BULLETIN
du MUSÉUM NATIONAL
d’HISTOIRE NATURELLE
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PUBLICATION BIMESTRIELLE
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14
N» 75 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1972
BULLETIN
du
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
57, rue Cuvier, 75005 Paris
Directeur : P r M. Vachon.
Comité directeur : P rs Y. Le Grand, C. Lévi, J. Dorst.
Rédacteur général : Dr. M.-L. Bauchot.
Secrétaire de rédaction : M me P. Dupérier.
Conseiller pour l’illustration : Dr. N. Halle.
Le Bulletin du Muséum national d'Histoire naturelle, revue bimestrielle, paraît depuis
1895 et publie des travaux originaux relatifs aux diverses branches de la Science.
Les tomes 1 à 34 (1895-1928), constituant la l re série, et les tomes 35 à 42 (1929-1970),
constituant la 2 e série, étaient formés de fascicules regroupant des articles divers.
A partir de 1971, le Bulletin 3 e série est divisé en six sections (Zoologie — Botanique —
Sciences de la Terre — Sciences de l’Homme — Sciences physico-chimiques — Ecologie
générale) et les articles paraissent, en principe, par fascicules séparés.
S’adresser :
— pour les échanges, à la Bibliothèque centrale du Muséum national d’His-
toire naturelle, 38, rue Geofîroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris (C.C.P.,
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BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
3 e série, n° 75, septembre-octobre 1972, Sciences de la Terre 14
Nannofossiles calcaires
de sédiments jurassiques finement laminés
par Denise Noël *
Résumé. — Ce travail comporte l’étude de nannofossiles calcaires (Coccolithophoridées et
incertae sedis) provenant de sédiments jurassiques (Toareien, Kimméridgien, Porllandien) de France
et d’Angleterre, caractérisés macroscopiquement par leur faciès finement laminé.
Vingt-six espèces sont décrites, parmi lesquelles neuf sont nouvelles. Quatre sont de nouvelles
combinaisons. Quatre nouveaux genres et deux familles nouvelles sont également proposés.
Des conclusions slratigraphiques feront l’objet d’un travail ultérieur.
Abstract. — ’l’his paper îneludes tbe study of calcareous nannofossils (Coecolitbophorids
and incertae sedis), from French and English Jurassic sédiments (Toarcian, Kimeridgian, Portlan-
dian), charaetcrized by their laminated faries.
Twenty six specics are described, of winch nine are new species ; four are new combinations.
Four new généra and two families are also proposed as new.
The stratigraphical conclusions will be the purpose of a later work.
Au cours des dernières années, le nombre des travaux sur le nannoplancton ealc.aire
fossile est allé sans Cesse grandissant. Les raisons de ce remarquable développement sont
sans nul doute liées à la mise en œuvre de plus en plus courante des techniques de la microsco¬
pie électronique facilitant et rendant plus précise l’observation de ces minuscules fossiles,
mais tiennent également aux intéressantes possibilités d’utilisation stratigraphique de ces
derniers.
Pour ce qui est des périodes géologiques concernées par ces travaux, on constate une
très grande disparité. Variées et abondantes pour le Tertiaire dans son ensemble, les publi¬
cations le sont nettement moins pour le Crétacé et deviennent même rares pour le Juras¬
sique.
Nos premières connaissances sur les eoccolithes de ce système sont dues aux travaux
de G. Deflaxdhe (1939, 1954) sur les marnes de 1 Oxfordien de Villers-sur-Mer (Calvados),
du Charmouthicn de Tilly-sur-Seule (Calvados) et du Lias supérieur d’Urkul. (Hongrie).
J’ai moi-même donné en 1956 et 1958 la description et la répartition stratigraphique des
nannofossiles observés — en microscopie pholoriique — dans des marnes et calcaires mar¬
neux du Jurassique d’Algérie (Pliensbachien à Porllandien).
En 1963, IL Stbadneb, puis en 1966, P. Rbinhardt tentèrent de dresser une répar¬
tition des nannofossiles pour l’ensemble du système.
* Laboratoire île Géologie, Muséum national il’Histoire naturelle. Équipe de Recherche associée au CNRS :
Pétrologie des roches calcaires, 61, rue de Buffon, 75005 Paris.
75, 1
96
DENISE NOËL
L’utilisation intensive des techniques de la microscopie électronique (répliques de
carbone examinées en microscopie électronique à transmission) m’a conduit (1965) à une
étude paléontologique approfondie d’un certain nombre d’espèces jurassiques.
Depuis cette date, et malgré le nombre croissant, des publications concernant ces fos¬
siles, cette période géologique est restée assez peu étudiée.
Sur la base d’observations sur un nannoplancton basique d'Angleterre, de France
et d’Allemagne de l’Ouest, B. Piuns, en 1969, proposa plusieurs lignes d’évolution pos¬
sible des CocoôKtbophoridées, ainsi qu’une zonation pour l’intervalle allant du Rhétien
au Toareien inférieur. Malheureusement, ces schémas d’évolution reposent sur bon nombre
de genres nouveaux et d’espèces nouvelles qui n’ont pas été décrits et demeurent donc inva¬
lides.
Citons également l’étude de A. W. Medd (1971) comportant la description d’espèces
nouvelles du Jurassique moyen et supérieur d’Angleterre et de France et la répartition
des diverses formes rencontrées dans les échantillons examinés, situés par rapport aux
zones d’Ammonites classiques.
M entiomions enfin le travail de A. P. Rood, W. W. Ha y et T. Barnard (1971), étude
systématique de coççolithes de 1’ « Oxford Clay », à partir d’échantillons également calés
sur les zones d’Ammonites existantes.
Le nannoplancton calcaire qui fait l’objet du présent travail a été rencontré dans
des matériaux jurassiques examinés dans le cadre d’une étude d’ensemble des laminitcs
carbonatées à couple calcaire/matière organique ou argileuse dont les premiers résultats
ont été publiés par ailleurs (P. Bernier, G. Busson, B. Enay et, D. Noël ; G. Busson et
D. Noël). Ces sédiments, très finement et rectîligHement feuilletés, ont révélé une nanno-
flore riche, plus ou moins variée du point de v ue des genres et des espèces représentés et
montrant un état de conservation quelquefois exceptionnellement bon.
Matériel étudié
1. Toareien inférieur de Fécocourt (Meurthe-et-Moselle). Les sédiments étudiés 1
appartiennent à la formation des « schistes carton » de l’est du Bassin de Paris. Ce sont
des calcaires argileux et bitumineux, très finement et très rectdignement feuilletés, sans
alternance de lits clairs et sombres caractérisés.
Du point de vue stratigraphique 2 , ils se situent dans la zone à Serpentinus Oppel,
1856, dans la sous-zone supérieure [indice = Harpoceras multigravium (Young et Bird),
où Harpoceras falciferum (Sow.) est fréquent], fis ont été prélevés en affleurement, ou
proviennent de forages,
2. Kimméridgien d’Armailles (Ain). Macroscopiquement, en cassure fraîche, ces cal¬
caires bitumineux se présentent en couches de quelques dixièmes de millimètres d’épais¬
seur, alternativement sombres et claires. Le contraste de couleurs devient rapidement
moins tranché à l’air. Comme l’a signalé une note récente (P. Bernier, G. Busson, R. Enay
1. Échantillons prélevés sur un affleurement indiqué par F. Iîutoz.
2. La zonation utilisée est celle définie par le groupe français d'étude du Jurassique (R. Mouterde
et al.).
NANNOFOSSILES CALCAIRES
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et D. Noël, 1972), ce sont les couches sombres qui renferment un nannoplancton calcaire
riche et varié.
Du point de vue stratigraphique, les niveaux étudiés sont d’âge kimméridgien supé¬
rieur (sens français), voire même terminal 1 .
3. « Kimeridge Clay » de Chapman’s Pool (Comté de Dorset). Ce sont des calcaires
également, bitumineux appartenant à la formation dite « White band ». Ce banc blanc,
épais de 1,5 ni environ, comporte plusieurs niveaux de faciès différents, consistant soit en
couches de couleur gris-anthracite présentant de minuscules lentilles blanches allongées
parallèlement à la stratification, dans lesquelles sont concentrés les coccolithes et des lits
franchement noirs à stratification oblique ; soit en couches beiges, centimétriques, homo¬
gènes, séparées par des niveaux blancs, épais de plusieurs millimètres, boudinés (structure
lenticulaire et amvgdalaire) et fréquemment soulignés par un lit noirâtre ; soit enfin en
calcaires beiges, d’apparence homogène, mais présentant en fait une très fine structure
amvgdalaire.
Du point de vue stratigraphique, ce banc blanc appartient à la zone à Pectinaùtes
pectinalus (W, Arkell, 1947) c’est-à-dire au Kimméridgien supérieur des spécialistes du
Jurassique anglais. Pour les spécialistes français (R. Mouterde et al. : 99), cette zone est
considérée comme Porllandien/Titbonique.
Des échantillons d'argiles bitumineuses (oil shales) prélevées dans la même région
ont également été examinés. Elles appartiennent à la zone à Wheatleyensis (J. W. Cope,
1967) (Kimméridgien supérieur sens anglais = Portlandien sens français).
4. Des marnes oxfordiennes de Niort, déjà étudiées en 1965, ont été à nouveau exa¬
minées en microscopie électronique à balayage pour pouvoir effectuer des comparaisons
morphologiques entre diverses espèces rencontrées.
Milieu »e dépôt
Comme nous l’avons déjà signalé (P. Bernikr et al. • G. Busson et D. Noël), les sédi¬
ments étudiés se caractérisent par un excellent état de conservation des nannofossiles et
par l’abondance des coccosphères. Quand ces dernières étaient constituées de coccolithes
de morphologie telle que leurs deux disques distal et proximal s’engrenaient les uns aux
autres (genres Palaeoponlosphaera, Ellipsagelosphae.ra, Cyclagelosphaera) pour donner une
certaine rigidité à la coque, celle-ci se retrouve conservée dans sa forme originelle (pl. XIII,
fig. 1, 2, 4 ; pl. XIV’, fig. 1). Mais, fait plus exceptionnel, les sédiments étudiés renferment
également, en grande abondance, des restes de coccosphères indubitables, formées de
coccolithes non engrenés. Citons, par exemple, celles de Stradnerlithus lorluosus (pl. III,
fig. 1, 2), de 7 runealoxcaphus delftensis (pl. IV, fig. 4), de Polypndorhabdus arclus (pl. VIII,
fig. 3), etc...
Manifestement ces coccosphères se sont sédimentées dans des eaux extraordinairement
calmes, dans lesquelles nul courant n’est venu vanner ni disperser les coccolithes qui les
1. Précision fournie par M. R. Enay.
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DENISE NOËL
constituaient, après destruction de la matière organique (membrane externe et cytoplasme)
qui, du vivant de la cellule, jouait le rôle de ciment.
Rappelons en quelques mots les conditions paléogéographiques de dépôt de ces sédi¬
ments.
Dans les calcaires kimméridgiens d’Armailles, comme dans ceux toarciens de Féco-
court, Ancerville et Bouchy, les influences de haute mer sont indubitables : il s’agit là véri¬
tablement d’une sédimentation planctonique. La nannoflore est abondante et variée.
Remarquons cependant que dans ces sédiments les traces de confinement, les preuves
de l’existence d’un milieu fermé 1 ne manquent pas. Ainsi dans les calcaires du « Kimeridge
Clav » où l’on observe une monospécificité quasi absolue (pl. XIV, fig. 1), les rares autres
espèces observées étant représentées par des exemplaires uniques.
Mais plus importantes encore sont les preuves de confinement de la tranche d’eau
du fond : absence de vie benthique et d’organismes fouisseurs, non érosion des lamines,
non dispersion des coccosphères, abondance de la matière organique remarquablement
conservée.
Je ne reviendrai pas ici sur l’intérêt pétrographique de l’étude de ces faciès de calcaires
laminés, les premiers résultats ayant été publiés récemment par ailleurs. Mais d’un point
de vue paléontologique, les sédiments de ce faciès constituent un matériel de choix pour
l’étude des nannofossiles.
Méthodes d’étude
Les différents coccolithes étudiés dans le présent travail ont été examinés in situ dans
les sédiments, sur des cassures fraîches de la roche, simplement métallisées à l’or-palladium
pour pouvoir être observées en microscopie électronique à balayage.
L’avantage de ce type d’examen est de pouvoir retrouver — quand elles existent —-
les coccosphères telles qu’elles se sont sédimentées dans la roche.
Signalons, d’autre part, que les méthodes de préparation habituelles, par lavage et
centrifugation, ne m’ont pas donné de résultat satisfaisant avec ces calcaires bitumineux
(Armailles et Fécocourt en particulier), sans doute à cause de leur relative induration
d’une part, de leur richesse en matière organique difficile à éliminer d’autre part.
1. C’est-à-dire des eaux échappant à tout brassage, dans des bassins séparés des autres fonds par des
seuils, ou présentant des corps d’eau de caractéristiques différentes. Dans un milieu fermé, les eaux sont
fortement réductrices, sans oxygène, avec H 2 S (eaux euxiniques).
NANNOFOSSILES CALCAIRES
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SYSTÉMATIQUE
Pour certaines espèces nouvelles ici décrites, j’ai choisi comme holotype les restes d’une
coccosphère avec ses divers coccolilhes, se présentant souvent sous des angles variés (face distale,
face proximale, profil), et constituant ainsi un support plus précis pour les descriptions.
Famille des ZYGODISCACEAE Hav et Mohler, 1967
Caractères de la famille
Coccolilhes elliptiques avec une paroi faite d'une série de lames de calcite toutes sem¬
blables, inclinées soi les plans radiaux de l'ellipse, se recouvrant largement les unes les
autres, reposant sur un plancher (eiffellithalid rim). Structure centrale soit cruciforme
avec ou sans bantpe, soit barrant transversalement (en pont) Faire centrale, également
avec ou sans hampe.
Genre ZEUGRHABDOTUS Reinhardt, 1965
Générotype : Zygolithus ereclus Deflandre, 1954.
Le genre créé par P. Reinhardt (1965 : 37) peut se définir ainsi :
— forme générale elliptique,
— paroi faite d’éléments inclinés,
— pont transversal surmonté en son centre d’une hampe.
Zeugrhabdotus noeli Rood, Ilay et Bernard, 1971
(PI. I, fig. 1, 2, 3, 4)
1954 — Zygolithus erectus Deflandre et Fort : 150, lig. 62. — F.M.G. n° 4136 1 .
* 2 1965 — Zygolithus erectus Deflandre. —- D. Noël : 62-64, fig. 2 ; pl. I, fig. 3-4. — F.M.G.
n° 4137.
*1968 — Zygolithus erectus Deflandre. — II. Stradner et al. : 34, pl. 25; pl. 26, fig. 1-2.
*1971 — Zeugrhabdotus noeli 3 Rood, Hay et Rarnard : 253, pl. 1, fig. 4.
Diagnose. — Une espèce de Zeugrhabdotus avec une marge large et de petites ouver¬
tures centrales.
Description. — Les diverses illustrations données ici montrent : une paroi massive faite
de nombreuses lames fortement inclinées, élevée, ce qui donne au coceolithe une embase
profonde (pl. I, lig. 1, 3) ; une hampe centrale robuste (faite de minuscules cristaux),
traversée d’un canal central, hampe qui prend naissance au niveau du plancher du
coceolithe face proximale, pl. 1, fig- 1) et qui s’appuie transversalement sur les bords
internes de la paroi marginale, en formant en quelque sorte deux contreforts (pl. I, fig. 2
et 4).
1. Figure au fichier mfcropalcontologique général de G. et M. Deflandre sous le n° V13t>
2. L’astérisque indique une figuration en microscopie électronique.
3. Tout en remerciant les auteurs île l’espèce de me l'avoir dédiée, remarquons qu’il aurait été plus
conforme à la syntaxe latine do l’orthographier noeltte.
100
DENISE NOËL
Remarque. — À. P. Rood et al. oui différencié cotte espèce de Z. erectus en tenant compte
des proportions relatives do la paroi marginale et de Faire centrale. Cette paroi est effec¬
tivement. nettement plus étroite chez Z. noeli, ce qui implique une aire centrale — et par
conséquent des ouvertures de part et d'autre de la hampe — nettement plus grande chez
le premier que chez le second.
Ces mêmes auteurs ont également signalé l’existence d’une délicate structure en grille
au fond de Faire centrale de Z. erectus.
Répartition stratigrapiiique 1
Kimméridgieu supérieur d’Armailles.
— Décrit de FÜxfordien de Villers-sur-Mer (Calvados).
— Signalé dans FÜxfordien de Weymouth (Comté de Dorset), de Niort (D. Noël, 1965) ;
dans FÜxfordien supérieur (zone à Transversarîum ) de Millbrook (Comté de Bedford)
(A. Rood et al., 1971).
— Signalé dans l’Albien de Hollande (H. Stradnkr et al., 1968).
Genre STAURORHABDUS n. gen.
Générotype. — Staurorhabdus quadriarcullus (Noël, 1965) nov. comb.
Diagnose. — Coccolitbe elliptique, avec une paroi assez étroite (lames de calcite disposées
obliquement et se chevauchant largement les unes les autres) mais élevée. L’architecture
de l’embase est celle d’un parhabdolithe. Aire centrale occupée par un plancher avec une
structure centrale cruciforme, les bras de la croix étant dans le sens des axes de l’ellipse.
Avec ou sans hampe centrale.
Remarque. — Les coccolithes que j’ai rapportés à ce nouveau genre semblent très voisins
de ceux que B. Brins désignait sous le nom de Crucirhabdus , genre malheureusement invalide.
Ils rappellent également ceux du genre Slaarolitbites Caratînî, 1963, mais chez ceux-ci
l’embase est nettement moins profonde que chez Staurorhabdus.
Staurorhabdus prinsi n, sp.
(Fig. 1 et pl. Il, fig. 9)
Holotype : cliché n° 6649 — Pl. II, fig. 9.
Origine du nom. — Dédié à M. B. Prins qui a certainement été le premier à observer des
coccolithes de ce type.
Localité-type. — Ancervilie (Meurthe-et-Moselle).
Niveau-type. — Toarcien inférieur (zone h Serpenlinus).
I. La répartition stratigraphique est donnée de la façon suivante : en premier lieu niveaux et localité
étudiés dans le présent travail ; après un interligne et précédées d’un tiret, les citations de l’espèce dans la
littérature, autant que possible dans l’ordre stratigrapiiique (mais toujours après citation du niveau-type)
NANNOFOSSILES CALCAIRES
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Diagnose. — Une espèce de Staurorhabdus caractérisée par la présence de lamelles joi¬
gnant la paroi marginale aux bras de la structure centrale.
Description. — La paroi, faite d’éléments d’assez grande taille, inclinés, est doublée
intérieurement d’une ceinture d’éléments légèrement moins élevés. La structure centrale
cruciforme comporte quatre bras, massifs, disposés selon les axes de l’ellipse et faits de
petits cristaux en baguettes allongées parallèlement à l’axe des bras. Au centre, hampe
traversée d’un canal circulaire. Les quatre parties de l’aire centrale, délimitées par la struc-
Fig. 1. — Staurorhabdus prinsi, holotype, face distale. G x 20.000 env.
(D’après le cliché n° 6649 — I’I. Tl, t%. 9).
ture centrale et le bord interne de la paroi marginale, sont occupées par des lamelles de
calcite, disposées perpendiculairement aux bras longitudinaux.
Remarque. — Le dessin donné par B. Prins (1969 : 548, fig. 1, A) rappelle exactement
la morphologie ci-dessus décrite.
Staurorhabdus quadriarcullus (Noël, 1965) nov. comb.
(PI. I, fig. 5, 6 et pl. Il, fig- 1, 2, 3, 4, 5)
* 1965a — Discolithus quadriarcullus Noël : 4, fig. 7.
*19651/ — Discolithus quadriarcullus Noël. — D. Noël : 74-75, fig. 7 ; pl. I, fig. 14, 15 ; pi. Y,
fig. 1-2. — F.MX. n° 3800-3801-3802.
*1971 — Discolithus quadriarcullus Noël. — A. W. Medd : 826, pl. 2, fig. 1.
*1971 — Vekshinella quadriarculla (Noël) n. comb. — A. P. Rood et al. : 250, pl. 1, fig- 1.
Diagnose. — Une espèce de Staurorhabdus avec une structure centrale délimitant quatre
perforations elliptiques ; hampe centrale.
Remarque. — Lorsque l’on observe le coccolithe par sa face proximale (pl. II, fig. 1, 3)
on remarque, dans l’axe des bras de la structure centrale, un sillon médian, de part et d’autre
duquel sont disposés les petits cristaux de calcite constitutifs.
102
DENISE NOËL
L’exemplaire figuré planche II, figure 5 (face proximale) montre de grands cristaux
de calcite coincés régulièrement dans les ouvertures de l’aire centrale. S’agit-il d’une cris¬
tallisation secondaire ou bien d’une forme annonçant des coccolithes un peu analogues,
fréquents au Crétacé supérieur, les Eifjellithiis ?
Répartition stratigraphique
Toarcien inférieur de Fécocourt ; Kimméridgien supérieur d’Armailles ; Kimeridge
Clay (Portlandien) Chapman’s Pool, Comté de Dorset.
—• Batlionien de France et. d’Angleterre (A. W. Medd, 1971).
— Oxfordien supérieur (zone à Transversarium) de Millbrook, Comté de Bedford (A. P. Rood
et al.).
Famille des STEPHANOLITHIONACEAE Black, 1968
Caractères de la famille
Groupe des coccolithes de forme générale cylindrique ou prismatique, constitués d’élé¬
ments verticaux â subverticaux, quelquefois développés en épines ou cornes latérales. La
zone centrale limitée par la paroi présente des structures cruciformes ou rayonnantes à
plusieurs bras, parfois surmontées d’un bâtonnet central, ou bien est obturée — plus ou
moins complètement — par des éléments lamellaires.
Genre ACTINOZYGUS Gartner, 1968
Générotype : Tremalithus regulttris Gorka, 1957.
Caractères. — Coccolithes elliptiques avec une paroi faite d’éléments subverticaux et
une aire centrale présentant des barres radiales (en nombre variable suivant les espèces),
régulièremen t disposées.
C’est précisément cette symétrie qui différencie le genre Aetinozygus du genre Stradner-
litlius.
Aetinozygus geometricus (Gorka) Rood, Hay et Barnard, 1971
(Fig. 2 B et pl. III, fig. 4)
1957 — Discolithus geometricus Gorka : 259-279, pl. 4, fig. 8.
*1968 — Zygolithus geometricus (Gorka) tiov. cornb. — H. Stradner et. al. : 40, pl. 36 ; pl. 37,
fig. 1-4. — F.M..G. n° 4868-4869.
*1969 — Coroltilhion ellipticum. Bukry : 40, pl. 18, fig. 10-11. — F.M.G. n° 5543.
NANNOFOSSILES CALCAIRES
103
*1971 — Zygolithm cf. geometricus (Gorka). — A. W. Medd : 825, pl. 1, fig. 6 ; pl. 3, fig. 3-4.
*1971 — Aciinozygus geornetricus (Gorka) n. comb. — A. P. Rood et al. : 254, pl. 1, fig. 6.
Remarque. — Les différentes figurations de l’espèce dans la littérature sont étroitement
comparables.
Fig. 2. — Schémas pour servir à la comparaison des dillérents genres : A, Diadorhombus Worslev, 1971 ;
B, Aciinozygus Gartner, 1968 ; C, Stradnerlithus Black, 1971 ; D, Truncatoscaphus Rood, Ilay et
Barnard, 1971 ; E, Hotelapillus n. gen.
Répartition stratigraphique
Kimméridgien supérieur, Armailles.
— L’espèce a été décrite du Maestrichtien de Pologne (H. Gorka, 1957) ; elle a également
été signalée dans l’Albien de Hollande (H. Stradner et al., 1968) ; le Campanien du
Texas (I). Bukry, 1969).
— Au Jurassique : A. W. Medd (1971) mentionne qu’elle est commune dans l’Oxfordien
supérieur de France et d'Angleterre ; A. P. Rood et al. (1971) l’ont observée dans
l’Oxfordien inférieur (zone à Cordatum).
Genre STRADNERLITHUS (Black, 1971) entend.
Générotype : Stradnerlithus complus Black, 1971.
Syn. : Diadozygus dorsetense Rood, Hay et Barnard, 1971.
Diagnose. — Coccolithes elliptiques à rhombnïdaux, présentant une paroi peu large,
faite d'éléments verticaux à subverticaux, quelquefois ii extrémité distale acuminée don¬
nant à la bordure distale de cette paroi marginale une surface en dents de scie. Ouverture
centrale large, caractérisée par la présence d’une barre longitudinale (dont les deux moitiés
de fia ri et d’autre du bouton central ne sont pas toujours alignées et sont légèrement déca¬
lées par rapport au grand axe de l'ellipse), simple ou bifide à son point d’attaclie avec la
paroi, et de barres transversales en nombre variable, disposées asymétriquement.
Remarque. - Les coccolithes groupés dans ce genre sont caractérisés par leur asymétrie,
plus ou moins marquée mais toujours existante.
104
DENISE NOËL
Le genre Stradnerlithus a été créé par M. Black (juillet 1971) avec comme générotype
Stradnerlithus comptas et comme autre espèce Stradnerlithus delftensis (Stradner et Adamiker).
Le mois suivant (août 1971) paraissait le travail de A. P. Rood, W. W. Hay et T. Barnard.
Ces auteurs y définissaient le genre Diadozygus pour des coccolithes elliptiques à
rhomboïdaux avec des barres dans Faire centrale disposées asymétriquement. Le généro¬
type était Diadozygus comptus et parmi les autres espèces décrites figurait D. dorsetense,
en tous points identique à Stradnerlithus comptus Black.
Fig. 3. — Schémas des diverses espèces de Stradnerlithus : A, S. bifurcatus n. sp. ; B, S. tortuosus n. sp. ;
C, S. rhombicus (Stradner et Adamiker) ; D, S. asymetricus Rood, Hay et Barnard ; E, S. rotatus Rood,
Hay et Barnardj F, S. callomoni Rood, Hay et Barnard.
Le travail de M. Black étant antérieur, le genre Stradnerlithus a donc priorité sur le
genre Diadozygus Rood, Hay et Barnard.
A. P. Rood et al. définissaient également le genre Truncatoscaphus pour des coccolithes
allongés avec des extrémités tronquées ; le générotype étant Truncatoscaphus delftensis
(Stradner et Adamiker).
Je reprendrai donc dans ce travail les deux genres suivants : Stradnerlithus Black,
1971, générotype : 5. comptus Black, 1971 ; Truncatoscaphus Rood, Hay et Barnard,
1971, générotype : T. delftensis (Stradner et Adamiker) Rood, Hay et Barnard.
Il existe également dans les sédiments jurassiques d’autres coccolithes rappelant ceux-ci.
Ils sont classés dans divers genres dont je donne, figure 2, des schémas : Diadorhombus YVorsley,
Fig. 4. — Stradnerlithus bifurcatus n. sp., holotype, face distale.
G X 20.000 env. (D’après le cliché n° 6602 — PI. II,
fig. 8).
NANNOFOSSILES CALCAIRES
105
1971, générotype : Diadorhornbus reclus (Worsley, 1971) pour des coccolithes rhomboïdaux 1
(quasi quadrangulaires) avec quatre barres ou plus dans l’aire centrale ; Actinozygus Gartner,
1968 (voir ci-après) ; Rotelapillus n. gen. (voir ci-après).
Stradnerlithus bifurcatus n. sp.
(Fig. 3 A et 4 ; pl. II, fig. 7 et 8)
Holotype : n° 6602 — Fig. 4 ; pl. II, fig. 8.
Origine du nom. — Du latin bifurcatus : fourchu.
Localité-type. — Armailles.
Niveau-type. — Kimméridgien supérieur.
Diagnose. — Une espèce de Stradnerlithus, elliptique à pôles très resserrés, dont les barres
longitudinales sont fourchues ; bouton central.
Stradnerlithus comptus Black, 1971
(Fig. 2 C et pl. III, fig. 5)
*1971 — Stradnerlithus comptus Black : 415, pl. 31, fig. 10.
*1971 — Diadozygus dorsetense Rood, I-Iay et Barnard : 257, pl. II, fig. 2-3.
Remarque. — M. Black mentionne douze barres centrales, sur l’exemplaire endommagé
qu’il figure.
En fait, cette espèce en comporte quatorze, comme l’ont indiqué A. P. Rood et al.
dont la description est précise.
Répartition sthatigraphique
Banc blanc, « Kimeridge Clay » (zone à Pectinatus ) de Chapman’s Pool (Comté de Dor-
set).
— Déjà décrite du même « White band », Kimeridge Clay (zone à Pectinatus) du Comté
de Dorset (Black, 1971).
— Signalée de l’Oxfordien inférieur (zone à Mariae) de Redelifï Point, dans le Comté de
Dorset (A. P. Rood et al., 1971).
1. D. Bckuy, 1969 (pl. 19, fig. 5-8) a décrit sous le nom de Corollitliion signum Stradner des cocco¬
lithes assez voisins de ceux de T. R. Worsley, 1971, et de A. P. Roop et al, 1971 ; A. W. Medd a égale¬
ment figuré sous le nom de Zygolilhus scutellum, un coccolithe de cc type.
106
DENISE NOËL
Stradnerlithus rhombicus (Stradner et Adamiker) nov. comb.
(Fig. 3 C et pl. III, fig. 6)
*1900 - Zygolilhus rhmnlnr.ua Stradner et Adamiker : 339, pl. 2, fig. 1, text-fig. 5-7.
*1968 Zygolilhus rhombicus Stradner et Adamiker. — II. Stradner et al. : 40, pl. 37, fig. 5-7 ;
pl. 38. — F.M.G. n° 5340.
*1909 Zygolithus rhnmlncus Stradner, 1966. — R. N. Piennar : 117, pl. 4, fig. 6-8. — F.M.G.
n° 5948.
*1909 - Corolühion rhnmbicum (Stradner et Adamiker) n. comb. — D. Bl kry : 41, pl. 19, fig. 2-
4. F.M.G. n° 5540.
Remarques. — Les figures données par II. Stradner et al. (1968) (en particulier pl. 37,
fig. 6 et 7 et pl. 38, fig. 1) sont étroitement comparables 5 celles données dans le présent
travail, notamment en ce qui concerne l’irrégularité de formes et de dimensions des ouver¬
tures limitées par les bras existant, dans l’aire centrale.
II. Stradner et al., comme D. Bukry, ont donné des descriptions très précises de cette
espèce. Je n’y reviendrai donc pas.
Répartition stratighaphique
Kiminéridgien supérieur d’Armailles.
— L’espèce a été décrite de l’Albien de Hollande (H. Stradner et al., 1966-1968).
— Elle a été signalée dans le Crétacé supérieur du Texas et d’Europe (D. Bukry, 1969).
Stradnerlithus tortuosus n. sp.
(Fig. 3B; pl. II, fig. 6 et pl. III, fig. 1, 2, 3)
Holotype : n° 6605 — Pl. III, fig. 1.
Origine du nom. — Du latin tortuosus : tortueux.
Localité-type. — Armaîlles.
Niveau-type. — Kiminéridgien supérieur.
Diagnose. — Lne espèce de Stradnerlithus avec six barres dans Faire centrale, décalées
les unes par rapport aux autres h leur point de rencontre; bouton central.
Remarques. — Les deux barres disposées longitudinalement sont légèrement décalées
par rapport au grand axe de l’ellipse du eoccolithe et ne sont pas alignées entre elles. De
même les barres transversales homologues sont décalées l’une par rapport à l’autre, de part
et d’autre du bouton central. Stradnerlithus tortuosus diffère, par la disposition asymé¬
trique de ses six barres centrales, d'Aclinozygus geomel.ri.eus (Gorka) Rood, Hay et Barnard
dont les six barres sont régulièrement disposées.
NANNOFOSSILES calcaires
107
Genre ROTELAPILLUS n. gen.
Générotype : Rotelapillus radians n. sp.
Diagnose. — Coceoli! lies elliptiques larges à subcirculaires, comportant une paroi étroite
faite d'éléments subverticaux reposant sur une série d’éléments lamellaires, juxtaposés
(visibles sur la face proximale) ; aire centrale, vaste, traversée par des barres en disposition
radiale, le centre étant surmonté par une baguette.
Rapports et différences. — Le genre se différencie des genres Actinozygus, Stradnerlithus>
par son contour général presque circulaire.
Fie. 5. — Rotelapillus radians n. gen. n. sp., holotype
face distale, G X 21.000 env. (D’après le cliché
n° 6381 — PI. IV, fig. 2).
Rotelapillus radians n. sp.
(Fig. 2 E et 5 ; pl. IV, lîg. 1, 2, 3)
Holotype : n° 6581 — Pl. IV, fig. 2.
Origine de nom. — Du latin radians : rayonnant.
Localité-type. — Armailles.
Niveau-type. — Kimméridgien supérieur.
Diagnose. — Une espèce du genre avec une trentaine d’éléments subverticaux, à extré¬
mité distale quelquefois acumiuée : aire centrale avec huit barres rayonnantes, avec, en leur
point de convergence, une baguette de longueur variable.
Remarques, — L’extrémité distale acumiuée de certains éléments, donne à la surface
distale de la paroi un aspect en dents de scie.
A en juger par la trace qu’elle laisse sur la face proximale (pl. IV, fig. 2) la baguette
centrale semble creuse.
Celte forme évoque certains Stephanolilhinn laffUlei décrits dans la littérature. La diffé¬
rence réside dans le fait que, chez ces derniers, certains éléments de la paroi se développent
en épines latérales.
108
DENISE NOËL
Genre TRUNCATOSCAPHUS Rood, Hay et Barnard, 1971
Générotype : Truncatoscaphus delftcnsis (Stradner et Adamiker) Rood, Hay et Barnard,
1971.
Caractères. — Coccolithes allonges à extrémités tronquées et rectilignes ; paroi étroite
et peu élevée ; aire centrale avec barres longitudinale et transversales. J’ai déjà abordé
ci-dessus les questions de nomenclature relatives à ce genre.
Truncatoscaphus delftensis (Stradner et Adamiker) Rood, Hay et Barnard, 1971
(Fig. 2 1) et 6 ; pl. IV, fig. 4, 5, 6)
*1966 — Zygolithus delftensis Slradner et Adamiker : 338, fig. 8-11 : pl. 2, fig. 3.— F.M.G. n° 4131
*1968 — Z. delftensis Stradner et Adamiker. — H. Stradner et al. : 41, pl. 39. — F.M.G. n° 5320.
*1971 - - Truncatoscaphus delftensis (Stradner et Adamiker) n. comb. — A. P. Rood et al. : 257,
pl. II, fig. 4-5.
Remarques. — Cette espèce est aisément reconnaissable grâce à sa forme générale bien
particulière.
Ici encore, l’extrémité distale acuminée des éléments de la paroi marginale — et non
le chevauchement des éléments comme l’indiquent A. P. Rood et al. — donne à celle-ci
une surface en dents de scie.
La baguette centrale peut faire nettement saillie au-dessus de l’aire centrale (pl. IV,
fig. 4-6).
Fig. 6. — Truncatoscaphus delftensis (Stradner et Adamiker)
Rood, Hay et Barnard, face distale. G X 21.000 env. (D’après
le cliché ii» 6597 — Pl. IV, fig. 5).
Répartition stratigrapiiique
Kimméridgien supérieur d’Armailles.
■— Décrite de l’Albien de Hollande (H. Stradner étal., 1966,1968) ; signalée dans l’Oxfor-
dien inférieur de Millbrook, Comté de Dorset (A. P. Rood et al., 1971).
Genre STEPHANOLITHION Deflandrc, 1939
Générotype : Stephanolithion higoti Deflandre, 1939.
Caractères. — Coccolithes elliptiques à hexagonaux avec une série de cornes ou épines
latérales.
NANNOFOSSILES CALCAIRES
109
Stephanolithion bigoti Dcflandre, 1939
(PI. V, fig. 1, 2, 3, 4)
1939 — Stephanolithion bigoti Deflandre : 1332, fig. 1-14. —• F.M.G. n° 4061. Citations jusqu’à
1965, voir D. Noël, 1965 : 78.
*1968 — Stephanolithion bigoti Deflandre. —M. Black : 807-808, pl. 152, fig. 1. — F.M.G. n° 5865.
*1971 — Stephanolithion bigoti Deflandre. — A. W. Meiid : 827, pl. 2, fig. 6 ; pl. 3, fig. 5-6.
*1971 — Stephanolithion bigoti Deflandre. — A. P. Roon et al. : 260, pl. II, fig. 8.
Remarques. — Les illustrations données dans le présent travail permettent de mieux
apprécier les proportions respectives des différentes parties architecturales du coccolithe.
L’espèce est très rare dans le Kïrnméridgien supérieur d’Armai Iles ; les exemplaires
rencontrés sont de taille comparable à ceux de l'Oxfordien de Niort.
Répartitiox stratigrapuique
Kimméridgien supérieur d’Armailles.
— L’espèce a été décrite de l’Oxfordien de Villers-sur-Mer (G. Deflandre, 1939).
— Elle a été signalée du Callovien au Kimméridgien en Algérie (D. Noël, 1956) ; dans
l’Oxfordien de diverses localités de France et d’Angleterre (D. Noël, 1965 ; A. W. Medd,
1971 ; A. P. Rood et al., 1971).
Famille des PODORILABDACEAE Noël, 1965
Caractères de la famille
Coccolithes elliptiques avec une bordure marginale relativement étroite, de structure
particulière (définie in D. Noël, 1965 : 101-102), entourant une aire centrale vaste, au
centre de laquelle s’érige souvent une hampe massive ou grêle, soutenue par des contre-
forts en nombre variable ou par une grille voûtée.
Genre PODORHABDUS Noël, 1965
Générotype : Podorhahdus grassei Noël, 1965.
Caractères. — Podorhabdaceae dont la hampe est soutenue par quatre contreforts.
Podorhabdus cylindratus Noël, 1965
(Pl. VI, fig. 1-2 et pl. VII, fig. 1, 2, 3)
*1965è — Podorhabdus cylindratus Noël : 103-104, fig. 30 ; pl. IX, fig. 3 et 7. — F.M.G. n°
3974-1975.
*1968 — Podorhabdus cylindratus Noël. — M. Black : 806, pl. 150, fig. 1. — F.M.G. n° 5811.
110
DENISE NOËL
*1971 — Podorhadbus cf. eylindralus Noël. — A. W. Medd : 828, pl. 4, fig. 3.
*1971 — Podorhabdus cylindratus Noël. - A. P. Kood et. al. : 261, pl. 3, fig. 1-2.
Je ne donnerai pas de nouvelle description de cette espèce, étudiée en détail en 1965,
mais des clichés d’exemplaires provenant du matériel type et examinés sous divers angles
en microscopie électronique à balayage (pl. VI, fig. la, b, c ; fig. 2a, b, c).
Répartition stratigrapiiique
Kimméridgien supérieur d'Armailles.
— Oxfordien, Niort (D. Noël, 1965) ; Bathonien à Kimméridgien de France et d'Angle¬
terre (A. IV. Medd, 1971) ; Callovien supérieur (zone à Athleta ) et Oxfordien inférieur
(zone b Marine ) de Millbrook, Comté de Bedford (A. P. Rood et al., 1971).
Genre POLYPODORHABDUS Noël, 1965
Générotype : Polypodorhabdus escaigi, Noël, 1965.
Caractères. — Podorliabdaceae avec une hampe centrale soutenue par de nombreux
contreforts.
Fig. 7. — Polypodorhabdus ardus n. sp., face distale. G X 5.000
env. (D’après le cliché n° 6029 — Pl. VII, fig. 4).
Polypodorhabdus arctus n. sp.
(Fig. 7 et pl. VIII, fig. 1-6)
Holotype : n° 6026 — Pl. VIII, fig. 6.
Origine du nom. — Du latin arctus : resserré, restreint.
Localité-type. — Féeocourt.
Niveau-type. — Toarcien inférieur (zone à Serpentinus).
Diagnose. — Polypodorhabdus avec une couronne marginale relativement large, pro¬
fonde, et une aire centrale réduite, plane, avec des contreforts massifs ; petit bouton cen¬
tral.
Description. — Les disques distal et proximal formant la couronne marginale comportent
un nombre peu élevé (22 à 26) d’éléments, assez massifs, en disposition radiaire. L’aire
centrale est déprimée, caractérisée par la présence de 20 à 22 contreforts.
NANNOFOSSILES CALCAIRES
111
Rapports et différences. — Polypodorhabdus ardus diffère de P. escaigi. par les propor¬
tions de sa couronne marginale (plus large chez P. ardus ) et celles de son aire centrale
(plus réduite chez P. ardus). Les eoceolitlies de cette espèce paraissent ainsi plus massifs
que ceux de P. escaigi.
Répartition stratioraphique
Cette espèce est très fréquente (une des espèces dominantes) dans les « schistes carton »
de Lorraine (Ancerville, Fécocourt).
Polypodorhabdus escaigi Noël, 1965
(PI. Vif, fig. 4, 5, 6, 7)
*1965« Polypodorhabdus escaigi Noël : 6, fig. 32.
*19656 — Polypodorhabdus escaigi Noël. — D. Noël : 109-110, fig. 31 ; pl. X, fig. 6-8. — F.M.G,
n° 3082-3983-3984.
*1966 - non Polypodorhabdus escaigi Noël. — O. Mabkch : 378, pl. 2, fig. 6. — F.M.G. n° 3985.
*1971 - Polypodorhabdus escaigi Noël. — A. W. Mon : 828-829, pl. 1, fig. 5.
*1971 — Polypodorhabdus escaigi Noël. — A. P. Roou d al. : 262, pl. III, fig. 5-6.
Remarque. —- Le nombre des contreforts semble être légèrement variable d’un exemplaire
à l’autre, de même, corollairement, leur épaisseur.
Répartition steatigraphique
Kimméridgien supérieur d’Armailles ; « Kimeridge Clay » (Portlandien sens français) de
Chapman’s Pool (Comté de Dorset).
— J’ai décrit l’espèce de l’Oxfordien de Niort (D. Noël, 1965).
— Elle a été également signalée de. l’Oxfordien de France et d’Angleterre (A. W. Medd,
1971) ; Oxfordien inférieur (zone à Cordatum ) de Millbrook, Comté de Bedford
(A. P. Roon et al., 1971).
Genre ETHMORHABDUS Noël, 1965
Générotype : Ethmorhabdus gallicus Noël, 1965.
Caractères. — Podorhabdaceae caractérisés par leur aire centrale en grille voûtée, qui
porte en son centre une hampe cylindrique et creuse.
Ethmorhabdus anglicus Rood, IJay et Barnard, 1971
(Pl. IX, fig. 1-4 et pl. X, fig. 2)
1971 — Ethmorhabdus anglicus , Hood, Hay et Barnard : 263; pl. III, fig. 8.
75, 2
112
DENISE NOËL
Définition. — Les auteurs de l’espèce l’ont définie avec comme caractéristique la pré¬
sence dans l’aire centrale d’une grille avec deux cycles de larges perforations, ce qui la
distingue de Ethmorhabdus gallicus dont la grille comporte des perforations plus nombreuses
(PI. X. fig. la, b).
Remarques. — La hampe des coccolithes de cette espèce semble être particulièrement
développée (pl. IX, fig. 2), percée d’un canal de diamètre élevé. Elle est constituée de petits
cristaux de calcite disposés en spirales montantes.
Réfarittion stratigraphique
Kimméridgien supérieur d'Armailles.
— L’espèce a été décrite de l’Oxfordien inférieur (zone à Mariae) de Millbrook, Comté de
Bedford (A. P. Rood et al., 1971).
Fig. 8. — Ethmorhabdus crucifer n. sp., holotype, face distale. G X 10.000
env. (D’après le cliché n° 6051 — Pl. VIT, fig. 8).
Ethmorhabdus crucifer n. sp.
(Fig. 8 et pl. Vil, fig. 8)
Holotype : n° 6051 — Pl. VII, fig. 8.
Origine du nom. — Du latin crucifer : qui porte une croix.
Localité-type. — Fécocourt.
Niveau-type. — Toareien inférieur (zone à Serpenlinus).
Diagnose. — lue espèce du genre Ethmorhabdus dont la grille centrale comporte deux
rangées concentriques de perforations et supporte quatre contreforts massifs, disposés
selon les axes de l’ellipse et surmontés d’une hampe centrale creuse.
Description. Les deux disques distal et marginal, étroitement accolés, constituent une
couronne marginale très peu large, délimitant une vaste aire centrale.
Les contreforts qui soutiennent la hampe, formés de petits cristaux disposés longitu¬
dinalement, se superposent à la grille, comme le montrent les clichés de faces proximales
(Pl. VIL fig. 8).
Rapports et différences. — L’espèce diffère des deux autres espèces de Ethmorhabdus,
E. gallicus Noël, 1965, et E. anglicus Rood, Hay et Barnard, 1971, par la présence des
contreforts massifs surimposés à la grille. Le nombre relativement peu élevé de perfora¬
tions le rapproche de Ethmorhabdus anglicus.
NANNOFOSSILES CALCAIRES
113
Genre SOLLASITES Black, 1967
Générotype ; Sollasites barringtonensis Black, 1967 (= Coccolithus horticus Stradner,
Adamiker et Maresh, 1966).
Synonyme : Costacentrum Bukry (1969 : 44).
Définition. — Le genre a etc défini pour des coccolithes ayant une couronne marginale
de Podorhabdaceae et une aire centrale avec une barre transversale et trois (ou plus) barres
longitudinales à sublongitudinales.
Sollasites pristinus n. sp.
(PI. X, fîg. 3 et 4)
IIolotype : n° 6627 — PI. X, fig. 3.
Origine du nom. — Du latin pristinus : primitif.
Localité-type. — Anccrville.
Niveau-type. — Toarcien inférieur (zone à Serpentinus).
Diagnose. — Une espèce du genre Sollasites avec deux barres longitudinales, courbes,
parallèles aux bords internes de la couronne marginale.
Remarques. Eri vue proximale, on observe sur ce coccolitbe quatre perforations allon¬
gées le long de la bordure interne de la couronne, marginale et deux autres perforations
plus centrales, légèrement obliques.
Cette espèce se distingue des autres espèces décrites par le petit nombre de barres
longitudinales traversant Paire centrale.
Sollasites pristinus a été observé dans les « schistes carton » de deux localités différentes,
Ancerville et Bouchy.
Famille des LOT1IARINGIACEAE fam. nov.
Caractères df. la famille
Coccolithes elliptiques dont la couronne marginale est formée d’un disque distal étroit
et d’un disque proximal plus large, débordant nettement le disque distal ; aire centrale
vide ou présentant une structure cruciforme, généralement surmontée en son centre d une
hampe.
Genre-type : Lotharingius nov. gen.
Remarques. — Les coccolithes classés dans cette famille sont caractérisés par leur disque
distal nettement plus étroit que leur disque proximal (d’où un profil bien particulier).
114
DENISE NOËL
Eu fait, c’est vraisemblablement le même cristal de ealcito, retourné dans sa portion distale
qui participe à la fois à la construction du disque proximal et du disque distal.
Entre également dans cette famille, le genre Diazomalolithus Noël (1965 : 96 ; généro-
type DiazomatolUkus lehmani Noël, 1965 : 96-99; fig. 25-27 ; pl. VI, fig. 6-10), créé pour
des coccolithes quasi circulaires, présentant eux aussi un disque distal plus étroit que le
disque proximal.
Fig. 9. — Lotharingius barozi n. gen. n. sp., face distale légèrement
de profil. G X 10.000 env. (D’après le cliché n° 5778 — Pl. XI,
fig. 4).
Genre LOTHARINGIUS nov. gen.
Origine du nom. — Du latin Loiharingia : ancien nom de la Lorraine d’où viennent, les
« schistes carton » dans lesquels l’espèce a été observée.
Génébotvpe : Lotharingius barozi n. sp.
Diagnose. —~ Cocccilithes avec une couronne marginale de Lotharingiaceae et. une aire
centrale avec quatre contreforts massifs, disposés selon les axes de l’ellipse ; des contreforts
situés dans le grand axe partent des contreforts plus minces, s’appuyant sur les éléments
constitutifs du disque proximal ; hampe centrale creuse.
Lotharingius barozi n. sp.
(Fig. 9 et pl. XI, fig. 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7)
*1966 — Polypodorhabdus escaigi Noël. — O. Maresh : 378 ; pl. 2, fig. 6. — F.M.G. n° 3985.
Holotype : u° 6642 — Pl. XI, fig. 3.
Origine nu nom. «=- Espèce dédiée à M. F. Baroz.
Localité-type. — Aneer ville.
Niveau-type. — Celui du genre, pour le moment du moins monospécifique.
Remarques. — La couronne marginale comporte 28 à 30 éléments sur chacun des disques
distal et proximal. On observe également, doublant intérieurement la couronne marginale,
une série d’éléments lamellaires, su! i verticaux, jointifs.
Les contreforts prenant appui sur les contreforts longitudinaux, ne sont pas disposés
symétriquement de pari et d'autre du grand axe. Leur nombre varie de huit à douze (compte
non tenu des contreforts principaux disposés selon les axes de l’ellipse).
La hampe est relativement développée, avec un canal central de faible diamètre.
NANNOFOSSILES CALCAIRES
115
Rapports et différences. —Cette espèce rappelle par certains de ses caractères d'autres
espèces décrites dans le présent travail. La structure do son aire centrale — par la dispo¬
sition des contreforts et sa hampe centrale — évoque un peu celle de Petit/podorhabdus
ardus (pi. VIII, lie. 1-6). Mais chez Latharingiim bnrazi, la couronne marginale est, d’un
tout autre type de structure, caractérisée par la présence d’un disque distal plus étroi
que le disque proximal.
Egalement par la structure de son aire centrale (contreforts massifs dans les axes de
l’ellipse, contreforts « secondaires ». subperpendiculaires aux contreforts longitudinaux ;
hampe centrale), Lolkaringius barozi rappelle Slaurorhabdus prinsi (pl. II, fig. 9). On observe
aussi, chez ces deux espèces, une série d’éléments juxtaposés, subverticaux, doublant
intérieurement la couronne marginale. Mais les deux espèces diffèrent radicalement par
la structure respective de leur couronne marginale.
Il semble que ces trois espèces soient liées, mais il est difficile de discerner — dans
l’état actuel de nos connaissances •— d’éventuelles lignes d’évolution entre elles.
Répartition stratigraphique
Cette espèce a été trouvée dans les différentes localités de « schistes carton » étudiées,
Toarcien inférieur.
— O. Maresh (1966) l avait également observée dans des sédiments d’âge Toarcien
moyen de Provcncy (Yonne).
Famille des CALYCULACEAE fam. nov.
Caractères de la famille
Coceolithes elliptiques à subcirculaires, en forme de calice à ouverture centrale conique
et profonde, dont les éléments constitutifs subverticaux sont élargis et aplatis dans leur
portion distale ; aire centrale fermée par une grille.
Genre-type : Calyculus n. gen.
Genre CALYCULUS n. gen.
Origine du nom. Du latin calyculus : calicule, petit calice.
Générotype : Calyculus cribrum n. sp.
Diagnose. —Coceolithes elliptiques à subcirculaires, constitués d’éléments subverticaux,
juxtaposés, élargis et aplatis dans leur portion distale ; aire centrale légèrement conique,
profonde, fermée par une grille
Remarque. — Les coceolithes de ce genre rappellent le schéma donné par R. Prins (1969,
pl. I, 6) de « Çarinolithus fislulalus » (invalide parce que non décrit).
116
DENISE NOËL
Calyculus cribrum n. gen.
(PI. XII, fig. 1, 2, 3, 4, 5)
Holotype : n° 6049 — PI. XII, fig. 1.
Origine du nom. — Du latin cribrum : crible.
Localité-type. — Fécocourt..
Niveau-type. — Toarcien inférieur (zone à Serpentinus ).
Diagnose. — Une espèce de Calyculus dont le fond de Faire centrale est fermé par une
grille.
Remarques. —■ Les coccolithes marqués d’une croix (X) ( fig. 3, pl. XII) , se présentant
en coupe transversale, permettent d’apprécier la profondeur de Faire centrale.
Examiné par sa face proximale (pl. XII, fig. 5), Calyculus cribrum montre une série
d’éléments (ceinture marginale) trapézoïdaux, plus larges sur leur bord extérieur que sur
leur bord intérieur, s’engrenant les uns dans les autres grâce à deux encoches latérales.
La grille qui ferme le fond de Faire centrale est à grandes mailles irrégulières. Elle semble
se détacher facilement du reste du coccolithe (pl. XI1, fig- 4).
Famille des DISCORIIABDACEÀE fam. nov.
Sous-famille des Discoiui ardoideae Noël (1965 : 138)
Je propose cette nouvelle famille pour regrouper les genres Discorhahdus Noël (1965 : 138-
140 ; générotype : Discorhahdus patulus Noël, 1965) et Palaeopontosphaera Noël 1965 : 76 ; généro-
type : Palaeopontosphaera duhia Noël, 1965).
Caractères de la famille
Coccolithes elliptiques ou circulaires, formés de deux disques étroitement accolés,
perforés en leur centre pour laisser le passage à une hampe plus ou moins développée
éléments constitutifs du disque distal et proximal en disposition radiaire.
Genre-type : Discorhahdus Noël, 1965.
Remarques. — Les genres Discorhahdus et Palaeopontosphaera présentent un disque dis¬
tal dont la disposition radiaire des éléments évoque le disque distal de la couronne margi¬
nale des Podorhabdaceae. L’aire centrale fortement réduite chez les Discorhabdaceae et
la présence d’un véritable disque proximal les distinguent nettement de cette famille.
Par ailleurs cette même existence d’un disque proximal rappelle les coccolithes de la
famille des Elüpsagelosphaeraceae. Mais chez ces derniers le disque distal est constitué
de plusieurs cycles d’éléments, dont le plus externe comporte des éléments en disposition
oblique et non radiaire.
NANNOFOSSILES CALCAIRES
117
Genre PALAEOPONTOSPHAERA (Noël, 1965) emend.
Genre Palaeoponlosphaera n. gen. — D. Noël, 1965 : 76.
Diagnose. — Coccolithes elliptiques, formés de deux disques étroitement accolés ; disque
central (légèrement plus large que le disque proximal) échancré en son centre pour laisser
passage à une hampe traversée d’un canal axial.
Remarque. — Je pensais en 1965 que les coccolithes de ce genre avaient une architecture
en écuelle. Il n’en est rien. La coccosphère ouverte, figurée planche XIII, figure 5, montre
nettement l’existence d’un disque proximal, ce qui explique d’ailleurs — les deux disques
d’un coccolithe s’engrenant dans ceux des coccolithes voisins — la rigidité des coccosphères
que l’on retrouve fréquemment entières dans les sédiments.
Palaeopontosphaera dubia (Noël, 1965) emend.
(PI. XIII, fig. 1, 2, 3, 4, 5)
* 1965a — Palaeoponlosphaera dubia Noël : 4, fig. 8. — F.M.G. n° 3958.
*19656 — Palaeopontosphaera dubia Noël. — D. Noël : 76-78 ; fig. 8 ; pl. VII, fig. 1-13. — F.M.G.
n° 3959 à 3963.
*1971 — Palaeopontosphaera dubia Noël. — A. W. Menu : 826, pl. 4, fig. 5-6.
*1971 — Palaeoponlosphaera dubia Noël. — A. P. Rood et al. : 265, pl. 4, fig. 9.
Diagnose. — Celle du genre tel qu’il vient d’être amendé.
Remarques. — Les coccosphères, ovoïdes, souvent porteuses de nombreux coccolithes
de petite taille (Pl. XIII, fig 1, 2, 4, 5) sont très abondantes dans les sédiments étudiés.
Fréquemment les coccolithes ont conservé leur hampe centrale, de faible diamètre.
Répartition stratigraphique
Toareien inférieur (zone à Serpentinus) de Fécocourt ; Kimméridgien supérieur
d’Armaille.s.
— L’espèce a été décrite du Portlandien du Kef Talrempt (Algérie) et observée également
dans le Charmouthien (Pliensbachien inférieur, Carixien) d’Annéot (Yonne) ; le Toar-
cien de Yassy (Yonne) ; l’Oxfordien de Niort (Deux-Sèvres) (D. Noël, 1965).
— Elle a également été signalée dans le Callovicn et l’Oxfordien de France et d’Angleterre
(A. \Y. Medd, 1971), dans l’Oxfordien inférieur (zone à Mnriae) de Millbrook, Comté
de Bedford (A. P. Roon et al.).
Famille des ELLIPSAGELOSPHAERACEAE Noël, 1965
Caractères de la famille
Coccolithes elliptiques ou circulaires, constitués de deux disques superposés, simples
ou composites, percés en leur centre et unis entre eux par un tube médian ou simple-
118
DENISE NOËL
ment accolés au niveau de leur bordure interne, ou traversés par une hampe axiale creuse.
Genre-type : Genre Ellipsagelosphaera Noël, 1965.
Remarques. — Différents auteurs ont mis en synonymie — pour raison de priorité —
le genre Ellipsagelosphaera Noël, 1965, et le genre Watznaueria Reinhardt, 1964, rendant
du même coup invalide la famille des Ellipsagelosphaeraceae. Je montrerai ci-dessous,
dans la discussion du genre Ellipsagelosphaera, que ces deux genres peuvent en réalité être
distingués.
Genre ELLIPSAGELOSPHAERA Noël, 1965
Générotvpe : Ellipsagelosphaera commuais (Reinhardt, 1964) Perch-Nielsen, 1968 =
Ellipsagelosphaera frequens Noël, 1965.
Caractères. — Coccolithes elliptiques, composés d’un disque distal (présentant deux
cycles concentriques d’éléments) et d’un disque proximal, les deux disques étant unis entre
eux par un tube médian, relativement court, de diamètre variable, qui détermine l’existence
d’une lumière centrale, elliptique, plus ou moins vaste, dans laquelle peuvent s’observer
des cristaux disposés de façon variée.
Remarques. — Le genre Watznaueria Reinhardt a été créé avec comme générotype Wat¬
znaueria angustoralis Reinhardt (1964 : 753, fig. 4 ; pl. 2, fi g. 4), qui est une espèce créta¬
cée (Turonien supérieur). Dans le même travail, P. Reinhardt définissait également Wat¬
znaueria commuais ( ihid . : 756, fig. 6 ; pl. 2, fig. 5), espèce décrite du Malm de Potsdam
et Watznaueria britannica (combinaison nouvelle de Coccolithus hritannicus Stradner 1 ,
1963, décrit de l’Oxfordien inférieur du Comté de Dorset).
Si l’on compare les figures de ces différents coccolithes, on constate que les espèces
jurassiques W. commuais Reinhardt (1964, pl. 2, fig. 5) et W. britannica (Stradner) Reinhardt
(1964, pl. 2, fig. 3), présentent toutes deux un tube central unissant les disques distal et
proximal, tube qui n’existe pas dans le générotvpe (espèce crétacée) W. angustoralis ( ibid .,
pl. 2, fig. 2).
De plus, examinons dans la littéralure les diverses figures de coccolithes crétacés
rangés dans le genre Watznaueria (par exemple K. Perch-Nielsen, 1968, pl. 22, 23 ;
D. Bu K R Y, 1969, pl. 10, 11 ; D. Noël, 1969, pl. 35 ; etc.) ; on remarquera que le tube Central
n’existe pas et que dans l’ouverture apparaissent, les extrémités internes des éléments
constitutifs du disque proximal 1 .
Par contre, lorsqu’il s’agit de coccolithes de ce type architectural mais d'âge jurassique
(outre les figurations de P. Reinhardt, 1964, et de D. Noël, 1965, voir A. P. Rood et al.,
1971, pl. V, fig. 5-7), ce tube central est nettement individualisé. Il se retrouve également
dans une espèce décrite du Barrémien par M. Black : Ellipsagelosphaera gephijrocapsoid.es
(1967 : 399, pl. 30, fig. 7).
En conséquence, je conserverai donc :
— le genre Ellipsagelosphaera pour les formes (type Coccolithus s.l.) jurassiques, possédant
un tube central fait d’éléments verticaux.
1. En cela d’ailleurs, ces formes sont assez voisines d ’Actinosphaera deflandrei Noël, 1965. Je reviendrai
sur ce point dans une publication ultérieure.
NANNOFOSSILES CALCAIRES
119
•— le genre Watznaueria, pour les formes crétacées qui ne présentent pas un tel tube central.
En effet, rappelons que chez ces derniers, dans l’orifice central, apparaissent les ter¬
minaisons internes des éléments constitutifs du disque proximal.
Ces genres sont indubitablement apparentés, de même qu’ils le sont aux genres ter¬
tiaires Ericsonia et Coccolithus.
Ellipsagelosphaera communis (Reinliardt, 1964) Perch-Nielsen, 1968
(PI. XIV, fig. 1, 2, 3, 4, 5, 7)
*1964 — Watznaueria communis Reinhardt : 756, pl. 2, fig. 5. — F.M.G. n° 4111.
*1965è — Ellipsagelosphaera frequens Noël : 119-126, fig. 35-40, pl. 11, fig. 7-10; pl. 12,fig. 1-10.
— F.M.G. n° 3841 (Holotype) à 3859.
*1966 — Watznaueria communis Reinhardt. — P. Reinhardt : 17-18, fig. 3 ; pl. 4, fig. 3, 5, 6 ;
pl. 23, fig. 5. — F.M.G. n° 4112.
1968 — Ellipsagelosphaera communis (Reinhardt) n. comb. —- K. Perch-Nielsen : 71, fig. 33 cd.
1971 — Watznaueria communis Reinhardt, 1964. — P. Reinhardt : 34, fig. 38.
1971 — Ellipsagelosphaera frequens Noël. — A. W. Mf.dd : 829, pl. 4, fig. 2.
1971 — Watznaueria communis Reinhardt. — A. P. Rodd et al. : 268, pl. V, fig. 3, 4.
Définition. — Une espèce d’ Ellipsagelosphaera avec un tube médian de faible ouverture,
souvent barré par une structure transversale.
Remarque. — La figuration de W. communis Reinhardt, 1964 (pl. 2, fig. 5) est étroitement
comparable à colles A'Ellipsagelosphaera frequens Noël, 1965. La première ayant priorité,
le générotype A’Ellipsagelosphaera est donc Ellipsagelosphaera communis, comme l’a fait
remarquer K. Perch-Nielsen.
Répartition stratigraphique
Cette espèce est très fréquente dans de nombreux sédiments jurassiques. L’accumulation
de ses coccosphères peut même former l’essentiel des lits blancs et des lentilles blanches 1 de
la formation dite « white band » dans le Comté de Dorset.
Ellipsagelosphaera britannica (Stradner, 1963) Perch-Nielsen, 1968
(Pl. XIV, fig. 6 et 7)
1963 — Coccolithus hritannicus Stradner : 10, pl. 1, fig. 7-7a. — F.M.G. n° 3504.
*1964 — Watznaueria britannica (Stradner) n. comb. — P. Reinhardt : 753, fig. 5 2 ; pi. 2, fig. 3. —
F.M.G. n° 3508.
*1965 — p.p. Ellipsagelosphaera lucasi Noël, fig. 41, 42 ; pl. XI, fig. 1-5-6 non fig. 3, 4. —F.M.G.
n° 3864 et 3867 p.p.
1. Voir supra, la description du matériel étudié.
2. Schéma inversé : les éléments constitutifs du cycle externe du disque distal se chevauchent en réa¬
lité dans le sens contraire des aiguilles d’une montre.
120
DEVISE NOËL
*1966 — Walznaueria britannica (Stradner) Reinhardt, — P. Reinhardt : 17, fig. 4a-b ; pl. 4,
fig. 7u-b.
1968 — Ellipsagelospliaera britannica (Stradner) nov. comb. — K. Perch-Nielsen : 71.
1971 — Watznaueria britannica (Stradner) Reinhardt. — P. Reinhardt : 32, fig. 34-36.
1971 — Ellipsagelasphaera lucasi Noël. —- A. W. Medd : 829.
*1971 — Watznaueria britannica (Stradner). — A. P. Rood et al. : 269, pl. V, fig. 5.
Remarque. — E. britannica se distingue de E. communia par l’ouverture plus grande de
sou lube central, ouverture barrée par une structure en pont transversal.
Répartition stratigrAfrique
Kiimnéridgien supérieur (sens anglais, zone à W heatleyensis et Pectinatus — Portlandien
sens français). Chapman’s Pool, Comté de Dorset.
— Espèce décrite de l’Oxfordien inférieur de Redcliff Point, Comté de Dorset (H. Strad¬
ner. 1963).
— Signalée dans l’Oxfordien de Niort (D. Noël, 1965) ; dans le Callovien et l'Oxfordien
de France et d’Angleterre (À. W. Medd, 1971, sans figuration); dans l’Oxfordien
inférieur (zone à Marine) de Redcliff Point, Comté de Dorset (À. P. Roon et al., 1971).
Ellipsagelosphaera reinhardti (Rood, Ilay et Barnard) nov. comb.
(Pl. XIV, fig. 8)
*19656 — p.p. Ellipsagelosphaera lucasi Noël : 126-129, fig. 42 ; pl. IXI, fig. 3-4. — l’.M.G. n°
3865. — p.p. 3867.
*1971 — Walznaueria reinhardti Rood, Ilay et. Barnard : 269, pl. V, fig. 6.
Remarques. — A. P. Rood, W. W. Ha y et T. Barnard ont distingué cette espèce de
E. Ijrilantiir.fi parce qu’elle présente une ouverture centrale très large et des disques distal
et proximal plus étroits. 11 n’en demeure pas moins que ces deux espèces sont très voisines
l’une de l’autre.
Par ailleurs, remarquons que la structure en pont transversal est mince, constituée
de deux séries de cristaux de calcite, accolées dans la zone médiane du pont et qui diver¬
gent — créant même des perforations triangulaires — k leur point de rencontre avec le
tube central (pl. XIV, fig. 8).
Enfin, le cliché que j’ai donné en 1965, pl. XI, fig. 4, de même que celui de A. P. Rood
et al., 1971, pl. V, fig. 3, montrent tous deux un sens giratoire des éléments constitutifs
du cycle externe du disque dislal qui est inhabituel (sens contraire de celui des aiguilles
d’une montre).
Répartition stratigraphique
« Banc blanc » Kimeridge Clav (Portlandien sens français) Chapman’s Pool.
— Espèce décrite de l’Qxfordien inférieur (zone- h Cordatum ) de Millbrook, Comté de Bed¬
ford (A. P. Rood et al., 1971) ; signalée dans l’Oxfordien de Niort (D. Noël, 1965).
NANNOFOSSILES CALCAIRES
121
Genre CYCLAGELOSPHAERA Noël, 1965
Générotype : Cyclagelosphaera margereli Noël, 1965.
Définition. —■ Coccolithes circulaires, composés d’un disque distal composite et d’un
disque proximal simple ; les deux disques étant unis entre eux par un tube central qui
détermine l’existence d’une lumière centrale circulaire, fréquemment obturée par des
cristaux de caleite.
Cyclagelosphaera margereli Noël, 1965
(PL XVI, fig. 1)
*1965a — Cyclagelosphaera margereli Noël: 12, fig. 45-48.
*19656 — Cyclagelosphaera margereli Noël. — D. Noël : 130-132, fig. 44-46 ; pi. 17, fig. 4 à 9 ;
pl. 18,fig. 1-2 ; pl. 20, fig. 2-4. — F.M.G. n° 3675 à 3683.
*1968 — Cyclagelosphaera margereli Noël. —- M. Black : 798, pl. 144, fig. 5. — F.M.G. n° 5591.
*1969 — Cyclagelosphaera margereli Noël. — D. Bcjkky : 29, pl. 9, fig. 5-6. — F.M.G. n° 5592.
*1971 — Cyclagelosphaera margereli Noël. — A. P. Ruoo et al. : 270, pl. 5, fig. 8-9.
*1972 — Cyclagelosphaera margereli Noël. — P. Br.n n 11 ;a el al. : 2926, pl. 1, fig. 2.
Remarque. — Cette espèce circulaire se reconnaît facilement grâce à sa forme.
Répartition stratigrapuique
Kimméridgien supérieur d’Armailles.
-—- L’espèce a été décrite de l’Oxfordien de Niort ; observée également dans l’Oxfordien
de Weymouth (Comté de Dorset), le Portlandien et le Valauginien du Kef Talrempt
(D. Noël, 1965).
— Signalée de l’Oxford Clay (Oxfordien inférieur), sondage près de Cambridge (M. Black,
1968) ; Oxfordien inférieur (zone à Marias) et supérieur (zone à Transversarium)
(A. P. Roou et al., 1971) ; Batlionîen, Callovien, Oxfordien de France et d’Angleterre
(A. W. Medd, 1971). Cyclagelosphaera margereli a également été signalée de l’Albien
inférieur de Dicnville (Aube) et de la craie du Santonien moyen (Austin Clialk,
Dallas, Texas) (t). Bukry, 1969).
Incertae sedis
Famille des SCIIIZOSPHAERELLACEAE Deflandre, 1959
Schizosphaerella punctulata Deflandre et Dangeard, 1938
(Pl. XV, fig. 2-4)
1938 — Schizosphaerella punclulala Deflandre et Dangeard : 115, fig. 1-6.
1961 — Nannopatina grandaeva n. gen. — H. Stradncr : 78, fig. 1-10.
122
DENISE NOËL
1963 — Schizosphaerellu punaulata Défiant)re et Dangeard. —IL Sthadner, pl. III, fig. 1-la.
*1965 — Schizosphaerellu piinctulala Dellandrc et Dangeard. —- D. Noël : 170-172, pl. 27, fig. 6-8.
*1971 — SvhizosphaereMa punctulata Deflandre et Dangeard. —- A. W. Medo : 830, pl. 2, fig. 5.
Remarques. — Je ne reviendrai pas sur la description de cette espèce, étudiée en détail
eu 1965.
Les illustrations données dans le présent travail montrent bien la gouttière circulaire
de l'hypovalve 1 (pl. XV, fig. 3).
La coque est faite de petits cristaux de calcite en baguettes disposées en un réseau
à mailles carrées (pl. XV, fig. 4).
Répartition stratigraphique
Toarcien inférieur de Fécocourt.
- - L’espèce a été décrite du Bajocien de Sainte-Honorine et de LOxfordien de. Villers-
sur-Mer (G. Deflandre et L. Dangeard, 1938),
— Elle a également été signalée du Lias inférieur d’Allemagne et d’Angleterre, du Dogger
supérieur d’Allemagne (II. Stradner, 1961), du Pliensbachien d’Annéot dans l’Yonne,
et du Toarcien de Vnssv également dans l’Yonne (D. Noël, 1965), du Bathonien et
de l’Oxfordien de France et d’Angleterre (A. W. Medd, 1971).
Remerciements
Les matériaux ayant servi au présent travail font partie d’une étude d’ensemble de
sédiments laminés à couple calcaire/matière organique et (ou) argileuse, entreprise en colla¬
boration avec M. G. Besson, Sous-Directeur au laboratoire de Géologie du Muséum national
d’Histoire naturelle.
Je le remercie très vivement de ses suggestions et de ses conseils.
Ces matériaux ont été recueillis avec l’aide de divers géologues français et anglais.
M. le Professeur F. IIodson et M. I. A. West, de l’Université de Soulliamplon, nous ont
permis l'échantillonnage du « Banc blanc » et des faciès annexes du Kimeridge Clay de
Chapman’s Pool, dans le. Comté de Dorsel.
M. le Professeur R. Enay et M. P. Bernier, delà Faculté des Sciences de Lyon, nous
ont fait connaître les a(lleurements d’Armailles (Ain) au cours de l’excursion annuelle du
groupe d’étude français pour le Jurassique.
M. F. Baroz, de la Faculté des Sciences de Nancy, fut notre guide amical dans la récolte
des « schistes carton » de Lorraine.
Due tous en soient très sincèrement remerciés.
Mes remerciements sont également dus au personnel technique du Laboratoire de
Géologie ; les dessins sont de M. P. Gaulier ; M 1Ie M. Destarac a tiré le meilleur parti
possible des clichés retenus pour les planches ; M mes G. Baucher et N. Day m’ont aidée
dans la préparation du manuscrit.
1. G. Deflandiig et L. Dangeard parlaient d'hypovalve pour la valve la plus profonde, d'épivalve
pour celle en cupule ou calotte, s'emboîtant, dans l’hypovalve au niveau de. la gouttière.
NANNOFOSSILES CALCAIRES
123
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Manuscrit déposé le 7 juillet 1972.
PLANCHES I à XV
126
DENISE NOËL
PLANCHE I
Calcaires bitumineux d’Armailles (Ain), Kimméridgien supérieur.
Fig. 1. — Zeugrhabdolus noeli Rood, Hay et Barnard, 1971, plusieurs individus vus sous divers angles : face
distale (d) ;face proximale (p) ; profil (c) 1 ,
G X 10.000 env. (n° 5313).
Fig. 2. — Zeugrhabdolus noeli , face distale d’un exemplaire avec une hampe bien conservée dont on dis¬
tingue nettement le canal central.
G X 21.000 env. (n° 6620).
Fig. 3. — Plusieurs exemplaires de Zeugrhabdolus noeli provenant vraisemblablement d’une coccosphère
disloquée sur place ; les coccolithes n’ont pas été trop dispersés et on les observe ainsi sous divers angles.
G X 10.500 env. (n° 6615).
Fig. 4. — Zeugrhabdolus noeli , face distale légèrement de profil.
G X 20.000 (n° 6593).
Fig. 5. — Staurorhabdus quadriarcüllus (Noël, 1965) nov, comb., face distale d’un exemplaire avec une
hampe. Dans le coin supérieur droit de la figure se distingue un coccolithe de la meme espèce, vu par
sa face proximale (p).
G X 10.500 (n° 6591).
Fig. 6. — Staurorhabdus (juadriarcullus (Noël) nov. comb., restes d’une coccosphère dont les coccolithes
sont diversement orientés.
G x 10.000 (n° 6555).
1. Sur toutes les planches, d, désigne une face distale ; p, une face proximale ; c, un exemplaire vu
de côté ; h, une hampe.
PLANCHE I
128
DENISE NOËL
PLANCHE II
Fig. 1. — Staurorhabdus quadriarcullus (Noël, 1965) nov. comb., plusieurs exemplaires appartenant à
la même espèce, se présentant sous divers angles. On remarquera la hauteur de la paroi marginale.
Toarcien inférieur, Fécocourt.
G x 10.000 env. (n° 5768).
Fig. 2. — Staurorhabdus quadriarcullus (lSoë\) bov. comb., face distale. Kimméridgien supérieur, Armailles.
G X lO.CüO env. (n° 6589).
Fig, 3. — Staurorhabdus quadriarcullus (Noël) nov. comb., face proximale légèrement de profil. Kimmé¬
ridgien supérieur, Armailles.
G X 5.000 env. (n° 5314).
Fig. 'i . — Staurorhabdus quadriarcullus (Noël) nov. comb., face distale : la hampe centrale est brisée, la
perforation due à son canal est très nettement visible.
Banc blanc, Kiineridge Clay. (Portlandien sens français), Ghapman’s Pool.
G X 10,000 env. (n° 6674).
Fig. 5. — Staurorhabdus quadriarcullus (Noël) nov. comb., côte à côte une face proximale et une face
distale. Sur cette dernière on distingue, entre les barres de la croix et la bordure interne de la couronne
marginale, quatre cristaux de calcite régulièrement disposés, Kimméridgien supérieur, Armailles.
G X 5.000 env. (ii° 5316).
Fig. 6. — Stradnerlithus lortuosus n. sp., face distale : bouton central assez bien visible. Kimméridgien
supérieur, Armailles.
G X 10.000 env. (n° 6565).
Fig. 7. — Stradnerlithus bifurcatus n. sp., face proximale. Kimméridgien supérieur, Armailles.
G X 10.000 env. (n° 5437).
Fig. 8. — Stradnerlithus bifurcatus n. sp., holotype, face distale. Sous l’holotype, on aperçoit un coccolithe
de la même espèce, vu par sa face proximale. Kimméridgien supérieur, Armailles.
G X 20.000 env. (n° 6602).
Fig. 9. — Staurorhabdus prinsi n. gen. n. sp., holotype, face distale. Toarcien inférieur, Ancerville.
G X 20.000 env. (n° 6649).
PLANCHE II
130
DENISE NOËL
PLANCHE III
Fig. 1. — Stradnerlithus tortuosus n. sp., holotype, restes d’une coccosphère désagrégée. Les coccolithes
se présentent sous divers angles, (d, face distale ; p, face proximale ; c, vu de côté). Kimméridgien
supérieur, Armailles.
G X 10.000 env. (n° 6605).
Fig. 2. — Stradnerlithus tortuosus n. sp., face distale, face proximale. Kimméridgien supérieur, Armailles.
G X 10.000 env. (n° 5905).
Fig. 3. — Stradnerlithus tortuosus n. sp., autre coccosphère disloquée sur place. Kimméridgien supérieur,
Armailles.
G X 10.000 env. (n° 5894).
Fig. 4. — Actinozygusgeomelricus (Gorka) Rood, Hay et Barnard, faces proximales. Kimméridgien supérieur,
Armailles.
G X 10.000 env. (n° 5501).
Fig. 5. — Stradnerlithus comptus Black, 1971, face distale. Banc blanc, Kimeridge Clay (Portlandien),
Chapman’s Pool.
G X 20.000 env. (n» 5421).
Fig. 6. —- Stradnerlithus rhombicus (Stradner et Adamiker) nov. comb., face distale (d) ; légèrement de
profil; face proximale (p). Kimméridgien supérieur, Armailles.
G X 10.000 env. (u° 6570).
PLANCHE III
132
DENISE NOËL
PLANCHE IV
Calcaires bitumineux d’Armailles, Kimméridgien supérieur.
Fig. 1. — Rotelapillus radians n. gen. n. sp., restes d’une coccosphère : les coccolithes sont diversement
orientés.
G X 5.250 env. (n° 6579).
Fig. 2. — Rotelapillus radians n. gen. n. sp., holotype (détail de la fig. 1), face distale (d) ; on aperçoit
également une face proximale (p).
G x 21.000 env. (n° 6581).
Fig. 3. — Rotelapillus radians n. gen. n. sp., face distale, légèrement de profil. Exemplaire avec une épine
centrale bien développée.
G X 10.500 env. (n° 6575).
Fig. 4. — Truncatoscaphus delftensis (Stradner et Adamiker) Rood, Ilay et Barnard, 1971, restes d’une
coccosphère avec des coccolithes vus par leurs faces distale (d), proximale (p) ou de côté (c). Sur certains
exemplaires le bouton central se distingue nettement.
G X 10.000 env. (n» 6568).
Fig. 5. — Truncatoscaphus delftensis (Stradner et Adamiker) Rood, Hay et Barnard, 1971, face distale
G X 21.000 env. (n® 6597).
Fig. 6. — Truncatoscaphus delftensis (Stradner et Adamiker) Rood, Hay et Barnard, 1971, face proximale
(p) légèrement de profil : face distale de profil (c).
G X 20.000 env. (n° 6592).
PLANCHE IV
L 4 ÈM gg^ A: a
• m
' B ^
^ * s 1 à
5
134
DENISE NOËL
PLANCHE V
Stepha?iolithion bigoti Deflandre, 1939.
Fig. la, b, c. — Face distale d’un exemplaire vu sous plusieurs angles. Oxfordien, Niort.
G X 11.000 env. (la, n° 2975. a = 0° ; lb, n° 2977, a = 40° ; le, n° 2979, a = 72°).
Fig. 2. — Face distale. Kimméridgien supérieur, Armailles.
G X 10.000 env. (n° 5345).
Fig. 3a, b. — Face proximale d’un exemplaire examiné sous deux angles différents. Oxfordien, Niort.
G X 11.000 env. (3a, n° 2870. a = 0» ; 3b, n° 2875. a = 53°).
Fig. 4. —• Face proximale. Kimméridgien supérieur, Armailles.
G X 11.000 env. (n° 5469).
PLANCHE V
w
136
DENISE NOËL
PLANCHE VI
Podorhabdus cylindratus Noël, 1965. Oxfordien, Niort.
Fig. la. b, c. — Face distale examinée sous divers angles.
G X 11.000 env. (la, n° 2887, a = 0° ; lb, n» 2888, a = 38° ; le, n° 2889, a
Fig. 2a, b, c. — Face proximale examinée sous divers angles.
G x 11.000 env. (2a, n° 2877, a = 0° ; 2b, n» 2878, a = 15°; 2c, n° 2879,
62°).
= 67°).
PLANCHE VI
138
DENISE NOËL
PLANCHE VII
Fig. 1. — Podorhabdus cylindratus Noël, 1965, vu de profil. Kimméridgien supérieur, Armailles.
G X 10.000 env. (n° 5490).
Fig. 2. — Podorhabdus cylindratus Noël, 1965, face distale. Kimméridgien supérieur, Armailles.
G X 5.000 env. (n° 5489).
Fig. 3. — Podorhabdus cylindratus Noël, 1965, restes d’une coccosphère. Kimméridgien supérieur, Armailles.
G X 5.000 env. (n° 5329).
Fig. 4. — Polypodorhabdus escaigi Noël, 1965, face proximale. Kimméridgien supérieur, Armailles.
G X 20.000 env. (n° 5893).
Fig. 5. — Polypodorhabdus escaigi Noël, 1965, restes d’une coccosphère. Kimméridgien supérieur, Armailles.
G X 10.000 env. (n° 5892).
Fig. 6. — Polypodorhabdus escaigi Noël, 1965, face proximale, exemplaire à contreforts nombreux et
minces. Kimeridge Clay (Portlandien sens français), Chapman’s Pool (Comté de Dorset).
G X 10.000 env. '(n° 6672).
Fig. 7. — Polypodorhabdus escaigi Noël, 1965, face proximale. Kimeridge Clay (Portlandien sens fran¬
çais), Chapman’s Pool.
G X 20.000 env. (n° 6668).
Fig. 8. — Ethmorhabdus crucifer n. sp., holotype, restes d’une coccosphère : coccolithes se présentant
sur leur face distale (d), sur leur face proximale (p). Toarcien inférieur, Fécocourt.
G X 10.000 env. (n° 6051).
PLANCHE Vil
140
DENISE NOËL
PLANCHE VIII
Polypodorhabdus arclus n. sp. Toarcien inférieur, « Schistes carton » de Lorraine.
Fig. 1. — Côte à côte, un exemplaire vu par sa face distale (d), un autre par sa face proximale (p). Ancer
ville.
G x 10.000 env. (n° 6624).
Fig. 2. — Faces distales. Ancerville.
G X 10.000 env. (n° 6042).
Fig. 3. — Restes d’une coccosphère avec ses coccolithes diversement orientés. Ancerville.
G X 5.000 env. (n° 6038).
Fig. 4. — Restes d’une coccosphère : dans le coccolithe du coin inférieur gauche de la figure, on remar
quera une hampe, petite, bien conservée, faisant saillie au centre de l’aire centrale. Ancerville.
G X 5.000 env. (n° 6029).
Fig. 5. — Face distale. Fécocourt.
G X 10.000 env. (n° 5760).
Fig. 6. — Holotype, restes d’une coccosphère : coccolithes en faces distale et proximale. Fécocourt.
G X 10.000 env. (n» 6026).
PLANCHE VIII
142
DENISE NOËL
PLANCHE IX
Ethmorhabdus anglicus Rood, Hay et Barnard, 1971. Kimméridgien supérieur, Armailles.
Fig. 1. — Restes d’une coceosphère : coccolithes entiers vus par leurs faces distale (d) et proximale (p)
plus ou moins brisées ; hampes et fragments de hampe (h).
G X 5.000 env. (n° 5447).
Fig. 2. — F'ace distale.
G X 10.500 env. (n° 6587).
Fig. 3. — Restes d’une coceosphère. Certains coccolithes semblent présenter une grille avec trois cycles
concentriques de perforations.
G X 5.000 env. (n° 5440).
Fig. 4. — Détail d’une portion de la figure 1 : face distale (d), fragments de faces proximales et de
hampes (h).
G X 10.000 env. (n° 5446).
PLANCHE IX
75, 4
144
DENISE NOËL
PLANCHE X
Fig. la, b. — Elhmorhabdus gallicus Noël, 1965, face distale On remarquera les nombreuses perforations
de la grille voûtée, en contrebas de la couronne marginale. Oxfordien, Niort.
G X 11.000 env. (a : a = 0°, n° 2871 ; b : a = 53°), n° 2874).
Fig. 2. — Elhmorhabdus ànglicus Rood, Hay et Barnard, 1971, face distale d’un exemplaire ayant conservé
une très longue hampe centrale. Kimméridgien, Armailles.
G X 10.000 env. (n<> 5883).
Fig. 3. — Sollasites pristinus n. sp., holotype, restes d’une coccosphère : coccolithes sur leurs faces proxi¬
male (p), distale (d). Toarcien, Ancerville.
G X 10.000 env. (n° 6627).
Fig. 4. —■ Sollasites aff. pristinus, restes d’une coccosphère. Toarcien, Bouchy.
G X 10.000 env. (n° 6712).
PLANCHE X
146
DENISE NOËL
PLANCHE XI
Lotharingius barozi n. gen. n. sp. Toarcien inférieur, « schistes carton » de Lorraine.
Fig. 1. — Restes d’une coccosphère. Ancerville.
G X 10.000 env. (n» 6648).
Fig. 2. — Détail d’un coccolithe de la coccosphère précédente. Ancerville.
G x 20.000 env. (n° 6647).
F'ig. 3. —• Holotype, face distale. Ancerville.
G X 20.000 env. (n° 6642).
Fig. 4. — Face distale. Fécocourt.
G x 10.000 env. (n° 5778).
F’ig. 5. — Face distale légèrement de profil. Fécocourt.
G X 10.000 env.' (n° 5778).
Les cocolithes figurées en 4 et 5 faisaient partie de la même coccosphère.
Le cliché n° 5778 a dû être coupé en deux pour les besoins de la mise en page.
Fig. 6. — F’ace distale légèrement de profil : la hampe, brisée près de sa base, est néanmoins restée en
place. Ancerville.
G X 20.000 (n° 6641).
Fig. 7. — Restes d’une coccosphère : coccolithes sur leurs faces proximale (p), distale (d). Ancerville.
G X 10.000 env. (n° 6645).
PLANCHE XI
148
DENISE NOËL
PLANCHE XII
Calyculus cribrum n. gen. Toarcien inférieur, « schistes carton » de Lorraine.
— Holotype, restes d’une coccosphère (coecolithes vus par leur face distale). Fécocourt.
G X 10.000 env. (n° 6049).
— Face distale; un gros cristal de calcite barre l’aire centrale. Ancerville.
G X 10.000 env. (n° 6657).
—- Divers exemplaires cassés transversalement (x) ; on remarquera la profondeur de la zone cen¬
trale. Fécocourt.
G X 5.000 env. (n° 5760).
Fig. 4. — Grille détachée du reste du coccolithe. Ancerville.
G X 20.000 env. (u° 6659).
Fig. 5. — Face proximale ; on remarquera la forme des éléments (—>) constituants formant la ceinture
basale. Ancerville.
G X 20.000 env. (n° 6654).
Fig. 1.
Fig. 2.
Fig. 3.
PLANCHE XII
150
DENISE NOËL
PLANCHE XIII
Palaeopontosphaera dubia Noël, 1965.
Fig. 1. — Coccosphère ; certains des coccolithes ont conservé leur petite hampe centrale. Kimméridgien
supérieur, Armailles.
G X 10.000 env. (n° 5457).
Fig. 2. — Coccosphère ovoïde ; on remarquera le nombre élevé des coccolithes formant la coque. Kimmé¬
ridgien supérieur, Armailles.
G X 10.000 env. (n° 5455).
Fig. 3. — Face distale d’un coccolithe isolé ; la hampe brisée laisse voir son canal central circulaire. Toar-
cien inférieur, Fécocourt.
G X 10.000 env. (n° 6003).
Fig. 4. —• Autre coccosphère à très nombreux coccolithes dont la plupart ont conservé leur hampe cen¬
trale. Kimméridgien supérieur, Armailles.
G X 11.000 env. (n° 5467).
Fig. 5. — Coccosphère ouverte ; on distingue ainsi les coccolithes par leur face proximale (p). Onremar-
quera également les disques distal et proximal d’un coccolithe s’engrenant avec ceux des coccolithes
voisins pour assurer une certaine rigidité à la coccosphère. Kimméridgien supérieur, Armailles.
G X 10.000 env. (n° 6562).
PLANCHE XIII
152
DENISE NOËL
PLANCHE XIV
Fig. 1. — Nombreuses coccosplières d 'Ellipsagelosphaera commuais (Reinhardt) Perch-Nielsen, 1968,
jointives, formant l’essentiel de la roche. Banc blanc : Kimeridge Clav (Portlandien sens français),
Chapman’s Pool. Comté de Dorset.
G X 2.000 env. (n° 4642).
Fig. 2a, b, c. — Ellipsagelosphaera commuais (Reinhardt) Perch-Nielsen. Exemplaire examiné sous divers
angles (face distale, profil). Oxfordien, Niort.
G X 5.000 env. (2a : a = 0°, n° 2866 ; b : a = 30°, n° 2867 ; c : a = 72°, n° 2869).
Fig. 3a, b. — Ellipsagelosphaera commuais (Reinhardt) Perch-Nielsen, face proximale. Oxfordien, Niort.
G X 5.000 env. (a : a = 0°, n° 2928 ; b : a = 40°, n° 2929).
Fig. 4. — Ellipsagelosphaera commuais (Reinhardt) Perch-Nielsen, face distale. Oxfordien, Niort.
G X 5.500 env. (n° 2884).
Fig. 5. —- Détail de la zone centrale de 4 ; les éléments verticaux du tube central se distinguent très nette¬
ment.
G X 11.000 env. (n° 2885).
Fig. 6. — Ellipsagelosphaera britannica (Stradner) Perch-Nielsen, face proximale. Banc blanc, Kime¬
ridge Clay (Portlandien sens français). Chapman’s Pool (Comté de Dorset).
G x 5.500 env. (n° 5610).
Fig. 7. — Ellipsagelosphaera britannica (Stradner) Perch-Nielsen, face proximale. « Oil Shale » Kimmé-
ridgien supérieur (sens anglais) (zone à Wheatleyènsis). Chapman’s Pool.
G X 5.000 env. (n° 572 / i).
Fig. 8. — Ellipsagelosphaera reinhardti (Rood, Hay et Barnard) nov. comb., face proximale. Banc blanc,
Kimeridge Clav (Portlandien sens français), Chapman’s Pool.
G X 10.000 env. (n° 6670).
PLANCHE XIV
^ O
154
DENISE NOËL
PLANCHE XV
Fig. 1. — Cyclagelosphaera margereli Noël, 1965, faces distales et moules. Kimméridgien supérieur, Armailles.
X 5.000 env. (n° 5335).
—- Schizosphaerella punctulata Deflandre et Dangeard, 1938. Toarcien inférieur, Fécocourt.
2. — Surface de la roche où les schizosphères très abondantes sont jointives.
G X 2.000 env. (n° 5753).
3. — Détail d’une hypovalve avec son ouverture circulaire bordée par une gouttière dans laquelle
s’emboîte l’épivalve.
G X 5.000 env. (n° 5754).
4. —- Détail de U structure.
G X 10.000 env. (n° 5750).
PLANCHE XV
Bull. Mus. Hist. nat., Paris, 3 e sér., n° 75, sept.-oct. 1972,
Sciences de la Terre 14 : 95-156.
Achevé d’imprimer le 30 mai 1973.
IMPRIMERIE NATIONALE
2 564 003 5