BULLETIN
du MUSÉUM NATIONAL
d’HISTOIRE NATURELLE
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PUBLICATION BIMESTRIELLE
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(le la terre
42
N» 279
JANVIER-FÉVRIER 1975
BULLETIN
du
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
57, rue Cuvier, 75005 Paris
Directeur : Pr M. Vachon.
Comité directeur : Prs Y. Le Grand, C. Lévi, J. Dorst.
Rédacteur général : Dr M.-L. Baxjchot.
Secrétaire de rédaction : M me P. Dupérier.
Conseiller pour l’illustration : Dr N. Halle.
Le Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle, revue bimestrielle, paraît depuis
1895 et publie des travaux originaux relatifs aux diverses branches de la Science.
Les tomes 1 à 34 (1895-1928), constituant la l re série, et les tomes 35 à 42 (1929-1970),
constituant la 2 e série, étaient formés de fascicules regroupant des articles divers.
À partir de 1971, le Bulletin 3 e série est divisé en six sections (Zoologie — Botanique —
Sciences de la Terre — Sciences de l’Homme — Sciences physico-chimiques — Écologie
générale) et les articles paraissent, en principe, par fascicules séparés.
S’adresser :
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toire naturelle, 38, rue Geofîroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris (C.C.P.,
Paris 9062-62) ;
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BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
3 e série, n° 279, janvier-février 1975, Sciences de la Terre 42
Présence de Lichenopora variabilis (d’Orbigny)
(Bryozoa-Cyclostomata)
dans le Campanien supérieur du bassin d’Aquitaine
par Émile Buge *
Résumé. — Discussion sur les limites et la validité de la famille des Lichenoporidae et du
genre Lichenopora. Description et figuration de Lichenopora variabilis (d’Orbigny), Lichénopore
à zoariutn inultilnmelloire composé de nombreuses sous-colonies. Ces formes de Lichenoporidae
sont connues depuis le Crétacé jusqu'à l'époque actuelle.
Abstract. Lhnils and validity of the Lichenoporidae and of the genus Lichenopora. Des¬
cription and figuration of Lichenopora variabilis (d’Orbigny), Lichenopora with plurilaminar
zoarium eoustituted of numerous sub-colonies. Those zoarial forms of Lichenoporidae exist
simre Crelaccous Lu Itérant.
Au cours d’une mission dans la région de Royan, j’ai pu récolter dans les falaises cré¬
tacées bordant l’estuaire de la Gironde d’assez nombreuses formes de Bryozoaires, pour
la plupart bien conservées. Ces falaises montrent une coupe classique du Campanien et
du Maestriehtien.
Le spécimen qui est décrit ici a été récolté à la base de la falaise du Caillaud, commune
de Talmont, Charente-Maritime, à quelques centaines de mètres au sud-est du bourg.
La couche dont il provient est située au sommet du Campanien ] .
Ordre CYCLOSTOMATA Bush, 1852
Sous-ordre RECTANGULATA Waters, 1887
Famille Lichenoporidae Srnitt, 1866
Le zoarium est érigé ou encroûtant, formant dans ce dernier cas des disques arrondis
ou ovoïdes, parfois des encroûtements constitués de plusieurs sous-colonies par bourgeon¬
nement latéral. Il y a en général une lamelle basale. Les zoécies sont placées en lignes radiales
ou en quinconce. La partie centrale du zoarium (ou de la sous-colonie) est occupée par des
* Institut de Paléontologie dn Muséum national d'Hisloire naturelle, 8, rue de Buffon, 75005 Paris.
1. Les couches qui affleurent dans le bourg même de Talmont sont déjà datées du Maestriehtien infé¬
rieur, le plongeaient s'effectuant vers le Sud-Est.
279, 1
18
ÉMILE BUGE
cancellis (alvéolis de F. Borg) (kénozoïdes), Des cancellis occupent aussi l’espace entre
les zoécies. I .es péristomes des zoécies possèdent un pseudolunarium (visière ou galea de
F. G a n u et 11. S. Bassler). L’ovicelle est, une chambre d'incubation zoariale formée aux
dépens des cancellis.
Cette famille est utilisée ici dans l’acception de K. Bhood (1972 : 436), c’est-à-dire
qu’elle groupe les Rectangulata dont les zoécies présentent un pseudolunarium, excrois¬
sance calcaire de la paroi zoécialc placée vers le centre de la colonie lorsque les zoécies sont
en files radiales. Le pseudolunarium est morphologiquement assez semblable au lunarium
des Trcpostomes paléozoïques, mais sa microstructure et son origine embryologique sont
fondamentalement différentes.
K. Brood place quatre genres dans cette famille : Lichenopora Défiance, 1823, Dis-
porellu Gray, 1848, Multieavea d’Orbigny, 1853, et Orosopora Garni et Bassler, 1920 b La
validité de ee dernier genre n’est pas définitivement établie :
F. Caxu et B. S. Bassler Font créé en 1920 (p. 822) avec la diagnose suivante : « l’ovi-
celle est placée près de la marge zoariale et non au centre du zoarium », en choisissant pour
espèce-type Dhtcoporella ciliala Bush, 1875. Ils reproduisent, pour illustrer le genre, une
figure de O. cillai,a parue dans un ouvrage de A. W. VV viens (1887, pl. 7, fig. 5) montrant
effectivement une ovieelle marginale à oeeioslome placé près de l’aréa du centre de la colonie.
Le nom de D. ciliala a été préemployé par G, Buste lui-même pour une autre espèce
de Licbénoporc, Discopom ciliala Bush, 1855, du Groenland occidental, et S. F. H armer
(1915 : 161) a créé un nouveau terme pour l'espèce du cap de Bonne-lïspéranec et. de Nou¬
velle-Zélande : Lirhc.no pont fmski. Il en figure deux spécimens provenant des lies de la Sonde,
dont Lun ovieelle : cette ovieelle est centrale, typiquement du genre Lichenopora.
Il est doue possible, et même probable, que les espèces de G. Busk et de A. W. Waters
ne soient pas identiques. Dans ce cas, le genre Orosopora, basé sur Disr.opnrella ciliala Busk,
1875 ( non Busk, 1855), tombe en synonymie avec le genre Lichenopora. Le spécimen de
Discoporella ciliala figuré par G. Busk lui-même (1875, pl. 30, lig. 6 ; coll. B rit. Mus.
n° 99.7.1.519), du cap de Bonne-Espérance, n’est malheureusement pas ovicellé et aucun
renseignement supplémentaire n’esl fourni à ce sujet par S. F LIarmer (1915 : 164).
Genre LICHENOPORA Defrance, 1823
Espèce-type (désignée par A. d’Orbigny, 1853) : Lichenopora turbinata Defrance,
1823.
Le zoarium est généralement encroûtant, entouré d’une lamelle basale, et est consti¬
tué de colonies simples ou d’un ensemble de sous-colonies plus ou moins confluentes. Le.
bourgeonnement zoariaJ est in plus souvent vertical. Les zoécies sont placées en lignes
radiales uni- ou mullisériales ou en quinconce. Les cancellis sont irréguliers et recouverts
par une membrane calcaire fine perforée. L’ovicelle est centrale, mais peut, s’étendre entre
les files zoéciales. Elle est recouverte par des cancellis secondaires.
Les différences entre les genres Lichenopora Defrance, 1823, et Disporella Gray, 1848,
1. Le genre Multigalea Canu eL Bassler, 1926 (p. 61), doit être aussi placé dans cette famille dont il
possède tous les caractères.
LICHENOPORA VARIABILIS (d’ORBIGNY)
19
sont véritablement très subtiles, comme l’ont souligné K. Bnoon (1972 : 437-438) et R. C.
O s b u R N (1953 : 700-701), D’après F. Bouc: (1944), elles portent essentiellement sur la
nature du bourgeonnement (vertical ou latéral), la structure des cancellis [recouverts par
une membrane calcaire perforée ou partiellement clos par une excroissance de leur paroi
(« cryptoeysle »)J, la position de l’ovieelle (centrale ou s'étendant entre les faisceaux). Mais
R. C. Os nu a n arrive à la conclusion suivante : « apparemment le seul caractère [différen¬
tiel] «pie l'on peut retenir est la présence de cancellis secondaires irréguliers, à parois minces,
couvrant l'ovicelle de fÀchmoporn >>. La classification d une espèce dans l'un ou l'autre
genre est donc dillieile, suri mil citez les formes fossiles et en l'absence d’ovicelles.
Le genre Multicavea d’Orbigny, 1853, est voisin des deux précédents, mais s’en dis¬
tingue par son zoarium érigé et rameux (non encroûtant), la tendance des zoécies à se
grouper en amas et ses pseudolunariurns beaucoup moins développés.
Lichenopora variabilis (d’Orbigny, 1853)
(PI. I, 1-2; II, 1-4)
1853 — Bimulticavea variabilis d’Orbigny : 983, pl. 779, lig. 9-13.
1889 — Lichenopora ( Bimulticavea) variabilis (d’Orbigny) : Peruens : 383.
1909 — Bimulticavea variabilis d’Orbigny : Gregohy : 260.
? 1962 — Lichenopora et. variabilis (d’Orbigny) : Vomît : 17, pl. 9, fig. 2-3.
? 1964 — Lickennpi ra rf. variabilis (d’Orbigny) : Yoigt : 14, pl. 9, Jig. 2-3.
Matériel examiné : Coll. o’Orhigny n° 8370 (Inst. Paléont. Muséum) : lectotype
(choisi par E. Voigt in coll.), Campanien, Meudon (Hauts-de-Seine). Coll. d’Orbigny
n° 8370 : six topotypes. Coll. Inst. Paléont. Muséum : un spécimen, Campanien, Talmont
(Charente-Maritime).
Description (basée sur le spécimen de Talmont)
Zoarium encroûtant un corps cylindrique ayant disparu lors de la fossilisation (proba¬
blement végétal ; stîpe d'Algue, tige immergée ou racine de Phanérogame). Le développe¬
ment se fait d’abord le long du substratum, puis perpendiculairement à ce dernier. Le
zoarium, qui présente plusieurs lames superposées, est constitué de nombreuses sous-colo¬
nies (une cinquantaine sur notre spécimen). Chaque couche zoéeiale est bordée par une
lamelle basale portant des bourgeons zoéeiaux qui permettent, son accroissement, en surface.
Les sous-colonies sont constituées de faisceaux zoéeiaux courts au nombre de dix à quinze,
composés d'un nombre variable de files zoéciales (jusqu'à une dizaine, parfois beaucoup
moins). Les zoécies ont un orifice subcirculaire et portent, un pseudolunariiim assez déve¬
loppé. Entre les files zoéciales et dans la partie centrale des sous-colonies (aréa centrale)
s’observent de nombreux cancellis à orifice circulaire, La surface du zoarium, entre les
sous-colonies, montre de nombreux orifices de tubes zoéeiaux et de cancellis, le plus sou¬
vent. indiscernables entre eux, quoique les pseudolunariurns zoéeiaux soient visibles dans
les parties les mieux conservées. Le spécimen n'est pas ovicellé.
279, 2
20
EMILE BUGE
Mensurations (en mm)
Diamètre maximal des sous-colonies
Diamètre des orifices zoéciaux
Diamètre des cancellis centraux
Lectotype Spécimen de Talmont
3,00-4,00 2,50-6,00
0,08-0,09 0,08-0,10
0,09-0,11 0,07-0,10
Affinités
.Notre spécimen est très semblable à ceux du Campanien de Meudnu (ooll. o’Okbign v)
en ce qui concerne In morphologie microscopique. Des dimensions mierométriques des zoé-
cies et des cancellis sont également très comparables. Mais il en diffère par son zoarium
beaucoup plus développé : le matériel original de d’Orbigny est constitué de sept fragments
de zoarium* de structure beaucoup plus grêle et les colonies entières n'atteignaient certai¬
nement pas le développement de celle du Campanien d’Aquitaine. La cause de ce phéno¬
mène est inconnue car les observations sur les formes actuelles manquent : nous pensons
cependant qu’il pourrait être dû à des conditions écologiques particulièrement favorables
aux Bryozoaires dans celle dernière région comme en témoignent la riche faune d’animaux
de ce groupe cl la grande taille de la plupart de» spécimens,
K. Voigt (1962) a signalé cette espèce, avec doute, dans le Maestrichtien supérieur
de Crimée. La description el les figures qu’il donne montrent une forme Irès semblable à
celles du Campanien Traîn ais, mais son spécimen est miilamellaire ; les dimensions des
cancellis sont presque identiques. Le dimorphisme des cancellis visible sur la ligure de
A. h'Orbigny et souligné par L. Voigt n’est dû qu’à la fantaisie du dessinateur de la Paléon¬
tologie française. Le lectotype porte des cancellis de taille comparable quelle que soit leur
position sur la colonie. Nous hésitons cependant à assimiler totalement les deux formes
car les spécimens orientaux ont des sous-colonies confluentes et non nettement séparées
comme on peut l’observer sur les spécimens français.
Position systématique
Bimulticuveu variahilis est l’espèce-type (désignée par J. W. Grkgoh v, 1909) du genre
Bimulticavea d’Orbigny, 1853. Ce genre est considéré comme un sous-genre de Licheno-
pora par E. Pergens (1889 : 383) et R. S. Bassler (1953 : G73). Ce dernier auteur donne
la diagnose suivante : k zoarium composé, avec des lamelles massives superposées ». Nous
ne pensons pas que ces critères justifient une séparation taxinomique, même d’ordre sous-
générique, car on observe fréquemment, chez la meme espèce, de telles variations du zoa-
riurn, simple ou composé, uni- ou plurilamellairc.
Il est par contre dillicile, en l’absence d’ovieelle, de définir rigoureusement la position
générique de cette espèce : Lichenopnra ou Disporella ? Nous la plaçons dans le premier
de ccs genres dont clic nous semble morphologiquement plus proche.
Distribution sthatigraphique et géographique
Campanien supérieur du Bassin de. Paris et du Bassin d’Aquitaine. ? Maestrichtien
supérieur de Crimée.
LICHENOPORA VARIABILIS (d’oRBIGNY)
21
REMARQUES SUR LES LICIIÉNOPORES A ZOARIUM COMPOSÉ
Beaucoup de Liehénopores à zoarium primaire simple présentent un bourgeonnement
latéral ou vertical aboutissant à la formation d’un zoarium composé, de multiples sous-
colonies. Ce caractère composite est même la règle dans le genre Multicwea d’Orbigny,
1853 x , à zoarium érigé et brancha.
Il peut y avotr simple bourgeonnement latéral avec formation de colonies encroû¬
tantes u ni lamellaires composées ou bourgeonnement vertical (ou par enveloppement de
lamelles) conduisant à des types zoariaux midi ilamellaires pouvant atteindre une cer¬
taine épaisseur 1 2 ,
Ces Liehénopores composés sont connus depuis le Crétacé supérieur [et même le Cré¬
tacé inférieur (Aptien) pour Xlnlligalm] jusqu'à l'époque actuelle. Sans effectuer une étude
exhaustive de ces formes, étude qui dépasserait le cadre de cette note, nous donnerons
quelques exemples des plus caractéristiques qui montrent l’étendue de la distribution stra¬
tigraphie) ut* et géographique des Liehénopores massifs.
Crétacé supérieur
Lichc.no pont. Inteltenensis Voigt, 192A Sanl.oniett supérieur d’Allemagne (E. Voigt,
1924, pi. 5, lig. 14-15). Zoarium discoïde globuleux.
Lichmoporn maetopora (Hamm, 1881). Maestrichtien supérieur de Maestricht (Pays-
Bas) (E. Voigt, 1953, pl. 7, lig. 1-2). Zoarium lamellaire.
Lichenopnra reiiculatu (Hamm, 1881) du Maestrichtien supérieur de Valkenburg,
près de Maestricht (Pays-Bas) (E. Voigt, 1953, pl. 7, (ig. 3-5). Cette espèce a un zoarium
très développé, semblable par sa morphologie ainsi que celle de ses sous-colonies à celui
de Lichenopnra cariahilis (d'Orbigny), mais les faisceaux sont plus longs et composés d'un
nombre moindre de files /.onciales.
Lichënoponi inaeqilalis (Eichvvald, 1865). Maostriehlicn supérieur de Crimée (E. Voigt,
1962, pl. 7, lig. 1). Zoarium unilamellaire encroûtant ou fixé sur un corps cylindrique ayant
disparu à la fossilisation.
Éocène
Lichmoporn grignonensis (Milne-Edwards, 1838). Bartonien des États-l uis (F. Canu
et R. S. Rassi.eh, 1920, pl, 129, lig. 4-6). Zoarium simple ou encroûtant pouvant atteindre
une grande taille.
Lichmoporn boL'lifortnin (Reuss, 1869). Bartonien d'Italie et des Etats-Unis (A. E.
Reuss, 1869, pl. 28, lig. 17 a-e ; F. Caisu et B. S. Bassler, 1920, pl. 130, lig. 1-13), Zoa¬
rium globuleux pédoncule ou constitué de disques empilés.
1. Ce genre est placé par R. S. Basst.er (1953 : GM) dans la famille des Pctaloporidae Gregory, 1899,
mais sans argument sérieux. K. Brood (1972 : ViO) a montré son appartenance indiscutable à celle des
Lichenoporidae.
2. L'épaisseur du zoarium que nous figurons atteint 3 mm.
22
EMILE BUGE
Miocène
Lichenopora proposita (Canu et Lecointre, 1934). Miocène moyen du Bassin de la Loire.
(F. Canu et G. Lecointre, 1934. pl. 37, fig. 10). Zoarium pouvant atteindre une grande
taille (4 cm).
Pliocène
Dispordla mamillata (Lagaaij, 1952). Pliocène des Pays-Bas (R. Lagaaij, 1952, pl. 25,
fig. 1-2). Zoarium lenticulaire ou globuleux. Egalement connue actuellement dans la région
armoricaine.
Actuel
Lichenopora stellata (Reuss, 1847). Actuel de la Méditerranée et du Pacifique (F. Canu
et. R, S. Bassler, 1929, pl, 14, fig. 7-12). Zoarium constitué de disques empilés avec par¬
fois bourgeonnement latéral. L’espèce est aussi connue dans le Miocène d’Europe et celui
d’Afrique du Nord.
Dixporella hispida (Fleming, 1828). Actuel, côtes européennes (Hincks, 1880, pl. 68,
fig. 4). Cette espèce, normalement à zoarium simple, peut former des zoariuins composés
unilamellaires pur bourgeonnement latéral.
Dispordla crislata (Busk, 1875). Actuel, Atlantique Sud, Brésil, Açores, Canaries,
Méditerranée (G. Busk, 1875, pl. 34, fig. 1 ; E. Buge, sous presse, pl. 9, fig. 3-5). Zoarium
simple ou composé de plusieurs colonies confluentes.
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Manuscrit déposé le 17 mai 1974.
24
EMILE BUGE
PLANCHE I
1. — Lichenopora variabilis (d’Orbigny). Campaiiien supérieur, Talmont (Charente-Maritime). Zoarium
complet vu de profil (x 1).
2. — Id. Autre face du zoarium ( x 4).
PLANCHE 1
co to
26
ÉMILE BUGE
PLANCHE II
1. — Lichenopora variabilis (d’Orbigny). Campanien supérieur, Talmont (Charente-Maritime). Vue par¬
tielle du zoarium montrant plusieurs sous-colonies (x 10).
. — Id. Une des sous-cclonies. Le pseudolunarium des zoécies est bien visible (x 20).
. — Id. Structure de la tranche du zoarium ( x 10).
. — Id. Vue partielle du zoarium montrant des sous-colonies et la lamelle basale de l’une des couches
zoéciales ( X 10).
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• V +
IMPRIMERIE
Achevé (Timprimer le 19 juillet 1975.
NATIONALE
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Les références bibliographiques apparaîtront selon les modèles suivants :
Baucuot, M.-L., J. Daget, J.-C. Hubeau et Th. Monod, 1970. — Le problème des
« auteurs secondaires » en taxionomie. Bull. Al us. Ilist. nat., Paris, 2 e sér., 42 (2) : 301-304.
Tinbergen, N., 1952. — The study of instinct. Oxford, Clarendon Press, 228 p.
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et normalement contrastées. L’emplacement des figures sera indiqué dans la marge et les
légendes seront regroupées à la fin du texte, sur un feuillet séparé.
Un auteur ne pourra publier plus de 100 pages imprimées par an dans le Bulletin,
en une ou plusieurs fois.
Une seule épreuve sera envoyée à l’auteur qui devra la retourner dans les quatre jours
au Secrétariat, avec son manuscrit. Les « corrections d’auteurs » (modifications ou addi¬
tions de texte) trop nombreuses, et non justifiées par une information de dernière heure,
pourront être facturées aux auteurs.
Ceux-ci recevront gratuitement 50 exemplaires imprimés de leur travail. Ils pourront
obtenir à leur frais des fascicules supplémentaires en s’adressant à la Bibliothèque cen¬
trale du Muséum : 38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris.