4,
1894, 1025. Ex hortis anglicis primum a. 1640 indicatum (Parkins., Theatr. bot.
645).
Nomina vernacula (vera, nec fictitia) : hermosilla, hormosilla (Valentia), flor
de viuda (Granata).
1x2. T. cæruleum X lanceolatum, hybr. nov.
Syn. et Litt. T. halteratum Bianca Nov. Trachelii spec. (Dissertatio unius
paginæ, sine loco neque anno, cuius transcriptionem benigne suppeditavit
U. Martelli Florentinus) ; Tod. exsice. sicul. n. 88 (ex Nym.; non v.);
Nym. Consp. 485.
T. ceruleum 8 halteratum Ces., Passer. et Gibelli Comp. fl. it. 429; Arcang.
Comp. fl. it. 1882, 457 ; Tanfani in Parl. Fl. it. VIII, 1888, 144.
Caulis rectus. Folia inferiora approximata patula, superiora distantia
erecta ; elliptico-lanceolata, ter quaterve longiora quam lata, sensim atte-
nuata in petiolum anguste alatum, inferiorum dimidium limbum, supe-
riorum '/s—'/ı limbum æquantem ; subgrosse et inæqualiter subduplicato-
serrata dentibus adscendentibus minoribus quam in T. cæruleo, in foliis
parvis subsimplicibus, in maioribus duplicatis; margine parce scabrido-
ciliata, ceterum glabra. In axillis adsunt ramuli brevissimi foliolis 2 parvis
pseudostipularibus angustis lanceolatis instructi. Flores omnibus partibus
516 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (16)
aliquantulum longiores quam in T. cæruleo, minores quam in lanceolato.
Sepala tubo corollæ adpressa. Limbi lobi oblongo-lanceolati. Stilus ultra
tubum pilosus. — Flor. ineunte m. lulio.
Caules 2,5-4 dm. Folia 6-18,5 cm. longa, 2-5 cm. lata. Receptacula
1,5 mm. Sepala 1 mm. Corollæ cum limbis 11 mm., limbus 2,5 mm.
Stilus 18,5 mm. Capsulam et semina non vidi.
Hab. in Sicilia australi ad Avola (Bianca!, Todaro, Huet du Pav.! PI.
sicul., sine n.).
Je me crois autorisé à prendre cette plante pour une hybride des deux Tra-
chelium qui se trouvent en Sicile. Morphologiquement elle est parfaitement in-
termédiaire et n’a rien qui lui soit propre. Sexuellement elle semble affaiblie, un
des échantillons examinés avait les anthères déformées, le connectif charnu et
les thèques déplacés. A Avola, seule station jusqu'ici connue, le halteratum se
trouve, selon l'indication de Bianca, ensemble avec le T. lanceolatum, mais il
indique pour Avola aussi la présence du ceruleum. Nyman (1. c.) a subordonné
le T. halteratum, comme sous-espèce, au ceruleum; Boissier (in Herb.) l'avait
réuni au lanceolatum. — Le T. ceruleum Lefebure exsicc. d'Alger que les auteurs
du Compend. fl. ital. citent sous leur £. halteratum n'est qu'un échantillon
flaccide du cæruleum à feuilles plus étroites.
2. T. lanceolatum Guss.
Syn. et Litt. Valeriana (potius Rapunculus) saxatrlis, Persice folio, umbella
magna cerulea corniculata Cup. Hort. cathol. 1696, 227 et (ex Guss.)
suppl. alt. 1697, 78 (« Rapunculus sax., » etc.) — Icon: Cup. Panphyton
sieul., ed. Bibl. Cassinensium II, t. 229; ed. Bibl. munieip. Panormi-
tanæ I, t. 140 (ex Guss. Syn. II, 795) — in editione Bonanniana Bibl.
DC. non adest.
T. ceruleum Guss. Prodr. fl. sic. I, 1827, 249 p. p. (quoad loca plurima).
T. lanceolatum Guss. Fl. sie. syn. I, 1842, 252; II, 1843, 795. — Bertol.
Fl. it. V, 1842, 63%. — Bianca Fl. Avola 351 (ex Tanfani). — Todaro
exs. sic. 90 (ex Nyman).
T. ceruleum y. lanceolatum Ces., Pass. et Gibelli, Comp. fl. it. 429;
Arcang. Comp. fl. it. 1882, 457 ; Tanfani in Parl. Fl. it. VIII, 1888, 144,
145 (Parl.)
T. longifolium Bianca msc. (ex Guss., apud Nyman).
Caulis dodrantalis firmior e basi adscendente rectus. Folia sub medio
caule conferta arrecta inflorescentiam subattingentia, inferiora oblongo-
lanceolata superiora lanceolata, quinquies sexiesve longiora quam lata,
(17) R. BUSER. CAMPANULACÉES. I. TRACHELIUM. 517
sensim ad basin sine petiolo distincto excurrentia ; inæqualiter et simpli-
citer serrata, dentibus longis demissis apice incurvis nonnullis duplicatis :
glaberrima crassiuscula nervis subtus non prominulis. Ramulos in axillis
non vidi. Corymbus uti videtur contractior et flores manifeste maiores
quam in T. cæruleo. Sepala erecto-patula receptaculo æquilonga aut sub-
longiora. Corollæ tubus latior. Limbi lobi oblongi (Bianca). Stilus ultra
tubum et intensius pilosus. — Flor. ineunte m. Iulio.
Caules 2-3 dm. Folia (cum petiolo) inferiora 4-5 cm. longa, À cm. lata;
superiora 8-16 cm. longa, 1,3-2,6 cm. lata. Receptacula 2 mm. longa et
lata. Sepala 1-1 '/ı mm. Corollæ cum limbis 16-17 mm. Stili 18-19 mm.
Capsula et semina mihi non visa.
Hab. In Siciliæ australis prov. Syracusana, a Spaccaforno ad Avola (Guss. !
Bianca ! Huet du Pav. PI. sic. a. 1856, n. 143 !).
FEERIA gen. nov.
Flores minuti, in androeceo 5-meri, in gynæceo 3-meri. Receptaculum
minimum brevissimum hemisphærico-cyathiforme, in anthesi cum sepalis
subæquilongum, 5-nervium nervis valde prominentibus, glabrum. Sepala
lanceolata erecta incurvula carinata glabra. Corollæ delicatæ tubus longus
rectus peranguste infundibularis, infra limbum paulum ampliatus albidus,
extus pilis brevissimis conicis parte inferiore parcis, superiore frequen-
tioribus scabridulus; limbus cæruleus (ut in Zasione), apertus lobis lan-
ceolatis vel anguste ellipticis subcucullate acutiusculis multinerviis, in
alabastro cylindrico-ovoideus. Filamenta basi distantia exsquamata et post
anthesin non recurvata, a basi filiformia (ut in /asione), glabra. Antheræ
inclusæ summum tubum non exeuntes late lineares in alabastro griseo-
virentes postea lute®, thecis interioribus exterioribus !/ brevioribus,
connectivo angusto, apiculo recto terminatæ. Pollen sordide luteum (ex
sicco). Ovarium inferum. Placentæ semiovatæ late sessiles integræ
noduloso-scrobiculatæ, in fructu basilares, ovula circa 15 maiuscula in
quoque loculo pleraque adscendentia gerentes. Discus annularis angustus.
Stilus rectus ultra tubum ad 3-5 mm. exsertus (brevior et crassior quam
in veris Trachelüis), a basi conice dilatata filiformis glaber, summo apice
cyaneus claviformis pilis collectoribus breve (1 mm.) penicillatus, in
statu Q infra stigmata subincrassatus. Stigmata oblonga crassiuscula
arcuato-conniventia dimidium penicillum longitudine æquantia anasto-
BULL. HERB. BOISS., août 189%. 36
518 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (18)
moso-venosa. Capsula erecta truncato-maliformis membranacea, modo
Campanulearum verarum basi præsertim 3-sulcata, loculis semidivisis,
apice intus calicem valvis sepalis subbrevioribus dehiscens. Semina parum
numerosa (ca. 10), pro capsulæ proportione permagna (0,5 mm.) tritici-
formia lutea levia nitida sub lente lineolata.
Herba perennis glabra basi lignosä cortice albicante diffissili obtectä
suffrutescente ramosa; « caulibus » numerosis virgatis duris gracilibus
rectis subflexuosisve striatis simplicibus aut e medio ramulosis, foliosis ;
foliis caulinis infimis parvis angustis oblanceolatis aut obcuneatis, in basin
longe attenuatis, supra medium remote et grosse paucideniatis (2-3 pa-
ribus), superioribus lineari-spathulatis linearibusve, obtusiusculis vel
subacutis, erectis aut falciformi-patentibus subundulatis denticulo uno
alterove sub apice instructis, plerumque integris, margine sæpe revolutis;
inflorescentia terminali cymosa conferto-corymbosa ramosissima centran-
thoidea, ramis inferioribus sæpe suboppositis cum pedicellis receptaculo
æquilongis gracillimis, bracteis parvis subulatis. — Flor. Maio, Iunio,
fruct. Augusto.
Caules 2-4,5 dm. Folia caulina inferiora 2,5-3 cm. longa, 3-4 mm. lata;
superiora 2-5 cm. longa. 1-3 mm. lata. Corymbus 4-6 cm. latus. Recep-
tacula, sepala 0,5 mm. Corollæ tubus 8-9 mm., limbi lobi 2,5-3 mm. longi,
1 mm. lati. Filamenta 5,5-6 mm., antheræ 1,5 mm. longæ. Stilus 14 mm.
longus. Capsula 1 '/s-1 */, mm. longa et lata. Semina 0,5 mm.
Icon nostra t. 15.
Genus dicatum sit in memoriam beati et amicissimi Henrici Feer,
Aroviensis, quem de Campanularum monographia laborantem inoppor-
tuna mors abstulit et patris defuncti Caroli Feer-Herzog, viri præclaræ
et universæ eruditionis, botanophili olim fervidi et herbarii Usteriani
possessoris.
Unica species:
F. angustifolia Schousboe.
Litt. Schousboe Jagttagelser over vextriget i Marokko 1800 (n. v.); edit. germa-
nica : Beob. etc. 1801, 72; Pers. Enchir. I, 1805, 195; Poiret in
Lam. Dict. encycl. VII, 1806, 722; Spreng. Syst. I, 1825, 722; A. DC.
Campanulées, 1830, 353 ; Prodr. VII, 1840, 491; G. Don, Gen. Syst. of
Gardening and Bot. III, 1834, 769 ; J. Ball, Spicileg. fl. maroc. in Journ.
lin. soc. XVI, 1878, 555 (omnes sub Trachelio).
Hab. in montosis aridis, ad rupium parietes regni maroccani : inter Tanger et
Mequinez (Leared), ınter Mequinez et Fez (Schousboe 1791-93), ad Keira, 900 m.
(19) R. BUSER. CAMPANULACÉES. I. TRACHELIUM. 519
alt. (Balansa ! Pl. du Maroc 1867), inter Marocco et Lalla-Aziza (Ibrahim !) ad
radices Atlantis Maioris et in convallibus calidioribus, sic in convalle Aït Mesan,
ca. 1400 m. et in rupibus supra Seksaoua ! 1000-1200 m., in rupibus Aïn Tarsil
(J. Ball et J. D. Hooker), Djebel Imifry prov. Demnat (Ibrahim! Cosson in Soc.
dauph. échange pl. n. 4001 !).
DIOSPHÆRA gen. nov.!
(Trachelii spec. 1, 2, % Boiss. Fl. or. 964, 962. — Phyteuma $ Pseudocodon
Griseb. Spicil. fl. rumel. II, 291 p. p.).
Flores parvi violacei, in andraceo 5-meri, in gynæceo 3-2-meri. Recep-
taculum breve piriforme cum sepalis subæquilongum, nervis 5 cardina-
libus bene, suturalibus partim et infra calicem discretis. Sepala linearia aut
lineari-lanceolata acuminata rigida erecta aut adpressa carinata. Corollæ
delicatæ semifissæ tubus anguste cylindricus æqualis rectus angulatus ;
limbus lobis late linearibus (ut in Phyteumatis veris) acutiusculis vel sub-
cucculatis paucinerviis, in alabastro elongato-cylindricus vel subprisma-
ticus, rectus, basi apiceque simul ac facile sese aperiens. Filamenta squa-
mata lineari-vittiformia, facie interiore et margine pilis longis patentibus
hispido-villosula, paulum sub apice angustata glabra et in statu 2 geni-
culato-reiecta, antheris paulum longiora. Antheræ longæ e tubo exsertæ
lineares violaceæ demum luteæ, thecis subæquilongis, connectivo angusto,
apiculo terminato. Pollen luteum. Germen inferum vertice patelliformi-
depressum. Placentæ sub vertice oriundæ subintegræ ovatæ antice scu-
telliformes, stipite brevi crasso, ovulis &. Discus annularis. Stilus
longus exsertus semper rectus, corollä totà triente subduplove longior,
parte inferiore filiformis glaber, sursum sensim et levissime clavatim
incrassatus violaceus, in alabastro ad dimidium (adult. ad '/s) pilis collec-
toribus brevibus penicillatus. Stigmata brevissima carnosula lobata longe
conniventia vix revoluta. Capsula erecta sphærico-piriformis, calice erecto
coronata, parietibus sat crassis, basipora, loculis paulum secretis, suleis
basin versus applanatis, poro lato rotundato modice aperto, corpusculo
dehiscentiæ firmo crassiusculo. Semina minuta oblongo-ovoidea aut
ovoidea compressa flavescentia aut fulva nitida, rhaphe + marginata,
bene lineolata.
Herb» perennes pilis brevibus acutis rigidis curvulis aut rectis plus
1 = As cevipz, sphæra Iovis, propter habitacula sancta harum plantarum.
920 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (20)
minus pubescentes aut subglabræ, e rhizomate compacto crasso ramuloso
basibus foliorum persistentibus dense squamoso lutescente cæspitoso-
multicaules (ad 30); caulibus simplicibus rectis subflexuosisve striatis
valde foliosis fragilibus; foliis ovatis aut oblongis obtusiusculis firmis
subcartilagineis, si glabra : concoloribus pallide virentibus et nitidis.
Species adhuc notæ 4, speciosæ, inter rarissimas, orientali-europææ,
montanæ vel alpinæ, eximie rupicolæ.
$ 1. EU-DIOSPHÆRA.
Flores cymoso-corymbosi numerosi, in capitulum densum terminale
conferti, ramulis pedicellisque brevibus crassis, inferioribus 7-3-floris
ex axillis foliorum, summis unifloris ex axillis bractearum, prophyllis
bene evolutis subulatis basi sepe axi paulum adnatis. — Caules mono ad
dispithamæi. Folia maiuscula serrata. Indumentum, si adest, pilis brevi-
bus acutis curvulis constans. Receptaculum imperfecte 10-nervium,
crispulo-puberulum aut-pubescens, raro glabrum.
1. D. Jacquini Sieber.
Syn. et Litt. Sedum Aizoon Sm. Prodr. fl. græc. I, 1806, 309 (ex Herb. Sibth.
teste Boissier 1. c.); Nym. Syll. 1854-55, 259, n. 40, Consp. 263 sub
n. 24; non L.
Jacquini Sieber Herb. fl. cret. 1820, sine n.; Reise nach der Insel Kreta
im Jahre 1817, I, 437, II, 316, t. 6 (1823) (Phyteuma) : Spreng. Syst. I,
1825, 724 (Phyteuma); A. DC. Camp. 1830, 251; Prodr. VII, 1840, 466
(Campanula) ; Boiss. Or. II, 1875, 961, Suppl. 1888, 355 (Trachelium).
Glabriuseula. Caules spithami crassiusculi superne flexuosi subangulati.
glabri aut secus lineas decurrentes pilosi, infra inflorescentiam puberuli.
Folia pro caule magna, pluries internodio longiora, sursum accrescentia,
summa maxima horizontaliter patentia capitulum involucratim eirecum-
dantia, floralia subito decrescentia, radicalia obovata rotundata aut oblonga
obtusiuscula in petiolum longe attenuata, caulina aut maiora, 9-14 et
angustiora : oblonga vel elliptico-spathulata cuneatim in basin produeta
aut minora, 15-17 (Reverchon 1883) et latiora : elliptico-lanceolata ellip-
tica vel subovata late sessilia ; coriacea ut sempervirentia levia late
viridia valde nitida, inferiora basi ciliata aut utrinque pilis conspersa et
margine ciliata, Superiora glaberrima inæqualiter et sæpe remote gros-
seque duplicato-serrata. Foliorum basis plicata flavescens persistens ut
Pe RER + 2 5
(21) R. BUSER. CAMPANULACÉES. I. TRACHELIUM. 521
in Campanula fragili et affinibus. Receptaculum incanescens pubescens
rarius puberulum. Sepala lanceolata aut linearia receptaculo æquilonga.—
Flor. Iulio (Reverchon) ad Septembrem (Sieber).
Caules 9-17 cm. Folium radicale 75 mm. longum, 18 mm. latum ;
caulina minora 30-36 mm. longa. 12-17 mm. lata ; maiora 44-56 mm.
longa, 16-21 lata. Inflorescentia 2-3,5 cm. lata. Receptaculum 2 mm.
longum et latum. Sepala 2-2 '/ı mm. Corolla 11,5-12,5 mm. ; tubus 4,5-5 ;
lobi 6,5-8. Filamenta 5-6 mm. Antheræ 4-5 mm. Stilus 15 mm.; stigma
1 mm.; penicillus 5-7 mm. Capsula 5,5-7 mm. Semina.....
Variat forma foliorum (v. supra); floribus intense violaceis aut ochro-
leucis (« var. albida » Reverchon); corollis glabris aut extus in nervis
parce hispido-pilosis et apice papillosis, ad medium aut ultra medium
fissis, filamentorum et antherarum correlatine, gynæceo trimero et
dimero, stili longitudine.
Hab. in Cretæ alpibus: in montibus Sphakioticis, non infra 4200’ descendens:
in m. Ida, in montibus Leucaori supra Canea (sed non in m. Lassiti), ad parietem
Tournefortianam (Sieber 1817), loco non indicato (No& 1828), in montibus supra
Drakona (Reverchon 1883, « Pl. de Crête » s. no.).
La forme ordinaire a les feuilles plus grandes, moins nombreuses, oblongues-
spathulées, doublement dentées, les inflorescences et les calices cendrés-pubescents ;
à côté de plantes normales sous ce rapport, mais à fleurs blanches, Reverchon a
distribué une forme assez différente (à fleurs bleues) : feuilles plus nombreuses et
plus petites, elliptiques ou ovées, à dentelure presque simple; calices peu poilus.
2. D. chalcidica sp. nov.
Syn. Sedum spurium Sibth. herb. teste Reuter in Fl. or., non M. B. 1808.
Rumelicum Orph. et Janka exsicc. (Phyteuma) ; Boiss. Fl. or. III, 961 p. p.
(Trachelium) non Griseb.
Fere glabra. Caules præcedentis rigidiusceuli basi secus lineas decur-
rentes ciliati. Folia præcedentis, 14-48, sed minora, radicalia elliptico-
oblonga in petiolum limbo subæquilongum producta, caulina elliptico- vel
oblongo-lanceolata, basi subsessilia aut subcuneata acuta aut acuminata,
infima margine aut saltem basi ciliata, cetera glaberrima, remote et sim-
plieiter, aut subduplicato-serrata denticulis minoribus magis applanatis
incurvis. Cetera præcedentis. — Flor. Iulio, fruct. Augusto.
Caules 8-13 cm. Folium radicale 52 mm. longum, 13 mm. latum; cau-
lina 15-40 cm. longa, 4-10 lata. Inflorescentia 2,5-% cm. lata. Receptacula
1,5-2 mm. Sepala 2 mm. Corolla 10-14 mm.; tubus 3,5-4 mm.; limbus 4-6.
522 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (22)
Filamenta 4,5-5 mm. Stilus 11-13,5 mm.; penicillus 5 mm. Capsula 2 mm.
longa et lata. Semina 0,5 mm.
Variat forma foliorum, floribus pubescentibus aut omnino (vel fila-
mentis !) glaberrimis (6. denudata), gynæceo tri- et dimero. Vidi florem
in K, Co, A 4-merum, alium in K 5-merum, in Co et A 4-merum.
Hab. in monte Athö, in regionis mediæ saxis calcareis : supra Kerasià (Orpha-
nides 1862, Herb. Orph. n. 33) una cum Lino elegante (Janka, Iter turc. a. 1871).
La plante du Mont Athos réunie par les collecteurs et Boissier à l'espèce sui-
vante, en est certainement différente; sous tous les rapports elle se rapproche
davantage du Jacquini de Crête dont elle diffère plutôt par la provenance que par
des caractères fluides difficiles à formuler. J'ai apposé ici le nom de l’Herbier
Sibthorp, Reuter l'ayant inscrit sur l'étiquette de la plante du Mont Athos; mais
la plante de Sibthorp pouvant aussi provenir de l’Olympe le nom serait alors
à citer sous l'espèce suivante.
3. D. dubia Friv.
Syn. et Litt. Dubia Frivaldsky, Pl. ture. exsicc., 1836, n. 74 (Pnyteuma ?).
Rumelianum Hampe in Flora 1837, I, 23% (Trachelium) ; Vatke in Linnæa
XXXVII, 1874, 705 (Campanula).
Rumelicum Grisb. Spicileg. fl. rum. II, 291 (Phyteuma) ; Boiss. Fl. or. III,
1875, 961, p. p. (Trachelium).
Sphera-Iovis Heldr. Herb. n. 2993 (Phyteuma).
Tota, ab caule ad calices, hirtello-pubescens. Rhizoma magis compactum
caudiculis valde brevibus. Caules longiores dispithamæi aut pedales gra-
ciles rigidi aut subflexuosi valde angulato-striati foliosissimi (25-45).
Folia subæqualia, internodio plus duplo longiora, plus minus patentia,
medio caule maxima et sursum paulatim decrescentia capitulum liberum
non eircumdantia, elliptica rarius ovata acuminata, aut lanceolata acuta,
basi rotundatä (non plicatä nec luteä) sessilia, remote et grosse serrata
dentibus patentibus sæpe duplicatis, rigidiuscula sed minus crassa quam
in præcedentibus, si glabrescentia : obscure viridia subnitida. Flores nume-
rosiores. Cymulæ inferæ ad 7-floræ. Receptacula minora. Sepala linearia,
receptaculo ‘/:-t/2 longiora hispidula. Corollæ tubus angustior quam in
præcedentibus. Gynæceum dimerum. — Flor. Julio, fruct. Augusto.
Caules 15-35 cm. Folia radicalia non vidi, caulina 20-30 cm. longa,
6-12 lata. Receptacula 1-1 ‘/: mm. Sepala 4 ‘2-1 °/ı mm. Corolla 11 mm.;
tubus 5; limbus 6,5 mm. Filamenta 3,5-4,5 mm. Antheræ 2 °/ı-3 ®/ı.
Stilus 16-17 mm. Capsula 2 mm. longa et lata. Semina 0,5 mm.
Icon nostra, t. 16.
(23) R. BUSER. CAMPANULACEES. I. TRACHELIUM. 523
Hab. Rumelia, loco non indicato (Frivaldsky !), in monte Olympo Thessaliæ,
ad rupes regionum inferioris et silvaticæ : supra cœnobium Hagiı Dionysii
(Heldreich 1851, Heldr. Herb. n. 2493), prope Litochoron 500-5000° (Orphanides
1857, Fl. græc. exs. 662), in face Megarema (P. Sintenis et Bornmüller, Iter
turc. a. 1891, n. 1348).
L’espece fut découverte par Frivaldsky. Celui-ci l’annonca, parmi sa récolte
de Turquie, dans le Flora 1836, II, Intelligenzblätter 18, comme plante douteuse
quant au genre, affine aux Phyteuma («Genus dubium ? an Phyteuma») et la
distribua, la même année, d'après l’Herbier Boissier, sous l'étiquette suivante :
« Genus dubium? si non | Phyteuma dubia Frivaldsky | Rumelia | Friv.» Il
avait done nommé régulièrement l’espece tout en laissant incertain le genre et
je ne vois pas en quoi Hampe, qui la recut des mains de Frivaldsky, ait pu
s’autoriser pour rejeter ce nom spécifique de dubium contre un nouveau de sa
facon: rumelianum quand il fourvoya l'espèce parmi les Trachelium. Je l'ai
donc restituée à son auteur.
S 2. CHAMÆTRACHELIUM
Flores terminales ex axillis foliorum summorum, 1-2, rarius ad 5,
pedicellis gracilibus. — Caules nani numerosissimi, cum foliis crebris
integris pulvinaria cæspitosa formantes. Indumentum, si adest, pilis
mediocribus acutis rectis constat. Receptaculum 5-nervium.
4. D. asperuloides Orph.
Syn. et Litt. Asperuloides Orph. Exs. 2057 in Herb. Boiss. (Campanula ?), Fl.
græca exs. 248 (Campanula) ; Boiss. Diagn. pl. or., ser. Il, n. 3, 1856, 117;
Fl. or. III, 1875, 962 (Trachelium).
Rhizoma nodulosum caudiculis numerosissimis. Caules spissi simplices
plus minus flexuosi lineis decurrentibus prominentibus subalato-angulati.
Folia inferiora suborbicularia vel spathulato-orbicularia basi paulum atte-
nuata, superiora obovata vel obovato-orbicularia basi latä subamplexi-
cauli sessilia, crassiuscula fere enervia dessiccatione sese involventia
emarcida persistentia. Receptaculum truncato-obovoideum aut sphærico-
piriforme nervis prominulis. Sepala subulata acuta receptaculo paulo-
subduplo longiora. Corolla suave violacea. Filamenta linearia, angustiora
et parcius pilosa quam in Eu-Diosphæris. Gynæceum dimerum (trime-
rum nunquam vidi). Stilus pergracilis. Semina oblonga, margine palli-
diore omnino circumdata.
524 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2%)
Caules 1-3 cm. Folia 3-5,5 mm. longa, 2-4 lata. Receptaculum 1 '/ı mm.
Sepala 1,5-2 mm. Corollæ tubus 3,5-4 mm.; limbus 4-45 mm. Filamenta
3,9-4 mm. Antheræ 2 °/ı-3 mm. long&. Stilus 13 mm.; penicillus 4-5 mm.
Capsula 1 '/. mm. longa, 1 °/ı-2 lata. Semina °/ı mm. longa, '/ı lata.
Indumentum variat inter formas sequentes extremas:
«. denudata: planta tota glabra, folia parce et irregulariter ciliata,
plerumque suborbiculata, levia.
6. vestita: caules, folia utrinque, receptacula, calices hispidulo-pubescen-
tja; corolla dorso pilosula secus nervos parce hispidula; folia plerumque
obovata et subrugulosa.
Icon nostra t.17.
Hab. Peloponneso, in regione media, 3500-5000’ (ex herb. Boiss. — 6000’),
montis Chelmo (’Apszsıx öpn Pausanias) pr. Stygem, rarissimam 27 d. m. Iulüi
1851 floriferam et p. p. fructiferam detexit Orphanides.
TRACHELIOPSIS gen. nov.!
(Trachelii sp. Boiss. Fl. or. III, 961, Suppl. 336).
Flores parvi ochroleuci aut pallide violacei; in andræceo 5-meri, in
gynæceo 3-meri. Receptaculum piriforme aut urceolatum, subdecemner-
vium. Sepala angusta, plus minus linearia erecta aut erecto-patula. Corolla
infundibularis firmula multinervis, limbo in lobos oblongo-triangulares
variæ longitudinis nervo forti percursos et apice subcucullatos diviso, in
alabastro oblongo-prismatico. Filamenta squamata basi varie dilalata et
villosula, post anthesin geniculato-reiecta. Antheræ late lineares apiculatæ
thecis æquilongis. Pollen luteum. Discus annularis crassus aurantiacus.
Ovarium inferum vertice plerumque patelliforme-depressum. Placentæ
sub vertice oriundæ, ab latere subovatæ, antice triangulari-cordatæ, modice
et crassiuscule stipitatæ, ovulis se. Stilus longissimus, corolla tota duplo
longior erassiuseulus tente eylindricus, in alabastro parte media superiore
(adult. ad '/s) pilis collectoribus brevibus penicillatus et clavatim paulum
incrassatus, inferiore glaber, in statu © subæqualis et plerumque deflexus.
1 Dans l’Inder Kewensis de Jackson je vois figurer, sous Campanula, un
Tracheliopsis Opiz Seznam 98, 1852. Ne pouvant m'en rendre compte et n’ad-
mettant pas le « Seznam » comme publication régulière, je laisse subsister
ma dénomination.
(25) R. BUSER. CAMPANULACÉES. I. TRACHELIUM. 525
Stigmata brevia anguste lanceolata aut lingulata recurva subviridia. Cap-
sula erecta piriformis, parietibus firmis, basipora, loculis paulum secrelis,
rimis basin versus applanatis, poro lato mediocri rotundato, corpuseulo
dehiscentiæ baculiformi valido. Semina oblonga triticiformia aut amyg-
daliformia, compressa,rhaphe marginata, fulva aut flavescentia nitida sub
lente lineolata.
Herbæ perennes e rhizomate crasso carnoso multicaules ; caulibus
striatis fragilibus foliosis ; foliis ovatis aut lanceolalis remote et inæqua-
liter serratis; floribus numerosis, in caule aut ramis terminalibus. semper
pedicellatis, omnibus eodem fere tempore floribundis.
Species adhuc notæ 4, 2 taurico-syriacæ, 2 europææ, regionum inferæ
et montanæ, rupes verticales habitantes, omnes singulariter serotinifloræ.
S 1. EU-TRACHELIOPSIS
Flores sphærico- sed laxe corymbosi, cymulis paucifloris, inferioribus
7-3-floris axillaribus, superioribus unifloris bracteatis, basi bracteolati
longe pedicellati, pedicello flori (cum stilo) subæquilongo gracili striato.
Corollæ tubus anguste infundibularis. Filamenta angusta antheris lon-
giora. Placentæ subintegræ.
1. T. tubulosa Boiss.
Syn. et Litt. Trachelium tubulosum Boiss. Diagn. pl. or. I, n. 11, 1849, 60; Fl.
or. III, 1875, 961; — Walp. Ann. Il, 1852, 1052.
T. serotinum Boiss. in Kotschy pl. taur. a. 1853.
Rhizoma compactum sublignosum ceaudiculis numerosis nodulosis.
Caules spithamæi erecti rigidi aut subflexuosi lineis decurrentibus for-
tibus subalato-striati, valde foliosi (20-45), adulti albescentes fragillimi.
Folia spissa, internodio pluries longiora patentia subæqualia aut a triente
inferiore sursum sensim decrescentia, firma, inferiora late obovata vel
suborbiculata, superiora elliptica subobtusa; aut inferiora oblonga, supe-
riora elliptico-lanceolata aut lanceolata acuminala aut acuta, omnia ses-
silia et paulum amplexicaulia remote serrata, dentibus utroque latere 4-5,
si glabra : concoloria et utrinque, subtus evidentius, nitentia, nervis supra
depressis subtus prominulis. Pedicelli glabri aut subhispiduli. Flores
glaberrimi. Receptaculum obovoideum aut piriforme. Sepala subulata aut
lineari-subulata acutiuscula aut valde acuta, variæ longitudinis (= 1/2 —
526 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (26)
2 X receptaculum). Corollæ albidæ vel pallide ochroleuc® lobi breves
parabolico-triangulares, '/; — ‘/; tubum æquantes, oblique erecti. Fila-
menta anguste linearia, basi paulum dilatata, aut basi ima pilosula aut ad
medium fere pilosa. Antheræ inclusæ. Capsula angulato-piriformis nervu-
losa. Semina flavescentia. — Flor. Sept., Oct., fruct. Novembri.
Caules 7-23 cm. Folia caulina 7-40 mm. longa, 4-11 mm. lata. Inflo-
rescentia 2-4 cm. lata. Pedicelli 14-17 mm. Receptacula 2-2,5 mm. Se-
pala 1,5-3 mm. Corolla 8 m.; lobi 1,5 mm. Filamenta 4,5 mm. Antheræ
2,5 mm. Stilus 14-16 mm. Capsulæ 3-3.5 mm. Semina 0,6 mm.
Deformationes observatæ : 1° flores omnino tetrameri, 2° filamenta per
paria concreta, quintum vittiforme sine anthera, 3° phyllomania calicis
cum corolla fere subæquilongi.
Icon nostra, t. 18.
Hab. Cilicia, Syria, Caria; eximie rupicola : in rimis parietum verticalium
(Boiss.), in rupestribus horridis imminentibus (Kotschy).
Varietates vel subspecies regionales sat bene distinctas sequentes
discerno :
a. berytensis. Planta firmior. Caules subflexuosi glabri aut secus lineas
pilosi. Folia maiora, in medio caule elliptica aut elliptico-lanceolata, car-
tilaginea lucida iis Berberidis subsimilia, aut utrinque glabra aut supra
secus costam hispido-pilosa, margine subrevoluto toto aspero-ciliata (ut
serrulata), remote sed evidenter subacute serrata dentibus sæpe paten-
tibus, raro subintegra, nervis supra impressis subtus modice prominen-
tibus. Flores pedicellique longiores, inflorescentia laxior. — T. tubulosum
Boiss. Diagn.; Fl. or. sensu strictiore. — Icon nostra, t. 18.
Hab. Syria littoralis ad septentrionem Beryti in rupibus verticalibus Nahr el
Kelb ad ostium fl. Canis (detect. ab Dr Pestalozza; Boiss. 1846, Gaillardot 1857,
Barbey 1880, Peyron 1881).
Observ. Inter specimina numerosa vidi in herb. Reuteriano 1. c. a Dre Pesta-
lozza lectum caulem foliisque utrinque æqualiter hispidulis pedicellis brevioribus
transitum ad sequentem formantem.
b. taurica. Planta gracilis. Caules magis recti virgati pilis oblique
arrectis æqualiter hispido-subpubescentes. Folia minora, bene elliptica
aut anguste lanceolata tenuiora subobscura nervis minus prominentibus,
utrinque æqualiter hispido-pilosa raro glabra, subintegra, is Rubiæ com-
paranda. Flores subminores. — T. serotinum Boiss. 1. c.
(27) R. BUSER. CAMPANULACEES. I. TRACHELIUM. 527
Hab. Tauri Cilicii regio montana. Loco non indicato (Kotschy 1836, n. 563,
« Rubiacea? »), Bulgar Dagh ad castellum pr. Güllek 1350 m. (Kotschy, iter
cilic. 1853, n. 262 « T. serotinum Boiss. n. sp. »), Gulek-Boghas, ad sept. Tarsi
(Balansa 402), ad Portas Cilicias infra castelli ruinas (Balansa, Pl. d'Orient 1851,
n. 630). — Caria : ad Cadmi speluncas supra Denisleh (Boiss. 1842; specimina
subdubiosa quia nimis iuvenilia).
c. libanotica. Planta humilior, indumento laxo vel arrecto abundantiore
et minus hispido quam in b. instructa. Caules subflexuosi hispido-veluti-
nelli. Folia ovata obtusa aut ovato-lanceolata acuta, evidenter serrata ut in
a., utrinque pubescentia. — T. cedreti.
Hab. Libani regio montana : ad Bscherre (C.-G. Ehrenberg 182., n. 294),
ibidem ad Mar Lischa 1300 m. (Kotschy, Iter syr. 1855, n. 324), supra cœno-
« bium Kanobin (Blanche 1864, n. 3542).
2. T. Postii Boiss.
Syn. et Litt. Trachelium Postii Boiss. Fl. or. suppl. 1888, 336.
Rhizoma albidum (videtur esse ut in T. petræa). Caules subelati virgati
subflexuosi cylindrici multistriati pilis longis molliusculis intermixtis
abundantioribus brevibus subintricatis albi lanati-tomentosi. Folia radi-
calia. . . (non vidi, probabilissime oblongo-obovata in petiolum attenuata);
caulina 25-40, internodio longiora, a medio apicem versus paulatim de-
crescentia, omnes plus minus deflexa, eiliptica aut obovata obtusa, basi
latà subamplexicauli sessilia, firma coriacea margine revoluto irregula-
riter eroso-dentata aut undulato-crenata, supra pallide virentia rugulosa
pilis aut brevioribus subæqualibus aut inæqualibus longioribus breviori-
busque acutis rigidis basi tuberculatis scabro-pubescentia, subtus ut in
caule cano-tomentosa rudiuscula nervis vix prominulis. Flores in ramu-
lorum brevium apicibus subumbellatim congesti. Receptaculum late tur-
binatum vel ventricoso-hemisphæricum cum pedicellis sepalisque aspe-
rulo-hirsutum. Sepala subfoliacea late linearia, receptaculo sublongiora,
margine utroque latere dentibus 1-3 pro portione magnis instructa. Co-
rolla pallide violacea, extus præsertim in nervis, disperse asperulo-his-
pidula, lobis lingulatis cum tubo fere æquilongis. Filamenta linearia, infra
medium ad duplicem latitudinem dilatata et pilis intus directis barbato-
villosa. Antheræ exsertæ. Semina fulva. — Flor. Augusto.
. Caules 1,5-3 dm. Folia caulina infera 3-4,5 cm. longa, 2-2,2 cm. lata,
528 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (28)
superiora 1,5-2 cm. longa, 0,7-1,2 lata. Inflorescentia 3-4 cm. lata. Pedi-
celli 10-11 mm. longi. Receptacula 2 mm. Sepala 2,5-3 mm. Corolla tota
9-10 mm., lobi 4°/1-5. Filamenta 5-5,5 mm. Antheræ 3-3°/1. Stilus 15 mm.
Capsula 3-4 mm. longa et lata. Semina 0,4 mm. longa.
Deformatio : vidi florem in K 5-merum, in Co et A 4-merum.
Icon nostra t. 19.
Hab. Syria: Darkasch ad Orontem (Boiss. 1846 in herb. Reuter), Hamath
(E. Post, Aug. 1883).
$2. CODONOSPHÆRA
Flores capitati, fere semper singulares et ebracteolati, inferiores ex
axillis bractearum foliacearum (basi pallidarum) breve pedicellati, supe-
riores longius pedicellati ebracteati umbellati. Corollæ tubus late infun-
dibularis basi subventricosus. Filamenta squamis triangularibus antheris
breviora. Placentæ superne bilobæ.
3. T. petræa L.
Syn. et Litt. Trachelio maggiore petreo Pona Bald. (ital.) 161 (1595 ?) 1617, c.ic.
(ex Juss.).
Trachelium majus petreum Pona in Clus. Hist. IV, 1601, 333, ec. ic.; PI.
s. simplic. Baldi, edit. 2, 1608, 62, c. ic. — J. Bauh. Hist. II, 1651, 801,
c. ic. (cum «Trachelio.... Pon® simile, si non idem», ibid. 802, c. ic.
nova). — Raj. Hist. pl. I, 1693, 73% (ed. 1, 1688, n. v.).
Trachelium (majus Park.) petr@eum globosum Park. Theat. bot. 1640, 643,
f. 2; Moris. Hist. II, 1680, 462; sect. V, t. 4, f. 44.
Campanula Alpina spherocephalos C. Bauh. Pin. 1623, 94; Pluk. Phytogr.
1692, t. 152, £. 5; Tourn. Inst. (ed. 1,1700. n. v.) 1749, I, 110 ; Barr.
Pl. per Galliam, ete. 174%, 10, t. 890.
Observ. Bauhinianä (802) exceptä omnes icones Patrum non nisi mutua-
tiones eius Ponæ.
Campanula foliis lanceolato-ovatis serratis hispidis, floribus per caulem
dense congestis Seguier Pl. Veron. I, 1795, 179.
Campanula petræa L. ed. 2, 1762, 236. — Lam. Dict. I, 1783, 583. —
Schkuhr Enchir. 1805, 126. — Pers. Enchir. I, 1805, 190 (ut subsp. €.
glomeratæ ; exel. syn. All.). — Poilini Elem. Bot. II, 1811, 150, t. 5,
f. 1; Viaggio al lago di Garda, 1816, 125; Fl. Veron. I, 1822, 278. —
Rom. et Schult. V, 1819, 126. — Treviran. in Spr., Schrad. et Lk. Jahrb.
d. Gewächsk. I, 1820, fasc. 2,15 (descriptio bona). — Schouw Plan pfl.
Pr er N E
(29) R. BUSER. CAMPANULACEES. I. TRACHELIUM. 329
geogr. Uebers. Ital. (ex diario «Isis» 1821), 12; italice: Prospetto di una
descriz. ete. ex Giorn. di fisica di Pavia, 1824, 13. — Host Fl. austr. I,
1827, 270. — Rchb. Ic. bot. VI, 1828, 11, t. 574, £. 777; Fl. excurs. 1831,
302, n. 2048; Rchb. f. Iconogr. fl. germ. etc. XIX, 1860, 112, t. 234,
MDXCV, f. 2. — A. DC. Camp. 1830, 252; Prodr. VII, 1840, 466. —
Bertol. Fl. it. II, 1835, 500; V, 1842, 611. — Cesati Saggio geog. bot.
Lomb. 184%, 53. — Hausm. Fl. Tirol 1851, 561 ; 185%, 1456. — Facchini
Fl. Südtirol 1855, 21. — Ambrosi Fl. Tyrol. merid. 1854-7, II, 785. —
De Vis. et Sacc. Cat. piante Venet. 1869, 121. — Zersi Prosp. piante
Brese. 1871, 138. — Ces., Passer. et Gib., Compend. fl. it. 435. — Arcang.
Comp. fl. it. 1882, 456. — Parl. fl. it. VIII, 1888, 7% (auctore Tanfani).
C. cephalaria gnaphalophylla Vukot. in Linnæa XVI, 1853, 335.
Rhizoma pollicare carnosum albidum cicatricibus subsphæricis pusulo-
sum. Caules spithamæi aut hemimetrales arcuato-procumbentes apice ra-
misque adscendentes virgati cylindrici multistriati, pilis longioribus
molliusculis rectis patentibus et intermixtis abundantioribus brevibus
crispulis cano-tomentosi, in sole sub indumento rarescente violascentes.
Folia radicalia oblonga subobtusa, in petiolum anguste alatum limbo
?/s breviorem aut subæquilongum sensim transeuntia, in transitione non
nunquam sublyrate lobata; caulina 20 ad 40 et plura, media patentia
oblonga aut subrhomboideo-lanceolata rarius oblongo-ovata, superiora
reflexa lanceolata aut anguste lanceolata obtusa basi latiusculä semiam-
plexicauli sessilia; omnia firma, supra indumento eodem atque in caule
canescenti-pubescentia + scabrida nervis subimpressis subrugulosa, subtus
opace cano-tomentosa pannosa, margine revoluto irregulariter et sub-
dupliciter crenato-serrata aut eroso-dentata undulata. Receptaculum ob-
longo-urceolatum vel truncato-piriforme pilis brevibus subdeflexis dense
tomentosum, pedicello florum inferiorum ‘/2 receptaculum æquante,
superiorum receptaculo sesqui — ad bis longiore suffultum. Sepala recep-
taculo sublongiora, ?/s corollam æquantia lineari-oblonga vel lineari-
spathulata obtusa, basi invicem subdupla ipsorum latitudine remota, rigi-
diuscula per anthesin subrotatim patula, supra puberula aut utrinque cum
receptaculo tomentosa, margine pilis longis rigidis patentibus ciliata.
Corolla pallide ochroleuca melliodora late infundibularis basi subventri-
cosa ad medium vel infra in lobos late triangulares acutos mox revolutos
semifissa, extus pilis breviusculis patentibus, in nervis longioribus et
rigidioribus dense velutina, in alabastro breviusculo cylindrico-ovoideo
cano-tomentosula, intus ima basi pilosa ceterum glabra. Filamentorum
squamæ subanguste triangulares margine apiceque dense villoso-ciliatæ,
530 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (30)
in filum glabrum '/s squamam æquans exeuntes. Antheræ exsertæ. Pla-
centæ apice bifide. Capsula mediocris truncato-ovoidea aut sphærico-
piriformis, parietibus et vertice crassis, dissepimentis medio subbulbi-
formi-incrassatis, corpusculo dehiscentiæ valido baculiformi axi fera
æquilongo. Semina amygdaliformia fulva. — Flor. exeunte Aug., Sept.
Caules 20-53 cm.. rami inferiores plantæ cultæ (Hort. Valleyres) ad
20-25 cm. Folia radicalia cum petiolo 14-18 cm. longa, limbus 7-8,5 cm.
longus, 2-3 cm. latus; caulina sesquipollicaria ca. 4-5 cm. longa, 1,5 lata;
summa 1,5-2 cm. longa. Inflorescentia 2,5-4,5 cm. lata. Pedicelli 3-9 mm.
longi. Receptaculum 4 mm. longum, 3 latum. Sepala 5 mm. Corolla 8 mm.
longa, 10 mm. lata. Fil. squamæ 1,5: filum 0,5; antheræ % mm. Stilus
1% mm. Capsula 5-7 mm. longa, 5,5-6 lata. Semina 1 mm. longa.
Deformationes : florem hexamerum vidit Pona; stigmata 4 sæpe vidi.
Hab. Regio insubrica Tiroliæ meridionalis austriacæ et Longobardiæ vicinæ :
in montanis zonæ fagineæ circa lacum Benacum, in agro Brixiano, Veronensi
nec non Tridentino. — Cf. Parl. Fl. ital. VIII, 74.
L’inflorescence de cette espèce mérite une mention spéciale. Les tiges
sont terminées par des capitules sphériques assez grands. Dans les ais-
selles des feuilles inférieures des rameaux se développent terminés à leur
tour par des capitules plus petits. Au fur et à mesure que ces rameaux se
rapprochent du capitule terminal, ils se raccoureissent, mais les supérieurs
en restent généralement distants et n’atteignent le capitule terminal que
sur les plantes les plus vigoureuses. Si les tiges n'étaient pas decom-
bantes, mais dressées et ramifiées tout à l’entour d’une manière égale, l’in-
florescence totale aurait une apparence pyramidale. Le capitule terminal
fleurit le premier, les latéraux suivent dans l’ordre acropétal. Dans le
capitule terminal de plantes vigoureuses (Jardin de Valleyres) les fleurs
inférieures sont un peu distantes, à l’aisselle de feuilles caulinaires ré-
duites, brièvement pédicellées (à pédicelle égalant la moitié de l’ovaire)
et pourvues de petites préfeuilles ou bractéoles dont une est quelquefois
fertile. Ce sont donc de petites cymes fort réduites. Dans l’ordre acro-
pétal, ces feuilles réduites se serrent, se touchent, s’elargissent, prennent
la forme de bractées involucrales, à base décolorée, puis disparaissent
complètement. En même temps les pédicelles des fleurs se sont allonges.
Le centre du capitule est occupé par des fleurs, en nombre variable, dé-
pourvues de bractées et de bractéoles, ombellées, à pédicelles égalant
1:/2-2 fois les ovaires. On peut souvent discerner une fleur terminale
plus brièvement pédicellée et s’épanouissant avant ses voisines. — Il y à
(31) R. BUSER. CAMPANULACEES. I. TRACHELIUM. 531
donc la une différence capitale vis à vis des Campanulæ Glomeratæ où
dans le centre des capitules les bractées et les bractéoles s’obliterent
également, mais où les fleurs deviennent de plus en plus sessiles.
4. T. albicans sp. nov.
Syn. et Litt. Campanula petræa auct. gall.: Loisel. Fl. gall. I, 1828, 142; Duby
Bot. gall. I, 1828, 313; Gren. Godr. Fl. fr. II, 1850, 408; Ardoino Fl.
alp. mar. 1867, 248.
Folia radicalia iis Campanulæ glomeratæ similia, 1. e. ovata vel ovato-
oblonga in rosellis novellis etiam orbiculari-ovata, basi inæquilateraliter
-rotundata vel subcordata aut eximie cordata, subabrupte in petiolum
duplo longiorem angustum inalatum transeuntia, supra cinerascenti-sub-
tomentosa molliuscula, subtus pannoso-albo-tomentosa nervis prominulis
leviter reticulata, indumento molliore, pilis longis in utraque facie rario-
ribus quam in præcedente. Folia caulina minus vestita cinerascentia, in-
feriora radicalibus similia petiolo limbo æquilongo, superiora lanceolata
aut subrhomboideo-lanceolata subabrupte in basin latam attenuata ; omnia
irregulariter undulato-crenala. Capitula lateralia breve et subæquilonge
pedunculata, etiam in caulibus vegetioribus ramuli inferiores minus elon-
gati quam in petræa. Bracteæ capitulorum nonnunquam latiores foliis
summis caulinis. Flores petræa, sed ubique glabriores : receptaculum
breviter pubescens; sepala linearia aut lineari-lanceolata acuminata intus
glabra extus pubescentia; corolla extus multo glabrior; filamentorum
squamæ tota facie interiore villosæ. — Flor. Iulio et ineunte Aug. (ut
videtur petræû præcocior).
Folia radicalia cum petiolo 12-18,5 cm. longa, limbus 4-8,5 cm. longus,
2-42 latus, petiolus 7-10 cm. longus; folia caulina 3-4 cm. longa, 1,5-2
cm. lata. Cetera præcedentis.
Hab. Galloprovincia, in « Département du Var », in zona Oleæ, convallis
fl. Sisteron, in triangulo inter Aiglun, Sigale et Sallagriffon sat frequens, sed
raro floribunda. — Les Escales d’Aiglun : Emeric et Perreymond (apud Loisl.
l. c.), Jordan 1840, Burnat et Leresche 1877 ; La Sallagriffon pres Saint-Auban :
Reverchon 1874.
Obs. Ad Faliconet, pagulum ad sept. Nicææ, ubi secundum Risso dubitanter
habet Ardoino 1. c., nemo unquam vidit recentum sec. Burnat in litt.
Du T. petræa, V’albicans se distingue au premier coup d’ceil par la forme
de ses feuilles et par un indument plus dense, plus doux et d’un blanc
(32) BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. _ 532
plus pur. Il est étonnant que Jordan, qui a récolté lui-même la plante, ne
se soit pas avisé de la séparer de la plante lombarde. Dans le petræa
et l’albicans, nous avons devant nous un type général, certainement
très ancien qui s’est scindé en deux races dans deux circonscriptions
distantes et restreintes, restes de l’ancienne aire géographique de l’es-
pèce primitive. C’est une relation comparable à celle qui réunit le Pri-
mula tirolensis Schott du Tyrol méridional et le P. Allionu Loisl. des
Alpes-Maritimes.
533
PLANTÆ SELERIANE
Die von Dr Eduard SELER und Frau Cæcilie SELER
in MEXICO gesammelten Pflanzen
unter Mitwirkung von Fachmännern veröffentlicht
von
Th. LŒSENER
Planche XX.
Auf seiner im Herbst 1887 in Begleitung seiner Frau unternommenen,
mexikanischen Reise hatte Dr. Ed. Seler auch der Erforschung der
Flora seine Aufmerksamkeit zugewandt, was um so mehr anzuerkennen
ist, als die Reise in erster Linie archäologischen Studien galt. Die bota-
nische Ausbeute, im Ganzen etwas über 9 Centurien, wurde dem königl.
bot. Museum in Berlin als Geschenk überwiesen, während die Sammler
für sich nur die ersten Dubletten beanspruchten.
Ausser durch eine Anzahl neuer Arten ist die Sammlung durch genaue
Bezeichnungen der Fundorte etc. sowie Angaben über Vulgärnamen
und solche über Nutzanwendung einzelner Pflanzen wertvoll.
Die Bestimmung der Sammlung wurde mir von Herrn Professor
Dr. Urban übertragen, mit Ausnahme der bereits theils von Mono-
graphen oder andern Specialforschern, teils von den Beamten des bot.
Museums bearbeiteten Familien. Da ich nach den Gruppen zu urteilen,
die ich selbst hiervon bearbeitet habe, zu der Ansicht kam, dass die Zahl
derjenigen Arten nicht unbeträchtlich sei, von denen entweder
genauere Fundortsangaben aus Mexico bisher überhaupt noch nicht
BULL. HERB. BOISS., août 1894. 37
z dt u nv FU x ES
« 534 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
existierten, oder die bisher, wenn auch ziemlich verbreitet, für einzelne
Lokalitäten doch erst durch diese Sammlung mit Bestimmtheit nachge-
wiesen sind, so halte ich es nicht für zwecklos, im Folgenden eine Liste
sämmtlicher Pflanzen der Sammlung zu veröffentlichen ; dieselbe wird
wenigstens für spätere specialfloristische Untersuchungen nicht ganz
ohne Wert sein. j
Bezüglich der Reise selbst, möge man Seler’s Reiseberichte, die teils
in dem Werk : Dr. Ed. Seler, Reisebriefe aus Mexico, Verlag von Ferd.
Dümnler, Berlin 1889, teils in den Verhandlungen der Gesellschaft für
Erdkunde zu Berlin 1889 n. 2 niedergelegt sind, vergleichen.
Es erübrigt mir noch meinen Herren Mitarbeitern meinen Dank aus-
zusprechen, insbesondere den Herrn Prof. Dr. K. Schumann, und
Dr. F. Niedenzu, sowie den Herrn Dr. M. Gürke, 0. Hoffmann,
der so freundlich war, die Bestimmung der Compositen zu übernehmen,
U.Dammer,G. Lindau und P. Taubert‘.
GRAMINEE, det. Hackel.
Arundinella martinicensis Trin. vel aff.
Habitat in Mexico, in prov. Hidalgo prope Huejutla : Seler n. 626. —
Flor. : Apr.
A. spec. nova?
Habitat in Mexico, in prov. S. Luis Potosi, in distr. Ciudad del Maiz,
prope Gallinas : Seler n. 776. — Flor. : Febr.
Paspalum spec. ex P. rotati affinitate.
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo prope Huejutla : Sel. n. 637.
P. spec.
Hab. in Mex., in prov. Puebla prope Tehuacan : Sel. n. 5.
Panicum Crus Galli L.
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz, in distr. Ozuluama prope Chila : Sel.
n. 729.
P. nitidum Lam.
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo, in distr. Zacualtipan prope Matlatengo :
Sel. n. 652.
P. spec.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi prope Tancanhuitz : Sel. n. 751.
Setaria glauca Beauv.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi, in distr. Ciudad del Maiz prope
Gallinas : Sel. n. 777.
! Die Familien, bei denen sich hinter dem Familiennamen kein weiterer
Vermerk findet, sind von mir selbst bestimmt worden.
(3) TH. LOESENER. PLANTE SELERIAN.E. 535
Cenchrus tribuloides L.
Nom. vern. : «Ladilla» (= zweizeilige Sommergerste).
Hab. in Mex., in prov. Puebla prope Tehuacan : Sel. n. 7.
GC. echinatus L.
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo prope Huejutla : Sel. n. 642.
Aristida spec.
Hab. in Mex., in distr. foeder. in Cerro de Iztapalapa : Sel. n. 417.
Chloris ciliata Sw.
Hab. in Mex., in prov. Puebla prope Tehuacan : Sel. n. 6.
Eleusine indica Gærtner.
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz, in distr. Ozuluama prope Chila : Sel.
n. 730.
Triodia pulchella H. B. K.
Hab. in Texas, prope EI Paso : Sel. n. 514.
Eragrostis minor Hort.
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo prope Huejutla : Sel. n. 627.
Briza spec. nova ?
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo, in Distr. Zacualtipan prope Matlatengo :
Sel. n. 653.
CYPERACEA, det. Boeckeler.
Cyperus rotundus L.
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz, in distr. Ozuluama prope Chila : Sel.
n. 725. — Flor. : Apr.
C. semiochraceus Boeckeler.
Hab. in Mex., in distr. fœder. in fossis ad «Calzada de Tacubaya » : Sel.
n. 440. — Flor. : Nov.
C. ferox Rich.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Tlacolula prope Zoquitlan : Sel.
n. 1. — Flor. : Jun.
C. Michauxianus Torr.
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz, in distr. Ozuluama prope Chila : Sel.
n. 726. — Flor. : Apr.
C. insignis Kunth.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi, in distr. Ciudad del Maiz prope
Gallinas : Sel. n. 781. — Flor. : Febr.
Kyllingia odorata Vahl.
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz, in distr. Ozuluama prope Chila, et
prope Orizaba : Sel. n. 732, 801. — Flor. : Apr.-Jul.
Heleocharis capitata R. Br.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi, in distr. Tancanhuitz prope Tan-
quian : Sel. n. 233. — Flor. : Mart.
VRR
536 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
Rhynchospora nervosa Boeckeler (emend.).
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz prope Orizaba : Sel. n. 823. — Flor :
Jul.
Rh. spec. forsan nova ex Rh. Marisculi et Rh. inexpanse affinitate.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Etla in Cerro de Buena Vista :
Sel. n. 66. —- Flor. : Jun.
LORANTHACEE
Struthanthus Selerorum Loes. sp. nov., glaberrimus; foliis breviter petio-
latis, oblongo-ovatis vel oblongo-ovalibus, perbreviter obtuse acuminatis,
basi obtusis vel subrotundatis, subaveniis, crasse coriaceis; panniculis vix
dimidium folium æquantibus, floribus in ramulis subtrifasciculatis, bre-
vissime pedicellatis, abortu dioicis, calyculi limbo undulato, perianthii
lobis 6 liberis sub anthesi recurvatis, subæqualibus, staminibus eis medio
affixis 3 longioribus, 3 brevioribus, filamentis sub anthera attenuatis,
antheris erectis sed dorso sub medio affixis versatilibus, rimis 2 longitu-
dinalibus dehiscentibus.
Ramuli longitudinaliter striato-sulcati. Folia opposita, 3—7 mm. longe petio-
lata, 3,5—5 cm. longa, 1,8—2,5 cm. lata, costa supra tenuiter acute prominula,
subtus plana, obsoleta, nervis cire. 4-5 supra inconspicuis, subtus tenuissime
prominulis obsoletis, ad apicem versus curvatis. Perianthii lobi 6 mm. longi,
lineares, vix 1 mm. lati, staminibus eis brevioribus.
Habitat in Mexico, in provincia Hidalgo, in Distr. Zacualtipan prope
Matlatengo : Seler n. 873. — Flor. : Maj.
Obs. Str. densiflore Benth. valde affinis, quæ foliis paullo angustioribus, lon-
gius petiolatis; panniculis longioribus, perianthii lobis brevioribus, antheris
latioribus discrepat.
Auf den Blättern befindet sich ein neuer Pilz, Pseudomeliola Seleriana Hen-
_nings in Hedwigia 1834 (wird noch veröffentlicht).
Psittacanthus calyculatus (DC.) Eichl., var. Specimen differt foliis
angustioribus, floribus paullulo minoribus.
Habitat in Mexico, in distr. Cuernavaca, prope Hacienda S. Gaspar :
Seler n. 310. — Flor. : Dec.
“ Phoradendron Tlacolulense Lœs. sp. nov., ramulis teretibus, novellis
pubescentibus; foliis ovalibus, orbicularibus usque subreniformibus,
interdum basi connatis vaginam formantibus, brevissime petiolatis vel
sessilibus, obsolete trinerviis vel plerumque plane aveniis, pubescentibus
demum glabratis, integerrimis; spicis plerumque folio pluries brevioribus,
(5) TH. LOESENER. PLANTE SELERIANE. 537
circ. 12-16 floris; bracteis ciliolatis floribus in earum singularum axillis
plerumque ternis, sessilibus; perianthio 3-parlitato.
Indumentum in sieco ochraceo-olivaceum. Ramuli usque 4 mm. crassi. Folia
opposita, 0-3 mm. longe petiolata, interdum per paria usque fere ad medium
connata, vaginam formantia, sæpe latiora quam longiora, 0,7—1,5 em. longa,
0,4—1,2 cm. lata, basi acuta usque subcordata, apice rotundata. Spicæ brevis-
simæ 2—vix 7 mm. longæ, plerumque 2—3-articulatæ. Bracteæ basi connatæ vagi-
nam formantes, vagina plerumque 6-flora, vel in bractearum superiorum axillis
floribus paucioribus, singulis vel binis, in inferioribus ternis, flore medio paullo
altius, utroque laterali paullo inferius insertis.
Confer tabulam 20.
Habitat in Mexico, in provincia Oaxaca, in distr. Tlacolula, prope Mitla :
Seler n. 119. — Flor. : Jun.
Obs. Species proxima videtur Ph. orbieulato A. Gray in republica Texana
indigeno, tantum ex descriptiona (A. Gray, PI. Fendi. 59) mihi noto, quod
præcipue foliis paullo longius petiolatis inflorescentiis floribusque aliis recedit.
be
POLYGONACEZÆ, det. Lindau et Schumann.
Polygonum persicarioides H. B. K. forma £.
Habitat in Mex., in distr. fœderal., in fossis ad «Calzada de Tacubaya » :
Seler n. 439. — Flor. : Nov. — Det. L.
P. lapathifolium L.
Habitat in Mex., in prov. S. Luis Potosi, in distr. Tancanhuitz, prope
Tanquian : Seler n. 258. — Flor. : Mart. — Det. L.
Antigonum leptopus Hook. et Arn.
Nom. vern. : « Coamecatl» vel «Cualmecatl» (= «Schlangenseil»).
Habitat in Mex., in prov. Morelos, in distr. Tetecala, in Huerta de la
Hacienda de Miacatlan; in prov. S. Luis Potosi, prope Tancanhuitz; in
prov. Oaxaca, in distr. Teotitlan del camino, prope Tecomavaca : Seler
n. 347, 187, 10. — Flor. : Dec.-Mai. — Det. L.
Podopterus mexicanus H. B. K.
Nom. vern. : «Espuela de gallo» (= Hahnensporn).
Habitat in Mex., in prov. Vera Cruz, in distr. Ozuluama, prope Chila :
Selern. 217. — Fruct. : Mart. — Det. Sch.
Ruprechtia spec.
R. Cumingii Meissn. differt foliis minoribus.
Nom. vern. : «Ahaute» (huaxtekisch = Königsbaum).
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz, in distr. Ozuluama prope Chacuaco :
Sel. n. 597. — Fruct. : Apr. — Det. L.
NYCTAGINACEÆ, det. Heimerl.
Selinocarpus chenopodioides A. Gray.
Habitat in Texas, prope El Paso : Seler n. 515. — Fruct. : Octob.
D38 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
Mirabilis (Eu-Mirabilis) Jalapa L.
Nom. vern. : «Maravilla.» = Mirabilis.
Habitat in Mex., in prov. Jalisco, prope Serrano ; prope Mexico; in prov.
Hidalgo prope Huejutla; in prov. Oaxaca, in distr. Teotitlan del camino,
prope Tecomavaca; in prov. Puebla prope Tehuacan : Seler n. 565, 485,
870, 53, 18, 905. — Flor. in prov. Oaxaca : Mai-Juni, in republ. Mexico :
Nov.
M. (Eu-Oxybaphus) viscosa Cav.
Habitat in Mex., in prov. Puebla, prope Tehuacan; in prov. Oaxaca,
prope Teotitlan del Camino : Seler n. 17, 52, 830. — Flor. : Jun.-Jul.
Boerhavia erecta L.
Habitat in Mex., in prov. Morelos, in distr. Tetecala in Huerta de la
Hacienda de Miacatlan ; in prov. Oaxaca, in distr. Etla prope Zaquitlan :
Seler n. 335, 116. — Flor. in Morelos : Dec., in Oaxaca : Jun.
B. viscosa Lag. et Rodr.
Habitat in Mex., in prov. Morelos prope Yauhtepec: in prov. Puebla
prope Tehuacan : Seler n. 305, 12. — Flor. et fruct. in Morelos : Dec.,
in Puebla : Jun.
B. viscosa Lag. et Rodr., forma glabrata.
Habitat in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Tlacolula prope Mitla : Seler
n. 43. — Flor. et fruct. : Jun.
B. viscosa Lag. et Rodr., forma.
Habitat in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Tlacolula prope Mitla : Seler
n. 42. — Flor. et fruct. : Jun.
Pisonia aculeata L.
Habitat in Mex., in prov. Hidalgo prope Huejutla : Seler n. 613. —
Flor. : Apr.
AIZOACEE, det. Schumann.
Sesuvium portulacastrum L.
Hab. in Mex., in distr. feed. prope Tlatelolco : Sel. n. 482. — Flor. :
Jun.
PORTULACACEE, det. Gürke.
Portulaca pilosa L. sens. ord.
Habitat in Mex., in prov. Vera Cruz, in distr. Ozuluama prope Chila :
Seler n. 739. — Flor. : Apr.
CARYOPHYLLACEÆ
Stellaria nemorum L. var. Mexicana Loes. Differt foliis multo minoribus calyei-
busque pilosis.
Habitat in Mexico, in prov. Hidalgo prope Zacualtipan : Seler n. 147. —
Flor. : Maj.
(7) TH. LOESENER. PLANTÆ SELERIANE. 539
Arenaria decussata Willd. (an = A. Iycopodioides Willd. ?)
Habitat in Mex., in prov. Hidalgo, prope Zacualtipan : Seler n. 167.
Flor. : Maj.
Drymaria gracilis Cham. et Schlechtd.
Habitat in Mex., in prov. Hidalgo, in distr. Zacualtipan prope Otlamala-
catle : Seler n. 138. — Flor. : Ma].
RANUNCULACEZÆ, det. Dammer et Loesener.
Anemone Mexicana H. B. K.
Habitat in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Etla, in Cerro de Buena
Vista : Seler n. 105. — Flor. : Jun. — Det. D.
Clematis Simsii Sweet. «. Pitcheri Torr. et Gray.
Habitat in Mex., in prov. Hidalgo prope Huejutla : Seler n. 648. —
Flor. Maj. — Det. D.
C. spec.
Nom. vern. : «Chilillo», deminutiv von «Chile» (= capsicum).
Habitat in Mex., in prov. Morelos, in distr. Cuernavaca prope Xochi-
calco : Seler n. 406. — Fruct. : Dec. — Det L.
Wird gebraucht gegen Rheumatismus. Samen werden gegessen und sind beis-
send.
Ranunculus Hookeri Schlechtd.
Habitat in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Etla in Cerro de Buena
Vista : Seler n. 99. — Flor. : Jun. — Det. D.
Thalictrum Galeotti Lec.? Th. gibbosum Lec.? an spec. nova?
Habitat in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Etla in Cerro de Buena
Vista : Seler n. 91. — Flor. : Jun. — Det. L.
Anm. 1. — Bei beiden Arten sind die Perigonzipfel von Lecoyer im Bull. soc.
bot. belg. Bruxelles XXIV, 1885, p. 131 u. 132 als schwach gezähnelt beschrieben,
was bei der vorliegenden Pflanze nicht zutrifft. Zur sicheren Bestimmung sind die
sehr charakteristischen Früchte unbedingt nötig.
Anm. 2. — Die Pflanze hat einen starken Cumaringeruch.
MENISPERMACEE, det. Dammer.
Cocculus oblongifolius DC. ?
Habitat in Mex., prope Puebla : Seler n. 807. — Flor. : Jul.
Cissampelos Pareira Lam.
Habitat in Mex., in prov. Hidalgo, prope Huejutla : Seler n. 897. —
Flor. : Apr.
LAURACEZÆ, det. Mez.
Nectandra sanguinea Rottb.
Nom. vern. : «Laurel» (= Lorbeer).
Habitat in Mex:, in prov. S. Luis Potosi, prope Tancanhuitz et Tan-
quian : Seler n. 255, 79%. — Flor. : Febr.-Mart.
540 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
PAPAVERACEÆ
Bocconia frutescens L.
Habitat in Mex., in prov. S. Luis Potosi prope Tancanhuitz : Seler
n. 746. — Flor. : Febr.
Argemone mexicana L.
Habitat in Mex., prope Aguas Calientes : Seler n. 568. — Flor. : Nov.
A. mexicana L. var. ochroleuca Sweet.
Nom vern. : «Chicalote grande».
Habitat in Mex., in prov. S Luis Potosi, in distr. Tancanhuitz prope
Tanquian : Seler n. 26%. — Flor. : Mart.
CRUCIFERÆ
Lepidium Menziesii DC.
Habitat in Mex., in republica Mexicana : Seler n. 493. — Flor. et
fruct. : Nov.
Eruca sativa Lam.
Habitat in Mex., prope Chihuahua et in prov. Puebla prope Tehuacan :
Seler n. 587, 854. — Flor. in Chihuahua : Nov., in Puebla : Jul. —
Adven. aut cult.
CRASSULACEÆ
Sedum spec. an S. praealtum DC.? an spec. nova? — S. praealtum differt ex
descriptione «ramis apice tantum foliosis». Specimen Selerianum sine
foliis lectum e pannicula magna, longe et crasse pedunculata constat et
cum specimine Uhdeano n. 1030 congruit. Certe ad « Telephia» pertinet.
Habitat in Mex., in distr. fœder. prope Chapultepec : Seler n. 496. —
Flor. . Jan.
Cotyledon Batesii Hemsl.
Habitat in Mex., in distr. foeder. in Cerro de Iztapalapa : Seler n. 431.
Flor. : Nov.
ROSACEÆ
Rubus spec. aff. R. occidentali L.
Nom. vern.:«Sarsa mura». {Sarsa, zarza — Dornbusch; mura, mora = Brom-
beer).
Habitat in Mex., in prov. Hidalgo, prope Zacualtipan : Seler n. 159.
Flor. Maj. — Det. Focke.
R. poliophyllus Focke sp. nov. in J. Don Smith Undeser. pl. from Guatemala
XI. in Bot. Gaz. 1893, vol. XVII. n. 6, p. 202.
Habitat in Mex., in prov. Hidalgo, in distr. Zacualtipan prope Otlamala-
catle : Seler n. 879. Flor. : Maj. — Det. Focke.
(9) TH. LOESENER. PLANTE SELERIANEÆ. 541
Duchesnea indica (Andr.) Focke.
Habitat in Mex., in prov. Hidalgo prope Zacualtipan : Seler n. 148. —
Flor. : Maj. — Det. Fritsch.
Alchemilla pectinata H. B. K.
Habitat in Mex., in prov. Hidalgo, in distr. Zacualtipan prope Matlatengo :
Seler n. 874. — Flor. : Maj.
Prunus samydordes Schlechtd., vel aff.
Habitat in Mex., in prov. Hidalgo prope Huejutla : Seler n. 893. —
Flor. : Apr. — Ex descr. det.
LEGUMINOSÆ I., det. Taubert.
Inga ingoides Willd.
Nom. vern. : « Chalahuitl. ».
Habitat in Mex., in prov. S. Luis Potosi, in distr. Ciudad del Maiz prope
Labra; in prov. Hidalgo, prope Huejutla : Seler n. 765, 89%. — Flor. :
Febr.-Apr,
Pithecolobium ligustrinum Klotzsch.
Habitat in Mex.. in prov. S. Luis Potosi, in distr. Tamazunchale prope
Tamboyoche : Seler n. 734. — Flor. : Apr.
P. ligustrinum KI. var.
Nom. vern. : «Pichejumo».
Hab. in Mex., in prov. Veracruz, in distr. Ozuluama prope Panuco :
Seler n. 690. — Flor. : Apr.
P. oblongum Bent.
Nom. vern. «: Humo» = Rauch.
Hab. in Mex., in prov. Veracruz, in distr. Ozuluama prope Chila : Sel.
n. 211. — Flor. : Mart.
P. dulce Benth.
Habitat in Mex., in prov. Morelos, in distr. Tetecala prope Miacatlan :
Seler n. 326. — Flor. : Dec.
Calliandra Houstoni Benth.
Nom. vern. : « Huitote » vel «Cabello de angel» (= Engelhaar).
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi, in distr. Ciudad del Maiz, in
vallis Rio de Naranjos pratis : Sei. n. 792. — Flor. : Febr.
Die Wurzel wird gegen Husten gebraucht.
C. grandiflora Benth.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Etla, prope S. Juan del Estado :
Sel. n. 9%. — Flor. : Jun.
C. spec. aff. C. grandifloræ Benth.
Nom. vern. : «Cabello de angel».
Hab in Mex., in prov. Morelos, in distr. Cuernavaca prope Xochicalco :
Sel. n. 393. — Flor. : Oct.-Dec., fruct. : Dec.
Die Wurzel wird bei Fieber angewandt.
542 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
Acacia spherocephala Cham. et Schlechtd.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi, in distr. Tancanhuitz prope Tan-
quian : Sel. n. 205. — Flor. : Mart.
Leucæna esculenta Benth.
Nom. vern. : «huaxin».
Hab. in Mex., in prov. Morelos, in distr. Cuernavaca prope Xochicalco :
Sel. n. 408. — Flor. : Dec.
L. pulverulenta Benth.
Nom. vern. : «Huaxe».
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo prope Huejutla : Sel. n. 891. — Flor. : Apr.
Parkinsonia aculeata L.
Hab. in Mex., in prov. Veracruz, in distr. Ozuluama prope Chila : Sel.
n. 741. — Flor. : Apr.
GERANIACEZÆ, det. Dammer.
Geranium Mexicanum H.B.K.
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo prope Zacualtipan : Sel. n. 145, 146. —
Flor. Maj.
G. collinum Bieb.?
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Etla in Cerro de Buena Vista :
Sel. n. 101. — Flor. : Jun.
Erodium cicutarium Leman.
Hab. in Mex., prope Zacatecas : Sel. n. 577. — Fruct. : Nov.
OXALIDACEE, det. Dammer.
Oxalis pentantha Jacq.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Tlacolula prope Zoquitlan : Sel.
n. 75. — Flor. : Jun.
O. albicans H. B. K.
Nom. vern. : «Xocoyolli» = (Fussschelle).
Hab. in Mex., in prov. Mexico, in distr. Chalco prope Amecameca : Sel.
n. 476. — Flor. : Dec.
O. violacea L.
Hab. in Mex., loco natali accuratius non indicato : Sel. n. 925.
LINACEE
Linum rupestre Engelm.
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo prope Huejutla : Sel. n. 63%. — Flor. : Apr.
ZYGOPHYLLACEE, det. Dammer.
Larrea Mexicana Moric.
Hab. in Texas prope El Paso et in Mexico prope Chihuahua : Sel. n. 590,
591. — Flor. : Nov.
(11) TH. LOESENER. PLANTE SELERIANE. BYB)
Tribulus cistoides L.
Nom, vern. : «Pericon».
Hab. in Mex., prope Oaxaca : Sel. n. 44. — Flor. : Jun.
MELIACEE, det. Dammer.
Melia Azedarach L.
Hab. in Mex., in prov. Morelos, in distr. Tetecala in Huerta de la
Hacienda de Miacatlan; in prov. Vera Cruz, in distr. Ozuluama prope
Palaché : Sel. n. 340, 737. — Flor. in Vera Cruz : Apr., in Morelos flor.
et fruct. : Dec.
MALPIGHIACEE, det. Niedenzu et Loesener.
“ Mascagnia (Sect. Eumascagnia) Seleriana Lees. spec. nov. ramulis
hornotinis dense canescenti-tomentosis ; foliis oppositis breviter vel bre-
vissime petiolatis, ovato-vel ovali-vel elliptico-subcordiformibus, integer-
rimis, basi rotundatis vel cordatis, apice obtusis vel breviter acute
acuminatis, supra dense breviter pulverulento-tomentellis, subtus albido-
sericeo-tomentosis; inflorescentiis in foliorum axillis solitariis uni-pauci-
floris, pedunculis pedicellis prophyllisque albido-tomentosis; calyce
8-glanduloso, sepalis anguste ovato-deltoideis, obtusis, tomentosis; petalis
longiuscule unguiculatis, lamina suborbiculari, irregulariter serrato-
denticulato ; staminibus 5 longioribus, 5 brevioribus ima basi cohæren-
tibus ; carpidiis 3, in stylos totidem apice truncatos angustatis pilosis dorso
3-carinatis, Carina media obsoleta, uniovulatis, ovulis pendulis; carpellis
pilosis alatis, ala laterali integra, orbiculari, apice paullum excisa dorsali
parva 2-partita.
Ramuli altero anno calvescentes, cortice obscuro obtecti; folia parvula, petiolo
2-4 mm. longo, cano-tomentoso suffulta, 2—3,5 cm. longa, 1—2,2 cm. lata.
Glandulæ calycinæ plano-subscutelliformes basi stipitatae. Petala usque $ mm.
longa, usque 6 mm. lata in unguem angustum usque 2,5 mm. longum subito
angustata. Filamenta subsubulata. Antherae omnes fertiles. Carpella matura
usque fere 2 cm. diam.
Nom. vern. : «Maxocotl». (= Handfrucht).
Confer tabulam 20.
Habitat in Mexico, in prov. Oaxaca, in distr. Tlacolula prope Mitla :
Seler n. 120. — Flor. et fruct. : Jun.
Obs. : Species M. leucanthele Grisb. affinis que præcipue fructibus et foliis
multo maioribus, inflorescentiis plurifloris, foliis subtus tomentellis non sericeis
‚u aM. Seleriana abhorret.
Heteropteris spec.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi, in distr. Ciudad del Maız prope
Gallinas : Sel. n. 799. — Flor. et fruct. : Febr.
44 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
Galphimia glauca Cav.
Hab. in Mex., prope Oaxaca : Sel. n. 98. — Flor. : Jun.
G. gracilis Bart].
Nom. vern. : « Yerva de piojo = Läusekraut».
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo prope Huejutla : Sel. n. 660. — Flor. :
Apr.
Die zwischen dieser und der vorigen Art angegebenen Unterschiede dürften
schwerlich constant sein.
G. Humboldtiana Bari].
Hab. in Mex., in prov. Morelos, in distr. Cuernavaca prope Xochicalco
et prope Hacienda de S. Gaspar : Sel. n. 383, 304. — Flor. : Dec.
Auch G. panniculata Bartl. wird sich kaum als Art gegen G. Humboldtiana
abtrennen lassen, sondern scheint nur eine etwas stärkere, reichblütigere Form
vorzustellen. Bartling giebt in Linn. XIII, p. 557 als Unterschied gegen G. Hum-
boldtiana an : folia glauca, petala inæqualia, supremi unguis purpureus, filamenta
petalorum ungues «paule » excedentia. Zwar habe ich das Original im Göttinger
Herbar nicht gesehen, aber das von G. Humboldtiana. Darnach hat auch diese
Art ein Petalum, das breiter ist als die übrigen, ebenso sind die Filamente auch
bei dieser Art länger als die Petalennägel. Die Färbung kann hierbei nicht mass -
gebend sein.
>
“Malpighia Oaxacana Niedz. mss. sp. nov. ramulis hornotinis dense
velutino-tomentellis; foliis oppositis, perbreviter petiolatis, ellipticis usque
late ovalibus, basi obtusis vel rotundatis, apice breviter acute interdum
obsolete acuminatis, integerrimis, supra sparse et brevissime sub lente
pilosulis, subtus dense canescenti-velutino-tomentosis; inflorescentiis pe-
dunculatis, umbelliformibus in foliorum axillis solitariis vel sæpius 2-fas-
ciculatis, dense velutino-tomentosis, 5-usque plurifloris; calyce 10-glandu-
1050, sepalis lanceolatis, tomentosis; petalis sub anthesi longe unguiculatis,
lamina subcarinato-cucullata, ambitu ovata vel orbiculari in margine
inferiore longe fimbriata apice integerrima rotundata; staminibus 5
longioribus, 5 brevioribus, omnibus fertilibus usque ad cire. '/ altitud.
in tubum connatis, antheris subcordiformibus, connectivo dorso incras-
sato; ovario ovoideo, 3-loculari, loculis 4-ovulatis, stylis 3 liberis ; drupa
subconico globosa, 3-pyrena, pyrenis dorso subalato 3-carinatis.
Ramuli altero anno calvescentes, cortice obtecti. Petioli 4-6 mm. longi
dense canescenti-velutini. Folia 5-9 cm. longa, 3-5 cm. lata. Peduneuli 7-15 mm.
longi. Pedicelli 7-14 mm. longi, prophyllis a bracteis remotis paullo sub medio
pedicello insertis. Glandulæ calycinæ ellipticæ basi sepalis adnatæ. Sepala usque
3 mm. longa. Petala usque 7 mm. longa et lata, ungue angusto usque 3 mm.
longo. Filamenta subsubulata styli cire. 2-5 min. longi. Drupa 10-13 mm. diam.
Nom. vern. : « Nanche ».
Confer tabulam 20.
Hab. in Mexico : Schiede s. n.; in prov. Oaxaca, in distr. Etla prope
Huitzo : Sel. n. 135. — Flor. : Jun.
Die Frucht ist essbar.
un
©
(13) TH. LOESENER. PLANTE SELERIANÆ. By
M. Galeottiana Juss.? M. retusa Benth.? An spec. nova?
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Tlacolula prope Mitla : Sel.
n. 36. — Flor. : Jun.
Bunchosia biocellata Schlechtd.
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz, in distr. Ozuluama prope Panuco :
Sel. n. 209. — Flor. : Mart.
B. montana Juss.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Tlacolula prope Mitla : Sel.
n. 41, 70. — Flor. : Jun.
HIPPOCRATEACEE
Hippocratea ovata Lam.
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz, in distr. Ozuluama prope Palachö :
Sel. n. 735. — Flor. : Apr.
RHAMNACEÆ
Ceanothus azureus Desf.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Etla prope S. Juan del Estado :
Sel. n. 85. — Flor. : Jun.
Colubrina alamani DC.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi prope Tancanhuitz : Sel. n. 762.
— Flor. : Febr.
C. alamani DC. vel aff.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi, in distr. Tancanhuitz prope Tau-
pamolon : Sel. n. 236. — Flor. : Mart.
VITACEE
Vıtis caribaea DC.
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo prope Huejutla : Sel. n. 896. — Flor. :
Apr.
Cissus rhombifolia Vahl.
Hab. in Mexico loco natali accuratius non indicato : Sel. n. 97.
TILIACEÆ,, det. Schumann.
Triumfetta semitriloba L.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi prope Tancanhuitz : Sel. n. 197.
— Flor. et fruct. : Febr.
MALVACEZÆ, det. Schumann et Gürke.
Abutilon erispum G. Don. |
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Tlacolula prope Mitla : Sel.
n. 87.
DAG BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (1%)
A. triquetrum Pres]. mit Puccinia heterospora Berckl.
Hab. in Mex., in prov. Morelos prope Yauhtepee : Sel. n. 321. — Flor.
et fruct. : Dec.
Spheralcea angustifolia (St. Hil.) Spach.
Hab. in Mex., prope Chihuahua : Sel. n. 583. — Flor. : Nov.
Sph. angustifolia (St. Hil.) Spach vel Sph. Fendleriana A. Gray.
Habitat in Texas, prope EI Paso : Sel. n. 531 — Flor. : Nov.
Sph. umbellata Spach.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi, in distr. Ciudad del Maiz prope
Platanitos : Sel. n. 783. — Flor. et fruct. : Febr.
Sph. spec. forsan nova. — Specimen nimis incompletum.
Hab. iu Mex., prope Zacatecas : Sel. n. 576. — Flor. : Nov.
Modiola Caroliniana G. Don.
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo prope Zacualtipan : Sel. n. 158. — Flor.
et fruct. : Maj.
Malvastrum Goromandelianum Garcke.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi, in distr. Tancanhuitz prope Tau-
pamolon : Sel. n. 225. — Flor. Mart.
M. Limense Garcke.
Hab. in Mex., in Ciudad de Mexico, et in prov. Hidalgo prope Zacual-
tipan : Sel. n. 491, 157. — Flor. in Mex. : Nov., in Hidalgo : Maj.
M. spicatum Garcke.
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz, in distr. Ozuluama prope Chila : Sel.
n. 677. — Flor. : Apr.
Sida angustifolia Presl.
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo prope Huejutla : Sel. n. 643. — Flor. : Maj.
S. dumosa SW.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi, prope Tancanhuitz : Sel. n. 763.
: — Flor. : Febr.
S. glutinosa Cav.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi, in distr. Ciudaddel Maiz prope
Gallinas : Sel. n. 742. — Flor. : Febr.
S. rhombifolia L.
Hab. in Mex., prope Zacatecas : Sel. n. 573. — Flor. : Nov.
Anoda Dilleniana Cav.
Nom. vern. : «Violetta cimarrona» (= wildes Veilchen).
Hab. in Mex., in prov. Morelos, in distr. Morelos prope Axayapietla :
Sel. n. 309. — Flor. : Dec.
A. hastata Ca.
Hab. in Mex., in distr. fœder. prope Tacubaya; in prov. S. Luis Potosi,
in distr. Ciudad del Maiz prope Gallinas ; in prov. Vera Cruz prope Orizaba :
Sel. n. 455 (an eadem ?), 754, 818 : Flor. ad Tacubaya : Nov., ad Gallinas :
Febr., ad Orizaba : Juli.
(15) TH. LOESENER. PLANTE SELERIANÆ. 547
Malvaviscus arboreus Cav.
Hab. in Mex., prope Aguas Calientes : Sel. n. 570. — Flor. : Nov. —
Det. Gürke.
M. Drummondii Torr. et Gray,
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz. in distr. Ozuluama prope Pueblito
riejo de Tantojon : Sel. n. 244. — Flor. : Mart. — Det. Gürke.
Hibiseus lavateroides Moric.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi prope Tancanhuitz : Sel. n. 696.
— Flor. : Febr. — Det. Gürke.
H. Coulteri A. Gray.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Cuicatlan prope Dominguillo :
Sel. n. 82. — Flor. : Jun. — Det. Gürke.
H. spiralis Cav.
Hab. in Mex., in distr. fœderal. prope Chapultepec; in prov. Oaxaca
prope Oaxaca : Sel. n. 447, 77. — Flor. ad Chapultepec : Nov., ad
Oaxaca : Jun. — Det. Gürke.
H. phœniceus Jacq. var. rubriflorus Gürke. in Flor. Bras. XII. 3, p. 566.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Tlacolula prope Zoquitlan : Sel.
n. 143. — Flor. Jun. — Det. G.
H. Rosa Sinensis L.
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo prope Huejutla : Sel. n. 659, 904. —
Flor. : Apr. — Det. G.
H. Sabdariffa L.?
Hab. in Mex., in prov. Morelos, in distr. Tetecala, prope Miacatlan : Sel.
n. 391. — Fruct. : Dec. — Det. G.
Gossypium spec.
Hab. in Mex., in prov. Morelos, in distr. Tetecala in Huerta de la
Hacienda de Miacatlan : Sel. n. 346. — Fruct. Dec. — Det. G.
STERCULIACEE, det. Schumann.
Cheirantodendron platanoides Baill.
Nom. vern. : «Flor de manito» (= Händchenblume).
Hab. in Mex., in prov. Mexico, in distr. Texcoco prope Molino de
Flores, in regum antiquorum hortis e tempore forsan praehis-
panico relictum : Sel. n. 350. — Flor. : Jan.
Melochia tomentosa L.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, prope Teotitlan del camino : Sel. n. 809.
— Flor. : Jun.
M. pyramidata L.
Nom. vern. : (çuponite «.
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo, prope Huejutla : Sel. n. 620. — Flor.
et fruct. : Apr.
548 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (16)
Waltheria glomerata Presl.
Hab. in Mex., in prov. Morelos, in distr. Cuernavaca, prope Xochicaleo :
Sel. n. 36%. — Flor. : Dec.
W. Americana L.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi, in distr. Ciudad del Maiz, prope
Gallinas : Sel. n. 774. — Flor. : Febr.
Büttneria sulcata R. et P.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi, prope Tancanhuitz et Tanquian :
Sel. n. 278 et 706. — Flor. : Febr. et Mart.
Guazuma ulmifolia Lam.
Hab. in Mex., in prov. S Luis Potosi, in distr. Tancanhuitz prope Tan-
quian : Sel. n. 281. — Fruct. : Mart.
HYPERICACEE
Hypericum philonotis Schlechtd. ?
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo, prope Zacualtipan : Sel. n. 166. —
Flor. et Fruct. : Maj.
Unterscheidet sich vom Originale, welches nach der Diagnose (Linnaea V, p. 219)
nur 5 Stamina haben soll durch 6-9zähliges Androeceum. Die Zahl der Griffel
schwankt zwischen 2 und 3.
TAMARICACEE, det. Schumann.
Fouquiera formosa H. B. K.
Hab. in Mex., in prov. Morelos, in distr. Cuernavaca, prope Hacienda
S. Gaspar : Sel. n. 314. — Flor. : Dec.
CISTACEE, det. Dammer.
Helianthemum arenicola Chapm.
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo prope Zacualtipan : Sel. n. 159. —
Flor. : Maj.
VIOLACEE, det. Dammer.
Jonidium parietariifolium DC.
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz, prope Orizaba : Sel. n. 837.
TURNERACEÆ, det. Urban.
Turnera diffusa Willd.
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo prope Atotonilco El Grande; in prov.
Oaxaca, in distr. Tlacolula prope Mitla : Sel. n. 865 et 28. — Flor. : Maj.
et Jun.
(17) TH. LOESENER. PLANTÆ SELERIANE.
or
De
Le)
PASSIFLORACEE, det. Schumann.
Passiflora bryonioides H. B. K.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Etla, in Cerro de Buena Vista :
Sel.n. 95. — Flor. : Juni.
P. serratifolia L.
Nom. vern. : «amapola» (= Mohnblume).
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi, in distr. Tancanhuitz, prope
Tanquian : Sel. n. 272. — Flor. : Mart.
P. fetida L. var. hirsuta Mart.
Nom. vern. : «amapola» (Mohnblume).
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo, prope Huejutla : Sel. n. 888. — Flor. :
Apr.
LYTHRACEE, det. Koehne.
Lythrum acinifolium Sessé et Moc. forma a. parvifolium Koehne.
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo prope Zacualtipan et prope Otlamalacatle :
Sel. n. 876 et 886. — Flor. : Ma].
L. acinifolium Sess. et Moc. forma b. grandifolium Koehne.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi, prope Tancanhuitz : Sel. 693 et
787. — Flor. : Febr.
Cuphea hyssopifolia H. B. K.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi, in distr. Ciudad del Maiz prope
Gallinas : Sel. n. 718. — Flor. : Febr.
©. Wrightii A. Gray.
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz prope Orizaba : Sel. n. 819. — Flor. : Jul.
C. micropetala H. B. K.
Hab. in Mex., in prov. Morelos, in distr. Cuernavaca prope Hacienda de
S. Gaspar : Sel. n. 302. — Flor. : Dec.
Wird zum Zähneputzen gebraucht.
C. aequipetala Cav.
Hab. in Mex., prope Ciudad de Mexico et in prov. Hidalgo prope Zacual-
tipan : Sel. n. 490 et 163. — Flor. : Nov. et Maj.
C. cyanea Sess. et Moc.
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo prope Zacualtipan : S el. n. 882.— Flor. :Maj.
C. Hookeriana Walp.
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo, in distr. Zacualtipan prope Oltlamala-
catle : Sel. n. 140. — Flor. : Ma].
Heimia salicifolia Link.
Nom. vern. : «jarilla» (= kleine Ruthe, kleiner Spross).
Hab. in Mex., in prov. Morelos, in distr. Cuernavaca prope Hacienda
S. Gaspar ; in prov. S. Luis Potosi prope Tancanhuitz et prope Tanquian :
Sel. .n. 324 et 194 et 294. Flor. : Dec. — Mari.
BULL. HERB. BOIss., août 189%. 38
550 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (18)
MYRTACEE, det. Niedenzu.
Psidium Guyava Raddi.
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz, in distr. Ozuluama, prope Paisavel :
Sel. n. 600. — Flor. : Apr.
MELASTOMATACEE, det. Cogniaux.
Heeria axillaris Cogn.
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz prope Orizaba : Sel. n. 827. — Flor.:
Jul.
Arthrostemma fragile Lindl.
Hab. in Mexico : Sel. n. 908.
Tibouchina longifolia Baill.
Nom. vern. : «tlzehuite».
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo prope Huejutla : Sel. n. 619. — Flor. :
Apr. — Det. Urban.
Leandra cornoides Cogn. var. 8 latıfolia Cogn. Melastomaceæ in DC. Monogr.
Phanerog. VII, p. 1189.
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo in distr. Zacualtipan prope Otlamalacatle :
Sel. n. 880. p. p. — Flor. et fruct. : Maj.
L. cornoides Cogn. var. y hirtella Cogn. I. c.
Hab. in Mex., prope Otlamalacatle : Sel. n. 880 pro parte. — Flor. :
Maj.
Conostegia Xalapensis D. Don.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi, in distr. Ciudad del Maiz prope
Gallinas ; in prov. Hidalgo prope Huejutla : Sel. n. 712 et 669. — Flor. :
Febr. usque Apr. ; fruct. : Apr.
Miconia anisotricha Triana ; Cogn. Melastom. p. 1190.
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo, in distr. Zacualtipan prope Tianguis-
tengo : Sel. n. 875. — Flor. : Maj.
M. levigata DC.
Hab. in Mexico : Sel. n. 924.
ONAGRACEÆ
Jussieua suffruticosa L.
Nom. vern. : «Cornicuela cimarron » (= Wilde Hornpflanze).
Hab. in Mex., in prov. Morelos prope Yauhtepec, in distr. Cuernavaca
prope Hacienda de S. Gaspar; in prov. Oaxaca, in distr. Tlacolula prope
Mitla : Sel. n. 323, 295, 58. — Flor. et fruct. in Morelos : Dec.; in
Oaxaca fl. : Jun.
J. suffruticosa L. vel affinis.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi prope Tancanhuitz : Sel. n. 709.
— Flor. : Febr.
(19) TH. LOESENER. PLANTE SELERIAN.E. 391
J. repens L.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Tlacolula prope Zoquitlan :
Sel. n. 124. — Flor. et fruct. : Junio.
Oenothera tetraptera Cav.
Nom. vern. : «Yerva del golpe » (= Contusionskraut).
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi in distr. Tancanhuitz prope Tan-
quian et Tampamolon : Sel. n. 283 et 230. — Flor. : Mart.
« Gut bei Quetschungen. Man vermischt es mit fein zermahlenen Baumwollen-
samen und etwas Salz und nimmt es nüchtern».
O. rosea Ait.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi, in distr. Tancanhuitz prope Tan-
quian; in prov. Hidalgo, in distr. Zacualtipan prope Otlamalacatle : Sel.
n. 263 et 139. — Flor. : Mart.-Maj.; fruct. : Maj.
Gaura epilobioides H. B. K.
Hab. in Mex., in prov. Puebla prope Tehuacan : Sel. n. 8. — Flor. et
fruct. : Ma].
G. epilobioides H. B. K.? vel aff.
Differt alabastris longioribus.
Hab. in Mex., in prov. Puebla prope Tehuacan : Sel. n. 803. — Flor. : Jul.
G. Drummondii Torr. et Gray. vel aff.
Differt fructibus longioribus apice longius acuminatis.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca in distr. Etla : Sel. n. 83. — Flor. et
fruct. : Jun.
G. tripetala Cav.
Hab. in Mex., prope Chihuahua : Sel. n. 586. — Flor. : Nov.
G. parviflora Dougl.
Hab. in Mex., prope Chihuahua : Sel. n. 535. — Flor. et fruct. : Nov.
Fuchsia minutiflora Hemsl., ex effigie determinata.
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo prope Zacualtipan : Sel. n. 150. —
Flor. : Maj.
F. parviflora Zucc. (Hemsl.), ex descript. determinata.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Etla in Cerro de Buena Vista :
Sel. n. 129. — Flor. : Jun.
Lopezia Mexicana Jacq.
Nom. vern. : «parrilla» (= kleine Rebe).
Hab. in Mex., in distr. foederali prope Coyohuacan; in prov. Mexico,
in distr. Chalco prope Amecameca : Sel. n. 474, 487, 499. — Flor. et
fruct. : Nov. et Dec.
L. miniata DC.
Hab. in Mex., in prov. Morelos, in distr. Cuernavaca prope Xochicalco :
Sel. n. 380. — Flor. et fruct. : Dec.
L. hirsuta Jacq.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi, in distr. Tancanhuitz prope Tan-
quian : Sel. n. 262 et 911. — Flor. : Mart.
552 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (20)
UMBELLIFERE, det. Urban et Loesener.
Eryngium carline Delar.
Hab. in Mex., prope Puebla et prope Orizaba : Sel. n. 818 et 820. —
Flor. : Jul. — Det. L.
E. longirameum Turez.
Hab. in Mex.. in prov. Oaxaca, in Distr. Etla in Cerro de Buena Vista :
Sel. n. 134. — Flor. Jun. — Det. L.
E. spec. affın. E. panniculato Cavan.
Differt ab E. panniculato adhuc tantum ex America australi noto foliis minus
dense serratis, inflorescentiis laxioribus, peduneulis pedicellisque tenuioribus.
(Cfr. etiam Schaffner n. 547).
Hab. in Mex,, in prov. Oaxaca, in Distr. Etla in Cerro de Buena Vista :
Sel n. 90. — Flor. : Jun. — Det. L.
Sanicula liberta Cham. et Schlechtd.
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz prope Orizaba : Sel. n. 825. — Fruct. :
Juli. — Det. U.
Arracacia atropurpurea Benth. et Hook.
Hab. iu Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Etla in Cerro de Buena Vista :
Sel. n. 130. — Flor. et Fruct. : Jun. — Det. U.
Apium graveolens L.
Hab. in Mex., in distr. foeder. in fossis ad «Calzada de Tacubaya » : Sel.
n. 437. — Flor. et fruct. : Nov. — Det. U.
A. ammi Urban.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Etla in Cerro de Buena Vista :
Sel. n. 93. — Flor. et Fruct. : Jun. — Det. U.
ERICACEÆ
Bejaria laevis Benth., vel aff.
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo, in distr. Zacualtipan, prope Matlatengo :
Sel. n. 866. — Flor. : Maj.
Lyonia ferruginea Nutt., in Hemsl. Biol. Centr. Am. II, p. 282 sub Andromeda.
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo prope Zacualtipan et prope Matlatengo :
Sel. n. 162 et 650.
Gaultheria Hidalgensis Loes. spec. nov. ramulis glanduloso-villosulis
demum glabrescentibus repetito-geniculatis ; foliis subdistichis brevissime
petiolatis, cordato-ovatis, densississime minute serrulatis, subglabris,
supra tantum in costa pulverulento-villosulis, apice acuminatis, rarius
subacutis; racemis simplicibus, axillaribus, solitariis, glanduloso-villosulis
simulque eglanduloso-pubescentibus ; bracteis lanceolatis vel oblongis,
integris vel rarius parce glanduloso-ciliatis, subinvolutis, scariosis obtu-
> Ro
(21) TH. LOESENER. PLANTE SELERIAN.E. 593
siusculis vel acutiusculis, pedicellis æquilongis; floribus subconico-
urceolatis, 1. s. obscure-purpureis, calyce sparse glanduloso-villoso et
eglanduloso-pubescente, sepalis deltoideis glabris, ciliolatis; corolla extus
sparse glanduloso-subappresse pubescente, intus minute tenuissime
sparse albide pubescente, lobis brevissimis, deltoideis, obtusiusculis;
filamentis rectis basi dilatatis, longiuscule tenuiter lanuginosis; anthe-
rarum loculis subellepticis in tubulos apice furcato-2-aristatos productis;
disco obsoleto; ovario 5-loculari, 5-lobo; stylo columnari in apice ovarii
intruso inserto, stigmate simplici parvo; ovulis in loculis numerosis.
Ramuli hine inde geniculati vel subrecti, i. s. subbrunneo-vel subatro-violacei
teretes, vetustiores usque 3,5 mm. juniores cire. 2 mm. crassi. Folia interstitiis
10-20 mm. longis dissita. Petioli glanduloso-villosuli, 2-3 mm. longi. Lamina
5-7 cm. longa, 2,2—3,8 cm. lata, rigidule coriacea, denticulis marginalibus 1. s.
nigrescentibus, supra vix nitidula olivaceo-viridis, subtus pallidior punctulis
nigrescentibus minutis obtecta ; costa media supra vix impressa, subtus promi-
nente, nervis lateralibus cire. 5-7 iuxta basin sub angulo latiore, iuxta apicem
sub angulo angustiore obviis, ad apicem versus curvatis, commissuris coniunctis,
densissime reticulatis. Racemi cire. 6-9 cm. longi. Bracteæ pedicellique 8-11 mm.
longa. Prophylla medio vel sub medio pedicello inserta linearia, cire. 2 mm.
longa, glanduloso-ciliata. Calyx hypocraterimorphus cire. 6 mm. diam., lobis
tubo subæquilongis. Corolla cire. 8 mm. longa, 5 mm. lata. Filamenta 3 mm.
longa. Antheræ cum aristis cire. 2 mm. longæ. Ovarium cire. 1-2 mm. diam.
Stylus 3—3,5 mm. longus.
Confer tabulam 20.
Habitat in Mexico, in prov. Hidalgo, in distr. Zacualtipan, prope Otlama-
lacatle : Seler n. 878. — Flor. Maj.
Affinis G. nitidæ Benth. qua floribus minoribus, racemis eglandulosis,
.& Tamulisque glabrioribus ab hac specie distincla est.
Arctostaphylos pungens H. B. K.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Cuicatlan prope Cieneguilla :
Sel. n. 96. — Flor. : Jun.
7A. Ceciliana Loes. Sp. nov. ramulis crassiusculis, corlice in vivo rufo
in sicco brunescente + lacerato instructis, hornotinis pubescenti-tomen-
tellis, foliis densissimis, alternis, brevissime petiolatis lanceolatis rarius
sublinearibus, revoluto-subconvolutis, integris, supra glabris, subtus
sparse sublanato-tomentellis, apice obtusiusculis plerumque in spinulam
minutam productis; racemis terminalibus, simplicibus, glanduloso-hirsu-
üs, bracteis ex ovato obtusiuscule acuminatis glanduloso-puberulis,
cilialis, cire. dimidium pedicellum vel tertiam ejus partem æquan-
tibus; fioribus urceolatis; i. s. rubro-brunnescentibus; sepalis ovato-
deltoideis acutiusculis, ciliatis; corolla extus glabra, lobis brevissimis
obtuse, deltoideis intus sparse villosula; staminibus 10, filamentis basi
dilatatis liberis, lanuginosis; antheris dorso infra apicem affixis, 2-porosis,
354 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (22)
dorso breviter 2-aristatis, aristis corniculatis; disco parvo pluricostato;
ovario conico hirsuto, sub lente gibberoso in stylum elongatum glabrum
producto; stigmate parvo subcapitato; ovulis in loculis solitariis pendulis.
Ramuli vetustiores usque 8 mm. crassi, biennes cire. 1,5—2,5 mm. crassi,
recti, subteretes. Petioli 1-2 mm. longi tenuiter tomentelli. Lamina 3—4,5 cm.
longa, 0,5—1,2 cm. lata, rigide coriacea, margine interdum -E undulata supra
subglauca nitidula, subtus pallidior; costa media supra impressa vel subplana ;
nervi laterales numerosi supra obsolete impressi subtus prominuli, dense reticu-
lati, sæpius plane inconspicui. Racemi cire. 5 em. longi. Bracteæ cire. 3-4 mm.
longæ, subscariosæ, glanduloso-ciliatæ. Pedicelli 6-8 mm. longi, basi 2-prophyl-
lati, prophyllis ovato-lanceolatis, cire. 2 mm. longis glanduloso-ciliatis. Calyx
expansus cire. 4,5 mm. diam. Sepala 1,5 mm. longa. Corolla cire. 5 mm. longa,
3 mm. lata. Filamenta recta, vix 2 mm. longa. Antheræ vix 1 mm. longæ.
Ovarium cum stylo 4—4,5 mm. longum.
Confer tabulam 20.
Habitat in Mexico in provincia Oaxaca, in distr. Etla, prope Huitzo *
Seler n. 97..— Flor. : Jun.
Affinis A. Hartwegiane Benth. quæ ramulis glanduloso-hirsutis præcipue
foliis multo minoribus angustioribusque recedit et forsan etiam H. ledifoliæ
Mart. et Gall. quæ ex descriptione petiolis ciliatis racemis paniculatis, bracteolis
lanceolatis pedicellis æquilongis abhorret.
ue
%
MYRSINACEÆ
Jacquin'a macrocarpa Cav.
Nom. vern. : « Corpus ».
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz, in distr. Ozuluama, prope Chila : Sel.
n. 212. — Flor. : Mart.
Parathesis crenulata Hook. f. (= Ardisia spec. altera Schlechtd. et Cham. in
Linn. VI, p. 393 : leg. Schiede n. 1228 in sylvis Misantlæ).
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi prope Tancanhuitz : Sel. n. 758.
— Fruct. : Febr.
Ardisia escallonioides Schlechtd. et Cham.
Nom. vern. : « Capulin» (= Kirsche).
Hab in Mex., in prov. S. Luis Potosi, in distr. Tancanhuitz prope Tan-
quian : Sel. n. 280. — Fruct. : Mart.
Die Früchte werden roh gegessen und sind sehr erfrischend. Es giebt zwei
Varietäten, eine süsse und eine säuerliche.
PLUMBAGINACEE
Plumbago pulchella Boiss.
Hab. in Mex., in distr. foeder. prope Chapultepec et prope Coyohuacan :
Sel. n. 445 et 472. — Flor. et fruct. : Nov. et Dec.
P. capensis Thunbg.
Culta in Mex., in distr. fœder. prope Chapultepec et in Oaxaca : Sel.
n. 443 et 19. — Ad Chapultepec. Flor. : Nov., in Oaxaca Flor. : Maj.
(23) TH. LOESENER. PLANTÆ SELERIANE. 555
SAPOTACEE
Vitellaria mammosa (L.) Radlkof., in Hemsl. Biol. Centr. Am. II, p. 296 sub
Lucuma.
Nom. vern. : «Zapote mamey ».
Cult. in Mex., in prov. Morelos, in distr. Tetecala prope Miacatlan : Sel.
n. 348. — Flor. : Dec.
Chrysophyllum Cainito L. var. pomiferum (Tussac) Pierre. Cainito pomiferum
Tussac.
Nom. vern. : «caynito».
Hab. in Mex., in prov. Morelos in distr. Tetecala, in Huerta de la
Hacienda de Miacatlan, culta : Sel. n. 349. — Det. Pierre.
GENTIANACEÆ
Erythrea macrantha Hook. et Arn. var. parviflora Loes. nov. var.; differt
floribus paullo minoribus.
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo prope Zacualtipan : Sel. n. 460. —
Flor. : Maj.
Eustoma exaltatum Grisb.
Nom. vern. : «violeta cimarron» (= wildes Veilchen).
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz, in disir. Ozuluama, prope Chila; in
prov. Oaxaca, in distr. Tlacolula prope Zoquitlan : Sel. n. 208 et 136. —
Flor. : Mart.-Jun.
APOCYNACEÆ
Plumiera (Plumeria) rubra L.
Nom. vern. : «cacaloxochitl» (= Rabenblume).
Hab. in Mex., in prov. Morelos, in distr. Cuernavaca prope Hacienda
S. Gaspar ; in prov. Hidalgo, prope Huejutla : Sel. n. 356, 662, 871. —
Flor. in Morel. : Dec., in Hidalgo : Apr.
Thevetia ovata DC.
Hab. in Mex., in distr. Tlacolula prope Zoquitlan : Sel. n. 115. —
Flor. : Jun.
Vinca rosea L.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi prope Tancanhuitz : Sel. n. 174.
— Flor. : Febr.
Diese sonst im trop. Amerika weit verbreitete Pflanze scheint aus Central-
amerika bisher nur noch dureh Polakowsky (n. 255) aus Costa-Rica bekannt gewor-
den zu sein ; von Hemsley wird sie in der Biol. Centr. Am. II. nicht erwähnt.
7 Tabernæmontana Paisavelensis Loes. sp. nov. Glaberrima, ramulis
cortice pallide cinereo obtectis, articulatis, internodiis brevibus vel bre-
vissimis; foliis oppositis, breviter petiolatis obovatis usque obovato-
ellipticis, integerrimis, basi cuneatis, apice obtusis vel perbreviter obtuse
556 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (24)
acuminatis, hornotinis membranaceis; inflorescentiis axillaribus, cymosis,
pluries brachiatis, brachiis divaricatis; floribus numerosis; calycibus pedi-
cello multo brevioribus; corolla hypocraterimorpha, tubo calycem fere
triplo superante circ. medio subsubito paullulum ampliato, lobis, obliquis,
sinistrorsum tegentibus, + dextrorsum tortis, staminibus inclusis, anthe-
ris inappendiculatis, sagittatis; disco vix conspicuo subannulato pluri-
partito; carpidiis 2 liberis apice in stylum elongatum coalitis; stigmate
capitato prope basin in membranam dilatato; ovulis in carpidio numerosis.
Ramuli usque 6 mm. crassi, cortice longitudinaliter rimoso vel subplicato-
striato, iuniores 2-3 mm. crassi, hornotini brevissimi, 1-2 mm. crassi; internodia
3-10 mm. longa. Petioli graciles, in fol. novellis 5-10 mm. longi. Lamina
&—6,5 cm. longa, 1,7—3 cm. lata. Costa media supra plana vel impressa, subtus
plana vel prominula. Nervi laterales cire. 9-14 sub angulo subrecto patentes
ad apicem versus arcuati. Pedunculi breves, 2-6 rarius-12 mm. longi. Brachii
intermedii cire. 3-19 mm., pedicelli ultimi cire. 4-7 mm. longi. Flores sub
anthesi cire. 10-13 mm. diam. Calyx 2-3 mm. diam., lobis ovatis, obtusis
subliberis, basi glandulis minutis numerosis instructis. Corollæ tubus cire.
4-5 mm. longus; paullo supra medium ubi stamina inserta sunt paullulum
ampliatus. Antheræ inappendiculate angustæ acutæ: cire. 2 mm. longæ. Ova-
rium cire. 1,5 mm. longum glabrum. Stylus 2,5 mm. longus.
Nom. vern. : «cojon de gatos» (= Katzenhoden).
Habitat in Mexico in prov. Vera Cruz, in distr. Ozuluama, prope Paisavel :
Seler n. 606. — Flor : Apr,
Maxime T. Berterii DC. var. parviflore DC. affinis, quæ foliis
x maioribus magis acuminatis floribusque maioribus recedit.
- Mandevilla Schumanniana Loes. sp. nov. Caule volubili subglabro; foliis
oppositis breviuscule petiolatis, anguste elliptico-ovatis, basi cordatis raro
subobtusis, apice angustatis in acumen longiusculum obsoletum apiculatum
productis, supra sub lente minute brevissime sparse hirtellis, glabres-
centibus, subtus in costa nervis venulisque breviter hirtis; racemis axil-
laribus solitariis folia subæquantibus vel paullo superantibus, 2-5-floris ;
floribus sub anthesi 3 cm. longis; sepalis anguste ovato-acuminatis, mar-
gine subhyalino; corolla calycem circa 7-plo superante, infundibuliformi,
limbi lobıs brevissimis, tubo cylindrico, apice reverso-barbato; staminibus
inclusis, tubi apice insertis disco 5-squamato, squamis basi per paria
connatis, impari libera, carpidiis 2-liberis in stylum elongatum filiformem
coalitis, stigmate staminibus arcte einclo, subpyramidato, longitudinaliter
costato, in rostellum longiusculum producto.
Caulis cortice brunneo longitudinaliter plicato-striato sparsiuscule lenticellis
obtecto instructus, cire. À mm. crassus; ramulis novellis sub lente minute pul-
verulento-puberulis. Petioli 7-10 mm. longi, sub lente sparse hirtelli. Lamina
membranacea usque subcoriacea, 4-7 cm. longa, 1,3—2 cm. lata, integerrima ;
costa media supra vix impressa, subtus præcipue basi prominula, nervis latera-
libus utrinque cire. 6-10, iuxta basin approximatis sub angulo latiore, ad
NAT
ii
3
>
(25) TH. LOESENER. PLANTE SELERIANE. 997
apicem versus sub angulis angustioribus obviis, paullulum arcuatis, venulis
subtus conspicuis conjunctis, densiuscule reticulatis. Racemorum rhachis glabra,
2-4 cm. sub anthesi longa. Bracteæ lineari-lanceolatæ 3-5 mm. longæ. Pedicelli
3-7 mm. longi, basi vel iuxta basin 2-prophyllati, prophyllis subulato-filiformibus
1-2 mm. longis. Sepala basi connata glandulis numerosis angustis instructa, cire.
3 mm. longa. Corollæ tubus eylindrieus faucem ampliatum cire. æquans.
Antherarum loculi basi appendiculati, appendiculis locula subæquantibus, con-
nectivo apice in membranam hyalinam subdeltoideam acutam produeto. Carpidia
sub lente minute puberula, ovulis numerosis, stylo excepto cire. 1,5 mm. longis,
stylo cum stigmate cire. 1,5—1,7 cm. longo.
Habitat in Mexico, in prov. Oaxaca, in Distr. Tlacolula, prope Mitla :
Seler n. 39. — Floret Junio.
Habitu maxime Echitidi hirtellæ H. B. K. affinis, quæ floribus
minoribus hypocrateriformibus recedit._
ASCLEPIADACEÆ
Asclepias glaucescens H. B. K.
Hab. in Mex., in prov. Morelos, in distr. Cuernavaca prope Hacienda
S. Gaspar : Sel. n. 319. — Flor. : Dec.
A. Curassavica L.
Nom. vern. : «soldadilla» in Morelos, «ponchishuitz» in Tancanhuitz.
Hab. in Mex., in prov. Morelos, in distr. Cuernavaca prope Hacienda.
S. Gaspar; in prov. S. Luis Potosi, in distr. Tancanhuitz prope Tanquian :
Sel. n. 320 u. 266 — Flor. : Dec.-Mart.
«Der Milchsaft, durch die Nase eingesogen, ist gut gegen Stockschnupfen und
gegen Hundswut».
A. Linaria Cav.
Nom. vern. : «totorito, tlal-nochtli».
Hab. in Mex., prope Zacatecas ; in distr. fæder. in Cerro de Itztapalapa;
in prov. Mex., in distr. Texcoco, in Cerro de Tetzcotzinco : Sel. n. 551,
448, 419. — Flor. ad Zacatecas : Nov., in Cerro de Tetzcotzinco : Jan.;
fruct. in Cerro de Itztapalapa : Nov.
A. longicornu Benth.
Nom. vern. : « cuätz chtè gueèco ».
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Tlacolula prope Totolapam : Sel.
n. 71. — Klor. : Jun.
Die fleischige Wurzel wird bei Verwundungen von Thieren angewandt und soll
verhindern, dass sich Würmer (Insectenlarven) darin entwickeln.
Metastelma parviflorum R. Br., vel aff.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Tlacolula prope Zoquitlan : Sel.
n. 72. — Flor. : Jun.
°° Marsdenia Selerorum Loes. sp. nov. Frutex volubilis gracilis; ramulis
tenuiter reverso-tomentellis, teretibus, elongatis; foliis oppositis longius-
cule petiolatis, cordato-ovatis, supra minute appresse tomentellis, subtus
subvelutinis, dense reticulatis; inflorescentiis umbelliformibus, tomen-
G
558 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (26)
tellis, densis, pedunculis petiolo brevioribus, pedicellis brevibus; floribus
6-20, parvis; calycis lobis ovatis, obtusis ciliolatis; corolla extrorsum
glabra, tubo vix dimidiam corollam æquante, fauce intus barbata,
lobis ovalibus; corona staminibus mediis adnata, lobis triangularibus,
acutiusculis; filamentis in tubum antheris vix æquilongum connatis;
antherarum membrana hyalina obsolete deltoidea subinflexa, polliniis
ovoideis erectis; stigmate crassiusculo in rostellum producto.
Ramuli cire. 1—1,5 mm. crassi; folia interstitiis 4,5—8 cm. longis vel
longioribus dissita tenuia; petioli tomentelli, 1—1,8 cm. longi; lamina petiolo
1,5—3-plo longior, integra, basi cordata, apice obtusa mucronulataque vel
subacuminata, 3-4 cm. longa, 1,6—3 cm. lata, supra sparse appresse, subtus
subvelutino-tomentella; nervi primarii subtus subprominuli, venulis subtus
tantum conspicuis dense reticulati; pedunculi cire. 3-5 mm. longi, in folior.
axillis solitarii ; pedicelli 1-2 mm. longi; flores circ. 2,5 mm. diam.; calyx
extrinsecus hirtus, lobis ovatis, obtusis, ciliolatis; corolla cire. 3 mm. longa;
coronæ lobi antherarum basi inserti; stamina vix 2 mm. longa, filamentis cum
coronæ basi in tubum coalitis; stigma rostello carpidia glabra longitudine sub-
superans.
Habitat in Mexico, in prov. Oaxaca, in distr. Tlacolula prope Zoquitlan :
Seler n. 78. — Floret Junio.
Obs. Species ex affinitate M. Mexicanæ Dene., quæ cymis laxifloris, corollis
-extrorsum pilosis recedit.
Gonolobus spec. ex G. erianthi Dene. affinitate.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Etla prope S. Juan del Estado :
Sel.n. 109. — Flor. : Jun.
G. spec. Cfr. G. nemorosum Dene., G. nigrescentem Schl. G. erianthum Dene.
Hab. in Mex., prope Oaxaca : Sel. n. 15. — Flor. : Maj.
POLEMONIACEZÆ det. Dammer.
Gilia incisa Benth.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi, in distr. Tancanhuitz prope Tam-
pamolon : Sel. n. 223. — Flor. : Mart. — Det. Loesener.
Loeselia coceinea &. Don.
Hab. in Mex., in prov. Mexico, in distr. Tetzcoco in Cerro de Tetzcot-
zinco : Sel. n. 420. — Flor. : Jan.
L. glandulosa G. Don.
Hab. in Mex., in prov. Morelos in distr. Cuernavaca prope Xochicalco :
Sel. n. 378. — Flor. : Dec.
L. coerulea G. Don.
Hab. in Mex., in distr. fœder. prope Tacubaya : Sel. n. 454. — Fruct. :
Nov.
L. rupestris Bth.
Hab. in Mex., in Ciudad de Mexico : Sel. n. 48%. — Flor. : Nov.
Be
(27) TH. LOESENER. PLANTÆ SELERIANE. 559
HYDROPHYLLACEE
Nama undulatum H. B. K.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Tlacolula prope Totolapan : Sel.
n. 126. — Flor. et fruct. : Jun. — Det. Dammer.
N. jamaicense L.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi, in distr. Tancanhuitz prope Tam-
pamolon et Tanquian; in prov. Vera Cruz in distr. Ozuluama prope Chila :
Sel. n. 226, 261, 727. — Flor. et fruct. : Mart. et Apr. — Det. Loes.
Wigandia urens Choisy, vel aff.
Hab. in Mex., in prov. Morelos, in distr. Tetecala, prope Miacatlan : Sel.
n. 330. — Flor. : Dec. — Ex descript. det. L.
W. Kunthii Choisy.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi, in distr. Tancanhuitz, prope Tan-
quian : Sel. n. 250. — Flor. : Mart. — Det. Dammer.
W. Caracasana H. B. K.
Nom. vern. : «tabacco cimarron» (= wilder Tabak).
Hab. in Mex., in distr. fœder. prope Coyohuacan et in provincia Morelos
prope Cuauhtla : Sel. n. 467. — Flor. Dee. — Det. L.
VERBENACEÆ
Lantana polyacantha Schauer.
Nom. Vern. : «Zapotillo» (= kleine Zapote).
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca in distr. Etla prope S. Juan del Estado :
Sel. n. 132. — Fl. et fruct. : Jun.
Wird bei Verdauungsheschwerden angewandt.
L. polyacantha Schauer? vel aff. ?
Hab. in Mex., in prov. $S. Luis Potosi prope Tancanhuitz : Sel. n. 177.
L. horrida H. B. K. vel. aff.?
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi prope Tancanhuitz : Sel. n. 791.
— Flor. et fruct. : Febr.
L. Camara L. vel. aff.
Hab. in Mex., in prov. Morelos, in distr. Cuernavaca prope Xochicalco :
Sel. n. 390. — Flor. et fruct. : Dec.
L. hispida H. B. K.
Hab. iu Mex., prope Orizaba : Sel. n. 829. — Flor. et fruct. : Jul.
L. spec. ex L. hispidæ affinitate. Cfr. etiam. L. velutinam Mart. et Gal.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Tlacolula prope Mitla : Sel.
n. 46. — Fl. : Jun.
L. lilacina Desf.? Differt floribus albis.
Nom. vern. : «orozuz blanco » (= Weisser Orozuz).
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi, in distr. Tancanhuitz prope Tan-
quian : Sel. n. 290. — Flor. : Mart.
560 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (28)
L. trifolia L.
Nom. vern. : «orozuz colorado » (= Rother O.).
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo in distr. Huejutla prope Knitznopala et
prope Papatlatla : Sel. n. 639 et 900. — Fl. et fr. : Apr.
L. cancscens H. B. K.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi prope Tancanhuitz : Sel. n. 760.
— tlret ir Rebr:
L. macropoda Torr.
Hab. in Texas prope El Paso : Sel. n. 50%. — Fl. et fr. : Nov.
Lippia Wrightii A. Gray.
Hab. in Texas prope El Paso : Sel. n. 506. — Fl. et fr. : Nov.
L. myriocephala Cham. et Schlechtd.
Hab. in prov. S. Luis Potosi in distr. Ciudad del Maiz in Valle del Rio
Naranjos : Sel. n. 743. — Fl. et fr. : Febr.
L. geminata H. B. K.
Nom. vern. : « Orozuz morada». (= dunkelbraun violetter O.).
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz, in distr. Ozuluama prope Chila : Sel.
n. 675. — Flor. : Apr.
L. dulcis Trev.
Hab. in Mex., in prov. Morelos. in distr. Cuernavaca prope Hacienda de
S. Gaspar; in prov. S. Luis Potosi prope Tancanhuitz; in prov. Vera Cruz,
in distr. Ozuluama prope Chila : Sel. n. 303, 708, 216. — Flor. : Dec. —
Mart.
L. reptans H. B. K.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi prope Tancanhuitz ; in prov. Vera
Cruz, in distr. Ozuluama prope Chila : Sel. n. 796, 215. — Flor. : Febr.
et Mart.
L. callicarpifolia H. B. K.
Nom. vern. : «Rosa de Castilla del campo » (= wilde spanische Rose).
Hab. in Mex., in prov. Morelos, in distr. Cuernavaca prope Xochicalco :
Sel. n. 376. — Flor. : Dec. -
Wird gegen Entzündungen und Gonorrhöe angewendet.
Bouchea Ehrenbergii Cham.
Hab. in prov. Oaxaca, in distr. Tlacolula prope Macuixochil : Sel. n. 112.
— FI. et fr. Jun.
Stachytarpheta mutabilis Vahl. (= St. Frantzii Polak. Linn. 1877, p. 593).
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Tlacolula prope Totolapam : Sel.
n. 69. — Fl. et fr. : Jun
Verbena littoralis H. B. K. var. £ leptostachya Schauer.
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz, in distr. Ozuluama prope Chila : Sel.
n. 724. — Flor. et fr. Apr.
V. Garoliniana L. vel aff.
Hab. in Mex., in prov, Oaxaca prope Etla : Sel. n. 80. — Fl. et fr. : Jun.
(29) TH. LOESENER. PLANTE SELERIANE. 561
V. Ehrenbergiana Schauer.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi prope Tancanhuitz : Sel. n. 722.
— FI. : Febr.
V. canescens H. B. K.
: Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Tlacolula prope Mitla : Sel.
n. 22. — Flor. et fruct. : Jun.
V. ciliata Benth.
Hab. in Mex., in distr. foeder. prope Tacubaya et Coyohuacan : Sel.
n. 456 et 473. — Flor. : Nov.-Dec., fruct. : Dec.
V. spec. forsan nova ex V. céliatæ et V. exilis affinitate.
Hab. in Mex., prope Zacatecas et prope Aguas Calientes : Sel. n. 559 et
867. — Fl. et fruct. : Nov.
V. Lamberti Schauer DC. Prodr. XI. p. 55% (non Ker. bot. reg. tab. 1102 ut
citat cl. Schauer, quæ est V. panniculata; potius forsan V. Aubletia
Ker. bot. reg. tab. 294!)
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz, in distr. Ozuluama prope Chila : Sel.
n. 723. — Fl. : Apr.
Diese Art von Schauerist von Hemsley in der Biol. Centr. Am. II, p. 533
ausgelassen. Er citiert zwar dieselbe Abbildung wie Schauer, nämlich V. Lam-
berti Don in Sweet Brit. Fl. Gard. ser. 2., tab. 363, als var. rosea, unter V. A ubletia
L., während Schauer dieselbe unter seiner V. Lamberti anführt, dabei aber als
Autor Ker bot. reg. tab. 1102 nennt. Diese Abbildung stellt aber eine ganz andere
Art auch unter anderem Namen dar, näml. V. panniculata. Auch ich halte
Schauer’s V. Lamberti nach seinem Originale (Ehrenberg n. 130) für eine von
V. Aubletia L. verschiedene Pflanze, mindestens für eine gute Varietät.
V. Aubletia L.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi, prope Tancanhuitz et in distr.
Ciudad del Maiz, prope Labra : Sel. n. 180 et 797. — Fl. et fr. : Febr.
Tamonea scabra Cham. et Schlechtd.
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo prope Huejutla : Sel. n. 624. — Fl. et
fr. : Apr.
Petraea volubilis Jacq.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi, in distr. Tancanhuitz prope Tan-
quian : Sel. n. 220. -— Fruct. : Mart.
P. arborea H. B. K.
Nom. vern. : «Bejuco de caballo o Raspa sombrero» (= Pferde Schlingpflanze,
Hutkratzer).
- Hab. in Mex, in prov. Hidalgo prope Huejutla : Sel. n. 598. — Fruct.: Apr.
Duranta Plumieri Jacq.
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz, in distr. Ozuluama prope Pänuco :
Sel. n. 247. — Fl. et fr. : Mart.
Clerodendron ligustrinum R. Br.
Nom, vern. : «Senora.de la noche» (= Herrin der Nacht).
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz, in distr, Ozuluama prope Chila : Sel,
n. 672. — Flor. : Apr.
962 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (30)
SCROPHULARIACEÆ
Calceolaria glutinosa Heer et Regel.
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo prope Zacualtipan : Sel. n. 151. — Fl.
et fr. Maj. — Ex descr. det.
Russelia equisetiformis Ch. et Schl. in Linnæa VI. (1831) p, 377.
R. juncea Zuce. in Flora 1832 II, p. 99 verisimiliter tantum varietas mediocris
R. equisetiformis Ch. et Schl. ramulis pendulis ab ea diversa, characte-
ribus a cl. Zuccarini indicatis variabilibus.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi, in distr. Ciudad del Maiz prope
Gallinas : Sel. n. 715. — Flor. : Febr.
Die von Zuccarini angegebenen Unterschiede im Kelch und der Krone sind
nicht constant. À. equisetiformis soll nach der Original-Diagnose eine nur 6 lin.
lange Blumenkrone haben und R. juncea eine doppelt so lange. Das Original der
ersteren hat aber auch einige doppelt so lange Blumenkronen. Ebenso wenig dürfte
das Merkmal der hängenden Aeste von Belang sein, da auch bei À. equisetiformis
die Aeste nicht immer aufrecht sind.
R coccinea (L.) Wettst. — R. sarmentosa Jacq. p. p. ex Wettst.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi prope Tancanhuitz et prope Tan-
quian : Sel. n. 705 et 27%. — Fl. et fruct. : Febr. et Mart.
Pentastemon campanulatus Willd. var. angustiflora Loes. var. nova.
Differt floribus paullo angustioribus et staminodio paullo altius, sub medio
ipso neque basi inserto. Cfr. Bourgeau n. 341.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Tlacolula prope Mitla : Sel,
n. 47. Flor. et fr. Juni.
Mimulus glabratus H. B. K.
Hab. in Mex., in distr. fœder. in humidis ad Chapultepec : Sel. n. 436.
— Flor. et fr. : Nov.
Stemodia parviflora Ait.
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo prope Huejutla : Sel. n. 628. — Fl. et
fr. : Apr.
Bacopa chamedryoides (H. B. K.). Wettst. (= Herpestis chamedr. H. B. K.)
Hab. in Mex., in prov. S, Luis Potosi prope Tancanhuitz; in prov.
Hidalgo prope Huejutla et prope Zacualtipan : Sel. n. 182, 644, 149.
Capraria saxifragifolia Ch. et Schl.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi prope Tancanhuitz; in prov. Vera
Cruz, in distr. Ozuluama prope Pänuco : Sel. n. 199 et 240. — Fl. et fr. :
Febr. et Mart.
Scoparia dulcis L.
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz, in distr. Ozuluama prope Chila; in prov.
Hidalgo prope Huejutla : Sel. n. 214 et 630.— Fl. et fruct. : Mart. et Apr.
Se. flava Cham. et Schlechtd.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Tlacolula prope Zoquitlan : Sel.
n. 4. — Fl. et fr. : Jun.
(31) TH. LOESENER. PLANTÆ SELERIANÆ. 563
Sc. annua Cham. et Schlechtd.
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo prope Huejutla : Sel. n. 629. — Fl. et
fr..: Apr.
Veronica peregrina L.
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz, in distr. Ozuluama prope Chila : Sel.
n. 728. — Fruct. : Apr.
Gerardia peduncularis Benth.
Hab. in Mex., prope Orizaba : Sel. n. 826. — Fl. et fr. : Jul.
Buchnera elongata Sw.
Hab. in Mex., in prov. Morelos, in distr. Cuernavaca prope Xochicalco :
Sel. n. 372. — Fl. et fruct. : Dec.
Castilleja arvensis Cham. et Schlechtd.
Hab. in Mex., in distr. fœderal., prope Tacubaya; (et prope Aguas
Calientes?) : Sel. n. 460 (et 546 ? specimen nimis incompletum). — Flor. :
Nov.
C. lithospermoides H. B. K., vel affinis.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Etla prope S. Juan del Estado :
Sel. n. 133. — Fl. et fruct. : Jun.
©. tenuiflora Benth.
Hab. in Mex., in distr. foederali in Cerro de Iztapalapa : Sel. n. 429. —
Flor. : Nov.
C. tenuiflora Benth., vel afflnis.
Hab. in Mex., prope Puebla : Sel. n. 831. — Flor. : Jul.
C. canescens Benth.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Etla prope S. Juan del Estado :
Sel. n. 108. — Fl. et fruct. : Jun.
Die beiden letzten Arten sind sehr nahe verwandt und dürften wohl eher nur
Varietäten einer etwas veränderlichen Art vorstellen.
Lamourouxia tenuifolia Mart. et Gal.
Hab. in Mex., in distr. fed. in Cerro de Iztapalapa : Sel. n. 411. —
Flor. : Nov.
L. rhinanthifolia H. B. K.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Etla in Cerro de Buena Vista :
Sel. n. 128. — Flor. : Jun.
LENTIBULARIACEÆ
Pinguicula caudata Schlechtd.
Hab. in Mex., prope Orizaba : Sel. n. 857 et 915. — Flor. : Jul.
PEDALIACEE
Martynia fragrans Lindl.? an M. altheifolia Benth. ?
Hab. in Mex., in prov. Chihuahua, in distr. Iturbide prope Ortiz : Sel.
n. 545. — Flor. et fr. : Nov.
/
Y
564 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (32)
M. triloba Schlechtd.
Hab. in Mex., in prov. Puebla prope Tehuacan : Sel. n. 54. — Fl. Jun.
ACANTHACEE, det. Lindau.
Thunbergia fragrans Roxbg.
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo, prope Huejutla : Sel. n. 657. —- Fl. :
Apr.
Dyschoriste capitata (Oerst.) O. Ktze.
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Etla prope S. Juan del Estado’:
Sel. n. 811. — Flor. : Jun.
Ruellia (Sect. Euruellia) spec.
Nom. vern. : « Yerva de la laguna (= Seekraut).
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi, in distr. Ciudad del Maiz prope
Gallinas; in prov. Vera Cruz, in distr. Ozuluama prope Tantojon : Sel.
n. 771 et 243. — Flor. : Febr. et Mart.
R. (Sect. Dipteracanthus) spec.
Nom. vern. : « Yerva de la laguna».
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz, in distr. Ozuluama prope Pänuco :
Sel.n. 238. — Fl. : Mart.
Drejera Willdenowiana Nees.
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz, in distr. Ozuluama prope Chila : Sel.
n. 673. — Flor. : Apr.
Odontonema callistachyum (Nees) O. Ktze.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi prope Tancanhuitz : Sel. n. 198.
— Flor. : Febr. :
O. cuspidatum (Nees) O. Ktze.
Hab. in Mex., in prov. Vera Cruz, in distr. Ozuluama prope Pänuco :
Sel. n. 738. — Flor. : Mart.
Siphonoglossa glabrescens Lindau n. sp.; fruticosa (?); ramı teretes,
minute puberuli, postea glabrescentes et 2-seriatim pilosi; folia tenuiter
petiolata ovato-lanceolata, basi rotundata, apice sensim acuminata, obtu-
sata, acumine minuto, glabra, basi ad marginem albido-pilosa, supra
cystolithifera ; calyx æqualiter 5-fidus; flores solitarii in axillis foliorum,
sessiles, rubri, extus puberuli ; tubus cylindricus, labium posticum, erec-
tum, apice integrum, anticum usque ad basin fere anguste-3-lobum;
antherarum loculi æquales, apice acuti, contigui; pollinis granula typica;
capsula ignola.
Petioli pilosi, usque ad 8 mm. longi. Folia usque ad 4,5 X 1,5 cm. Bracteolæ
pubescentes, 8 X 1,5 mm. Calyx 5 mm. altus, laciniæ æquales 4 X 1 mm.,
puberulæ. Tubus 48 mm. longus, basi 2, apice 3 mm. diametro. Labium posticum
10 x 3 mm., antici lobi 410 x 2 mm. Filamenta 7, antheræ 3 mm. longa.
Pollinis granula 55 X 30 ». Discus 1 mm., ovarium 2 mın., stylus 32 mm. longa.
(33) TH. LOESENER. PLANTE SELERIAN.E. 565
Hab. in Mex., in prov. Oaxaca, in distr. Tlacolula, prope Zoquitlan; in
prov. Puebla prope Puebla : Sel. n. 76 et 808. — Flor. : Jun. et Jul.
«& Obs. Species affinis S. longiflorce A. Gray.
S. spec.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi, in distr. Ciudad del Maiz prope
Gallinas : Sel. n. 755. — Flor. : Febr.
Diese Art dürfte bereits unter der alten Gattung Dianthera beschrieben sein. In-
dessen war es mir aus Mangel an Vergleichsmaterial nicht möglich, darüber eine
Entscheidung zu treffen. Das vorliegende Exemplar hat Spangenpollen, hat also mit
der zu Justicia zu ziehenden Gattung Dianthera absolut nichts zu schaffen.
Tetramerium hispidum Nees.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi prope Tancanhuitz : Sel. n. 756.
— Flor. et fruct. : Febr.
7 Tetramerium glutinosum Lindau n. sp.; caulis teres flavido-pubescens
(præsertim ad strias 2); folia petiolis tenuibus pubescentibus ovata bası
subrotundata, apice sensim angustala et obtusata acumine acuto, subtus
glanduloso-pubescentes, supra pilosa, cystolithis vix conspieuis; inflores-
centiæ spicatæ sæpissime in ramulis lateralibus terminales, bracteæ
imbricatæ, ovatæ, acutæ, nervis 3 parallelis, glanduloso-pubescentes ;
bracteolæ lanceolatæ, basi vix connatæ, florem unum et sæpissime floris
rudimentum includentes; calycis lobi glanduloso-pubescentes, tubus vix
ampliatus, glaber; labium posticum erecium, marginatum, anticum 3-
lobum; antherarum loculi subæquales, conligui, mutici; pollinis granula
typica; capsula ignota.
Petioli usque ad 12 mm. longi. Folia 6 X 2,5 cm. vel minora. Inflorescentiæ
folia æquantes vel minores. Bracteæ 10 X 5 mm., ad apicem versus minores;
bracteolæ 10 x 2 mm. Calycis lobi 6 X 1 mm. Tubus 7 mm. longus, 2,5 mm.
diametro. Labium posticum 7 X 6 mm., antici lobi 41 X 7 mm. Filamenta
6 mm. longa, antheræ 2,5 mm. Pollinis granula 38 X 30 y. Discus 1/2, ova-
rium 1,5, stylus 22 mm. longus.
Hab. in Mex., in prov. Morelos, in distr. Cuernavaca prope Xochicalco :
Sel. n. 401. — Flor. : Dec.
Obs. Species T. glanduloso Oerst. aïfinis, quod differt præsertim bracteis lanceo-
«æ— latis.
Beloperone spec. aff. B. comosæ Nees.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi prope Tancanhuitz : Sel. n. 761.
— Flor. : Febr.
CAPRIFOLIACEZÆ det. Koehne.
Sambucus glauca Nutt. var.
Hab. in Texas prope El Paso : Sel. n. 532. — Fl. et fruct. : Nov.
BULL. HERB. BOISS., août 189%. 39
566 BULLETIN DE L HERBIER BOISSIER. (34)
VALERIANACEÆ
Valeriana scandens L.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi prope Tancanhuitz : Sel. n. 70%. —
Fl. et fruct. : Febr.
CUCURBITACEZÆ det. Cogniaux.
Apodanthera Buræavi Cogn.
Hab. in Mex., in prov. Puebla prope Tehuacan : Sel. n. 9. — Fl. : Maj.
Melothria scabra Naud.
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi prope Tancanhuitz : Sel. n. 193.
Citrullus vulgaris Schrad.
Hab. in Mex., prope Zacatecas : Sel. n. 569. — Fl. : Nov.
Lagenaria vulgaris Ser.
Hab. in Mex., in prov. Morelos, in distr. Tetecala in Huerta de la
Hacienda de Miacatlan : Sel. n. 339. — Flor. : Dec.
Echinocystis Coulteri Cogn.
Hab. in Mex., in prov. Morelos, in distr. Cuernavaca prope Xochicalco :
Sel. n. 402. — Flor. et fruct. : Dec.
Sieyos Deppei G. Don.
Nom. vern. : «ximacol».
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo prope Zacualtipan : Sel. n. 862. —
Flor. : Apr.
LOBELIACEÆ
Siphocampylos spec.
Hab. in Mexico : Sel. n. 512.
Lobelia cliffortiana L.
Nom. vern. : «xilitl, pitziguàl».
Hab. in Mex., in prov. S. Luis Potosi in distr. Ciudad del Maiz et prope
Tancanhuitz : Sel. n. 795 et 176. — Flor. : Febr.
Das Blatt wird als Suppenkraut benutzt.
L. laxiflora H. B. K.
Hab. in Mex., in prov. Hidalgo prope Huejutla : Sel. n. 898. — Flor. :
Apr.
L. laxiflora H. B. K. var. £ angustifolia DC. vel. affinis.
Hab. in Mex., in prov. Puebla prope Tehuacan : Sel. n. 11. — Flor. : Jun.
(Fortsetzung folgt.)
—— Vin
MELIACEÆ NOVÆ
AUCTORE
Casimir DE CANDOLLE
1. American.
070)
Melia L.
Melia Azedarach L. In Assumption Paraguay ubi in hortis culta
(Balansa, n. 2533 in h. Mus. Par.).
Guarea L.
“ Guarea frutescens, foliis modıce petiolatis 3-jugis, foliolis oppositis
brevissime petiolulatis obovato-oblongis basi acutis apice rotundatis supra
glabris subtus ad nervos parcissime pilosulis, paniculis breviter pedun-
eulatis folia subæquantibus racemiformibus hirtellis, floribus modice pedi-
cellatis, calice extus puberulo acute 4-dentato, petalis extus adpresse pu-
berulis tubo cylindrico glabro integro, ovario dense luleo-villoso, stilo
adpresse puberulo, loculis 1-ovulatis.
Frutex ramulis fuscescenti-argillaceis junioribus minute puberulis.
Folia alterna 7 em. longa (ad gemmulam). Foliola ad 9 em. longa, 3 cm.
lata, in sicco firmula pallide virescentia subpellucida. Rhachis petiolusque
Juniores parce pilosuli. Petiolus 3 ‘2 cm.; petioluli ad # mm.; paniculæ
pedunculus ad 2 cm. longus. Panicula ipsa fere a basi eymuligera. Pedi-
celli 1 mm. longi. Petala 4 subobovato-oblonga apice obtusa circiter 6 mm.
longa. Tubus cylindricus petali dimidium multo superans haud contractus.
Antheræ 8, 1 mm. parum excedentes oblongæ glabræ. Gynophorum gla-
568 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
brum apice in sicco torulosum. Ovarium gynophoro æquilongum 4-locu-
lare.
In Paraguay silvis ad Yaguaron (Balansa, n. 3279 in h. Boiss.).
Species G. parvifoliæ C. DC. affinis.
Guarea Balansæ, foliis longiuscule petiolatis 3-jugis, foliolis plerumque
oppositis brevissime petiolulatis superioribus subobovato-oblongis basi
acutis apice brevissime obtuseque cuspidatis obtusisve supra glabris
subtus ad nervos cum petiolulis rhachique parce pilosis, paniculis quam
folia brevioribus hirtellis peduneulatis haud dense breviter ramulosis,
floribus modice pedicellatis, calice extus puberulo acute 4-dentato, petalis
extus pallide adpresse puberulis tubo cylindrico glabro margine integro,
ovario dense luteo-villoso, loculis 2-ovulatis.
Arbor 5-6 m. alta, ramulis junioribus dense hirtellis dein glabris argil-
laceis. Folia alterna circiter 11 em. longa (gemmulam usque). Foliola in
sicco membranacea pallide virescentia subpellucida, superiora ad 11 cm.
longa ad 3 ‘/2 cm. lata, inferiora minora ovato-elliptica. Petioli ad
6 cm. longi; petioluli 3-4 mm. longi. Paniculæ pedunculus circiter 2 em.
longus, ramuli ad 2 em. longi a medio cymuligeri. Pedicelli cireiter
1 mm. longi. Petala 4 subobovato-oblonga circiter 6 mm. longa apice
obtusa. Tubus petali dimidium multo superans cylindricus vel subovato-
cylindricus et supra medium parum contractus. Antheræ 8, 1 mm. parum
excedentes oblongæ glabr&. Gynophorum glabrum costulatum apice in
sicco torulosum. Ovarium gynophoro fere æquilongum 4-loculare. Ovula
in loculo superposita. Stilus hirtellus.
Speciminis fructiferi foliola paullo magis obovata et basiı cuneato-
acuta. Capsula obovato-globosa basi attenuata extus parce pilosula rufes-
cens leviter 4-sulcata 1 ‘/2 cm. longa. Loculi 4 monospermi. Semina
elliptica cotyledonibus superpositis.
In Paraguay silvis ad Paraguari (Balansa, n. 2534 in h. Boiss. et Mus.
Par.), in Cordillera Peribebuy (Balansa n. 4657 specimen fructiferum in
h. Cand., Boiss. et Mus. Par.), in valle Yacanguazu prope Valenzuela
(Balansa, n. 4656 in h. Mus. Par. cum annotatione : Flores vineo-rubri).
Species @. pallide G. DC. proxima.
Guarea leucantha, foliis modice petiolatis 6-ad-12-jugis, foliolis brevis-
sime petiolulatis e basi cuneato-acuta oblongis apice breviter obtusiuscule-
que cuspidatis supra glabris adultis subtus ad nervos parce hirtellis, panicula
folii dimidium superante parce hirtella breviter pedunculata inferne bre-
(3) C. DE CANDOLLE. MELIACEÆ NOVE. 569
viter pyramidato-ramulosa superne spiciformi, floribus modice pedi-
cellatis, calice extus hirtello 4-dentato dentibus adultis ovato-acutis,
petalis 4 extus adpresse puberulis lineari-oblongis apice acutis tubo glabro
subcampanulato integro, antheris 8 oblongis, ovario conoideo adpresse
hirsuto, stilo glabro ovarium paullo superante.
Arbor 8-10 m. alta, ramulis rubescentibus junioribus hirtellis dein
glabris. Folia adulta ad 30 cm. longa. Foliola in sieco rigida pallide vires-
centia opaca 10-12 cm. longa 3-3 °/ı cm. lata, nervis secundariis
utrinque 12-15 rectis subadscendentibus. Rhachis adulta cum petiolo ad
5 !/a cm. longo glabra. Petioluli ad 5 mm. longi. Flores in vivo albi.
Petala ad 6 mm. longa vix 2 mm. lata in sieco rubescentia. Tubus
circiter 5 mm. longus. Antheræ 1'/. mm. longæ. Gynophorum glabrnm
apice in sicco torulosum. Ovarium gynophoro fere æquilongum 4-locu-
lare. Loculi 1-ovulati.
In Paraguay silvis prope Caaguazu (Balansa, n. 2535 in h. Mus. Par.).
Guarea nemorensis, foliis modice petiolatis brevibus 3-4-jugis, foliolis
oppositis brevissime petiolulatis parvis utrinque glabris elliptico-oblongis
basi æquali acutis apice brevissime et obtusiuscule cuspidatis, paniculis
fructiferis quam folia multo brevioribus brevissime peduneulatis simpli-
cibus, capsulis globosis distincte 4-sulcatis cæterum levibus glabris parvis
breviter stipitatis.
Arbor 5-6 m. alta, ramulis glabris in sicco argillaceo-rubescentibus, len-
ticellis concoloribus. Folia ad 7 ‘/2 cm. longa abrupte pinnata gemmula
flavide hirsuta terminata. Foliola in sicco firma subopaca ad 7 cm.
longa, 2 '/ cm. lata. Petioli 2 cm. longi. Petioluli circiter 2 mm. longa.
Panieul® cum foliis coætaneæ, Capsulæ maturæ circiter À cm. crassæ
in sicco rubescentes, 4-loculares vel abortu 2-3-loculares. Semina post
dehiscentiam endocarpio fibroso diu cincta.
In Paraguay nemoribus ad Paraguari (Balansa, n. 2538 in h. Mus. Par.).
Guarea dumetorum, foliis modice petiolatis brevibus 3-5-jugis, foliolis
oppositis brevissime petiolulatis utrinque glabris obovato-oblongis basi
æquali acutis apice rotundatis, paniculis fructiferis quam folia multo bre-
vioribus simplicibus, capsulis subpiriformibus parvis puberulis brevis-
sime pedicellatis levibus vix sulcatis.
Frutex 2-3 m. altus, ramulis glabris in sicco argillaceis, lenticellis conco-
loribus. Folia ad 7 cm. longa abrupte pinnata gemmula virescente
villosa terminata. Foliola in sicco firma opaca ad 6 ‘ cm. longa ad
570 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (4)
2 ‘2 cm. lata. Petioli circiter 1 ‘/2 cm. longi. Petioluli 2 mm. longi.
Capsulæ maturæ circiter 12 mm. longæ in sicco nigrescentes 4-loculares
vel abortu 2-3-loculares. Semina post dehiscentiam endocarpio fibroso
diu eincta.
In dumetis prope Assumption Paraguay; Junio fructifera (Balansa,
n. 2537 in h. Mus. Par.).
Guarea Bilibil, foliis modice petiolatis 6-Jugis, foliolis brevissime petio-
lulatis lanceolato-oblongis basi acutis apice obtusiusculis utrinque glabris,
panieulis quam folia brevioribus puberulis, floribus brevissime pedicel-
latis, calice adulto 4-fido extus puberulo, petalis oblongis imo apice acu-
tiusculis extus adpresse puberulis tubo subovato-cylindrico brevissime
crenulato subintegrove glabro, stipite apice incrassato, ovario cum stilo
breviter et adpresse pubescente.
Arbor conspicua ad 20 m. alta, fastigio rotundato-ramoso, ligno post
immersionem tenacitatis ferri, ramulis in sicco rubescentibus. Folia alterna
circiter 25 cm. longa in vivo griseo-viridia. Rhachis petiolusque adulti
glabri. Foliola 11 cm. longa et 3 cm. lata nervis secundariis subadscenden-
tibus rectis utrinque eirciler 16. Petiolus 4 em. longus. Petioluli vix 2 mm.
longi. Paniculæ florentes circiter 18 em. longæ breviter pyramidato-
ramulosæ superne spiciformes. Flores in vivo albo-virescentes. Petala 4 in
sicco albescentia circiter 6 mm. longa. Tubus petalis paullo brevior.
Antheræ 8, !/ mm. paullo superantes. Ovarium gynophorum superans 4-
loculare, loculis I-ovulatis. Fructus cerasi magnitudine rubescenti-viridis.
In Columbiæ silvis prope Neiva et La Plata, 400-1200 m. altitud.;
Januario florens (Lehmann, n. 2663 in h. Boiss.).
Species Bilibil ab incolis dicta, foliolis angustioribus, tubo subintegro,
ovario pubescente a G. trichilioide L. distincta.
Guarea Jæggiana, foliis modice petiolatis, foliolis petiolulatis alternis
utrinque eirciter 11 inferioribus minoribus elliptieis superioribus oblongis
omnibus basi acutis apice acute et protracte acuminatis supra glabris
subtus parce et adpresse pilosulis, paniculis florentibus quam folia qua-
drante fere brevioribus racemiformibus breviter pedunculatis inferne
breviter ramulosis apicem versus spiciformibus cymuligeris, floribus bre-
viter pedicellatis, calice extus puberulo 4-dentato dentibus rotundatis
mucronatis, petalis 4 oblongis apice acute acuminatis extus adpresse
puberulis tubo glabro cylindrico margine brevissime crenulato, antheris
8 ellipticis, ovario conico adpresse et flavide hirsuto 4-loculari, capsula
piriformi glabra obtuse torulosa.
mer
() C. DE CANDOLLE. MELIACEÆ NOV. 571
Arbor parva ramulosa, ramulis primum pallide fuscescentibus dein
cinerascentibus. Folia ad 45 cm. longa in vivo intense viridia. Rhachis cum
petiolo circiter 5 cm. longo glabra. Petioluli circiter 8 mm. longi. Foliola
majora ad 15 cm. longa et ad & ‘/2 cm. lata in sicco firma opaca creber-
rime pellucido-punctulata. Paniculæ pedunculus circiter 2 ‘/2 em. longus.
Rhachis adpresse pilosula. Pedicelli 1 mm. longi. Petala adulta in sicco
subrubescentia ad 8 mm. longa et ad 2 mm. lata in æstivatione valvata.
Tubus infra faucem haud contractus. Antheræ mm. longæ. Ovarium
gynophorum superans loculis 1-2-ovulatis. Capsula vix matura circiter
1 cm. longa.
In colonia helvetica « Alpina » dicta prope Theresopolin in provincia
Rio de Janeiro (Werner, n. 485 in h. Turicensi).
Species longitudine foliorum insignis, in honorem cl. J. Jæggi direc-
toris nuper defuncti Musei botanici Scholæ polytechnicæ Turicensis dicta.
Guarea Lherminieri, foliis ad 5-jugis glabris breviter petiolatis, foliolis
oppositis breviter petiolulatis ellipticis basi æquali acutis apice breviter
et obtusiuscule cuspidatis, paniculis subsimplieibus dimidio folio vix
æqualibus parce hirtellis, floribus longiuscule pedicellatis, calice subin-
tegro cum petalis # extus parce et adpresse pilosulis, tubo cylindrico
glabro margine subintegro, antheris 8, ovario glabro A-loculari.
Ramuli argillacei glabri. Folia ad 13 em. longa. Petioli 1 cm. longi.
Foliola superiora majora ad 9 ‘/2 cm. longa et 5 lata in sicco firma, infe-
riora gradatim minora infima vix 4 cm. longa. Flores pedicellis sub-
æquilongi circiter 4 mm. longi. Petala in æstivatione valvata in sicco
rubescenti-fuscescentia.
In Guadaloupa (Lherminier in h. Boiss.).
Guarea Pohlii (C. DC. in Mart. Flor. Bras. fasc. 75, p. 195, tab. 56).
Frutex 3-4 m. altus parce ramosus, floribus flavis.
In silvis prope Villa Rica Paraguay (Balansa, n. 2539 in h. Mus. Par.).
Trichilia L.
(Sectio 1. Eutrichilia C. DC. (Monog. Phan. vol. I).
Trichilia Lehmanni, foliis modice petiolatis 2-3-jugis, foliolis oppositis
suboppositisve brevissime petiolulatis elliptico-lanceolatis basi acutis apice
972 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
obtusis utrinque glabris, paniculis quam folia pluries brevioribus a basi
multifidis, floribus longe pedicellatis, calice obtuse 4-dentato extus pube-
rulo, petalis * oblongo-ellipticis apice acutiusculis glabris, staminibus
8 glabris omnino liberis, disco lato et brevi, ovario glabro 3-4-loculari.
Arbor humilis. Folia obscure virentia nitida, glabra ad 23 cm.
longa. Foliola ad 12 ‘/2 cm. longa et 4 ‘/2 cm. lata. Petioli circa
2-2 ‘2 em. longi. Petioluli vix 5 mm. longi. Paniculæ rami circiter
2 cm. longi. Flores fragrantes, e virescente albidi, in sieco flavescentes.
Pedicelli ad 7 mm. longi. Filamenta laciniosa apice acute 2-denticulata.
Antheræ oblongæ apice acutæ filamentis æquilongæ. Loculi 2-ovulati
ovulis Superpositis.
In Jamaica ab costa ad 800 m. altitudinis (Lehmann, n. 8932 in h. Boiss.).
Trichilia Riedelii (C. DC. in Mart. Flor. Bras. fasc. 75, p. 202). Arbor
)-6 m. alta, floribus-serdide albis interdum e trunco vel e ramis nascentibus.
In vallibus umbrosis prope Assumption Paraguay (Balansa, n. 2536 in
h. Mus. Par. et Boiss.).
Sectio 2. Moschoxylum C. DC. (Monog. Phan. vol. 1).
Trichilia polyclada, foliis modice petiolatis parvis 2-3 jugis, foliolis
breviter petiolulatis subæqualibus parvis oblongo-elliptieis utrinque obtusis
apiceque leviler emarginulatis supra glabris subtus ad nervos rhachidem
et petioli dorsum hirtellis, paniculis quam dimidium folium brevioribus a
basi decompositis ramulosisque, calice extus puberulo 4-denticulato den-
ticulis apice acutis, petalis 4 extus adpresse puberulis oblongis apice acu-
tis, tubo dimidium petalum superante extus glabro intus breviter villosulo
acute denticulato, antheris 8 glabris inæquilongis oblongis apice acutius-
eulis, ovario flavido hirsuto.
Frutex 1 ‘/2 m. altus ramosissimus, ramis pallide brunneis, ramulis
fuscescentibus glabris. Folia densa, cum impari circiter 4 ‘/2 cm. longa.
Foliola in sicco firma opaca supra nitescentia ad 3 cm. longa et ad
13 mm. lata, inferiora parum minora. Petiolus circiter 1 em. longus.
Cymulæ 1-flor&. Flores flavescentes pedicellati 2 !/. mm. longi. Calix mem-
branaceus adultus haud profunde dentatus. Petala basi cohærentia car-
nosa. Ovarium sessile subglobosum 3-loculare loculis 2-ovulatis. Ovula
collateralia. Stilus glaber ovario subæquilongus.
In cacumine montis Cerro de San Tomas prope Paraguari Paraguay
(Balansa, n. 2680 in h. Mus. Par.).
(7) C. DE CANDOLLE. MELIACEÆ NOVA. 375
Species abs T. microphyllina C. DC. foliis distincte petiolatis, foliolis
alternis subtus hirtellis subæqualibus et antherarum numero duplici
præcipue diversa.
Trichilia levis, foliis longiuscule petiolatis impari-pinnatis 3-jugis,
foliolis oppositis breviter petiolulatis basi acutis apice acute cuspidatis supe-
rioribus lanceolato-oblongis inferioribus lanceolato-elliptieis supra glabris
subtus ad axillas nervorum secundariorum hirsutis crebre pellucido-
punctatis, paniculis peduneulatis glabris dimidium folium superantibus
remotiuscule ramulosis, floribus pedicellatis, calicis dentibus rotundato-
ovatis apice aculiusculis extus puberulis, petalis 5 oblongis minute
puberulis apice obtusis, tubo extus glabro intus apice minute puberulo
10-crenulato, antheris hirtellis, disco lato brevi, ovario glabro 3-locu-
lari.
Ramuli glabri, sicei virescentes. Folia ad 35 cm. longa axillis nervorum
exceptis glabra. Foliola superiora ad 15 cm. longa ad 5 ‘2 lata, inferiora
minora infima cire. 5 cm. longa 3 cm. lata. Rhachis cum petiolo cire.
8 cm. longo subteres. Petioluli cire. 6 mm. longi. Paniculæ pedun-
culus ad 11 cm. longus. Petala 4 mm. longa, 1 ‘/2 mm. lata, æstivatione
imbricata, tubo cylindrico. Antheræ 10 oblongæ hirtellæ apice sub-
acutæ tubo breviores. Ovarium conoideum apice in stilum brevem atte-
nuatum, loculi uniovulati. Stigma brevissime cylindricum.
In Brasilia (Glaziou, n. 11830 in h. DC. ex h. Warming).
T. pallenti C. DC. affinis.
Trichilia catigua A. Juss. (in Saint-Hil. Flor. Bras. vol. II, p. 77).
Frutex 2-4 m. altus. Fores flavescentes albescentesve.
Ripis Rio Paraguay prope Assumption (Balansa, n. 2531, 25312 in herb.
Mus. Par.; Morong, n. 762, fide Morong et Britton in Contrib. from the
Herb. of Columb. Coll.), inter Villa Rica et Escoba (Morong, n. 448 ibid.);
in silvis Santa Barbara (Balansa, n. 2532, 2532b in h. Mus. Par.).
6. pallens (C. DC. in Monogr. Phan. vol. I, p. 690). In Paraguay (Gibert
in h. Kew.).
Trichilia elegans (A. Juss. ibid., p. 79). Prope Assumption Paraguay
(Morong, n. 762, ibid.).
cs,
574 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
Cedrela L. :.
Cedrela fissilis (Vell. For. Flum. vol. II, tab. 63, p. 177). Arbor 15 m.
alta, foliis in hieme sæpe caducis, floribus albescentibus.
Prope Assumption Paraguay ubi sæpe ad vias culta; Januario florens
(Balansa, n. 2559 in h. Boiss. et Mus. Par.; Morong, n. 6291. e.).
y macrocarpa, foliis modice petiolatis abrupte pinnatis, foliolis +
alternis utrinque circiter 12 brevissime petiolulatis anguste subovato-
oblongis basi ima parum inæquilatera obtusis apice acute acuminatis
supra glabris subtus cum rhachi petioloque breviter hirtellis, panicula
ramosa, capsulis magnis oblongo-obovoideis basi in stipitem attenuatis
glahris atro-rubescentibus lenticellis rubiginosis magnis conspersis.
Arbor 10-15 m. alta, ligno rubro. Ramuli hirtelli, in sicco argillacei
lenticellis conspersi. Folia alterna circiter 45 em. longa. Foliola ad 12 cm.
longa ad 4 cm. lata in sieco supra fuscescentia subtus virescentia subco-
riacea opaca nervis secundariis utrinque circiter 20 pawule adscendentibus
reclis. Rhachis cum petiolo circiter 8 cm. longo teres. Petioluli ad 3 mm.
longi. Panicula fructifera in sicco atro-rubescens lenticellis rubiginosis
1 M. Kuntze (Revisio generum, v. I, p. 108) me reproche de n’avoir pas,
dans ma monographie des Méliacées, adopté pour ce genre le nom de Surenus
publié en 1743 par Rumpnivs, et on voit que je n'en maintiens pas moins ici le
genre CEDRELA adopté plus tard par Linné d’après P. Browne; J'ai agi de même
en conservant ci-dessus le genre Dysoxylum Bl. que M. Kunrtze remplace par
Alliaria Rumph., ce qui serait encore bien plus grave, car ce genre contient
presque cent espèces, dont les noms devraient, selon lui, être modifiés. Mais je
crois être bien assuré de l'approbation générale en me refusant à considérer
RuMPHIUS comme un fondateur de genres. Cette question vient du reste d'être
définitivement résolue dans le même sens par M. J. Briquer, dont les argu-
ments me paraissent irréfutables (Bulletin de l'Herbier Boissier, II, no 2).
M. Kuntze se trompe aussi en citant un Cedrela Brownii Löfl. comme syno-
nyme du Cedrela odorata L. Dans l’Iter hispanicum de Löruına édité par LINNÉ
on lit il est vrai (p. 183): Cedrela. Brownii, Gedro Authoris, mais il est évident
que cela veut simplement dire que le Cedro de Löruıns est la même plante que
le Cedrela de P. Browwe. Au reste si la description du Cedrela dans l'Iter
hispanicum peut être attribuée à LürLING, par contre le nom même de Gedrela
doit avoir été ajouté par Linn&. En effet Löruıng étant mort à la Guyane en
février 1756, on ne saurait admettre qu'il ait eu connaissance de l'ouvrage
publié la même année à Londres par P. Browwe, à une époque où les moyens
de communication entre l'Europe et l'Amérique du Sud étaient encore si défec-
tueux. Löruine n’a done pas pu connaître le Cedrela de P. Browne et en faire
un Cedrela Brownitr.
Lg
(9) C. DE CANDOLLE. MELIACEÆ NOV. 575
magnis notata. Capsula cum parte inferiori stipitiformi circiter 7 cm.
longa et 3 cm. lata. Semina 2 ‘/2 cm. longa.
In silvis prope Villa Rica Paraguay; ubi Aprili fructifera (Balansa,
n. 2560, in h. Mus. Par.).
Species ab incolis in Guarani Cedro pinta, hispanice Cedro colorado
dicta, abs typo magnitudine et colore fructus foliisque minus pubescen-
tibus diserepans.
b. lieno albo, foliolis + oppositis latius subovato-oblongis ad A cm.
latis, seminibus ad 3 ‘/2 cm. longis, capsula ut in antecedente.
Ibid. (Balansa, n. 25608 in h. Boiss. et Mus. Par.).
In Guarani ab incolis Cedro menoti dicta.
Cedrela Paraguariensis (Mart. in Flora vol. XX, Beibl. p. 93) et
y multijuga C. DC. (in Monog. Phan. vol. I, p. 738). Locis paludosis ad
Caaguazu, Marte fructifera (Balansa, n. 2710 in h. Mus. Par.).
Cedrela barbata, foliis modice petiolatis abrupte pinnatis circiter 13-
jugis, foliolis suboppositis breviter petiolulatis lanceolatis leviter inæquila-
teris basi ima acutis obtusisve apice acute acuminatis supra ad nervum cen-
tralem puberulis subtus ad nervos hirtellis, paniculis terminalibus cum
foliis æquilongis ramosis hirtellis, floribus breviter pedicellatis, calice
5-dentalo extus puberulo, petalis extus ubique intus ad margines tantum
pallide fulvescenti-tomentosis, filamentis longe pilosis, antheris glabris
oblongis basi cordalis apice apiculatis.
Ramuli rubescenti-fulvescentes pilosuli. Folia circiter 34 em. longa.
Rhachis cum petiolo circiter 5 cm. longo subteres pilosula. Foliola ad
7 '/e cm. longa ad 22 mm. lata in sicco firma opaca supra nitidula nervis
secundariis plerumque alternis subpatulis utroque latere circiter 12.
Calicis dentes ovato-acuti. Petala 5 laciniosa apice acuta inferne ad
medium usque columnæ adnata circiter 8 mm. longa inferne et ultra
columnam retrorsum tomentosa. Stamina 5 filamentis antheras supe-
rantibus pilis simplieibus tenuibus hyalinis longe villosis. Columna ova-
rium superans glabra. Loculi 10-spermi.
In Brasilia ad Rio de Janeiro (Glaziou, n. 11,84% in h. Cand.).
Species filamentis barbatis ab aliis Cedrelis americanis diserepans.
vo
576
Sur une race curieuse de RANUNCULUS ACONITIFOLIUS
PAR
& R. CHODAT
On sait que les pétales des renoncules portent à leur base une pelite
fossette nectarifère qui est particulièrement développée chez R. aconiti-
folius. Ges pétales sont ce qu'on est convenu de nommer des staminodes
et chacun sait qu'ils présentent dans le groupe Renonculacées des
variations considérables et qu’on les a en général fait dériver d’étamines
par transformation (Trollius, Atragene, Ranunculus, Helleborées).
J’eus l’occasion au mois de juin dernier d'étudier une race de Ranun-
culus aconitifolius où cette transformation était très évidente !.
Avant d'arriver au grand éboulis qui se trouve au pied du col de Bala-
frasse (Vergys, versant S.. Haute-Savoie), on rencontre cette plante for-
mant dans les ravins humides des champs considérables.
Un peu plus de la moitié des pieds (individus) sont normaux et pos-
sèdent des fleurs relativement grandes et courtement pédonculées. Les
autres pieds ont des fleurs plus petites qui par leur grandeur el leur
forme rappellent le À. sceleratus. On serait au premier abord tenté d’en
faire une forme micranthe de l’espece, mais bientôt on doit se con-
vaincre qu'on est en présence d’une tendance à la diœcie. Les pieds
à petites fleurs sont exclusivement femelles, c’est-à-dire, les étamines ont
disparu pour la plupart ou sont remplacées par des staminodes linéaires,
aciculaires charnus ou légèrement lancéolés, à fossette nectarifère plus
ou moins développée. Ces staminodes sont pour la plupart courts, à peine
plus longs que les carpelles, les extérieurs ici et là plus larges et de plus
en plus pétaloïdes. Tous sont colorés en blanc, même les plus petits.
L’anthere a complètement disparu. Les pétales qui sont maintenant plus
petits que dans la forme normale sont munis de la fossette et de l’appen-
dice comme ceux du type. Les carpelles nombreux correspondent à ceux
des fleurs normales. Comme cette particularité se retrouve dans une
région étendue et qu’elle est confinée à certains pieds, il n’y a pas lieu
de n’y voir qu'un accident. C’est bien plutôt une remarquable tendance à
l’unisexualité qui rappelle ce qui se fait normalement chez les Lardiza-
balées et les Ménispermacées.
1 Timothée, le guide bien connu, m'avait rendu attentif à une forme micranthe
de R. aconitifolius qu'il connaissait en cette station depuis plus de quarante ans.
in Cr RL Et
Ku a !
BE pi 25 1 8 3 of Dé a an di le 2
: ,
L’Herbier Boissier a recu des collections de plantes récoltées à Rikatla
(Delagoa Bay) par M. le missionnaire A.-H. Junod et dont l'étude a été
confiée à M. le Prof. Dr H. Schinz à Zurich.
Il en a été extrait de petites collections dont il reste encore neuf
exemplaires renfermant de 88 à 17 numéros.
Ces neuf collections sont à vendre, pour le compte de M. Junod, au
prix de 50 francs la Centurie.
S’adresser à la Direction du Bulletin.
9?
PLANTÆ DAHURICÆ
M. F. Karo a récolté en Dahurie, de 1890-92, d'importantes collections
de plantes, parmi lesquelles se trouvent une série de nouveautés actuel-
lement à l'étude chez M. le Dr J. Freyn à Prague.
Ces collections renferment de 350 à 400 espèces environ ; elles seront
mises en vente au prix de 30 francs la Centurie.
Les échantillons sont bien récoltés, déterminés et pourvus d'étiquettes
imprimées.
S’adresser à M. Ferdinand Karo, pharmacien à Magnuszewie (Pologne
Russe).
- se
Se
DE
" SOUS LA DIRECTION DE
EUGENE AUTRAN
Conservateur de l'Herbier.
Tome II. 1894.
environ avec ae. Il paraît à époques ren
Les abonnements sont reçus à l'HERBIER BOSIER, à
OBSERVATION.
I
Les ums des Due insérés dans le Bulletin La Herbe Fe
Le
=
CA
BULLETIN
3 DE
- L'HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGÈNE AUTRAN
CONSERVATEUR DE L'HERBIER.
(Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.)
Tome II 1894.
N° 9.
Prix de l’Abonnement
15 FRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — 20 FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
Les Abonnements sont reçus
A L’HERBIER BOISSIER
a CHAMBÉSY pres Genève (Suisse).
Ba ng nn a a ee a nd a ee
| GENÈVE
IMPRIMERIE ROMET, 26, BOULEVARD DE PLAINPALAIS
SOMMAIRE DU N° 9. — SEPTEMBRE 189%.
! Pages
I. — C. de Candolle. — MELIACEÆ NOVE. $ 2. Asiaticæ
et Africane (avec une planche) 2 2. 2.2... 002002 577
IL — R. Chodat. — UNIVERSITÉ DE GENEVE. -- LABORA-
TOIRE DE BOTANIQUE. 3me série. Aer fascicule. —
MATERIAUX POUR SERVIR A L’HISTOIRE DES PRO- |
TOCOCCOIDÉES (avec huit planches). ................ 585
PLANCHES CONTENUES DANS CETTE LIVRAISON :
PrancHhE 21. — Entandr nt agma angolense G. DC.
PLaNcHE 22. — 1-15 Palmella miniata. 16-17 Tetraspora. 18-47 nn:
intermedius.
PLaNcHE 23. — 48-70 Chlamydomonas intermedius. 72-74 Apiocystis.
PLancHE 24. — (Gonium pectorole et Gonium sociale.
PLANCHE 25. — Pandorina morum. Palmellococcus miniatus scenodesmus qua-
dricauda.
PLancHE 26. — Raphidium Braunti.
PrancHhE 27. — Scenodesmus quadricauda. Chlorosphæra muralis.
PLANCHE 28. — 1-15 Pleurococeus vulgaris. 15-45 Pleurastruim.
PLANCHE 29. — 6-13 Chlorosphera muralis. 14-27 Pleurococeus vulgaris.
2me année, 29: Septembre 1894.
RER RP PP RSR SPP SR PPS
BULLETIN DE L'HERBILR BOISSIER
MELIACEÆ NOVÆ
AUCTORE
Casimir DE CANDOLLE
Planche XXI.
s 2. Asiaticæ et Africanx.
Melia L.
Melia Azedarach L. y. squamulosa C. DC. in Mongr. In hortis prope
Tu Phah, Tonkin, culta (Balansa, n. 3702, 3703, in h. Mus. Par.), in nemo-
ribus prope Tu Phah (Balansa, n. 3704, ibid.).
Melia Birmanica (Kurz in Journ. As. Soc. Beng., V. 43, part. 2, p. 183).
Foliis longe petiolatis impari-2-pinnatis 7-jugis foliolis oppositis impari-
pinnalis superioribus tamen simplicibus, pinnis petiolulatis oppositis
lanceolatis integris subintegrisve adultis utrinque glabris, paniculis fruc-
tiferis longe pedunculatis subcorymbose ramulosis.
Prope Hanoi in Tonkin (Balansa, n. 3698, in h. Mus. Par.). Arbor
Sonandaou annamite dicta, Decembri fructifera. Ramuli atro-rubescentes
glabri. Folia 40 cm. longa. Pinnæ ad 5 em. longæ ad 18 mm. late. Drupæ
ellipsoideæ ad 15 mm. longæ, abortu? 2-loculares putamine durissimo.
Amoora Roxb.
Amoora megalophylla, foliis longe petiolalis impari-pinnatis fere
6-jugis, foliolis oppositis brevissime petiolulatis late oblongis basi æquali
acutis apice rotundalis et brevissime cuspidatis supra glabris subtus ad
nervos parce hirtellis nervis secundariis utrinque circiter 1%, paniculis
BULL. HERB. BOISS., septembre 189%. A)
©
578 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (12)
adultis spiciformibus dense fructigeris puberulis, calice 5-sepalo sepalis
rotundatis extus hirtellis, capsulis sub calice brevissime pedicellatis
obovato-globosis inferne puberulis 3-valvatis, seminibus ellipsoideis.
In valle prope Yen-Lang, Tonkin (Balansa, n. 3705, in h. Mus. Par.).
Arbor 4-5 m. alta, Decembri fructifera. Ramuli glabri in sicco atro-
rubescentes crebre lenticellosi. Folia ad 85 cm. longa, foliola in sicco
firmulo-membranacea subopaca et minute pellueido-punctulata, termi-
nalia ad 24 cm. longa ad 7 ‘/2 cm. lata, lateralia paullo minora. Petioli ad
24 em. longi. Petioluli circiter 5 mm. longi. Semina in sicco fuscescentia
circiter 15 mm. longa, cotyledonibus crassis inter se arcte adhærentibus
lateralibus vel oblique superpositis.
6. frutescens, frutex ramulis haud distincte lenticelliferis. Folia cum
impari ad 90 cm. longa. Foliola terminalia ad 30 em. longa.
In nemoribus Dong Dang, Tonkin, Februario (Balansa, n. 1486, in
h. Mus. Par.).
Dysoxylum Bi.
Dysoxylum procerum (Hiern in Hook flor. Brit. Ind., v. I, p. 547).
à. macranthum, floribus quam in specie majoribus cæterum confor-
mibus, calice adpresse hirsuto, petalis ad 8 mm. longis extus dense
adpresse hirsutis, tubo extus præsertim inferne quam in specie densius
puberulo margine integro cylindrico, tubulo ut in specie, ovario A-locu-
lari loculis 2-ovulatis, fructu ignoto.
Arbor 6-7 m. alta.
In Haiphong, Tonkin (Balansa, n. 3708, in h. Mus.Par.).
Chisocheton Bl.
Chisocheton Balansæ, foliis petiolatis, 13-jugis, foliolis oppositis bre-
vissime petiolulatis elliptico-oblongis basi acutis apice breviter obtu-
siuscule cuspidatis utrinque glabris, paniculis quam folia brevioribus
junioribus flavide hirtellis floribus pedicellatis calice breviter obtuse
4-dentato adpresse parce hirtello, petalis 4 apice parce et adpresse hir-
tellis, tubo extus apice et intus a basi usque ad apicem hirsuto 8-dentato,
antheris 8, disco stipitiformi glabro, ovario dense hirsuto 4-loculari, sülo
hirsuto.
Arbor 5-6 m. alta ramulis glabris in sicco atro-rubescentibus. Folia
alterna circiter 30 cm. longa. Foliola ad 11 ‘/2 cm. longa, 4 ‘/2 em. lata in
sicco firma opaca. Petioluli vix 3 mm. longi. Rhachis junior adpresse
(13) €. DE CANDOLLE. MELIACEÆ NOVÆ. 979
flavide hirsuta dein glabra. Petiolus 7 ‘/2 cm. longus. Panicula spici-
formis cymulas paucifloras floresve ipsas gerens. Petala ad 12 mm. longa
in sicco rubescentia. Tubus liber. Antheræ oblongæ glabræ 1 mm. paullo
excedentes. Ovarium stipite multum longior. Stilus cum stigmate tubum
æquans.
Species C. barbati C. DC. proxima.
In silvis montis Bari prope silvam Laubrok, Tonkin, Julio florens
(Balansa, n. 3693, in h. Boiss. et Mus. Par.).
Chisocheton paniculatus (Hiern in Hook Flor. Brit. Ind., v. I, p. 552).
Arbor 4-5 m. alta parce ramosa, floribus albis.
In nemoribus prope Tu Phah, Tonkin (Balansa, n. 3704, h. Mus. Par.,
Boiss.).
Aglaia Lour.
A. tubus stamineus liber.
Aglaia Zollingeri, glabra foliis longiuscule petiolatis abrupte pinnatis
3-jugis foliolis oppositis subsessilibus ovato-lanceolatis basi ima acutis
apice obtusiuscule acuminatis, panicula folio fere æquilonga laxe ramu-
losa floribus longiuscule pedicellatis glabris, calice obtuse 4-dentato,
petalis % apice rotundatis. tubo urceolato sub apice contraclo margine
denticulato, antheris 8.
Folia alterna circiter 44 cm. longa. Foliola in sicco membranacea late
virescentia ad 12 ‘/2 cm. longa et ad 6 ‘/2 cm. lata. Rhachis cum petiolo
circiter 6 em longo teres glabra. Paniculæ terminalis ramuli pauciflori
cymulæ ultimæ unifloræ ergo neque spicatim neque glomeratim flori-
geræ. Petala in æstivatione contorta circiter 3 ‘/2 mm. longa. Tubi denli-
culi apice emarginulati. Antheræ cum denticulis alternæ. Ovarium gla-
brum cylindricum sulcatum disco eo multum breviore slipitiformi
insidens, 2-loculare. Stilus brevissimus. Stigma orbiculare.
In Java (Zollinger, n. 2346 in h. Boiss.).
B. Tubus stamineus cum petalis alte coalitus..
Aglaia Beccarii, ramulis rubiginoso-lepidotis, foliis amplis longe
petiolatis impari-pinnatis 2-jugis, foliolis sessilibus late sblongis, basi
cordulatis apice oblusiuscule cuspidatis subtus parce lepidotis, paniculis
quam folia pluries brevioribus, calice acute 5-dentato extus rubiginoso-
lepidoto, petalis 4 rotundatis glabris, tubo cylindrico cum petalis ad
580 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (14)
‘/a longitudinis connato integro glabro, antheris 6, ovario rubiginoso-
lepidoto 3-loculari.
In Borneo (Beccari, n. 3297, in h. Cand.).
Foliola ad 40 em. longa, circiter 1% cm. lata in sicco virescentia firma
subtiliter pellucido-punetulata. Nervi secundarii utrinque circiter 28 patuli.
Rhachis cum petiolo cireiter 10 cm. longo teres parce lepidota. Panicula
rubiginoso-lepidota, ut videtur terminalis. Flores in ramulis cymose dis-
positi pedicellati vix # mm. longi. Tubus petalis brevior. Antheræ ellip-
ice glabræ circiter 1 mm. longæ tubo inclusæ. Ovarium conoideum
liber in stilum attenuatum. Loculi 2-ovulati. Stigma acute conieum. Ovula
superposita.
Hearnia F. Muell.
Hearnia Balansæ, foliis petiolatis 5-jugis foliolis oppositis petiolulatis
basi leviter inæquali rotundatis subrotundatisve apice acutiuscule cuspi-
datis supra glabris ad nervum centralem subtusque præsertim ad nervos
minute puberulis, panicula quam folium breviore breviter et haud dense
ramulosa, floribus glabris ramulorum apice confertis calice irregulariter
obtuse 3-dentato petalisque 3 junioribus extus puberulis, tubo cylindrico
glabro acute 6-dentato dentibus antheriferis.
Arbor 5-6 m. alta floribus flavido-albidis ramulis minute puberulis.
Folia alterna impari-pinnata circiter 36 em. longa. Rhachis cum petiolo
7 cm. longo minute puberula. Foliola in specimine inæqualia quorum
majora ad 20 cm. longa, 7 ‘/2 cm. lata in sicco firmo-membrananacea sub-
opaca nervis secundariis patule subadscendentibus utrinque eireiter 19.
Petioluli 1 em. longi. Paniculæ ramuli vix ad 2 cm. longi inferne nudi
apice dichotome cymulas 3-4 florigeras ferentes. Calix subcoriaceus.
Petala subcoriacea eireiter 5 mm. longa oblonga apice obtusiuseula. Tubus
petalis dimidio-brevior. Antheræ 6, oblongo-ovatæ glabræ 1 '/; mm. lon-
gæ. Ovarium nullum.
In nemoribus prope Tu Phah, Tonkin, Majo florens (Balansa, n. 3706,
in h. Boiss.).
Trichilia L.
Sectio. 1. Eutrichilia G. DC. in Monogr.
Trichilia Buchanani, fere tota pilis lepidoto-stellatis conspersa foliis
modice petiolatis 3-jugis foliolis brevissime petiolulatis lateralibus sub-
(15) C. DE CANDOLLE. MELIACEÆ NOV. 58 1
alternis lanceolato-oblongis apice obtuse -cuspidatis infimis minoribus
terminali lanceolato vel e basi cuneata obovato, paniculis simplicibus
quam folia parum brevioribus haud dense cymuligeris cymulis breviter
pedunculatis floribus brevissime pedicellatis calice urceolato margine
brevissime et acute 5-denticulato petalis 5 oblongis apice acutis filamentis
fere ad medium usque in tubum coalitis apice acute 2-fidis antheris 10
glabris ovario pilis lepidoto-stellatis consperso 4-loculari, stilo glabro.
In Nyassaland (Buchanan. n. 155 in h. Cand.).
Ramuli juniores pilis lepidoto-stellatis dense conspersi in sicco rufes-
centes dein glabri et rubescentes, florigeri circiter 3 mm. crassi. Folia
alterna cum petiolis 25 ‘/2 cm. longa. Foliola terminalia ad 14 cm. longa
ad 8 cm. lata, lateralia ad 11 ‘/2 cm. longa, 4 ‘/2 cm. lata. Petioli 3 ‘/2 cm.
longi. Petioluli vix 5 mm. longi. Petala ad % ‘/2 mm. longa coriacea in
sicco cum calice rufescentia et pilis lepidpto-stellatis extus conspersa.
Tubus eylindrieus intus fauce villosus. Antheræ oblongæ inter filamen-
torum dentes sessiles. Discus nullus. Sülus ovario fere æquilongus.
Stigma ellipsoideum carnosum apice minute # denticulatum. Ovula in
loculis solitaria.
Species pilis lepidoto-stellatis ovarioque 4-loculari a cæteris valde rece-
dens.
Sectio 2. Moschoxylum C. DC. in Monogr.
Trichilia pterophylla, glabra foliis modice petiolatis 2-jugis rhachi
petioloque anguste alalis apice emarginulatis lateralibus ellipticis lermi-
nali oblongo-obovato, paniculis pedunculatis quam folia brevioribus bre-
viter ramulosis, calice acute 5-denticulato intus apice hirtello ovario
conoideo glahro.
In Africa australi prope Gwenberg (Imley Wood, n. 1022, in h. Cand.).
Ramuli in sicco atro-rubescentes. Folia ad 7 em. longa. Foliola coriacea
opaca supra glaucescentia terminalia ad 4 em. longa ad 1 ‘> cm. lata,
lateralia paullo minora. Petioli 1 ‘/: em. longi. Peduneuli petiolis fere
æquilongi. Alabastra subglobosa. Petalorum æstivatio quinconcialis. Petala
subcoriacea 2 mm. longa. Tubus petalis dimidio breviore basi intus disco
cum eo concreto auclus. Antheræ ellipticæ apice denticulorum tubi
insertæ, ovarium 2-loculare. Ovula 2 in loculo superposita. Fructus
ignotus.
Species antherarum situ Trichiliæ discoloris A. Juss. affinis sed
cæterum ab ea valde discrepans.
LT
582 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (16)
Entandrophragma C. DC. GENUS Novux.
Calix cupularis 5-dentalus. Petala 5 libera æstivatione convoluta. Sta-
mina in tubum connata, tubo intus inferne costularum ope membrana-
cearum cum disco stipitiformi connato margine denticulato, antheris 40
denticulorum apice insertis introrsis. Ovarium discum stipitiformem ter-
minans 5-loculare, loculis oppositi sepalis 2-seriatim 12-ovulatis, ovulis
longitudinaliter superpositis anatropis pendulis cum raphe ventrali et
micropyle supera. Fructus capsularis 5-locularis. Semina superne longe
alata exalbuminosa, cotyledonibus carnosis plano-convexis basi 2-auricu-
latis radicula intra cotyledonum auriculas retracta.
Entandrophragma Angolense C. DC. Foliis longiuscule petiolatis
abrupto-pinnatis 9-jugis, foliolis oppositis brevissime et petiolulatis ob-
ovalis basi quali cuneato-aculis apice imo brevissime acutiuscule cuspi-
datis supra glabris subtus ad nervum centralem breviter hirsulis,-paniculis
longe pedunculatis folia circiter æquantibus ramosis subtiliter puberulis,
floribus brevissime pedicellalis, calice glabro dentibus rotundatis apice
breviter aculatis, petalis glabris oblongo-ovatis apice obtusis, tubo cylin-
drico apice obtuse denticulato antheris breviter oblongis utrinque obtuse
truncatis. Swietenia Angolensis (Welw! Apont. in Ann. do Conselh.,
p. 561), C. DC. in Monogr. Phan., N. I, p. 724.
In silvis primævis Quetta central in Angola imprimis convallibus humi-
dis (Welw., n. 1315 in b. Cand. et Brit. Mus.).
Arbor ampla excelsaque foliis deciduis. Ramuli glabri eicatrieibus foliorum
dense notati. Folia circiter 28 em. longa. Foliola subcoriacea opaca pellu-
cido-punetata 8 cm. longa, 3 ‘/2 cm. lata nervis secundariis oppositis sub-
patulis utrinque eirciter 41. Rhachis subteres glabra. Petiolus 7 ‘/2 cm.
longus. Panieule rami dense cymuligeri. Petala circiter 9 mm. longa.
Tubus subovato-eylindrieus extus parce puberulus intus glaber. Antheræ
utrinque obtusæ. Ovarium stipitem multum superans apice in stilum
attenuatum. Capsula 15-20 cm. longa, 25 mm. in medio lata apice pyra-
midali. Seminis eireiter 9 em. longi ala lanceolato-oblonga apice obtusa.
Species propter antheras haud tubo inclusas discumque stipitiformem
e Swietenüs excludenda et potius Chukrasias referens a quibus singulari
tubi structura ovulisque haud transverse inserlis adeo differt ul in genus
novum erigenda sit.
(17) C. DE CANDOLLE. MELIACEÆ NOVA. 583
NOTE COMPLÉMENTAIRE
SUR LE GENRE
ENTANDROPHRAGMA €. DC.
La plante dont j'ai cru devoir faire le nouveau genre Entandrophragma
a été découverte autrefois par WELWwITScH, dans le pays d’Ancora. Il la
rapporta au genre américain Swietenia L. et la publia sans description
sous le nom de Swietenia Angolensis. C’est sous ce nom qu'elle figure
encore dans ma monographie des Méliacées ‘ où elle est décrite d’après les
échantillons des herbiers du British Museum et de Welwitsch. Malheu-
reusement je n'avais pas examiné ces échantillons d'assez près, car si
l'espèce en question rappelle les Swietenta par la forme de ses fruits
et par ses graines ailées, elle en diffère grandement par la structure de
ses fleurs. Ayant retrouvé plus tard la même plante dans l'herbier
DE CANDOLLE, j'ai dû, à la suite d’un examen plus approfondi, reconnaître
qu'elle n'appartient ni au genre Swietenia ni mème à aucun des autres
genres des Mériacées, bien qu’elle rentre incontestablement dans cette
famille.
Les Swietenia, en effet, ont des anthères insérées en dedans du tube
staminal et un disque en forme de cupule entourant l'ovaire, tandis que
les fleurs de la plante de WenwırscH ont les anthères insérées aux extré-
mités des dents qui terminent le tube staminal et un disque stipitiforme
portant l'ovaire, caractères qui se retrouvent d’autre part chez le genre
voisin : Chukrasia A. Juss. La plante de WELwITscH se rapproche encore
de ce dernier genre par ses graines dépourvues d’almumen tandis que
celles des Swietenia en sont pourvues. Il est vrai que ce caractère n’a
plus une grande valeur, à mes yeux, depuis que j'ai constaté la présence
d’un albumen abondant chez des espèces qu'il est impossible de séparer
du genre Trichilia (voir Botanical Gazette, XIX, p. 39), bien que l’absence
d’albumen ait jusqu'ici paru commune non seulement à tous les Trichilia
mais même à tous les genres composant la tribu des Trichiliées. Enfin la
1 Monographie Phanerogamarum, 1, 1878.
584 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (18)
plante de WeLwirscx diffère à la fois des Swietenia et des Chukrasia par
un caractère singulier que je n’ai encore rencontré chez aucune autre
MELIACEE. Le trait distinctif que j'ai cherché à exprimer par le nom
d’Entandrophragma (à androcée cloisonné) donné à ce nouveau genre,
consiste en ce que le tube staminal est muni intérieurement à sa partie
inférieure de cloisons longitudinales, au nombre de 10, alternes avec les
anthères et reliant le tube au disque portant l'ovaire (Pl. XXI, fig. 5 et 6).
En d’autres termes, le tube staminal est partagé intérieurement, jusqu’à
la base de l'ovaire, en dix compartiments situés en face des antheres. Il
s’en suit que la coupe transversale de sa portion inférieure simule à s’y
méprendre un ovaire multiloculaire. Si je ne me trompe, cette singula-
rité de structure florale présente un grand intérêt au point de vue mor-
phologique. En effet le tube staminal des MÉLIAGÉES résulte du dévelop-
pement secondaire du tissu sur lequel naissent les anthères primitive-
ment libres, de mème que les loges de l'ovaire sont la conséquence d’un
accroissement secondaire du tissu portant les mammelons carpellaires
libres au début. Il y a donc déjà une grande analogie de développement
entre l'ovaire et le tube staminal ordinaire chez toutes les MÉLIAGÉES.
On pourrait en quelque sorte envisager cet organe comme un commen-
cement de formation ovarienne, et il est fort intéressant de voir cette
analogie s’accentuer encore davantage chez le genre Entandrophragma.
Ainsi que je l’ai dit, ce cloisonnement du tube staminal ne se retrouve
chez aucune autre Méliacée. On est au premier abord tenté de le rappro-
cher d’un caractère en apparence analogue offert par la fleur des Cedrela,
dont les pétales sont adhérents à leur base avec le disque central servant
de support à l'ovaire (voir Monographie Phan., I, pl. IX, fig. %). Mais,
dans ce cas, les pétales tiennent au disque par le milieu de leur face
ventrale, tandis que chez l’Entandrophragma, les cloisons du tube sta-
minal répondent aux bords des feuilles staminales de même que les cloi-
sons de l'ovaire correspondent aux bords des carpelles.
Genève, 15 août 1894.
POST-SCRIPTUM
Toutes les espèces du genre Guarea L. décrites ci-dessus (pages 567-571) ont,
comme le G. nemorensis (page 569), des panicules de même âge que leurs feuilles.
Le caractère : paniculæ cum foliis coætaneæ doit done être ajouté à la deserip-
tion de chacune de ces espèces.
LE Re
385
UNIVERSITE DE GENEVE
LABORATOIRE DE BOTANIQUE
Prof. R. CHODAT
game Serie. — Ier Fascicule.
MATERIAUX
POUR SERVIR A
L'HISTOIRE DES PROTOCOCCOIDÉES
PAR
R. CHODAT
Planches XXII—XXIX.
Palmella miniata Leibl.
Tetraspora lubrica Ag.
Chlamydomonas intermedius Chod.
Gonium pectorale Muell.
Gonium sociale Warm.
Pandorina morum Bory.
Palmellococcus miniatus Chod.
Dactylococeus, Scenedesmus quadricauda.
Characium. — Raphidium.
BULL. HERB. BOISS., septembre 189%. 44
586 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (2)
Chlorosphæra muralis Chod.
Pleurastrum insigne Chod.
Pleurococcus vulgaris Næg.
BIBLIOGRAPHIE
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STEIN. ibid., p. 99, 1883.
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du Raphidium Braunii. Bull. de l'Herb. Boissier, 1893.
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Compte rendu de la Soc. de Phys. et d’hist. nat. Genève, Archives 1894.
(3) R. CHODAT. HISTOIRE DES PROTOCOCCOIDÉES. 387
I. Palmeila miniata LEIBL.'
L’algue qui fait l’objet de cette étude a été récoltée à Mornex en Savoie:
elle formait des amas muqueux de couleur rouge brique, quelquefois
passant à l’olivätre. Elle était constamment humectée par un mince filet
d’eau qui court sur ce petit rocher. On peut la récolter en tout temps et
je l’y ai observée depuis plusieurs années. Par un triage à la loupe et un
lavage prolongé, je finis par l'obtenir à peu près pure.
Mise en culture le 10 février dans un Erlenmeyer avec le liquide
nutritif Nægeli 2,5 °/ elle s’est admirablement conservée et est encore
aujourd'hui en bonne santé (15 mars).
Chaque individu est arrondi à la facon d’un Tetraspora : il est entouré
d'une gelée diffluente qui ne semble pas présenter des couches con-
centriques et emboitees. Ni l'eau iodee ni le chloroiodure de zinc ne dé-
celent de cellulose ou d’amylose dans cette membrane. C'est donc bien
le type diffluent et gélatineux par excellence. On peut observer déjà à ce
moment toutes les phases de la division. A ce moment il est plus facile
d’apercevoir une gelée propre ; cette subdivision est successive. On voit
tout d’abord l'individu arrondi s’allonger un peu selon un diamètre, puis
se fendre en deux (fig. 2, 5, 6, pl. XXID. On trouve alors les cellules filles
en demi-cercle encore contiguës, puis finalement divergeant légèrement. À
cette premiere division peut succéder uue seconde, mais les produits de
la bipartition peuvent s’arrondir et constituer de nouveaux éléments
sans se subdiviser immédiatement. D’autres fois la subdivision de l’un
des demi-cercles peut précéder l’autre (fig. 2, 6, pl. XXIT), puis finalement
ce dernier se fractionnant à son tour on obtient une tétrade semblable
à celle d’un Tetraspora. Au début on pouvait constater un suc cellulaire
rose et des granulations orangées plus ou moins nombreuses ; mais leur
nombre va diminuant dans ma culture et au bout de huit jours la
couleur de la gelée a complètement viré au vert et un nombre restreint
d'individus possèdent encore la teinte caractéristique. Le chromatophore
parait être en cloche pariétale, il peut finalement se déchirer ou pré-
senter des lobes. On y constate toujours un pyr&noide assez réfringeant
1 Flora, 1839, I, p. 338.
588 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4}
et se colorant vivement en bleu noir par l’iode et le chloroiodure de
zinc. Jamais il ne manque et il existe toujours au moment même de la
division dans chacune des deux moities sans qu'ils soient contigus. On
pourrait donc supposer que le second s’est formé spontanément dans
une des parties. Je n’ai pas réussi à observer une division directe du
pyrenoide, mais à en juger par ce qui se passe chez Tetraspora, la divi-
sion du pyrénoide précède le fractionnement. Dans cette dernière algue
(T. gelatinosa) que j'ai mise en culture dans le liquide nutritif de Nægeli
et à différentes concentrations, j'ai pu, en ralentissant la division,
observer de plus près comment se comporte le pyrénoïde. Dans l’eau
du lac et dans des concentrations faibles la division se fait très rapi-
dement et les tétrades ne sont pas rares, c’est au contraire la dispo-
sition la plus générale (fig. 17, pl. XXID) (0,4 °/6). Dans la culture à 5 °/oo
au contraire les tétrades sont rares, chaque vésicule renferme ordinai-
rement deux individus arrondis au repos et présentant l'échancrure du
chromatophore tournée vers celle du voisin. Un peu avant la subdivi-
sion l'élément s’allonge perpendiculairement au grand axe de la colonie
binaire. Son pyrenoide prend la forme de biscuit et finit par s’etrangler
au milieu et se diviser alors que le fractionnement du reste du contenu
n'est pas encore indiqué (fig. 16, pl. XXI). Les pyrenoides résultants
peuvent être inégaux ou de même grandeur. Il est donc possible par
une variation dans la concentration du liquide nutritif de régler à
volonté le phénomène de la division, ce qui en facilite l'étude.
Palmella miniata étant comme je vais tout à l'heure le démontrer extré-
mement voisine de Tetraspora, il est hors de doute quelle se comporte
de même pendant sa division. Ceci a été vérifié pour ce qui est de la di-
rection de l’échanerure du chromatophore. Je n’ai pas répété sur Palmella
miniata les expériences à diverses concentrations, celle qui avait été
employée ayant donné tous les résultats voulus. Au bout de huit jours
l’algue bien portante était en sporulation active. Cette dernière peut se
faire de deux manières et j'ai pu observer en détail tout le phénomène.
Chaque individu se divise en deux selon le mode indiqué. De demi-circu-
laires ils deviennent très rapidement elliptiques et présentent dans leur
gelée propre un mouvement fourmillant, puis ils s’arrondissent et partent
tout à coup en quittant leur gelée. La formation de ces zoospores est donc
précédée d’une division tantôt par deux tantôt par quatre et comme les
individus initiaux sont souvent d’inegale grandeur, selon le mode de
division on obtiendra des zoospores très variables comme grandeur. Les
zoospores forment sur le bord du liquide un liséré vert où les individus
(5) R. CHODAT. HISTOIRE DES PROTOCOCCOIDEES. 58)
sont immergés dans une gelée faible. Arrivés ici ils peuvent continuer à
se subdiviser selon le mode décrit. Après un mois de culture ils sont
encore en bon état.
Outre ce mode de propagation Palmella miniata produit des zoospo-
ranges de grandeur variable (fig. 3, 4, pl. XXI), oscillant du simple au
triple '. Ces zoosporanges se font remarquer des le début par leur gran-
deur dépassant celle des individus normaux. Je l’ai dit plus haut, la
teinte rouge et les granulations orangées peuvent disparaître plus ou
moins complètement chez les individus végétatifs. Les zooporanges con-
servent ou développent avec plus d'intensité ces pigments; c’est un fait
d’ailleurs répandu dans d’autres algues ou plantes et nous aurons encore
l’occasion d’y revenir (fig. 1%, 15, 1, pl. XXI).
La division du contenu semble se faire d’une manière simultanée par 4
(v. fig. 15, pl. XXID, puis sans doute chaque élément se subdivise de
même ou par biparlition ce qui est plus conforme à l'observation. En
effet si la division se faisait constamment par tétrades le nombre des
zoospores ne pourrait être que de A, de 16, de 64, etc. Or, il m'a semblé
qu'il pourrait être de 8 et de 32, ce qui indiquerait une bipartition.
Les zoospores (fig. 7, 9, pl. XXIT) sont mises en liberté par diffluence
de la membrane, leur mouvement est vif. Il y a donc un passage insen-
sible entre les macrozoospores et les microzoospores, les premières
pouvant varier excessivement comme grandeur. Les microzoospores sont
assez égales et le zoosporange est d'autant plus grand qu'il y a plus de
zoospores. Je n'ai pu observer de fusionnement et sans prétendre que
les gamètes n'existent pas, je laisse la question en suspens. M. Reinke
a observé la copulation des gamètes dans Tetraspora et il est pour moi
hors de doute que si cette dernière est possible dans ce genre elle doit se
rencontrer chez Palmella. Les zoospores ressemblent en tous points à
celles de Tetraspora ainsi qu’on peut le voir par la fig. 9. Je pense que
le dessin donné par M. Gay, L €., pl. XV, page 142 est un peu schématisé,
de là les différences. Les deux cils viennent aboutir à une tache claire,
ils sont le plus souvent deux fois plus longs que la zoospore. Je n’ai pu
voir de tache oculaire ; les points rouges qu'on peut y découvrir ne sont
que les granulations orangées ou cinnabres existant à l’état de repos;
il ne faut donc pas les confondre avec un véritable point oculaire.
J'ai dit plus haut que je considère Palmella comme bien voisin de
‘ De Toni indique des zoogonidianges à 4-8 zoogonidies. Sylloge Algarum,
vol. I, Chlorophyceæ.
990 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (6)
Tetraspora et je base cette opinion sur les faits suivants. La structure du
thalle est la même, la division s’y fait de la même manière ; le chroma-
tophore est semblable dans les deux, la zoospore et la disposition de ses
cils sont les mêmes. L'absence de membrane ferme est commune aux
deux, enfin ils possèdent un pyrénoïde. M. Gay, 1. c., p. 95, considère les
Tetraspora comme des Chlamydomonas dont les cellules restent unies par
une gelée cellulosique (?). I ajoute qu'à cette différence morphologique
correspond une différence de station ; les Chlamydomonas vivent dans
les eaux tranquilles, les Tetraspora habitent fréquemment les eaux cou-
rantes.
Cette opinion, quoique formulée d’une manière trop absolue par l’ex-
cellent algologue montpelliérain, est en partie fondée. Cependantil y a des
différences essentielles, à commencer par le point rouge toujours present
dans les Chlamydomonas.
I. Chlamydomonas intermedius CHOD. nov. spec.
Ayant mis en culture au mois de janvier 1894 le Cylindrocystis Brebi-
sont j'ai vu apparaître dans les différents flacons un Chamydomonas des
plus intéressants. La fig. 42, 45, 4%, 64, pl. XXI, le représente à son état
parfait. Le point rouge est bien visible; le pyrenoide est situé au-dessous
de l’échancrure du chromatophore. Les cils sont longs et l'individu peut
se mouvoir rapidement. Son mouvement n’est cependant pas long et bien-
tôt il retire ses cils. Les divers auteurs ont toujours représenté le Chla-
mydomonas mobile entouré d’une membrane gélosique épaisse ; M. Gay
dessine les zoospores nues et dit qu’arrivees à l'état de repos elles
s’entourent d’une membrane; je pense qu'il y a là une petite erreur
de détail sinon il faut exclure le Chamydomonas tingens de cet auteur.
L'absence du point rouge me paraît aussi singulière.
Quoiqu'il en soit, ma nouvelle espèce se comporte, après avoir retiré
ses cils que l’on sait traverser la membrane comme l'indique la figure, à
peu près de la même facon que l'espèce de M. Gay. Il y a cette différence
que la zoospore, si on peut s'exprimer ainsi, peut se subdiviser immé-
diatement et d’une manière très variée, Le plus souvent son contenu se
fractionne en deux par une cloison gélifiée oblique (fig. 41, 40). On
trouve dans les trois vases de cultures un grand nombre de ces biparti-
tions obliques. Il semble que c’est le mode de beaucoup le plus général.
La bipartition peut aussi se faire par une cloison perpendiculaire à l’axe
ee
ir
(7) R. CHODAT. HISTOIRE DES PROTOCOCCOIDEES. 591
(v. fig. 35, 58, 39, pl. XXID, mais elle est plus rare. Enfin il arrive sou-
vent que la subdivision se fait a la facon d’un Dactylococcus ou Scene-
desmus (fig. 23, 40, 41, pl. XXI). Le phénomène a lieu avec rapidité. Cha-
cune des moitiés s’arrondit bientôt et prend peu à peu un mouvement
fourmillant à l’intérieur de la membrane gélifiée qui est progressivement
distendue. Les cils qui sont déjà formés cherchent une issue et percent la
membrane ramollie; de cette manière la colonie binaire se met à se mouvoir
mais avec difficulté jusqu’à ce que finalement la rupture soit complete et les
deux individus sortent librement, laissant derrière eux la membrane com-
mune (fig. 70, pl. XXII). [ls ont maintenant une membrane propre, épaisse.
La subdivision de la zoospore peut aussi se faire par # sur un plan à la
facon d’un pleurococeus ou en tétrades (fig. 22, 50-53, pl. XXII). Je con-
sidère le premier mode et le second comme un cloisonnement à la facon
d'un Tetraspora ou Palmella et par extension je compare cette division
à celle connue sous le nom de pleurococcoïde. Les membranes étant
gélifiées il n’y a pas de véritable cloisonnement ou du moins ce der-
nier ne devient pas définitif; il n'est qu'un état transitoire à peine
fixé. Cette division pleurococcoide peut continuer et aboutir à des for-
mations complexes figurées dans la planche XXII et XXHIT. On voit par
exemple que le cloisonnement a bien été réalisé dans les états repré-
sentés par les figures 6, 7, 8. Chaque cellule ne donne naissance
qu'à une zoospore qui peut s'échapper par un orifice. Souvent il y a
mise en liberté de plusieurs zoospores par diffluence des membranes
(fig. 9). Enfin cet état est souvent, très souvent même remplacé par une
division tétraédrique répétée (fig. 21,32, 5%, pl. XXI) produisant en fin de
compte des amas plus ou moins globuleux. Il est extrêmement interessant
de constater ces divers modes de cloisonnement chez une algue volvocee.
C'est pour la première fois qu’on constate l’état pleurococcoïde cloisonné
d'une volvocinée. Dangeard, Stein et Artari séparent les Chlamydomo-
nadinées des Volvocées en une famille à part. Wille, Artari et d’autres
réunissent aux Chlamydomonadées les Phacotées. J'avoue pour ma part
ne pas saisir les raisons invoquées. Les Phacotées me semblent devoir
être exclues de ce groupe et rentrer dans une section particulière des
Flagellées. En effet, les Volvocinées telles que je les comprends constituent
un groupe extrêmement naturel où les tendances sont admirablement
marquées. Dans leurs types inférieurs 1ls confinent, ils pénètrènt même
dans les Tetrasporacées-Chlorosphæracées. Dans ces dernières, l’état
mobile est le type subordonné, il n’est qu'une forme de passage. Le
thalle, si je puis ainsi m’exprimer, va devenir prothalle chez les Volvoci-
592 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
nées. Chlamydomonas qui en est le type le plus inférieur a conservé
(notamment dans notre espèce) tous les états qui sont possibles dans
ces groupes inférieurs. L'état palmelloide qui a déjà été cité par Go-
roschankin et Dangeard, mais que j'ai observé d’une manière plus com-
plète, y est admirablement représenté (v. fig. 56, pl. XXIII). On peut y
suivre pas à pas le passage du type cloisonne en tétrades à la forme
palmelloide. II est intéressant de constater que cette modification est
précédée d’une subdivision en deux rappelant celle d’une Palmella ou
d'un Tetraspora à son début, puis chaque moitié se subdivise en
tetraèdre (v. fig. 57, pl. XXIID. Mais de tous les états que j'ai constaté,
le plus intéressant, parce qu'il complète la série, est celui figuré par les
fig. 29, 30, 31, 45, 46, 47, pl. XXI; 58-69, pl. XXI. On voit que la
zoospore immobilisée se cloisonne successivement en deux puis en
quatre. Ces membranes ne sont pas apparentes si même elles existent.
Puis l’un des quadrants s’accroissant, il fait naître l’obliquité de la
membrane (a); il se subdivise en deux. La cellule supérieure glissant à
gauche devient intermédiaire. A son tour la cellule contigu& se cloisonne
d'une manière semblable et donne naissance à une cellule qui peut comme
celle formée précédemment se recloisonner (v. fig. 62, 63, pl. XXI.
Ce mode singulier a été cité pour Eudorina (v. Sachs Lehrb.) puis pour
Volvox (v. Overton, I. c.), enfin je l’ai constaté moi-même chez Pandorina,
confirmant l'observation de Dangeard (1. c.). Chez Chlamydomonas qui
possède encore un état pleurococcoide et qui n’a pas à l’état adulte la
disposition déterminée des autres volvocinées, ce caractère n’a pas encore
son maximum de fixité. Il est néanmoins d’une grande importance de
retrouver ici le caractère essentiel des Volvocées.
Je caractériserai en conséquence les Volvocinées comme suit : « État
parfait mobile, individus à ce moment munis d’une membrane gélifiée
traversée par les cils, présentant un état prothallien immobile étalé
et passager ». Il résulte de ces considérations que d’une part, par le
Chlamydomonas les Volvocées se rattachent étroitement aux autres Pro-
tococcoïdées et notamment aux Tetrasporacées et aux Chlorosphæracées.
Klebs a séparé les Chlamydomonadinées des Volvocées et Artari suit
naturellement cette manière de voir. Wille et Dangeard font de même.
Compris comme nous venons de le dire, les Volvocinées constituent l’une
des familles les mieux caractérisées et en même temps se rattachant
d’une manière étroite aux Protococcoidees inférieures.
Cienkowski a montré en 1860 que le Chlamydomonas peut apparaître
à l’état Gleocystis et Palmella.
J. Reinke a publié il y a quelques années un travail fort intéressant
PA:
KDD
TE
(9) R. CHODAT. HISTOIRE DES PROTOCOCCOIDEES. 993
sur les genres Monostroma bullosum et Tetraspora lubrica. Il est le pre-
mier auteur qui ait bien insisté sur la parenté entre les Tetraspora et les
Volvocinées ; il n’en donne cependant pas des preuves irréfutables. On
comprend qu'il n'ait pas été suivi généralement. L’affinité avec Mono-
stroma est selon nous moins réelle. Tandis qu'il y a vers les Volvocinées
tous les intermédiaires désirables, ces derniers n’ont pas encore été
établis dans l’autre direction. C’est donc avec raison qu'il met Chlamy-
domonas dans une situation intermédiaire. Le Pleurococcus superbus
Cienkowski, s’il est une forme distincte, serait encore un stade de pas-
sage. Je doute cependant de l’autonomie de cette forme intéressante à
laquelle il ne manque que le point rouge pour être un vrai Chlamydo-
monas. Schmidle (Ueber den Bau und die Entwicklung von Chlamydo-
monas Kleinii) a décrit pour cette curieuse espèce les phases déjà
connues et une soi-disant phase palmelloide qui pouvait selon lui
atteindre une dimension assez considérable. Aucun auteur n'avait
cependant cité les formes données par nos figures.
Artari enfin a créé une nouvelle espèce capable de se fixer à la manière
d'un Apiocystis (L €., p. 40). Si le Chlamydomonas apiocystiformis est
réellement de ce genre, il constituerait un passage extrêmement remar-
quable vers Gonium pectorale (v. plus loin).
II. Gonium MUELL.
On ne connait que deux especes de ce genre. J’ai pu les observer dans
des conditions excellentes et d’une manière exclusive. En effet les Go-
nium que j'ai isolés de l’etang de l'École de médecine se sont toujours
comportés autrement que ceux du bassin du Jardin botanique. Malgré
d’aclives recherches je n’ai jamais trouvé les deux ensemble dans mes
cultures ni dans les bassins cités.
Le plus anciennement connu et le plus évolué est le Gonium pectorale
Muell. De Toni (1. c.) en donne la description suivante : Coloniis expla-
natis e cellulis 16 compositis, 23-90 Z latis; cellulis in unaquoque colonia
4 centralibus, 3 in quoque latere, 5,5-15 ». latis. C’est sans doute une
espèce très répandue. Pendant l'été j'ai ordinairement observé cette
algue répondant parfaitement à la description usuelle. A la fin de l'hiver
on trouve des colonies formées par quatre individus que l'on prendrait
facilement pour le G. sociale, avec cette différence que les cils sont diver-
gents et non pas absolument dressés comme dans ce dernier. En outre
ils sont moins rapprochés et souvent assez irrégulièrement disposés et
5394 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (10)
souvent orientés en croix ou plus ou moins aux sommets d’un tétraèdre.
On en rencontre aussi groupés deux par deux. Leurs cils dépassent la
longueur du corps. Leur mouvement est oscillant et rarement très rapide.
Au bout de quelque temps chacun d’eux peut se subdiviser en une
plaque de 16 nouveaux individus et (fig. 15, pl. XXIV) ordinairement
cette transformation n’est pas simultanée mais successive. On trouvera
donc des colonies en tétrades dont l’un ou l’autre des individus est
déjà subdivisé. On peut remarquer à ce moment que chacune des
entités possède une gelée propre, arrondie pour les individus entiers,
quadrangulaire pour la jeune colonie. Primitivement cette dernière con-
stitue une plaque dont la subdivision rappelle en tous points la plaque
végétative de Pandorina, d’Eudorina ou de Volvox, lorsque dans ces
derniers elle se compose de seize cellules (voir un dessin dans Cooke,
l. c., I, pl. 275). Ces jeunes colonies se détachent assez rapidement de
la tetrade originale et vont bientôt nager librement. L'ancienne colonie
maintenant réduite à deux ou à trois individus continue à nager pour
répéter sans doute ce même manège jusqu'à dissolution complète de
l'association. Ces jeunes colonies sont naturellement quatre fois plus
petites que les tétrades, mais elle vont grandissant progressivement
jusqu’à ce que leurs éléments aient atteint la grandeur de ceux de la
forme initiale. On a dans ce developpement le pendant parfait de ce qui
se passe chez Gonium sociale, à ceite différence près que, dans ce dernier,
les nouvelles colonies ne sont que de quatre individus.
On ne connaissait en somme que fort peu de chose sur le développe-
ment de cette algue et la copulation des gametes n'avait pas été observée.
Je n’ai pas encore pu voir se former la zygote; mais parce que je sais de
G. sociale, je ne doute nullement que les kystes arrondis figurant dans
pl. XXIV, fig. 1, ne soient le produit de cette fécondation. On les trouve
en grande quantité au mois de mars. Ils sont ordinairement isolés et
parfaitement ronds (fig. 3 et 17, pl. XXIV); leur membrane est lisse
mais épaisse. On y distingue tout un emboitement de couches d’inegale
densité. Leur développement varie dans des limites assez grandes. S'ils
sont libres, leur contenu peut se diviser tétraédriquement (fig. 2,
pl. XXIV), puis chacun des produits de division se segmente par divi-
sion successive en un nombre indéterminé de cellules. Si la vésicule
gelifiee interne s’accroit en même temps, les protoplastes seront séparés
par la gelée (v. fig. % et 5, pl. XXIV), dans le cas contraire ils sont accu-
mulés en boule au centre. Cette subdivision peut se répéter soit par
bipartition soit par division tétraédrique avec dilatation de la vésicule.
Autour de chaque colonie nouvelle peut exister une gelée propre (v. fig. 6).
gi
LE
(11) R. CHODAT. HISTOIRE DES PROTOCOCCOIDEES. 395
D’autres kystes de G. pectorale sont ceux figures dans la planche XXIV,
fig. 14, 22. Leur membrane est tout aussi épaisse et gélifiée (fig. 1%,
16, 17, 22), mais elle est ordinairement plus plissée ou irrégulière. On
les trouve mélangés aux autres. Leur développement se fait par épais-
sissement, comme il est indiqué dans la fig. 21 et 24. Chacune de ces
boules devient une zoospore qui se met à nager librement. Cette vie à
l’état isolé se continue pendant très longtemps: à l’état ordinaire elle est
entourée d'une gelée assez mince (fig. 7, 8, 9, 13); cette dernière peut
devenir plus épaisse et finalement stratifiée. Néanmoins, les cils sont
conservés et la motilité persiste. Ce Gonium isolé peut se subdiviser en
deux sans que sa marche en soit affectée (fig. 18). Il peut aussi se former
des colonies de deux individus (fig. 10), puis des colonies de quatre indi-
vidus. Enfin, s’il y a arrêt et arrondissement (fig. 20 et 24), il peut se
former des colonies gléocystioïdes, comme il est indiqué dans la figure 19.
Dans la figure 26 on voit deux individus d'une colonie se subdiviser en
quatre. Enfin les fig. 25 et 23 se rapportent à Gonium sociale.
J'ai observé les mêmes états gélifiés chez @. sociale où les kystes
sont verruqueux et lies œufs lisses. M. Huber a réussi à voir la conju-
gaison de deux gamètes dans G. sociale.
J'ai cultivé ces œufs et je les ai vu donner un état palmelloide géla-
tineux très considérable (Gleocystis).
Il est un fait interessant qui, s’il se confirme, serait de la plus haute
importance, je veux parler de la formation de colonies errantes de quatre
individus, avant la production des colonies à seize individus, à partir des
premiers développements. Une fois constituées les colonies à seize indi-
vidus peuvent produire tout autant de nouvelles colonies.
M. Migula a déjà cité un état enkysté de Gonium pectorale et la
production de tétrades (v. 1. c., tab. XLIV, fig. 6, 7, 8). Il n’a pu pour-
suivre dans ses détails toute l’évolution de l’algue.
Quant à la dimension relative des colonies, elle va du simple au
décuple.
Apiocystis Brauniana à l’état palmelloïde cadre en tous points avec l’état
palmelloide de Gonium pectorale et d'autre part la grandeur des élé-
ments est dans des limites semblables pour les deux (5-15 p. Gonium;
6-8 ».p. Apiocystis). Correns ! a observé des colonies énormes atteignant
jusqu'à 1,4 mm. et pense que le nombre de 1400 individus n’est pas
exagéré. Ceci n’est pas une difficulté pour cette interprétation, car j'ai
1 Ueber Apiocystis Brauniana Næg. in Zimmerm. Beitr. zur Morphol. und
Physiol. der Pflanzenzelle I, p. 241.
596 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
vu Chlamydomonas former des colonies palmelloïdes très grosses.
Schmidle en décrit de beaucoup plus considérables. Apiocystis cor-
respondrait done à un état palmelloide de Gonium pectorale. I y a
dans ce second état de Gonium production d'éléments d’inegale grandeur
de macrozoospores et de microzoospores comme chez Apiocystis (v.
Correns, p. 244, 1. c.). Correns étudie d’une manière très soignée la con-
stitution des cils chez Apiocystis et y distingue un cylindre central et une
gaine. Il démontre que ces cils immobiles d’ailleurs semblables à ceux de
Tetraspora ne sont pas utilisés lors de la migration des zoospores. Il veut
voir dans ce fait la preuve qu'il faut distinguer les pseudo-cils des
vrais cils. les premiers se rapprocheraient de certains poils d'algues
(Dicranochæte Hieronym.) beaucoup plus que des vrais cils. J’avoue ne
pas bien comprendre pourquoi l’auteur fait cette distinction. Il y à en
somme presque toujours rénovation des cils lorsqu'une volvocinée passe
de l’etat-kyste à l’état zoospore. Ces prolongements sont souvent retirés
ou du moins on l’a cru jusqu'à présent et, après division du protoplasme,
de nouveaux cils apparaissent. Correns paraît croire que la parenté des
genres Tetraspora et Apiocystis avec les Volvocinées repose sur le fait de
ces pseudo-cils chez ces deux genres, pseudo-cils qui seraient semblables
aux cils mobiles des Volvocinées vraies. Cette présence me paraît une
preuve de plus confirmant cette affinité; mais il y a plus que cela.
Tetraspora a des macrozoospores en tout point semblables à un Chlamy-
domonas. L'état palmelloide se retrouve chez Tetraspora, Chlamydo-
monas, Gonium, Apiocystis, Pandorina, Eudorina et Volvox. La plaque
cellulaire de 16 cellules est identique pour les quatre derniers genres.
Chez Chlamydomonas, son premier développement est le même et enfin
dans ce dernier genre il est facile, ainsi que chez Gonium, de trouver
tous les intermédiaires entre la phase plaque et l’état Palmella vrai.
Wille parlant des cils dit : Die Gilien entstehen durch Neubildung, nicht
aber durch Teilung der alten Cilien (voir d’ailleurs sur Apiocystis le
beau travail de S.-M. Moore, 1. c., dont nous ne pouvons que confirmer
ces données).
Les kystes de Gonium peuvent se développer autrement; le contenu
s'accroît beaucoup, refoule la membrane épaisse (v. fig. 21) et met
en liberté les macrozoospores, qui vont maintenant reproduire le Gonium,
en se subdivisant de manière à constituer des colonies de quatre
individus déjà réunies en Gonium et qui n'auront alors qu'à rejeter la
membrane, ou bien à l’état gleocystoide.
(Bibliographie : Fresenius, Beiträge zur Kenntniss mikroscopischer Organis-
men (Senckenb. naturf. Gess. 1858. Pl. XI.)
L aa
(13) R. CHODAT. HISTOIRE DES PROTOCOCCOIDEES. 997
Gonium sociale.
Cette espèce ne m'a pas donné tous les états subordonnés décrits
pour la précédente. J'ai trouvé cette volvocinée à des états de dévelop-
pements bien différents et je puis confirmer ce qu'en a dit M. Warming.
M. Huber a observé dans les mêmes cultures la formation de la zygote
qui s’entoure d’une membrane épaisse mais sans sculptures. J’ai depuis
lors trouvé beaucoup de ces zygotes et aussi beaucoup de kystes dont la
membrane interne était échinulée. J'ai aussi obtenu dans la solution
Nægeli 3 °/oo, 5 °/oo et surtout 10 °/0 des états palmelloides compliqués
produits par une division tétraèdrique, états complètement immobiles *.
J'ai aussi observé des états pleurococcoides à 4 cellules dans ces mêmes
solutions. Ces plaques ressemblent beaucoup à celles de Pandorina à leur
premier état. Enfin j'ai très souvent observé les macrozoospores de
Gonium pectorale et de G. sociale.
Les œufs germent en se divisant en Æet en percant la membrane du
côté des cils. On voit alors pendant quelques temps la jeune colonie nager
en emportant avec elle et à sa base la membrane primitive ordinairement
sinueuse (fig. 25, pl. XXIV). Dans mes cultures, les kystes qui sont d’un
développement plus lent, ont tous été attaqués par une chitridiacée.
IV. Pandorina morum.
Je n’ai pas l'intention de refaire ici l’histoire de cette jolie volvocinee.
Je veux seulement attirer l’attention sur quelques points. Dangeard est
le premier qui ait signalé la production de l’état en plaque. Je l’ai depuis
lors souvent constaté. Après leur formation ces plaques ont la tendance
à se disposer en sphère creuse, ce qui se voit parfaitement dans le
dessin (fig. 1-6, pl. XXV): finalement, aux dépens de ces plaques, se
reconstitue une colonie normale. Ayant mis cette algue en culture dans
des solutions à 3°/oo, 5 °/0o el 10 °/00, j'ai observé la formation de colonies
errantes de Pandorina disposées sur un plan à la facon des Gomum
tantôt à huit, tantôt à seize individus (fig. 7-10, pl. XXV). Lorsqu'il n'y
avait que huit individus, leur disposition variait assez, avec seize ils
étaient disposés à la facon d'un Gonium pectorale. Il est donc possible de
transformer Pandorina en un état Gonium.
1 Absolument semblables au Plewrococeus superbus de Cienkowski.
598 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (14)
Je n'ai pu expérimenter ni sur Endorina, ni sur Volvox, ni enfin sur
Stephanosphæra. Mais ces dernières ayant fait l’objet de travaux soignés
et consciencieux il est facile maintenant de résumer le système des Vol-
vocinées.
Beaucoup d'auteurs et même parmi ceux qui ont fait de certains genres
une étude approfondie les considèrent comme de vrais Flagellés et ne
saisissent pas leurs affinités étroites avec les algues (Stein). Klein est
moins qu'affirmatif à ce sujet (1. c., p. 9.). Cohn est de tous avec Reinke
celui qui a saisi le mieux cette parenté. Wille (1. c., p. 36) ne met pas en
doute qu'ils appartiennent aux Protococcoidees, mais, dit-il, tout autre est
la question de savoir s'ils constituent un groupe assez hautement diffé-
rencié, peut être dérivé des Endospheracées, ou s'il faut les considérer
comme une souche originaire de laquelle dériveraient les autres proto-
coccoidées. Je suis poussé à croire à cette dernière alternative, continue-
t-il, parce que chez les Volvocinées le centre de gravité de la vie se trouve
reporté sur l'état mobile qui pourrait être envisagé en général comme
l'état primitif, tandis que chez les algues supérieures c’est l’état immobile
qui est prépondérant. Il considererait les Chlamydomonadinées comme
intermédiaires, ayant donné d’une part les Volvocinées, d'autre part les
Protococcoidees chez lesquelles la mobilité disparait de plus en plus.
Il y a certainement une part de vérité dans cette hypothèse, à savoir
que les Chlamydomonas sont intermédiaires et ont pu donner naissance
à d’autres types; mais pour moi le point de départ se trouve reporté vers
les Tetraspora et les Palmella.
Si Chlamydomonas et ses congénères formaient le groupe initial et
que les Volvocinées ne fussent qu'une branche parallèle aux autres Pro-
tococcoidées, il serait pour le moins étonnant de trouver dans toute la
série le type Palmella devenant. il est vrai, de plus en plus subordonné,
ınais persistant jusque chez les Volvox pourtant si hautement différenciés.
Le fait qu'on peut artificiellement transformer les types élevés en types
de série inférieure (Pandorina en forme Gonium et Gleocystis, Chlamy-
domonas et Gonium en Tetraspora ou Palmella et enfin les supérieurs
en forme Gonium), toutes ces formes se rattachant plus étroitement aux
Palmella qu'aux Chlamydomonas, tandis que les Palmella n’ont pas de
formes Volvocinées différenciées, montre bien de quel côté est l’état primi-
tif. D'autre part les Tetraspora et les Palmella sont bien les moins différen-
ciées des algues vertes (si nous en exceptons quelques types rétrogradés).
Enfin Chlamydomonas est réuni à Palmella par un type fort intéressant,
le Pleurococcus superbus Cienkowski, qui n'est ni un vrai Tetraspora
(15) R. CHODAT. HISTOIRE DES PROTOCOCCOIDEES. 399
ni un Chlamydomonas. On pourrait, si l’algue est vraiment autonome, en
constituer un genre particulier : Cienkowskia.
Il résulte done de nos recherches que les Chlamydomonas rentrent
dans les vrais Volvocées dont ils forment le premier terme avec Sph&-
rella. Les Phacotées forment une seconde série que l’on peut dériver des
Chlamydomonas, mais sans que cette affinité soit aussi frappante que
dans le cas précédent. Enfin il est hors de doute que les Palmellacées
sont à la base de cette série comme elles le sont pour les autres algues
inférieures ainsi que nous l'avons démontré M. Huber et moi dans une
note récente.
Palmellococcus miniatus CHOD.
Cette plante est l’algue que l’on croyait bien connue sous le nom de
Pieurococcus miniatus Kuetz. Artarı, l.c., p. 24, dità son sujet : Le fait qu'il
y a des Pleurococcus qui ne forment pas de zoospores a été pour la pre-
mière fois démontré experimentellement par Klebs. I] cultiva deux espèces
de Pleurococeus (P. vulgaris et P. miniatus) et il a constaté que ces formes
ne produisent jamais et dans aucune condition des zoospores et se repro-
duisant exclusivement par division vegetalive,(l.c.p. 25). Ce dernier auteur
n'a obtenu qu'une division en quatre et ses figures sont justes. Artari dit
avoir constaté un pyrenoide; je n’en ai pas trouvé et en consultant ses
figures je n’ai pas non plus pu me convaincre de l'exactitude de cette
assertion. J’ai obtenu des cultures absolument pures de cette algue qui
est d’ailleurs facile à maintenir en bon état. Dans les individus initiaux
(fig. 19, 20, 22, pl. XXV)la membrane est assez épaisse. On peut y distinguer
plusieurs couches. Au cours du développement il peut y avoir rejet des
lames extérieures (fig. 20, pl. XXV) sans doute parce que ces dernières
ont terminé leur accroissement (v. fig. 16). Traitée seule par le chlorure
de zinc jode, la plus interne se colore en bleu d’une manière intense, les
exlerieures restent inaltérées. La division se fait assez lentement en
temps ordinaire par bipartition successive du protoplasma. On trouve
alors très souvent deux individus entourés d’une membrane commune
(fig. 21, 22, pl. XXV); chacun possède cependant une membrane propre.
Ce sont ces deux dernieres qui se colorent par le réactif iodé. La divi-
sion continuant, il y a production de quatre nouvelles cellules qui s’ar-
rangent en tétraèdre (fig. 93, pl. XXV).
On peut déceler ‘entre les produits divisés, avant même qu'ils ne se
soient définitivement differenciés par production d’une membrane spé-
600 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (16)
ciale, une lame cellulosique ou tout au moins d’une substance de ce
groupe, colorable en bleu par le réactif iodé. Cette lame est en somme la
méme qui apparaît dans la division purement végétative de Palmella et
Tetraspora, mais alors elle est fugace. Les algues que j'ai décrites ci-dessus
sous les noms de Volvocinées ou Palmellacées sont dépourvues de mem-
brane solide à leur état parfait. Les Protococcoïdées dont Palmellococcus
est l’un des types les plus inférieurs sont caractérisées selon nous par la
présence d'une membrane ferme et par l'absence d’un cloisonnement
persistant. Elles se comportent donc comme des Palmellacées en voie de
zoosporulation. En comparant ce genre avec Palmella et Tetraspora on
est frappé de la ressemblance et du parallélisme de toute l’évolution.
Partant du point de vue que la division par quatre en tétraèdre pou-
vait être considérée comme sporangiale, puisqu'il y a rénovation à l’inté-
rieur d’une vésicule (sporange), j'ai mis cette algue en culture.
Ni Klebs ni Artari n’ont réussi à lui faire produire des corps mobiles.
Leur affirmation qu'il y a des Pleurococeus (P. miniatus et P. vulgaris)
qui ne produisent jamais de zoospores s’est trouvée exagérée. Nous avions
déjà dit autre part et à ce sujet : Le fait que dans des cultures les formes
Pleurococcus se maintiennent dans des conditions variées (Artari) ne
nous parait pas suffisant pour en démontrer l'autonomie. Il faut encore
que ces cultures soient poursuivies pendant longtemps, été et hiver, car
on sait que beaucoup d'algues nécessitent des conditions bien déterminées
et souvent un temps de repos.
Mes expériences ont donné raison à cette manière de voir, au moins
pour ce qui est de la variation.
Dans l’eau du lac les algues se comportent normalement ; elles se multi-
tiplient selon le mode ordinaire et après trois mois de cullure elles sont
aussi rouges et aussi vivantes que le premier jour. Leur développement
a donc été parfaitement normal.
Dans le liquide Nægeli, toutes choses étant égales d’ailleurs, au bout
de huit jours la couleur de la culture a viré à l’olivätre. Il y a eu formation
de sporanges en moyenne d’un tiers plus grand en diamètre que les indi-
vidus initiaux (fig. 25, 24, pl. XXV). Ils s’exuvient rapidement et ne con-
servent plus qu'une membrane peu épaisse (fig. 14, 15) ou très mince
mais cellulosique. Leur contenu se divise rapidement, probablement en
16 et 32 individus ou même en un plus grand nombre. La grandeur des
zoosporanges varie, il y en a de gros avec beaucoup de spores et de
plus petits à 8 spores (v. fig. 12, 13. 17, 18. 16, pl. XXV). La formation
de ces corpuscules se fait plus rapidement dans le liquide Nægeli à
EEE
(17) R. CHODAT. HISTOIRE DES PROTOCOCCOIDEES. 601
concentration faible 1,5 °/oo que dans des concentrations plus fortes 2,5 °/oo.
Dans cette dernière, au bout de huit jours, le phénomène commence
seulement, alors que dans la premiere il y a déjà émission. Au début
la cellulose qui était limitée à la périphérie pénètre entre les élé-
ments, ce qui est mis en évidence par le réactif iodé; le caractère cellu-
losique de la gelée va disparaissant de plus en plus avec l’évolution de
ces corpuscules et peu avant leur émission on ne peut plus constater la
coloration caractéristique, ni même pendant l'émission. La membrane du
sporange elle-même est complètement modifiée. Les corpuscules arrondis
sont mis en liberté par une ouverture circulaire (fig. 13, 11, pl. XXV) qui
se fait du même côté que celui qui correspond à la zone de rupture de la
calotte primitive. Ces spores sont ordinairement vertes. Leur chromato-
phore est pariétal et semble remplir toute la cellule. Elles sont dépourvues
de membrane solide et paraissent parfaitement nues au début. Elles ont
déjà dans intérieur du sporange un mouvement appréciable et on les voit
quelquefois glisser les unes sur les autres ou se mouvoir autrement dans
leur vesicule. Leur expulsion peut se faire en une fois ou d’une manière
successive. Hors du sporange elles n’ont ordinairement pas de mouve-
ments rapides mais sont douées d’une sorte de mouvement fourmillant
comparable à celui des zoospores de Pediastrum. On en rencontre cepen-
dant assez souvent qui se meuvent avec agilité, renversant leurs voisines et
se frayant un chemin. Comme on pouvait le prévoir d’après nos observa-
tions sur les Pediastrum ', on pourrait augmenter l’agilité de ces éléments
reproducteurs en diluant encore la solution. Une partie de la culture à
1,5 °/ooa été mélangée avec son volume d'eau et, en eflet, cette diminution
de la concentration a suffi pour les rendre plus mobiles. Je n’ai néan-
moins pas réussi à leur voir des cils. On remarque ici et là deux sporanges
unis qui ont été produits tout d’abord par le mode ordinaire de bipar-
tition (fig. 26, pl. XXV).
Me basant sur cette évolution très particulière, je propose de créer
pour cette espèce et celles qui pourraient se comporter de même le
nom générique PALMELLOCOCCUS, caractérisé par une division vegelative à
l'intérieur d’une membrane et par la production de semizoospores mobi-
les. La diagnose en serait la suivante :
Palmellococcus nov. genus. Cellulæ globosæ plerumque singulæ,
bipartitione contentus intra membranam matricalem vel quadripartitione
1 Chodat et Huber, L. ce.
BULL. HERB. BOIss., septembre 1894. 42
602 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (18)
cellulas membrana firma donatas atque zoogonidiis agilibus nudis ciliis
destitutis (?) intra cellulas proprias ortis sese propagantes. Species æro-
philæ.
Je considère ces spores mobiles comme des zoospores réduites et
résultant de l'adaptation à la vie terrestre. Le fait qu’on peut leur donner
une certaine agilité, leur formation en tous points semblable à celle de
Palmella, enfin nos expériences sur les Pediastrum et les Chlorosphæra
(voir plus loin) montrent bien la vérité de cette théorie. La vie terrestre
n’a pas encore chez ce genre supprimé complètement l’état mobile qui est
mis en évidence par des cultures appropriées dans le milieu liquide. Je
démontrerai plus loin que chez Pleurococcus vulgaris la suppression de
la zoospore est complètement effectuée, mais non pas la spore comme on
le croyait jusqu’à présent.
Les matériaux ont été récoltés dans les serres du Jardin botanique.
V. Dactylococcus NÆG. Scenedesmus MEYEN
Comme j'ai déjà dans deux mémoires antérieurs parlé de ces deux ten-
dances, je pourrai me borner à compléter et à mettre en ordre mes obser-
vations antérieures. Dans l'espèce précédente, que je range parmi les
Protococcoidees, on peut constater deux divisions qui sont en somme
toutes deux sporangiales, se faisant : « intra membranam matricalem
peracta multiplicatio. » Cette subdivision, qui primilivement, chez les
Palmellacées, aboutit à la production d'éléments mobiles et finalement
de gametes chez les Volvocinées, devient exclusivement végetative chez
les Protococcoidees supérieures ou terrestres (Scenedesmus, Raphi-
dium, etc.).
Nous étudierons les types inférieurs à propos de la série des Characium.
Dactylococcus infusionum.
J'ai montré (1. c.) que cette algue peut se multiplier de manières très
différentes par division sporangiale comparable au premier mode de Pal-
mellococcus, puis la subdivision se répétant, il y a finalement formation
d'un sporange à petites spores comparables au second mode de la même
algue.
Enfin le contenu se divisant dans la vésicule selon l’axe principal
les individus de forme ordinairement allongée sont mis en liberté;
tantôt ils restent isolés, tantôt ils sont réunis par la substance cellu-
(19) R. CHODAT. HISTOIRE DES PROTOCOCCOIDEES. 603
losique qui toujours, dans ces types, s’introduit entre les produits de
la division. Selon le mode de déhiscence et la sortie des individus filles
on obtient des colonies en Dactylococcus ou en Scenedesmus, comme il
est indiqué dans nos figures (l. c.). Je ne puis que confirmer entière-
ment ce que j'ai dit précédemment à ce sujet. J’ajouterai seulement que
le pyrénoïde ne manque jamais et que les corpuscules issus d’un Dactylo-
coceus par division sporangiale (fig. 35, pl. XXV, L. ec.) peuvent se comporter
de nouveau comme un Dactylococcus scenedesmipare (v. fig. 32, 31). M. de
Wildeman ! n'est pas complètement convaincu de l'identité parfaite de
Dactylococcus et de Scenedesmus. Dans mon mémoire précédent je n’ai pas
été assez affirmalif à ce sujet et je ne puis maintenant, après de nou-
velles recherches, qu'insister encore plus sur l'identité des deux formes.
Scenedesmus quadricauda ne me semble pas être une espèce distincte.
Dans aucune de mes cultures, pourtant nombreuses, je n’ai pu constater
que Sc. acutus donne naissance à cette dernière espèce. Au contraire S. qua-
dricauda peut affecter à peu près tous les modes de S. acutus. A son état
définitif il est plus obtus et sa membrane plus épaisse. Les prolonge-
ments sont plus nettement détachés. Le pyrenoide ne fait jamais défaut
non plus. Traité par le chloroiodure de zine, on remarque que l'enveloppe
est à peine colorable par ce réactif, tandis qu’autour du protoplasme
plasmolysé se distingue une membrane cellulosique fortement colorable
en bleu; c’est une particularité qui rappelle Pediastrum et d’autres algues.
(Chlorosphæra muralis nob.).
Dans une colonie scénédesmique, le squelette ne serait donc pas la
membrane propre de chaque cellule. J’ai aussi indiqué ce caractère dans
Palmellococcus nob. Cette membrane spéciale estintimement adhérente au
protoplasma, on ne saurait l’en détacher par plasmolyse. Elle n’est alors
nullement différenciée et c’est cette même substance qui pénètre entre les
produits de division ici comme dans Palmellococeus et dans Pediastrum.
Dans la subdivision, on remarque chez cette espèce que lepyrénoïidene joue
pas un rôle actif. La cellule peut être déjà divisée en deux étages qu'il
n’a pas encore change de place (v. fig. 30, pl. XXV). M. Huber et moi nous
avons démontré chez Pediastrum que le noyau se divise un grand nombre
de fois sans que le pyrénoïde soit modifié. Il y a donc des différences re-
marquables à ce sujet chez les différentes algues. Palmella, Tetraspora,
Gonium, etc., divisent leur pyrénoïde de bonne heure. Ici il reste indivis
et le pyrenoide doit naître à nouveau dans la moitié non pourvue. Le
1 La Notarisia, 189%.
"EN TIER, NEE
60% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (20)
chromatophore existe sous forme d’une plaque parietale plus ou moins
découpée. Il se subdivise d’après le mode connu tantôt transversalement
tantôt longitudinalement. Cultivé pendant longtemps, il donne naissance à
des Dactylococcus qui different à peine de ceux de l’espèce précédente et
qui, dans leur subdivision, se comportent de même. Ce que je décris n’est
pas un cas isolé, mais un phénomène que j'ai constaté des centaines de
fois. Enfin la membrane spéciale qui est intimement adhérente au proto-
plasme peut se gélifier et la même chose arrive à la même substance qui
sépare les produits de division. Le tout sort de la cellule (squelette) sous
forme d’une vésicule variable, qui a souvent conservé la forme primitive
du contenu de la cellule alors quadrangulaire. C’est l’état palmelloïde
de Scenedesmus (fig. 33, 34, 38, 39, 40, pl. XXV). Chaque individu peut
s’entourer d’une auréole propre de gelée et continuer à se subdiviser. On
peut ainsi obtenir des vésicules assez considérables que l’on prendrait pour
tout autre chose si on n’en connaissait l’origine. J'ai observé la sortie de
ces vésicules et leur développement d’une manière directe et je puis dire
que cette formation a pris dans mes cultures un grand développement.
La division peut se faire en tétraèdre ou en croix. La subdivision des
éléments palmelloïdes se fait souvent aussi par bipartition répétée et
aboutit alors à la production de véritables états palmelloides ou gleocys-
toides (fig. 1, 3, 5, 6, pl. XXVII).
En outre, j'ai observé une autre espèce à laquelle j’attribuerai le nom
de S. bijugatus Turp. à pyrénoïde peu distinct et à protoplasme finement
granuleux. La subdivision s’y faisait surtout en long et les individus
limites étaient le plus souvent falciformes. J'ai pu aussi constater les
mêmes modifications que pour Scenedesmus acutus.
Quelle est la place de Scenedesmus! dans le système? Nægeli qui divise
ses Palmellacées en deux familles, les Tetrasporacées et Pediastrées, les
range dans cette dernière avec Pediastrum, Scenedesmus, Sorastrum et
Ceelastrum (1. c., 63). De Toni fait de même (1. c., 563), tandis que Wille
qui comprend sous le nom d’Hydrodyctiacees les Pediastrées de Nægeli
avec Hydrodyction, les met parmi les Pleurococcacées, dans lesquelles il
fait entrer les types les plus disparates (1. c., 59.). Klebs et Artari font de
même (1. c. p. 43) tandis que Gay revient à l’idée de Nægeli contraire-
ment à celle de Dangeard qui en fait une pleurococcacée.
Dans une communication récente, nous avons montré sur quelles bases
fragiles et artificielles reposent la classification des algues inférieures.
1 Scenedesmus a la priorité sur Dactylococcus, étant le nom le plus ancien
(1829 contre 1849).
(21) R. CHODAT. HISTOIRE DES PROTOCOCCOIDEES. 605
Dangeard a caractérisé les Pleurococcacées : Thallus uni vel pluri cellu-
laris, cellulis similibus in filis, tænis, laminis, vel familiis gelatinosis
tubuliformibus aut amorphis consociatis. Multiplicatio bipartitione ceilu-
larum. Propagatio thalli fragmentis uni vel pluricellularibus. Plantæ aqua-
tic® vel ærophilæ.
Gay qui le suit a subdivisé cette famille en trois tribus. Les deux pre-
mieres: A. Bipartitio vegetativa cellulæ totius peracta. 1. Pleurococceæ
(Pleurococcus, Stichococcus, Schizogonium, Prasiola). II. Dactylecocceæ
(Dactylococeus, Raphidium. . . .. ). B. Bipartitio vegetativa intus membra-
nam matricalem peracla. II. Gleocysteæ (Gleocystis, Nephrocytium,
Oocystis etc.).
Je remarque tout d'abord qu'on ne peut nommer le groupe de genres
qui précède du nom de Pleurococcaceæ, parce que Pleurococeus, par sa
faculté de produire des filaments ramifiés, rentre dans les algues fila-
menteuses et se rapproche des Chætophoracées. D'autre part Dacty-
lococeus et Raphidium (v. plus loin) se multiplient bien à l’intérieur d’une
membrane et non pas par fractionnement, comme il le semble au premier
abord, à cause de l’évanescence de la membrane. Enfin, selon moi.
il est fort probable qu'il n'existe point de vrai Gleocystis et si cepen-
dant ce dernier genre devait être maintenu, il passerait sans contredit
aux vraies palmellacées. Toute cette classification repose donc sur des
informations incomplètes. Il en est de même de celle de Wille qui, a bien
des points de vue, constitue un recul sur les systèmes plus anciens.
Tandis que Gay sortait des Pleurococcacées les Scenedesmus, Wille les y
ramène mais a bien soin d'en éloigner les Pactylococcus pour les mettre
dans les Tetrasporacées. Klebs et Artari sont plus dans le vrai quand ils
rapprochent les deux et les mettent à côté de Raphidium. Le défaut de
tous ces essais est celui de toutes les classifications ou à peu pres qui
sont basées sur les caractères et non sur les tendances. J'ai à propos de
phanérogames (Chodat, Monographia Polygalacearum II, Introduction,
p. 4) insisté sur la nécessité de connaître toute la tendance évolutive
avant d'établir un système. L'application de ce principe est souvent diffi-
cile et surtout hérissée de difficultés chez les plantes supérieures ou ter-
restres où souvent la tendance est masquée par une foule d’adaptations
qui, en devenant acquises, constituent pour des groupes secondaires des
tendances partielles greffées sur la tendance générale. J'ai essayé dans ces
matériaux de grouper les formes selon cet esprit et je pense avoir, avec la
collaboration de mon assistant, M. Huber, indiqué d’une manière toute
générale les principes de cette classification basée surtout sur les ressem-
606 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (22)
blances et non pas sur les differences essentielles. Il est d’usage de re-
chercher les caractères dits constants et ceux-ci étant, s’imagine-t-on,
trouvés, on les considère comme essentiels. On base alors une classifi-
cation sur ces particularités moins soumises aux variations que les autres.
Ce procédé n’est scientifique qu’à la condition d’être éclairé par l’histoire
du groupe tout entier. Il faut que ce caractère prenne une place logique
dans la série, sinon il ne constitue qu'une particularité interessante peul-
être, mais sans importance essentielle. Un exemple explique mieux ma
pensée. Pour Wille et les autres, le groupe des Pleurococcaceæ est carac-
térisé par l'absence de zoospores et de reproduction sexuée. Ce sont des
caractères extrêmement précis et plus encore si on tient compte du fait
que, selon eux, la multiplication ne se fait que par division végétative
simultanée (rarement) ou succédanée. La manie de faire des catégories
et de sacrifier à ce qu'on imagine être de la précision a poussé les auteurs
à Concevoir qu'il y avait une différence essentielle entre les spores et
les zoospores. Sous l'influence bienfaisante de Brefeld et d’autres myco-
logues on a abandonné cette étroite manière d'envisager les choses
depuis qu’on connaît les rapports entre les zoospores et les spores des
Phycomycètes. Chez beaucoup d'algues inférieures la transformation de
l'élément mobile en élément immobile se fait aisément. Nous l’avons
effectué expérimentalement chez les Pediastrum, j'ai pu faire de même et
intervertir le phénomène chez les Pleurastrum. Fai aussi montré l’atté-
nuation de l’immobilite et de l’état spore chez Palmellococcus miniatus.
Il n'y a donc pas lieu de séparer les algues à zoospores de celles qui n’en
ont pas. Chlorosphæra muralis peut se reproduire indifféremment par
les deux modes. Chez toutes les espèces citées, les zoospores et les spores
se forment par division du contenu dans une membrane ferme et ré-
sultent du fait que le cloisonnement a été fugace à cause de la déliques-
cence des membranes séparatrices, membranes qu’on peut cependant
déceler par les réactifs ou même mettre en évidence et réaliser par des
cultures appropriées comme nous l'avons fait pour Pediastrum.
Les Protococcacées que je considère comme plantes à sporange ne sont
done pas caractérisées par l'absence absolue de divisions végétatives,
puisqu'on peut la réaliser en partie chez Scenedesmus où les produits
de divisions demeurent unis, ni par la présence constante de zoospores,
puisque ces dernières peuvent se transformer en spores immobiles. Ces
spores immobiles sont une tendance vers la vie végétative, autrement dit
l’état sédentaire, aussi ne faut-il pas s'étonner si chez plusieurs, avec
l'affirmation de plus en plus complete de cette tendance, la spore prenne
(23) R. CHODAT. HISTOIRE DES PROTOCOCCOIDEES. 607
une forme qui se rapproche de celle de la plante mère. La plante a passé
de l’état zoosporipare à l’état sporipare et enfin vivipare. Le genre Scene-
desmus est une belle illustration de cette manière de voir. Certains
Scenedesmus acutus (je dis certains, car je ne considére pas la systema-
tique spécifique de ce genre comme assez avancée pour pouvoir généraliser)
sont encore, pour au moins la moitié de leur existence, des Dactylococcus
à reproduction sporogene, puis la tendance à limmobilité s’accentuant,
les Dactylococcus deviennent vivipares, les éléments (4) sont mis en
liberté et sont isolés ; dans un stade plus avancé la division de sporan-
gene tend à devenir végétative et les Dactylococcus sont réunis par des
trainées de la membrane semi-fugace; enfin cette dernière se condensant,
on obtient la réunion en colonies scénédesmiques. Cependant dans tout
ce développement la tendance élait manifeste. Le sporange persiste, ce
sont les spores qui se modifient. La série suivante est de même ordre
quoique parallele. En tant que serie elle est connue depuis longtemps,
mais on n’a jamais à ma connaissance insisté ni sur la tendance à l'im-
mobilité ni sur les rapports que Raphidium peut avoir avec elle.
Nægeli avait établi la famille des Characiées qu'il opposait à celle des
Pédiastrées à cause du fait que les zoospores se séparent et ne sont pas
réunis en famille ou seulement d’une manière fugace. Il faisait rentrer
dans ce groupe Characium, Cystococcus, Dactylococeus, Botryocystis, Go-
nium et probablement Ophiocytium. — Gonium est une volvocinée; pour
ce qui est des autres ils rentrent très naturellement dans le groupe des
Protococcacées. Nous ne conserverons le nom de Characiées que pour la
série déjà en partie ordonnée par Klebs et acceptée par Wille (1. c., p. 67),
mais en y faisant rentrer Actidesmium Reinsch, que Wille a réuni par
erreur avec Dactylococeus. Enfin Raphidium trouve ici tout naturellement
sa place d’après nos nouvelles recherches.
Ce groupe serait constitué par des algues unicellulaires, dépourvues de
reproduction végétative par cloisonnement persistant, avec reproduction
sporangiale par zoospores, spores et autospores (de 7 at 5xop4 la
même spore, la spore semblable aux parents) avec tendance à laisser
sortir les organes reproducteurs par le sommet et à les y disposer en
étoile, si la membrane est persistante. Ils peuvent vivre libres ou fixés.
Characium possède encore des zoospores qui chez les différentes es-
pèces peuvent être plus ou moins nombreuses.
Fixée par un pied, cette algue est immobile à son état définitif. Les
zoospores vont se fixer et reproduisent la plante primitive. Cet état cor-
respond à un sporange de Palmella ou de Palmellococcus.
608 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (24)
Ophiocytium ne diffère pas essentiellement de Characium par son mode
de reproduction, il peut occasionnellement se fixer sur des conferves ou
autres plantes. Chez Sciadium les zoospores germent ordinairement au
sommet de la cellule mère fixée et reproduisent tout autant de nouveaux
individus qui répétant le même phénomène produisent les arbuscules
bien connus. Il ya encore ici production de zoospores, mais à mobilité
ordinairement de courte durée. Finalement, les cellules filles de l’arbus-
cule peuvent donner naissance à des zoospores errantes qui iront repro-
duire la plante et se fixeront. II me semble que c’est à tort que De
Toni sépare les Sciadium des Characium en suivant Kirchner. Les pre-
miers appartiendraient aux Pseudocenobiees (voisins de Cœnobiées
(Pediastrum), les seconds entreraient dans une autre famille, celle des
Eremobiées Kirchn. qui se diviserait en trois tribus : Raphidieæ, Chara-
cieæ, Endosphæreæ, Cette dernière subdivision est franchement mau-
vaise et on pouvait à priori la condamner. En effet les Raphidieæ seraient
librement nageantes, les Characieæ fixées, et les Endosphæraceæ endo-
phytes. Les Ophiocytium peuvent très bien se fixer et nous allons démon-
trer qu’il en est de même pour Raphidium. En outre Ophyocytium est
voisin de Sciadium que l’auteur a mis dans une autre famille.
VI. Raphidium Braunii.
J'ai déjà, dans cette même publication, parlé du polymorphisme de
Raphidium Braunü, je n'y reviendrai pas. Ordinairement les Raphidium
vivent librement et se subdivisent tantôt par la formation de section-
nements transversaux, tantôt longitudinaux. Tous les auteurs qui
ont parlé de cette algue sont d’accords sur ces points. J'ai trouvé pour la
première fois un Raphidium fixé sur un Vaucheria provenant des mares
de Pinchat près Genève. Je n'étais pas loin de supposer que j'avais à faire
à une espèce de Characium, mais la cytologie était tellement semblable
à celle de R. Braumii que je n’hesitai pas à commencer une série d’ex-
périences. Ayant mis dans des cultures de Cladophore un certain nombre
de Raphidium je pus constater au bout de peu de jours la fixation de
cette algue unicellulaire. Je répétai cette expérience sur des Pleurococcus
et des Vaucheria. Elle réussit à merveille et j'ai actuellement un très
grand nombre de Raphidium fixés sur ces deux algues. La fixation est
bien réelle comme on peut s’en assurer en faisant passer un courant
sur la préparation ou en employant un effort mécanique. D'ailleurs le
(25) R. CHODAT. HISTOIRE DES PROTOCOCCOIDEES. 609
prolongement basilaire de ces Raphidium est élargi en crampon, comme
on le voit dans les fig. 11, 1%, pl. XXVI. Dans leur développement ultérieur
ces Raphidium fixés se comportent de deux manières principales. Tantôt,
le plus rarement (je l'ai cependant observé plus de cinquante fois), la
membrane reste solide et dans son intérieur le protoplasme se divise en
quatre pour produire quatre spores semblables à l'individu mère, à cette
difference pres que les éléments reproducteurs sont plus minces. Ces
derniers peuvent maintenant sortir par le sommet de la capsule comme
il est indiqué dans la fig. 15. Retenus par la gelée résultant de la dissolu-
tion de la substance cellulosique peripherique dont j'ai parlé plus haut à
propos de Palmellococeus et Scenedesmus, ils couronnent le bord de la
capsule dont la moitié supérieure a disparu, puis prennent la forme de
l'individu qui leur a donné naissance. Chacun de ceux-ci répétant ce
mode de reproduction il en résulte les gracieuses arboreseences que j'ai
figurées (fig. 1%, pl. XXVD. Ce développement est parallèle à celui d’un
Sciadium, à cette difference près que les zoospores sont remplacées ici
par des autospores.
Le plus souvent la division s'étant bien faite comme dans le cas précé-
dent, la membrane de la cellule mère va se dissolvant de plus en plus à
partir du sommet et ne persiste que vers la base sous forme d’un cordon
incolore. Les produits de la division divergent comme précédemment et on
obtient alors la forme en pinceau (fig. 11, pl. XXVD). Lorsque les Raphi-
dium sont libres, la dissolution de la membrane de la cellule mère se fait
en général rapidement. Il est des cas cependant où elle persiste et où
on la retrouve à côté des produits de division. Nous avons déjà signalé la
substance semigélosique résultant de la membrane propre des auto-
spores. C’est grâce à la persistance plus ou moins grande de cette
dernière que les divers arrangements rencontrés dans celte espèce et
dans d’autres peuvent se faire. Après rejet ou dissolution de la mem-
brane entourante, les produits de division peuvent se décoller. Tantôt ils
le font par le milieu et restent pour un temps unis aux deux bouts,
tantôt la séparation se fait aux deux extrémités et les autospores restent
unies par la gelée dans leur partie moyenne (v. fig. 8). Il peut même
arriver que deux individus restent unis longtemps encore par une
véritable anastomose. Ce dernier mode de division est extrêmement
commun chez un Raphidium trouvé dans l’étang du Jardin botanique.
Chez celui-ci, la soudure par le milieu est réelle et persistante.
Le chromatophore en’ section optique longitudinale apparaît comme
formé par deux bandes plus ou moins entières ou sinueuses. Il se pour-
610 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (26)
rait qu'il n’y eut en réalité qu'une seule bande pariétale plus ou moins
enroulee (v. fig. 1-7). Dans le protoplasma se trouvent de fines granula-
tions à contour net et au centre un corps peu réfringent, blanchâtre, mat,
Vis-à-vis des réactifs ce dernier ne se comporte pas comme un vrai noyau
ni comme un pyrenoide. Il est vrai que la membrane se laisse très diffi-
cilement traverser par les divers réactifs colorants. Je n’y ai découvert
aucune organisation, mais j'ai pu constater sa manière d’être pendant la
division. Son dédoublement marche de pair avec celui du chromato-
phore (v. fig. 7 et 5). Dans la fig. 6 on peut encore mieux se rendre
compte de sa fonction dans la division. La séparation en deux est déjà
complètement effectuée. La subdivision des deux moitiés est aussi déjà
avancée et dans la fig. 5, elle est complètement réalisée. Par le glissement
et l'allongement inégal des produits de division se reproduiront des indi-
vidus fusiformes comme l'ont indiqué Nægeli et Artari. Néanmoins j'ai pu
aussi constater assez souvent une division longitudinale (fig. 1 et 15, 12).
Raphidium se comporte donc comme un Dactylococcus ou même un
Sciadium, mais ne saurait être dérivé directement ni de l’un ni de l’autre;
tantôt il présentera des analogies plus étroites avec le premier, tantôt
avec le second. Par sa division sporangiale, il est une Protococcacée et
son caractère vrai n’est masqué que par la fugacité de la membrane spo-
rangiale. C’est donc à tort que Wille l’a placé parmi les Pleurococcacées.
Artari et Klebs ont déjà entrevu son affinité avec Dactylococcus et Scene-
desmus, mais n'avaient pas remarqué la persistance possible de la mem-
brane sporangiale.
Characiées.
Characium-Ophiocytium, Sciadium, Actidesmium.
Raphidium Raphidium.
(Dactylococcus, Dactylococcus, Scenodesmus.)
Scenodesmus
VII. Chlorosphæra muralis n. sp.
J'ai trouvé cette algue sur un mur aux Eaux-Vives, à Genève. Elle for-
mait vers le N. un enduit rouge sang. Elle était constituée par des tétrades
de cellules plus ou moins réunies ou disposées en boules, rappelant alors
la disposition figurée par Artari (pl.XXVI, fig. 22, 23, 24). Outre cette for-
mation, on pouvait trouver toutes les formes de division pleurococcoide
(v. fig. 22, 23, 21, pl. XXVIT) plus ou moins combinées avec la disposition
(27) R. CHODAT. HISTOIRE DES PROTOCOCCOIDEES. 611
tétraédrique qui est prépondérante. Ces colonies étaient peu profondes,
mais seules les cellules exposées directement à la lumière étaient forte-
ment colorées en rouge. Celles situées plus profondément étaient au
moins vertes en partie. La membrane cellulaire était ordinairement
épaisse et dans la disposition pleurococcoïde en plaque plus ou moins
gélifiée (v. fig. 23, pl. XX VIT. Le chloro-iodure de zinc la colore à peine,
mais met en évidence une membrane propre adhérente au protoplasma
qui se colore ordinairement d’une manière intense. Le pyrenoide est
très visible et ne manque jamais. Mise en culture dans des solutions
nutritives, elle a rapidement donné naissance à des zoospores et à des
gametes (fig. 7-11, pl. XXVID. Les premiers sont de toutes les grandeurs
selon la division plus ou moins répétée du contenu des cellules.
Les zoospores comme les gamètes sont elliptiques à deux cils avec point
rouge. J’ai observé plusieurs fois le fusionnement des gametes qui se fait
par le côté. On voit alors les deux isogamètes nager de compagnie en se
fusionnant de plus en plus, sans que la région des cils arrive à se con-
fondre avec celle du voisin (v. fig. 14-19, pl. XXVIT). Je n’ai pas observé
le développement ultérieur de la zygote.
J'ai mis en culture la piante initiale et dans un autre flacon les z00s-
pores obtenues le second jour. Le développement ultérieur a été le même.
Les zoospores se sont entourées d’une membrane et se sont subdi-
visées en croix ou en tétraèdre. Tantôt les produits de la division s’arron-
dissent, tantôt entourés de la membrane primitive ils subissent une
nouvelle division tétraèdrique qui n’aboutit pas à la séparation des nou-
veaux individus. Ceci se répétant, on obtient des boules (fig. 2%, pl. XXVI)
qui peuvent donner naissance à des zoospores ou en se déchirant donner
naissance à des états fort curieux (fig. 8 et 24-27, pl. XXVI) qui vont
s’elalant de plus en plus et finissent par former souvent des plaques,
dont les cellules proéminent à la facon d’un Botryococcus et je ne
serais pas éloigné de croire que ce sont les mêmes choses. Ce dévelop-
pement a lieu sur les bords de la culture où les zoospores se sont accu-
mulées et où l’eau s’est progressivement évaporée. Enfin ces zoospores
peuvent donner lieu à la formation d'états pleurococcoïdes semblables
à ceux de la culture initiale.
J'ai mis en culture ces états botryococcoïdes et palmelloïdes qui attei-
gnent souvent une assez grande dimension. Dans le liquide Nægeli à 1 °/oo
ils se sont divisés en tétraèdre et chaque cellule a donné naissance à quatre
petites zoospores semblables à celles qui ont produit l’état palmelloide.
J'ai provisoirement mis cette plante parmi les Chlorosphæra de Klebs ;
il est cependant probable que les Protococcus se comportent de même
612 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (28)
dans des conditions appropriées. Il y a dans cette plante à la fois division
sporangiale (Protococcoidées) et division végétative (Pleurococcus).
C’est un type intermédiaire comme le sont d’ailleurs les Chlorosphæra
mais dont toute l’histoire est encore à faire. Cette espèce, et plus encore
la suivante, rappellent le Pleurococcus regularis Artari qui n’est pas un
pleurococcus mais une protococcacée.
Il est à remarquer que les zoospores peuvent aussi bien donner nais-
sance à la forme citée plus haut qu’à des types pleurococeoides. Mais en
général ces derniers sont plus ou moins disposés primitivement en
tétraèdres. Au lieu de se résoudre en spores et en zoospores les tétraèdres
peuvent se subdiviser d’une manière pleurococcoïde. Enfin, exposés à la
lumière, ils produisent de nouveau le pigment rouge initial.
VIT. Pleurastrum.
Cette algue a été récoltée sur un pot à fleur dans un jardin à Carouge
près Genève. Elle était mélangée avec un Ulothrix erenulata. On y trouvait
les formes suivantes : 1° une cellule isolée avec pyrenoide, chromato-
phore parietal; la membrane était souvent sculptée (fig. 16, pl. XXVIT);
2° des cellules groupées en tétraèdre, entourées d’une membrane géné-
rale, ou disposées en croix (fig. 20, 21, 23, pl. XX VII) et issues de même
par division à l’intérieur d’un vesicule; 3° des cellules disposées en
tétraèdre et à membrane sculptée constituant une espèce de cœnobium.
Dans ces cellules par division du contenu il se formait de nouvelles
cœnobies (fig. 33-39, pl. XXVIN). Ces petites masses protoplasmiques
pouvaient être mises en liberté sous forme de zoospores ellipsoides à
deux cils (fig. 29, pl. XXVII). Enfin, par gelification des membranes, il
se produit un état palmelloide ou gleocystoide qui sera d'autant plus
considérable qu'il dérive d’un coenobium plus grand (fig. 26, pl. XX VIT).
Dans ce dernier, la membrane des tétrades primitives ou secondaires se
dissolvant, les petits éléments enfermés dans la membrane générale
sont libres et capables de s’isoler par rupture de la membrane. Enfin
chacun de ces derniers se subdivise en quatre ou en deux, pour pro-
duire tout autant de zoospores (fig. 42, 41).
Dans les boules gélatineuses dont j'ai parlé plus haut, les individus
entourés maintenant de gelée se subdivisent, par simple bipartition par
tétrades en tétraëdres et en croix. Ces boules peuvent finalement prendre
un grand accroissement et devenir visibles à l'œil nu. D'autre part,
j'ai constaté un véritable état pleurococcoide. Le chromatophore est tou-
(29) R. CHODAT. HISTOIRE DES PROTOCOCCOIDEES. 613
jours parietal, à bords plus ou moins sinueux et souvent percé de trous
de forme variable.
Pleurastrum nov. genus. !
Algue unicellulaire se reproduisant par tétrades de cellules dans l’in-
térieur de la membrane primitive, munie à l’état parfait de sculptures sur
la membrane, formant des tétrades compliquées pouvant se résoudre en
états gleocystis et produisant des zoospores à deux cils.
Pleurastrum insigne nob.
Cette algue diffère à peine de la précédente, sinon par sa membrane
souvent sculptée et par ses colonies gleocystoides se formant facilement,
enfin par son chromatophore plus large, plus étalé. Il se pourrait cepen-
dant que l'espèce précédente doive rentrer dans ce genre.
IX. Pleurococcus vulgaris N ÆGELI non Menegh.
Je ne conserverai la dénomination de Pleurococcus qu'aux algues qui
se comportent comme cette espèce. C’est bien à tort qu’on lui a adjoint
une foule d'algues unicellulaires qui appartiennent aux Protococcoidees.
Je suis en ceci parfaitement d’accord avec M. Gay (l. e., p. 91), mais ne
puis admettre la plupart des espèces de M. Artari. Il est probable qu'il
existe plusieurs espèces ou races extrêmement voisines de celle-ci et
j'ai déjà eu l’occasion de vérifier cette manière de voir. Mais où je suis
complètement en désaccord avec les auteurs cités, c’est à propos de la
nature filamenteuse de cette algue. Il est assez d'usage de la considérer
comme une forme primitive à cause du peu de différenciation mor-
phologique qu'elle présente. Les cultures que j'en ai faites m'ont au
contraire amené à considérer ce type comme une forme dégénérée des
algues filamenteuses, soit par son habitat terrestre soit pour d’autres
causes. Je n’ai pas à refaire l’histoire du développement ordinaire de
cette algue, qui peut exister à l’état unicellulaire, bicellulaire, en tétrades
sur un plan ou par cloisonnement dans trois directions, en paquets
plus ou moins cubiques qui vont se dissociant plus ou moins. Je renvoie
! De Wildeman a observé avec l’Ulothix crenulata Kuetz. des formes proto-
coceoides qu'il a attribué à cette dernière algue (v. Bull. soc. bot. de Belgique,
1887, t. XXVI). Je n’ai pu me convaincre de l'identité des deux.
614 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (30)
pour ceci aux figures publiées par Nægeli (1. c., IV, 2, 3), par Gay (l. c., XIV,
136, 137), etc. J’insiste cependant sur l'absence complete du pyrenoide !
et sur la forme du chromatophore en plaque pariétale.
J'ai cultivé cette algue prise dans trois stations différentes, sur un
mur et sur deux arbres d'essence différente. Dans leur developpement,
malgré l'identité parfaite au début, elles ont un peu varié quant à la
rapidité de leur transformation, mais toutes ont fini par produire les
mêmes choses.
La membrane est d'ordinaire mince et, comme pour beaucoup d'algues,
colorables surtout à sa face interne par le chloroiodure de zinc. Lorsqu'il y
a formation d’une nouvelle membrane par cloisonnement, elle est au
début complètement cellulosique, puis se transforme bientôt. Après quinze
jours à un mois de culture dans certaines cellules, le cloisonnement se
faisant comme d'ordinaire produisait un pseudoparenchyme à membranes
colorables mais diffluentes, les masses protoplasmiques s’arondissaient et
s’entouraient d’une membrane propre, à mesure que les cloisons dispa-
raissaient (fig. 1-12, pl. XXVIID. C’est ainsi qu’en fin de compte, on abou-
tissait à des sporanges de grandeur variable, mais rappelant par leur forme
le pleurococcus primitif (fig. 15-18, 19, 20). Quelquefois même ce
dernier s'étant primitivement divisé en quatre, chacune des cellules
devenait sporange et on pouvait encore facilement reconnaître à la
dehiscence l’arrangement primitif (v. fig. 14, pl. XXIX). Dans d’autres,
isolés, la formation des spores pouvait avoir lieu par quatre selon un
tétraèdre. Les spores étaient sensiblement de même grandeur et possé-
daient tous les caractères du pleurococeus initial.
Comme on le voit, cette formation est initiée par un cloisonnement avec
tendance végétative mais qui. par la diffluence des membranes, aboutit
cependant à la production d’un sporange. Je pense avoir suffisamment
démontré pour Palmella, Palmococcus, Pediastrum, Scenedesmus, Dacty-
lococeus et Raphidium qu'il n’y a entre la division végétative vraie et la
division sporangiale qu'une question de plus ou moins grande fermeté
1 M. Borzi dit avoir constaté dans l’herbier de Meneghini que le Pleurococcus
de cet auteur serait muni d'un pyrénoïde. J'ai en effet constaté souvent qu'à
côté d’un Pleurococcus normal se trouvent souvent des Pleurococcus à pyré-
noïdes affectant toutes les formes que je décris pour le type précédent. Dans nos
cultures récentes je suis arrivé à établir la filiation de ces formes avec le Cysto-
coccus de Nægeli qui n’est lui-même que le Protococcus d’Agardh. Il en résul-
terait qui si Borzi a raison et si nos recherches sont confirmées, Plewrococcus
Menegh. prendrait le nom de Protococcus Agardh., tandis que le Pleurococeus
que nous décrivons devrait porter le nom d'auteur Nægeli non Menegh.
(31) R. CHORAT. HISTOIRE DES PROTOCOCCOIDEES. 615
des membranes séparatrices. Je n’insiste sur ce point que pour les types
inferieurs ou la fixation des organes est encore flottante. Dans ce genre
la production des spores est une confirmation de cette idée.
Il est facile d’ailleurs de démontrer pour les Chætophoracées et les
autres algues filamenteuses, qu'il n’y a pas de catégories fixes pour ces
formations diverses, mais qu'elles passent insensiblement les unes vers
les autres, zoosporanges, sporanges, Z0ospores, aplanospores, aplanospores
uniques correspondant au sporange et finalement akinètes. Pleurococcus
vulgaris étant une algue terrestre ou épiphyte a transformé ses zoospores
en spores et enfin ses sporanges en akinètes qui sont finalement de
simples états végétatifs. À la germination ces spores arrondies, qui sont
sorties par rupture de la membrane, s’allongent tout d’abord puis se cloi-
sonnent en deux cellules superposées. Il ya donc formation d’un filament
court (fig. 25, pl. XXIX).
La subdivision peut continuer dans le même sens et donner nais-
sance à de vrais filaments qui vont se ramifiant, comme l’indiquent
les figures successives. Mais il arrive aussi souvent que le cloisonnement
se fait dans deux directions avec reconstitution des états pleurococeus.
Les filaments ne se forment pas seulement aux dépens des spores qui
sont assez difficiles à obtenir, mais aussi et alors érès facilement aux
dépens des états végétatifs. Un Pleurococcus à quatre cellules laissant proé-
miner certaines de ses cellules, il y a production d’un prolongement en
doigt de gant (fig. 21 et 22), ce filament peut maintenant se subdiviser en
deux et continuer à s’allonger. On voit dans la fig. 15 un Pleurococcus qui
a donné naissance à quatre filaments constitués par quatre cellules. Cette
production de filaments (fig. 23, 24, 27, 28, pl. XXIX) a déjà été entrevue
par Famintzin qui en a fait un dessin. Mais ce filament est encore si court
que les auteurs qui ont suivi l’éminent algologue russe n’y ont vu qu'une
production accidentelle (Artari, L. c., 23). Ce dernier auteur va même jus-
qu’à dire que l'observation de Faminztin n’a pas d'importance particulière.
Gay d’ailleurs est du même avis : Il arrive souvent que certaines cellules
subissent plusieurs cloisonnements successifs dans le même sens : cet ac-
croissement anormal donne naissance à des thalles filamenteux courts,
dont le développement est bientôt interrompu par des cloisonnements per-
pendiculaires. Jamais il ne forme de filaments comparables à ceux de Sti-
choccocus. — Pour ces auteurs, qui sont de chauds défenseurs de l’auto-
nomie de la plupart des formes d'algues qu'ils croient mise en danger par
les idées polymorphistes, ces filaments courts n’ont pas d'intérêt particulier.
J'ai obtenu dans mes cultures la production de filaments beaucoup plus
longs (fig. 14), atteignant jusqu’à quinze cellules, et plus encore, ces fila-
616 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (32)
ments se sont ramifiés à la facon des chétophoracées et ces ramifications
ont atteint quelquefois une longueur considérable. C’est surtout sur les
Pleurococcus qui formaient des paquets un peu considérables que cette
ramification s’est manifestee avec le plus d'intensité. On pouvait alors
voir des fouillis de filaments entrelacés. Cette production s’est faite
en très grande quantité et dans mes cultures les trois quarts au moins
des individus l'ont montrée. La même chose s’est manifestée pour les fila-
ments issus des spores, mais pour ces derniers la ramification est encore
plus excessive et a donné naissance à des thalles qui par leur complica-
tion, ne sont pas sans analogie avec les prothalles des Stigeoclonium (fig. 4
et 3, pl. XXIX) avec lesquels on ne peut cependant les confondre. Pour
obtenir cette production, il faut cultiver ces algues dans le liquide Nægeli à
2,5 °/oo. Comme j'ai établi une série de cultures dans des conditions plus
variées et avec les Pleurococeus d'origines les plus différentes, j'espère
revenir plus tard sur ce sujet. Malgré ces productions filamenteuses rami-
fiées, je ne pense pas que Pleurococcus soit un état d’algue supérieure.
Je pense qu’il faut le considérer comme type dégénéré par l'habitat et qui
peut dans l’eau et dans des conditions favorables, tendre vers son état pri-
mitif. Néanmoins, l'importance de cette découverte ne peut manquer
d'échapper à personne un peu au courant de l’algologie. Elle place le Pleu-
rococcus à la base des algues filamenteuses dont il est un type simplifié.
Cette opinion est d’autant plus plausible que les Chroolepidées dans leur
ensemble répètent ce que je viens d’esquisser pour les Pleurococeus. Sti-
geoclonium possède des états filamenteux réduits, des états pleuroccoides
et des états palmelloides (Huber). Les Chlorosphæracées ne sont qu'un
type encore plus inférieur où la production des filaments est extrême-
ment limitée (Ch. consociata Klebs).
Les Pleurococcacées des auteurs doivent donc changer de nom, puisque
Pleurococcus n’a aucune affinité réelle avec eux, mais qu'il appartient
aux algues à division vegelalive vraie et à filaments ou à thalle (Ulvacées-
Confervacées, Chætophoracées-Chlorosphæracées). Nous avons proposé
pour l’ensemble de ces algues inférieures le nom de Pleurococcacées, parce
qu’elles réalisent le type Pleurococcus, c’est-à-dire sont caractérisées par
la production de membranes fermes entre leurs produits de division à
leur état parfait, tandis que dans leurs états subordonnés, ils se rattachent
aux formes inférieures des algues, les Tetrasporacées. Dans un mémoire
prochain sur les Monosiroma, j’essayerai de préciser ces affinités.
Genève, mars 1894.
PLANTÆ AFRICANÆ
L’Herbier Boissier a recu des collections de plantes récoltées a Rikatla
(Delagoa Bay) par M. le missionnaire A.-H. Junod et dont l'étude a été
confiée à M. le Prof. Dr H. Schinz à Zurich.
Il en a été extrait de petites collections dont il reste encore neuf
. exemplaires renfermant de 88 à 17 numéros.
Ces neuf collections sont à vendre, pour le compte de M. Junod, au
prix de 50 francs la Centurie.
S’adresser à la Direction du Bulletin.
PLANTE DAHURICÆ
M. F. Karo a récolté en Dahurie, de 1890-92, d'importantes collections
. de plantes, parmi lesquelles se trouvent une série de nouveautés actuel-
lement à l’étude chez M. le D: J. Freyn à Prague.
Ces collections renferment de 350 à 400 espèces environ ; elles seront
mises en vente au prix de 30 francs la Centurie.
Les échantillons sont bien récoltés, déterminés et pourvus d'étiquettes
imprimées.
S’adresser à M. Ferdinand Karo, pharmacien à Magnuszewie (Pologne
Russe).
ale
BULLETIN
DE
I,HERBIER BOISSIES
SOUS LA DIRECTION DE
EUGÈNE AUTRAN
Conservateur de l'Herbier.
Tome II. 1894.
Ce Bulletin renferme des travaux originaux, des notes, etc., de botanique systé-
matique générale. Il forme chaque année un fort volume in-8° de 600 pages
environ avec planches. Il paraît à époques indéterminées.
Les abonnements sont reçus à l'HERBIER BOISSIER, à CHAMBESY près Genève (Suisse).
OBSERVATION
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de l’'Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
TEE
RE :
BULLETIN
DE
_ L'HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGENE AUTRAN i
CONSERVATEUR DE L’HERBIER.
(Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.)
Tome II. 1894.
N° 10.
Prix de Abonnement
15 FRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — 20 FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
Les Abonnements sont regus
A=WHERBIER BOISSIER
a CHAMBESY pres Geneve (Suisse).
GENEVE
IMPRIMERIE ROMET, 26, BOULEVARD DE PLAINPALAIS
SOMMAIRE DU N° 10. — OCTOBRE 1894.
I. — John Briquet. — INDICATIONS D’EPERVIERES RARES
OU NOUVELLES pour les Alpes Lémaniennes, la Suisse
et le Jura d’après les déterminations de M. ArveT-Touver.
II. — €. Sauvageau. — VARIABILITÉ DE L'ACTION DU SUL-
FATE DE CUIVRE SUR L’ISARIA FARINOSA........
III. — N. Alboff. — NOUVELLES CONTRIBUTIONS A LA FLORE
DE LAZTBANSCAUCASIEN.. 4 2:32.02 2 ER RSA
IV. — R. Buser. — CYPRIPEDIUM OU CYPRIPEDILUM?...
V. — John Briquet. — A PROPOS DES METHODES STATIS-
RIOUES EN-BLORISTIOUE.. 2. 25 2
Pages
617
Dme année, N° 10. Octobre 1894,
RP PPT PP PR PR PPT SR PR RTS RP RSR PT PT
BULLETIN DE L'HLRBIER BOLSSIER
INDICATIONS D'ÉPERVIÈRES
RARES OU NOUVELLES
POUR LES
ALPES LÉMANIENNES, LA SUISSE ET LE JURA
D'APRÈS LES DÉTERMINATIONS DE M. ARVET-TOUVET
PAR
John BRIQUET
M. Arvet-Touvet, à Gières, le savant monographe français du genre
Hieracium, ayant consenti à étudier depuis plusieurs années nos collec-
tions, y a trouvé une quantité assez considérable de formes déjà décrites
par lui, et indiquées surtout en France, et quelques races nouvelles.
C’est à l’enumeration de ces formes que nous consacrons les pages sui-
vantes. La partie la plus interessante de cette énumération concerne
les Alpes Lémaniennes et complète nos notes antérieures sur cette
flore‘; mais nous avons englobé, en outre, nos trouvailles faites en
Suisse, une série de renseignements qui nous ont été fournis par
lherbier de notre collègue M. Guinet et les commentaires inédits que
M. Arvet-Touvet a bien voulu nous communiquer au sujet des formes
nouvelles.
Nous pensons que dans les groupes compliqués au point de vue sys-
tematique comme l’est le genre Aieracium, la comparaison doit pou-
voir s'exercer sur une échelle aussi vaste que possible et qu'une docu-
mentation soignée, appliquée à des territoires étendus, aidera à éclaireir
! Briquet, Notes loristiques sur les Alpes Lemaniennes, p. 18-24 (Bull. Soc.
bot. de Genève, V, année 1889).
BULL. HERB. BOIss., octobre 189%. 43
618 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
bien des problèmes qui paraissent obscurs si on restreint l’etude à un
petit territoire. C’est dans cet esprit que nous avons rédigé la présente
liste que nous recommandons à l’attention des botanistes suisses. Nous
ne faisons que signaler les formes sans en entreprendre une critique :
cette dernière nous paraît à peu près impossible dans l’état actuel de
nos connaissances sur le genre Æieraciun. Les « espèces » des spécia-
listes dans ce genre ne sont, en effet, que très partiellement compa-
rables aux groupes ainsi désignés dans la grande majorité des Phané-
rogames, et il n’y a aucun doute qu’une monographie future, rédigée
au point de vue d’une systématique scientifique, qui aura isolé les
hybrides des formes de passage, ne réduise sur une vaste échelle les
nombreuses « espèces » décrites jusqu'à ce jour, quitte à les étudier
d’une façon comparée comme races subordonnées. En attendant l’avè-
nement de cette œuvre, qui sera de très longue haleine, les espèces nou-
velles qui se publient ne peuvent guère avoir qu'une valeur provisoire,
mais constituent des matériaux précieux et importants à accumuler.
L'ordre suivi dans ce travail est celui qu’a adopté M. Arvet-Touvet
dans son dernier ouvrage : Les Hieracium des Alpes françaises et occi-
dentales de l’Europe (Lyon, Genève et Bâle, 1888, un vol. in-8° de 131
pages).
Sous-genre 4. — PILOSELLA Fries
Groupe 1. — Pilosellina Fries
1. H. Pilosella L. var. ıncanun DC. = H. Camerarii All. — Valais:
en montant à Findelen (B.); entre Zermatt et le glacier de Zmutt
(B.). — Piemont: pâturages du Crammont à environ 2500 m., sur le
versant sud (B.).
Var. suBINCANUM Arv.-Touv. ined. — Cette variété diffère de la
preeedente par ses feuilles blanches-farineuses et couvertes de poils
étoilés en dessous, verdätres en dessus et en partie légèrement fari-
neuses, munies vers les bords de longs poils sétacés ; stolons médiocres,
incanes; pédoncule farineux, parsemé de glandes noirätres; péricline à
écailles incanes-glanduleuses. — Valais : pelouses en montant de Béri-
sal au Steinenthal (B.).
Var. NIGRESCENS Fries. — Alpes Lémaniennes : Très abondant dans
la tourbiere de Sommans (B.).
(3) J. BRIQUET. INDICATIONS D’EPERVIERES. 619
2. H. tardans Næo. et Pet. — Alpes Lémaniennes : rochers en mon-
tant d’Araches aux chalets de Vernant, à une altitude d’environ 1000 m.
(B.). — La découverte de cette jolie petite forme, si commune sur les
rochers du Bas-Valais, est des plus interessantes; ce n’est du reste pas
la seule plante valaisanne qui se retrouve dans les parties chaudes de
la vallée de l’Arve (autres ex. Sisymbrium austriacum, Astragalus
monspessulanus, Hieracium Jordan et lanatellum, Stipa pennata, ete.).
3. H. Peleterianum Mer. var. prLosıssimum Arv.-Touv. — Valais :
entre l’hospice du Grand Saint-Bernard et la cantine du Proz (B.);
bords du torrent entre Stalden et Saint-Nicolas (B.); rochers entre le
col du Simplon et Bérisal (B.). — Piemont : éboulis du Grammont en
descendant sur Pré Saint-Didier, à environ 1300 m. (B.). — Alpes de
Vallorcine : graviers granitiques de la vallée de Bérard (B.). — Cette
espèce est exclusivement silicicole et manque complètement dans les
Alpes Lémaniennes. Nous avons observé sur les bords d’un torrent
entre Visp et Saint-Nicolas (Haut-Valais) une forme de cette variété
que M. Arvet-Touvet à annotée « forma ad var. Hoppeanum (= H. pilo-
sellæforme Hoppe) vergens. »
H. Faurei Arv.-Touv. = AH. glaciale X pilosella Arv.-Touv. —
Valais : rochers du torrent de la Salanfe entre les chalets de Van-Haut
et de Suzanfe, sur le versant nord du massif de la Dent du Midi, mais
hors des limites des Alpes Lémaniennes (B.).
Groupe 2. — Rosellina Arv.-Touv.
H. glaciale Reyn. ex Lachen. var. Kock Greml. — Valais : en mon-
tant de Gsteig au Furkenpass, alt. 1700 m. (B.).
Var. Gaupisı Arv.-Touv. — Alpes Lemaniennes : pâturages de la
Tête du Pre-des-Seaix, alt. 2000 m. (B.); pentes herbeuses du Haut-de-
/eron, alt. 2300 m. (B.); versant méridional de l’Aiguille de Varens,
alt. 2100 m. (B.); rochers du plateau de Säles (B.); sur les gres du col
Tanneverge (B.); versant nord du Buet (B.); rochers sur la crête de
Pointe des Avoudruz (B.); sommet de la Pointe Rousse (B.); cime de
Cornaz Morney dans la chaine des Dents Blanches (B.); col du Sage-
roux (B.); sous le glacier du mont Ruan, versant de Barberine (B.): col
de Suzanfe (B.). — Cette forme est très répandue en Valais.
620 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER (4)
Groupe 3. — Auriculina Fries
H. Smithii Arv.-Touv. (1873) = H. niphobium et amaurocephalum
Nag. et Pet. (1885) = A. auricula X glaciale Arv.-Touv.
Var. SUBGLACIALE Arv.-Touv. — Valais : pelouses du Steinenthal
au-dessus de Bérisal (B.). — Alpes Lemaniennes : graviers siliceux
(grès de Taveyannaz) au col du Tanneverge, alt. 2400 m. (B.). —
Alpes de Vallorcine : graviers de la vallée de Bérard (B.).
H. aurantiacum L. — Alpes Lemaniennes : taillis d’Alnus viridis sur
le versant meridional de l'aiguille de Varens alt. 1900 m. (B.); pâtu-
rages de la crête de Vraconnant (Schmidely et Guinet).
Groupe 4. — Cymellina Arv.-Touv.
H. Laggeri Sch.-Bip. — Valais : prairies au-dessus de Zermatt (B.).
— Alpes Lemaniennes : sur les rochers de grès de Taveyannaz au som-
met de la Pointe-Pelouse, alt. 2400 m. (B.).
Groupe 5. — Preealtina Arv.-Touv.
H. florentinum Vill. — Alpes Lemaniennes : rochers erratiques et
graviers du Giffre au Fer-à-Cheval (B.).
Var. ACUTIFOLIUM Arv.-Touv. — Valais : entre Stalden et Saint-
Nicolas, parmi les pierrailles (B.).
Sous-genre 2. — ARCHIERACIUM Fries
Section 1. — AurELLA Koch
Groupe 1. — Glauca Fries
H. bupleuroides Gmel. — Saleve : éboulis de la Grande-Gorge (Gui-
net forma ad A. glaucum vergens). — Jura : pentes herbeuses au som-
met de la Döle (B., forma angııstifolia).
H. inclinatum Arv.-Touv. — Alpes Lemaniennes : rochers d’Aise en
deseendant sur Aise par le sentier du Möle (B.); rochers du versant
(5) J. BRIQUET. INDICATIONS D'ÉPERVIÈRES. 621
ouest de la Pointe d’Orchez, alt. 1300 m. (B.); rochers des Degrés de
Sommans (B.); rochers du plateau de Säles, alt. 2100 m. (B.).
H. leucophæum Gren. et Godr. — Alpes Lémaniennes : rochers des
Degrés de Plate sur Passy, alt. 1800 m. (B.).
H. fuicratum Arv.-Touv., ined. — Voisin du A. falcatum Arv.-
Touv. (1. e., p. 19), dont il diffère principalement par ses feuilles cauli-
naires ovées ou ovées-lancéolees, acuminées au sommet, arrondies-ses-
siles ou subéchancrées à la base, un peu comme dans le PBupleurum
protractum, plus ou moins denticulées, hérissées ainsi que les écailles du
perieline par des poils raides et étalés. — Alpes Lémaniennes : au bas
de la cascade du Plozet, près de Sixt (Saint-Lager).
Groupe 2. — Villosa Arv.-Touv.
H. villosum Linn. var. pıosum Arv.-Touv. — Alpes Lemaniennes :
rochers du mont Crioud (B.); fissures du lapiaz du Desert de Plate du
côté de Flaine, alt. 2000 m. (B.); rochers du Haut de Veron, alt.
2300 m. (B.); rochers du versant meridional de la Tête de Colonne,
alt. 2000 m. (B.).
Var. GRACILENTUM Arv.-Touv. — Alpes Lemaniennes : éboulis du col
de Suzanfe (B.).
Var. BARBATUM Arv.-Touv. — Jura : Colombier de Gex (Guinet).
Var. GLABRESCENS Arv.-Touv. — Jura : Reculet, Dôle (Guinet).
Var. LATIFOLIUM Arv.-Touv. — Alpes Lemaniennes : pâturages du
Plan de Thalévy près la Vaugeallaz (B.).
Var. eLATUM Arv.-Touv. — Alpes Lemaniennes : pâturages du Plan
de Thalévy près la Vaugealle (B.); rochers herbeux entre Colonnaz et
le lac de Flaine, alt. 1300 m. (B).
H. elongatum Willd. var. eLATUM Arv.-Touv. — Alpes Lémaniennes :
pâturages du Plan de Thalévy près la Vaugealle (B.); pâturages du
mont Crioud (B.); rochers de la crête du Haut-Fleury, alt. 1900 m. (B.).
Var. INTERMEDIUM Arv.-Touv. — Valais : pâturages du col Ferret
sur le versant sud (B.). — Alpes Lémaniennes : pâturages du Plan de
Thalévy près la Vaugeallaz (B.): rochers au-dessous du glacier des
Foillys (B.); pentes herbeuses du col de Léchaud (B.); pâturages de la
crête de Haut-Fleury, alt. 1900 m. (B.). — Alpes d'Annecy : rochers en
622 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
montant de la Clusaz au col des Aravis, alt. cirea 1500 m. (B.); rochers
du mont Joly en descendant sur Contamines, alt. 2000 m. (B.).
Var. GRACILENTUM Arv.-Touv. — Alpes Lemaniennes : pentes her-
beuses de la montagne de Vernant, alt. 2000 m. (B.).
H. callianthum Arv.-Touv. — Alpes Lemaniennes : rochers de la
Tour des Rousses (B., forma angustata).
H. scorzonerefolium Vill. — Piemont : rochers en descendant du
Grammont sur Pre Saint-Didier à env. 1500 m. (B.). — Alpes Lema-
niennes: pâturages du Plan de Thalevy près la Vaugeallaz (B.). —
Salève : au pied de la Grande-Gorge (Guinet). — Jura : vallon d’Ar-
dran au Reculet (Guinet).
Var. SUBNITIDUM Arv.-Touv. ined. — Plante élevée oligocephale;
\
€
calathides grandes; péricline à écailles peu herissees; feuilles allongées,
entières, d’un vert glauque, glabres, un peu luisantes, fermes, à marges
pourvues vers la base d’un ou deux cils allongés. — Alpes Lémaniennes :
mont Jorat au-dessus d’Abondance, dans les fentes de rocher (B.).
H. chloræfolium Arv.-Touv. — Jura : rocailles au sommet du
Colombier de Gex (Déséglise).
H. dentatum Hoppe. — Alpes Lemaniennes : pâturages de la crête
de Haut-Fleury, alt. 1900 m. (B.); pâturages du col de Léchaud (B.).
H. asterinum Arv.-Touv. et Briq., sp. nov. — Plante d'un vert
obscur, à peine glaucescente, hérissée-hispide, à tige assez grêle mais
ferme, dressée, assez feuillée, fourchue-oligocéphale au sommet seule-
ment; perieline médiocre ou assez petit, à écailles acuminées-aiguës ou
subaiguës, très médiocrement poilues-hérissées, portant, ainsi que les
pedoneules, outre les poils simples, de petits poils glanduleux; feuilles
un peu épaisses et fermes, oblongues-lancéolées ou sublinéaires, denticu-
lées sur les bords et hérissées-hispides, parfois sur les deux faces, par
des poils assez courts; akènes bais-rougeätres, ou brunätres à la
maturité. — Cette épervière — qui appartient à la section Aurella,
groupe Vallosa — est voisine du Æ. Gremlü Arv.-Touv., 1. €. p. 35,
dont elle diffère par sa tige dressée, plus élevée, plus feuillée, oligocé-
phale d'ordinaire au sommet seulement, par son perieline plus petit à
écailles plus aiguës, par ses feuilles plus étroites, simplement denticu-
lées, les basilaires peu nombreuses, parfois détruites en partie sous
vil
(7) J. BRIQUET. INDICATIONS D’EPERVIERES. 623
l’anthèse, enfin par ses akenes bais-rougeätres ou brunâtres et non
noirätres à la maturité.
Alpes Lémaniennes : rochers en montant de Colonnaz au lac de
Flaine, alt. 1400 m., à gauche du sentier, où cette plante est assez
abondante (B.).
Groupe 3. — Pilifera Arv.-Touv.
H. piliferum Hoppe. — Alpes de Vallorcine : rochers granitiques de
la vallée d’Entre-deux-Eaux (B.). — Alpes Lemaniennes : gazons du
col de Tanneverge, alt. 2300 m. (B.); gazons sur le versant nord du
mont Buet (B.); rochers au col du Vieux derriere le Cheval-Blane (B.);
rochers de l’Aiguille de la Vuardaz, alt. 2400 m. (B.); rochers de la
Pointe Pelouse, alt. 2475 m. (B.); fissures du lapiaz siliceux du Desert
de Plate du côté de Flaine (B.); rochers sur le versant meridional de
la Tête de Colonne, alt. 2000 m. (B.). — Valais : rochers au col du
Simplon (B.); rochers au sommet du Furkenpass entre les vallees de
Laquin et de Zwischbergen (B.).
Var. GRACILENTUM Ârv.-Touv. — Valais : rochers du torrent de la
Salanfe entre Van Haut et les chalets de Suzanfe, sur le versant sep-
tentrional de la Dent du Midi, mais hors des limites des Alpes Léma-
niennes (B.). — Alpes Lemaniennes : rochers du versant meridional de
la Tete de Colonne (B.).
H. leucochlorum Arv.-Touv. — Valais : pentes herbeuses au-dessus
de la moraine du glacier de Gemeine-Alp au fond de la vallée de
Zwischbergen (B.). — Alpes Lémaniennes : rochers du Haut de Véron,
alt. 2300 m. (B.). Ä
H. amphigenum Arv.-Touv. in Briq., Notes flor. sur les Alp. Lem.,
p. 21 (ann. 1889). — Alpes Lemaniennes : rochers de l’Aiguille de la
Vuardaz, alt. 2400 m. (B.); rochers de la Pointe Pelouse, alt. 2475 m.
(B.); gazons du col de Tanneverge, alt. 2300 m. (B.): rochers du désert
de Plate, versant de Flaine, alt. 2300 m. (B.). — Alpes de Vallorcine :
rochers granitiques de la vallée d’Entre-deux-Eaux (B.). — Valais :
très abondant autour de l’'Hospice du Simplon (B.).
H. glanduliferum Hoppe. — Alpes Lemaniennes : rochers de PAï-
guille de la Vuardaz, alt. 2400 m. (B.); rochers de la Tête-à-l’Ane, alt.
2700 m. (B.); gazons du col de Tanneverge, alt. 2300 m. (B,); sous le
624 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
glacier du Ruan, versant de Barberine (B.); col de Suzanfe (B.). —
Valais : rochers au sommet du Simplon (B.); rochers inférieurs du
Tschuggmatthorn, versant de Zwischbergen (B.); moraine du glacier
de Gemeine-Alp au fond de la vallée de Zwischbergen (B.); pelouses
au-dessous du glacier de Bortel sur Berisal (B.). — Alpes de Vallor-
cine: rochers granitiques de la vallée d’Entre-deux-Eaux (B.).
Var. GRACILENTUM Arv.-Touv. — Valais : en montant de Zermatt au
Lac Noir (B.); pâturages au-dessus de la moraine de Zmutt (B.). —
Alpes d'Annecy : rochers au sommet du mont Joly, alt. 2523 m. (B.).
Var. ruBuLOosUM Arv.-Touv. — Valais : pelouses du Steinenthal au-
dessus de Bérisal (B., forma vestita pulchra).
H. axiflorum Arv.-Touv. et Briq., sp. nov. — Plante très voisine du
HA. dasytrichum Arv.-Touv., l. e. p. 36, dont elle pourrait bien n'être
qu'une forme ou variété, et dont elle diffère surtout par ses feuilles
plus ou moins fortement dentées inférieurement, à dents cuspidées, les
caulinaires inférieures atténuées en un pétiole assez long et très distinct
du limbe, par ses rameaux ou pedoneules axillaires plus fréquents et
son péricline généralement plus petit.
Alpes Lemaniennes : rochers du désert de Plate du côté de Sâles,
alt. 2060 m. (B.); rochers du co] du Derochoir, alt. 2238 m. (B.).
Section 2. — ArpixA Fries
H. alpinum Linn. — Alpes Lemaniennes : rochers siliceux de l’Ai-
guille de la Vuardaz, alt. 2400 m. (B.); pelouses siliceuses du versant
nord du mont Buet (B.); col du Tanneverge (B.); sous le glacier du
Ruan, versant de Barberine (B.); col de Suzanfe (B.); cime de Cornaz
Morney (B.); Pointe des Avoudruz (B.); Pointe des Rousses (B.). —
Valais : le long du torrent à Bedemje-Alp, dans la vallée de Zwisch-
bergen (B., forme assez différente de celle des Alpes Lemaniennes).
Var. GRACILENTUM Arv.-Touv. — Alpes Lémaniennes : rochers sili-
ceux de l’Aïguille de la Vuardaz, alt. 2400 m. (B.); rochers du versant
méridional de la Tête de Colonne (B.); fissures du lapiaz siliceux du
Desert de Plate, versant de Flaine, alt. 2000 m. (B.); pelouses siliceuses
du sommet de la Tête du Pré des Scaix, alt. 2100 m. (B.).
Var. Hauverr Arv.-Touv. — Alpes Lemaniennes : rochers du som-
met de l’Aiguille de la Vuardaz, alt. 2400 m. (B.).
de.
(9) J. BRIQUET. INDICATIONS D’EPERVIERES. 625
H. leontodontoides Arv.-Touv. et Briq., sp. nov. — Cette plante
remarquable qui a aussi de grands rapports avec le A. cirritum Arv.-
Touv., 1. e., p. 76, a tout à fait le port, la taille (5-7 em.), la tige grêle,
scapiforme et monocéphale, les feuilles toutes basilaires, très petites,
sinuées-dentées inférieurement et souvent maculées de pourpre des
petits individus du Leontodon pyrenaicus Gouan; ces mêmes feuilles,
outre les poils simples, portent quelques rares poils glanduleux ; les
dents des ligules froissées-déchiquetées comme dans le A. cirritum,
sont glabres ou à peine ciliolees; le péricline est médiocre (petit pour
la section), ovoide ou hemispherique, à écailles aiguës et appliquées, un
peu velues exterieurement, à poils simples mêlés de poils glanduleux,
ainsi que le scape. — Alpes Lemaniennes : cette plante croît en colonies
assez nombreuses sur la crête de l’Aiguille de la Vuardaz, alt. 2400 m.
et la Tête du Pré des Scaix, alt. 2100 m. (B.), et frappe de prime abord
par sa singulière apparence. Elle doit être classée dans les Alpina,
groupe Ænalpina, à côté du A. rhæticum Fr. dont elle est voisine.
Section 3. — HETERODoNTA Arv.-Touv.
H. squalidum Arv.-Touv. — Alpes Lemaniennes : rochers au som-
met des degrés de Sommans (B.).
H. humile Jacq. — Alpes Lemaniennes : rochers du versant ouest de
la Pointe d’Orchez (B.); vallon de Flaine (B.); vallon de Säles (B.);
vallon de la Combe (B.); Fer-A-Cheval (B.).
Section 4. — PSEUDOCERINTHOIDEA Koch
Groupe 1. — Rupigena Arv.-Touv.
H. urticaceum Arv.-Touv. et Rav. = A. ligusticum Reut. Cat., éd. 2,
p. 132, p. m. p. non Fries! — Salève : rochers du Petit-Salève au-des-
sus de Monnetier (Guinet).
Var. opmum Arv.-Touv. — Saleve : rochers du Petit-Salève au-dessus
de Monnetier (Guinet). |
Groupe. 2. — Balsamea Arv.-Touv.
H. pulmonarioides Vill. — Valais : rochers du village de Simplon,
alt. 1400 m. (B.).
626 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (10)
H. amplexicaule Linn. — Alpes Lemaniennes : rochers d’Aise, en
descendant sur Aise par le sentier du Möle (B.); rochers en montant de
Bellegarde à Colonnaz, alt. 700 m. (B.).
H. speluncarum Arv.-Touv. — Valais : rochers en montant de Ver-
nayaz à Salvan (B.). M. Arvet-Touvet avait fait du A. speluncarum en
1588 une variété subhirsutum du H. amplexicaule. Mais depuis lors le
savant monographe a insisté dans une note sur le fait que le H. spelun-
carum paraît surtout se distinguer du 7. amplexicaule par son récep-
tacle poilu-eilié et subtilement glanduleux, ce qui le placerait dans le
groupe Rupigena.
H. spelæum Arv.-Touv. — Valais : rochers en montant de Vernayaz
à Salvan (B.). M. Arvet-Touvet a fait en 1885 du #. speleum une
variété du 7. amplexicaule. C’est une forme qui tient le milieu entre
les À. amplexicaule et pulmonarioides.
H. Berardianum Arv.-Touv. — Jura : Roche Franche, près du
Reculet (Guinet). — Alpes Lemaniennes : rochers d’Aise en descendant
sur Aise par le sentier du Möle (B.).
Var. ert0PODUM Arv.-Touv. ined. — Alpes Lemantennes : versant occi-
dental de la Pointe d’Orchez sur les rochers. —- Cette forme se dis-
tingue des races ordinaires du Æ. Berardianum par ses tiges extrême-
ment ériopodes, ressemblant du reste à la var. genwinum (Arv.-Touv.,
Cp 01):
Var. SUBAMPLEXICAULE Arv.-Touv. — Salève : rochers des Pitons
au-dessus d’Archamp (B.).
H. Pseudocerinthe Koch. — Alpes Lemaniennes : rochers en montant
de Colonnaz au lac de Flaine, alt. 1400 m. (B.); rochers des Degres de
Sommans (B.).
Var. RepuCTUuM Arv.-Touv. — Salève : rochers de la Tour des Pitons
(B.).
H. auriculifolium Arv.-Touv. et Briq., sp. nov. — Piante presque
intermédiaire entre les 7. amplexicaule L. et H. viscosum Arv.-Touv.
Elle difiere du A. viscosum (qui appartient à une autre section) par
son réceptacle hérissé, comme dans l’Æ. amplexicaule et les espèces du
méme groupe, par de très petits poils fins, mous et très blanes, et non
(11) J. BRIQUET. INDICATIONS D’EPERVIERES. 627
pas des poils setiformes allonges et plus ou moins roussätres, par sa
tige généralement moins élevée et bien moins feuillée. Elle diffère du
A. amplexicaule dont elle est plus rapprochée, par sa tige plus élancée,
d’ailleurs simple ou rameuse, et plus grêle ainsi que les pedoneules, par
son péricline plus petit, à écailles plus appliquées et moins acuminées,
par ses feuilles basilaires atténuées en pétiole très étroitement mais non
largement ailé comme dans l’Æ. amplexicaule, les caulinaires embras-
sant la tige par de larges oreillettes arrondies.
Alpes Lémaniennes : cette plante singulière eroit ca et la sur les
rochers entre Bellegarde et Colonnaz à une altitude d'environ 700 m.
en compagnie de 7. amplexicaule.
Section 5. — CERINTHOIDEA Koch
H. longifolium Schl. — Valais : vallée de Valsorey près de Bourg-
Saint-Pierre (Déséglise, Guinet). — Alpes de Vallorcine : rochers gra-
nitiques de la vallée d’Entre-deux-Eaux (B.). — Alpes Lemaniennes :
pâturages du Plan de Thalevy pres la Vaugealle (B.); rochers de la
Pointe des Avoudruz sur le versant de Salvadon (B.); rochers de l’Aï-
guille de Varens au-dessus des chalets de Varens, alt. 1600 m. (B.);
rochers des Degrés de Platé sur Passy, alt. 1800 (B.).
H. Briquetianum Arv.-Touv., sp. nov. — Cette plante, voisine de
A. longifolium Schleich., s'en distingue par sa pilosité plus courte,
plus molle et bien moins abondante, par ses feuilles plus étroites, les
basilaires atténuées-cunéiformes inferieurement en pétiole peu distinct
du limbe, à peu près comme dans l’Æ. rupestre All., par son perieline
plus petit et moins hérissé ainsi que les pedoncules qui ne portent
presque que des poils glanduleux; par ses ligules plus courtes, à dents
glabres ou à peine ciliolées. — C’est une nouvelle et curieuse forme de
la section Cerinthoidea Gr. Cerinthea.
Alpes Lémaniennes : en montant de la tourbière de Sommans à la
crête de Roy et de là assez abondamment jusqu'à la Pointe de Haut-
Fleury, alt. 1500-1900 m. (B.).
H. vogesiacum Moug. — Jura : rochers de la Döle (Guinet). — Alpes
Lemaniennes : crête herbeuse de la montagne de Vernant, alt. 2000 m.
(B.).
628 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
H. falcidens Arv.-Touv. var. opima Arv.-Touv. in Lamotte, Prodr.
‚fl. plat. centr. France, p. 481 ! — Jura : rochers du vallon d’Ardran au
Reculet (Guinet).
Section 6. — ANDRYALOIDEA Koch
Groupe 1. — Lanata Arv.-Touv.
H. lanatum Vill. — Valais : rochers du vallon de Findelen (B.). —
Piemont : en descendant du Crammont sur Pre Saint-Didier, sur les
rochers à environ 1500 m. (B.).
H. Jordani Arv.-Touv. var. suBLaNATUM Arv.-Touv. -- Alpes Lema-
miennes : rochers en montant au Col du Reiret, alt. 900 m. (B.).
H. Liottardi Vill. = AH. andryaloides Reut. Cat. éd. 2, p. 132 non
Vill.! — Salève : loco elassico (Botaniei genevenses omnes !). — Ce n’est
pas seulement Reuter qui a pris cette espece pour le A. andryaloides,
mais la plupart des auteurs. Toutefois la plante du Saleve n’est pas
l’espece de Villars comme on peut s’en convainere par son texte, par la
figure à l’appui et parce qu'on trouve dans les localités citées par lui.
M. Arvet-Touvet nous écrit que la plante du Salève est très exactement
le 7. Liottardi Vill.!
Groupe 2. — Lanatella Arv.-Touv.
H. lanatellum Arv.-Touv. — La seule localité des Alpes Léma-
niennes où l’on trouve cette belle épervière est toujours le massif des
rochers d’Aise, où elle est, il est vrai, assez abondante. Le 7. lanatel-
um est répandu dans le Valais et dans les Alpes austro-oceidentales
a partir de la Maurienne.
Section 7. — PULMONAROIDEA Koch
Groupe 1. — Oreadea Fries
H. rupicolum Fries var. Genumum Arv.-Touv. — Valais : en mon-
tant de Zermatt au Schwarzsee (B.).
Au BE UE
(13) J. BRIQUET. INDICATIONS D’EPERVIERES. 629
Var. Worrıanum Arv.-Touv. — Valais : sur un mur à Bourg Saint-
Pierre (Guinet).
Groupe 2. — Aurellina Arv.-Touv.
H. melanops Arv.-Touv. — Alpes Lemaniennes : pentes herbeuses
du col de Lechaud (B.).
H. eirritum Arv.-Touv. var. FUSCESCENS Arv.-Touv. — Alpes Lema-
niennes : pelouses siliceuses au sommet de la Tête du Pré des Seaix,
alt. 2100 m. (B.).
H. incisum Hoppe = A. subincisum Arv.-Touv. Hier. Alp. Franc.,
p. 77 p. p. — Alpes Lemaniennes : rochers herbeux en montant de la
tourbiere de Sommans à la crête de Roy (B.); fissures du lapiaz du
Desert de Plate, versant de Flaine, alt. 2000 m. (B.); pentes her-
beuses de la région moyenne du Pie de Tanneverge, alt. 1800 m. (B.).
H. expallens Arv.-Touv. — Alpes Lemaniennes : rochers de la Pointe
des Avoudruz sur le versant de Salvadon (B.); rochers en descendant
de la Vaugeallaz sur le Fond de la Combe (B.). — C’est la premiere
fois que cette rare espèce orientale est signalée sur territoire français.
H. Murrianum Arv.-Touv., sp. nov. = A. Trachselianum Murr
exsicc. non Christener ! — Plante intermédiaire entre les 7. dentatum
et marorum. — Phyllopode; tige de 1-2 deeim., lächement poilue-pubes-
cente, souvent violacée au moins à la base, portant 1-2 feuilles espacées
et réduites, monocéphale ou oligocéphale au sommet; pédoncules poilus-
pubescents ou 21m peu velus, ainsi que le péricline et portant ordinairc-
ment quelques poils glanduleux mêlés aux poils simples; péricline me-
diocre ou assez petit, à écailles atténuées-aiguës ; ligules à dents glabres;
styles brunâtres ou d’un jaune livide: feuilles d’un vert un peu obscur
en dessus, plus pâle en dessous, souvent tachées de pourpre, poilues-
pubescentes principalement sur les nervures en dessous et sur les pé-
tioles, parfois semées de poils étoilés sur la face inférieure, plus ou
moins denticulées, les primordiales extérieures arrondies ou obovées, les
intérieures elliptiques ou lancéolées, les caulinaires afténuées en pétiole,
distantes et réduites ou même bractéiformes.
Alpes Lémaniennes : fissures du lapiaz du Désert de Platé, versant
de Flaine, alt. 2000 m. — Cette espèce se retrouve abondamment entre
630 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (1%)
1700 et 1900 m. dans les Alpes calcaires au-dessus d’Innsbruck en Tyrol
(D: Murr).
Groupe 3. — Pulmonarea Arv.-Touv.
H. lepidum Arv.-Touv. var. FUSCESCENS Arv.-Touv. — Genève : sur
un mur pres de VandϾuvres (Rome).
H. lineatum Arv.-Touv. — Alpes Lemaniennes : pâturages au som-
met de la Pointe d’Orchez, alt. 1346 m. (B.).
H. cinerascens Gren. et Godr. — Saleve : rocailles au pied du Grand-
Salève (Guinet).
H. vernantianum Arv.-Touv. et Briq., sp. nov. — Cette espèce est
très rapprochée du A. melanops dont elle diffère par son périeline et
ses pedoneules étoilés-farineux en même temps que finement poilus-
glanduleux, ce qui les rend grisätres et non d’un noir de poix; par ses
styles jaunes et non bruns; enfin par ses akenes pourpres-marrons et
non noirätres à la maturité.
Alpes Lemaniennes : crête herbeuse de la montagne de Vernant, alt.
2000 m. (B.). — Alpes de Vallorcine : graviers sous la moraine du gla-
cier d’Entre-deux-Eaux (B.).
H. præcox Sch. bip. var. Verrorı Arv.-Touv. — Genève : moraines
du Bois de la Bätie (B.).
H. murorum Linn. var. sıLvarıcum Arv.-Touv. — Salève : taillis du
pied (Guinet). — Genève : bords du Rhône au-dessous de Saint-Georges
(B.).
Var. sugcæsrum Arv.-Touv. — Salève : lieux herbeux du Petit Piton
(B.); rochers au-dessus de la source du Grand-Saleve (Guinet). — Alpes
Lémaniennes : rochers de la Pointe des Avoudruz, sur le versant de
Salvadon (B.); rochers de la Pointe des Foges (B.). — Valais : rochers
du village de Simplon (B.; forma microcephala).
H. anfractum Fries. — Valais :en montant de Zermatt au Lac Noir
(B.). On sait que cette plante, très voisine du A. vulgatum, a été pour
la premiere fois trouvee sur territoire francais par M. Paul Chenevard
(voy. Briquet, I. e., p. 22).
H. vulgatum Fries, forma. — Alpes Lemaniennes : rochers de lAï-
guille de Varens, au-dessus des rochers de Varens, alt. 1700 m. (B.).
LÉ
ee We A A LU = -
(15) J. BRIQUET. INDICATIONS D'ÉPERVIÈRES. 631
H. subramosum Arv.-Touv. = A. vulgatum var. subramosum Arv.-
Touv., 1. e., p. 85. — Alpes Lemaniennes : taillis des rochers d’Aise, alt.
1200 m. (B.).
Section S. — PRENANTHOIDEA Koch p. p.
Groupe 1. — Alpestria Fries
H. crepidifolium Arv.-Touv. — Alpes Lemaniennes : rochers de la
crête de Haut-Fleury, versant de Roy (B.).
H. effusum Arv.-Touv. et Briq., sp. nov. — Cette plante est voisine
du A. macilentum Fries Epier., p. 103, dont elle diffère surtout par sa
tige lächement puberulente, plus forte, plus élevée, généralement érès
rameuse-subfastigiee dans sa moitié supérieure et polycéphale; par ses
feuilles plus allongées, faiblement ou plus souvent fortement dentées, sur-
tout inférieurement, à dents cuspidées, les caulinaires 2-5 atténuées en
petiole ailé ou atténuées-sessiles et à peine subembrassantes à la base.
Alpes Lémaniennes : cette belle et grande forme est assez abondante
dans les taillis de la vallée des Foillys sur Samoëns (B.).
H. juranum Fries. — Alpes d'Annecy : rocailles herbeuses en mon-
tant de La Clusaz au col des Aravis, alt. 1500 m. (B.). — Alpes Lema-
miennes : versant meridional de l’Aiguille de Varens, alt. 1900 m. (B.);
pâturages du mont Crioud (B.); versant sept. du col de Lechaud (B.).
— Valais : pentes inferieures du Tschuggmatthorn, versant de Zwisch-
bergen (B.).
H. pseudo-juranum Arv.-Touv. — Alpes Lemaniennes : partie infe-
rieure de la vallée des Foillys sur Samoëns, dans les taillis (B.).
Groupe 2. — Prenanthea Arv.-Touv.
H. lanceolatum Vill. var. ruscum Arv.-Touv. — Valais : Bourg-
Saint-Pierre (Guinet).
Var. MELANOTRICHUM Arv.-Touv. = HA. melanotrichum Reut., Cat.,
ed. 2, p. 135! — Suleve : rochers du Coin (Guinet).
Var. TRANSALPINUM Arv.-Touv. — Salève : rochers buissonneux du
Coin (Paiche). Cette forme diffère du Z. melanotrichum par ses akènes
gris-blanchätres et non d’un bai-noirätre, et par sa panicule bien moins
développée sensiblement moins noire glanduleuse.
632 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (16)
H. lycopifolium Frel. var. HELVETICUm Greml. — Saleve : bois au
sommet du Petit-Saleve (B.).
Groupe 3. -— Cotoneifolia Arv.-Touv.
H. valdepilosum Vill. — Alpes Lémaniennes : pâturages du mont
Crioud (B.).
H. parcepilosum Arv.-Touv. — Alpes Lemaniennes : region sub-
alpine du Pie de Tanneverge (B.).
Section 9. — PıcroipeA Arv.-Touv.
H. Pseudopicris Arv.-Touv. — Alpes Lemaniennes : päturages du
col de Lechaud, assez abondant (B.). — Trouvaille bien interessante
d’une plante excessivement rare. L’H. Pseudopicris est le premier
représentant de la section des Picroidea trouvé dans les Alpes Léma-
niennes.
Section 10. — AccrPrrriNA Koch
Groupe 1. — Corymbosa Arv.-Touv.
H. corymbosum Fries. — Voy. sur la découverte que nous avons faite
jadis au Petit-Saleve, d’un échantillon appartenant probablement à
cette espèce : Arv.-Touv. (l. e., p. 117).
Groupe 2. — Tridentata Fries
H. rigidum Hartm. var. TrIDENTATUM Arv.-Touv. — Alpes d’An-
necy : bois rocailleux entre La Clusaz et Saint-Jean de Sixt, alt. 1050 m.
(B.).
Groupe 4 — Sabauda Fries
H. deltophylium Arv.-Touv. — Genève : Bois de Bay (Guinet).
H. boreale Fries var. angustartum Arv.-Touv. -- Alpes Lemaniennes :
taillis au-dessous des Pas-Nais à la base du Pie de Tanneverge (B.).
639
VARTABIEITE
DE
L'ACTION DU SULFATE DE CUIVRE
SUR
L’/SARIA FARINOSA
PAR
€. SAUVAGEAU
Maitre de conferences à la Faculté des sciences de Lyon.
Dans une note publiée l’année dernière dans les Comptes Rendus de
l Académie des Sciences ', nous avons montré, M. J. Perraud et moi, que
la Cochylis de la vigne était parfois envahie spontanément par un cham-
pignon entomophyte, l’isaria farinosa. Nous avons montré en même
temps que ce champignon est très résistant aux différentes influences
extérieures, froid, chaleur, lumière, et qu'il peut être utilisé dans la lutte
contre la Cochylis au même titre que l’Isaria densa contre le Ver blanc
du hanneton ?. En effet, nous avons parfaitement réussi à l’aide de spores
1 C. Sauvageau et J. Perraud, Sur un champignon parasite de la Cochylis
(Comptes Rendus, 17 juillet 1893).
2? J'ai constaté depuis que les spores de l’Isaria farinosa sont susceptibles d'une
longue résistance à la sécheresse. Des spores prises sur deux cultures sur pomme
de terre, l’une âgée de huit mois et demi, l’autre de dix mois, complètement des-
séchées et ratatinées, ont été ensemencées sur pomme de terre et ont donné de
nouvelles colonies, les premières après deux jours, les secondes après trois jours.
Une longue période de sécheresse n’est donc pas un obstacle à la germination des
spores et par conséquent à leur emploi comme entomophyte. Les spores pro-
venant d'une culture âgée de treize mois et conservée dans les mêmes conditions
n'ont pas germé. |
BULL. HERB. BOISS., Octobre 189%. Ah
63% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
de l’{saria farinosa provenant de nos cultures sur pomme de terre à
infecter et à tuer dans le laboratoire des larves de Cochylis vivant sur
des grappes fraichement coupées; sur des grappes en place, nous avons
eu aussi de bons résultats mais en proportion moindre. Nous avons pro-
posé de répandre les spores dans les vignobles à l’aide des pulvérisateurs
à liquide, mais il est évident que le fait d’asperger les grappes d’un
vignoble présente certaines difficultés pratiques et nécessiterait des
cultures abondantes. C’est pourquoi le traitement devrait se faire par
pulvérisations sur les grosses branches et sur les échalas, et puisque
de Bary a démontré que 1’I. farinosa est fréquent dans la nature, puis-
que nous l’avons rencontré sous l’écorce des vignes et qu’il est très résis-
tant aux var'ations de température, les traitements successifs ajouteront
leurs effets chaque année en accumulant le champignon sur les souches.
Lorsqu’en septembre les chenilles de deuxième génération se retirent
sous les écorces des ceps et dans les fissures des échalas pour y passer
l'hiver à l’état de chrysalides, elles rencontreront le parasite et s’infec-
teront d’elles-mêmes. Par suite, il s’agit simplement d’exagérer les con-
ditions naturelles d'existence du champignon.
Mas une difficulté se présente : toutes les vignes étant actuellement
traitées contre le mildiou par le sulfate de cuivre, il était bon d'étudier
l'action de ce dernier sur l’Isaria farinosa. Toutefois, le sulfate de cuivre
pulvérisé sur les vignes est répandu surtout sur les feuilles et sur les
grappes, tandis que nous croyons, M. Perraud et moi, que dans le traite-
ment préventif, le champignon doit être répandu particulièrement sur les
grosses branches, attendant sous les lanières de l'écorce les Cochylis qui
viennents’y réfugier. En réalité, le sulfate de cuivre ne sera donc en con-
tact avec lui qu’irregulierement et à très faible dose. C’est en cherchant à
déterminer dans quelles proportions le sulfate de cuivre empêche la ger-
mination des spores, et dans quelles proportions il tue les spores que j'ai
été amené à constater la variabilité de son action.
Les spores d’Isaria farinosa provenant de cultures âgées de deux à
trois mois, mises en goutelettes suspendues d’eau de levure à 10 °%o,
germent au bout d’une vingtaine d'heures à la température du labora-
toire. Les spores se gonflent jusqu’à doubler leur diamètre, puis s’al-
longent en filaments, parfois en un seul point, parfois en deux points
opposés, de sorte que dans ce dernier cas la paroi renflée de la spore se
trouve au milieu du filament. Les plantules se ramifient ensuite abon-
damment et produisent un chevelu épais. C’est seulement lorsque la
(3) C. SAUVAGEAU. ACTION DU SULFATE DE CUIVRE. 635
liqueur nutritive est très appauvrie par leur développement, que des
filaments, rampant contre la lamelle, produisent de nombreux chapelets
de spores, les sporophores étant disposés soit en bouquets soit isolément.
On voit des chapelets qui comptent jusqu'à trente et quarante spores à la
file. Dans l’eau distillée, les germinations sont tout aussi rapides ; naturel-
lement les filaments y sont plus grêles, leur contenu protoplasmique plus
pauvre, et ils s'arrêtent bientôt dans leur développement.
Ceci constaté, j'ai fait les cinq solutions suivantes :
Kaurdistilleer.e.... 1000 1000 1000 1000 1000
Sulfate de cuivre .... 1 0,50 0,25 0,10 0,05
qui ont servi à établir des cultures en goutelettes suspendues dans des
cellules Van Tieghem. L'expérience a été recommencée plusieurs fois et
le résultat a toujours été le même. Les solutions à 1/1000 et 0,50/1000
n'ont jamais montré de germination ; la solution à 0,25/1000 est incon-
stante, parfois les spores y germent, et d’autres fois n’y germent pas,
comme si elle correspondait à une dose limite. Les solutions à 0,19/1000
et 0,05/1000 offrent des germinations, mais avec un léger retard sur celles
de l’eau distillée.
Si la solution à 1/1000 dans l’eau distillée empêche la germination,
elle ne tue cependant pas les spores. En effet, le 27 avril, plusieurs
ensemencements en goutte suspendue avaient été faits dans ce liquide
sans qu'aucune spore n'y eût germé ni ne s’y fût même gonflée. Le
10 mai suivant, à l’aide de l’une de ces cellules, on a fait plusieurs ense-
mencements en goutelette d’eau de levure à 40 °/o; la plupart des spores
y ont germé après une attente variant de deux à quatre jours, ont pris un
abondant développement et ont donné des spores. Si une solution de
sulfate de cuivre à 1/1000 dans l’eau distillée empêche complètement la
germination des spores de l’I. farinosa, un séjour de deux semaines dans
ce liquide ne tue donc pas ces spores, mais retarde seulement leur ger-
mination quand on les transporte dans un liquide nutritif.
Des germinations dans l’eau distillée ne peuvent naturellement donner
que des plantules grêles s’arretant bientôt dans leur développement;
l’eau ordinaire serait un peu plus nutritive, mais les sels qu’elle contient
précipitent une partie du cuivre. Pour éviter cette précipitation, j'ai ajouté
de l’acide tartrique, qui non seulement dissout les précipités, mais qui,
dans mon intention, devait en outre agir comme matière nutritive. L'eau
636 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (4)
dont je me suis servi est l’eau du Rhône, telle qu'elle est distribuée à
Lyon, avec les doses suivantes :
Eau du Rhöne.... 1000 1000 1000 1000
Sulfate de cuivre 1 2 5 10
Acide tartrique ... 1 1 1 1
et comparativement avec un ensemencement dans l’eau de levure.
Avec les doses 1/1000 et 2/1000 de sulfate, la germination subit un
léger retard, puis elle se fait régulièrement; les germinations sont plus
vigoureuses que dans l’eau distillée et donnent des spores au bout de
quelques jours. Dans les solutions à 5/1000, les spores germent seule-
ment au bout de deux à trois jours; de plus, tandis que dans l’eau distillée,
ou mieux encore dans l’eau de levure, toutes les spores germent (ou pres-
que toutes), ici, une partie seulement germe; vers le deuxième jour, on
les voit se gonfler beaucoup tout en conservant leur forme plus ou moins
sphérique, devenir plus réfringentes, tandis que celles qui ne germeront
pas conservent leur aspect et leurs dimensions. Toutefois, les plantules
souffrent et certaines d’entre elles s'arrêtent après avoir formé un tube:
de 100 à 200 » de longueur. Dans la solution à 10/1000, il y a beaucoup
plus d’irrégularité que dans la précédente : on n'obtient pas toujours la
germination; un certain nombre de spores se gonflent sans germer.
Pous me rendre compte si la moins grande toxicité de ces solutions,
comparée à celles faites avec l’eau distillée, provient de ce que le sulfate:
de cuivre forme dans l’eau ordinaire de nouveaux composés qui diminuent
d'autant la proportion de sulfate de cuivre libre, ou bien si elle provient
réellement de la présence de l’acide tartrique, j’ai recommencé une série
d’ensemencements avec les solutions suivantes :
Eau distillee...... 1000 1000 1000 1000 1000
Sulfate de cuivre... 0.5 1 2 D 10
Acide tartrique..... 1 1 1 1 1
Apres 48 heures, un grand nombre de spores avaient germé dans les
cellules à 0,5/1000 et avaient donné des filaments de 60 à 80 »; dans
les cellules à 1/1000 et 2/1000, les spores germées sont également nom-
breuses, mais les filanents n’ont guère que 10 à 20 > de longueur. Un
certain nombre de spores ont aussi germé dans les cellules à 5/1000,
mais les plus longs filaments ont 10 » de longueur; beaucoup n’ont pas
encore formé de filaments, se sont seulement gonflées, leur contour est
(5) C. SAUVAGEAU. ACTION DU SUFALTE DE CUIVRE. 637
circulaire. C’est seulement le quatrième jour que des spores ont com-
mencé à germer dans la solution à 10/1000. Plus tard, les trois premières
séries ont donné des spores; je ne crois pas qu'il s’en soit développé dans
la solution à 5/1000. Enfin, dans la solution à 10/1000 les filaments sont
toujours restés plus greles; un bon nombre de spores n'y germent pas,
et dans certaines cellules aucune spore ne germe. Des solutions à 10/1000
où la dose d’acide tartrique était doublée n’ont pas paru se comporter
autrement. — Des spores provenant d’une culture sur pomme de terre
âgée de trois mois, et qui ont été ensemencées dans une solution com-
posée de : eau distillée 1000, sulfate de cuivre 30, acide tartrique 1,
y sont restées cinquante jours sans germer; transportées dans des
gouttelettes d’eau de levure à 10 °/, un certain nombre d'entre elles
y ont germé vigoureusement et ont donné des spores après quelques
jours.
Ainsi, dans l’eau distillée, ou mieux dans l’eau de levure à 10 °/o,
toutes ou presque toutes les spores mises en culture germent à peu près
en même temps; il n’en est plus de même dans les solutions tartriques
de sulfate de cuivre; il y a toujours un certain nombre de spores qui ne
germent pas, et d'autant plus nombreuses que la dose de sulfate est plus
élevée; d’autres se bornent à avoir une tendance à germer, elles se
gonflent, prennent un diamètre double comme des spores qui vont s’al-
longer en filament, mais elles en restent là. Rien ne fait prévoir au début
quelles sont les spores qui germeront; ainsi, il arrive souvent quand on
ensemence une gouttelette que les spores restent disposées en chapelet
comme sur la plante mère; or, les spores qui germent appartiennent à
des points quelconques du chapelet.
Si l’on considère comme doses extrêmes permettant la germination
0,25/1000 de sulfate de cuivre dans l’eau distillée, et 10/1000 dans l’eau
distillée additionnée d'acide tartrique, on constate que la présence de
l'acide tartrique rend le sulfate de cuivre quarante fois moins toxique.
L’acide tartrique ne semble pas agir ici simplement par les éléments
nutritifs qu'il apporte au champignon, mais encore comme contre-poison
du sulfate de cuivre. Il paraît évident toutefois que l’acide tartrique, en
nourrissant le champignon, lui donne plus de force pour résister à l’action
toxique du sulfate de cuivre, etaugmente ainsi la quantité de poison qu’il
peut impunément supporter.
En résumé : D’une part, les traitements au sulfate de cuivre contre le
mildiou ne paraissent pas devoir être un empechement à l'emploi de
638 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
l’I. farinosa contre la Cochylis; la dose de sulfate qui empêche la germi-
nation des spores est insuffisante pour les tuer.
D'autre part, les expériences précédentes montrent la variabilité de la
toxicité du sulfate de cuivre sous l'influence de l’acide tartrique; Si elles
n’ont pas d'intérêt pratique immédiat, puisque l’acide tartrique n'entre
pas dans la composition des diverses bouillies, elles sont intéressantes au
point de vue biologique général et devront être poursuivies sur d’autres
espèces de champignons.
Lyon, 1er octobre 1894.
2
639
NOUVELLES CONTRIBUTIONS
A LA
FLORE DE LA TRANSCAUCASIE
PAR
N. ALBOFF
Queiques plantes nouvelles du Caucase.
(Suite).
Centaurea Adjarica N. ALBOFF
Perennis, foliis ad basin caulis rosulatis supra late viridibus subtus
tomentoso eanis longiuseule petiolatis simplieibus ovato orbiculatis vel
lyratis segmentis lateralibus 1-4 parvis ovatis petiolulatis terminali
multo majore orbiculato, foliis caulinis inferioribus in lacinias parvas
lineares pinnatiseetis superioribus triseetis, supremis simplieibus ; caule
strictissime ramoso 3-cephalo ; eapitulis medioeribus; involueri breviter
oblongo eylindriei demum hamispheriei glabri phyllis ovatis viridibus
dorso lineatis margine anguste albo-membranaceis appendice eueullata
ovato-orbiculata scariosa fuscescente late albo-marginata eroso-dentieu-
lata demum lacera eis non latiore superatis, floseulis roseis exterioribus
radiantibus ; pappi achænis 2 ‘2 plo longioris setis ab exterioribus ad
interiores inerescentibus, serie intima brevissima anguste paleacea.
Caulis 22 em. altus, folia 3-3 ‘2 cm. longa, limbo 2 em. longo 1,5-1,7
em. lato. Capitula eis Centaureæ bellæ Trautv. paullo minora.
Species elegantissima, inter C. bellam Trautv. et ©. simplicicaulem
Boiss. collocanda. C. belle proxime, differt foliorum forma et caule ra-
moso pluricephalo. Pappus omnino €. belle.
Adjarie : Artwin (D' Radde, 1893. Exs. N. 377).
640 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
Centaurea Pecho N. ALBOFF
Perennis, foliis coriaceis supra viridibus nitentibus subtus splendide
niveo-canis radicalibus longissime petiolatis interrrupte pinnatisectis
segmentis utrinque 5-3-1 valde inæqualibus aliis majoribus ovatis vel
orbieulatis sæpe obliquis obsolete denticulatis petiolulatis aliis multo
minoribus interdum minimis ovatıs vel ovato-oblongis sessilibus inte-
gerrimis, segmento terminali lateralibus paulo majore orbiculato minute
denticulato; foliis caulinis inferioribus radicalibus similibus, superioribus
iisdem sed in segmenta angustiora interrupte-pinnatisectis; supremis
simplieiter pinnatisectis et triseetis; ultimis simplieibus lanceolatis ;
caule basi cano superne parce arachnoideo stricte ramoso ramis elon-
gatis monocephalis ; capitulis parvis ; involueri valde elegantis glabri
breviter oblongo-cylindrici phyllis appendice scariosa trianguları albida
ipso medio fuscescente pectinatim-fimbriata superatis, fimbriis areæ
latitudine brevioribus terminali ceteris non vel vix validiore ; flosculis
roseis radiantibus ; filamentis ad medium in vaginam connatıs, parte
libera papillosis ; achæniis pubescentibus ; pappo duplici : exteriore e
paleis angustissimis setiformibus scabris ab exterioribus brevissimis ad
interiores achænium 2 ‘/2-plo superantes increscentibus constante; intimo
e paleis paucis late linearibus achænio 1 ‘2 plo brevioribus constante.
Species pulchra distinctissima, inter Centaureas Psephelloideas in
Sect. Jacea (Boiss. II, 616) collocanda. Inter affınes C. Karduchorum
Boiss. proxima.
Caules pedales. — Folia radicalia et inferiora 2 ‘2-3 poll. longa ;
segmentum terminale 1 em. longum 1 em. latum, vel 1,2X1 em., vel
1,3X1,3 cm. vel etiam 1,5X1,3 em. ; segmenta lateralia majora 1 X0,8—
0,6X0,8 cm.; minora 0,8X0,5 em., 0,6X0,3 em., 0,5x0,3 em., 0,4xX0,2
vel etiam 0,15%x0,1 em. — Capitula magnitudine eorum nostræ species
C. Adjaricæ.
Adjarie : Artwin (D' Radde 1893. Exs. N. 60).
Je dédie cette espèce à mon fidèle compagnon et guide abkasien,
Pekho Khoräwa.
Euphorbia pectinata N. ALBOFF
Collo suffructicoso plurieauli, caulibus erassiuseulis ascendentibus
simplieibus ; umbellæ radiis 7-8 brevibus bifidis; foliis erebris margine
(3) N. ALBOFF. FLORE DE LA TRANSCAUCASIE. 641
angustissime cartilagineis non scabridis obovato vel lanceolato-oblongis
in mucronem brevem plus minus abrupte attenuatis basi subcordatis
sessilibus, umbellaribus oblongis vel obovato-oblongis obtusioribus,
floralibus orbiculato-rhombeis: involueri lobis obovato-oblongis obso-
lete-ciliatulis ; glandulis purpureis oblongo-ellipticis margine pectinna-
tim ineisis; eapsula.....; seminibus.....
Species pulchra distinetissima inter Zuphorbias Myrsiniteas prope
E. denticulatam Lehm. et E. craspediam Boiss. (IV, 1135) eollocanda.
Caules 8-10 pollicares. Folia 1,5-4 em. longa, 6-12 mm. lata.
Adjarie : Artwin (D' Radde 1893, Exs. N. 2).
Potentilla umbrosæformis SIEGFR. et ALBOFF, spec. nova.
(Diag. Dr R. Keller.)
Potentilla rhizomate crasso, caulibus erectis pilis paueis patentibus,
foliis radicalibus longissime petiolatis, quinatis vel rarissime b-natis,
margine pilis dispersis, cæterum glabris, foliolis obovatis, cuneatis,
margine profunde serratis, dentibus utrinque 5-8, dente medio parvulo,
stipulis ovatis, obtusis, margine glandulis capitatis paucis, foliis caulinis
quinatis vel ternatis breviter petiolatis; inflorescentia laxa, peduneulis
pubescentibus pareissime glandulosis; sepalis ovatis, pubescentibus hine
inde glandulis magnis breviter petiolatis, externis obtusis, internis
acutis subæquilongis.
Plantæ altitudo ce. 30-35 em. foliorum radicalium petiolus foliolo
medio quadruplo longior, usque ad 17 em. — Potentilla habitu et
magnitudine P. umbrose sed inæguans pubescentia foliorum subgla-
brescentium, stipulis obtusis, glandulis capitatis paueis, floribus dimidio
minoribus, sepalis externis latioribus, obtusis.
Forma subeglandulosa P. umbroseæ.
Hab. Mingrelia.
Chambesy, Herbier Boissier, le 15 juin 189%.
649
CYPRIPEDIUM OÙ CYPRIPEDILUNM ?
PAR
R. BUSER
M. Ascherson a, comme on sait, proposé de changer Cypripedium L.
en Cypripedilum *. Selon lui, Cypripedium serait inexplicable étymologi-
quement, aurait tout au plus un sens obscène non intentionnel. Passée
longtemps inapercue, cette correction fut adoptée récemment par M. Pfit-
zer, dans ses beaux travaux sur les Orchidées et défendue par toutes
les raisons mises en avant auparavant par M. Ascherson *. Aujourd’hui,
les auteurs berlinois (Engler, Schumann, etc.) écrivent couramment
Cypripedilum.
Ce n’est pourtant pas que cette lecon nouvelle ne prête pas le flanc à
la critique. On peut faire les trois objections suivantes à la correction
aschersonienne :
1° D’etre insuffisante. Dérivant de Körptc, 1û0c el médrhov, le mot
serait, formé normalement, Kozptôoxédt\ov, Cypridopedilum. Gypri-pedi-
lum ne signifie, syllabe pour syllabe, autre chose que «de la chaussure
de Chypre, à la mode de Chypre, » comme xozpwéharoy de l'huile de
Chypre, oleum cyprinum. De la au soulier mignon dont se chaussait la
Déesse de Chypre, il y a encore de la marge. M. Ascherson pourrait
cependant arguer de l'existence d’un accusatif Körpıv à côté de Kozpudo,
mais cela ne fournirait pas une explication, tout au plus une circon-
stance altenuanle;
2° D’aller trop loin, de changer le mot dans son essence, dans son
accent. Car il ne s’agit point de la seule interpolation d’une lettre,
1 Ascherson, Fl. d. Prov. Brandenburg, 186%, 700, in nota.
2 Pfitzer, in Engl. Bot. Jahrb., XIX, 1894, 31.
(2) R. BUSDR. CYPRIPEDIUM OU CYPRIPEDILUM. 643
comme le dit M. Pfitzer, mais li de zéèthoy étant long, du déplacement
de l’accent tonique. Cypripédium et Cypripedilum sont deux vocables très
différents. En francais où la prononciation ondoyante distingue peu l’ac-
cent tonique, mais où on le conserve rigoureusement dans les néolo-
gismes, le mot cypripède, entré dans le dictionnaire (voir Littré) devrait
être remplacé par cypripédile ou cypridopédile. Le joli gain!
3° De manquer absolument d'authenticité. Pour ingénieuse qu'elle
soit, la modification aschersonienne pourrait, à bon droit, être remplacée
par d’autres, et ce n’est pas sans raisons que, suivant l'exemple de Crantz,
des auteurs français (Saint-Lager, Rouy) reviennent au Calceolus de Tour-
nefort que Linné aurait mieux fait de ne pas changer.
Si l’on tâche à s'expliquer le mot Cypripedium sans chercher dans le
lointain, sans s’alambiquer la cervelle, l’étymologie qui se présenterait le
plus facilement, ce serait, ce me semble : Cypria et pes, dis, avec la
désinence euphonique en um, employée pour arrondir tant de mots
génériques. MM. Ascherson et Pfitzer trouveront cette explication peut-
être un peu naive, quoique Littré (Dictionnaire, article Cypripède) s’en
soit contenté également (Cypris, pes).
Linne a fourni lui-même une explication de son Cypripedium : Kôzpie
Veneris roötoy calceus (Philos. bot. 1754, 186). Cette explication n’explique
rien, elle est plutôt faite pour compliquer la question. D'abord rxoötov,
diminutif de xoöc, n’a jamais signifié calceus ni calceolus, mais pediculus,
pediolus, un petit pied. D’autre part, il se trouve la forme rxööı« (Hésy-
chius, Théophraste) pour rodsta, (todsioy = socculus qui pedi inducitur);
ce qui fournirait une dérivation tout aussi bonne que zéètoy (la sandale)
qui rend le sens précis de calceus si imparfaitement que des auteurs
grecs de la période romaine ont préféré écrire x#&Axsoc pour le soulier
romain. Ni röötoy (pour toûsiov), ni n£örkoy ne traduisent la forme carac-
téristique du sabot. Cypripodium pourrait donc se soutenir tout aussi bien
que Cypripedilum, et rien n’aurait empêché Linné d'écrire ainsi, s’il avait
réellement tiré son mot de zoûtov, soit de zöötoy. J'ai, pour ma part,
l'impression que l’étymologie du Philos. bot. est destinée plutôt à mas-
quer qu’à reproduire l’origine véritable du mot qui pourrait bien avoir été
latine, Cypria et pes. Une chose au moins ressort clairement du passage
précité, c’est que Linné n’est pas allé chercher si loin que zéèt\oy, mot qui
n'existe pas en prose attique et s'emploie presque exclusivement au plu-
riel *. Si Linné avait pris une partie pour l’autre, le pied pour la chaussure,
! Dans un vieux dictionnaire, encore en usage dans la bibliothèque DC.
644 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (3)
cette subslitution ne serait certes pas plus surprenante que quand il a tra-
duit Notre-Dame, la Vierge — car le véritable nom est Calceolus Mariæ ou
marianus — par Kôzpie "Appoötrn d’amoureuse mémoire. Aujourd'hui
où l’on ne se déchausse plus si facilement que dans les temps heureux
où ces comparaisons pittoresques (cf. Umbilicus Veneris, etc.) ont
surgi dans le peuple, l'homme moderne conclut d’une jolie chaussure
à un joli pied, les deux sont presque devenus synonymes. Linné a évi-
demment voulu condenser le Calceolus Mariæ en un seul mot et s’est
contenté d’un à peu près, d’une méchante traduction : Cypripedium,
quasi (et non : id est) CGalceolum Veneris, diximus a floris figura el viri-
bus’ (Fl. lapp.).
Quant à l'insinuation de MM. Ascherson et Pfitzer que Cypripedium
aurait un sens très laid, obscène, je le trouve un tantinet immoral de
laisser s’egarer les gens dans des recherches après de pareilles étymo-
logies quand on pourrait la leur indiquer si facilement. Car j'avoue que
tout en cherchant bien, je n'ai pu m'expliquer à quoi ils veulent faire
allusion.
Conclusion : Cypripedium cloche, Cypripedilum cloche. Tous les deux
sont de très médiocre grécité. Cypripedium a pour soi l'ancienneté d’un
siècle et demi, l'avantage de la priorité; Cypripedilum est plutôt un abus
d’erudition. 5
Genève, 18 juillet 1894.
(Thesaurus vocum omnium Lat. ordine »3-ico digest. quibus Græcæ et Gallicæ
respondent, Ebroduni, 1621), le vocable figure sous la forme de 74 (p. 103).
Peut-être était-ce là la forme usitée dans les vocabulaires de l’époque.
1 Aphrodisiacum ? dans l’idée de Linne.
645
NEO, GIS
DES
METHODES STATISTIQUES EN FLORISTIQUE
PAR
John BRIQUET
Le travail que nous avons publié l’an passé dans le Bulletin de
l’Herbier Boissier, intitulé: Les Méthodes statistiques applicables aux
recherches de floristique, a suscité des critiques auxquelles nous désirons
répondre en quelques mots.
Une premiere note est due à M. Hôck '. Cet auteur annonce d’abord
qu'avant nous il s’est occupé des questions que nous traitons, mais sans
employer notre système de carrés, pour évaluer la fréquence. Comme
notre méthode consiste uniquement dans l'emploi d’un réseau de carrés,
nous ne pouvons trouver qu'un rapport éloigné entre les recherches de
M. Hôck et les nôtres. Cet auteur, dans le mémoire sur lequel il
s'appuie ?, établit une liste de plantes qui accompagnent normalement
le hêtre en Allemagne. Dans ce but, il signale la présence du hêtre dans
différents pays qui sont: « Magdeburg, Brandenburg, Schlesien. Irland,
Sardinien, Algerien, Orient, Russland, Preussen, Skandinavien ». Il
exprime ensuite « die grössere oder geringere Übereinstimmung » avec
le hötre par les chiffres 2, 1 et 0. — Comme on voit, M. Höck signale
simplement la presence d’une espece dans les differentes flores comprises
dans son aire. C’est ce que font toutes les monographies bien faites, et
c'est ce qu'a fait Watson ® dans la Grande-Bretagne avec un grand luxe
de details. Nous ne voyons pas comment M. Höck s’y est pris pour éva-
luer ses chiffres 2, 1 et O : ce n’est qu'une pure estimation ; mais ce
dernier point ne nous intéresse pas ici. Tout cela ne nous apprend rien
1 Höck, Zur Anwendung der statistischen Methode in der Pflanzengeographie
(Bot. Centralblatt, Band LVH, p. 1-3, année 1894).
2 Idem, Begleitpflanzen der Buche (Bot. Centralblatt, Band LI, p. 353 et
suivantes).
3 Watson, Cybele britannica, I p. 10-30 ; IV, p. 274, 372, etc.
646 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (2)
sur la fréquence à l’intérieur d’une flore naturelle. Notre méthode au
contraire amène fort bien à ce résultat. — M. Höck nous parle de la
difficulté qu'il y à à définir une localité et s'exprime dans des termes
qui laissent supposer qu'il fait là une découverte. Mais de nombreux
auteurs s’en sont aperçus avant lui, Watson a parlé éloquemment des
difficultés énumérées par notre auteur et a remplacé les localités par
des territoires. C’est encore pour remplacer la notion obscure d’une
localité que nous avons préconisé les carrés de Hoffmann. Chaque carré
représente une localité. Plus les carrés sont petits, plus la distribution
est correctement représentée et plus aussi la fréquence sera exactement
évaluée. La critique que M. Höck fait de la théorie des localités n’est
qu'un plaidoyer en faveur de leur remplacement, au point de vue statis-
tique naturellement, par une quadration de Hoffmann. — Notre contra-
dieteur dit bien en terminant qu’un réseau de carrés petits et nombreux,
donnant une grande précision, serait difficilement exécutable « aus
anderen Gründen », mais comme il n'indique pas quelles sont ces autres
raisons, il est assez difficile de les discuter. Nous basant sur une expé-
rience personnelle de plusieurs années dans les Alpes, nous avone done
tout lieu de considérer la critique de M. Höck comme insuffisamment
motivée et de nature à fortifier plutôt qu'à infirmer nos conelusions.
Passons à une note beaucoup plus importante et qui nous a étonné
davantage parce qu'elle est due à la plume d’un des meilleurs phytogéo-
graphes de Allemagne, M. le professeur Drude '.
M. Drude s'exprime en termes élogieux sur l'esprit scientifique qui
anime notre travail, et nous lui en savons gré; mais nous devons vive-
ment regretter d’avoir été mal compris quant aux mobiles qui nous
dirigeaient et quant au but que nous poursuivions.
Notre savant contradieteur oppose le schéma desséché de notre réseau
de carrés aux cartes instructives à zones coloriées de M. Magnin, de
M. Christ, ou de MM. Saelan, Kihlman et Hjett. et compare l’aridite de
nos formules à la richesse des renseignements fournis par une deserip-
tion des formations que contient une flore naturelle. M. Drude pense
que ces travaux sont de nature à orienter la floristique dans une direc-
tion plus fructueuse que notre méthode avec laquelle, dit-il, on ne saurait
espérer d'arriver à quelque chose d’important.
Comme résumé de son article, le savant professeur de Dresde vou-
drait que l’on divisät les pays en subdivisions naturelles et qu’à l’intérieur
de chaque subdivision on indiquât la fréquence et l'abondance des espèces.
1 Dans Engler’s Bot. Jahrb., XVII. p. 37-40.
(3) J. BRIQUET. MÉTRODES STATISTIQUES EN FLORISTIQUE. 647
Nous avouons ne pas comprendre en quoi ce procédé diffère du nôtre.
Pour commencer, nous avons d’abord divisé et subdivisé les Alpes
occidentales en zones, districts et sous-districts naturels . Ce travail
délicat a exigé un travail considérable qui a duré plusieurs années.
M. Drude connaît lui-même les difficultés d’une tâche semblable, puis-
qu'il nous parle du temps qu'une recherche analogue lui a coûté pour
la Saxe. Ajoutons que ce travail n’a pas été fait à la légère, puisqu'il a
reçu l’approbation du botaniste qui est aujourd’hui le spécialiste du
Jura, nous voulons parler de notre confrère, M. le professeur Magnin *.
La création de subdivisions naturelles, comme les désire M. Drude, «a
donc été notre premier objectif et le plus important.
Ce travail une fois achevé, nous avons entrepris l’étude monographi-
que des petites subdivisions »aturelles (sous-distriets). La premiere de
ces monographies, celle des Alpes Lémaniennes, est actuellement très
avancée. Dans cet ouvrage, nous détaillerons essentiellement le tapis
végétal de la façon suivante. Nous determinerons et deerirons les prin-
eipales formations, puis nous établirons la distribution et le degré
de fréquence des espèces qui les constituent. On verra qu'en général
les espèces appartenant à une même formation ont aussi la même
distribution et le même degré de fréquence. — Ici nous nous sépa-
rons de M. Drude. Ce savant veut que l’on indique les degrés de fré-
quence d’après les indices de Sendtner (&, 82... %). Sans doute, les
floristes qui n’ont pas besoin de renseignements détaillés ou qui ne sont
arrivés à explorer leur flore que superficiellement, peuvent s’en tenir à
cette méthode expéditive. Quant à nous, elle ne nous suffit pas. Nous
peusons qu'entre deux procédés, l’un vague et plus ou moins arbitraire,
l’autre précis et contenant les éléments mêmes fournis par l'exploration,
on ne saurait hésiter. — L’objection que l’emploi de nos indices de fré-
quence est trop compliqué, ne saurait avoir de valeur, après les explica-
tions et les exemples que nous avons donnés dans notre mémoire. —
Quant au reproche de l’inexactitude relative, nous nous le sommes
adressés à nous-mêmes (1. e., p. 11, 16 et 20), nous avons indiqué une
formule qui serait l'exactitude absolue (p. 3), puis nous avons montré
que l’emploi d’une semblable formule est impossible et ne serait même
pas désirable (p. 4). Avec notre méthode, ainsi que nous l’avons dit plus
! Briquet, Recherches sur la flore du district savoisien et du district jurassi-
que franco-suisse, p. 4-16, 52-61. (Leipzig, 1890 ; Engler’s Jahrb., t. XII.)
? Magnin, dans Falsan, Les Alpes françaises, II, p, 141-115 ; Idem, La végéta-
tion des Monts Jura, p. 39-46 (Besancon, 1893).
648 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (4)
haut, plus les carrés sont grands, moins les résultats sont précis; plus
ils sont petits, plus au contraire l'exactitude devient grande. Il dépend
donc uniquement du but poursuivi par le floriste et de l’état de ses
connaissances de modifier la base de sa quadration. — L'exemple d’une
espèce occupant les angles adjacents de quatre carrés, cité par M. Höck
et M. Drude, serait désastreux pour notre méthode s’il se trouvait réalisé
une serie de fois sur un espace donné. C’est un cas qui se présente
isolé de temps en temps dans tous les systèmes chorographiques,
lorsque une espèce quelconque n’oceupe qu’une faible portion de la
division naturelle dans laquelle on la signale. Cette erreur est à son
maximum quand elle s'applique à des flores naturelles toujours relative-
ment grandes, comme celles de M. Drude, et à son minimum quand elle
s'applique à de petits territoires comme nos carrés ayant 10 kilomètres
de base. Ce cas ne dérange du reste en rien notre méthode dans laquelle
les carrés sont des localités, tandis que le contenu des dits carrés tombe
sous la définition de l'abondance. Comment corrige-t-on une erreur de
ce genre dans le sens ordinaire du mot localité? Dans une forêt où le
Melampyrum nemorosum forme plusieurs colonies localisées à la lisière
nord, on indiquera comme localité « forêt de Passy », par exemple, et
on complètera par «lisière nord ». De même, lorsqu'un cas comme
celui-ci se présente dans notre quadration, nous commenterons, si cela
est nécessaire, l’indice de fréquence par une note explicative.
Nous devons dire que notre système, appliqué à une partie des Alpes
très accidentée, très difficile, et dotée d’une flore des plus intéressantes,
nous a donné des résultats si instructifs et même si suggestifs, que nous
ne pouvons plus nous en dispenser: formules de dispersion et indices de
fréquence sont deux choses qui, eroyons-nous, finiront avec le temps
par passer dans la pratique.
Loin de nous la pensée de vouloir limiter la floristique dans l’etroit
domaine dont nous venons de nous occuper! Nos travaux antérieurs en
disent suffisamment sur notre manière d'envisager cette science, et nous
espérons avoir encore assez l’occasion de le montrer dans la suite pour
qu'il ne puisse y avoir de malentendu à cet égard.
Si nous n'avons pas réussi à convaincre nos savants contradicteurs,
nous les prierons, pour ne pas stériliser la discussion, d'attendre l’appli-
cation détaillée que nous ferons de notre méthode dans notre livre sur
les Alpes Lémaniennes, où ils pourront juger de sa valeur avec tous les
éléments en mains.
PLANTÆ AFRICANÆ
L’Herbier Boissier a recu des collections de plantes récoltées à Rikatla
(Delagoa Bay) par M. le missionnaire A.-H. Junod et dont l'étude a été
confiée à M. le Prof. Dr H. Schinz à Zurich.
Il en a été extrait de petites collections dont il reste encore neuf
exemplaires renfermant de 88 à 17 numéros.
Ces neuf collections sont à vendre, pour le compte de M. Junod, au
prix de 50 francs la Centurie.
S’adresser à la Direction du Bulletin.
PLANTÆ DAHURICÆ
M. F. Karo a récolté en Dahurie, de 1890-92, d'importantes collections
de plantes, parmi lesquelles se trouvent une série de nouveautés actuel-
lement à l'étude chez M. le Dr J. Freyn à Prague.
Ces collections renferment de 350 à 400 espèces environ ; elles seront
mises en vente au prix de 30 francs la Centurie.
Les échantillons sont bien récoltés, déterminés et pourvus d'étiquettes
imprimées.
S’adresser à M. Ferdinand Karo, pharmacien à Magnuszewie (Pologne
Russe).
elle
BULLETIN
DE
L'BEREBTIER © OISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGÈNE AUTRAN
Conservateur de l'Herbier.
Tome II. 1894.
Ce Bulletin renferme des travaux originaux, des notes, etc., de botanique systé- & 3
matique générale. Il forme chaque année un fort Sins in-8° de 600 pages Si:
environ avec planches. Il paraît à époques indéterminées. BR
Les abonnements sont reçus à l'HERBIER BOISSIER, à CHAMBESY près Genève (Suis) | = = #3
f
OBSERVATION
Les auteurs des tibane insérés dans le Bulletin de l’Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente ee en tirage à pres à
Aucune livraison n’est vendue séparément.
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BULLETIN
DE
L'HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGÈNE AUTRAN
CONSERVATEUR DE L’HERBIER.
. (Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.)
Tome II. 1894.
N° 11.
Prix de l’Abonnement
15 FRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — %() FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
Les Abonnements sont reçus
A L’HERBIER BOISSIER
a CHAMBESY pres Geneve (Suisse).
GENEVE
IMPRIMERIE ROMET, 26, BOULEVARD DE PLAINPALAIS
SOMMAIRE DU N° 11. — NOVEMBRE 1894.
I. — ©. Levier. — RICCIA HENRIQUESII are deux plan
ches) Bet de nee ee ES
nn II. — J. Daveau. — NOTR SUR UNE GRAMINÉE NOUVELLE es
Fa (Eragrostis Barrelieri sp. nov.) (avec une planche)... ... 651
ie III. — A. de Jaczewski. — MONOGRAPHIE DES MASSA a
En RIÉES DE LA SUISSE: una.
PLANCHES CONTENUES DANS CETTE LIVRAISON :
PLancHe 30. — Riceia Henriquesii Levier.
PLancHE 31. — Riccia Henriquesii Levier.
_ PcancHe 32. — A Eragrostis Barrelieri Daveau.
A’ Eragrostis var. pygmea Daveau.
B Eragrostis minor Host.
B’ Eragrostis minor Host.
Que année. Nele Novembre 1894,
RP RP PPS PP PSP PS
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
RICCIA HENRIQUESII
AUCTORE
E. LEVIER
Planches XXX et XXXI
Riccia Henriquesii n. sp. fronde solida, late viridi, atro-marginata,
eircumeirca ciliata, medio sulcata vel sæpius bisulcata marginibus tumi-
dulis, subtus incrassata, in rosulas amplas expansa. E minoribus.
Thalli pars basalis quinquies-septies bifurcata linearis, canaliculata,
cito nigrescens, demum marcescens. Segmenta terminalia geminata vel
bigeminata (70 usque in eadem rosula) obovato-rotundata vel emarginata,
viridia sine glaucescentia, in basin fuscescentem attenuata; lateribus
superne atris, medio atro-striatis; ciliis albo-hyalinis e basi lata acute et
elongato-triangularibus, sepe geminatim vel ternatim coalitis, in seriem
plerumque simplicem submarginalem dispositis. Facies ventralis thalli
semi-cylindrico-incrassata, sordide virescens, squamis antice concoloribus
margine albo-hyalinis, postice discoloribus atro-violaceis. Frons verti-
caliter secta latior quam alta, inferne semi-circularis, superne parte media
leviter depressa convexula, lateralibus oblique ascendentibus vel elevato-
rotundatis haud alatis. Sulcus medianus vel sulci bini mediani postice
fere evanidi. Textura frondis solida, haud cavernosa. Epidermis e cellu-
larum decolorum duplice stratu conflata, membrana superficialium raro
in mamillas productarum tenui. Stratus superiores cellularum thalli
chlorophyllosi, canalibus aëreis in columnas fere verticales sejuncti;
stratus inferiores grumoso-amylacei discolores ; cellulæ cuticulæ basalis
hyalinæ fere rectangulares incrassatæ. Rhizinæ numerosæ pellueid&;
nonnullæ, e squamarum basi ortæ, intus dense clavuligeræ. Sporangia
prope imam basin segmentorum profunde immersa stylis non exserlis ;
D
BULL. HERB. BOISS., novembre 1894, 45
650 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (2)
sporæ magnæ, brunneo-atræ, latiuscule marginatæ, elevalim reticulato-
costatæ, areolis transverse 6—7. Antheridia adhuc non visa; species
verisimiliter dioica.
Habitat in horto botanico Conimbricensi Lusitaniæ, ubi exeunte Aprili
1834 sporangiis maturis uberrime legit cl. professor J.-A. Henriques,
indefessus Floræ Lusitaniæ explorator, cui speciem pulchellam dicare
mihi concessum sit.
Dimensiones : Rosulæ majores —6 centimetra in diametro; segmenta termi-
nalia 3—5 millimetra longa, prope apicem 1—11/: mm., prope basin °/s mm.
lata, in media sectione verticali 0,7—0,75 mm. alta; cilia 0,19—0,22 nm. longa;
sporæ perfectæ 93—112 in diametro, margine 13—16 » lato.
Species basi multoties dichotoma, segmentorum læte virentium late-
ribus atro-striatis, ciliis geminatis, fronde plerumque leviter bisulcata
valde peculiaris et cum nulla alia confundenda. — A Riccia nigrella DC.
differt ciliis marginalibus, colore thalli pallidiore, frondis basi fuscescente
nec erubescente, nec in cavernas late apertas dirumpente, sporangiis
haud aggregatis, sporis multo majoribus, etc. — A R. atro-marginata Lev.
recedit superficie dorsali papillis elongatis omnino carente, colore,
segmentis longioribus, crescendi modo. — A R. Michelü var. ciliari
(= À. tumida et palmata Lindenbg.) primo intuitu distinguitur statura
minore, lateribus thalli constanter atro-striatis, squamis ventralibus
prope apicem tantum concoloribus, postice discoloribus; ciliis brevioribus,
marginibus etiam in forma bisulcata multo minus tumidis. — Riccia
bicarinata S. O. Lindberg, species corsica, mihi e paucis et mutilatis
frustulis, ciliis omnino orbatis, tantum nola et e descriptione auctoris
ægre agnoscenda, sectionem transversalem præbet ab ea Ricciæ Henri-
quesü valde diversam, marginibus tota longitudine eximie tumidis; parte
media dorsali profunde depressa, cuticula ventrali atro-violacea ; insuper
in specie Lindbergii setæ (nec cilia) maximæ dicuntur, rigide, elatæ,
crassitudine frondis æquilongæ. An forma Ricciæ Micheli ?
Bormio, 23 Aug. 1894.
651
INRA AE
UNE GRAMINÉE NOUVELLE
(ERAGROSTIS BARRELIERI sp. nov.)
PAR
J. DAVEAU
Planche XXXII.
Au moment où plusieurs travaux sur la flore de France sont en publi-
cation, il est particulièrement intéressant de signaler une espèce nouvelle
à ajouter à cette flore.
Ayant eu l’occasion d'étudier les Eragrostis de l’herbier mediterra-
néen de l'Institut de botanique de Montpellier, je fus frappé des ditte-
rences qu’offraient, à divers points de vue, les échantillons réunis dans
ces collections sous le nom d’E. minor Host (syn. : E. vulgaris 8 micros-
tachya Coss. et Germ.; E. poæformis Link; E. poæoides Beauv.; Poa
Eragrostis L., etc.).
A premiere vue, ces exemplaires présentaient deux types bien dis-
tincts; les uns aux chaumes couchés, aux gaines foliaires hirsutes, aux
épillets ovales-oblongs, aux glumes ovales, aux caryopses subsphéri-
ques, etc., rappelaient bien le type connu de l'E. minor Host. Les autres
au contraire présentaient des chaumes ascendants plus ou moins dres-
ses, des gaines ordinairement glabres (sauf à l’orifice supérieur), des
652 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
épillets longuement lancéolés-linéaires, parfois très allongés par accres-
cence et toujours plus longs et plus étroits que ceux de l'E. minor, des
glumes lancéolées, des caryopses oblongs, etc.
Après m'être assuré que j'étais en présence d’une espèce différente
de toutes celles signalées jusqu'ici en Europe ou dans la région méditer-
ranéenne, je n’hésitai pas à la soumettre au professeur Hackel, de Saint-
Pölten, dont on connaît la haute compétence et les travaux sur les Gra-
minées. Quelques jours après, M. Hackel m'écrivait : «..... si toutes les
« espèces d’Eragrostis differaient entr’elles autant que celle que vous
« m’envoyez diffère de l'E. minor, ce maudit genre serait l’un des plus
« faciles des Graminees..... »
Une hypothèse se présentait : cette graminée était-elle une espèce
récemment introduite, comme les environs de Montpellier en ont fourni
tant d'exemples ?
Nous pouvons répondre non; cette espèce est sinon spontanée, du
moins naturalisée depuis très longtemps dans la région méditerranéenne,
au même titre que les autres espèces d’Eragrostis, mais constamment
confondue avec l’E. minor, elle était restée méconnue !.
Déjà vers le milieu du XVIIme siècle, Barrelier la recueillait en Italie et
la décrivait sous le nom de Gramen phalaroides sparsa brizæ panicula
minus”. Une bonne gravure (t. 44, fig. 2) donne très bien la forme des
épillets ei montre sur l’un des chaumes la panicule nue qui se développe
dans les gaines, ce qui est, nous le verrons plus loin, l’un des caractères
de cette espèce, que nous appellerons Eragrostis Barrelieri, du nom du
premier botaniste qui en publia une figure. L’E. minor est également
figuré dans Barrelier (icon. 743!) et décrit sous le nom de Gramen Eran-
themum palustre tenui et sparsd brizæ panicula*. _
En 1798, Desfontaines décrivait notre graminée sous le nom de Poa
Eragrostis‘; il dit de l’épillet : spiculæ compressæ lineari subulatæ, ce
1 Cependant Reuter avait manifesté quelques doutes sur l'identité des deux
espèces ainsi que le démontre l’annotation suivante jointe aux échantillons
algériens de l’Herbier Boissier : « Cest encore une espèce différente de
VE. poeoides par la forme et la longueur des épillets et les panicules con-
tractées. — Reuter, 1862. » Nous verrons plus loin qu'il y a d'autres carac-
teres.
2? Barrelier, Plante per Galliam, Italiam et Hispaniam observatæ, p. 111. La
description, assez diffuse, semble toutefois se rapporter plutôt à l’E. pélosa ? C’est
pourquoi nous ne considérons que la gravure seulement.
> Conf. Bertoloni, Flora Italica, I, p. 556 !
# Flora Atlantica, p. 74!
(3) J. DAVEAU. UNE GRAMINÉE NOUVELLE. 653
qui ne peut s'appliquer aux épillets de l’E. minor, mais désigne très bien
la forme de ceux de la nouvelle espèce. En outre l’auteur du « Flora
atlantica » avait bien sous les yeux une graminée à gaînes glabres, car il
se borne à en dire : « vagina setulis coronata. » On sait que les gaines
de l'E. minor sont hérissées de poils, du moins sur les échantillons de
notre région du S.-0.!. L'étude des types de l’herbier de Desfontaines
corrobore du reste notre assertion et de plus il est à remarquer que ce
savant identifie son espèce avec celle de Barrelier et qu’il donne en syno-
nymie la phrase et la figure citée plus haut.
D’après les types des herbiers Boissier et Cosson l'E. Barrelieri a été de
nouveau recueillie en 1851 par Jamin à Hussein-Dey, près d'Alger ; en 1852,
par le même collecteur près de Biskra ?. En 1853 Balansa la récoltait de
nouveau à Biskra (exsicc. n. 7341). Rare en Algérie elle paraît être plus
fréquente à l’est de cette province, par exemple en Égypte (exsicc. Bové,
18391). M. Ascherson la recueillait au Caire en 1879 (exsicc. 3361);
W. Schimper à La Mecque en 1837; Aucher-Eloy à Mascate (exsicc. 54561)
à l’entrée du golfe Persique.
A l’ouest du continent africain, notre graminée habite Madère (leg.
C.L. herb. Boiss.!) et Ténériffe (Bourgeau, Plant. canar. exsice. n. 1070!
sub. E. megastachyam).
En Europe elle habite l'Espagne; c’est bien la plante de Barrelier et
de Desfontaines que Boissier indiquait à Malaga sous le nom d’E. poæoi-
des’, d’après les récoltes de Salzmann et de Prolongo, ainsi que j'ai pu
m'en assurer dans les herbiers de Salzmann et de Boissier. Nous la
1 M. Hackel me communique en effet qu'un de ses échantillons provenant de
Sarepta (Russie) a les gaines glabres ce doit être un cas accidentel, car les
échantillons recueillis par Becker à la même localité (Herb. Gaston Gautier !) ont
les gaines distinctement poilues. Ce caractère n’a du reste qu'une importance
secondaire, l’Eragrostis qui nous occupe offrant lui-même des formes à gaines
hispides.
2 Beni-Mora pres Biskra — janvier 1852 — sables à Biskra, 7 juin 1852 (Herb.
Boissier et Cosson!).
3 Voyage en Espagne, p. 658 : « in arenosis calidæ circa Malaga, legerunt
cl. Salzmann et Prolongo. » — Ces échantillons tout à fait identiques à ceux
recueillis par Balansa le 11 mars 1853 dans les graviers de l’oued Biskra et
par Jamin à Beni-Mora en janvier 1852, représentent une forme très réduite
de la nouvelle espèce. D’après les dates des récoltes, nous supposons que c'en
est une forme hyemale, se développant de décembre à mars, tandis que le type
recueilli également à Biskra se montre généralement de juin à octobre. Cette
forme naine est distinguée dans l’Herbier Boissier sous le nom d’E. powoides
var. minor.
1 /
654 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
retrouvons en Catalogne, à El Vallès et La Segara ou Sagarra (Costa! ex
herb. medit. Willkommi).
En France j'ai constaté sa présence dans le Roussillon, le Languedoc,
la Provence’; elle y est même extrêmement commune tandis que
VE. minor Host y est rare. On pourrait conclure en présence des nom-
breuses localités citées dans l'Hérault que l'E. Barrelieri y est plus abon-
dante que partout ailleurs, mais il ne faut pas perdre de vue que ce sont
les collections de Montpellier, naturellement très riches en plantes de la
région, qui constituent nos principaux matériaux et que cette partie de
la France a été de tous temps très explorée.
A l'indication italienne donnée par Barrelier?, nous ajouterons la
Sicile. Notons tout d’abord que Gussone en décrivant les épillets de son
. Poa Eragrostis? dit « ..... spiculæ exacte lineares angustissim&..... », ce
qui concorde très bien avec les caractères de notre graminee et aussi
avec la description du « Flora atlantica ». De plus, Gussone a bien soin
d’insister sur l'identité de sa plante avec celle de Barrelier, car en citant
la gravure 4%, fig. 2, il ajoute : « cum nostra omnino conveniens ». Du
reste tous les échantillons siciliens, notamment ceux de Gasparini (Herb.
Boiss.!); de Todaro recueillis : « in herbidis maritimis prope Palermo » et
d'après M. Hackel, ceux de la même localité recueillis par Lojacono se
1 Roussillon : Amélie-les-Bains (Pyrénées-Orientales), décembre 1886, leg.
Duterte (Herb. Aubouy). — Collioure, 18 août 1878 et Perpignan, 26 septembre
1879, leg. Warion, exsice. 1027bis ! (Herb. Gaston Gautier).
Languedoc (Hérault!) : Aniane, lieux sabloneux vers l'Hérault, 12 juillet 1886,
leg. Aubouy! — Béziers, vignes de Fonserane, leg. Fr. Sennen ! — Castelnau,
octobre 1867, leg. Barrandon ! — Gramont, dans les vignes, leg. Lebel! — Gra-
mont, juin 1827 — 1863 — leg. Loret! — Gramont, 28 octobre 1868, leg.
Duval-Jouve! (Herb. Duval-Jouve!) — Lamalou-les-Bains, septembre 1869, leg.
Barrandon! — La Plauchude, octobre 1851, leg. Loret! — La Pompiniane,
3 août 1873! — Le Lez près Montpellier, 23 août 1863, leg. Barrandon! (Herb.
Gaston Gautier !). Lattes, Montpellier, École d'Agriculture, Jardin des Plantes,
Campagne Mandon (Mandon! Farrand! Durand! Fehlmann! Daveau!), Saint-
Guilhem-le-Désert, leg. Loret ! (Herb. Duval-Jouve).
Provence : Dans les oliviers entre les Baux et Paradoux (Bouches-du-Rhône),
octobre 1858 — exsicc. Billot n° 2589 ! leg. Duval-Jouve ! — Arles, 1860, leg.
Duval-Jouve (Herb. Tueskiewiez). — Carpentras (Vaucluse), champs sablonneux,
septembre 1857, leg. Huet! — Flassau (Vaucluse), lieux arides, 3 août 1877,
leg. Reverchon (Herb. Gaston Gautier).
2 « Pusillum aridis incultisque locis Campaniæ Romanæ delectatur, præsertim
juxta Tyberim supra Monasterium Mallianum. » Barrel., op. cit., p. 111!
# Synopsis flore sicule, I, p. 95!
(6) J. DAVEAU. UNE GRAMINÉE NOUVELLE. 695
rapportent à l’E. Barrelieri que l’on retrouve encore à Bagheria (Herb.
Hackel), localité précisément citée par Gussone.
En envisageant d’une façon générale la distribution de cet Eragrostis,
on voit qu'il s’écarte peu du littoral; il habite l'Arabie, l'Égypte, l'Algérie,
les Canaries, Madère, l’Andalousie, la Catalogne, le Roussillon, le Bas-
Languedoc, la Provence, le littoral sud-occidental de lftalie, la Sicile;
bien qu’il soit probable que de futures recherches en feront constater la
présence en d’autres localités, l’état actuel de nos connaissances permet
de délimiter ainsi l’aire géographique de cette plante :
1° Canaries et Madère.
20 Partie occidentale du bassin méditerranéen et rive méridionale du
bassin oriental.
3° Quelques points du domaine du Sahara et Arabie.
4° La partie du domaine S.-0. de l’Asie, limitée à la rive sud-oceiden-
tale du golfe Persique.
L’E. Barrelieri est donc une plante caractéristique de la région
méditerranéenne !; par contre, il est intéressant de faire ressortir que
VE. minor Host remonte beaucoup plus au nord que sa congénère,
qu'elle s'approche rarement du littoral et paraît préférer la région des
collines et des montagnes.
En effet, les échantillons espagnols nous viennent des Alpujarras et de
la Sierra Nevada. Mabille il est vrai l’a recueillie à Bastia (Corse) et, bien
qu’assez rare relativement, elle se trouve aussi dans le Bas-Languedoc;
mais elle remonte vers le centre de la France et même jusqu'aux environs
de Paris. L’E. minor se retrouve encore dans le nord de l'Italie et de la
Grèce, le centre de l’Europe (Suisse, Allemagne, Hongrie, Bohème,
Moravie). A l’orient, sa limite nord se rapproche sensiblement de celle
de la région méditerranéenne (Russie méridionale, Caucase); enfin elle
habite encore l’Asie-Mineure (Sinaï, Liban), l'Afghanistan, le Turkestan,
la Perse, le Pendjab, le Thibet, les Indes-Orientales. Plus au sud-ouest
elle s'avance jusqu'à la Mecque où Schimper l’a rencontrée en société
de l'E. Barrelieri, mais elle n’habite pas, croyons-nous, la rive méri-
dionale du bassin méditerranéen, du moins aucun des herbiers consul-
tés n’en recélait d'exemplaires de cette région”, bien qu’on y trouve
VE. megastachya.
! Telle que la comprend M. Drude. (Die Florenreiche der Erde [in Petter-
mann’s Mitteilungen, supp. n° 74, 188%, p. 56, carte III !]).
2 Nous avons eu entre les mains d’importants matériaux d'étude grâce à l’ex-
656 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
Il nous reste à bien déterminer les caractères différentiels des deux
espèces jusqu'ici confondues :
Eragrostis Barrelieri N.
Plus minus cœspitosa.
Culmo simplissimo adscendente vel
erecto; vaginis foliorum sub-inflatis,
glabris aut raro parce hispidis, ore
barbato (panicula aphylla, minima,
exserta vel inclusa, e singulis axillis
emittente !).
Folia linearia rigidiuscula plana,
marginis subtiliter spinulosis demum
plus minus convolutis.
Panicula terminalia lanceolato-ob-
longa, ramis alternis, spiculis lineari-
bus, palea inferiori lanceolata, 3 ner-
vata nervo medio (carina) ultra medium
tenuiter spinuloso.
Caryopsi oblonga, ad basin oblique
truncata, sub lente leviter striolata.
(Pl. 32, fig. A, a, b, c.)
Sous-variété : pygmea. Culmis ab-
breviatis 2-6 cm. longis; panicula
depauperata, spiculis atro-violaceis.
Forma probabiliter hyemale. (Pl. 32,
fig. A’.) E. powordes var. nana Boiss.
in herb.
Eragrostis minor Host.
Valde cœspitosa.
Culmis ramosis procumbentibus; ra-
mis secundariis 1-2 foliatis; vaginis
foliorum strictissimis villosis.
Folia mollia, marginis scabris, tu-
berculis glanduliformibus (præcipue ad
medium usque) sparse obsitis.
Panicula oblonga, ramis alternis ;
spiculis ovatis, ovato-oblongis vel lan-
ceolato linearibus; palea inferiori ovata
vel ovato oblonga, carina mutica.
Caryopsi subspherica, sub lente ni-
tider striolata. (Pl. 32, fig. B, B’, d,
Se)
Ces deux espèces étant ainsi différenciées, leur synonymie devient la
suivante :
EraGrosris mInor Host. Icon. gramin. austriac., IV, p. 15, et II, tab. 69!
E. vulgaris var. microstachya Coss, et Germ. fl. paris., Ire edit., 641! (non
alior).
E. poæformis Link Hort. berol., I, 188; ap. Coss. et Germ., 1. c., 2me édit.,
824! W. Schimper, exsice. no 999 (Qme édit., Hohenacker 1843 !).
E. powoides Beauv. Agrost., 71; — Rem. et Schult. Syst., Il, 574 (exclud.
synon.) — Grenier et Godron, Flore de France, IX, 547 (pro parte) ; Koch
treme obligeance de MM. Barbey et Autran (Herb. Boissier); Dr. J. Henriques
(Herb. mediterr. de M. Willkomm); Baratte (Herb. Cosson); Trabut (Herb.
d'Algérie); Martelli (Herb. de Florence) ; Gaston Gautier (Herb. des Corbières) et
de MM. l'abbé Hervier, fr. Sennen, E. Mandon, etc.
An AL TT
Te PTIT
VE
(7) J. DAVEAU. UNE GRAMINEE NOUVELLE. 657
Synop. flor. german., 2me édit., vol. II, p. 924! — Boiss. Flor. orient.,
V, 580 (pro parte) — Rehb. Flor. germ , exsicc. n° 527 ! — Schultz Herb.
norm. cent., II, exsice. 175! — P. Mabille Herb. corsic., exsicc. 409!
Société Rochelaise, exsice. no 2969 !
Poa Eragrostis L. Spec., 100; Duby Bot. gall., 525! — Host. Icon. gram.
austriac., II, t. 69!
Gramen Eranthemum palustre tenui et sparsa brizæ panicula, Barrelier,
Icon., 743!
E. BARRELIERT.
E. vulgaris var. microstachya Cosson Expéd. scient. Alger. (non Flore
parisienne) ; — exsice. Jamin : sables à Biskra, 7 juin 1852!
E. powoides in Boiss. Voy. Esp., 658! (exelud. synon.) ; — Gren. et Godr.
Fl. de France, III, 547! (pro parte et excl. syn.); — Willkomm et Lange,
Prodr. fl. hispan., I, 83! (pro parte et excl. syn.); — Boiss. Flora ortent.,
V, 580! (pro parte); — Todaro, Flora sicula, exsiccata! — A. Warion,
exsice. 1027 bis ! (non Beauv.).
E. poeformis in Billot, Flora gall. et germ., exsicc. n° 2589! (non Link).
E. minor in Loret et Barrandon, Flore de Montpellier, II, p. 751! —
P. Ascherson, Dritte Reise nach Egypt., exsice. 336! — (non Host).
E. megastachya in Bourgeau Plantæ Canariens., exsicc. no 1070! (non Link).
Poa Eragrostis in Desf., Flora Atlant., I, p. 74! — Gussone Synopsis flor.
siculæ, I, p. 95! — W. Schimper, Unio itinerario, Are édit. (1837!),
exsice. 999 (non Linn.).
Aucher-Eloy Herb. d'Orient, exsice. n° 5456 !
Gramen phalaroides sparsa brizæ panicula minus, Barrelier, Icon., t. 44,
fig. 2!
L’E. Barrelieri se distingue donc de l’E. minor Host par ses chaumes
dressés ascendants et non couchés appliqués sur le sol; par ses feuilles
très finement dentées sur les bords, lesquels ne portent jamais de tuber-
cules glanduliformes, que l’on observe toujours au contraire sur le bord
des feuilles des Æ. minor et major’; par ses panicules plus allongées,
plus läches; par ses épillets linéaires ?, par ses glumes lancéolées et non
1 Nous voyons ce caractère cité pour la première fois par Koch à propos des
Eragrostis major et minor (Synopsis fl. german., 2me édit., vol. Il, p. 925). Koch
appelle ces appendices des dents glanduliformes : « Denticulis glanduliformes in
margine foliorum..., etc.» — Il est superflu d’ajouter que pour bien apercevoir
ce caractère, il faut observer des feuilles parfaitement étalées, les bords des
feuilles ayant chez les graminées tendance à s’enrouler ; ajoutons que ces tuber-
cules glanduliformes sont d'autant plus nombreux qu’on observe une partie plus
rapprochée de la gaine, qui en porte elle-même quelques-uns sur la nervure mé-
diane.
2? Ces épillets sont souvent très allongés par acerescence ; ainsi on observe par-
fois que des épillets portant 10 fleurs au moment du développement normal
658 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
ovales oblongues; enfin par ses caryopses oblongs, obliquement tronqués
à la base, tandis qu'ils sont atténués brusquement à la base et de forme
subsphérique dans l’Æ. minor. En outre un caractère d’une remar-
quable constance que nous avons observé sur tous les exemplaires,
même sur les plus jeunes (quoiqu’avec plus de difficulté il est vrai sur
ces derniers), c’est la présence d'une petite panicule à toutes les gaines
d’un même chaume. Ce caractère avait frappé Duval Jouve qui prit soin
de le consigner en ces termes dans son herbier : «remarquer qu'il y
a une panicule à chaque gaine, même sur les plus petits sujets! ». Cette
panicule axillaire est nue, c’est-à-dire qu'elle constitue à elle seule un
rameau secondaire toujours dépourvu de feuilles. I n’en est pas de
même de I’E. minor, où les rameaux secondaires sont toujours feuillés.
Nous insistons sur ce caractère que nous avons observé sur tous les
exemplaires de Ténériffe à Mascate et retrouvé sur les échantillons
pourtant très réduits de Desfontaines, de Balansa, de Jamin, de Salz-
mann, de Todaro, etc. Bien qu'elle soit parfois inciuse dans la gaine,
principalement sur les individus peu développés, la petite panicule existe
toujours : on l’observe notamment très bien sur les exemplaires distribués
par Duval Jouve dans les exsiccata Billot (n. 2588!) sous le nom
d’E. poæformis.
Ajoutons pour conclure qu’on trouve aux environs de Montpellier une
forme de l’E. Barrelieri à gaines hérissées de poils, mais l’absence de
tubercules sur le bord des feuilles, la forme des épillets, celle des
caryopses et la présence des panicules axillaires, ne permettent pas de
la confondre avec l'E, minor Host.
La flore française compte done aujourd'hui quatre espèces d’Era-
grostis; nous en résumons les caractères dans le tableau synoptique
suivant :
de la panicule, s’allongent graduellement jusqu'à offrir 25-30-40 fleurs. Dans
ce cas, l’épillet présente à sa base des caryopses à différents degrés de maturité
et en même temps des fleurs en anthèse plus ou moins avancée ou en cours
de développement. Il n’est pas rare de voir les épillets atteindre ainsi 15-20 mm.
de longueur. Ajoutons que ce phénomène s’observe plus particulièrement dans
les cultures et que nous l’avons observé également sur les Eragrostis minor et
major.
(9) J. DAVEAU. UNE GRAMINÉE NOUVELLE. 659
ERAGROSTIS DE LA FLORE DE FRANCE
A. Panicule à rameaux alternes, etales même avant l’an-
thèse (à leur sortie de la gaine), non porlus à leur
point d'insertion et munis des leur base d’epillets
courtement pédicellés (pédicelle plus court que l'épillet).
* Feuilles bordées de tubercules glanduliformes ; glumes
ovales ; caryopses subspheriques, atténués à leur base ;
ramifications axillaires feuillées (E. VULGARIS Coss.
et Germ., Flore Paris).
Gaines glabres ou bordées de quelques
poils rares (indépendamment des toufies
de poils de l’orifice de cette gaine);
E. VULGARIS épillets linéaires oblongs, larges de
Boss et Gem 2 mn DE Sn see een 1. E. major Host
(Poa Eragrostis | Gaines couvertes sur toute leur surface
Bertol. Fl. Ita- | de poils mous qu’on observe cà et là sur
lica, p. 555!).| le limbe; épéllets plus étroits (à peine
2 mm.) que ceux de l'espèce précédente,
de longueur variable, plus ou moins
rlanceolesı...ne san la ee ere 2. E. minor Host
** Feuilles très finement dentées, mais non tuberculeuses
sur leurs bords; épillets linéaires souvent très al-
longés par acerescence; glumes lancéolées ; caryopses
oblongs, obliquement tronqués à la base. Gaines
glabres, rarement poilues (ou bordes de quelques
poils sur les bords verticaux, indépendamment des
touffes de poils de l’orifice supérieur); toutes les
gaines pourvues d'une petite panicule nue, exserte
ou incluse, insérée directement à leur aisselle; ja-
mais de ramifications aæillaires feuillées......... 3. E. BARRELIERI N.
B. Panicule d’abord contractée, à rameaux semi-verticilles,
à epillets appliqués même après l’anthèse, etales à la
maturité; rameaux nus dans leur moitié inférieure,
munis de quelques poils à leur point d'insertion;
pédicelle plus long que l’épillet ; glumes aiguës; ca-
EC DS oblongr eu... ee ei. PR ES net Een 4. E. pıLosa Beauv.
Observation. — Pour plus de clarté, nous avons conservé dans le cours
de cette note l’homogénéité spécifique de l’Eragrostis minor, qui n’est
distincte de l'E. major que par ses gaînes poilues et les dimensions moin-
dres de ses épillets. La concordance des principaux caractères de ces
deux espèces, tels que : la forme des caryopses, des glumes, la présence
660 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (10)
de tubercules glanduliformes sur le bord des feuilles, leur port, milite
réellement en faveur de leur réunion comme deux variétés d’un même
type (E. vulgaris Coss. et Germ.) ainsi que les auteurs de la Flore pari-
sienne l'avaient proposé en 1845. Avant eux, en 1833, Bertoloni avait
déjà réuni ces deux espèces sous le nom de Poa Eragrostis (conf. Berto-
loni Flor. ital. I, p. 555!). Par contre, il n’est pas possible de rattacher
VE. Barrelieri à V’une ou à l’autre de ces deux sous-espèces, nous avons
essayé de le démontrer en faisant ressortir l'importance de leurs carac-
tères respectifs.
Nous ajouterons que c’est à l'E. major Host que l’on doit réunir
l’Eragrostis brizoides Costa, qui en est une forme à peine distincte, et
non pas à l'E. minor comme M. Willkomm en émet, avec doute il est
vrai, la supposition. (Conf. Willkomm, Suppl. Prodr. fl. hisp., p. 221).
Août 1894.
uf
Ih
661
MONOGRAPHIE
MASSARIÉES DE LA SUISSE
A. DE JACZEWSKI
Extrait d’une Monographie générale des Pyrénomycètes suisses !.
Périthèces inferes, épars, groupés ou rarement cespiteux, nichés dans
l'écorce et la boursouflant, rarement émergents, le plus souvent restant
immerses. Ostiolum papilliforme. Asques oblongs, cylindriques ou en
massue avec paraphyses. Spores de formes variées souvent entourées
d’une couche hyaline mucilagineuse.
Cette famille est encore une des moins connue parmi les Pyrénomy-
cetes, peut-être à cause de la croissance infere des périthèces qui sont
généralement peu apparents. Il convient d'y faire rentrer la plupart des
espèces décrites par Otth sous le nom de Cladosphæria et qui sont si
hétérogènes qu’elles ont dû être réparties dans différentes familles, et que
quelques-unes doivent même être considérées comme les représentants
de genres nouveaux. La délimitation de la famille des Massariées est
assez difficile à établir en quelques mots. La présence du mucus autour
des spores n’est qu'un fait accidentel et ne peut rentrer dans la diagnose
générale, car beaucoup de Massariées typiques en sont dépourvus. C’est
par l’aspect général qu'un Massaria se détache des autres familles, plutôt
! Pour la classification générale des Pyrénomycètes, voir le travail du même
auteur paru dans le Bulletin de la Societé Mycologique de France, X, 189%, p. 13
et suivantes. — Les nombreuses figures qui doivent accompagner le texte parai-
tront dans la Monographie générale.
662 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
que par certains caractères spéciaux. La position toujours infère de leurs
périthèces qui dans quelques cas particuliers seulement se laissent aper-
cevoir par les fissures du périderme, leurs asques à membrane épaisse,
les distinguent suffisamment des Pleosporées. D'un autre côté ils se
rattachent aux Cucurbitariées.
De la manière dont nous l’envisageons ici la famille des Massariées se
divise en sept genres, dont voici la caractéristique :
CLEF DES GENRES
12° Sporessunicellulairesaee.. 0.2 a 2.
Spores;clo1sonneesu Dar. en er a ee 3.
2. Spores cylindriques, arquees; périthèces velus groupés.... Enchnoa.
Spores ellipsoides, entourées de mucilage, avec appendice,
PEerichecessepars rn a See Pseudomassaria.
3. Spores munies d'une seule cloıson.......... 2......... Massariella.
Spores munies deplusieurs cloisons eme 270 C ONE L.
L. Spores munies de cloisons transversales et longitudinales.. Pleomassaria.
Spores munies seulement de cloisons transversales, ....... 9.
5. Spores ellipsoides ou plus ou moins oblongues, hyalines ou
COLOTEES TS ER AS LE HE a ee Massaria.
Spores cylindriques, arquées, brunes................... Cladosphæria.
Spores fusiformes-oblongues, hyalines.................. Ophiomassaria.
Genre ENCHNOA Fries.
Périthèces par petits groupes sous l’&corce, velus, de consistance dure,
globuleux puis déprimés. Asques cylindriques pédicellés, entourés de
paraphyses, spores cylindriques, arquees, hyalines ou brunes, unicel-
lulaires.
Une seule espèce en Suisse.
1. Enchnoa infernalis Saccardo.
Syn. Spheria infernalis Kunze.
Spheria Glis. Berk. et Br.
Enchnoa Glis. Fuckel.
Herbiers. — Berne-Morthier.
Jack. Herb.
Exsic. Fuckel, Fungi Rhenani 2252.
Peritheces assis sur un subiculeum feutré abondant et entourés
d’hyphes brunes radiées, divergentes, enfouis sous l'écorce, sur le hois,
par petits groupes, hémisphériques, noirs, membraneux, déprimés,
(3) A. DE JACZEWSKI. MASSARIEES DE LA SUISSE. 663
ombiliqués par la suite. Asques subfusiformes, longuement pédicellés, de
60-70/12-16 „ (pars sp.), entourés de paraphyses filiformes. Spores au
nombre de huit dans l’asque, sans ordre ou sur deux rangs, unicellulaires,
hyalines, arquées, subhyalines brunätres de 16-20/4-5 ».
Sur Quercus, Juglans, etc...
Otth (Steffisburg, canton de Berne) Morthier (Corcelles, Peseux, canton
de Neuchâtel).
Les exemplaires d’Otth sur Quercus donnent 20/5 » pour les spores,
sur Juglans-i8/% »; d'après Otth dans ces derniers les spores descendent
même jusqu’à 13/4 u.
Genre PSEUDOMASSARIA Jacz.
Perithèces épars ou par petits groupes, totalement inferes et restant
tels. Ostiolum papilliforme. Asques en massue, pédicellés entourés de
paraphyses. Spores par huit dans l’asque sur deux rangs indistinets, sub-
hyalines, jaunâtres, ellipsoïdes, unicellulaires, entourées d’un mucus
hyalin qui se prolonge en appendice arrondi à la base.
Une seule espèce.
1. Pseudomassaria chondrospora Jacz.
Syn. Spheria chondrospora Césati.
Cryptospora chondrospora Rehm.
Cryptospora limitata Kunze.
Cryptosporella chondrospora Saccardo.
Cladosphæria chondrespora Nitschke.
Herbiers. — Berne.
Périthèces inferes, nichés sous l’épiderme boursouflé, totalement
immerses, globuleux, épars ou réunis par deux, trois; noirs, carbo-
nacés, à ostiolum papilliforme ne proéminant pas. Asques en massue
oblongs, atténués en un pédicelle, entourés de paraphyses filiformes,
de 90-120/18-22 „. Spores sur deux rangs, ellipsoïdes, subhyalines, jau-
nâtres, unicellulaires, entourées d’une enveloppe hyaline mucilagineuse
qui se prolonge en un appendice arrondi large, de 20/8 „ sans appen-
dice, et 25 „ de long avec l’appendice.
Sur les branches mortes de Tilia.
Otth (environs de Berne).
Cette curieuse espèce n’a pas été bien décrite jusqu'à présent. D'abord
avec la meilleure volonté du monde il n’est pas possible de découvrir la
moindre trace de stroma. Il est donc impossible de considérer ce cham-
66! BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (©)
pignon comme un Gryptospora ainsi qu'on l'a fait jusqu'ici. Ce n'est pas
le premier exemple d'un Pyrénomycète simple classé parmi les Compo-
sees > La position infère du périthèce et la forme des asques indiquent
clairement qu'il est de la famille des Massariées, mais la forme de ses
spores vraiment toute parliculière nécessite la création d'un nouveau |
genre, Je ne crois pas en effet que l'on puisse envisager, comme le font
Winter et Niessl, la spore comme bieellulaire et la cloison supposée est
bien la fin de la spore. Ceci est neltement indiqué par ce fait qu'il
n'existe un double contour qu'à partir de cette cloison tandis que l'appen-
dice n'a pas de double contour, L'identité des exemplaires d'Otth avec le
champignon généralement décrit comme Cryptospora chondrospora est
complète, Otth donne pour les spores 29-30/10-12 x (avec l'appendice)
tandis que sur les mêmes échantillons je trouve une moyenne de 25/8 x.
Genre MASSARIELLA Spee.
u ee ze
Périthèces infères, restant toujours Immerses, recouverts par l’öpiderme
plus ou moins boursoulle, à ostiolum papilliforme. Spores oblongues,
ollipsoides, bicellulaires, brunes ou subhyalines, entourées ou non de
mucilage.
CLEF DES ESPÈCES
1. Spores subhyalines, naviculées; sur Sambueus .......... M. exiqua.
Spores brunes pyriformes ou ellipsoïdes ..,.,....,,1. 0. 2.
2, Spores pyriformes à loges très imégales. . ............... M. Gurreyr.
Spores ellipsoïdes à loges égales... ...,.,.444444 444400, 3.
DIHDONLEI CET: UHRDESINR St SS a RSS D IHK M, microspora.
SUR DDR SR OS OS RE ET EU M. Bufonia.
DURS RD ISS ON RE rg VA SU M NIMES U IS 4.
NUITS Tameaux 06 PPARUS LS CR RU se ir an M, vibratilis.
SU OO Up SU (NT LU NS RENE RE A LA SA PET AR M. Rose.
SUBITSIMERUEUB DURE STE NUS RR RACINE M. Lilacis.
Sur rameaux de Piburnum Lantana. .... 0.40, 088 M. lantanteola.
1. Massariella exigua Jacz.
Syn. Dermatosphæria exigua OUh. !
Herbiers, — Berne.
Périthèces petits, globuleux, infères, recouverts par le périderme et
niches dans l'écorce, à ostiolum papihforme. Asques en massue, subses-
siles, entourès de paraphyses, de 85/12,5 x. Spores bicellulaires, navi-
(5) A. DE JACZEWSKL MASSARIÉES DE LA SUISSE. 665
culées, subhyalines, verdätres, de 20/4 » entourées d’une enveloppe
hyaline mucilagineuse.
Sur Sambucus racemosd.
Otth (Berne).
Par la forme de ses spores et leur couleur, cette espèce tranche assez
fortement sur les autres, et elle semblerait plutôt une Pleosporde-Didymo-
spheeria ou Leptosphäeria Sy avait un cloisonnement subsöquent. Gepen-
dant par ses périthèces on ne saurait mieux la rattacher qu'aux Massa-
riees, Les spores sont aussi entourées d’une couche mucilagineuse,
2. Massariella Curreyt Saccardo
Syn. Spheria Tiliæ Currey.
Massaria Gurreyi Tulasne.
Sphæropsis olivacea OÙh.
Haplasporum filamentosum OÙ.
Herbiers. — Berne. L. Fischer.
État pyenoide.
Pyenides immerses, à ostiolum papilliforme. Stylospores oblongues,
ellipsoides obtuses, unicellulaires, rarement biloculaires, brunes de
21-26/8-9 », sur des stérigmates hyalins allongés, entremeles de fila-
ments filiformes flexueux.
[tat ascosporé.
Peritheces plus ou moins épars, Inferes, immerses complètement dans
le parenchyme cortical, boursouflant le periderme, globuleux, à ostiolum
papilliforme, Asques en massue, allongés, atténués en pédicelle à la base,
de 450-200/25-35 entourés de paraphyses filiformes. Spores sur un ou
deux rangs, pyriformes, bicellulaires, à loges très inégales et fortement
étranglées, de 30-40/12-14, entourées d’une large enveloppe mucila-
gineuse, brunes,
Sur les branches de Tilia.
Oth (Steflisburg et Berne).
Les périthèces de cette espèce sont très gros. La forme des spores est
tout a fait caractéristique. Celles-ci sont d’après mes mesures de
32,5-36/12,5-14 ». OU les a vues de 34-39/14 7.
‘
3. Massariella microspora Jacz.
Syn. Cladosphæria microspora Nitschke,
Périthèces inferes, immerses dans l'écorce, suborbiculaires déprimés,
boursouflant lépiderme qui est noirei, à ostiolum papilliforme, émergent
à peine. Asques cylindriques, entourés de paraphyses filiformes. Spores
BULL, HERB. BOISS., novembre 186%. A6
666 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
sur un rang, obliques dans l’asque, oblongues, obtuses, biloculaires,
brunes, de 17-19/6 » avec une gouttelette d'huile dans chaque loge.
Sur les branches mortes d’Acer campestre.
Otth (Berne).
Je n'ai pas trouvé cette espèce à l’herbier de Berne, et en donne la
description d’après Otth dont les observations sont toujours très exactes.
Il paraît évident que c’est un Massariella.
4. Massariella bufonia Speg.
Syn. Spheria bufonia Berk. et Br.
Massaria bufonia Tulasne.
Peritheces épars ou groupés, inferes, immerses dans l'écorce, recou-
verts par le périderme boursouflé, subglobuleux-déprimés, assez gros,
percé d'un ostiolum papilliforme. Asques cylindriques oblongs, subses-
siles, de 200-250/17-19 » entourés de paraphyses filiformes. Spores sur
un seul rang dans l’asque, subeylindriques ellipsoides, bicellulaires, légè-
rement étranglées à la cloison, brunes, opaques, entourées d’une enve-
loppe hyaline mucilagineuse, de 25-35/9-12 r,
Sur les branches mortes du Quercus.
Otth (Steffisburg près Berne).
5. Massariella vibratilis Sacc.
Syn. Cladosphæria Berkeleyi (Auerswald) Nitschke.
Sphæria occulta Otth.
Diplodia Cerasorum Fuckel.
Herbiers. — Berne.
Etat stylospore.
Pycnides globuleux, gros, immerses, épars; stylospores oblongues,
brunes, opaques, bicellulaires de 20/8 ».
État ascosporé.
Périthèces groupés, infères, recouverts par le périderme boursouflé,
hémisphériques, déprimés, gros, noirs, à ostiolum papilliforme. Asques
cylindriques, attenues en pédicelle à la base, de 160-170/14-20 » entou-
rés de paraphyses filiformes. Spores sur un seul rang obliques dans
l’asque, brunes, oblongues, bicellulaires, avec léger étranglement à la
cloison, de 17-26/6,5-9 » entourées d’une couche hyaline mucilagineuse.
Sur les branches de Prunus.
Otth (Steffisburg et Bremgartenwald près Berne), sur Prunus Avium
et sur Prunus spinosa-Winter (Zurich).
Les échantillons d’Otth sur Prunus spinosa sous le nom de Sphæria
Rn
(7) A. DE JACZEWSKI. MASSARIEES DE LA SUISSE. 667
occulta ne présentent pas de difference avec le Mass. vibratilis typique.
Les spores sont de 19/6,5 ». Sur Prunus Avium les spores étaient de
22,5/8 u.
6. Massariella Rose Jacz.
Syn. Cladosphæria Rose Otth.
Herbiers. — Berne.
Périthèces plus ou moins épars, assez denses, infères, recouverts par
le périderme boursouflé, lenticulaires-aplatis, à ostiolum papilliforme
proéminent à peine. Asques cylindriques, entourés de paraphyses fili-
formes. Spores sur un seul rang, imbriquées, brunes, oblongues, droites
ou inéquilatérales, obtuses aux deux bouts, bicellulaires sans étrangle-
ment, de 17-20/6-7 ».
Sur les branches de Rosa.
Otth (Hardlisberg et Steffisburg, canton de Berne).
La moyenne de mes mesures faites d’après les échantillons d’Otth
donne pour les spores 18/6 ».
7. Massariella Lilacis Jacz.
Syn. Cladosphæria Lilacis Otth.
Herbiers. — Berne.
Périthèces épars mais denses, petits. globuleux, immerses, recouverts
par le périderme qui est boursouflé, à ostiolum papilliforme ne proémi-
nant pas. Asques subcylindriques, atténués en pédicelle à la base,
entourés de paraphyses agglutinés. Spores sur un seul rang, imbriquées.
quelquefois sans ordre, oblongues, obtuses aux deux bouts, brunes, bilo-
culaires sans étranglement. de 18-22/11 ».
Sur les branches de Syringa vulgaris.
Otth (environs de Berne).
8. Massariella Lantanicola Jacz.
Syn. Cladosphæria Lantanicola Otth.
Herbiers. — Berne.
Périthèces épars en masses denses, infères, recouverts par le péri-
derme boursouflé, subglobuleux déprimés, à ostiolum papilliforme, ne
proéminant pas. Asques cylindriques atténués en pédicelle à la base.
entourés de paraphyses filiformes. Spores sur un seul rang, oblongues,
ellipsoides, obtuses aux deux bouts, brunes, opaques, biloculaires avec un
léger étranglement, de 18-22/9-10 x.
Sur les branches de Viburnum Lantana.
Olth (Weissenburg, canton de Berne).
668 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8}
Genre MASSARIA De Notaris
Périthèces infères, immerses dans l'écorce et recouverts par le péri-
derme boursoufflé, rarement émergeants, épars, groupés, plus rarement
cespiteux, à ostiolum papilliforme. Asques en massue, ou cylindriques,
sessiles ou pédicellés, le plus souvent à membrane fortement épaissie au
sommet, entourés de paraphyses filiformes. Spores hyalines ou brunes,
ellipsoides ou oblongues à plusieurs cloisons transversales, souvent
entourées d’une enveloppe hyaline mucilagineuse.
CLEF DES ESPÈCES
1. Spores composées de deux cellules internes brunes, et de
deuxsexternes hyalines 21... ae. M. bicolor.
SDOFESACONCOLO ESS HR ee SS Re AR 2.
2. Spores hyalines ou subhyalines, à trois eloisons....... 3.
Sporesäbrumes; rn. Le as. he
DA ROULE SAT ORE SRE NEA CET RUE a er Re Rene h.
SACS IDUISSONS nase le ee N Do
L. Sur Fagus ; spores de 38-45/13 x; brunätres.......... M. lunulata.
Spores hyalines, de 28 et plus sur 8-9 », sur Fagus et betula M. eburnea.
Sur Almassporeside 20 23/5ra 0. 2... ne... M. Alni
5. Sur Ligustrum spores de 18-22/4,5-6 #............... M. Ligustri.
Sur Lonicero, spores de 16-17, 5/65 ..........2....... M. mamma.
SULEOLNUSEN N ee ee le 6.
62, Spores.des36/ lau 0 ae M. Corni.
SDORESUEMIS) 0 De De AA ANS AR AAA AN EE M. Winteri.
7. Spores entourées de mucilage, à membrane échinulée. .. M. Berberidicola.
Spores entourées ou non de mucilage, à membrane lisse. 8.
87. Spores a. deuxcloisonsstransversales AN M on. D
Sporessa plus de,deuxeloisonsea rn nen“ 10.
9. Stylospores cylindriques; spores à mucilage non étranglé
aulaxcloison: sun Ulmusı nee M. fœdans.
Stylospores pyriformes; spores à mucilage fortement
étranglé vis à vis de la cloison médiane, sur Fagus... M. loricata.
ADS DOTE AMOICIDISONS ARR AA TU TN tetes rt 11.
SDOrESNA RO CIOISON SR Be na en 12.
11. Sur Betula, spores de 50-75/14-20 x... .............. M. Argus.
Sur Tilia, spores de 45-d5/13-16 y .................. M. heterespora.
Sur Platanus, spores de 55-70/16-20 # ............... M. Platani.
12. Asques longuement pédicellés ; sur Fagus............. M. stipitata.
Asquesisessilestoussuhsessilesae m re ee 13.
(9) A. DE JACZEWSKI. MASSARIEES DE LA SUISSE. 669
49° Spores.de plus de Wredelong...................... 14.
Spores ne dépassant pas 30 » au maximum............ 15.
414. Sur Ulmus, spores de 60-74/13-19 » ................. M. Ulmi.
Sur Fagus périthèces cespiteux, émergents, spores de
PRG LS en ee ae PA PA a TA M. macrospora.
Sur Acer Pseudoplatanus; spores étranglées de 44-62/16-
DL A AO SR A ER NE AN OR M. Pupula.
Sur Acer, Pyrus,Cornus, Lantana;sporesde75-90/20-32:. M. Inquinans.
15° Surdles arbres Ets ar As ya ne 16.
SUPAESDUISSONS Eee AU een et suit. 17.
16. Sur Trlia, spores de 19-30/7-8 sans étranglement ...... M. Fuckeliv.
Sur Acer, Platanuset Tilia, spores de 21-23/5-6 x, étran-
glées a laxeloisonmedianen.. een... M. platanicolu.
Spores cylindriques, de 19-23/8 », sur Fagus ......... M. subpustulosu.
172 Sur Rosa, spores de 24/8-10/u 02120" nee. M. marginata.
Sur Sambucus, spores de 17-20/5 @.................. M. hirta.
SUTICONNUS iSporesite 23-20/0u =. . na een M. Otthit.
SuriRübes; spores de 10/0 ku... en ne se: M. Saccardiana.
Surssalı2, sporessde 46/8 ar un. ee: M. cinerea.
Sur Hippophe, spores de 15-22/7-9 &................ M. Hippophe.
1. Massaria bicolor Jacz.
Herbiers. — Berne (sub nomine Massariæ Fuckeli).
Périthèces globuleux, inferes, immerses dans l'écorce, recouverts par
le periderme boursouflé, à ostiolum papilliforme. Asques en massue,
oblongs, entourés de paraphyses filiformes. Spores subfusiformes ellip-
soïdes, obtuses aux deux bouts, arrondies, à trois cloisons avec étrangle-
ment, les deux cellules médianes brunes, les deux extrêmes hyalines, de
20-25/9-10 z avec une enveloppe mucilagineuse hyaline.
Sur les branches de Tilia.
Otth (environs de Berne).
Cette espèce se distingue aisément du Massaria Fuckeli par ses cel-
lules extrêmes hyalines, et le fort etranglement aux cloisons. Les cellules
externes sont beaucoup plus minces que les autres.
2. Massaria lunulata Tulasne.
Syn. Massarina lunulata Saccardo.
Herbiers. — Berne.
Périthèces globuleux ou ellipsoides, inferes, immerses dans l'écorce,
recouverts par le périderme boursouflé, plus ou moins groupés à ostio-
lum papilliforme. Asques très amples, oblongs, de 160-100/20-25 x
670 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10}
entourés de paraphyses filiformes. Spores sur un seul rang, imbriquées,
subhyalines, brunâtres, subfusiformes, obtuses aux deux bouts, arrondies,
à trois cloisons avec étranglements, les deux cellules extrêmes beaucoup
plus petites et plus étroites, de 38-60/13-19 z, entourées d’une large enve-
loppe hyaline mucilagineuse. Spores droites ou arquées.
Sur les branches de Fagus.
Oith (Bremgartenwald pres Berne).
3. Massaria eburnea Tulasne.
Syn. Spheria Pupula var. minor Desmaz.
Massarina eburnea Saccardo.
Gladospheria fuscidula Otth.
Herbiers. — Berne. Morthier.
Jacz. Herb., 861. 1063.
Exsic. Wartm. et Wint. Schw. Krypt. 827.
Périthèces lenticulaires, immerses, recouverts par le periderme bour-
souflé, opaques, noirs, glabres ou légèrement velus, à ostiolum papilli-
forme ne proéminant pas. Asques en massue, subsessiles, à membrane
fortement épaissie au sommet, de 135-160/20-30 x, entourés de para-
physes filiformes. Spores sur deux rangs dans l’asque, subfusiformes,
oblongues, obtuses et arrondies aux deux bouts, arquées ou droites, hya-
lines, à trois cloisons avec étranglements et une goutte d’huile dans cha-
que loge, de 28-42/12-15 » avec une large enveloppe hyaline mucilagi-
neuse.
Sur les branches de Fagus.
Jacz. (Chaudron près Montreux, Vaud). Morthier (Peseux, canton de
Neuchâtel, aussi à Montmollin, Rochefort et au Creux du Vent). Otth
(Steffisburg et Bremgartenwald près Berne).
A. — Forma Coryli.
Herbiers. — Morthier.
Sur Corylus. Morthier (Rochefort, canton de Neuchâtel).
Spores de 30/8 ».
B. — Forma Platanı.
Herbiers. —Berne.
Otth (Steffisburg pres Berne).
Les mesures des échantillons d’Otth à l’herbier de Berne donnent pour
les spores une longueur de 34-40/12-16 » et pour les asques une largeur
de 25 ». Les échantillons du même des Exsic. de Wartmann donnent
(il) A. DE JACZEWSKI. MASSARIEES DE LA SUISSE. 671
pour les asques 155/30 x et pour les spores 32-35/12,5 . Tulasne qui
avait done des mesures analogues avait donc raison et ses mesures étaient
prises sans mucilage à l'encontre de ce que suppose Winter (Die Pilze,
IF, p. 540). Otth attribue à cette espèce comme synonyme, M. Epiphegia
Niessl ce qui n’est pas exact, ce synonyme se rapportant au M. macrospora
Desmaz. :
Le Hendersonia macrospora Otth, qu’Otth considère comme la forme
pyenoide de ce champignon est synonyme de A. loricata Sacc. et Roum.
et paraît la forme pycnoide de H. loricata.
Le Cladosphæria fuscidula Otth est aussi synonyme de M. eburnea. Les
échantilions sur Platanus ne différent aucunement de la forme type. On
considère généralement le Rhabdospora princeps Saccardo (syn. Septoria
princeps Berk. et Br.) à stylospores hyalines,sub cylindriques, de 50/16 x
avec 6-8 cloisons comme la forme pycnoïde de M. eburnea. Cependant
Brefeld ne l’a jamais obtenu dans ses cultures, qui ne lui ont fourni que
des pyenoides contenant des stylospores hyalines, ovoides, de 7-10/3 »,
unicellulaires avec deux gouttelettes d'huile. Des pycnides analogues se
retrouvent encore selon Brefeld chez Massaria Arguss, M. Pupula et chez
Pleomassaria siparia.
". Massaria Alni Jacz.
Syn. Ephiphegia Alni Nitschke.
Herbiers. — Berne.
Périthèces cespiteux, infères, proéminents en groupes par des déchi-
rures de l’épiderme, carbonacés, noirs, subglobuleux, à ostiolum papilli-
forme. Asques subeylindriques en massue, subsessiles, entourés de para-
physes filiformes, de 90/10 x. Spores fusiformes, oblongues, hyalines,
arquées, à trois cloisons, fortement étranglées au milieu, de 20-23/5 ».
Sur Almus.
Otth (Steffisburg pres Berne).
Cette espèce constitue avec M. macrospora le passage des Massariées
aux Cucurbitariées. On y trouve déjà la réunion des périthèces en groupe
cespiteux, et les périthèces au lieu de rester enfouis dans l’écorce émer-
gent par des déchirures. Cependant la structure de l’hyménium est
encore du type des Massaria et l'absence complète de stroma démontre
que nous avons à faire à des Pyrénomycètes simples.
672 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (12)
D. Massaria Ligustri Jacz.
Syn. Gladospheria Ligustri Oh.
Herbiers. — Berne.
Périthèces épars en masses denses, inferes, immerses dans l'écorce,
recouverts par le périderme, globuleux, à ostiolum papilliforme. Asques
en massue, amples, subsessiles, à membrane épaissie au sommet, de
80/18,5 » entourés de paraphyses filiformes plus longs que les asques.
Spores sur deux rangs dans l’asque, subhyalines, verdätres, fusiformes,
oblongues, à trois cloisons, fortement étranglées au milieu, de 18-22/4,5-62.
avec quatre gouttelettes d'huile.
Sur les branches de Ligustrum commune.
Otth (Steffisburg près Berne).
6. Massaria mamma Jacz.
Syn. Spheria mamma var. Loniceræ Wallroth.
Cladosphæria mamma Otth.
Herbiers. — Berne.
Peritheces infères, immerses dans l'écorce, recouverts par le pé-
riderme boursouflé ; proéminents, à ostiolum papilliforme. Asques
cylindriques, subsessiles, entourés de paraphyses filiformes. Spores
hyalines sur un seul rang dans l’asque, à trois cloisons, de 17,5/6 x
étranglées.
Sur les branches de Lonicera nigra.
Otth (Bremgartewald près Berne).
Il est probable que cette espèce soit synonyme de Leptosphæria corti-
cola Fuckel.
7. Massaria Gorni Fuckel.
Syn. Massaria Corni Saccardo.
Exsic. Kunze Fungi selecti 338 (pr. p.).
Périthèces groupés, infères, immerses dans l'écorce, recouverts par
le periderme qui est boursouflé, subglobuleux, petits, noirs, finement
duveteux, à ostiolum papilliforme, obtus. Asques oblongs sessiles, de
112/24 2, entourés de paraphyses. Spores sur deux rangs, fusiformes
oblongues, arquées, obtuses aux deux bouts, à trois cloisons avec étran-
glements, hyalines, de 35/12 z avec une gouttelette d'huile dans chaque
loge.
(15) A. DE JAUZEWSKI. MASSARIÉES DE LA SUISSE. 673
Sur les branches de Cornus sanguinea.
Winter (Zurichperg près Zurich).
Les exemplaires que j'ai examiné étaient vides; la description est faite
d'après Winter.
8. Massaria Winteri Rehm.
Exsic. Kunze Fungi selecti 338 (pr. parte).
Périthèces petits, nichés sous l’épiderme, le brunissant et le boursou-
flant. Spores fusiformes, droites, amincies aux bouts, bicellulaires avec
deux gros noyaux dans chaque loge, étranglées au milieu, hyalines, de
18/35 z, sur deux rangs et par huit dans des asques en massue de
60/18 ». Paraphyses rameux. Périthèces bruns.
Sur les branches de Cornus sanguinea.
Rehm (in Exsic. Winteri).
La description est donnée littéralement d'après Rehm. (Hedwigia 1889,
p. 60), car comme je l’ai dit je n’ai trouvé ni cette espèce ni la précédente
sur les échantillons de Winter que j'ai pu me procurer. Rehm (loc. cit)
décrit du reste le Massaria Gorni un peu différemment que Winter et
Fuckel.
9. Massaria Berberidicola Jacz.
Syn. Cladosphæria Berberidicola Otth.
Herbiers. — Berne.
Périthèces plus ou moins groupés, d’abord complètement immerses,
puis émergents, subglobuleux deprimes, a ostiolum papilliforme, d’abord
caché sous l’epiderme boursouflé. Asques en massue, subsessiles,
entourés de paraphyses filiformes. de 180/25 ». Spores sur un rang en
bas, sur deux rangs en haut de l’asque, d'un brun clair, transparentes,
plus ou moins arquées, ellipsoides, amincies aux deux bouts. à trois cloi-
sons avec étranglements, munies d’une gouttelette d'huile dans chaque
loge, entourées d’une enveloppe mucilagineuse hyaline, de 34-38/12-14 »,
à membrane fortement verruqueuse.
Sur les branches de Berberis vulgaris.
Otth (Thoune et Berne).
Espèce très caractéristique par la membrane sporifére verruqueuse.
Le mucus finit par disparaître avec l’âge. Mes mesures donnent en
moyenne pour les spores 37,5/12,5 ».
67% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (14)
19. Massaria fedans Fuckel.
Syn. Spheria fedans Fries.
Spheria amblyospora Berk. et Br.
Splanchnonema pustulatum Cora.
Hendersonia Ulmi Otth.
Hendersonia Ulmicola Cooke.
Herbiers. — L. Fischer. Berne. Morthier.
Exsic. Schw., Krypt., Wartm. et Schenk 623.
Thuemen Mycoth. Univ. 2061.
Etat stylosporé.
Pycnides immerses, subglobuleux, gros, recouverts par le periderme
boursouflé, à ostiolum papilliforme. Stylospores oblongues, subeylindri-
ques, arrondies aux deux bouts, brunes, à 1-2 cloisons, sans étrangle-
ment, de 52-58/13-16 », entourées d’une enveloppe hyaline mucila-
gineuse.
État ascosporé.
Périthèces groupés, inferes, immerses dans l'écorce, recouverts par
le périderme boursouflé, subglobuleux, noirs assez gros, à ostiolum papil-
liforme. Asques en massue, subsessiles, à paroi fortement épaissie au
sommet, de 180-200/40-45 », entourés de paraphyses filiformes, et conte-
nant 2-4-7-8 spores pyriformes oblongues, sur deux rangs, à deux cloi-
sons, avec étranglements, à loges inégales, brunes opaques, la loge infé-
rieure de couleur plus pâle, de 48-55/18-24 », entourées d’une enveloppe
hyaline mucilagineuse très faiblement étranglée à la cloison médiane.
Sur les branches d’Ulmus.
Otth (environs de Berne). Morthier (Gorges du Seyon, Combe de Malle-
vaux, canton de Neuchâtel).
D’après Otth la difiérence entre M. fedans et loricata serait constituée
par la difference dans l’état pycnoide et par ce fait que dans le premier
la couche mucilagineuse n’est pas du tout ou seulement très peu étran-
glée à la cloison médiane. S'il est démontré que les Hendersonia consti-
tuent réellement l’état pyenoïde de Massaria la première difference a sa
raison d’être; quant à la seconde, elle est fort peu appréciable et ne
constitue certainement pas un caractère spécifique, elle ne suffirait
même pas à établir une forme. Les spores de la seconde espèce sont plus
petites que celles de la première; en somme ce qui seul les différencie
c’est le substratum et ceci ne me paraît guère suffisant pour distinguer
les espèces.
N
(15) A. DE JACZEWSKI. MASSARIEES DE LA SUISSE. 675
Le Hendersoniau Ulmicola Cooke doit être identique au Hendersonia
Ulmi d’Otth, mais ce dernier nom a la priorite.
Les échantillons de Thuemen ne montrent guère que la forme pyc-
noide. Ceux de Wartmann ont au contraire la forme ascosporée. Mes
mesures m'ont donné une moyenne de 185/40 » pour les asques, et de
50/22 ». pour les spores.
11. Massaria loricata Tulasne,
Syn. Massaria Fagi Fuckel.
Massaria fedans forma faginea Saccardo.
Hendersonia pyriformis Otth.
Hendersonia loricata Sace. et Roum.
Herbiers. — Berne. Morthier.
Etat pycnoide.
Pycnides groupés, inferes, immerses dans l'écorce, recouverts par
le periderme boursouflé, globuleux, gros, brunätres. Stylospores pyri-
formes, brunes, à deux cloisons, la cellule supérieure plus grande, l’infé-
rieure petite subhyaline, sans étranglement, de 22-28/12-16 ».
État ascosporé.
Peritheces infères, immerses dans l'écorce, recouverts par le péri-
derme boursouflé, subglobuleux déprimés, noirs, à ostiolum papilliforme.
Asques en massue, oblongs, subsessiles, de 150-200/25-30 », entourés de
paraphyses filiformes. Spores sur deux rangs dans l’asque, pyriformes,
brunes, à trois loges, la supérieure plus grande, étranglées aux cloisons,
de 30-45/10-16 », entourées d’une enveloppe hyaline mucilagineuse,
étranglée aux cloisons.
Sur les branches de Fagus.
Morthier (bois de Peseux, sub nomen M. Fagi). Otth (environs de Berne,
Bremgartenwald).
Les échantillons d’Otih me donnent 32-37/11-13 » pour les spores. Le
Hendersonia pyriformis Otth est évidemment synonyme de H. loricata
Sacc. et Roum., mais il a la priorité ; les mesures de cette forme pycnoide
sont de 28,5/12,6 », d’après les échantillons de Fuckel, distribués dans
les Fungi rhenani 2444, et provenant d'Allemagne. Ces échantillons por-
tent le nom de M. Fagi Fuckel, mais je me range complètement à l'avis
de Winter qui considère cette espèce comme synonyme de M. loricata,
parce que la troisième cloison dont parle Fuckel est accidentelle.
676 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (16)
12. Massaria Argus Fresenius.
Syn. Spheria Argus Berk. et Br.
Massaria Niessleana Rehm (sec. Winter).
Herbiers. — Morthier. Berne.
Périthèces groupés plus ou moins, inferes, immerses dans l'écorce
et recouverts par le periderme qui est boursouflé, subglobuleux déprimés
assez gros, noirs a ostiolum papilliforme. Asques en massue, amples, de
180-200/36-44 », entourés de paraphyses filiformes. Spores sur deux
rangs dans l’asque ou sans ordre, oblongues en massue, à cinq ou six
cloisons, fortement étranglées vers le milieu, de 55-65/12-14 » entou-
rées d’une enveloppe mucilagineuse.
Sur les branches de Betula.
Morthier (les Planches, Val de Ruz, canton de Neuchâtel). Otth (environ
de Berne).
Les échantillons de Berne m'ont donné pour les spores 55-63/12-14 »,
tandis que Winter, d’après les échantillons anglais, indique 50-74/14-20 +
en disant que les spores provenant d'échantillons allemands sont plus
petites.
On considère généralement comme forme pyenoide le Hendersonia
polycystis Berk. qui vient sur le même substratum, mais qui est aussi
attribué au Pseudovalsa lancifor mis.
13. Massaria heterospora Otth.
Herbiers. — Berne.
Peritheces inferes, immerses dans l’ecorce, recouverts par le péri-
derme boursouflé, épars, subglobuleux déprimés à ostiolum papilliforme.
Asques amples, en massue, subsessiles, de 200/30 » entourés de para-
physes filiformes. Spores grandes, brunes, oblongues, subfusiformes,
divisées en deux moities inégales et très fortement étranglées. La moitié
supérieure se divise en deux à quatre loges; la moitié inférieure contient
de une à trois loges. Les spores sont de 44-55/ 13-16 » entourées d’une
enveloppe mucilagineuse hyaline.
Sur les branches de Tilia parvifolia.
Otth (environs de Berne).
Otth dit qu'il se trouve quelquefois dans la moitié supérieure de la
spore une cloison oblique ou longitudinale. J’ai examiné ses échantillons
sans cependant retrouver de cloison longitudinale. Mais si le fait se con-
firme l’espèce devra être rapportée au genre Pleomassaria.
Er"
(17) A. DE JACZEWSKI. MASSARIÉES DE LA SUISSE. 677
14. Massaria Platani Cesati.
Syn. Hendersonia Desmazieri Montagne.
Hercospora pupula var. Platanı Fries.
Staganosporinm Platani Preuss.
Herbiers. — Berne. Morthier. L. Fischer.
Jacz. Herb. 1125.
Exsic. Wartm., Winter, Schw., Krypt. 728.
État pyenoide.
Pycnides immerses dans l’écorce, confluents, subglobuleux, déprimés,
noirs, à ostiolum papilliforme. Stylospores pyriformes, oblongues, brunes,
à quatre loges, de 46-45/20 ».
État ascosporé.
Périthèces groupés ou épars, inferes, immerses dans l'écorce, recou-
verts par le periderme boursouflé, subglobuleux, déprimés, noirs, assez
gros, à ostiolum papilliforme. Asques en massue, amples, subsessiles, de
200-220/35-50 », entourés de paraphyses filiformes. Spores oblongues en
massue, un peu pyriformes, à cinq cloisons, étranglées à la seconde,
brunes, de 50-65/15-19 », entourées d’une large enveloppe mucilagi-
neuse hyaline.
Sur les branches de Platanus.
Morthier (Colombier, canton de Neuchâtel). Otth (environs de Berne).
Mes mesures d’après les échantillons d’Otth me donnent 60/17,5 »
pour les spores. Otth indique 50-63/15-18 ».
15. Massaria stipitata Fuckel.
Syn. Cladosphæria leucostigma Otth.
Herbiers. — Berne.
Périthèces groupés, infères, immerses dans l'écorce et recouverts
par le périderme noirci et boursouflé, subglobuleux déprimés, à ostiolum
papilliforme. Asques en massue, longuement pédicellés, de 30/11,5 x
(pars sp. 60 ».) entourés de paraphyses filiformes. Spores sur deux rangs,
brunes, oblongues, subfusiformes, à trois cloisons, un peu arquées, de
17-19/5-6 ».
Sur les branches de Fagus et de Platanus.
Otth (Berne et Steffisburg).
Les échantillons d’Otth sous le nom de Cl. leucostygma se rapportent
evidemment au M. stipitata. Les mesures sont teiles que je les ai don-
ne6s ici; sur les exemplaires des Fungi Rhenani provenant d'Allemagne
les asques ont 112 » de long et 62/12 » pars sp.; les spores sont 18,5/5 r.
Iln’y a pas d’etranglements proprement dits, mais la deuxième cellule
est plus large que les autres et proémine.
678 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (18)
16. Massaria Ulmi Fuckel.
Syn. Macrodiplodia Ulmi Saccardo.
Etat stylosporé.
Pycnides infères, immerses dans l'écorce; stylospores lancéolées-oblon-
gues, bicellulaires, brunes, étranglées à la cloison, entourées d’une enve-
loppe hyaline mucilagineuse, de 64/26 ».
Etat ascosporé.
Peritheces groupés, inferes, immerses dans l’&corce, recouverts par le
périderme boursouflé, subglobuleux déprimés, noirs, à ostiolum papilli-
forme. Asques oblongs, entourés de paraphyses. Spores sur deux rangs,
subeylindriques-fusiformes, oblongues, à trois cloisons, brunes, étran-
glées, avec une grosse goutte d'huile dans chaque loge, de 60-74/16-18 ».
Sur les branches d’Ulmus.
Otth (environs de Berne et Bremgartenwald).
Pourrait fort bien être considérée comme une variété de M. inquinans.
17. Massaria macrospora Saccardo.
Syn. Cucurbitaria macrospora Ces. et De Notaris.
Spheria macrospora Desmaz.
Massaria epiphega Riess.
Melanconis macrospora Tul.
Diplodia faginea Fr.
Sporidesmium vermiforme Fresenius.
Coryneum macrosporum Berk.
Scolecosporium Fagi Lib.
Herbiers. — Berne. Morthier.
Etat conidifere.
Pseudostroma sous cutané émergent, pulvérulent, noir, blanc interieu-
rement, de forme variée. Conidies fusiformes, brunes, pluriloculaires
(7-12 cloisons), atténuées en un appendice en forme de rostre incliné
subhyalin, de 100-190/12-15 ».
Etat pycnoïde.
Pycnides cespiteux, inferes, puis émergents, globuleux, noirs, à ostio-
lum papilliforme. Stylospores ellipsoides, brunes, bicellulaires, légère-
ment étranglées à la cloison, de 24/12 r.
État ascosporé.
Périthèces cespiteux, d’abord immerses puis émergents et libres par
les fissures du périderme, subglobuleux, noirs, à ostiolum papilliforme.
Asques en massue, amples, entourés de paraphyses filiformes. Spores
fusiformes oblongues, brunes, transparentes, à trois cloisons avec étran-
glement, de 43-60/15-16 », entourées d’une couche hyaline mucilagineuse.
Sur les branches de Fagus.
(49) A. DE JACZEWSKI. MASSARIÉES DE LA SUISSE. 679
Morthier (bois de Peseux, canton de Neuchâtel). Otth (Bremgartenwald
près Berne).
Les échantillons d’Otth me donnent pour les spores 43-45/15-16 ».
18. Massaria Pupula Tulasne.
Syn. Spheria Pupula Fries.
Hercospora Pupula Fries.
Massaria pyridata Riess.
Steganosporium piriforme Corda.
Stilbospora piriformis Hoffman.
Stilbospora ovata Pers.
Herbiers. — Berne. Morthier.
Jacz. Herb. 1768.
Exsic. Wartm. et Schenk. Schw. Krypt. 624.
État conidifère.
Pseudostroma immerse, noir, dur, pulvérulent; conidies pyriformes-
ovoides, brunes, à 4-6 cloisons transversales sans étranglement, avec
une cloison longitudinale, de 35-40/15-18 ».
État ascosporé.
Périthèces groupés, infères, immerses dans l’écorce, recouverts par le
periderme boursouflé, subglobuleux, déprimés, noirs, à ostiolum papilli-
forme blanchätre. Asques oblongs, en massue, subsessiles, de
180-220/38-48 entourés de paraphyses filiformes rameux. Spores
brunes, en massue, allongées, arrondies aux bouts, à quatre loges, étran-
glées à la cloison, de 40-60/12-16 », entourées d’une enveloppe hyaline
mucilagineuse fortement étranglés à la hauteur de la cloison médiane.
Sur les branches d’Acer Pseudoplatanus.
Morthier (Corcelles, Neuchâtel). Otth (environs de Berne).
Les échantillons d’Otth me donnent pour les spores 50/19 » en
moyenne. On voit souvent se former dans les masses conidiennes les
commencements d’un périthèce.
19. Massaria inquinans Fries.
Syn. Spheri« inquinans Tode.
Spheria ellipsosperma Sowerby.
Spheria gigaspora Desmaz.
Saccothecium Corn? Fr. et Montagne.
Massaria Bullardi Tulasne.
Massaria gigaspora Cesati et de Notaris.
Massaria Gorni Saccardo.
Cladosphæria Lantanæ Otth.
Herbiers. — Berne. Morthier.
Jacz. Herb. |
Périthèces groupés, infères, immerses dans l’écorce et recouverts par
680 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (20)
le périderme qui est fortement boursoufle, subglobuleux, déprimés, noirs
à ostiolum papilliforme. Asques oblongs, très amples, en massue, subses-
siles, de 250-300/50-60 », entourés de paraphyses filiformes. Spores sans
ordre dans l’asque, oblongues, subfusiformes, brunes sans étranglement
à quatre loges dont les deux externes sont les plus grandes, 75-100/20-27 ».
entourées d’une couche hyaline, mucilagineuse.
Sur les branches d’Acer.
Morthier (bois de Peseux, conton de Neuchâtel). Otth (environs de
Berne). Morthier (Combe de Mellevaux. Pierrabot). Jacz. (Clarens, Vaud).
Mes mesures des échantillons d’Otth et de Morthier donnent pour les
spores 92/25 r et 85/27 ». — Il y a aussi un échantillon de Morthier
recueilli à Trois-Rods sur Ainus glutinosa. Le substratum me semble
faussement ‘ndiqué; les spores de cet échantillon sont de 90/18 x.
Il ya trois formes qu'à mon avis on ne peul guère séparer de cette
espèce. Ce sont:
A. Forma Corn (Massaria Corni Saccardo).
B. Forma Viburni (Cladosphæria Lantanæ Otth).
Herbiers. — Morthier. Berne.
Asques ellipsoides tétrasporés. Spores sur deux rangs, imbriquées.
oblongues, brunes à quatre loges, de 70-80/15-16 », entourées d’une cou-
che mucilagineuse hyaline.
Sur Viburnum Opulus Morthier (Trois-Rods, canton de Neuchâtel).
Sur Viburnum Lantana Otth (environs de Berne).
C. Forma Pyri (Massaria Pyri Otth).
Herbiers. — Berne.
Spores sur deux rangs imbriquees, brunes, fusiformes oblongues,
obtuses aux bouts, quadriloculaires, étranglées à la cloison médiane, de
52-59/15-16 » entourées d’une enveloppe hyaline mucilagineuse.
Sur Pirus.
Otth (Steffisburg près Berne). — Je trouve les spores de 60-62/17,5 ».
20. Massaria Fuckelii Nitschke.
Herbiers. — Morthier.
Périthèces groupés, petits, inferes, immerses dans l’&corce, boursou-
flant à peine le periderme, subglobuleux déprimés, à ostiolum papilli-
forme. Asques cylindriques, subsessiles, de 130-140/9-10 » entourés de
paraphyses filiformes. Spores sur un seul rang dans l’asque, brunes mais
peu opaques, ellipsoides, inéquilatérales, amincies aux deux bouts, sans
étranglements de 19-25/6,5-8 », entourées d’une enveloppe hyaline,
mucilagineuse.
(21) A. DE JACZEWSKI. MASSARIÉES DE LA SUISSE. 681
Sur les branches de Tilia.
Morthier (Gibet de Valangin, canton de Neuchâtel).
Les spores des échantillons de Morthier donnent 20/6,5 et 22,5/7.5 ».
Les échantillons d’Otth sous ce nom sont M. bicolor.
21. Massaria Platanicola Nitschke.
Syn. Gladospheria minutula Otth.
Herbiers. — Berne.
Périthèces groupés, inferes, immerses dans l'écorce, recouverts par le
périderme qui est boursouflé, subglobuleux, déprimés, petits, noirs, à
ostiolum papilliforme, subconique. Asques en massue, subsessiles, entou-
rés de paraphyses filiformes. Spores sur deux rangs ou imbriquées, sub-
fusiformes, étranglées au milieu, quelquefois toruloïdes, à quatre loges,
de 21-23/5-6 x, brunes.
Sur les branches de Platanus. — Acer platanoïdes et Tilia.
Otth (environs de Berne).
Les échantillons sur Platanus et Acer ont des spores de 21-23/5-6 ».
Le M. minutula Otth var. Tilia ne diffère nullement du type de l'espèce
et peut être regardé comme synonyme. Les spores sont 21,5 » de long.
22. Massaria subpustulosa (Otth) Jacz.
Syn. Gladospheria subpustulosa Otth.
Herbiers. — Berne.
Périthèces groupés, inferes, immerses dans l’&corce, recouverts par le
périderme boursouflé, à ostiolum papilliforme. Asques cylindriques,
oblongs, subsessiles, de 150/10 » entourés de paraphyses filiformes.
Spores sur un seul rang, obliques dans l’asque, ellipsoides, brunâtres,
transparentes, à quatre loges sans étranglements aux cloisons, de
18-23/8-9 » entourées d’une mince couche hyaline mucilagineuse.
Sur les branches de Fagus.
Otth (Bremgartenwald près Berne).
23. Massaria marginata Fuckel.
Syn. Seiridium marginatum Nees.
Coryneum marginatum Fr.
Herbiers. — Delessert. Morthier. Fuckel.
Jacz. Herb.
Exsic. Fuckel Fungi Rhenani 2136 (forma conidiophora).
État conidifère. :
Pseudostroma sous-cutané émergent, noir; conidies en chainettes,
BULL. HERB. BOISS., novembre 1894. 47
682 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (22)
oblongues, brunes, à trois cloisons, les deux loges externes coniques, hya-
lines s’attönuant en un appendice qui se joint à celui de la conidie
suivante. Les conidies sont de 20/6 ».
État ascosporé.
Périthèces épars, petits, infères, immerses dans l'écorce, recouverts
par le periderme boursouflé qui se noircit et se déchire ensuite; ostiolum
papilliforme. Asques cylindriques, subsessiles, de 162/12 », entourés de
paraphyses filiformes. Spores sur un seul rang, obliques dans l’asque,
ellipsoides oblongues, droites ou arquées, brunes à quatre loges étran-
glées aux cloisons, de 22-24/8-10 » entourées d’une mince couche hya-
line, gélatineuse.
Sur les branches de Rosa canina.
Morthier (Cotendard-Corcelles, canton de Neuchâtel).
Mes mesures faites sur les échantillons de l’herbier Morthier m'ont
donné pour les spores 22/9 ».
2%. Massaria hirta Fuckel.
Syn. Spheria hirta Fries.
Cladosphæria Sambuci racemosæ Otth.
Phoma hirta Saccardo.
Hendersonia hirta Sacc.
Pyrenochæta hirta Saccardo.
Herbiers. — Berne. Morthier.
Jacz. Herb.
État microstylosporé,
Pycnides, petits, noirs, nichés sous l’épiderme, garnis de poils. Stylo-
spores oblongues, droites, hyalines, unicellulaires de 6/2 x.
État macrostylosporé.
Pycnides subglobuleux déprimés, irréguliers, infères, garnis de poils,
noirs. Stylospores oblongues, brunes, à quatre loges de 12-15/4-5 ».
État ascosporé.
Périthèces groupés, immerses dans l'écorce, recouverts par le péri-
derme boursouflé, émergents plus ou moins dans la suite, subglobuleux
déprimés, lenticulaires, garnis de poils mous; ostiolum papilliforme.
Asques cylindriques, subsessiles, de 100-120/8-9 „. Spores sur un seul
rang, obliques dans l’asque, fusiformes oblongues, brunes. transparentes,
à quatre loges, la seconde proéminente, légèrement étranglées, de
16-20/5 £.
Sur les branches de Sambucus racemosa.—Morthier (Serroue-Valangin).
Otth (environs de Berne). Les échantillons d’Otth donnent pour les
spores 16-17/5 ».
(23) A. DE JACZEWSKI. MASSARIÉES DE LA SUISSE. 683
25. Massaria Otthii Jacz.
Syn. Cladosphæria Gorni Otth.
Herbiers. — Berne.
Périthèces épars ou groupés, immerses dans l'écorce, recouverts par le
periderme boursouflé, subglobuleux déprimés, à ostiolum papilliforme,
Asques subeylindriques, subsessiles, de 200/12,5 entourés de paraphyses
filiformes. Spores sur un seul rang dans l’asque, ellipsoides, brunes, à
quatre loges, sans étranglements, de 21-28/9-10 x.
Sur les branches de Cornus mas.
Otth (environs de Berne),
Comme il y a déjà un Massaria Corni le nom a du être changé ici.
Mes mesures, d’après les échantillons d’Otth, donnent 21/10 x.
26. Massaria Saccardiana Jacz.
Syn. Metaspheria Massarina Sace. (?)
Herbiers. — Morthier.
Jacz. Herb.
Périthèces épars, inferes, immerses dans l’&corce et boursouflant le péri-
derme, subglobuleux déprimés, lenticulaires, à ostiolum papilliforme.
Asques cylindriques, subsessiles, de 125-130/10-12 x, entourés de para-
physes filiformes, rameux. Spores sur un seul rang dans l’asque, ellip-
soides oblongues, brunes, à quatre loges, sans etranglement, de 16/6 «.
Sur les branches de Ribes alpinum.
Morthier (Gibet de Valangin canton de Neuchâtel).
La description est donnée d’après les échantillons types de l’herbier
Morthier. Celle de Saccardo est un peu différente. Il dit en effet que les
spores sont hyalines, à 5-6 cloisons, et de 23-28/8-10 ». C'est probable-
ment une autre espèce que Saccardo aura vu, mais qui se rapproche aussi
des Massaria, ainsi qu'il le fait lui-même observer.
27. Massaria cinerea Jacz.
Syn. Spheria cinerea
Cueurbitaria cinerea Fuckel.
Metaspheria cinerea Saccardo.
Leptosphæria cinerea Winter.
Herbiers. — Morthier.
Jacz. Herb.
Périthèces groupés ou épars, inferes, immerses dans l'écorce et recou-
684 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (24)
verts par le périderme boursouflé et noirci, hémisphériques, à ostiolum
papilliforme, très petit. Asques cylindriques, subsessiles, de 125/7-8 »,
entourés de paraphyses peu distincts. Spores sur un seul rang dans
l’asque, ellipsoides, amincies aux deux bouts mais arrondies, brunes, à
trois cloisons, presque sans étranglements, de 14-16/5-6 ».
Sur les branches de Salix Capreæ et aurita.
Morthier. (Peseux, bois de Neuchâtel).
Mes mesures d’après les échantillons de Morthier donnent 16/5 » pour
ler spores. C’est un Massaria absolument typique et on ne peut laisser
cette espèce dans les Leptosphæria. Saccardo et Winter décriventles spores
comme hyalines. Elles le sont d’abord mais deviennent brunes ensuite. On
voit comme une classification basée sur un caractère aussi fugilif que la
coloration des spores pourrait induire en erreur.
28. Massaria Hippophaë Jacz. ;
Syn. Spheria Hippophaë Sollemann.
Gladospheria Hippophæ Nitschke.
Herbiers. — Berne.
Périthèces épars, inferes, immerses dans l’&corce, boursouflant à peine
le périderme, subglobuleux lenticulaires, petits, aplatis, à ostiolum
papilliforme. Asques cylindriques subsessiles, de 135/10 » entourés de
paraphyses filiformes. Spores sur un seul rang dans l’asque, d’un jaune
brun clair, transparentes, à trois cloisons, ellipsoïdes oblongues, sans
etranglement, de 15-22,5/7,5-9 ».
Sur les branches d’Hippophæ.
Otth (Steffisburg et Jardin botanique de Berne).
Mes mesures ont été faites d’après les échantillons d’Otth. Pour les
spores elles donnent une moyenne de 20-22,5/7,5-8 » tandis qu’Olth ne
trouvait que 15-21/8-9 x.
Le Sphæria Syringæ d’Otth à l’herbier de Berne, sur les branches de
Syringa vulgaris est certainement un Massaria; malheureusement les
spores ne sont pas encore formées. Les périthèces sont infères, globuleux,
les asques à membranes éparses, entourés de paraphyses.
(25) A. DE JACZEWSKI. MASSARIÉES DE LA SUISSE. 685
Genre CLADOSPHÆRIA (Nitschke) Jacz.
Périthèces infères, immerses dans l'écorce, boursouflant légèrement
le périderme qui les recouvre à ostiolum papilliforme. Asques subfusi-
formes, pédicellés, entourés de paraphyses. Spores brunes, cylindriques,
arquées, à sept cloisons transversales.
Une seule espèce.
1. Cladosphæria eunomioides Nitschke.
7
Herbiers. — Berne.
Peritheces inferes, immerses dans l’&corce assez profondément, sub-
globuleux lenticulaires, boursouflant légérement le périderme, noirs, à
ostiolum en bec cylindrique proéminent à peine. Asques pédicellés, sub-
fusiformes, amincis sur le bout, éphémères, entourés de paraphyses fili-
formes. Spores brunes, cylindriques, groupées dans le milieu de l’asque, à
six ou sept cloisons peu distinctes, sans étranglement, de 22-28/5-6 r.
Sur les branches de Fraxinus.
Otth (Bremgartenwald près Berne).
Espèce tout à fait caractéristique par la forme de ses spores et leur
disposition valsoide dans l’asque. Elle est souvent mêlée à Valsa eumonia.
Mes mesures des spores donnent 25/5-6 ».
Genre OPHIOMASSARIA nov. gen.
Peritheces infères, immerses dans l'écorce, à ostiolum papilliforme.
Asques en massue entourés de paraphyses. Spores subfusiformes arquées,
à deux ou trois cloisons, subhyalines entourées d’un mucus.
Une seule espèce.
1. Ophiomassaria selenospora Jacz.
Syn. Gladospheria selenospora Otth.
Herbiers. — Berne.
Périthèces inferes, immerses dans l’&corce, recouverts par le periderme
qui est légèrement boursouflé. groupés en masses plus ou moins denses,
petits, globuleux, un peu déprimés, à ostiolum papilliforme. Asques en
massue, de 110/12,5 subsessiles, entourés de paraphyses. Spores subfu-
siformes, oblongues ou un peu en massue, irrégulières, arquées, subhya-
lines jaunâtres, à deux ou trois cloisons transversales irrégulièrement
placées, de 40-50/4-5 z, entourées d’un mucus hyalin peu apparent.
Sur les branches d’Alnus,
686 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (26)
Otth (environ de Berne).
Mes mesures donnent 40/5 » pour les spores. La diagnose est faite
d’après les échantillons de l’herbier de Berne.
Genre PLEOMASSARIA Spegazzini.
Périthèces inferes, immerses dans l'écorce, recouverts par le périderme
plus ou moins boursouflé ; ostiolum papilliforme. Asques cylindriques ou
en massue, entourés de paraphyses filiformes. Spores brunes, munies de
cloisons transversales et longitudinales.
CLEF DES ESPÈCES
1=. Spores sanssmucilage,.sur Rhammus. ENCRES Pl. rhodostoma.
Spores entourées d’une enveloppe hyaline, mucilagineuse .. 2.
2:Sporessetrangleeszaux cloisons...... une 3.
Spores ellipsoides, sans étranglement, sur Fraxinus...... PI. allospora.
3.,Sporessubiusiformess surBetula n.... 2. nase Pl. siparia.
SDOFESIDDLUSES SUTAUUTDINUS Lee ee ee RC PI. Garpini.
1. Pleomassaria rhodostoma Winter.
Syn. Spheria rhodostoma Alb. et Schw.
Sphæria rhodostoma Secretan III. 683.
Hercospora rhodostoma Fries.
Massaria rhodostoma Tul.
Karstenula rhodostoma Saccardo.
Peritheces groupés ou épars, immerses, recouverts par le periderme
qui est à peine boursouflé, subglobuleux déprimés, ornés de raies con-
centriques, à ostiolum papilliforme rougeätre proéminent. Asques cylin-
driques, subsessiles, de 140-170/10-12 » entourés de paraphyses filifor-
mes. Spores sur un seul rang dans l’asque, ellipsoides, amincies aux deux
bouts, brunes, à trois cloisons transversales avec étranglements, et à une
cloison longitudinale incomplète, de 18-27/7-9 ».
Sur les branches du Rhamnus Frangula.
Signalée en Suisse par Secretan.
Tulasne avait déjà signalé pour cette espèce deux sortes de pycnides
avec macro- et micro-stylospores. Brefeld a pleinement confirmé le dire
de Tulasne. Les spores ensemencées ont donné des pycnides à microsty-
lospores hyalines unicellulaires, cylindriques de 3-5/2 » et d’autres
pycnides plus grands à macrostylospores brunes, ellipsoïdes, bicellulaires,
de 8-12/5 ».
Les périthèces sont entourés d’une masse noire pseudostromateuse,
(27) A. DE JACZEWSKI. MASSARIÉES DE LA SUISSE. 687
2. Pleomassaria allospora Jacz.
Syn. Cladosphæria allospora Otth.
Cladosphæria excollis Otth.
Herbiers. — Berne.
Périthèces infères, immerses dans l’écorce, recouverts par le périderme
boursouflé, subglobuleux, déprimés, noirs, à ostiolum papilliforme proé-
minent. Asques cylindriques, subsessiles, de 175/12,5 „ entourés de para-
physes peu nombreux, épais. Spores brunes, sur un seul rang dans
l’asque, ellipsoïdes, à trois cloisons transversales et à une cloison longi-
tudinale complète, entourées d’une enveloppe hyaline mucilagineuse, un
peu verruqueuse, de 20-23/11-12,5 ».
Sur les branches de Fraxinus.
Otth (environs de Berne).
La diagnose est faite d’après les échantillons d’Otth à l’herbier de
Berne, sa description dans le V/I®e Nachtrag est un peu vague.
Les périthèces sont simples et il n’y a nulle trace de stroma.
3. Pleomassaria siparia Saccardo.
Syn. Spheria siparia Berk.et Br.
Massaria siparia Césati et de Notaris.
Prosthemium betulinum Kunze.
Herbiers. — Berne.
Jacz. Herb. 1052.
Exsic. Wartm. et Winter, Schw.. Krypt. 729.
État stylospore.
Pycnides immerses durs, carbonacés, subglobuleux, deprimes; stylos-
pores en massue, à 3-4 cloisons brunes, de 40-50/15 », réunis par 2-4 à
la base sur un pédicelle commun.
État ascosporé.
Périthèces épars en groupes souvent confluents, infères, immerses
dans l’écorce, boursouflant fortement l’épiderme qui les recouvre, gros,
subglobuleux, deprimés, tomenteux, à ostiolum papilliforme. Asques en
massue, pédicellés de 200-210/38-48 » entourés de paraphyses filiformes.
Spores sur deux rangs dans l’asque, subfusiformes oblongues, droites ou
arquées, brunes, à 5-7 cloisons transversales avec étranglements et à
cloisons longitudinales incomplètes, de 42-65/15-17,5 », entourées d’une
large enveloppe mucilagineuse hyaline.
Sur les branches de Betula alba.
Otth (Berne et environs).
La longueur des spores est assez variable; tandis que dans les exsic-
688 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (28)
cata de Wartmann je trouve les spores de 42-50/15 », les échantillons
d’Otth à l’herbier de Berne me donnent — 50-58/15-17 » et (échantil-
lons sous le nom de Tenestella) 60/17,5 ».
Brefeld a obtenu par la culture des spores des pycnides avec microsty-
lospores unicellulaires, hyalines, ovoides, de 7-10/3 », et des appareils
conidiferes, qui donnèrent des conidies en tous points pareilles aux
macrostylospores décrites plus haut et dénommées par Tulasne Prosthe-
mium betulinum.
4. Pleomassaria Carpini Saccardo.
Syn. Massaria Carpini Fuckel.
Hendersonia Carpini Sacc.
Herbiers. — Berne (sub nomine Massariæ carpinicolæ Tulasne).
État pycnoïde.
Pycnides épars ou groupés, infères, immerses dans l'écorce, subglobu-
leux, déprimés, tomenteux, d’un brun verdâtre. Stylospores oblongues,
munies de 1-7 cloisons, jaunätres à base inclinée, de 62/14 ».
État ascosporé.
Périthèces épars ou groupés, infères, immerses dans l'écorce et recou-
verts par le périderme boursouflé, subglobuleux déprimés, puis pezizoides,
entourés de nombreux poils bruns, noirs, à ostiolum papilliforme. Asques
en massue, attönues en pédicelle à la base, de 180-220/35-45 » entourés
de paraphyses filiformes. Spores sur deux rangs dans l’asque, ellipsoides
oblongues, amincies aux deux bouts, divisées par un étranglement en
deux parties inégales, à sept cloisons transversales et à une cloison longi-
tudinale incomplète, de 45-65/17-21 , entourées d’une enveloppe hyaline
mucilagineuse, large.
Sur les branches de Carpinus Betulus.
Otth (environs de Berne-Enge).
Les échantillons d’Otth sous le nom de Massaria carpinicola appar-
tiennent évidemment à celte espèce. On n’y voit pas encore les cloisons
longitudinales, mais la disposition des gouttelettes d'huile indique clai-
rement que ce cloisonnement aura lieu. Les spores dans ces échantillons
ont de 45/18 » et correspondent parfaitement au dessin qu’en a donné
Fuckel (Symb. Mycol. tab. VI, fig. 35).
Le Hendersonia Carpini Otth est synonyme de H. Carpini Saccardo,
les stylospores sont presque complètement cylindriques, arrondies aux
deux bouts, de 45-50/10-12 ».
PLANTE AFRICANÆ
L’Herbier Boissier a recu des collections de plantes récoltées à Rikatla
(Delagoa Bay) par M. le missionnaire A.-H. Junod et dont l'étude a été
confiée à M. le Prof. Dr H. Schinz à Zurich.
Il en a été extrait de petites collections dont il reste encore neuf
exemplaires renfermant de 88 à 17 numéros.
Ces neuf collections sont à vendre, pour le compte de M. Junod, au
prix de 50 francs la Centurie.
S adresser à la Direction du Bulletin.
PLANTÆ DAHURICÆ
M. F. Karo a récolté en Dahurie, de 1890-92, d'importantes collections
de plantes, parmi lesquelles se trouvent une série de nouveautés actuel-
lement à l'étude chez M. le Dr J. Freyn à Prague.
Ces collections renferment de 350 à 400 espèces environ ; elles seront
mises en vente au prix de 30 francs la Centurie.
= Les échantillons sont bien récoltés, déterminés et pourvus d'étiquettes
imprimées.
S’adresser à M. Ferdinand Karo, pharmacien à Magnuszewie (Pologne
-Russe).
lle
BULLETIN
DE
EHERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGENE AUTRAN
Conservateur de l'Herbier.
Tome II. 1894.
Ce Bulletin renferme des travaux originaux, des notes, etc., de botanique systé-
matique générale. Il forme chaque année un fort volume in-8° de 600 pages
environ avec planches. Il paraît à époques indéterminées.
Les abonnements sont reçus à l'HERBIER BOISSIER, à CHAMBESY près Genève (Suisse).
OBSERVATION
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de ’Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
BULLETIN
… L'HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGÈNE AUTRAN
CONSERVATEUR DE L’HERBIER.
(Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.)
Tome II. 1894.
N° 12.
Prix de Abonnement
15 FRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — 20 FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
Les Abonnements sont regus
A L’HERBIER BOISSIER
a CHAMBESY pres Geneve (Suisse).
GENÈVE
IMPRIMERIE ROMET, 26, BOULEVARD DE PLAINPALAIS
LABI ATARUM, jme fascicule. …
IL — D: J. Müller. — ARTHONIÆ ET ARTHOTHELH
cies Wrightianæ in insula Cuba. lecie
| APPENDIX No II (suite)
ne Schweinfurth. — — Sammlung Arabish- Æthi
nn, — Ergebnisse von Reisen in den Jahı
Dme année, N 19: Decembre 1894,
PR PP RSR PP Annan nn
RP PSP P PS RS PSS ES LS PS PP PER LT
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
FRAGMENTA MONOGRAPHLÆ LABIATARUM
PAR
John BRIQUET
FASCICULE TROISIÈME
SOMMAIRE : Un nouvel Acrocéphale africain, — Decades Mentharum novarum. — Note sur
deux Ajuga asiatiques. Les affinités du genre Lavandula, — Sur un singulier Hyptis
brésilien. — A propos de Galeopsis.
Un nouvel Acrocéphale africain.
A. Heudelotii Briq. sp. nov. — Herba elata, caule robusto, ramoso,
ramis ascendentibus, undique pilis brevibus adpressis canescens, angulis
rotundatis, faciebus sulcatis. Folia angustissime et longissime lanceolata,
apice peracuta, marginibus subparallelis, basi longe et cuneiformiter in
petiolum brevem decurrentia, supra viridia, adpresse et breviter pubes-
centia, subtus valde glanduloso-punctata adpresse pubescentia, cinereo-
viridia; nervatio simplex, nervis primariis et secundariis subtus promi-
nentibus, secundarüs sub angulo acutissimo divergentibus, parallele
approximalis; serratura in marginum majore parte subnulla, apicem
versus tantum constans ex dentibus minutis intus et extus reclis,
culminibus acutis. Capitula cylindracea, + villosa, -- pedunculata, pani-
culam magnam fioribundam pulchram umbelliformem constituentia.
Flores valde conferti, brevissime pedicellati, bracteis inferioribus lineari-
lanceolatis, præter reductionem a foliis vix diversis, interioribus late
BULL. HERB. BOIss., décembre 1894. LS
690 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
ovatis membranaceis tenuibus parum evidentibus, margine subtruncato
pr&sertim villosis. Calix sub anthesi campanulatus, bilabiatus, labiis
integris, undique pilosus, minutus, maturitate longe tubulosus valde
auctus aliq. incurvus, tubo membranaceo tenui villoso, labiis oblongo-ovatis
vel oblongo-rotundatis, elongatis, integris, tenuiter membranaceis, reti-
culatim nervosis, sed nervis non prominulis, apice valde villosis. Corolla
calicis os longe excedens; tubus primo cylindraceus, dein subito con-
strictus et in fauce amplam dilatatus; limbus quadrifidus in labia duo
imperfecte discretus; labri lobus medius ovatum, apice minute bilobu-
latum, lobulis acutiusculis sinu minuto separatis, retrorsum curvulus,
latus; lobi laterales ovati apice subacuti; labiolum deflexum aliq. recur-
vum, ovatum, apice acutum, lobis cæteris angustius; nervatio labri lobi
postici, ab ea cæterorum diversa; illis enim funiculi 3 præcipuis idoni,
quorum 1 medius, 2 nempe laterales; labri lobus posticus autem funi-
culis 5 præditus, quorum 2 marginales, 2 ad apicem lobulorum vergunt
et À ad sinum apicalem spectat; in quoque lobo vel lobulo funiculi ad
apicem versus congruunt. Genitalia curvula in labiolo posita terram spec-
tantia. Nuculæ ellipsoideæ, læves, atro-fuscæ, basi podio minuto auctæ.
Caulis ultra 60 cm. altus, internodiis mediüs 3-7 cm. longis. Foliorum
lamina superficie 5-8 X 0,4-0,8 cm., dentium culminibus 0,05-0,3 mm.
altis et 1-5 mm. distantibus. Capitula sect. long. 0,8-1.2 X 0,6-1 cm.
Calix sub. anthesi 1,5 mm. longus, labiis 0,7 mm. longis, tubo post anthe-
sin 2 mm. longo, labiis 2,5 mm. longis et 1 mm. latis. Corolla calicis
os 4 mm. excedens, tubo 1,5 mm. longo et 0,5 mm. lato, fauce 2 mm.
longa et 1,5 mm. lata; labri lobus posticus 1,5 mm. altus, basi 1,3 mm.
latus, lobulis sinu 0,3 mm. profundo separatis, lobi laterales 1,5 mm.
longi, basi 1,5 mm. lati; labiolum 1,5 mm. longum et parum ultra À mm.
latum.
In Senegambia (Heudelot n. 620 in herb. Delessert). Fl. ex cl. Heu-
delot mense Decembri.
A. Heudelotüi pertinet ad Acrocephali species africanas quibus corollæ
labrum trilobum, lobo medio latiore emarginato. A. reticulatus Briq..,,
A. Mechowianus Brig. et À. sericeus Brig. primo aspectu differunt foliis ;
A. minor Briq. et A. callianthus Brig. recedunt inflorescentia.
(3) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 691
Decades Mentharum rovarum.
La monographie du genre Mentha à laquelle nous travaillons depuis
longtemps touche à son terme. Malheureusement, le classement des maté-
riaux manuscrits marche beaucoup moins rapidement que nous ne l’avions
prévu. Obligé de réexpédier les collections qui nous ont été confiées à leurs
possesseurs, sous peine d’abuser de leur grande patience, nous désirons
publier dès maintenant les descriptions d’un certain nombre de formes
nouvelles ou intéressantes, soit pour donner signe de vie aux obligeants
confrères qui nous ont communiqué des matériaux, soit pour prendre date
dans l’etude si difficile à laquelle nous avons consacré un temps consi-
dérable. Cette première série de descriptions comprend 65 formes nou-
velles ou peu connues. Nous n'avons pas cherché à en tracer la distribution
géographique; les indications données à ce sujet ne concernent que la
source et la description qu'il était indispensable d'indiquer.
M. rotundifolia Huds. var. Trevirani Brig. — Planta (ut videtur) ad 40
‘cm. alta. Caulis robustus, pilosus, virens, superne tantum ramosus, ramis brevi-
bus, internodiis brevibus 1-3 cm. longis, foliis confertis suffultisque. Folia ses-
silia, exacte elliptica, apice obtusissima, marginibus leniter convexis, basi cor-
datato-angustata, parum rugosa, supra atro-viridia, subtus pallidius virentia,
utrinque pubescentia, superficie 4-5 X2-2,3 cm.; nervatio parum evidens ; serra-
tura constans ex crenis crebris, sat regularibus, parvis, trigonos dorso gibbos,
arcus, parallelogrammos vel trapezas constituentibus culminibus 0,1-0,6 mm. altis
et 1-4 mm. distantibus. Spicastrum sæpius abbreviatum, verticillastris confertis.
— Verisim. ex Italia (Treviranus in herb. soc. siles. vratisl.).
M. rotundifolia Huds. var. apodysa Briq. — Planta 30-40 cm. alta. Caulis
robustus, præcipue ad angulos villosus, internodiis mediis 2-3 cm. longis, parum
ramosus. Folia subsessilia, elliptica, angusta, apice latissime obtusa vel rotundata,
superiora quidem breviter apiculata, marginibus subrectis vel vix convexis, basi
cordata, subtus et supra pubescentia, viridia, superficie 3,5 X 1,5-2 cm.; nervatio
subtus aliq. prominens, paginam superiorum fodiem ; serratura constans ex den-
tibus crenatis, parvis, crebris, parallalogrammos vel trigonos extus convexos vel
gibbos, intus rectiusculos constituentibus, culminibus 0,2-1 mm. altis et 4-4 mm.
distantibus. Spicastra brevia (in spec. nostr.) corymbose ad caulium apices con-
gesta, verticillastris confertis. — In Pyrenæis (herb. Mus. Berol.).
M. rotundifolia Huds. var. risibilis Brig. — Planta ultra 40 cm. alta. Caulis
robustus, parum pilosus, haud valde ramosus, internodiis mediis ad 6 cm. longis.
692 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (4)
Folia oblonga, apice orbiculata-apiculata, marginibus sæpius parum convexis, basi
cordiformia, sessilia, supra et subtus viridia, utrinque pubescentia, superficii
3-4 X1,5-2,5 cm. ; nervatio in foliis mediis vix prominens : serratura constans.
ex dentibus minutis, subnullis, huc et illuc ut par vi colles e margine egredientibus
0,1-0,7 mm. altis. Spicastra continua, pulchre evoluta, ad apices ramorum corym-
bose disposita. — In paludibus Andalusiæ circa Algerias (Reverchon, PI. d’And.
in herb. Mus. Berol.)
M. rotundifolia Huds. var. sardoa Brig. — Planta sat elata. Caulis medio-
éris, ramosissimus, ramis diffuse divaricatis, undique crispule pilosus, internodiis
mediis 2-4 cm. longis. Folia parva, petiolulata, petiolo piloso ad 2-4 em. longo,
anguste ovalo-elliptica vel elliptico-lanceolata, apice subacuta, sæpe aliq. apicu-
lata, marginibus aliq. recurvis, leniter convexis, basi cordata, supra pubescentia.
atroviridia, subtus pallide albo-tomentella, superficie 1,2-2 X 0,8-1,5 cm. ; ner-
vatio subtus parum prominens paginam superiorem + fodiens ; serratura haud
distincta constans ex crenulis irregularibus erebris, culminibus 10,1-0,6 mm. altis
et 0,5-1,5 mm. distantibus. Spicastrum tenuissimum verticillastris (n — 4..3)sat
confertis, + elongatum, sub anthesi in flore 8 0,7 cm. latum, post anthesin
tantum 0,% cm. latum, bracteis lanceolatis. Calix minimus tubo 1 mm. longo,
dentibus 0,5 mm. longis, triangulari-lanceolatis, pedicello brevissimo insidens.
— Sardinia (Thomas in herb. Boiss.).
M. rotundifolia Huds. var. insularis Brig. — M. ınsularis subsp. genuina
Brig. Fragm. I, p. 99. — Planta circa 40 em. alta. Caulis parce crispule pilosus,
mediocris, parum ramosus, internodiis mediis 2-5 mm. longis. Folia elliptico-
lanceolata, apice subacuta, marginibus parum convexis, basi cordata, petiolo bre-
vissimo piloso ad 2 mm. longo prædita, supra pubescentia atro-viridia, subtus
cinereo-viridia, magis pubescentia, superficie 3 X 1,3 cm. ; nervatio vix promi-
nens; serratura constans ex crenis trigonos apice rotundatos vel obtusiusculos
seu parallelogrammos vel trapezias constituentibus culminibus 0,5 mm. altis et
1,5-2 mm. distantibus. Spicastrum elongatum, 8 ad 1 cm. latum, verticillastris
omnibus vel fere omnibus + remotis, bracteis lanceolatis. Calix tubo 1 mm. longo,
dentibus ovato-lanceolatis 0,7 mm. longis, pedicello crasso 0,5-0,9 mm. longo
insidens. — In Corsica prope Bastelica (Reverchon in Malinv., Menth. exsicc.
no 105).
M. rotundifolia Huds. var. hadrophylla Brig. — Planta elata, ultra 40 cm.
alta. Caulis robustus, undique parce crispule pilosus, internodiis mediis 3-6 em.
longis, diffuse ramosissimus. Folia fere sessilia vel petiolo parvo piloso tantum
1 mm. longo prædita, anguste oblonga vel lanceolato-elliptica, apice subacuta,
marginibus leviter convexis, basi cordata, rugosa, supra atro-viridia pubescentia,
subtus parce albo-tomentella, superficii 1,5-3 X 1-1,8 cm. ; nervatio subtus pro-
minens parenchyma polygonaliter areolans, paginam superiorem fodiens; serra-
tura constans ex crenis crebris irregularibus arcus vel trigonos extus gibbos cons-
tituentibus, culminibus 0,5-1,5 mm. altis et 1-5 mm. distantibus. Spicastrum
+ elongatum verticillastris (n — 1) confertis, in fiore 8 9 mm. latum, post an-
thesin 6 mm. latum, bracteis lanceolatis. Calix tubo 1 mm. longo, dentibus trian-
(5) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 693
gulari-lanceolatis 0,7 mm. longis, pedicello piloso 0,5-0,8 mm. longo insidens.
— In Corsica prope Corte in alveo fluv. Tavignano (Boreau in herb. Andegav).
M. rotundifolia Huds. var. cinereo-virens Brig. — M. insularis f. cine-
reo-virens. Mab. Rech. pl. de Corse (1869), p. 47. — Planta ultra 50 cm. alta.
Caulis robustus, ramosus, ramis ascendentibns, undique cinerascens, internodiis
mediis #4 cm. longis. Folia ovato-rotundata vel ovato-elliptica, subsessilia vel
petiolo incano 1-2 mm. prædita, apice rotundata vel obtusiuseula, marginibus
valde convexis, basi cordata, supra viridia dense et adpresse pubescentia, subtus
tenuiter incano-tomentosa, superficie 2-3 X 1,5-2 cm. ; nervatio subtus parum
prominens, tamen paginam superiorem aliq. fodiens; serratura constans ex crenis
parvis crebris trigonos extus gibbos vel arcus irregulares constituentibus, cul-
minibus 0,5-1 mm. altis et 1-4 mm. distantibus. Spicastrum vulgo valde elon-
gatum, in flore 8 sub anthesi 0,9 cm., post anthesin 0,6 cm. latum, verticillastris
omnibus internodiis1...0,8...0,7...n cm. longis separatis, bracteis lanceolatis,
inferioribus quidem ovato-lanceolatis. Calix undique pubens tubo 1 mm. longo,
dentibus triangulari-lanceolatis 0,6 m. longis, pedicello pubescente 0,5 mm. longo
insidens. — In Corsica prope Corte in alveo fluv. Tavignano (Mabille, Herb. cors.
no 321bis jn herb. Boiss.).
M. rotundifolia Huds. var. Mabillei Briq. = M. insnlaris f. genuina Mab.
Rech. pl. Cors. (1869), p. 48. — Planta ultra 50 cm. alta. Caulis robustus, undique
parce crispule pilosus, ramosus, ramis ascendentibus, internodiis mediis 4-6 cm.
longis. Folia late ovata, subsessilia vel petiolo 1-2 mm. longo piloso prædita,
apice + obtusa sæpe aliq, apicuiata, marginibus valde convexis, basi cordata,
supra atro-viridia pubescentia, subtus pallide cinereo-virentia magis pubentia,
superficie 2-3,5 X 1,5-2,5 cm.; nervatio parum prominens ; serratura constans
ex crenis trigonos extus gibbos vel arcus vel trapezas valde irregularia consti-
tuentibus, culminibus 0,5-1,6 mm. altis et 1-6 mm. distantibus. Spicastrum elon-
gatum, in flore 8 sub anthesi fere 1 cm., post anthesin 0,6-07 cm. latum, bracteis
lanceolatis, verticillastris fere omnibus internodiis 1...0,5...0,%...n cm. longis
separatis. Calix parum pubescens tubo 1 mm. longo, dentibus triangulari-lanceolatis
0,6-0,7 mm. longis, pedicello 1 mm. longo insidens. — In Corsica ad Bastia secus
rivulos Pigno (Mabille, Herb, cors. n° 321 in herb. Boiss.).
M. rotundifolia Huds. var. humidicola Brig. — Planta ultra 40 cm. alta.
Caulis robustus, undique + sparse crispule pilosus, ramosus, ramis divaricato-
ascendentibus, internodiis mediis 45 em. altis. Folia late ovata, apice subtusa
vel acutiuscula, sepius apiculata, marginibus convexioribus, basi cordata, petiolo
1-3 mm. longo prædita, supra atroviridia pubescentia, subtus pallide cinereo-
viridia densius pubentia, superficie 2-3,5 X 1,5-2,5 em. ; nervalio subtus vix
prominens paginam superiorem tamen fodiens; serratura consians ex crenis
crebris parvis trigonos vel arcus irregulares constituentibus, culminibus 0,5-1 mm.
altis et 0,5-3 mm. distantibus. Spicastrum robustum, in flore 8 sub anthesi 1 cm.,
post anthesin 0,7 cm. latum, verticillastris (n — 1) confertis, bracteis lanceolatis,
inferioribus ovato-lanceolatis. Calix tubo 4 mm. longo, dentibus ovato-lanceolatis
0,8-1 mm. longis, pedicello 1 mm. longo glabrescenti insidentibus. — In Corsica
ad cenobium Vico (Requien in herb. Boiss.).
69% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
M. rotundifolia Huds. var. glabrata Brig. — M. insularis var. glabrata
Deb. ap. Malinv. Etudes p. 67 (1883). — Planta 30-40 cm. alta. Caulis mediocris;
+ ramosus, ramis ascendentibus, sparse pilosus, viridis, internodiis 3-4 em. longis,
Folia late ovato-elliptica, apice acutiuscula vel obtusa, sæpe apiculata, marginibus
sat convexis, basi cordata, subsessilia vel petiolo piloso 1 mm. longo prædita,
supra atro-viridia parce pubescentia, subtus pallide virentia parce pubescentia,
superficie 2,5-3 X1,5-2 em. ; nervatio haud prominens ; serratura constans ex
dentibus vel crenis minutis irregularibus, culminibus 0,5-1,3 mm. altis et 1-3
mm. distantibus. Spicastrum verticillastris omnibus vel partis inferioris dissitis,
bracteis lanceolatis, inferioribus ovato-lanceolatis, in flore 8 sub anthesi 1 cm.,
post anthesin 0,7 cm. latum. Calix tubo 1,2 mm. longo, dentibus triangulari-
lanceolatis 0,5 mm. longis, pedicello glabrescenti 1 mm. longo insidens. — In
Corsica ad Bastia loco Fango dicto (Debeaux in Malinv., Menth. exsicc. no A0Abis).
M. niliaca Jacq. var. melaneilema Brig. — Planta (ut videtur) elata. Caulis
mediocris, + crispule pilosus, atrovirens, ramosus, internodiis 2-3 cm. longis.
Folia sessilia, ovata, apice acuta, marginibus in folii media parte convexioribus,
basi cuneiformiter extenuata, utrinque + glabrescentia, atroviridia, superficie
3-2xX1,7-2,5 cm., ramealia + petiolulata ; nervatio vix prominens ; serratura
constans ex dentibus mediocribus crebris, trigonos extus undulatos vel gibbos,
intus rectos vel concavos constituentibus, culminibus peracutis prorsus versis
0,8-1,3 mm. altis et 2-4 mm. longis. Spicastrum mediocre verticillastris + con-
fertis. Calicis dentes lanceolato--subulati. — Origine inconnue (herb. soc. siles.
vratisl.).
M. niliaca Jacq. var. lurida Brig. — Planta ad 80 cm. alta. Caulis robustus,
strictus, ramosus, pubescentia M. longifoliæ obtectus, internodiis 2-5 em. longis.
Folia ovato-lanceolata, apice acuta vel acuminata, marginibus Æ convexis, basi
cordata, supra viridia glabrescentia, subtus + albo-vel cinereo-tomentosa, tomento
hinc inde + reticulato, superficie 4,5-7 X 2-2,7 cm., omnino ea M. longifoliæ
var. oblongifoliæ Briq. referentia ; nervatio haud prominens ; serratura constans
ex dentibus crebris mediocribus, trigonos extus concavos vel undulatus, intus
rectos, culminibus peracutis circa 1 mm. altis et 2-7 mm. distantibus constituenti-
bus, in fol. superioribus fere subnulla dentibus parvis valde distantibus. — Metzger-
weydt prope Francofurtum a. M. (Becker in herb. Mus. Senckenb.).
M. longifolia Huds. var. capitulata Briq. — Planta (ut videtur) valde elata.
Caulis robustus, strictus, valde ramosus, + pubescens, internodiis mediis ad 9
cm. longis. Folia anguste lanceolata, valde elongata, basi cordiformia, marginibus
dein tenuiter convexe in apicem acuminatum longe convergentibus, supra viridia
glabrescentia, subtus albo-tomentosa, superficie 6-10 X 1,5-2 em. ; nervatio haud
prominens ; serratura constans ex dentibus robustis, distantibus, trigonos extus
+ undulatos vel concavos, intus + rectiusculos, constituentibus, culminibus
vulgo mucrone prorsus verso auctis 1-2 mm. altis et 3-8 mm. distantibus. Spi-
castrum obsolete ad capitulum globosum vel leviter oblongum reductum, in flore
8 sect. long. 1-2X 1,3 cm. Calix ut in subsp. longifoliæ varietatibus cæteris. —
Circa Francofurtum a. M. (Becker in herb. Mus. Senckenb.).
(7) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 695
M. longifolia Huds. var. brevifolia Brig. — Planta ad 50 em. alta. Caulis
robustus, erectus. ramosus, ramis erectis, basi glabrescens, apicem versus præci-
pus ad angulos pubescens, internodiis mediis 2-4 cm. longis. Folia parva, sessilia,
axe longitudinali abbreviato, late lanceolata vel Æ oblongo-lanceolata, apice acuta
(subobtusiuscula) vel brevissimo acuminata, marginibus sal convexis, basi cordi-
formia, supra viridia Æ glabrescentia, subtus + albo-tomentosa, superficie
4-5 X 2-2,5 cm. ; nervatio haud prominens ; serralura constans ex dentibus ro-
bustis, trigonos extus concavos vel undulatos, intus reetos vel concaviusculos
constituentibus, culminibus peracutis erectiusculis + macronutatis 1-2 mm. altis
et 2-6 mm. distantibus. Spicastrum tanquam nobis notum reductum, calice typico
subsp. longifoliæ. — In Silesia prope Crostewiz (Wimmer in herb. soc. siles.
vratisl.).
M. longifolia Huds. var. tenella Brig. — Planta (ut videtur) elata. Caulis
robustus, parum ramosus, undique incanus, internodiis mediis 4-9 cm. longis.
Folia petiolo incano ad 5 mm. longo prædita, lanceolata, apice longius acuminata,
marginibus longe et leniter convexis, basi rotundatis, supra pallide viridia ad-
presse pubescentia, subtus canescentia, glandulis vix evidentibus vel omnino oceul-
tis, superficie #,5-5 X 1,5-2,5 em. ; nervatis haud proeminens ; serratura constans
ex dentibus argutis, robustis, + crebris, + irregularibus, trigonos extus con-
cavos, intus rectiusculos constituentibus, culminibus erectis 4-2 mm. longis et
1-5 mm. distantibus. Spicastrum verticillastris confertis, in spec. 8 sect. long.
circa 5 X 1,5 cm. Calix adpresse pubescens, tubo 1,2 mm. longo, dentibus lanceo-
latis circa 0,8 mm. longis. — In Siberia ad Irtim superiorem eirca flumen Bong-
tarma (Patrin in herb. Deless.).
M. longifolia Huds. var. obscuriceps Brig. — Planta elata. Caulis strictus,
robustus, superne ramosus, adpresse pubescens, internodiis 3-5 mm. longis. Folia
lanceolata subsaliciformia, i. e. basi cordata, marginibus dein + rectiuseule in
apicem peracutum vel acuminatum convergentibus, supra atroviridia, adpresse et
brevissime pubescentia, subtus albo-tomentosa, superficie 5-8%X 1,5-2 cm. ; ner-
vatio stricte simpliciter pinnata, subtus aliq. eminens, paginamque superiorem
fol + fodiens; serratura constans ex dentibus parvis distantibus, inæqualibus,
trigonos extus concavos vel longe undulatos, intus + rectos, prorsus versos con-
stituentibus, culminibus peracutis, argutis, 0,5-1 mm. altis et 3-8 mm. distantibus.
Spicastrum verticillastris (n — 1..2) confertis, 8 sect. long. ad 9 X1-1,2 mm.
Calix campanulatus, ut et pedicelli pubescens, tubo 1,5-1,8 mm. longo, dentibus
lanceolatis circa 0,5 mm. longis. — Ad Promuntorium Bonæ spei (herb. Deless.).
M. longifolia Huds. var. doratophylla Brig. — Planta ultra 60 cm. alta.
Caulis robustus, præaltus, + ramosus, ramis ascendentibus gracilibus, undique
breviter cinereo-pubens, internodiis mediis 3-5 cm. longis. Folia heteromorpha,
superiora et media anguste et longe lanceolata, + gladiiformia, marginibus in
apicem longe accuminatum convergentibus, basi abrupte cordata, supra atro-
viridia, subtus cinerea, parum spissa, superficie 6-9 X1,2-1,5 cm. ; serratura con-
stans ex dentibus argutis sat robustis valde dissitis, trigonos extus concavos, intus
rectiusculos constituentibus, culminibus acutis argutis circa 1 mm. altis et 5-10
696 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
mm. distantibus. Folia inferiora subtriangularia, basi lata, subintegra, ea var.
capensis (M. capensis subsp. capensis Brig. Fragm. 1, p. 75) referentia, superficie
5-7 X 1,5-2 cm. Omnia sessilia, nervatione parum evidente. Spicastrum terminale
in spec. 8 ad 10 mm. longum, verticillastris congestis. Pedicelli dense pubes-
centes ad 2 mm. longi. Calix cinereus tubo 4,5-1,8 mm. longo, dentibus acumi-
natis 4 mm. longis. Carolla 8 calicis os 2,5 mm. excedens. — Prom. Bon. Spei
ad fl. Fink (Mundt et Maire in herb. Mus. Berol.).
M. longifolia Huds. var. cyprica Brig. = M. cyprica H. Braun ined. —
Planta vulgo ultra 60 cm. alta. Caulis debilis, valde ramosus, ramis ascendentibus,
nonnunquam flexuosis, basi subglaber et rubescens, superne undique parce pubens
cinereo-virens, internodiis mediis 6-10 cm. longis. Folia lanceolata vel anguste
lanceolata, apice acuta, marginibus longissime et tenuissime convexiusculis, basi
rotundato-cordata, petiolo pubescente 2-5 mm. longo prædita, supra glabrescentia,
subtus ienuissime pubescentia et glandulis minutis alig. evidentibus, utrinque
pallide virentia, superficie 3-6 X 1-1,5 cm.; nervatio haud prominens; serratura
constans ex dentibus crebris, debilibus, trigonos extus rectos vel concaviusculos,
intus rectos constituentibus, culminibus rectis vel acutis, 0,2-1 mm. altis et
1-4 mm. distantibus. Spicastrum 8 gracile, verticillastris inferioribus remotis.
Calix parvus campanulatus undique pubescens, tubo 1 mm. longo, dentibus lan-
ceolatis 0,5 mm. longis, pedicello valde pubescenti 1,5-2 mm. longo insidens.
Corolla calicis faucem circa 1,5 mm. excedens. — In insula Cypro, montium
editiorum fauces umbrosas ornans (Kotschy in herb. Mus. Vindob.).
M. longifolia Huds. var. Galatæ Brig. — M. cyprica var. Galatæ H. Braun
ined. — Planta ultra 50 em. alta. Caulis sat robustus, flagellis et ramis tenuissi-
mis, debilibus, ascendentibus, superne tenuiter cano-pubens, internodiis mediis
4-5 cm. longis. Folia anguste lanceolata, apice acuta, marginibus longe et lenis-
sime convexiusculis, basi rotundato-cordata, petiolo pubescente 2-4 mm. longo
prædita, supra tenuiter et parce pubescentia viridia, subtus cinereo-viridia, te-
nuiter tomentello-pubescentia, superficie 4-6 X 1,2-1,5 cm. ; nervatio simplex haud
prominens ; serratura constans ex dentibus crebris robustis, trigonos intus rectos,
extus concaviusculos constituentibus, culminibus peracutis, erectiusculis, argutis,
4-2 mm. altis et 2-5 mm. distantibus. Spicastrum verticillastris omnibus confertis,
8 basi 1 em. latum. Calix campanulatus pubescens, tubo 1,5 mm. longo, dentibus
lanceolatis circa 0,7 mm. longis, pedicello retrorsum pubescenti 4-2 mm. longo
insidens. Corolla calicis os 1,5 mm. excedens. — In insula Cypro circa Galatam
(Kotschy in herb. Mus. Vindob.).
M. longifolia Huds. var. oxeilema Brig. — Planta 40-70 cm. alta. Caulis
robustus, præcipue ad angulos cano-pubens, ramosus, internodiis mediis 2-5 cm.
longis. Folia lanceolata, apice acuta vel acuminata, marginibus parum convexis,
basi acuta (præcipue superiora) vel breviter rotundata, petiolo parvo tomentello
9-4 mm. longo prædita, supra viridia adpresse et breviter pubescentia, subtus
albo-tomentosa, superficie 2-5 X 0,6-1,5 cm. ; nervatio haud prominens; serratura
constans ex dentibus mediocribus distantibus, trigonos extus concavos vel +
undulatos, constituentibus, culminibus acutis erectiusculis 0,5-1,5 mm. altis et
(9) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHIÆ LABIATARUM. 697
4-6 mm. distantibus. Spicastrum 8 verticillastris omnibus confertis. Calix pubes-
cens, tubo 1,5 mm. longo, dentibus acuminalis circa 0,7 mm. longis. — In
Himalayæ vallibus prope Simla in ripa orient. fl. Byas (Stolitzka in herb. Mus.
Vindob.).
M. longifolia Huds. var. cosmiostachya Brig. — Planta 30-70 cm. alta.
Caulis sat robustus, præcipue ad angulos cano-pubens, ramosus, internodiis mediis
3- cm. longis. Folia lanceolata, apice acuta, marginibus parum convexis, basi
acuta <= cuneiformiter in petiolum tomentellum 2-5 mm. longum extenuata, supra
atroviridia, breviter pubescentia, subtus albo-tomentosa, superficie 1-1,7 X 3-6 cm;
nervatio haud prominens ; serratura constans ex dentibus sat robustis, irregulari-
bus, trigonos intus rectiusculos, extus undulatos constituentibus, culminibus
acutis 0,5-1,7 mm. altis et 2-5 mm. distantibus. Spicastrum gracile, tenue, verti-
cillastris (n — 3...7) dissitis, 8 circa 10 X 0,6 cm. sect. long. Calix minimus,
undique pubescens, tubo 1 mm. longo, dentibus 0,7 mm. longis. Corolla parva
calicis faucem 1 mm. excedens. — In Hindustania bor.-occidentali (Duthie n. 1923
in herb. Mus. Vindob.).
M. longifolia Huds. var. kashmiriana Brig. — Planta 40-80 cm. alta.
Caulis robustus, pubescens, sæpe rubescens, internodiis mediis 3-6 em. longis.
Folia lanceolata, apice acuta, marginibus parum convexis, basi rotundata, supra
atro-viridia, adpresse et tenuissime pubescentia, subtus albo-tomentosa, super-
ficie 2-6 X0,5-1,7 cm., petiolo tomentoso 2-5 mm. longo insidentia ; nervatio
simplex ; serratura constans ex dentibus parvis <= frequentibus, trigonos intus
rectos, extus rectiusculos vel concaviusculos constituentibus, culminibus acutis
0,1-1 mm altis et 1-3 mm. distantibus. Spicastrum verticillastris confertis haud
lanatis. Calix pubescens tubo 1,5 mm. longo, dentibus 0,5-0,7 mm. longis. Corolla
8 calicis faucem 2 mm. superans. — In Kaschmiria, reg. temp. (Thomson in herb.
Mus. Vindob.).
M. longifolia Huds. var. Hügeliana Brig. — Planta 30-70 cm. alta. Caulis
robustus, ad angulos præsertim pubescens, ramosus, internodiis 1,5-3 cm. longis.
Folia lanceolata, apice acuta, marginibus subtus + recurvulis parum convexis,
basi rotundato-extenuata, peliolo tomentello 2-5 mm. longo insidentia, supra
viridia adpresse pubescentia, subtus albo-tomentosa, superficie 2-4 X 0,5-1,3 em. ;
nervatio simplex haud proeminens ; serratura præsertim in foliis superioribus ob
marginem recurvatione subnulla, constans ex dentibus irregularibus, trigonos
extus convexiusculos, intus rectiusculos constituentibus, culminibus acutis
0,2-0,7 mın. altis et 3-6 mm. distantibus. Spicastrum verticillastris dense cano-
pubescentibus vel pubescentibus, inferioribus vulgo dissitis. Calix dense albo-
tomentosus, tubo 1 mm. longo, dentibus 0,5 mm. longis. Corolla calieis faucem
4-1,5 mm. in fl. 8 excedens. — In Himalaya (Hügel n° 551 iu herb. Mus. Vin-
dob.).
M. longifolia Huds. var. thibetana Brig. — Planta circa 60 cm. alta.
Caulis robustus, inferne glaber, superne dense et tenuissime pubescens, ut videtur
parum ramosus, internodiis mediis 4-8 cm. longis. Folia ovato-lanceolata, apıce
acuta, marginibus præsertim basin versus convexioribus, basi cordata, petiolo
698 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
brevi pubescenti 0,2-0,5 em. longo insidentia, supra late viridia glabrescentia,
subtus pallide virentia tenuissime pubescentia, glandulis minimis vix evidentibus
conspersa, superficie 3-5 X 1-3 cm. ; nervatio haud prominens; serratura constans
in foliis superioribus caulinaribusque mediis ex dentibus valde irregularibus sat
robustis, trigonos extus rectiusculos, extus undulatos constiluentibus, culminibus
erectiusculis vel. aliq. tortis 0,5-2 mm. altis et 2-4 mm. distantibus. Spicastrum
verticillastris (n — 1) confertis. Calix pubescens, tubo 1 mm. longo, dentibus
acuminatis 0,7 mm. longis. Corolla 8 calicis os 1,5-2 mm. excedens. — In
Thibeto occidentali, alt. 7-12000° (Thomson in herb. Mus. Vindob.).
M. longifolia Huds. var. detonsa Brig. — Planta circa 20-40 mm. alta.
Caulis debilis, = ramosus, ramis ascendentibus, nonnunquam plicatilibus, viri-
dis, sepe purpurascens, parce pubens, internodiis mediis 2-4 em. longis. Folia
lanceolata vel latius lanceolata, apice acuta, marginibus convexioribus, basi rotun-
data vel breviter cuneata, supra atro-viridia glabrescentia, glandulis minutis
adspersa, superficie 2-4 X 1-1,5 cm., petiolo canescente 2-5 mm. longo insidentia ;
nervalio haud prominens; serratura constans in foliis caulinaribus ex dentibus
sat robustis, + irregularibus, trigonos extus undulatos, intus rectiusculos cons-
tituentibus, culminibus peracutis 0,5-2 mm. altis et 2-6 mm. distantibus. Spi-
castrum terminale ad 6 cm. longum, lateralia sæpe breviora nonnunquam sect.
long. 1,5-3X 0,8 cın., verticillastris (n — 1..2) confertis. Calix minute campanu-
latus, tubo 1 mm. longo, dentibus subulatis 0,5 mm. longis, pedicello pubescenti
0,5-1 mm. longo insidens. Corolla purpurascens in fl. 8 calicis os 1,5-2 mm.
excedens. — In Thibeto circa Jocarda (Hügel no 1051 in herb. Mus. Vindob.).
M. longifolia Huds. var. albata Brig. — Planta 40-70 cm. alta. Caulis satis
robustus, præcipue ad angulos cano-pubens, ramosus, internodiis 5-10 cm. longis.
Folia ovato-lanceolata, apice acuta vel acuminata, marginibus præsertim basin
versus convexioribus, basi rotundato-cordata, petiolo tomentoso 2-5 mm. longo
prædila, supra atro-viridia adpresse et tenuiter pubescentia, subtus albo-tomen-
tosa, superficie 3-6 X 1,5-2,6 em. ; nervatio haud prominens; serratura constans
ex dentibus robustis irregularibus, trigonos intus rectiusculos, extus convexius-
culos vel undulatos constituentibus, culminibus acutis 1-2 mm. altis et 3-6 mm.
distantibus. Spicastrum 8 gracile, tenue, basi interruptum. Calix dense pubes-
cens, tubo 1,5 cm. longo, dentibus circa 0,7 mm. longis. Corolla 8 calicis os
1-2 mm. excedens. — In Himalaya boreal.-oceid., alt. 4-12000” (Thomson in
herb. Mus. Vindob.).
M. longifolia Huds. var. diabolina Brig. — Planta 50-80 em. alta. Caulis
robustus, + ramosus, undique cano-pubens, internodiis mediis 3-5 mm. longis.
Folia oblongo-lanceolata, supra atro-viridia, adpresse et parce pubescentia, subtus
griseo-virentia (superiora sæpe + albicantia), apice obtusciusculo-mucronata,
marginibus sat convexis, basi cordata, sessilia, superficie 5-8 X 2,5-3,5 cm. ; ner-
vatio simplex haud prominens, in foliis superioribus reticulescens, nervis late-
ralibus acroscopis; serratura constans ex dentibus robustissimis sat distantibus
valde argutis, trigonos extus convexos, intus rectiusculos constiluentibus, cul-
minibus acuminatis erectiusculis, 1,5-3 mm. altis et 5-10 mm. distantibus. Spi-
(11) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 699
castrum valde cinerascens, haud valde florıbundum verticillastris confertis. Pedi-
celli retrorsum rigide pubescentes 1,5 mm. longi. Calix campanulatus 0,8 mm.
longus, pubescentia longa præditus. Corolla 8 mediocris. — In pratis humidis
Transilvaniæ prope Langenthal (Barth in h. Briq.).
M. longifolia Huds. var. subobtusa Brig. — Planta 50-80 cm. alta. Caulis
robustus, undique cano-pubens, -- ramosus, internodiis mediis 3-6 em. longis.
Folia late oblongo-lanceolata, media apice obtusa, superiora obtusiusculo-mucro-
nata, marginibus longe et parum convexis, basi cordiformia, supra atro-viridia,
parce et breviter pubescentia, subtus pallide virentia, breviter dense leniter pubes-
centia, sessilia, superficie 7-10 X 2,5-4 cm. ; nervatio simplex ; serratura constans
ex dentibus sat regularibus, robustis et crebris, trigonos extus rectiusculos, extus
rectiusculos, convexiusculos vel aliq. undulatos constituentibus, culminibus pera-
eutis, prorsus versis 1-2 mm. altis et 3-7 mm. distantibus. Spicastrum elegans,
floribundum verticillastris confertis. Pedicelli breviter pubescentes 2 mm. longi.
Calix undique pubescens, campanulatus, tubo 1 mm. longo, dentibus 1 mm. longis,
acuminato-subulatis. — Ad margines vinearum prope Langenthal in Transilvania
(Barth. in h. Briq.).
M. longifolia Huds. var. cesarea Brig. — Planta 70 cm. alta. Caulis ro-
bustus, ramis ascendentibus, superne undique cano-pubens, basi violaceus glabres-
cens, internodiis mediis 3-7 cm. longis. Folia ovato- vel elliptico-lanceolata, apice
subacuta, obtusiuscula vel obtusa, marginibus sat convexis, basi cordiformia,
sessilia, supra viridia parce et adpresse pubescentia, subtus griseo-viridia pubes-
centia densa brevissima obtecla ; nervatio simplex haud prominens ; serratura
constans ex dentibus regularibus crebris parvis vel mediocribus, trigonos extus et
intus rectiusculos constituentibus, culminibus acutis prorsus versis 0,5-1 mm.
altis et 1-4 mm. distantibus. Spicastrum floribundum sed breve, verticillastris
confertis. Pedicelli tenuiter retrorsum pubescentes, 1,5-2 mm. longi. Calicis un-
dique pubescentis campanulati tubus 1 mm. longus, dentibus lanceolatis 0,8 mm.
_ longis. — Ad rivulos circa Talassa prope Cesaream in Cappadocia (Balansa no 226).
M longifolia Huds. var. Ehrenbergii Brig. — M. dalmatica Ehrenb. non
Tausch. — Planta parva, conferta. Caulis debilis, ramosus, ramis divaricato-
ascendentibus, undique pilis adpressis cinereus, internodiis abbreviatis 1-2 cm.
longis. Folia breviter lanceolata, apice acuta vel breviter acuminata, marginibus
basin versus convexioribus, basi cordata, sessilia, supra cinereo-viridia, pilis ad-
pressis vestita, subtus albo- vel cinereo-tomentosa, superficie 1-2 X 0,4-1 cm. ;
nervatio subsimplex ; serratura constans ex dentibus prominentibus, dissitis, tri-
gonos extus concavos, intus rectiusculos constituentibus, culminibus acutis,
argutis, 0,5-1,5 mm. altis et 2-5 mm. distantibus. Spicastrum tenue, verticillastris
(n — 1) confertis, in spec. 8 sect. long. 3-6 X0,8-1 cm. Calix tubo 1,2 mm.
longo, dentibus 0,6-8 mm. longis. Corolla 8 calicis os 2 mm. excedens. — In
Dalmatia ad fossas prope Castel Nuovo (Ehrenberg, Fl. illyr. dalm., cent. V, n.
70 in herb. Mus. Berol.).
M. longifolia Huds. var. mesomorpha Brig. — Planta elata, 50-100 cm.
alta. Caulis elatus, sed mediocriter robustus, cinereo-virens, sæpe purpurascens,
790 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
undique breviter pubens, internodiis mediis circa 7 em. longis. Folia sessilia,
lanceolata, apice peracuta vel acuminata, marginibus parum convexis, basi cor-
data, supra cinereo-viridia, breviter adpresse pubescentia, subtus cinereo-virentia,
adpresse tomentella, superficie eirca 3-5 X 1,4-2 cm. ; nervatio simplex haud pro-
minens ; serratura constans ex dentibus crebris robustis, argutis, extus concavis,
intus rectis, apice + mucronulatis, culminibus erectis 1-2 mm. altis et 1-3 mm.
distantibus. Spicastrum elongatum, maturum verticillastris fere omnibus remotis.
Calix tubo 1 mm. longo, dentibus 0,8-1 mm. longis, pedicello pubescenti 1,5 mm.
longo insidens. Corolla 8 1,6 mm. os calicis excedens. — In Syria septentrio-
nali ad Air-el-Baida prope Aleppo (Sintenis, Iter orient. ann. 1888 in herb. Mus.
Berol.).
M. longifolia Huds. var. erminea Briq. — Planta 50-60 cm. alta, tota
ermineo-alba. Caulis sat robustus, undique albo-tomentosus, ramosus, ramis laxe
ascendentibus, internodiis mediis 3-5 cm. longis. Folia sessilia, breviter et late
lanceolata, apice acuta vel brevissime acuminata, marginibus parum convexis,
hasi cordata, supra tomentosa ex viride albescentia, subtus nitide ermineo-tomen-
tosa, superficie 1,5-3 X 0,8-1,7 cm. ; nervatio simplex haud prominens ; serratura
valde irregularis, constans ex dentibus parvis, crebris, trigonos intus rectiusculos,
extus + undulatos constituentibus, culminibus acutis 0,2-0,7 mm. altis et 1-5 mm.
distantibus, sæpe ad undulationem indistinctam reducta. Spicastrum 8 tenuissi-
mum, verticillastris omnibus vel (n — 1..3) confertis, basi 0,5-0,8 latis. Pedicelli
obverse pubescentes ad 1 mm. longi. Calix prorsus pubescens, tubo infra 1 mm.
longo, dentibus acuminatis 0,5 mm. longis. Corolla 8 calicis os 1,7 mm. ex-
cedens. — Creta, in paludibus ad Plataniam (Reverchon, PI. de Crète no 126 in
herb. Boiss.).
M.longifolia Huds. var. amphileuca Brig. — Planta ad 50 em. alta.
Caulis robustus, + ramosus, inferne glaber, superne incanus, internodiis mediis
1-3 cm. longis. Folia sessilia parva, ovato-lanceolata, apice acuta vel subacuta,
marginibus convexioribus, basi cordata, supra albo-virentia, subtus albo et lanato-
tomentosa, superficie 1-5-2 X 0,8-1,4 cm. ; nervatio reticulescens, tomentum areo-
lans; serratura constans ex dentibus crebris parvis argutis, trigonos extus con-
cavos vel rectos, intus rectos constituentibus, culminibus erectiusculis 0,7-1 mm.
altis et 1-3 mm. distantibus. Spicastrum verticillastris (n — 1) congestis cineras-
centibns. Pedicelli 2 mm. longi, valde pubescentes. Calix sæpe violaceus, tubo
1,5 mm. longo, dentibus setaceis 0,5 mm. longis. Corolla 8 calicis os 2 mm.
excedens. — In Mesopotamia ad Titrisch in reg. Orta (Sintenis, Iter orient. 1888
no 1390 in herb. Mus. Berol.).
M. viridis Linn. var. phaneroneura Brig. — Planta ad 50 cm. alta. Cauhs
erectus, parum ramosus vel simplex, geniculis exceptis subglaber, sepius purpu-
rascens, internodiis mediis 1-2 cm. longis. Folia ovato- vel oblongo-lanceolata,
apice tantum acuta, marginibus conspices convexioribus, basi cordiformia, ses-
silia, supra glabra, subtus præcipue ad nervos pilosula, viridia, superficie 4 2
cm. ; nervatio reticulescens, nervo medio, secundariis acroscopis et marginalibus
sæpius in pagina inferiore aliq. preminentibus et paginam superiorem etiam aliq.
(15) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 701
fodientibus ; serratura constans ex dentibus crebris, parvis, trigonos extus con-
caviusculos vel undulatos, intus rectiusculos constituentibus, culminibus acutis
prorsus versis, 0,3-1 mm. altis et 2-4 mm. distantibus. Spicastrum 8 3-4 X0,8 cm.
sect. long. Pedicelli glabri 1,5 mm. longi. Calix basi glabro, superne subglabro,
dentibus ciliatis. — (Sieber in herb. Mus. Brux.).
M. viridis Linn. var. holotilta Brig. — Planta ultra 50 em. alta. Caulis sat
robustus, elegans, viridis vel rubescens, glaber vel subglaber, ramosus, inter-
nodiis 2-5 cm. longis. Folia petiolata, petiolo glabro vel subglabro 2-5 mm.
longo foliis omnibus idonæo, elliptica, apice obtusa, marginibus longe et lenissime
convexis, basi rotundata vel subcordiformia, utrinque viridia, subglabra, super-
ficie 4-5 X 1,7-2 em. : nervatio simplex haud prominens; serratura constans ex
dentibus irregularibus distantibus parum evolutis, trigonos intus rectiusculos,
extus longe concaviusculos vel undulatos constituentibus, culminibus erectius-
culis peracutis 0,3-1 mm. altis et 3-10 mm. distantibus. Spicastrum mediocre,
verticillastris confertis. Calicis striatuli glabri dentes ciliati. — In Germania circa
Francofurtum (Beck. in herb. soc. siles. vratislav.).
M. viridis Linn. var. maderensis Brig. — Planta 40-60 cm. alta. Caulis
robustus, parum ramosus, viridis vel purpurascens, glaber vel subglaber, inter-
nodiis mediis 3-5 cm. longis. Folia ovato-lanceolata, apice acutiuscula vel
subobtusa, marginibus sat convexis, basi cordiformiia, supra late, subtus
pallide viridia, utrinque glabra vel subglabra superficie 3-4 X 1,5-2 em., sessilia
vel vix petiolulata; nervatio simplex haud prominens; serratura constans ex
dentibus parvis, + crebris, trigonos extus convexos, intus rectiusculos, consti-
tuentibus, culminibus acutis 0,4-1 mm. altis et 2-5 mm. distantibus. Spicastrum
vertieillastris fere omnibus + distantibus; bracteæ calicisque normalis dentes
glabri. — In Madera ad muros prope Seisal (Mandon, PI. Mader. in herb. Mus.
Vindob.).
M. viridis Linn. var. spadana Brig. — Planta ultra 60 cm. alta. Caulis
erectus, + ramosus, robustus, subglaber, internodiis 3-5 em. longis. Folia
lanceolata, apice acuminala, marginibus longe et parum convexis, basi cordata,
sessilia, supra læte viridia glabra, subtus pallide virentia, subglabra, superficie
7-9 X 1,8-2 cm.; nervatio simplex haud prominens; serratura constans ex
dentibus parvis, remotis, trigonos extus concavos vel undulatos, intus rectius-
culos constitnentibus, culminibus peracutis minute mucronulatis, 0,3-1 mm.
altis et 3-10 mm. longis, in laminæ parte inferiore deficiens. Spicastrum compac-
tum bracteis et dentibus calicinis fere glabris. — In Belgio circa Spa (Lejeune
in herb. Mus. Brux.).
M. viridis Linn. var. phyllopogon Brig. — Planta ad 50 cm. alta et
ultra. Caulis robustus, ramosus, internodiis mediis 2-4 cm. longis, sæpe rubes-
cens, scaber. Folia sessilia, ambitu subrotundato, basi cordata, supra viridia +
glabrescentia, subtus cinereo-pilosa, superficie 1,5-2 X 1,5-2 cm. ; margines fere
pinnatifidi, profundissime dissecti, laciniis perangustis linearibus, creberrimis,
in foliis inferioribus ad 10 mm. longis et 1 mm. latis; nervatio subtus satis
prominens + simplex. Spicastrum tenue, verticillastris inferioribus distantibus.
702 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (1%)
Bracteæ calicisque dentes hirta, hujus basis autem normali modo glabra. — Ex
hort. bot. Hamburg (Schrad. in herb. Soc. hist. nat. rhen.).
M. viridis Linn. var. oligotricha Brig. — Planta circa 40 cm. alta. Caulis
mediocris, glaber, sepe purpurascens, internodiis mediis circa 1-3 cm. longis.
Folia lanceolata, omnia petiolo brevi 2-3 mm. longo prædita, apice peracuta,
marginibus parum convexis, basi rotundato-cordiformia, supra et subtus viridia
et subglabra, superficie circa 3 X 1,2 cm.; nervatio vix prominens; serratura
constans ex dentibus crebris parvis, trigonos extus et intus rectiusculos consti-
tuentibus, culminibus 0,4-0,8 mm. altis et 2 mm. distantibus. Spicastrum verti-
cillastris (n-1) congestis. Calix tuto 1 mm. longo et dentibus 0,8 mm. longis,
glaber vel superne subglaber, pedicello glabro 1 mm. longo insidens. — In insula
Teneriffa (herb. Mus. Berol.).
M. dumetorum Schult. var. semnoprepa Brig. — Planta ad 80 cm. alta.
Caulis robustus, + ramosus, viridis, retrorsum pilosus, internodiis mediis
4-8 cm. longis. Folia oblongo-elliptica, apice exacte obtusa, marginibus sat
longe convexis, basi rotundata vel subcordata, supra læte viridia pilis sparsis
adornata, subtus pallide virentia præsertim ad nervos pilosiora, superficie
5-9 X 3-4,5 cm., petiolo piloso 0,5-2 cm. insidentia; nervatio simplex haud
prominens ; serratura constans ex dentibus crenatis regularibus crebris sub-
robustis, trigonos extus convexos, intusrectos, constituentibus, culminibus acutis
vel obtusis 1-2 mm. altis et 2-5 mm. distantibus. Spicastrum spissum mediocre,
in axi primario sect. long. vulgo 4-8 X 1,8 cm. Calix var. nepetoidis. —
Westphalia, ad ripas fl. Mosel (Wirtgen, Menth. rhen., ed. 2, n° 20 in herb.
Mus. Vindob.).
M. dumetorum Schult. var. melancholica Brig. — Planta + elata.
Caulis parum ramosus, robustus, patule pilosus, rubescens, internodiis mediis
4-6 cm. longis. Folia petiolo pubescenti ad 1 cm. longo insidentia, subtriangu-
lari-lanceolata, basi subcordata et marginibus convexissimis, dein marginibus
longe et rectiuscule in apicem peracutum convergentibus, atro-viridia purpuras-
centia, + pilosa, superficie 4-6 X 1,7-2 cm.; serratura constans ex dentibus
crebris robustis, argutis, sepe + duplicatis, trigonos extus concaviusculos, intus
rectiusculos constituentibus, culminibus peracutis erectiusculis 1-1,5 mm. altis
et 1,5-% mm. distantibus. Spicastrum oblongum vel aliq. elongatum. In Germa-
nia prope Tarnast (Krause in herb. Soc. siles. vratislav.).
M. dumetorum Schult. var. natalensis Brig. — Planta ad 50 cm. alta.
Caulis robustus, undique pubescentia retroflexa sordide cinerascens, ramosis-
simus, internodiis mediis 2-4 em. longis. Folia anguste lanceolata, apice peracuta
vel acuminata, marginibus parum convexis, basi extenuata, superiora petiolulata,
inferiora petiolo villoso ad 8 mm. longo insidentia, supra adpresse pubescentia
cinereo-virentia, sublus valde villoso-pubescentia, cinerascentia, + velutina,
superficie 2,5-5,5 X 0,8-2 cm. ; nervatio simplex, subtus prominens, sed pagi-
nam superiorem haud fodiens; serratura constans ex dentibus mediocribus
crebris, trigonos extus undulatos vel concavos, intus rectiusculos constituen-
tibus, culminibus acuminatis, argutis 0,7-1,5 mm. altis et 2-4 mm, distantibus.
(15) J. BRIQUET. FRAGMFNTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 703
Inflorescentia constans ex capitulis parvis depressis sect. long. 1 X 1,5 em.
Calix tubulosus, breviter pedicellatus, undique pubescens, tubo vix striato
2-2,5 mm. longo, dentibus acuminatis 1 mm. longis, nonnunquam magis abbre-
viatis. Corolla 8 carminea, intus glabra, calicis os ad 3 mm. excedens. — Natal
(Wood, n° 402, in herb. Mus. Berol.).
M. piperita Huds. var. calvifolia Brig. — Planta ad 50 cm. alta. Caulis
robustus, strietus, sat ramosus, glabrescens, internodiis mediis 2-5 em. longis.
Folia lanceolata, apice acuminata vel longe acuta, marginibus longius convexis,
basi brevius extenuata, petiolo ad 1 mm. longo, + piloso insidentia, supra et
subtus subglabra, superficie 2,5-6 X 1-2,5 cm.; nervatio simplex haud promi-
nens; serratura constans ex dentibus robustis, Æ crebris, trigonos apice acutos,
extus + undulatos, intus rectiusculos constituentibus, culminibus prorsus
versis 1-2 mm. altis et 2-5 mm. distantibus. Inflorescentia in axibus omnibus
capituliformia. Calix magnus glaber. — Insulæ azoricæ, St-Michæl (Hunt., Bot.
Soc. Lond., 1847, n. 131, in herb. soc. hist. nat. rhen.).
M. piperita Huds. var. pennsylvanica Brig. — Planta 40-50 cm. alta.
Caulis debilis, gracilis, tenuis, valde ramosus, purpurascens, subglaber, inter-
nodiis 3-8 cm. longis. Folia parva, lanceolata, vel elliptico-lanceolata, apice
acuta, marginibus medio convexis, basi cuneiformiter extenuata, petiolo glabres-
centi 0,5-1 em. longo insidentia, supra et subtus viridia subglabraque; nervatio
simplex haud prominens; serratura constans ex dentibus sat crebris, minimis,
trigonos extus convexiusculos, intus rectos constituentibus, culminibus acutis,
0,3-0,5 mm. altis et 1-3 mm. distantibus. Capitula minima ex 1-4 verticillastris
constantia, sect. long. vulgo 1-3 X 1 em. Calix campanulato-tubulosus, tubo
parum striato 1,8 mm. longo, dentibus acuminatis 1 mm. longis. — Pensylvania
ad ripas Licking-creek. (Frank in herb. Mus. Berol.).
M. piperita Huds. var. Beckeri Brig. — Planta ad 50 cm. alta. Caulis ro-
bustus, strictus, + ramosus, glaber vel subglaber, internodiis mediis 2-7 em. longis.
Folia latissime ovata, apice obtusa, sæpe aliq. apiculata, marginibus convexis-
simis, basi rotundato-subcordiformia, utrinque viridia vel purpurascentia, sub-
glabra, superficie 4-5 X 3-4 cm.; nervatio simplex haud evidens; serratura
constans ex dentibus robustis sat crebris + irregularibus, trigonos extus rectos
vel convexos, fere omnes evidentissime denticulatos (denticulo 0,1-0,5 mm.
alto), intus rectiusculos constituentibus, culminibus acutis + prorsus versus
1-2 mm. altis et circa 5 mm. distantibus. Inflorescentia + capitulata. Pedicelli,
tubus et dentes calicinales subglabri. — In Germania circa Francofurtum a. M.
(Becker in herb. soe. siles. vratislav.).
M. piperita Huds. var. calophylla Brig. — Planta circa 50 cm. alta.
Caulis rubescens, glaber, 4 ramosus, internodiis mediis 3-4 cm. longis. Folia
ovata vel elliptico-ovata, apice obtusa, marginibus convexioribus, basi rotundata,
petiolo 0,3-10 longo. supra piloso insidentia, supra atro-viridia et sæpe purpu-
rascentia, subtus viridia, superficie circa 4 X 2,5 cm. ; nervatio simplex haud
prominens; serratura constans ex dentibus parvis + crebris, trigonos extus
convexos vel subundulatos, intus rectos, prorsus versos constituentibus, culmi-
704 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (16)
nibus rectis vel obtusiuseulis 0,5-1 altis et 1-3 mm. distantibus. Spicastrum ©
breve, vix ultra 4X1,% em. superficie sect. long. — In Belgio circa Spa (Lejeune,
in herb. Mus. Brux.).
M. piperita Huds. var. hispidula Brig. = M. hispidula Pœpp. non. Bor.
— Planta 40-80 em. alta. Caulis robustus, parum ramosus, viridis vel purpuras-
cens, pilis scabridis parvis huc et illuc adspersus, internodiis 1-3 cm. longis,
Folia petiolo brevi nonnunquam subnullo insidentia, ovato-elliptica, apice ob-
tusiuscula vel subacuta, marginibus basin versus præcipue convexis, basi rotun-
data, supra atro-viridia glabra, subtus pallide virentia, ad nervos + pubescentia,
sæpe purpurascentia, sat crassa, rugosula, superficie 3-5 X2-3 cm. ; nervatio sim-
plex, subtus sæpe aliq. prominens; serratura constans ex dentibus crebris vulgo
parvis, trigonos extus convexos, intus rectiusculos, constituentibus, culminibus
acutis vel rectis 1,15 mm. altis et 2-4 mm. distantibus. Spicastrum pyramidale,
verticillastris (n — 1) approximatis, breve confertum. Calix tubulosus, dentibus
subulatis + ciliatis. — In Chili ad rivulos prope Valparaiso (Peppig, Coll. pl.
chil. I, n° 153, in herb. Mus. Vindob.).
M. aquatica Linn. var. metabola Brig. — Planta elata. Caulis mediocris,
+ pilosus, viridescens, + ramosus, internodiis sæpe longissimis (ad 14 cm.).
Folia late ovata, apice acuta, marginibus basin versus, valde convexis, basi +
rotundata, petiolo + piloso 1-2 cm. longo insidentia, utrinque viridia pubescentia,
superficie 5-5 X 3-4 cm. ; nervatio simplex haud prominens; serratura constans
ex dentibus argutis robustis, raris, trigonos intus rectos, extus concavos, consti-
tuentibus, culminibus erectis, 1-2 mm. aliis et 4-7 mm. distantibus. Capituli ro-
busti + pilosi. — In Germania circa Francofurtum a. M. (Becker in herb. Mus.
Senckenb.).
M. aquatica Linn. var. eriomastix Brig. — Planta ad 30 cm. alta. Caulis
robustus + ramosus, undique incano-lanuginosus, flagellis canescentibus lanı geris
+ crebris præditus, internodiis mediis 2-4 cm. longis. Folia ovata, apice acuta,
marginibus basin versus convexioribus, basi breviter extenuata vel rotundata,
petiolo brevi, crasso, valde incano insidentia, supra cinereo-viridia vel albescentia,
subtus + incano-lanigera, superficie 2-3%X1,5-2 cm. ; nervatio simplex haud
prominens ; serratura constans ex dentibus crebris parvis, trigonos apice pera-
cutos, intus rectos, extus + rectiusculos constituentibus, culminibus 0,5-1 mm.
altis et 1-3 mm. distantibus. Calix + lanuginosus, præcipue ad dentes. — In
Italia prope Cremone in inundatis ad Padum (Treviranus in herb. soc. hist. nat.
rhen.).
M. aquatica Linn. var. turrita Brig. — Planta elata. Caulis robustus, pilo-
sus, + ramosus, internodiis mediis 4-7 cm. longis. Folia elongato-elliptica, apice
acuta, marginibus longe et leniter convexis, inferiora basi + breviter extenuata,
superiora ibidem rotundiuscula, petiolo + pilosa 1-2 em. longo insidentia, viri-
dia, vulgo glabrescentia, superficie 6-9X<2,5-4 cm.; nervatio simplex haud promi-
nens ; serratura constans ex dentibus duplicatis erebris, trigonos apice acutos,
intus rectiusculos, extus convexiusculos constituentibus, culminibus 4-2 mm. altis,
3-6 mm. distantibus, acuminibus sinu 0,5-1 mm. profundo et 2-4 mm. lato se-
(17) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHIÆ LABIATARUM. 705
paratis. Capitula hirta Æ crebra. — In Silesia prope Vratislaviam (Wimmer in
herb. soc. siles. vratislav.).
M. verticillata Linn. var. leiomischos Brig. — Planta ad 40 cm. alta.
Caulis robustus, ramosus, sæpe glabrescens, + viridescens, internodiis 1,5-3 cm.
longis. Folia ovata, apice acuta, marginibus præcipue basin versus convexissimis,
basi haud longe euneiformiter extenuata, petiolo 0,5-1,5 cm. longo glabrescenti
insidentia, utrinque viridia vel purpurascentia, glabrescentia vel + pilosa, super-
ficie 3-6X2-3,5 cm. ; nervatio simplex haud prominens ; serratura constans ex
dentibus robustis sat crebris, trigonos extus convexos rarius rectiusculos, intsu
rectos constituentibus, culminibus acutis prorsus versis 1-1,5 mm. altis et 2-7 mm.
distantibus. Verticillastri + pilosi, pedicellis lutescentibus glabris vel subglabris,
nitentibus ; calicis tubulascentis tubo striatulo piloso 2 mm. longo, dentibus lan-
ceolatis 4 mm. longis. — In Germania circa Francofurtum a. M. (Becker in
herb. Mus. Senckenb.).
M. verticillata Linn. var. fallax Brig. — M. fallax Op. ap. Per. Rev., p. 13
(1878), absq. diagn. — Planta elata. Caulis robustus, erectus, obverse pilosus,
internodiis 3-4 cm. longis. Folia late ovata, apice obtusa, marginibus basin versus
præsertim valde convexis, basi in petiolum pilosum 1-1,5 em. longum subito ex-
tenuata, viridia, supra undique et subtus præcipue ad nervos pilis rigidiusculis
exasperata, superficie -6X3,5-4 cm. ; nervatio simplex, haud prominens ; serra-
tura pecularis ex dentibus valde robustis, trigonos extus undulatos convexius-
culos, intus + rectos constituentibus, culminibus acutis 1,8-3 mm. altis et
5-9 mm. distantibus. Verticillastri fere omnes petiolis sat longe superati, pedicellis
undique obverse hirtis 3 mm. longis. Calix tubuloso-campanulatus, vix striatus,
undique prorsus hirtus, dentibus ex triangulari elongatis. — In Austria inferiore
prore Weinern (De Cloët in herb. Mus. Brux.).
M. gentilis Linn. var. Reichenbachii Brig. — Planta ad 50 cm. alta.
Caulis gracilis, tenuis, ramosus, glaber, rubescens, internodiis mediis 3-6 cm.
longis. Folia superiora petiolo fere destituta, inferiora petiolo subglabro ad 5 mm.
longo prædita ; cætero lanceolata, apice acuta, marginibus longe et leniter con-
vexis, latitudine maxima supra medium vel in medio folii sita, basi integra, recte
et longissime cuneiformia extenuataque, glabra vel subglabra, atroviridia vel
purpurascentia, superficie 6-8%x 2-2,5 cm. ; nervatio simplex haud prominens ;
serratura constans ex dentibus crebris, robustis, trigonos extus + rectiusculolos,
intus rectos vel leviter concaviusculos constituentibus, culminibus peracutis pror-
sus versis 1-2 mm. altis et 2-5 mm. distantibus. Verticillastri ante anthesin
plumosi. Calix campanulatus, tubo glaberrimo exstriatulo, dentibus triangulari-
lanceolatis immoderate barbigeris. — In Germania prope Lipsiam (Reichenbach
in herb. soc. siles. vratislav.).
M. gentilis Linn. var. Friesii Brig. — M. gentilis Fries Nov. II, p. 167.
— Caulis sat robustus, + ramosus, vulgo purpurascens, pilis retrorsum versis
adspersus, internodiis mediis 1,5-8 cm. longis. Folia ovata, apice acuta vel acu-
minata, marginibus basin versus valde convexis, basi breviter extenuata, mem-
branacea, utrinque atro-viridia et pilosa, præsertim superiora, superficie 2-5x1-2
BULL. HERB. BOISS., décembre 189%. 49
706 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (18)
cm., petiolo piloso 0,3-1,5 cm. longo insidentia; nervatio simplex haud promi-
nens; serratura constans ex dentibus argutis robustis et crebris, trigonos intus
rectiusculos, extus undulatos constituentibus, culminibus acuminatis, 1-2,5 mm.
altis et 2-5 mm. distantibus. Calix campanulatus, tubo 2 mm. longo, basi glabro,
parte superiore hirto, dentibus lanceolatis 1 mm. longis villoso-eiliatis, pedicello
glabro purpurascenti 2 mm. longo insidens. — In Smolandia boreali ad Jönköping
(Fries, Herb. norm. fase. IV, in herb. Mus. Vindob.).
M. dalmatica Tausch var. trichodes Brig. — Planta 40-70 em. alta. Caulis
robustus, + ramosus, viridia vel sepe purpurascens, pilis crebris retrorsum
versis obsitus, internodiis mediis 2-6 mm. longis. Folia lanceolata, apice acuta,
marginibus parum convexis, basi cuneiformiter integre extenuata, supra atro-
viridia sparsim pilosa, subtus pallide virentia pubescentia, superficie 4-6X1,5-2,5
cm., superiora subsessilia, caulinaria vel inferiora petiolo 0,2-0,5 mm. longo
aucta ; serratura constans ex dentibus argutis, + robustis, raris, dissitis, trigonos
extus concavos, intus rectiusculis constituentibus, culminibus accuminatis 1-2
mm. altis et 5-10 mm. distantibus. Calix campanulatus, tubo 2 mm. longo, den-
tibus 1 mm. longis, pilosissimus, pedicello retrorsum piloso 2-3 mm. longo insi-
dens. — In Croatia in pratis ad Krapinam (Fenzl in herb. Mus. Vindob.).
M. dalmatica Tausch var. Fenzliana Brig. — M. cinerascens var. Fenz-
liana Braun (f. bracteosa) et var. Krapinensis Braun (f. foliosa). — Planta 30-60
em. alta. Caulis robustus, Æ ramosus, viridis, basi sepe purpurascens, pilis re-
trorsum versis obtectus, internodiis mediis 2-6 cm. longis. Folia ovato-lanceolata,
apice acuta, marginibus basin versus convexioribus, basi brevissime extenuata
vel rotundata, supra læte pilosa, subtus pallide virentia pubescentia, sæpe pur-
purascentia, superficie 2,5-9Xx1,5-2 cm., omnia vel fere omnia subsessilia ; ner-
vatio simplex haud prominens ; serratura constans ex dentibus argutis creberrimis
valde robustis eos M. longifoliæ var. majoris Brig. referentibus, trigonos extus
+ rectiusculos vel aliq. undulatos, intus rectiusculos constituentibus, culminibus
peracutis 1-3 mm. altis et 2-4 mm. distantibus constituentibus. Calix campanu-
latus tubo 1,5 mm. longo, dentibus 1 mm. longis, undique pilosus. — In Croatia
in pratis ad Krapinam (Fenzl in herb. Mus. Vindob.).
M. arvensis Linn. var. axioprepa Brig. — Planta ad 40 cm. altis. Caulis
sat robustus, simplex vel ramosus, + pilosus, internodiis mediis 1-5 cm. longis.
Folia ovato-elliptica, apice acuta, marginibus convexioribus, basi acuta sed +
breviter extenuata, utrinque viridia et + pilosa, superficie 3-5X2-3 cm. ; serra-
tura constans ex dentibus sat robustis raris, trigonos intus rectos, extus + con-
vexos constituentibus, culminibus acutis aliq. prorsus versis 1-1,5 mm. altis et
4-7 mm. distantibus. Calix normalis, pedicellis vulgo glabris. — In Germania
circa Francofurtum a. M. (Becker in herb. Mus. Senckenb.).
M. arvensis Linn. var. diaphana Brig. — Planta tenuis, valde elegans ad
30 cm. alta. Caulis debilis, + flaceidus, tenuiter pubescens vel glabrescens, inter-
nodiis 2-5 cm. longis, parum ramosus. Folia longe et anguste lanceolata, apice
acuta vel alig. obtusiuscula, marginibus longe et leniter convexis, basi longissime
integriter cuneiformia, in petiolum 1-2 cm. longum abeuntia, tenuia, membranacea,
(19) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 707
pareissime pilosa, utrinque viridia, superficie 5-7X2-2,8 cm. ; serratura constans
ex dentibus regularibus sat robustis, sat crebris, trigonos intus rectiusculos, extus
convexos constituentibus, culminibus obtusisculis vel quidem rotundiuseulis
4-5 mm. altis et.circa 1 mm. distantibus. Verticillastri petiolis breviores. Calix
pilosus 2-5 mm. longus, dentibus triangularibus 0,6 cm. longis, pedicello glabro
2-5 mm longo insidens. — In Germania ad rivum infra pontem Ködelheim prope
Francofurtum (Becker in herb. Mus. Senckenb.).
M. arvensis Linn. var. illecebrosa Brig. — Planta ad 20 em. alta. Caulis
debilis, gracilis, ramis inferioribus divaricatis, dein ascendentibus, viridis, in-
ferne sæpe violasceus, glabrescens, internodiis mediis 1-3 cm. longis. Folia an-
guste lanceolata, apice acuminata, marginibus parum convexis, basi longe cunei-
formiter extenuata, utrinque viridia, glabrescentia, superficie 2-3X0,3-0,5 cm...
bası petiolo pilifero ad 1,5 cm. longo insidentia; nervatio simplex parum promi-
nens; serratura constans ex dentibus perraris, obsoletis, angustissimis, Æ argutis.
sed non valde robustis, trigonos extus + concavos, intus rectiusculos consti-
tuentibus, culminibus erectiusculis 0-5-1 mm. altis et 3-10 mm. distantibus.
Calix pubescens, tubo 2 mm. longo, dentibus triangularibus 0,5 mm. longis, pedi-
cello subglabro ad 3 mm. longo insidens. Corolla 8 calicis os 1,5 mm. excedens.
— Hort. bot. Berol. (herb. Mus. Berol.).
M. arvensis Linn. var. canadensis Brig. — M. canadensis Linn. (sensu
stricto). — Planta ad 40 cm. alta. Caulis præcipue ad angulos adpresse pubescens
vel pilosus, vulgo parum ramosus, internodiis mediis 2-5 em. longis. Folia lan-
ceolata, apice peracuta vel acuminata, marginibus parum convexis, basi cunei-
formiter in petiolum + piliferum 0,2-1 em. longum extenuala, supra atro-viridia,
subtus pallide virentia, subglabra vel sparse pilosula, superficie 2-6X0,8-2,5 em. :
nervatio simplex haud evidens; serratura constans ex dentibus crebris robustis,
trigonos extus rectos convexiusculos vel undulatos, intus rectiusculos constituen-
tibus, culminibus erectiusculis acutis 0,8-1,8 mm. altis et 1-3 mm. distantibus.
Calix campanulatus, tubo 7 mm. longo, pedicello glabro circa 2 mm. longo insi-
dens. Corolla 8 calicis os circa 2,5 mm. excedens. — In Pennsylvania ad ripas
fl. Delaware (Porter in herb. Briq.).
M. arvensis Linn. var. haplocalyx Brig. = M. haplocalyx subsp. haplocalyx
Brig. Fragm. I, p. 21. — Planta 20-40 cm. alta. Caulis mediocris, + ramosus,
pilis brevibus retrorsum versis adpressisque undique obtectus, internodiis mediis
1-4 cm. longis. Folia anguste lanceolata, apice acuminata, marginibus lenissime
convexis, basi longe cuneatim extenuata, supra et subtus glabrescentia viridia-
que, superficie 2-4 X0,5-1 em. ; nervatio simplex haud prominens ; serratura con-
stans ex dentibus argutis raris, trigonos extus concavos, intus + rectiusculos
constituentibus, culminibus 0,3-0,8 mm. altis et 2-5 mm. distantibus, lineariter
productis in mucronem 0,3-0,7 mm. longum. Pedicelli tenuiter retrorsum pilosuli
2-2,5 mm. longi. Calix pilosulus, tubo campanulato parum striato, 2 mm. longo,
dentibus lineari-lanceolatis ciliato-pilosis 1-1,5 mm. longis. — In Ceylona
(Thwaites n. 2077 in herb. Mus. Senckenb.).
. M. arvensis Linn. var. Zollingeri Brig. — M. javanica Benth. non Bl. —
Planta ultra 30 cm. alta. Caulis robustus, sæpe flexuosus, viridis, pilis adpressis
708 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (20)
præcipue ad angulos præditus, internodiis mediis 2-3 cm. longis. Folia anguste
lanceolata, apice peracuta, marginibus parum convexis, basi cuneiformiter ex-
tenuata, supra viridia, subtus pallide virentia, fere glabra, glandulis parum evi-
dentibus, superficie 3-4 X1-1,4 em., petiolo Æ pilifero 0,5-1 cm. longo prædita ;
nervatio simplex haud prominens; serratura constans ex dentibus parvis, raris,
trigonos extus leviter convexiusculos, intus rectiusculos constituentibus, culmini-
bus prorsus versis 0,1-0,5 mm. altis et 4-7 mm. distantibus. Pedicelli subglabri
ad 3 cm. longi. Calix pubescens pilis adpressis, tubo 1-5 mm. longo, dentibus ex
basi lata subulatis 0,5 mm. longis. Corolla 8 extus + pubescens, calicis os
2 mm. excedens. — In Java (Zollinger n. 1843 in herb. Mus. Berol.).
M. arvensis Linn. var. Pavoniana Brig. — M. haplocalyx subsp. Pavoniana
Brig. Fragm. 1, p. 21. — Planta ad 40 cm. alta. Caulis parce, sparse, patenter
pubescens, erectus, ramosus, sæpe rubescens, internodiis mediis 2-4 em. longis.
Folia lanceolata, ramealia sæpe reducta, caulinaria elongata, apice acuta vel acu-
minata, marginibus longe et leniter convexis, basi cuneiformiter in petiolum
pilosum ad 5 mm. longum abeuntia. superiora sessilia vel fere sessilia, utrinque
viridia glabrescentia, vel parce pubescentia, superficie 1,5-5X0,7-1,6 cm. ; ner-
vatio simplex haud prominens ; serratura constans ex dentibus parvis, confertis,
crebris, trigonos extus convexos, intus rectiusculos constituentibus, eulminibus
0,3-1 mm. altis et 1-3 mm. distantibus. Calix campanulatus mediocriter adpresse
pilosus, tubo 1,5 mm. longo, dentibus triangulari-acuminatis, elongatis 0,6-0,8 mm.
longis, pedicellis subsessilibus 1,5-2 mm. longis glabrescentibus, bracteolis parvis
ciliatis instructis. — In Mexico prope San Angel (Pavon ; Schaffner n. 72, in herb.
Boiss.).
M. arvensis Linn. var. Schmitzii Brig. — Planta ad 50 cm. alta. Caulis
robustus, sæpius rubescens, robustus, pilis aliq. crispulis parce hirtulus, inter-
nodiis 3-9 cm. longis, parum ramosus. Folia media, elliptico-lanceolata vel ellip-
tica, apice acuta, marginibus mediocriter convexis, basi convexe et breviter ex-
tenuata, subsessilia vel petiolulo ad 2 mm. longo instructo, utrinque viridia, parce
pilosa, superficie circa #%X1,5-2 cm., summa sensim minora ; nervatio simplex,
nervis lateralibus marginalique sympodiali subtus prominentibus et paginam
superiorem alig. fodientibus ; serratura constans ex dentibus sat robustis, crebris,
intus rectis, extus aliq. undulatis, culminibus peracutis 1-1,4 mm. altis et 2-3 mm.
distantibus, in summis obsoleta valde reducta. Verticillastri densi. Pedicelli glabri
1-1,5 mm. longi. Calicis campanulati 2,8 mm. longi, rigidi, + pilosi, dentibus
a basi ovata lanceolatis, 1 mm. longis. Corolla 8 calicis os 2 mm. excedens.
— In Novo Mexico (Schmitz in herb. Mus. Senckenb.).
M. arvensis Linn. var. sachalinensis Brig. — Planta ultra 40 cm. alta.
Caulis robustus, erectus, parum ramosus, viridis, glabrescens, internodiis mediis
3-6 cm. longis. Folia lanceolata, elongata, apice acuta, marginibus longe et
lenissime convexis nonnunquam fere subparallelis, basi cuneatim in petiolum
0,5-1,3 cm. longum abeuntia, tenuia, subglabra, utrinque viridia, superficie
4-8%1-3,5 cm. ; nervatio simplex, haud prominens ; serratura constans ex denti-
bus minutis valde dissitis, trigonos extus leniter et longe convexiusculos, intus
nn
(21) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHIÆ LABIATARUM. 709
rectiusculos constituentibus, culminibus 0,2-0,8 mm. altis et 5-10 mm. distantibus,
in foliis superioribus subnulla. Verticillastri floribundi. Calix campanulatus, tubo
glabrescente 2 mm. longo, dentibus longe lanceolatis 4 mm. longis, post anthe
sin aliq. inflatus, pedicellis glabris 2-3 mm. longis. Corolla & calicis os 2-3 mm.
excedens. — In insula Sachalin (Glehn in herb. Boiss.).
Deux nouveaux Ajuga asiatiques.
En 1893, l’Herbier Boissier recevait des échantillons d’une plante
singulière, récoltée par M. le Dr Post, de Beyrouth, dans les montagnes
de la Syrie septentrionale, et que celui-ci considérait comme l'unique
représentant d’une tribu nouvelle et d’un genre nouveau de Labiées. Les
échantillons, soumis à notre examen, nous ayant présenté de jeunes
fruits à style terminal, nous fûmes amenés à les exclure de la famille en
les considérant dubitativement comme des Acanthacées ou des Verbe-
nacées. Plusieurs botanistes qui eurent l’occasion d'examiner la plante
du Dr Post en firent les uns une Verbénacée, les autres une Acanthacée.
M. le prof. Radlkofer qui l’étudia de près la classa parmi les Verbénacées
en la rapprochant d’abord du genre Monochilus, puis, à cause de l’in-
sertion latérale des ovules, du genre Rosenbachia Regel.
Lors d’une visite faite en mars 1894 au Museum de Paris avec M. Bur-
nat, M. Franchet, qui avait eu des échantillons du Dr Post entre les mains,
nous conseilla de comparer la plante syriaque au genre Ajuga. En
rédigeant le genre Ajuga pour les Natürliche Pflanzenfamilien de
M. Engler, les analyses que nous dûmes faire nous remirent en mémoire
le conseil du savant botaniste parisien. Et il s’est en effet trouvé que la
plante du Dr Post est une nouvelle espèce d’Ajuga à placer à côté de
l’A. Laxmanni Benth., dans la section Chamæpitys. Ces Labiées ont un
style presque terminal qui les rapproche à tel point des Verbénacées,
que comme on sait, on ne les place parmi les Labiées que «par une pure
convention ».
Mis sur la piste des Rosenbachia par M. Radikofer nous voulümes être
au clair sur ce dernier genre, et constatämes de suite qu'il n’a aucun
rapport avec les Caryoptéridées, tribu des Verbénacées dans laquelle son
710 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (22}
auteur l’a placé! Les Caryoptéridées ont en effet un fruit capsulaire
s’ouvrant par quatre valves qui entraînent avec elles ou libèrent quatre
noyaux, tandis que les Rosenbachia ont un ovaire quadriloculaire se
séparant à la maturité en quatre nucules à insertion latérale. Un exem-
plaire du R. turkestanika Reg. communiqué par le Musée de Saint-Peters-
bourg acheva de nous convaincre que le Rosenbachia turkestanica Reg.
n’est autre qu’une deuxième espèce d’Ajuga sect. Chamæpitys.
Des recherches subséquentes dans la bibliographie nous apprirent
qu'avant nous, M. Baillon avait déjà correctement rapporté le genre
Rosenbachia aux Ajuga? : on ne pouvait du reste s'attendre à autre chose
de la part du célèbre phytographe.
Voici les descriptions des deux nouveaux Ajuga dont il vient d’être
question :
A. Postii Briq., sp. nov. — Planta elata perennis. Caulis robustus, + effuse
ramosus, internodiis inferioribus elongatis, superioribus brevioribus, angulis
parce papillosis exceptis glabro vel subglabro. Folia lanceolata, apice acuta vel
acuminata, marginibus ciliatis basin versus tantum convexis, basi rotundata vel
cuneata, breviter petiolata, utrinque viridia, supra subglabra, subtus parcissime
et sparse pilosa, sat magna ; nervatio simplex subtus aliq. prominens ; serratura
in foliis superioribus integerrimis nulla, in inferioribus constans ex dentibus
grossis, valde irregularibus, trigonos apice aliq. mucronulatis constituentibus.
Flores axillares solitarii. Pedicelli breves, glabrescentes, anthesi peracta supra
petiolum reflexi. Calix urceolato-campanulatus, tubi brevis nervis 5 parum evi-
dentibus, dentibus ciliatis elongatis longe lineari-lanceolatis, tubo triplo longiori-
bus. Corolla calicis os dentesque longe excedens, tubo basi piloso-annulato,
labro oblongo, apice fere nullo, vix indicato, emarginato ; labioli lobis latera-
libus, ovato-rotundatis, medio late obovato magno dite nervoso; corolla post
anthesin marcescens. Stamina corolla tubum æquantia vel aliq. excedentia.
Stylus elongatus normalis fere terminalis. Nuculæ pericarpio crasso, areola
insertionis laterali maxima.
Caulis tripedalis vel procerior. Internodia inferiora 5-8 cm., superiora 3-5 cm.
longa. Folia inferiora superficie 12X5 cm., superiora 6-9X2,5 cm., dentium eul-
minibus 2-7 cm. altis et 5-12 cm. distantibus, petiolo 2-5 mm. longo. Calix tubo
2-2,5 mm. longo, dentibus ad 8 mm. longis. Corolla calicis os 2-5 cm. excedens,
tubo 1,5 em. longo, labioli circa 1,3 cm. longi lobis lateratibus superficie
12,5 mm., lobo medio 3 mm. unguiculalo, limbo superficie 5X4 em.
Syria borealis : in montibus Amani, Gaiour Dagh et ad Yokoun-Olouk prope
Antiochiam (Post in herb. Boiss.).
! Regel, Deser. et emend. plant. nov. et minus cognit. fase. X, fig., 21, a-f,
p. 39 (Act. hort. Petrop., IX, p. 613).
? Baillon, Histoire des plantes, XI, p. 2%.
(23) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 711
A. turkestanica Brig. — Rosenbachia turkestanica Reg. Deser. et emend.
plant. nov. et minus cognit., fase. X, p. 39, tab. X, fig. 21 (ann. 1886), in Act.
Hort. Petrop. IX, p. 613. — Planta elata. Caulis robustus, ramosus, ramis superne
canescentibus subteretibus, internodiis mediis mediocribus. Folia lanceolata, apice
obtusa, marginibus lenissime et parum convexis, basi cuneiformiter in petiolum
brevem occurentia, utrinque viridia, minute puberula, juveniora aliq. canescentia,
nervatione simplice vix evidente, integerrima. Flores solitarii, axillares. Calix
pedicello rigidiusculo post anthesin crassiusculo præditus, campanulatus, undique
minute puberulus, tubi nervis vix evidentibus, dentibus angustis valde elongatis,
tubo duplo triplove longioribus, apice subobtusis. Corolla pulchra purpurea, calicis
os dentesque longe excedens, marcescens, tubo lato intus basi piloso-annulato ;
labro fere omnino deficiente vix oris marginis incurvatione indicato, emarginato;
labioli valde elongati unque purpureo-striati lobis lateralibus ovatis, medio late
et longe obovato, profunde emarginato. Stamina corolle faucem excedentia.
Stylus normalis, elongatus, fere terminalis. Nuculæ pericarpio crasso, areola
insertionis laterali maxima.
Internodia media 3-5 em. longa. Folia superficie 4-5X1-1,4 cm. Pedicelli post
anthesin ultra 5 mm. longi. Calix tubo 5 mm. longo, dentibus sub anthesi
3 mm. longis, post anthesin 6 mm. longis. Corolla calicis os 2.5 cm. excedens,
tubo 1,5 mm. longo, labioli lobis lateralibus superficie 3x2 mm., lobi medii
ungue superficie 3X2,5 mm., pleuridiis superficie 3-AX3-4 mm., sinu 2,5 mm.
profundo separatis. Genitalia corollæ os circa 8 mm. excedens.
Turkestania : Traj. mont. Kaschbandan inter Mumyawad et vallem fluvii Niab,
alt. 8000” (Regel, in herb. Boiss.).
Les affinités du genre LAVANDULA.
Les Lavandes sont un groupe de Labiées sur lesquelles on a émis des
opinions très différentes. Déjà en 1826, dans sa Monographie des Lavan-
des”, de Gingins disait : « Les affinités des Lavandes avec les autres
genres de la famille des Labiées sont difficiles à saisir; aussi la
place qu'elles occupent dans les différentes classifications qu'on en a
données, est-elle très variable. » Pour de Gingins, cette difficulté pro-
vient de ce que les affinités des différentes sections du genre sont
variables. Ainsi, pour lui, les Sfoechas se rapprocheraient des thyms
(Thymus Cephalotus et T. creticus), tandis que les Pterostoechas sont
voisins des Nepeta.
! De Gingins, Histoire naturelle des Lavandes, p. 117 (année 1826).
712 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (24)
Bentham a, au début de ses travaux sur les Labiées !, placé les Lavan-
dula à côté des genres Marrubium et Sideritis, parmi les Stachydées, en
leur attribuant des étamines ascendantes. Mais déjà dans sa première
Monographie *, ayant constaté que les étamines étaient déclinées, il traita
sa première opinion de purement artificielle. Tout en reconnaissant que,
sous certains rapports, les Lavandes présentent des ressemblances avec
les Nepeta, il rapprocha ces plantes des Ocimoidées à cause de leurs éta-
mines déclinées, de leurs anthères à loges confluentes et de la tendance
que la dent postérieure du calice a à prendre un développement particulier.
La classification de Bentham — dans laquelle le genre Lavandula prit
le rang d’abord d’une subdivision sans nom *, puis d’un sous titre Lavan-
duleæ des Ocimoidées ‘, — a été suivie par la plupart des auteurs récents
depuis les auteurs de Genera comme Endlicher ’, jusqu’aux simples
floristes.
Cependant quelques botanistes se sont écartés de cette manière de
voir. Ainsi W. D. J. Koch a placé les Lavandes avec les Ocimum dans un
groupe particulier intercalé entre les Galeopsis d’une part et les genres
Marrubium et Sideritis d'autre part, ce qui est contraire à toutes les
analogies °. D’autres auteurs ont conservé la premiere idée de Bentham
et réuni les genres Marrubium, Sideritis et Lavandula : c’est le cas de
Reichenbach père * et fils®, ce dernier toutefois avec un point de doute et
l'indication suivante : « Recedit a Marrubio acheniis rotundatis, calice,
galea, staminibus demum deflexis; a Sideritide ejusdem notis, exceptis
achæniis. »
M. Caruel, qui a créé une classification des Labiées qui lui est propre,
a fait pour les genres Marrubium, Sideritis et Lavandula une tribu des
Lavandulées, caractérisée par des étamines incluses et un style à lobes
aplatis *. Enfin, M. Baillon a fait pour l'unique genre Lavandula une
tribu des Lavandulées, essentiellement basée sur l’aréole d'insertion
oblique et extérieure des nucules !°.
1 Bentham in Lindley, Bot. Reg. ad cale. n. 1292 (année 1829).
? Bentham, Labiatarum genera et species, p. 146 (1832-36).
3 Bentham, 1. c., p. LIV et in DC. Prodr., XI, p. 143.
* Bentham in Benth. et Hook., Genera plantarum, p. 1162 et 1164 (année 1874).
5 Endlicher, Genera plantarum, p. 611 (1836-40).
8 W. D. J. Koch, De plantis labiatis, p. 9 (Erlangæ, année 1833).
7 Reichenbach, Flora germanica excursoria, I, p. 226 (année 1830).
8 Reichenbach f., Icones floræ germ. et helv., XVII, p. 15 (année 1858).
9 Caruel, Flora italiana, NI, p. 53 (année 1884).
10 Baillon, Histoire des plantes, XI, p. 27 (année 1891).
(25) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHIÆ LABIATARUM. 713
Bunge ! s’est borné à nier les affinités du genre Lavandula avec les
Ocimoidées, sans indiquer d’ailleurs la place qu'il convient, selon lui,
d'attribuer à ce genre dans le système des Labiées.
La cause des divergences que nous venons d’enumerer nous parait
devoir être cherchée dans le fait que plusieurs points dans la morpho-
logie des Lavandes, quoique fort bien élucidés jadis par de Gingins, sont
encore en litige. Voici l'exposé des caractères de ces plantes tel qu’une
analyse soignée nous les a montrés.
Les Lavandes sont des Labiées suffrutescentes, à feuilles opposées,
souvent rapprochées en fascicules. entières, pinnatifides ou distiques.
Leur épiderme porte des poils rameux et des poils étoilés (calice). Leur
tige est caractérisée anatomiquement par une écorce chlorophyllienne très
développée, parfois palissadique, par l'absence d’endoderme et par l’exis-
tence de grosses colonnes de stéréome péricyclique adossées au liber. — Les
fleurs forment au sommet d’axes nus des spicastres terminaux. Les verti-
cillastres serrés ou un peu écartés sont 2-10 flores. — Le calice, + lon-
guement tubuleux est parcouru par 13-15 nervures parallèles assez sail-
lantes; les cinq dents sont égales, ou bien les quatre antérieures sont très
peu développées et la postérieure développée en un limbe en forme de ta-
blier richement innervé qui, avant l’anthese, obstrue l'entrée du calice. —
La corolle possède un tube allongé + poilu intérieurement, cylindrique, un
peu dilaté à la partie supérieure; ce tube s’epanouit en un limbe étalé,
bilabié. Le labre est formé de deux pièces soudées + haut, tandis que le
labiole est trilobé, à lobes arrondis, à lobe moyen plus grand. L'ordre
d'apparition des pièces est acropétal, la préfloraison est quinconciale. — Les
étamines sont faiblement didynames et incluses; insérées à peu près au
même niveau, les antérieures sont légèrement plus longues. Les anthères
ont des loges très rapidement divergentes et confluentes par le sommet,
de sorte que les deux loges semblent s'ouvrir par une fente longitudi-
nale unique. La fente de déhiscence est ciliée de poils vecteurs. Le pollen
est ellipsoide, pourvu de six plis longitudinaux. Les étamines sont
faiblement, mais nettement déclinées sur le plancher de la gorge de la
corolle. Ce fait est naturellemeni peu visible pour les deux étamines
antérieures qui sont insérées dans le plancher même; mais on constate
facilement que les deux étamines postérieures insérées dans les parois
latérales sur une ligne qui correspond aux sinus séparateurs du lobe et
du labiole, ont leurs filets infléchis du côté du plancher de la gorge. —
1 Bunge, Labiatæ persicæ, p. 3 (année 1873).
714 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. ne (26)
L’ovaire est à quatre loges, entourant un style gynobasique, dont les lobes
sligmatiques élargis et comprimés sont + appliqués l’un contre l’autre.
L'insertion des loges de l'ovaire s’opere par une aréole oblique et exté-
rieure. L’aréole n’est que très légèrement oblique dans les Stoechas et les
Spica, elle est tout à fait extérieure dans les Pterostoechas. Dans tous les
cas, l’ar6ole d'insertion est cachée par les lobes du disque. M. Baillon dit
en note que les dents du disque alternes aux logettes peuvent être peu
prononcées ', mais nous avons constaté partout que les lobes du disque,
+ développés, étaient superposés aux loges de l'ovaire. Chez les Pteros-
toechas, par exemple chez le L. pinnata, on ne peut détacher une loge
de l’ovaire dans le jeune âge sans enlever en même temps le lobe du
disque correspondant qui reste attaché au bas de sa partie dorsale. Plus
tard, ces lobes se dessèchent sur les nucules et forment une membrane
blanchâtre facile à enlever. — M. Caruel a vu les choses très différem-
ment, car il dit au sujet du mode d'insertion des loges : « quando questi
(les loges) passati allo stato di cocchi del frutto, si distaccano, portano
via seco la relativa squametta, bianca, la quale da alcuni osservatori e
stato sbagliala per la cicatrice d’inserzione del cocco, discribla come
estrorsa, mentrechi la vera cicatrice à basilare ?. » Nous avouons qu’avec
de Gingins qui était un des meilleurs observateurs de son temps, nous y
aurions regardé à deux fois, avant de lui reprocher l'erreur assez grossière
d’avoir pris un lobe du disque pour une aréole d'insertion. Et de fait, un
simple coup d’ceil sur les excellentes figures données par de Gingins dans
sa monographie enlevent tout doute à cet égard (fig. F 9 et 10 [L. pyre-
naica|, J AO [L. pinnata], K 10 [L. abrotanoides], L 16, 17 et 25 [L. mul-
tifida}). Les dessins en question montrent les aréoles d'insertion après
enlèvement des lobes du disque; on voit que ces aréoles sont creuses et
présentent les traces des faisceaux libéro-ligneux qui pénétraient dans le
péricarpe. Une analyse soignée des loges à différents états de développe-
ment nous a permis de confirmer entièrement les analyses si bien faites
de de Gingins. Si on pratique des coupes longitudinales dans les loges,
on verra que les téguments de la semence et la radicule de l’embryon ne
vont pas jusqu’à l’extrémité intérieure de la nucule, mais s'arrêtent à la
hauteur des cicatrices de l’aréole d'insertion. Il suffit chez le L. pinnata
par exemple, à l’état de maturité, d'enlever au scalpel ou avec une
aiguille montée la membrane desséchée des lobes du disque pour
2 Baillon, 1. e. p. 18.
2/0aruel. 1. ec.
(27) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHIÆ LABIATARUM. 715
retrouver l’image tracée par de Gingins. — Dans chaque jeune loge on
trouve un ovule anatrope, à insertion basilaire à micropyle supère et
extérieur.
Les données que nous possédons vont nous permettre de préciser les
affinités des Lavandes. Les caractères communs aux Marrubiées sont les
suivants : corolle bilabiée suivant le type ?/s; étamines incluses, les anté-
rieures plus longues; à anthères à étamines confluentes. Les caractères
qui rapprochent les Lavandes des Ocimoïdées et les éloignent des Marru-
biées sont : étamines déclinées. Mais les Lavandes se distinguent non
seulement des Marrubiées et des Ocimoidées, mais encore de toutes les
Labiées connues, par les lobes du disque superposés aux loges de
l'ovaire, et par leurs nucules à insertion dorsale. Ces caractères sont
assez saillants pour constituer une tribu à part, ainsi que l’a proposé
M. Baillon, présentant des affinités avec les Ocimoidées, les Népétées et
les Marrubiées. Pour des raisons analytiques, nous intercalerons cette tribu
entre les Ocimoidées et les Stachyoidées (incl. Satureineæ, Monardeæ et
Strachydeæ de Bentham) et nous l’appellerons Lavanduloideæ afin
de la distinguer des groupes différents qui ont recu le nom de Lavandulées.
Sur un singulier Hyptis brésilien
Parmi les Labiées nouvelles de l'Amérique du sud que nous avons
découvertes dans les herbiers de Genève et dont la description paraîtra
dans un prochain fascicule, se trouvait un Hyptis ' brésilien nouveau dont
la structure singulière nous a paru digne d’une attention plus spéciale.
En voici la description :
1 Nous avons dans ce bulletin (p. 64-68) reconnu la valeur des descriptions
génériques de P. Browne et admis la priorité incontestable du genre Mesospherum
sur le genre Hyptis. Mais une réunion de botanistes rassemblés cette année à
Vienne à décidé de présenter au prochain congrès botanique international le prin-
cipe de la prescription pour les noms inutilisés pendant un siècle, et cette propo-
sition a beaucoup de chances d’être acceptée. Il est donc plus prudent avant de
bouleverser la nomenclature du genre Hyptis d'attendre le résultat des décisions
du congrès. En effet les genres Mesospherum P. Br. et Condea (?) Adans. tom-
beraient sous le coup de l’application de la nouvelle loi.
716 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. _ (28)
Hyptis Glaziovii Briq.. sp. nov. — Frutex mediocris vel herba elata. Caulis
parum ramosus, glaber, pruinosus, internodiis inferioribus mediocribus, supe-
rioribus et infimis cylindraceis, mediis superne longe infiaio-vesiculosis. Folia
late subtrilobo-ovata, petiolo glabro glauco elongato inferne cauli arcte adpresso
prædita, apice obtusa vel obtusiuscula, marginibus irregulariter eroso-crenatis,
obscure lobatis, lobo uno alterove magis evoluto, basi cordiformia, sinu angu-
stissimo petioli apicem includente, supra viridia, subcoriacea, pilis crebris mini-
mis, scabridis conspersa, subtus dense albo-tomentosa ; nervatio subpalmato-reti-
culata, tomentum pulchre areolans. Inflorescentia brachiato-ramosa, floribus ad
apices ramosum subsessiliter congestis, paucis. Calix campanulatus, albo-tomen-
tosus, nervatione haud evidente, dentibus 5 æqualibus parvis breviter triangulari-
lanceolatis, post anthesin aliq. accretus. Corolla calicis os pro genere longius ex-
cedens, tubo lato, cylindraceo, intus glabro; labro sat brevi, conspicue quadrilobo,
lobis rotundatis ; labiolo primo constricto, dein profunde saccato, nervis in carina
approximatis, versus apicem acutum eroso-denticulatum divergentibus. Stamina
declinata, per anthesin in labiolo haud permanentia sed aliq. exsertula ad labioli
corollini partem constrictum arcte adpressa, filamentis villosissimis, antherarum
thecis demum explanatis. Stylus apice integer exsertus, staminibus longior.
Nuculæ desunt.
Internodia inferiora 4-6 cm. longa, superiora 20-30 cm. longa. Vesiculæ cauli-
nares parte internodiorum mediorum haud inflata quintuplo vel magis latiores.
Petioli circa 4 cm. longi. Limbus superficie 4-5 4-5 em., lobis majoribus ad
8 mm. altis. Calix sub anthesi tubo 2,5 mm. longo, dentibus 0,5 mm. longis,
post anthesin tubo 3,5 mm. longo, dentibus 0,5 mm. longis. Corolla calicis os
3-4 mm. excedens, tubo 4 mm. longo et 2 mm. lato, labiolo 1 mm. longo, labioli
parte constricta + incurva 0,8 mm. longa, sacco 2,5 mm. longo et 2 mm. pro-
fundo. Staminum filamenta 3 mm. longa. Stylus circa 7 mm. longus.
In Brasilia prope Rio (Glaziou n. 13047 in herb. Delessert).
Les enormes vésicules dont sont pourvues les entre-nœuds du H. Gla-
ziovii ne sont pas absolument nouvelles pour la section Hypenia du
genre Hyptis dans laquelle se place notre nouvelle espèce ($ Laxiflore).
Cependant chez aucune forme de ce groupe elles ne sont aussi grosses et
aussi nombreuses. Elles manquent en particulier chez I’H. vitifolia qui
se rapproche beaucoup du H. Glaziovi par sa forme generale. L’H. calo-
phylla possède aussi de grosses vésicules, mais il se distingue de suite
par son calice glabre un peu pruineux. Les vésicules ont la forme de
fuseauxtres allongés dont le calibre maximum atteint 2 cm. tandis que
celui des parties non renflées de l’entre-nœud est de 4-5 mm. seu-
lement.
Au premier abord nous fümes tenté de considérer ces singuliers
organes comme des réservoirs aquifères, à moelle très développée et
contractée par la dessiccation. Mais une section transversale des vésicules
mit au jour une cavité entièrement vide, tapissée des parois blanches des
(29) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 717
parties périphériques de la moelle. Cette cavité se prolonge dans l’entre-
nœud, au-dessus et au-dessous de la vesicule; mais dans les nœuds, les
cavités des differents entre-nœuds sont séparées par des diaphragmes
médullaires assez épais. Il est difficile de se faire une idée des fonctions
réelles des vessies sans avoir des renseignements sur le mode de vie de
ces végétaux, lesquels nous manquent entièrement. Tout ce que nous en
savons se borne au fait qu’ils vegètent dans les montagnes. Les vésicules
nous ayant à plusieurs reprises montré de petits orifices circulaires qui
les mettent en rapport avec le milieu externe, il se pourrait qu'elles fus-
sent dües à quelque phénomène de myrmécophilie. Ce n’est là toutefois
qu'une pure hypothèse.
L’anatomie du H. Glaziovii a mis en évidence quelques faits curieux
et nouveaux pour la famille des Labiées, qui nous font presager d’inté-
ressantes trouvailles dans cette tribu des Ocimoidées encore bien peu
explorée à ce point de vue.
Dans la partie non renflée des entre-nœuds, les faisceaux angulaires
sont reliés par de robustes arcs de libriforme interfasciculaire, coupés ca
et là par des rayons de parenchyme fasciculaire unis ou plurisériés et par
des petits faisceaux secondaires. Les faisceaux possèdent de gros vais-
seaux à ponctuations aréolées séparés par d’etroits ponts de parenchyme.
Le parenchyme endoxylaire est très peu abondant. Non seulement le
liber est protégé, essentiellement dans les faisceaux angulaires, par du
stéréome péricyclique en îlots, mais encore il se forme des fibres et des
scléréides dans le liber même, aux dépens du parenchyme et du pro-
senchyme libérien. L’écorce est très mince et peu chlorophyllienne; elle
ne présente pas d’endoderme à l’intérieur et se trouve recouverte par un
épiderme à petits éléments tubulaires à parois extérieures épaisses et
fortement cuticularisées. La couche de moelle qui entoure le canal cen-
tral possède des éléments à parois minces, criblées de petites ponctua-
tions arrondies.
Dans les vésicules, la structure, tout en restant la même pour l'écorce,
l’épiderme et la moelle, se modifie sensiblement quant à l’étui libéro-
ligneux. Les faisceaux angulaires, fort reconnaissables, quoique la section
de-la tige soit tout à fait arrondie, ont un parenchyme endoxylaire plus
abondant. Le cambium interfasciculaire fonctionne sans doute encore,
mais les cellules produites par son travail ne se sclérifient pas; elles
conservent des parois minces et sont énormément étirées tangentielle-
ment. Cependant les petits faisceaux secondaires qui émaillent les bandes
fasciculaires sont normalement constitués. Au bord interne des faisceaux,
718 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (30)
tant angulaires que secondaires, on voit les éléments médullaires
s'appuyer en rosette contre le parenchyme endoxylaire.
Le pétiole du A. Glaziovir presente une disposition à système libéro-
ligneux fermé qui est constatée pour la première fois chez les Labiées, et
laisse bien loin derrière elle la structure approchée du Leonurus Cardiaca”.
A la base du pétiole, dans la partie qui est appliquée contre la tige, on
trouve à cet organe une structure très zygomorphe; car il est légèrement
canaliculé à sa partie supérieure. Sous l’épiderme se trouve une mince
bande de chlorenchyme et une épaisse couche de collenchyme, laquelle
vient s'appuyer contre deux gros faisceaux un peu réniformes. Ces fais-
ceaux ne présentent rien de particulier, ils sont surmontés à la face ven-
trale d’une épaisse couche de parenchyme incolore. Mais lorsque l’on
remonte à partir de l’initiale de 2 ou 3 millimètres, on voit les faisceaux
s’elargir, se rompre et se diviser, entourer le parenchyme qui les sur-
plombait, de facon à en faire une véritable moelle, à gros éléments dont
les parois minces sont finement ponctuées, qui ne communique plus
avec l'écorce que par d’étroits rayons médullaires passant entre les fais-
ceaux. Ceux-ci sont plus gros et plus développés à la face dorsale. Cette
même face est caractérisée par la présence d’une épaisse couche de paren-
chyme, qui est beaucoup plus mince partout ailleurs. C’est encore sur
cette même face que l’on constate de nombreux petits poils unicellulaires,
tandis que ceux-ci font défaut ailleurs. Malgré sa structure concentrique
et sa section arrondie, le pétiole est donc encore zygomorphe.
En arrivant dans la feuille, le cercle fasciculaire se rompt et les diffé-
rents faisceaux s’&cartent les uns des autres pour innerver le limbe. Les
faisceaux s’écartent les uns des autres dans plusieurs plans, il en résulte
que la nervure médiane présente à la base une structure très compliquée,
dans laquelle le parenchyme central se trouve parsemé sans ordre de
faisceaux souvent superposés. — Quant au mésophylle il est constitué par
une haute assise de palissade serrée, dominant à la face inférieure quel-
ques éléments arrondis très serrés. Les deux épidermes sont très diffé-
rents. Tandis que, à la face inférieure, l’épiderme à petites cellules
intercalées de stomates normaux porte des poils allongés, minces, cylin-
driques, trés nombreux, dont l’enchevetrement produit le tomentum
caractéristique, la face supérieure est munie d’un épiderme dépourvu de
stomates ou ceux-ci très rares et à gros éléments. Cet épiderme porte
des poils coniques rigides pluricellulaires, et des émergences coniques à
1 Voy. Labiées des Alpes maritimes, p. 329-331.
De.
(31) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 719
base très élargie. Les divisions cellulaires qui accompagnent dans l'épi-
derme la genèse de ces trichomes sont si nombreuses que sur une série
de poils l’épiderme est à deux étages.
Il serait intéressant si quelque botaniste régnicole pouvait par un exa-
men du H. Glaziovi, in situ, compléter cet aperçu morphologique par
des données biologiques qui nous manquent.
A propos de GALEOPSIS.
Notre intention, en terminant notre Monographie du genre Galeopsis',
était d'abandonner l'étude de ce genre que nous avions menée aussi loin
que possible, sans nous occuper des observations qu’elle ne pouvait
manquer de faire naître à droite et à gauche. Cependant parmi les nom-
breuses appréciations manuscrites ou imprimées qui sont venues à notre
connaissance, il est deux critiques que nous aurions tort de passer sous
silence, parce qu'elles nous paraissent contenir des inexactitudes; elles
sont dues à MM. Gilg ? et de Borbas *.
Dans un article publié par M. Gilg, notre collègue — tout en appré-
ciant favorablement ce qui concerne la physiologie, la tératologie et la
systématique du genre, ce dont nous le remercions — a énoncé cette
phrase un peu décourageante « que le long exposé anatomique regardant
la racine, la tige et la feuille, à à peine mis au jour un fait quelconque
qui fût d'intérêt général pour cette branche de la botanique. »
Nous pensons que ce jugement a été porté un peu rapidement et à
coup sûr trop légèrement.
Si notre confrère avait inspecté d’un peu près, sinon le mémoire lui-
même, du moins la table des matières qui est en tête du livre, il aurait
certainement modifié quelque peu son appréciation. Passons rapidement
1! Briquet, Monographie du genre Galeopsis, Paris, 1893 (Mem. Acad. de Bel-
gique, t. LI).
2 Dans Engl. Bot. Jahrb., vol. XVII, Litt., p. 52 (1893).
® Borbas, De Galeopsidibus Hungariæ (Term. Füzet., XVII, p. 61-84, 1893).
720 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (32)
en revue les points qui nous paraissent présenter un intérêt anatomique
particulier.
1° Dans le point végétatif de la racine, nous n'avons pas pu définir
d’histogenes spéciaux pour le périblème et le plérome, comme
MM. Eriksson et Flahault, ce qui modifie ou empêche de généraliser les
caractères indiqués pour la famille par ces deux anatomistes.
2° L’etude du passage de la racine à la tige à l’état primaire qui avait
été étudié par M. Girard, nous a donné des résultats sensiblement diffé-
rents. Étant données l'importance pour la détermination des homologies,
du raccordement de la racine et de la tige, et la rareté des travaux sur le
sujet, il ne nous semble pas que nous ayons fait œuvre inutile en étu-
diant à fond la question.
3° La course des faisceaux libéro-ligneux chez les Labiées, telle que
Nägeli l’a établie, a été plus tard attaquée par Kirchoff. Les conclusions
de cet auteur ont été adoptées par M. Born. Reprenant en détail le sujet,
nous n’avons pas eu de peine à démontrer qu'il n'existe pas chez les
Labiées d’anastomoses nodales entre les faisceaux et que la course de
ces derniers correspond entièrement au schéma de Nägeli. Nous con-
sidérons ces points comme très importants en ce qui concerne la déter-
mination des affinités de l'appareil végétatif des Labiées, lesquelles
s’eloignent par ces caractères des tiges des Rubiacées, Caprifoliacées, etc.
4° L'étude du passage de la racine à la tige et celle du développement
des régions périphériques du liber dans la tige et la feuille, nous ont
permis d'établir l'existence positive d’une région péricyclique dans les
deux derniers organes, et la continuité du péricycle et du péricambium.
La recherche des tissus homologues dans les trois membres, racine, tige
et feuille, est sans doute d’un intérêt subordonné pour l’anatomie pure-
ment physiologique, mais nous ne pensons pas que M. Gilg ait l'intention
de restreindre l'anatomie à ce cercle très intéressant mais étroit.
Quand on utilise les caractères anatomiques en systèmatique, les compa-
raisons doivent porter sur les tissus comparables, c’est-à-dire homolo-
gues. Il n’est donc pas indifférent, soit pour l’anatomie en général, soit
pour celle des Labiées en particulier, d’avoir établi la continuité de la
région péricambiale dans la tige et la feuille, laquelle est niée en France,
au moins pour certaines familles, par plusieurs auteurs, tandis qu’en Alle-
magne il n’est guère que M. Strasburger et M. Schenck qui l’aient adoptée.
5o M. Vesque avait admis que les Labiées sont caractérisées par des
stomates du type caryophyllé, sauf les tribus verbénoïdes. Les Galeopsis
ne présentent pas ce type, et comme ils appartiennent à des Labiées
typiques, l'indication du savant professeur de Paris perd sa valeur diag-
(33) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHIÆ LABJATARUM. 721
nostique et nous serons obligé de reprendre en détail l'examen des types
stomatiques genre après genre. C’est encore là un fait qui est intéressant
pour l’anatomie systématique.
6° M. Gilg a récemment et éloquemment insisté sur ce qu’il ya de
fâcheux à prendre pour des caractères différentiels de groupes, ce qui
en réalité ne constitue que des différences dues à l’âge des organes ou
au niveau auquel ils sont empruntés, et nous ne pouvons que l’approu-
ver. Il y a longtemps déjà que M. Bertrand, le savant anatomiste de Lille,
a écrit sur la nécessité pour un monographe, d’être fixé sur ces varia-
tions dès le début de son travail. Ayant expérimenté, à plusieurs reprises,
à nos dépens, ce qu'il en coûtait de ne pas suivre ce conseil, nous
nous sommes décidé à poursuivre une bonne fois toutes les variations des
tissus avec l’âge, le niveau et le milieu. Un botaniste qui se donnera la
peine de comparer nos descriptions anatomiques de la tige dans les dif-
ferents entre-nœuds à un même âge, el à un même niveau à différents
âges, ou des feuilles séminales et basilaires et des feuilles raméales,
comprendra l'utilité et l'intérêt d’un pareil travail, lequel nous a depuis
lors rendu de grands services.
7° Mentionnons pour mémoire la course des faisceaux dans les diffé-
rentes parties de Ja corolle, l'intérêt physiologique qui s’y rattache et les
caractères que l’on peut en tirer pour la détermination des affinités. C’est
la première fois qu’un genre de Labiées est examiné à ce point de vue.
8° L'étude du développement des étamines et de la torsion des filets
sous les anthères a fourni des faits, sinon entièrement nouveaux, du
moins tout à fait tombés dons l'oubli, et qui intéressent la morphologie
générale. Au point de vue systématique, nos observations ont sapé par la
base la tribu des Galeopsidées, fondée par Visiani sur les caractères sta-
minaux mal compris.
90 Nous n’avons pas connaissance que la singulière structure du péri-
carpe des Galeopsis ait été jamais signalée dans un autre groupe de
plantes. M. Gilg nous accordera, entre autres, qu'un épiderme ponctué
dans ses parois extérieures est un fait assez rare pour mériter d’interes-
ser les anatomistes.
Nous ne voulons pas prolonger cette énumération en un plaidoyer pro
domo dont nous n’avons au fond nul besoin. Tout ce que nous voudrions
obtenir c’est qu’en général on évite. par une critique superficielle,
de blämer une catégorie d’études qui s'impose à tout monographe sérieux
au début de sa tâche.
*
BEE
BULL. HERB. BOISs., décembre 1894. 50
722 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (34)
Nous ne dirons que quelques mots d’un travail de M. de Borbas, dans
lequel cet auteur nous prend à partie sur plusieurs questions de prin-
cipes et plusieurs points de détail.
M. de Borbas bläme notre subdivion des espèces en sous-espèces et
variétés, prétendant que la multiplication des noms produite par notre
méthode complique les recherches (?). Mais comme ce que notre contra-
dicteur dit à ce sujet, montre une grande ignorance de la littérature et
des usages en fait de nomenclature, nous nous bornerons à repondre que
le procédé qu'il critique a été inventé par Linné et employé par tous les
bons auteurs depuis lors *. M. de Borbas ne veut pas que l’on dise Ga-
leopsis dubia var. dubia, mais bien G. dubia tout court, parce qu’il s’agit
d’un «type.» Il est vrai qu’il existe encore un G.nepetæfolia que nous rat-
tachons au précédent ; M. de Borbas l’appellera 8 nepetæfolia en le décri-
vant comme variété du «type.» Le premier venu pourrait demander à notre
contradicteur comment il sait que le G. dubia est le «type» et non la forme
nepetæfolia ? Et pourquoi l’un sera une espèce et l’autre une variété ?
Mais ces questions de critique élémentaire ne sont guère soulevées dans
les écrits de M. de Borbas, qui à ce point de vue laissent beaucoup à dé-
sirer. La méthode de M. de Borbas, appliquée aux genres, amènerait à ne
jamais décrire sous un nom spécial l’espece type du genre, quand on croit
l'avoir trouvée, et à ne pas distinguer de sous-genres et de sections, sur-
tout quand ils sont monotypes, afin d'éviter la création de noms inutiles.
Nous croyons que les botanistes en général se montrent peu soucieux
d'acquérir ces avantages douteux. M. de Borbas dit qu'il n’y a pas d’hy-
brides dans le genre Galeopsis. Cette affirmation est très erronée. Le
G. Wirtgeni Ludw., par exemple, est un hybride incontestable des @. dubia
var. dubia et du G. Ladanum subsp. angustifolia ; cet hybride est abondant
en Suisse sur plusieurs points où l’étude sur le terrain en est facile et
absolument convaincante.
Relevons maintenant les points de détails qui nous paraissent mériter
des corrections. D'abord M. de Borbas applique une nomenclature binaire
à toutes les subdivisions d'espèces; nous ne reviendrons pas sur ce pro-
cédé, contraire aux lois de la nomenclature *, qui consiste à s’assurer la
priorité d’une description sous deux ou trois formes différentes.
1 Voy. Linné, Species plantarum, ed. 4 (année 1753); A. P. de Candolle,
Théorie élémentaire de la botanique, éd. 2., p. 279 (1819); Alph. DC., Nou-
velles remarques sur la nomenclature bolanique (année 1883); Alph. DC.
La Phytographie, p. 74-80 (année 1880), etc.
2 Voy. Briquet, Questions de nomenclature, p. 31-37 (Bull. de l'Herb. Boiss.,
IL, 1894).
(35) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHIÆ LABIATARUM. 723
G. Belatonensis Borb. vel G. angustifolia subsubsp. (1?) Belatonensis
Borb. = G. Ladanum var. orophila Brig. — Le G. orophila Timb.
n’est pas du tout une forme de @. Ladanum var. intermedia comme le dit
M. de Borbas ; l’exsiccata numéroté entre pour cette décision seul en ligne
de compte; une erreur éventuelle de détermination de Timbal dans
l’herbier Richter n’a pas d'importance pour l'interprétation du @. orophila
Timb.
G. canescens Borb. non Schult. — G. Ladanum var. calcarea Brig.
Le G. canescens Schult. est une plante blanche et un peu tomenteuse
(Stengel etwas filzig, Blätter etwas filzig : Schultes) ce qui n’est pas le cas
pour la variété calcarea.
G. litoralis Borb. = G. Ladanum var. canescens Brig. La glandu-
losité de cette plante est assez variable. Nous persistons à considérer notre
interprétation du G. canescens Schult. comme la plus vraisemblable. Et
comme on ne connait pas le type de cet auteur ex autopsia, nous ne
voyons pas l’avantage qu'il y a à l’appliquer à une plante (la var. calcarea)
qui dans les °/ıo des cas ne cadre pas avec la diagnose de Schultes. Il est
du reste probable que Schultes a confondu son type tomenteux-blanchätre
avec des formes de la var. calcarea, sans quoi on s’expliquerait difficile-
ment qu'il ait pu indiquer le @. canescens comme commun dans les
champs. Le nom calcarea est entièrement dépourvu d’ambiguite et cadre
exactement avec la variété que nous avons eu en vue. Nous le conservons
donc.
G. angustifolia Borb. = G. Ladanum var. Kerneri Brig. — Nous
ne pouvons que maintenir notre affirmation au sujet du n. 944 de l’ex-
siccata de Kerner. Il est du reste fort possible que différentes plantes aient
été distribuées sous ce numéro.
G. Ladanum Borb. ) G. Ladanum var. intermedia
G. Marrubiastrum Borb. ) = Briq., form.
G. parviflora Borb. — Simple état parviflore du G. Ladanum var. inter-
media.
G. flanatica Borb. — Parait être une var. nouvelle du @. Ladanum.
G. crenifrons Borb. — Semble être une variété assez caractérisée
du G. speciosa ; description beaucoup trop courte pour qu’on puisse s’en
faire une idée correcte. Notons en passant que M. de Borbas oublie ici les
beaux principes énoncés précédemment et crée une var. argutidens pour
le « type » qui a les feuilles dentées en scie et non crénelées.
G. hispidior Borb. — M. de Borbas écrit G. hispidior « Friv. ». Ce der-
nier n'a jamais fait ce nom binaire, pourquoi donc le lui attribuer ?
724 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (36)
G. pubescens var. homotricha
/ Simples états du G. pubescens
G. pubescens var. glandulosa
\ var. genuina Metsch.
G. setosa Borb. )
G. arvensis Borb. — M.de Borbas écrit encore G. arvensis « Schlecht. »;
or, Schlechtendal n’a jamais créé ce nom binaire.
G. ionantha Borb. — Nous paraît une simple forme du G. Tetrahit
var. Reichenbachii Rap.
G. silvestris Borb. — Ce nom binaire est encore attribué a Schlechtendal
qui ne l’a pas créé.
G. neglecta Schult. — Cette plante est inextricable et on ferait mieux
de ne plus se servir de ce nom. Le G. pallens Briq. (1893) — G. Te-
trahit var. pallens Fries que M. de Borbas met ici en synonyme est une
plante toute différente qui est synonyme du @. Pernhofferi Wettst.
G. subtatrensis Borb. — Est peut-être une variété nouvelle du G. Te-
trahit subsp. bifida.
Nous renvoyons pour les autres formes traitées par M. de Borbas, soit
à notre Monographie, soit au Bull. de ?’ Herb. Boiss., vol. I, p. 387 et suiv.
Ajoutons seulement au sujet du @. Murriana Wettst. et Borb. que les
faits mentionnés par M. de Borbas nous confirment de plus en plus dans
l’opinion qu'il s’agit d’un hybride des G. pubescens et speciosa.
Nous ne parlerons pas de la remarque que M. de Borbas fait au sujet
des «espèces» manquant dans notre Monographie ‘; il suffira de dire qu’en
octobre 1891, au moment où nous terminions notre manuscrit, les exsic-
cata de Bænitz et Kerner, contenant des plantes de M. de Borbas, n’etaient
pas encore à notre disposition à Genève. Au surplus, l’exsiccata de Bæ-
nitz, souvent dépourvu de numéros et d'étiquettes imprimées, ne consti-
tue pas une publicité suffisante pour que l’on soit en droit de considérer
un travail comme incomplet parce qu'il n’y est pas cité, pas plus du reste
que le Programme du gymnase d’Innsbruck pour l’année 1890/91.
1 Borbas, in Bot. Centralbl., v. LVIII (1894), p. 232.
ERRATA : Nous avons laissé échapper à la correction du dernier fascicule de
nos Fragmenta un fächeux lapsus. Dans les descriptions d'espèces ou de variétés
nouvelles il faut lire : calicıs..... os excedens et non pas calicis..... orem excedens.
725
ARTHONIÆ ET ARTHOTHELII
SPECIES WRIGHTIANÆ
IN INSULA CUBA LECTÆ
AUCTORE
D: J. MÜLLER
Les Lichens qui forment le sujet de ce petit travail, font partie de la
magnifique collection de plantes que le regretté Ch. Wright avait rap-
portées de l’île de Cuba. Ils y ont été représentés d’une façon extraor-
dinairement riche et ont été remis, séparément pour l'étude et pour la
distribution, à un spécialiste très capable et très expérimenté, le Dr Tuc-
kerman. Ce savant publia un grand nombre de nouveautés de la pre-
mière série d'échantillons, dans ses deux Supplements to an Enumeration
of North American Lichens, 1858 et 1859, et dans ses Observations parues
dans les Proceedings of the American Academy, 1860, 1862, 1864. D'autres
nombreuses nouveautés de divers groupes furent publiées par le Dr Ny-
lander dans le Flora de Regensburg. Dans ce même journal le Dr Nylander
a publié une liste de déterminations des Pyrénocarpées, par numéros,
avec beaucoup de noms nouveaux, mais sans caractères. Une autre liste
de déterminations par numéros, pour les Graphidées, fournie aussi à
Tuckerman par Nylander, a été imprimée par mes soins à l’occasion de
la distribution, faite par moi-même, de la seconde série des Lichens de
Ch. Wright, surtout des Lichens crustacés. Cette liste ne contient égale-
ment que de simples noms sans definition, mais je l'avais fait imprimer
dans la conviction que le Dr Nylander publierait, sans tarder, sous son
nom, le texte nécessaire pour légitimer les noms spécifiques nouveaux
qu'elle contient.
Les Pyrénocarpées, pour les deux séries, ont été étudiées par moi-
même et sont publiées dans Engler’s Botanische Jahrbücher, 1885, p. 375-
421,
726 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
Quant aux Arthonias, comprenant les genres Arthonia et Arthothe-
lium, les espèces de la premiere série de Wright ont été déterminées
dans la liste des Graphidées et plus tard régulièrement publiées par
M. H. Willey, dans son Synopsis of the genus Arthonia, 1890.
Dans ce Synopsis de 348 espèces, M. Willey a toujours adopté les noms
nouveaux de la liste du Dr Nylander, en citant Nyl. comme auteur, et en
donnant lui-même une courte définition des espèces, mais en ajoutant :
(nomen.), ce qui veut dire qu’au passage cité, il n’y a qu’un nomen nudum,
sans caractères. La seule base scientifique publiée pour ces quelques
noms nouveaux est dans le texte de M. Willey, c'est Willey qui en est
l’auteur, et c’est pour celte raison que dans le travail suivant, je le cite
comme auteur, Car nomina nuda prioritate carent. Au surplus, je tiens
pour certain, que Willey, sous un numéro donré, n’a pas toujours eu
en mains le Lichen que Nylander a eu en vue en donnant un nom. Les
provisions d'échantillons étaient en partie des mélanges, ce qui se com-
prend quand on songe à la grande variabilité des apothécions et à la
très grande ressemblance extérieure de certaines espèces qui sont abso-
lument différentes par leurs spores.
J'ai distribué moi-même les provisions de la seconde série comme je
les avais recues de Tuckerman, en me chargeant du travail laborieux
mais simplement matériel, sans avoir aucune part aux déterminations de
Tuckerman et de Nylander. N'ayant pas eu à distribuer la premiere
série, ma collection n’est pas entièrement complète pour cette partie,
tandis que M. Willey n’a eu bien richement que justement cette première.
J'ai donc combiné les deux.
Le Synopsis universel des Arthonia de M. Willey est un travail bien
utile, il est soigné et élégant, et il résume bien la Bibliographie du sujet,
mais la classification générale doit être profondément remaniée.
Ii faut avant tout détacher deux grands groupes d’especes qui forment
deux genres distincts. C’est d’abord le genre Allarthonia (Arthoniæ sub-
genus Allarthonia Nyl.) qui est caractérisé par des gonidies unicellulaires
globuleuses. Ce groupe se compose d’environ 25 espèces, à apothécions
généralement noirâtres, mais il y en a aussi à couleur claire. Ensuite il
faudra détacher plus de 60 espèces dont les spores sont parenchyma-
teuses, elles constituent le genre Arthothelium.
Quant au reste de près de 250 espèces d’Arthonia, il convient de faire
& groupes naturels, au lieu de deux, les Albæ, Coccineæ, Fuscæ et Nigræ,
selon la couleur des apothécions, et ce n’est qu'après ce démembrement
que les caractères de classification de M. Willey pourraient entrer utile-
(3) J. MÜLLER. ARTHONLE ET ARTHOTHELII SPECIES. 727
ment en ligne de compte s’ils définissaient des sous-groupes homogènes.
Mais l'examen détaillé fait voir qu'il y a partout pele-mele des espèces
dont les spores présentent deux types différents qu'on peut appeler
macrocéphales et microcéphales.
Les spores macrocéphales sont obovoidales, plus larges en haut qu’en
bas, et leur dernière cellule en haut est toujours plus grande que les
autres. Ici, après la premiere division en deux parties, ce n’est en général
que la partie inférieure qui, en s’allongeant, continue à se diviser à dif-
férents degrés selon les espèces, tandis que la supérieure reste unicellu-
laire; le cloisonnement est donc apicifuge. Les spores microcéphales au
contraire sont plus ou moins largement fusiformes, amincies vers les
deux extrémités et leur cellule du sommet est toujours moins grande,
jamais plus large, que les cellules du milieu. Ici, après la première divi-
sion en deux, chaque part est encore divisée une ou plusieurs fois, et ce
son! les cellules terminales, en haut et en bas, qui en s’allongeant et en
s’amincissant, se divisent encore plus ou moins selon les espèces, et ici
ce sont les deux cellules du milieu qui restent indivises et sont sensible-
ment plus grandes que les autres; le cloisonnement est donc centrifuge.
C’est là un des caractères les plus précieux et des plus faciles à observer
pour le classement des Arthonia.
M. Willey indique souvent dans ses courtes diagnoses : upper cell larger,
ce qui correspond à mes spores macrocéphales, mais il ne possédait évi-
demment pas tous les éléments voulus pour indiquer ce caractère régu-
lierement et il ne pouvait donc en tirer tout le parti qu'il comporte. La
différence de ces deux sortes de spores n’a cependant pas une valeur
très supérieure et ne permettrait nullement une séparation générique.
car il y a parfois des cas intermédiaires chez les microcéphales, quand la
moitié primitive supérieure est peu et l’autre beaucoup divisée, et il y a
des microcéphales où le sommet n’est pas sensiblement atténué et où la
dernière cellule est à peu pres aussi grande que l’avant-derniere. I
arrive même qu'on trouve une spore macrocéphale parmi les microcé-
phales, parce qu’il y manque une cloison en haut de cette spore. Mais
dans tous ces cas l’observateur attentif reconnaitra aisément ce qui est
normal, surtout en s’orientant d’après la cloison primitive de la spore,
qui est généralement indiquée pour un faible rétrécissement de la spore.
Avec ces caractères et avec ceux que M. Willey a employés, on arrive
maintenant à rendre bien plus abordable l’etude de ce genre difficile.
On peut diviser chacun des quatre grands groupes naturels en deux
séries, l’une à espèces dont les spores sont 2-loculaires, l’autre à espèces
728 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
dont les spores sont 3-4-pluriloculaires. Pour ces dernières (sauf les A/bæ
où il n’y à pas de spores macrocéphales), on divisera d’après les spores
micro- et macrocéphales et ces divisions peuvent se diviser elle-mêmes
d’après des spores à quatre ou à plusieurs loges. Seulement, en admet-
tant les petits groupes à spores 4-loculaires, on doit s'assurer avec soin
qu'il n’y a pas en même temps des spores à cinq ou six loges, car ces
dernières sont aussi à quatre loges quand elles ne sont pas entièrement
développées. Quant aux subdivisions inférieures moins importantes, on
peut utiliser la grandeur des spores, la forme des apothécions, la pruina,
le parasitisme et d’autres détails que le classificateur emploiera de son
mieux.
Le conspectus des espèces d’Arthonia, en tant que cela concerne les
espèces de Ch. Wright, donnera, en abrégé, un aperçu synoptique de ce
qui précède.
A cette occasion je ferai encore une remarque relative aux citations
des auteurs. C’est sans doute par un effet de l'amitié que M. Willey me
porte depuis longtemps, qu'il me cite gracieusement comme auteur des
Arthonia nucis, A. nebulosa et d’autres, mais M. Willey n’avait pas le
droit de me décréter cet honneur et moi-même je n’ai pas le droit de
l’accepter, parce que j'ai publié ces espèces sous le nom d’Arthothelium,
non sous celui d’Arthonia. Un auteur ne peut pas être cité pour un nom
qu'il n’a pas publié et qu'il n’aurait pas voulu publier.
Genève, le 30 octobre 1894.
ARTHONIA
Ach. Lich. Univ., p. 25.
Conspectus specierum Wrightü.
SIEH Le ED DI N RE a ae OR à sp.1.
$ 2. CoccınE&
=,SPOr@3-locularessr...e Da. Re a Se 2.
e1Spor® 4=6-locularesı..... au. ware ALES RES 3-9
$ 3. Fuscæ.
A. Sporæ microcephalæ (loculus summus non major).
ERSDOERIA-IOCWIALESE RE ee Re 6-9
** Sporæ 5-16-loculares.
10 Sporæ (5-10-loc.) 15-30 x longæ.................... 10-13
20 Sporæ (8-16-loc.) ultra 30 z longæ................... 14-16
B. Sporæ macrocephalæ (loculus summus major).
"N SPOTSEL-1OCUlares ne. ee So AE
** Sporæ 5-8-loculares.
191Sporæ 15-30 tone Re entree CR 18-23
20/Sporæe 13002 longer ea REINE NET RER ESS 24-26
(5) J. MÜLLER. ARTHONLE ET ARTHOTHELII SPECIES. 729
$ 4. Niere.
T9Spor22-loewlavesir range er. 27.
II. Sporæ 4-pluriloculares.
A. Sporæ microcephalæ.
* Sporæ 5-8-loculares, infra 30 x longæ.................... 28.
** Sporæ 10-16-loculares, nltra 30 » longæ ................. 29-31
B. Sporæ macrocephalæ.
SPOrBA-8-1oculares. rs en ae Se ere 33-34
S 1. ALBE
Apothecia alba. Sporæ omnium microcephalæ, cire. 10-16-loculares, ultra
40 x longæ.
1. Arthonia alba Müll. Arg.; thallus cum apotheciis concoloribus
albus, tenuissimus, continuus, floccoso-subpulverulentus; apothecia parva,
‘/s mm. lata, convexa, subregulariter orbicularia, solitaria v. hinc inde in
series depauperatas rectas aut curvatas confluentia ; asci subglobosi, 8-spori;
sporæ hyalinæ, cire. 70 4 longæ et 23 latæ, late fusiformes, 10-12-locu-
lares, loculi intermedii reliquis multo majores. — Est proxima A. Pertu-
sarielle Müll. Arg. L. Usamb. n. 237. sed apothecia multo minora, facile in
series confluentia et sporæ minores. — Corticola in Cuba: Ch. Wright
L. Cub., Ser. II, n. 188.
$2. COCCINEÆ
Apothecia varie cinnabarina v. late coccinea et rosea, aut purpurea.
* Sporæ 3-loculares.
2. Arthonia alborufella Nyl. Prodr. Nov. Gran., p. 101 ; Willey
Syn. Arthon., n. 4. — Ch. Wright n. 188 ex Will. (n. v.).
** Sporæ 4-6-loculares.
3. Arthonia circumtincta Müll. Arg.; A. ochrocincta Willey Syn.
Arth., n. 44 (nomen plantæ contrarium) ; omnino cum A. gregaria v. ad-
spersa (Montg.) Müll. Arg. convenit, sed margo apotheciorum a thallo cin-
gente et adscendente formatus est igneo-cinnabarinus, cum thallo albo et
disco albido-pruinosus, nonnihil in roseum vergens, et dein quam in com-
parata specie semper lætius coloratus. — Sporæ ut in vulgari A. gregaria
Körb. — CI. Nyl. pro sua A. ochrocincta (nomen nondum stabilitum) om-
nino aliud coram habuisse videtur. — In Cuba, corticola : Ch. Wright
Graph. Cub.. n. 212, et Ser. II, 760.
730 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
4. Arthonia gregaria v.opegraphina Müll. Arg. L.B., n. 1492.
— C. Wright Graph. Cub., n. 123, incl. b. c. et n. 206.
— — v. adspersa Müll. Arg. L. B., n. 1492. — Ch. Wright Graph.
Cub., n. 130, Ser. II, n. 428.
5. Arthonia tremulans Müll. Arg.; thallus albidus, nonnihil pur-
purascens, tenuissimus ; apothecia purpureo-fusca et nuda, discreto-astroi-
deo-ramosa, rami tenelli, varie tremelloso-flexuosi, °-'%/ı0o mm. tantum
lati, prominentes et alte convexi; lamina superne hine inde coccineo-
purpurea; sporæ octonæ, oblongato-obovoideæ, cire. 17 u longæ, A-locu-
lares, loculus superior major. — Est proxima À. gregariæ Körb., a qua
statim differt ramulis apotheciorum insigniter gracilibus et tremuloso-
flexuosis. — Corticola in Cuba: Ch. Wright Graph. Cub., n. 123 (sine
littera) pr. p.
$ 3. FUSCÆ
Apothecia varie fusca v. e pallido fuscescentia, sepe demum nigricantia,
nunquam alba, nec coccineo-rubra, nec ab origine nigra.
A. Loculi ad exiremitates sporarum sensim minores, sc. sporæ
microcephalæ.
* Sporæ 4-loculares.
6. Arthonia pellucida Müll. Arg. Rev. Lich. Eschw. II, n. 37:
Willey Syn. Arthon., n. 101. — Ch. Wright Graph. Cub., n. 146.
7. Arthonia variella Willey Syn. Arthon., n. 77 ; sporæ æqualiter
%-loculares. — Ch. Wright, n. 133a, ex Willey I. c. (hanc non vidi, sed
inter miscellan. fragmentulum inveni bene conveniens).
8. Arthonia hypochniza Willey Syn. Arth., n. 99 ; sporæ in meo
specim. non evolutæ sunt. — Ch. Wright, n. 131.
9. Arthonia Antillarum Nyl. Syn. L. Nov. Caledon., p. 61; A.
ochrolutea Willey Syn. Arthon, n° 25. Ambæ non differunt, thallus enim
in n° 132 pallide ochraceo-argillaceus ut in ipsissimis orig. Féeanis sub
Coniocarpo Antillarum. — Ch. Wright, n. 132.
** Sporæ 5-16-loculares.
10 Spore (5-10-loc.) 15-30 a. longe.
10. Arthonia septisepta Willey Syn. Arthon., n. 60; apothecia
rosulari-astroidea, breviramea, 1-1'/ mm. lata, e pallido nigrescentia ;
sporæ fusiformi-obovoideæ, 6-8-loculares, loculi utramque extremitatem
versus sensim minores. — Juxta A. confertam locanda est. — Ch. Wright
Graph. Cub., n. 119, 119a, 119.
(7) J. MÜLLER. ARTHONIÆ ET ARTHOTHELII SPECIES. 731
11. Arthonia septiseptella Willey Syn. Arthon., n. 61; omnia
ut in A. septisepta, sed apothecia linearia, gracilia. — Ch. Wright, n. 120e,
ex Will., in mea collect. autem 118 pr. p., 118d.
12. Arthonia conferta Nyl. En. gen., p. 132. — Ch. Wright, n. 119
pr. p., 1275, 127c. — A similibus A. compensata et A. fusco-pallente Nyl.
differt cellula suprema sporarum reliquis non majore.
13. Arthonia erupta Willey Syn. Arthon., n. 33, excl. spor. forte
juvenil. aut alienis. — Species cæterum ad Willeyi seriem A**}++ perti-
net et inter A. platyspileam Nyl. et A. leucoschisma Müll. Arg. locanda est.
Apothecia sunt fusco-carnea, albido-pruinosa, ?/10 mm. lata, lanceolata,
thallo adscendente eircumducta et dein subdepressa apparentia ; sporæ
evolutæ 25 » longæ et 10 » latæ, 9-10-loculares, loculi intermedii reliquis
majores. — Corticola in Cuba: Ch. Wright Graph. Cub., n. 120%, 149 pr. p.
(sine sporis).
20 Sporæ (8-16-loculares) ultra 35 longe.
14. Arthonia ochrospila Willey Syn. Arthon., n. 54. — CI. Willey
l. c. sporas non bene evolutas, 4-6-loculares descripsit, sunt enim 8-9-locu-
lares et omnino conformes iis A. subrubellæ Nyl. (ubi similiter a cl. Willey
tantum 6-loculares indicantur). Est proxima comparatæ speciei. — Ch.
Wright Graph. Cub., n. 210.
15. Arthonia subrubella Nyl. in Prodr. Nov. Gran., p. 98. — Ch.
Wright, n. 118 pr. p., 1214.
16. Arthonia Wrightii Müll. Arg.; thallus cinnamomeo-flavidus
v. obscure fulvo-flavescens, tenuissimus, zonula nigro-fusca cinetus; apo-
thecia linearia, °-"*/ıoo mm. lata, '/.-1 mm. longa, simplicia et bi-trifurcata,
subflexuosa, cinnamomeo-fusca, demum nuda et prominula, thallo adja-
cente intumescente cincta ; hypothecium hyalinum ; asci globosi, 8-spori;
spor& circ. 50 » longæ et 18 „ latæ, late fusiformes, 8-loculares, loculi
intermedii reliquis majores. — Affinis est A. subrubellæ Nyl., sed thallus
aliter coloratus et apothecia longiora. Est insignis. — Ch. Wright, n. 215.
B. Loculus summus sporarum reliquis major, sc. sporæ macrocephalæ.
* Sporæ 4-loculares.
17. Arthonia ochrodes Willey Syn. Arthon., n. 52. — Ch. Wright,
n. 135 (hanc non vidi).
** Sporæ 5-8-loculares,
1° Spore 15-30 y longe.
18. Arthonia subtilissima Müll. Arg. ; thallus hypophloeodes,
niveo-albus, circa apothecia rudimentarie perspicuus ; apothecia minutis-
732 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, (8)
sima, °-1°/100 mm. tantum lata, orbicularia et angulosa, annulo thallino tu-
mente albicante et demum pulverulento et cum aliis confluente cincta,
plana, nuda et fusca ; epithecium fuscum, lamina cæterum hyalina ; sporæ
in ascis obovoideis 8-næ, hyalinæ, elongato-obovoideæ, 23-27 » longæ et
10-12 z latæ ; 5-loculares ; loculus superior major. — Affinis est À. cir-
cumalbicanti Nyl., ubi apothecia majora et sporæ minores sunt. — Corti-
cola, Cuba: Ch. Wright, Ser. II, 569.
19. Arthonia symmicta Müll. Arg.; thallus albus, tenuis, lævi-
gatus et continuus, demum subtiliter rimulosus, superficie lævis ; apothecia
2023/1009 mm. lata, orbicularia, regularia aut paullum angulosa, solitaria v.
demum pauca in series rectas et subeurvulas hinc inde angulosas con-
fluentia, novella albo-pruinosa, dein nuda et fuscescenti-carnea, demum
pleraque omnino nigrata ; sporæ in ascis globoso-obovoideis 8-næ, 14-17 y
longæ, 4'/2-51/2 y late, 5-loculares ; loculus superior major. — Apothecia
nondum nigrata quandam similitudinem offerunt cum iis Lecanoræ sym-
miclæ et L. sarcopseos Auct. - Juxta A. gyalectoidem Müll. Arg. et A. cir-
cumalbicantem Nyl. inserenda est. — Corticola, Cuba : Ch. Wright, n. 139.
20. Arthonia subvaria; thallus argenteo-albus, tenuissimus, lævi-
gatus; apothecia linearia, simplicia, '/.-1 mm. longa, "?-?°/ıoo mm. lata,
subrecta et arcuata, obtusa, e nigrescenti-fusco demum nigrata sæpeque
bicoloria, emergentia; sporæ 8-næ, cire. 17-22 ». longæ et 7 » latæ, 5-6-
loculares; loculus superior reliquis major. — Est simillima A. gracili
(Eschw.) Müll. Arg., sed apothecia sunt leviter validiora et sporæ 5-6-locu-
lares. — In el. Willeyi Arthon. sub n. 78 sine characteribus enumerata
est. — Corticola, Cuba : Ch. Wright, n. 1535, 118 pr. p.
21. Arthonia polygramma Nyl. in Prod. Nov. Gran., p. 99; Wil-
ley Syn. Arthon., n. 75; fere cum A. subnovella Müll. Arg. L. Parag., n.
195 quadrat, sed apothecia tenuius compacto-breviradiantia et conferta.
Sporæ 4-loculares et 5-loculares, loculus superior major. — Ch. Wright,
n. 120a, f, k, et secundum Willey b et d, 125a, d, 136, 159.
22. Arthonia compensata Willey Syn. Arthon., n. 58; thallus
albus, tenuis, rimulosus et superficie subfarinosus; apothecia linearia,
1-1'!/s mm. longa, '/s-'/ı mm. lala, simplicia et parce breviramulosa, flexu-
osa, primum thallino-pulverulenta et immersa, demum nudato-nigra el
leviter emergentia ; asci globosi, 8-spori ; sporæ hyalinæ, elongato-obovoi-
deæ, 20-25 » longæ et 7-8 r late, 6-loculares; loculus superior reliquis
major, inferiores sensim minores. — Inter A. Costaricensem Müll. Arg.
et A. rubellam Nyl. Arthon., p. 89 locanda est. A priore recedit ramis apo-
theciorum multo erassioribus, haud insculpto-concavis, ab origine magis
fusco-nigricantibus, et a posteriore apotheciis magis obeso-ramosis, longe
(9) J. MÜLLER. ARTHONLE ET ARTHOTHELIL SPECIES. 733
obscurioribus et sporis minoribus. Etiam A. fusco-pallens Nyl. affinis
est. — Corticola, in Cuba : Ch. Wright, n. 126.
23. Arthonia dispartibilis ; thallus cinereo-albus, tenuissimus,
lævigatus, argenteo-nitidulus ; apothecia rosulas 1-1'/s mm. latas profunde
astroideo-partitas formantia, prominentia, leviter thallino-pulverulenta et
dein cinerascenti-nigra, madefacta statim pallescenti-fusca ; rosularum
rami lineares, simplices v. semel aut bis furcati, obtusi et acutiusculi, sicei
concavi et spurie fere nigro-marginatuli; Sporæ in ascis pyriformibus
8-næ, hyalinæ, circa 17 » longæ et 6 » lat, 4-5-loculares ; loculus superior
reliquis major. — Juxta chinensem A. astropicam Krplh. et guyanensem
A. fusco-pallentem Nyl. inserenda est, quæ ambæ validiores. In Will. Syn.
Arthon. n. 249 sub admisso nomine sine characteribus enumerata est.
— Corticola, Cuba : Ch. Wright, n. 123d.
20 Spore 30-50 » longe.
” 24. Arthonia compensatula Willey Syn. Arthon., n. 59; thallus
argenteo-albus, tenuissimus, lævigatus, linea nigra limitatus; apothecia
novella vestigiis thalli cinerascentia, evolula orbicularia et angulosa, tan-
tum "-°°/ı0o mm. lata, varie incomplete et fere astroideo-confluentia et
solitaria, emergentia, madefacta cinnamomeo-fusca ; sporæ hyalinæ, circ.
26 » longæ et 10 » latæ (a cl. Willey majores visæ, 23-35 » longæ et
10-13 „ lat), (5-)6-loculares ; loculus superior reliquis major. — Prope
A. fissurinellam Nyl. et A. ochraceellam Will. inserenda est. Apotheciis
valde minutis et sporis majusculis insignita est et ad A. rubellam Nyl.
distincte sed non arcte accedit. — Corticola, Cuba : Th. Wright, n. 1199.
25. Arthonia ochraceella Willey Syn. Arthon., n. 53 ; inter A.
fissurinellam Nyl. e Rio de Janeiro et vulgarem (in tropicis) A. rubellam
Nyl. locanda est. Posteriori arctius accedit, sed apothecia sunt graciliora et
sporæ paullo minores, cæterum conformes, loculi intermedii tamen (ter-
minalibus multo breviores) non ultra 3. — Corticola, Cuba : Ch. Wright,
n. 121c (non autem 120b).
26. Arthonia rubella Nyl. Arth., p. 89; Willey Syn. Arthon., n. 63.
— Ch. Wright, n. 65, fide Will., 118 pr. p.; 118a, 118c, 118e, 204.
$ 4. NIGRE
Apothecia ab origine nigra.
I. Sporæ 2-loculares.
27. Arthonia microsperma Müll. Arg. L. Be n. 1092; Willey
Syn. Arthon., n. 162. — Ch. Wright, n. 152.
754 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
II. Sporæ 4-pluriloculares.
A. Loculus superior sporarum reliquis non major, sc. sporæ microcephalæ.
* Sporæ (4-)5-8-loculares, infra 30 » longæ.
28. Arthonia polymorpha Ach. Syn., p. 7; Müll. Arg. Graph.
Feean., p. 57 ; Willey Syn. Arthon., n. 248. — Ch. Wright, n. 127a, 127d
pr. p.
— — v.guayacana Müll. Arg. Graph. Féean., p. 58. — Ch. Wright
Graph. Cub., n. 127d pr. p.
** Sporæ cire. 10-16-loculares, ultra 30 » longæ.
29. Arthonia angulata Fée Suppl., p. 39, t. 40, fig. is; Müll. Arg.
Graph. Féean., p. 59; Willey Syn. Arthon., n. 297. — Ch. Wright, Ser.
II, 524.
30. Arthonia stictica Nyl. Enum. gen., p. 133; Müll. Arg. Graph.
Féean., p. 60; Willey Syn. Arthon., n. 298, non A. cyrtodes Nyl. — Ch,
Wright, n. 156c, d, e (pr. p.).
31. Arthonia platygraphidea Nyl. in Prodr. Nov. Gran., p. 104.
— Ab A. cyrtode Nyl. distat thallo nec glauco-viridi nec aspero, ab A. stic-
tica Nyl. thallo epunctato et ab A. angulata Fée sporis ambitu latioribus,
— Ch. Wright, Ser. IL, 261.
B. Loculus summus reliquis major, sc. sporæ macrocephalæ.
(Sporæ 4-8-loculares.)
32. Arthonia subastroidea Willey Syn. Arthon., n. 280 (non
Anzi, quæ sp. Arthothelü). — Th. Wright, n. 1449 (n. v.).
33. Arthonia complanata Fee Ess., p. 54; Willey Syn. Arthon.,
n. 252. — Ch. Wright, n. 144 pr. p., 144a, b, c, 147, 150, 214 et Ser. II,
260, 262, 263, 268, 290, 529, 613.
— — v. purpurascens Müll. Arg.; thallus roseo-purpurascens
(reliqua cum specie bene conveniunt). — Ch. Wright, Ser. II, n. 548.
34. Arthonia subexcedens Nyl. Fueg., p. 18; Willey Syn. Ar-
thon., n. 255; hic a cl. Willey ducuntur Ch. Wright, n. 144f et 195, quæ
non vidi.
Observatio : Arthonia subdispersa, nomen schedulinum, a cl. Willey
Syn. Arthon., n. 184 enumeratum, non stabilitum fuit et specimen citatum
non habeo. Aliæ dein in Willeyi Synopsi anonyme descriptæ, mihi ignote,
hic omissæ sunt.
©
(11) J. MÜLLER. ARTHONLE ET ARTHOTHELIL SPECIES. 73
ARTHOTHELIUM
Mass. Ric., p. 54; Müll. Arg. Graph. Feean., p. 4 et 60.
$1. ALBE
Apothecia alba v. albida.
35. Arthothelium chloroleucum Müll. Arg.; thallus virenti-
albidus, mediocris, undique crebre rugulosus et subareolato-rimosus; apo-
thecia cum thallo concolora, paullum convexa, areolas majusculas thalli te-
nuiter obtegentia, cæterum haud emergentia, valde polymorpha, angulosa
et confluentia ; sporæ in ascis obovoideis apice valde pachydermeis 8-næ,
hyalinæ, oblongo-obovoideæ, 30 » longæ et 15 » latæ; locelli in series 7-9
dispositi, in quaque serie 2-3. — Inter A. albatulum Müll. Arg. et A. lac-
teum locandum est. Ab illo, cui affinius, differt rugositate thalli et colore
apotheciorum et dein sporis majoribus. — Corticola, in Cuba: Ch. Wright,
n. 183 pr. p.
36. Arthothelium lacteum Müll. Arg.; Chiodecton lacteum Montg.
PI. Cell. Cub., p. 161 (fide specim. orig. in hb. Deless.), non Fée; Chiodecton
Montagnei Tuck. Gen., p. 215 (vide etiam Willey Synops. Arthon., p. 5,
n. 30. Obs.) — Thallus cretaceo-albus, tenuissimus, lævis, farinosus, demum
areolato-rimosus; apothecia 1-2 mm. lata, convexa, nano-hemisphærica et
lævigata, cretaceo-pulverulenta, cum thallo concolora, ambitu orbicularia
et obtuse angulosa, hinc inde confluentia, intus albida ; hypothecium hyali-
num; asci clJavato-obovoidei, firmi, 8-spori; sporæ hyalinæ, 30-35 » long,
15 » lat®; locelli in series 8-10 dispositi, in quaque serie 3 (-4). — Apo-
thecia monothalamica et immarginata a cel. Montg. et Tuckerm. 1. c. pro
stromata habita, et species dein ad genus Chiodecton relata fuit. Prope
A. albatulum Müll. Arg., e Paraguay, locandum est. — Cortiola: Ch. Wright
Graph. Cub. exs., n. 183 pr. p.
37. Arthothelium megalocarpum Müll. Arg.; thallus albus,
tenuis, e lævi demum crebre rugulosus v. etiam radiatim plicatulus ; apo-
thecia orbicularia et elliptica, e convexo demum alte pulvinaria et maxima,
evoluta 3-5 mm. longa, 3-4 mm. lata, 1-11/2 mm. crassa, demum basi bene
circumseripta, indivisa, cum thallo concolora, superficie sat lævia et demum
albo-farinosa (fere semper sterilia); sporæ (semel tantum visæ) in asco
geminæ, 125 » longæ et 55 „ late, parenchymaticæ. — Species forma et
magnitudine apotheciorum et sporarum ab omnibus hucusque notis dis-
tincta est. — Corticola : Ch. Wright, n. 162, et n. 162, c, status juniores
absque sporis.
736 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
$ 2. SUBNIGRÆ
Apothecia nigra aut subnigra.
‚38. Arthothelium abnorme Müll. Arg. L. B., n. 221; Arthonia
abnormis Ach. Univ., p. 259; Nyl. Syn. Lich. Nov. Caledon., p. 64 ; apo-
thecia tenello-astroidea, nigerrima ; sporarum locelli in series transver-
sales 6-9 dispositi, in axi cujusvis seriei 2-3. — Ch. Wright, n. 205 (sporæ
in meo specimine desunt).
39. Arthothelium nucis Müll. Arg. Graph. Feean., p. 60; Artho-
nia nucis Willey Syn. Arthon., n. 336. — Simillimum A. abnormi (Ach.)
Müll. Arg., sed validius et sporæ magis divisæ, locelli in series 9-12 dis-
positi, in quaque serie axili 4-5. — Ch. Wright, Ser. II, 694.
40. Arthothelium mesoleucum; Arthonia mesoleuca Nyl. in
Prodr. Nov. Gran., p. 10%; Willey Syn. Arthon., n. 326. — Ch. Wright,
257, ex Willey 1. c., et Ser. II, 2530.
41. Arthothelium macrotheca Müll. Arg. L. B., n. 818; Ar-
thonia macrotheca Fée Ess. Suppl., p. 42; Nyl. in Prodr. Nov. Gran., p.
104; Willey Syn. Arthon., n. 325. — Ch. Wright, n. l44e, 148, 149, 15%,
156e, 208 pr. p. et Ser. II, 259a, b, c, 285. 523, 680.
12. Arthothelium distendens ; Arthonia distendens Nyl. in
Prodr. Nov. Gran., p. 66; Willey Syn. Arthon., n. 308 ; similis A. macro-
thecæ (Fée) Müll. Arg., sed apothecia vulgo magis regulariter orbicularia,
demum alte convexa et madefacta purius nigra et sporæ haud crebre lo-
cellosæ, loculi vulgo semel tantum longitrorsum divisi. — Ch. Wright,
n. 156a, e, f, 9, 208 pr. p., 213.
Observatio. — Ad Arthothelium phyllogenum Müll. Arg. L. B., n. 508,
s. Arthoniam phyllogenam Willey Syn. Arthon., n. 343, a cl. Willey citatur
Ch. Wright, n. 196, ut affine, sed haud nominata est et specimen cilatum
mihi deest.
EXSICCATÆ POTENTILLARUM
SPONTANEARUM CULTARUMQUE
(ed. Hans Srecrrrep, à Winterthur, canton de Zurich, Suisse.)
Nous avons déjà parlé dans ce Bulletin (avril 1894) de
cette splendide collection. Nous y revenons à l’occasion de
la VI" centurie qui vient de paraître. Elle contient 51 espe-
ces cultivées et 56 spontanées. Parmi ces dernières nous
citons : P. pygmea Jordan, Sardaigne ; pallida Lehm., Italie ;
leucotricha Borb., Hongrie; leucopolitanoides Blocki, Moscou ;
confins Jordan, du Piémont et du Tyrol méridional ;
fagineicola Lamotte, de l'Auvergne: saxatilis Boulay, des
Vosges (loc. class.); Bolzanensis Zimmeter, en 2 formes, de
Trient; Gibelliana Siegfr. { Benacencis X argentea), de Turin ;
crassinervis Viv., var. glabriuscula, Salis-Marschlins, de la
Sardaigne; mirabilis Siegfried et Moehrlen, une espèce nou-
velle très curieuse du Suchet; Candriani Siegfr. (parviflora
X aurea), de Samaden, etc.; beaucoup d’ pleines ori-
ginaux ou de localites classiques ornent cette livraison.
La préparation est de premier ordre ; sous ce rapport,
cest une collection modèle, et le prix (30 fr. la centurie
pour l’Europe, 40 fr. hors de l’Europe) est bien justifié.
Prof. G. ScHRÖTER (Zurich).
Le premier fascicule des Fungi Rossie Exsiccati cura
Jaczewski, Komarow et Transzel vient de paraitre. Nous y
signalerons, comme nouvelles, les espèces suivantes : Micro-
spheera Umbilicı W. Komarow, Puccinia Eremuri W. Kom.,
Puccima plicata W. Kom. et Diaporthe Caraganæ Jacz.
D’autres especes meritent egalement d’etre mentionnees,
par exemple Chrysomyxa Cassandræ Transzel, Cordiceps ophio-
glossoides, Cucurbitaria Caraganæ Karsten, Phragmidium
devastator Sorokine, Melampsora Pırole et Tuburcinia trien-
talıs. Le second fascicule est en pr épar ation. Les personnes
désireuses de s’abonner peuvent s'inscrire chez À. de Jac-
zewski, à Montreux, Suisse.
BULLETIN
L'HERBIER BOISSI
EUGÈNE AUTRAN
Conservateur de l'Herbier.
Tome II. 1894.
matique g générale. Il forme chaque année un Sun Sale in-80 de
environ avec planches. Il parait ä époques indéterminées.
Les abonnements sont reçus à l'HERBIER BOISSIER, à
Le
OBSERVATION
Hire a n’est m Sal u
Ze année. Appendix N° I.
una
EEE EEE EEE EEE PET TR PL TT TT ET TT ET TT ET TT TT LTÉE TS
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
CONSPECTUS SYSTEMATICUS
LICHENUM NOVÆ ZELANDIE
QUEM ELABORAVIT
Dr J. MULLER
PRÆFATIO
Conspectus hie e studio numerosorum Lichenum ortus est, quos mihi
e Nova Zelandia benevole misit et submisit el. D" Ch. Knight, et quo-
rum novitates nonnullas jam antea in Bulletin de la Société Royale de
botanique de Belgique, vol. XXXI (1892) publicas feci. Hoc studium
autem mox quam maxime intrieatum evasit. Opera enim haud pauca
et quidem fere omnia magna cura et competenter (saltem pro tempore)
elaborata, supra thesauros lichenologieos Novæ Zelandiæ adsunt, sed
fatalitate inaudita fere quisque auctor opus suum edidit sine cognitione
completa operum præcedentium. Sie D" Stirton pro suis Additions
(1876-1877) haud novit Neue Beiträge Dris Krempelhuberi (1876), et
D* Ch. Knight diu simul haud novit seripta Stirtonis et Krempelhubert,
et D* Nylander, qui recenter Lichenes Novæ Zelandiæ elaboravit, opera
Stirtonis, Krempelhuberi et seriem operum Knightir aut simplieiter
neglexit aut ignoravit.
In hac conditione rerum diversæ species a diversis auetoribus reapse.
iterum iterumque pro novis descriptæ fuerunt, unde nata est pertur-
batio fere inextricabilis et mihi eo difficilior, quod originalia tantum
A a An La TT Le NE SE UT REP ES A
5 4 2 Bag: SE
2 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
pro parte mihi facultatem adeundi dederunt. Necessarie dein deserip-
tionem cujuscunque speciei novæ eujuseungue operis singulatim cum
deseriptionibus specierum affinium aliorum omnium operum caute com-
parare debui, et hac operatione laboriosissima et valde ingrata dein
synonyma varia recognosei potuerunt. Sed tanta est copia Lichenum
Novæ Zelandiæ et tanta est diversitas Lichenum cuique regioni insulæ
pertinentium ut species bis et ter deseriptas longe minus numerosas
inveni quam exspeetandum erat.
Species a me supressæ bene videntur identicæ cum aliis prioritate
gaudentibus, sed inter species admissas forte una alterave, minus elare
deseripta, adesse potest, quæ olim, post iteratum studium originalium,
reducenda erit. In hoc difficillimo studio feci quousque potui. Exeusent
benevoli Lectores, si uno alterove loco erravi.
Prater species singulatim in seriptis miscellaneis oceurentes, et in
corpore Conspectus infra eitatas, omnes indicato modo comparatæ, cum
synonymia in conspeetu enumerantur quæ in sequentibus operibus
inveniuntur :
1. Richard in Voyage des découvertes de l’Astrolabe, 1832.
2. Cunningham in Hookeri Companion to the Bot. Mag., vol. 2, p. 232,
1836.
. Taylor (J.-D. Hooker et D° Th. Taylor), Lichenes Antarctiei in
Hookeri Lond. Journ. of. Bot., 1844.
4. E. Raoul, Choix de plantes de la Nouv. Zélande, 4°, 1846, p. 33, 34.
5. Rev. Church. Babington, The Lichens of New Zealand, reprinted
from D" J.-D. Hooker’s Flora of New Zealand, 1835.
6. Ch. Knight, On some New Zealand Verrucariæ, 4°, f. 1-14 (1860).
7. Ch. Knight et W. Mitten, Contributions to the Lichenographia of
New Zealand (1860), 4°, 1. 15-35.
8. Massalongo, Sopra tre Lich. della N. Zelandia, 1863.
9. W. Nylander, Circa Lichenes erustaceos Nov Zelandiæ, in Flora,
1865. p. 337-340.
10. Lauder Lindsay, Observations on new Lichens and Fungi collected
in Otago, New Zealand (1866).
11. W. Nylander, Addenda quædam ad Lichenographiam Novæ Zelan-
diæ, in Flora. 1867, p. 438-440.
12. J.-D. Hooker, Handboock of the New Zealand Flora (1867).
W. Nylander, Lichenes Novæ Zelandiæ, 1875, p. 244-259.
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APPENDIX 1. 3
14. D A. von Krempelhuber, Neue Beiträge zur Flechten-Flora Neu
Seelands (1876), et Exot. Flecht. aus dem Hb. Wien, 1868.
15. D* J. Stirton, Additions to the Lichenflora of New Zealand, in
Journ. of Bot. of the Linnean Soc., vol. XIV, 1876 et 1877.
16. Ch. Knight, Contributions to the Lichenographia of New Zealand
in Transact. of the Linn. Soc., 1878, p. 275-283, t. 37-38.
Ch. Knight, Contributions to the Lichenographia of New Zealand
in Transact. of the Linn. Soc., 1880, p. 367-378, f. 1-48.
17. Ch. Knight, Description of a new species of Thysanothecium in
Mem. of the Weilingt. Phil. Soe., 1881.
18. Ch. Knight, On the Lichenographia of New Zealand in Mem. of the
Wellingt. Philosoph. Soc., 1893 et On the Lichenogr. of New Zea-
land, ibid., 1884.
19. Ch. Knight, Stietei of the Kew Museum.
20. W. Nylander, Lichenes Novæ Zelandiæ, 1888, 8°, p. 156.
21. Müller Arg., Lichenes Knightiani in Nova Zelandia lecti, in Bul-
letin de la Société Royale de botanique de Belgique, t. XXXI
(1892).
Quoad locos natales, in operibus eitatis sepe omissos aut ignotos,
observandum est, speeimina Lindsayana in provineia Otago, Helm-
siana prope Greymouth, Anightiana pr&sertim in Nova Zelandia
media et dein Colensoana et Sinclaireana præsertim in parte septen-
trionali insulæ lecta fuisse.
Post elaborationem totius enumerationis utile duxi etiam dispositio-
nem totius elassis Ordinum, Tribuum et Generum dare et characteres
diagnosticos omnium divisonum et generum hujus regionis synoptice
exponere.
Pro divisione primaria elassis distinetæ Lichenum admisi 4 ordines,
Collemaceas, Epiconiaceas, Discocarpeas et Pyrenocarpeas, qui ut ordi-
nes cuicunque clare limitati et facile recognoscendi sunt. Priores 3 sunt
gymnocarpiei, ultimus angiocarpicus.
Hie ultimus ordo etiam Dermatocarpearum tribum, ope Endopyre-
niearum cum Pyrenuleis bene conjunctam, ineludere debet, loeus enim
juxta Gyrophoreas, a quibusdam ei adscriptus, fallax est et infelix.
Similiter Collemacearum tribus et genera alibi intercalari nequeunt,
nec segregatim nec conjunetim, et ob summam mutuam affinitatem
naturalem ordinem vere distinetum constituunt.
4 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Discocarpeæ ob Thamnoblastas male conceptas maleque limitatas
hucusque pro clara subdivisione magnas offerebant difficultates, nam
species quædam generum nonnullorum, ut Ramalinæ, Cetrariæ, limites
pr. p. omnino illusorios offerebant: sed omnia clara evadunt si ab iis
Diploblastas præsentia podetiorum optime limitatas separamus, et dein
reliqua genera cum Phylloblastis, sub nomine Thamno-Phylloblasta-
rum conjungimus. Discocarpeas ergo in series 3, Diploblastas, Thamno-
Phylloblastas et Kryoblastas dividi, quarum tribus dein characteribus
bonis eireumseribi potuerunt. Characteres anatomiei hypharum thalli
hueusque fere nullius momenti sunt, at illi gonidiorum et apothecio-
rum pro tribubus, et sporarum pro generibus insigniter præstant.
Genevæ, die 30 Junii 1893.
CHARACTERES DIAGNOSTICI
ORDINUM, TRIBUUM ET GENERUM
Oro I. — COLLEMACEÆ
Thalli substantia madefacta gelatinosa (gonidia vario modo gonimia-
lia); apothecia gymnocarpica: epitheeium et asei persistentes. — Liche-
nes vulgo olivaceo-fusei.
TrBus I. — LicHhwE».
Thallus frutieulosus; gonidia subnostochoideo-concatenata: apothecia
terminalia, lecanorina.
1. Lichina, spor& simplices.
TrBus IL — CoLLEMEE.
Thallus foliaceus; gonidia concatenata; apothecia superficialia,
lecanorina aut subbiatorina.
* Thallus epidermide distincta cellulis tetra-hexagonalibus arete junetis
subregularibus una serie dispositis formata præditus.
2. Leptogiopsis, sporæ transversim divisæ.
3. Leptogium, sporæ transversim et longitrorsum divisæ, parenchy-
maticæ.
** Thallus epidermide distineta orbatus aut cortice pluriserialiter confuse
celluloso præditus.
4. Collema, sporæ parenchymaticæ.
5. Synechoblastus, sporæ transversim divisæ.
6. Physma, sporæ simplices.
VE RO ANR EAUS 2427)
6 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Trıgus HI. — PyrEexoPsIDEZ.
Thallus erustaceus; gonidia chroococeoidea; apothecia lecano-
rina.
7. Pyrenopsis, gonidia rubricosa; sporæ simplices.
Onpo II. — EPICONIACEÆ
Thallus non gelatinosus (gonidia varia); apothecia gymnocar-
pica; asci superne Cum epithecio mox evanescentes et sporæ dein
nudæ eorum loco laxe pulveraceo-aggregatæ.
TriBus IV. — SPHÆROPHOREX.
Thallus podetiali-frutieulosus, solidus, acrocarpieus; gonidia
globosa, viridia, palmellacea.
8. Sphærophoron, sporæ simplices (subglobosæ), fuscæ.
TriBus V. — ConroPpHYLLEx.
Thallus foliaceus, ad margines fertilis; gonidia glæocapsoidea.
9. Coniophyllum, sporæ simplices, fuscæ.
TrBus VI. — Carrcrex.
Thallus erustaceus, rarius nullus; gonidia palmellacea.
10. Galicium, apotheeia turbinata (vulgo stipitata); sporæ transversim
divisæ, fuscæ.
11. Sphinctrina, apothecia pyriformia (sessilia, in thallo alieno); sporæ
simplices, fuscæ.
Oro II. — DISCOCGARPEZÆ
Thallus non gelatinosus (gonidia varia); apothecia gymnocar-
piea; epitheeium manifestum cum aseis parallelis persistens.
APPENDIX 1. 7
Series I. — DIPLOBLASTÆ
Thallus simul podetiali-fruticulosus, suberectus, et squamoso-
aut erustaceo-horizontalis; podetia acrocarpiea (gonidia palmel-
lacea et sporæ hyalinæ).
TriBus VII. — STEREOCAULEZ.
Podetia solida, phvllocladiigera (nunquam squamosa, nec
nuda).
12. Corynophoron, sporæ simplices.
13. Stereocaulon, sporæ transversim divisæ.
Trıeus VII. — CLADoNrEx.
Podetia fistulosa, nuda aut squamis foliaceis (nunquam phyllo-
eladiis) ornata (sporæ omnium simplices).
14. Clathrina, stratum chondroideum podetiorum extra zonam goni-
diorum situm (podetia varie perforata).
15. Cladonia, stratum chondroideum podetiorum intra zonam gonidio-
rum situm.
Trıevs IX. — BEOoMYCER.
Podetia solida, nuda aut squamosa (nunquam phyllocladiigera,
brevia v. raro subnulla).
16. Bæomyces, sporæ simplices.
SERIES IL. — THAMNO-PHYLLOBLASTE
Thallus frutieulosus, teres et compressus aut foliaceo-expansus,
erectus, adscendens aut horizontalis, varie affıxus, nunquam sub-
strato arcte late adnatus; podetia nulla.
TriBus X. — RoccELLE=».
Thallus, fruticuloso-podetiiformis aut eompressus, solidus ;
gonidia chroolepoidea; apothecia lateralia, primum lecanorina..
17. Roccella, apothecia marginata; sporæ transversim divisæ, hyalinæ.
8 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
18. Sagenidium, apothecia immarginata; sporæ transversim divi-æ,
hyalinæ.
Trıevs XI. — THAMNOLIEZ.
Thallus podetiiformis, fistulosus; gonidia palmellacea; apothe-
cia lateralia in prominentüs stromatiformibus polyearpieis innata.
19. Thamnolia, sporæ simplices.
Trwus XIL — SrHuLEz.
Thallus podetiformis aut compressus, solidus: gonidia pal-
mellacea (apothecia ignota).
20. Siphula, (sporæ ignotæ).
Triaus XII. — UsneE».
Thallus eylindrieus (teres v. raro angulosus), solidus, centro
axi tractione sat elongabili pereursus, phyllocladiigerus (fibrillo-
sus); gonidia palmellacea; apothecia terminalia, lecanorina, ab
origine plano-peltiformia.
21. Usnea, sporæ simplices, hyalin.
TriBus XIV. — ALECTORIER.
Thallus eylindrieus et compressus, solidus, axis centralis non
tractibilis; phyllocladia deficientia; gonidia palmellacea; apothe-
cia juxta apicem deflexum ramorum spurie terminalia, ab ori-
gine plano-peltiformia.
22. Bryopogon, sporæ simplices, demum fuscæ.
TRrıBus XV. — RAMALINEZX.
Thallus eylindrieus v. compressus v. anguste foliaceus, ereetus
v. adscendens, undique corticatus, nunquam rhizinifer; gonidia
palmellacea; apothecia lateralia aut sub apice deflexo spurie
terminalia, primum concava.
23. Theloschistes, sporæ oreuliformes, hyalinæ.
24. Ramalina, sporæ 2-loculares. hyalinæ.
25. Anaptychia, sporæ 2-loculares, fuseeæ.
APPENDIX L 9
TriBus XVI — CETRARIEZX.
Thallus compressus, anguste v. latius foliaceus, erectus v. ad-
scendens, v. subhorizontalis; gonidia palmellacea ; apothecia
cum spermogonis tubereuliformi-prominentibus marginalia et
apicali-marginalia (raro simul et sparsa), primum concava.
26. Getraria, sporæ simplices, hvalinæ.
TriBus XVIL — GYROPHOREZ.
Thallus horizontaliter foliaceus, centro peltatim umbilicato-
affıxus (vulgo monophyllus); gonidia palmellacea ; apothecia leci-
deina (sepe gyroso-plicata).
27. Gyrophora, sporæ simplices, hyalinéæ.
Trıeus XVII. — PELTIGEREZX.
Thallus horizontalis, late foliaceus, rhizinis adnatus; apothe-
cla Immarginata (nisi vestigiis veli thallini) et dein ab origine
plana (sporæ omnium demum fuscæ, transversim divisa).
* Apothecia paginæ inferæ adnata.
28. Nephroma, thallus gonidiophorus (gonidia globosa, late viridia,
palmellacea).
29. Nephromium, thallus gonimiophorus (gonidia glomerulosa, cæru-
lescentia).
** Apothecia paginæ superæ adnala.
30. Peltigera, thallus gonimiophorus; apothecia in apice loborum mar-
ginalia.
Trıeus XIX. — PARMELIER.
Thallus horizontalis, monocentrico-foliaceus, sed varie vulgo
profunde divisus (subtus fere semper vestitus); apotheeia margi-
nata, saltem juniora lecanorina et concava.
* Thallus subtus vellereo-tomentosus, vulgo cyphellas aut pseudocyphellas
0] ©) J v
gerens (sporæ ambitu longæ, fusiformes, transversim divisæ, e hyalino
demum fuscæ).
31. Stictina, thallus gonimieus (gonimia glomerulosa, mucoso-mvo-
luta).
32. Sticta, thallus gonidieus.
10 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
** Thallus subtus hirsutus aut villosus, elementa vestimenti non vellereo-
composita ; gonidia omnium palmellacea (sporæ ambitu breves).
33. Parmelia, sporæ simplices, hyaline ; paraphyses conglutinatæ ;
vestimenti elementa paginæ inferæ disereta, raro nulla.
34. Anzia, sporæ simplices, hyalinæ: elementa vestimenti erasso-pan-
nosi paginæ inferæ intricato-anastomosantia.
35. Xanthoria, sporæ orculiformes, hyalinæ; paraphyses liberæ.
36. Pseudophyscia, cortex longitrorsum filamentoso-cellulosus ; sporæ
transversim divisæ, fuscæ.
37. Physcia, cortex minute isodiametrico-cellulosus; sporæ transversim
divisæ, fuscæ.
35. Hyperphyscia, sporæ parenchymaticæ, fuscæ.
TrBus XX. — PsoROME.E.
Thallus polycentrico-imbricato-squamosus v. laciniosus v. squa-
mosus, subhorizontalis, subtus vestitus; gonidia palmellacea ;
apothecia lecanorina, basi eonstrieta; sporæ sæpe ambitu panna-
rlaceo-asperul.
39. Psoroma, sporæ simplices, hyalinæ.
TriBus XXI — PANNARIEZ.
Thallus monocentrice radiatim laciniosus v. squamosus, sub-
adpressus, hypothallo cærulescente præditus; gonidia glomeru-
loso-nostochacea; apothecia lecanorina; sporæ ambitu plus mi-
nusve parce asperæ.
40. Pannaria, sporæ simplices, hyalinæ.
Trıus XXIL — PARMELIELLEZX.
Thallus, gonidia et sporæ ut in Pannarieis, sed apothecia
biatorina.
41. Parmeliella; apothecia novella margine prominente concava.
42. Coccocarpia; apotheciorum margo obsoletus, diseus ab origine
planus.
Trıgeus XXIII. — PouvLLorsorEr.
Thallus subimbrieato-mierophylliinus, squamulosus, subtus
varie vestitus, laxe v. laxiuscule affıxus; gonidia palmellacea;
apotheeia biatorina-leeideina.
APPENDIX I. 11
43. Phyllopsora, sporæ simplices, hyalinæ.
44. Psorella, sporæ transversim septatæ, hyalinæ.
SERIES II. — KRYOBLASTÆ
Thallus erustaceus, amorphus v. radiatim divisus aut squamu-
losus, semper substrato latissime arcte adnatus v. squamulæ mar-
eine adscendentes, vestimentum paginæ inferæ dein nullum; po-
detia nulla.
Trıeus XXIV. — PsorEzx.
Thallus disereto-squamulosus aut ambitu radioso-effiguratus,
undique arcte adnatus v. squamul® margine adscendentes; goni-
dia palmellacea; apothecia lecideina.
45. Psora, sporæ simplices, hyalinæ.
46. Thalloidima, sporæ transversim divisæ, byalinæ.
TriBus XXV. — PLAcoDIEE.
Thallus adnate-squamulosus aut in peripheria radioso-effigu-
ratus; gonidia palmellacea; apothecia lecanorina.
* Paraphyses conglutinal&.
47. Placodium, sporæ simplices, hyalinæ.
48. Ricasolia, sporæ simplieiter transversim (1-3-) septatæ, hyalinæ.
Paraphyses libere.
49. Amphiloma, sporæ orculiformes, hyalinæ.
50. Candelariella, sporæ 2-loculares, hyalinæ.
TriBus XXVI. — LEcaxoREx.
Thallus amorpho-erustaceus; gonidia palmellacea; apothecia
lecanorina (margine thallino eincta).
* Apothecia nuda, marginata.
. Lecanora, sporæ simplices, hyalinæ.
. Lecania, sporæ transversim divisæ, hyalinæ.
3. Callopisma, sporæ orculiformes, hyalinæ,
OÙ Or x
C9 m
(1
—1
59.
60.
69.
70.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Myxodictyon, sporæ parenchymaticæ, hyalinæ, paraphyses liberæ.
5. Rinodina, sporæ transversim divisæ, fuscæ.
Diploschistes, sporæ parenchymaticæ, fuscæ.
** Apothecia in verrucis thallinis incinsa (sporæ simplices).
. Pertusaria, verrucæ apotheciiferæ clausæ aut lecanorino-apertæ ;
paraphyses connexæ ; sporæ stratoso-pachydermeæ.
Perforaria, apothecia anguste thelotremoideo-aperta; paraphyses
liberæ; sporæ leptodermeæ.
*** Apothecia immarginata, immersa.
Phlyctella, sporæ (fusiformes) transverse divisæ, hyalinæ.
Phlyctis, sporæ demum parenchymaticæ, hyalinæ.
TrBus XXVIL — LECIDEEZ.
Thallus amorpho-crustaceus; gonidia palmellacea; apothecia
lecideina (margine proprio a thallo diverso eincta).
. Mycoblastus, sporæ simplices, hyaline; paraphyses connexo-ra-
MOS®.
. Lecidea, sporæ simplices, hyalinæ: paraphyses non connexæ.
. Patellaria, sporæ transversim divisæ, hyalinæ.
Blastenia, sporæ orculiformes.
. Heterothecium, sporæ parenchymaticæ, hyalinæ: paraphyses non
connexo-ramosæ (facile liberæ).
5. Lopadium, sporæ parenchymaticæ, hyalinæ: paraphyses connexo-
ramos®.
7. Buellia, sporæ transversim divisæ (vulgo biscoctiformi-2-loculares),
fuscæ.
. Rhizocarpon, sporæ parenchymaticæ, fuscæ.
Trıeus XXVIIL — Gvarecrezx.
Thallus amorpho-erustaceus; gonidia chroolepoidea ; apotheeia
primum urceolata, strato thallino lecanoraceo-obtecta et elausa,
demum biatorina.
Secoliga, sporæ transversim divisæ, hyalinæ.
Gyalecta, sporæ parenchymaticæ, hyalinæ.
APPENDIX I. 13
Trius XXIX. — BIATORINOPSIDEE.
Thallus amorpho-erustaceus; gonidia chroolepoidea: apothe-
cia biatorina, ab origine a thallo libera et aperta.
71. Biatorinopsis ; sporæ transversim divisæ, hyalin®.
TRIBUS XXX. — Byssocaucezx.
Thalli hyphæ discreto-laxæ at reticulatim anastomosantes,
hyphemoideo-asperæ; gonidia depauperato-chroolepoidea; apo-
thecia lecanorina.
72. Byssocaulon, sporæ transversim divisæ, hyalinæ.
TriBus XXXI — CENoOGoNEE.
Thalli hyphæ gonidia confervaceo-filiformia discreto-obtegen-
tes lisque arcte adnat et iiscum filamenta libera cæspitose eres-
centia formantes; apothecia biatorina.
73. Cœnogonium, sporæ transversim divisæ, hyalinæ.
TriBus XXXIL — THELOTREMEZ.
Thallus erustaceus; gonidia chroolepoidea; apothecia lecano-
rina, urceolaria, persistenter thallino-eineta.
* Apothecia in thallo sparsa.
74. Ocellularia, sporæ transversim divisæ, hyalinæ, loculi lentiformes.
75. Thelotrema, sporæ parenchymaticæ, hyalinæ.
76. Phæotrema, sporæ transversim divisæ, fuscæ, loculi lentiformes.
77. Leptotrema, sporæ parenchymaticæ, fuscæ.
** Apothecia in stromatibus aggregata.
78. Tremotylium, sporæ parenchymaticæ, hyalinæ.
Trıeus XXXIIL — ODONTOTREMEE.
Thallus erustaceus; gonidia (verisimiliter chroolepoidea); apo-
thecia lecideino-thelotremoidea, primum thallino-teeta, margine
dentato-rumpente dehiscentia.
79. Odontotrema, sporæ transversim divisæ, hyalinæ, loculi lentiformes.
14 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Trıgeus XXXIV. — XYLOGRAPHIDEx.
Thallus erustaceus; gonidia palmellacea; apothecia lirellina.
80. Lithographa, sporæ simplices, hyalinæ ; paraphyses connexæ.
81. Xylographa, sporæ simplices, hyalinæ; paraphyses non connexæ.
82. Encephalographa, sporæ transversim divisæ, fuscæ.
TriBus XXXV. — GRAPHIDER.
Thallus erustaceus; gonidia ehroolepoidea; apotheeia lirellina
s. ex orbieulari elongata, margine proprio v. obsoleto prædita;
lamina ascophora evoluta.
* Apothecia in thallo sparsa.
1° Margo lecanorinus, interior proprius rudimentarius ;
loculi sporarum eylındrici.
Rn
©9
3. Platygrapha, sporæ transversim divisæ, hyalinæ; paraphyses con-
nexæ.
2° Margo proprius nigro-opegraphinus; loculi sporarum cylindrici
aut e cylindrico parenchymatico-divisi.
S4. Opegrapha, sporæ transversim divisæ, hyalinæ; paraphyses con-
nexæ.
85. Dietyographa, sporæ e transversim diviso parenchymaticæ, hyali-
næ; paraphyses connexæ.
86. Melampylidium ; sporæ e transversim diviso parenchymaticæ,
hyalinæ; paraphyses bheræ.
87. Melaspilea, sporæ transversim divisæ, fuscæ.
3° Margo proprius (etiam non raro thallino-corticatus); loculi sporarum
lentiformes v. e lentiformi parenchymatoso-divisi.
88. Graphis, sporæ transversim divisæ, hyalinæ.
89. Graphina, sporæ parenchymaticæ, hyalin.
90. Phæographis, sporæ transversim divisæ, fuscæ.
91. Phæographina, sporæ parenchymaticæ, fuscæ.
4° Margo apotheciorum deficiens; loculi sporarum cylindriei v. e cylindrico
parenchymatoso-divisi. — Sporæ sæpe e hyalino nigrescentes.
a. Paraphyses undique intricalim connexc.
92. Arthonia, sporæ transversim divisæ (progemmatione).
95. Arthothelium, sporæ parenchymaticæ.
an
APPENDIX I. 15
b. Paraphyses non connexe (in thallo et apotheciis aliorum
Lichenum crescentes).
94. Celidium, apothecia maculiformia: sporæ hyalinæ (4-loculares).
95. Abrothallus, apothecia hemisphærico-subbiatorina; sporæ soleæ-
formes, fuscæ (2-loculares).
** Apothecia in stromatibus aggregata.
96. Chiodecton, sporæ transversim divisæ, hyalinæ: paraphyses intri-
catim connexæ.
Trus XXXVI — MyrraNGIEzx.
Thallus (rudimentarie) erustaceus; gonidia chroolepoidea
(rara) : apothecia turbinato-capituliformia, tota parenchymatico-
cellulosa; lamina cum paraphysibus indistineta et asei artho-
nioidei dein solitarie enati.
97. Myriangium, sporæ parenchymaticæ, hyalinæ (ut in genere Artho-
thelio).
Oro IV. — PYRENOCARPEÆ
Thallus non collemaceo-gelatinosus, cæterum varius; apothecia
angiocarpica; epitheeium distinetum deficiens; asei convergentes.
Trıeus XXXVIL — DERMATOCARPER.
Thallus monocentrice horizontali-foliaceus, centro gompho
affıxus; gonidia late viridia, simplieia et divisione mediana
duplieia, palmellacea.
98. Dermatocarpon, sporæ simplices, hyalinæ.
Trıeus XXXVIIL — ENDOPYRENIEA.
Thallus undique -v. saltem late adnato-squamulosus; gonidia
palmellacea.
SR) Endopyrenium, sporæ simplices, hyalinæ.
100. Normandina, sporæ transversim divisæ, hyalinæ.
101. Endocarpon; sporæ parenchymaticæ, fascæ.
16 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
TriBus XXXIX. — PyYRENULEz.
Thallus amorpho-crustaceus ; gonidia depauperato- v. varie
chroolepoidea, progemmatione ramificantia.
SUBTRIBUS I. -— VERRUCARIEZ.
Apothecia in thallo sparsa.
102. Verrucaria, sporæ simplices, hyaline; paraphyses rudimentariæ.
103. Arthopyrenia, sporæ (pro parte progemmatione) transversim
divisæ, hyaline; paraphyses connexæ.
104. Porina, sporæ transversim interealatim (ut in Patellariis) divisæ,
hyalin»; paraphyses liberæ; gonidia disereta.
105. Phylloporina, sporæ transversim divisæ, hyalin®; paraphyses
hberæ; gonidia in membranam phyllactidialem connata.
106. Glathroporina, sporæ parenchymaticæ, hyalinæ; paraphyses libe-
ræ (apothecia colorata).
107. Polyblastia, sporæ parenchymaticæ, hyalinæ: paraphyses connexæ
(apothecia nigra).
108. Microthelia, sporæ simpliciter transversim divisæ, fuscæ.
109. Pyrenula, sporæ transversim lentiformi-divisæ, fuscæ.
110. Anthracothecium, sporæ parenchymaticæ, fuscæ: gonidia hyme-
nialia nulla.
111. Sphæromphale, sporæ parenchymaticæ, fuscæ; gonidia hymenialia
evoluta.
SUBTRIBUS 11. — TRYPETHELIEX.
Apothecia in stromatibus sita, recta et erecta, in ostiola dis-
tineta abeuntia.
112. Trypethelium, sporæ transversim divisæ, hyalinæ; loculi lentieu-
lares.
113. Bathelium, sporæ parenchymaticæ, hyalinæ.
114. Melanotheca, sporæ transversim divisæ, fuscæ; loculi lentiformes.
SUBTRIBUS Ill. — ASTROTHELIER.
Apotheeia in stromatibus sita, obliqua, apice in ostiolum sub-
unicum abeuntia.
115, Parmentaria, sporæ parenchymaticæ, fuscæ.
CONSPECTUS SYSTEMATICUS SPECIERUM
LICHENUM NOVÆ ZELANDIÆ
ADDITIS SYNONYMIS OMNIBUS QUÆ IN CITATIS OPERIBUS OCCURRUNT
Orpo I. — COLLEMACEÆ
Subfam. Collemace® Müll. Arg. L. Genève, p. 80; Collemacei Nyl. Syn., p. 88.
Trıeus I. — LICHINEÆ
Trib. Liehinei Nyl. Syn., p. 88 pr. p.
1. Lichina.
Ag. Syn., p. 9.
1. Lichina pygmæa Ag. Syn., p. 9; Nyl. Syn., p. 91. — Otago, saxiola.
— — v. intermedia Babingt. New Zeal. p. 47: J. D. Hook. Handb.,
p. 556; on rocks.
TriBus II. — COLLEMEÆ
Körb. Parerg., p. 408.
2. Leptogiopsis.
Müll. Arg. L. B., n. 372, 1882 (non Nyl. 188%.)
2. Leptogiopsis Brebissonii Müll. Arg. L. B., n. 372; Leptogium Brebis-
sonii Mont., Bab. New Zeal, p. 43; corticola, Northern Island.
3. Leptogium.
Stitzb. Flechtensyst., p. 14%; Nyl. Syn., p. 118 pr. p.
BULL. HERB. BOISS. Appendix I, janvier 1894. 2
18 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Sect. 4. — Marrorıun, Genus Mallotium Mass. Mem., p. 95.
Thallus subtus vestitus.
3. Leptogium Menziesii (Ach.) Mont. Chil., p. 223 (ex Krplh. N. Beitr.,
nz):
L. Leptogium saturninum Nyl. Prodr., p. 26, Syn., p. 127; Collema satur-
ninum Ach., Bab. New Zeal, p. 45; J. D. Hook. Handb., p. 558; cor-
ticola.
5. Leptogium inflexum Nyl. in Flora, 1858, p. 377, Syn., p. 132; corti-
cola; Kn.
6. Leptogium Burgessii Montg. Canar., p. 129; cort. (ex Nyl. L. Nov.
Zel., p. 10).
Sect. 2. — EuLeprocium; Leptogium Körb. Syst., p. 417 et Stephanophorus Flot.,
in Linnæa, 1843, p. 46; thallus subtus glaber.
* Margo apotheciorum valide plicatus v. lobulatus aut verrucosus.
1
. Leptogium phyllocarpum Mont. Syllog., p. 379; corticola.
— — f. isidiosa; Lept. phyllocarpum v. isidiosa Nyl. Syn., p. 130:
Table Cape : Colenso, n. 1028.
8. Leptogium chloromelum Nyl. Syn., p. 128: J. D. Hook. Handb.,
p. 558; Collema rugatum Tayl. Lich. Antaret., n. 1%3; Northern Island,
9. Leptogium bullatum Nyl. Syn., p. 129; J. D. Hook. Handb., p. 558;
in Nov. Zel. (ex Nyl. Syn., sed in ejusd. L. Nov. Zel. abest).
** Margo apotheciorum lævis aut minute et parce denticulatus aut isidioso-asperulus.
10. Leptogium tremelloides Fr. Scan., p. 293; A. Rich. Astrol., p. 98;
Bab. New Z., p. 44: Collema tremelloides Ach., Tayl. L. Antarct.,
n. 140: corticola undique.
— — v. pichneum (Ach.) Nyl. L. Nov. Zel., p. 10; corticola.
— — v. azureum Nyl. Syn., p. 135; Leptogium azureum Mont. Cub.,
p- 114.
11. Leptogium diaphanum Nyl. Syn., p. 125; corticola.
12. Leptogium scotinum Fr. Scan., p. 293; Bab. New Zeal., p. 44; J. D.
Hook. Handb., p. 558; Northern Island.
13. Leptogium crispatellum Nyl. L. Nov. Zel., p. 10; corticola, Greymouth.
Sect. dubia 3. — DENDRISCOCAULoN ; Genus Dendriscocaulon Nyl. in L. Nov. Zel.,
p. 11. — Thallus dendroideo-ramulosus, ramuli cylindriei (fructificatio ignota).
14. Leptogium dendroides Nyl. in Flora 1867, p. 438: Dendriscocaulon
filicinellum Nyl. L. Nov. Zel., p. 10.
ut ul = Cal à. ont
APPENDIX 1. 19
%. Gollema.
Korb. Syst., p. 402.
15. Collema subconveniens Nyl. L. N. Zel., p. 8. — Corticola.
16. Collema subcrispum Nyl. L. N. Zel., p. 8. — Corticola.
17. Collema contiguum Kn. et Mitt. Contrib., p. 106, fig. 19; J. D. Hook.
Handb., p. 356 ; lignicola.
18. Collema pulposum Ach. Syn., p. 311; Bab. New Zeal., p. 46; ad terram,
Northern Isl.
19. Collema plicatile Ach. Un., p. 635; J. D. Hook. Handb., p. 556; Auk-
land. Kn.
20. Collema furvum Ach. v. microphyllinum Müll. Arg. L. Knight., n. 1;
ad corticem Mycopori : Colenso.
9. Synechoblastus.
Trev. Caratt. di tre nuov. gen. di Collem., n. 3 (1853) ; Körb. Syst., p. #11.
21. Synechoblastus leucocarpus Müll. Arg. L. B., n. 379; Collema leucoc.
Tayl. Lich. Antarct., n. 14%; Linds. Observ., p. 521; Collema nigres-
cens v. leucocarpum Bab. New Zeal., p. 4% (excl. Coll. glaucophthalmo
Nyl. Syn., p. 11%) ; Greymouth, etc., Dunedin, Northern Isl., corti-
cola.
22. Synechoblastus nigrescens Anzi Cat., p. 4: Collema nigrescens Ach.,
A. Rich. Astrol., p. 37; Bab. New Z., p. 44; Coll. nigrum Tayl. L.
Antarct. : n. 139 ?;, Middle Isl.
23. Synechoblastus aggregatus Th. M. Fries Arct., p. 280; Collema thysa-
nœum (Ach.) Nyl. in Flora 1883, p. 10%. — Corticola. Hic e characte-
ribus exterioribus spectare videtur Collema fasciculare var. Colensor
Bab. New Zeal. 3, p. 45; J. D. Hook. Handb., p. 557.
24. Synechoblastus lævis (Tayl. et Hook. f.) Müll. Arg. L. B., n. 1127;
Collema flaccidum v. leve Bab. New Z., p. 45; Coll. leve Tayl. L.
Antarct., n. 142; Krplh. L. Novara, p. 128; Bay of Island., truncicola.
25. Synechoblastus flaccidus Körb. Syst., p. 413; Collema flaccidum Ach.,
Bab. New Z., p. 45 (an planta Bab. eadem ac Collema subconveniens
Nyl.?, sporæ ign.); northern Island.
— — v. cærulescens; Collema flaccidum v. cerulescens Bab. New
Zeal., p. 45; truncicola.
6. Physma.
Mass. Neag., N 8 (1854); Dichodium Nyl. Syn. L. Nov. Caled., p. 5
(1863).
26. Physma byrsinum Mass. Neag., p. 9: Dichodium byrsinum Nyl. Nov.
Caled., p. 4; Collema byrsinum Ach. Univ., p. 642. — Corticola.
20 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
27. Physma? pannarinum; Amphinomium pannarinum Nyl. L. N. Zel.,
p. 9. — Super vegetabilia destructa, Greymouth (apoth. ignota.).
28. Physma? rigens; Leptogium rigens Nyl. L. And. Boliv., p. 368; Colle-
modium rigens Nyl. L. N. Zel., p. 11 (apoth. ignota).
TriBus III. — PYRENOPSIDEÆ
Th. M. Fr. Arct., p. 284.
7. Pyrenopsis.
Nyl. Syn., p. 97; Forssell. Gloolich., p. 38 et 42.
29. Pyrenopsis granatina Nyl. Lapp. Or., p. 104 (el. Forssell in Gleolich.,
p. 42, hanc pro Lecanora habet, sed planta nostra est Pyrenopsis) ;
Euopsis granatina (Somrf.) Nyl. in Flora 1875, n. 363; Lich. Nov.
Zel., p. 7; supra thallum Lecideæ petrine.
Orpo U. — EPICONIACEÆ
Subfam. Epiconiaceæ Müll. Arg. Lich. Genève, p. 18; et in Bot. of Socotra,
p. 947; — Epiconiodei Nyl. Syn., p. 141.
Trigus IV. — SPHÆROPHOREZÆ.
Fr. Lich. Europ., p. 7; Trib. Spherophorei Nyl. Syn., p. 169.
8. Sphærophoron.
Pers. in Usteri Neue Annal. d. Bot. Stück 7.
30. Sphærophoron stereocauloides Nyl. in Flora 1869, p. 69, et L. Nov.
Zel., p. 12; corticola.
31. Sphærophoron tenerum Laur. in Linnæa 1827, p. 45, t. 1, f. %; Babingt.
New Zeal., p. 40; Linds. Observ., p. 530; J. D. Hook. Handb., p. 559
(exel. S. curto Tayl.); supra truncos emortuos, Dunedin, Greymouth.,
Northern et Middle Isl.
32 Sphærophoron compressum Ach. Meth., p. 135; Babingt. New Zeal.,
p. #1; Aukland, etc. à
33. Sphærophoron australe Laur. in Linnæa 1827, p. 44: Sph. compres-
sum v. australe Linds. Observ., p. 30; North. Isl.
— — £ scrobiculatum Bab. New Zeal., p. 40; North. et Middle Isl.
34. Sphærophoron coralloides Pers.; Bab. New Zeal., p. 40; Nyl. Syn.,
p. 171; North. et Middle Isl.
Se ad ARS
APPENDIX L 21
Targus V. — CONIOPHYLLEZÆ
Müll. Arg. L. Knight. n. 2.
9. Coniophyllum.
Müll. Arg. L. Knight., n. 2.
35. Coniophyllum Colensoi Müll. Arg. L. Knight.. n. 2; corticola : Colenso.
Trisus VI. — CALICIEÆ
Fries L. Europ., p. 6; Müll. Arg. Lich. Genève, p. 19: Calicier Nyl. Syn.,
p. 141.
10. Calicium.
De Not. in Giorn. Bot. Ital. 2, p. 309.
36. Calicium curtum Turn. et Borr. Lichgr. Britt., p. 148; Bab. New Zeal.,
p. 40; Nyl. Syn., p. 156; ad ligna emortua; Northern Island.
11. Sphinctrina.
De Not. in Giorn. Bot. Ital. 2, p. 309.
37. Sphinctrina leucopodoides Nyl. L. Nov. Zel., p. 12, supra thallum
Pertusariæ.
Oro [IL — DISCOCARPEÆ
Discocarpeæ et Gapitularie Müll. Arg. Lich. Genève, p. 18;
Lichenaceæ Müll. Arg. in Bot. of Socotra, p. 348.
SERIES I. — DIPLOBLASTE
Series Capitularie Müll. Arg. Lich. Genève, p. 18.
Treıgus VI. — STEREOCAULEÆ
Stereocaulei Nyl. Syn., p. 230.
29 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
12. Gorynophoron.
Corynophoron Nyl. L. Nov. Zel., p. 15 (sine charact. gener.).
38. Corynophoron Colensoi Nyl. L. Nov. Zel., p. 15; Stereocaulon Colensoi
Babingt. New Zel., p. 31, t. 130; Nyl. Syn., p. 232; Pilophoron
Colensoi Kn. On Lichgr. 188%, n. 1, f. 1 (sporæ simplices).
13. Stereocaulon.
Schreb. Gen. pl.. p. 768; Th. M. Fr. Monogr. Stereocaul., p. 9.
39. Stereocaulon corticatulum Nyl. Syn., p. 240; Linds. Observ., p. 529;
J. D. Hook. Handb., p. 562 (errore sub 8. corticulato); saxicola, fre-
quens : coll. Linds., Knightian. et Helmsian.
— — v. detergens Nyl. L. Nov. Zel., p. 16; saxicola, Otago.
40. Stereocaulon nesæum Nyl. Syn., p. 240; Krplh. L. Exot., p. 311.
41. Stereocaulon ramulosum Ach. Math., p. 31%; super saxa basaltica,
Dunedin, ete. : Linds., Krplh.
— — v. compressum Bab. New Zeal., p. 30; N. Isl.
— — v. elegans Th. M. Fries Monogr. Stereoc., p. 24; Nelson.
— — v. implexum Nyl. Syn., p. 236; Krplh. L. Novara, p. 124.
— — v. proximum; Stereocau:on proximum Nyl. Syn., p. 237.
— — v. macrocarpoides; Stier. proximum var. macrocarpoides Nyl.
L. Nov. Zel., p. 16; Ster. macrocarpoides Krplh. L. Novara, p. 124.
Aukland : Sinclair.
— — v. macrocarpum Nyl.; Babingt. L. New Zeal., p. 30 ; Stereocau-
lon macrocarpum A. Rich. Astrol., p. 34, t. 9, f. 4; Havre de l’Astro-
labe.
A2. Stereocaulon mixtum Nyl. Syn., p. 238 et L. of New Zeal., p. 245;
Linds. Observ., p. 529; Dunedin : Linds.
43. Stereocaulon denudatum FIk.; Babingt. New Zeal., p. 31. North. Isl.
Trisus VII. — CLADONIEÆ
Gladoniei et Cladier Nyl. Fueg., p. 31.
14. Glathrina.
Müll. Arg. L. B., n. 589, Cladina Nyl. Recogn. Ramal., p. 69.
1%. Clathrina retipora Müll. Arg. L. B., n. 589; Cladia retipora Nyl.;
Cladonia retipora Flk., Bab. New Zeal., p. 31; Cenomyce retipora
Ach. Syn., p. 248; A. Rich. Astrol., p. 32; terrestris, Aukland : Sinel.
N. et M. Isl.
no
APPENDIX 1. 3
45. Clathrina aggregata Müll. Arg. L. B., n. 589; Cladia aggregata Nyl.;
Cladonia aggregata Eschw.; Bab. New Zeal., p. 31; Dufourea collodes
Tayl. L. Antarct., n. 102, supra terram et truncos putridos frequens ;
— — v. trichophora Müll. Arg. L. Knight., n. 3.
15. Cladonia.
Hoffm. Deutschl. Flora 2, p. 114.
A. Rangiferine; podetia crebre arbusculoso-ramosa, esquamosa, haud
scyphifera ; apothecia fusca, parva.
46. Cladonia pycnoclada Nyl. L. Nov. Zel., p. 24%, incl. Cl. rangiferına v.
pumila Nyl. L. New Zeal., p. 24%; super truncos putridos et terram,
Aukland, Dunedin.
47. Cladonia alpestris Babenh.; Cl. rangiferina v. alpestris Ach., Bab. New
Zeal., p. 32; N. et M. Island.
— — v. portentosa Müll. Arg. L. Knight., n. 4.
48. Cladonia sylvatica Hoffm. D. Fl., p. 11%; Gl. rangiferina v. sylvatıca
Nyl., Krplh. L. Novara, p. 126 ; leg. Hochst.
49. Cladonia rangiferina Hoffm.; Cenomyce rangiferina Ach., A. Rich.
Astrol., p. 33; Cunningh. in Hook. Compan. 2, p. 232, L. Antarct.,
n. 116.
B. Furcat@; podetia squamosa, non straminea, scyphi nulli aut aperti ;
apothecia fusca et parva.
50. Cladonia furcata v. racemosa Scher.; Cenomyce furcata Ach., A. Rich.
Astrol., p. 32; Cl. furcata Hoffm.; Bab. New Zeal., p. 32; ad Grey-
mouth. N. et M. Island.
— — v. adspersa Flk. D. Lich., n. 198; Cl. adspersa Nyl. L. Nov.
Zei, p- 19:
— — v. erecta (sub forma erecta) Krplh. N. Beitr., n. 11.
— — v. corymbosa (Ach.) Nyl. Syn., p. 207 (ex Kıplh. N. Beitr.,
n. 12).
51. Cladonia pungens FIk. Cladon., p. 156 (ex Krplh. N. Beitr., n« 16).
52. Cladonia squamosa Hoff. f. densata Nyl. L. Nov. Zel., p. 19; Grey-
mouth, North. Isl.
— — v. cornuta Müll. Arg. Lich. Knight., n. 5 : Kn.
— — v. antarctica Krplh. L. Novara, p. 126.
2% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
C. Unciales ; podetia esquamosa aut parcissime squamosa, straminea; apothecia
stramineo-pallida. — Unciales Wainio Monogr. Cladon., p. 235.
53. Cladonia capitellata Bab. L. New Zeal., p. 32; Cl. amaurocrea v. capi-
tellata Linds. Observ., p. 53%; Cenomyce capitellata (errore typogr.
capillata) Tayl. L. Antarct., n. 122, N. et M. Island.
5%. Cladonia amaurocræa Scher. Spicil., p. 3% (ex Krplh. N. Beitr., n. 13,
et Tuck. in A. Gray Exped. Wilkes, p. 120).
55. Cladonia medusina (Borr.) Nyl. Syn., p. 217 (ex Krplh. N. Beitr.,
n. 15).
D. Pyxidatæ, podetia varia, clauso-scyphigera, aut vix distincte scyphigera;
apothecia fusca.
56. Cladonia gracilis Hoffm.; Bab. New Zeal., p. 33; J. D. Hook. Handb.,
p. 560; Cenomyce ecmocyna Ach., A. Rich. Astrol., p. 33; ad terram.
— — v. soredians; Cladonia chordalis Flik. f. soredians Nyl. L. Nov.
Zel., p. 18; supra lignum putridum.
57. Cladonia degenerans Flk. (incl. Cl. lepidota Nyl. in Flora 1865, p. 421)
f. euphorea FIk. Clad., p. 43; Nyl. L. of New Zeal., p. 24%; Dune-
din : Linds.
— — f. haplotea FIk. Clad., p. 42; Nyl.1.c.
— — Î. anomæa FIk. Clad., p. 43; Nyl. L c.
— — f. erratica Linds. Observ., p. 535.
58. Cladonia verticillata FIk.; Bab. New Zeal., p. 33; Cl. gracilis v. verti-
cillata Linds. Observ., p. 534; Cenomyce allotropa v. verticillata Ach.,
Tayl. L. Antarct., n. 109; Raoul Choix, p. 34. North. Isl.
59. Cladonia cervicornis Schær. Enum., p. 195; Cl. gracilis v. cervicornis
Linds. Observ., p. 53%; Cenomyce cervicornis Ach.; Tayl. L. Antarct.,
n 142.
60. Cladonia decorticata Flik. ; Bab. New Zeal., p. 34, North. Isl.
61. Cladonia ochrochlora Flk. Clad., p. 75, Greymouth.
— — v. phyllostrata FIk. Cladon., p. 79; Kn.
62. Cladonia pityrea Flk. Clad., p. 79; ad terram.
— — f. hololepis Flik. Clad., p. 83; C. macella Krplh. N. Beitr., n. 19
(characteres enunciati saltem non differunt ab iis C. pityreæ).
63. Cladonia cariosa Flik. Clad., p. 11; Clad. enantia Nyl. L. Nov. Zel.,
p. 18 (non nisi chemice diversa), terrestris. North. Isl.
— — v. symphicarpa FIk. Clad., p. 15.
— — f. minor Krplh. L. Novara, p. 125.
%. Cladonia pyxidata Fr. L. Eur., p. 216; Cl. neglecta FIk., ad terram,
Dunedin : Linds. N. et M. Island.
— — chlorophæa Flk. Clad., p. 70, ad Greymouth.
65.
66.
67.
68.
69.
70.
71.
73.
74
APPENDIX 1. 25
Cladonia fimbriata Hoffm. Fl. Germ., p. 121, inter muscos; Dunedin :
Linds.
— — f. conista (Ach.) Com. Clad. Belg., n. 50.
— — f. tubæformis Nyl. Scand., p. 51, ad Greymouth.
— — f. radiata Fr. L. Eur., p. 223; Kn.
— — v. cornuta Ach. Syn., p. 257 (sub Cenomyce); Krplh. N. Beitr.,
n. 14.
E. Coccinew, podetia clauso-seyphigera aut non seyphigera ;
apothecia coccinea.
Cladonia coccifera Willd. Flora berol., p. 361; Wainio Glad.; p. 150;
Cl. cornucopioides Fr., Bab. New Zeal., p. 3%; Krplh. N. Beitr., n. 18;
ad Greymouth, North. Isl.
Cladonia digitata Hofim.; Bab. New Zeal., p. 3%; North. Isl.
Cladonia deformis Hoffm.; Krplh. Exot. Fl., p. 309, a cl. Haast ster.
lecta.
Cladonia Flörkeana Fr. L. Eur., p. 238; Bab. New Zeal., p. 3%, Middle
Isl.
Cladonia macilenta Hoffm. Flor. Germ., p. 126; Bab. New Zeal., p. 3%,
incl. Cl. bacillari Nyl. L. Nov. Zel., p. 20; Cenomyce bacillaris Ach. ;
Tayl. L. Antarct., n. 111; Northern Island.
Teisvs IX. — BÆOMYCEÆ
Körb. Syst., p. 272; Müll. Arg. L. Genève, p. 24; Beomycei Nyl. Syn.,
p- 174.
16. Bæomyces.
Pers. in Ust. Neue Annal. 1, p. 19; Beomyces et Sphyridium Kbr. Syst.,
p- 273.
* Apothecia albido-carnea.
Bæomyces fungoides Ach. Meth., p. 320; Nyl. Syn., p. 179; Linds.
Observ., p. 531; B. roseus Bab. New Zeal., p. 34; J. D. Hook. Handb.,
p. 558; B. arcuatus Stirt. Add., p. 460, terrestris, ad Dunedin, Grey-
mouth, Tarndale, Northern Isl.
. Bæomyces absolutus Tuck. Suppl. 2, p. 201, v. subsessilis; Beomyces
Nove Zelandie Kn. On Lichenogr. 1883, n. 2, f. 28; Nyl. L. Nov. Zel.,
p. 13; argillicola.
er Apothecia rubenti-v. rufo-carnea.
Bæomyces cupreus Müll. Arg. L. Kn., n. 6; terricola : Rev. W. Colenso.
Bæomyces pertenuis Stirt. Add., p. 460; ad truncos arborum.
26 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
75. Bæomyces heteromorphus Nyl. Syn., p. 178 (exel. syn. Stirt.); Biatora
. byssoides Bab. New Zeal., p. 35 (fide specim. Bab.); Bæomyces rupes-
tris Tayl. L. Antarct., n. 123; B. rufus J. D. Hook. Handb., p. 559.
76. Bæomyces hæmotropus Leight. Add. ad Lich. New Zeal., p. 30, t. 4,
f. 1 (1867); B. granosus Stirt. Add., p. 460 (1876); Northern Is]. :
Colenso. :
77. Bæomyces subgranosus Stirt. Add., p. 460; ad rupes prope Wellington.
SERIES II. — THAMNO-PHYLLOBLASTÆ
Lichenes Thamnoblasti Körb. Syst., p. 1 pr. p., et Lichenes Phylloblasti
ejusdem 1. €., p. 93.
Trisus X. — ROCCELLEÆ
Stitzenb. Flechtensyst., p. 175.
17. Roccella.
Ach. Univ., p. 81, t. 7, fig. 8-9.
78. Roccella tinctoria DC. Flore Franc. 2, p. 33% (ex Krplh. N. Beitr.,n. 21).
18. Sagenidium.
Stirt. Add., p. 21, male circumseriptum.
79. Sagenidium molle Stirt. Add., p. 21; Wellington.
Trıeus XI. — THAMNOLIEÆ
Müll. Arg. L. Miyosh., p. 121.
19. Thamnolia.
Ach. in Schar. Enum.. p. 243; Minks Monogr. Thamnol. in Flora 1874.
80. Thamnolia vermicularis Schær. Enum., p. 243; Nyl. Syn., p. 264;
Minks 1. e., Tarndale : Nelson.
Trisus XII. — SIPHULE&
Siphulei Nyl. Lich. Patagon., p. 29, sine characteribus.
APPENDIX 1. 27
20. Siphula.
El. Fr. Act. holm. 1821 et Lich. Europ., p. 406.
81. Siphula subcoriacea Müll. Arg. L. Cap. Horn, n. 24 (1888), et L. Kn.,
n. 76; Siphula decumbens Nyl. L. Nov. Zel., p. 14; terricola, ad Grey-
mouth.
— — dissoluta Nyl. L. Nov. Zel., p. 14.
82. Siphula medioxima Nyl. L. Nov. Zel., p. 15; supra terram lichenoso-
muscosam.
83. Siphula roccellæformis Nyl. L. Nov. Zel., p. 15.
Trieus XIH. — USNEEÆ
Müll. Arg. Lich. Geneve, p. 25, et in Bot. of Socotra, p. 349; Usneei Nyl.
Syn., p. 265 pr. p.
21. Usnea.
Ach. Lich. Univ., p. 127, t. 14; Usnea Nyl. Syn., p. 266 et Neuropogon
Nees et Flot. in Linnæa 1834, p. 497 et Nyl. 1. c.
84. Usnea barbata v. florida Nyl. Lich. Linds., p. 245; Usnea florida Ach.;
A. Rich. Astrol., p. 37; Tayl. L. Antarct., p. 145; Dunedin.
— — v. xanthopoga Müll. Arg. L. B., p. 1476 ; Greymouth, etc.
— — v. comosa Wain. Etud., p. 3; U. ceratina Nyl. L. Nov. Zel.,
p. 23; arboricola, Aukland, Dunedin.
— — v. rubiginea (Eschw.) Mey. et Flot. in Act. Acad. Cur. nat. XIX.
Suppl. I, p. 210; Babingt. L. of New Zeal.. p. 5.
— — v. scabrosa Müll. Arg. L. Nov. Gran., n. 20; Usnea ceratina
Ach.; A. Rich. Astrol., p. 36; Usnea barbata v. ceratina Linds.
Observ., p. 525; Havre de l’Astrolabe.
— — v. dasypoga Fr. L. Europ., p. 18, ex Krplh. N. Beitr., p. 24.
— — v. tasmanica Müll. Arg. L. B., n. 391; hic pro parte U. poliothrix
Krplh. L. Warm., n. 17, t. 1, fig. 5 et Neue Beitr., n. 25.
85 Usnea plicata Hoffm. D. Fl., p. 132; Krplh. L. Novara, p. 123; Usn. bar-
bata v. plicata Fr.; Linds. Observ., p. 526; Usn. barb. f. alpestris
Krplh. Exot. Fl., p. 312.
86. Usnea articulata Hoffm. D. Flora, p. 135; Usn. barbata v. articulata
Scher.; arboricola : Dunedin, Linds. Observ., p. 526.
— — v. tenerior Nyl. L. Nov. Zel., p. 23; ramulicola.
— — v. asperula Müll. Arg. L. B., n. 1591; Nelson.
87. Usnea dichotoma Fr. Syst. Orb. Veg., p. 282; U. Vriesiana Mont. et v.
d. Bosch. L. Jav., p. 2; Krplh. L. Novara, p. 123.
88. Usnea intercalaris Krplh. L. Sudsee Ins., p. 4, N. Beitr., p. 26.
28 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
89. Usnea trichodea Ach. Meth., p. 312; U. barbata v. trichodea J. D. Hook.
Handb., p. 563 (ex Nyl. Syn, p. 270, at in ejusdem L. Nov. Zel. præ-
terita est).
90. Usnea longissima Ach. Univ., p. 626, ex Krplh. N. Beitr., n. 28.
91. Usnea angulata Ach. Syn., p. 307; Babingt. L. of New Zeal., p. 5;
Krplh. N. Beitr., n. 27; Usnea angulata Tayl. L. Antarct., n. 150
(casu fortuito sub ipso nom. Achariano pro sp. n. descripta); Northern
Island : Sinel.
92. Usnea melaxantha Ach.; Babingt. L. New Zeal., p. 5: Linds. Observ.,
p. 527, Northern. Isl. -— Adformam normalem pallidam etiam referenda
videtur Usnea Cornicularia Ach. Univ., p. 619 et Usneæ sp. p. 192,
t. 7, f. 3; A. Rich. Astrol., p. 36 (leg. Forster).
— — v. ciliata Müll. Arg. L. Kn., n. 8; Neuropogon ciliatus Nyl. L.
Nov. Zel., p. 23; Neurop. melaxanthus v. ciliatus Nyl. Lich. Nov.
Zel. Linds., p. 245; Linds. Observ., p. 527; Tarndale; Mt Patriarch :
J. Dall; Northern Isl. : Colenso.
— — v. sphacelata Montg. in Gay Fl. du Chili 2, p. 67; Krplh. L.
Novara, p. 123; leg. Hochst.
Trieus XIV. — ALECTORIE&
Müll. Arg. Lich. Geneve, p. 26; Ramalinei Nyl. Syn., p. 277 pr. p.;
Usneeæ Stitzenb. Flechtensyst., p. 176 pr. p.
22. Bryopogon.
Körb. Syst., p. 5; Müll. Arg. L. B., n. 1272.
93. Bryopogon ochroleucus Körb. Syst., p. 6; Alectoria ochroleuca Nyl.
Syn., p. 281; Evernia ochroleuca Fr. L. Eur., p. 22; Babingt. L. of
New Zeal., p. 5; Northern and Middle Islands : Col. Bidw.
94. Bryopogon sarmentosus v. crinalis Körb. Syst., p. 7; Alectoria cri-
nalis Ach.; A. Rich. Astrol., p. 35; pendula ad arborum truncos.
Trigus XV. — RAMALINEÆ
Müll. Arg. Lich. Genève, p. 26 et in Bot. of Socotra, p. 350; Ramaliner
Nyl. Syn., p. 277 pr. p.
23. Theloschistes.
Th. M. Fr. Gen. Heterol., p. 51; Wainio Etude 1, p. 113; Theloschistes
Norm. Conat., p. 17 pr. p.; Physcia Nyl. Syn., p. 406 pr. p.
APPENDIX 1. 29
95. Theloschistes flavicans Norm. Conat. prem., p. 17; Physcia flavicans
DC. Fl. fr. 6, p. 189; Borrera flavicans Ach. Univ., p. 50%; Evernia
flavicans Fr.; Babingt. New Zeal., p. 5; Parmelia flavicans Ach.,
J. D. Hook. Handb., p. 572; Northern Island.
96. Theloschistes chrysophthalmus Th. M. Fries Heterol., p. 51; Physcia
chrysophthalma DC.: Nyl. L. of New Zeal., p. 249, Borrera chryso-
phthalma Ach. Univ., p. 502; Parmelia chrysophthalma Ach. Meth.,
p. 267; Babingt. New Zeal., p. 23: ad arbores et frutices, Aukland,
Dunedin.
— — v. denudatus Müll. Arg. L. B., n. 581.
24. Ramalina.
Ach. Univ., p. 122, t. 13; Nyl. Recogn. Ramal., p. 5.
19 Thollus subteres.
97. Ramalina arabum (Ach.) Mey. et Flot. in N. Act. Nat. Cur. XIX. Snp-
plem. I, p. 212; arboricola.
2° Thallus reticulatim ramosus.
98. Ramalina retiformis Tuck.; Nyl. Syn., p. 291: Krplh. L. Novara,
p- 122; leg. Hochst.
30 Thallus lineari-attenuatus, hinc inde tortus.
99. Ramalina usneoides Fries, L. Europ., p. 468; Babingt. L. New Zeal.,
p. 6; Alectoria usneoides Ach. f. tenuis Tayl. L. Antarct., n. 132 est
forte hujus loci. Northern Island.
4° Thallus compressus, subcostatus v. striatus.
100. Ramalina linearis Nyl. Recogn. Ramal., p. 31; Babingt. New Zeal.,
p. 6 (sed auctor pl. non vidit); Ram. calicaris v. linearis Linds.
Observ., p. 524; J. D. Hook. Handb., p. 56%; Parmelia linearis Ach.,
Sprgl., Raoul Choix, p. 33.
101. Ramalina leiodea Nyl. L. Nov. Zel., p. 22; Ram. calicaris leiodea Nyl.
Recogn. Ram., p. 43; R. calicaris Babingt. New Zeal., p. 6; Nyl. L.
of New Zeal., p. 245; R. fraxinea et R. fastigiata Tayl. L. Antaret.,
n. 133, 13%; R. calicaris v. fastigiata J. D. Hook. Handb., p. 564.
Hic referenda videtur R. complanata Krplh. L. Novara, p. 121, t. 17
(non Ach.).
102. Ramalina fraxinea Ach. Univ., p. 602; R. calicaris v. fraxinea J. D.
Hook. Handb., p. 56%.
104,
105.
106.
108.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
3. Ramalina Eckloni Monts. Chili. 2, p. 79 (1852); R. Yemensis (Ach.)
Nyl. Recogn. Ramal., p. 46: R. Eckloni f. latifolia Krplh. L. Novara,
p- 122; arboricola.
— — v. membranacea; R. calicaris v. membranacea Babingt. New
Zeal., p. 6; J. D. Hook. Handb., p. 564: R. calicaris v. Eckloni Linds.
Observ., p. 523; R. Eckloni v. angustifolia Krplh. L. Novara, p. 122.
Ramalina farinacea Ach.; A. Rich. Astrol., p. 35; R. calicaris v. farı-
nacea J. D. Hook. Handb., p. 56%, Havre de l’Astrolabe.
5° Thallus subtereti-compressus, levigatus, non perforatus.
Ramalina scopulorum v. tenuis Müll. Arg. L. Sandwich., n. 19;
R. microspora Krplh. Aufzählg. d. Fl. Wawra e Sandw., n. 10, et N.
Beitr., n. 30 (ex ipso).
6° Thallus subtereti-compressus, levigatus, parce perforatus.
Ramalina inflata v. gracilis Müll. Arg. L. B., n. 1277; Ramalina
geniculata Hook. et Tayl. in Hook. Journ. of Bot. 1844, p. 655; Ram.
calicaris y geniculata Bab. New Zeal., p. 6; Ramal. calicaris v. pusilla
J. D. Hook. Handb., p. 56%; arboricola ; Bay of Islands.
25. Anaptychia.
Anaptychia Mass. Mem., p. 33 pr. p.; Wainio Etud. I, p. 127 pr. p.;
Physcia Nyl. Syn., p. 406 pr. p.
. Anapiychia leucomelæna Wainio Etud. I, p. 128; Physcia leucomela
Michx., Flor. Bor. Amer. I, p. 326; Parmelia leucomela Ach.: Bab.
New Zeal., p. 24, Northern Island.
Trisus XVI. — CETRARIEÆ
Müll. Arg. Lich. Genève, p. 27; Cetrariei Nyl. Syn., p. 297.
26. Cetraria.
Ach. Univ., p. 96; Th. M. Fr. Gen. heterol., p. 50; Stitzenb. Flechten-
syst.. p. 175; Cetraria et Platysma Nyl. Syn.. p. 298, 301.
40 Thallus angustus, erectus.
Cetraria aculeata Fr. L. Eur., p. 35; Babingt. New Zeal., p. 7: Corni-
cularia aculeata Ach.; Rich. Astrol., p. 36. Middle Island : D’Urville.
109.
110.
111.
112.
113.
114.
415.
116.
117.
APPENDIX 1. 31
2° Thallus latior, depresso-adscendens.
Cetraria corallophora Müll. Arg. L. Kn., n. 9 : super rhizomata Fili-
cum : Stephenson.
Cetraria sæpincola Ach. Syn., p. 22: Babingt. New Zeal., p. 7; Au-
kland : Sinel.
Cetraria glauca Ach. Syn., p. 227; A. Rich., 1. c., p. 25; Babingt.
New Zeal.. p. 7; Middle Island : D’Urville.
Trısus XVII. — GYROPHOREÆ
Müll. Arg. L. Genève, p. 29: Gyrophorei Nyl. Syn., I, p. 3.
27. Gyrophora.
Körb. Syst., p. 94: Müll. Arg. L. Genève, p. 29; Gyrophora Ach. Univ.,
p- 36 pr. p.
Gyrophora polyphylla Fr. Eur., p. 352; Umbilicaria polyphylla Hoffin. ;
Linds. Observ., p. 519: Hook. f. Handb., p. 574.
Trıeus XVII. — PELTIGEREÆ.
Müll. Arg. L. Genève, p. 29; Peltigerei Nyl. Syn., p. 315.
28. Nephroma.
Nyl. Syn., p. 316; Nephroma Ach. Univ., p. 101 pr. p.
Nephroma homalodes Nyl. L. Nov. Zel., p. 43; corticola.
Nephroma australe A. Rich. in Astrol., p. 31, t. 9, fig. 2; Babingt.
New Zeal., p. 7; N. antarcticum v. tenue Nyl. L. of New Zeal., p. 44,
et Krplh. N. Beitr., n. 31; N. pallens Nyl. En., p. 101; corticola et
muscicola, Dunedin et in reg. med. et sept. insul.
Nephroma schizocarpum Nyl. Syn., p. 318; J. D. Hook. Handb.,
p. 565; N. resupinatum v. prwinosum Montg.; Peninsula Banks, cor-
ticola.
29. Nephromium.
Nyl. Syn., p. 318; Nephroma Ach. L. Univ., p. 101 pr. p.
Nephromium Lyallii Nyl. Syn., p. 322; Nephroma Lyallii Babingt.
New Zeal., p. 8; supra muscos, Northern et Middle Isl.
Nephromium cellulosum Nyl. Syn., p. 321; Nephroma cellulosum
Ach.; J. D. Hook. Handb., p. 566, ex Nyl. Syn.
118.
149;
123.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Nephromium helveticum Nyl. L. Nov. Zel., p. 43; Nephroma resupi-
natum v. rufum Bab. New Zeal., p. 8; N. levigatum v. rufum Leight.
Notul., n. 31, p. 5; North. et Middle Hs].
Nephromium lævigatum Nyl. Syn., p. 320; Krplh. Novara, p. 121;
Nephroma resupinatum Babingt. L. New Zeal., p. 8.
30. Peltigera.
Nyl. Suppl. Lappon. or., p. 118.
. Peltigera rufescens Hoffm. Fl. Germ. 2, p. 107; Nyl. L. of New Zeal.,
p. 246 (in ejusdem L. Nov. Zel. omissa) ; Dunedin : Linds.
— — v. spuria Körb. Syst., p. 59; P. rufescens ? Babingt. New Zeal.,
p- 7; North. Island : Sinel.
. Peltigera polydactyla Hoffm. Flor. Germ., p. 106; Babingt. New Zeal.,
p. 7; P. polydactyla v. vulgaris Körb.; Krplh. Novara, p. 121;
Middle Island.
— — v. dolichorrhiza Nyl. Syn., p. 327; P. dolichorrhiza Nyl. L.
Nov. Zel., p. 43.
— — f. minor Krplh. L. Novara, p. 121; leg. Jelinek.
. Peltigera pusilla Körb. Syst., p. 59; P. canina v. pusilla Babingt. New
Zeal., p. 7; Northern and Middle Island.
Trisus XIX. — PARMELIEÆ
Müll. Arg. Lich. Genève, p. 31 et in Bot. of Socotra, p. 351. — Siicteæ et.
Parmelieæ Auct.
31. Stictina.
S 1. — Pseudocyphyllæ alba.
Stictina argyracea Nyl. Syn., p. 33%; Stieta argyracea Del.; Tuck. in
A. Gray Exped. Wilkes, p. 186; J. D. Hook. Handb., p. 567 ; St. aspera
Laur. ; North. et Middle Is.
. Stictina intricata v. Thouarsii Nyl. Syn., p. 335; Müll. Arg. L. Kn.,
n. 10; Séicta limbata v. subflavida Babingt., 1. c., p. 19 (fide specim.
Bab.). — Greymouth.
— — v. subargyracea Nyl. L. Nov. Zel., p. 29.
3. Stictina Dozyana Nyl. Syn., p. 335 : Helms n. 64.
. Stictina faveolata Nyl. Syn., p. 337; Sticta faveolata Del., Tuck. in A.
Gray Exped. Wilkes, p. 137.
127
128.
129.
130.
131.
132.
133.
APPENDIX 1. 33
. Stictina cinnamomea Müll. Arg. L. B., n. 561; Stieta cinnamomea Bab.
L. of New Zeal.,p. 15: Stietina dissimilis Nyl. L. of New Zeal., p. 246 ;
Stietina fragillima v. dissimilis Nyl. Syn., p. 336; Stieta fragillima
v. dissimilis Krplh. L. Novara, p. 119.
Stictina fragillima Müll. Arg.; Sfictina fragillima f. lutescens Nyl. L.
of New Zeal., p. 2% et L. Nov. Zel., p. 29: Séicta fragillima Bab.
New Zeal., p. 15: J. D. Hook. Handb., p. 567; Stieta fragillima +.
lutescens (Krplh.) Linds. Observ., p. 508. Tarndale.
— — v. dissecta Müll. Arg. L. B., n. 562; Stietina fragillima Nyl. L.
of New Zeal., p. 246, obs., L. Nov. Zel., p. 29.
— — v. myrioloba Müll. Arg. L. Kn.. n. 11: Stieta fragillima Bah.
New Zeal., p. 15: J. D. Hook. Handb., p. 567.
— — v. glaberrima Müll. Arg. L. B., n. 562: Stieta fragillima 8 gla-
berrima Bab. New Zeal., p. 15: Kaipara forests.
Stictina Hookeri Nyl. Syn., p. 336; Stieta Hookeri Bab. New Zeal.,
p. 18: J. D. Hook. Handb., p. 567; corticola, Northern Island.
S 2. Pseudocyphellæ flavæ.
Stictina crocata (L.) Nyl. Syn.. p. 30: Babingt. New Zeal., p. 11;
Stieta crocata Ach.; Babingt., 1. e., Northern and Middle Islands, ad
saxa micaceo-schist. ; Dunedin.
— — f. esorediata Müll. Arg. L. B., n. 709.
Stictina carpoloma (Del.) Nyl. Syn., p. 339; Stieta carpoloma Del.
Stieta., p. 159; A. Rich. Astrol., p. 30; Babingt. New Zeal., p. 12;
Krplh. Beitr., n. 33; variis locis, fide Nyl.
Stictina Mougeotiana (Del.) Nyl. Syn.. p. 340: Bab. New Zeal., p. 12;
Middle Island : D'Urville.
— — v. dissecta Müll. Arg. L. Kn., n. 12.
— — v. aurigera Nyl. Syn., p. 341; Krplh. L. Novara, p. 116.
Stictina astictina Nyl. L. Nov. Zel., p. 30; corticola, Greymonth.
S 3. Cyphellæ urceolatæ.
. Stictina fuliginosa (Ach.) Nyl. Syn., p. 347; Stieta fuliginosa Ach. ;
Bab. New Zeal., p. 18, North. Isl., Tarndale : Nelson.
— — f. sorediantha Müll. Arg. L. Kn., n. 13.
5. Stictina quercizans Nyl. Syn.. p. 34%: Stieta quereizans Ach.: Krplh.
N. Beitr., n. 43.
Stictina tomentosa Nyl. Syn.. p. 343; Stieta tomentosa Sw. ex Krplh.
N. Beitr., n. 57.
BULL. HERB. BOIss. Appendix I, janvier 189%. 3
1837:
138.
199:
110.
141.
122.
143:
14%.
14.
146.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
S 4. Cyphellæ et pseudocyphellæ nullæ.
Stictina retigera Müll. Arg. L. B.. n. 7%: Stieta religera Ach. Syn ,
p- 233. ex Tuck. in A. Gray Exp. Wilkes. p. 134.
»2. Sticta.
Stieta Ach. Univ.. p. 86 pr. p.: Styeta et Rieasolia NT. Syn.. p. 351 et
36.
S 1. Cyphellatæ.
er
“ Thallus non slipitatus.
Sticta sinuosa Pers. in Gaudich. Uran., D. 199 : St. damwcornis v.
sinuosa J. D. Hook. Handb., p. 568: North. et Middle Island.
— — v. macrophylla Müll. Arg.: Stieta subeaperata Nyl. L. New
Zeal., p. 247 et L. Nov. Zel., p. 31: St. damecornis v. macrophylla
Bab. New Zeal., p. 15: J. D. Hook. Handb.. p. 568: St. sinuosa v.
payracea Bab. 1. ce.
New Zeal.. p. 247: Linds. Observ., 1866, p. 422. fig. 38.
Sticta damæcornis Ach. Meth.. p. 275. ex Krplh. n. Beitr.. n. 60.
Sticta internectens Nyl. L. Nov. Zel.. p. 32: St. dichotoma Krplh. N.
Beitr., n. 36 et verisim. Tuck. in A. Gray Exped. Wilkes, p. 135. —
. p. 16: Streta damwcornis v. subeaperata Ny1l.L. of
CI. Nyl. specimen neozelandieum a el. Krplh. habuit.
Sticta variabilis Ach. Univ.. p. 455: A. Rich. Astrol., p. 29: Bab. New
Zeal.. p. 16. corticola: North. et Middle Island.
— — v. Lyalliana Müll. Arg. L. Kn.. n. 14.
Sticta livida Krplh N. Beitr.. n. 58: corticola.
Sticta cinereo-glauca Tavl. L. Antarct.. n. 95: Bab. New Zeal.. p. 19:
St. lWvido-fusca Krplh. N. Beitr., n. 39, truneicola; North. Island.
— — v. angustifolia Bab. in J. D. Hook. Flor. Nov. Zel.
"= Thallus breviter slipitatus.
Sticta lacera (Tayl.) Müll. Ars. L. B.. n. 1278: Cetraria lacera J. D.
Hook. et Tayl. in Hook. Lond. Journ. of Bot. 18%4. p. 646: St. filir
v..pervula Nyl. L. of New Zeal., p. 247 et L. Nov. Zel.. p. 33; Linds.
Observ. 1866. p. 422. fig. 37: Tarndale : Nelson.
Sticta lævigata Krplh. L. Novara, p. 118. © 14: Southern Island (an
vere diversa a St. Seemann? Babingt. in Seem. Bot. of Herald ?).
Sticta filix Hoffin. Pl. lichenos.. L 55; Nyl. L. of New Zeal.. p. 246 el
L. Nov. Zel., p. 32: Linds. Observ.. 1866, p. 422: Stieta filicina A.
Rich. Astrol.. p. 29: Bab. New Zeal., p. 12; truncieola. Dunedin :
Linds. Northern et Middle Island.
er ee
147.
148.
149.
152.
154.
159.
APPENDIX L 39
Sticta latifrons A. Rich. Astrol., p. 27, t. 8, f. 2: Nyl. L. Nov. Zel.,
p. 33; Linds. Observ., p. 504: St. latifrons v. ochroleuca Bab. New
Zeal., p. 13: St. Menziesii v. ochroleuca Krplh. L. Novara, p. 119;
Stieta filieina v. latifrons J. D. Hook. Handb., p. 568 : truneicola fre-
quens, Dunedin, ete.
— — v. Menziesii Babingt. L. of New Zeal., p. 13: Nyl. L. of New
Zeal., p. 246 obs.: Sticta Menziesii v. palmata Krplh. L. Novara,
p. 118; Stieta filicina v. Menziesii J. D. Hook. Handb., p. 568.
— — v. dissecta; Stieta Menziesii v. dissecta Krplh. L. Novara, p. 119.
S 2. — Flavo-pseudocyphellatæ.
© Thallus intus intense flavus.
Sticta endochrysea v. Urvillei Müll. Arg. L. Cap Horn, n. 46; Stieta
Urvillei Del. Stict., p. 179: Babingt. New Zeal., p. 11: Linds. Observ..
p. 503; truneicola.
— — v. flavicans Müll. Arg. L. B., n. 1500: Séicta Urvillei v. flavi-
cans Nyl. L. of New Zeal., p. 247; Linds. Observ., p. 502: St. flavi-
cans Tayl. L. Antaret., n. 89. Hic pertinere videtur Stieta Pickeringri
Tuck. in A. Gray Exped. Wilkes, p. 138, fig. 6, et North Amer. Lich.
IL, p. 143; ad truncos, Dunedin.
Sticta hirta Stirt. Add., p. 461: corticola, ad Wellington. An thallus
intus intense flavus? Locus dubius.
D. Sticta orygmæa Ach. Meth. 278: Tayl. L. Antarct., n. 82: Babingt.
New Zeal., p. 10, inclusa v. rigida Linds. Observ., p. 501: St. coronata
Müll. Are. L. B., n. 99: truncicola, Dunedin, etc.
. Sticta Colensoi Babingt. L. New Zeal., p. 10. t. 123: St. flavieans v.
Colensoi Linds. Observ.. p. 503.
— — v. pinnatifida Bab. L. of New Zeal., p. 10.
Sticta aurata Ach. Meth.. p. 277: A. Rich. I. e., p. 25; Babingt., New
Zeal.. p. 9; corticola.
— — v. angustata Krplh. Lich. Glaz.. p. 15: St. angustata Del. Stiet.
SAUT
3. Sticta rubella Hook. f. et Tayl. in Hook. Lond. Journ. of Bot. 1844.
p. 649: truncicola, Dunedin.
”" Thallus intus albus v. flavescenti albus.
Sticta pubescens Müll. Arg. L. Kn.. n. 16: leg. Knight.
Sticta impressa J. D. Hook. et Tayl. in Hook. Lond. Journ. 1844.
p. 648: Sticta physciospora Nyl. L. of New Zeal., p. 248 et L. Nov.
Zel., p. 38: Krplh. N. Beitr., n. 42; Linds. Observ., p. 50; Stieta Bor-
neti Müll. Arg. L. B., n. 406: St. fossulata v. physciospora Nyl. Syn..
p. 364: J. D. Hook. Handh., p. 569: Greymouth, Dunedin.
158.
159.
160.
161.
162.
163.
164.
165.
166.
167.
RESP Lu ot: “dar | 11797
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
ÿ. Sticta glaucolurida Nyl. in Flora 1867, p. 438: L. Nov. Zel., p. 36:
Krplh. N. Beitr., n. 34; corticola : Kn.
. Sticta obvoluta Ach. Univ. p. 452: Greymouth (ex Nyl. I. ce.)
S 3. — Albo-Pseudocyphellate. — Thallus omnium intus albus aut blbidus.
Sticta homaophylla Nyl. in Flora 1867., p. 439 et L. Nov. Zel., p. 38.
et Krplh. N. Beitr. n. #1; corticola : Kn.
Sticta subcoriacea Nyl. in Flora 1865, p. 29, et L. New Zeal., p. 247,
1865 et L. Nov. Zel., p. 34: St. canaliculata Kn. Contrib. 1878,
p. 282; truncicola, Dunedin.
Sticta coriacea J. D. Hook. et Tayl. in Lond. Journ. of Bot. 1844.
p. 648; Babingt. L. of New Zeal., p. 19, t. 125: Linds. Observ. 1866,
p. 420, fig. 34-36; Ricasolia coriacea Nyl. Syn. p. 366; truncicola,
Aukland, Dunedin.
— — v. elaphocera Nyl. in Krplh. L. Novara. p. 116 et L. Nov. Zel.,
p. #1.
Sticta dissimulata Nyl. Syn., p. 362; Greymouth.
Sticta Richardi Montg. Fl. Fernand., n. 79; St. Richardi v. glauca Bah.
New Zeal., p. 1%; St. fossulata Nyl. L. Nov. Zel., p. 36%; St. fossu-
lata v. Richardi Linds. Obs., p. 499 : corticola, Dunedin.
— — v. rufovirescens Bab. New Zeal., p. 1A.
Sticta Billardieri Del. Stict., p. 99, t. 8, fig. 35; St. foveolata Del.:
Krplh. L. Novara, p. 119, f. angustifolia et latifolia; S. foveolata et
Flotowiana et PBillardieri Bab. New Zeal., p. 1%; St. fossulata v.
linearis (Hook. et Tayl.) Linds. Obs., p. #99; corlicola, frequens, Nor-
thern et Middle Island.
— — v. cellulifera Müll. Arg. L. B., n. 1291 ; St. foveolata v. celluli-
fera Bab. New Zeal., p. 14; St. cellulifera Tayl. L. Antaret., n. 85.
— — v. lacinulata; Séicta fossulata Del. f. lacinulata Krplh. L.
Novara, p. 120.
Sticta granulata Babingt. L. New Zeal., p. 17; Nyl. L. of New Zeal.,
p. 247 ; St. carpoloma v. granulata J. D. Hook. Handb., p. 568; trun-
cicola, Aukland, Dunedin.
Sticta psilophylla Müll. Arg. L. Kn., n. 17; St. dissimulata v. multifida
Nyl. L. of New Zeal., p. 218 et L. Nov. Zel., p. 37; truncicola, Dune-
din, Greymouth.
— — f. amphicarpa Müll. Arg. L. Kn., n. 17:
Sticta subvariabilis Nyl. in Flora 1867, p. 439 et L. Nov. Zel., p. 38:
corticola : Kn.
Sticta Freycinetii v. prolifera Müll. Arg. L. B., n. 565; St. chloro-
leuca Tayl. L. Antaret., n. 19%; St. Freycinetii Nyl. L. Nov. Zel.,
p. 39; St. Freycinetit v. stauromatica Krplh. L. Novara, p. 119; ad
truncos et saxa : Sinclair.
169.
170.
179.
APPENDIX 1. 97
— — v. isidioloma Nyl. L. Nov. Zel., p. 39.
— — v. glabrescens Müll. Arg. L. B.. n. 565: St. Freyeinetii &
Delisii Bab. New Zeal., p. 17: St. glabra Hook. f. et Tayl. L. Antaret.,
n. 84; Middle Isl.
— — v. tenuis Müll. Arg. L. B.. n. 565.
3. Sticta episticta Nyl. L. of New Zeal., p. 248 et L. Nov. Zel., p. 39;
Linds. Observ. 1866, p. 421: Kn. Contrib. 1880, p. 367, fig. 2; St.
argyracea. Babingt. L. New Zeal.. p. 16 (fide Kn. Stiet. Hb. Kew
Mus., p. 246, vera Stietina argyracea Nyl., ex eodem, in Nov. Zel.
non lecta fuit) ; corticola, Dunedin ete.
Sticta amphisticta Kn., Contrib. 1880. p. 367: St. episticta v. amphis-
ticta Nyl. L. Nov. Zel., p. 40.
— — v. platyloba Müll. Arg. L. Kn., n. 18.
S 4. — Cyphellæ et pseudocyphellæ null.
Sticta adscripta; Ricasolia adseripta Nyl. in Flora 1867, p. 439 et L.
Nov. Zel., p. Al: Sticta herbacea Bah. New Zeal., p. 20; J. D. Hook.
Handb., p. 570; R. herbacea v. adseripta Nyl. L. of New Zeal., p. 248:
Linds. Observ. 1866. p. 420, fig. 33; Ricasolia asperula Stict. Add.,
p. 10, quoad sporas; truncicola, Tarndale, Dunedin.
. Sticta Montagnei Babingt. L. of New Zeal., p. 20; Ricasolia Montagnei
Nyl. Syn., p. 373 et in Flora 1867, p. 439 et L. Nov. Zel., p. 41 nec
non L. of New Zeal., p. 248: Ricasolia asperula Stirt. Add., p. 10
quoad thallum.
. Sticta glomulifera Del. Stict.. p. 129: Bab. New Zeal., p. 20: Rrcasolia
glomulifera De Not.. J. D. Hook. Handb.. p. 570: corticola, Northern
Island.
39. Parmelia.
De Not. Nuov. Caratt. de Parmel., p. 378: Parmelia Ach. Univ., p. 89
pi D.
49 Latissimæ; glauco-albide, sport 20-50 » longe.
. Parmelia Schweinfurthii Müll. Arg. Diagn. Socotr. 3: corticola. leg.
Cunningham.
— — f. sorediata Müll. Are. L. B., n. 1076; cortieola; Kn.
. Parmelia latissima Fee Ess., p. 119: Krplh. L. Novara, p. 115.
2° Perlatæ: omnia ut in 1°, sed spore infra 20 p. longe, ut in omnibus sequentibus
preter spec. 193-195.
Parmelia perlata Ach. Meth., p. 216: A. Rich. Fl. Nouv. Zél.. p. 2%;
Babingt. New Zeal., p. 20; corticola : undique.
38 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
— — v. olivaria Ach. Meth., p. 217: P. perlata v. olivetorum Ach.
Univ., p. 458; Parm. olivetorum Krplh. N. Beitr., no 75, (fide
Krplh. 1. ec.)
— — f. isidiophora Krplh. Lich. exot., p. 32. (misit Roumeguere
77 submit).
— — v. platyloba Müll. Arg. L. Socotr. (misit Roumeguère sub n. 5).
— — v. ciliata Schr. En., p. 34: Hook. f. Handb., p. 571: Parmelia
proboseidea Tayl. in Mack. Flor. Hib. 2, p. 143 et L. Antaret., n. 6%;
Bab. New Zeal., p. 21: corticola, Northern Island.
— — v. macrocarpa ; P. macrocarpa Pers. in Gaudich. Uran., p. 97; ex
Krplh. N. Beitr., n. 78.
3° Perforatæ: glauco-albide, non adpresse, Challus subtus undique vestitus, out supra
subtiliter tessellatus.
176. Parmelia perforata Ach. Univ., p. 459: Babingt. New Zeal., p. 21:
corticola et saxicola, frequens, Dunedin, North. et Middle Isl.
— — v. ulophylla Mey. et Flot. in Act. Acad. Leop. 1843, p. 218.
177. Parmelia cetrata Ach. Syn., p. 198: corticola.
42 Lævigatæ: glauco-albide, subadpressæ, lociniw anguste oblongalæ et distanter sinuose,
178. Parmelia levigata Ach. Syn.. p. 212: Krplh. N. Beitr.. n. 82.
5° Tiliaceæ, glauco-albide, adpressæ, laciniw non oblongote, distanter sinuose,
179. Parmelia subtiliacea Nyl. in Flora 1885, p. 614: corticola.
180. Parmelia tiliacea Ach. Meth., p. 215: Babingt. New Zeal., p. 21: Nor-
thern Island.
181. Parmelia revoluta; P. lwvigata v. revoluta Nyl. Syn., p.385 ; L. of New
Zeal., p. 249; Linds. Observ., p. 51%. (in L. Nov. Zel. omissa); cor-
ticola, Auckland.
6° Saxatiles; glauco-v, argillaceo-pallidæ (subinde fuscescentes), sublus vestite, supra lineatim
v, lubereuloso-sorediosule,
182. Parmelia saxatilis Ach. v. signifera Müll. Arg. L. Kn., p. 20; Par-
melia signifera Nyl. L. Nov. Zel., p. 25; P. saxatılis Bab. New Zeal.,
p. 21; saxicola, Northern Island.
— — v. ochroleuca Krplh. L. Novara, p. 115.
183. Parmelia tenuirimis Tayl. in Hook. Lond. Journ. of Bot. 1844, p. 645;
P. reticulata Tayl. Antaret. n. 61 (a el. Babingt. ad P. perlatam
relata) corticola, frequens.
— — v. erimis Nyl. Nov. Zel.. p. 25.
— — v. rudior Nyl.|. ec.
D PONT IE TRE, |
184.
185.
189.
190.
191.
192:
193.
10°
196.
APPENDIX 1. 39
Parmelia Borreri Turn. in Transact. Linn. Soc. V, p. 148; corticola.
Parmelia subrudecta Nyl. in Flora 1886, p. 320 et L. Nov. Zel., p. 26
(hanc spermatiis a præcedente distinguit el. Nyl.).
7° Ochroleucæ; thallus flavieans, subtus westitus,
. Parmelia caperata Ach. Meth., p. 217; Linds. Observ., p. 516: saxi-
cola.
. Parmelia rutidota Hook. f. et Tayl., f. sorediosa Müll. Arg., L. Kn.,
n. 19.
. Parmelia sinuosa Ach. Syn., p. 207; P. levigata v. sinuosa Nyl. Syn.,
p. 384; Hook. f. Handb., p. 571; Otago.
Parmelia furcata Müll. Arg.. L. B., n. 1015; saxicola : Cunningham.
Parmelia conspersa Ach. Meth., p. 205: Bab. New Zeal.. p. 22; Nyl.
L. of New Zeal., p. 249, inclusa P. subeonspersa Nyl. in Flora 1869,
p. 293 ; saxicola, frequens, Auckland.
— — f. isidiigera Müll. Arg. L. B., n. 575; leg. Stephenson.
Parmelia Mougeotii Schar. Enum., p. 46; saxicola : Dr Knight.
— — b. obscurata Müll. Arg. L. Kn., n. 21; P. Mougeotina Nyl.L.
Nov. Zel., p. 27; saxicola, Dunedin.
3° Olivaceæ: thallus olivaceus, v. olivaceo-fuscus, sublus vestitus,
Parmelia prolixa Nyl. Syn., p. 396 (ut subspecies): P. olivacea Babingt.
New Zeal., p. 22; Linds. Obs., p. 517; Hook. f. Handb., p. 572 (sed
non omnino hic spectat P. imitatrix Tayl.); saxicola, Northern et
Middle Island.
99 Pertusæ; thalli Iaeinie adpressæ, supra perforatw : spore magne.
FO
Parmelia pertusa Schær. Enum., p. 43: Hook. f. Handb., p. !
P. diatrypa Ach., Tayl. L. Antarct., n. 67; Bab. New Zeal., p.
truncicola, Dunedin, Northern Is.
1O 1
1O
N
94. Parmelia pertransita Stirt. Add., p. 10 (asci 8-spori) ; corticola.
5. Parmelia foraminulosa Krplh. N. Beitr., n. 73 (th. pallide sulphureus,
sporæ 2-4-næ): corticola.
Physodes, thallus subtus nudus, levigatus, laciniæ elongate, non perforate: spor® parve,
Parmelia physodes Ach. Meth., p. 250: Hook. f. Handb.. p. 572; cor-
ticola.
— — v. enteromorpha Tuck. L. Amer., p. 28; Bab. New Zeal., p. 22;
Nyl. L. of New Zeal., p. 249; P. enteromorpha Ach. Univ., 49%;
Tayl. L. Äntaret., n. 58; Krplh. N. Beitr., n. 77; Auckland, Dunedin,
Northern et Middle Island.
— — v. placorhodioides (Nyl.) Müll. Are. L. B., n. 577.
197. Parmelia encausta Ach. Meth., p. 202, ex Krplh. N. Beitr., n. 81.
40 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
3%. Anzia.
Müll. Arg. L. B., n. 1503: Anzia Stitzenb. in Flora 1861, Flechtensyst.,
p. 17%, emend.
198. Anzia angustata Müll. Arg. L. B., n. 1503; Parmelia angustata Pers.,
Nyl. Syn.. p. 403; Hook. f. Handb., p. 572: P. moniliformis Bab. L.
New Zeal:, p. 23, t. 27; lignicola.
— — v. hypoleucoides Müll. Arg. L. Kn., n. 22; corticola.
5). Xanthoria.
Xanthoria Th. M. Fr. Gen. heterol., p. 60 pr. p.: Physcia Nyl. Syn.,
p. 407 pr. p.
199. Xanthoria parietina Th. M. Fries Scand., p. 145: Parmelia parietina
Ach. Meth., p. 215; Bab. New Zeal., p. 23; Physcia parietina Nyl.
Syn., p. #10: Physcia parietina v. platyphylla Krplh. L. Novara,
p. 114: corticola, saxicola, Dunedin.
— — v. aureola (Ach.) Müll. Arg.; Parmelia aureola Ach. Syn., p. 210.
— — v. spinulosa; Physcia parietina v. spinulosa Krplh. L. Exot.,
p. 322, t. 4, fig. 4, ex ipso Krplh. N. Beitr., n. 6%.
200. Xanthoria? aurea Müll. Arg.: Parmelia aurea A. Rich. Fl. Nouv. Zel..
p. 23, &. 8, f. 1: Babingt. New Zeal. p. 27: Middle Island, ad saxa el
[runcos.
36. Pseudophyscia.
Physcre spec. Nyl.; Anaptychie spec. Wain.
201. Pseudophyscia speciosa Müll. Arg.: Physcia speciosa Nyl. Prodr.,
p. 61: Anaptychia speciosa Wain. Et. 1.. p. 1935; Parmelia speciosa
Ach. Syn., p. 211: Babingt. New Zeal., p. 24: Northern Island.
— — v. hypoleuca; Physcia speciosa v. hypoleuca Nyl. Syn.. p. #19:
Physcia hypoleuca Nyl. Lich. Nov. Zel., p. 49.
— — f. sorediifera ; Physcia speciosa f. sorediifera Nyl. 1. ce.
»7. Physcia.
Physcia Nyl. Syn., p. 406 pr. p. et Auct. pr. p.
Sect. 1. — Evenysera Wain. Elud., I. p. 139; hypotheeium pallidum.
* Thallus einerascens v, albidus,
202. Physcia pulverulenta Nyl. Prodr.. p. 62: Parmelia pulverulenta Ach.:
Rich. Fi. Nouv. Zel., p. 23; Babingt. New Zeal.. p. 23: Middle Il.
APPENDIX 1. NA
203. Physcia stellaris (Fr.) Nyl. Prodr., p. 62. v. radiata Nyl. Scand.,
p. 111: Parmelia stellaris Ach.; Babingt. New Zeal.. p. 24: corticola
ut var. sequens, Dunedin.
— — v. rosulata Nyl. Scand.. p. 111.
204. Physcia cæsia (Hoffin.) Nyl. Prodr., p. 62: Parmelra ewsra Fr. L. Europ..
p. 85. saxicola.
7% Thallus fuscescens,
205. Physcia obscuriuscula Nyl. L. Nov. Zel., p. 46 (nommen); saxicola.
206. Physcia obscura Nyl. Prodr., p. 65: Parmelia obseura Fr. L. Europ..
p. 8%; Hook. f. Handb., p. 573: Nova Zelandia, ex Nyl. (an eadem ac
Ph. obseuriuseula Nyl.?).
207. Physcia adglutinata Nyl. v. minor Müll. Arg. Revis. Lich. Féean.,
p. 13: Kn. On Lichenogr. 188%, n. 3, f. 4: corticola.
Sect. 2. — Dirixarta, Wain. Etud., I, p. 150: hypothecium cum disco
nigro-fuscum.
208. Physcia picta \yl. Syn., p. 430: Parmelia picta Ach. Syn.. p. 211:
Bab. New Zeal., p. 24: corticola, Northern Island.
93. Hyperphyscia.
Omnia ut in Physcia, sed sporæ demum parenchymalicæ.
209. Hyperphyscia plinthiza; Physcia plinthiza Nyl. L. New Zeal., p. 249,
et L. Nov. Zel., p. 46: Kn. Contrib. 1880, p. 369, fig. 10: Linds.
Observ. 1866, p. #19, fig. 32: truneicola, ad Dunedin.
210. Hyperphyscia synthalea; Physcia synthalea Kn. On Lichenogr. 188%,
n. 4, fig. 3 (laciniæ passim pertusæ, ap. jun. cerino-flava); corlieola.
Trigus XX. — PSOROMEZÆ
Subtrib. Psoromer Nyl. Syn., I, p. 21 (exel. gen. Gymnodernute).
»9. Psoroma.
Nyl. Essai Classif., p. 175, et Syn., IL, p. 21.
211. Psoroma athroophyllum Stirt. Add., p. 461 (1876); Psoroma Buchu-
nant Nyl. in Flora 1886, p. 328 et L. Nov. Zel., p. 59; Thysanothe-
cum Buchanani Knight in Wellingt. Phil. Soc. 1881. Transact. New
Zeal., XII, p. 386, €. 17.
212. Psoroma euphyllum Nyl. Syn., 2, p. 21.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
3. Psoroma araneosum Nyl. mspl. in Kremplh. Novara, p. 112, Parme-
lia vubiginosa ? v. arameosa Babingt. New Zeal., p. 25; Psoroma sub-
pruinosum Nyl.; Hook. f. Handb., p. 57%; corticola, Northern Island.
Psoroma sphinctrinum Nyl. L. Exot. Bourb., p. 250: Linds. Observ.
1866, p. "18, fig. 30, 31: Lecanora sphinetrina Nyl. L. of New Zeal.,
»
p. 250: Parmelia rubiginosa? £ sphinetrina Hook. f.: Babingt. New
Zeal.. p. 25: Parmelia rubiginosa Tayl. L. Antaret., n. 56, — arbori-
cola, ut omnes var. sequentes, Dunedin, Northern et Middle Isl.
— — v. pholidotoides Nyl. L. Nov. Zel., p. 52; Linds. Observ. 1866,
p. 419; Lecanora sphinetrina v. pholidotoides Nyl. L. New Zeal.,
p. 250.
— — v. discreta Nyl. Syn., 2, n. 25, et L. Nov. Zel., p. 52.
— — v. leproloma Nyl. |. c., p. 52.
— — v. crispellum Nvl. Syn., 2, p. 25.
— — microphyllizans Nvl. L. Nov. Zel., p. 52.
5. Psoroma coralloideum Nyl. L. Nov. Zel., p. 54: Ps. hypnorum v.
coralloideum Nyl. Syn., 2, p. 23, Hook. f. Handb., p. 574. Forte hie
Parmelia Femsjonensis Bab. New Zeal., 3, p. 27. Northern Island.
. Psoroma implexum Stirt. Add., p. 461 ; corticola, ad Wellington.
. Psoroma caliginosum Stirt. On new gen. et sp., p. 11; corticola, Wel-
lington.
. Psoroma pyxinoides Nyl. Lich. Nov. Zel., p. 53: corticola.
. Psoroma soccatum Nvl. L. Fueg. el Patagon., p. 6.
. Psoroma descendens Nyl. L. Fueg. Patag., p. 7, et L. Nov. Zel., p. 54;
corbicola.
. Psoroma xanthomelanum Nyl. Syn.. 2, p. 26, corlicola.
2. Psoroma contextum Slirt. On New Gen. et sp. from New Zeal., p. 10
(hypoth. cœruleo-nigr.); corticola, Wellington.
3. Psoroma lanuginosum; Leproloma lanuginosum Nyl. in Flora 1885.
p. 107: Pannaria? lanuginosa Körb. Syst., p. 106; Parmelia lanugi-
nosa Ach.; Bab. New Zeal., p. 26: Amphiloma lanuginosum Fr.; Hook.
F. Handb,. p. 576.
TriBus XXI. — PANNARIEÆ
Körb. Syst., p. 105; Pannariei Nyl. Syst., II, p. 27 pr. p.
4). Pannaria.
1
1
Nyl. Syn., ID.
APPENDIX 1. 83
“ Corbieole,
224. Pannaria rubiginosa Del. v. prolifera; Pannaria prolifera Nyl. L.
Nov. Zel., p. 48 (non Müll. Arg. L. B., n. 417, 1882).
— — v. conoplea Nyl. Syn., II, p. 30; Hook. f. Handh., p. 575; Par-
melia conoplea Ach.; Babingt. New Zeal., p. 26; Northern Island.
2325. Pannaria mariana Müll. Arg. L. B., n. 1159; Pannaria pannosa Nyl.
Prodr. Nov. Gran., p. 27; Krplh. N. Beitr., n. 84.
226. Pannaria perfossa Stirt. Add. (1876), p.462 (subsim. Psoromati sphinc-
trino Nyl.); eorlicola, Wellington.
227. Pannaria periptera Müll. Arg.: Coccocarpia periptera Nyl. L. Nov.
Zel., p. #7, corticola.
228. Pannaria immixta Nvl. L. New Zeal., p. 249, et L. Nov. Zel., p. 48;
Linds. Observ. 1866, p. 418, fig. 28. — An hie Parmelia pho:idota
Bab. New Zeal., p. 262 (ex Nyl.); Krplh. Lich. Novara p. 112, et
N. Beitr., n. 80; Pannaria atro-fumosa Kn. Contrib. 1880, p. 367,
lig. 3; Pannaria pholidota Nyl.; Hook. f. Handb., p. 375: corticola,
Dunedin.
— — v. gyrantha Nyl. L. Nov. Zel., p. 49.
229. Pannaria pycnophora ; Leioderma pyenophorum Nyl. L. Nov. Zel.,
p. 47; Greymouth, supra vegetabilia «destructa (e characteribus dalis
genus Leioderma dislingui non polest).
© Species saxicolæ, terricolæ,
230. Pannaria crustata Slirl. Add. (1876), p. 462: ad saxa, Wellington.
231. Pannaria subimmixta Kn. Contrib. 1880, p. 369, fig. 9; Pannaria
holospoda Nyl. L. Nov. Zel., p. 49; P. leucosticta Nyl. L. ol New
Zeal., p. 250; Linds. Observ., p. 535 (non Tuck.); in rimis saxorum
micaceo-schistosorun supra terram, Dunedin.
232. Pannaria brunnea Mass. v. pulverulenta Kn. On Lichenogr. 188%,
n. 9, fig. D: supra lerram humidamı.
Trisus XXII — PARMELIELLEÆ
Pannariei Nyl. Syst. IE, p. 27, pr. p.
4L. Parmeliella.
Müll. Arg. Lich. Genève, p. 36 (1862); Pannularia Nyl. in Flora 1879
p. 300.
44
oc
233
239
240
241
242
BULLETIN DE LHERBIER BOISSIER.
3. Parmeliella nigro-cincta Müll. Arg. L. B. n. 243 obs.: Pannaria
nigro-cineta Nyl. Syn. 2., p. 39; Parmelia nigro-cincta Mont.; Hook.
f. Handb., p. 575; Babingt. New Zeal., p. 26: Pannaria subsimilis
Kn. Contrib. 1880, p. 368; corticola, Northern Island.
— — v. obliterans; Pannaria nigro-cincta® obliterans Nyl. L. Nov.
Zel., p. 50; corticola.
2314. Parmeliella variegata; Pannaria variegata Stirt. Add. (1876); p. 461
(apothecia majuscula, pallide marginata): corticola, Wellington.
3. Parmeliella amphibela; Pannaria amphibela Kn. Contrib. 1880,
p- 369; Nyl. L. Nov. Zel., p. 50; corticola, Knight.
i. Parmeliella apiculata; Pannaria apiculata Kn. Contrib. 1880, p. 368,
fig. 4 (apothecia brunneo-rufa) ; corticola.
. Parmeliella biatorina; Pannaria biatorina Kn. Contrib. 1880, p. 369,
fig. 8 (apothecia aurantiaca, margo pallidior): ad Jungermannias.
. Parmeliella Gayana Müll. Arg. L. B., n. 1021: Pannaria Gayana Nyl..
Hook. f. Handb., p. 575; Coccocarpia Gayana Mont. Chili, p. 147,
t. 142, f. 3: Parmelia Gayana Babingt. New Zeal., p. 24: Greymouth
et Northern Island.
— — v. melacarpina; Coce. Gayana v. melacarpina Nyl. L. Nov. Zel.,
p- #7.
. Parmeliella muscorum ; Parmelia muscorum Fr. Eur., p. 95: Babingt.
New Zeal., p. 27; Pannaria muscorum Del., Nyl. Scand., p. 27, Nor-
thern Island.
. Parmeliella gymnocheila Müll. Arg.; Pannaria gymnocheila Nyl. L.
New Zeal., p. 250, et L. Nov. Zel., p. 51: Linds. Observ. 1866. p. 418,
fig. 29: corticola, ad Dunedin.
. Parmeliella triptophylla Müll. Arg. L. Genève, p. 36; Pannaria trip-
tophylla Nyl.; Krplh. L. Novara, p. 112: Parmelia triptophylla Bab.
L. New Zeal., p. 26.
. Parmeliella microphylla Müll. Arg. L. Yatab., n. 61; Pannaria
mierophylla Mass., Hook. f. Handb., p. 576; Northern Island.
3. Parmeliella nigra; Pannularia nigra Nyl. L. Nov. Zel., p. 51; Pan-
naria nigra Nyl. Scand., p. 126, et L. crust. Nov. Zel., p. 336; ad
saxa Calcarea, Dunedin.
12. Coccocarpia.
Pers. in Gaudieh. Uran., p. 206; Nyl. Syn. II, p. 44, quoad spee., n. 3.
— Obs. C. plumbea Nyl. ob apothecia marginata sit Parmeliella
plumbea Müll. Arg.
>
214. Coccocarpia pellita v. smaragdina Müll. Arg. LE. B., n. 421: C. smu-
ragdina Pers.; Babingt. New Zeal., p. 9: corticola, Northern
Island.
BR
APPENDIX L 45
©
es
©
5. Coccocarpia aurantiaca Montg. et v. d. Bosch Lich. Jav.. p. 39; Solo-
rina aurantiaca Hook. f. et Tayl. in Lond. Journ. of. Bot. 1844,
p. 635; Raoul Choix, p. 3.
Obs. Coccocarpia plumbea Auct.: Coceocarpra melybdea v. plumbea Nyl.;
Hook. f. Handb., p. 576: a cl. Bab. New Zeal. sub Parmelia enume-
rata ex hace regione non visa est.
Terieuvs XXI. — PHYLLOPSOREÆ
13. Phyllopsora.
Lecideæ spec. Nyl. et Psore sp. Müll. Arg.
246. Phyllopsora? Wellingtonii ; Psoromidium Wellingtonii Stirt. Add.
(1877), p. 20. — Genus Psoromidium e datis characteribus a Phyllo-
psora rite distingui non potest. Parmelielle sp.? Corticola, Wellington.
247. Phyllopsora aleuroides Müll. Arg.; Lecidea aleuroides Stirt. Add.
1876, p. 469 (affinis videtur Psoræ Colensoi, paraphysibus apice purpu-
rascentibus) ; corticola, Wellington.
218. Phyllopsora breviuscula Müll. Arg.: Psora breviuseula (Nyl.) Müll.
Arg. L. B., n. 494.
219. Phyllopsora parvifolia Müll. Arg.; Psora parvifolia Müll. Arg. L. B.,
n. 463: Lecidea parvifolia Pers. in Gaudich.; Nyl. L. New Zeal.,
p. 81; Biatora parvifolia Mont.: Babingt. New Zeal., p. 35; corticola,
Northern Island.
— — v. fibrillifera; Lecidea parvifolia v. fibrillifera Nyl. Syn. L.
Nov. Caled., p. #2: L. parvifolia v. corallina Tuck., Kn. Contrib.
1880, p. 375, fig. 36. — Corticola.
hr. Psorella.
Leeidee sp. Nyl. et Bacidiæ sp. Kn.
250. Psorella delusa; Lecidea delusa Nyl. L. Nov. Zel., p. 9.
251. Psorella pannarioides ; Bacidia pannarioides Kn. Contrib. 1880,
p. 374, fig. 31. (sp. 60-90 » long., 11/2-2 » lat., 16-loculares.)
SERIES III. — KRYOBLAST.E
Lichenes Kryoblasti Kbr. Syst., p. 102. pr. max. p.
-Teisus XXIV. — PSOREZÆ
Müll. Arg. Lich. Genève, p. 40: Biatoree Stitzenb. Flechtensyst., p. 163,
pr. p.
46
252
299.
254.
259.
256.
Sect.
258.
BULLETIN DE LHERBIER BOISSIER.
45. Psora.
Massal., Mem. p. 123: Lecideæ sp. auct.
. Psora decipiens Hoff. Lichenos., t. 43: biatora decipiens Fr. L. Europ.,
p. 252; Bab. New Zeal., p. 35: Lecidea decipiens Ach.: Hook. f.
Handb.. p. 583. Northern Island.
Psora Colensoi Müll. Arge. L. Kn. n. 23: Lecidea Colensoi Nyl. L. Nov.
Zel.. p. 78: Hook. f. Handb. p. 584: Bratora Colensoi Bab. New Zeal.,
p. 3%: ad terram. Northern Island.
46. Thalloidima.
Müll. Arg. L. Genève, p. Al: Thalloidima et Toninia Mass. Ric., p. 95 et
p. 107.
Thalloidima amphitropum; Lecidea amphitropa Nyl. L. Nov. Zel.,
p. 110 et L. of New Zeal., p. 256: Linds. Observ. 1866. p. 412: supra
terram rupium, Dunedin.
Thalloidima vesiculare Mass. Ric., p. 95: Lecidea vesieularis Ach.,
Babingt. New Zeal., p. 57: Hook. f. Handb., p. 584: Northern Island.
Thalloidima mamillare Mass. Rie., p. 96: Leeidea mamillaris Duf. ;
Bab. New Zeal.. p. 36: Northern Island.
Trisus XXV. — PLACODIEÆ
Müll. Arg. Lich. Genève, p. 37: Placodinæ Körb. Syst., p. 110.
"7. Placodium.
Mass. Rie., p. 22: Körb. Syst., p. 11% (non Nyl.): Squamaria Nyl. olim
Nouv. @assie, p. 17a, exel.B.
1. — Pracopsis: gen. Placopsis Nyl. Lich. And. Boliv., p. 376. Thallus
cephalodüger.
. Placodium rhodocarpum Müll. Arg. ; Syuamaria rhodocarpa Nyl. Add.
L. Exot. Boliv., p. 376; Placopsis rhodocarpa Nyl., L. Nov. Zel.,
p. 96: saxicola, Greymouth.
Placodium gelidum Kürb. Syst., p. 117: Placopsis gelida N\1. L. Nov.
Zel.. p. 97: Lecanora gelida Ach., Nyl. L. of New Zeal., p. 250: Par-
melia gelida Ach., Bab. New Zeal., p. 27: Placodium illitum Kn.
Contrib. 1878, p. 282. 1. 38, f. 13: Gyalecta cupularis Babingt. 1. e..
p. 90: Lecidea marmorea Tayl. L. Antarct., n. 9; Squamaria gelida
Del., Hook. f. Handb., p. 576 (excel. L. macrophthalma Tayl.); saxi-
cola, basaltieola, Dunedin : Linds.
>.
260.
262.
263.
266.
267.
APPENDIX IL. 7
. Placodium perrugosum Müll. Arg. Lich. Spegazz.. n. 50: Placops’s
perrugosa Nyl. L. Nov. Zel., p. 57: Linds. Observ. 1866, p. 415,
fig. 37; Lecanora perrugosa Nyl. L. of New Zeal., p. 250: ad saxa
basaltica prope Dunedin : Linds. |
Placodium thaumastum; Squamaria thaumasta Stirt. Add. 1876,
p. 462 (squamis umbonatis). — Saxicola, Wellington.
Seet. 2. — Evpraconıvm Müll. Arg., thallus cephalodiis destitutus,
spore S-na.
. Placodium fulgens DC. Flor. franc.. 2. p. 378; Nyl. Scand., p. 137:
Parmelia fulgens Ach.: Bab. New Zeal., p. 27: saxicola, Northern
Island.
Placodium bracteatum (Hoflm.) Nyl. L. Nov. Zel., p. 58: Pl. fulgens
v. braeteatum Nyl. Scand., p. 137.
Placodium albescens Mass. Ric., p. 25: Lecanora galactina Ach. Univ.
p. 42%: Nyl. Nov. Zel., p. 62: Squamaria galactina Nyl. Scand.,
p. 134: Psora albescens Hoffm. D. Fl. (1795); Lichen albescens
(Hoffm.) Ach. Prodr.. p. 105 (1798).
LS. Ricasolia.
Mass. Mem., p. 47 (non De Not.; Nyl.).
. Ricasolia lecanorina; Placodium lecanorinum Kn. Contrib. 1878. p. 282,
t. 38. fig. 15 (sporæ 4-loculares). — Ad lapides.
49. Amphiloma.
Körb. Syst., p. 110 (non Nyl.): Placodium Tuck. Gen., p. 105 pr. p.
>. Amphiloma elegans Körb. Syst.. p. 110: Placodium elegans Nyl. L.
Nov. Zel., p. 58; Krplh. L. Nov. Zel., p. 111: Parmelia elegans Ach..
Bab. New Zeal., p. 27: saxicola.
Amphiloma murorum Körb. Syst.. p. 111: Placodium murorum DC.,
Hook. f. Handb., p. 577.
— — v. miniatum Kôrb. Par., p. 45: Placodium murorum v. miniatum
(Hoffm.) Linds. Observ., p. 596.
50. Gandelariella.
Candelaria Mass. Mem., p. 46 pr. p.: Lecanoræ sp. Auct.
Candelariella vitellina; Candelaria vitellina Mass. Men. p. 46: Leca-
nora vitellina Ach. L. Univ., p. 403: Linds. Observ., p. 53%; saxicola,
Dunedin : Linds.
LS BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Trieus NXVI — LECANOREÆ
Müll. Arg. in Bot. of Socotra, p. 359: Lecanorew, Aspicilieæ et Urceola-
rieæ Auct.
1. Lecanora.
Müll. Arg. Lich. Genève, p. #2; Lecanora Ach. Univ., p. 77 pr. p.
Seet. 1. — Eurzcanora. Apotheciorum discus planus u. convexus, sporæ
mediocres et parvæ.
419 Thallus albidus vw. cinereus.
“ Sporæ rectæ,
268. Lecanora rhodophthalma Müll. Arg. L. B., n. 101 (1879): Placodium
argillaceum Kn. Contrib. 1878, t. 38, fig. 14; Placopsis rhodomma
Nyl. L. Nov. Zel., p. 56; terrestris et saxicola.
269. Lecanora glaucoma Ach. Univ., p. 362: Nyl. Scand., p. 159; Hook.
f. Handh., p. 579; Otago.
270. Lecanora subfusca v. allophana Ach. Univ.. p. 395; Parmelia sub-
fusca Ach. Meth.: Bab. New Zeal., p. 28; Northern Island.
— — v. atrynea f. melacarpa Leight. L. Great Brit., p. 187: Leca-
nora atrynea v. melacarpa Nyl. L. Nov. Zel., p. 62: saxicola.
— — v. leucopis Schær. Enum., p. 7%; saxicola.
— — v. campestris Scher. Enum., p. 75; lapidicola.
— — v. distans Nyl. Scand., p. 160; corticola, leg. Colenso.
— — v. bryontha (Ach. Meth., p. 167 sub Parmelia); L. subfusea
v. epibrya Linds. Observ., p. 540.
— — v. subgranulata Nyl. Syn. L. Nov. Caled., p. 26; L. subgranu-
lata Nyl. L. Nov. Zel., p. 62; corticola.
— — v. cinereo-carnea (Eschw.) Tuck. in C. Wriehtii L. Cub., n. 118,
cum syn.; corticola.
1. Lecanora albella Ach. Univ., p. 369; corticola, Greymouth, etc.
272. Lecanora atra Ach. Univ., p. 344; Nyl. L. of New Zeal., p. 252; Par-
melia atra Ach. Meth.; Bab. New Zeal., p. 28, ad cortices et saxa :
Dunedin, etc.
273. Lecanora pachypholis Nyl. ap. Leight. Add. L. of New. Zeal., n. 6,
t. 4, fig. 6-12, et in Flora 1867, p. 440, et L. Nov. Zel., p. 65: saxi-
cola, prope Napier.
27%. Lecanora trachyderma Krplh. N. Beitr., n. 71 (hypothecium fusces-
cens): saxicola (an eadem ac L. pachypholis Nyl.?).
281.
288.
APPENDIX 1. 49
. Lecanora umbrina Mass. Ric., p. 10; Nyl. L. of New Zeal., p. 252 et
L. Nov. Zel., p. 62; Lecanora subfusca * umbrina Nyl. Scand., p. 162;
lignicola et saxicola.
. Lecanora continua Knight in Lojka Exs., n. 1201; saxicola.
. Lecanora dispersa FIk.: Nyl. Lappon. or., p. 181; Lecanora galactina
v. dispersa Nyl. Lich. crust. Nov. Zel., p. 338; saxicola, Dunedin :
Linds.
. Lecanora rubro-cincta Stirt. Add. 1876, p. 11; saxicola, Wellington.
x
* Sporæ fabaceo-incurvatæ.
. Lecanora cyrtospora Kn. On Lichenogr. 1884, n. 6, fig. 6; corticola.
. Lecanora cyamidia Stirt. Add. 1877, p. 21 (sp. 22-30 zlongæ, 8-9 » latæ,
et discus einereo-pruinosus); corticola.
2° Thallus plus minusve distincte flavicans.
Lecanora frustulosa Ach. Syn., p. 159; Parmelia frustulosa v. thiodes
Fr.; Bab. New Zeal., p. 28; Lecanora argopholis v. thiodes Hook. f.
Handb., p. 579; ad lapides, Northern Island.
. Lecanora polytropa Schær. Enum., p. 81; Parmelia varia Ach. ; Bab.
New Zeal., p. 28; Lecanora varia Ach. Meth.; Hook f. Handb., p. 579
non alior., ad lapides, Northern Island.
. Lecanora symmicta Ach. Syn., p. 36; L. symmictera Nyl. in Flora
1872, p. 249 et L. Nov. Zel., p. 63; corticola, lignicola.
. Lecanora symmictoides Nyl. L. Nov. Zel., p. 6%; corticola.
5. Lecanora flavo-pallida Stirt. Add. 1876, p. 463 (apoth. fusco-palles-
centia, sp. 20-28 Ig., 10-14 ». 1t.); corticola, Wellington.
. Lecanora flavido-fulva Müll. Arg. Rev. L. Eschw, n. 34; L. pallido-
cerina Nyl. L. Nov. Zel., p. 63 (1889); L. varia v. pallidi-cervina
Eschw. Bras., p. 188; corticola.
. Lecanora flavo-pallescens Nyl. L. Nov. Zel., p. 63; Lecidea flavo-
pallescens Hook. f. Handb., p. 582: corticola.
Lecanora perflavida Nyl. L. Nov. Zel.. p. 64: corticola, Greymouth.
Sect. 2. — AspiciLiaA. — Gen. Aspicilia Mass. Ric., p. 42; discus concavus
289.
290.
BULL. HERB. BOISs. Appendix I, janvier 1894.
v. concaviusculus ; sporæ mediocres et parvæ.
Lecanora depressa v. obscurata; L. cinerea v. obscurata Nyl. Scand.,
p. 153; Pertusaria fumosa Kn. On Lichenogr. 1883, n. 5, fig. 24 (spe-
cim. missum est saxicola).
Lecanora cinera Somflt. Lapp., p. 99 ; Hook. f. Handb., p. 378: Linds.
Observ., p. 540.
=
50 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
291. Lecanora verrucosa Laur., Nyl. Scand., p. 156: Hook. f. Handb.,
p. 579; Parmelia verrucosa Fries; Babingt. 1. e., p. 293; Urceolaria
verrucosa Ach. Univ., p. 339. — Northern Island.
Sect. 3. — OcHRoLEcHta. — Gen. Ochrolechia Mass. Ric., p. 30. — Discus
planus v. convexus; sporæ fere pertusarioideo-magnæ, leptodermeæ.
292. Lecanora pallescens Schær. Enum., p. 78; Parmelia pallescens Fr.
Lich. Europ., p. 132; Lecanora parella Ach., Hook. f. Handb., p. 578
(Lecanora parellina Nyl. in Hook. f. Handb., p. 579 ciiata, indes-
cripta ut nomen nudum hic omissa est); Northern et Middle Island.
293. Lecanora thelotremoides Nyl. L. Nov. Zel., p. 6%; corticola.
52. Lecania.
Lecania Müll. Arg. Lich. Genève, p. 45, pr. p.; Lecanore sp. Auct.
Sect. 1. — Eurecanıa Müll. Arg. Lich. Genève, p. 46: sporæ oblongatæ,
L-8-loculares.
29%. Lecania vallata Müll. Arg.; Lecanora vallata Stirt. Add. 1876, p. 463
(sporæ 2-4-7-loc., apothecia urceolata) ; corticola.
295. Lecania subundulata ; Lecanora subundulata Stirt. Add. 1877, p. 11;
supra frondes Nephrodii hispidi Hook. (An vere sp. hujus generis?).
Sect. 2. — Hæmaromma Müll. Arg. Lich. Genève, p. 47; gen. Hematomma Mass.
Ric., p. 32; sporæ subulato-lineares, pluri-loculares.
296. Lecania punicea Müll. Arg. L. B., n. 130; Lecanora punicea Ach., Nyl.
L. of New Zeal., p. 252; Parmelia punicea Ach. Meth.; Babingt. New
Zeal., p. 28; corticola, Dunedin, Northern Island.
297. Lecania Babingtoni Müll. Arg.; Lecanora Babingtoni Kn. Contrib.
1880, p. 370, fig. 11; Hæmatomma Babingtoni Mass. Sopra tre Lich.
della Nuova Zelanda, p. 7, t. 2.
93. Callopisma.
Müll. Arg. in Bot. of Socotra, p. 360; Callopisma De Not. Nuovi Caratt.
2%. pr. p.; Caloplaca Th. M. Fries Arct., p. 118; Lecanoræ sp. Auct.
Sect. 1. — EucarLopisma. Spore orculiformi-2-loculares.
* Diseus aurantiacus,
298. Callopisma aurantiacum Mass. v. lignicola; Lecanora aurantiaca f.
lignicola Nyl. Scand., p. 149.
300.
303.
304.
APPENDIX I. 51
— — v. erythrellum (Ach.) Müll. Arg. L. ægvpt., n. 22; Lecanora
aurantiaca x. erythrella Nyl. Scand., p. 142 et L. of New Zeal., p. 251;
Parmelia aurantiaca v. erythrella Fr. ; Bab. New Zeal., p. 28; saxi-
cola, Dunedin, Northern Island.
— — v. macrocarpum Müll. Arg.; Placodium aurantiacum v. macro-
carpum Anzi Cat., p. 43.
. Callopisma pyraceum Müll. Arg. L. Aegypt. Suppl., p. 22; Lecanora
cerina v. pyracea Nyl. Scand., p. 145; Lecanora pyracea Nyl. L. of
New Zeal., p. 251, et eadem videtur Lecanora subpyracea Nyl. L. Nov.
Zel., p. 59; saxicola et corticola, Dunedin.
— — v. holocarpum (Ach.) Müll. Are. L. ægypt. Suppl. I., n. 22; ad
ramulos siccos decorticatos: Colenso.
** Discus flavicans.
Callopisma inclinans ; Lecanora inclinans Stirt. Add. 1876, p. 463 ;
corticola, Wellington.
. Callopisma cerinum Mass. Syn. Lich. Blasten., p. 13; Lecanora cerina
Ach. ; Hook. f. Handb., p. 577 (exel. Parmelia rupestri DC.): Nor-
thern Island.
**# Diseus pallidus.
. Callopisma pallidius Müll. Arg. L. B., n. 813; Lecanora pallidior Nyl.
Prodr. L. Nov. Granat., p. 29; Krplh. L. Novara, p. 110; leg. Hoch-
stetter.
Sect. 2. — TRIOPHTHALMIDIUM Müll. Arg. L. B., n. 248; sporæ
oreuliformi-triloculares.
Callopisma homologum; Lecanora homologa Nyl. L. of New Zeal.,
p. 251 et L. Nov. Zel., p. 59; Kn. Contrib. 1880, p. 378, fig. 48;
Linds. Observ. 1866, p. 414, fig. 13, 1%; corticola, Dunedin.
9%. Myxodictyon.
Massal. Esam. compar., p. 10; Lecanoræ sp. Auct.
Myxodictyon chrysostictum Massal. Esam. compar., p. 10; et Sopra
tre Lich. della Nuova Zelanda, p. 1, t. 1; Lecanora chrysosticta Tayl.
in Lond. Journ. of Bot. 1844, p. 642; Stirt. Add. 1876, p. 462; Leci-
dea chrysosticta Nyl. L. Nov. Zel., p. 90; Parmelia chrysosticta Bab.
New Zeal. > P- 29; corticola, Northern Island.
55. Rinodina.
Körb. Syst., p. 122; Lecanoræ sp. Ach. et Auct.
307.
308.
309.
310.
311.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
19 Sporæ 2-loculares.
Rinodina propior; Lecanora propior Nyl. L. Nov. Zel., p. 60; corticola.
. Rinodina peloleuca Müll. Arg. L. Miyosh., n. 8%; Lecanora peloleuca
Nyl. in Flora 1865, p. 338 et L. of New Zeal., p. 251, nec non L. Nov.
Zel., p. 61; Linds. Observ. 1866, p. 41%, fig. 15; supra saxa basaltica,
Dunedin : Lindsay.
Rinodina exigua Mass. Ric., p. 15: Lecanora exigua Ach.; Tayl. L.
Antarct., n. 38; Parmelia sophodes v. exigua Fr.; Bab. L. New Zeal.,
p. 28; Lecanora sophodes v. exigua Nyl., Hook. f. Handb., p. 578:
super saxa porphyrica et ad ligna vetusta.
Rinodina thiomela Müll. Arg. L. B., n. 336; Lecanora thiomela Nyl.
in Flora 1865, p. 338; L. New Zeal., p. 252; Linds. Observ. 1866,
p. #14, fig. 16; super porphyrum basalticum, Dunedin : Linds.
20 Spore 4loculares.
Rinodina paupercula; Lecanora pyreniospora v. paupercula Nyl.
Scand., p. 182, t. 1, fig. 6 et in Leight. Add. L. of New Zeal., n. 7,
t. %, fig. 15-16; Lecanora paupercula Nyl. L. Nov. Zel., p. 62; ad
ligna vetusta : Colenso.
56. Diploschistes.
Norm. Conat. præmiss., p. 20 (1852); Zahlbr. in Hedwigia 1892, p. 33;
Urceolaria Ach. Univ., p. 74 (1798), non Molina (1782); Lagerheimia
O. Kuntze Rev. gen. pl., p. 478.
Diploschistes scruposus v. cinereo-cæsius Müll. Arg.; Urceolaria
seruposa v. einereo-cesia Müll. Arg. L. Montevid., n. 35; U. cinereo-
cesia Ach. Syn., p. 339; Nyl. L. Nov. Zel., p. 71; U. scruposa Nyl.
L. of New Zeal., p. 252: Parmelia scruposa Bab. New Zeal., p. 29:
supra terram, Dunedin, Northern Island.
Diploschistes sticticus; Urceolaria stietica Körb. Reliq. Hochstett.,
p- 32; Nyl. L. Nov. Zel., p. 72; Linds. Observ., p. 542; ad saxa
quartzosa, Dunedin : Linds., Otago.
. Diploschistes actinostoma Zahlbr. in Hedwigia 1892, p.34: Urceolaria
actinostoma Schær. Enum., p. 87; U. Nove Zelandie Knight Contrib.
1878, t. 37, fig. 1.
57. Pertusaria.
DC. Fl. Er. 2, p. 319.
APPENDIX 1. 53
Sect. 1. — Lecaxorastrum Müll. Arg. L. B., n. 705. — Discus mox late
lecanorino-apertus.
19 Spore I-ne.
313. Pertusaria obvelata Nyl. L. Nov. Zel., p. 66: P. velata Nyl. L. of New
Zeal., p. 253 (non Turn.), in Flora 1865, p. 338: saxicola, Dunedin ;
basalticola : Linds.
314. Pertusaria velata Turn. v. sublævata Nyl. L. Nov. Zel., p. 67; cor-
ticola.
315. Pertusaria subvaginata Nyl. in Flora 1866, p. 290; corticola.
316. Pertusaria globulifera Nyl. in Lamy Cat., p. 89. v. glaucomopsis
Nyl. L. Nov. Zel., p. 67; corticola.
317. Pertusaria circumeincta Stirt. Add. 1876, p. 464: corticola, Wel-
lington.
318. Pertusaria creberrima Stirt. Add. 1877, p. 12; corticola.
29 Spore bine.
319. Pertusaria subverrucosa Nyl. L. of New Zeal., p. 253, obs. et L. Nov.
Zel., p. 67: Parmelia verrucosa Bab. New Zeal., p. 29; saxicola, ut
videbatur. Northern Island.
3° Spore Lne.
320. Pertusaria dinota Stirt. Add. 1867, p. 12; saxicola. Wellington.
321. Pertusaria truncata Krplh. N. Beitr., n. 92: corticola.
4° Spore (4) S-ne.
322. Pertusaria cupularis Kn. On Lichenogr. 1884, n. 7, fig. 7: P. subglo-
bulifera Nyl. L. Nov. Zel., p. 68; corticola.
323. Pertusaria adscripta Stirt. Add. 1876, p. 13; corticola.
324. Pertusaria erumpescens Nyl. L. Nov. Zel., p. 69; saxicola.
325. Pertusaria perfida Nyl. in Flora 1865, p. 338, L. New Zeal., p. 253,
et L. Nov. Zel., p. 69: Linds. 1866, p. #17, fig. 24-25; basalticola,
Dunedin.
Sect. 2. — PoropHora Müll. Arg. L. B., n. 705. — Disci in verrucis ocelusi,
ostiolis elauso-poriformibus indicati.
S Glomeratæ Müll. Arg. L. B., n. 715; verrucæ subglobosæ, turgidæ, basi constrictæ.
vertice ostiolo unico demum impresso præditæ.
326. Pertusaria ceuthocarpa Fr. v. crenulata Stirt. Add. 1877, p. 12
(inclusa var. chemica * versicolore ejusd. 1. c.), saxicola.
SE Cÿ UPPER PES 17
5% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
$ Pertusæ Müll. Arg. L. B., n. 715; verrucæ subglobosæ, turgidæ, basi constrictæ, plus
minusve gibhoso-inæquales, sparse impresso-ostiolatæ.
327. Pertusaria subcommunis Nyl. L. Nov. Zel., p. 67; P. communis Nyl.
L. of New Zeal., p. 252; Krplh. N. Beitr., n. 91, et forte Bab. New
Zeal., p. 43; corticola, Dunedin.
328. Pertusaria patagonica Müll. Arg. L. B., n. 148%; saxicola.
8 Pustulatæ Müll. Arg. L. B., n. 720; verrucæ hemisphæricæ, apice non depresso
ostiolis latis late confluentibus et subemergentibus ornatæ.
329. Pertusaria cretacea Müll. Arg. L. B., n. 727; corticola.
330. Pertusaria melaleucoides Müll. Arg. L. B., n. 722; corticola.
331. Pertusaria Krempelhuberi Müll. Arg.; P. subverrucosa Krpih. N.
Beitr., n. 89 (non Nyl.); corticola.
& Depressæ Müll. Arg. L. B., n. 726; verrucæ fertiles hemisphæricæ, apice demum late
depresso-concavæ, in depressione confertim v. subconfluentim ostioligeræ.
332. Pertusaria leucodeoides Müll. Arg. L. B., n. 728; corticola.
333. Pertusaria melaleuca v. octospora Mill. Arg. L. B., n. 729; cor-
ticola.
334. Pertusaria micropora Krplh. N. Beitr., n. 88: corticola.
& Leioplacæ Müll. Arg. L. B., n. 736; verrucæ hemisphæricæ aut subglobosæ, basi variæ,
apice obtusæ aut deplanatæ, sparsim ostioligeræ ; ostiola non depressa.
335. Pertusaria leioplaca Schær. v. octospora Nyl. Scand., p. 182 et L.
Nov. Zel., p. 70 (exel. P. l@vi Kn.); corticola.
336. Pertusaria adveniens Nyl. L. Nov. Zel., p. 701, n. 18%; P. adventans
Nyl. ibid., n. 185; corticola, Greymouth.
337. Pertusaria albissima Müll. Arg. L. B., n. 749.
338. Pertusaria Knightiana Müll. Arg. L. Kn., n. 25; saxicola.
339. Pertusaria theochroa Krplh. N. Beitr., n. 90 (thallus pallide sulphu-
reus, spor® 8-næ); corticola.
8 Dilatatæ Müll. Arg. L. B., n. 769; verrucæ latæ, depressæ, basi sensim in thallum
abeuntes, vertice coniertim subnigro-ostiolatæ.
310. Pertusaria lævis Kn. On Lichenogr. 188%, n. 8, fig. 8; Müll. Arg. L.
B., n. 771; corticola.
341. Pertusaria sorodes Stirt. Addit. 1867, p. 13 (sporæ 2-næ, intus belle
costulatæ) : corticola.
APPENDIX I. 55
& Irregulares Müll. Arg. L. B., n. 781; verrucæ nanæ, irregulariter confluentes, sparsim
punctiformi-ostiolatæ ; ostiola haud immerso-depressa.
a
342. Pertusaria leucodes Knight On Lichenogr., n° A, fig. 27; Müll. Arg.
L. B., n. 784; Nyl. L. Nov. Zel., p. 71; corticola.
343. Pertusaria lavata Müll. Arg. L. B., n. 785; saxicola.
344. Pertusaria perrimosa Nyl. in Flora 1865, p. 338; L. New Zeal.,
p. 253, et L. Nov. Zel., p. 68; Linds. Observ. 1866, p. 418, fig. 26-
27 ; basalticola, Dunedin : Lindsay.
8 Graphic Müll. Arg. L. B., n. 789; verrucæ irregulares, leviter emergentes; ostiola
sparsa, in vertice non depresso radientia et oblongato-arthoniomorpha.
345. Pertusaria graphica Knight Contrib. 1878, p. 275. t. 37, fig. 2; Nyl.
L. Nov. Zel. p. 69; saxicola.
Species loci dubii :
346. Pertusaria ocellata; Bagliettoa? ocellata Kn. Contrib. 1878. p. 279,
t. 37, fig. 23 (sp. 28 » 1g., 12 » It.); saxicola.
58. Perforaria.
Müll. Arg. Lich. Miyosh., n. 91.
347. Perforaria Peponula Müll. Arg. L. Miyosh., n, 91; Lecanora Peponula
Müll. Arg. L. B., n. 795; corticola.
348. Perforaria cucurbitula Müll. Arg. L. Miyosh., n. 91; Porina cucurbi-
tula Montg.; Babingt. New Zeal., p. 42; Pertusaria eucurbitula Hook.
f. Handb., p. 580; corticola, Northern Island.
59. Phlyctella.
Krplh. Neuer Beitr. z. Flechtenflora v. Neu Seeland, p. 6.
19 Spore oblonge, 14-20 y late, 7 septate,
349. Phlyctella stromatophora Müll. Arg.; Phlyetis stromatophora Kn. On
Lichenogr. Nov. Zel. 1883, n. 6., fig. 16; corticola.
350. Phlyctella oleosa; Phlyctis oleosa Stirt. Addit. 1876, p. 464 (sporæ
80 » 1g., 18 » lt., 7-sept., cylindrico-ellipsoideæ): corticola, Wel-
lington. :
351. Phlyctella cyrtospora; Phlyctis cyrtospora Kn. On Lichenogr. 1883,
n° 7, fig. 27 (ubi sporæ tamen rectæ): corticola.
56
Joh.
360.
361.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
20 Spore fusiformes, 5-9 p. late, 7-13-septate.
. Phlyctella neo-zelandica Nyl. L. Nov. Zel., p. 72: Phlyctis neo-zelan-
dica Nyl. in Flora 1869, p. 121; Phlyctis Neo-Zelandiæ Kn. Contrib.
1878, p. 281, t. 38, fig. 11-12 pr. p.; corticola.
3. Phlyctella atropa Nyl. L. Nov. Zel., p. 7%; Platygrapha longifera Nyl.
L. of New Zeal., p. 258; Linds. Observ. 1866, p. 417, fig. 22-23 ; cor-
ticola, ad Dunedin.
3° Spore fusiformes, 4-10 p. late, 3-7-septalw.
Phlyctella uncinata ; Phlyctis uncinata Stirt. Addit. 1876, p. 464 (hujus
status junior videtur Phlyctis subuneinata Stirt. I. e.) (sporæ 80-100
lg., 8-10 IL., 7-sept.) ; corticola.
). Phlyctella sordida; Phlyctis sordida Kn. Contrib. 1878, p. 281, t. 38.
fig, 9: Phlyctella interfuscata Nyl. L. Nov. Zel., p. 7% (hypothecium
infuscatum, sporæ 40-60 » Ig., 4-6 » It.); corticola.
. Phlyctella abstersa Krplh. N. Beitr., n. 9% (1876); Phlyctis Neo-Zelan-
die Kn. Contrib. 1878, p. 281, t. 38, fig. 11-12 pr. p.; Phlyctella
egentior Nyl. L. Nov. Zeland., p. 73; corticola, Greymouth, ete.
— — pallidula; Phlyctella egentior v. pallidula Nyl. L. Nov. Zeland.,
p- 73: corticola.
. Phlyctella pityrodes Krplh. N. Beitr., n. 93 (thallus crassus, discus
roseus v. pallide carneus) ; corticola.
. Phlyctella peregena Nyl. L. Nov. Zel., p. 7%; corticola.
. Phlyctella ocellata; Phlyctis ocellata Kn. Contrib. 1878. p. 281, t. 38,
fig. 10 (sporæ 28 » le., % » It., A-6-loculares) at sub hoc nomine ab
auctore biatorinopsin myriadellam accepi.
60. Phlyctis.
Massal. Ric. p. 58.
Phlyctis antaxia Nyl. L. Nov. Zel.. p. 7% (sporæ 7-sept., 44-62 » la.,
14-20 z 1t.); corticola.
Trisus XX VII — LECIDEEÆ
Müll. Are. Lich. Genève, p. 50; Lecidinei Nyl. Ess., p. 181. pr. p.
61. Mycoblastus.
Norm. Conat. præmiss., p. 38; Müll. Arg. Lich. Miyosh., n. 101.
Mycoblastus implicatus; Lecidea implicata Stirt. Addit. 1876, p. 466
(apothecia pallide cervina, sporæ 8-næx, 45-60 Ig. et 28-32 y It.)
truncicola, Wellington.
APPENDIX 1. 57
362. Mycoblastus hypomelinus; Lecidea hypomelina Stirt. Addit. 1877,
p. 21; Lecidea concordans Nyl. L. Nov. Zel., p. 108, 1889: Megalospora
dispora Kn. Contrib. 1880, p. 378. fig. 47 (sporæ 2-næ): corticola, ad
Greymouth.
62. Lecidea.
Müll. Arg. in Bot. of Socotra, p. 367: Lecidea Auct. pr. p.: Bratora
Müll. Arg. Lich. Genève, p. 50.
Seer. 1. — BrarTorEzLA. — Genus Bratorella Mass. Ric., p. 130 pr. p.: apothecia
biatorina, asci-polyspori.
363. Lecidea epiphysa Stirt. Addit. 1876, p. 468 (spor@ oo-n&, globosæ) ;
parasitica in thallo Arthoniæ peranguste, Wellington.
364. Lecidea desmaspora Kn.. On Lichenogr. 188%, n. 11, fig. 11: corticola.
Sect. 2. — SARCOGYNE. — Genus Sarcogyne Mass. Geneac., p. 10, apothecia
lecideina; hypothecium hyalinum; asei polyspori.
365. Lecidea simplex Nyl. Prodr., p. 146; Lecanora simplex Nyl. L. of New
Zeal., p. 252 et L. Nov. Zel., p. 66: rupicola, schisticola, Dunedin :
Linds.
Sect. 3. — Brarora. — Genus Biatora Körb. Syst., p. 192, apothecia biatorina,
haud nigra; asci 8 (-12)-spori.
$1. — Thallus furfuraceus; sporæ elongatæ, 3-4-plo et ultra longiores quam late.
* Spore 7-11 » long.
366. Lecidea familiaris Nyl. L. Nov. Zel., p. 83; corticola.
367. Lecidea furfuracea Pers. in Gaudich., Uran., p. 192; Nyl. L. of New
Zeal., p. 25% et L. Nov. Zel., p. 81; Lecidea rhypoderma Kn. Contrib.,
1880, p. 375, fig. 35 (ex specim. Kn.); corticola, Dunedin.
** Spore 9-16 y longie.
368. Lecidea subsimilis Nyl. in Prodr. Nov. Gran., p. 62; L. of New Zeal.,
p. 254; L. Nov. Zel., p. 81 (sub subspee.); Biatora vernalis Babingt.
New Zeal., p. 36 (fide specim. Babingt.); Hook. f. Handb., p. 582;
Northern Island.
369. Lecidea thysaniza Nyl. L. Nov. Zel., p. 82, 1889: corticola.
— — v. uberior Nyl.l.c.
379.
380.
381.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
*** Sporæ 14-22 y Jlongæ.
. Lecidea microdactyla Kn. Contrib. 1880, p. 375, fig. 37: Nyl. L. Nov.
Zel., p. 81: corticola.
S 2. — Thallus non furfuraceus; apothecia coccinea.
. Lecidea cinnabarina Smrf. in Act. Holm. 1823, p. 115; Hook. f.
Handb., p. 582; Biatora einnabarina Fr.; Babingt. New Zeal., p. 36
(fide specim.), sp. 8-11 ». Ig., 3-% » 1t.; ramicola.
. Lecidea cinnabaroides Kn. On Lichenogr. 1883, n. 10, f. 21, 22;
L. cinnabarodes Nyl. L. Nov. Zel., p. 80 (sp. 14-18 » Ig., 7-8 » It.),
corticola.
S 3. — Thallus non furfuraceus ; apothecia citrina; sporæ oblongatæ.
. Lecidea electrodes Stirt. Addit. 1877, p. 13; lignicola, Wellington.
. — Thallus non furfuraceus; apothecia non cinnabarina, nigricantia; sporæ oblongatæ.
. Lecidea nigritula Müll. Arg. L. Kn., n. 26; corticola.
8 5. — Thallus non furfuraceus; apothecia non cinnabarina; sporæ obovoideæ.
5
Apothecia carneo-pallida v. flavo-aurantiaca,
). Lecidea alboprætexta Kn. Contrib. 1880, p. 376, fig. 40; Nyl. L. Nov.
Zel., p. 80 (sp. 14-17 » Ig., 8-11 x It.); corticola.
Lecidea cerinocarpa Kn. Contrib. 1880, p. 375 ; corticola.
. Lecidea subpineti Krplh. N. Beitr., n. 103 (similis Lecideæ pineti Ach.,
sed sporæ simplices, 12 ».1g., 4 » It.) ; ad terram et muscos.
. Lecidea rupestris Ach. Syn., p. 39; Tayl. L. Antarct., n. 19; Parmelia
rupestris DC.; Babingt. New Zeal., p. 29 (qui spesim. non vidit);
Northern Island.
** Apothecia pallido-glauca.
Lecidea subglaucodea Krplh. N. Beitr.. n. 108 (huic similis est Leca-
nora glaucoma Aucl.); ad saxa quartzosa.
*** Apothecia rulo-rubrieosa.
Lecidea rubricatula Stirt. Addit. 1876, p. 468 (sp. 18-24 » Ig., 9-16 «
lt. ; hypothecium rufulum).
Lecidea tabacina Krplh. N. Beitr., n. 107 (non Schær., quæ alius gene-
ris), (proxima L. rubricatule, sed hypothecium hyalinum); corticola.
m
382.
388.
390.
391.
392.
393.
39%.
399.
APPENDIX 1. 59
Lecidea russula Ach. Univ., p. 197 ; Callopisma sanguinelentum Krplh.
N. Beitr., n. 67 (ubi sporarum characteres falsi); saxicola.
"= Apothecia, saltem juniora, pallide fusca,
. Lecidea leptoloma Müll. Arg. L. B..n. 347 (sp. 12-20 » lg. et 6-8 1t.).
. Lecidea Dacrydii Müll. Arg. L. Exot., n. 67: ad corticem Dacrydir
cupressin? : Colenso, n. 349.
. Lecidea decolorans Flk.; Nyl. Scand., p. 197: Hook. f. Handb.,
p. 582; Northern Island.
. Lecidea interversa Nyl. L. Nov. Zel.. p. 79 (spor. 10-12 » 1g., 4-5 12»
lt., hypothecium hyalinum) ; corticola.
. Lecidea cano-rufescens Krplh. N. Beitr., n. 99 (1876); Lecidea glan-
dulosa Kn. Contrib. 1880, p. 376, fig. Al; Lecidea intervertens Nyl. L.
Nov. Zel., p. 79, 1889 (spor. 10-16 » 1e., 5-8 » It., hypothecium hya-
linum) ; corticola.
Lecidea conisalea Kn. Contrib. 1880, p. 375, fig. 38: L. intervertens
* diaerita Nyl. L. Nov. Zel., p. 80 (sp. 11-16 » Ig.. 5-7 » It., hypothe-
cium hyalinum); corticola.
. Lecidea exigua Chaub. Flor., Ag., p. 478 (sp. 9-14 lg., 5-8 » It.) ;
corticola, Colenso, n. 6469, 6471.
Lecidea vernalis Ach. Univ., p. 198; Krplh. Lich. Novara, p. 110
(non Hook. f. Handb., p. 582) : Hochstetter.
eu
Apothecia fusca v. nigro-lusea.
Lecidea miscescens Nyl. L. Nov. Zel., p. 83 (sp. 9-11 » Ig., 6-7 » 1t.);
corticola, Greymouth.
Lecidea fusco-cincta Stirt. Addit. 1876, p. 470 (apothecia fusca, trans-
lucida, sp. 10-1% » Ig., 8 » 1t.); corticola.
Lecidea coccodes Kn. Contrib. 1880, p. 376, fig. 42 (non Bélang., quæ
non hujus generis, — apothecia rufo-fusca, plana, margo concolor).
Lecidea subcoarctata Kn. Contrib. 1878, p. 276, t. 37, fig. 9 (apothe-
ciorum margo pallidus v. dilute fuscus) ; ad saxa.
Lecidea coarctata f. cotaria; Lecanora coarctata Ach. Univ., n. 352
f. cotaria Nyl. L. Nov. Zel., p. 66; Lecidea subargillacea Kn. Con-
trib. 1878, p. 275, t. 37, fig. 5; Parmelia coarctata Babingt. New
Zeal., p. 27; saxicola.
— — v. exposita Nyl. L. New Zeal., p. 25%; Linds. Observ. 1866,
p. 413; Lecanora coarctata v. exposita Nyl. L. Nov. Zel., p. 66; ad
saxa quartzosa, Dunedin.
. Lecidea leucophæa Flk.; Nyl. L. Nov. Zel., p. 105; Lecanora leuco-
phea Leight. Add. L. of New Zeal., n. 5: saxicola, prope Napier.
. Lecidea rivulosa Ach. Meth., p.38 : Stirt. Addit. 1876, p. 468; saxicola.
60
Sect.
398.
399.
400.
401.
402.
403.
40%.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
%. — LecipezLa. — Genus Lecidella Körb. Syst., p. 233. Apothecia lecideina ;
hypothecium hyalinum v. pallidum, saltem non nigrum ; asci 8-spori.
* Corlicolæ.
Lecidea cyanopis Stirt. Addit. 1877, p. 14 (apothecia cæsio-pruinosa ;
hypotheeium basi purpureum); corticola, Wellington.
Lecidea parasema v. elæochroma Ach. L. Univ.. p. 175; Lec. para-
semiza Nyl. L. Nov. Zel., p. 103 [s. L. spodoeleina Kn. Sched.]:
L. parasema v. enteroleuca Nyl. in Flora 1865, p. 339; L. parasema
Ach.; Babingt. New Zeal., p. 37: Hook. f. Handh., p. 584 (excl.
L. albido-plumbea Tayl.); corticola.
ANS AXICOLE:
Lecidea sabuletorum (Schreb. 1771) Fr. L. E., p. 339: L. latypiza
Nyl. Obs. Pyr. or., p. 57; L. Nov. Zel., p. 193: L. parasema v. latypea
Nyl. in Flora 1865, p. 339 : saxicola.
— — v. athallina Müll. Arg. L. Kn., n. 27.
Lecidea polycarpa FIk. apud Sommerf. Suppl. p. 149: L. lapicida *
polycarpa Nyl. Scand., p. 226; L. lapicida Babingt. New Zeal., p. 37;
Hook. f. Handb., p. 584: saxicola.
Lecidea circumdiluens Nyl. L. Nov. Zel., p. 10%: L. eruginosa Leight.
Add. L. of New Zeal., n. 3: saxicola, Wellington Harbour.
Lecidea demersa Krplh. N. Beitr., n. 10% (apothecia immersa, sporæ
8-9 ». Ig., 6 ». It.); ad saxa quartzosa.
Lecidea subtenebrosa Nyl. in Flora 1867, p. 439 et L. Nov. Zel.,
p. 10% (thallus cinereo-fuscus) : saxicola : ad Otago.
Sect. 5. — EuLecrpea. — Genus Lecidea Körb. Syst., p. 246. Apothecia lecideina,
405.
406.
407.
108.
nigra; hypothecium nigro-fuscum v. subnigrum: asci 8-spori.
* Thallus areolatus in hypothallo nigro.
Lecidea fusco-atrula Nyl. L. Nov. Zel., p. 106: L. fuscoatra Nyl.
Circa L. crust. Nov. Zel., p. 339: L. of New Zeal., p. 256; ad saxa
basaltica, Dunedin: Linds.
Lecidea pallido-atra Nyl. L. Nov. Zel., p. 106: L. atro-morio Kn.
Contrib. 1878, p. 276, t. 37, f. 6; saxicola.
Lecidea melastroma Nyl. L. Nov. Zel.. p. 107: saxicola, ad Grey-
mouth.
Lecidea schistacea Kn. Contrib. 1878, p. 276. t. 37. fig. 8. (apothecia
prominenter marginala) ; ad saxa.
409.
410.
Ah,
418.
419.
20.
APPENDIX 1. 61
Lecidea nigro-lurida Müll. Arg.; Lecidea atrolurida Kn. On Lichenogr.
1884, n. 9. non Nyl. Pvr. or. (apothecia convexa v. hemisphærica ):
ad saxa.
** Thallus eontinuus v. dein rimosus aut granularis, albidus, non areolatus.
Lecidea littoralis Kn. Contrib. 1878, p. 275, t. 37, fig. 3; Müll. Are.
L. Kn., n. 28: L. contiqua var. persistens Nyl. Lich. Nov. Zel., p. 105;
saxicola.
. Lecidea contigua Fr. L. Eur., p. 298: L. spuria Tayl. L. Antarct.,
n. 10: saxicola.
2. Lecidea albo-cærulescens Schær. Enum., p. 118; L. contigua v. albo-
cærulescens Nyl. Scand., p. 224: L. platycarpa Babingt. New Zeal.,
p. 37; L. eontigua v. platycarpa Hook. f. Handb., p. 584: saxicola,
Northern Island.
3. Lecidea subglobulata Kn. Contrib. 1878, p. 275, t. 37, fig. 4: L. meios-
pora Nyl. in Lamy Cat., p. 117, 1880; L. Nov. Zel., p, 115; L. con-
tiqua v. meiospora Nyl. Scand., p. 225: L. of New Zeal., p. 256;
L. petræa Tayl. L. Antaret., n. 6, et hic forte etiam referenda est
L. contigua Babingt. New Zeal., p. 37; saxicola.
Lecidea leptocarpa Nyl. L. Nov. Zel., p. 105: L. lapicida f. declinans
Nyl. in Flora 1865, p. 339: L. of New Zeal., p. 256: Linds. Observ.,
p. 592, ex eodem loco hic spectare videtur; ad saxa arenaria, Otago:
Linds.
). Lecidea crustulata Körb. Syst., p. 249: Krplh. N. Beitr., n. 102; Nyl.
L. Nov. Zel., p. 105, L. contigua v. crustulata Nyl. L. of New Zeal.,
p. 256: in Flora 1885, p. 339; ad saxa arenaria, Dunedin.
. Lecidea petrina Nyl. L. Nov. Zel., p. 107 : saxicola.
. Lecidea sublapicida Kn. Contrib. 1878, p. 276, t. 37, f. 7 (th. granu-
laris); saxicola.
*** Thallus non areolatus, obseuratus v. nigrescens.
Lecidea sylvicolella Nyl. L. Nov. Zel., p. 108; lapidicola ad Greymouth.
Lecidea chalybeiza Nyl. in Flora 1867, p. 440, L. Nov. Zel., p. 109;
L. nigrescens Kn. Contrib. 1878. p. 276 ; saxicola, Otago.
FFF Thallus deficiens, apothecia parasitica (Nesolechia Auct.).
Lecidea oxyspora Nyl. Scand., p. 246, L. of New Zeal., p. 257 ; L. Nov.
Zel., p. 107; Abrothallus oxysporus Tul. Mém. Lich., p. 116, t. 16;
Linds. Monogr. Abroth., p. 11, et Obs. (1866), p. 410: supra thallum
Parmelie conspersæ ; Dunedin.
62 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
FFE Species quoad affinitatem, imo ad genus, dubiw.
421. Lecidea disseminata Tayl. Lich. Antarct., n. 20; Babingt. L. New
Zeal., p. 38; Northern Island.
122. Lecidea abietina v. saxicola Babingt. New Zeal., p. 38; L. abietina
Hook. f. Handb., p. 58% (an species Opegraphe e sect. Lecanactidis ?);
saxicola, Northern Island.
63. Patellaria.
Müll. Arg. Lich. Genève, p. 56: Patellaria DC. pr. p.: Leeidea Auct. pr. p.
Sect. 1. — Biarorına. — Genus Biatorina Kürb. Syst., p. 135. — Apothecia
biatorina ; sporæ 2-loculares.
81. Apothecia tenuiter marginata, sporæ parvæ.
1° Apothecia lete cerino-v. flavo-wurantia, intus cilrina.
425. Patellaria pyrophthalma Müll. Arg.; Lecidea pyrophthalma Nyl. L.
Nov. Zel., p. 83, Linds. Observ., p. 545; Hook. f. Handb., p. 582;
Parmelia pyrophthalma Babingt. New Zeal., p. 28. t. 129. A.; Biatora
pyrophthalma Montg. Syli., p. 339 (sp. 16-22 » Ig., 4-5 » 1t.); corti-
cola, Northern Island.
424. Patellaria stillata Müll. Arg. L. Kn., n. 29; Lecidea Kelica Stirt.
Addit. 1876, p. 467; Lecidea stillata Nyl. L. Nov. Zel., p. 86 (sp. 15-
22 ».lg., %-5 » 1t.); corticola, Wellington.
20 Apothecia subcarnea v, demum nigrescenlia.
425. Patellaria pulverea; Lecidea pulverea Borr.: Linds. Cat. ex Hook. f.
Handb., p. 585 ; Otago.
426. Patellaria subcarnea Müll. Arg.. L. Exot., n. 71; corticola in Stewart
Island Novæ Zelandiæ : J, Kirk, n. 133 pr. p.. sc. Bratorinopsi lutew
admix{a.
127. Patellaria cyrtella Müll. Arg. Lich. Genève, p. 57 (sp. 12-15 z Ig.,
4-5 ». It.); corticola.
428. Patellaria semipallida Müll. Arg., Lecidea semipallida Kn. Contrib.
1880, p. 376, fig. 39 (sporæ simplices), Nyl. L. Nov. Zel., p. 84; CI.
Nyl., qui primus in litt. (non publice) speciem nominavit, sporas vidit
tenuiter 1-septatas (sp. 9-11 » 1g., 2 1/2-3 Ya » It.)
DS ol, ars.
429.
430.
un
431.
133.
APPENDIX 1. 63
30 Apothecia ab origine subnigra.
Patellaria lenticularis; Lecidea lenticularis Ach. Syn., p. 28: Nyl.
Scand., p. 242, L. of New Zeal., p. 257; L. Nov. Zel., p. 109; supra
saxa basaltica ad Dunedin : Linds.
Patellaria synothea Müll. Arg. L. Genève, p. 57; Lecidea denigrata
(Fr.) Nyl. Scand., p. 468: Stirt. Addit. 1876, p. 468; hic spectare
videtur Lecidea pauxilla Krplh. N. Beitr., n. 105; lignicola, Welling-
ton.
2. — Apothecia validius marginata, sæpe nigrescentia at molliuscula; sporæ majores
(15-100 longæ). — Genus Psorothecium Mass. Esam., p. 17.
* Sporæ cire, 15-22 y longæ, 8-næ,
—- Apothecia pallida.
Patellaria cæsio-pallens Müll. Arg.: Lecrdea cæsio-pallens Nyl. Campb.,
p. 3: L. Nov. Zel., p. 85; corticola.
— — v. amœænior; Lecidea ces. v. amenior Nyl.1. c.: corticola.
. Patellaria hemitropa ; Lecidea hemitropa Nyl. L. Nov. Zel., p. 86; cor-
ticola.
— + Apothecia e pallido fusca v. nigricantia.
o. Spore 5-7 y lata.
Patellaria melanotropa Müll. Arg. L. Wils., n. 100; Leerdea melano-
tropa Nyl. L. of New Zeal., p. 255; L. Nov. Zel. p. 86; Linds. Observ.
1866, p. 412; lignı-corticola, Dunedin.
. Patellaria leucoplacoides; Lecidea leucoplacordes Krplh. N. Beitr.
n. 98 (ap. nigra); corticola.
. Patellaria spodophana Müll. Arg.; Lecidea spodophana Nyl. L. Nov.
Zel., p. 8% (sp. 14-15 » 1g.); corticola.
. Patellaria maculosa; Lecidea maculosa Stirt. Add. 1876, p. 470, non
Stitzenb. L. Afr. quæ vera Lecidea (hypothecium rufo-fuscum, para-
physes apice nigro multum ampliatæ) ; corticola, Wellington.
00, Sp. 7-10 „late.
. Patellaria melaleuca Müll. Arg.: Lecidea melaleuca Tuck.; Nyl. Nov.
Gran. 2, p. 56; L. Nov. Zel., p. 85; corticola.
. Patellaria baliola; Lecanora baliola Krplh. N. Beitr., n. 70 (discus
lurido-fuscescens) ; corticola.
6% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
439. Patellaria sublivens Müll. Arg.; Lecidea sublivens Nyl. L. Nov. Zel.,
p. 84: corticola.
000. Sp. 10-13 y latæ,
440. Patellaria corroborans; Lecidea corroborans Stirt. Addit. 1877, p. 14
(paraphyses apice non clavato incolores): corticola, Wellington.
** Spore 20-30 v lg, 12-18 a. IL, 8-næ,
141. Patellaria melaclina; Lecidea melaclina Nyl. L. Nov. Zel., p. 88; corti-
eola.
442. Patellaria premnea Duby Bot. Gall., p. 649; Lecidea grossa Pers. ;
Nyl. Seand., p. 239: L. Nov. Zel., p. 110; corticola. Dunedin.
"*7 Sporæ cire, 40-60 y longæ (2-) 8-næ,
:43. Patellaria flavido-atra; Lecidea flavido-atra Nyl. L. of New Zeal.,
p. 257; L. Nov. Zel., p. 111: Linds. Observ. 1866, p. #12; corticola,
ad Dunedin.
L44. Patellaria subvigilans Müll. Arg. L. B., n. 433: Biatora pachycarpa
Babingt. New Zeal., p. 35 (fide specim. Sinel. a cl. Babingt. missi);
Lecidea pachycarpa Hook., f. Handb., p. 585 (excl. spor. multisepta-
tis) ; corticola.
145. Patellaria versicolor Müll. Arg. L. B., n. 435, 1028 : Lecidea versicolor
Fée Ess., p. 115, t. 28, fig. 4; Nyl. 1. Nov. Zel., p. 88; Lecidea ver-
sicolor v. vigilans Krplh. N. Beitr., n. 110; corticola.
— — v. incondita (Krplh.) Müll. Arg. L. B. n. 1028; corticola.
446. Patellaria sulphurata Müll. Arg. L. B., Revis. Lich. Mey., n. 52;
Lecidea Taitensis Montg., Nyl. L. Nov. Zel. p. 87: corticola.
— — v. epiglauca; Lecidea Taitensis * epiglauca Nyl. L. Nov. Zel.,
p. 87; Lecidea campylospora Slirt. Addit. 1876, p. 467. Hic spectat
Lecidea clathrata Kn. On Lichenogr. 1883, n. 9, fig. 29 quam in meis
L. Brisb., n. 76, Patellariam elathratam nominavi, at characteribus
iterum perpensis specifice separari non potest; corticola.
FR Spore cire, 100 y longæ, in ascis solitariæ,
417. Patellaria marginiflexa Müll. Arg. L. B.. n. 1429; Lecidea margini-
flexa Tayl. L. Antarct., n. 24; Nyl, L. of New Zeal., p. 255; L. Nov.
Zel., p. 87; Linds. Obs., p. 547; Hook. f. Handb., p. 583 : Biatora
marginiflexa Bab. New Zeal., p. 35. Ab hac forte non satis differt
Patellaria gompholoma Müll. Arg. L. B., n. 10%, attamen margo cras-
sior est. Corticola, frequens, Dunedin.
APPENDIX 1. 65
Sect. 2. — BomByriospora. — Gen. Bombyliospora De Not. ap. Mass. Rie.,
p. 114; Körb. Syst., p. 210. — Apothecia biatorina; sporæ 4-plurilo-
culares, magnæ, ambitu subeylindrico-ellipsoideæ, erucæformes dictæ.
418. Patellaria Domingensis Pers. in Act. Wett. ex Ach. Syn., p. 336:
Parmelia gyrosa Babingt. New Zeal., p. 29; corticola, Northern Island.
149. Patellaria tuberculosa Müll. Arg. L. B., n. 355; Lecidea tubereulosa
Fée Ess., p. 107; Hook. f. Handb. 583 et 585, n. 14 et 28: Northern
Island.
Sect. 3. — Binmera. — Genus Bilimbia De Not. Framm. Lich. n. 6; Massal.
Rie., p. 120; Apothecia biatorina : sporæ fusiformes, 4-pluriloculares.
* Sporæ 4-loculares,
450. Patellaria sabuletorum Müll. Arg.; Lecidea sabuletorum FIk.: Nyl. L.
of New Zeal., p. 254: Biatora decolorans Babingt. in Hook. f. Flora of
New Zeal., p. 36 (fide specim. a cl. Bab. missi). — Supra terram ru-
pium ad Dunedin.
151. Patellaria deposita Müll. Arg.: Lecidea deposita Nyl. L. Nov. Zel.,
p. 91 (apoth. nigra) ; saxicola.
452. Patellaria trachona v. marginatula; Lecidea trachona v. marginatula
Nyl. in Flora 1865, p. 339; New Zeal., p. 254 et L. Nov. Zel., p. 91:
Linds. Observ. 1866, p. #13; saxicola ad Dunedin: Linds.
453. Patellaria allotropa Müll. Arg.: Lecidea allotropa Nyl. in Flora 1865,
p. 339; L. New Zeal., p. 25% et L. Nov. Zel., p. 92; saxicola, ad Du-
nedin: Linds.
45%. Patellaria sphæroides; Lecidea spheroides f. minor Krplh. N. Beitr.,
n. 100; supra terram et muscos.
159. Patellaria albicerata; Lecidea albicerata Krplh. N. Beitr., n. 115 (ap.
pallida, cerea, gyalectiformia) : corticola.
** Spore 6-loculares.
456. Patellaria rhyparobola; Lecidea rhyparobota Nyl. L. Nov. Zel., p. 92:
supra saxa basaltica.
457. Patellaria nidulans; Lecidea nidulans Stirt. Addit. 1876, p. 469: ad
folia Dierani Menziesii.
or
BULL. HERB. BOISS. Appendix I, janvier 1894.
66 BULLETIN DE L'HERPIER BOISSIER.
Sect. 4. — Bacipra. — Gen. Bacidia De Not. Framm. Lich. n. 5: Massal. Ric..
p. 117. Apothecia biatorina: sporæ aciculari-fusiformes et aciculares.
4-multiloculares.
10 Spore 3-7-seplale, 20-50 71 longe, 1-2 1/9 2. late,
* Apothecia albido-v. Inteo-pallida.
458. Patellaria pseudophana Müll. Arg.: Lecidea pseudophana Nyl. L. Nov.
Zel., p. 99: hujus loci esse videtur Lecidea perluta Stirt. New gen.,
p. 16, sed comparatione eget; corticola.
459. Patellaria pseudopyrra; Bacidia pseudopyrra Kn.Contrib. 1880, p. 373,
fig. 26. — Corticola.
** Apothecia Lestaceo-rufella,
460. Patellaria gilvo-rufella Müll. Arg.: Lecidea gilvo-rufella Nyl. L. Nov.
Zel.. p. 100 (sp. 32-46 » lg. et 1-2 ».1t.); corticola.
*** Apothecia e pallescente nigricantia.
461. Patellaria subbacillifera Müll. Arg.: Lecidea subbacillifera Nyl. L.
Nov. Zel., p. 95 (apothecia intus albida) : corticola.
162. Patellaria glomerulosa ; Bacidia glomerulosa Kn. Contrib. 1880, p. 370,
fig. 13 (non Nyl. quæ eademac L. exigua Chaub.. nec DC., nec Körb,
quæ non hujus generis; sp. 38 » Ig., 21/2 »1t.); corticola.
163. Patellaria brachyspora; Bacidia nanospora Kn. Contrib. 1880, p. 37%,
fig. 30. — Corticola.
20 Spore 3-7-sept., 20-50 y. longe, 3-4 ». lote; hypothecium pallidum.
16%. Patellaria mesospora; Bacidia mesospora Kn. Contrib. 1880, p. 372.
fig. 20 (apoth. luteo-rubella, marginata). — Corticola.
465. Patellaria superula Müll. Arg.; Lecidea superula Nyl. Syn. L. Nov.
Caled., p. 48; L. Nov. Zel., p. 95 (apoth. carneo-rufa) ; corticola.
466. Patellaria albido-plumbea Müll. Arg. L. B., n. 1419; Lecidea albido-
plumbea Hook. f. et Tayl. in Lond. Journ. of Bot. 184%, p. 638; Baci-
dia subseripta Kn. Contrib. 1880, p. 378, fig. 12: Lecidea mutata Nyl.
L. Nov. Zel., p. 100; corticola.
167. Patellaria nubilior; Lecidea nubilior Stirt. Addit. 1876, p. 469 (apoth.
fuscescentia, concava, albo-farınosa); ad cortices vetustos, Wellington.
30 Spore 3-7-seplulæ, 50-80 ». longe, 1-2 1/2 u. late, — Apothecia rosello-pallida.
168. Patellaria rosello-pallida Müll. Ars. ; Lecidea rosello-pallida Nyl. Nov.
Zel., p. 98: Bacidia albido-prasina Kn. Contrib. 1880. p. 374, fig. 33:
corticola.
4°
A7.
en
1
LO
Æ
Si
ww
. Patellaria millegrana (Tayl.) Müll. Arg. L. B..n. 20% et
APPENDIX 1. 67
Spore evolute T7-9-septale, 45-90 n. lq. et 2-3 u. lt. : hypothecium pellidum. — Apothecia
nigricantia,
Patellaria arceutinoides Müll. Arg. : Lecidea areeutinoides Nyl. L. Nov.
Zel., p. 97: L. arceutina Nyl. L. of New Zeal., p. 256: Linds. Observ..,
p. 946 ; corticola, Dunedin.
. Patellaria subrubella Müll. Arg.: Lecidea subrubella Nyl.L. Nov. Zel.,
p. 97. (sp. 65-90 z Ig. et 2-3 » lt. », 5-9 sept.) An hie Biatora carneola
Babingt. New Zeal., p 365, corticola,
30 Spore 7-14 sept. 50-75 p lg. et 1-21/2 pr lt.: hypothecium pallidum.
Patellaria albido-lutea Müll. Arg.: Lecidea albido-lutea Nyl. L. Nov.
Zel., p. 99; Bacidia chrysocarpa Kn. Contrib. 1880, p. 374, fig. 30
(sp. jun. 3-7-sept.) ; corticola.
. Patellaria leucocarpa Müll. Arg.: Lecidea leucocarpa Nyl. L. Nov.
9
Zel. p. 99; Bacidia leucocarpa Kn. Contrib. 1880, p. 573, fig. 27. Hie
spectare videtur Bratora anomala Babingt. New Zeal., p. 36, sed spe-
cimen missum sporis caret.
3. Patellaria rosello-carnea Müll. Arg.: Lecidea rosello-carnea Nyl. L.
Nov. Zel. p. 98: L. rosella Babingt. New Zeal., p. 36, n. 8, non Fr.
(ide specim. Colens. a cl. Bab. miss.): Bacidia rosello-carnea Kn.
Contrib. 1880, p. 373, fig. 25; corticola, Northern Island.
(. Patellaria anceps Mill. Arg.: Lecidea anceps Nyl. L. Nov. Zel., p. 96:
Bacidia anceps Kn. Contrib. 1880, p. 371, fig. 17 (margo crassus). —
Corticola.
. Patellaria eucoccodes; Bacidia eucoccodes Kn. Conirib. 1880, p. 370,
fig. 16 (margo tenuis). — Corticola.
6° Spore 7-18-sept., 50-90 y ly., usque 3-4 vw 1t.; hypothecium pallidum.
. Patellaria subsimilans Müll. Arg.; Lecidea subsimilans Nyl. L. Nov.
Zel., p. 97; Lecidea lutecla Stirt. Addit. 1877, p. 15. hie spectare vi-
detur ; corticola.
1957 : Lecidea
millegrana Nyl. Nov. Gran., p. 64; L. New Zeal., p. 225: L. Nov.
Zel., p. 93; Lecidea Wellington:i Stirt. Addit. Lichfl. of New Zeal..
p. 469; Bacidia spodoleina Kn. Contrib. 1880, p. 379, fig. 28: corti-
cola, Dunedin, Wellington.
. Patellaria subrosella Müll. Arg.: Lecidea subresella Nyl. L. Nov. Zel.,
p. 96 (sp. 56-70 » lg. et 21/2-3 1/2 » 1t., 9-15-sept.); lignicola.
. Patellaria rosella Müll. Are. L. Costar., n. 104: Lecidea rosella Ach.
Meth., p. 57: Hook. f. Handb., p. 583: Northern Island.
68 BULLETIN DE L HERBIER BOISSIER.
480. Patellaria ceroplasta ; Lecidea ceroplasta Hook. f. Handb., p. 583: Bra-
tora ceroplasta Babingt. New Zeal., p. 56.
481. Patellaria prælucida; Lecidea prelucida Krplh. N. Beitr., n. 106 (dis-
cus atrosanguineus): corticola.
182. Patellaria spirospora Müll. Arg.: Bacidia spirospora Kn. Contrib. 1880,
p. 371, fig. 15: Lecidea deflexa Nyl. L. Nov. Zel., p. 100 (sp. 60 »1g.,
3 2 1t., 13-18-sept.); ligni-corticola.
7° Spore 30-45 pr. longe, 2-21/2 p late; hypothecium fuseun.
183. Patellaria permutata; Lecidea permutata Stirt. Addit. 1877, p. 15. —
Corticola.
89 Sp. 35-50 p. longe, 3-4 p. late, 3-7T-septotæ: hypothecium fuscum.
484. Patellaria leucothalamia Müll. Arg.; Lecidea leucothalamia Nyl. L. of
New Zeal., p. 259 et L. Nov. Zel., p. 93; Linds. Observ. 1866, p. 412;
corticola prope Dunedin.
1855. Patellaria cerasentera Müll. Arg.: Bacidia cerasentera Kn. Contrib.
1880, p. 371, fig. 18; Lecidea cerasentera Nyl. L. Nov. Zel., p. 191
(thalamıum et hypothecium cerasino-violacea).
90 Spore 50-80 ». longe, 2 1/2 y late, multiseptate ; hypothecium varie fuscum.
186. Patellaria ceratina; Lecidea ceratina Stirt. Addit. 1867, p. 468 (sp.
76 y Ig., hypothecium rufescens) ; corticola, Wellington.
187. Patellaria rimosa; Bacidia rimosa Kn. Contr. 1880, p. 372, fig. 23 (sp.
5% » Ig., 20-sept.); corticola.
188. Patellaria carneo-rufa; Bacidia carneo-rufa Kn. Contrib. 1880, p. 373,
fig. 2% (sp. 65 y 1g., 15-sept.) : corticola.
189. Patellaria melastegia; Bacidia melastegia Kn. Contrib. 1880, p. 371,
fig. 16, non Lecidea melastegia Nyl. subsp. (sp. 75 » lg., 13-20-sept.).
— Corticola.
109 Spore 50-100 y Ig., 2-4 y. It., T-18-seplalæ: hypothecium fuscum.
190. Patellaria rhodocarpa; Bacidia rhodocarpa Kn. Contrib. 1880, p. 374,
fig. 32 (sp. 60 lg. et 2 IL., 20-sept.) ; corticola.
491. Patellaria meiophragmia Müll. Arg.: Lecidea meiophragmia Nyl. Nov.
Zel., p. 103; corticola.
192. Patellaria interponens Müll. Arg.; Lecidea interponens Nyl. L. Nov.
Zel., p. 94; Platygrapha macrospora Kn. Contrib. 1880, p. 376, fig. 43
(apoth. immarginata); corticola.
493. Patellaria concinnior; Lecidea concinnior Stirt. Addit. 1876, p. 479
(thallus einereo-rufescens; apothecia subinnata, reliqua ut in P. inter-
ponente); corticola, Wellington.
496.
Sect.
497.
199.
APPENDIX L 69
149 Spore 75-200 » ly., 30-55-sept.
. Patellaria minutissima; Bacidia minutissima Kn. On Lichenogr. 1883,
n. 8, fig. 26 (apothecia ?/ıo min. lata, sp. 43 = Ig., 5 1t.); corticola.
). Patellaria stenosporina; Bacidia stenospora Kn. Contrib. 1880, p. 372,
fig. 21, non Lecidea stenospora Nyl. (sp. 75 » Ig. et 11/2 » IL, cire.
30-sept.). — Corticola.
Patellaria Buchanani Müll. Arg.; Stereocaulon Buchananr Stirt. New
Gen. et Spec. of Lich. from New Zeal., p. 9 (1877); Bacidia pedicellata
Knight Contrib. 1880, p. 372, fig. 22; Lecidea subglobosa Nyl. L. Nov.
Zel., p. 93 (1888) ; Patellaria Wilson? Müll. Arg. L. B., n. 1435 (1888).
— Ad truncos vetustos supra Jungermannias et muscos ad Wellington.
9. — RHAPHIOSPORA. — Genus Rhaphiospora Massal. Alcuni Gen., p. 11;
Körb. Syst., p. 267; apothecia ab origine nigro-lecideina; sporæ aci-
culares, A-pluriseptate.
19 Spore 35-50 x ly., 3-5-septate.
Patellaria melasema Müll. Arg.; Lecidea melasema Nyl. L. Nov. Zel.,
p. 101; Bacidia melasema Kn. Contrib. 1880, p. 371, fig. 19 (sporæ
39-49 y. 1g., 31/2-4 1/9 m 1t.).
. Patellaria Otagensis Müll. Arg.; Lecidea Otagensis Nyl. L. of New
Zeal., p. 255; Linds. Observ. 1866, p. #11. An satis a P. albido-plum-
bea diversa? (sp. 35-50 » Ig.) ; corticola ad Dunedin.
29 Spore 60-100 » ly., 7-15-septote.
Patellaria endoleuca Müll. Arg. L. B., n. 436, 513; Lecidea endoleuca
Nyl., L. Nov. Zel., p. 94: Lecidea pulverea v. Laurocerasi Nyl. L. of
New Zeal., p. 259 : corticola ad Dunedin.
6%. Blastenia.
Mass. Syst. Lich. Blasten., p. 13; Lecidee sp. Auct.
Blastenia ferruginea Mass. Syn. L. Blast., p. 14; Lecanora ferruginea
Nyl.; Hook. f. Handb., p. 578; Middle Island.
Blastenia endochromoides Müll. Arg.: Lecidea endochromoides Nyl.
Prodr. Nov. Gran., p. 558; L. Nov. Zel., p. 89; corticola.
Blastenia iodomma Müll. Arg.; Lecidea iodomma Nyl. L. Nov. Zel.,
p. 83; corticola.
3. Blastenia subtubulata ; Lecidea sublubulata Kn. Contrib. 1878, p. 277,
t. 37, fig. 12 (hypothecium hyalinum); ad saxa.
70 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
50%. Blastenia tubulata; Lecidea tubulata Kn. Contrib. 1878, p. 277, t. 37,
fig. 15 (hypothecium atrum); ad saxa.
65. Heterothecium.
Massal. Esam., p. 17; Lecidecæ sp. Auct.
909. Heterothecium fusco-luteum Müll. Arg.; Lecidea fusco-Iutea Ach. ;
Stirt. Addit. 1876, p. 467; Nyl. L. Nov. Zel., p. 90; corticola.
906. Heterothecium phæomma; Lecidea pheomma Nyl. L. Nov. Zel.,
p. 90 (hypothecium hyalinum) ; super Frullanias.
907. Heterothecium monosporum ; Lecidea monospora Kn. On Lichenogr.
1884, n. 10, fig. 10 (hypothecium fuscum) ; corticola.
508. Heterothecium insidens; Lecidea insidens Stirt. Addit. 1876, p. 470
(apothecia fusca, sporæ 8-næ, sphæricæ) ; ad folia Dicrani Menziesii
prope Wellington.
66. Lopadium.
Körb. Syst., p. 210.
509. Lopadium phyllophilum; Lecidea phyllophila Stirt. Addit. 1877, p. 1%
(apothecia nigra, sporæ 2-6-næ, 75-110 » Ig., 9-16 ». IL.); supra frondes
Filicum.
67. Buellia.
Mass. Ric., p. 80; Müll. Arg. Lich. Genève, p. 63.
S 1. — Thallus subdisperso-areolatus.
510. Buellia atro-flavella; Lecidea atro-flavella Nyl. L. Nov. Zel., p. 11%;
lapidicola, ad Greymouth.
511. Buellia minutula; Lecidea minutula Hepp.; Nyl. L. Nov. Zel., p. 115;
saxicola.
512. Buellia stellulata Mudd Man., p. 216; Lecidea stellulata Tayl.; Nyl.
Circa Lich. erust. Nov. Zeland., p. 339, et L. Nov. Zel., p. 115; ad
saxa basallica, Dunedin.
82. — Thallus continuus v. demum rimosus.
* Spore 16-25 y 1Ig., 9-14 y late,
513. Buellia subbadio-atra; Lecidea subbadio-atra Kn. Contrib. 1878,
p. 276, . 37, f. 10 (thallus fusco-cinereus) ; ad saxa.
Sk.
521. Buellia myriocarpa Mudd Man., p.
926.
APPENDIX 1. 71
Buellia decedens; Lecidea decedens Nyl. in Leight. Addit. to Lich. of
New Zeal., n. 2; Nyl. L. Nov. Zel., p. 111 (hypothecium fuscum); ad
saxa arenaria, Wellington Harbour : Colenso.
). Buellia exsoluta ; Lecidea exsoluta Nyl. L. Nov. Zel., p. 112; saxicola.
** Sporæ 8-16 v 1g., 5-7 y IL.
). Buellia melaxanthella ; Lecidea melaxanthella Nyl. L. Nov. Zel., p. 112
(thall. flavescens, hypothecium subhyalinum) ; corticola.
. Buellia hypopelidna; Lecidea hypopelidna Stirt. Addit. 1877, p. 14
(proxim. B. melaxanthelle, ap. majora, thallus obscurus): corticola,
Wellington.
. Buellia albula; Lecidea albula Nyl. Angol., p. 11 (1869); Lecidea disci-
formis v. albula Linds. Observ., p. 348; Hook. f. Handb., p. 585. Hic
forte pertinet Lecidea Whakatipæ Kn. Contrib. 1878, p. 277, t. 37,
f. 11 (hypothecium fuscum) ; saxicola.
. Buellia meiosperma (Nyl.) Müll. Arg. Lich. Noum., p. %; saxicola.
. Buellia ferax Müll. Arg. L. Kn., n. 31. Videtur L. myriocarpa saxicola
Nyl.l. c.
217; Lecidea myriocarpa Nyl.
Scand., p. 237; L. of New Zeal., p. 257; L. Nov. Zel., p. 113; ad
cortices, Dunedin.
2. Buellia porulosa Müll. Arg. L. Exot., n. 76 (sporæ suborculiformes) ; ad
ramulos denudatos : Colenso.
83. — Parasitæ in thallo alieno.
. Buellia parasitica Th. Fr. Arct., p. 233; Lecidea parasitica FIk.; Nyl.
L. Nov. Zel., p. 112; supra Lecanoram parellam.
. Buellia scabrosa Mass. Gen., p. 20; Lecidea flavo-virescens Fr.; Babingt.
New Zeal., p. 37; Lecidea citrinella Hook. f. Handb., p. 58% (excl.
spor.); Northern Island.
Buellia badiella; Lecidea badiella Nyl. Obs. Pyr. or., p. 12; L. Nov.
Zel., p. 112; supra thallum Physcie obscuriuscule.
68. Rhizocarpon.
Körb. Syst., p. 258; Lecideæ sp. Auct.
81. — Thallus fuscidulus v. albus.
* Sporæ 1 (-2)-næ,
Rhizocarpon Montagnei Körb. Syst., p. 229; Lecidea Montagner
Flot.; Lecidea atro-alba Babingt. New Zeal., p. 37; Hook. f. Handh.,
p. 58% (excel. sp. A-sept.); saxicola.
A BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
** Sporæ 8-næ,
927. Rhizocarpon petræum Körb. Syst., p. 260: Lecidea petrea Flot.; Nyl.
Prodr., p. 128; Circa Lich. erust. Nov. Zel., p. 339 (in L. Nov. Zel.
ab auct. omissa); Leeidea petræa v. Neo-Zelandica et v. violacea Kn.
Contrib. 1878, p. 277, t. 37, fig. 13, 1%; ad saxa micaceo-schislosa,
Dunedin : Linds.
S 2. — Thallus flavus.
528. Rhizocarpon geographicum v. atrovirens Kürb. Syst., p. 263:
Lecidea geographica Hook. f. Handb., p. 585 ; saxicola.
— — v. protothallinum Körh. Syst., p. 263; saxicola.
Trigus XXVIIL — GYALECTEÆ
Körb. Par., p. 107; Müll. Arg. L. Parag., p. 12.
69. Secoliga.
Massal. Alcun. Lich. gen., p. 19; Körb. Parerga, p. 109.
529. Secoliga carneola Stitzenb. Krit. Bemerk., p. 68; Lecidea carneola Ach.
Univ., p. 194; Hook. f. Handb., p. 580; corticola, Northern Island.
70. Gyalecta.
Körb. Parerga, p. 108: Gyalecta Ach. Univ., p. 30. pr. p.
530. Gyalecta cupularis Schar. ; Mass. Ric., p. 145; Lecidea cupularıs Ach.
Meth., p. 170; Hook. f. Handb., p. 581; Northern Island.
Trisus XXIX. — BIATORINOPSIDEÆ
Müll. Arg. Graphid. Féean., p. à.
71. Biatorinopsis.
Müll. Arg. L. B., n. 254.
Sect. 1. — EuBraroriNorsis. — Sporæ 2-loculares (8-næ).
531. Biatorinopsis lutea Müll. Arg. L. B., n. 25%; Lecidea lutea Nyl.
Scand., p. 192, L. Nov. Zel., p. 77; Krplh. L. Novara, p. 110; corti-
cola, ad Greymouth.
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APPENDIX 1. 73
532. Biatorinopsis diluta Müll. Arg. L. B., n. 254; Lecidea pineli Ach.;
Linds . Observ., p. 545; Stirt. Addit. 1877, p. 1%; corticola.
533. Biatorinopsis pallidula Mill. Arg. L. Kn., n. 31; corticola.
Sect. 2. — Porvenracma Müll. Arg. Lich. Kn., n. 32; sporæ
6-12-loculares (8-16-næ).
534. Biatorinopsis myriadella Müll. Arg. L. Kn., n. 32; Lecidea myria-
della Nyl. Syn. Lich. Nov. Caled., p. 78 (1868) et Lich. Nov. Zel.,
p. 78; Lecidea glabella Krplh. N. Beitr. N. Seel., n. 11% (1876);
Phlyetis ocellata Knight, Contrib. to the Lichenogr. of New Zeal.,
p. 281, pr. p. fide specim. auctoris (1878) : corlicola.
Trigus XXX. — BYSSOCAULEZÆ
72. Byssocaulon.
Montg. Prodr. Juan Fernandez, n. 52; Amphilomatis sp. Nyl. Syn. II,
p- 52.
). Byssocaulon filamentosum Nyl. L. Nov. Zel., p. 77: Hook. f. Handb.,
p. 581; Parmelia gossypina v. filamentosa Montg. Guyan., n. 95;
Babingt. New Zeal., p. 2%; supra quisqualia vegetabilia vetusta ad
Greymouth et Northern Island.
©:
os
[571
Trisus XXXI. — COENOGONIEÆ
Müll. Arg. L. Parag., p. 18.
73. Cœnogonium.
Ehrenb. in Hor. phys. Berol., p. 120; Nyl. in Ann. sc. nat. ser. 4. v. 16,
p- 88.
936. Coonogonium Linkii Ehrenb.; Babingt. New Zeal., p. 46; A. Rich.
Astrol., p. 38; Hook. f. Handb., p. 581: Northern Island (fertile visum
a cl. Bab.).
. Coenogonium interpositum Nyl. Cœnog., p. 91; corticola : Colenso,
n. 1178.
538. Coenogonium implexum Nyl. Cœnog., p. 92, L. of New Zeal., p. 25%,
L. Nov. Zel., p. 77; Linds. Observ., p. 544; Hook. f. Handb., p. 581
(lapsu sub C. inflexo) ; corticola.
539. Coenogonium interplexum v. contextum Stirt. Addit. 1877, p. 13.
— Corticola.
©:
(I
1
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Trigus XXXIL — THELOTREMEZÆ
Müll. Arg. Graph. Féean., p. 5 et 9.
74. Ocellularia.
Müll. Arg. L. B., n. 365; Ocellularia Spreng. Syst. Veg. 4, p. 237. pr. p.
1° Spore 8-12-loculares.
. Ocellularia bicavata; Thelotrema bicavatum Nyl. in Flora 186%, p. 269;
L. Nov. Zel., p. 75; corticola.
. Oceilularia cavata (Ach.) Müll. Arg. L. B., n. 519: Thelotrema eircum-
seriptum Kn. On Lichenogr. 1883, n. 2.
. Ocellularia hians; Thelotrema hians Stirt. Addit. 1876, p. 465 (sporæ
8-næ, 10-loc., 60-80 z Ig., 12-14 » It.) ; truncicola, Wellington.
29 Spore 15-20-loculares.
. Ocellularia dolichospora (Nyl.) Müll. Arg. Graphid. Feean., p. 9; cor-
ticola.
. Ocellularia obovata; Thelotrema obevatum Slirt. Addit. 1876, p. 465
(sporæ obovatæ, 90-120 » Ig., 17-20 It.) ; arboricola, Wellington.
75. Thelotrema.
Müll. Arg. Graph. Feean., p. 4; Thelotrema Ach. L. Univ., p. 62. pr. p.
. Thelotrema lepadinum Ach.; Babingt. New Zeal., p. 30; Hook. f.
Handb., p. 580; Nyl. L. of New Zeal., p. 253, L. Nov. Zel., p. 76;
corticola, Dunedin, Northern Island.
76. Phæotrema.
Müll. Arg. Graph. Feean., p. 4.
. Phæotrema attenuatum ; Ascidium attenwatum Kn. On Lichenogr.
1883, n. 25, fig. 19 a (sporæ 113 Ig., 21 » lt. ; 25-30-sepl.): corlicola.
>)
77. Leptotrema.
Montg. et van den Bosch in Mont. Syllog., p. 363 (1855) et Lich. Javan.,
p. 597; Anthracocarpon Mass. Ric., p. 38 (1856), non Mey.
10 Asci 1-spori,
. Leptotrema farinaceum; T'helotrema farinaceum Kn. On Lichenogr.
1883, n. 3, fig. 16 a (sporæ loculi 1%, fere omnes simplices); corticola.
D48.
©
Sr
1Q
JDD.
APPENDIX I. 75
Leptotrema monosporoides; Thelotrema monosporoides Nyl. L. Nov.
Zel., p. 76; Thelotrema monosporum Kıplh. N. Beitr., n. 95 (sporæ
140-200 » Ig., 25-32 » 1t.); corticola.
. Leptotrema æmulans; T'helotrema æmulans Krplh. N. Beitr., n. 97
(thallus lutescens, series locellorum 12-14); corticola.
. Leptotrema manosporum; Ascidium manosporum Kn. On Lichenogr.
1883, n. 26, fig. 18 (series locellorum 20-50, excipulum proprium inte-
grum, tenue, fuscum); corticola.
. Leptotrema elatius; Ascidium elatius Stirt. Addit. 1876, p. 466 (sporæ
200-320 » Ig., 70-90 » It.) ; ramulicola, Wellington.
20 Asci commixzlim 1-4-spori.
. Leptoirema monosporum Müll. Arg. L. Kn., n. 33, Thelotvema
monosporum Nyl. Expos. L. Nov. Caled., p. 46; L. of New Zeal.,
p. 25%; corticola, Dunedin.
— — v. patulum Müll. Arg. L. Kn., n. 33; Thelotrema monosporum
v. patulum Kn. Contrib. 1878, p. 278, t. 37, fig. 18.
— — v. saxatile Müll. Arg. L. Kn., n. 33; Thelotrema saxatile Kn.
Contrib. 1878, p. 278, t. 37, fig. 17; ad saxa.
. Leptotrema allosporoides Müll. Arg.; Thelotrema allosporoides Nyl.
L. Nov. Zel., p. 75; corticola.
78. Tremotylium.
Nyl. Lich. Angol., p. 8.
Tremotylium occultum Stirt. Addit. 1876, p. 465; corticola, Welling-
ton.
Tremotylium suboccultum Stirt. Addit. 1876, p. 465.
Teisus XXXIH. — ODONTOTREMEÆ
79. Odontotrema.
Nyl. Scand., p. 249.
Odontotrema concentricum Stirt. Addit. 1876, p. 466 (sporæ 4-20-
loculares, 40-160 » Ig., 7-13 2 1t., 1-8-næ); Kn. On Lichenogr. 188%,
n. 24, fig. 24: corticola, Wellington.
Tasus XXXIV. — XYLOGRAPHIDEÆ
Xylographidei Nyl. Scand., p. 249.
76 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
80. Lithographa.
Nyl. Prodr., p. 95; Placographa Th. M. Fr. L. Arct., p. 239; Haplogra-
pha Anzi Cat., p. 96.
997. Lithographa cyrtospora Nyl. L. Nov. Zel., p. 117: Fissurina cyrlo-
spora Kn. On Lichenogr. 1883, n. 23, fig. 25 : corticola.
sl. Xylographa.
Nyl. Scand., p. 249.
>58. Xylographa perangusta; Arthonia perangusta Stirt. Addit. 1876,
p. #70 (sporæ spheric®, 2 » late). — Corticola, Wellington.
559. Xylographa perparvula; Arthonia perparvula Stirt. Addit. 1877,
p. 17 (sporæ ellipsoideæ, 11-15 » 1g., 6-7 ». It.) ; ad ligna vetusta.
82. Encephalographa.
Massal Geneac., p. 13 (185%); Melanospora Mudd Man., p. 226 (1861).
560. Encephalographa Otagensis; Melanospora Otagensis Linds. Observ.
1866, p. All: ad saxa basallica, in regione Otago: Linds.
TriBus XXXV. — GRAPHIDEÆ
Müll. Arg. Graphid. Feean., p. 13 et in Bot. of Socolra, p. 372; Opegra-
pheæ et Arthoniew Müll. Arg. L. Genève, p. 67 et 69.
83. Platygrapha.
Nyl. Ess., p. 188; Müll. Arg. Graph. Feean., p. 13.
1° Spore 1 1/2-3 p. It; thallus fuscescens.
961. Platygrapha occulta Kn. et Mitt. Contrib., p. 10%, fig. 26; Nyl. L. Nov.
Zel., p. 118; corticola, Aukland.
— — v. evolutior Nyl. L. Nov. Zel., p. 119; P. mierostieta Kn. et
Mitt. Contrib. p. 103. fig. 23; Hook. f. Hand., p. 588; corlicola,
Aukland.
562. Platygrapha tumidula Kn. et Mitt. Contrib., p. 105, fig. 25; Hook. f.
Handb., p. 588 (thallus obscure flavescenti-fuscus, tumidus, epithecium
planum) ; corticola, Aukland.
969.
566.
971.
SE
I
APPENDIX 1.
20 Spore tenuissime; thallus albidus.
. Platygrapha constricta Krplh. N. Beitr., n. 122; Stigmatidium subti-
lissimum Nyl. L. Nov. Zel., p. 118; corticola.
. Platygrapha myriommata Kn. Contrib. 1880, p. 377, fig. 46. Corticola.
39 Spore 3-sepl., 4-5 pr. lt. : Ihallus albidus.
Platygrapha atrata Stirt. Addit. 1877, p. 16 (apothecia nigra, hypo-
thecium hyalinum).
Platygrapha verruculosa Müll. Arg. L. Kn., n. 34; Arthonia platy-
graphella Nyl. L. of New Zeal., p. 258 et L. Nov. Zel., p. 120; Linds.
Observ. 1866, p. 417, fig. 21; Arthonia verruculosa Kn. On Lichenogr.
1883, n. 18, fig. 6; (sporæ 13-16 » 1g., 5 » It.); corticola, Totara, Du-
nedin.
81. Opegrapha.
Nyl. Ess., p. 188; Opegrapha Ach. Univ., p. 43. pr. p.
Sect. 1. — Evopzerapna Müll. Arg., lirellæ ab origine oblongæ,
perithecium basi completum.
19 Spore 4-loculares.
. Opegrapha stellata Kn. On Lichenogr. 1884, n. 14, sed excel. fig. 14,
omnino aliena (sporæ 12 z le., 3 » I); corticola.
| IE
. Opegrapha intertexta Kn. On Lichenogr. 1884, n. 15, fie. 15: (sporæ
12 2 1g., 3 2 1t.); corticola.
. Opegrapha modesta Müll. Arg. L. Kn., n. 35 (sporæ 20-25 » Ig., 3-
3 1/2 p IL.); corticola.
. Opegrapha diaphoriza Nyl. L. Nov. Zel., p. 114; Op. saxicola Kn.
Contrib. 1878, p. 280, t. 38, fig. 5 (sporæ 15-16 lg., 5-6 » It.); ba-
salticola.
. Opegrapha murina Krplh. N. Beitr., n. 119 (sporæ 28 ». le., 6 It.) :
corticola.
. Opegrapha herpetica Ach. Syn., p. 72, v. rufescens Nyl. Scand.,
p. 256; Hook. f. Handb., p. 587 ; Northern Island.
3. Opegrapha atra Nyl. Scand., p. 254; Hook. f. Handb., p. 587: Nor-
thern Island.
20 Spore 6-8-loculares.
Opegrapha subdifficilis Nyl. L. Nov. Zel., p. 115 (sporæ 14-17 » le.
4-6 ». It.) ; corticola.
78 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
575. Opegrapha fuscescens Krplh. N. Beitr., n. 120 (1876); Op. spodolæina
Kn. On Lichenogr. 188%, n. 13, fig. 13 (th. fuscescens, sp. 30-36 z Ig.,
6-9 y 1t.); corticola.
576. Opegrapha agelæoides Nyl. L. of New Zeal., p. 257, L. Nov. Zel.,
p. 114; Linds. Observ. 1866, p. 416 (thallus albidus; sporæ 18-97 le.,
6-8 z It.); corticola, prope Dunedin.
577. Opegrapha prominula Kn. et Mitt. Contrib., p. 102, fig. 19; Hook. £.
Handb., p. 587, (thallus albus, lirellae clausæ) : arboricola, Aukland.
578. Opegrapha varia Pers. v. pulicaris Nyl. Scand., p. 253; corticola.
— — heterocarpa Müll. Arg. Revis. L. Eschw. II., n. 22; ad corticem
Coprosmæ : Colenso, n: 259.
Sect. 2. — PreurorHecium Müll. Arg. L. B., n. 1042; Plagiographis Kn. et
Mitt. Contrib., p. 104; apothecia ab origine oblongata : perithecium basi
deficiens.
19 Spore 2-loeulares.
579. Opegrapha devia Nyl. L. Nov. Zel., p. 116; Plagiographis devia Kn. et
Mitt. Contrib., p. 10%, fig. 27; Hook. f. Handb., p. 588 (sporæ 14-
20 »1lg., 6-8 » It.); corticola.
580. Opegrapha rubrica; Plagiographis rubrica Kn. et Mitt. Contrib. p. 10%,
fig. 28: Hook. f. Handb., p. 589 (thallus ruber v. rubro-fuscus).
20 Spore 6-S-loculares.
581. Opegrapha spodopolia Nyl. Circa L. erust. Nov. Zel., p. 339; L. New
Zeal., p. 257; L. Nov. Zel., p. 115; Linds. Observ., p. 416, fig. 20;
basalticola, Dunedin: Linds.
Seet. 3. — Lecanacris. — Apothecia ab origine plus minusve orbicularia,
dein omnia v. nonnulla varie oblongata; perithecium basi completum.
582. Opegrapha subfarinosa Müll. Arg.; Lecidea subfarinosa Kn. Contrib.
1878, p. 277, 1.37, fig. 16; Nyl. L. Nov. Zel., p. 110 (sporæ 3-5-sept.) ;
corticola.
583. Opegrapha pleistophragmoides Müll. Arg. L. Kn., n. 36; Platygrapha
mecistospora Kn. (forte errore typogr. pro megistospora) Contrih. 1880,
p. 377, fig. 45; Lecidea pleistophragmoides Nyl. L. Nov. Zel.. p. 102
(sporæ 100 » 1g., 4-5 y It., 28-sept.); corticola.
85. Dictyographa.
Müll. Arg. Lich. Arab., n. 14.
»84. Dictyographa cinerea; Opegrapha cinerea Kn. et Mitt. Contrib.,
p. 101, fig. 18; Hook. f. Handh., p. 587: arboricola, Aukland.
APPENDIX 1. 79
86. Melampylidium.
Stirt. Addit. 1876, p. 473 (charact. genericis non enuncialis).
985. Melampylidium metabolum; Melaspilea metabola Nyl. Syn. L. Nov.
Caled., p. 69 (1868), et L. Nov. Zel., p. 124; Lich. Andam., p. 18; Kn.
Contrib. 1878, p. 281, t. 38, fig. 8; Melaspilea amphorodis Stirt. Add.
L. of New Zeal., p. 471 (1876). — Melampylidium a el. Stirt. 1. c. ad
hane unicam speciem nominatum sed non stabilitum fuit. — Corticola.
87. Melaspilea.
Nyl. Prodr., p. 170 et Scand., p. 263; Melanographa Müll. Are. L. B..
n. 535, et Graph. Feean., p. %.
* Sporæ 2-loculares,
556. Melaspilea subeffigurans ; Opegrapha subeffigurans Nyl. L. of New
Zeal., p. 258, et L. Nov. Zel., p. 116; Linds. Observ. 1866, p. 415,
fig. 18; ad cortices Coniferarum, Totara, Dunedin.
987. Melaspilea lobulata Nyl. L. Nov. Zel., p. 124; Arthonia lobulata Kn.
et Mitt. Contrib., p. 10%, fig. 29; Hook. f. Handb., p. 590 (sporæ
deseribuntur hyalinæ, an immaturæ ?); corlicola.
588. Melaspilea deformis Nyl. Prodr., p. 170; Hook. f. Handh., p. 591 ;
Northern Island.
** Sporæ 4-loculares.
589. Melaspilea concrucians; Opegrapha conerucians Krplh. N. Beitr.,
n. 121 (sporæ 30 y le., 11-12 » It.) ; corticola.
88. Graphis.
Müll. Arg. L. B., n, 45% et in Bot. of Socotra, p. 377; Graphis Ach.
Univ., p. 46. pr. p.
Sect. 1. — Auracosrapua Müll. Are. L. B., n. 450; perithecium
nigrum, basi deficiens, labia sulcata, conniventia.
990. Graphis elegans Ach. Syn., p. 85 : Hook. f. Handb., p. 586: Northern
Island.
Sect. 2. — SOLENOGRAPHA Müll. Arg. L. B., n. 445; perithecium
nigrum, basi completum, labia non sulcata, conniventia.
591. Graphis anfractuosa Eschw. Bras. p. 86; corlicola.
80
592.
593,
Sect.
9.
Sect.
595.
Sect.
396.
397.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Graphis assimilis Nyl. Prodr. Gall. Alger, p. 150: Syn. L. Nov. Caled.,
p. 70; Gr. conturbata Krplh. N. Beitr., n. 116: Gr. confinis Kn. et
Mitt. Contrib., p. 102, fig 20; Hook. f. Handb., p. 586.
Graphis librata Kn. On Lichenogr. 1884, n. 17, fig. 17 (sporæ 4-5-locu-
lares) ; corticola.
3. — EuGrapis Eschw. Bras., p. 69; Müll. Arg. Graphid. Feean., p. 32;
perithecium nigrum, basi deficiens; labia non sulcata, conniventia.
Graphis scripta Ach. Syn., p. 81: Babingt. New Zeal., p. 38: Northern
Island.
— — v. varia Ach. Univ., p. 265.
%. — Dirrosrarnıs Müll. Arg. L. Brisb., n. 109: genus Diplographis
Mass. Esam., p. 29. Margo fuscidulus cum strato thallino obtegente
sulcato-fissus ; labia conniventia; sporæ 2-A-loculares (loculi præceden-
tium magis numerosi).
Graphis rufula Montg. Guy., n. 132, Syll., p. 346; Graphis subcontexta
Nyl. Syn. L. Nov. Caled., p. 125; Fissurina subeontexta Nyl. L. Nov.
Zel., p. 125 (sporæ 6-9 ». It.); corticola.
5 — Fıssurina Müll. Arg. Craphid. Feean., p. 36; perithecium fuscum
v. pallidum, basi deficiens; labia non sulcata (inferne vulgo patentia):
sporæ 4-loculares.
* Saxieola.
Graphis Novæ Zelandiæ; Fissurina Nove Zelandie Kn. Contrib. 1878,
p. 281, t. 38, fig. 7 (thallus ochraceus); saxicola.
*# Corticolæ,
Graphis comparilis Nyl. Syn. L. Nov. Caled., p. 80; Fissurina compa-
rilis Nyl. L. Nov. Zel., p. 125 (sp. 9-15 z 1t.); corticola.
— — v. trifissa; Fissurina comparilis v. trifissa Nyl. L. Nov. Zel.,
p. 125.
— — v. nigririmis; Fisswrina comparilis v. nigririmis Nyl. L. Nov.
Zel., p. 125.
— — v. inquinata Hook. f. Handb., p. 586; Fissurina inquinata Kn.
et Mitt. Contrib. (1860), p. 102, fig. 22.
— — v. insidiosa Hook. f. Handb., p. 586: Fissurina insidiosa Kn. et
Mitt. Contrib., p. 102, fig. 21 (thallus fuscescens, verrucosus) ; corti-
cola, Aukland.
u
APPENDIX I. 81
598. Graphis consentanea ; Fissurina consentanea Nyl. L. Nov. Zel., p. 126
(perithecium utrinque fuscescens, 1 mm. lt.) ; corticola.
Obs. A cl. Stirt. Addit. 1877, insuper enumerantur Graphis scaphella Ach.
(lege Opegrapha. se.) et Graphis enteroleuca Ach. (similiter apud Ach.
sub Opegrapha), sed non patet quod auctor his sub nominibus coram
habuit.
89. Graphina.
Müll. Arg. L. B., n. 143, 476, et Graphid. Feean., p. 38; Graphidis sp.
Auct.
Sect. 1. — AULACOGRAPHINA Müll. Arg. L. B., n. 469; perithecium
nigrum, basi completum, labia sulcata, conniventia.
599. Graphina sophistica Müll. Arg. L. B., n. 148; Graphis sophistica Nyl.
Nov. Gran., p. 74, L. Nov. Zel.. p. 125; corticola.
Sect. 2. — ÜHLOROGRAPHINA Müll. Arg. L. B., n. 475; perithecium
pallidum, margines conniventes; discus angustus, haud niger.
600. Graphina monospora; Fissurina monospora Kn. On Lichenogr. 1883,
n. 22, fig. 23; Nyl. L. Nov. Zel., p. 126; corticola.
Sect. 3. — TuartoromA Müll. Arg. L. B., n. 470, Graphid. Feean., p. 146;
perithecium pallidum; discus late apertus, nudus, haud niger.
601. Graphina anguina Müll. Arg. L. B., n. 470; Ustalia anguina Montg.
Syll., p. 352; Graphis anguina Nyl. Enum., p. 128; Hook. f. Handb.,
p- 586; Northern Island.
90. Phæographis.
Müll. Arg. L. B., n. 454, et Graphid. Féean., p. 23; Graphidis sp. Auct.
Seet. 1. — HemitHEcıum Müll. Arg. L. B., n. 459, et Graphid. Fean., p- 25;
perithecium nigrum, basi deficiens ; discus late apertus, niger v. subniger.
602. Phæographis inusta Müll. Arg. L. B., n. 459; Graphis inusta Ach.
Syn., p. 85; Nyl. L. Nov. Zel., p. 125; corticola. |
603. Phæographis strigata; Graphis strigata Kn. On Lichenogr. 1884,
n. 16, fig. 16 (sporæ 4-loculares) ; corticola.
BULL. HERB. BOISS. Appendix I, janvier 1894. 6
82 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Sect. 2. — Paæoniseus Müll. Arg., n. 462, et Graphid. Féean, p. 27; perithecium
subnigrum, basi deficiens, discus planus, fuscus ; sporæ A-loculares.
604. Phæographis alba; Fissurina alba Kn. On Lichenogr. 1884, n. 19,
fig. 19; ad radices denudatas arborum.
605. Phæographis rugosa; Fissurina rugosa Kn. On Lichenogr. 1884, n. 18,
fig. 18; corticola.
91. Phæographina.
Müll. Arg. L. B., n. 476 et Graphid. Feean., p. 47; Graphidis sp. Auct.
Sect. 1. — ELEUTHEROLOMA Müll. Arg. L. B., n. 482 et Graphid. Féean., p. 48;
perithecium nigrum, basi deficiens; discus late apertus, planus, nigro-fuscus.
606. Phæographina scalpturata Müll. Arg. L. B., n. 482; Graphis scalptu-
rata Ach.; Hook. f. Handb., p. 586; Northern Island.
Sect. 2. — Caromoniscus Müll. Arg. Graphid. Feean., p. 52; perithecium
pallidum, thallino-tectum; labia non sulcata; discus planus, coloratus.
607. Phæographina confraga; Fissurina confraga Krplh. N. Beitr., n. 117;
corticola.
02. Arthonia.
Ach. Univ., p. 25; Th. M. Fries Heterol., p. 96; Almquist Monogr.
Arthon., p. 8.
$ 1. — Apothecia cinnabarina v. saltem epithecium cinnabarino-violaceum.
608. Arthonia gregaria v. adspersa; A. adspersa Nyl. L. Nov. Zel., p. 119;
A. albida Kn. et Mitt. Contrib., p. 105, fig. 31; Hook. f. Handb., p. 590;
corticola.
— — v. opegraphina Müll. Arg. L. B., n. 1492; Arthonia lirellefor-
mis Kn. On Lich. 1883, n. 15, fig. 2 (ex specim. auct.); corticola.
609. Arthonia epiodes Nyl. L. Nov. Zel., p. 121 (sporæ 32-40 ». Ig., 10-14 »
lt., 7-sept.); corticola.
82. — Apothecia varie colorata, vulgo fusca, sed non cinnabarina, nec nigra.
* Sporæ A-septatx,
610. Arthonia stictaria Nyl. in Flora 1867, p. 440 ; L. Nov. Zel., p. 123;
Kn. On Lichenogr. 1883, n. 11, fig. ka (sporæ 7-10 » Ig., 3 Ya-A!/a p
lt.) ; supra thallum Sfictæ auratæ : Kn.
611.
613.
616.
617.
618.
619.
APPENDIX L. 83
Arthonia conspicua Nyl. Nov. Granat., p. 101; L. Nov. Zel., p. 123;
Kn. On Lichenogr. 1883, n. 12, fig. 5; Linds. Observ., p. 553; Artho-
nia lurida Hook. f. Handb., p. 589 ex syn. Bab. allato ; Myriangium
inconspicuum Babingt. New Zeal., p. 46, 128 B (sporæ 29-33 » Is,
12-15 ».It., 6-næ): corticola, Dunedin.
. Arthonia diaphora Stirt. Addit. 1877, p. 17 (sporæ 40-56 » 1g., 25-32 »
lt., 1-2-næ); corticola.
** Spore 3-septate,
Arthonia pruinosa Ach. Univ., p. 147; Nyl. Scand., p. 258; Lecanactis
impolita Fr., Babingt. New Zeal., p. 39; corticola, Northern Island.
*#* Spore 4-septatæ.
. Arthonia nigro-cincta Kn. et Mitt. Contrib., p. 106, fig. 33; Hook. f.
Handb., p. 590 (apothecia nigrescenti-fusca); corticola, Aukland.
. Arthonia phymatodes Kn. On Lichenogr. 188%, n. 12, fig. 12: corticola.
8 3. — Apothecia uigra.
* Sporæ 4-septate.
Arthonia dispersa Nyl. Scand., p. 261; A. minutula Nyl. Arth., p. 102;
Hook. f. Handb., p. 590 ; Northern Island.
** Sporæ 3-septate.
Arthonia astroidea Ach. Syn., p. 6; Hook. f. Handb., p. 590; Northern
Island.
Arthonia subramulosa; A. ramulosa Kn. et Mitt. Contrib., p. 105,
fig. 32; Hook. f. Handb., p. 590 (non Nyl.; locul. superior major) :
lignicola, Aukland.
Arthonia indistincta Kn. et Mitt. Contrib., p. 105, fig. 30; Hook. f.
Handb., p. 590; Nyl. L. Nov. Zel., p. 120: A. myophæna Krplh. N.
Beitr., n. 123 (sporæ 26-28 lg., 10-11 z It., loculi intermedii majo-
res); corticola.
w
*** Spore 5-7-septatæ.
. Arthonia polymorpha Ach. Syn., p. 7: Babingt. New Zeal., p. 39:
Krplh. N. Beitr..'n. 425; A. aspera Kn. On Lichenogr. 1883, n. 13,
fig. 7 (loculus superior non major); A. tenuissima Kn. On Lichenogr.
1883, n. 17, fig. 30 non differe videtur (sporæ cuneiformes et fusifor-
mes in genere ludunt); corticola.
623.
624.
626.
627.
628.
629.
630.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
. Arthonia lecideoides Kn. On Lich., n. 14, fig. 1; Müll. Arg. L. Kn.,
n. 37; corticola.
2. Arthonia peraffinis Nyl. Syn. L. Nov. Caled., p. 63; L. Nov. Zel.,
p. 122 (sporæ 24-32 » Ig., 9-12 y 1t., 5-sept., loculus superior major);
corticola.
Arthonia complanata Fée Ess., p. 5%; ad truncos Veronicæ : Colenso,
n. 237.
Arthonia excedens Nyl. Nov. Granat., p. 106; L. of New Zeal., p. 258;
L. Nov. Zel., p. 121; Linds. Observ., p. 553 (sporæ 27-32 a 1g., 10-12 x
lt., 5-sept.) ; corticola.
Species exclusa e genere et simul ex Ordine :
Arthonia ? confluens Babingt. New Zeal., p. 39 (non Fée), est Fungus.
93. Arthothelium.
Massal. Ric., p. 5%, Th. Fries Heterol., p. 97; Stitzenb. Flechtensyst.,
p. 152; Müll. Arg. Graphid. Feean., p. 60.
8. 1. — Loculi primarii subæquilongi.
* Loculi primarii %.
. Arthothelium obtusulum Müll. Arg.; Arthonia obtusula Nyl. L. Nov.
Zel., p. 123 (sporæ 21-2% » 1g., 11-13 » 1t.); corticola.
** Loculi primarii numerosiores.
a. Spore 25-35 p la.
Arthothelium suffusum; Arthonia suffusa Kn. On Lichenogr. 1883,
n. 19. fig. %, ex specimine auct. (thallus albidus, apothecia rotundata) ;
corticola.
Arthothelium fusconigrum; Arthonia fusco-nigra Nyl. L. exot.,
p. 245; L. Nov. Zel., p. 120 (thallus albidus, sporæ 27-30 » Ig., 11-
1% ».1t., 5-7-sept.) ; corticola.
Arthothelium infuscatum; Arthonia infuscata Krplh. N. Beitr., n. 124
(thallus obscure fuscus, sporæ 30-36 » 1g.); corticola.
b. Spore 40-50 y. long ce.
Arthothelium spadiceum Müll. Arg. L. Kn., n. 38; Arthonia spadicea
Kn. On Lichenogr. 1883, n. 20, fig. 3, non Leight. ; corticola.
Arthothelium Stirtianum; Arthonia cinerascens (Krplh.) v. crustosa
Stirt. Addit. 1876, p. 22. (Characteribus a cl. Stirt. datis a descriptione
631.
632.
633.
639.
636.
Sect
637.
APPENDIX 1. 85
in Krplh. L. Glaz., p. 7% non differt, sed Glaziovii n. 5478 offert
ascos 6-8-sporos) ; corticola.
8 2. — Loculus primarius summus sporarum reliquis multo longior (major).
Arthothelium ampliatum Müll. Arg.; Arthonia ampliata Kn. et Mitt.
Contrib., p. 106, fig. 33; Hook. f. Handb., p. 590; Nyl. L. Nov. Zel.,
p. 122, fig. 6 (sporæ 26-42 1g., 10-15 » It., 5-7-sept.); corticola, Auk-
land.
Arthothelium pellucidum ; Arthonia pellucida Kn. On Lich. 1883,
n. 16, fig. Ab; corticola.
94. Celidium.
Körb. Syst., p. 216; Celidium Tul. Mém. sur les Lich., p. 120 pr. p.
Celidium Stictarum Tul. Mém. sur les Lich., p. 121; C. dubium Linds.
Observ. 1866, p. 449, fig. 47-52; in variis partibus variarum Stietarum.
95. Abrothallus.
Massal. Ric., p. 87; Körb. Syst., p. 215.
4. Abrothallus Parmeliarum Arnold in Flora 1874, p. 102; in thallo
Parmeliæ caperatw.
Abrothallus Curreyi Linds. Observ. 1866, p. 409, t. 29, fig. 1-5; in
thallo Parmelie perforatæ Ach. — Otago.
Abrothallus dubius ; Phymatopsis dubia Linds. Observ. 1866, p. 442,
fig. 36-42; supra apothecia et thallum Usneæ barbate ; Otago.
96. Chiodecton.
Ach. Syn., p. 108; Müll. Arg. Graphid. Féean., p. 65.
1. — Eucniopecron Müll. Arg. Graphid. Feean., p. 65 ; hypothecium infra
laminam valide evolutum, nigro-fuscum.
Chiodecton inconspicuum Kn. et Mitt. in Kn. Contrib. 1878, p. 280,
t. 38, fig. 5 (ubi Ch. conchyliatum Stirt., Ch. moniliatum ejusd. et
Ch. sinuosum ejusd. conjunetim ad hanc speciem referunter, at Ch. si-
. nuosum Saltem ob hypothecium fulvescens separandum est); Platy-
grapha inconspieua Kn. et Mitt. Contrib., p. 103, fig. 24; Hook. f.
Handb., p. 588 (thallus lilacino-fuscus; lirelle valde minutæ); Chio-
decton moniliatum Stirt. Addit. Lich. of New Zeal., p. 472 (1876);
Ch. submoniliforme Nyl. L. Nov. Zel., p. 117 (1889) ; Chiodecton con-
chyliatum Stirt. Addit. 1876, p. 471; corticola, Wellington, Aukland.
86 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
638. Chiodecton sinuosum Stirt. Addit. 1876, p. 472 (apothecia in strus
depressis innata, hypothecium fulvescens, tenue); corticola, Wellington.
Sect. 2. — ENTEROGRAPHA Müll. Arg. Graphid. Féean., p. 69; genera Entero-
grapha Fee Meth., p. 17 (1824) et Stigmatidium Mey. Flecht., p. 328
(1825). Hypothecium hyalinum.
* Sporæ 4-loculares,
639. Chiodecton prominulum; Stigmatidium prominulum Kn. On Liche-
nogr. 1884, n. 21, fig. 21; corticola
640. Chiodecton Colensoi ; Sfigmalidium crassum Babingt. New Zeal., p. 39,
non Duby; Hook. f. Handb., p. 589; Leucodecton Colensor Mass. Sopra
tre Lich. della N. Zel., p. 13, t. 3; Northern Island.
XX
Sporæ 3-5-septatæ,
641. Chiodecton gelatinosum; Platygrapha gelatinosa Stirt. Addit. 1877,
p. 16 (sporæ 3-5-septatæ) : corticola, Wellington.
#4
* Sporæ 7-septalz,
612. Chiodecton subgelatinosum; Platygrapha subgelatinosa Stirt. Addit.
1877, p. 16; saxicola, Wellington.
Obs. Stigmatidium confluens Kn. On Lichenogr. 1883, n. 21, fig. 19, e spo-
rarnm structura hujus generis esse nequit nec alibi id rite introducere
possum. Lichen novo examine eget.
Temus XXXVI. — MYRIANGIEÆ
Myriangiacei et Myriangiei Nyl. Syn., p. 139.
97. Myriangium.
Montg. et Berk. in Hook. Journ. of Bot. 1845, p. 73; Nyl. Syn., p. 139;
Millardet, des genres Atichia, Myriangium, etc. 1868, et Minks, Was ist
Myriangium, 1890.
643. Myriangium Duriæi Montg. et Berk.; Nyl. Syn., p. 139; Kn. On Li-
chenogr. 1884, n. 2, fig. 2; corticola.
Orno IV. — PYRENOCARPEÆ
Pyrenocarpeæ Müll. Arg. Pyrenoc. Cubens., p. 375; trib. Pyrenocarpei Nyl.
Expos. syn. Pyrenoec., p. 9.
APPENDIX I. 87
Trisus XXXVH. — DERMATOCARPEZÆ
Müll. Arg. Pyrenoc. Cubens., p. 377; Endocarpeæ Körb. Syst., p. 99.
98. Dermatocarpon.
Müll. Arg. Pyrenoc. Cubens., p. 377; Dermatocarpon Eschw. Syst., p.21.
pr. p.; Endocarpon Körb. Syst., p. 100 (non Hedw.).
644. Dermatocarpon fluviatile Th. M. Fries. Arct., p. 25%; Endocarpon
fluviatile DC.;, Babingt. New Zeal., p. 42; Hook. f. Handb., p. 592;
saxicola, Northern Island. |
Taısus XXX VII. — ENDOPYRENIEÆ
Müll. Arg. Lich. Genève, p.72 et Pyrenoc. Cubens., p. 377 ; Endopyrenieæ
Schwend. Unters. Flechtenth., p. 25. pr. p.; Dacampieæ Körb. Syst.
p. 322 (exclusa Dacampia).
99. Endopyrenium.
Körb. Syst., p. 323.
645. Endopyrenium hepaticum Kôürb. Par., p. 302; Endocarpon hepaticum
Ach. Univ., p. 298; Nyl. Pyrenoc., p. 15; Endocarpon pusillum Ba-
bingt. New Zeal., p. 42; ad terram supra saxa, Northern Island.
100. Normandina.
Nyl. Ess., p. 191 et Pyrenoc., p. 10; Verrucarie sp. Borr.
646. Normandina pulchella Nyl. L. Nov. Zel., p. 127; N. Jungermannie
Nyl. Prodr., p. 173 et Pyrenoc., p. 10; Hook. f. Handb., p. 591;
Coccocarpia? pulchella Babingt., New Zeal., p. 9; Endocarpon pul-
chellum Hook. f. et Tayl. L. Antarct., n. 29; supra Muscos et Junger-
mannias.
101. Endocarpon.
Hedw. Stirp. Crypt. II., p. 56; Th. M. Fries Arct., p. 257
647. Endocarpon pusillum Hedw. Stirp. Crypt. II., p. 56 (1789) ; Verrucaria
pallida Nyl. Pyrenoc., p. 20, et L. of New Zeal., p. 259; supra terram
in fissuris rupium, Dunedin.
.
83
648.
651.
Sect.
692.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Trisus XXXIX. — PYRENULEZÆ
Müll. Arg. Pyrenoc. Cubens., p. 381.
SUBTRIBUS I. — VERRUCARIEÆ
Müll. Arg. Lich. Geneve, p. 73 et Pyrenoc. Cubens., p. 376 et 398.
102. Verrucaria.
Trevis. Consp. Verruc., p. 7; Verrucariæ sp. Auct.
Verrucaria rupestris Schrad.; Nyl. Scand., p. 275; Hook. f. Handb.,
p. 592 (excel. V. murali Bab.); Verrucaria immersa Pers. in Ust. Ann.
1.,p. 23; Babingt. New Zeal., p. 43; calcicola, Northern Island.
Verrucaria muralis Ach. Syn., p. 95; Babingt. New Zeal., p. 43: ad
saxa arenacea, Northern Island.
. Verrucaria submargacea Knight Lichenogr. 1883, n. 28, fig. 13;
Müll. Arg. L. Kn., p. 39; Verrucaria fusca Nyl. in Flora 1873, p. 203
et L. Nov. Zel., p. 127 ; saxicola.
Verrucaria maura Wahlb. in Ach. Meth. Suppl., p. 19; Babingt. New
Zeal., p. 43; Linds. Observ., p. 595; Hook. f. Handb., p. 592 ; ad saxa
maritima, Northern Island.
103. Arthopyrenia.
Müll. Arg. Pyrenoc. Cubens., p. 376; Verrucariæ sp. Ach. ; Nyl.
1. — Tueuıpıum. — Genus Thelidium Massal. Framm., p. 15; Körb. Syst.,
p. 393. Sporæ ambitu late, 2-A-loculares; loculi arcte se tangentes; para-
physes molles aut subnullæ. — Saxicolæ.
* Sporæ 2-loculares,
Arthopyrenia calcarea ; Verrucarıa calcarea Kn. On Lichenogr. 1883,
n. 34, fig. 11; Verrucaria calcicola Nyl. L. Nov. Zel., p. 127; super
saxa calcarea.
** Spore 4-loculares.
653 Arthopyrenia maurospila; Verrucaria maurospila Nyl. L. Nov. Zel.,
p. 134; saxicola.
Sect.
Sect.
658.
659.
660.
661.
APPENDIX 1. 89
2. — EUARTHOPYRENIA Müll. Arg. Lich. Genève, p. 89 et L. B., n. 615;
sporæ subcuneiformes, medio distracto-divisæ, aut A-6-loculares; para-
physes molles v. subnullæ; gonidia vix ulla, sed adsunt melanohyphæ
(perithecium omnium enumeratorum dimidiatum).
. Arthopyrenia gemellipara; Verrucaria gemellipara Kn. Contrib. 1878,
p- 278, t. 37, fig. 20 (non Nyl. L. Nov. Zel., p. 132); Verrucaria epi-
dermidis v. gemellipara Hook. f. Handb., p. 593; Verrucaria cireum-
pressa Nyl. L. Nov. Zel., p. 133; corticola.
. Arthopyrenia transposita Müll. Arg. L. Kn.,n.A6; Verrucaria gemel-
Iipara Nyl. L. Nov. Zel., p. 132, non Kn.; V. epidermidis Kn. New
Zeal. Verruc., n. 3, t. XL, fig. 3 (v. pseudo-punctiformis ejusd. 1. c.
res diversas continet); corticola.
. Arthopyrenia analepta Körb. Par., p. 389; Verrucaria punctiformis
Nyl. L. Nov. Zel., p. 133; Verrucaria epidermidis v. punctiformis
Nyl. L. Scand., p. 281, L. of New Zeal., p. 259; ad corticem fruticum,
Dunedin.
. Arthopyrenia leptiza; Verrucaria leptiza Stirt. Addit. 1876, p. 472
(thallus niger, sporæ 2-loculares, 12-15 » Ig., % » lt.); corticola, Wel-
lington.
3. — MesopyrenrA Müll. Arg. L. B., n. 61%. Sporæ oblongatæ, 2-loculares,
medio constrictæ, in ascis irregulariter biseriales; paraphyses vulgo capil-
lares; gonidia evoluta; melanohyphæ nullæ.
* Sporæ 2-loculares.
a. Perithecium globosum.
Arthopyrenia subatomaria Müll. Arg. L. Kn., n. 47; Verrucaria sub-
atomaria Nyl. L. Nov. Zel., p. 134 (spor® 11-16 x 1g., 6-7 y 1t.); cor-
ticola.
b. Perithecium dimidiatum.
Arthopyrenia pruinoso-grisea; Verrucaria pruinoso-grisea Kn. Con-
trib. 1878, p. 279, t. 37, fig. 25 (sporæ 20 1g., 6 » 1t.); corticola.
Arthopyrenia minutella; Verrucaria minutella Kn. New Zeal. Verr.,
n. 4, t. XI, fig. 1.; Hook. f. Handb., p. 593; corticola.
Arthopyrenia fossularia; Verrucaria fossularia Stirt. Addit. 1877,
p. 19, (sporæ 9-11 2 Ig., 3 1/2-4 p It.); supra thallum Séictæ fossulate.
** Sporæ 4-loculares.
. Arthopyrenia suffusa Müll. Arg. L. Kn., n. 48; Verrucaria suffusa
90 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Kn. On Lichenogr. 1883, n. 33, fig. 12; Nyl. L. Nov. Zel., p. 133;
corticola.
Obs. Verrucaria eramba Stirt. Addit. 4877, p. 20 (sporæ A-nucleares,
19-12 » Ig., 21/2 » 1t.), supra apothecia Lecideæ, potius sit Fungillus,
EXO 1 IC:
Sect. 4, — AcrocorprA Müll. Arg. L. B., n. 629; genus Acrocordia Massal. Ge-
neac., p. 17; sporæ in ascis 1-seriales, ellipsoideæ, 2-loculares, loculi
æquales; paraphyses firm®.
663. Arthopyrenia conformis; Verrucaria conformis Nyl. in Flora 1864,
p- 357, L. Nov. Zel., p. 132; corticola.
664. Arthopyrenia gemmata Müll. Arg. Lich. Genève, p. 88; Verrucaria
gemmata Ach.; Nyl. Pyr., p. 53; Hook. f. Handb., p. 593; corticola,
Northern Island.
Sect. 5. — ANISOMERIDIUM Müll. Arg. L. B., n. 624; sporæ ellipsoideæ,
2-loculares ; loculus inferior superiore brevior; paraphyses distinctæ.
665. Arthopyrenia subbiformis Müll. Arg. L. Kn. n. 49; Verrucaria sub-
biformis Kn. Contrib. 1878, p. 279, t. 37, fig. 22.
Sect. 6. — Porymerinium Müll. Arg. L. B., n. 63%; sporæ oblongatæ, A-pluri-
loculares, medio non constrictæ.
666. Arthopyrenia mycospora; Verrucaria mycospora Kn. On Lichenogr.
1884, n. 22, fig. 22; corticola.
Sect. 7. -— LEPTORRHAPHIS Müll. Arg. Lich. Genève, p. 90; genus Leptorrhaphis
Körb. Syst., p. 37. — Sporæ subaciculares, vulgo arcuatæ, regulariter
2-pluriloculares.
667. Arthopyrenia beloniza; Verrucaria beloniza Stirt. Addit. 1876, p. 472
(apothecia majuscula, sporæ 100-160 y Ig., 5 » It.); corticola, Wel-
lington.
668. Arthopyrenia macrocyrtospora; Verrucaria macrocyrtospora Kn. On
Lichenogr. 1883, n. 27, fig. 8 (sporæ arcuatæ); corticola.
10%. Porina.
Müll. Arg. L. B., n. 644; Verrucariæ sp. Auct.
APPENDIX I. 91
Sect. 1. — SEGESTRELLA Müll. Arg. L. B., p. 645; apothecia colorata, nuda v.
subnuda, cum thallo discolora.
669. Porina leptaleina; Verrucaria leptaleina Nyl. L. Nov. Zel., p. 130;
corticola.
Sect. 2. — Eurorına Müll. Arg. L. B., n. 648; apothecia colorata, strato
thallino obtecta et dein cum thallo concolora.
* Sporæ 4-7 y late.
670. Porina desquamescens Fée Ess., p. 75, in Nova Zelandia, fide Stirt.
Addit. 1877, p. 18, sub Verrucaria ; corticola.
** Spore 40-20 u lat.
671. Porina nucula Ach. Syn., p. 112; in Nova Zelandia, fide Stirt. Addit.
1877, p. 18, sub Verrucarta.
672. Porina spilophæna Krplh. N. Beitr. n. 127 (sporæ 5-7-sept.) ; corticola.
673. Porina mastoidea Müll. Arg. Pyrenoc. Cubens., p. 400; in Nova Ze-
landia fide Stirt. Addit. 1877, p. 18, sub Verrucaria.
674. Porina retrospiciens; Verrucaria retrospiciens Stirt. Addit. 1877,
p. 18; Ascidium fusiforme Kn. On Lichenogr. 1883, n. 24, fig. 28;
corticola.
Sect. 3. — SaceprA Müll. Arg. L. B., n. 668; genus Sagedia Mass. Ric., p. 159.
Apothecia nigra.
* Sporæ 2-loculares,
675. Porina albinula Müll. Arg. L. Kn., n. 40 (sporæ 12-14 y lg., 3-4 y 1t.);
corticola.
676. Porina subsimplicans; Verrucaria subsimplicans Nyl. L. Nov. Zel.,
p- 130 (thallus fuscescens) ; corticola.
— — v. albens; Verrucaria subsimplicans Nyl. 1. e.
677. Porina retifera; Verrucaria retifera Stirt. Addit. 1877, p. 19 (sporæ
16-25 1g., 6-6 1/2 » 1t.); corticola.
** Spore 3-loculares,
678. Porina triblasta Müll. Arg. L. Kn., n. %1; corticola.
*#* Sporæ 4-loculares.
679. Porina cinereo-nigrescens; Verrucaria cinereo-nigrescens Stirt.
Addit. 1877, p. 19; corticola.
92 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
**## Spore (4-) 6-10-loculares.
a. Perithecium dimidiatum.
680. Porina albicascens Müll. Arg. L. Kn., n. 42; Verrucaria albicascens
Nyl. L. Nov. Zel., p. 129 (sporæ 3-5-sept.) ; corticola.
681. Porina indutula; Verrucaria indutula Nyl. L. Nov. Zel., p. 129 ; cor-
ticola.
682. Porina emiscens Müll. Arg. L. Kn., n. 45; Verrucaria emiscens Nyl.
Nov. Zel., p. 129 (sporæ 5-sept.); corticola.
683. Porina metabletica; Verrucaria metabletica Kn. On Lichenogr. 1883,
n. 32, fig. 14 (sporæ 3-7-sept.); corticola.
b. Perithecium integrum.
684. Porina leptostegia; Verrucaria leptostegia Kn. Contrib. 1880, p. 377,
fig. 46.
685. Porina saxicola Müll. Arg. L. Kn. n. AA; Verrucaria saxicola Kn.
Contrib. 1878, p. 280, t. 38, fig. 2; saxicola.
*#### Spore 15-20-septate.
686. Porina lampocarpa; Verrucaria lampocarpa Stirt. Addit. 4877, p. 20
(sporæ 85-120 » Ig., % » 1t.); corticola.
105. Phylioporina.
Müll. Arg. Lich. Epiphyll., n. 50.
Sect. 1. — Eupuyrroporına Müll. Arg. Lich. Epiphyll., n. 50. Apothecia
colorata, thallino-vestita.
687. Phylloporina epiphylla Müll. Arg., L. Epiphyll., p. 21; Verrucaria
epiphylla (Fee) Stirt. Addit., 1877, p. 18; supra frondes Filicum prope
Wellington.
Sect. 2. — SAGEDIASTRUM Müll. Arg., L. Epiphyll., n. 50. Apothecia nigra.
688. Phylloporina leptalea; Verrucaria leptalea Stirt. Addit. 1877, p. 18;
non Nyl., quæ non hujus generis (sporæ A-loculares, 20-32 Ig.,
4-5 p 1t., perithecium globosum) ; supra frondes Filicum (Nephrodii)
prope Wellington.
689. Phylloporina chrysophora ; Verrucaria chrysophora Stirt. Addit.
1877, p. 19 (apothecium dimidiatum, sporæ A-loculares, 16-22 u Ig.,
3 1/2-h p 1t.); ad frondes Hymenophylli dilatati prope Wellington.
690.
693.
694.
695.
696.
697.
698.
APPENDIX 1. 93
106. Clathroporina.
Müll. Arg. L. B., n. 541; Verrucariæ sp. Auct.
Clathroporina exocha; Verrucaria exocha Nyl. L. Nov. Zel., p. 127
(sporæ 115-145 2 1g., 35-45 alt.) : corticola.
. Clathroporina endochrysea; Porina endochrysea Babingt. L. New
Zeal., p. 42; Kn. Contrib. 1878, p. 280, t. 38, fig. 4; Verrucaria per-
fragilis Nyl. L. Nov. Zel., p. 128 ; Porina pustulata Krplh. N. Beitr.,
n. 126; Northern Island.
. Clathroporina Wellingtonii; Thelenella Wellingtonii Stirt. Addit.
1876, p. 473 (thallus crassiusculus, continuus, lævis); corticola, Wel-
lington.
Clathroporina Haultaini; Verrucaria Haultaini Kn. New Zeal. Verr.,
n. 4, t. XI, fig. 14; Hook. f. Handb., p. 594 (sporæ quam in præced.
multo minores, perithecium minutissimum) ; corticola.
107. Polyblastia.
Th. M. Fries Polybl., p. 8; Körb. Parerga., p. 336 pr. p.
Polyblastia trachyspora; Verrucaria trachyspora Kn. On Lichenogr.
1883, n. 29, fig. 9 (sporæ 18 x 1g., 10 x It., modice parenchymaticæ) ;
saxicola.
108. Microthelia.
Körb. Syst., p. 372.
19 Species corticole,
Microthelia Knightiana Müll. Arg. L. Kn., n. 50; Verrucaria minu-
tissima Kn. Contrib. 1878, p. 279, t. 37, fig. 21 (sporæ 13-17 »1g.,
5-7 alt.).
Microthelia binucleolata; Verrucaria binucleolata Kn. New Zeal.
Verr.,n. 2, t. XI, fig. 2; Hook. f. Handb., p. 593 (thallus brunneus,
apothecia et sporæ majora quam in M. Knightiana). — Corticola.
Microthelia magnifica Müll. Arg. L. Kn., n. 51; Verrucaria magni-
fica Nyl. L. Nov. Zel., p. 132; Verrucaria magnospora Kn. New Zeal.
Verr., p. 19, t. 11, fig. 5 (nomen haud bene formatum); Hook. f.
Handb., p. 593; corticola.
2° Parasiticæ in thallo aut in apotheciis aliorum Lichenum.
Microthelia perrugosaria Linds. Observ. 1866, p. 437, fig. 23-28; in
disco apotheciorum Placodii perrugosi; Otago.
9%
699.
700.
701.
70%.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Microthelia ramalinaria Linds. Observ. 1866, p. 440, fig. 44-46 (sporæ
non vise); ad ramulos Ramalinæ calicaris, verisim. R. leiodeæ Nyl.,
Otago.
Microthelia vermicularia Linds. Observ. 1866, p. 441 ; Otago.
Obs. Microthelia Cargilliana Linds. Ohserv. 1866, p. 439, fig. 31-34
(asci non visi); in apotheciis Parmelie@ perforatæ, Otago, e Lichenibus
excludenda est.
109. Pyrenula.
Stitzenb. Beitr. Flechtensyst., p. 148; Körb. Syst., p. 359; Müll. Arg.
Pyrenoc. Cubens., p. 376; Verrucariæ sp. Auct.
Sect. 1. — Eupyrenuza Müll. Arg. L. B., n. 890; sporæ ellipsoideæ,
4-v. rarius 6-loculares.
1° Perithecium dimidiatum v. saltem depressum; sporæ 10-25 p. longe.
l I
* Spore 4-loculares.
Pyrenula Bonplandiæ Fée Ess., p. 74, t. 21, fig. 3; Verrucaria aspis-
tea Nyl. Syn. L. Nov. Caled., p. 89 et L. Nov. Zel., p. 131 (non Ach.);
Verrucaria astata Kn. Contrib. 1878, p. 280, t. 38, fig. 3; corticola.
. Pyrenula subtrahens Müll. Arg. Pyrenoc. Cubens, p. 410; Verrucaria
subtrahens Nyl. Lich. Kurz. Javan., n. 53 (similis P. nitidæ, sed peri-
tkecium dimidiatum); corticola, Wellington (fide Stirt.).
. Pyrenula Kunthii Fée Suppl., p. 80; Müll. Arg. Pyrenoc. Cubens.,
p. 411; Verrucaria Santensis Nyl. Syn. L. Nov. Caled., p. 88; L. Nov.
Zel., p. 131; Verrucaria inflata Stirt. Addit. 1877, p. 18; Verr. gla-
brata d. homalisma Kn. New Zeal. Verruc., n. 6 d, t. XI, fig. 9; Hook.
f. Handb., p. 59%; corticola, Wellington.
** Spore 4- et 6-loculares.
Pyrenula dealbata; Verrucaria dealbata Kn. Contrib. 1878, p. 280,
t. 38, fig. 1. — Corticola.
20 Perithecium globosum.
* Spore 12-20 le.
5. Pyrenula occulta Müll. Arg. L. Kn., n. 52; Verrucaria occulta Kn.
Contrib. 1878, p. 279, t. 37, fig. 24; Verrucaria micromma Nyl.
Pyrenoc., p. 49 ; L. Nov. Zel., p. 13 (non Montg.), Stirt. Addit. 1876,
p. 473; corticola.
706.
709.
715.
APPENDIX I. 95
Pyrenula Knightiana; Verrucaria olivaceo-fusca Kn. On Lichenogr.
1884, n. 23, fig. 23 (non Pyrenula olivaceo--fusca Müll. Arg. L.
Costar.); corticola.
. Pyrenula arthoniza; Verrucaria arthoniza Kn. On Lichenogr. 1885,
n. 30, fig. 10; corticola.
. Pyrenula nitidella Müll. Arg. Pyrenoc. Cubens., p. 41%; Verrucaria
nitidella Flk.; Nyl. L. Nov. Zel., p. 150; Verr. nitida v. pseudo-niti-
della Kn. New Zeal. Verr., n. 5. t. XI, fig. 6.
** Spore 20-45 y le.
Pyrenula nitida Ach. Syn.. p. 125; Verrucaria nitida Schrad.; Nyl.
Pyrenoc., p. 45 et L. of New Zeal., p. 259, L. Nov. Zel., p. 130; cor-
ticola, Dunedin.
. Pyrenula glabrata Mass. Rie., p. 163; Verrucaria glabrata Ach. Syn.,
p- 91; Kn. New Zeal., Verr., n. 6 (3 cinereo-alba et deprimens ad res
alienas spectant) ; Nyl. Pyrenoc., p. 47; L. of New Zeal., p. 259, L.
Nov. Zel., p° 131; hie spectare videtur Verr. alba Babingt. New Zeal.,
p. 43, et V. dermatodes Tayl. L. Antarct., n. 27.
1. Pyrenula crassescens; Verrucaria crassescens Stirt. Addit. 1877,
p. 19 (thallus pallide glaucescens, cerassiusculus); corticola.
. Pyrenula subpunctella; Verrucaria subpunctella Nyl. L. Nov. Zel.,
p. 131; corticola.
Sect. 2. — Fusipiospora Müll. Arg. L. B., n. 890; spor& fusiformes
(6-plo et ultra longiores quam latæ), 6-pluriloculares.
1° Apothecia subglobosa.
. Pyrenula moniliformis; Verrucaria moniliformis Kn. New Zeal.
Verruc., n. 7, t. XI, fig. 10; Hook. f. Handb., p. 594; corticola.
. Pyrenula cyrtospora; Verrucaria cyrtospora Stirt. Addit. 1876,
p. 472 (sporæ curvatæ, 4-8-loculares, 30 a 1g., 41/2 » 1t.); corticola,
Wellington.
20 Apothecia conica, basi plana.
Pyrenula deliquescens ; Verrucaria deliquescens Kn. New Zeal. Verr.,
n. 8, t. XI, fig. 11 (figura incompleta); Hook. f. Handb., p. 594 (spo-
ræ incurvæ). — Corticola.
110. Anthraccthecium.
Massal. Esam. compar. d. alcuni gen., p. 49; Müll. Arg. Pyrenoc. Cubens.,
p. 376.
96 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
716. Anthracothesium cellulosum; Verrucaria cellulosa Kn. New Zeal.
Verr., n. 10, t. XI, fig. 13; Hook. f. Handb., p. 59%; corticola.
111. Sphæromphale.
Massal. Gen., p. 15: Körb. Syst., p. 334.
. Sphæromphale umbrina; Verrucaria umbrina Wahlbe. ; Babingt. New
Zeal., p. 43; Hook. f. Handb., p. 592; ad lapides silaceos; Northern
Island.
1
pe
RS |
SUBTRIBUS Il. — TRYPETHELIER.
Müll. Arg. Pyrenoc. Cubens., p. 376 et 389.
112. Trypethelium.
Trevis. Syn. gen. Trypethel., p. 19; Müll. Arg. Pyrenoc. Cubens., p. 389 :
Trypethelium Spreng. Anleit., p. 350 et Auct. pr. p.
718. Trypethelium pulcherrimum Fee Monogr. Tryp., p. 41, t. 11, fig. 2
fide Stirt. Addit. 1877, p. 20; corticola, Wellington.
719. Trypethelium bicolor Kn. On Lichenogr. 188%, p. 20, fig. 20; corti-
cola.
— — pyrenuloides Kn. I. c.
113. Bathelium.
Trevis. Syn. gen. Trypeth., p. 21; Müll. Arg. Pyrenoc. Cubens., p. 376
et p. 394.
720. Bathelium madreporiforme Trev. Syn. Trypeth., p. 21; Trypethelium
madreporiforme Eschw. Bras., p. 156; Babingt. New Zeal., p. 4;
Hook. f. Handb., p. 591; corticola.
— — ?% obscurius Babingt. New Zeal., p. 41; Northern Island.
11%. Melanotheca.
Fée Ess. Suppl., p. 70; Müll. Arg. Pyrenoc. Cubens., p. 376 et 395; Try-
pethelii sp. Auct.
721. Melanotheca Cumingiana; Trypethelium Cumingii Stirt. Addit. 1876,
p. 473, non Mont., quod idem est ac Bathelium Cumingii Trev., sporis
hyalinis (sporæ cire. 70 z 1g., 25 » It.) ; corticola, Wellington.
722. Melanotheca Stirtoniana; Trypethelium erumpens Stirt. Addit. 1876,
p. 473, non Fee, ubi sporæ hyalinæ (sporæ 24 » 1g., 12 » It.); corti-
cola, Wellington.
123.
724.
729.
730.
APPENDIX 1. 97
Melanotheca ornata; Trypethelium connivens Stirt. Addit. 1876,
p. 473, non Nyl., quod est Bathelii sp. (ostiolis aurantiacis ornata) :
corticola, Wellington.
115. Parmentaria.
Fée Meth., p. 24; Müll. Arg. Pyrenoc. Cubens.. p. 375 et 385; Pyrena-
strum Tuck. Gen., p. 276 (non Eschw.); Heufleridium Müll. Arg. L.
Bean 002:
* Sporæ 44-20 p lg.
Parmentaria microspora Müll. Arg. L. B., n. 1205; corticola.
** Spore 25-35 a lg.
>. Parmentaria astroidea Fee Meth., p. 76, t. 1, fig. 14; Verrucaria
astroidea Nyl. L. Nov. Zel., p. 132; corticola.
. Parmentaria subumbilicata Müll. Arg. L. B., n. 1204 (1887); Astro-
thelium ochrocleistum Nyl. L. Nov. Zel., p. 135 (1889); corticola
(Dr Kn.).
*#* Spore 40-50 y Ig.
. Parmentaria prostrata; Astrothelium prostratum Stirt. Addit. 1876,
p. #73 (sporæ e 6-loculari parenchymaticæ) ; corticola, Wellington.
. Parmentaria pyrenastroides Müll. Arg.; Verrucaria pyrenastroides
Kn. New Zeal. Verr., p. 100, n. 9, t. XI, fig. 12; Hook. f. Handb.,
p. 59% ; Astrothelium pyrenastroides Kn. Contrib. 1878, p. 278, t. 37,
fig. 19; Nyl. Nov. Zel., p. 135 (sporæ ex 8-10-loculari parenchyma-
tic®); corticola.
#### Spore 1-2-næ, cire, 70-120 w. lg.
Parmentaria gregalis Müll. Arg. L. B., n. 1203; Trypethelium gregale
Knight Queensl., p. 77 (sporæ 99-129 » 1g.); corticola.
Parmentaria subplana Müll. Arg. L. B., n. 1202; Trypethelium sub-
planum Knight Queensl., p. 77 (sporæ 75-100 Ig.) ; corticola.
BULL. HERB. BOIss. Appendix I, janvier 1894. 7
INDEX SPECIERUM
Synonyma italice impressa sunt.
Abrothallus Curreyi Linds. 635.
— dubius, 636.
— oxysporus Tul. 420.
— Parmeliarum Arn. 63%.
Alectoria crinalis Ach. 9%.
— ochroleuca Nyl. 93.
— usneoïdes f. tenuis Tayl. 99.
Amphiloma elegans Körb. 265.
— lanuginosum Fr. 266.
— murorum Körb. 236.
Amphinomium pannarinum Nyl. 27.
Anaptychia leucomelæna Wn. 107.
— speciosa Wn. 201.
Anthracothecium cellulosum, 716.
Anzia angustata Müll. Arg. 198.
Arlhonia adspersa Nyl. 608.
— albida Kn. et Mitt. 608.
— ampliata Kn. 631.
— aspera Kn. 620.
— astroidea Ach. 617.
— complanata Fée 623.
— confluens Bab. post 624.
— conspicua Nyl. 611.
— diaphora Stirt. 612.
— dispersa Nyl. 616.
— epiodes Nyl. 609.
— excedens Nyl. 624.
— fusconigra Nyl. 627.
— gregaria et var. 608.
— indistincta Kn. et Mitt. 619.
— infuscata Krplh. 628.
— lecideoides Kn. 621.
— lérelliformis Kn. 608.
— lobulata Kn. et Mitt. 587.
— lurida Hook. f. 611.
— minutula Nyl. Arth. 616.
— myophæna Krplh. 619.
Arthonia nigro-eineta Kn. et Mitt. 61%.
— obtusula Nyl. 625.
— pellucida Kn. 632.
— peraffinis Nyl. 622.
— perangusta Stirt. 558.
— perparvula Stirt. 559.
— phymatodes Kn. 615.
— platygraphella Nyl. 566.
— polymorpha Ach. 620.
— pruinosa Ach. 613.
— ramulosa Kn. et Mitt. 618.
— spadicea Kn. 629.
— stictaria Nyl. 610.
— subramulosa, 618.
— suffusa Kn. 626.
— tenuissima Kn. 6%.
— verruculosa Kn. 566.
Arthopyrenia analepta Körb. 656.
— beloniza, 667.
ur Nealcarea, (092:
— conformis, 663.
— fossularia, 661.
— gemellipara Müll. Arg. 65%.
— gemmata Müll. Arg. 66%.
— leptiza, 657.
— macrocyrtospora, 668.
— maurospila, 653.
— minulella, 660.
— mycospora, 666.
— pruinoso-grisea, 699.
— subatomaria Müll. Arg. 658.
— subbiformis Müll. Arg. 669.
— suffusa, 662.
— transposita, 699.
Arthothelium ampliatum, 631.
— fusconigrum, 627.
— infuscatum, 628.
AE
APPENDIX 1. 99
Arthothelium obtusulum, 625.
— pellucidum, 632.
— spadiceum Müll. Arg. 629.
— Stirtianum, 630.
— suffusum, 626.
Ascidium attenuatum Kn. 546.
— elatius Stirt. 551.
— fusiforme Kn. 674.
— manosporum Kn. 550.
Astrothelium ochrocleistum Nyl. 726.
— prostratum Stirt. 727.
— pyrenastroides Nyl. 728.
Baeidia albido-prasina Kn. 468.
— anceps Kn. 474.
— carneo-rufa Kn. 488.
— cerasentera Kn. 485.
— chrysocarpa Kn. 471.
— eucoccodes Kn. 475.
— leucocarpa Kn. 472.
— melastegia Kn. 489.
— mesospora Kn. 46%.
— minutissima Kn. 494.
— pannarioides Kn. 251.
— pedicellata Kn. 496.
— rhodocarpa Kn. 490.
— rimosa Kn. 487.
— rosello-carnea Kn. 473.
— spirospora Kn. 482.
— spodolæina Kn. 477.
— stenospora Kn. 495.
— subscripta Kn. 466.
Bæomyces absolutus Tuck. v. 72.
— arcuatus Stirt. 71.
— cupreus, 73.
— fungoides Ach. 71.
— granosus Stirt. 76.
— hæmatropus Leight.
— heteromorphus Nyl.
— Nove Zelandiæ Kn. 7
— pertenuis Stirt. 74.
— roseus Bab. 71.
— rufus Hook. f. 75.
— rupestris Tayl. 75.
— subgranosus Stirt. 77.
Bagliettoa ocellata Kn. 346.
I “I
Lo © ©
Bathelium madreporiforme Trev. 720.
Biatora anomala Bab. 472.
Biatora byssoides Bab. 75.
— carneola Bab. 470.
— ceroplasta Bab. 480.
— cinnabarina Fr. 371.
— Colensoi Bab. 255.
— decipiens Fr. 252.
— decolorans Bab. 450.
— marginiflexa Bab. 447.
— pachycarpa Bab. 444.
— parvifolia Montg. 249.
— pyrophthalma Montg. 423.
— vernalis Bab. 368.
Biatorinopsis diluta Müll. Arg. 532.
— Jutea Müll. Arg. 531.
— myriadella Müll. Arg. 53%.
— pallidula Müll. Arg. 533.
Blastenia endochromoides, 504.
— ferruginea, 500.
— _iodomma, 502.
— subtubulata, 503.
— tubulata, 504.
Borrera chrysophthalma Ach. 96.
— fluvicans Ach. 95.
Bryopogon ochroleucus Körb. 93.
— sarmentosus v. crinalis Körb.
92.
Buellia albula, 518.
— atroflavella, 510.
— badiella, 525.
— decedens, 514.
— exsoluta, 519.
— ferax Müll. Arg. 520.
— hypopelidna, 517.
— meiosperma, 519.
— melaxanthella, 516.
= minutulasside
— myriocarpa Mudd 521.
— parasitica Th. Fr. 523.
— porulosa Müll. Arg. 522.
— scabrosa Mass. 524.
— stellulata Mudd 512.
— subbadio-atra, 543.
Byssocaulon filamentosum Nyl. 535.
Calicium enrtum Turn. 36.
Callopisma aurantiacum Mass. 298.
— cerinum Mass. 301.
— homologum, 303.
100 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Callopisma inclinans, 300.
— pallidius Müll. Arg. 302.
— pyraceum Müll. Arg. 299.
— sanguinolentum Krplh. 382.
Candelaria vitellina Mass. 267.
Candelariella vitellina Müll. Arg. 267. |
Celidium Stictarum Tul. 633.
Cenomyce allotropa v. verticillata Ach.
38.
— bacillaris Ach. 70.
— capitellata Tayl. 53.
— cervicornis Ach. 59.
— ecmocyna Ach. 56.
— fimbriata v. cornuta Ach. 65.
— furcata Ach. 50.
— rangiferina Ach. 49.
— relipora Ach. 44.
Cetraria aculeata Fr. 108.
— corallophora, 109.
— glauca, 111.
— lacera Hook. f. et Tayl. 14%.
— sæpincola Ach. 110.
Chiodecton Colensoi, 640.
— conchyliatum Stirt. 637.
— gelatinosum Stirt. 641.
— inconspicuumKn.etMitt.637.
— moniliatum Stirt. 637.
— prominulum, 639.
— sinuosum Stirt. 638.
— subgelatinosum, 642.
— submoniliforme Nyl. 637.
Cladina aggregata Nyl. 45.
— retipora Nyl. 44.
Cladonia adspersa Nyl. 50.
— aggregata Eschw. 45.
— alpestris Rbh. 47.
— amaurocræa Schær. 54.
— amaurocræa x. capitellala
Linds. 53.
—. bacillaris Nyl. 70.
— capitellata Bab. 53.
— cariosa Fik. 63.
— cervicornis Schar. 59.
— chordalis v. soredians Nyl.
96.
— coccifera Willd. 66.
— cornucopioides Fr. 66.
Cladonia decorticata FIk. 60.
— deformis Hoffm. 68.
— degenerans FIk. 57.
— degenerans v. cariosa Tuck.
7.
— digitata Hoffm. 65.
— enantia Nyl. 63.
— fimbriata Hoffm. 65.
— Flœrkeana Fr. 69.
— furcata Hoffm. 50.
— gracilis Hoffm. 56.
— gracilis v. cervicornis Linds.
39.
— — v. verticillata Linds. 58.
— lepidota Nyl. 57.
— macella Krplh. 62.
— macilenta Hoffm. 70.
— medusina Nyl. 59.
— neglecta Fk. 6%.
— ochrochlora Flik. 61.
— pityrea FIk. 62.
— pungens FIk. 51.
— pycnoclada Nyl. 46.
— pyxidata Fr. 64.
— rangiferina Hoffm. 49.
— — v. alpestris Ach. 47.
— — v. pumila Nyl. 46.
— — v. syloatica Nyl. 48.
— retipora Flik. 44.
— squamosa Hoffm. 52.
— sylvatica Hoffm. 48.
— verticillata Flk. 58.
Clathrina aggregata, 45.
— retipora, AA.
Clathroporina endochrysea, 691.
— exocha, 690.
— Haultaini, 693.
— Wellingtonu, 692.
Coccocarpia aurantiaca, 245.
— Gayana Mont. 238.
— molybdæa v. plumbea Hook.
f. 245.
— pellita v. smaragdina Müll.
Arg. 244.
— periptera Nyl. 227.
— plumbea Auct. ad n. 245.
— pulchella Bab. 646.
APPENDIX I.
Coccocarpia smaragdina Pers. 24%.
Cœnogonium implexum Nyl. 538.
interplexum v. contextum
Stirt. 539.
interpositum Nyl. 537.
Linkü Ehrenb. 536.
Collema byrsinum Ach. 26.
contiguum Kn. 17.
fasciculare v. Colensoi Bab.
flaccidum Ach. 25.
flaccidum v. leve Bah.
furvum Ach. 20.
glaucophthalmum Nyl. 21.
love Tayl. 24.
leucocarpum Tayl. 24.
nigrescens Ach. 22.
nigrescens V.
Bab. 21.
nigrum Tayl. 22.
plicatile Ach. 19.
pulposum Ach. 18.
rugatum Tayl. 8.
saturninum Ach. 4.
subconveniens Nyl. 15.
suberispum Nyl. 16.
thysanœum Nyl. 23.
tremelloides Ach. 10.
Collemodium rigens Ny1. 28.
Coniophyllum Colensoi Nyl. 35.
Cornicularia aculeata Ach. 108.
Corynophoron Colensoi Nyl. 38.
Dendriscocaulon filicinellum Nyl. 14.
Dermatocarpon fluviatile Th. Fr. 644.
Dichodium byrsinum Nyl. 26.
Dictyographa cinerea. 584.
Diploschistes actinostoma Zahlbr. 312.
scruposus v. Müll. Arg. 310.
stictieus. 311.
Dufourea collodes Tayl. 45.
Encephalographa Otagensis. 560.
Endocarpon fluviatile DC. 644.
hepaticum Ach. 645.
pulchellum Hook. f. et Tayl.
646.
pusillum Bab. 645.
pusillum Hedw. 647.
24.
leucocarpum
101
Endopyrenium hepaticum Körb. 645.
Euopsis granaiina Nyl. 29.
Evernia flavicans Ach. 95.
ochroleuca Fr. 93.
Fissurina alba Kn. 604.
compartlis Nyl. 597.
confraga Krplh. 607.
consentanea Nyl. 598.
cyrtospora Kn. 557.
inquinata Kn. et Mitt. 597.
insidiosa Kn. et Mitt. 597.
monospora Nyl. 600.
Nove Zelandie Kn. 596.
rugosa Kn. 605.
subcontexta Nyl. 595.
Graphina anguina Müll. Arg. 601.
monospora. 609.
sophistica Müll. Arg. 599.
Graphis anfractuosa Eschw. 591.
assimilis Nyl. 592.
comparilis Nyl. 597.
confinis Ku. et Mitt. 592.
consentanea. 598.
conturbata Krplh. 592.
elegans Ach. 5%.
enteroleuca Ach. post 598.
inusta Ach. 602.
librata Kn. 593.
Novæ Zelandie. 596.
rufula Montg. 595.
scalpturata Ach. 606.
scaphella Ach., post 598.
scripta Ach. 594.
sophistica Nyl. 599.
strigata Kn. 603.
subeontexta Nyl. 595.
Gyalecta cupularis Bab. 258.
cupularis Schær. 530.
Gyrophora polyphylla Fr. 112.
Hæmatomma Babingtoni Mass. 297.
Heterothecium fusco-luteum, 509.
insidens, 508.
monosporum, 907.
phæomma, 506.
Hyperphyscia plinthiza, 209.
synthalea, 210.
Lecanactis impolita Fr. 613.
102
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Lecania Babingtoni, 297.
punicea Müll. Arg. 296.
subundulata, 295.
vallata, 294.
Lecanora albella Ach. 271.
argopholis v. thiodes Hook. f.
281.
atra Ach. 272.
atrynea v. melanocarpa Nyl.
270.
aurantiaca Nyl. 298.
Babingtoni Kn. 297.
baliola Krplh. 438.
cerina Ach. 301.
cerina v. pyracea Nyl. 299.
chrysosticta Tayl. 30%.
cinerea Sommerf. 290.
cinereav.obscurata Nyl. 289.
coarctata Ach. 395.
continua Kn. 276.
cyamidia Stirt. 280.
cyrtospora Kn. 279.
depressa v. obscurata, 289.
dispersa FIk. 277.
exigua Ach. 307.
ferruginea Nyl. 500.
flavido-fulva Müll. Arg. 286.
flavo-pallescens Nyl. 287.
flavo-pallida Stirt. 285.
frustulosa Ach. 281.
galactina Ach. 263.
— v. dispersa Nyl. 277.
gelida Ach. 258.
glaucoma Ach. 269.
homologa Nyl. 303.
inclinans Stirt. 300.
leucophea Leight. 396.
pachypholis Nyl. 273.
pallescens Schar. 292.
pallidior Nyl. 302.
pallido-cerina Nyl. 286.
parella Ach. 292.
parellina Nyl. 292.
paupercula Nyl. 309.
peloleuca Nyl. 306.
Peponula Müll. Arg. 347.
perflavida Nyl. 288.
Lecanora perrugosa Nyl. 259.
Lec
polytropa Schær. 282.
propior Nyl. 305.
punicea Ach. 296.
pyracea Nyl. 299.
pyreniospora v. paupercula
Nyl. 309.
rhodophthalma Müll. Arg.
268.
rubroeincta Stirt. 278.
simplex Nyl. 365.
sophodes v. exiqua Nyl. 307.
sphinctrina Nyl. 21%.
— v. pholidotoides Nyl. 214.
subfusca Ach. 270.
— v. umbrina Nyl. 275.
subgranulata Nyl. 270.
subpyracea Nyl. 299.
subundulata Stirt. 295.
symmicta Ach. 283.
symmietera Nyl. 283.
symmictoides Nyl. 284.
thelotremoides Nyl. 293.
thiomela Nyl. 308.
trachyderma Krplh. 274.
umbrina Mass. 275.
vallata Stirt. 29%.
varia Hook. f. 282.
— v.pallido-cerina Eschw. 286.
verrucosa Laur. 291.
vitellina Ach. 267.
idea abietina Hook. f. 422.
abietina v. saxicola Bab. 422.
eruginosa Leight. 402.
albicerata Krplh. 455.
albido-lutea Nyl. 471.
albido-plumbea Hook. f. 466.
albo-cærulescens Schær. 412.
albo-prætexta Kn. 375.
albula Nyl. 518.
alleuroides Stirt. 247.
allotropa Nyl. 453.
amphitropa Nyl. 25%.
anceps Nyl. 474.
arceutina Nyl. New Zeal.
469.
arceutinoides Nyl. 469.
APPENDIX 1.
Lecidea atro-alba Bab. 526.
— atro-flavella Nyl. 510.
— atro-lurida Kn. 409.
— atro-morio Kn. 406.
— badiella Nyl. 525.
— cesio-pallens Nyl. 431.
— campylospora Stirt. 446.
— cano-rufescens Krplh. 387.
— carneola Ach. 529.
— cerasentera Nyl. 485.
— ceratina Stirt. 486.
— cerinocarpa Kn. 376.
— ceroplasta Hook. f. 480.
— chalybeiza Nyl. 419.
— chrysosticta Nyl. 304.
— cinnabarina Smrf. 571.
— cinnabarodes Nyi. 372.
— cinnabaroides Kn. 372.
— circumdiluens Nyl. 402.
— citrinella Hook. f. 524.
— clathrata Kn. 446.
— coarctata Nyl. 395.
— coccodes Kn. 393.
— Colensoi Nyl. 253.
— concinnior Stirt. 493.
— concordans Nyl. 362.
— conisalea Kn. 388.
— contiqua Bab. 413.
— contigua Fr. 411.
— — v. albo-cerulescens Nyl.412.
— — v. crustulata Nyl. 445.
v. meiospora Nyl. 413.
. persistens Nyl. 416.
RER y
— — v. platycarpa Hook. f. 412.
— corroborans Stirt. 440.
— crustulata Körb. 415.
— cupularis Ach. 530.
— cyanopsis Stirt. 398.
— Daerydii Müll. Arg.
— decedens Nyl. 514.
— decipiens Ach. 252.
— decolorans Flik. 385.
— delusa Nyl. 250. -.
— demersa Krplh. 403.
— denigrata Nyl. 430.
— deposita Nyl. 451.
— desmaspora Kn. 364.
384.
103
Lecidea disciformis v. albula Linds.
518.
disseminata Tayl. 421.
electrodes Stirt. 373.
endochromoides Nyl. 501.
endoleuca Nyl. 499.
epiphysa Stirt. 363.
exigua Chaub. 389.
exsoluta Nyl. 515.
familiaris Nyl. 366.
flavido-atra Nyl. 443.
flavo-pallescens Hook. f. 287.
flavo-virescens Fr. 52%.
furfuracea Pers. 367.
fusco-atra Nyl. Crust. N. Z.
405.
fusco-atrula Nyl. 405.
fusco-cincta Stirt. 392.
fusco-lutea Ach. 506.
geographica Hook. f. 528.
gilvo-rufella Nyl. 460.
glabella Krplh. 55%
glandulosa Kn. 387
glomerulosa Kn. 462.
grossa Pers. 442.
hemitropa Nyl. 432.
hypomelina Stirt. 362.
hypopelidna Nyl. 517.
implicata Stirt. 361.
insidens Stirt. 508.
interponens Nyl. 452.
interversa Nyl. 386.
intervertens Nyl. 387.
— * diacrita Nyl. 388.
Kelica Stirt. 424.
lapicida Bab. 401.
— v. declinans Nyl. 414.
— * polycarpa Nyl. 401.
latypiza Nyl. 400.
lenticularis Ach. 429.
leptocarpa Nyl. 414.
leptoloma Müll. Arg. 383.
leucocarpa Nyl. 472.
leucophæa FIk. 396.
leucoplacoides Krplh. 43%.
leucothalamia Nyl. 484.
littoralis Kn. 410.
10%
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Lecidea lutea Nyl. 531.
luteola Stirt. 476.
maculosa Stirt. 436.
mamillaris Duf. 256.
marginiflexa Tayl. 447.
marmorea Tayl. 258.
meiophragmia Nyl. 491.
meiospora Nyl. 413.
melaclina Nyl. 441.
melaleuca Tuck. 437.
melanotropa Nyl. 433.
melasema Nyl. 497.
melastroma Nyl. 407.
melaxanthella Nyl. 516.
microdactyla Nyl. 370.
millegrana Nyl. 477.
minutula Hepp 511.
miscescens Nyl. 391.
monospora Kn. 507.
Montagnei Flot. 526.
mutata Nyl. 466.
myriadella Nyl. 53%.
myriocarpa Nyl. 520.
nanospora Kn. 463.
nidulans Stirt. 457.
nigratula Müll. Arg. 37%.
nigrescens Kn. 419.
nigro-lurida, 409.
nubilior Stirt. 467.
Otagensis Nyl. 498.
oxyspora Nyl. 220.
pachycarpa Hook. f. 44%.
pallido-atra Nyl. 406.
parasema Ach. 399.
— v. latypea Nyl. 400.
parasemiza Nyl. 399.
parasitica FIk. 523.
parvifolia Pers. 249.
pauxilla Krplh. 430.
perluta Stirt. 458.
permutala Stirt. 483.
petræa Tayl. 413.
petræa Flot. 527.
petræa varr. Kn. 527.
petrina Nyl. 416.
pheomma Nyl. 506.
phyllophila Stirt. 509.
Lecidea pineti Ach. 932.
platycarpa Bab. 412.
pleistophragmoides Nyl. 583.
polycarpa FIk. 401.
prelucida Krplh. 481.
pseudoplana Nyl. 458.
pseudopyrra Kn. 459.
pulverea Borr. 425.
— v. Laurocerasi Nyl. 499.
pyrophthalma Nyl. 423.
rhyparobola Nyl. 456.
rhypoderma Kn. 367.
rivulosa Ach. 397.
rosella Bab. 373.
rosella Ach. 479.
rosello-pallida Nyl. 468.
rubricatula Stirt. 380.
rupestris Ach. 378.
russula Ach. 382.
sabuletorum Flik. 450.
sabuletorum Fr. 400.
schistacea Kn. 408.
semipallida Nyl. 428.
simplex Nyl. 365.
speirea Tayl. 441.
spheroides f. minor Krplh.
höh.
spodophana Nyl. 435.
stillata Nyl. 424.
steliulata Tayl. 512.
subargillacea Kn. 395.
subbacillifera Nyl. A61.
subbadio-atra Kn. 513.
subcoarctata Kn. 394.
subfarinosa Nyl. 582.
subglaucodea Krplh. 379.
subglobosa Nyl. 496.
subglobulata Kn. 415.
sublapicida Kn. 417.
sublivens Nyl. 439.
subpineti Krplh. 377.
subrosella Nyl. 478.
subrubella Nyl. 470.
subsimilans Nyl. 476.
subsimilis Nyl. 368.
subtenebrosa Nyl. 40%.
subtubulata Kn. 503.
APPENDIX 1.
Lecidea superula Nyl. 465.
— sylvicolella Nyl. #18.
— tabacina Krplh. 381.
— Taitensis Montg. 446.
— thyzaniza Nyl. 369.
— trachona v. marginatula Nyl.
452.
— tuberculosa Fée 449.
— tubulata Kn. 504.
— vernalis Ach. 390.
— versicolor Fée 445.
— vesicularis Ach. 259.
— Wellingtonii Stirt. 477.
— Whakatipa Kn. 518.
Leioderma pyenophorum Nyl. 229.
Leproloma lanuginosum Nyl. 223.
Leptogiopsis Brebissonii, 2.
Leptogium azureum Montg. 10.
— Brebissonii Mont. 2.
— bullatum Nyl. 4.
— Burgessii Monte. 6.
— chloromelum Nyl. 8.
— crispatellum Nyl. 13.
— dendroides Nyl. 14.
— diaphanum Nyl. 11.
— inflexum Nyl. 5.
— Menziesii Monte. 3.
— phyllocarpum Montg. 7.
— rigens Nyl. 28.
— saturninum Nyl. 4.
— scotinum Fr. 12.
— _ tremelloides Fr. 10.
Leptotrema æmulans, 549.
— allosporoides, 553.
— elatius, 551.
— farinaceum, 547.
— _ manosporum, 990.
— monosporoides, 548.
— _ monosporum, 992.
Leucodecton Colensoi Mass. 640.
Lichen albescens Ach. 263.
Lichina pygmæa Ag. 1.
Lithographa cyrtospora Nyl. 557.
Lopadium phyllophilum, 509.
Megalospora dispora Kn. 362.
Melampylidium metabolum, 585.
Melanospora Otagensis Linds. 560.
105
Melanotbeca Cumingiana, 721.
— ornata, 723.
22 Stirtomlang, 722%
Melaspilea amphoroides Stirt. 585.
— concrucians, 89.
— deformis Nyl. 588.
— lobulata Nyl. 587.
— metabola Nyl. 585.
— subeffigurans, 586.
Microthelia binucleolata, 696.
— Cargilliana Linds. post 700.
— Knightiana Müll. Arg. 695.
— magnifica Müll. Arg. 697.
— perrugosaria Linds. 698.
— ramalinaria Linds. 699.
— vermicularia Linds. 700.
Mycoblastus hypomelinus, 362.
— implicatus, 361.
Myriangium Duriæi Mont. et Berkl.
643.
— inconspicuum Bab. 611.
Myxodictyon chrysostictum Mass. 304.
Nephroma antarcticum v. tenue Nyl.
11%.
— australe A. Rich. 114.
— cellulosum Ach. 117.
— homalodes Nyl. 113.
— lœvigatum v. rufum Leight.
118.
— Lyallii Bab. 116.
— _pallens Nyl. 114.
— resupinatum Bab. 119.
— — v. pruinosum Montg. 115.
— — v. rufum Bab. 118.
— schizocarpon Nyl. 115.
Nephromium cellulosum Nyl. 117.
— helveticum Nyl. 118.
— lævigatum Nyl. 119.
— Lyallii Nyl. 116.
Neuropogon ciliatus Nyl. 92.
Normandina pulchella Nyl. 646.
Ocellularia bicavata, 540.
— cavata Müll. Arg. 541.
— dolichospora, 543.
— hians, 542.
— obovata, 544.
Odontotrema concentricum Stirt. 556.
BULL. HERB. BOISS. Appendix I, janvier 1894. 8
106
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Opegrapha agelæoides Nyl. 576.
atra Nyl. 573.
cinerea Kn. et Mitt. 584.
concrucians Krplh. 589.
devia Nyl. 579.
diaphoriza Nyl. 570.
fuscescens Krplh. 575.
herpetica Ach. 572.
intertexta Kn. 568.
modesta Müll. Arg. 569.
murina Krplh. 571.
pleistophragmoides, 583.
prominula Kn. et Mitt. 577.
rubrica, 580.
saxæicola Kn. 570.
spodolwina Kn. 575.
spodopolia Nyl. 581.
stellata Kn. 567.
subdifficilis Nyl. 57%.
subeffigurans Nyl. 586.
subfarinosa, 582.
varia Pers. 578.
Pannaria amphibola Kn. 235.
apiculata Kn. 256.
atro-fumosa Kn. 228.
biatorina Kn. 237:
brunnea Mass. var. 232.
crustata Stirt. 230.
gymnocheila Nyl. 240.
holospoda Nyl. 231.
immixta Nyl. 228.
lanuginosa Körb. 223.
leucostieta Nyl. 231.
mariana Müll. Arg. 225.
microphylla Mass. 242.
muscorum Fr. 239.
nigra Nyl. 243.
nigro-cineta Nyl. 233.
pannosa Nyl. 225.
perfossa Stirt. 226.
periptera, 227.
pholidota Hook. f. 228.
prolifera Nyl. 224.
pycnophora, 229.
rubiginosa Del. 224.
subimmixta Kn. 231.
subsimilis Kn. 233.
Pannaria iriptophylla Nyl. 241.
variegata Stirt. 234.
Pannularia nigra Nyl. 243.
Parmelia angustata Pers. 198.
atra Ach. 272.
aurantiaca Fr. 298.
aurea A. Rich. 200.
Borreri Turn. 18%.
bryantha Ach. 270.
cesia Ach. 204.
caperata Ach. 186.
cetrata Ach. 177.
chrysosticta Bab. 30%.
coarctata Ach. 395.
conoplea Ach. 224.
conspersa Ach. 190.
diatrypa Ach. 193.
elegans Ach. 265.
encausta Ach. 197.
enteromorpha Ach. 196.
flavicans Ach. 95.
foraminulosa Krplh. 195.
Fremsjonensis Bab. 215.
frustulosa Bab. 281.
fulgens Ach. 261.
furcata Müll. Arg. 189.
Gayana Montg. 238.
gelida Bab. 258.
gossypina V.
Montg. 53.
gyrosa Bab. 48.
imitatriz Tayl. 192.
lævigata Ach. 178.
— v. revoluta Nyl. 181.
— v. sinuosa Nyl. 188.
lanuginosa Ach. 223.
latissima Fee 174.
leucomela Ach. 107.
linearis Ach. 100.
macrocarpa Pers. 179.
moniliformis Bab. 198.
Mougeotiana Nyl. 191.
Mougeotii Schar. 191.
muscorum Fr. 239.
niero-cincta Bab. 233.
obseura Fr. 206.
olivacea Bab. 192.
filamentosa
APPENDIX TI.
Parmelia olivetorum Krplh. 175.
pallescens Fr. 292.
parietina Ach. 199.
perforata Ach. 176.
perlata Ach. 175.
- pertransita Stirt. 19%.
pertusa Schær. 193.
pholidota Bab. 228.
physodes Ach. 196.
picta Ach. 208.
proboscidea Tayl. 175.
prolixa Nyl. 192.
pulverulenta Ach. 202.
punicea Ach. 296.
pyrophthalma Bab. 423.
reticulata Tayl. 183.
revoluta, 181.
rubiginosa Tayl. 21%.
— v. araneosa Bab. 215.
— v. sphinetrina Bab. 213.
rupestris DC. 378.
rutidota Hoof. f. Tayl. 187.
saxalilis Ach. var. 182.
— Schweinfurthii Müll.
173.
scruposa Ach. 310.
signifera Nyl. 182.
sinuosa Ach. 188.
sophodes v. exiqua Fr. 307.
stellaris Ach. 203.
subconspersa Nyl. 190.
subrudecta Nyl. 185.
subtiliacea Nyl. 179.
tenuirimis Tayl. 183.
tiliacea Ach. 180.
triptophylla Bab. 241.
varia Ach. 282.
verrucosa Bab. 319.
verrucosa Fr. 291.
Parmeliella amphibola, 235.
apiculata, 236.
biatorina, 237.
Gayana, 238.
gymnocheila, 240.
microphylla Müll. Arg. 242.
muscorum, 239.
nigra, 243.
Arg.
|
Parmeliella nigro-cincta Müll.
triptophylla Müll. Arg. 241.
variegata, 234.
Parmentaria astroidea Fee, 725.
gregalis Müll. Arg. 729.
microspora Müll. Arg. 724.
prostrata, 727.
pyrenastroides, 728.
subplana Müll. Arg. 730.
subumbilicata Müll. Arg. 726.
Patellaria albicerata, 455.
albido-lutea, 471.
albido-plumbea Müll.
466.
allotropa, 453.
anceps, 47%.
arceutinoides, 469.
baliola, 438.
brachyspora, 463.
Buchanani, 496.
cæsio-pallens, 431.
carneo-rufa, 488.
cerasentera, 485.
ceratina, 486.
ceroplasta, 480.
clathrata Müll. Arg. 446.
concinnior, 493.
corroborans, 440.
cyrtella Müll. Arg. 427.
deposita, 451.
Domingensis Pers. 448.
endoleuca Müll. Arg. 499.
eucoccodes, 475.
flavido-atra, 443.
gilvo-rufella, 460.
glomerulosa, 462.
gompholoma, 447.
hemitropa, 431.
interponens, 492.
lenticularis, 429.
leucocarpa, 472.
leucoplacoides, 434.
leucothalamia, 48%.
maculosa, 436.
marginiflexa Müll. Arg. 447.
meiophragmia, 491,
Arg.
108
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Patellaria melaclina, 441.
melaleuca, 437.
melanotropa, 433.
melasema, 497.
melastegia, 489.
mesospora, 46%.
millegrana Müll. Arg. 477.
minutissima, 49%.
nidulans, 47.
nubilior, 467.
Otagensis, 498.
permutata, 483.
prælucida, 481.
premnea Duby 442.
pseudophana, 458.
pseudopyrra, 459.
pulverea, 425.
pyrophthalma, 423.
rhodocarpa, 490.
rhyparobola, 456.
rimosa, 487.
rosella Müll. Arg. 479.
rosello-carnea, 473.
rosello-pallida, 468.
sabuletorum, 450.
semipallida, 428.
sphæroides, 454.
spirospora, 482.
spodophana, 435.
stenosporina, 495.
stillata, 424.
subbacillifera, 461.
subcarnea Müll. Arg. 426.
sublivens, 439.
subrosella, 478.
subrubella, 470.
subsimilans, 476.
subvigilans, 444.
sulphurata Müll. Arg. 446.
superula, 465.
synothea Müll. Arg. 430.
trachona v. marginatula, 452.
tuberculosa Müll. Arg. 449.
versicolor, 445.
Wilsoni Müll. Arg. 496.
Peltigera canina v. pusilla Fr. 122.
dolichorrhiza Nyl. 121,
Peltigera polydactyla Hoffm. 121.
pusilla Körb. 122.
rufescens Hoffm. 122.
| Perforaria cucurbitula Müll. Arg. 348.
Peponula Müll. Arg. 347.
Pertusaria adscripta Stirt. 323.
adveniens Nyl. 336.
adventans Nyl. 336.
albissima Müll. Arg. 337.
ceuthocarpa Fr. var. 326.
circumeincta Stirt. 317.
communis Nyl. New Zeal. 327.
creberrima Stirt. 318.
cretacea Müll. Arg. 329.
cucurbitula Montg. 348.
cupularis Kn. 322.
dinota Stirt. 320.
erumpescens Nyl. 324.
fumosa Kn. 289.
globulifera Nyl. var. 316.
graphica Kn. 349.
Knightiana Müll. Arg. 338.
Krempelhuberi, 331.
levis Kn. 340.
lavata Müll. Arg. 343.
leioplaca v. octospora Nyl.
339.
leucodeoides Müll. Arg. 332.
leucodes Kn. 342.
melaleuca v. octospora Müll.
Ars. 333.
melaleucoides Müll. Arg. 339.
micropora Krplh. 33%
obvelata Nyl. 313.
ocellata, 346.
patagonica Müll. Arg. 328.
perfida Nyl. 325.
perrimosa Nyl. 34%.
sorodes Stirt. 341.
subcommunis Nyl. 327.
subglobulifera Nyl. 322.
subvaginata Nyl. 315.
subverrucosa Nyl. 319.
subverrucosa Krplh.
Nyl.) 331.
theochroa Krplh. 339.
truncata Krplh. 321.
(non
velata
313.
— — v. sublevata Nyl. 314.
Phæographina confraga, 607.
Pertusaria Nyl.
Phæographis alba, 60%.
inusta Müll. Arg.
rugosa, 605.
strigata, 603.
Phæotrema attenuatum Kn. 546.
Phlyctella abstersa Krplh. 356.
atropa Nyl. 353.
eyrtospora, 351.
egentior Nyl. 356.
interfuscata Nyl. 355.
Neo-Zelandica Nyl. 392.
ocellata, 359.
oleosa, 350.
peregena Nyl. 358.
pityrodes Krplh. 357.
sordida, 355.
stromatophora, 349.
uncinata, 35%.
Phlyctis antaxia Nyl. 360.
cyrtospora Kn. 351.
Neo-Zelandiæ Kn. 352,
neo-zelandica Nyl. 352.
ocellata Kn. 359 et 534
oleosa Stirt. 350.
sordida Kn. 355.
stromatophora Kn. 349.
subuncinata Stirt. 354.
uncinata Stirt. 35%.
Phylloporina chrysophora, 689.
ss 602.
leptalea, 688.
Phyllopsora aleuroides, 247.
breviuscula, 248.
parvifolia, 249.
Wellingtonii, 246. _
Phymatopsis dubia Linds. 636.
Physcia adglutinata Nyl. var. 207.
cæsia Nyl. 204.
chrysophthalma DC. 95.
flavicans DC. 95.
leucomela Michx. 107.
obseura Nyl. 206.
New Zeal.
scalpturata Müll. Arg. 606.
epiphylla Müll. Arg. 687.
APPENDIX 1. 109
Physcia obseuriuscula Nyl. 205.
parietina Nyl. 199.
picta Nyl. 208.
plinthiza Nyl. 209.
pulverulenta Nyl. 202.
speciosa Nyl. 201.
stellaris Nyl. 203.
synthalea Kn. 210.
Physma byrsinum Mass. 26.
? pannarinum 27.
? rigens 28.
Pilophoron Colensoi Kn. 38.
Placodium albescens Mass. 269.
argillaceum Kn. 268.
aurantiacum Auct. 298.
bracteatum Nyl. 262.
elegans Nyl. 269.
fulgens DC. 261.
fulgens v. bracteatum Nyl.
262.
gelidum Körb. 258.
illitum Kn. 258.
lecanorinum Kn. 26%.
murorum DC. 266.
perrugosum Müll. Arg. 259.
rhodocarpum, 237.
thaumastum, 260.
Placopsis gelida Nyl. 258.
perrugosa Nyl. 259.
rhodocarpa Nyl. 257.
rhodomma Nyl. 268.
Plagiographis devia Kn. et Mitt. 579.
rubrica Kn. et Mitt. 580.
Platygrapha atrata Stirt. 565.
constricta Krplh. 563.
gelatinosa Stirt. 641.
inconspicua Kn. et Mitt. 637.
longifera Nyl. 353.
macistospora Kn. 583.
macrospora Kn. 492.
myriommata Kn. 564.
oceulta Kn. 561.
subgelatinosa Stirt. 642.
tumidula Kn. 562.
verruculosa Müll. Arg. 566.
PONS trachyspora, 694.
Porina albicascens Müll. Arg. 680.
396.
*
110
Porina albinula Müll. Arg. 675.
— cinereo-nigrescens, 679.
— Cucurbitula Montg. 348.
— desquamescens Fée, 670.
— emiscens Müll. Arg. 682.
— endochrysea Bab. 691.
— indutula, 681.
— lampocarpa, 686.
— leptaleina, 669.
— leptostegia, 684.
— mastoidea Müll. Arg. 673.
— metabletica, 683.
— nucula Ach. 671.
— . paustulata Krplh. 651.
= retilerab772
— retrospiciens, 674.
— saxicola Müll. Arg. 685.
— spilophæna Krplh. 672.
— subsimplicans, 676.
— triblasta Müll. Arg. 678.
Pseudophyscia speeiosa Müll.
201.
Psora albescens Hoffm. 263.
— breviuscula Müll. Arg. 248.
— Colensoi Müll. Arg. 253.
— decipiens Hoffm. 252.
— parvifolia Müll. Arg. 249.
Psorella delusa, 250.
— pannarioides, 251.
Psoroma araneosum Nyl. 213.
— athroophyllum Stirt. 211.
— Buchanani Nyl. 211.
— caliginosum Stirt. 217.
— contextum Stirt. 222.
— coralloideum Nyl. 215.
— descendens Nyl. 220.
— euphyllum Nyl. 212.
— hypnorum x. coralloideum
Nyl. 215.
— implexum Stirt. 216.
— lanuginosum, 223.
— pyxinoides Nyl. 218.
— soccatum Nyl. 219.
— sphinctrinum Nyl. 214.
— subpruinosum Nyl. 213.
— xanthomelanum Nyl. 221.
Psoromidium W'ellingtonii Stirt. 246.
Arg.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Pyrenopsis granatina Nyl. 29.
Pyrenula arthoniza, 707.
— Bonplandiæ Fée, 701.
— crassescens, 711.
— cyrtospora, 714.
— dealbata, 70%
— deliquescens, 715.
— glabrata Mass. 710.
— Knightiana, 706.
— Kunthii Fée, 703.
— moniliformis, 713.
— nitida Ach. 709.
— nitidella Müll. Arg. 708.
— occulta Müll. Arg. 705.
— subpunctella, 712.
— subtrahens Müll. Arg. 702.
Ramalina arabum Mey. et Flot. 97.
— calicaris Bab. 401.
— v. Eckloni Linds. 103.
’. farinacea Hook. f. 104.
. fastigiata Hook. f. 101.
r. fraxinea Hook. f. 102.
r. geniculata Bab. 106.
. leiodea Nyl. 491.
. linearis Linds. 100.
. membranacea Bab. 103.
— — v. pusilla Hook. f. 106.
— complanata Krplh. 101.
— Eckloni Monte. 103.
— farinacea Ach. 104.
— fastigiata Tayl. 404.
— fraxinea Ach. 102.
— fraxinea Tayl. 104.
— geniculata Hook.
106.
— inflata v. gracilis, 106.
— leiodea Nyl. 104.
— linearis Nyl. 100.
— microspora Krplh. 105.
— retiformis Tuck. 98.
— scopulorum v. tenuis, 105.
— usneoides Fr. 99.
— Yemensis Nyl. 403.
Rhizocarpon geographicum v. atrovi-
rens Körb. 528.
Ricasolia adseripta Nyl. A70.
— asperula Stirt. 170 et 171.
add 4 4 4 2
et Tayl.
a 27:
ne
CT EL é
et
APPENDIX I.
Ricasolia coriacea Nyl. 160.
— glomulifera De Not. 172.
— herbacea Bab. 170.
— — v. adscripta Nyl. 170.
— lecanorina, 264.
— Montagnei Nyl. 171.
Rinodina exigua Mass. 307.
— paupercula, 309.
— peloleuca Müll. Arg.
— propior, 305.
— thiomela Müll. Arg.
Roccella tinctoria DC. 78.
Sagenidium molle Stirt. 79.
Siphula decumbens Nyl. 81.
— medioxima Nyl. 82.
— roccellæformis Nyl. 83.
— subcoriacea Nyl. 81.
306.
308.
Solorina aurantiaca Hook. f. et Tayl.
245.
Sphæromphale umbrina, 717.
Sphærophoron australe Laur. 33.
— compressum Ach. 32.
— compressum v. australe Linds.
33.
— coralloides Pers. 3%.
— stereocauloides Nyl. 30.
— tenerum Laur. 31.
Spinctrina leucopodoides Nyl. 37.
Squamaria galactina Nyl. 263.
— gelida Del. 258.
— rhodocarpa Nyl. 257.
— thaumasta Stirt. 260.
Stereocaulon Buchanani Stirt. 496.
— Colensoi Bab. 38.
— corticulatum Nyl. 39.
— denudatum Flk. 43.
— macrocarpoides Krplh. A.
— Mmacrocarpum A. Rich. 41.
— mixtum Nyl. 42.
— nesæum Nyl. 40.
— prorimum Nyl. 41.
— ramulosum Ach. 41.
Stieta adseripta, 170.
— amphisticta Kn. 169.
— angustata Del. 152.
— argyracea Bab. 168.
— argyracea Del. 123.
111
Sticta aspera Laur. 123.
— aurata Ach. 152.
— Billardieri Del. 163.
— Borneti Müll. Arg. 155.
— canaliculata Kn. 159.
— carpoloma Del. 131.
— cellulifera Tayl. 163.
— chloroleuca Tayl. 167.
— cinereo-glauca Tayl. 143.
— cinnamomea Bab. 127.
— Colensoi Bab. 151.
— coriacea Bab. 160.
— coronata Müll. Arg. 150.
— crocata Ach. 130.
— damæcornis Ach. 139.
— — v. macrophylla Bab. 138.
— — v, sinuosa Hook. f. 138.
— — v. subeaperata Nyl. 138.
— dichotoma Krplh. 140.
— dissimulata Nyl. 161.
— — v. multifida Nyl. 165.
— endochrysea, 148.
— episticta Nyl. 168.
— — v. amphisticta Nyl. 169.
— faveolata varr. Bab. 163.
— faveolata varr. Krplh. 163.
— faveolata Del. 126.
— Filix Hoffm. 145.
— Filix v. parvula Nyl. 144.
— filicina Bab. 146.
— latifrons Hook. f. 147.
— — v. Menziesii Hook. f. 147.
— flavicans Tayl. 148.
— — v. Colensoi Linds. 151.
— fossulata Nyl. 162.
— — v. lacinulata Krplh. 163
— — v. linearis Hook.f.et Tayl.
163.
— — v. physciospora Nyl. 155.
— — v. Richardi Linds. 162.
— fragillima Bab. 128.
— — v. dissimilis Nyl. 127.
— Freycineti, 167.
— fuliginosa Ach. 134.
— glabra Hook. f. et Tayl. 167.
— glauco-lurida Nyl. 156.
— glomulifera Del. 172.
112
Sticta
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
granulata Bab. 16%.
hirta Stirt. 149.
homæophylla Nyl. 158.
Hookeri Bab. 129.
impressa Hook. f. et Tayl. 155.
internectens Nyl. 140.
lacera, 144.
lævigata Krplh. 145.
latifrons A. Rich. 147.
limbata v. subflavida Bab.
124.
livida Krplh. 142.
livido-fusca Krplh. 143.
Montagnei Bab. 171.
Mienziesii varr. Krplh. 147.
obvoluta Ach. 157.
orygmæa Ach. 150.
physciospora Nyl. 155.
Pickeringii Tuck. 148.
psilophylla, 165.
pubescens, 154.
quercizans Ach. 135.
retigera Ach. 137.
Richardi Montg. 162.
rubella Hook. f. et Tayl. 153.
Seemanni Bab. 145.
sinuosa Pers. 138.
— v. papyracea Bab. 138.
— v. subcaperata Nyl. 139.
subcoriacea Nyl. 159.
subvariabilis Nyl. 166.
tomentosa SW. 136.
Urvillei Del. 148.
— v. flavicans Nyl. 143.
variabilis Ach. 141.
Stictina argyracea Nyl. 123.
astictina Nyl. 139.
carpoloma Nyl. 131.
cinnamomea, 127.
crocata Nyl. 130.
dissimilis Nyl. 127.
Dozyana Nyl. 125.
faveolata Nyl. 126.
fragillima, 128.
— f. lutescens Nyl. 128.
fuliginosa Nyl. 13%.
Hookeri Nyl. 129.
Stictina intricata v. Thouarsii Nyl.
124.
— Mougeotiana Nyl. 132.
— quercizans Nyl. 135.
— retigera, 437.
— tomentosa Nyi. 136.
Stigmatidium confluens Kn. post 641.
— crassuin Bab. 640.
— prominulum Kn. 639.
— subtilissimum Nyl. 563.
Synechoblastus aggregatus Th. Fr. 23.
— flaccidus Kôrb. 25.
— lævis, 24.
— leucocarpus, 21.
— nigrescens Anzi 22.
Thalloidima amphitropum, 25%.
— mamillare Mass. 256.
— vesiculare Mass. 255.
Thamnolia vermieularis Schær. 80.
Thelenella Wellingtonii Stirt. 692.
Theloschistes chrysophthalmus Th. Fr.
96.
— flavicans Norm. 95.
Thelotrema æmulans Krplh. 549.
— allosporoides Nyl. 592.
— bicavatum Nyl. 540.
— circumscriptum Kn. 541.
— farinaceum Kn. 547.
— hians Stirt. 542.
— lepadinum Ach. 545.
— monosporoides Nyl. 548.
— monosporum Nyl. 592.
— monosporum Krplh. 548.
— obovatum Stirt. 544.
— saxatile Kn. 592.
Thysanothecium Buchanant 211.
Tremotylium occultum Stirt. 55%.
— suboccullum Stirt. 555.
Trypethelium bicolor Kn. 719.
— Cumingii Stirt. 721.
— erumpens Stirl. 722.
— gregale Kn. 729.
— madreporiforme Eschw. 720.
— ornatum Slirt. 723.
— pulcherrimum Fee 718.
— subplanum Kn. 730.
Umbilicaria polyphylla Hoffm. 112.
APPENDIX I.
Urceolaria actinostoma Schær. 312.
cènereo-cæsia Ach. 310.
Nove-Zelandi®e Kn. 312.
scruposa Nyl. New Zeal. 310. |
— v. cinereo-cesia Müll. Arg. |
310.
stietica Körb. 311.
verrucosa Ach. 291.
Usnea angulata Ach. 9.
articulata Hoffm. 86.
barbata v. alpestris Rab. 85.
— v. artieulata Linds. 86.
— v. florida Nyl. 8%.
— v. plicata Fr. 85.
— v. trichodea Hook. f. 89.
ceratina Nyl. 8%.
Cornicularia Ach. 92.
dichotoma Fr. 87.
florida Ach. 8%.
intercalaris Krplh. 88.
longissima Ach. 90.
melaxantha Ach. 92.
plicata Hoffm. 85.
poliothrix Krplh. 84.
trichodea Ach. 89.
Vriesiana Mont. et v. d.
Bosch. 87.
Ustalia anguina Nyl. 601.
Verrucaria alba Bab. 710.
albicascens Nyl. 680.
arthoniza Kn. 707.
aspistea Nyl. 701.
astata Kn. 701.
astroidea Nyl. 725.
beloniza Stirt. 667.
binucleolata Kn. 696.
calcarea Kn. 652.
calcicola Nyl. 652.
cellulosa Kn. 716.
chrysophora Stirt. 689.
cinereo-nigrescens Stirt. 679.
eircumpressa Nyl. 654.
conformis Nyl. 663.
cramba Stirt. post. n. 662.
crassescens Stirt. 711.
cyrtospora Stirt. 714.
dealbata Kn. 70%,
115
Verrucaria deliquescens Kn. 715.
dermaiodes Tayl. 710.
desquamescens Stirt. 670.
emiscens Nyl. 682.
epidermidis Kn. et var. 655.
— v. gemellipara Hook. f. 65%.
— v. punctiformis Nyl. 656.
epiphylla Nyl. 687.
exocha Nyl. 690.
fossularia Stirt. 661.
fusca Nyl. 650.
gemellipara Kn. 654.
gemellipara Nyl. 699.
gemmata Ach. 66%.
glabrata Ach. 710.
— v. homalisma Kn. 703.
Haultainii Kn. 693.
immersa Pers. 648.
indutula Nyl. 681.
inflata Stirt. 703.
lampocarpa Stirt. 686.
leptalea Stirt. 688.
leptaleina Nyl. 669.
leptiza Stirt. 657.
leptostegia Kn. 68%.
macrocyrtospora Kn. 668.
magnifica Nyl. 697.
magnospora Kn. 697.
mastoidea Stirt. 673.
maura Wahlb. 651.
maurospila Nyl. 653.
metabletica Kn. 683.
minutella Kn. 660.
minutissima Kn. 695.
moniliformis Kn. 713.
muralis Ach. 649.
mycospora Kn. 666.
nitida Schrad. 709.
— v. pseudo-nitidella Kn. 708.
nitidella Flik. 708.
nucula Stirt. 671.
occulta Kn. 705.
olivaceo-fusca Kn. 706.
pallida Nyl. 647.
perfragilis Nyl. 691.
pruinoso-grisea Kn. 659.
punctiformis Nyl. 656.
114 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Verrucaria pyrenastroides Kn. 728. Verrucaria subsimplicans Nyl. 676.
— retifera Stirt. 677. — subtrahens Nyl. 702.
— retrospiciens Stirt. 67%. — suffusa Kn. 662.
— rupestris Schrad. 648. — trachyspora Kn. 694.
— Santensis Nyl. 703. — umbrina Wahlbg. 717.
— saxicola Kn. 685. Xanthoria ? aurea, 200.
— subatomaria Nyl. 658. — parietina Th. Fr. 199.
— subbiformis Kn. 665. Xylographa perangusta, 558.
— submargacea Kn. 650. — perparvula, 599.
— subpunctella Nyl. 712.
2me année, Appendix N° II, 1894,
Drcsssieressta nes
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
Sammlunz
arabisch-»ethiopischer
Pflanzen
Ergebnisse von Reisen in den Jahren 1881, 88, 89, 91 und 92
von
G. SCHWEINFURTH
POLYPODIACEÆ
1. Adiantum Capillus Veneris L. spec. 1558, 7923.
ARABIEN, JEMEN, bei Hodjela, Regma (900 m.) No 961; Gebel Bura
(1000 m.) N° 421; Gebel Melhan (1000 m.) No 805; Ussil (1400 m.)
No 1238; Kahil bei Menacha (2500 m.) No 1457.
Localität : An Terrassengemäuern, an bewässerten Stellen.
ÆTHIOPIEN, COLONIA ERITREA, am Dari bei Keren (1400 m.) 776,
coll. 1891 ; Ginda, Donkollo (1000 m.) 163, coll. 1891; Südabhang des
Monte-Cube (1500 m.) 1586, coll. 1892.
Loc. : Suhattige Felswände, Waldstellen.
2. Adiantum caudatum L. sp. 7928 (Adianthum incisum Forsk. Descr. 187).
ARAB., JEMEN, Gebel Bura (1000 m.) 402; Ussil (1400 m.) 1118;
Gebel Melhan (800 m.) 771.
Nomen vernaculum : Schegjeret-el-m&.
Loc. : An beschatteten Felsen und Terrassengemäuern der Kaffeepflanzungen.
ÆTH., COL. ERITREA, bei Ginda, Wasser von Girsa (600 m.) 135, coll.
1891 ; im oberen Thal des Lawa (1400-1700 m.) 1626, coll. 1891.
Loc. : An beschatteten Felsen.
BULL. HERB. BOISS. Appendix II, 1894. 1
2 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
3. Adiantum lunulatum Burm. fl. Ind. 235.
ÆTH., COL. ERITREA, bei Ginda (1000 m.) 158, 1849, coll. 1891;
Höhen in Ost von Amba Tochan (400 m) 613, coll. 1892.
Loc. : An Schattigen Waldstellen.
4. Notholæna Marantæ R. Br. Prodr. fl. N. Holl. 145.
ARAB., JEMEN. Am Schibam über Menacha, Nordabhang (2600 m.),
1650.
Loc. : Zwischen Steinen, auf zusammen gelesenen Steinhaufen, in Menge.
ÆTH., COL. ERITREA. Nordabhang des Ssabber über Geleb (2000 m.)
1203, 1530. coll. 1891; Thal Mogod (1400 m.) 2089, coll. 1892; Saganeiti
(2200 m.) 950, 1193, coll. 1892.
Loc.: An moosreichen und beschatteten Felsen, im Buschwald.
5. Cheilanthes coriacea Dene. Arch. Mus. II, 490.
ARAB., JEMEN. Wadi Hedjan bei Ussil (1200 m.) 1288; Kahil bei Menacha
(2500 m.) 1475.
Loc. : In dürren Felsritzen. -
ÆTH., COL. ERITREA. Geleb. (1600 m.), 1149, 1283, coll. 1891; Acrur
(1900 m.) 1216, coll. 1892.
7 Loc. : In tiefen Spalten der Granitfelsen, langer Dürre widerstehend.
6. Cheilanthes farinosa Kaulf. Enum. 213. (Pteris farinosa Forsk. Descr.
187 et Pteris decursiva Forsk. Descr. 186 ?)
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda (950 m.) 151, coll. 1891; Nordabfalle des
Ssabber über Geleb (2000 m.) 1531, coll. 1891; bei Keren am Seban
(1700 m.) 948, coll. 1891; am Lalamba bei Keren (1800 m.) 979, 859,
coll. 1891; Mte. Alamcale (1800 m.) 1638, coll. 1892; Im Thal Mogod
(1400 m.) 1588, coll. 1892; Saganeiti (2200 m.) 1243, coll. 1892.
Loc. : An schattigen Felswänden und in tiefen Erdrissen des Waldes.
7. Cheilanthes fragrans Webb. Berth. Phyt. Can. III, 452.
ARAB., JEMEN. Gebel Schibam bei Menacha (2600 m.), 1649, 1475.
Loc. : Terrassengemäuer.
ÆTH., COL. ERITREA. Nordabhänge des Ssabber bei Geleb (2000 m.)
1533, coll. 1891.
Loc. : An halbbeschatteten Feisen.
8. Pieris arguta Ait. hort. Kew. III, 458; var. flabellata Mett. Kuhn in
V. d. Decken, Reisen HI, 20. (? Pteris regularis Forsk. descr. 186. Pt.
dentata Forsk. deser. 186. Pt. serrulata Forsk. descr. 187.)
ARAB., JEMEN. Ussil, Wadi Tehm (1500 m.) 1237; Wadi Nahemi bei
Attara (1800 m.) 1731; Quelle Höd-el-hibri bei Attara (1500 m.) 1359; el
Hausan bei Menacha (2400 wm.) 1486; Menacha, Quelle el-Mechäder
(2300 m.) 1400, 1402.
Loc. : An Quellen, an Tropfsteinwänden und bewässerten Felsen.
M. Kuhn unterscheidet die vorliegende Form als f. major der genannten
DEREN
eg
ze
RN
APPENDIX I. 3
Varietät. Die hier vorliegenden Wedel erreichen eine Länge von
0,35 bis 1,3 Meter, wovon auf die Wedelstiele 20 bis 60 centim.
kommen.
9. Pteris longifolia L. 1531. (Pteris obliqua Forsk. deser. 185; Pteris subei-
10.
147
12.
13.
liata Forsk. deser. 185).
ARAB., JEMEN. Gebel Bura (900 m.) 445; Okeber am Gebel Melhan
(1200 m.) 802; in West unter Attara (1600 m.) 1313; Ussil (1509 m.)
1240 ; unter Menacha (2000-2200 m.) 1540.
Loc. : An quelligem Terrassengemäuer der Kaffeepflanzungen und an Quellen.
Onychium melanolepis Kze. fil. II, 9.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda. oberhalb im grossen Thal und am Donkollo
(1000 m.) 160, coll. 1891; am Ostabfall des Alameal& bei Aidereso
(1700 m.) 1648, coll. 1892.
Loc. : An schattigen Erdböschungen im Walde und an Felsblöcken.
Pteridella viridis Mett. Kuhn, in V. d. Decken, Reisen III, 16. (Pteris
viridis Forsk. descr. 186. Acrostichum filare Forsk. descr. 184.)
ÆTH., COL. ERITREA. Geleb (1700 m.) 1534, coll. 1891; Mogod (1400
m.) 1592, coll. 1892; Acrur (1900 m.) 1217, 130%, coll. 1892.
Loc.: An beschatteten Felswänden aber auch in den Spalten nackter Granitfelsen
lange der Dürre widerstehend.
Pterideila Doniana Mett. Kuhn in V. d. Decken, Reisen II, 13.
ÆTH. COL. ERITREA. Ginda, Wasserstelle Girsa (600 m.) 137, coll.
1891; Ginda, Ouelle Felachit (1000 m.) 2193, coll. 1892.
Loc. : An feuchten, beschatteten Felswänden im Buschwald.
Pteridella hastata Mett. Kuhn in V. d. Decken. Reise III, 14.
ÆTH., COL. ERITREA. Geleb, an Ostabfällen (von 1500 bis 2000 m.)
1269, 1065, coll. 1891; auf dem Seban bei Keren (1700 m.) 953, coll.
1891; Mte. Alamcalé bei Aidereso (1800 m.) 1657, coll. 1892; Mogod
(4400 m.) 1591, coll. 1892 ; Acrur (1900 m.) 1215, coll. 1892.
Loc. : In Granitspalten sehr verbreitet. Widersteht lange der Trockenzeit.
. Doryopteris concolor Baker, fi. Brasil. I, 2, 396.
ÆTH., COL. ERITREA. Embatkalla, in Süd von Ginda (1400 m.) 2009,
coll. 1892; Geleb (1700 m.) 1392, coll. 1891. Ginda Wasserstelle Girsa
(600 m.) 130, coll. 1891.
Loc. : In tiefen Granitspalten und an Felsen im Buschwald.
. Actinopteris dichotoma Mett. Kuhn in V. d. Decken, Reise III, 18.
(Acrostichum dichotomum Forsk. deser. 18%.)
ARAB., JEMEN. Gebel Bura, Fuss (600 m.) 290; Hodjela, Regma (900 m.)
1403. |
ÆTH., COL. ERITREA. Saati, Hügel Maraita (260 m.) 77, coll. 1891 ; 308,
388, coll. 1892.
var. australis Hook. Icon. pl. 476.
En
16.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
ARAB., JEMEN. Fuss des Gebel Bura (600 m.) 26%; Ussil (1400 m.) 1144.
ÆTH., COL. ERITREA. Geleb, Ostabstürze (1500-2000 m.) 1066, coll.
1892; Ginda (800 m.) 136, coll. 1891.
Die genannte Varietät ist nur als eine bei üppigeren Wachsthumsver-
hältnissen entstehende Form zu betrachten.
Loc. : Stets in den Spalten wasserloser und besonnter Felsen wachsend, sehr
widerstandsfähig.
Asplenum alternans Wall. cat. 221.
ÆTH., COL. ERITREA. Nordabfall des Ssabber bei Geleb (2200 m.) 1138,
coll. 1891; unter Addi-Abboûr bei Saganeiti (2000-2300 m.) 949, 1792,
coll. 1892.
Loc.: An schattigen Felsen.
17. Asplenum præmorsum Sw. prodr. fl. Ind. oce. II, 1620.
18.
19.
20.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura (1200 m.) 564; am Schibam, Nordostabhang
über Menacha (2500-2600 m.) 1401, 1438.
Loc. : An Terrassengemäuer und Felsen.
Nom. vern. : nihle (Geb. Bura), mschät-el-hoddä (Menacha).
ÆTH., COL. ERITREA. Geleb, Ostabhänge (1800 m.) 1206, 1106, coll.
1891; Amba bei Geleb (1950 m.) 1571, coll. 1891; Arbaroba (1800 m.}
599, coll. 1891; Mogod (1400 m.) 1589, coll. 1892; Acrur (1900 m.)
1218, coll. 1892; Saganeiti (2200 m.) 948, 835, coll. 1892.
Loc. : An beschatteten Felswänden.
Asplenum pumilum Sw. prodr. 129.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, im Grossen Thal (1000 m.) 2187, coll. 1892.
Loc. : An schattigen Felsen und Erdhängen.
Asplenum Adiantum nigrum L. 7846.
ARAB., JEMEN. Am Schibäm über Menacha, Nordostabhänge (2500-2600
m.) 1437, 1487.
Loc. : An kleinen Gräben der Terrassenbewässerung.
Asplenum Trichomanes L. 1540.
ARAB., JEMEN. Wadi Nahemi oberhalb Attara (2200 m.) 1485; am
Schibam bei Menacha (2500-2600 m.) 1463.
Loc. : An kleinen Gräben der Terrassenbewässerung.
ÆTH., COL. ERITREA. Abfälle in Nordost bei Saganeiti, Addi-Abboür
(2000-2300 m.) 940, 1712.
Loc. : Waldstellen, an moosreichen schattigen Felsen.
. Ceterach officinarum W. Enum. 1068.
ARAB., JEMEN. Kahil und el-Aijan am Schibam bei Menacha (2500-
2600 m.) 14240.
Loc. : An Felsen und Terrassengemäuer.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Nordabfall des Ssaber über Geleb (2000 m.)
1108, 1532, coll. 1891; bei Acrur (2000 m.) 1790, 1219, coll. 1892.
Loc. : In Ritzen der Granitfelsen.
22.
23.
24.
nd
[974
27.
APPENDIX II. D
Aspidium elatum Boj. hort. Maur. 390.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura (900 m.) 424; Ussil (1500 m.) 1239.
Loc.: An bewässerten Stellen der Terrassenmauern der Kaffeepflanzungen.
Hypodematium crenatum Kze. Flora 1833, II, 689. (Polypodium ere-
natum Forsk. descr. 185.)
ARAB., JEMEN. Gebel Bura (900 m.), 422; Ussil (1200 m.) 1287.
Loc.: An Gemäuer der Terrassen in den Kafieepflanzungen.
Polypodium lanceolatum L. 7852.
/RTH., COL. ERITREA. Sala, auf alten Olea-Stämmen am Südostabhang
des Bizen (1800 m.) 2003, coll. 1892; Südabhang des Mte. Cubé bei Mogod
(1700 m.) 1576, coll. 1892; Ostabhang des Alamcalé bei Aidereso (1700
m.) 1650, coll. 1892; auf Æsten alter Juniperus-Bäume in Südost unter-
halb Saganeiti (2000 m.) 941, 1212, 1707, 1788, coll. 1892.
Loc.: In schattigen Wäldern auf den Aesten alter Bäume zwischen Moosen und
Polystachya. Im März und April vertrocknet und mit eingerollten Wedeln.
PARKERIACEÆ
. Ceratopteris thalictroides Ad. Brong. Diet. sc. nat. HI, 350.
ARAB., JEMEN. Aggara bei Hodjela (600 m.) 1046.
Loc. : Uferstellen im Bach, zwischen Binsen.
EQUISETACEÆ
. Equisetum ramosissimum Desf. fl. atlant. II, 398.
/ETH., COL. ERITREA. Am Anseba bei Keren (1300 m.) 925, coll. 1891 ;
unterhalb Geleb (1500 m.) 1167, coll. 1892; Haschello-Kokob unterhalb
Acrur (1600 m.) 1100, col. 1892.
Sämmtliche Exemplare fanden sich in den Monaten März und April
in sterilem Zustande.
Loc.: Am Rande der trockengelegten Bäche, innerhalb der Wassermarke, Sand-
boden.
SELAGINELLACEÆ
Selaginella yemensis Spring. Arch. d. Mus. II, 191. (Lycopodium san-
guin? Forsk. fl. Arab. fel. CXXV.)
ARAB., JEMEN. Gebel Bura (900 m.) 414; Wolledje am Fuss des Gebel
Melhan (600 m.) 770 ; Ussil (1200-1400 m.) 1883.
Loc. : An allen Mauern der Terrassen des Kafieebaus und an Felsen.
Nom. vern. : hakkuah, auch Scha’ät (Ussil).
28.
30.
31.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Selaginella imbricata Spring. Arch. d. Mus. II, 193. (Lycopodium imbri-
catum Forsk. deser. 187.)
ARAB., JEMEN. Fuss des Gebel Bura bei Hille (600 m.) 226; Fuss des
Gebel Melhan, Wolledje (600 m.) 772.
Loc.: In Felsrissen lange der Dürre widerstehend.
Nom. vern. : Kuffa’än (Hille).
ÆTH., COL. ERITREA. Lava-Thal am Eintritt des Ga’aba (430 m.) 164%,
coll. 1891.
MARSILIACEÆ
. Marsilia sp.
ÆTH., COL. ERITREA. Asmara, in grosser Menge in den Wasserstümpeln
der Nordostseite (2300 m.) 609, coll. 1891; 2107, coll. 1892.
Da sämmtliche Exemplare in sterilem Zustande angetroffen wurden
liess sich die Art nicht ermitteln. Die terrestrische Form entwickelt
hier eine ziemlich dichte Behaarung, die Blättchen sind alsdann sehr
klein, keilförmig dreieckig und vorn mit zwei bis vier langen
stumpfen Zähnen versehen und entsprechen auf diese Art manchen
Formen der M. ægyptiaca W. und der M. diffusa Lepr., zu deren
näheren Verwandtschaft mehrere südafrikanische Arten gehören, die
hier in Betracht kommen dürften.
CONIFERE
Juniperus procera Hochst. in Rich. tent. fl. Abyss. II, 278.
ÆTH., COL. ERITREA. Nordabfälle des Ssabber bei Geleb (2000 m.) 1525,
coll. 1891; am Bache Amba bei Geleb (1950 m.) 1593, 1481, coll. 1891;
Asmara (2300 m.) 620, coll. 1891; bei Saganeiti, fast bestandbildend
(2000-2200 m.) 782, 832, 1210, 1211, 1278, coll. 1892.
Loc.: Bedeckt fast bestandbildend die nach Nordost gekehrten Abhänge bei Saga-
neiti und die Hochfläche daselbst. Im März fanden sich in Menge reife Früchte,
seltener blühende Exemplare. Die grössten Bäume erreichten 20 m. Höhe.
Nom. vern. : in Tigrinia : Ssahadi.
GNETACEÆ
Ephedra foliata Boiss. Fl. or. V, 716; var. peduncularis B. Fl. or.
NR, zulzls
ARAB., ADEN, in der Schlucht am Nordabfall des Gebel Schemsän
(Shamsham der Engl.) bl. 4 Dec. 1888, 106.
Loc.: Wüstenthal mit vulkanischen Felsblöcken. Die Pfl. schlingt in dornigem
Gestrüpp und Buschwerk.
Ay
32.
39.
APPENDIX I. , 2
Die vorliegenden Exemplare sind mit ausschliesslich männlichen Blü-
thenähren versehen, letztere sind nicht immer sitzend, indem die
seitlichen auf bis 1 centm. langen Seitenästen sitzen können; der
gemeinschaftliche Hauptast hat 2,5 bis 3,5 centm. Länge. Die pfriem-
förmigen Blätter erreichen nur 3 millm. Länge, indess finden sich
an den der gleichen Localität entstammenden Exemplaren von A,
Deflers (7 Mai 1886) solche von nahezu 2 centm. Länge vor.
TYPHACEÆ
Typha angustifolia L. 1377?
ARAB., JEMEN. Bahr-es-sahan bei Ammerieh im Tiefland der Tehama,
474; Quelle bei Bet-el-Mograb nahe Menacha (2400 m.) 1707.
Loc. : Im Uferkiese des fliessenden Wassers und an quelligen Stellen.
Nom. vern. : hafe, haffd.
Es fanden sich nur sterile Exemplare.
Die Pflanze scheint im Gebiet nur selten aufzutreten.
ÆTH., COL. ERITREA. Saganeiti (2200 m.) 885, coll. 1892; Gura (2000 m.)
992, coll. 1892.
PANDANACEÆ
Pandanus odoratissimus L. (Keura odorifera Fk. Cat. CXXII, deser. 172.
ARAB., JEMEN. In der Schlucht des Offer, Gebel Bura, bei Hille (600 m.)
31%; Wadi Chuoiet unter Ussil (1200 m.) 1181; Aggara bei Hodjela
(600 m.).
Loc.: Wird an fliessenden Bächen, meist in engen Schluchten der tieferen Berg-
region angebaut, um die männlichen Blüthen auf den Märkten zum Verkauf zu
bringen. © bl. Febr. 89.
Nom. vern. : Kadı.
POTAMOGETONACEÆ
. Potamogeton lucens L. 183.
ÆTH., COL. ERITREA. Asmara (2300 m.) steril im Mai, 2110, coll. 1892.
Loc. : Stehende Bachtümpel.
Potamogeton pusillus L. 184.
ARAB., JEMEN. Nordabfälle des Schibam über Menacha (2500-2600 m.)
(steril Ende März. 89), 1674, 1963.
Loc. : In stehenden Wasserbecken.
ÆTH., COL: ERITREA. Acrur (1900 m.) 769, coll. 1892; Saganeiti im
Bach von Degera bl. u. fr. Ende März (2200 m.) 896, coll. 1892.
Loc.: In grossen Massen im Bache fluthend, aber auch stehende Hinterwasser
ausfüllend.
8
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
36. Potamogeton americanus Cham. Linnæa II, 226 (1827).
38.
39.
0.
41.
var. Richardi Solms (Potamogeton Richardi H. g. f. Solms in Schweinf.
Beitr. fl. Æth. 194; P. natans R. tent. fl. Abyss. II, 35%.)
ÆTH., COL. ERITREA. Saganeiti im Bache von Degro, bl. u. fr. Ende
März (2200 m.) 891, coll. 1892.
Loc. : In stark fliessendem unbeschatteten Wasser.
Maasse : Die grösseren Blätter haben eine Spreite von 10-11 em. Länge,
5-6 cm. Breite und einen Stiel von 4-7 cm. Länge. Die Blüthenähren
sind 3,5-4,5 em. lang, ihr Stiel 6 cm. lang; die Fruchtähren sind 5 cm.
lang mit 7,5 cm. langem Stiel. Die Früchte sind 4,5-5 mm. lang, 3 mm.
breit und 2 mm. dick.
Ich folge in der Namenwahl der Art den von A. Bennett in Journ. of Bot.
Octb. 1893 gemachten Angaben. Die abyssinische Pflanze ist von der in
Aegypten verbreiteten und offenbar zu derselben Art gehörigen durch
grössere Blätter und grössere, vielleicht auch stärker zusammengedrückte
Früchte ausgezeichnet, wie sich das aus den obenangeführten Maassen
ergiebt. Die mir in vielen Exemplaren aus Aegypten vorliegende Form
hat Früchte, die 3,5 mm. lang, 2,25 mm. breit und verhältnissmässig
dick sind; auch erscheinen die beiden Seitenkiele an ihnen minder ausge-
prägt und mehr abgerundet als bei der abyssinischen Pflanze.
. Cymodocea isoëtifolia Aschers. Sitzb. Naturf. Freunde Berl. 1867, 5.
ARAB., JEMEN. Hodeidah (steril 23 Dec. 88), 147.
Cymodocea ciliata Ehrbg. Sitzb. Naturf. Fr. Berl. 1867, 3 (Zostera
ciliata Forsk. deser. 157.)
ARAB., JEMEN. Hodeidah (steril 23 Dec. 88), 181.
Nom. vern. : suram.
Cymodocea rotundata Aschers. Sitzb. Naturf. Fr. Berl. 1870, 84.
ARAB., JEMEN. Hodeidah (steril 23 Dec. 88), 1589.
Cymodocea serrulata Aschers. et Magn. Sitzb. Naturf. Fr. Berl.
1870, 8%.
ARAB., JEMEN. Hodeidah (steril 23 Dec. 1888), 146.
Loc. : Bei 1,3 m. Wassertiefe der Ebbe, nahe am Gestade.
Halodule uninervis Aschers. in Boiss. Fl or. V, 2%. (Zostera uninervis
Forsk. deser. 157.)
ARAB., JEMEN. Hodeidah (steril 23 Dee. 1888), 148.
ÆTH., COL. ERITREA. Massaua Südseite der Insel der Stadt (steril
23 Jan. 1891), 5.
Loc. : Bei 1 m. Wassertiefe der Ebbe.
APPENDIX II.
Ne)
HYDROCHARITACEÆ
42. Halophila ovalis Hook. f. Fl. Tasman, 45.
L3.
44.
A6.
47. Rottboellia exaltata L. fil. suppl. 114.
ARAB., JEMEN. Hodeidah (fruct. 23 Dec. 1888), 150.
Nom. vern. : surdm (Hod.).
Unter den Exemplaren mit normal elliptischer kommen hier auch
viele mit länglich elliptischer, oft an der Basis spitzer Blattspreite
vor; letzere hat bis 3,2 cm. Länge bei 1 em. Breite, der Blattstiel ist
2 bis 4 cm. lang.
ÆTH., COL. ERITREA. Massaua, Südseite der Insel der Stadt, (fruct.
23 Jan. 1891), No 6.
Loc. : Bei 1 m. Wassertiefe der Ebbe, in ausgedehnten im Korallensande vergra-
benen Rasen.
Halophila stipulacea Aschers. Sitzb. Naturf. Fr. Berl. 1867, 3 (Zostera
stipulacea Forsk. deser. 158.)
ÆTH., COL. ERITREA. Massaua, Südseite der Insel der Stadt (steril
20 Jan.) No 8, coll. 1891.
Loc.: Wächst in etwas tieferem Wasser als ZH. ovalis, bei 1 bis 45 m. Wasser-
tiefe der Ebbe, in ausgedehnten Rasen.
Enalus acoroides Steud. Nomencl. I, 55%.
ARAB., JEMEN. Hodeidah (steril im December), No 149.
Nom. vern. : Surdm (Hod.).
>. Thalassia Hemprichii Ehrbg. Sitzb. Ges. Naturf. Fr. Berl. 1870, 83
(Schizotheca H. Ehrbg. Symb. Phys. bot. Tab. XI; Act. Acad. Berol.
1832, t. 429).
ÆTH.. COL. ERITREA. Massaua, Südseite der Insel, N° 6.
GRAMINA
Rottboellia hirsuta Vahl. Symb. I, 11 (Saccharum hirsutum Forsk.
deser. 16).
ARAB., JEMEN. Badjil (190 m.) fr. Jan. 89, 873.
Loc. : Bestandbildend in der Grassteppe auf weite Strecken des Tieflandes
(Tehama).
Nom. vern. : tuhäm, ta’dm (i. e. pastus xx" 252y%).
e
var. #. genuina Hack. in DC. Monogr. VI, 294.
ARAB., JEMEN. Agara bei Hodjela (600 m.) fr. Febr. 1883.
Nom. vern. : goren.
Loc. : Auf geackertem und bewässertem Boden in der Nähe des Baches 1,3 m. hoch.
10 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
48. Ischæmum laxum R. Br. Prodr. 205.
ARAB., JEMEN. Fuss des Gebel Bura, Hille (600 m.) bl. u. fr. Jan. 89,
300.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda (900-1000 m.) fr. Febr. 481, 184, coll.
1891.
Loc. : Auf dürren und sonnigen Felshöhen.
49. Elionurus Royleanus Nees in Steud. Syn. I, 36%; Hack. in DC. Monosr,
VI, 343, 345.
ÆTH., COL. ERITREA. Thal des Lava am Eintritt des Gaba (430 m.)
1651, coll. 1831; Thal Terrha bei Saati (150 m.) 286, coll. 1892; Don-
kollo. Fuss bei Sabarguma (500 m.) 2250, coll. 1892.
Loc. : Sonniges Kiesgerölle in Thalgrunde bl. u. fr. Febr., März , Apr.
90. Arthraxon lanceolatus Hochst. Flora 1856, 188.
var. genuinus, serrulatus Hack. in DC. Monogr. VI, 348.
ARAB., JEMEN. Regma bei Hodjela (800 m.) 951; Gebel Bura (600 m.),
361; Ussil (1400 m.) 1953; Menacha (2300 m.) 1580. Bl. und fr. Januar
und Februar (1889).
Loc.: An Terrassengemäuer.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, in Nord, Buschwald bei Girsa (600 ın.),
14%, coll. 1891; Zwischen Mai-Baba und Belta (1500-1700 m.) 1059, coll.
1891 ; unter Geleb (1400 m.) 1581, coll. 1891; Acrur, Haschellokokob
(1600 m.) 1091, coll. 1892; Thal Barasio (1800 m.) 695, coll. 1892.
5l. Andropogon (Hypogynium Hack.) foveolatum Del. deser. 16, t. 8.
ARAB. ADEN, Goldmore Valley 49; Schlucht über dem europ. Begräbniss-
platz von Steamer Point 79 fr. fl. Nov. 1888; über den Kohlendepöts der
Messageries 10, fr. März 1881.
ARAB., Südküste el Hami, in Ost von Schehr, 173, bl. fr. April 1881.
ÆTH., COL. ERITREA. Dessi in W. von Massaua, Samhar-Ebene 1765,
coll. 1891.
Loc. : Sandfelder und Kiesflächen, fr. April.
52. Andropogon (Arthrolophis Hack.) distachyus L. sp. 1 ed. 1046.
ARAB., YEMEN. Am Nordabhang des Schibâm, über Menacha (2500-
2600 m.) 1435.
Loc. : Rasenbildend aber nur einzeln blühend am Rande von kleinen Wassergräben.
und an Terrassengemäuer der Gerstenfelder, 28 Febr. 1889.
ÆTH., COL. ERITREA. Nordostabfälle unter Saganeiti (2000 m.) 1197,
coll. 1892; Nordabfälle des Bizen (2000 m.) 2023, coll. 1892.
Loc.: In lichtem Gebüsch und unter Kraut- und Strauchwuchs vertheilt. Bl. fr
März.
93. Andropogon (Amphilophis Hack.) pertusus W.
ARAB., JEMEN. Fuss des Gebel Bura (600 m.) 478; Aggara bei Hodjela
(600 m.) 393 ; Menacha (2500 m.) 1959.
Loc.: Gewöhnlich an Wegrainen, am Rande von Feldern und desgl, bl. u. fr. Jan.,
Febr., März.
APPENDIX II. 1
ÆTH., COL. ERITREA. Geleb (1400 bis 2000 m.) 1461, 1330, 1373, coll.
1891 ; Ginda (900 m.) 156, 162, 412, coll. 1891.
Loc.: Am Rande ausgetrockneter Bäche.
54. Andropogon (Sorghum) Sorghum Brot. fl. Lus. I, 88. (Holcus Durra
Forsk. deser. 174, 175.)
« Alle arabischen Mohrhirsen verhalten sich wie alle ægyptischen in
der Beziehung gleichartig, dass die Früchte mehr oder weniger unbe-
deckt sind und dem Beschauer frei zu Tage treten. Sie lösen sich
beim Druck nackt aus ihren Umhüllungen, wie dies auch bei der in
Syrien und in anderen Ländern gebauten Varietät cernuus der Fall
ist. Bei der in Italien und anderwärts angebauten Mohrhirsen werden
die Früchte von den Klappen völlig eingehüllt und durch Druck
werden die jungen Aehrchen (Scheinfrüchte) von den Rispen getrennt.
Bei einer zukünftigen Bearbeitung des Andropogon Sorghum Brot.
wären diese Formen in zwei verschiedene Varietäten zu bringen.
Ausserdem würde man besser drei (statt 2) verschiedene Haupt-
gruppen der Varietäten bilden : 1.) effusus mit lockerer ausgebreiteter
Rispe ; 2.) contractus mil zusammengezogener, ovaler bis länglicher
Rispe; 3.) compactus mit sehr dichter eiförmiger Rispe, Rispenäste
sehr kurz und steif wie bei var. cernuus. Zwei Unterabtheilungen
würden alsdann die mit umhüllten und die mit nackten Früchten
bilden. » (Fr. Körnicke in litt. Juli 1889.)
var. niger Ard. in Saggi sc. I, 13%; Hack. in DC. Monogr. VI, 51%.
ARAB., JEMEN. Im Tiefland der Tehama, bei Chalife am Fusse des Gebel
Bura unter anderen Sorten, als unbrauchbare Ernte (Ende Dec. 1888)
nur als Eselsfutter dienend.
Die Rispen sind eiförmig und sehr compact, die Grannen bis 7,5 mm.
lang, der gemeinsame Rispenstiel ist abwärts gekrümmt.
var. yemensis Kcke, in litt. Juli 1889. Pannicula erecta, contracta, oblonga ;
glumæ pallide flavidulæ ; fructus albi.
Die Rispe ist 2% cm. lang, %,8 cm. dick. Die Rispenäste sind dünn und
schwankend, aber aufrecht und anliegend. (F. Körnicke in litt.)
ARAB., JEMEN. Im Tiefland der Tehama, östl. von Marraua 162. Ernte
Ende Dec. 1888.
ARAB. Südküste. Schugra, 60, coll. 81.
Im März als Viehfutter auf Feldern cult.
var. bicolor L. Mant. 2, 301.
ARAB. Aden als Viehfutter cultivirt bei Schech. Othman. Dec. 1888.
ARAB. JEMEN. Im Tiefland der Tehama, östl. von Marraua 163, Ernte
Ende Dec. 88.
Nom. vern. : gherb. |
Die Klappen sind dunkel, kastanienbraun oder braunschwarz. Die
Frucht ist röthlich, lederbraun.
12 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
var. albida Kcke. pannicula erecta contracta ovalis; glumæ pallide flaves-
centes ; fructus flavido albi (F. Kcke).
ARAB., JEMEN. Ussil (1000-1300 m.), in der Regenzeit cultivirt.
Nom. vern.: ahnessi.
Die Rispe ist 15 cm. lang, 7 cm. dick sehr dicht, aber nicht compact
wie bei cernuus, indem die Rispenäste länger und weniger steif sind.
Die Früchte äusserlich glasig und etwas glänzend. (F. Kcke, in litt.)
var. usorum Nees. fl. Afr. aust. 87. Körnicke und Wern. Getr. I, 312.
ARAB., JEMEN. Am Schibäm, über Menacha bei el Ejän (2600 m.), eult.
in der Regenzeit.
Nom. vern. : gjendab ahmar.
Die Rispen sehr dicht und compact wie bei var. cernuus, eiförmig,
klein. 5,6-6,2 em. lang, 3,5-4,2 em. dick.
Die Rispen verhalten sich ganz wie bei var. cernuus, sind aber viel
kleiner. (Fr. Körnicke in litt.)
Im Tiefland der Tehama östl. von Marraua. 162. Ernte Ende Dee. 88.
Die Rispe ist oval, länglich zusammengezogen, die Rispenäste sind dünn
und schwankend. (Kcke. litt.)
Bei derselben Oertlichkeit, wie vorige. 164.
Die Rispe ist ähnlich wie bei der letzterwähnten Form. Die Klappen
sind meist entschiedener obgleich blassgelb, einzelne gehen ins Roth-
braune über. (Körnicke in litt.)
var. æthiops Kcke. und Wern. Getr. 313.
ARAB., JEMEN. Im Tiefland der Tehama.
var. arabicus Kcke. Pannicula cernuacompacta ovala; glumarum inferior pars
badio-nigra, superior flavescentialbida ; fructus flavidoalbi (Keke, in litt.).
ARAB., JEMEN. Am Schibam über Menacha, bei el Ejan (2600 m.), eult.
in der Regenzeit.
Nom. vern.: gia'aidi.
Am nächsten verwandt mit var. cernuus Ard. Bei dieser Varietät sehen
aber die Früchte wegen der lockeren, reich mit Stärke gefüllten
Fruchthülle rein weiss aus, wie gebleichte Knochen. Bei unserer
Varietät sind die Zellen der Fruchthülle stark zusammengedrückt
und enthalten weniger Stärke. Daher verhält sich das Aussehen beider
zueinander, wie weisser glasiger zu mehligem Weizen. Dazu kommt
die verschiedene Farbe der Spelzen. (Fr. Körnicke in litt.)
var. rubrocernuus Kcke. Pannicula.cernua compacta ovala; glumæ badio-
nigræ, fructus rubri. (Kcke in litt.)
ARAB., JEMEN. Hodjela (600 m.) 5 Monate in Cultur während der Regen-
zeit. Ernte Septbr. 88. Rispe 13 cm. lang., 7,3 em. dick.; Ussil 1000-
1200 m.). Rispe 12 cm. lang., 6,5 em. dick.
Nom. vern. : Kubri; Menacha (2300 m.) 5 Monate in Cultur während des
Sommers. Rispe 12 em. lang. 6 em. dick.
APPENDIX IL 13
var. x. saccharatus Kcke und Werner Getr. I, 310 (Holcus Dochna Forsk.
deser. 174).
ARAB. Südküste, Schugra, cult.
ÆTH., COL. ERITREA. Amba Tokham, cult. (400 m.) 625, coll. 1892.
Ernte April.
Nom. vern. : in Tigré, Sangada.
Aus Abyssinien, den nördlichen Vorländern und dem italienischen Ge-
biet der Colonia Eritrea liegen eine Anzahl von Formen vor, von
deren Aufzählung ich ihrer Unvollständigkeit wegen vorläufig ab-
sehen muss. Auch waren im Jahre 1892 angesichts der wiederholten
Missernte im Binnenlande aus Indien grosse Mengen Mohrhirse in
Massaua eingeführt worden. Ein Theil der neuen Aussaat ist wahr-
scheinlich derselben Herkunft gewesen, die in dem Gebiete Formen
einzubürgern verspricht, welche bisher in Abyssinien nicht bekannt
waren und von denen die dauernde Einbürgerung abgewartet werden
muss.
59. Andropogon (Chrysopogon Hack.) Aucheri Boiss. Diagn. I, 5,7.
var. S. quinque plumis Hack. in DC. Monogr. VI, 561.
ARAB., JEMEN. Bei Badjil (200 m.) 529.
ARAB. Südküste, el Hami, östl. von Schehr, 203, 2 April 1881.
Loc.: Zerstreut in den Felsspalten sehr dürrer Sandsteinhügel, bl. fr. 10 Jan. 1889.
ms
56. Andropogon (Dichanthium Hack.) annulatus Forsk. deser. 173.
ARAB., JEMEN. Badjil (190 m.) 1960; in Maisfeldern, Agara bei Hodjela
(600 m.) 900. Bl. u. fr. Januar 1889.
ÆTH. COL. ERITREA. Ginda, Donkollo-Höhe (1000 m.), 208, bl. Febr.
1891.
57. Andropogon (Heteropogon Hack.) contortus L. Sp. 1 ed. 1045.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura, Westabhänge bis zum Fuss (600-800 m.)
908; Wolledje am Fusse des Melhan (600 m.) 760.
Loc. : Sonnige, dürre Felsgehänge, bl. u. fr. Jan. 89.
ÆTH., COL. ERITREA. Geleb (1700 m.) 1276, coll. 1891; Ginda (1000 m.)
170, 142, coll. 1891.
var. 8. glaber Hack. in DC. Monogr. VI, 587, 588.
ÆTH., COL. ERITREA. Nordabhang des Bizen’ (2000 m.) 2024, coll. 1892.
Loc. : Trockene, steinige Gehänge.
Die Exemplare Schimpers no 1099 entsprechen der vorliegenden Form
am meisten, auch sah ich im Herbar der Ostindischen Compagnie
unter n°6756 ähnliche, von Griffith in Afghanistan gesammelte Stücke.
58. Andropogon (Cymbopogon) Jwarancusa Blane Phil. Trans. LXXX, 284.
ÆTH., COL. ERITREA. Keren (1400-1500 m.) 754, coll. 1891.
Loc.: Bildet die Masse des Bestandes an übriggebliebenem Trockengras in der
regenlosen Zeit, überall an allen Gehängen zwischen dem Gestein büschelweise
hervor sprossend.
1% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
59. Andropogon (Cymbopogon Hack.) Schoenanthus L. sp. 4 ed. 1046.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Bache Amba bei Geleb (1950 m.) 1575, coll.
1891 ; Spitze des Alam Kalé bei Aidereso (1823 m.) 1503, coll. 1892.
var. y. cæsius Hack. in DC. Monogr. VI, 610, 611.
ARAB., JEMEM. Wolledje am Fusse des Gehel Melhan (600 m.) 627.
Loc.: Vereinzelt als Spätling im abgedorrten Graswuchs der offenen Gehänge, bl.
fr. Mitte Jan. 89.
Nom. vern. : gosseba.
69. Andropogon (Cymbopogon Hack.) floccosus Schwf. n. sp.
Femineæ spiculæ gluma [ma carinis minime marginatis vix scaberulis
supra basin gibbo cartilagineo instructa dorso inter carinas excavata et
inferne ad medium usque fovea oblonga profunda impressa, gluma
IVna ad ?/3 in lacinias 2 lineari subulatas integerrimas fissa, spiculis
omnibus viridiviolascentibus pilis crassis brevissimis scaberulis et
secretione quadam alba pulverulentis villisque articulorum adjutan-
tibus hine inde quasi floccosis.
Cuimi 60 em. alti: vaginæ glaberrimæ; ligula brunea 0,5 mm. longa
truncata et brevissime denticeulata; laminæ 10-20 cm. longæ 3-4 mm.
latæ subrigidæ supra ad basin pilis longis hirsutæ parte inferiore
distanter pilosæ ceterum præcipue margine glaberrimæ vel inconspicue
scaberulæ ; panicula 10-12 em. longa ; spathæ propriæ anguste-lanceo-
late virides demum pallescentes 3-5 em. longæ pedunculum com-
mune duplo superantes racemos subæquantes ; articuli pedicellique
spicula sessili duplo vel ter breviores marginibus villosis, villis sum-
mis condensis articulo triplo brevioribus; spiculæ femineæ sessilis
gluma Ima 3,5 mm. longa lineari lanceolata apice minute 2 dentata et
carinis inconspicue scaberulis inter carinas enervis et fovea profunda
oblonga dimidium glumæ amplectante instructa; gluma Ie fem.
I-nervis dilute violacea marginibus involutis longe ciliata; gluma
Ta fem enervis diluteviolacea marginibus involutis breviter ciliata
glumæ III spie. masculæ conformis ; gluma [Va fem. laciniis 2 ad me-
diumejusfissis integerrimis linearisubulatis et membranaceis longe cau-
data, arista perfecta 12-13 mm. longa spicula 4-plo longior columna
purpurea subula flavida subbreviore ; spiculæ masculæ 6 mm. longæ
oblongolanceolatæ gluma Ima 5-6 mm. longa multinervis minutissime
scaberula dorso sublævi:; gluma [a mas. 3-nervis marginibus late
involutis ciliatofissa ; gluma ITTa mas. violacea ciliolata membranacea
inconspicue nervulis striolata; antheræ 3,5 mm. longæ.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda auf den umliegenden Höhen, Südseite des
Thals und in Nordwest (1209 m.) 162, 156, 183, 412, 48%, coll. 1891.
Loc.: Auf dürren und sonnigen Felsgehängen und grasigen Flächen.
Die Art steht dem A. commutatus St. und A. Gidarba Ham. am nächsten,
unterscheidet sich aber von beiden durch die ungewimperten zwei
APPENDIX II. 15
Zipfel (Seitengrannen) der 4ten gluma des weibl. Aehrchens. Durch
die weibl. gluma Il. unterscheidet sich diese Art von A. commu-
tatus St. bei welchem (sched. Schimp. 1891.) die breit aufgerollten
Ränder gleichfalls gewimpert sind. Durch die dichtere Behaarung an
der Basis der verhältnissmässig kurzen Blattspreite, während aussen
an der vagina die Haare gänzlich fehlen sowie durch die kurze Li-
gula, durch die über die halbe Länge der weibl. Gluma I sich er-
streckende tiefe mit einem weissflockigen Secret ausgefüllte Grube
und die Gibbus-Anschwellung an ihrer Basis unterscheidet sich un-
sere Pflanze hinreichend von der genannten Art. Die Grube der
ersten weiblichen Gluma ist bei A. Gidarba Ham. durch die ganze
Länge derselben reichend und die Schwiele an ihrer Basis bildet
keinen rundabgesetzten Höcker, wie bei unserer Art.
61. Andropogon (Cymbopogon Hack.) hirtus L. sp. 1 ed. 1046.
var. ©. genuinus Hack. I. c. 619.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura, Fuss (600 m.) 278; Regma bei Hodjela
(800 m.) 973; Wolledje am Fusse des Gebel Melhan (600 m.) 65%; Ussil
(4400 m.) 1347 ; Menacha (2000-2500 m.) 1538, 1708.
Loc.: An felsigen sehr trockenen Gehängen, gruppen- und büschelweise wachsend.
ÆTH., COL. ERITREA. Geleb (1670-2000 m.) 1201, 1229, 1387, coll.
1891 ; Passhöhe bei Asmara (2400 m.) 554, coll. 1891 ; Saganeiti (2200 m.)
1195, 1733, coll. 1892; Nordabfall des Bizen, Embatkalla (1400 m.)
2616, coll. 1892; Haschello Kokob unter Acrür (1600 m.) 1087, coll. 1892.
Loc.: Auf trockenen Felsen, hl. u. fr. Febr., März, April.
var. 8. podotrichus Hack. 1. c 620.
ÆTH., COL. ERITREA. Haschello-Kokob, Acrur (1600 m.) 1089, coll.
1892, bl. u. fr. 19 März.
62. Andropogon (Cymbopogon) dichrons Steud. Syn. I, 389.
ÆTH., COL. ERITREA. Nordabhang des Bizen (1800 m.) 2014, coll. 1892.
Loc.: Zwischen anderen bestandbildenden Steppengräsern, mit übriggebliebenen
Fr. Exemplaren. Mitte Mai.
Die von Drege unter No 4357 vorliegenden südafrikanischen Exem-
plare stimmen mit denen von Bizen vollständig überein. Die gegen
das obere Ende zu mit langen Haare besetzten gem. Blüthenstiele
überragen die Scheiden um 3 cm.
63. Andropogon (Cymbopogon Hack.) lepidus Nees. Fl. Afr. austr. 113.
var. 7. Tamba Hack. 1. c. 625, 626.
ÆTH., COL. ERITREA. Nordabhang des Bizen (1800-2000 m.) 2027, 20190,
coll. 1892. |
Loc. : In Felsspalten und im Schatten von Felsblöcken Mitte Mai frisch sprossend
bl. und fr.
Die jungen Blätter sind dicht behaart, wie bei denen der var. intonsus
Hack. 1. c. 625.
16 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
64. Andropogon (Cymbopogon Hack.) Cymbarius L. Mant. II, 303.
ÆTH., COL. ERITREA. Addi Bedr nördl. Asmara (1800 m.) 656, coll.
1891.
Loc.: Im offenen Buschwalde in grossen Massen zusammengedrängt. Febr. mit
überjährigen Aehren und Halmen.
65. Audropogon (Cymbopogon Hack.) exothecus Hack. in DC. Monogr.
VI, 632.
ÆTH. COL. ERITREA. Nordabhang des Bizen (1800 m.) 2914, coll. 1892,
11 Mai in wenigen übriggebliebenen Fruchtexemplaren.
Loc.: Grasreiche Gehänge und steppenartige Flächen.
Dieses für den Grasbestand der trockenen Bergsteppe charakteristische
Gras wurde auch von O. Ehlers an Kilimandscharo in 2300 m. Höhe
bestandbildend angetroffen.
66. Themeda triandra Forsk. deser. 178 (Th. Forskalii Hack. in DC
Monogr. VI, 659-664).
var. à. glauca Hack. 1. c. 663.
ARAB., JEMEN. Nordwest- und Ostabhänge unter Menacha (2000 m.) 1499.
Loc.: Dürres Steinterrain.
Ende Februar fanden sich überjährige, verdörrte Exemplare mit den
Aehren, dazwischen nur wenige frischsprossende Spätlinge in Blüthe.
Die Exemplare hatten 50 bis 70 cm. Höhe.
Die Pflanze von Menacha entspricht vollkommen der in Algier ver-
breiteten kahlen Form. Exemplare von Bona und von La Calle, als
Anthistiria glauca Df. bezeichnet und aus den Herbarien von Durieu
und Cosson stammend, liessen eine vollständige Identität constatiren.
Hiermit scheint mir die von Hackel (l. e. p. 66%) aufgeworfene Frage
hinsichtlich des Forskal’schen Namens erledigt.
var. &. major Hack. 1. c. 662.
ÆTH. COL. ERITREA. Ostabhang des Bizen (1900 m.) 2026, coll. 1892.
Loc. : In grossen Massen im Bestand des offenen Graswuchses auf weite Strecken
vorwaltend; fr. Anfang Mai, 80 cm. hoch. Die Haare an den Scheidenblättem
erreichen 5 bis 6 mm. Länge, die Granne wird 5 mm. lang.
Nom. vern. in Tigrinja : Ssär-udlid.
var. 1. punctata Hack. 1. c. 662.
ÆTH., COL. ERITREA. Saganeiti (2200 m.) 1742, coll. 1892; Az-Zaga
nahe Asmara (2200 m.) 628, coll. 1891 ; Geleb, am Bache Amba (2200 m.)
1407, coll. 4891.
Loc.: Bevorzugt trockene, sonnige Stellen. Bl. und fr. in Febr. und Apr.
67. Tragus racemosus P. B. Agr. t. VI, f. 15.
ARAB., JEMEN. Menacha (2200 m.) 1594; Agara bei Hodjela (600 m.)
1050.
Loc.: An Terrassengemäuer und an Berieselungsbächen, fr. Febr.
68.
69.
72.
APPENDIX II. 17
Tragus occidentalis Nees.
ARAB., JEMEN. Ussil (1400 m.) 1049 a.
ÆTH., COL. ERITREA. Im Thal des Lava, vom Samhar-Hügellande bis
nahe unter Geleb (200 bis 1400 m.) 1743, 1660, 1743, coll. 1891; Mas-
saua, Ras Madür 40, coll. 1892; Saati (140 m.) 576, coll. 1892.
Loc. : Kies und Gerölle der Thalsohle.
Latipes senegalensis Kth. Gram. I, 42.
ARAB. Südküste Schugra, östl. von Aden 139, coll. 1884.
Loc. : Auf geackerten Feldern als Unkraut, steiniges Terrain.
ÆTH., COL. ERITREA. Samhar-Hügelland, östl. vom Lava (200 m.)
174%, coll. 1891.
. Antephora elegans Schreb. Gram. II, t. A4.
ÆTH., COL. ERITREA. Saati (140 m.) 324, coll. 1892 ; unterstes Thal des
Lava (300 m.) 170%, coll. 1891.
Loc. : Im Gerölle der Rinnsale, fr. Febr., Apr.
Man könnte die hier auftretende Form als var. lævis unterscheiden, da
die Involucral-Blätter an der Spitze keine hervortretende Nervatur
zeigen, wie das bei den Exemplaren aus Senegambien die Regel zu
sein scheint; auch sind die Involucra hier kaum wahrnehmbar ge-
wimpert.
. Antephora Hochstetteri Nees in Hochst. Flora 1844, 249, 250.
ÆTH., COL. ERITREA. Samhar-Hügelland in Ost vom Austritt des Lava
(200 m.) 174%, coll. 1891; Geleb, am Amba (2200 m.) 1578, coll. 1891 ;
Haschello-Kokob unter Acrur (1600 m.) 1093, coll. 1892.
Loc.: Im Gerölle der Rinnsale und Bachbette vereinzelt; bl. u. fr. März, Apr.
Eriochloa bolbodes (Hochst.) Schwf. (Helopus bolbodes Hochst, in
Steud. Syn. I, 100).
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, Girsa und Donkollo-Höhe (600-1000 m.)
148, 458, coll. 1891; am Bache Amba bei Geleb (1950 m.) 1480, coll.
1891.
Loc. : Buschwald, im Halbschatten, bl. fr. Febr., April.
Eriochloa trichopus (Hochst.) Bth. Hook. Gen. III, 1099 (Panicum tri-
chopus Hochst. Flora 1844, 254.
ÆTH., COL. ERITREA. Unterstes Thal des Lava (300 m.) 169%, coll.
1891, bl. fr. Apr.; Wadi Jabüs bei Saati (150 m.) 79, bl. fr. Febr.
var. glabrata Schwf.
ÆTH., COL. ERITREA. Dogali (100 m.) 258, coll. 1892.
Loc. : Kiesbett des Rinnsals, bl. fr. Febr.
Die an der Gluma II, namentlich am Rande sitzenden Haare fehlen bei
dieser Form; an den Scheiden ist die Behaarung die typische. Auch
hier fehlt der in der Mitte am Rücken der Gluma I angebrachte Haar_
büschel oft gänzlich, oft ist er nur durch ein Haar angedeutet.
BULL. HERB. BOISS. Appendix II, mars 1894. 2
18 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
SI
Æ
. Eriochloa polystachya H. B. K. n. gen. et sp. I, 94, f. 31.
ARAB., JEMEN. Agara bei Hodjela (600 m.) 1058. fr. Febr. 89.
ARAB. ADEN, bei Schech Othman 193, fr. Dec. 1888.
Loc.: An bewässerten Stellen, an Bewässerungsgräben, Culturland.
ÆTH., COL. ERITREA. Im untersten Thal des Lava (300 m.) 1695, coll.
1891, bl. Fr. Apr.; Massaua, Halbinsel Abd-el-Qader 221, coll. 1892, bl.
fr. Febr.
75. Panicum (Digitaria) sanguinale L. sp. 8.
var. fenestratum Rich. (P. fenestratum Hochst. in Rich. Tent. fl. Abyss.
Il, 361).
ARAB., JEMEN. Wolledje am Fusse des Gebel Melhan (600 m.) 626;
Aggara bei Hodjela (600 m.) 1049; Regma bei Hodjela (900 m.) 949.
Loc.: Bevorzugt das Kiesbett der Rinnsale und Bachufer, Wasserstellen, bl. fr.
Jan., Febr. 89.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, Donkollo-Höhe (1000 m.) 161, 203, coll.
1891 ; unter Geleb (1500 m.) 1255, coll. 1891.
Loc.: Im Buschwald und an Rinnsalen.
var. cognatum Hackel. in herb. Berol.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda (1000 m.) 146, coll. 1891; unter Geleb
(1500 m.) 1180, coll. 1891.
Loc.: Waldgebüsche und beschattete Wasserstellen, bl. ir. Febr., April.
var. horizontale Mey. in Rich. Tent. fl. Abyss. II, 361, 362.
ARAB., JEMEN. Fuss des Gebel Bura (600 m.) 1330; Agara, im Bache
(600 m.) 1081; Menacha, Terrassen unter Komt el Qadi (2200 m.) 1595.
Loc.: Ackerland, an bewässerten Stellen, bl. fr. Jan., Febr. 1889.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda (900 m.) 157, 180, coll. 1891, bl. fr. Febr.
76. Panicum (Digitaria) diagonale Nees fl. Afr. austr. 23.
var. £. uniglume Hochst. in Sched. Schimp. I, 97.
ÆTH., COL. ERITREA. Monte Kubé (1850 m.) 1536, coll. 1892; Nordabhang
des Bizen (1800 m.) 2017, coll. 1892.
Loc. : Im dichten steppenartigen Graswuchs an ziemlich trockenen Stellen, fr. April,
Mai.
77. Panicum commutatum Nees Gram. Eckl. in Linnea VII, 27%; fl. Afr.
AUS 250:
ARAB., JEMEN. Fuss des Gebel Bura, über Hille (800 m.) 396.
Loc.: Sonnige, felsige und trockene Abhänge, bl. fr. Jan. 89.
An meinen Exemplaren sind die Blattscheiden ziemlich dicht pubesci-
rend und mit langen aus knotiger Basis entspringenden Haaren be-
setzt, welche letztere auch am Blattrande auftreten. Die meisten
Blüthenstände haben zwei Trauben (= var. 7. didactilum Kth. in
Nees I. e. 26), aber auch solche mit 3 und 4 kommen vor.
78. Panicum (Digitaria) pennatum Hochst. Flora 1855, 197.
Perenne nodis subterraneis incrassatis ; culmis erectis ramosis brevibus,
vaginis glabris; ligula exserta grosse-dentata albo-membranacea ; la-
80.
81.
82.
APPENDIX IL. 19
mina flaccida sat brevi pube minuta utrinque vestita vel glabra, in-
terdum basin versus villis paueis longe eiliata; pannicula umbellifor-
mis; pedunculo communi brevi glabro; racemis 8-10 patentissimis
longissimis simplicibus, centrali interdum 2-3 ramoso ; rhachidi
triangula longe et dense ciliata apicem versus tertia parte spieulifera ;
spieulis oblongis acutis singulis vel binis distanter dispositis breviter
pedunculatis vel pedunculo iis equante; gluma I minima vel incons-
picua, gluma II spiculam sub æquante 3 nervi; gluma III 5-, rarius
7-nervi, ambo plus minus pubescentibus vel villosis; gluma IV acuta
maturitate cum palea coriacea atrofusca nitente, lævi et evenia.
Die Pflanze erreicht ungefähr 1/2 Meter Höhe. Die Blattspreite hat
5-10 cm. Länge und 3 mm. Breite. Die Ligula ist 1 mm. lang. Der
gemeinsame Traubenstiel ist 2-5 cm. lang. Die in ihrem Aussehen
täuschend der Granne der Stupa pennata gleichende Doldenstrahlen
haben 12-16 cm. Länge. Die Aehrchen werden 3 mm. lang und die
zugehörigen Stiele 1-3 mm. Die Haare an der Rhachis sind 5-6 mm.
lang.
ARAB., JEMEN. Ussil, im Wadi Chuoiet (950 m.) 1193.
‚Loc.: Auf steinigen Terrassen der Sorghum Felder, ir. Febr. 1889.
W. Schimper sammelte die Pfl. 185% (No 81) bei Golleb in Tigre
(Coll. Buchinger 1497). Auf Graf Teleki’s Expedition sammelte
v. Höhnel die Art auf der Westseite des Paregebirges, in der Steppe
(No 7).
. Panicum (Brachiaria) gossypinum Rich. Tent. fl. Abyss. II, 366, 367.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Nordabhang des Bizen (2000 m.) 2029, coll.
1892.
Loc.: An trockenen, sonnigen, steinigen Gehängen, bl. fr. 9. Mai.
Panicum (Brachiaria) eruciforme Sbth. Sm. Prodr. I, 40.
ARAB., JEMEN. Ussil (1200 m.) 1278.
Loc.: Auf unbewässerten Terrassen der Sorghum-Felder, bl. fr. Febr. 89.
Panicum (Brachiaria) geminatum Forsk. deser. 18 (Panicum paspalordes
Pers. Syn. I. 81).
ARAB., JEMEN. Chalife, bei Vorhügeln des Gebel Bura (200 m.) 210;
Aggara bei Hodjela (600 m.) 893.
Loc.: Auf Garten- und Ackerland, an Gräben. Vom Kameel und Rind gern gefressen,
nicht vom Esel.
Nom. vern. : thalig (Hodjela).
ÆTH., COL. ERITREA. Mkullo bei Massaua 236, coll. 1892; Dogali
(100 m.) 258, coll. 1892.
Nom. vern. in Tigré : abber tätta.
Panicum (Brachiaria.) controversum Steud. Syn. I, 69.
ARAB., JEMEN. Aggara bei Hodjela (600 m.) 8954.
Loc.: Als Unkraut in bewässerten Maisfeldern, bl. fr. Jan. 89.
RE LUN
20 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
83. Panicum (Brachiaria) prostratum Lam. Ill. I, 171.
ARAB., JEMEN. Aggara bei Hodjela (600 m.) 1034; am Fuss des Gebel
Bura, Hille (600 m.) 273.
Loc,: Unkraut auf Aeckern und Gartenland, bl. fr. Dec. 88, Febr. 89.
84. Panicum scalarum Schwf. (Panicum muticum Hochst. sched. Schimp. I,
95; in Rich. Tent. fl. Abyss. II, 362, 363, non Forsk.).
ARAB., JEMEN. Kahil am Schibäm bei Menacha (2500 m.) 1472.
Loc. : In Luzerne Feldern auf bewässerten Ackerterrassen als Unkraut. Soll als
Fntter Esel fett machen, bl. fr. März 1889.
Nom. vern. : wobbal (Menacha).
ÆTH., COL. ERITREA. Addingofôm bei Saganeiti (2200 m.) 1387, 1389,
coll. 1892.
Loc.: Auf Aeckern als Unkraut.
Dieses niedrige nach Art unseres Cynodon Dactylon wuchernde Gras ist
durch die glauke Farbe der Blätter und durch purpurascirende auf-
rechte Blüthenstände, gewöhnlich 3-5 Aehrentrauben zusammen, ge-
kennzeichnet. Die Art gehört in die Verwandtschaft von P. prostra- .
tum L., dem es auch habituell gleicht; P. muticum Forsk. descr. 20:
dagegen ist dem P. numidianum Lam. sehr nahestehend wenn nicht
mit demselben identisch. Forskal sammelte die mit obigem Namen
bezeichnete Art bei Rosette, die Originalpflanze hatte also mit der
Flora Arabiens nichts zu schaffen. Im nördlichen Abyssinien scheint
P. sealarum Schwf. sehr verbreitet zu sein. Schimper sammelte die
Art 1837 bei Adoa (No 95), bei Debra Eski bei 3100 m. (No 32),
185% bei Dschadscha (No 38%) und 1850 ohne Ortsangabe in herb.,
Paris (No 1310).
Im arabischen Hedjas fand Schimper die Pflanze 1837 bei Taifa (No 895
« Digitaria ».
85. Panicum (Echinochloa) Colonum L. sp. 84.
ARAB., ADEN. Schech Othman, Lahadj u. s. w. ; Schugra 75, coll. 1881.
ARAB., JEMEN. Wolledje am Fuss des Gebel Melhan (600 m.) 759; Aggara
bei Hodjela (600 m.) 906; Ussil (1100 m.) 1025, hier mit purpur gebän-
derten Blättern.
Loc.: Auf Ackerland und an bewässerten Plätzen, bl. fr. Jan.-März.
ÆTH., COL. ERITREA. Massaua, Ras Madür. 33, coll. 1892.
86. Panicum (Ptychophyllum Hack.) plicatile Hochst. Flora 1855, 198.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura (900 m.) 458; Ussil (1200 m.) 1329.
Loc. An schattigen und quelligen Stellen der Kaffeepflanzungen, bl. fr. Jan., Febr. 89..
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, Donkollohöhe und bei Girsa (800-
1000 m.) 206, 152, coll. 1891 ; unter Geleb (1500 m.) 1448, coll. 1891.
Loc.: Im schattigen Buschwald, gruppenweise, bl. fr. Febr., März.
Eine nahe Verwandte der Art ist das von Hochstetter 1844 im
der Flora (S. 25%) beschriebene P. rhachitrichum, das durch kahlere
87.
88.
89.
90.
91.
APPENDIX IL 21
Blattscheiden und namentlich durch eine stärker gekörnelte, breitere
und stumpfere Deckspelze, dann auch durch die längere Gluma II
verschieden ist. Die sehr dichten, an den Exemplaren von Jemen,
bis 8 mm. langen Haare am oberen Rande der Blattscheide, die
P. plicatile H. auszeichnen, sind weder bei P. rhachitrichum noch bei
P. plicatum Lam. vorhanden. Letztere Art steht der vorliegenden
sehr nahe, ist aber in allen Theilen grösser entwickelt. Auch bei
dieser Art ist die Gluma II, die bei P. plicatile H. wie über dio
Hälfte des Aehrchens hinausreicht, bedeutend länger. Die beiden
Arten verhalten sich in ihren Grössenverhältnissen zueinander wie
Andropogon Sorghum Br. zu A. halepense Pers.
Panicum (Ptychophyllum Hack.) sagittifolium Hochst. sched. Schimp.
II, 1655 ; in Rich. Tent. fl. Abyss. II, 379 (sub Penniseto).
ARAB. JEMEN. Aggara bei Hodjela (600 m.) 1039.
Loc.: An den Bewässerungsgräben in grosser Ueppigkeit, zu Th. im Wasser selbst
wachsend, bl. fr. Febr. 1880.
Panicum (Eupanicum) Petiverii Trin. Dissert. II, 144.
ARAB., JEMEN. Fuss des Gebel Bura (600 m.) 397 ; Fuss des Gebel Melhan‘
Wolledje (600 m.) 932; Regma bei Hodjela (900 m.) 966; Aggara bei
Hodjela (600 m.) 2007.
Loc.: An sonnigen felsigen Abhängen, aber auch als Unkraut auf Culturboden, auf
Feldern, etc., bl. fr. Jan., Febr. 89.
ÆTH., COL. ERITREA. Saati (150 m.) 16, coll. 1891 ; Gaaba im mittleren
Thal des Lava (430 m.) 1649, coll. 1891 ; Ginda (900 m.) 171%, coll. 1891.
Panicum (Eupanicum) leersioides Hochst. Flora 1855, 196.
ARAB., JEMEN. Fuss des Gebel Bura (600 m.) 322; Fuss des Gebel
Melhan, Wolledje (600 m.) 762; Ussil (1200-1800 m.) 1196, 1133 ; Regma
bei Hodjela (900 m.) 985, Aggara (600 m.) 895.
Loc. : Auf beackertem Boden, Kaffeepflanzungen, Feldern u. s. w., bl. fr. Jan.,
Febr. 89.
ÆTH., COL. ERITREA. Hügelland im Samhar, Austritt des Lava (200 m.)
1752, coll. 1891; Massaua, Arkiko Saati 48, 162, 311, 281, coll. 1892 ;
oberstes Thal des Lava unter Geleb (1500 m.) 1613, 1263, coll. 1891 ;
Ginda (1000 m.) 153.
Panicum antidotale Retz. Obs. IV, 17.
ARAB. Aden, bei Schech Othman 122.
Loc. : Als Unkraut in Gärten an bewässerten Stellen, bl. fr. Dec. 1888.
Panicum Meyerianum Nees. fl. Afr. austr. I, 32.
ARAB., JEMEN. Aggara bei Hodjela (600 m.) 899.
Loc.: Wuchert mit anderen Gräsern an den Bewässerungsgräben. bl. fr. Jan. 89.
. Panicum (Eupanicum Hack.) maximum Jacq. Coll. I, 76.
ARAB., JEMEN. Fuss des Gebel Bura (600 m.) 362, 27%; Aggara bei Hod-
jela
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
(600 m.) 911; Ussil (1400 m.) 1166; Wadi Ssarif unter Menacha
(2000 m.) 1698.
Loc.: Vereinzeltim Gebüsch, auch auf Maisfeldern als Unkraut, Febr., März 89.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, Donkollohöhe (900-1000 m.) 139, 213,
349,
483, coll. 1891 ; unter Geleb (1500-1600 m.) 1158, 1321, 1450, coll.
1891.
Loc.: In Hecken und Gebüsch, vorzugsweise im schattigen Buschwalde, in kleinen.
Gruppen aufschiessend. Febr.-Apr.
93. Panicum (Eupanicum Hack.) coloratum L. Mant. 30; Boiss. Fl. or. V,.
LA0.
ARAB
., JEMEN. Aggara bei Hodjela (600 m.) 949.
Loc.: In Maisfeldern mit P. maximum L. als Unkraut, hl. fr. Fehr. 89.
9%. Panicum (Eupanicum) arundinifolium Schwf. n. sp.
Perenne-hirsutum elatum culmis validis foliosis; vaginis molliter glan--
duloso-hirsutis demum glabratis apice ad ligulam dense barbatis et.
ciliatis ; ligula brevissima ciliata; lamina basi cordata semiamplexi--
caulis margine dense minute aculeato-denticulata et pilis e tuberculo.
ortis distanter ciliatis, pilis per paginam dissitis similibus vel man-
cantibus, nervo medio supra canaliculato subtus valde prominente,
lateralibus utrinque 7-8; pannicula longe pedunculata laxe ramosa
pedunculo communi glabrato, rhachide communi glanduloso-hirsuta,
paniculis secundariis subverticillatis horizontaliter patentibus rachi-
dibus 3-angulis irregulariter glanduloso-pilosis; racemis spiculas-
1-10 gerentibus magnas singulas distantes pedicellum æquantes vel
eo multo breviores oblongo ovatas glaberrimas compressas; gluma I
1/2-1/3 spiculæ longitudinem æquante 5-nervi sepe purpurea; gluma II
5-7-nervi; gluma III 5-nervi secundam æquante; gluma IV 3-nervi
cartilagineo albo lævi nitido ; palea 2-nervi.
Die Pflanze erreicht eine Höhe von 1,5 m. Die Blattspreite hat 25--
35 cm. Länge und 2 bis 2-5 em. Breite. Der Blüthenstand hat 35 cm.
Länge und die unteren Seitentrauben werden 13-15 cm. lang. Die
Aehrchen sind 5 mm. lang, die Aehrenstiele 4-15 mm. lang. Die
nächststehende Artist das capländische P. unguiculatum Fr. (P. deus-
tum Thbg.) welches letztere irrthümlich (wie bereits Boissier fl. Or.
V. 439 bemerkte) mit dem nordafrikanischen sehr verschiedenen
P. numidianum Lam. (der ältere Name ist P. muticum Forsk.) iden--
tifieirt worden ist. In den Aehrchen ist kein durchgreifender Unter—
schied zwischen P. unguiculatum Fr. und P. arundinifolium Schf.,
auch giebt es von ersterer eine Varietät mit stark behaarten Scheiden
(Nees fl. Afr. austr. 1 33) die eben solche von Drüsen gekrönte lange
Haare an der Hauptrhachis tragen, wie die oben erwähnten, aber die
Blüthenstände sind bei der südafrikanischen Art viel kleiner, mit
dichter gestellten Aehrchen besetzt und mit weniger gespreizten
de
©£
96.
I
98.
9%
APPENDIX II. 23
Traubenästen; vor Allem sind die Blätter verschieden, stets bei
P. unguiculatum Fr. schmäler, mit wenigen Nerven, kahler und
namentlich am oberen Ende der Vagina ohne Haarbüschel, bei vor-
stehender Art mit breit herzförmiger Basis.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, Seitenthal (1000 m.) 435, coll. 1891.
Loc.: Unter üppigem Krautwuchs an schattigen und bewässerten Stellen.
Dieselbe Art ist auch von Dr. Stuhlmann am Nordwestabhange des
hohen Schneeberges Ru Nssoro bei 800 m. Meereshöhe gesammelt
worden. (Exped. Emin-Pascha 1890-92 No 2547.)
). Panicum (Eupanicum) turgidum Forsk. deser. 18, 19.
ARAB., JEMEN. Küstenstrich bei Hodeidah.
ARAB. Südküste, Schugra 106, coll. 4881.
Loc.: Trockene, steinige Wüstenstrecken. Wächst auch auf der Halbinsel Little
gegenüber Aden.
ÆTH., COL. ERITREA. Mkullo bei Massaua, 9, coll. 1892.
Loc.: Das verbreitetste Gewächs der nubischen Wüstensteppe, von welcher die
Küstenebene bis Massaua, die Samhar eine südliche Fortsetzung darstellt.
Panicum miliaceum L. sp. 86.
ARAB. Südküst. Schugra, auf Feldern cultivirt, 87, 19 März 1881.
Nom. vern. : rumi (d. h. « griechisch, europæisch »).
Der Name ist überraschend, da die Herkunft der Culturpflanze wahr-
scheinlich eine indische ist. Auch Forskal citirt sie in seiner Liste
der Flora des Glücklichen Arabiens S. CIV und giebt als arabische
Namen derselben: « Kossæjb » und « Milæb » an.
v. Höhnel (zum Rudolf-See, S. 388, wo irrthümlich P. stalicum) fand
die Art eultivirt im Lande der Kikugu und im nördlichen Ukam-
bani (1300-1800 m.) in Südwest vom Kenia.
Panicum (Virgaria) atrosanguineum Hochst. sched Schimp. IV, 1709,
in Rich. Tent. fl. Ab. II, 375.
ARAB., JEMEN. Wolledje am Fusse des Gebel Melhan (600 m.) 769 ; Ussil
(1200 m.) 1306.
Loc.: An trockenen Stellen, an Rainen und als Unkraut auf unbewässertem Acker-
land, bl. fr. Febr. 89.
Panicum Hygrocharis Steud. Syn. I, 72.
ARAB., JEMEN. Regma bei Hodjela (850 m.) 950.
Loc.: An Quellen und Wasserrinnsaien der Kafteepflanzungen, bl. fr. Jan. 89.
Tricholæna longiseta Hochst. in Rich. Tent. fl. Ab. II, 446.
ARAB., JEMEN. Ussil (1300 m.).
Loc.: Zwischen grossen Blöcken einer Thalschlucht.
Meine Exemplare haben am Blattrande kurze und dichtgestellte Wim-
pern; längere Haare mit knolliger Basis stehen damit nur vereinzelt
eingestreut. Die Haarschöpfe der Aehren sind bald stark geröthet,
bald schimmern sie in silberartigem, etwas gelblichem Glanz.
24 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
100. Tricholæna leucantha Hochst. sched. Schimp. III, 1818; in Rich.
Tent. fl. Ab. II, 372, 373.
ARAB., JEMEN. Unter Ussil (1100 m.) 1283; Wolledje, Fuss des Gebel
Melhan (600 m.) 792; Fuss des Gebel Bura (600 m.) 399.
Loc.: Gerölle der Rinnsale, fr. Jan,, Febr. 1889.
ÆTH., COL. ERITREA. Thal Omaret bei Geleb (1730 m.) 1495, coll. 1891 ;
unter Geleb, Klause von Maidschergebiet (1500 m.) 1236, 1264, coll.
1891.
Loc. : Im grossen Gerölle mitten im trockenen Bett der Thalsohlen, fr. April.
101. Tricholæna grandiflora Hochst. in Rich. Tent. fl. Ab. II, 445.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura (900 m.) 425.
Loc.: An Felsen der Region des Kaffeehaues, fr. Jan. 1889.
Nom. vern.: hämmere (Hille).
ÆTH., COL. ERITREA. In Nwoen Ginda (1000-1200 m.) 416, 4414, 45
coll. 1891; Geleb und am Amba (1700-1950 m.) 1985, 1390, coll. 1891
Spitze des Lalamba bei Keren (1900 m.) 472, coll. 1891 ; Mte. Kubé (1850 m.
1542, coll. 1892; Nordabhang des Bizen (2000 m.) 2025, coll. 1892.
Loc.: Im lichten Walde und Gebüsch auf Felsen, bl. fr. Febr. bis März.
102. Tricholæna Teneriffæ Parl. in Webb. Phyt. Can. III, 2, 495.
ARAB. Aden, über dem Dépôt der Messageries, 13.
Loc. : Basaltische Lavafelsen, fr. 26 Nov. 89.
103. Setaria aurea Hochst. sched. Schimp. I, 409, in Rich. Tent. fl. Abyss.
II, 378 (sub Penniseto).
var. breviseta Schwf.
ÆTH., COL. ERITREA. Nordabhange des Bizen (1400 m.) 2013, coll.
1892; Saganeiti (2200 m.) 1743, coll. 1892.
Loc.: Auf Rasenflächen an Bächen.
Die vorliegende Form entspricht der in Schimpers Sect. I. No 409 ver-
theilten Pflanze. Vielleicht ist dieselbe identisch mit der von Hoch-
stetter in Flora 1855. 197 als Pan. (Setaria) incrassatum beschrie-
benen Art.
104. Setaria verticillata P. B. Boiss. Fl. Or. V, 443 (Panicum adherens
Forsk. deser. 20).
ARAB., JEMEN. Regma bei Hodjela (900 m.) 980; Ussil (1400 m.) 1947 ;
unter Menacha (2000 m.) 1592.
Loc.: Als Unkraut auf Terrassenfeldern, in Luzerne u. s. w. fr. Jan., Febr.
105. Cenchrus montanus Nees.
ÆTH., COL. ERITREA. Im mittleren Thal des Lava (500 m.) 1668, coll.
1891, Massaua, Insel Schech Said 166, coll. 1892; Haischello-Kokob
unterhalb Acrur (1600 m.) 1043, coll. 1892.
Loc.: Neben Pennisetum ciliare Pers. das häufigste Gras an allen Weideplätzen des
Samhar-Tieflandes und der Vorhügelregion, bevorzugt die Rinnsale und Thal-
sohlen, wo es auf weite Strecke bestandbildend auftritt.
APPENDIX I. 25
106. Pennisetum spicatum Kcke. Körnicke und Werner, Getr. I, 28%
108.
109.
(Holeus racemosus Forsk. deser. 175).
ARAB., JEMEN. Im Tieflande des Tehama bis an den Fuss der Vorberge
allgemein in Cultur, indessen im Vergleich zum Sorghum nur in unterge-
ordnetem Grade. 174, 1952, 1071, coll. 1889.
ARAB. Südküste, bei Schugra und bei el Hami östl. von Schehr, sehr
schöne Felder.
Nom. vern. : dochn (ubique).
ÆTH., COL. ERITREA. Arkiko bei Massaua 134, coll. 92.
Nom. vern. in Tigré : bultugq.
. Pennisetum Rüppellii Steud. Syn. I, 107 (Pennisetum spectabile Fig.
et de Not. Agr. 4, 5; P. macrostachyon Fresen. Beitr. fl. Ab. in Mus.
Senck. IH, 135, 136 ; P. asperifolium (Desf.) Rth. Gram. 1, 49; P. dicho-
iomum Balf. fl. Socotr. 313, non Del.).
ARAB., JEMEN. Fuss des Gebel Bura (600 m.) 247; Wolledje, Fuss des
G. Melhan (600 m.) 778; Menacha (2200 m.) 1502.
Loc.: In Ritzen der Felsen, im Bett und an den Wänden der Wasserschluchten,
seltener auf Terrassengemäuer an berieselten Stellen, fl. fr. Dec. 88, Jan., Febr. 89.
Nom. vern. : ghorizzi (G. Bura); haussefe (G. Melhan); silet-arégj (Menacha).
ÆTH., COL. ERITREA. Keren, am Dari (1400 m.) 775, coll. 91; unter
Geleb (1600 m.) 1240, 1261, coll. 1891: Aidereso (1220 m.) 1432, coll.
1892.
Loc.: Sprosst aus Ritzen im festen Fels an Bächen.
Nom. vern. in Tigrinia : ulula.
Pennisetum villosum R. Br. in Salt Voy. app. Fresen Beitr. fl. Ab. in
Mus. Senckenb. II, 134.
ARAB., JEMEN. Nordabhang des Schibäm bei el Ajan (2600 m.) 1648;
Komt el Gadi bei Menacha (2300 m.) 1582.
Loc.: An Terrassengemäuer von Gerstenfeldern, fr. Febr. 89.
Pennisetum ciliare Link hort. Berol. I, 213.
ARAB. Südküte. Aden, Schech Othman, 1950, coll. 1888; Schugra 95,
138, coll. 1881 ; el Hami in Ost von Schehr, 189, 172, coll. 81.
Loc.: Namentlich als Unkraut auf Feldern und an Feldrainen, fr. März 81.
ARAB., JEMEN. Fuss des Geb. Bura (600 m.) 392; Moglaf in der Tehama
in N. W. von Wolledje (300 m.) 605; Hodjela, Agara (600 m.) 894; Me-
nacha (2200 m.) 1951.
Loc.: Vorherrschende Grasart an allen grasigen Plätzendes Tieflands und der Vor-
hügel, selten im Hochland, bl. fr. Dec. 88, Jan., Fehr. 1889.
Nom. vern. : zhbett (Hille).
ÆTH., COL. ERITREA. Mkullo, Ginda, Saati, Geleb, Keren, etc., 14, 464,
890, 1160, coll. 1891; überall (bis 1500 m.) 16, 77, 111, 435, 631, coll.
1892.
Gemeinste Grasart des Samhar-Küstenlands, der Vorhügelregion und
der unteren Stufe des Hochlands.
26
110.
111.
112.
113.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Pennisetum Quartinianum Tent. fl. Abyss. II, 384.
ARAB., JEMEN. Menacha (2200-2500 m.) 1699.
Loc.: An Terrassengemäuer an berieselten Stellen, fl. fr. März 89.
Pennisetum depauperatum Schwf. n. sp.
Perenne glabrum culmis erectis tenuibus 30-40 cm. longis; vaginis
glaberrimis; ligula inconspieua; laminis ima basi ciliis barbellatis
angustissimis convolutis — 20 cm. longis; foliis caulinis % vel 5
summis à cm. longis; pedunculo communi glaberrimo apice sub:
spica scaberulo; spiculis 3 mm. longis oblongo-linearibus acutis
glaberrimis ; invollucelli setis 8-10 scabriusculis lateralibus spieula
brevioribus mediis subduplo ei longioribus ; gluma Ima alba enervi
spicula 6-8-plo breviore irregulariter dentato; gluma I spieule di-
midium æquante vel paullo ei longiore lanceolata longecuspidata
uninervi; gluma [HR 3-5-nervi apice S-denticulata; gluma IV enervi
lævi apice denticulata.
Diese Art gleicht sowohl habituellals in den Merkmalen ammeisten Penni-
setum glabrum Hochst. und P. humile Hochst. Von ersterem unter-
scheidet sie die cuspidate nicht acuminate Spitze der gluma II, die:
nur die halbe Länge des Aehrchens erreicht, während sie bei den
Schimper’schen Exemplaren von P. glabrum H., die ich untersucht
habe 1/; des Aehrchens betrug. Von P. humile Hochst. ist dieses Gras
durch die, übrigens auch bei P. glabrum H. vorkommenden Cilien-
haare an der Basis der Blattspreite verschieden, ferner durch die
unter sich sehr ungleichen glumæ I und IL, sowie durch die längere:
zweite gluma.
ARAB., JEMEN. Am Nordabhang des Schibäm bei Kahil, über Menacha:
(2500 m.) 1471.
Loc.: Vereinzelt im Rasen an Rinnsalen der Terrassenbewässerung, fr. Febr. 1889.
Pennisetum glaucifolium Hochst. in sched. Schimp. 1,390 (nom. sol.)..
ARAB., JEMEN. Wadi Schürfa am Nordabhang des Schibäm über Menacha
(2700 m.) 1949.
Loc.: An Rinnsalen der Feldterrassen, vereinzelt im Rasen, fr. März 89.
Schimper sammelte die Art an verschiedenen Punkten des Nördlichen
Abyssiniens: coll. I. 108%; coll I. 390; 1854 N. 401; 1862 N. 582.
Pennisetum dioicum Rich. Tent. fl. Abyss. II, 380 (Beckeropsis nubica
De Not. Agrost. ARg. 50).
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, Höhen des Donkollo (900-1000 m.) 210,
coli. 91, 2124, coll. 92; Thal des Lava bis unter Geleb (1000-1500 m.):
1270, 1687, coll. 91; Ailet 413. coll. 92; Haddisch-Addi, Hamasen
(1500 m.) 695, coll. 91 ; Schlucht von Gua bei Saganeiti (2200 m.) 1287,
coll. 92; Bizen (2000 m.) 1287, 2019, coll. 92.
Loc.: Im Buschwalde, unter Bäumen und im Halbschatten massenhaft; bl. fr. Febr...
APPENDIX Il. 27
März, April. Als Futtergras vielleicht die häufigste Grasart im Buschwalde,
aber trotz ihres guten Aussehens von den Thieren ungern gefressen und als
Futter ohne Werth.
Nom. vern. in Tigrinia : mugra.
11%. Ehrharta abyssinica Hochst. Flora 1855, 193, 194.
ARAB., JEMEN. Menacha, Bet-el-Mograb (2500 m.) 1705.
Loc.: An Wasserrinnen der Terrassenfelder, hl. fr. März 89.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Amba bei Geleb (1950 m.) 1347, 1575, coll.
1891 ; Saganeiti (2200 m.) 946, coll. 1892.
Loc.: Im Schatten grosser Bäume, als hoher, dichter Graswuchs, bl. fr. 16. April.
Wie bereits A. Engler hervorgehoben hat (Hochgebirgsflora 126), ist
diese Art von der Ehr. panicea Sm. sehr verschieden. Sie unter-
scheidet sich von der südafrikanischen Art hauptsächlich durch die
langen schmalen Blätter und die längeren nur kurz verzweigten
Blüthenstände. Die Aehren sind grösser (7 mm. lang) schmäler (nicht
eiförmig) und spitzer als bei Ehr. panicea Sm. und die Aehrenstiele
ebenso lang wie die Aehren. Die glumæ III und IV sind bei der süd-
afrikanischen Art weit stumpfer. Bei der gluma IV, die an der Ehr.
abyssinica H. 6 bis 6,5 mm. lang wird, ist zu beiden Seiten über dem
Basalwirbel je ein starker Haarbüschel entwickelt, der bei E. pani-
cea Sm., E. paniciformis Nees und E. rupestris Nees fehlt, dagegen
bei den Verwandten der E. melicoides Sw. die Regel ist. Zwischen
den arabischen und æthiopischen Exemplaren ist kein nennenswerther
Unterschied hervorzuheben. Das Gras erreicht 80 em. Höhe, die
Blattspreite ist 12 bis 15 cm. lang und % bis 6 mm. breit. Die Blüthen-
rispen können über 29 cm. Länge erreichen.
115. Phalaris paradoxa L. sp. 1665.
ÆTH., COL. ERITREA. Saganeiti (2200 m.) 1373, coll. 1892.
116. Aristida hirtigluma (Jaub. sp.) Steud. Syn. I, A.
ÆTH., COL. ERITREA. Samhar-Küstenebene in West von Massaua bei
Schegat Qieh (80 m.) 1773, coll. 91.
Loc.: Im Kiese des ausgetrockneten Rinnsals, fr. Ende April.
117. Aristida caloptila (Jaub. sp.) Boiss. Fl. Or. V, 497.
ARAB. Südküste. Aden, Goldmore Valley 48, coll. 88; Aden über den
Depôts der Messageries 28, coll. 1881; el Hami östlich von Schehr 202,.
coll. 1881.
Loc.: Steinige und sandige Rinnsale und an Felsen, fr. Nov. 88, März 1881.
118. Aristida cœrulescens Desf. Fl. atl. I, 109.
var. breviaristata Schwf. aristæ setis 5-20 mm. longis foliis elongatis.
ARAB., JEMEN. Fuss des Gebel Bura (600 m ) 323; Ussil (1134; Wolledje,.
Fuss des @. Melhan (600 m.) 683; Menacha (2200 m.) 1524; Regma bei.
Hodjela (300 m.) 981.
28 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
ARAB., ADEN. Ueber den Koblendepöts der Messageries 26, coll. 1881.
Loc.: Kies und Gerölle, zwischen Felsblöcken u. s. w., fr. Jan. März 89.
ÆTH., COL. ERITREA. Saganeiti (2200 m.) 1745, coll. 1892 ; unter Geleb
(1560 m.) 1103, coll. 1891.
var. brevifolia Schwf. (A. modatica Steud. Syn. I, 139), foliis 1,5-6 cm.
langis, aristis brevibus 1,5-2 em. longis.
ÆTH., COL. ERITREA. Samhar Hügelland in Ost vom Austritt des Lava
(200 ın.) 1755, coll. 91; Saati (150 m.) 82, coll. 91; Schegat-Qieh (80 m.)
4776. 1755, coll. 91.
Loc.: Kiesgerölle und Rinnsale trockener Bäche, fr. Febr.-April.
Nom. vern. in Tigrinia : zumbia (Hamasen).
119. Aristida adoensis Hochst. in Rich. Tent. fl. Abyss. II, 390.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda (900 m.) 174, coll. 1891; Geleb (4700-
2000 m.) 1205, 1235, 1366, coll. 4891; Addi Bedr in Hamasen (1800 m.)
655, coll. 1891; Az Zaga bei Asmara (2000 m.) 629, coll. 1891; am
Nordabhange des Bizen bei Dengergera (2000 m.) 2021, coll. 1892.
Loc.: Trockene felsige Gehänge, zwischen Steinen, fr. Febr.-April.
120. Aristida Schweinfurthii Boiss. Fl. Or. V, 493.
var. Boissieri Schwf. vaginis ore longe ciliato-barbatis, gluma superiore
apice breviter tridentata, paniculis laxe dispositis pedunculis secundariis
elongatis (2-4 cm. longis), aristæ selis parte indivisa ter, quater (non
multaties) longioribus.
ARAB. Südküste. Schugra 9%, coll. 1881.
Loc.: Zwischen Geröll und Steinen des Rinnsales der ausgetrockneten Bäche.
ÆTH., COL. ERITREA. Samhar-Küstenebene in West von Massaua, bei
Schegat-Qieh (80 m.) 177%, coll. 1891.
Loc.: Im trockenen Rinnsal zwischen den Kiesen.
Die obenbezeichnete Form findet sich auch im Südlichen Nubien und
in Dar Fur. W. Schimper sammelte sie 185% bei Golleb (No 119).
121. Sporobolus spicatus Kth. Gram. I, 67.
ARAB. Hodeidah 157.
Loc.: Sandige Strandfläche am Meere.
Nom. vern. : élef (Sehama).
122. Sporobolus setulosus (Trin.) Schwf. (Vilfa setulosa Trin. Agrost. I, 33).
ARAB. Südküste-el-Hami in Ost von Schehr 17%, coll. 81.
ÆTH., COL. ERITREA. Massaua, Insel Schech Said A, 76, coll. 91, 92.
Loc.: Im salzhaltigen, von der Fluth getränkten, oft dünenartigen Sande der Küsten-
striche.
123. Sporobolus robustus Kth. Gram. I, 126.
ÆTH., COL. ERITREA. Im untersten Thal des Lava (300 m.) 1699, coll. 91.
Loc.: Am Rande des Baches und im Wasser wachsend, fr, April.
Ich sammelte die Art auch in den Bergen von Erkanit, am Char Har-
rassa westl. Suakin. (No 222, coll. 1868) G. Ehrenberg fand sie
1825 in Wadi Djara östl. von Qunfuda (westarab. Küste 19° n. Br.).
APPENDIX II.
12%. Sporobolus marginatus Hochst. in Rich. Tent. fl. Abyss. II, 397.
29
ÆTH., COL. ERITREA. Ailet, bei den heissen Quellen (298 m.) 468, coll.
92 ; Ginda (900 m.) 49%, coll. 91; am Dari bei Keren (1400 m.) 817, coll.
91; Thal des Lava unter Geleb (1200 m.) 1294, coll. 94.
Loc. : Im Gerölle der Rinnsale und Bachbette.
125. Sporobolus commutatus (Trin.) Schwf. (Vilfa commutata Trin. Ie. gr.
1, 10; Triachyrum cordofanum Hochst. in sched. Kotschy Iter. Nub. 30).
ÆTH., COL. ERITREA. Massaua, Halbinsel Schech Abd-el-Qader 228,
coll. 92.
Loc.: Auf Sandboden der Küstenfläche.
126. Sporobolus minutus (Trin.) Schwf. (Vilfa minuta Trin. Agrost. I, 62).
ÆTH., COL. ERITREA. Massaua, Halbinsel Schech Abd-el-Qader 219,
coll. 92.
Loc.: Im Sande der Küstenfläche.
127. Vilfa hamiensis Schwf. n. sp.
Pusilla annua; culmis pluribus semispithameis 1-2 foliatis vaginis-
que glabris ; lamina augustissima conduplicata glabra brevi ima basi
supra ligulam barbellata; paniculis oblonge ovatis purpurascentibus ;
racemis secus pedunculum numerose divaricatis eque distantibus in-
fimis 6-verticillatis; pedunculo et rachidibus inter spiculas anfractis
glabris; spieulis minimis oblongo-ovatis breviter pedicellatis et
rhachidi adpressis ; gluma I secundæ dimidio vel tertio breviore ovato-
acuta; gluma II oblongo-ovata acuta 1-nervi; gluma III viridi,
I-nervi secundæ æquali ea quarta vel quinta parte longiore; gluma
IVa tertiæ simili et ea paullo breviore inconspicue pluri-nervi.
Maasse: Die Pflanze erreicht 5-7 cm. Höhe. Die Blätter sind 1-2 cm. lang,
bis 1 mm. breit; die Rispe ist 2-3 em. lang; die Aehrentrauben sind 5
bis 8 mm. lang; die Aehrchen erreichen 1,3 mm. Länge und die gewun-
denen Internodien der Spindel 1 mm.
ARAB., Südküste, el-Hami in Ost von Schehr 196, coll. 81.
Loc.: Dürre Kalkfelsen der Küstenregion, bl. fr. April.
Diese Art ist Sp. minutus Schwf. und Sp. commutatus Schwf. nahe ver-
wandt. In allen Theilen kleiner als die kleinsten Exemplare der erst-
genannten Art ist sie von dieser durch die Behaarung der Basis der
Lamina, durch die ganz kahlen Spelzen, die kleineren stets an die
Spindel angeschmiegten, nicht abstehenden, vor allem aber ganz kurz
gestielten Aehrchen und die zwischen ihnen hin- und hergewundene,
nicht gerade, Traubenspindel verschieden. Bei Sp. minutus sind die
Aehrenstiele an den Trauben so lang wie die Aehrchen oder doch
nur um Y/s kürzer, bei S. hamiensis dagegen betragen sie in der
Mehrzahl der Fälle weniger als 1/4 der Aerchenlänge.
128. Sporobolus festivus Hochst. in Rich. Tent. fl. Abyss. II, 398.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda (900 m.) 175, coll. 91.
-30
129.
130.
131.
133.
138.
135.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Sporobolus indicus R. Br. Prodr. I, 170.
ARAB., JEMEN. Menacha, Plateau von Hagjera (2300 m.) 1739a.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, Höhen in N. W. (1200 m.) 414, coll. 91;
Geleb, am Amba (2200 m.) 1399; coll. 91; Saganeiti (2200 m.) 1740,
coll. 92; Nordabhang des Bizen (2000 m.) 2022, coll. 92.
Loc.: Hohes Sumpfgras, das in dichten Büscheln gruppenweise aufschiesst.
Im Habitus ist diese Art sehr verschieden von Sp. capensis Kth. und
durch stets kleinere Aehrchen und mehr verzweigte Rispe gekenn-
zeichnet. fr. April.
Sporobolus capensis Kth. Enum. I, 212.
ARAB., JEMEN. Menacha, Bet Mograb und Plateau von Hagjera (2300-
2500 m.) 1739, 170%.
Loc.: An Feldrainen auf sehr festem und steinigem Boden, fr. März 89.
Sporobolus angustifolius Rich. Tent. fl. Abyss. II, 396.
/ETH., COL. ERITREA. Ginda (900 m.); oberstes Lava Thal unter Geleb
(1500 m.) 1280, 1322, 1620, coll. 9.
Loc.: Auf trockenem rothem Thonboden und in Felsritzen an Quellen, auch an
solchen Stellen gruppenweise rasenbildend, bl. fr. Febr,-April.
Richard giebt in seiner Artbeschreibung die gluma II als spitz an; in
Wirklichkeit ist sie an der Spitze mit 3 Zähnchen versehen, die sich
wegen der eingerollten Ränder leicht übersehen lassen. Die von
A. Petit in Schioe gesammelten Exemplare der Art entsprechen voll-
kommen den vorliegenden. Dieselbe Art ist auch von mir auf der
Insel Socotra (No 432) bei Tamarid auf steinigem Terrain gesammelt
worden.
. Polypogon monspeliensis Desf. fl. Atlant. I, 66.
ÆTH., COL. ERITREA. Acrur (1900 m.) 1113, coll. 91; Saganeiti (2200 m.)
1113, coll. 92.
Loc.: Am Wasser von Bächen, bl. fr. April.
Agrostis verticillata Vill. Dauph. II, 74.
ARAB., JEMEN. Ussil, Wadi Chuoiet (450 m.) 1167; Menacha (2000-
2500 m.) 1525, 1955.
Loc, : An Quellen, Bachufern und Wasserrinnen, bl. fr. Fehr. 89.
ÆTH., COL. ERITREA. Unter Geleb (1500 m.) 1179, coll. 91.
Loc.: Am Bache im Wasser, bl. fr. April.
Agrostis hirtella Hochst. in Steud. Syn. I, 173.
ARAB., JEMEN. Ueber Menacha am Nordabhang des Schibäm (2500 ın.)
1413.
Loc.: An Quellen und Wasserrinnen der Terrassenbewässerung, bl. fr. Febr. 89.
Gastridium lendigerum Gaud. Helv. I, 176.
var. longearistatum Schwf.
ÆTH., COL. ERITREA. Nordabhänge des Ssabber über Geleh (2000 m.)
136.
137.
APPENDIX IL. 31
1199, 1539, coll. 91. Eine laxe und langgrannige Form; Nordabhang des
Bizen (1800 m.) 2012, coll. 92; Ostabhang des Alamcalé bei Aidereso
(1800 m.) 1651, coll. 1892.
Loc.: An halbbeschatteten moorigen Felsen vereinzelt und spärlich, bl. fr, März,
April.
Aira caryophyllea L. sp. 97.
ÆTH., COL. ERITREA. Nordabfall des Bizen (1800 m.) 2028, coll. 92.
Loc.: Im beschatteten hohen Graswuchs unter Bäumen, fr. Mai.
Avena sativa L. sp. 118.
var. abyssinica Hochst. in Rich. Tent. fl. Abyss. II, 415, 416.
138.
139.
141.
142.
443.
ARAB., JEMEN. EI Hausän bei Menacha (2400 m.) 1769.
Loc.: Als Unkraut selten auf Luzernefeldern, bl. fr. März 89,
ÆTH., COL. ERITREA. Saganeiti (2200 m.) 1388, coll. 1892.
Loc.: Vereinzelt auf abgeernteten Gerstenfeldern, fr. April.
Nom. vern. in Tigrinia : ssa'a.
Avena fatua L. sp. 118.
ÆTH., COL. ERITREA. Im Thal Mogod (1300 m.) 1590, coll. 1892.
Loc.: Auf Ackerland, fr. April.
Tristachya barbata Nees. Agr. bras. 260.
ÆTH., COL. ERITREA. Saati (150 m.) 11, coll. 91; Thal des Lava, Gaaba
(320 m.) 1631, coll. 91.
Loc.: Im Gerölle der Rinnsale. Für die südnubische Steppenwüste ist die Art eines
der charackteristischen Gräser.
D. Danthonia elongata Hochst. in Rich. Tent. fl. Abyss. II, 419.
ÆTH., COL. ERITREA. Nordabhang des Bizen (1800 m.) 2018, coll. 1892.
Loc.: Im dichten steppenartigen Graswuchs ebener Gehänge.
Microchloa abyssinica Hochst. in Steud. Syn. I, 202.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda (900 m.) 432, coll. 91; unter Geleb
(1500 m.) 1279, coll. 91; in Nordost von Asmara (2400 m.) 615, coll. 9.
Loc.: Auf sehr trockenem, festem, steinigem und sonnigem Terrain, bl. fr. Febr.-
April.
Cynodon Dactylon Pers. Syn. I, 85.
ARAB., JEMEN. Agara bei Hodjela (600 m.) 1911.
Loc.: Rasenbildend am Bach. bl. Febr. 89.
Nom. vern.: ohbell (Hille).
ÆTH., COL. ERITREA. Massaua, Ras Madur 57, coll. 92; Ginda Wasser-
stelle Felkat (1800), 1058, coll. 92; Saganeiti (2200 m.) 1257, coll. 1892.
Loc.: Am Bach von Degra rasendildend mit langen Kolben, verdickten und dicht
gestellten Seitenkolben.
Nom. vern. in Tigrinia : tahhag.
Schœnefeldia gracilis Kth. Gram. I, t. 53.
ARAB., JEMEN. Badjil (190 m.) 595.
Loc.: Auf Brachen von Sorghum-Feldern, verdorrt Jan. 82.
32
14h.
145.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Enteropogon macrostachyum Munro, in Bth. Hook. Gen. III, 1165
(Chloris macrostachya Hochst. in Rich. Tent. fl. Abyss. II, 408-409).
ARAB., JEMEN. Gebel Bura über Hille (900 m.) 297; Ussil, Wadi Chuoiet
(1000 m.) 311; Wadi Madfar bei Hodjela (700 m.) 983; Wolledje, Fuss
des G. Melhan (600 m.) 703.
Loc.: In Felsritzen und zwischen Blöcken der Rinnsale am Wasser, bl. fr. Jan.,
Fehr. 89.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda (900 m.) 134, coll. 91; unter Geleb
(1500 m.) 1165, 1262; im Thale Baresa (570 m.) 643, coll. 192.
Loc.: Zwischen Geröll und Felsblöcken am Wasser des Baches, vereinzelt.
Chloris barbata Sw. fl. Ind. occ. I, 200.
var. meccana Asch. Schwf. Ill. fl. Eg. 170 (Chloris meccana Hochst. in
148.
149.
150.
Steud. Syn. I, 205).
ÆTH., COL. ERITREA, Saati (150 m.) 483, coll. 92.
Loc.: Im Gerölle der Rinnsale des Baches.
. Chloris myriostachys Hochst. Flora 1855, 204.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura über Hille (800 m.) 385.
Loc.: Sonnige und dürre Felsgehänge.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, Fuss des Donkollo (950 m.) 460, coll. 91;
unteres Lava Thal (300 m.) 1705, coll. 91; Bamba (1100 m.) 661, coll. 92.
Loc.: Im Buschwald in lichtem Waldgebüsch gruppenweise zwischen Felsen.
7. Chloris leptostachya Hochst. in Rich. Tent. fl. Abyss. II, 407.
ARAB., JEMEN. Regma bei Hodjela (900 m.) 959.
Loc. : An bewässerten Stellen der Terrassen des Kaffeebaues.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, Höhen des Donkollo (1000 m.) 205, coll.
1891.
Diese Exemplare (205) zeigen sehr spitze und zugleich auch sehr stumpfe
Blätter, dabei sind die glumæ I und II weniger ungleich als bei den
Exemplaren der var. intermedia Rich. von Belako (Schimper 185%
No 50%.)
Chloris abyssinica Hochst. in Rich. Tent. fl. Abyss. II, 406, 407.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Dari bei Keren (1400 m.) 782, coll. 91 ;
Anseba Thal bei Keren (1300 m.) 721, coll. 91; Arbaschigo (1800 m.)
662, coll. 91.
Loc.: Kies und Gerölle des Bettes von Bächen.
Chloris amethystea Hochst. Flora 1855, 205.
ÆTH., COL. ERITREA. Unter Geleb (1500 m.) 1445, coll. 94.
Loc.: Im Geröll des Rinnsales des oberen Lava, bl. fr. April.
Gymnopogon mensense Schwf. n. sp.
Perenne, culmis elatis foliosis; vaginis elongatis marcescentibus, pal-
lide rubescentibus perdurantibus numerosis supra scabris infra gla-
berrimis ore tantum pilis sparsis barbellatis; ligula brevissima lace-
APPENDIX IL. 33
rato-dentata ; foliis flaceidis longissimis utrinque præsentim margine
scaberrimis ima basi pilis paucis ciliatis; peduneulo communi vagi-
nam summi folii paullo excedente subglabro; racemis spiciformibus
versus apicem pedunculi 6-7 approximatis angustissimis subsessilibus ;
rhachide scabra ad racemorum basin pilis barbellata; spiculis lanceo-
latis subsessilibus secundis rhachidi adpressis; glumis inferioribus
dorso et margine scabris et pilis minutis adspersis, [ma spicula et
gluma secunda dimidio breviore uninervi triangulato-cuspidata ;
eluma Ia lanceolato-cuspidata 3-nervi; gluma IR ad rhachillam
barbellala 3-nervi marginibus late involutis longe ciliata et minute
pubescente apice ad aristam bidentata dentibus scabro-ciliatis, arista
elumam plus 3-plo superante; gluma IVa aristiformi aristæ præcedenti
dimidio breviore, ad 1/3 supra basin appendiculata; palea 2-nervi
pubescente.
Maasse : Gesammthöhe sowie Länge der grundständigen Blätter 50—60 cm.
Blätter 5 mm. breit. Ligula 1 mm. lang. Aehren 10 cm. Gluma II 5 mm.
lang. Gluma II % mm. lang, ihre Granne 9—12 mm. Gluma IV % mm.
lang.
ÆTH., COL. ERITREA. Geleb, am Bach (1700 m.) 1510, coll. 91.
Loc.: Zwischen Granitblöcken am Wasser, in vereinzelten Büscheln, bl. fr. April.
Die vorliegende aus dem Gebiet der Mensa stammende Art ist die
dritte gerontoge der Gattung und schliesst sich den zwei aus Vorder-
indien bekannten, @. rigidus Thw. (Trichetaria Wightii Nees in
Steud. Syn. I. 145, 146) und dem noch unbeschriebenen @. digitatus
Nees mssr. in herb, Berol., zunächst aber der letztgenannten Art
auf’s engste an. Nees identificirt laut handschriftlicher Notiz mit
seiner Art (1753 Herb. Wight propr. 939. Ceylon, Thwaites. Aus
dem Punjab in herb. Ind. Or. Hook. fil, und Thomson, ohne Nummer.)
Melica digitata Roxb. fl. Ind. Cynodon chloridioides Wight. Cyn.
elongatus Trin. Von unserer Art ist G. digitatus Nees hinreichend
verschieden durch die sehr langen und reichlicheren Haare am
Schlunde der vagina und am ganzen oberen Theil derselben, durch
die kahlen glumæ I und II und durch die fast kahle Ill. und vor
allem durch die gluma II, die 1-nervis ist, während diese bei unserer
Art mit 3 sehr starken Nerven versehen ist. Die Grössenverhältnisse
sowiedie eigenthümlichen Haarbüschel an der Basis der Aehrenrhachis
sind bei beiden Arten übereinstimmende.
151. Melanocenchris Royleana Nees. Ann. nat. hist. VII, 221.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Ghedem bei Massaua (200 m.) 179, coll. 92;
Saati (340 m.) 15, coll. 91; Ginda (1000 m.) 465, coll, 91; Aidereso
(1380 m.) 1443, coll. 92.
Loc.: Auf dürrem sonnigem Felsterrain, fr. Febr.
BULL. HERB. BOISS. Appendix II, mars 189%. 3
34 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
152. Lepidopironia cenchriformis Rich. Tent. fl. Abyss. IT, 442, 443,
Tab. CI.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura, Fuss (600-800 m.) 391, 385; Aggara bei
Hodjela (600 m.) 898.
Loc.: Sonnige felsige Abhänge fr. Jan. 89.
ÆTH., COL. ERITREA. Saati (340 m.) 10, coll. 91; Lava-Thal (300-
1000 m.) 1627, 1723, coll. 91; Ginda (900 m.) 147, 482, coll. 91.
153. Tetrapogon triangulatum (Hochst.) Bth. Hook. (Chloris triangulata
Hochst. in Rich. Tent. fl. Abyss. II, 409; Chl. macrantha Jaub. et Sp.
IV, 44, 43, Tab. 438).
ARAB., JEMEN. Fuss des Gebel Bura (600 m.) 297; Fuss des G. Melhan
Wolledje (600 m.) 779; Regma bei Hodjela (900 m.) 967; Aggara bei
Hodjela (600 m.) 1958.
Loc.: Wächst vereinzelt im Felsgerölle der Bette der Bäche und Rinnsale, fr. Jan
1889.
ÆTH., COL. ERITREA. Samhar-Hügelland in Ost vom Lava (200 m.) 1741,
coll. 91 ; Saati (150 m.) 13, coll. 91; Gaaba in Lava Thal (430 m.) 1639,
coll. 91; Massaua, Ras Madür 50, coll. 92; am Nordwestabhang des
Gedem (200 m.) 118, coll. 92.
Loc.: Im Kiese und Gerölle der Rinnsale, fr. Jan.-April.
15%. Tetrapogon villosus Desf. fl. Atl. II, 389.
ARAB. Südküste. Aden, über den Kohlendepöts der Messageries 11, coll. 81;
Schugra 133, coll. 81.
Loc.: Auf basalt. Felsen und in Rinnsalen März 81.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Nordwestabhang des Gedem bei Massaua
(200 m.) 179, coll. 92; Aidereso (1220 m.) 1443, coll. 92.
Loc.: Gerölle der Rinnsale, fr. Febr. 92.
155. Dactyloctenium ægyptiacum W. Enum. 1029.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura, bei Hille (600 m.) 250; Wolledje (600 m.)
1928; Aggara bei Hodjela (600 m.) 102%; Regma bei Hodjela (900 m.)
1929.
Loc.: Als Unkraut in Gärten, auf Feldern, namentlich an bewässerten Stellen, bl.
fr. Dec. 88, Jan.-Febr. 89.
Nom. vern. : kerssi (Hille).
ÆTH., COL. ERITREA. Mkullo bei Massaua 19, coll, 9%; Arkiko 15%,
coll. 92; Saati (150 m.) 544, coll. 92.
var. mucronatum W. Enum. 1029.
ÆTH., COL. ERITREA. Thal des Lava (300-1200 m.) 1707, 1307; coll. 91;
am Dari bei Keren (1400 m.) 889, coll. 91; Nördl. Arbaschigo am Anseba
(1800 m.) 66%, coll. 91.
Loc.: Im Kiesgeröll der Rinnsale und auf bewässertem Ackerland, bl. fr. Febr.-
März.
Nom. vern. in Tigré : teklei (Mensa).
156.
158.
459.
160.
161.
4102.
APPENDIX IL. 35
Dactyloctenium aristatum Lk. Hort. I, 59.
ARAB. Südküste. Schugra 71, coll. 81.
Sehr verbreitet in den Küstenstrichen des Rothen Meers, innerhalb der
Tropen.
ÆTH., COL. ERITREA. Saati (150 m.) 333, 543, coll. 92: Arkiko 158,
coll. 92.
. Dactyloctenium glaucophyllum Courb. Ann. se. nat. Bot., 4e ser.,
t. XVIII, 133-135.
ARAB. Südküste. Schugra 71a, coll. 81.
ARAB., JEMEN. Fuss des Gebel Bura bei Hille (600 m.) 477; Aggara bei
Hodjela (600 m.) 1174.
Loc.: An sehr trockenen Feldrainen ziemlich dicht, bl. fr. Jan. 89.
ÆTH., COL. ERITREA. Gaaba im Thal des Lava (430 m.) 1636 ; coll. 91.
Eleusine verticillata Roxb. fl. Ind. I, 346.
ARAB., JEMEN. Regma bei Hodjela (900 m.) 979; Wolledje am Fuss des
G. Melhan (600 m.) 798.
Loc,: Im Gerölle des Thal-Rinnsales und an bewässerten Stellen der Kaffeeterrassen,
fr. Jan. 89.
ÆTH., COL. ERITREA. Im Thal des Lava (500-800 m.) 1682, coll. 91;
Mte. Zibo bei Saati (250 m.), 525, coll. 92; Passo Bamba (1100 m.) 657,
coll. 92.
Loc.: Im Kiesbette des Baches zwischen Geröll vereinzelt, bl. fr. April.
Eleusine obtusiflora (Hochst.) Schwf. Aschers. Beitr. fl. Æth. 299
(Leptochloa obtusiflora Hochst. Flora 1855, 203).
ARAB., JEMEN. Gebel Bura, bei Hille (600 m.) 195; Regma bei Hodjela
(900 m.) 1289; unter Ussil (1200 m.) 1202.
Loc.: Trockene Felsgehänge, bl. fr. Jan.-Febr. 89.
W. Schimper sammelte diese der E. verticillata Roxb. nahe stehende
Art bei Gageros (1300 m.) 15. Sptb. 1854, N. 173.
Eleusine multiflora Hochst. in Steud. Syn. I, 211.
ARAB., JEMEN. Am Schibäm über Menacha bei Kahil (2500 m.) 1462.
Loc.: Als Unkrautin Zwergform auf Luzernefeldern, fr. Febr. 89.
ÆTH., COL. ERITREA. Bei Saganeiti am Bache von Degera (2200 m.) 1251,
1286, coll. 92 ; am obersten Lava unter Geleb (1200 m.) 1308, coll. 91.
Loc.: Im Rasen und selbst rasenbildend zwischen Cynodon, etc. am Wasser und
an bewässerten Stellen, bl. fr. April.
Eleusine flagellifera Nees. in Royle Herb. Linn. 1842, 220.
ÆTH., COL. ERITREA. Samhar Ebene bei Schegat Qieh (80 m.) 1775,
coll. 91; Arkiko bei Massaua 145, coll. 92.
Loc.: Im Gerölle und im Sande.des Rinnsales, fr. April.
Eleusine floccifolia Spr. Syst. I, 350 (Cynosurus floccifolius Forsk.
descr. 21, 22).
36
163.
164.
165.
166.
167.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
ARAB., JEMEN. Gebel Schibäm bei Menacha, Spitze (2900 m.) 1671 ; Bet
Moqrab bei Menacha (2300 m.) 1700.
Loc.: Rasenbildend in der Burgruine der Bergspitze, desgleichen am Rande der
Wasserleitungen der Luzernefelder sehr dicht und fest. fr. März 89.
Nom. vern. : khassere (Menacha).
ÆTH., COL. ERITREA. Am Bache Amba bei Geleb (2200 m.) 1381, coll.
91; Adingofon bei Saganeiti (2200 m.) 1386, coll. 92; am Bizen (2000 m.)
2030, coll. 92.
Loc.: Dichte Rasen an Sumpfstellen der Bachufer, z. Th. unter Wasser, auch an
Feldrainen an trockenen Stellen vereinzelt, bl. fr. April.
Nom. in Tigrinja und Tigré : ergehe.
Eleusine indica Gert. fruct. I, 8.
ARAB., JEMEN. Nordabhang des Gebel Bura (900 m.).
Loc.: Am Wasser zwischen Geröll, bl. fr. Jan. 89.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, Höhe des Donkollo (1000 m.) 209, coll. 91;
am Dari bei Keren (1400 m.) 897. coll. 91.
Loc.: An schattigen und bewässerten Stellen, hl. fr. Febr.-März.
Eleusine coracana Gert. fruct. I, t. 1, f. 11.
ARAB. Südküste. Schugra, östl. von Aden 68, 19 März 1881 reif. auf Fel-
dern angebaut.
Nom. vern. : keneb.
ÆTH., COL. ERITREA. Ueberall im Hochlande auf Feldern angebant
(2000-2200 m.).
Nom. in Tigrinja : dagussa.
Leptochloa uniflora Hochst. in Steud. Syn. I, 209.
ARAB., JEMEN. Ussil (1400 m.) 1548.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, Höhe des Donkollo (900-1000 m.) 207,
coll. 91.
Loc.: Buschwald, im Schatten zwischen hohen Stauden, hl. fr. Febr.
Pappophorum molle (Lehm.) Kth. Enum. I, 25%.
ARAB. Südküste. Schugra 134, coll. 81.
ARAB., JEMEN. Fuss des Gebel Bura (600 m.) 395, Jan. 81.
ÆTH., COL. ERITREA. Saati (140 m.) 80, coll. 91 ; Schegat Qieh (70 m.)
175%; coll. 91: Ginda (1000 m.) 172, coll. 91; Geleb, am Amba (1950 m.)
1464, coll. 91; Lava-Thal (1300 m.) 1673, coll. 91; Aidereso (1380 m.),
1769, coll. 92.
Loc.: An steinigen dürren und sonnigen Gehängen und Felsen, fr. Febr.-April.
Pappophorum cenchroides Licht. in R. Sch. 2. 616.
ARAB., JEMEN. Unter Ussil (1100 m.) 1341.
Loc.: Auf sonnigen und dürren Felsen vulkanischen Gesteins.
Die südafrikanische Pflanze hat dichter behaarte glumæ und Halme, aber
hier sind ungeachtet der grösseren Kahlheit dieselben Drüsenhaare
vorhanden. \
APPENDIX II. 37
168. Arundo Donax L. sp. 120.
ARAB., JEMEN. El Hausan bei Menacha (2400 m.) 195%, coll. 89.
Loc. : Angebaut in Kaffeepflanzungen, an Wasserleitungen.
Nom. vern.: halläl (Ussil).
169. Phragmites communis Trin. Fund. Agr. 15% (Arundo maxima Forsk.
deser. 24).
ÆTH., COL. ERITREA. Thal Omaret bei Geleb (1730 m.) 1605, coll. 91;
Gura (2000 m.) 923, coll. 92.
Loc.: Als Dickicht am Rande des ausgetrokneten Thalbettes.
Nom. vern. in Tigrinia : schambugo.
Nom. vern. in Tigre ; falthala (Mensa, Ginda).
170. Eragrostis ciliaris Lk.
ARAB., JEMEN. Am Fuss des Gebel Melhan bei Wolledje (600 m.) 634.
Loc.: Im Gerölle der Thalsohle, bl. fr. Jan. 89.
ARAB. Südküste, Schugra, östl. von. Aden, 144a, coll. 81.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda (900 m.) 143, coll. 91; unter Geleb
(1409 m.) 1320, coll. 91; Gaba, Lava-Thal (430 m.) 1642, coll. 91; Mas-
saua 34, 78, coll. 92; Arkiko 160, coll. 92; Saati (150 m.) 371, coll. 92.
var. 8. brachsytachya Boiss. (E. arabica Jaub. et Sp. Ill. T. 322) Fl. Or.
V, 582.
ARAB., Südküste, el Hami, üstl. von Schebr. 176, coll. 1881.
171. Eragrostis namaquensis Nees. Linn. VII, 408 (Catabrosa micrantha
Hochst. in sched. Schimp. Abyss. sect. I, No 406. et Kotschy it. Nub,
346. 150.) Poa sporoboloides R. Tent. fl. Abyss. II, 426, 427.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Anseba nahe Keren (1300 m.) 930, coll. 91 ;
Felkat, Wasserstelle westl. von Belta (1700 m.) 1054, coll. 92.
Loc.: Im Geröll des Rinnsales der Thalsohle, fr. März.
Diese Art ist die nächste Verwandte der E. nutans Lk. (E. interrupta
P. B.) und vielleicht von ihr nicht zu trennen.
172. Eragrostis pilosa (L. sp. 100) P. de B.
ÆTH., COL. ERITREA. Gaaba, Thal des Lava (430 m.) 883, col. 91; am
Dari bei Keren (1400 m.) 898, coll. 91.
Loc.: Unkraut im Garten und im Geröll der Bachbette, bl. fr. März, April.
173. Eragrostis abyssinica Lk. Hort. I, 192.
ÆTH., COL. ERITREA. Bei Saganeiti cultivirt (2200 m.) 1261, coll. 92.
Nom. vern. in Tigrinja : thaff.
Bei Saganeiti waren 1892 zwei Spielarten dieser Pflanze in Cultur:
« thaf Zeddià », welche im Juli auszusäen war und « thaf hagai » die
im März gesät wurde. Beide hatten ein Korn von dunkellederbrauner
Farbe.
174. Eragrostis decidua Hochst., Flora 1855, 324.
ARAB., JEMEN. Menacha (2300 m.) 2008, coll. 89.
38 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
175. Eragrostis plumosa Lk. Hort. 192.
ÆTH., COL. ERITREA. Gaaba, Thal des Lava (430 m.) 1634, coll. 9 ;
Samhar-Hügelland in Ost vom Austritt des Lava (200 m.) 1742, coll. 91;
Saati (140 m.) 325, 482, coll. 92; Massaua, bei Otumlo und Abdel-Qader
43, 205, 217, coll. 92; Arkiko 126, 146, coll. 92.
Loc.: Auf dürren Steinflächen zerstreut und häufig. bl. fr. Febr., April.
Nom. vern. in Tigrinia : thaf tafo (Acrur).
176. Eragrostis aspera Nees. Linn. VII, 408.
ÆTH., COL. ERITREA. Gaaba in Lava Thal (430 m.) 1671, coll. 91. (Form
mit langen Haarbüscheln an den Verzweigungen des gemeinsamen
Rispenstiels); Ginda (600 m.) 204, 154, coll. 91; Geleb, am Amba
(1950 m.) 1570, coll. 91 ; Saganeiti, Schlucht von Gua (2200 m.) 1285,
coll. 92, et Arkiko 159; Otumlo 180 ; Saati 266; Mte. Zibo bei Saati 524.
177. Eragrostis (sect. Pteressa P. Beauv.) Braunii Schwf. n. sp.
Perennis cæspitosa culmis elatis 1-2 foliatis; vaginis abbreviatis lævi-
bus margine partis superioris ciliatis ore barbellatis; ligula e pilo-
rum annulo formata ; lamina rigida brevi desicatione convoluta subu-
lato-acutata ad basin superne et margine pilosa; pedunculo com-
muni gracili sed firmo panniculam multo superante lævi et glaber-
rimo; pannicula lineari-contracta ramis brevissimis erectis scabe-
rulis, rhachilla glabra ad internodia vix nodoso-incrassata ; spiculis
breviter pedicellatis rhachidi adpressis oblongo-linearibus vel linea-
ribus; pedicello apice incrassato ; glumis diaphanis valde inæqualibus
enerviis oblongo-ovatis obtusiusculis glaberrimis, Ima secunda dimi-
dio breviore; glumellis gluma Ila quarta parte longioribus atro
griseis ovato-acutis nervis 3 crebris glaberrimis apicem versus tantum
ad carinam scaberulis; paleis perdurantibus glumellas æquantibus
rhachille internodia duplo superantibus ad apicem rotundatis et ad
carinas breviter ciliatis; caryopsi ovali lateraliter compressa sub-
carinata et dorso complanata vel subcanaliculata, hilo concolore di-
midio ejus longitudinis breviore.
Maasse: Gesammthöhe des blühenden Grases 25-70 cm.; die Blätter sind
unten 4-7, selten 10-12 cm., am Halm 2-4, selten 10 cm. lang; die
aufgerollte Spreite ist 3 mm. breit. Die Rispenstiele sind bis 25 cm., die
Rispen 4-12 cm. lang. Die Aehrchen sind 7-8 mm. lang, die Stiele und
Zweige der Rispe 1-2 mm. lang.
Die Pflanze hat den Habitus eines schmalrispigen Sporobolus In
A. Braun’s Herbar lag die als neu erkannte Art in Exemplaren von
W. Schimper vor, welche 185% bei Dschadscha gesammelt und unter
No 308 vertheilt worden waren.
Nom. vern. nach Schimper : «thaf-thafu». Dabei befindet sich die Notiz von
Schimpers Hand : « Sehr beliebt zu Korbgeflechten » (wahrscheinlich die
langen binsenförmigen Rispenstiele).
APPENDIX Il. 39
ARAB., JEMEN. Am Südwestabhang des Schibäm bei Menacha (2500 m.)
1948.
Loc.: An Terrassengemäuer und an Wasserrinnen, bl. März.
ÆTH., COL. ERITREA. Addi Bedr nördl. Asmara (2000 m.) 633, coll,
1891. fr. Fehr.
178. Eragrostis aulacosperma Fres. Mus. Senckenb. I, 14%, 145.
var. perennis, cæspitosa Sohwf.
ARAB., JEMEN. Ussil (1100 m.) 1323; am Nordabfall des Schibäm hei el
Ejan und Kahil, nahe Menacha (2500-2600 m.) 165%, 1452, 1946.
Loc.: Als Unkraut auf den Terrassen der Luzernefelder, bl. fr. Febr. 89.
Die vorliegenden Exemplare bilden für sich getrennte Rasenbüschel,
die Halme erreichen, mit der sehr armblüthigen und fast horizontal
gespreizt-verzweigten bis à cm. langen und eben so breiten Rispe,
10-15 cm. Höhe über dem Boden. Die untersten Blätter sind 3-5 cm.,
die obersten 1 em. lang.
Die Schalfrüchte haben die typische Form der Art, sie sind länglich
oval, fast noch einmal so lang als breit, ledergelb und mit einem
etwas dunkleren länglichovalen Nabelfleck versehen, der bedeutend
kürzer ist als die halbe Fruchtlänge, ein Merkmal auf das bereits
Fresenius hingewiesen hat.
Die typische E. aulacosperma Fres. sammelte ich 186% an der Nubischen
Küste unter 220 n. Br. unweit des Cap Elba auf Granitfelsen.
(No 1591.) Die Art ist auch von Balfour f. 1880 auf Socotra gefunden
worden (N° 253.).
E. aulacosperma Fres. steht am nächsten der E. minor Host., aber
diese Art ist krautiger mit breiteren, wenig eingerollten und weiche-
ren Blättern und mit nicht gespreizt-verzweigter Rispe. Die Schal-
frucht der letztgenannten Art ist weit breiter als bei E. aulacosperma
Fres., fast oval und der Nabelfleck, breit und rund, umfasst deutlich
die halbe Länge der Frucht.
179. Eragrostis rigidifolia Hochst. mssr. in sched. Schimp. abyss. 185%,
No 374, 189.
ARAB., JEMEN. Unter Ussil (950 m.) 1307.
Loc. : Auf steinigem und bewässertem Terrain der Sorghum-Felder, fr. Febr. 89.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda (1000-1200 m.) 182, coll. 9 ; unter Geleb
(1400 m.) 1271, 1335, coll. 91; Saganeiti (2200 m.) 1383, coll. 92.
Loc. : Dürre, sonnige Felsengehänge, bl. fr. Febr., April.
Diese noch unbeschriebene Art scheint nur eine durch Einbürgerung
entstandene Hochlandsform der an den Küsten des Rothen Meeres,
südlich vom Wendekreise verbreiteten E. aulacosperma Fres. zu
sein, obgleich, wie meine Sammlungen darthun, auch Formen, die
vollständig den Stempel der letztgenannten Art an sich tragen im
Hochlande von Jemen auftreten. E. rigidifolia H. ist habituell in
40
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
so hohem Grade von E. aulacosperma Fres. verschieden, dass es un-
möglich ist dieselbe als eine blose Varietät der letzteren zu betrachten.
Die vorliegende Grasart ist in allen Theilen grösser, langblüthiger
und mit sehr laxer nach Art des E. aspera und E. tremula H. viel-
verzweigter und vielähriger grosser Rispe. Meine Exemplare erreichen
eine Gesammthöhe von 60 cm. Die Blätter 8-10 cm. lang. Die Rispe
ist bis 35 cm. lang. Die haarförmigen Aehrenstiele sind 1,5-2 cm.
lang. Die Schalfrucht ist wie bei E. aulacosperma Fres. ovallänglich,
an der Basis etwas dicker, helllederfarbig und mit einem ovalen Nabel-
fleck versehen der deutlich kürzer ist als die halbe Schalfrucht. Die
Haarbüschel an der Basis der Blattspreite sind sehr stark entwickelt.
Von der Varietät der E. cylindriflora H. mit kahlem Rispenstiel lässt
sich E. rigidifolia sehr leicht durch die breiteren Deckspelzen, die
starkmarkirte Seitennerven haben, sowie durch die locker gespreizten
und langstieligen Aehren, dann auch durch die kürzeren Blätter und
den nicht schwarzen Nabelfleck unterscheiden.
180. Eragrostis cylindrifiora Hochst. Flora 1855, 324, 325.
var. gymnorrhachis Schwf.
ÆTH., COL. ERITREA. Geleb, an Bache Amba (1950 m.) und im obersten
Thal des Lava (1400 m.) 1102, 1151, 1289, 1489, 1623, coll. 91.
Loc.: Am Wasser auf Felsen und in Felsspalten, bl. April.
Exemplare der typischen Pflanze mit langen abstehenden aus dick-
knotiger Basis entspringenden Haaren am gemeinsamen Rispenstiel
wurden von Dr. Steudner Sptb. 1861 in der Ebene von Keren gesam-
melt, aber mit den Exemplaren unter No 1073 und 107% seiner
Sammlung gemischt finden sich Exemplare, genau wie die hier vor-
liegenden, welche einen durchaus kahlen und glatten, gemeinsamen
Rispenstiel haben, der nur innerhalb der Rispe selbst rauh ist. Der-
selbe Dualismus der Exemplare findet sich an den unter No 189 und
117 der Schimper’schen Sammlung von 1854 (Gageros 14. Sptb.)
4000’. vertheilten Gräsern dieser Art. Die Art ist ausgezeichnet
durch die gedrängten aufrechten, nicht abstehenden, auf Stielen von
geringerer Länge als sie selbst sitzenden Aehren, durch die fast un-
sichtbaren Seitennerven der fast cylindrischen ganz abgestumpften
Deckspelze, und durch oblongovale ledergelbe Schalfrüchte, deren
ovaler Nabelfleck kürzer als ihre halbe Länge und der schwärzlich
von Farbe ist.
181. Eragrostis megostachya Lk. Hort. Berol, I. 187. Poa multiflora Fk.
deser. 21.
ARAB. JEMEN. Aggara bei Hodjela (600 m.) 1029; Regma bei Hodjela
(800 ın.) 955; unter Ussil (950 m.) 1280, 1204.
Loc.: Im Geröllder Bachbette, als Unkraut auf Aeckern, in Kaffeepflanzungen etc.,
bl. ir. Jan., Febr. 89.
APPENDIX Il. 41
Nom. vern. : ssechegge (Ussil).
ÆTH., COL. ERITREA. Massaua, Abd-el-Qader 227, coll. 92: Ginda
(900 m.) #17, coll. 91; Geleb (1650 m.) 1265, 1333, coll. 91; Keren
(1450 m.) 887, coll. 9.
P. Ascherson hat seine frühere Ansicht wegen Bevorzugung des Fors-
kal’schen Artnamens « multiflora » fallen lassen, da wahrscheinlich
mehrere Arten in der an und für sich gar zu kurzen und allgemein
gehaltenen Diagnose Forskals enthalten sind.
182. Eragrostis unioloides (Retz.) Nees. in Steud. Syn. I. 26%. (E. amabilis
L.? E. Taffzagra Steud. Syn. 1. 268) E. paniciformis A. Br. Flora
1841, 274, 275).
/ETH., COL. ERITREA. Saganeiti (2200 m.) 1741, coll. 92.
Loc.: Rasenflächen bildend an Bachufern, bl. fr. April.
183. Eragrostis (Platystachya Bth. Hook.) yemenica Schwf. n. sp.
Perennis cæspitosa culmis elatis 1-2-foliatis glabris ; ligula e pilorum
annulo constante; lamina mediocri angustissima acutata subflaceida
desicatione convoluta supra ad basin pilis longis conspersa ceterum
glaberrima marginibus vix scabrida; pedunculo communi elongato
gracili glaberrimo; pannicula elongata stricta e racemis 4-6 constante,
singulis subsimilibus linearibus erectis infimis valde distantibus
summis approximatis; rhachilla glabra fragili ad internodia globoso-
incrassata et articulata; spiculis secundis brevissime pedicellatis
oblongo-acutis densis erecto-adpressis subglaberrimis 8-10 floris ; glumis
et glumellis inter se subæqualibus ad carinam apicem versusscaberulis
uninervibus ; glumellis viridibus lateovatis acutis trinervibus extus
basin versus parce puberulis; paleis lateovatis vel suborbiculato-
acutis, glumellis quarta parte brevioribus albo membranaceis nervis
2.tenuibus viridibus marginalibus ad margines non nisi basin versus
parce involutos; caryopsi glumellæ induratæ amplexu retenta ovali
plano-convexa flavida hilo oblongo ejus dimidium æquante concolore.
Maasse: Gesammthöhe des blühenden Grases 30-40 cm. Untere Blätter
10-12 cm., obere 2-6 cm. lang, 2,5-3 mm. breit, gemeinsamer Rispenstiel
10-15 cm. Rispe 7-14 cm. lang.
Aehrentraube 2,5-3 cm. lang. Aehrchen 5-7 mm. lang. Aehrchenstiele 0,5 mm.
Der Habitus der Aehrentrauben sowie die sehr kurzen Aehrenstiele er-
innern bei dieser Art an manche Eleusine mit quirlig angeordneten
Trauben. Die Palea hat eine eigenthümliche Gestalt (ich fand eine
derartige auch bei E. rubiginosa Tr. und verw.), die vielleicht zur
Aufstellung einer eigenen Gattung veranlassen könnte. Indess sprechen
die Merkmale der Aehrchen, deren deutliche Stiele und der Bau der
rhachilla für die Einreihung in die Section Platystachya der Gattung
Eragrostis.
12
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
ARAB., JEMEN. Unter Ussil (1100 m.) 1332.
Loc.: Terrassengemäuer der Kaffeepflanzungen bl. fr. Febr. 89.
ÆTH., COL. ERITREA. Oberstes Thal des Lava, unter Geleb (1000-1400 m.)
1272, coll. 1891.
Loc.: Im Geröll des Kiesbettes zerstreut, bl. April.
184. Eragrostis (Platystachya Bth. Hook.) mabrana Schwf. n. sp.
Perennis culmis subrepenti decumbentibus parte subterranea valde in-
crassatis et lignescentibus undique tomento brevissimo griseo-cinereo
glaucis; vaginis brevibus crasso-striatis lana destitutis; lamina bre-
vissima firma subdecidua lanceolato-subuiata crasso-striata condupli-
cato-convoluta indumento cinereo utrinque æquali; pannicula pe-
dunculo communi longiore firma ramis paucis singulis cinereo tomen-
tellis horizontaliter patulis paucispicis; spiculis brevissime pedicel-
latislinearibusalbidis 15-30 floris ; rhachilla fragili cinereo-tomentella
articulis non incrassatis ; glumis I et II diaphanis enerviis subinæ-
qualibus flosculis brevioribus; glumellis late ovatis apice obtusatis
nervis 3 tenuibus percursis ceterum diaphanis glaberrimis; paleis
glumellas æquantibus apice rotundatis late involutis carinis tenuis-
simis vix scaberulis.
Diese im Habitus an Aeluropus erinnernde Grasart aus dem Lande der
Mabra steht der capländischen E. striata (Thbg.) ausserordentlich
nahe; es ist aber nicht möglich den sich bei genauer Untersuchung
ergebenden Unterschieden zufolge unsere Pflanze blos als eine Va-
rietät zu betrachten. Ohne Schädigung der Pflanzengeographie wäre
bei so weiter räumlicher Abgeschiedenheit des Standortes ein Zu-
sammenziehen der Arten nur in dem Falle gerechtfertigt, wo sich in
allen wichtigen Merkmalen eine durchgreifende Uebereinstimmung
oder Uebergänge nachweisen liessen, sobald eine genügende Anzahl
von Exemplaren vorliegt. Es kommt dieses Verhältniss bei einer
ganzen Reihe von südarabischen und südafrikanischen Arten in Be-
tracht.
Maasse: Gesammthöhe der blühenden Halme 20 em.; Blätter 1-2 cm. lang,
2-4 min. breit; Rispen 4-5 em. lang und breit; Abstände zwischen den
4-5 Rispenästen 1 em.; Aehren 8-15 mm. lang, 3 mm. breit; Aehrenstiel
0,5 mm. ; glumella 2 mm. lang.
ARAB. Südküste, el-Hami, östlich von Schehr, 208, coll. 81.
Loc.: Im Sande unweit der Küste. bl. April.
Von E. striata (Thbg.) unterscheidet sich die Art durch die feinfilzige
Behaarung der Blätter und Halme, durch den Mangel der wolligen
Behaarung an den Scheiden, durch die längeren 15-30 (nicht 6-8)-
blüthigen Aehrchen, durch die lockere Verzweigung der Rispe, durch
die Nervenlosigkeit der zwei Hüllspelsen, durch die ungefärbten
Deckspelzen und durch die fast kahle Vorspelze.
APPENDIX II. 43
185. Eragrostis mucronata Bth. Hook. Gen. III, 118 (Uniola mucronata L.
sp. 10%; Desmozeria unioloides Deflers Voy. Jem. 220).
ARAB. Aden, Ostufer des Isthmus nördl. von Barriere Gate.
Loc.: Auf kleinen Dünen und Sandhügeln des Gestades in grossen Büschen mit
meterlangen Ausläufern, bl. fr. Dec. 88.
186. Eragrostis pungens Bth. Hack. V, 1187 (Festuca mucronata Forsk.
deser. 22; Festuca pungens Vahl. Symb. t. 2.
ARAB. Aden, bei Schech Othman 127.
Loc.: Massenhaft auf Sandfeldern des Küstenfläche, bl. fr. Dec. 88.
ARAB., JEMEN. Hodeidah 156.
Loc.: Am Meeresgestade die ganze Fläche bedeckend und auf weite Strecken den
einzigen Pflanzenwuchs darstellend. Vorherrschend in der sandigen Küstenzone
landeinwärts bis zu 5 bis 10 Kilom., bl. fr. Dec. 88.
Nom, vern. : schöchham (Tehama).
ARAB. Südküste. Schugra 141, coll. 81; Wadi Schign, westlich Bolhaf, 148.
Loc.: Im Dünensande vergraben bildet die Pfianze fortsprossend Hügel von 5m,
Höhe und überzieht dieselben mit einem dichten Polster, bl. fr. März 81.
187. Koeleria phleoides Pers. Syn. I, 97.
ÆTH., COL. ERITREA. Im Thale Mogod (1300 m.) 1587, coll. 92.
Loc.: An krautreichen Stellen am Rande von Gebüschen, bl. fr. April.
188. Harpachne Schimperi Hochst. Flora 1855, 331, 332.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, bei Girsa (600 m.) 459, coll. 91 ; bei Geleb
(1500-1950 m.) 1182, 1363, coll. 91; Saganeiti (2200 m.) 937, coll. 82.
Loc.: An trockenen und sonnigen Felsgehängen, bl. fr. Febr., April.
189. Aeluropus brevifolius (Koen.) Nees. (A. mucronatus Asch. in
Schweinf. Beitr. fl. Æth. 297, 310; Poa massaviensis Fres. Mus. Senck.
I, 142.
ARAB., JEMEN. Bei Hodeidah 155.
Loc. : Im Sande der Küstenfläche, bl. fr. Dec. 88,
Südlich des Wendekreises sehr verbreitetes Gras an allen Küsten des
Rothen Meeres. Die im Sande ausgebreiteten oder auch in Binsen
und Gesträuch hoch hinauf schlingenden Stolonen erreichen häufig
eine Länge von mehreren Metern.
190. Aeluropus repens (Desf.) Parl. (Dactylis repens Desf. Atl. I, 79,
tab. 15.
ÆTH., COL, ERITREA. Massaua, Insel, Insel Schech Said 71, coll. 92;
Arkiko 105, coll. 92.
Loc.: Im Sande am Seestrande häufig in Gemeinschaft mit A. brevifolius Nees.
191. Poa menachensis Schwf. n. sp.
Perennis cæspitosa radice fibrosa; culmis elatis basi non incrassatis;
foliis glabris flaccidis; ligula brevissima medio dente 1 notata cete-
rum integerrima minutissime ciliata; lamina glaberrima marginibus
vix nisi apicem versus scabrida complanata vel convoluta apice
4% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
abrupteacuta : panniculissublaxis oblongo-ovatis; pedunculo communi
elongato glaberrimo ; ramis scabridislaxis2-Anis, spieulas æquantibus
vel sæpe eas multo superantibus; spiculis ovatis vel ovato-lanceolatis
cum flosculis 4 lana connexis; glumis subæquentibus spicula dimidio
brevioribus oblongo-ovatis acutis ad carinam scaberrimis, Ia 1-nervi,
Ia 3-nervi apicem versus margine obsolete denticulata; gluma Ia
oblongo-ovata acuta integerrima 5-nervi ad carinam scaberula dimi-
dioque ut ad nervos exteriores dense lanato-ciliata, nervis lateralibus
non obsoletis; palea oblonga bicarinata ad carinas scabra pectinatim-
denticulata.
Maasse: Das Gras erreicht 40-50 cm. Höhe. Die Blätter sind am Halm 5-
20 cm., an der Basis bis 30 em. lang, 2,5 mm. breit. Die Ligula erreicht
0,5 mm. Länge. Die Rispen sind 6-12 cm. lang. Der gemeinsame Rispen-
stiel ist 10-20 cm. lang. Die Aehrchen haben 4-6 mm. Länge.
Diese Art ist der P. bulbosa L. und der P. sinaica St. nahe verwandt,
unterscheidet sich aber von beiden durch die sehr kurze Ligula und
das deutlich 5-nervige Deckblatt. Die Aehrchen gleichen in ihren
Theilen in hohem Grade den behaarten Formen der Poa sinaica St.
var. egyptiaca Schwf., aber die gluma Hi st bei letzterer I-nervig und
die Kiele auf der Rückseite der Hüll- und Deckblüthen sind bei un-
serer Art stärker rauh und die Wimpern. die am unteren Theil des
Mittelnervs und dem der zwei äusseren Seitennerven auftreten, hier
mehr wollig und verfilzt, wie bei P. bulbosa L.; die Blätter sind
schliesslich sehr verschieden.
ARAB., JEMEN. Am Nordwestabfall des Schibäm bei Menacha (2000 m.)
1720.
Loc.: An Terrassengemäuer, bl. fr. März 1889.
192. Poa oligantha Hochst. Steud. Syn. I, 257; Hochst. Flora 1885, DE
ÆTH., COL. ERITREA. Am Nordabhang des Bizen (1800-2100 m.) 2028a,
2020a, coll. 92.
Loc.: Etwas beschatteter Graswuchs im Buschwalde, bl. fr. Mai.
193. Poa annua L. sp. 99.
ARAB., JEMEN. Kahil bei Menacha (2500 m.) 1453.
Loc.: In Obsgärten im Schatten der Bäume an Quellen, bl. ir. Febr. 89.
194. Festuca abyssinica Hochst. in Rich. Tent. fl. Abyss. II, 432.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Nordabhang des Bizen (1800 m.) 2018,
coll. 92.
Loc.: Unter anderen hohen Gräsern in lichtem Buschwalde.
195. Bromus cognatus Steud. Syn. I, 321 (Bromus pectinatus Rich. Tent.
fl. Abyss. II, 436, 437, non Thbg.; Bromus adensis Hochst. in Steud.
Syn. I, 326.
as
APPENDIX IT. 45
ARAB.. JEMEN. Menacha und Abhänge des Schibäm (2000-2500 m.) 1459,
1578, 1711, 171%.
Loc.: Häufig als Unkraut unter Luzerne, an Terrassengemäuer, an bemoosten und
quelligen Felsen, bl. fr. Febr. März 89.
ÆTH., COL. ERITREA. Saganeiti (2200 m.) 1388a, coll. 92; Abfall gen
Selet bei Addi Abbout (2300 m.) 1793, coll. 92; am Nordabhang des
Bizen (1800 m.) 2020, coll. 92.
Loc.: Unter grossen Bäumen, an schattigen und feuchten Stellen des Buschwaldes,
auch auf Aeckern als Unkraut, bl. fr. April.
196. Brachypodium flexum Nees. fl. Afr. austr. 456.
ARAB., JEMEN. Am Schibäm über Menacha (2600 m.) 1655.
Loc.: An Terrassengemäuer der Gerstenfelder, bl. fr. Febr., März 89.
ÆTH., COL. ERITREA. Mte Alamkalé bei Aidereso (1800 m.) 1499,
coll. 92.
197. Lolium temulentum L. sp. 122.
2. muticum Boiss. Fl. Or. V, 681.
ÆTH., COL. ERITREA. Saganeiti Erbsenäcker (2200 m.) 1393, coll. 92.
Nom. vern. in Tigrinja : kerdat.
Loc.: Auf Erbsenäckern in grosser Menge, fr. April.
198. Triticum vulgare Vill. Körn. et Wern. Getr. I, 40.
Subsp. vulgare Vill. Kcke. et Wern. Getr. I, 44.
var. erythrospermum
ARAB., JEMEN. Menacha (2300 m.) 1771, Anfg. März 89.
Winterweizen von 4 monatl. Dauer.
Nom. vern. ; berr halba.
var. ferrugineum
ARAB., JEMEN. Menacha 1770a, März 89.
Winterweizen von % monatl. Dauer.
Nom. vern. ; berr damär:.
var. Cæsium
ARAB., JEMEN. Menacha 1770b, 1581, März 89.
Nom. vern. : berr maisseni.
Der süd- (alt-) arabische Name berr für Weizen hat sich auch in Abys-
sinien erhalten. Nach Dr Steudner wird in der Umgegend von Gon-
dor sowie in ganz Woggera eine Art Weizen cultivirt, die den
Namen «burr » führt.
199. Hordeum vulgare L. Kcke. et Wern. Getr. I, 129.
Subsp. tetrastichum Kcke et Wern. Getr. I, 156.
var. pallidum Al.
ARAB., JEMEN. Menacha, bei Bet Moqrab (2400 m.) 1568, 23 Fehr. 89.
Subsp. hexastichum
var. brachyurum
46
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
ARAB., JEMEN. Komt el Qadi bei Menacha (2200 m.) 1684, coll. 89.
Nom. vern. : schaör maissani
Subsp. distichum
var. deficiens Steud.
201.
202.
203.
ARAB., JEMEN. Bei Menacha auf Terrassen gebaut (2300 m.) 1490 ; des-
gleichen bei el Ejan am Nordabhang des Schibäm (2700 m.) 1644,
geerntet am 28 Febr. 1889.
Nom. vern. : schair habhüre.
ÆTH., COL. ERITREA. Saganeiti 1198, coll. 92 (einzige daselbst ange-
baute Gerstenform) und ganz Okule-Kusai (2000-2200 m.); braucht 3 Mo-
nate bis zur Reife, letzte Ernte Ende März; Nordabhang des Bizen
(2000 m.) Ernte 11 Mai 1892.
Nom. vern. in Tigrinja ; ssegäm qunssube.
Die obige botanisch sehr charakteristische Varietät der zweizeiligen
Gerste war bisher nur aus Abyssinien bekannt. Ihre Verbreitung im
Binnenlande des glücklichen Arabiens liefert einen neuen Beleg für
die uralten Beziehungen und Culturentlehnungen, welche zwischen
beiden Ländern stattgehabt haben müssen.
. Cyperus Eragrostis Vahl. Symb. II, 322.
ÆTH., COL. ERITREA. Felkat, Wasserstelle westl. v. Belta (1800 m.)
1050, coll. 91 ; unter Geleb (1400 m.) 1338. coll. 9.
Loc.: Im Sande und im Kies an Wasserstellen der Bäche, bl. fr. März., April.
Cyperus atronitens Hochst. in Rich. Tent. fl. Abyss. II, 476.
ARAB., JEMEN. Am Schibäm über Menacha (2700 m.) 1679.
Loc.: In einem kleinen Wasserbecken fr. März 89. :
ÆTH., COL. ERITREA. Saganeiti (2200 m.) 1779, 1735, coll. 92; Acrur
(1800 m.) 1773), coll. 92.
Nom. vern. in Tigrinja : ssetti (nom. gener.)
Loc.: Am fliessenden Wasser der Bäche.
Cyperus lævigatus L. Mant. II, 179.
ÆTH., COL. ERITREA. Bei Keren, am Dari (1400 m.) 777, coll. 91;
Ailet (300 m.) 47%, coll. 92.
Loc. : Im nassen Kiese des Baches, bl. fr. März.
Cyperus aristatus Rottb. descr. Gram. t. 6, f. 1.
ÆTH., COL. ERITREA. Im mittleren und oberen Thale des Lava (400-
1400 m.) 1670, 1343, coll. 91; Saati (150 m.) 35%, coll. 92.
Loc.: Im Kiese der Rinnsale.
Nom. vern. in Tigré : gjenaaba (Mensa).
. Cyperus rubicundus Vahl. En. II, 308.
ARAB., JEMEN. Aggara bei Hodjela (600 m.) 897: Hille, am Fuss des
Gebel Bura (600 m.) 386.
Loc.: An sonnigen Abhängen, auch auf Aekerboden und an bewässerten Stellen,
bl. ir. Jan.-Febr. 89.
07.
APPENDIX II. 47
ÆTH., COL. ERITREA. Unter Geleb im obersten Thal des Lava (1400 m.)
1256, 1607, coll. 91; im grossen Thal von Ginda (1000-1500 m.) 523,
179, coll. 91.
Loc.: Im Kiese des Bettes der Bäche Massaua 65, coll. 92; am Geddem (200 m.) 119,
coll. 91; Saati (150 m.) 351, coll. 92.
Nom. vern.: in Tigré : kait (Mensa).
. Cyperus obiusiflorus Vahl. En. 2. 308.
ÆTH., COL. ERITREA. Ueber Gheleb, Ostabhänge (1900 m.) 1212, coll. 91;
Höhen in NW. von Ginda (1200 m.) 131, 415, coll. 91; Mte. Alamkale
bei Aidereso (1800 m.) 1639, coll. 92.
Loc.: An sonnigen, grasigen und trockenen Stellen zerstreut und vereinzelt, bl.
Febr.
An den vorliegenden Exemplaren erscheinen die Früchte etwas läng-
licher von Gestalt als bei den südafrikanischen Exemplaren, sie sind
verkehrt-eiförmig, nicht rund-verkehrteiförmig, ferner beträgt ihre
Länge !/s derjenigen der Deckschuppe, welche völlig weiss, nur am
Rande schwach gebräunt oder ledergelb erscheint.
. Cyperus conglomeratus Rottb. descr. Gram. p. 21, t. 15, f. 7.
ARAB., ADEN. Kohlendepöts der Messageries, 5; Goldmare valley 15,
coll. 88.
Loc. : Im vulkan. Gerölle der Thalsohle, fr. Nov. Dec. 88, März 81.
ÆTH., COL. ERITREA. Massaua, Ras Madür, Abd-el-Qader, etc., 66, 54,
208, coll. 92.
Cyperus falcatus Nees und Ehrbg. in Beckl. Cyp. I, 150, 151.
ARAB., ADEN. Kohlendepöts der Messageries 14.
ARAB. Südküste, el Hami in Ost. vom Schehr. 210.
Loc.: Sandfelder und Geröllflächen der Küstenzone, bl. fr. März, April 81.
var. hamiensis Schwf. culmis foliisque glaueis gracilibus tenuibus; vaginis
angustatis ; foliis angustissimis subcapillaceis culmis tertia parte breviori-
bus convoluto-conduplicatis margine argute serrato-dentieulatis; spi-
culis linearibus, 20-40 floris; involucri phyllis 1-3 foliis similibus lon-
giore spiculas multo superantibus; glumis lanceolato-ovatis cuspidatis
viride-costatis 15-9 nerviis et brunneo-striolatisapice demum emarginato-
mucronulatis ; setis anguste linearibus utriculum ter superantibus stylum
subz@quantibus; stigmatibus 2-3 stylo longioribus; antheris 3 breviter
acutis gluma tertia parte brevioribus.
ARAB. Südküste, el-Hami in Osten von Schehr.
Loc. : Im Sande der Küstenzone, bl. April 81.
Ich habe nicht gewagt eine allerdings habituell sehr abweichende Pflanze
aus einer so formenreichen Artengruppe wie die, zu welcher die
Verwandten von C. conglomeratus Rottb. gehören, als eigene Art zu
unterscheiden, obgleich mir weder aus Nubien noch aus Arabien
derartig schmal- und feinblättrige und durch gleich schmale Scheiden
ausgezeichnete Exemplare zu Gesicht gekommen sind.
L8
208.
209.
210.
211.
213.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Maasse: Die Pflanze erreicht 40 cm. Höhe. Die Aehren sind 1,5 bis 3 cm.
lang. Die Blätter sind ausgebreitet 0,8 bis 1 mm. breit.
Cyperus flabelliformis Rottb. descr. Gram. t. 12, f. 2 (Cyperus gra-
datus Forsk. deser. 13).
ARAB., JEMEN. (Quelle Mauöd bei Hodjela (800 m.) 978; am Gebel Bura
(900 m.) 513; Wadi Chuoiet unter Ussil (1200 m.) 1168.
Loc.: In und am Wasser in dichten Gruppen, bl. fr. Jan. 1889.
Nom. vern. : kuff el md (Hille).
ÆTH., COL. ERITREA. Keren, am Anseba (1300 m.) 763, coll. 91 ; Asmara
(2300 m.) 603, coll. 91; unter Geleb im obersten Thal des Lava (1400-
1500 m.) 1128, 1382, 1580, coll. 91; Valle Arrot (1600 m.) 68%, coll. 92;
Saganeiti (2200 m.) 857, coll. 92.
Loc.: Im Kies der Bette am Wasser, bl. fr. Febr.-April.
Cyperus eleusinoides Kth. Cyp. 39.
ARAB., JEMEN. Wadi Hedjan unter Ussil (1200 m.) 1962.
Loc.: An Wasserleitungen der Kaffeepflanzungen bl. Febr. 89.
Cyperus articulatus L. sp. 66.
ARAB., JEMEN. Aggara bei Hodjela (600 m.) 1036.
Loc.: Im Wasser des fliessenden Baches, bl. fr. Febr. 89.
Nom. vern. : chasegj (Ussil).
ÆTH., COL. ERITREA. Keren, am Anseba (1300 m.) 788, coll. 9.
Loc-: Im bewässerten Kiese des Rinnsales.
Cyperus Schimperianus Steud. syn. II, 34.
ÆTH., COL. ERITREA. Bei Keren, am Anseba (1306 m.) 927, coll. 94.
Loc.: Im bewässerten Kiese des Bettes, bl. fr. März.
. Cyperus leptophyllus Hochst. in Böckl. Cyp. I, 245.
ARAB., JEMEN. Westabhang des Gebel Bura (900 m. 387; Wadi Hedjan,
unter Ussil (1200 m.) 1089.
Loc.: An Terrassengemäuer, in den Steinfugen an bewässerten Stellen der Kaffee-
pfianzungen.
Nom. vern. : schile (Ussil).
ÆTH., COL. ERITREA. Im oberen und mittleren Thale des Lava (1000-
1400 m.) 1607, coll. 91; bei Geleb, am Bache Amba (1950 m.) 1348,
coll. 91; Ginda (1000 m.) 173, 140, 402, coll. 91, 2136, coll. 92; Valle
Baresa (600 m.) 641, coll. 92.
Loc.: Auf dürren Felshöhen zwischen Steinen lange ausdauernd, auch an bewäs-
serten und quelligen Felsen.
Cyperus bulbosus Vahl. Enum. 342.
ÆTH., COL. ERITREA. Asmara (2300 m.), Geleb (1650 m.).
Loc. ; Aufallen Feldern als Unkraut. Lange nach der Ernte werden die massenhaft
im Boden steckenden Knöllchen eingesammelt und von den Nothleidenden in
Hungerjahren verzehrt.
Nom. vern. in Tigrinia : goenti (Acrur).
» » in Tigré : gaan.
APPENDIX I. 49
214. Cyperus rotundus L. syst. 98.
ARAB., JEMEN. Fuss des Gebel Bura, bei Hille (600 m.) 351; am Bache
von Aggara bei Hodjela (600 m.) 1060.
Loc. Einzeln zwischen Steinen an den Gehängen des Berges, bl. fr. Jan.-Febr. 89
ÆTH., COL. ERITREA. Geleb (1700 m.) 1350, coll. 91; am Bache Amba
bei Geleb (1950 m.) 1350, coll. 91; im untersten Thal des Lava (300 m.)
1713; coll. 91; Haschello Kokob unter Acrur (1600 m.) 1099, coll. 92;
Massaua, Schech Said 69, coll. 92.
Loc.: Am Wasser der Bäche, z. Th. in dichten Rasen mit bis 1 m. hohem Schaft,
bl. fr. März April.
Nom. vern. in Tigrinia : mutschuqua.
215. Cyperus alopecuroides Rottb. deser. Gram. t. 8, f. 2.
ÆTH., COL. ERITREA. Im untersten Thal des Lava (300 m.) 1716; coll.91;
Gura (2000 m.) 920, coll. 92; Mte Alamkale (1800 m.) 1487, coll. 92.
Loc.: Am fliessenden Wasser des Baches, bl. fr. April.
216. Cyperus dubius Rottb. deser. Gram. t. 4. f. 5.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda am Fusse des Donkollo (960 m.) 133, 463 ;
coll. 91; Gaba, in mittleren Thal des Lava (430 m.) 1656, coll. 9.
Loc.: An beschatteten Stellen, unter Gebüsch auf Felsen, bl. fr. Febr.-April.
217. Cyperus paniceus Böckl. Cyp. I, 327.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda (1000 m.) 145, coll. 91.
Loc.: Unter Bäumen und Gebüschen an bewässerten Stellen, fr. Febr.
218. Cyperus cylindrostachys Böckl. Cyper. I, 329, 330.
ÆTH., COL. ERITREA. Unter Geleb (1400 m.) 1751, coll. 91; Mte Alam
Kalé (1800 m.) 1476, coll. 92; Acrur (1800 m.) 2083, coll. 92.
Loc.: An quelligen und bewässerten Plätzen im Buschwalde, bl. fr. April.
219. Kyllingia triceps Rottb. Deser. #1, f. 6.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, Fuss des Donkollo. (950 m.) 138. 350;
coll. 91; unter Geleb (1400 m.) 431%, coll. 91; Valle Mogod (1400 m.)
1580, coll. 92.
Loc.: Im Buschwald an halbbeschatteten Wasserstellen, an quelligen Plätzen etc.,
bl. ir.Febr., April.
Nom. vern. in Tigré : kriht asmüd (Ginda).
22). Kyllingia nervosa Steud. in Regb. Flora 1842, 597.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Amba bei Geleb (1950 m.) 1361, coll. 9.
Loc. : Im Sumpfe am Ufer des Baches, im Rasen zwischen Gräsern, bl, fr. April,
221. Scirpus (Euisolepis) setaceus L. sp. 72.
ARAB., JEMEN. Bei Menacha, Quelle Mechader (2300 m.) 1428.
Loc.: In kleinen Rasen im fliessenden Wasser zwischen Steingeröll. bl. Febr. 89.
222, Scirpus (Isolepis) corymbosus Heyne und Roth. in R. nov. pl. spec. 28.
var. brachyceras H. in Rich. Tent. fl. Ab. II, 496. (Scirpus lateralis Forsk.
descr. 15 ?)
|
BULL. HERB. BOIss. Appendix II, août 1894. 4
50 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
ARAB.. JEMEN. Am Schibäm über Menacha, Wadi Schürfa (2500 m.)
1767.
Loc.: Am Wasser eines Teiches bl. März 89.
Die yemenische Pflanze stimmt vollkommen mit den von Schimper in
Abyssinien (I. 288 und 84 von 1862) gesammelten überein, welche
von Hochstetter als Sc. brachyceras bezeichnet worden. Die Blatt-
scheiden (je 1-2 von 5 bis 15 cm. Länge) sind an der Basis der
Halme stark entwickelt und grün, ein Merkmal das bei den ægypti-
schen und vorderindischen Exemplaren der Art minder ausgeprägt
erscheint.
223. Scirpus (Isolepis) Steudneri Böckl. Cyp. I, 501, 502.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda (900 m.) 149, coll. 94.
Loc.: An bewässerten felsigen Stellen. bl. fr. Febr. 91.
22%. Scirpus (Oncostylis) Boeckelerianus Schwf. n. sp.
Læte viridis; rigidulus; radicis fibrillis tenuibus rigidis ferrugineis;
eulmis pluribus fasciculatis leviter curvatis 8-6 poll. alt., filiformibus
basi firmulis teretiusculis sulcato-striatis levibus basin versus 3-2
foliatis ; foliis remotis erectis perangustis 1-2 poll. long. acuminatis
canaliculatis dorso striolatis ; vaginis ferrugineis superne lanatis; spi-
cula singula pauciflora bibracteata ; bracteis foliiformibus spiculam
superantibus, ad basin parum dilatatam et coloratam pilis longis sub-
tilissimis niveis dense ciliatis; squamis ovato-lanceolatis e carına
viridi mueronulatis, fusco-ferrugineis enerviis. (Böckl. in litt. 1891.)
Dieser vorläufigen Beschreibung Böckelers füge ich, nachträglich im
Besitze mehr vollständiger Exemplare, noch die nachfolgenden Ein-
zelheiten in Betreff der Blüthen hinzu :
Spieulis 1-10 congesto-capitatis bracteas æquantibus basi lanatis; squa-
mis ovato-lanceolatis fimbriato-ciliatis apice leviter retusis et e carina
mucronulatis castaneo-fuscis enerviis carina valida dorso apicem
versus pubescente et mucronulo puberulo; setis angustissime lineari-
bus univerviis glaberrimis obtusis stylum superantibus ; stigmatibus
3 pilosulis stylum apice pilosulum æquantibus; utriculo obovato-
globoso 3-costato badio nitido, sublævi vel inconspicue alveolato
ruguloso.
Maasse : Die Pflanze erreicht 35-40 cm. Höhe, die Aehrchen sind 8-9 mm.
lang ; die grössten Deckblättchen sind 3,5 mm. lang.
ÆTH., COL. ERITREA. Unter der Spitze des Lalamba bei Keren (1800 m.)
837, coll. 91; Nordabhang des Bizen (2000 m.) 1851, 1873, coll. 92.
Loc.: In Spalten der Granitfelsen an vorübergehend bewässerten Slellen in dichten
Polsterausfüllungen, auch unter dem Graswuchs der Bergwiesen vereinzelt im
Rasen, bl. fr. Mai.
Die dichte langwollige Bekleidung der Scheiden und Stützblätter
zeichnet diese Ari vor allen bekannten der Gattung aus.
APPENDIX IL 51
225. Fimbristylis glomerata Nees Cyp. brasil. 77.
ARAB. Südküste, el-Hami, in Ost. von Schehr. 158, coll. 81.
Loc.: An Rinnen der 50° C. heissen Thermalquelle,-bl. fr. April 81.
Diese Art ist auch von G. Ehrenberg 1825 in Wadi Djara östl. von
Qunfuda in Südwestarabien aufgefunden worden.
226. Fimbristylis ferruginea Vahl. En. II. 291.
ARAB., JEMEN. Uber Menacha (2500 m.) 1703; Wadi et-Tehm bei Ussil
(1500 m.) 1245; Wadi Schaari bei Wolledje, Fuss des Gebel Melhan
(700 m.) 677; Aggara bei Hodjela (600 m.) 1075.
Loc.: An Quellen und an fliessenden Wasserrinnen, bl. fr. Febr. März 89.
ARAB. Südküste, el-Hami in Ost von Schehr. 199, 18%, coll. 81.
Loc. : Rasenbildend am Rande der Rinnen der 50° C. heissen Quelle ; desgleichen an
kalten Süsswasserbecken. bl. fr. April 81.
ÆTH., COL. ERITREA. Unter Geleb (1400 m.) 1408, 1586, coll. 91; im
untersten Thal des Lava (600 m.) 1697, coll. 91.
Loc. : Rinnsal der Bäche, bl. fr. April.
227. Carex Burchelliana Böckl. Cyp. 1498 (Flora vol. 41, 234).
var. leiocarpa Schwf.
ARAB., JEMEN. Bei Menacha, Quelle Mechader (2300 m.) 1424.
Loc.: Im Wasser des Quellsumpfes zwischen Gräsern, bl. fr. Febr. 1889.
Abgesehen von einigen geringfügigen Unterschieden der Frucht stimmen
die vorliegenden Exemplare durchaus mit den südafrikanischen der
Art überein. Die südarabische Pflanze ist durch eine Frucht ausge-
zeichnet, die schwächere Nervenrippen aufweist als bei der südafri-
kanischen vorzukommen scheinen, ferner fehlen ihr die am rostrum
der letzteren wahrzunehmenden kleinen Schüppchen oder Härchen.
Der Fruchtschnabel der Jemenpilanze ist durchaus kahl.
PALME
228. Phoenix reclinata Jacq. Beccari, Malesia vol. IH, fase. 5 (Ph. spinosa
Schum. Thonn. {, 211-213).
ARAB., JEMEN. Aggara bei Hodjela (600 m.) 1037; Wadi Madfar bei
Hodjela (700 m.) 993; Fuss des Gebel Bura (600 m.) 341.
Loc.: Als Gestrüpp und mit { meterhohem Stamm in grosser Menge am Ufer des
Baches, bl. Q und Ô Jan., Febr. 89.
Nom. vern. ; schottob (Hodjela) schegja (Ussil).
ÆTH., COL. ERITREA. Im oberen Thal des Lava unter Geleb (1400 m.);
Spitze des Lalemba bei Keren (1900 m.) 986, coll. 94.
Loc.: 5 m. hohe sehr schlanke glatte Stämme mit abgefallenen Blattscheiden,
Gruppen bildend zwischen hohen Felsblöcken an nur zur Regenzeit bewässerten
Stellen.
Unterhalb Acrur bei Haischello-Kokob, im Thale von Siagede (1600 m.)
in grosser Menge. 1121, coll. 92.
52 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Loc.: Am Rande des Bachbetts zwischen Gebüsch Gruppen bildend mit schlanken
10-12 m. hohen Stämmen, in Menge, bl. Q und ÖMai.
Am Norbabhang des Bizen vereinzelt, unterhalb des Vorberges Walid
(1800 m.) 2158, coll. 92; bl. © Mai.
Im Thale Arröt oberhalb Aidereso (1500 m.) 740, coll. 92. und bei
Aidereso (1220 m.)
Loc.: Bildet zu beiden Seiten des Rinnsals dichtes Buschwerk mit Reihen von
Stämmen, die 6-7 m. Höhe erreichen, bl, O und à März 92.
Nom. vern. in Tigrinja : agssana.
» » in Tigré : tömmar.
» » in Amharinja : asanno (teste Camperio).
Diese in ganz Abyssinien verbreitete vüllig wildwachsende Palme ist
vor allen Arten der Gattung durch die spitzen und acuminaten Pe-
rianthzipfel ausgezeichnet. Habituell ist sie durch den im Vergleich
zur Dattelpalme sehr schlanken und ohne Zuthun des Menschen der
Blattscheidenreste entkleideten Stamm von anderen Arten sehr
kenntlich.
229. Cocos nucifera L.
ARAB. Südküste. Bei el-Hami östlich von Schehr, in grosser Menge ange-
baut; hier wahrscheinlich das westlichste Vorkommen der Cultur an der
arabischen Südküste, fr. Febr. 1881.
230. Hyphæne thebaica Mart. Hist. Palm. III, 225.
ARAB., JEMEN. Selten und nur im Tiefland, hier und da angebaut. Bei
Hodeidah im Sande der Küstenregion mit Erfolg angebaut, um Matten
für Kaffeesäcke zu gewinnen.
ÆTH., COL. ERITREA. Einzelne Bäume in der Umgegend von Massaua,
bei Mkullo und bei Arkiko angebaut; fehlt in der Bergregion ; wild und
in Menge im Gebiet des Barka-Thales westl. von Keren.
Nom. vern. in Tigré : ssehhelib (Mensa).
ARACEÆ
231. Sauromatum abyssinicum Schott. Syn. I, 25.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, im Grossen Thal (950 m.) 489, coll. 91 ;
im Thale Baresa unterhalb Ginda (600 m.) 218, coll. 91; Donkollo Höhe:
bei Ginda (1000 m.) 187, coll. 91; Valle Mogod (1300 m.) 1571, coll. 92.
Loc.: An schattigen, feuchten Stellen, unter Bäumen, bl. fr. Febr.
Nom. vern. in Tigré : hambughaita (Ginda); hamasserau (Ginda).
232. Colocasia antiquorum Schott. Melet. I, 18.
ARAB., JEMEN. Mauöd, Wasserstelle bei Hodjela (900 m.) 946 ; am Fusse
des Gebel Bura, bei Hille (600 m.) 33%, coll. 89.
Loc.: An nassen, quelligen Stellen, an Bächen, iin Schatten unter Bäumen, völlig:
wildwachsend. Wird von den Einwohnern nicht gegessen.
Nom. vern. : kurkum (Hille, Wolledje); ssandj (Ussil).
APPENDIX IL. 53
LEMNACEÆ
233. Lemna gibba L. sp. 1277.
ARAB., JEMEN. Quelle in Wadi Nahemi oberhalb Attara (2100 m.) 1744,
coll. 89; Teich unter Spitze des Schibäm bei Menacha (2850 m.) 1662,
coll. 89.
Nom. vern. : bellessinän (Menacha).
ÆTH., COL. ERITREA. Oberstes Thal des Lava (1400 m.) 1609, coll. 91;
Wasserloch auf dem Lalamba bei Keren (1800 m.) 989, coll. 91; As-
. mara (2400 m.) 444, coll. 91; Acrur (1900 m.) 764, coll. 92; Saganeiti
(2200 m.) 899, coll. 92.
Nom. vern. in Tigrinia : ssebbaba (Acrur).
234. Lemna minor L. sp. 1376.
ÆTH., COL. ERITREA. Thermalquelle bei Ailet (298 m.) 471, coll. 9.
COMMELINACEE
235. Commelina (Eucommelina) benghalensis L. sp. pl. 60.
var. £. hirsuta Hassk. in DC. Mon. III, 160; seminibus 4 loculorum ventralium
rugis in dorso 5-6 cum plieis tubereulato-foveolatis et punctulis elevatis
inspersis.
ARAB., JEMEN. Fuss des Gebel Melhan, Wolledje (600 m.) 753; Regma
bei Hodjela (900 m.) 780.
Loc. : Culturterrassen der Kaffeepflanzungen und im Gerölle der Rinnsale, bl. fr,
Jan. 89.
ÆTH., COL. ERITREA. Saati (150 m.) 105, coll. 91, 34%, coll. 92; Ginda,
Donkollo-Höhe (1000 m.) 392, coll. 91; 1069 Pass Mamba (1100 m.)
1069, coll. 92; im Thal Baresa (570 m.) 1180, coll. 92.
Lec.: Felsenim Buschwald und Kies der Rinnsale, bl.hellhimmelblau, fr. März-April.
var. y fimbriata Schwf. foliis glabratis petiolis et vaginis longe et interdum
rufociliatis, seminibus 4 ventralibus rugis irregularibus 5 tuberculato-
foveolatis et alveolatis punetulis elevatis paucis inspersis.
ARAB., JEMEN. Aggara bei Hodjela (600 m.) 1045.
Loc.: Am Bache im Halbschatten der Gebüsche, bl. hellhimmelblau fr. Febr. 89.
ÆTH., COL. ERITREA. Unter Geleb (1500 m.) 1785, coll. 91.
Loc.: Im Kiese des Baches unter Bäumen, bl. hellhimmelblau April.
236. Commelina (Eucommelina) Boissieriana Hassk. in DC. Mon. II, 461.
ÆTH., COL. ERITREA. Unter Geleb (1500 m.) 117, coll. 91; Ginda, Don-
kollo-Höhe (1000 m.) 437, coll. 91.
Loc.: An Felswänden und in Felsspalten des Buschwaldes, bl. himmelblau Febr.-
April.
Die Art ist auch von Dr. Steudner 1861 bei Keren (Nos 1481, 1483) und
von v. Höhnel 1883 am Kilimandscharo (N° 38) eingesammelt wor-
RE TEE dc: Ur |
54 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
den. Die vorliegenden Exemplare weichen blos durch einige zer-
streute Härchen die an den Spathen, namentlich am Kielnerven der-
selben sichtbar sind, von der jetzt in allen Gärten Aegyptens als Un-
kraut sehr verbreiteten Pflanze ab. In allen übrigen Stücken ist die
Uebereinstimmung eine vollständige.
Zur Vervollständigung der von Clarke 1. e. gegebenen Diagnose dienen
die nachfolgenden Angaben. Die Blätter variiren oft an demselben
Stengel in Bezug auf ihre Form, es kommen vor: linear-lanzettliche
in eine lange Spitze auslaufende von 15 cm. Länge und 1,% cm.
Breite und eiförmig-lanzettliche von 5 cm. Länge und 2,5 cm. Breite.
Die Spatha hat 2,5 cm. im Längsdurchmesser, die zusammengefalteten
Hälften sind am (Grunde 9 mm. breit und auf % mm. zusammenge-
wachsen. Die Kapsel ist 8 mm. lang, oblong vierkantig, an beiden
Enden tiefausgebuchtet. Das hintere Fach ist elliptisch, mit einem
starken Kielnerv versehen und mit erhabenen Stricheln bedeckt. Die
vorderen Fächer sind ziemlich glatt. Der hintere Same ist 4 mm.
lang, gekielt und mit undeutlichen Querfalten versehen, ausserdem
feingekörnelt. Die vorderen 4 Samen sind 3 mm. lang nicht zusam-
mengedrückt, mit 4 bis 5 regelmässigen z. Th. feingehöckerten Quer-
falten versehen und ausserdem mit feinen erhabenen Pünktchen wie
bestäubt. Die Samen sind gewöhnlich dunkel-sch warzbraun.
237. Commelina (Heterocarpus) Beccariana Martelli fior. Bogos. 87 (? C.
Krebsiana Kth. En. IV, 40, 41; ? C. edulis Rich. Tent. fl. Abyss. II,
341).
Radice incrassato-fibrosa, caule sepe sub vaginis occulto linea pubescente
longitudinaliter notato; vaginis pilosis vel glabratis margine dense
ore longius ciliatis; foliorum laminis tenuibus sessilibus basi rotun-
datis lanceolatis vel lanceolato-linearibus acutis sæpe complicatis
pilis hine inde conspersis vel glabratis margine glaberrimis venis
lateralibus utrinque 3 percursis; spathis in axillis singulis peduneulo
æquilongis vel eo tertia parte longioribus glabratis vel pilis irregu-
lariter conspersis longitudinaliter striatis haud transversim striatulis
complicato-curvatis leviter falcatis marginibus liberis et basin versus
ciliatis cordatis ovato-lanceolatis interdum ovatis semper acutis acu-
minatis; racemi superioris floribus 2-4 petalis dilute flavis latocor-
datis obtusis; capsula oblongo-ovata glaberrima facie ventrali tan-
tum apice pilis nonnullis vestita, loculo dorsali ventralibus tertia
parte breviore transversim leviter plicato ; seminibus in loculis ven-
tralibus solitariis (superiore in unoquoque abortiente) griseis oblongis
vix compressis dorso profunde alveolato-rugosis et minute granulatis ,
micropyle elliptica.
Maasse : Die Blätter werden 5 bis 7,5 cm. lang und 0,8 bis 2,2 cm. breit;
die Blüthenhülle ist 2,8 bis 3,8 em. lang und im gefalteten Zustande 1 cm.
APPENDIX II. D
breit, an anderen Exemplaren 1,8 cm. lang und 0,5 cm. breit, der
Hüllenstiel ist stets nahezu 1,8 cm. lang; die Kapsel ist 8 mm. lang; der
Same des hinteren Fachs ist 5 mm. lang; die vorderen 2 Samen sind
3,5 mm. lang und 2 mm. breit. Je 8 bis 10 Löcher oder Gruben umgeben
in zwei concentrischen Halbkreisen die seitliche Micropyle, welche ellip-
tisch vou Gestalt, nicht kreisrund ist. An den Exemplaren mit kleinen
Blüthenhüllen sind die Kapseln und Samen durchaus ebenso beschaffen
wie an denen mit grossen.
ARAB., JEMEN. Am Schibäm über Menacha. Wadi Schürfa (2500 m.)
1758; in NW unter Menacha (2000 m.) 1544.
Loc.: Auf Ackerterrassen und in Kaffeepflanzungen an bewässerten Stellen, bl
hellgelb, Febr.-März 1889.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, Höhe des Donkollo (1000 m.) 122, coll. 91 ;-
unter Geleb (1500 m.) 1435; coll. 91; bei Saganeiti, Schlucht von Gua
(2200 m.) 1701, coll. 92; Passhöhe Mamba bei Aidereso (1100 m.) 1068,
coll. 92; Thal Mogod (1300 m.) 1608, coll. 92.
Loc.: An bewässerten Stellen im Kies der Rinnsale, fr. bl. hellgelb, Febr., März,
April.
Mit den vorliegenden identische Exemplare sammelte W. Schimper
1862 am Scholoda bei Adua (No 60) und Hildebrandt 1872 im Ge-
biete der Habab (No 367, 369a); letztere stellte C. B. Clarke (in DC.
Monogr. III 164) unter die Varietät £ Krebsiana der C. africana L.
C. Krebsiana Kth. hat nach den Exemplaren, die von Dr. Krebs 1833
gesammelt wurden, gewimperte Blüthenhüllen und ebenfalls Haare
an der Spitze der vorderen Kapselklappe, Merkmale, die sie ebenso
von C. africana L. unterscheiden wie von C. Beccariana Mart. Diese
letztere Art ist von C. africana L. durch die weit längeren und
spitzeren und durchaus kahlen Blüthenhüllen, dann aber auch durch
die Kapsel verschieden, deren hinteres Fach bei C. africana L. weit
grösser und länger, fast so lang wie die vorderen Fächer ist und
keine seitliche Faltung sondern nur dichtgestellte Längsstreifen zeigt.
Die Klappe der Vorderfächer hat an der Spitze bei C. africana L.
keine Haare. Ich sah Samen aus den Vorderfächern dieser Art von
Exemplaren, die aus dem Herbar Kunth stammten und die ebenso ge-
gestaltet waren wie bei ©. Beccariana Mart.; sie waren 3 mm. lang
hatten aber auf den Kämmen zwischen den flacheren Alveolen weit
gröbere Knötchen als bei letzterer Art.
Ich bevorzugte den vom Grafen Martelli dieser Pflanze zuertheilten
Namen, da mir von C. Krebsiana Kth. nicht genügendes Material
vorliegt und von C. edulis R. keine Originalexemplare zur Verfü-
gung stehen, um die wahrscheinliche Identität dieser drei Formen zu
constatiren. Die Beschreibung welche A. Richard (in Tent. fl. Abyss.
Il. 341) von seiner Art giebt, entspricht hinsichtlich der Blätter, die
56 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
elliptisch sein sollen nicht unserer Pflanze, auch fehlt daselbst eine
Angabe über die Gestalt von Kapsel und Samen, sodass eine Identifi-
cirung nicht möglich ist.
Aus Arabien liegen keine Exemplare mit Früchten vor, die vorhandenen
entsprechen aber in allen übrigen Stücken den nordabyssinischen auf
das Vollkommenste, so dass ich keinen Anstand nehme sie mit diesen
zu ein und derselben Art zu stellen.
238. Commelina (Heterocarpus) Forskalei Vahl. Enum. II, 172.
ARAB., JEMEN. Ussil, Wadi Chuoiet (4200 m.) 1110, 1056; Fuss des
Gebel Bura, bei Hille (600 m.) 230.
Loc.: Auf Aeckern als Unkraut und im Kiesgerölle der Rinnsale, bl. himmelblau,
fr. Dec. 88, Febr. 89.
Nom. vern. : welän, uoalän (Ussil); gjelif (Hille).
/ETH., COL. ERITREA. Samhar Ebene bei Dessi nahe Massaua 1780,
coll. 91; Saati (150 m.) 73, coll. 91, 338, coll. 92; bei Massana, Mkullo,
Otumlo, Arkiko, am Gedem 18, 113, 196, 163, coll 1892.
Loc. : Ueberall verbreitet. mit Vorliebe im Kiese der Bachbette wachsend; bl.
intensiv himmelblau, Fehr.
Nom. vern. in Tigré : wodgallif (M.); wodgalit (M.).
var. pterocarpa Schwf. loculo dorsali longitudinaliter elevato vel subala-
tostriato.
ARAB., JEMEN. Thalschlucht bei Hille, Gebel Bura (700 m.) 283, 364;
Aggara bei Hodjela (600 m.) 902.
Loc.: Als Unkraut auf Maisfeldern und im Kiese der Thalbette, bl. himmelblau; fr.
Jan. 89.
Alle typischen C. Forskalei V., die ich sah sind durch derbe, platte
weisse Haare am unteren Ende der Blüthenscheide ausgezeichnet. Die
von Kotschy in Kordofan unter N° 3% gesammelten Exemplare
meines Herbars haben das hintere Kapselfach sehr gross entwickelt
und mit reifem eingewachsenem Samen, während die zwei vorderen
Fächer je einen aschgrauen wie filzig erscheinenden Samen um-
schliessen. Diese Exemplare würden also der C. Forskalei VW. ent-
sprechen. Hochstetter, als er die Sammlung Kotschys von 1837-1838
(fl. ethiopica) vertheilte, bezeichnete man die Exemplare No 3% als
C. Forskalei V. kann aber annehmen, dass unter dieser Nummer
zweierlei Formen vermischt lagen. In der That entspricht ein Theil der
Exemplare N° 3% den von Hasskarl in Schweinf. Beitr. Aethiop. 207
für C. Kotschyi aufgestellten Merkmalen. Das hintere Kapselfach ist
hier allerdings kaum halb so lang wie die vorderen, aber es enthält
einen reifen Samen, während in den vorderen Fächern die Samen
meist zu je 3, oft aber auch nur zu je 1, auftreten. Die Samenform
ist in allen Fällen die nämliche. Will man C. Kotschyi Hassk. als
Varietät von C. Forskalei V. unterscheiden so würde als unterschei-
APPENDIX II. 57
dendes Merkmal der typischen Art die weit überwiegende Grösse des
hinteren Kapselfachs und bei der Varietät die Kleinheit desselben,
sowie die 2-Samigkeit der beiden vorderen Fächer zu gelten haben.
239. Commelina (Heterocarpus) Petersii Hassk. in Peters Mossamb. II, 522.
ARAB., JEMEN. Ussil (1400 m.) 1259.
Loc. : Ackerterrassen als Unkraut an bewässerten Stellen, bl. blassblau fr. Febr. 89.
Obgleich die im Herbar des k. Bot. Museums zu Berlin zum Vergleich
vorliegende Originalexemplare unvollständig sind und keine Früchte
darbieten, so glaube ich doch aus der I. c. von Hasskarl gegebenen
Beschreibung für die Identität dieser Art mit unserer Pflanze ein-
treten zu müssen. Die in eine lange schmale Spitze ausgezogenen
Blätter, die endständigen einzelnen Blüthenhüllen an unverzweigten
Stengeln und die Samengestalt und Grösse sprechen dafür.
Maasse: Blätter 9-10 cm. lang, 6-1% mm. breit; Blüthenhüllen 18-19 mm.
lang mit 11 mm. breiten Hälften, die auf 5 mm. verwachsen und von 2 cm.
langen Stielen getragen sind. Die Kapsel ist braun und derb, 8 mm. lang,
mit 6 min. langem hinterem Fach. Die vorderen 4 Samen sind 3 mm. lang,
2 mm. breit, schwärzlich. nicht zusammengedrückt, auf dem Rücken mit
3-9 Falten und Wülsten versehen, die höckerig sind, ausserdem ist die
ganze Oberfläche der Testa mit feinen erhabenen Pünktchen bestreut,
gleichsam fein chagrinirt.
210. Commelina (Trithyrocarpus) mensensis Schwf. n. sp.
Foliis anguste linearibus basi angustatis apice in acumen attenuatis vel,
inferioribus abrupte acutis complanatis supra asperatis pilosis vel
glabratis subtus pallidioribus margine basin versus longe ciliatis ; spa-
this 2-3 terminalibus congestis brevissime pedunculatis foliis ternis
abbreviatis lanceolatis involucratis cucullatis basi infra latitudinis
dimidium connatis latere altero subrectis altero arcuatis acutis hispi-
dis striatis; capsula æqualiter 3-loculicida loculis subglobosis glaber-
rimis tenuibus; seminibus 3 ovali globosis-pallidis dorso hemisphæ-
ricis lævissimis, ad hilum utrinque rugis 4 transversalibus insculptis.
Maasse: Blätter 9-13 cm. lang, 6-10 mm. breit; Blüthenhülle 2 em. lang,
bis 1,1 cm. breit; bis 5 mm. verwachsen. Kapsel 6 mm. Durchmesser :
Samen 3,5 mm. Durchmesser.
ÆTH., COL. ERITREA. Unter Geleb (1500-1700 m.) 1414, 1434, coll. 91.
Loc. Im Kiesbette des Baches, fr. und bl. intensiv himmelblau, April.
Dr. Steudner sammelte, Spt. 1861, diese Art bei Keren, am Anseba,
No 4417.
Die Art ist verwandt mit C. umbellata Th. Sch. und C. bracteosa
Hassk.
Aeusserlich erscheint die Pflanze der C. Kurzii Cke. (Thwaites 322
N° %, Ceylon) ausserordentlich ähnlich, sie gehört aber in eine an-
dere Section.
58 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Die an den Exemplaren von Geleb untersuchten Samen scheinen voll-
kommen reif und zeigen auf der Seite des Hilum % Reihen horizon-
taler Querfurchen. Die Micropyle ist kreisrund und verhältnissmässig
sehr gross (1/; des Querdurchmessers des Samens). An den durch Ein-
trocknen geschrumpften, noch nicht völlig reifen Samen der Steudner-
schen Exemplare (No 1477) konnte ich diese Furchen nicht unter-
scheiden. C. bracteosa Hassk. hat weit kleinere und glatte Samen
und kleinere Blüthenhüllen.
241. Commelina (Heteropyxis) ussilensis Schwf. n. sp.
Foliis glaucis angustissimis conduplicatis in acumen atienuatis basin
versus longe ciliatis ceterum glabratis ; spathis à capitatis subsessili-
bus foliis brevioribus involucratis infundibuliformi-cucullatis æque
longis ac latis acutis media fere parte connatis pilis adspersis haud
transversim striatulis, breviter falcatis altere latero leviter arcuatis
altero valde curvatis; capsula parva subglobosa glaberrima loculo
dorsali hemisphærico erebre et longe tuberculato; seminibus ventrali-
bus globoso-compressis lævibus flavidis margine albo cinctis.
Maasse: Blätter 8 cm. lang, an der Basis 5mm. breit; Blüthenhülle 12mm.
lang und gleich breit, am Grunde bis zu 10 mm. verwachsen. Kapsel
4 mm. im Durchmesser.
ARAB., JEMEN. Ussil (1800 m.) 1258.
Loc.: Auf Ackerterrassen an bewässerten Stellen, fr. bl. helllila. Febr. 1889.
Diese Art ist der ©. Gerrardi Hassk. am nächsten verwandt. Die Kap-
seln und Samen unserer Pflanze gleichen an Gestalt vollkommen
denen der Peters’schen Exemplare von C. Gerrardi Hassk. aus Mos-
sambique, allein die Blüthenhüllen der letzteren Art sind viel länger
und spitzer, auch nicht so weit hinauf an ihren unteren Rändern
verwachsen.
242. Commelina (Heteropyxis) albescens Hassk. in Schweinf. Beitr. Æth.
210.
ARAB., JEMEN. Aggara bei Hodjela (600 m.) 1073 ; Vorhügel bei Badjil
(250 m.) 1783.
Loc. : Zwischen Felsen und auf Aeckern als Unkraut, bl. fr. Fehr. 1889.
243. Aneilema Forskalei Kth. Enum. IV, 71 (—Commelina tuberosa Forsk.
deser. 12; Anerlema Ehrenbergii Clarke in DC. Mon. II, 227, 228;
Aneilema tacazzeanum Hochst. in Clarke, DC. Mon. III, 222.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura (600-900 m.) 289; Fuss des Gebel Melhan
(600 m.) 698; Regma bei Hodjela (900 m.) 944; Aogara bei Hodjela
(600 m.) 1059.
Loc.: In Gebüschen an bewässerten Stellen, Kaffeepflanzungen u. s. w., bl. blasslila
Jan.-Febr. 89.
QUE.
246.
247.
248.
APPENDIX I. 59
ÆTH., COL. ERITREA. Unter Geleb (1500 m.) 1416, 1788. coll. 91;
Ginda, Höhe des Donkollo (1000 m.) 128, 392, coll. 91.
Loc. : Schattige Waldstellen an Bächen, bl. fr. Febr.-April.
Die von Ehrenberg bei Togodele nahe Arkiko bei Massaua 1825 gesam-
melten Exemplare der A. Ehrenbergii Cke. bestehen aus abgeblühten
alten Trieben mit nachsprossenden Zweigen, an denen Blattform, Be-
haarung und Kapselstructur dieselben Merkmale aufweisen wie die
vorliegenden arabischen. Dasselbe gilt von den Schimper’schen Exem-
plaren No 1660 und 1729, die Clarke als A. tacazzeanum be-
schrieben hat.
Cyanotis hirsuta F. und Mey. ind. sem. hort. Petrop. 1841, 57.
ÆTH., COL. ERITREA. Nördlich von Ginda, Girsa zu (800 m.) 395, coll.
91; Valle Mogod (1300 m.) 1554, coll. 92; Mte. Kube (1850 m.) 1511,
coll. 92; Nordabhang des Bisen (1800 m.) 1885, coll. 92.
Loc: Waldwiesen, im Rasen der Gräser, bl. blassrosa mit himmelblaubehaarten
Filamenten, Febr. fr. Mai.
JUNCACEÆ
). Juncus punctorius L. fil. supp. 208.
ÆTH., COL. ERITREA. Saganeiti, bei Addi Goffom (2200 m.) 1385, 1802,
coll. 92.
Loc. : Als grosse Binsenbestände am Eingang in die Schlucht von Gua, am Bach.
Juncus Fontanesii J. Gay in de Laharpe Mon. 130.
ARAB., JEMEN. Menacha (2300 m.) 1577.
Loc.: In Wasserpfützen, auf Terrassen der Felder, bl. Febr. 89.
ÆTH., COL. ERITREA. Saganeiti, im Bache von Degerra (2200 m.) 892,
815, coll. 92.
LILIACEE
Gloriosa speciosa (Hochst.) Engl. Hochgeb. 158.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, Donkollo-Höhe (1000 m.) 127, coll. 91.
Loc.: Im schattigen, humusreichen Buschwalde.
Aloe vera L. sp. 320.
var. officinalis Forsk. deser. 73, 74 (=A. maculata Forsk. descr. 73).
Caulis brevis decumbens, succo pituitoso viridi demum flavescente
fœtido; folia conferta erecto-patula ensiformia apice longe angustata
amplexicaulia ad marginem vaginalem integerrima vel distanter mi-
nute denticulata, subtus convexa supra præsertim parte superiore
valde cava, summa apice argute carinata adjectis dorso interdum
aculeis 8-9, epidermide tenui vestita, viridia nunquam striata sæpe
60
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
albo-maculata, aculeis marginalibus æqualiter distantibus validis
crebris exceptis infimis utrinque 25-50 subhamatis incurvis vel
rarius horizontaliter patentibus compressis subdeltoideis ; scapus valde
elatus folia multo superans rectus simplex vel parce ramosus ple-
rumque tripartitus lævis tereti-compressus parte basali plano-con-
vexus, ramis distanter bracteatis arcuato-patentibus; racemi elongati
densiflori apice comoso attenuati, rhachide sæpe pruinosa quasi mi-
nulissime puberula ; bracteæ approximatæ lateovatæ acutæ vel lan-
ceolatæ membranaceæ margine minutissime denticulatæ vel undulatæ
9-11-nerviæ, nervis mediis 3 incrassatis, ad racemi comam spiraliter
imbricatæ post anthesin reflexæ pedicello longiores ; pedicelli perian-
thio 4-5-plo breviores apice incrassati et recurvi demum stricte erecti
et incrassati rhachidi acclinati interdum pruinoso-asperuli; perian-
thium nune citrinum nunc lateritio-aurantiacum rectum campanulato-
tubulosum subeylindricum anthesi (pedicello recurvo) patule eer-
nuum, segmentis tubum ad basin rotundatum (siccatione ima basi
brevissime constrietum) æquantibus vel eo paullo longioribus æqua-
libus subæquilongis oblongis acutis summo apice inflexis medio
nervis 3 validis per totam tubi longitudinem produetis percursis;
stamina non constanter sed plerumque inclusa rarius post anthesin
subexserta inæquilonga ; stylus stamina longiora æquans post anthesin
vix exsertus; capsula ovali-oblonga vel oblonga rotundato-trigona
apice et basi obtusata basi brevissime stipitata, valvis coriaceo-
lignescentibus nervo medio subcanaliculato nervis secundariis valde
surgentibus horizontaliter patentibus subirregularibus utrinque 15-18,
inferioribus inter se magis distantibus; semina fusca triquetra vel
complanata punctulis minute granulata ala fuscescente irregulari
oblique cincta.
Maasse : Die Blätter werden bis 75 em. lang und sind im frischen Zustande
bei 9-12 em. Breite 1-1,8 cm. dick. Der Blüthenstand erreicht bis 2 m.
Höhe, der Schaft hat am Grunde 2 cm. im Durchmesser. Die Blüthen-
trauben sind 15-20 em. lang, die Deckblätter 1 cm. lang; die Blüthen-
stiele, 0,6-0,8 cm. lang, werden an der reifen Kapsel bis 1,2 cm. lang; die
Blumenkrone ist getrocknet 2,8 em. bis 3 em. lang; die Kapsel ist 1,4 bis
2,2 cm. lang, À cm. im Durchmesser. Der Same hat 5 mm. im Durch-
messer mit 2 mm. breitem Flügel.
ARAB., JEMEN. Badjil, Vorhügel (200 m.) 531; Fuss des Gebel Bura bei
Hille (600 m.) 360; bei Chalife in Ost von Merraua (300 m.) 182; am
Fuss des Gebel Melhan bei Wolledje (600 m.) 658.
Loc.: Innerhalb der Vorhügelregion und in der untersten Bergregion ausschliesslich
auf Felsen und zwischen Steinblöcken weite Strecken bedeckend oft auch auf
Gräbern angepflanzt, Blüthe je nach den Exemplaren bald citronengelb bald
orangeroth im Januar 1889.
ae
APPENDIX IL 61
Nom. vern. : ssabbar (nom. gener.).
var. æthiopica Schwf. glaberrima, pedicelli perianthii dimidio longiores
anthesi erecti demum capsula oblongo-ovali brevissime stipitata longiores
bractea subduplo superantes.
Maasse : Die Blumenkrone ist trocken 2,6-2,7 cm. lang, der Stiel 1,2-1,5 cm.
lang ; die Kapsel, 2 cm. lang, sitzt auf einem 2,8 cm. langen Stiel.
ÆTH., TIGRE. Wurde von W. Schimper 1862 bei Abba-Gerrima in 8000
Fuss Meereshöhe gesammelt und unter No 927 vertheilt.
An den vorliegenden Blättern, die den Blüthen- und Fruchtexemplaren
beigegeben sind, lässt sich kein unterscheidendes Merkmal hervor-
heben; auch die Blumenkrone hat dieselbe Gestalt, wie sie vorhin
an den südarabischen Exemplaren der A. vera L. v. officinalis F.
beschrieben worden ist, sie ist bis auf die Hälfte getheilt und zeigt
an der Basis der Röhre eine kaum wahrnehmbare Einschnürung, die
Staubgefässe sind stets kürzer als die Zipfel der Blumenkrone.
Nach allen Merkmalen zu urtheilen, die sich an der Schimper’schen
Pflanze wahrnehmen lassen, scheint es nicht gerechtfertigt auf das
eine der längeren Blüthenstiele hin eine eigene Art aufzustellen. Das-
seibe gilt von der folgenden der obigen sehr nahestehenden Spielart:
var. puberula Schwf. folia viridia et rubescentia crassa supra parte inferiore
complanata, aculeis marginalibus validis paullo incurvis utrinque 15-20 ;
scapus elatus anceps vel simplex ; racemi elongati, rhachide pruinoso as-
perula; pedicelli perianthio tertia parte breviores bracteas plerumque duplo
superantes, pilis brevissimis pruinoso asperuli; perianthium flavescens
tubuloso-campanulatum extus pilis brevissimis conspersum, tubo ad basin
supra Capsulæ stipitem breviter constricto segmentis sublongiore; stamina
inæquilonga anthesi exserta; capsula oblongo-cylindrica pedicello tertia
parte longior pilis nonnullis pulverulento-conspersa brevissime stipitata.
Maasse: Blätter bis 50 cm. Länge 10 cm. breit und im frischen Zustande
2 cm. dicke Blattzähne 4-5 mm. lang. Blumenkrone frisch 2,7 cm. lang
mit 2 cm. langem Stiel, trocken 2,4 cm. lang mit 2 mm. langer Einschnü-
rung der Röhrenbasis.
ÆTH., COL. ERITREA. Im Thal Barasio (1600 m.) 2076, coll. 92.
Loc. : Offene steinige Fläche. Fand sich in vereinzelten Exemplaren in den
Dickichten der die Thalsohle bedeckenden A. percrassa Tod. Bl. gelblich, Mai.
Die Pflanze entspricht im Allgemeinen den für die var. œthiopica gege-
benen Merkmalen. Die nicht ganz reif gewordenen Kapseln der vor-
liegenden Exemplare scheinen an Gestalt denen der südarabischen
Pflanze gleichzukommen, sie sind entschieden länglicher als die
gleichfalls unreifen der var. ethiopica. Auch hinsichtlich der längeren
Blüthenstiele, der knotigschuppigen Behaarung sowie der zusammen-
geschnürten Blumenkronenbasis deutet die arabische Pflanze einen
Uebergang zu der var. ethiopica an. Auf die etwas kürzeren Zipfel
62 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
der Blumenkrone welche die var. puberula von der letztgenannten
Spielart unterscheidet, dürfte kein grosses Gewicht zu legen sein.
var. angustifolia Schwf. folia angustissima plano-convexa, supra plana,
subtus convexa et basin versus maculis oblongis validis picta, aculeis
marginalibus crebris albidis deltoideis rectis horizontaliter patentibus.
Maasse: Blätter 35 cm. lang, 2,4 cm breit, im frischen Zustande bei 5,7 cm.
Breite. 1,7 cm. dick.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura, bei Hille (600 m.) 305, coll. 89. Jan. bl.
Die Blüthen dieser vielleicht nur als eine individuell zur Entwickelung
gelangte und unbeständige Abart zu bezeichnenden Pflanze sind von
denen der vorhin beschriebenen var. officinalis F. durch kein Merk-
mal unterschieden.
In Betreff der Linne’schen Stammart, der in Aegypten in Gärten und
auf Gräbern seit alten Zeiten cultivirten, zum Theil auch verwil-
derten und ursprünglich jedenfalls aus Arabien stammenden Aloe
vera L. habe ich zu bemerken, dass die mir aus Cairo vorliegenden
Exemplare den oben beschriebenen aus dem Jemen (var. offieina!is F.)
in allen Stücken, mit Ausnahme der kürzereu Blüthenstiele und
der constant exserten Staubgefässe, gut übereinstimmen.
Die ægyptische Gartenaloe zeigt übrigens auch im getrockneten Zu-
stande an der Basis der Kronenröhre keine Spur von Zusammen-
schnürung, während eine solche an den arabischen Exemplaren und
ın noch höherem Grade an der var. puberula Schwf. deutlich ent-
wickelt ist. An der Cairiner Pflanze, die wahrscheinlich beim Ver-
gleichen einer grösseren Anzahl Exemplare ebenfalls grössere Schwan-
kungen hinsichtlich der Längenverhältnisse der Blüthentheile aufzu-
weisen haben wird, war die Blumenkrone in frischem Zustande
2,8 cm. lang, die Segmente 1,9 cm. lang, die Antheren ragten um
3-5 mm. aus der noch nicht abgeblühten Blüthe hervor und der
Blüthenstiel war nur 5 mm. lang (der getrocknete 4 mm.).
Die Unbeständigkeit des Längenverhältnisses der Staubgefässe zur
Blumenkrone, auch wenn man Blüthen desselben Entwickelungssta-
diums miteinander vergleicht, lässt sich bei vielen Aloearten inner-
halb gewisser Grenzen nachweisen, zur Unterscheidung ganzer Arten-
gruppen erscheint das Merkmal daher wenig geeignet.
219. Aloe percrassa Tod. hort. Panorm. I, 81, tab. 21 (non Bak.)
Subacaulis, succo vasculari pallide-flavo pituita non colorata pellucida;
folia valida dense rosulata ensiformia basi dilalata complanata et
æqualiter crassa, apice longe angustata cava, amplexicaulia ad mar-
ginem vaginalem membranaceo-subtilissimam integerrima, summa
apice carinata et dorso aculeis 4-5 approximatis instructa, epidermide
firma vestita, salurate viridia longitudinaliter obscure striata, inter-
APPENDIX II. 63
dum maculis picta, aculeis marginalibus utrinque 35-40 crebris del-
toideis apice castaneo-fuscis in parte media horizontaliter patentibus
rectis superne apicem versus incurvis æqualiter distantibus nisi ima
folii basi confertioribus minimisve; scapus valde elatus subeompressus
inferne plano-convexus ima basi paullo dilatatus compressissimus
bialatus argute eroso-denticulatus simplex vel plerumque tripartitus,
ramis parte indivisa subæquilongis teretibus multistriatis puberulis
griseis inferne vacue-bracteatis; racemi valde elongati superne lon-
gissime comosi densiflori vel sublaxi; rhachis cinereo-violascens
puberula vel tomentella; bracteæ pedicello duplo triplove longiores
late-ovatæ vel lanceolatæ cuspidatæ integerrimæ vel minute undulatæ
11-15-nerviæ (nervis 7 validioribus) puberulæ post anthesin reflexæ ad
racemi comam dense spiraliter imbricatæ; pedicelli breves crassi sub-
tomentosi cum gemmis erecti, anthesi recurvi vel cernui, demum
iterum erecti, apice valde incrassali ; perianthium rectum tubuloso-
campanulatum subeylindricum tertia (rarius quarta) parte lacinia-
tum rubro-viride pilis albis brevibus crassis tomentoso-hirtum vel
hirtellum anthesi horizontaliter patens, tubo basi hemisphærico pau-
lisper inflato rubrocarneo, segmentis oblongis æquilongis juventute
extus Cæsio-viritibus anthesi superne glabrescentibus albis medio
nervis 3 rubris percursis, exterioribus acutis, interioribus apice ro-
tundatis; stamina subæqualia subæquilonga post anthesin exserta,
filamentis subsimilibus; stylus stamina æquans demum exsertus,
stigmate subpeltato-fimbriato; capsula oblongo-cylindrica griseo-to-
mentella utrinque ac angulis rotundata non stipitata apicem versus
leviter angustior, valvis coriaceis parce incrassatis, nervo medio
recto canaliculato, secundariis irregularibus horizontaliter expansis
parte inferiore tantum leviter surgentibus utrinque ad 15; semina
fusca punctulis minutissime granulata granulisque intermixtis majo-
ribus oblonga triquetra inæqualiter late alata, ala sordide fuscente
nigro punctata ad seminis extremitatem plus quam latere expansa.
Maasse: Blätter bis 75 cm. lang, 17,5 cm. breit, im unteren Theil bis 2 cm.
dick; die Verhältnisse zwischen Breite und Dicke sind im frischen Zu-
stande nach den verschiedenen Zonen des Blattes, wie folgt: 17X9, 12X
1.5, 3X0,4 em. Der Blüthenstand erreicht bis 3 m. Höhe, der über 1 m.
hohe Schaft ist an der Basis 4,5 cm. breit und nur 2 mm. dick. Die
Deckblätter sind 4,5 cm. lang und 0,5 em. breit. Die Blüthentrauben
sind 40 cm. lang, 6 cm. im Durchmesser. Die Blumenkrone ist frisch
2,7-3 cm. lang, im trockenen Zustande 2,3-2,5 em. lang, der Blüthen-
stiel 6-8 mm. lang. Die Staubfäden ragen (frisch) beim Abgeblühtsein mit-
unter bis-4 mm. aus der Blumenkrone hervor. Die Kapseln sind 2,2 cm.
lang, 0,8 cm. im Durchmesser mit 8 mm. langem Stiel. Die Samen sind
6-7 mm. lang, 2,5 mm. breit, der Flügel 1,5 bis 2 mm. breit.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
ÆTH., COL. ERITREA. Im Grossen Thal von Ginda in Menge (1000 m.)
389, coll. 91, 2291, 2229, coll. 92; im Thal Barasio, oberhalb Aidereso
(1500 m.) 2077, coll. 92; unter Acrur im Thal Selet (1600 m.) 166%,
180%, coll. 92.
Loc. : Zwischen Steinblöcken und zerklüfteten Felsen der Thalfläche und der
Gehänge an offenen, sonnigen Stellen, bl. März-April, fr. Mai.
Nach der von Todaro loc. cit. gegebenen Beschreibung und Abbil-
dung der Blüthe, kann kein Zweifel obwalten, dass die vorliegende
Art zu seiner A. percrassa gehört, obgleich J. G. Baker dieser Pflanze
eine andere Deutung gegeben hat. Todaro hat aber auf derselben
Tafel Blätter abbilden lassen, die von denen der A. percrassa durch
sehr verschiedenes Aussehen abweichen. Ich lasse es dahingestellt
sein ob diese Blätter in Folge der Gartencultur sich verändert hatten
oder ob sie zu einer anderen Art gehörig seiner Zeit aus Irrthum den
Blüthen der A. percrassa beigefügt wurden. Todaro vergleicht seine
Art mit A. africana Mill., mit der sie nichts gemein hat, sie gehört
vielmehr in die nähere Verwandtschaft der A. vera L. Lebende
Pflanzen dieser Art, aus Ginda stammend, befinden sich im K. Bot.
Garten zu Berlin und in dem von Dammann & Co. (Neapel) in Cultur.
var. albopicta Schwf. folia grossedentata maculis albidis rotundis, oblongis
et linearibus irregulariter commixtis per totam paginam vagantibus picta.
ÆTH., COL. ERITREA. Ueber dem grossen Thal von Ginda (1200 m.) 1846,
1847, coll. 91.
Loc. : An sonnigen, sehr trockenen Felsgehängen.
Die Pflanze hat im Sommer 1893 bei Dammann u. Co. in Neapel ge-
blüht. Die Blüthen bieten kein von der Stammart abweichendes Merk-
mal dar. Die dichte Fleckenzeichnung erhielt sich constant in der
Cultur.
var. menachensis Schwf. caulis erectus, succo pituitoso flavo copioso fœ-
tido; folia compacte rosulata incurva conniventia percrassa lanceolata
apice angustata cava, summa apice argute carinata adjectis dorso aculeis
1-3, epidermide subcoriacea vestita, viride purpurascentia margine pur-
purea, aculeis marginalibus utrinque 30-35 late deltoideis apice fuscis;
scapus elatus compressus basi bialatus valde ramosus, ramis angulosis
puberulis inferne vacue bracteatis; racemi oblongi densiflores apice im-
bricato bracteosi; bracteæ pedicellum duplo superantes; perianthium to-
mento albo brevissimo obsitum paulisper curvatum flavum vel rubro-
coceineum anthesi nutans segmentis tubo basi rotundato duplo breviori-
ribus ; stamina inæquilonga post anthesin exserta.
Maasse: Stamm 0,5 m. hoch. Blätter 40 cm. lang, bis 16 cm. breit, frisch
2 cm. dick. (bei 16. em. Breite). Blüthenschaft unterhalb 3,5 em. breit,
1,5 cm. diek. Blüthentrauben 15-20 cm. lang. Deckblüthen 1-1,5 em. lang.
Blüthenstiel 7 mm. lang. Blnmenkrone trocken 2,3 cm., frisch 3 em. lang
mit 4,2 cm. langen Zipfeln.
une
NER
APPENDIX II. 65
ARAB., JEMEN Umgegend von Menacha (2200-2300 m.) 1496, 1685.
Loc. : An felsigen, sonnigen Gehängen mit dicht gedrängtem kopflörmigem Blatt-
knäuel auf aufrechtem Stamm, bl. Anfang März 1889.
Diese Spielart ist durch die Stammbildung, die kürzeren, breiten und
sehr derben Blätter, durch den verzweigten Blüthenstand, etwas längere
Blüthenstiele, kürzere Blüthentrauben und die beim Aufblühen
nickende, abwärtsgeneigte, auch nicht durchaus gerade gestaltete
Blumenkrone von der oben beschriebenen Stammart verschieden.
Alle übrigen Pflanzentheile, namentlich die Deckblätter, die Zipfel
der Blumenkrone, die gefranste und fast schildförmig ausgebreitete
Narbe, u. s. w. sind durchaus dieselben. Trotz der abweichenden
Gestalt und Beschaffenheit der Blätter habe ich es nicht für ange-
zeigt gehalten, die südarabische Pflanze zum Typus einer eigenen Art
zu erheben, da die wesentlichen Merkmale eine genügende Ueber-
einstimmung an den Tag legen, um für ihre Zusammengehörigkeit
mit A. percrassa Tod. zu stimmen.
250. Aloe vaccillans Forsk. descr. 74?
Interdum caulescens, succo (pituita) recente non colorato siccatione
sanguineo ; folia ensiformia in acumen longe angustata glauca, junio-
ria subeinerea subasperula, epidermide firma subcoriacea vestita
parte media compresso planoconvexa, apice cava et brevi parte trigona
crebre aculeato-dentata, aculeis mediocribus rubris vel rubro-fuscis
rectis patentibus vel paullo incurvis et apicem folii spectantibus an-
terioribus remotioribus, præter basales diminutos et confertiores in
utroque latere 55-65 ; floribus et capsulis A. veræ L similibus (?).
Maasse: Die Blätter sind 45-65 cm. lang, im unteren Theil 10-13 em. breit
und 1,5-1,8 cm. dick, die Randstacheln 1-1,5, selten bis 3 mm. lang.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura über Hille (700-800 m.) 377; Ussil (1400 m.)
1350 ; um Menacha (2200-2300 m.) 1497, 1623.
Loc.: An sonnigen und felsigen Gehängen. Bildet häufig einen Stamm, der am
Felsen hinkriecht. Der im frischen Zustande farblose Schleim wird alsbald beim
Eirtrocknen blutroth.
Nom. vern. : charchar (Hille) und cher (Menacha, Ussil).
Die mir vorliegenden Blattexemplare gehören keiner der aus Abyssinien
oder aus Arabien bekannt gewordenen Arten an. Verschiedene von
Forskal bei A. vaccillans (l. ce ) gemachte Angaben lassen vermuthen
dass die von mir nur in sterilem Zustande gesammelte und abgebil-
dete Pflanze diese Art sei. Die Localität am Gebel Bura ist der Fors-
kal’schen bei Kusma nahe benachbart, die Namenangabe «charchara »
stimmt mit der meinigen überein, ebenso die auf die Stammbildung und
das Rothwerden des Saftes bezügliche Notiz. Nach Forskals sonstigen
Bemerkungen ist anzunehmen, dass die Blüthen seiner Art den kurz-
stieligen Formen der A. vera L. sehr ähnlich sein müssen; in der That
BULL. HERB. BOISS. Appendix II, août 1894. b)
66 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
sind auch einige überjährige Fruchtexemplare, die ich in der Voraus-
setzung, dass sie zu den oben beschriebenen Blattexemplaren gehörten,
bei Ussil und bei Menacha (N° 1623, 1425) eingesammelt habe, von den
entsprechenden Zuständen der Aloe vera L. nicht zu unterscheiden ;
allein die Kapseln, 1,3-1,% cm. lang sind ziemlich lang (1 cm.) ge-
stielt, während Forskal für seine Art Flores subsessiles angiebt.
Allerdings strecken sich die Stiele mit der Fruchtreife bei allen
Aloes. Die gleichfalls von Forskal gemachte Angabe «folia margine
rubra» würde eben so gut zu Aloe Schimperi Tod. stimmen, wie ja
auch das Rothwerden des Safles dieser letzteren Art eigen ist, aber
A. Schimperi S. hat langgestielte Blüthen.
251. Aloe abyssinica Lam. Enc. I, 86.
Glaberrima. Caulis simplex decumbens sæpe reptans, succo pituitoso
parco dilute-flavescente interdum siccatione rubescente inodoro ;
folia dense rosulata patenter arcuatoreflexa ensiformia apice longe
angustata amplexicaulia ad marginem vaginalem integerrima, subtus
undique valde convexa supra præsentim parte superiore profunde
cava, summo apice canaliculata, hic interdum trigona et aculeis non-
nullis dorsalibus prædita, epidermide firma vestita nunquam striata
saturate viridia margine sæpe purpurascentia plerumque parte infe-
riore utrinque maculis albidis linearibus oblongisve irregulariter
seriatis picta, alia concoloria, semper aculeis marginalibus cre-
bris in utroque latere 35-40 bruneis vel rubescentibus æqualiter
distantibus, nisi ima basi interdum confertioribus et diminutis
triangularibus in parte inferiore folii rectis et horizontaliter paten-
tibus rarius incurvis, superne semper paullo incurvis et apicem
spectantibus; scapus elatus folia multo superans basi compressus
cæterum teres superne ramosus, ramis alternantibus arcuato-co-
rymbosis subnudis teretibus siccatione striatis; racemi abbreviati
densiflores ovales; bracteæ parvæ deltoideo-cuspidata 3-5-nerviæ in-
tegerrimæ pedicello saltem triplo plerumque multoties breviores; pe-
dicelli longi graciles semper erecti apice interdum subcernui demum
cum capsula stricte erecti et rhachidi acclinati; perianthium luteum
basi cum pedicello et sæpe omnino aurantiacum, anthesi horizon-
taliter patens deinde subreflexum pedicellum vel ejus bistertium
æquans, ultra longitudinis tertium laciniatum, tubo cylindrico cir-
cum ovarii stipitem basi breviter constricto, segmentis paullo inflatis
companulatis æquilongis, tertia perianthii longitudinis parte longio-
ribus, exterioribus ovato-acutis medio nervis 3 percursis, interioribus
oblongis obtusis cum nervis 3 in unum coalitis; genitalibus post
anthesin manifeste exsertis, filamentis inæquilongis subæqualibus,
stylus in anthesi staminibus paullo brevior demun longe exsertus ;
APPENDIX IL 67
capsula erecta ovali-vel oblongo-cylindrica apice obtusa basi ad
quintam longitudinis partem in stipitem constricta in statu viridi
rotundato-trigona lævis siccatione transverse rugosa.
Maasse: Die Blätter erreichen bei 7-8,5 em. Breite eine Länge von 60 cm.,
im frischen Zustande beträgt die Dicke des mittleren Theils 1,3-1,5 cm.,
die Blattzähne werden 4-5 mm. lang. Der Blüthenstand wird bis2 m. hoch,
die Blüthentrauben sind 8-12 cm lang, 6 cm breit. Die Deckblätter sind
2-4 mm. lang. Der Blüthenstiel ist 2 cm. lang. Die Blumenkrone ist
trocken 2,3, frisch 2,6 em. lang, der zusammengeschnürte Theil der
Röhre 2,5-3 mm. lang. Die Kapsel ist trocken 1,8, frisch 2,4 em. lang
mit 2,5 mm. resp. 3 mm. langem Stipes und bis 2,1-2,5 cm. langem Stiel.
Es liegen nicht völlig reifgewordene Kapseln von dieser Art vor, sodass
die Samen nicht beschrieben werden können.
ÆTH., COL. ERITREA. Im grossen Thal oberhalb Ginda (1400 m.) 51%,
coll. 91; Asmara (2400 m.) 605a, coll. 91; bei Geleb (1670 m.) 123%,
1430, 1796, coll. 91; Acrur (1900 m.) 730, 1350, 1696, 1797, coll. 92.
Loc.: An felsigen Thalgehängen in grosser Menge, gewöhnlich zwischen grossen
Blöcken, aber auch auf ebenem Felsboden weite Strecken bedeckend, mit nieder-
liegenden, gewundenen, aufstrebendem 40-50 cm. langen Stamm, der wenn die
Blattkrone vernichtet wurde, eine Menge Seitensprossen treibt. Die Blüthen
sind entweder citronengelb oder hellorangefarbig. Auf weite Strecken gewahrt
man diese beiden Farben in beständigem Wechsel, doch trifft man nie Exemplare
mit gemischter Blüthenfarbe als Uebergang zwischen den gelben und den orange-
rothen. bl. Febr., März und April. fr. Mai.
Diese Art liefert kein Aloeharz, der Saft ist spärlich und wässerig.
Nom. vern. in Tigrinia : erw (Acrur); arrai, oreh (Hamasen); ssanda éru
(Aerur).
Nom. vern. in Tigré : zabr, mathisso (Mensa).
Nom. vern. in Bilin : schabbr (teste Hildebr.).
Der Gattungsname ist für alle Aloe in Tigrinia «éru», in Tigré: «zabr »
oder «ssabbr ».
252. Aloe Camperii Schwf. n. sp. (A. abyssinica Lam. v. pererassa Bak. in
Linn. Journ. Bot. vol. XVII, i75? (non Tod.)
Subacaulis glaberrima succo vasculari flavo copioso demum fuscescente
fœtente pituita pellucida non colorata; folia dense rosulata caudicem
ad ?/s amplectantia lanceolata sensim in apicem angustata media
parte utrinque subplana percrassa parte superiore valde cava subtus
convexa summo apice canaliculata, epidermide subcoriacea incrassata
vestita, pallide virentia subcæsia nunquam striata nec maculata mar-
gine apiceque purpurascentia, aculeis marginalibus validis in utroque
latere 20-35 triangularibus paullo apicem versus incurvis ad folii
basin confertioribus et diminutis infra apicem sæpe deficientibus
sed in apice ipso ad 5-7 approximatis; scapus elatus basi valde
compressus bialatus et in utroque latere acie carthilaginea argute
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
denticulata, dense corymbosoramosus ramis subteretibus siccatione
striatis; racemi bracteæ et pedicelli Aloes abyssinice; perianthii
tubus ad basin cireum ovarii stipitem brevissime constrictus, pe-
rianthium ceterum colore, segmentis etc. ei A. abyssinice simillimum ;
capsula oblongotriquetra apice obtusa basi brevissime stipitata valvis
coriaceolignescentibus nervis secundariis in utroque latere 8-10
surgentibus horizontalibus irregularibus; semina triquetra atra niti
dula minute granulata latealata, ala pellucida punctis nigris maculata.
Maasse: Die Blätter sind bis 50 cm. lang und meist 12-14 cm. breit, im
frischen Zustande im flachen Theil bei 7-18 cm. Breite 2, resp. 2,8 cm.
dick, im oberen rinnenförmigen Theil 1 em. dick.
Die Blüthenstände erreichen 1 m. Höhe, der Schaft ist an der zusammenge-
drückten Basis 2,5 cm. breit. Die Blüthen zeigen dieselben Grössenver-
hältnisse wie bei A. abyssinica Lam. mit Ausnahme des zusammenge-
schnürten Theils an der Basis der Blumenkronenröhre, der kaum 1 mm.
beträgt; Blumenkrone und Blüthenstiel sind 2 cm. lang. Die Kapsel ist
trocken 2-2,3 em. lang, der Stipes 2-2,5 mm. lang, der Stiel 2,5 cm. lang.
Die Samen haben im Durchmesser 5 mm., die Breite des Flügels beträgt.
1-1,5 mm.
ÆTH., COL. ERITREA. Im grossen Thal oberhalb Ginda (1400 m.) 514a,
coll. 91; Asmara (2400 m.) 605, coll. 91; Arbaschigo (1600 m.) 668,
coll. 91; Geleb (1700 m.) 1074, 1243, coll. 91; Acrur (1900 m.), 1342,
1306, coll. 92.
Loc. : Wächst an allen aufgezählten Orten in Gemeinschaft mit Aloe abyssinica
Lam. aber mehr vereinzelt und nicht in dichten Beständen, bl. (bei Asmara}
Febr., an den übrigen Stellen während der Regenzeit des Sommers.
Obgleich nach den Blüthen kaum von A. abyssinica Lam. zu unter-
scheiden, es sei denn, man berücksichtige bei letzterer das subtile
Merkmal der etwas längeren Einschnürung an der Basis der Blumen-
kronenröhre, ist diese Art hinsichtlith ihrer Blätter dennoch in
so hohem Grade gekennzeichnet, dass sie in der Natur überall
zwischen den Exemplaren der genannten Art hervorsticht und die
Blicke auf sich lenkt. Die Blätter sind an der Spitze nicht so
stark zurückgebogen, sie sind breiter und kürzer als bei A. abys-
sinica Lam. vor allem aber nicht stengelumfassend verwachsen,
sondern nur zu ?/: stengelumfassend, sie sind überdies nie ge-
fleckt, weit dicker, flacher an ihrem breiten Theil und von weit.
festerer Textur, die sie nebst der graugrünen Farbe den Blättern
einiger Agave Arten nicht unähnlich machen. Der Saft ist reichlich,
dick und gelb, auch mit dem charakteristischen schweissartigen
Aloe-Geruch behaftet. Eine Stammbildung tritt bei dieser Art nicht
auf. Da mir von A. abyssinica Lam. keine völlig reifen Kapseln vor-
liegen, vermag ich den Unterschied hinsichtlich dieses Pflanzentheils
APPENDIX II. 69
nicht genau anzugeben. Die hier als neu beschriebene Art hat jeden-
falls dickere, mehr holzige Kapselflächen, auch sind die Blüthen-
schäfte an der Basis zweischneidig zusammengedrückt, oben dicker
und gedrängter verzweigt, nicht so hoch aufgeschossen wie bei
A. abyssinica Lam.
Ich benenne die bereits in verschiedenen Gärten Europa’s verbreitete
Pflanze nach meinem verehrten Freunde Manfredo Camperio, dem
um die italienische Colonia Eritrea vielverdienten Manne. Aus der
l. c. von J. G. Baker gegebenen Beschreibung seiner zu A. abyssinica
Lam. gestellten var. percrassa: «folia glaucotincta immaculata »
scheint hervorzugehen, dass ihm die hier als neue Art beschriebene
Pflanze vorgelegen hat. In der That befinden sich unter dem Namen
Aloe pererassa im K. Bot. Garten zu Berlin, Blattexemplare, die ent-
schieden zu A. Camperii Schwf. zu stellen sind. In Folge der man-
gelhaften Abbildung Todaro’s, vielleicht auch durch Verwechselung
der zu den Blüthenschäften gehörigen Blattexplaren, mag es vorge-
kommen sein, dass A. percrassa Tod. als Art durchaus irrig aufge-
fasst wurde, obgleich hinsichtlich der deutlich genug von Todaro ge-
kennzeichneten Blüthen eine Vereinigung dieser letztgenannten Art
mit A. abyssinica Lam. ausgeschlossen sein sollte.
253. Aloe macrocarpa Tod. hort. Panorm. 36, t. 9.
Subacaulis, glaberrima, succo et pituita non colorato inodoro ; folia
dense rosulata subexpansa non amplexicaulia sed margine vaginali
dilatato membranaceo minute denticulato vel subintegerrimo interse
in spiram connata, lanceolata apice angustala summa apice trigona
adjectis interdum dorso aculeis 2, supra leviter subtus manifestius
convexa crassa epidermide tenerrima vestita, læte viridia maculis
oblongis albidis sat magnis et irregulariter dispositis undique picta,
siccatione multinervia, aculeis marginalibus crebris in utroque latere
35-40 æqualiter distantibus albido corneis apice sæpe bruneis deltoi-
deoelongatis horizontaliter patentibus rarius apicem versus leviter
incurvis; scapus elatus ramis folia multo superantibus teretibus sic-
catione striatis; racemi oblongi laxi; bracteæ lanceolatæ longe cus-
pidatæ nervis validis 3 percursæ apice interdum dentibus nonnullis
instructis pedicello plerumque dimidio breviores; pedicelli perian-
thium æquantes vel eo paullo longiores patentes demum suberecti et
incrassati; perianthium recto-clavatum æqualiter coccineum tubo
basi subgloboso supra ovarium valde constricto, segmentis ovalibus
apice rotundatis mucronulatis tubo dimidio longioribus; stamina
inclusa, filamentis flavis compressis, antheris croceis; stylus post
anthesin paullo exsertus ; capsula magna pedicellum æquans oblongo-
cylindrica utrinque rotundata leviter 6 sulca, valvis tenuiter coriaceis
70 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
nervo recto medio percursis nervis secundariis parce surgentibus
horizontalibus 15-20 irregulariter dichotomis; semina triquetra
fusca sublævia punctulis nonnullis obsita late alata, ala sordide obs-
curata irregulariter maculis fuscis picta.
Maasse: Blätter bis 30 und 35 em. lang, bis 4,5 und 5cm. breit, im frischen
Zustande 1 em. dick. Blattzähne bis 3 mm. lang. Höhe des Blüthenstandes
bis 55 em. Blüthentrauben 10-15 em. lang. Deckblätter 0,6-1,3, die
grössten 2 em. lang. Blüthenstiele 1,5 cm., an der reifen Kapsel bis
3,9 cm. lang. Blumenkrone frisch 2,6, trocken 2-2,3 cm. lang, am Grunde
der Röhre 0,8 resp. 0,6 cm. dick. Kapsel frisch 4,5, trocken 2,7 bis
3,8 cm. lang, 2,1 cm. im Durchmesser. Same 5 mm. im Durchmesser mit
1,5 mm. breitem Flügel.
ÆTH., COL. ERITREA. Saganeiti (2200 m.) 1757, coll. 92; Alamkale bei
Aidereso (1800 m.) 1488, coll. 92; bei Geleb, am Sabber (2500 m.) 1463,
coll. 91; bei Geleb, am Amba (2000 m.) 1377, coll. 91.
Loc. : An sonnigen, zum Theil grasigen Stellen, bl. fr. April.
254. Aloe Schimperi Tod. hort. bot. Panorm. I, 70, t. 16. Baker Aloin. in
Linn. J. bot. XVII, 159, 160.
Subcaulescens glaberrima succo vasculari flavido, pituita copiosa crys-
tallino pellucida demum rubescente; folia valida lineari lanceolata
dense rosulata exteriora patenter reflexa basi caudicem ad 2/3 amplec-
tantia parte media complanata apice paullo cava cæsioviridia inconspi-
cue striata margine secus aculeos linea purpureo-carnea abrupte eincta,
epidermide subtenera vestita, margine in utroque latere præter basales
diminutos aculeis 50-60 dentatis subcorneis roseis deltoideo-cuspidatis
patentibus inter se sinuoso repandis paullo apicem spectantibus ar-
mata, summo apice trigona et dorso aculeis 2-3 instructa, scapus
validus folia superans a basi arcuatoincurvus superne ramosus tereti
compressus ima basi dilatato-bialatus utrinque aciebus corneis irregu-
lariter dentatoserratis marginatus, ramis media parte inferiore vacue-
bracteatis; racemi sublaxi oblongo lineares; bracteæ membranaceæ
ovatolanceolatæ cuspidatæ margine undulatodenticulatæ 3-d-nerviæ ;
pedicelli erecti bracteam subæquantes demum iis dimidio vel duplo
longiores; perianthium anthesi horizontaliter patens rectum campa-
nulato-cylindricum, tubo cum pedicello rubrocinnabarino basi sub-
globoso supra ovarium leviter constricto, segmentis tubo paullo bre-
vioribus inæqualibus subæquilongis exterioribus nervis 3 rubris per-
cursis lanceolatis acutis, interioribus oblongis apice rotundatis fla-
vidis nervis rubris in unum coalitis; stamina perianthium in anthesi
paullo excedentia, 2 brevioria ei æquilonga, filamentis basi incons-
picue incrassatis; stylus apice acutatus stigmate punctiforme ineluso
stamina duo breviora vix attingente; capsula oblongocylindrica
obtusa rotundatotrigona lævi.
APPENDIX IL 71
Maasse: Blätter 50-56 cm. lang, 15,5-18 cm. breit, im unteren Theil, 1,2-
2 em. dick; Blüthenstände 70 cm. hoch; Blüthenschaft im unteren Theil
2,5 cm. im Durchmesser haltend; Deckblätter 1-1,5 em. lang; Blüthen-
stiele 1,5-1,8 cm. lang; Blumenkrone 1,8 cm., frisch 2,1-2,3 em. lang
mit 1 cm. langen Zipfeln; Kapsel 1,5 cm. lang.
ÆTH.. COL. ERITREA. Bei Saganeiti, nahe Addigofom am Eingange zur
Schlucht von Gua (2200 m.) 722, 1330, coll. 62; Spitze des Ssabr bei
Geleb (2600 m.) 142%a, coll. 91.
Loc. : An sonnigen Thalgehängen vereinzelt und in Gruppen, bl. April.
Nom. vern. in Tigrinia : eru harmath (d. i. Elepbanten Aloe).
Die von Todaro I. c. gegebene Abbildung stimmt in manchen Stücken
schlecht zu der daselbst gegebenen Beschreibung. So heisst es z. B. in
letzterer: «la base del tubo legiermente gonfiato», während die Ab-
bildung eine starkabgesetzte Kugelform zeigt und hieraus sich in
Bakers Diagnose die Worte «per. supra ovarium distincte constrietum »
erklären. Die Blüthenstände sind auf der Tafel von Todaro nicht als
lange Trauben, sondern gehäuft kugelig dargestellt, etwa wie sie bei
A. abyssinica L. aufzutreten pflegen. Dieser letzte Umstand mag
Folge der Gartencultur sein, denn alle Aloes verändern daselbst sehr
häufig ihren Habitus, hinsichtlich der Blätter oft bis zur Unkenntlich-
keit. Andererseits sind die Blüthen von Aloe im getrockneten Zu-
stande so sehr von denen im frischen verschieden, dass man sie un-
möglich identificiren kann, wenn nicht Merkmale von hervorragender
Bedeutung, wie Behaarung, Länge der Perianthzipfel und Form der
Röhre dargeboten sind.
Die Sfaubfäden strecken sich nach stattgehabter Bestäubung und nach
der Oeffnung der Blumenkrone ein wenig, in noch höherem Grade
thut es der Griffel durch Vergrösserung des Ovariums, daher muss
bei den hierauf bezüglichen Merkmalen der Zustand der Blüthe Be-
rücksichtigung finden. Während der Fruchtreife strecken sich auch
die Blüthenstiele um ein Beträchtliches.
Mit Hülfe von Spiritus getrocknete Blüthenexemplare können von
solchen, bei deren Austrocknung kochendes Wasser in Anwendung
kam, oft in hohem Grade verschieden sein. Mann kann also 4-5 Zu-
stände unterscheiden, welche bei einer ganz genauen Beschreibung
von Aloe-Arten in Betracht zu ziehen wären.
255. Aloe rubroviolacea Schwf. n. sp.
Caulescens dependens glaberrima, succo vasculari flavo fœtente ; folia
ampla ensiformia rubro vel purpureoviolacea basi carneo-rosea api-
cem versus violescentia epidermide firma vestita, aculeis marginalibus
in utroque latere 20-35 triangularibus paullo antrorsum spectantibus,
lamina apice canaliculato-involuta, sæpe uno altrove latere et dorso
complanato aculeis destituta; scapus validus simplex vel rarissime ad-
72 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
jecto ramo laterali anceps, in planta dependente arcuatosurgens prui-
noso-violaceus purpureo-striatus tertia a basi parte bracteatus ima basi
tereti triangulus et parum compressus; racemi eylindracei vel oblongi
densiflori dimidium pedunculi æquantes; bracteæ floribus parum
breviores ovatolanceolatæ cuspidatæ membranaceæ 15 nerviæ; pedi-
celli brevissimi patenti-reclinati; perianthium aurantiacum (?) rectum
campanulato-cylindricum ultra medium laciniatum, segmentis lineari
lanceolatis apice obtusato-rotundatis subæqualibus, interioribus in-
tensius coloratis; stamina perianthium paullo excedentia subinæqua-
lia ; stylus exsertus stamina demum longe excedens ; capsula oblonga
triquetra basi paullo dilatata apice obtusa, valvis crasse-coriaceis
transversim nervis secundariis leviter surgentibus rectis 10-11 regula-
riter rugosis; semina orbiculari-triangularia compressissime tri-
quetra atra sublævia subnitida ala semine multo angustiore cincta.
Maasse: Blätter, 50 cm. lang, 10-15 cm. an der Basis breit, 1,5 cm. dick.
Blüthenschaft 40 cm. lang; Blüthentraube 20 em. lang: Blüthenstiel
0,5 cm. lang; Deckblätter 2,2-2,5 cm. tang; Blumenkrone 2,5 bis 3 cm.
lang; Staubfäden 3 bis 3,5 em. lang: Griffel 3 cm. lang; Kapsel 2 bis
2,2 cm. lang, an der Basis 8-9 mm. breit; Samen 3,5 bis « mm. im Durch-
messer.
ARAB., JEMEN. Am Schibam über Menacha, auf der Spitze unter dem
alten Schloss (2900 m.) 1658.
Loc.: Theils in sitzenden Rosetten, theils an kurzen Stämmchen von der Felswand
herabhängend, die Blüthenschäfte im Halbbogen nach oben gekrümmt, fr. Anfang
März 1889.
Der Saft war gelblich und vom schweissartigen Geruch der A. vera Z.
Die Blüthenfarbe ist wahrscheinlich orange- oder hellziegelroth.
Der Kön. Botanische Garten zu Berlin hat von dieser Art zahlreiche
Exemplare in Cultur.
256. Aloe pendens Forsk. descr. 74.
Canlis longe sarmentosus dependens ramis ad basin calami, parte foliata
digiti crassitie ; succo non colorato, internodiis æque longis ac latis al-
bidis læte-viridi-striatis; folia subdisticha viridia interdum alboma-
culata epidermide subtenera vestita anguste linearia apicem versus
sensim angustata leviter falcata basi incrassata amplexicaulia ad
marginem vaginalem integerrima, parte media planoconvexa apice
cava et canaliculata in summo apice complanata et abrupteacuta,
ab inferiore laminæ parte aculeis marginalibus minutis vel medioc-
ribus instructa albidis deltoideis patentibus in utroque latere 10-25
in parte superiore laminæ sæpe deficientibus vel distantibus, imo apice
semper argutis crebris vel paucis; scapus e caudice pendulo surgens
gracilis compressus simplex vel superne in ramis 3 divisus; racemi
elongati sublaxi; bracteæ ovato lanceolatæ cuspidatæ extus pubes-
APPENDIX II. 73
centi-hirtæ nervis validis 14 percursæ ; pedicelli glabri erecti bracteis
subduplo longiores; perianthium (ex Forskalio flavum) extus pubes-
cens segmentis tubo brevioribus; capsula oblonga rotundatotri-
gona obtusa pedicellos æquans valvis crassecoriaceis nervo medio
subcanaliculato, secundariis subirregularibus leviter surgentibus
utrinque 10 percursis; semina compressotriquetra atra punctis
minute granulata intermixtis granulis majoribus, ala membranacea
eincta.
Maasse : Dicke des Stengels am unbeblätterten Theil 0,8 cm., am beblät-
terten Theil 1,5-1,8 cm. Die Blätter sind gewöhnlich 10-25 cm. lang und
0,5-2,5 breit, besonders lange werden bis 4 em. breit; die Dicke des
Blattes an der Basis ist, bei 1,6 cm. Breite, 0,8 cm.; die Blattzähne sind
1,5-2 mm. lang; der ungetheilte Blüthenschaft ist 30 cm. lang, 1 cm.
breit; die Blüthentrauben sind 20 cm., die gesammten Blüthenstände mit
Schaft 0,65 m. lang; die Deckblätter sind 1-0,8 em. lang, die Blüthen-
stiele 1,5 em., die Kapsel 1,4.
ARAB., JEMEN. Am Gebel Bura (900 m.) 363, 1845; über Ussil (1500 m.)
1222; im Wadi Nahemi über Attara (2000 m.) 1751.
Loc. : An steilen Felswänden kriechend und herabhängend, oft in grossen Massen,
bl. in der Regenzeit.
Nom. vern. : arrar (Hille, Ussil).
Diese Art ist habituell der A. ciliaris Haw. sehr nahestehend, unter-
scheidet sich aber von ihr, sowie von den verwandten Arten durch
den völlig ungezähnten vorderen Rand der Blattscheide, desgleichen
durch die steifhaarig beflaumten Deckblätter und Blüthen.
Der Kön. Botanische Garten zu Berlin hat zahlreiche Exemplare dieser
Art in Cultur.
257. Aloe Steudneri Schwf. n. sp.
Glaberrima, folia? (an — A. Schimperi Tod.?) : scapus elatus validus,
ramosus, ramis angulosis striatis a basi bracteatis; racemi elongati
suhlaxi; bracteæ lateovatæ vel ovatæ obtusatæ, acutæ vel cuspidatæ
9-11 nerviæ inferiores vacuæ; racemi elongati sublaxi; pedicelli
bracteas æquantes vel iis duplo longiores erecti et rhachide arcte ac-
clinati bialato-compressi (an siccatione?) apice incrasato-recurvi;
perianthium magnnnı campanulato-cylindricum inconspicue curvatum
tubo constrieto brevissimo fere ad basin in segmentis partitum linea-
ribus inæqualibus æquilongis, segmentis exterioribus abrupte acutis
nervis 3 validis percursis adjecto utrinque laterali, segmentis inte-
rioribus rubris vel carneis (?) præsertim versus apicem subcarthila-
gineum rotundatoobtusum et diruptu in siecatione irregulariter den-
tatum magis coloratis cum nervis 3 in unum validum coalitis; stamina
segmentis paullo breviora subæquilonga filamentis basi dilatatis ;
stylus stamina superans perianthii segmenta non excedens ; capsula
74 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
oblongocylindrica rotundato-trigona sublævis apice rotundata, basi
inconspicue incrassata nec stipitata.
Maasse : Blüthenstände 0,7 m. hoch von der Basis an verzweigt, Blüthen-
zweige 40-50 cm. lang. Deckblätter 1-1,8 cm. lang, 1 cm. breit; Blüthen-
stiele 2-2,5 cm. lang; Blumenkrone 4 cm. lang, verwachsener Theil 3 mm.
lang, äussere Zipfel 5,5 mm. breit, innere 6,5 mm. breit; Staubgefässe
3,3 cm. lang, die äusseren Staubfäden an der Basis 1,3 mm. breit; Griffe
3,2 cm. lang; Kapsel (nicht völlig reif) 3 em. lang, 1 cm. breit.
ÆTH., COL. ERITREA. Auf der Spitze des Ssabr (2600 m.) von Prof.
Penzig gesammelt 5 April 1891, 142%, coll. 94.
ÆTH. Semen Gebirge, Ghaba-Hochthal (3500 m.) 14 Jan. 62. Dr. Steudner.
Die mir vorliegenden Kapseln sind nicht vollständig gereift, es lässt
sich daher über die Beschaffenheit der Oberfläche nichts genaues an-
geben. Diese Art gehört in die Verwandtschaft der von J. G. Baker
mit A. humilis Mill. vereinigten A. acuminata Haw., und steht der-
selben namentlich hinsichtlich der Blüthen sehr nahe.
258. Aloe sabæa Schwf. n. sp.
Arborea glaberrima, succo pituitoso haud colorato nec rubescente
odore Anchusæ fœtente: caudex elatus candidus foliorum delapso-
rum cicatricibus creberrimis notatus; folia dilute viridia epidermide
tenera vestita dense rosulatis lanceolato linearia sensim acutata
recurva oblique falcata supra plana vel subcava snbtus convexa,
marginibus carneis ab inferiore parte crebre aculeatis serratodentata,
in utroque latere 50-100 aculeis pallidis triangularibus paullo incurvis
et apicem folii spectantibus, superne sæpe ad sextam longitudinis par-
tem aculeis destituta sed summo apice complanato et obliquefalcato
subobtuso in latere convexo semper aculeis longis subaristatis 4-6 ins-
tructa ; scapus ramosus tereli-angulatus lævis pallidus, ramis basi nu-
dis; racemi laxi vel sublaxi elongati; bracteæ membranaceæ lanceo-
latæ vel ovato lanceolatæ cuspidatæ basi angustatæ 5-nerviæ, pedicello
paullo longiores vel breviores; pedicellus gracilis stricte erectus
perianthio brevior et capsula æquilongus ; perianthium campanulato-
brevecylindricum tubo brevissimo ima basi constricto et supra
constrietionem subhemisphærico, segmentis æquilongis oblongo linea-
ribus subobtusis inferne paullo dilatatis, exterioribus rosaceis vel
carneis apice pallidioribus dorso planis, nervis à rubris percursis
interioribus basi roseis apice flavescentibus nervo unico rubro per-
cursis dorso carinatis ; stamina perianthium subæquantia, duo longiora
paullo exserta, filamentis flavis; stylus perianthio paullo brevior
stamina breviora æquans; capsula ovalicylindrica leviter 3-sulca
apice rotundata, valvis crassissimis lignosis, crassitie loculorum
diametrum superante, siccatione extus irregulariter rugosis vel
m
APPENDIX I. 15
sublævibus ; semina compressotrigona atra punctulis minute granu-
lata, intermixtis majoribus, ala membranacea sat lata cincta.
Maasse: Stamm bis 9 Meter hoch. Blätter 0,6 bis 1 m. lang, 5-12 cm. breit,
im frischen Zustande bei 5-7 cm. Breite 1,5-1.6 cm. dick. Deckblätter
1,5 cm. lang. Blüthenstiele 1,2-2 cm. lang; Blumenkrone im frischen
Zustande 3,3 cm. lang und 1,1 breit mit 3 em. langen Zipfeln, trocken
2,8 cm. lang; Kapsel 2,2-2,4 cm. lang, 1,6 cm. breit. Die Kapselklappe
in der Mitte 5 mm. dick.
ARAB., JEMEN. Wadi Madfar bei Hodjela (700-800 m.) 941; Aggara bei
Hodjela (600 m.) 1010; über Ussil (1500 m.) 1344.
Loc.: An sonnigen Berggehängen, z. Th. im Buschwalde, vereinzelt oder in grossen
Beständen. Eine Form mit niederem Stamm bedeckte bei der erstgenannten
Localität geneigte grasbedeckte Felswände wie mit einer Pflanzung von Kohl-
stauden; bl. fleischrothrosa Januar Ende, fr. Febr. 1889.
Nom. vern.: geschb (Hodjela, Ussil).
Diese schöne Pflanze gleicht hinsichtlich des Wuchses und der Blätter
in hohem Grade der A. dichotoma L. fil., in deren Verwandtschaft
sie offenbar gehört; sie unterscheidet sich von der genannten Art
sowie von A. Bainesii Dyer durch die Blüthenfarbe und die kürzeren
kaum aus der Blüthenkrone hervortretenden Staubfäden.
259. Allium subhirsutum L. spec. ed. JI, 42%.
var. spathaceum (St.) Regel All. Mon. 221.
ÆTH., COL. ERITREA. Mte. Alamkale bei Aidereso (1825 m.) 1475, coll.
1892.
Loc. : Ziemlich trockene Bergwiesen, bl. April.
260. Albuca abyssinica Dryand. Act. Holm. 1784, 297.
ARAB., JEMEN. Spitze des Schibam zwischen Iris wachsend, bei Menacha
(2900 m.) 1664; bei Kahil über Menacha (2500 m.) 1439, 1753; Gebel
Bura über Hille (1000 m.) 1873, coll. 1889.
Loc. : Mit langherabhängenden Blättern an feuchten und bemoosten Felswänden,
auch am Rande kleiner Wasserrinnen der Terrassenfelder.
Es liegen nur Exemplare ohne oder mit unentwickelten Blüthen
und ein Fruchtexemplar (1664) vor, die eine sichere Bestimmung
ausschliessen. Die vorliegenden Kapseln entsprechen in Form und
Grösse denen der A. abyssinica Dr. und die Blüthenknospen mit den
langen Deckblättern scheinen gleichfalls dazu zu stimmen.
ÆTH., COL. ERITREA. Geleb (1670 m.) 1417, 1528, 182%, coll. 91; im
grossen Thal oberhalb Ginda (1000-1500 m.) 513, coll. 91; Ginda, Don-
kollo-Höhe (1000 m.) 269, 396, coll. 91; Mte. Farach bei Ailet, 461, coll.
92; Saganeiti (2200 m.) 822, 1242, 2151. coll. 92; Mte. Kube (1850 m.)
1508, coll. 92.
Loc. : Im Halbschatten von Gebüschen, im Grase, bl. Febr.
76 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
261. Urginea indica Kth. Enum. IV. 333.
ÆTH., COL. ERITREA. Im Samhar-Küstenlande, bei Dessi, westl. Mas-
saua 1779, coll. 91; bei Saati, Hügel Maraita (300 m.) 50, coll. 94.
Loc. : Auf Sandfeldern vereinzelt, bl. Febr. bis Ende April.
Sehr häufig finden sich Exemplare, deren Blätter an der Basis mit
abwechselnd hellen und dunkleren Querbändern gezeichnet sind.
262. Urginea micrantha Gf. Solms L. in Schwf. Beitr. Æth. 309 (Scilla mi-
crantha Rich. Tent. fl. Ab. II, 328).
ÆTH., COL. ERITREA. Auf dem Lalamba bei Keren (1800 m.) 1801,
coll. 91; bei Djuffa nahe Keren (1420 m.) 997, coll. 91; Acrur (1900 m.)
1823, coll. 92.
Loc.: An dürren, steinigen und schattenlosen Gehängen, bl. farblos, etwas rosa mit
hellgelben Staubbeuteln, bl. fr. Ende März.
263. Dipcadi tacazzeanum (Hochst.) Baker in Trans. Linn. Sac. II ser. I, 247.
ÆTH., COL. ERITREA. Bei Saati (150-300 m.) 50, 52, coll. 91; Ginda
(950 m.) 189, coll. 9.
Loc. : Sonnige, trockene und steinige Abhänge, bl. Febr.
264. Dracæna Ombet Kotschy und Peyr. Plant. Tinneanæ 47.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Berge Adhamed bei Geleb vereinzelt (2100 m.)
1413, 1187, coll. 91; Alamkale bei Aidereso (1825 m.) 146%, 1821, coll. 92.
Loc.: Lichter Buschwald mit kleinen Bäumen, Kolkual-Euphorbien und Acacien ;
ohne Blüthen im April.
Nom. vern. in Tigrinia : asa’ara; in Tigré : arob.
Dieser der Dracena Draco L. sehr nahe verwandte Drachenbaum wird
nur im nördlichsten Theile des itaiienischen Gebiets in Beständen
angetroffen, namentlich im Gebiete der Habab (z. B. bei Lebka,
Hedai etc.), während die Nordgrenze seiner Verbreitung durch die
Berge von Erkanit, (1675 m.) westl. von Suakin bezeichnet ist.
Steigt nicht unter 1400 m. hinab. Die im Mai und Juni sich ent-
wickelnden Blüthenrispen werden von den Kameelen gern gefressen,
sollen aber den Ziegen nachtheilig sein.
265. Asparagus abyssinicus Hochst. in Rich. Tent. fl. Abyss. II, 319.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, Höhe des Donkollo (1000 m.) 295, 461,
coll. 91.
Loc. : In Waldgebüschen, zwischen Gras und hohen Stauden.
266. Asparagus racemosus W. spec. II, 152. 2
ARAB., JEMEN. Gebel Bura (900-1200 m.) 487, coll. 89,
ÆTH., COL. ERITREA. Geleb (1509-1800 m.) 1118, coll. 91; am Amba
bei Geleb (1950 m.) 1391, coll. 91; Spitze des Lalamba bei Keren
(1900 m.) 963, coll. 91 ; Saganeiti (2200 m.) 1236, coll. 92.
Loc. : Schlingt sehr hoch hinauf in isolirten Gebüsch-Gruppen, frisch sprossend im
April, bl. April, Perigon farblos mit grünen Mittelnerven, Staubfäden farblos.
Staubbeutel braun.
Nom. vern. in Tigrinia : Osto nisto.
a FR
267.
268.
270.
271.
APPENDIX HI. 74
Asparagus africanus L. spec 312. (Asparagus retrofractus Fk. descr.
73).
ARAB. Südküste, el-Hami, üstl. von Schehr 190, coll. 81.
ÆTH., COL. ERITREA. Saati, Maraita-Hügel (300 m.) 68, coll. 1891 ;
Ailet 480, coll. 92; Amba Tokhan (400 m.) 619, coll. 92.
Loc. : Dürre, sonnige Felshügel, häufig auch auf Korallenfelsen des Küstengürtels.
Sehr verbreitet in den Küstenstrichen des Rothen Meers südl. vom Wende-
kreise.
Ein hohes holziges Strauchgestrüpp, dessen glatte aschgraue Rinde für
die Art sehr charakteristisch ist. Aus den langen zähen Wurzel-
fasern verfertigen die Somal und Danäkil ihre wasserdichten Körbe
und Milchgefässe.
Asparagus asiaticus L. spec. 409.
ARAB., JEMEN. Ussil (1400 m.) 116%; Menacha (2000-2400 m.) 1613,
1505; Westabhang des Gebel Bura, über Hille (900 m.) 423.
Loc.: In Gebüschen schlingend, bl. Febr.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Seban bei Keren (1600 m.) 947, coll. 91; am
Lalamba, bei Keren (1800 m.) 84%, coll. 91; Anseba-Thal bei Arbaschigo
(1700 m.) 673, coll. 9L: am Amba bei Geleb (1950 m.) 1346, coll. 91 ;
an Felsen und im Gebüsch schlingend, bl. März, April.
. Asparagus officinalis L. sp. 310.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura, cult. in der Region des Kaffeebaues (1000 m.)
488, coll. 89; bei Okeber, am Gebel Melhan (1000 m.) 864, eoll. 89.
Nom. vern. : ssüf el herr, d. 1. Katzenhaar.
Smilax aspera L. sp. 1458.
ÆTH., COL. ERITREA. Westseite des Ualid, am Nordabhang des Bizen
(2000 m.) 2159, coll. 92.
Loc. : Im Halbschatten unter Bäumen, zwischen Gras und Krautwuchs, steril
Mai 92.
Die Gattung Smilax war bisher im æthiopischen Hochlande noch nicht
nachgewiesen worden. Es liegen nur sterile Triebe vor, die mit theils
dreieckigspitzen oder herzförmigen, theils mit spiess- oder pfeilför-
mig cordaten langlanzettlichen und sehr spitzen meist gescheckten
Blättern besetzt sind. Hinsichtlich der Nervatur, der Stacheln u. s. w.
ist an dessen Exemplaren nicht der geringste Unterschied von der
gemeinen Mediterranpflanze wahrzunehmen.
HÆMODORACEÆ
Sanseviera cylindrica Boj. in Bak. Journ. Linn. Soc. XIV, 546.
ÆTH., COL. ERITREA. Sehr verbreitet unter Geleb am oberen Lawa
78 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
(1600 m.) 1833, 1886, coll. 91; Arbaroba (1800 m.) 830, coll. 91; Aide-
reso (1300 m.) 1468.
Loc.: An den ostwärts gerichteten Abhängen der obersten Hochlandsstufe
zwischen Felshlücken an offenen Stellen, in den Monaten Febr.-April ohne Blüthe«
Nom. vern. in Tigrinia et in Tigré : ehka.
Obgleich keine blühenden Exemplare vorliegen nehme ich doch keinen
Anstand die Pflanze mit der genannten weit in Afrika verbreiteten
Art zu identifieiren. Die Blätter sind den aus Ostafrika stammenden
des Botanischen Gartens durchaus gleich. Sie sind hier nur 0,7 m.
lang und im Querschnitt 1,5 em. dick. Im jungen und frischen
Zustande sind sie fast mathematisch stielrund eylindrisch, schrumpfen
aber allmählig etwas ein und bilden alsdann 6 oder 8 gleichmässige
abgerundete Kerben mit seichten aber scharfen Furchen dazwischen.
Nur im untersten Theil, an der Ansatzstelle erweitert sich die innere
Furche zur Blattscheide.
272. Sanseviera Ehrenbergii Schwf. in Baker in Journ. Linn. Soc. XIV,
549; Bull. Kew R. G. 1892, p. 129; Oliv. in Bot. Mag. 2269. — Dra-
ceena? spec. (No 128) Defl. voy. Yemen, 211, 212.
Acaulis glaberrima rhizomate lignoso coriaceosquamoso repente ramoso;
folia dense rosulata subamplexicaulia plerumque 12-15 infima coriacea
triangularia crasse acuminata rubromarginata el ipso margine mem-
brana alba plerumque erosa cincta, cetera gradatim longiora e basi
dilatata subulata complicata apice acutissima, intima fibroso-crassis-
sima angustissima basi brevissime vaginantia subrecta leviter curvata
semiteretia sulcata usque ad apicem acutissimum canaliculata, subtus
rotundata quasi semicylindrica sulcis sex vel 3-8 percursa, supra sub-
explanatocanaliculata marginibus linea rubra notata, siccatione
angulis argute prominentibus numerosis valde rimosa, sectione trans-
versali irregulariter pentagona latere intus spectante latiore; scapus
valde elatus folia multo superans superne panniculatim racemoso
ramosus, rhachide siccatione profunde sulcato angulata; racemi
erecto patentes a basi floriferi floribus plerumque 6nis ramulis abbre-
viatis brevissimis subfasciculatim insidentibus; bracteæ minimæ
membranaceobyalinæ pedicello triplo breviores triangulares acutæ
I-nervie; pedicelli incurvoerecti apice non incrassati; perianthium
ramulorum interstitio duplo et pedicello Aplo longius albidum paullo
rubescens tubulosocampanulatum latere paulisper incurvum, tubo
inferne leviter inflato ima basi abrupte in pedicellum constricto,
segmentis oblongolinearibus subobtusis tubum plus duplo superan-
tibus æqualibus æquilongis post anthesin reflexis, stamina perian-
thium æquantia inter se æqualia et æquilonga filamentis subæqualibus.
antheris oblongo-linearibus; stylus post anthesin exsertus stigmate
globoso triangulo ; ovarium ovaliglobosum breviter stipitatum.
APPENDIX IL 79
Maasse: Blattrosetten an der Basis 5-8 cm. im Durchmesser haltend.
Blätter 0,70 bis 1,7 m. lang im frischen Zustande bei % cm. vertikaler
Dicke, 3,3 em. im Querdurchmesser. Der Blüthenstand wird 2 m. hoch,
die Blüthentrauben sind 15-25 cm. lang. Deckblätter kaum 1 mm. lang.
Blüthenstiele 2-3 mm. lang. Blumenkrone 1,2 cm., im frischen Zustande
1,5 cm. lang. Der Griffel überragt die letztere um 2 mm.
ARAB., JEMEN. In den Vorhügeln in West vom Gebel Melhan und in der
Ebene (Tehama) (300-500 m.) 696; westlich vom Fuss des Gebel Burra,
massenhaft in den Vorhügeln, bei Chalife (400 m.) 190.
Loc.: Wächst in dichten zusammenhängenden Massen, mit den ersten Felsblöcken
auftretend wenn man vom Tieflande bergwärts geht, an ganz offenen Stellen
oder auch im lichten trockenen Buschwald unter Bäumen.
ÆTH., COL. ERITREA. Thalgehänge bei Aidereso, (1300 m.) coll. 1892.
Nom. vern. arabice : seleb ; in Tigrinia et in Tigré : ehka.
Aus Arabien liegen nur sterile Exemplare vor. Diese Art steht der
S. cylindrica Boj. am nächsten. Die Blüthen zeigen bei beiden,
abgesehen von den etwas kürzeren Röhren unserer Art, überein-
stimmende Merkmale, während sie aber bei letzter Art in Form
einer einfachen Traube angeordnet sind, stehen sie bei S. Ehrenbergir
an einer vielzweigigen Rispe auf hohem Schaft. Ehrenberg fand die
Pflanze (aber nur Blätter) im Wadi Kamme in den Bergen westlich
von Gunfude. Auf meiner Reise 1865 von Suakin nach Kassala traf
ich die Pflanze in ungeheurer Menge die weiten Steinflächen am
Fusse der Einzelberge, sowie die Thalniederungen bedeckend, so
namentlich am Gebel Iskenab 200 kilom. vom Rothen Meer entfernt,
wo sie Mitte April blühend angetroffen wurde. Diese Art ist auch im
Somallande und im Küstenlande von Deutschostafrika bei Dar-es-
Salam aufgefunden worden.
Der aus den Blättern durch Ausklopfen im Wasser gewonnene weisse
Faserstoff liefert in Hodeida das Material zu den Säcken in welchen
der Kaffee des dortigen Markts zur Ausfuhr gelangt. In Suakin und
den umliegenden Gebieten bedienen sich die Eingeborenen haupt-
sächlich der aus diesem Stoff hergestellten Stricke zum beladen der
Kameele etc. Der Fasserstoff kommt auch seit langen Jahren in Cairo
auf den Markt und findet daselbst zu Stricken vielfach Verwendung.
273. Sanseviera guineensis Willd. sp. II, 159.
ARAB., JEMEN. Gebel Melhan bei Wolledje (600 m.) 696a ; Gebel Bura,
über Hille (800 m.) 378.
Loc.: Felsige Abhänge unter schattigem Gebüsch, bl. fr. Febr.-Jan. 1839.
Die Blätter sind.bald heller, bald dunkler gesprenkelt, die unteren
purpurascirend, die alleruntersten fleischroth.
Nom. vern. arabice : denneg (Hille); hharrag (Wolledje).
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda am Donkollo (950 m.) 441, coll. 91; Aide-
80 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
reso (1300 m.) 1835, coll. 92; Saganeiti (2200 m.) 1270, coll. 92; Acrur
(1900 m.) 1763, coll. 92; Thal Mogod (1480 m.) 1609, coll. 92.
Loc.: Gewöhnlich am Rande von Gebüschen und unter Bäumen an felsigen Stellen,
mehr vereinzelt und zerstreut als bestandbildend, aber in grossen Häufigkeit, bl.
weisslich April.
Nom. vern. in Tigrinia : a’ia (Acrur); ehka, ekja (Acrur); in Tigré : her-
debba (Mensa), enjabaka (Mensa).
AMARYLLIDACEÆ
274. Hæmanthus multiflorus Martyn. Monogr. Bot. Mag. t. 961, 1995.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, Höhe des Donkollo (1000 m.) 443, coll. 91 ;
Geleb ; Hochfläche von Haiget am Amba (2000 m.) 1415, coll. 91 ; Saga-
neiti (2200 m.) 2152, coll. 92; Mte Cube (1850 m.), 1507, coll. 92.
Loc. : Theils in schattigen Gebüschen, theils im Grase in lichten Kolkual- Wäldern,
bl. Febr. in der Vorbergsregion, Ende April im Hochlande.
Die Scheiden an der Basis des Blüthenschafts sind zartrosa mit rothen
Punkten gezeichnet, der Stengel ist hellgrün einfach, die Blüthen
sammt Blüthenstiel, Staubfäden und Griffel sind carminroth. Die
Narbe und der Fruchtknoten sind grün.
Nom. vern. in Tigrinia : haua haua (Acrur).
275. Hæmanthus arabicus Roem. et Schult. (H. coceineus Forsk. deser. 75
von Ussil (1200 m.) 1162.
ARAB., JEMEN. Lakheme, am Gebel Harassa (2000 m.) 1971 ; Gebel Bura
(900 m.) 1841: Kahil bei Menacha (2500 m.) 1441, 1701; am Gebel
Melhan (900 m.) 756.
Loc.: An Terrassengemäuer und unter kleinem Buschwerk zwischen Felsen, bl.
Jan.-Febr. fr. März 1889.
An der Pflanze fanden sich gewöhnlich zugleich mit den Blüthen wohl
entwickelte Blätter; der Blüthenschaft ist an den zwei unteren
Dritteln rosa mit weissen Flecken oder weiss mit purpurnen Flecken,
derselbe ist im oberen Theil, namentlich unterhalb der Blüthen mit
3-4 Furchen versehen und dort dunkelrosa, im übrigen etwas
zusammengedrückt; die Spatha ist rosa mit rothen Streifen; die
Farbe der Blumenkrone, Staubfäden und Griffel ist hellzinnoberroth
der Blüthenstiel grün.
Nom. vern. : bassal-el-hannesch. (d. i. Schlangenzwiebel).
276. Crinum scabrum Herb. in Bot. Mag. t. 2180.
ÆTH., COL. ERITREA. Nordseite am Abhang des Donkollo über Sabar-
guma (450 m.) 121, coll. 91; Anseba-Thal bei Keren (1300 m.) 1816.
Loc. : An offenen, sonnigen, zur Regenzeit besonders feuchten Stellen unter wiesen-
artigem Graswuchs, bl. im Tieflande Anfang Februar.
APPENDIX ii. 81
Nom. vern. in Tigrinia : ambeba (Hamasen) ; in Bilin : wokedude (Keren).
An den nordabyssinischen Exemplaren sind gewöhnlich 7-9 Blätter
und Blüthenstände mit 5 bis 10 Blüthen vorhanden. Die Blüthen-
farbe ist weiss, etwas rahmfarbig, mit breitem namentlich im mittleren
Theil verbreiterten intensiv carminrothen Mittelstreifen an der
Aussenseite der Blüthenzipfel. Die in der Eritrea wachsende Form
ist durchaus identisch mit der im nordwestlichen Vorlande von
Abyssinien, in Gallabat vorkommenden.
277. Crinum yemense Deflers voy. an Yemen, 209.
Bulbus pergrandis ovoideo-globosus superne in collum breve constric-
tus ; caulis 10-15 foliatus e foliorum basibus convolutis constans ;
folia leteviridia explanata margine nec erosa nec asperata apice sat
abrupte angustata acutissima, apice ipso obtuso, scapus elatus foliis
brevior compressus striatus; bracteæ involucrantes ambo subæqui-
longæ lanceolatæ vel ovatolanceolatæ perianthii tubo breviores;
bracteolæ numerosæ lineares perianthii tubo duplo breviores; um-
bella maxima 10-20-flora; pedicelli breves ovario vix longiores;
perianthium album suaveolens tenerrimum, tubo plus minus curvo
dilute viridi gracili pedicelli crassitie superne paullo campanulato-
ampliato limbi longitudine vel limbo paullo breviore, segmentis
usque ad duas tertias (partes) infundibuliforme conniventibus samma
tertia parte reflexis, segmentis anterioribus magis reflexis, oblongo
lanceolatis acutis vel potius spathulate oblongis acutis subaveniis ima
apice ciliis nonnullis gossypinis minutissime complicatis, exteriori-
bus quam interna paullo angustioribus: stamina perianthii segmentis
breviora cum stylo declinata segmento anteriori accumbentia, fila-
mentis apice incurvis, tribus interioribus quam exteriora longioribus
omnibus cum antheris linearibus albis; stylus albus stamina longiora
æquans vel post anthesin iis paullo longior; capsula irregulariter
oblongo-globosa epidermate tenero membranaceo.
Maasse: Die Zwiebel hat ungefähr 20 cm. im Durchmesser. Der Blätter-
schaft wird 30 em. hoch; Die Blätter sind 0,5 bis 1,5 m. lang, 8-9 cm.
breit. Der Blüthenschaft 50 em. lang. Die beiden Blätter der Spatha sind
9-10 em. lang. Die Gesammtlänge der Blüthen beträgt frisch 19-26 cm.,
trocken 16-22 cm., davon der Blüthenstiel 0,5-1,5 cm., der Fruchtknoten
0,5-1 cm., die Blumenkrone frisch bis 23 em., trocken bis 19 em. Die
Blüthenröhre ist 10-12, resp. 8,5-11 em. lang, die Zipfel der Blumenkrone
13, resp. 10 cm. lang, von den letzteren sind im frischen Zustande die
inneren 1,8-3 cm., die äusseren 1,5 cm. breit; die Kapsel hat bis 4,5-
> cm. im Durchmesser.
Diese schöne Pflanze ist von Deflers nicht heschrieben worden. Die-
BULL. HERB. BOISS. Appendix II, août 1894. 6
82 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
selbe gehört zur Abtheilung Codonocrinum Bth. et Hook. und steht
am nächsten der vorderindischen C. latifolium 2.
Wenn man die auf Tafel 2013. der Icones von Wight und in der bei-
gegebenen Beschreibung ersichtlichen Merkmale dieser Art berück-
sichtigt so würde sich die ostindische Pflanze zunächst durch die
weit kürzere Blüthenröhre, dann durch die gleichlangen Staubgefässe,
durch die im Text angegebene Stammlosigkeit und schliesslich durch
die am Rande rauhen oder unebenen Blätter von C. yemense unter-
scheiden, welche ganz glatte scharfschneidige Blätter hat. Der Duft
der Blüthe ist ein sehr lieblicher, an Lilien oder Jasmin erinnernder.
Dagegen giebt die Abbildung dieser Art im Bot. Mag. t. 1297 eine
längere Blüthenröhre zu erkennen sowie einen auffallend lang aus
der Blumenkrone hervorragenden Griffel, besonders deutlich aber ist
die Zähnelung des Blattrandes zur Darstellung gebracht. Nach
Backer’s Beschreibung (Amaryll. 87.88) ist der Blattrand nur wenig
rauh, aber die Blüthenzipfel sind dort als in der Mitte schwach ge-
röthet angegeben, was bei unserer Art nie vorkommt. Diese Art
ist von Dammann & Co. bei Neapel zu Tausenden cultivirt und in
die europäischen Gärten eingeführt worden.
278. Pancratium maximum Forsk. deser. 72.
Bulbus oviformis apice sensim in collum angustatus tegumentis fuscis,
exterioribus crasse coriaceis corticeis, interioribns numerosissimis
membranaceis nitidis tunicatus, collo elongato membranis e vagina-
rum reliquiis constantibus numerosissimis dense circum vestito;
caules abreviali 1-% ex apice colli orti e foliorum basibus convolutis
constantes; folia adsunt in caule 3-5 læte viridia tenera floribus paullo
breviora linearia apice sat abrupte acutata ima apice obtuso vel
obtusiusculo; scapus uniflorus brevis perianthii tubo multo brevior;
spatha linearis binervis tubo quadruplo brevior tertia ab apice parte
bipartita segmentis linearibus; pedicellus brevissimus subnullus;
perianthium maximum subpedale tenerrimum odore convallariæ
suaveolens tubo tenui viridi leviter 6-gono subrecto apice paullo
incrassato, limbo infundibuliformi lacteoalbo, segmentis spathulato
linearibus acutissimis extus in medio diluteviride-lineatis expansis
vel plus minus reflexis tubo triplo brevioribus cum eyatho staminali
tertia vel quarta parte iis breviore usque ad dimidium eorum longi-
tudinis connatis; cyathus campanulatus, appendicibus stipularibus
anguste-triangularibus inter se sinubus acutis disjunctis expansis
quartum eyathi longitudinis æquantibus, filamentis albis appendicibus
æquilongis erectis, antheris flavis linearibus; stylus dilute viridis,
stigmate capitato trilobo filamentis paullo, segmentis multo breviore.
Maasse: Zwiebel 5 cm. lang, 3-4 cm. breit; Zwiebelhals 10-15 cm. lang;
Blätter 20-45 cm. lang, bis 2,5 em. und 2,7 em. breit; Gesammtlänge der
APPENDIX II. 83
<
Blüthe sammt Stiel 36 cm. Schaft über dem Zwiebelhals 3-13 cm. lang;
Spatha 5-6 em. lang; Blüthenröhre 12-14 cm. lang; Zipfel der Blumen-
krone, frisch 8-9 em. lang, 1,7 em. breit; Durchmesser der Blüthe, d. h.
Abstand zwischen den Zipfelspitzen 12 cm. freier Theil der Staubfäden,
frisch, 2 em. lang; Staubbeutel 0,5 em. lang.
ARAB. Südküste. Aden, Felsschlucht und Steinbruch nahe dem Gebäude
der East. Telegraphenverwaltung 109, coll. 88.
Loc. : Am Fusse einer Steilwand von basaltischer Lava zwischen den Blöcken am
Ursprung der Trümmerhalde, in grosser Menge. Blüthe am sechsten Tage nach
einem starken Regenfall, zugleich mit den völlig entwickelten Blättern, am
6 Dec. 1888.
ARAB., JEMEN. Am Gebel Melhan, bei Wolledje (600 m.) 699; Gebel Bura,
über Hille (900 m.) 352.
Nom. vern. : bassal er robach d. 1. Zwiebel der Paviane (Ussil).
Obgleich ich im südarabischen Hochlande nur blüthenlose Exemplare
eingesammelt habe, nehme ich keinen Anstand dieselben zu derselben
Art zu zählen, der die Adener Pflanze angehört. Die bis 2,7 cm.
breiten Blätter (trocken gemessen) und die sehr grossen mit dickem
borkenartigen Mantel versehenen Zwiebeln sind bei beiden Vor-
kommen identisch und unterscheiden die Pflanze hinlänglich von
dem ihr im übrigen naheverwandten P. trianthum Herb. (P. tenui-
folium Hochst.), die auch im nord- und nordwest-abyssinischen Vor-
lande bei Geleb (wo sie im Sommer blühend von dem schwedischen
Missionär Pohlmann gesammelt wurde) und in Gallabat vorkommt.
Die Blätter dieser letztgenannten Art sind an allen meinen abyssi-
nischen und centralafrikanischen Exemplaren nicht breiter als « mm.
Allerdings finden sich Blätter von 1 cm. Breite an Exemplaren aus
den Bergen im Westen von Suakin, von Erkauit (No 285, 459, 606,
coll. 1868 herb. Schf.), doch ist von diesen unvollständigen ver-
blühten Exemplaren die Zugehörigkeit nicht ganz sicher.
P. trianthum Herb,, in der nilotisch-afrikanischen Form von P. tenui-
folèum Hochst. hat. im Verhältniss zur Blüthe längere Blätter und
eine längere Spatha als P. maximum F. Letzteres ist auch durch den
weit grösseren und breiteren Blüthensaum bei gleicher Röhrenlänge
verschieden. Der Geruch der in Aden gesammelten Blüthen war dem
unserer Maiglöckchen sehr ähnlich.
Die von Forskal nach einer einzigen ihm in Taes zugetragenen Blüthe
ohne Blätter aufgestellte Beschreibung seines P. maximum scheint
den mir aus Aden und aus dem Berglande des Jemen vorliegenden
Exemplaren hinreichend zu entsprechen, um diesem Namen in An-
betracht des Vorkommens der Pflanze den Vorzug vor einer Neube-
nennung zu geben,
84
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
279. Polianthes tuberosa L. sp. pl. 453.
281.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura, über Hille, cultivirt in Gärten, eine grossblü-
thige ungefüllte Form. (1000 m.) 1821, bl. Jan. 89.
Nom. vern. arabice : sambag ; rengess (Hille).
VELLOZIACEE
. Barbacenia (Xerophyta) Schnizleiaiana Pax. (Hypoxis Schnizleiniana
Hochst. in Regensb. Flora 1844, I, 31).
ÆTH., COL. ERITREA. Keren, im Thale Dongobas (1200 m.) 916, coll. 91;
Mte. Bosco bei Saati (360 m.) 566, coll. 92; Mte. Farach bei Ailet (350 m.)
448, coll. 92; Aidereso (1220 m.) 1460, coll. 92.
Loc.: Auf dürren Granitfelsen, in Spalten eingekeilt und völlig eintrocknend, bl. im
Tieflande Febr.
Barbacenia (Xerophyta) sp. n.?
Caulis erectus dense foliatus vaginis fusco striatis cum foliis persisten-
tibus nec fimbrillosodecompositis arcte vestitus pauciramosus; folio-
rum lamina non secedens carinato explanata reflexa coriacea anguste
linearis in apicem sensim angustata multistriata medio nervo cras-
siore percursa, junior angustior erecta, omnes ad margines et subtus
ad carınam minute aculeatæ aculeis interstitio 3-5 plo et ultra bre-
vioribus erectis juventute acutissimis apicem spectantibus et margini
acclinatis, marginibus sæpe arcte revolutıs.
Maasse : Der beblätterte Schaft ist 10 cm. hoch. Die freien Scheidentheile
unter der rückwärts umgeschlagenen Blattspreite sind 3-5 mm. lang;
die alten Blätter 20 cm. lang und 7 mm. breit, die jungen Blätter 20 cm.
lang, 3 mm. breit.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura, über Hille (1000 m.) 1872.
Loc.: Felsen, bl. angeblich weiss.
Nom. vern. : thallig (Hille).
Unter den brasilianischen Arten dieser Gruppe findet sich eine neuer-
dings von Taubert beschriebene, B. brevifolia T. die habituell der
arabischen, von der mir nur Blattexemplare vorliegen, sehr nahe
steht, namentlich durch die braunabgesetzte Färbung der Nerven des
Scheidentheils.
DIOSCOREACEÆ
282. Dioscorea abyssinica Hochst. in A. Rich. Tent. fl. Abyss. IT, 318.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, am Fuss des Donkollo (950 m.) 313, 212,
coll. 91.
Loc.: In schattigem Buschwerk und unter Bäumen, Mitte Februar mit jungen
Blattrieben; bl. Mitte Fehr,
APPENDIX II. 85
283. Dioscorea Quartiniana A. Rich. Tent. fl. Abyss. II, 316.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, Fuss des Donkollo (950 m.) 365, coll. 9.
Loc. : In schattigem Buschwerk, an feuchteren Stellen, bl. Febr.
Die vorliegenden etwas schmächtigen Blüthenexemplare haben alle
dreiblätterige Blätter.
IRIDACEÆ
284. Iris florentina L. sp. pl. II, 55, Bot. Mag. Tab. 671 (Iris Forsk. fiora
ar. p. CI; Iris spec. Defl. voy. Yem. p. 209).
ARAB., JEMEN. Spitze des Schibam, unter dem alten Schloss, am Teich ;
auch am Südwestabfall des Berges zwischen el-Hausan und Hagjera (2850-
2200 m.) 1663.
Loc.: Zwischen Felsblöcken von basaltischer Lava, in dicht sprossenden ausge-
dehnten Gruppen; bl. Anfang März, rein und gleichmässig weiss, geruchlos.
In den alten arabischen Gärten von Cairo und Alexandria wird eine
geruchlose Iris von rein weisser Farbe gezogen, die in jeder Hinsicht
den für I. florentina L. angegebenen Merkmalen, auch der in Bot. Mag.
671 gegebenen Abbildung entspricht. Die Herkunft der bisher nir-
gends in völlig wildwachsenden Zustande angetroffenen, seit älteren
Zeiten aber in den Gärten Südeuropa’s namentlich in Toscana wegen
der officinell wichtigen Rhizome (Veilchenwurzel) cultivirten Pflanze
war bisher nicht bekannt. Da man für die Art einen orientalischen
Ursprung annahm, so lag die Vermuthung auf der Hand, dass diese
medicinische Gartenpflanze sich von Aegypten aus in die Gärten ver-
breitet hätte. Eine Bestätigung hat nunmehr diese Annahme in der
Auffindung der mit den ägyptischen Gartenexemplaren (in Cairo ssusän
abiad genannt) in allen Stücken, namentlich auch hinsichtlich der
ganz weissen Haarkämme der äusseren Blüthenzipfel vollkommen
übereinstimmenden Hochgebirgspflanze aus dem Jemen gefunden.
Dieses Vorkommen ist bereits Forskal bekannt gewesen, der eine
Iris sp. ohne Namen in seinen Catalog der Flora des Jemen für die
mittlere Bergregion bei Djöbla angiebt. Auch Botta und A. Deflers
haben die Pflanze gefunden und zwar der letztgenannte Reisende an
derselben Stelle, wie ich. Auch Deflers fand nur rein weisse Exem-
plare, während Botte angiebt, dass die Farbe zwischen weiss und
hellblau variire. In den ägyptischen Gärten findet man die Pffanze
gleichfalls nur mit rein weissen Blüthen.
Einige Maasse seien angeführt: Höhe der blühenden Pflanze nicht über
0,5 m. Der Schaft hat 2-3 Blätter, die 30 cm. lang werden ; Die Zipfel der
Blumenkrone sind im getrockneten Zustande 6 cm. lang, 3,3 cm. breit.
*
86 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
285. Tritonia (Montbretia) mensensis Schwf. n. sp.
Bulbus parvus globosoovoideus fibrarum storea densissima rhombeo-
alveolata tunicatus; scapus gracillimus elatus 4-5 foliatus basi nudus ;
folia inferiora 2-3 approximata longissima angustissime linearia apice
abrupte acuta nervis 3 (marginalibus exceptis) percursa, medio cras-
siore; spica laxe 2-8 flora scapo triplo brevior; spathæ valvæ lancec-
late cuspidatæ æquilongæ subæquales: perianthium spatham duplo
superans roseum (varius album), tubo infundibuliformi constricto
gracili ove late aperto, limbo campanulato infundibuliformi paulisper
obliquo, segmentis tubo sub duplo longioribus æqualibus æquilongis
(posteriore paulisper longiore) oblongis apice rotundatis et abrupte
breviter apiculatis; genitalia inclusa, stigmatibus antheras superan-
tibus; capsula obovatooblonga apice et lateribus rotundata, valvis
tenue-coriaceis transverse tenuiter nervosis, seminibus ovalibus
rufofuscis minute granulosis latealatis.
Maasse: Höhe 50-80 cm. Zwiebel 2 cm. lang, 1,5 cm. dick. Blätter, die
unteren 40-50 cm. lang, 2,5 mm. breit, die breitesten 5 mm; Blumenkrone
frisch 3,5-4 em. lang; Zipfel der Blumenkrone 2-2.3 cm. lang, 9 mm.
breit; Kapsel 1,3 cm. lang, 7 mm. breit; Samen % mm. lang.
ÆTH., COL. ERITREA. Geleb, Nordostabhänge des Sabber (1900-2000 m.)
1188, 1522, coll. 9.
Loc. : An sonnigen, trockenen und grasigen Felsgehängen. zerstreut aber häufig; bl.
Ende April, gleichmässig rein rosa, vereinzelt auch rein weiss.
Die Art steht der aus dem Caplande beschriebenen und auch am oberen
Nil vorkommenden Tr. (Montbretia) laxifolia (Klatt) sehr nahe, von
der in Trans. Linn. Soc. XXIX taf. 101 A. eine schöne Abbildung
gegeben ist. Aus der letzteren sowie aus der dort (p. 155) gegebenen
Beschreibung geht hervor, dass die aus dem Gebiete der Mensa stam-
mende von mir in zahlreichen Exemplaren eingesammelte, jetzt auch in
den Gärten durch Cultur verbreitete Pflanze durch wesentliche Merk-
male verschieden ist: durch längere und weit schmälere nur 3-nervige
Blätier, durch die kürzere Blüthenähre, durch die gleichgestalteten
und gleichlangen Spathen, schliesslich durch die die Röhre fast um’s
doppelte an Länge übertreffenden Zipfel der Blumenkrone, die mit
einem auf das abgerundete Ende aufgesetzten Spitzchen versehen sind.
286. Gladiolus Quartinianus A. Rich. Tent. fl. Abyss. II, 306.
/ETH., COL. ERITREA. Ginda, zerstreut, hier und da auf der Höhe des
Donkollo (1000 m.) 118, coll. 9.
Loc.: Wald- und Gebüschlichtungen, im Grase, bl. Febr. rothgelb.
287. Antholyza Schweinfurthii Baker, Gardeners Chron. vol. XV 588.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, in grosser Häufigkeit auf der Höhe des
Donkollo (1000 m.) 126, coll. 91; Mte Alamkale (1820 m.) 1466, coll. 92;
APPENDIX II. 87
Mte. Kube östl. vom Bizen (1850 m.) 1510, coll. 92; am Bizen (1900 m.)
1865, coll. 92.
Loc.: In Waldlichtungen und an beschatteten grasigen Stellen.
Maasse (im trockenen Zustande) : Die Pflanze erreicht eine Gesammthöhe
von oft über 1 m. Die Blätter, 5-8 an Zahl werden bis 2 cm. breit. Die
äussere Spatha ist 2,8 cm. lang und bis 1,2 em. breit. Das Perianth ist
k,k-4,7 cm. lang, der hintere Zipfel 1,2 cm. breit.
MUSACEE
Musa sapientium L. sp. 1477.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura, cultivirt in Kaffeepflanzungen (900-1000 m.)
1819.
ZINGIBERACEE
Zingiber officinale Rosc. Trans. Linn. Soc. VII, 348.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura, cultivirt in Kaffeepflanzungen (1000 m.) 1882,
Nom. vern. arabice : sengebil (Hille).
CANNACEÆ
Canna indica L. sp. 1.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura, über Hille (900 m.) 501; nahe Ussil, im
Wadi Hedjan (1200 m.) 1272 ; Mauöd bei Hodjela (900 m.) 984.
Loc.: Auf den Culturterrassen der Kaffeepflanzungen, an quelligen und schattigen
Plätzen, wild oder wahrscheinlich nur verwildert, bl. Jan. feuerroth.
Nom. vern. : jussr (Hille), schenef-el-diq (Hodjela).
ORCHIDACEÆ
. Hoiothrix Vatkeana Rchb. fil. otia Hamb.
ARAB., JEMEN. Menacha, Quelle Mechäder (2300 m.) 1431.
Loc.: An bemoosten und berieselten Felswänden, bl. grünlich, Febr. 89.
ÆTH., COL. ERITREA. Asmara westlich von der Passhöhe (2500 m.) 548,
coll. 91 ; Geleb am Sabber (2000 m.) 1536, coll. 91; Spitze des Mte. Alam-
kale (1823 m.) 1629, coll. 92.
Loc.: An Felswänden zwischen Farren und Moos, bl. Febr.-März, fr. April,
. Habenaria malacophylla Rchb. f. Otia II, 27.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, bei der Quelle Felachit (1040 m.) 2201,
co
Loc.: Unter Gras und hohen Stauden in schattiger, baumbestauder Schlucht, bl.
Fehr.
88 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
293. Habenaria cultriformis Kränzl. Beitr. Habenaria in Engl. Bot. Jahrb.
XVI, 89.
ÆTH., COL. ERITREA. Spitze des Mte. Alamkale bei Aidereso (1823 m.)
1798, coll. 92.
Loc.: Sonnige, felsige Grasstellen, bl. März.
294. Habenaria armatissima Rchb. f. Otia, p. 98.
ÆTH., COL. ERITREA. In Ost von Amba Tokhan (400 m.) 605, 1176,
coll. 92.
Loc.: Offener Buschwald, an grasigen wiesenartigen Plätzen, bl. Ende Febr.
295. Habenaria ichneumoniformis Ridley Journ. Linn. Soc. XXII, 125.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda (900 m.), 123, coll. 91.
Loc.: An offenen Stellen auf rother Thonerde, in der Ebene der Thalniederung, bl.
Febr.
296. Habenaria Quartiniana A. Rich. Tent. fl. Abyss. II, 294, tab. 86.
/ETH., COL. ERITREA. Ginda, bei Girsa (600 m.) 442, coll. 91.
Loc.: In schattigem Buschwerk unter Bäumen an feuchteren Stellen, bl. Febr.
297. Habenaria macrantha Hochst. in A. Rich. Tent. fl. Abyss, II, 294.
tab. 87.
ARAB., JEMEN. Am Schibäm bei Menacha (2600 m.) 1768.
Loc.: In Spalten der Felsgehänge, als verdorrte Blüthenexemplare im März 1889
gefunden.
298. Polystachya Rivæ Schwf. n. sp.
Caules aggregati infra non incrassati subcompressi bicarinati ; folia 4-5
vaginis omnibus foliatis, infima laminam oblongo-ovalem subacutam
æquante, laminis reliquis firmis carnosis explanatis basi subtus leviter
carinatis oblongolinearibus nervis secundariis utrinque 3 apice
abrupte acutis mucronulo caduco apiculatis basi abrupte in vaginam
desinentibus; pedunculus racemo longior bracteis arcte convolutis
4-6 vestitus; bracteolæ ovatæ apice longe cuspidatæ vel subaristatæ
recurvæ pedicello duplo breviores; pedicelli erectopatentes hexagoni
anthesi florem æquantes ; flores inter majores generis dilute citrini
subalbidi fere æque longi ac lati; sepala conniventia æquilonga,
lateralia triangulari-ovata acuta apiculata extus per medium leviter
carinata supra labelli unguem in gibbos galeiformes producta, sepa-
lum dorsale oblongoovatum acutum apiculatum extus convexum;
petala lateralia spathulata sepalo dorsali æquilonga et eo subduplo
angustiora; labellum basi in unguem brevem angustatum sepala
lateralia æquans intus pubescens medio croceo coloratum papillosum,
disco convexo, lobis lateralibus conniventibus lobo medio incrassato
recurvo, labellum statu expanso ambitu latius ac longus ad quartam
longitudinis partem trilobum, lobis æqualibus æquilongis integerrimis
lateovatis acutis; capsula oblongoovalis apice rotundata basi in
pedicellum breviter constrictum.
APPENDIX II. 89
Maasse : Höhe der Triebe 15-40 cm. Grösste Blätter 11-15 cm. lang, 1-2 cm.
breit. Die Blüthenstiele 7-8 mm. Seitliche Sepalen in frischem Zustande
1,2-1,3 cm. lang und über der Ansatzstelle des Blüthenstiels 8-9 mm.
hoch. Kapsel 2 cm. lang.
Diese ausgezeichnete Art gehört in die nähere Verwandtschaft von
P. zeylanica Lindl., P. Wightii Rehb. f. und P. mauritanica Spr.,
unterscheidet sich aber ausser vielen anderen Merkmale in auffälliger
Weise von diesen Arten durch das Labell, die grossen Blüthen und
die Blattform.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Abhange nach Selet zu, unter Saganeiti
(2000 m.) 1272, 1686. coll. 92; Mte. Alamkale bei Aidereso (1820 m.)
1809, coll. 92.
Loc.: Wuchert zwischen Moospolstern und in Gemeinschaft von Polypodium
lanceolatum L. in dichten Massen auf den Aesten des Juniperus procera H.,
bl. Ende März.
Ich habe diese schöne Pflanze mit dem Namen meines getreuen Reise-
gefährten, des Dr. D. Riva belegt; Dr. Riva hatte auf dieser Reise
die botanische Sammlungen mit vielem Fleiss und grosser Selbstver-
läugnung gefördert.
299. Lissochilus graniticus Rchb. f. Otia, I, 75.
/ETH., COL. ERITREA. Im grossen Thal von Ginda bei Filogobai (1400 m.)
517, coll. 91; Saganeiti am Wege nach Addi Abbour (2300 m.) 1833,
coll. 92; Acrur (1900 m.) 2205, coll. 92.
Loc.: An steinigen, sonnigen und trockenen Plätzen seltener in Gebüschen, grup-
penweise wachsend, bl. im östlichen Vorgebirge im Febr., im Hochlande Ende
April.
Die Sepala sind schmutzig graugelb, die Tepala dottergelb, das Labell
hat am Grunde einige purpurne Striche und am Mittellappen 5
erhabene Leisten, von denen die drei mittleren unmerklich gehöckert,
die äusseren am Grunde purpurascirend sind. Die Btüthengrösse ist
bei dieser Art nicht unerheblichen Schwankungen unterworfen. Von
Hildebrandt wurde diese Art bei Keren (Juli 1872 blühend No 699)
und im Lande der Habab (Juli 1872 bl. No 382) gesammelt.
300. Eulophia Schimperiana Rich. Tent. fl. Abyss. II, 283.
ARAB., JEMEN. Bei Wolledje am Fuss des Gebel Melhan (700 m.) 735.
Loc.: An sonnigen, dürren Felsgehängen vereinzelt unter Sanseviera Ehrenbergü
Schwf. aus den von dieser Pflanze gebildeten Dickichten mit 2 m. hohem Blüthen-
schaft hervorschiessend. Bei der grossen habituellen Aehnlichkeit beider Pflanzen
legt das Vorkommen den Vergleich mit dem Princip der schützenden Aehnlich-
keit nahe, das in der Thierwelt dieser Gegenden eine so grosse Rolle spielt. Das
weisse Labell hat aussen grüne, innen purpurrothe Nerven, an den Seitenlappen
und am etwas ausgebuchteten Mittellappen drei kurze dicke Wülste. bl. Mitte
Januar.
Maasse : Die Blätter sind 75 cm. lang bei 4 cm. Breite. Die Glieder haben
7-9 cm. Länge und %,5 cm. im Durchmesser.
90 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
ÆTH., COL. ERITREA. Mte. Alamkale bei Aidereso (1820 m.) 1469,
coll. 99 ; sehr häufig bei Acrur (1900 m.) 1353, 1829, coll. 92.
Loc. : Zwischen Aloe abyssinica auf trockenen Granitfelsen, am Rande von
Gebüschen, bl. Ende März und April.
Nom. vern. in Tigrinia : enda ssdara.
Die arabischen Exemplare sind üppiger und grösser entwickelt als die
nordabyssinischen, sie unterscheiden sich von den letzteren durch
den stumpferen Mittellappen des Labells, der im ausgebreiteten
Zustande nicht breiteiförmig spitz, wie bei denen von Acrur, sondern
ausgerandet fast zweilappig erscheint, auch sind die Seiteniappen bei
der südarabischen Pflanze vorn fast in eine rechtwinkelige Spitze
auslaufend, während die andere solche von gleichmässig abgerundeter
Gestalt hat. Die beiden Pflanzen gehören aber trotzdem offenbar zu
ein und derselben Art, da fast jedes Exemplar individuelle Eigen-
thümlichkeiten in der Blüthe zur Schau trägt.
301. Eulophia guineensis Lindl. Gen. sp. 182.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, Höhe des Donkollo (950-1000 m.) 125,
coll. 91.
Loc.: In dichtem Gebüsch zwischen Gras- und Krautwuchs.
302. Angræcum bilobum Lindl. bot. Reg. XXVI, Misc. 151.
ÆTH., COL. ERITREA. Im grossen Thal von Ginda (1000-1500 m.) 214%,
coll. 92.
Loc.: An den Aesten grosser Bäume haftend. fr. Mitte Mai.
303. Angræcum Schimperianum Rchb. f. in Walp. Ann. III, 573.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, Wasserstelle nahe Girsa (600 m.) 387,
coll. 91 ; im grossen Thal von Ginda (1000-1500 m.) 2143, coll. 92.
Loc.: An grossen Bäumen, beschattet aber auch grosser Trockenheit ausgesetzt.
fr. Mitte Mai.
ut
Sammiumns
arabiseh-æthiopischer
Pflanzen
Ergebnisse von Reisen in den Jahren 1881, 88, 89, 91, 92 und 94
von
G. SCHWEINFURTH
Berichtigungen und Nachträge der im Gebiet
der Colonia Eritrea gemachten Sammlung von 1894, die
Pflanzenclassen PorLyPoDIAcER bis ÖRCHIDACER betreffend, zu Seite
1-90 des Appendix II, 1894.
(Die Numerirung der Arten ist dieselbe und beginnt hinsichtlich
der neuhinzukommenden mit No 304.)
POLYPODIACEÆ
1. Adiantum Capillus Veneris L.
COL. ERITREA. Ambelaco bei Maldi (2000 m.) 10, coll. 1894.
4. Notholæna Marantæ R. Br.
COL. ERITREA. Plateau von Kohaito (2600 m.) 3, coll. 1894.
5. Cheilanthes coriacea Dene.
COL. ERITREA. Plateau von Kohaito, am Ursprung des Kessels von
Addaalauti (2600 m.) 9, coll. 1894.
6. Cheilanthes farinosa Kaulf.
COL. ERITREA. Umgegend von Halai (2000 m.) 8, coll. 1894; Am-
belaco bei Maldi (2000 m.) 7, coll. 1894.
BULL. HERB. BoIss. Appendix II, décembre 1894. 7
92
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
9. Pteris longifolia L.
11.
13.
16.
20.
21.
COL. ERITREA. Am Messiam (oberer Barka) unter Mai Mafales, Dem-
belas (1400 m.) 12, coll. 189%.
Localität : Unter Granitfelsen, am Wasser.
Pteridella viridis Mett. Kuhn.
COL. ERITREA. Adi Qaieh, südlich Halai (2400 m.) 4, coll. 1894.
Loc. : In Spalten von Schieferfelsen, unbeschattet.
Pteridella hastata Mett. Kuhn.
COL. ERITREA. Ambelaco nahe Maldi (2000 m.) 6, coll. 1894; Pla-
teau von Kohaito (2600 m.) 5, coll. 1894.
Asplenum alternans Wall. cat. 221.
COL. ERITREA. Ambelaco bei Maldi (2000 m.) 11, coll. 1894.
Asplenum Trichomanes L.
COL. ERITREA. Ambelaco bei Maldi (2000 m.) 2, coll. 189%.
Ceterach officinarum W.
COL. ERITREA. Plateau von Kohaito (2600 m.) 4, coll. 1894.
Loc. : Unter Moos an beschatteten Sandsteinfelsen,
304. Aspidium Schimperianum Hochst. A. Braun. Flora 1841. 708. 709.
COL. ERITREA. Ambelaco bei Maldi, in Ost vom Dorf der Arbeiter (2000
Loc
1.) 13, coll. 1894.
.: An quelligen Stellen in schattigem Gebüsch, mit 1,25 m. langen Wedeln.
TYPHACEÆ
32. Zu berichtigen: Typha angustata Bory et Chaub. Fl. Pelop. 103.
Exp. sc. Morée Bot. 338.
COL. ERITREA. Halibaret, am Wasser von Malhasgerein östlich vom
Anseba (1500 m.) Febr. bl. 135, coll. 4894; Ferfer (oberer Barka)
(1000 m.) 136, coll. 1894.
POTAMOGETONACEÆ
305. Potamogeton pectinatus L. spec. 183.
COL. ERITREA. Bei Adi Ugri nahe Godofelassi (1950 m.) 138, coll. 1894.
Loc
.: In stehenden Tümpeln der Gräben, April bl.
APONOGETONACEÆ
306. Aponogeton abyssinicus Hochst. in A. Rich. Tent. fl. Abyss. II, 371.
COL. ERITREA. Plateau von Kohaito (2600 m.) 137, coll. 189%.
Loc
.: In Felstümpeln der Wasserschlucht, Anfang Mai bl. fr. Blüthe helllila.
APPENDIX II. 93
ALISMACEÆ
307. Alisma Plantago L. spec. 486.
COL. ERITREA. Bei Adi Ugri nahe Godofelassi (1950 m.) 141, coll. 1894.
Loc. : Am Wasser der Tümpel des Thals, im Grasrasen vereinzelt, April bl.
GRAMINA
52. Andropogon distachyus L.
COL. ERITREA. Plateau von Konaito (2600—2700 m.) 43, coll. 1894;
Ambelaco bei Maldi (2000 m.) 44, coll. 1894.
53. Andropogon pertusus W. spec. 4. 922.
COL. ERITREA. Ambelaco (2000 m.) 38, coll. 1894.
896. Andropogon annulatus F.
COL. ERITREA. Am Schegolgol-Mantai (oberer Barka) (900 m.) 39,
coll. 1894.
Loc. : An den Uferböschungen des Trockenbetts.
57. Andropogon contortus L.
COL. ERITREA. Am Schegolgol-Mantai (900 m.) (oberer Barka) 37,
coll. 189%.
var. 8. glaber Hack.
COL. ERITREA. Plateau von Kohaito (2600 m.) 36, coll. 1894.
308. Andropogon laniger Desf. fl. atl. II, 379.
COL. ERITREA. Am Schegolgol- Mantai (oberer Barka) (900 m.) 40,
coll. 1894.
Loc. : Ueberjährige trockene Fruchtexemplare fanden sich als Reste des sich zwi-
schen lichten Gebüschen noch aus der letzten Regenzeit erhalten habenden
Steppengrases.
59. Andropogon Schoenanthus L.
COL. ERITREA. Ambelaco bei Maldi (2000 m.), Mitte Febr. bl. fr.
47, coll. 189%.
Die hier gesammelten Exemplare haben einen schmalen häutigen
Ansatz an der Carina der weiblichen Gluma I, die aber sehr spitz ist.
309. Andropogon commutatus Steud. syn. I, 387.
COL. ERITREA. Am Schegolgol-Mantai (oberer Barka) (900 m.) 46, coll.
189%; am Messiam.(oberer Barka) unter Mai-Mafales, Dembelas (1400 m.)
45, coll. 189%.
Loc. : An beiden Standorten als überjährige noch von der letzten Regenzeit herrüh-
rende abgedörrte Fruchtexemplare eingesammelt, den Hauptbestand der Gras-
steppe im lichten Buschwalde der Thalniederung darstellend.
94
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
61. Andropogon hirtus L.
var. «. genuinus Hack.
COL. ERITREA. Plateau von Kohaito (2600 m.) 42, coll. 1894.
62. Andropogon dichrous St.
COL. ERITREA. Bei Godofelassi, in der Travertinschlucht Mai Kum-
mel (1900 m.) 29, coll. 1894.
Auch die an den hier vorliegenden Exemplaren dargebotenen
Merkmale rechtfertigen eine Vereinigung mit der bisher nur aus
Südafrika bekannt gewordenen Art. Die Gluma III des neutralen
Aehrchens ist allerdings nicht klein, wie Hackel sie angiebt (bei
den südafrikanischen Exemplaren von Ecklon sind nur 2 Glumæ
vorhanden) ; dieselbe ist hier nur um Ys kürzer als die drei-
nervige Gluma II, sie ist aber häutig und einnervig und es fehlt
die vierte vollständig. Der gemeinschaftliche Traubenstiel er-
reicht 3,5 bis 6 cm. Länge und ist an der Spitze stets vollständig
gerade. Der oberhalb des Knotens und unterhalb der untersten
sitzenden Aehrentraube gelegene Theil des gemeinschaftlichen
Stiels hat eine Länge von 1,5 bis 2,5 mm., während bei A. hir-
tus L. dieser Theil stets ganz verkürzt und zuletzt verdickt
erscheint, ein meines Erachtens gutes Unterscheidungsmerk-
mal.
310. Andropogon Schimperi Hochst. in A. Rich. Tent. fl. Abyss. II,
466,
467.
COL. ERITREA. Am Mai-Messellem (Quellfluss des Barka), oberster Leito,
nahe der Wasserscheide bei Adi-Tschondog (2200 m.) Ost-Dembelas 32,
coll. 1894.
Loc. : Häufiges Gras im Rasen des Wiesenthals.
63.
64.
Die hier vorliegenden abgedörrten aus der letzten Regenzeit übrig ge-
bliebenen Fruchtexemplare zeigen die Aehrentrauben nicht in einem
rechten Winkel sondern in abwärtsgebogener Stellung aus der Scheide
hervorragend.
Andropogon lepidus Nees.
COL. ERITREA. Ambelaco bei Maldi (2000 m.) 35, coll. 1894.
Andropogon Cymbarius L.
COL. ERITREA. Mai-Mafales in Dembelas (1800 m.) und am Messiam
(oberer Barka) unterhalb dieses Dorfes (1400 m.) 33, 3%, coll. 189%.
Loc. : Als Ueberbleibsel des zwischen Buschwerk sich erhalten habenden ab-
gedörrten Steppenwuchses gesammelt.
. Andropogon exothecus Hack.
COL. ERITREA. Ambelaco bei Maldi (2000 m.) bl. fr. Mitte Febr. 41,
coll. 189%.
AIRE PME à
911.
APPENDIX II. 95
66. Themeda triandra Forsk.
COL. ERITREA. Ambelaco bei Maldi (2000 m.) 99, coll. 1894; am
Messellem (Oberlauf des Leito-Barka) bei Adi Tschondoq (2200 m.)
27, coll. 1894, Plateau von Kohaito, Kessel Adda-Alauti (2600 m.),
Anfang Mai bl. fr. 28, 29, coll. 1894.
Loc. : Auf Schiefer und Sandsteinfelsen (Nr. 28-29) und als rasenbildendes
Wiesengras (Nr. 27), stets an unbeschatteten Stellen.
70. Antephora elegans Schreb.
COL. ERITREA. Zwischen Gergeret und Salomone, an der Maldi-Strasse
(600 m.), Mitte Febr. fr. 85, coll. 1894.
71. Antephora Hochstetteri Nees.
COL. ERITREA. Habrongaga südlich vom Baloa-Thal, an der Strasse
von Az-Teclesan nach Keren (1850 m.) 86, coll. 1894.
79. Panicum gossypinum Rich.
COL. ERITREA. Ambelaco bei Maldi (2000 m.). bl. fr. Febr. 19, coll.
1894; Adi-Qaieh in Süd von Halai (2300 m.), Mai bl. 20, coll. 1894.
Loc. : In Felsspalten eingekeilt, an sonnigen Stellen.
85. Panicum Colonum L.
forma equitans Hochst.
COL. ERITREA. Am Schegolgol-Mantai (oberer Burka) (900 m.) 16,
coll. 1894.
86. Panicum plicatile Hochst.
COL. ERITREA. Bei Filfil, am Wege nach Maldi (750 m.). Mitte Febr.
fr. 18, coll. 1894.
Loc. : Unter Gebüsch an der Uferböschung eines Baches.
92. Panicum maximum Jacq.
COL. ERITREA. Mahio im Thale des Haddas (1000 m.). Mai bl. fr.
14, coll. 1894.
93. Panicum coloratum L.
COL. ERITREA. Am Schegolgol-Mantai (oberer Barka) (900 m.). März
bl. fr. 15, coll. 1894.
Panicum (Eupanicum) Hochstetteri Steud. Syn. I, 90.
COL. ERITREA. Ambelaco bei Maldi (2000 m.). Febr. Mitte bl. fr. 17,
coll. 1894.
99. Tricholæna longiseta Hochst.
COL. ERITREA. Mahio im Thale des Haddas {1000 m.) Mai bl. fr. 22,
coll. 189%.
Loc. : Auf Schieferfelsen in besonnter Lage.
100. Tricholæna leucantha Hochst.
COL. ERITREA. Am Schlegolgol-Mantai (oberer Barka) (900 m.). März
bl. fr. 21, coll. 189%.
96 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
101. Tricholæna grandiflora Hochst.
COL. ERITREA. Plateau von Kohaito (2600 m.). Mai bl. fr. 23,
coll. 1894.
312. Tricholæna tonsa Nees. fl. Afr. austr. 16, 17.
var. submutica Schwf.
COL. ERITREA. Ambelaco nahe Maldi (2000 m.). Febr. bl. fr. 24,
coll. 1894.
Die südafrikanischen Exemplare dieser Art stimmen mit der vorlie-
genden Pflanze gut überein, obgleich bei letzterer die Granne an der
Gluma II etwas kürzer ist und die beiden stumpflichen Spitzen nur
um ein geringes überragt, während sie an der Gluma III kürzer als
diese Spitzen, ja meist kaum wahrnehmbar erscheint; auch scheinen
die Spitzen der Glumæ II und III etwas tiefer ausgebuchtet zu sein
als bei den südafrikanischen Exemplaren. Tr. capensis N., ausserdem
durch kahlen Stengel verschieden, hat kleinere Blüthen und die
Gluma I erreicht bei ihr fast 1/3 bis 1/2 der Länge der Gluma III, bei
unserer Pflanze dagegen nur !/s der Gluma III. Die Halmknoten haben
an den Exemplaren von Ambelaco dieselben knotigen Haarbüschel
wie bei den Peters’schen Exemplaren von Mossambik.
103. Setaria aurea Hochst.
var. breviseta Schwf.
COL. ERITREA. Niederung im Nord von Otal am Nordabfall des
Dembelas (oberer Barka) (1300 m.) 92, coll. 1894; Ambelaco (2000 m)
9%, coll. 1894; am Bache bei Hauati in Süd von Halai (2300 m.) 91,
coll. 189% ; Godofelassi (1950 m.) 93, coll. 189%.
Loc. : Bestand bildendes Wiesengras des Hochlandes.
107. Pennisetum Rüppellii Steud.
COL. ERITREA. Mahio im Thale des Haddas (1000 m.) 26, coll. 1894.
var. depauperatum Schwf.
COL. ERITREA. Mahio. Mitte Mai bl. fr. 25, coli. 1894.
Eine mehr caulescirende, vielverästelte Form von hohem Wuchs
und durch kleinere und schmälere Aehrentrauben mit kurzen,
kaum 1,5 cm. langen Grannen ausgezeichnet, Eigenthümlich-
keiten, die vielleicht nur eine Folge der Wachsthumsverhältnisse
(Spätlingstriebe, nach Abschneiden des Grases zu Futterzwecken)
sind und keine stabile Varietät andeuten.
313. Pennisetum lanuginosum Hochst. in Rich. Tent. fl. Abyss. II, 385.
COL. ERITREA. Am Schegolgol-Mantai (oberer Barka) (900 m.) 90,
coll. 189%.
Loc. : Ueberjährige trockene Fruchtexemplare an den grasigen Uferböschungen
des Trockenbettes des periodischen Wasserlaufes.
118. Aristida cœrulescens Desf.
COL. ERITREA. Ambelaco bei Maldi (2000 m.) 49, coll. 1894.
APPENDIX IL. 97
119. Aristida adoensis Hochst.
COL. ERITREA. Plateau von Kohaito (2600 m.). Mai bl. fr. 48, coll.
1894 ; am Mai Messellem, dem oberen Leito-Barka bei Adi Tschon-
doq (2200 m.) 50, coll. 1894.
Loc. : Diese Art wächst theils vereinzelt und buschelförmig in Felsspalten
(Nr. 48), theils im Rasen der Wiesenbildungen des Hochlandes (Nr. 50).
124. Sporobolus marginatus Hochst.
COL. ERITREA. In West von Ailet bei Ain Mitchell (270 m.) 55,
coll. 1894.
127. Zu berichtigen: Sporobolus hamiensis Schwf. n. sp. (nicht Vilfa).
128. Sporobolus festivus Hochst.
var. Dilloniana Schwf.
COL. ERITREA. Plateau von Kohaito (2600 m.). bl. fr. Mai 57. 58,
coll. 1894.
Loc. : Eine Rasenschicht auf felsigem und bewässertem Untergrund bildend.
Die vorliegenden Exemplare sind durch grössere Blüthentheile und
längere Blätter, sowie überhaupt durch grösseren Wuchs von
den typischen Formen der Art verschieden, lassen sich aber
wegen der Form des Blüthenstandes (länglich eiförmig spitz mit
gespreizter fast horizontal abstehender Verzweigung) nicht mit
Sp. angustifolius R. vereinigen und stimmen hinsichtlich der
Blüthentheile nur mit Sp. festivus H. überein.
Die Gluma IT ist gewöhnlich eiförmig spitz mit drei grossen Zähnen
an der Spitze, denen oft noch mehrere kleine, unregelmässige
beigesellt sind; die Gluma I ist um 1/4 bis Yes kürzer als die
Gluma II nnd an der Spitze abgestumpft mit unregelmässiger
Zähnelung ; die Glamæ II und IV sind noch einmal so lang als
Gluma II, beide an der Spitze wie abgebissen und mit feiner
Zähnelung versehen. Ein einzelner Nerv ist nur an Gluma II
und Gluma IV zu unterscheiden, die anderen sind nervenlos.
Im Herbar des K. Botan. Museums zu Berlin liegen mit den
meinigen völlig identische Exemplare, die Quartin Dillon in
Schire gesammelt hat und aus dem Herbarium des Pariser
Museums stammen. Diese haben 30 cm. Länge.
Maasse : Gesammtlänge der Pflanze 11 bis 32 em., Blüthenstand 3,5
bis 6,5 cm. lang. Blätter 3 bis 9 cm. lang. Aehrchen bis 2 mm. lang.
129. Sporobolus indicus R. Br.
LOL. ERITREA. Plateau von Kohaito (2600 m.) 53, coll. 189% ; Adi
Qaieh in Süd von Halai (2300 m.) 52, coll. 189%; Mai Messellem,
oberster Leito-Barka bei Adi-Tschondoq (2200 m.) 51, coll. 1894.
Loc. : Rasen bildend in den Wiesenthälern des Hochlandes (Nr. 51).
98
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
131. Sporobolus angustifolius R.
COL. ERITREA. Plateau von Kohaito (2600-2700 m.). Mai bl. fr. 54,
coll. 189%.
314. Sporobolus phyllotrichus Hochst in Flora 1844, 201, 202.
(? = Vilfa R. confinis Steud. syn. pl. gl. I, 160). Sporobolus affinis Rich.
(non Kth.) Tent. fl. Abyss. II, 396, 397.
COL. ERITREA. Plateau von Kohaito (2600 m.). Mai bl. fr. 59, coll. 1854.
Im Herbar des K. Bot. Museums zu Berlin liegt ein von W. Schimper
gesammeltes und vom Herb. Mus. Paris. mitgetheiltes Exemplar
unter der Bezeichnung : 1311 Sporobolus affinis ?, das mit den vor-
liegenden völlig identisch erscheint. Mit der Beschreibung von
A. Richard’s Vilfa affinis stimmen diese Exemplare indess nicht
überein, wegen der Glumæ I und II, die bei ersteren kürzer sind.
Die an der Spitze dreizähnige Gluma I ist an den Exemplaren von
Kohaito halb solang als Gluma IN; Gluma II ist um !/s kürzer als
Gluma II; III nnd IV sind zugespitzt und an der Spitze in feine
Zähnchen gespalten. Da die von Quartin Dillon in Schire gesammelten
Originalexemplare von spor. affinis R. = Vilfa confinis St. nicht
zu Rathe gezogen werden konnten bleibt ihre Identität mit der vor-
liegenden Art noch zweifelhaft.
315. Sporobolus discosporus Nees. fl. Afr. Austr. I, 158.
COL. ERITREA. Plateau von Kohaito (2600 m.). bl. fr. Mai 56, coll. 189%.
Loc. : Mit anderen kleinen Gräsern einen ausserordentlich dichten und kurzen
Rasen bildend, auf felsiger Unterlage.
133. Agrostis verticillata Vill.
COL. ERITREA. Plateau von Kohaito (2600 m.) 61, coll. 1894; beim
Dorfe Hauati, südl. Halai (2400 m.). Mai bl. fr. 60, coll. 189%.
141. Microchloa abyssinica Hochst.
COL. ERITREA. Plateau von Kohaito (2600 m.) 62, coll. 189%.
Loc. : In dichtem Rasen mit anderen kleinen Gräsern.
i44. Enteropogon macrostachyum Munro.
COL. ERITREA. Am Messiam (oberer Barka) unter Mai Mafales, Dem-
belas (1400 m.) 84, coll. 189% ; Mahio im Thale des Haddas (1000 m.)
83, coll. 189%.
Loc. : Auf Felsen und in Felsritzen in der Nähe bewässerter Stellen.
148. Chloris abyssinica Hochst.
COL. ERITREA. Halibaret, in Ost vom Anseba (1400 m.) 96, coll.
189% ; am Messellem, oberer Leito-Barka bei Adi Tschondoq (2200 m)
97, coll. 1894.
Loc. : Theils im Gerölle der Wasserläufe (Nr. 96), aber auch an der Rasen
bildung der Wiesenthäler des Hochlandes betheiligt (Nr. 97).
EL OSEO. 0. da CCR Tee ra
APPENDIX Il. 99
316. Tripogon bromoides Roth. N. Bl. sp. 79.
COL. ERITREA. Plateau von Kohaito (2600 m.). Mai bl. fr. 63, coll. 1894.
Loc. : In kurzem und dichtem Rasen zerstreut unter anderen Zwerggräsern, wie
Microchloa und Lepturus, auf Felsunterlage.
153. Tetrapogon triangulatus Bth. Hook.
COL. ERITREA. Mahio im Thale des Haddas (1000 m.). Mitte Mai bl.
fr. 95, coll. 1894.
15%. Tetrapogon villosus Desf.
COL. ERITREA. Mahio (1000 m.). Mitte Mai bl. fr. 82, coll. 1894.
Loc. : Wächst, in gleicher Weise wie die vorige Art, vereinzelt auf sonnigen
Schieferfelsen.
166. Pappophorum molle Kth.
COL. ERITREA. Adi Qaieh, in Süd von Halai (2300 m.). Mai bl. fr.
89, coll. 1894 ; Plateau von Kohaito (2600 m.). Mai bl. ir. 88,
coll. 189%.
Loc. : In Felsritzen an besonnten Stellen.
167. Pappophorum ceuchroides Licht.
var. albescens Schwf.
COL. ERITREA. Mahio im Thale des Haddas (1000 m.). Mai bl. fr.
87, coll. 189%.
Loc. : Vereinzelt auf sonnigen Schieferfelsen.
Die vorliegende Pflanze stimmt mit der Seite 36 angeführten vom
Jemen vollkommen überein, bis etwa auf die ein wenig längeren
9 Grannen der Gluma III, die 21/2 bis 3 mal länger erscheinen
als der verwachsene Theil. Bei der capländischen Pflanze kommen
hier indess sowohl kürzere als auch längere Grannen vor (11/2 bis
2 mal länger als der unverwachsene Theil der Gluma III).
Die erythræische und die arabische Pflanze stimmen beide mit der
südafrikanischen Art überein hinsichtlich der am Halm und an
den Glumæ I, II und III auftretenden Drüsenhaaren, wegen der
dreinervigen (d. h. bei I treten oft noch 2 secundäre Seitennerven
hinzu) Glum& I und II, wegen der 9 Grannen der Gluma III und
dadurch, dass die letzteren die Länge der Gluma II nur um ein
geringes überragen.
Unterschiede, die die Unterscheidung einer Varietät, aber schwerlich
einer eigenen Ärt rechtfertigen, finden sich dagegen in den farb-
losen (nicht schwarzen Grannen), ferner darin, dass letztere über
die Hälfte ihrer Länge hinaus plumos sind, schliesslich in der
mehr ungleichen Länge von Gluma I und II. Bei unserer Varietät
_ist die Gluma I fast um die Hälfte, bei der Cappflanze nur um
1/3 bis Y/a kürzer als die Gluma Il.
Von der in Steudels Synopsis I, 199 als nächste Verwandte von
100 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
P. cenchroides Licht. aus dem glücklichen Arabien angegebenen
P. phleoides Cav. sah ich keine authentischen Exemplare. Nach
der Beschreibung («glumæ subæquales » sind angegeben) erscheint
die Art von unserer Pflanze sehr verschieden. Das sehr ähnlich
aussehende P. glumosum Hochst. hat mehrnervige Glumæ.
171. Eragrostis namaquensis Nees.
COL. ERITREA. Am Schegolgol-Mantai, oberer Barka (900 m.). bl.
fr. März 77, coll. 1894.
Loc. : An grasigen Böschungen des Trockenbetts.
172. Eragrostis pilosa P. de B.
COL. ERITREA. Am Schegolgol-Mantai (900 m.) 76, coll. 1894.
175. Eragrostis plumosa Lk.
COL. ERITREA. Westlich von Ailet bei Ain Mitchell (270 m.) 78,
coll. 1894.
177. Eragrostis Braunii Schwf.
COL. ERITREA. Ambelaco nahe Maldi (2000 m.) 80, coll. 1894; Pla-
teau von Kohaito, Kessel Addaalauti (2600 m.). bl. fr. Mai 84,
coll. 189%.
Loc. : In Felsritzen in büschelförmigen Gruppen.
317. Eragrostis minor Host. Gram. IV. t. 24.
COL. ERITREA. Ambelaco bei Maldi (2000 m.) 72, coll. 1894; bei Halai
(2600 m.). bl. fr. April 74, coll. 189%.
Loc.: An Wegen und auf steinigem Ackerland, als Unkraut.
Die vorliegendenden Exemplare entsprechen in allen Stücken dem
im Bull. de Üherbier Boissier II (189%), S. 651, von Herrn Daveau
aufgestellten Artbegriff. Die fast kugeligen Früchte der Pflanze
von Halai kennzeichnen dieselbe als eine typische Er. minor Host.,
wie sie den Regionen des mittleren Europa eigen ist. Die I. c.
auigestellte neue Art, Er. Bareilleri Dav., halte ich für eine
Uebergangform, die die Mitte hält zwischen Er. minor Host. und
Er. aulacosperma Fries.
318. Eragrostis chalcantha Trin. Act. Petrop. I, 401.
COL. ERITREA. Ambelaco bei Maldi (2000 m.) 98, coll. 1894 ; Plateau von
Kohaito (2600 m). Mai bl. fr. 73, coll. 1894.
Loc. : Bildet streckenweise den Hauptbestandtheil des kurzen dichten Rasens auf
felsiger Unterlage.
Die vorliegenden Exemplare, die eine Länge von 20 cm. nicht über-
schreiten, sind vollkommen identisch mit vielen südafrikanischen
von verschiedenen Lokalitäten, so z. B. mit den von R. Baur unter
No 910 am Kei-Flusse gesammelten. An älteren Exemplaren verliert
sich die Behaarung. Wie bei den südafrikanischen Exemplaren finden
sich auch an den vorliegenden nur sehr wenig reife Samen. Dieselben
te Dee AN
APPENDIX I. 101
gleichen denen von Er. minor Host. und sind fast kugelförmig von
Gestalt, hellledergelb, mit äusserst feiner Körnelung an der Ober-
fläche, mit sehr breit gehöftem, fast rundem, sehr flachem Nabelfleck,
der die Umrissgestalt der Frucht wiederholt, von gleicher Farbe wie
diese ist, und ungefähr der Hälfte ihrer Länge gleichkommt.
319. Eragrostis Thunbergiana Steud. Syn. pl. gl. I, 271.
var. atrata Schwf.
COL. ERITREA. Plateau von Kohaito (2600-2700 m.). Mitte Mai bl. 75,
coll. 1894.
Loc. : In grossen Gruppen auf sonnigen Felsen wachsend.
Die Exemplare von Kohaito sind vom Typus der Art, wie er in Süd-
afrika verbreitet ist, hauptsächlich durch sehr dunklere, grauschwäaz-
liche, spitze, 5—7blüthige (statt 3—5) Aehrentrauben und kürzere
Blätter verschieden, die Achseln der Radii zeigen vereinzelte Härchen
oder spärliche Haarbüschel. Die Blätter, deren Ränder vollkommen
eingerollt sind, tragen im unteren Theil vereinzelte lange Haare,
während die untersten Scheiden etwas wollig und sehr verbreitert
sind, wie bei Exemplaren vom Tafelberge, sie werden aber bald völlig
kahl. Auf diese geringfügigen Abweichungen vom Typus, die übrigens
nicht constant zu sein scheinen, lässt sich füglich keine eigene Art
begründen. In allen übrigen Merkmalen entspricht die erythr&ische
Pflanze vollkommen dem Artbegriff von Er. Thunbergiana St. Von
den nächstverwandten Arten Er. chloromelas St. und Er. subulata
Nees. unterscheidet sich unsere Pflanze hinlänglich. Von der erst-
genannten durch die kürzeren Aehrenstiele, durch den Mangel der
Haarbüschel in den Achseln, durch die zusammengedrängten Aehr-
chen. Die Gluma I ist fast gleich lang mit Gluma II oder nur um
1/4 kürzer, die Gluma III ist durchaus stumpf und ohne die 3 Spitzen
der Er. chloromelas St. und hat 3 deutlich entwickelte Nerven.
Letzteres Merkmal nähert unsere Pflanze der Er. subulata Nees.,
aber diese ist durch die ganze Tracht und die sehr dichte Wolle der
Scheiden verschieden. Die vorliegenden Exemplare ergaben leider
keine reifen Samen.
Maasse : Gesammtlänge der Pflanze 50 bis 65 cm. Länge der untern Blätter
15 bis 20 cm. Länge der Aehrchen 5 bis 7 mm. Aehrchenstiele 1 bis 3 mm.
179. Eragrostis rigidifolia Hochst.
COL. ERITREA. Ambelaco bei Maldi (2000 m.). bl. fr. Febr. 68, coll.
1894; Plateau von Kohaito (2600 m.). bl. fr. Mai 71, coll. 1894 ;
Halai (2600 m.): bl. fr. April 70, coll. 189%; Mahio im Haddas-Thale
(1000 m.) 69, coll. 1894.
Loc. : Die Pflanze bevorzugt trockene felsige Stellen; sie war eine der wenigen
Arten, die im Februar an den trockenen Westabfällen bei Ambelaco vege
tirten, als diese nichts vom Regen abbekamen.
102
320.
321.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
180. Eragrostis cylindriflora Hochsi.
COL. ERITREA. Am Schegolgol-Mantai (oberer Barka) (900 m.) 79,
coll. 189%.
Die Frucht ist stets oblang, seitlich nicht zusammengedrückt, hell-
ledergelb und der schwärzliche ovale Nabelfleck erreicht nicht
ganz die halbe Fruchtlänge.
182. Eragrostis unioloides Nees.
COL. ERITREA. Plateau von Kohaito (2600 m.). Mai bl. fr. 66,
coll. 1894.
Loc. : Betheiligt sich an der Rasenbildung auf felsiger Unterlage.
18%. Zu berichtigen: Eragrostis mahrana Schwf. (nicht mabrana).
188. Harpachne Schimperi Hochst.
COL. ERITREA. Ambelaco bei Maldi (2000 m.) 67, coll. 189% ; Plateau
von Kohaito (2600 m.). Mai bl. fr. 65, coll. 189%.
Lepturus minimus Hochst. Flora 1855, 333.
COL. ERITREA. Plateau von Kohaito (2600 m.). Mai bl. 6%, coll. 1894.
Loc.: Unter andere Zwerggräser zerstreut und mit diesen eine dichte aber
schwache Rasendecke auf felsiger Unterlage darstellend.
Seite 46, zwischen der 18. und 19. Zeile einzuschalten:
CYPERACEÆ
200. Cyperus Eragrostis Vahl.
COL. ERITREA. Am Ferfer (oberer Barka) (900 m.). bl. fr. März 115,
coll. 189%.
Loc.: Im Sande des wasserführenden Rinnsals, büschelweise wachsend.
201. Cyperus atronitens Hochst.
COL. ERITREA. Halai, Wasserschlucht der Westseite (2600 m.) 117,
coll. 1894.
204. Cyperus rubicundus Vahl.
COL. ERITREA. Plateau von Kohaito (2600 m.) 113, coll. 1894.
205. Cyperus obtusiflorus Vahl.
COL. ERITREA. Ambelaco bei Maldi (2000 m.) 141, coll. 189%.
208. Cyperus flabelliformis Rottb.
COL. ERITREA. Halibaret, in Ost vom Anseba, am Wasser von Malhas-
gerein (1530 m.) 117, coll. 189.
210. Cyperus articulatus L.
COL. ERITREA. Am Ferfer (oberer Barka) (900 m.) 116, coll. 1894.
Cyperus longus L. spec. 67.
COL. ERITREA. Am Ferfer (oberer Barka) (900 m.). bl. März 440, coll. 1894.
Die hier wachsende Form stimmt im Allgemeinen mit der in Nord-
Italien verbreiteten überein.
LE SE RE
y
APPENDIX II.
322. Cyperius Fischerianus Schimp. in Steud. Syn. II, 20.
COL. ERITREA. Ambelaco bei Maldi (2000 m.). bl. fr. Febr. 107, coll. 189%.
Loc.: Wächst 1,2 m. hoch an quelligen und schattigen Stellen, im Gebüsch.
323. Cyperus dichroostachys Hochst. in Steud. Syn. II, 36.
COL. ERITREA. Saganeiti (2200 m.). April bl. fr. 108, coll. 1894.
324. Cyperus holostigma C. B. Clarke in litt. 24. Septbr. 1894.
COL. ERITREA. Plateau von Kohaito (2600 m.). bl. Mai 120, coll. 1894.
Loc.: Zwischen Zwerggräsern im niedern, dichten Rasen auf Felsunterlage,
gruppenweise auftretend.
Diese Art ist vor allen bekannten der Gattung durch die kürzesten
Griffeläste ausgezeichnet, indem dieselben kaum den Durchmesser
des Griffels oder höchstens den doppelten und dreifachen Durch-
messer an Länge erreichen, oft aber kommen auch ganz unge-
theilte, an der Spitze schwach verdickte Griffel vor. Den freund-
lichen Mittheilungen des hervorragenden Cyperaceen-Kenners
C.B. Clarke, dem ich Exemplare meiner Pflanze zugeschickt hatte,
verdanke ich den Hinweis auf die nächstverwandte Art C. Schinzir
Bckl., die von C. purpureus Bckl., einer gleichfalls südwest-
afrikanischen Art, nicht verschieden sein soll. Nach Clarke ist
die älteste Art dieser Gruppe C. semitrifidus Schrad. mit ziemlich
breiten und zusammengedrückten Aehrchen. Die nächstfolgende
Art, die beschrieben wurde, war C. aprieus Ridley, ausgezeichnet
durch schmale, fast lineare und wenig zusammengedrückte
Aehrchen.
Die von Prof. Schinz erhaltenen Exemplare von C. Schinzit Bckl.
unterscheiden sich von den meinen durch rothbraune, nicht
schwärzliche Aehrchen, durch apiculirte, nicht stumpfe Squamæ
und durch etwas tiefer gespaltene, meist dreitheilige Griffel, wäh-
rend C. holostigma Clke. nur zweitheilige zu haben scheint. Die
10-13blüthigen Aehrchen sind bei letzterer zu 5 bis 7 sitzend zu
einem Kopf vereinigt und haben nur 2, nicht wie bei C. Schinzii,
3 Involucralblätter.
212. Cyperus leptophyllus Hochst.
COL. ERITREA. Bei Mahio im Thal des Haddas (1000 m.). Mai bl. fr.
- 412, coll. 189%.
215. Cyperus alopecuroides Rottb.
COL. ERITREA. Am Schegolgol-Mantai (oberer Barka) (900 m.). März
bl. fr. 118, coll. 1894.
216. Zu berichtigen: Cyperus circumclusus C. B. Clarke (sub Marisco)
(olim C. dubius Böckl. non Rottb.)
10% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
217. Cyperus paniceus Böckl.
COL. ERITREA. Bei Filfil, am Wege nach Maldi (750 m.). bl. fr. Febr,
11%, coll. 1894.
Loc.: Am Rinnsal des fliessenden Baches von Ain unter Gebüsch.
218. Cyperus cylindrostachys Bckl.
COL. ERITREA. Ambelaco bei Maldi (2000 m.). bl. fr. Februar 109,
coll. 1894.
325. Cyperus quadriflorus Böckl. Cyp. I, 320. (Mariscus cupreus Hochst.
ined. in schedulis Schimp. Abyss. sine numero in Herb. Musei Berol. Cyperus
Rohlfsii Böckl. in Flora, Vol. 65 (1882), 12, 13.
COL. ERITREA. Plateau von Kohaito (2600 m.). bl. Mai 119, coll. 1894 ;
Quelle Mai Dibela am Bizen (2100 m.) 1844, coll. 1892.
Diese Art, von der auch im K. Museum zu Berlin nur blühende Exem-
plare vorliegen, ist durch einen verdickten und holzigen Wurzelstock
ausgezeichnet.
219. Kyllingia triceps Rottb.
COL. ERITRFA. Filfil, am Wege nach Maldi (750 m.). bl. fr. Decbr.
100, coll. 1894.
220. Kyllingia nervosa Steud.
COL. ERITREA. Plateau von Kohaito (2600 m.). bl. fr. Mai 101,
coll. 1894.
326. Heleocharis palustris R. Br. Prodr. 244.
COL. ERITREA. Plateau von Kohaito (2600 m.) 102, coll. 1894.
222. Scirpus corymbosus Heyne u. Rottb.
COL. ERITREA. Adi Ugri bei Godofelassi (1900 m.). bl. fr. April
103-104, coll. 189%.
224 Zu berichtigen : Scirpus (Bulbostylis) collinus (Kth) Böckl.
var. Boeckeleriana Schwf. .
Squamis uninerviis, achenio transverse ruguloso bruneo.
Seite 50, Zeile 30 : statt setis, lese : filamentis.
COL. ERITREA. Plateau von Kohaito (2600 m.). bl. Mai 105, coll.
189% ; bei Adi-Qaieh in Süd von Halai (2300 m.) 106, coll. 1894,
Loc.: Wächst eingeklemmt in Felsspalten, vorzugsweise an periodisch be-
wässerten Stellen.
C. B. Clarke betrachtet (Brief 4 Octb. 189%) meine Pflanze als eine
Form oder Varietät der im aussertropischen Südafrika und auch
in Madagascar verbreiteten Bulbostylis collina (Kunth), sie ist
aber durch einige hervorragende Merkmale vom Typus der letzt-
genannten Art unterschieden. Zunächst erscheinen bei der süd-
afrikanischen Pflanze die squamæ stets deutlich mit 3 grünen
Nerven, die allerdings sehr genähert und wie zu einem Bündel
vereinigt aussehen. Bei der erythræischen Pflanze sieht man nur
APPENDIX IL 105
einen grünen, beiderseits von einem hellen Streifen eingefassten
Nerv. An den Exemplaren vom Bizen Nr. 1851, coll. 1892 fanden
sich nachträglich noch vollkommen ausgebildete Früchte ; die-
selben sind denen der südafrikanischen Pflanze (z. B. Ecklon
2228, Drège 3935) an Gestalt und Grösse gleich, unterscheiden
sich aber von denselhen durch eine dunkelbraune (nicht weisse)
Färbung und stärker ausgeprägte Querrunzeln. Clarke hält diese
weissen Früchte für einen unreifen oder sterilen Zustand und
erklärt die Bildung tieferer Runzeln an der Oberfläche für eine
Folge des Reifezustandes.
ARACEÆ
232. Colocasia antiquorum Schott.
COL. ERITREA. Bei der Wasserstelle Otal (oder Trungana) am Nord-
abfall des Hochlandes von Dembelas (oberer Barka) (1500 m.) 121,
coll. 189% ; Filfil, am Wege nach Maldi (750 m.) 122, coll. 1894.
Loc.: Ein Quellbecken der Bergschlucht ist bei Otal dicht ausgefüllt von einer
riesigen Bosquet-Masse dieser Pflanze, deren Blattstiele daselbst eine Länge
von bis 2 m. erreichen. Bei Filfil wächst die Pflanze in Gruppen am Kies-
rande des Baches und beschattet vom Gebüsch. An beiden Stellen waren
Blüthen und Blüthenreste nicht aufzutreiben. Das völlig wilde Indigenat
der Art für das Erythræische Gebiet steht ausser allem Zweifel.
LEMNACEÆ
233. Lemna gibba L.
COL. ERITREA. Mai-Mafales, Dembelas (1700 m.) 123, coll. 1894.
234. Lemna minor L.
COL. ERITREA. Halibaret, am Baloa östl. vom Anseba (1530 m.) 127,
coll. 1894; am Ferfer (oberer Barka) (900 m.) 126, coll. 189% ; bei
Hauati, südl. von Halai (2300 m.) 125, coll. 189% ; bei Halai (2600 m.)
124, coll. 189%.
COMMELINACEÆ
235. Commelina benghalensis L.
COL. ERITREA. Bei Filfil am Wege nach Maldi (750 m.). Febr. bl.
129, coll. 1894.
236. Commelina Boissieriana Hassk.
COL. ERITREA. Bei Filfil, am Wege nach Maidi (750 m.). Febr. bl.
128, coll. 189%.
106 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
237. Commelina Beccariana Martelli.
COL. ERITREA. Bei Ambelaco, nahe Maldi, auf der Sattelhöhe des
Weges, der Sella Zangaria (2000 m.). Febr. bl. fr. 133, coll. 189%.
240. Commelina mensensis Schwf.
forma hirsutior.
COL. ERITREA. Mahio im Thale des Haddas (1000 m.). bl. fr. Mai,
130, 132, coll. 1894.
Loc.: Auf sonnigen Schieferfelsen, bl. intensiv himmelblau.
Die hier vorliegende Form hat sowohl die Scheiden als auch die
Blätter beiderseits und namentlich auf der Rückseite mit einer
lockeren und ziemlich langen Behaarung bekleidet. An anderen
Exemplaren dieser Localität sind nur vereinzelte kleine Härchen
bemerkbar. Per Stengel ist kahl. Die noch nicht völlig gereiften
Samen erscheinen hellledergelb, glatt und zeigen noch keine
Querrunzeln.
327. Commelina (Dissecocarpus) latifolia Hochst.
var. angustifolia Schwf.
COL. ERITREA. Ambelaco bei Maldi (2000 m.). bl. fr. Febr. 131,
coll. 189%.
Loc.: An westwärtsgekehrten regenlosen Abhängen, an den Schuttböschungen
der neuen Kunststrasse in grossen Gruppen wuchernd. bl. himmelblau.
Frucht und Samen dieser Exemplare entsprechen durchaus den
Schimper’schen Exemplaren No 1686 von Abyssinien, desgleichen
die feine, kurze Behaarung und die Nervatur der Blüthenhülle.
Die Kapsel ist 3,5 mm. lang, oblong quadratisch abgerundet im
Umriss, am oberen etwas ausgebuchteten Ende breiter als unten,
mit 3 bis 4 entwickelten Samen, die 2,3 mm. im Durchmesser
haben ; diese sind genau kugelrund. Die kreisrunde Micropyle
beträgt !/s des Samendurchmessers. Die Oberfläche der schwarz-
braunen Samen zeigt hellere runde Höcker auf dunklerem fein-
punktirten Grunde, auf der Rückenseite zeigen die grossen Höcker-
gruppen Lücken, die drei Querrunzeln anzudeuten scheinen.
Die Blüthenhülle hat im längsten Längedurchmesser 1,5 bis 1,9 cm.
Die Blattscheiden sind 1,6 bis 1,8 cm. lang. Die schmallanzett-
lichen, meist in eine sehr lange und schmale Spitze ausgezogenen
Blätter sind 5 bis 7 cm. lang und an der Basis bei keinem dieser
Exemplare breiter als 1,3, gewöhnlich nur 0,6 em. breit.
Da die meisten Exemplare, die von dieser im tropischen Afrika
weitverbreiteten Art durch sehr schmale Blattformen ausge-
zeichnet sind, so lohnte es sich kaum, die obengenannte Varietät
zu unterscheiden, deren Hervorhebung aber wegen des wider-
sprechenden Artsnamens geboten erscheint.
APPENDIX II 107
24h, Cyanotis hirsuta F. Mey.
COL. ERITREA. Bergwiesen an den Gehängen des Monte Savur, ober-
halb Salomone, an der Maldi-Strasse (1800 m.). bl. fr. Febr. 13%,
coll. 1894.
JUNCACEÆ
245. Juncus punctorius L. fil.
COL. ERITREA. Am Bache bei Adi-Ugri, nahe Godofelassi (1900 m.).
fr. April 139, coll. 1894.
246. Juncus Fontanesii J. Gay.
COL. ERITREA. Am Bache bei Adi-Ugri nahe Godofelassi (1900 m.).
bl. fr. April 140, coll. 189%.
Loc, : Schwimmende Rasen bildend, in denausder Regenzeitzurückgebliebenen
Wiesenwassern.
LILIACEÆ
328. Aloe SchϾlleri Schwf. n. sp.
Subacaulis, succo vasculari flavido more À. veræ fœtente, pituita
non colorata pellueida, caudice parum lignescente ; folia valida
ad 10, dense rosulata amplexicaulia percrassa caesia et margine
rubro sat late cincta, lanceolata recurva, apicem versus sensim
attenuata et supra cava, ceterum subexplanata, irregulariter
leviter repando-dentata, ad marginem vaginalem membranaceo-
subtilissimum integerrima, ad apicem subtrigono-carinatum acu-
leis obtusis instructa, aculeis marginalibus partis infimæ diminutis
et acutis, reliquis in utroque latere 30-35 validioribus obtusis
rubris et irregulariter distantibus, saepe obsolescentibus, itaque
crenis marginis rubri suplentibus et ad vice maculeorum acceden-
tibus, his hine inde denticulo minimo instructis; scapus simplex
strictus foliorum longitudinem superans, tertia a basi parte nudus,
subteres, ima basi paullo angustatus compressus et membrana
integerrima angustissime bialato-cinetus ; racemus unicus glaber-
rimus supra medium dense bracteatus, juventute oblongoovatus,
demum lineari-cylindricus ; bracteæ amplæ lateovatæ acutissi-
me vel subcuspidatæ integerrimæ, apice tantum irregulariter
denticulatæ, margine late membranaceæ, nervis — 43 fuscis va-
lidis et basi confluentibus percursæ, post anthesin arcte reflexæ,
ad racemi comam dense spiraliter imbricatæ ; pedicelli brevissimi
glaberrimi demum erecti et rhachidi arcte accumbentes ; perian-
BULL. HERB. BOISS. Appendix II, décembre 1894, 8
108 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
thium juventute ultra medium laciniatum, extus minutissime
pulverulenti-puberulum, laciniis interioribus apice rotundatis
exterioribus nervis 3 percursis.
Maasse : Blätter bis 55 cm. lang, im unteren Theil bis 15 cm. breit
und 1,7 em. dick. Schaft mit der Blüthentraube zusammen 0,6 bis
1 m. hoch, der dichte Theil der Blüthentraube 15 bis 25 cm. lang, die
kolbenförmige unaufgeblühte Knospenspitze hat bis 4 em. im Durch-
messer. Der Blüthenstiel ist nach dem Abfallen der Blüthe 3 mm. lang.
Die Deckblätter sind 1,8 cm. lang und 1 bis 1,2 em. breit.
Am Standorte wurden die Blätter von zahlreichen Exemplaren
untersucht. Einzelne derselben zeigten auf der Rückseite ein
Herablaufen des an der Spitze stets auftretenden Kiels bis zur
halben Blattlänge und noch tiefer abwärts, in Gestalt einer wenig
hervorragenden und mit kleinen abgestumpften Stacheln oder
Höckern besetzten Leiste oder Mittelrippe. Diese Eigenthümlich-
keit erschien indess für die den Artcharakter bezeichnenden
Merkmale als nicht verwerthbar und war in den beobachteten
Fällen vielleicht nur eine Anomalie.
COL. ERITREA. An dem zum Eschka genannten Kessel, im obersten
Theile des grossen Thalkessels von Andal herabführenden Rinnsal,
auf dem Plateau von Kohaito (2600 m.). Abgeblüht Anfang Mai. 158,
coll. 189%.
Loc.: Am Rande von Gebüschen, zum Theil in dieselben hineinwachsend, am
Ufer des Baches, auf Felsgrund.
Es fanden sich nur abgeblühte Schäfte vor, oder solche mit unent-
wickelten Blüthen an der Spitze. Wegen vieler übereinstimmen-
der Merkmale könnte man versucht sein, die vorliegende Pflanze
als eine kahle, durch einfache Blüthentrauben und stumpfzähnige
Blätter ausgezeichnete Varietät der A. percrassa Tod. aufzufassen.
Sie würde sich zunächst der auf Seite 64 beschriebenen var.
menachensis anschliessen, die ja auch rothgeränderte Blätter hat ;
allein die sehr abweichende Tracht der vorliegenden Aloe und
einige unterscheidende Merkmale von grösserem Belang sprechen
dafür, dass man es hier mit einer eigenen und wohl charakteri-
sirten Art zu thun hat. Als solche Unterschiede von A. percrassa
Tod. (jeder andere Vergleich scheint ausgeschlossen) seien die
nachfolgenden hervorgehoben : die stets abgestumpften Stacheln
des Blattrandes, die bei A. percrassa Tod. wohlentwickelt sind
und horizontal abstehen, hier aber auf die leicht ausgerandeten
Kerben und Anschwellungen des Randes beschränkt bleiben und
nur ab und zu ein winziges Spitzchen aufgesetzt haben, ferner
der unverästelte, an seinem Grunde eher verschmälerte als ver-
breiterte Schaft, sowie seine daselbst ganzrandigen (nicht ge-
zähnten) sehr schmalen 2 Hautsäume, dann die sehr breiten
APPENDIX II. 109
Deckblätter, schliesslich die viel kürzeren Blüthenstiele, die im
entwickelten Zustande jedenfalls fast sitzenden Blüthen und die
offenbar schon. in der Jugend viel tiefer (über die Hälfte, statt
zu !/s) getheilten Blüthenhüllen.
250. Aloe vaccillans Forsk.
Zur Vervollständigung der auf Seite 65 gemachten Angaben sei hier
die Beschreibung eines lebenden Pflanzenexemplares gegeben,
das ich von Menacha mit nach Cairo gebracht hatte und das
daselbst im Garten der Medieinischen Schule im December 1893
zur Blüthe gelangt war. Die Artbeschreibung bleibt dessenun-
geachtet eine unvollständige, da ein wichtiges Merkmal, der Grad
des Stengelumfassens der Blätter, in Arabien zu constatiren unter-
lassen wurde und das einzige Exemplar in Cairo die Beobachtung
nicht gestattete, welche nur um den Preis einer völligen Ver-
nichtung der Pflanze gemacht werden kann.
Subacaulis, succo pituitoso recente non colorato pellucido sicca-
tione purpurascente et demum atrosanguineo vel purpureoviolas-
cente ; folia ensiformia in acumen æqualiter angustata crassa
glauca, parte media explanata, apice cava et breviter carinato-
{rigona, carina inermi, margine usque ad apicem crebre aculeato-
dentata, aculeis in utroque latere 40-50 mediocribus rubro fuscis
triangularibus rectis vel paullisper apicem versus incurva ; scapus
rectus folia valde superans media parte paniculato ramosus vel
bis tripartitus, striatus subcompressus basi paullo dilatatus et
ima basi valde compressus marginibus obtusis, ramis teretibus ;
racemi in ramis tertiam vel quartam eorum partem æquantibus
simplices lineares sublaxiflori glaberrimi ; bracteæ per totum
racemum æqualiter distribuitæ ovatæ acutissimæ vel subcuspidatæ
integerrimæ nervis 7-5 percurs& post anthesin deffexæ, pedicello
dimidio vel duplo longiores ; pedicelli ante anthesin recurvi,
anthesi patentes, demum erecti cum media parte superiore recurvi
et rhachidı omnino vel inferiore tantum parte accumbentes, sub-
pulverulenti vel glaberrimi ; perianthium pedicello plus quadruplo
longius tubuloso-campanulatum subcylindricum rectum, ante
anthesin cernuum postea subhorizontaliter patens, glaberrimum
dilute carneum quasi salmoneum nervis saturatius rubescentibus
percursum, tertia vel quarta longitudinis parte laciniatum, tubo
ad basin paulisper incrassato et hemisphærico (siccatione ima
basi brevissime constricto), laciniis exterioribus acutis 3 nerviis,
interioribus latioribus apice rotundatis et margine decoloratis ;
stamina anthesi cum antheris tantum perianthium excedentia,
postea paullo exserta inæqualia, filamentis 2 exterioribus basi
usque ad medium dilatatis brevioribus, reliquis æqualiter fili-
110 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
formibus exteriora 2 paullo superantibus ; stylus staminibus
subæquilongus vel exteriorum 2 filamenta paullo superans et inte-
riorum æquans, stigmate peltato-punctiforme fimbriato,
Maasse : Blätter 50 cm. lang, 12 cm. breit, 1,6 cm. dick. Blüthen-
schaft im Querschnitt elliptisch 2,5 cm. breit, 1,3 cm. dick, der ge-
sammte Blüthenstand 1,5 bis 2m. hoch. Blüthentrauben 35 cm. lang.
Deckblätter 1 em. lang. Blüthenstiel an der blühenden Blüthentraube
(Fruchtexemplare fehlen) 5 bis 7 mm. lang. Blüthenhülle in frischem
Zustande 3 cm. lang, im unteren Theil 0,8 cm. im Durchmesser
haltend, im getrockneten Zustande 2,6 bis 2,7 cm. lang. Die Staub-
gefässe überragen dieselbe um 5 mm., die Staubbeutel mit inbegriffen.
Diese Art ist demnach nahe verwandt der A. percrassa Tod., von
welcher sie sich hauptsächlich durch die nachträgliche Färbung
des Schleims, durch den am Grunde nicht schneidig zweiflügelig
zusammengedrückten, sondern mit abgestumpften Kanten ver-
sehenen Blüthenschaft, durch die gleichmässig zugespitzten, nicht
in eine lange Spitze ausgezogenen Blätter, die oberseits flach,
nicht ausgehöhlt sind, ferner durch Deckblätter mit nur 5 bis 7
Nerven, durch etwas breitere und kürzere, völlig kahle Blüthen-
hüllen und schliesslich durch die an ihrem unteren Theil stärker
verbreiterten zwei äusseren Staubfäden hinreichend unterscheiden
würde.
251. Aloe abyssinica Lam.
COL. ERITREA. Plateau von Kohaito (2600 m.). bl. fr. Mai 156, coll.
1894; Mahio, im Thale des Haddas (1000 m.). bl. Mai 155, coll. 1894.
252. Aloe Camperii Schwf.
COL. ERITREA. Godofelassi, sehr verbreitet am Rande der Thalniede-
rungen (1900 m.), mit überjährigen Früchten. April 151, coll. 1894 ;
Plateau von Kohaito (2600 m.). bl. gelb und orange, vereinzelt Anfang
Mai 15%, coll. 189%.
Loc.: Sehr verbreitet und in grosser Menge bei Godofelassi, aber stets in iso-
lirten Exemplaren zwischen den Gräsern der Steppe und des offenen Busch-
waldes auftretend, ausserhalb der Thaldepressionen, auf steinigem Boden.
Aus dem reichlich fliessenden Safte der abgeschnittenen Blätter
lässt sich eine sehr gute Sorte Aloe gewinnen.
253. Aloe macrocarpa Tod.
COL. ERITREA. Ambelaco bei Maldi (2000 m.). bl. Febr. 157, coll. 1894,
254. Aloe Schimperi Tod.
COL. ERITREA. Halai, in Menge bei der Wasserschlucht der Westseite
(2600 m.). bl. fr. April, Mai 152, coll. 189% ; Plateau von Kohaito,
sehr häufig (2600 m.). bl. fr. Mai (Ende der Blüthezeit) 153, coll. 1894
Loc.: Bevorzugt hier steile Gehänge der Schieferfelsen, in deren Spalten und
Rissen diese Pflanzen wurzeln.
APPENDIX II. 111
329, Albuca sp. n. ?
COL. ERITREA. Plateau von Kohaito (2600 m.). In Frucht Anfang Mai
150, coll. 1894.
261. Urginea indica Kth.
COL. ERITREA. Plateau von Adi-Qomoschio im Ost-Dembelas (2200 m.).
fr. April 149, coll. 1894.
262. Urginea micrantha H. Gf. Solms.
COL. ERITREA. Im Nord von Mai-Mafales, am Nordabhang des Dem-
belas (1600 m.). bl. März 148, coll. 1894.
266. Asparagus racemosus W.
COL. ERITREA. Ambelaco bei Maldi (2000 m.). bl. Febr. 146, coll. 189%.
270. Smilax aspera L.?
COL. ERITREA. Ambelaco, an der Strasse von Maldi (2000 m.) 147,
coll. 1894.
Leider fanden sich auch diesmal nur sterile Triebe vor, so dass eine
sichere Bestimmung der Art, trotz aller Uebereinstimmung der
vorhandenen Theile mit der Mediterranpflanze, vorderhand noch
ausgeschlossen erscheint.
HÆMODORACEÆ
272. Sanseviera Ehrenbergii Schwf.
COL. ERITREA. Im Thale des Haddas unterhalb Mahio (800 m.). Ver-
einzelt in Blüthe Mitte Mai 144, coll, 1894,
AMARYLLIDACEÆ
330. Hypoxis sobolifera Willd. Spec. 106.
COL. ERITREA. Ambelaco nahe Maldi (2000 m.). bl. Februar 142,
coll. 1894.
Loc.: An trockenen grasigen Stellen der Bergabfälle. Die vorliegenden Exem-
plare stimmen mit den unter Nr. 6579 im Herbarium Willdenow vorhandenen
Pflanze. Mit den meinigen völlig identische Exemplare sind auch von Hilde-
brandt bei Taita am Ndi-Berge (Br. Ostafrika) unter Nr. 2542, und von Dr. G.
Volkens am Kilimandscharo unter Nr. 360 eingesammelt worden. Von den
in Südafrika auftretenden Formen, die am besten der vorliegenden ent-
sprechen, nenne ich die von Dr. Krebs 1833 (in Herb. Kunth) und die von
Ecklon und Zeyherr als Hyopsis 24 gesammelten Exemplare.
Von den zahlreichen Formen der Hypoxis villosa L. lässt sich dıe
Willdenow’sche Art durch eine Reihe constanter Merkmale unter-
scheiden,
112 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Maasse : An den Exemplaren von Ambelaco ist die Länge der Blätter
40 cm., ihre Breite beträgt 1,7 bis 2,6 cm. Das eiförmige Rhizom ist
im frischen Zustande 10 cm. lang, im getrockneten dagegen 5 cm.
lang und hat alsdann # cm. im Durchmesser.
IRIDACEÆ
287. Antholyza Schweinfurthii Bak.
COL. ERITREA. Ambelaco bei Maldi (2000 m.). bl. Mitte Febr. 143,
coll. 4894.
ÖRCHIDACEE
291. Holothrix Vatkeana Rchb. f.
COL. ERITREA. Ambelaco, bei Maldi (2000 m.). bl. Mitte Febr. 159,
coll. 1894 ; Plateau von Kohaito (2600 m.) 160, coll. 189%.
Loc.: Nr. 159. An trockenen westwärts gekehrten Abfällen unter überhängen-
den Felsen im Schutze von Moospolstern.
294. Habenaria armatissima Rchb. f.
COL. ERITREA. Wasserstelle Mitchel in West von Ailet (270 m.). bl.
Fehr. 161, coll. 189% ; über Gergeret am Wege nach Maldi (300 bis
600 m.). bl. Febr. 162, coll. 1894.
Loc.: In lichtem Gebüsch oder an besonnten grasigen Abhängen vereinzelt.
295. Habenaria ichneumoniformis Ridley.
COL. ERITREA. Ueber Salomone, am neuen Wege nach Maldi (800 m.).
bl. Febr. 164, coll.°1894.
Loc.: An sonnigen grasigen Bergabhängen.
296. Habenaria Quartiniana Rich.
COL. ERITREA. Ueber Filfil an der neuen Maldi-Strasse, Ostabhang
des Monte Savur (1500 m.). bl. Febr. 163, coll. 189%.
Loc.: An schrofien, grasreichen und sonnigen Berggehängen.
299. Lissochilus graniticus Rchb. f.
à COL. ERITREA. Saganeiti (2200 m.). bl. April 167, coll. 1894 ; Plateau
von Kohaito (2600 m.). bl. Mitte Mai 168, coll. 1894.
Loc.: Zu Kohaïto in Dickichten unter Gebüsch und mit Calenchoe zusammen
in grossen zusammenhängenden Gruppen.
331. Angræcum Schoellerianum Kränzlin sp. n.
Monopodio longissimo polyphyllo radicante, radicibus longissimis,
foliis linearibus apice inæqualiter bilobis, lobis paullum diver-
gentibus obtusis, racemis paucifloris valde fractiflexis quam folia
dimidio brevioribus, bracteis minutis triangulis vel oblongis acu-
minatis, labelli lobis latioribus bene evolutis divergentibus antice
FE TER, Sc etERS
APPENDIX II. 113
rotundatis, intermedio oblongo acuto, lineis 3-5 elevatulis in
disco, calcari ostio infundibulari medio rectangulo ibique paullum
inflato, apicem versus fusiformi obtuso ; gynostemio brevissimo
generis.
COL. ERITREA. Bei Filfil an der Maldi-Strasse (750 m.). fr. Febr.
169, coll. 189%.
Loc.: Am Ufer des Baches Ain von den Aesten einer alten Sycomore lang und
in dichten Massen herabhängend.
Eine Species, welche, trotzdem das Material zu wünschen übrig
lässt, an dem ganz absonderlichen Sporn leicht zu erkennen ist.
Der Sporn ist an der Mündung trichterförmig, verengt sich als-
dann, um plötzlich rechtwinklig mit einem Knick umzubiegen.
An dem Winkel befindet sich eine kleine Auftreibung ; der Theil,
der bisan die Spitze reicht, ist gleichförmig spindelig und an der
Spitze selbst stumpf. Das ganze Gebilde erinnertan einen plumpen
Strumpf. Das Labellum hat zwei wohlentwickelte, vorn abge-
rundete Seitenlappen und einen längeren spitz auslaufenden
Mittellappen mit 3 bis 5 erhabenen Längsleisten. Die Sepala und
Petala haben nichts charakteristisches. Die Einzelheiten der
Säule sind, soweit erkennbar, die der typischen Angr&cum-Arten.
Als die nächstverwandte Art ist, nach der Bildung des Sporns
und nach dem allgemeinen Habitus zu urtheilen, A. Eichlerianum
Krzl. von Camerun. Soweit bis jetzt feststeht, ist A. genuflexum
Krzl. diejenige Art, welche innerhalb der Gattung als die am
weitesten gegen Norden zu verbreitete erscheint. Es würde dem-
nach die Breite von Massaua, die derjenigen des obigen Standorts
ungefähr gleichkommt (Lat. N. 15° 13’ 41”’) als die Nordgrenze
der Gattung zu bezeichnen sein. (F. Kränzlin in litt.)
Diese Art ist wie die vorhin besrchiebene neue Aloe, dem Dr. Max
Scheller zu Ehren benannt worden, dem Urheber des letzten
botanischen Streifzuges durch die Colonia Eritrea.
SOCIÈTÉS BOTANIQUES DE FRANCE
ET DE SUISSE RÉUNIES
Session extraordinaire de Genève, en août 1894,
PROGRAMME
PROPOSÉ PAR LE COMITÉ D’ORGANISATION!
(SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE GENÈVE)
— “<<
Dimanche 5 août.
Réception à l'Université (Laboratoire de botanique systématique, rue
De Candolle). Visite facultative aux principaux édifices de la ville :
Musée Rath, Bâtiment des forces motrices, Musée Revilliod (Ariana), ete.
A 2 heures, séance d'ouverture à l’Aula de l’Université, après
laquelle si le temps le permet, visite au château Micheli à Jussy.
Lundi 6 août.
A 8 heures, séance à l’Amphitheätre de l’Université ; — à 11 heures,
visite aux herbiers de la ville (Delessert) et à l’herbier De Candolle. —
Dans l'après-midi, des voitures mises à la disposition du Comité d’orga-
nisation par M. W. Barbey, conduiront les Sociétés à Chambésy, où
elles seront reçues par M. E. Autran, conservateur, qui fera les honneurs
1 Ce Comité est composé de MM. E. Autran, J. Briquet, E. Burnat, C. De
Candolle, R. Chodat, H. Christ, E. Fischer, A. Guinet, Ch. Hauri, M. Micheli,
J. Müller, Ph. Paiche, C. Schroeter, M. Thury, F.-0. Wollf, E. Wilezek.
Pour toute demande de renseignements supplémentaires, s’adresser à M. R.
Chodat, professeur de botanique à l'Université de Genève, Président du Comité
d'organisation.
IE
des herbiers Boissier et Barbey. Visite aux serres et au parc (collection
de conifères vivantes).
Mardi 7 août.
Réception chez M. Emile Burnat, à Nant-sur-Vevey. Départ de
Genève, vers 7 heures du matin, sur un bateau spécial qui amènera les
invités à Villeneuve à temps pour prendre le dernier train allant à
Vernayaz et à Martigny où l’on couchera.
Les jours suivants, excursion en Valais, et le
Mercredi 15 août.
Séance de clôture à Sion.
Dispositions générales.
Le Comité d'organisation s’est assuré, pour la bonne réussite de ces
herborisations, du concours des botanistes de la région et la Société
Murithienne du Valais (Société d'histoire naturelle du canton) s’est
gracieusement mise à sa disposition pour lui faciliter sa tâche. Néan-
moins il était difficile d'assurer, en pleine saison d'étrangers et dans les
vallées les plus visitées de nos Alpes, les vivres et le couvert à un fort
effectif de botanistes pendant une excursion de plusieurs jours à des
altitudes de 1800 à 2600 mètres.
C’est pourquoi le Comité s’est adressé à l'Agence Ruffieux et
Ruchonnet à Lausanne, qui a bien voulu se charger, après étude
détaillée de part et d’autre, de l’organisation matérielle de l’excur-
Sion.
Comme il serait impossible, dans certaines localités, de loger plus
de trente personnes et que, d’autre part, le degré de résistance aux
fatigues en pays montagneux varie suivant l’âge et les aptitudes de
chacun, l'effectif sera divisé en trois sections, au moins, comprenant :
la première, les bons marcheurs (et pouvant être subdivisée, s’il y a
lieu en deux groupes); la seconde, les marcheurs moyens et la troi-
sième les non marcheurs, qui pourront, s'ils le veulent, accomplir le
voyage sans aucune marche. En eftet, en dehors des moyens de trans-
port contractuels (chemin de fer et voitures), l'Agence fournira à qui
en voudra, à prix réduit, des chars pour le trajet Cantine de Proz —
IT
Hospice du Saint-Bernard (2600 m.), et des mulets ou des chaises à
porteurs pour les trajets Zermatt-Staffelalp et Zermatt-Findelen.
La premiere section ne dépasse pas six heures de marche par jour,
la seconde section n’a en moyenne que deux à trois heures de marche
certains jours et à Zermatt au maximum six heures par jour, ce qui
est peu à la montagne.
Pour ce qui est des conditions du voyage, nous renvoyons aux
instructions spéciales fournies par l'Agence. Le Comité insiste néan-
moins sur ce fait que l'Agence s’est engagée de lui soumettre toutes
les dispositions au préalable et que déjà maintenant des contrats sont
faits pour assurer l'exécution du programme. Les personnes qui, pour
une cause ou une autre, voudraient suspendre le voyage commencé,
pourront le faire aux conditions prévues (Voir programme).
Le Comité recommande aux participants à ces excursions de faire
adresser toutes leurs correspondances ou envois à MM. Ruffieux et
Ruchonnet à Lausanne, avec la mention (Société botanique). De cette
manière le service de la poste se fait régulièrement et rapidement.
Il leur recommande en outre de se munir de bonnes et fortes chaus-
sures s'ils veulent faire partie des groupes qui auront à entreprendre
quelques courses spéciales. Tous auront avantage à se vêtir légèrement
mais chaudement (chemise de flanelle). En effet pendant la journée si
le temps est beau, la chaleur peut être très forte, tandis que le soir
le thermomètre peut descendre très bas (Chanrion-Saint-Bernard).
Comme il est impossible de tout prévoir et que suivant le temps
divers parcours pourront être modifiés, le programme de la course
n'est exact que dans ses grandes lignes. C’est pourquoi il n’a pas été
prévu de courses déterminées pour les environs de Zermatt et du
Grand-Saint-Bernard, sinon celles qui sont les plus faciles à effectuer
et pouvant convenir à Chacun.
Parmi les livres à consulter on peut citer :
H. Carisr, La Flore de la Suisse et ses origines.
GREMLI, Flore analytique de la Suisse, traduction française de
-J. Vetter (cet ouvrage est commode à emporter), 1886.
GaAuUDIN, Flora Helvetica, 1828-33 et Id. Synopsis Fl. Helveticæ
(1836).
Koch, Synopsis Fl. Germ. et Helvet.
SAINT-LAGER, Catalogue des plantes du bassin du Rhöne, in Bull.
‚Soc. bot. de Lyon.
NV
Rıon, Guide du botaniste en Valais, publié par R. Ritz et F.-O. Wolf.
E. Favre, Guide du botaniste sur le Simplon. Aigle, 1878.
P.-G. Tissière, Guide du botaniste sur le Grand-Saint-Bernard,
Bulletin de la Société Murithienne, du Valais, 1868. — Se continue.
PerrouD, Herborisations dans le Chablais et dans le Valais, in Bull.
Soc. bot. de Lyon, 1883.
Fer. More, Excursion en Valais, Soc. bot. de Lyon, 1893.
Et tout spécialement le travail de notre collègue M. le D’ CHrist
qui est joint à cette circulaire.
Une carte sommaire minéralogique et géologique sera distribuée
aux participants à leur arrivée à Genève.
Le Comité d'organisation engage bien vivement leurs collègues fran-
çais, belges et suisses à assister nombreux aux séances à Genève et à Sion
ainsi qu'aux excursions dans le Valais. La région à visiter est l’une des
plus grandiose des Alpes suisses, la flore y est d’une variété et d’une
richesse peu communes, les contrastes de végétation y sont excessifs,
toutes circonstances qui en font depuis longtemps un lieu de pèlerinage
pour les amants de la belle nature.
Nos confrères peuvent compter sur un accueil simple mais cordial et
si le temps les favorise sur une riche récolte.
Au nom de la Société botanique de Genève,
Pour le Comité :
R. CHODAT
hu he
OR PRES ne u Tagen
21° année. Appendix N° III. Juin 1894.
Anannnnmannnn RP PPS SSSR SSP PSS SPP PSS LS ann PP P PSS PDT LL nn
Ananaananan ann anna vn ZA
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
APERÇU BOTANIQUE
DES
PARTIES DU VALAIS À VISITER
PAR LA
SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE
EN AOÛT 1894
Si, dans les Hautes-Alpes de France, le relief du pays peut se com-
parer à une multitude de massifs détachés, entrecoupés dans toutes les
directions possibles de vallées profondes, souvent sans issue apparente,
l'impression du voyageur qui s'approche de nos Alpes Valaisannes est
toute autre.
En Valais, il trouve deux grandes chaînes parallèles entre lesquelles la
vallée du Rhône, sur une étendue de plus de 120 kilomètres, suit une
direction droite et constante du nord-est au sud-ouest, pour s'ouvrir,
par un coude brusque et inattendu, sur le riant paysage du lac Léman.
Les Alpes Bernoises qui forment la chaîne du Nord, déversent
de leur croupe, vers le Valais, le glacier le plus étendu de l’Europe :
celui d’Aletsch. L’autre, celle du sud, flanquée par le Mont-Blanc
d'un côté et le Mont-Rose de l’autre, sont les Alpes Pennines, qui
contiennent les eimes les plus fieres d'Europe, dont plusieurs dépassent
4000 mètres. Cette chaîne est sillonnée d’une grande quantité de vallées
latérales, formant angle droit avec la vallée principale du Rhône, et
ayant toutes cette particularité de ne pas s'ouvrir largement et commo-
dément vers la grande vallée, mais d'aboutir, à leur issue inférieure, en
des gorges et des précipices d’un accès souvent difficile, tandis que tout
BULL. HERB. BOISS. Appendix III, juin 1894. 1
2 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
en haut, après une succession de défilés formidables, s'ouvrent des bas-
sins alpestres à pelouses verdoyantes, sur lesquels s’appuyent les forêts
sombres de sapins, de mélèzes, d’arolles.
Les impressions de celui qui aborde ce pays pour la première fois
sont saisissantes. La splendide nappe du lac Léman une fois dépassée, on
a bientôt devant soi une coupure vraiment unique; le défilé de Saint-
Maurice, formé par des coulisses de montagnes d’une hauteur de
2660 mètres au-dessus du niveau du Rhône, à pentes si raides qu’on les
dirait à pie, et si rapprochées l’une de l’autre qu’à peine le fleuve
impétueux et le chemin de fer y trouvent place. Cette porte triomphale
sert d’accès à une première vallée de 35 kilomètres de longueur, une
sorte d’antichambre entourée de rochers sombres et d’eboulis séculaires,
mais ornée d’une des belles cascades de nos Alpes (celle de Pissevache).
La végétation de cette partie du Valais est assez montagneuse, surtout
du côté du sud, le long des parois de rochers toujours humectées et bien
ombragees; à Pissevache et aux rochers du Trient, des plantes sous-
alpines : Primula viscosa, Saxifraga Arzoon, Pinguicula alpina, Erica
carnea, Polygala Chamaæbuxus descendent avec le mélèze jusqu’au niveau
de la vallée, et on y trouve quelques plantes spéciales qu’on chercherait
en vain plus haut dans la vallée; c’est Saxifraga leucantha Gaud et
Trochiscanthes nodiflorus, grande ombellifere à ombelles verticillées,
qui vient sur les éboulements d’Epenacey sous les vieux châteigners.
Ce corridor de Saint-Maurice tourne brusquement avant Martigny
pour s'ouvrir devant la grande vallée principale du Valais. C’est une
véritable surprise. On s’attendrait à une vallée étroite, de plus en plus
alpestre : nous découvrons au contraire une large et belle vallée fuyant
dans un lointain vaporeux (80 kilomètres) entouré de montagnes biga-
rées, de vignobles, de rochers, de forêts, de pelouses alpines blotties
dans les échancrures des arrêtes effilées, et couronnees çà et là par un
dôme de neige qui appartient à la grande chaîne principale. Au milieu
de cette vallée et le long des pentes inférieures, partout de vieilles bour-
gades, des châteaux en ruines, des églises au cachet moyen âge, et la ville
de Sion au pied de ces deux châteaux légendaires : Valère et Tour-
billon. C’est un pays comparable à la Maurienne ou à la vallée d'Aoste,
mais plus riche et d’un style particulier, qui n'appartient qu’à lui.
Ce qui frappera avant tout le botaniste, c’est le beau soleil, le cachet
méridional et la végétation luxuriante du Valais. Si les gorges du Jura
que traverse la ligne entre Lyon et Genève lui ont offert l’aspect d’une
végétation de montagne : le hêtre se mélant partout aux buissons ordi-
APPENDIX IH. 3
naires de l’Europe moyenne, et le sapin blanc — le plus noir de tous
les arbres — qui couvre déjà les moyennes hauteurs il est surpris de
retrouver en Valais la vigne, le châtaigner, et sur les pentes rocheuses
des collines une infinite de plantes du midi : le figuier, l’amandier à
l'état sauvage ou devenu sauvage, le chèvrefeuille d'Italie, le bague-
naudier, des astragales, des graminées de Provence, bref tout un
cortège de Flore qui lui rappelle les pelouses de la Drôme et du Gard.
Le cactus à raquettes (Opuntia vulgaris) couvre çà et là les rochers
caleines par un soleil tout italien, et le Mantis religiosa guette sa proie,
les griffes élévées, comme un saint du moyen âge en méditation.
En effet, le climat du Valais est un climat à note méridionale. Voici
la courbe annuelle en centigrades pour la ville de Sion, capitale du pays :
année 10,61 centigr.; hiver 1,2; printemps 11,2; été 19,3; automne 10,5,
ce qui est, pour une élévation de 536 mètres au-dessus de la mer, et au
milieu des grandes alpes et des glaciers les plus étendus de l’Europe,
une courbe vraiment bien extraordinaire.
D'où vient pour le Valais ce climat privilégié, qui l’assimile déjà tout
à fait aux Alpes occidentales ?
C’est sa configuration comme vallée considérable, comme bassin pro-
tégé par des parois immenses, qui abritent le sein de la vallée, qui la
protègent contre les vents froids et humides du nord et de l’ouest. En
Valais, l'humidité se condense sur les grandes hauteurs pour aug-
menter les neiges, les glaciers, et pour abreuver la région des forêts,
tandis que le fond de la vallée reste ensoleillé et sec. Mais il n’a
guère à craindre une sécheresse prolongée ou nuisible. Voyez ce
Rhône qui, avec ses eaux chargées d’un limon blanchâtre d’une
fertilité admirable, pénètre partout où on le veut et un peu aussi
là où on pourrait s’en dispenser; voyez ces lignes innombrables qui
sillonnent le flanc des montagnes horizontales en étages, semblables à
des sentiers, mais traversant indistinetement les parois les plus
efrayantes et les pentes les plus douces, et toujours reconnaissables à un
bourrelet fin et serré de verdure foncée et brillante. Ce sont les « Bis, »
la gloire et le titre d’honneur des Valaisans. Les chaleurs de l'été sont
telles, et les pluies de la bonne saison si peu abondantes, que les vignes
et les vergers du Valais ne porteraient pas de fruits, mais se mourraient
dans le gravier blane de cette ardoise particulière à ee pays, si les
cultivateurs, depuis des siècles, et avec un travail effrayant, surhumain,
n'avaient pas établi un riche réseau de chenaux, de conduits qui pren-
nent l’eau très haut, aux glaciers mêmes, où jamais elle ne tarit, pour
4 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
en arroser constamment les cultures de la mi-montagne et des collines
en bas de la vallée. Par le contact de l’eau, ce gravier blanc qui forme
le terrain du vignoble valaisan se fond peu à peu en une terre d’une
richesse exceptionnelle, car il se compose de tale, de mica, de feldspath,
bref des substances minérales les plus utiles à la végétation. C’est pour-
quoi vous pouvez voir de longues files de wagons chargés de ce détritus
que le chemin de fer emmène dans le canton de Vaud, où l’intelligent
vigneron vaudois l’étale sur ses vignes qui n’ont pas ce sous-sol recher-
ché; c’est un engrai minéral pur et simple. Admirez aussi un peu ce
Rhône, ce fleuve impétueux qui unit la grandeur d’une rivière de pre-
mier ordre à la fougue d’un torrent des Alpes. Il est tout trouble,
gris-blanchâtre de ce limon très fin, résultat de la trituration des roches
primitives par les glaciers; ce limon seintille de points brillants : c’est le
mica concassé qui embellit même la poussière de ce pays privilégié; par
un ingénieux colmatage, nos compatriotes du Valais ont établi des
vergers d’une fertilité remarquable la où jadis on ne voyait que des
glariers secs, avec quelques saules lugubres ou des marais stagnants,
offrant — il est vrai --au botaniste un butin bien autrement intéressant
que les fruits les plus savoureux ou le tabac le plus parfumé.
Le vin du Valais est le meilleur de Suisse; comparé aux crus de la
France il a un goût de terroir un peu lourd, mais ses qualités sont
incontestables. Le maïs y développe des épis magnifiques.
Les erues du Rhône ont lieu au gros de l'été, quand les neiges et les
glaciers fondants des hautes régions gonflent les cent torrents qui le
composent, tandis que nos rivières de la plaine montent au contraire en
hiver. Ces crues d'été sont énormes, et avant la correction du fleuve,
effectuée par le secours du gouvernement fédéral pendant plus de
trente ans et terminée seulement il y a quelques années, je me rappelle
d’avoir vu la partie moyenne de la vallée ne former qu’un seul lac
bourbeux, tourbillonnant, emportant une nappe de gravier qui couvrait
ca et la les meilleurs terrains arables. A l'heure qu'il est, en juillet et
août, le Rhône coule à pleins bords entre ces digues puissantes, main-
tenu par elles à un niveau aussi élevé, même plus élevé que le terrain
avoisinant. Vu du chemin de fer, c’est un spectacle presque inquiétant.
Si, dans le Languedoc, dans le Jura, dans les dolomies du Tyrol, ou
dans toute autre région où la même constitution minéralogique du sol
occupe de vastes étendues, on remarque un groupement tranché des
espèces de plantes selon la nature du terrain calcaire, siliceux ou autre,
les Alpes du Valais n’offrent pas le même phénomène.
APPENDIX EI. 5
Dans ces Alpes, les differentes roches, primitives et secondaires, gra-
nitiques, gneissiques, calcaires, sont trop mêlées pour permettre au
botaniste de se servir de ces différences pour grouper en grand la végé-
tation.
Le centre de la chaîne bernoise, situé au nord-est du Valais, appar-
tient au grand éventail de gneiss du Finsterarhorn, et des Alpes du
Haut-Valais jusque dans la région de Louèche en partie. La partie occi-
dentale du versant bernois est calcaire, mais, vers les Alpes vaudoises,
le gneiss reparait avee une grande variation d’autres minéraux.
Dans la grande chaîne du sud, depuis les rochers primitifs du Mont-
Blanc jusqu’au Mont-Rose, granit et gneiss dominent également, mais
par ci par là, avec des affleurements de schistes carbonifères, de cal-
Caire, de dolomie, de serpentine, ete. Il va sans dire que les rochers et
les éboulis des parties calcaires de toutes ces chaînes offrent la flore qui
caractérise cette espèce minérale, tandis que sur le fond siliceux et
feldspathique des montagnes primitives on a la pure flore des Alpes
granitiques. Par exemple, telle pente calcaire à la Gemmi, dans la
chaîne bernoise, offre le Ranunculus parnassifolius, le Thlaspi rotundi-
folium, V Anemone alpina, V Androsace pubescens et helvetica, tandis que
dans les graviers primitifs du Riffel, il y a le Ranunculus glacialıs, le
Thlaspi corymbosum, Anemone sulfurea, \ Androsace glacialis et tomen-
tosa. Mais la variation et le mélange de ces stations sont trop grands
pour qu’on puisse en tracer des régions ou des limites. C’est la un
charme de plus pour le botaniste, car le même versant lui offre souvent
des transitions brusques d’une flore à l’autre. Il y a dans le Bas -Valais
des stations où, non seulement le terrain calcaire et siliceux, mais aussi
les flores se mêlent au point d'offrir des formes intermédiaires entre
Anemone alpina (calcaire) et sulfurea (siliceux) et Rhododendron hirsu-
tum (calcaire) et ferrugimeum (siliceux). Je me bornerai à citer un
exemple encore d’une plante qui, en Valais, varie selon la roche. L’Aster
alpinus vient indistinetement sur tous les terrains, mais avec une prefe-
rence pour le calcaire. Dans les grands rochers des Pontis, qui barrent
l'issue du Val d’Anniviers, sur la dolomie jaune, il y a, au lieu de l’Aster
alpinus, l'Aster Wolfü, sous-espèce très accentuée, qui l’y remplace.
Le Bas-Valais, le Saint-Bernard et la Vallée de Bagne.
La station de Martigny (475 mètres), qui est le point de départ pour
le Saint-Bernard et la vallée de Bagne, est remarquable à bien des
9) BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
égards. C’est l'endroit du grand coude de la vallée du Rhône vers le
nord-est. On voit très bien le grand contrefort de la chaîne bernoise
qui détermine ce changement de direction, et le beau rocher, ressem-
blant à une ruine de château, qui surplombe l’angle droit qu’il impose
au fleuve. Ce sont les « Folles-terres, » ainsi nommées parce qu'un vent
furieux bat constamment ce promontoire et déplace, en violentes trom-
bes, le terrain sablonneux, chargé de mica luisant, qui a été déposé aux
temps reculés lorsque le Rhône a atteint le niveau du rocher. Autour
de ce roc, et un peu à droite, s'étale la flore printanière du Valais dans
tout son éclat : Anemone montana, Oxytropis velutina, Orchis sambucina
jaune et rouge, Adonis vernalis, Bulbocodium vernum, ete.
A Martigny s'ouvre la gorge profonde, entourée des fières arrêtes de
la chaîne du Mont-Blanc, qui conduit par le col de la Forelaz à Chamou-
nix. Nous la depassons et suivons le beau torrent de la Dranse jusqu'à
Sembrancher. Peu avant ce village, nous passons un grand rocher ouvert
par une galerie, le « Scex-percé. » Là, il y a le rare et beau Vesicaria
utriculata, erucifere frutescente à siliques enflées, ’Erigeron rupestris
Schl., le Daphne alpina, V Arabis saxatilis All. et quantité d’Hieracuum.
C’est à Sembrancher qu'il ya bifurcation : à l’est l’entree de la vallée de
Bagne, à l’ouest celle du Val d’Entremont qui nous conduit au Saint-
Bernard, par une des routes les plus célèbres des Alpes, depuis Jules
César et Charlemagne jusqu’à Desaix et Napoléon If. C'était de tout
temps un sentier, plus tard un chemin à mulets, mais depuis deux ans le
canton du Valais en a fait une commode petite route carrossable.
Cette vallée n’est pas très profonde, c’est plutôt une suite de petits
bassins joints par des resserrements peu accentués.
On y trouve une curieuse sous-espèce de Chaerophyllum sylvestre,
C. elegans Gaudin, qu’on n’a constaté que là.
Au-dessus de Bourg-Saint-Pierre, la Société pour la protection des
plantes, qui a son siège à Genève, a établi un jardin alpin, où, avec un
plein succès, on a acelimaté à côté des plantes de nos Alpes une quantité
de plantes alpines des chaînes du midi de l’Europe, du Caucase, des
Montagnes Rocheuses ete. et du Haut-Nord.
Les richesses botaniques commencent seulement aux abords du der-
nier bassin alpin où se trouve le lac, les ruines romaines d’un temple de
Jupiter et le couvent si connu, habité par les Pères de l’ordre de Saint-
Bernard de Menthon; le tout formant un paysage d’une majesté incom-
parable, surtout quand les cîmes étincelantes du Mont-Vélan sont
dégagées des nuages qui les voilent si souvent. Nous sommes iei à
APPENDIX I. 7
2478 metres, sur un col fouette par les vents, et en hiver par des tour-
mentes de neige d’une force peu commune, même dans ces hautes
régions, et sous un climat des plus extrêmes.
En voici la courbe :
Température moyenne de l’année : — 1,33 centigr., minima : — 22,4,
maxima 17.6.
Décembre Janvier Février Mars Avril Mai
es rag, 7]. #30: ya D
Juin Juillet Août Sept. Octobre Novembre
3,9. mo 5,9. 5,0. a. nn
C’est dire qu'il n’y a plus trace d’arbres depuis longtemps, et que les
plantes ligneuses ne consistent qu’en quelques Vaccinium très bas et le
Juniperus nana qui monte tout près de la limite des neiges.
Pour avoir une idee de la force dessechante de l'atmosphère de ce
haut col, on n’a qu'à jeter un coup d’œil dans la morgue toujours
ouverte du couvent, où les cadavres ramassés sous les neiges et restés
inconnus se transforment, sans aucune préparation, en momies aussi
dures que celles des tombeaux d'Egypte.
Mais la flore herbacée est riche, serrée, profitant de l’humidité qui
émane du lac, et le mélange des espèces des Alpes occidentales avec
celles de la chaîne centrale est très apparente.
C’est un endroit classique pour les hybrides : entre les Pedicularis
recutita, tuberosa et incarnata (P. atrorubens Schl.) ; Ranunculus lace-
rens Bell., longtemps considere comme hybride de pyrenaeus et aconiti-
Jolius, a été démasqué depuis comme forme luxuriante du pyrenaeus.
On trouve Pedicularis fasciculata Bell., Sysimbrium pinnatifidum,
Androsace pubescens, Valeriana celtica, Achillea hybrida Gaud, ete.
Celui qui veut descendre 500 à 1000 mètres sur les pentes méridionales
dominant le Val d'Aoste, tombera rapidement dans une flore toute
piémontaise : Sagina glabra W., Pedicularis Cenisia Gaud., Armeria
plantaginea, Barbarea Angustana Boiss., Tragopogon crocifolius, Car-
lina acanthifolia à capitule large comme la main et à rayon jaune,
Sisymbrium strictissimum haut d’un mètre et demi, Inıla montana, etc.
N'oublions pas de rappeler que parmi les hommes dévoués qui
sacrifient ici, dans un climat plus éprouvant que celui des tropiques,
leur santé et quelquefois leur vie à l’exercice d’une hospitalité admi-
rable, et à la recherche des pauvres meuniers piemontais ensevelis dans
les neiges, il y avait et il y a toujours des naturalistes distingués : le
8 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
chanoine Murith, qui a le premier exploré ces Alpes au commencement
du siècle, et nous a laissé des descriptions charmantes de ses courses !;
le chanoine De la Soie, qui a si bien étudié les Rosiers et les Hieracium
du Valais, le chanoine Favre, botaniste et entomologiste à la fois,
Tissière, qui a publié un guide du botaniste sur le Grand-Saint-Bernard
(Aigle 1868).
Pour voir la vallée de Bagne, la plus belle, la plus variée, la plus
resplendissante de glaciers du Bas-Valais, on suit la Dranse et on monte
dans une gorge de plus en plus profonde. Apres Lourtier (1053 m.), le
dernier village de la région des cultures, c’est une suite de véritables
défilés, dont les parois s'élèvent, sombres et menacantes, à des hauteurs
prodigieuses. Remarquez à droite, au-dessus d’une muraille à pie de
1000 mètres, ce lambeau de glacier qui semble prêt à chaque instant à
se laisser choir dans l’abîme béant. En effet, c’est ce qu'il se permet de
temps en temps, et ce qu'il menace encore de faire dans l’avenir. C’est
le fameux glacier de Gétroz, tristement célèbre en Suisse. Dans les
époques où l’avancement des glaciers se fait sentir, le Gétroz aussi
éprouve, depuis l’arrête qui le domine, une augmentation de son
volume; comme il trouve le vide, au lieu d’une pente douce pour s’eten-
dre en avant, le moment arrive fatalement où l’équilibre se rompt et où
le bord du glacier, d’un seul jet, tombe dans la vallée. C’est ce qu'il a
fait surtout en 1806, obstruant le torrent et formant ainsi un lae, qui
n'a pas manqué de percer la barrière de glaces fracassées et, inonder
toute la vallée jusqu’au lac de Genève, en tuant une quantité d'hommes,
des troupeaux de bestiaux, et en ravageant les habitations et les cultu-
res. Depuis, on cherche à parer à des sinistres nouveaux en dirigeant
les eaux du haut du glacier vers ses bords extérieurs, pour couper suc-
cessivement en petits morceaux inoffensifs le trop plein de sa masse.
Une fois arrivé au pont de Mauvoisin et à l'hôtel qui le domine, on
est dans un paysage de sublime grandeur que personne n’oubliera de
sa vie.
La flore est des plus riches. La grande et belle crucifère Zugueninia
tanacetifolia, connue du Mont-Cenis déjà, le Scutellaria alpina, le
Sedum Anacampseros, le Carex hispidula, V Alsine rostrata, le Saxifraga
diapensoides Bell., Astragalus Leontinus Wulf., Geranium aconitifolium,
Lychnis flos Jovis se eueillent dans cette partie de la vallée, et, au pont
! Le Guide du touriste qui voyage dans le Valais, par M. Murith, chanoine, etc.,
membre de l'Académie celtique de Paris, ete. Lausanne, 1810.
APPENDIX IH. 9
de Mauvoisin, un arbre des plus curieux, une espèce ou sous-espèce de
bouleau qu'on n’a vu qu'ici jusqu'à présent, le Betula nigra Murith,
qui se distingue nettement de nos espèces communes par les feuilles et
un caractère du fruit.
Plus haut, c’est la région alpine dans toute sa beauté. De plus en plus
on pénètre dans la région des glaciers qui, vers le fond extrême de la
vallée, comme vers un centre commun, vont descendre de tous côtés.
C’est un cirque, un amphitheätre, comme Zermatt lui-même n’a rien
d'aussi saisissant, et la cabane de Chanrion (2410 m.), sur son piedestal
de rochers granitiques, est le meilleur observatoire pour dominer tout
cela. On est ici à la base même du plus beau massif des Alpes pennines
entre le Mont-Blanc et le Mont-Rose, celui du Combin (4397 m.).
Les gazons alpins de Bagne offrent, comme plantes spéciales, le Cre-
pis jubata Koch, cette petite cichoracée si rare, qui commence ici pour
se retrouver au glacier de Furggen à Zermatt, puis dans les Grisons à
Flims et aux confins du Tyrol, en Samnaun, Oxytropis fœtida, Arena-
ria Marschlinsh, une quantité de carex des sables glaciaires surtout
les rares bicolor et ustulata, Androsace tomentosa et carnea, Lychnis
alpina, Artemisia glacialis, Herniaria alpina etc.
Remarquons, en quittant ces vallées de la Drance, que les derniers
bois de hêtre (Fagus silvatica) se rencontrent à leur issue, au Mont-
Chemin, et que cet arbre ne pénètre pas plus avant dans le Haut-
Valais. De l’autre côté de la vallée, sur le versant des Alpes Bernoises
il fait halte à peu près à la même distance. Cela tient évidemment
au climat. Le hêtre est un arbre de climat humide, et la même cause
qui l’exelut de l’Europe moyenne orientale, l’exclut aussi du Valais
proprement dit. Ce n’est pas la nature du terrain qui joue ce rôle, car
dans les montagnes très humides du Tessin, granitiques aussi, il monte
très haut dans les vallées des Alpes, et se mêle au mélèze. Nous
renvoyons nos confrères à l’articie admirable qu’Alph. de Candolle
a consacré à la discussion des limites du hêtre dans sa géographie
botanique, I (1855), page 237. Comme le hêtre, le houx (lex aqui-
Jolium), le Cytisus Laburnum, V Acer opulifolium et beaucoup d’autres
essences ne pénètrent guère jusqu'au centre du Valais, tandis que le
Cytisus alpinus Mill. se trouve un peu partout en Valais, et que le
Cytisus radiatus marque une zone très originale, comme lisière ou
comme sous bois, sur le versant opposé, au pied des Alpes Bernoises, à
1400 mètres d'altitude. |
10 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
La chaîne bernoise.
Comme les courses prévues pour la réunion de nos confrères
ne s’etendront guère sur ce versant bernois, nous nous contente-
rons d’une courte remarque relative à cette région. C’est une pente
beaucoup plus abrupte que celles des Alpes Pennines, et il n’y a
guère de vallées latérales comparables en longueur et en richesse à la
chaîne Pennine. Par contre, c’est la partie tournée vers le sud, la pente
où les vignobles s’etalent de préférence où il y a, au-dessus de la basse
région, des étages larges et fertiles; là, au milieu de prés fort étendus,
se cachent les villages les plus populeux du Valais. Au-dessus, la
chaîne, calcaire en grande partie, s'élève en arrêtes souvent verticales.
La flore est moins riche que celle des Alpes Pennines, on y trouve
pourtant quelques plantes inconnues à la chaîne méridionale. En
deux endroits, il y a des prés remplis d’Asphodelus albus. Le Saxifraga
cernua, le Centaurea axillaris, le Crepis pygmea, sont spéciaux à la
chaîne Bernoise, et le Viola Cemisia, Ranunculus parnassifolius, Pa-
paver alpinum, Rhododendron hirsutum, Valeriana Saliunca, Gentiana
lutea, semblent y dominer.
Sion et le centre de la vallée.
Apres les courses du Saint-Bernard et de Bagne, nous redescendons
dans la plaine pour visiter Sion, la capitale bien modeste, rustique même
du Valais. Dominée par les rochers calcaires de Tourbillon et de Valère
qui sortent des alluvions de la grande vallée du Rhône comme des
récifs d’une plage sablonneuse, il n’y en a pas, botaniquement parlant,
de plus remarquable en Suisse. Il faut y englober encore les rochers et
les pentes des alentours : Montorge surtout, avec ses ruines antiques.
Tous les pays à climat sec depuis la Perse jusqu’en Espagne se
distinguent par une flore printanière marquée, à monocotylées bulbeuses
dont la floraison passe vite et avant celle des autres plantes. C’est
aussi le cas du Valais autour de Sion. Le Bulbocodium vernum, le petit
et rare Gagea saxatilis, une tulipe rouge voisine de l’Oculus Solis
du Languedoc (7. maleolens Rb.) en font foi. Une violette curieuse
(V. Beraudii Bor.), Adonis vernalis, Anemone montana, Clypeola
Ionthlaspi, (v. Gaudini), un iris particulier (J. virescens Redoute), de
RNB, PAR
en.
APPENDIX IH. 14
rares graminées : Sclerochloa dura, Tragus racemosus, Trisetum
Gaudini Boiss., Poa concinna; puis Carex nitida, Ranunculus grami-
neus L., Scorzonera austriaca, Saxifraga bulbifera, Corydalıs solida, v.
australis Hausm, Trigonella monspeliaca, Hutchinsia petræa appar-
tiennent à cette flore printanniere, dont il ne reste plus vestige en été.
L'été à Sion est see (566 millimètres de pluie par an) et il y a peu de
plantes en fleurs. Le botaniste Languedocien y retrouve les pelouses
roussies et brülees de Montpellier, surmontées ca et là d’un figuier,
d’un amandier épineux devenu sauvage. Quelques graminées résistent
pourtant assez bien : le Festuca Valesiaca Gaud., les deux Sfipa, le
K@œleria valesiaca. Ce qui fleurit encore en été, ce sont quelques légu-
mineuses : Coronilla minima, Cytisus radiatus de la gorge de la
Sionne, Ononis natrix, Astragalus Onobrychis, monspessulanus. Onobry-
chis arenaria, et des composées : Kentrophyllum lanatum, Silybum
marianum, Centaurea Valesiaca, Hieracium tomentosum, Lactuca per-
rennis, virosa et Augustana, Podospernum laciniatum, Crupina vul-
garis, Achilles nobilis, setacea W K., tomentosa L., Micropus erectus,
Xeranthemum inapertum, puis Silene Otites, Turgenia latıfolia, Clema-
hs recta, Campanula spicata et bononiensis, Asperula montana, Verbas-
cum montanum, Onosma stellulatum, Erysimum helveticum, Helianthe-
mm fumana, Lychnis Coronaria, et cette jolie Tunica Saxifraga qui est
une des plantes les plus communes du Valais. En automne seulement, les
capitules Jaunes et minimes d’une plante spéciale : de l’Artemisia Vale-
siaca All. commencent à s'ouvrir. Cette armoise donne à quelques
landes rocheuses des alentours de Sion une teinte blanchätre, tant elle
est fréquente et tant son feuillage est couvert d’un duvet blanc de neige.
C’est de toutes les Armoises celle qu’on recherche le plus pour la
confection d’un poison lent mais sûr et terrible qu’on appelle extrait
d’absinthe. Quoique confondu par les auteurs avec l'A. maritima L.
c’est une excellente espèce qu’on indique encore au val d’Aoste, mais
que je n'ai vu qu’en Valais. M. O. Wolf a trouvé un hybride de Vale-
saca et d’Absynthium.
Ce qui frappe sur ces rochers ensoleillés du Valais, c’est la presence
des Sempervivum des Alpes (tectorum L., arachnoideum L. et leurs
variétés : velutinum Jord., etc.) au beau milieu de ses plantes d’un port
et d’une provenance méridionaux. C’est que les Joubarbes sont exces-
sivement xérophiles aussi, et sont protégées contre la dessication la
plus violente, par tout un magasin d'humidité encaissé entre les épi-
dermes.
12 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Le Biscutella de ces rochers diffère essentiellement de celle des
régions alpines, ainsi que l’Oxytropis qu'on y trouve (0. velutina
Sieber) est différent d’O. Haller: des sous-Alpes.
Les marais de Sion que le Rhöne entretient au pied du Montorge
méritent aussi quelque attention. Ils renferment un certain nombre
d'herbes, de grandes graminées, et le Typha angustifolia autrement
inconnus en Suisse. C’est aussi la station du Ranunculus (Batrachium)
Aion Rb., qu'on a guère retrouvé ailleurs.
Mais des plantes abondantes autour de Sion, la plus remarquable
est bien lÆphedra helvetica C.-A. Meyer, appartenant à un genre parti-
eulier aux steppes depuis la Sibérie jusqu’en Algérie : une plante deser-
tique pure, si jamais il en fut. C’est comme ce Trisetum Gaudini, que
MM. Trabut et Battandier ont découvert depuis dans les montagnes
aux confins du Sahara Algérien.
Dans le voisinage de Sion, les collines rocheuses de Saillon, et les
pentes de gyps des Plätrieres près de Sierre répètent à s’y méprendre
les stations brülees de Sion. Au-dessus de Sierre, un bois touffu de pins
sylvestres fait barrière et couvre les eboulements amenés par les
anciens glaciers. C’est le pays de l’Euphrasia viscosa qui, en automne,
remplit ces bois, comme ils sont, au premier printemps, remplis et illu-
mines par la bruyère des Alpes (Erica carnea L.).
Le Haut-Valais. La vallée de Zermatt.
Mais voici Viege avec son ancienne église, bâtie sur un rocher
qui surplombe le terrible torrent du même nom, lézardée et tronquée
par le tremblement de terre de 1855, et voici l’échancrure de la vallée
de Viège dont celle de Zermatt, but de notre excursion, forme la
branche droite, occidentale, tandis que la vallée de Saas en forme l’em-
branchement oriental et beaucoup plus court. Cette échancrure est ma-
gnifique comme paysage, et nous comprenons immédiatement que nous
sommes au seuil des grandes Alpes. Les dimensions, en effet, sont
d’une grandeur inusitée; nous apercevons des clochers, des villages,
des champs de seigle blanchissants à des hauteurs prodigieuses.
En effet, sur des croupes immenses, étalées largement au soleil, les
cultures montent très haut. Nulle part, dans nos latitudes, on n’observe
des limites plus élevées; la vigne prospère à Visp-Terminen, l’un de
ces villages en face, jusqu'à 1900 mètres, et les petits champs de seigle
et de pommes de terre, placés sur d'énormes blocs de gneiss, vont
APPENDIX IT. 13
encore bien plus haut. Mais ce qui donne un cachet à cette entrée de
vallée, c’est la cime si fière, si seintillante de neiges éternelles du
Balfrin, premier contrefort de la chaîne qui sépare Saas de la vallée de
Zermatt. Si le Balfrin n’a que 3802 mètres, les arrêtes qui le suivent
immédiatement atteignent déjà 4554 mètres : c’est la plus haute chaîne
laterale de l’Europe.
Deux routes nous conduisent a Zermatt. L'ancienne, un peu rabo-
teuse, mais d’une beauté incomparable et d’une richesse botanique rare;
c’est le chemin des mulets et des chars-à-banes alpestres, qui monte et
descend, qui serpente à travers les gorges et les forêts. L'autre, c’est un
chemin de fer des plus originaux, tantôt système ordinaire, tantôt à
rail denté selon la pente, établi depuis quatre ans seulement et dû au
génie de l'ingénieur valaisan M. Stockalper. C’est une merveille par le
contraste entre le confort et la régularité de la locomotion et les alen-
tours sauvages accidentés, alpestres au dernier degré. La ligne se tient
toujours au niveau du torrent qui se précipite avec fracas en innom-
brables cascades étourdissantes et emportant avec elles une bouffée
d'air glacé et humide à travers des rochers noirs, déchiquetés, mena-
cants. Par moments seulement on débouche dans de petits élargissements
de la vallée, avec quelques maisons en bois, avec une pelouse ver-
doyante. Tourne vers le nord, le voyageur a devant lui la pyramide
rocheuse de Bietschorn (3953 mètres) dont la flèche supérieure ne
semble tenir que par un prodige d'équilibre, tant les rochers en sont
fendus, coupés à jour. Malgré la hauteur, la neige ne trouve pas où se
se nicher sur des arrêtes aussi tranchantes.
Depuis le torrent vers les hauteurs, on observe une végétation
forestière des plus intéressantes. Dans la première partie de la vallée
jusqu’à sa bifureation à Stalden, on voit encore la vigne ; sur les éboulis
le Juniperus Sabina étale ses beaux et larges coussins plaqués étroite-
ment sur le sol et le protégeant efficacement contre un effondrement
imminent. La section de la vallée de Viège à Stalden a la végétation
méridionale du Valais dans sa plénitude. Dans les digues près de
Viège, il y a le Triticum biflorum Brignoli; plus loin, le long du chemin,
l’Echinops sphærocephalus, V'Hieracium valesiacum très élancé, le
Crupina, V'Hyssopus officinalis, le Chenopodium Botrys. Là où le
rocher s'approche et forme voüte à côté du chemin, il y a les beaux
Hieracium pictum Sehl. et lanatum, Daphne alpina. Partout une végé-
tation luxuriante, buissonnante d’armoise, de Verbascum, de chardons,
de bardanes, d’Ononis Natrix, de Linaria italica, de gigantesques
BULL. HERB. BOIsS. Appendix LIT, juin 185%. 2
14 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Joubarbes, de Centaurea valesiaca et d’achillees. L’Acer campestre, le
Prunus mahaleb forme des taillis, entrelacés de ceps égarés de vignes
plantureuses, soigneusement plantées sur des terrasses. Les cigales font
entendre leur chant assourdissant sur le tronc des frênes qu’elles
aiment. L’Apollon des Alpes et le lourd et noir Satyrus Cordula se
reposent sur les têtes des hautes scabieuses (Sc. agrestis W. Kit.).
Ce sont exactement les petits traits du paysage de la Haute Provence
à Embrun, à Mont-Dauphin ou à Guillestre.
Plus haut, il y a en quantité des pins sylvestres tortueux et pittores-
ques, et au-dessus de Stalden, c’est le mélèze, mêlé à des bouleaux blanes
très gracieux, penchant leurs élégants rameaux vers l’abîme béant et
retentissant du tonnerre des cascades. Cet assemblage du meleze et du
bouleau, du plus léger de nos conifères avee le plus léger de nos arbres
à feuilles, forme des groupes très beaux qui, avec les rochers auxquels
ils se cramponnent, offrent des sujets excellents aux paysagistes. Aussi
combien de fois nos grands peintres suisses : Calame, Diday, se sont
inspiré de ces vallées rocheuses du Valais!
Ça et la des torrents impetueux se jettent dans la Viege. Ce grand
torrent est peu confortable pour les riverains; sa crue journalière, en
été, est d’un mètre environ, sinon plus; c’est la fonte des glaciers qui le
gonfle, tandis que pendant la nuit, où le froid fige les eaux du glacier,
l’eau retombe à son niveau ordinaire. Jugez des précautions qu’on
a dû prendre en établissant un chemin de fer sur ses bords !
Entre Stalden et Zermatt, la flore est de plus en plus montagneuse.
Dans les mélèzes, se montre une des plus belles fleurs de nos parages :
le Lychnis flos Jovis, avec une forme très grande de Dianthus carthu-
sianorum (vaginatus Vill.), Astragalus leontinus, Linnæa borealıs,
Silene vallesia, Astragalus exscapus, Ononis rotundifolia, Leontodon
pseudo-crispus, Vicia Gerardi, Hieracium sabinum, Hypochæris macu-
lata, et de splendides rosiers s’y ajoutent en montant.
Le point fameux de ce tracé, c’est la station de Randa. Ici, à droite,
à une hauteur d'environ 3000 mètres, le regard étonné saisit les
glaciers suspendus aux flancs vertigineux d’une des plus belles mon-
tagnes, le Weisshorn (4512 mètres). C’est comme une fenêtre ouverte
vers le ciel, tant l'éclat de ces hautes régions est grand, vu d’une vallée
sombre, toujours ombragée, et sur le ciel bleu-foncé, d’où se détache
cette splendeur. C’est un mauvais voisin, ce Weisshorn. L’un de
ces beaux étages de glacier a la pénible habitude de se précipiter
de temps en temps dans le bas de la vallée. Il n’y a pas d'habitations
js
Let sp Qu EU
(Sp ec
APPENDIX I. 15
«lu côté de la vallée où ces glaces tombent, mais le souffle de vent causé
par la chute, la colonne d'air déplacée par une masse tombant d’une
aussi grande hauteur a suffi déjà pour renverser le village de Randa
tout entier, d’en balayer les maisons à un kilomètre et plus vers le
haut, de les planter au milieu des bois de la mi-montagne et de tuer
une quarantaine d'hommes et de nombreux animaux domestiques; le
tout dans une fraction de minute, pendant que les gens regardaient
paisiblement l’avalanche qui tombait, innocemment à leur idee, de
l’autre côté de la vallée.
Voici une dernière gorge bien étroite, dont les rochers portent déjà
l’Edelweiss des Alpes qu'un coup d’œil rapide peut apercevoir depuis le
wagon; voici la silhouette énorme du Mont-Cervin ou Matterhorn, trop
mal famé pour les accidents qu’on connait, et voici Zermatt avec son
hospitalité internationale.
Nous sommes à 1620 mètres d'altitude absolue, en pleines grandes
Alpes, à la latitude du lac Majeur, et dans un pays exceptionnellement
peu humide ce qui, dans les Alpes suisses, trop humides en général,
<onstitue une faveur marquée.
Il vaut la peine d'appuyer sur cette circonstance.
Déjà les localités basses du Valais, comparées à celle de la Suisse
moyenne, donnent des quantités de pluie fort restreintes :
Thoune (Oberland bernois) à une élévation de 560 mètres a une
moyenne (années 1890-1893) de 855 millimètres de pluie, Sion en
Valais (506 mètres) n’en a que 576 millimètres.
Voyons maintenant la montagne :
Guttannen (Oberland bernois), à 1040 mètres d'altitude, a eu, en
1892 et 1893, une moyenne de 1424 millimètres de pluie, notre Zermatt
{1620 mètres) n’en a eu que 470 millimètres. Il faut dire que les années
1892 et 1893 étaient exceptionnellement sèches. Mais les années 1888 et
1889 donnent pour Zermatt un résultat peu différent, c'est-à-dire le
chiffre de 628 millimètres, donc au-dessous de la moitié de Guttannen
qui, vu son altitude moins considérable, aurait encore besoin d’une
augmentation notable pour que notre comparaison soit tout à fait Juste.
Je pense qu’une différence aussi notable de climat explique suffisamment
toutes ces formes xérophiles, ces épidermes tomenteuses, ces Astragalus
aristatus à petioles réduits à des épines, et ces limites supérieures si
élevées de tous les végétaux de la vallée de Zermatt. Comparons
encore la quantité de pluie des montagnes du Haut-Valais à celle
du versant méridional de nos Alpes, qui s'ouvre sur les plaines
16 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
de la Lombardie et reçoit l'humidité émanant de la mer mediter-
ranneenne. Prenons pour cela deux stations : l’une dans la région basse
comparable à Sion, l’autre à la montagne, comparable à Zermatt.
Lugano, à 271 mètres d'altitude, a eu, comme moyenne de 1890-1893,
1803 millimètres de pluie (Sion, 566 millimètres), et Bruggio (1284 m.}
1474 millimètres (Zermatt 470 millimètres). Quelle différence énorme ;
elle fait ressortir la position exceptionnelle du Valais, dont les hautes
chaînes abritent le bassin comme un rempart contre l'humidité qui
tente en vain d’y pénétrer de tous les côtés! Ce n’est pas pour rien que
déjà Haller à comparé en petit le Valais à l'Espagne, dont les hautes
chaînes marginales, attirant les nuages, laissent à sec les vallées et les
plateaux de la Péninsule.
A Zermatt, le mélèze domine; peu d’épicéas (Picea excelsa) et vers
les hauteurs partout de noires et épaisses forêts d’arolles (Pinus Cem-
bra), l'arbre de la Sibérie et des Alpes centrales. Un énorme glacier
ferme la vallée ; autrefois tout blane jusqu’en bas, il s’est retiré dans ces
derniers quarante ans et a laissé une moraine frontale, une vraie
montagne d’eboulis de toutes les grandeurs, qui se couvre peu à peu
des plantes alpines des plus rares.
A Zermatt, vous trouvez deux jardins botaniques : l’un, créé par les
soins éclairés de notre confrère, le professeur O. Wolf, président de la
Société de botanique du Valais, appelée La Murithienne, d’après un
chanoine illustre du Saint-Bernard. Ce jardin est tout pres de l’église
anglicane, et nous démontre les effets de la culture sur les espèces
alpines sous le climat même des Alpes.
L'autre jardin, que Dieu lui-même dans sa bonté a étalé partout,
c’est cette végétation splendide, si abondante en espèces, dont la richesse
singulière à occupé depuis un siècle tous les botanistes du monde
entier. Déjà Haller, dans son ouvrage classique sur la flore suisse de
1768, s’en occupe, et les lettres si naivement intéressantes, echangees
depuis 1793, entre le chanoine Murith et Abraham Thomas, maître
forestier de Haller, en sont remplies. Alph. de Candolle, dans un
travail spécial, a discuté les causes de cette richesse !, et ceux de nos
confrères qui s'intéressent spécialement à ces questions de géographie
botanique, en trouveront un exposé détaillé dans l’ouvrage de H. Christ:
La flore Suisse et ses origines, Genève et Lyon, chez H. Georg, 1883.
1 Alph. de Candolle, Sur les causes de linegale distribution des plantes rares
dans la chaine des Alpes. Florence, 1875.
#3
APPENDIX IH. 17
De Candolle attribue l’affluence de tant d’especes alpines à la cir-
constance que cette vallée a été moins longtemps couverte des glaciers
de l’époque glacière et a pu servir ainsi d'asile à la flore alpine. En
effet, c’est iei que se rencontrent les espèces du haut nord, de la flore
boréale avec les espèces dont les Alpes ont été le centre de création.
Mais ce qui augmente le plus la liste des espèces de Zermatt, c’est le
contingent considérable d’especes du Piemont et du Dauphiné. On peut
dire que Zermatt constitue la limite orientale de la flore alpine ocei-
dentale ; et le botaniste français constatera ici la présence de toute une
quantité de ses bonnes espèces du Lautaret et du Mont-Cenis. Le grand
sillon du val Antigorio qui sépare les Alpes Pennines des Alpes du
Saint-Gothard met fin aussi à cette flore occidentale, et peu à peu les
plantes orientales font irruption.
Les alentours immédiats du village de Zermatt nous présentent une
flore franchement montagnarde, mais dont le caractère méridional ne
se dément pas. Les fougères, qui dominent si visiblement dans nos
Alpes de la Suisse moyenne, y font défaut ou à peu près, le gazon est
sec, glissant, constellé de Dianthus vaginatus Vill., de Veronica spicata,
d'une grande variété de Centaurea Scabiosa. Autour des blocs perches,
déposés par le glacier, il y a de charmants petits jardins naturels,
ménagés par la faux. Viola pinnata, Allium strictum Jaeq., dans sa
sous-espèce Christi Janka, Alsine laricifolia et rostrata, Androsace
septentrionalis, Sempervivum arachnoideum, Erysimum strictum et
Helveticum, Festuca pilosa Hall. fil, Ærigeron Villarsü, Achillea
tomentosa, Aquilega alpina, Geranium aconmitifolium, Bupleurum
stellatum et ranunculoides, Astrantia minor, Gentiana purpurea, Tha-
lictrum feetidum, se eueillent dans ces prairies et pâturages.
Le bassin de Zermatt et ses prairies, émaillés, après la fenaison
du colchique alpin en quantité, est le point de séparation d’un certain
nombre de petites vallées alpines, toutes remplies de grands glaciers.
Un peu au-dessous du village, c’est le haut vallon de Tæsch qui pénètre
vers les arrêtes de la chaîne des Michabels. C’est un endroit classique
entre tous pour la richesse de la flore. Le mieux c’est de pénétrer
obliquement, depuis Zermatt, allant « faldeando, » comme on dit
n Espagne, cela veut dire en écharpe de la montagne. On arrive
ainsi tout droit dans le bassin élevé de Tæsch et en évitant les gorges
d'en bas.
C’est une promenade délicieuse, sous bois, le long des « bis » ou
conduits à eaux, à travers des taillis de rosages : Rhododendron ferru-
= din 0
18 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
gineum, où s’entrelacent le ZLinnæa borealis et les hautes herbes : les
adenostyles et les gentianes.
Une fois entré dans le vallon, on est de prime abord consterné de:
l’âpreté de ce paysage boréal. Un torrent furieux, se frayant chemin
parmi des éboulis bigarrés, où toutes les raretés minéralogiques :
saussurite, écloguite, hornblende, ete., se mêlent en des couleurs
impossibles; tout autour, des pentes raides, se terminant en glaciers
suspendus et menacants, et de toutes parts des cascades rebondissantes:
qui vous interdisent souvent le passage. Gare au botaniste petit ou peu
ingambe qui s'arrête trop longtemps dans la soirée sur les eroupes si
riches, si sauvagement belles du fond de ce vallon, sur la moraine du
glacier de Mellichen! Il aura de la peine à franchir les torrents qui le
matin n’offraient aueune difficulté. Mais quelle flore! que de richesses !
Suivez le torrent et prenez les plantes arctiques qui se plaisent dans l’eau
glaciale : Juncus arcticus, Tofjeldia borealis et glacialis, les saules arcti-
ques, bref, tout un cortège de plantes du Spitzberg ou de Melvilles-Island.
Puis, montez la pente du premier « Kummen » (colline en patois
valaisan) au-dessus des chalets. Quelles touffes de Trifolium saxatile
partout, et toutes les Potentilla avec leurs hybrides, même les plus
rares : mullifida, geranioides, nivea; enfin, cherchez à atteindre la mo-
raine et les rochers qui la dominent : voyez Primula longiflora, et ce
curieux Adenostyles leucophylla qui ne craint pas les éboulis mouvants,
et puis ces coussins circulaires d’Androsace tomentosa, d’Eritrichuun
nanun; Ges guirlandes de Saxifraga biflora, ces pelouses luisant comme
l'argent le plus pur, composées de l’Artemisia glacialis que vous avez
eueilli au Galibier et à la Berarde déjà. Au retour, vous ne manquerez
pas de jouir d’une des toutes premières vues de nos Alpes, vue res-
treinte mais d'autant plus magnifique : celle du Weisshorn dans toute
sa splendeur, dans toute sa beauté de lignes et de couleurs.
Sur le même versant, mais plus au sud, il y a la vallée de Finelen.
Déjà la pente raide et boisée qui y conduit est si riche; les hybrides de
l’'ÆHieracium pictum, lanatum, ete., y foisonnent. Puis, au-dessus du bois,
vous serez étonné de trouver de beaux champs de seigle jusqu’à
2100 mètres d’elevation, et une pente vraiment inondée d’un soleil
d'Italie, où déjà à mi-juin les étoiles bleues de l’Anemone Hallert
s'ouvrent sur un gazon encore sec et serré; à la mi-août, les panaches
grisätres du capitule fructifere sont la seule trace de cet éclat prin-
tanier.
Astragalus aristatus , Echinospermum deflexum, plusieurs Oxytropis,
a
APPENDIX HI. 19
Senecio incanus, uniflorus et des formes intermédiaires. de cu-
rieuses formes naines d’Artemisia campestris jusqu'à À. nana Gaudin,
Draba Thomasii, de rares Potentilla couvrent le gazon glissant de
Finelen.
De l’autre côté du ruisseau, cette scène empruntée aux Alpes pro-
vencales fait brusquement place à une forêt noire, touffue, presque
froide, d’arolles séculaires, dont le sous-bois est formé par des airelles,
des Eimpetrum nigrum, et un choix complet de tous nos saules alpins y
compris de beaux hybrides. Le rare Salix glauca y est aussi.
Le val Finelen se heurte bientôt au grand glacier qui remplit les
croupes immenses de la grande chaîne entre le Mont-Rose et le Strahl-
horn. C’est un glacier facile à traverser !, et ses bords rocheux à Rimp-
fischwängi et plus loin sont couverts de belles plantes : du Senecio
uniflorus entre autres.
La vallée de Zermatt se prolonge dans le glacier de Gorner, le
plus long, le plus brillant de ces Alpes. Entre le Gorner et le val
Finelen, la chaîne considérable du Riffel et du Gornergrat invite les
touristes avec ses beaux hôtels et son point de vue unique. Le sentier
du Riffel, trop fréquenté pendant la belle saison, offre pourtant au bota-
un vrai Elenchus de la flore valaisane. Déjà la première montée est très
fructueuse, avec un certain rocher, au milieu du bois, tout couvert de
Carez hispidula, au pied duquel l’ancolie des Alpes balance ses grandes
fleurs. Mais le meilleur endroit de cette chaîne du Riffel, c’est la pente
qui longe les parties supérieures du glacier, la Gelbe Wand surtout.
L’Alyssum alpestre et d’autres espèces xerophiles donnent à cette côte
brûlée, au niveau de 3000 mètres, un cachet tout à fait méridional. Sur .
les pentes du Riffelhorn, on trouve le rare Phyteuma humile.
La rive opposée, occidentale du Gorner est sombre, grande au delà
de toute expression. Des parois perpendiculaires des « Planches des
morts » se jette une cascade qui a perforé le glacier et se perd dans un
abîme béant. Mais ces pentes humides, d’un accès difficile, et menacées
par les débris qui degringolent sans cesse, est très riche aussi : 1’ Ade-
nostyles hybrida, les hybrides entre Thlaspi alpinum et corymbosum s’y
trouvent. Au bord du glacier, le rare Carex clavæformis de Hoppe
foisonne, et les blocs de la moraine s’ornent d’Artemisia glacialis et
d'Oxytropis fœtida.
Elevons-nous à cette pente, mais par le sentier commode et disposé
! Mais non sans guide!
20 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
en lacets qui prend par le bas du glacier et monte vers le Lac noır.
Nous sommes iei déjà au pied même du Mont-Cervin, sur la première
épaule sur laquelle le colosse appuie ses masses de gneiss et de serpen-
tine si sombres, d’un noir verdâtre qui tranche étrangement avec les
nevés qui couvrent les replis. Cette épaule est vêtue d’une riche toison
de verdure, au-dessus des derniers mélèzes il ya un gazon alpestre
rehaussé par d'innombrables fleurs ; c’est la pelouse la plus verdoyante
de Zermatt. Les belles légumineuses ; les Oxytropis (fœtida, lapponica,
Gaudin), les Astragales S'y plaisent surtout avec le rare Ranunculus
rutæfolius, et le lac, adosse au grand rocher du Hörnli, est à une
hauteur de 2400 mètres, si propice encore à la vie animale et végétale,
qu'on y trouve une espèce de coquille localisée (Lymnæus Blauneri) et
le Batrachium trichoides des marais de Laponie. Dans les différents
marais de toute la pente, il y a le rare Scirpus (Heleocharis) alpinus
Schleicher, qui se distingue du Sc. cœspitosus par des gazons petits,
grêles, non serrés, Tofjeldia borealis et calyculata v. glacialis Gaud. et
la plupart des petites Laiches des Hautes-Alpes. Plus haut, on arrive à
la moraine du glacier de Furggen, où les espèces des sables fins morai-
niques abondent. Artemisia spicata, Trisetum subspicatum, Campanula
cenisia, Saxifraga biflora, Thlaspi corymbosum J. Gay, qui remplace
dans ces Alpes le Thl. rotundifolium des montagnes calcaires de la
Suisse, Ranunculus glacialis, Poa laxa, distichophylla, ete., et où,
niché dans un certain repli, on peut trouver le rarissime Crepis jubata
Koch. Il vaut la peine de suivre, au delà du Hörnli, le sentier un peu
exposé, mais bien tracé et sans danger jusqu'à la première cabane du
Cervin même !. Cela nous donne au moins une bonne idée de cette mon-
tagne légendaire, mal famée à juste titre, mais sublime et séductrice au
delà de toute expression. Pour les impressions violentes, pour celle
surtout du néant de l'homme et de la grandeur éternelle de Dieu, il n’y
a pas de meilleur observatoire sur notre vieille planète !
Toujours à droite, à l’ouest du Cervin, s'ouvre, près d’un moulin
cramponné à l'issue de la gorge, le vallon de Zmutt. Dans l'ombre
épaisse des aroles les plus plantureux, avec une riche progéniture, ce qui
est plutôt rare dans nos Alpes, le sentier s'élève à des hauteurs
cffrayantes sur un abîme à pic, où gronde sourdement le torrent de
Zmutt. En sortant de ce bois, nous voilà au bord du grand glacier de
ce nom, le glacier propre du Cervin qui le domine presque perpendieu-
1 Non sans guide!
APPENDIX IL. 21
lairement par une paroi comme vous n’en aurez Jamais vu; à tout mo-
ment les glaces de l’epaulement se deversent en avalanches sonores pour
se briser en mille fragments en bas. C’est un paysage d’une désolation
indicible. En poussant, à travers le glacier, jusqu’au promontoire de
Stockje, où une bonne cabane du Club Alpin a été dernièrement balayée
par les avalanches, on trouve une végétation dont le fond consiste
en Adenostyles leucophylla. Jugez du reste. Mais on peut gagner
Zmutt aussi bien, et mieux encore par le versant occidental. On suit,
depuis le village de Zermatt, le sentier qui longe la base de la Heubalm
où l’Edelweiss se mêle aux tapis bleus de l’Æritrichium. Le long
de ce sentier, on trouve des stations du rare Erigeron rupestris de
Schleicher, plante peu connue et trouvée depuis au Bas-Valais, au Sim-
plon et à Finstermunz dans le Tyrol.
La dernière de ces gorges latérales du fond de Zermatt, c’est celle
de Trift, qui mène le long d’un des plus beaux torrents, par un sentier
d’une raideur peu connue jusqu’au glacier du Trift, qui est adossé à la
chaîne séparant la vallée de Zermatt de celle d’Anniviers. Partout
la même richesse; la gorge du Trift vous offrira de beaux spécimens de
Geranium aconitifolium Herit. (rivulare Villars) du Dauphiné. Un des
rares endroits où le pin de montagne (Pinus Pumilio) se trouve à
Zermatt, c’est la erevasse qui descend du Mettelhorn vers la grande
route. C’est un indice de la roche caleaire qui y affleure.
N'oublions pas les rosiers si variés qui ornent partout les haies et les
taillis du bas de la vallée jusqu’à la gorge de Zmutt. C’est là le pays du
Rosa cinnamomen, qui se trouve un peu partout à l’état subspontané,
mais qui est si rare vraiment spontané. Ieci, il est dans ce dernier cas.
R. pomifera Herrm., R. montana Chaix, R. graveolens Gr., enfin toute
une serie de belles roses alpestres avec leurs hybrides se eueillent là.
Pour le forestier et le botaniste dendrologue, il vaut peut-être la
peine de prendre, tout en bas de la vallée, depuis Stalden, par le
sentier de Grenchen, pour étudier, au-dessus de ce village, à 2000
mètres d'altitude, tout un bois de pins des Pyrénées (P. uncinata
Ram.). Mais c’est un détour de quelques heures au moins et il faut un
guide.
Dans ces montagnes, il n’y a pas d’industrie, sauf celle qui consiste à
héberger des étrangers qui arrivent par milliers pour admirer un pays
tout rempli d’indieibles beautés, où le sublime domine, mais où les
petits traits charmants ne font pas défaut non plus. A côté de ces
confortables hôtels, la vie des habitants reste simple, les us et coutumes
23 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
stationnaires. On cuit toujours encore le pain des ménages en hiver
pour l'emporter à l’alpe et s’en servir durant l'été. Il est dur comme de
la corne, noir, mais d’un goût agréable. Ce pain est exclusivement de
seigle. Pour ouvrir la terre arable aussitôt que possible, on couvre le
tapis de neige de terre noire ou d’ardoises, pour que le soleil réchauffe
d’abord ses surfaces opaques qui, de leur côté, par le rayonnement de
chaleur, dissolvent plus vite les neiges. Du reste, le foin, l’alpage, le
beurre et le fromage avec l'élevage des bestiaux, voilà le plus elair des
ressources de ces braves gens, bloqués en hiver souvent pendant des
semaines dans leurs chalets où, heureusement, le combustible n’y
manque pas.
Voici comme le chanoine Murith, en 1795, valaisan lui-même, décrit
les habitants de notre vallée d’alors :
« C’est dans ces hautes contrées que le bras vigoureux du laboureur
« se fait remarquer; il a abattu des antiques sapins, il a creusé des
« canaux pour arroser les prairies, il a défriché la terre la plus
« ingrate, il a bâti des villages et élevé de charmantes églises. Le
« peuple de ces vallées est simple, laborieux, religieux, hospitalier et
« fidèle, mais méfiant envers les étrangers. Aussi je recommande aux
« voyageurs de faire connaissance avec Messieurs les Curés ou avec les
« personnes les plus considérées de l’endroit, afin d'attirer, par eux, la
« confiance d’un peuple à demi sauvage, d’un peuple souvent trompé
« par des voyageurs, ou déçu dans ses espérances par des malheurs. »
Mais déjà à cette époque reculée, le bon chanoine nous apprend :
« qu'au village de Zermatten on doit s'adresser au chirurgien Kro-
« nigguen, qui procure avec empressement les secours dont on pourrait
« avoir besoin, et qui fournira en même temps aux amateurs toutes les
« plantes de la vallée, dont il tient le magasin. »
Quant aux impressions de voyage du chanoine, en voici un speci-
men :
« Plus on avance, plus la vallée devient pittoresque; pendant près de
« six lieues d’un chemin gagné sur les rocs et les torrents, vous éprou-
« vez les sensations les plus neuves, au milieu, si je puis parler ainsi,
« des ruines d’un monde suranné et démoli, à Faspect du majestueux
« entassement des décombres d’une création bouleversée par quelque
« catastrophe supérieure à tout ce qu’on peut se figurer de plus desas-
« treux et de plus terrible. Le portique d’une telle ruine fait un effet
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APPENDIX II. 23
« des plus imposants. Il est formé par deux rochers et par des mon-
« tagnes voisines couronnees de sapins et de melezes antiques qui
« s’elevent à une hauteur immense. On dirait que le Créateur a voulu
« ici donner, en grand, le modèle des plus formidables fortifications ;
« des murs, des bastions, des remparts taillés à pie dans le roc, sont uni-
« formement entassés des deux côtés à une hauteur effrayante; tels
« qu'une garnison nombreuse, d'énormes sapins rangés en bataille,
« herissent de leur noire file ces superbes escarpements. Il ne manque
« à cette contrée, vrai séjour de la mélancolie, pour en faire le premier
« des jardins anglais, que quelques habitations propres à rappeler à
« l’âme absorbée l’homme et ses travaux champêtres. Un chalet, un
« bane placé au hasard sous un arbre reposerait agréablement les yeux
« fatigués de tous ces grands effets. »
Le Simplon.
La grande vallée du Valais se termine en un bassin large, ouvert,
lumineux, dont le centre est occupé par la ville de Brigue qui rappelle,
avec ses nombreuses coupoles en cuivre, une cité orientale ou russe. A
une élévation de 675 mètres, la végétation méridionale y domine
encore, et c’est ici seulement que se réunissent les vallées alpestres qui
forment le Haut-Valais. L’axe de la vallée principale continue dans la
même direction vers la vallée de Conches, au fond duquel le Rhône
prend sa source; à gauche, on devine la grande coupure de l’Aletsch,
dont le torrent, la Massa, s’est frayé une route à travers l’une des
gorges les plus profondes et les plus sombres des Alpes; à droite, vers
le sud-est, c’est la Saltine qui, par une autre gorge non moins remar-
quable, descend des croupes du Simplon.
A Brigue les plantes caractéristiques des collines : l’Adonis vernalis,
l’Ononis Natrix, le Centaurea valesiaca, V Anemone montana, le Juni-
perus Sabina, les Absynthes du Valais (Artemisia Absynthium, vale-
siaca, campestris) sont encore tout aussi répandues qu’à Sion, et cette
flore xérophile monte, dans les vallées latérales dont nous venons de
parler, jusqu’à 1800 mètres.
En suivant, en interminables lacets, la grande route du Simplon de
Brigue jusqu'au pont Napoléon, ou en abrégeant par un sentier très
étroit, prenant a mi-côte le défilé si pittoresque de la Saltine, on cons-
tatera que la première pente du Simplon est particulièrement riche en
plantes de cette région chaude. On n’y rencontre plus, il est vrai, les
_ + AUS
2% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
beaux taillis de châtaigniers qui font l’ornement de la pente de Naters,
avant l'entrée du val Massa, mais on trouvera avec plaisir Koeleria
gracilis et valesiaca, Festuca valesiaca, Dactylis glomerata v. hispanica,
Astragalus Cicer, excapus et Onobrychis, une quantité d’Hieracium
particuliers aux rochers ensoleillés, Asperula montana, Onoms Natrix
et rotundifolia, ete.
Depuis l’endroit où la route abandonne la première pente pour entrer
dans les défilés, de beaux pins sylvestres, avec de vieux pieds fort
pittoresques de bouleau blane, ornent les escarpements, tandis que
déjà le glacier de Kaltwasser (eau froide) et les sommets de la grande
chaîne du Monte-Leone forment le fond du paysage. Mais dans les gra-
viers qui longent la route c’est toujours la flore xérophile qui nous
suit: Lactuca perennis, Mathiola valesiaca Boiss., (Ethionema saxa-
ble, Alyssuin montanum. Ce n’est qu'après le passage du pont Napo-
léon, à 1400 mètres, où la montée devient raide pour atteindre les
maisons de Bérisai qu’on entre dans le domaine de la végétation mon-
tagneuse. C’est un bois de conifères : l’Æpicea avec le mélèze, c’est
l’ Astrantia minor et tout le cortège de nos plantes des sous-alpes qui se
donnent rendez-vous ici. Bérisal, sur sa belle pelouse, 1520 mètres,
avec ses bois sombres de sapins, a déjà un aspect tout à fait
alpestre.
Les alentours sont riches en belles plantes alpines. C’est le pays
de l’Aretia Vitaliana, jolie primulacée à fleurs jaunes, qui, ailleurs
une espèce des arêtes nivales, descend ici jusque dans les bois de mé-
leze.
Bientôt nous atteignons l’endroit classique, où le torrent sortant
du glacier de Kaltwasser dont les tranches de glace sont tout pres,
tombe en cascade dans un abime profond, et où la route se faufile entre
la nappe de la cascade et le glacier, protégée par une petite galerie dont
l'ouverture donne sur le tourbillon de l’eau tombant au-dessus de nos
têtes.
Depuis cet endroit, nous entrons décidément dans les gazons serrés
des Hautes-Alpes, et bientôt nous laissons derrière nous les Rho-
dodendrons. Le petit plateau du col est un site alpin dans toute son
auguste âpreté. Le couvent, dans sa simplicité, ne manque pas de
grandeur et se trouve en parfaite harmonie avec ce paysage boréal.
Point d'arbres, point d’arbustes, un bas fond parsemé de petits lacs
lents à dégeler, les cimes très élevées de la grande chaîne tout autour,
avec une large calote de glaciers : voilà ce pays, mais c'est un vrai
APPENDIX II. 25
jardin alpestre. Nulle part, à la fin de juin, le Paradisia Liliastrum
couvre le gazon de touffes aussi serrées : c’est le Iys blane en miniature,
gracieux et frais au delà de toute description. Autour des flaques d’eau
les monocotyles, surtout les Laiches des Hautes-Alpes abondent,
quelque part le Carex microstyla Gay et le curieux hybride du Carex
jetida avec le C. lagopina (C. Laggeri Wimmer). A quelques pas
derrière le couvent, on trouve déjà une des gloires de la flore du
Simplon : l’Heriacium apicola Schl., si rare ailleurs, qui semble avoir
ici son centre. Sur les arrêtes, on trouve l’Eritrichium nanum, et le
Senecio uniflorus avec toute la flore glaciale des grandes hauteurs. La
cime du Schenhorn, les abords du Bistinenpass, le Sirwoltenhorn avec
un lac sur la pointe même de la montagne, sont des points dignes d’une
visite.
N'oublions pas que parmi les Révérends Pères qui au couvent
ouvrent aux pauvres passants une hospitalité si charitable, il y a tou-
jeurs l’un ou l’autre qui se distingue comme homme de science. Nous
devons à M. le chanoine Favre une énumération très instructive de la
flore du Simplon, dans son «guide du botaniste sur le Simplon.
Aigle 1875. »
Un peu plus bas, vers le village du Simplon, il y a des groupes
etendus du Polygonum alpinum, dans les pres, avec le magnifique
FRrhapontieum scariosum à capitule énorme, ressemblant au Leuzea du
midi.
La descente du col au village est assez considérable (le col a
2003 mètres, le village en à 1480) et la végétation s’en ressent : autour
du village commence déjà la culture du seigle et de la pomme de terre.
Ces montagnes sont le centre d’une campanule (excisa Schl.) qui est
une des plantes à aire la plus restreinte de nos Alpes; la vallée de
Saas à l’ouest, celle de Campo à l’est, et le revers du Mont-Rose au
sud, voila ses limites.
Voici comment le chanoine Murith, dans une lettre du 20 août 1803,
parle de cette plante :
« Enfin, sur la montagne du Niederalp (20 minutes de l’hospice
« du Simplon) qui s'étend jusqu’au fond du vallon, nous découvrîmes
« la Campanula nouvelle que M. Schleicher a nommé excisa, parce que
« les angles des découpures de la corolle forment un trou parfaitement
« rond, tandis que les plis de la corolle vue en face lui donnent une
« grande ressemblance avec l’Aguilegia alpina. »
EE EEE
26 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Aux Alpes occidentales, cette espèce est représentée par le €. Steno-
siphon (Rb.) qui en a tout le port, sauf la corolle qui est tout aussi
étroite qu’elle est bombée et rebondie dans notre plante du Simplon.
Pour peu que nous descendions du village du Simplon vers la pente
italienne, nous observons un changement de climat et de végétation
fort notables. D'abord, c’est une pente douce, ornée d’une infinité de
rosiers, variétés de pomifera Herrm., de corüfolhia Fries avec des
hybrides : À. Semproniana Favrat et Schimper. Mais bientôt, avant
d'arriver jusqu’au pied de la pente, où la galerie d’Algaby perce le roc
vif, nous trouvons des plantes étrangères au Valais, point xérophiles du
tout, mais appartenant à la région humide des sous-alpes italiennes.
C’est une ombellifere peu connue, le Zibanotis montana var. exaltata
Gaud., le Pleurospernum austriacum et sur les rochers humectés par
des filets d’eau, le splendide Saxıfraga Cotyledon, rival du longifolia
des Pyrénées, dont le panache à fleurs innombrables atteint quelquefois
75 cm. En continuant la descente, cette flore Insubrienne devient plus
riche à chaque pas. Tandis que le Leontopodium se eramponne encore
aux rochers le long de la route avec le Saussurea discolor et le rare Eri-
geron rupestris Schleicher, le Zalium croceum Chaix, le Silene Saxifraga
du midi se montre déjà à côté; un peu plus bas, à Gondo, et plus loin à
telle, le grand Molopospermam cicutartum se présente, et juste à la fron-
tiere (359 m.), les premiers châtaigners abritent le Cyclamen europaum.
En face de Gondo, la belle vallée alpine de Zwischenbergen déverse son
torrent impétueux en blanches cascades dans la Devera. Il vaut la
peine de s’y engager, car ses hauteurs, par lesquelles on gagne la vallée
de Saas, sont d’une richesse peu commune. Le Sempervivum Gaudini
Christ, qu'on retrouve à Cognes, y fait sa première apparition, Campa-
nula excisa, Statice alpina, et plus haut Senecio uniflorus y sont
répandus. Celui qui poursuit la route du Simplon jusqu’à sa base
méridionale trouve au pont de Crévola un paysage tout italien : l’im-
mense vallée de Domo d’Ossola s'ouvre dans toute sa beauté, les
rochers sont couverts d’Opuntia vulgaris, le Celtis australis y donne
nourriture à son papillon spécial : le Zabythea celtis ; bref, c’est la végé-
tation du lac Majeur.
Voici, en grands traits, le champ d'exploration réservé à nos chers
hôtes de France. Il embrasse toutes les régions d'altitude que l’Europe
peut fournir : depuis celle de l’amandier et de l’Ephedra jusqu'aux
glaces éternelles, depuis l'Espagne jusqu’au Cap Nord. Et si nos con-
frères de France connaissent ces contrastes par leurs courses dans leurs
PR ES NE RE ER Gi ak ne
APPENDIX II. A
propres Alpes, ils les verront sur une plus grande échelle, et dans un
pays où les bois jouent un rôle plus large qu’en Dauphiné, où les eaux
sont plus abondantes, les pentes plus vertes. Nous serions heureux si
ces quelques lignes pouvaient leur inspirer le désir de venir voir en bon
nombre ces belles contrées et d’en rapporter un butin et des souvenirs
riches et agréables!
Au nom des Comités de la Société botanique Suisse
et de la Société botanique de Genève,
D' Carıst,
Président de la Soc. bot. Suisse.
à + +
DAC AROOAS SSL AL A ALLO LA AA RAR ARR LR RE N
2° année, Appendix N° IV. Juillet 1894,
ann
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
SOCIETÉ
L'ÉTUDE DE LA FLORE FRANCO-HELVÉTIQUE
SOCIÉTÉ POUR L'ÉTUDE DE LA FLORE FRANCAISE (TRANSFORMÉE)
1895
TROISIÈME BULLETIN
MEMBRE HONORAIRE DU COMITE :
M. Ch. Magnier.
COMITÉ POUR 1894 :
MM. G. Camus, Gillot, Malinvaud.
SOCIÉTAIRES :
MM. Autran, Burnat, Buser, Camus, l'abbé Chevallier, Corbiere, l'abbé
Coste, Foucaud, Gillot, Hariot, le frère Héribaud, l'abbé Hervier, l'abbé
Hy, Jeanpert, Luizet, Malinvaud, Neyra.
DONATEURS :
MM. Le Grand, Ch. Magnier, Vuillemin, F.-0. Wolf.
Notre confrère, M. Ch. Magnier, surchargé de travail par les impor-
tantes publications dont il a la direction, a donné sa démission de
membre de la Société. Pour rendre hommage aux services rendus par sa
collaboration lors de la fondation de la Société, les membres du Comité
BULL. HERB. BOISS. Appendix IV, juillet 1894. 1
2 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
ont proposé à leurs confrères de lui conférer le titre de membre honoraire
du Comité. et la Société, à l'unanimité, a ratifié cette proposition.
Les élections pour le comité de 189% ont donné le résultat suivant :
MM. Camus et Malinvaud ont été confirmés dans leurs fonctions et la
place vacante par suite de la démission de M. Magnier a été attribuée à
M. le Dr Gillot.
La Société, tout en conservant le but de sa fondation et l’ensemble de
ses statuts, a jugé utile de changer le nom qu'elle avait adopté primitive-
ment pour prendre celui de Société pour l'étude de la flore franco-helvé-
tique. A l'avenir les plantes recueillies en Suisse seront acceptées, mais
il reste entendu qu'elles devront provenir des régions limitrophes et
qu'elles seront données pour faciliter la recherche en France des mêmes
formes, lorsque l'examen orographique permettra de conclure à la pro-
babilité ou à la possibilité de leur existence. Il est clair que l’on est en
bon droit d'espérer qu'une partie des formes critiques ou des espèces
rares signalées sur le versant suisse des chaînes du Jura et des massifs
des Alpes pourra être retrouvée en France sur l’autre versant.
Sur la demande de la plupart de nos confrères, plusieurs sujets d'étude
ont été proposés. Il ne peut être donné suite à tous pour le moment, car
éparpiller nos recherches serait nous exposer à perdre en partie les bons
résultats que nous devons en attendre. Pour l’année 1894, le comité
recommande l'étude sur place des groupes suivants : Erigeron du groupe
alpinus; Senecio erucifolius, barbareæfolius et Jacobeæ, etc.; Cirsium erio-
phorum; Cirsium lanceolatum; Galium à fleurs d’un blanc jaunätre»
Alchimilla (des régions élevées). Le comité prie chaque confrère d’en-
voyer trois échantillons des formes qu'il aura l’occasion d'observer. Les
échantillons seront pourvus d'étiquettes soigneusement annotées et ser-
viront à donner des renseignements sur la répartition des espèces.
L’examen simultané des différentes plantes envoyées pourra servir à
attirer l'attention sur des formes nouvelles et, s’il y a lieu, le comité
demandera au confrère de bien vouloir, pour l’année suivante, récolter
en nombre pour être distribuées les plantes qu'il aura jugées intéres-
santes. Les résultats de géographie botanique seront consignés, au nom
de la collectivité, en conservant à chacun des sociétaires les découvertes
qui lui seront propres. Tous les confrères ne seront pas également en
mesure d'étudier dans leur region les groupes que nous signalons. Le
comité recommande à ceux qui herborisent dans les pays des hautes
APPENDIX IV. 3
altitudes de porter de préférence leurs recherches sur les Erigeron,
Alchimilla, Cirsium eriophorum, et à ceux qui explorent les pays de plaine
il signale les Senecio, Cirsium et Galium. Ce ne sont là que des indica-
tions et non des obligations, et les societaires ne sont tenus qu’a donner
cinq plantes admises par le comité. Il faut reconnaître que, grâce à l’acti-
vité de tous, la Société a plus donné qu'elle n'avait promis, et que le
chiffre de septante-quinze plantes à distribuer par an a été largement
dépassé, puisque l’année 1893 donnera encore plus de cent plantes à la
répartition.
Le comité, au nom de la Société, remercie vivement MM. Le Grand,
Ch. Magnier, Vuillemin et F.-0. Wolf, qui ont donné, à titre gracieux, les
plantes distribuées en leur nom.
4 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
PLANTES PUBLIEES EN 1893
M. Aurran. — Alchimilla effusa; A. obscura; A. Vetteri; A. obtusa;
A. decumbens.
M. Burnar (contingent de 189%, par avance). — Alchimilla subsericea;
A. grossidens spont. et var. cult.; A. frigens; A. lineata; A. straminea
f. vegeta.
M. Buser. — Alchimilla alpina; A. Hoppeana; A. pallens; X A. cu-
neata; X A. gemmia; A. pubescens; A. glabra; A. incisa; A. firma;
A. sericoneura ; A. cuspidens; A. connivens; A. pastoralis; A. crinita;
A. suberenata; A. coriacea; Plantago cinerascens.
M. Camus. — Lappa tomentosa; X L. media (L. tomentosa X minor);
Gentiana Pneumonanthe var. prostrata; X Galium Bailleti (G. dumetoro-
verum); Salix aurita; S. cinerea; X S. mollissima Ehrh.; S.
X S. Reichardtii (S. caprea-viminalis); XS. (S. aurita-cinerea);
X Salix ambigua (S. aurita X repens).
MM. Camus et JEANPERT. — X Galium digeneum + glabrum; 5 pubescens.
(G. elatum X glaucum); Carex Schreberi var. ludibunda.
M. CHEVALLIER. — X Galium Lamottei (G. albo-verum) ; X Cirsium
Forsteri (C. anglico-palustre) ; X Senecio (S. vulgari-leucanthe-
mifolius); Asplenium Petrarchæ.
MM. CHEVALLIER et JEANPERT. — X Carex evoluta (C. riparia X fili-
formis).
M. Coste. — Alsine Thevenæi; Alchimilla Lapeyrousi; A. minor f.
aprica; A. minor f. vegeta gracilis; A. demissa; A. filicaulis £. vestita;
A. saxatilis; Cotoneaster vulgaris; C. tomentosa; C. intermedia; Jussiæa
grandiflora.
M. CoRBIERE. — Rubus prolongatus; Hieracium anchusoides; Erythræa
tenuiflora; Lippia nodiflora; X Carex axillaris (C. remota X vulpina).
M. Foucaup. — Allium sphærocephaloides; Atropis Foucaudi; Chara
galioides var. Foucaudi; Ch. erinita; Nitella tenuissima var. Foucaudi;
N. glomerata var. littorea.
2° (pe is 5 ee =; RÉ: ss OS
APPENDIX IV. 5
M. Gizcor. — Geum Billeti (G. rivali-monlanum); X Cratægus lobata
Bosc. (C. oxyacantho-germanica); Erigeron Villarsii f. erecta et f. diffusa ;
E. uniflorus var. purpurascens; E. uniflorus var. albidus; Senecio uni-
florus; Carex OEderi var. pumila.
M. Harıor. — Sisymbrium rhedonense; Galeopsis Ladanum var. gla-
bra; X Salix Doniana (S. repens X purpurea); X S. viridis (S. fra-
gilis X alba); Tolypella glomerata var. Leonhardi.
M. HÉRiBauD. — Anemone apiifolia; Trifolium gracile; Vicia monanthos;
Potentilla demissa; Achillea Millefolium var. macrocephala; Carlina oro-
phila; Taraxacum leptocephalum; X Linaria Camusi (L. vulgaris X striata
var. galioides?); Mentha silvestris var. pachystachya; Galeopsis longiflora.
M. Henvier. — Ranunculus peltatus var. pseudofluitans; Elatine
hexandra var. pedunculata ; Carpesium cernuum; Hieracium Hervieri;
H. pallescens 3. cruentatum; H. subrude; Thesium humile; Euphorbia
semiperfoliata,
M. Hy. — X Nasturtium ligerinum (amphibio-palustre); X Verbascum
Humnicki (V. Thapsus X thapsiforme); X V. Schottianum (V. nigrum X
floccosum); X Orchis alata (0. morio-laxiflora); Isoëtes tenuissima; Colle-
modium andegavense.
M. JEANPERT. — X Nasturtium anceps (N. amphibio-silvestre); Siler
trilobum; OEnanthe silaifolia; Galium glaucum; X G. approximatum
(G. vero-elatum); X G. approximatum, forma; x G. decolorans f. recedens
(G. vero-Mollugo); G. decolorans; X G. ambiguum
(G. verum X?)
M. MaLınvaup. — Alyssum petræum; Vaccinium Myrtillus var. leuco-
carpum; Mentha viridis var. crispata; M. Nouletiana; M. sativa p. p.
(M. varaliensis).
M. Neyra. — X Cirsium subalpinum (C. palustri-rivulare); X C. Hee-
rianum (C. rivulari-acaule); Hieracium conringiæfolium; H. Ravaudi;
H. doronicifolium; H. leucophæum ; H. Liottardi; Pedicularis Verloti.
DONS :
M. Le Grann. — Trichonema Requienii.
M. Ch. MAGNiER. — Polygala vulgaris (comosa) subvar. Deseglisei,
forma; Heleocharis amphibia ; Scleropoa hemipoa.
M. F.-0. Worr. — Alchimilla subsericea; A. flabellata.
237.
238.
230.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
CATALOGUE
DES
PLANTES DISTRIBUÉES EN 1893
Ranunculus peltatus var. pseudo-fluitans Jh. Herv. (Loire).
Anemone apiifolia Scop. (Cantal).
Sisymbrium rhedonense Degland (Ille-et-Vilaine).
> Nasturtium ligerinum Hy (N. amphibio-palustre) (Maine-et-
Loire).
N. anceps DC. (N. amphibio-silvestre Asch.) (Seine).
Alyssum petræum Ard. (Lot).
Polygala vulgaris (comosa) subvar. Deseglisei, forma (P. Deseglisei
Le Grand, forma) (Côte-d'Or).
Alsine Thevenæi Reut. (Aveyron).
Elatine hexandra var. pedunculata Le Grand (Loire).
Trifolium gracile Thuill. (Puy-de-Dôme).
Vicia monanthos Desf. (Puy-de-Dôme).
x Geum Billeti Gillot (G. rivali-montanum) (Cult.).
Potentilla demissa Jord. (Puy-de-Döme).
Rubus prolongatus Boul. et Let. (Manche).
GENUS ALCHIMILLA
S 1. Alpin.
A. saxatilis Buser (Aveyron).
A. alpina L. vera ! (Haute-Savoie).
A. subsericea Reuter (Haute-Savoie).
239bis. A. subsericea Reuter (Suisse).
240.
241.
A. Hoppeana Rchb. (Aïn).
A. pallens Buser (Haute-Savoie).
APPENDIX IV. 7
242, A. grossidens Buser (Haute-Savoie).
243. A. grossidens Buser, f. latifoliola (Haute-Savoie) (Cultivé).
S 2. Pentaphyllæ.
24%. X A. grossidens X pentaphylla f. intermedia Bus. (A. cuneata
Gaud) (Suisse).
245. X A. grossidens X superpentaphylla, f. pilosior Buser (A. gemmia
Buser) (Suisse).
$ 3. Vulgares.
a. Pubescentes.
246. A. minor Huds. f. aprica (Aveyron).
247. A. minor Huds. f. vegeta gracilis (Aveyron).
248. A. pubescens Willd. (Cultivé).
249. A. Vetteri Buser (Ligurie).
250. A. flabellata Buser (Suisse).
b. Strigosulæ.
251. A. Lapeyrousii Buser (Aveyron).
252. A. filicaulis Buser var. vestita Buser (Aveyron).
e. Calicinæ.
253. A. glabra Poiret (Suisse).
25%. À. incisa Buser (Suisse).
255. A. firma Buser (Suisse).
256. A. sericoneura Buser (Suisse).
d. Conniventes.
257. A. cuspidens Buser (Suisse).
258. A. connivens Buser (Ain).
259. A. lineata Buser (Haute-Savoie).
-e. Euvulgares.
260. A. pastoralis Buser (Haute-Savoie).
261. A. obscura Buser (Suisse).
262. A. crinita Buser (Ain).
263. A. subcrenata Buser (Aïn).
26%. A. obtusa Buser (Haute-Savoie).
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290.
291.
292.
293.
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295.
296.
297.
298.
299.
© RO
RE.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
. effusa Buser (Haute-Savoie).
. decumbens Buser (Suisse).
. frigens Buser (A. frigida Buser, non Wedd.) (Aïn).
. demissa Buser (Aveyron).
. corlacea Buser (Haute-Savoie).
. straminea Buser f. vegeta (Haute-Savoie).
X Cratægus lobata Ser. (GC. oxyacantha X germanica) (Saône-et-
Loire).
Cotoneaster vulgaris Lindl. (Aveyron).
G. tomentosa Lindl. (Aveyron).
C. intermedia Coste (Aveyron).
Jussiæa grandiflora Michx. (Hérault).
Saxifraga hieracifolia Waldst. et Kit. (Cantal).
Siler trilobum Scop. (Meurthe-et-Moselle).
OEnanthe silaifolia M. B. (Seine-et-Oise).
Galium glaucum L. (Seine-et-Oise).
X G. digeneum Camus et Jeanpert z glabrum (G. glaucum <Mo!-
lugo) (Seine-et-Oise).
X G. digeneum Camus et Jeanpert 5 pubescens (G. glaucum><Mol-
lugo) (Seine-et-Oise).
X G. Bailleti Camus (G. dumetoro-verum) (Seine).
X G. approximatum Gren. et Godr. (G. elato-verum) (Seine).
X G. approximatum Gren. et Godr. (Seine-et-Oise).
X G. Lamottei Cam. et L. Chevallier (G. albo-verum) (Seine).
X G. decolorans Gren. et Godr. (G. vero-Mollugo elatum) (Seme).
X G. decolorans Gren. et Godr. f. recedens (G. vero-Mollugo ela-
tum) (Seine).
X G. ambiguum Gren. et Godr. (G. verum-Mollugo) (2) (Seine).
Erigeron Villarsii f. erecta et f. diffusa Gillot (Savoie).
E. uniflorus var. purpurascens Gillot (Savoie).
E. uniflorus var. albidus Gillot (Savoie).
Senecio uniflorus All. (Savoie).
x S. vulgari-leucanthemifolius (Algérie). Don exceptionnel.
Achillea Millefolium var. macrocephala Lamt. (Puy-de-Dôme).
Carpesium cernuum L. (Alpes-Maritimes).
x Cirsium subalpinum Gaud. (C. palustri-rivulare) (Isère).
XC C. Heerianum Næg. (C. rivulari-acaule) (Isere).
x C. Forsteri Sm. (C. anglico-palustre) (Sarthe).
Carlina orophila Lamk (Cantal).
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APPENDIX IV. G
X Lappa media (L. tomentosa X minor) (Seine-et-Oise).
L. tomentosa Lamk (Seine-et-Gise).
Taraxacum leptocephalum Reichb. (Puy-de-Döme).
Hieracium leucophæum Gren. et Godr. (Isère).
. doronicifolium Arvet-Touvet (Isere).
. Liottardi Vill. (Isere).
. conringiæfolium Arvet-Touvet (Isère).
. Ravaudi Arvet-Touvet (Isère).
. anchusoides Arvet-Touvet (Calvados).
. subrude Arvet-Touvet (Loire).
. pallescens 5. cruentatum Arvet-Touvet (Loire).
. Hervieri Arvet-Touvet (Loire).
Vaccinium Myrtillus var. leucocarpum Dumortier (Vosges).
Erythræa tenuifolia Hoffm. et Link (Manche).
Gentiana Pneumonanthe var. prostrata G. Cam. (Cher).
X Verbascum Humnicki Franchet (V. Thapsus-thapsiforme) (Maine-
et-Loire).
X V. Schottianum Schrad. (V. nigrum X floccosum) (Maine-et-
Loire).
X Linaria Camusi Fr. Heribaud (L. vulgarisx(striata var. galioides?)
(Cantal).
Pedieularis Verloti Arvet-Touvet (Isère).
Mentha silvestris var. pachystachya Malvd (Cantal).
M. sativa L. p. p. (M. varaliensis Bouteille) (Seine-et-Marne).
M. viridis var. crispata Koch. (Cultivé).
M. Nouletiana Timb.-Lagr. (Gultive).
Galeopsis longiflora Timb. et Marcais (Cantal).
G. Ladanum var. glabra Briquet (Aube).
Plantago cinerascens Seringe (Suisse).
Lippia nodiflora Rich. (Var).
Thesium humile Vahl (Corse).
Euphorbia semiperfoliata Viv. (Corse).
X Salix viridis Fries f. glabra Wimm. (S. fragilis-alba) (Aube).
X S. Doniana Smith (S. repens-purpurea) (Aube).
S. aurita L. (Seine-et-Oise).
XS. mollissima Ehrh. (S. viminalis triandra) (Seine-et-Oise).
X Reichardtii Kerner (S. caprea-viminalis) Sn -et-Oise).
S. cinerea L. (Seine-et-Oise).
es: (S. aurita-cinerea) (Seine-et-Oise).
EEINEE EEE EEI ER EEE
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
XS. ambigua Ehrh. (S. aurita-repens) (Seine-et-Oise).
Allium sphærocephalum var. bulbilliferum Loret et Barrand. (Cha-
rente-Inferieure).
Trichonema Requienii Marsilly (Corse).
X Orchis alata Fleury (0. morio-laxiflora) (Maine-et-Loire).
Heleocharis amphibia DR. (Gironde).
Carex OEderi var. pumila Zahn (Côte-d'Or).
x C. axillaris Good. (C. remota X vulpina) (Manche).
x C. evoluta Hart. C. (riparia X filiformis) (Seine-et-Oise).
C. Schreberi var. ludibunda Camus et Jeanpert (Seine-et-Oise).
Atropis Foucaudi Hackel (Charente-Inferieure).
Scleropoa hemipoa Parl. (Hérault).
Asplenium Petrarchæ DC. (Alpes-Maritimes).
Chara crinila Wallr. (Charente-Inférieure).
Ch. galioides var. Foucaudi Hy (Charente-Inferieure).
Nitella tenuissima var. Foucaudi Hy (Charente-Inferieure).
Tolypella glomerata var. litiorea Hy (Charente-Inferieure).
T. glomerata var. Leonhardi Lot. (Aube).
Isoëtes tenuissima Boreau (Vienne).
Collemodium andegavense Hy (Maine-et-Loire).
APPENDIX IV. 14
NOTES
sur les plantes distribuées, et diagnoses des espèces
nouvelles ou peu connues.
226. — X Nasturtium ligerinum Hy hyb. nov. — an N. lige-
rinum Bastard inéd. in herb. Boreau?
N. amphibio-palustre Hy. — Plante stérile.
Il existe dans l'herbier Boreau un échantillon récolté par Bastard,
très voisin, quoique non identique à la plante que nous publions. Nous
considérons la plante de Bastard non comme un produit direct du croi-
sement des deux espèces précitées, mais comme une production quarte-
ronne, se rapprochant davantage du N. palustre. Elle a été rattachée à
celte espèce par Boreau, qui wa pas pris en note la stérilité de la plante.
Plante croissante au milieu des parents sur le sable des alluvions de
de la Loire, et vivace comme l’un d'eux, N. amphibium. Plus voisine par
l’ensemble de ses caractères du N. palustre avec lequel on l’a confondue.
Presque glabre dans toutes ses parties, sauf aux oreillettes de la base du
pétiole. Sépales égalant presque les pétales. Pedoncule fructifère étalé ou
peu dressé; deux fois plus long que la silicule toujours stérile, longue de
2 mm. environ et surmontée d’un style court à stigmate capité. Feuilles
pinnatipartites à segment terminal, beaucoup plus ample, irrégulièrement
denté-lobé. Souche Z sans stolons. F. Hy.
En 1888, nous avons trouvé cette forme au lac de Saint-Quentin pres
de Versailles, sans avoir pu déterminer ses ascendants. Il est fort pre-
bable qu'elle sera retrouvée sur d’autres points de notre flore, grâce aux
échantillons publiés par notre confrère. À Saint-Quentin, la plante crois-
sait au milieu de N. palustre, N. pyrenaicum et N. amphibium; 11 était
difficile de rechercher le nom des parents. Il est heureux que M. l'abbé
Hy ait pu voir cette plante critique dans des conditions plus favorables à
la recherche des ascendants. G. CAMUS.
12 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
228. — Alyssum petræum Arduin. — Voyez, au sujet de cette
plante, mon article intitulé « Un Alyssum nouveau pour la flore
française » dans les Actes du Congrès de Botanique tenu à Paris en
août 1889, pp. cerxı et seq. (in Bull. Soc. bot. de Fr., t. XXXNVD). Voici,
d'accord avec le Dr Cosson, comment j'ai établi la synonymie de cette
espèce :
Alyssum petræum Arduin. Specim. alt. 30, tab. 14 (176%); Koch, Syn. fl.
germ. ed. 2, p. 63.— A. gemonense L. Mant. 92 (1767) ; Bert. Fl. ital. VI, 498.
— 4A. edentulum W. et Kit. Pl. rar. Hung. I, 95, tab. 92 (1802) ; Reichb. Ie. fl.
germ. II, tab. XXI, f. 4281 ; Boiss., Fl. Or. I, 266. — A. vesicarioides Andrz.
e specim. hort. paris. — Aurinia gemonensis Griseb. Spicileg. I, 272.
La préférence accordée au nom donné par Arduino est fondée sur la
règle de priorité dont l’utilite est incontestable lorsqu’on est en présence
de divers synonymes se partageant à peu pres également les suffrages
des auteurs. Edentulum adopté par Boissier a sans doute l’avantage de
rappeler un caractère spécifique important, gemonense indique la localité
linneenne de l’espèce, et petræum, terme banal, semblerait devoir s’effacer
devant les deux précédents, mais, étant le plus ancien pour cette plante,
il permet, par l'application de la règle de priorité. de résoudre d’une facon
simple et précise la difficulté causée par l'embarras du choix. en la rédui-
sant à une question de date.
Une variété à fleurs et fruits deux fois plus petits que dans la forme
ordinaire, et dont j'ai rencontré dans la localité d’Assier (Lot) de nom-
breux individus mélangés au type, correspond peut-être à l’Alyssum
microcarpum Neilr., et dans tous les cas ne saurait être spécifiquement
distinguée de l'A. petræum. Ern. MALINVAUD.
22). — Polygala vulgaris (comosa) subvar. Deseglisei forma
(P. Desecuiser Le Grand, forma).
C'est une forme parviflore du P. comosa. Par ses petites fleurs, on
pourrait la prendre pour un hybride entre P. amarella et P. comosa (vul-
garis subsp.), mais l'ensemble des caractères s’oppose à cette inter-
prétation. Malgré ses très petites fleurs, elle cadre très bien avec P. Dese-
glisei Le Grand. Mais, je le répète, chaque contrée a ses variétés parlicu-
lières et l'identification parfaite est quasi impossible, dès qu’on s’abaisse
à considérer les formes locales. Si on voulait créer une désignation par-
ticulière pour toutes, il n’y aurait aucun moyen de les accompagner de
diagnoses. (Voir à ce sujet mon article du Bull. Soc. bot. France, 1892.)
Prof. Dr R. CHODAT.
APPENDIX IV. 13
230. — Alsine Theven&i Reuter. — Le Flora selecta exsiccata de
M. Ch. Magnier a déjà distribué en 1892, sous le n° 2681, cette interes-
sante A{sinée de nos Cévennes méridionales. A cette occasion, j'ai publié
dans le Scrinia (n° XI, 242-244) une note qui se termine ainsi : «A ma
connaissance, aucune description n’a été publiée par Reuter de son
A. Thevenæi. J'en ai la preuve dans les recherches intéressantes aux-
quelles se sont livrés, à la demande de M. Ch. Magnier, deux botanistes
érudits, MM. Burnat et Autran. Le conservateur de l’Herbier Boissier,
dans lequel l'Herbier Reuter a été fondu, a examiné minutieusement les
Alsine de l'Herbier Reuter, et n’a nulle part trouvé ni des échantillons,
ni une indication quelconque de PA. Thevenæi. » La dernière phrase
mentionne un fait inexact qu'il importe avant tout de rectifier. C’est le
conservateur de l’Herbier Boissier lui-même qui m'a fort obligeamment
fait remarquer mon erreur. L’Herbier Reuter n’a jamais été fondu dans
l’Herbier Boissier; il a été acheté par M. W. Barbey-Boissier et se trouve
aujourd’hui dans sa résidence, à Valleyres, dans le canton de Vaud.
M. Autran, à qui je suis redevable de ces intéressants renseignements,
a fait de nouvelles recherches, restées malheureusement infructueuses,
pour retrouver le nom de la plante de Reuter. Voici ce qu'il m'écrivait
en date du 6 décembre 1891 : « J’ai examiné minutieusement les Alsine
de l’Herbier Reuter, que j'avais fait venir de Valleyres, et je n’y ai nulle
part trouvé une indication au sujet de l’A. Thevenei... Je viens de cher-
cher encore dans les quelques Bulletins de la Société Hallérienne, dans
les Index sem. hort. Genève, où Reuter a déerit des espèces nouvelles,
mais sans résultat. »
D'autre part, M. Nyman (Consp., p. 119) et M. G. Camus (Catal.,
p. #4) indiquent dans le sud-est de la France un A. Cheveneauxii Reuter.
Ne connaissant pas cette plante, ni aucun botaniste de ce nom, il y a lieu
de supposer que ce mot a été mis pour A. Theveneauxü et qu'il n’est
qu'un simple lapsus pour A. Thevenæi. Mais qu'il y ait une erreur
typographique ou non, il n’en est pas moins vrai qu'un profond mystere
plane sur cette double dénomination.
Ces réserves faites, je vais reproduire, en les modifiant légèrement,
l'historique et la diagnose de l’A. Thevenei déjà publiées dans le Scrinia.
Le pie de Montagut, où j'ai récolté mes échantillons, appartient à la
chaîne des basses Cévennes, comprises entre l'Hérault, le Tarn et l’Avey-
ron, et vulgairement appelées montagnes de l’Espinouse, du Caroux, de
Marcou et de l'Orb. Ce fut à l’Espinouse même que le jardinier Millois
découvrit, en 1825, l’Alsine que nous nommons aujourd'hui Thevenæi.
1% BULLETIN DE L'HERPIER BOISSIER.
Delile le prit alors pour l’Arenaria laricifolia de Linné (voy. Loret,
Fl. Montp., ed. 2, p. 76). Environ trente ans plus tard, la même plante
fut récoltée au Caroux par le docteur Theveneau, de Béziers, et commu-
niquée par l'abbé Chavin à Reuter qui lui donna, en souvenir du bota-
niste biterrois, le nom d’A. Thevenæi. Cependant E. Planchon, l'ayant
rencontrée en mai 1861 et en juin 1862 au-dessus de Graissessac et sur
le plateau même du Caroux, la signala sous le nom d’A. verna var. Theve-
nei. (A. Thevenæi Reuter) à la Société botanique de France réunie en
session extraordinaire à Béziers (Bull. Soc. bot. Fr.,t. IX, p. 584). A la
suite du rapport de M. Planchon, on lit dans le même recueil (p. 586) :
«M. Theveneau rappelle qu'il a récolté sur le mont Caroux l’Alsine cité
par M. Planchon, et que cette plante, communiquée par M. l’abbé Chavin à
M. Reuter (qui la place entre l'A. verna et V’A. recurva), a été désignée
par ce savant botaniste sous le nom d’A. Thevenæi. » Le même E. Plan-
chon, dans la Revue des Sociétés savantes du 13 février 1863, identifie sa
plante avec l'espèce de Bartling, et, au mois de juin de la même année,
H. Loret signale à la Société botanique (voy. le Bull., t. X, p. 381), parmi
les plantes nouvelles de l'Hérault, «un Alsıne intéressant que M. Plan-
chon nomme A. verna Bartl., M. Doumet À. verna var. Thevenæi, et que
M. Reuter (mss.) a baptisé, il ya huit à dix ans, À. Thevenci. » Le futur
auteur de l’excellente Flore de Montpellier ajoutait en note : « Cette
plante, que M. Reuter rapproche surtout, selon M. Théveneau, de
l'A. recwrva All., et que M. Planchon identifie avec l'A. verna Bartl., me
paraît bien plus voisine de l’À. verna, sinon identique, comme l’a pensé
le savant professeur de Montpellier. L’A. recurva, qui ne descend guère
sur les basses montagnes, me paraît se séparer nettement de notre
plante par ses pédicelles plus courts, ses sépales extérieurs à cinq ner-
vures et non pas à trois; ses feuilles courtes, recourbées, plus obtuses; sa
souche plus ligneuse, ses gazons serrés, etc. L'étude d'échantillons com-
plets me permettra sans doute un jour d'acquérir des convictions nettes
sur la plante du Caroux, et de juger, d’après mes idées sur l’espèce, si je
dois la considérer comme une espèce nouvelle ou comme spécifiquement
identique avec VA. verna. A en juger par ce que j'en ai vu, ses feuilles
plus étroites, plus aiguës, moins planes et assez semblables à celles de
A. rostrata Koch, les dimensions de ses pétales, organe très variable il
vrai dans les Alsinées, ses sépales plus longuement acuminés, etc., auto-
risent à la considérer au moins comme une variété. »
J'ignore si Loret a pu, dans la suite, étudier cette plante sur des échan-
tillons plus complets, car sa manière de voir n’a pas varié et il la men-
APPENDIX IV. 15
tionne dans sa Flore sous le nom d'A. verna var. Thevenei (sic).
Quoiqu'il en soit, pour moi qui l'ai plusieurs fois étudiée sur le terrain
je me rallie sans hésiter à l'opinion du savant botaniste genevois et la
considère comme une espèce voisine surtout de l’A. recurva el qui à sa
place entre cette espèce et celle de Bartling.
Il résulte de ces divers renseignements que Reuter n’a jamais publié
son A. Thevenæi. Doit-on, malgré cela, lui en attribuer la création ?
M. Malinvaud, qui a bien voulu me donner son avis sur ce cas assez
curieux de nomenclature, le pense et c’est aussi mon opinion. Sans doute,
il est certain qu'un nom spécifique écrit ou même publié sans descrip-
tion, ne constitue aucun titre pour son auteur. Mais ce n'est pas ici le
cas. Si la plante n’a pas été décrite par Reuter, cette lacune a été rem-
plie par d’eminents botanistes, notamment par Loret, qui, par ce qu'il en
a dit dans ses publications, ne laisse aucun doute sur l'identité de l’es-
pèce en question. Il est parfaitement acquis : 1° que Reuter a créé un
cerlain A. Thevenæi d'après des échantillons du mont Caroux commu-
niques par Chavin; 2 que cette plante est précisément celle qui nous
occupe; 3° qu'elle a été citée dans diverses publications, où ses carac-
teres différentiels sont précisés, sous le nom d’A. Thevenæi Reuter. Les
commentaires de Loret et des autres que nous avons rapportés font donc
cesser toute hésitation.
L’A. Thevenæi croit abondamment sur quelques points des basses
Cévennes, à l’Espinouse, au Caroux, au pie de Montagut. On la connait
aussi dans les Alberes, et la Société botanique de France l’a récoltée, le
22 mai 1891, à la Massane, non loin d’Argelès-sur-Mer (Pyrénées-Orien-
tales). C’est là assurément la plante que Timbal-Lagrave et Jeanbernat
ont nommee, dans leurs Herborisations dans les Alberes orientales, p. 31,
Arenaria recurva All. On la découvrira sans doute ailleurs dans nos
montagnes du midi. Dans les Cévennes, comme dans les Alberes, elle
vegele sur des rochers schisteux ou granitiques très secs, à une altitude
qui oscille entre 700 et 1100 mètres. Sa floraison commence en mai et
sa fructification se termine en juillet.
Cette plante étant encore fort peu connue, on me saura gré d’en don-
ner ici une description détaillée, et d'indiquer les principaux caractères
qui l’eloignent des espèces voisines.
Plante rupestre de 8-15 centimètres, brièvement pubescente-glanduleuse
dans toute ses parties, formant des gazons assez serrés, d'un vert clair.
Souche grosse, ligneuse, tortuweuse, très rameuse ; tiges florifères dressées
ou ascendantes, pubescentes-glanduleuses jusqu à la base, presque nues
16 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
au sommet, les stériles plus courtes, mais très feuillées ; feuilles étroi-
tement linéaires-subulées, très fines, allongées, les supérieures et les
moyennes bien plus courtes que les entre-nœuds, les inférieures et celles
des tiges stériles {rès serrées, fasciculées, presque unilatérales et légère-
ment arquées ; bractéoles très courtes, lancéolées, atteignant rarement le
milieu du pédicelle dressé. Fleurs assez grandes (10-12 millim. de dia-
mètre), réunies 2-5, parfois 6-10 en cyme paniculée, rarement solitaires
au sommet des tiges; sépales lancéolés, longuement acuminés, marqués
de 3-5 nervures, aussi longs ou souvent plus courts que le pédicelle;
pétales blancs, ovales, arrondis au sommet, rétrécis à la base en onglet
très court, égalant ou dépassant un peu les sépales : antheres rosées;
capsule ovoide-conique, ordinairement égale au calice, mais souvent plus
longue à la maturité, à trois valves obtuses, à la fin recourbées en
dehors; graines peu nombreuses, réniformes, d’un rouge brique, fine-
ment chagrinées.
L’A. recurva Wahl., qui a son habitat dans les hautes régions des
Alpes et des Pyrénées, est très voisin, avons-nous dit, de l'A. Thevenæi.
I s’en sépare cependant : 40 par sa souche encore plus ligneuse, ses
gazons plus serrés et d’un vert glauque, ses tiges plus courtes et moins
nombreuses ; 2° par ses feuilles bien plus courtes, moins fines, fortement
arquées-recourbées et comme obtuses au sommet; 3° par ses fleurs moins
grandes, Solitaires ou géminées, rarement ternées au sommet de la tige;
Lo par ses pédicelles souvent plus courts que le calice; 5° par ses bractées
et ses sépales ovales-lancéolés, moins longuement acuminés, à 5-7 ner-
vures plus apparentes ; 6° par sa floraison estivale (juillet-août).
L’A. verna Bartl., avec lequel quelques botanistes ont voulu lidenti-
fier, s’en éloigne encore davantage : 1° par la gracilité de toutes ses
parties, sa souche à peine suffruticuleuse, ses tiges stériles peu nom-
breuses, ses gazons läches; 2° par ses feuilles planes, moins étroites et
moins aiguës, celles des tiges stériles Jamais arquées; 3° par ses tiges
floriferes greles, filiformes, glabres inférieurement, pubescentes seulement
sur l’entre-nœud supérieur et les pédoncules; 4° par ses pédicelles sou-
vent 2-3 fois plus longs que le calice; 5° par ses fleurs presque de moitié
plus petites (6-7 millim. de diam.), ordinairement plus nombreuses ;
60 par ses bractées et ses sépales trinervés, moins longuement acuminés ;
7° enfin par ses pétales relativement plus larges, arrondis vers la base,
dépassant le calice. H. CosrE.
APPENDIX IV. 17
23%. — X Geum Billieti Gillot (@. rivali-mo ntanım Gillot, Bull.
Soc. bot. Fr., XXXIII (1886), p. 550). — J'ai décriten 1886, dans le Bulletin
de la Société botanique de France, t. XXXIIT, p. 549, les formes hybrides
issues du croisement des Geum rivale L. et G. montanum L., et d'autant
plus intéressantes que cette dernière espèce a été classée par plusieurs au-
teurs(Willdenow, Sprengel, Nyman, etc.) dans un genre distinct, Sieversia.
Mais, comme les hybrides sont fort rares entre deux genres différents, le
fait même de ces croisements est une forte présomption en faveur de
l’affinité de ces espèces et du peu de valeur du genre Sieversia. J'ai
cherché à préciser les caractères qui permettent de distinguer ces
hybrides d’après le rôle présumé des parents; mais rien n’est plus incer-
tain, et il est préférable, d’après les règles exposées par De Candolle et
généralement adoptées (Lois de la nomenclature botanique, 2me edit. 1887,
art. 37, p. 23 et 43), lorsque l’origine de l’hybride n’est pas démontrée
par voie d'expérience, d'employer un nom analogue aux noms spécifi-
ques ordinaires. Voilà pourquoi je propose aujourd'hui de donner le nom
de Geum Billieti, en souvenir de mon excellent ami P. Billiet, un des
plus méritants botanistes d'Auvergne, auquel on doit la découverte de ces
hybrides, à celui que j'ai appelé @. rivali-montanum, et pour lequel j'avais
supposé que le G. montanum avait fourni le pollen, attendu que c’est à
cette espèce que l'hybride ressemble davantage, et qu'on a souvent fait
jouer au père un rôle prépondérant dans ce sens, opinion du reste
controversée.
C'est en 1884 que mon cher ami, Ch. Ozanon, rapporta des Monts-
Dores quelques pieds d’hybrides de G. rivale et de G. montanum que
P. Billiet lui avait fait récolter au pied du Puy de Sancy. Mis en culture,
ces hybrides ont d'abord présenté des formes quelque peu différentes et
en partie fertiles, et se sont reproduits de graines. Les semis qui en ont
été faits ont abouti à des produits uniformes et qui, depuis dix ans, se
sont maintenus dans le jardin de Ch. Ozanon et dans le mien, sous l’as-
pect des échantillons que je distribue cette année avec l'étiquette de
Geum Billieti, et dont je crois bon de reproduire la diagnose :
«X Geum Billieti Gillot. — Tiges de 20-35 cm., velues, arrondies,
pauciflores, à 1-3 fleurs à peine penchées. Feuilles radicales à pétiole
court, munies de 2-3 paires de folioles régulièrement croissantes de la
base au sommet, ovales-triangulaires, plus ou moins atténuées en
coin à la base, sessiles ou très courtement pétiolulées, accompagnées de
stipelles petites, irrégulières; la terminale arrondie, à trois lobes profon-
dément séparés, subcordiforme à la base. Feuilles caulinaires, 3-5, les
ULL. HERB. BOISS., Appendix IV, juillet 1894. 2
18 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
inférieures longuement, les supérieures brièvement pétiolées, à trois
lobes incisés, aigus, cunéiformes, à stipules profondément incisées-den-
tées. Fleurs grandes, d’abord plus ou moins penchées, puis redressées
et ouvertes à la floraison, de deux centimètres à 2 !/: cm. de diamètre,
Sépales verts ou rougeätres à pointe non foliacée. Pétales grands, de
12 mm. de longueur sur 10 mm. de largeur, jaunes, veinés, arrondis,
rétrécis en onglet. Carpophore nul. Carpelles à styles rouges, presque
tous articulés aux deux tiers de leur longueur, et velus sur toute l’éten-
due des articles. » Dr GiLLoT.
271. — Cratægus oxyacantho-germanica Gillot. — Depuis
l'étude que j'ai publiée sur ce curieux hybride (Bull. Soc. bot. France,
XXI (1876), Sess. extraord. à Lyon, p. xıv), je n'ai pas cessé de m'en
occuper, et il m'a été signalé trois fois par d’obligeants correspondants :
à Grenoble, par M. l'abbé Faure, qui le croit planté par un pépimiériste; aux
environs de Bordeaux, par M. L. Motelay, et à Alix (Rhône) par M. Michaud.
Ti se maintient dans la localité de Saint-Sernin-du-Bois (Saône-et-Loire),
où plusieurs pieds se voient dans les haies au-dessus du village, mélan-
ges à d’autres arbustes, aubépines, prunelliers, noisettiers, etc., et soumis
comme eux aux coupes réglées du plessage des haies. Aussi restent-ils
de petite taille, avec de nombreux rejets et de jeunes rameaux à feuilles
plus ou moins élargies et lobées, rappelant celles du Cratægus. J’ai decou-
vert cette année dans les bosquets du parc qui entoure le château
d’Epiry, pres de Saint-Emiland (Saône-et-Loire) toute une plantation de
Cratæqus oxyacantho-germanica (A. lobata Bosc, Mespilus Smithü Ser.)
édifiés en arbustes depuis nombre d'années. Ils produisent peu de rejets
stériles; les jeunes rameaux sont courts, et les feuilles généralement
lancéolées, plus ou moins dentées ou incisées, mais peu lobées, se rap-
prochent davantage de celles de Mespilus germanica. Ces arbustes ont
une taille de 4 à 6 mètres, et fructifient assez abondamment; mais les
fruits paraissent stériles, et tombent pour la plupart de bonne heure.
Je dois ajouter que plusieurs tentatives de semis de Cratæqus oxyacan-
tho-germanica, faites par différents horticulteurs, avec des fruits que je
leur avais fournis et mûrs en apparence, n’ont eu jusqu'ici aucun suc-
ces. C’est donc une preuve de plus de l’hybridite bien réelle de cet inté-
ressant arbuste. Dr GILLOT.
APPENDIX IV. 19
97% — Cotoneaster intermedia Coste. — Cette plante fut dé-
couverte par Prost dans le bois de la Vabre, pres de Mende, et communi-
quée par lui à Lecoq en 1845. L'année suivante, Lamotte étant venu
herboriser dans la Lozère, visita le même bois et en retrouva un seul
pied. J'ai vu ces échantillons dans l'Herbier Lamotte : ils ne diffèrent
en rien de notre plante du Larzac.
Ce Cotoneaster étant, par ses caractères, exactement intermédiaire
entre le €. vulgaris Lindl. et le C. tomentosa Lindl., ou peut-être un peu
plus voisin de ce dernier, Lecoq et Lamotte le rattachèrent d’abord au
C. tomentosa comme variété et, dans leur Cataloque des plantes du pla-
teau central (1847), p. 162, le signalerent sous le nom de C. tomentosa 6.
intermedia. Us étaient alors, ou peu s’en fallait, dans le vrai. Cependant,
dans la suite, Lamotte se ravisa. L’extreme rareté de la plante lui per-
suada que c'était une hybride du C. vulgaris et du C. tomentosa, espèces
qui croissent aussi dans le bois de la Vabre, et, dans son Prodrome,
publié en 1877, p. 278, il changea son premier nom en celui de C. tomen-
4oso X vulgaris Lamotte.
L'auteur du Prodrome, pour legitimer cette dénomination, s’est appuyé
sur un fait manifestement faux, je veux parler de l’hybridité du €. inter-
media. En effet, des trois Cotoneaster qu'on trouve sur le Larzac, celui-ci
est de beaucoup le plus répandu. Le C. vulgaris ne croît que dans la par-
tie orientale du plateau, et je n’ai rencontré le C. fomentosa qu'une fois,
à la Devèze du Viala-du-Pas-de-Jaux. Partout ailleurs, dans des localités
assez nombreuses, on ne récolte que le C. intermedia, sans la moindre
irace des deux autres. Sur le causse Noir, le C. tomentosa est assez fré-
quent et bien caractérisé, le C. vulgaris rare et le C. intermedia manque
absolument. Rien donc ne fait supposer que ce dernier soit un hybride,
mais tout semble indiquer que nous avons affaire avec une espèce veri-
table et alors la dénomination de Lamotte est inacceptable. Pour ceux qui
seraient d’avis de le considérer comme une simple variété du C. tomen-
tosa, la première dénomination du Catalogue du plateau central s’im-
pose : C. tomentosa 6. intermedia Lec. et Lamot. Mais, comme cette plante,
de l’aveu même de Lamotte, tient exactement le milieu entre le C. vul-
garis et le C. tomentosa, il n’y a pas plus de raison de la rattacher à
l'une qu'à l’autre, et le plus sûr parti consiste, selon moi, à l’admettre au
rang d'espèce sous le nom de C. intermedia.
Lamotte a, d’ailleurs, dans le Prodrome, p. 278, très exactement décrit
les caractères qui distinguent cette espèce de ses deux congénères.
« Elle a, dit-il, les feuilles ovales-allongées du C. vulgaris, mais plus
20 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
grandes; elle s’en éloigne par ses fleurs réunies 3 à 5 en corymbes au
sommet de courts rameaux, à calice légèrement tomenteux, à pédoncules
tomenteux, dressés après la floraison. Elle diffère du C. tomentosa par la
forme de ses feuilles, qui sont moins larges et plus allongées, beaucoup
moins tomenteuses en dessous, presque glabres en dessus; les calices
sont aussi moins tomenteux et moins grands. » J’ajouterai seulement
qu'elle fleurit un peu après le C. vulgaris, et toujours avant le C. tomen-
tosa; que ses fruits mürissent tard, et sont alors glabres et d’un rouge
vif. Les fruits du C. vulgaris, toujours très glabres, mürissent de bonne
heure et prennent une teinte rouge foncé ou violacé; ceux du C. tomen-
tosa sont tardifs, légèrement tomenteux et d’un rouge éclatant à la
maturité. Sur le plateau du Larzac, comme aux environs de Mende, le
C. intermedia végète, à 800 mètres d'altitude, sur le calcaire jurassique.
H. Cosre.
280 et 281. — X Galium digeneum G. Cam. et Jeanpert. (G. ela-
tum X G. glaucum = G. elatum X Asperula galioides). — Tiges dres-
sées, de 3 à 5 décim., glaucescentes, lisses, un peu renflées aux
articulations, subquadrangulaires. Feuilles verticillées par 6-8, quel-
quefois 10-12 sur les rameaux fertiles, raides, linéaires-cblongues, à bord
dentés un peu enroulés en dessous, mucronées. Fleurs nombreuses,
disposées en corymbes formant dans leur ensemble une panicule lâche,
à rameaux étalés à la maturité. Corolle d’un beau blanc, brillant, éga-
lant presque en grandeur celle du G. glaucum, subcampanulee, à tube
très court ou presque nul. Fruit assez gros, un peu chagriné.
Forma «. glabrum : Plante glabre, n. 280.
Forma £. pubescens : Tiges pourvues, surtout à la partie inférieure
et au-dessous des nœuds, d’une pubescence courte, n. 281.
Cette plante hybride a le port du G. glaucum, mais en diffère par sa
glaucescence moins accentuée, par ses feuilles moins enroulées, par ses
fruits chagrinés et par la forme de sa panicule qui ressemble à celle du
G. elatum.
Elle diffère du @. elatum par ses fleurs d’un beau blanc, et plus
grandes, par la glaucescence de la tige et des feuilles, par ses feuilles plus
étroites à bords enroulés, enfin par les tiges à angles beaucoup moins
marqués.
Dans la prairie où nous avons récolté le G. digeneum, eroissaient en
abondance le @. glaucum et deux formes de G. elatum, l'une glabre,
APPENDIX IV. 21
l’autre pubescente. Il est probable que les deux formes de G. dige-
neum proviennent du G. glaucum, d'une part, et des deux formes
correspondantes de G. elatum. Le G. glaucum est une plante intro-
duite dans la flore parisienne, elle paraît se naturaliser assez bien sur
plusieurs points de notre circonscription.
E.-G. Camus et JEANPERT.
282. — X Galium Bailleti G. Cam. — @. dumetoro-verum Baillet
et Timbal-Lagrave, Ess. monograph. sur le genre Galium, p. 3%, et in
Herb. Museum Paris.
La plante que nous publions a été distribuée sous le nom suivant :
G. decolorans, n° 1200. Reliquiæ Mailleanæ, recueilli par Mathonnet.
Cette assimilation au G. decolorans provient de ce qu’un assez grand
nombre de botanistes rangent sous ce nom les formes du genre Galiuim
à fleurs d’un blanc jaunätre.
Grenier a recueilli en 1844 à Morteau (Doubs) une forme hybride
très voisine (Herb. Muséum) et lui a assigné aussi ce nom. Tout ce qui
existe sous le nom de @. decolorans, sauf ces deux plantes dans l’her-
bier Grenier, est conforme à la description de la Flore de France. Nous
avons recu le G. dumetoro-verum d'Allemagne, sous le nom de @. decolo-
rans et la, comme en France, plusieurs botanistes semblent de parti-pris
réunir aussi sous ce nom tous les produits hybrides à fleurs jaunâtres du
genre Galium.
La plante que nous distribuons a pour parents le @. dumetorum et le
G. verum. Elle répond à la diagnose du G. dumetoro-verum Baillet et Tim-
bal et elle est aussi conforme que possible aux échantillons de ces auteurs
(in Herb. Muséum). E.-G. Camus.
289. — Erigeron Villarsii Bell. — L’Erigeron que Villars (Hist. des
plantes du Dauphiné, IL, p. 237) a signalé le premier sous le nom d’E. atti-
cum‘ ne doit pas conserver cette dénomination absolument erronée, et
! Bien que Linné, et à son exemple Villars, de Candolle, Boissier, Nyman,
ete. aient adopté la désinence neutre pour le genre Erigeron, il est admis aujour-
d’hui qu'il est masculin, car la plupart des botanistes modernes, Gaudin, Koch,
Grenier et Godron, Reichenbach, Willkomm et Lange, Cariot et Saint-Lager,
Gremli, ete., s’y conforment. Il faut donc les imiter et faire cesser une confusion,
grâce à laquelle on peut lire dans la même page des épithètes masculines et neutres
alternativement accolées au substantif Erigeron, comme dans le Catalogue raıs.
des pl. vascul. du Dauphiné de J.-B. Verlot, etc.
292 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
établie d'après la synonymie fort douteuse des anciens auteurs, Bauhin,
Morison, Tournefort, etc. Cette espèce, dont l'aire géographique comprend
toutes les Alpes du centre de l'Europe, ne dépasse pas, vers l'Orient, la
Bukovine, la Galicie et la Dalmatie (ef. Nyman, Consp. fl. europ., p. 388).
Elle ne croit nullement en Grèce et n’est pas même citée dans le Flora
Orientalis de Boissier. Le D' Saint-Lager, dans la 8me édition de l’Étude
des fleurs de Cariot, propose de l'appeler E. glandulosus; mais je ne vois
pas de raison suffisante pour remplacer par une épithète nouvelle le
nom d’E. Villars, généralement adopté depuis Bellardi.
J'ai rencontré, dans les Alpes de Savoie, cet Erigeron, que J.-B. Verlot
(Cat. rais. des pl. vase. du Dauphiné, p. 171) déclare « très-variable », sous
deux formes bien différentes d'aspect, dont on a voulu faire deux espèces.
distinctes, mais que je rattache, comme races ou variétés, à un même
type spécifique.
A côté de l’espèce typique bien connue, décrite ou distribuée sous le
nom d’E. Villarsü (Soc. dauph., Ze série, n° 682) ou E. atticus (Soc. dauph.,
re série, n° 2099), on a publié sous le titre d’E. mixtus Arvet-Touvet
(Addit. à la monog. des Pilosella et Hieracium du Dauphiné, suivies de la
descript. de quelques autres plantes (1879), p. 19, et Soc. dauph., 2% série
(1892), n° 681, et Bull., p. 109), ou E. Schleicheri Gremli (Fl. anal. de la
Suisse (1885), p. 281) une forme voisine, hybride d’après le premier de ces
auteurs, espèce légitime d’après le second, et dans laquelle je ne vois
qu'une sous-espèce, race régionale ou stationnelle, d’E. Villarsüt.
Bien qu’elle diffère d’E. Villarsii type par sa souche multicaule, for-
mant parfois de grosses touffes, par ses tiges plus courtes, 10-20 cm., plus
ou moins étalées, décombantes à la base, par ses feuilles radicales plus
élargies, bordées de dents plus marquées, par ses fleurs nombreuses, 5-15
et plus, portées sur des pédoncules allongés à l’aisselle des feuilles cau-
linaires et formant une panicule plus ou moins étalée, par ses fleurs
ordinairement plus petites, à languettes plus étroites, légèrement purpu-
rines ou presque blanches; elle possède la même glandulosité de toute
la plante, la même forme des écailles du péricline imégales et glandu-
leuses, la même disposition des fleurs femelles internes tubuleuses, les
mêmes caractères des achaines linéaires-oblongs, jaunâtres, hérissés de
soies blanches et dressées, à bords orangés, el surmontés par une aigrette
blanchâtre deux fois plus longue que l’achaine, etc. En examinant un
grand nombre d'échantillons, on trouve comme port de la plante, comme
villosité, comme dimension des fleurs, coloration des demi-fleurons, etc.,
entre cet Erigeron et l’E. Villarsii, des intermédiaires qui les relient
insensiblement.
APPENDIX IV. 23
Les descriptions de M. C. Arvet-Touvet semblent avoir été faites
d'après des spécimens greles et à petites fleurs. Aussi a-t-1l été d’abord
porté à considérer cet Erigeron comme un hybride d’E. Villarsü et d’E.
acer ou droebachensis. Mais son opinion semble s'être modifiée depuis.
Ayant retrouvé cette plante en abondance dans le Dauphiné, il ne la regarde
plus comme une hybride, mais comme une espèce voisine d’E. acer et
d’E. Villarsü et intermédiaire entre les deux. Elle serait en outre carac-
térisée, d’après lui, par une odeur aromatique sui generis, que ne présen-
terait pas l'E. Villarsü, et que je n’ai pas constatée. J'ai soumis quel-
ques échantillons de mes récoltès à mon savant et très obligeant ami,
M. C. Arvet-Touvet; il a reconnu également les affinités de la plante
de Savoie avec celle de l’Oisans, et m'a envoyé plusieurs exemplaires
de son E. mixtus. Cela m'a permis d’en affirmer l'identité, et de me
confirmer dans mon opinion sur ses étroites affinités avec V’E. Villars,
dont il constitue une race ou variété très distincte au premier abord
par son port, ses tiges diffuses, ses fleurs blanchâtres, etc.
Gremli (loc. cit.), qui l'a séparé d’E. Villarsii sous le nom d’E. Schleicher‘,
et le dit commun dans la chaîne alpine méridionale de la Suisse
Valais, Simplon, Zermatt, etc., le regarde comme étant l'E. rupestris
Schl. Mais cette épithète de rupestris ayant été attribuée par Schleicher,
“oppe, Bluff et Fingerhuth, à des plantes différentes, il devient difficile
de l'appliquer avec certitude. D'autres floristes helvétiques, Rapin (Guide
du bot. dans le canton de Vaud, p. 300), Cottet et Castella (Guide du
bot. dans le canton de Fribourg, p. 208), ont fait d’E. rupestris Schl. une
variété glanduleuse d’E. alpinus, intermédiaire entre E. alpinus et
E. Villarsii. Elle doit être rattachée, selon moi, à cette dernière espèce
et c'est à elle qu'il faut rapporter VÆ. Villars var. albus de Gaudin
(El. helv., N, p. 270).
J'ai trouvé en Savoie la forme ordinaire, forme genuina d’E. Vil-
larsü, dans les prairies sur la rive gauche du Doron, au-dessus de Pra-
lognan, à 1600 m. d'altitude, et en sol calcaire; et la forme mixta (E. mix-
tus A.-T.; E. Schleicheri Gremli), à la Magdeleine, dans la vallée de l’Arc,
entre Lans-le-Villars et Bessans, à l'altitude de 1765 m., et sur des
rochers granitiques. C’est également la station qu’elle affectionne en
Suisse, d’après Gremli; ce serait done une race stationnelle d’E. Villarsüi,
race suxicole et granitique, habitant les hautes Alpes de Suisse, de Dau-
phiné et de Savoie. M. Arvet-Touvet lui donne comme habitat « les rochers
graniliques des massifs du Pelvoux et des Grandes-Rousses, Mont-de-
Lans, ie Freney, Clavans, Huez (Isère), les Clots en Valgaudemar (Hautes-
24 BULLETIN DE L HERBIER BOISSIER.
Alpes), etc. En dehors des publications de M. Arvet-Touvet, la seule flore
française, à ma connaissance, qui fasse mention de cet Erigeron, est celle
de Cariot, 8me édition, par le Dr Saint-Lager qui le cite sous la rubrique
d’E. glandulosus var. mixtus (Etude des fl., 8me éd., p. 461), mais unique-
ment des Alpes du Dauphiné. Je l’ai retrouvé dans l’herbier de mon excel-
lent ami Ch. Ozanon, récolté par lui, mais confondu avec E. Villarsii, prove-
nant du col d’Hissouard près Briancon (Hautes-Alpes), juillet 1858. Mais
sa présence en Savoie n'avait pas encore été relatée. Dr GILLoT.
290 et 291. — Erigeron uniflorus L. — Il semble, à lire les des-
criptions classiques, très facile de distinguer les Erigeron alpinus L. et E.
uniflorus L.; il n’en est pas de même quand on examine un grand nombre
d'échantillons de ces plantes, même sur le vif. On rencontre des formes de
transition, ambiguës, et, de l'avis de tous les botanistes qui y ont appliqué
leur attention, il est presque impossible de savoir où finit l'E. alpinus et
où commence l'E. uniflorus. On aurait, il est vrai, la ressource d'admettre
des hybrides, hypothèse plus facile à émettre qu’à justifier. Du reste les
affinités de ces deux espèces sont tellement étroites que Linné, lui-
même, les a fait ressortir en écrivant à propos d’E. alpinus : » nimium
affine sequenti (E. unilloro), ut forte sola varietas.» L. Sp., éd. 2., p. 1211; et
Gaudin, qui connaissait bien les plantes alpines et ne craignait pas de
multiplier les espèces, annote ainsi l'E. uniflorus : « species adhuc dubia
et facile cum varietatibus minoribus unifloris aLpını confundenda. » (Gaud.
Fl. helv.. \. p. 268). De Candolle, Prod., X, p. 290, les réunit en variétés
d'une seule espèce, E. aipinum. Depuis, l'obscurité ne s’est guère dis-
sipee, et j'ai pu constater à nouveau les étroites ressemblances de ces
Erigeron sur les hautes montagnes de la Savoie, où ils sont très ré-
pandus.
L’E. alpinus type, à tiges élevées, 10-20 cm., polycéphales, à involucre
simplement hérissé, à fleurs violacées, etc. se rencontre surtout aux
altitudes de 1600 à 2200 m.; l'E. uniflorus, à tige naine, 4-10 em., uni-
flore, à involucre laineux, à fleur plus petite, blanchätre ou légérement
purpurine, ne se rencontre que sur les hauts sommets, au-dessus de
2200 m. (col de la Vanoise, Mont-Iseran, en Savoie, etc). D’après H. Christ
(La fl. de la Suisse et ses origines, p. 395) la limite normale inférieure
d’E. uniflorus serait 2275 m. Entre les deux se montrent des formes
intermédiaires impossibles à attribuer avec certitude à l’une ou à l’autre
de ces espèces. Je m'en suis apercu, surtout après avoir cherché à cen-
APPENDIX IV. 95
turier VE. uniflorus L., à l'embarras que j'ai éprouvé pour classer mes
récoltes.
Je distribue l'E. uniflorus L.. sous deux formes, qui croissent ensemble
aux hautes altitudes. L'une (forme albida) à fleurs petites, à ligules
blanches ou à peine rosées, très étroites, paraît le type de l'espèce d'après
Gaudin, Koch, Villars, Verlot, Gremli, etc. L'autre (forme purpurascens)
à fleurs souvent un peu plus larges, à languettes purpurines, à tige
souvent plus robuste, prend alors l’apparence d’E. alpinus monocéphale,
et se rencontre fréquemment sous ce nom dans les herbiers, en mélange
avec le véritable E. alpinus. Je regrette de n'avoir pas pu rapporter en
assez grande quantité, pour le distribuer comparativement, l'E. alpinus
iype et ses variétés, et je me permets d’en recommander la recherche et
l'étude aux botanistes alpins.
Quoiqu'il en soit, l'E. uniflorus se reconnaitra à ses feuilles radicales
moins velues, obtuses, arrondies et même émarginées au sommet (et non
mucronées), à ses involucres plus globuleux, à écailles três velues, lai-
neuses, à poils crépus (et non seulement hérissés), à ses rayons plus
étroits, plus espacés et plus courts, d’une teinte plus pâle; aux fleurs
centrales toutes jaunes, égalant ou dépassant les aigrettes. Mais aucun de
ces caractères n’a de constance absolue. Quant au critérium tiré de la
présence, chez l'E. alpinus, de fleurs femelles tubuleuses et colorées à la
circonférence du disque, tandis que dans E. uniflorus toutes les fleurs
centrales seraient hermaphrodites et jaunes, par la présence des antheres,
caractère auquel on a attaché tant d'importance qu'il a suffi à faire classer
les E. alpinus et uniflorus dans des sections différentes (cf. Boissier,
Fl. Orient., III, p. 162; Nyman, Consp. fl. eur., p. 388), je ne le crois
pas davantage absolu. Jai analysé avec soin des fleurs d’E. alpinus -
des environs de Bonneval-en-Maurienne, les plus développées et les
mieux caractérisées, sans y trouver de fleurs femelles internes tubu-
leuses. J’en ai trouvé également des exemplaires de grande taille, poly-
céphales, à calice velu avec des poils presque aussi longs et erépus que
dans E. uniflorus.
Il me semble donc rationnel, en revenant aux conceptions de Linné et
de De Candolle, de considérer les E. alpinus et E. uniflorus comme issus
d'une même souche, modifiés probablement par les conditions de milieu,
de station, d'altitude, etc., et comme des sous-espèces d’un même groupe
spécifique, dont elles occupent les extrémités, avec de nombreuses formes
intermédiaires ou affines. Dr GILLOT.
RO
6 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
308. — Hieracium anchusoides Arvet-Touvet Hier. des Alp. fr.,
p. 13. — Les murs sur lesquels croît notre plante, et où je l’observe
depuis quinze ans au moins, sont à peu de distance du Jardin des Plantes,
et je ne l’ai point vue ailleurs. Ce voisinage semble indiquer qu’elle n’est
que naturalisée à Caen. Cultivée sans doute autrefois au Jardin des
Plantes, elle aura déserté les plates-bandes pour se cantonner sur les
murailles voisines, station plus à sa convenance. Mais ce n’est là qu’une
hypothèse, attendu que je n’ai jamais vu l’Hieracium anchusoides cultivé
au Jardin botanique et que je n’ai aucune preuve qu'il y ait été cultivé
jadis. L. CORBIÈRE.
311. — Hieracium Hervieri Arv.-Touv. — En publiant le raris-
sime Hieracium Hervieri Arv.-Touv., je crois utile de donner quelques dé-
tails sur la station de cette plante et sur son aire géographique. Elle ne
se trouve que dans une seule et unique station fort restreinte aux environs
de Saint-Étienne, et ne croît que sur le gneiss, et malgré mes recherches
je n’ai pu la rencontrer ailleurs, ni en dehors du terrain primitif. Sa flo-
raison est fort tardive, et sa station est souvent livrée en pâture aux
moutons; aussi une récolte d'échantillons convenables et typiques est
difficile. D’après les notes de notre savant confrère M. Arvet-Touvet,
celte plante a été retrouvée d’abord dans le Var (chaîne des Maures) sur
le terrain primitif par M. Legré, ancien bâtonnier du barreau de Mar-
seille, et en Angleterre par M. Linton, toujours sur le terrain primitif.
Son aire géographique, telle qu’elle est connue à ce jour, est done parti-
culierement intéressante, en ce qu’elle permet de constater sa préférence
exclusive pour le terrain primitif.
Pour les autres notes et diagnoses, voir p. 33 de mes Recherches sur la
flore de la Loüre, fasc. 1. JH. HERVIER.
N.-B. II y a une note sur l’Ælatine hexandra DC. var. pedunculata
Le Grand, consignée sur l'étiquette spéciale de cette plante rare.
€
312. — Vaccinium Myrtillus var. leucocarpum Dumor-
tier. — Cette variété, naguère signalée par Godron, est extrêmement rare.
Les échantillons distribués proviennent des environs de Bruyères
(Vosges) et ont été envoyés par M. le professeur Fliche, de Nancy, qui
a fait à ce sujet une intéressante communication à la Société botanique
en décembre 1892 (Bull. Soc. bot. de Fr., t. XXXIX, p. 409). Comme l’a
iu dl
APPENDIX IV. 27
montré ce distingué botaniste, il s’agit bien d’une variété albine du
fruit et nullement d’un organe altéré par un Champignon, ainsi qu'on
l'avait prétendu.
Godron dans son livre Sur l’Espèce (t. I, p. 51) s'exprime ainsi : « De
Candolle a observé, dans les forêts des Ardennes, des pieds de Vacci-
nium Myrtillus à fruits blancs, tandis qu'ils sont habituellement noirs. »
A.-P. de Candolle a consigné cette observation dans son « Rapport sur
un voyage botanique et agronomique dans les départements du Nord-
Est » (inséré in Mémoires de la Société d’ Agriculture du département de
la Seine, t. XIV, p. 253). D'autre part, Kirschleger, dans sa Flore d’ Alsace
(t. I, p. 387), dit que les baies du Vaccinium Myrtillus L. sont d’un noir
bleuätre foncé, très rarement blanches (Mapp. p. 330). » Ces renseigne-
ments historiques nous sont communiqués par M. le professeur A. Fliche.
Ern. MALINVAUD.
917. — x Linaria Camusi Héribaud. L. vulgaris X L. striata
var. galioides (L. galioides D.C.). — Plante de 5 à 8 décim., rarement
plus, glabre. Souche à rhizome oblique. Tige dressée, peu ou point
rameuse et munie le plus souvent au sommet de deux ou trois rameaux
florifères. Feuilles linéaires atténuées aux deux extrémités, disposées de
la partie moyenne au sommet en verticilles espacés comme dans le
L. galioides. Fleurs en grappes lâches à la maturité, ayant environ 20 mil-
lim. de longueur y compris la longueur de l’éperon qui est conique obtus
et environ aussi long que le tube de la corolle. Corolle blanche, à palais
d'un jaune soufre. Calice à dents linéaires subobtuses, un peu plus
courtes que la capsule. Capsules paraissant presque toutes développées
normalement, subdidymes. Style égalant la capsule. Graines subtri-
gones, fortement ridées-tuberculeuses sur les faces.
Cette forme curieuse rentre dans le groupe du L. ochroleuca en don-
nant à ce nom une acception generale; elle nous parait avoir pour
parents le L. vulgaris et L. striata var. galioides (L. galioides DC.),
dont elle rappelle le port par ses feuilles ordinairement verticillées.
Cantal : 11 août 1893. Talus de la route de Dienne à Murat, alti-
tude 1100 m., terrain argilo-calcaire.
Qu'il me soit permis de dédier cette belle Linaire à M. G. Camus,
l'érudit auteur du Catalogue des plantes de France, de Suisse et de Belgi-
que et de la savante Monographie des Orchidées de France.
F. HÉRIBAUD.
23 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
320. — Mentha sativa L. var. varaliensis. — Boreau, consulté
à diverses reprises sur ce rare Mentha, le rapportait invariablement à son
M. hirta (Fl. centr., ed. 3, n° 1921), fort éloigné, si cette attribution est
maintenue, de la plante ainsi nommée par Willdenow. Peut-être à ce
propos comme pour d’autres Menthes, car il connaissait très mal ce
groupe litigieux, l’auteur de la Flore du centre de la France, se laissant
souvent guider par les apparences trompeuses du facies, confondait-il,
sous la même dénomination, des formes appartenant à des sections
différentes.
Le Mentha varaliensis (nous l’appelons ainsi pour abréger) offre
diverses particularités assez remarquables. Ses caractères généraux le
classent parmi les Vertieillate, dans le groupe du M. sativa (qui ren-
ferme, comme on sait, la collection infiniment variée des hybrides prove-
nant du croisement, à divers degrés, des M. arvensis et aquatica). Je l’ai
observé, pendant plus de quinze ans, toujours abondant autour d’une
petite mare située, entre Longueville et Provins (Seine-et-Marne), dans
un bas-fond humide et boisé, connu sous le nom de « ravin de
Varailles, » d’où le nom de varaliensis donné naguère à cette plante par
un ancien botaniste provinois, Edmond Bouteiller, qui l'avait découverte
et me l'avait signalée. On voit, dans la même station, plusieurs autres
Mentha des groupes du M. arvensis, du M. rotundifolia et des Arvenses
spuriæ (arvensi-rotundifolia) ; le M. aquatica Y manquait, mais on le
trouvait, plus loin, dans des prairies humides de l’autre côté de la route.
On pourrait induire de ces circonstances, ainsi que de l’aspect des feuilles
largement ovales. souvent même subarrondies, de notre hybride, que le
M. rotundifolia est, plutôt quele M. aquatica, un de ses parents présumés.
Cependant la face interne du tube de la corolle est nettement velue dans
le Mentha varaliensis, et cette importante constatation, jointe à l'examen
approfondi des autres caractères, rend tout à fait inadmissible une
semblable hypothèse. Il est au contraire vraisemblable que le M. aquatica
a existé anciennement dans le ravin de Varailles, et qu’il a été progressi-
vement éliminé, puis finalement supplanté par la vigoureuse hybride
issue de son croisement avec le M. arvensis voisin.
Le M. varaliensis présente deux états très distincts, ou du moins deux
formes qui m'ont paru étroitement alliées; l’une bracteosa, plus robuste,
à tige souvent ramifiée, flexueuse et prostrée, avec des verticillastres
ordinairement nombreux: et rapprochés au sommet de l'axe où ils
forment une sorte d’epi interrompu, fleurs purpurines assez grandes à
étamines exsertes et anthères paraissant normalement développées.
APPENDIX IV. 29
L'autre état est à tiges ordinairement plus courtes et dressées, avec des
feuilles supérieures presque conformes aux caulinaires moyennes (forme
foliosa), corolles presque blanches, plus petites, étamines incluses à
anthères plus ou moins atrophiées. Ces deux variations extrêmes se
relient par des intermédiaires.
Notre plante est très voisine du M. insidiosa Gadec. (voy. Gadeceau,
Mater. pour l'étude des Menthes Loire-Inf., p. 21). Je l'ai ainsi étiquetée en
herbier: Mentha sativa L. var. varaliensis ; M. varaliensis Bouteill. in
sched., Camus Catal. p. 221; M. hirta Bor. Fl. centr., ed. 3, n° 1921
(non Willdenow). Ern. MALINVAUD.
321. — Mentha crispata Schrad. — Les auteurs s’accordent assez
généralement à designer sous ce nom la forme, à feuilles plus ou moins
ondulées et incisees aux bords, du M. viridis. Elle paraît être d’origine
horticole, comme la plupart des autres Menthes à feuilles ondulées-
crispées; elle peut s'échapper des jardins et se présenter à l’état
subspontané. La particularité foliaire qui la caractérise se modifie souvent
et parfois même s’efface presque entièrement, d’une année à l’autre, sur
le même pied. Ern. MALINVAUD.
322. — Mentha Nouletiana Timb. — La Menthe que Timbal-
Lagrave a primilivement distinguée sous ce nom et décrite en 1860 dans
le Bulletin de la Société botanique de France (t. VIT, p. 259) parait être
une hybride horticole, dont le M. viridis est un des parents (silvestri-
viridis2). Les échantillons distribués, auxquels ne convient qu’assez
imparfaitement la description originale, proviennent de semis de graines
envoyées naguère par Timbal lui-même à M. B. Verlot, alors chef de
l'Ecole de botanique du Museum de Paris. J'ai observé pendant quinze
années de suite le M. Nouletiana dans le carré de l'Ecole de botanique
ou il était cultivé et, durant ce laps de temps abandonné à lui-même, il
n’a présenté qu'une variation notable. En 1881, sur plusieurs pieds issus
peut-être d’un semis spontané, les épis, au lieu d’être courts et compacts
comme dans la forme habituelle, étaient très allongés avec des glomérules
espacés. et la plante dans son ensemble paraissait en voie de retour au
type viridis. Cette variation, dont la cause est incertaine, persista l’année
suivante ; elle mettait en évidence la participation du M. viridis dans la
production de l’hybride. Un doute subsiste sur le second parent, qui serait
30 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
le M. silvestris d'après les renseignements donnés par Timbal dans son
Mémoire de 1860. Cependant un semis que je fis en 1881, avec des
graines récoltées sur le M. Nouletiana du Muséum et qui paraissaient
bien conformées, donna naissance l’année suivante à deux sortes
d'individus, les uns offrant les feuilles lancéolées ou oblongues aiguës du
M. viridis, d’autres ayant à peu près celles du M. rotundifolia, dont ils
se rapprochaient aussi par les caractères de l’épi. Cette expérience aurait
eu la valeur d’une démonstration si le carré contenant le M. Nouletiana
avait été isolé, mais’ le voisinage des autres Menthes ne permettait pas
d’en tirer une conclusion positive. Elle ne fournit que des probabilités.
Ern. Marnvaun.
340. — Carex Œderi Ehrh. var. pumila Zahn. — Les caractères fai-
blement différenciés qui distinguent le C. OEderi Ehrh. et les formes qui
le relient au C. flava L. ne me permettent pas de le considérer autrement
que comme une sous-espèce de C. flava. Depuis longtemps Schkubr
(Hist. des Carex, p. 9%) a signalé le passage de lun à l'autre. Mais il
existe dans le groupe de C. flava des formes litigieuses et très obscures,
telles, par exemple, que le C. lepidocarpa Tausch, dont je recommande la
recherche et la publication à nos collaborateurs, et dont les spécimens que
j'ai pu examiner dans les exsiccatas les plus autorisés se rapprochent
tantôt de C. flava type, tantôt de C. OEderi. Celui-ci est également très
variable, et les auteurs qui admettent comme espèces distinctes les
C. flava et C. OEderi, tels que Zahn (Carex flava L., OEderi Ehrh.,
Hornschuchiana Hoppe et leurs hybrides in OEster. bot. Zeitschrift, 1890,
p. 361), ont même décrit un hybride, C. flavo X OEderi = C. alsatica
Zahn, croissant aux environs de Wissembourg, et qu'il serait intéressant
de connaître.
Le €. OEderi Ehrh. est commun dans les terrains granitiques du Mor-
van, dans les prés tourbeux, ou sur les bords des étangs. J'en ai récolté
cette année, en abondance, aux environs de Saulieu (Côte-d'Or), une
forme naine, qui paraît être la var. pumila Zahn (loc. cit.). Cet auteur la
caractérise ainsi: « C. OEderi var... pumila = Tiges de 3 à 8 cm. de hauteur;
« épi femelle très serré; utricules petits. globuleux, à bec très court;
« bractées dépassant de beaucoup la tige. Croît dans le sable pur. » Sur
les bords de l’étang Champeau, pres Saulieu, ce Carex, très remarquable
par la petitesse de toutes ses parties, présente un aspect tout particulier.
Ses tiges n'ont que 2, 3, 4 cm. au plus de hauteur, et sont longuement
APPEND.X IV. 31
dépassées par les feuilles ou bractées foliacées qui atteignent jusqu'à un
döcimetre de longueur; ses épis femelles, très rapprochés, ne mesurent
que 5 à 6 mm.; les utricules globuleux et fortement nervés sont sur-
montés d’un bec droit, mais relativement long, égalant presque la
moitié de l’utricule. Il croît, comme Zahn l’a signalé, dans le sable pur,
mais très humide. Son nanisme ne paraît donc pas devoir être attribué
à la sécheresse de l’année, mais plutôt au peu de matières organiques
renfermées dans le sable granitique. Dr GizLor.
343. — Carex Schreberi var. ludibunda G. Camus et
Jeanpert. — C. ludibunda J. Gay, Ann. sc. nat., me serie, 1838, t. X,
p. 357. C. Schreberi Schrank., p. p.
Nous considérons ce Carex comme une variété palustre du C. Schre-
beri; il est à remarquer que la plante récoltée par J. Gay avait été
trouvée dans un milieu analogue à celui de Genevilliers (Habitat in
Neustriä prope vicum Pirou, in palude spongiosä quæ dicitur des Rosiè-
res. J. Gay loc. cit.). G. Camus et JEANPERT.
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
LEGENDE DE LA PLANCHE I
La fig. 13 est dessinée à un grossissement de 800 diamètres, le grossissement
des autres figures est de 300.
Échelle.
Fig. 1. — Thalle de Chetonema vrregulare, dont certains rameaux (a, a)
ne 2 ; PE 300
passent à l'état palmelloïde, d’autres (b) à l’état bourgeonnant....... DE
e = 3 ® à £ 300
Fig. 2. — Commencement de l'état palmelloide dans un rameau detache... 7
: = 300
Fig. 3, 4, 5. — Cellules bourgeonnantes...... RS ne Re EE GE IE
ER ! ne 300
Fig. 6, 7, 8, 9. — Développement ultérieur des cellules bourgeonnantes... a
re. 300
2102107 Rameau a cellules bourgeonnäntes........ 22. an x
: 300
Fig. 41, 12. — Allongement des bourgeons. ............... En 7
Fig. 13. — Cellule vue à un plus fort grossissement, montrant des perfo-
rations dans-le chromatophore. :1.:::1.:.,.:.... er 27.
LS
Tomell Planche 1.
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BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
LEGENDE DE LA PLANCHE II
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Tome Il. Planche 2.
del. Welti. _ Imp. Ed.Bry, Paris. SEN: Cuisin lith. -
NEOLUDERITZIA SERICHOCARPA ScHINZ.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
LEGENDE DE LA PLANCHE Il
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Tome 11. Planche 3.
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BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
LEGENDE DE LA PLANCHE IV
Fig. 1. Prrurantnos scoparrus (Coss. et Dur.) Benth. et Hook. Stengelquerschnitt.
2. PITURANTHOS CHLORANTHUS (Coss. et Dur.) Benth. et Hook. Stengelquer-
schnitt.
e) Epidermis.
b) Bastbündel.
a) Assimilationsgewebe.
s) Secrellücken.
by) Gruppen von Bastzellen.
!) Leptom.
h) Hadrom.
If) Libriform.
m) Markgewebe.
| BULLETIN DE LHERBIER BOISSIER Tome II. Planche.2.
Del. Schinz ; Jith Duc Genève
FIG.l. PITURANTHOS ScoParius (Cosson ET DuriEu) BENTE ET Hook.
Fie.2. PITURANTHOS CaLoranraus (Cosson ET DuriEu) BENTH.ET Hook.
HERNE Tan.
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BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
LÉGENDE DE LA PLANCHE V
Riccia Michelii Raddi, typ.; de Florence.
4. Groupe de grandeur naturelle; Q.
2. Frondes stériles ; 5/1.
3. Frondes femelles, avec trois Jeunes sporanges; 5/1.
. Innovations; 5/1.
5. Innovations en languettes dressées, qui se produisent dans les cultures
sous verre.
R. Michelii Raddi, var. subinermis Lev. (R. palmata Lindenbg. 8 minor; R. pa-
radoæa de Notaris), de Florence.
6. Forma linearis ; groupe de grandeur naturelle.
7. Frondes grossies 41/2 fois.
R. Michelii Raddi, var. ciliaris Lev. (R. tumida Lindenbg.; A. palmata Lin-
denbg.), de Florence.
8 et 9. Groupes de grandeur naturelle.
10. Groupe grossı 4 fois, plantes mâles; a, b, c, frondes à anthéridies avec
ostioles proéminentes. :
11. Section transversale du milieu d'une fronde mâle; d, e, ostioles; f, 9,
cils; 16/1.
12. Fronde à sporanges saillants, grossie 2 1/2 fois.
13. Frondes stériles, grossies 3 fois; celle, vue de côté, montre en h les
écailles ventrales.
14. Fronde femelle, sectionnée perpendiculairement près de sa pointe: 8/1.
15. La même, sectionnée vers le milieu, avec un sporange surmonté de son
style; 8/1.
16. La même, sectionnée vers la base; 8/1.
17. Spore vue de face, 120/1.
18. Spore vue de côté, 120/1.
19. La même variété, forme élargie, d'Athènes (legit de Heldreich).
20. La même variété, de Montpellier, d’après un exemplaire du R. palmata
de l'herbier Lindenberg, dessiné par M. Jack.
SN
(Figures extraites d'une Iconographie en couleurs des Riccia d'Europe, que
l’auteur prépare en collaboration avec M. Jack.)
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER | Tome II Planche 8.
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Rıecıa MICHELIN, Raddı
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BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
LEGENDE DE LA PLANCHE VI
Echelle.
PASPERULA MAJORT Bansey. 00... NS À
Verticille étalé de feuilles et stipules "260." ..... 22222 ee Le
(Deux feuilles avec bourgeons à l’aisselle et deux stipules par feuilles.)
3. Feuille vue en dessous, montrant les bords légèrement replies et
ee 1
BPAISSIS... 22.0.4022, ca OEM ar ESS SF
5
MSommetde ramean.fleuri..... 2.2 .K cu sen: 2er. Em
. Portion d’inflorescence plus dense avec une fleur terminale à cinq
ei. 5
divisions, Ce qui se voit. par places 4... 2... Te
Coupe longitudinale de.la fleurs. PM OR ES 7
&orolle.etalee... nu... 0 ee. SON .
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
LEGENDE DE LA PLANCHE VII
Amphoricarpus elegans N. Alboff.
A.
b.
. Fleuron du centre 8 (grossi).
j;
Fleuron de la circonférence © (grossi).
Fleuron, vu de l’autre côté (face intérieure).
d. Etamine (grossie).
. Pollen (grossi).
. Style d’un fleuron du centre (grossi).
. Une soie de l’aigrette d’un fleuron du centre (grossie).
. Style d’un fleuron de la circonférence (grossi).
. Soie de l’aigrette d’un fleuron de la circonférence (grossie).
Paillette du réceptacle (grossie).
k. Poils des akènes des fleurons & (grossis).
l.
Dents du limbe d’un fleuron du centre.
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
LEGENDE DE LA PLANCHE VII
1. Selinum (Unidium) agasylloides N. Alboff.
a, b. Coupes transversales des méricarpes (fortement grossies).
c. Pédoncule, recouvert de papilles (grossi).
d. Fruit (grossi).
e. Pétale (grossi).
f. Papilles du pedoneule (grossis).
2. Ligusticum Arafoe N. Alboff.
g. Coupe transversale du méricarpe (fortement grossie).
h. Fruit (grossi).
i. Fleur (grossie).
k, l. Petales (grossis).
3. Aster Tuganianus N. Alboft.
m. Fleuron de la circonférence (grossi).
n. Akène avec son aigrette (grossi).
0. Fleuron du centre (grossi).
p. Aigrette (grossie).
r. Style (grossi).
s. Etamine (grossie).
it. Coupe transversale du fruit (grossie).
u. Soie extérieure de l’aigrette, ayant la forme d'une lame étroite (grossie).
4. Alsine rhodocalyx N. Albofr. Échelle.
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
LÉGENDE DE LA PLANCHE IX
DALEA VIRGATA Miceeur. Ramus sub anthesi.
. Folium a facie inferiore visum (magn. auet.).
Flos sub anthesi (magn. auei.).
. Calyx apertus.
Braciea a dorso visa.
. Vexillum.
Ala.
Stamina
. Ovarium.
10.
Fructus.
. Semen.
EL ESS TR A TS Se CPP SSP TE ET PP NT SE re DCR TER ie TRES
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LÉGENDE DE LA PLANCHE X
ig. 1. GLICIRIDIA GUATEMALENSIS Micneui. Ramus sub anthesi magn.
natur. (Ceteræ figure magn. auctæ).
2. Alabastrum cum bractea.
3. Calyx.
4. Calycis tubus expansus.
5. Vexillum.
6. Ala.
7. Carina.
8 et 9. Stamen a facie et a dorso visum.
10. Ovarium.
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Tome II. Planche 10.
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Imp. Edouard Bry, Paris.
B.Herineg del
GLIeIRIDIA GUATEMALENSIS MICcHELL.
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LÉGENDE DE LA PLANCHE XI
. CRACCA BIGOLOR Micueu. Ramus sub anthesi magn. nat. (Ceteræ
figure magnit. auctæ).
...Calyx.
Vexillum.
. Aa.
Carina.
Stamina.
Ovarium.
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Tome II. Planche 11.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Imp.Edouard Bry, Paris.
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LÉGENDE DE LA PLANCHE XII
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ERYTHRINA COSTA-RIGENSIS Micaeu. Folium magnit. natur.
2. Racemi rachis cum leguminibus magn. nat.
| 3. Folii paginæ inferioris fragmentum magn. auctum.
%. Flos magn. reductus.
5. Calyx expansus magn. reductus.
6. Vexillum magn. reductum.
7 et 8. Ala et carina magn. nat.
9. Carinæ petalum magn. auctum.
10. Stamina magn. aucta.
41. Ovarium.
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Tome Il. Planche 12.
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LÉGENDE DE LA PLANCHE XIII
Fig. 1. INGA PITTIERI Micueu. Ramus sub anthesi magn. nat.
2. Flos.
3 et 4. Bractea.
9. Calyx et corolla.
6. Ovarium magn. nat. cum stylo. :
7. Ovarium magn. auctum.
8. Legumen.
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Fig. 1.
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BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
LEGENDE DE LA PLANCHE XIV :
PERIANDRA PARVIFLORA Mic#eui. Ramus sub anthesi.
Calyx magnitudine auctus.
Vexillum.
Ala.
Carina.
. Stamina.
Ovarium.
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LEGENDE DE LA PLANCHE XV
FEERIA ANGUSTIFOLIA ScHousBoe.
. Plante récoltée à Keira par Balansa, en mai 1867 (Herbier Boissier)..
Bouton detleur au moment Tes OUVrIE LR ee
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6. Sommité du style, stade @ (la transition entre la partie nue et celle
12.
portant les poils collecteurs est un peu moins brusque)..........
Sonmmité dwstyle, stade D. 222 nee ee A E
-..Ovaire, coupe longitudinale. 2.2... 2.2 SU CRE
..Ovairte, coupertransversale.......- u... CURE 2 2 A RERRES
. Ovule (lei, comme dans les planches suivantes, les ovules ont recu par
erreur deux enveloppes). „u, una ee
Fruit, le sépale antérieur enlevé. +... ...- .-. RER
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BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
LÉGENDE DE LA PLANCHE XVI
DIOSPHÆRA DUBIA FRIVALDSKY.
1. Plante récoltée au Mont Olympe par Orphanides, Flora græca
exs. 002 (Herbier Beissier).... -.+.......%.. 2.2 2. 2er
9. Bouton a. A ae ln ne en ee
3.Kleur-epanower. .... re ee NET ERPEREE
&.-Gorolle; étalée. Are He a Ge CE TOO EEE
D. Extremite d'un lobe corollaire ... 2... „2... 82.202
6. Étamine vuede face. 4%... 0. Din ee de SRE
7. Etamine vue de côté, pour montrer la flexion de la partie glabre....
8. Anthere coupee transversalement "ne
J’sSommité dusstyle etistigmale 22... 2.0.0202 02
10. Sommité du style et du stigmate du D. Jacquini Sieb. ............
11. Ovaire, coupe longitudinale du D. Jacquini Sieb..................
12" OvareNcoupeïtransversale dusmême. 5 0 ee
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BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
LÉGENDE DE LA PLANCHE XVII
DIOSPH ÆRA ASPERULOIDES ORPHANIDES.
1-3. Rameaux de différentes plantes qui, entières, forment des coussinets
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6 FIeUTÉPANOULE. MN ee AR ET Ne NN ES RERESE
7. iBorollessetaleeuen.. ne. NN er Re NERO
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9. Anthere coupée transversalement ur... 2.2.2... CORP
10. Style,sstaderg.,-dusbouten.... 2... 0.
41: -Sommite.dusstyle, stade © et stigmates‘.. .....n..... me
12. Oyaire,-coupellonsitudinaler 2. 2... en ne NE ORNE
152 Ovaire, coupe-transyversale "4.10... OMS
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BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
LÉGENDE DE LA PLANCHE XVII
TRACHELIOPSIS TUBULOSA Borsstrer.
. Plante provenant du Fleuve-du-Chien, leg. Gaillardot (Herbier
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12.
. Anthère coupée transversalement
. Ovaire, coupe longitudinale
. Ovaire, coupe transversale
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
LÉGENDE DE LA PLANCHE XIX
TRACHELIOPSIS POSTII Boïssier.
. Plante originale, récoltée à Hamath par le Dr Post (Herbier Boissier)
Fleur epanouie. 7.5" +... 22 na ha NÉ oo DOME MEONMERSES
Sépales d'une:même Hleur.. 2.2... ... 0 2.2. 00 LE DIIRRERS
Corolle: étalées an. en ee ee ee e NOOOT EEL
BExtremitedaun lobe COrOlAIre PEER
Étamimes vues, de.face =... ee TR RER
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
LÉGENDE DE LA PLANCHE XX
Fig. 1. PHORADENDRON TLACOLULENSE Les. (Habitus)....
2, > » Se).
3. MASCAGNIA SELERIANA Les. Reifes Carpid, der untere
Teil schräg von aussen gesehen........ ...... 2.0... Raise
4. MASCAGNIA SELERIANA Les. Carpid, der untere Teil
von innen gesehen... = =... 2. - 2.2... Jr 2
5. MASCAGNIA SELERIANA Les. Carpid, der obere Teil
schräg von der Seite gesehen... .2..= ..- -. .....)... es ee:
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. MALPIGHIA OAXACANA Nivexz. (Habitus)............
7% » » » Sepalum mit den beiden
Drüsen... 4:2. PRESS CRETE. D PE RE ungefähr
10. > » » Stamina von innen
OO NS RS oo e » © -
11. MALPIGHIA OAXACANA Nrepewz. Stamen von der Seite
BESEHEN.- ns nee rer eee cu de eee CC CREER
12. MALPIGHIA OAXACANA Nrenexz. Gynæceum, ein Fach
TOO EVE) do EE De 6 co po = oc :
13. GAULTHERIA HIDALGENSIS Les. Inflorescescenz.....
14. ARCTOSTAPHYLOS CÆCILIANA. Les. Habitus.......
Tome Il. Planche 20.
BULLEMN DE L'HERBIER BOISSIER.
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A ordis do femiarsle eds ob ısairagse broë
Fig. À.
10.
11.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
LEGENDE DE LA PLANCHE XXI
ENTANDROPHRAGMA ANGOLENSE C. DC., rameau fleuri..
. Diagramme de la fleur.
. Ovaire avec le tube staminal rabattu pour montrer les cloisons du
tube stamınal: €; Cloison EE Se
. Coupe transversale du disque stipitiforme portant l'ovaire et de
la base cloisonnée du tube staminal. :....................
Bord supérieur du tube staminal et antheres...................
. Coupe longitudinale de la fleur, montrant l’ovaire qui termine le
disque stipitiforme le long duquel les cloisons du tube sont
INSETEES „de ee NERNE
. Graine ailee dont la base arrondie et convexe renferme l'embryon.
La position du hile n’a pu être indiquée à cause du mauvais
état de conservation de la graine... Ter
Embryonen a N ee
Coupe, transversalexdesicomyledons..........2... 20 arme
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Tome Il- Planche 21
BULLETIN DE LHERBIER BOISSIER
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. BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER Tome II. Planche 28
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LEGENDE DE LA PLANCHE XXX
. Pars rosulæ vernalis; magnitud. natur.
a. Rosulæ æstivales, Florentiæ diu in olla cultæ; magnit. nat.
. Rosula sterilis ad specimina conimbricensia, viva missa, depicta.
. Segmenta terminalia septies aucta, epidermide segmenti, basi
sporangliferi, prope bifurcationem emarcescente, punctatim di-
lacerata.
\rons Pa. dorso’visa. na a er RES
. Eadem frons a ventre visa, squamas concolores apicales et rhizinas
exhibens ie ee re. ee ae ee
. Frondes bigeminatæ a latere vis®, anterior latus superne atro-
violaceum et squamas striasque discolores posticas exhibens ..
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BULLETIN DE L'HERBIER BOÏSSIER = “Tomell Planche 30. .
Lith.Anst. Julius Kinkhardt Leipzig.
RICCIA HENRIQUESII Levier.
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Fig. 7.
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13.
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BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
LEGENDE DE LA PLANCHE XXXI
Frons unisulcata, prope apicem verticaliter dissecta............
Frons bisulcata, media longitudine verticaliter disseeta.........
. Eadem, postice secta, suleis fere obsoletis.....................
Altera frons bisulcata, media longitudine verticaliter secta, canales
aëriferos zonæ superioris, cellulas stratuum lateralium antho-
cyanino repletas, rhizinas pellucidas, alterasque clavuligeras
éxhibens Lane EE en ne UN UT ENS PEER
Pars basalis frondis fertilis verticaliter dissecta, cavum sporangii
sporasque maturasexhibens............... EE PRESS
Spora matura acie visa........ 2.13.2122. NN RER
Sporasalatere visa. 225.12 Ni UE NE PERRPRRRrE
Cilia, basi geminatim et ternatim coalita, e stratu cellularum mar-
ginalium, materia purpureo-violacea repletarum emergentia...
Tome Il Planche 31.
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Lith.Anst. Julius Klinkhardt, Leipzig.
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BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
LÉGENDE DE LA PLANCHE XXXII
A. ERAGROSTIS BARRELIERI Daveau, montrant les panicules axil-
Jaires nues nee ed ee ee EEE
A’ ERAGROSTIS BARRELIERI var. pygmæa (d'Algérie). ...........
a. Caryopse A
BEN GlUmer I a. ne LA dan re ES
c. Fragment de feuille pour en montrer la dentition marginale
B. ERAGROSTIS MINOR Host (forme à épillets sub-linéaires), mon-
trant. les rameaux secondaires feuilles. ............ 2.0 se
B’ ERAGROSTIS MINOR Host, à épillets ovoïdes. ..................
A. Lanyopse; (comparer aveca)........ Ar Res
2. Glume (comparer.avec.b)er.. ......u.. 2.0000 00
f. Fragment de feuilles montrant les tubercules glanduliformes
(comparer avec che Min cn en eee
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BULL. HERB. BOISS. Tome MN PIN Se
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A Eracrosris BARRELIERI DAVEAU. B ERAGROSTIS MINOR Host.
A’ — VAR. PYGMÆA D
737
TABLE
DES
TRAVAUX PAR NOMS D'AUTEURS CONTENUS DANS CE VOLUME
Pages
Ausorr (N.). — Nouvelles contributions à la flore de la Transcaucasie
(DI. 7 Ko) code 114, 247, 448, 639
Arvet-Touver voir BRIQUuET (J.). — Indications d’épervières rares ou nou-
velles pour les Alpes Lémaniennes, la Suisse et le Jura .............. 617
Barvaccı (A.) ed Fizrppuccr (F.). — Contribuzione allo studio delle gemme
e specialmente di algune ricerche sulla supergemmazione............ 24
Bargey (W.) voir Forsyra-Masor. — Saria, étude botanique (Pl. 6) ..... 241
» » Kasos, étude botanique ........... 329
» » Kos, étude botanique............: 404
BESCHERELLE (E.) — Cryptogameæ Centrali-Americanæ in Guatemala, Costa-
Rica, Columbia et Ecuador lectæ (Musci).......................... 389
Brouen (ll) Questions de Nomenclature." RER ee 19
Briguer (J.). — Fragmenta monographiæ Labiatarum, 2e faseieule....... 119
Briouer (J.). — Fragmenta monographiæ Labiatarum, 3e fascicule. ...... 689
Briover (J.). — Rectifications de Nomenclature ....................... 439
Briguer (J.). — Indications d’épervières rares ou nouvelles pour les Alpes
Lémaniennes, la Suisse et le Jura d’après les déterminations de M. Arvet-
HONOR UE een ren ee NA 617
BRIQUET (J.). — A propos des méthodes statistiques en floristique........ 645
Buser (R.). — Sur les Alchimilles subnivales, leur ressemblance avec l'A.
glabra Poir. et leurs parallélismes avec les espèces des régions infé-
ROUTES A NT eo 2 CN M NEE re 34, 94
Buser (R.). — Contributions à la connaissance des Campanulacees (Pl. 15,
10 41752810) 2. seen. en le Do le 901
Buser (R.). — Cypripedium ou Cypripedilum ? ....................... 642
CAnDoLLE (C. de). — Meliaceæ nove. $ 1. Americanæ.................. 967
CanporzeE (C. de). — Meliaceæ nove. $ 2 Asiaticæ el africanæ (Pl. 20).. 577
Carpor (F.) voir RENAULD (F.). — Mousses nouvelles de l’herbier Boissier 32
CHoDAT (R.). — Polygalaceæ novæ vel parum cognitæ.................. 167
Cuopar (R.). — Sur une race curieuse de Ranunculus aconitifolius....... 567
CHopar (R.). — Matériaux pour servir à l’histoire des Protococcoidees (Pl.
210222.72 3.26, 251,20 AT NAS) EL NE ee A ren ss ete 585
BULL. HERB. BOIss., décembre 1894. By
738 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
ConRATH (P.). — Sur une nouvelle espèce du genre Cytisopsis ...........
Crépin (F.). — Mes excursions rhodologiques dans les Alpes en 1891 et
oe RIRE 1,
Daveau (J.). — Note sur une Graminée nouvelle (Eragrostis Barrelieri
Sp nov) A (PI. 232) 6 RO Na A ADD REEE
Firippucer (F.) voir Bazpacor (A.). — Constituzione allo studio delle gemme
et specialmente di alcune ricerche sulla supergemmazione ............
Forsyra-Masor et BARBEY (W.). — Saria, étude botanique (Pl. 6).......
» » Kasos, étude botanique .............
» » Kos, étude botanique....... 22.2 re
HorrManN (0.) — Beiträge zur Kenntnis der afrikanischen Flora........
Huser (J.). — Sur un état particulier du Chetonema irregulare Nowakowski
(EL De Re N ee ELLES
JAaczEwsKI (A. de). — Note sur le Puccinia Peckiana Howe (avec gravures)
Jaczewskt (A. de). — Notes sur quelques espèces critiques de Pyrénomycètes
SUIS SOS NE NAS DD ee ee Se
JACZEWSKT.(A. de)... — Eu Herbier Fuckel: .......... 22... 2.22.2000 eee
Jaczewsk1 (A. de). — Monographie des Massariées de la Suisse..........
Kasımir (A.) — Sur les cristaux chez Opuntia et Pereskia..............
KoERNICKE. — Beiträge zur Kenntnis der afrikanischen Flora ...........
Kuntz& (0.). — Beiträge zur Kenntnis der afrikanischen Flora..........
Kunzzei(0.).,— Nomenelatur-Studien.. 2... cl: ACCES
Levier (il) — Rocco Michel (DL. 5)..........2......2....2 00
Deviwr (Bi). — Reccia Henriquesir (Bl. 30, 31). 2
LoEsexer (Th.). — Beiträge zur Kenntnis der afrikanischen Flora .......
LoEsEner (Th.). — Plante Selerianæ die von Eduard SELER und Frau
Cæcilie SELER in Mexico gesammelten Pflanzen unter Mitwirkung von
Rachmannern veröffentlicht (PL. 20) 2.2... PEER CET Sg
Micaerı (M.). — Légumineuses nouvelles de l’Amérique centrale (Pl. 9,
ABER LI A) I A El ee AE SECTE
Mütter (J.). — Lichenes Eckfeldtiani a cl. Dr J.-W. Eckfeldt Philadel-
Phiensi, presertimin Mexico lecti. 2... 2..2..0.2.2... 202.222
Mürver (J.). — Arthoniæ et Arthothelii species Wrightianæ in insula Cuba
NER RE AR RE SE Ce
PERRIER DE LA BATHIE et SONGEON (A.). — Notes sur quelques plantes nou-
velles ou intéressantes de la Savoie ou des pays voisins..............
RexauLp (F.) et Carpor (J.). — Mousses nouvelles de l’herbier Boissier...
Rozre. — Beiträge zur Kenntnis der afrikanischen Flora ...............
RouLer (Ch.). — Recherches sur l'étude comparée du genre Thunbergia Lin.
HM(AVEC CTAVUEES)- AS eine. nennen Ber SERRES 299,
SAUVAGEAU (C.). — Variabilité de l’action du sulfate de cuivre sur l’Isaria
NOROSOR SE A er nseete DUO de EEE
ScHinz (H.). — Beiträge zur Kenntnis der afrikanischen Flora (Neue Folge).
ES MR DE) er a nie ee
SOLEREDER (H.). — Ueber die Zugehörigkeit des von Masters als Bragantia
Wallichii beschriebenen anomalen Stammstückes zur Gattung Gnetum
145
89
342
38%
TABLE DES TRAVAUX PAR NOMS D'AUTEURS. 739
Pages
SONGEON (A.) voir PERRIER DE LA BATHIE. — Notes sur quelques plantes nou-
velles ou intéressantes de la Savoie ou des pays voisins .............. 425
STEPHANI (F.). — Cryptogamæ Centrali-Americanæ in Guatemala, Costa-
Rica, Columbia et Ecuador lectæ (Hepatic®)»...................... 402
Tswerr (M.). — Sur quelques cas tératologiques dans l'anatomie de Lycium 175
WARNSDORF (C.). — Cryptogamæ Centrali-Americanæ in Guatemala, Costa-
Rica, Columbia et Ecuador lectæ (Sphagnaceæ)..................... 460
WILDEMAN (E. de). — A propos du Plewrococcus nimbatus DeW.......... 388
Appendix n° I. — Mürter (J.). — Conspectus systematicus Lichenum N ove-
Zelomanes 2 ei. 2.2, Sehen Re ee ee 1a11%
Appendix n° II. — SCHWEINFURTH (G.). — Sammlung Arabisch-Æthiopischer
Pflanzen. — Ergebnisse von Reisen in den Jahren 1881, 1888, 1889,
18) lnund 1892 22 2 en 1 à 113
Appendix n° III. — Carıst (H.). — Aperçu botanique des parties du Valais
à visiter par la Société botanique de France en août 1894........ 1 à 27
Appendix n0 IV. — Société pour l'étude de la flore franco-helvétique (Société
pour l'étude de la flore francaise transformée). 1893. 3me Bulletin... 1 à 31
PLANCHE
PLANCHE
PLANCHE
PLANCHE
PLANCHE
PLANCHE
PLANCHE
PLANCHE
Q NO EN
PLANCHE 9.
PLANCHE 10
PLANCHE 11
PLANCHE 12
PLANCHE 13
PLANCHE iA.
PLANCHE 15
PLANCHE 16
PLANCHE 17
PLANCHE 18
PLANCHE 19
PLANCHE 20
PLANCHE 21
PLANCHE 22
PLANCHE 23
PLANCHE 24
PLANCHE 25
PLANCHE 26
PLANCHE 27
PLANCHE 28
PLANCHE 29
PLANCHE 30
PLANCHE 31
PLANCHE 32
740
TABLE
DES
PLANCHES CONTENUES DANS CE VOLUME
. — Chetonema irregulare Nowakowski.
. —— Neoluderitzia sericeocarpa Schinz.
. — Rhynchosia Woodii Schinz.
. — Pituranthos scoparius B. et H. et chloranthus B. et H.
. — Riccia Michelii Raddi.
. — Asperula Majori Barbey.
. — Amphoricarpus elegans N. Alboff.
. — Fig. a-f. Selinum agasylloides N. Alboff.
Fig. g-l. Ligusticum Arafoe N. Alboff.
Fig. m-u. Aster Tuganianus N. Alboff.
Fig. v-z. Alsine rhodocalyx N. Alboff.
— Dalea virgata Micheli.
. — Gliciridia Guatemalensis Micheli.
. — Cracca bicolor Micheli.
. — Erythrina Costa-Ricensis Micheli.
. — Inca Pittieri Micheli.
— Periandra parviflora Michel.
. — Feeria angustifolia Schousboe.
. — Diosphera dubia Frivaldsky.
. — Diosphera asperuloides Orphan.
. — Tracheliopsis tubulosa Boiss.
. — Tracheliopsis Postii Boiss.
. — Plante Selerianæ Th. Lœsener.
. — Entandrophragma angolense C. DC.
. — 1-15 Palmella miniata. 16-17 Tetraspora. 18-47 Clamydomonas
intermedius.
. — 48-70 Chlamydomonas intermedius. 72-74 Apiocystis.
. — Gonium pectorale et Gonium sociale.
. — Pandorina morum. Palmellococeus miniatus. Scenodesmus quadri-
cauda.
. — Raphidium Brauni.
. — Scenodesmus quadricauda. Chlorosphera muralis.
. — 1-15 Pleurococcus vulgaris. 15-45 Pleurastrum.
. — 6-13 Chlorosphera muralis. 14-27 Pleurococcus vulgarıs.
. — Riccia Henriquesii Levier.
. — Riccia Henriquesii Levier.
. — À Eragrostis Barrelieri Daveau.
A’ Eragrostis var. pygmæa Daveau.
B Eragrostis minor Host.
B’ Eragrostis minor Host.
INDEX DES NOMS DE PLANTES
CITÉS DANS CE VOLUME !
Les noms des espèces nouvelles sont imprimés en zitalique.
Du erispum 545 ; triquetrum 546. — Acacia sphærocephala 542. —
Acampe 491. — Acanthus spinosus 339, 413. — Acer campestre 667, app. Ill,
14; opulifolium app. II, 9; platanoides 681 ; Pseudoplatanus 679. — Achillea
Cretica 244; hybrida app. IH, 7; Millefolium var. macrocephala app. IV, 8;
nobilis app. III, 11; setacea app. IM, 11; tomentosa app. IH, 11, 17. —
Achras 66. — Achyrospermum fruticosum 138. — Acidanthera rosea 222,
223. — Acidodontium exaltatum 392. — Acosta 471. — Acrocephalus cal-
lianthus 690; Heudelotii 689, 690; Mechowianus 690; minor 690; reticulatus
690; sericeus 690; villosus 123. — Acrostichum dichotomum app. Il, 3; filare
app. Il, 3. — Actidesmium 607, 610. — Actinopteris dichotoma app. II, 3, 4;
dichotoma var. australis app. II, 3. — Adenostyles hybrida app. III, 19; leuco-
phylla app. III, 18, 21. — Adiantum Capillus Veneris app. II, 1, 91; caudatum
app. II, 1; incisum app. II, 1; lanulatum app. I, 2. — Adonis vernalis
app. III, 6, 10, 23. — Æluropus brevifolius app. II, 43; mucronatus app. If,
43; repens app. II, 43. — Ærangis 457. — Ærides 460. — Æthionema saxa-
tile 407. — Afromendoncia 270, 271, 471. — Agasyllis latitolia 252, 253. —
Aglaia Beccarii 579, 580: Zollingeri 579. — Agrostis hirtella app. II, 30; ver-
- ticillata app. II, 30, 98. — Aira caryophyllea app. IL, 31. — Aizoon Hispanicum
243. — Ajuga 86, 709; Aidldebrandtii 144; Laxmanni 709; ophrydis 141 ; Orien-
talis 414; Postii 710; remota 141; robusta 1441; turkestanica 711. — Akebia
quinata 29. — Albuca app. II, 111; abyssinica app. I, 75. — Alchimilla
app. IV, 2, 3; acutidens 104, 106, 107, 110; alpestris 38, 40, 48, 101, 106, 111,
112; alpina 36, 38, 39, app. IV, 6: alpina X fissa 39; asterophylla 36, 38, 41;
colorata 36, 38, 40, 42; connivens 107, 110, 111, app. IV, 7; connivens
f. vegeta 108, conjuncta 40; coriacea 36, 97, 98. 99, app. IV, 8; crinita
app. IV, 7; cuneata 41, app. IV, 7; cuspidens 106, 107, 110, app. IV, 7;
decumbens 35, 37, 38, 39, 42, Ah, 45, 47, 48, 95, 96, 98, 100, app. IV, 8;
1 Le Conspectus systematicus Lichenum Novæ-Zelandiæ du Dr J. Müller,
app. I, possédant déjà une table des plantes citées, l'indication de ces plantes
n'est pas reproduite dans l’Index général.
742 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
demissa 35, 36, 38, 48, 96, 98, 99, 100, app. IV, 8; effusa app. IV, 8;
feröensis 39; filicaulis var. vestita app. IV, 7; firma 36, 42, 101, 102, 103,
10%, 106, 107, app. IV, 7; fissa 98, 100, 111; fissa v. færoënsis 39; fissimima
35, 99, 100; flabellata 40, 97, app. IV, 7; flabellata X pentaphylla 38; flaves-
cens 107; flexicaulis 36, 40; flexicaulis-acutiloba 42; frigens app. IV, 8; frigida
35, 37, 38, 44, 45, 46, 48, 95, 96, 98, 100, app. IV, 8; gemmia app. IV, 7;
glabra 34, 35, 36, 37, 38, 39, 40, 42, 43, Ah, 45, 46, 94, 95, 96, 99, 101, 102,
103, 10%, 105, 106, 108, A411, 113, app. IV, 7; glabra X flabellata 38; glabra
var. hirsuta 38; glabra-incisa 42 ; glabra 8 truncata 40; glabra var. villosula 38;
glabrata 40: grossidens 36, 37, 38, 39, 41, 42, app. IV, 7 ; grossidens f. latifolia
app. IV, 7; grossidens X pentaphylla f. intermedia app. IV, 7; grossidens X
pentaphylla 41; grossidens X superpentaphylla f. pilosior app. IV, 7; Hoppeana
app. IV, 6; incisa 36, 10%, 196, 107, app. IY, 7; inconeinna 112, 113; inter-
media 36, 37, 38, 42; Lapeyrousii app. IV, 7; lineata app. IV, 7; longiuscula
35, 36, 101, 102; minor f. aprica app. IV, 7; minor f. vegeta gracilis app. IV, 7;
mixtum 40; montana 98; multidens 110; obscura app. IV, 7; obtusa app. IV, 7;
pallens 37, app. IV, 6; pastoralis 38, 40, app. IV, 7; pectinata 541; pentaphylla
37, 38, 4, 96; pentaphylla X pubescens 38; pubescens 40, app. IV, 7; saxatilis
app. IV, 6; semisecta 37, 9%, 96, 100; semisecta f. umbrosa 9%; semisecta f.
vegeta umbrosa 96; sericoneura app. IV, 7; sinuata 102, 105, 113; splen-
dens 109; straminea 36, 102; straminea f. vegeta app. IV, 8; strigulosa 40 ; sub-
crenata 38, 102, 113, app. IV, 7; subsericea 36, 37, 38, 39, 44, 42, app. IV, 6:
tenuis 38 ; truncata 40, 41, 49, 43 ; versipila 112, 113; Vetteri app. IV, 7; vul-
garis 38, 39, 40, 111: vulgaris X pentaphylla 39; Wichure 110, 111. —
Aldina 477. — Algelagum chilense 134. — Alisma Plantago app. II, 93. —
Alismorchis 460, A463; labrosa 491: vestita 491. — Allarthonia 726. -
Alliaria 57%. — Allium descendens 245 : sativum 29; sphærocephalum var. bul-
biferum app. IV, 10; strictum var. Christii app. IH, 17; subhirsutum 340, 415 :
subhirsutum var. spaihaceum app. Il, 75. — Alnus glutinosa 421, 680; viri-
dis 620. — Aloe abyssinica app. II. 66, 67, 68, 69, 71, 90, 110; abyssinica var.
percrassa app. II, 67; acuminata app. II, 74; africana app. Il, 6%; Bainesii
app. II, 75; Camperii app. II, 67, 68, 69, 110; ciliaris app. II, 73; dichotoma
app. II, 75; humilis app. II, 74; macrocarpa app. II, 69, 70, 110; maculata
app. II, 59; pendens app. II, 72, 73; percrassa app. II, 61, 62, 63, 6%, 65,
69, 108, 110 ; rubroviolacea app. Il, 71, 72; sabæa app. II, 7%, 75; Schimperi
app. Il, 66, 70, 71, 73, 110 ; Schelleri app. IL, 107 ; Schælleri var. menachensis
app. I, 108; Steudneri app. Il, 73, 7%; vacillans app. II, 108, 109; vera
app. II, 107; vera var. ethiopica app. IL, 61; vera var. albopicta app. IL, 64;
vera var. angustifolia app. Il, 62; vera var. menachensis app. Il, 64, 65; vera
var. officinalis app. II, 59, 60, 61, 62, 6%, 65, 66, 72; vera var. puberula
app. II, 61, 62; vaccilans app. II, 65, 66, 109. — Alsine Cheveneauxii app. IV.
13; ciliata 256; Cércassica 449; imbricata 256; laricifolia app. HE, 17; macro-
carpa 296; pinifolia var. pumila 449; recurva app. IV, 14, 15, 16; Rhodocalyx
255, 256, 297; rostrata app. III, 8, 17; IV, 14; tenuifolia 408; Thevenæi
app. IV, 6, 13, 14, 15. 16; Theveneauxii app. IV, 13; verna app. IV, 14, 16;
verna var. Thevenæi app. IV, 14, 15; vestita 256. — Alstonia 477. — Alyssum
Creticum 332; edentulum app. IV, 12; foliosum 407; gemonense app. IV, 12;
INDEX. 743
microcarpum app. IV, 12; montanum app. III, 2%; orientale 407; petræum
app. IV, 6, 12; vesicarioides app. IV, 12. — Amblystegium Leitense 399. —
Amethystea 86. — Amethystina 86. — Amoora megalophylla 577, 578 ; mega-
lophylla var. frutescens 578. — Amorpha fruticosa 27. — Amphorchis 460,
463. — Amphoricarpus elegans 247, 248, 249, 253; Neumayeri 249, 250. —
Amtsgerichtsrathschulzia 471. — Amygdalus 465. — Anacamptis pyrami-
dalis 245, 340. — Anagallis acuminata 221; pulchella 221. — Anchusa
Ægyptiaca 338 ; aggregata 412; undulata 412; Orientalis 412. — Andrachne
colchica 250; telephioides 340. — Androclinium 491. — Andropogon annu-
latus app. Il, 13, 93; Aucheri app. Il, 13; Aucheri var. quinque plumis
app. II, 13; commutatus app. II, 1%, 15, 93; contortus app. Il, 13, 93; con-
tortus var. glaber app. II, 13, 93; Cymbarius app. I, 16, 9% ; dichrons app. Il,
15, 9%; distachyus app. IL, 10, 93 ; exothecus app. II, 16, 9%: floccosus app. I,
14, 15; foveolatum app. II, 10; Gidarba app. II, 1%, 15 ; halepense app. II, 21;
hirtus app. II, 15, 9%; hirtus var. genuinus app. H, 15, 9%; hirtus var. podo-
trichus app. II, 15; Jwarancusa app. Il, 13 ; laniger app. II, 93; lepidus app. II,
15, 94; lepidus var. intonsus app. II, 15; lepidus var. Tamba app. II, 15; per-
tusus app. II, 10, 11, 93; Schimperi app. II, 9%; Schenanthus app. Il, 14, 93;
Schenanthus var. cæsius app. II, 14: Sorghum 225, 226, 227, app II, 11, 12,
13, 21; Sorghum var. æthiops 227, app. II, 12; Sorghum var. albida 226,
app. II, 12; Sorghum var. arabicus app. Il, 12; Sorghum var. bicolor 226, 227,
app. II, 14 ; Sorghum var. cernuus 226, app. Il, 11, 12; Sorghum var. compactus
app. I, 11; Sorghum var. contractus app. I, 11; Sorghum var. effusus
app. II, 141; Sorghum var. niger app. II, 11 ; Sorghum var. odonge 227; Sorghum
var. rubicolor 227, Sorghum var. rubrocernuus app. II, 12; Sorghum var. sac-
charatus app. II, 13; Sorghum var. Schenkii 227, Sorghum var. usorum 226,
app. II, 12; Sorghum var. yemensis app. Il, 11. — Androsace 464, 465 ; carnea
app. III, 9; glacialis app. III, 5; helvetica app. III, 5; pubescens app. II, 5, 6;
septentrionalis app. III, 17; tomentosa app. III, 5, 9, 18. — Anebia quinata 26.
— Aneilema Ehrenbergii app. Il, 58, 59; Forskalei app. II, 58, 59; tacazzeanum
app. II, 58, 59. — Anemone alpina app. III, 5; apiifolia app. IV, 6; fulgens var.
purpureo-violacea 406; Halleri app. III, 18; Mexicana 539; montana app. II,
6, 10, 23; sulfurea app. III, 5. — Aneura plumæformis 403. — Angelica 253.
— Angorchis 458, 459, 460, 463; Criptangis 458 ; Cuculangis 458, 459 ; fra-
grangis 458, 461 ; Pectangis 459; Pectinatum 459; Triangis 458, 459; Trique-
tum 459. — Angræcum 459, 461; bilobum app. Il, 90; cucullatum 459;
Eichlerianum app. II, 113; genuflexum app. II, 113; Schimperianum app. I, 90;
Schellerianum app. Il, 112. — Anneslea 477. — Anoda Dilleniana 546;
hastata 546. — Antephora elegans app. II, 17,95; elegans var. levis app. Il, 47 ;
Hochstetteri app. IE, 17, 95. — Anthemis altissima 411; arvensis 336;
Chia 411; Cretica 336; montana 411. — Anthistiria glauca app. II, 16. —
Antholyza Schweinfurthii app. II, 86, 87, 112. — Anthyllis vulneraria var.
rubriflora 334. — Antigonum leptopus 537. — Antirrhinum Orontium 338. —
Aphyllorchis 457. — Apiocystis Brauniana 595. — Apium ammi 552; gra-
veolens 552. — Apodanthera Buræavi 566. — Aponogeton abyssinicus
app. II, 92. — Apuleia 477. — Aquilegia alpina app. Il, 17, 25. — Arabis
saxatilis app. III, 6; verna 406. — Arbor alba 483. — Arbutus Andrachne 412.
744 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Arctotaphylos Ceciliana 553, 55% ; Hartwegiana 55%; ledifolia 55%; pungens
593. — Ardisia escallonioides 554. — Arduina 477. — Arenaria decussata 539;
laricifolia app. IV, 43; Iycopodioides 539; Marschlinsii app. TIL, 9; pubescens
408; recurva app. IV, 15. — Aretia 46%; Vitaliana app. III, 24. — Arethusa
460. — Argemone mexicana 540; mexicana var. ochroleuca 540. — Argomül-
lera 471. — Aristida adoensis app. II, 28, 97; cœrulescens app. II, 27, 28, 96;
cœrulescens var. breviaristata app. If, 27; cœrulescens var. brevifolia app. II,
28; caloptila app. IE, 27; hirtigluma app. Il, 27; modatica app. IT, 28 ; Schwein-
furthii app. II, 28; Schweinfurthii var. Borssieri app. Il, 28. — Aristolochia
Sipho 26, 29. — Aristotelea 473. — Aristotelia 473. — Armeria plantaginea
app. II, 7. — Arracacia atropurpurea 552. — Artemisia Absynthium app. III,
11, 23; campestris app. IH, 19, 23; glacialis app. II, 9, 18, 19 ; maritima
app. III, 11; nana app. LE, 19; spicata app. III, 20; Valesiaca app. III, 11, 23.
Arthonia 725, 726, 727, 728; abnormis 736; alba 728, 729 ; alborufella 729 ;
angulata 734; Antillarum 730; astropica 733 ; circumalbicans 732: circum-
tincta 729, coccinea 728 ; compensata 731, 732, 733 ; compensatula 733 ; com-
planata 73% ; complanata v. purpurascens 73%; conferta 730, 731; Costari-
censis 732; cyrtodes 73%; dispartibilis 733; distendens 736; erupta 731 ;
fissurinella 733 ; fusca 728 ; fusco-pallens 731, 733 ; gracilis 732 ; gregaria 729,
730; gregaria var. adspersa 729, 730; gregaria v. opegraphina 730 ; gyalectoida
732; hypochniza 730; leucoschisma 731; macrotheca 736; mesoleuca 736;
microsperma 733; nebulosa 728; nigra 729; nucis 728, 736; ochraceella 733;
ochroeincta 729; ochrodes 731; ochrolutea 730; ochrospila 731 ; pellueida 730:
Pertusariella 729; phyllogena 736; platygraphidea 73%; platyspilea 731; poly-
gramma 732; polymorpha 73%; polymorpha var. guayacana 73%; rubella 732,
733; septisepta 730, 731; septiseptella 731; stictica 734; subastroidea 734 ;sub-
dispersa 734; subexcedens 734; subnovella 732; subrubella 731; subéilis-
-.sima 731; subvaria 732, symmicta 732; tremulans 730; variella 730; Wrightii
731. — Arthothelium 725, 726, 728; abnorme 736; albatulum 735; chloro-
leucum 735; distendens 736 ; lacteum 735; macrotheca 736; megalocarpum 735 ;
mesoleucum 736; nucis 736; phyllogenum 736. — Arthraxon lanceolatus
app. II, 10; lanceolatus var. genuinus app, II, 10; lanceolatus var. serrulatus
app. II, 10. — Arthrostemma fragile 550. — Artonia subrubella 92. —
Arundina 472. — Arundinella martinicensis 534. — Arundo Donax app. II,
37; maxima app. Il, 37. — Asagræa 477. — Asclepias Curassavica 557; glau-
cescens 957 ; Linaria 557 ; longicornu 557. — Asparagus abyssinicus app. II,
76 ; africanus app. Il, 77: asıaticus app. Il, 77; officinalis app. II, 77; race-
mosus app. II, 76, 111 ; retrofractus app. Il, 77. — Asperula Jordani 426; lon-
giflora 426; Majori 242, 243, 24%; montana app. I, 11, 24; Tournefortii 244.
— Asphodelus albus app. III, 10 ; fistulosus 340. — Aspidium acrostichoides 30:
elatum app. I, 5; Schimperianum app. Il, 92. — Asplenum Adiantum nigrum
app. II, 4, 30; alternans app. II, %, 92; celtidifolium 30; Petrarchæ app. IV,
10; præmorsum app, II, 4; pumilum app. Il, 4; Trichomanes app. II, 4, 92.
— Aster alpinus app. III,5; roseus 253; Tuganianus 253, 254; Wolf
app. III, 5. — Asterocephalus 453. — Astragalus 464; aristatus app. III, 15,
18; Cicer app. III, 23; exscapus app. III, 14, 2%; Leontinus app. III, 8, 44;
monspessulanus app. IIL, 11, 619; Onobrychis app. III, 11, 2%; Tauricolus 334.
INDEX. 745
— Astrantia minor app. III, 17, 24. — Athenæa 477. — Atherurus ter-
natus 31. — Atragene 465, 576. —- Atrichum Bogotense 393; hirtellum 393.
— Atropis Foucaudi app. IV, 10. — Audibertia 72, 73, 477; capitata 73, AAO ;
Clevelandi 73, 440; Dorrii 73, 440; grandiflora 73, 440; humilis 73, 439:
incana 73, 440; nivea 73, 440; Palmeri 73, 440; parvifiora 73; polystachya 73;
pusilla 72, 73; stachyoides 73, 440 ; Vaseyi 73, 440. — Audibertiella 73, 439 ;
capitata 73; Clevelandi 733 Dorrii 73; grandiflora 73; humilis 73 ; incana 73;
nivea 73; Palmeri 73; polystachya 73; stachyoides 73; Vaseyi 73. — Aurinia
gemonensis app. IV, 12. — Avena fatua app. II, 31; sativa app. Il, 31; sativa
var. abyssinica app. II, 31.
Bo. 183. — Bacopa chamædryoides 562. — Balbisia 477. —
Balboa 477. — Barbacenia brevifolia app. II, 84; Schnizleiaiana app. II, 8%.
Barba-jovis 485%. — Barbarea Augustana app. Ill, 7. — Barbeya oleoides 250.
— Barleria 291. — Bartramia 465. — Basilicum polystachyum 123; poly-
stachium var. 8 flaccidum 123; polystachyum var. « stereocladum 123. —
Batrachium 84; trichoides app. Ill, 20. — Batschia 478. — Bazzania arcuata
402. — Beccarianthus 470. — Beccarimnea 471. — Beccariodendron 471. —
Beckeropsis nubica app. II, 26. — Behen vulgaris 74. — Bejaria lævis 552.
— Bellevalia dubia 340; trifoliata 415. — Bellium minutum 331, 336. —
Belmontia grandis 220 ; natalensis 220. — Beloperone comosa 569. — Ber-
beris vulgaris 672, 673. — Berkheya ferox 214; lanceolata 213; Schenkii 214,
215; Schinzii 213, 214; stobæoides 21%. — Bernardia 67, 68. — Beta vul-
garis 79. — Betula alba 687. — Bertolonia 478. — Berzelia 481. — Bes-
sera 478. — Betonica 464. — Betula Medwedewi 250; nigra app. III, 9. —
- Biatorinopsis lutea 91. — Bifrenaria 472. — Biscutella Columnæ 332. —
Bivonæa 478. — Blandfordia 481. — Blastophyza rhizopus 166. — Bletia
490, 491. — Blitum 465. -- Blumenbachia 478. — Bobartia 478. — Boc-
conia frutescens 540. — Boerhavia erecta 538; viscosa 538; viscosa f. gla-
brata 538. — Bonamia A478. — Borbonia cordata 201; perfoliata 201. —
Boscia 478. — Botryosphæria 419, 421, 422 ; ferruginea 422. — Bouchea
Ehrenbergii 560. — Boutonia 478. — Bowiea 478. — Brachtia 475, 478. —
Brachymenium mexicanum 392; Morasicum 3982 ; papillosum 392. — Brachy-
podium distachyum 341 ; flexum app. II, 45. — Bradleya 478. — Bragantia
Wallichii 384. — Brassavola 470. — Bredemeyera Autrani 171, 172;
Barbeyana 173, 174; brevifolia 17%; confusa 173; Huberiana 172; laurifolia
171,172; laurifolia var. mollis 172; Kunthiana 172, 173. — Breutelia tomen-
tosa 392. — Breynia 478. — Bridgesia 478. — Briza spicata 415. — Bromus
adoënsis app. II, 44; cognatus app. II, 44, 45; intermedius 341 ; Matritensis 341 ;
pectinatus app. II, A%; scoparius 415; tectorum 415. — Brotera 478 —
Brugmansia 478. — Brunia 477. — Bryo-Lejeunea filicina 402. — Bryonia
Cretica 243; dioica 409. — Bryophyllum calycinum 30, 31. — Bryum grandi-
folium 393; Soccorense 393. — Buchingera 478. — Buchnera elongata 563. —
Buchnerodendron 471. — Bucholzia 478. — Bulbocodium vernum app. IL,
6, 10. — Bulbophyllum 460, 462. — Bulbostylis collina app. Il, 10%. —
BULL. HERB. BOISs., décembre 189%. 52
746 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Bulga 86. — Bunchosia biocellata 545; montana 545. — Bunium alpinum
425, 426; Bulbocastenum 426; corydalinum 426. — Bupleurum aureum 451 ;
glumaceum 243, 335; jucundum 450; plantaginifolium 450; protractum 409,
621 ; ranunculoides app. IH, 17 ; Rischawi 450, 451 ; Sachalinense 450 ; stellatum
app. III, 17. — Burnatastrum 125. — Büttneria sulcata 548.
Lau 46%. — Cactus 486, 487. — Cæoma nitens 143. — Galamintha
86. — Calanthidium 491. — Calceolaria glutinosa 562. — Calceolum
Veneris 64%. — Galceolus Maria 644. - - Caldasia 478. — Caleana 470, 472.
— Calendula arvensis 337. — Galliandra grandiilora 541: Houstoni 541. —
Callista 473, 474. — Caïlopisma australe 90; xanthaspis 90. — Callopogon
490, 491. — Calypso 470. — Caminotropis 198. — Campanula Autraniana
115, 116 ; betulæfolia 115, 116; bononiensis app. II, 11; caucasia 117; cenisia
app. III, 20; ciliata 118; ciliata var. pontica 118 : collina 118; collina var. abcha-
sica 118; crispa 509; delicatula 338; dichotoma 412; drabifolia 338; Dzaaku
11%, 115; Erinus 338; excisa app. III, 25, 26; Fondervisii 117, 118; fragilis
509, 521; Garganica 509; glomerata 513; Jacquini 508; lactiflora 117; Lede-
bourii 114, 115; Iyrata 442; myrtifolia 502 ; persicifolia 117; petræa 507, 508,
931; petrophila 417: phyctidocalyx 147; pontica 116, 117; rupicola 117, 118;
Saxifraga 114, 115; Scouleri 509; spicata app. III, 11; Stenosiphon app. III, 26;
Suanetica 115, 116; Trachelium 513; trichocalieina 506; trichopoda 507. —
Campanopsis 508. — Gandollea 478. — Garniocarpus Antillarum 730. —
Ganna indica app. II, 87. — Gapparis spinosa var. rupestris 242. — Capraria
saxifragifolia 562. -- Capsella bursapastoris 407. — Cardamine 465; Græca
406 ; latifolia 448 ; pratensis 31; Seidlitziana 448, 449. — Cardopatium corym-
bosum 411. — Garex alsatica. app. IV, 30; X axillaris app. IV, 10; bicolor
app. III, 9; Burchelliana var. leiocarpa app. Il, 51; clavæformis app. III, 19;
X evoluta app. IV, 10; flava app. IV, 30; flavo X OEderi app. IV, 30; hispidula
app. III, 8, 19; Hornschuchiana app. IV, 50; Laggeri app. III, 25; lagopina
app. III, 25; lepidocarpa app. IV, 30; ludibunda app. IV, 31; microstyla
app. III, 25; nitida app. III, 11; OEderi app. IV, 30; OEderi var. pumila
app. IV, 10, 30, 31; remota X vulpina app. IV, 10; riparia X filiformis
app. IV, 10; Schreberi app. IV, 31; Schreberi var. ludibunda app. IV, 10, 31;
ustulata app. III, 9. — Garlina acanthifolia app. Ill, 7; corymbosa 244; oro-
phila app. IV, 8. — Carpesium cernuum app. IV, 8. — Garpinus Betulus 688.
— Carthamus cæruleus 337. — Carum imbricatum 208. — Casselia 478. —
Cassine Burchellii 193, 19%; parvifolia 19% ; scandens var. laxa 19%. — Gastil-
leja arvensis 563; canescens 563 ; lithospermoides 563; tenuiflora 563. — Cata-
brosa micrantha app. II, 37. — Catapodium loliaceum 341. — Cathea 491. —
Caucalis leptophylla 335. — Caudiculum 491. — Caulangis 458. — Caulinia
478. — Cavanilla 478. — Ceanothus azureus 545. — Cedrela barbala 575;
Brownii 574; fissilis 574, 575; flssilis var. macrocarpa 57%; odorata 574; Para-
guariensis 575; Paraguariensis var. multijuga 575. — Gelmisia 478. — Celsia
478. — Celtis australis app. III, 26. — Cenchrus echinatus 535: montanus
app. II, 24; tribuloides 535. — Centaurea acicularis var. Urvillei 411; Adja-
rica 639, 640; axillaris app. III, 10; bella 639; Karduchorum 640 ; Pecho 640;
INDEX. 747
Psephelloidea 640 ; raphanina 337; Scabiosa app. HI, 17; simplieicaulis 639:
Valesiaca app. III, 14, 1%, 23. — Gentrosis 460. — Centunculus 221. —
Cephalanthera 488. — Ceraia 473, 474. — Cerastium Illyrıcum A08: ponticum
449; Szovitsii #49; tomentosum 449; viscosum 408. — Geratandra 472. —
Ceratopteris thalictroides app. I, 5. — Gereus 473, 487. — Cestichis 458. —
Geterach officinarum 416, app. II, %, 92. — Chærophyllum aromaticum 452;
Borodini 451; Byzantinum 452; elegans app. III, 6; Libanoticum 452; macro-
spermum 451; Schmalhauseni 451, 452; sylvestre app. IT, 6. — Chætonema
irregulare 163, 16%, 165, 166. — Chaïlletia ferruginea 422, 424. — Chamæ-
orchis 457. — Chamæpence Alpini var. camptolepis 414. — Chamæpitys 709.
— Chara crinita app. IV, 10; galioides var. Foucaudi app. IV, 10. — Chara-
cium 585, 610. — Chardinia 249. — Cheilanthes coriacea app. II, 2, 91; fari-
nosa app. Il, 2, 91; fragrans app. II, 2; odora 341. — Gheirantodendron pla-
tanoides 547. — Ghenopodium 465 ; Botrys app. III, 13. — Chiodecton lacteum
735 ; Montagnei 735. — Chisocheton Balansæ 578, 579; barbatus 579 ; panicu-
latus 579. — Chlamydomonas apiocystiformis 593 ; intermedius 585, 590, 591,
592, 593; Kleinii 593 ; tingens 590. — Chlora 473; perfoliata 338. — Chloræa
472, #73. — Chloris 473; abyssinica app. II, 32, 98; amethystea app. II, 32;
barbata app. II, 32; barbata var. meccana app. II, 32; ciliata 535; leptostachya
app. II, 32; leptostachya var. intermedia app. I, 32; macrantha app. IE, 34:
macrostachya app. I, 32; meccana app. If, 32; myriostachys app. Il, 32;
triangulata app. II, 34. — Chlorosa 472. — Chlorosphæra consociata 616;
muralis 586, 603, 606, 610, 611, 612. — Chodatella 249. — Chorostate 421.
— Chrysomyxa albida 143. — Chrysophyllum Cainito var. pomiferum 555.
— Chukrasia 582, 583, 584. — Cichorium divaricatum 337. — Cienkowskia
999. — Cirrhæa 472. — Cirsium Acarna 244; anglico-palustre app. IV, 8;
eriophorum app. IV, 2, 3; X Forsteri app. IV, 8; X Heerianum app. IV, 8;
lanceolatum app. IV, 2; palustri-rivulare app. IV, 8; rivulari-acaule app. IV,
8; X subalpinum app. IV, 8. — Cissampelos Pareira 539. — Cissus 465; cus-
sontordes 195, 196; rhombifolia 545. — Cistus parviflorus 332. — Citrullus
vulgaris 566. — Cladosphæria 661, 662, 685; allospora 687 ; Berberidicola 672;
Berkeleyi 666; chondrospora 663 ; Corni 683; eunomioides 685: excollis 687 ;
fuscidula 670, 671 ; Hippophæ 68%; Lantanæ 679; Lantanicola 667; Lilacis 667;
Ligustri 672; leucostigma 677; microspora 665; mamma 672; minutula 681 ;
Sambuci racemosæ 682 ; Rosæ 667; selenospora 685; subpustulosa 681. — Cla-
risia 478. — Clematis 465; anethifolia 182; mauritiana var. Kelleriana 182;
Orientalis 331, 406 ; orientalis subsp. Thunbergii var. Bolusiana 182; orientalis
subsp. Thunbergii var. Owenia 182; recta app HE, 11; Simsii var. Pitcheri 539;
Stanleyi 182; villosa subsp. Schinziana 182. — Clerodendron 465; ligustrinum
561. — Glinandrium 491. — Clinopodium 86. — Clypeola lonthlaspi var.
Gaudini app. Il, 10; Raddeana 448. — Cobæa 478. — Cocculus oblongifolius
539. — Cocos nucifera app. 11,52. — Codonorchis 457. — Codonosphæra 528.
Cohnia 478. — Cohniella 470. — Colchicum alpinum 428, 428, 430; autum-
nale 428; merenderoides 429, 430; montanum 428; parvulum 429. — Cole-
brookia 133, 478. — Coleus 86; Autrani 129, 130 ; Bernieri. 128; Bojeri 126,
127, 128; Goudotii 126, 127, 128; gracilifolius 127, 128; lanuginosus 130;
rupestris 131; Schimperi 131; trichophorus 130. — Collemodium andegavense
748 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
app. IV, 10. — Colocasia antiquorum app. II, 52, 105. — Colubrina alamanı
545. — Golumellia 478. — Combretum transvaalense 202, 203. — Come-
sperma 500. — Commelina 66; africana app. II, 55; albescens app. II, 58;
Beccariana app. If, 5%, 55, 56, 106 ; benghalensis app. II, 105; benghalensis var.
fimbriata app. U, 53; benghalensis var. hirsuta app. II, 53; Boissieriana
app. I. 53, 54, 105; bracteosa app. II, 57, 58; edulis app. II, 54, 55; Forskalei
app. II, 56, 57; Forskalei var. pterocarpa app. Il, 56; Gerrardi app. II, 58;
Kotschyi app. Il, 56; Krebsiana app. II, 5%, 55; Kurzii app. II, 57; latifolia
var. angustifolia app. II, 106; mensensis app. Il, 57, 58; mensensis f. hirsutior
app. II, 106; Petersii, app. I, 57; tuberosa app. II, 58; umbellata app. II, 57:
ussilensis app. Il. 58. — Gondea 715. — Conostegia Xalapensis 550. — Con-
radia 478. — Convolvulus althæoides 338; lineatus 338 ; Scammonia 419. —
Corallorhiza 482. — Coriara myrtifolia 27, 28. — Cornu-copiæ 483, 484. —
Cornus mas 683; sanguinea 673. — Coronilla Cretica 408 ; glauca 243; minima
app. II, 11; parviflora 409. — Gorydalis solida var. australis app. IE, 11.
— Corymbis 458. — Corymborchis 458, 463. — Goryneum macrosporum 678 ;
marginatum 681. — Cotoneaster intermedia app. IV, 8, 19, 20; tomentosa
app. IV, 8, 19, 20; tomentosa var. intermedia app. IV, 19; tomentosa var. vul-
garis app. IV, 19; vulgaris app. IV, 8, 19, 20. — Cotyledon Batesii 540. —
Courtoisia 478. — Cracca 486: bicolor 441, 444. — Crantzia 478. — Cras-
sula acinaciformis 20%; falcata 20%; heterotricha 203, 204; perfoliata 204. —
X Cratægus lobata, app. IV, 8; oxyacantha X germanica app. IV, 8, 18. —
Crepis ambigua 411; bulbosa 337 ; jubata app. III, 9, 20 ; montana #12; multi-
flora 337 ; neglecta 337; parviflora 244; pygmæa app. III, 10 : Reuteriana 412. —
Crescentia Cujete 391. — Crinum latifolium app. II, 82 ; scabrum app. II. 80,
81 ; yemense app. Il, 81, 82. — Criptangis 458. — Crotalaria amplexicaulis
201 ; opposita 199; reniformis 204; triflora 201. — Crucianella latifolia 336,
410. — Cruickshanksia 478. — Crupina Crupinastrum 337, 411; vulgaris 24%,
app. Il, 14, 13. — Cryptophoranthus 491. — Cryptospora chondrospora
663, 66%; limitata 663. —- Cryptosporella chondrospora 663. — Cucubalus
16%; Behen 74, 75; inflatus 74; venosus 74, 75. — Cucurbitaria 422; cinerea
683; macrospora 678. — Guphea »quipetala 549; cyanea 549; Hookeriana 549;
hyssopifolia 549; micropelala 549; Wrightii 549. — Cainito pomiferum 599.
— Gupressus sempervirens 416. — Cuscuta Epithymum 338. — Gussonia
angolensis 212; aralioides 196; chartacea 211, 212; Kirkii 212; Kraussii 196.
— Cuviera 478. — Cyanorchis 461. — Cyanotis hirsuta app. II, 59, 107. —
Gyclamen Coum 255 ; Europæum 25%, app. III, 26; Europæum var. ponticum
254; Europæum var. typicum 254, 255. — (Cyclopia brachypoda 202. —
Cylindrocystis Brebisonii 590. — Cymbidium 460. — Cymodocea ciliata
app. Il, 8; isoëtifolia app. II, 8; rotundata app. Il, 8; serrulata app. II, 8. —
Cynara Sibthorpiana 244, 337. — Gynocrambe prostata 340, 414. — Cynodon
app. II, 35; chloridioides app. II, 33; Dactylon app. IL. 20, 31. — Gynoglossum
pietum 338. — Cynosorchis 463. — Cynosorus floccifolius app. Il, 35. —
Cyperorchis 457. — Cyperus alopecuroides app. III, 49, 103; apricus app. I.
103; aristatus app. II, 46; articulatus app. II, 48, 102; atronitens app. II, 46,
102 ; bulbosus app. II, 48; circumelusus app. II, 103; conglomeratus app. II, 47;
cylindrostachys app. II, 49, 10%; dichroostachys app. Il, 103; dubius app. II,
INDEX. 749
49, 103; eleusinoides app. II, 48; Eragrostis app. II, 46, 102; falcatus app. II,
47, %8; falcatus var. hamiensis app. II, 47; ferox 535; Fischerianus app. H,
103; flabelliformis app. II, 48, 102; gradatus app. II, 48: holostigma app. I,
103; insignis 535; lævigatus app. II, 46: leptophyllus app. II, 48, 103; longus
app. II, 102; Michauxianus 535 ; obtusiflorus app. II, 47, 102; paniceus app. IE,
19, 104; en app. II, 103; quadriflorus app. Il, 10%; : Rohlfsii app. II, 104;
due 939, app. II, 49: rubicundus app. II, 46, 47, 102; Schimperianus
app. II, 48; Schinzii app. U, 103; semiochraceus 535; semitrifidus app. I, 103.
— Cypripedilum 642. — Cypripedium 642. — Cystorchis 457. — Cytisus
71, 72; alpinus app. III, 9: austriacus v. virescens 82; capensis 199; Laburnum
app. III, 9: radiatus app. III, 9, 11; virescens 82. — Cystococcus 614. — Cys-
topus 486. — Cytisopsis dorycnifolia 328; spinosa 327, 328.
D. glomerala var. hispanica app. HE, 24; repens app. II, 43. —
Dactylococcus 585, 591, 602, 610; infusionum 602, 603; scenedesmipare 603.
— Dactyloctenium ægyptiacum app. Il, 34; ægyptiacum var. mucronatum
app. II, 3%; aristatum app. IL, 35; glaucophyllum app. II, 35. — Dalea revoluta
442; virgata A4l, 442. — Danthonia elongata app. II, 31. — Daphne alpina
app. III, 6, 13; Gnidium 41%. — Darlingtonia 478. — Daucus involucratus 245.
— Dendrorchis 460, 464, 463; polydendris 459. — Dendrobium 460, 461, 463;
polystachion 459. — Denhamia 478. — Dens-Leonis 48%. — Dentaria 465;
bulbifera 25. — Depazea 471. — Derœmeria 471. — Dermatosphæria exigua
664. — Desmozeria unioloides app. If, 43. — Deverra 209. — Devillea 478.
— Diadenium 473. — Diadenus 473. — Dianthera 65, 565. — Dianthus acti-
nopetalus 407; actinopetalus var. elegans 407; arboreus 242, 333; carthusia-
norum app. II, 41%; pallens 407; vaginatus app. III, 14, 17; xylorrhizus 331,
333. — Diaporthe 421; strumella 423, 49%. — Dichæa 472. — Dicranochæte
996. — Dicranum frigidum 389; longesitum 389; Wallisii 389. — Dictyo-
grapha contortuplicata 91, 92; varians 92. — Didesmus Ægyptius 332. —
Diglyphosa 472. — Diphryllum 490. — Diplostichium Jamesoni 390. — Dios-
corea abyssinica app. II, 8%; caucasica 250; Quartiniana app. II, 85. — Dios-
phæra 510, 511, 519: asperuloides 523, 524; asperuloides v. denudata 524;
asperuloides var. vestita 524; chalcidica 521, 329: chalcidica v. denudata 522 ;
dubia 522, 523; Jacquini >20, 521, 522; Jacquini v. albida 521. — Dipcadi
tacazzeanum app. Il. 76. — Diphyllum 472, 27%. — Diplodia Cerasorum 666 ;
faginea 678. — Dipteracanthus 56%. — Donatia 478. — Donia 478. — Do-
ryopteris concolor app. II, 3. — Dothidea Lycii 418, 419, 420, 421; paradoxa
421. — Dothiorella Ribis 493. — Draba Thomasii app. II, 19. — Dracæna
Draco app. II, 76; Ombet app. II, 76. — Dracunculus vulgaris 340, 414. —
Dregea 478. — Drejera Willdenowiana 564. — Drosocarpia 450. — Drymaria
gracilis 539. — Dryopeia 460, 462. — Dryorchis 461, 462. — Duchesnea
indica 541. — Duhamelia 471. — Dulacia 478. — Dunalia 478. — Duranta
Plumieri 561. — Durvillea 471. — Dyschoriste capitata 56%. — Dysophylla
133. — Dysoxylum 57%; procerum var. macranthum 578.
750 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Ei. "72. — Echinocystis Coulteri 566. — Echinops sphærocephalus
app. II, 13; spiuosus 24%; viscosus 411. — Echinospermum deflexum app. HE,
18. -— Echites hirtella 557. — Echium calycinum 338, 413; sericeum var. his-
pidum 338. — Edmondia 478. — Ehrharta 478; abyssinica app. II, 27; meli-
coides app. II, 27; panicea app. II, 27; paniciformis app. II, 27; rupestris app.
II, 27. — Elatine hexandra v. pedunculata app. IV, 6, 26. — Eleusine coracana
app. II, 36; flagellifera app. H, 35: floccifolia app. Il, 35, 36; indica 535 ;
indica app. II, 36; multiflora app. II, 35; obtusiflora app. II, 35; verticillata app.
HI, 35. — Elionurus Royleanus app. II, 10. — Elleborine 490. — Elsholtzia
481; Schimperi 133, 13%. — Empetrum nigrum app. III, 19. — Enalus aco-
roides app. II, 9. — Engelmannia 481. — Entandophragma Angolense 582,
583, 58%. — Enteromorpha compressa 166. — Enteropogon macrostachyum
app. Il, 32, 98. — Entodon consanguineus 397; longisetus 397. — Ephedra
campylopoda 246; foliata app. II, 6, 7; foliata var. peduncularis app. II, 6; hel-
vetica app. III, 12. — Epidendrum A461, 475, 481. — Epidorchis 261, 463, —
Epipactis 488, 489. — Epiphegia Alni 671. — Equisetum ramosissimum app.
I, 5. — Eragrostis abyssinica app. II, 37; amabilis app. II, 41 ; arabica app.
IL, 37; aspera app. II, 38, 40 ; aulacosperma app. II, 39, 40, 100 ; aulacosperma
var. perennis, cespitosa app. Il, 39; Barrelieri 651, app. II, 100; Barrelieri
v. pygmea 656 ; Braunii app. Il, 38, 100; brizoides 660; chalcantha app. II,
100, 101 ; chloromelas app. II, 101; ciliaris app. U, 37; ciliaris var. brachysta-
chia app. II, 37; eylindriflora app. II, 40, 102; cylindrifiora var. gymnorrhachis
app. II, 40; decidua app. II, 37; interrupta app. Il, 37; mabrana app. II, 42,
102; mahrana app. IL, 102; major 657, 658, 659, 660; megastachya 653, 655,
657, app. II, 40, 41; minor 535, 651, 652, 653, 654, 655, 656, 697, 658, 659,
660, app. I, 39, 100, 104; mucronata app. II, 43; namaquensis app. IL, 37,
100; nutans app. II, 37; paniciformis app. II, 41; pilosa 652, 659, app. IL, 37,
100 ; plumosa app. II, 38, 100 ; poæformis 651, 656, 657; poæoides 651, 652,
656, 657; poæoides v. minor 653; poæoides v. nana 656; pungens app. IL, 43;
rigidifolia app. 1, 39, 40, 101; rubiginosa app. Il, 41, 42; striata app. II, 42;
subulata app. II, 101; Taffzagra app. 11, 41; Thunbergiana app. II, 101; Thun-
bergiana v. atrata app. II, 101; tremula app. II, 40; unioloides app. I, 41, 102;
vulgaris 659, 660; vulgaris v. microstachya 651, 656, 657 ; yemenica app. II, 4.
— Erica carnea app. III, 2, 12. — Erigeron acer app. IV, 23; alpinus 2, 3, app.
IV, 23, 24, 25; atticum app. IV, 21, 22; drebachensis app. IV, 23; glandulosus
app. IV, 22; glandulosus v. mixtus app. IV, 24; mixtus app. IV, 22, 23; rupes-
tris app. III, 6, 21, 26; app. IV, 23; Schleicheri app. IV, 22, 23; uniflorus app.
IV, 24; uniflorus var. albidus app. IV,8; uniflorus var. purpuracens app. IV, 8;
Villarsii app. III, 47; app. IV, 8, 21, 22, 23, 24; Villarsii v. albus app. IV, 23;
Villarsii f. diffusa app. IV, 8; Villarsii f. erecta app. IV, 8; Villarsii f. genuina
app. IV, 23; Villarsii f. mixta app. IV, 23. — Eriochloa bolbodes app. II, 17;
polystachya app. II, 18; trichopus app. II, 17; trichopus var. glabrata app. 11,47.
— Eritrichium nanum app. III, 18, 25. — Erodium Chium 333; cicutarium
408, 542. — Erophila vulgaris 407. — Erporchis 462, 463. — Eruca sativa
940. — Erucaria Aleppica 407. — Erycina 472. — Eryngium carlinæ 552;
7 : ; RO . Merle FO) RES i ets
;
glomeratum 409 ; longirameum 552; paniculalum 552 Erysimum Creticum
INDEX. 751
407; helveticum app. III, 11, 17; Smyrnæum 407: strictum app. III, 17. —
Erythræa latifolia 338: macrantha v. parviflora 555; tenuifolia app. IV, 9. —
Erythrina Corallodendron 446; Costa-Ricensis 441, 445, 446; Crista-galli 446 ;
falcata 446; velutina 446. — Eu-Amphoricarpus 249. — Enchnoa Glis 662;
infernalis 662. — Endopyrenium Tuckermanii 93. — Eufragia latifolia 413. —
Eulophia guineensis app. II, 90: Schimperiana app. II, 83, 90. — Euphorbia
acantothamnos 331, 340; biglandulosa 414: craspedia 644 ; Cybirensis var. lon-
gifolia 414; denticulata 644: exigua 79; Myrsinitea 641; pectinata 640: semi-
perfoliata app. IV, 9. — Euphrasia viscosa app. III, 42. — Eu-Rafnia 198, 199.
— Eustegia plicata 218. — Eustichia Jamesoni 390. — Eustoma exaltatum
999. — Eu-Tracheliopsis 525. — Evax contracta 336: pygmæa All. — Eysen-
hardtia 71.
EB: 478. — Fœnum-græcum 484. — Fagus silvatica app. III, 9. —
Falconeria 478. — Fedia Cornucopiæ 410. — Feeria 517; angustifolia 518,
519. — Fenestella 418, 419, 420, 422, 423: Lycii 418. — Fenzlia 481. —
Ferrum-equinum 484. — Ferulago humilis 409. — Festuca abyssinica app. II,
4%; mucronata app. II, A3; pilosa app. III, 17; pungens app. II, 43; valesiaca
app. III, 11, 24. — Filago spathulata 336, 411. — Fimbristylis ferruginea app.
II, 51: glomerata app. I, 51. — Fischera A481. — Fissidens circinantum 350 ;
costaricensis 390. — Floscopa 484. — Forficaria 472. — Forrestia 478. —
Forsythia 478. — Fouquiera formosa 548. — Frankenia hirsuta 333. — Fre-
montia 478. — Frullania atrata 402; Brasiliensis 402: intumescens 402. —
Fuchsia minutiflora 551; parviflora 551. — Fumana Arabica 332; glutinosa
332. — Fumaria macrocarpa 331, 406: parvifiora 406. — Funaria calvescens
391; hygrometrica 392.
Gage. Bohemica 415; foliosa 415; saxatilis app. II, 10. — Galatella
Armena 253. — Galeandra 472. — Galeopsis 86, 712, 719, 720, 721; angusti-
folia 723: angustifolia subsubsp. Belatonensis 723; arvensis 72%; Belatonensis
723; canescens 723; crenifrons 723; dubia 722; dubia v. dubia 81, 722; dubia
subsp. dubia 81; dubia subsp. dubia v. dubia 81; flanatica 723; hispidior 723;
ionantha 72%; Ladanum 723; Ladanum v. angustifolia 722; Ladanum v. calcarea
723; Ladanum v. canescens 723; Ladanum var. glabra app. IV, 9; Ladanum v.
intermedia 723; Ladanum v. Kerneri 723; Ladanum v. orophila 723 ; litoralis
723; longiflora app. IV, 9; Marrubiastrum 723; Murriana 724; neglecta 72%;
nepetæfolia 722; nepetæïolia v. nepetæfolia 722; orophila 723; pallens 72%: par-
viflora 723 ; Pernhofferi 724: pubescens var. genuina 724; pubescens v. glandu-
losa 724; pubescens v. homostricha 724; pubescens v. pubescens 724: setosa
724; silvestris 724; speciosa 723; subtatrensis 724; Tetrahit v. bifida 724; Te-
trahit v. pallens 724: Tetrahit v. Reichenbachii 724; Wirtgeni 722. — Galeottia
478. — Galinsoga 71. — Galium app. IV, 2, 3; albo-verum app. IV, 8; X am-
biguum app. IV, 8; Aparine, 372, 410; X approximatum app. IV, 8; X Bail-
leti app. IV, 8, 21: canum 244; caudatum 410; decolorans app. IV, 8, 21;
752 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
X decolorans f. recedens app. IV, 8; X digeneum app. IV, 20, 21 ; X digeneum
f. glabrum app. IV, 8, 20; X digeneum f. pubescens app. IV, 8, 20; dumetorum
app. IV, 21; dumetoro-verum app. IV, 8, 21; X elato verum app. IV, 8; elatum
app. IV, 20, 21; elatum X asperula galioides app. IV, 20; elatum X glaucum
app. IV, 20; glaucum app. IV, 8, 20, 21; glaucum X Mollugo app. IV, 8; Græ-
cum 410; X Lamottei app. IV, 8; setaceum 410: tricorne 336; vero-Mollugo
app. IV, 8; vero-Mollugo elatum app. IV, 8: verum app. IV, 8, 21; verum-
Mollugo app. IV, 8. — Galphimia glauca 544: gracilis 544: Humboldtiana 544 ;
panniculata 544. — Garidella 465. — Gastridium lendigerum app. II, 30, 31;
lendigerum var. longearistatum app. Il, 30. — Gastrochilus 457. — Gastror-
chis 491. — Gatesia 478. — Gaultheria Hidalgensis 552, 553 ; nitida 553. —
Gaura Drummondii 551: epilobioides 551; parviflora 551; tripetala 551. —
Gazania heterotricha 217; leptophylla 215; uniflora 216; Schenckii 216;
Schinzii 215, 216 ; varians 216, 217. — Geheimerhofrathpfitzera 471. — Ge-
niosporum Madagascariense 122, 123; Madagascariense var. oblongifolium
123; Madagascariense var. ovatum 123; membranaceum 122. — Genista 465 ;
sphacelata 334. — Genlisea 478. — Gentiana lutea app. III, 10; Pneumonanthe
var. prostrata app. IV, 9; purpurea app. III, 17. — Geranium aconitifolium
app. III, 8, 17, 21: collinum 542; lucidum 408: Mexicanum 542; molle 408 ;
rivulare app. III, 21. — Gerardia peduncularis 563. — X Geum Billietii app.
IV,6, 17,18; montanum app. IV,47; rivale app. IV, 17; rivali-montanum app. IV,
6, 17. — Geunsia 478. — Giesbreghtia 478. — Gilia incisa 558. — Gilibertia
478. — Gillenia 478. — Gladiolus Illyricus 340; Quartinianus app. II, 86. —
Glecoma 86. — Gliciridia guatemalensis 441, 442, 443: leucorhiza 443; macu-
lata 443 : platycarpa 443: Sagræi 443: sepium 443. — Gloriosa speciosa app.
II, 59. — Gnetum scandens 384.— Gœtzea 478.— Goldbachia 481.— Gonium
pectorale 585, 586, 593, 59%, 955, 596, 597 ; sociale 585, 593, 594, 595, 597. —
Gonolobus erianthus 598: nemorosus 558 ; nigrescens 558. — Goodalia 479. —
Goodiera occulta 462. — Goodyera 462, 488, 489. — Gossypium 464, 547. —
Grammangis 457. — Graphina cæsio-radians 92; egenella 93; nitida 92, 93;
sophistica 92. — Graphis albosporella 93; cæsio-radians 92; dendritica 92;
egena 92; sophistica 92; sphærosporella 93; tenella v. abbreviata 92. — Gra-
phorchis 461, 463; Calographis 459; Monographis 459. — Graya 479. —
Greggia 479. — Grimmia anodon v. sinaitica 33. — Griselinia 479. — Guarea
Balansæ 568 ; Bilibil 570; dumetorum 569, 570; frutescens 567. 568 ; Jeggiana
570, 571; leucantha 568, 569; Lherminieri 571; nemorensis 569, 584; pallida
968; parvifolia 568; Pohlii 571; trichilioides 570. — Guazuma ulmifolia 548.
— Gueldenstædtia 479. — Guilleminea 479. — Gunnia 479. — Gymnopogon
digitatus app. Il, 33; mensense app. II, 32, 33; rigidus app. II, 33. — Gymnos-
poria Schlechter‘ 193; polyacantha 193. — Gyrostachys 485, 486. — Gyrosto-
mum scyphuliferum 92.
He. 472 ; armatissima app. II, 88, 112; cultriformis app. IT, 88;
ichneumoniformis app. II, 88, 112 ; macrantha app. II, 88; malacophylla app. II,
87; Quartiniana app. II, 88, 112. — Haberlea 479, 510. — Hæmanthus ara-
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INDEX. 753
bıeus app. II, 80; coccineus app. II, 80; multiflorus app. II, 80. — Hæmaria
472. — Halesia 479. — Halodule uninervis app. II, 8. — Halophila ovalis
app. II, 9; stipulacea app. II, 9. — Hamiltonia 479. — Haplasporum filamen-
tosum 665. — Hariota 486. — Harpachne Schimperi app. II, 43, 102. —
Hartwegia 479. — Hasskarlia 479. — Haynaldia 479. — Hearnia Balansæ
580. — Hedeoma 70. — Hedera Helix 409. — Hederorchis 46). — Hedran-
thum 510. — Hedypnois Cretica 337, 411. — Heeria axillaris 550. — Heimia
salicifolia 549. — Heleocharis amphibia app IV, 10; capitata 535; palustris
app. II, 10%. — Helianthomum Apenninum 332; arenicola 548; fumana
app. III, 41; guttatum 332; salicifolium 332. — Helichrysum Orientale 244,
336, 410; Siculum 336, 410. — Helopus bolbodes app. II, 17. — Hemigenia
70. -— Hendersonia Carpini 688; Desmazieri 677; hirta 682; loricata 675,
671 ; macrospora 671; polyeistis 676 ; pyriformis 675; Ulmi 67%, 675; Ulmicola
674, 675. — Hercospora Pupula 679 ; pupula v. Platani 677; rhodostoma 686.
— Heritiera 479. — Herniara alpina app. III, 9. — Herpestis chamædryoides
562. — Hessea 223, 479. — Heteromorpha arborescens 208 ; stenophylla 207,
208. — Heteropteris 543. — Hexacentris coccinea 260, 261, 262, 263, 265,
266, 271, 272, 273, 274, 275, 276, 277, 278, 279, 280, 281, 28%, 305, 308, 320,
321, 322, 324, 325, 326, 343, 345, 349, 352, 357, 358, 359, 368, 371, 375, 378,
379; mysorensis 266, 281, 282, 305, 310, 316, 346, 366, 367, 369; parva 283,
290, 291, 310. — Hieracium alpinum 84, 62%; alpinum var. gracilentum 62% ;
alpinum var. Halleri 62%; amaurocephalum 620; amphigemum 623 ; amplexi-
caule 84, 626, 627; anchusoides app. IV, 9, 26; andryaloides 628; anfractum
630; asterinum 622, 623; apicola app. III, 25: aurantiacum 620; auricula
X glaciale 620; auriculifolium 626, 627; axiflorum 62%; Berardianum 626;
Berardianum var. eriopodium 626; Berardianum var. genuinum 626; Berardia-
num var. subamplexicaule 626 ; boreale var. angustatum 632 ; Briquetianum 627;
bupleuroïdes 620; bupleuroïdes f. angustifolia 620; callianthum 622; callian-
thum f. angustata 622; Camerarii 618; chloræfolium 622; cinerascens 630; cir-
ritum 625; cirritum var. fuscescens 629; caringiæfolium app. IV, 9; corymbo-
sum 632; crepidifolium 631; dasytrichum 624: deltophyllum 632; dentatum
622, 629; doronicifolium app. IV, 9; efusum 631: elongatum v. elatum 621;
elongatum var. gracilentum 622; elongatum var. intermedium 621; expallens
629; falcatum 621; falcidens var. opima 628; Faurei 619; florentinum 620;
florentinum var. acutifohum 620; fuleratum 621; glaciale var. Gaudini 619;
glaciale var. Kochii 619; glaciale X pilosella 619; glanduliferum 623, 624;
glanduliferum var. gracilentum 624: glanduliferum var. tubulosum 62%; glau-
cum 620; Gremlii 622; Hervieri app. IV, 9, 26; humile 625; incisum 629;
inclinatum 620; Jordani 619; Jordani var. sublanatum 628; juranum 631: Lag-
geri 620; lanatellum 619, 628; lanatum 628, app. III, 13, 18; lanceolatum
var. fuscum 631 ; lanceolatum var. melanotrichum 631 ; lanceolatum var. trans-
alpınum 621; leontodonoides 625; lepidum var. fuscescens 630; leucochlorum
623; leucophæum 621, app. IV, 9; ligusticum 625; lineatum 630: Liottardi
628, app. IV, 9; longifolium 627; lycopifolium var. helveticum 632; macilentum
631; meianops 629, 630; melanotrichum 631; murorum 629; murorum
var. silvaticum 630; murorum var. subcæsium 630; Murrianum 629; nipho-
bium 620; pailescens var. cruentatum app. IV, 9: parcepilosum 632; Pelete-
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754 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
rianum var. Hoppeamum 619; Peleterianum var. pilosissimum 619; pictum
app. II, 13, 18; piliferum 623; piliferum var. gracilentum 623; Pilosella
var. incanum 618; Pilosella var. nigrescens 168; Pilosella var. subincanum 168;
pilosellælorme 619; præcox var. Verloti 630; Pseudocerinthe 626; Pseudo-
cerinthe var. reductum 626 ; pseudo-juranum 631; Pseudopicris 632; pulmona-
rioides 625, 626; Ravaudi app. IV, 9; rigidum var. tridentatum 632; rhæticum
625; rupicolum var. genuinum 628; rupicolum var. Wolfianum 629; sabinum
app. Il, 1%; scorzoneræfolium 622; scorzoneræfolium var. subnitidum 622;
Smithii 620; Smithii var. subglaciale 620; speleum 626; speluncarum 626;
squalidum 625; subineisum 629; subramosum 631; subrude app. IV, 9; tardans
169; tomentosum app. III, 11; Trachselianum 629; urticaceum 625; urticaceum
var. opimum 625; valdepilosum 632; valesiacum app. III, 13; vernantianum
630; villosum var. barbatum 621; villosum var. elatum 621; villosum var. gla-
brescens 621; villosum var. gracilentum 621; villosum var. latifolium 621; vil-
losum var. pilosum 621; viscosum 626; vogesiacum 627; vulgatum 630; vul-
gatum var. subramosum 631. — Hibiscus 464; Coulteri 547; lavateroides 547 ;
phæniceus var. rubriflorus 547; Rosa Sinensis 547; Sabdariffa 547 ; spiralis 547.
— Hypericum philonotis 548. — Hinterhubera 479. -— Hippocratea ovata
545. — Hipporchis A461. — Hofmeisterella 470. — Holcus Durra app. II, 11;
racemosus app. II, 25. — Holomitrium crispulum 390; Lehmanni 390; Sellovii
390; undulatum 390. — Holothrix Vatkeana app. IL, 87, 112. — Homalothe-
cium Bonplandii 397. — Hookeria crispa 396, 397; cuspidata 397; falcata 397:
falcatula 397 ; subfalcata 397; Taylori 397. — Hordeum vulgare app. II, 45,
46 ; vulgare var. brachyurum app. II, 45; vulgare var. deficiens app. I, 46; vul-
gare var. pallidum app. I, 45. — Horminum pyrenaicum 428. -— Hornemannia
479. — Horsfieldia 479. — Hugueninia tanacetifolia app. III, 8. — Hum-
boldtia 457, 469, 479, A85; atropurpurea 491; verrucosa 491. — Hutchinsia
petræa app. I, 11. — Huttonæa 490. — Huttonea pulchra 490. — Hyacin-
thus Pouzolsii 31. — Hylophila 472. — Hymenophora 209; denudata 210. —
Hyoscyamus albus 338. — Hyoseris scabra 411. — Hypericum 465 : Ardase-
novi 40 ; ciliatum 450 ; empetrifolium 408; fragile 333; nummularium 428. —
Hyphæne thebaica app. Il, 52. — Hypnum Barbeyi 32; capillifolium 32;
fluitans 32 ; hamatum 399; mexicanum 33. — Hypochæris maculata app. II,
1%. — Hypodematium crenatum app. II, 5. — Hypopterygium Lehmannii 399,
400; scutellatum 399; silvaticum 399, 400; rigidulum 399; tamariscı 400. —
Hypoxis Schinzleiniana app. II. 84; sobolifera app. I, 111; villosa app. II,
411. — Hyptis 68, 715; calophylla 716; Glaziovii 716, 717, 718, 719; viti-
folia 716. — Hyssopus officinalis app. III, 13.
hi aquifolium app. III, 9. — Ingenhousia 479. — Inga ingoides 541;
insignis 447; Pittieri A4l, 446, 447. — Inula Conyzæ 454; heterolepis 410 ;
limonifolia 410; montana app. III, 7; Pseudoconyza 453, 454. — Iridorchis
461, 463. — Iris Bohemica 428, 436, 437; florentina app. II, 85; Germanica
437 , Sisyrinchium 340; virescens app. III, 10. — Isanthus 72. — Isaria densa
633; farinosa 633, 634, 635, 636. — Iasione 504. — Ischæmum laxum
app. II, 10. — Isoëtes tenuissima app. IV, 10.
INDEX. 755
Du 479. — Jacksonago 71, 477. — Jacksonia 479. — Jacquinia
macrocarpa 954. — Jankæa 510. — Johnsonia 479. — Jonidium parietarii-
folium 548. — Josephia 475. — Jungia 479. — Juncus arcticus app. I, 18;
Fontanesii app. II, 59, 107; punctorius app. Il, 59, 107. — Juniperus excelsa
246; procera app. Il, 89; nana app. III, 7; Oxycedrus 416; procera app. II, 6;
Sabina app. IH, 13, 23. — Jurinea bellidioides 258; cartaliniana 258; corono-
pifolia 257, 258; Levieri 257, 258; mollis 411 ; pumila 258. — Jussiæa gran-
diflora app. IV, 8. — Jussiena repens 551; suffruticosa 550.
Nana 419, 420; Lyeii 420. — Karstenula rhodostoma 686. —
Keerlia 479. — Kegelia 475, 479. — Keithia 70, 479. — Kentia 479. —
Kentrophyllum lanatum app. IN, 11. — Keura odorifera app. II, 7. —
Kickxia 479. — Kingstonia 479. — Kleinia 479. — Knautia bidens 410;
hybrida 410. — Keleria gracilis app. III, 24; phleoides 341, app. II, 45 ; vale-
siaca app. III, 11, 24. — Koniga maritima 407. — Kopsia 479. — Kuhlia 479.
— Kunthia 479. — Kunzea 479. — Kyllingia nervosa app. II, 49, 104; odo-
rata 535; triceps app IL, 49, 104.
Eu Augustana app. Ill, 11; Cretica 337; perennis app. III, 11, 24;
virosa app. IH, 11. — Ladanum 86. — Lælia 475, 479. — Lagenaria vul-
garis 566. — Lagæcia cuminoides 335. — Lamium 70; amplexicaule 41%;
Orvala 70, 80. — Lamourouxia 481; rhinanthifolia 563; tenuifolia 563. —
Lantana Camara 559; canescens 560; hispida 559; horrida 559; lilacina 559;
macropoda 560 ; polyacantha 559; trifolia 560; velutina 559. — Lappa
X media app. IV, 9; tomentosa app. IV, 9; tomentosa X minor app. IV, 9.
— Larrea Mexicana 542. — Latipes senegalensis app. Il, 17. — Lathyrus 465;
Aphaca 335; Cicera 335; setifolius 335. — Latouria 475, 479. — Laurus
nobilis 44%. — Lavandula 711, 712; abrotanoides 714; multifida 714; pinnata
714; pyrenaica 714. — Lavanduloideæ 715. — Lavatera punctata 408. —
Lawia 479. — Leandra cornoides var. hirtella 550; cornoides var. latifolia 550.
— Lecanora erythroleuca var. subcerina 90; gibbosa 90; glaucella 90; sar-
copsea 732; subflava 90; subfusca 90; subfusca var. horiza 90 ; subochracea 90;
symmicta 732 ; tartarea var. telephoroides 90; xanthaspis 90. — Lecanorchis
458. — Lecidea agelæa 90; alutacea 91; olivaceo-rufa 91; rubellula 91. —
Lefeburia abyssinica 207; brachystala 207; upingtonie 206, 207. — Leich-
hardtia 479. — Lemna gibba app. IL, 53, 105; minor app. II, 53, 105; polyr-
rhiza 472. — Leontice leontopetalum 331. — Leontodon pseudo-crispus
app. II, 14; pyrenaicus 625. — Leonurus Cardiaca 718. — Lepanthes 472. —
Lepidium Menziesii 540; Draba 332. — Lepidopilum livens 396; polytrichoides
396. — Lepidopironia cenchriformis app. Il, 34. — Leptochloa obtusiflora
app. II, 35; uniflora app. II, 36. — Leptorchis 463; flavileptis 459. — Lepto-
sphæria 665; cinerea 683; corticola 672. — Leptotrema mastoideum 91. —
PISE : NAN re Ca TARN EE ES OMR
756 BULLETIN: DE L’HERBIER BOISSIER.
Lepturus minimus app. II, 102. — Lepyrodon suborthosticus 324. — Leucæna
esculenta 542; pulverulenta 542. — Leucas calostachys 140; martinicensis 140.
— Libanotis montana var. exaltata app. III, 26. — Libythea celtis app. III,
26. — Ligusticum actæifolium 251; Arafe 250, 251, 252, 253: japonicum 252;
Scoticum 251. — Lignatrum commune 672. — Lilium bulbiferum 25 ; conval-
lium 48%; croceum app. Ill, 26; trigrinum 25. — Limodorum 460, A61, 488,
489, 490, 491: concolor 459; pulchrum, 459. — Linaria X Camusı app. IV,
9, 27; Chalepensis 413; galioides app. IV, 27; italica app. III, 13; ochroleuca
app. IV, 27; Pelisseriana 338; X striata var. galioides app. IV, 27; vulgaris
app. IV, 27; vulgaris X striata var. galioides app. IV, 9. — Lindleya 479. —
Linnæa borealis app. III, 1%, 48. — Linum angustifolium 333: arboreum 242,
333 ; decumbens 242, 333; elegantum 522; rupestre 542; strictum 333; usitatis-
simum 408. — Liparia opposita 199. — Lippia callicarpifolia 560; duleis 560;
geminata 560; myriocephala 560; nodiflora app. IV, 9; reptans 560; Wrightii
560. — Lissochilus graniticus app. II, 89, 112. — Listera 475, 479, 490. —
Lithospermum hispidulum 337, 338. — Litrum hyssopifolium 409. — Lloydia
479; Græca 340, 415. — Lobelia 508 ; cliffortiana 566; laxiflora 566; laxiflora
var. angustifolia 566. — Loselia coccinea 558; cœrulea 558; glandulosa 558 ;
rupestris 558. — Lolium temulentum app. II, 45; temulentum var. muticum
app. II, 45. — Lonicera nigra 672; tatarica 28. — Lopezia hirsuta 551;
Mexicana 551 ; miniata 594. — Lophantus 72. — Lotus Creticus 408 ; ornitho-
podioides 242. — Lucuma mammosa 555. — Ludovia 479. — Luehea 479. —
Lundia 479. — Lycaste 470. — Lychnis alpina app. III, 9; Coranaria app. III,
11; flos Jovis app. III, 8, 14. — Lycium barbarum 175 : Chinense 177, 179. —
Lycopodium imbricatum app. Il, 6; sanguin app. II, 5. — Lyonia 479; ferru-
ginea 552. — Lythrum acinifolium f. grandifolium 549 ; acinicifolium f. parvi-
folium 549.
Maccass 472.— Macrodiplodia Ulmi 678. — Macromitrium cirrhosum
391; crenulatum 391; Didymodon 391; longifolium 391. — Macrostepis 458.
— Majana 86. — Malaxis 457, 460; flavescens 459. — Malcolmia Chia 407;
flexuosa 332. — Malpighia Galeottiana 545; Oaxacana 5AA: retusa 545. —
Malvastrum Coromandelianum 546; Limense 546; spicatum 546. — Malva-
viscus arboreus 547; Drummondii 547. — Mandevilla Schumanniana 556, 357.
— Mandragora officinarum 413. — Manniella 470. — Mappia 479. — Mar-
cellia 479. — Mariscus circumelusus app. Il, 103; cupreus app. II, 10%. —
Marrubium 70, 712; vulgare 339, 413. — Marsdenia Mexicana 598; Selerorum
597, 558. — Marsilia ægyptiaca app. II, 6; diffusa app. II, 6. — Martia 479.
— Martiusia 479. — Martynia altheifolia 563; fragrans 563; triloba 56%. —
Marumia 479. — Mathiolia valesiaca app. III, 24. — Mascagnia Seleriana
543; leucanthele 543. — Massaria 661, 662, 668; Alni 668, 671; Argus 668,
671, 676; Berberidicola 668, 672; bicolor 668, 669; bufonia 666; Carpini 688 ;
carpinicola 688; cinerea 669, 683; Corni 668, 672, 679; Curreyi 665; eburnea
668, 670, 671 ; eburnea f. Coryli 670; eburnea f. Platani 670; Epiphegia 671,
678; Fagi 675; foedans 668, 674; foedans f. fagina 675 ; Fuckelii 669, 680; hete-
rospora 668, 676; Hippophæ 66%, 684; hirta 669, 682; Inquinans 669, 678,
INDEX. 757
679; inquinans f. Corni 680; inquinans f. Pyri 680; inquinans f. Viburni 680;
Ligustri 668, 671 ; loricata 668, 67%, 675; lunulata 668; macrospora 669, 671,
678; mamma 668, 671; marginata 669, 681; minutula v. Tilia 681 ; Niessleana
676 ; Otthii 669, 683; Platani 668, 677; platanicola 669, 680; Pupula 669, 671,
679; pyxidata 679; rhodostoma 686; Saccardiana 669, 683; siparia 687; stipi-
tata 668, 677; subpustulosa 669, 681; Ulmi 669, 678; Winteri 668, 672. —
Massariella 662, 66% ; Bufonia 664, 666; Curreyi 664, 665; exigua 66% ; lanta-
nicola 664, 667 ; Lilacis 66%, 667 ; microspora 664, 665; Rose 66%, 667; vibra-
tilis 664, 666, 667. — Massarina lunulata 669. — Maurocenia capensis 194 ;
frangularia 194 ; Schinziana 19%. — Maxillaria 472. — Maximowiczia 479. —
Medicago arborea 334; coronata 242, 334; denticulata 334; orbicularis 33%;
tuberculata 334. — Medusulina albosporella 93; egenella 93; nitida 92; sphæ-
rosporella 93; texana 93. — Melampsora Salicis 144. — Melampyrum inter-
medium 426, 427; nemorosum 427, 648 ; pratense 427; sylvaticum 427. — Me-
lanconis macrospora 678. — Melanocenchris Royleana app. Il, 33. — Mela-
nops 421; ferruginea 421, 422. — Melaspilea acuta 92; leucina 92; leucinoides
92 ; leucoschisma 92 ; polymorpha 92. — Melia Azedarach 543, 567 ; Azedarach
v. squamulosa 577 ; Birmanica 577. — Melica digitata app. Il, 33 ; ramosa 341.
— Melilotus sulcata 33%. — Melioschinzia 470. — Melochia pyramidata 547;
tomentosa 547. — Melogramma 419. — Melothria scabra 566. — Menisper-
mum 26; canadense 26. — Mentha 72; aquatica app. IV, 28; aquatica v. er20-
mastiæ 704; apuatica v. metabola 704; aquatica v. turrita 704; arvensis app.
IV, 28; arvensis v. axioprepa 706 ; arvensis v. canadensis 707; arvensis v. dia-
phana 706; arvensis v. haplocalyx 707; arvensis v. illecebrosa 707; arvensis
v. Pavoniana 708; arvensis v. sachalinensis 708; arvensis v. Schmitzit 708 ;
arvensis v. Zollingeri 707; arvensi-rotundifolia app. IV, 28; canadensis 707;
_ capensis v. capensis 696: cinerascens v. Fenzliana f. bracteosa 706 ; cinerascens
v. Krapinensis f. foliosa 706; erispata app. IV, 29; cyprica 696; cyprica v. Ga-
late 696; dalmatica 699; dalmatica v. Fenzliana 706; dalmatica v. trichodes
706; dumetorum v. melancholica 702; dumetorum v. natalensis 702; dume-
torum v. nepetoides 702; dumetorum v. semnoprepa 702; fallax 705; gentilis
705; gentilis v. Friesii 705 ; gentilis v. Reichenbachii 705; haplocalyx v. haplo-
calyx 707; haplocalyx v. Pavoniana 708; hirta app. IV, 28, 29; hispidula 70% ;
insidiosa app. IV, 29; insularis f. cinereo-virens 693; insularis v. genuina 692,
693 ; insularis v. glabrata 694; javanica 707 ; longifolia 69% ; longifolia v. albata
698; longifolia v. amphileuca 700 ; longifolia v. brevifolia 695; longifolia v. ca-
pitulata 69%; longifolia v. cesarea 699; longifolia v. cosmiostachya 697 ; longi-
folia v. cyprica 696 ; longifolia v. detonsa 698; longifolia v. diabolina 698; lon-
gifolia v. doratophylla 695; longifolia v. Ehrenbergii 699; longifolia v. erminea
700; longifolia v. Galatæ 696; longifolia v. Hügeliana 697; longifolia v. kashmi-
riana 697; longifolia v. majoris 706; longifolia v. mesomorpha 699; longifolia
v. oblongifolia 694; longifolia v. obscuriceps 695; longifolia v. oxeilema 696;
longifolia v. subobtusa 699;-longifolia v. tenella 695; longifolia v. thibetana
697 : niliaca v. lurida 69%; niliaca v. melaneilema 69%: Nouletiana app. IV, 9,
29, 30; piperita v. Becker: 703; piperita v. calophylla 703; piperita v. caloifolia
703; piperita v. hispidula 704; piperita v. pensylvanica 703; rotundifolia app.
IV, 28, 30; rotundifolia v. apodysa 691; rotundifolia v. cinereo-virens 693 ;
758 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
rotundifolia v. glabrata 69%; rotundifolia v. hadrophylla 692; rotundifolia
v. humidicola 693; rotundifolia v. insularis 692; rotundifolia v. Mabillei 693:
rotundifolia v. riszbilis 691 : rotundifolia v. sardoa 692; rotundifolia v. Trevi-
rani 691; sativa app. IV, 9; sativa v. varialiensis app. IV, 9, 28, 29; silvestris
app. IV, 30; silvestris v. jurana 81; silvestris-monticola var. jurana 81 ; silves-
tris var. pachystachya app. IV, 9; silvestri-viridis app. IV, 29; spicata 79;
varaliensis app. IV, 9, 28, 29; varaliensis f. bracteosa app. IV, 28; varaliensis
f. foliosa app. IV, 29; verticillata v. fallax 705; verticillata v. leiom:schos 705;
viridis app. IV, 29, 30 ; viridis var. crispata app. IV, 9; viridis v. holotilta 701;
viridis v. maderensis 701; viridis v. oligotricha 702; viridis v. phaneroneura
700; viridis v. phyllopogon 701: viridis v. spadana 701. — Menthella 73. —
Mercurialis annua 340. — Meriania 479. — Mertensia 479. — Mesonodon
onustus 397. — Mesosphærum 64, 68, 715: pectinatum 431. — Mespilus ger-
manica app. IV, 48; Smithii app. IV, 18. — Metasphæria cinerea 683; Massa-
rina 683. — Metastelma parviflorum 557. — Meteorium teres 395. — Meum
Mutellina 44. — Meyenia erecta 297 ; Hawtaynii 266, 267, 297, 314, 315, 318;
longiflora 266, 268. — Michauxia 509. — Miconia anisotricha 559; lævigata
590. — Microchloa abyssinica app. IE, 31, 98. — Micromeria 86; Graca 413;
Juliana 413: nervosa 339; spærophylla 13%. — Micropus erectus app. III, 44.
— Microsciadium tenuifolum 409. — Microthamnium atro-viride 399 ; Jame-
sonit 398; Langsdorfii 398; Lehmannit 398; Macrodontium 398; viscidulum
398, 399 ; volvatum 399. — Microthelia intercedens 93; modesta 93; thelena
3. — Mimulus glabratus 562. — Mirabilis Jalapa 538; viscosa 538. — Mnium
rostratum 393. — Modiola Caroliniana 546. — Molucca 86. — Moiucella 86.
— Molopospermum cicutarium app. IH, 26. — Monnina brachystachya 169 ;
Chanduyensis 167; comata 171; herbacea 168; leptostachya 167,168; linarıfolia
169; Lorentziana 168, 169; macrostachya 167,168; Philippiana 169,170; platy-
phylla 170; pterocarpa 168, 169; Rusbyi 170; Spruceana 167; stipulata 170 ;
subcandens 171. — Monochilus 709. — Monoclea Forsteri 403. — Mono-
stroma bullosum 593. — Moræa 471. — Mormodes 472. — Musa sapientium
app. Il, 87. — Muscari bothryoides 28; comosum 415, 436; Holzmannı 245,
340; moschatum 415; racemosum 445; Segusianum 436. — Mycoporum pycno-
carpum 93. — Myosotis hispida 413; Idea 413; refracta 413. — Myriophyl-
lum 500.
Nass intermedia 437; major 437. — Nama jamaicense 559; undulatum
559. — Nasturtium 465; amphibio-palustre app. IV, 6, 11; amphibio-silvestre
app. IV, 6; amphibium app. IV, 11; anceps app. IV, 6; X ligerinum app. IV,
6, 11; palustre app. IV, 41; pyrenaicum app. IV, il. — Naudinia 479. —
Neckera disticha 395; Lindigii 395. — Nectandra sanguinea 539. — Need-
hamia 479. — Neobrunia 477. — Neoglaziova 471. — Neolüderitzia 190,
191 ; sericeocarpa 191, 192. — Neottia 460, 461, 483. — Nepeta 86, 711;
nuda 427. — Nephrodium rigidum var. australe 416. — Nidus 483; avis 483.
— Niebuhria 479.— Nigella 465 ; fumariæfolia 331.— Nitella tenuissima var.
Foucaudi app. IV, 10. — Notholæna Marantæ app. Il, 2, 91. — Notabasis
Syriaca 337. — Nunnezharoa 471. — Nuttailia 479.
INDEX. 759
De. 712; bracteosum 122; canum 119; gratissimum 120; gratis-
simum var. Hildebrandtii 20 ; gratissimum var. macrophyllum 120; gratis-
simum var. Mascarenarum 129; Hildebrandtii 440: sephonanthum 121, 40:
tenellum 420, 121; tenellum var. glabrellum 120: tenellum var. pilosum
120; viride 419, 120. — Gctomeria 485. — Odontonema callistachyum 564;
cuspidatum 564. — Oedera 480. — Oedmannia lancea 201. — Œnanthe salai-
folia app. IV, 8. — Oenothera rosea 551; tetraptera 551. — Oethionema saxa-
tile app. IL, 24. — O’higginsia 471. — Oliveriana 470. — Omphalo-Lejeunea
filiformis 402. - Onobrychis æquidentata 335; arenaria app. HI, 11: lasio-
stachya 409. — Ononis breviflora 242, 33%; Natrix app. III, 11, 13, 23, 2%;
rotundifolia app. II, 14, 24; variegata 408. — Onosma frutescens 412; stellu-
latum app. Hl, 41. — Onychium melanolepis app. IL, 3. — Ophiocytium 640.
— Ophiomassaria 662, 685; selenospora 685. — Ophrys 460, 475, A81; arach-
nites 415; fusca 340. — Opoponax Orientale 243. — Opuntia cylindrica 499 ;
floccosa 499; Lemaireana 499; vulgaris app. IH, 3, 26. — Orchis 460, 475,
481; X alata app. IV, 10; Anatolica 41%; laxiflora #15; Morio 414; morio-
laxiflora app. IV, 10; myodes 79; sambucina app. HE, 6; sancta 245, 414. —
Oreorchis 457. — Origanum 7%, 86. — Orlaya platycarpos 335. — Ornithoce-
phalus 472. — Ornithogalum miniatum 223, 22%; Narbonense 340; nutans
var. prasandrum 415; Pyrenaicum %15; Schlechterianum 223, 22%; thyrsoi-
deum 31. — Orohus 465. — Orthodanum 197. — Ortosiphon 121. — Ortho-
siphon Hildebrandtii 440. — Orvala 70, 80. — Oxalis albicans 542; pentantha
942; violacea 542. — Oxytropis fetida app. HI, 9, 19, 20, 25; Gaudini
app. III, 20; Halleri app. IH, 12; lapponica app. III, 20; velutina app. II, 6, 12.
htm 472. — Pallavicinia erythropus 403. — Pallenis spi-
nosa 336. — Palmella miniata 585, 587, 588. 589, 590. — Paimellococcus
601, 602, 603; miniatus 585. 592, 600, 601, 602, 606. — Palumbina 472. —
Pancovia 480. — Pancratium maximum app. U, 82, 83 ; tenuifolium app. I,
83; trianthum app. II, 83. — Pandanus odoratissimus app. II, 7. — Pandorina
morum 597, 598, 599. — Panicum adhærens app. Il, 2%; antidotale app. 1,
21; arundinifolium app. U, 22, 23; atrosanguineum app. I, 23; Colonum
app. II, 20, 95; coloratum app. 11, 22, 95; commutatum app. I, 18; commu-
tatum var. didactilum app. HI, 18; controversum app. II, 49: Crus Galli 534;
deustum app. II, 22; diagonale app. II, 18; diagonale var. uniglume app. If, 18:
cruciforme app. II, 19; fenestratum app. II, 18; geminatum app. II, 19; gossy-
pium app. IH, 19, 95 ; Hochstetteri app. II, 95; Hygrocharis app. II, 23; incras-
satum app. II, 2%; italicum app. II, 23; leersioides app. U, 21; maximum
app. II, 21, 22, 95; Meyerianum app. II, 21; miliaceum app. U, 23; muticum
app. I, 20, 22; nitidum 534; numidianum app. I, 20, 22; paspaloides app. II,
19; pennatum app. U, 18, 19; Petiverii app. I, 21; plicatile app. II, 20, 21, 95;
plicatum app. II, 21; prostratum app. II, 20; rhachitrichum app. Il, 20, 21;
sagittifolium app: II, 21; sanguinale app. II, 18; sanguinale var. cognatum
app. II, 18; sanguinale var. fenestratum app. II, 18; sanguinale var. horizontale
app. Li, 18; scalarum app. 11, 20; trichopus app. II, 17; turgidum app. Il, 23;
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760 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
unguiculatum app. II, 22, 23. — Papavei alpinum app. II, 40. — Pappo-
phorum cenchroides app. II, 36, 100 ; cenchroides var. albescens app. II, 99,
100; glumosum app. II, 100; molle app. II, 36, 99; phleoides app. II, 100. —
Paradisia Liliastrum app. III, 25. — Parathesis crenulata 55%. — Parietaria
Lusitanica 340. — Parkinsonia aculeata 542. — Parmeliella triptophylla 89.
— Paronychia argentea 408; macrosepala 242, 333. — Parsonsia 480. — Pas-
siflora bryonioides 549; fœtida var. hirsuta 549; serratifolia 549. — Paspalum
rotatum 534. — Patellaria eruginosa 91 ; alutacea 91: Eckfeldtii M; griseo-
nigella 90 ; hosteleoida 91: livido-nigricans 90; millegrana 91; nigro-fusca 91;
olivaceo-rufa 91; rubellula 91. — Pavonia 480. — Pedicularis atrorubens
app. Ill, 7; Cenisia app. III, 7; fasciculata app. III, 7; incarnata app. III, 7;
recutita app. III, 7; tuberosa app. II, 7; Verloti app. IV, 9. — Pelecynthis
198, 199; axillaris 201; corymbosa 199 ; dichotoma 201 ; diffusa 200 ; gibba 200;
opposita 200; retroflexa 200; rhomboidea 199. — Pennisetum asperifolium
app. II, 25; ciliare app. If, 24, 25; depauperatum app. il, 26; dichotomum
app. II, 25; dioicum app. II, 26, 27; glabrum app. II, 26; glaucifolium app. II,
26; humile app. II, 26; lanuginosum app. II, 96; macrostachyon app. Il, 95:
Quartinianum app. IH, 26; Rüppellii app. II, 25, 96; Rüppellii var. depaupe-
ratum app. II, 96; spectabile app. II, 25; spicatum 227, 228, app. II, 25: vil-
losum app. II, 25. — Pentastemon campanulatus var. angustiflora 562. —
Peramium 788, 489. -— Pereskia 499, 500. — Periandra parvifiora All, 444,
k45 — Pernettya 480. — Peromnion Daguense 392 ; Jamesonii 392. — Peru-
laria 472. — Pes-anserinus 484. — Petermannia 480. — Petræa arborea
561; volubilis 561. — Petromarula 509. — Petrosimonia 471. — Peuce-
danum 207. — Peyrousea 480. — Phaca 464. — Phæographis dendritica 92.
— Phagnalon Græcum 410; rupestre 336. — Phalaris paradoxa app. II, 27. —
Phillyrea media 331, 338. — Philonotis fontanella 392. — Phleum tenue 245.
— Phlomis fruticosa 339. — Pheenix reclinata app. II, 51, 52; spinosa app. II,
51. — Phoma hirta 682. — Phoradendron orbiculata 537; Tlacolulense 536,
537. — Phragmidium gracile 143; Rubi 143; Rubi Ideai 143: violaceum 143.
— Phragmites communis app. I. 37. — Phylarthus 487. — Phyllopsora
albicans 90 ; microsperma 89, 90; parvifolia 90. — Phyllorchis 461, 462, 463.
— Physcia obscura v. ulotrichoides 89. — Phyteuma amplexicaule 506; dubia
923; humile app. IH, 19; Jacquini 502, 506; myrtifolia 502; orbiculare 506;
Rumelicum 502, 506, 521, 522; Sphæra-Jovis 522. — Picea excelsa app. III, 16.
— Pickeringia 480. — Pilopogon gracilis 390. — Pimpinella Cretica 243. —
Pinalia 457. — Pinelia 468, 469. — Pinellia 468, 469. — Pinguicula alpina
app. III, 2; caudata 563. — Pinus Cembra app. III, 16 ; halepensis 415; Pumilio
app. III, 21; uncinata app. III, 21. — Piperamium 489. — Pirus 465. —
Pisonia aculeata 538. — Pistaccia lentiscus 333. — Pistacia Terebinthus 408.
— Pithecolobium 48%; dulce 541 ; ligustrinum 541 ; oblongum 541. — Pitu-
ranthos 209; aphyllus 209, 210, 211; aphyllus var. denudata 210; Burchellu
209, 210; chlorantus 209, 210, 211; denudatus 210; junceus 211 ; Korolkowi
209, 211; Reboudii 209, 211; Rohlfsianus 209, 210; scoparius 209, 210, 211;
tortuosus 209, 210; tortuosus var. virgata 210; triradiatus 209, 210. — Plagio-
chila Dominicencis 402; interjecta 402; Raddiana 403. — Planchonia 480. —
Plantago alpina 44; cinerascens app. IV, 9; Cretica 339, 414; Lagopus 245,
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INDEX. 761
339; Psyllium 414. — Platonia 480. — Plectranthus australis 126; Burnati
12%, 125; Malinvaldi 125, 126 ; parviflorus 126 ; parviflorus var. genuinus 126.
— Pleione 457. — Plenckia 480. — Pleomassaria 662, 686; allospora 686,
687; Carpini 686, 688; rhodostoma 686; siparia 671, 686, 687; varians 418. —
Pleurastrum insigne 586, 612, 613. — Pleurococcus miniatus 599, 600; nim-
batus 387, 388; regularis 612; superbus 593, 597: vulgaris 586, 599, 600, 602,
613, 61%, 615, 616. — Pleurospermum austriacum app. Ill, 26. — Pleuro-
thallis 463, 485. — Plowrightia paradoxa 421. — Plumbago capensis 554;
pulchella 55%. — Plumiera rubra 555. — Poa annua app. Il, 44; bulbosa
app. II, 44; concinna 437, app. III, 11; distichophylla app. III, 20; Eragrostis
651, 65%, 657, 659, 660; laxa app. III, 20; massaviensis app. II, 43; mena-
chensis app. II, 43, 44; multiflora app. II, 40; oligantha app. Il, 44; sinaica
app. II, 44; sinaica var. ægyptiaca app. II, 44; sporoboloides app. IE, 37. —
Podanthum 509. — Podopterus mexicanus 537. -- Podospermum laciniatum
app. Il, 11. — Pogonatum oligodus 393; semi-pellucidum 393. — Pogo-
stemon 133. — Poiretia 480. — Polemannia 480. — Polianthes tuberosa
app. II, 8%. — Pollinia distachya 340. — Polygala alpestris 82; amara var.
alpestris 82; amarella app. IV, 12; Chamæbuxus app. Ill, 2; comosa app. IV,
12; comosa var. vulgaris app. IV, 12; Deseglisei app. 1V, 12; Deseglisei forma
app. IV, 6; microcarpa 82; venulosa 332; vulgaris var. Deseglisei forma app. IV,
6, vulgaris var. Deseglisei app. IV, 6, 12. — Polygonum alpinum app. IL, 25;
lapathifolium 537; persicarioides 537. — Polypodium crenatum app. II, 5; lan-
ceolatum app. II, 5, 89. — Polypogon monspeliensis app. II, 30. — Polypre-
num 511, 512, 513. — Polyrrhiza 472. — Polystachia 472; mauritanica
app. II. 89; Rivæ app. II, 88, 89; Wightii app. II, 89; zeylanica app. II, 89. —
Polytrichadelphus ciliatus 393. — Polytrichum antillarum 394; aristiflorum
394; Autrani 33; commune var. fastigiatum 33; juniperinum 394. — Poneror-
chis 458. — Porina africana 93. — Porotrichum elatulum 396; Lehmann
395, 396; longirostre 395; stolonaceum 395. — Portea 480. — Portenschlagia
480. — Portulaca pilosa 538. — Potamogeton americauus app. Il, 8; ameri-
canus var. Richardi app. II, 8; lucens app. II, 7; natans app. II, 8; pectinatus
app. II, 92; pusillus app. II, 7; Richardi app. II, 8. — Potentilla 465; demissa
app. IV, 6; geranioides app. IH, 18; multifida app. II, 18; nivea app. III, 18;
opaca 77; salisburgensis 77, 78; umbrosa 641; umbroseformis 641; verna 77,
78. — Poterium spinosum 331, 335; verrucosum 335. — Prasium majus 339,
44%. — Prepthanthe 491. — Primula 464, 465; Allionii 532; longiflora
app. III, 18; tirolensis 532; veris 79; viscosa app. III, 2. — Prionodon densus
394, 395 ; luteovirens 395 ; patentissimus 39%, 395; undulatus 394. — Prisma-
tocarpus acerosus 217; sessilis 217. -— Pritzelia 480. — Prosthemium betu-
linum 687. — Protococcus 61%. — Prunus 465; Avium 666 ; mahaleb app. III,
1%; samydoides 541; spinosa 327, 666. — Pseudomassaria 662, 663; chon-
drospora 663. — Pseudomeliola Seleria 536. — Pseudovalsa 419, 490; lanci-
formis 676 ; Lycii 420. — Psidium Guyava 550. — Psittacanthus calyculatus
536. — Psora parvifolia 90. — Pteridella Doniana app. II, 3; hastata app. II,
3, 92; viridis app. II, 3, 92. — Pteris arguta app. II, 2, 3; arguta var. flabel-
lata app. II, 2; decursiva app. II, 2; dentata app. II, 2; farinosa app. II, 2; lon-
gifolia app. IE, 3, 92; obliqua app. II, 3; regularis app. II, 2; serrulata app. II, 2;
BULL. HERB. BOIss., décembre 1894. 54
762 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
subciliata app. IE, 3; viridis app. II, 3. — Pterobryum Lindigii 395. —
Pterocarya lanceola 171 ; linoides 169; pterocarpa £ angustifolia 169. — Ptero-
cephalus plumosus 24%. — Pterostæchas 711, 714. — Puccinia heterospora
546; Malvacearum 444; Peckiana 142, 143, 14%; tripustulata 143. — Pulegium
73, 73. — Purschia 480. — Pycnostachys cærulea 131. — Pyrenochæta hirta
682. — Pyrenula nitidella 93; pinguis 93. — Pyrethrum Cassium 45% ; eine-
reum 454; corymbosum 454; corymbosum var. oligocephalum 45% ; ponticum
45%; sericeum 455; Starckianum 45%, 455. — Pyrus amygdaliformis 409.
Bi Ilex 41%; sessiflora var. pubescens 414.
Ratnia affinis 199, 200 ; alpina 201 ; amplexicaulis 200, 201, 202; angu-
lata 200, 201, 202; angulata var. angustifolia 201 ; angulata var. filifolia 201 ;
angustifolia 201; axillaris 200, 201; capensis 199, 202; cordata 201, 202;
corymbosa 199 ; crassifolia 200, 201, 202; cuneifolia 199, 200, 201, 202 ; cunei-
formis 199; dichotoma 199, 200, 202; diffusa 199, 204, 202; Ecklonis 200;
elliptica 200, 201, 202; erecta 201; fastigiata 201; filifolia 201; humilis 200,
202; intermedia 201 ; lancea 200, 201, 202; Meyeri 200, 201, 202; opposita 199;
ovala 199, 201; pauciflora 200; perfoliata 201, 202; perfoliata var. acuminata
201 ; racemosa 199, 200, 202 ; retroflexa 199, 200, 201, 202; retusa 202; rhom-
boïdea 199; Schlechteriana 197, 198, 199, 200, 201, 202; spicata 199, 200; tri-
lora 200, 201, 202; virens 200, 201. — Ramona capitata A440; Clevelandi 440;
Dorrii 440; grandiflora 440; humilis 440 ; incana 440; nivea 440; Palmeri 440 ;
polystachya 439, 440; stachyoides 440; Vaseyi 440. — Ramonia 510. —
Ranunculus acer 83; aconitifolius 576, app. III, 7; aconitifolius var. crassicaulis
76; aconitifolius var. elatior 76; aconitifolius var. heterophyllus 76; aconiti-
folius var. intermedius 76; arvensis 406; Baudotii var. fluitans 84; Baudotii
var. submersus 8%; Baudotii var. terrestris 8%; Boræanus 83; Breyninus var.
montanus 76; Breyninus var. nivalis 76; calthæfolius 406; chærophyllos 406:
Chius 406; geraniifolius 76; giganteus 76; glacialis app. II, 5, 20; gramineus
app. II, 11; heterophyllus 76; Hookeri 539; lacerens app. III, 7 ; montanus 76;
Neapolitanus 406 ; nivalis 76; parnassifolius app. I, 5, 10; parvulus 83 ; pel-
tatus var. pseudo-fluitans app. IV, 6; philonotis 406; pyrenaeus app. II, 7;
Rionii app. Ill, 12; rutæfolius app. III, 20; sceleratus 576. — Raphidium 585,
602, 610 ; Braunii 586. 608, 609, 610. — Rapinia 480. — Rapistrum Orientale
332. — Rapuntium umbellatum 513. :— Reichenbachantus 470. — Renealmia
"80. — Reseda alba 332; lutea 407; Petrovichiana 407. — Rhabdospora prin-
ceps 671. — Rhamnus Frangula 686 ; oleoides 242. — Rhaponticum scariosum
app. Ill, 25. — Rhynchospora inexpansa 536 ; nervosa 536. — Rhynchostelis
"91. — Rhipsalis 486. — Rhizogonium Lindigii 393. — Rhododendron ferru-
gineum app. II, 5, 18; hirsutum app. III, 5, 10. — Rhodotypos herrioides 27.
— Rhynchosia nitens 197; Woodii 197. — Rhynchospora Marisculi 536. —
Ribes alpinum 683; aureum 422. — Riccia atro-marginata 650 ; bicarinata 650;
bifurca 230, 235 ; Bischoffii 236, 238, 239, 240; Bischoff f. maxima 237, 240;
INDEX. 763
Breidleri 236; ciliata 230, 231, 232; crystallina 236; dichotomis 232; glauca
236; glauca minima 235; Henriquesit 649, 650; Huebeneriana 237; margine
ciliatis 232; Michelii 229, 230, 231, 232, 233, 234, 235, 236, 237, 238, 239,
240, 650; Michelii var. céliaris 230, 233, 650; Michelii var. subinermis 230,
231, 233, 236, 237, 238; minima 230, 233, 23%; minima segmentis 234 ; natans
236 ; nigrella 235, 239, 650 ; palmata 230, 231, 232, 650; palmata 8 minor 230;
papillosa 232, 236, 238 ; paradoxa 230; setosa 232 ; sorocarpa 236, 237 ; tumida
230, 231, 232, 650 ; tumida var. linearis 239. — Rochea 480. — Rochelia 480.
— Rodrigueziella 470. — Rœperia 480. — Rettlera 480. — Rosa abietina 6;
adjecta 8; agrestis 6; alpestris 157, 159, 160; alpina 8, 9, 11, 13, 14, 17, 18,
20, 22, 147, 148, 150, 153, 155, 157, 159; alpina X <Corüfolia 14; alpina
X pimpinellifolia 23; alpina X pomifera 22, 155, 156; alpinoides 162; Bænitzii
10; canina 4, 5, 6, 12, 13, 14, 17, 19, 20, 22, 150, 157, 682 ; caryophyllacea 17;
centifolia 14; Chavini 12, 13, 18, 19, 151, 157, 162; cinnamomea 8, 9, 10, 11,
15, 155, app. III, 21; cinnamomea X coriifolia 10; cinnamomea X pomifera
10; comosa 6 ; corüfolia 3, 4, 6, 8, 9, 10, 11, 13, 14, 16, 17, 18, 19, 20, 22, 23,
146, 147, 148, 150, 151, 152, 153, 155, 161, app. III, 26; cuspidata 21; damas-
cena 15; Deseglisei 4: dumetorum 146, 157: dumetornm f. brevissima 5, 19;
francofurtana 14, 15, 16: francofurtensis 15; gallica 14, 15, 16; gentilis 11;
slauca A, 5,-8, 9, 11, 13, 1&, 16, 17, 18, 19, 20, 22, 146, 147, 148, 150, 154,
152, 153, 15%, 155, 157, 164 ; glauca X omissa 159; gombensis 156; graveolens
4. 6, 19, 13, 17, 19, 20, 22, 152, 153, app. III, 21; intercalaris 8; lagenaria 8;
Jongieruris 156; macrophylla 18; marginata 157, 160; micrantha 21, 150, 151,
152, 161; mollis 10, 11: monspeliaca 8; montana A, 5, 12, 13, 18, 22, 151, 153,
162, app III, 21; Murithii 19; obtusifolia 4, 5, 12, 13, 19; omissa 23, 159, 161;
pendulina 8, 15; pimpinellifolia 8, 11, 159, 161; pimpinellifolia X alpina 11,
158, 160; pomifera L, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 1%, 16, 17; 18, 19, 20, 22, 148, 150,
152, 155, app. III, 21, 26; pomifera f. anoplantha 10; pomifera X cinnamomea
10; pomifera X coriifolia 19; pomifera X glauca 19; pomifera X graveolens 19;
pomifera X rubiginosa 19; Pouzini 5; pyrenaica 8; rhætica 17; rubiginosa 4,
6, 12, 13, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 146, 148, 150, 152, 153; rubrifolia 11, 44,
17,19, 20, 22, 23, 153, 154, 155, 161, 162; sabauda 158; Sabini, 158, 159;
salævensis 11, 13, 1%, 153, 162; Semproniana app. Ill, 26; sepium 4, 6, 22;
spinulifolia 160, 162, 433; subcanina 22, 151, 153, 161; subcollina 21, 22, 151,
152, 153; tomentella 4, 5, 13, 19; tomentosa 10, 11, 20, 22, 153; turbinata 14:
uriensis 47, 21, 146, 147, 148, 149, 150, 151, 152, 153, 154, 156; verticilla-
cantha 150. — Rosenbachia 709, 710; turkestanika 710, 711. — Ros-marinus
483, 484. — Ros-solis 48%. — Rothia 480. — Rottbeellia exaltata app. II, 9;
exaltata var. genuina app. II, 9; hirsuta app. II, 9. — Roulinia 480. — Rubia
Olivieri 410. — Rubus occidentalis 143, 540; poliophyllus 540; prolongatus
app. IV, 6; saxatilis 143; strigosus 143; villosus 143. — Rudolphia 480. —
Ruelingia 480. — Ruellia 56%. — Rumex pulcher 414; tuberosus 349. —
Ruprechtia Cumingii 537. — Russelia coccinea 562; equisetiformis 562 ;
juncea 562; sarmentosa 562. — Ruta Chalepensis 333; chalepensis var. brac-
teosa 242. — Rhynchostegium inerme 398.
NEN ne LES EL
Fi x ps
76% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
S 71. — Saccharum hirsutum app. II 9. — Saccothecium Corni
679. — Sagina glabra app. III, 7. — Sagotia 480. — Salacia Kraussii 195;
pyriformis 195; Rehmannir 195 ; Zeyheri 195. — Salix X ambigua app. IV, 10;
aurita 68%, app. IV, 9; aurita-cinerea app. IV, 9; aurita-repens app. IV, 10;
Capreæ 68%; caprea-vimiualis app. IV, 9; cinerea app. IV, 9; x Doniana
app. IV, 9; fragilis-alba app. IV, 9; glauca app. III, 19 ; hastata 111; herbacea
4h; lapponum 111; X mollissima app. IV, 9; phylieifolia 111; Reichardtii
app. IV, 9; repens-purpurea app. IV, 9; viminalis X triandra app. IV, 9;
X viridis f. glabra app. IV, 9. — Salsola vermiculata 245. — Saltia 480. —
Salvia 72, 439; cryptoclada 135, 136; Goudotii 137, 138; Hildebrandtii 135,
136, 137; leucodermis 135; napifolia 413; parvifolia 136; porphyrocalyx 135,
136, 137; Sclarea 413; sessilifoila 135, 136; stenodonta 136, 137 ; tananarivensis
136, 137; triloba 339, 413 ; Verbenaca 339; viridis 413. — Sambucus glauca
565; nigra 28, 410 ; racemosa 665, 682. — Sanderella 470. — Sanicula liberta
552. — Sanseviera cylindrica app. II, 77, 78, 79; Ehrenbergii app. IL, 78, 79,
89, 111; guineensis app. II, 79, 80. — Sarcanthus 491, — Sarotha 465.
— Satureia 86, 13%; spherophylla 13%. — Satureja Thymbra 339. —
Satyrium 475, 481. — Sauromatum abyssinicum app. Il, 52. — Saus-
surea 480; discolor app. III, 26. — Saxifraga Aizoon app. III, 2; biflora
app. III, 18, 20; bulbifera app. III, 11; cernua app. II, 10; Cotyledon
app. III, 26; diapensoides app. III, 8; hieracifolia app. IV, 8; leucantha
app. I, 2; longifolia app. Ill, 26. — Scabiosa agrestis app. II, 14; cau-
casica 453; cretica 253; Olge 453; variıfolia 244. — Scaligeria Cretica 335,
409. — Scandix australis 409; grandiflora 409. — Scaphosepalum 491. —
Scenedesmus acutus 586, 603, 604, 606; bijugatus 604; quadricauda 585,
603, 604, 605, 606, 607, 608. — Schænorchis 457. — Schætzellia 480. —
Schaffnera 480. — Schauera 480. — Schellhammera 480. — Schizotheca
Hemprichii app. II, 9. — Schkuhria 480. — Schmidtia 480. — Schoenefeldia
gracilis app. II, 31. — Schollera 480. — Schomburgkia 481. — Schouwia
"81. — Schradera 480. — Schrankia 480. — Schrebera 480. — Schubertia
480. — Schultesia 480. — Sciadium 610. — Scilla hyacinthoides 415; mi-
crantha app. II, 76. — Scirpus alpinus app. IIl, 20; Bœckelerianus app. II, 50;
brachyceras app. II, 50; cœspitosus app. III, 20; collinus var. Beckeleriana
app. II, 10%; corymbosus app. II, 10%; corymbosus var. brachyceras app. II,
49, 50; lateralis app. II, 49; setaceus app. II, 49; Steudneri app. I, 50. —
Sclerochloa dura app. III, 11. — Scleropoa hemipoa app. IV, 10. — Scleropa
rigida 415. — Scolecosporium Fagi 678. — Scoparia annua 563; dulcis 562;
flava 562. — Scorpiurus subvillosa 334. — Scorzonera austriaca app. III, 11.
— Scrophularia heterophylla 413; lucida var. filicifolia 339 ; peregrina 338. —
Scutellaria alpina app. III, 8. — Scuticaria 472. — Sebæa aurea 220; elon-
gata 220 ; longicaulis 219, 220 ; pallida 220 ; repens 219. — Sedum Aizoon 520;
Anacampseros app. III, 8; littoreum 335; præaltum 540; spurium 521. —
Seiridium marginatum 681. — Selaginella imbricata app. II, 6; yemensis
app. II, 5. — Selago densiflora 222. — Selinocarpus chenopodioides 537. —
Selinum agasylloides 252, 253. — Sellocharis 471. — Sematophyllum Loxense
398 ; obliquerostratum 398; Tequendamense 398. — Sempervivum arachnoi-
INDEX. 765
deum app. III, 11, 17; Gaudini app. III, 26; tectorum app. III, 11. — Senecio
46%; barbareæfolius app. IV, 2; erucifolius app. IV, 2, 3; gnaphalodes 244;
incanus app. III, 19; Jacobeæ app. IV, 2; leucanthemifolius 411; uniflorus
app. III, 19, 25, 26, app. IV, 8; X vulgari-leucanthemifolius app. IV, 8. —
Septoria princeps 671. — Seraphyta 472. — Seringea 480. -— Sertifera 472.
— Seseli crithmifolium 243. — Sesuvium portulacastrum 538. — Setaria
aurea app. II, 24; aurea var. breviseta app. II, 24, 96; glauca 53% ; verticillata
app. Il, 22. — Sherardia arvensis 336, 410. — Shuttera 481. — Sibbaldia 465.
— Sicyos Deppei 566. — Sida angustifolia 546; dumosa 546; glutinosa 546;
rhombifolia 546. — Sideritis 712; hyssopifolia 80 ; lanata 413 ; purpurea var.
albiflora 245. — Siebera 249, 480. — Sieversia app. IV, 17. — Silene
74, 464; Behen 74, 333; Cucubalus 74; fruticosa 242, 333; Gallica var. quin-
quevulnera 407 ; inflata 7%, 75, 407; inflata f. Tenoreana 333; italica 407 ; noc-
turna 333; Otites app. III, 11; Saxifraga app. III, 26; Urvillæi 408; vallesia
app. III, 14; venosa 74, 75; vulgaris 74, 75. — Siler trilobum app. IV, 8. —
Silybum Marianum app. III, 11. — Simsia 480. — Sinapis arvensis 332. —
Siphocampylos 566. — Siphonanthus 465. — Siphonoglossa glabrescens 564,
563; longiflora 565. — Sirhookera 470, 471. — Sisymbrium austriacum 619;
Columnæ 331, pinnatifidium app. Ii, 7; polyceratum 332; rhedonense app. IV.
6; strictissimum app. III, 7. — Sisyndite spartea 191, 192. — Smilax aspera
app. II, 77, 111. — Smyrnium Olusatrum 409; rotundifolium 409. — Soaresia
480. — Solandera 480. — Solanum nigrum var. induratum 338. — Sommer-
feldtia 480. — Sophronia 457. — Sorbus 465. — Sorosporium Ehrenbergii
226. — Spartium 465; capense 199; ovatum 199. — Specularia pentagonia
412. — Sphæralcea angustifolia 546 ; Fendleriana 546 ; umbellata 546. — Sphæ-
rella 599. — Sphæria amblyospora 67%; Argus 676 ; bufonia 666; chondrospora
663; cinerea 683; ellipsosperma 679; fœdans 67%; gigaspora 679; Glis 662;
Hippophæ 68%; hirta 682; infernalis 662; inquinans 679; macrospora 678;
mamma var. Loniceræ 672; occulta 666, 667; Pupula 679; Pupula var. minor
670 ; rhodostoma 686 ; schistostroma 493 : siparia 687; Syringæ 68%; Tilie 665.
— Sphærophoron polycladum 89. — Sphæropsis olivacea 665. — Sphagnum
Angstremii 401; coryphæum 400; Costa-Ricense 401 ; cuspidatum A400; Hahnia-
num 400; medium 400 ; medium var. albescens 400; meridense 401; recurvum
var. amblyphyllum 401 ; subnitens 401; subsecundum 401. — Spiranthes 472.
— Splanchnonema pustulatum 674. — Sporidesmium vermiforme 678. —
Sporobolus affinis app. Il, 98; angustifolius app. II, 30, 97, 98; commutatus
app. II, 29; capensis app. II, 30 ; discosporus app. II, 98; festivus app. II, 29,
97; festivus var. Dilloniana app. Il, 97; hamiensis app. Il, 29, 97; indicus
app. II, 30, 97; marginatus app. II, 29, 97; minutus app. II, 29; phyllotrichus
app. II, 98; robustus app. II, 28; setulosus app. If, 28; spicatus app. II, 28.
— Stachys 46%; alpina var. Boissieri 80 ; alpina subsp. italica var. Boissieri 80;
brachiata 440; debilis 139; Græca 414; Hildebrandtii 138, 139, 440 ; humifusa
139; Lyalli A440; madagascariensis 139, 140, 440; madagascariensis var.
genuina 140; madagascariensis var. Goudotii 140; mucronata 339; orientalis
413; sphærodonta 138. — Stachytarpheta Frantzii 560; mutabilis 560. —
Stæhelina fruticosa 244. 331, 337. — Staganosporium Platani 677. — Statice
alpina app. III, 26; Frederici 245; rorida var. hyssopifolia 245 ; sinuata 414. —
766 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Steganosporium piriforme 679. — Stelis 485. — Stellaria nemorum var.
Mexicana 538. — Stellorchis 460. — Stemodia parviflora 562. — Stenoptera
472. — Stereocaulon proximum 89; ramulosum f. proximum 89. — Stereo-
sandra 472. — Stichorchis 458, 460. — Sticta endochrysea var. orygmzoides
89. — Stilbospora ovata 679; piriformis 679. — Stipa pennata 619. — Stœ-
chas 711, 71%. — Struthanthus densiflora 536; Selerorum 536. — Styrax
officinale 442. — Swietenia Angolensis 582, 583. — Symphytum Anatolicum
442; asperrimum #12. — Syringa vulgaris 667, 68%. — Syrrhophodon longi-
setaceus 391 ; Iycopodioides 391 ; rigidus 391.
nn Berterii var. parviflora 556 ; Paisavelensis 555, 556. —
Tamarix articulata 183, 18%, 185 ; austro-africana 183, 18%, 185; nilotica 185.
— Tamonea Scabra 561. — Taraxacum leptocephalum app. IV, 9; officinale
412. — Tatea 480. — Tauschia 480. — Telephium purpureum 513. — Tem-
pletonia retusa 202. — Tenestella 688. — Tephrosia 486. — Tesselina pyra-
midata 236. — Tetracoccus botryoides 387, 388; nimbatus 388; Wildemani
388. — Tetradenia 133; fruticosa 131, 132 ; Goudotii 132, 133; Hildebrandtii
131, 132. — Tetragonia Schenckir 20%, 205 ; Tetragonia 70, 475. — Tetrame-
rium glandulosum 565; glutinosum 565; hispidum 565. — Tetrandria Mono-
gynia 913. — Tetrapogon triangulatus app. II, 34, 99; villosus app. I, 34, 99.
— Tetraspora gelatinosa 588; lubrica 585, 593. — Teucrium alpestre var.
majus 245; brevifolium 245, 339; divaricatum 245, 339; heliotropifolium 245 ;
pyrenaicum 428. — Teysmannia 481. — Thalassia Hemprichii app. II, 9. —
Thalictrum fœtidum app. IH, 17; Galeotti 539; gibbosum 539. — Themeda
Forskalii app. II, 16; triandra app. I, 16, 95; triandra var. glauca app. Il, 16;
triandra var. major app. II, 16; triandra var. punctata app. II, 16. — Theo-
dorea 480. — Thesium humile app. IV, 9. — Thevetia ovata 555. — Thlaspi
alpinum app. II, 19; corymbosum app. IH, 5, 19, 20; Natolicum 407; rotundi-
folium app. HE, 5, 20. — Thouinia 480. — Thrincia tuberosa 411. — Thun-
bergia 480 ; adenocalyx 297, 298, 307, 348, 351, 353, 356, 358, 360, 361, 363,
36%, 373, 374; affinis 262, 263, 297, 319, 348, 350, 353, 356, 358, 360, 361,
36%; alata 263, 266, 271, 284, 285, 286, 287, 288, 289, 290, 291, 292, 305,
309, 310, 316, 317, 320, 342, 343, 344, 345, 346, 351, 353, 359, 361, 369, 371,
375, 376, 377; angolensis 264, 265, 267, 269, 293, 297, 301, 305, 307, 309, 314,
318, 319, 346, 348, 360, 361, 362, 363, 364: angulata 266, 290, 292, 317, 3953,
359, 361, 369; annua 266, 291, 292, 293, 309, 310, 316, 320, 343; armipotens
298, 299, 300, 303, 313, 318, 359, 361 ; atriplicifolia 266, 268, 293, 29%, 295,
305, 309, 310, 313, 317; Brongnarti 350; capensis 261, 266, 271, 293, 297,
298, 305, 309, 317, 346, 348, 349, 350, 353, 358, 360, 361, 362, 369; cerin-
thoides 266, 293, 303, 305, 309, 314, 318; chrysops 290; coccinea 281, 315,
320, 395, 319, 347, 353, 356, 361, 363, 367, 369, 379; convolvulifolia 266, 290,
317, 361, 369; cyanea 266, 271, 293, 297, 305, 309, 310, 347, 346: Cycnium
263, 264, 266, 293, 297, 301, 309, 314, 318, 346, 348, 349, 358, 359, 360, 361,
362. 363, 364; Dregeana 317, 361, 369; erecta 319 ; Erythraeæ 346, 351, 353;
Fischeri 263, 266, 301, 303, 305, 319; fragrans 266, 288, 289, 290, 291, 294,
309, 314, 316, 317, 319, 346, 347, 353, 358, 361, 362, 369, 373, 374, 564,
INDEX. 7 07
Fricheri 302; gentianoides 266, 271, 293, 294, 297, 298, 303, 305, 309, 313,
314, 318, 359, 361, 362, 373, 374; grandiflora 260, 266, 271, 281, 282, 307,
316, 348, 349, 350, 351, 352, 353, 35%, 355, 356, 358, 301, 362, 365, 366, 369,
371, 373, 374; Harrisi 266, 281, 282, 305, 306, 307, 310, 311, 315, 346, 347,
350, 351, 352, 353, 35%, 356, 358, 361, 363; hastata 290. 317, 369; Hawtaynii
305, 307, 318, 351; Hildebrandtii 346, 351, 353; hirta 293, 297,317, 348, 353,
359, 360, 362, 369; hispida 293, 297, 317; Holstii 297, 307, 319; huillensis
298, 300. 313, 318, 360, 362, 363, 36%: hyalina 297, 317, 318, 359, 360, 361,
363, 36%; javanica 316 ; kamerunensis 297, 307, 319; lancifolia 293, 303, 353,
358, 360, 361, 363, 36%, 365, 371; lancifolia var. auriculata 317; lancifolia var.
lævis 317; lancifolia var. pallida 317; laurifolia 260, 280, 281, 315, 316, 347,
349, 352, 353, 365; longifolia 303, 30%, 319; lutea 290, 307, 319; malangana
307, 319; manganjensis 291, 316; Mechowii 317; mysorensis 316, 347, 349,
350, 352, 353, 356, 358, 361, 363; parva 281, 282, 316 ; pendula 261, 265, 267,
268 ; reticulata 264, 287, 288, 291, 2992, 310, 316, 320, 343, 348, 351, 353;
Roxburgiana 316; rufescens 300, 301, 312, 313, 318; sinuata 262, 281, 307,
310; Stuhlmanniana 290, 319; tomentosa 26%, 290, 291, 29%, 309, 316, 353 ;
usambarica 298, 319; Vogeliana 268, 297, 307, 318, 319, 351, 353, 358, 360,
361, 363, 305; volubilis 317. — Thurberia 480. — Thymus 74, 86; capilatus
245 ; Cephalotus 711 ; creticus 711 ; parviflorus 72. — Thyridaria 420. — Thy-
sano-Lejeunea pterobryoides 402. — Tibouchina longifolia 550. — Tilia par-
vifolia 676. — Tipularia 472. — Tittmannia 480. — Tofjeldia borealis app.
III, 18, 20 ; calyculata var. glacialis app. III, 20; glacialis app. III, 18. — Tolpis
altissima 411. — Tolmiea 480. — Tolypelia glomerata v. Leonhardi app. IV,
10 ; glomerata v. littorea app. IV, 10. — Tordylium Apulum 335, 409. — To-
varia 480. — Tracheliopsis 524; albicans 531, 532; cedreti 527; Opiz 524;
petræa 527, 528, 529, 530, 531, 532; Postii 527, 528; serotinum 525, 526, 527 ;
tubulosa 525, 526, 527; tubulosa v. berytensis 526; tubulosa v. libanotica 527;
tubulosa v. taurica 526, 527. — Trachelium angustifolium 501, 502, 50%, 505,
510; asperuloides 502, 506; azureum 51%; cæruleum 504, 502, 503, 50%, 506,
910, 513, 514, 516; cæruleum v. halteratum 515, 516; ceruleum X lanceolatum
515, 516; chalcidium 506; halteratum 515, 516; lanceolatum 501, 502, 510,
916; maius 513; majus 528; minus 513; myrtifolium 502, 505, 507, 911 ;
petræa 511; Postii 502, 507, 514, 527; Rumelianum 522; tubulosum 502, 505,
306, 507, 511, 525. — Tragopogon crocifolius app. II, 7; longirostre 337, 411.
— Tragus occidentalis app. II, 17; racemosus app. LE, 46, app. IH, 11.— Tria-
chyrum cordofanum app. II, 29. — Tribulus alata 188; cistoides 187, 188, 543;
erectus 187; inermis 187; Pechuelii 187; Pechuelii var. Zeyheri 188; ptero-
carpus 188; terrestris 185, 186, 187, 188; terrestris var. Zeyheri 187; Zeyheri
185, 186, 187 ; Zeyheri var. hérsutissimus 187; Zeyheri var. hirtus 186. — Tri-
chætaria Whightii app. II, 33. — Trichilia Buchanani 580, 581; catigua 573;
catigua var. pallens 573; discolor 581; elegans 573; Lehmanni 571, 572; levis
573; microphyllina 573; pallens 573; polyclada 572, 573 ; pterophylla 581; Rie-
delii 572. — Tricholæna capensis app. II, 96 ; grandiflora app. II, 24, 95; leucan-
tha app. II, 2%, 95; longiseta app. II, 23, 95; Teneriffæ app. II, 24 ; tonsa v. sub-
mutica app. II, 95. — Trichonema Requienii app. IV, 10. — Trichospermum
474. — Trifolium agrarium 334; gracile app. IV, 6; Lagrangei 242, 334; phy-
768 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
sodes 334; saxatile app. III, 18; speciosum 408; tomentosum 334; uniflorum
334, 408. — Triguera 480. — Trigonella Monspeliaca 33%, app. II, 11. —
Trimnus leucographus 337. — Triodia pulchella 535. — Tripogon bromoides
app. II, 99. — Trisetum Gaudini app. IH, 11, 12; subspicatum app. III, 20. —
Tristachya barbata app. II, 31. — Triticum biflorum app. III, 13; vulgare app.
II, 45; vulgare var. cæsium app. Il, 45; vulgare var. erythrospermum app. I,
45; vulgare var. ferrugineum app. II, 45. — Tritonia laxifolia app. II, 86: men-
sensis app. Il, 86. — Triumfetta 465; semitriloba 545. — Trixago Apula 339.
— Thrixspermum 457, 474. — Trochiscanthes nodiflorus app. III, 2. —
Trollius 576. — Tubocytisus 71. — Tulipa alpestris 432; Aximensis 431, 435,
436; Billietiana 430, 431, 433, 434; Celsiana 431, 432; Clusiana 431, 432; Di-
dieri 430, 431, 533; maleolens app. III, 10 ; Marjoletti 431, 432, 433; Mauriana
430, 431, 434; Maurianensis 434; Mauritiana 43%; Oculus Solis app. II, 10;
planifolia 430, 431, 435 ; præcox 431, 432; Segusiana 431, 435; sylvestris 431.
— Tunica Saxifraga app. II, 11; velutina 333. — Turgenia latifolia app. III,
11. — Turnera diffusa 548. — Tussacia 481. — Tylophorum Eckfeldtii 89;
triloculare 89. — Typha angustata app. II, 92; angustifolia app. II, 7, app. III,
12. — Tyrimnus leucographus 411.
U crenulata 612, 613. — Umbilicus chloranthus 409; horizontalis
335; serratus 409; Veneris 6%%. — Uncifera 472. — Unguis-Cati 484. —
Uniola mucronala app. II, 43. — Urginea indica app. II, 76, 111; micrantha
app. II, 76, 111. — Uromyces Alchemillæ 142. — Utricularia vulgaris 31. —
Uva-ursi 184.
Vesm Myrtillus app. IV, 27; Myrtillus var. leucocarpum app. IV, 9,
26, 27. — Vaillantia hispida 336; muralis 410. — Valeriana calcarea 452;
celtica app. III, 7; Chodatiana 452, 453; Daghestanic® 452; Dioscoridis 410;
Saliunca app. II, 10; saxatilis 516; scandens 566. — Valerianella coronata
336; discoidea 410; echinata 336; vesicaria 336. — Valsa eumonia 685. —
Vanhallia 471. — Vargasia 481. — Vascoa 198; acuminata 201 ; amplexi-
caulis 201 ; perfoliata 201. — Verbascum Humnicki app. IV, 9; montanum
app. II, 11; nigrum X floccosum app. IV, 9; X Schottianum app. IV, 9;
Thapsus-thapsiforme app. IV, 9. — Verbena Aubletia 561; canescens 561;
Caroliniana 560; ciliata 561; Ehrenbergiana 561; exilis 561; Lamberti 561 ;
Lamberti var. rosea 561; littoralis var. leptostachya 560; panniculata 561. —
Veronica arvensis 413; peregrina 563 ; spicata app. III, 17. — Vesicaria utri-
culata app. II, 6. — Viborgia 71, 473, 477. — Viborquia 71, 473, 477. —
Viburnum Lantana 667, 680; Opulus 680. — Vicia angustifolia 335; Gerardi
app. III, 1%; microphylla 243, 335; monanthos app IV, 6; sativa var. macro-
carpa 335; tenuifolia 335. — Vilfa affinis app. II, 98; commutata app. II, 29;
confinis app. II, 98; hamiensis app. Il, 29, 97; minuta app. II, 29; phyllotrichus
app. II, 98; setulosa app. Il, 28. — Villanova 481. — Vinca rosea 555. —
INDEX. 769
Viola Beraudii app. III, 10: Cenisia app. III, 10; pinnata app. IN, 17. — Vir-
gaurea 484. — Vitellaria mammosa 555. — Vitis 465; caribæa 545. —- Vitis-
idea 484. — Vogelia 481.
| ER 508. — Walpersia 481. — Waltheria Americana 548;
glomerata 548. — Warmingia 475, 481. — Warscewiczia 481. — Washing-
tonia 481. — Weisia rutilans 341. — Wendlandia 481. — Wiborgia 71, 72,
473, 477, 481. — Wickstremia 481. — Wigandia Caracasana 559; Kunthii
559; urens 559. — Willemetia 481. — Willoughbya 481. — Woodwardia
radicans 30.
N themum inapertum app. III, 11.
onu 86. — Zenkera 481. — Zingiber officinale app. II, 87. —
Zollingera 481. — Zostera ciliata app. II, 8; stipulacea app. II, 9; uninervis
app. II, 8. — Zuccagnia 481. — Zuccarinia 481. — Zygophyllum cinereum
189, 190; cristatus 188; divaricatum 190; incanum 190; microphyllum 189;
pterophorus 188 ; suffruticosum 188, 189.
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BULL. HERB. BOIss., décembre 1894.
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