/SS/V 0181-0626
BULLETIN
du MUSÉUM NATIONAL
d’HISTOIRE NATURELLE
PUBLICATION TRIMESTRIELLE
SECTION A
zoologie
biologie et écologie
animales
4^ SÉRIE T. 12 1990 3-4 Supplément
Juillet-Septembre/Octobre-Décembre 1990
BULLETIN DU MUSEUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
57, rue Cuvier, 75005 Paris
Directeur ; Professeur Ph. Taquet
Section A : ZOOLOGIE
Directeur : Pr J. Fabriès.
Rédactrice : P. Dupérier.
Comité scientifique ; R. C. Anderson (Guelph), M. L. Bauchot (Paris),
E. R. Brygoo (Paris), J. Carayon (Paris), A. Chabaud (Paris), A. M. Clark
(London), Y. Coineau (Paris), B. Collette (Washington), J. Daget (Paris),
J. Dorst (Paris), C. Dupuis (Paris), N. Halle (Paris), C. Heip (Gent),
R. Killick- Kendrick (Ascot), Y. Laissus (Paris), R. Laurent (Tucuman),
C. LÉvi (Paris), H. W. Levi (Cambridge, USA), C. Monniot (Paris),
G. Pasteur (Montpellier), R. Paulian (Ste Foy-la-Grande), P. Pesson (Paris),
J. Vacelet (Marseille), M. Vachon (Paris), A. Waren (Stockholm), P. White-
head (London).
Un Comité de lecture examine tous les manuscrits reçus et nomme des rappor¬
teurs.
Fondé en 1895, le Bulletin du Muséum d’Histoire naturelle est devenu à partir de 1907 :
Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle. Des travaux originaux relatifs aux diverses
disciplines scientifiques représentées au Muséum y sont publiés. Il s’agit essentiellement
d’études de Systématique portant sur les collections conservées dans ses laboratoires, mais
la revue est également ouverte, depuis 1970 surtout, à des articles portant sur d’autres
aspects de la Science : biologie, écologie, etc.
La 7" série (années 1895 à 1928) comprend un tome par an (t. 1 à 34), divisé chacun en
fascicules regroupant divers articles.
La 2' série (années 1929 à 1970) a la même présentation : un tome (t. 1 à 42), six fasci¬
cules par an.
La 3‘ série (années 1971 à 1978) est également bimestrielle. Le Bulletin est alors divisé
en cinq Sections et les articles paraissent par fascicules séparés (sauf pour l’année 1978
où ils ont été regroupés par fascicules bimestriels). Durant ces années chaque fascicule est
numéroté à la suite (n°* 1 à 522), ainsi qu’à l’intérieur de chaque Section, soit : Zoologie,
n°* 1 à 356 ; Sciences de la Terre, n°® 1 à 70 ; Botanique, n°® 1 à 35 ; Écologie générale,
n°* 1 à 42 ; Sciences physico-chimiques, n°' 1 à 19.
La série débute avec l’année 1979. Le Bulletin est divisé en trois Sections : A : Zoolo¬
gie, biologie et écologie animales ; B : Botanique, biologie et écologie végétales, phyto¬
chimie (fusionnée à partir de 1981 avec la revue Adansonia) ; C : Sciences de la Terre, paléon¬
tologie, géologie, minéralogie. La revue est trimestrielle ; les articles sont regroupés en
quatre numéros par an pour chacune des Sections ; un tome annuel réunit les trois Sec¬
tions.
S’adresser :
— pour les échanges, à la Bibliothèque centrale du Muséum national d’Histoire naturelle,
38, rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75005 Paris, tél. 40-79-36-41.
— pour les abonnements et achats au numéro, au Service de vente des Publications du
Muséum, 38, rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75005 Paris, tél. 40-79-37-01. C.C.P. Paris
9062-62.
— pour tout ce qui concerne la rédaction, au Secrétariat du Bulletin, 57, rue Cuvier,
75005 Paris, tél. 40-79-34-38.
Abonnements pour l’année 1990 (Prix h.t.)
Abonnement général : 1 600 F.
Section A : Zoologie, biologie et écologie animales ; 920 F.
Section B : Botanique, Adansonia : 430 F.
Section C : Science de la Terre, paléontologie, géologie, minéralogie : 430 F.
Numéro d'inscription à la Commission paritaire des publications et agences de presse : 1403 AD
BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
4' série, 12, 1990, section A (Zoologie, Biologie et Écologie animales), n“ 3-4, supplément
SOMMAIRE
E.-R. Brygoo. — Les types d’Amphisbaenidés, Pygopodidés, Xantusiidés (Reptiles,
Sauriens) du Muséum national d’Histoire naturelle. Catalogue critique. 3
— Les types de Gekkonidés (Reptiles, Sauriens) du Muséum national d’Histoire
naturelle. Catalogue critique. 19
— Addenda au « Catalogue des types de Varanidés ». 143
Bull . Mus . nain . Hist , nat ., Paris , 4' sér., 12, 1990,
section A, n° 3-4, supplément : 3-18.
Les types d’Amphisbaenidés, Pygopodidés, Xantusiidés
(Reptiles, Sauriens)
du Muséum national d’Histoire naturelle
Catalogue critique
par Édouard R. Brygoo
Résumé. — La collection du Muséum de Paris comprend des spécimens-types pour un Pygopodidé,
deux Xantusidés et vingt et un Amphisbaenidés. La nomenclature et la typification de ces taxons sont
discutées.
Abstract. — The collection of the Museum of Paris comprises type-specimens of one species of
Pygopodidae, two species of Xantusiidae and twenty-one species of Amphisbaenidae. The nomenclature
and the typification are discussed for these taxa.
E. R. Brygoo, Laboratoire de Zoologie (Reptiles et Amphibiens), Muséum national d ’ Histoire naturelle,
25, rue Cuvier, 75231 Paris Cedex 05, France.
Les collections nationales de Paris, pauvres en types de Pygopodidés et de Xantusiidés
puisqu’elles ne comprennent pour ces deux familles que trois séries-types correspondant à des
binômes reconnus comme valides, un holotype, un lectotype et une série de syntypes, sont plus
riches en types d’Amphisbaenidés.
Le présent récolement retient vingt-cinq noms spécifiques ou subspécifiques dont vingt et
un sont représentés par du matériel-type ; onze holotypes, quatre lectotypes, cinq séries de
syntypes et un paratype. Quatorze correspondent à des taxons reconnus comme valides par les
derniers réviseurs. Les plus anciens types correspondant à des espèces valides sont dus à
Cuvier (1829), Müller (1832) et Bell (1833).
Le catalogue de Guibé (1954) signalait quatorze séries-types; deux sont entrées en
collections depuis sa publication. La présente révision a permis de déceler cinq séries-types
précédemment omises.
Présentation
Nous avons adopté sensiblement la même présentation que pour les précédents catalogues de types
(cf. Brygoo, 1989).
Les taxons sont classés par ordre alphabétique des noms d’espèces et de sous-espèces, tous genres
confondus, à l’intérieur de la famille.
— 4 —
Après le nom original complet, avec sa référence bibliographique, viennent les renseignements sur le
matériel-type. Les anciens numéros d’enregistrement, et éventuellement de rangement, sont indiqués entre
parenthèses après les numéros actuels. La longueur totale actuelle du spécimen est donnée en millimètres,
avec, entre parenthèses, celle de la queue; un point d’interrogation indique que la queue n’est pas
complète ou qu’elle est manifestement régénérée. Le numéro du bocal de rangement du spécimen est
indiqué en caractères italiques.
Les citations qui suivent ces indications chiffrées concernant les types sont habituellement extraites de
la description originale. Pour éviter toute confusion les initiales des noms des auteurs sont rappelées entre
parenthèses.
Abréviations : MHNP = Muséum d’Histoire naturelle de Paris, devenu, au début du siècle. Muséum
national d’Histoire naturelle; BM = British Museum (Natural History).
Pygopodidés
Bipes lepidopodus Lacépède, 1804. Annls Mus. nat. Hist, nat., 4 ; 193-194, 209, pi. 55,
fig. 1.
Lectotype (Guibé, 1954) : MHNP 7154 (3114), 458 (311?)mm; Py 1 Nouvelle Hollande
(Australie); Péron et Lesueur.
« C’est à cause de ces écailles disposées autour du pied, que je donne au bipède de la
Nouvelle Hollande le nom de lépidopode. Dans un des six individus que j’ai examinés... » (L.)
470 (320) mm.
Merrem (1820 : 77) transféra l’espèce dans un genre Pygopus dont elle devenait, par
monotypie, l’espèce-type. Le binôme ainsi constitué n’a plus été discuté après que la
proposition de Duméril et Bibron (1839 : 828) de lui substituer un Hysteropus novae
Hollandiae eut été rejetée : Wermuth (1965 : 192), Cogger (1983 : 215), Cogger et coll.
(1983 : 107).
Boulenger (1885 : 210) avait altéré le nom en P. lepidopus mais sans être suivi.
Alors que Duméril et Bibron (1839) signalaient encore l’existence dans les collections de
Paris de plusieurs exemplaires recueillis par Péron et Lesueur, C. et A. Duméril (1851 : 192)
n’en mentionnent plus qu’un dont Guibé (1954 : 23, n° 98) fait un « holotype » désignant ainsi
le lectotype ; Cogger et coll. (l.c.) le citent comme holotype.
= Pygopus lepidopodus (Lacépède, 1804).
Xantusiidés
Lepidophyma flavimaculatus A. Duméril, 1851. In C. et A. Duméril, Catal. méth. collect.
Rept. ; 138-139; et Rev. Magasin Zool., 1852, (9) : 409-414, pl. XVII.
Holotype (par monotypie) : MHNP 782 (2530), 235 (138)mm; Xa II.
— 5 —
«L. taches jaunes... La teinte générale des parties supérieures est un brun-foncé relevé... de
taches assez nombreuses, d’un jaune blanchâtre... Province du Peten (Amér. centrale) :
M. Morelet L Type-Unique. » (D.) 233 (140)mm.
En 1852, A. Duméril corrige le nom en flavi-maculatum.
Par monotypie ce taxon est l’espèce-type du genre Lepidophyma A. Duméril, 1851 (de
lepis, écaille, et de phyma, verrue, tubercule : écailles tuberculeuses).
Bocourt (1874, pl. XX F, fig. 2 et 2a à 2g) a refiguré l’holotype, sous son nom correct,
nom qu’il a ultérieurement (1878 : 306) altéré en flavomaculatum.
Boulenger (1885 : 226) utilise flavomaculatum. Smith et Taylor (1950 : 152) rétablissent
l’orthographe correcte et restreignent la terre typica à « Rio de la Pasion », province de Peten,
Guatemala.
Wermuth (1965 : 195) admet huit sous-espèces en dehors de la nominative. Guibé (1954 :
58, n“ 58, flavomaculatum).
= Lepidophyma flavimaculatum flavimaculatum A. Duméril, 1851.
Lepidophyma Smithii Bocourt, 1876. J. ZooL, 5 : 402-403; et Miss, scient. Mexique, 1878,
Rept. 3 : 309-312, pl. XX F fig. 3 et 3a,pl. XX G fig. 2 et 2a à 2c.
Syntypes : MHNP 4968 (1868.16, 1327, 2530a), 146 (84)mm; 4968 A, 170 (112)mm; Xa 1212;
Commission scientifique. MHNP 1876.95 (2530c), 214 (110?)mm; Xa 12. MHNP 4323 (1875.22, 2730b),
156 (94)mm; 4323A, 165 (lOO)mm; 4323B, 126 (lOO)mm; XaUjl; Sumichrast.
« Le Muséum possède six exemplaires de cette nouvelle espèce : quatre sont dus à
M. F. Sumichrast et proviennent de Tehuantepec (Mexique). Les deux autres, originaires du
versant occidental du Guatemala, ont été recueillis par la Commission scientifique. » (B.) 215
(109) mm.
Le dédicataire n’est pas indiqué mais il s’agit selon toute vraisemblance de Sir A. Smith
auteur du binôme Poriodogaster grayii.
Boulenger (1885 : 326) place le binôme dans la synonymie de Lepidophyma flavomacula¬
tum A. Duméril, 1851.
Smith (1942 : 280) considère L. smithii comme une espèce valide et lui décrit même deux
sous-espèces nouvelles qui sont reprises par Smith et Taylor (1950 : 152). A cette occasion ils
écrivent, en note, « On the basis of the figures given of the types. Smith believes they represent
a population characteristic of Chiapas and Guatemala, and not of the region of Tehuantepec
city ». Ils attribuent les six cotypes à la Commission scientifique, et proposent de restreindre la
terra typica à Mazatenango, Guatemala.
Walker (1955 : 5) replaça smithii au rang de sous-espèce, ce qui fut accepté par Savage
(1963 ; 32), Wermuth (1965 : 196), Smith (1973 : 111).
Guibé (1954 : 58, n° 289 = flavomaculatum) signale le mauvais état des deux spécimens
MHNP 4968. Après examen des spécimens, R. L. Bezy a, en mai 1971, sélectionné, sur fiche,
comme « holotype », le MHNP 1976.95.
= Lepidophyma flavimaculatum smithii Bocourt, 1876.
1. Arthur Morelet,
— 6 —
Amphisbaenidés
Monopeltis Boveei Mocquard, 1903. Bull. Mus. Hist, nat., Paris, 9 : 211-212.
Syntypes : MHNP 1902.421 (2654al), 382 (12?)mm; MHNP 1902.422, 218 (17)mm; Am 101.
« Deux spécimens, dont l’un encore jeune, provenant de Fernand Vaz (Congo français) et
recueillis par M. Bovée. » (M.)
Loveridge (1941 : 418) a placé ce binôme dans la synonymie de Monopeltis galeata, ce
qu’a admis Gans (1967 : 85). Guibé (1954 : 64, n° 325).
= Monopeltis galeata (Hallowell, 1852).
B. canaliculatus Bonnaterre, 1789. Tabl. Encyc. méthod... Erpét. ; 68, pl. 12, fig. 6.
Le nom est fondé sur la description du « Cannelé » de Lacépède (1788 : 613).
Gans (1967 : 77) et après lui H. M. et R. B. Smith (1977 : 34) considèrent comme type
possible de cette espèce le spécimen MHNP 1151 (2611a), Am 20211. Ceci ne peut être retenu
car, selon les registres, ce spécimen n’a été acquis par le Muséum de Paris, de Weber, qu’en
1863. Par contre, l’individu qui servit à Lacépède pour sa description du Cannelé, s’il a bien
appartenu au Cabinet du roi, a lui, une origine parfaitement définie : « Il a été trouvé au
Mexique par M. Velasques, savant espagnol, qui l’a remis, pour nous l’envoyer, à M. Polony,
habile médecin de Saint-Domingue ; et c’est Madame la Vicomtesse de Fontanges, Comman¬
dante de cette isle, qui a bien voulu l’apporter elle-même en France, avec un soin que l’on ne se
serait pas attendu à trouver dans la Beauté, pour un reptile plus propre à l’effrayer qu’à lui
plaire » (Lacépède, 1788 : 613).
Ce spécimen « envoyé, au Cabinet du Roi, dans du tafia » doit être considéré comme
perdu. En effet, Duméril et Bibron (1839 ; 474-475) ne signalent plus qu’un spécimen dans les
collections de Paris, obtenu à Madrid en 1804, ce que confirment C. et A. Duméril (1851 :
147). Bocourt (1878 : 488) ne signale dans les collections de Paris que deux spécimens de cette
espèce; aucun n’a pu être examiné par Lacépède.
La validité de l’espèce n’a pas été remise en cause, mais Merrem (1820 : 161) la transfère
dans le genre Chirotes Cuvier, 1817, dont elle est l’espèce-type, par monotypie, sous le nom de
« Bimane cannelé ». Cette position sera généralement acceptée (Duméril et Bibron, Bocourt,
l.c. ; Boulenger, 1885 : 432) jusqu’à ce que Stejneger (1893 : 157) établisse la priorité sur
Chirotes de trois noms de genres : Bipes Latreille, 1802, Microdipus Hermann, 1804, et
Bimanus Oppel, 1811, qui, tous, ont la même espèce-type. Le nom de genre ne peut être
attribué à Bonnaterre car, dans la description originale, il ne mentionne l’espèce que sous la
forme abrégée B. canaliculatus à côté de laquelle il place d’ailleurs B. sheltopusik. Latreille
reconnut que les deux espèces ne pouvaient appartenir au même genre et conserva Bipes pour
le seul B. canaliculatus qui en devenait ainsi espèce-type par monotypie.
— 7 —
Le taxon semble avoir ainsi trouvé son binôme définitif : Smith et Taylor (1950 : 38),
Gans (1967 : 77), H. M. et R. B. Smith (l.c.).
Smith et Taylor avaient restreint la terra typica à « Mexcala, Guerrero », H. M. et
R. B. Smith l’ont modifiée en « the mouth of the Rio Balsas, Guerrero-Michoacan. »
= Bipes canaliculatus Bonnaterre, 1789.
Amphisbaena capensis Thominot, 1887. Bull. Soc. philomath. Paris, 7' sér., 11 : 188-190.
Holotype (par monotypie) : MHNP 431 (2643 alpha), 158 (19)mm; Am 17.
« Notre sujet vient du lac N’Gami, d’où il a été rapporté par feu le comte de Castelnau,
consul de France au Cap à cette époque, et qui l’a donné au Muséum en 1877. » (T.) 160 mm.
Loveridge (1941 : 327-8) en a fait une sous-espéce de Amphisbaena quadrifrons
(W. C. H. Peters, 1862), ce qu’a admis FitzSimons (1943 ; 377). Gans (1967 : 89) en fait l’une
des deux sous-espéces, en dehors de la nominative, de Zygaspis q. Guibé (1954 : 63, n° 317).
= Zygaspis quadrifrons capensis (Thominot, 1887).
Amphisbaena caeca Cocteau, 1838? non Cuvier, 1829. Hist. ... île de Cuba, pl. 21. fig. + 1
à 4; 1843 ; 195-199.
Syntypes : MHNP 3116 (2636), 202 (14)mm; Tw 160; MHNP 3117 (2637), 248 (28?)mm; 3117A,
269 (18?)mm; Am 160/2; Cuba; Ramon de La Sacra.
« Un des individus de notre collection. ... » (C.) 210 (8) mm.
En note, p. 195, Gabriel Bibron explique pourquoi l’espèce figurée sous le nom de A.
caeca est décrite sous celui de A. punctata Bell.
« La différence... provient de ce que M. Cocteau avait considéré Y Amphisbaena punctata
de Bell, comme étant spécifiquement semblable à VAmphisbaena caeca de Cuvier; c’est une
légère erreur que nous avons fait disparaître du manuscrit de notre ami, en le livrant à
l’impression, mais qui n’a pu être rectifiée sur la susdite planche, dont le tirage se trouvait fait
depuis longtemps ».
Duméril et Bibron (1839 ; 494), Boulenger (1885 : 450) conservent l’espèce de Cocteau
dans la synonymie de celle de Bell.
C. et A. Duméril (1851 : 148) signalent la présence de la série-type dans les collections de
Paris : « Cuba ; M. Ramon de la Sagra. Un des individus a servi de modèle à la figure donnée
par Cocteau, ..., sous le nom d'Amp. caeca ». Guibé (1954) ne traite pas de cette série-type.
Stejneger (1916 ; 85), après avoir montré que A. punctata Bell, 1825, était préoccupé par
A. punctata Wied, 1825, proposa comme nom de remplacement Cadea blanoides, ce qui fut
accepté : Gans et Alexander (1962 : 136), Gans (1967 : 78-79); ces auteurs ne citent pas le
binôme de Cocteau.
= Cadea blanoides Stejneger, 1916.
— 8 —
Amphisbaena caeca Cuvier, 1829. Le Règne animal, 2' édit., 2 : 73.
Lectotype (Cans et Alexander, 1962) : MHNP 550 (2634), 238 (22)mm; Am 312.
Paralectotypes : MHNP 3114 (2632), 178 (17)mm; Am 3/1; MHNP 3115 (2633), 210?mm,
mauvais état ; Am 3.
« Il y en a une à la Martinique, entièrement aveugle (Amphisboena coeca, Cuv.). » (C.)
La présence des types dans les collections de Paris et leur origine est d’abord signalée par
Duméril et Bibron (1839 : 494) : « Ces trois échantillons proviennent d’un envoi fait de la
Martinique à notre établissement par M. Plée », puis par C. et A. Duméril (1851 : 148) :
« Martinique : Plée, Types de VA. caeca Cuvier », et confirmée par Guibé (1954 : 63, n° 314).
Gans et Alexander (1962 : 123) désignent comme lectotype le MHNP 550. Stejneger
(1904 : 675) avait montré que la terra typica était erronée et qu’il s’agissait en fait de Porto
Rico.
La validité de l’espèce n’a pas été mise en cause, elle est, par désignation originale,
devenue espèce-type du sous-genre Typhloblanus du genre Amphisbaena pour Fitzinger
(1843 : 22) et du genre Sarea pour Gray (1844 : 71).
Agamodon compressum Mocquard, 1888. Mém. Soc. philomath. Paris, Centenaire : 121-122,
pl. XI, fig. 2, 2 a à c.
Holotype (par monotypie) : MHNP 1884.690 (2610mu), 101 (12)mm; Am 142; Çomalis; Revoil.
« Cette nouvelle espèce n’est représentée que par un seul spécimen venant des Çomalis, et
dont la longueur totale est de 103 mm, celle de la queue étant de 12 mm, 5 » (M.).
La validité de l’espèce est confirmée par Loveridge (1941 : 367), Gans et Pandit (1965 :
78), puis par Gans (1967 : 67). Guibé (1954 ; 65, n“ 328).
= Agamodon compressas Mocquard, 1888.
Cephalopeltis Cuvieri J. Millier, 1832. Z. Physiol. F. Tiedem., 4 : 256-257, pl. 22 fig. 5 abc.
Lectotype (Gans, 1971) : MHNP 3125 (2650); Am 65; Brésil; Gallot.
« Um den auffallenden Unterschied unserer neuen Gattung von Lepidosternon zu zeigen,
habe ich Taf XXII fig. 4 den Kopf von Lepidosternon microcephalus und Fig. 5 a b c den
Kopf der neuen Gattung abbilden lassen nach Exemplaren des Pariser Museums. Ich neme die
neue Gattung Cephalopeltis (Kopfschild) die Art kann Cephalopeltis Cuvierii heissen. » (M.)
Par monotypie le taxon est espèce-type du genre.
Duméril et Bibron (1839 : 509) placèrent ce binôme dans la synonymie à'Amphisbaena
scutigera Hemprich, 1829 (non 1820, nomen nudum), ce qui n’a pas été remis en cause depuis :
Gray (1865 : 454), Boulenger (1885 : 469), Gans (1967 ; 83; 1971 : 457).
— 9 —
Cans, après avoir (1967) considéré le MHNP 3125 comme l’holotype possible, en a fait
(1971) le lectotype. Guibé (1954) ne traite pas de ce spécimen.
= Leposternon scutigerum (Hemprich, 1829).
Amphisbaena Darwinii Duméril et Bibron, 1839. Erpét. génér., 5 : 490-492.
Holotype (par monotypie) (paralectotype sensu Gans, 1966) ; MHNP 3107 (2629), 200? (10?)mm;
très mauvais état (sans tête) ; Am 4 ; Montevideo ; d’Orbigny.
Lectotype (Gans, 1966): MHNP 3112 (2630), 282 (40)mm; Am 415', Montevideo; Darwin.
Paralectotype (Gans, 1966) : MHNP 3113 (2631), 214? (34)mm; sans tête; Am 416', Montevideo :
Darwin.
« L’Amphisbène de Darwin... a été envoyée de Montevideo au Muséum d’Histoire
naturelle par M. d’Orbigny. Nous en avons observé plusieurs exemplaires dans la collection de
M. Darwin, qui les avait recueillis dans le même pays. » 305 (43) mm. (D.B.).
La validité du taxon n’a pas été remise en cause ; Gray (1844 : 71 ; 1865 : 448), Strauch
(1881 : 403), Boulenger (1885 ; 442), Gans (1966 : 234; 1967 : 69). Gans (1966) reconnaît
deux sous-espèces en dehors de la nominative.
Gans (1966 : 231) a estimé qu’il était en droit de désigner un lectotype, se basant sans
doute sur le fait que pour lui le texte de la description originale n’était pas assez précis en ce
qui concerne la composition de la série-type. Il n’a pas tenu compte de ce que C. et
A. Duméril (1851 : 148) écrivaient : « Monte-Video : M. d’Orbigny, type. Id. ; Darwin », ce
qui pour les auteurs signifiait qu’il n’y avait qu’un seul type, celui de d’Orbigny. C’est
légitimement que Guibé (1954 ; 63, n“ 315) fait de ce spécimen un holotype. La précarité de
son état ne change rien à l’affaire. La sélection d’un lectotype dans ces eonditions nous semble
devoir être remise en cause.
= Amphisbaena darwinii Duméril et Bibron, 1839.
Lepidosternon Dumerilii Strauch, 1881. Bull. Acad. imp. Sci., St Petersbourg, 11 : 467-468.
Syntypes : MHNP 5358 (2654), 361 (32)mm; 5358 A, 309 (27)mm; 5358 B, 370 (32)mm;
Am I0II4', Gabon; Aubry-Lecomte.
Ces spécimens avaient été considérés par A. Duméril (1856 ; 423) comme appartenant à
l’espèce Phractogonus galeatus Hallowell, 1852 (cf. cet article).
Strauch (1881 : 467) en fera les représentants d’une espèce nouvelle.
Boulenger (1885 : 457) admet la validité de l’espèce mais la place dans le genre
Monopeltis', Loveridge (1941 : 417) met le binôme dans la synonymie de Monopeltis galeata,
ce qui a été admis par les auteurs ultérieurs, dont Gans (1967 : 85). Ce dernier donne des
références inexactes pour les numéros des syntypes. Guibé (1954) ne traite pas de cette série-
type.
= Monopeltis galeata (Hallowell, 1852).
— 10 —
Amphisbaena elegans Gervais, 1835. Bull. Sci. nat. France : 113; et 1837, Mag. Zool. Gué-
rin-Méneville, classe III, pi. 10, p. 1-6.
Lectotype (Guibe, 1954) : MHNP 3083, 240 (18)mm; Am 181; Tanger; Eydoux.
«... a été trouvé à Alger et à Tanger. » (G.)
« ... que nous avons nommé à cause de l’élégance de ses couleurs ». (G., 1837)
La présence du spécimen dans les collections de Paris est signalée par Duméril et Bibron
(1839 : 472) : « Nous en possédons un grand et bel exemplaire, recueilli à Tanger par
M. Eydoux, ... On doit à M. Gervais une description exacte et une excellente figure de l’espèce
du présent article, faites l’une et l’autre d’après l’individu même que tout à l’heure nous disions
tenir de la générosité de M. F. Eydoux. Mais c’est avec le nom d’Amphiboena elegans que
furent publiées cette description et cette figure... ».
Cette présence est confirmée par C. et A. Duméril (1851 : 147) et par Guibé (1954 ; 64,
n® 324). Ce dernier en fait un « holotype ». Gans et Pasteur (1962 : 10) en faisant du MHNP
3083 le lectotype du taxon ne font que confirmer cette désignation qu’ils ignoraient peut-être.
Les autres spécimens signalés dans la description originale, envoyés d’Alger par
M. Bravet, s’ils ont jamais appartenu aux collections du Muséum de Paris, n’y figuraient déjà
plus en 1851.
Duméril et Bibron plaçaient A. elegans dans la synonymie de Trogonophis wiegmanni
Kaup, 1830, ce qui fut longtemps admis : Strauch (1881 : 373), Boulenger (1885 : 470),
Guibé (l.c.). Pasteur et Bons (1960 : 78-79) ayant reconnu l’existence d’une sous-espèce
marocaine de T. wiegmanni lui attribuèrent le nom choisi par Werner en 1931, T. w.
maroccana, sans tenir compte du fait que Loveridge (1941 : 363) avait considéré maroccana
comme synonyme d’elegans. A cette occasion, ils attribuèrent Alger comme terra typica
restricta pour l’espèce de Gervais. Reprenant cette question en 1962, Gans et Pasteur
admirent que la sous-espèce marocaine devait avoir pour nom elegans et corrigèrent
implicitement la terra typica restricta en Tanger. Gans (1967 : 67) confirme la valeur de la
sous-espèce.
= Trogonophis wiegmanni elegans (Gervais, 1835).
Monopeltis Ellenbergeri Angel, 1920. Bull. Mus. nain. Hist, nat., Paris, 26 (7) ; 615-616,
fig. 1 et 2.
Syntypes : MHNP 1920.78 (2653nu), 390 (82?)mm; 1920.79, 217 (35?)mm; 1920.80, 422 (78?)mm;
Am 121; du district de Lealui, Haut-Zambèze; par M. Ellenberger.
Loveridge (1941 : 433) accepte la validité du taxon mais transfère l’espèce dans le genre
Dalophia en soulignant que seuls les types sont connus ce qu’admet Guibé (1954 : 65, n“ 327);
FitzSimons (1943 : 388) en fait un synonyme de Monopeltis granti colobura Boulenger, 1910.
Laurent (1964 : 88) revalide l’espèce et la place dans son nouveau genre Tomuropeltis, ce
qu’accepte Gans (1967 : 87) qui indique que l’espèce n’est encore connue que par le matériel-
type. Le Muséum de Paris possède un autre spécimen identifié sous ce nom, le MHNP
1973.1275, Am 12111, récolté par M^"' Saucon au Barotseland, Rhodésie.
= Tomuropeltis ellenbergeri (Angel, 1920).
— 11 —
Phractogonus galeatus A. Duméril, 1856 non Hallowell, 1852. Rev. Magasin Zool., 2' sér.,
8 : 423-424; et Archs Mus. Hist, not., Paris, 10 : 183-184.
« Le Phractogone... L’espèce type, recueillie à Liberia, a été décrite par M. Hallowell sous
le nom de Phr. galeatus... Le Musée de Paris a reçu du Gabon, par les soins de M. Aubry, trois
individus parfaitement semblables entre eux, qui appartiennent au genre Phractogone et très
probablement à l’espèce dont je viens de parler...
« Je laisse sous le nom de Phractogonus galeatus... trois individus parfaitement semblables
entre eux et rapportés du Gabon par M. Aubry-Lecomte. » (D.).
Strauch (1881 : 467) fera de ces spécimens les représentants d’une espèce nouvelle (cf.
article Lepidosternon Dumerilii).
= Monopeltis galeata (Hallowell, 1852).
Amphisbaena Haugi Mocquard, 1904. Bull. Mus. Hist, nat., Paris, 10 : 301.
Holotype (par monotypie) : MHNP 1901.531 (2641 alpha 1), 135 (15)mm; Am 6 .
« Un seul spécimen mesurant 140 millimètres de longueur totale, dont 16 pour la queue. Il
provient du Gabon, à environ 50 kilomètres au sud-ouest de Lambaréné. Il faisait partie du
dernier envoi fait au Muséum par M. Haug et était resté indéterminé. » (M.)
La validité du taxon n’a pas été mise en doute. Mais alors que Werner (1910 : 41) et
Schmidt (1919 : 599) utilisent la graphie correcte haugi, Loveridge (1941 : 384) l’altère en
haughi, ce que suit Laurent (1947 : 55). Bien que Guibé (1954 ; 63, n° 319) soit revenu à
l’orthographe correcte, Gans (1967 : 80; 1987 : 39-40), Dunger (1968 ; 187-188) emploient la
fautive. Laurent (l.c.) a transféré l’espèce dans le genre Cynisca. Gans (1967) souligne que
l’espèce n’est connue que par son type. Dunger (1968 : 187-188) examine et décrit le type, il en
donne (fig. 10) des dessins de l’écaillure céphalique. Gans (1987) confirme la validité de
l’espèce dont il propose de nombreuses ligures : 7, 11, 13, 14, 19.
= Cynisca haugi (Mocquard, 1904).
Anops Kingii Bell, 1833. Proc. zool. Soc. Lond. : 98-99; et 1835, Zool. J., London, 5 :
391-393 pl. 16, fig. 1.
Syntype? : MHNP 551 (2639), 180 (21) mm; Am 732/2; Amérique méridionale; Bell.
«... one of the numerous additions made, by the indefatigable researches of Capt. King,
to the Natural History of that part of South America... exstat in Museo nostro. » (B.)
II n’y a pas d’indications sur la constitution de la série-type.
La présence dans les collections du spécimen donné par Bell, et qu’il semble légitime de
considérer comme un syntype probable, en l’absence de toutes précisions sur la constitution de
12 —
la série-type, n’est pas signalée par Duméril et Bibron (1839 : 496-498, Amphisbaena Kingiî)
mais elle l’est dans le catalogue de C. et A. Duméril (1851 : 148). Guibé (1954) n’en traite pas.
La validité du binôme n’a guère été discutée : Gray (1844 ; 72), Boulenger (1885 : 451);
même si Duméril et Bibron, suivis par Strauch (1881 ; 418), plaçaient l’espèce dans le genre
Amphisbaena. Le taxon est, par monotypie, espèce-type du genre Anops. Gans et Rhodes
(1964), dans leur révision du genre Anops, écrivent : « Type apparently lost », mais ils ne
citent, p. 9, qu’un exemplaire de cette espèce du Muséum de Paris, le MHNP 1900.33, de
Patagonie par H. de Vaulx. Les collections, outre le spécimen de Bell, comprenaient encore
deux autres spécimens : le MHNP 3118 provenant de Darwin, Amérique méridionale, et le
MHNP 3119 de d’Orbigny, Buenos Aires.
Amphisbaena lamottei Angel, 1943. Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 2^ sér., 15 (4) : 163-
164.
Holotype (par monotypie) : MHNP 1943.65, 132 (5?) mm; Am 913.
« 1. ex. — Holotype, capturé en savane, le 4 avril 1942, à Perré Richaud, un des sommets
du Mont Nimba (ait. 850 m.)... Nous dédions cette espèce, avec le plus grand plaisir à
M. Lamotte, chargé de mission... zélé voyageur. » (A.) 115 (5)mm.
Guibé (1954 : 63-64, n° 320) en fait une sous-espèce de Amphisbaena liberiensis
(Boulenger, 1878). La même année (1954 : 378), Angel, Guibé et Lamotte lui restituent le
statut d’espèce dans le genre Amphisbaena. Gans ( 1967 : 80) la transfère dans le genre Cynisca
et, de plus, considère comme des paratypes les MHNP 1943.63 et 64 (Kéoulenta, mont Nimba,
ait. 500 m) qui cependant ne font pas partie de la série-type, erreur qu’il répétera en 1987.
Dunger (1968 : 187), à propos de lamottei écrit : « perhaps a synonym of liberiensis... ». Gans
(1987 : 53-55) après avoir cité les types dans la synonymie de liberiensis (Boulenger, 1878),
ajoute : « ... this name {lamottei) is available for the high-count population of Cynisca
liberiensis ».
= Cynisca liberiensis lamottei (Angel, 1943).
Amphisbaena leucura Duméril et Bibron, 1839. Erpét. génér., 5 : 498-500.
« L’Amphisbène queue blanche... le dessous de la queue roussâtre, et le bout de celle-ci
d’un blanc pur... L’individu dont nous venons de faire la description provient de la côte de
Guinée. » (D.B.) 248 (3) mm.
La série-type n’a pas appartenu aux collections de Paris; C. et A. Duméril (1851 : 148)
signalent que l’espèce n’y est pas représentée. Le matériel avait été mis à la disposition des
auteurs de l’Erpétologie générale, d’où la mention, dans la description originale : « Synony¬
mie. Amphisboena macrura. Mus. Lugd. Batav. ». Gans (1967 : 80; 1987 : 48) signale la
présence de l’holotype au Rijksmuseum sous le n° 3555.
La validité de l’espèce n’a pas été remise en cause; Laurent (1947 : 55) l’a placée dans le
genre Cynisca Gray, 1844 ce qu’accepte Gans (1967).
= Cynisca leucura (Duméril et Bibron, 1839).
— 13 —
Amphisbaena macrura Duméril et Bibron, 1839. Erpét. génér., 5 : 499.
Après avoir cité ce binôme, Gans (1987 : 48) écrit : « Manuscript name for type of A.
leucura', unavailable as published in synonymy (Stoll and others, 1961, art. lid). »
= Cynisca leucura (Duméril et Bibron, 1839).
Blanus cinereus mettelali Bons, 1963. Bull. Soc. Sci. nat. phys. Maroc, 43 (1-2) : 95-107,
fig. 1 à 3, pi. II, fig. 1 à 3.
Holotype (par désignation originale) : MHNP 1963.1015, 212 (22)mm; Am 194-, Tarmilate
(Oulmes-les-Thermes) Maroc; J. Bons coll. 25.IV. 1962, 217 (24)mm.
II existe un paratype, n° 339.009 de l’Institut scientifique chérifien de Rabat, provenant de
Taroudannt (vallée de l’oued Souss, Dordoguin colL, VI. 1939), 200 (28) mm.
Gans (1967 : 78) admet la validité de la sous-espèce.
Lepidosternon octostegum A. Duméril, 1851. In C. et A. Duméril, Catal. méth. collect.
Rept. : 150-151.
Holotype (par monotypie) : MHNP 7055 (2653), 329 (13) mm; Am 62.
« L. octostège... De oclo et de stegé, à cause des huit plaques qui recouvrent le crâne...
Brésil, Type.-Unique. » (D.) 350 (14) mm.
La validité du taxon n’a pas été remise en cause : Bocourt (1878 : 494, lapsus otostegum),
Strauch (1881 : 454), Boulenger (1885 ; 468), Gans (1967 ; 82; 1971 : 456).
Guibé (1954 : 64, n° 323), Gans (1967, 1971) signalent la présence de l’holotype dans les
collections de Paris. Gans (1967) souligne que l’espèce n’est connue que par ce type.
= Leposternon octostegum A. Duméril, 1851.
Lepidosternon phocoena Duméril et Bibron, 1839. Erpét. génér., 5 : 507-508.
Holotype (par monotypie) : MHNP 488 (2648), 314 (20) mm; Amôljô.
« Le lépidosterne tête de marsouin... Le Muséum d’histoire naturelle ne possède qu’un
seul individu appartenant à cette espèce, il a été envoyé de Buenos-Ayres par M. d’Orbigny. »
353 (180) mm. (D.B.)
D’Orbigny (1847 : 9-10) précise : « Cette espèce habite principalement la province de
Corrientes, république Argentine », et donne (pl. 6, fig. 7 à 11) un dessin de l’animal entier, le
détail de l’écaillure céphalique et de la région cloacale.
La validité du taxon n’a d’abord pas été remise en cause : Gray (1844 : 73; 1865 : 453),
— 14 —
Boulenger (1885 : 463), Cans (1967 : 83); puis Cans (1971 : 451) a placé l’espèce dans la
synonymie de L. microcephalum Wagler et corrigé la terra typica en Bolivie.
La présence du type dans les collections de Paris est confirmée par C. et A. Duméril
(1851 : 149), Guibé (1954 : 64, n“ 321) et Gans (1967 : 481).
= Leposternon microcephalum Wagler, 1824.
Lepidosternon polystegum A. Duméril, 1851. /« C. et A. Duméril, Catal. méth. collect. Rept.,
149-150.
Holotype (par monotypie) ; MHNP 3124 (2649), 370 (16)mm; Am 64.
« L. polystège... De poly, beaucoup et de stega, toute matière qui peut servir à recouvrir, à
cause du nombre plus considérable que dans les autres espèces des plaques sus-céphaliques...
Bahia : M. Lemelle-Deville, Type.-Unique. » (D.) 381 (19) mm.
La validité du taxon n’a pas été remise en cause : Bocourt (1878 : 494), Strauch (1881 :
441), Boulenger (1885 : 464), Gans (1967 : 83; 1971 : 457).
Guibé (1954 : 64, n“ 322), Gans (1967, 1971) signalent la présence de l’holotype dans les
collections de Paris.
= Leposternon polystegum A. Duméril, 1851.
Amphisbaena Pretrei Duméril et Bibron, 1839. Erpét. génér., 5 : 486-489.
Lectotype (Gans, 1965) : MHNP 3110 (2624), 304 (33) mm; Am 1011.
Paralectotype : MHNP 553 (2622), 301 (32) mm; Am 10.
«L’amphisbène de Prêtre... habite le Brésil; la collection du Muséum en renferme deux
beaux échantillons qui ont été donnés par M. le docteur Poyer... Nous nous plaisons à dédier
cette espèce à l’artiste distingué, au pinceau duquel sont dues les planches qui font partie du
présent ouvrage. » (D.B.) 314 (34) mm.
La validité de l’espèce n’a pas été mise en cause : Gray (1844 : 70), Strauch (1881 : 381).
Gray (1865 : 443, 447) en a altéré le nom en petraei et Boulenger (1885 ; 440) en pretrii.
La présence des deux spécimens-types dans les collections de Paris est mentionnée par
C. et A. Duméril (1851 : 148) et confirmée par Guibé (1954 ; 53, n“ 316).
Gans (1965 : 387-407) a redécrit l’espèce et fait un lectotype du MHNP 3110 (311
(33) mm), se trompant toutefois sur le numéro du second spécimen, 555 au lieu de 553, (206
(30) mm).
= Amphisbaena pretrei Duméril et Bibron, 1839.
— 15 —
Amphisbaena Ridleyi Boulenger, 1890. J. Linn. Soc., 20 : 481-482.
Paralectotypes (Cans, 1963) ; MHNP 1888.25 (2637 alpha), 245 (25)mm; Am Ujl. MHNP
1890.419 (2637 béta), 210 (19?)mm; Am 14; lie Fernando-Noronha, Ridley; reçus par échange du
British Museum (N.H.) les 30.1.1888 et 15.XI.1890.
Guibé (1854 : 63, n“ 318), n’a reconnu que l’un des deux paratypes ; le MHNP 1890.419;
il en donne une dimension erronée.
Gans (1963 : 102-107) a redécrit l’espèce, désigné un lectotype (BM 88.1.19.7) et reconnu
la valeur de paralectotypes aux spécimens de Paris, 218 (18) et 254 (20) mm.
= Amphisbaena ridleyi Boulenger, 1890.
Cynisca rouxae Hahn, 1979. Copeia, (1) : 122-125.
Holotype (par désignation originale) : MHNP 1978.1, 86 (9)mm; Am 24.
Paratype : MHNP 1978.2, 126 (8?)mm; Am 2412.
« I take pleasure in naming this species in honor of Madame Roux, in recognition of her
contributions to our knowledge of the African herpetofauna. » (H.) 90 (11,5) mm et 126 mm.
Gans (1987 : 61, fig. 10, 12, 13, 15, 31) confirme la validité de l’espèce et la représente en
détails.
Monopeltis unirostralis Mocquard, 1903. Bull. Mus. Hist, nat., Paris, 9 : 210-211.
Holotype (par monotypie) : MHNP 1901.532 (2654b), 284 (31)mm; AmlOljl; Lambaréné,
Gabon; Haug.
« ... la rostrale est entière... Ce spécimen unique est un ^ qui mesure 285 millimètres de
longueur totale, dont 30 pour la queue. » (M.)
Loveridge (1941 : 418) a placé ce binôme dans la synonymie de Monopeltis galeata, ce
qu’admet Gans (1967 : 85). Guibé (1954 : 65, n“ 326).
= Monopeltis galeata (Hallowell, 1852).
^ 16 —
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section A, n° 3-4, supplément : 19-141.
Les types de Gekkonidés (Reptiles, Sauriens)
du Muséum national d’Histoire naturelle
Catalogue critique
par Édouard R. Brygoo
Résumé. — La collection du Muséum de Paris comprend les séries-types de cent trente-huit espèces
ou sous-espèces de Gekkonidés. La nomenclature et la typification de ces taxons sont discutées ainsi que
celles de quatre-vingt-dix-sept binômes dont le matériel-type a appartenu ou aurait pu appartenir aux
collections nationales.
Abstract. — The collection of the Museum of Paris comprises type-specimens of a hundred and thirty
eight species or sub-species of Gekkonidae. The nomenclature and the typification are discussed for these
taxa, together with those of ninety seven binoma whose type-specimens belonged or may have belonged
the national collections.
E. R. Brygoo, Laboratoire de Zoologie (Reptiles et Amphibiens), Muséum national d’Histoire naturelle,
25, rue Cuvier, 75231 Paris cedex 05, France.
Avec ce catalogue traitant des Gekkonidés se termine la révision des types de Lézards du
Muséum d’Histoire naturelle de Paris T
Il présente, par ordre alphabétique, deux cent trente-cinq noms spécifiques ou subspécifi¬
ques de Gekkonidés dont les séries-types ont quelques rapports avec les collections nationales.
Quatre-vingt-dix-sept noms ne sont pas ou plus représentés par des spécimens. Il s’agit
soit de spécimens perdus soit de spécimens qui n’ont pas été déposés dans les collections de
Paris alors que l’on pourrait s’attendre à les y trouver en raison de leur auteur; s’y ajoutent
quelques nomina nuda.
Cent trente-huit binômes sont représentés par du matériel-type, soit cinquante-trois
holotypes, douze lectotypes, cinquante-huit syntypes ou séries de syntypes et quinze paratypes
ou séries de paratypes ; ils correspondent à cent trois noms valides et à trente-cinq noms mis en
synonymie.
Le catalogue publié par J. Guibé en 1954, consacré à l’ensemble des types de Lézards des
collections de Paris, mentionnait quatre-vingt-seize séries-types (n°® 1 à 97, le n" 72 étant un
Agamidé). Pour trois séries, la qualification de types n’a pu être retenue; un des holotypes
présent en 1954 n’a pas été retrouvé à l’occasion du récolement de 1989. Nous ajoutons quinze
I. Le dernier catalogue paru traite des Iguanidés (voir Références bibliographiques).
20 —
séries-types anciennes, méconnues par le précédent inventaire et trente et une séries-types
entrées en collections depuis 1954.
Si seuls deux des douze noms de Gekkos créés par Daudin en 1802 sont aujourd’hui
représentés dans les collections de Paris par des spécimens appartenant à la série-type,
quarante et une des quarante-quatre séries-types des taxons décrits par Duméril et Bibron
(1834, 1836) ou A. Duméril (1851) y sont présentes. Parmi les plus anciennes on en trouve
trois pour des noms créés par Cuvier ainsi qu’une pour chacun des auteurs : Merrem,
Moreau de Jonnès, Gray.
Présentation
Nous avons adopté sensiblement la même présentation que pour les catalogues de types déjà publiés.
Les taxons sont classés par ordre alphabétique des noms d’espèces et de sous-espèces, tous genres
confondus, à l’intérieur de la famille.
Après le nom original complet, avec sa référence bibliographique, viennent les renseignements sur le
matériel-type. Les anciens numéros d’enregistrement, et éventuellement de rangement, sont indiqués entre
parenthèses après les numéros actuels. La longueur totale du spécimen est donnée en millimètres, avec,
entre parenthèses, celle de la queue ; un point d’interrogation indique que la queue n’est pas complète ou
qu’elle est manifestement régénérée. Le numéro du bocal de rangement du spécimen est indiqué en
caractères italiques.
Les citations qui suivent ces indications chiffrées concernant les types sont habituellement extraites de
la description originale. Pour éviter toute confusion les initiales des noms des auteurs sont rappelées entre
parenthèses.
Abréviations
AA = collection des auteurs.
AM = Australian Museum, Sydney.
AM, AMNH = American Museum of Natural History.
BGP = collection Bons, Giraud, Pasteur.
BM, BM (NH) = British Museum (Natural History), London.
BP = collection Bons, Pasteur.
CAS = Californian Academy of Sciences, San Francisco.
CNHM = Chicago Natural History Museum.
MCZ = Museum of Comparative Zoology, Harvard.
MFS = Musée de la Faculté des Sciences de Téhéran.
MHNP = Muséum d’Histoire naturelle de Paris.
NMW = Naturhistorische Museum, Wien.
RMNH = Rijksmuseum van Natuurlijhe Historié, Leiden.
SMF = Natur-Museum Senckenberg, Frankfurt-am-Main.
TM = Transvaal Museum, Pretoria.
USNM = National Museum of Natural History, Washington.
ZFMK = Zoologisches Forschunginstitut und Museum Alexander Koenig, Bonn.
ZMH = Zoologisches Museum, Hamburg.
ZSM = Zoologisches Sammlung des Bayerischen Staates.
WAM = West Australia Museum, Perth.
— 21 —
Gekko Aculeatus Houttuyn, 1782. Verh. Zeeuwsch. Genotsch. Vlissingen, 9 : 324-325, n® 3.
Un des spécimens constituant la série-type de ce binôme a probablement appartenu aux
collections de Paris (cf. art. Gecko spinicauda)\ il a aujourd’hui disparu.
Alors que Moreau de Jonnès (1818 ; 138) en faisait un synonyme de son G. mabouia,
l’espèce était considérée comme valide par Merrem (1820 : 41) et, dans le genre Hemidactylus,
par ScHiNZ (1822 : 75n).
Duméril et Bibron (1836 : 282) qui signalent la description par Houttuyn de trois
espèces de geckos, alors qu’il en a en fait décrit quatre (perlatus, rapicauda, aculeatus et
vittatus), n’en citent que deux dans leurs synonymies : rapicauda et vittatus.
Cuvier (1829 : 55) n’avait déjà cité que Gecko aculeatus Spix, 1825, ignorant le binôme
d’HouTTUYN ; c’est ce que feront les auteurs ultérieurs : Duméril et Bibron (1836 : 362), Gray
(1845 : 154), Boulenger (1885 : 122), Loveridge (1947 : 167), Wermuth (1965 : 79).
Il s’agit donc d’un nomen oblitum qu’en l’absence de matériel-type on ne peut rattacher à
une espèce connue.
Gecko Aegyptiacus Daudin, 1802. Hist. nat. Rept., an X, 4 : 107-111,
« Le Gecko ordinaire ou d’Égypte. » '
Du fait de l’existence d’une description détaillée, le binôme est valide bien que l’auteur ne
se réfère pas à une série-type particulière.
Ce binôme doit être considéré comme un nomen oblitum n’ayant semble-t-il été cité que
par Goldfuss (1820 : 158) puis ayant été, par la suite, éclipsé par l’homonyme de Cuvier
(1829 : 53) (cf. cet article).
Cuvier (1817 : 49) nommait Ptyodactyles les geckos appartenant à la quatrième division,
mais sans utiliser de forme latine. Goldfuss (l.c.) créa le nom de Styodactylus, qu’il attribuait
d’ailleurs à Cuvier, pour un sous-genre de geckos où il ne plaçait qu’une seule espèce, P.
aegyptiacus, avec, dans sa synonymie, P. lobatus Geoffroy. Loveridge (1947 : 273) fait à juste
titre remarquer que Styodactylus n’est qu’un lapsus pour Ptyodactylus ce qui est confirmé par
le fait que le nom d’espèce qui suit est écrit P. aegyptiacus. Par contre, Loveridge n’est pas en
droit de désigner une espèce-type et de choisir Gecko lobatus puisqu’il en existe déjà une par
monotypie. Son erreur est reprise par Wermuth (1965 : 155).
= Ptyodactylus hasselquistii hasselquistii (Donndorff, 1798).
G. (ecko) aegyptiacus Cuvier, 1829, non Daudin. Le Règne animal, 2® édit., 2 : 53.
« Il y a en Égypte et en Barbarie une espèce voisine, à tubercules simples et ronds, plus
saillants sur les flancs (G. aegyptiacus, nob.) Égyp., Rept., pl. V, f. 7 (1).
« (1) Cette fig. intitulée : var. du Gecko annulaire, a trop d’ongles. » (C.)
Cuvier s’attribue la paternité du binôme sans tenir compte du fait qu’il avait déjà été
utilisé par Daudin (cf. cet article).
La série-type se réduit à l’iconographie citée.
— 22 —
Wagler (1830 ; 142) en fait un Platydactylus ce qu’acceptent Gray (1831 : 48) puis
Duméril et Bibron (1836 : 322), C. Duméril et coll. (1854 : 248), Rochebrune (1884 : 69-70).
Fitzinger (1843 : 102) place l’espèce dans le genre Ascalabotes et Gray (1845 : 165) dans le
genre Tarentola. Boulenger (1885 : 197) reconnaît la priorité de Gecko annularis Geoffroy et
place l’espèce dans le genre Tarentola, ce qui n’a plus été remis en cause : Loveridge (1947 :
323), Wermuth (1965 : 178), Joger (1984 : 163). Cf. article annularis pour la date et l’auteur.
Selon Wermuth (l.c.), Loveridge (l.c.) serait l’auteur de la mise en synonymie; en fait celle-ci
était admise par tous, d’emblée, quant à la priorité elle avait été reconnue par Boulenger. Par
contre, Loveridge (l.c.) a désigné l’Egypte comme terra typica restricta pour le binôme de
Cuvier. Griffith (1831 : 144) a, dans la traduction, introduit « G. Egyptiacus Cuv. » et
Anderson (1898 : 89) a cité un « Platydactylus aegyptiacus, Cuv. », binôme qui n’avait pas été
publié sous cette forme.
= Tarentola (Sahelogecko) annularis annularis (1. Geoffroy, 1817?).
Gecko aegyptius Daudin, 1803. Hist. nat. Rept., an XI, 8 : 371.
Emendation volontaire ou lapsus de l’auteur pour G. aegyptiacus créé l’année précédente.
Phelsuma agalegae A. S. Cheke, 1975. Mauritius Inst. Bull., 8 (1) : 33-48.
Paratype : MHNP A856 (280674/1/Ph), 117 (59?)mm; G 686-, île Agalega, 10°25’N-SôMO' W ;
récolté par Cheke, VI. 1974; Cheke leg.
La série-type comprenait outre l’holotype, expédié au Senckenberg Institute, onze autres
paratypes répartis dans différents Musées. Cheke (1982 : 1), signalant la perte de l’holotype,
désigna pour néotype le paratype BM (NH) 1975.418 ; par suite d’autres pertes le nombre des
paratypes se trouve réduit à sept.
En 1982, Cheke (l.c.) ramenait ce taxon au rang de sous-espéce de Phelsuma borbonica.
Welch (1982) ne le cite pas.
= Phelsuma borbonica agalegae Cheke, 1975.
Gymnodactylus albogularis Duméril et Bibron, 1836. Erpét. génér., 3 : 415-417.
Syntype : MHNP 1766 (1420), 74 (38)mm; 1766A, 72 (39)mm; 1766B, 47 (9?)mm; G 261-, la
Martinique; Plée.
« Le Gymnodactyle à gorge blanche...
« Nous avons donné à ce Gymnodactyle la qualification à'Albogularis, parce qu’en effet
le dessous de la tête, et même celui du cou, offre un blanc extrêmement pur...
« Patrie. Nous avons reçu ce Gymnodactyle de l’île de la Martinique par les soins de
M. Plée. Il se trouve aussi à Cuba, car nous en avons vu plusieurs individus parmi les objets
d’histoire naturelle recueillis dans cette île par M. Ramon de la Sagra. » (D.B.)
~ 23 —
C. et A. Duméril (1851 : 43, n“ 4) confirment la présence des types dans les collections de
Paris. Guibé (1954 : 19, n" 75) les signale mais avec une dimension erronée : 80 mm. Cocteau
(1843? : 174) cite le binôme original.
Fitzinger (1843 : 18) fait de l’espèce, par désignation originale, l’espèce-type de son genre
Gonatodes et, page 92, altère (corrige) le nom en albigularis. Gray (1845 : 172) ne cite pas
Fitzinger et place l’espèce dans un genre Goniodactylus. C. Duméril et coll. (1854 : 174)
reviennent au genre Gymnodactylus mais Boulenger (1885 : 59) adopte le binôme Gonatodes
albogularis ce qui n’a, semble-t-il, pas été remis en cause depuis : Barbour (1910 : 289 ; 1914 ;
256; 1916 ; 131; 1935 : 99; 1937 : 108), Wermuth (1965 : 42), Vanzolini (1968 : 16, 17,
albigularis), Peters et Donoso-Barros (1970 : 130). Wermuth (l.c.) reconnaît deux sous-
espèces en dehors de la nominative.
= Gonatodes albogularis albogularis (Duméril et Bibron, 1836).
Uroplatus Alluaudi Mocquard, 1894. C. r. Soc. philomath. Paris, (9) : 3; et 1894-1895 :
Bull. Soc. philomath. Paris, (8), 7 ; 120.
Syntypes : MHNP 1893.198 (1378mu), 92 (27?)mm, 1893.199, 105 (35)mm, $; Ur 1 -, montagne
d’Ambre, Nord Madagascar; Alluaud et Petit.
Les deux syntypes ont été réétudiés par Angel (1929 ; 29, fig. 11, 12, pl. II, fig. 4; 1942 :
79); Guibé (1954 : 23, n° 95) en fait des « holotypes ».
La validité du taxon n’a pas été remise en cause : Mocquard (1909 : 21), Werner (1912 :
15), Wermuth (1965 : 186), Welch (1982 : 41), Bauer et Russell (1989 : 184-185). Ces
derniers donnent une photographie du MHNP 1893.198.
= Uroplatus alluaudi Mocquard, 1894.
Hemidactylus Alluaudi Angel, 1923. Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 29 (7) : 490-491.
Holotype ; MHNP 1904.274 (1318), 91 (41?)mm; G 390.
« Un exemplaire femelle, 87 mm, de Bura (ait. 1050 m) (Wa.Taita), Afrique orientale
anglaise, 1. 1904, Alluaud. » (A.)
Le type est examiné par Loveridge (1933 ; 285) et cité par Guibé (1954 : 8, n” 16).
En 1933, Loveridge fait de ce taxon une sous-espèce de H. werneri, puis (1947 : 113) il le
place dans la synonymie de H. tropidolepis squamulatus et enfin (1957 ; 182) dans celle de H.s.
squamulatus ce qu’admet Wermuth (1965 : 85).
= Hemidactylus squamulatus squamulatus Tornier, 1896.
— 24 —
Platydactylus (Tarentola) Americanus Gray, 1831. In Griffith’s Animal Kingdom, Synopsis :
48.
Holotype : MHNP 6700 (1250), 94 (48?)mm; G 931-, New York; Milbert.
La validation de ce type est due à Duméril et Bibron (1836 : 326-328) qui, à propos de P.
Milbertii, écrivaient : « Nous croyons bien que l’espèce mentionnée par M. Gray, sous le nom
de Platydactylus Americanus, dans le Synopsis placé à la suite du neuvième volume de la
traduction anglaise du Règne animal de Cuvier, est la même que la nôtre. Cela nous paraît
d’autant plus probable qu’il l’indique comme établie d’après un individu de notre collection.
Ce serait alors le même sujet dont il vient d’être question, car le Musée n’en possède pas un
second individu ».
La présence du type dans les collections de Paris est confirmée par C. et A. Duméril
(1851 : 36). Il est examiné par Boulenger (1893 ; 204) et signalé par Guibé (1954 : 10, n° 26).
La terra typica est corrigée par Schwartz (1956 : 128) en Santiago de Cuba, Oriente Prov.,
Cuba.
L’espèce avait été redécrite sous le nom de Milbertii par Duméril et Bibron (l.c.), nom
accepté par Fitzinger (1843 : 102; Ascalabotes m.). Gray (1845 : 165) revint à T. Americana.
Boulenger, après avoir estimé (1885 : 195) que le taxon appartenait aux espèces insuffisam¬
ment bien établies « to enter the system », en donna une courte description (1887 : 489) puis
( 1893 : 204), après examen du type, conclut à la validité de l’espèce qu’il rapprochait à la fois
de T. cubana et de T. Delalandii. Loveridge (1944 : 18-20) établit la synonymie de T. cubana
avec T. americana. Ce qui n’a plus été remis en cause : Wermuth (1965 : 178), Schwartz
(1968 : 123-142), Joger (1984 : 170). Schwartz (l.c.) lui décrit une sous-espèee; Joger (l.c.) la
place dans un nouveau sous-genre, Neotarentola, dont elle devient l’espèce-type.
= Tarentola (Neotarentola) americana americana (Gray, 1831).
Phelsuma androyense Mocquard, 1901. Bull. Mus. Hist, nat., Paris, 7 (6) : 252.
Syntypes ; MHNP 1901.150 (1189 epsilon), 88 (40?)mm; 1901.151, 80 (42)mm; G 67813-, Androy
N ; Alluaud.
« Deux spécimens mâles du pays Androy Nord », envoyés par M. Alluaud. (M.)
Guibé (1954 : 9, n" 24) signale la présence de ces deux spécimens, qui sont pour lui un
mâle et une femelle ; il en fait des « holotypes ».
Dès l’année suivante (1902 : 10-12), Mocquard mettait ce binôme dans la synonymie de
Phelsuma mutabilis, synonymie qui n’a pas été remise en cause ; Angel (1942 : 33), Guibé
(l.c.), Mertens (1962 : 1009), mais n’est pas due â Loveridge (1942 : 475) comme l’écrit
Wermuth (1965 : 131).
= Phelsuma mutabilis Grandidier, 1869.
— 26 —
Phyllodactylus androyensis A. Grandidier, 1867. Rev. Magasin Zool., 19 (2) : 233.
Syntypes : MHNP 1455 (1867.57, 1397B), 52 (18)mm; 1455A, 48 (17)mm; G 711; cap Sainte-
Marie, extrême-sud de Madagascar, pays Androy; A. Grandidier, coll, et leg.
Si la composition de la série-type n’est pas donnée dans la description originale, la localité
de récolte est précise : « Hab. Sanctae Mariae promontorium ». Par suite d’une lecture trop
rapide et d’une méconnaissance du milieu géographique local, cette terra typica est devenue
pour les auteurs ultérieurs, Sainte-Marie (Angel, 1942 : 55) puis île Sainte-Marie : Guibé
(1954 ; 11, n“ 32; 1956 : 248), Wermuth (1965 ; 133), Dixon et Kroll (1974 : 29). Aucun
n’était heurté par l’opposition entre la localisation de l’île Sainte-Marie, au flanc de la côte est,
et le pays Androy situé à l’extrême sud, où se trouve le cap Sainte-Marie.
La présence des types dans les collections de Paris est citée par Angel et par Guibé (l.c.).
L’espèce n’est que citée par Boulenger (1885 : 76, n.); celui-ci d’ailleurs, ultérieurement,
décrira (1896 ; 446) un Diplodactylus porogaster, d’abord accepté par Mocquard (1909 : 14,
Phyllodactylus p.) mais ensuite placé par Angel (l.c.) dans la synonymie de P. androyensis. Ce
binôme a été accepté comme valide par Mocquard, Angel, Guibé, Wermuth (l.c.) jusqu’à ce
que Dixon et Kroll (1974 ; 24) établissent que la quasi-totalité des « Phyllodactylus » de
Madagascar appartenaient à un genre différent pour lequel ils réhabilitèrent le nom Paroedura,
modification acceptée par Welch (1982 : 15).
= Paroedura androyensis (A. Grandidier, 1867).
Gecko annularis Isidore Geoffroy Saint Hilaire, 1817? Description de l’Égypte, Zoologie,
Reptiles, édit, in-folio : 130-132 et pl. 5, fig. 6 et 7.
« Lectotype » (JOGER, 1984) : MHNP 6697 (1243), 116 (8?)mm; 6697A, 115 (10?)mm; G 93215;
Égypte; Joannis et Jorès.
Matériel-type
Il n’y a pas d’indication sur la constitution de la série-type et aucun spécimen des
collections de Paris ne peut lui être rapporté; l’auteur ne désigne pas formellement de terra
typica mais on peut admettre, en raison du contexte, qu’il s’agit de l’Égypte. Pour l’auteur, la
figure 7 représente une variété. Le choix par Joger (1984 : 163) d’un « lectotype » ne peut être
accepté sans critiques. Les spécimens choisis, car le n° MHNP 6697 correspond à deux
individus de même origine, l’ont été après examen direct par l’auteur en mars 1983 mais,
semble-t-il, sans avoir pris connaissance de ce qu’écrivaient Duméril et Bibron (1836 : 323-
324) à propos de Platydactylus aegyptiacus ; « La collection en renferme plusieurs exemplaires.
Les premiers qui y ont été déposés proviennent des récoltes faites par M. Geoffroy, pendant la
mémorable expédition française de ce pays. On doit ceux dont elle s’est enrichie nouvellement
— 27 —
à deux officiers de marine distingués, MM. Joannis et Jorès, auxquels les sciences naturelles
sont loin d’être étrangères ».
Les spécimens de Joannis et Jorès, entrés en collection c. 1830 : a) sont parfaitement
distincts de ceux de l’expédition d’Égypte qui, seuls, constituaient la série-type ; b) font partie
du matériel utilisé par Duméril et Bibron pour redécrire P. aegyptiacus dont le Gecko
annulaire de Is. Geoffroy était synonyme ; c) ont leur présence dans les collections de Paris
attestée en 1851 : C. et A. Duméril (1851 : 36, n° 9).
Puisqu’il ne peut s’agir d’un lectotype au sens strict, on peut admettre que Joger a choisi,
parmi les spécimens historiques, des néotypes.
Auteur du binôme et date de la publication
La page de titre, tant du texte que des planches de l’édition originale in-folio du volume
Zoologie de la Description de l’Égypte porte 1809. Cette date doit être considérée comme celle
des premières livraisons dont l’un des auteurs était le Chevalier Geoffroy de Saint Hilaire,
c’est-à-dire Étienne.
Engelmann (1846 : 160) donne 1809-1813 comme dates de la publication sortie de
l’imprimerie impériale. Plus loin (p. 326), mais sans donner de dates précises de publication,
Engelmann sépare ce qui est dû à Étienne (« Mammifères, Reptiles et Poissons du Nil ») de ce
qui revient à Isidore (« Suite des Poissons du Nil et des Poissons de la mer Rouge »).
Anderson (1898 : 37, n.), pour déterminer la date de publication des Reptiles dans la
Description de l’Égypte, se réfère à une note d’Isidore Geoffroy indiquant qu’il avait publié
les Reptiles et Poissons de cet ouvrage en 1827. Anderson semble admettre que tout ce qui est
signé Geoffroy est dû à Isidore, avec pour date 1827. Sherbron (1923Û : 34), suivant
Anderson, retient 1827 pour l’ensemble des travaux signés Geoffroy; cette date se retrouve
encore chez Welch (1982 : 40).
De fait, le travail sur « les Mammifères, Reptiles et Poissons du Nil », contrairement à ce
qu’écrivait Engelmann, n’est pas dû au seul Étienne (1722-1844). Celui-ci, pour les Reptiles,
n’est l’auteur que de la description du Trionyx d’Égypte (p. 115-120). Les descriptions des
autres Reptiles et la création des binômes latins sont dues à son fils Isidore (1805-1861) L A
propos de l’Agame ponctué, Duméril et Bibron (1836 : 435-436) écrivaient ; « M. Isidore
Geoffroy, qui en a fait la description dans le grand ouvrage publié aux frais du gouvernement,
n’a pu malheureusement donner que très peu de détails sur ce Saurien, dont il n’a vu qu’un
dessin colorié mais parfaitement exécuté ».
Loveridge (1947 : 265, n. ; 323, n.), qui donne Isidore pour l’auteur des descriptions des
Lézards d’Égypte, en discutait la date de 1827, en relevant : a) que la planche, mais peut-être
pas le texte, concernant Gecko annularis avait été diffusée au plus tard en 1823 puisque
Lichtenstein s’y référait; b) que Goldfuss (1820) citait Cuvier (1817) comme ayant
mentionné Geoffroy.
En effet. Cuvier (1817 : 49) cite « Gecko lobatus. Geoffr. Rept. Eg. Ill, 5 ». Le nom latin
n’étant pas utilisé sur la planche, on doit admettre que Cuvier avait à sa disposition le texte
correspondant avec utilisation du binôme latin. Ce texte, oû se trouve également G. annularis.
1. Cf. Duméril et Bibron, 1834 : 317-318.
serait donc antérieur à 1817. Mais en 1817, Isidore n’avait que douze ans! Une incertitude
subsiste donc quant à la date exacte de publication du binôme.
Historique
Alors que Kuhl (1820 : 132) a créé un Gecko annulatus, apparemment sans rapport avec
celui de Geoffroy, Fitzinger (1826 : 47) place dans le genre Ascalabotes un « Gecko
annulatus, Geoffroy ». Cette forme altérée se retrouve chez Wagler (1830 : 144, Gonyodacty-
lus) et chez Fitzinger (1843 : 102). Comme l’a relevé Kluge (1983 ; 98) : « Gecko annulatus is
clearly a lapsus for annularis (Geoffroy, 1827) ».
Cuvier (1829 : 53), qui ne semble pas retenir comme espèce valide celle de Geoffroy, crée
G. aegyptiacus sur la figure 7 de la planche V, que Geoffroy considérait comme une variété
(cf cet article). Aegyptiacus sera retenu comme espèce valide par Gray (1831 : 48,
Platydactylus, avec dans sa synonymie le Gecko annulaire), Duméril et Bibron (1836 : 322,
Platydactylus), Fitzinger (1843 : 102, Ascalabotes), Gray (1845 : 165, Tarentola).
Le binôme Tarentola annularis proposé par Boulenger (1885 : 197) a, depuis, été
accepté : Anderson (1898 : 89), Barbour (1913 : 145), Loveridge (l.c.), Perret (1963 : 57),
Wermuth (1965 : 196), Welch (l.c.), Marx (1968 : 8), Lanza (1983 : 207), Joger (l.c.). Ce
dernier place l’espèce dans un sous-genre Sahelogecko et admet, sans discussion, la date de
1809 comme celle de la publication.
= Tarentola (Sahelogecko) annularis annularis (Isidore Geoffroy Saint Hilaire,
? 1817).
Geckolepis typica var. anomala Mocquard, 1902. Bull. Soc. philomath. Paris, 4 : 8-10, pl. 1,
fig. 2.
Holotype : MHNP 1901.148 (1288 alpha), 93 (47?)mm; G 221; pays Androy N; Alluaud.
« Cette variété... se distingue du type spécifique en ce qu’elle est dépourvue des deux paires
d’écailles agrandies... » (M.)
La présence du type dans les collections de Paris est signalée par Angel (1942 : 42, pl. 1,
fig. 17, pl. 9, fig. 6) et par Guibé (1954 ; 18, n“ 69).
Mocquard (1909 : 18) a élevé la variété au rang d’espèce. Un moment contestée par
Mertens (1933 : 264), la validité du taxon a depuis été acceptée : Angel, Guibé (l.c.),
Wermuth (1965 : 30), Welch (1982 : 22).
= Geckolepis anomala Mocquard, 1902.
Geckolepis anomala Angel, 1934, non Mocquard. Faune Colon, fr., 5 (6) ; 312-313.
Cf. art. Geckolepis petiti.
— 29 —
Lygodactylus arnoulti Pasteur, 1964. Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 2' sér., 36 (3) ; 312.
Holotype : MHNP 1966.1001 (BGP 204), 42 (21)mm; G. 515; Montagne de I’lbity, centre de
Madagascar; de Saint Ours coll. 13.XI. 1960; Ch. A. Domergue leg.
« Dédiée à Jacques Arnoult, du Laboratoire des Reptiles et Poissons du Muséum. » (P.)
Wermuth (1965) ne cite pas cette espèce; elle est mentionnée et/ou étudiée par Pasteur
(1965 : 15, 91 ; 1967 : 440-441) et par Welch (1982 : 29).
Gymnodactylus Arnouxü A. Duméril, 1851. In C. et A. Duméril, Catal. méthod. collect.
Rept. : 44-45, n° 6 bis; et 1856, Archs Mus. Hist, nat., Paris, 8 : 479-481, pl. 17, fig. 5, 5a,
5b.
Holotype : MHNP 5210 (1434), 81 (37)mm; G 103; Nouvelle-Zélande; Arnoux.
« G. d’Arnoux. Arnouxü A. Dum. ... Nouvelle-Zélande : M. Arnoux. Type. Unique. »
(D.). 85 (41) mm ; M. Arnoux était chirurgien de la marine à bord de la corvette « Le Rhin »
pendant son voyage d’exploration (1842-1846).
La présence du type dans les collections de Paris est signalée par Guibé (1954 : 9, n” 20).
Si la validité du binôme a généralement été acceptée [C. Duméril et coll. (1854 : 254),
Boulenger (1885 : 39), Guibé (l.c.), Wermuth (1965 : 48, avec doute), l’origine géographique
du spécimen était discutée : « There is no authentic evidence to support the occurrence of G.
arnouxü within the limits of the fauna and accordingly, I exclude it. », écrivait McCann
(1955 : 17) dans son étude sur les Lézards de Nouvelle-Zélande. Le problème fut résolu par
Kluge (1983 : 469-471) qui, après examen du type, constata qu’il s’agissait d’un synonyme
antérieur de Heteronota pelagica Girard, 1858, devenu Cyrtodactylus pelagicus, et qu’il
convenait de rétablir la priorité du nom de A. Duméril. Quant à la terra typica, il supposa
qu’il s’agissait d’un lapsus. Zélande pour Calédonie au moment de l’enregistrement du
spécimen. Kluge (l.c.) fit de ce taxon l’espèce-type, par désignation originale, de son nouveau
genre Nactus. Le binôme ainsi constitué est utilisé par Bullock et coll. (1985 : 597).
Il n’est pas sans intérêt de rappeler que, dès 1869, Bavay signalait la présence de
Gymnodactylus arnouxü en Nouvelle-Calédonie, écrivant (p. 13-14) : « On m’a rapporté ce
gecko de la baie du Prony, où M. Caudelot, lieutenant d’artillerie, l’avait pris sur une branche
d’arbre. J’en ai également reçu des échantillons de Lifou (îles Loyalty) ».
Le fait fut d’abord accepté : Sauvage (1878 : 56), Peters et Doria (1878 : 372),
Boulenger (1883 : 129, pl. 22, fig. 8, 8a) puis Boulenger (1885 : 40) dissocièrent les
spécimens de Nouvelle-Calédonie, estimant qu’ils ne correspondaient pas à l’espèce de
Duméril mais devaient être rapportés à Heteronota pelagica Girard, 1858, position adoptée
par Roux (1913 : 84). Le travail de Kluge (l.c.) réconcilie les deux points de vue.
= Nactus arnouxü (A. Duméril, 1851).
— 30 —
Hemidactylus ateles A. Duméril, 1856. Archs Mus. natn. Hist, nat., Paris, 8 : 462-463,
pi. 18, fig. 9.
Holotype : MHNP 6602 (1367), 134 (47)mm; G 361; Samboangan (Philippines); Hombron et
Jacquinot.
« Un spécimen unique rapporté des environs de Samboangan, petite ville de l’île de
Mindanao (Philippines), par MM. Hombron et Jacquinot, chirurgiens des navires l’Astrolabe
et la Zélée, durant l’expédition au pôle sud commandée par Dumont d’Urville... 150 (80)mm...
du grec « ateles », qui est privé, incomplet... mains à pouces tronqués et tout à fait
rudimentaires. » (D.)
La présence du type dans les collections de Paris est signalée par Guibé (1954 : 20, n° 81)
mais avec une dimension qui, si elle reproduit celle de la description originale, ne correspond
pas à ce que l’on peut relever sur le spécimen.
La validité du taxon n’a pas été remise en cause. Boulenger (1885 : 154) a transféré
l’espèce dans son genre Perochirus dont elle est devenue l’espèce-type par désignation
secondaire de Wermuth (1965 : 125, ?). Cette attribution n’a plus été discutée : Taylor
(1922 ; 65), Guibé, Wermuth (l.c.).
= Perochirus ateles (A. Duméril, 1856).
Tarentola mauritanica subvar. atlantica Doumergue, 1899. Bull. Soc. Géogr. Archéol. Oran,
19 : 514; et 1901, Essai faune erpétol. Oranie : 75, 78-80.
« Saïda; dj Aïat (Pallary); gorges de l’oued Saïda; Bedeau; Mécheria (Hiroux). » (D.)
Aucune indication sur la composition et la localisation d’une éventuelle série-type. Les
collections de Paris ne possèdent rien qui puisse être rapporté à ce matériel.
La variété est placée par Loveridge (1947 : 315) dans la synonymie de la sous-espèce
nominative ce qui n’a pas été remis en cause : Mertens et Wermuth (1960 : 80), Pasteur et
Girot (1960 : 310), Wermuth (1965 : 180), Joger (1984 : 141).
= Tarentola (Tarentola) mauritanica mauritanica (Linné, 1758).
Platydactylus auriculatus Bavay, 1869. Catal. Rept. Nouvelle-Calédonie. Mém. Soc. linn.
Normandie, 4 (5) : 6-8.
« Mont d’Or »; 200 (90)mm; « Oreille... prolongement qui simule parfaitement l’oreille
coupée d’un bouledogue. » (B.)
L’auteur a disposé de plusieurs spécimens mais il n’y a pas d’indication formelle sur la
constitution de la série-type. Aucun spécimen de Paris ne peut lui être rattaché. Malgré
l’indication donnée par Bavay (1869 ; 1-2) « M. Guichenot... a bien voulu se charger de
déterminer mes échantillons et les comparer à ceux du Muséum », on ne peut retenir comme
syntypes les deux spécimens de cette espèce donnés au Muséum par Marie, sous-commissaire
— si¬
de la Marine, le 4 mars 1870 et enregistrés d’abord comme Platydactylus sp. nov. Ils portent les
n»* MHNP 5305 et 5305A (1870.1, 1216a); G 841.
La validité du taxon n’a pas été remise en cause. Après son attribution à un sous-genre
Ceratolophus de Phyllodactylus par Sauvage (1878 : 67), il semble avoir retrouvé sa place
définitive avec son affectation par Boulenger (1883 : 127) au genre Rhacodactylus. Cette
position n’a plus été discutée : Boulenger (1885 : 179), Roux (1913 : 99), Wermuth (1965 :
158), Bauer et Russell (1988 : 1583), Bauer et de Vaney (1987 : 351).
= Rhacodactylus auriculatus (Bavay, 1869).
Hemidactylus Baliolus A. Duméril, 1851. In C. et A. Duméril, Catal. méthod. collect. Rept. :
38-39, n“ 4 bis; et 1856; Archs Mus. Hist, nat., Paris : 461, pl. 17, fig. 2.
Holotype : MHNP 6574 (1304), 123 (50?) mm; G 241 \ Nouvelle-Guinée.
« H. taches-rousses... Nouvelle-Guinée. Unique. Type... baliolus mot employé par Plaute
dans le sens de bai, roux, tacheté. » (D.)
Le spécimen est signalé dans les collections de Paris par Guibé (1954 : 14-15, n° 52), mais
avec une dimension inexacte, puis par Cogger et coll. (1983 : 87).
La validité du taxon n’a pas été remise en cause; C. Duméril et coll. (1854 : 250),
Boulenger (1885 : 150) qui en a fait un Gehyra, ce qui a été généralement admis : Loveridge
(1948 : 316, 332), Guibé (l.c.), Underwood (1954 : 478), Kluge (1963 : 81), Wermuth (1965 :
33), Cogger (1983 : 174), Cogger et coll. (l.c.); la proposition de Chrapliwy et coll. (1961 :
11) de le transférer dans le genre Peropus n’a pas été retenue.
= Gehyra baliola (A. Duméril, 1851).
Gymnodactylus Baluensis Mocquard, 1890. Nouv. Archs Mus. Hist, nat., Paris, 3® sér., 2 :
119, 125-126, pl. 7, fig. 1, la, Ib, le; Le Naturaliste, 2® sér., 12 (79) : 144.
Syntypes : MHNP 1889.152 (1445 alpha), 190 (109)mm; 1889.153, 140 (64?)mm; 1889.154 (1445
béta), 167 (83)mm; 1889.155, 136 (57?)mm; 1889.156, 157(86)mm; G 302; mont Kina Balu, Bornéo;
Whitehead.
Le MHNP 155 présente une régénération bifide de la queue.
« Cette espèce représentée par six spécimens, dont quatre mâles et deux femelles... est
originaire de Kina Balu. » (M.)
Les spécimens, acquis de Whitehead le 17 juillet 1889, avaient été récoltés en 1885. Sur les
cahiers, le MHNP 1889.157, autre syntype, est indiqué comme « sorti » en 1891, mais sans
indication de destination. Guibé (1954 ; 9, n“ 22) cite les syntypes en omettant le MHNP
1889.156.
La validité du taxon n’a pas été remise en cause; le binôme est accepté sous sa forme
originale par Guibé (l.c.); Underwood (1954: 475) transfère l’espèce dans le genre
Cyrtodactylus que Wermuth (1965 : 48) ramène au rang de sous-genre.
= Gymnodactylus (Cyrtodactylus) baluensis Mocquard, 1890.
— 33 ~
Phyllodactylus barbouri Angel, 1936. Bull. Soc. zool. Fr., 61 : 508-509.
Holotype : MHNP 5600 (1876.167, 1390a), 86 (36?)mm; G 772; Madasgacar; Lantz.
Un spécimen donné en 1876 par A. Lantz, comme provenant de Madagascar, sans
localité d’origine ; 84 (34) mm ; d’abord confondu avec P. porphyreus. L’espèce est dédiée au
professeur Thomas Barbour, directeur du Muséum de Zoologie comparée de Cambridge.
La présence du type dans les collections de Paris est signalée par Angel (1942 : 48-49,
pl. 9, fig. 7), par Guibé (1954 ; 11-12, n“ 36) et par Cogger et coll. (1983 : 86).
La validité du binôme a d’abord été acceptée : Guibé (1956 : 250), Wermuth (1965 : 133).
Mais, après examen du type, Kluge (1965 : 121) rejette l’origine malgache du spécimen et en
fait un Diplodactylus vittatus ce qu’acceptent Cogger et coll. (l.c.). K. Henle (in litt.
1.IV. 1989) considère qu’il s’agit d’une espèce valide dans la synonymie de laquelle tombe
Diplodactylus granariensis Storr, 1979.
= Diplodactylus barbouri (Angel, 1936).
Lepidoblepharis barbouri Noble, 1921. Annls Acad. Sci., New York, 29 : 133-135.
Paratype : MHNP 1923.58 (1466mu), (ex. MCZ 14407), 38 (20)mm; G 481; Perico (Pérou);
Noble; don du Musée de Cambridge.
L’holotype, de même localité, pris en septembre 1916, et déposé dans les collections du
Museum of Comparative Zoology, porte le n° MCZ 14.044. « Paratypes... several hundred
specimens. » (N.)
La présence de ce paratype dans les collections de Paris est signalée par Guibé ( 1954 : 22,
n» 92).
L’espèce a été transférée dans le genre Pseudogonatodes par Parker (1926 : 298). Le
binôme ainsi constitué n’a pas été remis en cause : Burt et Burt (1933 : 10), Guibé (l.c.),
Wermuth (1965 : 152), Vanzolini (1967 : 2; 1968 : 27), Peters et Donoso-Barros (1970 :
242), Hoogmoed (1973 : 97).
= Pseudogonatodes barbouri (Noble, 1921).
Phyllodactylus Bastard! Mocquard, 1900. Bull. Mus. Hist, nat., Paris, 6 (7) : 346; et Bull.
Soc. philomath. Paris, 9' sér., 2 (4) : 101-103, pl. 2, fig.6.
Syntypes : MHNP 1899.337 (1398 o), 100 (39?)mm; 1899.338, 80 (38)mm; 1899.339, 64 (28)mm;
G 713; G. Grandidier. MHNP 1900.6 (1398 mu), 113 (42?)mm; 1900.7, 104 (30?)mm; G 71311;
Bastard.
« Trois spécimens femelles, dont deux jeunes ont été capturés par M. G. Grandidier, l’un
dans les environs de Tulear, les deux jeunes à Fort Dauphin (en 1898-1899). Deux spécimens
— 34 —
de plus grande taille, mâle et femelle, à teinte très sombre, ont été envoyés ultérieurement du
pays Mahafaly au Muséum de Paris par M. Bastard. » (M.)
La présence des types dans les collections de Paris est signalée par Angel (1942 ; 54) qui
ne cite que ceux de G. Grandidier, et par Guibé (1954 : 11, n° 34).
La validité du taxon n’a pas été remise en cause : Mocquard (1909 : 14), Barbour
(1918 : 481), Angel, Guibé (l.c.), Guibé (1956 : 249), Wermuth (1965 : 134). Dixon et Kroll
(1974 : 24) ont montré qu’il appartenait au genre Paroedura, ce qu’accepte Welch (1982 ; 15).
= Paroedura bastardi (Mocquard, 1900).
Lygodactylus somalicus battersbyi Pasteur, 1962. Bull. Inst. fr. Afr. noire, Dakar, (A), 24 :
612.
L’holotype et le paratype de cette sous-espèce appartiennent au British Museum (Natural
History), n" BM 1937.12.5.331-332; terra typica : Haud, 46°20'-8°15', alt. 700m, Somalie.
Wermuth (1965 : 108) admet la validité de cette sous-espèce; elle est citée par Pasteur
(1965 : 15, 64), par Welch (1982 : 31) et par Lanza (1983 : 206).
Hemidactylus (Peripia) Bavayi Sauvage, 1878. Bull. Soc. philomath. Paris, 7' sér., 3 : 65, 71-
72.
Syntypes : MHNP 5312 (1870.2, 1298B), 82 (40)mni; G 71; Nouvelle-Calédonie; Marie. MHNP
5311 (1870.96, 1298C), 93 (38?)mm; G 71/5; Nouvelle-Calédonie; Paucher.
« Le Muséum possède deux exemplaires de cette espèce, un mâle donné par M. Paucher,
une femelle envoyée par M. Marie... 90 (43)mm... Ç 80 (40)mm.» (S.)
Le premier spécimen, donné par le sous-commissaire de la Marine Marie, est entré en
collection le 4 mars 1870 et le second, donné par M. Paucher, le 25 août 1870.
Ces types de Paris ont été examinés par Boulenger (1883 : 121) et par Roux (1913 : 87).
Guibé (1954 : 22, n” 90) en fait des « Holotypes ».
Dès 1883, Boulenger (l.c.) en faisait un synonyme de Lepidodactylus cyclurus, ce qui n’a
plus été remis en cause : Boulenger (1885 ; 167), Roux (Bavayia), Guibé (l.c.), Wermuth
(1965 : 9).
= Bavayia cyclura (Günther, 1872).
Lygodactylus bernardi FitzSimons, 1958. Occ. Pap. natn. Mus. sth. Rhod., Bulawayo, 3 :
204, fig. 1.
Paratype : MHNP 1966.1005, TM 224.28, 55 (21?)mm; G 525.
Terra typica : Nyamaziwa, Inyanga district, Rhodésie du Sud.
Don de G. Pasteur. La série-type comprenait l’holotype TM 22419, un allotype TM
22426, des paratypes numérotés TM 22410-418, 22420-425, 22428, tous ces spécimens récoltés
en janvier 1951 dans la même localité.
« Named for Mr Bernard Cap, in récognition of the great interest he has displayed in
promoting and sponsoring zoological exploration in southern Africa. » (F.)
Admise par Wermuth (1965 : 102), l’espèce est omise par Welch (1982).
Platydactylus bivittatus Duméril et Bibron, 1836. Erpét. génér., 3 : 334.
Syntypes : MHNP 6714 (1274), 241 (125)inm; G 205; Nouvelle-Guinée; Quoy et Gaimard*.
MHNP 2285 (1275), 220 (112)nim; G 20511; île Waigiou; Quoy et Gaimard.
« Le Platydactyle à deux bandes... 244 (123) mm... Nous n’avons encore observé que deux
individus de cette espèce qui ont été rapportés, l’un de la Nouvelle-Guinée, l’autre de l’île
Waigiou, par MM. Quoy et Gaymard.
« Observations. Il pourrait se faire que ce Platydactyle à deux bandes ne soit qu’une
variété du Platydactylus vittatus, dont il ne diffère bien réellement que par le système de
coloration. Cependant nous avons cru devoir les séparer, sauf à reconnaître notre erreur, dès
que de nouvelles observations l’auront constatée. » (D.B.)
La présence des types dans les collections de Paris, signalée par Gray (1845 : 162), est
confirmée par C. et A. Duméril (1851 ; 37, n" 14) puis par Guibé (1954 ; 5, n“ 1).
Accepté comme espèce valide par Fitzinger (1843 : 101) qui le plaçait dans le sous-genre
Scelotretus de Platydactylus, le taxon est transféré dans le genre Gecko par Gray (l.c.) qui
envisageait qu’il puisse ne s’agir que d’une variété de G. vittatus. Cette position est adoptée par
Boulenger (1885 : 186). Loveridge opte pour la mise en synonymie (1948 : 335) ce qui est
suivi par Guibé (l.c.), Wermuth (1965 : 41).
= Gekko vittatus Houttuyn, 1782.
Lygodactylus blanci Pasteur, 1967. Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris., 2' sér., 39 (3) : 441-
442.
Holotype : MHNP 1966.1003 ; G 523; mont Ibity, Madagascar; récolte de Ch. Blanc à Noël 1965.
Paratypes : MHNP 1990.8 (69.64) : 27 (3?)mm; 1990.9 (3.66) : 78 (42)mm : 1900.10 (6.66) : 62
(31?); 1990.11 (9. 66) : 42 (7?)mm; 1990.12 (13.66) : 64 (37?)mm; 1990.13 (15.66) : 48 (25?)mm. Ces six
paratypes ont la même origine géographique que l’holotype et furent capturés par le même récolteur en
mai 1964 et décembre 1965.
Welch (1982 : 29) signale ce taxon.
L’holotype n’a pas été retrouvé à l’occasion du présent récolement.
Pbyllurus Blavieri Rochebrune, 1884. Faune Sénégambie : 80, pl. 9, fig. 5-6.
« Pbyllurus Blavieri Rochbr., MSS 1881, ... 70mm... Rare — Saldé, Podor, Richard-Toll,
Merinaghem... Cette espèce remarquable nous a été donnée par M. le Capitaine Blavier
1. Paul Gaimard, 1793-1858, chirurgien de la marine. Duméril et Bibron écrivent souvent, à tort, Gaymard ; nous
avons à chaque citation respecté l’orthographe donnée.
— 36 —
(aujourd’hui Colonel), auquel nous sommes heureux de la dédier, en souvenir de nos excel¬
lentes relations pendant notre séjour au Sénégal. » (R.)
Aucun des spécimens signalés par Rochebrune dans son travail n’a, semble-t-il, été
déposé dans les collections du Muséum de Paris.
Boulenger (1885) ne mentionne pas le binôme. Loveridge (1947 : 15), après avoir
souligné les incertitudes qui entourent les données rapportées par Rochebrune, écrit : « I
leave to others to place this reptile ». Personne ne s’y est encore aventuré. Le taxon n’est cité ni
par Wermuth (1965) ni par Welch (1982).
Tarentola (Tarentola) boehmei Joger, 1984. Bonn zool. Beitr., 35 (1-3) : 147-150.
Paratypes : MHNP 1938.165 (1239ab), 124 (63)mm; Tatta, Maroc; J. de Lepinay. MHNP
1963.250, 65 (3?)mm; 1963.251, 140 (68?)mm; 1963.252, 69 (37)mm; entre Zagora et Agda, Maroc.
MHNP 1963.257, 82 (6?)mm; Ouarzazate, Maroc. Tous: G 943.
Le Zoologisches Forschunginstitut und Museum possède l’holotype (ZFMK 26133, 9,
coll. U. Joger, 15.VIIL1978, à El Arba, entre Tazzarine et Alnif, Sud Marocain) et des
paratypes; d’autres paratypes sont au Chicago Natural History Museum et au National
Museum of Natural History, Washington.
L’espèce est dédiée au Dr Wolfgang Bôhme.
Platydactylus Boivini A. Duméril, 1856. Archs Mus. Hist, nat., Paris, 8 : 454-455, pl. 18,
fig. 2, 2a, 2b.
Holotype : MHNP 5239 (1283), 268 (128?)mm; G 57; Madagascar; Boivin.
« Échantillon unique...recueilli à Madagascar par M. Boivin... dédicace en reconnaissance
des enrichissements apportés à nos collections par ce voyageur... 220 (100)mm. » (D.)
La présence du type dans les collections de Paris a été signalée par Angel (1942 : 58-59) et
par Guibé (1954 : 20, n" 83. dimension erronée); le spécimen a été examiné par Russell
(1978: 25-29) et par Bôhme et Meier (1980: 303-315); ces derniers en donnent une
photographie et restreignent la terra typica à Antseranana, extrême nord de Madagascar.
Le taxon est curieusement omis dans le catalogue de Boulenger (1885) mais cet auteur
décrira ensuite (1896 : 444) une forme très voisine de Madagascar : Homopholis fieterolepis.
Mocquard ( 1895 : 94, 117) transfère l’espèce dans le genre Blaesodactylus créé deux ans plus
tôt par Boettger. Le binôme ainsi constitué fut longtemps accepté : Mocquard (1909 : 16),
Barbour (1918 : 481), Angel, Guibé (l.c.), Underwood (1954 : 478), Wermuth (1965 : 10),
Benyr (1987 : 49). Russell (l.c.) transfère le taxon dans le genre Homopholis qui a priorité; le
binôme est ainsi cité par Welch (1982 : 28) qui omet le travail de Bôhme et Meier (l.c.)
réhabilitant Blaesodactylus au rang de sous-genre.
= Homopholis (Blaesodactylus) boivini (A. Duméril, 1856).
— 37 —
Blaesodactylus Boivini Mocquard, 1895, non A. Duméril. Bull. Soc. philomath. Paris, 8' sér.,
7 : 94.
Mocquard place, à tort, les types de Hemidactylus sakalava (cf. cet article) dans la
synonymie de l’espèce de A. Duméril.
= Homopholis (Blaesodactylus) sakalava (A. Grandidier, 1867).
Hemidactylus (Pnoëpus) Bojeri Fitzinger, 1843. Systema Reptilium : 106.
Il s’agit d’un nomen nudum pour lequel l’auteur ne donne que les indications suivantes :
« Hemidactylus Bojeri — Hemidactylus frenatus. Schlegel. Mus. Lugd. Bat. Dum. Bibr. Africa.
From. bon. spei. Madagascar. Mauritius. Mus. Paris. Lugd. Bat. Vindob. Londin. » (F.)
Le ou les spécimens de Paris ne sont plus aujourd’hui identifiables.
Il ne s’agit pas d’un nomen substitutum pour H. frenatus car ce dernier binôme se retrouve
aussi dans la synonymie de H. javanicus.
Ignoré par Gray (1845), Boulenger (1885), FitzSimons (1943), H. bojeri est cité par
Loveridge (1947 : 127), Wermuth (1965 : 74), Peters et Donoso-Barros (1970 : 141) dans la
synonymie de H. frenatus ', cité également par Cogger et coll. (1983 : 90) qui lui supposent
même des syntypes dans les différents musées cités.
= Hemidactylus frenatus Duméril et Bibron, 1836.
Lygodactylus bons! Pasteur, 1962. Bull. Inst. fr. Afr. noire. A, 24 : 607.
L’holotype et les deux paratypes appartiennent aux collections du British Museum
(Natural History); ils portent les n”® BM 1956.1.15.69; 94.2.13.5; 1956.1.15.70; terra typica :
Mont Mlange, alt. 3 000 m, Nyassaland.
« J’ai le plaisir de dédier cette espèce à mon ami Jacques Bons, bien connu de ceux qui
s’intéressent à l’herpétologie de l’Afrique. » (P.)
L’espèce est admise comme valide par Wermuth (1965 : 102); elle est citée par Pasteur
(1965 : 15, 41-46), Welch (1982 : 29).
Emydactylus Bouvier! Bocourt, 1870. Nouv. Archs Mus. Hist, nat., Paris, 6, Bull. 17-18.
Syntypes : MHNP 2444 (1303a), 38 (3?) mm; 2444A, 40 (4?) mm; 2444B, 52 (20?) mm; G 363-,
Saint-Vincent, îles du Cap Vert; Bouvier.
« Le Muséum possède trois exemplaires de cette jolie espèce, appartenant à la subdivision
des Dactylotèles Fissipèdes, qu’il doit à M. A. Bouvier, qui les a recueillis à Saint-Vincent, une
des îles du Cap Vert. » (B.) 58 (22) mm.
La présence des spécimens dans les collections de Paris est signalée par Guibé (1954 : 7,
n“ 12).
Acceptée par Rochebrune (1884: 76-77, Hemidactylus), Boulenger (1885: 118,
Hemidactylus), la validité du taxon n’a pas été remise en cause : Angel (1935 : 167),
— 38 —
Loveridge (1947 : 122, trois sous-espèces), Guibé (l.c.), Wermuth (1965 : 70-71), Welch
(1982 : 23).
= Hemidactylus bouvieri bouvieri Bocourt, 1870.
Dactychilikion Braconnier! Thominot, 1878. Bull. Soc. philomath. Paris, T sér., 2 : 254-256.
Holotype : MHNP 294 (1411 B), 112 (56?)mm; G 85 J ; environs du lac N’garni ; recueilli par M. de
Castelnau, consul de France.
L’espèce est dédiée à M. Braconnier, préparateur au Muséum de Paris.
Espèce-type du genre par monotypie.
La présence du type à Paris est signalée comme possible par FitzSimons (1943 : 114) et
confirmée par Guibé 0954 : 18, n° 71).
Le binôme est d’abord reconnu comme valide par Rochebrune (1884 : 72-74) qui croit
l’avoir retrouvé en Sénégambie : « Lac de Pagnefoul, Saldé, environs de Podor...; ... nous
devons de le connaître à M. Gasconi, député du Sénégal » et propose pour ce taxon une
famille des Chilikiodactylidae. Boulenger (1885 : 209) accepte d’abord le binôme avant de le
placer (1910 : 463) dans la synonymie de Rhoptropus afer. Hewitt (1910 : 81, 85, 88) accepte le
changement de genre mais considère l’espèce comme valide. FitzSimons (l.c.) admet l’espèce
tout en soulignant qu’elle n’est connue que par l’holotype et n’accepte qu’avec réserve sa place
dans le genre Rhoptropus. Loveridge (1947 ; 286), Guibé (l.c., Dactichilikion), Wermuth
(1965 : 161, Dactychylikion), Welch (1982 ; 19).
= Rhoptropus braconnieri (Thominot, 1878).
Phyllodactylus brevipes Mocquard, 1900. Bull. Mus. Hist, nat., Paris, 6 (7) : 346; et Bull.
Soc. philomath. Paris, 9' sér., (4) ; 99-101, pl. 2, fig. 5.
L’holotype de ce taxon aurait été détruit par incendie alors qu’il avait été prêté pour
examen à James R. Dixon {in litt. 10.VL 1965).
Il portait le n" MHNP 1899.341 (1397 al) et avait été récolté par G. Grandidier le 25
juin 1898 à Ambolisatra, Madagascar. Dans la description originale Mocquard précisait :
« cette espèce a des affinités avec Ph. porphyreus Daudin ; elle s’en distingue par la brièveté de
ses membres... Un seul spécimen femelle... 70 (35)mm ».
La présence du type dans les collections de Paris avait été signalée par Angel (1942 : 53)
et par Guibé (1954: 11, n“ 35). Il ne subsiste plus aujourd’hui de la série-type que
l’iconographie.
Tout en soulignant ses rapports avec P. porphyreus, les premiers auteurs donnaient le
taxon comme valide : Mocquard (1909 : 14), Angel, Guibé (l.c.). C’est Guibé (1956 : 249), et
non Angel comme l’écrit Wermuth (1965 : 142), qui considéra la synonymie comme établie ce
qu’accepta Wermuth (l.c.). Mais Dixon et Kroll (1974 : 24), les derniers à avoir pu étudier le
spécimen, étaient beaucoup moins catégoriques : «... Phyllodactylus brevipes, is related to
species in Africa, and will be considered at a later data ».
— 39 —
Saurodactylus mauritanicus brosseti Bons et Pasteur, 1957. Bull. Soc. Sci. nat. phys. Maroc,
Rabat, 37 (3) : 178-185, 3 fig., pi. 4.
Holotype : MHNP 1959.20 (Sm 12), 66 (34)mm; G 862; Wadi Souss, Maroc; Smirnoff coll., été
1956.
La forme est dédiée à A. Brosset, ornithologiste et mammalogiste.
La validité du taxon n’a pas été remise en cause : Bons (1959 : 35n.), Pasteur et Bons
(1960 : 31), Wermuth (1965 : 162), Welch (1982 : 20).
Lacerta capite-planus Lacepéde, 1788. Hist. nat. Quadr. ovip., in-4“, 1 : 425-432, pl. 30;
in-8°, 2 : 151-160, pl. 8; synopsis methodica : 454.
« La Tête-Plate... Ce lézard n’a encore été trouvé qu’en Afrique; il paroit fort commun à
Madagascar, puisque l’on peut voir, dans les collections du Cabinet du Roi, quatre individus
de cette espèce envoyés de cette Isle. Cette collection en renferme aussi un cinquième, que
M. Adanson a rapporté du Sénégal; & c’est sur ces cinq individus, dont la conformation est
parfaitement semblable, que j’ai fait la description que l’on vient de lire. » (L.)
La série-type est bien définie; Daudin (1802 : 160) confirme sa présence au Muséum;
malheureusement aucun des spécimens actuellement en collection à Paris ne peut lui être
attribué; le plus ancien spécimen encore en collection, et déjà signalé par C. et A. Duméril
(1851 : 40), est dû à Bosc : c’est le MHNP 2324 (1373), Ur 3.
Contrairement à ce qu’écrivent Bauer et Russell (1989 : 175) : « The latter author
(Lacepéde 1788) did not employ this latinized name... », le binôme latin, avec pour auteur
Lacepéde, est parfaitement valide au sens du code, même s’il n’apparaît que dans le synopsis
dont tous les exemplaires ne possédaient pas une édition latine. C’est ce qui explique qu’il a été
négligé par la plupart des auteurs. Seul Bonnaterre (1789 : 59-60), parmi les auteurs anciens,
semble l’avoir cité, sous la forme L. (acerta) capite-plana. Le nom d’espèce, yïwûr/umY, proposé
par Schneider en 1792 fut adopté par Daudin (l.c.). Cuvier (1829 : 56) et les auteurs
ultérieurs. On ne trouve le binôme de Lacepéde cité ni dans les synonymies de Duméril et
Bibron (1836) ni dans celles de Gray (1845) ou de Boulenger (1885). Il est donc légitime de
suivre Wermuth (1965 : 186) et d’en faire un nomen oblitum.
= Uroplatus fimbriatus (Schneider, 1792).
Pachydactylus (Oedura) Castelnau! Thominot, 1889. Bull. Soc. philomath., Paris, 8' sér., 1
(1) ; 2-4.
Lectotype (selon Bustard, 1970) : MHNP 6802 (1401mu), 127 (55) mm, Ç; G 601.
Paralectotypes : MHNP 6802B, 102 (42) mm, 3; G 601; 6802A, 69 (30) mm, juv.; G 60411.
« Cette belle espèce, dont le Muséum possède trois spécimens, lui a été envoyée
d’Australie par feu de Castelnau en 1876, lorsqu’il était consul de France à Melbourne. » (T.)
— 40 —
Guibé (1954 : 21, n" 87) signale la présence des trois spécimens dans les collections de
Paris mais avec des dimensions erronées (92-115 mm). Cogger et coll. (1983 : 95) mentionnent
le lectotype.
En 1920, ZiETZ donnait le binôme comme synonyme de Oedura tryoni, puis Loveridge
(1934 : 309) de O. marmorata, ce que suivait Guibé (l.c.). Cogger (1957 : 175) de O. tryoni, ce
qu’acceptait Wermuth (1965 : 114). Dans une première étude du complexe O. tryoni, Bustard
(1966 : 1-14) sépara castelnaui qu’il plaça dans la synonymie de O. ocellata. Ultérieurement
(1970 : 21-40), après examen du matériel-type, il reconnut que deux des spécimens
constituaient une espèce valide, et désigna pour lectotype le MHNP 6802 (fig. 6), avec pour
terra typica restricta le Nord Queensland. L’un des paralectotypes, le MHNP 6802B (fig. 7),
appartient à la même espèce O. castelnaui, tandis que le second, MHNP 6802A (fig. 8), est un
représentant de O. ocellata. L’espèce est admise par Cogger (1983 : 187-188), Cogger et coll.
(I.C.).
= p.p. Oedura castelnaui Thominot, 1889.
= p.p. Oedura ocellata Boulenger, 1885.
Gymnodactylus Caudeloti Bavay, 1869. Catal. Rept. Nouvelle-Calédonie. Mém. Soc. linn.
Normandie, 15 (5) : 13-14.
« Je n’ai pu observer cet animal vivant; un seul exemplaire, en mauvais état, m’a été
donné par M. Vieillard. » (B.) 73 (32) mm.
L’espèce est dédiée à M. Caudelot, lieutenant d’artillerie de la marine, un des collecteurs
de Bavay.
L’holotype n’a pas appartenu aux collections de Paris ; il a, par contre, été examiné par
Boulenger (1883 : 121) : « The Gymnodactylus candeloti (sic) of Bavay, of which I have
examined the type, is based on a badly preserved specimen of the present species ».
Seul Sauvage (1878 : 65-68) semble avoir considéré l’espèce comme valide. Dès 1883,
Boulenger (l.c.) en faisait un synonyme de L. lugubris, et non Smith (1935 : 115, candeloti)
comme l’écrit Wermuth (1965 ; 99). La synonymie n’a pas été discutée : Boulenger (1885 :
165, candeloti). Roux (1913 : 85, 93), Smith, Wermuth (l.c.), Donoso-Barros (1966 : 114),
Peters et Donoso-Barros (1970 : 161), Cogger et coll. (1983 : 93).
= Lepidodactylus lugubris (Duméril et Bibron, 1836).
St. (enodactylus) caudicinctus A. Duméril, 1851. In C. et A. Duméril, Catal. méth. collect.
Rept. : 48, n° 1 quater; et 1851, Rev. Magasin Zool., octobre, 2” sér., 3 (10) : 479-
486, pl. 13 (pages 2, 7-8 du tiré-à-part) (caudi-cinctus).
Holotype : MHNP 6771 (1466), 161 (60?)mm; G 431; Sénégal.
« Sténodactyle queue-cerclée... queue robuste, entourée, dans toute sa longueur, de larges
anneaux très réguliers, qui sont armés en dessus de tubercules volumineux... 155 (60)mm,
...Le Muséum ne possède qu’un seul échantillon de cette espèce. Il est originaire du Sénégal, et
dans un très bon état de conservation. » (D.)
— 42 —
La référence correcte de la première description est celle du catalogue puisque dans
l’article de la Revue et Magasin de Zoologie, paru la même année, A. Duméril écrit : « J’en ai
donné la diagnose (Catal. méth. ... p. 48), dans les termes suivants : ». Ni Guibé (1954 : 21,
n" 85), ni Wermuth (1965 : 90) ne donnent cette référence, le second fournissant de plus des
chiffres erronés : « (2) 3 : 484; Taf. 12 ».
Ce spécimen a été figuré sur un des vélins du Muséum.
La présence du type dans les collections de Paris est signalée par Rochebrune (1884 : 82)
et par Guibé (l.c.). La validité du taxon n’a pas été remise en cause, mais son attribution
générique fut discutée. Cité comme Stenodactylus par C. Duméril et coll. (1854 : 255), il est
placé par Gray (1864 : 61) dans un genre Psilodactylus dont il devenait l’espèce-type par
monotypie; ce genre est accepté par Boulenger (1885 : 230) mais il fut remplacé par
Hemitheconyx n.n. de Stejneger (1893 ; 162), Psilodactylus étant préoccupé. Le nouveau
binôme a été retenu : Loveridge (1947 : 26), Underwood (1954 : 476), Guibé, Wermuth
(l.c.), Welch (1982 : 27).
= Hemitheconyx caudicinctus (A. Duméril, 1851).
Gekko cepedianus Merrem, 1820. Tentamen Systematis Amphibiorum : 43.
Lectotype (selon C. et A. Duméril, 1851) : MHNP 6664 (1180), 77 (37?)mm; G 672-, Ile de France
(Maurice); Péron.
« Habitat in Insula Franciae » (M.). Merrem nomme cette espèce sur la description de
Cuvier.
D’après un manuscrit de Péron, Cuvier (1817, 2 : 46, et 4, pl. 5, fig. 5) avait décrit
brièvement et figuré un « Gecko cépédien ». Il n’utilisa de forme latine ni en 1817 ni en 1829,
contrairement à ce qu’écrivaient Duméril et Bibron, (1836 : 301) ^ qui le créditaient, pour
1829, d’un Platydactylus cepedianus. Ces auteurs ne font pas référence au matériel utilisé par
Cuvier; par contre C. et A. Duméril (1851 ; 34) écrivaient : Ile de France : Péron, Type du
Gecko cépédien Péron MSS ». Schinz (1822 : 72) attribuait « Geck. cepedianus » à Péron. Les
types de Péron étaient au moins trois, mais il n’en restait déjà plus qu’un en 1851. Le spécimen
n’est pas signalé par Guibé (1954).
Si la validité de l’espèce ne fut pas discutée, son attribution générique varia avec les
auteurs.
Gray (1825 : 199) fit de ce taxon, sous le nom altéré de « crepidianus », l’espèce-type, par
monotypie, de son nouveau genre Phelsuma. Wermuth (1965 : 125) attribue, à tort, la
désignation de l’espèce-type à Smith (1935 : 120) alors que celui-ci ne fait que la mentionner.
Fitzinger (1826 :47, cepedeanus) le plaçait dans le genre Platydactylus, Wagler (1830 :
142, cepedeanus) dans le genre Anoplopus dont il devait devenir l’espèce-type par désignation
secondaire de Fitzinger (1843 : 19).
Gray (1831 : 47) en fait un Platydactylus {Phelsuma). Wiegmann (1834 : 19), Duméril et
Bibron (l.c.) adoptent Platydactylus ; ces derniers écrivent curieusement, alors qu’ils ont cité la
1. La conception de Duméril et Bibron du Platydactylus cepedianus dépassait celle de Cuvier, et donc de
Merrem, puisqu’ils y incluaient un spécimen de Madagascar, ce qui permit à Loveridge (1942 : 470) d’inclure ce taxon
p.p. dans la synonymie de Pli . madagascariensis .
— 43 —
figure de Cuvier : « Nous ne connaissons qu’un seul portrait de cette espèce, c’est celui que
M. Isidore Geoffroy a fait graver dans ses Études zoologiques, et qui a été reproduit dans le
Magasin de Zoologie de M. Guérin. Malheureusement cette figure manque d’exactitude, en ce
que le dessinateur a donné à ce Gecko des ongles à tous les doigts, quand il n’en a réellement
pas un seul ».
Loveridge (1942 : 448) cite cette figure sous la forme « Platydactylus cepedianus Geoffroy
Cl. III, pl. III ».
C. Duméril et coll. (1854 : 248) citent encore l’espèce dans le genre Platydactylus mais
l’accord s’est rapidement fait sur son appartenance au genre Phelsuma : Gray (1845 : 166,
cepedianus), Boulenger (1885 : 211, cepedianum), Mocquard (1909 : 19), Barbour (1918 :
482), Angel (1942 : 29), Underwood (1954 : 477, cepedianum), Mertens (1962 ; 92; 1963 :
300, cepediana), Wermuth (1965 : 128), J. et J. M. Vinson (1969 : 264), Welch (1982 : 17),
J. et J. M. Vinson (l.c.) reconnaissent deux sous-espèces.
Rochebrune (1884 ; 71) croyait le reconnaître dans un lézard de douze localités de
Sénégambie : « La comparaison de nos échantillons avec ceux provenant de Madagascar, de
Bourbon et de Zanzibar, ne nous a fourni aucun caractère propre à les différencier ».
Loveridge (1942 : 458) a fait de Ph. cepedianum Barbour, 1918 non Merrem, le type d’une
nouvelle espèce : Ph. barbouri.
= Phelsuma cepediana cepediana (Merrem, 1820).
Platydactylus Chahoua Bavay, 1869. Catal. Rept. Nouvelle-Calédonie, Mém. Soc. linn. Nor¬
mandie, 15 (5) : 3-5.
« Je n’ai aucun détail sur les mœurs de cet animal, que je n’ai pas vu vivant. Habite
Kanala, Lifou.
« Je conserve à cette espèce le nom de Chahoua, sous lequel les indigènes la connaissent,
aussi bien du reste, que les espèces voisines. Ce mot désigne aussi le diable, qui est censé
emprunter cette forme; ce doit être le cri de l’animal. » (B.)
Le spécimen-type ne se trouve pas dans les collections de Paris. Son histoire est complexe.
Boulenger (1883 : 125-126) écrit : «... I have examined the type specimen, a male, kindly
communicated to me by M. Bavay. It comes from Kanala, Lifou ».
Roux (1913 : 97-98) s’est enquis du type et de la localité d’origine :
« Nous avons cherché, sans y réussir, à nous procurer le type de cette espèce. Grâce à
l’obligeance de Mr. Bavay, nous avons appris que cet exemplaire devait se trouver à Brest,
dans les collections du Musée de l’École de Médecine navale. La Direction du service de santé
de la Marine à qui nous nous sommes adressé nous répondit que le spécimen en question ne se
trouvait pas dans ces collections.
« L’indication de localité “ Canala, Lifou ” demande une rectification. Autant qu’on en
peut juger par le travail de Bavay et celui de Boulenger, on n’a recueilli qu’un seul spécimen de
cette espèce. L’indication Canala, Lifou ne peut se rapporter qu’à plusieurs exemplaires, étant
donné que Lifou est une des îles Loyalty et qu’on n’y trouve aucun village du nom de Canala.
Mr Bavay a bien voulu à ce sujet nous communiquer ce qui suit : “ Depuis près de 50 ans que
j’ai recueilli ces animaux, je ne puis avec mes seuls souvenirs, vous garantir cette provenance de
— 44 —
Lifou. Si je l’ai indiquée, c’est qu’un ou plusieurs (?) exemplaires m’avaient été donnés comme
provenant de cette île”.
« Cette indication montre que la provenance Lifou est sujette à caution, Mr. Bavay
n’ayant pas lui-même récolté les exemplaires. Nous inclinons donc à croire que le type de
l’espèce, seul exemplaire connu, a été trouvé aux environs de Canala, localité de la côte
orientale de la Nouvelle-Calédonie où nous avons recueilli, sinon cette espèce, du moins une
autre forme du même genre. »
Roux a ainsi fixé une terra typica restricta, la seule citée par Wermuth (1965 : 158).
Bauer (1985 : 81-94) a décrit et photographié pour néotype un mâle de la collection de la
California Academy of Science qui porte le n” CAS 156692.
Placé dans le genre Rhacodactylus par Boulenger (l.c.), la position de ce taxon n’a pas été
remise en cause : Boulenger (1885 ; 177), Roux, Wermuth, Bauer (l.c.).
= Rhacodactylus chahoua (Bavay, 1869).
Platydactylus (Rhacodactylus) chahoua Sauvage, 1878, non Bavay. Bull. Soc. philomath. Paris,
7‘ sér., 3 : 65, 66-67.
Holotype : MHNP 700 (1209B), 275 (130?) mm; G 84516-, Nouvelle-Calédonie; Musée des
Colonies.
« L’unique exemplaire que possède le Muséum lui a été donné par le Musée des
Colonies. » (S.)
Guibé (1954) omet de le signaler.
Boulenger a rapidement établi (1883 : 126) qu’il ne s’agissait pas de l’espèce de Bavay
mais d’un R. trachyrhynchus, ce qui n’a plus été remis en cause : Boulenger (1885 : 178),
Roux (1913 : 98).
= Rhacodactylus trachyrhynchus Bocage, 1873.
Hemiphyllodactylus typus chapaensis Bourret, 1937. Bull. gén. Instr. publ. Indochine, 60, fig. la
à le.
Holotype : MHNP 1948.43 (S 130), 49 (3?)mm; G 422-, Chapa, Tonkin; Bourret.
Non type : MHNP 1948.44 (S 169), 58 (8?) mm. Idem .
« J’ai pris à Chapa une femelle à queue reconstituée (S 130) dont les caractères sont
intermédiaires entre ceux de H. typus typus Bleeker et H. yunnanensis Boulenger. ... L = 33 +
23... » (B.) Ultérieurement, Bourret (1944 : 38) éleva le taxon au rang spécifique.
Guibé (1954 : 16, n° 62) signale la présence dans les collections de deux syntypes; il s’agit
manifestement d’une erreur, la description originale ne laissant aucun doute sur la constitution
de la série-type. L’holotype est identifiable sans ambiguïté par son numéro de récolte.
Wermuth (1965 : 89) considère la sous-espèce comme valide mais souligne ; « auschei-
nend nur von der Terra typica bekannt ».
— 45 —
Geckonia chazaliae Mocquard, 1895. Bull. Mus. Hist, nat., Paris, 1 : 311-312.
Holotype : MHNP 1895.364 (1249 alpha), 69 (12?)mm; G 231; Cap Blanc (Sahara); Dalmas.
L’espèce est nommée d’après le nom du yacht « Chazalie » du collecteur, le comte
Dalmas.
La présence du spécimen dans les collections est signalée par Guibé (1954 ; 21, n“ 88).
L’espèce est, par monotypie, espèce-type de Geckonia Mocquard.
La validité du binôme n’a pas été remise en cause : Loveridge (1947 : 307), Underwood
(1954 : 478), Guibé (l.c.), Bons 0959 : 41), Pasteur et Bons (1960 ; 29), Wermuth (1965 : 31),
Welch (1982 : 22), Bauer et coll. (1989 : 90).
Hemidactylus chevalieri Angel, 1935. Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 2' sér., 7 : 166-167.
Syntypes : MHNP 1935.178 (1325 ni), 41 (3?)mm; 1935.179, 38 (2?)mm; 1935.179A, 96 (48?)mm;
1935.179B, 82 (30?)mm; 1935.180, 47 (5?)mm; 1935.180A, 69 (32?)mm; 1935.181, 62 (30)mm;
1935.181A, 58 (20)mm; 1935.182, 82 (38?)mm; 1935.182A, 40 (18)mm; G 36411; île Sal, archipel du
Cap Vert; prof. A. Chevalier coll. été 1934. MHNP 1935.183 (1325 n); 1935.184; 1935.184A; G 364;
Santa Maria, île Sal; A. Chevalier coll., été 1934.
Espèce « que nous dédions avec plaisir au donateur... 84 (41)mm... 13 exemplaires : Ile
Sal — n°® des coll. Mus. : 35-178 à 184. » (A.)
La présence des syntypes dans les collections de Paris est signalée par Guibé (1954 : 8,
n” 17).
Loveridge (1947 : 121) en fait une sous-espèce de H. bouvieri, distincte de H.b.
boavistensis contrairement à ce qu’écrit Wermuth (1965 : 71). Guibé (l.c.) suit Loveridge.
Mertens (1955 : 5) considère chevalieri comme synonyme de boavistensis ce qu’adoptent
Wermuth (l.c.) et Welch (1982 : 23).
= Hemidactylus bouvieri boavistensis Boulenger, 1906.
Correiophus ciliatus Guichenot, 1866. Mém. Soc. Sci. nat. Cherbourg, 12 : 248-262, pl. 8.
Syntypes : MHNP 701 (1289a), 182 (78?)mm; 701A, 120 (13?)mm; G 842; Nouvelle-Calédonie;
Deplanche.
« ... Corrélophe (tête à crête latérale)... Ce singulier saurien ne nous est connu jusqu’à
présent encore que de la Nouvelle-Calédonie, d’où M. Deplanche, chirurgien de marine, l’a
rapporté le premier à l’exposition permanente des produits des colonies françaises. Le Musée
de Paris en a obtenu deux exemplaires dûs à l’extrême obligeance de M. Aubry-Lecomte,
directeur de cette exposition permanente... Bord de la paupière supérieure pourvu de longs
appendices cutanés, simulant jusqu’à un certain point des cils... Corrélophe à paupières
ciliées... » (G.)
^ 46 —
Les types, examinés par Roux (1913 : 102), sont signalés par Guibé (1945 : 16, n° 60).
L’espèce est, par monotypie, espèce-type de Correlophus Guichenot.
La validité du taxon n’a pas été remise en cause mais le genre Correlophus, accepté par
Bavay (1869 : 12), a ensuite été mis dans la synonymie de Rhacodactylus par Boulenger
(1883 : 123, 128; 1885 : 180). Le binôme ainsi constitué n’a plus été discuté : Roux, Guibé
(I.C.), Wermuth (1965 : 158).
= Rhacodactylus ciliatus (Guichenot, 1866).
Sphaerodactylus cinereus Wagler, 1830. Natürl. Syst. Amph. : 143.
Le binôme est créé par Wagler dans la deuxième section (béta) du genre Sphaerodactylus
par les lignes :.
« Digitorum disco integro : Gecko sputateur à bandes Lacép. Rept. 1. t. 28. f. 1 —
Sphaerodactylus cinereus (nov. spec.) Lacép. l.c. t. 28. f. 2. » (W.)
La même diagnose désigne un autre binôme : Lacerta sputator Sparrman, cité par
Lacépède (= Sphaerodactylus s.). L’espèce Sphaerodactylus cinereus que Wagler considère
comme nouvelle n’est validée que par la référence à une figure.
En 1788, Lacépède (in-4° : 409-412, pl. 28) avait décrit et figuré, sur deux individus
envoyés de Saint-Domingue par M. d’ Antic (= Bosc d’ Antic), d’une part le Sputateur pour
lequel il cite le binôme latin avec la référence de Sparrman et d’autre part « une variété » pour
laquelle il ne donne pas de nom latin, ne la citant pas dans le Synopsis.
« L’individu que nous avons décrit a deux pouces deux lignes de longueur totale, & la
queue quatorze lignes; il a, ainsi que le Sputateur, le bout des doigts garni de pelotes
écailleuses, que nous n’avons remarquées dans aucun autre lézard. Sa couleur, qui est le seul
caractère par lequel il diffère du Sputateur, est assez uniforme; le dessous du corps est d’un
gris sale, mêlé de couleur chair, & le dessus d’un gris un peu plus foncé, varié par de très-
petites ondes d’un brun noirâtre qui forment des raies longitudinales. » (L. : 412)
Les spécimens ayant servi de modèles pour la planche ont sans doute appartenu aux
collections du Muséum, ce qu’envisage Barbour (1921 : 233, 1935 : 101), mais ils n’y
figuraient déjà plus en 1836 lors de la rédaction du volume concerné de l’Erpétologie générale.
Avant que ne soient acquises l’antériorité et la validité du binôme de Wagler,
aujourd’hui acceptées, Barbour (1921 : 233), Wermuth (1965 : 164), sa paternité fut attribuée
à Cuvier, Mac Leay, Cocteau.
Fitzinger ( 1843 : 94) crédite Cuvier d’un « Sphaeriodactylus cinereus » alors que celui-ci
écrivait simplement (1829 : 57), dans le paragraphe consacré au Gecko sputateur à bandes :
« Il y a dans la même île, une espèce voisine, mais d’un cendré uniforme, id., ib., f., 2. ». La
légende de la planche 18 de Cocteau (in La Sagra) attribue également le binôme à Cuvier.
En 1834, paraissait dans les Proceedings of the Zoological Society of London, le compte
rendu de la séance du 11 février, page 12, avec la description par Mac Leay de deux espèces de
1. Sur la date du texte de Cocteau cf. Catalogue Iguanidés, 1989 : 4.
— 47 —
lézards de Cuba : Sphaeriodactylus cinereus et S. elegans. Cocteau (1843 ^ ; 166-167),
omettant Wagler, créditait sans ambiguïté Mac Leay du binôme de S. cinereus que devait
omettre Wermuth (l.c.).
Le binôme fut cependant attribué à Cocteau par Cope (1861 : 498), Boulenger (1885 :
220), Barbour (1914 : 261, Spharodactylus c. ; 1916 : 132, 301) mais Stejneger (1917 : 266) en
crédite Mac Leay.
Cochran (1941 : 104), à tort ; 1) attribue à Wagler une graphie, Sphaeriodactylus, que
cet auteur n’a pas utilisé ; 2) considère que cinereus est « based on Lacépède’s sputateur » alors
que Lacépède sépare justement la variété devenue pour Wagler cinereus de la forme sputateur
typique.
Hemidactylus Coctoei Duméril et Bibron, 1836. Erpét. génér., 3 : 365-366.
Lectotype (selon C. et A. Duméril, 1851) ; MHNP 6594 (1338), 156 (87)mm; G 369', Bombay;
Dussumier.
Paralectotypes : MHNP 2310 (1339), 151 (72?)mm; G 36912; Côte Malabar; Dussumier. MHNP
6595 (1340), 167 (88?)mm; 6595A, 132 (60?)mm; G 36911; Bengale; Duvaucel.
« L’Hemidactyle de Cocteau... 167 (48)mm... Cette espèce est, comme la précédente,
originaire des Indes orientales. Nous l’avons reçue du Bengale par les soins de M. Duvaucel, et
de Bombay par ceux de M. Dussumier. » (D.B.)
La dédicace n’est pas explicitée. Alors que les trois lots sont signalés comme types par les
plus anciens registres, C. et A. Duméril (1851 : 39, n” 10) ne mentionnent que le MHNP
6594; on peut admettre qu’ils ont alors désigné un lectotype. Smith (1935 : 98), Guibé (1954 :
5, n“ 6) mentionnent la présence de types à Paris.
Fitzinger (1843 : 19, 104, cocteaui), par désignation originale, fait du taxon l’espèce-type
de son genre Hoplopodion tandis que Gray (1845 : 158) place le binôme dans la synonymie de
Boltalia sublaevis. La validité de l’espèce est ensuite admise par C. Duméril et coll. (1854 :
250) puis par Boulenger (1885 : 135). En 1898, Anderson (p. 77) proposa sa mise en
synonymie avec H. flaviviridis, et non Loveridge (1947 : 157) comme l’écrit Wermuth (1965 :
74). Celle-ci n’a plus été remise en cause : Smith, Loveridge, Guibé (l.c.), Marx (1968 : 6,
coctaei), Wermuth (l.c.).
Alors que le texte de Rüppell n’a, semble-t-il, été publié qu’après la création du binôme
H. coctoei, il n’y a pas de problème de priorité puisque Duméril et Bibron écrivaient (1836, 3 ;
347) : « nous devons citer une espèce dont A. Ruppel n’a encore publié que la figure dans un
ouvrage paraissant par livraison... Sa couleur... lui a valu le nom de Flaviviridis » et que la
planche (VI fig. 2) a pour légende Hemidactylus flaviviridis (Rüppell).
= Hemidactylus flaviviridis Rüppell, 1835.
Gymnodactylus coleonyx A. Duméril, 1856. Archs Mus. Hist, nat., Paris, 8 (4) : 483-485,
pl. 17, fig. 6 et 6a à 6c.
Il s’agit d’un nom de remplacement proposé pour le Coleonyx elegans Gray, 1845 :
« Ces noms... de Coléonyx élégant... seraient admis dans ce Mémoire s’il n’y avait
nécessité de laisser à ce Gecko la dénomination générale de Gymnodactyle...
— 48 —
« J’ai d’ailleurs constaté l’identité de notre espèce (G. scapularis) et celle du Musée de
Londres. Elle a été confirmée par M. Gray lui-même, car il a pu comparer la fig. de la pl. XVII
avec l'individu qui a servi à sa description... » (D.)
La proposition de A. Duméril n’a pas été retenue.
= Coleonyx elegans elegans Gray, 1845.
Lygodactylus scheffleri compositus Pasteur, 1965. Trav. Inst, scient, chérif., Zool., (1964),
29 : 15, 39.
Les deux spécimens utilisés pour créer cette sous-espèce appartiennent aux collections du
Museum of Comparative Zoology, Harvard; l’holotype, un mâle, porte le n“ MCZ 30488;
terra typica : Masiliwa, pays Nyaturu, SW du Hanang.
La sous-espèce n’est pas citée par Welch (1982).
Hemidactylus craspedotus Mocquard, 1890. Nouv. Archs Mus. Hist, nat., Paris, 3' sér., 2 ;
119, 123, 125-126, pl. 7, fig. 2 et 2a à c; Le Naturaliste, 12 : 144.
Holotype : MHNP 1889.297 (1368 alpha), 122 (62)mm ; G 581 ; Kina-Balu, Nord de Bornéo; acquis
de Whitehead, récolte de 1885.
« ... un Hémidactyle (...) remarquable par ses replis cutanés... Le spécimen unique qui sert
de type à cette espèce mesure 123 millimètres de longueur totale dont 64 millimètres, ou un
peu plus de la moitié, pour la queue. Il provient du nord de Bornéo. » (M.)
Guibé (1954 : 22, n“ 89) signale sa présence dans les collections de Paris.
La validité du taxon n’a pas été remise en cause mais son appartenance générique a varié.
Il est devenu l’espèce-type de Mimetozoon Boulenger (1896 : 767) lorsque de Rooij (1915 : 36)
établit que eraspedotus était un synonyme plus ancien de M. floweri Boulenger. Mimetozoon
pour Guibé (l.c.), Platyurus pour Taylor (1963 ; 768), actuellement Cosymbotus depuis
Wermuth (1965 : 21).
= Cosymbotus craspedotus (Mocquard, 1890).
Phelsuma crepidianus Gray, 1845. Ann. Philos., London, (2), 10 (= 26) : 199.
Graphie erronée pour eepedianus Merrem, 1820 (cf. cet article).
Boulenger (1885 : 211) donne la référence de Gray mais en corrigeant en Phelsuma
cepedianum ; Smith (1935 : 120) en fait l’espèce-type, par désignation secondaire, de Phelsuma,
sous la forme eepedianus.
= Phelsuma cepediana (Merrem, 1820).
49
Platydactylus crepuscularis Bavay, 1869. Catal. Rept. Nouvelle-Calédonie. Mém. Soc. linn.
Normandie, 15 (5) : 8-10.
« On ne le trouve guère que le soir, après le coucher du soleil, ... » (B.)
Aucun des spécimens des collections de Paris ne peut être rapporté à la série-type. Celle-ci
a été examinée par Boulenger (1883 : 122-123) : « the types of the species, communicated to
me by M. Bavay » qui admettait la validité du taxon dans le genre Lepidodactylus. Ceci fut
accepté : Boulenger (1885 : 163), Roux (1913 : 94) jusqu’à ce que Smith (1935 : 107) établisse
la synonymie avec Hemiphyllodactylus typus. Elle n’a pas été remise en cause : Wermuth
(1965 : 88), J. et J. M. Vinson (1969 ; 250).
= Hemiphyllodactylus typus typus Bleeker, 1860.
Platydactylus (Lepidodactylus) crepuscularis Sauvage, 1878, non Bavay. Bull. Soc. philomath.
Paris, 7' sér., 3 : 69-70.
Holotype : MHNP 5304 (1869.171, 120a) 72 (37)mm; G 49111 ', Nouvelle-Calédonie; Delacour.
Après avoir, p. 65, écrit « Le P. crepuscularis fait partie du genre Amydosaurus de Gray »,
Sauvage décrit ce qu’il considère comme un Platydactylus {Lepidodactylus) crepuscularis
Bavay : « M. Delacour a donné au Muséum un exemplaire de cette espèce », spécimen, entré
en colleetion le 10.XII.1869, et enregistré comme Platydactylus sp. nov.
Le spécimen a été examiné par Boulenger (1883 : 121) et signalé par Guibé (1954 : 15,
n" 56).
De son examen Boulenger (l.c.) concluait qu’il s’agissait non de l’espèce décrite par
Bavay mais d’un L. lugubris. Cette synonymie n’a pas été remise en cause : Boulenger (1885 :
165), Roux (1913 : 93), Guibé (l.c.).
= Lepidodactylus lugubris (Duméril et Bibron, 1836).
Gecko cristatus Daudin, 1802. Hist. nat. Rept., an X, 4 : 167-175, et 1803, 8 : 273.
« Le Gecko à queue crêtée... Ce saurien, ..., a été décrit et figuré assez correctement par
deux anciens observateurs, savoir par Feuillée, dans son Journal d’observations physiques, et
par Seba. » (D.)
La description reproduit celle donnée par Louis Feuillée en 1714 pour sa « Salamandre
aquatique et noire » ; il n’y a pas de matériel propre et il ne s’agit que d’un nomen substitutum
pour Lacerta caudiverbera Linné, 1758.
Merrem (1820 ; 40, n.) place le binôme dans la synonymie de son Gecko caudiverbera ce
que suit Schinz ( 1822 : 78-79), tandis que Goldfuss ( 1820 ; 158) en fait une espèce valide, la
seconde qu’il admet dans le genre Uroplatus.
Duméril et Bibron (1836 : 386) lui donnent un nouveau nom : Ptyodactylus Feuillaei.
— 50 —
Fitzinger (1843 : 97) place le Gecko cristatus dans la synonymie de son Oiacurus Feuillaei où
l’on trouve aussi un « Stellio cristatus Schneid. », erreur probable.
Gray (1845 : 152) place le binôme dans la synonymie de Caudiverbera Peruviana
Laurenti, autre nomen substitutum. Boulenger (1885 : 236, n.), Wermuth (1965 : 186) font
suivre au binôme le même traitement que Ptyodactylus Feuillaei (cf. cet article).
Gymnocephalus crucifer Valenciennes, 1861. C. r. Acad. Sci., Paris, 52 : 433.
Holotype : MHNP 14 (1425), 75 (45)mm; G 782 -, Abyssinie; Courbon.
« Il (Courbon)* nous a montré deux espèces de Sauriens dans la classe des Reptiles...
l’autre est une espèce nouvelle du genre Gymnodactylus établi par notre célèbre confrère
Duméril. On peut donner à cette espèce des sables de l’Abyssinie le nom de Gymnocephalus
crucifer. Val. Il est gris verdâtre, avec une ligne blanche médiane, croisée par de petits traits
transversaux blanchâtres... » (V.)
Le lapsus manifeste, Gymnocephalus au lieu de Gymnodactylus, a été relevé par les
premiers auteurs.
Guibé (1954 : 14, n“ 48) signale la présence de l’holotype dans les collections de Paris.
La validité du taxon n’a pas été discutée : Vaillant (1882 : 4, 17-18), Rochebrune
(1884 : 80) ; Boulenger (1885 ; 55) lui a trouvé sa place actuelle en le transférant dans le genre
Pristurus : Loveridge (1947 : 80), Guibé (l.c., Pristrurus), Wermuth (1965 : 149), Welch
(1982 : 38), Lanza (1983 : 206).
= Pristurus crucifer (Valenciennes, 1861).
Phyllurus Cuvieri Bory de Saint Vincent, 1823. Diet, class. Hist, nat., pi. 4, fig. 2, de la
première livraison, juillet 1823; 1825, 7 : 183; 1828, 13 : 464.
L’holotype a appartenu aux collections du Muséum (cf. infra) mais aucun des spécimens
actuellement conservés ne peut, avec quelque vraisemblance, lui être rapporté.
« Phyllure de Cuvier... C’est cette espèce qui habite les lieux marécageux des environs de
port Jackson... et dont on conserve un individu dans les collections du Muséum d’Histoire
naturelle... La figure que nous en donnons a été faite par Vauthier d’après un individu
conservé dans l’esprit de vin au Muséum d’Histoire naturelle, et que voulut bien nous confier
le professeur Cuvier. Ce Phyllure avait été rapporté des environs du port Jackson. » (B.)
La date à attacher au binôme est celle de la diffusion de la planche qui porte en légende le
nom latin et non 1828 comme le fait encore Wermuth (1965 : 148).
Gray (1831 : 52) place ce binôme dans la synonymie de Cyrtodactylus Platura, Duméril
et Bibron (1836 ; 428) dans celle de leur Gymnodactylus phyllurus puis Gray (1845 : 176) de
1. Mémoire de M. Courbon, chirurgien de la marine de première classe, intitulé : « Résultats relatifs à l’Histoire
naturelle, obtenus pendant le cours d’une exploration de la mer Rouge », exécutée en 1859-1860 par ordre de
l’Empereur, par le capitaine de frégate de Russel, dont Valenciennes présentait le rapport.
— 51 —
Phyllurus platurus, place qui n’a plus été discutée : Boulenger (1885 : 49, Gymnodactylus p.),
Wermuth (I.C., Phyllurus p.). Cogger et coll. (1983 : 99).
C’est à tort que Wermuth (l.c.) ne voit dans le binôme de Bory qu’un nomen substitutum
de Lacerta platura.
= Phyllurus platurus (White, 1790).
Hemidactylus (Peripia) cyclura Sauvage, 1878, non Günther. Bull. Soc. philomath. Paris,
7' sér., 3 : 72-73.
MHNP 5790 (1879.544), 94 (50)mm; G 72-, Nouvelle-Calédonie.
Ce spécimen est devenu l’holotype de Lepidodactylus sauvagii Boulenger, 1883 (cf. cet
article).
= Bavaya sauvagii (Boulenger, 1883).
Tarentola darwini Joger, 1984. Cour. Forsch. Inst. Senckenberg, 71 : 96, fig. 2a, 2b, 3b.
Paratypes : MHNP 1935.187 (1247 a3), 97 (38?)mm; 1935.188, 49 (4?)mm; G 944; Pico de
Antonio, île S. Thiago, arch, du Cap Vert; Chevalier leg.
Ces spécimens, entrés en collection comme T. delalandii, sont deux des dix paratypes,
l’holotype étant le ZFMK 37256, conservé au Zoologisches Forschunginstitut und Museum.
= Tarentola (Makariogecko) darwini Joger, 1984.
Lygodactylus Decaryi Angel, 1930. Bull. Soc. zool. Fr., 55 : 253-255.
Holotype : MHNP 1930.271 (1290b, 187 Decary), 42 (18?)mm; G 503; Massif de l’Angavo, prov.
Fort Dauphin, Madagascar; Decary.
« ... 42 (17)mm... Un exemplaire c?, capturé... en juillet 1926; altitude 400 mètres; région
subdésertique. Se trouvait sous des écorces... Nous dédions avec grand plaisir cette forme
nouvelle à M. Decary, dont les importants envois au Muséum d’Histoire naturelle de Paris
sont en cours d’étude. » (A.)
La présence du spécimen dans les collections de Paris est signalée par Guibé (1954 : 17,
n” 66).
La validité du binôme n’a pas été remise en cause : Angel (1942 : 8), Guibé (l.c.).
Pasteur (1965 : 15, 91, pl. IX), Wermuth (1965 ; 103), Welch (1982 : 29).
— 52 —
Platydactylus Delalandii Duméril et Bibron, 1836. Erpét. génér., 3 : 324-325.
Lectotype (C. et A. Duméril, 1851) : MHNP 2275 (1244), 97 (33?)mm; G 933 - Ténériffe;
Delalande.
Paralectotypes : MHNP 2276 (1245), 68 (4?)mm; 2276 A, 107 (48?)mm; G 93412 -, Madère;
Delalande. MHNP 8844 (2275 A), 113 (56?)mm; G 93312 -, Ténériffe; Delalande.
« Platydactyle de Delalande... Les individus que nous avons observés... les dimensions du
plus grand 157 (65)mm... Delalande, à qui nous dédions cette espèce de Platydactyle, l’a le
premier envoyé au Muséum de l’île de Ténériffe. Plus tard on l’a reçue de celle de Madère, par
les soins de M. Gallot; et en dernier lieu, du Sénégal, par M. Delcambre. » (D.B.)
La description originale repose donc sur une série de syntypes. C. et A. Duméril (1851 :
36, n° 10) signalent en collection : « Ile de Ténériffe : Delalande, Type. Id. : M. Gallot.
Madère : Delalande. Sénégal : M. Lelièvre... ». A cette époque le spécimen du Sénégal de
Delcambre avait déjà été perdu et ne subsistaient que ceux de Delalande et de Gallot, mais
les auteurs du catalogue sélectionnaient comme « Type » les spécimens envoyés de Ténériffe.
G. Pasteur, en 1960, examinant les deux syntypes MHNP 2275, constata que le 2275A était
un Tarentola mauritanica. On peut admettre qu’en raison de la première sélection de C. et
A. Duméril (l.c.) le seul spécimen restant de Ténériffe devient le lectotype. Guibé (1954 ; 9-10,
n“ 25) ne mentionnait, avec une dimension erronée, que les deux syntypes MHNP 2275. Le
syntype dû à Gallot et enregistré sous l’ancien n° MHNP 1246 est signalé comme « sorti »
sur le plus ancien registre.
Si ta validité de l’espèce n’a pas été discutée, son appartenance générique a varié : Gervais
(1839 : 4) : Gecko -, Fitzinger (1843 : 102) : Ascalabotes -, Gray (1845 : 165) ; Tarentola -, C. et
A. Duméril (l.c.), C. Duméril et coll. (1854 ; 249), Rochebrune (1884 : 70) ; Platydactylus -,
Peters (1869 : 657) : Gecko (Tarentola) -, Peters (1875 : 197) : Hemidactylus. Depuis, l’accord
s’est fait sur son appartenance au genre Tarentola : Boulenger (1885 : 199, 414), Loveridge
(1947 : 331), Guibé (l.c.), Wermuth (1965 : 179). Joger (1984 ; 91) place l’espèce dans un
sous-genre propre aux îles atlantiques.
= Tarentola (Makariogecko) delalandii delalandii (Duméril et Bibron, 1836).
= p.p. (MHNP 8844) Tarentola mauritanica (Linné, 1758).
Platydactylus Delalandii Vaillant, 1882, non Duméril et Bibron. In Révoil, Faune et Flore
des Pays Çomalis, Reptiles et Batraciens : 4, 14-15.
MHNP 5851 (1881.198, 1246c), 164 (63?)mm; 5851A, 124 (45?)mm; 5851B, 112(52)mm; G 93418-,
environs de Lasgoré; Révoil.
« Quatre individus... le plus grand mesure 100 millimètres du bout du museau à l’origine
de la queue. Environs de Lasgoré, chez les Çomalis Ouarsanguelis. » (V.)
Loveridge (1947 : 323) en a fait un synonyme de Tarentola annularis : « Judging by his
remarks, Vaillant’s geckos from British Somaliland were actually annularis misidentified as
delalandii, an error copied by Peel in his list ».
— 53 ~
Après examen des spécimens cette synonymie a été confirmée par Pasteur (1960), Lanza
(1977), Juger (1980).
= Tarentola annularis annularis (Geoffroy, 1823?).
Tarentola delalandii Angel, 1938, non Duméril et Bibron. Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris,
T sér., 10 (5) : 485-487.
Syntypes : MHNP 1937.4 (1247 a5), 54 (2?)mm; Zemmour, Mauritanie, 20.XI.1936; 1937.5 (1247
a6), 41 (3?)mm; Zemmour, Poste de Bir Moghrein, entre Akjonjt et l’Océan, 22.XI.1936; G 93216 ; l’un
et l’autre par Zolatarevski et Marc Murat de la mission d’études de la biologie des acridiens.
D’abord considérés par Pasteur (1960) comme des T. annularis, ces spécimens sont
désignés par Juger (1984 : 157) comme des représentants de l’une des quatre sous-espèces de
T. ephippiata.
= Tarentola (Sahelogecko) ephippiata hoggarensis Werner, 1937.
Lygodactylus thomensis delicatus Pasteur, 1962. Bull. Inst.fr. Afr. noire, Dakar, (A), 24 : 608,
fig. Id.
L’holotype est déposé au British Museum : BM 1906.3.30.22, île du Prince, ville et jusqu’à
300m; Féa coll. ; ainsi qu’un paratype : BM 1906.3.30.22; île du Prince; R. Oeser, coll. 1938.
Un autre paratype : SMF 22617-9, de même provenance, est au Natur-Museum Senckenberg,
Frankfurt-am-Main.
La validité du taxon n’a pas été discutée : Wermuth (1965 : 109), Pasteur (1965 : 15, 34),
Welch (1982 : 32).
Hemidactylus Dorbignyi Fitzinger, 1843, Systema Reptilium : 105.
Il s’agit d’un nomen nudum et non d’un nomen substitutum puisque l’auteur ne donne que
les indications suivantes : « Hemidactylus Verruculatus. Dum. Bibr. America. Chili. Mus.
Paris », et qu’à la ligne suivante on trouve : « Hemidactylus verruculatus Cuv. » avec, dans sa
synonymie, entre autres, « Hemidactylus Verruculatus. Cuv. Bory. Dum. Bibr. ».
Le spécimen des collections de Paris auquel se référait l’auteur en créant le binôme doit
être considéré comme perdu ou non identifiable.
Gray (1845), Buulenger (1885), Wermuth (1965) ne citent pas ce taxon qui peut donc
être, en outre, considéré comme nomen oblitum.
Gymnodactylus Dorbignii Duméril et Bibron, 1836. Erpét. génér., 3 : 418-419.
Lectotype (Kluge, 1964) : MHNP 6755 (1433), 34 (2 ?) mm ; G 30411 ; La Laguna Province, Bolivie ;
d’Orbigny.
Paralectotypes ; MHNP 2330 (1432), 75 (30) mm; 2330 A, 39 (47) mm; 2330B, 27 (2?) mm; G 304;
Valparaiso (Chili); Gaudichaud.
— 54
La présence des types dans les collections de Paris, signalée dans la description originale,
est confirmée par C. et A. Duméril (1851 : 44) qui précisent : « Entre Santa-Cruz de la Sierra
et Chuquisaca (rép. de Bolivia) sur les coteaux couverts de cactus du Rio-Grande, entre Valle-
Grande et le Pescado, sous un monticule de pierres : M. d'Orbigny, type ; Valparaiso (Chili) :
M. Gaudichaud. ». Ils privilégient ainsi la récolte de d’Orbigny. Cete présence est confirmée
par Guibé (1954 ; 8, n" 10).
Kluge (1964 : 33-36) examine le matériel-type, désigne explicitement le lectotype que
C. et A. Duméril (l.c.) avaient, en fait, déjà sélectionné et donne une photographie du MHNP
2330, mais il introduit un facteur de confusion en désignant par 2330a ce qui, dans les
collections de Paris, est le 2330; de même 2330b sensu Kluge = 2330A et 2330c = 2330B.
Pour ce dernier spécimen, Kluge précise d’aileurs : « The smallest of the three (...) clearly
belongs to Phyllodactylus ». Kluge écrit également : « The Pampa Ruiz and Valparaiso
specimens are in a very poor state of preservation. The dorsal squamation is difficult to
differentiate because of the general softness of the body parts. Although the characters
associate with the digits are obscured by extreme desication, it appears that the anterior
borders of the subdigital lamellae are not emarginate as figured by d’Orbigny (1847, pi. 2,
figs. 4-5) ».
Une orthographe fautive a été introduite par Fitzinger (1843 : 91) sous la forme
dorbignyi, qui a été suivie par Boulenger (1885 : 33), Burt et Burt (1933 : 4), Guibé (l.c.),
Donoso-Barros (1966 : 122).
La validité du taxon n’a pas été remise en cause : Gray (1845 : 175, Cubina), C. Duméril
et coll. (1854 ; 254, Gymnodactylus), Kluge (l.c., Homonota), Donoso-Barros (l.c., Garthia).
Wermuth (1965 : 51, 301), après l’avoir replacée dans le genre Gymnodactylus, sous-genre
nominatif, accepte le transfert dans le genre Homonota. Ce qu’admettent Vanzolini (1968 ;
42), Peters et Donoso-Barros (1970 : 146).
= p.p. Homonota dorbignii (Duméril et Bibron, 1836).
= p.p. Phyllodactylus sp. (MHNP 2330B).
Phyllodactylus Doriae Lataste, 1877. Bull. Soc. zool. Fr., 2 : 467-469.
« ... Un Phyllodactyle... provenant de Tinetto, et acquis par voie d’échange de M. le
docteur Schreiber... mon échantillon, malheureusement unique, originaire de Tinetto... je crois
que les Phyllodactyles trouvés dans cette île différent spécifiquement... je propose de les
nommer Phyllodactylus Doriae, en l’honneur de M. Doria, qui les a le premier signalés. » (L.)
M. Doria est le marquis Giacomo Doria; l’île de Tinetto se situe dans le golfe de la
Spezia, Italie.
Aucun des spécimens actuellement en collection à Paris ne peut être rapporté à l’holotype
de Lataste.
Boulenger (1885 : 91), et non Mertens et Wermuth (1960 : 80) comme l’écrit Wermuth
(1965 : 135), en a fait un synonyme de P. europaeus, ce qui n’a pas été remis en cause :
Mertens et Wermuth, Wermuth, (l.c.), Rieppel et Schneider (1981 : 114).
= Phyllodactylus europaeus Gêné, 1839.
— 55
Gecko Dorreensis Péron, 1807. Voyage... aux terres australes..., 1 ; 118.
« ... un Gecko {Gecko Dorreensis N.) de 10 à 13 centimètres (4 à 5 pouces). L’histoire de
ces espèces... sera présentée dans le tableau zoologique de la Nouvelle-Hollande, avec tous les
détails qu’elle doit comporter. » (P.)
D’après le contexte, l’animal appartenait à la faune de l’île Bernier.
Ce binôme est à la fois nomen nudum et nomen oblitum ; nous ne l’avons trouvé cité que
par Cogger et coll. (1983 : 261) parmi les species inquirenda.
Aucun spécimen des collections de Paris ne peut actuellement lui être rapporté.
Diplodactylus pulcher var. dorsotaeniata Pellegrin, 1909. Bull. Soc. zool. Fr., 34 : 242-243.
Holotype : MHNP 1909.190 (1401 A2), 74 (32)mm; G. 143; Mine d’or le Pèlerin, 27“30'S-120°E,
Birringrin, Australie occidentale; Armand Débétaz.
« Le dessus de la tête est de couleur chair, se continuant en une large bande de même
nuance tout le long du dos et du dessus de la queue; cette bande est bordée de noir... 74
(31) mm... » (P.)
La présence du type dans les collections de Paris est signalée par Guibé (1954 : 13, n° 44)
et par Cogger et coll. (1983 : 83).
Cette variété n’a pas été retenue comme valide mais rapidement placée dans la synonymie
de la forme nominale : Guibé (l.c.), Wermuth (1965 : 24), Cogger et coll. (l.c.).
= Diplodactylus pulcher (Steindachner, 1870).
Phelsuma dubium Angel, 1936, non Boettger. Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 2® sér., 8 ;
126.
MHNP 1936.11 (1195 bl), 54 (24?)mm; G 701; Tsianovoka, Madagascar; Roger Heim, IX,1934.
Loveridge (1942 : 451, 462, n.), sans avoir examiné le spécimen, mais en raison de son
origine géographique, met en doute son identité et envisage une synonymie avec Ph. lineata
Gray ; « Based on a young gecko ; tentatively placed here as being the only record of dubia
from the east coast, whereas P. lineata has been recorded from Anovoka by Boettger (1913) ».
Après examen du spécimen, G. Pasteur (1986) en a fait un Ph. bimaculata.
= Phelsuma bimaculata Kaudern, 1922.
Discodactylus (Strophurus) Dumerilii Fitzinger, 1843. Syst. Rept. ; 96.
Nomen substitutum pour Phyllodactylus strophurus (cf. cet article).
Le binôme est cité par Boulenger (1885 : 100), Wermuth (1965 : 25), Cogger et coll.
(1983 ; 85).
= Diplodactylus strophurus (Duméril et Bibron, 1836).
— 56 —
Platydactylus Duvaucelii Duméril et Bibron, 1836. Erpét. génér., 3 : 312-314.
Syntypes : MHNP 5977 (1274), 213 (95 ?) mm ; 6680 (1215), 242 (128)mm; 6681 (1216), 76 (3?) mm;
G 474; Bengale; Duvaucel.
« Platydactyle de Duvaucel... 259 (140)mm... se trouve au Bengale. Nous en possédons
plusieurs échantillons, qui ont été envoyés de ce pays par feu Alfred Duvaucel. » (D.B.)
Bauer (1987 : 594) considère comme un syntype le spécimen reçu au Rijksmuseum van
Natuurlijhe Historié de Leiden en juin 1835 ou 1838, étiqueté « Bengal Duvaucel ».
La présence du matériel-type dans les collections de Paris a été signalée par C. et
A. Duméril (1851 : 35, n° 6). Malcom Smith, après avoir examiné les types, écrivait (1933a :
13) : « There can be little doubt that the types of duvaucelii did not comme from India », et
envisageait une origine néo-zélandaise. La même année (1933è : 377), il confirmait cette origine
géographique après réception à Londres d’un spécimen vivant capturé « on the Island of Hen
and Chickens, off the East Coast of North Island ». Wermuth (1965 : 94) estime que
M. Smith a, de ce fait, désigné la nouvelle terra typica alors que cela ne ressort pas
formellement du texte. La présence des types est ensuite confirmée par Guibé (1954 : 16,
n° 59), par McCann (1955 : 39-40, duvauceli) qui ne cite que le MHNP 5977, par Hard (1954 :
143) qui altère le nom en duvaucellii et par Bauer (l.c.).
Le taxon est, par désignation originale, espèce-type à'Hoplodactylus Fitzinger (1843 : 19,
100) et, par monotypie, de Pentadactylus Gray (1845 : 160) non Bruguière.
C. Duméril et coll. (1854 : 248) en faisaient un Gymnodactylus. Boulenger (1883 : 126,
1885 : 172) redécrit l’espèce sur l’un des types dans le genre Hoplodactylus. A la suite, semble-t-
il d’une série de lapsus, Guibé (l.c.) fait du binôme un synonyme d’une espèce décrite
postérieurement (1873), Rhacodactylus trachyrhynchus, qu’il attribue à Bocourt au lieu de
Bocage, espèce de Nouvelle-Calédonie alors qu’il indique lui-même que celle de Duméril et
Bibron doit être considérée comme venant de Nouvelle-Zélande.
Il se référait, semble-t-il, à la position de Boulenger (1883 : 126) qui ne concernait que le
spécimen étudié par Bavay (cf. cet article). Chrapliwy et coll. (1961 : 7) proposèrent de
réhabiliter Naultinus Gray comme synonyme antérieur à'Hoplodactylus. Ils ne furent pas
suivis. Le binôme proposé par Fitzinger semble aujourd’hui admis ; McCann, Wermuth
(l.c.).
= Hoplodactylus duvaucelii (Duméril et Bibron, 1836).
Platydactylus Duvaucelii Bavay, 1869 non Duméril et Bibron. Catal. Rept. Nouvelle-Calé¬
donie, Mém. Soc. linn. Normandie, 15 (5) : 6.
« Ce gecko m’a été remis dans un flacon, en même temps que d’autres animaux du pays ;
je ne suis pas complètement certain, cependant, qu’il provienne bien de la Nouvelle-
Calédonie... N’ayant pu le comparer moi-même à l’espèce du Bengale, je ne suis pas non plus
parfaitement sûr qu’il lui soit bien identique. En tout cas, il se rapporte assez exactement à la
description de Duméril et Bibron. » (B.).
— 57 —
Pour Sauvage (1878 : 65), P. duvaucelii n’appartenait probablement pas à la faune de
Nouvelle-Calédonie. Malgré les réserves émises par Bavay sur l’origine du spécimen,
Boulenger (1883 : 126) en fait un représentant de Rhacodactylus trachyrhynchus, écrivant : « I
bave besides seen many others, including the specimen determined by M. Bavay as
Platydactylus duvaucellii, D. & B. ». Cette attribution n’a pas été remise en question :
Boulenger (1885 : 178), Roux (1913 : 98).
= Rhacodactylus trachyrhynchus Bocage, 1873.
Gecko eleutherodactylus Lesson, 1834. In Belanger, Voyage aux Indes orientales. 3, Zoo¬
logie : 310-311.
«... long de près de 6 pouces, en y comprenant la queue pour 3 pouces et 4 lignes... vit au
Bengale : peut-être est-ce l’espèce que M. Cuvier a nommée Gecko marginatus. » (L.)
Rien ne permet d’envisager que la série-type ait jamais appartenue aux collections de
Paris.
Le binôme est validé par une description assez précise. Il doit être considéré comme nomen
oblitum. Duméril et Bibron (1836) ne le citent dans la synonymie d’aucun de leurs
hémidactyles alors qu’ils mentionnent le travail de Lesson de 1834 à propos d' Hemidactylus
triedrus. Gray (1845), Boulenger (1885), Smith (1935), Wermuth (1965) l’ignorent.
Eublepharis ensafi Baloutch et Thireau, 1986. Bull. mens. Soc. linn. Lyon, 55 (8) : 281-288,
5 fig., 1 tabl.
L’holotype, et seul spécimen connu, est un mâle récolté en juillet 1984 à Fakké, environ
150km N d’Ahvaz (Khouzistan), SW de l’Iran; il est déposé au Musée de la Faculté des
Sciences de Téhéran où il porte le n" MFS 456.
L’espèce est dédiée au collecteur-donateur, M. Ali Reza Ensaf, eaporal infirmier.
Phyllodactylus europaeus Gêné, 1839. Memorie Accad. Sci. Torino, Sci. fis. mat., (2), 1 :
263, pl. 1, fig. 1.
Syntypes? : MHNP 6735 (1394), 34 (2?)mm; 6735 A, 42 (3?)mm; G 71615; Sardaigne, Gêné.
La présence dans les collections de Paris de spécimens donnés par Gêné et provenant de
Sardaigne, la terra typica, est signalée par C. et A. Duméril (1851 : 41, n” 6 bis), A. Duméril
(1856 : 466), Lataste (1877 ; 467). Rien ne s’oppose à ce qu’ils aient fait partie de la série-type
dont la composition n’est pas indiquée dans la description originale. Guibé (1954) ne les a pas
signalés.
Fitzinger (1843 : 18) a fait de Ph. europaeus, et non de Euleptes Wagleri comme l’écrit
Wermuth (1965 : 132), l’espèce-type, par désignation originale, de son sous-genre Euleptes
dans le genre Phyllodactylus. Mais, quelques pages plus loin (p. 95), il plaça Ph. europeaus
Gêné en même temps que Euleptes Wagleri Fitz. dans la synonymie de Ph. Wagleril
^ 58 —
Le binôme original fut ensuite généralement accepté : C. et A. Duméril (l.c.),
C. Duméril et coll. (1854 : 252), Boulenger (1885 : 90, avec pour date 1839), Doumergue
(1901 : 88), Pellegrin (1927 : 261), Underwood (1954 : 473), Mertens et Wermuth (1960 :
80), Wermuth (1965 : 135), Riepel et Schneider (1981 : 108-118), Delaugerre et Dubois
(1985 : 709).
Lygodactylus (Domerguella) expectatus Pasteur et Blanc, 1967. Bull. Soc. zool. Fr., 92 (3) :
587-592, fig. 2.
Holotype ; MHNP 1990.1 (BP 640), S, 66 (35)mm; G 530/7.
Paratypes : MHNP 1990.2 (BP 641), Ç, 55 (27)mm; 1990.3 (BP 642), Ç, 40 (21)mm; G 53012.
Tous du Karst d’Ambilobe (Ankarana, 12km NNW d’Ambilobe, Madagascar); Ch. Blanc coll.
11.IX. 1966.
Bastinck (1986 : 218) signale avoir examiné l’holotype.
La validité du taxon n’a pas été remise en cause : Pasteur et Blanc (1973 : 169), Welch
(1982 ; 29).
Sphaerodactylus fantasticus Duméril et Bibron, 1836. Erpét. génér., 3 : 406-407, pl. 32,
fig. 2 et 2a à 2d.
Syntypes : MHNP 1770 (1409), 58 (30?)mm; 1770A, 57 (31)mm; 1770B, 30 (2?)mm; G 871.
MHNP 1772 (1410), 50 (20?)mm; 1772A, 63 (34)mm; 1772B, 53 (24?)mm; G «77/7. Les uns et les
autres de la Martinique, par Plée.
« Le Sphériodactyle bizarre... 64 (35) mm... Ce Sphériodactyle se trouve à la Martinique.
Le Muséum en a reçu de M. Plée plusieurs beaux échantillons... Nous avons conservé à cette
espèce le nom de Fantasticus, sous lequel nous l’avons trouvée étiquetée par M. Cuvier,
probablement à cause de la singulière physionomie que présentent les individus, dont la
couleur noire de la tête est rehaussée par les lignes du blanc le plus pur qui la parcourent en
tous sens. » (D.B.)
Cuvier n’étant l’auteur que d’un nom manuscrit il ne peut avoir le sien attaché au
binôme.
La présence des spécimens dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1851 : 42, n° 3) puis Guibé (1954 : 12, n° 39).
La validité du binôme a d’abord été généralement acceptée : Fitzinger (1843 : 94), Gray
(1845 : 168), C. et A. Duméril (l.c.), C. Duméril et coll. (1854 : 168), A. Duméril (1856 : 469,
pl. 17, fig. 3 et 4), Boulenger (1885 : 223-4). Barbour (1914 : 260, 270) en fit un synonyme de
S. sputator avant d’accepter l’espèce comme valide (1915 : 72, 1930 : 85, 1935 : 104, 1937 :
114X ce qui n’a plus été remis en cause depuis : Guibé (l.c.), Wermuth (1965 ; 167).
A propos de la terra typica, Barbour (1915 : 73) écrit : « This summer Doctor Ruthven
got three Sphaerodactyli upon Martinique and it became obvious at once that they where not
fantasticus, since they lacked the granular middorsal area mentioned by Duméril et Bibron.
When on the other hand I examined Noble’s series of about fifty examplares from Guadeloupe
59 —
I was struck by their exact agreement with the description of fantasticus. This was especially
evident in comparing specimens with Duméril et Bibron’s figure, since I was able to match
absolutely with several different individuals the peculiar and I imagine quite characteristic
markings of the head and neck region. Thus I submit that S. fantasticus D. & B. was really
collected by Plée upon Guadeloupe, not Martinique, and is, so far as we now know certainly
confined to the island of Guadeloupe ».
Ultérieurement Barbour (1921 : 262-3) revint sur ce sujet : « They almost certainly came
from Guadeloupe... Plée evidently shipped his material from Martinique ».
= Sphaerodactylus fantasticus Duméril et Bibron, 1836.
Sphaerodactylus fantasticus var. C. et A. Duméril, 1851. Catal. méthod. collect, reptiles :
42; et A. Duméril, 1856, Archs Mus. Hist, nat., Paris, 8 : 469-470, pi. 17, fig. 4 et 4a.
Syntypes : MHNP 1769 (1411), 58 (25?)mm; 1769A, 58 (23?)mm; G 878\ Sainte-Lucie, Antilles;
Bonnecourt. (Également syntypes de 5. melanopsilos.)
Cette variété est citée par Boulenger (1885 : 224) mais avec la seule référence au travail
de 1856 dans la synonymie de S. microlepis ; elle n’est pas mentionnée par Wermuth (1965) (cf
article melanopsilos).
= Sphaerodactylus microlepis Reinhardt et Lütke, 1862.
Uromastix fasciata Ménétries, 1832. Catal. Rais. Obj. zool. : 64.
Lectotype (Guibé, 1954) : MHNP 6770 (1440), 107 (55?)mm; G 303; Saint-Pétersbourg;
Ménetrier.
Nous n’avons aucune information sur la constitution d’une éventuelle série-type.
« Il semble très commun à quelques verstes de Bakou, et dans les steppes jusque vers
Saliane, à la fin d’avril. » (M.)
La présence de ce spécimen dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1851 : 45, n" 8 bis) et par Guibé (1954: 9, n“21); ce dernier considère qu’il s’agit de
l’holotype, ce qu’il est difficile d’affirmer en l’absence d’éléments sur la constitution de la série-
type, on peut, par contre, admettre qu’il a ainsi désigné le lectotype. Le spécimen a été envoyé
de Saint-Pétersbourg, mais la terra typica est « Baku, Saljany ».
Après avoir été accepté comme valide dans la famille des Agamidae par Gray (1845 :
XXVII, 262), sa synonymie avec Gymnodactylus caspius fut établie dès 1851 par C. et
A. Duméril (l.c.) et non par Boulenger comme l’écrit Wermuth (1965 : 26); elle n’a pas été
remise en cause : Boulenger (1885 : 26), Guibé, Wermuth (l.c.), Szcerbak (1981 : 45-52).
= Cyrtodactylus caspius (Eichwald, 1831).
— 60 —
Gymnodactylus fasciatus Duméril et Bibron, 1836. Erpét. génér., 3 : 420-421.
Holotype : MHNP 6756 (1435), 50 (4?)mm; G 265; Martinique; Plée.
« Le Gymnodactyle à bandes... Le seul exemplaire... a été envoyé de la Martinique au
Muséum d’Histoire naturelle, par M. Plée. » (D.B.)
La présence du type dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril (1851 :
45); Guibé (1954), l’omet. Après examen et redescription de l’holotype, Kluge (1964 : 20-22)
écrit : « The holotype is in a very poor state of conservation and devoid of both color and
pattern ».
La validité du taxon n’a pas été remise en cause mais son appartenance générique a varié.
Fitzinger (1843 : 19, 91) le désigne comme type du genre Gymnodactylus alors que, par
monotypie, Gymnodactylus Spix a pour espèce-type G. geckoides Spix, 1825. Gray (1845 : 174)
le place dans le genre Cubina dont il devient espèce-type par désignation secondaire de Smith
(1935 : 37). C. Duméril et coll. (1854 : 254), Boulenger (1885 : 31), Barbour (1914 : 256,
1930 : 81, 1935 : 98, 1937 : 108) reviennent au genre Gymnodactylus avec toutefois pour
Barbour, en 1930, la restriction : « I suspect that I had done better to omit this species
altogeher ».
Kluge (l.c.) transfère l’espèce dans le genre Homonota ce qu’adoptent Peters et Donoso-
Barros (1970 : 146).
Wermuth (1965 : IX, X, 63, 201), dans un premier temps, crée un nom nouveau,
Gymnodactylus pasteuri en se basant sur le fait que fasciatus était préoccupé dans le genre
Gymnodactylus, puis il conserve ce nom nouveau tout en admettant le transfert dans le genre
Homonota proposé l’année précédente par Kluge ! Ni Gymnodactylus pasteuri ni Homonota
pasteuri ne sont valides au sens du Code; le binôme H. pasteuri sera cependant utilisé par
Vanzolini (1968 : 42).
Kluge (l.c.) note ensuite ; « The differences between Homonota fasciata and H. horrida
are mainly of degree, so that they could be considered subspecies. Although the coloration and
the general state of preservation of the two known species of H. fasciata are poor, and the
locality is probably incorrect, it is retained as a full species on the basis. ... I believe it is
advantageous to continue to recognize the species so that the name will be at once available
when new material is collected ».
= Homonota fasciata (Duméril et Bibron, 1836).
Gecko fascicularis Daudin, 1802. Hist. nat. Rept., an X. 4 ; 144-154 et 1803, 8 : 372.
« Le Gecko fasciculaire ou le Geckotte... C’est dans la collection d’Histoire naturelle de
Paris que j’ai trouvé cette nouvelle espèce très-curieuse de gecko, dont je vais donner les
dimensions : elle est indiquée dans cette collection sous le nom de geckotte de Tripoli, par le
professeur Lacépède... Longueur totale 4 pouces 4 lignes... Longueur de la queue 1 pouce
4 lignes. » (D.)
Loveridge (1947) n’a pas eu à désigner comme terra typica restricta Tripoli, ainsi que
l’écrivent Mertens et Wermuth (1960 : 80); celle-ci était fixée dès la description originale.
— 61 —
L’absence de spécimen en provenance de Tripoli dans le catalogue de C. et A. Duméril
(1851) amène à conclure à la disparition de cet holotype par monotypie. Joger (1984 : 144)
désigne pour néotype le ZFMK 35631, une femelle de Ain Zeyanah, 20 km S de Benghazi,
Libye, V. Hanak leg. 20.IV. 1980.
Cuvier (1817 : 46, 1829 : 52) place l’espèce de Daudin parmi les Platydactyles ; il en fait
un synonyme du Gecko des murailles, nom pour lequel il ne donne pas de forme latine.
Merrem (1820 : 43, n.), Lichtenstein (1823 : 44) plaçaient l’espèce dans la synonymie de
Gekko stellio alors que Goldfuss (1820 : 56) considérait qu’il s’agissait d’une espèce valide du
genre Platydactylus ce qui était également la position de Wagler (1830 : 142) et de Wiegmann
(1834 : 19). Mais Schinz (1822 ; 73) en avait fait un synonyme de Gecko mauritanicus.
Fitzinger (1826 : 47) plaçait « Platydactylus fascicularis Cuvier » dans le genre Ascalabotes.
Gray (1831 : 48) admet l’espèce parmi ses Platydactylus (Tarentola).
Duméril et Bibron font du binôme de Daudin un synonyme de leur Platydactylus
muralis (1836 : 320).
Fitzinger (1843 ; 19, 102), après avoir désigné comme espèce-type de « Ascalabotes.
Fitz. » « Ascal. fascicularis. Fitz. », reconnaît comme valide « Ascalabotes fascicularis.
Schneid. », cette dernière attribution étant manifestement erronée. Le nom Ascalabotes, lui, a
été créé par Cuvier (1817 : 44) comme nomen substitutum de Stellio Schneider, pour
comprendre l’ensemble des Geckos.
Gray ( 1845 : 164) fait de Gecko fascicularis un synonyme de Tarentola mauritanica, ce qui
n’a d’abord pas été remis en cause : Boulenger (1885 ; 196), Anderson (1898 : 86),
Loveridge (1947 : 313), Mertens et Wermuth (l.c.), Wermuth (1965 : 180); mais Joger (l.c.)
restaure le nom pour une sous-espèce.
= Tarentola (Tarentola) mauritanica fascicularis (Daudin, 1802).
Ptyodactylus Feuillaei Duméril et Bibron, 1836. Erpét. gén., 3 : 386-388.
« Le Ptyodactyle de Feuillée... Cette espèce est originaire du Chili, où elle a été découverte
par le père Feuillée, dans une source d’eau vive, à peu de distance de la ville de Conception. »
(D.B.)
La description est entièrement basée sur celle de Louis Feuillée en 1714 pour sa
« Salamandre aquatique et noire » ; il s’agit donc d’un nom de substitution de plus pour
Lacerta caudiverbera Linné, Caudiverbera Peruviana Laurenti, Gecko cristatus Daudin.
Fitzinger (1843 : 19, 97) fait de P. Feuillaei, par désignation originale et non par
monotypie comme l’écrira Wermuth (1965 : 185), l’espèce-type de son genre Oiacurus.
Gray (1845 ; 152) accepte Caudiverbera Peruviana comme bonne espèce; C. Duméril et
coll. (1854 ; 252) citent le binôme.
Boulenger (1885 : 236, n.) considère le gecko décrit par Feuillée comme « probably
mythical ». Wermuth (l.c.) place, avec doute, le binôme de Duméril et Bibron dans la
synonymie à'Uroplatus fimbriatus. Après une étude détaillée, Russell et Bauer (1988 : 107-
111) en arrivent à la conclusion que si la figure de Feuillée pourrait représenter un Uroplate,
rien dans le texte ne cadre avec cette hypothèse et qu’il s’agit plutôt soit d’un têtard de
salamandre soit d’un lézard américain.
— 62 —
Stellio fimbriatus Schneider, 1792. Amphibiorum Physiologiae..., 2 : 32-33, n" 10.
« Hunc nominavit et breviter notavit Flaeourt Histoire de Madagascar p. 255 et Dapper
Descript, de l’Afrique p. 458. Primus aceurate a Gallo Bruyeres communicatum descripsit et in
tab. 30 pinxit De la Cepede p. 425 seq... » (S.)
C’est par erreur que beaucoup d’auteurs eomme Angel (1942 : 1%, fiambriatus ex er.),
Wermuth (1965 ; 186), Welch (1982 : 41), Bauer et Russell (1989 : 175) datent cette
description de 1797 qui n’est que l’année de la réédition du travail paru cinq ans plus tôt.
Créant ce binôme Schneider se réfère expressément à la deseription de Lacepède pour
laquelle la série-type est bien définie (cf. artiele Lacerta capite-planus). Ce nom de substitution
doit être aujourd’hui eonsidéré comme valide, capite-planus étant nomen oblitum.
Daudin (1802, 4 : 160-166, pl. 52) reprit la description du Gecko à tête plate. Gecko
fimbriatus, et confirma la présence dans les collections de Paris de cinq spécimens, quatre de
Madagascar et un réputé avoir été trouvé par Adanson au Sénégal (cf. art. Lacerta capite-
planus).
Créée dans le genre Stellio, l’espèce fimbriatus fut d’abord transférée dans le genre Gecko
par Latreille (1801 ; 54), Daudin (l.c.), Merrem (1820 : 40, Gekko), Schinz (1822 : 78);
cependant, en 1805, elle était devenue, par monotypie, espèce-type de Uroplatus A. Duméril,
plaee qui lui semble aujourd’hui définitivement acquise mais après bien des hésitations. Cuvier
(1817 : 49, 1829 : 56) rangeait l’espèce dans sa seetion des Ptyodactyles. Gray (1831 : 50) en
faisait un Thecodactylus (Uroplates) fimbriatus, attribuant le nom à Daudin. Duméril et
Bibron (1836 : 379-380), C. et A. Duméril (1851 : 40), C. Duméril et eoll. (1854 ; 251)
utilisent Ptyodactylus fimbriatus, les premiers attribuant même le genre Uroplatus à Fitzinger,
erreur reetifiée par les seconds. Wagler (1830 : 142) en faisait, par monotypie, l’espèee-type de
son genre Rhacoessa, genre admis par Wiegmann (1834 : 20) puis par Fitzinger (1845 : 18,
97) mais depuis rejeté. Gray altéra Uroplatus en Uroplates (1825 : 198) et fut suivi par Gray
(1845 : 151), Boulenger (1885 : 237), Loveridge (1947 : 15). La forme correcte a été utilisée
par Goldfuss (1820 : 158), Fitzinger (1826 ; 13, 46), Mocquard (1909 : 21), Werner (1912 :
12), Angel (1942 : 78), Wermuth (1965 : 186), Welch (1982 : 41), Benyr (1987 : 49).
Mettant en doute la récolte d’ADANSON au Sénégal, Duméril et Bibron (l.c.) restreigni¬
rent la terra typica à Madagascar.
Rochebrune (1884 : 78-79) crut le reeonnaître en Sénégambie : « Assez commun-Oualo,
M’Boro, Gandiole, Diaoudoun, N’Diago... une seconde preuve (de la présence en Sénégambie)
à ajouter à eelle que nous venons de donner, est la découverte de ee Geckotien, faite par nous,
dans plusieurs des localités plus haut énumérées ». Loveridge (1. c.) émet des réserves sur la
valeur de ces données.
Russell et Bauer (1988 : 107-116), Bauer et Russell (l.c.) ont étudié la synonymie
complexe des différents noms attribués à tort à cette espèce; les seconds ont désigné pour
néotype le ZFMK 36503 de Nosy Mangabe, Madagasear.
= Uroplatus fimbriatus fimbriatus (Schneider, 1792).
63 —
Pristurus flavipunctatus Rüppell, 1835. N. Wirbelth. Fauna Abyss. Amph. : 17, pi. 6, fig. 3.
Lectotype (C. et A. Duméril, 1851) : MHNP 6749 (1424), 78 (44)mm; G. 783 ■, Massaua, Érythrée;
Rüppell.
Nous n’avons aucune information sur la constitution d’une éventuelle série-type.
« ...; auf dem Rücken und der obern Seite der Beine viele kleine hellgelbe Flecken...
Vorkommen : die Baume and der Küstenlandschaft von Abyssinien bei Massaua. » (R.)
Le spécimen n’était pas en collection lors de la rédaction du tome 3 de l’Erpétologie
générale puisque Duméril et Bibron (1836 : 417-418) écrivent : « Le Gymnodactyle à points
jaunes... La description qui précédé est la reproduction de celle qu’a publiée le savant
naturaliste que nous venons de nommer (Rüppell) ; car nous n’avons pas encore eu l’occasion
d’observer un seul exemplaire de l’espèce dont elle est le sujet ».
Il y est signalé par C. et A. Duméril (1851 : 43, n“ 5) et, étant donné qu’ils soulignent
qu’il s’agit du « Type », on peut admettre qu’ils ont alors désigné le lectotype. Guibé (1954 :
13, n° 47) en faisait un paratype dans le genre « Pristrurus ».
Le taxon est, par monotypie, espèce-type de Pristurus Rüppell.
Si la validité de l’espèce n’a pas été remise en cause, son appartenance générique a d’abord
été discutée. Duméril et Bibron, C. et A. Duméril (l.c.), C. Duméril et coll. (1854 : 254) en
faisaient un Gymnodactylus. Fitzinger (1843 : 18, 43) réduisait le genre au rang de sous-genre
de Saurodactylus, mais en l’altérant sous la forme Pristiurus, forme qui sera utilisée par
Vaillant (1882 : 4, 16-17). L’accord se fit cependant assez tôt sur la validité du binôme
original : Gray (1845 : 171), Boulenger (1885 : 52), Loveridge (1947 : 77), Guibé (l.c.),
Marx (1968 : 7), Wermuth (1965 : 150), Welch (1982 : 38), Lanza (1983 : 206).
= Pristurus flavipunctatus flavipunctatus Rüppell, 1835.
Hemidactylus frenatus Schlegel in Duméril et Bibron, 1836. Erpét. génér., 3 : 366-367.
Syntypes : MHNP 5135 (1344), 84 (33?)mm; 5135A, 96 (45?)mm; G 371128; de Java; donnés par
le Musée de Leyde. MHNP 2300 (1346), 84 (42)mm; G 371127; île de France (Maurice); Desjardins.
MHNP 2313 (1354), 55 (3?)mm; 2313A, 89 (40?)mm; G 371114; Ceylan; Reynaud. MHNP 23 (1349),
87 (40)mm ; G 371 ; Amboine; Lesson et Garnot. MHNP 2312 (1353), 58 (7?)mm ; 2312A, 43 (3?)mm;
2312B, 49 (4?) mm; 2312C, 34 (2?) mm; G 377/73; îles Mariannes ; Gaudichaud. MHNP 2314 (1355), 57
(3?)mm; G 377/75; Bengale; Diard et Duvaucel.
« L’Hémidactyle bridé... 94 (42) mm... Cette espèce habite l’Afrique australe et paraît être
répandue dans tout l’archipel des grandes Indes. Delalande nous l’a rapportée du Cap;
MM. Quoy et Gaimard l’ont trouvée à Madagascar. M. Desjardins l’a envoyée de l’Ile-de-
France, et M. Reynaud de Ceylan. On l’a reçue d’Amboine par les soins de MM. Lesson et
Garnot; et de Java et de Timor, par l’intermédiaire du Musée de Leyde. Nous en avons
plusieurs échantillons recueillis aux îles Mariannes par M. Gaudichaud ; et d’autres envoyés du
Bengale, par MM. Diard et Duvaucel.
« Observations. Le nom de Frenatus, qui nous a servi pour désigner cette espèce, est celui
sous lequel elle nous a été envoyée du Musée de Leyde. » (D.B.)
— 64 —
Bien que les auteurs de l’Erpétologie générale attribuent expressément le binôme à
ScHLEGEL, le rôle de cet auteur dans la description originale ne pouvant être défini, seuls les
noms de Duméril et Bibron doivent être retenus, c’est d’ailleurs ce que fait la majorité des
auteurs mais Smith et Taylor (1950 : 50) écrivaient encore « Schlegel in D.B. ».
De la longue série de spécimens constituant la série-type ne manquaient, en 1851, lors de
la rédaction du catalogue par C. et A. Duméril (p. 39), que ceux du Cap, de Madagascar et de
Timor. Tous les autres sont d’ailleurs encore aujourd’hui en collection; ils ont été examinés
par Brongersma (1934 : 165, 173). C’est par erreur que Guibé (1954 : 6, n" 7) n’a cité comme
syntypes que les spécimens de Java en provenance du Musée de Leyde ; ils correspondent certes
à une partie de ceux vus par Schlegel ainsi qu’à la terra restricta proposée par Loveridge
(1947 : 127), ce qui justifierait de choisir l’un d’eux comme lectotype, mais il n’en reste pas
moins qu’existe toute une série de syntypes examinés par Duméril et Bibron, auteurs du
taxon. Les spécimens de Java ont été récemment revus par Bastinck (1984 : 29-31, 1985 : 91).
Smith (1935 : 95), Smith et Taylor (l.c.) donnaient à tort les types comme étant à Leyde.
Cogger et coll. (1983 : 90) suivent Smith et Taylor et ne retiennent comme syntypes à Paris
que les deux MHNP 5135!
L’espèce a été acceptée d’emblée. Fitzinger (1843 : 19, 106) en faisait l’espèce-type, par
désignation originale, de son genre Pnoëpus mais c’est le binôme original qui fut régulièrement
utilisé : Gray (1845 : 155), C. Duméril et coll. (1854 : 251), Boulenger (1885 ; 120),
Mocquard (1890 : 119; 1909a : 177; 1909Ô : 17), Barbour (1914 : 203), Taylor (1922 : 52),
Brongersma (l.c.), Loveridge (1934 : 311, 1948 : 316, 330), Underwood (1954 : 479), Guibé,
Smith, Smith et Taylor (l.c.), Kluge (1963 : 79), Wermuth (1965 : 74-75), Peters et Donoso-
Barros (1970 : 141), Cogger (1983 : 179), Bastinck (l.c.), Lanza (1983 : 203), Cogger et
coll. (l.c.).
= Hemidactylus frenatus Duméril et Bibron, 1836.
Hemidactylus frenatus Rochebrune, 1884, non Duméril et Bibron. Faune de la Sénégambie :
76.
Rochebrune, après avoir cité cinq localités, écrit : « Cette espèce semble se localiser en
Sénégambie dans la région Nord Est, d’où elle nous est parvenue par les soins du
Dr L. Savatier ».
Loveridge (1947 : 170) place le binôme de Rochebrune dans la synonymie de H.
mabouia. Aucun spécimen des collections de Paris ne peut être rapporté au matériel de
Rochebrune.
= Hemidactylus mabouia (Moreau de donnés, 1818).
Stenodactyius fuscus Hallowell, 1855. J. Acad. nat. Sci. Philad., (2), 3 : 33.
Syntype : MHNP 1767 (1418), 40 (2?)mm; G 262; Nicaragua; Hallowell.
La description originale fait état de nombreux spécimens mais sans désignation
d’holotype.
— 65 —
La présence du spécimen dans les collections de Paris est signalée par Guibé (1954 : 19,
n° 79) qui en fait un « paratype ».
Smith et Taylor (1950 : 320) ont restreint la terra typica à « Rama, Nicaragua ».
Boulenger (1885 : 59) en a fait une sous-espèce (variété) de Gonatodes albogularis, ce qui
n’a pas été remis en cause : Smith et Taylor, Guibé (l.c.), Vanzolini et Williams (1962 :
491), Wermuth (1965 : 131), Peters et Donoso-Barros (1970 : 131).
= Gonatodes albogularis fuscus (Hallowell, 1855).
Hemidactylus Garnotii Duméril et Bibron, 1836. Erpét. génér., 3 : 368-369.
Syntypes ; MHNP 2318 (1359), 110 (52?) mm; 2318A, 68 (19?) mm; G 375; O-Taïti; Lesson et
Garnot.
« L’Hémidactile de Garnot... 101 (52)mm... On doit la découverte de cet Hémidactyle à
MM. Garnot et Lesson qui en ont rapporté de l’île de Taïti deux exemplaires, les seuls que
nous ayons encore été dans le cas d’observer. » (D.B.)
La présence des syntypes dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1851 : 39, n° 12) et par Guibé (1954 : 6, n” 8) qui souligne leur mauvais état; elle est
mentionnée par Smith (1935 : 100) et par McCann (1953 : 26-27).
Fitzinger (1843 : 19, 104) fait de ce taxon l’espèce-type, par désignation originale, de son
genre Onychopus ; Gray (1845 : 157) le plaçait dans son genre Doryura que Sauvage (1878 :
65) orthographiera Daryurus. Le binôme original a ensuite été très généralement accepté :
C. Duméril et coll. (1854 : 251), Bavay (1869 : 13), Boulenger (1883 : 118), Roux (1913 :
103), Taylor (1922 : 56), Smith (l.c.), Loveridge (1948 : 316, 331), McCann, Guibé (l.c.),
Underwood (1954 : 479), Wermuth (1965 : 75-76). Kluge et Eckardt, qui par ailleurs
établissent que H. garnoti est une espèce parthénogénétique et triploïde, écrivent (1969 ; 658-
659) : « We consider H. peruvianas and H. garnotii subjective synonyms. The locality
information given for H. peruvianas is probably incorrect for the species has never been
recollected in Peru, and because the holotype was part of the general collection assembled by
F. J. F. Meyen on his trip around the world. We believe it is in the best interest of
nomenclatural stability to continue to use the most often cited name garnotii rather than the
little known name peruvianas which predates it ». Vanzolini (1986 : 10) signale la synonymie
sans prendre parti.
Gymnodactylus Gaudichaudii Duméril et Bibron, 1836. Erpét. génér., 3 : 413-414.
Holotype : MHNP 2327 (1413), 56 (25?)mm; G 266 \ Coquimbo, Chili; Gaudichaud.
« Le Gymnodactyle de Gaudichaud est originaire du Chili. Le seul individu que renferme
la collection a été rapporté de Coquimbo, par le savant voyageur dont il porte le nom. » (D.B.)
58 (25) mm.
La présence du type dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril (1851 :
— 66 —
43) et par Guibé (1954 : 19, n" 77). Kluge (1964 : 31-33) examine l’holotype et redécrit
l’espèce.
La validité du taxon n’a pas été remise en cause. Fitzinger (1843 : 91) en faisait un
Saurodactylus ; Gymnodactylus pour C. Duméril et coll. (1854 : 254), Boulenger (1885 ; 63) le
plaçait dans le genre Gonatodes. Il fut suivi par Lataste (1891 ; 1), Werner (1898 : 257), Burt
et Burt (1933 : 3), Guibé (l.c.). Kluge (l.c.) en faisait un Homonota et Wermuth (1965 : 44,
201), après avoir retenu Gonatodes, proposait Homonota. Mais Donoso-Barros et Vanzolini
{in Donoso-Barros, 1965 : 3) proposaient la création d’un genre nouveau, Garthia avec pour
espèce-type G. gaudichaudii, ce qui semble admis aujourd’hui ; Vanzolini (1968 : 46), Peters
et Donoso-Barros (1970 : 124).
Bell (1843 ; 26), Gray (1845 : 171, « guidichaudi ») ont utilisé ce nom spécifique pour
désigner une autre espèce dont Boulenger (1885 : 21) devait faire Homonota darwinii.
Homonota guidichaudii est, par monotypie, espèce-type du genre Homonota.
= Garthia gaudichaudii (Duméril et Bibron, 1836).
L.(acerta) geckotus Lacépède, 1788. Hist. nat. Quadr. ovi., in-8° ; 146-151; synopsis : 454.
« Le Geckotte... en examinant attentivement un grand nombre de Gecko et de Geckottes
de divers pays, conservés au Cabinet du Roi, nous avons vu que ces deux espèces différoient
constamment l’une de l’autre par trois caractères très-sensibles. » (L.)
Lacépède ne définit pas de série-type mais regroupe sous ce nom, dont la forme latine
n’apparaît que dans le Synopsis, des spécimens d’Amboine, des Indes, de Barbarie, de
Provence et un lézard de Saint-Domingue. Aucun des spécimens actuellement en collection à
Paris ne peut leur être rattaché avec une bonne probabilité.
Dès 1789, Bonnaterre (59, pl. 2, fig. 1) en traitait sous le nom de L. Mauritanica-,
Duméril et Bibron (1836 : 321) citent Lacépède mais sans donner le nom latin. Ce binôme
n’ayant pas été cité par Gray (1845), Boulenger (1885), Wermuth (1965) doit être, bien que
valide, considéré comme nomen oblitum.
H.(emidactylus) gelatinosus Fitzinger, 1826. Neue Class, der Reptilien : 46.
« 6. H. gelatinosus, m. Gallerstartiger H. (Gecko gelatinosus Mus. Paris). Ex Australia,
Nova-Hollandia. » (F.)
Cette espèce est l’un des six Hemidactylus cités par Fitzinger dans la liste des collections
de Reptiles du Musée de Vienne. Peut-être a-t-il été donné par le Musée de Paris avec ce nom
manuscrit. Il s’agit d’un nomen nudum. Fitzinger (1843 : 106) le cite dans la synonymie de H.
leschenaultii. Duméril et Bibron (1836), Gray (1845), Boulenger (1885), Smith (1935),
Loveridge (1947), Wermuth (1965) ne le citent pas.
— 67 —
Idiodactylus georgeensis Bocourt, 1873. Miss, scient. Mexique, Zool., 3® partie : 41-42 et
pi. 10, fig. la à Id.
Syntypes : MHNP 2442 (1871.5, 1289 0), 156 (78 ?) mm ; 2442A, 115 (30?)mm; 2442B, 158 (92)mm;
2442C, 54 (5?)mm; G 57 ; Saint-George, Belize; Bocourt.
Quatre exemplaires sur l’île Saint-George, à quelques miles de Bélize, le plus grand mesure
197 (108) mm. (B.)
La présence des types dans les collections de Paris est signalée par Smith et Taylor
(1950 : 51) et par Guibé (1954 : 17, n“ 63).
La date attachée aux espèces de Bocourt varie souvent avec les auteurs; dans le cas
présent on trouve 1870 pour Guibé (l.c.), 1873 pour Smith et Taylor (l.c.), 1870 pour
Wermuth (1965 : 8) et pour Peters et Donoso-Barros (1970 : 74). Il existe heureusement,
page VIII de l’avant-propos de l’ouvrage, un tableau donnant le détail des dates de parution des
différentes livraisons. Pour 7. georgeensis, si le texte n’est que de 1874, la planche X, avec le
binôme latin, a été distribuée en 1873.
Le taxon est, par monotypie, espèce-type de Idiodactylus Bocourt.
Boulenger (1885 ; 146) en faisait un synonyme à'Aristelliger praesignis, ce que suivra
Guibé (l.c.). Entre temps, Smith et Taylor (1950a : 387), après en avoir fait un synonyme de
A. irregularis, réhabilitaient l’espèce (19506 : 51) dans le genre Aristelliger. Depuis, le binôme
ainsi formé a été accepté ; Smith et Taylor, Wermuth, Peters et Donoso-Barros (l.c.),
Schwartz et Crombie (1975 : 305).
= Aristelliger georgeensis (Bocourt, 1873).
Tarentola gomerensis Joger et Bischoff, 1983. Bonn. zool. Beitr., 34 (1-3) : 460-463, fig. 1.
Paratypes : MHNP 1898.64 (1264e), 117 (48?)mm; 1898.65, 98 (43?)mm; 1898.66, 73 (34?)mm;
1898.66A, 66 (32?)mm; 1898.66B, 64 (29?)mm; 1898.66C, 68 (32?)mm; G 941-, San Sebastian de la
Gomera, îles Canaries ; Buchet.
L’holotype est au Zoologisches Forschunginstitut und Museum Alexander Koenig :
ZFMK 35207, une femelle, récoltée par Bischoff et R. Hutterer le 8 juin 1981 ; terra typica :
Agulo, Gomera. La description originale signale 34 paratypes dans les collections de plusieurs
Muséums (ZFMK, ZSM, NMW, ZMH et MHNP) mais indique, à tort, deux exemplaires
pour chacun des MHNP 1898.64 et 65.
Tarentola mauritanica subvar. gracilis Doumergue, 1899. Bull, trimest. Soc. Géogr. Archéol.
Oran, 19 ; 513; et 1901, Essai faune erpét. Oranie : 74, 77, 80.
« C’est la forme que l’on trouve dans le Tell hors des maisons, dans les canières, sous les
pierres isolées, sur les arbres... Oran (rochers, arbres); îles Habibas; Arial. M. Pallary me l’a
rapportée du Cap Spartel (Maroc); M. C. Buchet l’a recueillie au Cap Sim, près Mogador. »
(D.)
— 68 —
Aucune indication sur la composition et la localisation d’une éventuelle série-type. Les
collections de Paris ne possèdent rien qui puisse être rapporté à ce matériel.
Loveridge (1947 : 315) place cette variété dans la synonymie de la sous-espèce
nominative, ce qui n’a pas été remis en cause depuis : Mertens et Wermuth (1960 : 80),
Wermuth (1965 : 180), Joger (1984 : 141), Mertens et Wermuth (l.c.) attribuent à
Loveridge la désignation d’Oran comme terra typica restricta ce qui ne ressort pas du texte de
celui-ci.
= Tarentola m. mauritanica (Linné, 1758).
Lygodactylus grandisonae Pasteur, 1962. Bull. Inst. fr. Afr. noire, Dakar, (A), 24 : 613,
fig. IG.
Paratypes : MHNP 1966.1007 (BM 1952.1.8.23), 45 (12?)mm; 1966.1008 (BM 1952.1.8.22), 47
(17?)mm; G 527; Murri, ait. 900m, frontière N du Kenya, couple; Battersby coll. 9.XII.1951, don de
G. Pasteur.
La description originale signale un holotype (BM 1952.1.8.10) et 28 paratypes. Ils ont
appartenu au British Museum (NH). Celui-ci en a donné deux au muséum d’Harvard, où ils
portent les numéros MCZ 53591-92, et cinq à G. Pasteur qui en a déposé deux (ici signalés)
au Muséum de Paris et conservé trois (1952.18.25-27) dans ses collections.
La validité de l’espèce n’a pas été remise en cause : Pasteur (1965 : 15, 54, pl. 8 et 9),
Wermuth (1965 ; 104), Welch (1982 : 29).
Lygodactylus gravis Pasteur, 1964. Bull. Mus. nain. Hist, nat., Paris, 2^ sér., 36 (3) : 311-
312.
La description originale signale un hypodigme de 13 spécimens. Le Muséum d’Harvard
possède l’holotype sous le n“ MCZ 24065; terra typica: Phillipshof (monts Usambara),
Tanganyika; ainsi que des paratypes; MCZ 24066-70 et 72, du même échantillon que
l’holotype, et MCZ 24074-76 et MCZ 24076B (embryon), de Kwai, localité voisine de la terra
typica. De cette dernière localité le British Museum garde un paratype BMNH 1933.4.8.la-b
(G. Pasteur, in litt. 21.VIL 1989).
La validité de l’espèce n’a pas été remise en cause : Pasteur (1965 : 15, 38, 39). Mais
Welch (1982) ignore ce taxon alors qu’il cite quatre des six autres espèces nouvelles décrites
dans la même publication.
Lygodactylus Grotei Sternfeld, 1911. Sber. Ges. naturf Freunde Berl., (4) : 245-246.
MHNP 1966.1006 (SMF 8986), 53 (22?)mm; G 526; Mikindani; H. Grote coll., don de
G. Pasteur.
La série-type comprenait 19 exemplaires de Mikindani et 1 de Makonde-Hochland
collectés par Hermann Grote à qui l’espèce est dédiée. Le MHNP 1966.1006, donné à
— 69 —
G. Pasteur, appartient à la série de six spécimens observée par Boettger et décrite par lui
(1913 : 358, taf. 25, fig. 8), qui fut récoltée en même temps que le matériel-type étudié et
nommé par Sternfeld.
Loveridge (1947 : 212) a restreint la terra typica à « Mikindani, Tanganyika ».
La validité du taxon n’a pas été remise en cause mais son rang varie selon les auteurs :
sous-espèce de L. capensis pour Pasteur (1965 : 15, 56, 69), espèce pour Loveridge (l.c.),
Wermuth (1965 : 104), Welch (1982 : 30).
Uroplatus Güntheri Mocquard, 1908. Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 14 (6) : 259-260.
Holotype : MHNP 1907.76 (1378A), 126 (48)mm; Ur 4-, Madagascar.
Un mâle, 81 mm du museau à l’anus, Madagascar, sans autre localité; espèce dédiée « au
Dr Alb. Günther, à qui l’on doit la connaissance de nombreuses espèces de Reptiles de
Madagascar ». (M.)
Angel (1929 : 31, fig. 13-15, pl. 2, fig. 5) représente en détails le type; Guibé (1954 : 23,
n° 96) signale sa présence dans les collections de Paris. Russell et Bauer (1988fl, 1988è),
Bauer et Russell (1989) réétudient ce taxon, donnent mensurations et photographies de
l’holotype et décrivent le second spécimen connu (CAS 126 342) récolté par T. J. Papeneuss en
juillet 1970 dans la forêt de l’Ankarafantsika (16°15'S-46°55'E, première localisation
géographique de l’espèce).
Le binôme original n’a pas été discuté : Mocquard (1909 : 21), Werner (1912 : 15),
Angel (l.c., 1942 : 79), Guibé (l.c.), Wermuth (1965 : 187), Welch (1982 : 41).
= Uroplatus guentheri Mocquard, 1908.
Lygodactylus (Domerguella) guibei Pasteur, 1965. Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 2' sér.,
36 (3) ; 314.
Holotype : MHNP A 60 (BGP 198), 61 (30?)mm; G 505', forêt de Périnet, Madagascar;
Ch. A. Domergue coll. 31.X.1960.
« Paratype » : MHNP 1933.156 (1290 epsilon 6), 69 (38?) mm; G505//; Moramanga, Madagascar;
Decary.
La description originale n’utilise pas le terme de paratype mais signale un « hypodigme »
de deux mâles.
L’espèce, non citée par Wermuth (1965), l’est par Pasteur (1965 : 15, 98-99), Pasteur et
Blanc (1967 ; 588-591 ; 1973 ; 167, 171). Welch (1982) ignore ce taxon alors qu’il cite quatre
des six autres espèces nouvelles de la même publication.
— 70 —
Ptyodactylus guttatus Heyden, 1827. In : Rüppell, Atl. Reïse nôrdl. Afr., Rept. ; 13-15,
pl. 4, fig. 1.
Syntypes? : MHNP 6534 (1370), 83 (6?)mm; G 821-, 6534A, 138 (64?)mm; G 82114-, voyage de
Rüppell.
« Gegend von Tor im petraïschen Arabien, auch am Sina. » (H.)
Des spécimens dus à Rüppell sont signalés dans les collections de Paris par Duméril et
Bibron (1836 : 379) puis par C. et A. Duméril (1851 : 40). Rien ne s’oppose à ce qu’ils
appartiennent à la série-type. Guibé (1954) ne les a pas signalés.
Dès 1836, Duméril et Bibron (l.c.) écrivaient à propos de Ptyodactylus hasselquistii :
« M. Rüppell l’a également fait représenter dans son ouvrage... comme une espèce particulière
à laquelle il a donné le nom de Guttatus », établissant ainsi la synonymie qui ne dut pas
attendre Loveridge (1947 ; 275) pour être reconnue comme semble l’écrire Wermuth (1965 :
155). La proposition des auteurs de l’Erpétologie générale ne fut d’ailleurs pas admise d’emblée
et l’on trouve pour désigner cette espèce : P. gecko par Gray (1845 : 151), P. guttatus par
Fitzinger (1843 : 96), P. lobatus par Boulenger (1885 : 110). Depuis Anderson (1898 : 65),
le binôme avec hasselquistii pour nom spécifique n’est plus remis en question : Loveridge,
Wermuth (l.c.), Welch (1982 : 39).
= Ptyodactylus hasselquistii hasselquistii (Donndorff, 1798).
Gecko guttatus Daudin, 1802. Hist. nat. Rept., an X. 4 ; 122-125, pl. 49; et 1803, 8 : 371.
« Le gecko à gouttelettes blanches. Cette espèce très-remarquable de gecko, dont j’ignore
la patrie, et que j’ai observée dans la collection du museum d’histoire naturelle de Paris, n’a été
décrite jusqu’à présent par aucun naturaliste... Dimensions du gecko à gouttelettes blanches,
qui est conservé dans la collection du museum d’histoire naturelle de Paris. Longueur totale
8 pouc. 6 lign. ... Longueur de la queue 3 pouc.
« Première variété. Gecko ayant des gouttelettes d’un bleu clair.
« Deuxième variété. Gecko ayant des gouttelettes jaunâtres.
« Ces deux variétés sont placées dans la galerie du museum d’histoire naturelle de Paris ;
la seconde se trouve aussi dans ma collection de Reptiles. » (D.)
Daudin signale ensuite une troisième variété dans la collection de feu Bloch, de Berlin.
Le spécimen utilisé par Daudin, holotype par monotypie de G. guttatus, n’est cité ni par
Duméril et Bibron (1836 : 329) ni par C. et A. Duméril (1851 : 37); il doit donc être
considéré comme perdu, ainsi du reste que les spécimens des deux variétés signalées par
Daudin. C’est à tort que Smith (1935 : 111) signalait sa présence à Paris.
Cuvier (1817 : 45) crée, parmi les Gekkos, la subdivision des Platy-Dactyles, sans forme
latine. Le premier à utiliser Platydactylus est Goldfuss (1820 : 157) qui, bien qu’il en crédite
Cuvier, n’en est pas moins l’auteur au sens strict. Dans ce sous-genre, Goldfuss plaçait G.
guttatus, P. fascicularis et P. sputator sans désigner d’espèce-type.
— 71 —
Celle-ci fut désignée par Fitzinger (1843 : 19) sous la forme de « Platyd. guttatus. Cuv. ».
Merrem (1820 : 42, n.), Fitzinger (1861 ; 400) plaçaient le binôme dans la synonymie de
Gekko verus; Cuvier (1829 : 53) admettait comme valide le Gecko à gouttelettes de Daudin
mais sans utiliser de nom latin; Gray (1831 : 48) en faisait un Platydactylus {Gecko) guttatus.
Duméril et Bibron (l.c.), C. Duméril et coll. (1854 : 249), Schinz (1822 : 73) reconnaissaient
Platydactylus guttatus dont ils créditaient à tort Cuvier. Guérin (1832, pl. 23) en avait publié
une représentation sous le nom à'Hemidactylus tuberculosus Daud. (cf Guérin, 1838 : 10).
Gray (1845) ne citait pas l’espèce de Daudin tandis que Boulenger (1885 : 183) la plaçait
dans la synonymie de Gecko verticillatus. Taylor (1922 ; 94), suivi par Smith (1935 : 109), en
fit un Gekko gecko, mise en synonymie qui n’a plus été remise en cause et que, par erreur,
Wermuth (1965 : 38) attribue à Mertens 1955.
= Gekko gecko gecko (Linné, 1758).
Sten. (dactyles) guttatus Cuvier, 1829. Le Régne animal, T édit. : 58.
« Il y en a un en Égypte {Sten. guttatus), Égyp., Rept., pl. V, f. 2 (1), lisse, gris, semé de
taches blanchâtres.
« (1) Sous le nom impropre d'agame ponctué. Il est reproduit, supl., pl. I, f. 2; et une
espèce voisine, f 4. » (C.)
La série-type de ce binôme, que Cuvier ne revendique d’ailleurs pas, est donc constituée
par les deux figures citées. Guibé (1954 : 10, n“ 27) a fait, à tort, du MHNP 1765, l’holotype de
ce taxon. Ce spécimen a été étudié par Anderson (1898) (cf art. guttatus Duméril et Bibron).
WiEGMANN (1834 : 19) retient comme espèce valide un « G. {St.) guttulatus (sic) Cuv.
r.a. ». La binôme de Cuvier est admis par Duméril et Bibron (1836 : 434). Fitzinger (1843 :
89) place dans la synonymie de son Stenodactylus elegans à la fois Agama punctata Geoffr. et
Stenodactylus guttatus, aussi bien celui de Cuvier que celui de Duméril et Bibron, à côté de
YAscalabotes sthenodactylus Lichtenstein, 1823. Par contre, Gray (1845 : 177), Rochebrune
(1884 : 83-84), Boulenger (1885 : 17), Koenig (1895 : 404), Doumergue (1901 ; 92-93),
Barbour (1914 : 79) font de S. guttatus Cuvier une espèce valide.
Anderson (1898 : 37), après s’être mépris sur le sens d’une phrase de Duméril et Bibron
(1836 : 436) « dont il n’a vu qu’un dessin colorié mais parfaitement exécuté », qui devient pour
lui « Duméril and Bibron state that the description of the latter author was drawn up from a
very imperfectly executed coloured drawing », mais aussi après avoir relevé l’erreur du texte de
Cuvier concernant le numéro de la figure de la planche 1 du supplément (2 au lieu de 3), écrit :
« the figure (fig. 3) on suppl. plate 1 leaves no doubt as to the characters of Cuvier’s S.
guttatus, which is unquestionably identical with the Ascalabotes sthenodactylus Licht. ». Cela
n’empêche pas Anderson, quelques pages plus loin (p. 42), de placer I’une et l’autre espèce
dans la synonymie de Stenodactylus elegans Fitzinger, 1826, sans tenir compte de la priorité.
Loveridge (1936 : 48) tire les conséquences de la priorité et réhabilite Stenodactylus
sthenodactylus (Lichtenstein), taxon dans la synonymie duquel il place S. guttatus Cuvier. Le
nom spécifique proposé par Lichtenstein a, depuis, été accepté ; Loveridge (1947 : 41),
Wermuth (1965 ; 177), Marx (1968 : 8), Welch (1982 : 39). Loveridge (1947) se réfère à une
— 11 —
figure de Cuvier, « pl. IV, fig. 2 », qui semble bien n’avoir jamais existé. Wermuth (l.c.)
reprend cette erreur.
= Stenodactylus sthenodactylus sthenodactylus (Lichtenstein, 1823).
Stenodactylus guttatus Bibron, 1833 non Cuvier nec Duméril et Bibron. In Bory, Expéd.
Scient. Morée, 3 : 69, pl. 11, fig. 3 et 3a.
« ... se tient dans les maisons... les individus rapportés par la commission furent pris à
Modon, à Argos et dans l’Acrocorinthe. » (B.)
Aucun spécimen des collections de Paris ne peut être rapporté à ce taxon dont le matériel-
type ne semble pas avoir été déposé au Muséum puisque ni Duméril et Bibron (1836 : 436) ni
C. et A. Duméril (1851 : 47) ne le citent.
Boulenger (1885 : 29) plaça le binôme de Bibron dans la synonymie de Gymnodactylus
kotschyi ce qui n’a pas été remis en cause. Mais ni Mertens et Wermuth (1960 : 75-78) qui
reconnaissent pour valides quatorze sous-espèces de kotschyi, ni Wermuth (1965 : 56-59) qui
en reconnaît vingt, ne font référence à Bibron.
Beutler et Gruber (1977 ; 172-186) ont créé une sous-espèce bibroni pour la forme de la
terre ferme hellénique, avec pour terra typica Monemvassa, S.W. du Péloponnèse, plaçant
dans sa synonymie : « 1883 : Stenodactylus guttatus Bibron & Bory partim ». Cette sous-
espèce est citée par Beutler (1981 : 58).
= Cyrtodactylus kotschyi bibroni Beutler et Gruber, 1977.
Stenodactylus guttatus Duméril et Bibron, 1836, non Cuvier. Erpét. génér., 3 : 434-436,
pl. 32, fig. 8 et 8a, pl. 34, fig. 2.
Syntype : MHNP 1765 (1420), 112 (55?)mm; G 922.
« Le Sténodactyle tacheté... 105 (50) mm. » (D.B.)
Sous ce binôme, qu’ils attribuaient à Cuvier, les auteurs de l’Erpétologie générale
réunissaient l’Agame ponctué de Geoffroy, VAscalabotes sthenodactylus Lichtenstein, 1823, et
le Trapelus savignyi Audouin, 1829.
La présence, dans les collections, d’un spécimen provenant d’Egypte est signalée par C. et
A. Duméril (1851 : 47). Guibé (1954 : 10, n“ 27) fait, à tort, du MHNP 1765 l’holotype de 5.
guttatus Cuvier (cf. cet article).
C. Duméril et coll. (1854 : 255) citent cette espèce. Alors que Boulenger (1885 : 17)
attribue l’espèce à Geoffroy avec pour référence Pl. V, fig. 2, Anderson (1898 : 38), après
examen du MHNP 1765, y voit le spécimen utilisé par Duméril et Bibron pour leur planche, y
reconnaît le lézard de la figure 4 de la planche 1 de Savigny dont Audouin faisait une variété
de T. savignyi et son Stenodactylus petrii Anderson, 1896. La validité de cette dernière espèce
est aujourd’hui reconnue : Loveridge (1947 : 41), Wermuth (1965 : 176) Welch (1982 : 39).
= Stenodactylus petrii Anderson, 1896.
— 73 —
Phyllodactylus gymnopygus Duméril et Bibron, 1836. Erpét. génér., 3 : 394-396.
Lectotype (Guibé, 1954) : MHNP 6736 (1395), 89 (42)mm; G 717-, Sables d’Arica (Pérou);
d’Orbigny.
« Le phyllodactyle gymnopyge... 89 (42) mm... Ce Phyllodactyle est encore la seule espèce
américaine que nous connaissions. La collection en renferme deux spécimens qui ont été
recueillis au Chili par M. Dorbigny. » (D.B.)
Alors que la série-type comprenait deux individus, dès 1851, C. et A. Duméril, en
précisant le lieu de récolte, ne signalaient plus, p. 41, qu’un type unique dont Guibé (1954 ; 11,
n“ 3) fit un « holotype », désignant ainsi le lectotype.
Le binôme ne fut guère considéré comme valide que par Gêné (1839 ; 265) et par
Fitzinger (1843 : 95), C. Duméril et coll. (1854 : 252); Gray, en 1845, l’omet. Les auteurs
ultérieurs le placèrent dans la synonymie de P. gerrhopygus : Boulenger (1885 : 95), Guibé
(I.C.), Wermuth (1965 : 136), Donoso-Barros (1966 : 105), Peters et Donoso-Barros (1970 :
223). Duméril et Bibron (1836 : 399-400) avaient bien reproduit la description de cette espèce
mais sans faire le rapprochement avec celle qu’ils venaient de créer cinq pages plus tôt.
Une question de date pourrait être soulevée : le binôme Diplodactylus gerrhopygus a
d’abord été publié par Wiegmann en 1834, dans l’Herpetologia mexicana, p. 20; il y fait
référence à une description dans les Acta Acad. Caes. Leop. Carol., mais ce travail, bien que
présenté devant l’Académie le 6 mai 1834, ne fut publié qu’en 1835. Le plus simple est de
considérer la première mention du binôme comme étant celle d’un nomen nudum.
— Phyllodactylus gerrhopygus (Wiegmann, 1835).
Bunopus spatalurus hajarensis Arnold, 1980. J. Oman Stud., Spec. Rep., no 2 : 277.
Paratype ; MHNP 1985.161 (BM 1871.1208), 83 (38?)mm; G 63-, Tayyibah Plain; 56°10'E-
25°23' N ; Émirats arabes unis, E .N. Arnold coll. ; don du British Museum (N.H.).
Scalabotes Hildebrandti W. Peters, 1883. Sber. Ges. naturf. Freunde Berl. : 28.
Holotype : MHNP A61 (ZMB 10452),41 (ll?)mm;G 7027 ; Centre de Madagascar ; Hildebrandt
coll.; don de Wermuth à G. Pasteur et dépôt, par celui-ci, du spécimen au Muséum en 1967.
« ... aus der Sammlung des in Madagascar verstorbenen Reisenden J. M. Hildebrandt...
Es fehlt leider die genaue Angabe des Fundorts aber si gehôren unzweifelhaft dem Centrum
dieser grossen Insel an... Ein einziges Exemplar... » (P.)
Le binôme est d’abord signalé par Boulenger (1885 : 159n.) comme « too shortly
described », puis celui-ci, après examen du type, dans un addendum (1887 : 486), le place dans
la synonymie de Microscalabotes cowani. Pasteur a, depuis (1965 : 82), montré que Scalabotes
bivittis Peters, 1883, publié en février, avait la priorité sur M. cowani Boulenger, 1883, publié
— 74
en mars. Ni Wermuth (1965 : 103) ni Welch (1982 : 29) ne tiennent compte de cette
rectification et citent encore Lygodactylus cowani.
= Microscalabotes bivittis (Peters, 1883).
Stenodactylus guttatus var. Hirouxi Doumergue, 1899. Bull, trimest. Soc. Géogr. Archéol.
Oran, 19 : 532; et 1901, Essai faune erpétol. Oranie ; 93, 96, pl. V, fig. 7 et 7a.
« J’ai reçu cette variété de Mécheria (Hiroux). » (D.)
Aucune indication sur la composition et la localisation d’une éventuelle série-type. Les
collections de Paris ne possèdent rien qui puisse être rapporté à ce matériel.
La variété est considérée comme valide par Pellegrin (1927 : 261); Loveridge (1947 :
48) la met dans la synonymie de la sous-espèce mauritanicus, place qui n’a pas été discutée :
Wermuth (1965 : 178).
= Stenodactylus sthenodactylus mauritanicus Guichenot, 1850.
Phyllodactylus homalorhinus Angel, 1936. Bull. Soc. zool. Fr., 61 ; 509-511.
Holotype : MHNP 1933.167 (1938 Bl); massif de l’Ankarana, province d’Ambilobe, Madagascar.
« ... 125 (61)mm... Le museau est aussi beaucoup plus déprimé... » (A.)
Le spécimen avait été trouvé à l’entrée d’une grotte par Waterlot en même temps que
Lygodactylus (Domerguella) expectatus Pasteur et Blanc, 1967.
La présence dans les collections de Paris est signalée par Angel (1942 : 52) puis par Guibé
(1954 : 12, n“ 37); ce dernier étudie ensuite le spécimen (1956 ; 247).
Cet unique représentant du taxon fut détruit par un incendie au cours d’un prêt à James
R. Dixon (in litt., 10.VL1965). Il ne subsiste de l’holotype, en dehors des descriptions, que la
représentation d’ensemble donnée par Angel (1942 : pl. 9, fig. 9) et deux représentations très
partielles : la narine (Guibé 1956, fig. 3) et l’extrémité du 4^ orteil (Dixon et Kroll, 1974 : 25,
fig. 2).
Le binôme original fut longtemps accepté : Angel, Guibé (l.c.), Wermuth (1965 : 136-
137), jusqu’à ce que Dixon et Kroll (l.c.) réhabilitent le genre Paroedura, accepté par Welch
(1982 : 16).
= Paroedura homalorhinus (Angel, 1936).
Geckolepis Humbloti L. Vaillant, 1887. Bull. Soc. philomath. Paris, T sér., 11 : 133 (et
p. 1, 3-4 d’un tiré à part).
Syntypes : MHNP 1885.480 (12888), 76 (8?)mm; 1885.481, 140 (72?)mm; 1885.482, 112 (50?)mm;
G 22211; de la Grande Comore; par Humblot, 1884-1885.
— 75 —
La présence des types dans les collections de Paris, signalée par Angel (1942 : 44), est
omise par Guibé (1954).
La synonymie avec G. maculata, proposée par Angel (l.c.), n’a pas été discutée ;
Wermuth (1965 : 31).
= Geckolepis maculata Peters, 1880.
Gymnodactylus humeralis Guichenot, 1855. In Castelnau, Voy. Amér. mérid., Rept., 13,
pl. 3, fig. la, Ib; et A. Duméril, Archs Mus. Hist, nat., Paris, 1856, 8 (4) : 474-
475.
Syntypes : MHNP 6745 (1416), 60 (24?)mm; 6745A, 84 (46)mm; 6745B, 64 (24?)mm; 6745C, 63
(29?)mm; 6745D, 59 (33)mm; 6745E, 26 (12?)mm; G 267; Rio Ucayali, mission de Sarayacu (Pérou);
Castelnau et Deville.
« Gymnodactyle huméral... au devant de chaque épaule, une bande jaune verticale bordée
de noir... MM. de Castelnau et Deville ont rapporté plusieurs échantillons de cette espèce de la
mission de Sarayacu, sur les bords de l’Ucayala (Pérou). Elle y est très commune... 82 (45) mm
pour le plus grand. » (G.)
La présence des six syntypes est signalée par Guibé (1954 : 19, n” 78).
Boulenger (1885 ; 62) a transféré l’espèce dans le genre Gonatodes, place qui n’a pas été
remise en cause : Guibé (l.c.), Underwood (1954 : 476), Vanzolini (1955 : 122; 1968 : 18, 20-
23; 1972 : 88-89), Wermuth (1965 : 45), Peters et Donoso-Barros (1970 : 133), Hoogmoed
(1973 : 83), Rodrigues (1980 : 309-314).
= Gonatodes humeralis (Guichenot, 1855).
Rhacoessa hypoxantha Wagler, 1833. Descr. Icon. Amph., pl. 35.
Syntypes : MHNP 2323 (1372), 101 (10?)mm; Ur 314; Quoy et Gaimard. MHNP 2324 (1373), 191
(15?)mm; Ur 3/5; Bosc. MHNP 6722 (1376), 200 (15?)mm; Ur 3/5; Quoy et Gaimard. MHNP 6723
(1378), 285 (105)mm; Ur 3/5; envoi anonyme.
« Lutetiis Parisiorum vidi et descripsi nonnula specimina nitidissima ; quator sive quinque
servat Museum Parisiense. » (W.)
Il ne s’agit pas d’un simple nomen substitutum comme l’écrit Wermuth (1965 ; 186) mais
bien d’une nouvelle description sur une série-type définie. Il semble légitime de retenir comme
lui appartenant les quatre spécimens les plus anciens de la collection, signalés par le catalogue
de C. et A. Duméril (1851 : 40) mais omis par Guibé (1954).
Wagler, après avoir créé le genre Rhacoessa (1830 : 142), avec pour espèce-type par
monotypie Gecko fimbriatus Daud., proposa R. hypoxantha. Alors que Rhacoessa sera retenu
par WiEGMANN (1834 : 20) puis par Fitzinger (1843 : 18, 97), comme sous-genre de
Ptyodactylus, le nom d’espèce, lui, sera ignoré ou omis par de nombreux auteurs : Wiegmann
(l.c.), Duméril et Bibron (1836), Fitzinger (l.c.), Gray (1845), Angel (1942). Boulenger
— 76 —
(1885 : 237), Wermuth (l.c.) le citent dans la synonymie de Uroplatus fimbriatus (cf. cet
article). Pour Wagler, G. fimbriatus appartenait en elTet à la nouvelle espèce qu’il entendait
créer.
= Uroplatus fimbriatus (Schneider, 1792).
Sphaerodactylus inaguae Noble et Klingel, 1932. Am. Mus. Novit., New York, n“ 549 : 11-
17.
MHNP 1934.26 (1396 alpha), 42 (21 ?)mm; MHNP 1934.27, 41 (20?)mm; G 873; Great Inagua, îles
Bahamas; reçus par échange, du Museum de Cambridge.
Guibé (1954 : 12, n" 42) fait, à tort, de ces spécimens des « Paratypes », or la série-type ne
comprend qu’un spécimen « Type » (= Holotype) ; le AMNH n” 45546, un mâle, de Mathew
Town, Great Inagua Island, par Gilbert C. Klingel.
La validité du taxon n’a, semble-t-il, pas été remise en cause : Wermuth (1965 : 168).
Lygodactylus inexpectatus Pasteur, 1964. Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 2' sér., 36 (3) :
312.
L’holotype est déposé au Muséum d’Harvard sous le n" MCZ 67121, terra typica Dar el
Salaam.
Le taxon est cité par Pasteur (1965 : 15, 76-77, pl. III) mais Welch (1982) l’ignore alors
qu’il cite quatre des six autres espèces nouvelles décrites dans la même publication.
G.(ecko) inunguis Cuvier, 1817. Le Règne animal, P' édit., 2 : 46; et 4, pl. 5, fig. 4.
Syntypes : MHNP 6662 (1176), 70 (32?)mm; 6662A, 58 (20?)mm; 6662B, 49 (3?)mm; 6662C, 26
(2?)mm; G 6i4//; MHNP 6663 (1177), 71 (28?)mm; 6663A, 68 (30?)mm; G 634; Le Cap; Delalande.
(Également syntypes p.p. de G. ocellatus Cuvier, 1817.)
« Parmi des geckos platydactyles... celles que l’on connaît viennent de l’Isle de France... Il
y en a une (espèce) violette dessus, blanche dessous, avec une ligne noire sur les flancs. » (C.)
La présence de cette série-type dans les collections de Paris est régulièrement attestée :
Duméril et Bibron ( 1836 ; 300) : « Il est évident pour nous, que le Gecko inunguis de Cuvier,
est une espèce purement nominale, faite d’après des individus du Gecko ocellatus, dont les
taches blanches étaient peu ou point marquées, ainsi que cela arrive souvent. Pourtant les
figures que ce naturaliste a données de ces deux espèces, dans son règne animal, pourraient
laisser penser le contraire, attendu que celle du Gecko inunguis le représente avec un pouce
assez court ; mais cela est certainement une incorrection du dessin. Les individus observés par
Cuvier, qui existent encore aujourd’hui dans la collection, nous en fournissent la preuve ».
C. et A. Duméril (1851 : 34) : « Cap de B.-Espér. ; Delalande. Parmi ces individus se
trouvent ceux à taches blanches peu ou point marquées et qui ont servi de Type au Gecko
inunguis Cuvier ».
— 77 —
Guibé (1954 : 13, n° 45).
L’espèce est d’abord admise comme valide par Merrem (1820 : 43, n., Gekko). Wagler
(1830 : 142) la place dans son genre Anoplopus. A. inunguis deviendra, par désignation
originale, espèce-type du sous-genre Colobopus Fitzinger (1843 : 19, 99). Gray (1831 : 47) en
fait un représentant de Platydactylus (Phelsuma). Duméril et Bibron (1836 : 298) placent le
binôme dans la synonymie de Platydactylus ocellatus, Gray (1845 : 166) dans celle de
Phelsuma lineatum. Boulenger (1885 : 295) ne le met qu’avec doute dans celle de
Pachydactylus ocellatus. Loveridge (1942 : 448-449) avait proposé de rejeter la synonymie
avec P. ocellatus et P. geitje et admettait l’espèce inunguis comme valide dans le genre
Phelsuma parce qu’il en faisait un synonyme ayant la priorité sur Gecko cepedianus Merrem,
1820; il ne fut pas suivi. Cette synonymie est en effet difficile à rejeter après ce qu’en ont écrit
Duméril et Bibron (cf. plus haut). Loveridge (1947 ; 350) place l’espèce dans la synonymie de
P. geitje et signale l’erreur de Cuvier concernant la terra typica. Duméril et Bibron (l.c.)
avaient déjà indiqué que celle-ci était l’Afrique australe mais ils ajoutaient « Il se trouve
probablement aussi à l’Ile-de-France ». Cette synonymie est admise par Wermuth (1965 : 114,
118).
= Pachydactylus geitje (Sparrman, 1778).
Platydactylus inunguis Guérin, 1832, non Cuvier. Iconographie Règne animal, pl. 14, fig. 2,
patte; et 1838 : 10, texte.
La légende de la planche porte : « Platydactylus inunguis ». Le texte explicatif est le
suivant : « Platydactyle inerme. Platydactylus inunguis. coll. du Mus... La patte représentée ici,
sous l’indication de Gecko inunguis est celle d’un Platydactylus ocellatus... les doigts sont
dessinés beaucoup trop long à la base, car dans la nature ce n’est qu’à leur extrémité qu’ils
s’offrent une certaine dilatation... ».
Il n’est pas impossible que certaines planches aient été publiées avec le binôme Gecko
inunguis; celle que nous avons examinée portait Platydactylus. Quant à la référence à un
spécimen de la collection du Muséum rien ne permet de l’identifier aujourd’hui si tant est qu’il
y existe encore. 11 se pourrait cependant qu’il s’agisse d’un des syntypes de G. ocellatus Cuvier
(cf. cet article).
Loveridge (1947 : 350) date P. inunguis Guérin en 1829-44 qui sont les dates extrêmes de
publication des planches et du texte. Les planches pour les animaux vertébrés étaient publiées
en 1832, d’où l’utilisation de celle qui nous concerne par Wiegmann (1834 : 19), et le texte
correspondant en 1838.
Wiegmann (l.c.) crée un nouveau binôme Pachydactylus Bergii, qui, par monotypie, est
une espèce-type du genre, écrivant dans la note 30, avec une référence fausse quant à la figure :
« Pedis structuram Guerin in Iconographia (Rept. t. 14. f. 4) sub falso G. inunguis nomine
pinxit ».
Duméril et Bibron (1836 : 298) ne font pas référence à la planche de Guérin. Boulenger
(1885 : 205) place P. bergii dans la synonymie de Pachydactylus ocellatus Cuvier (cf. cet
article).
= Pachydactylus geitje (Sparrman, 1778).
— 78 —
Platydactylus Japonicus Schlegel in Duméril et Bibron, 1836. Erpét. génér., 3 : 337-339.
Syntypes : MHNP 6718 (1281), 82 (15?) mm ; 6718A, 118 (61) mm ; G 201 ; Japon ; Musée de Leyde.
« Le Platydactyle du Japon... 127 (65)mm... Les deux exemplaires, d’après lesquels la
description qui précède a été faite, ont été donnés à notre Musée par celui de Leyde... Nous
avons conservé à ce Platydactyle le nom sous lequel il nous a été adressé par M. Schlegel, qui
le fera sans doute connaître dans la partie erpétologique du Voyage au Japon de M. de
Sieboldt, à laquelle il travaille en ce moment. » (D.B.)
Selon les règles du Code de Nomenclature, rien ne permet aujourd’hui de continuer à
associer le nom de Schlegel au binôme.
Le présence des syntypes dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1851 : 37) et par Guibé (1954 : 5, n° 2, dimensions erronées).
Le binôme original fut accepté par Fitzinger (1843 : 101), C. et A. Duméril (l.c.),
C. Duméril et coll. (1854 : 249). Gray (1845 : 161) le plaça dans la synonymie de son Gecko
chinensis, espèce publiée en 1842, Guibé (l.c.) accepta cette synonymie. Cependant Boulenger
(1885 : 188) avait rétabli l’ordre de priorité tout en acceptant, après Günther (1864 ; 133),
l’attribution au genre Gekko, ce qui n’a plus été discuté : Barbour (1909 ; 61), Wermuth
(1965 ; 38).
= Gekko japonicus (Duméril et Bibron, 1836).
Hemidactylus javanicus Fitzinger, 1843. Systema Reptilium : 19, 106.
Syntypes? : MHNP 5135 (1344), 84 (33?)mm; 5135A, 96 (45?)mm; G 371128; de Java; donnés par
le Musée de Leyde. (Également syntypes p.p. de H. frenatus.)
Fitzinger crédite Cuvier de ce binôme alors que celui-ci n’a jamais utilisé cette forme
latine. Cuvier (1817 : 48) consacre un paragraphe pour « Le Gecko de Java » qui commence
ainsi ; « Le premier qu’on ait nommé ainsi, par imitation de son cri, selon Bontius, ne paraît
différer du précédent (le Gecko de Siam) que parce qu’il est plus lisse. Il habite autour de
Batavia, dans les lieux humides... ». Dans la seconde édition du Règne animal (1829 ; 53), ce
paragraphe a disparu et l’on ne trouve plus qu’une allusion, dans le chapitre des Platydactyles,
à propos du Gecko à gouttelettes de Daudin ; « mais Bontius l’attribuait (son cri), bien
auparavant à une espèce de Java ».
Fitzinger fait de cette espèce, parmi les Hemidactylus, l’espèce-type, par désignation
originale, de son sous-genre Pnoëpus ’ ; il place dans sa synonymie H. frenatus Schlegel et lui
attribue pour aire géographique celle donnée par Duméril et Bibron (1836 : 366-368) pour
cette espèce. Par ailleurs ces auteurs écrivent : « le nom de Frenatus, qui nous a servi pour
désigner cette espèce, est celui sous lequel elle nous a été envoyée du Musée de Leyde ». C. et
A. Duméril (1851 : 39) précisent que les spécimens du Musée de Leyde provenaient de Java. Il
1. J. et J. M. Vinson (1969 : 242) altèrent Pnoëpus en Phoepus .
est donc très possible, sinon probable, que ce sont ces spécimens qu’avait en vue Cuvier
lorsqu’il décrivait le Gecko de Java.
Fitzinger (1861 : 400) attribue à Pnoëpus la valeur d’un genre : P. javanicus. Duméril et
Bibron (I.C.), Gray (1845) ignorent javanicus.
La synonymie avec H. frenatus n’a pas été établie par Loveridge (1947 : 127) comme
semble l’écrire Wermuth (1965 : 74) : elle était déjà reconnue par Fitzinger lorsqu’il créait le
binôme. Elle n’a plus été remise en cause : Boulenger (1885 : 120), Wermuth (l.c.), Peters et
Donoso-Barros (1970 ; 141).
Loveridge (l.c.) a restreint la terra typica à Java.
= Hemidactylus frenatus Duméril et Bibron, 1836.
Tarentola (Tarentola) mauritanica juliae Joger, 1984. Bonn. zool. Beitr., 35 (1-3) : 145-147.
Paratypes : MHNP 1963.228, 124 (48?)mm; 1963.229, 126 (66)mm; route Tazenacht à Taroudant;
Bons, Girot et Pasteur, 5.VI.1960. MHNP 1963.230, 116 (44?)mm; 1963.231, 91 (42?)mm;
Taroudant; Bons, Girot et Pasteur, 13.IV.1960. MHNP 1963.232, 69 (2?)mm; Tafraoute; Pasteur et
Girot, 11.IV.1960. MHNP 1963.233, 114 (53?)mm; 1963.234, 109 (58?)mm; 1963.235, 115 (59)mm;
route Taroudant à Ixhalem; Pasteur et Girot, 6.IV.1960. MHNP 1963.258, 75 (28?)mm; 1963.259, 96
(49)mm; route Tazenakht, à Taroudant, 10km de Aoulouz; Pasteur et Girot, 6.IV.1960. MHNP
1963.374, 111 (53?)mm; Goulimine.
Toutes localités du Maroc. Tous spécimens ; G 942.
L’holotype (ZFMK 26132, 0,5km SE Tazenacht, anti-atlas oriental, Maroc; U. et
J. Joger coll., 11.VIIL1978) et des paratypes sont déposés au Museum Alexander Koenig.
D’autres paratypes sont dans les collections CNHM, ZSM, USNM.
La sous-espèce est dédiée par l’auteur à sa femme et collaboratrice Julie.
Lygodactylus klemmeri Pasteur, 1964. Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 2' sér., 36 (3) ;
312-313.
Holotype : MHNP 1950.259, 51 (22?)mm; G 522; en forêt, Antsingy du Nord, entre Maintirano et
Morafenobe, Madagascar; R. Paulian coll., VI.1949.
« Dédié au Dr Konrad Klemmer, conservateur des Reptiles au Museum Senckenberg
(Francfort). » (P.).
Le binôme, omis par Wermuth (1965), est cité par Pasteur (1965 : 15, 91) et par Welch
(1982 : 30).
Gecko laevis Daudin, 1802. Hist. nat. Rept., an X, 4 : 112-114; et 1803, 8 : 371.
« Le Gecko lisse d’Amérique... Les naturalistes Bosc et Brongniart possèdent chacun,
dans leur collection, un individu qu’il faut rapporter au gecko lisse d’Amérique. » (D.)
Aucun des deux types ne semble avoir appartenu aux collections du Muséum.
— 80
La validité de l’espèce fut d’abord admise dans le genre où elle avait été créée : Merrem
(1820 : 41, n., Gekko), Schinz (1822 : 76), Cuvier (1829 : 55, Gecko). Elle fut ensuite changée
de genre. Cuvier (1817 : 48) avait nommé Thecadactyles les geckos appartenant à sa troisième
division mais il ne leur avait pas donné de nom latin. Celui-ci fut créé par Goldfuss (1820 ;
157) sous la forme Thecadactylus; il en reconnaissait la paternité à Cuvier; par monotypie, G.
laevis devenait espèce-type de ce sous-genre. Fitzinger (1826 : 13, 47) en fait un genre.
Wagler (1830 : 142) modifie le nom en Thecadactylus il sera suivi par Gray (1831 : 50),
WiEGMANN (1834 : 20) et par Fitzinger (1843 ; 19, 98), ce dernier désignant expressément T.
laevis pour espèce-type. Duméril et Bibron (1836 : 307) proposèrent Platydactylus Theconyx,
incluant dans sa synonymie le Gecko rapicauda de Houttuyn et le Gecko laevis de Daudin.
Gray (1845 : 146), qui retenait l’orthographe Thecadactylus, fut le premier — et non Taylor
(1956 : 55) comme semble l’indiquer Wermuth (1965 : 182, 183) — à placer l’espèce de
Daudin dans la synonymie de celle de Houttuyn. Cette place n’a pas été remise en cause :
Boulenger (1885 : 111), Taylor, Wermuth (l.c.), Vanzolini (1968 : 64, 65), Hoogmoed
(1973 : 46).
= Thecadactylus rapicauda (Houttuyn, 1782).
Lygodactylus scheffleri lateripicturatus Pasteur, 1965. Trav. Inst, scient, chérif., Zool., (1964),
29 : 15, 39.
Les six spécimens utilisés pour créer cette sous-espèce appartiennent aux collections du
Museum d’Harvard; l’holotype, un mâle, porte le n° MCZ 18255; terra typica Mbuyuni, des
monts Teita au Kilimandjaro.
La sous-espèce n’est pas citée par Welch (1982).
Phelsuma laticauda Mocquard, 1902, non Boettger. Bull. Soc. philomath. Paris, 9® sér., 4 :
10 .
MHNP : 1901.149 (1190 gamma), 88 (45)mm; G 67513', Fort-Dauphin, Madagascar; Alluaud.
Contrairement à Angel (1942 : 31), Loveridge (1942 : 473, 477) rejette l’identification de
Mocquard, sans examen du spécimen, parce que le spécimen provient de Fort-Dauphin ; il en
fait, avec doute, un Phelsuma breviceps.
A. leachianus Cuvier, 1829. Le Règne animal, 2' édit., 2 : 54.
Holotype (par monotypie) : MHNP 6687 (1222), 222 (20?) mm; G 843-, origine inconnue; Leach.
« Enfin quelques platydactyles ont des ongles à tous les doigts. Nous en avons une espèce
lisse, à pieds palmés (A. leachianus, Nob.). » (C.)
La présence du spécimen dans les collections à été régulièrement signalée : Duméril et
Bibron (1836 : 315-317) : « le platydactyle de Leach... Nous ignorons quelle est la patrie de ce
— 81
Platydactyle, dont nous n’avons jusqu’ici observé qu’un échantillon, provenant d’un don fait
par M. Leaeh à M. Cuvier, qui l’a déposé dans la collection du Muséum... Cette espèce n’est
inscrite sur les Catalogues de la science que depuis la publication de la seconde édition du
Règne animal, dans lequel M. Cuvier n’a fait, pour ainsi dire, que la citer ». Ils figurent le
spécimen : atlas pl. 28, fig. 6.
C. et A. Duméril (1851 : 36) : « Origine inconnue : Leach, Type du Pl. leachianus
Cuvier ». Bavay (1869 : 3) identifie l’espèce comme étant de Nouvelle-Calédonie. Guibé
(1954 : 16, n“ 58) donne une date inexacte de publication : 1817.
C’est sous la forme A. leachianus qu’apparaît pour la première fois ce binôme et qu’il est
transcrit par Griffith (1831 : 145) dans la traduction anglaise. Wermuth (1965 : 159) y voit
l’abréviation de Ascalabotes^. La chose est possible mais difficile à établir car ce nom de genre
n’apparaît chez Cuvier qu’en tête du chapitre des Geckos et qu’il n’est repris, même sous
forme abrégée, pour aucune autre espèce. Il pourrait tout aussi bien s’agir d’une erreur. A
noter que presque tous les auteurs qui citent Cuvier : Gray (1831 : 145, 1845 : 160),
WiEGMANN (1834 : 19), Duméril et Bibron, C. et A. Duméril (l.c.), Boulenger (1883 : 124,
1885 : 176), Roux (1913 : 95), le créditent du binôme Platydactylus leachianus que celui-ci n’a
pas utilisé bien que l’espèce en cause appartenait pour lui à la section des Platydactyles. Gray
(1831 : 49) écrivait Gecko Leachianus.
Gray (1831) place l’espèce dans le genre Ascalabotes puis Wiegmann (l.c.) dans le genre
Platydactylus-, il est suivi par Duméril et Bibron (l.c.). Fitzinger (1843 : 19, 100) en fait, par
désignation originale, l’espèce-type du sous-genre Rhacodactylus dans le genre Hoplodactylus.
Le binôme Rhacodactylus leachianus a, depuis, été accepté : Boulenger, Roux, Wermuth
(l.c.), Bauer et Russell (1988 : 1583), Perry et coll. (1989 : 23).
= Rhacodactylus leachianus (Cuvier, 1829).
Hemidactylus Leschenaultii Duméril et Bibron, 1836. Erpét. génér., 3 : 364-365.
Syntypes : MHNP 6592 (1336), 157 (68?)mm; G 379-, origine inconnue. MHNP 6593 (1337), 165
(77?)mm; G 37911-, Ceylan; Leschenault.
« L’Hémidactyle de Leschenault... 164 (72)mm... La collection ne renferme que deux
échantillons de cette espèce de Platydactyle ; l’un a été envoyé de Ceylan par M. Leschenault ;
l’autre est sans origine connue. » (D.B.)
La présence des types dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1851 : 39, n” 9), Smith (1935 : 97), Guibé (1954 : 6-7, n» 9).
La validité du taxon n’a pas été remise en cause ; Fitzinger (1843 : 106) l’inclut dans son
sous-genre Tachybates avant d’en faire (1861 : 400) l’espèce-type, par monotypie, de son genre
Eurhous ; Gray (1845 : 155), C. et A. Duméril (l.c.), C. Duméril et coll. (1854 : 250),
Boulenger (1885 : 136), Smith, Guibé (l.c.), Wermuth (1965 : 78) retiennent le binôme
original.
Cf. art. oceanicus : rapport avec argyropus.
= Hemidactylus leschenaultii Duméril et Bibron, 1836.
1. Ce qui l’amène à donner, p. 158, comme espèce-type de Rhacodactylus Fitzinger Ascalabotes leachianus Cuvier
alors que son auteur avait écrit : Platyd. leachianus. Cuv.
Phyllodactylus Lesueurii Duméril et Bibron, 1836. Erpét. génér., 3 : 392-393.
Lectotype (Cogger et coll. 1983) : MHNP 268 (1383), 92 (41 ?)mm; G 60311-, île Deeres; Péron et
Lesueur.
Paralectotypes : MHNP 6725 (1382), 68 (32?)mm; G 603-, Nouvelle-Guinée; Péron et Lesueur;
MHNP 6726 (1384), 35 (2?)mm; 6726A, 51 (8?)mm; G 60312-, Port-Jackson, Australie; Quoy et
Gaimard. MHNP 6727 (1385), 95 (37?)mm; G 60313-, Port-du-Roy-Georges, Australie; Quoy et
Gaimard.
« Phyllodactyle de Lesueur... 96 (38)mm... Ce Phyllodactyle vit à la Nouvelle-Guinée et à
la Nouvelle-Hollande. La collection en renferme depuis longtemps des échantillons rapportés
de ce dernier pays par Péron et Lesueur, où il en a été recueilli d’autres, ainsi que dans le
premier, par MM. Quoy et Gaymard. » (D.B.)
La présence des spécimens représentant la série-type est signalée dans les collections de
Paris par C. et A. Duméril (1851 : 40) et confirmée par Guibé (1954 ; 21, n" 86). Loveridge
Fig. 4. — Lectotype de Phyllodactylus Lesueurii Duméril et Bibron, 1836. MNHP 268. = Oedura lesueurii (Dumé¬
ril et Bibron, 1836).
— 83 —
(1934 : 311) a restreint la terra typica à l’Australie. La série-type a été étudiée par Cogger et
coll. (1983 : 86, 95) qui ont montré que le paralectotype 6726 appartenait à l’espèce
Diplodactylus vittatus Gray, 1832.
Le binôme est cité par Gêné (1839 : 264). Fitzinger (1843 : 18, 94) en a fait l’espèce-type,
par désignation originale, de son genre Pachyurus.
Après avoir été mis par Gray (1845 : 147) dans la synonymie de son Oedura rhombifer, la
validité du taxon n’a plus été discutée : C. Duméril et coll. (1854 : 252), Boulenger (1885 :
107, Oedura), Loveridge, Guibé (l.c.), Underwood (1954: 477), Wermuth (1965; 113),
Cogger (1983 : 188).
= p.p. Oedura lesueurii (Duméril et Bibron, 1836).
= p.p. Diplodactylus vittatus Gray, 1832.
Eublepharis Lichtenfelderi Mocquard, 1897. Bull. Mus. Hist, nat., Paris, 3 (6) : 213-214.
Syntypes : MHNP 1897.91 (1456A), 131 (45?)mm; 1897.92, 97 (40?)mm; G 181.
« Sur des rochers arides des îles Norway, baie d’ Along, golfe du Tonkin, deux femelles,
141 (38) et 92 (40)mm, M. Lichtenfelder, ingénieur, coll. » (M.)
La présence des types dans les collections de Paris est signalée par Smith (1935 : 129) et
par Guibé (1954 : 10, n° 29) mais pour ce dernier avec des dimensions erronées.
La validité du taxon n’a pas été remise en cause : Smith, Guibé (l.c.), Wermuth (1965 :
29).
A. R. Borner {in litt., 1979) estime que l’espèce doit être changée de genre. Barbour
( 1908 : 316) ayant créé le genre Goniurosaurus pour G. hainanensis, espèce-type par monotypie,
et ce nom ayant été mis en synonymie avec lichtenfelderi par Smith (l.c.), il semble justifié
d’utiliser le nom de genre proposé par Barbour.
= Goniurosaurus lichtenfelderi (Mocquard, 1897).
Ptyodactylus lineatus Duméril et Bibron, 1836. Erpét. génér., 3 : 384-386; pl. 31, fig. 1 et
la, b, c.
Holotype : MHNP 395 (1379), 235 (92) mm; Ur 5-, origine inconnue.
« Le Ptyodactyle rayé... 229 (90)mm... Les couleurs du seul individu appartenant à cette
espèce que nous ayons été dans le cas d’observer... Nous ignorons quelle est la patrie du
Ptyodactyle rayé, car l’étiquette de l’exemplaire déposé depuis longtemps dans notre Musée
n’indique en aucune manière le pays d’où il a été envoyé... Cette espèce, bien distincte de la
précédente {P. fimbria tus), l’est aussi de la suivante, ou du Ptyodactyle de Feuillée... Nous ne
faisons cette remarque que parce que M. Cuvier avait étiqueté l’individu que nous venons de
décrire comme étant de la même espèce que le Ptyodactyle de Feuillée. » (D.B.)
— 84 —
5 mm
1 cm
Fig. 5. — Syntype de Eublepharis Lichtenfelderi Mocquard, 1897. MNHP 1897.92. = Goniurosaurus lichtenfelderi
(Mocquard, 1897).
La présence du spécimen dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1851 : 40, n” 3) et par Guibé (1954 : 23, n° 94) ; il a été examiné par Bauer et Russell (1989 :
182).
La validité du taxon n’a pas été remise en cause. Tandis que C. et A. Duméril (l.c.) et
C. Duméril et coll. (1854 : 251) conservent le binôme original, Fitzinger (1843 : 19, 97) en
fait l’espèce-type, par désignation originale, du sous-genre Lonchurus dans le genre Oiacurus.
Gray (1845 : 152), Boulenger (1885 : 238) le placent dans le genre Uroplates tandis que
Mocquard (1909 ; 21) et les auteurs suivants : Werner (1912 : 14), Angel (1942 : 79), Guibé
(l.c.), Wermuth (1965 : 187), Welch (1982 : 41), Bauer et Russell (l.c.) en font un Uroplatus.
= Uroplatus lineatus (Duméril et Bibron, 1836).
85 —
Tarentola mauritanica subvar. lissoïde Doumergue, 1899. Bull, trimest. Soc. Géogr. Archéol.
Oran, 19 : 515; et 1901, Essai faune erpét. Oranie : 74, 79-80, pl. IV, fig. 1.
Terra typica : Stitten : « ravin du barrage dans les rochers. » (D.)
Aucune indication sur la composition et la localisation d’une éventuelle série-type. Les
collections de Paris ne possèdent rien qui puisse être rapporté à ce matériel.
La variété est considérée comme valide par Pellegrin (1927 : 261); Loveridge (1947 :
313) place cette forme dans la synonymie de la sous-espéce nominative, ce qui n’a pas été remis
en cause : Pasteur et Girot (1960 : 310), Mertens et Wermuth (1960 : 80), Wermuth (1965 :
180), JoGER (1984 : 141).
= Tarentola {Tarentola) m. mauritanica (Linné, 1758).
Gecko lobatus Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, 1817? Description de l’Égypte, Zoologie, Rep¬
tiles, édit, in-folio ; 132-133 et pl. 5, fig. 5.
« Le gecko lobé {Gecko lobatus), que plusieurs auteurs ont indiqué sous le nom de lacerta
gecko et de lacerta Hasselquistii, et que M. Cuvier a désigné sous le nom de Gecko des
maisons...
« L’individu qui a servi de type à la figure, avait cinq pouces du bout du museau à
l’extrémité de la queue, celle-ci formant la moitié de la longueur totale...
« Le Gecko lobé est très-commun en Égypte, où il est bien connu du peuple, qui le regarde
comme un animal venimeux : ... » (G.)
La composition de la série-type n’est pas précisée. Duméril et Bibron (1836 : 378)
signalaient la présence dans les collections de Paris de spécimens apportés par Geoffroy, des
syntypes probables, mais ils ne sont déjà plus mentionnés par C. et A. Duméril (1851).
Sur la date et l’auteur cf. article annularis.
Audouin, dans un supplément publié ultérieurement (1829? : 165-166, pl. 1, fig. 2.1 à
2.6), sous le titre Gecko des maisons, écrivait : « Ce gecko, dont nous avons vu le dessin, est
une variété de l’espèce figurée et décrite par M. Geoffroy Saint-Hilaire, sous le nom de gecko
lobé ». Pour la date cf. art. Savignyi.
Cuvier (1817 : 49; 1829 : 56) plaçait « G. lobatus Geoffr. », avec « Stellio hasselquistii
Schneid. » dans la synonymie de son Gecko des maisons. Goldfuss (1820 ; 158), créant le
nouveau genre Ptyodactylus, orthographié par erreur Styodactylus, faisait de « P. aegyptiacus,
P. lobatus Geoffr. » l’espéce-type du genre par monotypie. A noter que, dans ce cas, il s’agit
à.'aegyptiacus Daudin qui disparaîtra de la littérature et non é'aegyptiacus Cuvier non encore
créé. ScHiNZ (1822 : 77), place Gecko lobatus Geoffroy, avec le Gecko des Maisons, dans la
synonymie de Gecko ascalabotes Merrem. Lichtenstein (1823 : 48) retient G. lobatus Geoffr.
Gray (1825 : 198) dans le genre « Ptyodactylus Gray. Ptyodactyles Cuv. » ne cite que « P.
lobatus. L. gecko, Hasselt ». Fitzinger ( 1826 : 47) crée un « P. {tyodactylus) lobatus Cuvier.
La synonymie avec Ptyodactylus hasselquistii fut d’abord proposée par Wagler (1830 :
143); elle fut acceptée par Duméril et Bibron (l.c.) et n’est plus aujourd’hui discutée:
86 —
Anderson (1898 : 62), Smith (1935 : 79), Loveridge (1947 : 275), Marx (1968 : 7), Wermuth
(1965 : 155). Mais il n’en a pas toujours été de même. L’espèce de Geoffroy était considérée
comme valide par Gray (1831 : 50, Thecodactylus), Wiegmann (1834 ; 20, Ptyodactylus),
SCHINZ (I.C.), Fitzinger (1843 : 18, 96, Ptyodactylus), Boulenger (1885 : 110, Ptyodactylus),
Koenig (1895 : 405), Barbour (1914 : 80), Pellegrin (1927 : 261, Ptyodactylus), tandis que
Gray (1845 : 151) la mettait dans la synonymie de Ptyodactylus Gecko.
Anderson (l.c.) ne cite l’espèce de Geoffroy que sous le nom de Gecko lobé et semble
attribuer le binôme latin à Lichtenstein (l.c.).
= Ptyodactylus hasselquistii hasselquistii (Donndorff, 1798).
Gecko lonchurus Fitzinger, 1843. Systema Reptilium : 97.
Ce nomen nudum apparaît sous la forme « Gecko lonchurus. Mus. Paris » dans la
synonymie de Oiacurus {Lonchurus) lineatus; sans doute s’agissait-il d’un nom manuscrit.
Duméril et Bibron (1836), Gray (1845), Boulenger (1885), Wermuth (1965) ne le citent pas.
= Uroplatus lineatus (Duméril et Bibron, 1836).
Platydactylus lugubris Duméril et Bibron, 1836. Erpét. génér., 3 : 304-305.
Syntypes ; MHNP 5323 (1196), 67 (26?) mm; 5323A, 39 (2?) mm; G 49]-, Otaïti; Lesson et
Garnot.
« Le platydactyle demi-deuil... Nous avons donné le nom de demi-deuil à ce Platydactyle,
à cause de la couleur blanchâtre de son dos, qui est relevée par des points et des taches d’un
noir d’ébène... 70 (28)mm... Cette petite espèce nous a été rapportée de l’île d’Otaïti par
MM. Lesson et Garnot. » (D.B.)
La présence des types dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1851 : 35, n“ 3), Smith (1935 : 115), McCann (1953 : 25), Guibé (1954 : 15, n” 55), Cogger et
coll. (1983 : 93).
Si la validité du taxon n’a pas été remise en cause, son attribution générique a varié.
Platydactylus pour C. et A. Duméril (l.c.) et pour C. Duméril et coll. (1854 : 248), l’espèce est
devenue entre temps espèce-type, par désignation originale, de Lepidodactylus pour Fitzinger
(1843 : 19, 98) et, par monotypie, de Amydosaurus pour Gray (1845 : 162). Sa place dans le
genre Lepidoctatylus, admise par Boulenger (1883 ; 120), n’a plus été discutée : Boulenger
(1885 : 165), Smith (l.c.), Loveridge (1948 : 316, 333), McCann, Guibé (l.c.), Kluge (1963 :
79), Wermuth (1965 : 98-99), Donoso-Barros (1966 : 114), J. et J. M. Vinson (1969 : 248),
Peters et Donoso-Barros (1970 ; 161), Cogger (1983 : 181), Cogger et coll. (l.c.), Vanzolini
(1986 ; 12).
= Lepidodactylus lugubris (Duméril et Bibron, 1836).
— 87 —
Lygodactylus luteopicturatus luteopicturatus Pasteur, 1965. Trav. Inst, scient, chérif., Zool.,
(1964), 29 ; 15, 79, PI. : IV, XII.
Paratype? : MHNP 8309 (2706), 62 (26?)mm, Ç; G 506; Kilwa, Tanganyika sud; C. J. P. Ionides
coll., 17.X.1950.
L’auteur fait état d’un hypodigme de 137 spécimens et écrit : « désireux de faire profiter le
plus de muséums possible de mes holotypes, j’ai saisi l’occasion que m’offrait L. luteopicturatus
d’en choisir un dans la collection du Senckenberg ».
L’holotype, un mâle, est dans la collection du Natur-Museum Senckenberg, Frankfurt-
am-Main sous le n“ SMF 57212, avec pour terra typica Dar-es-Salaam. Il n’y a pas, dans la
description originale, de désignation de paratypes; toutefois cette mention a été portée par
Pasteur lui-même sur la fiche du MHNP 8309.
Welch (1982) ignore cette espèce.
G.(ecko) mabuia Cuvier, 1829. Le Régne animal, 2' édit., 2 : 54-55.
« Une espèce très semblable (G. mabuia, nob.) à tubercules encore plus petits, ceux de la
queue plus pointus, grise, nuagée de brun, des anneaux bruns sur la queue, est répandue dans
toutes les parties chaudes de l’Amérique, et s’y introduit dans les maisons. On la connaît dans
nos îles sous le nom de Mabouia des murailles '.
« Il y en a, à Pondichéry et au Bengale, de si semblables que l’on serait tenté de croire
qu’ils y auraient été transportés par les vaisseaux.
« (1) Autant que l’on en peut juger par la figure, le Thecadactylus policaris et le Gecko
aculeatus, Spix, XVIII, 2 et 3, pourraient n’être que ce Mabouia des murailles, en différents
âges. M. Moreau de Jonnès en a donné une monographie, mais il l’y confond avec des espèces
différentes. » (C.)
Rien ne permet de reconnaître aujourd’hui le matériel dont disposait Cuvier ; il n’est pas
mentionné par C. et A. Duméril (1851 : 39).
D’après le texte même de Cuvier, il s’agit d’une conception du taxon différente de celle de
Moreau de Jonnès et non d’un nomen substitutum comme le voudraient Wermuth (1965 : 79),
Peters et Donoso-Barros (1970 : 142). Vanzolini (1968 : 51, 60) plaçait, lui, le binôme de
Cuvier à la fois dans la synonymie de Phyllopezus pollicaris (Spix, 1825) et dans celle de
Hemidactylus mabouia (Moreau de Jonnès, 1818).
Wagler (1830 : 143) plaçait « Hemidact. Mabuya Cuv. » dans la synonymie de « Gecko
armatus Neuw. »; Gray (1831 : 51) mettait le binôme de Cuvier parmi ses Hemidactylus.
Duméril et Bibron (1836 : 362-364), tout en citant le Gecko Mabouia de Moreau de Jonnès
dans la synonymie, créditent Cuvier du binôme « Hemidactylus Mabouia », ce qui est une
double erreur. Cuvier n’ayant pas utilisé ce nom de genre et ayant employé une autre graphie
pour le nom d’espèce.
Fitzinger (1843 : 19 « Mabouia », 105 « Mabuya ») attribue l’espèce à Cuvier et en fait
l’espèce-type, par désignation originale, de son sous-genre Tachybates du genre Hemidactylus.
Gray (1845 : 154), Vaillant (1882 : 4, 15), Rochebrune (1884 : 75) donnent encore Cuvier
— 88 —
pour auteur mais Boulenger (1885 : 122) reconnaît la priorité de Moreau de Jonnès, ce qui,
de même que l’attribution générique, n’a plus été discutée : Barbour (1918 : 482, 1919 : 117,
1930 : 82, 1935 : 99, 1937 : 109), FitzSimons (1943 : 46), Loveridge (1967 : 167), Wermuth
(I.C.), Hoogmoed (1973 : 46). FitzSimons, Loveridge, Hoogmoed ne mentionnent pas le
binôme de Cuvier.
= Hemidactylus mabouia (Moreau de donnés, 1818).
Gecko mabouia Moreau de donnés, 1818. Bull. Sci. Soc. philomath. Paris ; 138-139; et Mono¬
graphie (16 p.) lue à l’Acad. des Sciences le 17 août 1818, publiée en 1821.
Lectotype(C. et A. Duméril, 1851) : MHNP 6573 (1327), 117 (55?) mm ; G dS? ; Antilles ; Moreau
DE Jonnès.
«... ce reptile avait reçu de ces sauvages (les Caraïbes), le nom de Mabouia, qui était celui
du mauvais génie, de l’Arimane des Caraïbes; c’est l’appellation vulgaire qu’il porte encore
aux Antilles françaises... » (M.)
Il n’y a aucune indication dans la description originale d’une éventuelle série-type. C. et
A. Duméril (1851 : 39, n" 8) en signalant la présence du « Type » dans les collections de Paris
ont ainsi désigné le lectotype. Smith et Taylor (1950 : 50) mentionnent la localisation du type.
Guibé (1954 : 6, n” 57) faisait de ce spécimen un « holotype », avec une dimension erronée.
Stejneger (1904 : 599) et non Smith et Taylor (l.c.) comme l’écrit Wermuth (1965 : 79) a
restreint la terra typica à l’île Saint-Vincent, Petites Antilles.
Le taxon, dont la validité n’a pas été remise en cause, est devenu espèce-type
û'Hemidactylus Oken, 1817, Oken ayant pris pour espèce-type le gecko tuberculeux de
Daudin, binôme oublié (cf art. G. tuberculosus), synonyme aujourd’hui admis de Gecko
mabouia.
Le binôme a longtemps été attribué à Cuvier (cf. cet article) mais depuis que Boulenger
(1885 : 122) a reconnu l’antériorité du nom de Moreau de Jonnès, le taxon lui est
régulièrement attribué ; Mocquard (1909 : 17), Sternfeld (1911 : 245), Cochran (1941 : 94),
FitzSimons (1943 : 46), Loveridge (1947 : 167), Smith et Taylor, Guibé (l.c.), Underwood
(1954 : 479), Wermuth (l.c.), Vanzolini (1968 : 60), Hoogmoed (1973 : 46), Peters et
Donoso-Barros (1970 : 142), Broadley (1988 : 374).
En fait. Moreau de Jonnès réunissait sous le nom qu’il proposait un certain nombre de
binômes existant comme Lacerta sputator Sparrman, 1784, Gecko porphyreus Daudin, 1802 et
Gecko spinicauda Daudin, 1802, les deux premiers correspondant à des espèces aujourd’hui
admises comme valides respectivement dans les genres Sphaerodactylus et Phyllodactylus et le
troisième à un nomen oblitum. Par contre il ne citait pas le Gecko tuberculosus.
Loveridge (1947 : 190) cite un H. mabouia Sjôstedt, 1897 dans la synonymie de H.
muriceus Peters, 1870 puis (p. 193) un H. mabouia^ Bocage, 1893 dans celle de H. newtoni
Ferreira, 1897; Wermuth (1965) ne mentionne pas ces binômes.
= Hemidactylus mabouia (Moreau de Jonnès, 1818).
^ 89 —
Hemidactylus maculatus Duméril et Bibron, 1836. Erpét. génér., 3 : 358-359.
Syntypes : MHNP 255 (1310), 100 (53?)mm; G 365/26; Pondichéry; Leschenault. MHNP 1228
(1312), 139 (74)mm; G 382/1 ; Philippines; Quoy et Gaimard. MHNP 2257 (1309), 104 (54)mm; G 382;
île de France, Quoy et Gaimard. MHNP 2258 (1311), 95 (46?)mm; G 365/25; Bengale; Duvaucel.
MHNP 6586 (1315), 138 (75?)mm; 6586A, 134 (72?)mm; 6586B, 58 (3?)mm; 6586C, 78 (33?)mm;
G 365/28; Côte malabar; Dussumier. MHNP 6775 (1314), 242 (124?)mm; 6775A, 253 (132)mm;
G 382/2; Bombay; Polydore Roux. MHNP 2301 (1313), 127 (62?)mm; 2301 A, 93 (32?)mm; 2301B, 112
(58?)mm; 2301C, 53 (3?)mm; 2301D, 55 (3?)mm; G 365/24; Bombay; Polydore Roux.
« L’Hémidactyle tacheté... le dos et le dessus du cou sont marqués en travers de grandes
taches anguleuses noires. Ces taches forment des bandes de trois ou quatre chacune, qui
souvent se confondent les unes avec les autres... 241 (120)mm... Les Indes orientales, les
Philippines et l’île Maurice produisent cette espèce. Nos plus grands échantillons viennent de
Bombay. Nous en avons de jeunes sujets qui nous ont été envoyés des Philippines, de l’Ile de
France, du Bengale et de Pondichéry par MM. Quoy et Gaimard, Dussumier, Duvaucel et
Leschenault. » (D.B.)
La présence des types dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1851 : 39, n” 6) : « Ces individus sont les types », mais ils retiennent parmi les types des
spécimens de Bombay dus à Polydore Roux tandis qu’ils en excluent ceux de Dussumier, de la
côte de Malabar, expressément mentionnés dans la description originale.
Il semble que l’on puisse admettre parmi les syntypes les spécimens de Roux en se basant
sur le fait que les auteurs de l’Erpétologie générale ont précisé que leurs plus grands spécimens
provenaient de Bombay alors qu’aucune des récoltes dont ils citent les auteurs n’a cette
origine; ils ont simplement omis le nom de Roux. Mais on ne peut en exclure ceux de
Dussumier.
Smith (1935 : 85), qui considère l’espèce de Duméril et Bibron comme composite, signale
la présence des types à Paris et désigne Bombay comme terra typica restricta. Guibé (1954 : 7,
n° 10-11), qui ne retient ni les spécimens de Roux ni ceux de Dussumier, admet une répartition
des syntypes entre les deux taxons H. maculatus et H. brookii.
La validité du taxon n’a pas été remise en cause. Fitzinger (1843 : 106) en fait un
représentant du sous-genre Tachybates dans le genre Hemidactylus. Gray (1845 : 153), C. et
A. Duméril (l.c.), C. Duméril et coll. (1854 : 250) utilisent le binôme original. Fitzinger
(1861 : 400) plaçait le taxon dans la synonymie de Tachybates tuberculosus. Peters (1869 : 14)
a décrit un H. maculatus que Loveridge (1947 : 181) considère comme synonyme de H.
gardineri Boulenger; Wermuth (1965) ne le cite pas.
Boulenger (1885 ; 153) qui sera suivi par Smith (l.c.) et par Wermuth (1965 : 80)
admettent l’espèce pour valide mais restreignent la définition de Duméril et Bibron. L’espèce
est admise comme valide par Mocquard (1909 : 17), Deraniyagala (1937 : 186), Under¬
wood (1954 : 459), Guibé (l.c.).
= p.p. Hemidactylus maculatus Duméril et Bibron, 1836.
= p.p. Hemidactylus brookii Gray, 1845.
— 90 —
Phelsuma madagascariense Mocquard, 1895, non Gray. Bull. Soc. philomath. Paris, 8' sér., 7 :
94.
Mocquard place, à tort, les types de Platydactylus mutabilis (cf. cet article) dans la
synonymie de l’espèce de Gray.
= Phelsuma mutabilis (A. Grandidier, 1869).
Phyllodactylus madagascariensis Mocquard, 1895. Bull. Soc. philomath. Paris, 1894-1895,
8" sér., 7 (3) : 95-96.
Holotype : MHNP 1895.160 (1397n), 49(4?)mm; G 719II4\ Tuléar, Madagascar; G. Grandidier.
« un unique spécimen de Tulléar », « en très mauvais état de conservation », tête et corps
40 mm. (M.)
La présence du type dans les collections est signalée par Guibé (1954 : 11, n“ 33).
Dès 1900, Mocquard (p. 104) reconnaît qu’il s’agit d’un synonyme de P. pictus, ce qui n’a
pas été remis en cause : Guibé (l.c.). Cette mise en synonymie n’est pas due à Angel (1942 :
56) comme l’écrit Wermuth (1965 : 142). Dixon et Kroll (1974 ; 24) ont montré que la quasi¬
totalité des « Phyllodactylus » malgaches devaient être placés dans le genre Paroedura.
= Paroedura pictus (Peters, 1854).
G.(ecko) marginatus Cuvier, 1829. Le Règne animal, 2' édit., 2 : 55, 5 ; pl. 7, fig. 1.
« On trouve aussi aux Indes, un hémidactyle à corps bordé {G. marginatus, Nob.); ses
pieds ne sont pas palmés. Sa queue est aplatie horizontalement, et a les bords tranchants et un
peu frangé. Il a été envoyé du Bengale par M. Duvaucel. » (C.)
Le ou les spécimens constituant la série-type doivent être considérés comme perdus car
C. et A. Duméril (1851 : 40) ne signalent pas, pour cette espèce, de spécimens ayant cette
origine. Ne subsiste plus de la description originale que la figure.
Wagler (1830 : 143) place « Hemidactylus marginatus Cuv. » dans la synonymie de
« Stellio platyurus Schneid. », par contre Gray (1831 : 51), Wiegmann (1834 : 238, n.) le citent
comme une espèce valide. Tout en utilisant ce binôme, Duméril et Bibron (1836 : 370-372,
pl. 30, fig. 2) écrivaient : « Cette espèce était depuis long-temps décrite et figurée par Schneider
sous le nom de Stellio platyurus, lorsque Cuvier la mentionna comme nouvelle, sous celui de
Marginatus, dans la seconde édition de son Règne animal ».
Oken (1836 : 64) en fit, par monotypie, l’espèce-type de son genre Platyurus qui ne put
être conservé car préoccupé.
La synonymie avec l’espèce de Schneider n’a plus été discutée et seuls C. et A. Duméril
(l.c.), C. Duméril et coll. (1854 : 251) utilisaient encore marginatus. Fitzinger (1843 ; 19, 104)
avait fait de « Hemidactylus platyurus. Cuv. », binôme créé pour la circonstance*, l’espèce-
type par désignation originale du sous-genre Cosymbotus dans le genre Hoplopodion.
Après que Gray (1845 : 157) eut proposé l’utilisation du nom spécifique de Shaw (1802 :
278) schneiderianus et Günther (1864 ; 111) schneideri comme nom de remplacement, le nom
spécifique platyrus fut adopté mais affecté à des genres variés ; Boulenger (1885 : 143,
Hemidactylus), Taylor (1922 : 59, Cosymbotus), Smith (1935 : 102, Platyurus), Loveridge
(1948 : 316, 331, Cosymbotus), Taylor (1963 : 765, Platyurus), Wermuth (1965 : 21-22,
Cosymbotus).
= Cosymbotus platyurus (Schneider, 1792).
(Cyrtodactylus) Marmoratus Gonyodactylus Gray, 1831. In Griffith’s Animal Kingdom, 9.
Synopsis of the species... : 51.
Syntypes : MHNP 2331 (1445), 163 (84)mm; 2331 A, 55 (4?)mm; G 308-, Java; Musée de Leyde.
« Le Gymnodactyle marbré... On trouve le Gymnodactyle marbré dans l’île de Java. Nous
en possédons deux exemplaires originaires de cette île, qui ont été envoyés du Musée de Leyde
à notre établissement... Cette espèce est précisément celle d’après laquelle Kuhl a établi son
genre Gonyodactyle. Elle fait partie des Cyrtodactyles de M. Gray. » Duméril et Bibron,
1836 : 426-427.
La présence de ces spécimens dans les collections de Paris est ensuite signalée par C. et
A. Duméril (1851 ; 46, n" 10). Après examen, Brongersma (1934 : 165, 168-169) les considère
comme des syntypes. Kluge (1985 : 97) écrit : « ... thus, the Paris series can not be treated as
syntypes, without further consideration. Additionally, Guibé (1954) dit not refer to the Kuhl
and Van Hasselt specimens in the catalogue of lizard types in the Paris Museum ».
L’argument tiré de l’omission de ces spécimens dans le catalogue de Guibé (1954) ne peut
être retenu car le récolement fut alors loin d’être exhaustif. Par contre, le fait que ces
spécimens, provenant de Leyde, soient entrés en collection avant 1836 et, de plus, le fait que
Duméril et Bibron se référaient explicitement tant au manuscrit de Kuhl qu’à la création du
binôme par Gray justifient la position de Brongersma.
Un argument complémentaire pourrait être tiré de ce que, dans son catalogue, Gray
(1845 : 173) signale aussi l’existence de spécimens en provenance du Musée de Leyde, qui
devaient appartenir à la série-type.
L’attribution à Gray, 1831, du nom spécifique ne peut se faire qu’aux dépens d’une
certaine manipulation du texte. On trouve en effet, dans le Synopsis, au paragraphe
Cyrtodactylus Gray : « Marmoratus Gonyodactylus, Kuhl, MSS ». Kluge (l.c.) : « I consider
the peculiar way of joining specific and generic names to be a lapsus... ». C’était d’ailleurs
probablement l’avis de Duméril et Bibron (l.c.) qui attribuaient à Gray, 1831, un
Cyrtodactylus marmoratus. Le nom avait été antérieurement publié par Fitzinger (1826 : 47)
sous la forme P . {hyllurus) marmoratus Boié qu’à juste titre Wermuth (1965 : 61) considère
1. Lorsque Cuvier (1829 : 55, n.) écrit : « Le stelt. platyurus de Schn. en est aussi fort voisin », il ne se réfère pas à
son G. marginatus mais à son G. mahuia\
— 92
comme un nomen nudum mais la citation qu’il en fait est incorrecte puisqu’il donne eomme
auteur Kuhl au lieu de BoiÉ. Mocquard (1890 ; 118) citera également Kuhl.
Par désignation secondaire de Fitzinger (1843 : 18), le taxon est devenu espèce-type de
Gonyodactylus Kuhl. Gray (1845 : 173) revient au genre Cyrlodactylus. Boulenger (1885 : 44,
46) en fait un Gymnodactylus, place qui n’a plus été discutée depuis : Brongersma (l.c.)
retenait comme auteurs Duméril et Bibron ; Wermuth (l.c.) met le taxon dans un sous-genre
Cyrlodactylus selon la proposition d’UNTERWOOD (1954 : 475).
= Gymnodactylus {Cyrlodactylus) marmoratus (Gray, 1831).
Tarentola mauritanica mauritanica Bons, 1959, non Linné. Trav. Inst, scient, chérif., Zool.,
(18) : 44-47.
Sur le même matériel, Joger (1954 : 145-147) a montré qu’il s’agissait d’une sous-espèce
nouvelle (cf. article juliae).
= Tarentola mauritanica juliae Joger, 1954.
Tarentola mauritanica Pasteur et Girot, 1960, non Linné, C. r. Séanc. mens. Soc. Sci. nat.
phys. Maroc, 40 (4) : 309-322
Joger (1984 : 147) a montré que le matériel concerné comprenait en fait deux espèces (cf.
article boehmei).
= p.p. Tarentola {Tarentola) deserti Boulenger, 1891.
= p.p. Tarentola {Tarentola) boehmei Joger, 1984.
Gymnodactylus Mauritanicus Duméril et Bibron, 1836. Erpét. génér., 3 : 414-415.
Holotype : MHNP 2328 (1419), 62 (33)mm; G861\ Alger; Flourens ded.
« Le gymnodactyle mauritanique... Cette espèce a été donnée au Muséum d’histoire
naturelle par un professeur de cet établissement, M. Flourens, qui l’avait reçue d’Alger avec
quelques autres Reptiles. » (D.B.)
La présence du type dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril (1851 :
43, n° 3) et par Loveridge (1947 : 60, 61) qui, à propos de la terra typica, écrit : « some doubt
that it came from the township » et donne des dimensions (59 (29 + 30) mm) différentes de
celles de la description originale (29 mm); ces dernières sont reprises par Guibé (1954 ; 15-16,
n“ 57).
L’espèce devint, par désignation originale de Fitzinger (1843 : 18, 91), espèce-type du
genre Saurodactylus et non « by subsequent designation of Boettger » comme l’écrit
Loveridge (l.c.). Gray (1845 : 172) l’attribue, avec doute, au genre Goniodactylus, mais de
nombreux auteurs [C. et A. Duméril (l.c.), C. Duméril et coll. (1854 ; 254), Boulenger
93 —
(1885 : 33)] utilisèrent le binôme original avant que ne soit admise la proposition de Boettger
(1883 : 125) de restaurer le genre Saurodactylus-, ce qui n’est apparemment plus discuté ;
Doumergue (1901 ; 89-91), Pellegrin (1926a : 316, 1927 : 261), Loveridge, Guibé (l.c.),
Underwood (1954 : 478), Bons (1959 ; 34), Pasteur et Bons (1960 : 32), Wermuth (1965 :
161-162), Welch (1982 : 20).
Werner (1929 : 19) a décrit un S. mauritaniens dont il a fait ultérieurement (1931 : 276)
un S. fasciatus.
= Saurodactylus mauritaniens mauritaniens (Duméril et Bibron, 1836).
Stenodactylus Mauritanicus Guichenot, 1850. Expi. scient. Algérie, Rept., 5 : 5-6, pl. 1 et
la à d.
Lectotype (Guibé, 1954) : MHNP 6768 (1462), 74 (26?)mm; G 923; Oran, Algérie; Guichenot.
Paralectotypes : MHNP 2339 (1463), 78 (28?)mm; G 92314; Oran; Levaillant. MHNP 6769
(1464), 54 (4?)mm; G 92314; Alger?; Bravais.
« Sténodactylo mauritanique... C’est dans les environs d’Oran que se trouve cette rare
espèce, où elle n’a encore été qu’observée. La collection du Muséum de Paris en renferme deux
individus rapportés par MM. Levaillant et Bravet {sic). » (G.)
La présence de ces trois spécimens dans les collections de Paris est signalée par C. et
A. Duméril (1851 : 47) sous la forme : « Oran : M. Guichenot, M. Levaillant, M. Bravais »,
et par A. Duméril (1856 : 487) : « Le Muséum possède les trois individus qui ont servi pour
cette description. Ils ont été pris à Oran par M. Guichenot et par MM. Levaillant et Bravais ».
L’indication « Alger » est portée sur le registre pour le spécimen de Bravais. Anderson
(1898 : 39) a examiné les spécimens MHNP 6768 et 2339. Guibé (1954 : 10, n" 28) qui, par
erreur, ne signale qu’un spécimen, le MHNP 6768, en lui attribuant la valeur d’holotype a, de
ce fait, désigné le lectotype.
C. Duméril et coll. (1854 : 255) mentionnent le taxon.
Rochebrune (1884 : 83-84), qui traite séparément guttatus et mauritanicus, identifie cette
dernière espèce en sept localités et écrit : « Les exemplaires de la haute Sénégambie, région
Nord-Est, ne diffèrent, sous aucun rapport, de ceux de la région du Nil donnés au Muséum de
Paris par M. Botta ».
Boulenger (1885 ; 17) place ce binôme dans la synonymie de St. guttatus Cuvier. Bien
que Kônig (1895 : 404) lui eût reconnu la valeur d’une sous-espèce de St. guttatus, Anderson
(l.c.), après examen du matériel-type, en conclut : « After a careful consideration of the
foregoing facts in all their aspects, the safe conclusion seems to be that the specimens here
dealt with are all referable to one species, viz. S. elegans, Fitz., as the variations they manifest
are so unstable as to beyond the reach of clear definition ».
Lataste (1901 : 94-96) admet une variété mauritanicus de St. guttatus Cuvier. Pellegrin
(1910 : 130; 1926a : 316; 19266 ; 160), après avoir considéré le taxon de Guichenot comme
synonyme de S. guttatus Cuvier, lui reconnaît (1927 : 261) la valeur d’une sous-espèce.
Loveridge (1947 : 47) adopte cette position qui n’a plus, depuis, été remise en cause : Guibé
— 94 —
(I.C.), Bons (1959 : 28), Pasteur et Bons (1960 : 33), Wermuth (1965 : 178), Welch (1982 ;
39).
= Stenodactylus sthenodactylus mauritanicus Guichenot, 1850.
Sphaerodactylus melanopsilos (A. Dum.) Bocourt, 1873. Miss, scient. Mexique, Rept., 2 :
44, note.
Syntypes : MHNP 1769 (1411), 57 (26?) mm; 1769A, 56 (23?) mm; G 878; Sainte-Lucie, Antilles;
Bonnecourt.
« A. Dum. manusc. Variété à taches noires; ouvrages cités, pl. XVII, fig. 4 4a.
Sphérodactyle recueilli à Sainte Lucie, qui se distingue par... » (B.)
Le binôme latin ne peut être attribué à A. Duméril qui ne l’a pas employé dans la longue
description qu’il fait de la variété (1856 : 469-470), variété d’ailleurs déjà signalée par C. et
A. Duméril (1851 : 42).
Boulenger (1885 : 224) place le binôme dans la synonymie de S. microlepis, ce que suit
Guibé (1954 : 12, n° 41). La proposition de Barbour (1914 : 268), d’en faire une espèce valide,
dont il créditait le seul Bocourt, n’a pas été retenue. Wermuth (1965) ignore le binôme.
= Sphaerodactylus microlepis Reinhardt et Lütke, 1862.
Platydactylus Milbertii Duméril et Bibron, 1836. Erpét. génér., 3 : 325-328.
Holotype : MHNP 6700 (1250), 94 (48?) mm; G 931 ; New York ; Milbert. (Également holotype de
Tarentola americana.)
La présence du type dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril (1851 :
36, n” 11) et par Guibé (1954 : 10, n® 26).
Dés la description originale les auteurs de l’Erpétologie générale admettent que leur
spécimen est le même que celui utilisé par Gray pour créer, en 1831, Platydactylus (Tarentola)
Americanus. Le nom milbertii n’a guère été utilisé que par Fitzinger (1843 : 102, Ascalabotes
m.), C. et A. Duméril (l.c.) et C. Duméril et coll. (1854 : 249); tous les auteurs ultérieurs l’ont
mis en synonymie avec americana (cf. cet article).
= Tarentola (Neotarentold) americana americana (Gray, 1831).
Phyllurus Milii Bory de Saint Vincent, 1823. Diet, class. Hist, nat., pl. 4, fig. 1, de la pre¬
mière livraison, juillet 1823; 1825, 7 : 183-184; 1828, 13 : 464-465.
« Phyllure de Milius... Notre ancien et illustre ami le capitaine de vaisseau Milius, ci-
devant gouverneur de Mascareigne, maintenant chargé du bonheur de la Guiane française, a
découvert cette espèce dans l’Australasie sur les rives de la baie des Chiens-Marins ; nous lui en
devons la figure et la description. » (B.)
— 95
L’holotype, s’il a jamais appartenu aux collections du Muséum, en a rapidement disparu
puisque Duméril et Bibron (1836 : 432) ne signalent plus comme y représentant cette espèce
que deux spécimens dus à Quoy et Gaimard.
La date du binôme est celle de la diffusion de la planche qui porte en légende le nom latin,
et non 1825 comme le font encore Wermuth (1965 : 62), Cogger (1983 : 198), Cogger et coll.
(1983 : 100).
Gray (1831 : 52) altère le nom d’espèce en Nilii dont il fait un Cyrtodactylus que Duméril
et Bibron (1836 : 430) citeront comme « Cyrtodactylus Miliusi Gray » en même temps qu’ils
créditent Bory d’un « Phyllurus Miliusii ». Fitzinger (1843 : 90), Boulenger (1885 : 48)
attribueront miliusii à Bory. Loveridge (1934 : 249) restaure l’orthographe correcte pour le
binôme Gymnodactylus milii qui sera utilisé par Loveridge (1947 ; 63), Cogger (1975 : 175).
Entre temps Wermuth (1965 : IX) a créé le sous-genre Underwoodisaurus, en remplacement de
Anomalurus Fitzinger, 1843, préoccupé, avec pour espèce-type G. milii. Cogger, Cogger et
coll, (l.c.) élèvent le sous-genre au rang de genre.
= Underwoodisaurus milii (Bory, 1823).
Gymnodactylus Miliusii Duméril et Bibron, 1836. Erpét. génér., 3 : 430-432, pl. 33, fig. 1.
MHNP 6767 (1453), 70 (28?)mm; 6767A, 143 (66?) mm; G 309; Port-Jackson; Quoy et Gaimard.
« Le gymnodactyle de Milius... 139 (65 mm)... vit à La Nouvelle-Hollande. Le Muséum en
possède deux échantillons dont il est redevable à MM. Quoy et Gaymard. » (D.B.)
Les auteurs du binôme sont incontestablement Duméril et Bibron bien qu’ils indiquent
dans la synonymie Phyllurus Miliusi Bory de Saint-Vincent et Cyrtodactylus Miliusi Gray in
Griffith. Le premier avait en effet utilisé milii et le second, par erreur, nilii. S’agissant d’une
émendation et non d’un nomen substitutum comme le voudrait Wermuth (1965 : 62), les
spécimens de Quoy et Gaimard ne peuvent être considérés comme des syntypes . C. et
A. Duméril (1851 : 46, n" 12) signalent leur présence dans les collections de Paris.
La validité de l’espèce n’a pas été remise en cause mais l’orthographe miliusi a longtemps
prévalu : Fitzinger (1843 : 18, 90), Gray (1845 : 176), C. et A. Duméril (l.c.), C. Duméril et
coll. (1854 : 255), Rochebrune (1884 : 82), Boulenger (1885 : 229), avant que Loveridge
(1934 : 299) ne revienne à l’orthographe correcte : milii.
Fitzinger (1843 : 18, 90) en a fait, par désignation originale, l’espèce-type du sous-genre
Anomalurus du genre Gymnocephalus. Wermuth (1965 : IX), constatant que Anomalurus était
préoccupé, a proposé son remplacement par Underwoodisaurus.
A propos de cette espèce, Rochebrune écrivait (l.c.) : « un exemplaire de la collection du
Muséum de Paris inscrit sous le n“ B. 1453-76.158, provenant de Madagascar et donné par
M. Lentz (sic), offre si peu de différence avec les spécimens d’Australie, qu’il n’est pas possible
de les séparer ».
Ce spécimen [MHNP 5601 (1876.158, 1453B), G 30912] faisait partie d’un envoi de
Lantz, reçu en septembre 1876, contenant des Reptiles de Madagascar et de La Réunion mais
aussi de Cochinchine et d’Australie. L’erreur d’étiquetage, au départ ou à l’arrivée, est facile à
comprendre.
= Underwoodisaurus milii (Bory de Saint-Vincent, 1823).
— 96 —
Millotisaurus mirabilis Pasteur, 1962. C. r . Séanc. mens. Soc. Sci. nat. phys. Maroc, 3 ;
65-66.
Holotype : MHNP 1966.1000 (152.59P/BGP), 56 (34)mm; G 571.
Paratypes : MHNP 1966.999 (134.59P), 46 (21 ?)mm; G Slljl. MHNP 1947.1, 24 (6?)mm; juillet
1946; MHNP 1948.1, 56 (30?)mm; juin 1947; MHNP 1948.9D, 55 (31?)mm; juin 1947; G 57112.
Tous du Tsiafajavona, massif de l’Ankaratra, Madagascar; Millot coll..
La description originale fait état de 47 paratypes tous pris par le Pr. Millot sur le mont
Tsiafajavona, entre 2300 et 2500m d’altitude; mirabilis car « animal d’intérêt exceptionnel ».
(P.)
L’espèce est, par désignation originale, espèce-type du genre ; elle a été redécrite et figurée
par Pasteur (1965 : 15, 100-104, pl. 1, V, X, XI). Genre et espèce sont admis par Wermuth
(1982 : 110) mais ignorés par Welch (1982).
Angel (1949 : 83) avait désigné sous le nom de Phelsuma mutabilis une série de dix
spécimens récoltés au Tsiafajavona par Millot; Pasteur reconnut qu’il s’agissait d’une
association de Phelsuma barbouri et d’un Lygodactyle nouveau.
Gymnodactylus moerens Chabanaud, 1916. Bull. Mus. nain. Hist, nat., Paris, 22 (2) : 228-
231, fig. 1 et 2.
Syntypes : MHNP 1916.35 (1441/1), 85 (45?)mm; 1916.36, 67 (25?)mm; 1916.37, 92 (47?)mm;
1916.38, 49 (10?)mm; 1916.39, 117 (65)mm; 1916.40, 45 (4?)mm; 1916.42, 94 (56)mm; G 831.
« capturés au Maroc par M. Pallary, en 1913-1914... Extrêmement voisin de G.
trachyblepharus Boettg... 9 individus (4 d* et 5 $), dont 5 sont étiquetés Telouet et 4 Imi
n’Tahout. » (C.)
Le registre signale qu’un de ces exemplaires a été échangé avec le British Museum (N.H.)
en 1917. Guibé (1954 : 18-19, n" 74) signale la présence de huit syntypes mais indique que le
numérotage des échantillons n’ayant pas été effectué correctement il est impossible d’identifier
« les holotypes » et les paratypes décrits par l’auteur. Au présent récolement il n’a plus été
trouvé que sept spécimens.
L’espèce a longtemps été considérée comme valide : Pellegrin (1927 : 261), Werner
(1929 : 61), Wettstein (1933 : 62), Guibé (l.c.); cependant Loveridge (1947 ; 67-69), après
une longue discussion, en a fait un synonyme de Quedenfeldtia trachyblepharus, ce que suivent
Pasteur et Bons (1960 : 30) et Wermuth (1965 : 157).
= Quedenfeldtia trachyblepharus (Boettger, 1874).
Platydactylus Monarchus (Schlegel) Duméril et Bibron, 1836. Erpét. génér., 3 : 335-336.
Holotype : MHNP 2286 (1277), 190 (107)mm; G 203; Amboine; Musée de Leyde.
« Le platydactyle Monarche... 190 (105) mm... Cette espèce est originaire d’Amboine... Le
nom qui nous a servi à désigner cette espèce est celui sous lequel il nous a été envoyé un
— 97
exemplaire du Musée de Leyde. Nous ne sachions pas qu’il ait déjà été fait mention de ce
Platydactyle dans aucun ouvrage d’erpétologie. » (D.B.)
La présence du type dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril (1851 :
37, n" 15) et par Guibé (1954 : 5, n” 3).
Différents auteurs ont continué à associer le nom de Schlegel à celui du binôme ;
Fitzinger (1843 : 101), Gray (1845 : 161), C. et A. Duméril (l.c.), Boulenger (1885 : 187),
Mocquard (1890 : 119, 128), tandis que les auteurs plus modernes ne retiennent plus que
Duméril et Bibron : Taylor (1922 : 91), Guibé (l.c.), Wermuth (1965 : 39).
La validité du taxon n’a pas été remise en cause. Fitzinger (l.c.) en faisait un représentant
du sous-genre Scelotretus, dans le genre Platydactylus, genre encore utilisé par C. et
A. Duméril (l.c.), C. Duméril et coll. (1854 : 249), alors que Gray (l.c.) avait déjà proposé le
transfert dans le genre Gecko, place qui n’a plus été discutée.
= Gekko monarchus (Duméril et Bibron, 1836).
Lygodactylus montanus Pasteur, 1964. Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 2^ sér., 36 (3) :
313.
Holotype ; MHNP 1956.71, 70 (38)mm; G 521.
Paratypes? : MHNP 1956.72, 38 (3?)mm; MHNP 1956.73, 35 (4?)mm; G 527/7.
Tous du Pic d’Ivohibé, ait. 2100m, Madagascar; J. Millot.
« Holotype... femelle... 32, 5 4- 38mm... Hypodigme : 3 spécimens. »
Le terme de paratype n’est pas utilisé dans la description originale. La description est
reprise par Pasteur (1965 : 15, 99-103, pl. V, VI, X, XI).
L’espèce, non citée par Wermuth (1965), l’est par Welch (1982 : 30).
Platydactylus muralis Duméril et Bibron, 1836. Erpét. génér., 3 : 319-322.
Syntypes ; MHNP 2271 (1228), 80 (44)mm; 2271 A, 32 (2?)mm; Toulon; L. Kiener. MHNP 2273
(1229), 76 (39)mm; 2273A, 78 (38)mm; Marseille; Sivart. MHNP 2274 (1238), 162 (80?)mm; 2274A,
49 (2?)mm; 2274B, 118 (55 7) mm; Alger; BovÉ. MHNP 6689 (1232), 123 (56 ?) mm ; 6689A, 33 (2?) mm;
Égypte; Olivier. MHNP 6690 (1233), 115 (37?)mm; Biscara; Guyon. MHNP 6691 (1234), 114
(47?)mm; Espagne; Duméril. MHNP 6692 (1235), 122 (56?)mm; Alger; Levaillant. MHNP 6693
(1239), 115 (48?)mm; 6693A, 118 (52?)mm; 6693B, 122 (58?)mm; 6693C, 110 (56?)mm; 6693D, 44
H7?)mm; 6693E, 123 (60?)mm; 6693F, 136 (75?)mm; 6693G, 71 (33)mm; Alger; Guichenot;
G 936/18.
« Le Platydactyle des murailles... 151 (65) mm... Le Platydactyle vulgaire paraît habiter les
îles de la Méditerranée aussi bien que les pays qui forment le bassin de cette mer. Nous l’avons
reçu d’Espagne, et nous l’y avons nous-mêmes observé; nous en avons reçu de Toulon, de
Marseille, de Rome, de Sicile, de Grèce, des côtes de Barbarie et d’Égypte... Le nombre de
noms différents que ce Platydactyle a reçu est presque égal à celui des auteurs qui en ont fait
mention... » (D.B.)
C. et A. Duméril (1851 : 36, n° 8) mentionnent la plupart des spécimens qui constituaient
la série-type, beaucoup subsistent en collection. Guibé (1954) ne les a pas signalés.
— 98 —
Le binôme nous semble être plus qu’un nomen substitutum de Lacerta mauritanica Linné,
1758, comme le voulaient Mertens et Wermuth (1960 : 80), suivis par Wermuth (1965 : 180),
JoGER (1984 : 140). Les auteurs de l’Erpétologie générale, appuyant leur description sur une
importante série de spécimens, entendaient regrouper nombre de désignations antérieures.
Le binôme ne fut cependant guère utilisé : C. et A. Duméril (l.c.), C. Duméril et coll.
(1854 : 248), Rochebrune (1884 : 68). Fitzinger (1843 : 102) l’avait placé dans la synonymie
de Ascalabotes fascicularis Schneider. Très tôt la synonymie avec T. mauritanica fut admise et
ne fut pas remise en cause : Gray (1845 : 164), Boulenger (1885 : 196), Doumergue (1901 :
72).
= Tarentola (Tarentola) mauritanica mauritanica (Linné, 1758).
Ascalabotes murorum Milne-Edw. In Fitzinger, 1843. Systema Reptilium, 1 : 102.
Fitzinger cite ce binôme dans la synonymie de Ascalabotes fascicularis Schneider. Nous
n’avons pas été en mesure d’en retrouver l’origine. Il n’est pas mentionné dans la synonymie
que donnent Duméril et Bibron (1836 : 319) de leur Platydactylus muralis et n’est cité par
aucun des principaux auteurs de révisions : Gray (1845), Boulenger (1885), Mertens et
Wermuth (1960), Wermuth (1965).
= ? Tarentola mauritanica (Linné, 1758).
Platydactylus mutabilis A. Grandidier, 1869. Rev. Magasin Zool., (2), 21 : 341.
Syntypes : MHNP 1895.150 (1189 alpha), 75 (32?)mm; G 678. MHNP 1895.152 (1189 béta), 87
(38?)mm; G 67811.
Non type : MHNP 1895.154 (1189 gamma), 79 (37?)mm; G 67812.
Tous trois du Menabé, Madagascar, par A. Grandidier.
« Hab. Fierin et Ménabé. » (G.)
La description originale ne précise pas la composition de la série-type. Le plus ancien
registre disponible fait état de cinq spécimens, MHNP 1895.150 à 1895.154, mais seuls les
quatre premiers ont été récoltés en 1867, le 154 l’ayant été en 1883 et ne pouvant, de ce fait,
faire partie de la série-type. Les 151 et 153 n’ayant pas été retrouvés, ne subsistent plus comme
syntypes que les 150 et 152. Mocquard (1895 : 94) indique, à tort, cinq types. Guibé (1954 : 9,
n“ 23) signale la présence de trois syntypes mais il y inclus, à tort, le 1895.154. Mertens (1962 :
109) restreint la terra typica au Menabé.
Boettger (1881 : 531, tiré à part p. 99) place, avec doute, l’espèce dans le genre Peripia.
Boulenger (1885) omet ce taxon dans son catalogue. Mocquard Ô-C-) le place d’abord dans
la synonymie de Phelsuma madagascariensis, puis (1902 : 10) reconnaît la validité de l’espèce.
Celle-ci n’a plus été remise en cause : Mocquard (1909 : 19), Loveridge (1942 : 475-476),
Angel (1942 : 33-34), Guibé, Mertens (l.c.), Wermuth (1967 : 131), Bôhme et Meier (1980 :
305), Welch (1982 : 18).
= Phelsuma mutabilis (A. Grandidier, 1869).
— 99 —
Hemidactylus Navarri A. Dugès, 1883. La Naturaleza, Mexico, 6 : 309-312, pi. 7.
« Syntypes » : MHNP 1886.282 (1315 alpha), 33 (2?)mm; 1886.283, 55 (26)mm; G 384; Mexique;
reçus d’Alfred Dugès le 19.VIII.1886.
La présence de syntypes dans les collections de Paris est signalée par Guibé (1954 : 7,
n° 14, navarii). Il s’agit d’une erreur car la série-type est parfaitement définie et localisée.
« Dedico esta especie nueva al Dr. Octaviano Navarro, de Tangancicuaro (Michoacan),
en prueba de agradecimento por los reptiles que me ha mandato de esta localidad ; entre ellos
veniam un Ofidio y un Suario nuevos que publicare dentro poco en « La Naturaleza » y
fueron bautizados por los Senores Bocourt y Thominot...
« Hace poco tiempo que en una pequena coleccion de animales de San Bias, traida por mi
buen amigo Florentino Somellera, encontré dos ejemplares de una Salamanquesa... son los que
van a servir para mi descripcion... Macho adulto... 105 (49)mm... El otro individuo, muy
joven, y que parece ser una hambra... » (D.)
Smith et Taylor (1950 : 52) ont mentionné l’existence de deux types au Musée Alfredo
Dugès de Guanajuato. Cependant, Cogger et coll. (1983 : 88) signalent un « holotype » de ce
Musée.
Loveridge (1947 : 127 n.) écrivait : « placed with a query by Boulenger in the synonymy
of H. frenatus, is in reality a synonym of Peropus mutilatus (Wiegmann) fide Smith & Necker
(1943, Copeia, p. 197). »
En réalité, la synonymie avec G. mutilata a bien été établie par Boulenger (1887 : 485) et
confirmée par Smith (1935 ; 105). Ce dernier donne pour terra typica Mexico mais Smith et
Taylor (l.c.) la restreignent à « San Bias, Nayarit ». La synonymie n’a pas été remise en
cause : Chrapliwy et coll. (1961 : 11), Wermuth (1965 : 35), Guibé (l.c.); encore que ce
dernier traite du binôme comme étant celui d’une espèce valide.
Par désignation originale de Dugès (1883 ; 312), l’espèce est espèce-type à la fois des
genres Spasmocnemis et Chalinocnemis.
= Gehyra mutilata (Wiegmann, 1835).
Cyrtodactylus Nilii Gray, 1831. In Griefith’s Animal Kingdom, 9, Synopsis of the species...
52.
« Cyrtodactylus Nilii. Phyllurus, Bory. Diet. Class, t. » (G.)
Il s’agit manifestement d’un lapsus pour Milii mais que Duméril et Bibron (1836 : 430)
transformeront en Miliusii avec la référence de Gray! Quant à Boulenger (1885 : 48), il
signale un Phyllurus nilii Gray, avec la référence du Synopsis, en même temps qu’un Phyllurus
miliusii Bory, l’une et l’autre citations étant inexactes.
= Underwoodisaurus milii (Bory de Saint Vincent, 1823).
100 —
Phyllurus novae-hollandiae Cuvier in Wermuth, 1965. Das Tierreich, Lief. 80, Gekkonidae...
148.
Le binôme attribué à Cuvier par Wermuth apparaît dans la synonymie de Phyllurus sous
la forme ; « 1822. Phyllurus Schinz. Das Tierreich... von Cuvier. 2 : VIL — Species typica
(durch Monotypie) : “ Phyllurus novae-hollandiae Cuvier ” = Lacerta platura Shaw ». (W.)
Or rien ne permet d’attribuer ce binôme à Cuvier qui ne l’a pas utilisé et que Schinz ne
lui attribue d’ailleurs pas. Ce dernier a, de plus, annoncé, dés la page de titre, qu’il donnait une
traduction libre avec nombreuses additions : « Aus dem Franzôsichen frei Überstzung und mit
vielen Zusâtzen versehen ». Schinz est donc l’auteur du binôme, ce que semble d’ailleurs lui
reconnaître Wermuth lorsque, quelques lignes plus bas, il écrit dans la synonymie de Phyllurus
platurus : « 1822. Phyllurus novae-hollandiae Schinz (nomen substitutum pro Lacerta platura
Shaw 1790), Das Thierreich... von Cuvier, 2 : 79 ». Cogger et coll. (1983 : 99) donnent Schinz
pour l’auteur.
Wermuth (l.c.) n’y voit qu’un nomen substitutum alors que Schinz donne une description
de trois lignes. 11 nous semble préférable d’en faire un nomen oblitum du fait que Wagler
(1830), WiEGMANN (1834), Fitzinger (1843), Gray (1845), Boulenger (1885) ne le citent pas.
= Phyllurus platurus (White, 1790).
Pachydactylus obscurus Thominot, 1889. Bull. Soc. philomath. Paris, 8' sér., 1 (1) ; 21-22.
Holotype : MHNP 6805 (1289A), 88 (33)mm; G 63215.
« Nous n’avons malheureusement qu’un seul spécimen de cette curieuse espèce et dont
nous ignorons la provenance et la patrie. » 87 (34) mm. (T.)
La présence du type dans les collections est signalée par Guibé (1954 : 13, n“ 46).
FitzSimons ( 1943 : 98) place ce binôme dans la synonymie de la sous-espéce formosus de
P. capensis, ce qui n’a pas été remis en cause : Loveridge (1947 : 379), Guibé (l.c.), Wermuth
(1965 : 117).
= Pachydactylus capensis formosus A. Smith, 1849.
Cnemaspis occidentalis Angel, 1943. Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 2' sér., 15 (4) ; 164-
166.
Holotype : MHNP 1943.35, 67 (17?)mm, d; GS5; Mont Nimba, ait. 650m, Haute Guinée;
Lamotte.
Paratype : MHNP 1943.36, 87 (37?)mm, cj; G. 85/1; capturé le 2.V.1942, en forêt, à Nzo, Haute
Guinée, à une vingtaine de km du premier.
La description originale qualifie le second spécimen de « Paratopotype ». Loveridge
(1947 : 89-90) signale la présence des types à Paris mais n’en a examiné que des dessins. Guibé
— 101 —
(1954 : 20, n” 82). Perret (1985 : 38, 1986 : 484) examine les types et donne (fig. 23) une
photographie de la région cloacale de l’holotype. La longueur du corps, donnée dans la
description originale, 45 mm, et reprise par Guibé (l.c.), est erronée ; le paratype a trois doigts
de la main droite amputés et cicatrisés; son pied gauche est manquant.
Loveridge (l.c.) fait du taxon une sous-espèce de C. africana, ce qui est accepté par Guibé
(l.c.), Wermuth (1965 : 12), Welch (1982 : 21). Perret (l.c.) lui rend le rang d’espèce.
= Cnemaspis (Ancylodactylus) occidentalis Angel, 1943.
Gecko oceanicus Lesson, 1826. In Duperrey, Voy... Monde... corvette La Coquille, pl. 2,
fig. 3; 1830, texte, 2 (1) :42-43.
Syntypes : MHNP 2293 (1290), 70 (34)mm; G 244', de Tongatabou (arch, des Amis). MHNP 1776
(1291), 85 (4?)mm; G 24411; de Oualan (arch, des Carolines). MHNP 6608 (1292), 105 (25?)mm;
G 244/1 ; de Oualan.
La légende de la planche 2 porte, pour la figure 3 : « Gecko des îles océaniennes, {Gecko
oceanicus. Less.) ». La date de publication de l’atlas est 1826 : c’est donc celle du binôme.
Guibé (1954 : 14, n° 49) donnait même 1825, mais sans indiquer l’origine de cette date. De
nombreux auteurs modernes s’en tiennent encore à 1830 : McCann (1955 : 20), Wermuth
(1965 : 35), Cogger (1983 : 175), Cogger et coll. (1983 : 88).
Le texte d’accompagnement, paru en 1830, donne les précisions suivantes : « Emo, dans la
langue des naturels d’O-Taiti. Ce petit gecko très-commun à O-Taïti et à Boroabora,
appartient au genre hémidactyle de M. Cuvier, ... Ce reptile à 6 pouces et 3 à 4 lignes de
longueur totale, et le corps est compris pour 3 pouces dans ces dimensions... Ce petit saurien se
tient dans les lieux frais et humides des cabanes et dans les troncs pourris des cocotiers des îles
d’O-Taïti, de Borabora, et de plusieurs autres systèmes d’îles de l’Océan Pacifique ». (L.)
La terra typica est donc bien définie et comprend plusieurs archipels du Pacifique, par
contre la série-type, elle, n’est pas précisée. On peut retenir que, dans l’appendice publié en
1830 et énumérant l’origine du matériel remis au Muséum de Paris, des geckos sont signalés
(p. 140, 141, 145) comme provenant d’O-Taïti, de Borabora, de l’île d’Oualan et de l’archipel
des Carolines. Wermuth (l.c.) ne cite, comme terra typica, que Tahiti et Bora Bora, sans
indiquer s’il entend ainsi désigner une terra typica restricta.
La présence de types dans les collections de Paris est signalée suceessivement par C. et
A. Duméril (1851 : 38, n“ 1) et par Guibé (l.c.), mais sous le nom d'Hemidactylus oualensis.
McCann (l.c.) en mentionne deux des trois : les MHNP 1776 et 6608.
Gray ayant créé le genre Gehyra (1834 : 100), avec pour espèce-type, par monotypie, G.
pacifica (synonyme postérieur de Gecko oceanicus^) puis, (1842 : 57), ne plaçant plus dans le
genre Gehyra redécrit que Gecko oceanicus (avec pour synonyme Hemidactylus oualensis ^), le
binôme de Lesson est devenu l’espèce-type du genre Gehyra.
1. La synonymie n’a pas été établie par McCann (l.c.) comme l’écrit Wermuth (l.c.) mais implicitement par Gray
lui-même (1842) et explicitement par Fitzinger (1843 ; 103).
2. Du fait de cette synonymie, Gecko oceanicus est espèce-type du sous-genre Perodactylus créé par Fitzinger (l.c.)
dans le genre Peropus.
^ 102 —
Le binôme Gehyra oceanica fut ainsi établi par Gray dès 1842 et non par Boulenger
(1885 : 152) comme l’écrit Wermuth (l.c.); il n’a pas été remis en cause : Gray (1845 : 163), de
RooiJ (1915 : 44), Barbour (1921 : 101), Loveridge (1948 : 316, 333),Guibé, McCann (l.c.),
Underwood (1954 : 478), Chrapliwy et coll. (1961 : 11), Wermuth, Cogger, Cogger et coll,
(l.c.).
Tilesius von Tilenau (1820 ; 353, 354, pl. 11) a décrit et figuré un Stellio argyropus de
l’île de Nuckahiwa (une des Marquises).
Duméril et Bibron (1836 : 283, 365), qui altèrent le nom en « Stellio argyropis »,
rapprochent cette espèce de leur Hemidactylus leschenaultii : « fort voisine de celle-ci. Peut-être
même n’en est-elle pas différente ». La synonymie est admise par Gray (1845 : 155) qui ne
tient pas compte de l’antériorité de la description de Tilesius. Le nom spécifique, bien que
parfaitement valable mais n’étant cité ni par Boulenger (1885) ni par Smith (1935) ni par
Wermuth (1965), doit être considéré comme nomen oblitum. C’est à tort qu’iNEiCH (1987 : 3),
après avoir rappelé le travail de Tilesius, rejette le taxon pour absence de binôme latin.
L’auteur utilise la nomenclature binominale pour plusieurs geckos qu’il étudie et en particulier
pour cette espèce nouvelle. Pour Ineich (l.c.), il s’agit de la première description de Gehyra
oceanica.
= Gehyra oceanica (Lesson, 1826).
G.(ecko) ocellatus Cuvier, 1817. Le Règne animal, P' édit., 2 : 46, pl. 5, fig. 4.
Syntypes : MHNP 6662 (1176), 70 (32?)mm; 6662A, 58 (20?)mm; 6662B, 49 (3?)mm; 6662C, 26
(2?) mm; G 634/1. MHNP 6663 (1177), 71 (28 ?) mm ; 6663A, 68 (30?) mm; G 634. Le Cap ; Delalande.
(Également syntypes p.p. de G. inunguis Cuvier, 1817.)
« Parmi ces geckos platydactyles... Celles que l’on connaît viennent de l’Isle de France...
Une autre (espèce) est grise, toute couverte de taches œillées, brunes, à milieu blanc. » (C.)
Cuvier attribue le nom d’espèce à Oppel, ce qui est repris par Lichtenstein (1823 : 43)
mais Duméril et Bibron (1836 : 198) ayant précisé qu’il ne s’agissait que d’une note
manuscrite à laquelle rien ne peut être expressément rapporté dans la description originale,
seul Cuvier doit être retenu comme auteur. Cependant, Boulenger (1885 : 205), FitzSimons
(1943 : 77) citent encore Oppel. Dans la traduction anglaise du Règne animal (1831 : 192)
apparaît un « G. Veillatus d’Oppel », erreur typographique ou mauvaise lecture à'ocellatus \
par contre Gray (1831 : 47), dans le Synopsis, utilise l’orthographe correcte.
Duméril et Bibron (l.c.) ayant précisé ; « Les individus observés par Cuvier, qui existent
encore aujourd’hui dans la collection... », c’est à tort que FitzSimons (l.c.) envisageait la
possibilité de la présence du type de ce taxon au Musée de Stockholm. C. et A. Duméril
(1851 : 34) confirment la présence du matériel-type dans les collections de Paris sans s’arrêter
au fait que Cuvier donnait ce lézard de l’Ile de France alors que le matériel en question
provenait du Cap de Bonne Espérance, ramené par Delalande. Guibé (1954 : 13, n° 45)
considère que les six spécimens dus à Delalande sont à la fois syntypes de G. inunguis et de
Platydactylus ocellatus.
Bonne espèce pour Merrem (1820 : 42, n., Gekko), Lichtenstein (l.c.) et Fitzinger
— 103 —
(1826 : 47, Ascalabotes), non retenue par Wagler (1830) ni par Wiegmann (1834); le taxon est
admis par Gray (1831 : 47, Platydactylus (Phelsuma)). Les auteurs de l’Erpétologie générale
créditent Cuvier ( 1829 : 52) du binôme Platydactylus ocellatus qu’ils adoptent, mais cet auteur
ne l’a pas employé, signalant seulement, en note : « C’est à cette division que M. Gray réserve
le nom de Platydactyle ». Alors que Fitzinger (1843 : 99) fait de P. ocellatus un synonyme
d’Anoplopus (Colobopus) inunguis, l’espèce sera, pendant près de cent ans, considérée comme
valide et appartenant au genre Pachydactylus : Gray (1845 : 167), C. Duméril et coll. (1854 :
248), Boulenger (l.c.), FitzSimons (l.c.). Cependant, dès 1900, Anderson écrivait (p. 28) :
« This specimen, according my opinion the type specimen of Sparrman, is a true Pachydactylus
ocellatus, which thus ought to be named Pachydactylus Geitje Sparrm. ». II est à noter que
Cuvier (1817 : 46, n.) avait déjà fait le rapprochement et que FitzSimons (l.c.) plaçait, mais
avec doute, Lacerta geitje dans la synonymie de P. ocellatus.
Cette synonymie fut adoptée par Loveridge (1947 : 350), qui ne cite d’ailleurs pas G.
ocellatus Cuvier mais seulement P. ocellatus Duméril et Bibron alors qu’il y place G. inunguis
Cuvier. Elle n’a pas été remise en cause : Wermuth (1965 : 118).
= Pachydactylus geitje (Sparrman, 1778).
Lygodactylus ornatus Pasteur, 1964. Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 2' sér., 36 (3) : 313.
Holotype : MHNP 1939.58, 45 (17?)mm; G 510; Mandritsara, Madagascar; R. Decary.
« ... mâle, ... corps 27mm... Hypodigme : l’holotype. » (P.)
La description est reprise par Pasteur (1965 : 15, 89, 91), Wermuth (1965) ne signale pas
l’espèce mais Welch (1982 : 30) le fait.
Hemidactylus Oualensis Duméril et Bibron, 1836. Erpét. génér., 3 ; 350-352; pl. 28, fig. 7
et 7a : main et doigt vus en dessous.
Syntypes : MHNP 2293 (1290), 70 (34)mm; G 244; de Tongatabou (arch, des Amis). MHNP 1776
(1291), 85 (4?)mm; G 24411; de Oualan (arch, des Carolines). MHNP 6608 (1292), 105 (25?)mm;
G 24412; de Oualan. (Également syntypes de Gecko oceanicus Lesson.)
« L’Hémidactyle de l’Ile Oualan... 133 (65)mm... Patrie. Oualan, Taïti, Vanicoro et
Tongatabou sont quatre îles où l’on a trouvé ce Platydactyle. Tous les individus que nous
possédons y ont été recueillis par MM. Lesson et Garnot. » (D.B.)
C. et A. Duméril (1851 : 38, n“ 1) ne signalent la présence dans les collections que des
spécimens de Oualan et Tongatabou dus à Lesson et Garnot. Ce sont eeux mentionnés par
Guibé (1954 : 14, n° 49). Les exemplaires de Tahiti et de Vanicoro doivent être considérés
comme perdus. Cogger et coll. (1983 ; 89) citent ces syntypes, donnant le nom moderne de
Oualan : Kusiae.
Il est remarquable que ni Duméril et Bibron ni C. et A. Duméril (l.c.) ne citent l’espèce
de Lesson, Gecko oceanicus, décrite et figurée bien des années auparavant. Wermuth (1965 :
104 —
35) attribue la mise en synonymie des deux espèces à Boulenger (1885 : 152), mais celle-ci
avait déjà été établie par Gray (1842 : 57). Elle fut, depuis, acceptée sans discussion : Gray
(1845 : 163), Guibé (l.c.), Chrapliwy et coll. (1961 : 11), Cogger et coll. (l.c.); sauf par
C. Duméril et coll. (1854 : 250).
Fitzinger (1843 : 19, 103) avait fait de ce taxon, par désignation originale, l’espèce-type
de son sous-genre Perodactylus dans le genre Peropus, élevé ensuite au rang de genre
(Fitzinger, 1861 : 400).
= Gehyra oceanica (Lesson, 1826).
Ptyodactylus Oudrii Lataste, 1880. Le Naturaliste, n° 38.39.41; 15 oct.-15 nov. : 299 (tirés
à part p. 2-3).
Syntypes : MHNP 1885.181 (1381 alpha), 55 (3?)mm; 1885.182, 88 (37?)mm; 1885.183, 87
(39?)mm; G 82212. Les n“ 181 et 182 de Bou-Sâada, le 183 de Gardaia; tous les trois récoltés par
Lataste.
« Très commun dans le Sahara pierreux jusque vers ses limites septentrionales. J’en ai
recueilli plus de soixante individus dans le Mzab (Gardaia), à Laghouat, à Bou-Sâada et dans
le trajet de Bou-Sâada à Biskra (raz Chaïba).
« Je dédie cette nouvelle espèce à M. le capitaine Oudri qui, avant et pendant mon voyage,
m’a récolté des reptiles des environs de Biskra, et qui m’a facilité mon excursion dans le
Sahara. » (L.)
Guibé (1954) ne signale pas ces syntypes. Trois autres syntypes se trouvent au Muséum
d’Harvard sous les n“ MCZ 4639, 166608-09; leur présence est signalée par Barbour (1914 :
81) et p.p. par Loveridge (1947 : 281).
Plusieurs spécimens se trouvent au British Museum (Natural History) : Boulenger
(1885 : 11 1 ; 1891 : 111, pi. XIII, fig. 2 a à c). Loveridge (l.c.) n’ayant cité comme terra typica
que Bou Saada, Wermuth (1965 : 156-157) considère qu’il a ainsi désigné une terra typica
restricta.
Boulenger plaçait d’abord (1885) l’espèce dans la synonymie de P. lobatus Geoffroy,
1823, puis (1891 : 111) admettait l’existence d’une sous-espèce : « P. oudrii cannot be regarded
as more than a variety of P. lobatus ». Si Doumergue (1901 : 85-88) en fait une espèce valide,
avec cette phrase d’interprétation difficile : « Le type est figuré ; Description de l’Égypte,
suppl. (pl. 1, fig. 2) », et si Barbour (l.c.) suit Boulenger, la plupart des auteurs acceptent,
encore aujourd’hui, la position d’ANDERSON (1898 : 68) qui fait du taxon une sous-espèce de P.
hasselquistii (Donndorff, 1798) : Koenig (1895 ; 405), Werner (1914 : 335, 1929 : 13
« oudryi »), Loveridge (l.c.). Bons (1959 : 50), Pasteur et Bons (1960 : 30), Wermuth (l.c.).
= Ptyodactylus hasselquistii oudrii Lataste, 1880.
— 105 —
Platydactylus padficus Bavay, 1869, non Gray. Catal. Kept. Nouvelle-Calédonie. Mém. Soc.
linn. Normandie, 15 (5) : 8.
« Ce Gecko est bien le plus commun de toute la Calédonie. » (B.)
Bavay rapportait les spécimens qu’il avait examinés au « P. pacificus A. Duméril » alors
que cette espèce est de Gray : Naultinus pacificus Gray, 1842. C. Duméril et coll. (1854 ; 248)
avaient bien signalé « P. Pacificus A. Duméril » avec pour référence « Catal. P. 35 », mais on
lit dans le catalogue : « P. de l’Océan Pacifique. Pacificus Dum. Bibr. ; Naultinus pacif. Gray ».
Aucun des spécimens actuellement en collection ne peut, avec une bonne probabilité, être
rapporté au matériel que Bavay entendait désigner sous ce nom. Pour Boulenger (1883 : 121)
il s’agissait de Lepidodactylus cyclurus, ce que confirmait Roux (1913 : 87, Bavaya c.) et ce qui
n’a plus été rediscuté.
= Bavaya cyclura (Günther, 1872).
Phyllodactylus palmatus Mocquard, 1902. Bull. Mus. Hist, nat., Paris, 8 ; 410-412.
Syntypes : MHNP 1901.527 (1401 alpha), 92 (40?)mm; 1901.528, 88 (38?)mm; G 161; 50km au
sud-ouest de Lambaréné, Gabon; Haug.
« Doigts à demi palmés, les orteils aux trois quarts, ... 2 spécimens femelles mesurant
47 millimètres du museau à l’anus. » (M.)
Guibé (1954 : 13, n" 43) signale la présence de ces spécimens dans les collections de Paris.
La validité du taxon n’a pas été remise en cause. Certains auteurs comme Müller (1910 :
549), Loveridge (1947 : 153), Guibé (l.c.), Perret (1963 : 49) en font un Diplodactylus tandis
que d’autres conservent le binôme original : Underwood (1954 : 472), Wermuth (1965 : 141),
Welch (1982 : 37). Selon une note manuscrite de A. Bauer (31.1.1984) l’espèce appartiendrait
au genre Urocotyledon.
Tarentola panousei Pasteur, 1959. C. r. Séanc. mens. Soc. Sci. nat. phys. Maroc, 25 (2) : 41-
42.
Malgré l’indication donnée par Pasteur (1960 : 83) : « numéro de notre collection
provisoire destinée au Muséum de Paris », l’holotype (BGP 2.54; Hamada du Dra, bassin du
Dra moyen; André Reymond coll. août 1954) n’y a pas été déposé. Il appartient à l’Institut
Chérifien à Rabat (G. Pasteur, in litt. 21.VII. 1989).
Cité comme espèce valide par Bons (1959 : 50), le taxon est ramené au rang de sous-
espèce de T. hoggarensis par Pasteur (l.c.); Grandison (1961 : 6) en fait un synonyme de T.
ephippiata, ce qu’accepte Wermuth (1965 : 180). Joger (1984 : 157) en fait un synonyme de la
sous-espèce hoggarensis.
= Tarenta (Sahelogecko) ephippiata hoggarensis Werner, 1937.
— 106 —
Tarentola parvicarinata Joger, 1980. Amphibia-Reptilia, 1 : 137-147, fig. 1, 3, 7.
Paratypes : MHNP 1908.18 (1248a), 90 (7?)mm; 1908.19, 89 (6?)mm; Yélimané, Soudan français;
de Zeltner. MHNP 1909.128 (1248b), 38 (3?)mm; Tintan, Mauritanie; Gruvel. MHNP 1917. 10
(1246), 111 (60?)mm; Mauritanie saharienne. MHNP 1922.55 (1248 bl), 103 (8?)mm; Haut Sénégal;
Fertelle. MHNP 1967.536, 142 (68?)mm; 1967.537, 141 (70?)mm; 1967.538, 158 (77?)mm; Oued
Hassi el Atil (Adrar), Mauritanie; Bruneau de Miré. Tous: G 940.
Ces spécimens font partie d’une série de 131 paratypes. L’holotype est au Museum
Alexander Koenig sous le n" ZFMK 22157 (un S, leg- J- und U. Joger, 30.III.1978; terra
typica ; « chutes du Félou bei médine, West Mali »).
Welch (1982) ne signale pas cette espèce.
Joger (1984 : 129, 163) la place dans un sous-genre Sahelogecko.
Gymnodactylus (Gymnodactylus) pasteuri Wermuth, 1965. Das Tierreich, Gekkonidae, 80 ;
X, 63.
Nomen novum pour Gymnodactylus fasciatus Duméril et Bibron, 1836.
«... benannt nach meinem werten, befreundeten Kollegen Georges Pasteur, Rabat, der
sich in so erfolgreicher Weise der Revision der Gattung Lygodactylus angenommen bat. » (W.)
Dans le même travail, p.201, Wermuth transfère le taxon, avec le nom nouveau, dans le
genre Homonota (cf. art. G. fasciatus).
= Homonota fasciatus (Duméril et Bibron, 1836).
Phyllodactylus Paviei Mocquard, 1904. Mission Pavie Indochine : 486-488, pl. 23, fig. 1.
Holotype : MHNP 1885.349 (1386 alpha), 98 (52?)mm; G 724-, Vatana (Siam); A. Pavie.
« Un spécimen mâle, mesurant 46 millimètres de l’extrémité du museau à l’anus et
provenant de Vatana (Siam). » (M.)
A. Smith (1935 : 81) et Guibé (1954 : 12, n" 38) ont signalé la présence du type dans les
collections de Paris.
Smith (l.c.) en a fait un synonyme de P. siamensis, ce qui n’a pas été discuté : Guibé (l.c.),
Wermuth (1965 : 144).
= Phyllodactylus siamensis Boulenger, 1898.
Hemidactylus Peronii Duméril et Bibron, 1836. Erpét. génér., 3 : 352-353, pl. 30, fig. 1.
Syntypes : MHNP 6557 (1496), 44 (22)mm; 6557A, 39 (2?)mm; G 243. MHNP 6582 (1497), 93
(38?) mm; G 24311. Ile de France (Maurice); Péron et Lesueur.
— 107 —
« L’Hémidactyle de Péron... 89 (37)mm... Cet Hémidactyle est originaire de l’Ile-de-
France. Les individus que nous possédons ont été rapportés de ce pays par Péron et Lesueur. »
(D.B.)
La présence des types dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1851 : 38, n° 2), A. Smith (1935 : 105), Guibé (1954 ; 14, n“ 50), Cogger et coll. (1983 : 88).
L’espèce a d’abord été admise comme valide par Fitzinger (1843 : 103) qui en faisait un
Peropus {Dactyloperus), puis par Gray (1845 : 158) dans le genre Peripia dont elle devait
devenir l’espèce-type par désignation secondaire de Smith (l.c.). Le binôme original est cité par
C. et A. Duméril (l.c.) et par C. Duméril et coll. (1854 : 250). La synonymie avec Gehyra
mutilata a été établie par Boulenger (1885 : 148) et non par Smith (l.c.) comme l’écrit
Wermuth (1965 : 35). Elle n’a pas été remise en cause : Taylor (1922 : 62), Guibé (l.c.),
Chrapliwy et coll. (1961 : 11), J. et J. M. Vinson (1969 : 246), Wermuth, Cogger et coll.
(l.c.).
= Gehyra mutilata (Wiegmann, 1835).
Phyllodactylus Peronii Fitzinger, 1843. Systema Reptilium, 1 : 95.
Syntypes : MHNP 6734 (1392), 93 (45?)mm; 6734A, 92 (46?)mm; G 72015; Ile Decrès; Péron et
Lesueur. (Également syntypes p.p. de P. porphyreus sensu Duméril et Bibron.)
Fitzinger (1843 : 95), à côté du Phyllodactylus porphyreus, admettait un P. peronii dans la
synonymie duquel il plaçait « Phyllodactylus porphyreus. Dum. Bibr. Australia. Nova
Hollandia. Mus. Paris ».
Il créait ainsi un binôme omis par Gray (1845) mais que cita Boulenger (1885 : 88).
Celui-ci toutefois, sans tenir compte de l’antériorité de Fitzinger, retenait pour valable
Phyllodactylus marmoratus (Gray, 1844). Pour rejeter cette priorité, Wermuth (1965 : 139, n.)
fait appel à l’autorité de Loveridge (1934 : 301-302) : « Da Loveridge (1934) den Namen nicht
erwâhnt, scheint seine Identitât jedoch zweifelhaft zu sein ».
En fait, et afin de ne pas compliquer la nomenclature, il semble plus simple de rejeter le
binôme de Eitzinger comme nomen nudum en raison de l’absence de tout élément de diagnose.
Cogger et coll. (1983 : 97) le citent dans la synonymie de P. marmoratus.
= Phyllodactylus marmoratus (Gray, 1844).
Gymnodact.(ylus) persicus A. Duméril, 1856. Archs Mus. Hist, nat., Paris, 8 (4) : 481-
482.
Syntypes : MHNP 6761 (1441), 52 (6?)mm; 6761A, 114 (50?)mm; 6761B, 116 (54?)mm; G 11;
Perse; Aucher-Eloy.
« Gymnodactyle de Perse... La description qu’on vient de lire est faite d’après trois
individus parfaitement semblables entre eux et rapportés par Aucher-Eloy de son voyage dans
le Levant, et particulièrement dans la Perse : d’où le nom spécifique dont j’ai fait choix pour
— 108 —
ces nouveaux Gymnodactyles. Le plus grand est long de 0,11 m ainsi répartis : tête et tronc,
0,06 m, queue, 0,05 m. » (D.)
La présence des types dans les collections de Paris est signalée par Guibé (1954 : 18, n” 73)
qui altère le nom du collecteur en « Aucher et Eloy ».
L’espèce, dont la validité n’a pas été remise en cause, est devenue espèce-type d'Agamura
Blanford, 1874, lorsque Smith (1935 : 61) établit qu’elle était un synonyme antérieur d"A.
cruralis Blanford. Le nouveau binôme ainsi constitué a été accepté : Boulenger (1885 : 51),
Smith, Guibé (l.c.), Anderson (1963 : 474), Wermuth (1965 : 4).
= Agamura persica (A. Duméril, 1856).
Geckolepis petit! Angel, 1942. Mém. Acad, malgache, 36 : 42, pl. 1. fig. 6 (face inférieure
de la tête).
Holotype : 1933.56 (1288 alpha 1), 72 (28?)mm; G 223; Andranovaho, falaise calcaire près
d’Ampotaka, pays mahafaly, Madagascar; G. Petit, 1932.
« Longueur du museau à l’anus : 37 millimètres; queue 30... Cet échantillon que nous
avions rapporté à G. anomala dans notre travail de 1934, nous paraît maintenant devoir
représenter une forme distincte, suffisamment caractérisée. Nous la dédions avec grand plaisir
au donateur. » (A.)
Guibé (1954 : 18, n“ 70) signale la présence du spécimen dans les collections de Paris.
La validité du taxon n’a pas été remise en cause : Guibé (l.c.), Wermuth (1965 : 31),
Welch (1982 : 22).
Paragehyra Petiti Angel, 1929. Bull. Soc. zool. Fr., 54 : 490-491 ; et Faune Colon, franç.,
1931, 4 (5) : 510-512, fig. 2 (patte postérieure gauche) et pl. 8, fig. 1 (animal entier).
Holotype : MHNP 1929.75 (1302a), 133 (76?)mm; G 661; Lavenombato, prov. Tuléar, Madagas¬
car; G. Petit.
« 135 (75) mm... Lavenombato, village de la province de Tuléar, situé un peu en amont du
fleuve Onilahy, sur la terrasse alluvionnaire, au pied des falaises calcaires du pays Mahafaly. »
(A.)
Angel (1942 ; 60, pl. 2, fig. 6, pl. 10, fig. 6) redécrit le même spécimen et reproduit les
illustrations de 1931.
Le matériel-type a été étudié par Brongersma (c. 1934) ; sa présence dans les collections
de Paris est signalée par Guibé (1954 ; 22-23, n° 93) et par Bastinck (1986 : 216).
L’espèce est, par monotypie, espèce-type du genre Paragehyra Angel, 1929. La validité du
binôme n’a pas été remise en cause : Guibé (l.c.), Unterwood (1954 : 479), Wermuth (1965 :
124-125), Welch (1982 : 37), Bastinck (l.c.).
= Paragehyra petiti Angel, 1929.
Lygodactylus (Domerguella) madagascariensis petteri Pasteur et Blanc, 1967. Bull. Soc.
zool. Fr., 92 (3) : 585, 592-593, fig. 1.
Holotype : MHNP 1990.4 (BP 1346 : L) $, 47 (12?)mm; G 532; montagne d’ Ambre, forêt ancienne
« Roussettes»; Jean-Jacques Petter coll. 10.XII.1965, Domergue leg.
Paratype : MHNP 1990.5 (BP 1347 : L) S, 50 (5?)mm; G 53211; capturé avec le type.
Le nom nouveau apparaît pour la première fois p. 585 dans la légende de la figure 1, avec
référence au spécimen « MNHN 93.194 » alors que les auteurs écrivent, p. 592, à propos de ce
spécimen de la montagne d’Ambre : «... ne se rattachant probablement pas d’après son
phénotype, au même pool génétique local et ne pouvant donc constituer un paratype ».
Le taxon, cité par Pasteur et Blanc (1973 ; 171), est négligé par Welch (1982).
Hemidactylus platurus Bleeker, 1858. Naturk. Tijdschr. Ned.-Indië, 16 : 31.
Syntypes : MHNP 6603 (1368), 93 (37?) mm; 6603A, 94 (38?) mm; G 243113; Java; Bleeker.
La composition de la série-type n’étant pas définie dans la description originale, rien ne
s’oppose à ce que ces deux spécimens, reçus directement de Bleeker, en fassent partie.
Guibé (1954) omet de signaler ces types.
Dès 1887, Boulenger place (p. 485) le binôme dans la synonymie de Gehyra mutilata,
alors que Wermuth (1965 : 35) attribue à Smith (1935 : 105) la mise en synonymie et la
désignation d’une terra typica restricta : Java.
De Rooij (1915) ne traite pas de ce binôme.
= Gehyra mutilata (Wiegmann, 1835).
Gecko porphyreus Daudin, 1802. Hist. nat. Rept., an X, 4 : 130-131; et 1803, 8 ; 372.
Holotype : MHNP 6732 (1390), 98 (51) mm; G. 720.
« Le Gecko porphyré. J’ai trouvé, dans le museum d’histoire naturelle de Paris, ce petit
gecko qui n’a pas été décrit jusqu’à présent par les naturalistes... longueur de la tête et du cou
9 lig... habite dans diverses parties de l’Amérique méridionale, sur-tout... dans l’île Saint-
Domingue. » (D.).
La présence du type dans les collections de Paris est signalée par Duméril et Bibron
(1836 : 394) : « Daudin a signalé cette espèce comme venant d’Amérique, mais c’est
certainement par erreur, car le seul individu qu’il a observé fait encore aujourd’hui partie de
notre collection, et rien sur l’étiquette que porte le bocal n’indique qu’il ait été envoyé de ce
pays ». Envisagée par FitzSimons (1943 : 22-24), cette présence est confirmée par Guibé
(1954 : 10-11, n° 30) avec le Cap de Bonne Espérance pour terra typica. Alors que Moreau de
JoNNÈs (1818 : 138) en fait un synonyme de son Gecko mabouia, Merrem (1820 : 43, n.,
Gekko), ScHiNZ (1822 ; 77-78, Gecko), Lichtenstein (1823 : 49) admettent la validité de
l’espèce. Fitzinger (1826 ; 46) en fait un représentant du genre Ptyodactylus, Cuvier (1829 :
— no —
57) l’un des deux représentants de sa division des Spheriodactyles. Sphaerodactylus pour
Wagler (1830 : 143), Thecodactylus pour Gray (1831 : 50), Phyllodactylus pour Wiegmann
(1834 : 20).
Le Phyllodactylus porphyreus de Duméril et Bibron (l.c.) réunit l’espèce de Daudin et
d’autres formes. Fitzinger (1843 ; 18, 95) fait du binôme de Daudin l’espéce-type par
désignation expresse de Phyllodactylus Gray alors que l’espèce-type en était déjà, par
monotypie, P. pulcher. Gray (1845 : 149) place G. porphyreus dans la synonymie de
Diplodactylus marmoratus. L’espèce, reconnue valide, est finalement replacée dans le genre
Phyllodactylus par Fitzinger (1861 : 399), puis par Boulenger (1885 : 87), place qui n’a plus
été discutée : Mocquard (1909 : 14), Angel (1942 : 48), FitzSimons (1943 : 22), Loveridge
(1947 : 243), Unterwood (1954 : 473), Guibé (1956 : 249), Wermuth (1965 : 143), Welch
(1982 : 38).
= Phyllodactylus porphyreus porphyreus (Daudin, 1802).
Phyllodactylus porphyreus Duméril et Bibron, 1836, non Daudin. Erpét. génér., 3 : 393-394,
pl. 33, fig. 5.
Syntypes : MHNP 6732 (1390), 98 (51)mm; G 720; origine inconnue. MHNP 6733 (1391), 58
(12?)mm; 6733A, 68 (27?)mm; G 72014; cap de Bonne Espérance; Delalande. MHNP 6731 (1389), 93
(45?)mm; G 72013; Madagascar; Quoy et Gaimard. MHNP 6734 (1392), 93 (45?)mm; 6734A, 92
(46?)mm; G 720/5; île Decrès; Péron et Lesueur. (Le MHNP 6732 est également holotype de P.
porphyreus Daudin et les MHNP 6734 syntypes de P. peronii Fitzinger.)
« Il faut que cette espèce appartienne à la fois à l’Afrique et à la Nouvelle-Hollande, car il
nous a été impossible de trouver la moindre différence entre les individus recueillis au Cap par
Delalande, ou à Madagascar par MM. Quoy et Gaymard, et d’autres rapportés de Port-
Jackson par Péron et Lesueur. » (D.B.)
La série-type du binôme des auteurs de l’Erpétologie générale est donc bien définie. Le
spécimen unique, d’origine inconnue, utilisé par Daudin pour la première description n’en
était qu’un élément : c’est le seul retenu par Guibé (1954 : 11-12, n“ 30), mais le reste de la
série-type se trouve signalé par C. et A. Duméril (1851 : 40) et elle se trouve enregistrée sur les
anciens registres sous le nom de P. porphyreus. Cogger et coll. (1983 : 97) ne citent que le
MHNP 6735 (erreur pour 6734).
Le binôme est utilisé par Gêné (1839 : 264) puis par C. et A. Duméril (l.c.) et par
C. Duméril et coll. (1854 : 252), alors que Gray (1845 : 149) avait déjà signalé l’hétérogénéité
du lot et placé une partie dans la synonymie de son Diplodactylus marmoratus. Cette
hétérogénéité a été retenue par Boulenger (1885 : 87, 88), FitzSimons (1943 : 24), Loveridge
(1947 ; 244) mais non par Wermuth (1965 : 142).
= p.p. Phyllodactylus porphyreus (Daudin, 1802).
= p.p. Phyllodactylus marmoratus (Gray, 1844).
^ 111 —
Sphaeriodactylus punctatissimus Duméril et Bibron, 1836. Erpét. génér., 3 ; 405-406.
Syntypes : MHNP 1768 (1405), 74 (40?)mm; 1768A, 35 (2?)mm; 1768B, 40 (2?)mm; G ,576; Saint-
Domingue; Alexandre Ricord.
« Le Sphériodactyle à très petits points... parties supérieures du corps roussâtres,
piquetées de blanc... 78 mm... La patrie de cette espèce est la même que celle du Sphériodactyle
sputateur. C’est également à M. Alexandre Ricord que le Muséum est redevable des
échantillons qu’il possède. » (D.B.)
La présence des types dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1851 : 42, n° 2) puis par Guibé (1954 ; 12, n° 40).
La validité du taxon a d’abord été généralement admise : Gray (1845 : 168, Sphaerodac-
tylus), C. et A. Duméril (l.c.), C. Duméril et coll. (1854 : 253), Boulenger (1885 : 220, avec
dans sa synonymie S. cinereus Cocteau), Boettger (1893 : 39), jusqu’à ce que Cochran
(1941 : 104) établisse l’antériorité de S. cinereus Wagler. Celle-ci, non retenue par Guibé (l.c.),
est admise par Wermuth (1965 : 164, 165) (cf. article cinereus).
= Sphaerodactylus cinereus Wagler, 1830.
Lygodactylus (Domerguella) rarus Pasteur et Blanc, 1973. Bull. Soc. zool. Fr., 98 (1) : 167-
171.
Holotype : MHNP 1990.6 (1-72 AA), $, 54 (34) mm ; G 533 ; en haut de la falaise orientale du karst
d’Ambilobé, Madagascar; Ch. Blanc coll. mi-octobre 1967.
La description originale fait état de deux spécimens apparentés mais non de paratypes.
Welch (1982) omet ce taxon. Bastinck (1986 : 218) a examiné l’holotype.
Tarentola mauritanica var. Saharae Doumergue, 1899. Bull, trimest. Soc. Géogr. Archéol.
Oran, 19 : 513; et 1901, Essai faune erpét. Oranie : 73, 77, 80, pl. III, fig. 1.
« Ain-Sefra (Hiroux). » (D.)
Aucune indication sur la composition de la série-type et sa localisation. Les collections de
Paris ne possèdent rien qui puisse être rapporté à ce matériel.
Pellegrin (1927 : 261) admettait la variété comme valide. Loveridge (1947 ; 319) la place
dans la synonymie de la sous-espèce deserti Boulenger, ce qui était accepté par Wermuth
(1965 : 181) malgré les critiques de Pasteur et Girot (1960 : 310-321). Mais Joger (1984 :
129) en fait un synonyme de la forme nominative.
= Tarentola (Tarentola) mauritanica mauritanica (Linné, 1758).
^ 112 —
Hemidactylus sakalava A. Grandidier, 1867. Rev. Magasin Zool., 19 : 233.
Syntypes : MHNP 5911 (1869.84), 198 (98?)mm; 591 lA, 170 (83?)mm; G 52; Tuléar, Madagascar;
A. Grandidier.
« Hab. Tullear... 150 (90) mm. » (G.)
Selon le registre des entrées, le lot 1869.84 était, à l’origine, constitué de trois spécimens
mais dés l’établissement de la nouvelle numérotation il n’en subsistait plus que deux. Leur
présence est signalée par Mocquard (1895 : 94), Guibé (1954 : 20, n° 84). Bôhme et Meier
(1980 : 303) examinent les syntypes et en donnent une photographie.
Cette espèce n’est pas discutée par Boulenger qui ne la cite qu’en note (1885 : 113) ; elle
devient pour Boettger (1893 : 32) l’espèce-type, par monotypie, du genre Blaesodactylus.
Mocquard (l.c.) place l’espèce dans la synonymie de Blaesodactylus boivini ce qui fut
accepté par Boettger (1913 : 290), Angel (1942 : 58), Guibé (l.c.). Loveridge (1947 : 170) en
faisait un synonyme de H. mabouia, d’où l’hésitation de Wermuth (1965 : 10) en le mettant
dans la synonymie de B. boivini.
Bôhme et Meier (l.c.) réhabilitent l’espèce, faisant de Blaesodactylus un sous-genre
d'Homopholis.
= Homopholis {Blaesodactylus) sakalava (A. Grandidier, 1867).
Rhacodactylus sarasinorum Roux, 1913. Les Reptiles de la Nouvelle-Calédonie et des îles
Loyalty ; 99-102, pl. 4, fig. 6, 6a in Sarasin et Roux, Nova Caledonia, Zool.
Syntype : MHNP 1894.452 (1233 Al), 157 (60?)mm; G 844; Nouvelle-Calédonie; Martel.
Ce spécimen, provenant de Nouvelle-Calédonie, sans autre localisation, a été donné au
Muséum par le colonel Martel le 5 décembre 1894 et enregistré comme Rhacodactylus sp.
« Au Muséum de Paris se trouve un spécimen de Rhacodactylus portant le n® 94.452 qui
n’avait pas encore été déterminé... Nous le considérons comme le co-type de cette espèce... 150
(57) mm... cette espèce, que je dédie avec plaisir à MM. les Drs. Paul & Fritz Sarasin. » (R.)
La présence du type dans les collections de Paris est citée par Guibé (1954 : 16, n° 61).
Ni la validité du taxon ni sa position n’ont été remises en cause : Guibé (l.c.), Wermuth
(1965 ; 159), Bauer et Russell (1988 : 1583).
(Salamandra) Sarroube Lacépède, 1788. Hist. nat. Quadr. ovip., in-4°, 1 ; 493-495; in-8'’,
2 : 239-241, synopsis methodica : 456.
« Le Sarroubé... Nous devons entièrement la connoissance de cette nouvelle espèce de
salamandre à M. Bruyères, de la Société royale de Montpellier, qui nous a communiqué la
description qu’il en a faite, & ce qu’il a observé touchant cet animal dans l’Isle de Madagascar,
où il l’a vu vivant, & où on la trouve en grand nombre. » (L.).
11 n’y a pas de série-type.
— 113
Pour les mêmes raisons que pour L. capite-planus (cf. cet article), le binôme valide de
Lacepède a été oublié. Merrem, un des rares auteurs anciens à le citer (1820 : 40, n.) l’attribue
à Bonnaterre alors que celui-ci (1789 : 64) ne fait que reprendre Lacepède. Schneider (1792 ;
33-34), sur la même description, a créé son Stellio tetradactylus (cf. cet article).
Les auteurs hésitent à placer cette forme dans la synonymie à'Uroplatus fimbriatus;
Fitzinger (1826 : 13, 14) fait de Sarruba le premier des dix genres qu’il reconnaît parmi les
Ascalabotoidea, avec pour type la Sarroubée de Bruguière, mais il émet lui-même des doutes
sur sa validité. Gray (1831 : 50), à propos de Thecodactylus fimbriatus, écrivait : « Gecko
Sarroube, appears to differ very little if at all, ... ». Duméril et Bibron (1836 : 288) corrigent le
nom en Sarrouba mais, p. 381, ne le cite pas dans la synonymie de fimbriatus. Entre temps,
WiEGMANN (1834 : 20) a créé un genre Chiroperus, pour remplacer Sarruba de Fitzinger, avec
pour seule espèce, donc espèce-type. Ch. Sarrube donné pour synonyme de Gecko tetradactylus
Merrem. Quelques lignes plus bas, Wiegmann reconnaissait Stellio fimbriatus Schneider
comme seule espèce de Rhacoessa Wagler. Fitzinger (1843 : 18, 96-97) adopta, pour ces deux
genres, la position de Wiegmann.
La synonymie avec fimbriatus sera ensuite envisagée : pour Gray (1845 : 151) : « The
Sarroubé... is probably only a badly described (perhaps from a mutilated) specimen of this
species », tandis que pour Boulenger (1885 : 237, n.) « Gecko sarroubea... must also probably
be referred to this species ».
Récemment, Russell et Bauer (1988 : 107-116), Bauer et Russell (1989 : 175), après
une nouvelle étude de la question, en arrivent à la conclusion : « The Sarroubé of Lacépède
(1788), however, is Gekkonid and represents an early description of a member of the genus
Phelsuma ».
Qu’il ne s’agisse pas à'Uroplatus fimbriatus peut être considéré comme acquis, les deux
taxons ayant été séparés sur le terrain par le bon naturaliste qu’était Bruguières. On peut
hésiter sur l’attribution générique.
= Uroplatus sp. ? Phelsuma sp.?
Gecko sarroubea Daudin, 1802. Hist. nat. Rept., an X, 4 : 176-178; et 1803, 8 ; 373.
« Le Gecko sarroube de Madagascar. » (D.)
La partie spécifique du binôme n’est qu’une émendation de Salamandra sarroube
Lacepède, 1788 (cf. cet article). En 1803, Daudin utilise d’ailleurs Gecko sarroube.
Différents auteurs ont cependant attribué le nom spécifique à Daudin. Merrem (1820 :
41, n.) place le binôme dans la synonymie de Gekko tetradactylus et cite un « Lacerta sarroubea
de Suckow (Thiere, 3 : 139) ».
= Uroplatus sp.?; Phelsuma sp.?.
Chiropterus Sarrube Wiegmann, 1834. Herpetologica mexicana..., 1 : 20.
Wiegmann substitue au genre Sarruba Fitzinger, 1826, le genre Chiroptorus avec pour
espèce-type, par monotypie, C. Sarrube, émendation ou altération de Salamandra Sarroube
Lacepède, 1788; il met dans sa synonymie Gecko tetradactylus « Merr. ».
— 114 —
Wermuth (1965 : 186), ignorant le binôme de Lacepède, écrit ; « nomen substitutum pro
Gecko tetradactylus, « Merrem », probabile autem pro Gecko sarroubea Daudin 1802 » (cf.
art. S. Sarroube).
= Uroplatus sp. ? Phelsuma sp.?.
Lepidodactyius sauvagii Boulenger, 1883. Proc. Zool. Soc. Lond. ; 122, pl. 22, fig. 5, 5a.
Holotype : MHNP 5790 (1879.544), 94 (50)mm; G 72; Nouvelle-Calédonie.
Ce spécimen, acquis de Deyrolles le 8 mai 1879 comme provenant de Nouvelle-
Calédonie, est entré en collection comme « Hemidactylus gehyra » mais Sauvage, entre temps
(1878 : 72), le citait comme « Hemidactylus (Peripia) cyclura ». Boulenger établit qu’il ne
s’agissait pas d’un représentant de l’espèce de Günther et créa le nouveau taxon.
Le type a été examiné par Roux (1913 : 91) et cité par Guibé (1954 : 22, n” 91).
Le binôme original est utilisé par Boulenger (1885 : 168), puis l’espèce est transférée par
Roux (l.c.) dans le genre Bavayia (avec altération du nom spécifique en sauvageî), place qui n’a
plus été discutée : Guibé (l.c., sauvagei), Wermuth (1965 : 9, sauvagii), Bauer et De Vaney
(1987 : 35).
= Bavaya sauvagii (Boulenger, 1883).
Gecko Savignyi Audouin, 1829? Description de l’Égypte, Zoologie, Reptiles, Supplément,
édit, in-folio ; 164-165 et pl. 1, fig- 1-1 à 1.7.
Après avoir envisagé l’hypothèse qu’il ne s’agissait peut-être que d’une variété du Gecko
annulaire, Audouin écrit : « Nous devons regarder le gecko, auquel nous donnons le nom de
M. Savigny, comme étant une espèce nouvelle ».
La description étant faite d’après la planche de Savigny, celle-ci constitue, à elle seule, la
série-type.
En l’absence d’élément contraire, la date de 1829 pour la publication de 1’ « Explication
sommaire des planches de Reptiles (Supplément) publiées par J. C. Savigny » proposée par
Anderson (1898 : 38, n.) : « From the evidence of contemporary literature it appears highly
probable that Audouin’s portion on the reptiles did not appear until 1829 » peut être retenue.
D’abord placée dans la synonymie à'aegyptiacus par Duméril et Bibron (1836 ; 322,
Platydactylus), Fitzinger (1843 : 102, Ascalabotes), Gray (1845 ; 165, Tarentola), l’espèce le
fut ensuite dans celle de Tarentola annularis où elle est encore aujourd’hui : Anderson (1898 :
89), Loveridge (1947 : 323, avec doute), Wermuth (1965 ; 178); Joger (1984 : 163), ce dernier
donnant au binôme d’AuDOUiN la date erronée de 1809.
= Tarentola (Sahelogecko) a. annularis (Geoffroy Saint Hilaire, ? 1817).
^ 115 —
Trapelus Savignyi Audouin, 1829? Description de l’Égypte, Zoologie, Reptiles, Supplément,
édit, in-folio : 167 et pl. 1, fig. 3, 4.
Audouin donne un nom latin, en se basant sur une iconographie nouvelle, au lézard
qu’lsidore Geoffroy Saint-Hilaire (1817? : 129-130, pl. 5, fig. 2) avait nommé Agame
ponctué. Il considère que le spécimen représenté par la figure 4 correspond à une variété.
Cuvier (1829 : 58, n.) reconnaît qu’il s’agit non d’un agame mais d’un gecko et lui donne
le nom de Sten. guttatus. Pour lui le spécimen représenté par la figure 4 correspond à une
espèce voisine.
Gray (1845 : 177), Boulenger (1885 : 17) placent le Trapelus savignyi dans la synonymie
de Stenodactylus guttatus, Anderson (1898 : 42-45) dans celle de St. elegans, rejetant toutefois
de cette synonymie la figure 4 de la planche 1 où il reconnaît son St. petrii.
La synonymie avec St. sthenodactylus est aujourd’hui admise ; Loveridge (1947 : 41, 44),
Wermuth (1965 : 177), ainsi que p.p. avec St. petrii : Loveridge (l.c.).
Pour la date du binôme d’AuDOUiN cf. article Gecko Savignyi.
= ? Stenodactylus sthenodactylus sthenodactylus (Lichtenstein, 1823).
= ? Stenodactylus petrii Anderson, 1896.
Stenodactylus scaber Heyden, 1827. In Rüppell, Atlas Reise nord. Afrika, Reptilian : 15-
17, pl. 4, fig. 2.
Syntypes : MHNP 6533 (1436), 100 (53?)mm; 6533A, 93 (47?)mm; G 318; « Égypte »; Rüppell.
« Vaterland. Aus der Gegend von Tor, an steinigen Orten. Auch von der abyssinischen
Küste. » (H.)
La description originale repose sur l’examen de plusieurs spécimens dont le nombre n’est
pas précisé. Rien ne s’oppose à ce que ceux donnés par Rüppell au Muséum de Paris aient fait
partie de la série-type. Duméril et Bibron (1836 : 423) signalent la présence de spécimens
« recueillis... les uns en Égypte, par M. Rüppell... ». C. et A. Duméril (1851 : 45) précisent :
« Égypte. M. Rüppell, types du Stenodactylus scab. Rüpp. ». Anderson (1898 : 55) mention¬
ne la présence d’un spécimen : « ... but as far back as Duméril and Bibron’s day a specimen
from Egypt, said to have been presented by Rüppell, existed in the Paris Museum ». Guibé
(1954 : 8, n° 18) en fait, à tort, des paratypes.
Si pour Gray (1845 : 175) le binôme de Heyden tombait dans la synonymie de
Gymnodactylus geckoides Spix, pour la grande majorité des auteurs le taxon est valide.
L’espèce fut attribuée au genre Gymnodactylus par Duméril et Bibron (l.c.), attribution
longtemps admise : C. et A. Duméril (l.c.), C. Duméril et coll. (1854 ; 254), Rochebrune
(1884 : 79), Boulenger (1885 : 27), Smith (1935 : 42), Loveridge (1947 : 64), Guibé (l.c.),
Marx (1968 : 6); les propositions de Fitzinger (1843 : 18, 93) d’en faire, par désignation
originale, l’espèce-type du sous-genre Cyrtopodion dans le genre Gonyodactylus et celle de
Gistel (1868 : 145) de la placer dans le genre Dinosaura, n’ont pas été suivies.
— 116
Mais Underwood (1954 : 475) ayant transféré l’espèce dans le genre Cyrtodactylus,
Wermuth (1965 : 66) admettait un sous-genre de ce nom tandis que Welch (1982 : 22),
suivant Szczerbak et Golubev (1977), retient le genre.
= Cyrtodactylus scaber (Heyden, 1827).
Gymnodactylus Scapularis A. Duméril, 1851. In C. et A. Duméril, Catal. collect. Rept. :
45-46, n" 8 ter.
Holotype : MHNP 1780 (1457); Peten, Guatemala; Arthur Morelet.
Ce spécimen a disparu des collections avant 1954, Guibé ne le signalant pas. Une bonne
représentation de cet holotype fut donnée par A. Duméril en 1856 (pl. 17, fig. 6 et 6a à 6c)
sous le nom de Coléonyx élégant.
« G. à scapulaire... Province du Peten (Guatimala) (sic) : M. Morelet. Type. Unique. »
(D.).
Smith et Taylor (1950 : 42) restreignent la terra typica à la Libertad, Guatemala.
Alors que C. Duméril et coll. (1854 ; 254) admettaient la validité du taxon, A. Duméril
(1856 : 483) le place dans la synonymie de Coléonyx elegans. Cette synonymie n’a pas été
remise en cause : Boulenger (1885 : 235), Smith et Taylor (l.c.), Wermuth (1965 : 18),
Peters et Donoso-Barros (1970 : 97).
= Coloenyx elegans elegans Gray, 1845.
Uroplatus Schneider! Lamberton, 1913. Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 19 (8) ; 558-562,
1 photographie.
Holotype : MHNP 1914.4 (1378B), 40 (13)mm; Ur 6.
« Un seul spécimen connu, capturé par M. Séné, géomètre, dans la forêt de Manjakan-
driana, domaine de Croix-Vallon, à une quarantaine de kilomètres à l’Est de Tananarive... En
l’honneur de mon vénéré maître M. Schneider, Professeur à la Faculté des Sciences de
Poitiers... 41 (14,5)mm... » (L.)
La présence du type dans les collections de Paris est signalée par Guibé (1954 : 23, n“ 97).
Mocquard (1915 : 13) plaça le binôme dans la synonymie de Ur. ebenaui, ce qui fut
d’abord accepté par Angel (1929 ; 27) avant que celui-ci n’en fasse (1930 ; 107) un juvénile de
Ur. phantatiscus, ce qu’il confirmait ultérieurement (1942 ; 80) et qui n’a plus été discuté :
Guibé (l.c.), Wermuth (1965 : 187).
= Uroplatus phantasticus Boulenger, 1888.
— 117 —
Lygodactylus picturatus scorteccii Pasteur, 1959. C. r. Séanc. mens. Soc. Sci. nat. phys.
Maroc, 25 (7) : 105-106; et 1960, Bu/I. Inst. fr. Afr. noire, A, 22 (4) : 1445-1451,
fig. 2.
Holotype : MHNP 1902.337 (1228 béta), 52 (13?) mm; G 516; Somalie; Du Bourg de Bozas.
« Cette sous-espèce a été dédiée au professeur Giuseppe Scortecci, directeur de l’Institut
de zoologie de Gênes, en hommage à ses éminentes contributions à l’étude faunistique de l’Est
africain. » (P., 1960)
Wermuth (1965 : 107) accepte la sous-espèce comme valide tout en notant « nâhere
Angaben bisher noch nicht bekannt ».
Pasteur (1965 : 15, 77, 79, pl. XII) élève le taxon au rang d’espèce. Welch (1982) l’ignore
mais Lanza (1983 : 206) l’adopte.
= Lygodactylus scorteccii (Pasteur, 1959).
Hemidactylus Sebae Duméril et Bibron, 1836. Erpét. génér., 3 : 373-374.
« L’Hémydactyle de Séba... Le seul témoignage que l’on possède de l’existence de cet
Hémydactyle, c’est la figure de Séba. Néanmoins, nous n’hésitons pas à la considérer comme
une espèce distincte... L’individu qui a servi de modèle à la gravure de Séba avait à peu près les
dimensions suivantes... 55 (22) mm... Séba s’est si souvent trompé sur l’habitation des animaux
qu’il a représentés, que nous nous garderions bien d’affirmer, d’après lui, que ce Platydactyle
est originaire d’Arabie. Dans tous les cas c’est une espèce fort rare qui ne se trouve aujourd’hui
dans aucune collection d’Europe, à moins pourtant que l’individu même de Séba, que celui-ci
dit avoir donné à l’empereur de Russie, n’existe encore conservé dans quelque musée de cet
empire. » (D.B.)
La description princeps définit parfaitement le matériel-type, la figure de Séba (tome II,
p. 109, pl. 103, fig. 2).
Fitzinger (1843 : 106) place le binôme dans la synonymie de Hemidactylus (Crossurus)
Caudiverbera, Gray (1845 : 158) dans celle de Crossurus Caudiverbera Wagler à côté de Gekko
Caudiverbera Merrem, Lacerta Caudiverbera Linné, Caudiverbera Aegyptiaca Laurenti,
ajoutant « only known from Seba’s figure ». Merrem (1820 : 40) avait, de son côté, mis déjà
en synonymie Caudiverbera peruviana Laurenti, Gecko caudiverbera Latreille et Gecko cristatus
Daudin (cf ce dernier article).
H. sebae est cité par C. et A. Duméril (1851 : 40, n° 15), puis par C. Duméril et coll.
(1854 : 251). Boulenger (1885 ; 113 n.) considère qu’il s’agit d’une « Mythical species ».
Wermuth (1965) ne cite pas le binôme.
Lygodactylus septemtuberculatus Angel, 1942. Mém. Acad, malgache, 36 : 66.
Holotype : MHNP 1893.63 (1288v), 48 (21?)mm; G 509/1; forêt de Moramanga, est de
Madagascar; Sikora.
— 118 —
« Ç, 46 (20) mm... Pas de trace de verticilles caudaux, mais de chaque côté de la queue, de
sept en sept rangs transversaux, une écaille plus saillante que les autres est visible. » (A.)
Spécimen acquis de Sikora en 1893.
Présence signalée par Guibé (1954 : 17, n" 67).
Mocquard, après avoir inscrit ce spécimen sous le nom de L. madagascariensis, en avait
fait un L. tolampiae. G. Pasteur a, en 1958, sur fiche, déterminé ce spécimen comme L. miops
Günther, identification qu’il confirma en février 1983.
L’espèce est traitée comme valide par Wermuth (1965 : 108) « bisher nur von der Terra
typica bekannt » et par Welch (1982 : 31).
= Lygodactylus miops Günther, 1891.
Bavayia septuiclavis Sadlier, 1988. Rec. Aust. Mus., 40 : 367-368, fig. 3.
Paratypes : MHNP 1985.120, 43 (4?)mm; 1985.121, 81 (42?)mm; G 7311; Nouvelle-Calédonie,
station 231, vallée de la Coulée, 22°10'52" S-166°35'38" E, ait. 40 m, maquis haut, bord de la rivière, sur
péridotites; Tillier et Bouchet coll. 9.XI.1984.
L’holotype, déposé à 1’ Australian Museum, Sydney (AM R78139), a été récolté par
R. A. Sadlier et P. R. Rankin, le 27 décembre 1978 : « 4 km along Mount Gouemba road
from turnoff on Yate-Goro road (300-350 m) 22°09'S-166°54'E », Nouvelle-Calédonie.
D’autres paratypes se trouvent également à I’Australian Museum, Sydney, et au
Queensland Museum.
Étymologie : « The name is derived from the Latin septuosus ( = obscure) and clavis
(= line or bar) and alludes to the obscure vertebral stripe on the dorsal surface of this
species. » (S.)
Platydactylus Seychellensis Duméril et Bibron, 1836. Erpét. génér., 3 : 310-312, pi. 28,
fig. 1, la.
Syntypes : MHNP 2269 (1210), 120 (7?) mm; G I; MHNP 6677 (1211), 253 (137) mm; G 7/7; îles
Seychelles; Péron et Lesueur.
« Le Platydactyle des Seychelles... 255 (137) mm... Cette espèce, ainsi que l’indique son
nom par lequel nous la désignons, est originaire des îles Seychelles. Les deux seuls exemplaires
que nous possédions y ont été recueillis par Péron et Lesueur. » (D.B.)
La présence des types dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1854 ; 35, n° 5) et par Guibé (1954 : 15, n“ 53).
La validité du taxon n’a pas été remise en cause mais son attribution générique a varié.
Fitzinger (1843 : 19, 98) plaça l’espèce sous le nom altéré de seychellensis dans un sous-genre
Ailuronyx de Thecodactylus dont elle devenait, par désignation originale, espèce-type L Gray
(1845 ; 159) en fit le seul représentant de son genre Theconyx (nom qui devait être reconnu
1. « seychelliensis » page 98.
— 119
préoccupé) dont elle devenait aussi, par monotypie, l’espèce-type. Tandis que C. et
A. Duméril (I.C.), C. Duméril et coll. (1854 : 248) utilisaient encore Platydactylus, Agassiz
(1846 : 9, 12) proposait de modifier le nom de Fitzinger en Aeluronix, orthographe qui sera
retenue par Boulenger (1885 : 193), Mocquard (1909 : 13, 18), Angel (1942 : 23, 61),
Loveridge (1947 : 15), Guibé (l.c.)- Depuis, la forme correcte est utilisée par Unterwood
(1954 : 478), Wermuth (1965 : 5), Welch (1982 : 20), Benyr (1987 ; 49), Bauer et coll. (1989 :
90), Russell et Bauer (1989 : 3).
= Ailuronyx seychellensis (Duméril et Bibron, 1836).
Gecko spinicauda Daudin, 1802. Hist. nat. Rept., an X, 4 ; 115-121; et 1803, 8 : 371.
« Le Gecko à queue épineuse, d’Houttuyn... Il (Van-Ernest) m’a répondu qu’un des
individus, rapporté par lui des Indes orientales, étoit maintenant dans la collection du museum
d’histoire naturelle de Paris, parce qu’il l’avoit déposé, en 1785, dans le museum de Hollande.
En effet, j’ai retrouvé récemment ce saurien, et je vais en donner ici la description... longueur
totale 6 pouces 6 lignes... longueur de la queue 3 pouces... » (D.)
L’holotype par monotypie de ce binôme, qui n’était qu’un nomen substitutum pour Gecko
aculeatus Houttuyn, 1782, a donc appartenu aux collections de Paris. Aucun spécimen ne
semble pouvoir lui être rapporté aujourd’hui.
Ce binôme peut être considéré comme nomen oblitum n’ayant été semble-t-il cité que par
Merrem (1820 : 41, n.) et Schinz (1822 : 75, n.) qui le plaçaient dans la synonymie de Gekko
aculeatus. Cuvier (1829 : 55, n.) écrivait bien ; « A cette division (des Hémidactyles)
appartiennent... le G. à queue épineuse de Daud. », mais sans utiliser le binôme latin. Celui-ci
ne se retrouve chez aucun des auteurs suivants : Duméril et Bibron (1836), Gray (1845),
Boulenger (1885), Wermuth (1965).
Sphaeriodactylus sputator Cuvier in Duméril et Bibron, 1836. Erpét. génér., 3 : 402-405.
Le binôme dont Duméril et Bibron créditent Cuvier, n’a pas été utilisé par cet auteur.
On trouve bien, en effet, dans l’édition de 1829, p. 57, une division des « Spheriodactyles » à
laquelle appartient le « Gecko sputateur à bandes Lacép. » mais il n’y a, ni pour le genre ni
pour l’espèce, de forme latine.
Dans la synonymie, les auteurs de l’Erpétologie générale créditent Wagler d’un
« Sphaerodactylus sputator », or si cet auteur a bien créé le genre Sphaerodactylus (en citant en
référence la forme française utilisée par Cuvier*), il n’a pas, pour l’espèce, donné de forme
latine, reprenant celle de Cuvier.
Sphaeriodactylus avait été attribué à Cuvier par Wiegmann (1834 : 20), mais celui-ci y
plaçait le G. sputator Daudin.
« Sphaer. sputator Cuv » a été désigné comme espèce-type de « Sphaerodactylus Gray
(Cuv.) » par Fitzinger (1843 : 18, 94).
I. Sur la transformation de Sphaeriodactylus en Sphaerodactylus , cf. Duméril et Bibron, 1836 : 390.
— 120 —
On retrouve « Sphaerodactylus sputator Cuvier » dans Smith et Taylor (1951 : 52) qui en
font, par désignation secondaire, l’espèce-type de Sphaerodactylus Wagler.
= Sphaerodactylus sputator (Sparrman, 1784).
Phyllodactylus strophurus Duméril et Bibron, 1836. Erpét. génér., 3 : 397-399; pl. 32, fig. 1.
« Phyllodactyle strophure... 91 (26)mm... Ce Phyllodactyle est une espèce australienne,
que MM. Quoy et Gaymard ont trouvé à la baie des Chiens marins, à la Nouvelle-Hollande. »
(D.B.)
L’holotype a très tôt disparu des collections de Paris. C. et A. Duméril (1851 ; 41, n° 6) le
signalent comme manquant tandis que A. Duméril (1856 : 467) écrit : « Ce dernier, par un
fâcheux hasard, ne se trouve plus dans les collections du Muséum, et comme ce type était
unique... ». De la série-type seule subsiste la planche. Un néotype, WAM R6535, de Yalgoo,
W.A., a été désigné par A. G. Kluge (1967).
La validité du taxon n’a été discutée que par Gray (1845 ; 148) qui la mettait dans la
synonymie de Strophura spinigera, synonymie rejetée par A. Duméril (l.c.). Il est cité comme
Phyllodactylus spinigerus par Gêné (1839 ; 265), C. et A. Duméril (l.c.), C. Duméril et coll.
(1854 : 252), A. Duméril (l.c.). Par désignation originale il devient espèce-type du sous-genre
Strophurus (Fitzinger, 1843 : 18) du genre Discodactylus et par tautonymie de Strophura
(Gray, 1845 : 148). Boulenger (1885 : 100) en fait un Diplodactylus, ce qui n’a pas été remis
en cause : Wermuth (1965 ; 25), Cogger (1983 : 169-170), Cogger et coll. (1983 : 85).
= Diplodactylus strophurus strophurus (Duméril et Bibron, 1836).
Gecko surinamensis Daudin, 1802. Hist. nat. Rept., an X, 4 : 126-128; et 1803, 8 : 371.
« Le Gecko de Surinam. Cette espèce remarquable se trouve dans la colonie de Surinam,
d’où elle a été rapportée par le voyageur Levaillant, qui le possède dans son cabinet, et qui a
bien voulu me la communiquer.
« Sa tête et son corps ont deux pouces et demi de longueur, et sa queue a aussi la même
longueur. » (D.)
L’holotype par monotypie a appartenu aux collections de Paris. C’est certainement lui que
Duméril et Bibron (1836 : 309) signalent ainsi : « Il en existe un autre donné par Levaillant
qui l’avait lui-même rapporté de Surinam ». Mais ce spécimen avait déjà disparu en 1851
puisqu’il n’est plus mentionné dans le catalogue de C. et A. Duméril.
Pour Daudin, G. surinamensis et G. rapicauda étaient deux espèces distinctes qu’il cite en
1803, p. 371 et 372.
Cuvier (1817 : 48, n., 1829 : 56, n.) place l’espèce dans la synonymie de G. laevis Daudin,
unique représentant de sa division des Thecadactyles. Il est suivi par Merrem (1820 : 41, n.) et
ScHiNZ (1822 ; 76). Duméril et Bibron (1836 : 307) la mettent dans la synonymie de leur
Platydactylus Theconyx et Fitzinger (1843 : 98) dans celle de « Thecodactylus loevis Cuv. ».
La synonymie avec T. rapicaudus a expressément été proposée par Gray (1845 : 146), et
121 —
non par Taylor (1956 : 55) comme l’indique Wermuth (1965 : 183); elle n’a plus été remise
en cause depuis ; Boulenger (1885 : 111), Wermuth (l.c.), Hoogmoed (1973 : 56).
= Thecadactylus rapicauda (Houttuyn, 1782).
Stellio tetradactylus Schneider, 1792. Amphibiorum physiologiae..., 2 : 33-34, n° 11.
« Hunc primus ex Galli Bruyeres notitia secum communicata descripsit, sed alieno
salamandrarum generi propter digitorum anticorum numerum inseruit De la Cepède p. 493. »
(S.)
Sur la date, 1792 au lieu de 1797, cf. article fimbriatus.
Merrem (1020 ; 41, Gekko), Schinz (1822 ; 79, Gecko) retiennent l’espèce pour valide.
WiEGMANN (1834 : 20) la place dans la synonymie de Chiropterus Sarrube et Fitzinger (1843 :
96) dans celle de Ptyodactylus Sarrube. Boulenger (1885 : 237, n.) en fait un synonyme
probable de Uroplatus fimbriatus. Wermuth (1965) ne cite pas le binôme.
Il ne s’agit que d’un nom de substitution pour Salamandra sarroube, comme lui sans série-
type (cf. cet article).
= Uroplatus sp.
Piatydactylus Theconyx Duméril et Bibron, 1836. Erpét. génér., 3 : 306-309, pl. 33, fig. 2,
2a.
Syntypes ; MHNP 2265 (1203), 175 (73?)mm; G 96//?; Martinique; Plée. MHNP 2266 (1204), 158
(64?)mm; G 96112; Martinique; Justin Goudot.
« Le Platydactyle Théconyx... 131 (94)mm... Toutes les Antilles nourrissent ce
Platydactyle qui se trouve aussi sur le continent d’Amérique; car M. Adolphe Barrot a donné
à notre Musée deux exemplaires qu’il avait rapportés de Carthagène. La collection renferme
des échantillons envoyés de la Guadeloupe par M. L’Herminier, et de la Martinique par
MM. Moreau de Jonès, Plée et Goudot ainé. Il en existe un autre donné par Levaillant qui
l’avait lui-même rapporté de Surinam... Ce Geckotien... a été décrit et figuré pour la première
fois par Houttuyn... cet auteur le nomma Gecko rapicauda... » (D.B.)
C. et A. Duméril (1851 ; 35, n° 3) signalent la présence dans les collections de Paris, outre
des trois syntypes qui y sont encore, des spécimens dus à Barrot et L’Herminier, par contre
celui de Levaillant avait déjà disparu. Le spécimen 2267 (1206), G 961/8, de la Martinique,
par Moreau de Jonnès, n’a pas été retrouvé au présent récolement.
S’agissant d’un nomen substitutum, la question de l’existence d’une série-type propre au
binôme peut se poser. On retiendra que Duméril et Bibron procèdent à une description
nouvelle, basée sur un matériel propre que Vanzolini (1968 ; 65) traite comme type. Guibé
(1954) les a omis.
Le binôme n’a guère été utilisé que par C. et A. Duméril (l.c.) et par C. Duméril et coll.
(1854 : 248). Fitzinger (1843 ; 98) le plaça dans la synonymie de Thecodactylus {Thecodacty-
lus) laevis Cuv.
— 122 —
Gray (1845 : 146) restaura la priorité cI’Houttuyn, plaçant l’espèce dans le genre
Thecadactylus, et constituant ainsi un binôme qui n’a pas été remis en cause : Boulenger
(1885 : 111), Wermuth (1965 : 183), Vanzolini (l.c.), Peters et Donoso-Barros (1970 : 261),
Hoogmoed (1973 : 57).
= Thecadactylus rapicauda (Houttuyn, 1782).
Gymnodactylus Timoriensis Duméril et Bibron, 1836. Erpét. génér., 3 : 411-412.
Holotype : MHNP 810 (1412), 37 (2?)mm; G 268; Timor; Gaudicuaud.
« Le Gymnodactyle de Timor... vient de l’île de Timor... C’est une espèce encore inédite
dont on doit la découverte à M. Gaudichaud. » (D.B.)
La présence du type dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril (1851 :
42, n“ 1) et par Guibé (1954 : 19, n® 76, dimension erronée).
Fitzinger (1843 : 101) cite un « Gecko timoriensis. Mus. Paris » dans la synonymie de
Platydactylus {Platydactylus) guttatus Cuv. mais non le binôme de Duméril et Bibron.
Gray (1845 ; 172) en fait un Goniodactylus, altérant l’orthographe en Timorensis,
rectification qui n’est pas due à Boulenger comme l’écrit Wermuth (1965 : 17). C. et
A. Duméril (l.c., timoriensis), C. Duméril et coll. (1854 : 253, timorensis) utilisent encore le
genre Gymnodactylus. Boulenger (1885 : 63) en fait un Gonatodes timorensis, binôme adopté
par DE RooiJ (1915 : 25) et rectifié quant au nom spécifique par Guibé (l.c.). Wermuth (l.c.)
place l’espèce dans le genre Cnemaspis.
= Cnemaspis timoriensis (Duméril et Bibron, 1836).
Hemidactylus Tolampyae A. Grandidier, 1872. Bibltque Éc. ht. Étud., 5 : 9; et Annls Sci.
nat., Zool., 5e sér., 15 (20) : 8.
Holotype : MHNP 7636 (1288mu); G 518; forêts de la côte ouest de Madagascar; A. Grandidier.
La présence du type dans les collections de Paris est signalée par Angel (1942 : 71) et par
Guibé (1954 ; 17, n° 64). Le spécimen n’a pas été retrouvé en 1983.
La validité du taxon n’a pas été remise en cause ; d’abord simplement cité, en note, dans le
genre Hemidactylus par Boulenger (1885 : 113), il est transféré dans le genre Lygodactylus par
Mocquard ( 1895 : 94), place qui n’a plus été discutée : Mocquard ( 1909 : 16), Angel, Guibé
(l.c.), Wermuth (1965 : 109), Pasteur (1965 : 15, 89, 92, pl. V, IX), Welch (1982 : 32).
= Lygodactylus tolampyae (A. Grandidier, 1872).
Hemidactylus Tornieri Mocquard, 1902. Bull. Mus. Hist, nat., Paris, 8 (1) : 405.
Il s’agit d’un nomen novum proposé pour remplacer H. bocagei Tornier, 1896, préoccupé
par H. bocagei Boulenger, 1885, mais Mocquard ignorait que Tornier avait déjà proposé un
123 —
nom de remplacement en 1897 : H. werneri. Loveridge fit du taxon de Tornier, d’abord
(1947 : 112) un synonyme de la sous-espèce H. tropidolepis squamulatus, avant d’en faire
(1957 : 182) un synonyme de la forme nominative de H. squamulatus, ce qui est admis par
Wermuth (1965 : 85).
= Hemidactylus sqamulatus squamulatus Tornier, 1896.
Platydactylus trachygaster Dum. Bib., 1851. Catal. collect. Reptiles : 35, n” 5bis; 1854, Erpét.
génér., Répertoire, 9 : 248; 1856, Archs Mus. Hist, nat., Paris, 8 (4) : 452-453, pl. 17
fig. 1.
Holotype : MHNP 6679 (1213), 228 (70?)mm; G 2; Madagascar.
« P. à ventre rude... écailles du ventre portant chacune une petite granulation arrondie;
légèrement saillante, d’où il résulte que la région abdominale est un peu rude au toucher;
... Madagascar. Unique. » (D.B.)
Ce spécimen a fait l’objet d’un vélin qui se trouve dans les collections de la bibliothèque
centrale du Muséum.
Une certaine confusion règne pour ce qui est du ou des auteurs du binôme. La description
originale donne « Dum. Bib. », le répertoire de 1854 et la redescription de 1856 « A. Dum. ».
La plupart des auteurs retiennent A. Duméril : Boulenger (1885 : 194), Angel (1942 : 62),
Guibé (1954 : , n° 54), Wermuth (1965 : 5), Welch (1982 : 20). Cependant, si l’on se reporte à
l’introduction placée par C. Duméril en tête du catalogue de 1851, on y trouve (p. ii), à
propos des quatorze espèces nouvelles : « Deux seulement, parmi ces dernières, avaient été
observées à Londres par Bibron, qui en a laissé des descriptions manuscrites reproduites
scrupuleusement dans leurs points essentiels », ce qui, à notre avis, donne une indication de
grande valeur sur la méthode de travail des auteurs du Catalogue et permet de conclure que si
Bibron est mentionné comme un des auteurs dans la deseription originale, son nom mérite
d’être conservé.
La présence du type dans les collections de Paris est signalée par Angel et par Guibé
(I.C.).
La validité du taxon n’a pas été remise en cause. Boulenger (l.c.) lui trouva sa place
définitive en transférant l’espèce dans le genre Aeluronyx, émendation injustifiée de Ailuronyx
Fitzinger, 1843, due à Agassiz (1846 : 9, 12). Aeluronyx fut utilisé par Mocquard (1909 : 18),
Angel, Guibé (l.c.). Wermuth (l.c.) revint à l’orthographe correcte.
= Ailuronyx trachygaster (Duméril et Bibron, 1851).
Rhacodactylus trachyrhynchus (Bocourt) (1873). In Guibé, 1954, Catal. types lézards ; 16,
n" 59.
Attribution fautive à Bocourt d’une espèce de Nouvelle-Calédonie décrite par Bocage en
1873 sous ce nom.
= Rhacodactylus trachyrhynchus Bocage, 1873.
— 124 —
Gecko triedrus Daudin. Hist. nat. Rept., an X, 4 : 155-157; et 1803, 8 : 372.
Holotype : MHNP 2297 (1306), 162 (80?)mm; G 388-, Cabinet de Vienne.
« Le Gecko à écailles trièdres... Dimensions du gecko à écailles trièdres, qui est placé dans
la galerie du museum d’histoire naturelle. Longueur totale 7 pouc. 6 lig. ... Longueur de la
queue... 4 pouc. ... Je ne sais pas dans quel pays habite ce gecko. » (D.)
La présence du type dans les collections de Paris est d’abord confirmée par Duméril et
Bibron (1836 ; 356-358) : « Nous possédons aussi l’exemplaire type de l’espèce, c’est-à-dire
celui d’après lequel Daudin l’a décrite pour la première fois », puis par C. et A. Duméril
(1851 : 39), par Smith (1935 : 88) et enfin par Guibé (1954 : 6, n” 4).
Cuvier (1817 : 48, n. ; 1829 : 55, n.), qui le place dans sa division des Hemidactyles,
considère que le G. à tubercules trièdres « est le même que le stell. mauritanicus Schn. ». Pour
Merrem (1820 : 41, n.), il s’agirait d’un synonyme de Gekko aculeatus et pour Ch. Bonaparte
(1832, Faune Ital., pl. sans n“, fig. 2), d'Hemidactylus verruculatus. La validité de l’espèce, et
son appartenance au genre Hemidactylus, sont ensuite acceptées : Schinz (1822 : 75 n.),
Liechtenstein (1823 : 47), Fitzinger (1826 : 46), Wagler (1830 ; 142), Wiegmann (1834 :
20); Lesson (1834, pl. 5, fig. 1 et A à C) le figure sous le nom de Gecko triedrus-, Duméril et
Bibron (l.c.), Fitzinger (1843 : 105, sous-genre Tachybates), Gray (1845 : 152, H. trihedrus),
C. et A. Duméril (l.c.), C. Duméril et coll. (1854 : 250), Fitzinger (1861 : 400, genre
Tachybates), Boulenger (1885 ; 133), Smith (l.c.), Underwood (1954 : 479), Wermuth
(1985 : 86).
Pour Anderson (1898 : 80) suivi par Loveridge (1947 : 142), le triedrus de Fitzinger,
1826, serait en fait un synonyme de H. turcicus (Linné).
Deraniyagala (1953 : 46) distingue une sous-espèce propre à Ceylan.
= Hemidactylus triedrus triedrus (Daudin, 1802).
Hemidactylus tristis Sauvage, 1878. Bull. Soc. philomath., Paris, 7‘ sér., 3 : 48,49.
Syntypes : MHNP 5258 (1878.160, 1358a), 101 (48?)mm; 5258A (1878.161), 106 (48?)mm;
G 371110-, région de Haas, Nouvelle-Guinée; Raffray.
Les types, examinés par Brongersma (1934 : 173), sont signalés par Guibé (1954 : 7,
n° 13, dimensions erronées) et par Cogger et coll. (1983 : 91).
Le binôme n’est que mentionné en note par Boulenger (1885 : 113). Brongersma (l.c.),
et non Loveridge comme l’écrit Wermuth (1965 : 75), en fait un synonyme de H. frenatus, ce
qui n’a plus été remis en cause ; Loveridge (1948 : 330), Guibé, Wermuth (l.c.), Peters et
Donoso-Barros (1970 : 141), Cogger et coll. (l.c.).
= Hemidactylus frenatus Duméril et Bibron, 1836.
— 125 —
Hemidactylus tropidolepis Mocquard, 1888. Mém. centenaire Soc. philomath. Paris : 109,
111, 113-114.
Holotype : MHNP 1884 : 635 (1341 alpha), 72 (32?)mm; G 389- Somalie; Révoir, 1884.
« Cette espèce n’est représentée que par un seul spécimen mâle provenant des Çomalis. 11
mesure 37mm de l’extrémité du museau à l’orifice anal et 66mm de longueur totale. » (M.)
Wermuth (1965 : 86) semble attribuer la désignation de la terra typica à Loveridge
(1947); de fait, celle-ci est mentionnée dans la description originale. Guibé (1954 : 8, n“ 15)
signale la présence du spécimen dans les collections de Paris.
La validité du taxon n’a pas été remise en cause : Loveridge (l.c., 4 sous-espèces),
Underwood (1954 : 479), Guibé, Wermuth (l.c.), Welch (1982 : 27), Lanza (1983 : 205).
Gecko tuberculosus Daudin, 1802. Hist. nat. Rept., an X, 4 : 158-159; et 1803, 8 : 372.
« Le gecko tuberculeux. Voici une nouvelle espèce de gecko, très-voisine du gecko à
gouttelettes, et qui n’en diffère que par les caractères suivants... Le gecko tuberculeux a cinq
pouces et demi de longueur totale. ... Le gecko tuberculeux que j’ai décrit, est conservé dans la
collection du museum d’histoire naturelle de Paris. Je ne sais pas dans quel pays il habite. »
(D.)
L’holotype par monotypie de cette espèce a, semble-t-il, disparu des collections de Paris,
du moins n’est-il pas possible aujourd’hui de le reconnaître s’il existe encore.
Cuvier (1817 : 47) considérait le G. tuberculeux de Daudin comme synonyme du Gecko
de Siam, mais Merrem (1820 ; 42, n., Geckko t.), Goldfuss (1820 : 157, Hemidactylus t.),
ScHiNZ (1822 : 75), Wagler (1830 : 142), Fitzinger (1843 : 106; 1861 : 400, Tachybates)
admettaient l’espèce comme valide. Le binôme ne se retrouve cité ni par Duméril et Bibron
(1836) ni par Gray (1845) dans la synonymie des Hemidactylus.
Boulenger (1885 : 122) ne cite qu’un Gecko tuberculosus Raddi, 1823. En 1947,
Loveridge cite bien (p. 95) tuberculosus Daudin comme espèce-type à'Hemidactylus Oken,
1817, le plaçant dans la synonymie de mabouia Moreau de Jonnès, mais, p. 167, il ne
mentionne plus dans la synonymie de cette espèce que le Gecko tuberculosus Raddi!
Smith et Taylor (1951 : 50), Broadley (1988 : 374), Cogger et coll. (1983 : 90) citent
« Gecko tuberculosus Daudin » comme génotype à'Hemidactylus Oken. Wermuth (1965 : 79)
ignore tuberculosus Daudin sous sa forme latine mais cite tuberculosus Raddi ! Il fait d’ailleurs
du « Gecko tuberculeux Daudin », citant Loveridge (l.c.), l’espèce-type du genre Hemidacty¬
lus.
La réhabilitation de ce binôme, bien que légitime, apporterait un tel trouble dans la
nomenclature qu’il semble plus sage de le placer parmi les noms oubliés.
= Hemidactylus mabouia (Moreau de Jonnès, 1818).
Hemidactylus tuberculosus Guérin, 1832, non Daudin. Iconogr. Règne animal, 1 ; pi. 13
(animal entier, tête apex et profil, région cloacale, face inf. du membre postérieur)..
Guérin-Méneville (1838 : 10), dans le texte explicatif de la planche, écrit : « C’est par
erreur qu’on a gravé le nom à'Hemidactylus tuberculosus Daud., sur quelques exemplaires... ».
Il s’agissait pour lui d’un Platydactylus guttatus Daud. (cf. cet article). Le spécimen
représenté sur la planche n’a pas été identifié dans les collections de Paris.
= Gekko gecko gecko (Linné, 1758).
Geckolepis typicus A. Grandidier, 1867. Rev. Magasin Zool., (2), 19 : 233.
Syntypes : MHNP 1454 (1867.53, 1289d), 83 (35?)mm; 1454A, 67 (28?)mm; 1454B, 82 (37?)mm;
G 225. MHNP 8119 (1867.53, 1289d), 78 (40?)mm; G 22411. « Hab. Sanctae Mariae promontorium »
Madagascar; A. Grandidier.
La série-type comprenait quatre spécimens ; en 1873 l’un d’eux en a été dissocié et remis à
A. Grandidier ; à une date non précisée il est à nouveau entré en collection ayant été reconnu
comme appartenant à une espèce décrite par Boettger en 1893, G. polylepis.
Angel (1942 : 43) et Guibé (1954 : 17, n° 68, dimension erronée) ne signalent dans les
collections de Paris que la présence de trois syntypes, omettant celui qui avait été dissocié de la
série-type.
Alors que la terra typica était parfaitement définie dans la description originale, elle fut,
pendant plus de cent ans, à l’origine d’une confusion. Boulenger (1885 : 192) donne pour
localité « Sancta Maria », ignorant peut-être qu’à Madagascar, outre l’île Sainte-Marie, il
existe aussi un cap Sainte-Marie, à l’extrême-sud de l’île, et bien connu des géographes comme
A. Grandidier. Si Angel (l.c.) ne donne comme terra typica que « Sainte-Marie » il ajoute :
« L’espèce est commune dans l’île Ste Marie ». Guibé (l.c.) n’hésite pas à donner pour origine
des syntypes « l’île Sainte-Marie ». Wermuth (1965 : 31) entretient la confusion en ne donnant
que Sainte-Marie.
La validité du taxon n’a pas été remise en cause, étant même espèce-type par monotypie
du genre Geckolepis. Boulenger (l.c.) a corrigé l’orthographe en typica, ce qui a été accepté :
Mocquard (1909 : 18), Angel, Guibé, Wermuth (l.c.), Welch (1982 ; 22).
Methuen et Hewitt (1913 : 186) ont décrit une variété modesta qui n’est pas retenue par
Wermuth (l.c.) mais dont Welch (l.c.) fait une sous-espèce.
= p.p. Geckolepis typica typica A. Grandidier, 1867.
= p.p. (MHNP 8119) Geckolepis polylepis Boettger, 1893.
— 127 —
Lygodactylus scheffleri ulugurensis Pasteur, 1965. Trav. Inst, scient, chérif., Zool. (1964),
29 : 15, 39.
Le spécimen unique sur lequel est créée cette sous-espèce est un mâle des collections du
Museum of Comparative Zoology, avec le n“ MCZ 24063 ; terra typica : Vituri, monts
Uluguru.
La sous-espèce n’est pas citée par Welch (1982).
Bavayia validiclavis Sadlier, 1988. Res. Aust. Mus., 40 : 367, fig. 1, 2.
Paratype ; MHNP 1980.1067, 52 (5?)mm; G 73; Nouvelle-Calédonie, Mont Panie, 280m, forêt;
Tillier et Boucher coll. 14.VIII. 1980.
L’holotype, déposé à l’Australian Museum, Sydney (AM R77855), a été récolté le 17
décembre 1978 par R. A. Sadlier et P. R. Rankin au Mont Panie, ait. 500-600 m, 20°33'S-
164°45'E.
D’autres paratypes se trouvent également à l’Australian Museum Sydney et au
Queensland Museum.
Étymologie : « The name is derived from the Latin validus ( = strong) and clavis ( = line
or bar) and alludes to the distinctive vertebral stripe on the dorsal surface of this species. » (S.)
Hemidactylus Variegatus Duméril et Bibron, 1836. Erpét. génér., 3 : 353-354.
Syntypes : MHNP 254 (1299), 46 (2?)mm; 254A, 44 (3?)mm; 254B, 45 (3?)mm; G 245; Terre de
Van Diemen (Tasmanie); Péron et Lesueur. MHNP 2295 (1300); G 24511; baie des Chiens marins
(Shark Bay), Australie; Quoy et Gaimard.
« L’Hémidactyle varié... Nos trois échantillons de couleur marron ont été rapportés de la
terre de Vandiemen au Muséum par Péron et Lesueur; et celui de couleur grisâtre l’a été de la
baie des Chiens-Marins par MM Quoy et Gaimard. » (D.B.).
La présence de la série-type dans les collections de Paris est signalée par C. et A. Duméril
(1851 : 38), par Guibé (1954 : 14, n“ 51) et par Cogger et coll. (1983 : 891); ces derniers
relèvent l’erreur de localisation en ce qui concerne la Tasmanie.
La validité du taxon n’a pas été remise en cause mais son attribution générique a varié.
Fitzinger (1843 : 19, 103) en faisait l’espèce-type par désignation orignale de son sous-genre
Dactyloperus dans le genre Peropus, Gray (1845 : 159) un Peripia, Boulenger (1885 : 151) un
Gehyra, Loveridge (1934: 311-312), Chrapliwy et coll. (1961 : 11) un Peropus. C. et
A. Duméril (l.c.) et C. Duméril et coll. (1854 : 250) avaient continué à utiliser le binôme
original. Depuis l’accord s’est fait sur son appartenance au genre Gehyra : Loveridge (1948 :
316), Guibé (l.c.), Unterwood (1954 : 478), Kluge (1963 : 80, 84), Bustard (1965n : 259-272,
1965Ô : 157), Wermuth (1965 : 36-37), Cogger (1983 : 178), Cogger et coll. (l.c.).
Le spécimen MHNP 2295 n’a pas été retrouvé à l’occasion du présent récolement.
= Gehyra variegata (Duméril et Bibron, 1836).
— 128 —
Gymnodactylus varius A. Duméril, 1856. Archs Mus. Hist, nat., Paris, 8 (4) : 475-477.
Syntypes : MHNP 6746 (1417), 41 (12?)mm; 6746A, 75 (38)mm; 6746B, 42 (3?)mm - 6746C 56
(20?)mm; 6746D, 48 (10?)mm; G 269-, envoi anonyme de Cayenne.
« Gymnodactyle varié... Il nous est connu par cinq exemplaires en très-bon état de
conservation tout à fait semblables entre eux. Leur taille à peu près identique est, pour le plus
grand, de 0m070 ainsi répartis : tête et tronc, 0m035, queue, 0m035. Ils ont été envoyés de
Cayenne au Musée de Paris. » (D.)
La présence des syntypes dans les collections de Paris est signalée par Guibé (1954 : 20,
n° 80), avec des dimensions erronées.
Omise par Boulenger (1885), l’espèce est restaurée par Vanzolini (1955 : 120-121, pl. 1,
fig. 1 et pl. 2, fig. 1 à 4) qui redécrit et photographie l’un des types, vraisemblablement, d’après
les dimensions, le MHNP 6746B ; il la place qans le genre Gonatodes, ce qui n’a plus été
discuté : Guibé (l.c.), Wermuth (1965 : 45), Vanzolini (1968 : 19), Peters et Donoso-Barros
(1970 : 133), Hoogmoed (1973 : 27).
= Gonatodes varius (A. Duméril, 1856).
Gecko Verrucosus, Cuv. in Gray. 1831. In Griffith’s Animal Kingdom, Synopsis... : 50.
Gray place ce binôme parmi ses Hemidactylus : il s’agit certainement d’une altération du
nom proposé par Cuvier (1829 : 54) : G. verruculatus. Il met dans sa synonymie le « Lac.
Turcica Lin. » (cf. art. verruculatus).
= Hemidactylus turcicus turcicus (Linné, 1758).
G.(ecko) verruculatus Cuvier, 1829. Le Règne animal, 2® édit., 2 : 54.
« Il y en a une espèce dans le midi de l’Europe (G. verruculatus, Nob.) d’un gris roussâtre ;
le dos tout semé de petits tubercules coniques un peu arrondis; la queue a des cercles de
semblables tubercules ; d’Italie, de Sicile, de Provence, comme le G. fascicularis. » (C.)
Rien ne permet de reconnaître aujourd’hui le matériel utilisé par Cuvier, si tant est qu’il
existe encore en collection. C. et A. Duméril (1851 : 39) ne le signalent pas.
Bibron et Bory de Saint-Vincent (1833 : 68), Duméril et Bibron (1836 : 359),
attribuent à Cuvier le binôme Hemidactylus verruculatus qu’il n’a pas utilisé ; ils en sont les
auteurs car Gray (1831 : 50) ne l’avait proposé que pour la forme altérée ; Gecko Verrucosus.
L’espèce était considérée comme valide par Gêné (1839 : 263, Hemidactylus v.), par
Fitzinger (1843 : 19, 105) qui, par désignation secondaire, en faisait l’espèce-type d' Hemidac¬
tylus « Cuvier », par Gray (1845 : 154), C. et A. Duméril (l.c.), C. Duméril et coll. (1854 :
250), Vaillant (1882 : 4, 15), Rochebrune (1884 : 74).
Déjà Latreille (1801 : 59-60), à propos du Gecko Turc, « Gecko Turicus, (sic, ex
129 ^
errore) », écrivait : « Il est facile de reconnaître cette espèce aux verrues répandues sur son
corps... ». La mise en synonymie de verruculatus avec H. turcicus fut proposée par Boulenger
(1885 : 126) et non par Mertens et Wermuth (1960 : 79) comme l’écrit Wermuth (1965 : 87).
Cette synonymie n’a plus été remise en question : Anderson (1898 : 80), Doumergue (1901 :
83), Loveridge (1947 : 143), Wermuth (l.c.), Peters et Donoso-Barros (1970 : 143),
Salvador (1981 : 97, veruculatus).
= Hemidactylus turcicus turcicus (Linné, 1758).
Hemidactylus verruculosus Bibron, 1834. In Bory, Expéd. scient... Morée, Atlas, Zoologie,
pl. 11, fig. 2, a, b.
Il s’agit sans doute d’un lapsus pour verruculatus, nom orthographié correctement dans le
texte correspondant (1833 : 68-69), mais la planche porte : « Hemidactylus verruculosus Cuv. »
(cf. art. verruculatus)
= Hemidactylus turcicus turcicus (Linné, 1758).
Lygodactylus verticillatus Mocquard, 1895. Bull. Soc. philomath. Paris, 8® sér., 7 (3) : 95.
Syntypes : MHNP 1895.158 (1290 mu), 26 (2?) mm; 1895.159, 39 (15?) mm; G 520', Madagascar;
A. Grandidier, 1883.
« Deux spécimens d’une longueur totale de 40mm... se distingue... par la disposition
annelée de la queue, chaque anneau se composant de 5 ou 6 rangées d’écailles et se terminant
par une rangée d’écailles plus grandes que les autres. » (M.)
Guibé (1954 : 17, n“ 65) signale la présence de ces types.
La validité du binôme n’a pas été remise en cause : Mocquard (1909 : 16), Angel (1942 :
68-69), Guibé (l.c.), Wermuth (1965 : 109), Pasteur (1965 ; 15, 89, 91), Welch (1982 : 32).
Platydactylus Vieillardi Bavay, 1869. Catal. Rept. Nouvelle-Calédonie. Mém. Soc. linn. Nor¬
mandie, 15 (5) : 10-12.
« Un seul exemplaire, pris à Houagape, m’a été donné par M. Vieillard, médecin
auxiliaire de la marine, auquel je me fais un devoir de la dédier. » (B.) 80 (36) mm.
L’holotype n’a jamais appartenu aux collections de Paris.
Sauvage (1878 : 70-71) indique « Le Muséum possède deux exemplaires de cette espèce
l’un donné par M. Delacour, l’autre par le Muséum des Colonies; l’individu décrit par
M. Bavay. ... » C’est le premier de ces spécimens [MHNP 5313 (1869.170, 1289H); G 191!H,
donné au Muséum par M. Delacour le 10.XIL1869 et enregistré comme Platydactylus spec,
nov.] qu’utilise Boulenger (1883 : 129) pour redécrire l’espèce. Il sera examiné par Roux
(1913 : 105-108).
— 130 —
Sauvage (1878 ; 65) avait désigné cette espèce, sous le nom altéré de viellardi, comme type
d’un nouveau genre Eurydactylus, espèce-type par désignation originale et non pas monotypie
comme l’écrit Wermuth (1965 ; 30). Ce binôme fut accepté ; Boulenger (1885 : 192), Roux
(I.C.), Underwood (1954 : 478), jusqu’à ce que Wermuth (1965 : IX, 30) fasse remarquer que
le nom de genre étant préoccupé il convenait d’en utiliser un nouveau : Eurydactylodes. Le
binôme est utilisé par Bauer (1989 : 174).
= Eurydactylodes vieillardi (Bavay, 1869).
Gecko virosus Latreille, 1801. In Sonnini et Latreille, Hist. nat. Rept., an X, édit. in-8“,
2 ; 45-49, fig. 2-3, pl. p. 29.
« Le Gecko glanduleux... Je nomme ainsi cette espèce, à raison des tubercules glanduleux
de ses cuisses postérieures, ce caractère lui est propre... On trouve ce reptile en Égypte et aux
Grandes Indes. » (L.)
Il n’y a aucune indication sur la composition de la série-type qui n’est plus aujourd’hui
représentée que par les figures.
Bien que parfaitement valide au sens du code de nomenclature, ce binôme ne peut être
considéré que comme nomen oblitum. Il semble même n’avoir jamais été cité sous sa forme
latine. Les seules références que nous ayons trouvées le concernant sont de Daudin (1802 ; 4)
qui, en note, dans la synonymie de son Gecko Aegyptiacus, p. 108, cite « Le gecko glanduleux.
Latreille, Hist, des reptiles, in-18, torn. II, pag. 45, fig. 2 et 3 », et dans celle de son Gecko
cristatus, p. 167 : « Latreille, Hist. nat. des reptiles, in-18, torn. IV, pag. 181, à l’article du
gecko glanduleux ». Sauf erreur on ne le trouve cité par aucun des auteurs suivants : Merrem
(1820), Fitzinger (1826, 1843), Gray (1831, 1845), Duméril et Bibron (1836), Boulenger
(1885), Smith (1935), Wermuth (1965).
Hemidactylus viscatus Vaillant, 1873. Bull. Soc. philomath. Paris, 6' sér., 10 : 65-67 et 97.
Holotype : MHNP 5428 (1304d), environ 21 (11) mm; G 50215; inclus dans une résine provenant de
Zanzibar; appartenait à Louis Lartet, professeur à la faculté des sciences de Toulouse.
«... englué à son tour, le Saurien s’est trouvé enveloppé avec sa proie et sa substance
continuant à couler, lui aura précisément donné la position dans laquelle nous le voyons
aujourd’hui. Je propose pour cette espèce le nom à'Hemidactylus viscatus, faisant allusion à ces
circonstances au moins vraisemblables. » (V.)
L’année suivante. Vaillant (1874 : 8-9) écrit : « M. Grandidier, en ayant rapporté de
Zanzibar plusieurs exemplaires (de H. capensis), une étude comparative montre que
VHemidactylys capensis offe avec VHemidactylus viscatus de si grands rapports, qu’on devra
sans doute considérer ce dernier comme une simple variété, les seuls caractères différentiels
étant une brièveté du museau un peu plus grande et une plaque sous-mentonnière antérieure,
médiane, complètement distincte de la plaque mentonnière ».
En 1875, Vaillant donne un dessin du spécimen (fig. 1).
— 131
Le binôme original, parfaitement valide du point de vue nomenclatural, semble avoir
échappé aux auteurs de révisions : Boulenger (1885), FitzSimons (1943), Loveridge (1947),
Guibé (1954), Wermuth (1965), ne le citent pas. G. Pasteur y reconnaît un Lygodactyle mais
rejette la mise en synonymie avec L. capensis et se propose de redécrire prochainement L.
viscatus, espèce valide.
= Lygodactylus viscatus (Vaillant, 1873).
Phyllodactylus (Euleptes) Wagleri Fitzinger, 1843. Systema Reptilium, 1 : 95.
Nomen substitutum pour P. europaeus (cf. cet article) ; il est cité comme tel par Mertens et
Wermuth (1960 : 80), Wermuth (1965 : 135); Boulenger (1885 : 91) l’avait placé dans la
synonymie du binôme de Gêné.
= Phyllodactylus europaeus Gêné, 1834.
Lygodactylus thomensis wermuthi Pasteur, 1962. Bull. Inst. fr. Afr. noire, Dakar, A, 24 : 610,
fig. Iw.
L’holotype et le paratype appartiennent au British Museum (Natural History) : n" BM
1906.3.30.24-25. Terra typica : Nord de l’île Annobon, Afrique occidentale.
« Je dédie cette forme au Dr Heinz Wermuth... » (P.)
La validité de la sous-espèce n’a pas été remise en cause : Wermuth ( 1965 ; 109), Pasteur
(1965 : 15, 34), Welch (1982 : 32).
Oedura karroica wilmoti Hewitt, 1926. Ann. Natal Mus., 5 : 446-448, pl. 25, fig. 1-2.
Paratypes: MHNP 1928.128 (14010), 55 (7?)mm; 1928.129, 90 (42?)mm; 1928.130, 88 (45?)mm;
G 620; de Tarkastad, Afrique du Sud; don de l’Albany Museum de Grahamstown reçu le 19.XI. 1928;
récolte de C. W. Wilmot n° 5137.
« This new form is described from a series of adult specimens collected at Tarkastad, C.P.,
by Mr C. Windsor Wilmot during June, 1925. The habitat is the narrow crevices of sunsplit
rocks on a kopje. Along with them several examples of Pachvdactylus maculatus were taken. »
(H.)
Guibé (1954) n’a pas signalé ces paratypes.
FitzSimons (1943 : 41) admet la sous-espèce. Loveridge (1944 : 1), en même temps qu’il
créait le genre Afroedura, plaçait cette sous-espèce dans la synonymie de la forme nominative.
Ce qui n’a pas été remis en question : Loveridge (1947 : 269), Wermuth (1965 : 2).
= Afroedura karroica karroica (Hewitt, 1925).
Lygodactylus luteopicturatus zanzibaritis Pasteur, 1965. Trav. Inst, scient, chérif., ZooL,
(1964), 29 : 15, 79-80, pi. XII.
Paratypes : MHNP 1573 (1864.199), 42 (2?)inm; 1573A, 73 (32)mm; 1573B, 62 (31)mm; G 507;
Zanzibar; G. Grandidier. MHNP 1884.636 (1288 alpha), 62 (30?)mm; 1884.637, 74 (36?)mm;
1884.638, 76 (35?)mm; G 50711; Zanzibar; Revoie. MHNP 1799 (1869.164, 1304c), 44 (9?)mm;
G 507/1 ; Zanzibar, Morelet.
L’auteur fait état d’un hypodigme de 29 spécimens; il choisit pour holotype un mâle
portant le n“ MCZ 19118 avec pour terra typica la ville de Zanzibar, et qui est déposé au
Museum of Comparative Zoology, Harvard.
Les autres paratypes, selon G. Pasteur (in litt. 21.VIL1989), portent les n“ MCZ 19119-
122; BM (NH) 87.3.1.5-6, 1940.2.22.54-59, 1947.1.1.29-30, 1947.1.2.21; ZMB 8004a et c,
15043, 17715.
Welch (1982) ignore cette sous-espéce.
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ADDENDA
« Catalogue des types de Varanidés » ^
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Syntypes : MHNP 871 (1531), 820 (510)mni; V 17115; Siam, d’Istria, 1864. MHNP 1884.77
(1518a), 355 (205)mm; V 17117; Perak, Malacca; Errington de la Croix, 1844.
Varanus salvator philippinensis Deraniyagala, 1944.
Syntypes : MHNP 6510 (1880.385, 1518b), 995 (650)mm; V 17118. Luçon, Marche, 1880. MHNP
8272 (1530), 647 (397)mm; V 17/14. Manille, Eydoux.
Ces omissions nous ont été signalées par R. I. Crombie {in litt. 27.08.1990); nous l’en
remercions.
I. Brygoo, E. R., Les types de Varanidés (Reptiles, Sauriens) du Muséum national d’Histoire naturelle. Catalogue
critique. Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 4' sér., 9, 1987, sect. A, (2, suppl.) : 21-38.
Achevé d’imprimer le 15 février 1991.
Le Bulletin du 2® trimestre de Vannée 1990 a été diffusé le 24 novembre 1990.
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mique. (Format in-4°.)
Dernières parutions dans la série A
T. 123 — Deuxième Symposium sur la spécificité parasitaire des parasites de Vertébrés. 1982, 326 p., fig.
T. 124 — Paulian (Renaud). — Révision des Cératocanthides (Coleoptera, Scarabaeoidea) d’Amérique du Sud.
1982, 110 p., fig., 18 pl.
T. 125 — MoNNtOT (Claude) et Monniot (Françoise). — Les Ascidies antarctiques et subantarctiques : mor¬
phologie et biogéographie. 1983. 168 p., 27 fig., 5 tabl., 7 pl.
T. 126 — CiASTRiER (Jean). — Ceratopogonidae des îles Seychelles (Diptera, Hematocera). 1983. 83 p., 38 fig.
T. 127 — Holyak (D. I.) et Thibaud (J.-C.). — Contribution à l’étude des oiseaux de Polynésie orientale.
1984, 209 p., 22 fig.
T. 128 — Rougeot (Pierre-Claude). — Missions entomologiques en Éthiopie 1976-1982. Fasc. 11. 1984, 93 p.,
9 fig., 18 pl.
T. 129 — Ledoyer (Michel). — Les Gammariens (Crustacea, Amphipoda) des herbiers de phanérogames
marines de Nouvelle-Calédonie (région de Nouméa). 1984, 113 p., 48 fig.
T. 130 — Descamps (Marius). — Revue préliminaire de la tribu des Copiocerini (Orth. Acrididae). 1984, 72 p.,
136 fig.
T. 131 — Dubois (Alain). — La nomenclature supragénérique des Amphibiens Anoures. 1984, 64 p., I pl.
T. 132 — Vertébrés et forêts tropicales humides d’Afrique et d’Amérique. Entretiens du Muséum, décembre 1982.
1986, 304 p., 8 pl.
T. 133 — Résultats des campagnes MUSORSTOM 1 et II. Philippines, tome 2. 1986, 526 p., fig., pl.
T. 134 — Bryooo (Edouard-R.). — Les Gerrhosaurinae de Madagascar. Sauria (Cordylidae). 1985, 65 p., 18 fig.
T. 135 — Lemire (Michel). — Contribution à l’étude des fosses nasales des Sauriens. Anatomie fonctionnelle de
la glande « à sels » des Lézards déserticoles. 1986, 148 p., 33 fig., 11 pl.
T. 136 — Monniot (C.) et Monniot (F.). — Les Ascidies de Polynésie française. 1987, 160 p., 55 pl. dessins,
5 pl. photos.
T, 137. — Forest (J.). — Les Pylochelidae ou «Pagures symétriques» (Crustacea Coenobitoidea). Résultats des
campagnes MUSORSTOM : Philippines. Tome 3. 1987, 274 p., 82 fig., 9 pl. phot.
T. 138. — Érard (C.). — Écologie et comportement des gobes-mouches (Aves : Muscicapinae, Platysteirinae,
Monarchinae) du Nord-Est du Gabon. Vol. I : Morphologie des espèces et organisation du peuplement. 1987,
256 p., 94 fig., 1 carte, 10 pl. phot.
T. 139. — Dubois (A). — Le genre en Zoologie : essai de systématique théorique. 1988, 132 p., 2 fig., 2 tabl.
T. 140. — Dubois (A.). — The genus in Zoology : a contribution to the theory of evolutionary systematics.
Version française du tome 139, 1988, 124 p., 2 fig., 2 tabl.
T. 141. — Hugot (J.-P.). — Les Nématodes Syphaciinae, parasites de Rongeurs et de Lagomorphes. Taxonomie.
Zoogéographie. Évolution. 1988, 153 p., 47 fig., 5 tabl.
T. 142. — Tillier (S.) (Coordonné par). — Zoologia Neocaledonica. Volume I. Publié avec le concours de
rORSTOM. 1988, 158 p., nbrx tabl. et illustr.
T. 143. — Résultats des campagnes MUSORSTOM : Philippines. Volume 4 (J. Forest, éd.), 1989, 260 p.,
114 fig., 23 ph.
T. 144. — Résultats des campagnes MUSORSTOM : Philippines. Volume 5 (J. Forest, éd.), 1989, 385 p.,
126 fig., 32 ph.
T. 145. — Résultats des campagnes MUSORSTOM : Philippines. Volume 6 (A. Crosnier, éd.), 1990, 388 p.,
190 fig., dont 4 pl. coul.
Ouvrages disponibies au Service de vente des Publications du Muséum,
38, rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75005 Paris