/SSN 0181-0626
BULLETIN
du MUSÉUM NATIONAL
d’HISTOIRE NATURELLE
PUBLICATION TRIMESTRIELLE
SECTION A
zoologie
biologie et écologie
animales
4* SÉRIE T. 10 1988 N** 3 Supplément
Juillet-Septembre 1988
BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
57, rue Cuvier, 75005 Paris
Directeur : Professeur E. R. Bryooo
Section A : ZOOLOGIE
Directeurs : Pr E. R. Bryooo et M. Vachon.
Rédactrice : P. Dupérœr.
Comité scientifique : R. C. Anderson (Guelph), M. L. Bauchot (Paris),
J. Carayon (Paris), A. Chabaud (Paris), A. M. Clark (London), Y. Coi-
NEAU (Paris), B. Collette (Washington), J. Daoet (Paris), C. Delamare
Deboutteville (Paris), J. Dorst (Paris), C. Dupuis (Paris), N. Hallé
(Paris), C. Heip (Gent), R. KaLiCK-KENDRiCK (Ascot), Y. Laissus (Paris),
R. Laurent (Tucuman), C. LÉvi (Paris), H. W. Levi (Cambridge, USA),
C. Monniot (Paris), G. Pasteur (Montpellier), R. Paltlian (Ste Foy-la-
Grande), P. Pesson (Paris), J. Vacelet (Marseille), A. Waren (Gôteborg),
P. Whitehead (London).
Un Comité de rédaction examine tous les manuscrits reçus et nomme des
rapporteurs.
Fondé en 1895, le Bulletin du Muséum d’Histoire naturelle est devenu à partir de 1907 :
Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle. Des travaux originaux relatifs aux diverses
disciplines scientifiques représentées au Muséum y sont publiés. Il s’agit essentiellement
d’études de Systématique portant sur les collections conservées dans ses laboratoires, mais
la revue est également ouverte, depuis 1970 surtout, à des articles portant sur d’autres
aspects de la Science : biologie, écologie, etc.
La I'* série (années 1895 à 1928) comprend un tome par an (t. 1 à 34), divisé chacun en
fascicules regroupant divers articles.
La 2‘ série (années 1929 à 1970) a la même présentation : un tome (t. 1 à 42), six fasci¬
cules par an.
La 3‘ série (années 1971 à 1978) est également bimestrielle. Le Bulletin est alors divisé
en cinq Sections et les articles paraissent par fascicules séparés (sauf pour l’année 1978
où ils ont été regroupés par fascicules bimestriels). Durant ces années chaque fascicule est
numéroté à la suite (n°’ 1 à 522), ainsi qu’à l’intérieur de chaque Section, soit : Zoologie,
n*” 1 à 356 ; Sciences de la Terre, n*” 1 à 70 ; Botanique, n°’ 1 à 35 ; Écologie générale,
n°* 1 à 42 : Sciences physico-chimiques, n°* 1 à 19.
La 4* série débute avec l’année 1979. Le Bulletin est divisé en trois Sections : A : Zoolo¬
gie, biologie et écologie animales ; B : Botanique, biologie et écologie végétales, phyto¬
chimie (fusionnée à partir de 1981 avec la revue Adansonia) ; C : Sciences de la Terre, paléon¬
tologie, géologie, minéralogie. La revue est trimestrielle ; les articles sont regroupés en
quatre numéros par an pour chacune des Sections ; un tome annuel réunit les trois Sec¬
tions.
S’adresser :
— pour les échanges, à la Bibliothèque centrale du Muséum national d’Histoire naturelle,
38, rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75005 Paris, tél. 43-31-71-24 ; 43-31-95-60.
— pour les abonnements et achats au numéro, au Service de vente des Publications du
Muséum, 38, rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75005 Paris, tél. 43-31-71-24 ; 43-31-95-60.
C.C.P. Paris 9062-62.
— pour tout ce qui concerne la rédaction, au Secrétariat du Bulletin, 57, rue Cuvier,
75005 Paris, tél. 45-87-19-17.
Abonnements pour l’année 1988 (Prix h.t.)
Abonnement général : 1575 F.
Section A : Zoologie, biologie et écologie animales ; 900 F.
Section B : Botanique, Adt^onia : 420 F.
Section C : Sciences de la Terre, paléontologie, géologie, minéralogie : 420 F.
Numéro d'inscription à ia Commission paritaire des pubiications et agences de presse : 1403 AD
BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
4' sér., 10, 1988, section A (Zoologie, Biologie et Écologie animales), n° 3, supplément
Les types d’Agamidés (Reptiles, Sauriens)
du Muséum national d’Histoire naturelle
Catalogue critique
> par Édouard R. Brygoo
Résumé. — La collection du Muséum de Paris comprend les spécimens-types de 74 espèces ou sous-
espèces d’Agamidès. La nomenclature et la typification de ces taxons sont discutées ainsi que celles
d'autres taxons dont le matériel-type a appartenu ou aurait pu appartenir au Muséum national d'Histoire
naturelle.
Abstract. — The collection of the Museum of Paris comprises type-specimens of 74 species or sub¬
species of Agamidae. The nomenclature and the typification are discussed for these taxa, together with
other taxa whose type-specimens belonged or may have belonged the Muséum national d'Histoire
naturelle.
E. R. Brygoo. Laboratoire de Zoologie (Reptiles et Amphibiens), Muséum national d'Histoire naturelle,
25, rue Cuvier, 7523 J Paris cede.x 05.
Dans le catalogue des Types de Lézards établi en 1954 par Guibé, les séries-types
d’Agamidés sont au nombre de 50 : 49, du n“ 99 au n“ 147, auxquels il convient d’ajouter une
série, Stellio carinatus (n” 72), égarée parmi les Gekkonidés. Elles comprennent quatre séries de
paratypes, 19 de syntypes et 27 « holotypes », mais quatre de ces derniers ne peuvent être
retenus comme tels puisqu’il s’agit en fait de séries de deux ou trois individus, donc syntypes.
La révision de Wermuth (1967) admettait dans la famille des Agamidés 34 genres
comprenant 290 espèces et 96 sous-espèces en dehors des nominatives. Ce catalogue discute de
109 noms dont 75 sont actuellement représentés dans les collections de Paris par du matériel-
type. Ce matériel se compose de 25 holotypes, deux lectotypes et 48 séries de syntypes. Sur ces
75 séries-types, 40 correspondent à des espèces ou à des sous-espèces aujourd’hui reconnues
comme valides. Cette révision ajoute 25 séries-types aux 50 signalées par Guibé. Si l’on tient
compte du fait que trois des séries-types signalées par Guibé n’ont pas été retrouvées et qu’une
autre est entrée en collection après 1954, ce sont 26 séries-types qui avaient été omises
précédemment et que nous signalons dans ce catalogue.
Les types les plus anciens de la collection correspondent aux descriptions de Latreille et
de Daudin (1802), Olivier (1804), Kuhl (1820), Heyden (1827), Cuvier, Lesson, Audouin
(1829). Dix-sept de ces types correspondent à des espèces de Duméril et Bibron (1837).
— 2 —
Les Lézards du genre Agama
DANS l’ « Histoire naturelle des Reptiles » de Daudin (1802)
Auteur du genre Agama, Daudin ne désigne pas d’espèce-type, mais celle-ci devint, par
tautonymie, Agama colonorum lorsque ce binôme fut placé par Loveridge (1936 : 53) dans la
synonymie d'Agama agama (Linné, 1758).
Daudin reconnaissait 25 espèces dans son genre Agama. Pour cinq de ses binômes, les
noms spécifiques fasciata, marmorata, plica, umbra, undulata sont, aujourd’hui, attribués à des
taxons de la famille des Iguanidés.
Six noms spécifiques n’ont pas été retenus par les auteurs ultérieurs : angulata,
paraguensis, prehensilis, rosa-cauda, stellaris, superciliaris la recherche de leur synonymie
éventuelle dépasse le cadre de ce travail. D’un point de vue nomenclatural, chacun d’eux doit
d’ailleurs être considéré comme nomen oblitum. Le cas particulier de superciliaris nous a retenu
car Daudin signale la présence d’un représentant de cette espèce, dont il donne les dimensions,
dans les collections du Muséum. Nos recherches n’ont pas permis de retrouver ce spécimen.
Quatorze noms spécifiques correspondent à des taxons reconnus aujourd’hui comme
appartenant à la famille des Agamidés. Pour six d’entre eux il ne s’agissait que d’une nouvelle
attribution générique par Daudin d’un nom créé par un autre auteur : aurita Pallas, guttata
Gmelin, helioscopa Pallas, muricata Shaw, scutata Linné et uralensis Gmelin.
Restent huit noms spécifiques d’Agamidés dont Daudin est l’auteur ; trois sont reconnus
aujourd’hui comme valides : un dans le genre Agama (atra) et deux dans le genre Calotes
(calotes et versicolor). Des huit séries-types de Daudin, il ne restait déjà plus en 1954 que celle
d'A. aspera (= A. h. hispidà), l’holotype, et d'A. atra, quatre syntypes. Cette dernière série n’a
pas été retrouvée depuis.
A côté des espèces qu’il plaçait dans son genre Agama, Daudin reconnaissait neuf espèces
comme appartenant au genre Stellio Laurenti, 1768, aujourd’hui considéré comme synonyme
d'Agama. Pour cinq d’entre elles, il se réfère à du matériel du Muséum. Les deux premières, S.
azureus et S. brevicaudatus, sont placées actuellement dans les Iguanidés et la troisième, 5.
cordylus, parmi les Cordylidés. Les deux Agamidés sont S. spinipes ( = Uromasty.x aegyptius),
actuellement représenté dans les collections par un lectotype et un paralectotype, et S. vulgaris,
espèce valide, dont l’auteur est en fait Latreille (1802), représenté par un syntype. De ces
deux séries-types, seule celle de spinipes avait été signalée par Guibé (1954).
Présentation
Nous avons adopté sensiblement la même présentation que pour les précédents catalogues de types
(Brygoo, 1983, 1985, 1986, 1987, 1988).
Les taxons sont classés par ordre alphabétique des noms d’espèces et de sous-espèces, tous genres
confondus, à l’intérieur de la famille.
Après le nom original complet, avec sa référence bibliographique, viennent les renseignements sur le
matériel-typie. Les anciens numéros d’enregistrement, et éventuellement de rangement, sont indiqués entre
parenthèses après les numéros actuels. La longueur totale actuelle du spécimen est donnée en millimètres,
avec, entre parenthèses, celle de la queue; un point d’interrogation indique que la queue n’est pas
complète ou qu’elle est manifestement régénérée. Le numéro du bocal de rangement du spécimen est
indiqué en caractères italiques.
— 3 —
Les citations qui suivent ces indications chiffrées concernant les types sont habituellement extraites de
la description originale. Pour éviter toute confusion, les initiales des noms des auteurs sont rappelées entre
parenthèses.
Abréviations : MHNP = Muséum d’Histoire naturelle de Paris, devenu au début du siècle. Muséum
national d'Histoire naturelle; BM = British Museum (Natural History); SMF = Natur-Museum
Senckenberg.
Agama aculeata; Duméril et Bibron, 1837, non Merrem, Erpét. génér., 4 : 499-502.
MHNP 6925 (2118), 239 (132?)mm; Ag 32111; cap de Bonne-Espérance; Delalande.
« L’Agame aiguillonné... 235 (134) mm... L’Agame aiguillonné est originaire de l’Afrique
australe. L’individu que renferme notre collection a été rapporté du cap de Bonne-Espérance
par feu Delalande. » (D.B.)
La présence de ce spécimen dans les collections de Paris est confirmée par C. et
A. Duméril (1851 : 103); elle est omise par Guibé (1954).
Duméril et Bibron considéraient que leur description s’appliquait au binôme créé par
Merrem (1820 : 53); Gray (1845 : 257) et Boulenger (1885 : 352) suivirent cette prise de
position. Mais ultérieurement, Boulenger et Power (1921 ; 252), à propos de A. hispida var.
aculeata, écrivaient : « This is certainly the Agama so named by the authors of the Erpétologie
Générale, but doubts may be entertained as to its being the A. aculeata of Merrem, which is
probably a synonym of A. hispida. The name is therefore only used provisionally ».
D’où la position de Fitzsimons (1943 : 149) : « Types (i/c) of Duméril & Bibron in Paris
Museum... it is thus possible that Merrem’s description was made from a specimen of typical
hispida ».
Cependant, Mertens (1955 : 56), Wermuth (1967 : 14), Welch (1982 ; 48) conservent le
nom et Merrem comme l’auteur du taxon [l’une des six sous-espèces d'A. hispida (Linné,
1758)]. Ce point mériterait d’être précisé.
= 1 A. hispida aculeata (Merrem, 1820).
Trapelus aegyptius Duvernoy, 1848, Cuvier, Le Règne animal, 3' édit., Rept. ; 54, pl. 14,
fig. 2.
Le binôme est attribué à Duvernoy par Boulenger (1885 : 348) et par Wermuth (1967 :
19); ce dernier donne pour date 1848. En fait, Duvernoy se référé expressément pour sa
« série-type » aux figures de Geoffroy et de Daudin, celles-là mêmes qui sont mentionnées
par Cuvier (1829) pour son Trapelus oegyptius-, il est donc le véritable auteur du binôme. Cf
cet article p. 35.
= Agama mutabilis Merrem, 1820.
Agama agilis Audouin, 1829, non Olivier, Descr. Égypte, Hist, nat., 1, suppl. (Rept.) : 169;
atlas pl. 1, fig. 5.
— 4 —
Pour Audouin, la figure 5, qui à elle seule constitue la série-type, représentait un Agama
agilis Olivier. Sur cette même figure, Duméril et Bibron (1837 : 508-509) décrivirent leur
Agama Savignii. Boulenger (1885 : 342) dissocia le binôme d’AuDOUiN de celui d’OtiviER et
plaça le premier dans la synonymie d’une espèce nouvelle : Agama isolepis. La priorité du nom
proposé dans l’Erpétologie générale sera ensuite reconnue. Wermuth (1967 : 6) ne signale que
le binôme ô’Olivier.
= Agama savignii Duméril et Bibron, 1837.
Agama agilis Olivier, 1804, Voy. Empire othoman, an XII, 2 : 428; atlas : VI, pl. 29, fig. 2.
Syntypes : MHNP 5708 (2112), 218 (127)mm; 5708A, 143 (82)mm; Ag 326; Bagdad ;
Olivier.
« La première espèce (pl. 29, fig. 2) est assez rare, nous ne l’avons vu que sur des arbustes
des environs de Bagdad (1)... (1) Agama agilis, squamis dorsalibus carinatis, ventralibus
simplicibus. Tab. 29, fig. 2. » (O.)
La présence de ces types dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1851 : 102) : « Environs de Bagdad (Irak-Araby Asie ottomane) : Olivier, adultes et j. âge.
Types de l’Ag. agilis Olivier ». Elle est mentionnée par Smith (1935 : 221) et par Guibé (1954 :
24, n“ 103) mais pour ce dernier avec des dimensions erronées.
Par désignation originale l’espèce est espèce-type de Planodes Fitzinger, 1843, non
Newman, 1842.
La validité du binôme a été acceptée d’emblée ; Duméril et Bibron (1837 : 496-497),
Gray (1845 : 257), Boulenger (1885 : 341), Wermuth (1967 : 6). Ce dernier admet deux sous-
espèces en dehors de la nominative.
Draco Amboinensis Lesson, 1834, Illustr. Zool., pl. 38.
« Hab. Insula Moluccarum dicta a peregrinatoribus Amboine » longueur maximale 7
pouces dont 2 pour le corps « nous l’observâmes pendant le voyage de la Coquille. » (L.)
Le seul spécimen de Draco lineatus d’Amboine, signalé dans le catalogue de C. et
A. Duméril (1851 : 97-98), provenait du Musée de Leyde, ce qui amène à penser que le type
de Lesson, s’il a jamais appartenu aux collections du Muséum, est aujourd’hui perdu et qu’il
n’en subsiste plus que la représentation graphique. Duméril et Bibron (1837 ; 459) plaçaient
ce binôme dans la synonymie de Draco lineatus, ce que suivaient Guérin-Méneville (1838 :
9), Fitzinger (1843 : 51, Dracontidis /.), Gray (1845 : 235), Boulenger (1885 : 264), de Rooij
(1915 : 76), DE JoNG (1926 : 86). Hennig (1936 : 199) réhabilita le taxon et lui donna la valeur
d’une sous-espèce parmi les huit qu’il reconnaissait chez Draco lineatus. Son point de vue fut
adopté par Wermuth (1967 ; 49). Musters (1983 : 41) le place, lui, dans la synonymie de D.
lineatus bourouniensis.
= Draco lineatus bourouniensis Lesson, 1824.
5 —
Stellio antiquorum Cuvier in Gray, 1845, Catal. specimens Lizards : 225.
Gray attribue le binôme latin à Cuvier avec la référence « R. A. 1 : 17 ». Or, on ne trouve
ce binôme, à l’article Stellio, dans aucune des deux éditions du Règne animal de 1817 et 1829.
Par contre, dans l’une et l’autre Cuvier écrit (1817, 2 : 31n; 1829, 2 ; 33n) ; « Le stellion des
latins... c’était probablement la Tarentole ou le gecko tuberculeux. », ce qu’il confirmait plus
loin (1817 : 46; 1829 : 52) en plaçant le « Stellio des anciens latins » dans la synonymie du
gecko des murailles. Gray cite également comme utilisateur du binôme « Geoff. Rept. Egypt.
I t. 2 f. 3 », or pas plus dans la légende de la figure que dans le texte (p. 127) n’est utilisé le
nom latin. Pour Gray il s’agissait d’un synonyme de Stellio cordylina.
Boulenger (1885 : 368) ne mentionne qu’un Stellio antiquorum dans la synonymie de
Agama stellio. C’est un nomen substitutum pour Lacerta stellio Linné dû à Eichwald (1831).
Agama aspera Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., an X, 3 : 364, 402-403.
Holotype par monotypie : MHNP 2608 (2122), 165 (88)mm; Ag 340-, cap de Bonne-
Espérance; sans nom de donateur.
« L’Agame rude... Le corps est long de trois pouces et demi, et la queue a autant
d’étendue. J’ai trouvé, dans la collection du muséum d’histoire naturelle de Paris, cette espèce
d’agame... » (D.) Daudin ne signale pas l’origine du spécimen utilisé.
La présence du spécimen dans les collections de Paris est signalée par Duméril et Bibron
(1837 : 504) : « ...son Agama aspera, établie sur un échantillon en mauvais état que nous
avons retrouvé dans la collection du Muséum d’histoire naturelle », ainsi que par C. et
A. Duméril (1851 : 103) : « Cap de B.-Espér. : sans nom de donateur. Type de l'Agame rude
de Daudin », puis par Guibé (1954 : 24, n" 101) mais avec une dimension erronée.
Le binôme fut placé par Duméril et Bibron dans la synonymie de leur Agama spinosa,
non spinosa Gray, 1831, mais les auteurs ultérieurs (Gray, 1845 : 257 ; Boulenger, 1885 : 349)
en firent un synonyme à'Agama hispida. Wermuth ignore Agama aspera Daudin mais cite
(1967 : 19) un Agama aspera Werner, 1893, dans la synonymie à'Agama mutabilis Merrem,
1820.
= Agama hispida hispida (Linné, 1758).
Agama atra Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., an X, 3 : 349-351.
MHNP 2604 (2106), 176 (98)mm; 2604A, 206 (119)mm; Ag 32818; cap de Bonne-
Espérance; sans nom de donateur. MHNP 2605 (2108), 174 (94?)mm; 2605A, 216 (123)mm;
Ag 32814; cap de Bonne-Espérance; Delalande.
« L’Agame sombre... longueur totale 10 pouces, longueur de la queue 6. J’ai trouvé, dans
la collection du muséum d’histoire naturelle de Paris, deux individus qui appartiennent à cette
nouvelle espèce d’Agame. J’ignore dans quelle partie du globe ils ont été trouvés. » (D.)
— 6 —
Kuhl (1820 ; 106) signale la présence des spécimens dans les collections de Paris :
« Patria?... In Museo Parisiensi 2. », mais peut-être se réfère-t-il seulement à Daudin.
Duméril et Bibron (1837 : 493-499) ne font pas référence au matériel de Daudin pas plus
que C. et A. Duméril (1851 : 101-102). C’est avec raison que Boulenger et Power (1921 :
274) écrivent, au sujet des deux syntypes de Daudin : « stated to be in Paris Museum »,
ajoutant en note infrapaginale : « They do not seem to have been preserved, as they are not
mentioned in A. Dumérirs catalogue of 1851, p. 101 ».
Ils écrivent aussi : « The habitat was unknown, but Duméril and Bibron, who have fixed
the definition of this species, say it is common at the Cape of Good Hope » ; ce que
Fitzsimons (1943 : 129) simplifia en écrivant « Type locality : South Africa », et Wermuth
considéra (1967 : 21) que cet auteur avait ainsi désigné la terra typica.
C’est à tort que Guibé considère comme des syntypes (1954 : 24, n° 102) les quatre
spécimens du Cap dont deux sont dus avec certitude à Delalande ; Daudin n’a certainement
pu examiner ces derniers.
La validité de l’espèce n’a pas été remise en cause : Gray (1845 : 256), Boulenger (1885 :
352). Wermuth (1966 : 7) reconnaît une sous-espèce en dehors de la nominative, ce que suit
Welch (1982 ; 46).
Espèce-type, par désignation originale, de Phrynopsis Fitzinger, 1843 non Raffinesque,
1815 nec Pfeffer, 1893 nec Pocock, 1894, nec Fairmaire, 1905.
= Agama atra atra Daudin, 1802.
Agama barbata Cuvier, 1829, Le Règne animal, 2' édit., 2 : 35-36.
Syntypes : MHNP 7375 (2187 gamma 1), 460 (270?)mm, monté; Ag 451 -, MHNP 7489
(2187 gamma 2), 523 (285?)mm, monté; Ag 45111-, MHNP 2599 (2089), 565 (300?)mm.
alcool; Ag 451I9\ tous trois d’Australie par Péron et Lesueur.
« L’Agame ocellé de la Nouvelle-Hollande. {Ag. barbata, n.)... Sa gorge, susceptible de se
renfler beaucoup, est garnie d’écailles allongées en pointes, qui lui font une sorte de barbe. »
(C.)
Les deux premiers spécimens sont donnés comme syntypes par Guibé (1954 : 29, n“ 132);
Roux-Estève (1979 : 27) y a ajouté le MHNP 2599.
Selon C. et A. Duméril (1851 : 100), qui pas plus que Duméril et Bibron (1837 : 478-481)
ne font référence aux types de Cuvier, les spécimens de Péron et Lesueur proviennent de Port
Jackson et de la Terre de Van Diemen.
« Cette espèce a reçu son nom de ce que les écailles de sa gorge prennent avec l’âge un
développement inusité chez les Reptiles; c’est-à-dire qu’elles s’allongent de manière à
ressembler jusqu’à un certain point à de gros poils qui lui composent une espèce de barbe assez
touffue. » (D.B.)
L’espèce fut d’abord transférée dans le genre Grammatopliora par Kaup (1827 : 621), suivi
par Duméril et Bibron et par Gray (1845 : 252), puis dans le genre Amphibolurus par
Wiegmann (1834 : 17) où elle est restée depuis : Boulenger (1885 : 391); Wermuth (1967 ;
— 7
27-28), Cogger (1983 : 221). Pour Wermuth il y aurait trois sous-espèces en dehors de la
nominative tandis que Cogger considère qu’il s’agit d’une « superspecies ».
= Amphibolurus barbatus (Cuvier, 1829).
Uromastix batilliferus Vaillant, 1882, Mission Révoil aux pays des Çomalis, Rept. : 4, 10-
14, pl. II fig. 1 à Id.
Syntypes : MHNP 5830 (2178d, 1881.178-181); 95 (30?)rnm; 5830A, 87 (26?)mm; Ag
330; Somalis; Revoie.
« La queue, particulièrement caractéristique, offre la forme générale d’une sorte de pelle
{batillum) ou de raquette... » (V.)
La composition de la série-type n’est pas indiquée avec précision mais, d’après la
description, elle comprenait au moins trois spécimens. La terra typica n’est évoquée que par la
phrase : « Ces animaux ont été rencontrés avec les précédents et ont les mêmes mœurs ». Il
s’agissait à' Uromastix princeps trouvés à Bender-Meraya chez les Somalis Medjourtines.
Selon les annotations des registres, le lot entré en collection comprenait quatre spécimens ;
il fut d’abord réduit à trois par une sortie en 1895. Il n’en subsiste aujourd’hui que deux.
Lanza (1977) a désigné sur fiche le 5830 comme lectotype.
La présence d’un des spécimens dans les collections est signalée par Guibé (1954 : 25,
n“ 108).
La validité de l’espèce n’a pas été remise en cause mais sa position générique a évolué.
Boulenger (1885: 411) la plaça d’abord dans son nouveau genre Aporoscelis dont elle
devenait la seconde espèce. Le même auteur (1895 : 533-534) en fit un Agama « But it may be
regarded as the type of a distinct section or subgenus, for which I propose the name
Xenagama, characterized by the extreme flattening and abbreviation of the tail ». L’espèce
devenait ainsi type d’un nouveau sous-genre par désignation originale et non « durch
Monotypie » comme l’écrivit Wermuth (1967 : 3). La position dans le genre Agama n’a pas
été discutée; le sous-genre Xenagama, admis par Parker (1942 : 54) (et non Loveridge sous
cette référence comme l’écrit Wermuth), ne l’est ni par Wermuth (1967 : 3, 9) ni par Welch
(1982 : 46).
= Agama batillifera (Vaillant, 1882).
Lophyrus Bellii Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 416-418.
Holotype par monotypie : MHNP 6897 (2014), 493 (337)mm; Ag 153; Bengale; don de
Bell.
« Le lophyre de Bell... 487 (335) mm... Le Lophyre de Bell habite le Bengale. La collection
renferme un échantillon qui nous a été généreusement donné par l’habile erpétologiste auquel
nous avons dédié cette espèce d’Iguanien. » (D.B.)
La présence du type dans les collections de Paris est confirmée par C. et A. Duméril
(1851 : 92), M. Smith (1935 : 134), Guibé (1954 : 28, n° 126). Smith précise : « I have
examined the type and only known specimen of Goniocephalus belli (Dum. & Bibr., 1837), and
regard it as conspecific with the borneensis of Schlegel, 1848. The range of borneensis is
restricted to Malaysia, and there can be no doubt that the type-locality of Bengal, as given by
Duméril et Bibron, is an error ».
Gray (1845 : 239) avait transféré l’espèce dans le genre Tiaris. L’attribution au genre
Gonocephalus, proposée par Boulenger (1885 : 288), n’a pas été remise en cause. Wermuth
(1967 : 57).
= Gonocephalus bellii (Duméril et Bibron, 1837).
Aporoscelis Benti J. Anderson, 1894, Ann. Mag. nat. Hist., 6' ser., 14 (83) : 376-377.
Syntype : MHNP 1895.43 (2182 alpha), 318 (147)mm; Ag 564; Makulla, Hadramaout,
Arabie; obtenu par échange avec le British Museum (N.H.) le 9 février 1895.
« Six examples of this handsome lizard, three males and three females, were captured on
Mr Bent’s expedition to the Hadramut by my collector, who, owing to the courtesy of
Mr. Bent, was permitted to accompany him throughout his journey. They were obtained near
Makulla, below the plateau. » (A.)
Guibé (1954 : 28, n“ 124) donne une dimension erronée.
Anderson a lui-même transféré l’espèce dans le genre Uromaslyx (1896 : 33, 63, 79, 85)
tout en gardant à Aporoscelis la valeur d’un sous-genre. Celui-ci n’est pas reconnu par
Wermuth (1967 ; 102-103).
= Uromastyx benti (Anderson, 1894).
Agama Bibronii A. Duméril in C. et A. Duméril, 1851, Catal. Reptiles : 101, n° 3 bis;
Archs Mus. Hist, nat., Paris, 1856, 8 (4) : 574-575.
Syntype : MHNP 6929 (2103), 219 (126)mm; Ag 331 ; donné par la Société zoologique de
Londres; d’origine inconnue.
« Cette espèce nouvelle, décrite par Bibron, postérieurement à la publication de l’Erpét.
générale, d’après deux individus qu’il avait vus à Londres, est représentée au Muséum par un
échantillon que la Société zoologique a donné... Les types de cette espèce avaient été rapportés
du Maroc par le docteur Hay. L’origine du spécimen du Muséum est inconnue; peut-être
vient-il du même pays. » 220 (130)mm; (D.)
La série-type est bien définie ; la description d’A. Duméril intègre les observations de
Bibron sur deux spécimens aux siennes propres sur le troisième. C’est à tort que Guibé (1954 :
25, n“ 106) fait du spécimen de Paris un holotype qui serait, de plus, dû à Hay et proviendrait
du Maroc avec en outre une dimension erronée.
Le taxon fut d’abord accepté comme valide (Boulenger, 1885 : 357) avant que ses
rapports avec A. agama ne soient soulignés. Pasteur et Bons (1960 : 35) admettaient
« provisoirement » l’espèce.
— 9 —
Mertens (1955 : 56) a soulevé un problème de nomenclature : Fitzinger ayant publié en
1843 un Trapelus bibronii (= Agama hispida aculeata) et Trapelus étant synonyme d'Agama, le
nom spécifique d’A. Duméril devenait invalide. II convenait de le remplacer par le premier
synonyme disponible soit Agama colonorum var. impalearis Boettger, 1874, ce que suit Welch
(1982 : 48).
Pour une raison inconnue l’espèce n’est pas signalée dans le « Répertoire » établi en 1854
par A. Duméril (Erp. génér., 9 : 214-432) alors que d’autres, décrites dans les mêmes
conditions, le sont (cf. Steliio capensis, S. carinatus, Lophyrus spinosus).
= Agama impalearis (Boettger, 1874), Mertens, 1955.
Agama Boueti Chabanaud, 1917, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 23 (2) : 85-86.
Syntypes ; MHNP 1917.44 (2127 béta 1), 168 (106)mm; 1917.45, ?, 201 (119)mm;/Ig
333.
« Niger : Gao, 1 J et 1 $ (Bouet). Types : Collections du Muséum de Paris. C’est avec
plaisir que je dédie cette nouvelle espèce au Dr Bouet. » (C.) cj 168 mm; $ 222 mm. Le
Dr Bouet était alors Inspecteur de l’Hygiène en Afrique Occidentale Française. La récolte est
de 1910-1913.
La présence des spécimens dans les collections est signalée par Guibé (1954 : 25, n" 111)
qui en faisait des « holotypes ».
Wermuth (1967 : 10) n’accepte l’espèce qu’avec doute, signalant qu’elle n’est connue que
de la terra typica. Welch (1982 : 47) la cite.
Dendragama Boulengeri Doria, 1888, Annali Mus. civ. Stor. nat. Giacomo Doria, (2), 6 ;
649-651, fig., pl. 8, fig. 1.
Syntype : MHNP 1889.27 (2133 alpha), 215 (149)mm; Ag 40111; Mt Singalang, côte
occidentale de Sumatra; coll. Beccari; reçu du Musée de Genève.
« Alcuni esemplari di questo intéressante nuovo Agamide, che dedico all’illustre
erpetologo del Museo Britannico, furono trovati nel 1878 dal Dre O. Beccari sul monte
Singalang (Sumatra occidentale) al altezza di metri circa 2 800. » (D.)
Un autre syntype se trouve au Musée de Francfort (SMF 9744; Mertens, 1954 : 185).
Guibé (1954) ne signale pas ce type.
L’espèce est, par monotypie, espèce-type du genre Dendragama Doria, 1888, qui, pour
Mertens (1954 : 185) : « Somit wird Dendragama zu einem subjektiven Synonym von
Pseudocalotes ». Mertens lui conserve la valeur d’un sous-genre que Wermuth (1967 : 34) ne
retient pas.
= Calotes boulengeri (Doria, 1888).
10 —
Draco Bourouniensis Lesson, 1824, Illustr. Zool., pi. 37.
« Hab. Insula Molluccarum vulgo dicta Bourou » près de 10 pouces dont 3 pour le corps.
« Ce dragon vit sur les branches des arbres, aux environs de Cajéli, dans l’île de Bourou. Ses
mouvements sont assez agiles et ses mœurs sont timides. » (L.)
L’absence de tout spécimen de Draco des Mollusques dans le catalogue de C. et
A. Duméril (1851) conduit à penser que le type, s’il a jamais appartenu aux collections du
Muséum de Paris, est aujourd’hui perdu et qu’il n’en subsiste plus que la représentation
graphique.
Duméril et Bibron (1837 ; 452) plaçaient, avec doute, ce binôme dans la synonymie de D.
daudinii, position adoptée par Gray (1845 : 233); Guérin-Méneville (1838 : 9) y voyait le
Dragon brun de Daudin, et Fitzinger ( 1843 : 50) un synonyme de Draco viridis ; Boulenger
(1885) ne le mentionne pas.
Ignorant manifestement le travail de Lesson, de Jong (1926 : 88-90) décrivit sous trois
noms différents, dont deux nouveaux, les Draco de l’île Buru : lineatus, toxopei, buruensis.
Hennig (1936 : 201) réhabilita le taxon de Lesson et lui donna la valeur d’une sous-espèce
parmi les huit qu’il reconnaissait chez Draco lineatus. Son point de vue fut adopté par
Wermuth (1967 : 49-50).
= Draco lineatus bourouniensis Lesson, 1824.
Calotes brevipes Werner, 1904, Zool. Anz., 27 (15) : 462.
Syntype : MHNP 1907.164 (1928 alpha), 238 (161 ?)mm; Ag 265.
« 238 (161)mm... Fundort : Tonkin, zwei Sammler : Herr H. Fruhstorfer. » (W.)
Le Muséum de Paris a reçu, le 4 juillet 1907, ce spécimen de Werner, à titre d’échange. Il
a été enregistré comme « Cotype ». Smith (1935 : 188) localise les types de l’espèce à Vienne et
Paris. Guibé (1954 : 27, n“ 120) donne une dimension erronée.
L’espèce a d’abord été placée dans la synonymie de Calotes fruhstorferi (Werner, 1904)
décrit comme Acanthosaura, dans le même article que brevipes mais à la page précédente, par
Pope (1935 : 468) et par Smith (1935 : 188). Mais Mertens (1954 : 186) a montré que
fruhstorferi Werner, 1904, était préoccupé par fruhstorferi Boettger, 1893, et que brevipes
devait être utilisé. Wermuth (1967 : 35).
Le Museum of Comparative Zoology possède un spécimen, MCZ 35519, reçu en 1932 du
Senckenberg à titre d’échange et considéré comme syntype. Ce statut doit être mis en doute du
fait de l’existence d’une étiquette l’accompagnant avec mention « Liu Chou, Kwangsi Prov.
China », alors que les deux individus constituant la série-type proviennent du Tonkin.
Agama calotes Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., an X, 3 : 361-374, pl. 43.
« L’Agame galéote... je m’en suis assuré sur un individu qui est placé dans la galerie du
muséum d’histoire naturelle de Paris... On trouve l’agame galéote dans les parties les plus
— 11
chaudes de l’Asie, en Arabie, dans l’île de Ceilan, mais non pas en Espagne, comme plusieurs
naturalistes l’ont cependant prétendu. » (D.)
Le spécimen utilisé par Daudin est encore signalé dans les collections de Paris par Kuhl
(1820 : 108) : « In Museo Parisiens! ». Par contre, ni Duméril et Bibron (1837) ni C. et
A. Duméril (1851) n’y font référence. Ce matériel doit donc être considéré comme perdu;
seule subsiste la planche. D’abord placé dans la synonymie de Calotes ophiomachus par
Duméril et Bibron (1837 : 402), Gray (1845 : 243), Boulenger (1885 : 327), le binôme de
Daudin est tombé dans la synonymie de Calotes calotes (Linné, 1758) lorsque Lônnberg
(1897 ; 15) eut établi son antériorité. Wermuth (1967) ne le mentionne pas.
= Calotes calotes (Linné, 1758).
Stellio Capensis A. Duméril in C. et A. Duméril, 1851, Catal. Reptiles : 106-107, n° 1 ter;
Erpét. génér., 1854, 9 : 281 (répertoire); Archs Mus. Hist, nat., Paris, 1856, 8 (4) : 579-
580.
Syntypes : MHNP 6485 (2158), 315 (181?)mm; 6485A, 285 (144?)mm; Ag 329.
« Stellion du Cap... 317 (180)mm... Cap de B.-Espér. ; M. Delgorgue, <^3 à écailles
crypteuses sur le bord antérieur du cloaque Types. » (D.)
La présence des types dans les collections de Paris est confirmée par Guibé (1954 : 25,
n“ 107).
Boulenger (1885 : 358) plaça le binôme dans la synonymie d'Agama atricollis.
Fitzsimons (1943 : 127) confirma la synonymie avec la sous-espéce nominative d’une espèce
qui, selon Wermuth (1967 : 8-9), en comprend six.
= Agama atricollis atricollis A. Smith, 1849.
Stellio carinatus A. Duméril in C. et A. Duméril, 1851, Catal. Reptiles : 107-108, n° 2 bis;
Erpét. génér., 1854, 9 : 281 (répertoire); Archs Mus. Hist, nat., Paris, 1856, 8 (4) :
580-581.
Syntypes : MHNP 6953 (2163), 395 (259) mm; 6953A, 329 (175?) mm; 6953B, 234
(113?) mm; Ag 347; Perse; Aucher-Eloy.
« Stellion caréné... Les carènes de ces grandes écailles (de la région médiane du dos)
constituent donc un caractère essentiel... trois exemplaires... rapportés par Aucher-Eloy, au
retour de son voyage en Perse et dans le Levant... 395 (265)mm... » (D.)
La présence des types dans les collections de Paris est signalée par M. Smith (1935 : 219)
puis par Guibé (1954 : 18, n“ 72) mais pour ce dernier, par erreur, dans le genre Agamura.
Boulenger (1835 : 365) plaça le binôme dans la synonymie de la forme nominative
d'Agama nupta de Filippi, 1843, où sa place n’a pas été remise en question. Wermuth (1967 ;
20 ).
= Agama nupta nupta de Filippi, 1843.
— 12 —
Pelturagonia cephalum Mocquard, 1890, Le Naturaliste, 12, 2' sér., (79) ; 144; et Nouv. Archs
Mus. Hist, nat., Paris, 3 (2) : 119, 123, 130-133, pl. 7, fig. 4 et 4a.
Syntypes : MHNP 1889.170, 169 (109)mm; 1889.171, 195 (125)mm; Ag 22211; de Kina
Balu, Bornéo; Whitehead.
« Tête proportionnellement très grosse chez les mâles... deux mâles et cinq femelles
originaires de Kina Balu» Bornéo; acquis de Whitehead, récolte de 1885... D’après
M. Whitehead, ces Lacertiens étaient de couleur verte â l’état vivant et ont été capturés sur le
sol à une altitude de 6000 pieds. » (M.)
La série-type comprenait donc sept spécimens, le MHNP 1889.168 a été donné au British
Museum (N.H.) en 1891 : « Cette femelle, que j’ai moi-même choisie, ne diffère pas de celles
qui sont restées dans la collection » (Mocquard, 1892 ; 198).
Le MHNP 1889.172 est signalé sur les registres comme sorti en 1905. Guibé (1954 : 31,
n° 143) mentionne encore cinq spécimens en collection mais indique, à tort, six numéros. Au
présent récolement nous n’avons plus trouvé que deux syntypes; les MHNP 1889.166 (2005
béta), 1889.167 et 1889.169 du bocal Ag 222 doivent être considérés comme égarés ou perdus.
Pour cette espèce, Mocquard avait créé le genre Pelturagonia dont elle devenait espèce-
type par monotypie. Guibé altéra le nom en « Peltagonura «.Contrairement à ce qu’écrivit
Inger (1960 : 223-224) ; « Although Boulenger (1891) and Mocquard (1892) agreed that
cephalum and nigrilabris Peters were identical », le second émettait de sérieuses réserves sur
cette mise en synonymie (1892 : 197) : « Entendons-nous : dans l’entretien que j’ai eu, lors de
son dernier passage à Paris, avec mon savant collègue du British Museum, et après quelques
éclaircissements qu’il avait bien voulu me donner au préalable, nous sommes tombés d’accord
pour admettre l’identité de Pelturagonia cephalum avec Japalura nigrilabris Blgr, mais non avec
J. nigrilabris Peters, dont l’identification nous a paru à l’un et à l’autre ne pouvoir être établie
que de visu ». Mocquard indiquait en note n’avoir pu obtenir du Musée de Berlin la
communication du type de Peters.
Inger, après avoir examiné deux des syntypes, établit la validité de l’espèce de Mocquard
qu’il plaça dans le genre Phoxophrys, ce qu’admet Wermuth (1967 ; 74). Inger écrit
également : « De Rooij’s description of nigrilabris is based entirely on the type series of
cephalum, which she had examined », ce qui ne ressort pas expressément du texte (1915 : 93-
94) ; l’auteur indique toutefois dans l’introduction avoir examiné des spécimens de Paris, mais
sans précisions.
= Phoxophrys cephalum (Mocquard, 1890).
Japalura swinhonis chapaensis Bourret, 1937, Bull. gén. Instr. publ. Indochine, 15 ; 62-63,
fig. 3 a à f.
Holotype par monotypie : MHNP 1948.45 (S.31, 2019/1), 118 (45?)mm; Ag 221; Chapa
(Tonkin); Bourret.
— 13 —
« ...Sp S 31 de Chapa... L. = 57 + 122. Un seul exemplaire de Chapa. » (B.)
La série-type est bien définie, c’est donc à tort que Guibé (1954 : 31, n“ 144) considère
comme syntypes les trois spécimens remis par Bourret au Muséum comme provenant de
Chapa; les registres portant mention du numéro du récolteur, l’holotype est bien défini.
Les deux autres spécimens, non types, sont : MHNP 1948. 46 (S. 148), 209 (141) mm et
1948.47 (S. 180), 250 (163) mm.
La sous-espèce est considérée comme valide par Wermuth (1967 : 68).
Isiturus Cochinsinensis Guérin-Méneville, 1832, Iconog. Règne anim., 1 ; pl. 9, fig. 2 et 2 a
à c.
Holotype par monotypie : MHNP 2536 (1973), 217 (156)mm; Ag 521 \ Cochinchine
(Viêt-nam du Sud); Diard.
La légende de la planche indique : « Isiturus Cochinsinensis Valencienne. Colect. du
Muséum de Paris ».
Rien ne permettant d’attribuer le binôme à Valenciennes, la paternité en revient à
Guérin-Méneville; celui-ci, ultérieurement (1838, 3, Rept. : 9), à l’occasion de la publication
du texte explicatif, précisa : « Cet individu, étiqueté Istiurus cochinsinensis Valenc. au Muséum,
n’est qu’un jeune âge du Physignathus cocincinus Cuv. », ce qui n’a pas été remis en cause. Cf.
art. Physignathus cocincinus, ci-dessous.
= Physignathus cocincinus Cuvier, 1829.
Physignathus cocincinus Cuvier, 1829, Le Règne animal, 2" éd., 2 : 41.
Holotype par monotypie : MHNP 2537 (1975), 625 (390?)mm; Ag 52118-, Cochinchine
(Viêt-nam du Sud); Diard.
« Nous en connaissons une grande espèce de la Cochinchine (Physignathus ' cocincinus,
Nob.) bleue, avec de fortes écailles et quelques épines, sur le renflement des côtés de la tête.
Elle vit de fruits, de noyaux. » (C.)
La présence du type de Cuvier dans les collections de Paris est signalée par Duméril et
Bibron (1837 : 390) : « Le plus grand de nos trois sujets est le type du genre Physignathe de
Cuvier » ; et confirmée par C. et A. Duméril (1851 : 86) ; « Le plus grand indiv. est le Type du
Physignathus Cocincinus Cuvier»; puis par Smith (1935 : 236) et par Guibé (1954 : 30,
n“ 136).
L’orthographe du nom a donné lieu à de nombreuses variations : concinna pour Lophura
c. par Gray en 1831, et cochinsinensis pour Istiurus c. par Guérin en 1832, que Duméril et
Bibron (1837 : 387) citent sous les formes cocincina et cochinchinensis-, cette dernière a été
utilisée par Boulenger (1885 : 399). Barbour (1912 : 191-192) revint à la seule orthographe
légitime sinon correcte, celle de Cuvier.
I. Par suite d’erreurs typographiques le nom est écrit : « Phyhignat, us ».
— 14 —
L’espèce est, par monotypie, espèce-type du genre Physignathus Cuvier, 1829 (= qui enfle
les joues, en grec).
Gray, après avoir proposé (1831 : 61) le transfert de l’espèce dans le genre Lophura (L.
« Concinna »), admet (1845 : 248) sa place dans le genre Physignathus {P. « concinnus »), place
qui n’a pas été remise en cause depuis. Barbour (1912 : 191-192) séparait trois sous-espèces
qui n’ont été reconnue ni par Smith (1935) ni par Wermuth (1967). Cf. art. Isiturus
Cochinsinensis, p. 13.
Agama colonorum Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., an X, 3 : 356-360.
« L’Agame proprement dit, ou l’Agame des colons. C’est dans diverses contrées de
l’Amérique méridionale, et principalement dans les îles de Cuba et de la Jamaïque, qu’on
trouve cette espèce de saurien... » (D.)
Aucune référence dans le texte de Daudin à l’examen des spécimens qui auraient constitué
la série-type. Pour Cuvier (1829 : 36) : « Seb., I, CVII, 3 (qui) est le véritable Ag. colonorum de
Daud.,... ».
Quoiqu’en ait écrit Wermuth (1967 : 3), le binôme de Daudin est plus qu’un nomen
substitutum pour Lacerta agama Linné ; la longue synonymie donnée par Daudin suffit à le
démontrer.
Binôme et taxon ont d’abord été acceptés sans discussion : Kuhl (1820 : 109), Duméril et
Bibron (1837 : 490), Gray (1845 : 256), Boulenger (1885 : 356), Duméril et Bibron (1837 :
493) ayant relevé l’erreur d’origine : « c’est une grande erreur, car cette espèce ne se rencontre
pas en Amérique, comme il le suppose, mais bien en Afrique ».
La réhabilitation du nom de Linné semble due à Loveridge (1936 : 54) : « The names
colonorum Daudin (Africa), ...appear to be synonymous with the typical form (A.a. agama) ».
Cette synonymie n’a pas été remise en cause : Wermuth (1967), Welch (1982 : 45). Elle a
pour conséquence de faire à' Agama colonorum l’espèce-type, par tautonymie, du genre Agama.
= Agama agama agama (Linné, 1758).
Agama colonorum; Guichenot, 1850, non Daudin, Expi. sci. Algérie, Zool., Hist. nat. Rept.
Poissons : 7-8.
MHNP 6927 (2098), 264 (153)mm; Ag 37211-, Saïda, Algérie; Guichenot.
« Nous l’avons également trouvée aux environs de Saïda, lisière du désert en Algérie ; elle
paraît y être fort rare, à en juger par le seul exemplaire que nous en avons rapporté » (G.)
Boulenger (1885 : 357) releva l’erreur de Guichenot et attribua le spécimen à l’espèce
Agama bibronii (cf cet article, p. 8). Spécimen non signalé par Guibé.
= Agama impalearis (Boettger, 1874).
15 —
Agama cristata Mocquard, 1905, Bull. Mus. Hist, nat., Paris, 11 (5) ; 288-289.
Holotype par monotypie : MHNP 1901.394 (2092 D), 190 (88?)mm; Ag 337\ Bomanesco
(San Karan); Chevalier. Norn vernaculaire Basa : Malinké.
« Une crête nuchale, une dorsale et une caudale en continuité... Un spécimen mâle, de
103 millimètres de l’extrémité du museau à l’anus, avec un tronçon de queue d’une longueur de
83 millimètres. Il provient du Sankaran (Soudan français), par M. A. Chevalier. » (M.)
La description du type a été complétée par Chabanaud (1918 : 104).
La présence du spécimen dans les collections est signalée par Guibé (1954 ; 25, n“ 110). La
validité du binôme n’est acceptée qu’avec doute par Wermuth (1967 : 11) qui note que l’espèce
n’est connue que de la terra typica. Welch 0982 : 47) la cite.
Agama cristatella Kuhl, 1829, Beitr. zool. vergl. Anat., Abt. 1 : 108.
« Patria?... in Museo Parisiensi. » (K.)
Le fait que Kuhl signalait ignorer l’origine géographique de l’espèce qu’il décrivait ne
permet aujourd’hui de reconnaître comme type aucun des spécimens mentionnés soit dans
l’Erpétologie générale soit dans le catalogue de 1851. Le matériel-type doit donc être considéré
comme perdu.
La validité du taxon a été admise d’emblée. Kaup (1827 : 619) le transféra dans un sous-
genre Bronchocela de Calotes Cuvier, sous-genre accepté par Duméril et Bibron (1837 : 397)
et dont Gray (1845 : 341) fit un genre. Smith (1935 : 180) désigna Agama cristatella comme
espèce-type de ce genre. Fitzinger (1843 : 15, 46) fit, par désignation originale, de Bronchocela
cristatella, l’espèce-type du genre Lophodeira. Pour les auteurs ultérieurs il s’agit d’un Calotes
s.s. : Boulenger (1885 : 316), Smith (1935 : 184), Wermuth (1967 : 36).
= Calotes cristatellus (Kuhl, 1820).
Calotes cristatus; Jacquemont, 1844, non Merrem, Voy. Indes. Atlas II, Zool., pl. XL
MHNP 2554 (2002), 332 (238)mm; Ag 263-, Indes; Jacquemont.
La publication se résume à la figure, les reptiles n’ayant pas été décrits dans le tome IV du
« Voyage dans l’Inde » consacré à la « Description des collections ». La légende de la planche
porte « Galéote à crête. Calotes cristatus Merrem ». Cette attribution erronée à Merrem a été
relevée par Wermuth (1967 : 40, n.). Il existe bien un Agama cristata Merrem (1820 : 50) mais
il s’agit d’un Iguanidé que Gray (1845 : 194) et Boulenger (1885 : 101) placent dans la
synonymie de Corythophanes cristatus Gray, 1831.
La présence du spécimen dans les collections de Paris est signalée dans les catalogues de
C. et A. Duméril (1851 : 87) et de Guibé (1954 : 27, n” 118, avec une dimension erronée).
— 16 —
Wermuth (1967 : 41) crédite Boulenger (1885 ; 321) et Smith (1935 : 190) de la mise en
synonymie du binôme avec Calotes versicolor mais celle-ci avait été établie dès 1851 par C. et
A. Duméril.
= Calotes versicolor (Daudin, 1802).
Draco cryptotis Despax, 1912, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 18 (4) : 202-203, fig. (pro¬
fil de la tête).
Holotype par monotypie : MHNP 1912.38 (2888A 1), 254 (160)mm; Ag 3; donné par le
Musée de l’Armée.
« L’indication d’origine, bornée à la mention « Indes Néerlandaises » est malheureuse¬
ment d’une imprécision regrettable... Un seul individu mâle... 260mm... » (D.)
Hennig (1936 : 188) faisait du taxon une sous-espèce de D. maximus, ce qu’acceptait
Wermuth (1967 : 52). Mais pour Musters (1983 : 57) « Examination of the type of cryptotis
did not reveal any distinct differences between it and D. maximus. Therefore it is regarded
synonymous with D. maximus ».
Wermuth indique une terra typica inexacte « Archipel Malais » que Hennig restreint à
Java. C’est la localité que donne Guibé (1954 : 24, n“ 100) avec une référence inexacte pour la
publication.
= Draco maximus Boulenger, 1893.
Lophura Cuvieri Gray, 1831, in Griffith’s Animal Kingdom, 9, Syn. : 60.
Holotype par monotypie MHNP 1856 (1976), 600 (440) mm; Ag 52116 \ Cochinchine
(Viêt-nam du Sud); Diard.
« Cuvier’s Lophura. Lophura Cuvieri, Gray, Mus. Paris » (G.) suivent cinq lignes de
description et l’indication « Cochinchina ».
« Ce même savant (Gray) a observé, dans notre musée, les trois Istiures dont nous
parlons. Comme celui de moyenne taille lui avait paru spécifiquement différent du grand, il en
a fait son Lophura Cuvieri. Il a cru devoir l’inscrire comme tel dans le Synopsis, qu’il a publié à
la fin de la partie erpétologique de la traduction anglaise du Règne animal de Cuvier. C’est
aussi ce même individu qui a servi de modèle à VIstiurus Cochinchinensis, représenté par
Guérin dans l’Iconographie du Règne animal de Cuvier. » Duméril et Bibron (1837 : 390).
La présence du spécimen dans les collections de Paris est confirmée par C. et A. Duméril
(1851 ; 86) puis par Guibé (1954 : 30, n° 136). Mais ce dernier ne le signale pas comme type de
L. cuvieri.
Gray lui-même (1845 : 248) plaça L. cuvieri dans la synonymie de Physignathus
« concinnus » [= concinus], ce qui n’a pas été remis en cause.
= Physignathus cocincinus Cuvier, 1829.
— 17 —
Stellio cyanogaster Rüppel, 1835, Neue Wirbelth. Fauna Abyss. : 10, tab. 5.
Syntype? MHNP 6952 (2160), 278 (160?)mm; Ag 336; Djetta, Arabie; Rüppel.
La présence du spécimen dans les collections de Paris est signalée par Duméril et Bibron
(1837 : 532-533) ; « Le stellion cyanogastre... 290 (167)mm... Le Stellion cyanogastre vit en
Arabie. M. Rüppel l’a rencontré aux environs de Djetta. Le Muséum possède un échantillon
qu’il a obtenu par échange de ce savant voyageur ». Elle est confirmée par C. et A. Duméril
(1851 : 107) ; « Djetta (Arabie) : M. Rüppel Type du St. cyanog. »; et par Guibé (1954 : 25,
n“ 105, paratype).
La description originale ne donne pas d’information sur la composition de la série-type.
Quant à la terra typica, nous avons l’indication suivante : « Dieser Stellio kômmt ziemlich
hàufig vor bei Massaua an der abyssinischen Küste... » (R.)
Selon Klausewitz (1954 : 142), la série-type, donnée au Senckenberg en 1828, comprenait
quatorze spécimens. Par erreur, il indique que Mertens aurait désigné le lectotype en 1922
(p. 162) alors que cet auteur ne l’a fait qu’en 1967 (p. 63) : « Lectotypus : SMF 10145 (= Kat.
Rüppell II G.G. 2 b = Kat. Boettger 4359b = Kat. Mertens 4359a) (S, Massaua ; Aethiopien ;
E. Rüppell l.d. 1828 ».
Si la définition restrictive de la série-type donnée par Klausewitz ne peut être retenue
comme argument puisque aucune indication sur sa composition ne figure dans la description
originale, par contre, le fait que seule la localité de Massaua ait été citée conduit à admettre
que le spécimen de Paris n’est probablement pas un type comme le pensaient C. et
A. Duméril.
Maintenue dans le genre Stellio par Duméril et Bibron puis par Gray (1845 : 255),
l’espèce fut transférée dans le genre Agama, sous-genre Stellio, par Blanford (1870 : 446),
puis dans le genre Agama s.s. par Boulenger (1885 : 359) où elle a été maintenue. Wermuth
(1967 : 12) lui reconnaît quatre sous-espèces en dehors de la nominative, dont deux du
Yemen : adramitana (Anderson, 1896) et yemenensis Klausewitz, 1954.
= Agama cyanogaster (Rüppel, 1835).
Draco Daudinii Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 451-454.
Syntypes : MHNP 193 (2041), 147 (72?)mm; 193A, 170 (lOO)mm; 1512; Java; Kuhl
et Van Hasselt. MHNP 195 (2042), 195 (115)mm; 195A, 145 (72?)mm; Ag 15/3; Java;
Diard.
« Le Dragon de Daudin... Nous ne possédons aucun individu qui ait été recueilli ailleurs
que dans l’île de Java. Ceux du Muséum ont été envoyés à M. Diard, par M. Duvaucel, et
MM. Kuhl et Van Hasselt... Cette espèce résulte de la réunion du Dragon vert et du Dragon
brun de Daudin, distingués, comme nous l’avons déjà dit plus haut, par de simples différences
de coloration. » (D.B.)
- 18
C. et A. Duméril (1851 : 97) signalent la présence dans les collections des spécimens de
Java de Diard et de Kuhl et Van Hasselt. Guibé (1954) les omet.
Un spécimen de D. daudinii a été envoyé, en décembre 1864, avec des représentants
d’autres espèces, sous le n“ 29, à Cambridge. Il porte aujourd’hui le n“ MCZ 2180, il ne semble
pas que l’on puisse le considérer comme un syntype.
Fitzinger (1843 : 50) plaçait l’espèce dans la synonymie de D. viridis.
Ce binôme est plus un nomen novum comme l’écrivait Hennig (1936 ; 177) qu’un nomen
substitutum comme le voudrait Wermuth (1967 : 54). La synonymie avec D. volons proposée
par Gray (1845 : 233), admise par Boulenger (1885 ; 256), n’a pas été remise en cause.
= Draco volons volons Linné, 1758.
Grammatophora Decresii Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 ; 472-474, pl. 41 bis,
fig. 1 à le.
Syntypes : MHNP 6545 (2069), 222 (147)mm; 6545A, 184 (122)mm; Ag 452; île de
Decrès (= Kangaroo Island), Australie; Péron et Lesueur.
« Le Grammatophore de Degrés... 230 (150)mm... Ce Grammatophore a été trouvé par
Péron et Lesueur, dans l’île de Decrès, en Australasie. » (D.B.)
Les types sont signalés dans le catalogue de C. et A. Duméril (1851 : 99) : « île Decrès
(Australie) : Péron et Lesueur. Ad. et âge moyen. Types. 2 individus ». Guibé (1954 : 29,
n" 133), Roux-Estève (1979 : 27).
L’espèce fut d’abord transférée par Fitzinger (1843 : 18, 83) dans le genre Ctenophorus
dont elle devenait espèce-type par désignation originale, avant que Peters (1863 : 229) ne la
place dans le genre Amphibolurus, position qui n’a plus été discutée : Boulenger (1885 : 385),
Loveridge (1934 : 320), Wermuth (1967 : 28), Cogger (1983 : 223).
Gray avait de son côté (in Grey’s Trav. Austr., 2 ; 439) décrit un autre Grammatophora
Decresii mais il le plaçait (1845 : 252) dans la synonymie de G. reticulata.
= Amphibolurus decresii (Duméril et Bibron, 1837).
Agama deserti Lichtenstein, 1823, Verz. Doubl. Mus. berolin. : 101.
La présence dans les collections de Paris d’un spécimen reçu sous cette dénomination, en
provenance du Musée de Berlin, est signalée par Duméril et Bibron (1837 ; 505, 508), et par
C. et A. Duméril, à propos de A. mutabilis. Étant donné la date de réception à Paris,
antérieure à 1837, il est fort possible que ce spécimen ait appartenu à la série-type; il n’est
malheureusement plus en collection sans que l’on puisse indiquer la date de sa disparition mais
elle doit être antérieure à 1864, date du plus ancien registre. Anderson (1898 : 100, 103-106)
plaçait, avec doute, le binôme dans la synonymie à"Agama pallida et écrivait : « In 1823,
Lichtenstein gave a short diagnosis of an Agama from Egypt, which he called A. deserti; but
his description is so imperfect that it is impossible to reconcile it with any known species of the
— 19 —
genus. As the type is probably still in Berlin, the zoologists of that Institution may possibly be
able to say what it is. A specimen presented by the Berlin Museum to that of Paris... ».
Rainer Günther nous indique {in Hit. 12.11.86) à propos de ce binôme : « Wir haben
zwar einige Exemplare der von Hemprich in Aegypten gesammelten Originalserie hier (ZMB
760, 767, 768, 769 und 771), die mit den Namen A. deserti bezeichnet sind, jedoch ist Reines
davon als Typus ausgewiesen. Nach Lage der Dinge dürfte es sich jedoch zumindet bei einigen
um Syntypen handeln ».
Gray (1845 : 258) place le binôme dans la synonymie de Trapelus ruderata, Boulenger
(1885 : 344), avec doute, dans celle à'Agama inermis\ Wermuth (1967 : 19) rétablit sa
synonymie, avec des réserves, avec A. mutabilis.
= ? Agama mutabilis Merrem, 1820.
Tiaris dilophus Duméril et Bibron, 1837?, Erpét. génér., Atlas ; pl. 46; et 1837; ibid., 4 :
419-421 {Lophyrus d.).
Holotype par monotypie : MHNP 2561 (2015), 547 (332)mm; Ag 156 \ Nouvelle-Guinée;
Quoy et Gaimard. (Également syntype de Tiaris megapogon Gray, 1845.)
« Le Lophyre dilophe... 550 (330)mm... La Nouvelle-Guinée est le pays qui produit le
Lophyre dilophe. Le Muséum d’histoire naturelle est redevable à MM. Quoy et Gaimard du
seul exemplaire qu’il possède... Cette espèce se trouve représentée, sur la planche 46 du présent
ouvrage, sous le nom de Tiare dilophe... Dans le musée de Leyde elle porte le nom de Calotes
megapogon. » (D.B.)
La présence du type dans les collections de Paris est confirmée par C. et A. Duméril
(1851 : 92) et par Guibé (1954 : 28, n“ 127).
Il existe une certaine incertitude quant à la date de publication de cette espèce, la planche
représentant le spécimen ayant, semble-t-il, été diffusée avant la publication du volume de
l’Erpétologie générale où elle est décrite.
Espèce-type, par monotypie, de Tiaris Duméril et Bibron, 1837, non Swain, 1827, elle est
également, par monotypie, espèce-type du sous-genre Lophosaurus créé par Fitzinger (1843 :
15, 45) dans le genre Gonyocephalus. Gray (1845 : 239) place l’espèce dans la synonymie de
Tiaris megapogon qui n’est en fait qu’un nomen nudum. Doria (1875 : 345) utilise Tiaris
dilophus et Boulenger (1885 : 290) Gonyocephalus dilophus. Cette attribution générique semble
actuellement fixée ; De Rooij (1915 : 108, Gonyocephalus d.), Loveridge (1948 : 336,
Goniocephalus d.), Wermuth (1967 : 58).
= Gonocephalus dilophus (Duméril et Bibron, 1837).
Uromastyx dispar Heyden in Rüppel, 1827, Atlas Reise nôrdl. Afrika, Rept. ; 5.
Syntype : MHNP 1985.186 (2178), 297 (115?)mm; monté; Ag SôljM-, Égypte; Rüppel.
Terra typica « Wüste bei Ambukol und Dongola, Nubien ».
« Uromastyx dispar. (Mus. Francol.) — ...Lebt hâufig in der Wüste bei Ambucol und
— 20
Dongola. » (H.) Il n’y a pas d’indication sur la composition de la série-type; rien ne s’oppose à
ce qu’il y ait eu plusieurs syntypes.
La présence de ce spécimen dans les collections de Paris est signalée par Duméril et
Bibron (1837 : 545) à propos de U. acanthinurus : « Les échantillons que nous possédons
proviennent du voyage de M. Ruppel et d’envois faits de l’Algérie au Muséum », et confirmée
par C. et A. Duméril (1851 : 109).
Anderson (1898 : 132) précise la composition de ce qui reste de la série-type : « I have
examined four specimens in the Frankfort Museum and another in the Paris Museum, all of
which are said to have been obtained by Riippel in Egypt ».
Omise par Guibé (1954), la présence de ce syntype dans les collections de Paris est
rappelée par Mertens (1962 : 431) qui donne pour lectotype le SM F 10417, une peau en alcool
et un crâne, et signale l’existence de trois crânes (SMF 33213, 33214, 33216).
L’espèce, d’abord retenue pour valide par Gray (1831 : 61), est placée dans la synonymie
à'Uromastyx acanthinurus par Duméril et Bibron (1837 : 544), ce qui est accepté par Gray
(1845 : 262), Boulenger (1885 : 406), Anderson (1898 : 131). Mertens (1962 : 430-431), tout
en écrivant : « Es scheint, dass von diesem Dornschwanz seit den Zeiten Rüppell’s keine
weiteren Stücke gefunden worden sind » réhabilite le taxon au rang de sous-espèce ; ce qui est
admis par Wermuth (1967 ; 101) et par Welch (1982 : 50).
= Uromastyx acanthinurus dispar (Heyden, 1827).
Draco Dussumieri Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 456-458.
Syntypes : MHNP 6909 (2049), 137 (82) mm; Ag Sjl ; Bengale; Dussumier. MHNP 2590
(2048), 209 (125) mm; Ag 5; Bengale; donné par G. Cuvier.
« Cette espèce habite le continent de l’Inde. Nous l’avons reçue du Bengale et de la côte de
Malabar par les soins de M. Dussumier. » 213 (130) mm. (D.B.)
C. et A. Duméril (1851 : 97) signalent la présence de ces deux spécimens dans les
collections de Paris sans indiquer qu’il s’agit des types. Pour le premier il ne semble y avoir
aucun doute; pour le second, si plus rien ne permet d’affirmer qu’il provient bien de
Dussumier, ses dimensions correspondant â celles données par les auteurs de l’Erpétologie
générale valident son rang de syntype. C’est ce que retenait Guibé (1954 : 24, n" 99).
Pour Musters (1983 : 21) : « Since RMNH 2954 was collected by Dussumier in Malabar
(the type locality) and since the Leiden Museum possesses many specimens that were
exchanged with the Museum National d’Histoire naturelle, Paris, through Duméril et Bibron,
chances are that this specimen formed part of Duméril et Bibron’s type series consequently this
specimen is considered as a syntype ».
La chose est possible mais non démontrée, un point d’interrogation s’impose. On doit
d’ailleurs regretter que M. A. Smith (1935 : 143) n’ayant cité comme localité-type que
Malabar, celle-ci ait pu être considérée comme la terra typica restricta de l’espèce (Hennig,
1936 : 191), alors que le seul syntype incontestable encore en collection provient du Bengale.
La validité de l’espèce n’a pas été remise en cause : Gray (1845 : 234, Dracocella d.),
Boulenger (1885 : 268), Wermuth (1967 : 46). Elle est, par désignation originale, espèce-type
— 21 —
de Pterosaurus Fitzinger, 1843, non Gray, 1865, et de Dracocella Gray, 1845, par désignation
de Smith (1935 ; 135).
Draco Duvaucelü Fitzinger, 1843, Syst. Rept. ; 51.
Ce nomen nudum n’a, semble-t-il, été utilisé que par son auteur : « Draco Dussumieri.
Dum. Bibr. — Draco...? Boie. — Draco Duvaucelü Fitz. — Draco Dussumieri. Dum. Bibr.
Asia. Bengala. Malabar. Mus. Paris. London ».
Ni Gray (1845) ni Boulenger (1885) ne le citent.
= Draco dussumieri Duméril et Bibron, 1837.
Agama flavigularis Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., an X, 3 ; 398-399.
« L’Agame à gorge safranée. Van-Ernest possède une espèce de saurien qu’il nomme la
gorge safranée, et dont il n’a pu connoître la vraie patrie. Il a eu la complaisance de m’en
communiquer la description... » (D.)
Le matériel-type n’a donc jamais appartenu aux collections du Muséum de Paris. Bien que
la description soit de Van-Ernest, ce que confirme une note infrapaginale, « note manuscrite
communiquée », celui-ci n’ayant apparemment pas utilisé une forme latine, le binôme ne peut
lui être attribué.
Duméril et Bibron (1837 : 407) écrivaient : « Quant à VAgama flavigularis de Daudin,
quelques auteurs le citent comme synonyme de son Agama versicolor -, nous pensons qu’il
n’appartient pas même au genre Galéote ; attendu que d’après sa description il n’aurait point
les écailles du ventre carénées et qu’aucune des espèces que nous connaissons ne les a lisses ».
Cependant Gray (1845) cite ce binôme dans la synonymie de Calotes versicolor mais les
auteurs suivants, Boulenger (1885), Smith (1935), Wermuth (1967), ne le mentionnent même
pas.
= ? Calotes versicolor (Daudin, 1802).
Aphaniotis floweri Werner, 1900, Zool. Jb., Syst., 13 (6), n. p. 486.
Syntype : MHNP 1901.1 (2061 al), 156 (106)mm; Ag 81-, Singapour; acheté au
Dr Werner.
« Eine dritte Aphaniotis-Art, welche ich von Herrn A. Bôttcher in Berlin erwarb und
welche aus Singapore stammen soil, unterscheidet sich... Der Kopf von A. floweri, wie ich die
neue Art zu Ehren des ausgezeichneten Kenners der Reptilien der malayischen Halbinsel
benennen will... 160,5 (108,5)mm... » (W.)
La composition de la série-type n’est pas indiquée. Ce spécimen, acheté à Werner, a été
reçu à Paris le 16 Janvier 1901 et enregistré comme « Cotype ».
M. Smith (1930 : 23) cite, sans discussion, l’espèce de Werner dans la synonymie d'A.
— 22 —
fusca (Peters, 1864), ce qui n’a été remis en question ni par Guibé (1954 : 31, n“ 145, dimension
erronée) ni par Wermuth (1967 : 34).
= Aphaniotis fusca (Peters, 1864).
Acanthosaura fruhstorferi Werner, 1904, Zool. Anz., 27 (15) : 461-462.
Syntype? : MHNP 1907.163 (2019A), 90 (152)mm; Ag 202-, Tonkin; H. Fruhstorfer.
La composition de la série-type n’est pas indiquée, mais Werner donne les dimensions de
trois sujets : cî 240 (152) mm, Ç 250 (160) mm, $ 224 (140) mm. « Fundort : Tonkin. Sammler :
Herr H. Fruhstorfer ». (W.)
Ce spécimen, envoyé par Werner à titre d’échange en même temps qu’un syntype de
Calotes brevipes, a été reçu à Paris le 4 juillet 1907 ; il a été enregistré comme « Cotype »; ses
dimensions correspondent à l’un des spécimens de la publication originale. Cependant, Smith
ne localise le matériel-type de l’espèce qu’à Londres (1935 : 188) et Guibé (1954) ne le signale
pas. Par ailleurs, selon une annotation des registres de Paris, M. Smith aurait déterminé ce
spécimen comme un Goniocephalus lepidogaster (Cuvier) !
Sur la nomenclature de A. fruhstorferi, cf. article Calotes brevipes, p. 10.
= Acanthosaura lepidogaster (Cuvier, 1829).
Draco fuscus Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., an X, 3 : 307-308.
« Le Dragon brun... J’ai observé quatre individus, appartenant à cette nouvelle espèce,
dans les diverses collections : j’en possède un assez bien conservé, et qui m’a été donné par
mon estimable ami Dufrêne, aide-naturaliste au museum d’histoire naturelle de Paris. » (D.)
La terra typica n’est pas indiquée. On trouve une mention de la présence du matériel-type dans
les collections de Paris dans Kuhl (1820; 102-103); «Java secundum Leschenault... In
Museo Parisiens! 3 ».
En l’absence d’indications précises dans le catalogue de 1851 de C. et A. Duméril, il ne
semble plus possible aujourd’hui de reconnaître les spécimens qui servirent de type à Daudin
dans la série de ceux utilisés par Duméril et Bibron pour décrire Draco daudinii (cf. cet article,
p. 17).
= Draco volans volans Linné, 1758.
Grammatophora Gaimardii Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 ; 470-472.
Holotype par monotypie ; MHNP 1259 (2068), 191 (138)mm; Ag 453; baie des Chiens
marins, Australie; Quoy et Gaimard. (Également holotype de Uromastyx maculatus Gray,
1831.)
« Le Grammatophore de Gaimard... Bien que l’unique individu que nous possédions de
cette espèce... 191 (139)mm... Cette charmante espèce de Grammatophore est une des récoltes
— 23 —
faites par MM. Quoy et Gaimard aux environs de la baie des Chiens-Marins, à la Nouvelle-
Hollande. » (D.B.)
La présence du type à Paris est confirmée par C. et A. Duméril (1851 : 98-99) puis par
Guibé (1954 : 29, n“ 134).
Fitzinger (1843 ; 18, 83) transféra l’espèce dans le genre Homalonotus (non Homalonotus
Koenig, 1825, nec Homalonotus Schoenherr, 1836) dont elle devenait, par désignation
originale, espèce-type.
Dès la publication originale, Duméril et Bibron indiquaient que leur espèce était la même
que celle décrite six ans auparavant par Gray sous le nom de Uromastyx maculatus (1831 :
62). Gray faisait référence au matériel de Paris et on doit admettre, après Wermuth, que
gaimardi n’est qu’un nomen substitutum de maculata. L’antériorité de maculata, qui ne sera pas
discutée, est rappelée par Gray (1845 : 253) qui transfère l’espèce dans le genre Grammatopho-
ra. Boulenger place l’espèce (1885 : 281) dans le genre Amphibolurus. Wermuth (1967 : 31),
Cogger (1983 : 227-228) reconnaissent trois sous-espèces en dehors de la nominative.
= Amphibolurus maculatus maculatus (Gray, 1831).
Agama gemmata Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., an X, 3 : 410-411.
« L’agame à pierreries ou à écailles tétraèdres. Ce reptile, que j’ai observé dans la
collection du museum d’histoire naturelle de Paris, est réellement différent de tous les autres
agames... J’ignore quelle est la patrie de cette nouvelle espèce; mais je la crois d’Amérique.
L’individu qui m’a servi à faire cette description est long de trois pouces au plus. » (D.)
En l’absence de référence au matériel utilisé par Daudin, tant dans l’Erpétologie générale
que dans le Catalogue de 1851, on doit admettre que cet holotype par monotypie est perdu.
Pour Duméril et Bibron (1837 : 503, 504), l’espèce de Daudin tombe dans la synonymie
de leur Agama spinosa, non spinosa Gray, 1831, VAgama gemmata n’étant qu’un juvénile.
Gray (1845 : 258), Boulenger (1885 : 349) l’inscrivent dans la synonymie d’^. hispida ',
Wermuth (1967) l’ignore.
= Agama hispida hispida (Linné, 1758).
Agama gigantea Kuhl, 1820, Beitr. zool. vergl. Anat., Abt. 1 : 106.
« Ex Amboina... In Museo Parisiens! 1. » (K.)
Le catalogue de 1851 ne signalant déjà plus de spécimen ayant pu servir de type à Kuhl,
celui-ci doit être considéré comme perdu.
Le binôme a été placé par Duméril et Bibron (1837 : 422) dans la synonymie de Lophyrus
tigrinus, puis par Gray (1845 : 238) dans celle de Gonyocephalus chameleontina, place qui n’a
plus été discutée : Boulenger (1885 : 285), Wermuth (1967 : 58).
= Gonocephalus chamaeleontinus (Laurent!, 1768).
— 24
Agama gracilimembris Chabanaud, 1918, Bull. Mus. natn. Hist, not., Paris, 24 (2) ; 106-
108.
Syntypes ; MHNP 1904.114 (2103 c), 124 (76)mm; 1904.115, 130 (77)mm; Ag 338;
Dahomey; E. Megy.
« Membres grêles... (J 123mm, Ç 130mm... Dahomey, 1 d' et 1 Ç (Eugène Mégy, 1904).
Types Collection du Muséum de Paris. » (C.) E. Mégy était inspecteur de la garde indigène.
La présence des spécimens dans les collections est signalée par Guibé (1954 : 26, n“ 112)
qui en faisait des « holotypes ».
Wermuth (1967 : 13) n’acceptait l’espèce qu’avec doute, relevant qu’elle n’était connue
que de la terra typica. Mais Grandison (1968 : 85-87, pl. 3 fig. c, d, pl. 6; 1969 : 674) établit
sa validité. Welch (1982 : 47) la cite.
Uromastix griseus Cuvier, 1829, Le Règne animal, 2 ‘ édit., 2 : 34.
Lectotype : MHNP 1448 (2181), 260 (104)mm, alcool; Ag 565/1.
Paralectotype : MHNP 1988.2500 (2182), 339 (134)mm, monté; Ag 565/2.
L’un et l’autre d’Australie, par Péron et Lesueur.
Cuvier, au chapitre Uromastix notait simplement : « Aj. Urom. griseus de la Nouv.
Hol. ».
Duméril et Bibron (1837 : 548) écrivaient : « Le Fouette-queue gris se trouve à la
Nouvelle-Hollande, où feu Péron en a recueilli deux individus qui sont déposés dans notre
musée ».
C. et A. Duméril (1851 : 109) précisaient : « Nouv.-Hollande : Péron et Lesueur. 2
individus Types de VUr. griseus Cuv. ».
Smith (1935 : 244) signale la présence du matériel-type à Paris. Guibé (1954 : 27, n“ 122)
ne mentionne plus, mais avec une dimension erronée, qu’un spécimen dont il fait, à tort, un
holotype, désignant ainsi le lectotype. Roux-Estève indique la présence des deux spécimens
dans les collections.
La validité de l’espèce a d’abord été acceptée ; Gray (1831 ; 62 « Griseus »), Duméril et
Bibron (1837). Gray (1845 : 262) la plaça ensuite dans la synonymie de U. hardwickii, mais
avec doute, envisageant l’hypothèse de sujets jeunes. La synonymie est ensuite donnée, avec
doute, par Boulenger (1885 : 408) puis Wermuth (1967 : 103), tandis qu’elle est affirmée par
Smith (1935).
Pour Wermuth (1967), le binôme de Cuvier serait un nomen nudum. C’est l’espèce-type,
par désignation originale, de Centrocercus Fitzinger, 1843, non Centrocercus Swainson, 1831.
= Uromastyx hardwickii Gray, 1827.
— 25 —
Lecolepis guttato-lineatus Gray, 1831, in Griffith’s Animal Kingdom, 9, Syn. : 62.
Le nom apparaît sous la forme : « L. Guttato Lineatus, Mus. Paris » dans la synonymie
à'Uromastyx Bella. Duméril et Bibron (1837) ne citent pas ce binôme. On le retrouve dans
Gray (1845 : 263) lorsque dans la synonymie de Leiolepis Bellii il cite successivement « L.
guttatus, Cuv. R.A. ii. 37 » et « L. guttato-lineatus Mus. Paris ». Le binôme n’est ensuite cité ni
par Boulenger (1885) ni par Smith (1935). Mertens (1961 : 509) écrit : « 1831. Lecolepis
(sic !) guttatolineatus Griffith (nomen nudum) Anim. Kingdom Syn. : 62. » relevant l’orthogra¬
phe incorrecte du nom de genre mais omettant le nom de Gray.
= Leiolepis belliana guttata (Cuvier, 1829).
Leiolepis guttatus Cuvier, 1829, Le Règne animal, 2' édit., 2 : 37, n.
Syntypes : MHNP 2587 (2063), 386 (269)mm; Ag 552; MHNP 2588 (2064), 414
(218)mm; Ag 552/1; MHNP 6913 (2062), 144 (84?)mm; Ag 551/6; tous les trois de
Cochinchine (Viêt-nam du Sud); Diard.
« Nous en avons une espèce de la Cochinchine, à longue queue, bleue, avec des raies et des
taches blanches {Leiol. Guttatus. Cuv.). » (C.)
« Le Léiolépide à gouttelettes... 422 (286)mm... Nos échantillons du Léiolépide à
gouttelettes ont été envoyés au Muséum par M. Diard, comme ayant été recueillis en
Cochinchine. » Duméril et Bibron (1837 : 465-467, pl. 43 fig. 1).
C. et A. Duméril (1851 : 98) précisent : « Cochinchine : Diard. Adultes et j. âge. Types du
Leiolepis gutt. Cuvier ».
M. Smith (1935 : 240, 241) a vu les types à Paris : « Cuvier’s types of guttatus, which are
undoubtedly the same as my annamensis, are much larger. His biggest specimen measures
600 mm. in total length, the tail forming 400 mm». Toutefois il détermina, selon une
inscription manuscrite, le MHNP 6913 comme L. belliana belliana. Guibé (1954 : 30, n° 135)
ne signale que les deux premiers syntypes et avec des dimensions erronées.
Espèce-type, par monotypie, de Leiolepis Cuvier, 1829, et de Liolepis Agassiz, 1846,
nomen substitutum. Gray (1831 : 62) cite ce taxon sous la forme « Lecolepis Guttatus » ce que
reprend Guérin-Méneville (1832, pl. 7).
Il fut longtemps considéré comme synonyme à'Uromastyx belliana Gray, 1827, devenu
(Gray, 1845 : 268) Leiolepis bellii, binôme d’abord accepté par Boulenger (1885 ; 403,
Liolepis), avant d’être rectifié par le même (1890 ; 156) en Liolepis belliana. M. Smith (1935)
reconnut le rang de sous-espèce à la forme de Cuvier, ce qui fut accepté : Bourret (1939 : 51),
Mertens (1961 ; 509). Pour Wermuth (1967 : 70), c’est une des quatre sous-espèces de L.
belliana (Gray, 1827).
= Leiolepis belliana guttata (Cuvier, 1829).
— 26
Draco haematopogon Boié in Gray, 1831, in Griffith’s Animal Kingdom, 9, Syn. ; 59.
Syntypes : MHNP 2577 (2051), 212 ( 137) mm ; 2577A, 230 (147 mm); Ag 7; Java; Musée
de Leyde.
La présence de ce matériel dans les collections de Paris est signalée par Duméril et
Bibron (1837 : 458-459) : « Le Dragon barbe-rouge... Cette espèce de Dragon vit dans l'île de
Java. Nous n’en possédons que deux échantillons qui nous ont été envoyés du Musée de
Leyde ». Elle est signalée par C. et A. Duméril (1851 : 97) mais omise par Guibé (1954).
L’existence d’une description détaillée dans le manuscrit de H. BoiÉ permet de le
conserver comme auteur du nom (Musters, 1983 : 32).
La terra typica n’étant pas indiquée dans la description originale, Hennig (1936 : 204) a
cru pouvoir choisir pour elle la péninsule malaise mais Mertens (1957 : 90) la rectifia en Java
occidental en se basant sur le fait que c’est là qu’avait récolté BoiÉ. Musters restreignit cette
terra typica à Parang, Java.
Espèce et binôme ne furent pas discutés. Hennig reconnaissait deux sous-espèces, admises
par Wermuth (1967 : 48).
Espèce-type, par désignation originale, de Pleuropterus Fitzinger, 1843, non Burnett, 1829,
nec Westwood, 1841.
= Draco haematopogon haematopogon Boié in Gray, 1831.
Calotes (Mecolepis) hirsutus A. Duméril in C. et A. Duméril, 1851, Catal. Reptiles : 88-89,
n“ 9; Archs Mus. Hist, nat., Paris, 1856, 8 (4) : 566-567, pl. 24, fig. 2.
Syntypes : MHNP 6892 (2007), 221 (148)mm; 6892A, 238 (167)mm; Ag 24211 -, Bengale;
Société zoologique de Londres.
« Mécolépide hérissé... 248 (170)mm... Bengale : donnés par la Société zoolog. de
Londres. Types. 2 individus. » (D.)
Pour une raison inconnue cette espèce n’est pas signalée dans le « Répertoire » établi en
1854 par A. Duméril (Erpét. génér., 9 : 214-432). La présence des types dans les collections de
Paris est signalée par Smith (1935 ; 178) et par Guibé (1954 : 30, n° 139) mais pour ce dernier
avec de mauvaises mensurations.
La synonymie avec Salea horsfieldii Gray, 1845, proposée par Boulenger (1885 : 312),
n’a pas été remise en cause : Smith (1935 : 178), Wermuth (1967 : 96).
= Salea horsfieldii Gray, 1845.
Physignathus Iguanoides Gray, 1831, in Griffith’s Animal Kingdom, 9, Syn. : 61.
Sauf erreur, ce binôme, nomen nudum, n’a été utilisé que par Gray. Une première fois en
1831 : « Beautiful Lophura. Lophura Concinna, Physignathus Concinnus, Cuv. R.A. t.f. Ph.
— 11 —
Iguanoides. Mus. Paris », puis en 1845, dans la synonymie de Physignatus « concinnus », sous
la forme : « P. Iguanoides, Cuv. Mus. Paris ».
On ne trouve ce nom ni dans Cuvier (1829) ni dans Duméril et Bibron (1837). Pas plus
Boulenger (1885) que les auteurs ultérieurs n’en firent mention.
= Physignathus cocincinus Cuvier, 1829.
Agama insularis Chabanaud, 1918. Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 24 (3) : 161-162.
Syntypes : MHNP 1918.41 (2126/1), 195 (126)mm; MHNP 1918.42, 132 (86)mm; Ag
343; île Rooma, Guinée; Dr. G. Bouet.
« Longueur 196 mm... Guinée Française ; île Rooma (groupe des îles de Las), mai 1914,
2 $, dont 1 jeune. Types. Collection du Muséum de Paris. » (C.)
Guibé (1954 : 26, n° 113). Wermuth (1967 : 16) n’admet cette espèce qu’avec doute,
signalant qu’elle n’est connue que de la terra typica. Welch (1982 : 48) la cite.
Agama Jacksoniensis Kuhl, 1820, Beitr. zool. vergl. Anat., Abt. 1 : 113.
Syntypes : MHNP 6917 (2074), 190 (132)mm; 6917A, 164 (lll)mm; 6917B, 141
(96)mm; Ag 45416; Port Jackson, Nouvelle Hollande; Quoy et Gaimard. MHNP 6918
(2075), 246 (168)mm; 6918A, 240 (168)mm; Ag 4541?; Port Jackson; Péron et Lesueur.
« 12.A Jacksoniensis Péron Ad portum Jacksoni... In Museo Parisiensi multi. » (K.)
La présence des spécimens en provenance de Port-Jackson dans les collections de Paris est
signalée par C. et A. Duméril (1851 : 100), elle est omise par Guibé (1954).
Duméril et Bibron (1837 ; 475) plaçaient ce taxon dans la synonymie de Grammatophora
muricata, ce qui ne fut pas remis en cause : Gray (1845 : 251), Boulenger (1885 : 390,
Amphibolurus), Wermuth (1967 : 32).
= Amphibolurus muricatus (Shaw in White, 1790).
Calotes (Bronchocela) jubata Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 397-399.
Syntypes : MHNP 2542 (1986), 572 (447)mm; Ag 25511; Java; Quoy et Gaimard.
MHNP 2543 (1987), 418 (313)mm; Ag 25512; Pondichéry; Leschenault.
« Le Bronchocèle à crinière... pour faire allusion à l’épaisseur de sa crête cervicale, qui se
compose de sept ou neuf rangées d’écailles lancéolées, très aplaties latéralement, légèrement
arquées, et dont la hauteur est d’autant plus grande qu’elles sont plus près de la région
moyenne et longitudinale du cou... 560 (430)mm... Il existe dans la collection des échantillons
du Bronchocèle à crinière qui viennent de Pondichéry, d’où ils ont été adressés par
M. Leschenault, les autres de l’île de Java, où ils ont été recueillis par MM. Quoy et Gaimard.
~ 28 —
Le Musée de Leyde nous a aussi envoyé deux individus originaires de ce dernier pays... Sur
l’étiquette qu’ils portaient était inscrit ce nom de Calotes gutturosus, nom que nous n’avons pas
dû conserver à leur espèce... » (D.B.)
La présence des trois catégories de syntypes dans les collections de Paris est signalée par
C. et A. Duméril (1851 : 87) : 1) de Java par le Musée de Leyde; 2) de Java par Quoy et
Gaimard; 3) de Pondichéry par Leschenault. Smith (1935 : 185), qui localise les types à
Paris, ne mentionne que Java comme localité-type. Les trois lots étaient encore en collection
lors de la révision de Guibé (1954 : 26, n“ 115). Au présent récolement la flûte Ag 255,
contenant les MHNP 2541 (1984) et 2541A en provenance du Musée de Leyde, n’a pas été
retrouvée. Ces spécimens doivent être considérés comme égarés ou perdus.
Gray (1845 : 241) plaçait l’espèce dans la synonymie de Bronchocela gutturosa Schlegel,
mais Boulenger (1885 : 318) revint au binôme de Duméril et Bibron, ce qui n’a plus été
remis en cause. Wermuth (1967 : 38).
= Calotes jubatus Duméril et Bibron, 1837.
Calotes lepidogaster Cuvier, 1829, Le Règne animal, 2' édit., 2 : 39, n.
Syntypes : MHNP 5076 (2011), 221 (128)mm; MHNP 6895 (2010), 124 (74) mm ; /Ig 20i ;
l’un et l’autre de Cochinchine, par Diard. (Également syntypes de Calotes tropidogaster
Duméril et Bibron, 1837.)
« Une espèce de la Cochinchine, à dos lisse, sans écailles apparentes, à ventre, membres et
queue couverts d’écailles carénées, {Cal. lepidogaster, nob.). » (C.)
La présence du matériel de Cuvier dans les collections de Paris est signalée par Duméril
et Bibron (1837 ; 416), C. et A. Duméril (1851 : 90), M. Smith (1935 : 162) : « An
examination of Cuvier’s types in Paris leaves no doubt as to the correct name of this form. »,
Guibé (1954 : 28, n» 125).
Le nom spéciflque a fait l’objet d’une discussion. Duméril et Bibron citaient, p. 413,
l’espèce de Cuvier sous le nom de « tropidogaster », écrivant, p. 416 : « Cette espèce est celle
qui est mentionnée dans la seconde édition du Règne animal, sous le nom Calotes lepidogaster,
mais par suite sans doute d’une faute d’impression, car nous avons trouvé l’un des deux
individus dont il a été question tout à l’heure, étiqueté de la main de Cuvier, Calotes
tropidogaster. Il y avait effectivement lieu d’appliquer cette dernière épithète au Lophyre armé,
à cause des fortes carènes que présente son écaillure ventrale; tandis que le nom de
lepidogaster, qui signifie tout simplement ventre écailleux, n’indiquait rien qui lui fût
particulier, même parmi toutes les espèces de sa famille ». Il s’agissait manifestement d’une
émendation.
Gray (1845 : 240) cita correctement les deux noms, attribuant tropidogaster à un
manuscrit de Cuvier et lepidogaster à la seconde édition du Règne animal. Boulenger (1885)
ne cite pas tropidogaster -, Smith (1935 : 161) reconnaît qu’il s’agit d’une émendation, qu’il ne
suit pas, de même que Taylor (1963 ; 863). C’est à tort que Wermuth (1967 : 2) y voit une
erreur : « ex errore pro lepidogaster ».
L’espèce a d’abord été placée dans la synonymie de Agama armata Gray, 1827 : Duméril
— 29 —
et Bibron (1837), Gray (1845), Boulenger (1855). Smith (1935) reconnut la validité du taxon
qu’il plaça dans le genre Goniocephalus. Taylor (1963) en fit un Acanthosaura.
= Acanthosaura lepidogaster (Cuvier, 1829).
Lophura Lesueurii Gray, 1831, in Griffith’s Animal Kingdom, 9, Syn. : 60-61.
Holotype par monotypie? : MHNP 392 (1971), 584 (422)mm; Ag 523II\ Port Jackson,
PÉRON et Lesueur. (Également holotype de Istiurus Lesueurii Dum. Bib.)
« Lesueur’s Lophura. L. Lesueurii, Gray, Mus. Paris » (G.) suivent sept lignes de
description terminées par les mots « Paramatta, Lesueur ».
La terra typica, indiquée par Gray, Paramatta, introduirait un élément de doute quant au
spécimen de Paris qui lui a servi d’holotype, puisque le type à'Istiurus Lesueurii de Duméril et
Bibron, seul échantillon présent dans les collections de Paris, est signalé comme de Port-
Jackson, si Fitzinger (1843 : 49) n’avait cité un Iguana paramentis Péron dans la synonymie
à'Istiurus lesueurii. Pour Loveridge (1934), Paramatta serait une localité de la Nouvelle-Galles
du Sud où se situe également Port Jackson. Il est donc très probable qu’il s’agit bien du même
spécimen. Pour la suite de la discussion cf. article Istiurus Lesueurii, ci-dessous.
Fitzinger (1843 : 15, 49) désigna pour espèce-type d'Istiurus Cuvier Lophura lesueurii
Gray alors que pour Cuvier (1829 : 41), par monotypie, il s’agissait de « Lac. ambqinensis.
Gm. ».
= Physignathus lesueurii lesueurii (Gray, 1831).
Istiurus Lesueurii Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 384-387; pl. 40, n”* 1 et 2
(Istiure de Le Sueur).
Holotype par monotypie ; MHNP 392 (1971), 584 (422)mm; Ag 52311] Port Jackson;
PÉRON et Lesueur. (Également holotype? de Lophura Lesueurii Gray.)
« 600 (420)mm... Cette espèce d’Istiure est originaire de la Nouvelle-Hollande. Le seul
échantillon que renferme la collection provient du voyage de Péron et Lesueur. » (D.B.)
La présence du spécimen dans les collections de Paris est confirmée par C. et A. Duméril
(1851) : « Port-Jackson (N. -Hollande) : Péron et Lesueur Type; ». Guibé (1954) ne le signale
pas.
L’espèce a été transférée par Gray (1845 : 248) dans le genre Physignathus, place qui n’a
plus été discutée : Boulenger (1885 ; 398), Wermuth (1967 : 94), Cogger (1983 : 249); les
deux derniers auteurs reconnaissent une sous-espèce en dehors de la nominative.
= Physignathus lesueurii lesueurii (Gray, 1831).
— 30 —
Agama lineata Kuhl, 1820, Beitr. zool. vergl. Amt., Abt. 1 : 108-109.
« Patria? ...In Museo Parisiens!, Berolinensi, Groningano et collectione mea. » (K.)
Rien aujourd’hui ne permet de reconnaître le ou les spécimens des collections parisiennes
utilisés par Kuhl s’ils y sont encore.
Duméril et Bibron (1837 : 403) placèrent le binôme dans la synonymie de Calotes
ophiomachus, aujourd’hui C. calotes, ce qui ne fut pas discuté : Gray ( 1845 : 243), Boulenger
(1885 : 325), Smith (1935 : 201), Wermuth (1966 : 35).
= Calotes calotes (Linné, 1758).
Tympanocryptis lineata Peters, 1863, Mber. dt. Akad. Wiss. Berl., 28 : 230.
Syntype? : MHNP 1804 (1869.186, 2148), 118 (66)mm; Ag 502; Australie; reçu du
Musée de Berlin en 1869.
Richard Schomburgk leg. « aus Buchsfelde bei Adelaide in Südaustralien... schwarzbraun
gebândert, mit fünf dunkelrandigen hellen Lângslinien... » (P.)
La description originale ne donne pas d’indication sur la composition de la série-type, rien
ne s’oppose donc à ce que le spécimen de Paris soit un des syntypes mais rien ne permet
aujourd’hui de l’affirmer. Guibé (1954) ne le signale pas comme tel.
Espèce-type, par monotypie, du genre Tympanocryptis.
Rainer Günther {in litt. 12.11.86) nous signale que le Musée de Berlin possède deux
syntypes, un adulte et un juvénile sous le n“ ZMB 4714.
Le binôme a été accepté d’emblée : Boulenger (1885 : 385), Loveridge (1934 : 325-326),
Wermuth (1967 : 98), Cogger (1982 : 251-252). Pour ces deux derniers auteurs il existe deux
sous-espèces en dehors de la nominative.
= Tympanocryptis lineata lineata Peters, 1863.
Draco lineatus Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., an X, 3 : 298-300.
« Le dragon rayé... Le naturaliste Van-Ernest m’a assuré que ce dragon... vit dans les
grands bois de l’île de Java. » (D.)
La description originale ne donne pas d’élément permettant de définir une série-type.
Cependant, Daudin signale (p. 293) qu’au moment où il reconnaissait trois espèces dans le
genre Draco il avait observé treize individus dans diverses collections. Selon Kuhl (1820 :
102), il y avait au moins un spécimen dans les collections de Paris : « In Java secundum
Ernest... In Museo... Parisiens!... ». C. et A. Duméril (1851 : 97-98) ne signalant aucun
spécimen de Java dans les collections de Paris, le type qui pouvait s’y trouver doit donc être
considéré comme perdu. La validité de l’espèce, pas plus que celle du binôme, n’a pas été
— 31 —
remise en cause. Hennig (1936 : 194-202) reconnaissait huit sous-espèces, admises encore par
Wermuth (1967 : 48-50).
Espèce-type, par monotypie, de Dracunculus Wiegmann, 1834, non Reichard, 1759, et, par
désignation originale, de Dracontoidis Fitzinger, 1843.
= Draco lineatus lineatus Daudin, 1802.
Phrynocephalus Ludovic! Mocquard, 1910, Bull. Mus. nain. Hist, nat., Paris, 16 (3) : 146-
148.
Syntypes : MHNP 1909.39 (2148A'), 89 (41?)mm; 1909.40, 66 (41)mm; Ag 412! 1',
environs de Koutchar (Asie centrale); Dr. Louis Vaillant.
« Deux spécimens, un adulte $ et un jeune dont l’ombilic n’est pas encore cicatrisé, ont été
capturés dans un désert de sable aux environs de Koutchar. » (M.)
Le nom spécifique évoque le prénom du récolteur, le Dr. Louis Vaillant, qui était
membre d’une mission d’Exploration archéologique en Asie centrale, dirigée par M. Pelliot.
Médecin militaire colonial, il était le fils du titulaire de la chaire d’Herpétologie du Muséum de
Paris.
Mocquard, après avoir relevé, en note, des différences entre l’adulte et le juvénile, écrit :
« Il est donc possible que ce jeune soit spécifiquement distinct de l’adulte décrit ci-dessus ». Ce
qui ne fait pas pour autant de ces spécimens des « holotypes » comme les classe Guibé (1954 :
29, n“ 131), avec une dimension erronée.
L’espèce ne semble pas avoir été signalée depuis sa première récolte et, selon Wermuth
(1967 : 83), elle ne serait donc connue que de sa terra typica.
G. Peters, examinant ce spécimen le détermina (22.09.1983) comme P. axilaris.
= Phrynocephalus axillaris Blanford, 1875.
Lecolepis Maculatus Cuvier in Gray, 1831, Griffith’s Animal Kingdom, 9, Syn. : 62.
Ce binôme, attribué par Gray à Cuvier et placé par lui dans la synonymie à'Uromastyx
maculatus, doit être considéré comme nomen nudum. Il n’a été cité ni par Gray (1845), ni par
Boulenger (1885), ni par Wermuth (1967). « Lecolepis » pour Leiolepis Cuvier (1829 : 37).
= Amphibolurus m. maculatus (Gray, 1831).
Uromastyx Maculatus Gray, 1831, in Griffith’s Animal Kingdom, 9, Syn. : 62.
Holotype par monotypie : MHNP 1259 (2068), 191 (138)mm; Ag 453. (Également
holotype de Grammatohora Gaimardii Dum. et Bib.)
« Spotted Uromastyx. Uromastyx Maculatus, Gray. Lecolepis Maculatus, Cuv. ; Mus.
Par. » (G.) Suivent trois lignes de description sans indication de terra typica.
— 32 —
Le spécimen, dont la présence dans les collections de Paris est signalée par Gray, servira
de type au Grammatophora Gaimardii de l’Erpétologie générale.
Gray (1845 ; 253) transféra l’espèce maculatus dans le genre Grammatophora et
Boulenger (1885 : 281) dans le genre Amphibolurus où elle semble avoir trouvé sa place
définitive. Wermuth (1967 ; 31), Cogger (1983 ; 227-228) reconnaissent trois sous-espèces en
dehors de la nominative.
= Amphibolurus maculatus maculatus (Gray, 1831).
Lyriocephalus margaritaceus Guérin-Méneville, 1832, non Merrem, Iconog. Règne anim., 1 :
pl. 8, fig. 2 et 2a; 1838, 3 : 8.
Holotype par monotypie : 2566 (2022), 332 (160)mm; Ag Mljl; Indes orientales; sans
nom de donateur.
Le même spécimen a servi de modèle pour la planche, support du binôme, et pour la
description de Duméril et Bibron (1837 : 427-430) : « Le Lyriocéphale perlé... 322 (166) mm...
Le seul individu de cette espèce que nous ayons encore observé est déposé dans la collection du
Muséum... Cette espèce est originaire des Indes orientales; on prétend qu’elle se nourrit de
graines ».
Guérin-Méneville, en 1838, donna pour habitat le Bengale.
La présence de ce spécimen, unique, dans les collections de Paris est confirmée par C. et
A. Duméril (1851 : 94). Guibé (1954) ne le signale pas.
Les auteurs de l’Erpétologie générale attribuaient le nom à Merrem mais celui-ci (1820 :
49) n’avait fait que proposer un nom de remplacement pour Lacerta scutata Linné, 1758, basé
sur la même figure de Seba (I, pl. 109 fig. 3), également support de Iguana clamosa Laurenti,
1768, et de Iguana scutata Latreille puis Daudin, 1802. Le binôme de Guérin-Méneville, par
contre, repose sur un matériel différent. Les deux homonymes, confondus dans un sort
commun, furent placés par Gray (1845 : 237) dans la synonymie de Lyriocephalus scutatus, ce
qui fut généralement accepté : Boulenger (1885 : 281), Smith (1935 ; 155), Wermuth (1967 :
72). Smith, qui cite la figure de Seba comme support du nom de Linné, indique, à tort, pour
terra typica « Amboyna », alors que Linné (1758 : 201) avait écrit : « scutata... Seb. Mus. 1.
p. 173 T. 109 f. 2. Salamandra prodigiosa amboinensis scutata. Habitat in Asia ». Wermuth
(1967 : 72) donne la terra typica correcte : « Asia ».
= Lyriocephalus scutatus (Linné, 1758).
Tiaris megapogon Gray, 1845, Catal. Spec. Lizards British Museum : 239.
Syntype : MHNP 2561 (2015), 547 (332)mm; Ag 156; Nouvelle-Guinée; Quoy et
Gaimard. (Également holotype de Tiaris dilophus Duméril et Bibron, 1837.)
« The Black-throated Tiaris... Calotes megapogon, Schlegel, Mus. Leyd. Lophyrus
dilophus, Dum. et Bib. ... Inhab. New Guinea. Mus. Paris, 1, Mus. Leyden, 2 specim. » (G.)
— 33 —
La série-type est bien définie ; le binôme de Schlegel, nomen nudum, avait déjà été signalé
par Duméril et Bibron (1837 ; 419, 421).
= Gonocephalus dilophus (Duméril et Bibron, 1837).
Agama moluccana Lesson, 1826, Duperrey, Voyage... Coquille. Atlas Rept., pl. 1 fig. 2; et
1830, Zool., 2 (1) : 34-36.
Syntype? : MHNP 6886 (1981), 310 (221)mm; Ag 252-, Cajéli, île de Bourou, Moluques;
Quoy et Gaimard.
« Agame des Moluques... longueur totale 16 pouces, et encore la queue est-elle comprise
dans ces dimensions pour 13 pouces environ... Cet agame n’est pas rare dans l’île de Bourou,
l’une des Moluques. Nous le rencontrâmes fréquemment sur les feuilles des arbres, dans les
lieux frais et humides aux environs de Cajéli... » (L.)
Il n’y a d’indication ni sur la composition de la série-type ni sur la localisation du
matériel.
Duméril et Bibron (1837 : 397) puis C. et A. Duméril (1851 : 87) signalent la présence
dans les collections du spécimen de l’île Bourou ; toutefois à son propos ils ne font pas
référence au travail de Lesson. Guibé (1954) ne le signale pas comme type. S’agit-il d’un
syntype? La terra typica est la même, mais selon nos registres les récolteurs seraient Quoy et
Gaimard; s’agit-il d’une erreur d’enregistrement? Par ailleurs, les dimensions du spécimen en
collection ne correspondent pas à celles données par Lesson. Mais il y en avait peut-être
plusieurs. La question ne semble pas pouvoir être tranchée.
Duméril et Bibron plaçaient le binôme dans la synonymie de Calotes {Bronchocela)
cristatella. Cette synonymie n’a pas été remise en cause (Gray, 1845 : 241 ; Boulenger, 1885 :
316; Smith, 1935 : 184; Wermuth, 1967 : 36).
= Calotes cristatellus (Kuhl, 1820).
Agama caucasica mucronata Guibé, 1957, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 2' s., 29 (2) :
137-138.
Syntypes ; MHNP 1957.24, 275 (154)mm; 1957.25, 248 (121 ?)mm; MHNP 1957.26, 294
(158)mm; Ag 365; Langarak, Iran; Francis Petter.
« Langarak, 60km à l’est de Meched, sur la route de Sarakhs (3-11-56). 3 ?... Tous ces
exemplaires se distinguent de la forme typique par leurs écailles carénées et mucronées sur
l’ensemble du corps... » (G.)
La validité du taxon, d’abord rejetée par Mertens et Wermuth (1960 ; 82), est admise par
Wermuth (1967 : 11) qui écrit « nur von der terra typica bekannt », alors que Guibé, dans la
description originale, signale un autre spécimen « tout à fait comparable provenant d’Abghale,
région de Khorassan ».
— 34 —
Calotes mystaceus Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 408-409.
Holotype par monotypie : MHNP 2557 (2005), 237 (158)mm; Ag 259; Birmanie;
Tennant.
« Le Galéote à moustaches... 242 (158)mm... Cette espèce de Galéote est, comme les
précédentes, originaire des Indes orientales. Le seul individu que renferme la collection vient
du pays des Birmans. Il a été donné par M. Tennant. » (D.B.)
La présence de l’holotype dans les collections de Paris est signalée dans les catalogues de
C. et A. Duméril (1851 : 87) et de Guibé (1954 : 26, n“ 116).
La validité du binôme n’a pas été remise en cause : Gray (1845 : 245), Boulenger (1885 :
325), Smith (1935 : 197), Wermuth (1967 : 40).
Draco nigriappendiculatus Bartlett, 1895, Crocod. Liz. Sarawak Mus. Borneo ; 82-83.
Syntypes? : MHNP 1899.241 (2051al), 239 (160)mm; 1899.242, 220 (144)mm; Ag 13;
acquis le 19 octobre 1899 de Edward Bartlett comme provenant de Borneo, Sarawak.
« Male... gular appendage very long and jet black... Total length 9 inches. Female... Total
length 8 'A inches... Not uncommon in the neighbourhood of Kuching... Kuching, Sarawak. »
(B.)
II n’y a aucune indication sur la composition de la série-type. Rien ne s’oppose à ce que les
deux spécimens acquis de Bartlett, quatre ans après la description originale, n’en ait fait
partie, mais rien non plus ne permet de l’affirmer. Guibé (1954) ne signale pas ces spécimens.
Boulenger (1912 ; 62) plaça le binôme dans la synonymie de Draco melanopogon,
position qui ne fut pas remise en question : De Rooij (1915 : 84), Hennig (1936 : 207),
Wermuth (1967 : 52).
= Draco melanopogon Boulenger, 1887.
Tachydromus ocellatus Duvernoy, 1836, non Guérin-Méneville, Le Règne animal, Rept.,
pl. XI, fig. 2 et 2a à 2c.
Syntypes : MHNP 2662 (2287), 173 (109)mm; 2662A, 102 (66?)mm; Tg 432110; MHNP
2663 (2288), 196 (144)mm; 2663A, 136 (74?)mm; Ag 432111; les uns et les autres de
Cochinchine; Diard.
« Tachydrome ocellatus Cuv. De la Cochinchine. » (D.)
Le binôme n’a pas été utilisé par Cuvier. La présence des spécimens dans les collections
de Paris est signalée par C. et A. Duméril (1851 : 118).
La planche de Duvernoy n’est citée ni par Duméril et Bibron (1839 : 158) ni par Gray
35 ^
(1845 : 52); par contre, Boulenger (1887 : 4; 1921 : 152) puis Smith (1935 : 368-369) la
mentionnaient en même temps que celle de Guérin-Méneville. Smith réhabilitait le taxon
avec rang de sous-espèce écrivant : « Guérin’s T. ocellatus represents the Indo-Chinese form.
He gives no type locality, but Duvernoy, apparently working on the same material, mentions
Cochin-China. No proper description is given by either author, but the specimen is figured
with a single femoral pore on each side ».
II est remarquable que quelques lignes plus haut, Smith avait écrit, à la suite du binôme de
Guérin, « type loc. les Indes orientales ». Son hypothèse, selon laquelle Guérin et Duvernoy
auraient travaillé sur le même matériel, est infirmée par l’existence en collection des spécimens
en provenance des deux origines différentes indiquées par les auteurs. Si l’on admet avec Smith
que la forme d’Indochine correspond à une sous-espèce différente de la nominative, elle ne
peut porter le nom à'ocellatus Guérin, pas plus que celui à'ocellatus Duvernoy ce dernier étant
invalide pour raison d’homonymie. D’après la synonymie proposée par Smith, le premier nom
disponible serait Tachydromus typus Gray, 1838.
= Takydromus sexlineatus typus (Gray. 1838).
Tachydromus ocellatus Guérin-Méneville, 1829, Iconog. Régne anim. Rept., pl. V, fig. 3 et
3a.
Syntype? : MHNP 455 (229), 308 (246) mm; Ag 432115 ■, Indes orientales; sans nom de
donateur.
Ce spécimen, l’un des quatre signalés par C. et A. Duméril (1851 ; 118), est probablement
le sujet qui servit de modèle pour la planche de Guérin-Méneville. Ce dernier, dans le volume
de texte (1838, 3, Rept. : 7), écrivait « Tachydromus ocellatus » et « Hab. les Indes orientales »,
sans indication de nom d’auteur pour le binôme.
Duméril et Bibron (1839 : 158) placèrent l’espèce dans la synonymie de Takydromus
sexlineatus, ce qui fut longtemps accepté sans discussion : Gray (1845 : 52), Boulenger
(1887 : 4; 1921 ; 152). Cf article Tachydromus ocellatus Duvernoy, p. 34.
= Takydromus sexlineatus sexlineatus Daudin, 1802.
Trapelus Œgyptius Cuvier, 1829, Le Règne animal, 2' édit., 2 : 37.
« Le Changeant d’Égypte. (Trapelus Œgyptius). Geoff Rept. d’Ég. pl. V f 3.4. L’adulte,
Daud. III, XLV. 1, sous le nom d’Orbiculaire. Est un petit animal qui... » (C.)
Il n’y a de référence ni dans l’Erpétologie générale (1837) ni dans le Catalogue (1851) à un
éventuel matériel utilisé par Cuvier. Duméril et Bibron (1837 ; 505) placent le binôme dans la
synonymie d'Agama mutabilis Merrem et Gray (1845 : 258) dans celle de Trapelus ruderata
mais avec une orthographe altérée : « Ægypticus ». Boulenger ignore Cuvier et attribue
Trapelus aegyptius à Duvernoy (1848 : 54, pl. 14 fig. 2) en plaçant le binôme dans la
synonymie de Agama pallida. Wermuth (1967 ; 19) ne cite que Duvernoy mais place l’espèce
dans la synonymie de A. mutabilis.
— 36 ^
Le taxon de Cuvier est, par monotypie, espèce-type de son genre Trapelus (1817 : 35) et,
par désignation originale, é' Eremioplanis Fitzinger, 1843.
= Agama mutabilis Merrem, 1820.
Phrynocephalus Olivieri Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 517-519.
Syntype : MHNP 6947 (2143), 98-57mm; Ag 419-, Iran; Olivier. (Également syntype de
Agama scutellata Olivier, 1807.)
« Le Phrynocéphale d’Olivier... Synonymie?... Les individus, d’après lesquels nous avons
établi cette espèce, proviennent du voyage d’Olivier; mais comme ce naturaliste a visité
l’Archipel grec, l’Égypte et la Perse, nous ne pouvons pas savoir dans lequel de ces pays il les
aura recueillis; car nous n’avons rien trouvé, ni dans la relation de son voyage, ni sur
l’étiquette du bocal renfermant ces petits Sauriens, qui pût nous éclairer à cet égard. » (D.B.)
L’existence de plusieurs spécimens est confirmée par C. et A. Duméril (1851 : 104) :
« Levant (Perse?) : Olivier, Types ». Il n’en subsiste plus qu’un aujourd’hui.
Le fait que Duméril et Bibron, tout en se référant à la relation du voyage, ignoraient la
description d’OLiviER, est peut-être dû à ce que la description parut en 1807, dans le troisième
volume, alors que deux lézards avaient déjà été décrits dans le volume 2.
Fitzinger (1843 : 18, 88) fit de ce binôme, par désignation originale, l’espéce-type de son
sous-genre Phrynosaurus, genre Helioscopus.
Le binôme proposé par les auteurs de l’Erpétologie générale fut accepté : Gray (1845 :
260), Boulenger (1885 : 370), jusqu’à ce que Mocquard (1910 : 13-15) établisse l’antériorité
à'Agama scutellata Olivier (cf cet article, p. 43).
= Phrynocephalus scutellatus (Olivier, 1807).
Agama orbicularis Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., an X, 3 : 406-409, pl. 45 fig. 1.
« L’Agame orbiculaire ou le tapaye... habite dans les montagnes et parmi les rochers du
Mexique et de la Terre-Ferme... La forme presqu’orbiculaire... Mais sur les deux individus que
j’ai déjà pu observer, soit au museum d’histoire naturelle de Paris, soit dans la collection de
Bosc... » (D.)
L’un des syntypes appartenait donc aux collections de Paris; il doit être considéré comme
perdu depuis longtemps; ni Duméril et Bibron (1837) ni C. et A. Duméril (1851) n’en font
mention. Seule reste la figure de la description originale.
L’identité de l’espèce décrite par Daudin a été discutée. Pour Cuvier (1829 : 37), les
Agames orbiculaires correspondaient en partie au Tapayaxin du Mexique mais la figure
représentait l’adulte d’une autre espèce, le Trapelus oegyptius Geoffr. Duméril et Bibron
(1837 : 503) placent le binôme de Daudin dans la synonymie de leur Agama spinosa (non A.
spinosa Gray, 1831) mais excluent de cette synonymie « la figure, qui est celle de Y Agama
mutabilis ». Gray (1845 : 258) y reconnaît son Trapelus ruderata. Boulenger (1885 : 349) le
37 —
place, en partie, dans la synonymie de Agama hispida. Wermuth (1967) ignore ou néglige ce
binôme.
Par monotypie Agama orbicularis est l’espèce-type du genre Cyclosaurus Wagler in
Michahelles, 1833.
= ? Agama hispida hispida (Linné, 1758).
Iguana paramentensis Fitzinger, 1843, Syst. Rept. ; 49.
Sauf erreur, ce binôme, nomen nudum, n’a été utilisé que par Fitzinger : « Lophura
Lesueurii, Gray. — Iguana paramatensis. Péron. Mus. Paris. — Lophura Lesueurii. Gray. —
Istiurus Lesueurii. Dum. Bibr. Australia. Nova Hollandia. Mus. Paris ».
Rien ne permet de retenir Péron comme l’auteur du nom. Celui-ci ne sera cité ni par
Gray (1845) ni par Boulenger (1885).
= Physignathus lesueurii lesueurii (Gray, 1831).
Draco pardalis Gervais et Eydoux, 1836? Voyage autour du Monde... corvette la Favorite,
1 vol. de 70 pl. gravées, 1836-1838 : 65, pl. 27.
Syntypes : MHNP 2582 (2057), 207 ( 135) mm ; 2582A, 215 ( 143) mm ; /4g 72 ; MHNP 2584
(2061), 206 (125)mm; Ag 1214; Manille; Eydoux et Souleyet.
« Draco spiloptère. Draco spilopterus (pl. 27)... Dr. pardalis. Tab. nostrae. Notre planche
était gravée depuis longtemps avant que le mémoire de M. Wiegman ne fut venu à notre
connaissance, et probablement avant qu’il ne fut publié ; toutefois nous devons remplacer le
nom que nous avions proposé par celui qu’a employé ce savant erpétologiste... Les individus
de cette espèce que nous possédons ont été recueillis auprès de Manille. » (G.E.)
La présence de ces spécimens dans les collections de Paris est signalée par C. et
A. Duméril; elle est omise par Guibé (1954).
Le binôme peut être considéré comme un nomen oblitum n’ayant été cité ni par les auteurs
anciens comme Duméril et Bibron (1837), Gray (1845), Boulenger (1885), ni par les
modernes comme Hennig (1936), Wermuth (1967), Musters (1983). Cependant, C. et
A. Duméril (1851 : 95) avaient bien signalé son existence, écrivant, à propos de Draco
spilopterus : « Gervais et Eydoux..., pl. 27, où l’animal porte le nom de Draco pardalis imposé
par eux à cette espèce avant la publication du travail de Wiegmann, mais auquel ils ont
substitué, dans le texte, celui que ce dernier avait choisi ».
La date de publication de la planche ne nous est pas connue avec certitude mais on peut
admettre que sa distribution a été postérieure à 1834, ce qui évite de soulever un problème de
priorité.
= Draco spilopterus spilopterus Wiegmann, 1834.
— 38 —
Istiurus physignathus Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 ; 387-390.
Syntypes : MHNP 1856 (1976), 600 (440)mm; Ag 521 jô (également holotype de Lophura
cuvieri Gray, 1831); MHNP 2536 (1973), 217 (156)mm; Ag 5211? (également holotype de
Isiturus cochiminensis Guérin-Méneville); MHNP 2537 (1975), 625 (390?)mm; Ag 521 jS
(également holotype de Physignathus cocincinus Cuvier, 1829). Tous les trois de Cochinchine
(Viêt-nam du Sud), par Diard.
La présence du matériel-type dans les collections de Paris est signalée par C. et
A. Duméril (1851 : 86) et par Guibé (1954 : 30, n° 136).
C’est à tort que Smith (1935 ; 236) puis Wermuth (1967 : 92) ne considèrent /.
physignathus que comme un nomen substitutum pour P. cocincinus. Il s’agissait pour les auteurs
de l’Erpétologie générale d’un taxon plus vaste englobant en outre Lophura cuvieri. Selon nos
règles nomenclaturales actuelles, l’antériorité du nom de Cuvier n’en est pas moins évidente et
la mise en synonymie A'Istiurus physignathus avec Physignathus cocincinus proposée par Gray
(1845 : 248) est parfaitement justifiée. Elle n’a d’ailleurs pas été remise en question.
= Physignathus cocincinus Cuvier, 1829.
Amphibolurus pictus Peters, 1866, Mber. dt. Akad. Wiss. Berl., 31 : 88.
Syntype? : MHNP 1803 (1869.185, 2070), 182 (1 12?)mm; Ag 456; Australie; reçu du
Musée de Berlin en 1869.
La description originale ne donne pas d’indication sur la composition de la série-type mais
il en ressort nettement que Peters avait devant lui plusieurs spécimens. Rien ne s’oppose donc
à ce que le spécimen de Paris soit un des syntypes mais rien ne permet aujourd’hui de
l’affirmer. Guibé (1954) ne le signale pas comme tel.
Rainer Günther (in litt. 12.11.1986) nous signale que le Musée de Berlin possède trois
syntypes, deux adultes et un juvénile sous le n" ZMB 4738.
Le binôme a été accepté d’emblée : Boulenger (1885 : 385), Loveridge (1934 : 320-321),
Wermuth (1967 : 32), Cogger (1982 : 233). Pour les deux derniers auteurs il existe une sous-
espèce en dehors de la nominative.
= Amphibolurus pictus pictus Peters, 1866.
Paracalotes poilani Bourret, 1939, Bull. gén. Instr. publ. Indochine, 18 (4), Annexe : 5, 6,
20-21, fig. 6a à d.
Holotype par monotypie : MHNP 1948.50 (S. 156, 2000/1), 265 (170)mm; Ag 291; Bas
Laos, entre Pak Sé et Pak Song; Poilane.
« ...Gen. sp. nov. pris par M. Poilane dans la région de Pak Sé (Bas Laos)... Ce genre
diffère nettement des Calotes par la présence d’un champ gulaire, des membres plus trapus et
moins longs, et sa crête nuchale séparée de la crête dorsale... Sp. S. 156... L. 89 + 176. » (B.)
— 39 —
Espèce-type du genre par monotypie. Guibé (1954 : 32, n° 147). Wermuth (1967 : 74)
mentionne genre et espèce sans les discuter, signalant cependant que celle-ci n’est connue que
de la localité-type.
Sitana ponticeriana Cuvier, 1829, Le Règne animal, 2' édit., 2 : 43.
« L’espèce connue (Sit. ponticeriana. Cuv.) est petite, fauve, et a le long du dos une série
de grandes taches rhomboïdales brunes. Elle vit aux Indes orientales... Sitane, nom de l’espèce
à la côte de Coromandel. » (C.)
La présence du matériel-type dans les collections de Paris est signalée par les auteurs de
l’Erpétologie générale (1837 : 439) : « Le Sitane de Pondichéry, a été ainsi nommé par
M. Cuvier, parce qu’en effet les premiers échantillons qu’en a possédés le Muséum avaient été
envoyés de ce pays par M. Leschenault ». On ne peut donc écrire, comme le fait Wermuth
(1867 : 96), que la désignation de Pondichéry comme terra typica restricta est due à Smith
(1935 : 144). C. et A. Duméril (1851 : 94) précisaient : « Pondichéry : Leschenault S Type de
Cuvier ». Guibé (1954 : 30, n° 138) a contrôlé sa présence dans les collections de Paris. Nous
ne l’avons pas retrouvé lors du présent récolement (flûte Ag 51, spécimen MHNP 6901 (2027)) ;
il doit donc être considéré comme égaré ou perdu.
L’espèce est, par monotypie, espèce-type de Sitana Cuvier, 1829.
Gray (1831 : 57) cite le taxon mais altère l’orthographe du nom spécifique : « Pondichéry
Sitana. Agama Pondicerana, Nob.... Hence the genus Sitana, Cuvier, called Tropidosaura in
Mus. Paris ».
Wagler (1830 : 152, pondicerianà) créa pour cette espèce le genre Semiophorus dont elle
devenait espèce-type par monotypie. Duméril et Bibron (1837 ; 436) conservent le genre
original, ce qu’adopte Gray (1845 : 236) mais avec une orthographe encore différente ;
Ponticereana. L’accord est depuis fait pour conserver le binôme original : Boulenger (1885 :
270), Smith (1935 : 144), Taylor (1953 : 1555), Wermuth (1967 : 97). Deraniyagala (1953 :
57) proposa de séparer le taxon en deux sous-espèces, ce qui ne fut pas retenu par Wermuth.
Liromastix reticulatus Cuvier, 1829, Le Régne animal, 2' édit., 2 : 34, n.
Syntypes : MHNP 2635 (2179), 268 (119)mm; Ag 56513; MHNP 6978 (2180), 302
(134)mm; Ag 565; Bengale; Duvaucel.
En note, au chapitre Uromastix, Cuvier écrit : « Ur. reticulatus, du Bengale ».
La présence des deux spécimens récoltés au Bengale par Alfred Duvaucel dans les
collections de Paris est signalée par Duméril et Bibron (1837 : 546), C. et A. Duméril (1851 :
100), Smith (1935 : 244), Guibé (1954 : 27, n“123).
La synonymie avec U. hardwickii, retenue par les auteurs de l’Erpétologie générale, n’a
pas été remise en question : Gray (1845 : 262), Boulenger (1885 : 408).
Pour Wermuth (1967 : 103), le binôme de Cuvier ne serait qu’un nomen nudum.
= Uromastyx hardwickii Gray, 1827.
— 40 -
Salea rosaceum Thominot, 1889, Bull. Soc. philomath., Paris, 8 , 1 (1) : 24-25.
Holotype par monotypie : MHNP 6806 (1877.24, 1289A), 215 (135?)mm; Ag 243\
Singapour.
« Ce joli lézard habite Syngapoore et nous vient de la collection de M. Deyrolles qui l’a
cédé au Muséum d’Histoire naturelle. » 250 (170) mm (T.)
Alors que M. Smith (1930 ; 21) écrivait : « the specimen, originally in the Paris Museum,
cannot now be found », Guibé (1954 : 31, n“ 142) signale la présence du type dans les
collections de Paris.
Dés la publication du binôme, Boulenger (1890, Zool. Record for 1889, Rept. : 7) le
plaça dans la synonymie de Dendragama boulengeri Doria ce qu’accepte Wermuth (1967 : 35) ;
Mertens (1954 : 185) avait transféré cette espèce dans le genre Calotes (Pseudocalotes).
= Calotes boulengeri (Doria, 1888).
Calotes Rouxii Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 407-408.
Syntypes ; MHNP 6894 (2004), 223 (138)mm; 6894A, 110 (52?)mm; Ag 261; Indes
orientales; P. Roux.
« Le Galéote de Roux... 230 (150)mm... Les deux individus dont nous venons de donner
la description faisaient partie des collections recueillies aux Indes orientales par M. Polydore
Roux, de Marseille. » (D.B.).
La présence des syntypes dans les collections de Paris est signalée dans les catalogues de
C. et A. Duméril (1851 : 87) et de Guibé (1954 : 26, n° 117).
La validité du binôme n’a pas été remise en cause : Gray (1845 : 245), Boulenger (1885 :
330), Smith (1935 : 206-207), Wermuth (1967 : 40-41).
Agama ruderata Audouin, 1829, non Olivier, Descr. Égypte, Hist, nat., 1, suppl. (Rept.) :
169; atlas pl. 1, fig. 6 ,- 63 .
Les figures constituent la série-type.
Duméril et Bibron (1837 : 505), Gray (1845 : 258) ne séparaient pas le binôme d’OLiviER
de celui d’AuoouiN. Par contre, Boulenger (1885 ; 348) reconnaît le premier pour une espèce
valide et place le second dans la synonymie de son Agama pallida lui-même reconnu
ultérieurement synonyme d'A. mutabilis.
La validité de l’espèce d’OLiviER est confirmée par Wermuth (1967 : 21) qui semble
ignorer le binôme d’AuDOUiN.
= Agama mutabilis Merrem, 1820.
41
Agama ruderata Olivier, 1804, Voy. Empire othoman, an XII, 2 : 428-429; atlas : VI, pi. 29,
fig. 3.
Syntype : MHNP 2610 (2127), 153 (85) mm; Ag 351 \ Arabie; Olivier.
« L’autre espèce (PI. 29, fig. 3) est très-commune en Perse et au nord de l’Arabie... Elle
appartient au même genre que la précédente (1)... (1) Agama ruderata, grisea, fuscomaculata,
squamis dorsalibus inequalibus quibusdam verrucosis. Tab. 29, fig. 3. » (O.)
La présence dans les collections de Paris d’un spécimen dû à Olivier est signalée par C. et
A. Duméril (1851 : 103), puis confirmée par Guibé (1954 : 24, n° 104) qui en fait l’holotype,
avec une dimension erronée. Il a, de ce fait, désigné le lectotype.
Duméril et Bibron (1837 ; 505) plaçaient l’espèce d’OLiviER dans la synonymie à'Agama
miitabilis Merrem; Gray (1835 : 258) admettait l’espèce mais la transférait dans le genre
Trapelus ', Boulenger (1885 : 348) la réintégrait dans le genre Agama. Validité et place n’ont
plus été remises en doute. Wermuth (1967 : 21) admet une sous-espèce en dehors de la
nominative.
= Agama ruderata ruderata Olivier, 1807.
Agama Ruppelli Vaillant, 1882, Mission Révoil au Pays des Çomalis, Rept. : 3, 4, 6-8, pl. I
fig. 1 à Ib.
Syntype ; MNHP 5897 (1881.11, 2101a), 248 (155)mm; Ag 352\ Bender-Meraya,
Somalie; Révoil.
L’un des deux syntypes est, sur les registres, signalé comme sorti en 1895, sans indication
de destinataire.
« Il ne paraît pas douteux que cet animal ne soit bien l’espèce décrite et figurée par
Rüppell, qu’il désigne sous le nom à'Agama colonorum... Deux exemplaires pris à Bender-
Meraya : le plus complet mesure 90 millimètres du bout du museau à la naissance de la queue
et 160 millimètres pour celle-ci. » (V.)
La présence du spécimen dans les collections est signalée par Guibé (1954 : 25, n“ 109) qui
en fait, à tort, un holotype.
La validité du binôme n’a pas été remise en cause. Boulenger (1885 : 355) corrigea le
nom en rueppellii; cette émendation ayant été généralement acceptée il n’y a pas lieu de la
remettre en cause, bien qu’il ne s’agissait nullement d’un lapsus de Vaillant.
Wermuth (1967 ; 22-23) admet deux sous-espèces en dehors de la nominative. Welch
(1982 : 49), les cite.
= Agama rueppelli rueppelli Vaillant, 1895.
— 42 —
Agama sankaranica Chabanaud, 1918, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 24 (2) : 105-106.
Holotype par monotypie : MHNP 1901.395 (2126/2); 183 (114)mm; Ag 354; Moussaia;
Chevalier.
« 181 (116) mm... Moussaia (pays Sankaran), février 1899, 1 $ (Chevalier). Type.
Collection du Muséum de Paris. » (C.)
Guibé (1954 : 26, n° 114). L’espèce est étudiée par Grandison (1956 : 231 ; 1968 : 83-85,
87, pl. 3, fig. a, b, pl. 4, 5). Wermuth (1967 : 23) admet la validité de l’espèce mais écrit (p. 11)
à propos de A. cristata : « syn. ad A. sankaranica Grandison? ». Welch (1982 : 49) cite
l’espèce.
Trapelus Savignyi Audouin, 1829, Descr. Égypte, Hist, nat., 1, suppl. (Rept.) : 167-168, atlas
pl. 1, fig. 3-4.
« Fig. 3. Changeant de Savigny... il existe une telle différence entre la figure donnée par ce
savant (Geoffroy Saint-Hilaire, Agame variable, pl. 5, fig. 3-4) et la figure produite par
M. Savigny, que nous croyons devoir l’en distinguer...
« Fig. 4. Changeant de Savigny, Variété {Trapelus Savignyi, Var...). » (A.)
Cette description ne se réfère qu’à des figures et ne donne aucune indication sur la
localisation des modèles et leur conservation éventuelle.
Alors que Gray (1845 : 258) considérait l’espèce d’ Audouin comme un Agama,
Boulenger (1885 : 17) montra qu’il s’agissait d’un Gekkonidé, ce qui n’a pas été remis en
question. Par contre, un Agama Savignii a été décrit par Duméril et Bibron sur la figure 5 de
la même planche.
= Stenodactylus stenodactylus stenodactylus (Lichtenstein, 1823). Gekkonidé.
Agama Savignii Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 508-509.
« L’Agame de Savigny... Rept. d’Égypt. suppl. Pl. I, n" 5... A en juger par la figure qui
représente ce Saurien dans l’une des Planches de l’ouvrage de l’Égypte, il doit avoir... Nous
ignorons quel est précisément le mode de coloration de cette espèce d’Agame, attendu que la
seule figure par laquelle il nous est connu n’est point enluminée. » (D.B.)
La série-type se réduit donc à la figure citée.
Les auteurs de l’Erpétologie générale ne signalaient pas qu’ Audouin avait utilisé la même
figure pour désigner un Agama agilis, attribuant, à tort, le spécimen à l’espèce décrite par
Olivier.
Fitzinger (1843 : 80) plaça l’espèce dans son genre Phrynopsis en altérant le nom d’espèce
en Savignyi.
Gray (1845 : 258) voulut réunir sous le nom de Trapelus Savignii un « Agama Savignii
Audouin » et celui de Duméril et Bibron.
Audouin avait, en fait, et sur des figures différentes (pl. 1 fig. 3-4), décrit non un Agama
mais un Trapelus Savignü que Boulenger (1885 : 17) montra être un Gekkonidé {Stenodacty-
lus guttatus).
Boulenger (1885 : 342) plaçait le binôme dans la synonymie de son Agama isolepis. Sans
récrire expressément, Anderson (1898 : 110) incluait l’espèce de Duméril et Bibron dans son
Agama flavimaculata (Rüppell, 1835). Boulenger (1919 : 11), utilisant l’orthographe fautive
Savignyi, et après avoir indiqué, en note, « Comme c’est le cas pour la plupart des Reptiles
représentés dans le grand ouvrage sur l’Egypte, le sujet figuré n’existe plus », réhabilite, au
moins provisoirement, Agama savignü. L’espèce semble depuis avoir été admise sans
discussion ; Flower (1933 : 770), Wermuth (1967 : 23), Welch (1982 ; 50).
Agama scutellata Olivier, 1807, Voy. Empire othoman, 3 : 110; atlas : V, pl. 42, fig. 1.
Syntype : MHNP 6947 (2143), 98 (57) mm ; Ag 419 -, Iran ; Olivier. (Également syntype de
Phrynocephalus olivieri Duméril et Bibron, 1837.)
« ...au pied de la montagne (nommée Sophia ou Sophissar, en vue d’Ispahan)... un petit
lézard... on eût dit qu’il portait un écusson sur le dos. Nous l’avons représenté pl. 42, fig. 1 (1);
il est du genre agame... (1) Agama scutellata, fusca, dorso cinereo-rufescente, cauda
nigroalboque annulata (Pl. 42, fig. 1). » (O.)
Quant à la localité l’auteur précise : au-delà de Férabad.
La récolte d’OLiviER comprenait plusieurs spécimens (cf. art. Phrynocephalus olivieri,
p. 36) dont un seul subsiste aujourd’hui. Guibé (1954; 29, n° 130), avec une dimension
erronée, en fait un holotype; il a, par là-même, désigné le lectotype.
L’espèce d’OLiviER avait été négligée par les différents auteurs jusqu’à ce que Mocquard
(1910 : 13-15) établisse son antériorité sur Phrynocephalus olivieri D.B., 1837; Smith (1935 :
229) n’a fait qu’entériner ce fait contrairement à ce que semble écrire Wermuth (1967 : 88) :
« syn. fide M. A. Smith 1935 ».
= Phrynocephalus scutellatus (Olivier, 1807).
Stellio spinipes Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., an X, 4 : 31-35.
Lectotype : MHNP 8297 (2170), 540 (200?)mm, monté; Ag 56314.
Paralectotype : MHNP 7495 (2187 iota), 465 (205)mm, monté; Ag 56316.
L’un et l’autre d’Égypte, par E. Geoffroy Saint-Hilaire.
« Le stellion spinipède d’Égypte... J’ai observé dans la collection du muséum d’histoire
naturelle de Paris une très belle espèce de stellion, qui ne paraît pas avoir été connue jusqu’à
présent des naturalistes... Le stellion spinipède habite, selon Geoffroy, professeur au muséum
d’histoire naturelle de Paris, dans les parties de la haute Égypte... » (D.)
La composition de la série-type n’est pas clairement indiquée et Daudin ne donne les
dimensions que d’un spécimen : 1 pied 6 pouces de longueur totale dont 8 pouces 6 lignes
— 44 —
pour la queue soit 486 (229) mm, ce qui pourrait correspondre aux dimensions du spécimen
MHNP 7495.
Tout en signalant la présence dans les collections de Paris d’au moins un spécimen dû à
Geoffroy Saint-Hilaire, ni Duméril et Bibron (1837 : 541-543) ni C. et A. Duméril (1851 :
108) ne mentionnent son utilisation par Daudin.
Ce n’est sans doute qu’ultérieurement que la qualité de type de Daudin fut reconnue au
spécimen MHNP 8297 et que l’indication en fut portée sur les registres, par contre l’existence
dans les collections d’un second spécimen dû à Geoffroy Saint-Hilaire n’avait pas été
relevée. Guibé (1954 : 27, n" 121), ayant nommé « Holotype » le MHNP 8297, on peut
admettre qu’il a, de ce fait, désigné le lectotype.
Après son transfert dans le genre Uromastyx par les auteurs de l’Erpétologie générale, la
validité du binôme fut admise (Gray, 1845; 261; Boulenger 1885: 467) jusqu’à ce
qu’ANDERSON (1896 : 79, 85) propose le nom plus ancien d'aegyptius dû à Forskâl, 1775.
Espèce-type, par monotypie, de Mas figura Flemming, 1822, l’espèce le devint également
de Uromastyx Merrem, 1820, par désignation de Fitzinger (1843).
= Uromastyx aegyptius (Forskâl, 1775).
Lophyrus spinipes A. Duméril in C. et A. Duméril, 1851, Catal. Reptiles : 90-91, n“ 1 bis;
Erpét. génér. 1854, 9 : 276 (répertoire); Archs. Mus. Hist, nat., Paris, 1856, 8 (4) : 568-
569.
Holotype par monotypie : MHNP 2560 (2012), 336 (220?)mm; Ag 164’, Australie;
J. Verreaux.
« Lophyre spinipéde... les membres semblent être épineux, tant la carène qui surmonte les
grandes écailles entremêlées aux plus petites est saillante... 340 (230?) mm... Nouvelle-
Hollande : M. J. Verreaux. Type. Unique. » (D.)
Guibé confirme la présence du type dans les collections de Paris (1954 ; 28-29, n° 129).
L’espèce a été transférée dans le genre Gonyocephalus par Boulenger (1885 : 292).
Validité du taxon et attribution générique n’ont pas été remises en cause : Wermuth (1967 :
62), Cogger (1983 : 245).
= Gonocephalus spinipes (A. Duméril, 1851).
Agama spinosa Duméril et Bibron, 1837, non Gray, 1831, Erpét. génér., 4 : 502-505, pl. 41 bis,
fig. 2.
Syntypes : MHNP 2608 (2122), 165 (88)mm; Ag 340; Cap de Bonne-Espérance; sans
nom de donateur (également type de Agama aspera Daudin, 1802). MHNP 393 (2124), 168
(75)mm; Ag 34017. MHNP 2607 (2119), 71 (30)mm; 2607A, 77 (35)mm; Ag 34013. MHNP
2609 (2123), 158 (91)mm; Tg 34016. MHNP 2615 (2120), 59 (25)mm; .4g 34014. MHNP 6604
(2125), 186 (100)mm; 6604A, 164 (79)mm; Ag 340/8. MHNP 6936 (2126), 180 (99)mm;
6936A, 170 (87?)mm; Ag 340/11. MHNP 6937 (2121), 121 (57)mm; Ag 340/5. MHNP 7492
— 45
(2187 zêta), 185 (90)inm; monté; Ag 340II3. MHNP 7493 (2187 éta), 180 (102)mm; monté;
Ag 340114. Tous du Cap; par Delalande.
« L’agame épineux... 173 (80)mm... Les divers échantillons de l’Agame épineux que
possède le Muséum d’Histoire naturelle ont été recueillis au cap de bonne-Espérance par
MM. Péron et Lesueur, par feu Delalande, par MM. Quoy et Gaimard et M. J. Verreaux. »
(D.B.)
De ces nombreux syntypes ne subsistent plus que ceux dus à Delalande et un spécimen
de donateur inconnu. Signalés par C. et A. Duméril (1851 : 103) ces types ne le sont pas par
Guibé (1954).
Wermuth (1967 : 14) ne voit dans le binôme de Duméril et Bibron qu’un « nomen
substitutum pro Lacerta hispida Linnaeus 1758 »; on ne peut le suivre sur ce point car ils
considéraient leur taxon comme regroupant Lacerta hispida, Cordylus orbicularis Laurenti,
Agama aspera Daudin...
La synonymie de A, spinosa avec A. hispida, proposée par Gray (1845 ; 257), n’a pas été
remise en question (Boulenger, 1885 : 349). Le binôme se retrouve aujourd’hui dans la
synonymie de la sous-espèce nominative alors que Wermuth reconnaît cinq autres sous-
espèces, répartition acceptée par Welch (1982 ; 47-48).
= Agama hispida hispida (Linné, 1758).
Lophyrus spinosus A. Duméril, in C. et A. Duméril, 1851, Catal. Reptiles : 91-92, n° 1 ter;
Erpét. génér. 1854, 9 : 276 (répertoire); Archs Mus. Hist, nat., Paris, 1856, 8 (4) :
569-570.
Holotype par monotypie : MHNP 6896 (2013), 575 (420)mm; Ag 25711-, Samboangan,
Mindanao, Philippines; Astrolabe.
« Lophure épineux... 565 (425)mm... Samboangan (île Mindanao, arch, des Philippines) :
MM. Hombron et Jacquinot. Type. Unique. » (D.)
Guibé (1954 : 27, n» 119).
Lors de la description originale, A. Duméril créditait du nom Hombron et Jacquinot
(Voy. Pôle Sud... Rept. pl. 3) précisant « sans texte » et mettait dans la synonymie de l’espèce
Bronchocela marmorata, décrit par Gray (1845 : 242). La planche est bien parue avant 1851.
mais elle ne porte, pour toute légende, que « Lophyre épineux Nob. » A. Duméril est donc
bien l’auteur du binôme latin.
L’existence d’une description reposant sur un spécimen différant du matériel de Gray fait
du binôme de Duméril plus qu’un nomen substitutum comme l’affirme Wermuth (1967 : 39).
Le nom de Gray n’en a pas moins la priorité encore que Boulenger (1885 ; 318) ne la
proposait qu’avec doute, aussi bien pour la figure de Hombron et Jacquinot que pour le
binôme de Duméril.
= Calotes marmoratus marmoratus (Gray, 1845).
— 46
Calotes (Mecolepis) sulcatus A. Duméril in C. et A. Duméril, 1851, Catal. Reptiles : 89, n° 9;
Archs Mus. Hist, nat., Paris, 1856, 8 (4) : 567-568, pi. 24, fig. 3.
Syntypes : MHNP 2559 (2009), 165 (112)mm; 2559A, 166 (116)mm; 24213. MHNP
6893 (2008), 238 (173)mm; 6893A, 240 (161)mm; Ag 24212. Indes (Monts Nilgherry);
Perrotet.
« Mécolépide sillonné... 260 (190)mm... Monts Nilgherry (Indes orient.) : M. Perrotet.
Types. — Adultes et jeune âge. » (D.)
Pour une raison inconnue, cette espèce n’est pas signalée dans le « Répertoire » établi en
1854 par A. Duméril (Erpét. génér., 9 : 214-432). La présence des types dans les collections de
Paris est signalée par Smith (1935 ; 178) et par Guibé (1954 : 31, n° 140).
La synonymie avec Salea horsfieldii Gray, 1845, proposée par Boulenger (1885 ; 312),
n’a pas été remise en cause depuis : Smith (1935 : 178), Wermuth (1967 : 96).
= Salea horsfieldii Gray, 1845.
Uromastyx temporalis Valenciennes, 1854, C. r. hebd. Séanc. Acad. Sci., Paris, 39 (2) : 89-
90.
« Je propose de désigner cette nouvelle espèce par le nom de Fouette-queue temporal, afin
de rappeler le caractère spécifique tiré des plaques de la tempe... 280 mm... Les Arabes donnent
à cet animal le nom de Dobb. Il a été trouvé entre Aquebly et Djebbel-Hoggar, par un homme
de l’oasis du Tenat, qui faisait partie d’une caravane revenant du royaume nègre des
Houassa...
« Son Excellence M. le Maréchal Ministre de la Guerre a bien voulu me remettre la peau
de ce Reptile pour faire placer ce Saurien dans les collections erpétologiques du Muséum
d’Histoire naturelle. » (V.)
Nous n’avons pas trouvé trace d’éléments permettant de confirmer que ce spécimen est
bien entré dans les collections auxquelles il était destiné.
Mertens (1962 : 430), donnant rang de sous-espèce à'Uromastyx acanthinurus à U. geyri
Müller, 1922, place, avec doute et malgré son antériorité, le taxon de Valenciennes dans sa
synonymie. Il base le rapprochement sur les terra typica des spécimens et justifie le rejet de
temporalis en ces termes : « Da die Beschreibung von temporalis nicht ausreichend und der
Typus offenbar verloren gegangen ist, muss jedoch erst weiteres topotypisches Material von
temporalis den Status diesen Form klâren, deren Beschuppungsmerkmale (...) ganz offensicht-
lich bedeutunglos sind ».
La sous-espèce est admise par Wermuth (1967 : 101) et par Welch (1982 : 51).
= ? Uromastyx acanthinurus geyri (L. Müller, 1922).
— 47
Agama Tiedemann! Kuhl, 1820, Beitr. Zool. vergl. Anat., Abt. 1 : 109-113.
Syntype : MHNP 2548 (1995); Ag 26311-, Pondichéry; Leschenault.
« Pondichéry, woher Lechenault vor kurzem dem Pariser Museum mehrere Exemplare
iibersandte... 10 Zoll 6 Linien... unserm verdientsvollen Tiedemann... » (K.)
La présence dans les collections de Paris de spécimens en provenance de Pondichéry, dus à
Leschenault, est signalée par C. et A. Duméril (1851 : 87) mais omise par Guibé (1954). Des
exemplaires de la description originale il n’en subsiste plus qu’un. Ce spécimen, prêté en 1980
au Dr Ulrich Grüber de Munich, n’a pas encore été rendu malgré de nombreuses
réclamations.
Après avoir été accepté par Kaup (1827 : 619), Gray (1831 : 55), Wiegmann (1834 : 14),
le binôme fut placé par Duméril et Bibron (1837 : 405) dans la synonymie de Calotes
versicolor, ce qui n’a pas été remis en cause depuis : Gray (1845 : 243), Boulenger (1885 :
321), Smith (1935 : 184), Wermuth (1967 : 41). Un certain nombre d’auteurs, comme
Duméril et Bibron, Smith, utilisèrent une orthographe fautive : liedmanni.
= Calotes versicolor (Daudin, 1802).
Lophyrus tigrinus Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 421-425, pl. 41.
« Le lophyre tigré... 368 (220)mm... Le Lophyre tigré habite Amboine et Java. » (D.B.)
La description originale ne donne pas d’indication précise sur la série-type mais il
s’agissait manifestement de plusieurs individus d’âges divers. Quelques pages avant la
description, les auteurs de l’Erpétologie générale écrivaient (p. 412) : « L’établissement du
genre Lophyre date de l’époque de la publication de la Zoologie analytique. L’espèce alors
unique qui y donna lieu est un Saurien fort remarquable, dont Séba a publié la figure ' sous le
nom de Lacerta tigrina, d’après un individu qui, par suite de la conquête de la Hollande par
nos armées, a passé de la collection du Stathouder dans le musée de Paris ». C. et A. Duméril
confirmaient par la suite (1851 : 92) « Java? : du cabinet du Stahouder Type du genre
Lophyre Duméril, Zool. analytique, 1806, p. 81 ». Il ne s’agit donc nullement de l’holotype du
taxon comme le donnait Guibé (1954 : 28, n° 128). On peut admettre qu’il a, alors, désigné le
lectotype. Ce spécimen, avec le n“ MHNP 2564 (2019), n’a pas été retrouvé lors du présent
récolement dans la flûte Ag 155 où il aurait dû se trouver.
L’espèce-type du genre Lophyrus C. Duméril, 1806 non Poli, 1791 nec Latreille, 1802, nec
Vieillot, 1816, est bien, par monotypie, Lacerta tigrina et non Iguana chamaeleontina Laurenti,
1768 comme l’écrit Wermuth (1967 : 55).
Kaup (1825 ; 590, pl. III p.p.) créa le genre Gonocephalus : « Ag. tigrina bildet eine eigne
Gattung... Gonocephalus... » dont tigrina devenait l’espèce-type par monotypie. C’est à tort
que Wermuth (1967 : 55) écrivait : « Species typica : nicht genannt,... » Diverses altérations
1. « Lacerta, Tigrina, pectinata, Americana, Ascatabo.i dicta ». Séba, Thés. I : 157, pl. 100 fig. 2.
48 —
du nom furent proposées : Goniocephalus (Kaup, 1827 ; 611, 614), Gonyocephalus (Wagler,
1830 : 132, 150, 348).
Duméril et Bibron signalaient dans leur synonymie Iguana chamaelontina Laurenti dont
la priorité est indiscutable. Cette synonymie fut d’ailleurs acceptée par tous les auteurs
ultérieurs. Cependant, pour Boulenger (1885 : 285, 286), L. tigrinus D. & B. comprendrait,
outre Gonyocephalus chamaeleontinus, G. kuhlii (Schlegel, 1848) qu’il considérait alors comme
constituant une espèce valide ce que ne reconnaît pas Wermuth (1967 : 58).
= Gonocepfialus chamaeleontinus (Laurenti, 1768).
Draco Timoriensis Kuhl, 1820, Beilr. Zool. vergl. Anal., Abt. 1 : 103.
« Draco timoriensis Peron... Timor secundum Peron... In Museo Parisiensi?. » (K.)
La présence d’un type dans les collections de Paris n’est évoquée qu’avec doute par Kuhl.
L’absence de sa mention par C. et A. Duméril (1851) permet de considérer que, s’il a jamais
existé, il est aujourd’hui perdu.
Kuhl, comme plus tard Duméril et Bibron (1837 : 454), attribue l’espèce à Péron en se
référant à un manuscrit ou à une mention manuscrite. Mais, en l’absence d’élément établissant
la contribution de Péron, la paternité de l’espèce revient à Kuhl.
Pour Duméril et Bibron : « Cette espèce a tant de rapports avec la précédente {D.
daudinii), qu’elle pourrait n’en être qu’une simple variété, particulière à l’île de Timor ».
Après avoir été acceptée comme valide par Fitzinger (1843 : 51) et, sous le nom de
timorensis, par Gray (1845 : 233), Boulenger (1885 : 261), de Rooij (1915 : 74), l’espèce a été
ramenée au rang de sous-espèce de D. volans par Hennig (1936 : 182) ce qu’admettent
Wermuth (1967 : 55) et Musters (1983 ; 91).
= Draco volans timoriensis Kuhl, 1820.
Agama Tournevillei Lataste, 1880, Le Naturaliste, Paris, 38 : 325. (Tiré à part : 5-7.)
« ...à mon ami A. Tourneville, modeste et désintéressé collaborateur de mes travaux...
Ouargla, un seul individu... 185 (119)mm... » (L.)
L’holotype, par monotypie, ne se trouve pas dans les collections de Paris, pas plus qu’au
British Museum (N.H.), il est vraisemblablement perdu. L’espèce a été réétudiée par
Boulenger (1885 : 341, tournevillii-, 1919 : 111-115). Dans le second travail il concluait à la
validité du taxon. Pour Pasteur et Bons (1960 : 102-103) il s’agirait d’une sous-espèce d'A.
fiavimaculatus (Rüppell, 1835). Wermuth (1967 : 25) donne le taxon comme espèce mais, avec
un doute, tandis que pour Welch (1982 : 50) l’espèce serait valide. A noter que ce dernier se
réfère au travail de Pasteur et Bons qui n’admettaient que le rang de sous-espèce!
= ? Agama fiavimaculatus tournevillei (Lataste, 1880).
49 —
Arpephorus tricinctus A. Duméril in C. et A. Duméril, 1851, Catal. Reptiles : 93, n“ 1 ;
Rev. zooL, 1851 (5) : 213, pi. 7; Arclis Mus. Hist, nat., Paris, 1856, 8 (4) : 571-
572.
Holotype par monotypie : MHNP 623 (2020), 166 (82) mm; Ag 122-, Java.
« Arpéphore trois bandes... trois larges bandes transversales d'un jaune vif... 168
(83) mm... Java. Type. Unique. » (D.)
Fig. I
Hololype d'Arpephorus Iricinclus A. Duméril, 1851, MHNP 623.
— 50 —
La présence du spécimen dans les collections de Paris est signalée par Guibé (1954 : 32,
n° 146). Pour une raison inconnue, cette espèce et ce genre ne sont pas signalés dans le
« Répertoire » établi en 1854 par A. Duméril (Erpét. génér., 9 : 214-432).
La validité du taxon, espèce-type du genre par monotypie, n’a pas été remise en cause,
mais Boulenger (1885 : 279) a transformé le nom du genre en Harpesaurus, le nom proposé
par Duméril étant préoccupé par un nom de coléoptère Arpephorus Stephens, 1829.
Le genre comprend pour Wermuth (1967 : 62-63) cinq espèces, H. tricinctus étant
l’espèce-type qui, selon Wermuth, ne serait connue que par l’holotype.
= Harpesaurus tricinctus (A. Duméril, 1851).
Calotes (Mecolepis) trispinosus A. Duméril in C. et A. Duméril, 1851, Catal. Reptiles ; 88,
n“ 8; Archs. Mus. Hist, nat., Paris, 1856, 8 (4) ; 564-565, pl. 24, fig. 1.
Holotype par monotypie : MHNP 2558 (2006), 289 (200)mm; Ag 242; Indes (Monts
Nilgherry); Perrotet.
« Mécolépide tri-épineux... trois rangs parallèles d’épines... 290 (200)mm... Monts
Nilgherry (Indes orient.) : M. Perrotet. Type. Unique. » (D.)
Pour une raison inconnue cette espèce n’est pas signalée dans le « Répertoire » établi en
1854 par A. Duméril (Erpét. génér., 9 : 214-432). La présence du type dans les collections de
Paris est signalée par Smith (1935 : 178) et par Guibé (1954 ; 31, n° 141) mais par ce dernier
avec une dimension erronée.
La synonymie avec Salea horsfieldii Gray, 1845, proposée par Boulenger (1885 : 312),
n’a pas été remise en cause : Smith (1935 : 178), Wermuth (1967 ; 96).
= Salea horsfieldii Gray, 1845.
Calotes tropidogaster Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 413-416.
Syntypes : MHNP 5076 (2011), 221 (128)mm; 6895 (2010), 124 (74)mm; /tg 203; l’un et
l’autre de Cochinchine ; par Diard. (Également syntypes de Calotes lepidogaster Cuvier, 1 829.)
Duméril et Bibron ont créé ce binôme en croyant corriger une erreur de Cuvier (cf.
article Calotes lepidogaster) ; ils n’en ont pas moins établi un nom valable du fait de l’existence
d’un minimum de description, nom qui ne peut être attribué à Cuvier. Les auteurs de
l’Erpétologie générale considéraient d’ailleurs qu’il s’agissait d’un synonyme d'Acantliosaura
armata (Hardwicke et Gray, 1827).
= Acanthosaura lepidogaster (Cuvier, 1829).
Agama versicolor Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., an X, 3 : 395-397, pl. 44.
« L’agame arlequiné, à deux raies... J’ai trouvé deux individus de ce joli et brillant saurien
dans la collection du museum d’histoire naturelle de Paris :... » (D.)
— 51
Daudin n’indique pas l’origine de ces deux spécimens; il ne mentionne pas non plus
clairement la patrie de l’espèce qu’il décrit, le reconnaissant cependant dans une planche de
SÉBA représentant un lézard du Brésil. Kuhl (1820 : 114) a cru pouvoir écrire : « ist nicht von
Brasilien, wie Daudin glaubt, sondern von Pondichéry, von wo Leschenault 5 Exemplare nacht
Paris geschickt,... ». Wermuth (1967 ; 41) est, selon nous, plus près de la vérité lorsqu’il écrit :
« Terra typica nicht angegeben » mais, après Taylor (1953 : 1566), il commet une erreur
lorsqu’il poursuit « Terra typica designata (M. A. Smith, 1935) : Pondicherry ». Smith (1935 :
189) a en effet écrit ; « type loc. India; Paris ». Le dernier mot signifiant que selon lui les types
étaient à Paris. Qu’en est-il en réalité? On trouve dans C. et A. Duméril (1851 : 87)
l’indication suivante : « Indes orientales... sans nom de donateur Types? de l’Agame arlequiné
à deux raies, Ag. versicolor Daudin,... ». Ces spécimens, qui étaient peut-être les syntypes,
n’appartenaient déjà plus aux collections de Paris en 1864 lors du récolement où furent
enregistrés tous les spécimens sur le plus ancien registre à notre disposition. Il ne subsiste donc
plus du matériel-type que la figure originale.
La validité du taxon n’a pas été remise en cause, mais l’espèce, décrite dans le genre
Agama, fut transférée dans le genre Calotes par Fitzinger (1826 : 49), attribution acceptée par
tous les auteurs : Duméril et Bibron (1837 : 405), Gray (1845 : 243), Boulenger (1885 : 321),
Wermuth (1967 : 41).
= Calotes versicolor (Daudin, 1802).
Draco viridis Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., an X, 3 : 301-306, pl. 41.
« Le dragon verd... Selon Bontius, ce joli reptile, assez commun dans l’île de Java,... » (D.)
Il n’y a pas de référence à un matériel particulier susceptible d’être retenu comme support
du nom, le matériel-type est donc réduit à la figure. La terra typica n’est donnée que d’après
Bontius. Pour certains auteurs, D. viridis n’est qu’un nomen substitulum de D. volons, tandis
que d’autres le reconnaissent dans le quinquefasciatus Gray (cf. Hennig, 1936 : 176, n.) dont
Draco viridis Kuhl, 1820 {non Daudin) est synonyme.
Fitzinger (1843 : 15, 50) donnait, pour espèce-type du genre Draco, D. viridis Daudin
alors que D. volons Linné, 1758 l’était déjà par monotypie.
= Draco volans volons Linné, 1758.
Stellio vulgaris Latreille, 1802, Soninni et Latreille, Hist. nat. Rept., 2 : 22-24.
Syntype ; MHNP 2624 (2150), 157 (94)mm; Ag S56I5; Empire Ottoman; voyage
d’OLIVIER.
« Le Stellion commun, Stellio vulgaris... Sa patrie est l’Afrique. Je parle du pays où il est le
plus commun... Cet animal est très abondant en Égypte... » (L.) Aucune indication sur une
éventuelle série-type.
La même année, mais après Latreille, Daudin (1802, 4 : 16-23) utilisa le même binôme :
« Le stellion proprement dit ou le stellion des anciens... le nom de stellion doit évidemment
— 52 —
appartenir à celui que j’ai maintenant sous les yeux, et qui est placé dans la galerie du museum
d’histoire naturelle de Paris, puisque le dos de cet animal est revêtu de quelques grandes
écailles environnées de petites ».
Ce spécimen, enregistré dans les collections comme Stellio vulgaris Latreille et connu pour
avoir été rapporté de l’empire ottoman par Olivier (C. et A. Duméril, 1851 : 105), peut
légitimement être considéré comme un des syntypes utilisés par les premiers auteurs puisqu’il
se trouvait en collection avant 1802 et que Daudin se réfère expressément à un spécimen du
Muséum, spécimen que Latreille ne peut manquer d’avoir vu. Guibé (1954) ne le signale pas.
Gray (1845 : 255) plaçait l’espèce de Latreille dans la synonymie de Stellio corciylina,
puis Boulenger (1885 : 368) dans celle d'Agama stellio ce qui fut admis jusqu’à ce que
Schmidt et Marx (1956 : 26) réhabilitent le taxon : « the north Egyptian stellio might be
distinct... is characterized by its gray ground color (in our preserved specimens) and by having
small mid-dorsal scales posteriorly. The name Agama stellio vulgaris Sonnini and Latreille
appears to be available for this form ». La sous-espèce a été généralement acceptée (Wermuth,
1967 : 25; Welch, 1982 : 50).
Mertens et Wermuth (1960 : 82) ont proposé la Basse Égypte comme terra typica
restricta de Stellio vulgaris.
= Agama stellio vulgaris (Latreille, 1802).
Stellio vulgaris Ménestriés, 1832, non Latreille, Cat. raisonné : 64, n° 219.
« Il est très commun sur les rochers près de Bakou, ainsi que sur les montagnes de
Talyche, près de Zouvant; seulement pendant l’ardeur du soleil. » (M.)
Aucun spécimen des collections du Muséum de Paris d’Agamidés ne peut être rattaché
aux récoltes de Ménestriés.
Gray (1845 : 255) plaça ce binôme dans la synonymie de Stellio caucasicus, émendation
injustifiée pour S. caucasius ', C. et A. Duméril (1851 : 105) dans celle de Stellio caucasius puis
Boulenger (1885 : 367) d'Agama caucasica. Cette attribution ne fut pas remise en doute.
= Agama caucasia (Eichwald, 1831).
1. Cf. Orlowa, 1981, n. p. 136,
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Achevé d'imprimer le 27 janvier 1989.
Le Bulletin du 2‘ trimestre de l’année 1988 a été diffusé le 14 octobre 1988.
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MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Collection à périodicité irrégulière. Parait depuis 1935. A partir de 1950, les Mémoires se subdivisent
en quatre séries spécialisées : A, Zoologie; B, Botanique; C, Sciences de la Terre; D, Sciences physico-chi¬
mique. (Format in-4°).
Dernières parutions dans la série A
T. 116 — Betsch (Jean-Marie). — Éléments pour une monographie des Collemboles Symphypléones (Hexa¬
podes, Aptérygotes). 1980, 229 p., 65 fig.
T. 117 — Illo (Paul L.) & Dudley (Patricia L.). — The family Ascidicolidae and its subfamilies (Copepoda,
Cyclopoida), with deceptions of new species. 1980, 193 p., 62 fig.
T. 118 — Tillier (Simon). — Gastéropodes terrestres et fluviatiles de Guyane française. 1980. 190 p., fig. 6 pl.
T. 119 — Golvan (Yves), Combes (Claude), Euzeby (Jacques) et Salvat (Bernard). — Enquête d’épidémio¬
logie écologique sur la schistosomose à Schistosoma mansoni en Guadeloupe (Antilles françaises). 1981,
229 p., fig., 3 pl.
T. 120 — Muf»oz-(iuEVAS (Arturo). — Développement, rudimentation et régression de l’œil chez les Opiliens
(Arachnida). Recherches morphologiques, physiologiques et expérimentales. 1981, 117 p., fig., 10 pl.
T. 121 — Huqot (Jean-Pierre). — Les Syphaciinae (Oxyuridae) parasites de Sciuridés. Évolution des genres
Syphatineria et Syphabulea. 1981, 64 p., fig.
T. 122 — Feuce (Suzanne). — Étude anthropologique des quatre squelettes de Kader des monts Anémalé (Inde).
1981, 65 fig.
T. 123 — Deuxième Symposium sur la spécificité parasitaire des parasites de Vertébrés. 1982, 326 p., fig.
T. 124 — Paulian (Renaud). — Révision des Cératocanthides (Coleoptera, Scarabaeoidea) d’Amérique du Sud.
1982, 110 p., fig., 18 pl.
T. 125 — Monniot (Claude) et Monniot (Françoise). — Les Ascidies antarctiques et subantarctiques : mor¬
phologie et biogéographie. 1983. 168 p., 27 fig., 5 tabl., 7 pl.
T. 126 — Clastrier (Jean). — Ceratopogonidae des fies Seychelles (Diptera, Hematocera). 1983. 83 p., 38 fig.
T. 127 — Holyak (D. L) et Thibaud (J.-C.). — Contribution à l’étude des oiseaux de Polynésie orientale.
1984, 209 p., 22 fig.
T. 128 — Rougeot (Pierre-Claude). — Missions entomologiques en Éthiopie 1976-1982. Fasc. IL 1984, 93 p.,
9 fig., 18 pl.
T. 129 — Leooyer (Michel). — Les Gammariens (Crustacea, Amphipoda) des herbiers de phanérogames
marines de Nouvelle-Calédonie (région de Nouméa). 1984, 113 p., 48 fig.
T. 130 — Descamps (Marius). — Revue préliminaire de la tribu des Copiocerini (Orth. Acrididae). 1984, 72 p.,
136 fig.
T. 131 — Dubois (Alain). — La nomenclature supragénérique des Amphibiens Anoures. 1984, 64 p., 1 pl.
T. 132 — Vertébrés et forêts tropicales humides d’Afrique et d’Amérique. Entretiens du Muséum, décembre 1982.
1986, 304 p., 8 pl.
T. 133 — Résultats des campagnes MUSORSTOM I et IL Philippines, tome 2. .1986, 526 p., fig., pl.
T. 134 — Bryooo (Edouard-R.). — Les Gerrhosaurinae de Madagascar. Sauria (Cordylidae). 1985, 65 p., 18 fig.
T. 135 — Lemire (Michel). — Contribution à l’étude des fosses nasales des Sauriens. Anatomie fonctionnelle de
la glande « à sels » des Lézards déserticoles. 1986, 148 p., 33 fig.. Il pl.
T. 136 — Monniot (C.) et Monniot (F.). — Les Ascidies de Polynésie française. 1987, 160 p., 55 pl. dessins,
5 pl. photos.
T. 137. — Forest (J.). — Les Pylochelidae ou «Pagures symétriques» (Crustacea Coenobitoidea). Résultats des
campagnes MUSORSTOM : Philippines. Tome 3. 1987, 274 p., 82 fig., 9 pl. phot.
T. 138. — Érard (C.). — Écologie et comportement des gobes-mouches (Aves : Muscicapinae, Platysteirinae,
Monarchinae) du Nord-Est du Gabon. Vol. I : Morphologie des espèces et organisation du peuplement. 1987,
256 p., 94 fig., I carte, 10 pl. phot.
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