ISSN 0181-0642
BULLETIN
du MUSÉUM NATIONAL
d’HISTOIRE NATURELLE
PUBLICATION TRIMESTRIELLE
SECTION C
sciences de la terre
paléontologie
géologie
minéralogie
4 e SERIE T. 1 1979 N°2
Paru le 30 juin 1979
BULLETIN
du
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
57, rue Cuvier, 75005 Paris
Directeurs : P r ® E.-R. Brygoo et M. Vàchon.
Comité de rédaction : MM. et M mea M.-L. Bauchot, E.-R. Brygoo, J. Dorst,
P. Dupérier, C. Dupuis, J. Fabriès, J.-C. Fischer, N. Hallé, J.-L. Hamel,
S. Jovet, R. Laffitte, Y. Laissus, C. Lévi, D. Molho, C. Monniot,
M. Vacuon.
Fondé en 1895, le Bulletin du Muséum d'Histoire naturelle est devenu à partir de 1907 :
Bulletin du Muséum national d,’Histoire naturelle. Des travaux originaux relatifs aux diverses
disciplines scientifiques représentées au Muséum y sont publiés. Il s’agit essentiellement
d’études de Systématique portant sur les collections conservées dans ses laboratoires, mais
la revue est également ouverte, depuis 1970 surtout, à des articles portant sur d’autres
aspects de la Science : biologie, écologie, etc.
La 1 re série (année 1805 à 1928) comprend un tome par an (t. 1 à 31), divisé chacun en
six fascicules regroupant divers articles.
La 2® série (années 1929 à 1970) a la même présentation : un tome (t. 1 à 42), six fasci¬
cules par an.
La 3 e série (années 1971 à 1978) est également bimestrielle. Le Bulletin est alors divisé
en cinq Sections et les articles paraissent par fascicules séparés (sauf pour l’année 1978
où ils ont été regroupés par fascicules bimestriels). Durant ces années chaque fascicule et>t
numéroté à la suite (n 08 i à 522), ainsi qu'à l'intérieur de chaque Section, soit : Zoologie,
n°® 1 à 356 ; Sciences de la Terre, n os 1 à 70 j Botanique, n 08 1 à 35 ; Écologie générale,
n°* 1 à 42 ; Sciences physico-chimiques, n°® 1 à 19.
La 4 e série débute avec l’année 1979. Le Bulletin est divisé en trois Sections : A : Zoolo¬
gie, biologie et écologie animales — B : Botanique, biologie et écologie végétales et phyto¬
chimie — C : Sciences de la Terre, géologie et paléontologie. La revue est trimestrielle ;
les articles sont regroupés en quatre numéros par an pour chacune des Sections ; un tome
annuel réunit les trois Sections.
S’adresser :
— pour les échanges, à la Bibliothèque centrale du Muséum national d’Histoire naturelle,
38, rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75005 Paris, tel. 331-71-24 ; 331-95-60.
— pour tes abonnements et achats au numéro, au Service de vente des Publications
du Muséum, 38, rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75005 Paris, tel. 331-71-24 ; 331-95-60.
C.C.P. Paris 9062-62.
— pour tout ce qui concerne la rédaction, au Secrétariat du Bulletin, 57, rue Cuvier,
75005 Pans, tél. 587-19-17.
Abonnements pour l’année 1979
Abonnement général : 640 F.
Section A : Zoologie, biologie et écologie animales : 490 F.
Section B : Botanique, biologie et écologie végétales et phytochimie : 100 F.
Section C : Sciences de la Terre, paléontologie, géologie, minéralogie : 130 F.
BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
/ i° série, 1, 1979, section C (Sciences de la Terre, Paléontologie, Géologie, Minéralogie), n° 2
SOMMAIRE
D. Nolf et H. Lapierre. — Otolithes de Poissons nouveaux ou peu connus du
Calcaire Grossier et de la Formation d’Anvers (Eocène du Bassin parisien)... 79
II. Thomas. — Le rôle de barrière écologique de la ceinture saharo-arabique au Mio¬
cène : arguments paléontologiques. 127
P. Brébion. — Iconographie critique des Gastéropodes marins du Pliocène
supérieur et du Quaternaire marocains atlantiques. 137
1 ,
23
Bull. Mus. nain. Hist. nat., Paris, 4 e sér., 1, 1979,
section C, n° 2 : 79-125.
Otolithes de Poissons nouveaux ou peu connus
du Calcaire Grossier et de la Formation d'Anvers
(Ecocène du Bassin parisien)
par Dirk ,\olf et Hervé Lapierre *
Résumé. — De nouveaux échantillonnages dans le Bassin parisien ont livré une faune de
98 espèces de Téléostéens : 3 proviennent de la Glauconie Grossière, 76 du Calcaire Grossier et
45 de la Formation d’Auvcrs. 18 espèces nouvelles oui été introduites : t> genun < lupeidnriun »
srhultzi, « genus ( iipruidaruni » sunodcir, « gemui ('bnndidarurn » inflnlus, « genus Chandidarum »
sieurbauti, Martine esrlmiet/eri , n gênas ait. Gazza » pentagnrndis, gênas l.unigiuithidarinn » ber-
eherensis, Ortlmprislis treivaoasiie, Para pris! ipnma hnuayi, Pagellus fnlletli, Tn.toles ivlieelrri, Cepola
massivu. « gênas Opistagnatliiihirun) » hlnti, « genus lUennudarutn » blnndeuui, Halinphis colletti,
CalUonytnu* lerenardi. « gênas liuthidarum » biarulentu» et « gênas Salealaraai » seliultzei. La Faune
du Calcaire Grossier comporte 29 (38%) espèces exclusivement connues de celle formation, et
ri’a que 24 espèces en commun avec la Formation d’Auvers. La faune d’Auvers ne comporte que
12 (27 %) espèces exclusives. Les différences peuvent s’expliquer par le type de milieu sédimen-
taire ; la nature sableuse de la Formation d' Anvers se rapproche davantage des gisements d'âge
comparable du Bassin belge et du sud de l'Angleterre.
Abstract. - New sarnples front Die I’aris Bassin providcd a lanna oF 98 Telcost speeies. 3
oceur in the Glauconie Grossière. 76 in t.he Calcaire Grossier and 15 in the Anvers Formation.
18 new speeies are introdmed : « gênas (lupeidarani s srhultzi , « gênas ('apnndariun » snnndae,
« gênas Ckundîdarui» inflnlus , « gênas < bantlidarnia )> steurbnnti, Mnrnnt eselnaeyeri. a genus a (T.
Gazza ii pentagonal ts, « gênas Leiiignnlhidnra.ni » beeeheeensis , Orlbnpeislis leeieaeasne Paraprtsti-
pnrna baeapi. Pagellus follet h , Tacutes lebeelerei, Ce polo mossii’u , « gênas (J pislugnnlh alarma « htoli,
« genus Mon ni idarum <> blnndeaui , Ihdtuphis collelli, Cullionymwt lererwnli , c genus Hulhiilnrurn »
bine aient us et « genus Soleidaruin •> xrlndtzei The FaO'ia pf the Calcaire Grossier lias 29speeies exclu¬
sive to this Formation, and onlv shares 24 witli lhe Anvers Formation. The Anvers Fauna has
only 12 (27 %) exclusive speeies. Thoso différences probaldy rnay be assignated to the sedimen-
tary environment , t he sand v bot loin of the Auvers Formation being more analogous t o lhe deposits
of eorresponding âge in the Belgian Bassin and in Southern Fngland.
Introduction
Dans quatre notes précédentes (Nolf, 1973a, 1975a et b ; Nolf et Cappetta, 1976),
nous avons fait connaître les otolithes d’environ 60 espèces de poissons téléostéens du Bassin
de Paris. Actuellement, d’importants matériaux nouveaux s’ajoutent à celle faune. Ils
* D. Nolf, Dr. se., Laburalorium voor Paléontologie , Krijgslaan ~î I, B-9000 Cent, Belgique.
H. Lapiekre, Dr. sc., Maître de Herhsrches à l'INRA , G NBA, rte île Saint-Cyr, 18000 Versailles (France ).
•s 's
• î*
• — <
Figuration dans la présente
Otolithes éocènes du Bassin de Paris g «
z- ’f-
~
note ou références bibliogra¬
ü
phiques
5
w 1
£
OSTEOGLOSSID A K
<c genus Osteoglossidonun » acutanguhls (Stinton, 1977)
C
Noef et Cappetta, 1976 : 254
O.SMEB1DAE
« geaus alî. Osmerus » hampshirensis (Schubert, 1916)
C
A
PI. 1, 1.-3
Albulidaf.
Albulu burlnnensis Frost, 1933
P
A
Note, 1975a : 145
Pterolhrissun proiensus Stinton, 1975
-
c
A
PI. 1, 5-7
NoTACANTIIIDAE
Nntaranthu.i sp.
c
PI. 1,17
MlJRAKNTDAF.
« gênas Muraenidarum » sp.
c
PI. 1, Kl
Muraenesoc.joae
Muramenas spatulus Nolf et Cappetta, 1976
c
A
Note et Cappetta, 1976 : 255
CoNGRIDAE
Paraconger sauva gei \ Priera, 1906)
c
A
PI. 1, 9
Paraconger sp.
A
PI. I, 15-16
« genus ait. Pseudopbieblbi/s » gutiulus Stinton, 1975
c
Nolf et Cappetta, 1976 : 255
0 P HIC H THYIDAE
« genus ? Opliirlithi/idaritin » diagonalis (Stinton et Nolf, 1970)
c
A
Nolf, 1973e : 139
ChIROCENTRIDAK
Chirocentrus e.vilis Stinton, 1977
c
A
PI. Il, 1-3
Cl-TJPEIDAF,
Ptrumeus undatus Stinton, 1977
-—
A
PI. Il, 5
« genus H |f, l\ ninixh'Us » sp.
A
PI. 11,8
Pellofia sp.
c
PI. II, Il
.S ardinaps sp.
c
—-
Noie, 1973 : 140
<l genus Clupeidurum » schullzi a. sp.
c
PI. Il, 12 et 13
Ariidae
Arias planas Frost, 1931
c
PI. II. 14
Synodontidae
Sauridu rerta (Frost, 1933)
c
Note et Cappetta, 1976 : 256
u genus Sj/nodorilidararn » inter médius Nolf et Cappetta, 1975
c
Nolf et Cappetta, 1976 : 256
K genus SijnudiiTiiidurant » sp.
c
Note et Cappetta, 1976 : 257
Antennaridae
<c genus A ntrnnuriidttrurn » sp.
c
PI. 11. 22 pt 23
Ophidiidae
Dinemalielultpx suhfegularis (Schubert, 1916)
c
A
Note et Cappetta, 1976 : 257
(j'entjpterux reiiangularis Nolf, 1973
c
—•
Nolf, 1973e ; 142
1 1
lloplabrafulu lerirhei Stinton et Nolf, 1970
c.
Nolf, 1973e ; 140
Lepophiduru uvqualis Stinton et Nolf, 1970
c
A
Note, 1973e : 142
Lepopophidium regularis (Priem, 1911)
c
Nolf et Cappetta, 1976 : 257
Ügilbici sulcala (Nolf, 1973)
c
A
Nolf, 1975a : 147
Ophidiidae ( suite )
Carapidaf.
IIemiramphidae
Cyprinodontidaf.
Berycidae
Myripristidae
Antigoniidae
Caproidae
Veliferjdae
Scorpaeinidae
Plat a- ceph a r. i d a e
Incertae sedis
Chandtdae
Moronidaf.
SeRRANIDAE
Otolithes éocènes du Bassin de Paris
Figura lion dans la présente
note ou références bibliogra¬
phiques
Sirembo conaexus Stinton, 1977
u genus Ophidndarutn " angustus (Stinton, 1977)
« genus OpIiidiUUirurn » dimidiatus Schubert, 1916
« genus Ophiiliidarum » spimmus Nolf et Cappetta, 1976
Jordanieus lisus Nolf, 1976
« genus If g mira mp hit lu ru ni « sp.
« genus CyprinodontfduruM u sp.
1' racbiebthnd.es patleranni Nolf, 1975
« genus Myripristidumm « prierai (Schubert, 1976)
Anligunia ungusla Stinton et Nolf, 1970
« genus Cttpruidar'uw a sonodae u. sp.
<i genus aff. Velifer « aculirostrum (Nolf, 1975)
Scarpaena sp.
Platyçephcdus aculeatus Stinton et Nolf, 1970
Plalycephulus janeti (Prient», 1911)
l’lutyceplialus sp.
« genus Srarpaenifnrrruiruin » sp.
('blinda bohUtei Nolf cl Cappetta, 1976
('banda nielderteusis i Nolf, 1975)
« genus Cbandidamm » eleetilis (Stinton et Nolf, 1970)
u genus Chùndidaruni » injlutus n. sp.
n genus Cbandidarurn d sleurbauli n. sp.
Moro ne esrhmcyeri n. sp.
Centropristvs exsculptus Stinton et Nolf, 1970
Epinephelus pastungulntns Nolf, 1973
Epinephelus sp.
« genus ail'. Paralubrùx » sp.
G
G
C
C
C
— c
c
c
c
c.
c
c
c
c
c
c
c
c
c
c
c
c
PI. II, 17
IM. Il, 15
A PI. Il, 18-21
Xofl et Cappetta, 1976 : 258
Noie, 1973c : 143
A PI. 11. 21
PI. II, 25
A Nolf, 1975a : 147
A PI. III, 1
Nolf, 1973c : 143
PI. III, 3
Nolf, 1973c : 150
Nolf, 1973c ; 143
A Nolf, 1973c : 144
Nolf, 1973c : 144
Nolf et Cappetta, 1976 : 259
Nolf et Cappetta, 1976 : 259
Nolf et Cappetta, 1976 : 260
Noi,f et Cappetta, 1976 : 261
Noi.f, 1973r : 1 44
A PI. 111,5-7
PI. III, 8-10
PI. fil, 11-13
Nolf et Cappetta, 1976 : 261
A Nolf, 1975a : 150
A Nolf, 1975a : 150
Noi.f et Cappetta, 1976 : 261
Otolithes éocènes du Bassin de Paris
Glauconie
Grossièi
Calcaire
Grossie
O ?
• —t r'
fjj
S n3
O
C—*
Figuration dans la présente
note ou références bibliogra¬
phiques
Kuhliidae
Kuhlia cottreaui (Priera, 1912)
_
C
A
PI. 111, 15-17
Priacanthidae
Pristigeni/x caduca Nolf, 1973
C
A
Noi.f, 1973c : 115
Prixligenyx rutoti (Leriehe, 1905)
C
Noie, 1973c : 115
Apocomdae
Apogon macrotepix Storms, 1898
G
c
A
Noi e et Cappetta, 1976 : 262
Lactariidae
Laetariuif ainptux Pomcrol, 1973
c
A
Noi.p, 1975a : 150
Carangidae
Parastromaleus tueernei Nolf, 1973
c
Not.f, 1973c : 115
Menidae
Mette sekharnni Nolf et Cappetta, 1976
c
A
Noi.f et Cappetta, 1976 : 262
Leiognathidae
« genux a(T. (Jttzza « peHtagonalis n. sp.
c
A
PI. III, 23-26
e gentix Leioguutliidaruni » bereherensix n. sp.
c
PI. III, 18 cl 19
Lutianidae
« gemix aff. Caesia » bourdoti (Priera, 1906)
c
Noi.f, 19756 : 205
Gerridae
« genttx ? flerridannn » sp.
A
PL 111, 29 et. 30
P OM ADASYID A E
Orthopristis gaodj/i Nolf, 1975
c
A
Noi.f, 1975a : 151
Ortlwprislis ltewavasue n. sp.
c
A
PI. IV, 15-20
Parakuhlia sp.
A
Noi.f, 1975a : 151
Piiraprisliponm, havtttji o. sp.
c
PI. IV, 23-21
Xenix! lux publier (Frosl, 1931)
A
PI. IV, 22
« gcnux Powaduxijidaniw » kokeni. (Leriehe, 1905)
c
A
Nolf et Cappetta, 1976 : 263
« gcnux Paint)dnxtjidarutn i> kotthausi (Nolf, 1973)
c
PI. V, 1-3
« gcnux Pnnutdnsyidarum » lerichei (Nolf, 1973)
c
Nolf et Cappetta, 1976 : 263
Sparidae
Ublado joueti SliuUui et Nolf, 1970
c
Nolf. 1973c : 117
Pttgellud fullelli n. sp.
A
PI. V, 8 et 9
Spurux sp.
A
Noi.f, 1975a : 153
Pente.r i('heimerius) laekenienxis Van Beneden, 1872
A
PI. V, 7
Muludae
Mut lux sp.
c
A
Nolf et Cappetta, 1976 : 264
Toxotidae
Toitolex tcheeleri n. sp.
c
PI. V, 10
Chaetodontid A F.
Pumacanlhus fiichi Nolf, 1973
c
•—
Noi.f, 1973c : 147
Cepolidae
C'epola bnrlonensix Schubert, 1916
c
Nolf, 1973 : 119
Cepola massiva n. sp.
A
PI. V, 11-15
Otoi.ithes kücènks du Bassin de Paris
Figuration dans la présente
note ou références bibliogra¬
phiques
3 "B
nï O
ü O
r.
• S >
■e 3
3 <
^ -O
Incertae sedis
Sl’HYRAENIDAE
Opistognaïh idae
Trachinidae
Blennidae
CoNGROUADlIJAK
Callionymibae
SCOMBRIDAE
Centrolophidae
Stromateidae
PSETTODIDAE
Bothidae
SoLEIDAE
« genus Percoideorum » fercourtensis (Nolf, 1973)
Spltyraena sp.
« genus Opistognatkidarum » bloti n, sp.
Trachinus sp.
Exallias Oectensis Nolf, 1973
« genus Blenniidarum » blondeaui n. sp.
HaUupbis colletU n. sp.
Callùmyrnus lerenardi n. sp.
Pneumatopharus eundus Nolf, 1973
« genus Centrolaphidarum » confinis (Nolf, 1973)
Slromaleus brailloni. Nolf, 1975
Psettodes oedelernensis Nolf, 1973
Pseltodes spinosus Nolf, 1973
« genus Bolhidarum » biaculeatus n. sp.
« genus Soleidarum » schultzei n. sp.
G
— C
G
C
G A
— G
C A
G
A
A
A
G —
— C
C A
A
Nolf et Gappktta, 1976 : 265
Nolf et Gappeita, 1976 : 265
IM. V, itf-20
PI. V, 26 et 27
Nolf, 1973c : 149
PI. V, 21-25
PI. VI, 3-7
PI. VI. 11 et 12
PI. VI, 13
PI. VI, 14
Nolf, 1975a : 154
Nolf, 1973c : 130
Nolf, 1973c : 150
PI. VI, 15-20
PI. VI, 21-25
— 84 —
proviennent surtout de gros prélèvements de la Formation d’Anvers dans une nouvelle
sablière à Ronquerolles et de tamisages à mailles de 0,5 mm dans plusieurs gisements de la
zone IV du Caleaire Grossier. Ces derniers se situent, pour la plupart dans l’ouest du Bassin
parisien. Généralement d’origine très entière, ces gisements se sont révélés riches en formes
très littorales ou saumâtres, non encore connues dans le Caleaire Grossier.
X ne reconstruction faunique basée sur des otolitlios fossiles dépend de la qualité de la
collection de référence d’espèces actuelles avec lesquelles les spécimens fossiles sont comparés ;
ainsi nous avons pu, grâce â l'acquisition de nombreuses nouvelles espèces, apporter cer¬
tains amendements à nos attributions génériques antérieures.
Liste des gisements avant fourni des otoi.ithi:s
Afin de présenter un aperçu aussi complet que possible, tous les gisements dont nous avons
déjà étudié des otolithes sont signalés dans la liste ci-dessous. Ceux n’avant pas encore fait l’objet
d’une étude sont marqués d’un astérisque.
Gisement dans la hase du Caleaire Grossier (Glauconie GrossièreJ
* Vernbiui. : Feuille XXII1-12 (Oeil) 1/50 000, x = 014 100: y = 174 200. Échantillonné par
11. La pi eh HE. Prélèvement : environ 100 kg.
Gisements dans le Caleaire Grossier (tous situés dans l’assise IV, de M. Leeiciic, 1912 = zone IVa
de H. Abrard, 1025, d’A. Huinbf.au. 1905).
* Bkrchères-ser-Vksgbe : Feuille XX1-14 (Houdan) 1/50 000, x = 543 470; y — 120 730.
Échantillonné par II, Lapierhk. Prélèvement ; environ 300 kg.
Château-Rouge ■ houille XXII1-12 (Creil) 1/50 000, x = 595 000, y — 177 775. Échantillonné
par 1). JNoi.r. Prélèvement : environ 000 kg.
Chaumont-en-Vexin : Feuille XXI1-12 (Méru) 1/50000. x = 560000, y = 173250. Échantillonné
par I). Noi.e. Prélèvement : environ 20 kg.
CoNi>É-KN-liniK : Feuille XX VI-13 (Château-Thierry) 1/50 000, x = 088 750, y = 145 750. Echan¬
tillonné par II. Cappftta. Prélèvement : environ 30 kg.
Damera - : Feuille XXVII-13 (Kpernay) 1/50 000, x = 711 200, y = 154 900. Échantillonné par
H. Cappf.tta, Prélèvement ; environ 30 kg.
Fehcourt : Feuille XXIII-12 Creil) 1/50 000, x - 593 900, y = 179 000. Échantillonné par
I). Noi.f et H. Lapierre. Prélèvement, environ 1000 kg.
* Mon ri h au vet . Feuille XXI-14 (lloudan) 1/50 000, x = 547 900, y - 132 000. Échantillonné
par 11. Lapi t n iuî. Prélèvement : environ 50 kg.
* Montmiram. : Feuille XXVI-14 i Montmirail) 1/50 000, x = 087 000, y = 130 950. Echantillonné
par D. Noj.i'. Prélèvement ; environ 500 kg.
* Pahnes : Feuille XXl-12 (llisors) 1/50000, x = 558 230, y = 107 000. Échantillonné par
II. Lapieiire. Prélèvement : environ 400 kg.
* Saint-L rntN-DE-i. v-l Paye : Feuille XXI-14 (lloudan) 1/50 000, x = 544 000, y — 125 350.
Échantillonné par II. Lapierrk. Prélèvement : environ 500 kg.
* Saulx-M arch aïs : Feuille XXII-14 (Versailles) 1/50 000, x = 563 400, y = 127 530. Echantil¬
lonné par II. La pierre. Prélèvement : environ 100 kg.
* Ben nes : Ferme de l’Orme (cité sous ce dernier nom dans le texte) : Feuille. XXII-14 (Versailles)
1/50 000, x — 504 000, v = 127 000. Échantillonné par IL Lapikhre. Prélèvement : environ
500 kg.
* Thionville-si r-Opton : Feuille XXI-15 (Nogent-le-Roi) 1/50 000, x = 540 580, y = 119 600.
Échantillonné par IL Lapierre. Prélèvement. : environ 200 kg.
— 85 —
* Thivi-hvai. : Feuille XXIl-l'i (Versailles) 1/50 000, x = 569180, y = 127 210. Échantillonné
par II. L.\pieii nr. Prélèvement : environ 200 kg.
* Vit ; i.ikks-Saiint*Fki':dkkic : Feuille XI1-14 (Versailles) 1/50 000, x = 566 340, y — 125 000.
Échantillonné par 11. Lapierre. Prélèvement : environ 500 kg.
Gisements dans la Formation d'Auvers incluant les faciès tl’Auvers, du (luépelle, de Beauehamps)
* Ronvukkoi.les : Feuille XX1II-R (Lreil) 1/50 000, x — 500 275, y = 162 300. Échantillonné
par 11. Larikkre, l>. Noi.f et F. Strirhait. Prélèvement : environ 3000 kg.
Viliæbon, Le Crilépelle : Feuille XXIV-13 (I)ammartin-en-Goële) 1/50000, x — 614 150. y =
152 170. Échantillonné par I). Noi.f. Prélèvement : environ 500 kg.
Fig. 1. — Gisements du Calcaire Grossier et de la Formation d’Auvers ayant fourni des otolithes.
ÉTUDE SYSTÉMATIQUE DES ESPÈCES NOUVELLES Ol
SUJETTES A CAUTION
La classification adoptée est en principe celle de. Greenwood, Rosen, Weitzmann
et Myers (1966), tenant compte des modifications apportées par Rosen (1973), Patterson
et Rosen (1977) et Greenwood (1977).
Genre : afT. OSMERUS Lacepède, 1803
Espèce-type : Salmo eperlanus Linnaeus, 1758
« genus afT. Osmerus » hampshirensis Schubert, 1916
(PI. I, 1-3)
Voir synonymie dans Nom», 1975 : 146. Ajouter :
Osmerus seul plus Stinton, 1977 : 77, pl. 5, fig. 16 et 17.
Osmerus delicnlulus Stinton, 1977 : 78, pl. 5, fig. 18 et 19.
Osmerus hampshirensis (Schubert, 1916). — Stinton, 1977 : 78, pl. 5, fig. 20, pl. 6, fig. 1.
Osmerus cohellensis Stinton, 1977 : 79, pl. 6, lig. 2 et 3.
— 86 —
Matériel et localités. — Une centaine d'exemplaires. Calcaire Grossier, loc : Ber-
ehères, Fercourt, Ferme de l’Orme, Montmirail, Saint-Lubin-de-la-Haye, Saulx-Marchais,
Thionville, Thiverval, Villiers ; Formation d’Auvers, loc. : Konquerolles, Villeron.
Les trois espèces nouvelles proposées récemment par Stinton (1977), ne représentent
en fait que quelques cas particuliers, qui se rangent parfaitement dans la variabilité des
ololillies de « genus ali’. Osmerus » harnpshirensis que nous avons pu constater sur notre
matériel. Parmi nos spécimens, certains sont de petite taille (pl. I, 2), d’autres exemplaires
ont des dimensions considérables, inconnues jusqu’à présent. Bien que ces fossiles ressem¬
blent assez bien aux otolilhes de l’espèce actuelle Osmerus eperlanus Linnaeus, 1758 (pl. I,
4), nous préférons une détermination générique moins rigoureuse.
En dehors du Bassin de Paris « genus alT. Osmerus » hampshireneis est connu de l’Eocène
anglais (toutes les formations du « Bracklesham Group », et de la Bretagne (Sables du Bois-
Gouct).
Genre : PTEROTHRISSUS Hilgendorf, 1877
Espèce-type : Pterothrissus gisu Hilgendorf, 1877
Pterothrissus protensus Stinton, 1977
(Pl. 1, 5-7)
Pterothrissus protensus Stinton, 1977 : 30, pl. 1, fig. 9 et 10.
Matériel et localités. — Une cinquantaine d’exemplaires. Calcaire Grossier, loc. :
Berehères, Saint-Lubin-de-la-IIave, Saulx-Marchais, Thiverval, Villiers ; Formation d’Au¬
vers, loc. : Bonquerolles.
La forme très allongée des otolithes de cette espèce permet de les distinguer de celles
de toutes les autres espèces du genre Pterothrissus.
Dans la faune actuelle, le genre Pterothrissus est représenté par deux espèces, P. belloci
Cadenat, 1937 (côtes ouest-africaines) et P. gisu Hilgendorf, 1977 (pl. I, 8) (domaine indo¬
pacifique). C’est de P. gisu que l’espèce fossile se rapproche le plus.
Genre NOTACANTHUS Bloch, 1788
Espèce-type : Notacanthus chemnitzii Bloch, 1788
Notacanthus sp.
(Pl. I, 17)
Matériel et localité. — Une otolithe. Calcaire Grossier, loc. : Thiverval.
Il s’agit d’une très petite otolithe, montrant tous les caractères de celles du genre
Notacanthus (voir pl. I, 18 : N. mosleyi ; et pl. 1, 19-21 : N. sexspinis Richardson, 1846).
— 87 —
Oji notera cependant les grandes variations que Ton constate chez les otolithes actuelles,
ainsi que l’aspect irrégulier, rugueux, de leur face interne, même chez des otolithes fraîche¬
ment extraites. De ee fait, il est extrêmement difficile de juger de l’état de conservation
d’un exemplaire fossile de ce genre. C’est la raison pour laquelle un doute subsiste toujours
dans le cas de telles identifications.
“ genus Muraenidarum ” sp.
(PL I, 10)
Matériel et localité. — Une otolithe. Calcaire Grossier, loc. : Thiverval.
Une toute petite otolithe un peu érodée peut être attribuée à la famille des Muraenidae,
en raison de la présence d’un petit prolongement étroit situé à la partie postérieure de sa
cauda. Il s’agit d’une caractéristique que l’on trouve chez presque toutes les Muraenidae.
11 importe d’insister iei sur Je fait que les Muraenidae sont des poissons anguilliformes vivant
dans des trous et. des crevasses de milieux rocheux ou coralliens. La présence de ces oto¬
lit h es dans des associations de fonds mous et plats, tels que ceux dont, provient le matériel
décrit dans la présente note, est extrêmement rare. .Nous figurons à l'appui de notre déter¬
mination générique des otolithes des Muraenidae actuels Arndha zébra (Shaw, 1797) (pl. I,
14), Gymnothorax nigromarginatus (Girard, 1859) (pl. 1, 13), G. saxicola Jordan et Davis,
1892 (pl. 1, 12) et II hi nom amena quaesita Garman, 1888 (pl. 1, 22).
Genre : PARACONGER Kanazawa, 1961
Espèce-type : Echelus caudilimbatux Poey, 1867
Paraconger sp.
(Pl. I, 15-16)
Ma tériel et localité. — Quatre otolithes. Formation d’Auvers, loc. : Ronquerolles.
Quatre petites otolithes provenant d’individus juvéniles se distinguent de celles de
Paraconger saucagei (Priern, 1906) (pl. I, 9), espèce courante de Pliocène Moyen et Supérieur,
par leur forme plus allongée, la convexité relativement faible de leur lace interne, leur lace
externe légèrement bombée, et la présence d’un angle dans la portion antérieure de leur
bord ventral. Nous les comparons à celles de l’espèce actuelle Paraconger californiensis
Kanazawa, 1961 (pl. I, 23), à l’appui de notre identification générique.
— 88 —
Genre : aff. PSEUDOPHICHTHYS Roule, 1915
Espèce-type : Pseudophichthys latedorsalis Roule, 1915
« genus aff. Pseudophichthys » guttulus (Stinton, 1977)
Promyllantor guttulus Stinton, 1975 : 45, pl. 3, fig. 3.
Genus aff. Promyllantor sp. — Non cl Cappella, 1976 : 255.
Matériel ht localité. — Le spécimen du Calcaire Grossier de Château-Rouge,
signalé dans Nolf et Cappetta, 1977 : 255.
Récemment, nous avons eu l’occasion d’examiner les types des quatre nouvelles espèces
de Promyllantor , proposées par Stinton : 1975). La photographie de l'holotype de P. guttulus
présentée par eel auteur suggère une otolitlie droite roulée et figurée avec le hord ventral
vers le haut. Lu fait, il s’agit bien d’une otolitlie gauche, comme le précise l’explication de
la planche, et son état de conservation est lion. C’est à cette espèce- qu’appartieul le spéci¬
men que nous avions déjà cité du Bassin parisien sous le nom de « genus aff. Promyllantor » sp.
L'holotype, ,( only known recognisable speeimen » (Stinton, 1975 : 45) de P. impletus
Stinton, 1977. est probablement un exemplaire fortement érodé de ti genus ? Ophichlhyi-
darum « diagonalis (Stinton, et Nolf, 1970). L’holotype et unique spécimen de P. fasti-
gatus Stinton, 1977, est, une otolitlie de poisson juvénile. Sa conservation est plutôt mauvaise,
il vaut mieux rejeter cette espèce puisqu’il n'y a aucune garantie qu elle n’appartienne
pas à un spécimen juvénile des nombreuses autres espèces de Congru!ar connus dans l’Eocène
anglais.
Lutin P. similis, Stinton, 1977, dont l’holotype est encore l’unique spécimen, montre
une érosion d’intensité peu commune, justifiant pleinement le rejet de l’espèce.
Toutes les déterminations génériques des espèces que F. Stinton réfère au genre Pro¬
myllantor Alcock, 1890, sont basées sur une comparaison avec l’espèce actuelle Pseudo¬
phichthys macro paris Kotlhaus, 1968.
Le genre Pseudophichthys Roule, 1915, a été mis dans la synonymie de Promyllantor
par .1. B. Noiima.n (1966 : .154), avis suivi par F. Stinton. D’après une récenlc révision de
1). G. Smith et B. II. Kanazawa (1977 : 542) cependant, Promyllantor purpureus Alcock,
1890, l’espèce-type du genre, serait bien différente de toutes les autres espèces qui y sont
généralement assimilées, et il est probable que ce genre devra être réduit à son espèce-type.
Eli dehors du Calcaire Grossier, « genus aff. Pseudophichthys » guttulus est également
connu de l'Eocène anglais (Formai ions de Barton et de Selsey) et belge (de la Formation
de Bruxelles jusque dans l’Argile de Cassel).
« genus ? Ophichthyidarum » diagonalis Stinton et Nolf, 1970
Gymnothorax diagonalis Stinton et Nolf, 1970 : 220, pl., fig. 3.
Gymnothorax lheoenini (Priem, 1906). — Stinton, 1975 : 35, pl. 2, lig. 4 (non Priem, 1906).
Gymnothorax diagonalis Stinton et Nolf, 1970, — Nolf et Cappetta, 1976 : 267.
— 89 —
Matériel in localités. Calcaire Grossier, dans la plupart des gisements; une oto¬
lithe de la Formation d'Anvers, loc. : Ronquerolles.
Notre détermination générique antérieure était basée sur la comparaison avec un seul
spécimen de Gi/mnolhomr saxicnla Jordan et Davis, 1892, un peu aberrant (figuré dans
Nolf, 1971. pl. III, fig. tO), L’examen d’autres exemplaires de G. saxicnla (par ex. pl. 7,
Il et 12 ainsi que L’examen île 17 espèces actuelles additionnelles du même genre nous a
convaincus que cette espèce fossile n’a de relations ni avec le genre Gymnalhorax ni avec
d’autres Muraenidae. L’abondance de ces otolilhes dans des associations de fonds mous et
vaseux de Pliocène du Bassin belge est d'ailleurs entièrement en contradiction avec le mode
de vio des Muraenidae (poissons de milieux rocheux et coralliens).
Quoique nous ayons actuellement examiné des otolilhes de 110 espèces d'Anguilli-
formes actuels, nous n’en connaissons aucune qui présente de nettes affinités avec ce fossile.
C’est probablement dans la famille des Opbiehl hvidae, oi'i l’on voit souvent des otolilhes
massives avec un ostium droit et largement ouvert antérieurement, qu’il faudra chercher
des relations.
Genre : CHIROCENTRUS Cuvier, 1817
Espèce-type : Clupea dorab Forsskâl, 1775
Chirocentrus exilis Stinton, 1977
(Pl. fl, 1-3)
?Konosirus sp. Nolf et Cappetta, 1976 : 254,
Chirocentrus exilis Stinton, 1977 : 57, pl. 4, fig. J.
Matériel et localités. — Quinze otolilhes. Calcaire Grossier, loc. : Berchères (1),
Fercourt (1), Montmirail ( I), Thiverval (4) t Formation d’Anvers, loc., rionquerolles (8).
Nos spécimens correspondent bien aux types décrits par Stinton. Nous figurons
(pl. Il, 4) une otolithe de l’espèce actuelle Chirocentrus durai), à l’appui de la détermination
générique.
En Angleterre, celte espèce est connue des Formations de Selsey et de Barton, en
Belgique, on la trouve dans la Formation de Lede.
Genre : ETRUMEUS Bleeker, 1853
Espèce-type : Clupea micropus ïenuninck et Sclilegel, 1846
Etrumeus undatus Stinton, 1977
(Pl. II, 5)
Etrumeus undatus Stinton, 1977 : 66, pl. 5, fig. 2.
Matériel f.t localité. Six otolilhes. Formation d’Anvers, loc. : Ronquerollcs.
Une otolithe de l’espèce actuelle Etrumeus sadina (Mitchill, 1815) est figurée (pl. If, 6)
à l’appui de la détermination générique de l’espèce fossile.
— 90
Cette espèce est, également connue de l’Éocène anglais, où on la trouve dans les Forma¬
tions d’Earnley, de Selsey et de Barton.
Genre : aiï. KONOSIRUS Jordan et Snyder, 1900
Espèce-type : Chatoesus puncta lus Schlegel, 1850
« genus ad. Konosirus sp.
(PI. II, 8)
Matériel et localité. — Une otolithe. Formation d’Auvers, loc. : Ronquerolles.
Une otolithe assez fortement érodée ressemble quelque peu à celles de l’actuel Kono¬
sirus punctatus (Schlegel, 1850) (pl. II, 1), sans qu’on puisse conclure à une identité géné¬
rique certaine.
Genre : PELLONA Valenciennes, 1847
Espèce-type : Pellona orbignyana Valenciennes, 1847
Pellona sp.
(Pl. II, 11)
Matériel et localité. — Une otolithe. Calcaire Grossier, loc. : Ferme de l’Orme.
Il s’agit d’une petite otolithe légèrement érodée. Elle ressemble assez bien à celles des
espèces actuelles Pellona harroweri Fowler, 1917 (pl. II, 9) et surtout P. hoevenii Bleeker,
1852 (pl. II, 10), et appartient probablement à ce genre.
« genus Clupeidarum » schultzi n. sp.
(PI. II, 12 et 13)
Matériel et localités. — Douze otolithes. Calcaire Grossier, loc. : Ferme de l’Orme (1),
Thiverval (11).
Types primaires. — Holotype (pl. II, 13) provenant de Thiverval (MN11,\ 1978-3-23) ;
11 paratypes dont un figuré (pl. II, 12) (MN1IN 1978-3-22).
Dimensions de l’iiolotype. — Longueur : 1,3 mm ; hauteur : 0,8 mm.
Stratum typicum. — Calcaire Grossier à Thiverval.
Derivatio nominis. — Cette espèce est dédiée au Dr O. Schultz, Vienne.
— 91 —
DiaEïïnose. — Ce sont des petites ololit hes d’aspect plutôt robuste, pourvues d'un angle
postdorsal très marqué, d’un bord ventral fortement courbé, anguleux dans sa portion
centrale et d'un bord dorsal très droit. La face externe, lisse, et presque plate dans le sens
antéro-postérieur, est nettement bombée dans le sens dorso-ventral. La face interne est
également bombée dans les deux sens. Elle est pourvue d’un sulcus fortement entaillé,
dont la portion ostiale est nettement plus large que la portion caudale. Nous n’avons pas
encore rencontré un genre de Clupeidae actuels avec lequel on pourrait rapprocher ces
fossiles.
Genre : SAURIDA Valenciennes, 1849
Espèce-type : Salrno lumhil Bloch, 1795
Saurida recta (Frost, 1933)
Voir synonymie dans Noi r et C\i*i*ktt\, 1976 : 256. Ajouter :
ChlurophUdmwi don gains Sti ut un, 1977 : 83. pl. 6, lig. IL
Synodus fnsectus Stinlon, 1977 : 84, pl. 6, fig. 8.
Saurida tenais Stintoii, 1977 : 85, pl. ti, lig. 9.
Saurida recta (Trust, 1933). — Stinton, 1977 : 85, pl. 6, lig. 11.
Matériel et localité. - Au matériel cité par Nolf et Cappetta (1976 : 256) s’ajou¬
tent encore sept exemplaires, provenant tous du Calcaire Grossier, loc. : Berchères (1),
Fercourt (2), Thiverval (4).
Le Chlornphtcdnvis elongtUns Stinlon, 1977, établi sur son unique holotypc, représente
à notre a\is un exemplaire légèrement aberrant, un peu épaissi de Saurida roda. Cette uto-
lithe n’a aucun rappurt. avec celles du genre (liloroplhalmus Bonaparte, 1840. Le Synodus
bisectus Stinlon, 1977, encore établi sur un unique spécimen est probablement un exemplaire
juvénile de Saurida recta , et n'a aucun rapport avec les otolithes du genre Synodus Seopeli,
1777, comme le suggère F. SriMors. L’hoiotypo de Saurida lundis est un spécimen de
conservation excellente, entrant parfaitement dans la variabilité des otolithes de A. recta.
S. reclae st également connu de l’Eoeène belge (Formation de Lede et Sables de Wemmel)
et anglais (Formations de Earnley, de Selsey, et de Barton).
« genus Antennariidarum » sp.
(Pl. II, 22 et 23)
Matériel et localités. — Une trentaine d’otolithes. Calcaire Grossier, loe. : Ber¬
chères, Fercourt, Montmirail, Saint-Lubin-de-la-FIaye, Saulx-Marchais, Thiverval, Villiers.
Nos connaissances des otolithes d’Antejtnarüdae actuels et de leur variabilité étant
plutôt sommaires, nous ne pouvons pas affirmer qu’il existe dans le Calcaire Grossier une
seule ou plusieurs espèces. Les deux spécimens figurés représentent le type le plus courant,
et il est possible que les autres ne reflètent que certains aspects de leur variabilité.
— 92 —
Genre : SIREMBO Bleeker, 1858
Espèce-type : B rot nia imberbis Temrninck et Schlegel, 1842
Sirembo convexus Stinton, 1977
(PI. fl, 17)
Sirembo convexus Stinton, 1977 : 116, pl. 8, lig. 12 et 13.
Matériet. et localité:. Trois otolilhes. Glauconie Grossière, loe. : Verneuil.
Cette espèce est également connue dans l’Eocène anglais (Formations rie Selsev et de
Barton) et belge (Formation du Panisel jusque dans les Sables de Wemmcl), Elle se rapproche
assez bien des otolithes de l’espèce actuelle Sirembo imberbis Temrninck et Schlegel, 1842
(pl. Il, 16), mais elle en diffère par sa forme plus allongée et son épaisseur moins considé¬
rable.
« genus Ophidiidarum » angustus (Stinton, 1977)
(Pl. II, 15)
Neobythites angustus Stinton, 1977 : 109, pl. 8, fig. 2 et 3,
Matériel et localité. I ne otolilhe. Glauconie Grossière, Joe. : Verneuil.
A notre avis, les otolithes de cette espèce diffèrent trop de celles du genre A ’eobythyles
Goode et Beau, 1885, notamment par leur contour et par leur cauda très courte, pour qu’on
puisse les attribuer à ce genre, comme le propose b’. Stinton. Les espèces actuelles Neo-
bylhites malayanus Weber, 1913 et N. faseintus (Smith et Radclilîe, 1913) sont représentées
à la planche V, fig. 8 et 13 de I). Nole (1976).
« genus Ophidiidarum n angustus est également connu de l’A présien anglais (Formation
de Wittering) et belge (Argile des Flandres et Sables de Mons-en-Pévèie). Le spécimen de la
Glauconie Grossière est probablement remanié des Sables de Cuise.
« genus Ophidiidarum » dimidiatus (Schubert, 1916)
(Pl. Il, 18-12)
Voir synonymie dans Stinton, 1977 : 92, sous le nom de Trisoplerus dimidiatus.
Matériel et localité. — Vingt-huit otolithes. F'ormation d’Anvers, loc. : Ronque-
rolles.
Les otolithes de cette espèce n’ont de rapport ni avec celles des espèces actuelles du
genre Trisoplerus , auquel Stinton (1977 : 92) les assimile, ni avec celles d’autres Gadiformes.
La seule ressemblance qu’on puisse découvrir entre les otolithes de l’espèce en question
et celles du genre Trisoplerus Rafinesque, 1814, réside dans leur aspect gonflé. Pour le reste,
elles en diffèrent fortement par la forme de leur contour, par leur cauda moins longue que
leur ostium, tandis que la cauda est deux lois aussi longue que l'ostium chez Trisoplerus
[voir Moi.F, 1977, pl. VI, fig, 14-18 et pl. VII, lig. 1-12 pour la figuration des espèces actuelles
Trisoplerus es mark U (Nilsson, 1855) et T. luscus (Lirmaeus, 1758)]. De plus les otolithes
93 —
de Trisoplerus ont un liord ventral épais cl la plus grande épaisseur de l’otolithe se situe
dans la portion ventrale (voir Stevubaut et Herman, 1978, pl. III, fig. 20), tandis que chez
« gênas Ophidiidarum » dimidiatus. c’est, l’inverse qui s’observe.
Par contre, le suleus de l’espèce fossile ressemble beaucoup à celui des espèces actuelles
du genre Neobylhiles citées plus bout, et sa portion postérieure actionnée, invoquée comme
une caractéristique de l’espèce par Stixton (1977 : 93) s'observe sur les otolitbes de plu¬
sieurs Ophidiidae, eu particulier chez Lepophidium prornles (Jordan et Bollman, 1889),
figuré par Now ( 1976, pl. V, fig. 3), et chez plusieurs autres espèces de ce genre.
« genus Ophidiidarum » spinosus Nolf et Cappetta, 1976
genus Ophidiidarum spinosus Nolf et Cappetta, 1976 : 258, pl. Il, fig. 1 et; 2.
IIoplohrolula panda. Stixton, 1977 : 116. pl. 8, fig. 1 1.
Matériel et localités. Aux trois exemplaires cités par Nolf et Cappetta ( loc.
cit.) s’ajoutent 66 nouveaux spécimens, provenant tous du Calcaire Grossier, loc. : Bercbères
(5), Parues (1), Saint-Luhin-de-Ia-Haye (18), Tbiverval (40), Villiers (2),
L’otolithe de H oplohrolula panda Stiivtori (loc. cil.) n’est en fait qu’un exemplaire assez
érodé de « genus Ophidiidarum » spinosus. Cette espèce a une face interne bien bombée et ne
pourrait être assimilée au genre II oplohrolula GUI, 1863, qui a une face interne presque plate
et un suleus beaucoup plus large.
Cette espèce est également connue de l’Eoeène belge (Formation de Bruxelles) et
anglais (Formation de Wîttering).
« genus Hemiramphidarum » sp.
(PI. TI, 24)
Matériel et localité. Une otolithe. Formation d’Anvers, loe. : Ronquerolles.
Il s’agit d’une otolithe de poisson juvénile appartenant probablement à un Ilemi-
ramphiilae (voir Nolf et Stexjubaut, sous presse , j>1. I, fig. 13 et 14 pour la figuration des
espèces actuelles Hyporhamphus melanochir Valenciennes, 1846) et Arrhamphtis sclero-
lepis Günther, 1866],
« genus Cyprinodontidarum » sp.
(Pl. II, 25)
Matériel et localité. -— Une otolithe, Calcaire Grossier, loc. : Thiverval.
Nous attribuons à un Cyprinodontidae une petite otolithe un peu érodée. Ues otolithes
de divers Cyprinodontidae actuels ont été figurées par W. Weîi.er (1963 : 28, fig. 80-83;
30, fig. 113-115).
« genus Myripristidarum » priemi (Schubert, 1916)
(PI. III, l)
Otolilhus ( Sciaenidarum ) priemi Schubert, 1916 : 281, pl. Vil, fig. 16.
Otnüthus I Myriprislis) priemi. — Shepherd, 1922 : 140. pl. Vil. fig. fi.
Myriprislis priemi (Schubert). — Stixton, 1968 : 155, pl., fig. 2, ?3.
t, 24
94 —
Matériel et localité. - Une otolithe. Formation d’Auvers, loc. : Ronqnerolles.
Parmi les particularités morphologiques des otolithes sacculaires des Myripristidae
ligure une expansion creuse ou parfois plate dans leur area dorsale, structure à laquelle
1). L. Frizzell et C. K. Lamrer (1961 : 7, lîg. b) ont donné le nom de « caudal keel >> (carène
caudale). Chez le genre Myri pristis, cette structure se situe très près de l’angle postdorsal
(voir Nolf el Taverne, 1978 : 153, lig. 1, h et c). Ce u’est pas le cas chez l’espèce fossile
en question, chez laquelle la carène dorsale esl disposée près du centre de son bord dorsal.
Une carène dorsale plus rapprochée du centre du bord dorsal s’observe également chez les
genres actuels Pleclrypops Gjll, 1862 (voir \oi.f et Taverne, 1978 ; 153. fig, la). Corniger
Agassiz, 1829, et Oslichthys Jordan et Fvcrman, 1896 : mais chez ces genres la carène a
un contour différent de celui de l’espèce de la Formation d’Auvers. Ayant passé en revue
tous les genres actuels valables de la famille, il en résulte que l’espèce fossile appartient
probablement i< un genre éteint.
« genus Myriprislidarum » priant est également connu de l’Koeène anglais (Formation
de Barton) et belge (Sables de Wemmel).
« genus Caproidarum » sonodae n. sp.
(PI. III, 3)
Matériel et localité. — Trois otolithes. Calcaire Grossier à Fercourt.
Types primaires. — Ilolotype (pl. III, 3) (MNIIN 1978-3-36); deux paratypes non
figurés.
Dimensions de l’holotype. — Longueur ; 1,2 mm ; hauteur : 1,1 mm.
Stratum typicum. — Calcaire Grossier à Fercourt.
Derivatio nominis. — Cette espèce est dédiée à M Ue Pearl Sonoda, San Francisco.
Diagnose. — Ce sont des otolithes petites et hautes, plutôt épaisses, ayant la face
interne bien bombée et le suions fortement entaillé. La face externe est lisse et presque
plate. Le rostre et l’antirostre sont bien marqués, le suleus est un peu plus fortement entaillé
dans sa portion ostiale. l.a crista superior est très saillante ; au-dessus se trouve une dépres¬
sion considérable dans l’area dorsale.
Les otolithes de cette espèce ressemblent à celles de l’actuel Capros aper Linnaeus
(Pl H!, 2), mais elles en diffèrent principalement par l’absence d’une forte encoche à la
partie inférieure de leur bord postérieur. A notre avis, elles présentent un genre de Caproidae
à otolithes plus plésioniorphes que celles de l’espèce actuelle à laquelle nous la comparons.
Genre : VELIFER Temminck et Schlegel, 1850
Espèce-type : Velifer hypseloplerus Bleeker, 1850
« genus alf. Velifer » acutirostrum (Nolf, 1973)
Otolilhus (incertae sedis) acutirostrum Nolf, 19736 : 104, pl. I, lig. 29-31.
Otolilhus (incertae sedis) acutirostrum Nolf. — Nolf, 1973r! : 150, pl. II, fig. 26-27.
« genus Acartihoplerygiorum » acutirostrum (Nolf, 1973). — Nolf el Cappetta, 1976 : 267.
— 95 —
Ayant on récomment, l'occasion d'examiner des otolithes des espèces actuelles I idifer
hypselopterus Bleeker, 1850 (pl. III, 14) et F. africanas Smith, 1951, nous croyons que
c’est de ce genre qu'il faut, rapprocher I’ « incertae sedis » que nous avons décrit en 1973.
Celle espèce est également connue de FKocène helge (Formation de Code .
« genus Scorpaeniformorum » sp.
genus Scorpaeniformorum sutilus Stinton, ms. - Noce et Cappetta, 1970 : 259.
Il s’agit d’une espèce que nous avons précédemment attribuée à une espèce manuscrite
de F. Stinton, mais comme la plupart des spécimens du Bassin parisien sont d’une con¬
servation plutôt médiocre, il vaut mieux ne pas utiliser de nom spécifique avant la fixation
de types par F. Stinton.
« genus Cbandidarum >> inflatus n. sp.
(PI. III, 5-7)
Matériel et localité. — Cinq otolithes. Formation d’Anvers, loc. : Konquerolles.
Types primaires. — llolotype (pl. 11J, 6) tMNHN 1978-3-38) ; quatre paratypes dont
deux figurés (pl. III, 5 et 7) (MNHN 1978-3-37 et 39).
Dimensions de l’holotype. — Longueur : 1,4 mm ; hauteur : 1,1 mm ; épaisseur :
0,5 mm.
Stratum typicum. — Formation d’Anvers à Ronquerolles.
Derivaho no.vunis. — Inflatus , «, uni — en lié, se réfère à la très forte enflure que
présente la face externe de ces otolithes.
Diagnose. — Ce sont de petites otolithes de contour orliiculaire, mais pourvues d’un
rostre saillant. Files son! avant tout caractérisées par leur face externe, dont l’aréa postéro-
inférieure prend la forme d'un bourrelet très fortement enflé. Celte enflure devient de plus
en plus forte avec la croissance des otolithes (voir pl. III, 5a, fia, Oh). La face externe de ces
otolithes esl presque lisse mais vers leurs bords, particulièrement vers le bord ventral,
on observe une ornementation consistant en de lins sillons radiaîres. La face interne est
légèrement bombée, presque plate. Elle est légèrement entaillée par un sulcus dont la partie
ostiale est un peu moins large qu’elle ne l’est généralement chez le genre Chunda llamilton,
1822. Dans l’aréa dorsale, au-dessus du sulcus, on remarque une dépression légère, mais
assez large.
Ces otolithes se distinguent de celles de tous les Chandidae actuels qui nous sont
connus par la très forte enflure de leur face externe.
« genus Chandidarum » electilis (Stinton et Nolf, 1970)
Ambassis electilis Stinton et Nolf, 1970 : 225, pl., fi g. 15.
Chanda electilis (Stinton et Nolf, 1970). -— Nolf et Cappetta, 1976 : 200.
— 96 —
Matériel et localités. — Une cinquantaine d’ otolithes. Calcaire Grossier, dans
presque tous les gisements cités.
Ayant eu l’occasion d’examiner des otolilhes d'une dizaine d’espèces actuelles du genre
(’handa, nous nous sommes rendu compte que celles-ci ont toutes un contour plus rond
et un rostre moins saillant que ceux de l’espèce fossile en question. Ces otolithes ne peuvent
donc pas être maintenues dans le genre Chanda proprement dit.
Kn dehors du Bassin parisien, cette espèce est également connue de l’Eocène belge
(Sables de Bruxelles jusque dans les Sables de Wennnel) et anglais (Formation de Selsey
et de Barton).
« genus Chandidarum » steurbauti n. sp.
(PI. III, 8-10)
Matériel et localités. — Soixante-trois otolithes. Calcaire Grossier, loc. : Ferme
de l’Orme (28), Montchauvet (22), Saint-Lubin-de-la-Haye (2), Thionville-sur-Opton (9),
Thiverval (2).
Types primaires. — Holotypc (pl. III, 10) (MNHN 1978-3-42), 62 paratypes dont
deux figurés (pl. III, 8 et 9) (MNHN 1978-3-40, 41).
Dimensions de l’holotype. — Longueur : 2,4 mm, hauteur : 1,7 mm.
Stratum typicum. — Calcaire Grossier à Saulx-Marchais, Ferme de l’Orme.
Derivatio nominis. — Cette espèce est dédiée à M. F. Steuhbaut (Gand).
Diagnose. — Il s’agit d’otolithes de forme ovale, ayant un rostre légèrement saillant.
La face externe, inornée, est légèrement convexe dans le sens antéro-postérieur, plus nette¬
ment dans le sens dorso-ventral. La face interne, elle aussi, est légèrement bombée, et for¬
tement. entaillée d’un suleus dont l'ostium est nettement plus haut et plus bref que la cauda.
Près de la erista inferior caudale on remarque une petite crête enllieulaire. La crista superior
est saillante. Le relief est accentué par une dépression se situant juste au-dessus, élans l’area
dorsale.
Les otolithes de cette espèce ressemblent à celles de Factuel Chanda nalua Hamilton,
1822 (pl. III, 4), surtout pour ce qui est de l’allure de leur suleus, mais elles en diffèrent
par leur forme beaucoup plus allongée, ce qui nous a incité à une plus vague détermination
générique.
« genus Chandidarum » steurbauti est une espèce très voisine de « genus Chandidarum »
elon gains (Priem, 1913) des Sables du Bois-Gouët, mais chez cette dernière espèce la portion
antérieure de l’area ventrale est beaucoup plus étendue (voir Nolf et Lapierre, 1977,
pl. I, fig. 11-14).
Genre : MORONE Mitchill, 1814
Espèce-type : Morone pallida Mitchill, 1814 (= Perça umericana Gmelin, 1789)
Synonymes : Roccus Mitchill, 1874, Dicenlrarchus Gill, 1860
97 —
Morone eschmeyeri n. sp.
(PI. III, 11-13)
Matériel et localités. — Sept otolithes. Calcaire Grossier, loc. : Saint-Lubin-de-
la-Have (3), Thionville (4).
Types primaires. — Holotype (pl. III, 10) (MNHN 1978-3-44), 6 paratypes dont deux
figurés (pl. 111, 11-13) (MN11N 1978-3-43, 45).
Dimensions de l’holotype. — Longueur : 5,8 rnrn, hauteur : 3,1 mm.
Stratum tvpicum. — Calcaire Grossier à Thionville-sur-Opton.
Dkhivatio nominis. — Cette espèce est dédiée au Dr W. Eschmeyer, en hommage
à sa monographie sur les Scorpaenidae de l’Atlantique.
Diagnose. •— Ce sont des otolithes de taille moyenne, légèrement érodées, très forte¬
ment arquées dans le sens de la longueur. Leur face externe est complètement lisse ; elle
est nettement, creuse dans le sens antéro-postérieur, mais légèrement convexe dans le sens
dorso-ventral. La face interne est fortement bombée dans les deux sens. Le sulcus est cons¬
titué d’un ostium relativement bref, comparé à celui d’autres espèces du genre Morone,
et une longue et très étroite cauda, dont l’extrémité postérieure est infléchie en direction
ventrale. La jonction de la partie ostiale à la partie caudale de la crista inferior se situe
légèrement en arrière par rapport à la jonction correspondante dans la crista superior.
Chez tous les exemplaires on remarque une légère expansion dorsale de la portion antérieure
de l’area dorsale.
Les otolithes de cette espèce nous semblent dilîérentes de celles de toutes les Morone
actuelles que nous avons examinées (voir par exemple Nolf, 1977, pl. 3, tig. 11-13) par leur
ostium plus bref.
Genre : KUHLIA Gill, 1861
Espèce-type : Perça ciliata Cuvier et Valenciennes, 1817
Kuhlia cottreaui (Priem, 1912)
(PI. III, 15-17)
Otolithus (Percidarum ) cottreaui Priem, 1912 : 247, (ig. 1-2, ?fig. 3 et 4.
Kuhlia cottreaui (Priem, F., 1912). - Nolf et L api erre, 1917 : 262, pl. 1, fig. 16-21.
Matériel et localités. —- Cinquante-quatre otolithes. Calcaire Grossier, loc. : Ber-
chères (6), Ferme de l’Orme (3), Montmirail (2), Villiers (2) ; Formation d’Auvers, loc. :
Ronquerolles (54).
Cette espèce est également connue de l’Éocène breton (Sables du Bois-Gouët) et belge
(Formation de Lede).
— 98 —
Genre : afï. GAZZA Rüppell, 1835
Espèce-type : Gazza equulaeformis Rüppell, 1835
« genus aff. Gazza » pentagonalis n. sp.
(PI. III, 23-26)
M atériei. et localités. — Onze oLolllhes. Calcaire Grossier, loc. : \iIliers (i) ; Forma¬
tion d’Auvers, loc. : Ronquerolles (10).
Types primaires. — Holotvpe (pl. III, 2-6) provenant de la Formation d’Auvers
(MNHN 1978-3-54) ; 10 paratypes dont 3 figurés (pl. III, 23-25) (MM IN 1978-3-51, 52,
53).
Dimensions de l’iiolotype. — Longueur : 4,9 mm ; hauteur : 3,4 mm.
Stratum typicum. — Formation d'Auvers à Ronquerolles.
Derivatio nominis. — Pentagonalis, is , e : pentagonal ; se réfère au contour vaguement
pentagonal des otolit lies.
Diagnose. — Ce sont des otolit lies plutôt minces, au contour vaguement pentagonal.
Le rostre est saillant et aeuminé chez des jeunes exemplaires (pl. III, 24) ; plus arrondi
chez les adultes (pl. III, 26). La face externe est assez fortement concave, surtout dans le
sens antéro-postérieur. Son centre ne présente pas d’ornementation, mais vers les bords,
on aperçoit de petits sillons radiaires, qui sont nets chez des petits spécimens. La face interne,
assez Itombée, est pourvue d’un suleus assez fortement entaillé, particulièrement dans les
portions postérieures de I ostium et de la eauda. La crista inferïor caudale est presque
rectiligne, tandis que la crista superior ostiale est légèrement étendue vers le haut dans sa
portion postérieure.
Ces otolithes ressemblent beaucoup à celles de Leiognathidae actuels tels que Leio-
gnathus rioulatus (Temmmek cl Schlegel, 1845) (pl. III, 21) et surtout de Gazza minuta
(Bloch, 1797) (pl. 111. 22). « genus aff. Gazza » pentagonalis est également connu de l’Éocène
anglais (Formation de Selsey) et belge (Formation de Lede),
« genus Leiognathidarum » bercherensis n. sp.
(Pl. III, 18 et 19)
Matériel et localité. — Deux otolithes. Calcaire Grossier, loc. : Berchères.
Types primaires. — Holotvpe (pl. III, 18) (MNHN 1978-3-49) ; paratype (pl. III,
19) (MNHN 1978-3-50).
Dimensions de l’holotype. — Longueur : 4,2 mm ; hauteur : 2,1 mm.
99 —
Stratum typicum. — Calcaire Grossier à Berchères.
Derivatio nominis. — Se réfère au gisement d’où proviennent les types.
Diagnose. — L’holotype est un spécimen en Bon état de conservation ; le paratype
est légèrement érodé. Ce sont des ololithes de forme allongée, pourvues d'un rostre et d'un
petit, antirostre saillants. Le bord postérieur est obliquement tronqué. La face externe, est
nettement concave dans le sens antéro-postérieur, plate dans le sens dorso-ventral. Son
centre est lisse, mais vers le bord dorsal on remarque quelques t ubercules irréguliers, séparés
par des sillons radiaires, La face interne est bombée dans les deux sens. Le sulcus, dont
l’ostium est un peu plus large que la eauda, est assez fortement entaillé. La crista superior
est légèrement saillante, à cause d’une dépression située juste au-dessus, dans l'area dorsale.
Ces ololithes montrent beaucoup d'affinités avec celles de Leiognathidae actuels tels
que Leîognathus r imitât us (Temininek et Schlegcl, 1845) (pl. (II, 21) et L. splendens (Cuvier,
1829) (pl. 111, 28), et appartiennent probablement à cette famille.
« genus ? Gerridarum » sp.
(Pl. III, 29 et 30)
Matériel et localité. Dix otolitlies. Formation d’Auvers, loc. : Ronquerolles.
Parmi notre matériel de Ronquerolles se trouvent quelques otolitlies érodées d’aspect
très particulier. Files ont un contour plus ou moins rond, une face interne bombée et une
face externe presque plate, mais c’est assurément leur sulcus qui constitue le meilleur
critère diagnostique. Celui-ci est constitué d'un bref osLium dont la portion inférieure est
très étendue en direction ventrale, et d'une longue et étroite eauda bien entaillée et légère¬
ment infléchie vers le bas. 11 n’y a pas de crista superior ostiaio, et la crista superior caudale
ne devient nette qu'à partir d’un point situé bien antérieurement à l’ostium. Par ee dernier
caractère, cette espèce évoque quelque peu les ololithes de l’espèce actuelle (terres argyreus
(Bloch et Schneider, 1801) '(pl. 111, 3), Un ostium à forte extension ventrale est connu chez
un autre Gerridae actuel, Moharra rhombea (Cuvier, 1829) (pl. III, 20). C’est la raison pour
laquelle nous rapprochons (avec doute, toutefois) ces otolitlies de la famille des Gerridae.
Famille des Pomadasyidae
De toutes les otolitlies que l’on trouve dans l'Eocène du Bassin parisien, ee sont assuré¬
ment celles des Pomadasyidae qui sont les plus communes. Parmi elles, les toutes petites
otolitlies provenant de poissons juvéniles, bien inférieurs à 5 cm, abondent. Lorsqu'on
compare les grands spécimens de bonne conserva tion du lot dont nous disposons, on se- rend
compte que, selon toute vraisemblance, plusieurs espèces sont représentées. C’est la raison
pour laquelle nous nous sommes plus particulièrement intéressés aux ololithes de Poma¬
dasyidae d’un milieu tropical actuel. Notre choix s'est fixé sur le genre Haernulon dans la
région des Caraïbes, plus particulièrement de la côte nord-ouest de l’île de Haïti. Nous
figurons (pl. IV, 1-14) les otolitlies de six espèces actuelles, dont quatre sont représentées
— 100 —
par trois spécimens. Toutes ces otolitlies proviennent de poissons dont la longueur totale
varie de 15 à 25 cm. Elles ne diffèrent entre elles que par de minimes détails et présentent
les mêmes variations. Il est même probable que, si l'on effectuait un mélange de tous les
échantillons de ce lot, il sérail 1res malaisé de les regrouper par espèce.
Ile plus, l'exemple donné ne constitue qu’un modeste échantillonnage, en effet, il
existe sur les côtes des Bahamas 10 espèces différentes du genre Haernulon, (Bohlke et
Chaplin, 1968, 371-380), La photographie du milieu sous-marin, présentée à la planche 13,
de cet ouvrage et oix l’on voit nager ensemble trois espèces, est particulièrement révélatrice
de leur coexistence en un seul milieu.
Les otolîthes actuelles du genre llaetnulon que nous avons figurées proviennent de pois¬
sons d’une taille de 15 à 25 cm et sont de très bonne qualité; il est néanmoins difficile de
distinguer les espèces. Il est donc évident que l’identification de spécimens fossiles érodés,
ou de très petite taille, est. parfaitement exclue. C’est la raison pour laquelle nous avons
laissé non identifiés à peu près 9(1 % de tous nos Pomadasyidae. Nous avons cependant
cru pouvoir distinguer des espèces. Pour cela nous avons choisi, parmi les exemplaires suffi¬
samment grands et de conservation parfaite, des exemplaires de morphologie caractéris¬
tique et fréquemment représentés dans la série.
Genre : ORTHOPRISTIS Girard, 1859
Espèce-type : Orthopristis duplex Girard, 1859
Orthopristis trewavasae n. sp.
(PI. IV, 15-20)
Orthopristis sp. — Nolf et Lapikrre, 1977 : 237, pl. Il, fig. 6-11.
Matériel et localités. — Quelques centaines d’otolitlies. Calcaire Grossier, loc. :
Berehères, Ferme île l’Orme, Montmirail, Saint-Lubin-de-la-Haye ; Formation d’Anvers,
loe. : Ronquerolles.
Types primaires. — Holotype (pl. IV, 18) (MNHN 1978-3-60) provenant de Sainl-
Lubin-de-la-llaye ; 57 paratypes provenant de Saint-Lubin-de-la-IIave dont trois figurés
(pl. IV, 15-17) (MNHN 1978-3-57, 58, 59) et 53 paratypes provenant de la Ferme de l’Orme
dont deux figurés (pl. IV, 19 et 20) (MNHN 1978-3-61, 62).
Dimensions de l’iiolotype. — Longueur t 4,9 mm ; hauteur : 2,8 mm.
Stratum typicum. — Calcaire Grossier à Saint-Lubin-de-la-Haye.
Dehivatio nom[\is. — Cette espèce est dédiée à M lle E. Tukwavas, en hommage
à son travail sur les Sciaenidae des océans Indien et Ouest-Pacifique.
Diagnose. — Cette espèce possède des otolitlies allongées, fortement arquées, La face
externe légèrement creuse dans le sens de la longueur, est généralement lisse, mais chez
— 101 —
certains spécimens, elle est ornée de vagues rides irrégulières. La [ace interne est fortement
bombée, surtout dans le sens antéro-postérieur. Le sulcus est constitué d'un ostium peu
entaillé, d’allure rectangulaire, et d'une eauda beaucoup plus étroite et plus entaillée, dont
l’extrémité est infléchie en direction ventrale. Le contour de ces otolilhcs est caractérisé
par la présence d’un angle obtus au centre du bord dorsal, ainsi que par sa portion posté¬
rieure légèrement aeuminéa.
Celte espèce est également connue de l’Éocène de Bretagne (Sables du Bois-Gouët)
(Nolf et Lapikhkk, 1977, loc. cil.). Dans ee dernier travail, nous avons également figuré
les otolithes des espèces actuelles Orthopristis chri/soplera (Lînnaeus, 1758) et O. ruber
(Cuvier, 1830), à l’appui de notre détermination générique.
Genre : PARAPRISTIPOMA Bleeker, 1873
Espèce-type : Perça irilineata Thunberg, 1793
Parapristipoma bavayi n. sp.
(PI. IV, 23 et 24)
Matériel et localités. — Neuf otolithes. Calcaire Grossier, loc. : Berchères (1),
Saint-Lubin-de-la-Haye (1), Villiers (7).
Types primaires. — Ilolotype (pl. IV, 24) (MNIIN 1978-3-65), provenant de Villiers ;
huit paratypes dont un figuré (pl. IV, 23) (MNIIN 1978-3-64).
Dimensions de i.Tiolotype. •— Longueur ; 3,2 mm ; hauteur : 1,8 mm.
Stratum typicum. — Calcaire Grossier à Villiers.
Derivatio nominis. — Nous avons le plaisir de dédier cette espèce à notre collabo¬
rateur technique D. Bavay.
Diagnose. Ce sont des petites otolithes très fortement arquées, possédant un
contour globalement elliptique, mais une portion rosirait 1 légèrement saillante et un tout; petit
antirostre. La face externe est. très creuse dans le sens antéro-postérieur, presque plate
dans le sens dorso-ventral. Elle ne présente pas d ornementations, sauf parfois quelques
vagues tubercules près du bord dorsal. La face interne est fortement bombée dans les deux
sens. Le sulcus est légèrement entaillé et se compose d’un ostium plutôt large, et d’une étroite
cauda dont l’extrémité postérieure est infléchie en direction ventrale. La erista superior
est légèrement saillante.
Les otolithes de cette espèce ressemblent: de très près à celles de l’espèce actuelle Para-
pristipmnu octolinealum (Valenciennes, 1833) (pl. IV, 21) mais elles en diffèrent par leur
contour un peu plus allongé et par leur eauda moins infléchie en direction ventrale.
— 102 —
Genre : XENISTIUS Jordan et Gilbert, 1882
Espèce-type : Xenistius californiensis Steindachner, 1875
Xenistius pulcher (Frosl, 1934)
(PI. IV, 22)
Voir synonymie dans Stinton et Nolf, 1970 : 228, sous le nom de Dentex nota (Shepherd).
Matériel f.t localités. — Vingt otoiithes. Glauconie Grossière, loc. : Verneuil (1) ;
Formation d’Anvers, loc. : Ronqucrollcs (19).
Ces otoiithes sont caractérisées par la position de l’angle formé par la jonction de la
portion ostiale et caudale de la crîsta inferior. Cet angle se situe très postérieurement par
rapport à l'angle correspondant dans la crista superior.
Par ce caractère, ces otoiithes dilièrent de celles du genre Dentex Cuvier, 1815, auquel
I'rost (1934 : 380) les avait attribuées. Par contre, on retrouve exactement le même type
de sulcus chez J 'espèce actuelle Xenistius californiensis (Steindachner, 1875) (voir Nolf
et Lapieure, 1977, pl. 11, fig. 12) et c’est bien h ce genre que nous croyons devoir attribuer
l’espèce de Fiiost.
Depuis notre travail de 1970 (loc. rit.), nous avons eu l’occasion d’examiner les cotypes
de Ot, (Apogonidarum) nota Shepherd, 1916. Nous estimons que cette espèce est à rejeter
en raison du très mauvais état de ses types.
Xenistius pulcher est également connu de FEocène belge (depuis la Formation du
Mont Panisel jusque dans les Sables de Wemmel) et anglais (Formation de Selsey).
« genus Pomadasyidarum » lerichei (Nolf, 1973)
Spicara afï. aratnhourgi Nolf, 1971. Nolf, 1973c : 145 (non Nolf, 19736).
Lutiamis lerichei Nolf, 1973c : 146, pl. II. lig. 6.
genus Pomadasyùltmim lerichei (Nolf, 1973). — Nolf et Cappf.tta, 1976 : 263.
Ayant eu l’occasion d’examiner de nouveaux échantillons de cette espèce, nous croyons
que le spécimen que nous avons attribué (avec doute) en 1973 à Spicara ararnbourgi, n’appar¬
tient pas à cette espèce, mais à « genus Pomadastfidarum » lerichei.
Genre : PAGELLUS Valenciennes, 1830
Espèce-type : Sparus erythrinus Linnaeus, 1758
Pagellus folletti n. sp.
(Pl. V, 8 et 9)
Matériel et localité. — Trois otoiithes. Formation d’Auvers, loc. : Ronquerolles.
Types primaires. -— llolotype (pl. V, 8) (MNHN 1978-3-70) ; deux paratypes, dont
un figuré (pl. V, 9) (MNIIN 1978-3-71).
— 103 —
Dimensions de l’holotype. — Longueur : 5,2 mm ; hauteur : 3,5 mm.
Stratum typicum. — Formation d’Auvers, à Honquerolles.
Derivatio nomtnis. — Celle espèce esl dédiée au Dr W. I. Follëtt (San Francisco).
Diaunose. Ce sont des otolilhes de contour un peu anguleux. La face interne est
nettement concave dans les deux sens. Ceci est beaucoup plus net chez l’holotype, qui est
un spécimen de plus grande taille que les deux paratypes. La l'ace externe est non ornée,
à l’exception de quelques vagues tubercules séparés par des sillons radiaires à la portion
postérieure du bord dorsal. La l'ace interne est assez fortement bombée. Elle porte un sulcus
dont l'ostium esl large et assez fortement entaillé. La eau du, relativement courte, s'infléchit
légèrement en direction ventrale.
Ces otolilhes ressemblent assez bien à celles de l'espèce actuelle Pagellus natalensis
Steindachner, 1802 (pl. Y, 4 et 5), mais elles s’en distinguent par leur antiroslre bien déve¬
loppé et par la convexité plus accentuée de leur face interne.
Dentex (Cheimerius) laekeniensis Van Beneden, 1872
(PI. V, 7)
Dentex laekeniensis. - Vas Beneden, 1872 : 420*423', pl., fig. 1-3 (non fig. 4).
Ctenodente.r Dentex) laekeniensis Van Beneden. — Stoiims, 1898 : 199, pl. III, pl. IV, fig. 3, 4,
5, 6.
Cienodentex laekeniensis P. J. Van Beneden. 1872, I.eru he, 1905 : 211.
Ctenodente.r laekeniensis P. J. Van Beneden, 1872. I.i iuchi , 1906 : 290.
Ololilhus { Dentex ) ovalus Frost. 1934a : 381. pl. XIV, fig. '2.
Dentex ovatus Frost. — Noir, 19736 : 101, pl. 1, fig. 18.
Dentex ovulas Frost, 1934. — Xui.f, 1973c : 121, pl. 111, fig. 1-4.
Dentex {Cheimerius) ovatus Frost, G., 1934. — Nom, 1974 : 16.
Denier ( Cheimerius ) laekeniensis Van Beneden, P. J.. 1872. Taverne et Nolf, sous presse.
Matériel et localité. — Huit otolilhes. Formation d’Auvers, loe. : Ronquerolles.
Dans plusieurs de nos échantillons de la Formation de Lede à Balegem Belgique),
nous avons trouvé ensemble, de nombreuses vertèbres de D. (('.) luekenit unis ainsi qu'un
nombre d’otolilhes de l'espèce que nous avions déterminée (voir synonymie! comme D. (C.)
ovatus. Il est probable que les vertèbres el les otolitbes appartiennent à une même espèce
car tant l'étude des Otolilhes que celle du matériel oslcologlque aboutissent à n Identifier
qu’une seule espèce. L'espèce déterminée eu mine Dentex nota (Shepherd, 1916) dans F. Stin-
ton et D. Nolf (1970 : 228) et dans D. Nom- (1973 h et c) appartient non pas à ce genre
mais à Xenistius pulcner (Frost, G. A., 1934).
Les otolitbes du Dentex que nous décrivons ici se rapprochent beaucoup de celles des
Dentex actuels du sous-genre Cheimerius. Les représentants de ee sous-genre (voir Poll,
1971) sont généralement pourvus d’une première nageoire dorsale à très longues épines.
Ce caractère se retrouve également chez D. (C.) laekeniensis (voir Stoiims, 1898, pl. III).
L’établissement par B. Stoiims 1898) pour ce fossile, du genre Ctenodente.r est très
probablement dû au fait, que cet auteur a comparé le fossile avec l’actuel Dentex dentex,
— 104 —
espèce qui appartient au sous-genre Dente,x, lequel sous-genre est déjà notablement diffé¬
rent du sous-genre Cheimerius.
D, (C.) laekeniensis est également connue de l’Éocène belge (depuis les Sables d’Oedelem
jusque dans l’Argile de Cassel) et anglais (Formation de Selsey et de Barton).
Genre : TOXOTES Cuvier et Cloquet, 1816
Espèce-type : Labrus jaculator Pallas, 1766
Toxotes wheeleri n. sp.
(PI. V, 10)
Ma tériel et localités, —- Cinq otolithes. Calcaire Grossier, loc. : Berchères (1),
Thionville-sur-Opton (3), Milliers (1).
Types primaires. — Holotype : une otolit.be droite, provenant de Yilliers (pl. V,
10) (MNIIN 1978-3-72) ; 4 paratypes non figurés.
Dimensions de l’holotype. — Longueur : 3,6 mm ; hauteur : 2,3 mm.
Stratum typicu.m. — Calcaire Grossier à Villiers.
Derivàtio nominis. — Cette espèce est dédiée à M. A. Wheeleb (Londres).
Diagnose. — Les otolithes de celle espèce ont la face externe légèrement concave
dans le sens antéro-postérieur, plate dans le sens dorso-venlral. Elle est complètement lisse.
Chez l’holotype, on aperçoit cependant de nettes lignes de croissance concentriques. La
face externe est assez convexe. Elle est entaillée d’un sulcus de forme très caractéristique,
constitué d’un tout petit ostium assez élargi dans le sens ventral, et d’une longue et très
étroite Cauda dont la portion centrale est légèrement arquée vers le bas et la portion posté¬
rieure nettement infléchie en direction ventrale.
Les otolithes de cette espèce se rapprochent de très près de celles de l’espèce actuelle
Toxotes jaculator (Pallas, 1766) (pl. V, 6). mais elles s’en distinguent par une plus forte
convexité de la face interne. Les Toxotes sont essentiellement des poissons d’eau douce
qui attrapent des insectes vivant au-dessus de la surface en leur crachant des gouttes d’eau.
Ou les connaît cependant aussi d’environnements marins très littoraux.
Genre : CEPOLA Linnaeus, f764
Espèce-type : Cepola rubescens Linnaeus, 1764 (= Ophidium macrophtalmum Linnaeus, 1758)
Cepola massiva n. sp.
(Pl. V, 11-15)
Matériel et localité, — Quatre-vingt-deux otolithes. Formation d’Auvers, loc. :
Ronquerolles.
105 —
Types primaires. — Ilolotype (pl. V, 15) (MNHN 1978-3-77) ; 82 paratypes, dont
4 figurés (pl. V, 11-14) (MNHN 1978-3-73, 71, 75, 76).
Dimensions de l’holotypb. — Longueur : 3,0 mm ; hauteur : 1,9 mm.
Stratum typicum. — Formation d’Auvers à Ronquerolles.
Dehivatio nominis. — Massims, a, uni = massif; se réfère à l’allure massive de ces
otolithes.
Diagnose. — Ce sont des otolithes elliptiques assez trapues au rostre peu saillant.
Elle présentent généralement un léger angle postdorsal. La face externe, lisse, est générale¬
ment plate. On remarque cependant dans la variabilité de l’espèce, des spécimens ayant
une face externe légèrement creuse ou bombée. La face interne est toujours convexe. Elle
est pourvue d’un sulcus nettement entaillé, ayant une cris ta superior saillante, dont les
portions ostiales et caudales ont à peu près la même longueur.
Ces otolithes se distinguent aisément de celles de Cepoln barlonensis Schubert, 1916,
du Calcaire Grossier, par leur rostre moins saillant et par leur allure plus trapue et massive.
C’est des espèces actuelles ('. macro pklluUma Linnaeus, 1758, et C. pau.ciradi.aUi Cadenat,
1949, que notre espèce se rapproche le plus, mais elle s’en distingue par sa portion posté¬
rieure moins acuminée.
Genre : TRACHINUS Linnaeus, 1758
Espèce-type : Trachinus draco Linnaeus, 1758
Trachinus sp.
Matériel et localités. — Vingt-six otolithes. Calcaire Grossier, loc. : Montmirail (1),
Saint-Lubin-de-Ia-Haye (1), Thivcrval (24).
Ce sont de très petites otolithes, provenant de spécimens juvéniles, spécifiquement
non identifiables.
« genus Opistognathidarum » bloti n. sp.
(Pl. V, 18-20)
Matériel et localités. — Vingt-cinq otolithes. Calcaire Grossier, loc. : Ferme de
l’Orme (23), Fercourt (2).
Types primaires. Ilolotype ; provenant de la Ferme de l’Orme (pl. V, 18) (MNHN
1978-3-78) ; deux paratypes provenant également de la Ferme de l’Orme (pl. V, 19 et 20).
(MNHN 1978-3-79, 80).
Dimensions de l’holotype. — Longueur : 1,9 mm ; hauteur : 1,3 mm.
Stratum typicutm. — Calcaire Grossier à la Ferme de l’Orme.
— 106 —
Derivatio no minis. — Cette espèce est dédiée à M. le I)r .J. Blot (Paris) en hommage
à ses travaux sur les poissons fossiles du Monte Bolea.
Diagnose. - Ce sont des petites otolitlies assez épaisses, ayant un contour elliptique,
mais pourvues d’un rostre et d'un antirostre Bien marqués. Leur face externe est lisse,
plate à légèrement concave. Leur face interne est un peu bombée et porte un suleus assez
bien entaillé, dont la portion osliale est plus large et plus courte que la portion caudale.
La cauda est légèrement infléchie en direction ventrale. La erista snperior est bien saillante.
Ce caractère s’accentue par la présence d’une dépression juste au-dessus, dans l’area dorsale.
Ces otolitlies pourraient être confondues avec celles du genre i epola, mais dans ce
dernier genre, on ne connaît aucune espèce ayant une cauda aussi longue. On pourrait
peut-être les rapprocher d’Opistognathidae tels que Opistognathus rhomaleus Jordan et.
Gilbert, 1881, (pl. VI, 1) qui a une cauda très analogue.
« genus Blenniidarum » blondeaui n. sp.
(Pl. V, 21-25)
Matériel et localités. — Quelques centaines d’otolithes. Calcaire Grossier, loc. :
Berchères, Ferme de l’Orme (nombreux exemplaires), Montebauvet, Milliers.
Types primaires. - llolotype, provenant de la Ferme de l’Orme (pl. V, 21) (MNHN
1978-3-81) ; 4 paratypes, provenant également de la Ferme de l’Orme (pl. \, 22-25) (MNHN
1978-3-82, 83, 84, 85).
Dimensions de l’iiolotype. — Longueur : 1,5 mm ; hauteur : 0,9 mm ; épaisseur :
0,4 mm.
Stratum typicum. — Calcaire Grossier à la Ferme de l’Orme.
Derivatio nominis. — Cette espèce est dédiée à M. le Dr A. Blondeau (Paris).
Diagnose. — Il s’agit d'otolilhes épaisses et petites de contour vaguement trapézoïdal
et très variable. La face externe, lisse, est presque plate dans le sens de la longueur ; nette¬
ment convexe dans le sens dorso-ventral. La face interne est assez bombée. File est pourvue
d’un suleus large et bien entaillé, nettement délimité par ses cristae. La erista snperior est
rendue légèrement saillante par une petite dépression dans le centre de l’area dorsale.
L’ostium et la cauda sont de longueur à peu près égale. Les otolitlies de cette espèce sont
très variables, surtout pour ce qui est de l’étendue de l’area ventrale qui tantôt est étroite
et subtriangulaire (pl. V, 21, 22), tantôt très étendue (pl. V, 25).
Ces otolitlies ressemblent à celles de Blenniidae actuels tels que Hlann i us sangui.no-
lenlus Pallas, 1811 (pl, V, lit) et A Ir osai arias fuscus (Riippel, 1835) (pl. V, 17). Cependant
nous ne pouvons avancer une détermination précise, nos connaissances sur la famille des
Blenniidae, très riche en espèces actuelles, étant trop restreintes.
107
Genre : HALIOPHIS Rüppell, 1828
Espèce-type : Muraena guttala Forsskâl, 1775
Haliophis colletti n. sp.
(PI. VI, 3-7)
Matériel et localités. — Cent cinquante et une oLolitlies. Calcaire Grossier, loc. :
Berchères (1), Saint-Lubin-de-lallaye (1), Saulx-Morehais (3), Thiverval (138), Villiers (2) ;
Formation d’Auv r ers, loc. : Ronquerolles (6).
'Pi pes primaires. Ilolotype, provenant de Thiverval (pl. VI, 7) (MNIIN 1978-3-92) ;
quatre paratypes, provenant également de Thiverval (pl. V, 3-6) (MNIIN 1978-3-88, 89,
90, 91).
Dimensions iik l’holotype. Longueur : 2,6 mm ; hauteur : 1,1 mm.
Stratum typicum. — Calcaire Grossier à Thiverval.
Derivatio nominis. — Cette espèce est dédiée à M. le Dr B. B. Collette (Washington).
Diagnose. — Ce sont des ololithes longues et étroites, au rostre très développé. La
face externe est peu ornée. On n’y aperçoiL que quelques lignes de croissance concentriques
et une crête légèrement saillante qui se dirige du centre vers le bord, dorsal. Cette face externe
est concave dans le sens antéro-postérieur, convexe dans le sens dorso-ventral. La face
interne est assez bombée. Le suions, bien entaillé, est constitué d'un ostium plutôt large
et d’une eauda plus étroite, quelque peu inlléehie en direction ventrale.
Les otolithes de cette espèce ressemblent assez bien à celles de Congrogadidae actuels
tels que Congrogadus xubducens (Richardson, 1893) (pl. VI, 2) et surtout Haliophis gutlalus
(Forsskâl, P., 1775) (pl. VI, 8), mais elles en diffèrent par leur forme plus étroite et plus
allongée.
Les otolithes de H. colletti montrent également une ressemblance superficielle
avec celles des Plati/cephalus actuels mais elles en diffèrent par leur ostium plus large et
par leur suleus dirigé plus obliquement vers le bas.
En dehors du Bassin parisien, cette espèce est également connue de l'Ëocène belge
(Formation de Lede) et anglais (Formation de Selsey).
Genre : CALLIONYMUS Li nnaeus, 1758
Espèce-type : Callionymus lyrci Linnaeus, 1758
Callionymus lerenardi n. sp.
(Pl. VI, 11 et 12)
Matériel et localités. — Quinze otolithes. Calcaire Grossier, loc. : Ferme de l’Orme
(11), Thiverval (1), Villiers (3).
— 108 —
Types primaires. — Holotype, provenant de Villiers (pl. VI, 12) (MNHN 1978-3-94).
Quatorze paratypes, dont un figuré (pl. VI, 11) (MNHN 1978-3-93).
Dimensions de l'holotypk. Longueur : 2,5 mm ; hauteur : 1,0 mm.
Stratum typicum. Calcaire Grossier à Villiers.
Diagnose. — Ce sont des ololilhes petites el épaisses, dont la plus grande épaisseur
est située dans la portion ventrale. Elles ont un contour très variable. Certains exemplaires,
dont l’holotype, ont une portion postérieure allongée et fortement acuminée, tandis que
d’autres sont, plus arrondis postérieurement (par exemple le para type figuré à la pl. VI. 11).
La face externe est plate dans le sens de la longueur, légèrement bombée dans le sens dorso-
ventral. La face interne est bien bombée. Le suieus est profondément entaillé, et se dirige,
obliquement vers le haut. La crista superior est saillante, et au-dessus de celle-ci se trouve
une petite dépression dans l area dorsale. La crista inferior est plutôt variable, comme c’est
également le cas chez les espèces actuelles que nous connaissons. Nous figurons (pl. VI,
9 et 10) les otolithes des espèces actuelles CaUionymus richardsoni Bleeker, 1857, et Callio-
nymus lyra Linnaeus, 1758, à l’appui de notre détermination générique.
« genus Centrolophidarum » confinis (Nolf, 1973)
Mupiis confinis Nolf, 19736 : 102, pl. I, lig. 20.
Mupus confinis Nolf. — Schwarzhans, 1974 : 111, fig. 38 et 39 dans le texte.
Matériel et localité. — Une otolithe. Formation d’Auvers, loc. : Ronquerolles.
Les otolithes de cette espèce ressemblent quelque peu à celles de l’espèce actuelle
Schedophiius ourdis (Cuvier, 1833) que nous avons figurées (Nolf, 19736, pl. I, lig. 23)
sous le nom de Mupus ovatis. Elles s’en distinguent toutefois par leur ostium bref et large,
alors que chez l’espèce actuelle, l’ostium a une taille à peu près égale à celle de la eauda.
Depuis, nous avons pu acquérir des otolithes de l'espèce actuelle Schedophiius mcdusopliagus
Coeeo, 1839, qui possèdent également un ostîum et une eauda de longueur égale. Cependant,
ces otolithes présentent un contour beaucoup plus rond que les spécimens de l’Éocène.
C’est la raison pour laquelle nous préférons une détermination générique au niveau de la
famille.
(( genus Centrolophidarum » confinis est également connu de l’Eocène belge (Formation
de Lede) et anglais (Formation de Selsey).
« genus Bothidarum » biaculeatus n. sp.
(Pl. VI, 15-20)
Genus Bothidarum heletroideus Stinton, ms. — Nolf et Cappktta, 1976 : 265.
Matériel et localités. —- Au matériel nommé par Nolf et Cappetta (loc. cit.),
s’ajoutent 96 otolithes. Calcaire Grossier, loc. : Fcrcourt (9), Montmirail (3), Saint-Lubin-
de-la-Haye (1), Thiverval (58) ; Formation d’Anvers, loc. : Ronquerolles (25).
— 109 —
Types primaires. — Holotype, provenant de Thiverval (pl. VI, 18) (MNHN 1978-3-
100) ; cinq paratypes provenant également de Thiverval (pl. VI, 15, 16, 17, 19, 20) (MNHN
1978-3-97. 98, 99, 101, 102).
Dimensions de l’holotype. — Longueur : 2,3 mm ; hauteur : 1,5 mm.
Stratum typicum. — Calcaire Grossier à Thiverval.
Dériva ito nominis. — Biaeulealus , o, uni = pourvu de deux pointes ; se réfère à
l’aspect aeuminé des portions antérieures et postérieures des otolithes.
Diagnose. Voir Nolf et Cappetta (p. 265), sous « genus Bvihidarnm » heletroideus.
Nous estimons inopportun de conserver dans la littérature un nom manuscrit dont la publi¬
cation risque d'attendre tic nombreuses années, et dont les types n’ont pas encore été définis.
« genus Bothidarum » biaeulealus est également, connu de I F.oeène belge (Formation
de Lede et Sables de Wemmel) et (?) anglais (Formation de Selsey).
« genus Soleidarum » schultzei u. sp.
(Pl. VI, 21-25)
Solea sp. — Noi.f et Cappetta, 1977 : 265, pl. II, fig. 30.
Matériel et localités. Vingt-sept otolithes. Calcaire Grossier, loc. : Damery (1) ;
Formation d'Anvers, loc. : llonquerollcs (26).
Tapes primaires. Mulotvpe provenant delà Formation d’Auvers à Ronquerolles
(pl. VI. 25) (MNHN 1978-3-107) ; 4 paratypes provenant également de la Formation d’Auvers
à Ronquerolles (p). VI, 21-24) (MNIIN 1978-3-103, 104, 105, 106).
Dimensions de l’holotype. — Longueur : 1,1 mm: hauteur : 1,2 mm; épaisseur :
0,4 mm.
Stratum typicum. —— Formation d’Auvers à Ronquerolles.
Derivatio nominis. ■•=> Cette espèce est dédiée à M. le Dr II. P. Schultze, professeur
à l’université de Giittingen.
Diagnose. Ce sont des petites otolithes au contour quadrangulaire, et possédant
une face interne très fortement bombée. La face externe est lisse et plate, chez certains
exemplaires, légèrement concave dans le sens de la hauteur. Le sulcus est peu entaillé
et se dirige obliquement vers le haut. Il est constitué d'un long ostium et d'une courte cauda
de largeur à peu près égale. Dans l’area ventrale, on remarque un sillon ventral chez presque
tous les spécimens. On remarquera la très grande variabilité que présentent les otolithes
de cette espèce, variabilité qui est d’ailleurs fréquente chez les Soleidae actuels (voir Chaîne,
1936, pl. X-X1V).
CONCLUSIONS
La présente étude a permis de constater dans l’Éocène du Bassin de Paris la présence
4’otolithes de 98 espèces de Téléostéens, dont 38 n’y avaient, pas encore été signalées. Trois
1, 25
— 110 —
espèces sont connues de la Glauconie Grossière, 76 du Calcaire Grossier, et 45 de la Forma¬
tion d’Auvers.
Ces espèces traduisent une faune tropicale très côtière ressemblant beaucoup à celles
qui vivent actuellement dans des milieux comparables de la zone tropicale du domaine
Indo-ouest-Pacilique. (Voir Nolf, 1973c, Nolf et Cappetta, 1976).
Les trois espèces provenant de la Glauconie Grossière proviennent d'un unique prélè¬
vement de seulement 100 kg de sédiment, et ne peuvent donc être considérées comme
représentatives de la faune de ce niveau. Nous croyons cependant que « genus Ophidiidarum »
angustus et $ irait ho conee.rus, tous deux connus de couches d’âge plus ancien en dehors
du Bassin parisien, doivent probablement être considérés comme des éléments remaniés.
La faune du Calcaire Grossier s’élève actuellement à 76 espèces, dont 29 (38 %) appar¬
tiennent exclusivement à celte unité. Ce sont : Notacanthns sp., Muraenidae ind., Petlana
sp., Sordinopa sp., <r genus Clupeidarnm » schullzi, « genus Synodonlidarum « inlermedius,
« genus Synodonlidarum » sp., « genus Antennariidarum » sp., « genus ('ypri.nodonlidarum »
sp., « genus Caproidantm » snnadae, Srorpanna sp., Platycepkalus sp., ( ’hunda hoktkei, Moro ne
e.schmeyeri, n genus alï. Paralabrax » sp., « genus Lêiognathidarum » bercherensis, « genus
afî. Caesio » bourdon , Parapristipoma bavayi, « genus Porinidcm/idaruin » koUliausi, « genus
Pownilitsyidaruin » lerichei, Taxâtes svhe.eleri , « genus Pereoideorum » fercourlensir , Spkyraena
sp., « genus OpislQgnathidarum » bloli, Trachinus sp., « genus Blenni idarum » blondeciui,
CaUinnyinus lerenardi, Pséllodes sp inos us.
Outre quelques formes de détermination spécifique encore mal précisée, ce groupe
d’espèces exclusives au Calcaire Grossier est surtout constitué de petites formes très litto¬
rales à répartition géographique réduite, ou liées aux conditions particulières du Bassin
de Paris (« genus Ci/prinodontiduriim » sp., Chanda bohlkei, Morone eschmeyeri, Toxoles
wheeleri, « genus Opistognalhidarnm >) bloli, « genus Blenniidarum » blondeaui, Cullionymus
lerenardi). Pour ce qui est des associations du Calcaire Grossier, il importe encore d’insister
sur le caractère très particulier de la faune du gisement de la Ferme de l’Orme (sud-ouest
du Bassin parisien) où les otolithes de formes très littorales et très petites (Blenniidae,
Callionvmidae) abondent et accusent une forte différence avec l’association de Fercourt
et celle des gisements littoraux du sud-est du Bassin parisien (voir Noi.f et Cappetta,
1976 : 286).
La faune de la Formation d’Auvers comporte 45 espèces dont 38 sont nouvelles pour
cette formation. Cet enrichissement est très considérable surtout si l’on lient compte du
fait que celui-ci est uniquement dû. à la prospection du gisement de Ronquerollcs. Seules
24 des espèces de la Formation d’Auvers sont également connues du Calcaire Grossier.
Nous croyons que la différence considérable entre ces deux faunes successives est essentielle¬
ment due à la substitution du milieu sédimentaire calcaire par une sédimentation sableuse.
Seulement 12 (27 %) îles 45 espèces de la Formation d’Auvers sont exclusivement connues
de cette unité.
Ce sont : Paraconger sp., « genus afî. Konosirus » sp., « genus Hemiramphidarum » sp.,
« genus Chandidarum » inflalus, Epinephelus sp., « genus Gerridarum » sp., Parakuhlia sp.,
Pagellus folletti, Spams sp., Cepola massiva, Stromateus brailloni. « genus Soleidarum »
schultzei.
La faune de la Formation d’Auvers présente à notre avis, un caractère moins endé¬
mique que celle du Calcaire Grossier. Cela est en partie du au fond sableux, plus analogue
— 111 —
au milieu de sédimentation des gisements d’âge comparable du Bassin belge et du sud
de l’Angleterre,
Nous n’avons fait aucune tentative de corrélation biostratigraphique avec les gisements
de PEocène belge et anglais. Cela sera bien plus approprié lorsque l’étude des faunes des
Sables de Cuise et du niveau du Mont Saint-Martin, que nous nous proposons d’entreprendre
prochainement, sera réalisée.
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Stinton, F. C., & 1). Nolf, 1970. — A teleost otolîth fauna front the Sands of Lede, Belgium.
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Storms, R.. 1898. — Première note sur les poissons wemmeliens (Eoeène supérieur) de la Belgique.
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Taverne, L., et H. Nolf, 1979. — Troisième note sur les poissons des Sables de Lede (Eoeène belge) :
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Van Beneden, P. J., 1872. — Notice sur un nouveau poisson du terrain laekenien. Bull. Acad,
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Weiler, W., 1963. — Die Fischfauna des Tertiars im oberrheinischen Graben, des Mainzer Beckens,
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zâns. Abh. senckenb. naturforsch. Ges., 504 : 1-75.
Manuscrit déposé le 23 novembre 1978.
114 —
Abréviations utilisées : G = otolillie sacculaire gauche, D = otolithe sacculaire droite, I = face interne
E = face externe, V = vue du côté ventral.
Tous les numéros mentionnés se réfèrent aux collections du Muséum national d’Histoire naturelle à
Paris (MNHN). Lorsque plusieurs images sont données sous un seul numéro (par exemple 3a, b, c) il s’agit
toujours de vues différentes d’un même spécimen.
PLANCHE I
I- 3. — « garnis ait'. Osmeriis » hampshirensis (Schubert, 1916) : 1, G.I., Calcaire Grossier, Saint-Lubin-de-
la-llayc, (MNHN 1978-3-1) ; 2, G.I., Calcaire Grossier, Berchères, (MNHN 1978-3-2) ; 3, D.I., Calcaire
Grossier, Villiers, (MNHN 1978-3-3).
4. —- Osmerus eperlanus Linnaeus, 1758 : G.I., Actuel, mer du Nord, (coll. Nolf).
5-7. — Pterothrissus prolemm Stinton, 1977 : 5, G. 1., Calcaire Grossier, Saint-Lubin-de-la-Haye, (MNHN
1978-3-4) ; 6a, G.I., 6b, G.V., Calcaire Grossier, Villiers, (MNHN 1978-3-5) ; 7, G.I., Formation d’Auvers,
Ronqueroiies, (MNHN 1978-3-6).
8. — Pterothrissus gisu Hilgendorf, 1877. D.I., Actuel, côtes du Japon, (coll. Stinton).
9. — Paraconger sauvagei (Prient, 19061 : 9». D.I. ; 9b, D.V., Calcaire Grossier, Saulx-Marchais, (MNHN
1978-3-7).
10. — « garnis Muraenidarurn » sp. : 10a, G.I. ; 10b, G.V., Calcaire Grossier, Thiverval, (MNHN 1978-3-8).
II- 12. —■ Gymnolhnrax saxicola Jordan A: Davis, 1892 ; lia, G.I. ; 11b, G.V., Actuel, côtes di la Floride,
(coll. Fitch) ; 12a, G.I. ; 12b, G.V., Actuel, côtes de la Floride, (coll. Fitch),
13. — Gymnothorax nigromarginalus (Girard, 1859) : 13a, G.I. ; 13b, G.V., Actuel, côtes du Texas, (MNHN
1978-3-9),
14. —- Arndha zébra (Shaw, 1797) : 14a, G.I. ; 14b, G.V., golfe de Californie, (MNHN 1978-3-10).
15-16. — Paraconger sp. : 15, G.I., Formation d’Auvers, Ronqueroiies, (MNHN 1978-3-11) ; 16a, D.I. ;
16b, G.V., Formation d’Auvers, Ronqueroiies, (MNHN 1978-3-12).
17. — Notacanthus sp. : 17a, D.V. ; 17b, D.I., Calcaire Grossier, (MNHN 1978-3-13).
18. —- Notacanthus moseleyi Goode A Bean, 1895 : 18a, D.V. ; 18b, D.I., Actuel, Antarctique, (coll. Fitch).
19-21. —- Notacanthus sexspinis Richardson, 1846 : 19a, G.V. ; 19b, G.I., Actuel, Wellington, Nouvelle-
Zélande, (coll. Fitch) ; 20a, G.V. ; 20b, G.I., Actuel, Wellington, Nouvelle-Zélande, (coll. Fitch) ;
21a, G.V. ; 21b, G.I., Actuel, Wellington, Nouvelle-Zélande, (coll. Fitch).
22. — Rhinomuraena quaesita Garman, 1888. D.I., Actuel, Indes orientales, (coll. Stinton).
23. — Paraconger calijorniensis Kanazaw;i, 1961 : 23a, G.I. ; 23b, G.V., Actuel, côtes de la Californie, (coll.
Fitch).
AjracongersoUKjgw'(PRIEM,1906)
17a
17b
Notaconthus sp.
23a
Paracanger colifornirnsis KANAZAW!^961
— 116 —
PLANCHE II
1-3. — Chirocentrus exilis Slinton, 1977 : 1, G.I., Formation d’Auvers, Ronquerolles, (MNHN 1978-3-14) ;
2, D.I., Formation d'Anvers, Ronquerolles, (MNHN 1978-3-15) ; 3, D.I., Calcaire Grossier, Rerchères,
(MNHN 1978-3-16).
4. — Chirocentrus dorab (Fursskâl, 1775). D.I., Actuel, côtes de l’Inde, (coll. Nolf).
5. — Elrumem undatus Slinton, 1977. ILI., Formation d’Auvers, Ronquerolles, (MNHN 1978-3-17).
6. — Etrumem sadina (Milehill, 1815). D.I., Actuel, côtes de la Caroline du Nord, USA, (coll. Nolf).
7. — Konosirus punetaim (Schlcgel, 1850). G.I., Actuel, côtes du Japon, (coll. Nolf).
8. — « genus a (T. Konosirus » sp. G.I., Formation d’Auvers, Ronquerolles, (MNHN 1978-3-18).
9. —- Pellona harroweri Fowler, 1917. G.I., Actuel, côtes de Suriname, (MNHN 1978-3-19).
10. — Pellona hoevenii Rleeker, 1852. G.I., Actuel, au large de Makassar, Célèbes, (MNHN 1978-3-20).
11. — Pellona sp. G.I., Calcaire Grossier, Ferme de l’Orme, (MNHN 1978-3-21).
12-13. —- « genus Clupeidarum » admit zi n. sp. : 12, G.I., Calcaire Grossier, Thiverval, paratype (MNHN
1978-3-22) ; 13, D.I., Calcaire Grossier, Thiverval, liolotype (MNHN 1978-3-23).
14. — AriuS planus Frost, 1934 : 14a, G.I. ; 14b, G.V. (otolithes utriculaires), Calcaire Grossier, Thiverval,
(MNHN 1978-3-24).
15. — « genus Ophidüdarum » angustus (Stinton, 1977) : 15a, D.I. ; 15b, D.V., base du Calcaire Grossier,
Verneuil, (MNHN 1978-3-25).
16. — Sirembo imberbis Temminck & Schlegel, 1812. G.I., Actuel, au large du Japon, (coll. Stinton),
17. — Sirembo convertis Slinton, 1977. D.I., base du Calcaire Grossier, Verneuil, (MNHN 1978-3-26).
18-21. —- « genus Uphidiidnrum » dimidiatus Schubert, 1916 : 18a, D.V. ; 18b, D.I., Formation d’Auvers,
Ronquerolles, (MNHN 1978-3-27) ; 19a, G.I. ; 19b, G.V., Formation d’Auvers, Ronquerolles, (MNHN
1978-3-28) ; 20, D.I., Formation d’Auvers, Ronquerolles, (MNHN 1978-3-29) ; 21, D.I., Formation
d’Auvers, Ronquerolles, (MNHN 1978-3-30).
22-23. — « genus Antennariidarum » sp. : 22, D.I., Calcaire Grossier, Villiers, (MNHN 1978-3-31) ; 23, D.I.,
Calcaire Grossier, Villiers, (MNHN 1978-3-32).
24. —- « genus llemiramphidarum » sp. : 24a, G.I. ; 24b, G.V., Formation d’Auvers, Ronquerolles, (MNHN
1978-3-33).
25. — « genus Cyprinodontidarum » sp. : 25a, G.I. ; 25b, G.V., Calcaire Grossier, Thiverval, (MNHN 1978-
3-34).
Chirmerlrus exills STINTON ,1977
_>
Etrumeus undatus STINTON ,1977 Etrumeus sadina (MITCHILL,1015)
Pellona harroweri FOWLERJ9I7I Pellona A?oeven//0LEEKER,I852|
"genus Ophidiidarum'angusfus
(STINTON,1977)
"genus Antennariidarum"sp
’genus Cyprinodontidarum"sp.
PLANCHE II
— 118 —
PLANCHE III
I- •— « genus Myripristidarum » priemi (Schubert, 1916). D,I., Formation d’Auvers, Ronquerolles, (MNHN
1978-3-35).
2. — Capros aper (Linnaeus, 1758). G.I., Actuel, au large de Casablanca, (coll. Nolf).
3. — « genus Caproidarum » sonodae n. sp. G.I., Calcaire Grossier, Fercourt, holotype (MNHN 1978-3-36).
4. — Chanda nalua Hamilton, 1822. G.I., Actuel, Célèbes, (coll. Nolf).
5-7. — « genus Chandidarum » infUtfwt n. sp. : 5a, 1)., en vue postérieure ; 5b, D.V. Formation d’Auvers,
Ronquerolles, paratype (MNHN 1978-3-37) ; 6a, D.I. ; 6b, D.V., Formation d’Auvers, Ronquerolles,
holotype (MNHN 1978-3-38) ; 7a, D.I. ; 7b, L).V., Formation d'Auvers, Ronquerolles, paratype (MNHN
1978-3-39).
8-10. — « genus Chandidarum » sieurbauti n. sp. ; 8a, D.I. ; 8b, D.V-, Calcaire Grossier, Ferme de l’Orme,
paratype (MNHN 1978-3-40) ; 9a, D.I. ; 9b, D.V., Calcaire Grossier, Thionville, paratype (MNHN
1978-3-41) ; 10a, G.I. ; 10b, G.V., Calcaire Grossier, Ferme de l’Orme, holotype (MNHN 1978-3-42).
II- 13. — Morone eschmeyeri n. sp. : lia, G.V. ; 11b, G.I., Calcaire Grossier, Saint-Lubin-de-la-Haye, para-
typo (MNHN 1978-3-43) ; 12a, D.V. ; 12b, D.I., Calcaire Grossier, Thionville, holotype (MNHN 1978-
3-44) ; 13, G.V., Calcaire Grossier, Thionville, paratype (MNHN 1978-3-45).
14. —- Velijer hypselopterus Bleeker, 1850. G. L, Actuel, côte du Japon, (coll. Frost, Ilrit., Mus. N. H.),
15-17. — Kuhlia coltreaui (Prient, 1912) : 15a, D.I. ; 15b, D.V., Formation d’Auvers. Ronquerolles, (MNHN
1978-3-46) ; 16, D.I., Formation d’Auvers, Ronquerolles, (MNHN 1978-3-47) ; 17, D.I., Formation
d’Auvers, Ronquerolles, (MNHN 1978-3-48).
18-19. — a genus i nognathidarum » hercherensis n. sp. : 18a, D.V. ; 18b, D.I., Calcaire Grossier, Berchères,
holotype (MNHN 1978-3-49); 19, G.Ï., Calcaire Grossier, Berchères, paratype (MNHN 1978-3-50).
20. — Moharra, rhombea (Cuvier, 1829). G.I., Actuel, île Margarita, Venezuela, (coll. Nolf).
21. — Leiognathus rivulalus (Temminck A Sehlegel, 1845). D.I., Actuel, côtes du Japon, (coll. Nolf).
22. — Gazza minuta (Bloch, 1797). G.I., Actuel, au large de Majunga, Madagascar, (coll. Nolf).
23-26. — Gazza pentagonalis n. sp, ; 23, G.L, Formation d'Auvers, Ronquerolles, paratype (MNHN 1978-
3-51) ; 24, G.I., Calcaire Grossier, Villiers, paratype (MNHN 1978-3-52) ; 25, D.I., Formation d’Auvers,
Ronquerolles, paratype (MNHN 1978-3-53) ; 26a, D.I. ; 26b, D. V., Formation d'Auvers, Ronquerolles,
holotype (MNHN 1978-3-54).
27. —- Gerres argyreus (Bloch & Schneider, 1801). G.I., Actuel, au large de Townsville, Australie, (coll.
Nolf) .
28. —■ Leiognathus splendens (Cuvier, 1829). G.I., Actuel, golfe de Thaïlande, (coll. Nolf).
29-30. — « genus Gerridarum » sp. : 29, D.I., Formation d’Auvers, Ronquerolles, (MNHN 1978-3-55) ;
30a, D.V. ; 30b, D.I., Formation d’Auvers, Ronquerolles, (MNHN 1978-3-56).
PLANCHE 111
— 120 —
PLANCHE IV
1-3. — Haemulon flavolineatum (Desmarest, 1823) : 1, G.I., Actuel, côtes de Haïti, (coll. Nolf) ; 2, G.I.,
Actuels, côtes de Haïti, (coll. Nolf) ; 3, G.I., Actuel, au large de Puerto Rico, (coll. Nolf).
4-6. — Haemulon plumieri (Lacepède, 1802). Toutes G.I., Actuel, côtes de Haïti, (coll. Nolf).
7-9. — Haemulon aurolineatum Cuvier, 1830. Toutes G.I., Actuel, côtes de Haïti, (coll. Nolf).
10-12. — Haemulon bonariensis Cuvier, 1830. Toutes G.I., Actuel, île Margarita, Venezuela, (coll. Nolf).
13. — Haemulon parrai (Desmarest, 1823). D.I., Actuel, côtes de Haïti, (coll. Noir).
14. — Haemulon sciurus (Shaw, 1803). G.I., Actuel, côtes de Haïti, (coll. Nolf).
15-20. — Orlhoprislis trewavasae n. sp. : 15a, D.V. ; 15b, D.I., Calcaire Grossier, Saint-Lubin-de-la-Haye,
paratype (MNHN 1978-3-57) ; 16, D.I., Calcaire Grossier, Saint-Lubin-de-la-Haye, paratype (MNHN
1978-3-58) ; 17, G.I., Calcaire Grossier, Saint-Lubin-de-la-Haye, paratype (MNHN 1978-3-59) ; 18a,
G.V. ; 18b, G.I., Calcaire Grossier, Saint-Lubin-de-la-Haye, holotype (MNHN 1978-3-60) ; 19, D.I.,
Calcaire Grossier, Ferme de l’Orme, paratype (MNHN 1978-3-61 ) ; 20, G.I., Calcaire Grossier, Ferme
de l’Orme, paratype (MNHN 1878-3-62).
21. — Parapristipoma octolineatum (Valenciennes, 1833). G.I., au large de Ténérife, (coll. Nolf).
22. — Xenistius pulcher (I’rost, 1934). D.I., Formation d’Auvers, Ronquerolles, (MNHN 1978-3-63).
23-24. — Parapristipoma bavayi n. sp. : 23a, G.V. ; 23b, G.I., Calcaire Grossier, Villiers, paratype (MNHN
1978-3-64) ; 24a, D.V. ; 24b, D.I., Calcaire Grossier, Villiers, holotype (MNHN 1978-3-65).
PLANCHE IV
PLANCHE V
I- 3. —- « genus Pomadasyidarum » kotlhausi (Nolf, 1973) : la, D.I. ; lb, D.V., Calcaire Grossier, Montmirail,
(MNHN 1978-3-66) ; 2, D.V., Calcaire Grossier, Montmirail, (MNHN 1978-3-67) ; 3, D.Y., Calcaire
Grossier, Montmirail, (MNHN 1978-3-68).
4-5. — Pagellus natalensis Steindachner, 1902. Toutes D.I., Actuel, côtes de l’Afrique du Sud, (coll. Nolf).
6. — Toxotes jaculator (Pallas, 1766). G.I., Actuel, Bornéo, (coll. Stin-ton).
7. — Denlex ( Cheimerius) laekeniensis Van Deneden, 1872. D.I., Formation d’Auvers, Ronquerolles, (MNHN
1978-3-69).
8-9. — Pagellus follelti n. sp. ; 8a, D.I. ; 8b, D.V., Formation d’Auvers, Ronquerolles, holotype (MNHN
1978-3-70) ; 9, D.I., Formation d’Auvers, Ronquerolles, paratype (MNHN 1978-3-71).
10. —- Toxotes wheeleri n. sp. : 10a, D.V. ; 10b D. I., Calcaire Grossier, Vil liera, holotype (M N UN 1978-3-72).
II- 15. — Cepola massioa n. sp. : 11, G.I., Formation d’Auvers, Ronquerolles, paratype (MNHN 1978-3-
73) ; 12, G.J., Formation d'Auvers, Ronquerolles, paratype (MNFLN 1978-3-74) ; 13, D.I., Formation
d’Auvers, Ronquerolles, paratype (MNHN 1978-3-75) ; 14, D.I., Formation d’Auvers, Ronquerolles,
paratype (MNHN 1978-3-76) ; 15a, D.V. ; 15b. D.I., Formation d’Auvers, Ronquerolles, holotype
(MNHN 1978-3-771.
16. — Blennius sanguindlentus Pallas, 1811. G.!., Actuel, Saint-Raphaël, France, (coll. Nolf).
17. —■ Alrosalarias jusons (Riippell, 1835). D.I., Actuel, Indes orientales néerlandaises, (coll. Nolf).
18-20. — « genus Opislognatludarum » bloti n. sp. ; 18, G. I., Calcaire Grossier, Ferme de l’Orme, holotype
(MNHN 1978-3-78); 19, G.I., Calcaire Grossier, Ferme de l’Orme, paratype (MNHN 1978-3-79) ;
20, D.I., Calcaire Grossier, Ferme de l’Orme, paratype (MNHN 1978-3-80).
21-25. 1 — « genus Blenniidarum » blondeaui n. sp, : 21a, G.V. ; 21b, G.I., Calcaire Grossier, Ferme de l’Orme,
holotype (MNHN 1978-3-81) : 22, G.I., Calcaire Grossier, Ferme de l'Orme, paratype (MNHN 1978-
3-82) ; 23, G.I., Calcaire Grossier, Ferme de l’Orme, paratype (MNHN 1978-3-83) ; 24, D.I., Calcaire
Grossier, Ferme de l’Orme, paratype (MNHN 1978-3-84) ; 25, D.I., Calcaire Grossier, Ferme de l’Orme,
paratype (MNHN 1978-3-85).
26-27. — Trachinus sp. : 26a, G.V. ; 26b, G.I., Calcaire Grossier, Thiverval, (MNHN 1978-3-86) ; 27, D.I.,
Calcaire Grossier, Thiverval, (MNHN 1978-3-87).
PLANCHE V
C'J CO
— 124 —
PLANCHE VI
1. — Opistognathus rhornaleus Jordan & Gilbert, 1881. G.I., Actuel, Golfe de Californie, Mexique, (colL
Fitch) .
, — Congrogadus subducens (Richardson, 1843). G.L, Actuel, Indes orientales, (coll. Stinton).
-7. — Haliophis colletti n. sp. : 3, G.I., Calcaire Grossier, Thiverval, para type (MNHN 1978-3-88) ; 4, G.I.,.
Calcaire Grossier, Thiverval, paratype (MNI-IN 1978-3-89); 5, G.J., Calcaire Grossier, Thiverval,
paralype (MNIiN 1978-3-90) ; G, D.I., Calcaire Grossier, Thiverval, paratype (MNIIN 1978-3-91) ;
7a, D.I. ; 7b, D.V., Calcaire Grossier, Thiverval, holotype (MNIIN 1978-3-92).
8. — Haliophis guUatus Forsskâl, 1775. G.I., Actuel, mer Rouge, (coll. Stinton).
9. —Callionymus richardsoni Rleeker, 1857. G.L, Actuel, cotes du Japon, (coll. Nolf).
10. — Callionymus lyra Linnaeus, 1758. G.I., Actuel, mer du Nord, (coll. Noi.f).
11-12. - Callionymus lerenardi n, sp, : 11, D.I., Calcaire Grossier, Villiers, paratype (MNHN 1978-3-93) ;
12a, G. V. ; 12b, G.L, Calcaire Grossier, Villiers, holotype (MNHN 1978-3-94).
13. — Pneiirnatophorus tuodus Nolf, 1973. (LL, Formation d’Anvers, Ronquerolles, (MNHN 1978-3-95).
14. — « genus Cenlrolophidaruni » confiais (Nolf, 1973). G.I., Formation d’Auvers, Ronquerolles, (MNHN
1978-3-96).
15-20. —« genus Bothidariim » biaculeatus n. sp. : 15, G.I., Calcaire Grossier, Thiverval, paratype (MNHN
1978-3-97) ; 16, G.L, Calcaire Grossier, Thiverval, paratype (MNHN 1978-3-98) ; 17, G.L, Calcaire
Grossier, Thiverval, paratype (MNHN 1978-3-99) : 18, R.I., Calcaire Grossier, Thiverval, holotype
(MNHN 1978-3-100) ; 19, D.I., Calcaire Grossier, Thiverval, paratype (MNHN 1978-3-101 ) ; 20, D.L,
Calcaire Grossier, Thiverval, paratype (MNHN 1978-3-102).
21-25. — « genus Soleidarum » schulrzei ii. sp. : 21, G.L, Formation d’Auvers, Ronquerolles, paratype (MNHN
1978-3-103) ; 22, R.I., Formation d’Auvers, Ronquerolles, paratype (MNHN 1978-3-104) ; 23, D.L,
Formation d'Auvers, Ronquerolles, paratype (MNHN 1978-3-105) ; 24, D.L, Formation d’Auvers
Ronquerolles, paratype (MNHN 1978-3-106) ; 25a, D.L ; 25b, D., en vue postérieure, Formation,.
d’Auvers, Ronquerolles, holotype (MNHN 1978-3-107).
1, 26
Bull. Mus. nain. Hist. nal., Paris, 4 e sér., 1, 1979,
section C, n° 2
Le rôle de barrière écologique de la ceinture saharo-arabique
au Miocène : arguments paléontologiques
par Herbert Thomas *
Résumé. — L'interprétation paléoécologique îles faunes des gisements miocènes dans l’actuelle
ceinture saharo-arabique nous amène à envisager l’existence de barrières écologiques à cotte époque.
Si aucun argument n’a pu être invoqué à l’appui d’une telle hypothèse pour le .Miocène inférieur,
l’existence de paléomilieux arides est quasi certaine dès le Miocène moyen. An Miocène supérieur
la ceinture saharo-arabique a saus nul doute constitué un obstacle à la dispersion latitudinale ;
on y relève cependant des échanges intermittents.
Abstract. — The paleoeeological interprétation of the Miocène l'aimas in the Sa haro- Arabian
belt suggests the existence of eeologieal barriers al. ibis tinte. While tItéré is no évidence for sueh
an hypnthesis in the Lower Miocène, l.ltoro is lit lie doubt concerning the jiresenee of arid habitats
du ring the Middle Mioncne. In the Upper Mioeene the Sahara-Arabian belt certainly constiluted
an obstacle to JaLiturJinal dispersai; however, intermittent migrations ean lie perceîved.
Le rôle de barrière écologique du Sahara durant le Quaternaire a été évoqué maintes
fois. Le peuplement mamrnalien d’Afrique du Nord a été manifestement lié aux communi¬
cations possibles entre un domaine paléairtique cl un domaine éthiopien, par conséquent
aux puléodimats des latitudes basses. A cet égard, bon nombre d'études ont porté sur
le problème de l'alternance des pluviaux sahariens cl îles périodes sèches, et de leurs rela¬
tions avec la chronologie glaciaire on Europe occidentale durant le Quaternaire. En revanche,
pour le Néogèue, on dispose de très peu de données paléontologiques la plupart sont
d’ordre paléoxylologique el lloristique —qui témoigneraient d une aridilicalion des condi¬
tions climatiques. Les documents les plus notables lions viennent sans doute de la forma¬
tion néogène de la Ilamada du Guir. En effet Bevciier (11171) y a relevé une micrnflore
dans le faciès de la lorbu tpti, bien que portant l'empreinte d'influences méditerranéennes,
est typiquement désertique. Quoique les données soient très clairsemées, quelques auteurs
ont néanmoins suggéré une aridificalion possible dès le Miocène. Parmi eux, .Jui.kaud
(1938 : 25), Moreau (1952 : 881), Butzer et Hansen (1968), Wiiueman (1971 : 108),
Delson (1975), et surtout Kouti.andt (1972) ; ce dernier o bésité pas à parler de dessi¬
cation précoce pour la péninsule arabique dès le Miocène inférieur faisant par là même
jouer un rôle considérable à cette péninsule dans l'apparition des Dryopithécinés.
Dans le cadre de celte étude, mon argumentation ne se bornera pas à l’actuel Sahara
dont les limites orientales sont imprécises. En effet, la mer Rouge et le golfe d’Aden, étant
Institut de Paléontologie, Muséum national d'Histoire naturelle, 8 rue de Buffon, Paris 75005.
— 128
considérés comme un système de fosses intra-cra toniques qu’il s’agisse d’une fractura¬
tion ancienne ou tardive — je préfère utiliser l’expression employée par IIuzayyin (1941)
de ceinture saharo-arabique dont Monod (1963 : 122) a souligné l'adéquation, de me suis
par ailleurs limité aux arguments paléontologiques qui pourraient confirmer ou infirmer
l'hypothèse d’épisodes climatiques plus ou moins arides durant le Miocène. Je ne tiendrai
donc pas compte des faits pédologiques ou sédimentologiques (existence de formations
dunaires fossiles, évaporiles, cuirassement, etc.) qui ne peuvent le plus souvent être datés.
Il est généralement admis que I on observe une détérioration climatique avec refroidisse¬
ment net dès le Néogène voire le Paléogène final, avec une accentuation du phénomène
à la fin du Miocène, notamment dans les zones de Latitudes moyennes (Butzer, 1976).
Au Miocène supérieur, on dispose de nombreux témoignages de faunes à caractères sava-
nieoles ou steppiques en Europe méridionale et dans l’Asie du Sud-Ouest. Cependant en
matière de reconstitution des paléomilieux néogènes on adopte de préférence des concepts
relativement imprécis pour désigner directement ou indirectement les formations végétales :
telle la notion de milieux ouverts ou le concept anglo-saxon de « forest-savamiah mosaie «
vpii pourrait correspondre au passage de la forêt omlirophiie aux savanes préforestières
(Üuviaru, comin. perii.). Quelle que soit l’importance des témoignages paléontologiques,
il est clair qu’on ne peut apprécier le degré de l’aridité ni mettre en évidence, avec certi¬
tude, l’existence de formations désertiques vraies.
Miocène inférieur
En Afrique du Nord et. dans la péninsule arabique — au sud du golfe arabo-mésopo-
lamien — trois régions ont livré d’assez nombreux restes de Vertébrés : l’oasis de Moghra
(Égypte), le Djebel Zelteu (Libye) et plusieurs localités (notamment Ad Dabtiyah) dans la
formation Dam s’étendant le long du golfe arabique (Arabie Saoudite) (Hamilton e.L al .,
1978).
Le gisement du Djebel Zelteu, classiquement parallélisé avec le Burdigalien européen,
serait pour Savage et Hamilton (1973) d’âge burdigalien inférieur. Il serait donc plus ou
moins contemporain des gisements est-africains du groupe Husinga-Songbor. Or ces deux
faunes présentent des différences notables. Dans le cas de la contemporanéité des deux
faunes le renouvellement faunique, alors nécessairement hétéroehrone, ne saurait s’expliquer
que par l'existence d’une barrière écologique à cette époque. Il convient donc d’abord de
s’assurer de l'Age du Djebel Zelteu.
A propos de Vûge du Djebel Zelteu
Thomas (sous presse, «) considérait récemment que la présence de Protragoeerus à
Zelteu - si elle était avérée — devait inévitablement rajeunir le gisement : ce genre n'est
pas connu avant le Vindobonien d’Eurasie et d’Afrique. Or l’examen direct de la cheville
osseuse M 26027 (BMNH), décrite par JIam ilton (1973, pl. 13, fig. 1 gauche) —sur laquelle
repose principalement l’existence de ce genre à Zelteu m'amène à réfuter l’existence de
Protragoeerus dans ce gisement. Selon Hamilton ( ibld. : 126) la section de la cheville est
très voisine de celle de Protragoeerus gluten Pilgrim, 1937. La face médiale de cette cheville
— 129 —
est aplatie voire concave dans le sens antéro-postérieur suivant l’avis même d’ Hamilton
(ibid .). Or les indications de Pilürtm (1937, ftg. 13) à propos de la section des chevilles osseuses
de P. gluten, jointes au matériel inédit se rapportant à cette espèce et provenant delà forma¬
tion Chinji (YPM-GSP lot* 76). montrent clairement que l'un des caractères est précisément
la convexité constante de la face médiale. De ce fait, cette cheville ne peut, à mon sens,
représenter le genre Proiragocerus. Km revanche, rien ne s'oppose à ce qu’elle appartienne
à une Gazelle.
En définitive, seuls Eolragus el (hizella sont présents à Djebel Zelten. Ce sont précisé¬
ment les deux seuls Bovidés également représentés dans la faune de Elle de Maboko dont
j’ai déjà discuté l’âge (Thomas, sous presse, a). Même sans Protragonerus, la présence d'Eotra-
gius et d'une Gazelle pourrait indiquer un âge proche de Maboko (15 à 16 MA), qui du reste
représente la limite d'âge supérieure. De nombreux autres arguments semblent en elfet
rajeunir le gisement de Zelten. Comme le font remarquer Agiiiiiiie et Mokai.k.n (soiis presse),
le Sivat hcriidé ( Prolibytherium magnicri), le Paléolraginé ( Zarafn zelleni) présents à Zelten,
tout comme Gazella et Eolragus sont absents dans le groupe est-africain des gisements de
Rusingn-Songhor (19-2(1 MA in : J. A. II. et J. A. Van Couvbrinc, 1976). Ces espèces sont
également inconnues dans les couches de Kalinge et de Kariigamnnia dans la «Western
Rift » (Hooijrb, 1963) et dans le désert du Namib notamment il Arrisdrift -(IIenuiïy,
1978). La présence d'un Paléolraginé dans la partie septentrionale de la (îregory rift, à
Muruarot I et 2 (mont Losodok) (Maoukn, 1972) est encore incertaine. Par ailleurs selon
Harkis (1973 : 296) la denture du Doinothèrc, Prodeinolheritwi hnbleyi de Zelten, est plus
évoluée que celle de P. hnbleyi de l’Est-Africain. Rien que ce ne soit pas mentionné, il est
probable que la comparaison a été faite avec P. hnbleyi Andrews, provenant du gisement
de Karungu, considéré comme le plus ancien gisement du Miocène inférieur des rifts est-
africains (environ 22-23 MA). En ce qui concerne les Mastodontes du Zelten, 'J'obien (1973 :
215) a souligné qu'une partie du matériel odoiitologique pourrait appartenir à une lignée
choerolophodonle. Or Tassv (1977) a récemment montré que le genre (’hmrulophodon
n’est représenté dans le Miocène esi-alricain qu'à partir du niveau de Maboko. Enfin, et
surtout il faut noter que les proportions des Carnivores et des Crcodontes sont très diffé¬
rentes entre Zelten et le Miocène inférieur de PEst-Africain. Dans celle dernière zone sub-
saharienne. les Crcodontes sont trois fois plus nombreux (13) que les Carnivores en nombre
d’espèces ; en revanche à Zelten, ils sont minoritaires (Ginshurg, sous presse).
En définitive, si Zelten était proche du groupe Rusinga-Songhor, il faudrait env isager
l'existence d'une barrière écologique (steppes de graminées uu forêts denses). Agcikre
et Moraiks (ibid.) semblent avoir opté pour celte hypothèse, puisqu'ils parlent d’un endé¬
misme pour la faune d’Afrique du Nord. Cependant rien ne vient témoigner de l’existence
d'une zone aride ou d'une forêt dense continue aux latitudes du Sahara actuel. En outre,
les zones arides, ou du moins des milieux ouverts, ne sauraient constituer un obstacle aux
Gazelles. D'autre part, si l'on admet une immigration eurasiatique d’Eotrngun (les plus
anciens Eolragus en Europe ont été signalés à Arlenay), celle-ci n’a pu se faire que vers
la fin du Burdigahcn, grâce au bombement du seuil d’Alep i Dubertret, comm. pers., 1978).
Les migrations lal.il udiuâles ont pu être favorisées par l’existence en Egypte d’un système
fluvio-deltaïque qui selon Bctzer (1974) et Saïd (1962 : 25) était installé dès le Burdiga-
lien. Cependant la vallée du Nil n'aurait pris, selon S.vïo (ibid. : 26), sa physionomie actuelle
qu’à partir de la fin du Miocène moyen.
— 130
De l’ensemble de ces remarques, il ressort qu'il faut admettre un âge burdigalien supé¬
rieur pour Djebel Zelten (16 à 17 MA). Par conséquent, aucun argument paléontologique
ne vient appuyer l’hypothèse d’une barrière écologique au Miocène inférieur.
Par ailleurs d’autres arguments, fondés sur la signification climatique des bois fossiles,
conduisent à envisager l’existence de forêts denses (ou de transition) ou « de paysages
forestiers à développement modeste » dans le nord du Tchad à Omchi (Coppens et Koeni-
gij'er, 1976), dans le Rio de Uro, en Égypte (m Louvet, 1970) et dans la région de Fort-
Flatters en Algérie (Louvet, 1968). Ces paléoflores sont malheureusement d’un âge incertain,
puisqu’elles sont généralement attribuées à un Néogêne indifférencié, quelquefois mais non
sans réserve, au Miocène. Selon Louvet (1968 : 106) la forêt dense, qui durant IOligocène
s’étendait en bordure du rivage marin Septentrional, aurait migré vers le sud au Néogène.
Quoi qu’il en soit, l'existence de flores tropicales peut également être liée à l’orographie
d'une chaîne de montagne en surrection (e.g. le Iloggar). Elles ne sauraient, selon Louvet
(' ibid .), fournir de renseignements sur l’extension d’hypothétiques steppes de graminées
et de steppes désertiques.
Miocène moyen
Seuls les gisements de Al Jadidah en Arabie Saoudite (Thomas et al., 1978), de Béni
Mellal au Maroc et le niveau inférieur ant è-hipparion de Bled Douarah en Tunisie constituent
des éléments de référence. Ces gisements sont respectivement situés à la hauteur des 34 e ,
32 e et 26 e parallèles, dans Factuelle ceinture sa haro-arabique, bien que Bled Douarah et
surtoul Béni Mellal soient situés dans des zones limitrophes du domaine saharo-méditer-
ranéen. D’autre part Béni Mellal est situé dans le chaînon bordier de l’Atlas qui selon Chou-
beiit et Faure-Muret (1961 : 13) est nettement apparenté au Haut-Atlas. Ces reliefs exis¬
tant probablement à l’époque de Béni Mellal —- la dernière phase, paroxystique, de la forma¬
tion du chaînon atlasique serait miocène — il faut tenir compte de l’éventualité d'une écolo¬
gie locale soumise à l’influence topographique.
Lin accord semble aujourd’hui se faire autour de l’âge de Béni Mellal. Il est ainsi géné¬
ralement considéré comme Vindobonien (probablement moyen) ou encore proche de l’âge
de Fort Ternan (14 MA) (rf. Robinson et Bi.ack, 1974 : 330: IIeintz, 1976; Jaeger,
1977 et Pickfoud, connu, pers.). L’argumentation essentielle est fondée sur les micromam¬
mifères. En effet suivant Jaeger (1977), lleni Mellal ne saurait être immédiatement anté¬
rieur au Vallésien, car plusieurs Rongeurs de Pataniak 6 (Maroc) présentent un degré d’évo¬
lution intermédiaire entre ceux de Béni Mellal et ceux des gisements vallésiens de Bon
llanifia et de l’Oued Zra. D’autre part, l’étude en cours de la faune du gisement vindobonien
de Al Jadidah (Thomas et al.. 1978: Ses et Thomas, 1979) montre clairement qu'un
laps de temps relativement court sépare le gisement saoudien de Béni Mellal, Les Rongeurs
de Al Jadidah pourraient éventuellement attester un âge antérieur à Béni Mellal.
Assez curieusement les significations écologiques des espèces dans la mesure où l’on
applique la règle d’analogie de Laporte — des deux gisements anté-vallésiens sont non
seulement relativement cohérentes mais encore convergentes. En effet, les peuplements
fauniques d’Àl Jadidah et de Béni Mellal témoignent de manière très probante de l’existence
de paléomilieux steppiques voire arides. Four Béni Mellal, c’est le cas des Chiroptères — les
Mégadermatidés et le genre Asellia (Sigé, 1976 : 83) — et des Rongeurs (e.g. Megapedetes,
— 131 —
les Goundis et l’Écureuil terrestre). Pour Al Jadidah, l’existence d’un paléomilieu très ouvert
est attestée également par les Rongeurs et par plusieurs caractéristiques anatomiques
d’animaux de groupes très divers — hypsodontie très marquée du Rhinocérotidé ; membres
grêles et allongés du Paléotraginé, abondance des Bovidés dont une espèce à denture très
hypsodonte ainsi que par l’absence de Chevrotains et de Cervidés.
En revanche l’Interprétation paléoécologique de la faune du niveau ant è-hipparion
de Bled Douarah s’avère plus délicate en raison notamment de l'association laphonomique
du Capriué Puclii/lragus solignaci et de l'Ànthracotheridé Meri/copotamus. Selon Robinson
(1972), ce Caprine, qui est extrêmement abondant dans ce niveau, serait un animal de plaine.
Ses restes sont en outre associés à une Gazelle et à un Bovidé à denture très hypsodonte
(Robinson, ibid. : 90), Pour Rien (1974), l’avifaune du niveau inférieur refléterait plutôt
un type de végétation proche de la « forest-savannait mosaic ». Il est vrai que la proximité
de la mer, attestée par une faune iehthyologique marine et d’estuaire, mêlée à une faune
d’eau douce (Greenwood, 1972 ; 08 et 71) a dû profondément modeler les paysages végé¬
taux.
Miocène supérieur
Presque tous les gisements de cette époque, situés en bordure ou au cœur de la ceinture
saharo-arabique (tels Wadi Natrun et El Hamma du Djerid) n’ont livré que très peu de
matériel (les gisements de Marceau et de Bou I la ni fia en sont exclus puisque situés dans
la zone paléarctique d’Afrique du Nord). Seuls les niveaux supérieurs de Bled Douarah
(à la latitude du golfe de Gabès en Tunisie) et le gisement de Sahabi à quelque 100 km au
sud-est du golfe de la Syrie (Libye) nous apportent quelques informations d’ordre paléocco-
logique ; Robinson (1972 : 89-90) précise ainsi que les métopodcs de Pacliytragus solignaci
de Rled Douarah (niveau supérieur) présentent de nettes adaptations à la course ; il y relève
également la présence d'un Bovidé à denture extrêmement hypsodonte Oioceros sp.).
Ces caractères témoigneraient de la proximité de milieux ouverts. Quant, à Sahabi on y
note la présence d’un grand Miolragocerux (Thomas, sous presse, (•■), d’un llippotrague,
d’un Reduneiné et d'un Bovidé qui laissent penser à une région riveraine légèrement boisée.
Le témoignage d’une réelle aridité provient, eu l'ail de Je bel Baraka, gisement, situé
à proximité de la Sobklta Molli sur la côte des Pirates à Abu Dhahi Attribué au « Pon-
tien » classique (Gr.EN.NtE et. Evamy, 1968), ce gisement ayant livre des restes de Masto¬
dontes, a la particularité d’être interstratifié avec des sables éoliens qui présentent un sys¬
tème radiculaire fossile parallèle au litage douaire. Selon Gi.knnie et Evamv (1968 ; 78-79)
et Glennie (1970 : 115) il s’agirait d’un dépôt, iluviatile en milieu désertique à accumula¬
tions dune ires (milieu dikaka l ), où se sont fixées des plantes xérophy tiques.
Ces quelques indications n’attestent guère l’existence d'une barrière écologique :
celle-ci semble cependant certaine à l’examen des caractères du peuplement de part et
d’autre de la ceinture saharienne. A .cet égard, soulignons d’abord que les Bovidés de la
formation de Ngornra depuis les niveaux anté-vnllésiens jusqu’aux niveaux vallésiens —
dérivent en partie d’une évolution indigène des Bovidés vindoboniens sub-sahariens (Thomas,
en prép.). Toute immigration n’est cependant pas exclue : tel est le cas du genre Sworeas
1. Dikaka : terme arabe qui désigne des dunes couvertes de broussailles ou d'arbustes rabougris.
— 132 —
parmi les Bovidés et bien entendu d 'llipparion à partir du membre D de Ngorora. lin
outre la faune de Xakali est caractérisée elle aussi par de nouveaux immigrants ( Kanysamys
et un Iranotheriinae, Kenyatherium selon Acuirre et Morales, sous presse). Toutefois,
bien plus notable est l’absence de tout représentant du groupe ubiquiste des Miotragocirus :
ceux-ci n’auraient atteint l’Afrique orientale que vers la fin du Miocène (avec le gisement
de Lothagam 1). Tout se passe comme si, sous l’influence d’une aridité croissante dans les
régions péri-méditerranéennes en Eurasie, ce groupe avait migré vers des zones plus méri¬
dionales. Quoi qu’il en soit il apparaît que le caractère endémique en Afrique orientale va
s’accentuer dès le Turolien. Le caractère éthiopien de la faune sera acquis avec les niveaux
de Mpesida et de Lukeino. Parallèlement, on observe un endémisme nord africain plus
précoce, durant le Viudobonien-Vallésien (e.g. Bovidés de Béni Mellal de Bou Hanilia et
de Bled Douarali) sur lequel Robinson (1972 : 91) avait déjà mis l’accent. Il semble donc que
la ceinture saharo-arabique ait pu être un obstacle à la dispersion laliludinale, sans pour
autant être infranchissable. En effet vers le Miocène terminal des migrations iatitudinales
ont été possibles : dans le sens N-S, les Miotragocerus et dans le sens S-N les Reduncinés
qui apparaissent en Asie peu avant le Dhok Pat ban moyen, à Sahabi et dans la région
d’Arenas del Rey (Espagne) qui serait d’âge Turolien supérieur (Boxe et al., 1978). La pré¬
sence de Red u i ici né dans le bassin de Grenade — si elle se confirmait — me semble être un
argument majeur en faveur d'un franchissement de la barrière de Gibraltar, déjà évoqué
pour un vrai Gcrbillidé et pour la présence du Muridé ( Paraelhomys) (Jaeger, Michaux
et Thaler, 1975).
Conclusions
En l’état actuel de nos connaissances, il semble donc que la ceinture saharo-arabique
a pu jouer un rôle de barrière écologique, limitant, voire empêchant, les échanges latitu-
133 —
dinaux, durant le Miocène. Les données paléontologiqucs encore trop clairsemées, cl leur
interprétation délicate, nous empêchent de préciser l’âge de ces événements. Quelques grands
traits peuvent cependant être es plissés.
a Durant le Miocène inférieur, aucun argument convaincant n’a pu être tiré des
différences de peuplement faunique observées entre Djebel Zclt.cn en Libye et la faune des
« Lower Miocène » du groupe Rusinga-Songhor d'Afrique orientale. Il est en ell'el vraisem¬
blable que l'âge de la faune de Zellen doit être considérablement rajeuni jusqu'à lui conférer
un âge proche de celui de la faune de l ile de Mahoko (environ 15 à Ri MA.).
h Durant le Miocène moyen, il faut souligner l'existence ipiasî certaine tant en
Arabie Saoudite qu'au Maroc (lieni Mellali de paléomilieux steppiques, voire arides. Toute¬
fois, il est clair que des échanges se sont effectués durant le Yindohoiiicn à la faveur d'éven¬
tuels couloirs riverains de migrations (cf. vallée du Mil), Ces échanges se sont progressive¬
ment ralentis, et, à la lin de cette période, on assiste vraisemblablement au début d’une
phase de peuplement proLoéthiopien. Conjointement on observe un endémisme dans la
faune d’Afrique du Mord.
c Durant le Miocène supérieur, il est clair que la ceinture saharo-arabique a été un
obstacle à la dispersion latitudinale. Des échanges intermittents peuvent, être notés an début
et à la fin de cette période, cependant qu'on Afrique orientale une faune à cachet éthiopien
va progressivement s’installer.
Ko résumé, il apparaît indéniablement que la segrégation géographique, due à l’exis¬
tence de barrières écologiques dans la ceinture saharo-arabique, a joué un rôle dans la diffé¬
renciation de certains groupes. Un tel type d'argument a déjà été invoqué par Diu.son
(1975 : 51) pour expliquer la vicariance des Gcrc.opit béni nés eurasia tiques et africains qui
se serait produite durant le Turolien, La mise en évidence île telles barrières écologiques
permet ainsi de tester les hypothèses phylogénétiques.
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Manuscrit déposé le 2 février 1979.
Bull. Mus. natn. Ilist. nat., Paris, 4 e sér., 1, 1979,
section C, n» 2 : 137-149.
Iconographie critique des Gastéropodes marins
du Pliocène supérieur et du Quaternaire marocains atlantiques
par Philippe Brébion *
Résumé. — 74 espèces de Gastéropodes ont été représentées. Ils ont été choisis, après révision
de la faune, parmi les coquilles les plus abondantes et les plus significatives récoltées dans le Pliocène
supérieur et le Quaternaire du Maroc atlantique. Aucune nouvelle espèce n’a été décrite. Notons
la survivance du sous-genre miocène Neolatirus à la base du Quaternaire.
Abstract. — 74 species of Gastropodes hâve been reprcsented. They hâve bcen ehosen, aller
a révision of the farina, amongst the mosl abundant and signilicant shells collected in marine Late
Pliocène and Quaternarv in Atlantic Vlnrocco. No new species has been described. Lot us notice
the survival of the Miocene subgemis Neolatirus in Early Quaternaiy.
Les recherches sur la malacologie du Pliocène supérieur et du Pléistocène marocains
ont été très nombreuses au cours des soixante dernières années. Malheureusement il régnait
jusqu’ici une assez grande anarchie dans la nomenclature utilisée. De plus l’illustration
était très insu disante, car seules 25 espèces avaient été figurées. Il m'a paru indispensable
de réviser cette très riche faune et de publier les photographies des principales formes ren¬
contrées. Je ferai d’abord un exposé critique des anciennes iconographies, puis j’indiquerai,
dans le cas des coquilles non encore représentées au Maroc, el après examen des collections,
les équivalences entre la terminologie des auteurs précédents et celle que je propose dans
celle noie.
Travaux anciens
Les travaux anciens sur la paléontologie des Gastéropodes du Pliocène et du Quater¬
naire marocains s’étendent, depuis 1918, sur environ un demi-siècle. Les renseignements
dont nous disposons sont donc très dissémines, ce qui rend leur utilisation difficile, d’autant
plus qu'il n’existait pas jusqu’ici de véritable synthèse sur celle question. Les ailleurs de
ces travaux n’étaient en général que des amateurs en malacologie. Seules les citations de
A. Ch av AN et Pli. T ) Mil'/, u n ni: a r;, malgré certaines erreurs, peuvent faire autorité. Le premier
s’est intéressé exclusivement au Pliocène en 1950 et 1951. Le second n’a rien rédigé par lui-
même sur la faune marocaine, mais il a déterminé une partie des récoltes effectuées par les
géologues de terrain, On en trouve le compte rendu, d’abord dans les premiers écrits de
G. Lecointre en 1918 et en 1926, ensuite dans l’ouvrage publié en 1941 par IL Neuville
Institut de Paléontologie, Muséum national d Histoire naturelle, fi, rue de Buffon, 75005 Paris.
— 138 —
et A. Ruhlmann dans lequel les auteurs ont inséré, parmi leurs propres listes, les détermi¬
nations de Ph. Datjtzenbehg laites à partir du matériel récolté quelques années auparavant
par M. Antoine. Remarquons que, dans toutes les publications anciennes, la pauvreté rela¬
tive de l’illustration ne permet pas le plus souvent de confirmer ou de rectifier la nomencla¬
ture utilisée.
Je ne signale que pour mémoire le riche gisement de Dar bel Ilamri, d’âge discuté,
car je le. situe, comme le faisait A. Ciiavan, au sommet du Miocène.
Dans le Pliocène moyen de l’Oued Arjet, A. Ciiav\n, en 1051, a décrit et ligure une forme
nouvelle, Amalda (Alocospira) obsoleta (Br.) var. rnarraisi (p. 137, fi g. 2j, qui ne me semble
pas se distinguer de la forme typique à laquelle je donnerai le nom de Ancilla ( Baryspira )
obsoleta (Br.) selon la terminologie de A. Gu sert utilisée au cours de cet article. De son
côté, G. Lecointre a figuré cinq espèces en 1952, dont je donne la liste après modernisa¬
tion de la nomenclature :
Calliostoma opislholenus (Font.) — pl. XIX, iig. 7
Semicassis saburon laevigata (Defr.) — pl. XXI, fi g. 6
llinia (JUzila) clalltrala (Born) — pl. XIX, lig. b
Tarticula ( Surcula) dimidiata (Dr,) — pl. XIX, lig. 8
Epalxis ( Ralhylorna ) ealaphracla (Br.) — pl. XVIII, fig. 8.
Les deuxième et troisième formes citées sont également présentes dans le Pliocène
supérieur. Les deux dernières offrent un intérêt, particulier : elles ne dépassent pas chrono¬
logiquement Je Pliocène moyen et ont été utilisées comme argument (parmi d’autres) pour
dater le Moghrébien inférieur, où elles ont disparu, du Pliocène supérieur.
Une seule espèce provenant du Pliocène supérieur (= Moghrébien inférieur) a été figurée
par G. Lecointre en 1952 : Sucella (AcanÜuna) plessisi (Lee.) sub nomine Purpura nicldesi
Lee. (pl. XXV, fig, 5). Dans le gisement de l’Oued Fouarat (Ain Sebàa) qui appartient peut-
être déjà à la base du Pléistoeène, on peut citer deux espèces : Acrybia , flarlungia) chouberti
Chav. (A. Ciiavan, 195.1 : 135, lig. 1) et encore Nucella ( Ac-anthina ) plessisi (Lee.) (G. Lecoin¬
tre, 1950, fig. 9 et 1952, pl. XXVIII, fig. 5-6, sub nomine Purpura (Aranlhina) vrassila-
brurn Lmk.),
G. Lecointre a donné d’assez abondantes photographies de coquilles quaternaires
dans ses ouvrages ou articles parus en 1926, 1950, 1952, 1963 et 1966. Les formes représen¬
tées sont en réalité moins nombreuses qu'elles ne paraissent car fauteur a multiplié un
peu abusivement, les coupures systématiques. Je ne puis retenir que 23 espèces. Dans la
liste ci-dessous j’ai indiqué les noms employés par G, Lecointre et, en vis-à-vis, les noms
proposés après une révision des déterminations ou une simple mise à jour des termes employés.
liai lotis tuberculata L. v. monilifera Bon.,
1952, pi. 28, fig. 14.
Fissurella verna Gould, 1963, pl. 2, fig. 9-10.
Palella intermedia Jclî., 1952, pl. 24, fig. 2-4.
Palella inter media v. yulgata L., 1952, pl. 24,
fl ë' i -
Palella ambroggii Lee., 1952, pl. 24, fig, 6-8.
Patelin sapana Lmk., 1952, pl. 25, fig. 10-11.
Littorina obtusata L. subsp. liltoralis L., 1950,
fig. 15-16; 1952, pl. 27, fig. 2-3.
l/aliotis tuberculata L.
Palella intermedia Jefî.
Patelin intermedia Jeff.
Palella intermedia Jeff.
Palella ambroggii Lee.
Patelin sapana Lmk.
Littorina obtusata (L.)
— 139 —
Littorina /taxai il is 01. v. rudisttima Beau.
1950, lig. 17; 1952, pl. 27, lig. 4.
Littorina littorea L,, 1950. (ig. 18-19; 1952,
pl. 27, lig. 1 ; 1963, pl. 1. fig. 10-11.
Turritella ftammulata Kien„ 1952, pl, 19, lig. 5.
Trochatella trochiformis Cm., 1926, pl. 16,
lig. 5; 1950, fig. 2: 1952, pl. 25, fig. 1-4:
1963. pl. 1, lig. 6-7; 1906, pl. 3, fig. 10.
Cymalium conugalum Lmk., 1952, pl. 20,
fig- 9-
Cymalium doluirium I.., 1952, pl. 18, fig. 5.
Purpura haemasloma I1952, pl. 27, fig. 16-20.
Purpura lapillus L., 1950, fig. 10-12 ; 1952,
pl. 27, fig. 8, 10-11 ; pl. 28, lig. 19.
Purpura lapillus I,. v, menapiae IJnrrti., 1950,
fig. 13-14; 1952, pl. 27. fig. 7.
Purpura uicklesi v. irusmianensis Lee., 1952,
pl. 25, fig. 6-7.
Purpura plessisi Lee., 1952, pl. 27, fig. 12-15.
Purpura (Acanthina) crassilabrum Lmk., 1926,
pl. 16, lig. 6-7 ; 1950, fig. 6-8 ; 1952,
pl. 28, lig. 1-4, 7, 18 ; 1963, pl. 2, lig. 1-5:
1966, pl. 3, lig. 1-4.
Purpura (Acanthina crassilabrum Lmk.
v. coslatu Sow., 1952, pl. 28, fig. 11-12.
Purpura { Acanthina ) gallien Gerv., 1963, pl. 1,
lig. 5: pl. 2, lig. 8; 1966, pl. 3, fig. 5, 7.
Purpura (Acanthina ) cancellata Bell., 1963, pl. 1,
fig- 3-4.
Murex ( Tritnnalia) ci-in area L., 1952, pl. 21,
lig. 5.
Pallia miran (Ad.) Brug., 1966, pl. 3, lig. 8.
Cantharus oiverratus Kien., 1906, pl. 3, fig. 12.
Nassa mutabilis i,., 1952, pl. 27, fig. 21-24.
Marginella, amhigua Bav., 1952, pl* 19. fig. 9-
11.
Velus grandis Brod., 1952, pl. 2a, fig. 9.
T unis undatiruga Biv., I960, pl. 3, fig. 14.
Clavatulu llannnidata Kmid., 1963, pl. I, fig. 8-9 ;
1966, pl. 3, fig. 13.
Melampus pyrtimQalis Sow., 1950, fig. 1 ;
1952, pl‘. 27, fig. 5-6.
Les autres auteurs n’ont publié qu’un
de K. Neuville et A. Ruhlmanpt, 1941, o
Acanthina crassilabrum. Lmk., pl. VIII, fig. 1.
Acanthina crassilabrum var. costata Sow., pl.
VIII, fig. 2.
Trochatella trochiformis Cm., pl. VIII, fig. 3.
Calyptra sinetisis L., pl. VIII, fig. 4.
Littorina abtusala I.., pl. VIII, fig. 5.
Purpura haemaslonui L., pl. VIII, lig. 6.
Littorina { Lillnrivaga ) rudis (Mat.)
Littorina { Algorada ) Ihtorea (L.)
Turritella conspersa Ad, et Beeve
Calyptraea (Trochita ) trochiformis (Cm.)
Cymalium ( Lampusia ) corrugaturn (Lmk.)
Cymalium ( Cabestana ) doliarium (L.)
Thais (Stranwruta) haernastoma (L.)
Nucella lapillus (L.)
Nueelba lapillus (L.)
Nucella ( Acanthina) plessisi (Lee.)
Nucella ( Acanthina,) plessisi (Lee.)
Nucella ( Acanthina) plessisi (Lee.)
Nucella ( Acanthina) plessisi (Lee.)
Nucella ( Acanthina) plessisi (Lee.)
Nucella (Acanthina) plessisi (Lee.)
Tritonalia erinacea (L.)
Dorsanum miran (Ad.) Brug.
Latirus (Neolalirus ) sp.
Sphaernnassa mutabilis (L.)
Hyalina ( Volvarina) arnbigua (Bav.)
Velus cuc.umis (Roed.)
Tunis ( Fusiturris ) undatiruga (Biv.)
Clavatulu (Perrona ) flammulata Knud.
Auricula sp.
très petit nombre de figures. Dans l’ouvrage
n trouve représentées cinq espèces :
Nucella lapillus (L.)
Nucella lapillus (L.)
Calyptraea (Trochita) trochiformis (Gm.)
Calyptraea chimnsis (L.)
Littorina obtusata (L.)
Thais ( SlramonUa) haernastoma (L.)
— 140 —
A l'exception de Calyplraea chinemis (L.), toutes ces formes ont été photographiées
par G. Lecointre dans son ouvrage de 1952.
Dans sa thèse parue en 1961, P. Biberson a donné des photographies de lumaehelles
particulièrement riches en fossiles, sur lesquelles on distingue les coquilles les plus carac¬
téristiques du Quaternaire marocain :
PI. VII : Calyplraea (Truchita) trochiformis ( Gra.),
Nucella (Acanihina) plessiai (Lee.;.
PI. IX : Calyplraea (Trochila) trochiformis (Gm.).
PI. XXXV III : Nucella [Acanihina) plesgiÿi (Lee.).
PI. XXXIX : Littorina ( Algaruda) liltorea (L.).
PI. XLII : Calyplraea ( Trochila ) trochiformis (Gm.),
Thaïs (Slramonita) hacmastorna (L.).
Notons que, dans les deux dernières de ces planches, on remarque également Palella
intermedia JelL non indiquée dans la légende. Toutes ces formes sont également figurées
in G. Lecointre 1952.
Présentation des espèces figurées
Dans les quatre planches ci-jointes, ont été représentées 74 espèces dont 7 proviennent
du Pliocène supérieur et 67 du Quaternaire. Elles constituent environ les deux cinquièmes
de ce qui a été récolté à ces deux périodes. Je me suis restreint aux formes les plus répandues
et aussi les plus significatives. A ce sujet, je renvoie à mon article de 1978 pour la liste des
espèces intéressantes au point de vue biostratigraphique et leur répartition.
J’ai relevé plus haut certaines erreurs de détermination à propos des espèces déjà
figurées. 11 s’agit de Palella intermedia JelL, Turrüella conspersct Ad. et Reeve, Nucella
( Acanihina) plessisi (Lee.), Yetus cucurnis (Roed.), Aurîcula sp. Il convient, en outre,
d’effectuer une rectification pour les coquilles suivantes, simplement citées par les auteurs
précédents : Gïbbula (Tu mal us) pennanti ( P h i 1. ) (désignée à tort comme G. umbiUcalis
Da Costa), Clarusulus kraitssi (Phil.) (Cl. granoliralus Mrs U), Liolia coelala Ad. (synonyme
de Anadema macandrewï Morch), Turrüella subangulala (Br.) (T. Lriplicata Br. et Mesalia
bmâalis Lmk. in parte), Mesalia nwsal (Ad.) Desh. (M. brevialis Lrnk. in parle). Trivia
monacha (Da Costa) ( Tr. euro para Mtg.), Trivia ( Sulcolrivia ) avellafta (Sow.) (Tr. pediculus
L.), Marginella glabella (L.) (M. deshayesi Micht. in parle), Gibberula oryza (Lmk.) (G. müiaria
L. et philippii Mrst.}, Gibberula epigrus (Reeve) (G. caracola P. de la S.), Clavalula rubri-
fasriata Reeve (Cl. sacerdos Reeve et bimarginata Lmk.). Enfin, quelques formes n’avaient
encore jamais été signalées : Ficus plwcingulalus (Sacco), Bursa ( Bufonaridla ) scrobiculala
(L.), Trilonulia erinacea torosa (Lmk.), Persicula pemicula (L.), Ringicula (Ringiculina)
conformis Mrst. Remarquons que Cantharus vwerratu» (Kien.), bien que présent, avait
été indique à tort car ce nom désignait alors Lalirus (NeoluUrus ) sp.
Tous les spécimens figurés ici appartiennent aux collections de l’Institut de Paléon¬
tologie (Muséum national d’Histoire naturelle, Paris). De rares coquilles photographiées
par les anciens auteurs n’ont pas été reproduites du fait de leur absence de nos collections.
Ce sont : Acrybia ( Hartungia) chouberti Chav. (A. Ciiavan, 1951), Patelin ambroggii Lee.,
— 141 —
Haliotis lubrrculata h., Anricula sp. (G. Lecointre, 11)50 et 1952), auxquelles on pourrait
ajouter certaines variétés de NuceUn (Acanlhinn) pie-saisi. (Lee.) confondues avec vie. gallica
Gerv. et cnncellata Bell. (G. Lecointre, 1963 et 1966) ; ces coquilles sont conservées au
Service géologique du Maroc à Rabat où l’on trouvera la majorité du matériel miocène,
pliocène et quaternaire étudié par les deux auteurs précédents. Je citerai encore Calyplmea
chinensis (L.) (R. Ne u vu. le et. A. Rluilm.vnn, 1941 J, peu répandu et sans grand intérêt.
L’échantillon n’a pas été retrouvé.
La faune, pliocène semble mal représentée dans nos planches, mais il faut tenir compte
du fait qu’une importante fraction de celle-ci est commune avec le Quaternaire. Ce sont
les exemplaires de Cetle période qui ont été sélectionnés en raison de leur meilleur étal de
conservation. Nous pouvons citer : Patelin intermedia Jcff., Monodonta (Osi-linm) mgitd-
fera (Lmk,), Cypraea sp., Ficus sp., Nucella (Acanlhinn) plessisi (Lee.), Dursanum ntiran
(Ad.) Brug., Canccllaria (Biveliella) rancellala (L.), Margi.nella glabella (L.), Ilyalina ( Vtd.ua-
rina) arnhigua (Bav.), ('Invalida ruhri.fasciata Roeve, Conu* ( Cheliconus ) mediterraneus
(Brug.).
Aucune espèce nouvelle certaine n'a été figurée. Parmi les formes laissées en nomencla¬
ture ouverte, Ficus sp, est une coquille pliocène qui s’éteint au début du Quaternaire,
Barleeiu sp. et Cypraea sp. sont très probablement des formes encore vivantes en Afrique,
mais cc sont de médiocres échantillons qui n’ont pu être déterminés aven certitude. Un
doute subsiste pour Lotiras (A eolalirus) sp. qui appartient à un sous-genre assez rare, connu
seulement dans le Miocène méditerranéen. Il n’est pas sans rappeler /,. (N.) obliquicauda
Bell, du Miocène moyen d’Italie (Cossmann, 1901, IV, pl. III, fîg. 1), mais je n’ai pu effec¬
tuer de comparaison directe.
Presque toutes les coquilles offrant un intérêt réel au point de vue systématique, bio-
strat.igruphique ou écologique ont été représentées. Cependant quelques formes signifi¬
catives u ont pu trouver place dans nos planches, soit du fait de leur état de conservation
trop médiocre, soit parce qu’elles sont absentes des collections françaises. Citons au Pliocène
supérieur six espèces fossiles : Mnlea nrhindata (Br.), Setnivassu saburon laeoigaia (Defr.),
Hinia (A ni y du ) italien (May.), J lima ( Czita ) eurnsta (Font,), Hindi (Uzilu) clathrata (üora),
Subula fuse ata (Br.), et au Quaternaire Narona ( Sveltia) varicosa (Br.) également éteinte.
J’ai indiqué plus haut, la liste des formes conservées exclusivement au Service géologique
de Rabat et figurées dans les anciens travaux.
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2. — Patella intermedia Jefï., variété élevée. Anfatien, Casablanca : cunette, ( x 0,9)
3. — Patella intermedia Jelb Ouljien, Ieleh. | 0,9i
4. — Monodnnla lOsilinusj Irrieala |Da Costa). Ouljien, AIToud Tadrlert. ( 0,9)
5. — Monodnnla \Osilinus) Sagiltifera sagithjera (l.mk.). Moghrcbien-Messaûudien, Tantan-plage. (x 0,9)
6. — Gibbula \Tumulus) pcnnanti (Phil.t. Harounieu, Agadir. ( 1,81
7. — Clànculus Itranwti IPhiL). Harounieu, Agadir. I 1,35)
8. — ('alliostorna tisyphinux conuloides (Lmk.L Ouljien, Assif Tamglmrl suit, ( 0,9)
9a-b. —- Liotia coelata Ad. Moglirobien-Messaoudieri, Tantan-plage, I 1,35)
10. —- JSerita senegalensis Cm. Moghrébieri-Messaoudien, Casablanca : Ucprez. ( 1,35)
11-12. - GiUorina [Littnrivnga) radis (Mat.;. Couches 3, Casablanca : Site R. | 1,8)
13. — J.itlorinn ( Algnroda ) littoral IL,). Couches G 1( Rabat : Douar Debarli. ( 1,35)
14. —- I.itlnrina | Xlelaraphe ) neritoides IL.), Ouljien, Agadir : phare d'Arhesdis. ( 3,6)
15. — JJttarim obtusata (L.). Couches J, Casablanca : Site R. ( 1,8)
16. — Barleeia sp. Moghrébien-Mcssàoudien, Tantan-plage. ('.-: 5,4)
17. —• Turritella vermicularis (Br.). Mughrébien-Messaoudien, 10 km est Tarfaya. ( 0,9)
18. — Turritella conspersa Ad. et Reeve. Harounieu, Agadir. ( 0,9)
19. — Turritella aspera Sism. Pliocène, Oued Lahouar. ( 1,35)
20. — Turritella subangulata (Br.). Moghrébien-Messaoudien, Casablanca : Deprrz. ( 0,9)
21. — Mesaliu misai (Ad.) Desli. Ouljien, Assif Tainghart nord. ( 1,35)
22. — Trivia monacha (Da Costa), Ouljien, Cap Rhir, ( 1,8)
23. — Trivia \Sulçotrivia\ uveRana |Sow,|. Moghrébien-Messaoudien, Agadir : Tildi. ( 1,35)
24. — Cypraea sp. Anfatien, Casablanca : cunette. ( :: 0,9)
PLANCHE 1
1 . 28 .
— 144 —
PLANCHE II
1. — Calyptraea ( Trochita ) trochijormis (Gm.j. Maarifien, Agadir, (x 0,9)
2. — Crepidula porcellana Lmk. Moghrébien-Messaoudien, Tantan-plage. ( x 1,35)
3. — Euspira lalminea (Gm.). Moghrébien-Messaoudien, Tantan-plage. (x 0,9)
4. — Natica jansl (Ad.) Réel. Moghrébien-Messaoudien, Tantan-plage. ( x 0,9)
5. — Natica vitlata Gm. Ouljien, Agadir : phare d’Arhesdis. ( 1,8)
6. — Neverila jossphinia olla (M. de S.). Pliocène, Oued Lahouar. ( 0,9)
7. — Semicassis sabwron (Brug.). Ouljien, Cap Rliir. ( X 0,9)
8. — Cymatium (Lampusia) corrugatum (Lmk.). Maarilien, Assit* Lamahyane. (x 0,9)
9. — Cymatium (Monoptex) costatum (iJorn). Anfaticn, Casablanca : Cap Chatelier. (; 0,9)
10. — Cymatium ( Cabestana ) cutacsum (L.). Ouljien, Cap Rhir. ( 1,8)
11. — Cymatium ( Cabestana ) doliarium (L.j. Mellahien, Imsouane : Sidi Zeblas. (; 0,9)
12. — Bursa pustulosa Reeve. Ouljien, 10 km est Tarfaya. (x 0,9)
13. — Bursa ( Bulonariella ) scrobiculata (L.). Ouljien, Jeleb. ( ; 0,9)
14. — Ficus pliocingulatus (Sacco). Moghrébien-Messaoudien, Sidi Moussa, (x 0,9)
15. — Ficus sp. Moghrébien-Messaoudien, Casablanca : Deprez. ( 0,9)
16. — Hexaplex (Bassiella) angularis lyratus (A. Ad.). Moghrébien-Messaoudien, Casablanca :
(X 0,9)
Deprez.
PLANCHE II
— 146 —
PLANCHE III
4. — Thais ( Slramonila ) hasmastoma (L.). Anfatien, Jeleb. (x 0,9)
2. — Tritonalia erinacea (L.). Harounien, Agadir, (x 0,9)
3. — Tritonalia erinacea tcrosa (Lmk.). Moghrébien-Messaoudien, Taiitan-plage. ( x 0,9)
4. — Nucella lapillus (L.). Niveau froid J-, Casablanca : S.T.I.C. (X 0,9)
5. — Nucella ( Acanthina ) plessisi (Lee.), forme pseudo crassilabrum Lmk. Moghrébien-Messaoudien
Casablanca : Beau Site. ( 0,9)
6. — Nucella [Acanthina ) plessisi (Lee.). Moghrébien-Messaoudien, Casablanca : Boucliaïb ben Saïla
( °' 9 >
7. — Nucella ( Acanthina ) plessisi (Lee.), forme imsouanensis Lee. Moghrébien-Messaoudien, Imsouane
( X 0,9)
8. — Nucella {Acanthina ) plessisi (Lee.). Moghrébien-Messaoudien, Tantan-plage. (X 0,9)
9. — Nucella ( Acanthina ) plessisi (Lee.), forme nicklesi Lee. Pliocène, Oued Lahouar. (x 0,9)
10. — Columbella rustica (L.). Harounien, Agadir. ( 0,9)
11. — Mitrella broderipi (Sow.). Ouljien, Cap Rhir. ( 2,7)
12. — Cantharus vi verrat us (Kien.). Ouljien, 10 km est Tarfaya. ( X 1,35)
13. — Donavania pellis phocae Reeve. Ouljien, Agadir : phare d’Arhesdis, ( 3,6)
14. — Dorsanum miran (Ad.) Brug. Moghrébien-Messaoudien, Tantan-plage. (x 1,35)
15. — Hinia reticulata (L.). Harounien, 3 km nord Cap Rhir. (,,: 1,35)
16. ■—• Hinia ( Tritonella ) vaucheri (Pall.). Moghrébien-Messaoudien, Tantan-plage. (x 2,7)
17. — Hinia ( Tritonella ) incrassata (Midi.). Harounien, 3 km nord Cap Rhir. (x 2,25)
18. — Hinia [Amyclina) p/eifferi (Phil.). Moghrébien-Messaoudien, Tantan-plage. (x 1,35)
19. — Hinia ( Amyclina ) cornieulum (Ol.J, Pléistocène inférieur, Casablanca : Tarit IL (x 1,35)
20. — Arcularia gibbosula (L.). Ouljien, Assit Tamghart nord. ( 1,8)
21. — Sphaerouassa obliquata (Br.J. Pliocène, Timezguida Ouftas. (x 1,8)
22. — Sphaerouassa mutabilis (L.). Maarifien, Agadir, (x 0,9)
23. — Fusus (Sinislralia) maroccanus (Ch.). Ouljien, Cap Rhir. ( x 1,35)
PLANCHE III
— 148 —
PLANCHE IV
ia-b. — Latirus (Neolatirus) sp. Moghrébien-Messaoudien, Tantan-plage. ( 0,9)
2. — Latirus [Neclatirus) sp. Moghrébien-Messaoudien, Casablanca : Deprez. ( 0,9)
3. — ?<arona ( Solatia ) piscatoria (Gin.). Moghrébien-Messaoudien, Tantan-plage. ( 1,35)
4. —• Cancellaria (Bwetiella) cancellata (L.L Ouljien, Agadir : phare d’Arhesdis. (x 1,35)
5. — Yetus cucumis (Roed.), Ouljien, Afîoud Taddert. (y 0,9)
6. — Gibberula epigrus (Reeve). Moghrébien-Messaoudien, Tantan-plage. (x 3,6)
7. — Gibberula cryza (Lmk.). Ouljien, Agadir : phare d’Arhesdis. (x 2,7)
8. — Persicula persicula (L.j. Pliocène, Timezguida Ouftas. ( 1,35)
9. — Marginslla glabella (L.). Harounien, Agadir. (x 0,9)
10. — Hyalina ( Volvarina ) ambigua (Bav.). Ouljien, 10 km est Tarfaya. ( ,- 1,35)
11. — T udicla rusticula ( Hast.). Pliocène, Oued Lahouar. (x 0,9)
12. —- Conus (Lilhoconus\ mercati Br. Pliocène, Aït Iddir : Akoui n’Taïssit. ( X 0,9)
13. — Conus ( Chelyconus) méditer r a neu,s (Brug.j. Harounien, Agadir, (x 0,9)
14. — Turris ( Fusiturris) undaliruga (Biv.L Moghrébien-Messaoudien, Tantan-plage. ( 1,35'
15. — Clavatula rubrifasciata Reeve. Moghrébien-Messaoudien, Tantan-plage. ( x 1,8)
16. — Clavatula (Perrona) flammulata Knud. Moghrébien-Messaoudien, Tantan-plage. (x 0,9)
17. — Ringicula (Ringiculina) conjormis Mrst. Moghrébien-Messaoudien, Tantan-plage. (x 3,6)
18. — Siphonaria grisea (Gin.). Ouljien, Agadir : phare d’Arhesdis. (x 1,35)
Les clichés ont été exécutés par R. Kandaroun.
PLANCHE IV
Achevé d'imprimer le 30 juin 1979.
IMPRIMERIE NATIONALE
9 594 002 5
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Il convient de numéroter les tableaux et de leur donner un titre ; les tableaux compli¬
qués devront être préparés de. façon à pouvoir être clichés comme une figure.
Les référencée bibliographiques apparaîtront selon les modèles suivants :
Bauchot, M.-L.. J. Daget, J.-C. Hureait et Th. Monod, 1970. — Le problème des
« auteurs secondaires » en taxionomie. Buli. Mus. Hist. nat., Paris, 2 e sér., 42 (2) : 301-304.
Tinbbrgen, N., 1952. — The study of instinct. Oxford, Clarendon Press, 228 p.
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