BULLETIN
du MUSÉUM NATIONAL
d’HISTOIRE NATURELLE
1111111111111111111 ! 1111111 II 111111
PUBLICATION BIMESTRIELLE
8C
îencms
de la terre
48
N° 343 NOVEMBRE-DECEMBRE 1975
111
BULLETIN
du
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
57, rue Cuvier, 75005 Paris
Directeur : Pr M. Vachon.
Comité directeur : Prs Y. Le Grand, C. Lévi, J. Dorst.
Rédacteur général : Dr M.-L. Bauchot.
Secrétaire de rédaction : M me P. Dupérier.
Conseiller pour l’illustration : Dr N. Halle.
Le Bulletin du Muséum national d'Histoire naturelle, revue bimestrielle, paraît depuis
1895 et publie des travaux originaux relatifs aux diverses branches de la Science.
Les tomes 1 à 34 (1895-1928), constituant la l re série, et les tomes 35 à 42 (1929-1970),
constituant la 2 e série, étaient formés de fascicules regroupant des articles divers.
A partir de 1971, le Bulletin 3 e série est divisé en six sections (Zoologie — Botanique —
Sciences de la Terre — Sciences de l’Homme — Sciences physico-chimiques — Écologie
générale) et les articles paraissent, en principe, par fascicules séparés.
S’adresser :
— pour les échanges, à la Bibliothèque centrale du Muséum national d’His-
toire naturelle, 38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris (C.C.P.,
Paris 9062-62) ;
— pour les abonnements et les achats au numéro, à la Librairie du Muséum
36, rue Geollroy-Saiut-Hilaire, 75005 Paris (C.C.P., Paris 17591-12 —
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— pour tout ce qui concerne la rédaction, au Secrétariat du Bulletin, 57, rue
Cuvier, 75005 Paris.
Abonnements pour l’année 1975
Abonnement général : France, 440 F ; Étranger, 484 F.
Zoologie : France, 340 F ; Étranger, 374 F.
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Sciences puysico-cuimiql es : France, 20 F ; Étranger, 22 F.
International Standard Serial Number (ISSN) : 0027-4070.
BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
3° série, n° 343, novembre-décembre 1975, Sciences de la Terre 48
Les Nuculidae et Nuculanidae
de l’Eocène supérieur d’Egypte
par Amin Strougo *
Résumé. Dans 1 ensemble, sept espèces appartenant à la famille Nuculidae cl quatre
espèces appartenant à la famille Nueulanîdae sont décrites de l'Éocène supérieur d’Egypte. La
plupart d’entre elles sont apparues simultanément près de la base de la Formation Mokattam
Supérieur (Loeène supérieur et ne semblent pas avoir persisté au-dessus de « la couche à Plient nia
polyinorpliu » (zone K 83 de Sthoigo, 1975). Calorhadia ? ni lot ica sp. n., aux a (Unités américaines,
ne semble pas avoir d’équîvnJenI chez les faunes éocéniques mésogéennes.
Abstract. In ail, seven species belmiging to the familv Nuculidae and four specîes belon-
ging to the familv Xinmlanidao are describcd frorn the upper Eoeene of Egypt. Most of them
hâve appeared simultaneously toward the base of the I pper Mokattam Formation upper Eoeene)
and do mit seexn to bave persisted above « tlu- Plirnlulii palymorpha bed » zone ES3 of Strougo,
1975 . Calorhadia ■' nilolica sp. n., witli arneriean sdlinilies, dues not seein In bave any équivalent
among the Eoeene mesogean faunas.
Introduction
Jusqu'à ce jour, cinq espèces seulement de Nuculidae et Nuculanidae étaient connues
de l’Eocène supérieur d’Egypte, Ce sont : iXueula ayrnari Cossmann, 1901, et .Y. moeridis
Oppcnheint, 1903, pour les Nuculidae ; Lecln phacoides Cossmann, 1901, L. gizekensis Cuvil¬
lier, 1935, et L. pyramidal a Cuvillier, 1935, pour les Nuculanidae.
J’élirninc de celle liste .Xuaula dollfusi (Cuvillier, 1930) qui, après examen de l'holotype,
est en réalité un Crassatellidé.
Par conséquent, plus de la moitié des espèces figurant dans ce travail (en tout sept
Nuculidae et quatre Nuculanidae! sont citées pour la première fois en Egypte. Certaines
parmi celles-ci me sont apparues inédites, tandis que les autres sont dans un état de préser¬
vation ne permettant pas de les comparer soigneusement avec leurs congénères étrangers
et a fortiori de les nommer. Pour tenter d'expliquer le fait que ces espèces aient pu passer
si longtemps inaperçues, on peut invoquer trois facteurs principaux qui sont : la taille très
médiocre de la majorité d'entre elles, leur rareté décevante — j'ai rarement récolté dans
un même gisement plus de deux spécimens d’une espèce donnée dans le même lit — et
leur endémisme rigoureux, ce dernier facteur étant probablement à mettre sur le compte
de la nature du substrat. Le tableau ci-après indique le type de sédiment dans lequel ont
été récoltées les diverses espèces de Nuculidae et Nuculanidae décrites dans cet article.
* Département de Géologie, Faculté de a Sciences, Université Ain Sham», Le Caire, Egypte.
Institut de Paléontologie, 5, rue de Duffon, 750115 Paris.
343, 1
214
AMIN STROUGO
Seule, comme on le voit, Calorhadia ? nilolica sp. n. manifeste une grande tolérance
vis-à-vis de. la nature du fond. Elle caractérise, avec Xiuuia ( Lnmellinucula ) eyinari Cossm.,
1901, et d’autres groupes de Bivalvia, un niveau stratigraplrique déterminé situé près de la
base de la Formation Mokallatn Supérieur (Eocène supérieur) que j’ai récemment intitulé la
faunizone à Cottsmannella fajumemi-'t (Strougo, 1974), D’autre part, dans ma note sur les
Cardilidae de l'Eocèue supérieur d’Egyple, qui paraîtra presque en même temps que celle-ci,
j’ai subdiv isé cet étage en cinq associa l ions faunistiques que j'ai désignées par les sigles
ESI à ES,7, de la base au sommet respectivement. La faunizone à C. fujumensis correspond
à la zone ES2. C’est dans ce niveau que sont apparues brusquement et simultanément la
majorité des espèces traitées dans cet article, à L’exception toutefois de Nuvulana ( Saccella)
phacoides (Cossm., 1901), apparue dès l'Éocèue moyen supérieur, et de Leionucula shéllu-
lensis sp. n.. qui ne se manifeste que tardivement pendant l’Eocèue supérieur (dans la zone
ESI). Seule cette dernière a été trouvée à ce jour dans des couches plus récentes que « la
couche à Plicaluld / lolf/rnùrpha » (zone ES3).
Tableau I.
Nucula (s.s.) gutaensis sp. u.
Nucula ,(s.s.) fayumensis sp. n.
Nucula (s.s.) Sp.
Nucula t Lumellinumla) ryiuari Cossm.
Leîiinm'iihi mneridis (Opp.j
Lclmurula xhellnlenxis sp, n.
Leinnui'idn sp,
N lirai mu/ Sut relia pli aeiiides (Cossm.)
Calurhiidni 1* nilatiea sp. n.
Mesosai relia gizekcnxisi (Cuv.)
Mesosaccella ? pyramidata (Cuv.)
Grés Calcaire
Grés quartzeux gréseux Argile
FERRUGINEUX TRÈS ET (bENTONITe)
GI. AU CO NI EUX ARGILEUX
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
Collections étudiées
Outre ma collection personnelle, les collections suivantes ont constitué le complément
indispensable à l'élaboration de cette étude :
— collection Cossmann : collections de Paléontologie, Université Pierre et Marie Curie,
Paris (C.P.P.M.C.) :
collection Cuvillier : Institut de Paléontologie, Muséum national d’Histoire naturelle,
Paris (M.N.H.N.) ;
— collections du British Muséum (Naturel llistory), Londres (B.M.N.U.).
D’autre part, les spécimens figurés à la fin de ce travail et provenant de ma collection
personnelle seront déposés à l’Institut de Paléontologie du Muséum national d’Histoire
riatu relie.
NUCULIDAE ET NUCULANIDAE DE I.’ÉOCÈNE SUPÉRIEUR d’ÉGYPTE
215
Ordre NIJC U LO IDA Dali, 1889
Superfamille Nuculacea Gray, 1824
Famille Xuculidae Gray, 1824
Genre NUCULA Lamarck, 1.799
Sous-genre Nucula
Espèce-type (Monotypie) : Area nucléus Linné, 1758. Actuel d’Europe.
Nucula (s.s.) gutaensis sp. n.
(Fl. I, 1, 2, 3)
Origine du nom : du village de Goûta, à l’ouest de Birket (lac) Qaroun.
Localité-type : falaise située directement au nord du village de Goûta.
Niveau-type : zone ES2.
Série-type : eoll, Strougo. llolotype : valve gauche non dégagealde ne montrant
que la face externe (pl. I, 1). Une valve droite et une valve gauche.
Description
Coquille de très petite taille, ovale-trigone, peu transverse, très convexe. Distance
umbonale 1 0,65-0,76. Crochet modérément saillant, tourné vers un écusson très élargi,
nettement circonscrit, lancéolé, très convexe sur le bord. Lunule peu indiquée. Côté dorsal
antérieur en forme de méplat sensiblement arqué sur le bord. Bord antérieur étroitement
ovalaire : bord postérieur subtronqué obliquement, coudé à sa jonction avec le bord dorsal
postérieur, passant insensiblement au bord palléal. Surface ornée de nombreuses stries
radiaires, à intervalles stubliliformes, croisées de lins cordonnets concentriques irréguliers,
interrompus ou affaiblis au milieu, se remarquant surtout au niveau de la région palléale,
Dimensions (en mm)
1
d.u.p. 2
d.a.p. 2
c. 2 d.u.p./d.a.p.
1 lolotype
2,50
3,10
0,80
2,25
2,60
0,86
2,00
2,50
0,80
Comparaisons
La proéminence de l’écusson de
N. (s.s.)
gutaensis
: la distingue aisément de N. (s.s.)
capillacea Desb., 1860, du Lutétien d
lu bassin
de Paris,
dont les cordonnets concentriques
1. Distance comprise entre l'extrémité antérieure et le crochet /diamètre antéro-postérieur.
2. d.u.p. : diamètre umhono-palléal ; d.a.p. : diamètre antéro-postérieur ; o. : convexité.
216
AMIN STROUGO
sont aussi un peu plus gros et continus tandis que les éléments radiaires sont obsolètes.
N. (s.s.) lunulata Nyst, 1845, du Wemmélien de Belgique, possède des crochets plus
saillants, une lunule nettement imprimée et une taille beaucoup plus grande.
Niveau : zone ES2.
Gisement : nord du village de Goûta.
Nucula (s.s.) fayumensis sp. n.
(PI. I, 4)
Origine du nom : de la ville du Fayoum.
Localité-type : Qasr el-Sagha.
Niveau-type : zone ES2.
Série-type : colI . Strougo. Ilolotype : moule interne bivalve avec sculpture préservée
(pl. T, 4). 5 moules internes bivalves et 3 moules internes de valves droites, plus ou moins
incomplets.
Dimensions (en mm)
û.u.p. d.a.p. c. (2v.) 1 d.u.p./d.a.p. c./d.u.p.
Holotype 3,30 4,60 2,15 0,71 0,65
Remarques et comparaisons
Espèce voisine de la précédente mais qui s’en sépare par sa taille un peu plus grande,
son contour plus transverse, son côté postérieur plus développé, son écusson moins proé¬
minent el sa seulplurc plus régulière quoique toujours limitée à la région palléule. Ce der¬
nier caractère la situe, du point de vue morphologique, à mi-chemin entre les Nucula s.s.
et les Lamellinucula Sehenek, 1944, tout comme N, capillacea Desh. (cf. Fueneix et Goro-
diski, 1963 ; Gliuert et Van de Poel, 1965). L’espèce de Desiiayes se distinguera à
première vue de S. (s,s.) fayumensis par son contour nettement trigone et proportionnelle¬
ment beaucoup plus haut.
Niveau : zone ES2.
Gisement : Qasr el-Sagha.
Nucula (s.s.) sp.
(Pl. I, 5)
Matériel : coll. Strougo. Un moule interne d’une valve droite.
1. c. (2v.) : convexité des deux valves réunies.
NUCULIDAE ET NUCULANIDAE DE l’ÉOCÈNE SUPÉRIEUR d’ÉGYPTE
217
Comparaisons
Aucune t race de sculpture n’ayant été observée sur l’unique exemplaire de cette espèce
au bord crénelé, sa forme très allongée, basse et fortement convexe la distingue cependant
de N. (s.s.) fayumensis sp. n. Elle possède tout à fait le contour de .V. edwardsi M.-E., 1896,
de l’Eocène inférieur d’Egypte, d’après la figure originale de cette espèce.
Niveau : zone ES2.
Gisement : Qasr el-Sagha.
Sous-genre Lamellinucula Schenck, 1944
Espèce-type (désignation originelle) : Nucula tamataaica Odhiïer, 1943. Actuel de Madagascar.
Nucula Lamellinucula) eymari Cossmann, 1901
(PI. I, 6, 7, 8a)
1901. Nucula eymari Cossmann : 193, pl. 3, (ig. 26-27.
1903. Nucula eymari : Oppiîisitkim i 82, pl. 5, lig. 10-10a.
1906. Nucula eymari : Oppenhkim : 213.
1930. Nucula eymari : C.uvii.i.ieh : 264.
? 1934. Nucula eymari : Desio 4 6.
Locau i é-typk : Cossmann (1901 : 193) cite Gebel Gibli el-Ahram comme localité-
type de cette espèce. Cependant, dans sa collection, l’étiquette accompagnant la série-type
indique Gebel Giouchy comme lieu de provenance.
Niveau-type : inconnu.
Série-type : coll. Cossmann (C.P.P.M.C. 7311). La série-type comporte trois exem¬
plaires bivalves dont le plus grand (Cossmann, 1901, pl. 3, fig. 27 ; voir aussi Oppeniieim,
1903, pl. 5, fig. 10-1 (Ja) est sensiblement déformé et a sa valve gauche cassée. Je désigne
par conséquent le spécimen entier de la figure 26, planche 3 de Cossmann (1901) comme
lectotvpc.
Autre matériei. : coll. Cuvillier (M.N.II.N. 1343550) : coll. Strougo. 7 exemplaires
bivalves, 2 valves droites, 1 valve gauche, 2 fragments.
Description
Forme variable, subquadrangulaire, trigone-élevée ou ovale-transverse et taille pouvant
atteindre jusqu’à 10mm de longueur. Les valves sont toujours très convexes; le crochet
peu proéminent et légèrement opisthngyre à la pointe. Distance umhonale 0,78-0,85. Lunule
moitié plus courte que le bord dorsal antérieur, étroite, limitée par un bourrelet assez accusé
caractéristique. Ecusson très large, cordiforme, modérément convexe sur le bord, nettement
circonscrit, garni de fines stries convergeant sous le crochet. Bord dorsal antérieur ovalemcnt
arqué ; bord palléal en arc de cercle : bord postérieur coudé à ses deux extrémités, plus ou
218
AMIN STROUGO
moins tronqué en sens oblique. Surface externe couverte de côtes concentriques fines ou
assez vigoureuses (il y en a 5 à 8 par mm. à 1 mm du sommet), égales ou s'accentuant avec
l’âge, et de sillons plus étroits que les côtes ou d’égale largeur ; celles-ci s'arrêtent aux angles
bordant la lunule et l’écusson. Par ailleurs, les phénomènes de diagenèse ont parfois con¬
tribué à faire apparaître à la surface des éléments radiaires originellement formés dans l’épais¬
seur du test. Ces éléments radiaires se traduisent sur le bord par des crénelures marginales
prononcées.
Lectotype
Comparaisons
Certains exemplaires un peu usés de N. (L*) eyinari se rapprochent de iV, (L.) costacal-
lislifarmis Eames, 1951, de l’Éocène inférieur du Pakistan, mais la forme de celle-ci est
légèrement plus transverse, les crochets sont moins postérieurs et la sculpture est plus
fine.
N. (L.) lawbacoundensin Freneix et Gorodiski, 1963, du Lutétien supérieur du Sénégal
(coll. Gorodiski, M.N.ll.N.), possède des côtes un peu plus épaisses (4 côtes par mm, à
1 mm du sommet) qui persistent sur l’écusson.
Niveaux : zones FS2, ES3.
Gisements : Gebel Gibli el-Ahram ? (coll. Cossmann). 10 km à l’est de Méadi (coll.
Cuvillier). Est de Kait Bey ; sud de la pyramide de Menkara ; Saqqara ; Garet Sobeikha
(coll. Strougo).
Dimensions (en mm)
il.u.p.
d.a.p.
c. (2v.)
il, u. p. /d.a.p.
c./d.u.p,
6,00
7,30
4,20
0,82
0,70
3,20
circa 4,00
1,80
0,80
0,56
3,80
4,80
» • • •
0.79
♦ • * .
3,80
circa 4,60
0,82
♦ » - .
4,00
5,00
2,60
0,80
0,65
4,20
4,60
3,10
0,91
0,73
5,00
6,20
3,70
0,80
0,74
6,90
8,30
4,80
0,83
0,69
Genre LEIONUCULA Quenstedt, 1930
Espèce-type (désignation originelle) : Nucula al hennis d’Orlngny, 1844. Albien de France.
Leionucula moeridis (Oppenheim, 1903)
(PI. I, 9a, 10)
1903. Nucula moeridis Oppenheim : 82, pl. 10, fig. 3-3d.
1930. Nucula moeridis : Cuvillier : 264.
NUCULIDAE ET NUCULANIDAE DE l’ÉOCÈNE SUPÉRIEUR D’ÉGYPTE
219
Matériel : col). Cuvillier (M.N.II.N. B43502) ; coll. du British Muséum (Natural
History) (B.M.N.H. L26266) ; coll. Stbougo. 2 exemplaires bivalves ; 1 valve droite et 1
valve gauche à charnières accessibles.
Dimensions [en mm)
d.u.p.
d.a.p.
c.
d.u.p. /d.a.p.
c. /d.u.p.
5,00
6,75
3,10 (2v.)
0,74
0,62
6,90
9,30
5,10 (2v.)
0,74
0,73
11,00
16,20
4,80 (Iv.)
0,67
0,43
12,20
18,00
4,60 (Iv.)
0,67
0,37
Remarques et comparaisons
A la description originale de L. moeridis, j’ajouterai que la lunule, modérément soulevée
en forme de toit, occupe toute la longueur du bord dorsal antérieur ; ses contours sont assez
nets, sa forme assez élargie, lancéolée, creusée de deux très faibles sillons séparés par un
bourrelet subobsolète. Quant à l'écusson, il est lancéolé, nettement circonscrit, sinueux
sur le bord qui se termine distalemeilt par un petit rostre caractéristique. La distance umbo-
nale se situe entre 0,7b et 0,83.
Un moule interne d’une valve droite, de 11 mm de d.u.p. et environ 14,5 mm de d.a.p.,
possède le même contour que L. moeridis et un bord lisse. Je l’ai récolté près de la base
de la série de Qasr el-Sagha et estime devoir le rapporter à cette espèce.
L. moeridis est voisine de L. pùkislanica Fuîmes, !Ô5t, de Pliocène moyen et supérieur
du Pakistan. Cependant l'espèce pakistanaise possède des crochets moins postérieurs (dis¬
tance umbouale 0,70 environ) et un écusson rectiligne.
« Nuridit » munzingeri M.-K., 1800, de l’Fouette inférieur de Gebcl Kara, se rapproche
un peu de L. moeridis mais semble avoir un contour plus arrondi.
Niveau : zone ES2.
Gisements : Fayoum (coll. B.M.N.H.). Ouest de Gebel Gibli el-Ahram (coll. Cuvil¬
lier). Est de Kait Bey ; Qasr el-Sagha (coll. Strougo).
Leionucula shellulensis sp. n.
(PI. I, 11)
Origine du nom : de Kom el-Chelloul.
Localité-type : Kom el-Chelloul, 3 km au sud du Sphinx.
Niveau-type : zone ES4.
Série-type : coll. Strougo. Holotvpe : moule interne bivalve presque entier (pl. I,
11). Un moule interne bivalve incomplètement préservé.
Description
Le crochet de cette espèce est subterminal et surplombe un bord dorsal postérieur
très court, fortement incliné et passablement arqué. Le bord dorsal antérieur est très long,
220
AMIN STROUGO
à peine déclive et sensiblement soulevé en son milieu. Bien que le bord antéricui' ne soit
pas entièrement préservé, il semble qu'il soit assez largement arrondi ; quant au bord palléal,
il est fortement incurvé. L’ensemble de la forme est subtrapézoïdal, transverse, très con¬
vexe et très inéquilatéral.
1. empreinte musculaire postérieure est petite, quadrangulaire-arrondie, limitée en avant,
par une profonde incision radiaire (sur le moule interne) qui s’élève jusqu’au crochet. Un
sillon bien plus atténué borde l’empreinte musculaire antérieure mal définie. Bord interne
lisse. Série dentaire postérieure très courte.
Dimensions (en mm)
d.u.p. ri.a.p. c. (2v.) cl.u.p./d.a.p. e./d.u.p.
Holotype 10,00 15,70 7,40 0,63 0,74
Remarques
On reconnaîtra facilement cette espèce à son allure de Nuculoma s.s., son crochet
gonflé subterminal, ses contours latéraux arrondis, son contour dorsal postérieur très court,
etc.
Niveau : zone ES4.
Gisement : Kom el-Chelloul.
Leionucula sp.
(PI. I, 12)
Matériel : un moule interne d’une valve droite (coll. Strougo).
Description
Spécimen d’une taille assez petite, peu élevé, très allongé dans le sens transversal,
fortement arqué sur les bords dorsaux, étroitement arrondi sur les bords latéraux, régulière¬
ment arqué sur le bord palléal. Aucune trace de crénebires marginales. Distance umbonale
3/4 environ.
N’est pas sans analogie avec l’espèce de Barton, « Nucula » praelonga Wood, 1864.
Niveau : zone FS2.
Gisement : Qasr el-Sagha.
Superfamille Nuculanacea Adams et Adams, 1858
Famille Nuculanidae Adams et Adams, 1858
Genre NUCULANA Link, 1807
Sous-genre Saccella Woodring, 1925
Espèce-type (désignation originelle) : Area fragilis Chemnitz, 1784. Pliocène —- Actuel de
la Méditerranée.
NUCULIDAE ET NUCULANIDAE DE l’ÉOCENE SUPÉRIEUR d’ÉGYPTE
221
Nuculana Saccella! phacoides (Cossmann, 1901)
(PI. 1, 13a, 14a, 15)
1901. Leda phacoides Cossmann : 192, pl. 3, lig. 5-7.
1903. Leda phacoides : Oppenheim : 83, pl. 5, Iig. 5-7.
1904. Leda pha-coides : Cossmann : 118.
1930. Leda phacoides : Cuvillier : 164, 264.
Série-type : Coll. Cossmann (C.P.P.M.C. 6913). Dans sa description originel le, Coss¬
mann (1901) n'a pas désigne d’holotÿpe pour cette espèce mais dans une note ultérieure
(1904) il a indiqué que le spécimen de la ligure 5, plancha 3 fil était le type. Celui-ci n’a
pas été retrouvé dans la collection de cet auteur ; néanmoins je ne pense pas qu'il soit
indispensable de désigner ici un néotype. La série-type comporte, en plus des deux autres
spécimens figurés dans la note originelle de Cossmann, neuf exemplaires bivalves ainsi
que deux valves droites et une valve gauche présentant les caractères de la charnière.
Autre matériel : coll. Strqugo. Un exemplaire bivalve, une valve droite à charnière
accessible, plusieurs fragments.
Dimensions (en mm)
d.u.p.
•l.a.p.
c.
d.u.p./d.a.p.
c./d.u.p.
6,40
10,60
4,00 (2v.)
0,60
0,62
8,40
15,30
0,54
8,90
17,60
3,10 (lv.)
0,50
Ô’34
9,00
15,60
3,30 (lv.)
0,57
0,36
10,50
19,60
8,10 (2v.)
0,53
0,77
10,60
17,60
6,00 (2v.)
0,60
0,56
12,00
circa 21,00
8,70 (2v.)
0,57
0,72
Remarques et comparaisons
La sculpture chez .S. phacoides comprend, dans la région avoisinant le crochet, des
cordons concentriques arrondis, assez épais, serrés et équidistants, remplacés progressive¬
ment au cours de l'accroissement par des méplats imbriqués enserrant des rainures qui
deviennent de plus eu plus étroites à mesure qu’elles se rapprochent du bord palirai.
Ces méplats ne s’observent que dans la région médiane et antérieure tandis qu’ils passent
postérieure me ri r à des cordons arrondis, semblables à ceux de la région mnbooalc, qui
franchissent la carène rosira le (contrairement à ce que pensait Cossmann; el se continuent
sur l’écusson. Lit examinant à la loupe une surface fraîche de N, (S.) phacoides, on aperçoit
des stries d'accroissement qui ne sont pas parallèles aux ornements concentriques.
La charnière comporte LS dents environ île chaque coté d'une profonde fossette liga¬
mentaire triangulaire dirigée obliquement en arrière. Les deux séries dentaires sont d’égale
longueur.
De toutes les Saccella éoeènes connues, N. (S.) g uleoltiunu du Bruxellien et du Wetnmé-
lien de Belgique est celle qui se rapproche le plus de l’espèce égyptienne, s’en distinguant
toutefois par ses cordons parallèles au bord palléal et sa taille plus réduite.
222
AMIN STROUGO
N. (S.) senegalensis Freneix et Gorodiski, 1963, de FÉocène moyen du Sénégal, est
plus haute, plus ramassée, sa sculpture est plus régulière et la courbe de son contour palléal
est plus accentuée.
Niveaux : zones ESI, ES2.
Gisements : Gebel Gibli el-Ahram (coll. Cossmann, coll. Strougo). Nord du village
de Goûta (coll. Strougo).
Genre CALORHADIA Stewart, 1930
Espèce-type (désignation originelle) : Leda phareida Dali, 1898. Eocène inférieur d’Alabama.
Calorhadia ? nilotica sp. n.
(PI. I, 16 a, 17 a, 18)
Origine du nom : du lleuve du Nil.
Localité-type : Gebel Gibli el-Ahram.
Niveau-type : zone ES3.
Série-type : coll. Strougo. Ilolotype : exemplaire bivalve entier (pl. I, 16). Un
exemplaire bivalve, trois moules internes bivalves, plusieurs fragments.
Description
Espèce de petite taille, au test oblong, subéquilatéral, très convexe, acuminé en avant,
tronqué en arrière. Crochet petit, atténué, orthogyre, situé eu avant de la ligne médiane.
Contours supérieurs rectilignes, faiblement déclives. Lunule enfoncée, carénée, très longue
et très étroite. Ecusson largo, lancéolé, excavé, partagé en deux parties par une crête assez
élevée. La région anale comporte deux carènes anguleuses proéminentes qui délimitent
un corselet très excavé dans lequel est logée une côte radin ire assez accusée contiguë à la
carène dorsale. La sculpture se compose de cordons concentriques écartés (2 par mm, à
1 mm du sommet) qui s'amenuisent considérablement en franchissant la carène dorsale.
La charnière comprend deux séries de 13 dents en chevrons, séparées par une fossette
ligamentaire dont la forme n’a pas pu être examinée dans le détail.
Holotype
Dimensions (en mm)
d.u.p.
d.a.p.
c. (2v.)
d.u.p./d.a.p.
c./d.u.p
4,60
7,30
3.00
0,63
0,65
3,50
6,00
2,30
0,58
0,65
3,50
6,10
2,30
0,57
0,65
Remarques
Certains spécimens de cette espèce présentent un dimorphisme ornemental au cours
de l’ontogenèse ; cordons concentriques écartés dans les premiers stades de croissance,
NUCULIDAE ET NUCULANIDAE DE l’ÉOCÈNE SUPÉRIEUR d’ÉGYPTE
223
auxquels font suite des stries concentriques Unes et serrées dans les stades plus avancés.
Malgré mes recherches dans la littérature, je n’ai pas pu trouver d’espèces africaines,
européennes ou indopacifiques qui soient comparables à l'espèce décrite ci-dessus. Les
affinités de celle-ci semblent plutôt orientées vers le genre américain Calorhadia : par sa
lunule enfoncée et carénée, son écusson lnssecté et lu présence d’uu large corselet limité
par un angle postéro-palléal très saillant, on pourrait en elfet. la classer à. Coté de certaines
espèces de ce genre, notamment de C. (s.s.) pra&compsa Klcnzel et Kraiisc, 1957. du Clai-
bornien du Texas. Cette dernière est cependant, plus trausverse, plus aemninée sur les bords
antérieur et. postérieur, sa sculpture est plus serrée, plus accusée dans la région du corselet,
ses dents enfin sont plus nombreuses.
L’allure générale de mon espèce rappelle évidemment beaucoup celle de Lembulus
Risso, 1826, mais elle ne possède pas la sculpture oblique caractéristique de ce genre.
Niveaux : zones ES2, ES3.
Gisements : est de Kait Bey ; Gebbel Gibli el-Àhram ; Qasr el-Sagha ; nord du village
de Goûta.
Genre MESOSACCELLA Chavan, 1941
Espèce-type (désignation originelle) : Nucula foerstert. Millier, 1847. Campanien-Maestriehtien
du nord-ouest de l’Europe.
Mesosaccella ? gizehensis (Cuvillier, 1935)
(PI. 1. 19, 20)
1935. Leda gizehensis Cuvillier : 9, pi. 1, lig. 25-26.
Série-type : coll. Cuvillier. L’holotype (M.N.H.N. B43504 ; Cuvillier, 1935, pl. 1,
lig. 25-26).
Autre matériel ; coll. Strougo. 3 spécimens bivalves incomplets, 1 valve droite.
Description
Petite espèce ovale-tra ns verse, compressée, peu inéquilatérale. Crochet très atténué,
légèrement antérieur. Distance umbonale 0,40 environ. Lunule et écusson étroits, longs,
circonscrits par une slrie peu accusée. Bord dorsal antérieur droit, peu déclive ; bord dorsal
postérieur faiblement excavé, passant à un boni anal étroitement arrondi mais non rostre ;
bord palléal modérément incurvé ; bord buccal assez largement arrondi Dans la région
umbonale, et parfois mémo au-delà, la sculpture se compose de cordonnets concentriques
très fins, équidistants, plus étroits que les sillons qui les séparent et qui tendent, à sVlïmter
dans la région postérieure. Suivent des stries plus fines, plus serrées quoique irrégulière¬
ment espacées, s’atténuant sans disparaître complètement dans la région antérieure tandis
que la région postérieure reste absolument lisse.
Caractères internes inconnus.
224
AMIN STROUGO
Dimensions (en mm)
d.u.p. d.a.p. c, (2v.) d.u.p./d.a.p. c./d.u.p.
Holotype 4,25 7,30 2,30 0,58 0,54
COMPARAISONS
Extérieurement, i< Leiln » gizeheusis est très voisine de « Leda » pnrtim striata Wood,
1804, et « Delhi » subslriala Morris, 1852, de LEocène inférieur d’Angleterre, s’en distinguant
seulement par sa faible eonvcxité et son crochet atténué. Ces espèces anglaises ont été clas¬
sées dans le genre crétacé MmmtrveUa par Ciubert et Van de Poei. (1965), Chez Meso-
siHH elhi, il n’y a pas de fossette ligamentaire interne, le ligament élanL opisthodète externe.
La localisation du ligament — interne ou externe — et la forme exacte de celui-ci n’ayant
pas pu être mises en évidence chez « Leda » gizehensis , son attribution à ce genre demeure
hypothétique.
Niveau : zone KS2.
Gisements : sud de la pyramide de Menkara (coll. Cuvillier ; coll. Strougo). Nord
du village de Goûta (coll. Strougo).
Mesosaccella ? pyramidata (Cuvillier, 1935)
1935. Leda pyramidata Cuvillier : 10, pl. I, fig. 23-24.
Série-type : coll. Cuvillier. L’hoiotype (M.N.H.N, B43503 ; Cuvillier, 1935, pl. 1,
fig. 23-24).
Remarques
Le type de « Leda » pyramidata^ seul spécimen actuellement connu, provient du même
affleurement où fut récoltée « Leda » gizehensis et se distingue de cette dernière par sa forme
proportionnellement plus haute, ses contours latéraux plus largement arrondis et son bord
palléal fortement incurvé. Variation intraspécifîque ou espèce distincte ? Le matériel dispo¬
nible ne permet pas d’en juger.
Niveau : zone KS2.
Gisement : sud de la pyramide de Menkara (coll. Cuvillier).
Conclusions
L'insuffisance de données paléontologiques relatives aux Nuculidés et Nuculanidés
d’Afrique fait que les espèces égyptiennes de ces deux familles présentent un cachet parti¬
culier sur ce continent, cachet qui les distingue par ailleurs à la fois des espèces européennes
et indo-pacifique?. C'est ainsi que la nouvelle espèce Calorhadiu ? nilotica ne paraît pas
avoir d’équivalent dans ces régions, tandis que les autres espèces n’offrent que des ana¬
logies plus ou moins lointaines avec leurs congénères d’outre-mer.
NUCULIDAE ET NUCULANIDAE DE l’ÉOCÈNE SUPÉRIEUR d’ÉGYPTE
225
BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE
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Manuscrit déposé le 25 février 1975.
O Ol
226
AMIN STROUGO
PLANCHE I
1-3. — Nucula (s.s.) gutaensis sp. n. : 1, valve gauche, face externe, hnlotype, coll. Strougo, nord du
village de Goûta, X 5. Zone ES2 ; 2 et 3, valves gauche et droite, faces externes, coll. Strougo, nord
du village de Goûta, x 5. Zone ES2.
4. — Nucula (s.s.) fayumensis sp. n. Moule interne bivalve, côté valve droite, holotvpe, coll. Strougo,
Qasr el-Sagha, X 5. Zone ES2.
. — Nucula (s.s.) sp. Moule interne d'une valve droite, coll. Strougo, Qasr el-Sagha, 5. Zone ES2.
-8. — Nucula ( Lamellitmcula ) cymari Cossrn. : fi, valve droite, face externe, coll. Strougo, Garet Sobei-
kha, X 5. Zone ES2. ; 7, valve droite, lace externe, coll. Cuvillier (M.N.H.N. 1343550), 10 km à l’est
de Méadi, X 5 ; 8 et 8a, exemplaire bivalve, côté valve gauche et profil dorsal, coll. Strougo, 1/2 km
au sud de la Pyramide rie Menkara; fig. 8, x 2 ; ilg. 8a, X 3. Zone KS2.
9-10. — Leionucula moeridis (Opp.) : 9 et 9a, exemplaire bivalve, côté valve droite et profil dorsal, coll.
Strougo, est de K ait üey, X 3. Zone ES2 : 10, exemplaire bivalve, côté valve droite, coll. Cuvillier
(M.N.H.N. 1143502), ouest de G. Gihli el-Ahram, X 2.
11. — Leionucula shellulensifi sp. n. Moule interne d’un exemplaire bivalve, côté valve droite, holotvpe,
coll, Strougo, Kom el-Cbelloul, X 1. Zone ES4.
12. — Leionucula sp. Moule interne d’une valve droite, coll. Strougo, Qasr el-Sagha, 3. Zone ES2.
13-15. — Nuciilana ( Saccelta ) pluicoidex (Cossrn.) • 13 et 13a. exemplaire bivalve, côté valve droite et profil
dorsal, coll. Strougo, G. Gildi el-Ahram, X 1. Zone ESI ; 14 et 1 4a, valve droite, laces externe et interne,
coll. Strougo, G. Gihli el-Ahram, X 1. Zone ESI ; 15, portion d’une valve droite, vue externe. Noter
le., stries d’accroissement recoupant sur leur passage les ornements concentriques ; coll. Strougo,
nord du village de Goûta, X 10. Zone ES2.
16-18. — Calorhadia ? nilolica sp. n. : 16, exemplaire bivalve, côté valve gauche, liolotype, coll. Strougo,
G. Gihli el-Ahram, X 3. Zone ES3 ; 17 et 17a, exemplaire bivalve, côté valve gauche et profil dorsal,
coll. Strougo, est de hait Bey, X 3. Zone ES3 ; 18, Moule interne bivalve, côté valve gauche, coll.
Strougo, Qasr el-Sagha, X 3. Zone ES2.
19-20. — MesosacccVa ? gizehensis (Cuv.) : 19, exemplaire bivalve, côté valve droite, coll. Strougo, 1/2 km
au sud de la pyramide de Menkara, X 5. Zone ES2.; 20, valve droite, face externe, coll. Strougo,
nord du village de Goûta, x 3. Zone ES2.
Bull. Mus. nain. Ilist. nat., Paris, 3 e sér., n° 343, nov.-déc. 1975,
Sciences de la Terre 48 : 213-228.
Achevé cl'imprimer le 27 février 1976
I M t> I! I M K I! I R N ATI O N A I. R
5 504 004 5
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Bauchot, M.-L., J. Daget, J.-C. Hureatj et Th. Monod, 1970. — Le problème des
« auteurs secondaires » en taxionomie. Bull. Mus. Ilist. nat., Paris, 2 e sér., 42 (2) : 301-304.
Tinbergen, N., 1952. — The study of instinct. Oxford, Clarendon Press, 228 p.
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