ISSN 0181-0626
BULLETIN
du MUSÉUM NATIONAL
d’HISTOIRE NATURELLE
PUBLICATION TRIMESTRIELLE
SECTION A
zoologie
biologie et écologie
animales
4 e SÉRIE T. 11 1989 N° 3 Supplément
Juillet-Septembre 1989
BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
57, rue Cuvier, 75005 Paris
Directeur : Professeur E. R. Brygoo
Section A : ZOOLOGIE
Directeurs : Pr E. R. Brygoo et M. Vachon.
Rédactrice : P. Dupérier.
Comité scientifique : R. C. Anderson (Guelph), M. L. Bauchot (Paris),
J. Carayon (Paris), A. Chabaud (Paris), A. M. Clark (London), Y. Coi-
neau (Paris), B. Collette (Washington), J. Daget (Paris), C. Delamare
Deboutteville (Paris), J. Dorst (Paris), C. Dupuis (Paris), N. Hallé
(Paris), C. Heip (Gent), R. Killick-Kendrick (Ascot), Y. Laissus (Paris),
R. Laurent (Tucuman), C. Lévi (Paris), H. W. Levi (Cambridge, USA),
C. Monniot (Paris), G. Pasteur (Montpellier), R. Paulian (Ste Foy-la-
Grande), P. Pesson (Paris), J. Vacelet (Marseille), A, Waren (Stockholm).
P. Whitehead (London).
Un Comité de rédaction examine tous les manuscrits reçus et nomme des
rapporteurs.
Fondé en 1895, le Bulletin du Muséum d’Histoire naturelle est devenu à partir de 1907 :
Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle. Des travaux originaux relatifs aux diverses
disciplines scientifiques représentées au Muséum y sont publiés. Il s’agit essentiellement
d’études de Systématique portant sur les collections conservées dans ses laboratoires, mais
la revue est également ouverte, depuis 1970 surtout, à des articles portant sur d’autres
aspects de la Science : biologie, écologie, etc.
La l re série (années 1895 à 1928) comprend un tome par an (t. 1 à 34), divisé chacun en
fascicules regroupant divers articles.
La 2 e série (années 1929 à 1970) a la même présentation : un tome (t. 1 à 42), six fasci¬
cules par an.
La 3 e série (années 1971 à 1978) est également bimestrielle. Le Bulletin est alors divisé
en cinq Sections et les articles paraissent par fascicules séparés (sauf pour l’année 1978
où ils ont été regroupés par fascicules bimestriels). Durant ces années chaque fascicule est
numéroté à la suite (n os 1 à 522), ainsi qu’à l’intérieur de chaque Section, soit : Zoologie,
n os 1 à 356 ; Sciences de la Terre, n os 1 à 70 ; Botanique, n os 1 à 35 ; Écologie générale,
n os 1 à 42 ; Sciences physico-chimiques, n os 1 à 19.
La 4 e série débute avec l’année 1979. Le Bulletin est divisé en trois Sections : A : Zoolo¬
gie, biologie et écologie animales ; B : Botanique, biologie et écologie végétales, phyto¬
chimie (fusionnée à partir de 1981 avec la revue Adansonia) ; C : Sciences de la Terre, paléon¬
tologie, géologie, minéralogie. La revue est trimestrielle ; les articles sont regroupés en
quatre numéros par an pour chacune des Sections ; un tome annuel réunit les trois Sec¬
tions.
S’adresser :
— pour les échanges, à la Bibliothèque centrale du Muséum national d’Histoire naturelle,
38, rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75005 Paris, tél. 43-31-71-24 ; 43-31-95-60.
— pour les abonnements et achats au numéro, au Service de vente des Publications du
Muséum, 38, rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75005 Paris, tél. 43-31-71-24 ; 43-31-95-60.
C.C.P. Paris 9062-62.
— pour tout ce qui concerne la rédaction, au Secrétariat du Bulletin, 57, rue Cuvier,
75005 Paris, tél. 40-79-34-38.
Abonnements pour l’année 1989 (Prix h.t.)
Abonnement général : 1575 F.
Section A : Zoologie, biologie et écologie animales : 900 F.
Section B : Botanique, Adansonia : 420 F.
Section C : Sciences de la Terre, paléontologie, géologie, minéralogie : 420 F.
Numéro d’inscription à la Commission paritaire des publications et agences de presse : 1403 AD
BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
4' série, 11, 1989, section A (Zoologie. Biologie et Écologie animales), n° 3
SOMMAIRE
E.-R. Brygoo. — Les types d’Iguanidés (Reptiles, Sauriens) du Muséum national
d’Histoire naturelle. Catalogue critique. 3
J.-C. Ortiz et J. Lescure. — Les types d’Amphibiens Anoures du Chili dans les
collections du Muséum national d'Histoire naturelle. Catalogue critique. 113
Bull . Mus . nain . Hist , nul ., Paris , 4' sér., II, 1989.
section A, n° 3. supplément : 1-112.
Les types d’Iguanidés (Reptiles, Sauriens)
du Muséum national d’Histoire naturelle
Catalogue critique
par Édouard R. Brygoo
Résumé. - La collection du Muséum de Paris comprend les séries-types de cent soixante et onze
espèces ou sous-espèces d'Iguanidés. La nomenclature et la typification de ces taxons sont discutées ainsi
que celles de trente-huit binômes dont le matériel-type a appartenu ou aurait pu appartenir aux
collections nationales.
Abstract. — The collection of the Museum of Paris comprises type-specimens of a hundred and
seventy one species or sub-species of Iguanidae. The nomenclature and the typification are discussed for
these taxa, together with those of thirty eight binoma whose type-specimens belonged or may have
belonged the national collections.
E. R. Brygoo, Laboratoire (le Zoologie (Reptiles et Amphibiens), Muséum national d' Histoire naturelle,
25, rue Cuvier, 75231 Paris cedex 05, France.
Le catalogue présente, par ordre alphabétique, deux cent neuf noms spécifiques ou
subspécifiques d'Iguanidés dont les séries-types ont quelques rapports avec les collections
nationales du Muséum d’Histoire naturelle de Paris.
Trente-quatre noms ne sont pas représentés actuellement par des spécimens. Il s’agit soit
de spécimens perdus soit de spécimens qui n’ont pas été déposés dans les collections de Paris
alors que l’on pourrait s’attendre à les y trouver; s’y ajoutent quelques nomina nuda.
Quatre binômes correspondent à des spécimens considérés antérieurement comme ayant
appartenu à la série-type mais qu'un examen plus attentif oblige à exclure de cette série.
Cent soixante et onze binômes sont donc représentés par du matériel-type, soit soixante
holotypes, dix-neuf lectotypes, soixante-dix-neuf syntypes ou séries de syntypes et treize
paratypes ou séries de paratypes; ils correspondent à cent trois espèces ou sous-espèces
actuellement considérées comme valides et à soixante-huit taxons mis en synonymie.
Le catalogue publié en 1954 par J. Guibé, et consacré à l’ensemble des types de Lézards
des collections de Paris, mentionnait cent vingt-huit séries-types d'Iguanidés (du n° 148 au
n° 262, mais plusieurs séries pouvant se trouver sous un même numéro comme 193, 230, 232).
Quatre de ces séries ne méritaient pas la qualification de types. Nous y ajoutons trente-quatre
séries-types omises lors de ce travail et treize séries-types entrées en collection depuis 1954.
Les deux espèces retenues aujourd'hui pour valides et dues à Lacepède (1788), Lacerta
auratus (= Anolis a.) et Lacerta roquet (= Anolis /•.), ne sont plus représentées dans les
— 4 —
collections de Paris. Le type le plus ancien est celui de Lacertu cornuta Bonnaterre, 1789
(= Atwlis c.). Par ordre d’ancienneté viennent ensuite quatre types de Latreille (1801), trois
de Daudin (1802) et quatre de Cuvier (1817, 1829). Si l’on considère non plus l'ancienneté
mais l’importance du nombre des séries-types selon les auteurs, les collections possèdent
quarante-huit séries-types correspondant à des espèces décrites par Duméril et Bibron (1837)
dont trente et une pour des espèces valides. Le groupe le plus important est ensuite celui dû à
Bocourt (c. 1870) : trente-neuf séries-types dont vingt-six pour des espèces valides.
Peut-être moins attendus dans les collections de Paris, se trouvent également quatre types
de Bell et deux de J. E. Gray.
Les noms de Cocteau
Les binômes d’Iguanidés créés par Cocteau et publiés dans 1' « Histoire physique,
politique et naturelle de l’île de Cuba de Ramon de La Sagra » posent un problème de date. Le
même matériel fut en effet étudié simultanément par Duméril et Bibron qui publièrent, avec le
même nom, un nom altéré ou même un nom nouveau, la description des mêmes espèces sur les
mêmes spécimens. Si la date de publication du volume 4 de l’Erpétologie générale est bien
connue, 1837, il n’en est pas de même de celles des différentes parties de l'Histoire de file de
Cuba qui, selon Papavero (1971, 1 : 180), se seraient échelonnées entre 1842 et 1856, donc
après la sortie du volume de l’Erpétologie. Mais ce faisant, Papavero semble ignorer
l'existence d’une édition espagnole de l’ouvrage, édition antérieure à la française. Barbour
(1914 : 217-272), citant des recherches de Stejneger, admet la date de 1838 pour l’édition
espagnole avec le texte de Cocteau concernant les Lézards. Hobart S. Smith (1958 : 215-222)
a étudié les dates de publication de l'ouvrage de de La Sagra avec la contribution de
Cocteau : « According to Troschel the First Part of the Spanish edition was published in 1838
(1839, Zool. Anz., part 2 : 388-389), and the First Part of the French edition in 1839 or 1840
(1841, Zool. Anz., part 2 : 112-113)».
De plus ces dates, valables pour le texte, ne le sont pas pour les planches. Les neuf
planches d’Iguanidés qui, sur l'ouvrage définitif, portent les n os VII à XV, peintes (et
dessinées?) par Prêtre, imprimées par Bougeard, furent gravées par différents artistes :
H. Legrand, Victor (2), Visto (2), Lea, M lle Massard, Mongeot et Davesne. Certaines de
ces planches, comme c’était alors l’usage, étaient diffusées avant la sortie du texte. Dans un cas
particulier, la preuve nous en est apportée par Gabriel Bibron qui, dans une note de la
page 195 du volume des « Reptiles de l’Histoire de Cuba », à propos de la planche XXI, la
dernière de l’ouvrage, due à H. Legrand et représentant Amphisbaena caeca sensu Cocteau,
explique que le tirage s’en « trouvait fait depuis longtemps » avant qu’il ne remette le
manuscrit de Cocteau à l'impression.
Smith, après une enquête poussée, n'est pas en mesure de préciser la date de publication
des planches : « An examination of the plates, however, proved inconclusive, as the plates
themselves show no dates as to the actual drawing of them or their publication... It is possible
that the Atlas was issued in 1840. ». Mais nous avons la preuve qu’une autre planche au
moins, celle de Chamaeleolis Fernandina, était disponible avant 1837 et Stejneger (in
Barbour) écrivait : « ... of the French edition I know less, only that pis 4 and 18 were
published in 1838 ».
Pour trois des cinq binômes d’Iguanidés dont Cocteau revendiquait la paternité.
— 5 —
Chamaeleolis fernandina, Anolis vermiculatus et Anolis de la Sagra, Duméril et Bibron
signalent l’existence d’une planche correspondante; or les planches portent le nom de l'espèce
et le nom de Cocteau, il est donc légitime de les lui attribuer, en donnant comme date de
publication 1836?, l’année précédant la sortie du volume 4 de l’Erpétologie générale 1 . Par
contre, pour les deux autres noms, Anolis lucius et Anolis loysiana , en l'absence d’indication
formelle sur la diffusion d'une planche avant 1837, il est nécessaire d’attribuer les espèces à
Duméril et Bibron 2 .
Présentation
Nous avons adopté sensiblement la même présentation que pour les catalogues de types que nous
avons déjà publiés : Caméléonidés (1983), Cordylidés et Dibamidés, Scincidés (1985), Anguidés,
Varanidés (1987), Lacertidés (1988), Teiidés, Agamidés (1989).
Les taxons sont classés par ordre alphabétique des noms d’espèces et de sous-espèces, tous genres
confondus, à l'intérieur de la famille.
Après le nom original complet, avec sa référence bibliographique, viennent les renseignements sur le
matériel-type. Les anciens numéros d’enregistrement, et éventuellement de rangement, sont indiqués entre
parenthèses après les numéros actuels. La longueur totale du spécimen est donnée en millimètres, avec,
entre parenthèses, celle de la queue; un point d’interrogation indique que la queue n'est pas complète ou
qu’elle est manifestement régénérée. Le numéro du bocal de rangement du spécimen est indiqué en
caractères italiques.
Les citations qui suivent ces indications chiffrées concernant les types sont habituellement extraites de
la description originale. Pour éviter toute confusion les initiales des noms des auteurs sont rappelées entre
parenthèses.
Abréviation : MHNP = Muséum d’Histoire naturelle de Paris, devenu, au début du siècle. Muséum
national d’Histoire naturelle ; BM = British Museum (Natural History) ; MZUC = Muzeo Zoologico de
la Universidad de Concepcion; MCZ = Museum of Comparative Zoology, Harvard; USNM =
National Museum of Natural History; MZUF = Musée zoologique de l'Université de Florence.
Sceloporus acanthinus Bocourt, 1873, Annls Sci. nat., 5 e sér., Zool., 17, art. 6 ter, et Miss,
scient. Mexique, Rept., 1874, pi. XVIII, fig. 10, 10a et b, pi. XXIX, fig. 4 et 4a;
texte 1874, 3 : 180-181.
Syntypes : MHNP 3602 (1872.133), 218 (125)mm; 3602A, 156 (90)mm; Ig 752.
« Le Muséum possède deux exemplaires, rj Ç, recueillis par la Commission scientifique à
Saint Augustin, localité située sur le versant occidental du volcan d'Attitlan, à 610 mètres au-
dessus de la mer. » (B.) 210 (155)mm.
La série-type est donc bien définie, mais il n'y a pas d’indication sur l’origine du nom
spécifique. Dans la publication de 1873, le binôme comporte une double faute typographique :
« Sceleporus acathliinus ». Smith (1939: 74) a utilisé la date exacte et relevé la faute
typographique. Cette publication semble d’ailleurs avoir échappé à Boulenger (1881 : 221 ;
1897 : 496) et à certains auteurs ultérieurs qui retiennent encore pour date 1874.
La validité du binôme n’a d’abord pas été remise en cause : Boulenger, Smith, (l.c.)
Guibé (1954 : 43, n° 111). Ce dernier considère les deux spécimens comme des « holotypes ».
1. Pour Anolis vermiculatus . Duméril et Bibron attribuent d'ailleurs l'espèce à Cocteau.
2. A propos d ' A . loysiana . Duméril et Bibron indiquent « non encore publié ».
- 6
Mais Smith et Taylor (1950 : 108) puis Stuart (1971 : 235) considèrent qu’il s'agit d'une
sous-espèce de 5. malacliiticus Cope, 1864.
= Sceloporus malachiticus acanthinus Bocourt, 1873.
Iguana (Cyclura) acanthura Blainville, 1835, non Shaw, 1802. Nies Annls Mus. Hist, nat.,
Paris', 4 : 228, pi. XXIV, fig. 1 et la.
Lectotype (Guibé, 1954) : MHNP 2245 (1732), 278 (144?) mm; Ig 324.
Paralectotype : MHNP 2243 (1729), 454 (258?)mm, main gauche amputée; Ig 524!I.
L’un et l'autre de Californie, Botta.
« ... à la queue, toutes écailles sont épineuses. » (B.) Une erreur typographique altère
Iguana en Ignana.
Les premiers auteurs, Duméril et Bibron (1837 : 222-224), Gray (1845 : 191), C. et
A. Duméril (1851 : 64), Bocourt (1874 : 138-140) ont assimilé le Cyclure acanthure de
Blainville, qui provenait de Californie, à celui de Shaw, espèce du Mexique.
Bocourt (1882 : 47), sur l'avis de Dugès, reconnut qu'il s’agissait d'une autre espèce qu’il
nomma Ctenosaura interrupta (cf. cet article). Boulenger (1885 : 197) plaça acanthura
Blainville et interrupta Bocourt dans la synonymie de Ctenosaura hemilopha (Cope, 1863),
synonymie confirmée par Cope (1900 ; 238) et par Bailey (1928 : 17). Etheridge (1982 : 81)
omet ce binôme.
Bocourt signale « les spécimens rapportés de Californie par M. Botta », il ne peut donc y
avoir d'holotype comme le voudrait Guibé (1954 : 42, n° 203) qui ne cite que le seul MHNP
2245 ; il a alors désigné le lectotype.
Le MHNP 2243 comprenait à l'origine deux spécimens, l'un d'eux fit l'objet de la sortie
n° 6 en 1895.
= Ctenosaura hemilopha (Cope, 1863).
Cyclura acanthura Duméril et Bibron, 1837, non Shaw, 1802, Erpét. génér., 4 : 222-224.
Syntype : MHNP 2843 (1729B), 235 (211) mm; Ig 321/1 ; Basse Californie, Botta.
« Le cyclure acanthure ... L’origine de l'un des deux individus dont il vient d’être question
ne nous est pas connue; mais l’autre a été rapporté de Californie par M. Botta. » (D.B.)
Bocourt (1882 : 47) donne des précisions sur les deux spécimens : « Duméril et Bibron
ont décrit le Ctenosaura acanthura d'après deux individus bien différents : l'un en peau, acheté
à un marchand de Paris, se rapporte bien au Lacerta acanthura de Shaw; mais l'autre,
conservé dans l'alcool et recueilli en Californie par Botta, appartient à une autre espèce
désignée ici sous le nom de Ct. interrupta , ... » (cf. cet article).
Le spécimen en peau n’a semble-t-il pas été conservé; C. et A. Duméril (1851) ne le
signalent pas, Guibé (1954) ne traite pas de cette série-type.
Cope (1887 : 33) ne plaça d'abord que partiellement le C. acanthura de Duméril et Bibron
7 —
dans la synonymie de son C. hemilopha mais, ultérieurement, il semblait admettre l’identité
totale. Il fut suivi par Bailey (1928 : 17). Etheridge (1982 : 17) omet ce binôme.
= p.p. Ctenosaura acanthura (Shaw, 1802).
= p.p. Ctenosaura hemilopha hemilopha (Cope, 1863).
Pachycercus aculeatus A. Duméril, 1854, Rev. Magasin Zoologie, 2 e s., 6 : 239, 548-562,
pi. 12, fig. 1 à 4.
Bien qu'il ait été de l’intention clairement exprimée d’Auguste Duméril de considérer
pour auteurs de l’espèce Alfred Dugès et Séraphin Braconnier qui avaient proposé cette
dénomination, Duméril, au sens du Code, en est le seul auteur.
Le binôme apparaît d'abord comme nomen nudum , page 239, dans une lettre à l’éditeur :
« ... Le Muséum a reçu de Pérou un Saurien d’apparence bizarre... En raison des particularités
qu’il présente ce Reptile deviendra le type d’un genre nouveau sous le nom de Pachycercus.
Cette dénomination est proposée par MM. Alfred Dugès et Séraphin Braconnier, et ils
nomment l’espèce, jusqu’à ce jour unique dans le genre, Pachycercus aculeatus.
« Je vous adresse pour la Revue... un dessin représentant ce Saurien, avec une description
que je vous prie de vouloir bien insérer dans votre intéressant recueil ».
La description annoncée intervient, pages 548-562, dans le corps d’un article : « Le
Pachycerque épineux... Il nous serait impossible de décrire très-exactement l’intérieur de la
bouche, le seul exemplaire que possède le Musée ayant eu cette région en partie détruite... 98
(29)mm... Patrie : Province de Saint-Paul (Brésil). L’exemplaire que nous avons eu entre les
mains avait été desséché; il a été remis ensuite dans l'alcool : les mesures données plus haut
peuvent donc avoir été modifiées par cette dessication primitive, qui, du reste, a très-peu altéré
l’animal. » (D.)
L’espèce est, par monotypie, espèce-type du genre.
L’année suivante, A. Duméril (1855 : 155) reconnaît l’identité de l’espèce de Dugès et
Braconnier avec XHoplocercus spinosus de Litzinger, synonymie qui n’a pas été remise en
cause : A. Duméril (1856 : 562), Boulenger (1885 : 199), Peters et Donoso-Barros (1970 :
148).
Aucun spécimen de la collection de Paris ne correspond à l’holotype. Celui-ci doit être
considéré comme perdu; il n’en subsiste plus que la figure, sous le nom de Pachycerque
aiguillonné et non de P. épineux.
= Hoplocercus spinosus Litzinger, 1843.
Anolis alligator Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 134-139.
Lectotype (Guibé, 1954): MHNP 784 (1638), 205 (128)mm; Ig 55/2 ; Martinique; Plée.
Paralectotype : MHNP 6791 (1639), 178 (120)mm ; 6791 A, 110 (42?)mm ; 6791 B. 168(115)mm;
Ig 55/1 ; Martinique, Droz.
« L’Anolis à tête de Caïman... 219 (144) mm... Nos échantillons... viennent presque tous
de la Martinique où M. Plée et M. Droz en ont recueilli plusieurs. Nous en avons un que
— 8 —
Desmarest a donné comme provenant de l’île de Cuba; mais nous doutons qu’il en soit
originaire; nous ne croyons pas davantage qu’un autre exemplaire qui a été adressé de New-
York par M. Milbert ait été réellement trouvé dans l'Amérique septentrionale.
« ... L’Anolis à tête de Caïman est depuis longtemps représenté dans l’ouvrage de Séba :
c'est celui qu’il appelle Lézard de l’île Saint-Eustache. Lacépède l’a également figuré et décrit
sous le nom de Roquet... La figure du Roquet de l’Encyclopédie méthodique étant une copie
de celle de Lacépède, se trouve par conséquent représenter aussi notre Anolis alligator. » (D.B.)
La présence des spécimens dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1851 : 57). Négligeant le fait que la série-type comprenait plusieurs individus, Guibé (1954 :
33, n° 154) ne mentionne qu’un « holotype », désignant par là même le lectotype. Barbour
(1930 : 139) mentionne la présence des types à Paris. Underwood (1959 : 207) signale les
quatre syntypes et Schwartz et Thomas (1975 : 99) l’holotype.
Gray, qui avait d'abord (1840 : 1 12) admit la validité du binôme, le place ensuite dans la
synonymie de Anolius Cepedii Merrem. Entre temps Fitzinger (1843 : 65) en avait fait un
synonyme de son Ctenonotus bimaculatus alors que, page 16, il désignait le binôme de Duméril
et Bibron comme type du genre Ptychonotus !
Boulenger (1885 : 31) réhabilite Anolis alligator. Ruthven (1923 : 143) restaure le nom
de roquet. Des auteurs ultérieurs utiliseront Anolis roquet Ruthven comme Barbour (1930 :
139), Guibé (l.c.) puis le binôme sera attribué à Lacépède (cf. article roquet).
= Anolis roquet roquet (Lacépède, 1788).
Lophyrus araucanus Lesson, 1826, in Duperrey, Voy. ... Coquille, Zool. Rept., Atlas,
pi. II fig. 1 ; et 1831, t. II : 39-40.
« Lophyre arauque ... On trouve cet animal dans la province de la Concepcion au Chili, et
principalement au-delà de la rivière Biobio sur le territoire des Araucanos. » 10 pouces 8-
10 lignes (7 p. 6 1.) (L.)
C. et A. Duméril (1851 : 81) ne signalent pas la présence du matériel-type dans les
collections de Paris et les recherches pour le retrouver ayant été négatives, celui-ci doit être
considéré comme perdu. Il ne subsiste plus que la planche.
Duméril et Bibron (1837 : 342) placent ce taxon dans la synonymie de leur Microlophus
Lessonii et plus précisément de la variété B de cette espèce, Gray (1845 : 221) dans la
synonymie de Microlophus peruvianus et Boulenger (1885 : 174) dans celle de Tropidurus
peruvianas -, il est suivi par Hellmich (1934 : 104).
Donoso-Barros (1966 : 143) réhabilite le taxon avec rang de sous-espèce.
Ortiz (1980 : 599-601) désigne la figure pour lectotype et discute de la validité de la sous-
espèce proposée par Donoso-Barros, faisant remarquer que la population considérée, celle
d’Antogasta (Chili), n'a pu être visitée par Lesson. Citant Sherbon et Woodward, 1906, avec
une référence inexacte, il donne pour date du binôme 1831, mais cette date ne concerne que le
texte; les planches ayant été diffusées séparément, rien ne s'oppose à conserver le date de 1826.
= Tropidurus peruvianus araucanus (Lesson, 1826).
9 —
Sauromalus ater A. Duméril, 1856, Archs Mus. Hist, nat., Paris, 8 (4) : 536-538, pi. 23,
fig. 3 et 3a.
Holotype : MHNP 813 (1774), 260 (133?)mm; Ig 741.
« Sauromale. ... On est frappé tout d’abord de la teinte sombre de ce reptile, et c'est ce qui
m'a déterminé à le désigner par cette épithète... 265 (135) mm... L’espèce ne nous est connue
que par un seul spécimen dont nous ignorons l'origine, et qui a été donné au Muséum par
M. Jaurès, lieutenant à bord de la frégate La Danaïde. » (D.)
L’espèce est, par monotypie, espèce-type du genre.
Bocourt (1874 : 149-151, pl. 17 bis, fig. 11, lia, 11b) redécrit et refigure le spécimen. La
présence du type dans les collections de Paris est ensuite signalée par Shaw (1945 ; 284), puis
par Smith et Taylor (1950 ; 80) qui, constatant que la terra typica est inconnue, écrivent :
« presumably one of the islands in the southern part of the Gulf of California, Baja California,
here restricted to Espiritu Santo Island ». Guibé (1954 : 52, n° 258).
La validité du binôme n’a pas été remise en cause : Boulenger (1885 : 202), Cope (1887 ;
35, 1900 : 266), Shaw, Smith et Taylor, Guibé (l.c.), Robinson (1974 : 162).
= Sauromalus ater ater , A. Duméril, 1856.
L. (acertus) auratus Lacépède, 1788, Hist. nat. Quadr. ovip., in- 12, t. 2 : 106-112 ; et synopsis ;
453, pl. 5, fig. 1 ; in-4°, t. 1 : 384-389 et table : 622, pl. 25.
Le binôme latin se trouve sous la forme abrégée utilisée en tête de cet article dans le
synopsis de l’édition in-12, mais on trouve aussi la forme Laeerta aurata dans la table de
l’édition in-4°. Le nom est donc bien de Lacépède alors que les auteurs en créditent Daudin
sous la forme Anolis auratus. La série-type était constituée par « les individus conservés au
Cabinet du Roi et particulièrement celui qui a servi pour la description contenue dans cet
article », ainsi que des figures des différentes éditions.
« Ce Quadrupède ovipare est très-commun en Amérique, ... L’individu que nous avons
décrit, & qui est conservé au Cabinet du Roi, a quinze pouces huit lignes de longueur, depuis le
bout du museau jusqu’à l’extrémité de la queue, qui est longue de onze pouces une ligne. » (L.)
La série-type de l’Anolis doré de Daudin (1802 : 89-98) comprenait d’une part les figures
données par Lacépède, auxquelles il se réfère expressément ; « Le professeur Lacépède paroît
avoir bien connu le doré, et il en a publié une figure assez correcte dans son ouvrage sur
l’histoire naturelle des quadrupèdes ovipares » et deux spécimens : « J’ai cherché, dans la
précieuse collection de reptiles qui fait partie du museum d'histoire naturelle de Paris, le reptile
qui a servi à peindre cette figure, et j’en ai découvert un individu corrompu, dans un bocal dont
l’esprit de vin étoit presqu’-entièrement évaporé. Enfin, après des recherches ultérieures, j’ai
trouvé dans ma collection d'histoire naturelle un second individu qui a été rapporté
de Surinam par M. de Bèze, médecin dans cette colonie, amateur très-zélé de l’histoire natu¬
relle, ... »
Il existe donc pour l’anolis doré sensu Daudin une terra typica bien définie, Surinam,
celle-ci n’est pas inconnue comme le voudraient Burt et Burt (1930 : 18; 1933 : 38) et Peters
et Donoso-Barros (1970 : 48) ; elle est correctement citée par Hoogmoed (1973 : 99) qui décrit
une nouvelle sous-espèce.
Wagler (1830 : 149) a fait d 'Anolis auratus Daudin l’espèce-type, par monotypie, de son
genre Norops, genre qui fut accepté : Duméril et Bibron (1837 : 81-82), Gray (1845 : 207),
Bocourt (1873, pi. XIII; 1874, pi. XVI), Boulenger (1885 : 95), Barbour (1914 : 219), Burt
et Burt (1933 : 95) bien que Fitzinger (1843) ait proposé (p. 63) de transférer l’espèce dans le
genre Laemanctus Wiegmann après avoir, il est vrai (p. 16), signalé A. auratus comme le type
de Norops Wagler.
Peters et Donoso-Barros (1970 : 48) ont réintégré l’espèce dans le genre Anolis, ce que
Vanzolini (1972 : 91), Hoogmoed (1973 : 99), Ayala (1986 : 507) suivent, attribuant l’espèce
à Daudin.
C. et A. Duméril (1851 : 55), après Duméril et Bibron, signalent l’existence dans les
collections de Paris d’un spécimen en provenance de Surinam et donné par le Musée de Leyde ;
ce spécimen (MHNP 2472) ne mesure que 72 (24?) mm, ce qui exclut qu’il s’agisse du spécimen
de Lacépède qui doit donc être considéré comme perdu.
= Anolis auratus auratus (Lacépède, 1788).
Doryphorus Azureus Cuvier var. C. et A. Duméril, 1851, Catal. méth. colh Rept. : 85.
Holotype : MHNP 6882 (1963), 217 (80)mm; Ig 861/11.
« Variété noire sans bandes transversales. Province de Para (Brésil) : MM. de Castelnau
et Em. Deville. Type. Unique. » (C.A.D.)
Ce spécimen fut, en 1855, décrit par Guichenot sous le nom de Doryphorus flaviceps-,
toutefois la localité d’origine est différente : mission de Sarayacu (Pérou), ce qui doit être
considéré comme une rectification; l'identité du spécimen est confirmée par A. Duméril
(1856 : 560). La synonymie est d’ailleurs rappelée par Boulenger (1885 : 183) et par
Etheridge ( 1968c/ : 55).
Sans doute par suite d’une erreur typographique, le nom du genre, en tête du chapitre, est
écrit Doryphurus Cuvier au lieu de Doryphorus.
La présence du spécimen dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1851 : 83) et par Guibé (1954: 41-42, n° 202).
= Uracentron flaviceps (Guichenot, 1855).
Stellio azureus Daudin, 1801, in Sonnini et Latreille, Hist. nat. Rept., 2 : 34-35 ; et
Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., an X, 4 : 36-40, pl. XLVI.
La description de Daudin est essentiellement basée d'une part sur des données fournies
par Van-Ernest et d’autre part sur l'examen d’un spécimen du Muséum de Paris.
« Le Stellion azuré de l’Amérique méridionale. ... Van-Ernest qui étoit alors à Paris, et il
m'a aussitôt remis une note ... dont j’ai profité pour la description du stellion azuré que j’ai
— 11
insérée dans l’ouvrage sur les reptiles, publié par Latreille... je chargeai Van-Ernest de
m'envoyer un dessin de ce saurien ; et il s’est empressé, à son passage en Hollande, de remplir
sa promesse. ... J’ai taché de trouver ce reptile dans la collection du museum d’histoire
naturelle de Paris; et je suis enfin parvenu à en découvrir un individu décoloré et en partie
corrompu parmi les reptiles mis au rebut. Sur le bocal il y avoit une étiquette qui annonçoit
que ce reptile venoit de Surinam. » (D.)
Latreille avait bien indiqué : « ces observations sont du citoyen Daudin ».
Tout en attribuant l’antériorité du nom spécifique à Linné, Gray (1845 : 226) signale
l'existence du spécimen de Paris. Cet individu n'est pas mentionné dans le catalogue de C. et
A. Duméril (1851); il doit être considéré comme perdu. La constitution du binôme semble
actuellement fixée : Etheridge (1968 : 50), Peters et Donoso-Barros (1970 : 273), Hoogmoed
(1973 : 192).
= Uracentron azureum (Linné, 1758).
Anolis baccatus Bocourt, 1873, Miss, scient. Mexique, Rept., pi. XIV fig. 14; 3 : 59-61.
Holotype : MHNP 126 (1607a), 109 (68)mm; Ig 3.
« Le seul exemplaire que possède le Muséum est probablement une femelle; il a été
recueilli au Mexique par M. Sallé. » (B.), 109 (69)mm.
Baccatus : orné de perles. (B.)
Boulenger (1885 : 54) admet la validité du binôme ensuite reconnue par Cope (1887 : 28)
puis par Smith et Taylor (1950 : 62).
La présence du type dans les collections de Paris est signalée par Smith et Taylor (l.c.) et
par Guibé (1954 : 36, n° 175).
Iguana bellicosa Lesson, 1828, Annls Sci. nat., 13 : 375.
Syntype : MHNP 6873 (1931), 262 (165)mm; Ig 825\ Pérou. Lesson et Garnot. (Également
lectotype de Stellio peruvianus et syntype de Microlophus lessonii.)
Le binôme a été créé par Lesson lorsqu’il présentait les résultats généraux de ses récoltes :
Pérou « par cinq degrés de latitude; mais nous n’avons à mentionner qu’un Iguane ( Iguana
bellicosa)... » suit la description de ses couleurs. (L.) Mais il avait auparavant donné à cette
même espèce le nom de Stellio peruvianus dans la légende d'une planche parue deux ans plus
tôt. Lesson écrira lui-même (1830 : 40) : « Ce reptile auquel convient mal le nom de stellio
peruvianus et d 'iguana bellicosa qu’il a reçu dans nos considérations générales... ».
Guibé (1954) omet de le signaler.
Le binôme semble avoir été complètement négligé; il n’est cité ni par Duméril et Bibron
(1837) ni par Gray (1845) ni par Boulenger (1885).
= Tropiclurus peruvianus peruvianus (Lesson, 1826).
— 12
Leiosaurus Bellii Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 242-244, pi. 39, fig. 1 et la.
Holotype : MHNP 2775 (1765), 131 (65)mm; Ig 601.
« 133 (68) mm. M. Bell, de qui nous tenons le seul exemplaire de cette espèce qui existe
dans notre Musée, nous a assuré l’avoir reçu du Mexique. » (D.B.)
Bell (1843 : 19) écrivait de son côté, à propos de ce taxon : «... the only known
specimens were presented to me by Capt. King, who obtained them during his survey, ... ».
La présence du spécimen dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1851 : 67) et par Guibé (1954 : 50, n° 245).
La validité de l’espèce n’a pas été remise en cause. Fitzinger (1843 : 16), par désignation
secondaire, en a fait l’espèce-type du genre Leiosaurus ; A. Duméril (1856, pl. 22, fig. 2) a
proposé un dessin de l’écaillure de la tête du type; Bocourt (1874 : 152, pl. 17 bis, fig. 3) a
redécrit l’espèce, sur le spécimen-type. Alors que la terra typica était en principe le Mexique,
Gray (1845 : 224) donne déjà l’espèce comme d’Amérique du Sud, ce que confirme
Boulenger (1885 : 124, Liosaurus). C. E. et M. D. Burt (1930 : 13) écrivent : « type locality,
« Mexique », no doubt in error ». Smith et Taylor (1950 ; 212) préciseront que l’aire
géographique de cette espèce est réduite à l’Argentine, ce qui n’a pas été discuté : Gallardo
(1961 : 113), Peters et Donoso-Barros (1970 : 156), Cei (1986 ; 164).
= Leiosaurus bellii Duméril et Bibron, 1837.
Diplolaemus Bibronii Bell, 1843, Zool. Voy. Beagle, Rept. : 21-22, pl. 11.
Syntypes : MHNP 1782 (1773), 188 (83)mm; MHNP 6827 (1772), 176 (82)mm; MHNP 6826
(1771), 78 (42)mm; Ig 342/5.
La description originale n’indique pas la composition de la série-type.
La présence des types dans les collections est signalée par C. et A. Duméril (1851 ; 68) :
« Port-Désiré (Patagonie) : donnés par M. Bell. Adulte et jeune âge »; A. Duméril (1856 ;
534) précise : « Le Muséum doit à la générosité de M. le docteur Bell trois exemplaires de cette
espèces (2 adultes et un jeune) ». Guibé (1954 : 50, n° 247) ne mentionne que le MHNP 1782
comme paratype; les trois spécimens sont bien en collection. Boulenger (1885 : 126), qui
signale la présence au British Museum (N.H.) d’autres syntypes du taxon, met ce dernier dans
la synonymie de Diplolaemus darwinii. Guibé, suivant C. et M. Burt (1930 : 13; 1933 : 29),
considère l’espèce comme valide mais dans le genre Leiosaurus. Donoso-Barros (1962, 1965 :
219) réhabilite le genre Diplolaemus. Peters et Donoso-Barros (1980 : 110), Cei (1973 : 269;
1986 : 160) utilisent le binôme original.
= Diplolaemus bibronii Bell, 1843.
— 13 —
Oplurus Bibronii Guichenot, 1848, in Gay, Hist. Chile, Rept. : 53-55, pi. 3, fig. 2, a et b.
Syntypes : MHNP 1824 (1955),215 (110?) mm; 1824A, 195 (85?) mm ; Ig 631. MHNP 2395 (1956),
153 (60?) mm; 2395A. 187 (75?) mm; Ig 631/1.
« Hemos encontrado esta rara especie en sitios aspero de las altas cordillera de Ovalle, en
la provincia de Coquimbo. » (G., note due probablement à Gay.)
Pas d’indication sur la composition de la série-type.
La présence du matériel-type dans les collections de Paris est d’abord signalée par C. et
A. Duméril (1851 : 85) ; « Chili : M. Gay. Types ». Sa composition est précisée par
A. Duméril (1856 : 557-558, pl. 22, fig. 5) :
« Le Muséum possède quatre individus recueillis au Chili par M. Cl. Gay. Le seul dont la
queue soit entière a une longueur totale de 0m23 ainsi répartis : tête et tronc OmlO, queue
0ml 3. » Guibé (1954 : 51, n° 253) a confirmé leur présence.
A. Duméril (l.c.) faisait du binôme un synonyme de Centrum fiagellifer Bell, espèce que
Gray (1845 ; 226) considérait déjà comme synonyme du Lacerta palluma de Molina. Cette
synonymie n’a pas été remise en cause et le binôme généralement accepté est Phymaturus
palluma : Boulenger (1885 : 184). Hellmich (1934 : 102), Peters et Donoso-Barros (1970 :
227). Cei (1986 : 176-177) a montré comment, pour des raisons de nomenclature, il convenait
d’utiliser le binôme proposé par Bell.
= Centrura fiagellifer Bell, 1843.
Phymatolepis bi-carinatus A. Duméril, 1856, Archs Mus. Hist, nat., Paris, 8 (4) : 549-
551, pl. 23, fig. 2, 2a, 2b.
Lectotype (Guibé, 1954) : MHNP 736 (1902), 108 (55?) mm; Ig 901.
« Phymatolépide deux carènes... sur le dos, une double carène peu élevée constituée par
deux séries longitudinales de grandes écailles très rapprochées... Nos deux individus sont à peu
près de la même taille ; la femelle qui a été dessinée, a une longueur de 0ml 1 ainsi répartis ; tête
et tronc, 0m05, queue 0,06. Ils ont été donnés au Muséum par M. Séraphin Braconnier qui les
tenait d’un voyageur revenant du Mexique. » (D.)
Le taxon était, par monotypie, espèce-type du genre.
Bocourt (1874 : 165-167, pl. 17bis, fig. 9, 9a, 9b) donne la dimension du spécimen mâle,
140 (83) mm et précise l’origine des syntypes : « Le Muséum possède deux exemplaires du
Phymatolepis bicarinatus ; l’un a été recueilli à Puebla par M. Boucard, membre de la
Commission scientifique du Mexique ».
La présence de ces spécimens dans les collections de Paris est ensuite signalée par Smith
et Taylor (1950 : 146, 2 cotypes), puis par Guibé (1954 : 52, n° 257) qui en fait des « holo-
types » alors qu’en fait, il ne figure plus sur les registres et fiches depuis le début du siècle qu’un
seul spécimen; il devient le lectotype désigné par Guibé.
Cope (1864 :177) avait proposé de transférer l’espèce dans le genre Uta, ce qui fut accepté
14 —
par Boulenger (1885 : 215) et par Guibé (l.c.) mais, entre temps, Mittleman (1942 : 164)
avait proposé son attribution au genre Urosaurus. Ceci semble généralement accepté
aujourd’hui : Smith et Taylor (l.c.). Savage (1958 : 52), Purdue et Carpenter (1972 : 138).
= Urosaurus bicarinatus bicarinatus (A. Duméril, 1856).
Enyalus bilineatus Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 234-236.
Holotypf. : MHNP 6817 (1748), 264 (190) mm; Ig 403 ; Brésil; Vautier.
« L’Enyale à deux raies vit au Brésil, d’où notre échantillon a été rapporté par
M. Vautier. » 264 (190)mm. (D.B.)
Fitzinger (1843 : 1,57) fait du taxon l’espèce-type par désignation originale de son sous-
genre Dryophilus du genre Hypsibatus. Gray (1845 : 196) donne Enyalius bilineatus comme
valide mais Boulenger (1885 : 121) considère le taxon comme synonyme de E. fitzingeri
(Wiegmann, 1834), ce qu’accepte Guibé (1954 : 46). Le premier binôme est réhabilité par
Etheridge (1968 : 237) et sa validité acceptée par Peters et Donoso-Barros (1970 : 118),
Vanzolini (1972 : 96), Jackson (1978 : 22).
La présence du type dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril (1851 :
65), Guibé (n° 226), Etheridge (l.c.).
= Enyalius bilineatus Duméril et Bibron, 1837.
Iguana bimaculata Latreille, 1801, non Sparrman, 1784, Sonnini et Latreille, Hist. nat.
Rept., 1 : 273-275, fig. 3.
« ... avec deux plus grandes taches également noires sur les épaules. » (L.)
Latreille, suivant l’avis d’Alexandre Brongniart, regroupe sous ce nom le Lacerta
bimaculata Sparrman, 1784, et le Lacerta principalis Linné, 1758; il croit reconnaître en ce
dernier le roquet des Antilles.
11 signale l’espèce comme envoyée de l'Amérique septentrionale mais ne fait référence à
aucun spécimen en particulier. La série-type se réduit donc à la figure.
Gray (1845 : 202) cite « A. bimaculata Daud. iv. 52 » dans la synonymie de son Anolius
principalis.
= p.p. Anolis bimaculata (Sparrman, 1784).
= p.p. Anolis roquet (Lacépède, 1788).
Anolis biporcatus Bocourt, 1873, non Wiegmann, Miss, scient. Mexique, Rept., 2 : 98-99,
pl. 15, fig. 8.
Syntypes : MHNP 2425 (1869.183, 1599A), 150 (85?)mm; Ig 6/2. Mexique; Musée de Berlin.
MHNP 2424 (1871.15, 1599B), 190 (130)mm; 2424A, 195 (137)mm; 2424B, 103 (45?)mm; 2424C, 110
(68?) mm; 2424D, 115 (75) mm; Ig 6/3 ; Guatemala; Bocourt. MHNP 2409 (1599), 160 (102) mm;
2409A, 88 (25?)mm; Ig 6/1 ■ Cuba; A. Morelet.
« 200 (138)mm ... h'Anolis biporcatus, que le Muséum ne possédait pas lors de la
publication du quatrième volume de Y Erpétologie générale, a été donné à cet établissement par
— 15 —
le Musée de Berlin comme provenant du Mexique. La Commission scientifique en a recueilli
plusieurs individus à San Miguel Toucourou et à Pansos, localités riveraines du rio Polochic
(Rép. du Guatemala). Enfin deux autres spécimens, recueillis à Cuba, ont été donnés par
M. A. Morelet. » (B.)
Cope (1887 : 131) établit que le biporcatus de Bocourt n'est pas celui de Wiegmann et le
met dans la synonymie de son Anolis vittigerus.
Guibé (1954) omet de signaler cette série. Schmidt (1941 : 491), sur avis de Stuart, admet
que le biporcatus de Bocourt n’est pas celui de Wiegmann. Stuart (1948 : 49) place le
binôme de Bocourt dans la synonymie de A. lemur inus bourgeaei , ce qu’acceptent Smith et
Taylor (1950 : 67) mais ne reprennent pas Peters et Donoso-Barros (1970 : 48, 58). En fait,
le lot des syntypes est hétérogène et demande à être revu.
= ? Anolis lemurinus bourgeaei Bocourt, 1873.
Sceloporus biseriatus Bocourt, 1874, non Hallowell, 1854, Miss, scient. Mexique, Rept.,
pi. XVIII bis, fig. 10 et 10a et b.
Syntypes : MHNP 3183(1870.88, 1888), 138 (72)mm; 3183A, 151 (82)mm; 3183B. 156 (84)mm;
3183C, 109 (45?)mm; Ig 753 \ Californie; Lorquin. MHNP 3308 (1873.12, 1888a), 144 (77)mm; 3308A.
152 (82)mm; Ig 753/1 ; Californie; Boucard.
« Le Sceloporus biseriatus est représenté dans les collections du Muséum par six beaux
exemplaires adultes des deux sexes, rapportés de Californie par MM. Lorquin et Boucard. »
137 (70)mm. (B.)
Boulenger (1885 : 229) fait des spécimens décrits par Bocourt sous le nom de S.
biseriatus Hallowell les représentants d’une variété bocourti de S. undulatus mais, ultérieure¬
ment (1897 : 504), il le place dans la synonymie de S. undulatus s.s. ; Smith (1938) ne traite pas
de la variété bocourti ; Smith (1939), Smith et Taylor (1950) ne mentionnent ni S. biseriatus
sensu Bocourt ni la variété bocourti. Guibé (1954) ne traite pas de cette série.
= ? Sceloporus occidentals biseriatus Hallowell, 1854.
Tropidogaster Blainvillii Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 330-333.
Holotype : MHNP 6869 (1923), 73 (17?)mm; Ig 241/19.
« Le Tropidogastre de Blainville. ... Nous ignorons quelle est la patrie de cette espèce,
dont la collection renferme depuis longtemps un individu que nous avons trouvé faussement
étiqueté : Agama undulata de Daudin. » (D.B.)
La dédicace n’est pas explicitée, mais il s’agit certainement de Henri Ducrotay de
Blainville qui venait, en 1830, d’être nommé professeur au Muséum.
L’espèce était, par monotypie, espèce-type du genre Tropidogaster.
Le spécimen est figuré dans l’Erpétologie générale (pl. 39 bis, fig. 2, 2a, 2b), mais la figure
n'est pas mentionnée dans le texte.
Fitzinger ( 1843 : 16, 59) transféra l’espèce dans le genre Ptychosaurus dont elle devenait
— 16 —
l’espèce-type, par désignation originale, du sous-genre Tritropis ; il lui donnait pour origine
l'Amérique, écrivant Blaimillei page 16 et Blaimillii page 59. Gray (1845 : 227) conserva le
binôme original. L'espèce est ensuite citée par Boulenger (1885 : 178) qui ne l'affecte qu’avec
doute au genre Tropiilurus , soulignant l’inconnue de son origine. C. E. et M. D. Burt (1933 :
45), tout en indiquant que la terra typica est inconnue, en font une espèce d'Amérique du Sud.
Après examen du type et comparaison avec ceux de Clialarodon madagascariensis,
Etheridge (1969 : 224), constatant qu'il s’agissait de la même espèce, proposa à la
Commission internationale de Nomenclature zoologique de supprimer le nom de T. blaimillii
et de valider le nom d’espèce proposé par Peters, nom généralement utilisé pour désigner cet
Iguane malgache; la proposition fut entérinée en 1970 par l’opinion 955.
La présence dy type dans les collections de Paris avait été signalée par C. et A. Duméril
(1851 : 80) et par Guibé (1954 : 39, n° 192, blaimillei).
= Clialarodon madagascariensis Peters, 1854.
Tropidurus bocourtii Boulenger, 1885, Cat. Liz. Brit. Mus., 2 : 173.
Holotype : MHNP 3178 (1923a), 142 (80) mm; Ig 824.
Nom de remplacement pour Aneuporus occipitalis Bocourt, 1874, après le transfert de
l'espèce dans le genre Tropidurus où préexistait un T. occipitalis (cf. article A. occipitalis).
= Tropidurus occipitalis occipitalis Peters, 1871.
Liolaemus bolivianus Pellegrin, 1909, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 15 (6) : 328-329.
Syntypes : MHNP 1905.345 (1861 A5), 142 (78?)mm; 1905.346, 150 (83?)mm; 1905.347, 158
(85?) mm ; Ig 552/1 ; récoltés par le Dr Nevf.u-Lemaire sur les Hauts-Plateaux péruviens et boliviens (cf.
art. variabilis).
Le binôme a d’abord été accepté comme valide par C. E. et M. D. Burt (1933 : 31) et par
Guibé (1954 : 49, n° 243); il est actuellement placé dans la synonymie de L. multiformis par
Peters et Donoso-Barros (1970 : 187).
= Liolaemus multiformis multiformis (Cope, 1876).
Tapaya Boucardii Bocourt, 1870, Miss, scient. Mexique, Rept., 1870 : pi. XI, fig. 4 et 4 a
à f; texte 1874, 3 : 225-226.
Syntypes: MHNP 1909 (1868.46, 1915a), 145 (56)mm; 1909A, 129 (41) mm; 1909B, 130 (50)mm;
1909C, 123 (45)mm; Ig 663.
« Le Muséum possède quatre exemplaires identiques de cette espèce, deux mâles et deux
femelles, recueillis sur le plateau de Mexico par M. Boucard. »(B.)
17 —
Dans le texte, publié postérieurement à la planche, en 1874, on trouve en note page 225
l'indication : « Tapaya Boucardii , Aug. Duméril et Bocourt ». A. Duméril ne peut être retenu
comme l'un des auteurs du binôme, celui-ci étant validé par les figures de la planche, figures
dues au seul Bocourt. C'est le point de vue de Cope (1900 : 419).
Boulenger (1885 : 243) admet la validité de l’espèce, avec pour auteur le seul Bocourt,
mais la transfère dans le genre Phrynosoma. Smith et Taylor (1950 : 98) restreignent la terra
typica à Zimapan, Hidalgo, et donnent comme auteurs Duméril et Bocourt, ce que suit
Reeve (1952 : 942). Guibé (1954 : 42, n° 207) ne retient pour auteur que Bocourt, mais avec
une date inexacte, 1874 au lieu de 1870, et une orthographe corrigée en boucardi. Presch
(1969 : 272), sur des caractères ostéologiques, confirme la validité du taxon.
= Phrynosoma boucardii (Bocourt, 1870).
Enyalius boulengeri Etheridge, 1969, Bull. Br. Mus. nat. Hist., Zool., 18 (8) : 250-252,
fig. 7 (écaillure apicale de la tête).
Paratypes : MHNP 2373 (1745), 302 ( 195)mm ; Ig 401/1 ; Cayenne; Leprieur. MHNP 6815 (1744).
318 (2 12) mm; Ig 401 /2; Cayenne; de Joannis.
Etheridge fait de ces deux spécimens des paratypes de son nouveau taxon, indiquant
« Cayenne (possibly in error) ». Il avait, quelques lignes plus haut, écrit : « Duméril et Bibron
(1837 ; 231 ) referred three specimens to Enyalius rhombifer Spix, two of which (M.H.N.P. 2373
and 6815) where said to come from Cayenne (French Guiana), and which belong to the species
described here as boulengeri ».
Il commettait ce faisant une erreur car Duméril et Bibron n’avaient signalé que deux
spécimens dont un seul de Cayenne, celui de Leprieur; le second (MHNP 6815) n'est entré
qu’ultérieurement en collection, mais avant 1851, puisque C. et A. Duméril (1851 ; 65) le
mentionnent.
Jackson (1978 ; 27) a ramené le taxon au rang de sous-espèce d ’£. brasiliensis.
= Enyalius brasiliensis boulengeri Etheridge, 1969.
Anolis Boulengerianus Thominot, 1887, Bull. Soc. philomath. Paris, 7 e sér., 11 : 182-183.
Syntypes : MHNP 6564 (1662 alpha), 133 (74)mm; 6564 A, 87 (25?)mm; 6564 B, 108 (65)mm; Ig
44.
« Cette espèce, représentée par trois spécimens, nous vient de Téhuantépec (Mexique),
envoyée au Muséum d'Histoire naturelle par le Dr Sumichrast. » 137 (93)mm. (T.)
Smith et Taylor (1950 : 65) signalent la présence des types à Paris et mettent le binôme
dans la synonymie de Anolis nebulosus. Guibé (1954 : 38, n° 187) en fait un synonyme de A.
nebuloides.
= ? Anolis nebuloides Bocourt, 1873.
— 18 —
Anolis Bourgeaei Bocourt, 1873, Miss, scient. Mexique, Rept., 3 : 76-77, pi.XV fig. 9.
Lectotype (Guibé, 1954) : MHNP 2408 (1868.233. 1614B), 114 (73) mm; Ig 36: Orizaba;
Bourgeau.
« Un spécimen mâle, qui n’a plus que le tronçon de la queue, a été communiqué sans
dénomination spécifique au Muséum par M. Peters; il provient de Huatusco, province de la
Vera Cruz; la plaque occipitale, par anomalie sans doute, est divisée transversalement. Un
autre exemplaire femelle de même taille, rapporté d’Orizaba par M. Bourgeau, membre de la
Commission scientifique du Mexique, ne présente pas la même particularité, mais par tous les
autres caractères il est identique au précédent. » 113 (70)mm. (B.)
Boulenger (1885 : 74), Cope (1887 ; 31) admettent la validité du binôme mais altèrent le
nom d’espèce en bourgaei, orthographe utilisée par Schmidt (1941 : 491). Stuart (1948 : 49)
rétablit l’orthographe correcte du nom et fait du taxon une sous-espèce de A. lemur inus , ce qui
semble admis depuis : Smith et Taylor (1950 ; 66-67), Peters et Donoso-Barros (1970 ; 58).
Cependant, Fitch et coll. (1976 : 125) écrivaient : « The important differences between A. I.
lemur inus and A. 1. bourgeai in display and posture, dewlap and body size cast some doubt on
their supposed conspecificity. ».
Guibé (1954 : 36, n° 176) fait du MHNP 2408 un « holotype », alors que la série-type
comprenait deux spécimens. On peut admettre qu’il a ainsi désigné le lectotype. Stuart (1955 :
19) cite l'holotype.
= Anolis lemurinus bourgeaei Bocourt, 1873.
Anolis Bouvierii Bocourt, 1873, Miss, scient. Mexique, Rept., pi. XIV fig. 8; 3 : 58-59.
Holotype : MHNP 2464 (1868.177, 1607B), 99 (43?)mm; Ig 48/2.
« Le seul exemplaire que le Muséum possède est un mâle; il provient d’Escuintla
(République du Guatemala) ; il a été recueilli par M. Aimé Bouvier, membre de la Commission
scientifique du Mexique. » (B.)
Boulenger (1885 : 51) en faisait un synonyme de Anolis ortonii Cope, 1868, mais Cope
(1887 : 78) admettait la validité du binôme. Guibé (1954) omet de signaler ce type.
Pour Stuart (1955 : 14), qui cite ce type : « Anolis bouvieri Bocourt (q.v.) of southern
Guatemala, may represent a link in this heteropholidotus-cobanensis group. » ; le même auteur,
page 29, considère l’espèce comme de statut incertain. Elle est admise comme valide par
Peters et Donoso-Barros (1970 ; 50).
= Anolis bouvierii Bocourt, 1873.
- 19 —
Phrynosoma Braconnieri Bocourt, 1870, Miss, scient. Mexique, Rept., 1870, pi. XII, fig. 7
et 7a à 7g; texte 1874, 3 : 233-234.
Syntypes : MHNP 1919 (1868.100, 191 IB), 78 (7)mm; Ig 664/1 ; Oaxaca; Jacob. MHNP 1920
(1911 A), 42 (5)mm; Ig 664 ; Oaxaca; A. Dugès. MHNP 2095 (1872.3, 1911 O). 60 (8)mm; 2095 A, 42
(6)mm; Ig 664/3 ; Oaxaca, Boucard. MHNP 2499 (1872.58, 1911 C), 75 (12)mm; Ig 664/2 ; Oaxaca;
Boucard.
« L'adulte, de petite dimension, a été rapporté d’Oaxaca par M. Jacob, aide-major de
l'armée expéditionnaire du Mexique; les autres, plus jeunes, identiques au premier, ont été
recueillis par MM. le Dr Alf. Dugès et Boucard. » (B.)
Le dédicataire n’est pas mentionné dans le texte mais tout indique qu’il s’agit de Séraphin
Braconnier, premier garçon de laboratoire attaché à la chaire des Reptiles et Poissons et qui,
en 1870, servait le Muséum depuis plus de 30 ans.
Dans le texte, publié postérieurement à la planche, en 1874, on trouve en note page 233
l’indication « Phrynosoma Braconnieri Aug. Duméril et Bocourt... 1870 ». A. Duméril ne peut
être retenu comme l'un des auteurs du binôme, celui-ci étant validé par les figures de la
planche, dues au seul Bocourt.
Boulenger (1885 : 238) admet la validité du binôme dont il crédite le seul Bocourt; la
validité ne sera plus discutée. Smith et Taylor (1950 : 100) donnent comme auteurs Duméril
et Bocourt, ce que suit Reeve (1952 ; 851) qui a examiné les syntypes. Guibé (1954 : 43,
n° 208) ne retient que Bocourt comme auteur, mais avec une date erronée : 1874. Presch
(1969 : 272), sur des caractères ostéologiques, confirme la validité du taxon.
= Phrynosoma braconnieri Bocourt, 1870.
Lophyrus brasiliensis Lesson, 1826, in Duperrey, Voy. Coquille, Zool. Rept., Atlas pi. I,
fig. 3 et 1830, t. II : 37-38.
Syntypes : MHNP 6816 (1746), 248 (I65)mm; 6816A, 241 (I62)mm; Ig 40l/3\ Brésil. Sainte-
Catherine.
« Lophyre du Brésil... Ce saurien paraît appartenir au genre Gonocephalus ... 2 pouces
9 lignes dont 6 pouces de queue... Nous le trouvâmes à Sainte-Catherine du Brésil, sur les
feuilles d'un musa sauvage... » (L.)
Duméril et Bibron (1837 : 231-234) mettaient, avec doute, le taxon de Lesson dans la
synonymie de Enyalius rhombifer : « Nous supposons également que le Lophyrus Brasiliensis
de Lesson et Garnot appartient à l’espèce Enyale rhombifère, ... ».
Cette synonymie est acceptée par Gray (1845 : 195) tandis que Boulenger (1885 : 118)
place l’espèce dans la synonymie de Envahis catenatus , ce qui ne fut plus remis en question
jusqu’à ce que Etheridge réhabilite le taxon (1969 ; 234) et propose le binôme E. brasiliensis ,
proposé également l’année suivante par Peters et Donoso-Barros (1970 : 118) qui croyaient
présenter une nouvelle combinaison. Jackson admet une seconde sous-espèce (1978 : 26).
Ni C. et A. Duméril (1851) ni Guibé (1954) ne signalent l’existence des deux syntypes
— 20 -
dans les collections de Paris. Ils ont été examinés par Etheridge (1969 : 250) qui écrit : « The
larger of the two appears to be the specimen illustrated by Lesson : the supraocular region on
the left side is mashed down in a peculiar way that is reproduced exactly in the illustration ».
= Enyalius brasiliensis bmsiliensis (Lesson, 1828).
Stellio brevicauda Latreille, 1801, in Sonnini et Latreille, Hist. nat. Rept., 2 : 29-30,
fig. 1.
Syntype : MHNP 2515 (1959), 103 (38)mm; Ig 861/6 ; Surinam; Levaillant.
« Le Stellion courte-queue ... sa queue, large et mince, de moitié plus courte que le
corps ... habite dans les parties intérieures de la Guiane, d'où il a été envoyé à la Société
d’Histoire naturelle de Paris par Leblond; Levaillant l’a aussi rapporté de Surinam. » (L.)
La série-type est bien définie; C. et A. Duméril (1851 : 85) signalent la présence en
collection du spécimen de Levaillant mais sans préciser sa qualité de type. Guibé (1954) ne
l'a pas détecté.
Daudin redécrit l'espèce sous le nom de Stellio brevicaudatus (1802 : 40-45).
Merrem (1820 ; 56-57) place le binôme de Latreille dans la synonymie de son
Uromastyx azureus , en même temps qu’il crée Uromastyx caeruleus pour le Stellio azureus de
Latreille. La synonymie brevicauda = azureus , proposée par Duméril et Bibron (1837 : 56),
n’a pas été remise en cause : Gray (1845 : 226), Hoogmoed (1973 : 193). Etheridge (1968 :
50). Peters et Donoso-Barros (1960 : 273) citent un Stellio « brevicaudata » Latreille dans
cette synonymie.
= Uracentron azureum (Linné, 1758).
Stellio brevicaudatus Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., 4 : 40-45, pl. XLVII.
Syntype : MHNP 2515 (1959), 103 (38)mm; Ig 861/6 ; Surinam; Levaillant.
« Le Stellion courte queue... Plusieurs naturalistes modernes, et Linnaeus entre autres, ont
confondu à tort avec le stellion azuré ce joli reptile, dont j’ai observé sept ou huit individus
dans les diverses collections d’histoire naturelle qui sont à Paris. » (D.)
En l'absence de précisions sur l'origine des spécimens examinés, seul le MHNP 2515 peut
être considéré comme syntype puisque Daudin redécrit le Stellio brevicaudus de Latreille. Cf.
cet article.
L'espèce de Daudin est citée par Cuvier (1817 : 33; 1829 : 34), Fitzinger (1826 : 49),
Gray (1831 ; 42). Cependant, dès 1820 (p. 57) Merrem l’avait placée dans la synonymie
à'Uromastyx azureus. La synonymie brevicaudatus = azureus a ensuite été admise : Duméril
et Bibron (1837 : 371), Fitzinger (1843 : 77), Gray (1845 : 226), Boulenger (1885 : 182),
Etheridge (1968 : 50), Hoogmoed (1973 : 193).
= Uracentron azureum (Linné, 1758).
- 21 —
Anolis brevirostris Bocourt, 1870, Nies Arch. Mus. Hist, nat., Paris, 6, Bull. 11-13; et
1873, Miss, scient. Mexique Rept., pi. XIV, fig. 6.
Syntypes : MHNP 2467 (1675), 82 (48)mm; 2467 A, 93 (55)mm; 2467 B, 42 (8?)mm; Ig 20.
« ... : le museau est plus court (que celui de A. lucius)... Le Muséum possède trois
exemplaires de cette espèce : un mâle et deux femelles; le premier se reconnaît à une plaque
occipitale un peu plus petite, à une coloration moins sombre et à des taches mieux marquées.
Ils ont été recueillis à Haïti par M. Sallé et donnés au Muséum par M. Séraphin Braconnier. »
83 (46)mm. (B.)
Boulenger (1885 : 33) place le binôme dans la synonymie de Anolis distichus Cope, 1861.
Mertens (1939 : 57) en fait une sous-espèce de A. distichus-, Barbour (1930 : 123), Guibé
(1954 : 36, n° 172) le mettent dans la synonymie de A. dominicensis Reinhardt et Lütken, 1862.
Schwartz et Thomas (1975 : 71), Schwartz et Henderson (1985 : 116) réhabilitent l’espèce
et lui reconnaissent deux sous-espèces en dehors de la nominative. Williams (19766 : 9) en fait
l'espèce-type d’une superspecies.
La présence des syntypes dans les collections de Paris est signalée par Guibé puis
Schwartz et Thomas (l.c.). Selon une mention portée sur fiche, et non datée, José P. Rosado
aurait sélectionné comme lectotype le MHNP 2467B.
= Anolis brevirostris brevirostris Bocourt, 1870.
Iguana bullaris Latreille, 1801, in Sonnini et Latreille, Hist. nat. Rept., 1 : 276-279
Latreille indique qu’il se base sur une description que le naturaliste Bosc a communiqué
à Daudin, l’espèce étant fréquente en Caroline.
« Iguane rouge-gorge. ... lorsqu’il est en colère, il gonfle sa gorge qui alors devient
rouge. » (L.)
Le même spécimen sert de type à Y Anolis bullaris Daudin, 1802 (cf. cet article).
Merrem (1820 : 44) admet la validité du taxon dans le genre Anolis-, A. bullaris Merrem
est reconnu par Fitzinger (1826 : 48) tandis que Weigmann (1834 : 16) le place dans le genre
Dactyloa. Duméril et Bibron (1837 : 120) le placent dans la synonymie A'Anolis carolinensis.
Fitzinger (1843 : 17, 68) fait de Dactyloa bullaris l’espèce-type, par désignation originale, du
sous-genre Ctenocercus. Gray (1845 : 202) place le binôme dans la synonymie de Anolius
principalis.
= Anolis carolinensis (Voigt, 1832).
Anolis bullaris Daudin, 1802, non Linné, 1758, Hist. nat. Rept., 4 : 69-84.
Daudin base sa description sur un spécimen de Bosc ; « L’anolis roquet que Bosc a reçu
de Saint Domingue... » et précise : « Voici comment j’ai décrit ce petit saurien, dans l’ouvrage
de Latreille sur les reptiles, d’après une note manuscrite qui m’a été communiquée par Bosc,
— 22 —
dont le zèle et les travaux en histoire naturelle lui ont acquis la reconnoissance des naturalistes.
... L’anolis roquet est très-multiplié en Caroline, selon Bose... » (D.)
Un spécimen qui vient en principe de Saint-Domingue, des observations faites en
Caroline... Daudin considère que son espèce est la même que celle décrite par Lacépède sous
le nom de Roquet, aussi l’appelle-t-il « L’Anolis roquet ou rouge-gorge » ; il place également
dans la synonymie le Lacerta bullaris de Linné. Gray (1845 : 202) cite « Iguana bullaris
Latreille H. R. I : 279 » dans la synonymie de Anolis principalis. Cope (1900 : 233) fait du
binôme de Daudin un synonyme partiel de Anolis principalis. Williams et Smith (1984 : 133)
soulignent : « Daudin’s concept of bullaris was, as Stejneger, Barbour and Boulenger
supposed, very different from Linnaeus’s concept of Lacerta bullaris... Any reading of
Daudin’s description of A. bullaris makes it quite clear that his concept was confused and
composite ».
Le spécimen de Bose ne figure pas dans les collections de Paris. Cinq pouces 6 lignes de
longueur totale dont 3 pouces 6 lignes pour la queue.
= p.p. Anolis carolinensis (Voigt, 1832).
= p.p. Anolis roquet (Lacépède, 1788).
Anolius bullaris Gray, 1845, non Latreille, 1801, nec Daudin, 1802, Cat. Spec. Lizards :
206.
Holotype : l'un des syntypes à'Anolis chlorocvanus Duméril et Bibron.
Gray propose ce nom de remplacement pour celui de Duméril et Bibron précisant :
« Inhab, Martinique. Mus. Paris, 1 spécimen ».
Boulenger (1885 : 44) admet cette synonymie, envisageant comme possible celle du
Lacerta bullaris Linné, 1758 que Gray acceptait. Barbour (1930 : 118) retient la synonymie
avec le binôme de Duméril et Bibron ajoutant : « Not of Linnaeus? ».
= Anolis chlorocvanus Duméril et Bibron, 1837.
Anolis Brumeti Thominot, 1887, Bull. Soc. philomath. Paris, 7 e sér., 11 : 184-185.
Holotype: MHNP 6556 (1656 alpha), 127 (78)mm; Ig 105.
« Ce joli petit Iguanien a été rapporté du Brésil et donné par M. Brunet au Muséum
d’Histoire naturelle, à qui nous le dédions. » 130 (82) mm. (T.)
Bien que dans la description originale le nom spécifique ne figure qu'une fois et sous la
forme brumeti , on peut admettre qu’il s’agit d’un lapsus et que la forme correcte est bruneti.
Guibé (1954 : 38, n° 188) signalant la présence du spécimen corrige l'orthographe en
bruneti et place le binôme dans la synonymie de Anolis fuscoauratus. C’est également la
position de Peters et Donoso-Barros (1970 : 54).
= Anolis fuscoauratus fuscoauratus d'Orbigny, 1837.
— 23 —
Anolis carbonarius Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., an X, 4 : 64-65.
« L'Anolis charbonnier. ... C’est à la complaisance vraiment affectueuse de Ruiz de Xelva,
et à son goût passionné pour l’histoire naturelle, que je dois la connoissance de cette nouvelle
espèce d’anolis... La couleur est entièrement d’un beau noir foncé, ... L'anolis charbonnier a
été découvert... parmi les récifs qui bordent la partie espagnole de l’île Saint-Domingue : ... je
crois qu’il aura sans doute été confondu jusqu’à présent, par les naturalistes, sous le nom
d 'anolis, avec l’anolis bimaculé. » (D.)
En note, Daudin précise que Ruiz de Xelva lui a envoyé une note manuscrite.
Sauf erreur, le binôme n’a été cité que par Merrem (1820 : 44) et Fitzinger (1843 : 64);
on ne le trouve mentionné, même en synonymie, ni dans Duméril et Bibron (1837) ni dans les
auteurs suivants : Gray (1845), Boulenger (1887), Barbour (1930).
Il n'existe pas de série-type. Le nom peut être considéré comme nomen oblitum.
Anolis Carolinensis Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 3 : 120-127.
Syntypes : MHNP 2347 (1628), 167 (108) mm ; Ig 10/3; Savannah ; Delarue-Villaret. MHNP 6789
(1630), 144 (93) mm ; 6789A, 119 (78) mm ; 6789B, 108 (69) mm ; Ig 10/4 ; Pennsylvanie ; Lesuf.ur. MHNP
6790 (1631), 204 (130)mm; 6790A, 156 (85)mm; 6790B. 122 (195)mm; Ig 10/5; Cuba; Ramon de la
Sacra. MHNP 2348 (1629), 2348A; Ig 10/6; Géorgie; Lecomte, manquant en 1988. MHNP 2401 (1624).
205 (138)mm; 2401A, 159 (102)mm; Ig 10/7; Cuba; Ricord.
Bien que Duméril et Bibron, et un certain nombre d’auteurs après eux, comme Cope
(1900 : 233), donnent Cuvier comme auteur du binôme, celui-ci ne peut en être crédité
puisqu’il n’en a utilisé la forme latine ni en 1817 (p. 43) ni en 1829 (p. 50).
« L'Anolis de la Caroline... nous sommes certains qu’il est répandu dans toute l’Amérique
septentrionale, car il nous a été envoyé de Savannah par M. Delarue-Villaret; de la Caroline
du Sud par M. l’Herminier; de Géorgie par M. Leconte; de Pennsylvanie par M. Lesueur,
etc... Puis nous l’avons reçu de Cuba par les soins de M. Ricord, et plus récemment M. Ramon
de la Sagra nous en a généreusement laissé choisir une belle suite d’échantillons parmi ceux
qu’il a recueillis dans cette dernière île. » (D.B.)
La présence dans les collections de Paris des types mentionnés par les auteurs de
l'Erpétologie générale est signalée par C. et A. Duméril (1851 : 57) mais non par Guibé
(1954); à l’occasion du présent récollement seule est à noter la disparition des spécimens de
Caroline du Sud dus à L’Herminier.
Holbrook (1836, 2 ; 67-72, pi. VII dans le texte, en fait pl. 8) décrivit Anolius carolinensis,
attribuant le binôme à Cuvier.
Cocteau (1843 : 125, pl. XI, fig. 1 à 6) redécrivit Anolis caroliniensis (sic) Cuvier;
Fitzinger (1843 : 68) plaça l’espèce dans le genre Daclyloa (Ctenocercus) et Gray dans la
synonymie de Anolis principalis. Bocourt (1873, pl. XV fig. 1, lég,) cite A. Carolinensis Cuvier.
Boulenger (1885 : 43) admet la validité de l’espèce, mettant, avec doute, le Lacerta principalis
de Linné dans sa synonymie; il attribue le binôme à Duméril et Bibron. Cette attribution a
été remise en question.
— 24
Depuis, il est en effet apparu que Voigt avait créé le binôme, sans désigner de types, dans
l’édition allemande du Règne animal en 1832, page 71.
Smith (1963 : 438) proposa à la Commission de Nomenclature zoologique que A.
carolinensis Voigt, 1832, soit désigné comme espèce-type de Anolis Daudin, en dépit du fait que
l’espèce ne figure pas parmi celles citées par l’auteur, ce qui, après diverses discussions, fut
entériné par l’Opinion 1385 publiée en 1986.
= Anolis carolinensis Voigt, 1832.
Anolis marmoratus caryae J. D. Lazell, 1964, Bull. Mus. comp. Zool. Harv., 131 (11) :
394-395.
Paratype : MHNP 1965.100 (MCZ 70684), 108 (57)mm; Ig 85 ; les Iles des Saintes, Terre de Bas.
Grande Anse; E. E. Williams; MCZ, leg.
Ce spécimen est l’un des dix-huit paratypes récoltés en deux localités; il est l'un des neuf
récoltés à Grande Anse. L’holotype (MCZ 70666), déposé au Museum of Comparative
Zoology, Harvard, vient de ville de Terre de Bas.
« This form is named for Margaret M. Cary, who, in 1957, sponsored my first trip to the
Caribbean... » (L.)
Anolis chamaeleonides Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 168-171.
Holotype : MHNP 1004 (1678), 314 (159?) mm; Ig 261 ; Cuba; Ramon de la Sacra.
« L’Anolis caméléonide... Cette singulière espèce est une de celles que produit file de
Cuba. On en doit la découverte à M. Ramon de la Sagra qui en a donné un fort bel exemplaire
au Muséum d’histoire naturelle. » 320 (160) mm. (D.B.)
Également holotype de Chamaeleolis fernandina (cf. cet article).
Espèce-type, par désignation originale, du genre Pseudochamaeleon Fitzinger (1843 : 16).
Boulenger (1885 : 7) a transféré l’espèce dans le genre Chamaeleolis mais en altérant le
nom spécifique en chamaeleontides. Le taxon n’a pas été remis en cause. Le binôme altéré a été
utilisé par Barbour (1914 : 272; 1930 : 86), Barbour et Ramsden (1919 : 128) puis sous sa
forme correcte, par Barbour (1937 : 117), Guibé (1954 : 51, n° 252), Ruibal (1964 : 481),
Schwartz et Thomas (1975 ; 109), Williams (19766 : 7), Schwartz et Henderson (1985 :
74). Garrido et Schwartz (1968 : 202) ont restreint la terra typica aux environs de La
Havane.
La présence du type dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril (1851 :
60). Guibé (1954 : 51, n° 252) et Schwartz et Thomas (1975 : 1004).
= Chamaeleolis chamaeleonides (Duméril et Bibron, 1837).
— 25 —
Corythophanes chamaeleopsis Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 176-179.
« Le corythophane caméléopside ... Les mesures suivantes ont été prises sur un individu
qui fait partie de la collection erpétologique du musée britannique; car la nôtre ne renferme
encore aucun échantillon du Corythophane caméléopside. » (D.B.)
Le matériel-type de ce binôme appartenait donc au British Museum.
Ce binôme reposant sur l’examen d’un matériel différent de celui ayant servi pour la
description de Chamaeleopsis hernandesii ne peut être considéré comme un nomen substitution
de ce dernier comme le voudraient Smith et Taylor (1950 : 68). Il n’en reste pas moins
synonyme comme l’avaient signalé Gray (1845 : 194) et Boulenger (1885 : 103). Cope (1887 :
32), sans tenir compte de la priorité, plaçait le binôme de Duméril et Bibron dans la
synonymie de Corytophanes mexicanus Bocourt.
= Corythophanes hernandesii (Wiegmann, 1831).
Proctotretus chilensis Duméril et Bibron, 1837, non Lesson, Erpét. génér., 4 : 269-273.
Syntypes var. A : MHNP 2399 (1807), 183 (103?)mm; Ig 556/5: Chili d’Orbigny. MHNP 2474
(1809), 262 (168)mm; 2474 A, 232 (124)mm; Ig 556/4: Chili; Gay.
Syntypes var. B : MHNP 2475 (1811), 174 (80?)mm; Ig 542: Chili; d’Orbigny. MHNP 6837
(1813), 227 (148)mm; 6837 A, 228 (143)mm; Ig 542/2: MHNP 6838 (1814). 292 (195)mm; 6838 A, 122
(225)mm; Ig 542/3: Chili; Gay.
L’espèce de Duméril et Bibron comprenait le Calotes chiliensis de Lesson, et les
Tropidurus chilensis, nitidus et olivaceus de Wiegmann. Gray (1845 : 210) accepta ce
regroupement pour son Leiodera Chilensis , mais Boulenger (1845 : 140-141) sépara Liolaemus
nitidus de L. chilensis , ce qui n’a plus été remis en cause [cf. Hellmich (1934 ; 9), Peters et
Donoso-Barros (1970; 181, 191), Cei (1986: 250)].
L'atlas du Voyage autour du monde sur la frégate « La Vénus » de Dupetit-Thouars,
qui porte la date de 1846 et dont les planches sont habituellement attribuées à Hombron et
Jacquinot, représente les deux variétés : A, fig. 1 et a à d ; B fig. 2. Gay a, de son côté, donné
en 1848 (pl. 2 fig. 1, a à c) une représentation de la variété B.
La présence de ces syntypes dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1851 : 71); Guibé (1954) ne les a pas mentionnés; Laurent (1985 : 18) fait, à tort, du
spécimen MHNP 2475 l’holotype du Calotes chiliensis Lesson.
= var. A Liolaemus nitidus (Wiegmann, 1835).
= var. B Liolaemus chiliensis (Lesson, 1826).
Calotes chiliensis Lesson, 1826, in Duperrey, Voy. Coquille, Zool. Rept., Atlas pl. 1 fig. 2;
et 1830, t. II (1) : 36-37.
« Galéote du Chili... Il habite la presqu’île de Talcahuano, dans la province de la
Concepcion, au Chili. » 18 lignes pour la tête et le corps, 2 pouces et demi pour la queue. (L.)
26 —
Wiegmann (1835 : 268) en fait un Tropidurus chilensis ; Duméril et Bibron (1837 : 269)
incluent l’espèce de Lesson dans leur Proctotretus Chilensis de conception plus vaste.
Fitzinger (1843 : 75) en fait un Liolaemus chilensis, Gray (1845 : 210) un Leiodera chilensis et
Boulenger (1885 : 141) un Liolaemus chilensis. Ce binôme n'est plus discuté, mais sous sa
forme chiliensis : Hellmich (1934 : 17; 1938 : 237; 19506 : 139), Peters et Donoso-Barros
(1970 : 181); Laurent (1984 : 14), Vanzolini (1986 : 13), Cei (1986 : 250).
De la série-type, dont la composition n’était pas précisée, ne subsiste aujourd’hui que la
planche, ni Duméril et Bibron (Le.), ni C. et A. Duméril (1851 : 71) ne signalent dans les
collections la présence de matériel dû à Lesson et Garnot. Nos recherches sont restées
infructueuses. Il existe cependant un spécimen (MHNP 6836, 215 (133)mm, Ig 542/1) qui
provient de la localité-type, Talcahuano, mais il est dû à MM. Hombron et Jacquinot (Voy.
de la Zélée). Laurent (1985 : 18) cite comme holotype le MHNP 2475 qui, ayant été récolté
par d’Orbigny, ne peut être le type de Lesson.
= Liolaemus chiliensis (Lesson, 1826).
Anolis chloro-cyanus Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 117-120.
Syntypes : MHNP 785 (1619), 117 (52?) mm; 785 A, 93 (38?)mm; 785 B, 88 (26?)mm;785 C, 78
(20?)mm; Ig 11; MHNP 787 (1618), 131 (94)mm; 787 A, 46 (12?)mm; Ig 11/1; Saint-Domingue;
Ricord.
« L’Anolis vertubleu... 232 (160)mm... Cet Anolis nous a été envoyé de la Martinique et
de Saint-Domingue. C’est à M. Ricord, en particulier, que nous sommes redevables des
individus qui proviennent de cette dernière île. » (D.B.)
La présence des types dans les collections est signalée par C. et A. Duméril (1851 : 57),
par Barbour (19306 : 118), par Guibé (1954 ; 33, n° 155) et par Schwartz et Thomas (1975 :
72).
Mais, alors que les premiers signalent la présence du spécimen de la Martinique, sans nom
de donateur, Guibé ne mentionne plus que les spécimens de Saint-Domingue. Le syntype de la
Martinique n’est pas enregistré sur les plus anciens cahiers conservés, il doit être considéré
comme perdu.
Fitzinger (1843 : 17) a fait de ce taxon, par désignation secondaire, l'espèce-type de son
sous-genre Xiphosurus dans le genre Dactyloa. Gray ( 1845 ; 206) le place dans la synonymie de
Anolius bullaris mais Boulenger (1885 : 44) lui rend une place qui n'a plus été discutée
depuis : Barbour (1914 : 295; 1930a : 87; 19306 : 118; 1935 : 108; 1937 : 119). Schwartz et
Thomas (1975 : 72), Schwartz et Henderson (1985 ; 116), Vanzolini (1986 : 3). Mertens
(1939 : 62-67) sépare trois nouvelles sous-espèces de la nominative et restreint le domaine de
celle-ci : « Nordwest-und West-Haiti über den ganzen nôrdlichen und zentralen Tail der
Dominikanischen Republik bis weit nach Osten (Samana-Halbinsel und wahrscheinlich
Südosten vorkommt) », sans clairement désigner de terra typica restricta. Williams (1976 ; 13)
en fait le type d'un groupe d'espèces et d’une superspecies.
= Anolis chlorocyanus chlorocyanus Duméril et Bibron, 1837.
- 27 —
Anolis chrysolepis Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 94-95.
Lectotype (Vanzolini et Williams, 1970) : MHNP 2456 (1600), 172 (115)mm; Ig 12/2 ; La Mana
(île Cayenne); Leschenault et Doumerc.
Paralectotype : MHNP 2439 (1601), 146 (85)mm; Ig 12/1 ; Guyane; Emmanuel Rousseau.
« Les dimensions de cette espèce sont absolument les mêmes que celles de l'Anolis
resplendissant. (180 (125) mm).
« Patrie. L’Anolis chrysolépide se trouve à la Guyane et à Surinam. L’un de nos deux
sujets nous a été donné par MM. Leschenault et Doumerc, l’autre par M. Emmanuel
Rousseau. » (D.B.)
C. et A. Duméril (1851 : 56) précisent : « La Mana (île Cayenne) : Leschenault et
Doumerc. Guyane : M. Emm. Rousseau », ce qui est conforme aux fiches et catalogues, tandis
que Bocourt (1873 ; 100) donne pour provenance du premier, dû à Leschenault et
Doumerc, le Surinam et pour le second, dû à Rousseau, Cayenne !
Vanzolini et Williams (1970 : 85) ont sélectionné pour lectotype le MHNP 2456 (avec
une altération de n° en 2436) : « One of the syntypes has precise locality : Mana, Lrench
Guiana. We have examined this well-preserved specimen (Paris Museum 2436 sic), and we
choose it as lectotype ». Guibé (1954 : 33, n° 156) avait fait des deux syntypes des
« holotypes ».
La validité du taxon n'a été remise en cause que par Litzinger (1843 ; 69) qui en faisait
un synonyme de Dracontura Nitzschii Wiegm. (= Anolis auratus). Pour les auteurs ultérieurs
l’espèce est valide; Gray (1845 : 207) la transfère dans le genre Draconura, Bocourt (l.c.) dans
un sous-genre Draconura du genre Anolis. Boulenger (1885 : 89), Cope (1887 : 29) reviennent
à Anolis s.s., ce qui semble admis : Barbour (1914 : 218), Peters et Donoso-Barros (1970 :
51), Hoogmoed (1973 : 112), Ayala (1986 : 568). Vanzolini et Williams (l.c.), Hoogmoed et
Lescure (1975 : 148) reconnaissent trois sous-espèces en dehors de la nominative.
= Anolis chrysolepis chrysolepis Duméril et Bibron, 1837.
Anolis chrysolepis Guichenot, 1855, non Duméril et Bibron, in Castelnau. Exp. Amér. du
Sud, Zool. Rept. : 15, pl. 4, fig. 1 et la.
Syntypes : MHNP 616 (1603). 237 (165)mm; 616A, 189 (128)mm; Ig 71.
« L’Anolis chrysolépide ... M. de Castelnau nous apprend que cette espèce se trouve au
Pérou. Les sujets que nous venons de décrire ont été recueillis à Sarayacu. » (G.)
Bocourt (1873 : 101) relève des différences entre ces spécimens et ceux utilisés par
Duméril et Bibron pour décrire leur espèce. Boulenger (1885 : 90) place le binôme dans la
synonymie de Anolis scypheus , ce qui n'a pas été remis en cause : Guibé (1954 : 35-36, n° 170).
= Anolis scypheus Cope, 1864.
— 28 -
Anolis marmoratus chrysops J. D. Lazell, 1964, Bull. Mus. comp. Zool. Harv., 131 (11) :
389-390.
Paratype : MHNP 1965.11, 146 (95) mm ; Ig 86; La Guadeloupe, Terre de Haut, les îles de la Petite
Terre; E. E. Williams; MCZ, leg.
Ce spécimen (ex MCZ 70663) est l’un des quatorze paratypes qui ont été récoltés en deux
localités; il est l'un des neuf récoltés le 4 septembre 1961 par Lazell, en même temps que
l’holotype (MCZ 70649) déposé au Museum of Comparative Zoology, Harvard.
« Chrysops, Latin for “gold”, plus Ops Greek, for “appearance”». (L.)
Pseudochamaeleon Cocteaui Fitzinger, 1843, Systema Reptilium : 63.
Holotype ; MHNP 1004 (1678), 314 (159?)mm; Ig 261.
Fitzinger, qui venait de désigner (p. 16) comme espèce-type de son nouveau genre
Pseudochamaeleon « Anol. chamaeleonides. Dum. Bibr. », crée (p. 63) le binôme Pseudocha¬
maeleon Cocteaui, avec dans sa synonymie Chamaeleolis Fernandina. Coct. et Anolis
chamaeleonides. Dum. Bibr. 11 s'agit donc manifestement d’un nomen substitution. Non
mentionné par Gray (1845), il le sera par Boulenger (1885 ; 8). Schwartz et Thomas (1975 :
109) le réactivent, en le maintenant dans la synonymie de Chamaeleolis chamaeleonides, mais
en lui donnant pour holotype le MHNP 1004.
= Chamaeleolis chamaeleonides (Duméril et Bibron, 1837).
Iguana coerulea Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., an X, 3 : 286-289.
« Iguane ardoisé... Je possède, depuis quelque temps, cette espèce d'iguane, dont j'ignore
la patrie. Je l’avois d’abord regardé comme un jeune iguane ordinaire... J’en ai observé un
second individu dans la collection d’histoire naturelle, qui appartient à mon ami Alexandre
Brongniart.
« J'ai trouvé, dans le tome 1 du grand ouvrage de Seba, deux iguanes de l'île Formose en
Asie, qu'il faut peut-être regarder comme synonymes de l’iguane ardoisé. » (D.)
La série-type, deux individus, est donc bien définie et la terra typica inconnue. Daudin ne
fait qu’un rapprochement avec les planches de Seba ; on ne peut donc suivre Etheridge (1982 :
29) lorsqu’il donne pour localité-type de cette espèce Formose et un « Holotype based upon
Seba... ».
Aucun des spécimens qui constituent la série-type n’a été signalé dans les collections de
Paris. Ils doivent être considérés comme perdus.
Le binôme a été mis par Duméril et Bibron (1837 : 203) dans la synonymie de Iguana
tuberculata, ce qui fut suivi par Gray (1845 ; 186). Fitzinger (1843 : 54) le plaça, avec Lacer ta
iguana Linné et Iguana delicatissima Laurenti, dans la synonymie de son Hypsilophus
nudicollis. Boulenger (1885 : 189), Cope (1887 : 33) adoptaient I. tuberculata.
— 29 —
Le nom de Linné ayant, depuis, été réhabilité, c'est dans sa synonymie que tombe le nom
de Daudin : Peters et Donoso-Barros (1970 : 149), Lazell (1973 : 7), Hoogmoed (1973 :
152).
= Iguana iguana iguana (Linné, 1758).
Liolaemus coeruleus Cei et Ortiz, 1983. Boln Soc. Biol. Concept ion, Chile, 54 : 37-41, 2 fig.
Paratype : MHNP 1983.652, 132 (68) mm; Ig 595.
Récolté avec l'holotype par J. M. Cei, le 12 janvier 1978, à 10 km à l'est de Primeros
Pinos, ait. 1700m, Zapala, Neuquén, Argentine, 38°57'S-71°45'W, donné par le Musée
zoologique « La Specola » de Florence, par l’intermédiaire de J. C. Ortiz, portant le
n° MZUF 24253.
La série-type comprend en outre un holotype, MZUF 24251 et 24 paratypes (MZUF
24241-42, 24252, 24254-66) déposés au Musée zoologique de Florence.
Vanzolini (1986 : 13) accepte l’espèce comme valide.
Hoplurus sebae var. comorensis Angel, 1942. Mém. Acad, malgache, 36 : 84.
Syntypes : MHNP 1922.298 (1953 al), 350 (220)mm; 1922.299, 212 (130)mm; Ig 477/10: Grande
Comore; Marcel Avignon. MHNP 1908.34 (1949 c), 255 (155)mm; Ig 447/4 ; Grande Comore;
Humblot.
« Nous avons, entre les mains, 3 ex. de cette provenance... Nous ne trouvons ces
particularités sur aucun de nos spécimens venant de la grande Ile. Types : 22.298-299 —
Donateur : Marcel Avignon. Co-type : 08.64 (sic) — Donateur Humblot. » (A.)
La présence des trois spécimens dans les collections de Paris est signalée par Guibé (1954 :
46, n° 225) : Etheridge (1982 : 35) ne cite que les deux premiers.
Savage (1952 : 182) a montré comment le nom de sebae devait être remplacé par cuvieri et
que l’orthographe correcte du genre est Opiums. Ceci a été admis par Etheridge (l.c.) mais
Welch (1982 : 44) écrit encore O. sebae comorensis.
= Opiums cuvieri comorensis (Angel, 1942).
Ctenosaura compléta Bocourt, 1874, Miss, scient. Mexique, Rept., 3 : 145-146.
Syntypes : MHNP 2252 (1872.48, 1728B), 715 (430?)mm; Ig 323. MHNP 2256 (1872.48. 1728A),
372 (250) mm ; Ig 323/1. MHNP 6500 (1872.48, I733béta), 890 (530)mm. monté ; Ig 323/2. MHNP 6499
(1872.48, 1733alpha). 430 (260)mm, monté; Ig 323/3. Tous de Salvador (La Union).
« Le Muséum possède plusieurs exemplaires de cette nouvelle espèce, recueillis par la
Commission scientifique du Mexique. Deux mâles adultes proviennent l’un du Guatemala,
l’autre de la Union. Les jeunes spécimens, probablement du même sexe, ont la crête dorsale,
comme chez les adultes, non interrompue au-dessus des reins. » 730 (462?)mm. (B.)
- 30
Fig. 1. — Syntype de Ctenosaura compléta Bocourt, 1874; MHNP 2256.
Le nom d'espèce se réfère très probablement au caractère de la crête dorsale « non
interrompue ».
La série-type est bien définie et si le Muséum de Paris en est redevable à la Commission
scientifique du Mexique, son origine géographique ne comprend que deux localités ; La Union
(El Salvador) et le Guatemala. Par le suite, trois spécimens identifiés comme C. compléta furent
reçus du Mexique (?) et enregistrés sous le n° MHNP 2251 (1728); l'un d’eux fut échangé en
1927 avec le Museum of Comparative Zoology où il porte le n° 22662, mais c’est à tort que
Barbour et Loveridge (1929 : 247) en font un « Cotype ». Smith et Taylor (1950 : 73)
mentionnent, avec un numéro erroné (2251), des cotypes du Guatemala qui n’existent plus et
mentionnent celui de Mexico du MCZ. Ils restreignent la terra typica à La Union. Guibé
(1954 : 42, n° 204) ne signale que les quatre spécimens du Salvador.
Boulenger (1885 : 196) plaça l’espèce dans la synonymie de Ctenosaura avanthura. Cope
( 1886 : 266; 1887 : 34) ayant considéré le binôme comme valide, celui-ci fut admis par nombre
- 31 —
d’auteurs dont Barbour (1921 : 82). En 1928, Bailey, dans une révision du genre, après
examen du syntype MHNP 2552, démontra la synonymie avec C. similis , ce qui n’a plus été
remis en cause : Barbour et Loveridge, Smith et Taylor, Guibé (l.c.), Peters et Donoso-
Barros (1970 : 105).
= Ctenosaura similis similis (Gray, 1831).
Anolis Copei Bocourt, 1873, Miss, scient. Mexique, Rept., pi. XV 10 et 10a; 3 : 77-78.
Holotype : MHNP 2426 (1871.10, 1631a), 315 (218)mm; Ig 6.
« Le grand et unique exemplaire femelle dont nous donnons les mesures, et que nous
dédions à M. E. D. Cope, a été rapporté de Santa Rosa de Pansos (Guatemala) par la
Commission du Mexique. Il avait d’abord été étiqueté par nous Anolis biporcatus ,
Wiegmann. » 315 (215)mm. (B.)
Cope (1887 : 31) utilise copei. Boulenger (1885 : 65) admet la validité du binôme mais
l’altère en copii. Dunn (1930 : 19), après examen du type, considère l’espèce comme valide,
utilise l'orthographe correcte, mais donne du type un numéro de référence inexact. La validité
est encore admise par C. E. et M. D. Burt (1933 ; 14), L. C. Stuart (1941 ; 491, in Schmidt,
1948 : 46).
Smith et Taylor (1950 : 65) placent l'espèce dans la synonymie de A. biporcatus ,
synonymie qui ne semble plus discutée ; Guibé (1954 : 37, n° 177), Stuart (1955 : 13. avec
mention du type), Peters et Donoso-Barros (1970 : 49).
= Anolis biporcatus biporcatus (Wiegmann, 1834).
L. (acerta) Cornuta Bonnaterre, 1789, Tab. encycl. Erp. : 40-41, pl. 4, fig. 4.
Holotype : MHNP 7486A (2186gamma), 900 (470?) mm, monté.
Non type : MHNP 7486, 1070 (600?)mm, monté; Ig 332.
« Le L. Cornu ... La longueur totale de ce lézard est de trois pieds six pouces ... C’est
M. Gravé de Sérignan, Amateur aussi distingué par son goût que par ses connoissances en
Histoire Naturelle, qui a bien voulu me communiquer l'individu qui a servi à faire cette
description, & dont il a fait présent ensuite au Cabinet du Roi. Il fut pris à Saint-Domingue en
1784, dans les mornes de l’hôpital, entre l’Artibonite & les Gonaïves. » (B.)
Bien que Bonnaterre conclut son article en écrivant « Cet animal a été jusqu'ici inconnus
aux Naturalistes », il avait été précédé par Lacépède (in fine de l'Histoire naturelle des
Serpents, 1789, édit, in-12, 4 : 333-334) qui, faisant connaître le Lézard cornu, lui rendait
d’ailleurs justice : « M. l’abbé Bonnaterre, qui nous a le premier indiqué ce lézard, se propose
d'en publier la figure et la description dans l’Encyclopédie méthodique ». La question de
priorité est d’ailleurs réglée par le fait que Lacépède n’ayant pas utilisé le binôme latin, le nom
ne peut lui être attribué. Lacépède précisait ; « L’un des deux lézards cornus que j’ai examinés
et qui font maintenant partie de la collection du Roi, a trois pieds sept pouces de longueur
totale, et sa corne est haute de six lignes ».
— 32
C. et A. Duméril (1851 : 63) signalent la présence dans les collections de deux spécimens,
l’un et l'autre de Saint-Domingue, le premier (7486A) comme « Type du Lézard cornu
Lacép. », le second (7486) comme dû à M. V. Schoelcher. Le MHNP 7486A peut, sans grand
risque d'erreur, être considéré comme étant à la fois l'un des types de Lacépède et le type de
Bonnaterre.
Guibé (1954) n’avait pas reconnu ce type, ce qui justifie la mention « Holotype : not
located » d’ETHERiDGE (1982 : 23) ou « Holotype unknown (not in MNHN) » de Schwartz
et Carey (1977 : 47).
Si la validité du taxon n’a pas été remise en cause, son attribution générique a évolué.
Placé d'abord dans le genre Iguana par Latreille 1 (1802, 2 : 267 ; 4 : 274), Daudin (1802, 3 :
282), Merrem (1820 : 48), Cuvier (1829 : 45), il devint l’espèce-type par monotypie de
Metopoceros 1 2 pour Wagler (1830 : 147). Ce genre fut accepté par Duméril et Bibron (1837 :
210), puis par Gray (1845 : 188), Boulenger (1885 : 188), alors que dans l'intervalle.
Fitzinger (1843 : 16, 54) avait réduit Metopoceros au rang de sous-genre de Hypsilophus.
Cope (1886 : 263) lui trouva, semble-t-il, sa place définitive dans le genre Cyclura ; il est suivi
par Barbour (1914 : 299), Barbour et Noble (1916 : 160), Mertens (1939 : 52), Schwartz et
Thomas (1975 : 112), Schwartz et Carey (1977 : 47), Schwartz et Henderson (1985 : 75);
ces derniers reconnaissent deux sous-espèces en dehors de la nominative.
= Cyclura cornuta cornuta (Bonnaterre, 1789).
Agama (Phrynosoma) coronata Blainville, 1835, Nouv. Annls Mus. Hist. nat.. Paris, 4 : 284-
286, pi. XXV fig. 1 et la à le.
Lectotype (Guibé 1954) : MHNP 1921 (1912), 127 (41)mm : Ig 662 ; Californie; Botta.
La tête « ... est hérissée d’épines comprimées ... qui, en se joignant à deux grandes
occipitales, constituent une sorte de couronne, entourant obliquement les deux tiers postérieurs
de la tête. » (B.)
« Le phrynosome couronné... Le Phrynosome couronné est originaire de la Californie. On
en doit la découverte à M. Botta, qui en a rapporté trois beaux échantillons, qui sont
aujourd'hui déposés à la Sorbonne, dans la collection d'histoire naturelle de la faculté des
sciences de Paris. » 130 (45) mm. Duméril et Bibron (1837 : 318-320).
C. et A. Duméril (1851 : 78) signalent l’existence d'un des syntypes dans les collections du
Muséum : « Californie : M. Botta, l’un des types de Y Agama ( Phrynos .) coronata
Blainville... ». Guibé (1954 : 42, n° 206) fait de ce spécimen un « holotype »; on peut admettre
qu’il a, alors, désigné le lectotype.
L'espèce est figurée (1870, pi. XII fig. 10a à lOd, lOf et 10g) puis redécrite par Bocourt
(1874 : 239-240). Duméril et Bibron (l.c.) en font un Phrynosoma coronation, ce que suit Cope
(1900:430).
Gray (1845 : 228) place l’espèce de Blainville dans la synonymie de son Phrynosoma
1. Et non Lacépède comme l'écrit Etheridge ( 1982 : 23) qui crédite cet auteur du binôme latin ; la publication de
Lacépède ayant précédé celle de Bonnaterre, l'auteur du binôme en aurait été changé.
2. Etheridge (p. 21. 22) utilise la graphie fautive « Metapoceros »: le nom dérive de melopon front et de lieras
corne.
— 33 —
Blainvillii décrit en 1839, mais Boulenger (1885 : 243) rétablit Phrynosoma coronation. Guibé
semble admettre la validité de Phrynosoma blainvillei , sans justification.
Fitzinger (1843 : 17) a fait de l’espèce de Blainville l'espèce-type, par désignation
originale, de son sous-genre Batrachosoma du genre Phrynosoma.
Smith et Taylor (1950 : 102) restreignent la terra typica au Cap San Lucas, Baja
California. Reeve (1952 : 877), qui a examiné le type, reconnaît quatre sous-espèces en dehors
de la nominative.
Jennings (1988 : 428.1) donne le numéro du type et précise les conditions de récolte :
« Paolo Emilio Botta (in may, 1827) ».
= Phrynosoma coronatum coronatum (Blainville, 1835).
Tapaya Cortezii Bocourt, 1870, Miss, scient. Mexique, Rept., 1870, pi. XI, fig. 2 et 2 a
à g; texte 1874, 3 : 223-224.
Syntypes : MHNP 1906 (1871.27, 1920 B), 150 (58)mm; 1906 A, 125 (49)mm; 1906 B, 120
(40)mm; 1906 C, 100 (33)mm; Ig 667/3; Lucien Biart. MHNP 1905 (1920), 101 (35)mm; 1905 A, 88
(28)mm; Ig 667/1; origine inconnue.
« Le Muséum possède six spécimens de cette variété; les quatre plus beaux furent
recueillis entre Orisaba et Cordoba (Hacienda ciel Jasmin) par les soins de M. Lucien Biart,
membre de la Commission scientifique du Mexique. Les deux autres, de plus petites
dimensions, sont des femelles, dont la localité précise est inconnue; ... » (B.)
En l’absence d’indication contraire on peut admettre que l’espèce est dédiée à Fernand
Cortez (1485-1547), conquérant espagnol du Mexique.
Dans le texte, publié postérieurement à la planche, en 1874, on trouve, en note page 223,
l’indication « Tapaya Cortezii , Aug. Duméril et Bocourt, ... 1870 ». A. Duméril ne peut être
retenu comme l’un des auteurs du binôme, celui-ci étant validé par les figures de la planche
dues au seul Bocourt.
En 1874. Bocourt estima que l’espèce qu'il avait considérée comme nouvelle n’était
qu’une variété du Phrynosoma orbiculare Wiegmann, 1828, à laquelle il donna le nom de
variété A de Tapaya orbicularis.
Boulenger (1885 : 242) donne le nom de cortezii à une variété de Phrynosoma orbiculare
dont il crédite le seul Bocourt. Smith et Taylor (1950 : 98) ne citent que les quatre premiers
syntypes et donnent comme auteurs Duméril et Bocourt, ce que suit Reeve (1952 : 933).
Guibé (1954) n’avait pas reconnu cette série-type.
= Phrynosoma orbiculare cortezii (Bocourt, 1870).
Liolaemus variabilis var. Courtyi Pellegrin, 1909, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 15 (6) :
328.
Holotype : MHNP 1907.251 (1861 Cl), 168 (93?)mm; Ig 552/6.
La forme est dédiée à G. Courty, le récolteur, géologue de la Mission scientifique
française en Amérique du Sud. 170 (98) mm.
Cf. art. variabilis.
= Liolaemus multiformis multiformis (Cope, 1876).
- 34 -
Liolaemus variabilis var. Crequii Pellegrin, 1909, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 15 (6) :
327.
Syntypes : MHNP 1907.244 (1861 Al). 118 (20?)mm; 1907.245. 115 (22?)mm; 1907.246. 193
(115) mm ; Ig 552/5.
La forme est dédiée à M. de Créqui-Monfort l'un des directeurs de la Mission
scientifique française en Amérique du Sud. 162 (77?), 191 (111), 195 (110)mm.
Cf. art. variabilis.
= Liolaemus multiformis multiformis (Cope, 1876).
Anolis cristatellus Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 143-146.
Syntypes : MHNP 2353 (1647), 54 (9?)mm; Ig 15/1; MHNP 2447 (1649), 173 (lll)mm; 2447A,
118 (42 ?)mm ; Ig 15/2; Martinique, Plée. MHNP 2451 (1648), 124 (65?)mm; 2451A. 119 (58?)mm;
Ig 15; Guyane?; Milbert.
« 168 (105)mm ... Le petit Anolis à crête a été envoyé de la Martinique par M. Plée. Nous
en avons aussi un individu qui est étiqueté comme venant de la Guyane; mais cette origine
nous paraît douteuse.
« Observations. M. Cuvier, qui a le premier signalé l’existence de cette espèce d'Anolis, lui
a, selon nous, fort à tort donné pour synonyme le Lézard bimaculé de Sparrmann. Ce dernier
appartient à une autre espèce d’Anolis, que nous décrirons sous le nom d 'Anolis Leachii. Nous
avons trouvé dans la collection du Muséum un petit Anolis à crête, femelle portant le nom
d 'Anolis porphyreus écrit de la main d’Oppel. Nous ignorons si jamais ce naturaliste en a publié
la description. » (D.B.)
La présence des types dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1851 : 58) qui confirment l’existence d'un individu femelle en provenance de la Martinique et
étiqueté de la main d’OpPEL A. porphyreus ; il s’agit de l'un des spécimens dû à Plée, mais
l’étiquette n’ayant pas été conservée il n’est pas aujourd'hui possible de préciser lequel des
trois. Guibé (1954 : 33-34, n° 157) les citent; Schwartz et Thomas (1975 : 75) ne mentionnent
que les MHNP 2353 et 2447. Bocourt (1873, pi. XIV fig. 12) a représenté la tête de l’un des
types.
Cuvier (1829 ; 49) n’ayant pas utilisé de binôme latin ne peut être considéré comme
l'auteur du taxon. Fitzinger (1843 : 16, 65), par désignation originale, en fait l'espèce-type de
son sous-genre Istiocercus du genre Ptychonotus. Gray place l’espèce dans le genre Xiphosurus
(1845 : 197). Reinhardt et Lütken (1862 : 249) sont revenus au premier binôme ce qui fut très
généralement suivi : Bocourt (1873, pi. XIV), Boulenger (1885 : 26), Barbour (1914 : 274;
1930c/ : 90; 1930b : 137; 1935 : 111 ; 1937 : 123). Grant (1931 : 220), Hoogmoed et Lescure
(1975 : 164), Schwartz et Thomas (1975 ; 75), Schwartz et Henderson (1985 : 45).
Barbour, en 1930, relève que la terra typica, Martinique, est une erreur et, en 1935, cite deux
sous-espèces en dehors de la nominative.
Williams (1976 : 11) en fait le type d’un groupe d'espèces et d’une superspecies.
= Anolis cristatellus cristatellus Duméril et Bibron, 1837.
— 35 -
Sceloporus cupreus Bocourt, 1874, Annls Sci. nat., 5 e sér., Zool,, 19, art. 4; et Miss, scient.
Mexique, Rept., 1874, pi. XVIIlbis, fig. 2, 2a et b; texte 1874, 3 : 210-212.
Syntypes : MHNP 3174 (1897), 143 <92)mm; 3174 A, 88 (37?)mm; Ig 755 .
« ... deux bandes plus claires, d’un ton cuivre jaune parcourent chacun des côtés du corps;
... Le Muséum possède deux exemplaires S9 du Sceloporus cupreus, recueillis à Oaxaca par
M. Boucard; ... » 143 (91)mm. (B.)
Boulenger (1885 ; 235) place, avec doute, l’espèce de Bocourt dans la synonymie de
Sceloporus chrysostictus Cope, 1860, ce que suivra Cope (1900 : 397) bien que Boulenger ait,
entre temps, admis la validité de l’espèce. Smith (1939 : 305) la considère comme espèce valide
tandis que Smith et Taylor (1950 : 134) en font une sous-espèce de S. siniferus.
Guibé (1954 : 43-44, n° 212) fait des deux exemplaires des « holotypes »; il ne s’agit que
de syntypes.
= Sceloporus siniferus cupreus Bocourt, 1874.
Tropidurus Cuvieri Gray, 1831, in Griffith's Animal Kingdom, Synop. : 41.
Holotype : MHNP 1433 (1949), 184 (67?)mm; Ig 447 .
Sur cet exemplaire et la discussion nomenclaturale, cf. art. Opiums sebae.
= Opiums cuvieri cuvieri (Gray, 1831).
Proctotretus cyanogaster Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 273-276.
Syntypes : MHNP 6843 (1822), 151 (82)mm; Ig 544; MHNP 2476 (1821), 145 (94)mm; Ig 544/1.
« Le proctotrète ventre-bleu ... 147 (83)mm... Ces dimensions sont celles d’un sujet
certainement adulte, mais dont la queue est proportionnellement moins longue que celles
d’individus plus jeunes que nous possédons.
« Patrie. Le Chili est aussi te pays qui produit cette espèce, dont M. Gay nous a envoyé
plusieurs beaux échantillons. » (D.B.)
La présence des types dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1851 : 72), Guibé (1954 : 46-47, n° 224), Laurent (1985 : 18); ce dernier y ajoute, à tort, le
MHNP 6844. L’espèce a été représentée par Hombron et Jacquinot (1846, pl. 2, fig. 2 et a à
d) et par Gay (1848, pl. 2, fig. 2 et a à c).
La validité du taxon n’a pas été remise en cause, mais l’espèce a été successivement
affectée aux genres Liolaemus ( Liodera ) par Fitzinger (1843 : 74), Leiolaemus par Gray
(1845 : 212), enfin Liolaemus par Boulenger (1885 : 145), C. E. et M. D. Burt (1933 : 31),
Peters et Donoso-Barros (1970 : 181) qui reconnaissent deux sous-espèces, Laurent (1984 :
16), Vanzolini (1986 ; 13), Cei (1986 : 253).
= Liolaemus cyanogaster cyanogaster (Duméril et Bibron, 1837).
- 36 —
Ig.(uana) cychlura Cuvier, 1829, Le Règne animal, 2 e édit., 2 : 45.
Holotype : MHNP 2367 (1724), 605 (335) mm; Ig 331 / 1 .
« LTguane à queue armée, de la Caroline. » (C.)
Duméril et Bibron (1837 : 218) ayant placé le binôme de Cuvier dans la synonymie de
leur Cyclura harlani ni Gray (1840 : 109; 1845 : 190) ni Boulenger (1885 : 193) ne
reconnurent la validité de cette espèce. Barbour (1914 : 297) en faisait une bonne espèce.
Barbour et Noble (1916 : 143-144) en discutèrent : « Cuvier first used cyclura as a specific
name for what he called L’Iguane de la Caroline. After what Catesby said we imagine that he
had a Bahaman specimen which had been carried to Carolina and had probably been send to
Paris from there. Which Bahaman species he had is impossible to decide from his meagre
descriptions. So unless the type is still in existence and sufficiently well preserved, which is
improbable, it will not be possible to more than surmise that Cuvier probably had a specimen
of C. bacolopha. Stejneger and Barbour have both used the name Cyclura cyclura Cuv/ for the
Cuban Iguana and this might be considered as restricting the name. It is probably better to
drop the name altogether until someone studies this old type, and also the type of nubila in the
British Museum ». Guibé (1954) ne mentionne pas ce type.
Schwartz et Thomas (1975 : 112) ont réhabilité le taxon de Cuvier sous la forme
Cyclura cyclura et signalé l’existence de l’holotype dans les collections de Paris. Schwartz et
Carey (1977 ; 37, 39) reviennent sur la question et corrigent la terra typica « Caroline » en
« Andros Island, Bahama Islands »; ils ajoutent : « contrary to these authors (Barbour et
Noble) suspicions, the holotype (MHNP 2367) is in excellent conditions; we have examined
photographs. The presence of azygous scales between the prefrontals eliminates all others taxa
except C. nubila from consideration. Others scale counts and relationships suggest strongly
that cyclura is the prior name for Bahamian iguanas... the original specimen might most
probably have been brought from Andros to South Carolina than from elsewhere in the
Bahamian archipelago» 1 .
Depuis l'espèce est considérée comme valide : Etheridge (1982 : 24), Schwartz et
Henderson (1985 : 75), avec deux sous-espèces en dehors de la nominative.
= Cyclura cyclura cyclura (Cuvier, 1829) 2 .
Anolis cynocephalus Bocourt, 1870, Nouv. Archs Mus. Hist, nat., Paris, 6, Bull. 13-14; et
1873, Miss, scient. Mexique, Rept., pi. XIV, fig. 7.
Holotype : MHNP 2463 (1619), 125 (78)mm; Ig 48 / 3 .
« Le Muséum possède un seul exemplaire mâle de cette espèce; il a été recueilli à Cayenne
par Leprieur. » 125 (78)mm. (B.)
1. Une annotation manuscrite, non signée, du volume de l’Erpétologie générale soulève une autre hypothèse :
« Probablement la ville de Carolina de Porto Rico, L’Herminier ayant sans doute été dans cette île ».
2. L’orthographe publiée par Cuvier, cychlura, n’est peut-être pas due à une erreur typographique puisqu'elle se
retrouve dans une note de la même page. Elle ne fut cependant pas reprise ni même citée par les auteurs ultérieurs, en
particulier Duméril et Bibron, Gray, Boulenger (l.c.). Il semble donc préférable de s’en tenir à l'usage.
37 —
Pas d’explication sur l’origine du nom spécifique.
Boulenger (1885 : 51) en fait un synonyme d'A. orionii Cope, 1868.
Guibé (1954 : 36, n° 173) signale la présence du type et met le binôme dans la synonymie
de A. chrysolepis Duméril et Bibron, 1837. Williams et Vanzolini (1970 : 83-84) ne citent pas
A. cynocephalus dans la synonymie de A. chrysolepis et, selon une annotation du fichier,
E. E. Williams aurait, en 1969, confirmé la synonymie avec A. ortonii. Celle-ci est admise par
Peters et Donoso-Barros (1970 : 62) ainsi que par Hoogmoed et Lescure (1975 : 150).
= Anolis ortonii Cope, 1868.
Anolis de la Sagra Cocteau, 1836? Hist. ... île de Cuba, pl. 13 fig. 1 et 2 et a à g; 1843 :
131-136.
Syntypes : MHNP 2430 (1656), 146 (92)mm. 2430A, 77 (20?)mm. 2430B, 69 (34)mm; Ig 57/2 ;
MHNP 6797 (1658), 112 (66)mm; 6797A, 88 (53)mm; Ig 57/1: Cuba; Ramon de La Sagra.
La constitution de la série-type n'est pas indiquée, pas plus que le dédicataire qui est
évidemment le donateur des spécimens et le coordonnateur de la publication. 163 (96)mm.
Ni C. et A. Duméril (1851), ni Guibé (1954) ne signalent expressément cette série-type (cf.
article Anolis Sagrei).
Duméril et Bibron (1837 : 150) signalent ; « Anolis Sagrei. Th. Coc. Hist de l’île de Cub.
par M. Ramon de la Sagra, part. Erpétol. tab. 10 », or Cocteau n’a utilisé la graphie sagrei ni
dans la légende de la planche ni ultérieurement dans la description.
La forme « de la Sagra » n'est signalé ni par Fitzinger (1843) ni par Gray (1845) ni par
Boulenger (1885). C’est cependant la forme valide. En ce qui concerne la date, cf.
introduction p. 4.
= Anolis delasagra Cocteau, 1836.
Iguana delicatissima Laurenti, 1768, Synopsis Reptilium : 49.
Laurenti cite une série de figures de Séba puis écrit : « Hospitatur in eodem thesauro
Turriano » (Museo Illustrissimi Comitis Turriani).
La série-type est donc bien définie et localisée : les figures de Séba et le ou les spécimens de
la collection du comte de Turn (Daudin 1802 : 281).
Latreille (1801 : 255) nous donne l'origine du nom spécifique : Iguana vulgaire. Iguana
delicatissima. « ... sa chair étant très recherchée pour les tables, surtout celle des femelles, qui
est plus tendre et plus succulente que la meilleure volaille, lorsqu'elle est servie en fricassée. Les
œufs sont également bons ».
Daudin considérait cette espèce comme « peut être analogue à l'iguane cornu ».
Cuvier (1817 : 40) nomma cette espèce Iguane à col nu, mais sans donner de binôme latin,
il citait comme référence une figure : « Mus. Besler. tab, XIII, fig. 3 » avec, en synonymie, Ig.
delicatissima Laur. Dans la deuxième édition (1829 : 45), Cuvier crée le binôme Iguana
nudicollis , avec mêmes référence et synonymie.
— 38 —
Après une tentative de Wagler (1830 : 148) de transférer l’espèce dans le genre
Amblyrhynchus, l’appartenance au genre Iguana n’a plus été discutée : Gray (1845 : 187),
Boulenger (1885: 191), Barbour (1930a : 85; 1935: 105; 1937: 116).
A propos de cette espèce, Lazell écrit :
« Type. None ever designated; Laurenti (1768) notes material deposited in the Museum of
Turin (sic!), Italy, but no longer known to exist. For the same reasons given under Iguana
iguana , I do not regard it necessary to designate a neotype.
« Type locality. Incliis ( = The Indies) ; here restricted to the island of Terre de Bas, Les
Iles des Saintes, Department de La Guadeloupe, French West Indies. The species is here
abundant ».
Etheridge (1982 : 29) reprend l’erreur de Lazell : « Holotype : Zool. Mus. Torino, not
located », en y ajoutant la qualification d’holotype que rien ne justifie.
Un certain nombre de spécimens du Cabinet de Séba ayant servi de modèles pour ses
illustrations appartenant aux collections de Paris, il était nécessaire de rechercher s’il ne s'y
trouvait pas un spécimen de cet Iguane ayant cette origine. La recherche fut négative.
Iguana delicatissima Latreille, 1801, non Laurenti, 1768, in Sonnini et Latreille, Hist,
nat. Rept.. an X, 1 : 255. Le même an X, Daudin (1802, 3 : 263-272, pl. XL) trai¬
tait du même binôme.
« L'Iguane ordinaire ... Dimensions d’un iguane, qui a été envoyé de Cayenne au Muséum
d'histoire naturelle de Paris par C. S. Sonnini ... » Longueur totale 4 pieds ... longueur de la
queue 2 pieds, 7 pouces, 4 lignes. (D.)
La série-type comprenait donc un spécimen des collections de Paris, il n’a pas été
retrouvé; C. et A. Duméril (1851) ne le signalaient déjà plus. La série-type n'est plus
aujourd'hui constituée que par la planche.
Duméril et Bibron (1837 : 293) plaçaient le binôme de Latreille dans la synonymie de
leur Iguana tuberculata et non dans celle d7. nudicollis , indiquant ainsi qu’il s’agissait d’une
autre espèce que le I. delicatissima Laurenti.
= Iguana iguana iguana (Linné, 1758).
Amblyrhinchus Demarlii Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 197-198.
« L’Amblyrhinque de Demarle ... Nous ignorons qu’elle est la patrie de cette espèce
d’Amblyrhinque ... il est à supposer que ... elle habite le nouveau monde... L’exemplaire ... se
trouve déposé dans le Musée de Boulogne-sur-Mer. Il nous a été obligeamment communiqué
par un des directeurs de ce même musée, M. Demarle, pharmacien distingué, auquel nous nous
sommes plu à dédier cette nouvelle espèce d’Amblyrhinque. » (D.B.)
Ainsi qu'une enquête récente nous l'a confirmé, l’holotype par monotypie de ce binôme
n’est plus conservé, depuis fort longtemps déjà, au musée de Boulogne. Il doit être considéré
comme perdu; il n'en subsiste que la planche 12 de l’ouvrage de Bell, vraisemblablement
effectuée d’après ce spécimen.
— 39 -
Le binôme fut considéré comme une espèce valide par Bell (1843 : 22, pl. 12) qui en
créditait d’ailleurs le seul Bibron et qui en donne la première représentation d’après un
spécimen récolté par Darwin aux Galapagos. Fitzinger (1843 : 16, 55) en fit, par désignation
originale, l’espèce-type du sous-genre Conolophus du genre Hypsilophus. Gray (1845 : 188,
Demartii) le mit dans la synonymie de Trachycephalus subcristatus qu’il avait décrit quelques
années auparavant comme Amblyrhynchus. La synonymie n’a pas été remise en cause;
Boulenger (1885 : 187) plaça l’espèce dans le genre Conolophus où elle est encore (Lanza
1980 : 14).
= Conolophus subcristatus (Gray, 1831).
Anolis marmoratus desiradei J. D. Lazell, 1964, Bull. Mus. comp. zool. Harv., 131 (11) :
387-389.
Paratype : MHNP 1965.102 (MCZ 71099), 97 (56)mm; 1g 87 ; La Guadeloupe. Le Souffleur, La
Désirade; E. E. Williams ; MCZ leg.
Ce paratype est l’un des 58 de cette sous-espèce, qui ont été récoltés dans sept localités; il
est l'un des douze récoltés à Le Souffleur. L’holotype (MCZ 71068) déposé au Museum of
Comparative Zoology, Harvard, est de Grande Anse, La Désirade.
La sous-espèce est admise par Schwartz et Thomas (1875 : 92), Schwartz et
Henderson (1985 : 47).
Anolis de Villei Boulenger, 1880, Bull. Soc. zool. Fr. : 42.
Barbour (1934 ; 131), à propos de cette espèce, écrit : « type 1 in Paris Museum ».
Or Boulenger commençait ainsi son article : « Le musée royal d’histoire naturelle de
Bruxelles a reçu, pendant les années 1874 et 1875 de nombreux Reptiles et Batraciens recueillis
dans les Andes de l’Equateur par M. Emile de Ville, Consul de Belgique à Quito. » (B.)
Le type n’a donc jamais appartenu au Muséum de Paris. Dès 1885 (p. 65). Boulenger
modifiait la graphie en devillei et mettait l’espèce dans la synonymie de A. fraseri.
= Anolis fraseri Günther, 1859.
Sceloporus Digueti Mocquard, 1899, Nouv. Archs Mus. Hist, nat., Paris, 4 e sér., 1 : 311-
313, pl. XIII, fig. 2, 2a et b.
Holotype : MHNP 1892.419 (1895 alpha), 141 (82)mm; Ig 780.
« Cette espèce est représentée par un seul spécimen provenant de Santa Rosalia. Il mesure
57 millimètres de l’extrémité du museau à l’anus, la longueur de la queue étant de 78 mm. »
(M.) Santa Rosalia, Basse Californie; Léon Diguet, «collectionneur émérite».
Smith (1939 : 54, 133) avait placé S. digueti dans la synonymie de la sous-espèce
nominative de S. orcutti Stejneger, 1893 ; il fut suivi par Smith et Taylor (1950 : 114), Guibé
(1954 : 45, n° 218). Weintraub (1980 : 265) considère l’espèce orcutti comme monotypique.
= Sceloporus orcutti Stejneger, 1893.
— 40 —
Anolis Dollfusianus Bocourt, 1873, Miss, scient. Mexique, Rept., 3 : 84-85; et 1874,
pi. XVI fig. 19 et 19a.
Syntypes : MHNP 2435 (1871.12, 1634B), 104 (68) mm; 2435A, 44 (11?) mm; 2435B. 43 (17?)mm;
2435C, 48 (10?)mm ; Ig 17/1.
« Id Anolis Dollfusianus habite les forêts de Saint-Augustin (Guatemala). »
« Le Muséum possède quatre exemplaires de Y Anolis Dollfusianus , un mâle et trois
femelles, recueillis par la Commission scientifique du Mexique. » 97 (60) mm. (B.)
« En dédiant cette espèce à A. Dollfus, un des voyageurs les plus ardents de la
Commission scientifique du Mexique, enlevé à sa famille et à ses amis peu de temps après son
retour dans la patrie, nous avons voulu associer son nom à une des productions naturelles d’un
pays qu'il a exploré si fructueusement pour la science géologique. Nous avons voulu aussi
rappeler qu’un de ces Anolis a été recueilli à une altitude de 1 200 mètres, sur la base du volcan
d'Attitlan, la veille du jour où, malgré bien des difficultés imprévues, Dollfus en fit
l’ascension. » (B.)
Boulenger (1885 ; 80) place, avec doute, le binôme dans la synonymie de Anolis cupreus
Hallowell, 1860. Cope (1887 : 31) en fait une espèce valide.
Guibé (1954, 37, n° 180) signale le très mauvais état des spécimens et adopte la synonymie
avec A. cupreus.
Stuart (1955 : 16), qui désigne à tort le MHNP 2435 comme un « holotype », en fait une
espèce valide, ce qui est accepté par Peters et Donoso-Barros (1970 : 52) et par Fitch et coll.
(1976 : 116).
= Anolis dollfusianus Bocourt, 1873.
Agama Douglassii Bell, 1833, Trans. Linn. Soc., Lond., (1828), 16 : 105, pi. X.
Syntypes : MHNP 1908 (1921), 85 (24)mm; 1908 A, 92 (25)mm; Ig 666 .
« Agama Douglassii ... Habitat in orâ occidentali Americae Boreaad ripas fluminis
Columbiae ... was found by Mr. David Douglass in the course of his late indefatigable and
productive researches in the western parts of North America, ... » (B.)
Il n’y a pas d’indication sur la composition de la série-type. Boulenger (1885 : 241)
signale la présence de spécimens-types au British Museum (N.H.).
La présence de ces spécimens dans les collections de Paris est mentionnée par C. et
A. Duméril (1851 : 79) «Californie: M. Douglass; 2 individus»; elle est rappelée par
A. Duméril (1856 : 555) : « Cette espèce n’était pas encore parvenue au Musée de Paris à
l’époque de la publication du t. IV de YErpét. génér. ; mais maintenant, nous en avons deux
exemplaires rapportés de Californie par M. Douglas (sic), et donnés par M. le docteur Bell ».
Bien que Reeve (1952 : 847) ait signalé l’existence de deux « cotypes » à Paris, Guibé (1954) ne
les mentionne pas.
Wagler (1830 : 146) plaça l’espèce dans le genre Phrynosoma créé par Wiegmann en
1828. Cette position fut d'abord acceptée : Wiegmann (1834 : 54), Fitzinger (1843 : 78),
— 41 —
Gray (1845 : 227), C. et A. Duméril (l.c.); Girard (1858 : 397) proposa son transfert dans le
genre Tapaya où la place encore Bocourt (1870 : pi. 11, fig. 5 et 5a à f; 1874 : 226-227). Cope
(1875 : 49) revint au genre Phrynosoma , ce qui n’a plus été remis en cause : Boulenger (l.c.),
C. E. Burt (1935 : 261), Reeve (l.c.).
= Phrynosoma douglassii clouglassii (Bell, 1833).
Callisaurus draconoides Blainville, 1835, Nouv. Annls Hist, nat., 4 : 286-287, pi. XXIV fig. 2
et 2a.
Holotype : MHNP 812 (1922), 95 (32?)mm; Ig 231 ; Californie; Botta.
« ... ce saurien doit être rapproché de la petite famille qui contient les dragons et les
sitanes,... nous avons été forcés d’en former un petit genre distinct auquel nous avons donné le
nom de Callisaurus pour indiquer la gentillesse de ce petit animal, ... » (B.)
Wiegmann (1836 : 256) envisageait l’appartenance de l'espèce au genre Hypsibatus ce que
rejettèrent Duméril et Bibron (1837 : 326-329).
« Le callisaure dragonoide. ... Le callisaure dragonoide est originaire de la Californie.
Nous n’en avons encore observé qu’un seul individu, rapporté de ce pays par M. Botta. C’est
le même qui a servi de modèle à la description et à la figure que M. Blainville a publiées dans
les nouvelles Annales du Muséum d’histoire naturelle. » 124 (55) mm. (D.B.)
Bocourt (1874 :158-168, pi. XVII bis fig. 10, dragonoides, ex errore) a redécrit l’espèce et
dessiné l’écaillure céphalique.
Le binôme a été accepté par Gray (1845 ; 227), Boulenger (1885 : 206) et Cope (1900 :
269). Fitzinger (1843 : 16, 60) a fait de l’espèce, par désignation originale, l'espèce-type de son
genre Megadactylus.
C. et A. Duméril signalent la présence du type dans les collections de Paris (1851 : 80) ce
que confirme Guibé (1954 : 49, n° 244).
Sceloporus Dugesii Bocourt, 1873, Annls Sci. nat., 5 e sér., Zool., 17, art. 10; et Miss,
scient. Mexique, Rept., 1874, pi. XVIII, fig. 7, 7a et b; texte 1874, 3 ; 188-189.
Syntypes : MHNP 1652 (1882), 125 (55?)mm; 1652A, 122 (60?)mm; 1652B, 117 (55?)mm; Ig 756.
MHNP 1653 (1882a), 135 (62?)mm; 1653A, 121 (60)mm; 1653B, 120 (50?)mm; 1653C.I18 (62)mm;
1653D, 112 (58)mm; Ig 756/1. MHNP 1654 (1882b), 156 (83?)mm; 1654A, 189 (110)mm; 1654B, 185
(115) mm : Ig 756/2.
« On doit la connaissance de cette curieuse espèce à M. le docteur Alf. Dugès, qui a donné
au Muséum plusieurs spécimens des deux sexes et de différents âges, recueillis par lui à Colima
(Mexique).» 190 (110)mm. (B.)
Boulenger (1885 : 224, 1897 ; 486), Cope (1900 : 341) admettaient la validité du binôme
qui ne fut ensuite pas discutée (Smith, 1936 : 659; 1939 : 234; Guibé, 1954 : 44, n° 213).
= Sceloporus dugesii Bocourt, 1873.
— 42 —
Tapaya Dugesii Bocourt, 1870, Miss, scient. Mexique, Rept., 1870, pi. XI, fig. 3 et 3a
à 3f; texte 1874, 3 : 224-225.
Syntypes : MHNP 1907 (1864.125, 1920 C), 130 (45)mm; I907A, 78 (?)mm; Ig 667/7.
«... habite Colima (versant du Pacifique); deux spécimens identiques ont été donnés au
Muséum par M. le Dr AH'. Dugès. » (B.)
Dans le texte, publié postérieurement à la planche, en 1874, on trouve, en note page 224,
l'indication « Tapaya Dugesii , Aug. Duméril et Bocourt, ... 1870 ». A. Duméril ne peut être
reconnu comme un des auteurs du binôme, celui-ci étant validé par les figures de la planche
dues au seul Bocourt.
En 1874, Bocourt estima que l'espèce qu'il avait considérée comme nouvelle n'était
qu'une variété du Phrynosoma orbiculare Wiegmann, 1828 et la décrivit sous le nom de
variété B de Tapaya orbicularis.
Boulenger (1885 : 243) donne le nom de dugesii à une variété de Phrynosoma orbiculare
dont il crédite le seul Bocourt. Smith et Taylor (1950 : 98) donnent comme auteurs Duméril
et Bocourt, ce que suit Reeve (1952 : 935).
Guibé (1954) n’avait pas reconnu cette série-type.
= Phrynosoma orbiculare dugesii (Bocourt, 1870).
Ptychonotus Dumerilii Fitzinger, 1843, Systema Reptilium, 1 : 65.
Syntypes : en partie ceux d'Anolis marmoratus D.B. (cf. cet article).
Fitzinger créa ce binôme pour réunir : « Xiphosurus principalis. Fitz. Wiegm.-Anolis
marmoratus Dum. Bibr. », avec pour spécimens de référence : « Mus. Paris, Vindob, Berol. ».
Boulenger (1885 : 31) place, à tort, le binôme dans la synonymie du seul A. marmoratus.
= p.p. Anolis marmoratus Duméril et Bibron, 1837.
= p.p. Anolis carolinensis Voigt, 1832.
ou Anolis roquet (Lacépède, 1788).
Holbrookia elegans Bocourt, 1874, Miss, scient. Mexique, Rept.. 3 : 164-165, pi. XVII bis,
fig. 8 et 8a.
« L’exemplaire décrit ci-dessus est une femelle en parfait état de conservation, qui nous a
été communiquée par M. le professeur Peters et qui provient de Mazatlan (Mexique). » (B.)
L'holotype par monotypie n’appartenait pas aux collections de Paris et n'y a pas été
conservé. C’est donc par erreur que Smith et Taylor (1950 : 84) l’y localisent.
Boulenger (1885 : 209) admet la validité du binôme. Smith et Taylor (l.c.) en font une
sous-espèce de H. maculata Girard.
= Holbrookia maculata elegans Bocourt, 1874.
— 43 —
Iguana fasciata A. Brongniart, 1800, Bull. Soc. Philomath. Paris, 2 (36) : 90, pi. 6,
fig. 1; et 1805, Essai Classif. Rept. : 34, pi. 1, fig. 5.
Iguane à bandes, « quatre larges bandes bleu-foibles sur le corps, la seconde plus courte. Il
a environ 15 cent, de long du museau à l’anus. La queue est trois fois plus longue que le
corps... J’ajouterai ... un iguane qui m’a paru nouveau, et qui a été rapporté par M. Riche, de
son voyage autour du monde à la recherche de La Pérouse. » (B.)
Les dessins, par Maréchal, montrent l’animal entier, le doigt du milieu et diverses
écailles.
Daudin (1802, 3 : 352-355) transfère l’espèce dans le genre Agama et ajoute « Cet agame
fait partie de la collection d’histoire naturelle de mon ami Alexandre Brongniart, qui a bien
voulu me le communiquer ».
Les auteurs anciens, Duméril et Bibron (1837 : 225), Fitzinger (1843 : 55) et Gray
(1845 : 187), s’accordaient à reconnaître en Cuvier l’auteur du genre Brachylophus, avec pour
espèce-type (par monotypie) Ylguana fasciata de Brongniart, mais ils se référaient à la
seconde édition du Règne animal (1829 : 40), alors que, dans ce cas, Cuvier n’a pas utilisé la
forme latine Brachylophus mais la française Brachylophes. Boulenger (1885 : 192) signala ce
fait. Les auteurs ultérieurs étaient donc en droit d’attribuer Brachylophus à Wagler 1830 1 ,
comme le faisait le Nomenclator Zoologicus (1939,1 : 470). C’était négliger le fait que la forme
latine se trouvait associée au nom de Cuvier dès 1829, ce qui donne pour référence exacte,
comme l’a montré Savage (1952 : 182) et utilisé Etheridge (1982 : 14) : « 1829 Brachylophus
Cuvier in Guérin-Méneville, Icon. Règ. anim. Paris, 1, pl. 9, fig. 1 ».
L’holotype, par monotypie, doit être aujourd’hui considéré comme perdu. Rien n’indique
que le spécimen de Riche, de la collection d’Alexandre Brongniart, soit jamais entré dans les
collections du Muséum. Ni Duméril et Bibron ni C. et A. Duméril (1851 : 64) ne le signalent
et Gibbons écrit avec raison (1981 : 157) : « Since there is no record of this specimen in
Guibé’s (1954) list of lizard types in the Paris Museum, it appears to have been lost, or to have
remained in Brongniart’s private collection ».
= Brachylophus fasciatus (A. Brongniart, 1800).
Leiosaurus fasciatus d’Orbigny, 1837, Voyage Amérique mérid., 5 (1), Reptiles, pl. 3, fig. 5
à 7; et 1847 : 8.
Holotype : MHNP 2398 (1766), 62 (18?) mm; Ig 602.
« Nous l'avons rencontrée sur les bords du Rio Negro, dans la Patagonie septentrionale,
où elle paraît être fort rare, car, pendant huit mois de séjour, nous n'en avons jamais vu qu'un
seul individu. Elle était sortie des murailles mêmes du fort du Carmen... » (O.)
La date de publication du binôme doit être discutée. Sherbon et Griffin (1934 : 130), qui
se sont attachés à fixer les dates de publication des différentes parties du Voyage en Amérique
méridionale, n’ont pu déterminer celles des planches 3 et 4 mais ils retiennent 1837 pour les
1. Et non 1829 comme le fait Gibbons (1981 : 255) du moins dans le texte, car page 272, dans la bibliographie, la
référence de Wagler est donnée avec la date exacte de 1830.
— 44
planches 2 et 5, comme de plus la planche 3 est citée, en 1837, par Duméril et Bibron (1837,
4 : 110, 244), on peut admettre qu’elle a été diffusée en 1837, avant la sortie du volume 4 de
l’Erpétologie générale. Par contre, les mêmes auteurs, à propos de la planche 4, indiquent
(p. 350 et 356) qu’elle n'est pas encore publiée. La date de 1835, donnée par Guibé (1954 : 50)
comme celle de publication des planches 3 et 4, est manifestement erronée.
Lorsque Peters et Donoso-Barros écrivent (1970 : 156) « Leiosaurus fasciatus d'Orbigny
and Bibron 1847 », ils commettent une double erreur. Les deux auteurs sont bien associés dans
la description de 1847, mais c’est la planche, attribuable au seul d’Orbigny, qui fixe la
nomenclature. L’erreur est reprise par Cei (1986 : 170).
La validité du taxon n’a pas été remise en cause : Duméril et Bibron (1837 : 244), Gray
(1845 : 224), Boulenger (1885 : 127). Fitzinger (1843 : 16, 58) en a fait l’espèce-type, par
désignation originale, de son sous-genre Pristidactylus. Il n’a pas été suivi.
La présence du type dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril ainsi
que par Guibé (1954 : 50, n° 246).
Barrio (1969 : 268), qui reproduit une photographie de l’holotype, transfère l’espèce dans
le genre Cupriguanus. Etheridge et Williams (1985 : 1) attribuent encore le binôme à
Duméril et Bibron mais réhabilitent le genre Pristidactylus , ce qu’accepte Cei (l.c.).
La présence du type dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril (1851 :
67) ainsi que par Guibé (1954 : 50, n° 246). Il a été examiné par Etheridge et Williams (l.c.).
= Pristidactylus fasciatus (d’Orbigny, 1837).
Polychrus fasciatus Delaporte, 1826, Annls Sci. nat., Paris, 9 : 110-111.
Holotype : MHNP 6772 (1573), 345 (230)mm; Ig 714/2 ; peau sèche, mauvais état.
« L’espèce qui a donné lieu à cette note nous paraît nouvelle ; elle portera le nom de
Marbré à bandes, Polychrus fasciatus , Nob. ... Sur le milieu du dos l’on voit une bande
longitudinale d’un jaune clair, large d’environ deux lignes... longueur totale 13 p. 6 lig... de la
queue 9 p. ... J’ai de fortes raisons de croire que cette espèce habite les îles Moluques ou
Philippines. » (D.)
A propos de ce spécimen, Duméril et Bibron (1837 : 69) écrivaient : « Le Polychre à
bandes de M. Delaporte, aujourd'hui comte de Castelnau, est aussi un double emploi du
Polychre marbré. C’était une espèce que ce savant entomologiste avait bien innocemment
établie d'après un individu empaillé, sur le dos duquel le marchand, ou celui qui l’avait vendu
d’abord, s’était amusé à peindre une bande jaune ».
Le binôme, cité par Gray (1845 : 183) dans la synonymie de P. marmoratus, est omis par
Boulenger (1885 ; 98).
Ainsi que le relève Vanzolini (1983 : 120), ni C. et A. Duméril (1851) ni Guibé (1954) ne
signalent la présence de ce type dans les collections de Paris. Cependant le plus ancien registre
du laboratoire porte au n° 1573, la mention « T. de Poly. fasciatus Cast. » ce qui permet
d’authentifier notre spécimen.
= Polychrus marmoratus (Linné, 1758).
— 45 —
Crotaphytus fasciatus Mocquard, 1899, non Hallowell, 1852, Nouv. Archs Mus. Hist, nut.,
Paris , 4 e sér., 1 : 303:305, pi. XIII, fig. 1.
Holotype : MHNP 1896.133 (1770 alpha), 114 (72)mm; Ig 285, Basse Californie; Léon Diguet.
« Nous ne possédons de cette espèce, qu’un jeune spécimen (...) qui mesure 40mm de
l'extrémité du museau au cloaque, la longueur de la queue étant de 77 mm. Il provient du cerro
de las Palmas. » (M.)
En 1903, ayant pris connaissance de l’homonymie existante, Mocquard transforma le
nom en C.fasciolatus que Guibé (1954 : 51 n° 254) traite comme une espèce valide. Cependant,
Smith et Taylor (1950 : 94) avaient établi la synonymie, non remise en cause, avec Gambelia
( = Crotaphytus) wislizenii.
= Crotaphytus wislizenii wislizenii Baird et Girard, 1852.
Crotaphytus fasciolatus Mocquard, 1903, Bull. Mus. Hist, nat., Paris, 9 : 209-210.
H omen novum pour Crotaphytus fasciatus Mocquard, 1899, non Hallowell, 1852.
= Crotaphytus wislizenii wislizenii Baird et Girard, 1852.
Chamaeleolis Fernandina Cocteau, 1836? Hist... île de Cuba, pi. XV, fig. + 1 à 5; 1838,
édit, espagnole; 1843 : 145-150.
Holotype : MHNP 1004 (1678), 314 (159?)mm; Ig 261 ; Cuba; Ramon de La Sagra.
« Nomen memorandum, rerum Cubanarum amicis species haec revocat. Le seul individu
de cette espèce que nous possédions ... » 310 (165) mm. (C.)
Espèce-type, par monotypie : « Les caractères du genre Chamaeleolis sont ceux de l’espèce
unique qui le constitue. » (C.)
La date du binôme est incertaine, mais antérieure à celle de la publication du tome 4 de
l’Erpétologie générale, 1837, puisque les auteurs citent expressément la planche, avec d’ailleurs
un numéro différent, 12, mais non le texte (cf. Introduction).
Duméril et Bibron (1837 : 168-171), sur le même spécimen, décrivent Anolis chamaeleoni-
des tandis que Fitzinger (1843 : 63) crée le binôme Pseudochamaeleon Cocteaui, nomen
substitutum pour Chamaeleolis fernandina et pour Anolis chamaeleonides, alors qu’il avait,
quelques pages plus tôt (p. 16), retenu A. chamaeleonides comme espèce-type, par désignation
originale, de son genre Pseudochamaeleon.
Gray (1840 : 111, Fernandinae; 1845 : 197) retient le binôme de Cocteau, C. et
A. Duméril (1851 : 60) celui de Duméril et Bibron. Reinhardt et Lütken (1862 : 170)
proposent Anolis fernandina. Boulenger (1885 ; 7) accepte le genre de Cocteau et le nom
spécifique de Duméril et Bibron mais en l’altérant en chamaeleontides.
Un accord tacite semble avoir entériné cette répartition, accord certainement discutable
puisque Cocteau a publié simultanément le nom de genre et celui de l’espèce et qu’il est
difficile de dissocier leur validité, mais qu’il est sans doute sage de ne pas remettre en cause.
Gray (1840 : 111) écrivait : « This species was first described by Messrs. Duméril and Bibron
from specimens sent from Cuba by M. Sagra ». Cf. article Anolis chamaeleonides.
— 46 -
La présence du spécimen dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(l.c.) : « Cuba : M. Ramon de la Sagra Type. Unique », par Guibé (1954 : 51, n° 252) et par
Schwartz et Thomas (1975 : 109). Ces derniers donnent pour date du binôme 1838 ou 1839.
= Chamaeleolis chamaeleonides (Duméril et Bibron, 1837).
Oplurus Fierinensis A. Grandidier, 1869, Rev. Magasin Zool., 21 : 341.
Syntypes : MHNP 7638 (1453 alpha), 255 (168)mm; 7638A, 275 (175)mm; 7638B. 198 (112?)mm;
7638C, 158 (115)mm; Ig 442.
« Hab. Mafale ... 275 (175)mm... » (G.)
La présence des quatre types dans les collections de Paris est citée, ainsi que leur numéro,
par Angel (1942 : 88); elle est confirmée par Guibé (1954 : 45, n° 221), par Blanc (1977 : 53)
puis par Etheridge (1982 : 36).
Boulenger (1885 : 129) ne faisait que citer le binôme en note infrapaginale mais sa
validité n'a pas été ultérieurement mise en cause : Mocquard (1895 : 97; 1909 : 23), Angel
(l.c.). Savage (1952 : 182), Guibé, Blanc, Etheridge (l.c.), Welch (1982 : 43).
= Oplurus fierinensis Grandidier, 1869.
Proctotretus Fitzingerii Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 286-288.
Lectotype (Cei, 1980) : MHNP 2504 (1855), 183 (92?) mm; Ig 546 / 1 .
Paralectotype : 6862A, 93 (14?) mm; Ig 546.
« Le Proctotrète de Fitzinger... Cette espèce de Proctotrète se trouve au Chili. Nous en
avons des échantillons qui ont été donnés au Muséum par M. Bell, et d'autres par
d’Orbigny. » (D.B.)
Duméril et Bibron décrivent trois variétés A, B, C mais sans préciser la répartition entre
elles de la série-type. C. et A. Duméril (1851 : 74) indiquent heureusement l’existence de
« Types » dus à d’Orbigny pour A, de « Types » dus à Bell pour B, d’un « Type-Unique »,
également dû à Bell, pour C.
Guibé 1954 : 47, n° 230) rappela cette répartition.
Cei (1980 : 319), après étude du matériel-type, sélectionna le MHNP 2504. holotype par
monotypie de la variété C, comme lectotype du binôme, y ajoutant comme paralectotype, l’un
des deux syntypes de la variété B, le MHNP 6862A. Selon Cei, pour ces deux exemplaires
remis par Bell, la localité « Chili » est erronée; il s'agit probablement d’« exemplaires
obtenus par Ch. Darwin au cours de ses explorations le long du fleuve Deseado (Port
Désiré) ». C’est par erreur que le même auteur (1986 : 208) n’attribue plus à ces deux
spécimens que la valeur de syntypes, avec, en plus, un numéro erroné pour le second.
Si la validité du taxon n’a pas été mise en doute, l’appartenance générique de l’espèce a,
elle, assez varié : Ptychodeira pour Fitzinger (1843 : 73), Leiolaemus pour Gray (1845 : 215),
Euluemus pour Girard (1857 ; 198). L’espèce est maintenant considérée comme appartenant
au genre Liolaemus : Boulenger (1885 : 150), C. E. et M. D. Burt (1933 : 32), Hellmich
— 47 -
(1950a : 346), Guibh (l.c.), Peters et Donoso-Barros (1970 : 182), Laurent (1984 : 12; 1985 :
21 avec mention des types), Vanzolini (1986 : 14), Cei (1986 : 208).
= Liolaemus fitzingerii fitzingerii (Duméril et Bibron, 1837).
Proctotretus Fitzingerii var. A. Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 287-288.
Syntypes : MHNP 6859 (1851), 129 (66) mm; 6859A, 116 (65)mm; Ig 578.
? Syntype : MHNP 6860 (1852), 128 (72)mm; Ig 560/1.
Tous : « Chili, d'Orbigny ».
Cf. art. P. fitzingerii s.s.
A propos de ces spécimens, Cei (1980 : 318-319) écrit :
« Les exemplaires 6859-6859A appartiennent à la variété A (...). Ils ont été donnés le 18
mars 1834 au laboratoire de Zoologie (Reptiles et Poissons) par M. Alcide d'Orbigny.
Quoique la localité indiquée par Duméril et Bibron soit « Chili », il est tout à fait sûr que ces
exemplaires ont été pris par le grand naturaliste en 1829, dans la région sablonneuse près de
l’embouchure du fleuve Rio Negro, au nord de la Patagonie argentine, pendant son séjour à
Carmen de Patagones qui a été bien décrit dans son « Voyage dans l'Amérique Méridionale »
(1847)...
« Quant aux syntypes de P. fitzingerii, on peut aussi conclure que les exemplaires n° 6859-
6859A (var. A) du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris correspondent à présent au
taxon Liolaemus fitzingerii melanops Burmeister (sensu Cei, 1973, 1975)... Le dernier spécimen
inclus dans la série-type, le n° 6860 (var. A), n'appartient pas, au point de vue systématique,
aux Liolaemus patagoniens du groupe fitzingerii ou kingii, et même aux groupes wiegmanni,
darwini, gracilis, multimaculatus , qui se rencontrent dans la région de Viedma parcourue par
d'Orbigny. Il se rapporte à une espèce bien différente récoltée tout de même par d’Orbigny
dans les régions occidentales du continent austral ».
Ultérieurement, Cei et coll. (1981 : 919) établiront qu’il y a eu confusion et que ce
spécimen est en réalité l’holotype de L. signifier.
= p.p. Liolaemus fitzingerii melanops Burmeister, 1888 (MHNP 6859 et 6859A).
= p.p. Liolaemus signifier (Duméril et Bibron, 1837) (MHNP 6860 holotype).
Proctotretus Fitzingerii var. B. Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 288.
Syntypes : MHNP 6862 (1854), 172 (87)mm; Ig 548; 6862A, 93 (14?)mm; Ig 546. Les deux :
« Chili, Bell ».
Cf. art. P. fitzingerii s.s.
Cei (1980 : 318-319) écrit à propos de ces spécimens : «... la localité « Chili » est
évidemment erronée. Bell étudia les collections patagoniennes faites par Ch. Darwin pendant
le voyage de la corvette « The Beagle ». Comme Bell (1843) lui-même l’avait soupçonné le
spécimen 6862 de la variété B n’appartient pas àfitzingeri. C’est un exemplaire mâle adulte de
Liolaemus kingii (Bell), probablement capturé aussi par Ch. Darwin près de Port Désiré, Santa
Cruz, sur les côtes de la Patagonie australe. Toutefois le spécimen 6862A de la variété B et la
— 48 —
variété C (n° 2504) se rapportent vraiment à des exemplaires mâles adultes de Liolaemus
fitzingeri... ».
= p.p. Liolaemus kingii (Bell, 1843) (MHNP 6862).
= p.p. Liolaemus fitzingerii fitzingerii (Duméril et Bibron, 1837) (MHNP 6862A,
paralectotype).
Doryphorus flaviceps Guichenot, 1855, in Castelnau, Expi. Amér. mérid. Rept. : 26-27,
pi. Ill fig. 2; 1856, A. Duméril, Archs Mus. Hist, nal., Paris, 8 (4) : 560-561.
Holotype : MHNP 6882 (1963), 217 (80)mm; Ig 861/11. (Également holotype de Doryphorus
azureus var.)
« Doryphore à tête jaune ... Le nom flaviceps que nous lui donnons vient de la couleur de
sa tête, qui est entièrement d’un jaune orangé bien prononcé...
« M. Aug. Duméril a parlé de l'espèce dont nous nous occupons ici, comme d’une simple
variété sans bandes transversales du Doriphore azuré...
« L’individu mal conservé, d’après lequel nous avons établi cette espèce de Doryphore, est
dû aux recherches actives de M. de Castelnau. Il provient du Pérou, mission de Sarayacu, où il
est, au dire du voyageur, extrêmement commun. Sa longueur est de 20 centimètres. » (G.)
La présence du spécimen dans les collections de Paris avait été signalée par C. et
A. Duméril (1851 : 85) comme représentant, type, unique de la « Variété noire sans bandes
transversales » du D. azureus , mais avec une origine géographique inexacte : « Province du
Para (Brésil) ».
En 1856, A. Duméril corrigeait : « Doryphore tête jaune. ... La couleur générale de cet
Iguanien est très-sombre et présente un contraste frappant avec la teinte beaucoup plus claire
de la tête, qui est d’un brun jaunâtre, irrégulièrement pointillé de noir. Une bande jaune étroite
traverse la nuque. — L’individu unique, type de cette espèce nouvelle, donné au Muséum par
MM. de Castelnau et Deville, provient de la mission de Sarayacu (Pérou). Il est long de 0m20
(tête et tronc 0ml 1, queue 0m09) ».
La présence du spécimen dans les collections fut confirmée par Guibé (1954 : 41-42,
n° 202). Etheridge (1968 : 55) l’examina.
O’Shaughnessy (1881 : 245) considérait l’espèce comme valide mais la transférait dans le
genre Uranocentrum et Boulenger (1885 : 183) dans le genre Urocentron. C. et M. Burt
(1933) ne citent pas le taxon et Guibé considère qu’il s’agit d’un synonyme de U. azureum. La
validité de l’espèce est aujourd’hui admise : Etheridge (l.c.), Peters et Donoso-Barros
(1970 : 274), Ayala (1986 : 563).
= Urocentron flaviceps (Guichenot, 1855).
Anolis Fraseri Bocourt, 1873, non Günther, Miss, scient. Mexique, Zool., Atlas, pl. 15,
fig. 12.
Bocourt avait reçu du British Museum, pour examen, un des syntypes de A. fraseri
Günther, 1834; une femelle dont il figura la tête. Par malchance la série-type était hétérogène
— 49 —
ainsi que le reconnut Boulenger (1885 : 65) qui plaça le spécimen observé par Bocourt
comme synonyme de son Anolis copii, espèce reconnue depuis elle-même synonyme de A.
biporcatus : Smith et Taylor (1950 : 65), Peters et Donoso-Barros (1970 : 49).
= Anolis biporcatus biporcatus (Wiegmann, 1834).
Anolis frontatus Thominot, 1887, Bull. Soc. philomath. Paris, 7 e sér., 11 : 185-188.
Holotype : MHNP 6555 (1669alpha), 167 (98)mm; Ig 37.
« Cette jolie espèce a été rapportée du Darien par M. Viguier qui l’a donnée au Muséum
en 1879. » 165 (100) mm. (T.)
Guibé (1954 : 38, n° 189) qui signale la présence du type dans les collections de Paris place
le binôme dans la synonymie de Anolis lemurinus. C’est également la position de Peters et
Donoso-Barros (1970 : 58).
= Anolis lemurinus lemurinus Cope, 1861.
Sceloporus fulvus Bocourt, 1874, Miss, scient. Mexique, Rept., pi. XVIII bis, fig. 8 et 8 a à
c; 3 : 214-215.
Syntypes : MHNP 3179 (1872.139, 1898), 151 (102)mm; 3179A, 135 (83)mm; 3179B, 83 (47)mm;
3179C, 80 (56)mm; 3I79D, 51 (18?)mm; 3179E, 67 (40)mm; Ig 777/3.
« Parties supérieures du corps d’un ton fauve cuivreux; ... Le Muséum possède plusieurs
spécimens du Sceloporus fulvus, recueillis par la Commission scientifique à la Union (Rép. de
Salvador). » 148 (100)mm. (B.)
Boulenger (1885 ; 238; 1897 : 520) admet la validité du binôme.
Smith (1939 : 300), Smith et Taylor (1950 : 135), Guibé (1954 ; 44, n° 214), Peters et
Donoso-Barros (1970 : 250) placent l’espèce dans la synonymie de S. scpiamosus Bocourt,
1874.
= Sceloporus squamosus Bocourt. 1874.
Anolis fusco-auratus d'Orbigny, 1837, Voyage Amérique mérid., 5(1), Reptiles, pl. 3, fig. 1 à
4; et 1847 : 7.
Lectotype (Guibé. 1954) : MHNP 798 et 2420 1 (1608), 113 (76)mm; Ig 22.
« Nous avons rencontré cette espèce sur les bords du Manoré, entre Loreto et le confluent
du Rio Sara (Province de Moxos, en Bolivia). Elle se tenait cachée entre la vieille écorce d'un
roseau, connu dans le pays sous le nom de chuchio. » (O.)
Pour la date du taxon cf. art. Leiosaurus fasciatus. Peters et Donoso-Barros (1970 : 53)
1. Le même spécimen se trouve enregistré sous deux numéros différents.
- 50 —
se trompent quand ils écrivent que l’espèce a été décrite in Duméril et Bibron ; ceux-ci ne font
que citer la planche qui fixe la nomenclature.
La validité du taxon n'a pas été remise en cause : Duméril et Bibron (1837 : 110), Gray
(1845 : 205), Boui.enger (1885 : 48), Peters et Donoso-Barros (1970 : 53), Vanzolini (1972 :
91), Ayala (1986 : 567). Par désignation originale, Fitzinger (1843 : 17, 67) en fait l’espèce-
type de son sous-genre Tropidophilus du genre Dactyloa. Il n’a pas été suivi.
La présence du type dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril (1851 :
56-57) et par Guibé (1954 : 34, n° 158). Ce dernier en fait un holotype, il a donc désigné le
lectotype car rien dans la description originale ne permet d’affirmer qu’elle ne repose que sur
un seul individu.
= Anolis fuscoauratus d’Orbigny, 1837.
Basiliscus galeritus A. Duméril. 1851, in C. et A. Duméril, Catal. collect. Rept., n° 1 bis :
61.
Syntypes : MHNP 2130 (1691), 9, 555 (410)mm; Ig 212; MHNP 2131 (1690), c?, 330 (200?)mm; Ig
212 / 1 .
« B. à bonnet... tête surmontée d’un capuchon élevé... N.-Grenade; $ plus grande que le
c?, à capuchon moins arrondi et plus rejeté en arrière. » (D.)
La description a été reprise et le mâle figuré par A. Duméril (1856 : 522-523, pl. 21, fig. 1,
la et lb); il précise à cette oceasion la composition de la série-type : « Le Muséum possède
deux individus de sexe différent; ils ont été rapportés de la Nouvelle Grenade». Guibé
mentionne leur présence dans les collections (1954 : 32, n° 149) mais en fait des « holotypes ».
La validité du binôme n’a pas été remise en cause : Boulenger (1885 : 110), C. E. et
M. D. Burt (1930 : 9; 1933 : 22), Guibé (l.c.), Peters et Donoso-Barros (1970 : 84), Ayala
(1986 : 562).
Liolaemus archeoforus gailardoi Cei et Scolaro, 1982, Revta UNRC ', 2 (2) : 260-266, fig. 2 à
8 .
Paratypes : MHNP 1981.505, 113 (35?)mm; 1981.506, 132 (65?)mm ; Ig 553; à proximité du Lago
Guitarra, alt. 1300 m, Meseta del Aguila, Asador, plateau basaltique, milieu subdésertique, au nord du
Rio Belgrano, Prov. Santa Cruz, Argentine, 30.1.1981; J. M. Cei leg. 12.X.1981.
Mêmes données que celles de l’holotype, MZUF 26945, au Musée zoologique de
l’université de Florence; d'autres paratypes existent dans divers musées.
Espèce dédiée à l’herpétologiste argentin José M. Gallardo.
Laurent (19856 : 23) signale les paratypes de Paris. Cei (1986 : 237-238).
I. D'après le contexte UNRC correspond à Universidad Nacional de Rio Cuarto.
— 51 —
Anolis marmoratus girafus J. D. Lazell, 1964, Bull. Mus. comp. Zool. Harv., 131 (11) :
377-380, fig. 8.
Paratype : MHNP 1965.105 (MCZ 71318), 144 (86)mm; Ig 88; La Guadeloupe, Marigot:
E. E. Williams, MCZ leg.
Ce spécimen est l’un des 56 paratypes de cette sous-espèce, récoltés en cinq localités; il est
l’un des 14 paratypes de Marigot. L'holotype (MCZ 71259), déposé au Museum of
Comparative Zoology, Harvard, est de Vieux Habitants, la Guadeloupe.
« The name girafus has been invented to indicate the reticulate pattern. » (L.)
La sous-espèce est acceptée par Schwartz et Thomas (1975 : 92) et par Schwartz et
Henderson (1985 : 47).
Anolis Goudotii Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génét., 4 : 108-110.
Holotype : MHNP 791 (1607), 123 (89)mm; Ig 55.
« 122 (85)mm ... L’Anolis de Goudot est une espèce encore inédite dont il nous a été
envoyé un individu de Pile de la Martinique par le naturaliste voyageur 1 auquel nous l’avons
dédiée. » «D.B.)
La présence du type dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril (1851 :
56), par Bocourt (1873 : 59), Guibé (1954 : 34, n° 159), Underwood (1959 : 207).
Fitzinger (1843 : 17, 67) admet la validité du taxon mais en fait l’espèce-type, par
désignation originale, du sous-genre Eudactylus du genre Dactyloa. L’espèce est admise par
Gray (1845 : 205, Anolius G.). Pour Bocourt (1873 : 59) : « nous croyons que le type unique
conservé au Muséum est une jeune femelle de P Anolis alligator des mêmes auteurs », en note
infrapaginale a/s Anolis Gondotii (sic).
Boulenger (1885 : 31) place l’espèce dans la synonymie de Anolis alligator, Barbour
(1930 : 139) dans celle de Anolis roquet Ruthven, ce qu’admet Guibé (1954 : 34). La synonymie
n’a pas été remise en cause mais Lacépède est aujourd’hui admis comme auteur de l’espèce :
Underwood (1959 : 207), Schwartz et Thomas (1975 : 99). Cf. article roquet.
= Anolis roquet roquet (Lacépède, 1788).
Prototretus gracilis Bell, 1843, Zool. Voy. Beagle, 5, Rept. : 4, pi. 1, fig. 2.
C. et A. Duméril (1851 : 73-74) signalent l’existence dans les collections de Paris d’un
spécimen du Chili provenant de M. Darwin. A. Duméril est ultérieurement plus précis :
spécimen unique « donné par M. Bell. Il provient des collections faites au Chili par
M. Darwin ».
Il est vraisemblable qu’il s’agissait d’un syntype d’une série 2 dont Boulenger (1885 : 145)
signale l’existence d’un spécimen au British Museum (N.H.). Celui de Paris n’a pas été observé
1. Il s'agit de Justin Goudot. dit aussi Goudot aîné, à ne pas confondre avec son frère, Jules Goudot, naturaliste-
voyageur à Madagascar.
2. Cependant ceci est en contradiction avec le fait que dans la description originale Bell écrivait : « A single
individual of this species was taken by M. Darwin at Port Désiré ».
— 52 —
par Guibé (1954); nos efforts pour le retrouver sont restés infructueux; il doit donc être
considéré comme perdu. La validité du taxon n’a pas été remise en cause. Boulenger en a fait
un Liolaemus , ce qui est encore admis : Peters et Donoso-Barros (1970 : 183), Cei (1986 ;
255).
= Liolaemus gracilis (Bell, 1843).
Hoplurus Grandidieri Mocquard, 1900, Bull. Mus. Hist, nat., Paris, 6 (7) : 346-347; et
Bull. Soc. Philomath. Paris , 9 e sér., 2 (4) : 105-106.
Holotype : MHNP 1899.359 (1957mu), 274 (170)mm; Ig 443.
« Un beau spécimen mâle de Vananitalo (forêt d'Ikongo), mesurant 106 millimètres de
l’extrémité du museau à l'anus. » (M.)
La récolte est due à Guillaume Grandidier ; un registre porte comme date de récolte :
IX.1898.
La présence du type dans les collections de Paris est signalée par Angel (1942 : 86), Guibé
(1954 : 45-46, n° 224, dimension erronée). Blanc (1977 : 47), Etheridge (1982 : 36).
La validité du binôme n’a pas été remise en cause : Mocquard (1909 : 23), Angel,
Guibé. Blanc (l.c.), Welch (1982 : 43), Etheridge (l.c.). Savage (1952 ; 182) a montré que
l'orthographe correcte du genre était Opiums.
= Opiums grandidieri Mocquard, 1900.
Anolis Guntherii Bocourt, 1873, Miss, scient. Mexique, Rept., pi. XIV, fig. 15; 3 : 61-62.
Holotype : MHNP 712 (1607C), 93 (45?)mm; Ig 28.
« Cette espèce, représentée par une femelle seulement, a été donnée au Muséum par le
Musée de Milan, comme provenant du Mexique. » 95 (45) mm. (B.)
Boulenger (1885 : 54) admet la validité du binôme mais corrige le nom en guentheri ,
après avoir correctement cité l’orthographe donnée par Bocourt, du moins dans la légende de
la planche, car dans le titre de l’article il écrit Guntherii et dans le corps Gïmtherii. Cope (1887 :
29) : guentherii.
Guibé (1954 : 37, n° 178), après Smith et Taylor (1950 : 63), admet la validité de l'espèce
mais utilise la graphie guentheri. Stuart (1955 ; 19) envisage l’hypothèse d'une synonymie
avec A. limifrons rodriguezi , hypothèse citée par Peters et Donoso-Barros (1970 : 59) mais
apparemment non reprise à leur compte.
= Anolis guntherii Bocourt, 1873.
Leiosaurus Hallowellii A. Duméril, 1856, Archs Mus. Hist, nat., Paris, 8 (4) : 533, note 1.
« ... trois autres espèces qui ne font pas partie de nos collections... et la troisième, par
M. Hallowell : Crot. fasciatus (...). Cette dernière espèce, au reste, qui devient pour nous Leios.
— 53 —
fasciatus, ou plutôt Leios. Hallowellii pour la distinguer nominativement du Leios. fasciatus ,
Dum. Bib., originaire de l’Amérique du Sud, diffère... » (D.)
S’agissant d’un nom de remplacement, il ne lui était pas attaché de série-type propre. Le
binôme fut d'ailleurs placé dans la synonymie de Crotaphytus wislizenii (sic) par Bocourt
(1874 : 155, note 1), ce qui n’a pas été remis en cause : Boulenger (1885 : 204). Tanner et
Banta (1963 : 130) reprochent à Cope (1900 : 235) de citer le binôme dans cette synonymie; ils
ne semblent pas avoir compris que le nom proposé par A. Duméril était destiné à remplacer
celui de Hallowell qui devenait préoccupé du fait du changement de genre proposé. Le
binôme n’est pas mentionné dans la synonymie de cette espèce donnée par Smith et Taylor
(1950 : 94).
= Crotaphytus wislezenii wislezenii Baird et Girard, 1852.
Cyclura Harlani Cocteau, 1836? Hist,,, île de Cuba, Erpét. pl. 6; et 1842 : 96-101 : édi¬
tion espagnole 18..?.
Syntype : MHNP A661 (1725), 1480 (620)mm, monté; Ig 331 ; Cuba, Ramon de la Sagra.
« Un des individus de notre collection nous a donné, par exemple, les dimensions
suivantes... » 1.500 (840)mm. (C.) (Le texte porte par erreur, comme dimensions totales,
0,150 mm.)
L’espèce est manifestement dédiée à Richard Harlan auteur, en 1824, du genre Cyclura.
La présence du spécimen dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1851 : 64); Guibé (1954) l’omet.
Bien que Cocteau (1842) ait crédité du binôme Duméril et Bibron, ceux-ci ayant cité la
planche 1 de Cocteau comme publiée, c’est celui-ci qui en est l’auteur.
Pour la discussion sur la date et l’auteur, cf. introduction p. 4.
Dans leur révision du genre Cyclura, Babour et Noble (1916) ne citent pas ce binôme;
Schwartz et Carey (1977 : 23), Etheridge (1982 : 25) le mentionnent mais en l’attribuant à
Duméril et Bibron (cf. cet article). Alors que Gray (1845 : 190), puis Boulenger (1885 : 194)
citaient le binôme de Cocteau, le premier auteur lui en attribuant même la paternité.
Cocteau réunissait sous son binôme le C. carinata de Harlan et le C. nuhila de Gray.
Gray (l.c.) donnait la priorité à son C. nuhila mais Boulenger (l.c.) revenait à la priorité de C.
carinata. La validité de C. nuhila a été établie par Schwartz et Thomas (1975).
= Cyclura nuhila nuhila (Gray, 1831).
Cyclura Harlani Duméril et Bibron, 1837, non Cocteau, Erpét. génér., 4 : 218-221.
Lectotype (Schwartz et Carey, 1977) : MHNP A 661 (1725), 1480 (620)mm, monté; Ig 331 ;
Cuba ; Ramon de la Sagra.
Paralectotype : MHNP 2367 (1724). 605 (335)mm; Ig 331/1; Caroline; L'Herminier.
« Les échantillons du Cyclure de Harlan, que nous possédons, soit empaillés, soit
conservés en alcool...
1. Duméril et Bibron se réfèrent à une planche n° 6; C. et A. Duméril mentionnent la planche n° 8 qui est le
numéro correspondant à Cyclura Harlani dans l'atlas publié sans date par Arthus Bertrand.
— 54 —
« Le Cyclure de Harlan se trouve dans la Caroline, d’où il en a été envoyé un individu au
Muséum par M. l’Herminier.
« Il habite aussi Cuba et l’île Turque, l'une des Caïques dans le golfe du Mexique; car
M. Ramon de la Sagra l'a recueilli lui-même dans la première de ces deux îles; et M. Harlan a
le premier décrit et fait représenter l’espèce d’après un individu provenant de la seconde.
« Observations. Nous sommes certains que le Cyclura nubila de Gray est le jeune âge de
notre cyclure de Harlan, qui n’est pas différent non plus de l’Iguane à queue armée de
Cuvier». 1500 (840)mm. (D.B.)
Sur les rapports entre ce binôme et le Cyclura Harlani Cocteau, cf. cet article.
La présence des deux spécimens dans les collections de Paris est signalée par C. et
A. Duméril (1851 : 64); Guibé (1954) les omet. Schwartz et Carey (1977 : 23) choisissent
comme lectotype le MHNP A 661 mais lui attribuent à tort comme terra typica la Caroline.
= p.p. Cyclura nubila (Gray, 1831).
= p.p. Cyclura cyclura (Cuvier, 1829).
Holotropis Herminieri Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 261-263; atlas, pl. 44.
Syntypes : MHNP 2389 ( 1789), 310 ( 176) mm ; Ig 485/1 ; Trinité ; L’Herminier. MHNP 1826 ( 1787),
233 (134)mm; Ig 485/2\ Martinique, Guyon. MHNP 6829 (1788), 198 (72)mm; Ig 485\ Martinique;
Plée.
« L’holotropide de l’Herminier ». « Ce Saurien se trouve dans les îles de la Trinité et de la
Martinique; il nous a été envoyé, du premier de ces deux pays, par M. L’Herminier; et du
second, par MM. Plée et Guyon. » (D.B.)
La série-type est donc parfaitement définie. Le spécimen mesuré est celui de la Trinité, il
avait alors 319 mm. La date de 1837, celle de la publication du tome 4 de l’Erpétologie
générale, est généralement admise pour ce binôme. Il se pourrait cependant qu’elle soit erronée
puisque les auteurs écrivaient (p. 263) : « la figure de notre Holotropide de L'Herminier avait
déjà été publiée sous ce nom dans la précédente livraison de notre ouvrage ». La date de
publication de la planche (?), où le nom latin est indiqué, correspond donc à celle de la
publication du binôme.
La présence des spécimens dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1851 : 69) et par Guibé (1954 : 40, n° 197); ce dernier donne pour les spécimens des
dimensions inexactes. Schwartz et Thomas (1975 : 127) les mentionnent.
Alors que pour les auteurs de l'Erpétologie générale leur espèce devait tomber dans la
synonymie de Leiocephalus carinatus, Gray (1845 : 217) reconnut sa validité qui n'a plus été
mise en question depuis.
= Holotropis herminieri Duméril et Bibron, 1837.
— 55 —
Anolis heterodermus A. Duméril, 1851, in C. et A. Duméril, Catal. collect. Rept., n° 22 bis :
59.
Lectotype (Lazell, 1969) : MHNP 1664A, 168 (98)mm.
Paralectotypes : MHNP 1664 (1673), 172 (98?)mm; 1664B, 171 (103)mm. MHNP 6798 (1672),
142 (78)mm; 6798A 120 (68)mm; Ig 701.
« A. hétéroderme... des squames irrégulièrement polygonales, aplaties, lisses, entremêlées
d’écailles beaucoup plus petites et comme granuleuses; ... Sa taille est celle du plus grand
nombre des espèces d’Anolis. Nouvelle-Grenade. Échantillons nombreux. » (D.)
Guibé (1954 ; 53, n° 262) signale la présence de cinq syntypes; le registre d’entrée du
laboratoire porte que les spécimens MHNP 1664 ont été acquis de Riefer. La description a été
reprise et l’espèce figurée par A. Duméril (1856 : 516-517, pl. 19 fig. 4, 4a et 4b). Boulenger
(1885 : 10) transféra l’espèce dans le genre Xiphocercus Fitzinger, 1843, Barbour (1920 : 62) en
fit l’espèce-type, par désignation originale, de son genre Phenacosaurus, position qui n’a pas été
remise en cause : C. E. et M. D. Burt (1933 : 39), Guibé (l.c.), Lazell (1969 : 5-12),Peters et
Donoso-Barros (1970 : 219), Ayala (1986 : 564).
Lazell (l.c.), après examen des syntypes, sélectionna un lectotype restreignant la terra
typica aux environs de Bogota, Colombie.
= Phenacosaurus heterodermus (A. Duméril, 1851).
Enyalius heterolepis Bocourt, 1874, Annls Sci. nat., 5 e sér., Zool., 19, art, 4; et Miss, scient.
Mexique, Rept., 1874, pl. XXXC, fig. 14 et 14a à d.
Lectotype (Guibé, 1954) : MHNP 4067 (1873.26, 1752), 318 (185)mm; Ig 392/1 ; Veragua
(Panama); Boucard.
« On peut facilement distinguer YEnvalus heterolepis de ses congénères par les écailles de
dimensions et de formes différentes dont il est revêtu. » 310 (172)mm. (B.)
Il n'y a pas d’indications précises sur la composition de la série-type, mais on peut
admettre que le spécimen était unique. Guibé (1954 : 53, n° 260) en ayant fait un holotype a,
de ce fait, désigné ce spécimen comme lectotype.
Boulenger (1885 ; 114) tout en acceptant la valeur de l’espèce la place dans un genre
Enyalioides , ce qu’admet Cope (1887 : 34). Peters et Donoso-Barros (1970 : 114) acceptent la
validité du binôme et donnent l’espèce de Bocourt comme type du genre de Boulenger.
Ayala (1986 : 564).
= Enyalioides heterolepis (Bocourt, 1874).
Sceloporus humeralis Bocourt, 1873, Annls Sci. nat., 5 e sér., Zool., 17, art. 10; et Miss,
scient. Mexique, Rept., 1874, pl. XVIII bis, fig. 3 et 3a à c; texte 1874, 3 : 206-208.
Holotype : MHNP 2527 (1895), 120 (63?) mm; Ig 775.
« Le Sceloporus humeralis est représenté dans la collection du Muséum par un mâle
recueilli à Oaxaca par M. Sallé. » 120mm, queue tronquée. (B.)
— 56
Il n’y a pas d’indication sur l’origine du nom spécifique.
Boulenger (1885 : 237; 1879 : 519) plaçait le binôme dans la synonymie de S. siniferus
Cope, 1869, dont Bocourt avait d’ailleurs rapproché son espèce. Il fut suivi par Smith (1939 :
313) et Smith et Taylor (1950 : 134), ces derniers restreignant la terra typica à la ville de
Tehuantepec.
Guibé (1954 : 43, n° 210) admet la synonymie avec un « S. spiniferus Cope, 1869 ».
= Sceloporus siniferus siniferus Cope, 1869.
Leiocephalus inaguae Cochran, 1931, J. Washington Acad. Sri., 21 (3) : 39..
MHNP 1934.38 (1795a),202 (115?)mm; MHNP 1934.39, 176 (100?)mm; Ig 491; Great Inagua, îles
Bahamas.
« Guibé (1954 : 41, n° 201) signale à tort (avec de plus une référence inexacte) ces
spécimens comme des paratypes. La description originale ne se réfère qu’à un seul spécimen
(holotype par monotypie) le USNM 81277. Les spécimens de la collection de Paris ont été
reçus par échange avec le Museum of Comparative Zoology ; ils ont été enregistrés alors
comme des « topotypes » ce qui est exact. Bien que Guibé (l.c.) en fasse une sous-espèce de L.
schreibersi , il semble que l’accord soit à peu près fait pour considérer ce taxon comme une
espèce valide : Barbour (1935 : 122; 1937 : 137), Etheridge (1966 : 88), Schwartz (1967 :
156).
Anolis marmoratus inornatus J. D. Lazell, 1964, Bull. Mus. comp. Zool. Harv., 131 (11) :
386-387.
Paratype : MHNP 1965.106, MCZ 71035, 92 (54)mm; Ig 89\ la Guadeloupe, Port-Louis, Grande
Terre; E. E. Williams; MCZ leg.
Ce spécimen est l’un des 47 paratypes, provenant de six localités ; neuf sont de Port-Louis.
L’holotype (MCZ 71036), déposé au Museum of Comparative Zoology, Harvard, est de l'Anse
Bertrans, Grande Terre.
« Inonartus, Latin, for « unadorned. » (L.)
La sous-espèce est acceptée par Schwartz et Thomas (1975 : 92) et par Schwartz et
Henderson (1985 : 47).
Proctotretus intermedius A. Duméril, 1855, Voyage... La Vénus, Reptiles : 290-291.
En 1855, A. Duméril crée le binôme en se référant explicitement à la planche IL fig. 1 du
Voyage, parue neuf ans plus tôt, en 1846, mais sans nom latin dans la légende. C. et
A. Duméril (1851 : 72), dans le paragraphe consacré au Proctotretus mosaicus , écrivent :
« PROCT. (espèce intermédiaire au P. du Chili et au P. à ventre bleu) : telle est la désignation
sous laquelle cette espèce a été désignée dans Y Atlas du voy. de la Vénus, pl. 2, fig. 1... ».
Dans la description de l'espèce qu'il considère comme nouvelle, A. Duméril écrit : « dont
— 57 —
la collection du Muséum possède en effet un exemplaire qui est sans doute celui qui a servi de
modèle au peintre ».
Ce spécimen n’avait pas été expressément mentionné dans le catalogue de 1851 et aucun
individu des trois espèces P. mosaicus, P. cyanogaster et P. chilensis actuellement en collections
à Paris ne peut valablement le représenter. La série-type est donc réduite à la planche. La
validité de l’espèce a d’abord été admise par Girard (1858 : 348), dans le genre Ptychodeira,
puis Boulenger (1885 : 145) a considéré qu’il s’agissait d’un synonyme de Liolciemus
cyanogaster, ce qui semble aujourd’hui admis : Peters et Donoso-Barros (1970 : 181), Cei
(1986 : 253). Ces derniers auteurs donnent pour date de publication du binôme celle de la
planche, 1846, ce qui est une erreur, la forme latine n’ayant pas alors été utilisée.
= Liolaemus cyanogaster cyanogaster (Duméril et Bibron, 1837).
Sceloporus intermedius A. Dugès, 1877, La Naturaleza, 4 : 29-34, pl. 1, fig. 21-32.
« ... he impuesto al esceloporo actual el nombre de intermedius por ser como un término
medio por su folidosis y sus formas generales entre el Sc. grammaticus y el Sc. microlepidotus, a
los cuales se parece mas que a ninguno de los que yo conozco : queria haber le dado el nombre
de Sc. Wesphalii, en memoria de un excelente amigo mio, cuya coleccion esta cètada en el
Elenco de Jan, pero no me fue possible por haberlo ya denominado con el primer calificativo
en la lista que publiqué en el primer tomo de « La Naturaleza ».
« ... es originaria de la Noria, cerca de Zamora, hacienda de D. Epifanio Jimenez; pero
los que he observado vivos y en mayor numéro, provenian de la Noria...
« En cuanto al Sceloporus Dugesii, descrito por Aug. Duméril y Bocourt en la Mission
scientifique au Mexique, etc... se parece al intermedius por la coloracion; pero los caractères de
folidosis los diferencian : si acaso fuese el mismo, est nombre que le he impuesto no podria
subsistir, pues aunque lo he nombrado asi en mi lista de los vertebrados de Guanajuato, aun
no lo habia descrito. » (D.) 1
La série-type, dont la composition n’est pas donnée dans la description originale,
comprendrait aujourd’hui deux cotypes, de collecteur inconnu, au Musée Alf. Dugès (Smith et
Taylor, 1959 : 127); le musée de Paris semble ne pas avoir disposé de représentant de ce
taxon.
Boulenger (1885 : 224), Cope (1900 : 341) placent le binôme dans la synonymie de S.
dugesii; Smith (1936 : 663; 1939 : 235), Smith et Taylor lui donnent rang de sous-espèce.
= Sceloporus dugesii intermedius Dugès, 1877.
Ctenosaura interrupta Bocourt, 1882, Le Naturaliste, 2 : 47.
Syntypes : MHNP 2243 (1729), 454 (258?)mm, main gauche amputée; Ig 324/1. MHNP 2843
(1872.71, 1729B), 235 (211)mm; Ig 321/1. Tous par Botta, de Basse-Californie.
« Mon ami le Dr Dugès, dans une lettre qu’il m’a écrit de Guanajuato (Mexique) m’a
présenté au sujet de ces descriptions, quelques observations de nature à modifier les
conclusions de mon travail (de 1874) ... cette qualification de Acanthura ne saurait être
1. La Naturaleza, 1869, 1 : 137-145.
58 —
appliquée à l’espèce recueillie en Californie par Botta, à laquelle de Blainville le premier, a
donné, à tort cette dénomination, pour cette dernière, M. Alf. Dugès propose le nom de
Ctenosaura interrupta, indiquant l’absence de crête sur la région lombaire. Cette critique me
semblant absolument fondée, je rectifie dans ce sens... » (B.)
Boulenger (1885 : 197), Cope (1900 : 238) placèrent l’espèce dans la synonymie de
Ctenosaura hemilopha (Cope, 1863), ce que confirma Bailey (1928 : 17) : « An examination of
the types in Paris, and one of the cotypes in the British Museum, leaves no doubt as to their
being true hemilopha. They agree in every respect with Cope’s types in Washington ».
« ... le Muséum possède maintenant trois autres exemplaires, rapportés de Californie par
le même voyageur. » (B.)
Sous le n° MHNP 2243 étaient, à l’origine, enregistrés trois spécimens dont l’un fut
échangé avec le British Museum (N.H.); le MHNP 2843 avait d’abord été déposé à la Faculté
de Médecine. Smith et Taylor (1950 : 75), qui donnent la liste des syntypes, restreignent la
terra typica au Cap San Lucas, localité-type de C. hemilopha. Guibé (1954) ne traite pas de
cette série-type. Etheridge (1982 : 19) cite les syntypes.
= Ctenosaurus hemilopha hemilopha (Cope, 1863).
Anolis Jacobi Bocourt, 1873, Miss, scient. Mexique, Rept., pi. XIII, fig. 8, 3 : 73-74.
Holotype : MHNP 2406 (1870.106, 1643B), 133 (94) mm; Ig 60 ; Vera Cruz; Le Prévost.
« L’exemplaire unique de cette espèce est un mâle, provenant de la Vera Cruz. Nous le
dédions à M. Gabr. Jacob, chirurgien-major, qui a donné récemment au Muséum plusieurs
reptiles intéressants recueillis par lui au Mexique. » 133 (92) mm. (B.)
Le nom n’est orthographié correctement que dans la légende de la planche ; on trouve en
effet Jabobi en titre de l’article et Jacobis dans le corps du texte.
Boulenger (1885 : 79) place le binôme dans la synonymie de Anolis sallaei Günther,
1859; par contre. Cope (1887 : 30) en fait une espèce valide.
La synonymie avec Anolis sericeus Hallowell, 1856, semble aujourd’hui admise : Smith et
Taylor (1950 ; 68), Guibé (1954 ; 37, n° 179), Lee (1983). Smith et Taylor (l.c.) ont restreint
la terra typica alors que c’était déjà la seule localité-type.
= Anolis sericeus Hallowell, 1856.
Anolis marmoratus kahouannensis J. D. Lazell, 1964, Bull. Mus. comp. Zool. Harv., 131 (11) :
382-384, fig. 9.1.
Paratype : MHNP 1965.107 (MCZ 70801), 87 (42)mm; Ig 90; îlet à Kahouanne, passage
Guadeloupe, nord-ouest de la Guadeloupe; Lazell coll., 28. VIII. 1961; E. E. Williams; MCZ, leg.
Ce spécimen est l'un des onze paratypes récoltés en même temps que l'holotype (MCZ
70791) déposé au Museum of Comparative Zoology, Harvard.
La sous-espèce est acceptée par Schwartz et Thomas (1975 : 92) et par Schwartz et
Henderson (1985 : 47).
— 59 —
Proctotretus Kingii Bell, 1843, Zool. Beagle, Rept. : 13, pi. 6, fig. 1, 2.
Syntype : MHNP 6862 (1854), 172 (87)mm; Ig 548.
Ce spécimen est signalé comme ayant été donné par Bell. La composition de la série-type
n’étant pas définie et Boulenger (1885 : 149-150) signalant la présence de types dus à Darwin
et Bell dans les collections du British Museum, rien ne s’oppose à ce que l’un des syntypes ait
été donné par Bell, dont on connaît l’étroite collaboration avec Bibron, au Muséum de Paris.
Ni C. et A. Duméril (1851) ni Guibé (1954) n’avaient signalé la présence de ce type dans
les collections de Paris. Laurent (1985 : 22) le mentionne et relève l’erreur de terra typica, le
Chili. Sur l’origine de ce spécimen, cf. art. fitzingerii var. B.
C. et A. Duméril (1851 : 74) écrivaient même : « Le Muséum ne possédant pas
d’échantillons de l'espèce décrite pour la première fois par M. Bell sous le nom de Pr. Kingii
(...) il n’est possible de se prononcer sur la question de savoir si ce Pr. ne serait pas, ainsi que se
le demande lui-même cet erpétologiste, un des animaux décrits dans YErpét. génér. comme
variétés A et B du Pr. de Fitzinger. S’il en était ainsi, le Pr. de King ne pourrait pas constituer
une espèce nouvelle ». Les auteurs semblaient oublier qu’ils signalaient eux-mêmes la présence
de types de la variété B dus à Bell !
La validité du taxon n’a pas été remise en cause mais son attribution générique a varié :
Leiolaemus pour Gray (1845 : 245), Rhytidodeira pour Girard (1857 : 198), Liolaemus pour
Boulenger (l.c.). Cette position semble actuellement acceptée: Hellmich (1950a: 347),
Peters et Donoso-Barros (1970 : 183), Cei (1975 : 109-116), Cei et Scolaro (1982 : 257),
Laurent ( 1984/? : 12), Vanzolini (1986 : 15), Scolaro et Cei (1987 : 343-348).
Cei (1986 : 232-245) reconnaît deux sous-espèces en dehors de la nominative.
= Liolaemus kingii kingii (Bell, 1843).
Enyalus laticeps Guichenot, 1855, in Castelnau, Exp. Amér. Sud, Zool. Rept. : 20-21,
pl. 5 et fig. a et b.
Holotype : MHNP 6821 (1754), 276 (152?)mm; Ig 393.
« Enyale à tête large... Elle diffère... notamment par la largeur de sa tête, qui lui a valu
l’épithète de tête large que nous lui donnons...
« Nous avons fait la description de cette nouvelle espèce d’Enyale d’après un individu que
notre Musée doit aux recherches actives de M. de Castelnau : il vient de Fonteboa, haut
Amazone, partie brésilienne... 30 centimètres. » (G.)
A propos de cette espèce, A. Duméril (1856 : 529, n.) écrivait : « Nous pensons qu’il
convient de rapprocher du spécimen qui a servi de type à M. Guichenot pour Y En. tête-large ,
deux autres individus recueillis dans la même localité (Fonteboa Haut-Amazone, partie
brésilienne) par les mêmes voyageurs, et que ce naturaliste, en raison d’une différence dans la
conformation de la tête, a considérés comme représentant une espèce distincte qu’il a nommée
— 60
En. tête-plate (loc. cit., p. 21, pi. VI). Ces deux Sauriens ... il y a lieu de penser que ce sont des
mâles, tandis que l’autre serait une femelle ».
Boulenger (1885 : 113) transféra l’espèce dans un nouveau genre Enyalioides , admettant
ainsi la synonymie proposée par A. Duméril qui ne fut plus remise en cause : Peters et
Donoso-Barros ( 1970 : 114-115), Ayala (1986 : 504). Par erreur, Guibé (1954 : 52-53, n° 259)
donne comme syntypes de laticeps à la fois l’holotype et les deux syntypes de platiceps.
= Enyalioides laticeps laticeps (Guichenot, 1855).
Anolis leachii Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 152-156.
Lectotype (Guibé, 1954) : MHNP 2454 (1661), 282 (180) mm; Ig 34 ; Antilles; donateur inconnu.
« L’Anolis de Leach ... 277 (174)mm... Nous possédons deux individus de cette espèce ...
Cette espèce d’Anolis se trouve aux Antilles; mais nous ne savons pas précisément dans quelle
île. Peut-être même en habite-t-elle plusieurs. » (D.B.).
Il ne subsiste dans les collections de Paris qu’un des deux syntypes dont la présence est
signalée par C. et A. Duméril (1851 : 58), Barbour (19306 ; 129), Schwartz et Thomas
(1975 : 70); Guibé (1954 ; 24, n° 160) en faisait un holotype, désignant ainsi le lectotype;
Bocourt (1873, pl. 14, fig. 13) en a représenté la tête. Underwood (1959 : 198) indique
comme type un spécimen de Paris figurant dans le bocal Ig 3411 avec « pres. T. Bell ». Dans ce
bocal de rangement existe bien un spécimen MHNP 1113, mesurant 163 (92?)mm, entré en
collection avant 1851, mais rien ne permet d’affirmer aujourd’hui qu’il s’agit de l’un des deux
syntypes. Lazell (1972 : 52) restreint la terra typica à St Jonh’s, St John Parish, Antigua.
Placée dans la synonymie de Ctenonotus bimaculatus par Fitzinger (1843 : 65), l’espèce
fut ensuite considérée comme valide par Gray (1845 : 200, Anolius ), Boulenger (1885 ; 29,
Anolis), Barbour (1914 : 277; 1930a : 89; 19306 : 129; 1935 ; 110; 1937 : 122), Guibé (l.c.).
Pour Underwood (l.c.) et pour Schwartz et Thomas (l.c.), il s’agirait d’une sous-espèce de A.
bimaculatus (Sparrmann, 1784), Williams (1976 : 10) en fait une superspecies.
= Anolis leachii Duméril et Bibron, 1837.
Microlophus lessonii Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 336-342.
« Le Microlophe de Lesson habite le Pérou. Les exemplaires que la collection renferme
ont été rapportés de Lima par MM. Lesson et Garnot; de Callao, par M. Gaudichaud; et de
Cobija, par M. d'Orbigny.
« ... On doit la découverte de cette espèce à MM. Lesson et Garnot, qui ont publié deux
figures sous deux noms différents dans la partie zoologique du Voyage de la Coquille. L’une,
ou leur Lophyrus araucanus, appartient à la variété B ; l’autre, ou leur Stellio peruvianus, à la
variété C de notre Microlophe de Lesson. » (D.B.)
Sous ce nom, qui par monotypie devient espèce-type du genre, les auteurs regroupent
quatre espèces antérieures, deux de Lesson et deux de Wiegmann. Mais, s’ils sont ainsi amenés
à décrire quatre variétés, ils n’établissent pas de rapports directs entre les deux modes de
— 61 —
divisions. Ceux-ci ne sont exposés que par C. et A. Duméril (1851 : 81) qui assimilent le
Tropidolophus microlophus Wiegmann, à la variété A, le Lophyrus araucanus à la variété B, le
Stellio peruvianus Lesson à la C et, avec doute, le Tropidurus heterolepis Wiegmann à la D.
Hellmich (1934 : 104) place l'ensemble du binôme dans la synonymie de Tropidurus
peruvianus.
Guibé (1954 : 39-40, n° 193) donne six numéros de syntypes mais sans indiquer leur
répartition entre les variétés; il semble d'ailleurs considérer tous ces spécimens comme des
Tropidurus peruvianus Lesson. Grâce à l’origine des types figurant dans la description originale
et aux données du catalogue de 1851, il est possible de répartir les syntypes dans les trois
premières variétés; cette indication était d’ailleurs reportée sur les fiches. En 1851, la variété D
n’était déjà plus représentée par du matériel-type.
Microlophus Lessonii var. A Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 340.
Syntypes : MHNP 2506 (1924), 188 (110?)mm; Ig 835/2 ; Cobija « maintenant Puerto-de-Lamar
(Bolivia) » ; Gaudichaud. MHNP 2508 ( 1925), 275 ( 155 ?) mm ; 2508A, 213 ( 123 ?) mm ; Ig 836/1 ; Cobija,
d’Orbigny.
Ces deux spécimens, examinés en avril 1981 par Juan C. Ortiz, ont été reconnus comme
appartenant à deux espèces différentes :
= p.p. Tropidurus atacamensis Donoso, 1966 (MHNP 2506).
= p.p. Tropidurus quadrivittatus (Tschudi, 1845) (MHNP 2508).
Microlophus Lessonii var. B Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 340-341.
Syntypes : MHNP 6871 (1928), 214 (120?) mm; Ig 825/2; Cobija (Bolivia); Gaudichaud. MHNP
2507 (1926), 105 (65)mm; MHNP 2507A, 92 (54) mm; MHNP 2507B. 78 (44?) mm; Ig 835/3; Cobija;
Gaudichaud.
Juan C. Ortiz (IV. 1981) a examiné ces spécimens.
= p.p. Tropidurus peruvianus (Lesson, 1831) (MHNP 6871).
= p.p. Tropidurus atacamensis Donoso, 1966 (MHNP 2507).
Microlophus Lessonii var. C Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 341.
Syntypes : MHNP 6873 (1931), 260 (163) mm; Ig 825 ; Lima, Pérou; Lesson et Garnot (également
syntype de Stellio peruvianus). MHNP 2509 (1909), 170 (82?)mm; Ig 825/3; Callao (Pérou);
Gaudichaud.
= Tropidurus peruvianus (Lesson, 1831).
— 62 —
Anolis lineatus Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., an X, 4 : 66-68, pi. 48, fig. 1.
Holotype : MHNP 795 (1653), 127 (63?) mm; Ig 40.
« L’Anolis rayé ... Ce saurien n’a été décrit jusqu’à présent par aucun naturaliste : on peut
en voir un individu dans la galerie du museum d’histoire naturelle de Paris. Il existe dans
diverses parties de l’Amérique méridionale, peut-être même dans les îles Antilles. » (D.)
Le taxon a été accepté d’emblée : Merrem (1820 : 45), Cuvier ( Anolius , 1829 : 49-50) qui
n’utilise pas le binôme latin, Gray ( Anolius , 1831 : 46; 1845 : 200). Duméril et Bibron (1837 :
146-149) redécrivent l’espèce mais sur deux spécimens, celui utilisé par Daudin et un second
dont l’origine possible était la Martinique. Ils ajoutent : « Ce qui est réellement singulier, c’est
que Daudin ne se soit pas aperçu que cette figure de Séba (tom. II, page 21, tab. 20, fig. 4),
qu’il a citée faussement comme étant le portrait de son Anolis roquet, représentait, au
contraire l’espèce que lui-même a décrite et figurée le premier sous le nom d’Anolis rayé,
d’après le même individu qui vient de servir à la description précédente ».
Fitzinger fit de cette espèce, par désignation originale (1843 : 17, 66), l’espèce-type de son
sous-genre Trachycoelia du genre Ptychonotus. Il ne fut pas suivi et les auteurs conservèrent le
binôme original : Boulenger (1885 : 38), Barbour (1914 : 219; 1930 : 131), Peters et
Donoso-Barros (1970 : 59).
La présence du type de Daudin dans les collections de Paris est signalée par C. et
A. Duméril (1851 : 58) qui ajoutent : « Origine inconnue : du Cab. de Séba? », et par Guibé
(1954 : 32, n° 150).
Barbour (1930a : 94; 1930Ô : 132; 1935 : 116; 1937 : 129) donne comme auteur du
binôme Cocteau, mais Ruibal (1964 : 503) revient à Duméril et Bibron. Il sera suivi par
Schwartz et Thomas (1975 : 89) mais Schwartz et Henderson (1985 ; 47) utilisent Anolis
loysianus Noble! Williams (1976 : 14) en fait une superspecies, type d’un groupe d’espèces.
L’espèce, qui était par monotypie espèce-type d’Acantholis Cocteau, est aussi, par
désignation originale, espèce-type du genre Heteroderma Fitzinger (1843 : 17, 68).
Cocteau a figuré l’holotype, Bocourt (1873, pi. XIV fig. 9) a donné un dessin de
l’écaillure de la tête.
« Nomen nobis pergratum, nec physiologiae alienum, species haec consecrat ». Cocteau.
La présence du type dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril (1851 :
56), Guibé (1954 ; 33, n° 153), Schwartz et Thomas (1975 : 89).
Laemanctus longipes A. Duméril, 1856, non Wiegmann, Archs Mus. Hist, nat., Paris, 8
(4) : 512, pl, 21, fig. 4 et 4a.
Holotype : MHNP 2094 (1585), 544 (420) mm; Ig 472.
« Nos collections possèdent cependant, depuis 1845, un beau lézard, qui est pour nous le
premier spécimen de ce genre. Il a été recueilli dans le Mexique, près de la ville d'Oaxaca, et
donné par M. Ghuisbreght. D’après la comparaison de ce Reptile avec celui qui a été
représenté par Wiegmann (Herp. mexicana, pl. IV) : L. longipes , il n’y a pas de doute sur
l'identité de l’espèce... » (D.)
— 63 —
Bocourt (1874 : 1)6) a relevé l’erreur d’identification et, à propos de ce spécimen dont il
donne les dimensions 540 (409) mm, écrivait : « La tête a été figurée de profil et par sa face
supérieure, sous le nom de Laem. longipes , dans les Archives du Muséum... ». Il s’agissait pour
lui d’un L. serratus, attribution qui n’a pas été remise en cause : Boulenger (1885 : 104), Cope
(1887 : 33), Smith et Taylor (1950 : 70).
La présence de ce spécimen dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1851 : 55), elle ne l’est pas par Guibé (1954).
= Laemanctus serratus Cope, 1864.
Anolis loysiana Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 100-103.
iWotype : MHNP 2465 (160c), 77 (40) mm; Ig 41/1.
« Anolis loysiana. » (D.B.)
Chez différents auteurs (Duméril et Bibron, 1837 : 100; Gray, 1845 : 206; Boulenger,
1885 : 42; Barbour, 1914 : 290) on trouve cité le binôme Acantholis loysiana avec pour auteur
Cocteau, 1836. Ils se réfèrent à une publication dans les Comptes Rendus de l’Académie des
Sciences de Paris. Mais dans l’article en cause, si Cocteau établit bien un nouveau genre
Acantholis, le nom de l’espèce sur laquelle il fonde ce genre n'apparaît ni en français, ni en
latin. Cocteau a publié le binôme Acantholis loysiana dans « L’histoire de l’île de Cuba »
(p. 141-145, pi. XIV) qui n’a été imprimée que de 1838 à 1856.
Gray et Boulenger se réfèrent à l’édition française (cf. Introduction). Duméril et
Bibron, en 1837, créditent Cocteau du nouveau nom mais précisent à propos de l’Histoire de
l’île de Cuba : « Rept. non encore publiés ». La date de 1836 ne pouvant être retenue, ils sont
bien les auteurs du nom.
« Cette petite espèce d’Anolis est originaire de Cuba; elle faisait partie des riches
collections zoologiques qui ont été recueillies par M. Ramon de la Sagra. » 77 (40)mm. (D.B.)
« S’il faut en juger par le seul individu que nous possédons, cette espèce doit être assez
rare à Cuba. » (Cocteau (1842 : 141).
Gray (1845 : 206) avait accepté le genre Acantholis, mais Boulenger (1885 : 42), tout en
admettant la validité de l’espèce, la réintégra dans le genre Anolis où elle avait été décrite.
La validité du taxon n’a guère été discutée; il a été admis par Fitzinger (1843 : 67) qui
plaçait l’espèce dans le genre Dactyloa, par Gray (1845 : 205, Anolius /.) puis par Boulenger
(1885 : 45), Barbour (1914 : 214; 1930a : 93; 10306 : 133; 1935 : 115; 1937 : 129), Ruibal
(1964 : 500), Schwartz et Thomas (Le.), Schwartz et Henderson (1985 : 47), Williams
(1976 : 14) en fait une superspecies, type d'un groupe d'espèces.
Anolis lucius Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 ; 105-108.
MHNP 2466 (1869.181, 1607 G), 91 (33?)mm; Ig 42, Cuba, Musée de Berlin.
« Le binôme est revendiqué par Cocteau qui en donna une description (1843 ; 136-140) et
une figuration (pl. 12) dont la date de diffusion est incertaine. Duméril et Bibron, à propos de
cette espèce ne citent pas Cocteau (cf. introduction p. 4).
— 64 —
« L’Anolis museau de brochet habite l'île de Cuba. Le seul échantillon que renferme la
collection du Muséum d’histoire naturelle a été donné à cet établissement par M. Ramon de la
Sagra. Observations. Cette espèce d'Anolis sera représentée dans la partie erpétologique de l'île
de Cuba, à la publication de laquelle travaille en ce moment le savant voyageur que nous
venons de nommer. » 151 (100) mm. (D.B.)
C’est ce même spécimen que décrivit Cocteau : « Cette espèce est constituée sur l’examen
d’un seul individu, mais d'un individu si bien conservé et si original, ... » 148 (92)mm.
Ce type, holotype par monotypie, n'était déjà plus dans les collections de Paris en 1851,
puisque C. et A. Duméril (p. 56) citent l’espèce mais n’indiquent aucun spécimen en
collection. La série-type n’est plus aujourd’hui constituée que par la planche de l’ouvrage sur
Cuba.
C’est à tort que Guibé (1954 : 34, n° 161) reconnut le statut de type, et même d’holotype,
à un spécimen entré en collection en 1869 et provenant du Musée de Berlin par échange.
Barbour (19306 : 133) avait déjà, à tort, indiqué que le type se trouvait dans les collections de
Paris; il a été suivi par Schwartz et Thomas (1975 : 90).
Sceloporus Lunaei Bocourt, 1873, Annls Sci. nut., 5 e sér. Zool., 17, art. 10; et Miss, scient.
Mexique, Rept., 1874, pi. XVIII bis fig. 5, 5a et b; texte 1874, 3 : 184-186.
Syntypes : MHNP 3144 (1928), 228 (125)mm; 3144A, 143 (54?)mm; Ig 766/2. MHNP 3145 (1880),
166 (87)mm; 3145A, 152 (85)mm; Ig 766. MHNP 3146 (1879A), 117 (57)mm; 3146A, 116 (58)mm; Ig
766/1. MHNP 3147 (1880A), 178 (98)mm; Ig 766/3.
« ... habite le plateau de Guatemala, à une altitude de plus de 1 500 mètres. C’est à M. le
docteur Luna que la Commission scientifique doit la connaissance de cette espèce. Le Muséum
en possède sept spécimens, dont trois adultes. » 220 (123) mm. (B.)
Boulenger (1885 : 222; 1897 : 501) place le binôme dans la synonymie de Sceloporus
Jormosus. Smith (1939 : 63), Guibé (1954 : 44, n° 215) lui redonnent rang d’espèce valide;
Peters et Donoso-Barros (1970 : 247) en font une sous-espèce de Sceloporus acanthinus
Bocourt, 1873.
= Sceloporus acanthinus lunaei Bocourt, 1873.
Chalarodon madagascariensis W. Peters, 1854, Mber. Kônig. Akad. Wiss. Berl. : 616.
Syntype : MHNP 270 (2129a), 109 (70) mm; Ig 241/12.
La description originale fait état d’une série-type de 13 syntypes en provenance de la baie
de St Augustin, Madagascar.
Le Muséum de Paris a reçu, entre 1864 et 1885, un spécimen de cette espèce envoyé du
Musée de Berlin par W. Peters. Il s’agit très probablement de l’un des syntypes, non détecté
par Guibé (1954). Le fait que Boulenger (1885 : 128) signale l’existence à Londres de l’un des
types donné par W. Peters renforce cette opinion, ainsi que le fait qu’ETHERiDGE (1982 : 34)
— 65 —
ne mentionne plus la présence que de cinq syntypes au Musée de Berlin (n° 4360 (2), 5617,
9214 (2)).
L'espèce a été redécrite par Peters (1882 : 3, pl. 6, fig. 3). La validité du binôme n'a pas
été remise en cause : Angel (1942 : 89, pl. 13, fig. 3), Blanc (1977 : 59), Etheridge (Le.).
Proctotretus Magellanicus C. et A. Duméril, 1851, Catal. collect. Rept. : 75.
Holotype : MHNP 6866 (1859), 120 (55) mm; Ig 550; Havre Pecket (détroit de Magellan);
Hombron et Jacquinot.
« Pr. de Magellan ... 120 (60)mm. ... Type Unique. » (C.A.D.)
La plupart des auteurs, et encore Peters et Donoso-Barros (1970 : 185), Cei (1986 : 263),
attribuent le binôme à Hombron et Jacquinot. Or ceux-ci, dans l’Atlas du Voyage au Pôle
Sud, désignent l’espèce qu’ils présentent (pl. 2, fig. 2, B, b, b') 1 comme le « Pr. Magellanique »
sans lui donner de nom latin. Le texte correspondant ne sera publié que plus tard, sous les
noms de Jacquinot et Guichenot (1853 : 6; pl. 2, fig. 2, B, b, b'); dans une préface
Guichenot précise que les spécimens ont été déposés dans les collections du Muséum de Paris
en février 1841 et que l'espèce a été signalée pour la première fois par Duméril père et fils.
Mais, Gray (1845 : 215) avait déjà signalé ce spécimen dont il faisait, à tort, un jeune de
Leiolaemus Kingii. Le binôme latin quant à lui est apparu dans le catalogue de 1851 avec la
description du spécimen. Rien ne permet, comme le fait Guibé (1954 : 48, n° 236, dimension
erronée), d'attribuer l’espèce au seul A. Duméril même si cet auteur est seul pour en reprendre
la description en 1856 (8 : 543).
Le taxon est admis comme valide par Boulenger (1885 : 148) qui le place dans le genre
Liolaemus , où il se trouve encore : C. E. et M. D. Burt (1933 : 33), Hellmich (1934 : 41 ;
1950a : 350), Guibé (Le.), Peters et Donoso-Barros (l.c.), Laurent (1985 ; 23 cite le type),
Vanzolini (1986 : 15), Cei (l.c.).
= Liolaemus magellanicus (C. et A. Duméril, 1851).
Anolis marmoratus Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 139-140.
Lectotype (Underwood, 1959) : MHNP 794 (1642), 177 (109)mm; Ig 43.
Paralectotype : MHNP 5491 (1642), 192 (117)mm; Ig 43/1 ; Martinique; Plée.
« L’anolis à tête marbrée ... les faces supérieure et latérales de la tête, aussi bien que du
cou, offrent un brun marron ou chocolat, sur lequel se dessinent des marbrures blanches ou
fauves, et même de couleur chair... habite aussi la Martinique. La collection en renferme deux
très beaux individus mâles, dont on est redevable à M. Plée. » 190 (124)mm. (D.B.)
La présence des types dans les collections est signalée par C. et A. Duméril (1851 : 58),
Barbour (1930Ô : 133) puis par Guibé (1954 : 34, n° 162) et Schwartz et Thomas (1975 : 91).
1 . Peters et Donoso-Barros (1970 : 183 , 185 ) donnent 1847 comme date de publication de la planche, mais sa
citation, dès 1845 , par Gray oblige à modifier cette date.
— 66 -
Underwood (1959 : 200), utilisant les numéros de rangement au lieu de ceux des spécimens,
indique « Type MHNP Ig 43 paratype Ig 43/1 », on peut admettre qu'il a alors désigné le
lectotype; il donne une photographie du « Type » puis discute sur la validité de la terra typica
mais sans se prononcer clairement. Lazell (1964 : 373) fait état d'un « holotype »à Paris sous
le n° 43 puis rectifie la terra typica « herein revised to Capesterre, La Guadelouupe ».
Après que Fitzinger (1843 : 65) eut mis ce taxon dans la synonymie de son Ptychonotus
Dumerilii , réunissant A. marmoratus et A. principalis , sa validité n’a plus été discutée : Gray
(1845 : 201, Anolius), Boulenger (1885 : 31). Barbour, qui lui avait d’abord (1914 : 277 ;
1930a : 94; 19306 : 133; 935 : 116) reconnu rang d’espèce, en fit ultérieurement (1937 : 130)
une sous-espèce d’ Anolis roquet. Il ne fut pas suivi : Guibé, Underwood, Lazell (l.c.) en font
une espèce valide. Williams (1976 : 10) en fait une superspecies. Schwartz et Henderson
(1985 : 47) reconnaissent onze sous-espèces.
= Anolis marmoratus marmoratus Duméril et Bibron, 1837.
Trachycyclus marmoratus Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 356-359.
Holotype : MHNP 2513 (1948), 114 (64)mm; Ig 801.
« Le trachycycle marbré est originaire de l'Amérique méridionale. Le seul exemplaire que
nous possédons a été recueilli par M. d’Orbigny dans la province de Rio-Grande. » 116
(65) mm. (D.B.)
Les auteurs de l’Erpétologie générale créditent d’Orbigny de ce binôme, comme le feront
Fitzinger (1843 : 17, 71), Gray (1845 : 219). C. et A. Duméril (1851 : 83), mais ils se réfèrent
à une planche qu’ils indiquent eux-mêmes comme n’ayant pas encore été publiée ; ils sont donc
les auteurs du taxon (sur la date de publication cf. article Leiosaurus fasciatus). L’argumenta¬
tion contraire de Fritts (1974 : 57, 68) ne nous semble pas valable.
L'espèce est, par monotypie, espèce-type du genre Trachycyclus que Fitzinger (1843 : 17,
71) ramènera au rang de sous-genre de Heterotropis. La validité même du taxon n’a pas été
discutée mais Boulenger (1885 : 132) a placé l’espèce dans le genre Stenocercus , ce qui semble
généralement admis : Peters et Donoso-Barros (1970 : 256).
D’Orbigny a proposé des dessins (1837, pl. 4 fig. 4 à 8) et précisé (1847 : 8) les conditions
de récolte : « Nous avons rencontré cette espèce à la Pampa Ruiz, entre Vallé Grandé et le
Pescado, province de la Laguna, à l'est de Chuquisaca, en Bolivia. Elle se trouvait sous les
pierres et dans les buissons des coteaux escarpés et rocailleux ».
La présence du spécimen dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1851 : 83), par Guibé (1954 : 50, n° 149) et par Fritts (l.c.) qui donne par erreur « Rio
Grande, Brazil » comme terra typica.
= Stenocercus marmoratus (Duméril et Bibron, 1837).
Oplurus Maximiliani Duméril et Bibron 1837, Erpét. génér., 4 365-368.
Lectotype (Etheridge, 1982) : 1431 (1954), 175 (92?)mm; Ig 441.
« Nous avons vu des individus ... 181 (90) mm ... L’Oplure de Maximilien est originaire du
Brésil. Le prince Maximilien de Wied, auquel nous dédions cette espèce, en a publié une bonne
figure dans les Nova acta Physico-Medica naturae curiosorum. Il la considère à tort comme
étant le Quetz-paleo de Séba... » (D.B.)
La description originale faisant état de plusieurs spécimens, il s’agissait donc de syntypes
mais dont un seul subsistait lors de la rédaction du catalogue de 1851 (C. et A. Duméril : 83).
Etheridge (1982 : 35) cite ce spécimen comme « holotype »; on peut admettre qu'il a désigné
le lectotype. Guibé (1954) ne le mentionnait pas.
Eitzinger (1843 : 17, 77), par désignation originale, fait de ce taxon l’espèce-type de son
genre Doryphorus (non Cuvier). Gray (1845 : 225) place « O. Maximiliana » (sic) dans la
synonymie de Tropidurus cyclurus et Boulenger (1885 : 130) de H oplurus cyclurus , ce dernier
confondant d’ailleurs, sous le même nom, deux espèces, cuvieri et cyclurus. La synonymie avec
Uromastyx cyclurus Merrem n’a pas été remise en cause : Angel (1942 : 84), Etheridge
(1982 : 35).
= Oplurus cyclurus (Merrem, 1820).
Sceloporus melanorhinus Bocourt, 1876, J. Zool., 5 : 401-402; et Annls Sci. nat ., 6 e sér.,
3, art. 12 : 2-4.
Syntypes : MHNP 5325 (1872.92, 1894a), 210 (117)mm; 5325A, 215 (125)mm; 5325B, 192
(1 !2)mm; 5325C, 103 (18?)mm; Ig 768.
« ... des taches brunes...; la première, très foncée, recouvre entièrement le bout du
museau, s’étend de chaque côté sur les lèvres...
« Le Muséum doit à M. Sumichrast quatre exemplaires de cette espèce, trois femelles et un
mâle, recueillis dans l'isthme de Tehuantepec. » (B.)
Boulenger (1885 : 225; 1897 : 482), Smith (1939 : 82), Smith et Taylor (1950 : 112)
admettent la validité du binôme.
Guibé (1954) ne traite pas de cette série-type.
Anolis metallicus Bocourt, Annls Sci. nat.. 5 e sér., Zool., 17, art. 2; et Miss, scient. Mexique,
Rept., 1874, pi. XVII bis, fig. 1.
Syntypes : MHNP 2890 (1872.92, I643C) 112 (63)mm; 2890A, 69 (40)mm; Ig 68; Mexique;
Servaux.
Pas d’indications sur la composition de la série-type ni sur l’origine du nom. La date
d'entrée des spécimens en collection ne laisse aucun doute sur leur valeur de types. Leur
— 68 —
présence dans les collections de Paris est signalée par Smith et Taylor (1950 : 59) puis
confirmée par Guibé (1954 : 37, n° 181, dimension erronée).
Boulenger (1885 : 84) reconnaît la valeur du binôme et donne 1872 comme date de
publication de l’article des Annales. Encore espèce valide pour Cope (1887 : 30) et pour Smith
et Taylor (l.c.), elle est mise en synonymie avec Ano/is uniformis Cope, 1885 par Guibé (l.c.) et
avec A. tropidonotus par Peters et Donoso-Barros (1970 : 68).
= Anolis tropidonotus tropidonotus Peters, 1863.
Corythophanes mexicanus Bocourt, 1874, Miss. Scient. Mexique, Rept., 3 : 122-124, pi. XVII
fig. 1.
Syntypes : MHNP 1509 (1868.42, 1683e), 328 (236)mm; Ig 282/3; MHNP 1510 (1868.42, 1683d),
276 (199) mm; Ig 282/2.
« Lors de la publication du IV e volume de Y Erpétologie générale , en 1837, le Muséum ne
possédait pas le Coryth. Mexicanus ( Coryth. chamaeleopsis, Wiegmann). Depuis lors cet
établissement en a acquis quatre spécimens, dont un fort jeune, recueillis par M. Boucard dans
le département de la Vera Cruz (Mexique). » (B.)
Il ne subsiste plus dans les collections de Paris que deux des quatre spécimens qui
constituaient la série-type. Guibé (1954) n’en traite pas.
Boulenger (1855 : 103), dans la synonymie de Corythophanes hernandesii , attribue à
Bocourt le nom spécifique mexicanus. Or celui-ci, après Duméril et Bibron (1837 : 176),
donnait pour auteur de mexicanus Hernandez ( Chamaeleo m.).
Hernandez, en 1651, a bien publié un binôme Chamaeleo Mexicensis et Lynceus, dans le
même ouvrage, donné une figure d’un Chamaeleo Mexicanus mais ces deux binômes, bien que
cités, n’ayant pas été validés après 1758 ne peuvent être retenus. Le premier à avoir utilisé
Chamaeleo mexicanus comme nom pour un lézard du Mexique n’est cependant pas Bocourt.
Dès 1768, Laurenti en effet (p. 45) validait ce binôme par une description et une référence à la
figure de Séba 1.82.1; Merrem (1820 : 162 n.) le cite.
Le binôme de Bocourt repose sur l’examen d’un matériel propre; il ne peut donc être
considéré, comme le voudraient Smith et Taylor (1950 : 68), comme un simple nom de
substitution pour Chamaeleopsis hernandesii ; il n’en reste pas moins son synonyme et non une
espèce valide comme l’admettait Cope (1887 : 82).
= Corythophanes hernandesii (Wiegmann, 1831).
Holotropis microlophus Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 264-265.
Lectotype (Schwartz, 1969) : MHNP 2392 (1595), 283 (175)mm; Ig 481.
Paralectotypes : MHNP 6831 (1793), 95 (25?)mm; 6831 A, 148 (75?)mm; Ig 481/1 ; MHNP 6832
(1794), 162 (55?) mm ; Ig 481/4 ; MHNP 6380 (1791), 129 (83) mm ; Ig 481/3; Cuba ; Ramon de la Sagra.
MHNP 2391 (1792), 202 (125)mm; 2391 A, 63 (30?)mm; Ig 481/2; Saint-Domingue; Ricord.
« L’Holotropide à petite crête... 297 (170)mm ... L’Holotropide microlophe habite Saint-
Domingue et Cuba. Les échantillons que renferme notre musée ont été recueillis, les uns dans
69 -
la première de ces deux îles, par M. Ricord; les autres dans la seconde, par M. Ramon de la
Sagra. » (D.B.)
La présence des types dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1851 : 69) et par Guibé (1954, 41, n° 198). Schwartz (1969 : 620) a choisi comme lectotype le
MHNP 2392.
Duméril et Bibron attribuent le binôme à Cocteau, mais précisent, dans la synonymie,
que la planche à laquelle ils se réfèrent n’a pas encore été publiée ; ils sont donc bien les auteurs
du taxon. Cocteau, décrivant l’espèce (1842 : 82) ne la revendique d’ailleurs pas et l’attribue
aux auteurs de l’Erpétologie générale. La plupart des auteurs, mais non Boulenger (1885),
créditent Cocteau du binôme, les plus récents, comme Schwartz et Thomas (1975 : 127),
écrivant, à tort selon nous, Cocteau in Duméril et Bibron.
Fitzinger (1843 : 70) plaçait l’espèce dans la synonymie de Steironotus Schreibersii, Gray
(1845 : 218) dans celle de Leiocephalus Schreibersii et Boulenger (1885 : 165) dans celle de
Liocephalus carinata. C’est à tort que Schwartz (1969 : 620) attribue cette dernière synonymie
à Guibé.
Schwartz (1969 : 620), après avoir (1954 : 104) envisagé une synonymie au moins
partielle avec Leiocephalus cubensis, a démêlé le complexe formé par les sept syntypes de
l’espèce.
= p.p. (MHNP 2392 et 6832) Leiocephalus carinatus (Gray, 1827).
= p.p. (MHNP 6831 et 6380) Leiocephalus cubensis (Gray, 1840).
= p.p. (MHNP 2391) Leiocephalus melanochlorus melanochlorus (Cope, 1862).
Basiliscus mitratus Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., an X, 3 : 310-321.
Holotype : MHNP 780 (1689), 645 (440)mm; Ig 211.
« Le Basilic proprement dit ou à capuchon... son front est surmonté d’une crête, ce qui lui
a fait donner le nom de basilic ou petit roi, c’est-à-dire, serpent royal ou couronné... L’individu
que Séba a fait peindre, a appartenu longtemps à la Hollande, et il étoit placé dans le cabinet
du stathouder : on peut le voir maintenant dans la galerie du museum d’histoire naturelle de
Paris où il est parfaitement conservé. Comme j’ai observé cet animal, vraiment curieux et
même extraordinaire, je vais insérer dans l’extrait suivant la description que Lacépède en a
donnée dans son ouvrage sur l’Histoire naturelle des quadrupèdes ovipares, les détails qu’il a
omis, et qui sont cependant très-importants à connoitre. » 2 pieds 2 pouces 4 lignes dont
1 pied 7 pouces pour la queue. (D.)
Peters et Donoso-Barros (1970 ; 84) font du binôme de Daudin un nom de substitution
pour Lacerta basiliscus Linné. S’il est exact que le nom de Linné est bien cité dans la
synonymie, le fait que la description de B. mitratus repose sur l’examen d’un individu
particulier donne à ce nom une valeur propre. La présence de ce spécimen dans les collections
de Paris est signalée par C. et A. Duméril (1851 : 61) et par Guibé (1954 : 32, n° 148).
Le binôme de Daudin fut d’abord admis par Merrem (1820 : 46), Duméril et Bibron
(1837 : 181), avant d’être placé dans la synonymie de Basiliscus americanus Laurenti, 1768 par
Gray (1845 : 192), Bocourt (1874 : 127), Boulenger (1885 : 108), Cope (1887 : 32). Depuis, *
— 70
le nom spécifique de Linné a été réhabilité : Peters et Donoso-Barros (l.c.), Hoogmoed et
Lescure (1975 : 164).
= Basiliscus basiliscus basiliscus (Linné, 1758).
Enyalioides Mocquardi Despax, 1911, Miss. Arc Mérid. Amér. Sud, 9, Zool. 2 : B 1.22-23,
pl. 3, fig. 1, la, lb.
Syntypes : MHNP 1906.226 (1766 A), 168 (80?)mm; 1906.227, 214 (120?)mm; 1906.228, 160
(85)mm; Ig 392 ; Équateur; Dr Rivet.
« Cette nouvelle espèce a été étudiée sur trois individus dont deux étaient quelque peu
mutilés et dont la queue n’avait pas la longueur normale ... 225 (125) mm ... Je suis heureux de
dédier cette espèce à M. le Dr Mocquard qui avait commencé l’étude de ces animaux ainsi que
d'une grande partie de la collection Rivet et dont les Notes m’ont été des plus utiles pour
mener à bien ce travail. » (D.)
Le taxon a été rapidement placé dans la synonymie de E. heterolepis : C. E. et
M. D. Burt (1933 : 23), Guibé (1954 : 53 n° 261), Peters et Donoso-Barros (1970 : 114).
= Enyalioides heterolepis (Bocourt, 1874).
Liolaemus Mocquardi Pellegrin, 1909, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 15 (6) : 326-327.
Syntypes: MHNP 1905.337 (1861 A3), 158 (95)mm; 1905.338, 155 (94)mm; 1905.339, 119 (52)mm;
1905.340, 114 (54)mm; 1905.341, 129 (65)mm; 1905.342, 111 (62)mm; Ig 551 ; des Hauts-Plateaux
péruviens et boliviens; Dr Neveu-Lemaire, coll. MHNP 1907.239 (1861B3), 145 (89)mm; 1907.230, 130
(85)mm; Ig 551/1 ; Tiahuanaco, département de La Paz; G. Courty coll.
Le Dr Neveu-Lemaire était le zoologiste et G. Courty le géologue de la mission
scientifique française en Amérique du Sud, dirigée par MM. Créqui-Montfort et Sénéchal
de la Grange.
« A mon savant prédécesseur, M. le Dr François Mocquard, qui a bien voulu appeler
mon attention sur ces intéressants Lézards. » (P.)
La validité de l’espèce n’a pas été mise en doute : Guibé (1954 : 49, n° 239), Peters et
Donoso-Barros (1970 : 185), Vanzolini (1986 : 15).
= Liolaemus mocquardi Pellegrin, 1909.
Oplurus montanus A. Grandidier, 1869, Rev. Magasin Zool., 21 : 340-341.
Syntypes : MHNP 1895.173 (1957 C), 335 (215)mm; 1895.174, 360 (233)mm; 1895.175, 272
(178)mm; Ig 445.
« Hab. Fiérin ... 360 (235)mm ... » (G.)
La présence des types dans les collections de Paris est signalée par Guibé (1954 : 45,
n° 222), puis par Etheridge (1982 ; 36).
Fig. 2. — Syntype de Liolaemus mocquardi Pellegrin, 1909; MHNP 1907.239
Boulenger (1885 : 131) plaçait, avec doute, ce binôme dans la synonymie de O.
quadrimaculatus. Elle fut confirmée par Mocquard (1895 : 96) et n’a plus été remise en cause
depuis : Mocquard ( 1909 : 23), Angel ( 1942 : 88), Guibé (l.c.), Blanc ( 1977 : 34), Etheridge
(1. c.).
= Opiums quadrimaculatus Duméril et Bibron, 1851.
Proctotretus mosaicus Guichenot, 1848, in Gay, Hist. Chile, Rept. : 26-28.
Syntypes : MHNP 6839 (1815), 46 (6?) mm; 6839A, 50 (7?) mm; 6839B, 100 (64)mm; 6839C, 36
(4?) mm; 6839D, 52 (7?) mm; 6839E, 86(54) mm; Ig 549 ; Talcahuano (Chili); Hombron et Jacquinot.
« Esta especie es comun en varias provincias de Chile, en Santiago, etc... » (G.)
Pas d’indication sur la constitution de la série-type.
— 72 —
De nombreux auteurs, et encore Peters et Donoso-Barros (1970 : 183), Cei (1986 : 260),
attribuent le binôme à Hombron et Jacquinot. Mais ceux-ci, dans l’Atlas du Voyage au Pôle
Sud, désignent l’espèce qu’ils présentent (pl. 2, fig. 1 et la à d) comme un Proctotrète
intermédiaire entre celui du Chili et celui à ventre bleu, sans lui donner de nom latin 1 .
Guichenot, dans l’Histoire du Chili, décrivit l’espèce en lui donnant un binôme latin devenant
ainsi l'auteur de l’espèce que lui attribue à juste titre Guibé (1954 : 48, n° 235). La description
fut reprise par C. et A. Duméril (1851 : 72), par Jacquinot et Guichenot (1853 : 4; pl. 2,
fig. 1, A, a, a'), puis par A. Duméril (1856 : 541-542).
Boulenger (1885 : 143) avait placé le taxon dans la synonymie de Liolaemus lemniscatus,
ce qui n’a pas été remis en cause : Hellmich (1934 : 29), Guibé (l.c.), Peters et Donoso-
Barros (Le.).
= Liolaemus lemniscatus Gravenhorst, 1838.
Proctotretus multimaculatus Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 290-292.
Lectotype (C. et A. Duméril, 1851) : MHNP 6867 (1866), 94 (44?)mm; Ig 588; Chili)?);
d’ORBIGNY.
« Le proctotrète à taches nombreuses... Toutes les parties du corps offrent, sur un fond
gris, un très grand nombre de petites taches noirâtres fort rapprochées les unes des autres... 94
(47) mm... Ce Proctotrète habite le même pays que les espèces précédentes, c’est-à-dire le Chili,
d’où il a été envoyé au Muséum d’histoire naturelle par M. Gay et par M. d’Orbigny. » (D.B.)
La série-type comprenait donc au moins deux spécimens. On peut admettre que C. et
A. Duméril (1851 : 76), en écrivant : « Chili : M. d’Orbigny Type-Unique », ont alors désigné
le lectotype. Guibé (1954 : 47, n° 231).
La validité du taxon n’a pas été remise en cause, mais l’espèce a été successivement
affectée aux genres Liolaemus ( Liodeira ) par Fitzinger (1843 : 74), Proctotretus par Gray
(1845 : 217), Ortholaemus par Girard (1857 : 198), enfin Liolaemus par Boulenger (1885 :
157), Peters et Donoso-Barros (1970 : 198), Cei et coll. (1975 : 101), Laurent (1894a : 357),
Vanzolini (1986: 15), Cei (1986: 192). Ce dernier reconnaît deux sous-espèces.
= Liolaemus multimaculatus (Duméril et Bibron, 1837).
Anolis nasicus Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 115-117.
Syntypes : MHNP 6787 (1615), 129 (45?) mm; 6787A, 273 (190) mm; Ig 51; Rio de Janeiro;
Gallot.
« L’Anolis nasique est une espèce brésilienne. Les deux individus qui font partie de la
collection du Muséum d’histoire naturelle ont été envoyés de Rio-Janeiro par M. Gallot. »
(D.B.)
La présence des types dans les collections de Paris est confirmée par C. et A. Duméril
(1851 : 57) et par Guibé (1954 : 34-35, n° 163).
1. Pour la date de publication de la planche, cf. article magellanicus.
— 73 —
La validité de l’espèce a été immédiatement remise en cause. Pour Fitzinger (1843 : 65), il
s’agissait d’un synonyme de Ptychonotus ( Eunotus ) gracilis, pour Gray (1845 : 199) de
Rhinosaurus gracilis, pour Boulenger (1885 : 57) de Anolis punctatus. Cette dernière place n’a
plus été discutée : Guibé (l.c.), Peters et Donoso-Barros (1970 : 64).
= Anolis punctatus punctatus Daudin, 1802.
Anolis nebuloides Bocourt, 1873, Miss, scient. Mexique, Rept., pi. XIII, fig. 10; 3 : 74-75.
Syntypes : MHNP 2494 (1871.30, 1604d). 121 (82)mm; 2494A, 116 (74)mm; 2494B, 118 (70)mm;
2494C, 115 (76)mm; Ig 44/1; Putla, Mexique; Boucard.
« Le Muséum possède quatre exemplaires de cette espèce, un mâle et trois femelles,
recueillis à Putla, province d’Oaxaca (Mexique). » 145 (95) mm. (B.)
Le nom rappelle les affinités avec Anolis nebolosus, relevées par Bocourt.
La présence des types dans les collections de Paris est signalée par Smith et Taylor
(1950 : 66), puis confirmée par Guibé (1954, 57, n° 182).
Boulenger (1885 : 77) considérait l’espèce comme valide, ce que confirment Cope (1887 ;
30) puis Smith et Taylor (l.c.).
Liolaemus variabilis var. Neveui Pellegrin, 1909, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 15 (6) :
327-328.
Syntypes : MHNP 1907.247 (1861B1), 171 (92)mm; 1907.248, 169 (92)mm; 1907.249, 176
(100)mm; 1907.250, 164 (88)mm; Ig 552/4.
La forme est dédiée au Dr Neveu-Lemaire, zoologiste de la Mission scientifique française
en Amérique du Sud.
170 (97), 168 (97), 170 (100) et 160 (90) mm. Cf. art. variabilis.
— Liolaemus multiformis multiformis (Cope, 1876).
Iguana nudicollis Cuvier, 1829, non Merrem, 1820, Le Règne animal, 2 e édit., 2 : 45.
Syntypes probables : MHNP 2366 (1719), 965 (670) mm; Ig 461; Guadeloupe; L'Herminier.
MHNP 2364 (1717), 960 (660?)mm, queue régénérée trifide; Ig 461/2; Guadeloupe. MHNP 7370 (2186
alpha), 1090 (740)mm, monté; Ig 461/4; Brésil. MHNP 7371 (2186 béta), 1190 (810)mm monté; Ig
461/5; Brésil; Freycinet. MHNP 2366A (1720), 500 (420)mm, monté; Ig 461/6; Guadeloupe,
L’Herminier.
Cuvier (1817 : 40) avait nommé cette espèce Iguane à col nu, mais sans utiliser de binôme
latin. Il le fait par contre en 1829 mais, dans l’intervalle, Merrem (1820 : 48) avait proposé
Iguana nudicollis comme nom de substitution pour I. delicatissima.
« L'Iguane à col nu. (Ig. nudicollis. Cuv.) Mus. Besler. tab. XIII. fig. 3 Ig. delicatissima.
Laur.
— 74
«... Laurenti le dit des Indes, mais c’est une erreur, nous l'avons reçu du Brésil et de la
Guadeloupe. » (C.)
La série-type est donc formée de la figure citée et des spécimens que Cuvier a eu
l'occasion d'examiner. Bien que les individus que nous ayons retenus ne sont signalés comme
types ni par C. et A. Duméril (1851) ni par Guibé (1954), nous estimons qu'il existe une bonne
probabilité pour qu’ils aient appartenu à la série-type. Schwartz et Thomas (1975 : 125)
écrivent : « Brasil (probably in error) and Guadeloupe. Holotype unlocated ».
Le binôme de Cuvier fut d’abord adopté par Gray (1831 : 37), Wiegmann (1834 : 16),
Duméril et Bibron (1837 : 208), mais Gray (1845 : 187) rétablit la priorité de celui de
Laurenti.
= Iguana delicatissima Laurenti, 1768.
Aneuporus occipitalis Bocourt, 1874, Miss, scient. Mexique, Rept., pi. XVIII fig. 1 et la et
b; 3 : 215-217.
Holotype : MHNP 3178 (1923a), 142 (80) mm; Ig 824.
« ... région occipitale plane...
« Le seul exemplaire que le Muséum possède a été recueilli par M. le docteur Dubois,
pendant un voyage sur la côte occidentale des deux Amériques. Ce saurien, ..., est étiqueté
dans les collections comme provenait du Mexique; mais nous doutons de l’exactitude de ce
renseignement. En effet, nous avons trouvé sur le catalogue des reptiles rapportés par ce
voyageur, à la date d'octobre 1848, qu’un de ses Iguaniens, regardé comme nouveau, provenait
du Pérou. » 141 (81) mm. (B.)
Espèce-type par monotypie du genre Aneuporus Bocourt, 1874 (de aneu : sans, et poros :
trou, conduit, pore).
Boulenger (1885 : 173) admet la validité de l’espèce, mais l'ayant transférée dans le genre
Tropidurus où préexistait un T. occipitalis Peters, 1871, il crée le nom de remplacement T.
bocourtii.
Guibé (1954 : 40, n° 194) en fait un Tropidurus occipitalis bocourti Boulenger, 1885, mais
Peters et Donoso-Barros (1970 : 266) le placent dans la synonymie de la sous-espèce
nominative.
= Tropidurus occipitalis occipitalis Peters, 1871.
Tapaya orbicularis Cuvier, 1817, in Cope, 1900.
Cope (1900 : 417) crédite Cuvier de ce binôme avec pour référence : « Rég. Anim. IL
1817, p. 35 et 2d ed. II, 1829, p. 37 ».
Or, ni dans l'une ni dans l’autre édition, Cuvier n’utilise de binôme latin. En 1817, il écrit,
en tête de paragraphe : « Tapayes ( Agames orbiculaires. Daud.) » ajoutant en note, en 1829 :
« Je ne pense pas que le sous-genre des Tapayes puisse être conservé ».
L’antériorité de Phrynosoma orbiculare Wiegmann, 1828 n'est donc pas remise en cause
par Cuvier.
— 75 —
Agama orbicularis Daudin, 1802, non Linné, 1758, Hist. nat. Rept., 3 : 406-409, pi. XLV.
fig. 1.
« L'Agame orbiculaire ou la Tapa ye ... sur les deux individus que j’ai déjà pu observer,
soit au muséum d’histoire naturelle de Paris, soit dans la collection de Bosc, j’ai ... » (D.)
Les spécimens utilisés par Daudin n’ont pas pu être localisés dans les collections de Paris.
Duméril et Bibron (1837 : 323) ont relevé que Daudin avait sous ce nom confondu
plusieurs espèces et, selon eux, la figure représenterait « l’Agame variable ou changeant
d’Égypte ». Boulenger (1885 : 349) accepte ce point de vue.
= p.p. Phrynosoma orbiculare (Linné, 1758).
= p.p. Agama hispida (Linné, 1758).
Tapaya orbicularis var. A Bocourt, 1874, Miss, scient. Mexique, Rept., 1874, 3 : 223-224.
Cf. Tapaya Cortezii Bocourt, 1870. Mêmes syntypes.
Tapaya orbicularis var. B Bocourt, 1874, Miss, scient. Mexique, Rept., 1874, 3 : 224-225.
Cf. Tapaya Dugesii Bocourt, 1870. Mêmes syntypes.
Ctenosaura palearis Stejneger, 1899, Proc. U. S. nat. Mus., (1898), 21 : 381-383.
MHNP 1928.104 (1734b), 380 (205?)mm; Ig 325.
Ce spécimen a été reçu à Paris le 16.XI.1928 à la suite d’un échange avec le Museum of
Comparative Zoology organisé par Th. Barbour. Guibé (1954 : 42, n° 205) considère qu'il
s'agit d’un paratype, ce qui ne peut être exact, la description originale ne faisant état que d’un
seul type (holotype par monotypie) portant le n° USNM 22703. Cette description cite bien
deux autres spécimens, USNM 22704 et 24459, ce dernier de 190 mm, mais sans fixer leur
statut. Le spécimen reçu en 1928 est donné comme provenant de la terra typica, Gualan au
Guatemala; c’est son seul rapport avec la série-type.
Le transfert de l’espèce dans le genre Enyaliosaurus, proposé par Smith et Taylor (1950 ;
76), est accepté par Peters et Donoso-Barros (1970 : 16) et par Etheridge (1982 : 19) qui
signale l’holotype.
= Enyalosaurus palearis (Stejneger, 1899).
— 76 —
Liolaemus pantherinus Pellegrin, 1909, Bull. Mus. nain. Hist, nat., Paris, 15 (6) : 324-325.
Syntypes : MHNP 1905.343 (1861 An), 101 (59)mm; 1905. 344, 94 (55)mm; Ig 557; des Hauts-
Plateaux péruviens et boliviens; Dr Neveu-Lemaire coll. (cf. article mocquardi , p. 70).
Le nom rappelle les taches noires du dos.
La validité de l’espèce n’a pas été mise en doute : Guibé (1954 : 48, n° 237), Peters et
Donoso-Barros (1970 : 192), Vanzolini (1986 : 16).
Fig. 3. — Syntype de Liolaemus pantherinus Pellegrin, 1909; MHNP 1905.343.
— 77 —
Proctotretus pectinatus Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 292-293.
Syntypes : MHNP 6868 (1862), 92 (48) mm; 6868A, 115 (72) mm; Ig 681 ; Chili; d'Orbigny.
« Le Proctotrète pectiné... II est le seul qui offre... une sorte de crête pectinée tout le long
de chaque côté du corps, c’est-à-dire depuis le dessous de l’œil jusque sur la partie latérale de la
base de la queue. Les écailles qui composent cette crête sont rhomboïdales, étroites, effilées,
pointues et très serrées... 119 (70)mm... Le Proctotrète pectiné nous a été aussi rapporté du
Chili par M. Gay et par M. d’Orbigny. » (D.B.)
Le catalogue de C. et A. Duméril (1851 : 76) ne mentionne plus que les types dus à
d’Orbigny; c’est par erreur que Guibé (1954 : 50, n° 248) attribue la récolte à « Gay et
d'Orbigny ».
Litzinger (1843 : 17) fait de Proctotretus, pour lequel Duméril et Bibron (Le.) n’avaient
pas désigné d’espèce-type, un sous-genre de Liolaemus avec pour espèce-type, par désignation
secondaire, P. pectinatus. Gray (1845 ; 216) en fait l’espèce-type, par monotypie, du genre
Ptygoderus ; Boulenger (1885 : 159) transfère le taxon dans le genre Saccodeira. Koslowsky
(1898 : 183) réhabilite le genre Proctotretus , ce qu’acceptent C. E. et M. D. Burt (1933 : 42),
Guibé (l.c.), Peters et Donoso-Barros (1970 : 241), Cei (1986 : 277).
Stellio Pelluma Latreille, 1801, in Soninni et Latreille, Hist. nat. Rept., 2 : 88; et Dau-
din, 1802, Hist. nat. Rept., 4 : 46-47.
Changement de genre et altération orthographique pour Lacerta palluma Molina, 1782.
Pas de matériel-type. Cf. Cei et Lescure (1985 : 175-183).
= Callopistes palluma (Molina, 1782).
Corytophanes percarinatus A. Duméril, 1856, Archs Mus. Hist, nat., Paris, 8 (4) : 518-521,
pi. 20, fig. 3 et 3a.
Holotype : MHNP 2117 (1684), 275 (196)mm; Ig 283.
« Corytophane très-caréné ... 285 (210) mm ... a été pris à Ascuintla, dans l’Amér.
centrale, à 30 lieues de Guatemala. Le spécimen est unique... toutes les écailles carénées et
sensiblement égales entre elles. » (D.)
La présence de ce spécimen dans les collections de Paris avait déjà été signalée par C. et
A. Duméril (1851 : 60), mais sous le nom de C. chamaeleopsis. Bocourt (1874 : 120-122,
pi. 17, fig. 2), redécrivant l’espèce, précise l’origine de l’holotype : « Le type ... a été recueilli
par M. Morelet à Escuintla, petite ville située entre Guatemala, capitale de la République et le
port de San José sur le Pacifique ». Guibé (1954 : 40, n° 196) signale le spécimen mais situe la
terra typica au Mexique.
La validité du binôme n'a pas été remise en cause ; Boulenger (1885 : 102), Cope (1887 :
32), 9tuart (1948 : 52), Smith (1949 : 34), Peters et Donoso-Barros (1970 : 101).
— 78 —
Vilcunia periglaciaris Cei et Scolaro, 1982, J. Herpet., 16 (4) : 356-360, fig. 2.
Paratypes : MNHP 1981.500, 3, 87 (14?) mm; 1981.501. 3,98 (25?)mm; 1981.502, Ç, 82 (25?)mm;
1981.503, 2, 92 (33?)mm; 1981.504, juv., 69 (23?)mm; Ig 961 ; Scolaro et Upton coll., 30.1.1981,
alentours du lac Guitarra, alt. 1 300 m. plateau basaltique, milieu subdésertique au nord du rio Belgrano,
Argentine, Santa Cruz; don J. M. Cei 12.X.I981.
« The name refers to the geographic distribution of the species, near the inland glaciers of
Patagonia. » (C.S.)
L’holotype (MZUF 26939) est déposé au Musée zoologique de l'Université de Florence et
il existe de nombreux autres paratypes dans différentes collections.
Laurent (1985 : 24), Vanzolini (1986 : 25) acceptent l’espèce comme valide.
Stellio peruvianus Lesson, 1826, in Duperrey, Voy. Coquille, Zool. Rept., Atlas pi. Il, fig. 2;
et 1830, Il (2) : 40-42.
Lectotype (Guibé 1954) : MHNP 6873 (1931). 260 (163)mm; Ig 825\ Pérou; Lesson et Garnot.
(Également syntype de Microlophus lessonii var. C.)
« Ce reptile auquel convient mal le nom de stellio peruvianus et à' iguana bellicosa qu'il a
reçu dans nos considérations générales (p. 7), est cependant très-rapproché des iguanes » ...
3 pouces 10 lignes dont queue environ 6 pouces... « Ce saurien se tient dans les lieux secs et
stériles de la côte du Pérou ; nous le trouvâmes communément sur les galets vomis par la mer
au pied de Callao, et sur la côte nue et desséchée de Payta, courant au grand soleil avec une
extrême rapidité et se défendant avec courage, lorsque poursuivi et sur le point d’être atteint, il
avait la conscience du danger qui le menaçait. » (L.)
Duméril et Bibron (1837 : 336) placèrent cette espèce dans la synonymie de leur
Microlophus Lessonii , mais Gray (1845 : 221) réhabilita le nom peruvianus (Micromophus p.)
ce qui fut généralement admis. Boulenger (1885 : 174) plaça l’espèce dans le genre Tropidurus
ce qu’accepta Hellmich (1934 ; 104). Peters et Donoso-Barros (1970 : 268) reconnaissent à
ce taxon huit sous-espèces en dehors de la nominative.
C. et A. Duméril (1851 : 81) signalent la présence du type dans les collections; Guibé
(1954 : 39, n° 191) en fait un holotype, ce qui ne peut être exact, la description reposant
manifestement sur plusieurs spécimens, mais il a alors désigné le lectotype.
= Tropidurus peruvianus peruvianus (Lesson, 1826).
Anolis Petersii Bocourt, 1873, Miss, scient. Mexique, Rept., pi. XIII fig. 2 et XV fig. 11
et lia; 3 ; 79-80.
Syntypes : MHNP 2479 (1871. 23, 1641 béta), 349 (235)mm; 2479A, 342 (238)mm; Ig 49.
« Le Muséum possède deux exemplaires adultes de ce grand Anolis, dont un mâle; ils
proviennent de la haute Vera Paz (Guatemala); ils ont été recueillis par la Commission
scientifique du Mexique. » 380 (262)mm. (B.)
— 79 —
En l’absence d’autre indication, le dédicataire est très vraisemblablement le professeur
Wilhem C. H. Peters qui était à l'époque l'un des correspondants de Bocourt..
Boulenger (1885 : 66) considère le binôme comme valide, ce que confirment Dunn
(1930 : 19) et les auteurs ultérieurs : Stuart (1948 : 51), Smith et Taylor (1950 : 65), Peters
et Donoso-Barros (1970 : 63). Cope (1887 : 28) l’avait cependant placé dans la synonymie de
A. biporcatus.
Guibé (1954 : 38, n° 183) fait des deux spécimens des « holotypes ». d'où, sans doute,
l'indication erronée de Stuart (1955 : 21) : « Holotype, MNHN 2479 ».
= Anolis petersii Bocourt, 1873.
Proctotretus pictus Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 276-279.
Syntype var. A : MHNP 620 (1826), 154 (93) mm; Ig 558/2.
Syntypes var. B; MHNP 619 (1827), 170 (108)mm; 619À, 128 (70?) mm ; 619B, 150 (85)mm ; 619C,
147 (94) mm ; 619D, 174 (112)mm; Ig 558. MHNP 6845 (1828), 178 (112)mm; 6845A, 164 (98)mm;
6845B. 151 (92)mm; 6845C, 178 (114)mm; Ig 558/1.
Syntype var. C : MHNP 2500 (1830), 116 (53?)mm; Ig 558/3.
« Le Proctotrète peint ... Le mode de coloration du Proctotrète peint est loin d’être
constamment le même chez tous les individus. Cependant les différences qu’il présente peuvent
être rapportées à trois types principaux, qui seront nos variétés A, B et C. ... 173 (107)mm...
C’est aussi du Chili que provient cette espèce de Proctotrète, dont nous devons de nombreux et
beaux échantillons au savant botaniste M. Gay. » (D.B.)
Gay (1848, pl. 1. fig. 2 et a à c) représente la variété C. C. et A. Duméril (1851 : 72-73)
puis Guibé (1954 : 47, n° 232) séparent les types selon les trois variétés. Après examen des
différents spécimens, Juan C. Ortiz (IV. 1981) a considéré qu’ils appartenaient tous à la sous-
espèce nominative.
L’espèce a été figurée (pl. 2, fig. 1, A, a et a') par Hombron et Jacquinot, mais non
nommée; un spécimen récolté par ces auteurs appartenait aux collections de Paris en 1851 ; il a
disparu depuis.
La validité du taxon n’a pas été remise en cause, mais l’espèce a été successivement
affectée aux genres Liolaemus (Liockira) par Litzinger (1843 : 74), Leiolaemus par Gray
(1845 : 213), Eulaemus par Girard (1857 : 198) puis Liolaemus par Boulenger (1885 : 36),
Hellmich (1934 : 74; 1938 : 243; 19506 : 159), Guibé (l.c.), Peters et Donoso-Barros (1970 :
192) qui lui reconnaissent quatre sous-espèces, Laurent (19846 ; 16; 1985 ; 19 avec mention
des types), Vanzolini (1986: 16), Cei (1986: 240).
= Liolaemus pictus pictus (Duméril et Bibron, 1837).
Enyalus platiceps Guichenot, 1855, in Castelnau, Exp. Amér. Sud, Zool. Rept. : 21-22,
pl. 6 et fig. a et b.
Syntypes : MHNP 6822 (1755), 438 (280)mm; 6822A, 345 (215)mm; Ig 393/1.
« Enyale à tête plate... Cet Enyale se fait surtout remarquer par la forme de sa tête, qui
est, ainsi que l’indique le nom sous lequel nous le désignons spécifiquement plus plate que
— 80 —
celles des autres espèces... espèce brésilienne, qui provient... de Fonteboa, dans le haut
Amazone, où M. de Castelnau en a recueilli deux individus. L'un d’eux, le plus grand, est long
de 44 centimètres. » (G.)
Sur la synonymie avec E. laticeps, cf. cet article.
= Enyulioicles laticeps laticeps (Guichenot, 1855).
Stellio podagricus Latreille, 1801, in Sonnini et Latreille, Hist. nat. Rept., an X, 2 : 36-
37.
« C'est au savant Naturaliste Wan-Ernest, que le cit. Daudin doit la description de cette
espèce de stellion d'Afrique, ... » (L.)
Daudin (1802 : 87-88) redécrit l’espèce sous le nom d'Anolis podagricus , l'Anolis
goutteux; il confirme qu'il doit sa connaissance à Van-Ernest et qu'il le croit d'Amérique
contrairement à l'origine africaine supposée. « Il a deux pouces et demi de longueur, sans y
comprendre la queue, qui a quatre pouces, ... les doigts sont munis d’un gros tubercule rude,
aplati, écailleux et ridé en travers sous chacune de leurs phalanges ».
L'espèce est citée par Merrem (1820 ; 44) puis par Gray (1841 :46) sous la forme Anolis
Podargicus. Elle semble ensuite avoir été oubliée; le nom spécifique ne se trouve ni dans Gray
(1845) ni dans Boulenger (1885).
L’holotype, par monotypie, que Van-Ernest « a observé chez un marchand de curiosités
à Amsterdam » n'a pas été localisé. Le nom doit être considéré comme nomen oblitum.
Anolis porphyreus Oppel in Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 143-146.
Le binôme est cité sous la forme « Anolis porphyreus. Oppel. Mus. de Paris », page 143
dans la synonymie de Anolis cristatellus puis, page 146 : « Nous avons trouvé dans la
collection du Muséum un petit Anolis à crête, femelle, portant le nom d'Anolis porphyreus écrit
de la main d'Oppel. Nous ignorons si jamais ce naturaliste en a publié la description. »(D.B.)
Fitzinger (1843 ; 65) le cite dans la synonymie de son Ptychonotus cristatellus et Gray
(1845 : 197) dans celle de son Xiphosurus cristatellus. Boulenger (1885) ne le mentionne pas. Il
doit être considéré comme nomen nudum.
— Anolis cristatellus Duméril et Bibron, 1837.
Agama prehensilis Daudin, 1892, Hist. nat. Rept., an X, 3 : 440-444.
« L’Agame à queue prenante. » (D.)
Daudin nomme ainsi un lézard du Paraguay dont il reprend la description par Félix
d'Azara. Merrem (1820 : 49) en fait l'espèce-type, par monotypie, de son genre Pneustes.
Boulenger (1885 : 249) cite le taxon parmi les Iguanidés en précisant ; « has not been
rediscovered in the course of the present century ».
Nous n’avons pas trouvé d’autre mention de ce taxon ; il ne figure en particulier dans
aucune des synonymies données par Peters et Donoso-Barros (1970) pour les genres
d'Iguanidae du Paraguay cités par Talbot (1979). C’est tout au plus un nomen oblitum.
- 81 —
Anolis pulchellus Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 97-99.
Syntypes : MHNP 2423 (1604). 75 (30?) mm; Ig 52; MHNP 796 (1605). 57 (13?) mm; 796A. 142
(101)mm; Ig 52/1 ; La Martinique; PlÉf..
« ... 122 (78)mm... L'Anolis gentil habite l'île de la Martinique. C’est de là au moins que
nous ont été envoyés, par M. Plée, les trois exemplaires que nous possédons. » (D.B.)
La présence des types dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1851 : 56). Bocourt (1874, pi. XVI, fig. 28) a représenté la tête de l'un des types. Guibé
(1954 : 35, n° 164) et Schwartz et Thomas (1975 : 97) les citent.
Par désignation originale, Fitzinger (1843 : 17, 67) a fait de ce taxon l’espèce-type de son
sous-genre Heterolepis du genre Dactyloa. Gray (1845 : 204) revient à Anolius pulchellus puis
Boulenger (1885 ; 67) à Anolis pulchellus, binôme qui n’a plus été remis en cause : Barbour
(1930 a: 91; 19306: 137; 1935: 112; 1937: 125), Schwartz et Thomas (1975: 97),
Schwartz et Henderson (1985 : 48). Barbour (19306 : 137) a relevé que la terra typica,
Martinique, était une erreur. Williams (1976 : 11) fait de cette espèce le type d’un groupe
d’espèces.
= Anolis pulchellus Duméril et Bibron, 1837.
Liolaemus pulcher Pellegrin, 1909, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 15 (6) : 325-326.
Syntypes : MHNP 1905.328 (186IA2), 175 (107)mm; 1905.329. 156 (95)mm; 1905.330, 175
(108)mm; 1905.331, 159 (94)mm; 1905.332, 91 (39?)mm; Ig 587 ; des Hauts plateaux péruviens et
boliviens; Dr Nf.veu-Lemaire coll. MHNP 1907.242 (1861B2), 163 (103)mm; Ig 587/1 ; Tiahuanaco
(département de La Paz) : G. Courty coll.
« ... une jolie espèce » (P.), cf. article mocquarcli.
Le MHNP 1907.243, récolté dans les mêmes conditions que le 242, a fait l’objet de la
sortie n° 4 de 1909. Le cahier d'enregistrement signale quatre autres spécimens, MHNP
1905.333 à 336 de même origine (Hauts plateaux boliviens et péruviens) par Créqui-Monfort
et Sénéchal de la Grange, Ig 587/2, qui n’ont pas été compris parmi les syntypes dans la
description originale. Guibé (1954 : 48, n° 238) indique, par erreur, comme origine les Hauts
plateaux brésiliens.
L'espèce a été mise en synonymie avec L. ornatus par Donoso-Barros (1966 : 323 ; 1970 :
98), ce qui est accepté par Peters et Donoso-Barros (1970 : 191). Vanzolini (1986 : 16).
= Liolaemus ornatus Koslowsky, 1896.
Anolis punctatus Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., an X, 4 : 84-86, pl. 48, fig. 2.
Holotype : MHNP 2340 (1612), 214 (148)mm; Ig 51/2.
« L'Anolis à points blancs, de l’Amérique méridionale... J’ai trouvé dans la galerie du
museum d’histoire naturelle de Paris, ..., une nouvelle espèce de saurien, qui appartient au
- 82
Fig. 4. — Syntype de Liolciemus pulcher Pellegrin, 1909; MHNP 1905.329.
genre que j'appelle anolis , ... Je n'ai observé qu’un seul individu, qui a été envoyé de
l'Amérique méridionale au museum d’histoire naturelle de Paris. On trouve Tandis à points
blancs dans les îles Antilles, surtout à Saint-Domingue. » (D.)
La validité du taxon n’a pas été remise en cause : Gray (1831 : 46; 1845 : 205), Duméril
et Bibron (1837 : 112), Boulenger (1885 : 57), Barbour (1934 : 147), Peters et Donoso-
Barros (1970 : 64), Hoogmoed (1973 : 140), Hoogmoed £t Lescure (1975 : 162), Vanzolini
(1972 : 93; 1986 : 5), Ayala (1986 : 566). On lui reconnaît aujourd’hui deux sous-espèces.
— 83 —
Fitzinger (1843 : 17) en a fait, par désignation originale, l’espèce-type de son genre Dactyloa
et le plaçait (p. 67) dans le sous-genre nominatif et non, comme l'écrira Boulenger, dans le
sous-genre Eudactylus.
Duméril et Bibron ont reproché à Daudin d’avoir « dit que l'individu de l’Anolis
ponctué, qu'il avait observé dans la collection du Muséum d’histoire naturelle, venait de la
Martinique; attendu que rien, sur le bocal qui le renferme, n’indique qu’il ait été envoyé de ce
pays ». Or Daudin n’a rien écrit de tel.
La présence du spécimen dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1851 : 57), Barbour (l.c.), Guibé (1954 : 33, n° 151).
= Anolis punctatus punctatus Daudin, 1802.
Hypsibatus punctatus Duméril et Bibron. 1837, Erpét. génér., 3 : 258.
Holotype : MHNP 2387 (1786), 220 (70?) mm; Ig 641 /I ; Cabinet d’Ajuda.
Longueur totale 432mm. ... Queue 280mm. « Cette espèce est probablement du même
pays que la précédente (Guyane). Nous ne possédons qu’un seul exemplaire, dont l’origine ne
nous est pas connue. » (D.B.)
La présence du spécimen dans les collections de Paris est signalée par Fitzinger (1843 :
59), Gray (1845 : 224), C. et A. Duméril (1851 : 69), Guibé (1954: 46, n° 228) et par
Etheridge (1970 : 247).
Fitzinger (1843 : 16) fait de cette espèce, par désignation originale, l'espèce-type du genre
Ptychosaurus ; Gray (1845 : 224) place l’espèce dans son genre Plica. Boulenger (1885 : 180)
propose, avec doute, la synonymie avec Plica plica ; celle-ci est admise par Peters et Donoso-
Barros (1970 : 230), Etheridge (l.c.). Hoogmoed (1973) ne cite pas le binôme.
= Plica plica (Linné, 1758).
Oplurus quadrimaculatus Duméril et Bibron, 1851, in C. et A. Duméril, Catal. collect. Rept.,
n° 2 bis : 83-84.
Lectotype (Guibé, 1954) : MHNP 1404 (1957), 298 (I75?)mm; Ig 445/1.
« O. à quatre taches ... deux taches rondes d’un noir profond, derrière chaque épaule ...
Bibron, à un manuscrit duquel est empruntée cette description faite sur deux exemplaires
observés par lui dans le Musée de la Société zoologique de Londres...
« Madagascar : rapporté par le colonel Lyoll et donné par la Société zool. de Londres.
Type. Unique. » (D.B.).
La description a été reprise et le spécimen figuré par A. Duméril (1856 : 558-559, pl. 22,
fig. 4 et 4a) mais sous le nom de Centrura quadrimaculatum. Guibé (1954 : 45, n° 220) signale
la présence du spécimen dont il fait un « holotype » désignant ainsi le lectotype; il donne des
dimensions erronées. Blanc (1977 : 34), Etheridge (1982 : 36) citent le type.
Plusieurs auteurs, dont Boulenger (1885 : 131), Angel (1942 : 88), attribuent le binôme à
— 84 —
A. Duméril. C’est ne pas tenir compte du fait que la description originale se réfère
expressément à un manuscrit de Duméril et Bibron et à son utilisation. Lorsqu’une espèce
nouvelle décrite dans le catalogue était due à A. Duméril, cet auteur avait soin de le préciser
comme il le fit pour les cinq autres descriptions de 1851. Les auteurs du binôme sont donc
C. Duméril et Bibron ou, si l’on ne veut pas tenir compte de la référence à un manuscrit, C. et
A. Duméril comme l'indique Blanc (1977 : 34).
La validité de l’espèce n’a pas été remise en cause : Boulenger (l.c.), Mocquard (1909 :
23), Angel, Guibé (l.c.). Savage (1952 : 182), Blanc (l.c.), Etheridge (1982 : 86). Beaucoup
d’auteurs utilisèrent, comme l’avait fait Boulenger (l.c.), une forme altérée du nom de genre,
Hoplurus, introduite par Fitzinger (1843 : 76). La rectification a été faite par Savage (l.c.).
Anolis refulgens Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 91-94.
Holotype : MHNP 2438 (1596), 175 (118)mm; Ig 12/4 ; Surinam; don du Musée de Leyde.
« Le seul individu de l’Anolis resplendissant que nous possédons est du sexe masculin...
180 (125)mm ... L’exemplaire d’après lequel a été faite la description qui précède provient du
musée de Leyde, où il avait été envoyé de Surinam. » (D.B.)
Duméril et Bibron créditent Schlegel du binôme, mais rien dans la description ne
pouvant être attribué à cet auteur, ils en sont bien les seuls responsables. Hoogmoed (1973 :
126) écrit : « However, Schlegel never published this name and it just represents a label
name ».
La présence du spécimen dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1851 : 56); Bocourt (1874, pl. 16, fig. 25) en figure la tête; Guibé (1954 : 35, n° 165).
Les auteurs placèrent longtemps l'espèce dans la synonymie de Draconura nitens Wagler,
1830, mais avec des affectations génériques variées : Fitzinger (1843 ; 69, Dracontura), Gray
(1845 : 207, Draconura). Boulenger (1885 : 91, Anolis). Peters et Donoso-Barros (1970 : 61,
Anolis).
Vanzolini et Williams (1970 : 84) rejettent à la fois nitens Wagler « Such a name could
be employed only arbitrarily, and we therefore set it aside » et refulgens « It has at best only
priority over the familiar name chrysolepis. but it has never been used except in synonymy or
in type lists since its proposal. It is at once a nomen oblitum and a name that can be discarded
on the first reviser principale ». Ils acceptent chrysolepis Duméril et Bibron. Hoogmoed (l.c.),
tout en discutant le bien-fondé des positions de ces auteurs, place A. refulgens dans la
synonymie d'une sous-espèce de chrysolepis.
— Anolis chrysolepis planiceps Troschel, 1848.
- 85
Enyalus rhombifer Duméril et Bibron, 1837 non Spix, Erpét. génér., 4 : 231-234.
Syntypes : MHNP 6814 (1743), 248 (I70)mm ; Ig 401 ; Rio de Janeiro; Gaudichaud. MHNP 2373
(1745), 302 (195)mm; Ig 401/1 ; Cayenne; Leprieur.
« L’Enyale rhombifère habite la Guyane et le Brésil; nous sommes redevables d’un
échantillon à M. Leprieur, qui l'a rapporté de Cayenne, et d’un second à M. Gaudichaud, qui
l’a recueilli à Rio-Janeiro. » (D.B.)
L’erreur des auteurs de l’Erpétologie générale a été relevée par Boulenger (1885 : 119)
qui a créé pour ce taxon le nom Enyalius bibronii. L’espèce est encore considérée comme valide
par Peters et Donoso-Barros (1970 : 117), mais Jackson (1978 ; 22) en fait une sous-espèce
de E. catenatus (Wiedemann, 1821). Ce même auteur (p. 39), ayant examiné les spécimens
utilisés par Duméril et Bibron, considère qu’il s’agit de représentants de la forme nominative
de E. brasiliensis] C. et A. Duméril avaient signalé (1851 : 65) leur présence dans les
collections; Guibé (1954) les a omis.
Etheridge (1969 ; 252) a fait du MHNP 2373 un paratype de E. boulengeri Etheridge,
1969.
= Enyalius brasiliensis brasiliensis (Lesson, 1826).
Anolis Richardii Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 141-142.
Holotype : MHNP 788 (1644), 242 (165)mm; Ig 53.
« L’Anolis de Richard ... 244 (170)mm ... Cette espèce ne nous est connue que par un
seul individu, que nous avons trouvé étiqueté dans la collection comme ayant été rapporté par
le botaniste Richard père. Elle provient de Tortola, l’une des îles principales des Antilles. »
(D.B.)
La présence du type dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril (1851 :
58), Guibé (1954 : 35, n° 166), Underwood (1959 : 216), Schwartz et Thomas (1975 : 98).
Bocourt (1873, pl. 45, fig. 6) l’a représenté. Barbour (19306 : 138) indique que la terra typica
« Tortola » est une erreur pour Tobago; Lazell (1972 : 75) la corrige en « Crown Point,
Tobago ».
Gray (1840 : 113) place le taxon dans un sous-genre Anolis du genre Anolius\ Fitzinger
(1843 : 17, 66) en fait, par désignation originale, l’espèce-type de son sous-genre Ctenodeira du
genre Ptychonotus. Le binôme original fut ensuite généralement utilisé ; Gray (1845 ; 202,
Anolius), Boulenger (1885 : 37, Anolis), Barbour (1914 : 279; 1930a ; 90; 19306 : 138; 1935 :
111 ; 1937 : 123), Guibé, Underwood, Schwartz et Thomas (l.c.), Schwartz et Henderson
(1985 : 48), Vanzolini (1986 : 5). Les auteurs les plus récents reconnaissent trois sous-espèces
en dehors de la nominative.
= Anolis richardii richardii Duméril et Bibron, 1837.
86 -
Aloponotus Ricordii Duméril et Bibron, 1837, Erpétol. génér., 4 : 190-192, pi. 37.
Holotype : MHNP 8304 (1699), 1090 (590)mm. monté; Ig 333.
« L'Aloponote de Ricord... 1105 (580)mm... L'échantillon qui a servi à notre description
et à la figure que nous en donnons, a été envoyé de Saint-Domingue au Muséum d'histoire
naturelle par M. Alexandre Ricord. » (D.B.)
C. et A. Duméril (1851 : 62) signalent la présence du spécimen dans les collections. Guibé
(1954 : 40, n° 195). Schwartz et Carey (1977 : 64), Etheridge (1985 : 26) le mentionnent.
Le taxon était, par monotypie, espèce-type du genre Aloponotus ; Fitzinger (1843 : 16,
54) le ramena au rang de sous-genre d' Hypsilophus. Gray (1845 : 187), Boulenger (1885 ;
188) mettaient, avec doute, l’espèce dans la synonymie de Metopoceros cornutus. Barbour
( 1930z/ : 97), citant l'espèce dans le genre Cyclura , pouvait écrire : « Long known from the type
only, until rediscovered by Dr. W. L. Abbott. Not known to be not uncommon in a few
scattered localities in San Domingo ». Depuis, la validité de l’espèce n’a plus été discutée :
Barbour (1935: 119; 1937 : 134), Schwartz et Henderson (1985: 116).
= Cyclura ricordii (Duméril et Bibron, 1837).
Anolis Ricordii Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 167-168.
Holotype? : MHNP 1272 (1866.27, 1674a), 438 (282) mm; Ig 54.
« L'Anolis de Ricord... 309 (180)mm... Cette nouvelle espèce d'Anolis est originaire de
Saint-Domingue. Le seul échantillon que renferme notre musée a été envoyé par M. Alexandre
Ricord. » (D.B.)
La grande discordance entre les dimensions données pour l’holotype par les auteurs de
l'Erpétologie générale et celles que nous avons relevées pose un problème. Guibé (1954 : 35,
n° 167) n'a manifestement pas examiné ce spécimen, se contentant de reproduire la longueur
déjà publiée. La présence du spécimen MHNP 1272, dû à Ricord et provenant de Haiti, dans
les collections de Paris depuis 1851 au moins est attestée par C. et A. Duméril (1851 : 60),
mais ceux-ci n'indiquent pas qu'il s'agit du type ainsi qu’ils le font souvent (mais pas
constamment). On peut donc hésiter entre une erreur de Duméril et Bibron dans la
transcription des mensurations et une perte de l’holotype, remplacé dans les collections par un
spécimen de même origine mais plus grand. Barbour (19306 : 138), Schwartz et Thomas
(1975 : 98) ont signalé le présence du type dans les collections de Paris.
Schwartz (1974 : 102) a restreint la terra typica à « the vicinity of Port-au-Prince, Dept,
de l'Ouest, Haiti ».
La validité du taxon n'a pas été remise en cause mais sa position générique a varié : Gray
(1840 : 111) le place dans un sous-genre Xiphosurus du genre Anolius, Fitzinger (1843 : 64) en
fait un Ctenonotus ( Semiurus) Ricordii puis Gray (1845 : 197), un représentant de Xiphosurus
admis comme genre. Boulenger (1885 : 22) revient au binôme primitif, ce qui n’a plus été
discuté : Barbour (1930« : 107; 19306 : 138 ; 1935 : 107 ; 1937 : 199). Mertens (1939 : 69) lui
reconnaît une sous-espèce et Schwartz (1974 : 89-146) trois en dehors de la nominative.
— 87 —
comme le font Schwartz et Thomas (1975 : 98) et Schwartz et Henderson (1985 : 116).
Williams (1976 : 8) fait de l’espèce le type d'un groupe d’espèces et d’une superspecies.
= Anolis ricordii ricordii Duméril et Bibron. 1837.
Anolis rivieri Thominot, 1882, Bull. Soc. philomath. Paris , 7 e sér., 6 : 251-253.
Holotype : MHNP 1884.221 (1654 alpha). 100 (68)mm; Ig 38.
« Ce spécimen fait partie d’une petite collection de Reptiles venant de Panama
appartenant à M. Rivière. » <?, 110 (71)mm. (T.)
Boulenger (1885 : 49) plaçait, avec doute, le binôme dans la synonymie de Anolis
limifrons. Signalant ce type, Guibé (1954 : 38, n° 186) en fait un synonyme de A. leptoscelis.
Pour Peters et Donoso-Barros (1970 : 58) il s’agit bien d'un synonyme de A. limifrons.
= Anolis limifrons limifrons Cope, 1871.
Anolis Rodriguezii Bocourt, 1873, Miss, scient. Mexique, Rept., pi. XIII, fig. 1 et la; 3 :
62-63.
Holotypf. : MHNP 2411 (1871.24, 1646a), 54 (17?) mm; Ig 39 .
« Le seul exemplaire que possède le Muséum est probablement une très jeune femelle ...
Cette nouvelle espèce, dédiée à M. Juan Rodriguez, conservateur du Musée zoologique de la
Société économique de Guatemala, a été recueillie, par la Commission scientifique du
Mexique, à Pansos sur le Polochic (Amérique centrale). » 80 (42) mm. (B.).
Boulenger (1885 : 49) et après lui Cope (1887 : 29) considèrent l'espèce comme valide.
Stuart (1948 : 49) en fait une sous-espèce de A. limifrons (sous le nom de rodriquezii), ce qui
n’a plus guère été discuté : Guibé (1954 : 38, n° 184, qui donne à tort Rodriguez comme le
récolteur), Stuart (1948 : 49, rodriquerii ; 1955 : 19, cite le type), Smith et Taylor (1970 : 64),
Peters et Donoso-Barros (1970 : 58), Fitch et Seigel (1984 : 11). Cependant, Fitch et coll.
(1976: 119) avaient proposé la réhabilitation du taxon au rang spécifique.
= Anolis limifrons rodriguezii Bocourt, 1873.
(Lacerta) roquet Lacepède, 1788, Hist. nat. Quadr. ovip., in-4°, 1 : 397-400, 622, pl. 27;
et in-12, 2 : 120-127, 453, pl. VI, fig. 2.
« Le Roquet. Nous appelons ainsi un lézard de la Martinique qui a été envoyé au Cabinet
du Roi, sous le nom de Lézard de jardin. ... Lorsque ses courses répétées l'ont fatigué, et qu'il
a trop chaud, il ouvre la gueule, tire sa langue, qui est très-large et fendue à l'extrémité, et
demeure pendant quelque temps haletant comme les petits chiens. C’est apparemment cette
habitude, qui, jointe à sa queue retroussée, et à sa tête relevée, aura déterminé les voyageurs à
lui donner le nom de Lézard Roquet. » (L.)
— 88
L'accord semble actuellement réalisé sur le point d’attribuer à Lacépède, 1788, la
paternité du nom spécifique de ce taxon sous la forme roquet : Barbour (1930r/ : 95; 19306 :
139; 1935 : 47; 1937 : 130), Underwood (1959 : 206), Lazell (1972 : 86), Schwartz et
Thomas (1975 : 94), Schwartz et Henderson (1985 : 48).
Cette attribution n’était pas évidente. Dans la table alphabétique de l’édition in-4°
(p. 622), on trouve une forme trinominale : Lacerta Cinereus minor Roquet : la table
méthodique, hors texte, de cette même édition, ne porte, dans la quatrième division qu’un mot.
Roquet, dans sa version française, de même le synopsis (p. 453) du deuxième volume de
l’édition in-12 ne porte que Roquet alors que toutes les autres formes sont binominales et
latines.
Il est intéressant de noter que dans l’édition des œuvres complètes de Lacépède, publiées à
partir de 1833 «augmentée des éléments des sciences naturelles par A. M. Constant
Duméril », on ne trouve, à propos du Roquet (1834, 2 : 23), pour seul binôme latin cité, que
« Anolis Bepedii, Merr. » (sic, pour Cepedii (Merrem 1820 : 44)), alors que pour les autres
espèces différents binômes latins sont cités avec leurs auteurs dont nombre de Bonnaterre,
Latreille et Daudin; aucun n’est attribué à Lacépède.
De toutes façons, Bonnaterre a, lui, l’année suivante (1789 : 54), utilisé une forme
binominale qui ne prête pas à discussion : L.(acerta) Roquet.
La synonymie de cette espèce a été très embrouillée par suite du mélange des formes que
firent les premiers auteurs.
Latreille (1801 : 273-275), à propos d 'Iguana bimaculata, écrit : « le lacerta principalis
est le même animal : il est connu dans quelques Antilles, surtout à la Martinique, sous le nom
de roquet , sans doute parce qu’il tient souvent sa tête et sa queue redressées ».
Daudin (1802 : 69-83) a confondu, sous le nom d’ Anolis bullaris, l’espèce de la
Martinique, le Roquet s.s., et une espèce de la Caroline. Cuvier (1829 : 49) estime que l’espèce
des Antilles est à la fois le Roquet de Lacepède et le Lacerta bullaris, Gm.
Duméril et Bibron (1837 : 134) incluaient le Roquet dans la synonymie de leur Anolis
alligator. Gray (1845 : 201) admettait un Iguana roquet , dont il créditait Brongniart, dans la
synonymie de son Aniolus Cepedii et un Anolis roquet Daudin, lui dans la synonymie d 'Anolius
principalis. A noter que ce binôme (A. roquet) n’a pas été utilisé par Daudin qui employait
Anolis bullaris. Boulenger (1885) ne retient pas roquet comme nom spécifique.
Williams (1976 : 8) en fait une superspecies. Schwartz et Henderson (l.c.) reconnaissent
six sous-espèces.
La série-type comprenait un holotype, par monotypie, et les planches le représentant.
Aucun spécimen des collections de Paris ne peut, avec quelque vraisemblance, être reconnu
comme l'holotype, il doit donc être considéré comme perdu. Underwood avait noté cette
absence. Malgré l’existence des planches, Lazell (1972 : 86) a cru devoir désigner un néotype,
il a choisi le MCZ 81581, récolté à Fort-de-France.
= Anolis roquet roquet (Lacépède, 1788).
— 89 —
Stenocercus rosei-ventris Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér. 4 : 350-353.
Holotype : MHNP 6879 (1945), 182 (93?) mm; Ig 802.
« Le stenocerque à ventre rose ... Le seul exemplaire, malheureusement tout dépouillé
d’épiderme, que nous possédons, a ... tandis que le ventre présente une très jolie couleur
rose ... 182 (96)mm, ... a été recueilli en Bolivie par M. d’Orbigny. » (D.B.)
Les auteurs de l’Erpétologie générale, et après eux Fitzinger (1843 : 17, 71), Gray
(1845 : 219), C. et A. Duméril (1851 : 82), créditent d’Orbigny de ce binôme, mais ils se
réfèrent à une planche qu’ils indiquent eux-mêmes comme n’ayant pas encore été publiée.
L’argumentation de Fritts (1974 : 63) ne nous semble pas valable. Cf. article Leiosaurus
fasciatus.
D’Orbigny (1837, pl. 4 fig. 1 à 3) a proposé des dessins de l’animal entier, de la tête vue en
dessous et d’une écaille du dessus du corps, il a également (1847 : 8) précisé les conditions de la
capture : « Nous avons aperçu cette espèce en descendant des crêtes élevées des montagnes
d’Irupana, dans la province de Yungas (Bolivia) vers la profonde vallée brûlante où coule le
Rio de la Paz, après avoir franchi la Cordillère orientale. Elle était montée sur une pierre, à
l’ombre de grands arbres; à notre approche, elle s’enfuit avec vitesse, mais un coup de fusil
l’arrêta ».
Le taxon est, par monotypie, espèce-type du genre Stenocercus. Bien que Fitzinger
(1843 : 17, 71) ai proposé de n’en faire qu’un sous-genre du genre Steironotus , le binôme
original a été conservé et admis comme valide : Gray (1845 ; 219), Boulenger (1885 ; 133),
Peters et Donoso-Barros (1970 : 257), Fritts (1974 : 63, 68).
La présence du type dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril (1851 :
82), par Guibé (1954: 50-51, n° 250) et par Fritts (l.c.).
= Stenocercus roseiventris Duméril et Bibron, 1837.
Anolis rubiginosus Bocourt, 1872, Annls Sci. nat ., 5 e sér., Zool., 17, art. 2; et Miss, scient.
Mexique, Rept., 1874, pl. XVII bis, fig. 2.
Holotype : MHNP 2636 (1872.53), 87 (34?) mm; Ig 56 ; province d’Oaxaca, Mexique; Boucard.
Pas d'indications sur la composition de la série-type ni sur l’origine du nom.
Boulenger (1885 : 11) signale que l’espèce n’est pas représentée dans les collections du
British Museum (Natural History) et donne 1872 comme date de la description.
Smith et Taylor (1950 : 64) placent rubigenosus (sic) dans la synonymie de Anolis
limifrons rodriguesi. Stuart (1955 : 19) n’envisage cette synonymie qu’avec un certain doute,
tandis que Peters et Donoso-Barros (1970 : 59) l’adoptent. Si cette synonymie devait être
confirmée, elle soulèverait un problème de nomenclature, rubiginosus étant plus ancien que
rodriguesi. Guibé (1954 : 38, n° 185), qui admet la validité de l’espèce rubiginosus , donne à tort
pour date de publication 1874. Le volume 17 de la publication concernée porte la date de 1873,
mais l’article 2 a été diffusé l’année précédente comme le signalait déjà Boulenger (l.c.).
— 90
Anolis Sagrei Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 149-152.
Syntypes : MHNP 6795 (1655), 93 (48) mm; 6795A, 50 (8?)mm; Ig 57 ; Cuba; Ricord. MHNP
2430 (1656), 146 (92)mm; 2430A. 77 (20?)mm, 2430B, 69 (34)mm; Ig 57/l\ MHNP 6797 (1658), 112
(66) mm; 6797A, 88 (53) mm; Ig 57/2 ; Cuba; Ramon de La Sagra.
« L'Anolis de la Sagra. Anolis Sagrei. Cocteau ... Cet Anolis habite l'île de Cuba, d’où
nous en possédons des individus qui ont été recueillis, les uns par M. Ricord, les autres par
M. Ramon de la Sagra, auquel on a dédié l’espèce. » 174 (120)mm. (D.B.)
Bien que cité par les auteurs de l'Erpétologie générale, le binôme ne peut être attribué à
Cocteau qui, par contre, est l'auteur d 'Anolis cle la Sagra. Cf. cet article et l'introduction p 4.
La présence des types dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1851 ; 58). Pour une raison non précisée, Guibé (1954 : 34, n° 168) ne retient pas comme types
les spécimens de Ricord, indique cinq spécimens au lieu de quatre pour ceux de de La Sagra
et utilise une orthographe fautive « sagraei ». Stuart (1955 : 22), Underwood et Williams
(1959 : 17) signalent la présence des types à Paris; les seconds envisagent la possibilité d'un
« cotype », sous n° MCZ 2172, parce que reçu du « Jardin des Plantes ».
Fitzinger (1843 : 67) attribue la forme Sagrei à Cocteau et place l’espèce dans le genre
Dactylosoa mais avec un nom spécifique altéré en Sagraei. Gray (1840 : 113; 1845 : 203)
attribue Sagrei à Cocteau mais place l’espèce dans la synonymie de Anolis nebulosus..
Bocourt (1873 : 80-82) redécrit l’espèce qu’il attribue à Cocteau mais avec la graphie
Sagraei ; il figure l'écaillure céphalique de l'un des types (pi. XV, fig. 14).
Boulenger (1885 : 40) utilise l'orthographe sagrae tout en créditant Duméril et Bibron
de sagraei , forme attribuée par Cope (1887 : 32) à Cocteau. Barbour (1914 : 286; 1930a ; 92;
19306 : 140; 1935 : 114; 1937 : 126), Schmidt (1941 : 492), Willis (1953 : 74), Stuart,
Underwood et Williams (p.c.), Ruibal (1964 : 490), Schwartz et Thomas (1975 : 101),
Schwartz et Henderson (1985 : 49) emploient l'orthographe correcte : sagrei.
Ruibal (l.c.) restreint la terra typica à la ville de La Havane. Williams (1976 : 16) en fait
une superspecies. type d’un groupe d'espèces.
= Anolis delasagra Cocteau, 1836.
Oplurus saxicola A. Grandidier, 1869, Rev. Magasin Zool., 21 : 341.
Syntypes : MHNP 7637 (1453), 132 (57?)mm; 7637A. 144 (92)mm; Ig 446.
« Hab. Fiérin... 200 (125)mm... » (G.A.)
La présence des types dans les collections de Paris est citée par Angel (1942 : 87), avec
indication du numéro; elle est confirmée par Guibé (1954 : 45, n° 223), par Blanc (1977 : 53)
puis par Etheridge (1982 : 37).
Boulenger ne faisait que citer (1885 : 129) le binôme en note infrapaginale mais sa
validité n’a pas été ultérieurement mise en cause : Mocquard (1895 : 96; 1909 : 23), Angel
(l.c.). Savage (1952 : 182), Guibé, Blanc, Etheridge (l.c.), Welch (1982 ; 44).
91
Oplurus Sebae Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 361-365.
Holotype : MHNP 1433 (1949), 184 (67?) mm; Ig 447.
« Le seul exemplaire de l'Oplure de Séba, malheureusement assez mal conservé, que nous
possédons, ... corps et tête 122 mm, queue mutilée ... l'individu dont nous venons de donner la
description, fait depuis longtemps partie de notre musée. Nous l'avons trouvé étiqueté comme
provenant du Brésil... En appelant cette espèce Oplure de Séba, nous voulons indiquer que
c'est réellement le Saurien représenté sous le nom de Quetz-Paleo par l’auteur du Trésor de la
Nature. » (D.B.)
Les auteurs placent dans leur synonymie l 'Oplurus torquatus de Cuvier.
La présence du spécimen dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1851 : 83), par Guibé (1954 : 45, n° 219), par Blanc (1977 : 29) et par Etheridge (1982 : 85).
Le même spécimen est à la fois holotype d 'Optwus torquatus Cuvier, d 'Opiums sebae
Duméril et Bibron et de Tropidurus cuvieri Gray. De plus, comme il peut fort bien s’agir du
spécimen utilisé par Seba 1 pour représenter son Lacerta Brasiliensis , Quetz-Paleo, caudâ
annulatâ et spinosâ (tome I : 152, tab. 97, fig. 4), ce serait aussi l’holotype du Cordylus
brasiliensis var. B de Laurenti (Synops. Rept. : 52) et de Y Oplurus brasiliensis de Gray (1845 :
222 ).
La synonymie de cette espèce a été longtemps confuse; Boulenger (1885 : 130) réunissait
encore sous le binôme Hoplurus cyclurus deux espèces : cyclurus s.s. et sebae (= cuvieri).
Savage (1952 : 182) a éclairci la nomenclature, montrant que le nom correct pour le genre
était Oplurus Cuvier, 1829, dont l'espèce-type était O. torquatus, par monotypie, et non
Hoplurus Litzinger, 1843, qui n’est qu’une émendation injustifiée. Savage a également montré
que le nom proposé par Cuvier, préoccupé par Tropidurus torquatus Wied-Neuvied, 1821, ne
pouvait être retenu et que le premier synonyme utilisable était Tropidurus cuvieri Gray, 1831,
nomen substitution pour O. torquatus Cuvier. Cependant, Welch (1982 : 44) emploie encore O.
sebae !
= Oplurus cuvieri cuvieri (Gray, 1831).
Anolis marmoratus setosus J. D. Lazell, 1964, Bull. Mus. comp. Zool. Harv., 131 (11) ; 380-
382. fig. 9.2.
Paratypes : MHNP 1965.108 (MCZ 10422), 168 (llO)mm; MHNP 1965.109 (MCZ 10423), 122
(61)mm; Ig 9T, la Guadeloupe, Ste Rose; E. E. Williams; MCZ leg.
Ces deux spécimens font partie des 46 paratypes de cette sous-espèce, qui ont été récoltés
en quatre localités; ils font partie des 32 de Ste Rose. L'holotype (MCZ 70813) déposé au
Museum of Comparative Zoology, Harvard, est de Pointe Allegre, la Guadeloupe.
« ... setosus, Latin for “bristly”. » (L.)
La sous-espèce est acceptée par Schwartz et Thomas (1975 : 92) et par Schwartz et
Henderson (1985 : 27).
1. D'autres spécimens provenant du Cabinet de Séba figurent parmi les collections du Muséum de Paris.
— 92 —
Proctotretus Signifer Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 288-290; pi. 39, fig. 2.
Holotype : MHNP 6860 (1852), 130 (61) mm; Ig 560/1.
« Le Proctotrète signifère ... Un gris fauve est répandu sur toutes les parties supérieures,
qui offrent des taches ou plutôt des figures noires, qu’on serait tenté de prendre pour des
caractères ou des lettres arabes... 310 (72) mm... Cette nouvelle espèce de Saurien faisait partie
des collections zoologiques recueillies au Chili, pour le Muséum d'histoire naturelle, par
M. d’Orbigny. » (D.B.)
L’espèce fut placée dans les genres Ptychodeira par Fitzinger (1843 ; 74), Leiolaemus par
Gray (1845 : 214), Eulaemus par Girard (1857 : 198), enfin Liolaemus par Boulenger (1885 :
154), C. E. et L. D. Burt (1933 ; 37), Peters et Donoso-Barros (1970 : 194), Laurent
(19846 : 12), Vanzolini (1986 : 16).
Cei et coll. (1981 : 919) ont montré comment ce spécimen, signalé comme manquant dans
les collections de Paris par C. et A. Duméril (1851 : 74-75), avait en fait été prêté par Bibron
à Bell. Celui-ci (1843 : 8-9, pl. 4 fig. 1) le redécrivit et le figura. Au retour du spécimen à Paris,
une erreur de rangement le plaça avec ceux de la variété A. de P. fitzingerii, dus également à
d’Orbigny. Cei et coll. (l.c.) établissent ensuite que la localité « Chili » est erronée et
restreignent la terra typica « aux Hauts-Plateaux Péruvo-boliviens (Altiplano Peruboli-
viano) ».
= Liolaemus signifer (Duméril et Bibron, 1837).
Liolaemus silvai Ortiz, 1989, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris , 4 e sér., 11, section A, (1) ;
247-252.
Paratypes : MHNP 1988.6511, 74 (l!?)mm, <3; 1988.6512, 69 (9?)mm, <?; 1988.6513, 118
(53?)mm, $; 1988.6514, 110 (60?)mm, $; Ig 597; Carrizalillo, 90km au nord de La Serena; J. C. Ortiz
don X.1988.
Espèce dédiée à l’herpétologue Francisco G. Silva.
Paratypes récoltés par Ortiz, en même temps que l’holotype, le 15 novembre 1977 par
29°06'S et 71°25'W. L’holotype, MZUC 18235, l’allotype MZUC 18236, seize autres
paratypes (7 $ et 9 Ç) MZUC 18237 à 250, sont déposés au Museo Zoologico de la
Universidad de Concepcion.
Sceloporus smaragdinus Bocourt, 1873, Annls Sci. nat., 5 e sér., Zool., 17, art. 10; et Miss,
scient. Mexique, Rept., 1874, pl. XVIII fig. 6, 6a et b, pl. XIX, fig. 1, la et b; texte
1874. 3 : 186-8.
Syntypes : MHNP 3148 (1881 B), 104 (55)mm; 3148A, 88 (44)mm; 3148B, 60 (18?)mm; 3148C, 82
(44) mm ; 3148D, 85 (46)mm; 3148E, 89 (47) mm; Ig 774/2. MHNP 3150 (1881), 121 (60)mm; 3150A,
134 (68)mm ; 3150B, 133 (67)mm; 3150C, 118 (55)mm; Ig 774. MHNP 3177 ( 1881 A). 165 (78?)mm;
3177A, 156 (88)mm; Ig 774/1. Tous de Totonicapan.
« Régions supérieures, chez les mâles, d’un vert émeraude; ... Le Muséum possède une
trentaine d’exemplaires de cette espèce, recueillis à Soloba, Totonicapan et à Quezaltenengo
— 93 —
(Rép. du Guatemala), villes indiennes situées à une altitude de plus de 2000 mètres. » 165
(85) mm. (B.)
Boulenger (1885 : 222; 1897 : 501) place le binôme dans la synonymie de Sceloporus
formosus ; Smith (1939 : 41), Guibé (1954 : 44, n° 216) en font une sous-espèce de S. formosus
Wiegmann, 1834, puis Smith et Taylor (1950 : 107), Stuart (1971 : 235) de S. malachiticus
Cope, 1864.
Guibé (l.c.) précise que ce sont les seuls exemplaires de la série-type qu’il lui a été possible
d’identifier avec certitude.
= Sceloporus malachiticus smaragdinus Bocourt, 1873.
Doryphorus spinosus Guichenot, 1855, in Castelnau, Exp. Amér. Sud, Zool. Rept. : 27-28,
pl. 7 fig. 1, la.
Syntypes : MHNP 5085 (1947), 138 (50?)mm; 5085A, 115 (20)mm; Ig 811 / 1 .
« Doryphore épineux... ses écailles spinifères (, et qui) justifient bien le nom spécifique que
nous lui donnons. ... Ce Doryphore est une découverte faite au Brésil (Bahia) par M. de
Castelnau. La longueur du plus grand de nos deux individus, qui ne sont pas dans un état
parfait de conservation, est de 14 centimètres. » (G.)
La présence de ces spécimens dans les collections de Paris est signalée par A. Duméril
(1865 : 555); Guibé (1954) les omet; Etheridge (1968 : 62) les examine.
Dès 1856, A. Duméril mettait ce binôme dans la synonymie de Strobilurus torquatus
Wiegmann ; à propos de cette espèce il écrit : « deux autres, qui sont adultes, ont été adressés
de Bahia par M. le comte de Castelnau. L’un de ces derniers est très-bien figuré dans la
relation de YExpédit. de ce voyageur dans l’Amérique du Sud sous les noms de Doryphorus
spinosus Guich. »
Cette synonymie n’a pas été remise en cause depuis : Boulenger (1885 : 181), Etheridge
(1968 : 61), Peters et Donoso-Barros (1970 : 259).
= Strobilurus torquatus Wiegmann, 1834.
Sceloporus squamosus var. A. Bocourt, 1874, Miss, scient. Mexique, Rept., pl. XVIII bis
fig. 7 et 7a à 7c; 3 : 212-214.
Syntypes : MHNP 3182 (1868.180, 1895C), 156 (106)mm; 3182A, 74 (23?)mm; Ig 777; Antigua;
Bouvier. MHNP 3181 (1872.138, 1895A), 87 (33?)mm; 3181 A, 71 (I7?)mm; Ig 777/1: Guatemala;
Bouvier.
« Membres revêtus de squames semblables à celles du dos, à bords postérieurs,
quelquefois dentelés...
« Le Muséum possède plusieurs spécimens des deux sexes de cette espèce recueillis dans les
environs de Guatemala et de l’Antigua, à une altitude de 1 500 mètres environ. » 160
(llO)mm. (B.).
94 -
Boulenger (1885 : 238; 1897 : 521), Smith (1939 : 319), Smith et Taylor (1950 : 135),
Guibé (1954 : 44, n°217) admettent la validité du binôme mais ne séparent pas les deux
variétés.
= Sceloporus squamosus Bocourt, 1874.
Sceloporus squamosus var. B. Bocourt, 1874, Miss, scient. Mexique, Rept., 3 : 213.
Syntypes : MHNP 3180 (1872.138, I898B), 166 (I18)mm; 3180A, 168 (H8)mm; 3I80B, 144
(92)mm: 3180C. 158 (105)mm; Ig 777/2', Nagualate; Bouvier.
« La variété B diffère...
« Cette variété habite le littoral du Guatemala sur le Pacifique, à l’embouchure du
Nagualate. » (B.) (Cf. var. A.)
= Sceloporus squamosus Bocourt, 1874.
Fiu. 5. — Syntype de Sceloporus squamosus var. B Bocourt, 1874; MHNP 3180 A.
95 -
Anolis stigmosus Bocourt, 1869, Nouv. Archs Mus. Hist, nat., Paris , 5, Bull. : 42-45; et
Miss, scient. Mexique, 1873, Rept., 3, pi. XV fig. 13.
Syntypes : MHNP 2427 (1605B), 129 (88) mm; 2427A, 150 (102)mm; Ig 66.
« ... d’un ocre jaune foncé, avec des points noirs très clairsemés; ... Deux exemplaires
identiques, qui paraissent être les femelles, par le peu de développement de leur fanon, ont été
cédés au Muséum de Paris par M. Boucard ; ils proviennent de la Colombie et ont été recueillis
près de la rivière de la Magdeleine. » 155 (102) mm. (B.)
Boulenger (1885 : 87) accepte le binôme, comme le feront Dunn (1930 : 16, après
examen du type) et C. E. et M. D. Burt (1933 : 21).
Guibé (1954 : 36, n° 171), Vanzolini et Williams (1970 : 10), Peters et Donoso-Barros
(1970 : 68) placent l’espèce dans la synonymie de A. tropidogaster.
= Anolis tropidogaster Hallowell, 1856.
Agama superciliosa var. Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., an X, 3 : 336-344.
Daudin, tout en assimilant son Agama superciliosa au Lacerta superciliosa Linné, 1758, le
redécrit sur un spécimen de sa collection personnelle puis en distingue deux variétés. Pour la
seconde il précise : « Deuxième variété. L'agame sourcilleux, d'un roux fauve, avec des bandes
transversales brunâtres sur le dos et la queue. Cette variété est placée dans la collection du
muséum d’histoire naturelle de Paris ».
Parmi les plus anciens spécimens nous n’avons pas été en mesure de reconnaître celui que
désignait ainsi Daudin. Ces variétés ne semblent d'ailleurs pas avoir été discutées par les
auteurs ultérieurs.
= Uranoscodon superciliosa (Linné, 1758).
Phrynosoma taurus Bocourt, 1870, Miss, scient. Mexique, Rept., 1870, pi. XII, flg. 8, 8a à
c et 8e à g; texte 1874, 3 : 234-235.
Syntypes : MHNP 1270 (1866.67, 1910), 85 (12)mm; Ig 672\ Matamores, Puebla; Salle. MHNP
1915 (1868.47, 1915), 51 (7)mm; 1915A, 42 (4)mm; 1915B, 42 (3)mm; Ig 672/1 ; Matamores. Izucar;
Boucard. MHNP 1916(1868.47, 1916), 114 (16)mm; Ig 672/2-, Matamores, Izucar; Boucard. MHNP
1310 (1866.67, 1910), 43 (6)mm; 1310A, 38 (4)mm; 1310B, 36 (3)mm; 1310C, 36 (3)mm; Ig 672/3\
Matamores.
« Le Muséum possède neuf spécimens du Phryn. taurus, dont deux adultes, recueillis par
M. Boucard sur le plateau de Puebla ou bien à Matamoros Izucar (Mexique)... M. le Dr. Alf.
Dugès possède un autre exemplaire adulte, provenant de Coscatlan, qui lui a été donné par
M. Bedel, chirurgien-major de l’armée du corps expéditionnaire du Mexique. » (B.)
— 96 —
Pas d’indication sur l’origine du nom d’espèce.
Dans la légende de la planche, Bocourt attribue le binôme à Dugès. Il s’en justifie dans le
texte (1874 : 219) en se référant à « ... une description manuscrite (par Dugès) que nous
reproduisons plus loin ». Par ailleurs il signale en note (p. 234) l’utilisation du nom par Dugès
in « Cat. vertebr. Mexico, 1869 ». Nous n’avons pu nous procurer ce texte; s’il s’accompagnait
d’un minimum de description, l’auteur serait Dugès, 1869. Mais si l'on admet la date de 1870,
le binôme appartient au seul Bocourt, auteur des dessins qui établissent le statut du taxon. On
ne peut comme Boulenger (1885 : 249), qui par ailleurs admet la validité du binôme, écrire P.
taurus (Dugès), Bocourt, ni écrire comme Guibé (1954 : 43, n° 209, avec des dimensions
erronées pour les MHNP 1310, 1915 et 1916), P. taurus A. Dugès, 1874, in Bocourt. Tout en
attribuant le binôme à Dugès, Smith et Taylor (1950 : 104) en soulignent les contradictions :
« Since the specimen figured is the first description or indication, we believe that the original of
the drawing becomes the type this, we believe, is a specimen in the Museum d’Histoire
Naturelle de Paris. Thus the type specimen was presumably never seen by the author of the
name. The specimen described by Dugès is in the Museum « Alfredo Dugès » Colegio del
Estado de Guanajuato ».
Reeve (1952 : 910) attribue le binôme à Dugès avec pour date 1869 et pour seul
justificatif : « Desc. Manuscript (fide Dumeril and Bocourt loc. cit., p. 234), 1869 : and La
Naturaleza, 1869, p. 143 (nomen nudum) »; il a lui-même examiné deux des spécimens de
Paris qu’il considère comme des « cotypes » mais que Dugès n’a pas pu voir !
La validité de l'espèce est confirmée par Etheridge (1969 : 272).
Proctotretus tenuis Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 279-281.
Syntypes : MHNP 6850 (1836), 106 (54)mm; 6850A, 131 (73)mm; Ig 562. MHNP 6847 (1833), 140
(32) mm; 6847A, 148 (85) mm ; 6847B, 137 (78) mm; Ig 56211. MHNP 6848 (1834), 150 (90) mm ; 6848A,
161 (102)mm; 6848B, 174 (110)mm; Ig 562/2. MHNP 6849 (1835), 136 (78)mm; 6849A, 134 (76)mm;
6849B, 145 (92)mm; Ig 562/3.
« ... 170 (110)mm ... Nous possédons plus de quarante exemplaires du Proctotrète svelte.
A l’exception de deux ou trois qui ont été recueillis au Chili par M. d’Orbigny, tous nous ont
été envoyés du même pays par M. Gay. » (D.B.)
Les syntypes dus à d’Orbigny ont très tôt disparu des collections; C. et A. Duméril
(1951 : 73), Guibé (1954 ; 47, n° 233) ne citent plus que ceux dus à Gay. Cei et Ortiz (1983 :
40) étudient les onze syntypes restants. L’espèce est représentée par Gay (1848, pl. 1, fig. 1 et a
à c).
Duméril et Bibron (1837 : 267) écrivaient ; « Nous partageons les Proctotrètes en deux
groupes, selon que le cou est lisse ou uni ( Leiodères ) ou qu’il offre des plis sur les parties
latérales ( Ptygodères ) ».
Fitzinger (1843 : 17) fait de Liodeira un sous-genre de Liolaemus, sous-genre qu’il
attribue à Duméril et Bibron, désignant pour espèce-type P. tenuis, tandis qu’il élève au rang
de genre Ptychodeira, également attribué aux auteurs de l’Erpétologie générale.
Gray (1845 : 213) transfère l’espèce dans le genre Leiolaemus où elle est encore :
Boulenger (1885 : 152, Liolaemus), C. E. et M. D. Burt (1930 : 18; 1933 : 37), Hellmich
— 97
(1934 : 80; 1938 : 245; 19506 : 163), Peters et Donoso-Barros (1970 : 194), Laurent (1985 :
20, cite les types), Vanzolini (1986 : 16).
= Liolaemus tenuis tenuis (Duméril et Bibron, 1837).
Sceloporus Thayerii Bocourt, 1874, non Baird et Girard, 1852, Miss, scient. Mexique, Rept.,
3 : 176-177, pi. XVIII fig. 5, 5a à d.
Syntypes : MHNP 2523 (1873), 172 (92?)mm; Ig 776/8. MHNP 3134 (1872), 112 (64)mm; 3134A,
112 (62) mm; 3134B, 56 (12?) mm; 3134C, 59 (27?)mm; Ig 772 ; Texas; Trécul.
« Le Muséum en possède six exemplaires çJÇ; l'un des adultes a été offert par
M. Hallowell, les autres, dont quatre très jeunes, ont été donnés par M. Trécul. » 170 (93)mm.
(B.)
Le spécimen dû à Hallowell n’a pas été retrouvé; Guibé (1954) ne traite pas de cette
série-type.
Boulenger (1885 : 227) plaçait l’espèce de Bocourt dans la synonymie de Sceloporus
spinosus var. clarkii , puis (1897 ; 490) de 5. spinosus s. s., Smith (1939 ; 110-111) dans celle de
S. olivaceus. En fait, le lot de syntypes semble hétérogène : le plus grand spécimen (MHNP
2523) pourrait appartenir à Sceloporus clarkii et les quatre autres à S. olivaceus.
= p.p. Sceloporus clarkii Baird et Girard, 1852.
= p.p. Sceloporus olivaceus Smith, 1934.
Oplurus Torquatus Cuvier, 1829, Le Règne animal, 2 e édit., 2 : 48.
Holotype : MHNP 1433 (1949), 184 (67?)mm; Ig 447 .
« On n’en connaît qu’un du Brésil, le Quetzpaleo gris à collier noir (Opl. Torquatus Cuv.).
Avec un demi-collier noir de chaque côté du cou. » (C.)
Pour cet exemplaire, cf. art. Oplurus sebae.
Espèce-type par monotypie de Oplurus Cuvier.
= Oplurus cuvieri cuvieri (Gray, 1831).
Sceloporus torquatus var. B. Bocourt, 1874, Miss, scient. Mexique, Rept., 3 : 173.
« Elle est représentée dans les collections du Muséum par un mâle adulte provenant du
Mexique. » (B.)
Boulenger (1885 : 219), Smith (1939) ne retiennent pas cette variété. Le spécimen n'a pas
été retrouvé, ni détecté, au cours du présent récolement.
— 98 —
Sceloporus torquatus var. C. Bocourt, 1874, Miss, scient. Mexique, Rept., 3 : 173.
« Le Muséum possède plusieurs spécimens de cette variété dont deux adultes c?Ç, étiquetés
du Mexique sans localité précise. Les autres, beaucoup plus jeunes, ont été recueillis à Colima
et à Oaxaca par MM. Alf. Dugès et Boucard. » (B.)
Boulenger (1885 : 220) place cette variété dans la synonymie de Sceloporus torquatus var.
poinsettii. Cette synonymie avait été envisagée par Bocourt. Smith (1939) omet cette variété.
Guibé (1954) ne traite pas de cette série-type. Les spécimens concernés n’ont pas été
retrouvés, ni détectés, au cours du présent récolement.
Anolis townsendi Stejneger, 1900, Bull. Mus. comp. Zool. Harv., 36 (6) : 163-164.
MHNP 1908.113 (1599 alpha) 126 (84)mm; Ig 67 ; lies Cocos, Costa Rica.
Guibé (1954 : 39, n° 190) attribue, à tort, à ce spécimen la qualité de paratype. La
description originale ne se réfère qu’à un seul individu (holotype par monotypie), le USNM
22111. Le spécimen des collections de Paris a été reçu le 1 er mai 1908 de la California Academy
of Sciences, comme don de J. C. Thomson.
La validité du taxon n’a pas été remise en cause : Peters et Donoso-Barros (1970 : 67).
Holotropis trachycephalus A. Duméril, 1851, in C. et A. Duméril, Catal. collect, Rept..
n° 2 bis : 70-71.
Syntypes: MHNP 1787 (1803), 224 (136?) mm; 1787A, 148 (60 ?) mm ; Ig 492/1 ; Nouvelle Grenade.
MHNP 2393 (1802), 204 (128)mm; 2393A, 164 (108)mm; Ig 492/2; Nouvelle Grenade. MHNP 2394
(1804), 203 (130)mm; 2394A, 202 (130)mm; Ig 492; Santa Fé de Bogota; Justin Goudot.
« H. tête-rude... écailles de la tête... un peu rugueuses... 234 (140) mm. » (D.)
L’espèce a été redécrite et figurée par A. Duméril (1856 : 539-540, pl. 23, fig. 1 et la). La
présence de six syntypes dans les collections est signalée par Guibé (1954 : 41, n° 199) mais
c’est à tort qu’il les attribue tous à des récoltes de Goudot, ce fait n’est établi dans les registres
que pour le MHNP 2394. Elle est citée par Fritts (1974 : 65).
D’abord considérée comme valide, l’espèce était placée par Boulenger dans le genre
Liocephalus (1885 ; 169); C. E. et M. D. Burt (1930 : 12) en firent une sous-espèce de
Leiocephalus ornatus, ce qu'acceptait Guibé (l.c.) ; Etheridge (1966 : 89) lui a rendu son statut
d’espèce, la plaçant dans le genre Ophryoessoides, suivi par Peters et Donoso-Barros (1970 :
215) tandis que Fritts (l.c.), Vanzolini (1986 : 23), Ayala (1986 ; 563) en font un
Stenocercus.
= Stenocercus trachycephalus (A. Duméril, 1851).
— 99 —
Anolis transversale A. Duméril, 1851, in C. et A. Duméril, Catal. collect. Rept., n° 14 bis :
57-58.
Holotype : MHNP 2449 (1635), 208 (133)mm; Ig 63.
« A. à bandes transversales ... de larges bandes brunes sur le tronc et sur la queue...
Amérique méridionale : MM. de Castelnau et Em. Deville. Unique. » (D.)
Guichenot (1855 : 18) a précisé le lieu de récolte : Sarayacu au Pérou. Le spécimen a été
redécrit et figuré par A. Duméril (1856 : 515-516, pl. 19, fig. 3 et 3a). Bocourt (1873, pl. 14,
fig. 3) a également représenté la tête du type.
La présence du spécimen dans les collections de Paris est signalée par Guibé (1954 : 35,
n° 169) mais avec une dimension erronée.
La validité du binôme n’a pas été remise en cause : Boulenger (1885 : 58), C. E. et
M. D. Burt (1933 ; 21), Guibé (l.c.), Williams et Vanzolini (1966 : 197, après examen du
type), Peters et Donoso-Barros (1970 : 67), Duellman (1978 ; 202), Ayala (1986 : 566).
Ophryoessoides tricristatus A. Duméril, 1851, in C. et A. Duméril, Catal. collect. Rept.,
n° 1 : 66-67.
Holotype : 6825 (1764), 158 (100) mm; Ig 493.
« O. trois crêtes... sur le dos comme sur la queue, à droite et à gauche, et à une petite
distance de la crête médiane, une autre crête parallèle à celle-ci ; d’où le nom par lequel cette
espèce est désignée... Brésil : M. Claussen. Type. Unique. » (D.)
L’espèce est, par monotypie, espèce-type du genre.
Le spécimen est redécrit et figuré par A. Duméril (1856 : 531, pl. 22, fig. 1) qui en donne
les dimensions : 160 (100) mm.
La présence du type dans les collections de Paris est signalée par Guibé (1954 : 41,
n° 200), mais avec une dimension erronée.
Si l’espèce a été admise d’emblée, son attribution générique a été plus discutée;
Boulenger (1885 : 170) en faisait un Liocephalus, Guibé (l.c.) un Leiocephalus. Etheridge a
revalidé le genre Ophryoessoides (1966 : 88); ce qui est accepté par Peters et Donoso-Barros
(1970 ; 215). L’espèce a été redécrite par Cunha (1981).
Iguana umbra Latreille, 1801 non Linné, 1758, in Sonnini et Latreille, Hist. nat. Rept.,
an X, 1 : 263-264.
Lf.ctotype (Guibé 1954) : MHNP 2385 (1785), 335 (296)mm; Ig 641 ; Surinam; Levaillant.
Le même an X, sur le même matériel, Daudin (1802, 3 : 375-378) décrivait Aganja umbra.
« L’Agame umbre. La description que j’ai déjà publiée dans l'Histoire des reptiles
composée par Latreille, a été faite sur un individu empaillé qui appartient à la société
— 100 —
d'Histoire naturelle de Paris, et qui lui a été envoyé de Cayenne par Le Blond ; depuis ce
temps, j'ai trouvé, dans la collection du voyageur Levaillant, un agame umbre très-bien
conservé, qu’il a rapporté de Surinam, et qui m’a servi à redresser quelques erreurs qui
s’étoient glissées dans ma première description. ... Dimensions de l'individu appartenant à
Levaillant. Longueur totale 1 pied 2 pouces. ... longueur de la queue 9 pouces 6 lignes ... »
(D.)
Dans l’ouvrage de Latreille (Le.), au chapitre « Iguane umbre. Iguana umbra. Lacerta
umbra Lin. », rien ne peut être spécifiquement attribué à Daudin. Pour Agama umbra la série-
type comprenait deux individus; la présence du spécimen de Levaillant dans les collections
de Paris est signalée par Fitzinger (1843 : 58), C. et A. Duméril (1851 : 69), Guibé (1954 : 46,
n° 277) et Etheridge (1970 : 345). Ce dernier donne des dimensions erronées et fait de ce
spécimen l’holotype, désignant ainsi le lectotype.
Duméril et Bibron (1837 : 254) placèrent le binôme de Daudin dans la synonymie de
YHypsibatus agamoides, le genre Hypsibatus Wagler ayant pour espèce-type, par monotypie,
Agama umbra Daudin.
« Cette espèce se trouve à la Guyane. Nous en avons plusieurs échantillons, et un entre
autres qui a été recueilli à Surinam par Levaillant. C’est sans doute celui d’après lequel
Daudin a fait la description de son Agame umbre, qui n’est pas, comme il l’a cru, le Lacerta
umbra de Linné. ... Nous croirions plutôt cet Agame umbre de Daudin ou notre Hypsibate
agamoïde, synonyme du Lacerta plica... » (D.B.)
La synonymie avec l’espèce de Linné, confirmée par Boulenger (1885 : 180), est
aujourd’hui admise : Etheridge (l.c.), Hoogmoed (1973 : 159), Hoogmoed et Lescure (1975 :
150).
= Plica plica (Linné, 1758).
Stellio undulatus Latreille, 1801, in Sonnini et Latreille, Hist. nat. Rept., an X, 2 : 40-42.
« Le Stellion ondulé... d’un gris obscur ondulé de brun en dessus, blanc ... Il habite dans
les grands bois de la Caroline. » (L.)
Le même an X, mais postérieurement, Daudin (1802, 3 : 384-388) publiera la description
de Y Agama undulata.
« L’agame ondulé... C’est à lui (Bosc) que je dois la connoissance de l’agame ondulé, dont
Palisot Beauvois m’a depuis prêté plusieurs individus. » (D.)
Latreille et Daudin rendent l’un et l'autre hommage à Bosc; le second signale en note :
« Lacerta undulata. Bosc, Description manuscrite communiquée ». Malgré cette indication, le
nom de l’espèce ne peut être attribué à Bosc, comme l’ont fait différents auteurs, car sa
contribution n’apparaît pas nettement dans le texte, et Lacerta undulata doit être considéré
comme un nomen nudum.
Merrem (1820 : 56) cite Stellio undulatus Latr. rept. II : 40, référence reprise sous cette
forme par Duméril et Bibron (1837 : 298) puis par Gray (1845 : 208). Cependant,
Boulenger (1885 : 27; 1897 : 503) attribuait le nom spécifique à Daudin. Smith (1938 : 7),
rendit justice à Latreille.
Merrem transféra l’espèce dans le genre Uromastyx , Cuvier (1829 : 38) dans un nouveau
genre Tropidolepis dont elle devenait, par monotypie, espèce-type, puis Fitzinger (1843 : 75)
— 101
dans le genre Sceloporus , le binôme ayant ainsi trouvé sa forme définitive bien que Gray
utilisa encore Tropidolepis. La validité de l’espèce n’a pas été remise en cause : Boulenger,
Smith (l.c.).
Aucun des spécimens actuellement en collections, et dont l’origine est connue, ne peut être
attribué à la série-type. Un doute subsiste pour le MHNP 2524 (1876), Ig 7791 II, spécimen
monté, d'origine inconnue, entré en collections au début du xix e siècle.
Smith (l.c.) a restreint la terra typica à Charlestone, Caroline du Sud, où Bosc était consul
de France. Cope (1900 : 368) admet la validité de l'espèce de Latreille et lui reconnaît trois
sous-espèces. Harper (1940 : 712) expose pourquoi il considère Bosc et Daudin in Sonnini et
Latreille comme les auteurs du binôme, ce que semble accepter Cole (1983 : 1801), Ses
arguments ne nous semblent pas convaincants.
= Sceloporus undulatus undulatus (Latreille, 1801).
Anolis Valencienni Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 131-134.
Holotype : MHNP 2446 (1634), 129 (62?)mm; Ig 931.
« L’Anolis de Valenciennes ... Le seul échantillon que nous possédons de cette espèce...
126 (58)mm... Nous ignorons quelle est la patrie de cet Anolis, qui a été donné au Muséum
par le docteur Leach. » (D.B.)
La présence du type dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril (1851 :
57); la tête en a été figurée par Bocourt (1873, pi. XIV fig. 1). Guibé (1954 : 52, n° 256),
Underwood et Williams (1959 : 16), Schwartz et Thomas (1975 : 106) le citent.
La validité du taxon n'a pas été remise en cause, mais son attribution générique a évolué.
Fitzinger (1843 : 17, 67) en a fait, par désignation originale, l’espèce-type de son sous-genre
Xiphocercus du genre Dactyloa; Gray (1845 : 206) est revenu à Anolius valencienni ; Cope
(1861 : 215) a fait de l’espèce un Xiphocercus élevé au rang de genre, ce qui avait été
généralement accepté : Boulenger (1885 : 9), Barbour (1914 : 272; 1930a : 86; 1935 : 106;
1937 : 117), Underwood et Williams (1959 : 16) mais Schwartz et Thomas (1975 : 106) puis
Schwartz et Henderson (1985 : 49) sont revenus au binôme original. Par erreur, Schwartz
et Thomas créditent Duméril et Bibron de la forme Xiphocercus valencienni. Williams (1976 :
16) fait de cette espèce le type d’un groupe d’espèces.
Liolaemus variabilis Pellegrin, 1909, Bull. Mus. nain. Hist, nat., Paris, 15 (6) : 324, 327-
328.
« Parmi les riches matériaux zoologiques recueillis en 1903 par la Mission scientifique
française dans l’Amérique du Sud dirigée par MM. de Créqui-Montfort et Sénéchal de la
Grange et donnés, il y a quelques années, au Muséum, se trouve une très belle série de
Liolaemus, capturés sur les Hauts-Plateaux des Andes du Pérou et de la Bolivie, dans la région
du lac Titicaca, à une altitude souvent voisine de 4000 mètres, par M. le Dr Neveu-Lemaire,
zoologiste, et par M. G. Courty, géologue de l’expédition. » (P.)
— 102
Au sujet de L. variabilis l’auteur écrit : « Coloration des plus variable, pouvant être
ramenée à trois variétés principales ». Ce qui donne l’étymologie du nom spécifique, mais il
décrit ensuite les trois variétés Crequii, Neveui et Courtyi sans en privilégier aucune pour en
faire la forme-type. Pour les trois, la terra typica est la même : Tiahuanaco (département de la
Paz) ainsi que le récolteur : G. Courty.
C. E. et M. D. Burt (1933 : 38) admettent la validité de l’espèce mais discutent de celle
des variétés : « Three varieties... are all from the type locality of variabilis itself and all appear
to be based upon nothing but trivial variations of the stem form ».
Guibé (1954 : 49, n os 240 à 242) met les trois variétés dans la synonymie d’un Liolaemus
variabilis et Peters et Donoso-Barros (1970 : 187) dans celle de L. multiformis.
— Liolaemus multiformis multiformis (Cope, 1870).
Urostrophus Vautieri Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 78-80, atlas pl. 37 fig. 1.
Syntypes : MHNP 6779 (1586), 213 (121)mm, 224 (130)mm; Ig 871 ; Rio de Janeiro; Vautier.
MHNP 6780 (1587), 188 (94?)mm, 187 (90?)mm; Ig 871/1 ; Rio de Janeiro; Gaudichaud.
« l’Urostrophe de Vautier, ainsi appelé du nom du voyageur auquel nous devons le
premier des deux sujets qui ont été envoyés au Muséum ... 227 (133) mm... Nous ne possédons
de cette espèce que deux exemplaires qui ont été recueillis au Brésil, l'un par M. Vautier,
l’autre par M. Gaudichaux. » (D.B.)
C. et A. Duméril (1851 : 55) puis Guibé (1954 : 51, n° 251) signalent la présence des types
dans les collections de Paris.
Le taxon est, par monotypie, espèce-type du genre. Fitzinger (1843 : 16, 63) en fait un
sous-genre de Laemanctus. Il ne fut pas suivi et le binôme original fut généralement admis :
Gray (1845 : 184, Urotrophus), Boulenger (1885 ; 123), C. et M. Burt (1933 : 49), Peters et
Donoso-Barros (1970 : 276). Reinhart et Lütken (1862 : 223) l’avaient cependant transféré
dans le genre Leiosaurus. Gallardo (1964 : 125) proposa de restreindre le genre Urostrophus à
la seule espèce U. vautieri et de placer les autres espèces qui y avaient été décrites dans un
nouveau genre Cupriguanus qui ne fut pas accepté.
= Urostrophus vautieri Duméril et Bibron, 1837.
Liolaemus velosoi Ortiz, 1987, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 4 e sér., 9, A (1) : 265-
370, 3 fig.
Paratypes : MHNP 1986.1954, <?, 68 (25?)mm; 1986.1955, d, 57 (13?)mm; 1986.1956, $, 76
(25?)mm; 1986.1957, $, 127 (76?)mm; de Desvio Cerro Imân près de Copiapô, 27°20'S-70°30'W; coll.
J. C. Ortiz, 30.07.1977. MHNP 1986.1958, 121 (77?)mm; 1986.1959, d, 77 (27?)mm; 1986.1960, ?,
98 (56?)mm; de Estaciôn Paipote, 27°25'S-70°17'W; coll. J. C. Ortiz et J. Simonetti, 13.09.1977, Ig
596, Don de Juan Carlos Ortiz en décembre 1986.
L’holotype, MZUC 10 897, ainsi que de nombreux autres paratypes sont déposés au
Musée zoologique de l’Université de Concepcion. L’espèce est dédiée à l’herpétologue Alberto
Veloso.
- 103 —
An.(olius) velifer Cuvier, 1829, Le Règne animal, 2 e édit., 2 : 49, pi. 5, fig. 2.
Holotype : MHNP 6799 (1674), 370 (235?)mm; Ig 64.
« Le grand Anolis à crête... De la Jamaïque et des autres Antilles. Nous avons trouvé des
baies dans son estomac. » (C.)
Duméril et Bibron (1837 : 167) donnent des précisions sur ce spécimen : 387 (245) mm,
« Cette espèce habite probablement les Antilles, mais nous ignorons d'où provient le seul
exemplaire qui existe dans notre musée ».
La présence du spécimen dans les collections de Paris est confirmée par C. et A. Duméril
(1851 : 51), Guibé (1954 : 33, n° 152), puis par Schwartz et Thomas (1975 : 76). Ces derniers
soulignent que la terra typica est une erreur, mais se trompent sur la page de référence : 29 au
lieu de 49.
L’espèce avait été décrite par Cuvier en 1817 (2 : 42) mais sans que celui-ci lui donne de
nom latin. Merrem (1820 : 45) créa le binôme Anolis Cuvieri , avec pour terra typica la
Jamaïque, se référant à l'espèce de Cuvier mais sans citer de matériel de référence. Fitzinger
(1826 : 48) transfère l’espèce dans le genre Xiphosurus et Wagler (1830 : 148) dans le genre
Dactyloa. Alors que Gray (1831 : 138), Guérin (1836, tab. 12, fig. 1) et Duméril et Bibron
(l.c.) utilisent Anolis velifer, Gray (1840 : 111) écrit : Anolius ( Xiphosurus ) velifer.
Fitzinger (1843 : 16, 64) fait de A. cuvieri Merrem l’espèce-type, par désignation
originale, de son sous-genre Semiurus du genre Ctenonotus. Gray (1845 : 197) revient à
Xiphosurus velifer. Boulenger (1885 : 23) fixe la nomenclature en utilisant Anolis cuvieri, ce
qui n’a plus été remis en cause bien que Guibé (l.c.) cite encore A. velifer comme valide.
= Anolis cuvieri Merrem, 1820.
Anolis vermiculatus Cocteau, 1836? Hist... île de Cuba, pl. 10, fig. 1 à 4; 1843 : 120-125.
Syntypes : MHNP 2407 (1632), 274 (192)mm; Ig 69; MHNP 2349 (1633), 260 ( 152?)mm ; Ig 69/1 ;
Cuba; Ramon de La Sagra.
« Anolis vermiculé... Un des deux individus de notre collection... d’un brun fauve plus ou
moins intense, uniforme sur la tête, vermiculé, sur le cou... » 198 (160?) mm. (C.)
Duméril et Bibron (1837 ; 128) citent ainsi leur référence à Cocteau : « Anolis
vermiculatus. Th. Coct. Hist, de l’île de Cub. par Ramon de la Sagra, Rept. tom. 1 (non
publiée), Pl. 8 ». Cf. introduction p. 3.
Fitzinger (1843 : 66) attribue le binôme à Duméril et Bibron et place l’espèce dans le
genre Ptychonotus, il en fait par désignation originale (p. 17) l’espèce-type de son sous-genre
Deiroptyx.
Gray (1945 : 294) accepte l’espèce ( Anolius v.) dont il crédite Cocteau. Bocourt (1873,
pl. XV, fig. 7) attribue l’espèce à Cocteau et figure la tête de l’un des types.
Boulenger (1885 : 41) confirme la validité de l’espèce qu’il attribue à Duméril et Bibron.
Barbour (1914 : 290; 1930 : 86; 1933 : 196; 1937 : 117) adopte le binôme Deiroptyx
vermiculatus ; Ruibal (1964 : 511) revient au genre Anolis, il sera suivi par Schwartz et
— 104 —
Thomas (1975 : 106) puis par Schwartz et Henderson (1985 : 49); pour tous ces auteurs
l’espèce est de Duméril et Bibron.
La présence des types dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1851 : 57) puis confirmée par Guibé (1954 : 52, n° 255) qui fait des deux spécimens des
« holotypes ». Ils sont cités par Schwartz et Thomas (l.c.). Ruibal (l.c.) a restreint la terra
typica à « Vinales, Pinar del Rio Province ».
Williams (1976 : 14) fait de cette espèce le type d’un groupe d’espèces et d'une
superspecies.
Proctotretus Wiegmannii Duméril et Bibron, 1837, Erpét. génér., 4 : 284-285.
Syntypes : MHNP 6858 (1846), 107 (60 ?) mm ; 6858A, 107 (58?) mm; 6858B, 94 (46 ?) mm ; Ig 566 ;
Chili; d’Orbigny. MHNP 6857 (1845), 103 (57?)mm; 6857A, 51 (20?)mm; Ig 566/1; Chili; Gay.
« ... 121 (68)mm... Les exemplaires du Proctotrète de Wiegmann qui font partie de nos
collections ont été recueillis au Chili, les uns par M. Gay, les autres par M. d’Orbigny. »
(D.B.)
Hombron et Jacquinot (1846, pl. 3, fig. 2 et a à c) représentent cette espèce.
La présence des syntypes dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1851 ; 74) et par Guibé (1954 : 48, n° 234).
L’espèce fut placée dans le genre Ptychodeira par Fitzinger (1843 : 73), Leiolaemus par
Gray (1845 : 216), Rhytidodeira par Girard (1857 : 198) enfin Liolaemus par Boulenger
(1885 : 156), C. E. et M. D. Burt (1933 : 38), Guibé (l.c.), Peters et Donoso-Barros (1970 :
198), Cei (1986 ; 198). Laurent (1984a : 370) revalide le taxon Ortholaemus Girard, 1857 avec
rang de sous-genre et pour espèce-type, par désignation secondaire, Ortholaemus fitzroii
Girard, 1857 = Proctotretus wietmannii D.B.
= Liolaemus ( Ortholaemus ) wiegmannii (Duméril et Bibron, 1837).
Anolis Williamsii Bocourt, 1870, Nom. Archs. Mus. Hist, nat., Paris, 6, Bull. : 16-17; 1873,
Miss, scient. Mexique Rept., pl. XIII, fig. 9.
Holotypf. : MHNP 1374 (1603 c), 110 (63?)mm; Ig 58/2.
« Cet Anolis, représenté au Muséum par un seul spécimen mâle, a été recueilli à Bahia
(Brésil) par M. Williams. » (B.)
Boulenger (1885 : 79) a placé l'espèce dans la synonymie de A. sallaei Günther, 1859,
synonymie qu’aurait confirmée E. E. Williams en 1969, selon une annotation du fichier.
Cependant, Guibé (1954 : 36, n° 174), signalant la présence du type, en faisait une espèce
valide; c’est également la position de Peters et Donoso-Barros (1970 : 69) qui soulignent
qu’elle n’est connue que de la terra typica. Ni Williams (1976) ni Vanzolini (1986) ne citent
l'espèce parmi celles des Anolis sud-américains qu’ils retiennent.
= ? Anolis williamsii Bocourt, 1870.
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section A, n° 3, supplément : 113-122.
Les types d’Amphibiens Anoures du Chili
dans les collections du Muséum national d’Histoire naturelle
Catalogue critique
par Juan Carlos Ortiz et Jean Lescure
Résumé. — Quatorze types d’Amphibiens Anoures du Chili sont enregistrés dans les collections du
Muséum national d’Histoire naturelle de Paris. Aux six signalés par Guibé (1950), s’ajoutent huit autres
retrouvés dans les collections : les syntypes de Borborocoetes taeniatus albovittatus, B. t. bilineatus, B. t.
intermedius, B. t. modestus, B. t. ornatus et B. t. rufodorsatus décrits par Werner (1896), les syntypes à la
fois de Peltocephalus quoyi Tschudi, 1838, et de Calyptocephalus gayi Duméril et Bibron, 1841, un syntype
de Pleurodema bibroni Tschudi, 1838, désigné comme lectotype. Les syntypes de Bufo chilensis sont ceux
du taxon de Tschudi (1838) qui a priorité sur celui de Duméril et Bibron (1841).
Abstract. — Fourteen types of Anura Amphibians from Chile are enregistred in the collections of
Muséum national d’Histoire naturelle of Paris. At six types mentioned by Guibé (1950), we add eight
found again in the collections : the syntypes of Borborocoetes taeniatus albovittatus, B. t. bilineatus, B. t.
intermedius, B. t. modestus, B. t. ornatus and B. t. rufodorsatus , described by Werner (1896), the syntypes
(together) of Peltocephalus quoyi Tschudi, 1838 and of Calyptocephalus gayi Duméril et Bibron, 1841, one
syntype of Pleurodema bibroni Tschudi, 1838, designated like lectotype. The syntypes of Bufo chilensis are
of Tschudi (1838) taxon, that has priority on the taxon of Duméril et Bibron (1841).
Resumen. — Catorce tipos de Anfibios Anuros de Chile se encuentran en las colecciones del Museo
nacional de Historia natural, Paris. A los seis tipos senalados por Guibé (1950), se agregan otros ocho :
los sintipos de Borborocoetes taeniatus albovittatus, B. t. bilineatus, B. t. intermedius, B. t. modestus, B. t.
ornatus et B. t. rufodorsatus descritos por Werner (1896), los sintipos a la vez de Peltocephalus quoyi
Tschudi, 1838, y de Calyptocephalus gayi Duméril y Bibron, 1841, un sintipo de Pleurodema bibroni
Tschudi, 1938 designado como lectotipo. Los sintipos de Bufo chilensis son aquellos del taxon de Tschudi
(1838) que tiene prioridad sobre aquel de Duméril y Bibron (1841).
J. C. Ortiz, Departamento de Zoologia, Universitad de Concepcion, Casilla 2407, Concepcion, Chili, et
Laboratoire de Zoologie (Reptiles et Amphibiens) du Muséum national d'Histoire naturelle.
J. Lescure, Laboratoire de Zoologie (Reptiles et Amphibiens) du Muséum national d’Histoire naturelle,
57, rue Cuvier, 75005 Paris.
Dans l'état actuel de nos connaissances, on compte 40 espèces d’Amphibiens au Chili
(J. C. Ortiz, comm. pers.). Molina (1782) est le premier auteur à en avoir nommé et décrit,
très succinctement : Rana arunco et Rana lutea (le Thaul des Aruncans).
On connaît ensuite les Amphibiens du Chili par les voyageurs-naturalistes participant aux
grands voyages de circumnavigation de la première moitié du xix e siècle. Toutes ces
expéditions font escale au Chili, principalement à Concepcion et Valdivia, après le passage du
— 114
cap Horn et avant de s'aventurer dans l’océan Pacifique. Il y a d’abord le voyage de la corvette
« La Coquille », pendant les années 1822-1825, qui permit à R. P. Lesson de rapporter les
premiers Amphibiens du Chili, déposés au Muséum de Paris. De nouveaux spécimens de ce
pays sont donnés ensuite par Eydoux, Souleyet et, plus particulièrement, Gaudichaud, les
naturalistes du voyage de circumnavigation de la corvette « La Bonite », pendant les années
1836-1837. Duméril et Bibron reçoivent aussi de Bell (British Museum) des Amphibiens
récoltés par Darwin pendant son voyage sur le « Beagle » (1832-1836) pour que leur
description soit insérée dans 1’« Erpétologie Générale». A la même époque (1826-1834),
Alcide d’Orbigny explore l’Amérique méridionale, de l’Argentine au Pérou, à la demande de
l'Académie des Sciences, et revient au Muséum avec de précieuses collections. Gay, enfin,
après un séjour de plusieurs années au Chili, retourne à Paris avec du matériel pour rédiger son
« Historia Fisica y Politica de Chile » (1848). A cause de ces grands voyages d’exploration, le
Muséum de Paris possède vers les années 1830-1840 des Amphibiens inconnus qui vont devenir
les types d’espèces nouvelles, décrites par Duméril et Bibron (1841).
Au début de 1838, Tschudi passe au Muséum de Paris pour finir son travail sur la
classification des Batraciens; il étudie à cette occasion les spécimens récoltés par Lesson,
Eydoux, Souleyet, Quoy, Gay, d’Orbigny et Gaudichaud. Il les désigne souvent du nom
transcrit sur l’étiquette du bocal les contenant et en attribue la paternité à Bibron. Ces noms,
dont le véritable auteur est Tschudi (1838), ont priorité sur ceux de Duméril et Bibron (1851).
Le catalogue d’Amphibiens du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris, établi par
Guibé (1950), signale six types d'Anoures qui vivent au Chili; le présent travail en ajoute huit
omis dans ce catalogue. Nous avons inclus dans cette liste les types des espèces vivant au Chili
mais ne provenant pas forcément de ce pays.
Présentation
Après le nom original complet, accompagné de sa référence bibliographique, viennent les
renseignements sur le matériel-type : le numéro d'enregistrement dans la collection du Muséum national
d’Histoire naturelle de Paris (MNHNP), le statut typique, le lieu de récolte, en précisant entre parenthèses
s’il s’agit de la localité-type.
Diverses mesures des exemplaires (en mm) sont données dans la tableau I : longueur du corps, de la
tête, du fémur, du tibia et du pied ainsi que la largeur de la tête.
Les commentaires qui suivent concernent les indications des catalogues du Muséum ou des auteurs
sur le matériel-type, la localité-type, le statut typique ou nomenclatural du taxon. A la fin est mentionné le
statut actuel du taxon.
Famille des Bufonidae
1. Bufo chilensis Tschudi, 1838. Class. Batr. : 51.
MNHNP 4932: syntype; Coquimbo, Chili; Gaudichaud. MNHNP 4933 : syntype, Chili; Eydoux.
MNHNP 4934: syntype; Chili; Cl. Gay. MNHNP 4935 et 4935a; syntypes; Valparaiso, Chili;
Gaudichaud.
D’après Duméril et Bibron (1841), plus de 20 spécimens étiquetés Bufo chilensis dans la
collection du Muséum de Paris ont servi à la description de ce taxon. Il n’en reste plus que cinq
— 115 —
actuellement mais ils y étaient au moment du séjour de Tschudi à Paris. Nous les considérons
à juste titre comme des syntypes de Bufo chilensis Tschudi, 1838. En conséquence, nous
précisons que Bufo chilensis dans Duméril et Bibron (1841) n’est pas un nouveau nom,
comme le pensent divers auteurs (Frost, 1985) mais il est préoccupé par Bufo chilensis
Tschudi, 1838. Guibé (1950) mentionne donc à tort les spécimens comme des syntypes de Bufo
chilensis Duméril et Bibron.
Rana arunco Molina, 1782, est un nom valide. Il est utilisé par Gmelin (1789) et, dans le
binôme Bufo arunco, par Schneider (1799) et Daudin (1803a et 18036) mais ces auteurs se
fondent seulement sur le texte de Molina (1782) et n’ont pas vu de spécimens. Au contraire,
Lesson (1830) a rapporté du Chili des crapauds, assimilables aux B. chilensis de Tschudi ou de
Duméril et Bibron, et il les décrit et les nomme Bufo arunco. Se référant expressément au texte
de Molina (1782), il agit comme premier réviseur de Rana arunco Molina et en fixe le statut.
Le Muséum de Paris possède le matériel, récolté par Lesson, qui a servi à la description de son
Bufo arunco , en particulier l’exemplaire n° 4831b représenté sur la planche 7, figure 6 (Lesson,
1826) avec malheureusement une légende inversée ( Bufo thaul au lieu de Bufo arunco). A cause
de cette inversion, Duméril et Bibron (1841 : 680) placent le taxon de Lesson sous le nom de
Bufo thaul au lieu de Bufo arunco dans la synonymie de leur Bufo chilensis. Ils ajoutent que le
jeune individu qui a servi de modèle à la figure de Lesson est bien un de leur Bufo chilensis et
qu’il est au Muséum de Paris.
La localité-type, Chili, désignée par Tschudi (1838) est restreinte ici à Valparaiso.
Statut : Bufo arunco (Molina, 1782).
Famille des Leptodactylidae
2. Borborocoetes pliciferus Werner, 1896. Ver. Zool.-Bot. Ges. Wien, 46 : 360.
MNHNP 1898-338 : syntype; Frutillar (localité-type), Chili; F. Werner.
Werner (1896) ne signale pas le nombre de B. pliciferus rapportés par le Dr Müller mais
le Muséum de Paris en a reçu un dans un échange avec le Musée de Berlin, deux ans après la
description de l’espèce. Comme il n’y a pas de désignation d’holotype et de paratypes dans la
description originale, nous devons considérer le spécimen du Muséum de Paris comme un des
syntypes et non comme un paratype comme l’écrit Guibé (1950). Selon Nieden (1923) et
Gorham (1966), cette espèce est synonyme de Borborocoetes grayi Bell, 1843, considéré
maintenant comme un synonyme d 'Eupsophus roseus Dum. et Bibr. Selon notre examen,
l’exemplaire 1898-338 est un E. roseus et non un Alsodes nodosus comme l’indique Cei (1962 et
1980) parce qu’il présente un tympan bien visible et son sternum n’est pas échancré. La
localité-type a été désignée par Werner (1896).
Statut du syntype 1898-338 : Eupsophus roseus Duméril et Bibron, 1841.
116
3. Borborocoetes taeniatus var. albovittata Werner, 1896. Verli. Zool.-Bot. G es. Wien, 46 :
359.
MNHNP 1897-130 : syntype. Frutillar (localité-type). Chili; A. Müller.
4. Borborocoetes taeniatus var. bilineata Werner, 1896. Idem, 46 : 359.
MNHNP 1897-127 : syntype; idem.
5. Borborocoetes taeniatus var. intermedia Werner, 1896. Idem, 46 : 360.
MNHNP 1897-126 : syntype; idem.
6. Borborocoetes taeniatus var. modesta Werner, 1896. Idem, 46 : 360.
MNHNP 1897-128 : syntype; idem.
7. Borborocoetes taeniatus var. ornata Werner, 1896. Idem. 46 : 360.
MNHNP 1897-125 : syntype; idem.
8. Borborocoetes taeniatus var. rufodorsata Werner, 1896. Idem, 46 : 359.
MNHNP 1897-129 : syntype; idem.
Ces spécimens donnés par A. Müller au Muséum de Paris en 1897, à la suite d'un
échange, font partie du matériel qui a servi à la description des sous-espèces de Borboroeoetes
taeniatus par Werner (1896). Ils n'ont pas été mentionnés par Guibé (1950). Ces sous-espèces
ne sont pas reconnues mais on admet que l'espèce est très polymorphique (Sallaberry et al.,
1981).
La localité-type de toutes ces espèces a été désignée par Werner (1896).
Statut : Batrachyla taeniata (Girard, 1854).
9. Cycloramphus marmoratus Duméril et Bibron, 1841. Erpétologie générale, 8 : 455.
MNHNP 4534, 4535 (têtard), 4536 et 4536a : syntypes; Guasacona, Chili, pour Guasacoma au
Pérou (localité-type); Pentland.
Duméril et Bibron (1841) disent expressément que le matériel utilisé pour la description
de Cycloramphus marmoratus a été découvert par M. Pentland à « Guasacona » (= Guasa-
— 117 —
coma), qu’ils situent à tort au Chili alors que c’est un village du Pérou comme l'a fait
remarquer Schmidt (1954). Le Muséum de Paris possède trois spécimens et un têtard récoltés
par Pentland à Guasacoma mais il y en a eu un de plus, selon les anciens catalogues, celui
dont les dimensions sont citées dans la description. Guibé (1950) a mentionné les mêmes
spécimens dans son catalogue de types.
L’espèce, décrite du Pérou, est présente dans la région des Hautes-Andes de Tarapaca au
Chili.
Statut : Telmatobius marmoratus (Duméril et Bibron, 1841).
10. Cystignathus roseus Duméril et Bibron, 1841. Erpétologie générale, 8 : 414.
MNHNP 762 et 762a : syntypes; Chili; Cl. Gay.
Duméril et Bibron (1841) ne signalent pas le nombre de spécimens rapportés par Gay et
décrits par eux. Les anciens catalogues du Muséum n’en mentionnent toujours que deux.
Duméril et Bibron (1841) n’ont pas observé de spécimens d’autres collections. Guibé (1950) a
répertorié ce matériel-type. Cystignathus roseus est l’espèce-type du genre Eupsophus Fitzinger,
1843.
Duméril et Bibron (1841) désignent le « Chili » comme la patrie de C. roseus mais
l’espèce n'y est pas distribuée partout, elle n’y occupe que la région de la forêt à Nothofagus
dans le sud du pays. Selon toute vraisemblance, Gay a récolté les spécimens-types aux environs
de Valdivia. En conséquence, nous restreignons la localité-type à cette région.
Statut : Eupsophus roseus (Duméril et Bibron, 1841).
11. Cystignathus nodosus Duméril et Bibron, 1841. Erpétologie générale, 8 : 413.
MNHNP 763 et 763a : syntypes; Valparaiso (localité-type), Chili; Eydoux.
Duméril et Bibron (1841) disent expressément : « les deux individus que renferme notre
collection ont été rapportés de Valparaiso par M. Eydoux ». Guibé (1950) cite les deux
syntypes mais il affirme qu’EYDOUX les a récoltés entre 1830-1831 alors qu’EYDOUX n’a visité
Valparaiso qu’en 1836 au cours du voyage de circumnavigation de la corvette « La Bonite »
(Eydoux et Souleyet, 1841).
Statut : Alsodes nodosus (Duméril et Bibron, 1841).
12. Pleurodema bibroni Tschudi, 1838. Class. Batr. ; 85.
MNHNP 4501 : syntype; « Buenos Ayres »; d’Orbigny.
Tschudi (1838 : 48) écrit que plusieurs exemplaires rapportés de Montevideo à Paris par
d’Orbigny lui ont servi pour décrire son genre Pleurodema et l’espèce P. bibroni. La localité-
— 118 —
type est donc Montevideo. Le seul Pleurodema de la région de La Plata, récolté par d'Orbigny
et encore dans les collections du Muséum de Paris, est le spécimen n° 4501. Il est écrit dans les
catalogues qu'il a été récolté par d’Orbigny à « Buenos-Ayres ». Nous pensons que Buenos-
Aires se rapporte au port d’expédition du matériel de d’Orbigny et non à la localité de récolte,
expressément mentionnée par Tschudi (1838) comme étant Montevideo. D’ailleurs, aucun
Pleurodema ne vit dans la région de Buenos-Aires en Argentine (Duellman et Veloso, 1977;
Cei, 1980) mais le taxon bibroni est présent autour de Montevideo en Uruguay. De plus, un
autre spécimen du Muséum de Paris, inscrit également comme récolté par d’Orbigny à
« Buenos-Ayres », est effectivement originaire de Montevideo selon d’Orbigny lui-même
(1847) : il s’agit du spécimen 4512, le Leiuperus marmoratus Duméril et Bibron figuré sur la
planche XIII de la partie Reptiles du Voyage dans l'Amérique méridionale.
Tschudi (1838) a considéré Bombinator ocellatus comme synonyme de son P. bibroni
selon un ou des exemplaires du Musée de Leydes ayant cette dénomination. Hoogmoed (in
Frost, 1985) a retrouvé le B. ocellatus dans le Musée de Leydes (RMNH 2277) et le considère
comme un syntype de P. bibroni Tschudi. Cependant, cet exemplaire, originaire de Valparaiso
au Chili, n’est pas un vrai Pleurodema bibroni , comme l'admet Hoogmoed lui-même, mais un
Pleurodema thaul , si on suit la révision de Donoso-Barros (1969). Nous ne discuterons pas ici
s’il est légitime ou non de désigner comme syntype le matériel d’un taxon cité seulement
comme synonyme de l’espèce décrite, mais, suivant le souhait de Hoogmoed, nous désignons
comme lectotype de Pleurodema bibroni Tschudi, 1838, le spécimen MNHNP 4501. Bibroni
dans le binôme Pleurodema bibroni Tschudi, 1838, est l’espèce-type par monotypie du genre
Pleurodema Tschudi, 1838. Le type de P. bibroni Tschudi n’a pas été répertorié par Guibé
(1950).
Le matériel utilisé par Duméril et Bibron (1841) pour décrire leur Pleurodema bibroni n’a
été récolté qu’au Chili par Gay, Gaudichaud et Eydoux. A aucun moment, ils ne font
allusion aux exemplaires récoltés par d’Orbigny à Montevideo. Pleurodema bibroni au sens de
Duméril et Bibron (1841) est un taxon du Chili désigné actuellement sous le nom de
Pleurodema thaul selon Donoso-Barros (1969) et Frost (1985).
Statut : Pleurodema bibroni Tschudi, 1838.
13 a. Peltocephalus quoyi Tschudi, 1838. Classif. Batr. : 81.
13 b. Calyptocephalus gayi Duméril et Bibron, 1841. Erpétologie générale, 8 : 750.
MNHNP 609. 4333, 4333a : syntypes; Chili; Gay.
Duméril et Bibron (1841) écrivent que le matériel utilisé pour la description de
Calyptocephalus gayi a été envoyé au Muséum de Paris par Gay. Ils déclarent avoir « sous les
yeux » (p. 251) les trois exemplaires qu’ils distinguent quand ils décrivent le genre et l’espèce.
Les catalogues du Muséum répertorient quatre spécimens rapportés par Gay, trois dans
l’alcool et un naturalisé, apparemment perdu aujourd’hui. Nous pouvons affirmer que les
quatre spécimens de Gay sont les syntypes de Calyptocephalus gayi. Ces mêmes spécimens ont
— 119 —
été examinés par Tschudi (1838), lors de son séjour au Muséum de Paris, qui les nomme
Peltocephalus quoyi, tout en attribuant la paternité de ce nom à Bibron. Duméril et Bibron
(1841) ont clairement corrigé cette erreur : « M. Tschudi, par erreur sans doute, a cité cette
espèce comme portant le nom de Peltocephalus quoyi , dans notre musée national, elle n’y a
jamais été nommée que Calyptocephalus gayi ». Guibé (1950) a omis de citer les syntypes de
ces deux taxons dans son catalogue. Selon la règle de la priorité et le Code de Nomenclature
zoologique international,'' Calyptocephalus gayi Duméril et Bibron, 1841, est un synonyme
objectif plus récent de Peltocephalus quoyi Tschudi, 1838.
Les deux taxons quoyi et gayi sont respectivement, par monotypie, les espèces-types de
Peltocephalus Tschudi, 1838, et Calyptocephalus Duméril et Bibron, 1841. Cependant,
Peltocephalus Tschudi, 1838, est préoccupé par Peltocephalus Duméril et Bibron, 1835, un
genre de Tortue de l'Amérique, du Sud, et Calyptocephalus l’est par Calyptocephalus Gray,
1832, un genre de Coléoptère.
En conséquence, nous pouvons déclarer dans le souci de ne pas multiplier les noms, que
Calyptocephalella Strand, 1926, qui est le nom de remplacement de Calyptocephalus Duméril et
Bibron, 1841, l’est également pour Peltocephalus Tschudi, 1838, et le taxon décrit par Tschudi
doit s’écrire Calyptocephalella quoyi. Selon Donoso-Barros et Cei (1962) et surtout Myers
(1962), Calyptocephalella gayi (= quoyi) est un synonyme subjectif plus récent de Caucliverbera
caudiverbera (Linné, 1758).
Statut : Caudiverbera caudiverbera (Linné, 1758).
Famille des Rhinodermatidae
14. Rhinoderma darwinii Duméril et Bibron, 1841. Erpétologie générale, 8 : 659.
MNHNP 4911 : holotype par monotypie; Chili; Ch. Darwin.
Duméril et Bibron (1841) écrivent qu’on doit la découverte de cette espèce à M. Darwin,
qui, vraisemblablement, a récolté six spécimens dans la forêt de Valdivia (Bell, 1843), où elle
est commune.
Cinq de ces exemplaires sont toujours au British Museum et le sixième a été donné au
Muséum national d’Histoire naturelle de Paris pour que sa description figure dans
l’Erpétologie générale de Duméril et Bibron (1841). Le spécimen décrit par ces auteurs
correspond bien à l’holotype. Guibé (1950) écrit que cet exemplaire 4911 est le génotype de
Rhinoderma ; l’expression est malheureuse, même le terme de générotype n’est pas reconnu par
le Code de Nomenclature zoologique. Le spécimen 4911 n’est que l’holotype de R. darwinii qui
est aussi, par monotypie, l’espèce-type du genre Rhinoderma Duméril et Bibron, 1841.
Statut : Rhinoderma darwinii Duméril et Bibron, 1841. '
Discussion et Conclusion
Nous n’avons pas inséré dans ce catalogue critique les spécimens qui ont servi à Lesson
(1830) pour la description de son Bufo thaul et de son Bufo arunco parce que ces noms sont
— 120
préoccupés et se rapportent respectivement à Rcma tliaul Schneider, 1799 (= Ranu luteci
Molina, 1782) et à Rcma arunco Molina, 1782.
Le Leiuperus marmoratus Duméril et Bibron, 1841, décrit dans l’Erpétologie générale est
préoccupé par Leiuperus marmoratus Duméril et Bibron, 1840, selon la planche 15, figure 1 à 4
de la partie Reptiles du Voyage dans l’Amérique méridionale de d’Orbigny (Lescure, à
paraître). La figure représente le spécimen n° 4512 de la collection du Muséum de Paris, qui
n'appartient pas à une espèce du Chili mais à un taxon du Rio de La Plata.
Tableau I. Liste des types avec les mesures des exemplaires (en mm).
Numéro
L.C.
L.T.
La.T
L.f.
L.t.
L.p.
Borhorocoetes pliaférus
1898-338
29.0
9,4
10,5
12.1
15,4
21,5
Borborocoetes taeniatus
var. cilbovittcita
1897-130
30,0
10,4
8,9
13,1
15,5
26,5
» bilineata
1897-127
31,4
10,5
9,3
12,8
15.4
24,7
» intermedia
1897-126
32,6
11.7
11.4
16.4
17,6
29,8
» modesta
1897-128
29,9
10,4
9,5
13,9
15.6
25.5
» ornata
1897-125
31,9
10,7
9,8
13,3
16,6
25,8
» rufodorsata
1897-129
35,2
12,2
11,7
16,7
17,8
29,4
Bufo chilensis
4932
49,7
15,0
18,5
18,3
17,8
29,0
4933
69,7
20,0
27,1
29,5
28,7
47,7
4934
83,5
22,2
27.2
31,4
29,8
51.4
4935
88,4
23,7
30,0
33.3
31.2
56,2
4935a
78,9
23,3
28,4
31,7
30,2
53,0
Ccilyptocepludus gayi
609
154,0
47,2
62,1
64,4
60,6
105,0
( Peltoceplialus quoyi)
4333
140.4
45,2
61,0
55,4
53,0
96,7
4333a
50.4
17,8
23,0
17.7
17,5
32,0
Cystignathus nodosus
763
42,0
14,3
15.4
18,1
20,5
30,8
763a
25,0
9,1
8,8
8.9
11,5
16.4
Cystignathus roseus
762
47,0
14,9
15,9
20,1
22,7
33,9
762a
35.8
14,0
12,9
16,0
19*0
27,0
Cycloramphus marmoratus
4534
37,4
12,3
12,9
14,5
14,5
22,8
4536
48.1
15,0
16,5
19.0
18,0
31,6
4536a
51.4
16,0
17.0
20,6
19,5
33,1
Pleurodema bibroni
4501
26.5
9,7
8.5
11,7
12.0
43,0
Rhinoderma daruinii
4911
30.0
10,5
7,8
12,9
14.3
18,6
Légende : Longueur du corps (L.C.). longueur de la tête (L.T.), largeur de la tête (La.T), longueur du fémur
(L.f.), longueur du tibia (L.t.) et longueur du pied (L.p.).
Remerciements
J. C. Ortiz remercie vivement M. le Pr. E. R. Brygoo pour son hospitalité dans le laboratoire ainsi
que l'aide reçue lors de son séjour au Muséum en 1988. Nous le remercions pour ses avis et la lecture de ce
catalogue.
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Le Bulletin du 2 e trimestre de l’année 1989 a été diffusé le 21 octobre 1989.
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T. 124 — Paullan (Renaud). — Révision des Cératocanthides (Coleoptera, Scarabaeoidea) d’Amérique du Sud.
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