BULLETIN
du MUSÉUM NATIONAL
d’HISTOIRE NATURELLE
PUBLICATION BIMESTRIELLE
sciences de la terre
62
N° 485 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1977
BULLETIN
du
MUSEUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
57, rue Cuvier, 75005 Paris
Directeur : Pr M. Vachon.
Comité directeur : Prs J. Dorst, C. Lévi et R. Laffitte.
Conseillers scientifiques : Dr M.-L. Bauchot et Dr N. Hallé.
Rédacteur ; M me P. Dupérier.
Le Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle, revue bimestrielle, paraît depuis
1895 et publie des travaux originaux relatifs aux diverses branches de la Science.
Les tomes 1 à 34 (1895-1928), constituant la l re série, et les tomes 1 à 42 (1929-1970),
constituant la 2 e série, étaient formés de fascicules regroupant des articles divers.
A partir de 1971, le Bulletin 3 e série est divisé en six sections (Zoologie — Botanique —
Sciences de la Terre — Sciences de l’Homme — Sciences physico-chimiques — Écologie
générale) et les aiticles paraissent, en principe, par fascicules séparés.
S’adresser :.
— pour les échanges, à la Bibliothèque centrale du Muséum national d’His-
toire naturelle, 38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris (C.C.P.,
Paris 9062-62) ;
— pour les abonnements et les achats au numéro, à la Librairie du Muséum,
36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris (C.C.P., Paris 17591-12 —
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Abonnement générai. ; France, 530 F ; Étranger, 580 F.
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International Standard Serial Number (ISSN) : 0027-4070.
BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
3 e série, n° 485, septembre-octobre 1977, Sciences de la Terre 62
Nannofossiles calcaires du Gargasien stratotypique
par Janine Barrier *
Résumé. Etude paléontologieue et stratigraphique dos espèces de coccolithes et de Nanno-
conus rencontrées dans les sédiments meubles du Gargasien de la série de Gargas et du Gargasien
des environs de Clansayes (Vaucluse).
Abstract. — Paleontulogieal and stratigraphieal study of the different speeies of Coccoliths
and Nannoconus Iront the soft Gargasian sédiments of Gargas and of Clansayes.
Matériel étudié
Gargasien de Gargas
Stratigra p bique ment les sédiments étudiés se répartissent sur le sommet du Bcdou-
lien (échantillons 1 il 5), le Gargasien (échantillons 6 à 31 bis), le Clansayésicn (échantillons
32 et 33), et la hase de l’Albien (échantillons 34 à 38).
Au point de vue lithologûjue l’ensemble est assez homogène : la plus grande partie
du Bédoulicn et du Gargasien est. formée de marnes et argiles calcaires dans lesquelles s’in¬
tercalent, vers le sommet, quelques lits assez minces de calcaires argileux et de calcaires
gréseux.
Le Clansayésien est formé d’une alternance de lits peu épais d’argiles calcaires et de
calcaires gréseux. L’Albien est constitué de marnes sableuses.
Ces sédiments ne forment pas une coupe continue mais se répartissent, géographique¬
ment, comme l'indique la carte (fig. 1).
Rapportés sur le log représentatif île la coupe de Gargas, ils constituent les épaisseurs
suivantes (fig. 2) : le Bédoulicn de 0 à 7,8 m ; le Gargasien de 7,8 à 73 m ; le Clansayésien
de 73 à 7b m : l’Albien au-dessus de 79 m.
Gargasien (sommet) et Clansayésien des environs de Clansayes
Seule la partie supérieure du Gargasien est ici présente, son passage au Clansayésien
n’est pas parfaitement net.
Les échantillons 753 à 758 et 740 à 746 font partie du Gargasien supérieur, ils sont
répartis sur une épaisseur de 40 m environ. 747 — 1 à 748 — 3, répartis sur 6 à 7 m
font partie du Clansayésien. 750 appartient à l’Albien.
* Institutc o/ Geological Sciences, Londres. Laboratoire de Géologie du Muséum, 43 rue de Bufjon
75005 Paris.
485, 1
174
JANINE BARRIER
Fig. i. — Localisation des coupes étudiées sur une carte indiquant les principaux faciès.
Du point de vue lithologique, les sédiments 753 et 754 sont des niarno-ealeaires légère¬
ment sableux, bleu-noir à grisâtres, 755 — 1 et 755 •— 2 sont des sables marneux et
glauconieux à patine jaune clair. 756 — 2 ; 757 — 2 ; 757 — 3 ; 758 sont des sables argileux
et glauconieux lins, à patine jaune avec des reflets verdâtres. 740 à 750 sont des sables
argileux et glauconieux.
Richesse de la nannoflore
Dans les sédiments de Clansayes seule l’extrême base, échantillons 753 et 754, renferme
une nannoflore calcaire abondante, au moins en ce qui concerne les egcçolitlies car les
Nimnoconus sont extrêmement rares.
Au-dessus la nan'noflore se raréfie très brusquement lorsque l’un passe à l’échantillon
755 — 1, puis progressivement jusqu’à 758. Les échantillons suivants sont quasiment
azoïques ; c’est pourquoi seuls sont étudiés ici les échantillons 753 à 758.
Dans les sédiment s de Gargas la nannoflore calcaire est abondante à très abondant e
dans la majeure partie de la coupe, avec toutefois une nette diminution du nombre des
espèces représentées, et du nombre d'individus à partir du niveau 23, situé dans un lit
de calcaire gréseux ; à partir du niveau 30 la nannoflore devient très pauvre. Le Clausayé-
sien est presque azoïque et l'Albien ne voit survivre que quelques \\ alznuueriu.
NANNOFOSSILES CALCAIRES DU GARGASIEN STRATOTYPIQUE
175
Fig. 2.
Log de la coupe de Gargas.
176
JANINE BARRIER
Méthodes d’étude
De même que les sédiments bédouliens précédemment étudiés (J. Barrier, 1977),
les sédiments gargasiens ont été traités par lavages et centrifugations cf. Noël, 1965-1970).
L’étude des eoccolithes a été faite en niieroscopie photonique mais aucune photogra¬
phie n’a malheureusement pu être effectuée, et en microscopie électronique à balayage
(Cambridge Stereosean A2), L’étude des Nannoconm a été faite au microscope optique
seulement.
Répartition des espèces de coccolithes et de Nannoconus
Cette répartition des différentes espèces de coccolithes et de Nannoconus dans les échan¬
tillons étudiés est rassemblée dans les tableaux I et IL On remarque nettement la diminu¬
tion brusque du nombre d’espèces au sommet de la série gargasienne, et la grande pauvreté
du Clansayésien et de l’Albien.
PALÉONTOLOGIE SYSTÉMATIQUE
De nombreuses espèces de coccolithes et. de Nannoconus du Gargasien étaient déjà
présentes au Bédoulien, je ne reprendrai donc pas leur description, sauf si celle-ci appelle
quelque précision.
Parmi les espèces qui ne sont pas mentionnées dans l'étude du Bédoulien stratoty¬
pique, quelques-unes font leur première apparition au Gargasien mais nombre d’autres,
bien que plus anciennes, en étaient absentes.
En ce qui concerne plus particulièrement les Nannoconus il faut remarquer que ceux-ci
ne sont jamais extrêmement abondants et qu’il est impossible d’en trouver une association
typique comme celle que mentionne F. Dérès, 1972 ; les seules formes assez abondantes
sont celles de petites dimensions.
Famille des Zygodiscaceae Play et Mohler, 1967
Caractères de la famille : Coccolithes elliptiques dont la paroi est formée d’éléments de
calcite tous semblables, inclinés, se chevauchant fortement. La zone centrale est vaste, elle est
occupée par une structure qui est soit un pont le long du petit axe, soit une croix alignée sur les
axes de l’ellipse. Il peut, ou non, exister une hampe centrale.
Genre STAÜRORHABDUS Noël, 1972
Espèce-type : Staurorhabdus quadria radius (Noël, 1965) n. coxnb. Noël, 1972.
Diacnose : Coccolithes elliptiques dont la couronne marginale, étroite et élevée, est formée
Tahi.kau I.
Staurorhabdus quadriarcullus
Zygolithus bussoni
Zygolithus elegans
Zygolithus nooloe
Zygolithus reticulafus
Vagalopitla sfradneri
Vogolopiiio compacta
Chiastorygus lilferanus
Tegumentum sfradnen
Tranaltfhus gabolu»
ParhobdoMhus otpor
Parhabdollfhus Infinllus
Parhobdolit*w.-s splendens
Porhobdol'*hu3 angusfus
Parhobdoiî'hus •’nbe'-gerl
ReinhordtHes teneotrotus
Bipodorhobdus bifora'us
Tetropodnfhobd.u çranylclu»
Podorhabdus d>e» 2 monm
Octocyclus dscussatus
Prediscôsphotira spinosa
Cretarhabdus schiiobrochialus
Cretarhabdus crenu lotus
Cretorhcbd'JS orJincsus
Cretorhabdus sunrellus
Cretarhabdus slnalus
Cretorhabdus r.oiMCu*
Cretorhasdelio toteralis
Cruciellipsis ch.asto
Flabellites bifaraminis
Grantarhcbdus «neddli
Discorhabdus rototorius
Biscutum constcrî
Markolius eircumrodiafus
Monlvitollo pemfr.otoideo
Sollasites hortrcus
CruciplacolRhos h«Ms
Chiostoplocalithus guod*afu*
Ellipsogclospho«*a commun-s.
Ellipsagelosphoera o*o1o
Elliptognlosphaera eoronala
Ellipsogelosphanro fortotsti
EllipsogelOEphcera britannica
Watznauorfo bernasse
Wotznauerio biporto
Corollilh'on achylosum
CorailiHvtgn geometricuin
Diazoma l-thus Ishmar.i
Cylindrallthus la'Ufei
CylindroMhuj coronotus
Micronlhoi’tbus obtusus
Braarudosphaaro b-gelowi
Broarudoaphaem africono
Polycyclotifbus Drbiculatus
Polycyclalilbu» mun-tus
Polycyclolilhue sp.
Rucinolilhus irregutaris
L.throphidt!frS earnolensis
Nannoconus »p s
Nannoconus gr truit.fi
Nannoconus quadriangjlus
Nannoconus quadriangulus aperfiar
Nannoconus Carniolensis
Bédoulien
Garga sien
28 29 30 31 31b
'Clcnsoyj
3zl 33|
85. 2
178
JANINE BARRIER
Tableau II.
GARGASIEN (supérieur)
de Clansayes
Zygolithus bussoni
Zygolithus elegans
Zygolithus noelae
Zygolithus reticulatus
Vagalapilla stradneri
Vogolapilla compacta
Chiostozygus litterarius
Tegumentum stradneri
Parhabdolithus asper
Parhabdolithus infinitus
Parhabdolithus splendens
Parhabdolithus embergeri
Reinhardtites fenestratus
Tetrapodorhabdus granulatus
Podorhabdus dietzmanni
Octocyclus decussalus
Prediscosphaera spinosa
Cribrosphaera sp.
Creiorhabdus schizobrachiotus
Cretarhabdos crenulatus
Cretarhabdus actinosus
Cretorhabdus surirellus
Cretarhabdus striatus
Crotorhobdus conicus
Cretarhabdella loteralis
Cruciellipsis chiasta
Fiabe11iles biforaminis
Granfarhabdus meddii
Discorhabdus rotatorius
MarKolius circumradiatus
Mamvitello pemmotoïdea
Ellipsagelosphaera communis
Ellipsagelosphaera ovata
Ellipsagelosphaera coronata
Ellipsagelosphaera forbesii
Ellipsagelosphaera britannica
Wotznaueria bornesoe
Watzncueria biporta
Corollithion achylosum
Diazomalithus lehmani
Cylindralithus loffittei
Cylindrolilhus coronafus
Broorudosphaera bigelowi
Polycyclolilhus orbiculotus
Polycyclolithus sp.
Ulhostrinus septentrionalis
Lithrophidites carniolensis
753
754 I 755h)l755 t2) l756 (2} |757 (2)
757< 3) 1 758
Erratum Dans les tableaux I et II remplacer Cretarhabdus actinosus par Cretarhabdus ramani.
NANNOFOSSILES CALCAIRES DU GARGASIEN STRATOTYPIQUE
179
d’une seule série d’éléments chevauchants. La zone centrale est occupée par une structure en croix,
orientée le long des axes de l’ellipse et qui porte, en son centre, sur la face dorsale une large hampe
creuse.
Staurorhabdus quadriarcullus Noël, 1965) n. comb. Noël, 1972
(PI. I, 1-2)
1965a — Diseolithus quadriarcullus Noël : 4 ; lig. 7.
19656 — Diseolithus quadriarcullus Noël, 1965a ; Noël : 74, 75 ; lig. 7 ; pl. 1, fig. 14-15 ; pl. 5,
fig. 1-2.
1971 — Diseolithus quadriarcullus Noël, 1965 ; Mr on : 826 ; pl. 2, lig. 1.
1971 — Vekshinellu quadriareulla (Noël, 1965) n. comb. Rond et al. : 250 ; pl. 1, fig. 1.
1972 — Staurorhabdus quadriarcullus (Noël, 1965) n. comb. Noël : 101 ; pl. 1, lig. 5-6 ; pl. 2, lig. 1-5.
Description
Coceolithe elliptique dont la couronne marginale mince et élevée est formée d’une seule
série d’éléments étroits et fortement chevauchants au nombre de 40 à 50 environ. En vue
proximale ces éléments de la couronne s’appuient sur une ceinture marginale formée de
petits cristaux tabulaires légèrement chevauchants. La zone centrale est occupée par une
structure en croix, alignée avec les axes de l'ellipse et formée d’une double rangée de petits
cristaux.
Ail centre s’élève une hampe creuse, la seclion de son canal central est à peu près
quadrangiilaîre.
La remarque faite par 1). Noël, 1972, à propos des formes du Jurassique est valable
pour celles que j'ai trouvées dans les échantillons de Gargas : certains individus présentent
d’assez grands cristaux de ealcilc. disposés plus ou moins régulièrement dans les ouvertures
(pl. I. 1).
Ce phénomène n'esl absolument pas général, par ailleurs on ne peut constater aucune
évolution depuis le Jurassique, enfin ces cristaux ne sont jamais disposés de façon parfaite¬
ment symétrique, il semble donc qu'il s’agisse là d’un phénomène de recristallisation secon¬
daire.
Répartition stratigraphique : Jurassique (D. Noël; A. Meii» ; lîoon, ILvv et
Barnard). Bédoulien supérieur cl Gargasien de Gargas.
Remarques : Jusqu’à présent ces formes n’ont jamais été décrites dans le Grétacé.
Elles apparaissent ici à plusieurs niveaux et sont suffisamment abondantes pour que l’on
puisse écarter l’hypothèse d'un remaniement. Il se peut que les conditions écologiques
leur aient été favorables à Gargas où on les trouve dans des argiles et des marnes ; à Clan-
sayes il s’agit de marno-calcaires sableux et le Bédoulien était formé de calcaires argileux.
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JANINE BARRIER
Genre ZYGOLITHUS Kamptner emend Noël, 1965
Espèce-type : Zygolithus erectus (Dcflandre, 1954).
Diagnose : Loccolilhes elliptiques dont la couronne marginale est formée d éléments tous
semblables, chevauchants, qui s’appuient, en vue proximale, sur une ceinture marginale.
La zone centrale présente une structure en 11 qui peut, dans certains, cas, porter une hampe.
Zygolithus reticulatus Black, 1971) n. comb.
(PI. I, 3-4)
1968 - Reinliardtites anthophorus (Dellandre, 1959) n. comb, Pereh-Nielsen-partfm : pl. 5, fig. 1.
1971 — Zygadiseus reticulatus Black : 420 ; pl. 34, fig. 9.
1973 — Zeugrha Mot us reticulatus (Black, 1971) n. comb. Black : 112 ; pl, 34, fig. 1-4.
Description
Coccolithe elliptique dont la diagnose corjespond exactement à celle du genre, c'est-
à-dire comportant une couronne marginale formée d’éléments de ealcite nombreux (une
soixantaine environ), tous semblables, fortement inclinés et se chevauchant dans le sens
des aiguilles d’une montre. En vue proximale celle 1 couronne repose sur une ceinture mar¬
ginale faite de petits cristaux tabulaires sans recouvrement. La zone centrale, vaste, est
occupée par un plancher ménageant deux ouvertures situées le long du grand axe de l’ellipse.
Sur la face proximale ce plancher est formé de petits cristaux, plus ou moins réguliers sui¬
vant les individus; les ouvertures sont, semi-circulaires à circulaires et le pont transversal
qui les sépare est relativement étroit.
Sur la face distale le plancher occupe une surface beaucoup plus importante, ne laissant
que deux petites ouvertures circulaires entre lesquelles le pont transversal est fort large.
Remarques ; En 1973, Black a attribué l’espèce reticulatus au genre Zeugrhabdotm
en ne tenant compte que de la présence du plancher avec pont central : or, l’une des carac¬
téristiques essentielles du genre Zeugrhabd a lus Reinhardt, 11)65, est de posséder une hampe
et l’espèce reticiUutus n’en présente pas. Par ailleurs d’autres caractères comme la présence,
sur la face proximale, d’une ceinture marginale sont ceux du genre Zygolithus, qu’il me semble
préférable d’adopter ici.
Répartition stratigr aphique : Rarrérnien inférieur — Albien supérieur.
Zygolithus noelae n. sp.
(Pl. I, 5-6)
Holotype : SM 11511, échantillon 12.
Localité-type : Gargas (Vaucluse).
NANNOFOSSILES CALCAIRES DU GARGASIEN STRATOTYPIQUE
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Niveau-type : Aptien supérieur (Gargasien).
Origine du nom : dédié à D. NoMi..
1972 — Zygodiscus diplogrammus ! Detlandre et F’ert, 1954) Gartner, 1968 ; Roth et Thierstein :
pl. 11, lig. 1-2.
Diagnose : Coccolithe elliptique comportant une ceinture marginale formée d’une seule série
d’éléments en vue proximale. La vaste zone centrale est occupée par un pont, aligné sur le petit
axe et formé d’un assemblage de petits cristaux allongés.
Description
Coccolithe elliptique formé d'une couronne marginale avec une quarantaine d’éléments,
tous semblables, fortement, inclinés et se chevauchant dans le sens des aiguilles d’une montre.
En vue proximale ces éléments s’appuient sur une ceinture marginale assez large, formée
d’éléments l ahnlaires.
La zone centrale est barrée le long du petit, axe par un pont transversal. Sur la face
distale il apparaît comme formé d’un faisceau de petits cristaux allongés, alignés dans le
sens du petit axe. Sur la face proximale il est formé de cristaux plus tabulaires, en double
pente vers la face distale (aspect de « toit »). Il s'évase un peu !\ la jonction avec la couronne
et ne porte pas de hampe centrale.
Remarques : Il faut noter les nombreuses similitudes entre les descriptions de Zygo-
lithus noelae et Vagalapilla compacta ; la seule différence résidant dans le fait que le premier
ne possède qu’un pont central alors que la seconde possède une eroix.
La forme décrite par Roth cl Thierstein, 11)72 (pl, I I, lig, 1.-2) ne peut être rangée
dans l’espèce diplogrammus . En effet le pont transversal formé d’un assemblage de petits
cristaux allongés n’est nullement divisé en deux comme c’est le cas pour Z. diplogrammus
Gartner, 1968. Dans sa description de Z. elegans, Tiuerstkin, 1973, meulionne : « in conlrast
Zygodiscus diplngrammus (l)cflandre et Perl, 1954) Gartner, 1968, shows two straight. cross¬
bars ». II s’agit de Zygolithus noelae.
Répartition stratigraphique : Aptien supérieur (Gargasien).
Genre VAGALAPILLA Bukry, 1969
Espèce-type : Vekshinella imbricata Gartner, 1968.
Diagnose : Coccolithes elliptiques dont la couronne marginale est faite d’un seul cycle d’élé¬
ments de calcite tous semblables, chevauchants ; la vaste zone centrale est occupée par une struc¬
ture en croix alignée avec les axes de l’ellipse.
182
JANINE BARRIER
Vagalapilla compacta Bukry, 1969
(PI. I, 7-81
1969 — Vagalapilla compacta compacta Bukry : 56 : pi. 31, fig. 10-11.
1969 — Vagalapilla compacta integra Bukry : 56; pl. 31, fig. 12.
19706 — Placoztfgus latidecussatus Hoffmann : 181 ; pl. 7, fig. 1-2.
1971 — Staurolithes compactas (Bukry, 1969) Thierstein ; 485.
1973 — Vagalapilla compacta Bukry, 1969 : Thierstein : 37.
Description
Coccolithe elliptique dont la couronne marginale massive est formée d’éléments nom¬
breux (une cinquantaine), tous semblables, se chevauchant dans Je sens des aiguilles d’une
montre ; sur la face proximale cette couronne s’appuie sur une ceinture marginale large,
formée d’éléments tabulaires. La zone centrale est occupée par une croix alignée sur les
axes de l'ellipse. Cette croix est très massive surtout en vue distale : elle est formée d’un
assemblage de cristaux assez irréguliers, mais alignés sur les axes de l’ellipse. En vue pro¬
ximale les bras de la croix sont formés d’une double rangée de cristaux en pente vers la
face distale de part et d’autre des axes du coccolithe : chaque liras affectant la forme d’un
toit.
Il n’existe pas de hampe mais le centre de la structure cruciforme esl marqué par un
ensemble de 5 ou 6 petits cristaux irréguliers en disposition radiaire sur la face distale.
Répartition stratigrapiiique : Berriasien inférieur — Santonien inférieur.
Genre TRANOLITHUS Stover, 1966
Espèce-type : Tranolithus manifestas Stover, 1966.
Diagnose : Coccolithes elliptiques dont la couronne marginale, étroite, est formée d’éléments
tous semblables et dont la zone centrale présente des structures variées, émanant de la partie distale
de la couronne dont elles possèdent l’orientation cristallographique.
Tranolithus gabalus Stover, 1966
(Pl. I, 9-10)
1966 — Tranolithus gabalus Stover ; 146 ; pl. 4, fig. 22 ; pl. 9, fig. 5.
1971 — Glaukolithus bitabulatns Worsley ; 1310 ; pl. 2, fig. 40-42.
1972 — Tranolithus gabalus Stover. 1966; Roth et Thierstein, pl. 10, fig. 1-5.
1973 — Tranolithus gabalus Stover. 1966 : Thierstein : 38.
NANNOFOSSILES CALCAIRES DU GARGAS1EN STRATOTYPIQUE
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Description
Coeeolithe elliptique ilonl la conroimp marginale, étroite, est formée d'une quarantaine
d'éléments, forternenl. chevauchants, Lu zone centrale présente une structure constituée
par deux grands cristaux, trapézoïdaux ; ceux-ci émanent de la partie distale de la couronne
marginale, ils sont situés à la partie médiane du coeeolilhe; leurs bases sont parallèles au
grand axe du eueeolillie, ils sont plus ou moins jointifs, au centre, le long de leurs sommets.
Remarques : Les Tranolithus gabalus sont fort rares dans mes échantillons.
Répartition stratigrapiiique : Aptien supérieur •— Cénomanien.
Genre PARHABDOLITHUS Deflandre, 1952
Espèce-type : Parhabdolithus ha sir un Deflandre, 1952.
Diagnose : Coccolithes elliptiques avec une couronne marginale formée d’un seul cycle d’élé¬
ments de ealcite élevés.
La zone centrale, vaste, est formée d’un assemblage de cristaux et présente en son centre, sur
la face distale, une hampe bien développée.
Parhabdolithus angustus (Slradner, 1963) Stradner, Adainiker et Maresch, 1968
(PI. Il, 1)
1963 — Hhabdolithus angustus Stradner : 178 ; pî. 5, lig. 6.
1966 — Parhabdolithus elangatus Stover : 144 ; pl. 6, lig. 16-19 ; pl. 9, fig. 8.
1966«r Ahmuellerella angusta (Stradner, 1963) Reinhardt : 25 ; pl. 22. lig. 9-12.
1968 — Parhabdolithus angustus (Stradner, 1963) Stradner, Adamiker et Maresch : 32 ; pl. 20.
1969 — Parhabdolithus angustus (Stradner, 1963) Bukry : 53; pl. 29, lig. 8-11.
1971 Parhabdolithus angustus (Stradner, 1963) Bukry, 1969; Manivit : 86; pl. 19, lig. 1-3.
1972 — Parhabdolithus angustus (Stradner, 1963) Stradner, Adamiker et Maresch, 1968; Roth
et Thierstpin, pl, 6, fig. 14-18 ; pl, 7, fig. 1.
1973 — Parhabdolithus angustus (Stradner, 1963) Stradner, Adamiker et Maresch, 1968 ; Thier-
stein : 37.
Description
Coccolithe elliptique, long et étroit, dont la couronne marginale est formée d’éléments
élevés, chevauchants, (50 environ). La zone centrale est occupée par une mosaïque de cris¬
taux, elle porte en son centre une hampe creuse dont le diamètre est sensiblement égal
à la largeur de la zone centrale.
Répartition .stratigrapiiique : Aptien supérieur — Catnpanien,
184
JANINE BARRIER
Remarques : De même que les Chiaatozygus liUérarius sont fort rares dans la zone qui
porte leur nom, les P a rh a hdolith us angunlus, s’ils apparaissent, à plusieurs niveaux du Garga-
sion, n’y sont représentés que par un extrêmement petit nombre d'individus.
Par ailleurs il faut noter que le premier P. anguslus a été observé dans le niveau 5,
celui précédant, immédiatement le Gargasien reconnu comme tel. Il s’agit là d’une dilïérence
de quelques mètres seulement. Il serait quand même intéressant de noter si dans ce même
niveau 5 apparaissent d’autres fossiles du Gargasien, c’est-à-dire si la limite Bédoulîen-
Gargasicn doit être abaissée de quelques mètres, ou bien si P, anguslus précède légèrement
le. Gargasien daté»
Genre REINHARDTITES Perch-Nielsen, 1968
Espèce-type : Reinhardtites anthophorus (Deflandre, 1959) Pereh-Nielsen, 1968.
Diagnose : Coccolithes elliptiques dont la couronne marginale est formée d’un seul cycle
d’éléments inclinés, chevauchants. La zone centrale, vaste, est entièrement occupée par un assem¬
blage de cristaux, relativement irréguliers ; elle ne porte pas de hampe centrale.
Reinhardtites fenestratus (Worslev, 1971) Thierstein, 1972
(PI. Il, 2-3)
1971 Arkhangelskiella fenestralu Worslev : 1305; pl. I, lig. 33-35.
1972 — Reinhardtites fenestratus (Worsley, 1971) Thierstein in Roth et Thif.rstf.in, pl. 8,
fig. 1-12.
1973 — Reinhardtites fenestratus (Worsley, 1971) Thierstein, 1972 ; Thierstein : 37.
Description
Coceolithe elliptique dont la couronne marginale est formée d’un très grand nombre
d’éléments de caleite ' jusqu’à 80) fortement inclinés et se chevauchant dans le sens des
aiguilles d’une montre.
En vue proximale cette couronne repose sur une sorte de ceinture marginale qui est
formée de petits cristaux tabulaires, juxtaposés ou très légèrement chevauchants.
La zone centrale est entièrement remplie de cristaux irréguliers à la fois par leur taille,
leur forme, et même leur disposition. Il n’existe pas d’ouvêrtures, ni de hampe centrale.
Remarques : Thierstein, in Roth et Thierstein, 1972, parle de deux murs formant
la couronne, le mur interne étant moins haut que le mur externe,
11 me semble que les éléments tabulaires, visibles sur la face proximale, ne sont pas
un second « mur » doublant la couronne externe, mais une ceinture marginale, semblable
à celle des Zygolithus : on peut en effet constater (pl. Il, 2) que ces éléments internes ne
pénètrent pas l’épaisseur du coceolithe.
NANNOFOSSILES CALCAIRES DU GARGASIEN STRATOTYPIQUE
185
Répartition stratigraphique : Valanginien inférieur — Aptien supérieur.
Famille des I’ouoh iiaiiiiaikak Noël, 1965
Caractères de i.a famille : ('.oecolithes elliptiques comportant : une couronne marginale
double, formée d’un cycle d’éléments distaux et d'un cycle d'éléments proximaux ; les deux cycles
faisant un angle entre eux ; une assois vaste zone centrale formée d’un tablier de petits cristaux
s’élevant au centre pour former une hampe sur la face distale, et ménageant des ouvertures dont
l’organisation est variable.
Genre BIPODORHABDUS Noël, 1970
Espèce-type : Bipodorhabdus tesselatus Noël, 1970.
Di agnose : Selon D. Noël, 1970 : 49: « Coeeolithes elliptiques constit ués d’une couronne mar¬
ginale formée de deux séries superposées d’éléments radiaires et d’une aire centrale faite de petits
cristaux qui doublent intérieurement lu couronne marginale et: constituent en outre un pont trans¬
versal (ou un X) surmonté d’une excroissance. Vu par sa face distale le coccolithe présente deux
perforations disposées longitudinalement •>.
Bipodorhabdus biforatus (Black, 1972) n. comb.
(PI. II, 4-5)
1972 — Hernipodorhabdus biforatus n. sp. Black : 87 ; pl. 10, fig. 6-10.
Description
Coccolithe elliptique correspondant exactement à la diagnose du genre : la couronne
marginale est composée de deux séries superposées d éléments île ealcilc faisant un angle
entre elles. La couronne distale est formée d’environ 25 éléments radia ires ; la couronne
proximale formée du même nombre d'éléments est de taille inférieure à celle de la couronne
distale qui apparaît h la périphérie du coccolithe. La zone centrale est formée d’un tablier
de petits cristaux qui s'élèvent au centre pour former une hampe creuse, (le tablier ménage
deux ouvertures, semi-circulaires à subcirculaires, situées le long do grand axe de l’ellipse.
Remarques : Il semble qu’il y ait une certaine confusion dans la littérature en ce qui
concerne le genre Bipodorhabdus, pourtant parfaitement bien defini par D. Noël, 1970.
Le genre H ernipodorhabdus Black, 1971, doit être abandonné : il possède une diagnose
en tous points semblable à celle de Bipodorhabdus, mais lui est postérieur : de plus, l'espèce-
type qui le caractérise, //. latiforains, est décrite comme ayant une couronne distale, formée
de deux cycles concentriques d’éléments de calcite, ce qui indiquerait qu’il s’agit là d’un
Cretarhabdaceae plutôt que d’un Podorhabdaceae. Le genre Bipodorhabdus Noël, 1970,
48'», 3
186
JANINE BARRIER
dont les caractéristiques, nous l'avons vu, sont indiscutablement celles d ? un Podorhabdaeeae,
est repris par Thierstein, 1971, avec l’espèce B. roeglii qu'il met dans la famille des Podor¬
habdaeeae tout en le décrivant comme ayant une couronne distale formée de deux cycles
d’éléments. Ceci l’amène en 1973 à faire passer cette forme dans la famille des Cretarhab-
daccae lorsqu’il la crée. Or, Bipodorhnbdus n’est pas un Crctarhabdaceae. Pourquoi alors
ne pas prendre, en l’amcuidani, le genre I/endpodorhnb dus Black, 1971, pour les formes
ayant, comme II. laùforalus et B. roeglii, une couronne distale formée de deux séries d’élé¬
ments et laisser à Hipodorhahdm ses caractéristiques de Podorhabdaeeae
La planche 11, 5 montre nettement un assemblage de petits cristaux disposés en cercle
autour de ce qui est la base de la liampe, et si aucune perforation n est visible c est qu’un
fragment est venu s’y loger.
Répartition stratigraphique : Aptien supérieur — Cénomanien inférieur.
Remarque : B. biforatus apparaît, à Gargas, dès l’échantillon 1, c’est-à-dire dans le
Bédoulien supérieur.
Genre TETRAPODORHABDUS Black. 1971
Espèce-type : Tetrapodorhabdus coptensis Black, 1971
Diagnose : Podorhabdaeeae dont la zone centrale ménage 4 ouvertures situées dans les axes
de l’ellipse.
Remarque : Le genre Teirapodorhabdus diffère de Podorhahdus par la disposition
des ouvertures.
Tetrapodorhabdus decorus (Deflandre et Fert, 1954) n. comb.
(PL II. 6-7)
1954 Tlhabdolithus decorus Deflandre et Fert : 159, text-fig. 87 ; pl. 13, fig. 4-6.
1964 — flhabdolitluts decorus (Deflandre et Fert, 1954) Rramlette et Martini : 300 ; pl. 3, fig. 9-12.
1965 —- Ahmuellerrlla gramdula Reinhardt : 39 : pl. 3, fig. 2.
1966a - Cretarhobdus ? granr datas (Reinhardt, 1965) Reinhardt : 27: pl, 8, fig.
1968 G retarhabdus decorus (Deflandre et Fert) Gartner : 22; pl. 4, fig. 15*16 ; pl. 11. fig. 13-4.
I960 Podorhahdus grrwulatus (Reinhardt, 1965) n. comb. Bukry : 37 : pl. 16, lig. 4-6.
1970 Podorhahdus gorlmc Reinhardt. 69; Reinhard r partira : 87 : text-lig. 108; pl. 7,
lig. 8.
1970b Podorhahdus grnnululus (Reinhardt, 1965) Bukry. 1969; Reinhardt ; 88, text-lig. 109.
1971 - Podarbnbdus gramdaltts (Reinhardt, 1965) Bukry, 1.969; Shahtk et Stiiadnkr : 85;
pl. 10, 11g. 1-3,
1971 — Tetrapodorhabdus coptensis n. sp. Black : 411 : pl. 31, fig. 7.
1971 — Tetrapodorhabdus huamahiensis n. sp. Black : 411 ; pl. 31, fig. 8.
1972 - Podorhahdus decorus (Deflandre, 19551 n. comb. Thierstein in Roth et Thierstein :
437 ; pl. 4, fig. 7, 8, 10-13.
NANNOFOSSILES CALCAIRES DU GARGASIEN STRATOTYPIQUE
187
1972 - Podarhabdws gurktw Ueinhaidt, 1969, Wii.coxon, pi. fi, lig. i-2.
1972 Te Ira podorltu htlux coptensis Black, 1971, Black : 39: pi. 9, 11g. 1-5.
1972 II cm ipodorbubd as bi fondus ti. sp. Black : 37 — parti ni —; pi. 10. fig. 0.
1973 — Pndarhabdns gmnulatus (Bcinlianll. 1905) Bukry. 1909 ; Priewai.dek : 22 ; pl. 15, lig. 5-6.
1973 — Podarhabdus devants {Dt'Ilanilic, 19.51) n. comb. Thierstein, 1972 : Thierstein : 39.
1975 — Tetra podarhabdus granuîalus (Rcinhardt, 1905) n. comb. Griin : 170, text-fig. 13; pl. 3,
(ig. 10.
1975 — Tetrapodorliabdus coptensis Black. 1971 ; (inÜN : 171 ; pl. 3. fi g. 1:1-12.
1977 - Podarhabdus devants (Deflandre, 1954) n. comb. Thierstein, 1972, Barrif.r 1977 : 10:
pl. VI, lig. I.
Description
Coccolithe elliptique dont la couronne marginale est double, elle est composée d'une
couronne distale et d'une couronne proximale, formant un angle entre elles et ayant chacune
de 30 à 32 éléments de cal cite, radiaires. La couronne proximale est de laille inférieure à
celle de la couronne distale qui apparaît assez largement à sa périphérie. La zone centrale
est occupée par un tablier de petits cristaux tabulaires qui s'élèvent sur la face distale pour
former une hampe creuse. Ce tablier est percé de quatre fenêtres, de dimensions variables,
qui sont situées le long des axes de l'ellipse.
Remarques : Dans l’étude îles Xannofossiles de l’Aptien inférieur je n’ai pas fait de
différence entre les Podorhabdaccae ayant quatre ouvertures, situées le long des axes de
l’ellipse et celles donl les ouvertures sont le long des bissectrices. En l'ail il s’agit de deux
structures nettement distinctes qu'il convient de dissocier en les al l.rilmarit h des genres
différents, c’est-à-dire Pndorhnbdus dans le premier cas et Telmpodorhahdus dans le second.
Par contre il est très dillieile, voire impossible, de différencier T. g rouit la tus el T. coptensis
d’après les dimensions des ouvertures. Pour tous les eoccolithes il existe, chez les divers
individus appartenant à une même espèce, des différences dans les dimensions relatives
des éléments constitutifs, différences sur lesquelles il n’est pas possible objectivement de
se baser pour créer des espèces nouvelles. En limîle ou finirait par avoir une espèce par
individu !
Répartition stratigraphique : Aptien inférieur —- Maestrichtien.
Genre OCTOCYCLUS Black, 1972
Espèce-type : üclucydus nuignus Black, 1972.
Diagnose : Podorhabdaceac dont la zone centrale présente une hampe creuse et huit ouver
tures qui sont symétriques par rapport aux axes de l’ellipse.
Octocvclus decussatus (Manivit, 1959) n. comb.
(PL II, 8-9)
1959 — Discolithus decussatus Manivit : 14 ; pl. 1, lig. 7.
1963 — Rhabdolithus decussatus (Manivit, 1959) Stradner : 175 ; pl. 5, fig. 8-8a.
188
JANINE BARRIER
196(1 IJiscolithus cnjptorhondrus Stover : 142 ; pi. 2, fig. 8-9 ; pl. 8, fi g. 13.
1968 — Cretarhabdus derussatus (Manivil, 1959) n. comk. Stradiier : 29 ; pl. 13-14.
1971 Octopodorhabdus derussatus (Manivit, 1959) n. comh. Rood, Hay et Barnard : 262 ;
? pl. 3, fig. 4.
1973 - Oelopodorhobdus derussatus (Manivit, 1959} Rond, llay et Barnard, 1971 ; Kood, Hay
et Barnard : 378 ; pl. 2, fig. 9.
Description
Coccolithe elliptique avec une couronne marginale de Podorhabdaceae formée de
deux séries superposées d une cinquantaine d'éléments de calcitc, faisant un angle entre
elles. Les éléments du cycle distal sont soit radiaux (pl. 11. 9), soit très légèrement inclinés,
dans le sens des aiguilles d'une montre (pl. II, 8).
La zone centrale est formée d'un tablier de petits cristaux, qui s'élève au centre pour
former une hampe creuse sur lu face distale. Ce tablier est percé de huit ouvertures symé¬
triques par rapport aux axes de l'ellipse.
Remarques : Le genre Octopodorhabdus Noël, 1965, dérive du genre Hexapodorhabdus
Noël, 1965, dont il conserve la symétrie : fenêtres principales situées dans les axes de l’ellipse.
Le genre Ortocychis Black, 1972, est, lui, caractérisé par des ouvertures situées de part et
d’autre des axes de l’ellipse.
Le coccolithe décrit sous le nom de Octopodorhabdus decussatus (Manivit, 1959) Rood,
Hay et Barnard. 1971, ne possède qu’une trentaine d’éléments dans la couronne marginale;
il semble que ce soil Ih la seule différence avec les formes crétacées.
Répartition stratigraphique : Jurassique supérieur (Rood et al.).
Aptien supérieur — Albien supérieur.
Genre PREDISCOSPHAERA Vekshina, 1959
Espèce-type : Prediscosphœra crelaem (Arkhangelsk)', 1910) Gartner, 1968.
Diagnose : Coceolithes elliptiques à subcirculaires constituées de 16 éléments de calcite en
forme de genou, entourant une zone centrale avec une structure en croix.
Prediscosphaera spinosa (Bramlette et Martini, 1964) Gartner, L968
(Pl. III, 1-4)
1964 — Deflandrius s p inos un Bramlette et Martini ; 301 ; pl. 2, fig. 17-20.
1965 — Eiffel! ithus crelaveus crétacé us (Arkhangelsky, 1912) Reinhardt : 35, text-fig. 3 ; non pl. 2,
6g- 4.
1966 — Discolilhus incohalus n. sp. Stover : 143 ; pl. 2, fig, 23-24 ; pl. 8, fig. 17 (en microscopie
photonique).
NANNOFOSSILES CALCAIRES DU GARGASIEN STRATOTYPIQUE
189
1966a — Di'jlanilnus eretaiwu* cretaceus (Arkhangelsk}', 1912) Reinhardt : 35 ; pl. 10, fig. 1 a-b,
2 a-b ; text-lig. 18 ; non pl. 15, fig. 4.
1966a - Deflundrius cretaceus inlercisus (Deflandre, 1954) Reinhardt : 35; text-lig. 20b ; non
pl. 22. fig. 2 : pl. 19. Rg. 3.
1967 — Dellandrim quadripunctitlus (Gôrka, 1957) n. comb. et emend. Reinhardt et Gôrka :
252 ; pl. 32, Og. 8.
1968 - Prerliscosphnera spinma (Branilette et Martini, 1964) Gartner ; 20 ; pl, 2, fig. 15-16 ;
pl. 8 : fig. 9-10 ; pl. 5, lig. 7-9 ; pl. 6, lig. 16 ; pl. 11, fig. 17.
1968 Deflandrius s pi. nus us Bramlette et Martini, 1964 ; Pehch-Nielsen : 65 ; pl. 11, fig. 1 ;
pl. 14, lig. 3-8: pl. 10, fig. 8-10.
1969 - Predixrosphacra n pi noua Bramlette et Martini, 1964) Gartner, 1968: Eijkry : 40; pl. 18,
fig- 7-9.
1970 — Predîncosphatra spinosa (Bramlette et Martini, 1964) Gartner, 1968; Noël : 66; pl. 16,
fig. 4-6. 9, 10.
19706 - Prédisent)plutem prapinqua (Gôrka, 1957) Reinhardt : 93.
1972 —- Deflandrius spinnsus Bramlette et Martini, 1964; Foiu hheimer : 32; pï. 6, lig. 1-2,
4, 6-7.
1973 — Predisinvphuera spinosa (Bramlette et Martini, 1964) Gartner, 1968; Tiiierstein : 39.
Description
Coccolithe elliptique à subcirculaire avec une couronne marginale de Podorhabdaceae
formée de deux séries superposées d'éléments de caleite faisant un angle entre elles ; ces
éléments sont nu nombre de IC et sont assez massifs, [.es éléments du cycle proximal ont
une forme en genou très caractéristique et sont étroite ni eut imbriqués les uns dans les autres.
En vue distale les éléments sont tabulaires, ils sont juxtaposés ou très légèrement chevau¬
chants et ils sont doublés, intérieurement, par une série de lins cristaux allongés qui entou¬
rent la zone centrale (ce caractère a déjà été note par K. Percu-Nielsen, 1908, pour Deflan¬
drius spinosuS).
Celte zone centrale, assez vaste, présente une structure en croix mince, alignée avec
les axes île l’ellipse, elle porte en son centre, sur la face distale une hampe, grêle.
Répartition stratigraphique : Aptien supérieur — Maestrichtien.
Remarques : Cette forme a, jusqu’à présent, été décrite à partir de l’Albien moyen,
il ne fait cependant pas de doute qu’elle apparaît à l’Aptien supérieur : onia retrouve aussi
bien à Gargas qu’à Clansayes.
La ligure 3 de la planche T II montre une forme dont la couronne rappelle nettement
celle de P. spinosa mais qui comporte 18 (ou 19) éléments au lieu de 16. En outre on observe
en vue proximale, à l’intérieur de la couronne, une série d’éléments allongés qui n’appa¬
raissent normalement qu’en vue distale.
Genre CRIBROSPHAERA Arkhangelsky, 1912, entend. Reinhardt, 1964
Espèce-type : Cribrosphaera ehrenbergi Arkhangelsky, 1912.
Diagnose : Coceolithcs elliptiques à subcirculaires, assez épais, comportant une couronne
190
JANINE BARRIER
marginale, formée d’un cycle d'éléments proximaux et d’un cycle d’éléments distaux, ce dernier
de taille supérieure à celle du précédent. La zone centrale est entièrement occupée par une structure
de petits cristaux organisés très régulièrement et ménageant entre eux de petites ouvertures.
Cribrosphaera sp.
(PI. 1II, 6)
Cette forme présente les caractères du genre Cribrosphaera. Les éléments de la couronne
sont nombreux : plus de 60. Les petits cristaux de la zone centrale ménagent entre eux des
pores bien rangés en ligne. Si l'ai tribulion du celle forme au genre Crihroxphaera ne fait
pas de doute, il est par contre impossible de l’attribuer k une espèce déjà décrite : le nombre
des éléments de la couronne est très largement supérieur à celui de ( '. chretlbergi Arkhan¬
gelsk}', 1912, de C. hilli. (Black, 10641 lleinhardt, 1067, et même de C. Imitlermunn Black,
1071 : ces éléments sont de taille inférieure à ceux des trois espèces mentionnées; enfin
la zone centrale présente un aspect légèrement différent, en ce sens que les perforations
sont de taille sensiblement égale à celle des cristaux qui les entourent. Toutefois la rareté
de cette forme et, en particulier, l’absence de face proximale ne permettent pas, ici, la créa¬
tion d’une nouvelle espèce.
Répartition stratigrapuique : Aptien supérieur de Clansayes.
Genre POLYPODORHABDUS Noël, 1965
Espèce-type : Polypodorhabdus escaigi Noël, 1965
Diagnose : Cooetilithes elliptiques dont; la couronne marginale est celle d’un Podorhabdaceae
et dont la zone centrale est divisée par de multiples contreforts ; elle porte une hampe sur la face
distale.
Polypodorhabdus escaigi Noël, 1965
(PL III, 5)
1965a — Polypodorhabdus escaigi Noël : 6, fig. 32.
19655 — Polypodorhabdus escaigi Noël, 1965a; Noël. : 109-110; pi. 2, fig. 6; FMG 3985, 3982,
3983, 3981.
non 1966 - Polypodorhabdus escaigi Noël, 1965 ; Makesch : 378 ; pi. 2, fig. 6 ; FMG 3985.
1971 — Polypodorhabdus escaigi Noël, 1965; Medd : 828-829; pi. 1, fig. 5.
1971 — Polypodorhabdus escaigi Noël. 1965 ; Rooo et al : 262 ; pl. 3, fig. 5-6.
1972 — Polypodorhabdus escaigi Noël, 1965 ; Noël. : 111 ; pl. 7. fig. 4-7.
Description
Coccolithe elliptique dont la couronne marginale massive est celle d'un Podorhabdaceae
et donl la zone centrale est divisée sur la face distale en quatre quadrants par quatre contre
NANNOFOSSILES CALCAIRES DU GARGASIEN STRATOTYPIQUE
191
forts massifs et fibreux ; chaque quadrant est lui même divisé par des eontreforLs secondaires,
bien parallèles.
Au centre, s'élève une hampe massive. Sur la face proximale les contreforts principaux
sont moins visibles mais l’aspect strié de chaque quadrant est très caractéristique.
Répartition stratigraphique : Oxfordien-Kimméridgien.
Remarque : J’ai trouvé cette forme dans le premier échantillon de Gargasien (n° 6),
jusqu’à présent elle n’a jamais été signalée dans le Crétacé ; il s’agit très probablement
d’un remaniement .
Famille des Cretarhabdaceae Thierstein, 1973
Caractères de la famille : Coccolithes elliptiques comportant une couronne marginale
double : une couronne proximale (de taille inférieure à celle de la couronne distale) formée d’un
seul cycle d’éléments de ealcite ; une couronne distale formée de deux cycles d’éléments plus ou
moins imbriqués.
La zone centrale, vaste, présente des ornementations variées. 11 peut exister, ou non, une
hampe ou un bouton sur la face distale.
Genre CRETARHABDUS Bramlette et Martini, 1964
Espèce-type : Cretatlwlnlm eonîftu llramlette et Martini, 1964,
Diagnose : Coccolithes elliptiques dont la couronne, marginale est formée d'une couronne
proximale, de taille inférieure à celle de la couronne distale et ne comprenant qu’un seul cycle
d’éléments et. d'une couronne distale composée de deux cycles d’éléments ; ces deux cycles sont
plus ou moins imbriqués, et ont une importance relative différente suivant les espèces.
La zone centrale est divisée en 4 quadrants par 4 contre forts situés dans les axes de l’ellipse.
C’est l’ornementation de ces quadrants qui permet de différencier les espèces ; au centre s’élève
une hampe massive.
Remarques : Malgré la différence notable entre les formes dont la couronne distale
présente deux cycles d’éléments étroitement imbriqués et celles dont le cycle externe ne
forme qu’un étroit anneau autour du cycle interne, il semble dillicile de les ranger dans deux
genres distincts. Eli effet, si l’on prend, par exemple, les ('. r unie tut qui ont Inus une zone
centrale identique, on trouve des formes dont la couronne distale répond aux deux descrip¬
tions précédentes. Par ailleurs, il existe, à l’intérieur d'une même espèce, des individus dont
la couronne marginale est formée de deux séries d'éléments, de même importance, très
imbriqués, et d’autres chez lesquels le cycle externe plus réduit tend à prendre l’aspect d’un
anneau entourant le cycle interne.
192
JANINE BARRIER
Cretarhabdus schizobrachiatus (Gartner, 1968) Bukry, 1969
(PI. III, 7-9)
mm 1998 — Vekshi nella schizobraehiata n. sp. Gartner : 31 ; pi. 13, fig. 10-11 ; pl. 20, fig. 15.
1969 — Cretarhabdus schizobrachiatus (Gartner 1908) n. comb. Bukry : 36 ; — partira ; pl. 15,
fig. 4, non fig. 5, non fig. <5.
1970/; — Cretarhabdus schizobrachiatus (Gartner, 1908) Bukry. 1909; Reinharut — partial — :
50 ; text-fig. 21 ; pl. 1, fig. 4. non lig. 5.
1971 Polypodarhabdm schizobrachiatus (Gartner, 1968} n. comb. Shafik et Stradner parlim — :
87 ; pl. 15, fig. 1, 3, non fig. 2.
1971 - Cretarhabdus schizobrachiatus (Gartner, 1968) Bukry, 1969 ; Manivit : 97 ; pl. 7, fig. 15-16.
Description
Coccolithe elliptique large dont la couronne marginale comporte. : une couronne pro¬
ximale avec une seule série d’environ 30 éléments de calcite ; une couronne distale avec
doux séries d’éléments (une trentaine environ), étroitement imbriquées ; ces éléments sont
généralement radiaires, quelquefois très légèrement inclinés.
La zone centrale est occupée par 4 contreforts, alignés sur les axes de l’ellipse, ils sont
formes d’un assemblage do petits cristaux allongés dans le sens du contrefort.
Ces contreforts deviennent plus massifs à leur jonction avec la couronne marginale
ils peuvent même avoir tendance à devenir bifides. Les contreforts ménagent 4 ouvertures,
ovoïdes à subcirculaires, de tailles égales.
Remarque : On peut observer toutes les formes de passage entre Cretarhabdus schizo-
brarhiatus et Cretarhabdus crenulatus.
Répartition stratigraphique : Hauterivien — Campanien.
Cretarhabdus crenulatus Bramlette et Martini, 1964, emend. Thierstein, 1971
(PL III, 10; pl. IV, 1-5)
1904 Cretarhabdus crenulatus Brandetle et Martini : 300; pl. 2, fig. 21-24.
1908 — Cretarhabdus crenulatus Bramlette et Martini, 1901 ; Gartner : 22 ; — partira — ;
non pl. 1, fig. 8-9 ; ? pl, fi, lig. 6 ; pl. 19, lig. 11 ; pl. 20, fig. 10, non fig. IL
1909 — Cretarhabdus ef, crenulatus Bramlette et Martini, 1901 ; Bukry et Brami.ette, pl. 3,
lig. 13.
1909 — Cretarhabdus crenulatus crenulatus (Bramlette et Martini, 1901) Bukry: 35 ; pl. 14,
lig. 4-6, non fig. 1-3, 12.
1970/) - Cretarhabdus schizobrachiatus (Gartner, 1968) n. comb. Reinhardt — partial — : 50 ;
pl. 1, fig. 5.
1971 — Polypndorhubdus schizobrachiatus (Gartner, 1968) n. comb. Shafik et Stradner — partial
- : 87 ; pl. 15, fig. 2 (non fig. 1-3).
NANNOFOSSILES CALCAIRES DU GARGASIEN STRATOTYPIQUE
193
? 1971 Uelempsa leais n. sp. Mark : 410 ; pl. 33, lia. 1.
? 1971 Uelempsa neorontium a. sp. Black : 410; pl. 33, fig. 2.
? 1971 Reterapsa angustifarûta n. sp. Black : 409; pl. 33, fig. 4.
1971 — Cre.tarhabdus cremdatus ürarnlette et Martini, 1964, emend. Thierstein : 476 ; pl. 5,
fig. 10-14.
1972 < retarhilbdux tri'mdatus Bramletle et Martini, 1961: Wilcoxon partira —, pl. 7,
fig. 2, non lig. 1.
1972 - Ortapodurlut Mus prum'isus Noël, 1965; Wii.coxon, pl. 5, fig. 7.
1972 (rriarhabdus rrentdutus Bramletle et Martini, 1964, entend. Tliierstein, 1971 : Roth
et T nu; a sr kin, pl. 5, lig. 10-12.
? 1972 — f'retarhahdus nrt,riper fora tun n. sp. Forchlieimer : 51 ; pl. 20, fig. 1-2.
1972 - ('rgtarhahdus in gens (Gôrka, 19571 Reinhard t et Gorka, 1967 ; Hoffmann — partira — :
49 ; pl. 12, lig, 4, ? fig, 3.
1973 - Cretiirliiilidus rrenulutns Bramletle et Martini, 1964, entend. Thierstein, 1971 : Thif.h-
stiun ; 40.
1973 Crehlrhiilidrtfi rrenidcUus Bramlette cl Martini. 1964 ; Bt.ack : 52 ; pl. 17. fig. 7 ; pl. 19,
fig. 3-8,
1975 Heleùapsn niigustiforata Black, 1971; Ghü.n ; 113, lext-fig. 16; pl. 4, fig. 1-3.
1975 — Relrcapsa sehizobrachiata (Gartner, 1968) n. comb. Grün : 175; text-fig. 18.
Description
Coccolillie ellipliipte large dont la couronne marginale caractéristique d'un Creta-
rhabdus , est très semblable à celle de ('. ,v thizu b rat hiatus.
La zone centrale est divisée par 4 contreforts principaux situés dans les axes de l'ellipse ;
chaque quadrant ainsi délimité est lui-même subdivisé en 2 par un contrefort émanant
du contrefort principal ; il en lésulle la présence de 8 ouvertures, celles-ci peuvent être de
tailles assez inégales dans la mesure où, connue il a été dit, il existe toutes les formes de
passage entre C. xcftizohrachiidus et C. rrenulatus.
Remarques ; On peut interpréter chez C. sch i zo brach rat us. l'aspect bifide du contre¬
fort longitudinal à sa jonction avec la couronne comme l’amorce du phénomène de division
de ce contrefort en 3 ù un stade morphologique ultérieur.
Par ailleurs, j'ai rangé dans ('. iretnilttlus les formes figurées (pl. l\ , 3-5), malgré la
struclure de leur couronne marginale se rapprochant nettement plus de celle du C. actinosus
et C. surirellus. lin effet, le cycle externe d’éléments de la couronne distale a diminué consi¬
dérablement d'importance et n’est plus formée que d'éléments qui dépassent à peine, à
l’extérieur, le cycle interne. De plus les éléments des deux cycles sont plus étroitement
imbriqués.
La zone centrale est également particulière, puisque les contreforts sont absolument
dissymétriques, la hampe est excentrée et les ouvertures sont au nombre de 6. Il faut en
outre noter l’aspect, bifide des contreforts !i leur jonction avec ia couronne marginale, il
ne s’agit nullement d’une forme aberrante, une « erreur de la nature » éphémère, puisque
j’en ai retrouvé des exemplaires à plusieurs niveaux, aussi bien en vue distale que proximale.
Répartition stratigrapiiique : Berriasien inférieur — Maestriehtien.
485. 4
194
JANINE BARRIER
Cretarhabdus romani (Gôrka, 1957) Stradner, 1966
(PI. IV, 6-8)
1957 — Tremalilhus romani Gôrka : 246; pi. 2. (ig. 5.
1906 Cretarhnhilus romani (Gôrka, 1957) ..mit. Stradner in Maresch - partit» — : 376;
pl. I, Ug. V.
1968 - Cretarhahd/w romani Gôrka, 1917) Stradner, I960; Strabneu, Auamiker et Maresch
— pnrtnn — : 30 ; pl. 16, lig, I (non pl. 15, fig. 1-2 ; pl. 16, lig. 2-6; pl. 17, fig. 1-5).
1968 — ( 'rrtarhu hdu.t en meus Braudel te et Marti ni, 1904 : ( 1a htnm : 22 — partim — , pl. 4, fig. 9-11.
1968 - ( 'rr.tarhnbd.us sp, Mark, pl, 1.30, fig, 4.
? 197Ira - ( rutarliahdins sp, indot., Black : 45.4 fig. 39.
? 1972 — CretfirluiMm arlinosUS (Stoyer, 1966) n. emnfi. Forelih rimer : 49 ; pl. 19, fig. 4.
197*2 Cretarhabdus bmriutus n. sp. l’orrhheiiner parlim - : 50; pl. 19, (ig. 5 (non fig. 6).
1972 - Cretarhabdus rnnirus B rn miette et Martini, 1964 ; Hoffmann : 50 ; pl. 12, fig. 1, ? fig. 2.
1972 - ( rrtarhabdus romani (Gôrka, 1957) Stradner, I960; Hoffmann : 50; pl. 12, fig. 1,
? fig. 2.
1973 Cretarhabdus ar linos us (Stover, I960) Forehlieiiner, 1972 ; Black : 49; pl. 18, fig. 5-8.
? 1973 — Cretarhabdus leporarii. n. sp. Black : 52 ; pl. 18, fig. 1-3 (non fig. 4).
? 1973 — Cretarhabdus biserialm Forehlieimer, 1972 ; Black : 50 ; pi. 17, fig. 8-9.
1975 — Relevapsa crenulata (Bramleïte et Martini, 1964) Griin n. eomli. : 175, text-fig. 18 : pi. 4.
fig. 4-6.
Description
CoeeoliIlie elliptique formé d une couronne marginale avec : une couronne proximale
composée d’un seul cycle d une trentaine d’éléments, de taille inférieure à celle de la couronne
dislale, une couronne distale composée de deux cycles d’éléments, en nombre égal à ceux
de la couronne proximale. Ces deux cycles d’éléments ne sont pas imbriqués, comme c’était
le cas pour les C. erenulutus et C. schizobrachiaius, le cycle interne est formé d'éléments
importants, bien défini», autour desquels le cycle externe rte forme qu'un anneau étroit.
L'absence d'imbrication, c’est-à-dire finalement de cohésion entre ces deux séries, a pour
résultat que la série externe est, souvent entamée par endroits ; elle peut même disparaître
à peu près complètement (pl IV. 8).
La zone centrale esl divisée en 4 quadrants par 4 contreforts principaux situés dans les
axes de l’ellipse, chaque quadrant est subdivisé par 2 contreforts secondaires, émanant du
contrefort situé le long du grand axe, Les ouvertures sont au nombre de 12. Sur la face
proximale ces ouvertures présentent généralement l’aspect de simples fentes de taille très
modeste. 11 s’agit, en grande partie, d’un phénomène de cristallisation secondaire qui affecte
également la couronne. Sur la face distale s’élève au centre une hampe massive.
Répartition stratigraphique : Berriasien supérieur — Maestrichtien.
Cretarhabdus surirellus (Deflandre, 1954) Reinhardt, 19705
(Pl. IV. 9-10)
1954 — Discolithus surirella n. sp. Deflandre et Fert : 30, lig. 30-31.
1968 — Tremalilhus romani (Gôrka, 1957) Stradner; Auamikku et Maresch : 30; pl. 15-17.
NANNOFOSSILES CALCAIRES DU GARGASIEN STRATOTYPIQUE
195
? 1970i — Cretarhabdus surirellus (Deflandre et Fert, 1954) n, comb. Reinhardt - parti ni — :
50 ; pl. 2, fig. 2-6.
1971 — Cretarhabdus surirellus Deflandre, 1954) Reinhardt, 1970; Thterstein : 477; pl. 6,
fig. 1-6.
1973 — Crelarhabdus surirellus (Deflandre, 1954) Reinhardt, 1970; Thiehstf.in : 40.
1975 — Retecapsa surirella (Deflandre et Fert, 1954) n. comb. Grün : 176.
Description
Coceolil lie ellipl i<]Ue dont la couronne marginale de Crelarhabdus est très semblable
à celle de C. artinoms. La couronne proximale, de taille inférieure h celle de la couronne
distale, est formée d'un seul cycle d’éléments ; la couronne distalc est composée de deux
cycles d'éléments, au nombre d’une trentaine, le cycle externe ne formant qu’un étroit
anneau autour du cycle interne, et pouvant avoir partiellement ou complètement disparu.
La zone centrale est divisée en 4 quadrants par 4 contreforts principaux alignés avec les
axes de l’ellipse ; chaque quadrant est subdivisé par 3 contreforts secondaires, les ouvertures
sont donc au nombre de 16- Au centre s’élève une hampe massive.
Répartition sthatigrapiiique : Bernasien inférieur — Maestrichtien.
Cretarhabdus striatus (Stradner, 1963) n. comb. Black, 1973
(Pl. V, 1)
1963 - - .1 rkhungelskieUa striata n. sp. Stradner : 176; pl. 1, 6g. 1.
1966 Arkhangelskiella striata Stradner, 1963; Sruvra : 137; pl. 2, lig. 3-4.
1968 Cretarhabdus loriei a. sp. (iarlncr : 21 : pl. 24, lig. 9-10.
1969 Cretarhabdus loriei Gartner, 1968; Bvkhy : 36; pl. 15, lig. 1-3.
1971 - Cretarhabdus loriei Gartner, 1968; Majnivit : 96; pl. 16, lig. 11-14.
1973 Cretarhabdus loriei Gartner, 1968; Tuieestkin : 40; pl. 4, iig. 1-5.
1973 - Cretarhabdus striatus (Stradner, 1963; n. comb. Black partira — : 53 ; pl. 17, lig'. 3-6
(non lig. 10-11).
1973 - Crelarhabdus eonicus Braudel te et Martini, 1964; Prievvai.der — partira — : 17 ; pl. 7,
fig. 4 (non fig. 1-3).
1975 - Allemandes striatus (Stradner. 1963) n. comb. Grün : 177.
1977 - Cretarhabdus loriei Gartner, 1968; Bakrjer : 14 ; pl. VII, fig. 4.
Description
Coccolithe elliptique dont la couronne marginale double comprend : une couronne
proximale de 30 à 35 éléments radiaires, de taille inférieure à celle de la couronne distale
qui apparaît à la périphérie ; une couronne distale composée de 2 cycles d’éléments, le cycle
externe peut avoir partiellement disparu.
La zone centrale est divisée en 4 quadrants par des contreforts disposés dans les axes
de l’ellipse. Dans chaque quadrant s'organise une série de contreforts secondaires parallèles.
196
JANINE BARRIER
En vue proximâle les espaces entre ces piliers sont des ouvertures allongées, alignées ; en
vue distale il existe, entre les piliers, un remplissage de ealeite présentant 2 ou 3 cycles de
perforations arrondies.
Au centre du eoccolithe, sur la face distale, s'élève une hampe massive.
Remarques : Dans l'élude du BédouHcn j’ai attribué ces formes à l'espèce loriei, en
fait ArkhangelskieUa striata est antérieure à la création de Cretarhabdus loriei, et, s’il s’agit
bien d'un Cretarhabdus, c’est l'espèce striata qu'il convient d'adopter.
Répartition stratigraphique : Aptien inférieur — Campanien.
Genre CRETARHABDELLA Black, 1971
Espèce-type : Cretarhabdella lateralis Black, 1971.
Diagnose : Coceolithcs elliptiques, assez massifs, dont la couronne marginale est double;
la couronne proximale, de taille inférieure à celle de la couronne distale, ne comporte qu’un seul
cycle d’éléments de calcile : la couronne distale comporte deux cycles d’éléments étroitement imbri¬
qués,
La zone centrale est partagée en -\ quadrants inégaux par 4 contreforts plus ou moins décalés
par rapport aux axes de l’ellipse.
Cretarhabdella lateralis Black, 1971
(PI. V, 3-4)
1970/; —- Cretarhabdus sp. Beinhardt ; pl, 3, lig. 3.
1971a - Cretarhabdella lateralis n. sp. Black : 400 ; pl. 33, lig. 7.
1972 — Cretarhabdella lateralis Black, 1971 : Bi.ack : 41» ; pl. 14, lig. 4-6; pl. 15, lig. 2-5.
Description
Coccolithe elliptique, massif, présentant une couronne marginale double : la couronne
proximale comporte un seul cycle de 30 à 35 éléments de calcule, très légèrement inclinés
dans Le sens inverse des aiguilles d’une montre. En vue proximale, elle est de taille inférieure
à celle de la couronne distale, La couronne distale comprend deux cycles de 30 à 35 éléments
assez massifs ; le cycle externe peut avoir partiellement cm complètement disparu.
La zone centrale csl très caractéristique, avec 4 conlreforts librnix, massifs, excentrés
par rapport aux axes de l’ellipse ; ils n’atteignent pas toujours la couronne marginale (pl. V,
4). Chaque quadrant est occupé par une structure réticulée, formée de cristaux massifs,
entourant des ouvertures de dimension importante. A la jonction des contreforts s’élève
sur la face distale, une hampe massive.
Répartition stratigraphique ; Aptien supérieur — Albien.
NANNOFOSSILES CALCAIRES DU GARGASIEN STRATOTYPIQUE
197
Genre GRANTARHABDUS Black, 1971
Espèce-type : Grantnrhnhdus meddii Black, 1971.
Diagnose : Coccnlithcs cllipti«fnos à subeiroiilaires dont, la couronne marginale double est formée
d’une couronne distale avec '2 cycles d’éléments et d’une couronne proximale avec 1 seul cycle
d’éléments,
I,a /.ioo• centrale est divisée par 4 contreforts, symétriques par rapport aux axes de l’ellipse,
créant 4 ouvertures situées dans les axes de l’ellipse.
Au centre du coecolitbe la face distale présente soit une hampe soit un bouton.
Grantarhabdus meddii Black, 1971
(PL V, 2)
1971 — Grantarhabdus meddii Black, 1971 : 403 ; pl. 33, lig. 7.
1975 — Grantarhabdus meddii Black, 1971 ; Grün : 182 ; text-fîg. 23 ; pl. 6, lig. 5-6.
Description
Coecolitbe elliptique avec i
— une couronne marginale formée d'une couronne proximale simple, composée de
30 à 40 éléments de ealcile, et d’une couronne distale, de taille supérieure à celle de la cou¬
ronne proximale, composée de 2 cycles de 30 à 40 éléments. Le cycle externe peut avoir
partiellement ou totalement disparu.
— une zone centrale présentant 4 contreforts formés de petits cristaux allongés.
Ils ménagent 2 vastes ouvertures le long do grand axe de l’ellipse et 2 ouvertures plus petites
le long du petit axe. Au cent re s’élève, sur la face distale, une hampe massive.
Répartition stratigrapiiique : Berriasien -— Hauterivien.
Aptien supérieur de Gargas et de Clansayes.
Famille des Coccolithaceae Poche, 1913, entend Kamptner, 1928
Caractères de i,a famille : Coceolilhes elliptiques ou circulaires formes de 2 disques super¬
posés. Ces 2 disques, composés d’un ou plusieurs cycles d’éléments, peuvent être, soit étroitement
accolés, soit reliés par un tube central (formes dites en « boutons de manchettes ») ; ils ménagent
une zone centrale, souvent d’assez faible dimension, dont l’ornementation est variable.
Genre ELLIPSAGELOSPHAERA Noël, 1965
Espèce-type : EUipsagelasphaera commutas (Reinhardt, 1964) Perch-Nielsen, 1968.
Diagnose : Coccolitbes elliptiques formés de 2 disques reliés par un tube central. Le disque
198
JANINE BARRIER
proximal est composé d’un seul cycle d’éléments radiaires, le disque distal de deux cycles d’éléments
chevauchants. La zone centrale peut être dégagée ou présenter des structures variées.
Ellipsagelosphaera ovata (Bukrv, 1969) Black. 1973
(PL VI. 1-2)
1969 — Watznaueria ovata. n. sp. Bukry : 33 ; pl. 11 fig. I l (non fig. 12).
1973 — Ellipsagelosphaera ovata (Bukry, 1969) n. comb. Black : 71 : pl. 26, fig. 10-12.
1975 — Ellipsagelosphaera ovata : Bukry, 1969) Black, 1973, Gkün : 160 ; tcxt-fig. 6 ; pl. 2, fig. 7-9.
Description
Coccolithe elliptique composé de deux disques reliés par un tube central.
Le disque distal comporte deux cycles. Le cycle externe est formé d’environ 35 éléments
de calcite, inclinés, se chevauchant dans le sens des aiguilles d’une montre: au centre on
observe nettement les éléments élevés du tube central ; le sillon à la jonction des éléments
du tube et de ceux du disque distal est occupé par des cristaux tabulaires, formant le cycle
interne.
Le disque proximal est composé d’un cycle d’éléments pét aloïdes, environ 35, également
limité vers l'intérieur par une série de petits cristaux allongés disposés tangentiellement ;
à l’intérieur de ceux-ci, entourant l’ouverture centrale, s’organise un cycle de cristaux
tabulaires.
L’ouverture centrale est vaste, ses dimensions peuvent atteindre le tiers ou la moitié
de celles du coccolithe.
Répartition stratigrapihque : Aptien supérieur — Santonien.
Ellipsagelosphaera coronata (Gartner, 1968) Black, 1971
(Pl. V, 5-6)
1968 -— Cocc.oUthns coronatus n. sp. Gartner : 17 : pl. 23, fig. 7.
1968 — Coccalilhutt per forains n. sp. Hacq : 23 ; pl. 6, I i g. 1.
non 1969 - Watznaueria coronata (Gartner, 1968) n. comb. Bukry : 32 ; pl. 10, fig. 11-12.
1971 —- Ellipsagelosphaera coronata (Gartner, 1968) n. comb. Black : 398 ; pl. 30, fig. 6.
1973 —- Ellipsagelosphaera coronata (Gartner, 1968) Black, 1971; Bj.ack : 70; pl. 26, fig. 5, 8,
9, 13.
Description
Coccolithe elliptique formé de 2 disques reliés par un tube central.
Le disque distal comporte un cycle externe composé d’une trentaine d’éléments inclinés,
se chevauchant dans le sens des aiguilles d’une montre. Le sillon formé à la jonction du
cycle externe et du tube central est occupé par une série de cristaux tabulaires légèrement
chevauchants constituant le cycle interne.
NANNOFOSSILES CALCAIRES DIT GARGASIEN STRATOTYPIQUE
199
Le disque proximal, de taille inférieure à celle du disque distal qui apparaît à sa péri¬
phérie,. est composé d’éléments radiaires, d'aspect pétaloïde. Il est limité vers l’intérieur
par une rangée de pores bien individualisés.
La zone centrale présente en son centre une ouverture dont le contour est net : en vue
distale elle est limitée par les éléments du tube central ; en vue proximale elle possède un
diamètre qui est environ moitié de celui de la zone limitée par la série de pores.
Répartition stratigraphique : Berriasien — Cénomanien.
Ellipsagelosphaera forbesii Black, 1971
(PI. V, 7-8)
1970 — Coccolithus bornholmensis n. sp. Forchheimer : 12-17 — partim — fi g. 10-11-13 ; ? fig. 2-7-
8-9 ; non fig. 1-5-6-12.
1971a Ellipsagelosphaera forbesii n. sp. Black : 398 ; pl. 30, fig. 9.
1973 —- Ellipsagelosphaera forbesii Black, 1971 ; Black : 70 ; pl. 26, fig. 3, 6, 7.
Description
Cneeolitlie elliptique composé de deux disques reliés par un tube central.
Le disque distal est formé de 35 à 41.) éléments de calcite, limités vers l'intérieur par un
cycle de cristaux tabulaires entourant la zone centrale, celle-ci est entièrement remplie
de cristaux qui ne ménagent qu'une étroite fente longitudinale. Le disque proximal répète
la structure du disque distal : un cycle d'une quarantaine d’éléments pétaloïdes, autour
duquel apparaît, le disque distal, est limité, vers l’intérieur, par une série de pores bien indi¬
vidualisés ; la zone ainsi délimitée est occupée par des cristaux plats assez réguliers, prati¬
quement soudés entre eux sauf le long du grand axe du coccolithe où apparaît une fente
longitudinale.
Répartition stratigraphique : Barrérnien — Cénomanien.
Genre WATZNAUERIA Reinhardt, 1964
Espèce-type : Watznaueria barnesae (Black. 1959) Perch-Nielscn, 1968.
Description : Coccolithes elliptiques formés de 2 disques étroitement accolés, le disque proxi¬
mal est composé d’un seul cycle d’éléments, le disque distal de 2 ou 3 cycles d’éléments. La zone
centrale, de dimension réduite, présente des ornementations variables.
Watznaueria biporta Bukry, 1969
(Pl. VI, 3)
1965 — Coccolithus sp. Black : 133, fig. 12.
1965 — Ellipsagelosphaera frequens n. sp. Noël — partira — : 119 ; pl. 13, fig. 1-3.
200
JANINE BARRIER
1908 — Watznaueria borne, sae, (Black, 1959) n. oomb. Perch-Nielsen — partim — : 69 ; pl. 23,
lig. 10.
1909 — Watznaueria bi porta n. sp. Bukry : 32 ; pl. 10, lig. 8-10.
1970 — Coecolithus bnrnhohnensis n. sp. Forchheîmer — partim — : 12 ; text-fig. 1, 5-0, 12; ?
lig. 7 ; non lig. 10-11-13.
1971 — Watznaueria eynthae n. sp. Worsley : 1314 ; pl. 2, lig. 23-25.
1971 — Watznaueria enivinunitt Reinhardt, 1904 ; Roon, Hay et Barxaiid — partim — : 268;
pl. 6g. 3-4.
1972 — Watznaueria bamenue (Black, 1959} Bukry, 1969; Laueb in Ghün et al. — partim — :
154 ; pl. 20, lig. 3-4.
1972 - Calolitlmft martelae Noël, 1965 ; Wilcoxon, pl, 3. fig, 7.
1973 — Watznaueria biputla Bukry, 1909 ; Thierstein : 43 ; pl. 6, lig. 6.
1973 — Margolalm bornhohnensîs (Forchheîmer, 1970) n. comb. Black : 81 ; pl. 24, fig. 6, 11,
12.
1975 — Watznaueria biporta Bukry, 1969 ; Grün : 164, text-fig. 9 ; pl. 2, fig. 11-12.
Description
Coccolithc elliptique formé de deux disques étroitement accolés. Le disque proximal
est composé d’un seul cycle d’éléments de calcite ; ceux-ci, au nombre de 30 à 40, sont
disposés de façon radioire et ne ménagent, au centre, que 2 petites ouvertures dans le grand
axe du coccolithc.
Le disque distal est composé de 2 cycles d’éléments de calcite ; le cycle externe comprend
de 30 à 40 éléments se chevauclianl dans le sens des aiguilles d'une montre : le cycle interne
comprend des éléments, quelquefois assez mal définis et qui ménagent en leur centre 2
petites ouvertures senti-circulaires..
La légère dépréssion au contact de ces cycles interne et externe est souvent occupée
par une série de petits cristaux tabulaires, mais ceux-ci peuvent avoir partiellement ou
complètement disparu.
Répartition stratigraphique : Oxfordien-Campanien.
Genre MANIVITELLA ThiersLein, 1971
Espèce-type : Cricolithus pernmaloideus De fl an dre ex Manivit, 1965.
Diagnose : Coccolitbes elliptiques à subcirculaires formés de deux disques étroitement accolés,
ménageant une très vaste zone centrale vide.
Manivitella pemmatoidea (Deflandre ex Manivit, 1965) Thierstein, 1971
(Pl. VI, 4-7)
1965 — Cricolitliux pemfnatoideux n, sp. Dellandre ex. Manivit. : 192.
1966 — Ctfclovoccolilhus grurweus n. sp. Stover : 140; pl. 1, fig. 1-3; pl. 8, fig. 1.
1969 — Apertapelra grunosa (Stover, 1966) n. coin b. Bukry : 26 ; pl. 6, fig. 6-9.
1971 — CricoUthuts pemmuioidem Dellandre ex Manivit, 1965; Manivit : 120; pl. 9, fig. 8-9.
NANNOFOSSILES CALCAIRES DU GARGASIEN STRATOTYPIQUE
201
1971 Manivilella pemmatoidea iDeflandre ex Mnmvit 191)5) n. coiiiIj. Thierstein : 480; pi. 5,
Kg. 1-3.
1973 - ManivUella pemmatoidea iDeflandre ex Manivît, 190;)) rhierslein, 1971; Black : 79;
pl. 23, fig. 1-3.
1973 — Manivitella gronosa (Stover, 1900) n. comh. Black : 80 ; pl. 23, fig. 4-5.
1973 — Manivitella pemmatoidea iDeflandre ex Manivit, 1965) n. comb. Thierstein, 1971 ; Thier¬
stein : 42.
1975 — Tubodiscus verenae Thierstein, 1973, emend Grtin : 197, text-fig. 32 : pl. 10, fig. 1-12.
Description
Coccolillie elliptique à subeirculaire composé de deux disques étroits, accolés, ména¬
geant un vaste espace central vide .
Le disque distal est formé d'un seul cycle de 44 à 46 éléments de calcite, très légèrement
chevauchants ; son diamètre interne est légèrement supérieur à celui du disque proximal
dont les éléments apparaissent sur le bord interne du coreohthe, en vue distale.
Le disque proximal est formé de deux cycles de 42 à 40 éléments, superposés ; les élé¬
ments du cycle externe, accolés au disque distal se chevauchent dans le sens des aiguilles
d’une montre ; ceux du cycle interne sont tabulaires et radiaux.
La zone cent raie, vaste, est entièrement vide.
Discussion
11 semble très difficile d'attribuer ces formes au genre Tubodiscus, et encore plus à
l’espèce T. verenae, comme le fait Grün (1975) ; en effet Tubodiscus verenae Thierstein,
1973, présente des caractères nettement distincts : le 2° cycle d’éléments proximaux forme
un véritable tube, élevé, auquel on ne peut comparer la série d'éléments tabulaires de 1/. pem¬
matoidea (pl. VI, 7l. Thirkstkin lui-même n'a jamais rapproché T. verenae cl Mamvitella
pemmatoidea, 1971 (pl. V, 1) qui possède cependant ce cycle d'éléments internes.
Par ailleurs, 7. verenae possède, d’après Tiiiiîrstein, environ 70 éléments alors que
M. pemmatoidea n'eu possède qu’une quarantaine.
En outre, on ne peut, avec certitude, différencier les formes dont le disque proximal
possède un, on deux cycles d’éléments. En effet, en vue distale, l’aspect est strictement
le mênte ; en vue proximale le cycle interne d'éléments tabulaires peut avoir plus ou moins
complètement disparu (pl. VI. 5, 7); un certain nombre de formes ne présentant qu’un
seul cycle d'éléments proximaux sont vraisemblablement des individus qui en possédaient
deux à T origine mais dont le cycle interne a été détruit.
Enfin, en microscopie optique, rien ne permet de distinguer les formes ayant un cycle
proximal de celles qui en possèdent deux.
Eu conséquence, l’attribution de ces formes à l'espèce Manivitella pemmatoidea me
semble devoir être maintenue.
Dans les échantillons ici étudiés, elles sont très abondantes, et la présence des deux
cycles proximaux est un caractère fort constant.
Répartition stratigraphique : Berriasien inférieur — Maestrichtien.
202
JANINE BARRIER
Genre SOLLASITES Black, 1967
Espèce-type : Sollasites barringlonensis Black, 1967 a. (= Caecal il h un horticus Stradner,
Adumiker et Maresch, I960).
Biaiînose : Coccolithes elliptiques composés de deux disques superposés, étruitemeut accoles,
limités vers l'intérieur par une série d’éléments subverticaux. Lu vaste zone centrale esl occupée
par une barre alignée sur le petit axe de l’ellipse, sur laquelle s'appuient il barres longitudinales
parallèles ou grand axe.
Sollasites horticus (Stradner, Adamiker et Maresch, 1966) Black, 1968
(PI. VI, 8)
I960 — Coccolithus horticus Stradner, Adamiker et Maresch, in Stkadnf.ji et Adamiker : 337,
lig. 1*2 ; pl. 2. fig. 4.
1960 - COCivlilhus liortirus Stradner, Adamiker et Maresch. 1900; Maresch : 378; pl. 1, fig. 2.
1907 - Sollasites barri ngtarlmsis n. yen, n. sp. Black : 144, (ig. 4.
1908 ( occalithus horticus Stradner, Adamiker et Maresch, I960; Stradner, Adamiker et
Maresch : 23 ; pl. 3 ; pl. 4 ; pl. 5, (ig. 1.
1908 Cmxolilhm horticus Stradner, Adamiker et Maresch, 1900; Gartner : 18; pl. 10, fig. 2;
pl. 23, lig. 0-8 ; pl. 20, lig. I.
1908 — Sollasites horticus (Stradner, Adamiker et Maresch, 1900; n. comb. Black : 141, fig. 1-2.
1909 — Costacentriim Iwrlicum (Stradner, Adamiker et Maresch, 1966) n. comb. Bukry : 44 ;
pl. 21, lig. 12 ; pl. 22, lig. 1-3.
1909 — Sollasites horticus (Stradner, Adamiker et Maresch, 1900) n. comb. Cepek et May : 325;
lext-ftg. 2/8.
1909 — Cnecolithus horticus Stradner, Adamiker et .Maresch, 1960; Piknaar — partir» — : 89 ;
pl. i, fig. 9 ; pl. 8, (ig. I (non pl. 1, lig. 6).
1971 Sollasites hnrüeus (Stradner, Adamiker et Maresch, 1906) Black, 1968; Bi.ack, pl. 45.4,
fig. 40 *
1971 Sollasites horticus Stradner, Adamiker et Maresch, 1900) Black, 1908; Roon, Hay et
Barnahd : 204 ; pl. 3, fig. 9.
1971 Sollasites Iwrlicus (Stradner, Adamiker et Maresch, 1966) Cepek et Hay, 1969; Manivit :
117 ; pl. 24. fig. 1-5.
1971 - Sollasites horticus (Stradner, Adamiker et Maresch, 1966) n. comb. Keinhardt : 26, fig. 16.
1972 — Coccolithus horticus Stradner, Adamiker et Maresch, I960 ; Hoffmann : 62 ; pl. 17, fig. 4.
1973 Sollasites horticus (Stradner. Adamiker et Maresch, 1966) Black, 1908; Thierstein :
42.
1973 - Sollasites barringlonensis Black, 1967 ; Bi ack : 04 ; pl, 22, fig. 0-9.
1975 — Sollasites horticus (Stradner, Adamiker et Maresch, 1900) Black, 1908 ; Grün : 189 ;
text-fig. 28 ; pl. 7, fig. 5, 6.
Description
Coccolithe elliptique formé de deux disques superposés, étroitement accolés, comportant
chacun 30 à 40 éléments pétaloïdes, très légèrement inclinés. Le disque distal est plus grand
que le disque proximal ; ce dernier est limité vers l'intérieur, par une série additionnelle
d’éléments plats.
NANNOFOSSILES CALCAIRES DU GARGASIEN STRATOTYPIQUE
203
Ces deux disques ménagent une vaste zone centrale qui est occupée par une structure
caractéristique : une barre formée de cristaux imbriqués occupe le petit axe de l'ellipse ;
sur cette barre transversale s’appuient trois barres longitudinales, parallèles au grand axe
et qui occupent toute la longueur du coccolithe.
Remarques : Cette forme est très rare dans les échantillons du Gargasien de Gargas ;
de plus elle est en assez mauvais état de conservation. Elle n’a pas été rencontrée à Clan-
sayes.
Répartition stratigrapiiique : Oxfordien — Campanien.
Famille des Stephanolithiaceae Rlack, 1968
Caractères diî la famille : Coccolithes formés d'une paroi cylindrique ou polygonale dont
les éléments, peu ou pas imbriqués, peuvent présenter des ornementations variées. A l’intérieur
du coccolithe s’organise une structure composée de bâtonnets généralement radiaires.
Genre COROLLITHION Stradner, 1961
Espèce-type : Corollithion exiguum Stradner, 1961
Diagnose : Coccolithes elliptiques, circulaires, ou polygonaux dont la paroi est formée d’un
assemblage d’éléments plus ou moins élevés, juxtaposés, et dont la zone centrale est occupée par
une structure radiaire.
Corollithion achylosum (Stover, 1966) Thierstein, 1971
(PI. VII, 1)
1966 — Ckiphragmalithm achylosm n. sp. Stover : 137 ; pl. 6, fig. 26 ; pl. 7, fig. 1-3 ; pl. 9, fi g. 20.
1966 Zygolilltus buldiue n. sp. Stradner et Adumiker : 338; pl. 2, lig. 2 ; text-fig. 3 (non text-
üg. 4)-
1968 — Zygolilhus Uchylosus (Stover, 1966) Stradner, Adamiker et Mareseh — partim — : 39 ;
P i. 35 ; fig. i.
1971 — Corollithion achylosum (Stover. 1966) Thierstein : 480 — partim - ; pl. 7, fig. 13 (non
fig- 12)-
1973 — Corollithion achylosum (Stover, 1966) Thierstein, 1971 ; Thierstein ; 43.
1973 —- Corollithion achylosum (Stover, 1966) Thierstein, 1971 ; Black : 93; pl. 29, fig. 8-9.
Description
Coccolithe circulaire à subcirculaire dont la paroi externe est formée d’une trentaine
d’éléments juxtaposés, donnant au coccolithe un contour festonné. En vue distale, la partie
interne de cette couronne est tapissée d’un ensemble de petits cristaux allongés, disposés
204
JANINE BARRIER
tangentiellement. La vaste zone centrale est occupée par une structure en croix dont les
bras se coupent à angle droit ; ils sont formés de cristaux minces et allongés, et s’épaissis¬
sent à leur jonction avec la couronne marginale.
Remarque : Les Corollithion achyloaum. sont rares dans mes échantillons, aussi bien
ceux de Gargas que ceux de Clansayes.
Répartition stratigh aphique : Aptien supérieur —- Campanien.
Corollithion geometricum (Gôrka, 1957) Manivit, 1971
(PL VL 10)
19b8 — Zygolithus geometricus (Gôrka, 1957) Stradner, Adamiker et Maresch : 40 ; pl. 36 ; pl. 37,
fig- 1_4 -
I960 — Corrollilhion elliptirum Bukry : 40; pl. 18, lig. 10-11.
1970 — Corollithion elliplimm Bukry, 1969; Hkinhardt : 43, text-lig. 2; pl. 1, lig. 1-3.
19706 — Neneoecalithss geometricus (Gôrka, I9n7) Hoffmann : 182; pl. 2, lig. 5-6,; pl. 3, fig. 6;
pl. 5. Gg, 5,
1971 KlUpsuchiostus hs-rserralus Wnrslcy : 1308; pl. I, lig. 2-4-25.
1971 AcUtu/zj/gus geumetricus (Gôrka, 1957) Rond, Ray et Barnard : 254 ; pl. I, (ig. 6.
1971 — CuroUiihion geometricum (Gôrka, 1957) Manivit : 109 ; pl. 5, lig. 4-5.
1971 — Corollithion dlipticurn Bukry, 1969 ; Thierstein : 480; pl. 7, fig. 6.
1973 -- Corollithion ellipticum Bukry, 1969; Thierstein : 43.
Description
Coceolithe elliptique dont la couronne externe, étroite, est formée d’environ 25 élé¬
ments de caicito juxtaposés. La vaste zone centrale est occupée par une structure radiaire
composée de six rayons minces, formés de petits cristaux tabulaires. En leur centre, sur la
face distale, on remarque la présence de 4 petits cristaux qui forment un bouton.
Répartition stratigraphique : Oxfordien — Maestrichtien.
Genre CYLINDRALITHUS Bramlette et Martini, 1964
Espèce-type : Cijlinilrnlithus serratus Bramlette et Martini, 1964.
Diagnose : Coccolithes cylindriques à tronconiques dont la paroi externe est constituée d’un
assemblage d’éléments en forme de bâtonnets ou de colonnettes, et dont l’ouverture proximale
présente une structure radiaire.
Cylindralithus coronatus Bukry, 1969
(Pl. VII, 2-4)
1969 — Cylindralithus coronatus Bukry : 42 ; pl. 20, fig. 4-6.
19706 —- Cylindralithus coronatus Bukry, 1969 ; Reiniurdt : 55 (Bilder : 30-31).
NANNOFOSSILES CALCAIRES DU GARGASIEN STRATOTYPIQUE
205
1971 — Cnrnllilhion achylosum (Stover, 1906) n. comb. Thierslein : 480 parliin —; pi. 7, fig. 12,
? fig. 1 <>.
1972 — Ctjl i ntlntl i tkus coronatus Bukrv, 1969; Roth et Titibrstein, pl. 12, lig. 23-26; pl. 13,
fig. 1-5.
Description
Coecolithe cylirulrique à légèrement tronconique, dont la paroi externe est formée
d’un assemblage d’éléments de calcite en forme de colonnettes au nombre de 35 environ ;
parmi retix-oi quelques-uns s'allongent el s'épaississent vers leur extrémité distale.
L’ouverture proximale, de diamètre légèrement inférieur à celui de l'ouvert nre distale,
porte une structure en croix dont les liras se coupent à angle droit, et peuvent être rectili¬
gnes (pl. N IL 4i ou légèrement sinueux. Tout autour de celte ouverture proximale, la paroi
repose sur un plancher constitué par un cycle de petits cristaux tubulaires ; ceux-ci peuvent
avoir part iellement disparu sur certaines formes moins bien conservées. Ils sont même parfois
visibles sur les formes observées en vue distale ainsi planche VII, 2.
Remarques : Dans la description de C. coronalus , Hukry mentionne que : « the wall
cycle... lias no secondary or linrng cycle of éléments ». Il est probable que ses illustrations
n’étant, pas très précises, Durai y n'a pas pu observer la série de cristaux entourant l’ouver¬
ture proximale.
Répartition sthatigraphiqie : Gargasien de GargaS.
Santonien —Campanien (Rukry, 1969 : Reiniiarot, 1970è).
Coniacien — Santonien (Roth et Tiiiersteîn, 1972).
Famille des Luth astrinaceae Thierslein, 1973
Caractères de i. a FAMiu.E ; Coccolilhcs composés d’un cycle, nu de plusieurs cycles d’élé¬
ments empilés. entourant une zone centrale dans laquelle se développe une structure en diaphragme.
Remarques ; L’étude de cette famille serait Ji reprendre entièrement, tout d'abord
parce que l'on y trouve des formes qui manifestement ont des caractères extrêmement
différents : Lilliaslrinus floralis, L. lesselatus et L. septentrionalis par exemple. Lnsuite
parce que les dilîérents auteurs, en parlant du L. /loralis Stradner, 1962, ont créé de nouveaux
genres, fait de nouvelles combinaisons, trouvé de nouvelles espèces entre lesquels il n’est
plus possible de se retrouver.
Genre POLYCYCLOLITHUS Forehheimer, 1968, emend. 1972
Espèce- rvee. : Polycyclolitlius brotzenii Forehheimer, 1968.
Diagnose : Coccolithes composés de trois cycles empilés, comportant chacun neuf éléments
de calcite.
206
JANINE BARRIER
La zone centrale est occupée par un « diaphragme » constitué de plaques triangulaires ou
rhomboédriques, plus ou moins chevauchantes, et qui peuvent ménager, en leur centre, une ouver¬
ture en étoile.
Polycyclolithus orbiculatus Forehheimer, 1972
(PI. VII, 5-6)
1969 — Lithastrinus floralis Stradner, 1962 ; Shumenko, : 24 ; pl. 2 (W).
1972 — Polycyclolithus orbiculatus ri. sp. Forehheimer : 57 ; pl. 27, lig. 5-6.
1973 — Rhombogyrus undosus n. sp. Black : 104 ; pl. 32, fig. 4, 8-10.
Description
Coccolithe dont la paroi externe est composée d’un empilage de 3 cycles de 9 éléments
de calcite : chaque élément, de forme arquée, peut avoir un bord externe plus ou moins
en saillie, ce qui donne au contour général du coccolithe un aspect plus ou moins étoilé.
La zone centrale est occupée par un « diaphragme >> formé de 9 plaques rhomboédriques se
chevauchant dans le sens des aiguilles d'une montre ; ces plaques peuvent ou non ménager
une petite ouverture centrale.
Répartition stratigrapiiique : Aptien supérieur — Sénonien.
Polycyclolithus munitus (Black, L973) n. comb.
(Pl. VII, 7)
1973 — Radiolithus munitus n. sp. Black : 102 ; pl. 33, fig. 3, 6, 8, 11.
Description
Coccolithe dont la paroi, formée de 3 cycles de 9 éléments, est très semblable à celle de
P. orbiculatus ; seul le « diaphragme » central présente un aspect différent ; il est formé
ici de 9 plaques triangulaires, en disposition radiaire, ménageant en leur centre une ouverture
étoilée.
Remarques
M. Black avait créé en 1973 le genre Rhombogyrus et l’espèce undosus pour les Polycy¬
clolithus orbiculatus Forehheimer, 1972. Par ailleurs, il avait cru devoir créer, pour les formes
dont le diaphragme central possédait des plaques non chevauchantes, un genre différent :
Radiolithus. Cette distinction de genres ne me paraît pas devoir être retenue mais on peut
NANNOFOSSILES CALCAIRES DU GARGASIEN STRATOTYPIQUE
207
admettre que, la structure du diaphragme central étant différente dans les deux cas, il
s’agit de deux espèces différentes. De plus, la couronne marginale est pratiquement la même
et les deux formes sont très difficiles à distinguer, aussi bien en microscopie optique qu’en
microscopie électronique à faible grossissement ; je les rassemble donc à l’intérieur du même
genre.
Dans mes échantillons, P. munitus semble fort mal représenté. Il est très probable
que certaines formes, rangées dans « PolycycloUthus sp. » sont des P. munitus.
Répartition stratigraphique : Aptien supérieur — Albien.
Polycyclolithus sp.
(PI. VII, 8-9)
Je rattache au genre Polycyclolithus les formes illustrées (pl. VII, 8 et 9), dans la mesure
où elles sont formées de trois cycles empilés. I.a ligure 8 qui permet d’observer le eoecolithe
en vue latérale semble indiquer que le cycle proximal et le cycle distal comportent bêlements,
mais que le cycle intermédiaire comporte des éléments plus petits, en plus grand nombre.
Il existe une structure centrale, qui est sans doute un diaphragme mais qui n'apparaît
pas nettement.
Ces formes sembleraient se rapprocher des Eprolilhus apertior Black, 1978 (pl. 33,
fig. 7, 9-1(1) ; mais Black les décrit comme avant une paroi Formée d'un seul cycle de 9 élé¬
ments. Il s'agit donc de formes différentes.
Dans le tableau de répartition des différentes espèces, j’ai également rangé dans « Poly-
cyclolitlim sp. « les formes qui appartiennent indiscutablement à ce genre, mais pour lesquelles
il est difficile de trancher entre l’espèce orbiculalus et l’espèce munitus.
Famille des Bkaarudosphaeraceae Deflandrc, 1947
Caractères df, la famille : Coccolilhes formés de cinq plaques semblables, présentant
chacune une orientation cristalline qui lui est propre.
Genre BRAARUDOSPHAERA Deflandre, 1947
Espèce-type : Braarudosphaera bigelowi (Gran et Braarnd. 1935) Deflandre, 1947.
Diagnose : Coceolithes formés de cinq cristaux plats, quadrangulaires, dont le bord externe
est convexe.
Braarudosphaera africana Stradner, 1961
(PL VI, Ü
1958 — Braarudosphaera à pentalitlies effilés 1). Noël : 189; pl. IX, fig. 47.
1961 — Braarudosphaera africana n. sp. Stradner : 82 ; text-fîg. 44.
208
JANINE BARRIER
1901 — Braarudnsplutera africana Stradner, 1961 in Stradner et Papp ; 118.
1968 — Braarudnsphaera africana Stradniîh, 1961 ; Black, pi. 117, fig. 7.
1968 — Braarudnsphaera a [ricana Stradner, 1961; Stbaijnkk, Adamikkr et Maresch
pl. 46.
non 1969 — Braarudosplmera africana Stradner, 1961 : Blkry : 62 ; pl. 36, lig. 9-10.
1971a Braarudnsphaera africana Stradner. 1961 ; Black : 393.
1971 — Braaradonphuera africana Stradner, 196:1 ; Manjvit : 126.
1972 Braarudnsphaera africana Stradner, 1961 : Bi.ack : 485; pl. 94, lig. 2.
1972 — Braarudosphaoru africana Stradner, 1961 ; Boni et Thif.tistein, pl. 16, lig. 18.
1973 — Braarudnsphaera africana Stradner, 1961 ; Thif.rstein : 44.
I ) ESC RI PTION
Coccolithe formé de cinq cristaux plats quadrangulaires, chaque élément présente un
bord externe formant un angle très aigu.
Répartition stijatigrapr t qtiE : Aptien supérieur — Albien supérieur.
Remarques : J’ai trouvé des B. africana dès le premier échantillon de la coupe de
Gargas, c'est-à-dire dans un niveau daté comme Bédoulien supérieur, situé à environ 9 m
du niveau 6, Gargasien proprement dit. 11 serait intéressant de savoir si B. africana fait
réellement son apparition dans les quelques mètres qui précèdent l’apparition de P. angustus
ou bien si cette espèce descend nettement plus bas.
Incertae seuts
Genre NANNOCONUS Kamptner, 1931, entend. Farinacci, 1964
Espèce-type : Lagena colatni de Lapparent, 1931.
Diagnose : Corpuscules calcaires formés d'une paroi assez épaisse entourant une cavité cen¬
trale de dimensions variables. La paroi externe est formée d’éléments calcaires empilés ; il existe
une ouverture à chaque extrémité de la cavité centrale.
Nannoconus quadriangulus Dcflandre et Deflandre-Rigaud, 1962
1962 — - Nannoconus quadriangulus n. sp. Deflandre et Deflandre-Rigaud : 2638-2639.
1967« — Nannoconus quadriangulus Deflandre et Deflandre-Rigaud, 1962 ; Deflandre et
Deflandre-Rigaud : 776.
Description
Nannoconus de petite taille dont l’aspect, en vue latérale, est très caractéristique ;
il est presque aussi large que haut, la cavité et les parois sont de dimensions analogues et sa
forme générale est nettement quadrangulaire, avec des angles bien marqués.
NANNOFOSSILES CALCAIRES DU GARGASIEN STRATOTYPIQUE
209
Répartition stratigraphique : Aptien supérieur.
Nannoconus quadriangulus apertus Deflandre et Deflandre-Rigaud, 1962
1962 -- Nann-ocomm quadriangulus apertus 11 . sp. Deflandre et Defiandre-Higaud : 2668-2639.
1967a — Nannoconus quadriangulus apertus Deflandre et Deflandre-Rigaud, 1962 : Df.fi.andre
et Deflandre-Rigaud : 777.
Description
Nannoconus de petite taille dont la forme générale est quadrangulaire en vue latérale.
La cavité et les parois sont de dimensions analogues. La paroi, autour de l’une des extrémités
forme un rebord externe caractéristique.
Répartition stratigraphique : Aptien supérieur.
Nannoconus carniolensis Deflandre et Deflandre-Rigaud, 1962
1962 — Nannoconus carniolensis Deflandre et Dellundre-Rigaud : 2638-2639.
1967a - Nannoconus carniolensis 1 ieflandre et Deflandre-Rigaud, 1962 ; Deflandre et Deflandre-
Rigaud : 775.
1971 — Nannoconus cf. carniolensis Deflandre, 1962 ; Manivit : 134 ; pi. 32, fig. 11, 17.
Description
Nannoconus dont la cavité, droite, est de taille analogue à celle des parois. La paroi
externe est légèrement renflée en son centre et se resserre, de façon inégale, vers les deux
ouvert lires.
Répartition stratigraphique : Aptien supérieur.
Remarques sur les Nannoconus
Dans mes échantillons, les Nannoconus ne sont jamais très nombreux. 11 est à remarquer
l’absenee des grandes formes, seules les petites formes : N. truitti, N. quadriangulus sont
présentes ou relativement abondantes, les formes de taille moyenne : N. carniolensis peuvent
être présentes, mais en faible nombre.
Aucun échantillon ne présente une association caractéristique de Nannoconus du
Gargasien.
210
JANINE BARRIER
Conclusions
Dans l'ensemble les sédiments de Gargas se sont révélés d’une extrême richesse en
Xmmofossiles. Certaines espèces dont l’apparition caractérise, dans la littérature, le Garga-
sieti sont assez mal représentées, ainsi Par lia hdnlil.lt m angustus et Tranolithus gabalus.
Mais, par contre, il existe un nombre important d’autres espèces qui avaient jusqu’à pré¬
sent été décrites à des niveaux supérieurs, Albien en particulier, et qui sont présentes au
Gargasien. .le ne les ai pas observées au Bédoolieri, il est donc vrai semblable qu'elles appa¬
raissent à l'Aptien supérieur.
11 semble donc que, dans l’état actuel de nos connaissances, le Gargasien stratotypique
soit marqué par la présence de Staurorhabdm quadriarcullm pour lequel il serait intéressant
de trouver un lien avec les formes jurassiques ; l’apparition de Tranolithus gabalus, Parhab-
dolilhus angustus, Ortucyclus decussalus, P rediscosphaer a spinosa, Crelarhabdella lateralis,
Ellipsa gelosphaera ouata, Corollithion achylosurn, P ohj cyclolit km orb'uulalus, Polycycloli-
tus munitus.
Par ailleurs Bipodorhabdus biforaiutt et Braarudosphaera africana apparaissent dans le
niveau I, c’est-à-dire dans le Bédonlien supérieur (à environ 9 m du Gargasien daté).
Remerciements
Je remercie très vivement M. le Directeur de l’Institute of Geol ogival Sciences, London, de
m’avoir permis de travailler dans son laboratoire. A ces remerciements j’associe le Dr Calver qui
m’a témoigné la plus grande bienveillance, ainsi que le Dr A. Medd, avec qui j’ai pu fréquemment
échanger des idées et discuter de mes problèmes,
Denise Noël a continué à être mon guide, ses conseils nombreux et ses encouragements m’ont
toujours été une aide inappréciable, qu’elle trouve ici l’expression de ma très profonde reconnais¬
sance.
Mes remerciements vont également à Mrs B. Coleman dont l'assistance et l'amitié ne m’ont
jamais fait défaut et a tous les membres <1 ti Palaeontologicnl Department pour leur accueil cordial.
RÉF É BENI : ES B1BLIOGRA PHIQUES
Barhirr, J., 1977. — Nannofossiles calcaires des marnes de l’Aptien inférieur type : Bédoulien
de Cassis-La-Bédoule (Bouches-du-Rhône), Bull. Mus, nota, Hist. nat., Paris, 3 e sér., n° 437,
Sciences de la Terre 59 : 1-67.
Black, M., 1965. — ('.ncoolithen. Endeavuur., 24 (93) : 131-137.
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Manuscrit déposé le 25 janvier 1977.
214
JANINE BARRIER
PLANCHE I
1-2. — Staurorhabdus quadriarcullus (Noël, 1965) n. comb. Noël, 1972 : 1, face proximale (cliché 11 295 X
10 000) ; 2, face proximale (cliché 11 598 X 10 000).
3-4. — Zygolithus reticulatus (Black, 1971) n. comb. : 3, face proximale (cliché 10 836 x 9 000) ; 4, face
proximale (cliché 11417 x 9 000).
5-6. — Zygolithus noelae : 5, face proximale (cliché 10 038 X 5 000) ; 6, face distale (cliché 11 511 'X 10 000).
7-8. — Vagalapilla compacta Bukrv, 1969 : 7, l'ace proximale (cliché 11 290 x 10 000) ; 8, face distale (cliché
11 711 x 10 000).
9-10. — Tranolithus gabalus Stover, 1966 : 9, face proximale (cliché 11609 X 10 000) ; 10, face distale
(cliché 11 717 X 10 000).
(Tous clichés en microscopie électronique à balayage.)
216
JANINE BARRIER
PLANCHE II
1. — Parhabdolithus angustus (Stradner, 1963) Stradner, Adamiker et Marcsch, 1968 : face distalc (cliché
11 676 x 10 000).
2-3. — lieinhardtites fenestratus Perch-Nielsen, 1968 : 2, face proximale (cliché 11 605 X 10 000) ; 3, face
distale (cliché 10 059 X 9 000).
4-5. — Bipodorhabdus biforalus (Black, 1972) n. comb. : 4, face proximale (cliché 11 681 X 10 000) ; 5, face
distale (cliché 11 709 X 10 000).
6-7. — Tetrapodorhabdus decorus (Deflandre et Fert, 1954) n. comb. : 6, face distale (cliché 11 428 X 9 000) ;
7, face distale (cliché 11 518 X 10 000).
8-9. — Oclocyclus decussatus (Manivit, 1959) n. comb. : 8, face distale (cliché 10 017 X 5 000) ; 9, face distale
(cliché 11 501 X 5 000).
(Tous clichés en microscopie électronique à balayage.)
218
JANINE BARRIER
PLANCHE III
1-4. — Prediscophaera spinosa (Bramlette et Martini, 1964) Gartner, 1968 : 1, face <Iistale (cliché 11 602
X 9 000) ; 2, face proximale (cliché 10 102 x 10 000) ; 3, face proximale de Pr. spinosa ? 4, face proxi¬
male (cliché 11 607 X 10 000).
5. — Polypodorhabdus cscaigi Noël, 1965 : face distale (cliché 11 678 X 10 000).
6. — Cribrosphaera sp. : face proximale (cliché 9 974 x 5 000).
7-9. — Cretarhabdus schizobrachiatus (Gartner, 1968) n. comb. Bukry, 1969 : 7, face distale (cliché 10 130 X
10 000) ; 8, face distale (cliché 11 429 X 9 000) ; 9, face proximale (cliché 11 277 X 9 000).
10. — Cretarhabdus crenulatus Bramlette et Martini, 1964, emend. Thierstein, 1971 : face distale (cliché
11 514 x 10 000).
(Tous clichés en microscopie électronique à balayage.)
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220
JANINE BARRIER
PLANCHE IV
1-2. — Cretarhabdus crenulatus Bramlette et Martini, 1964, emciid. Thierstein, 1971 : 1, face distale (cliché
11 592 x 10 000) ; 2, face proximale (cliché 11 606 X 10 000).
3-5. — Cretarhabdus crenulatus (formes dissymétriques à 6 ouvertures) : 3, face distale (cliché 11 430 X
9 000) ; 4, face distale (cliché 11 688 X 10 000) ; 5, face proximale (cliché 10 837 X 9 000).
6-8. — Cretarhabdus romani (Gôrka, 1957) Stradner, 1966 : 6, face proximale (cliché 10 137 X 9 000) ; 7,
face distale (cliché 11 618 X 5 000) ; 8, face distale (cliché 9 999 X 10 000).
9-10. — Cretarhabdus surirellus (Deflandre, 1954) Reinhardt, 1970 : 9, face distale (cliché 10 107 X 10 000) ;
10, face distale (cliché 10 838 X 9 000).
(Tous clichés en microscopie électronique à balayage.)
222
JANINE BARRIER
PLANCHE V
1. — Cretarhabdus strialua (Stradner, 1963) Black, 1973 : face proximale (cliché 10 012 x 10 000).
2. — Grantarhabdus meddii Black, 1971 : face distale (cliché 11 610 X 10 000).
3-4. — Cretarhabdella lateralis Black, 1971 : 3, face proximale (cliché 9 979 X 10 000) ; 4, face distale (cliché
10 001 x 10 000).
5-6. — Ellipsagelosphaera coronata (Gartner, 1968) Black, 1971 : 5, face distale (cliché 11 736 < 9 000) ;
6, face proximale (cliché 9 905 X 10 000).
7-8. — Ellipsagelosphaera forbesii Black, 1971 : 7, face proximale (cliché 9 924 X 9 000) ; 8, face distale
(cliché 11 858 x 9 000).
(Tous clichés en microscopie électronique à balayage.)
PLANCHE V
224
JANINE BARRIER
PLANCHE VI
1-2. — Ellipsagelosphaera ovata (Bukry, 1969) Black, 1972 : 1, face distalc (cliché 10 010 - 10 000) ; 2,
face proximale (cliché 11 854 x 9 000).
3. — Watznaueria biporta Bukry, 1969 : face proximale (cliché 9 998 X 5 000).
4-7. — Manivitella pemrnatoidea (Deflaridre ex Mauivit, 1965) n. comb. Thierstein, 1971 : 4, face distale
(cliché 11 283 X 5 000) ; 5, face proximale (cliché 9 923 X 9 000) ; 6, face proximale (cliché 10 016 X
5 000) ; 7, face proximale, (cliché 11 302 x 4 500.
8. — Sollasües horticus (Stradner, Adamiker et Marcsch, 1966) Black, 1968 : face proximale (cliché 11 601 x
10 000 ).
9. — Braarudosphaera ajricana Stradner, 1961 : face distalc (cliché 11 287 X 9 000).
10. — Corollithion geometricum (Gôrka, 1957) Manivit, 1971 : face distale (cliché 11 288 x 9 000).
(Tous clichés en microscopie électronique à balayage.)
226
JANINE BARRIER
PLANCHE VII
1. — Corollitliion achylosum (Stover, 1966) Thierstein, 1971 : face distale (cliché 10 830 x 9 000).
2-4. — Cylindralithus coronatus Bukry, 1969 : 2, face distale (cliché 11 305 X 10 000) ; 3, face proximale
(cliché 9 972 x 10 000) ; 4, vue oblique (cliché 11 520 x 10 000).
5-6. — Polycyclolithus orbiculatus Forchheimer, 1972 : 5, face distale ? (cliché 10 040 X 5 000) ; 6, face distale ?
(cliché 11 680 X 5 000).
7. — Polycyclolithus munitus (Black, 1973) n. comb. : face distale ? (cliché 11 599 X 10 000).
8-9. — Polycyclolithus sp. : 8, vue oblique (cliché 9 962 x 5 000) ; 9, face proximale (cliché 11 621 X 5 000).
(Tous clichés en microscopie électronique à balayage.)
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Achevé (Timprimer le 15 décembre 1977.
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