ISSN 0181-0626
BULLETIN
du MUSÉUM NATIONAL
d’HISTOIRE NATURELLE
PUBLICATION TRIMESTRIELLE
SECTION A
zoologie
biologie et écologie
animales
4 e SERIE T. 7 1985 N° 3
Juillet-Septembre 1985
BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
57, rue Cuvier, 75005 Paris
Directeur : Professeur E. R. Brygoo
Section A : ZOOLOGIE
Directeurs : Pr E. R. Brygoo et M. Vachon.
Rédaction : P. Dupérier.
Comité scientifique : R. C. Anderson (Guelph), M. L. Bauchot (Paris),
J. Carayon (Paris), A. Chabaud (Paris), A. M. Clark (London), Y. Coi-
neau (Paris), B. Collette (Washington), J. Daget (Paris), C. Delamare
Deboutteville (Paris), J. Dorst (Paris), C. Dupuis (Paris), N. Hallé
(Paris), C. Heip (Gent), R. Killick-Kendrick (Ascot), Y. Laissus (Paris),
R. Laurent (Tucuman), C. LÉvi (Paris), H. W. Levi (Cambridge, USA),
C. Monniot (Paris), G. Pasteur (Montpellier), R. Paulian (Ste Foy-la-
Grande), P. Pesson (Paris), J. Vacelet (Marseille), A. Waren (Gôteborg),
P. Whitehead (London).
Un Comité de lecture examine tous les manuscrits reçus et nomme des
rapporteurs.
Fondé en 1895, le Bulletin du Muséum d‘Histoire naturelle est devenu à partir de 1907 :
Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle. Des travaux originaux relatifs aux diverses
disciplines scientifiques représentées au Muséum y sont publiés. Il s’agit essentiellement
d’études de Systématique portant sur les collections conservées dans ses laboratoires, mais
la revue est également ouverte, depuis 1970 surtout, à des articles portant sur d’autres
aspects de la Science : biologie, écologie, etc.
La l re série (années 1895 à 1928) comprend un tome par an (t. 1 à 34), divisé chacun en
fascicules regroupant divers articles.
La 2 e série (années 1929 à 1970) a la même présentation : un tome (t. 1 à 42), six fasci¬
cules par an.
La 3 e série (années 1971 à 1978) est également bimestrielle. Le Bulletin est alors divisé
en cinq Sections et les articles paraissent par fascicules séparés (sauf pour l’année 1978
où ils ont été regroupés par fascicules bimestriels). Durant ces années chaque fascicule est
numéroté à la suite (n os 1 à 522), ainsi qu’à l’intérieur de chaque Section, soit : Zoologie,
n os 1 à 356 ; Sciences de la Terre, n os 1 à 70 ; Botanique, n os 1 à 35 ; Écologie générale,
n os 1 à 42 ; Sciences physico-chimiques, n os 1 à 19.
La 4 e série débute avec l’année 1979. Le Bulletin est divisé en trois Sections : A : Zoolo¬
gie, biologie et écologie animales ; B : Botanique, biologie et écologie végétales, phyto¬
chimie (fusionnée à partir de 1981 avec la revue Adansonia ) ; C : Sciences de la Terre, paléon¬
tologie, géologie, minéralogie. La revue est trimestrielle ; les articles sont regroupés en
quatre numéros par an pour chacune des Sections ; un tome annuel réunit les trois Sec¬
tions.
S’adresser :
— pour les échanges, à la Bibliothèque centrale du Muséum national d’Histoire naturelle,
38, rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75005 Paris, tél. 331-71-24 ; 331-95-60.
— pour les abonnements et achats an numéro, au Service de vente des Publications du
Muséum, 38, rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75005 Paris, tél. 331-71-24 ; 331-95-60.
C.C.P. Paris 9062-62.
— pour tout ce qui concerne la rédaction, au Secrétariat du Bulletin, 57, rue Cuvier,
75005 Paris, tél. 587-19-17.
Abonnements pour l’année 1985 (Prix h.t.)
Abonnement général : 1260 F.
Section A : Zoologie, biologie et écologie animales : 780 F.
Section B : Botanique, Adansonia : 360 F.
Section C : Sciences de la Terre, paléontologie, géologie, minéralogie : 250 F
Numéro d’inscription à la Commission paritaire des publications et agences de presse : 1403 AD
BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
4' série, 7, 1985, section A (Zoologie, Biologie et Écologie animales), n° 3
SOMMAIRE — CONTENTS
C. Monniot, F. Monniot et P. Laboute. — Ascidies du port de Papeete (Polynésie
française) : relations avec le milieu naturel et apports intercontinentaux par la
navigation. 481
Ascidians from the Papeete harbour (French Polynesia) : relationships with the environ¬
ment and intercontinental contributions from the movement of ships.
D. Doumenc, C. Chintiroglou et A. Koukouras. — Actinies de la mer Égée :
méthodes d’identification, zoogéographie . 497
Actinians from the Egean Sea : methods used for identification, zoogeography.
F. W. E. Rowe. — Six new species of Asterodiscides A. M. Clark (Echinodermata,
Asteroidea), with a discussion of the origin and distribution of the Asterodisci-
didae and other ‘amphi-Pacific’ echinoderms. 531
Six nouvelles espèces c/’Asterodiscides A. M. Clark (Echinodermata, Asteroidea) ; discus¬
sion sur l’origine et ta distribution des Asterodiscididae et autres échinodermes du Paci¬
fique.
P. Kaas. — The genus Acanthochitona Gray, 1821 (Mollusca, Polyplacophora) in
the north-eastern Atlantic Ocean and in the Mediterranean Sea, with designation
of neotypes of A. fascicularis (L., 1767) and of A. crinita (Pennant, 1777). 579
Le genre Acanthochitona Gray, 1821 (Mollusca, Polyplacophora) dans l’ Atlantique nord-
est et en Méditerranée ; désignation de néotypes d’ A. fascicularis (L., 1767) et d’ A. crinita
(Pennant, 1777).
N. Gourbault et M. Vincx. — Nématodes abyssaux (campagne Walda du N/O
« Jean Charcot »). VI. Le genre Acantholaimus : espèces nouvelles et étude de
l’appareil reproducteur à spermatozoïdes géants. 611
Abyssal Nematodes (Cruise Walda of N/O « Jean Charcot »). VI. The genus Acantho¬
laimus : new species and study of the reproductive apparatus with giant spermatozoa.
J.-P. Hugot et C. Vaucher. — Sur le genre Trypanoxyuris (Oxyuridae, Nematoda).
IV. Sous-genre Trypanoxyuris parasite de Primates Cebidae et Atelidae (suite).
Étude morphologique de Trypanoxyuris cellicebi n. sp. 633
The genus Trypanoxyuris (Oxyuridae, Nematoda). IV. Sub-genus Trypanoxyuris parasite
of Cebidae and Atelidae Primates (continuation). Morphological study of Trypanoxyuris
callicebi n. sp.
— 480 —
W. Hermosilla, J.-M. Thibaud et G. Keuck. — Essai d’application de la taxinomie
numérique aux genres Bonetogastrura Thibaud, 1974, et Typhlogastrura Bonet,
1930 (Insecte Collembole Poduromorphe). 637
Essay of application of numerical taxonomy to the genera Bonetogastrura Thibaud, 1974,
and Typhlogastrura Bonet, 1930 (Insecta Collembola Poduromorpha).
J.-C. Dauvin et D. Bellan-Santini. — Collection des Ampéliscidés d’Édouard Che-
vreux du Muséum national d’Histoire naturelle : description d ’Ampelisca melitae
et d’A. monoculata n. spp. et redescription d’A. verga Reid. 659
The Ampeliscidae collection of E. Chevreux from the Muséum national d’Histoire natu¬
relle : description of Ampelisca melitae and A. monoculata n. spp. and redescription of
A. verga Reid.
D. Guinot. — Révision du genre Parapanope De Man, 1895 (Crustacea Decapoda
Brachyura), avec description de trois espèces nouvelles. 677
Revision of the genus Parapanope De Man, 1895 (Crustacea Decapoda Brachyura), with
description of three new species.
M. Delaugerre et A. Dubois. — La variation géographique et la variabilité intrapo-
pulationnelle chez Phyllodactylus europaeus (Reptilia, Sauria, Gekkonidae). 709
The geographic variation and the intrapopulational variability in Phyllodactylus euro¬
paeus (Reptilia, Sauria, Gekkonidae).
Bull. Mus. nain. Hist, nat., Paris, 4 e sér., 7, 1985,
section A, n° 3 : 481-495.
Ascidies du port de Papeete (Polynésie française) :
relations avec le milieu naturel
et apports intercontinentaux par la navigation
par Claude Monniot, Françoise Monniot et Pierre Laboute
Résumé. — Quatorze espèces d’Ascidies vivaient dans le port de Papeete en 1984. Toutes ces
espèces ont une répartition géographique considérable et onze sont communes à Papeete et aux ports
de Guadeloupe. A Tahiti cinq espèces ne semblent vivre que dans les zones portuaires et cinq autres
n’ont que très peu de représentants en dehors de ces zones. Le rôle de la navigation et des ports dans
le transport des Ascidies d’un continent à l’autre est ici mis en évidence.
Abstract. — Fifteen ascidian species were present in Papeete harbour in 1984. All these species
have a large geographical distribution and eleven of them are common to the harbours of Papeete and
Guadeloupe (West Indies). In Tahiti, five species seem to be restricted to the harbour area only, five
others having very few representatives outside. It is obvious that the movement of ships and the pre¬
sence of harbours play a large part in the transport of ascidians from one continent to another.
C. Monniot et F. Monniot, Biologie des Invertébrés marins et Malacologie, MNHN, 55, rue Buffon, 75005 Paris,
et Antenne du Muséum national d’Histoire naturelle et de l’École Pratique des Hautes Etudes, Centre de
l’Environnement de Moorea, Polynésie française.
P. Laboute, Centre ORSTOM de Tahiti, B.P. 529 Papeete, Polynésie française.
Toutes les constructions sur le littoral marin, à toutes latitudes, se couvrent rapidement
de salissures biologiques. Ce phénomène de « fouling » qui affecte aussi les coques de
navires est bien connu. Son influence sur l’écologie et la biogéographie est loin d’être négli¬
geable. Les salissures marines comprennent des algues, des animaux fixés et toute une petite
faune d’animaux mobiles qui vivent entre les organismes fixés ou en épibiontes, ainsi que
des prédateurs. Les Ascidies constituent une part importante des salissures des ports dans
tous les pays du monde, pourvu que la salinité soit suffisante. Ceci paraît normal puisque
ces animaux trouvent là des substrats à occuper et des conditions écologiques favorables à
leur développement. Ce qui paraît plus surprenant concerne la composition spécifique de
cette faune : les espèces abondantes dans les ports sont très souvent absentes ou très rares
sur le littoral proche. Chimenz et al. (sous presse) ont montré que dans le port d’ischia la
faune locale ne pénétrait que dans l’avant-port alors que le fond du port était envahi par les
espèces du « fouling permanent ».
Les observations faunistiques effectuées dans les ports ne sont pas très nombreuses.
Plus d’informations sont disponibles sur la colonisation de collecteurs expérimentaux. Ces
observations font généralement apparaître une succession à court terme de groupes et
— 482 —
d’espèces divers mais s’interrompent souvent avant qu’un équilibre soit atteint. La composi¬
tion faunistique varie avec chaque localité même si celles-ci sont proches. Elle dépend de
l’apport des larves colonisatrices, de la compétition intraspécifique, des conditions physico¬
chimiques du milieu et des pollutions diverses.
Conditions d’installation des Ascidies dans un port
Les substrats
Les ports comprennent une grande variété de supports possibles, immergés en perma¬
nence, qui peuvent recevoir des Ascidies. Ce sont les quais et pontons d’amarrage des
bateaux ainsi que les jetées, les chaînes d’amarrage des structures flottantes ou les piliers,
les bouées, les coques de bateaux.
Les matériaux les plus fréquemment rencontrés sont des roches provenant du littoral, le
béton, le fer, diverses matières plastiques, du bois. Parmi tous ces éléments, les structures
comprenant du fer sont favorisantes, les autres éléments étant colonisés dans un délai plus
long ; le béton semble le moins favorable à la fixation des animaux. Il est certain que les
peintures antisalissures ont une action répulsive mais à très courte distance ; elles ne sont
généralement employées que sur les coques des navires.
La matière organique
Aucune mesure directe n’a été faite. La teneur en matière organique est toujours plus
grande dans les ports que sur le littoral proche, les apports sont de plusieurs natures :
— rejet de déchets par les bateaux amarrés ;
— déchets organiques provenant de la concentration humaine due à l’activité du port ;
— arrivée d’émissaires de la zone urbaine dont dépend le port ;
— industries implantées à proximité du port ;
— prolifération de plancton et de bactéries liée à l’enrichissement en nitrates, phos¬
phates, etc.
Le brassage des eaux
Les milieux portuaires sont à l’évidence des zones abritées. Cependant, la circulation
des bateaux dans les bassins qui ne sont jamais profonds provoque un brassage permanent
des eaux avec mélange aussi bien dans le sens vertical qu’horizontal. Ce brassage est parti¬
culièrement favorable aux animaux filtreurs, donc aux Ascidies.
La lumière
Les Ascidies craignent les éclairements directs, ce qui a été montré par diverses expé¬
riences. Ce sont les larves qui sont les plus sensibles, presque toutes ayant un fort phototro¬
pisme négatif. Les substrats durs des ports sont soit des parois verticales, quais, chaînes,
— 483
piliers, soit des éléments abrités de la lumière directe : sous les pontons, chaînes dormantes
profondes, face inférieure des bouées, ombre des bateaux. Les Ascidies peuvent donc se
développer.
Les effets de groupe
Les Ascidies ont des larves planctoniques mais à durée de vie courte, surtout celles des
espèces coloniales incubatrices. Le brassage des eaux, l’abondance de substrats durs, les bas¬
sins semi-fermés sont des facteurs permettant de limiter la perte des larves émises. Pour les
espèces ovipares, la rencontre des œufs et des spermatozoïdes est favorisée par rapport à la
dispersion qui intervient en mer ouverte. L’abondance de nourriture provoque la proliféra¬
tion des individus, par conséquent l’installation de populations denses. Les espèces solitaires
acquièrent rapidement la maturité sexuelle. Les espèces coloniales ont un bourgeonnement
très actif, leur masse peut doubler en quatre jours en climat tropical (Morgan, 1977).
D’autre part, plusieurs auteurs ont étudié le déclenchement de la ponte et de l’émission des
larves par des individus d’une même population par la sécrétion d’une substance stimulante
dans l’eau de mer. Là encore l’abondance des populations dans des bassins fermés doit ren¬
forcer le phénomène.
Différences entre la faune des ports et la faune du littoral proche
Deux situations sont à prendre en compte : le littoral proche ne comprend que des sédi¬
ments meubles totalement dépourvus d’Ascidies fixées, ou bien il est rocheux ou corallien,
donc avec des substrats durs et une faune d’Ascidies plus abondante et diversifiée. Dans le
premier cas il est normal que les espèces du port soient entièrement importées de plus ou
moins loin.
Dans le cas d’un littoral de type rocheux, il serait normal de retrouver dans le port les
mêmes espèces que celles de la côte. Or, bien souvent il n’en est rien, et peu d’espèces sont
communes. D’autre part, il n’existe aucune relation entre l’abondance d’une espèce dans le
port et l’abondance de la même espèce en milieu naturel.
Rôle des ports dans la biogéographie
C’est à partir des zones portuaires que s’effectue l’introduction d’espèces exotiques pro¬
venant d’autres continents. Nous pouvons citer les exemples : de Molgula manhattensis,
espèce originaire de l’Atlantique américain, qui a été importée trois fois de suite à Ostende
(Monniot C., 1969), au Japon (Tokioka & Kado, 1972), en Australie (Kott, 1976) ; de
Ciona intestinalis, originaire des mers boréales, signalée à Concepcion, Chili (Monniot C. &
F. Monniot, 1983), à Durban, Afrique du Sud (Millar, 1955) ; de Microcosmus exaspera-
tus, espèce pan-tropicale, dans les ports de Méditerranée (Monniot C., 1982) ; de Styela
clava, espèce japonaise, à Plymouth (Carlisle, 1954), près de Dieppe, France (Monniot C.,
1970), à Victoria, Australie (Holmes, 1976) ; de Perophora japonica à Dinard et Lézar-
drieux, France (Monniot C. & F. Monniot, 1985). Ceci ne représente que les importations
— 484 —
récentes, datant de moins d’un siècle, alors que la navigation transocéanique a cinq siècles
d’existence...
De ce fait les faunes ascidiologiques des zones portuaires d’une même façade océanique
ont des relations très étroites sur de grandes distances latitudinales. D’un continent à l’autre
les faunes portuaires des zones tempérées et tropicales ont de grandes ressemblances et pré¬
sentent un très fort cosmopolitisme.
La diversité des faunes ascidiologiques est maximale dans les zones tropicales et semble
directement fonction de la surface du plateau continental disponible. Ainsi, c’est la grande
région indomalaise qui présente la plus grande diversité spécifique sur une bordure continen¬
tale, avant le Japon, le nord de l’océan Indien, la côte Atlantique africaine et la zone
caraïbe. La diversité des îles diminue selon un double gradient : taille de la plate-forme
périnsulaire, éloignement d’une masse continentale.
Le port de Papeete, l’un des plus isolé du monde, situé sur une île de dimension
minime, est un bel exemple permettant de juger du rôle des zones portuaires dans la biolo¬
gie et la répartition des Ascidies.
Ascidies du port de Papeete en juin 1984 1
Le port de Papeete (fig. 1) est situé dans le lagon entourant l’île de Tahiti, la digue
n’étant que le renforcement du récif barrière. Vers l’est le port actuel se prolonge par le
lagon de Taunoa, une communication s’effectuant sous le pont de Fare-Ute. La circulation
des eaux s’effectue dans le sens SW-NE, c’est-à-dire du port vers le lagon de Taunoa. Sous
le pont de Fare-Ute la vitesse d’écoulement peut atteindre 1 m/s. Le renouvellement des
eaux du port est donc rapide. Il n’y a pas dans le secteur du port de fortes arrivées d’eau
douce, les principaux émissaires débouchant à l’est dans le lagon de Taunoa.
Dans ces conditions la salinité du port de Papeete varie peu. Les salinités extrêmes
mesurées vont de 36,50% au maximum à un minimum de 34,10% lors des fortes pluies, la
température ne varie que de 25 à 30°C. Il existe une pollution organique importante liée à
la proximité de la ville et une quantité non négligeable d’hydrocarbures, surtout dans la
partie sud-est du port.
Les différentes parties du port ne possèdent pas la même faune (tabl. I).
Le quai des paquebots, dit quai des bonitiers, est une zone très fortement polluée où
très peu d’espèces de Madrépores survivent. Une seule Ascidie immature est présente sous
forme de petites colonies entre 1 et 2 m de profondeur. La paroi verticale en béton est
enduite d’huile.
Le quai des long-courriers est également pauvre. Seules trois espèces y ont été trouvées
dont une seule en abondance, P. sacciformis, qui vit fixée sur le béton dans les cinquante
premiers centimètres.
La faune du môle d’amarrage, dont la construction commencée en 1983 venait de se
terminer, rappelle celle du quai des long-courriers. L’espèce qui dominait était Pyura
1. Cette étude s’intégre dans un programme plus vaste « Recherche contractuelle — Port autonome de
Papeete — Antenne MNHN-ÉPHÉ, Centre de l’Environnement de Moorea — Polynésie française ».
— 485
fit, l. — Plan des installations du port de Papeete.
Tableau I. — Répartition des Ascidies dans le port de Papeete.
Espèces
Quai Quai des long-
dès PAQUEBOTS COURRIERS
Môle
d’amarrage
Chantiers
NAVALS
Bouées
de Fare-Ute
Didemnidae sp.
+
Didemnum perlucidum
+
+ +
Diplosoma listerianum
+
+
Lissoclinum fragile
+ + +
Polyclinum constellatum
+
Perophora viridis
+
Ascidia sydneiensis
+ +
+ + +
Botrylloides tyreum
+
Botrylloides nigrum
+
+ +
Symplegma Oceania
+
Polycarpa maculata
+
Styela canopus
+
+
Pyura sacciformis
+ + +
+
+
+
Pyura momus
+
+ + +
+ +
+ + +
Microcosmus exasperatus
+
+
+
— 486 —
momus qui vit en abondance dans l’espace très étroit existant entre les piliers en béton et la
plate-forme qu’ils supportent. L’influence du port est ici moins marquée et c’est là que
nous avons trouvé Botrylloides tyreum, Polycarpa maculata, Symplegma Oceania, Pero-
phora viridis, espèces qui vivent dans d’autres îles de Polynésie, dans les lagons. Bien que
les piliers s’enfoncent jusqu’à une vingtaine de mètres de profondeur toute la faune ascidio-
logique est concentrée dans le premier mètre. La colonisation de ce secteur n’est certaine¬
ment pas terminée.
Les chantiers navals et de réparation des petites embarcations présentent une faune ana¬
logue à celle du quai des long-courriers mais les bouées mouillées devant cette zone ont une
couverture ascidiologique beaucoup plus importante, avec une dominance de Ascidia
sydneiensis, Didemnum perlucidum et, sur les cordages et les chaînes, Botrylloides nigrum.
Les bouées situées à l’est du pont de Fare-Ute sont recouvertes d’une couche presque
complète d’Ascidies où dominent des Ascidia, des Pyura momus fixées sur les bouées et qui
portent en épibiotes de vastes colonies de Didemnidae.
Observations et répartition géographique des espèces
1. Didemnum perlucidum Monniot F., 1983u (pi. I)
Cette espèce n’était connue que de Guadeloupe, surtout présente dans les ports, sous
les bouées, en quantité souvent très importante. Elle a été rencontrée aussi en mer ouverte
en Guadeloupe, mais toujours en très petites colonies et peu souvent. Cette forme se recon¬
naît assez facilement dans les ports par sa couleur blanche. Elle forme des croûtes minces
(1 à 2 mm) pouvant atteindre une grande extension (plusieurs dizaines de centimètres). Les
colonies sont marquées de veines grisâtres dues aux canaux cloacaux qui sont visibles par
transparence. L’abondance de spicules est variable ; s’ils sont moins denses les colonies
apparaissent plus transparentes. Les zoïdes ne sont pas colorés. Très difficile à décoller du
substrat s’il est rugueux, cette espèce s’installe sur tous les types de supports et même sur
d’autres Ascidies. Elle semble peu craindre la lumière. Les colonies de grande extension,
avec des spicules denses, présentant donc l’aspect veiné caractéristique, sont situées dans les
premiers mètres sous la surface. Les formes trouvées plus profondément en Guadeloupe,
ayant moins de spicules et une taille moindre, sont plus difficiles à repérer et à identifier.
Les colonies du port de Papeete contenaient des larves, ce qui confirme l’identité avec
les animaux antillais.
2. Diplosoma listerianum (Milne Edwards, 1841)
C’est l’une des espèces qui semblent la plus largement répandues dans l’ensemble des
mers. Décrite d’Europe, elle a été signalée en Amérique du Nord, aux Caraïbes, sur la côte
occidentale d’Afrique, en Afrique du Sud, en mer Rouge, en Australie, en Nouvelle-Zélande
et aux îles Fidji. Sa présence est probable dans le Pacifique nord. Dans beaucoup de cas
elle a été signalée des ports mais on la rencontre également dans toutes les zones rocheuses
littorales et les mangroves.
En Polynésie française Diplosoma listerianum semble très largement répartie. Nous
— 487 —
avons trouvé cette espèce aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur des lagons, à la fois à
Tahiti, Moorea et Tikehau. L’espèce préfère les zones à l’abri de la lumière directe mais,
malgré sa fragilité, supporte des courants assez forts.
L’abondance de cette espèce dans les bassins d’aquaculture du Centre Océanologique
du Pacifique (COP) a permis une bonne récolte. Les échantillons ont été lyophilisés sur
place. Une étude chromatographique d’extraits organiques a été entreprise par le Pr. Ire¬
land, aux États-Unis, en comparaison avec des échantillons de Diplosoma provenant de la
Manche et de la Méditerranée. Cette analyse prouve l’appartenance à une seule espèce,
comme le laissait supposer l’étude morphologique.
Pl. I. — Didemnum perlucidum et Pyura momus. Clichés P. Laboute.
3. Lissoclinum fragile (Van Name, 1902)
L. fragile est connue de toutes les mers chaudes ; décrite des Bermudes, elle est signalée
des Caraïbes, du Brésil, des Açores, des Indes, de Madagascar, de la côte occidentale
d’Australie, des Philippines, des îles Palau et du Pacifique central. En Polynésie l’espèce vit
dans les lagons de Tahiti, de Moorea et de Tikehau.
— 488 —
4. Polyclinum constellatum Savigny, 1816
Décrite de l’île Maurice, cette espèce a été signalée le long des côtes américaines atlan¬
tiques de la Floride au Brésil, aux Antilles, sur la côte occidentale d’Afrique et en Afrique
du Sud, à Madagascar, au Mozambique, dans le golfe Persique, en Australie, en Nouvelle-
Calédonie, aux îles Palau et Gilbert.
A Tahiti nous n’avons trouvé dans le port de Papeete que de très petits exemplaires
non adultes de cette espèce, mais elle se développe dans les bassins d’élevage de crevettes du
COP d’une façon spectaculaire. Elle n’a pas été récoltée dans le lagon où l’on trouve
d’autres espèces du genre.
5. Perophora viridis Verrill, 1871
Cette espèce n’est pas connue du Pacifique central et n’a été trouvée que dans le port
de Papeete sur des Pyura momus. Elle vit dans tout l’Atlantique tropical, aux Açores et en
Méditerranée.
Elle est peut-être présente dans le nord de l’Australie, signalée sous le nom de Pero¬
phora viridis hornelli ; de même, la Perophora listeri de Tokioka (1950), des îles Palau, et
P. listeri tokarae Tokioka, 1954, des îles Tokara, appartiennent peut-être à P. viridis.
6. Ascidia sydneiensis Stimpson, 1855
Présente dans tout le Pacifique y compris la côte américaine, cette espèce se retrouve
sur les côtes atlantiques d’Afrique, aux Caraïbes et au Brésil. Elle a été rencontrée souvent
dans les zones portuaires. En Polynésie, elle vit dans les lagons de Tahiti et de Moorea.
7. Botrylloides nigrum Herdman, 1886
Décrite des Bermudes, cette espèce est connue de tout l’Atlantique tropical, de l’océan
Indien et de l’Australie. Elle n’a encore jamais été signalée dans le Pacifique central. Nous
ne l’avons rencontrée en Polynésie que sur les bouées du port de Papeete. D’ordinaire,
B. nigrum présente une très grande variation de coloration ; ce n’est pas le cas à Papeete où
son aspect est très uniforme. Il est probable dans ces conditions que cette espèce a été
récemment importée en un très petit nombre de colonies, sinon une seule.
8. Botrylloides tyreum Herdman, 1886
Cette espèce, largement répandue dans le Pacifique et abondante dans les lagons de
Tahiti et de Moorea, est rare dans le port.
9. Symplegma Oceania Tokioka, 1961
S. Oceania a été décrite de l’aquarium de Nouméa ; depuis, elle a été signalée par Kott
(1981) des Fidji et, en 1982, de Hong Kong. Sa répartition est probablement beaucoup plus
— 489 —
vaste car il est probable que plusieurs populations décrites ou citées sous le nom de S. viri-
dis appartiennent à cette espèce. En Polynésie, nous avons trouvé S. Oceania dans le lagon
de l’atoll de Tikehau. Dans l’archipel de la Société, nous avons trouvé une colonie dans le
port de Papeete, une autre sous une bouée à l’appontement de Vaiare à Moorea et, en
grande abondance, dans les bassins à crevettes du COP. Nous n’en avons pas vu dans le
lagon.
10. Polycarpa maculata? Hartmeyer, 1906 (fig. 2)
Nous n’avons trouvé qu’un unique exemplaire adulte incubateur dans le port et c’est
avec quelques réserves que nous l’attribuons à l’espèce P. maculata. Un autre exemplaire,
présentant beaucoup moins de gonades, a été récolté dans le lagon de Vairao (Tahiti).
L’exemplaire fixé sur une Pyura sacciformis mesure 1,5 cm de long. La tunique est
épaisse mais assez molle, et porte des élévations irrégulières surtout autour des siphons. Elle
est couverte d’hydraires et de petites algues. La tunique est ocre pâle, sauf dans la région
des siphons où elle devient noirâtre. Les siphons sont marqués par quelques taches blan¬
châtres. Le manteau est pigmenté en brun foncé et complètement opaque. La musculature
est puissante.
On compte une vingtaine de tentacules de trois ordres assez courts et trapus, avec
quelques très petits situés entre eux. Ils sont implantés à la base d’un velum buccal bien
développé. Le bourrelet péricoronal est formé de deux lames nettes, subégales, qui forment
un V prononcé au niveau du tubercule vibratile. Celui-ci (fig. 2 B) est en forme de simple
trou donnant accès dans une cavité. Les tissus autour de l’orifice sont envahis par des vési¬
cules sphériques. Le ganglion nerveux est situé très près du tubercule vibratile. Il est saillant
dans la cavité cloacale. Le raphé est lisse et peu élevé, sa hauteur est pratiquement cons¬
tante.
La branchie est formée de quatre plis de chaque côté. On compte :
partie antérieure 1 8
G.R.
partie postérieure 0 5
partie antérieure 1 6
3 8 2 10 4 8 2 E
3 72 9 2 4 2 E
3 12 2 9 4 8 1 E
D.R.
partie postérieure 0 5 1 10 2 9 l 5 \ E
La hauteur des plis atteint un peu plus de la moitié de l’espace entre deux plis. On
compte six à neuf stigmates par maille entre les plis et de quatre à deux sous les plis. Les
stigmates sont peu allongés et rarement recoupés par des sinus parastigmatiques. Il existe
postérieurement, à droite, un très grand espace entre le raphé et le premier sinus qui peut
contenir jusqu’à une trentaine de petits stigmates. Les sinus transverses sont à ce niveau très
élevés.
Le tube digestif (fig. 2 A) forme une boucle fermée postérieurement. L’estomac est très
allongé et occupe presque toute la branche ascendante. Il est marqué de sillons internes,
visibles par transparence. Il existe un petit cæcum complètement noyé dans les tissus. Le
rectum est relié au manteau par une lame tissulaire. L’anus béant est finement lobé.
— 491 —
Les gonades sont nombreuses : soixante-deux à droite et trente-quatre à gauche. Elles
sont dressées, attachées au manteau par un petit pédoncule (fig. 2D). Chaque polycarpe est
formé de quelques acini testiculaires externes, recouverts d’un ovaire tubulaire. L’exemplaire
était en phase femelle et la plupart des acini étaient vides ou peu développés. La partie géni¬
tale est entourée d’un tissu épais, bourré de vésicules qui déforment la paroi des polycarpes.
Nous avons trouvé de nombreux œufs segmentés dans la cavité cloacale mais pas de têtards.
Il n’y a qu’un seul endocarpe situé dans la boucle intestinale. Le velum cloacal est
découpé en lobes munis de tentacules cloacaux courts et trapus. Les tentacules se rencon¬
trent aussi bien sur la marge des lobes qu’entre eux.
Remarques
La répartition de P. maculata d’après Nishikawa (1984) s’étend du sud de la Corée à
la Tasmanie, ce dernier point étant tout à fait improbable, et dans le Pacifique central aux
îles Truk, Ponape et Majuro. L’espèce a bien été décrite par Tokioka (1953, 1959) et Nishi¬
kawa & Tokioka (1976).
Toutes les descriptions font état d’un seul endocarpe dans la boucle intestinale, d’un
estomac très long, de gonades dressées et pédonculées et de l’envahissement des tissus par
des corpuscules ou des vésicules. Notre exemplaire montre certaines différences avec les des¬
criptions des exemplaires japonais : un nombre de gonades plus élevé, malgré une taille plus
réduite, trente-six à droite, vingt et une à gauche pour un exemplaire de 30 mm (Tokioka,
1959), et surtout un nombre beaucoup plus important d’acini testiculaires par polycarpe,
jusqu’à une vingtaine. Nous avons en général observé un faible nombre d’acini fonctionnels
à Papeete et deux à trois canaux déférents par polycarpe. Ces canaux n’ont pas été figurés
chez les exemplaires japonais qui vivent beaucoup plus au nord. Aucune allusion n’a été
faite à une incubation des larves. L’exemplaire de Vairao ne possède que dix-huit gonades à
droite et dix à gauche.
Malheureusement les exemplaires du Pacifique central ne sont ni décrits, ni figurés.
C’est donc avec doute que nous attribuons notre échantillon à P. maculata.
Il est probable que cette espèce a été importée récemment. La population doit être
faible et il n’est pas certain qu’elle puisse se maintenir.
11. Styela canopus (Savigny, 1816)
Cette espèce n’a été trouvée à Tahiti que dans le port de Papeete où elle a été vraisem¬
blablement importée. Sa répartition est très vaste : tout l’Atlantique tropical et tempéré des
côtes d’Europe et de Méditerranée au sud du Brésil, l’océan Indien, le Japon et le Pacifique
nord. Dans les collections du Muséum, nous avons trouvé deux exemplaires de S. canopus
récoltés en 1905 par M. Seurat à l’extérieur du récif de Hao et un autre exemplaire prove¬
nant de Moorea.
Kott & Goodbody (1980) mettent S. partita en synonymie avec S. canopus (Savigny),
espèce décrite à l’origine de mer Rouge. Cette synonymie probable avait maintes fois été
signalée. Les auteurs disposaient, pour comparer, d’échantillons des Caraïbes, de mer
Rouge et de Hong Kong.
— 492
1 2. Pyura sacciformis (Drasche, 1884)
Pyura stolonifera typical Michaelsen, 1923 : 50. Expédition de P « Eugénie », Tahiti.
Cette espèce, caractérisée par des expansions tunicales autour des siphons, est très
abondante dans le port de Tahiti sur le quai des long-courriers. Elle est solidement fixée au
béton dans les premiers mètres et sous les surplombs. Elle est entièrement recouverte d’épi-
biotes. Elle est également abondante sur les récifs à Moorea et à Tahiti. L’espèce a été
signalée du Japon et des îles Fidji.
13. Pyura momus (Savigny, 1816) (pi. I)
Pyura papietensis Herdman, 1882 : 143, pl. 17 fig. 10-16. Port de Papeete, Expédition du « Chal¬
lenger ».
P. momus, qui vit aussi dans les lagons de Tahiti et de Moorea, est une espèce cosmo¬
polite que l’on rencontre dans toutes les régions tropicales du globe. Cette espèce affec¬
tionne tout particulièrement les installations portuaires, les mangroves et tous les substrats
artificiels.
14. Microcosmus exasperatus Heller, 1877
M. exasperatus est également une espèce à très large répartition, affectionnant les ins¬
tallations portuaires. Nous n’en avons trouvé que dans le port de Papeete sous le quai des
porte-containers où il se confond, par sa couverture d’épibiotes, avec P. sacciformis. Dans
le Pacifique central, l’espèce est connue des îles Palau et Truk et de Nouvelle-Calédonie.
Conclusion
L’isolement par rapport aux continents est probablement pour beaucoup dans l’aspect
cosmopolite extrêmement accentué de la faune des Ascidies du port de Papeete (tabl. II).
Dix espèces sur quatorze sont communes à Papeete et aux ports de Guadeloupe. Les quatre
espèces qui ne sont pas communes ont toutes une répartition vaste et ne sont connues que
dans l’océan Pacifique. Seules deux d’entre elles, Botrylloides tyreum et Pyura sacciformis,
sont bien implantées dans les lagons de Tahiti et de Moorea. Pour les deux autres l’une,
Polycarpa maculata, semble très rare, et l’autre, Symplegma Oceania, n’est connue que des
bassins à crevettes de Vairao.
Le seul port du Pacifique avec lequel nous pouvons tenter une comparaison est celui de
Hong Kong. Trois espèces seulement sont communes sur les onze qui y sont connues. Styela
plicata et Pyura vittata vivent aussi en Guadeloupe et Botryllus schlosseri, Ciona intestinalis
et Styela clava indiquent une affinité de la faune du port de Hong Kong avec les ports
japonais ou européens.
Parmi la liste des espèces vivant dans les ports de Guadeloupe, certaines vivent seule¬
ment dans les ports, d’autres font partie de la faune littorale locale ; 60 °7o de la totalité de
ces espèces ont une large répartition. En comparaison, parmi les espèces vivant en milieu
— 493 —
naturel sur le littoral, 40 % seulement sont cosmopolites. Pour le port de Papeete, la totalité
des espèces, soit 100%, ont une très large répartition.
Il est à peu près certain que la plus grande partie, sinon la totalité, des quatorze
espèces vivant dans le port de Papeete ont été importées. C’est certain pour les espèces qui
ne vivent que dans le port ou qui ne sont pas connues du Pacifique central comme Didem-
num perlucidum, Polyclinum constellatum, Perophora viridis, Botrylloides nigrum, Micro-
cosmus exasperatus. C’est tout à fait probable pour les espèces qui vivent dans les lagons de
Tahiti et Moorea et qui n’existent pas dans les atolls tels que Tikehau : Ascidia sydneiensis,
Polycarpa maculata, Styela canopus, Pyura sacciformis et Pyura momus, bien que les deux
dernières espèces soient connues de Tahiti depuis une centaine d’années. Ces espèces
auraient largement eu le temps de s’implanter dans l’archipel. Botrylloides tyreum ne vit pas
à Tikehau mais est connue de nombreuses stations du Pacifique central et peut être considé¬
rée comme autochtone.
Symplegma Oceania , qui ne vit pas dans les lagons de Tahiti et de Moorea, est connue
à Tikehau. Il s’agit certainement d’une importation par les bateaux.
Enfin, Lissoclinum fragile et Diplosoma listerianum, espèces hermaphrodites et incuba-
trices très tolérantes au point de vue des conditions de milieu, semblent posséder de très
grandes aptitudes à se faire transporter.
Tableau II. — Répartition des Ascidies du port de Papeete et des ports tropicaux.
Espèces
Port de
Papeete
Bassin
d’aqua¬
culture
Lagon
Tahiti
Moorea
Atoll de
Tikehau
Port de
Hong Kong’
Ports de
‘Guadeloupe
Didemnum perlucidum
+
+
Diplosoma listerianum
+
+
+
+
+
Lissoclinum fragile
+
+
+
+
Polyclinum constellatum
+
+
+
Perophora viridis
+
+
Ascidia sydneiensis
+
+
+
+
Botrylloides nigrum
+
+
Botrylloides tyreum
+
+
Symplegma Oceania
+
+
+
Polycarpa maculata
+
+
Styela canopus
+
+
+
+
Pyura sacciformis
+
+
Pyura momus
+
+
+
+
Microcosmus exasperatus
+
+
* Liste complémentaire du port de Hong Kong : 1) d’après Morton & Morton (1973) : Eudistoma sp.,
Botryllus schlosseri (Europe), Botrylloides perspicuum (locale), Ciona intestinale (Europe), Styela plicata (pantro-
picale), S. clava (Pacifique nord) ; 2) d’après Kott & Goodbody (1980) (Tolo Harbour) : Ascidia longistriata
(Japon), Pyura vittata (pantropicale).
— 494 —
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Actinies de la mer Égée :
méthodes d’identification, zoogéographie
par Dominique Doumenc, Charles Chintiroglou et Ath. Koukouras 1
Résumé. — Quinze espèces d’actiniaires du nord de la mer Égée récoltées entre 0 et 480 m sont
étudiées. Les méthodes d’identification utilisées sont basées sur des fichiers micro-informatiques. Neuf
espèces sont nouvelles en Méditerranée orientale. La distribution zoogéographique des espèces est don¬
née entre le golfe de Kavala et celui d’Athènes.
Abstract. — A total of fifteen actinians species collected from the Egean Sea (0-480 m) are stud¬
ied. Nine species are reported for the first time from the oriental mediterranean waters. Microcom-
puterised methods are used for generic identification keys construction.
D. A. Doumenc, Laboratoire de Biologie des Invertébrés marins et Malacologie, Muséum national d’Histoire
naturelle. ERA 957, CNRS, 57, rue Cuvier, 75005 Paris, France.
C. Chintiroglou et Ath. Koukouras, Laboratory of Zoology, University of Thessaloniki, Thessaloniki, Greece.
Introduction
Le nord de la mer Égée se situe à un carrefour hydrologique entre la mer Noire, la
Méditerranée orientale est et sud et la Méditerranée occidentale. Pérès et Picard (1958),
Laborel (1960), Jacquotte (1962), Kisseleva (1963, 1983), Makkaveeva (1963), Ledoyer
(1967, 1969), Vamvakas (1970), Kocatas (1978), Zarkanellas and Kattoulas (1982), Kou¬
kouras (1979), Koukouras et al. (1979), Bogdanos et Stasmadjis (1983), Diapoulis et
Bogdanos (1983) et Bianchi et Morri (1983) ont étudié essentiellement les biocœnoses de
substrats meubles et très partiellement celles de substrat dur. Après les campagnes océano¬
graphiques de « La Calypso » (1955-1964) et quelques travaux ponctuels sur les côtes de
Turquie, le Laboratoire de zoologie de l’Université de Thessalonique (Grèce) a organisé un
programme de recherches sur la faune benthique du nord de la mer Égée. Aussi des études
sur les Éponges (Saritas, 1972, 1973), les Anthozoaires (Carpine et Grasshoff, 1976 ;
Zibrowius, 1979), les Polychètes (Marinov, 1959 ; Pérès, 1959 ; Bellan, 1961, 1964 ;
Harmelin, 1969 ; Ergen, 1976 ; Fassari, 1982), les Mollusques (Kattoulas et al., 1973 ;
Nordsieck, 1977), les Crustacés (Holthuis, 1961 ; Jones, 1969 ; Myers, 1969 ; Geldiay et
al., 1970 ; Geldiay and Kokatas, 1972 ; Kattoulas et al., 1972 ; Koukouras, 1972 ; Kat¬
toulas et Koukouras, 1974, 1975), les Échinodermes (Totonese et Demir, 1960 ; Koukou¬
ras et Sinis, 1981), et les Ascidies (Uysal, 1976), ont déjà permis d’établir une banque de
données susceptible de servir à la connaissance des biocœnoses locales.
1. Avec la collaboration de C. Bernard, P. Lévi et J. Paretias.
— 498 —
Alors que la faune actiniologique de Méditerranée est connue en Adriatique (Pax et
Müller, 1962), en Méditerranée orientale (Pax, 1925 ; Pérès et Picard, 1958), en mer
Noire (Bacescu et al., 1971 ; Motas, 1977) et surtout en Méditerranée occidentale
(Schmidt, 1972), celle de la mer Égée n’a encore fait l’objet d’aucune étude. Notre travail
sur les Actiniaires porte sur plus de mille échantillons qui ont été récoltés sur trente-neuf
stations échelonnées entre le golfe de Kavala et le golfe d’Athènes. Ils se répartissent en
quinze espèces dont neuf sont nouvellement décrites en Méditerranée orientale. Les descrip¬
tions données représentent une première approche de la zoogéographie des Actinies de la
mer Égée ; elles serviront de support aux autres travaux plus quantitatifs concernant autant
la variabilité infraspécifique que l’écologie des espèces.
MATÉRIEL ET MÉTHODES
Les Actinies ont été récoltées soit directement en domaine littoral, soit par dragage, soit
en plongée (voir liste des stations). Elles ont été fixées au formol 7 % durant plusieurs
jours, puis à l’alcool 70° qui est leur liquide conservateur. La dissection a été effectuée
selon la méthode préconisée par Doumenc (1975). Pour les préparations histologiques, après
la déshydratation habituelle, les coupes (7 /un d’épaisseur) ont été colorées au trichrome de
Masson (Martoja, 1967). Les nématocystes ont été étudiés sur des squash non permanents
de tissus dilacérés dans de l’alcool 70° ou, lorsque les tissus étaient trop solides, dans du
permanganate de potassium à 2%. Les préparations ont été observées soit directement soit
après dilution dans de la glycérine. Les mesures ont été effectuées sur au moins cinquante
nématocystes de chaque type, dans les tentacules, la colonne, le pharynx, les filaments
mésentéroïdes et le cas échéant des aconties. Les données ont été traitées par les méthodes
statistiques habituelles (moyenne, écart-type). Il est à noter que ces valeurs statistiques por¬
tent sur la totalité des individus dont la biométrie est indiquée afin d’éliminer au maximum
le lien éventuel pouvant exister entre les dimensions de chaque individu et celles des néma¬
tocystes. C’est le seul moyen de définir les limites de la variabilité biométrique des néma¬
tocystes et de présenter cette biométrie comme un caractère spécifique et non plus indivi¬
duel. Également pour des raisons pratiques, les nématocystes ont été regroupés en catégories
qui ne posent pas de problèmes d’interprétation : les microbasiques p-mastigophores ont
une hampe bien marquée plus courte que la capsule, les microbasiques b-mastigophores
comprennent les b-rhabdoïdes (Schmidt, 1969), les basitriches et les microbasiques b-masti-
gophores (Carlgren, 1945), les atriches sont confondus avec les haplonèmes isorhizes
(Schmidt, 1969), les spirocystes. L’usage des clés de détermination étant destiné essentielle¬
ment à des non-spécialistes de la taxonomie des Actinies, les caractères spécifiques mal défi¬
nis ou trop variables et ouvrant les déterminations à des discussions de spécialistes ont été
ignorés et feront l’objet d’une note particulière. La synonymie des espèces figure dans les
monographies de Pax et Müller (1962), Schmidt (1972) et Manuel (1981). Les codes
d’inventaire signifient que les échantillons et lames histologiques ont été étudiés au Muséum
national d’Histoire naturelle de Paris (MNHN), et à l’Université de Thessalonique (TH).
— 499 —
LISTE DES STATIONS
(Fig. 1)
Sont indiqués successivement : le numéro de la station, le substrat, la profondeur (en mètres), la méthode de
récolte.
1 : dur, 0-2, plongée
20 : dur, 0-1, plongée
2 : dur, 0-6, plongée
21 : dur, 0-10, plongée
3 : dur, 0-1, plongée
22 : dur, 1-2, plongée
4 : dur et meuble, 0-19, plongée
23 : dur, 0-2, plongée
5 : dur, 0-4, plongée
24 : dur, 2-3, plongée
6 : dur et meuble, 0-8, plongée
25 : dur, 0-1, plongée
7 : dur et meuble, 0-4, plongée
26 : meuble, 25-105, dragage
8 : dur et meuble, 0-4, plongée
27 : dur et meuble, 0-3, plongée
8 bis : meuble, 28, dragage
28 : dur, 0-1, plongée
9 : meuble, 12-14,5, dragage
29 : dur, 0-1, plongée
9 bis : dur et meuble, 7, plongée
30 : dur, 0-1, plongée
10 : dur et meuble, 4-15, plongée
31 : dur, 1-2, plongée
11 : dur et meuble, 2-19, plongée
32 : meuble, 85-480, dragage
12 : dur, 0-1, plongée
33 : dur, 0-2, plongée
13 : dur, 0-8, plongée
34 : dur, 1-2, plongée
14 : meuble, 43-61, dragage
35 : meuble, 90-210, dragage
15 : meuble, 43-58, dragage
36 : dur, 0-1, plongée
16 : meuble, 67-76, dragage
37 : meuble, 140-350, dragage
17 : meuble, 32-68, dragage
38 : dur, 1-2, plongée
18 : meuble, 100-110, dragage
39 : meuble, 50-100, dragage
19 : meuble, 100-110, dragage
CLÉS DE DÉTERMINATION
L’utilisation des fichiers informatisés servant de base aux clés tabulaires génériques de
détermination est décrite dans Doumenc (1984). Ces clés tabulaires (tabl. I-IV) ont pour
objet la détermination rapide d’un genre à partir des caractères taxonomiques les plus acces¬
sibles à l’observateur. Seule, la dernière concernant l’anatomie et l’histologie (tabl. IV)
nécessite une dissection fine et des préparations histologiques.
La première clé générique de détermination « Clés primaires et nématocystes » (tabl. I)
reprend dans sa partie gauche les caractères considérés généralement dans la plupart des clés
dichotomiques (par exemple celle de Carlgren, 1949). Il s’agit de l’arrangement des tenta¬
cules (23) en cycles (C) ou en séries radiaires (R), de la position du sphincter périoral (45)
dans l’endoderme (EN) ou dans la mésoglée (M), de la forme du pied (34) en disque (D) ou
en physe (P), de la nature des mésentères (41) en macrocnèmes et microcnèmes (M), de la
présence d’aconties (57, N). Dans sa partie droite, la nature des nématocystes est indiquée
par un numéro, par exemple 1 et 3 correspondent aux nématocystes microbasiques b-masti-
gophores selon la nomenclature utilisée ici, 4 correspond aux nématocystes haplonèmes iso-
rhizes. Les organes de prélèvement sont indiqués : filaments mésentéroïdes (53), tentacules
(54), pharynx (55) et colonne (56).
Fig. 1. — Carte des prélèvements (la station 31 « port du Pirée » ne figure pas).
La deuxième clé de détermination (tabl. II) « Aspect extérieur de la colonne » prend en
compte les caractères les plus apparents concernant l’extérieur de l’Actinie : la forme du
pied (34) en disque (D), turgescent (T), en physe (P) ou en pseudophyse (PP), enserrant du
sédiment (SD), déformé par une symbiose (SY), ou par un support allongé (tube de poly-
chète) (TU) ; les divisions en régions morphologiquement bien différenciées en scapus et sca-
pulus (8, S) ; la présence d’un capitulum (6, C), d’acrorhages ou de pseudoacrorhages (15, A,
P), d’une fosse (9, F), d’une marge sillonnée ou non (7, M & S), de tenaculi (16, T) ; une
asymétrie caractéristique par rapport à l’axe longitudinal disque oral-pied (5, A) ; la pré¬
sence de vésicules pédonculées en bas, en haut, au milieu, sur toute la colonne (18, V &
BHMT) ; l’aspect cartilagineux (10, C), le nombre de lobes formés par la portion supérieure
de la colonne (11) ; la présence d’une cuticule (17, C) ; l’aspect général (4), (C, cylindre ; P,
pied plus grand que disque oral ; D, disque oral plus grand que pied ; O, oblong) ; la pré-
Tableau I. — Clés primaires et nématocystes.
Clés primaires : Nématocystes : 1) basitriches ; 2) mi-p-mastigophores ; 3) mi-b-mastigophores ; 4) atriches ; 5) holotriches ;
6) mi-amastigophores ; 7) ma-amastigophores ; 8) spirocystes.
Nom
Auteur
Tentacules
Sphincter
Pied
Micro¬
Acon-
Tenta¬
Filam.
Pha¬
Colonne
cnèmes
ties
cule
mésen.
rynx
1
2
23 :
45 :
34 :
41 :
57 :
54 :
53 :
55 :
56 :
C, R
EN, M
D, P
M
N
N
N
N
N
Condylactis
Duchassaing & Michelotti, 1866
C
_
D
_
0
28
12
12
12
Mesacmaea
Andres, 1883
C
—
D
—
0
18
12
12
12
Andresia
Stephenson, 1921
C
EN
D
—
0
18
12
12
12
Actinia
Browne, 1756
C
EN
D
—
0
1248
124
124
124
Anemonia
Risso, 1826
C
EN
D
—
0
1248
124
124
124
Bunodactis
Verrill, 1899
C
EN
D
—
0
128
12
12
12
Act inauge
Verrill, 1883
C
M
D
—
1
128
12
12
12
Adamsia
Forbes, 1840
C
M
D
—
1
128
12
12
12
Calliactis
Verrill, 1869
C
M
D
—
1
128
12
12
12
Hormathia
Gosse, 1851
C
M
D
—
1
18
12
12
1
Aiptasia
Gosse, 1858
C
M
D
—
12
128
12
12
12
Aiptasiogeton
Schmidt, 1972
C
M
D
—
12
128
12
12
12
Cereus
Oken, 1815
c
M
D
—
16
1268
126
126
126
Sagartiogeton
Carlgren, 1924
c
M
D
—
16
1268
126
126
126
Telmatactis
Gravier, 1918
c
M
D
M
16
1268
136
136
136
23 : C tentacules en cycles, R en séries radiaires ; 45 : EN sphincter endodermique, M mésogléen ; 34 : sole pédieuse en forme de disque (D), de
physe (P) ; 41 : M présence de macrocnèmes et de microcnèmes ; 57 : 0 absence d’acondes ; 57, 54, 53, 55, 56 : chaque chiffre représente un type de
nématocystes.
Tableau II. — Aspect extérieur de la colonne.
Nom
Pied
Sca-
Capi-
Acro. Fosse Marge Tena-
Asy- Vés.
Car-
Nbre
Cuti-
Aspect
Cinc-
Décor
pus
tul.
p-acr
sill.
culi
métr. péd.
tu.
lobes
cule
géné.
lides
de la colonne
1
34 :
8 :
6 :
15 :
9 :
1 :
16 :
5 : 18 :
10 :
11 :
17 :
4 :
14 :
12 :
D, T, P, PP
C&
SD, SY, TU
V &
C, D
BHMT NO, P, VE, V, N
& C
S
C
A, P
F
M & S
T
A BHMT
C
4- N
C
P, o
& R
& BHMT
Actinia
D —
_
_
A
F
_
_
_ _
_
_
_
C —
_
_ _
Aiptasia
D —
—
—
—
M
—
- -
—
—
—
C —
CMR
- -
Aiptasiogeton
D —
—
—
—
M
—
- -
—
—
—
C —
C
- -
Anemonia
D —
—
—
A
F
—
—
- -
—
—
—
c —
—
- -
Bunodactis
D —
—
—
P
—
—
—
- -
—
—
—
c —
—
VEHVET —
Condylactis
D —
—
—
—
M
—
- -
—
—
—
c —
—
VEH —
Calliactis
D SY
—
—
—
—
—
- -
—
—
C
c —
CB
— PT
Sagartiogeton
D —
—
—
—
M
T
- -
—
—
c
CP —
CH
- -
Andresia
DT —
—
—
F
M
—
- -
—
—
—
O —
—
- -
Cereus
D —
—
—
—
M
—
- -
—
—
—
C D
CT
VEHVET —
Adamsia
D SY C
—
—
—
—
—
A —
—
—
—
— P
CT
- -
Actinauge
D SD TU
S
—
—
MS
—
- -
—
—
c
C —
—
— NOT N012
Telmatactis
D —
S
—
—
—
—
- -
—
—
c
C —
—
- -
Hormathia
D TU SY
s
—
—
—
—
- -
—
—
c
C P
—
— NOH NOT
Mesacmaea
D DT
s
C
—
MS
—
- -
—
—
—
O —
—
- -
34 : Pied, D en forme de disque, T turgescent, P en forme de physe, PP en forme de pseudophyse, SD disque pouvant enserrer du sédiment, SY
déformé par une symbiose, TU disque déformé en tube, C cuticule ; 8 : S colonne divisible en scapus et scapulus ; 6 : C présence d’un capitulum ;
15 : A présence d’acrorhages, P présence de pseudo-acrorhages ; 9 : F présence d’une fosse autour du disque oral ; 7 : M présence d’une marge, S qui
peut être sillonnée ; 16 : T présence de tenaculi ; 5 : A colonne longitudinalement asymétrique ; 18 : V vésicules pédonculées sur la colonne, B en bas,
H en haut, M au milieu, T sur toute la colonne ; 10 : C aspect cartilagineux de la colonne ; 11 : nombre de lobes ; 17 : C présence d’une cuticule sur
la colonne ; 4 : aspect extérieur de la colonne : C en cylindre , D disque oral élargi, P pied élargi, O oblong ; 14 : C présence de cinclides : B en bas
de la colonne, H en haut, M au milieu, T sur toute la colonne, R alignées ; 12 : NO nodosités sur la colonne, P papilles, VE verrucae, V vésicules, N
némathybomes, B en bas de la colonne, H en haut de la colonne, M au milieu de la colonne, T sur toute la colonne.
Tableau III. — Aspect extérieur des tentacules.
Nom
Arran-
Nbre
Ep.
Marg.
M, P
Cycl.
Sph.
Auto.
Acro-
Tent./
Nod.
Pap. +
Tent.
Con-
gem.
ab.
tent.
Ion.
marg.
bas.
tent.
sph.
bras.
tent.
ném. /
long
chuta
ert.
tent.
tent.
court
1
23 :
21 :
20 :
25 :
24 :
30 :
26 :
27 :
28 :
33 :
29 :
31 :
19 :
32 :
C, R,
O, B
CR, E, BI
M, P
EA
M
M, P
->N
S
A
A
B
N
P
L, C
C
Adamsia
C
B
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
C
_
Ammonia
C
B
—
—
—
—
—
—
—
—
—
—
L
—
Calliactis
C
B
—
—
—
—
—
—
—
—
—
—
C
—
Cereus
C
B
—
M
—
—
—
—
—
—
—
—
C
—
Actinia
C
M
—
—»
—
—
—
—
—
—
—
—
L
—
Bunodactis
C
M
—
—
—
—
—
—
—
—
—
—
C
—
Condylactis
C
M
—
—
—
—
—
—
—
—
—
—
L
—
Hormathia
C
M
—
—
—
—
—
—
—
—
—
—
L
—
Telmatactis
C
M
—
—
—
—
—
—
—
—
—
—
C
—
Aiptasia
C
M
—
M
—
—
—
—
—
—
—
—
L
—
Aiptasiogeton
C
M
—
M
—
—
—
—
—
—
—
—
L
—
Sagartiogeton
C
M
—
M
—
—
—
—
—
—
—
—
L
—
A et inauge
C
M
EA
—
—
—
—
—
—
—
—
—
L
—
Andresia
C
P
—
—
M
—
—
—
—
—
—
—
L
—
Mesacmaea
CR
P
—
—
P
—
—
—
—
—
—
—
LC
—
23 : C en cycles, R en séries radiaires, CR certains sont disposés en cycles d’autres en séries radiaires, E radiaires endocoeliques, BI radiaires bi-
endo-exocœliques ; 21 : O pas de tentacule, B plus de 96 tentacules, M de 24 à 96 tentacules, P moins de 24 tentacules ; 20 : EA présence d’épaississe¬
ment sur la face aborale de chaque tentacule ; 25 : M présence d’une marge tentaculée ; 24 : M les tentacules des cycles les plus externes sont plus
courts que ceux des plus internes, P disposition inverse ; 30 : N nombre de cycles de tentacules disposés à l’extrême périphérie du disque oral (cycles
marginaux) ; 26 : S présence d’une sphincter annulaire à la base de chaque tentacule ; 27 : A autotomie des tentacules ; 28 : A présence d’acrosphères
sur chaque tentacule ; 33 : B tentacules portés par des bras ; ?9 : N tentacules avec des nodosités bien apparentes ; 31 : P tentacules avec des papilles
riches en nématocystes ; 19 : L tentacules longs, C courts, LC de taille variable ou moyenne ; 32 : C présence d’une conchula.
Tableau IV. — Anatomie et histologie.
Nom
Sphinc¬
A con-
Mic.
Més.
Musc.
Musc.
Muscles
Més.
Més.
Sph.
Musc. Asym.
Siph.
Gona¬
ter
ties
mac.
marg.
long.
rad.,
rétrac-
sur-
asym.
bipinné
ecto. par.
isolé
des
- + nbx
tent.
D. oral teurs
num.
col. bas.
phar.
1
45 :
35 :
41 :
38 :
48 :
49 :
50 :
42 :
43 :
46 :
Al : 51 :
44 :
39 :
EC, EN
E, EM
E, EM
D, C
A
M
A
M
M, P
M
M
& F, FF
-N
A
BI
EC & F, FF
I
A, J
Condylactis
_
_
_
_
E
E
DF
_
_
_
_ _
_
JA
Mesacmaea
—
—
—
—
E?
E?
DF
—
—
BI
— F?
—
A
And resia
EN
—
—
—
E
E
D
—
—
—
— —
—
JA
Bunodactis
EN
—
—
—
E EM
E EM
DFF
—
—
—
— — FF?
—
A
Actinia
EN
—
—
M
E
E
DF
—
—
—
— — F
—
A
Anemonia
EN
—
—
M
E
E
DF
—
—
—
— — F
—
A
Act inauge
M
A
—
—
E
E EM
DF
—
—
—
— —
—
J
Aiptasia
M
A
—
—
E
E?
DF
—
—
—
EC —
—
A
Calliactis
M
A
—
—
E
E EM
DF
—
—
—
— — FFF
—
J
Hormathia
M
A
—
—
E
E EM
DF
—
—
—
— —
—
J
Sagartiogeton
M
A
—
—
E
E
CFF
—
—
—
— — F
—
JA
Aiptasiogeton
M
A
—
M?
E
E
CDFF
—
—
—
EC —
—
A
Adamsia
M
A
—
P
E
E?
DF
—
—
—
— —
—
J
Cereus
M
A
—
P
E
E
DFF
—
—
—
— — F
—
A
Telmatactis
M
A
M
—
E
E
CFF
—
—
—
— —
—
JA
45 : EC sphincter périoral ectodermal, EN endodermal, M mésogléen ; 35 : A présence d’aconties ; 41 : M présence de macrocnèmes et de
microcnèmes ; 38 : M mésentères marginaux moins nombreux que mésentères basaux, P inverse ; 48 : E muscles longitudinaux des tentacules ectoder-
maux, EM ectodermaux mésogléens, M mésogléens ; 49 : E, EM, M, cf 48 pour les muscles radiaires du disque oral ; 50 : D muscles rétracteurs des
mésentères diffus, C circonscrits, F forts, FF très forts ; 42 : N nombre de mésentères non couplés ; 43 : A asymétrie des mésentères dans un même
couple ; 46 : B1 sphincter périoral en deux parties bien distinctes (bipinné) ; 47 : EC présence de muscles ectodermaux dans la colonne ; 51 : A asymé¬
trie du muscle pariéto-basilaire, F pariéto-basilaire fort, FF très fort, FFF variable ; 44 : 1 siphonoglyphe isolé du pharynx ; 39 : A gonades portées
par les mésentères les plus anciens (notamment les mésentères parfaits), J par les plus jeunes mésentères.
— 505 —
sence de cinclides disposées en bas, en haut, au milieu, sur toute la colonne (14, C &
BHMT), et celle de nodosités (12, NO), de papilles (12, P), de verrucae (12, Ve), de vésicules
(12, V), ou de némathybomes (12, N).
La troisième clé de détermination (tabl. III) « Aspect extérieur des tentacules » traite de
l’aspect du disque oral et plus spécialement des tentacules : disposition générale (23) en
cycles (C), en séries radiaires (R), endocœliques (E) ou bi-endo-exocœlique (BI) ; nombre de
tentacules (21), beaucoup (B), moyen (M), peu (P) ; présence à leur base d’un épaississe¬
ment aboral (20, E A) ; marge tentaculée (25, M) ; longueur relative des tentacules extérieurs
et intérieurs (24, M, P) ; présence et nombre de cycles marginaux (30) ; présence d’un
sphincter basal sur chaque tentacule (26, S) ; autotomie des tentacules (27, A) ; présence
d’acrosphères (28, A) ; tentacules sur bras (33, B) ; nodosités sur tentacules (29, N) ; papilles
regroupant des nématocystes sur tentacules (31, P) ; tentacules longs ou courts (19, L, C) ;
présence sur le disque oral d’une conchula (32, C).
La quatrième clé de détermination (tabl. IV) « Anatomie et histologie » nécessite pour
son utilisation au moins une dissection et dans la plupart des cas la réalisation de lames his¬
tologiques. Les caractères anatomiques ou histologiques considérés sont : la présence d’un
sphincter périoral (45), ectodermal (EC), endodermal (EN), mésogléen (M) ; d’aconties
(35, A); de macrocnèmes et microcnèmes (41, M); de mésentères plus (38, P) ou moins
(38, M) nombreux à la marge qu’à la base ; de muscles longitudinaux dans les tentacules
(48) et de muscles radiaires du disque oral (49), ectodermaux (E), ectomésogléens (EM),
ou mésogléens (M) ; de muscles rétracteurs des mésentères diffus, circonscrits, faibles, forts
(50, D, C, F, FF) ; de mésentères parfaits non accouplés surnuméraires (42) ; de couples de
mésentères asymétriques (43, A) ; d’un sphincter périoral bipinné (46, BI) ; de muscles ecto¬
dermaux dans la colonne (47, EC) ; de muscles pariéto-basilaires asymétriques, faibles ou
forts (51, A, F, FF) ; de siphonoglyphes isolés du pharynx (44,1) et de gonades (39) portées
par les plus jeunes (J) ou les plus anciens (A) mésentères.
DESCRIPTION DES ESPÈCES
Famille Haloclavidae Verrill, 1899
Tentacules disposés en cycles (23, C), peu nombreux (21, P). Sphincter périoral endoder¬
mal (45, EN). Mésentères non divisés en macro-microcnèmes (41,—). Sole pédieuse présente
mais pouvant avoir une forme sphérique (34, D). Présence d’un scapus et d’un scapulus
(8, S). Un seul siphonoglyphe.
Genre MESACMAEA Andres, 1883
Colonne en forme de poire typique divisée en un scapus et un scapulus bien marqués.
Sole pédieuse arrondie pouvant adhérer à un substrat. Sphincter endodermal très réduit.
Arrangement des tentacules caractéristiques : sept dans le premier cycle, vingt-neuf dans les
suivants.
— 506 —
Mesacmaea mitchellii (Gosse, 1853)
Scapus incrusté de sable. Marge sillonnée. Disque pédieux formant un disque bien mar¬
qué. Trente-six tentacules très allongés (19, L), le premier cycle en comprenant sept souvent
repliés sur le disque oral, le second cycle dix. Extrémité des tentacules recourbés en crochets
à l’état de contraction. Muscles rétracteurs des mésentères diffus et faibles (50, DF).
Inventaire. — Station 11:1 individu, MNHN 407.
Biométrie (en mm). — Diamètre du disque oral : 15. Hauteur de la colonne : 23. Lon¬
gueur des tentacules : moyenne 14.
Couleur. — Colonne et tentacule orangé très clair.
Cnidome (en jim)
Tentacules. — Microbasiques b-mastigophores : moyenne 19,74 ; écart-type 4,06 ;
valeurs extrêmes (10,28 — 30,86 x 2,2 — 3,3). Spirocystes : moyenne 23,38 ; écart-type
4,49 ; valeurs extrêmes (16,16 — 33,8 x 2,57 — 4,77).
Colonne. — Microbasiques b-mastigophores : moyenne 16,62 ; écart-type 2,01 ; valeurs
extrêmes (10,28 — 20,57 X 2,2 — 2,93).
Pharynx. — Microbasiques b-mastigophores : moyenne 25,44 ; écart-type 1,73 ; valeurs
extrêmes (21,31 — 27,92x 2,57 — 3,67).
Filaments mésentéroïdes. — Microbasiques p-mastigophores : moyenne 18,57 ; écart-
type 1,27 ; valeurs extrêmes (14,69 — 22,04 x 3,67 — 5,51) ; (hampes : moyenne 12,07 ;
écart-type 1,29). Microbasiques b-mastigophores : moyenne 25,98 ; écart-type 5,93 ; valeurs
extrêmes (13,96 — 37,48 X 2,2 — 3,67).
Remarque. — Espèce de la zone infralittorale nouvelle pour la Méditerranée orientale.
Famille Actiniidae Goldfuss, 1820
Tentacules disposés en cycles (23, C). Sphincter périoral endodermal (= compris dans
l’endoderme) quelquefois réduit, plus rarement absent (45, E—). Absence d’aconties
(35,—). Mésentères non divisés en macro-microcnèmes (41,—). Sole pédieuse formant un
disque adhérant à un substrat solide (34, D). Absence d’une division de la colonne en scapus
et scapulus (34, —).
Genre ACTINIA Linné, 1767
Colonne totalement lisse (12, —). Présence d’une marge bien différenciée en bourrelet
(7,M) et d’une fosse profonde (9, F) où est disposée une couronne d’acrorhages (15, A).
Tentacules longs (19, L), entièrement rétractiles dans la colonne. Muscles longitudinaux des
tentacules et muscles radiaires du disque oral ectodermaux (48, E ; 49, E). Mésentères moins
nombreux dans la portion pharyngienne de la colonne que dans sa portion basale (38, M).
— 507 —
Actinia equina (Linné, 1767)
Colonne cylindrique (4, C), sans différenciations ni taches pigmentées (12,—). Acro-
rhages volumineux dans une fosse profonde. Cent vingt-quatre tentacules disposés en six
cycles alternants (21, M). Sphincter périoral endodermal diffus mais fort. Muscles rétracteurs
des mésentères diffus et faibles (50, DF). Muscles basilaires très développés, endodermaux.
Viviparité (forme I, sensu Schmidt, 1972) ; oviparité (forme II, sensu Schmidt, 1972).
Inventaire. — Station 1 : 7 individus, TH 413. Station 2 : 1 individu, TH 414. Sta¬
tion 4 : 17 individus, TH 415. Station 5 : 12 individus, TH 416. Station 6 : 4 individus,
TH 417. Station 8 : 14 individus, MNHN 362 & 363. Station 11:1 individu, TH 418. Sta¬
tion 13 : 10 individus, MNHN 364. Station 20 : 1 individu, MNHN 382. Station 25 :
10 individus, TH 419. Station 27 : 10 individus, TH 420. Station 28 : 2 individus, TH 421.
Station 29 : 3 individus, TH 422.
Biométrie (en mm). — Diamètre du disque oral : moyenne 24 ; écart-type 7,3. Hauteur
de la colonne : moyenne 22 ; écart-type 4,8. Longueur des tentacules : moyenne 7 ; écart-
type 3,2.
Couleur. — Colonne et tentacules rouge-vert ou marron foncé. Acrorhages bleus.
Cnidome (en ^m)
Tentacules. — Microbasiques b-mastigophores : moyenne 18,94 ; écart-type 1,48 ;
valeurs extrêmes (13,96 — 20,57 x 2,2 — 2,93). Spirocystes : moyenne 19,32 ; écart-type
4,47 ; valeurs extrêmes (10,28 — 30,86 x 1,46 — 2,93).
Acrorhages. — Atriches (haplonèmes isorhizes) : moyenne 49,82 ; écart-type 5,03 ;
valeurs extrêmes (38,21 — 58,79 x 3,3 — 5,14). Spirocystes : moyenne 23 ; écart-type 3,4 ;
valeurs extrêmes (17 — 27,92 X 2,57 — 3,4).
Colonne. — Microbasiques b-mastigophores : moyenne 16,82 ; écart-type 2,15 ; valeurs
extrêmes (11,75 — 20,57 x 1,83 — 2,93).
Pharynx. — Microbasiques b-mastigophores : moyenne 21,96 ; écart-type 4,16 ; valeurs
extrêmes (13,22 — 27,92 x 2,2 — 3,3). Spirocystes : moyenne 17,4 ; écart-type 2,57 ;
valeurs extrêmes (10,28 — 23,51 x 1,46 — 2,93).
Filaments mésentéroïdes. — Microbasiques p-mastigophores : moyenne 20,56 ; écart-
type 4,01 ; valeurs extrêmes (10,28 — 26,45 x 3,3 — 5,51) ; (hampe : moyenne 13 ; écart-
type 1,12). Microbasiques b-mastigophores (1) : moyenne 14,67 ; écart-type 3,2 ; valeurs
extrêmes (11,75 — 17 X 1,46 — 2,2). Microbasiques b-mastigophores (2) : moyenne 27;
écart-type 2,4 ; valeurs extrêmes (21 — 27,92 x 2,4 — 4,41).
Remarques. — Espèce des zones médiolittorale et infralittorale très commune en mer
Égée. Il existe pour Actinia equina var. mediterranea une subdivision en formes I et II, fon¬
dée en partie sur le mode de reproduction oviparité-viviparité (Schmidt, 1972). Une grande
majorité des individus récoltés (plus de 80 %) serait, dans l’hypothèse de plusieurs sous-
espèces à'Actinia equina, de la forme I. Étant donné ce que nous savons du comportement
larvaire d’ Actinia equina (où, quelquefois, on remarque des individus mâles incubateurs), et
— 508
du caractère saisonnier des modes de reproduction, cette subdivision infraspécifique nous
paraît difficile à cerner et peu utile en regard du concept d’espèce chez les Actinies.
Genre BUNODACTIS Verrill, 1899
Colonne recouverte totalement ou dans sa plus grande partie de verrucae bien différen¬
ciées (12, VEH VET). Présence d’une couronne de pseudo-acrorhages à la périphérie du dis¬
que oral (15, P). Marge très peu développée, le plus souvent absente (7,—). Même nombre
de mésentères au niveau de la base et au niveau du disque oral (38, —). Muscles longitudi¬
naux des tentacules et muscles radiaires du disque oral ectodermaux à ectodermo-mésogléens
(48, E, EM ; 49, E EM). Sphincter endodermal circonscrit (45, EN).
Bunodactis verrucosa Pennant, 1777
Colonne cylindrique (4, C) comprenant vingt-quatre à quarante-huit rangées longitudi¬
nales de verrucae dont le nombre décroît de la région périorale à la sole pédieuse (12, VE).
Quarante-huit'tentacules plutôt courts (21, M ; 19, C). Sphincter périoral circonscrit souvent
peu développé. Muscles rétracteurs des mésentères diffus forts (50, DFF). Gonades portées
par les mésentères les plus anciens (39, A).
Inventaire. — Station 5 : 1 individu, MN1TN 391.
Biométrie (en mm). — Diamètre du disque oral : 9. Hauteur de la colonne : 6. Lon¬
gueur des tentacules : 2,7.
Couleur. — Colonne vert pâle, disque oral grisâtre, insertion des tentacules sur le
disque oral noire.
Cnidome (en /un)
Tentacules. — Microbasiques b-mastigophores : moyenne 18,55 ; écart-type 1,98 ;
valeurs extrêmes (10,28 — 20,94 x 2 — 3,2). Spirocystes : moyenne 18 ; écart-type 2,5 ;
valeurs extrêmes (13,5 — 27 x 2 — 3,2).
Colonne. — Microbasiques b-mastigophores : moyenne 14,59 ; écart-type 1,34 ; valeurs
extrêmes (10,28 — 16,16 x 2 — 3,2).
Pharynx. — Microbasiques b-mastigophores : moyenne 23,28 ; écart-type 1,26 ; valeurs
extrêmes (21,31 — 24,98 x 2,4 — 3,8).
Filaments mésentéroïdes. — Microbasiques p-mastigophores : moyenne 21,7 ; écart-type
2,1 ; valeurs extrêmes (18 — 27 X 3,4 — 5) ; (hampe : moyenne 17 ; écart-type 1,9). Micro¬
basiques b-mastigophores : moyenne 23; écart-type 4,2; valeurs extrêmes (11—40 x
2,1 - 5,3).
Remarque. — Espèce de la zone infralittorale nouvelle pour la Méditerranée orientale.
— 509 —
Genre ANEMONIA Risso, 1826
Colonne lisse (12, —), cylindrique, souvent plus large que haute (4, C). Présence d’une
couronne d’acrorhages à la périphérie du disque oral (15, A). Présence d’une fosse (9, F)
plus ou moins marquée. Tentacules longs (19, L), jamais recouverts par la marge, arrange¬
ment en cycles mais irréguliers.
Anemonia viridis (Forskal, 1775)
Base en disque mais peu adhérente au substrat (34, D). Disque oral large portant des
tentacules dont la longueur peut dépasser la hauteur de la colonne (19, L). Jusqu’à trois
cent quatre-vingt-deux tentacules irrégulièrement disposés, en relation avec un mode de
reproduction asexué par lacération longitudinale. Sphincter endodermal diffus mais bien
développé, situé sous la couronne d’acrorhages. Muscles longitudinaux des tentacules et
muscles radiaires du disque oral ectodermaux (48, E ; 49, E). Mésentères moins nombreux
dans la portion pharyngienne de la colonne que dans sa portion pédieuse (38, M). Muscles
rétracteurs des mésentères diffus et faibles (50, DF). Présence de gonades (?) sur les mésen¬
tères les plus anciens.
Inventaire. — Station 1 : 4 individus, TH 423. Station 2 : 8 individus, TH 424. Sta¬
tion 3 : 32 individus, TH 425. Station 4 : 796 individus, TH 426. Station 5 : 670 individus,
TH 427. Station 6 : 1 individu, TH 428. Station 7 : 23 individus, TH 429. Station 8 : 5 indi¬
vidus, TH 430. Station 9 : 23 individus, MNHN 366 & 367 & 368. Station 10 : 1 individu,
TH431. Station 11 : 7 individus, TH 432. Station 12 : 3 individus, TH 433. Station 13 :
10 individus, MNHN 365. Station 25 : 3 individus, TH 434. Station 27 : 5 individus,
TH 435. Station 30 : 10 individus, TH 436.
Biométrie (en mm). — Diamètre du disque oral : moyenne 37 ; écart-type 9,4. Hauteur
de la colonne : moyenne 15 ; écart-type 3,7. Longueur des tentacules : moyenne 14 ; écart-
type 7.
Couleur. — Dans le mélange fixateur la colonne et les tentacules sont brun clair. In
vivo, la colonne est marron foncé, les tentacules verts avec leur extrémité colorée en rose.
Cnidome (en /un)
Tentacules. — Microbasiques b-mastigophores : moyenne 31,07 ; écart-type 2,99 ;
valeurs extrêmes (16,16 — 36,75 x 2,57 — 4,41). Spirocystes : moyenne 27,40; écart-type
3,36 ; valeurs extrêmes (16,9 — 33,8 x 1,83 — 2,93).
Acrorhages. — Microbasiques b-mastigophores (1) : moyenne 9 ; rares. Microbasiques
b-mastigophores (2) : moyenne 17,15; écart-type 1,95; valeurs extrêmes (14 — 23,51 X
1,46 — 2,93). Atriches (haplonèmes isorhizes) : moyenne 40,92 ; écart-type 2,72 ; valeurs
extrêmes (33,8 — 45,77 X 2,93 — 5,14).
Colonne. — Microbasiques b-mastigophores : moyenne 16,77 ; écart-type 2,71 ; valeurs
extrêmes (13,22 — 23,51 x 1,46 — 2,93). Spirocystes : moyenne 22,4; écart-type 1,61;
valeurs extrêmes (14,69 — 29,39 x 2,2 — 2,93). Atriches (haplonèmes isorhizes) : moyenne
25,13 ; écart-type 3,51 ; valeurs extrêmes (16,16 — 32,33 x 1,46 — 2,57).
— 510 —
Pharynx. — Microbasiques b-mastigophores : moyenne 30,18 ; écart-type 2,49 ; valeurs
extrêmes (22,04 — 34,54 x 2,2 — 4,41). Spirocystes : moyenne 28,16; écart-type 3,65;
valeurs extrêmes (22,04 — 32,33 x 2,93 — 3,3).
Filaments mésentéroïdes. — Microbasiques p-mastigophores (1) : moyenne 12 ; écart-
type 2,2 ; valeurs extrêmes (9,55 — 14,8 x 1,46 — 2,5) ; (hampe : moyenne 12 ; écart-type
1,9). Microbasiques p-mastigophores (2) : moyenne 22,07 ; écart-type 1,5 ; valeurs extrêmes
(19,84 — 30,86 x 2,93 — 4,77) ; (hampe : moyenne 15,24 ; écart-type 1,19). Microbasiques
b-mastigophores (1) : moyenne 20,16 ; écart-type 1,24 ; valeurs extrêmes (10,28 — 22,04 x
1,46 — 4,41). Microbasiques b-mastigophores (2) : moyenne 32; écart-type 3,1 ; valeurs
extrêmes (28 — 42,62 x 4,04 — 5,51).
Remarque. — Espèce de la zone infralittorale très commune en Méditerranée.
Genre CONDYLACTIS Duchassaing & Michelotti, 1866
Colonne totalement lisse ou comprenant des verrucae situées dans son premier tiers
supérieur (12, — VEH). Marge bien marquée (7, M). Tentacules longs (19, L). Même nom¬
bre de mésentères au niveau de la base et au niveau du disque oral (38, —). Muscles longi¬
tudinaux des tentacules et muscles radiaires du disque oral ectodermaux (48, E ; 49, E).
Muscles rétracteurs des mésentères diffus (50, D).
Condylactis aurantiaca (Delle Chiaje, 1825)
Présence de verrucae rangées dans le tiers supérieur de la colonne (12, VEH). Quatre-
vingt-seize tentacules disposés en cinq cycles (21, M). Sphincter périoral diffus, faible, diffi¬
cile à observer mais présent (45, EN). Muscles rétracteurs des mésentères diffus et forts
(50, DFF). Muscles pariéto-basilaires symétriques et forts (51, — FF). Muscles basilaires bien
développés. Gonades portées par tous les mésentères sauf les directeurs (39, JA).
Inventaire. — Station 4 : 4 individus, TH 437. Station 5 : 3 individus, TH 438. Sta¬
tion 6 : 6 individus, TH 439. Station 7 : 2 individus, TH 440. Station 8 : 2 individus,
TH 441. Station 10 : 1 individu, TH 442. Station 13 : 9 individus, MNHN 376 & 378. Sta¬
tion 27 : 3 individus, MNHN 375 & 402.
Biométrie (en mm). — Diamètre du disque oral : moyenne 45 ; écart-type 4,9 (juvé¬
niles : 4). Hauteur de la colonne : moyenne 43 ; écart-type 6,2 (juvéniles : 3). Longueur des
tentacules : moyenne 19 ; écart-type 5,74.
Couleur. — Dans le mélange fixateur la colonne et les tentacules sont orangé clair. In
vivo, l’orangé est plus soutenu. Les verrucae sont blanches.
Cnidome (en /im)
Tentacules. — Microbasiques b-mastigophores (1) : moyenne 21,91 ; écart-type 1,57 ;
valeurs extrêmes (18,37 — 24,98 X 1,83 — 2,93). Microbasiques b-mastigophores (2) :
moyenne 13,5 ; rares. Spirocystes : moyenne 23,33 ; écart-type 4,78 ; valeurs extrêmes
(13,22 — 32,33 x 1,83 — 3,3).
— 511 —
Colonne. — Microbasiques b-mastigophores : moyenne 14,54 ; écart-type 1,27 ; valeurs
extrêmes (11,75 — 16,9 x 1,46 — 2,93).
Pharynx. — Microbasiques b-mastigophores : moyenne 23,49 ; écart-type 1,48 ; valeurs
extrêmes (19,1 - 26,45 x 2,57 — 3,67).
Filaments mésentéroïdes. — Microbasiques p-mastigophores (1) : moyenne 23,25 ;
écart-type 1,57; valeurs extrêmes (19,84 — 32,33 x 2,2 — 5,87); (hampe : moyenne
15,58 ; écart-type 1,27). Microbasiques p-mastigophores (2) : moyenne 14 ; (hampe :
moyenne 13) ; rares. Microbasiques b-mastigophores : moyenne 21,38 ; écart-type 2,89 ;
valeurs extrêmes (11,75 — 26,45 x 1,46 — 2,93).
Remarque. — Espèce très commune de la zone infralittorale, nouvelle pour la mer
Égée. Décrite par Pax (1925) sur les côtes de Palestine.
Famille Andresiidae Stephenson, 1922
Tentacules disposés en cycles (23, C). Sphincter périoral endodermal (45, EN). Disque
pédieux turgescent (34, DT). Aspect général de la colonne oblong (4,0). Absence de scapus
et de scapulus (8,—). Tentacules longs (19, L), les plus externes moins longs que les plus
internes (24, M). Muscles longitudinaux des tentacules et muscles radiaires du disque oral
endodermaux (48, E ; 49, E). Absence d’aconties (35, —).
Genre ANDRESIA Stephenson, 1921
Présence d’une marge (7, M) et d’une fosse (9, F) bien marquée autour du disque oral.
Sphincter endodermal circonscrit et peu développé. Muscles rétracteurs des mésentères diffus
(50, D). Vingt-quatre paires de mésentères disposés en trois cycles. Gonades sur tous les
cycles de mésentères (39, JA).
Andresia parthenopea (Andres, 1883)
(Fig. 2)
Colonne ayant un aspect tronconique. Quarante-huit tentacules disposés en quatre
cycles (21, P). Ceux des premiers cycles sont de très grande taille (19, L). Sphincter endoder¬
mal réduit mais circonscrit et réduit en anneau périoral. Muscles basilaires présents mais
peu développés.
Inventaire. — Station 8 : 1 individu, MNHN 373. Station 9 : 2 individus, MNHN
370. Station 10 : 2 individus, MNHN 369. Station 11:5 individus, MNHN 371.
Biométrie (en mm). — Diamètre du disque oral : moyenne 25 . Hauteur de la colonne :
moyenne 15. Longueur des tentacules : moyenne 24 ; écart-type 7.
Couleur. — Colonne orangé clair, tentacules translucides.
Fig. 2. — Andresia parthenopea (Andres, 1883). Échelle = 5 cm.
Cnidome (en /un)
Tentacules. — Microbasiques b-mastigophores : moyenne 50,70 ; écart-type 4,6 ;
valeurs extrêmes (38,21 — 58,79 x 2,93 — 4,04). Spirocystes : moyenne 30,30 ; écart-type
9,72 ; valeurs extrêmes (16,16 — 48,5 X 1,83 — 4,41).
Colonne. — Microbasiques b-mastigophores : moyenne 19,49 ; écart-type 1,72 ; valeurs
extrêmes (14,69 — 23,51 X 2,2 — 2,93).
Pharynx. — Microbasiques b-mastigophores : moyenne 30,36 ; écart-type 4,83 ; valeurs
extrêmes (11,75 — 34,54 X 2,2 - 4,41).
Filaments mésentéroïdes. — Microbasiques b-mastigophores : moyenne 20,57 ; écart-
type 2,07 ; valeurs extrêmes (19,1 — 22,04 x 5,8) ; rares. Microbasiques p-mastigophores :
moyenne 24,91 ; écart-type 2,3 ; valeurs extrêmes (17,64 — 33,07 x 2,4 — 4,90) ; (hampe :
moyenne 18,67 ; écart-type 1,89). Microbasiques b-mastigophores (1) : moyenne 25 ; écart-
type 7,61 ; valeurs extrêmes (13,96 — 36,01 X 1,46 — 3,67). Microbasiques b-mastigo¬
phores (2) : moyenne 54 ; écart-type 0,5 ; valeurs extrêmes (53 — 57 x 4,5 — 5,1) ; rares.
Remarque. — Espèce de la zone infralittorale nouvelle pour la Méditerranée orientale.
Famille Hormathiidae Carlgren, 1925
Tentacules disposés en cycles (23, C). Sphincter périoral mésogléen (45, M). Présence
d’aconties (35, A). Mésentères non divisibles en macro-microcnèmes (41,—). Absence de
cinclides (14, —). Aconties avec b-mastigophores (57,3).
— 513 —
Genre ACTINAUGE Verrill, 1883
Base en disque (rare), allongée transversalement, plus souvent entourant du sédiment
(lest) (34, SD TU). Présence d’un scapulus et d’un scapus portant des nodosités bien mar¬
quées et rangées, au nombre de douze, dans la portion périorale de la colonne (12, NOT
N012 ; 13, NOT). Tentacules avec épaississement aboral bien marqué (20, EA). Muscles lon¬
gitudinaux des tentacules et muscles radiaires du disque oral ectodermaux à tendance méso-
gléenne (48, E EM ; 49, E EM).
Actinauge richardi (Marion, 1882)
(Fig. 3)
Base entourant du sédiment (34, SD). Scapus recouvert de nodosités développées dans
la partie haute et dans la partie basse, recouvert d’une cuticule (17, C). Quatre-vingt-seize
tentacules longs en cinq cycles (19, L ; 21, M). Sphincter mésogléen fort, en coupe d’aspect
lamellé. Muscles rétracteurs des mésentères diffus peu développés (50, DF).
Inventaire. — Station 18 : 4 individus, MNHN 398 & 399 & 400. Station 32 : 1 indi¬
vidu, TH 443. Station 35 : 1 individu, TH 444.
Biométrie (en mm). — Diamètre du disque oral : moyenne 47,5. Hauteur de la
colonne : moyenne 55. Longueur des tentacules : moyenne 19 ; écart-type 2,7.
Couleur. — Scapus brun clair, scapulus et nodosités périorales blancs.
Cnidome (en n m)
Tentacules. — Microbasiques b-mastigophores (1) : moyenne 19,5 ; écart-type 0,7 ;
valeurs extrêmes (19,1 — 19,9 x 2,2 — 2,93) ; rares. Microbasiques b-mastigophores (2) :
moyenne 23,5 ; écart-type 1,15 ; valeurs extrêmes (22 — 25,35 X 2,2 — 2,93). Spirocystes :
moyenne 21,85 ; écart-type 3,29 ; valeurs extrêmes (16,16 — 30,86 X 2,2 — 4,41).
Colonne. — Microbasiques p-mastigophores (1) : moyenne 15,5 ; écart-type 1,3 ;
valeurs extrêmes (14 — 17 x 1,43 — 4,41) ; (hampes : moyenne 9 ; écart-type 0,9). Micro¬
basiques p-mastigophores (2) : moyenne 22,5 ; écart-type 2,1 ; valeurs extrêmes (20 — 23,51
x 1,43-4,41); (hampe : moyenne 19; écart-type 1,7). Microbasiques b-mastigophores :
moyenne 13,59 ; écart-type 2,56 ; valeurs extrêmes (8,82 — 17,64 x 1,46 — 2,93).
Pharynx. — Microbasiques p-mastigophores : moyenne 20,13 ; écart-type 2,05 ; valeurs
extrêmes (14,69 — 24,98 X 2,93 — 3,67); (hampe : moyenne 15,16; écart-type 1,85).
Microbasiques b-mastigophores (1) : moyenne 15 ; écart-type 1,2 ; valeurs extrêmes (14 —
16 x 1,46) ; rares. Microbasiques b-mastigophores (2) : moyenne 30,5 ; écart-type 3,1 ;
valeurs extrêmes (26 — 32,33 x 2,5 — 3,67).
Filaments mésentéroïdes. — Microbasiques p-mastigophores : moyenne 16,69 ; écart-
type 1,32; valeurs extrêmes (14,69 — 17,64 x 2,93); rares; (hampe). Microbasiques
b-mastigophores : moyenne 11,93; écart-type 2,3; valeurs extrêmes 8,82 — 20,57 x
1,46-2,2).
— 514
f if.. 3 . — Actinauge richardi (Marion, 1882). Échelle = 5,5 cm.
Aconties. — Microbasiques b-mastigophores : moyenne 28,9 ; écart-type 1,55 ; valeurs
extrêmes (24,98 — 32,33 X 2,57 — 3,3).
Remarque. — Espèce des zones circalittorales et bathyales, nouvelle pour la Méditerra¬
née orientale.
Genre HORMATHIA Gosse, 1851
Base en disque exclusivement, pouvant adhérer à des coquilles de mollusques (34, D).
Présence d’un scapus nu le plus souvent, mais ridé longitudinalement et transversalement, ce
qui peut donner grossièrement un aspect de nodosités, et d’un scapulus porteur de nodosités
bien développées (12, NOH NOT ; 13, NOT). Tentacules dépourvus d’épaississement abo-
raux (20, —). Muscles longitudinaux des tentacules ectodermaux et muscles radiaires du
disque oral ectodermaux mais pouvant dans certains cas avoir une tendance ectoméso-
gléenne (48, E ; 49, E EM).
— 515 —
Hormathia coronata (Gosse, 1858)
Base peu adhérente au substrat. Scapulus comportant des rangées (approximativement
12) de nodosités (13, NOH) ; scapus portant un périderme à aspect de cuticule (17, C). Ten¬
tacules longs (19, L), quatre-vingt-seize disposés en cinq cycles (21, M). Sphincter périoral
mésogléen circonscrit, à larges alvéoles concentrées au niveau du scapulus, plus réduites et
dispersées au niveau du scapus. Muscles rétracteurs des mésentères diffus, plutôt faibles
(50, DF).
Inventaire. — Station 19 : 1 individu, MNHN 381.
Biométrie (en mm). — Diamètre du disque oral : 20. Hauteur de la colonne : 30. Lon¬
gueur des tentacules : 5.
Couleur. — Scapus et scapulus blanc nacré.
Cnidome (en /un)
Tentacules. — Microbasiques b-mastigophores : moyenne 24,14 ; écart-type 1,54 ;
valeurs extrêmes (22,04 — 28,66 X 2,2 — 2,93). Spirocystes : moyenne 25,77 ; écart-type
6,72 ; valeurs extrêmes (14,69 — 38,21 X 2,2 — 4,41).
Colonne. — Microbasiques b-mastigophores : moyenne 16,05 ; écart-type 2,08 ; valeurs
extrêmes (8,82 — 20,57 x 1,46 — 2,93). Spirocystes : moyenne 24,03; écart-type 3,62;
valeurs extrêmes (16,16 — 29,39 x 2,93 — 5,87).
Pharynx. — Microbasiques b-mastigophores (1) : moyenne 16 ; écart-type 0,6 ; valeurs
extrêmes (14,69 — 18 x 2,2 — 2,93) ; rares. Microbasiques b-mastigophores (2) : moyenne
28 ; écart-type 2,6 ; valeurs extrêmes (24 — 30,86 X 2,2 — 2,93).
Filaments mésentéroïdes. — Microbasiques p-mastigophores : moyenne 24,43 ; écart-
type 1,07 ; valeurs extrêmes (22,04 — 26,45 x 2,93 — 4,77) ; (hampe : moyenne 19,49 ;
écart-type 0,83). Microbasiques b-mastigophores (1) : moyenne 15,23 ; écart-type 3,1 ;
valeurs extrêmes (11,02 — 23 x 1,46 — 2,93). Microbasiques b-mastigophores (2) :
moyenne 30 ; écart-type 0,5 ; valeurs extrêmes (29 — 31 x 1,46 — 2,93) ; rares.
Aconties. — Microbasiques b-mastigophores : moyenne 31,15 ; écart-type 0,99 ; valeurs
extrêmes (29,39 — 32,33 X 2,93).
Remarque. — Espèce de la zone circalittorale, nouvelle pour la Méditerranée orientale.
Genre CALLIACTIS Verrill, 1869
Base élargie formant un disque fortement adhésif, souvent fixé sur une coquille de mol¬
lusque habitée ou non par un pagure (34, D SY). Tentacules très nombreux (21, B). Absence
de scapus et scapulus (8,—). Présence de cinclides à la base de la colonne (14, CB).
Colonne recouverte de papilles très fines (12, P). Mésentères marginaux plus nombreux que
les proximaux (38, P). Six paires de mésentères parfaits, stériles (39, J).
— 516 —
Calliactis parasitica (Couch, 1842)
Cinclides situés sur des promontoires à la base de la colonne. Jusqu’à cinq cents tenta¬
cules courts (19, C). Aconties émises spontanément soit par les cinclides, soit par l’actino-
pharynx. Colonne épaisse. Sphincter mésogléen fort dont les alvéoles muscularisées sont
rangées en strates. Muscles rétracteurs des mésentères diffus et peu développés (50, DF).
Inventaire (Symbiose avec Pagurus alatus et Paguristes oculatus). — Station 4 :
1 individu, TH 445. Station 6 : 49 individus, TH 379 & 380. Station 7 : 26 individus,
TH 446. Station 8 : 5 individus, TH 447. Station 11 : 5 individus, TH 448. Station 14 :
85 individus, TH 449. Station 15 : 107 individus, TH 450. Station 16 : 24 individus, TH 451.
Station 17 : 35 individus, TH 452. Station 18 : 1 individu, TH 453. Station 26 : 1 individu,
TH 454. Station 27 : 5 individus, TH 455. Station 37 : 2 individus, TH 456.
Biométrie (en mm). — Diamètre du disque oral : moyenne 25. Hauteur de la colonne :
moyenne 39. Longueur des tentacules : moyenne 1,9 ; écart-type 0,4.
Couleur. — Colonne brun foncé, décorée de bandes longitudinales espacées blanc
ivoire. Tentacules et pharynx blanc ivoire.
Cnidome (en fim)
Tentacules. — Microbasiques b-mastigophores : moyenne 23,4 ; écart-type 4,07 ;
valeurs extrêmes (16,9 — 27,92 x 2 — 3,1). Spirocystes : moyenne 28 ; écart-type 5,5 ;
valeurs extrêmes (17,64 — 34 X 2,6 — 4,4).
Colonne. — Microbasiques b-mastigophores : moyenne 19,99 ; écart-type 1,9 ; valeurs
extrêmes (14,69 — 23,51 x 1,9 — 3,1). Spirocystes : moyenne 18,36 ; écart-type 3,72 ;
valeurs extrêmes (13,22 — 24,25 X 2,6 — 4,4).
Pharynx. — Microbasiques b-mastigophores : moyenne 27,18 ; écart-type 3,34 ; valeurs
extrêmes (22,04 — 32,33 x 2 — 3,1).
Filaments mésentéroïdes. — Microbasiques p-mastigophores : moyenne 24,7 ; écart-type
2,24 ; valeurs extrêmes (21 — 27 x 2,9 — 4,8) ; (hampes : moyenne 19 ; écart-type 1,7).
Microbasiques b-mastigophores : moyenne 12 ; écart-type 2,5 ; valeurs extrêmes (10 —
14 X 1,8 — 2,2).
Aconties. — Microbasiques b-mastigophores : moyenne 32 ; écart-type 2,8 ; valeurs
extrêmes (25 — 35,2 X 2,6 — 4,2).
Remarque. — Espèce des zones infralittorale, circalittorale et bathyale, très commune
en mer Égée.
Genre ADAMSIA Forbes, 1840
Base étendue à l’extrême, recouverte d’une cuticule (34, C) et modifiée de façon à
agrandir l’orifice d’une coquille de gastéropode comprenant un pagure (34, D SY). Colonne
sans scapus ni scapulus (8, S), sans marge (7, —) ni fosse (9, —), lisse (12, —) et comprenant
des cinclides réparties sur toute sa surface (14, CT). Absence de macrocnèmes et de microc-
— 517 —
nèmes (41,—). Mésentères marginaux plus nombreux que les mésentères proximaux (38, P).
Muscles longitudinaux des tentacules et muscles radiaires du disque oral ectodermaux
(48, E). Gonades portées exclusivement par les plus jeunes mésentères (39, J).
Adamsia palliata (Boahadsch, 1761)
Base divisée en deux lobes entourant l’orifice de la coquille qui la porte et fusionnant
au-dessus du pagure symbiotique de telle façon que le disque oral est situé sur la partie ven¬
trale du pagure. Tentacules très nombreux (21, B) et courts (19, C). Cinclides s’ouvrant sur
des petites protubérances disposées pour la plupart près de la jonction des lobes de la sole
pédieuse. Muscles rétracteurs des mésentères diffus et faibles (50, DF).
Inventaire (Symbiose avec Anapagurus laevis et Pagurus alatus). — Station 18 :
3 individus, MNHN 374 & 406 & 411. Station 21 : 1 individu, MNHN 412. Station 32 : 2
individus, TH 457. Station 35 : 10 individus, TH 458. Station 37 : 6 individus, TH 459.
Biométrie (en mm). — Diamètre du disque oral : moyenne 20. Hauteur de la colonne :
2,5. Longueur des tentacules : moyenne 1 ; écart-type 0,2.
Couleur. — Colonne rosée dans sa portion pharyngienne et blanc crème dans sa por¬
tion pédieuse. Tentacules blanc crème.
Cnidome (en /un)
Tentacules. — Microbasiques b-mastigophores : moyenne 17,2 ; écart-type 2,3 ; valeurs
extrêmes (14 — 21,7 X 1,8 — 2,1). Spirocystes : moyenne 24,8 ; écart-type 5,4 ; valeurs
extrêmes (14 — 28,9 x 1,9 — 4,2).
Colonne. — Microbasiques b-mastigophores : moyenne 15,3 ; écart-type 2,1 ; valeurs
extrêmes (12 — 19,1 X 2,1 — 3,4).
Pharynx. — Microbasiques p-mastigophores : moyenne 21,5 ; écart-type 3,2 ; valeurs
extrêmes (17 — 24 x 2,4 — 3,8) ; (hampes : moyenne 18,2 ; écart-type 2,4). Microbasiques
b-mastigophores : moyenne 19 ; écart-type 3,7 ; valeurs extrêmes (17 — 24 x 2 — 3).
Filaments mésentéroïdes. — Microbasiques p-mastigophores : moyenne 16,4 ; écart-type
1,5 ; valeurs extrêmes (13 — 18,4 x 2,8 — 4,7) ; (hampes : moyenne 12 ; écart-type 1,7).
Microbasiques b-mastigophores : moyenne 15 ; écart-type 2,4 ; valeurs extrêmes (12 — 17
x 1,9 — 2,8).
Aconties. — Microbasiques b-mastigophores : moyenne 31,2 ; écart-type 2,1 ; valeurs
extrêmes (24 — 33,2 x 2,9 — 4,7).
Remarque. — Espèce des zones infralittorale, circalittorale et bathyale, peu commune
en mer Égée. La dénomination Adamsia carciniopados introduite par Manuel (1981) n’est
pas valide au sens du Code of Zoological Nomenclature.
Famille Sagartiidae Gosse, 1858
Tentacules disposés en cycles (23, C). Sphincter périoral mésogléen (45, M). Muscles
longitudinaux des tentacules et muscles radiaires du disque oral ectodermaux (49, E). Pré-
— 518 —
sence d’aconties (35, A). Présence de cinclides (14, C). Colonne non divisible en scapus-
scapulus (8, —). Aconties avec nématocystes microbasiques p-mastigophores et microba¬
siques b-mastigophores (57, 123).
Genre CEREUS Oken, 1815
Corps cylindrique ou base plus large que le disque oral (4, CD). Cinclides disposées sur
toute la colonne (14, CT). Marge tentaculée (25, M). Présence de verrucae sur toute ou dans
la portion pharyngienne de la colonne (12, VEH VET). Tentacules courts (19, C). Muscles
rétracteurs des mésentères diffus et forts (50, DFF). Mésentères plus nombreux dans la por¬
tion orale de la colonne que dans la portion pédieuse (38, P). Seuls les mésentères les plus
anciens portent des gonades (39, A).
Cereus pedunculatus (Pennant, 1777)
Verrucae bien différenciées dans la portion périorale de la colonne (12, VEH). Disque
oral beaucoup plus développé, en extension, que la sole pédieuse (4, D). Présence d’un ten¬
tacule directeur plus développé que ceux du même cycle. Grand nombre de tentacules
(21, B) : jusqu’à neuf cycles successifs (plus de deux cents et jusqu’à sept cents tentacules).
Espèce vivipare.
Inventaire. — Station 7 : 4 individus, MNHN 342 & 327. Station 8 : 14 individus,
MNHN 341 & 410. Station 9 : 5 individus, MNHN 325 & 403. Station 10 : 4 individus,
TH 460. Station 11 : 29 individus, MNHN 358. Station 13 : 5 individus, TH 461. Sta¬
tion 24 : 2 individus, TH 462. Station 27 : 5 individus, TH 463.
Biométrie (en mm). — Diamètre du disque oral : moyenne 11,6 ; écart-type 3,7. Hau¬
teur de la colonne : moyenne 9 ; écart-type 1,4 (à l’exception d’un individu (MNHN 325)
qui atteint 50). Longueur des tentacules : moyenne 1,5 ; écart-type 0,45.
Couleur. — Scapus brun clair, scapulus brun clair ou vert foncé. Tentacules brun clair
ou vert foncé. Verrucae blanc ivoire.
Cnidome (en /itm)
Tentacules. — Microbasiques p-mastigophores : moyenne 22,73 ; écart-type 2,8 ;
valeurs extrêmes (11,75 — 27,19 x 2,57 — 5,51); (hampes : moyenne 17,8; écart-type,
3,7). Microbasiques b-mastigophores : moyenne 17,37 ; écart-type 2,07 ; valeurs extrêmes
(11,75 — 26,45 x 1,46 — 2,93). Spirocystes : moyenne 17,9; écart-type 3,72; valeurs
extrêmes (8,08 — 24,98 x 1,46 — 4,41).
Colonne. — Microbasiques p-mastigophores : moyenne 16,1 ; écart-type 2,63 ; valeurs
extrêmes (8,82 — 21,31 x 1,46 — 4,41); (hampes : moyenne 12,55; écart-type 2,83).
Microbasiques b-mastigophores : moyenne 11,60 ; écart-type 6,11 ; valeurs extrêmes (5,87 —
26,45 x 1,1 — 2,93).
Pharynx. - Microbasiques p-mastigophores : moyenne 18,2 ; écart-type 3,41 ; valeurs
extrêmes (11,02 — 26,45 x 1,46 — 5,87); (hampes : moyenne 15,7; écart-type 3,18).
— 519 —
Microbasiques b-mastigophores : moyenne 24,1 ; écart-type 2,57 ; valeurs extrêmes
(11,02 — 29,39 x 1,46 — 2,94).
Filaments mésentéroïdes. — Microbasiques p-mastigophores : moyenne 16,12 ; écart-
type 3,62; valeurs extrêmes (10,28 — 30,86 x 1,46 — 5,87); (hampes : moyenne 19;
écart-type 5,48). Microbasiques b-mastigophores (1) : moyenne 11,86 ; écart-type 2,5 ;
valeurs extrêmes (8,82 — 16 x 1,46 — 2,22). Microbasiques b-mastigophores (2) : moyenne
24.2 ; écart-type 2,7 ; valeurs extrêmes (19,1 — 29,39 x 2,22 — 3,3).
Aconties. — Microbasiques p-mastigophores (1) : moyenne 25 ; écart-type 1,5 ; valeurs
extrêmes (19 — 29,5 x 2,9 — 3,4) ; (hampes : moyenne 17 ; écart-type 1,2). Microbasiques
p-mastigophores (2) : moyenne 35,5 ; écart-type 2,7 ; valeurs extrêmes (35,2 — 54,38 x
3.2 — 5,87) ; (hampes : moyenne 35,7 ; écart-type 3,22). Microbasiques b-mastigophores (1) :
moyenne 12 ; écart-type 1,1 ; valeurs extrêmes (10,28 — 14 x 1,1) ; rares. Microbasiques b-
mastigophores (2) : moyenne 33,82 ; écart-type 3,24 ; valeurs extrêmes (26,45 — 44,83 x
2.2 — 3,67).
Remarque. — Espèce de la zone infralittorale, nouvelle pour la Méditerranée orientale,
très commune en mer Égée. Les remarques d’infraspécificité faites à propos d’Actinia
equina s’appliquent également au Cereus pedunculatus. Les races sexuelles introduites par
Rossi (1973) sont très délicates à interpréter ; la notion de viviparité (qui est dans ce cas une
larviparité) varie non seulement en fonction des individus mais également des périodes de
prélèvement.
Genre SAGARTIOGETON Carlgren, 1924
Corps cylindrique ou base plus large que le disque oral (4, CD). Cinclides disposées
dans la portion pharyngienne de la colonne (14, CH). Présence d’une marge tentaculée
(25, M). Présence de tenaculi très fins (ou petites papilles portant une cuticule) (16, T ;
17, C). Tentacules longs (19, L). Muscles rétracteurs des mésentères circonscrits, forts
(50, CFF). Gonades portées par tous les mésentères (39, JA).
Sagartiogeton undatus (Müller, 1788)
(Fig. 4)
Sole pédieuse très élargie (4, P) dont la portion périphérique (limbus) est régulière et ne
présente pas de reliquat de lacération pédieuse (ce qui la différencie de Sagartiogeton lacera-
tus). Colonne très peu élevée ayant à l’état contracté un aspect de disque caractéristique.
Insertion des mésentères apparente, formant des rayons concentriques sur le disque.
Inventaire. — Station 7 : 2 individus, MNHN 396 & 397. Station 9 : 1 individu,
TH 464. Station 15 : 1 individu, TH 465. Station 16 : 19 individus sur coquilles d’Achantho-
cardia, et Aporrhais, MNHN 360 & 361. Station 17 : 12 individus sur coquilles d’Achantho-
cardia, MNHN 320 & 359.
Biométrie (en mm). — Diamètre de la sole pédieuse (diamètre maximal du disque) :
moyenne 23,6 ; écart-type 0,34. Hauteur de la colonne : moyenne 1,2 ; écart-type 0,6. Lon¬
gueur des tentacules : moyenne 8 ; écart-type 6.
Fio. 4. — Sagartiogeton undatus (Müller, 1788). Échelle = 2,3 era.
Couleur. — Colonne blanc ivoire avec des rayons jaune pâle, marge et tentacules
jaune pâle.
Cnidome (en fim)
Tentacules. — Microbasiques p-mastigophores : moyenne 23,24 ; écart-type 2,5 ;
valeurs extrêmes (16,16 — 26,45 x 2,93 — 4,41); (hampes : moyenne 18,98; écart-type
1,92). Microbasiques b-mastigophores : moyenne 19,17 ; écart-type 2,33 ; valeurs extrêmes
(12,49 — 21,31 x 1,46 — 2,93). Spirocystes : moyenne 17,72; écart-type 3,13; valeurs
extrêmes (11,75 — 23,51 X 2,2 — 5,87).
Colonne. — Microbasiques p-mastigophores (1) : moyenne 17,33 ; écart-type 1,78 ;
valeurs extrêmes (13,22 — 20,57 x 1,46 — 3,5); (hampes : moyenne 13 ; écart-type 4,8).
Microbasiques p-mastigophores (2) : moyenne 43 ; écart-type 2,7 ; valeurs extrêmes
(41 — 45,56 x 2,8 — 5,14); (hampes : moyenne 37,9; écart-type 1,2); rares. Microba¬
siques b-mastigophores : moyenne 15 ; écart-type 3,4 ; valeurs extrêmes (14 — 17,64 x
2,2) ; rares.
Pharynx. — Microbasiques p-mastigophores : moyenne 18,26 ; écart-type 2,18 ; valeurs
extrêmes (18,26 — 22,04 x 2,93 — 4,41) ; (hampes : moyenne 13,01 ; écart-type 0,69) ;
rares. Microbasiques b-mastigophores : moyenne 22,68 ; écart-type 1,96 ; valeurs extrêmes
(16,16 — 25,72 X 2,2 — 4,41).
Filaments mésentéroïdes . — Microbasiques p-mastigophores : moyenne 14,22 ; écart-
type 3,84 ; valeurs extrêmes (10,65 — 24,98 X 2,93 — 4,41) ; (hampes : moyenne 10,43 ;
— 521 —
écart -type 1,89). Microbasiques b-mastigophores : moyenne 12,67 ; écart-type 0,7 ; valeurs
extrêmes (11,75 — 13,22 x 1,7 — 2,2) ; rares.
Aconties. — Microbasiques p-mastigophores : moyenne 51,51 ; écart-type 2,59 ; valeurs
extrêmes (47,03 — 55,85 x 5,87 — 6,61); (hampes : moyenne 41,91; écart-type 2,18).
Microbasiques b-mastigophores : moyenne 27,77 ; écart-type 1,44 ; valeurs extrêmes
(24,98 — 31,6 x 2,94).
Remarques. — Espèce de la zone infralittorale et circalittorale, nouvelle pour la Médi¬
terranée orientale, très commune en mer Égée. La présence dans le scapus de nématocystes
microbasiques p-mastigophores d’une longueur moyenne de 43 /un n’a pas été indiquée par
Schmidt (1972). Cette catégorie supplémentaire de microbasiques p-mastigophores (nous en
avons retrouvé ayant 17,33 /un de longueur, ce qui correspond à la catégorie indiquée par
cet auteur) peut être soit interprétée comme un caractère infraspécifique soit comme une
présence artéfactuelle (contact de la colonne avec une autre espèce). L’analogie biométrique
des autres nématocystes de la colonne et des autres organes avec l’échantillon étudié par
Schmidt (1972) nous permet d’assimiler sans hésitation les individus récoltés à l’espèce
Sagartiogeton undatus.
Famille Isophelliidae Stephenson, 1935
Tentacules disposés en cycles (23, C). Sphincter périoral mésogléen (45, M). Muscles
longitudinaux des tentacules et muscles radiaires du disque oral ectodermaux. Présence
d’aconties (35, A). Mésentères divisés en macro-microcnèmes (41, M). Absence de cinclides
(14,—). Aconties avec p-mastigophores et b-mastigophores (57,13).
Genre TELMATACTIS Gravier, 1918
Colonne comprenant un scapus et un scapulus (8, S). Scapus pourvu de tenaculi (16, T)
et d’une cuticule (17, C). Douze paires de mésentères parfaits et mésentères suivants tous
fertiles (39, JA).
Telmatactis forskalii (Ehrenberg, 1834)
Base adhérente (34, D). Colonne cylindrique (4, C). Scapus bien différencié. Scapulus
nu. Quatre-vingt-seize tentacules courts (21, M). Mésentères disposés en quatre cycles. Mus¬
cles réfracteurs du premier cycle de mésentères circonscrits et forts (50, CFF), réniformes
(aspect net de macrocnèmes (41, M)). Aconties (35, A) bien apparentes. Sphincter mésogléen
fort (45, M/, occupant toute l’épaisseur de la mésoglée dans la portion la plus haute de la
colonne (les alvéoles sont petites et très nombreuses).
Inventaire. — Station 1 : 4 individus, MNHN 408. Station 4 : 1 individu, MNHN
392. Station 5 : 2 individus, MNHN 329 & 390. Station 6 : 1 individu, MNHN 332. Sta-
tior 12 : 1 individu, MNHN 411. Station 21 : 15 individus, MNHN 383 & 385 & 386. Sta¬
tion 22 : 14 individus, MNHN 394. Station 28 : 1 individu, TH 466. Station 33 : 2 indivi¬
dus, TH 467. Station 34 : 6 individus, TH 468. Station 36 : 1 individu, TH 469. Station 38 :
2 individus, TH 470.
— 522 —
Biométrie (en mm). — Diamètre du disque oral : moyenne 7 ; écart-type 2,4. Hauteur
de la colonne : moyenne 6,5 ; écart-type 2,1. Longueur des tentacules : moyenne 8 ; écart-
type 4.
Couleur. — Scapus marron, brun foncé, orangé, extrémité des tenaculi blanche. Sca-
pulus blanc.
Cnidome (en /un)
Tentacules. — Microbasiques b-mastigophores (1) : moyenne 18,3 ; écart-type 5,4 ;
valeurs extrêmes (11,75 — 20,57 x 1,83 — 2,57). Microbasiques b-mastigophores (2) :
moyenne 24,5; écart-type 1,73; valeurs extrêmes (22 — 27,92 x 1,46 — 2,57). Spirocystes:
moyenne 17,14 ; écart-type 3,33 ; valeurs extrêmes (8,82 — 24,98 x 1,46 — 4,41).
Colonne. — Microbasiques b-mastigophores : moyenne 14,87 ; écart-type 0,92 ; valeurs
extrêmes (13,96 — 16,16 X 2,8) ; rares ; (hampes : moyenne 11,56 ; écart-type 2,9). Micro¬
basiques b-mastigophores : moyenne 15,67 ; écart-type 3,27 ; valeurs extrêmes (10,28 —
24,98 X 1,46 — 2,93).
Pharynx. — Microbasiques p-mastigophores : moyenne 23,08 ; écart-type 3,56 ; valeurs
extrêmes (18,37 — 35,28 x 3,3 — 6,24) ; peu fréquents ; (hampes : moyenne 15,21 ; écart-
type 5,26). Microbasiques b-mastigophores : moyenne 21,62 ; écart-type 8,2 ; valeurs
extrêmes (9,92 — 32,33 X 1,46 — 4,04). Spirocystes : moyenne 18; écart-type 3,27;
valeurs extrêmes (12,49 — 26,45 x 1,83 — 3,67).
Filaments mésentéroïdes. — Microbasiques p-mastigophores (1) : moyenne 19,65 ;
écart-type 1,86 ; valeurs extrêmes (8,82 — 28 x 1,46 — 5,14) ; (hampes : moyenne 11,52 ;
écart-type 3,22). Microbasiques p-mastigophores (2) : moyenne 42 ; écart-type 7,4 ; valeurs
extrêmes (34,1 — 47,3 X 3,9 — 5,85) ; (hampes : moyenne 37,8 ; écart-type 6). Microba¬
siques b-mastigophores : moyenne 18,19 ; écart-type 5,21 ; valeurs extrêmes (8,82 —
27,92 X 1,46 — 4,41).
Aconties. — Microbasiques p-mastigophores : moyenne 59,33 ; écart-type 4,31 ; valeurs
extrêmes (52,91 — 70,56 x 5,87 — 8,08); (hampes : moyenne 49,51 ; écart-type 4,19).
Microbasiques b-mastigophores : moyenne 45,99 ; écart-type 3,4 ; valeurs extrêmes (37,04 —
47,4 X 3 — 4,62).
Remarques. — Espèce de la zone infralittorale, commune en mer Méditerranée. Les
nématocystes b-mastigophores prélevés dans les aconties qui ont une longueur moyenne
double de celle donnée par Schmidt (1972) sont la seule différence significative entre
l’espèce décrite par cet auteur et la moyenne des valeurs que nous avons obtenue. Nous
attribuons cette différence à la difficulté de reconnaissance, chez les individus étudiés, des
nématocystes microbasiques b-mastigophores (confusion possible avec des microbasiques
p-mastigophores dont la moyenne est de 59,33 /un).
Famille Aiptasiidae Carlgren, 1924
Tentacules disposés en cycles (23, C). Sphincter périoral mésogléen (45, M). Muscles
longitudinaux des tentacules et muscles radiaires du disque oral ectodermaux (48, E ; 49, E).
Présence d’aconties (35, A). Musculature ectodermique longitudinale dans la colonne
— 523 —
(47, EC). Ni scapus, ni scapulus (8,—). Marge tentaculée (25, M). Cinclides situées au
milieu de la colonne, rangées ou non (14, CMR). Gonades présentes sur premiers mésentères
exclusivement (39, A). Aconties avec nématocystes microbasiques p-mastigophores et micro¬
basiques b-mastigophores (57,12).
Genre AIPTASIA Gosse, 1858
Tentacules lisses, sans papilles (31,—), longs (19, L). Présence de zooxanthelles dans
l’endoderme.
Aiptasia mutabilis (Gravenhorst, 1831)
Base adhérente de petite taille (34, D). Nombreuses papilles adhésives sur la portion
basse de la colonne (12, PB). Cinclides situés au milieu de la colonne (14, CMR). Tentacules
de tailles croissantes d’un cycle à l’autre, les tentacules les plus externes étant plus courts
que les plus internes (24, M). Sphincter périoral mésogléen (45, M) à tendance ectodermique
chez les plus jeunes individus.
Inventaire. — Station 4 : 15 individus, TH 471. Station 5 : 6 individus, MNHN 346.
Station 6 : 16 individus, MNHN 344 & 353. Station 7 : 2 individus, TH 472. Station 13 :
6 individus, MNHN 350. Station 27 : 4 individus, TH 473. Station 30 : 5 individus,
MNHN 386.
Biométrie (en mm). — Diamètre du disque oral : moyenne 19,4 ; écart-type 3,7. Hau¬
teur de la colonne : moyenne 11,55 ; écart-type 2,7. Longueur des tentacules : moyenne 9 ;
écart-type 3,9.
Couleur. — La colonne est blanc ivoire à brun clair, les tentacules sont vert foncé.
Lorsque la base est turgescente elle a souvent un aspect translucide.
Cnidome (en /im)
Tentacules. — Microbasiques p-mastigophores (1) : moyenne 30, écart-type 4,7 ;
valeurs extrêmes (17 — 38 x 2 — 6) ; (hampes : moyenne 26,17 ; écart-type 4,08). Micro¬
basiques p-mastigophores (2) : moyenne 84; écart-type 2,8 ; valeurs extrêmes (80 - 88,19
x 7,3 — 9,55) ; rares ; (hampes : moyenne 84,5 ; écart-type 3,88). Microbasiques b-masti¬
gophores : moyenne 25,6; écart-type 3,5; valeurs extrêmes (11,75 — 32,33 x 1,46 —
2,93). Spirocystes : moyenne 20,22 ; écart-type 4,51 ; valeurs extrêmes (11,02 x 29,39).
Colonne. — Microbasiques p-mastigophores (1) : moyenne 16,8 ; écart-type 2,35 ;
valeurs extrêmes (8,82 — 23 x 2,2 — 4,77) ; (hampes : moyenne 17 ; écart-type 2,8).
Microbasiques p-mastigophores (2) : moyenne 32,4 ; écart-type 1,16 ; valeurs extrêmes
(31 — 34,54 x 6,73 — 7,34) ; rares ; (hampes : moyenne 27 ; écart-type 2,27). Microba¬
siques b-mastigophores : moyenne 20,41 ; écart-type 4,40 ; valeurs extrêmes (7 — 31,6 x
1,46 — 4,41).
Pharynx. — Microbasiques p-mastigophores (1) : moyenne 33,5 ; écart-type 1,42 ;
valeurs extrêmes (29,39 — 39 x 2,2 — 5,14) ; (hampes : moyenne 30,16 ; écart-type 2,04).
Microbasiques p-mastigophores (2) : moyenne 47,3 ; écart-type 5,4 ; valeurs extrêmes
— 524 —
(42 — 48,8 x 4,22 — 5,16); rares; (hampes : moyenne 44; écart-type 3,27). Microba¬
siques b-mastigophores : moyenne 23,57 ; écart-type 7 ; valeurs extrêmes (10,28 — 33,8 x
1,46 — 3,67).
Filaments mésentéroïdes. — Microbasiques p-mastigophores (1) : moyenne 12 ; écart-
type 3,7 ; valeurs extrêmes (8,82 — 18 X 1,46 — 2,96) ; (hampes : moyenne 9,7 ; écart-type
3,55). Microbasiques p-mastigophores (2) : moyenne 35 ; écart-type 8,45 ; valeurs extrêmes
(23 — 46,3 x 3,46 — 5,87) ; (hampes : moyenne 32,70 ; écart-type 7,70).
Aconties. — Microbasiques p-mastigophores (1) : moyenne 11,02 ; écart-type 1,9 ;
valeurs extrêmes (10 — 12,1 x 1,83 — 2) ; rares ; (hampe : moyenne 9 ; écart-type 1,2).
Microbasiques p-mastigophores (2) : moyenne 81,15 ; écart-type 5,57 ; valeurs extrêmes
(69,08 — 94,07 x 7,34 — 9,55) ; (hampe : moyenne 87 ; écart-type 4,6). Microbasiques
b-mastigophores (1) : moyenne 11,6; écart-type 4,34; valeurs extrêmes (8,82 — 14 x
1,1 — 1,74) ; rares. Microbasiques b-mastigophores (2) : moyenne 29,67 ; écart-type 1,57 ;
valeurs extrêmes (26,45 — 33,8 x 2,06 — 2,93).
Remarque. — Espèce de la zone infralittorale, nouvelle pour la Méditerranée orientale,
commune en mer Égée.
Genre AIPTASIOGETON Schmidt, 1972
Colonne cylindrique (4, C). Tentacules lisses sans papilles (31,—), longs (19, L). Pré¬
sence ou absence de zooxanthelles dans les tentacules et la colonne. Muscles rétracteurs des
mésentères circonscrits à diffus (50, CD).
Aiptasiogeton pellucidus (Hollard, 1848)
Base adhérente de diamètre identique à celui de la colonne (34, D ; 4, C —). Quatre-
vingt-seize tentacules disposés en cinq cycles (21, M). Sphincter périoral mésogléen peu déve¬
loppé formant une bande étroite dans la mésoglée. Muscles rétracteurs des mésentères forts
(50, FF). Muscles pariéto-basilaires peu développés ou absents (51,—). Gonades portées uni¬
quement par les mésentères du deuxième cycle.
Inventaire. — Station 9 : 1 individu, MNHN 328.
Biométrie (en mm). — Diamètre du disque oral : 8. Hauteur de la colonne : 6. Lon¬
gueur des tentacules : 4.
Couleur. — Colonne transparente légèrement blanc nacré, tentacules translucides.
Cnidome (en /un)
Tentacules. — Microbasiques p-mastigophores : moyenne 22,27 ; écart-type 2,05 ;
valeurs extrêmes (17,64 — 26,45 x 2,93 — 4,41) ; (hampes : moyenne 18,49 ; écart-type
1,5). Microbasiques b-mastigophores : moyenne 16,86 ; écart-type 2,07 ; valeurs extrêmes
(11,02 — 19,1 x 1,83 — 2,93). Spirocystes : moyenne 17,3; écart-type 2,28; valeurs
extrêmes (11,02 — 22,4 x 2,2 — 4,41).
Colonne. — Microbasiques p-mastigophores : moyenne 17,67 ; écart-type 1,33 ; valeurs
extrêmes (13,22 — 19,1 X 2,2 — 3,67) ; (hampe : moyenne 14,03 ; écart-type 1,12). Micro-
— 525 —
basiques b-mastigophores : moyenne 13,15; écart-type 1,48; valeurs extrêmes (11,02 —
16,9 X 1,83 — 2,93).
Pharynx. — Microbasiques p-mastigophores : moyenne 22 ; écart-type 1,6 ; valeurs
extrêmes (18 - 23,51 x 2,2 - 2,93) ; (hampes : moyenne 20 ; écart-type 1,8). Microbasiques
b-mastigophores : moyenne 20,84; écart-type 1,32; valeurs extrêmes (17,64 — 23,51 x
2,2 — 2,93).
Filaments mésentéroïdes. — Microbasiques p-mastigophores : moyenne 13,07 ; écart-
type 2,67 ; valeurs extrêmes (10,28 — 16,16 x 1,46 — 3,67) ; (hampe : moyenne 8,81 ;
écart-type 3,15) ; rares. Microbasiques b-mastigophores : moyenne 11,95 ; écart-type 4,08 ;
valeurs extrêmes (7,34 — 18,37 x 0,73 — 2,93).
Aconties. — Microbasiques p-mastigophores : moyenne 53 ; écart-type 4,5 ; valeurs
extrêmes (48 — 66 x 4,7) ; (hampes : moyenne 47 ; écart-type 4,7). Microbasiques
b-mastigophores : moyenne 30,1 ; écart-type 3,48 ; valeurs extrêmes (24 — 35 x 1,7 —
2,8).
Remarque. — Espèce de la zone infralittorale, nouvelle pour la Méditerranée orientale.
DISCUSSION ET CONCLUSION
La connaissance relativement récente de la faune en mer Égée et celle trop fragmen¬
taire de la Méditerranée ne permettent pas encore de tirer des conclusions générales sur
l’origine géographique des anthozoaires qui y vivent. La plupart des auteurs soulignent
cependant pour la faune « en général » un appauvrissement des peuplements benthiques
dont la cause est encore inconnue (Pères et Picard, 1958 ; Laborel, 1980). Les Actinies
récoltées en mer Égée sont toutes littorales : onze proviennent de fonds de moins de 10 m et
quatre entre 100 et 480 m. Dans leur ensemble, elles ont une affinité taxonomique avec cel¬
les de la Méditerranée occidentale, elles-mêmes très proches des Actinies de l’océan Atlan¬
tique nord-est. Depuis 1800, cinquante-sept espèces regroupées en trente-sept genres ont été
dénombrées en Méditerranée. Dans une étude générale sur les Actinies méditerranéennes,
Schmidt, avec les synonymies et excluant de son inventaire toutes les Actinies abasilaires, a
ramené ce nombre à vingt-neuf espèces regroupées en vingt-trois genres. Nous en avons
retrouvé quatorze, ce qui, compte tenu de la densité et de la surface couverte par les prélè¬
vements, est significatif d’une bonne diversité des Actinies dans une portion quelque peu
isolée de la Méditerranée. La seule comparaison zoogéographique possible aujourd’hui est
avec la faune actiniologique de la mer Adriatique étudiée par Pax et Müller en 1962. Des
trente espèces décrites par ces auteurs, treize ont été retrouvées en mer Égée : Mesacmaea
mitchellii, Actinia equina, Bunodactis verrucosa, Anemonia viridis, Condylactis aurantiaca,
Hormathia coronata, Calliactis parasitica, Adamsia palliata, Cereus pedunculatus, Sagartio-
geton undatus, Telmatactis forskalii et Aiptasia mutabilis. Hormis quelques espèces de
nomenclature douteuse décrites par Pax et Müller en mer Adriatique, plusieurs espèces
significatives n’ont pas encore été récoltées en mer Égée : Anthopleura ballii, Aureliana
heterocera, Haliplanela luciae, Amphianthus dohrnii, Sagartia elegans, Phymanthus pulcher.
Trois espèces ( Andresia parthenopea, Aiptasiogeton pellucidus et Actinauge richardi) n’ont
pas été décrites en mer Adriatique ce qui, compte tenu de leur habitat dans l’Atlantique
— 526 —
nord-est et des caractéristiques hydrologiques de la mer Adriatique, est contradictoire avec
leur présence dans le bassin algéro-provençal et en mer Tyrrhénienne. La présence d’un con¬
tinuum faunistique, au moins pour les espèces littorales, est donc probable. Le seul cas
d’endémisme méditerranéen cité chez les Actinies est celui de Aiptasia diaphana rapporté
par Schmidt (1972). La découverte de cette espèce par Por (1978) dans le golfe d’Aqaba
permet de penser à une migration de la mer Méditerranée vers la mer Rouge. Cette hypo¬
thèse est confirmée par Carlgren (1949) qui cite cette Aiptasia diaphana dans le canal de
Suez. Nous ne l’avons pas retrouvée en mer Égée, mais cela peut être du à sa grande varia¬
bilité et à ses affinités avec Aiptasia mutabilis. La faune actiniologique de la mer Égée, par
ses caractéristiques taxonomiques, ne fait que confirmer le schéma général de colonisation
de la Méditerranée à la fin du Miocène. Elle est de type marocco-lusithanien et ne présente
pas de formes endémiques particulières.
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Six new species of Asterodiscides A. M. Clark
(Echinodermata, Asteroidea),
with a discussion of the origin
and distribution of the Asterodiscididae
and other ‘amphi-Pacific’ echinoderms
by F. W. E. Rowe
Abstract. — Six new species are described in the genus Asterodiscides A. M. Clark : three from
Madagascar and three from the tropical coasts of Australia. Sixteen nominal species are now
included in the genus. Two major groups of species can be separated on the basis of possession of
three or four superomarginal plates on each side of the arms. Within each of these groups of species,
smaller subgroups of the most closely related species can be recognised. The biogeographic distribu¬
tion of the genera and species is discussed. Despite the absence of asterodiscidid fossils, it is con¬
cluded that the family arose probably in the early Tertiary. It is considered likely that the family
arose in the central-west Pacific and became pan-Tethyan in distribution. Subsequent vicarient events
are evoked as a primary cause of present-day generic and specific distributions. ‘Amphi-Pacific’ dis¬
tributions of tropical echinoderms are discussed, with the conclusion that taxa occurring in the tropical
east Pacific represent relic Tethyan distributions. The origin of the family Asterodiscididae remains
obscure.
Résumé. — Six nouvelles espèces du genre Asterodiscides A. M. Clark sont décrites, trois prove¬
nant de Madagascar, les trois autres des côtes tropicales de l’Australie. Le genre comprend maintenant
seize espèces que l’on peut séparer en deux groupes en fonction du nombre, trois ou quatre, de
plaques branchiales supéromarginales. A l’intérieur de chacun de ces deux groupes d’espèces, des sous-
groupes d’espèces très voisines peuvent encore être reconnus. La distribution géographique du genre et
des espèces est discutée. Malgré l’absence de fossiles, l’hypothèse de l’apparition de la famille des
Asterodiscididae au début du Tertiaire, dans le Pacifique central-ouest, est formulée. Cette famille a
eu ensuite une large distribution dans la Téthys. Des phénomènes postérieurs de vicariance sont sans
doute la principale raison de la distribution actuelle du genre et des espèces. Les distributions des échi-
nodermes tropicaux dans le Pacifique sont discutées ; les taxons présents dans l’est-Pacifique tropical
sont considérés comme des vestiges de la Téthys. L’origine de la famille des Asterodiscididae reste
obscure.
F. W. E. Rowe, The Australian Museum, 6-8 College Street, Sydney, N.S.W., 2000, Australia.
Introduction
The family Asterodiscididae was described by Rowe (1977) to accommodate three
genera, Asterodiscides A. M. Clark, 1974 (nom. nov. for Asterodiscus Gray, 1847, preoccu¬
pied), Paulia Gray, 1840, and Amphiaster Verrill, 1871. Paulia and Amphiaster were con-
532 —
sidered to be monotypic (though P. galapagensis and Pauliella enigma Ludwig, cannot be
synonymous with P. horrida Gray, as DOderlein (1936) and Rowe (1977) have suggested
D. Blake, pers. comm, see p. 553). These two genera occur in relatively shallow water
(0-30 m) and are restricted in distribution to the eastern tropical Pacific. On the other
hand, the nine species and two subspecies included in Asterodiscides by Rowe in 1977
extend into deeper water (0-7792 m, usually 30-100 m). The genus is widespread in the
Indo-west Pacific region including temperate southern Australia and northern New Zealand
but is notably absent from the waters of Indonesia, Malaysia, Papua New Guinea and, with
the exception of its recent collection from New Caledonia (Jangoux, 1984), the islands of
the central-west Pacific.
During an overseas study tour, including a visit to the Muséum national d’Histoire
naturelle in Paris in 1981, I was invited to examine material of Asterodiscides collected
from the vicinity of Madagascar. It became apparent not only that three new species were
represented in the collection but also that new material of A. elegans belli Rowe could be
recognised and recorded from Madagascar for the first time. Through the courtesy of Dr.
A. Guille, this material was returned to the Australian Museum for formal description.
While this was being undertaken further material of Asterodiscides, which had been collect¬
ed along the coast of western Australia since 1977, was forwarded to me by Mrs. L. M.
Marsh (Western Australian Museum) and three specimens collected from the vicinity of
Townsville, Queensland, were sent by Mr. A. Birtles (James Cook University, Queensland).
Most recently Dr. Jangoux (Université Libre de Bruxelles) forwarded to me the specimen
collected from New Caledonia which he identified as A. helonotus (Jangoux, 1984). It was
apparent from this material that two new species from western Australia (one of these also
occurring in New Caledonia) and a third from Queensland were represented.
In this paper, therefore, six new species are described for the genus Asterodiscides, and
A. elegans belli is raised to specific rank. A tabular key to the species of Asterodiscides is
presented together with a map illustrating their distribution. A discussion is given of the
origin of the genus and its distribution. The distributions of other tropical ‘amphi-Pacific’
echinoderm genera and species are also discussed.
The following abbreviations are used for Institutions in which material is held :
AM = Australian Museum, Sydney, Australia.
MNHN = Muséum national d’Histoire naturelle, Paris, France.
PMBC = Phuket Marine Biological Centre, Phuket, Thailand.
QM = Queensland Museum, Brisbane, Australia.
WAM = Western Australian Museum, Perth, Australia.
Family Asterodiscididae Rowe, 1977
Key to the species of Asterodiscides A. M. Clark, 1974
1. Shape of body :
P — pentagonal, R/r = 1.1 — 1.5 ;
S — stellate, R/r = 1.5 — > 2.0.
2. Number of superomarginal plates.
— 533 —
3. Whether proximal superomarginals can be discerned from adjacent plates in large specimens
D — discernable ;
N — not discernable.
4. Shape of distalmost superomarginal plates :
L — elongate : vd > hd ;
O — ovate : v = hd ;
S — squarish to oblong.
5. Relative size of distalmost superomarginal to proximal superomarginal plates :
e — about equal ;
1 — much larger.
6. Convexity of distalmost superomarginal plates :
F — flat ;
M — moderately convex ;
C — very convex.
7. Number of inferomarginal plates underlying the distalmost superomarginal plates :
f — less than 6 ;
m — more than 6.
8. Whether inferomarginal plates can be discerned from adjacent plates in large specimens :
D — discernable ;
N — not discernable.
9. Shape of abactinal tubercles :
p — conical and/or very pointed ;
s — subspherical ;
1 — inverted cones ;
c — cylindrical.
9a. Horizontal diameter (mm) abactinal granules ( helonotus/soelae only) :
S = 1.1/3.0, juv/adult (helonotus) ;
I = 1.5/3.6, juv/adult (soelae).
10. Horizontal outline of abactinal tubercles :
R — rounded ;
A — angular.
11. Basal ring of granules associated with tubercles :
+ — present ;
-absent.
12. Interstitial granules :
p — present ;
a — absent.
13. Actinal tuberculation :
F — less than 10 subequal granules per actinal plate ;
M — more than 10 subequal granules per actinal plate ;
R — single (rarely 2-3) prominent, subspherical tubercle dominating the actinal plate ;
S — single, prominent, spatulate tubercle dominating the actinal plate.
14. Number of furrow spines per adambulacral plate.
15. Number of series of subambulacral spines.
16. Number of subambulacral spines per adambulacral plate in first series :
1 — one spine on each adambulacral plate ;
2 — two spines on each adambulacral plate.
— 534 —
17. Number of subambulacral spines per adambulacral plate in second series :
1 — one spine on each adambulacral plate ;
2 — two spines on each adambulacral plate.
18. Number of additional subambulacral spines per adambulacral plate (parentheses signify occasio¬
nally present).
19. Distribution :
A — Philippines (—? Nth China) ; B — Western — north eastern Indian Ocean ; C — Western
Australia and New Caledonia ; D — Queensland, Australia ; E — Madagascar, Indian Ocean ;
F — Philippines — Japan ; G — Southern Australia — Kermadec Is — northern New Zealand ;
H — Arabian Sea ; I — Hawaii ; J — Queensland — Norfolk and Kermadec Islands and
Japan ; K — Western Indian Ocean.
20. Depth range (m).
1
2
3
4
5
6
7
8
9
9a
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
elegans (Gray)
P
3
n
O
1
F
f
D
p/s
R
+
a
M
4-5
2(3)
2
1/2(1)
A
18-120
belli Rowe
P
?3
n
O
1
F/M
f
D
p/s
R
+
a
R
3-4(5)
2(3-4)
2
1
(D
B
20-250
macroplax Rowe
P
3
n
o
1
F
f
D
P
R
+
p
R
4-5
2(3)
1
1
(D
C
7-83
multispinus Rowe
P
?3
n
L
1
F
f
D
p/s
R
+
p
R
4(3-5)
3-4(6)
1
1
3-4
D
23-275
cherbonnieri Rowe
S
3
d
O
1
C
f
D
s
R
—
a
F
5
2
2
2
2
E
50-120
crosnieri Rowe
S
3
d
O
1
M
f
D
s
R
+
p
M
7
2
1/2
1
—
E
150
pinguiculus Rowe
S
?3
n
L
1
M
f
N
p/s
R
+
p
R
3-5
2(3)
1
1/2(1)
C
23-27
fourmanoiri Rowe
S
4
n
L
1
M
f
D/N s
R
+
p
R
5(6)
2
1
1
—
E
55-115
helonotus (Fisher)
S
4
n
S
1
F
m
D
i
s
R
+
p
S
3(4)
1-2
1
(D
—
F
18-81
soelae Rowe
s
4
d/n
1 s
1
F
m
D
i
1
A/R +
p
S(R)
3(4)
1(2)
1
(D
—
C
33-80
tessellatus Rowe
s
4
d
s
1
F
m
D
i
A
+
a
S
3
2
1
1
—
K
99
truncatus (Coleman)
s
4
d
o
1
C
f
D
c
R
—
a
R
3-4(5)
1
1
—
—
G
14-792
lacrimulus Rowe
s
4
d
L
1
F
f
D
p
R
+
p
F/M
5
2
2
1
—
H
75-175
tuberculosus (Fisher)
s
4
d
L
1
M
f
D
p/s
R
+
p
R
5-6
2 '
2
1
—
I
59-396
grayi Rowe
s
4
d
L
1
M
f
D
p/s
R
+
p
F
5-7
2
2
1
—
J
71-108
culcitulus Rowe
p
4
d
O
e
F
f
D
s
R
+
p
M
5-7
2
2
1
—
C
31-180
Asterodiscides belli Rowe
(Fig. 1 ; pi. I, A-C)
Asterodiscus elegans ; Bell, 1909 : 19 (part) ; Macnae and Kalk, 1969 : 129 ; James, 1969 : 52 ;
Clark and Rowe, 1971 : 34, 40, 53 (part) ; (non A. elegans Gray, 1847).
Asterodiscides elegans ; Clark, 1974 : 435 ; Clark and Courtman-Stock, 1976 : 67.
Asterodiscides elegans belli Rowe, 1977 : 199, Fig. 3A-D.
Material : Amirante Is, western Indian Ocean, 46 m ; 1 paratype, Stanley Gardiner Expedition
(AM, J9734). Madras, India ; 1 specimen, E. Thurston (AM, J9735). Laem Pan Wa, west coast
Thailand, 20-30, coarse sand, gravel and mud, 19.x.1978 ; 1 specimen, N. Anuwat and T. Pittiwong
(PMBC, E68). Passe nord Tulear, south-western Madagascar, 200-250 m ; 1 specimen, R. Plante
(1969) (MNHN, ECAS 876). South-west of lie Mitsio, northern Madagascar, 30 m, sand ; 1 speci¬
men, A. Crosnier (I960) (MNHN, ECAS 611). lie Mitsio, northern Madagascar, 60 m, sand ; 1 spe¬
cimen, A. Crosnier (MNHN, ECAS 607).
— 535 -
Fig. 1. — Distribution of family Asterodiscididae : Asterodiscides helonotus (A) ; A. soelae (B) ; A. tessellatus
(C) ; A. truncatus (D) ; A. grayi (E) ; A. tuberculosus (F) ; A. lacrimulus (G) ; A. fourmanoiri (H) ; A. culci-
tulus (I) ; A. belli (•) ; A. elegans (■) ; A. macroplax (f) ; A. multispinus ( ♦) ; A. pinguiculus (A) ; A.
cherbonnieri (y) ; A. crosnieri (o) ; Paulia horrida (p) ; Amphiaster insignis (a).
Diagnosis : Body more or less pentagonal, R/r = 1.1-1.4 ; abactinal tuberculation crowded, lar¬
ger tubercles with basal ring of granules, interstitial granules present ; 3 superomarginal plates, distal-
most tear-shaped, slightly convex, just contiguous above terminal plate, vd/hd = 1.76-1.96 ; proximal
superomarginals (? 2) not discernable even after denuding arm ; 3-4, rarely 5 furrow spines, subambu-
lacral spines in 2 series each adambulacral plate with a single inner and single outer spine (rarely a
3rd outer spine present on some plates) ; actinal plates with a single prominent, dome-shaped tubercle,
rarely 2-3, and if so either near the interradial margin or adjacent to the adambulacral plates ; pedicel-
lariae common.
Remarks
All specimens from Madagascar and the specimen from the west coast of Thailand (an
extension of range) compare very closely with the original description (Rowe, 1977). They
have been directly compared with one of the paratype specimens from Amirante Is (AM,
J9734) and a second specimen (AM, J9735) from Madras held in the Australian
Museum. Following the examination of this material I believe that belli can be clearly
distinguished from the closely related species elegans, macroplax and multispinus by a com¬
bination of body shape, and size of the distalmost superomarginal plates, actinal tubercula¬
tion, adambulacral armature, and geographic distribution. This close relationship would
also indicate that only two proximal superomarginal plates are likely to occur in belli.
However, this can only be confirmed when juvenile specimens, in which these plates are still
— 536 —
clearly discernable, are recovered. The relationship between belli, macroplax and multispi-
nus appears to be closer than between any of them and elegans.
A. belli is herein recognised as a species distinct from A. elegans.
Asterodiscides macroplax n. sp.
(Fig. 1 ; pi. II, D-F ; pi. Ill, A-D)
A. pinguiculus Rowe, 1977 : 204 (part).
Material : West side Goss Passage, south of Long Is, Wallabi Group, Houtman Abrolhos, west¬
ern Australia, 33-36 m, sand and rubble ; 3 specimens, L. Marsh and S. Slack-Smith, 17.iv.1978
(1 paratype, AM, J16334 ; holotype, WAM, 186-78 ; 1 specimen, WAM, 187-78). Goss Passage, off
Long Is, Wallabi Group, Houtman Abrolhos, western Australia, 35 m, sand and rubble ; 1 specimen
(paratype), S. Slack-Smith, 16.iv.1978 (AM, J16336). NW Rosemary Is, Dampier Archipelago
(20°04' S : 166°06' E), NW Australia, 63-62 m ; 1 specimen (paratype), S. Slack-Smith and L.
Marsh, 5.xii. 1979 (CSIRO, RV ‘Soela’) (AM, J14069). North of Malus Is, Dampier Archipelago
(19°45'S : 116°38'E-19°44'S : 116°40'E), NW Australia, 57-60 m, sponges, brittle-stars, crinoids
abundant ; 1 specimen (paratype), S. Slack-Smith and L. Marsh, 4.xii. 1979) (CSIRO, RV ‘Soela’)
(AM, J14111 ). East side Goss Passage, Wallabi Group, Houtman Abrolhos, western Australia, 30-
36 m, sand ; 1 specimen (paratype), C. Bryce, 6.iv.l978 (WAM, 188-78). Hommock Id, Zeewyck
Channel, Houtman Abrolhos, western Australia, 36-40 m ; 1 specimen (paratype), D. Heald, 10-
22.xi.1980 (WAM, 48-81). ENE Monte Bello Is (20°17' S : 116°01' E-20°18' S : 166°00' E), NW Aus¬
tralia, 60 m ; 1 specimen (paratype), S. Slack-Smith and L. Marsh, 2.xii. 1979 (CSIRO, RV ‘Soela’)
(WAM, 405-80). NE Monte Bello Is (19°55' S : 116°00' E-19°54' S : 116°02' E), NW Australia, 78-
76 m, many large sponges ; 2 specimens (paratypes), S. Slack-Smith and L. Marsh, 3.xii. 1979
(CSIRO, RV ‘Soela’) (WAM, 59-80). NW Australia (20°2L S : 115°52'E-20°2L S : 115°54'E);
2 specimens, B. Hutchinson, ll.v.1978 (CSIRO, RV ‘Courageous’) (WAM, 299-79). Goss Passage,
Wallabi Group, Houtman Abrolhos, western Australia ; 1 specimen, B. R. Wilson, 6.iv.l978 (WAM,
831-78). North of Enderby Is, Dampier Archipelago (19°50' S : 116°28' E-19°52' S : 116°27' E), NW
Australia, 67-70 m ; 1 specimen, S. Slack-Smith and L. Marsh, 4.XÜ.1979 (CSIRO, RV ‘Soela’).
(WAM, 355-80) NE Monte Bello Is (20°20'S : 115°38'E-20°19'S : 115°39' E), NW Australia,
52 m ; 1 specimen, S. Slack-Smith and L. Marsh, 5.xii. 1980 (CSIRO, RV ‘Soela’) (AM, J14083).
NW Dampier, NW Australia, 55-83 m ; 1 specimen, C. Ostle (WAM, 147-79). 56 miles NNW Dam¬
pier, NW Australia ; 1 specimen, C. Ostle, vi. 1978 (WAM 822-78). North of Enderby Is, Dampier
Archipelago (19°49' S : 116°30' E-19°51' S : 116°29' E), NW Australia, 65 m, with large sponges and
few bryozoa ; 1 specimen, L. Marsh and S. Slack-Smith, 4.xii. 1979 (CSIRO, RV ‘Soela’) (WAM,
407-80). 38 n miles NNE Port Walcott (19°59' S : 117°24' E-19°59' S : 117°22' E), NW Australia,
50 m, silty sand and large sponges ; 1 specimen, L. Marsh, 16.iv. 1982 (CSIRO, RV ‘Soela’) (WAM
447-82). 48 miles NW of Port Hedland (19°45.2' S : 117°58.1' E-19°45.6' S : 117°56.6' E), NW Aus¬
tralia, 50-54 m, shelley-sand ; 1 specimen, L. Marsh and M. Bezant, 6.x. 1982 (CSIRO, ‘Soela’)
(WAM, 1134-82). 57 n miles NW of Port Hedland. (19°34.2' S : 117°57.4'E-19°32.7'S :
117°58.0' E), NW Australia, 60-65 m, snad shell, rubble ; 1 specimen, L. Marsh and M. Bezant,
5.x.1982 (CSIRO, RV ‘Soela’) (WAM, 1132-82). 64 n miles NW of Port Hedland (19°30.4' S :
117°49.9'E-19°30.3'S : 117°46.2'E), NW Australia, 62 m, sand; 1 specimen, L. Marsh and
M. Bezant, 5.x. 1982 (CSIRO, RV ‘Soela’) (WAM, 1133-82). 40 n miles NW Rosemary Is, Dampier
Archipelago (19°55'S : 116°12.1' E-19°55' S ; 116°10.8'E), NW Australia, 66-67 m, shell, sand;
1 specimen, J. Marshall, 15.viii. 1982 (CSIRO, RV ‘Soela’) (WAM, 1128-82). 30 n miles NNW
Rosemary Is, Dampier Archipelago (20°01.2' S : 116°21.1 ' E-20°02.4' S ; 116° 19.6' E), NW Austra¬
lia, 54 m, shell-sand ; 1 specimen, L. Marsh and M. Bezant, 29.ix. 1982 (CSIRO, RV ‘Soela’)
(WAM 1129-82). NE Monte Bello Is. (19°54' S : 116°02' E-19°55' S : 116°00' E), NW Australia, 76-
— 537 —
78 m ; 1 specimen, S. Slack-Smith and L. Marsh, 3.xii. 1979 (CSIRO, RV ‘Soela’). Exmouth Gulf,
western Australia, 7-20 m ; 1 specimen (formerly identified as A. pinguiculus Rowe), J. Pennon,
‘Flinders’ (WAM, 361-76).
Diagnosis : Body pentagonal, sub-stellate in juvenile stage, R/r = 1.28 — 1.66 ; abactinal tuber-
culation spaced or crowded, larger tubercles with basal ring of granules or basal ring absent ; intersti¬
tial granules present ; 3 superomarginal plates, distalmost elongate, tear shaped, vd/hd = 1.7-2.7 ;
2 proximal superomarginals discernable in juveniles, not so in adults (R > 40 mm) ; 4-5 furrow
spines, subambulacral spines in 2 series, each adambulacral plate with a single inner and single outer
spine (rarely a 3rd outer spine present on some plates) ; actinal plates usually with single prominent
tubercle, rarely 2-3 and if so adjacent to adambulacral plates ; pedicellariae usually present.
Description
The holotype is more or less pentagonal, R = 70 mm, r = 54 mm, R/r = 1.3. The
abactinal tubercles are spaced, of three sizes and conical to bluntly pointed. The largest
tubercles measure vd = 2.4 mm, hd = 1.9 mm. A basal ring of granules around the
tubercles is absent but interstitial granules are scattered between the tubercles. The
cushion-shaped madreporite occurs about l/3r distance from the anus.
The proximal superomarginal plates are not discernable even after denuding the arm
but the distalmost plates are elongate, tear-shaped, vd = 8 mm, hd = 4 mm, vd/hd = 2.
These plates are flat, surrounded by a peripheral ring of small granules and each bears a
pointed tubercle at its abactinal apex. The pair of plates on each arm are separated abacti-
nally, either side of the terminal plate, by a single abactinal plate.
There are twelve inferomarginal plates. The proximal five plates can be distinguished
amongst the general tuberculation since these plates are larger than adjacent plates. Each
bears an enlarged tubercle on the abactinal edge with 3-7 subequal, but smaller, tubercles
on the rest of the plate and a ring of small, prismatic granules on the periphery.
Actinal plates usually bear one, but up to four enlarged tubercles, of which one is pro¬
minent. A ring of inequal, prismatic granules occurs on the periphery of each plate.
There are no interstitial granules between them. However, the prominent tubercles are well
spaced, one from the other, not crowded and touching (as is the case in A. belli). The row
of actinal plates adjacent to the furrow appears prominent because each plate bears a com¬
pact group of 3-4 tubercles which are more elongate than those on the rest of the actinal
surface.
There are c. 42 adambulacral plates, each bearing 4 furrow spines. The proximalmost
spine is smaller than the other three, which are longest and of similar size to each other.
There are usually 2 subambulacral spines forming a double series along the arm. The peri¬
phery of each plate bears prismatic granules. On the abradial edge of some plates one of
these granules (usually the central one of 3) may become spiniform, so that the plate
appears to have 3 subambulacral spines.
The oral plates bear 8 furrow spines and 5-6 actinal spines.
Pedicellariae occur sparsely on the actinal and abactinal surfaces.
There are nine paratypes which range in size from R = 24 mm, r = 14.5 mm, R/r =
1.65 (AM, J14111) to R = 81 mm, r = 58.5 mm, R/r = 1.4 (WAM, 188-78). In the two
smallest paratypes (R = 24 mm (AM, J14111); R = 31 mm (WAM, 59-80 (part)) the two
— 538 —
proximalmost superomarginals are discernable. At R = 37.5 mm (WAM, 59-80 (part))
these plates are barely discernable after denuding the arm. In these specimens the distal-
most superomarginals have a vd/hd ratio 1.7-1.86. In the smallest specimen only 9 infero-
marginal plates are present and the actinal plates can be clearly distinguished in chevrons of
plates. The chevrons are formed from 5 rows of plates in each interradial area. In the
largest paratype the granulation towards the tip of the arm becomes finer and rounded and
there is a distinct difference between the size of actinal and abactinal granulation at the
actino-abactinal margin of the animal. The vd/hd ratio of the distalmost superomarginal
plates of the larger paratypes increases to 2-2.2. In all other respects the paratypes con¬
form with the description of the holotype.
A further 15 specimens are referred to this species ranging in size from R = 30 mm,
r = 19.1 mm, R/r = 1.6 (WAM, 407-80) to R = 78.5 mm, r = 57, R/r = 1.4 (WAM,
831-78) (see table).
The life colour noted for the holotype (WAM, 186-78) is dark red.
The species is named for its elongate distalmost superomarginal plates.
Remarks
This species is clearly closely related to A. elegans, A. belli and A. multispinus but can
be distinguished quite readily by the shape and size of the distalmost superomarginal plate.
In addition the single enlarged tubercle on each actinal plate separates the species from ele¬
gans, while the number of subambulacrai spines separates the species from multispinus.
Perhaps the most interesting comparison can be made with the sympatric A. pinguicu-
lus. This latter species is based on a single, sub-stellate specimen from off Bernier Id, at
the entrance of Shark Bay, western Australia. Rowe (1977) related A. pinguiculus to
A. lacrimulus, A. grayi and A. tuberculosus. However, particularly in the form of the
abactinal and actinal tuberculation and arrangement of subambulacrai spines, this species
appears to bear a very close relationship with A. macroplax. This is apparent from reiden¬
tification now, as macroplax, of a second specimen named pinguiculus by Rowe in 1977,
from Exmouth Gulf, to the north of Shark Bay. Two features stand the holotype of pin¬
guiculus apart from macroplax in my opinion. A. pinguiculus is larger than any know spe¬
cimen of macroplax but is still sub-stellate (R/r = 1.6). In macroplax only juvenile forms
are sub-stellate (R/r = 1.6) the animal becoming more pentagonal as it grows. Secondly,
the size and shape of the distalmost superomarginal plate in pinguiculus differs from that
of the largest know specimen of macroplax (see table 1). In fact the vd/hd ratio of the
distalmost superomarginal in pinguiculus is similar to that of only the most juvenile macro¬
plax (vd/hd = 1.7). Neither can it be ascertained the number of proximal superomarginal
or any of the proximal inferomarginal plates in pinguiculus, so that until juvenile specimens
are collected from the vicinity of Bernier Id, the relationships of that species are difficult to
determine. Interestingly, McNamara (1982), in discussing the distribution of the irregular
echinoid Breynia desori Gray along the coast of western Australia, described adult speci¬
mens from Shark Bay as exhibiting paedomorphic characters. Normal populations also
occur in Shark Bay. McNamara was unable to explain this phenomenon. That A. pin¬
guiculus from Bernier Id, at the entrance of Shark Bay, shows characters which may be
interpreted as similar to those found in juvenile forms of macroplax, which is at localities
on either side of Shark Bay, but so far not from the name locality as A. pinguiculus, might
— 539 —
Table 1. — Size range of specimens and distalmost superomarginal plates of A. belli, A. macroplax,
A. multispinus, A. pinguiculus and A. elegans, examined in this paper.
Reg. No. Specimen Superomarginal Locality
(mm) (mm)
R r
R/r
vd
hd
vd/hd
A.
belli Rowe
NMNH, ECAS 876
60.0 50.0
1.2
8.8
5.0
1.76
Indian Ocean : Madagascar
AM, J9734 (paratype)
65.0 60.0
1.1
8.2
4.2
1.95
Amirante Ids.
NMNH, ECAS 607 and 611
73.0 60.0
1.2
9.6
5.0
1.96
Madagascar
PMBC, E68
81.5 68.3
1.2
11.8
6.0
1.96
Laem Pan Wa, W coast Thailand
AM, J9735
82.0 72.0
1.1
9.6
5.0
1.96
Madras, India
A. macroplax n. sp.
AM, J14111
24.0 14.5
1.6
3.9
2.3
1.70
Western Australia : Dampier Archipe¬
lago
WAM, 407-80
30.0 19.1
1.6
4.2
2.5
1.70
» »
WAM, 59-80 (paratype)
31.0 20.0
1.5
4.7
2.8
1.70
Monte Bello Ids
WAM, 1133-82
33.5 21.6
1.5
5.5
3.0
1.80
Port Hedland
WAM, 59-80 (paratype)
37.5 23.0
1.6
5.6
3.0
1.86
Monte Bello Ids
WAM, 822-78
39.0 30.0
1.3
6.1
3.2
1.90
Dampier Archipelago
WAM, 147-79
43.0 28.2
1.5
4.8
2.4
2.00
» »
WAM, 1132-82
44.0 31.0
1.4
6.4
2.9
2.20
Port Hedland
AM, J14083
46.0 31.0
1.4
6.4
2.5
2.60
Monte Bello Ids
WAM, 1128-82
48.6 33.8
1.4
6.8
2.6
2.60
Dampier Archipelago
WAM, 405-80 (paratype)
55.0 38.0
1.4
8.4
4.0
2.10
Monte Bello Ids
WAM, 1129-82
55.0 40.0
1.3
9.0
4.2
2.10
Dampier Archipelago
WAM, 355-80
60.0 43.0
1.4
8.0
4.0
2.00
» »
WAM, 299-79
60.0 43.5
1.4
6.9
3.1
2.20
NW Australia (20° S)
WAM, 361-76 (formerly A. pin¬
guiculus)
62.0 42.0
1.5
8.2
4.0
2.05
Exmouth Gulf
WAM, 1134-82
63.0 48.5
1.3
7.5
3.3
2.27
Port Hedland
Warn, 299-79
63.0 50.0
1.2
6.7
3.2
2.1
NW Australia (20° S)
WAM, 447-82
64.0 46.0
1.4
7.4
3.0
2.50
Port Walcott
AM, J16336 (paratype)
64.0 47.0
1.3
6.8
3.2
2.10
Houtman Abrolhos
AM, J14069 (paratype)
65.0 43.0
1.5
8.2
4.0
2.05
Dampier Archipelago
WAM, 187-78
67.0 48.0
1.4
7.4
3.5
2.10
Houtman Abrolhos
AM, J16334 (paratype)
70.0 54.0
1.3
8.0
4.0
2.00
» »
WAM, 48-81 (paratype)
72.0 50.0
1.4
6.8
2.5
2.70
» »
WAM, 186-78 (holotype)
74.0 55.0
1.3
10.0
5.0
2.00
» »
WAM, 831-78
78.5 57.0
1.4
9.0
4.6
1.90
» »
WAM, 188-78 (paratype)
81.0 58.5
1.4
8.2
3.7
2.20
» »
A. pinguiculus Rowe
WAM, 1079-74 (holotype)
92.5 58.5
1.6
12.0
7.0
1.7
Western Australia : Shark Bay
A. multispinus :
n. sp.
AM, J16862 (paratype)
74.0 55.0
1.3
10.8
5.2
2.07
NE Australia : Townsville, Queensland
QM, GL2181 (holotype)
97.0 75.0
1.3
12.0
6.1
1.97
» »
AM, J16861 (paratype)
96.0 73.0
1.3
12.1
6.3
1.92
» »
— 540 —
Reg. No.
Specimen
Superomarginal
Locality
(mm)
(mm)
R r
R/r
vd
hd
vd/hd
A.
elegans (Gray)
BM,
1847.6.18.4
24.0 16.0
1.5
c.1.3-1.4
? North China
BM,
1845.3.5.353 (holotype)
36.0 24.0
1.5
5.5
3.5
1.57
? Locality
USNM, 40544
36.0 24.0
1.5
c7.0
5.5
1.27
Philippine Ids
BM,
1843.3.10.9
43.0 32.0
1.3
1.40
? North China
BM,
1849.1.31.4
62.0 47.0
1.3
8.0v
5.0
1.60
? China
BM,
1849.1.31.3
64.0 49.0
1.3
8.0
5.0
1.60
? North China
BM,
1890.5.7.501
90.0 67.0
1.3
9.25 5.20
1.77
Philippines
suggest an analogy. However there is insufficient evidence in the single specimen of pin-
guiculus to support that analogy so that the status of each of the species, pinguiculus and
macroplax, is maintained.
Asterodiscides multispinus n. sp.
(Fig. 1 ; pi. Ill, E, F)
Material : 23 n miles NNE Townsville (18°55' S : 146°56' E), Queensland, 25.5 m, sand and
mud ; 1 specimen (holotype) A. Birtles, 25.vi. 1977 (QM GL2181). 16 n miles NNE Townsville
(19°00' S : 146°55' E), Queensland, 23 m, sand and mud ; 1 specimen (paratype), A. Birtles,
31.vii.1982 (AM J1686). 22 n miles NE Townsville (18°59' S : 147°05' E), Queensland, 27.5 m, sand
and mud ; 1 specimen (paratype), A. Birtles, 1.viii. 1974 (AM, J16862).
Diagnosis : Body more or less pentagonal, R/r = 1.3 ; abactinal tuberculation and granulation as
A. macroplax ; proximal superomarginal plates (2) not discernable even after denuding arm, distalmost
superomarginals, flat, tear shaped, vd/hd = 1.9-2.0 ; 4 (3-5) furrow spines, 3-4, up to 6 subambula-
cral spines adross the width of the adambulacral plate ; actinal plates with single, rarely 2-3, prominent
tubercles ; pedicellariae not common.
Description
The holotype is more or less pentagonal, R = 97 mm, r = 75 mm, R/r = 1.3. The
abactinal tubercles are spaced on the disc, of three sizes and bluntly pointed. Towards the
arm tip the tubercles become subspherical and crowded. The largest tubercles measure
vd = 2.4 mm, hd = 2.2 mm and are surrounded basally by a ring of small granules. The
basal ring of granules is absent from the smaller tubercles. A few interstitial granules
occur between the tubercles. There is a sharp change in size between the abactinal tubercles
and the adjacent actinal tubercles at the actinal/abactinal edge of the arms and disc. The
madreporite occurs about l/3r distance from the anus.
The proximal superomarginal plates are not discernable even after denuding the
arm. The distalmost superomarginals are flat, tear-shaped, vd = 12, hd = 61 mm,
— 541 —
vd/hd = 1.96. Each plate is surrounded by a ring of small granules and each pair is just
in contact above the terminal plate. At one arm tip one superomarginal is fragmented into
two smaller plates, each surrounded by its own ring of granules. This appears to be the
result of damage repair.
There are 13 inferomarginal plates of which the proximal plates can be discerned after
denuding the arm. A group of 7-10 plates occurs between the actinal edge of the supero-
marginals and the inferomarginal line. Each plate bears a conical tubercle, surrounded at
its base by a ring of small granules.
The actinal plates bear 1 or 2 (rarely 3) large conical tubercles (vd = 2.44 mm x
hd = 2, vd/hd = 1.2) which become spiniform close to the proximal oral angle (vd =
3 mm X hd = 1.5, vd/hd = 2). Each plate has a peripheral ring of subquadrate gra¬
nules. Prismatic interstitial granules occur between the tubercles.
There are about 50 adambulacral plates, each bearing 3-5 (usually 4) furrow
spines. The proximalmost spine is the smallest. There are usually 3 often 4 but up to
6 subambulacral spines which occur across the wide adambulacral plate. This number
occurs as far out as the 22nd-25th plate, thereafter 2 subambulacral spines occur on each
plate. The spines are of similar size though the outermost has the tendency to be the lar¬
gest. Prismatic granules occur around the periphery of the plates.
The oral plates bear 9 furrow spines and 5-7 large actinal spines.
Pedicellariae are absent abactinally, occurring sparsely actinally.
There are two paratypes which show little difference from the holotype. The larger
paratype (AM, J16861) measures (R = 96 mm, r = 73 mm, R/r = 1.3). Pedicellariae
occur sparsely on the abactinal surface and the distalmost superomarginals are variously
irregular due probably to damage. The smaller paratype (AM, J16862) measures R =
74 mm, r = 55 mm, R/r = 1.35. The multiple subambulacral spines extend further along
the arm, to about the 30th plate.
The colour in life is described for paratype AM, J16861. The abactinal background
colour was cream with tubercles dark red. The tube-feet were orange (A. Birtles, pers.
comm.).
The species is named for the unusually high number of subambulacral spines.
Remarks
This species is clearly closely related to A. belli, A. macroplax, A. elegans and A. pin-
guiculus. This very close relationship indicates that, like macroplax and elegans, only two
proximal superomarginal plates would be present and obvious in juvenile specimens.
A. multispinus differs from A. pinguiculus most markedly by its body shape, the shape of
the distalmost superomarginal plates and the high number of subambulacral spines in mul¬
tispinus. The shape of the distalmost superomarginal, the single (or at most 3) tubercles
on the actinal plates and the number of subambulacral spines separate multispinus from ele¬
gans. A. belli and A. macroplax appear to be the most closely related to multispinus.
The number of subambulacral spines of multispinus is the most striking difference but the
closely packed actinal tubercles and coarser abactinal tuberculation additionally separate
belli, and the size and shape of the distalmost superomarginal plates macroplax from the
Queensland species multispinus.
— 542 —
Asterodiscides cherbonnieri n. sp.
(Fig. 1 ; pi. I, D-F)
Material : Off southeast coast, Madagascar (26°08' S : 45°42' E), 110-120 m ; 3 specimens,
R. Plante, 1969 (holotype, MNHN, ECAS 2033 (part), paratype, MNHN, ECAS 2033 (part),
paratype AM, J16422). Off southeast coast, Madagascar (25°45' S : 44°34' E), 50 m, fond d’algues
et de blocs coralligènes ; 1 specimen (paratype), R. Plante, 1969 (MNHN, ECAS 883).
Diagnosis : Body stellate, R/r = 1.5 ; abactinal tuberculation crowded, tubercles dome-shaped,
lacking basal ring of small granules, interstitial granules absent ; 3 superomarginal plates, distalmost
largest, markedly convex, bearing a few scattered granules, each pair of distalmost superomarginals
contiguous above the terminal plate, proximal two superomarginals easily discernable amongst general
tuberculation ; 5 furrow spines, subambulacral spines in two series, each adambulacral plate bearing
an inner and an outer pair of spines ; actinal plates with up to 18 subequal granules ; pedicellariae
common.
Description
The holotype is stellate, R = 63 mm, r = 41 mm, R/r = 1.54. The arms are wide
basally (Br = 43 mm) tapering to a rounded tip. The ambulacral furrow is recurved at the
arm tip so that it is just visible in dorsal aspect. The abactinal tubercles are dome-shaped,
crowded, without recognisable order and in 3 sizes. The largest tubercles measure
hd = 1.5 mm. There is no basal ring of granules associated with the tubercles, or any
interstitial granules between the tubercles. The madreporite is circular and occurs interra-
dially about l/4r from the anus.
There are 3 superomarginal plates on each side of the arms. The distalmost are mar¬
kedly convex, horizontally ovate (vd = 8.5 mm, hd = 10 mm, vd/hd = 0.85) and broadly
contiguous above the terminal plate. Each superomarginal plate is surrounded by a ring of
small granules and up to a dozen spaced granules occur on the surface of each plate. The
two proximal superomarginal plates can be discerned without denuding the arms. They are
slightly convex and more or less ovate (vd = 4 mm, hd = 3 mm, vd/hd = .1.3), bearing 20-
25 granules of which the central 6-8 are larger than those towards the perifery of the plates.
A pedicellaria occurs on the abactinal edge of each of the proximal superomarginal plates.
There are 11 inferomarginal plates of which 5-6 underly the distalmost superomarginal.
The proximal plates can be discerned from amongst the actinal granulation. Similar to the
proximal superomarginals, these plates are ovate, very slightly convex and covered, with the
exception of a small, raised bare patch close to the actinal edge, by 50-60 small, subequal
granules. The granules towards the abactinal edge of the plate become slightly
larger. The proximal five plates increase in size (vd = 4.5-5.8 mm, hd = 3-4 mm) and are
separated from each other by 3-4 small plates. The sixth plate measures vd = 5.2 mm,
hd = 4 mm and is contiguous with the fifth. The seventh (vd = 3.8 mm, hd = 2.8 mm)
and subsequent plates to the arm tip are contiguous and reduce rapidly in size. A pedicel¬
laria is present on the actinal edge of some of the inferomarginal plates. The supero- and
inferomarginal series of plates are separated, at least proximally, by about 5 rows of inter¬
marginal plates.
— 543 —
The actinal plates bear 1-5 (usually 2-3) central granules, surrounded by 8-11 subequal,
subquadrate granules. A ring, usually discontinuous, of very small granules occurs around
the periphery of the plates. There are no prominent granules on the plates and the plates
do not show any order of arrangement.
The adambulacral plates, about 50, bear 4 or 5 furrow spines. The proximalmost
spine is often less than half the length of the other four which are very similar to each
other in shape and size. The subambulacral spines are in two series. The first or inner
series comprises two obliquely aligned, more or less similar, cylindrical spines on each of
the first 25-27 plates, after which the proximal one of the two becomes smaller and insigni¬
ficant. The second, or outer, series also comprises two obliquely aligned spines. These
are shorter than the spines of the inner row and are sub-equal. The proximal one of the
two is the smaller, rather pointed and peg-like whereas the distal one is flattened, spatulate.
Distally along the arm the proximal spine of this pair becomes insignificant. The proximal
and distal edges of the adambulacral plates bear several prismatic granules.
The oral plates bear 6 furrow spines and 3-5 large actinal spines.
Pedicellariae are present actinally and abactinally as well as being associated with some
of the marginal plates.
The paratypes agree in all essential details with the holotype. They vary slightly in
size. Paratype MNHN, ECAS 883 measure R = 67 mm, r = 42 mm, R/r = 1.6 and
R = 64 mm, r = 41 mm, R/r= 1.56 respectively. Paratype AM, J16422 measures
R = 71 mm, r = 47.5 mm, R/r = 1.5.
The species is named for Dr. G. Cherbonnier who has recently retired from the
Muséum national d’Histoire naturelle in Paris and who has contributed so much to our
knowledge of the taxonomy of echinoderms.
Remarks
Like A. elegans, macroplax and A. crosnieri, this species is known to possess only 3
superomarginal plates. As with crosnieri, but unlike elegans and macroplax, the identity of
the proximal two superomarginals is retained in large, adult specimens. This forms, toge¬
ther with the stellate body, large convex distal superomarginals, actinal granulation and
arrangement of the subambulacral spines, clear differences from elegans and macroplax and
their nearest relatives pinguiculus, multispinus and belli. The finer abactinal tuberculation,
actinal granulation and shape of the superomarginal plates are all distinctive characters
which clearly separate cherbonnieri from crosnieri.
Asterodiscides crosnieri n. sp.
(Fig. 1 ; pi. II, A-C)
Material : Off northwest coast, Madagascar (15°2T S : 46°12.5' E), 150 m ; 1 specimen
(holotype), A. Crosnier, 1972 (MNHN, ECAS 1244).
Diagnosis : Body stellate, R/r = c.2.0 ; abactinal tuberculation coarse, without order, tubercles
with basal ring of granules, interstitial granules scattered between tubercles ; 3 superomarginal plates,
— 544
distalmost largest, ovate vd/hd = 1.4, each pair contiguous above the terminal plate, proximal 2 supe-
romarginals discernable amongst general tuberculation ; 7 furrow spines, subambulacral spines in two
series, each adambulacral plate bearing a single, occasionally a pair of, inner and a single outer spine ;
actinal plates with up to 10 subequal granules ; pedicellariae common.
Description
The holotype is somewhat distorted but is stellate, R = 112 mm, r = 55 mm, R/r = 2.
The arms appear to be wide basally (Br = c.63 mm) and taper to a relatively pointed tip.
The ambulacral furrow is not recurved at the arm tip or visible in abactinal aspect in this
dried specimen. The abactinal tubercles are dome-shaped, crowded, without recognisable
order and in about 3 sizes. The largest tubercles measure hd = 3.3 mm. A ring of gra¬
nules occurs around the base of the tubercles and interstitial granules are scattered between.
The ovate madreporite occurs interradially about l/3r from the anus.
There are 3 superomarginal plates on each side of the arms. The distalmost is slightly
convex, ovate (vd = 7 mm, hd = 5 mm, vd/hd = 1.4) and narrowly contiguous above the
terminal plate. A pedicellaria occurs on the proximal edge of the plate. Each plate is sur¬
rounded by a ring of small granules. The two proximal superomarginal plates are irregular
in shape and convex (vd = 4 mm, hd = 3 mm). Each bears a peripheral ring of small,
inequal granules and on the actinal half of the plate are 3-4 tubercles. A slender pedicella¬
ria (occasionally 2) sits in a deep crescentic depression on the abactinal edge of the
plate. Between the tubercles and the pedicellaria the plate is usually produced into a bare,
abactinally directed cone-like convexity. The distinctive shape and tuberculation of these
plates allow easy recognition amongst the adjacent tuberculation.
There are 13 inferomarginal plates of which 4 underlie the distalmost superomarginal
plate. The more proximal plates can be discerned from amongst the actinal tuberculation
because of their shape and tuberculation. The plates are irregularly circular and convex.
The first two measure 3.1 mm diameter, thereafter the more distal plates rapidly become
smaller. Each of the first 10 plates is armed similarly to the proximal superomarginals.
Each bears a peripheral ring of small but inequal granules. Three or four enlarged tubercles
occur on the abactinal edge and a pedicellaria occurs in a deep crescentic depression on the
actinal edge of the plate. The area between the tubercles and pedicellaria is produced into
a bare, actinally directed cone. The superomarginal and inferomarginal series are sepa¬
rated, proximally, by 3-4 rows of small plates.
The actinal plates are irregular in shape and convexity. They bear up to 10 large,
subequal granules none of which becomes prominent. A peripheral ring of small, inequal
granules occurs on the periphery of the plates. Interstitial granules occur between the
tubercles.
The adambulacral plates (c. 57) bear 6-7 furrow spines for about 1/2 R, the number
reducing to 5 and 4 towards the arm tip. The furrow spines are very similar in size and
shape except that the proximalmost is slightly shorter than the others. The subambulacral
spines are in two series. The inner series usually comprises a single, broadly flattened,
truncate spine on each plate but may comprise two spines which may be more or less equal
in size or the proximal or distal spine of the pair may be smaller than its partner. Distally
the spine is single and becomes slender. The outer series comprises a single, broad spine,
flattened on its inner side but rounded on the outer edge. It is shorter than the inner
— 545 —
spines on the proximal plates but on the distal 1/4 R these spines form the more prominent
series.
The oral plates bear 10 furrow spines, 7 large actinal spines and 7-8 small prismatic
granules.
Pedicellariae are common abactinally and actinally as well as being associated with the
marginal plates.
The species is named for Dr. A. Crosnier who collected the specimen.
Remarks
This species appears to be most closely related to A. cherbonnieri from which differ¬
ences have already been outlined (p. 543). The discussion relating cherbonnieri to other spe¬
cies in the genus Asterodiscides equally applies to crosnieri so that no further comment is
required here. However additionally crosnieri does have some similar features shared with
A. lacrimulus Rowe, known from off Sokotra (western Arabian Sea), particularly in the
form of the proximal marginal plates. The much coarser tuberculation and most particu¬
larly the possession of only two proximal superomarginal plates in crosnieri (there are 3 in
lacrimulus) readily separate the two species.
Asterodiscides fourmanoiri n. sp.
(Fig. 1 ; pi. V, E ; VI, A-E)
Material : Sainte-Lucie, southeast coast, Madagascar, 55 m, shell and sand : 3 specimens,
A. Crosnier and P. Fourmanoir, 1958 (holotype, MNHN, ECAS 875, 2 paratypes MNHN,
ECAS 877 and 879). Southeast coast, Madagascar (25°13.1' S : 47°17.8' E), 105-115 m ; 2 speci¬
mens, A. Crosnier, 1973 (2 paratypes MNHN, ECAS 1245, AM, J16423). Madagascar (no other
data) ; 1 specimen, Petit, 1926 (paratype, MNHN, ECAS 878).
Diagnosis : Body stellate, R/r 1.6-2.0. Abactinal tuberculation fine, without regular order except
in juvenile specimens in which larger tubercles form rows along the length of the arms, most tubercles
with basal ring of granules, interstitial granules present between tubercles ; 4 superomarginal plates,
proximal 3 discernable in juvenile (R = 40 mm) ; distalmost superomarginals slightly convex, more or
less circular in juvenile, ovate in larger specimens (R = 73-85 mm), contiguous above terminal plate ;
4 (rarely 5) furrow spines, subambulacral spines in 2 series, each adambulacral plate bearing a single
inner and single outer spine ; actinal plates dominated by a single, large, subspherical tubercle ; pedi¬
cellariae common on larger specimens, absent on the juvenile.
Description
The holotype is stellate, R = 85 mm, r = 45 mm, R/r = 1.9. The arms are wide
basally (Br = 46 mm), and taper to a rounded tip. The ambulacral furrow is recurved and
can just be seen abactinal aspect. The abactinal tubercles are subspherical, crowded on the
arms but more spaced towards the centre of the disc. They are in 3 sizes and do not form
any recognisable order. The largest tubercles measure up to hd = 2.1 mm. A ring of
small granules surrounds the base of the larger tubercles. Interstitial granules occur
between the tubercles. The madreporite is more or less circular and occurs interradially
about 1/2 r from the anus.
Only the distalmost superomarginal plates are discernable. Each is moderately convex,
— 546 —
ovate (vd = 9.6 mm, hd = 7 mm, vd/hd = 1.37). Each pair is narrowly contiguous
above the terminal plate. Each superomarginal has a peripheral ring of small granules.
There are about 13 inferomarginal plates of which the distalmost 5-6 underly the distal
superomarginal plate. The proximal inferomarginals are only barely discernable, after
denuding the arm of tubercles, because they are a little larger than the adjacent plates (dia¬
meter 1.8 mm). Each bears a dome-shaped tubercle which becomes conical on plates
towards the arm tip. There are also 2-3 smaller prismatic tuberculiform granules on the
actinal edge of each plate. A ring of small granules occurs, irregularly, around the peri¬
phery of the plates.
The actinal plates bear a peripheral ring of inequal, prismatic granules and a single
dome-shaped to conical tubercle. Often one or two prismatic granules may be judged to
be large enough to be termed tubercles.
There are about 57 adambulacral plates each of which bears 4 (rarely 5) furrow spines
for almost the whole length of the arm, reducing to 3 then 2 distally. The spines are sub¬
equal, the proximalmost being the shortest and most slender and the distalmost being the
thickest. The subambulacral spines are in 2 series. Each adambulacral plate bears a single
inner and single outer thick, somewhat laterally flattened spine. Distally the inner spine
becomes slender and tapering. The periphery of the plate bears inequal, prismatic gra¬
nules, the granule on the proximal-abradial edge often becoming large and spiniform. A
pedicellaria occurs on the proximal edge of a few plates, sitting between the two subambu¬
lacral spines.
The oral plate bears 8 furrow spines and 4 actinal spines.
Pedicellariae occur on the actinal plates.
Paratype MNHN, ECAS 877 measures R = 76 mm, r = 42 mm, R/r = 1.8. On
several proximal adambulacral plates the prismatic granules on the proximal-abradial edge
become a spine, almost as large as or larger than the subambulacral spines. Thus on a
number of adjacent plates a third series of spines is evident. Paratype MNHN ECAS 879
is a similar size to ECAS 877. One distal superomarginal plate has been lost and the area
is covered by small granules. Both paratypes MNHN, ECAS 1245 and AM, J16423 mea¬
sure R = 73, r = 45, R/r = 1.6. With the exception of the points outlined all these
paratypes are closely similar to the holotype.
A sixth paratype (MNHN, ECAS 878) measures R = 40 mm, r = 20 mm, R/r = 2.0.
The abactinal tubercles are in 3 sizes as in the holotype but the largest tubercles form more
or less irregular rows, a carinal with 3 abactinal lateral rows each side, along the length of
the arms. The smaller tubercles are irregularly arranged between the larger tubercles. The
distalmost superomarginals are more or less circular (vd = 5.5 mm, hd = 5 mm) and fairly
broadly contiguous above the terminal plate. Each is ringed with small granules. Proxi-
mally 3 superomarginal plates can be discerned when the arm is cleaned of tubercles. They
are small (diameter 1.4 mm), being scarcely larger than the adjacent plates. There are
10 inferomarginal plates of which the distalmost 3-4 underline the distal superomarginal
plate. The inferomarginals are circular (diameter, 1.5 mm), convex and bear tubercles and
granules in similar arrangement to the holotype. The proximal supero-, and inferomarginal
plates are separated from each other by 4-5 rows of small plates. The actinal plates are
dominated by the single, dome-shaped tubercle. The chevron arrangement of plates from
adjacent arms is clear with proximally 6 rows in each arm. The fifth and sixth rows com-
— 547 —
prise 3 and 2 plates respectively. The adambulacral armature is as described for the
holotype. However, pedicellariae are entirely absent from the animal.
This species is named for P. Fourmanoir one of its collectors.
Remarks
This species appears superficially similar to A. pinguiculus from Shark Bay, NW Aus¬
tralia. However the abactinal tuberculation is coarser (hd up to 2.1 mm compared with
1.75 mm for pinguiculus) and crowded, the body is more stellate (R/r = 1.6-2.0 compared
with 1.6 for pinguiculus) and the distalmost superomarginals less elongate (vd/hd = 1.37,
compared with 1.7) and more convex. The juvenile specimen indicates 3 proximal supero¬
marginals occur in fourmanoiri and the inferomarginal plates can be discerned in the
adults. In pinguiculus the number of proximal superomarginal plates is unknown but
believed to probably number only 2 (see p. 552) and the inferomarginal plates are not dis¬
cernable in the holotype.
Among the species known to possess 4 superomarginal plates, fourmanoiri can be dis¬
tinguished from helonotus, tessellatus and soelae (p. 552) not only by the form of tubercu¬
lation but by the very large, flat, squarish distalmost superomarginal plates present in those
species. The very large tuberculation and strongly convex plates, adambulacral armature,
as well as its distribution in temperature waters of southern Australia and New Zealand
clearly distinguishes A. truncatus (Coleman) from fourmanoiri. The loss of recognition of
the proximal superomarginal plates in larger animals and form of tuberculation does not
allow confusion of fourmanoiri with either lacrimulus (Arabian Sea), grayi (Northern Tas¬
man Sea and Japan) or tuberculosus (Hawaii Islands).
Asterodiscides soelae n. sp.
(Fig. 1 ; pi. IV, A-F ; pi. V, A)
Asterodiscides helonotus ; Jangoux, 1984 : 280 (non A. helonotus (Fisher)).
Material examined : West side Goss Passage, south of Long Is, Wallabi Group, Houtman
Abrolhos, western Australia, 33-36 m, sand and rubble ; 1 specimen (holotype), L. Marsh and
S. Slack-Smith, 17. iv. 1978 (WAM, 191-78). West side Goss Passage, off Long Is, Wallabi Group,
Houtman Abrolhos, western Australia, 36 m, sand and rubble ; 1 specimen (paratype), D. M. Deva-
ney and C. Bryce, 15. iv. 1978 (WAM, 190-78). Monte Bello Is (19°55'S : 116°00'E-19°54'S :
116°02' E), NW Australia, 78-76 m, many large sponges ; 1 specimen (paratype), L. Marsh and
S. Slack-Smith (CSIRO, RV “ Soela ”), 3.XÜ.1979 (WAM, 382-80). Off NW Cape (20° 12' S :
115°19' E), NW Australia, 65 m ; 7 specimens (paratypes), R. B. Martin, 25. v. 1980 (CSIRO, RV
“Soela”) (AM J14508). NE Monte Bello Is (20°17' S : 115°46' E-20°16' S : 115°47' E), NW Aus¬
tralia, 53-57 m ; 1 specimen, L. Marsh and S. Slack-Smith, 5.xii. 1979 (WAM, 408-80). NE Monte
Bello Is (20°0r S : 115°58' E-20°03' S : 115°57' E), NW Australia, 80 m ; 1 specimen, L. Marsh and
S. Slack-Smith, 2.xii. 1979 (CSIRO, RV “Soela” (AM, J13775). 45 n. miles north of Cape Legen¬
dre (19°36.3' S : 116°48.0' E-19°37.8' S : 116°46.8' E), NW Australia, 44-46 m, shelly sand ; 2 speci¬
mens, L. Marsh and M. Bezant, 30.ix.1982 (CSIRO, RV “Soela”) (WAM, 1131-82). 33 n. miles
north of Rosemary Island, Dampier Archipelago (19°55' S : 116°36' E), NW Australia, 58 m, shell
and gravel ; 1 specimen, L. Marsh and M. Bezant, 29.ix.1982 (CSIRO, RV “Soela”) (WAM, 1130-
82). Chenal de l’îlot Maître, New Caledonia, 20 m (de nuit) ; 1 specimen, A. Gerbault, 12.iv. 1981
(MNHN, EA 166 ; Jangoux, 1984, as A. helonotus).
— 548 —
Diagnosis : Body stellate, R/r = 2.0-2.2. Abactinal tuberculation coarse, tubercles inverted
cone-shaped, up to 3.6 mm diameter, longitudinal rows more or less evident, tubercles with basal ring
of granules, interstitial granules present ; 4 superomarginal plates, 3 proximal plates discernable in
juvenile (R = 45 mm), distalmost squarish, flat, broadly in contact above terminal plate ; 3-4 furrow
spines ; subambulacral spines usually single series, second spine (as outer series) irregularly present ;
actinal plates dominated by a spatulate (occasionally subspherical) spine ; pedicellariae present or
absent.
Description
The holotype is stellate R = 89-92 mm, r = 41.4 mm, R/r = 2.1-2.2. The arms are
wide basally (Br = 47 mm) and taper to a rounded tip. Width of the arm at the proximal
edge of the distal pair of superomarginals 17.5 mm.
The abactinal tubercles are inverted, cone-shaped with the top slightly convex. The
tubercles are crowded and in 3 sizes, mean diameters measuring 1.2 mm, 2.2 mm and
3.6 mm, respectively. The largest tubercles stand slightly higher that the others and are
therefore more prominent. They form an irregular carinal row with 2-3 abactinal lateral
rows on each side. The largest tubercles are circular in cross-section but the smaller
tubercles are angular. All tubercles have a basal ring of small granules and interstitial gra¬
nules are scattered between the tubercles.
Only the distalmost superomarginal plates are discernable. These are very large, flat,
squarish, each measuring vd = 13.4 mm, hd = 10.2 mm, vd/hd = 1.3. They are very
broadly in contact above the terminal plate (5 mm = 49 % hd). Each plate has a periphe¬
ral ring of small granules.
There are 14 inferomarginal plates of which 7 lie below the distal superomarginal
plate. Each plate bears a single large tubercle which on the distal 5-8 plates becomes
chisel-shaped, then pointed forming part of a distinctive ‘fringe’ either side of the arm tip,
when viewed from above. Each plate has a ring of small granules.
The actinal plates are in 4 rows, each plate bearing a large, spatulate, flattened tubercle
on the abradial half of the plate. Each plate has a ring of granules, several of which (3-4)
on the abradial edge are enlarged and peg-like. Interstitial granules occur between the acti¬
nal tubercles.
Adambulacral plates bear 4 furrow spines on the first 3-4 plates, then 3. There are
often 2 subambulacral spines on each plate, the inner one of which is the larger. The tip
of this spine is rounded or more often, slightly widened and flattened. The periphery of
the plate bears prismatic granules.
The oral plate bears 6 furrow spines and 3 actinal spines.
No pedicellariae are present.
The colour recorded in life was tan.
Nine paratypes are recorded which show minor differences from the holotype (see
Table 2 for size range). In the largest (WAM, 190-78, R = 105 mm) the abactinal
tubercles are spaced, there are 16 inferomarginal plates, the actinal plates are in 5 rows on
each arm, each plate bears subspherical rather than spatulate tubercles and granules, and
several plates bear a pedicellaria. The subambulacral spines occur as 2 more or less equal¬
sized spines on the first 3-4 adambulacral plates, thereafter only one spine on each
plate. In paratype WAM, 382-80 (R = 52.5 mm) there are 14 inferomarginal plates. The
first two plates each bear a larger tubercle on the abactinal edge and 1 or 2 smaller
— 549 —
tubercles below it. There is a ring of small granules on the periphery of the plate and one
or two granules are placed between the small tubercles on the plate. The remaining infero-
marginal plates bear only the single large tubercle and peripheral ring of granules. Most of
the adambulacral plates bear a single subambulacral spine though, irregularly, a second,
small, pointed outer spine occurs. Pedicellariae are common actinally and abactinally, with
a pedicellaria present on many of the adambulacral plates proximal to the subambulacral
spine. The 7 small paratypes (AM, J14508) measure R = 34.8-45 mm. The tubercles are
closely packed, the largest measures 2.0-2.5 mm diameter. The tubercles form a carinal
row with 2 abactinal-lateral rows each side. The smallest tubercles are hidden under the
larger sized tubercles.Three proximal superomarginal plates can be distinguished after
denuding the arm of tubercles. They are more prominent and slightly larger than adjacent
plates. There are 12-14 inferomarginal plates. Actinal pedicellariae are present.
The smallest specimen recorded measures R = 17.4 mm. This is similar in size to two
specimens of A. helonotus Fisher recorded from the Philippine Islands (Rowe, 1977). The
tubercles are of 2 sizes only and are closely packed, with a maximum diameter of 1.5 mm
(1.0-1.1 mm in juvenile helonotus). The 3 proximal superomarginals each have a dome¬
shaped tubercle, part of the plate bare, and a peripheral ring of small granules. There are
10 inferomarginal plates. Similar to the proximal superomarginals there is a flattened
tubercle on the abactinal edge of the inferomarginal plate, the rest of the plate being bare
except for the peripheral ring of small granules. Distally the tubercle becomes pointed.
There are 5 rows of actinal plates. There are 4 furrow spines on the first 3-4 adambulacral
plates thereafter 3. There are 2 series of subambulacral spines. The outer spine in each
series is smaller than the inner spine. There are no pedicellariae. The largest specimen,
from New Caledonia, measures R = 135 mm. Abactinal tubercles reach a maximum dia¬
meter of 3.8 mm. There are 2 subambulacral spines per plate for about 2/3 R, thereafter
only 1 per plate.
All other specimens examined fall within the range of variation outlined above.
The species is named for the CSIRO (Australian Commonwealth Scientific and Indus¬
trial Research Organization) Research Vessel “ Soela ” by which a large amount of the
material forming the basis of this report has be collected.
Remarks
This species is clearly related to A. tessellatus Rowe from the Western Indian Ocean
and A. helonotus Fisher from the Philippines and Japan. The smaller size (R up to
46.6 mm), angular abactinal tuberculation and relatively enormous size of the distal supero¬
marginal plates (= 1/3 R) of tessellatus easily distinguishes it from soelae. A. helonotus
and A. soelae appear very closely related. However, the larger size and the shape of the
tuberculation, which is evident also in juvenile specimens, and the usually single subambula¬
cral series of spines in soelae distinguish the two species. Also, the arms of soelae do not
taper as much as those of the few known specimens of helonotus, as estimated from the
width of the arm at the proximal end of the distal pair of superomarginal plates, and a
larger percentage of the horizontal diameter of the distalmost superomarginals is in contact
above the terminal plates (see table 2).
— 550 —
Table 2. — Data of specimens of A. soelae n. sp. and A. helonotus (Fisher).
Reg No.
R
r R/r Br
vd
hd
vd/
SM
% sm Max.
Locality
at
of
of
hd
contig.
contig. diam.
sm
sm
sm
of
(mm)
tubs
sm
A.
soelae n. sp.
WAM, 406-80
17.4
9.0 1.90 4.1
2.7
2.5 1.01
1.3
c50
1.5
Western Australia :
Dam-
pier Archipelago
Warn, 1130-82
21.0
9.8 2.10 4.8
3.8
4.4 0.80
1.6
36
1.5
Dampier Archipelago
AM, J13775
28.0
12.8 2.20 7.5
5.2
5.2 1.00
3.3
63
1.9
Monte Bello Ids
WAM, 408-80
28.6
12.8 2.20 7.0
5.0
5.0 1.00
3.0
60
2.0
»
WAM, 1131-82
30.0
13.4 2.20 7.8
5.5
5.8 0.95
3.8
65
2.2
Cape Legendre
AM, J14508 (paratypes)
34.8
17.0 2.00 9.7
7.7
6.7 1.14
4.4
65
2.2
Monte Bello Ids
34.8
17.0 2.00 9.4
7.5
6.9 1.10
4.5
65
2.2
»
Warn, 1131-82
35.5
14.7 2.40 8.5
6.4
6.4 1.00
4.0
62
2.1
Cape Legendre
AM J14508 (paratypes)
36.5
17.0 2.15 10.0
8.5
8.2 1.04
5.0
60
2.0
Monte Bello Ids
36.7
17.0 2.15 11.0
7.9
7.2 1.10
4.8
66
2.5
»
36.7
17.5 2.10 9.4
7.5
7.2 1.04
4.0
55
2.4
»
40.0
17.1 2.30 10.0
8.0
7.4 1.10
4.4
59
2.5
»
45.0
20.5 2.20 11.5
9.3
7.8 1.20
4.5
57
2.3
»
Warn, 382-80 (paratype)
52.5
24.9 2.10 13.2
8.7
7.9 1.06
4.5
56
2.5
»
WAM 191-78 (holotype)
91.0
43.0 2.10 17.5 13.4 10.2 1.30
5.0
49
3.6
Houtman Abrolhos
WAM 190-78 (paratype)
105.0
53.0 2.00 23.2 14.3 12.0 1.20
3.0
25
3.2
»
MNHN EA166
135.0
68.0 2.00 25.5 13.4 10.3 1.30
4.5
23
3.8
SW Pacific : New
Cale-
donia
A. helonotus (Fisher)
WAM, 1081-74
14.4
8.6 1.67 3.8
2.0
2.2 0.90
1.0
45
1.0
Philippines
WAM, 1080-74
16.4
8.0 2.00 3.0
2.7
2.7 1.00
1.3
48
1.1
»
Hayashi 1938 (A. hiro-
toi : holotype)
37.0
18.0 2.05 —
6.0
7.0 0.85
—
—
2.8
Japan
USNM, 32633 (A. helo¬
notus : holotype)
98.0
48.0 2.04 —
12.4 10.2 1.20
4.2
41
2.9
Philippines
NEW RECORDS
A grayi Rowe, 1977
Material : NE Solitary Islands, northern New South Wales, Australia, 108 m ; 1 specimen (R =
98 mm, r = 58 mm, R/r = 1.7), K. Graham, 2.viii. 1978 (NSW State Fisheries FV “ Kapala ”) (AM,
J 11884). Minabe, Wakayama, southern Japan, 20-100 m, 1 specimen (R = 90 mm, r = 42 mm, R/r-
2.1), Tohru Imaoka, 16.i.1977. (Doshisha University), Kyoto, Japan).
A. culcituius Rowe, 1977
Material (DET. L. Marsh, WAM) : About 82 km west of Dongara (29° 14' S : 114°04' E-
29°14.8' S : 114°5.1' E), western Australia, 164.6 m. small stones, sponges and sand ; 1 specimen
— 551 —
(R = 16 mm, r = 13 mm, R/r = 1.2), WAM, M.V. “Sprightly” Cruise, 17.ii.1976 (WAM,
955-77). About 100 km west of Dongara (29°08.5' S : 113°55.5' E-29°09' S : 113°56' E), western
Australia, 165 m, sponges and stone rubble ; 1 specimen (R = 19 mm, r = 16 mm, R/r = 1.2),
WAM, M.V. “Sprightly” Cruise, 19.ii.1976 (WAM, 959-77). About 73 km west of Cliff Head
(29°31.7' S : 114°15.5'E-29°32.5' S : 114°16.2'E), western Australia, 145 m; 2 specimens (R =
23 mm, r = 18 mm, R/r = 1.27 ; R = 34 mm, r = 28 mm, R/r = 1.2), WAM, M.V. “Sprightly”
Cruise, 18.ii.1976 (WAM, 956-77). About 92 km west of Dongara (29°H' S : 113°52.2' E-29°12' S :
114°0r E), western Australia, 137 m, many small and large sponges ; 1 specimen (R = 34 mm, r =
26 mm, R/r = 1.3), WAM, M.V. “Sprightly” Cruise, 17.ii.1976 (WAM 954-77). About 77 km
south-west of Dongara (29°2T S : 114°07' E-29°21.5' S : 114°07.5'E), western Australia, 146 m;
2 specimens (R = 39 mm, r = 30 mm, R/r = 1.3 ; R = 68 mm, r = 51 mm, R/r = 1.33), WAM,
M.V. “Sprightly” Cruise, 18.ii.1976 (WAM, 958-77). About 73 km west of Cliff Head (29°31.7' S :
114°15.5'E-29°32.5'S : 114°16.2'E), western Australia, 145 m ; 1 specimen (R = 58 mm, r =
46 mm, R/r = 1.26), WAM, M.V. “Sprightly” Cruise, 18.ii.1976 (WAM, 957-77), south-west of
Dongara (29°31'-21' S : 114°12'-08' E), western Australia, 176-180 m ; 3 specimens (R = 30 mm,
r = 28 mm, R/r = 1.07 ; R = 62 mm, r = 50 mm, R/r = 1.24 ; R = 64 mm, r = 52 mm,
R/r = 1.23), M. Walker on “Taiyo Maru 71”, 5.viii. 1979 (WAM, 488-79). Hommock Island,
Zeewyck Channel, Houtman Abrolhos, western Australia, 36-39.6 m ; 1 specimen (R = 64 mm,
r = 50 mm, R/r = 1.3), D. Heald, 10-22.xi. 1980 (WAM, 49.81). Bottom of Goss Passage, Wallabi
Group, Houtman Abrolhos, western Australia ; 1 specimen (R = 68 mm, r = 55 mm, R/r = 1.23),
B. R. Wilson, 6.iv.l978 (WAM, 832-78). About 77 km south-west of Dongara (29°21' S : 114°07' E-
29°21.5' S : 114°07.5' E) western Australia, 146 m, sponges, rubble and sand, with echinoids ; 1 speci¬
men (R = 90 mm, r = 68 mm, R/r = 1.3), WAM, M.V. “Sprightly” Cruise, 18.ii.1976 (WAM,
847-76). East side of Goss Passage, off Beacon Isle, Houtman Abrolhos, western Australia, 31-35 m ;
1 specimen (R = 110 mm, r = 83 mm, R/r = 1.3), B. R. Wilson and others, iv.1978 (WAM,
208-78).
DISCUSSION
Following the description of six new taxa the genus Asterodiscides is considered to
comprise sixteen nominal species. However, each of the species of Asterodiscides appears,
on present knowledge, to have a relatively restricted distribution (fig. 1). Of these, four
species (< macroplax, culcitulus, truncatus and soelae) have been collected in relatively large
numbers. These range from juvenile to adult forms and confirm the relatively small varia¬
tion occurring in structural features which are used in the identification of each of the spe¬
cies (Rowe, 1977). Within the genus two groups of species are evident (table 3) : those
with three superomarginal plates (including the larger distalmost plate) and those with four
superomarginal plates (including the larger distalmost plate) (see tabular key). Within these
two groups can be seen similar developments of body shape, discernability of the proximal
superomarginal plates and skeletal armature. Despite the additional information available
at this time, particularly in support of two major species groups, it is still not proposed that
the genus Asterodiscides be subdivided (Rowe, 1977). A major problem lies in the loss of
discernability of the proximal superomarginal plates in adult specimens of some
species. Without the benefit of juvenile specimens in which the proximal plates can be dis¬
tinguished (as is possible in culcitulus, elegans, soelae, fourmanoiri, helonotus and macro¬
plax) species can be difficult to place within one or other of these two groups. With res-
— 552 —
pect to A. multispinus, belli and pinguiculus, their close overall similarity to macroplax
and elegans leads me to conclude that all five belong within the same species group.
However, until juvenile specimens of belli, multispinus and pinguiculus are collected, this
relationship may still be considered open to question. Despite these problems, and as
pointed out by Rowe (1977), within each of the two major groups of species, several sub¬
groups of more closely related species can be recognised (table 3). With the benefit of the
present material it has been possible to align the species more satisfactorily into the fol¬
lowing subgroups :
1. tuberculosus, grayi and lacrimulus ; Ifourmanoiri, 1 culcitulus ;
2. helonotus, soelae, tesselatus, and truncatus ;
3. elegans, belli, multispinus ; macroplax, and pinguiculus ;
4. crosnieri and cherbonnieri.
Table 3. — Species groups and subgroups of Asterodiscides.
3 superomarginals (sms)
4 superomarginals (sms)
Pentagonal-substellate
(R/r = 1.1-1.6)
Substellate-stellate
(R/r = 1.5-2.0)
Substellate-stellate
(R/r = 1.5-2.0)
Pentagonal-substellate
(R/r = 1.1-1.5)
Proximal sms not dis¬
cernable in adults
Proximal sms discer¬
nable in adults
Distalmost sms
large
moderate-very
Distalmost sms very
small
Pentagonal (Adult)
elegans
belli
multispinus
cherbonnieri
crosnieri
Distalmost sms
moderate
ovate
Distalmost sms
v large,
squarish
culcitulus
macroplax
Prox. sms dis¬
cernable in adults
lacrimulus
helonotus
soelae
tessellatus
Substellate (Adult)
pinguiculus
grayi
tuberculosus
Distalmost large
sms very con¬
vex
truncatus
Prox. sms not
discernable in
adults
fourmanoiri
Of the doubtfully placed species, culcitulus and fourmanoiri appear to be allied in the
tuberculosus group, since both are known from juvenile specimens to possess four supero-
marginal plates. However, in both species the proximal plates are not discernable in
adults. In addition, culcitulus, unlike any of the other species in the genus, has very small
distal superomarginal plates. A. pinguiculus appears most closely related to the elegans
group for the reasons discussed above.
The only temperate species, A. truncatus, has a number of similarities which suggest
— 553 —
close relationship with, possibly evolution from, the helonotus group, as discussed below
(P. 559).
Within the family Asterodiscididae I regard Paulia and Amphiaster as the least specia¬
lised members of the family (Rowe, 1977), by virtue of their more numerous, prominent
and closely aligned marginal plates, the distalmost superomarginal plates not being enlarged.
I think it likely that they will prove to be geologically older than Asterodiscides. Marginal
plates are most numerous in Paulia which I believe indicates a more primitive genus. On
the basis of the descriptions of Paulia horrida galapagensis given by Ludwig (1905) and
Dôderlein (1936), and examination of a specimen in the Australian Museum collections
(AM J9654) from the Galapagos Islands, in 1977 I drew up a diagnosis for Paulia indi¬
cating only four superomarginal plates along each side of the arms (or 3 in juveniles if the
type of Pauliella enigma is considered conspecific with that of Paulia horrida). Following
examination of type material of Paulia horrida Gray, I have found five plates I interpret as
superomarginals and six I interpret as inferomarginals, these being more prominent than
adjacent plates along the arms. The number of marginal plates in the holotype of Paulia
horrida may be debatable and open to different interpretations. Dr. Blake (pers. comm.)
considers there are up to 29 superomarginal and up to 42 inferomarginal plates. On the
other hand Miss A. M. Clark (pers. comm.) also examined the holotype of P. horrida
finding the “marginal plating very irregular in position and size so it is almost impossible
to determine which are true marginal plates and which are more or less interpolated abacti-
nals. My estimate of the number of true superomarginals is no more than twelve. It
might even be as few as four. So I think Dr. Blake’s was a considerable over¬
estimate. ” Clearly this problem will remain until a good growth series of Paulia is reco¬
vered. However, it now seems probable to me that P. horrida galapagensis is not conspeci¬
fic with P. horrida as Dôderlein (1936), followed by Rowe (1977), concluded. The cons-
pecificity of Pauliella enigma Ludwig, 1905, with Paulia horrida, suggested by me in 1977,
would therefore also be incorrect. On the basis that marginal plate number rarely
(? Amphiaster) increases with growth (Rowe, 1977), doubt must be raised about the rela¬
tionship of P. enigma having three superomarginal plates with galapagensis having four, or
horrida (?) five superomarginal plates. The inclusion of these taxa in the family Astero¬
discididae is, however, still supported.
I regard the restriction of marginal plate number, enlargement of the distalmost supero¬
marginal plates, greater spacing between marginal plates, greater extent of papular distribu¬
tion and reduction in size of tuberculation exhibited by Asterodiscides as derived characters.
Whether the enlarged distalmost superomarginal plates are the result of fusion of a number
of plates is still undetermined. If such a fusion does occur it must be at metamorphosis,
for fusion of plates has not been seen to occur in any growth series I have examined (e.g.
elegans, culcitulus, macroplax, helonotus, soelae, truncatus). Neither does the number of
marginal plates increase in adult specimens from that observed in the juvenile specimens of
Asterodiscides. Among the species of Asterodiscides, I regard retention of recognisable
proximal superomarginal plates in adult specimens as a more primitive character than appa¬
rent loss during growth. A. culcitulus may represent the most advanced condition with the
distalmost superomarginal plates not only small and of similar size to the proximal plates,
but in adults becoming almost indistinguishable from adjacent plates. Whether Asterodis¬
cides has arisen directly from a Paulia- or Amphiaster-like ancestor, or via a number of
— 554 —
intermediate, and as yet unknown genera, is difficult to determine since no fossil history is
known. However, I consider that the extent of the structural differences and even current
distribution patterns indicate that direct evolution from either of those genera is unlikely.
Although the family has a present-day ‘amphi-Pacific’ distribution, I do not believe
that this is indicative of a recent origin of the family or that the least specialised genera
Paulia and Amphiaster have traversed the Pacific from the west. Indeed, I contend that
there is sufficient circumstantial evidence, at least among echinoderm distributions, to sup¬
port the view that the family is relatively old (early Tertiary). This also supports McCoy
& Heck’s (1976) and Heck and McCoy’s (1978, 1979) view that, as with corals, seagrasses
and mangroves, present-day distributions can be interpreted as being due largely to vicariant
events which have occurred since at least the early Tertiary.
The present-day fauna of the Indo-west and central Pacific is quite distinct from that
of the tropical Americas, due to the effect of the East Pacific Barrier (Ekman, 1946, 1967).
Ekman (1946) concluded that only 2% and 15% respectively, of stenothermal species and
genera of echinoderms are held in common. Ekman (1967) was not convinced by the
Wegener’s theory of continental drift. He believed, therefore, that these taxa had been
able to surmount the oceanic barrier, arriving in the east via the distribution of long-lived
larvae from the west Pacific. However it is debatable whether this could be achieved by
echinoderm larvae, the vast majority of which (80 %) have a planktonic life of less than
6 weeks (Thorsen, 1961). Ekman (1946, 1967), concluded however, that genera, having
developed over a longer period than species, had a greater opportunity to achieve this trans¬
fer.
Briggs (1974) strongly supports a one way, west to east, migration of species across the
tropical Pacific. Dana (1975) concluded that the eastern Pacific coral fauna is of Indo-
west Pacific origin, having become established since the Pliocene closure of the connection
in between the Caribbean and eastern Pacific. He considered invasion of the eastern Paci¬
fic more likely to have occurred since the northern Line Islands moved into the path of the
north Pacific Equatorial Countercurrent by sea-floor spreading. On the contrary McCoy
and Heck (1976) and Heck and McCoy (1978, 1979) dispute Dana’s (1975) conclusions
and have concluded instead that there is no sound evidence for long-distance dispersal of
corals, seagrasses or mangroves across the tropical Pacific. Heck and McCoy (1978) also
point out that equatorial countercurrents have been found to have been non-existent or of
questionable existence in the Pacific during the Tertiary. They (1976) interpret present-day
distributions as the result of modification of formerly widely distributed Tethyan faunas by
tectonic events, spéciation and extinction. As far as coral distributions are concerned they
(1976, 1978) contend that the formerly widespread biota has been largely eliminated in the
Caribbean but refuges on the west coast of America allowed continued existence of Indo-
west Pacific associated forms.
Zinmeister and Emerson (1979) support Ekman and Dana’s views to explain the
occurrence of a small Indo-Pacific molluscan faunal element (1 %) in the Panamic Pro¬
vince. They consider that both the north Equatorial Countercurrent and the Cromwell
Current carry the Indo-west Pacific element the necessary minimal 5 000 km to the Panamic
region. They conclude that the small number of successful invaders from the west is pro¬
bably due to lack of number of species with extremely long pelagic lives, lack of suitable
panamic habitats and the partial barrier formed by the colder, westward directed currents
— 555
from the west American region. Regarding the speed of each of the eastward flowing
counter currents in the Pacific, the more northerly Equatorial Countercurrent travels at
about 1 knot, whereas the deeper, subsurface Cromwell Current reaches speeds of 2-3 knots
at 100 m below the surface (Warren, 1966). However the velocity of these currents is
very variable both in time and longitude (Warren, 1966). If optimal conditions were
maintained, however, time taken to cross the 5 000 km distance from the west to east Paci¬
fic would be approximately 130 days in the north Equatorial Countercurrent but only about
43 days at 100 m and 3 knot speeds in the Cromwell Current.
I cannot evaluate the taxonomy and therefore the distributions of other phyla. How¬
ever I do not believe echinoderm distributions to be supportive of the ‘eastward colonisa¬
tion’ movement (Briggs, 1974), as was supposed (Ekman, 1946, 1967), particularly if
account is taken of present knowledge of plate tectonics, the relative position of continents
through time, the likely effect on ocean current systems and climatic changes (Windley,
1982 ; Adams, 1981 ; Van Andel, 1979 ; Hambrey & Harland, 1981). I have re¬
examined Ekman’s (1946) data and find that of the 159 Pacific echinoid, asteroid and
ophiuroid genera he lists, although 25 genera (15 %) occur on both sides of the tropical
Pacific, only eight of these (5.3%) : ( Acanthaster, Mithrodia, Pentaceraster, Leiaster,
Ophioplocus, Ophiopteris, Toxopneustes and Metalia) are not known also from Atlantic
waters. Of the 159 extant genera in Ekman’s list, no fewer than 41 have been recorded in
fossil deposits. These range in age to early Tertiary, possibly even to Upper Cretaceous,
and in one case ( Ophiolepis ) possibly the Upper Triassic (Spencer & Wright, 1966). Thir¬
teen of the 25 ‘amphi-Pacific’ genera are known from fossil deposits, almost all of which
include European localities (Spencer & Wright, 1966 ; Durham et al., 1966). There is
little doubt, therefore, that these genera were well established at a time when they could be
distributed by the predominantly westward directed currents (Fell, 1967 ; Van Andel,
1979), through the Tethyan seaway to the west coast of central America.
I do not consider, however, that lack of fossil representation of the remaining echino¬
derm genera listed by Ekman necessarily indicates that they are all of recent origin. Of the
eight ‘amphi-Pacific’ genera (which do not occur in Atlantic waters) included by Ekman
(1946), six, ( Acanthaster, Mithrodia, Pentaceraster, Leiaster, Ophioplocus and Ophiopteris)
are not represented in fossil deposits. However, I believe their distribution on the tropical
coast of America is more likely to represent relic Tethyan distribution than an ‘amphi-
Pacific’ distribution. This view supports McCoy and Heck’s (1976) and Heck and
McCoy (1978, 1979) argument. It is relevant that a number of Ekman’s 159 echinoderm
genera occur in association with coral reefs. Acanthaster and Mithrodia are two such
genera. If the conclusions of Glynn (1974) on the conspecificity of A. planci and A. ellisi
and Pope and Rowe (1977) on the conspecificity of M. clavigera and M. bradleyi are cor¬
rect, then by implication A. planci and M. clavigera represent self sustaining relic popula¬
tions of two very old, phenotypically stable species.
As far as Acanthaster is concerned, A. planci is reported to have a likely larval life
span of 3-4 weeks under natural conditions (Yamaguchi, 1973 ; Strathmann, 1978). In the
laboratory A. planci larvae have been shown to have a pre-metamorphosis life span of up
to 47 days, with the potential for delaying metamorphosis for up to two weeks under unfa¬
vourable conditions (Henderson and Lucas, 1971 : Strathmann, 1978). Under certain
conditions therefore ; delayed metamorphosis for eight-nine weeks and with sustained opti-
— 556 —
mal conditions of depth (100 m) and current speed (3 knots) in the Cromwell Current over
that period, it is conceivable that some larvae of A. planci might reach the panamic region.
Although the behaviour of Acanthaster planci larvae in the water column has not been
investigated, the likelihood of this shallow-water, reef-living species having planktotrophic
larvae adapted to living in depths of 100 m for prolonged premetamorphic periods seems
unlikely. The larvae and larval behaviour of species of Mithrodia have not, as far as I am
aware, been investigated.
I have found at least nineteen other records of Indo-west Pacific echinoderm species
which are described with tropical ‘amphi-Pacific’ distributions (H. L. Clark, 1902 ;
A. H. Clark, 1939 ; Hyman, 1955 ; Deichmann, 1958, 1959, 1963), but for only three of
these are pre-metamorphic life spans known (Chia and Burke, 1978). It is possible that
not all of these ‘amphi-Pacific’ species have been correctly identified. The colour descrip¬
tion of a specimen of Ophiocoma scolopendrina from Clipperton Island (A. H. Clark,
1939) relates, rather, to one of the two Panamic species O. alexandri or O. aethiops whose
extension of range to Clipperton Island by means of the westward directed north Equatorial
Current may not be unexpected. Also, although Mortensen (1937, 1938) found O. scolo¬
pendrina larvae may survive up to six weeks under laboratory conditions, metamorphosis
has not been shown to successfully occur after this time. However, even under optimal
conditions in the Cromwell Current, it is unlikely O. scolopendrina larvae would survive
passage to Clipperton Island. Passage via the slower north Equatorial Countercurrent
would almost certainly be out of the question. Ophiocomella sexradia, recorded as O. clip-
pertoni by A. H. Clark (1939), may prove to be tropicopolitan if conspecificity of the
Caribbean O. ophiactoides with sexradia is also proved (A. M. Clark in Clark & Rowe,
1971). Other tropicopolitan species include Linckia guildingi, Holothuria ( Thymiosycia )
impatiens and H. (T.) arenicola. H. (T.) impatiens also inhabits the Mediterranean. The
larval life of H. impatiens may be extended from two-three weeks to up to about sev¬
en weeks, under certain circumstances (lack of food) according to Mortensen (1938). The
likelihood of a successful crossing of the Pacific seems as equally doubtful as that of both
A. planci and O. scolopendrina in my view. H. ( Halodeima ) atra and H. ( Platyperona )
difficilis are very closely related, if not conspecific with H. (//.) floridana and H. ( P .) par-
vula (respectively) in the Caribbean and, in the case of difficilis with H. (P.) sanctori in the
Mediterranean. Indeed the record of difficilis from Clipperton Island is based on type
material of a nominal species {frequentimentis) described by H. L. Clark (1902), which
Deichmann (1958) considers conspecific with difficilis. According to Mortensen (1938),
under laboratory conditions H. difficilis may delay metamorphosis for up to seven weeks.
Even if such a delay were to occur under natural conditions it would not be sufficient to
allow successful colonisation of Clipperton Island from the west. H. (Mertensiothuria) leu-
cospilota, H. (M.) fuscocinerea, H. ( Thymiosycia ) hilla, H. ( Lessonothuria ) pardalis,
H. ( Cystipus ) rigida, H. (C.) inhabilis, and Polyplectana kefersteini recorded from the
Panamic region and H. {Semperothuria) flavomaculata from Clipperton Island are other¬
wise widespread in the Indo-west Pacific, from the Red Sea to Hawaii and (at least leucos-
pilota) to Pitcairn Island. H. ( Semperothuria ) imitans is known from Ceylon, Samoa and
east tropical Pacific. Deichmann’s (1963) record of the Indo-west Pacific Stichopus hor-
rens from Clipperton Island must be treated with reservation since her description of both
colour and spicule form speak against a correct identification. Finally the ophiuroids
— 557 —
Ophiactis krôyeri and Ophioderma panamense have been reported from Chile, Peru and
Hawaii, and Panama and Hawaii respectively by Hyman (1955).
Interestingly, there has been no suggestion that taxa have spread across the Pacific
from the tropical Americas. Indeed Briggs (1974) is very definitely of the view that migra¬
tion is in one direction, from west to east. Zinmeister and Emerson (1979) explain the
absence of east to west distribution as being due to the lack of a westward flowing warm-
water current for the tropical panamic species, and the absence of suitable non-coral, hard
substrate environments for any cool-water species larvae contained in the currents.
Some 32 extant Indo-west Pacific echinoid species are also known to be represented in
fossil deposits (Mortensen, 1928-1951). At least half of these are known to date from
between the Miocene and Oligocène, with one ( Prionocidaris bispinosa) possibly dating
from the Eocene. Blake (1975) commented that estimates of rate of morphological evolu¬
tion and species in macroinvertebrates are limited, however, following his survey of the lite¬
rature he found that modern animal species may be considered to exist for up to about 30
million years. Ekman (1946, 1967) commented that the extant amphi-American warm-
water species would be of Middle Miocene-Pliocene age to account for their distribution on
either side of the Panamanian Isthmus. Deichmann (1957) concluded that holothurians are
well suited to be indicators of geographic provinces, stating that “certain tropical shallow-
water forms (i.e., aspidochirotes such as Holothuria) of older origin have an almost circum-
tropical range... ”, Although fossil remains of Acanthaster are unknown, other than the
spines of A. planci found by Frankel (1978) from cores on the Australian Great Barrier
Reef, which he dated to about 3 000 years old, a possible forerunner of Acanthaster has
been found in Eocene deposits in Mexico (Blake, 1979).
Although, therefore, west to east migration of some taxa from the west Pacific to the
tropical west Americas is supported by some authors in their interpretation of the evidence
available for the taxa they study, I have found no convincing data showing that the larvae
of existing ‘amphi-Pacific’ echinoderms are able to survive trans-Pacific transportation.
Further, an alternative explanation is available for apparent ‘amphi-Pacific’ taxa which is
reinforced by the distribution of both living and fossil echinoderms. This supports the
hypothesis of McCoy & Heck (1976) and Heck and McCoy (1978, 1979) for a “widely
distributed biota which has been modified by tectonic events, spéciation and extinction... ”
Such then is the most probable rationale for the current distribution of the family
Asterodiscididae and the following explanation is proposed.
The family probably first arose in the mid- or west-Pacific (?Darwin Rise ; Menard,
1964, 1972 ; Ladd, 1960 ; Ladd et al, 1974) in the early Tertiary when prevailing water cur¬
rents would distribute elements of the family, towards the west. The tropical west coasts
of the Americas could be reached from the east through the Tethyan seaway since passage
would not be inhibited by the presence of the Panamanian Isthmus before the Pliocene.
Tectonic and climatic events during the Tertiary have isolated the least specialised genera,
Paulia and Amphiaster on the tropical west coasts of the Americas. Extinction of the ear¬
liest members or ‘precursors’ of the family has apparently occurred in the Atlantic and
Indo-west Pacific Oceans but, at least in the latter case, not before the evolution of Astero-
discides. The restricted distribution of Asterodiscides in the Indo-west Pacific might sup¬
port a view that it evolved in mid-late Tertiary, after the exclusion of contact between the
Atlantic and Mediterranean with the Indian Ocean. The present distribution of the genus
— 558 —
might further support the contention that Asterodiscides arose in the central or west Pacific
region, prior to the formation of the East Indian Archipelago, in the late Miocene, when it
was able to distribute relatively easily through the west Pacific and Indian Oceans.
Turning to the distribution of species of Asterodiscides, an interesting pattern
exists. The species group with three superomarginal plates is distributed throughout the
Indian Ocean and eastward to the Philippines in the north and Queensland, Australia, in the
south. The species group with four superomarginal plates is also extensively distributed in
the Indian Ocean, but occurs as far east as Hawaii in the north Pacific and from New Cale¬
donia, the Kermadec Islands and New Zealand in the south-west Pacific. Both groups are
otherwise absent from the east Indian Archipelago and the west and central Pacific. I
believe the more widespread distribution of this latter group supports the implication that
the four superomarginal plate group is the older even though fossil evidence is lacking to
support this contention. Shuto (1983) concluded more widespread distributions of mol¬
luscs in the Indo-Pacific indicates greater antiquity of those taxa.
The absence of Asterodiscides in the Malay-New Guinea region of the East Indies, and
from the islands of the central-west Pacific is difficult to explain. The most parsimonious
explanation is that representatives have simply not been collected from those areas despite
such expeditions as the ‘Challenger’, ‘Siboga’ and ‘Albatross’. In describing the distribu¬
tion of shorefishes on the Pacific Plate, Springer (1982) proposed two hypotheses to
explain the decrease in numbers of marine taxa occurring eastward across the plate. The
‘Reality Hypothesis’ proposes that taxa absent the Pacific Plate have never been
present. The ‘Extinction Hypothesis’ proposes that taxa absent from the Plate were origi¬
nally present, but have since become extinct. If Springer’s first hypothesis is evoked to
account for distributions of the species of Asterodiscides then the only implication possible
is that the genus predates the formation of the east Indian Archipelago during the late Mio¬
cene, but antedates the separation of the Atlantic from the Indian Ocean in the early Mio¬
cene. The genus would then have been distributed around the Indo-west Pacific margin of
the remaining Tethys by the relevant oceanic currents. After the formation of the east
Indian Archipelago, water currents between the Indian and Pacific Oceans were substan¬
tially altered, with general water movements in both oceans being both toward and away
from the Archipelago (Warren, 1966 ; Fell, 1967 ; Van Andel, 1979). To support the
‘Reality Hypothesis’ then requires that species of Asterodiscides did not invade the east
Indian region, nor indeed the islands of the central-west Pacific, at any time.
A more likely explanation for the absence of Asterodiscides from the east Indian
Archipelago and central-west Pacific may rest with Springer’s ‘Extinction Hypothesis’. In
relatively recent (Pleistocene) times glacial periods, together with land movements, have had
major effects on sea level, leading to the emergence of continental shelf areas. This would
have led to large scale extinctions in the shelf region of the east Indian Archipelago and,
presumably, from the narrow shelf regions around the islands of the central-west
Pacific. Re-invasion of those regions (particularly the East Indian Archipelago), does not
appear to have taken place even though suitable habitats now appear to exist. This may be
due to local water current patterns, vagility in Asterodiscides species or both. In isolation,
however relatively recent spéciation has occurred, particularly on the west and east coasts of
Australia. This is exemplified by the remaining close relationships between belli, macro-
plax, multispinus, pinguiculus and elegans and between helonotus and soelae.
— 559 —
The distinctness of tessellatus from helonotus and soelae in the helonotus — soelae —
tessellatus — truncatus group, and its distribution in the south western Indian Ocean sug¬
gests a much longer isolation. Prevailing water currents move towards the east African
coast, so the distribution of tessellatus among the islands of the western Indian Ocean and
even the east coast of Africa might be predicted.
A. truncatus shows closest relationship with A. helonotus and A. soelae, from which
ancestral stock I believe it has arisen. Extension of the ancestral form to the south coast
of Australia could have occurred via the Leeuwin Current (Legeckis and Cresswell, 1980 ;
Maxwell and Cresswell, 1980) or its equivalent, at least as early as the early Miocene,
when water temperatures were relatively warm (Knox, 1981 ; Stevens, 1980). Decline in
water temperatures during and since the late Miocene has seen the south Australian coast
change to a temperate region with a changed fauna. Such pressures would have promoted
the evolution of truncatus from the ancestral form. Extension of the range of truncatus
east to the Kermadec Islands and to northern New Zealand may have occurred across the
Tasman Sea at any time, probably by west to east migration (Fell, 1953 ; Rowe & Vail,
1982). A southern seaway between southern Australia and the Tasman Sea, permitting
such a migration, has been established at least since Oligocène to Miocene times (Kennett,
1980 ; Stevens, 1980). Initially also, separation of Australia from Antarctica was accom¬
panied by high velocity currents (Cook & Chimonides, 1983) which may have been signifi¬
cant in effecting such a distribution. Migration to both the Kermadec Islands and New
Zealand may have been achieved via the Lord Howe Rise and Norfolk Ridge, though trun¬
catus has not been recorded from either the Lord Howe or the Norfolk Island regions.
Whether larval input maintaining gene flow still occurs between southeastern Australia and
the Kermadec/New Zealand region is difficult to determine, even though appropriate cur¬
rent tracts are present in the Tasman Sea. It is possible that populations in the
Kermadec/New Zealand region are, in the main, self sustaining and relatively phenotypi-
cally stable, though there are some minor morphological differences in specimens I exa¬
mined from that area (Rowe, 1977).
The distributions of soelae in western Australia and New Caledonia, and helonotus in
Philippines and Japan are interesting. I am in no doubt, at this time, as to the identity of the
New Caledonian specimen, which supports the specific differences I have noted between
soelae and helonotus. However, collection of material from the east Indian region will
determine whether these structural differences are as important as I have proposed. If I
am correct then clearly isolation of populations in the Philippine/Japan region has been
sufficient to promote the evolution of helonotus from a soelae stock. Prevailing wind and
surface ocean currents move west-southwestward towards the east Indian and northeastern
(Queensland) Australian coastline south of the equator. The occurrence of soelae in New
Caledonia would therefore permit the prediction that soelae will be found at least along the
Queensland coast of Australia if not along the northern coast between Queensland and the
northwest shelf. Extinction from the northern coast may have occurred due to past emer¬
gence of the continental shelf in that region. The occurrence of soelae in New Caledonian
waters may also support a south-west, if not central Pacific origin for the species.
The distant distributions of the three closely related species tuberculosus, grayi and
lacrimulus are equally perplexing. Interestingly, lacrimulus appears isolated in the north¬
western Indian Ocean (Arabian Sea) from tuberculosus and grayi in the Pacific Ocean, in
— 560 —
an equivalent relationship to tessellatus with A. helonotus and soelae. A. lacrimulus may
represent a relic of a formerly widespread Indo-west Pacific ancestor, or at least have
evolved more or less directly from it. The apparent absence of a species related to this
group throughout the east Indian Archipelago and central Pacific is ascribed to extinction.
The particularly close relationship between tuberculosus and grayi would tend to support a
common ancestor (? grayi) in the central-southwest Pacific which, by appropriate westward
flowing currents (Rochford, 1958 ; Fairbridge and Van der Linden, 1966 ; Heath, 1973),
has been distributed to the coast of Australia and thence, via the east Australian and Tas¬
man Currents to the Norfolk and Kermadec Ridges and islands. The apparent absence of
grayi from the Lord Howe Rise may be due to lack of collecting, or because of extinction.
Alternatively, it is also possible that since both Norfolk Island and Kermadec Islands lie
within the region of the tropical convergence (30° S in summer ; 22° S in winter ; Heath,
1973), grayi may have been distributed directly from tropical waters by the westerly directed
Trade Wind Drift. This may also account for other tropical species known to occur in
those islands.
Interestingly, as with truncatus, in 1977 I noted minor morphological differences
between specimens of grayi from eastern Australia and the specimens from the
Norfolk/Kermadec area, the differences lying in the more conical form of the abactinal
tubercles of the holotype. Reexamination of the holotype has revealed that the number of
tubercles on the actinal plates is similar to that found in the Norfolk/Kermadec
specimens. The specimens from New South Wales (AM 11884) and Norfolk Id additio¬
nally differ from the holotype in their shorter arms (R/r-1.7-1.8). The Japanese specimen
(Doshisha University Collection) has extremely pointed abactinal tubercles. Unlike the
more tangible differences I have determined in the species of the elegans and helonotus
groups of species, the differences in specimens identified as grayi are seen to be intergrading
and not taxonomically significant. The discovery of grayi in southern Japan is strongly
supportive of the occurrence of the species in the east Indian region. If the species does
not occur there, however, then the population isolated in Japanese waters, for whatever rea¬
sons, is indicative of a relatively phenotypically stable species, since gene flow from or to
southern populations would be lacking. The hypothesis put forward to explain the slightly
modified forms of truncatus in the Norfolk/Kermadec area might also be applied to grayi.
These hypotheses can be tested by the collection of more specimens from intermediate loca¬
lities.
The Hawaiian fauna is generally considered to have originated from the western Pacific
by means of larval transport via the Kuroshima southern Extension Current (Ekman, 1967 ;
Briggs, 1974 : Zinmeister & Emerson, 1979). It this is the case then either tuberculosus
or a close relative might be expected in the region of the Philippines and/or southern
Japan, from which the Hawaiian species originated. Such a relative, grayi, has now been
found in southern Japan (new record, herein). Specific differences between grayi and
tuberculosus, pointed out by Rowe (1977), can be confirmed and clearly indicate that gene
flow between the Japanese and Hawaiian populations of Asterodiscides is not apparently
occurring. A. tuberculosus would appear to have either speciated in isolation or have
become isolated in the Hawaiian Island chain. An alternative mechanism to the Kuroshima
Current, which might be applied to explain the occurrence of A. tuberculosus in the
Hawaiian Islands, is available. Rotondo et al. (1981) explain the endemic element of the
— 561 —
Hawaiian fauna as due to a vicariant mechanism, island integration. They argue that the
Hawaiian Island Chain includes at least two elements (Necker Island and Wentworth Sea¬
mount) which have originated from south of the equator. This, they consider, would have
resulted in the mixing of two biotas, Hawaiian and non-Hawaiian, with isolation leading to
high endemism. Springer (1982) gave a detailed discussion of the Hawaiian shorefish
fauna, giving support to the Rotondo et at. hypothesis. Considering the close relationship
between grayi from southern Japan and the southwest Pacific and tuberculosus in Hawaii,
and given the Rotondo et al. hypothesis, the origin of tuberculosus in the Hawaiian Island
chain from the central or west Pacific might be explained. If extinction of the ancestral
species or one of either tuberculosus and/or grayi from the central-west Pacific has occur¬
red, then this might be ascribed to recent (Pleistocene) lowered sea-levels, which would have
adversely affected the habitat of the species.
The origin and distribution of culcitulus appears related to recent (Pleistocene) isolation
of the west coast of Australia and its likely relationship lies with the tuberculosus group.
Although fourmanoiri also appears to belong with the tuberculosus group there is
insufficient material to determine its closest relationships or distribution, other than to note
its apparent isolation in the south western Indian Ocean.
Both crosnieri and cherbonnieri, by virtue of their superomarginal plate number, are
allied to the elegans group. The fact that the proximal superomarginal plates are obvious
in adult specimens of crosnieri and cherbonnieri I contend (p. 553) indicates a more primi¬
tive condition than that found in the elegans group of species, where proximal superomargi-
nals are not discernable in adults. The presently known distribution suggests an early isola¬
tion of these species in the western Indian Ocean.
Modification of marginal plate arrangement is described for asteroids in the Lower
Ordovician to Lower Carboniferous valvatid suborder Pustulosina (Spencer & Wright,
1966) with the extreme reduction of the frame confined to a few plates in the arm axils in
the Eoactinidae ( Eoactis , Lower Silurian, England-North America, Yarravaster, Silurian,
Australia). However the Asterodiscididae has been shown to share most characters with
the valvatid granulosin families Goniasteridae (Lower Jurassic to Recent) and Oreasteridae
(Recent) by Rowe (1977). Certainly the juveniles show a close resemblance to the goniaste-
rid genus Tosia. The origin of the family, particularly in respect to the reduced number
and arrangement of the marginal plates, will however, remain obscure until fossil remains
are found which may throw some light on the matter.
Acknowledgements
The author wishes to extend his thanks to Dr. A. Guille, Muséum national d’Histoire naturelle,
Paris, Mrs. L. M. Marsh, Western Australian Museum, Perth, and Mr. A. Birtles, James Cook Uni¬
versity, Queensland, for making material available for study. Ms. Kate Lowe, Photographic Depart¬
ment, Australian Museum, is thanked for photographing the specimens illustrated in this paper.
This research project resulted from an overseas study tour in 1981 supported by the Australian
Museum Trust and New South Wales Public Service Board, Australia, both bodies of whom are
thanked.
— 562 —
REFERENCES
Adams, C. G., 1981. — An outline of Tertiary Palaeogeography. In : L. R. M. Cocks (ed.), The
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3) : 1-533, 321 figs, 56 pis (2) ; 1-446, 215 figs, 66 pis (3) (1943) ; 4 (1 & 2) : 1-371, 326 figs,
14 pis (1) ; 1-471, 256 figs, 72 pis (2) (1948) ; 5 (1) : 1-432, 315 figs, 25 pis (1950) ; 5 (2) : 1-593,
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PLATE I
A, B, C. — Asterodiscides belli Rowe, MNHN ECAS 607, R = 73 mm : A, abactinal ; B, actinal ; C, lateral
D, E, F. — A. cherbonnieri n. sp., MNHN ECAS 2033 (part), holotype, R = 63 mm : D, abactinal ; E, actinal
C, lateral.
PLATE I
— 568 —
PLATE II
A, B, C. — Asterodiscides crosnien n. sp., MNHN ECAS 1244, holotype, R = 112 mm : A, abactinal ; B, acti-
nal, one arm ; C, lateral.
D, E, F. — A. macroplax n. sp., WAM 186-78, holotype, R = 70 mm : D, abactinal ; E, actinal ; F, lateral.
PLATE II
— 570 —
PLATE III
A. — Asterodiscides macroplax n. sp., AM J14069, paratype, R = 65 mm, lateral.
B, C, D. — A. macroplax n. sp., AMJ 14111, juvenile, R = 24 mm : B, abactinal ; C, actinal ; D, lateral.
E, F. — A. multispinus n. sp., QM G2181, holotype, R = 97 mm : E, abactinal ; F, actinal, one arm.
PLATE III
r mm 1
J. ’.A. 4 . . .
— 572 —
PLATE IV
A, B, C. — Asterodiscides soelae n. sp., WAM 191-78, holotype, R = 89-92 mm : A, abactinal ; B, actinal, one
arm ; C, lateral.
D. — A. soelae n. sp., AM J14508 (part), paratype, R = 35 mm, abactinal.
E, F. — A. soelae n. sp., AMJ13775, R = 28 mm : E, oblique abactinal ; F, oblique actinal.
PLATE IV
— 574 —
PLATE V
A. — Asterodiscides soelae n. sp., WAM 406-80, juvenile, R = 17.4 mm, abactinal.
B. — A. helonotus (Fisher), WAM 1080-74, juvenile, R = 16.4 mm, abactinal.
C. D. — A. helonotus (Fisher), USNM 32633, holotype, R = 98 mm : C, abactinal ; D, actinal.
E. — A. fourmanoiri n. sp., MNFIN ECAS 875, holotype, R = 85 mm, abactinal.
PLATE V
— 576 —
PLATE VI
A, B. — Asterodiscides fourmanoiri n. sp., MNHN ECAS 875, holotype, R = 85 mm : A, actinal, furrow ;
B, oblique actinal.
C, D, E. — A. fourmanoiri n. sp., MNHN ECAS 898 (paratype), R = 40 mm : C, abactinal ; D, actinal ; E,
lateral.
PLATE VI
Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 4 e sér., 7, 1985,
section A, n° 3 : 579-609.
The genus Acanthochitona Gray, 1821 (Mollusca, Polyplacophora)
in the north-eastern Atlantic Ocean
and in the Mediterranean Sea,
with designation of neotypes of A. fascicularis (L., 1767)
and of A. crinita (Pennant, 1777)
by Pieter Kaas
Abstract. — To settle the question which of the three known European species of the genus
Acanthochitona Gray, 1821, should be recognized as Chiton fascicularis Linnaeus, 1767, designated by
Gray as the type of the genus, neotypes of the Linnean species from “the coast of Barbary ” as well
as of Chiton crinitus Pennant, 1777, from the coast of Aberdeen, are designated. Of Chiton discre-
pans Brown, 1827, a lectotype has been chosen. A close examination of the types of de Roche-
brune’s nominal species of Acanthochitona from NW Africa, leads to the conclusion that some of
them are synonymous with either A. fascicularis or crinita , two others are unrecognizable, and only
one, A. joallesi, proves to be a valid species. Also A. subrubicunda Leloup, 1941, from Sénégal, in a
later paper (1968) wrongly identified by Leloup with discrepans, proves to be a valid species. Syno¬
nyms of the three European species are given, as well as a dichotomous identification key.
Résumé. — Trois espèces du genre Acanthochitona sont présentes dans les mers d’Europe. Afin
de stabiliser le nom Chiton fascicularis Linnaeus, 1767, désigné par Gray comme l’espèce-type du
genre, l’auteur choisit un néotype originaire de la « côte de Barbarie », la localité-type. Un néotype de
Chiton crinitus Pennant, 1777, de la côte d’Aberdeen, et un lectotype de Chiton discrepans Brown,
1827, sont également choisis. Un examen approfondi des types des différents Acanthochitona du nord-
ouest de l’Afrique décrits par de Rochebrune aboutit aux conclusions suivantes : plusieurs de ces
noms sont synonymes d’A. fascicularis ou d’A. crinita ; deux noms restent des nomina dubia non
reconnaissables ; seul A. joallesi, du Sénégal, est reconnu comme espèce valide. Une autre espèce séné¬
galaise, A. subrubicunda Leloup, 1941, mise à tort par Leloup (1968) en synonymie avec A. discre¬
pans, est également reconnue valide. Une synonymie des trois espèces européennes et une clé de déter¬
mination accompagnent le travail.
Pieter Kaas, Rijksmuseum van Natuuriijke Historié, P.O. Box 9517, 2300 RA, Leiden, The Netherlands.
Introduction
« C. testa octovalvi, corpore ad valvulas utrinque fasciculato. Habitat in Barbaria.
E. Brander, Consul svecorum apud Algiros. Corpus cinerum, laeve. Testae leviter carinatae.
Fasciculi pilorum totidem, albidi, juxta testarum latera corpori insident. »
— 580
I n this way Carolus Linnaeus (1767 : 1106) described Chiton fascicularis, which was
designated by J. E. Gray (1821 : 234) as the type of the new genus Acanthochitona.
As there are three species of Acanthochitona known from European seas nowadays and
the Linnean diagnosis is altogether insufficient to discriminate any of them, it is hard to tell
which species Linnaeus actually had in hands. This is the more difficult as the Linnean
collection, in custody of the Linnean Society of London, does not contain any specimen
corresponding to the description of fascicularis (vide S. Hanley, 1855 : 15), so that it is
impossible to designate a (lecto-, holo-) type specimen. In fact it leaves the genus Acan¬
thochitona without an appropriate type species..., an exceptional and inadmissable situation
in modern taxonomy. It is the purpose of the present paper to meet with this deficiency.
Key to the European species of Acanthochitona
After a thorough study of so many specimens of the three European Acanthochitona species and
of half a dozen nominate species from NW Africa, it was possible to draw up the following dichoto¬
mous key, based upon external morphological characteristics.
1. a. Up to 45 mm long ; end valves and latero-pleural areas of intermediate valves covered with
small, much crowded, round, flat-topped or slightly concave granules ; jugal area somewhat
raised, sharply separated from the latero-pleural areas. A. fascicularis
b. Up to 30 mm long ; granules on end valves and latero-pleural areas of intermediate valves gene¬
rally larger, wider apart, oval to drop-shaped ; jugal area hardly raised, not sharply separated
from the latero-pleural areas. 2
2. a. Up to 25 mm long ; length less than two times the width ; back not carinated, side slopes
rounded. Girdle covered with two kinds of spicules : small ones up to 50 /un, dispersed with
long ones, up to 320 jun ; marginal fringe consisting of spicules longer than the dorsal ones...
A. crinita
b. Up to 30 mm long, length at least two times the breadth, back carinated, side slopes almost
straight. Girdle velvety, dorsally densely covered with small, straight, sharply pointed spicules,
up to 40 /im long ; sutural tufts rather short, occasionally one or two extra tufts behind the tail
valve ; marginal spicules short. A. disc repans
Distribution of European Acanthochitona
A. fascicularis is chiefly found from the English Channel south- and westward to the
Azores and Canary Islands and in the whole Mediterranean Sea, with occasional more
northern findings : near the Firth of Forth (a single specimen in the RSMNH collection), in
W Ireland (common in Kilkieran Bay, Galway Co., David McGrath leg.), and on the SW
coast of Wales (Pembroke, Tenby, G. Lyons coll.).
A. crinita has a more northern distribution : from the Lofoten Is, Norway, S to the
Cap Verde Archipelago and in the Mediterranean Sea (hardly or not on the N African
coast).
A. discrepans is known from NE Ireland (Strangford Lough, Doctors Bay, RSMNH),
from SW Wales (Pembroke, Tenby, G. Lyons coll. ; Milford Haven, McAndrew coll,
teste J. G. Jeffreys) and from the S coast of England (Dorset, Weymouth, J. G. Jef¬
freys). There are a lot of other localities known from littérature, but these all need con¬
firmation.
— 581 —
HISTORICAL REVIEW
As it appears from the introduction Linnaeus (1767) was the first to describe a fascicu¬
late chiton, calling it C. fascicularis. Of the post-Linnean authors Pennant (1777 : 71,
pi. 36, figs 1, Al) was next to describe and figure another species referable to Acanthochi-
tona, Chiton crinitus. The short diagnosis reads : “Ch. With seven valves ; thick set with
short hairs, five-eighth of an inch long. Inhabits the sea near Aberdeen. ” His figure Al
shows an Acanthochitona almost three times enlarged, with seven valves indeed, all the
valves with a narrow jugal tract, which means that the head valve was (accidently?) mis¬
sing. The girdle is decidedly spiculose, with the usual 18 large, exposed, sutural tufts and
a striking marginal fringe, by which it is quite different from fascicularis.
Pennant’s non-committal diagnosis and bad figures may have been the main cause
why C. crinitus remained unrecognized, until G. B. Sowerby II (1840 : figs 87a-93 ;
1840a : 7) clearly showed that C. fascicularis (A. crinita in our conception) and C. crinitus
(our fascicularis ) are decidedly different, easily recognizable from his clear descriptions and
excellent figures. All writers on the subject up till then only copied Pennant’s original
diagnosis and figures, assigning the European Acanthochitona, from Norway to N. Africa,
to only one species, C. fascicularis, although J. H. Chemnitz (1788 : 371, pi. 173
fig. 1688) wrote of that species (“ Der haarichte Chiton”) : “ Ganz kleine Exemplare dieser
Gattung (= species sensu Chemnitz) findet man bey Norwegen, aber grôssere und ansehn-
lichere im Mittellândischen Meere, insonderheit bey Algier und an den Kristen der
Barbaren. ”
In the mean time, A. Risso (1826 : 268) had erected the genus Acanthochites (ex Leach
MS) recognizing three new species of it from the environment of Nice, Alpes-Maritimes :
A. communis, A. carinatus and A. aeneus. Of these only A. communis may be referable
to our fascicularis. The original diagnosis reads : “A. Dorso, carinato, medio glaberrimo,
transversim striolato ; lateribus squamosis, squamis rotundatis, fasciculis viridibus. ” (/. c. :
269, no. 714). Only on account of the phrase “squamis rotundatis ” and the given size of
the animal (“Long 0.020”) the assignment to our fascicularis is defensable. Of the two
other species the diagnoses are altogether insufficient and as Risso’s types appear to be lost
(Arnaud, 1977 : 107, 111, 112) it seems best to regard A. carinatus and A. aeneus as
nomina dubia.
A year later Capt. T. Brown (1827 : pi. 35 fig. 20) introduced, apart from C. fascicu¬
laris and C. crinitus (Pennant’s description and figure only), a Chiton discrepans, without
describing it. In the legend to the figure we read : “ several specimens of this new shell, as
a British species, were sent to me by George Lyons, Esq. of Tenby, Wales, as the C. fasci¬
cularis, which shell, it would appear, is not known on that coast. ” Sowerby II (1840a :
2) considered this a synonym of C. crinitus (not of Pennant, but our fascicularis). In the
second edition of Brown’s work (1844 : 65), a full description of discrepans is given,
reading : “ Shell much elongated, narrow, acutely carinated ; valves shield-shaped, and acu¬
tely pointed beneath ; along the centre of the valves is a lance-shaped elevation, which is
striated longitudinally ; valves covered with strong, round, elevated, regularly set papillae,
except at the edges, which are plain ; at the junction of each valve is a tuft of strong, stiff
— 582
bristles, whole margin beset with rather distant, very minute, gray hairs ; valves generally of
an orange-yellow ; margin deep umber-brown. ”
The author compares it with Chiton fascicularis (= our crinita ) : “This species
differs... in being much more carinated, in the valves being a third narrower, in the papillae
being round instead of oval, and the whole shell being much narrower in proportion to its
length. ” From the above it is clear that C. discrepans is different from either crinita or
fascicularis.
L. Reeve, in his “Monograph of the genus Chiton ” (1847 : pi. 10 fig. 53), discussing
C. fascicularis, is worth to be quoted in full :
“ Naturalists are still somewhat divided in opinion as to whether the fasciculate Chitons
of the seas of Europe are modifications of one and the same species, or whether they con¬
stitute two specifically distinct from each other. That Lamarck should have recorded them
under one, after the manner of Linnaeus, is not to be wondered at, considering his very
limited knowledge of the genus ; Philippi describes but one, very significantly adding
“varietates vel potius species duae occurrent ”, and details the characters of each precisely
as I have observed them. Mr. Sowerby considers them as distinct species ; he assigns the
smaller, which is found the more abundantly on our coast, and of which the granules are
the larger, to the C. fascicularis of Linnaeus, and that under consideration, chiefly inhabit¬
ing the Mediterranean and English Channel, to the C. crinitus of Pennant.
“After a careful investigation of the subject I am led to conclude, with Mr. Sowerby,
that the C. fascicularis and C. crinitus are distinct species, but I think he has erred in the
identification of names. The larger species above described, inhabiting the Mediterranean
and English Channel, and in England only the south coast, appears to be the original
C. fascicularis of Linnaeus, ‘from the coast of Barbary’, whilst the smaller, which inhabits
our coasts throughout and as far north as the Shetland Islands, is the C. crinitus, figured
on an enlarged scale by Pennant. The C. fascicularis of Chemnitz (1788 : 371, pi. 173
fig. 1688) which Mr. Sowerby considers ‘beyond doubt’ identical with the Linnaean species,
answers to neither of those in question...”, etc.
Reeve ignored C. discrepans Brown, which was synonymized with C. crinitus (not of
Pennant) by Sowerby II (1840a : 2). But he was quite right in the identification of fasci¬
cularis and crinitus : Sowerby had confounded the two species. Therefore it is to be
pitied that Reeve’s conclusions were not accepted by his contemporaries. Forbes & Han¬
ley (1849 : 393) made C. crinitus (in Reeve’s conception) a synonym of fascicularis, while
the fascicularis according to Reeve was erroneously taken for discrepans Brown. Yet, the
authors expressed some doubt about their decision as they wrote : “ As both this (= fasci¬
cularis) and discrepans inhabit the Mediterranean, it is uncertain, from the brief diagnosis
in the ‘Systema Naturae’, which of them was the Algerine species designated fascicularis by
the illustrious Linnaeus. In retaining that name for the present species (= our crinita), we
follow the stream of preceding writers, being unwilling to disturb an accepted name without
absolute necessity for so doing. ”
This argument, however, did not make sense, for, apart from Brown, Sowerby and
Reeve, all previous authors only knew of one European fasciculate species, which was logi¬
cally taken for Linnaeus’ fascicularis. In fact Forbes & Hanley unwillingly aggravated
the confusion of names.
Jeffreys (1859 : 106, pi. 3 fig. 9a, b) described a Chiton gracilis from Weymouth
— 583 —
(Dorset) and Milford Haven (Wales, Pembroke), which from his description and figures
cannot be separated from Brown’s discrepans. Jeffreys himself had arrived at the same
conclusion, as he wrote : “ C. gracilis is more probably the C. discrepans of Brown than
the species which the late Mr. G. B. Sowerby named ‘crinitus’, but as the former name has
now been generally adopted for Sowerby’s species, it seems a pity, by restoring the latter,
to create more confusion, especially as the crinitus of Pennant is different from either of
them. ”
This only means that Jeffreys, against his conscience, contributed to the maintainance
of the confusion brought about by Forbes & Hanley, considering that Brown’s name dis¬
crepans had been generally adopted for the fascicularis of Reeve (and the crinitus of
Sowerby II, not Pennant). How many authors had adopted this error in the course of
ten years after its introduction ? Only a few, mostly in unimportant local lists and always
on the authority of Forbes & Hanley. It only illustrates how rashly authors handled
nomenclatorial problems at that time.
Only a few years later Jeffreys (1865 : 212) made his gracilis a variety of ‘ fascicularis ’
(our crinita), writing : “I cannot maintain the distinction which at first seemed to exist
between the typical form and the variety gracilis, and which induced me to describe the lat¬
ter as a separate species. Both have every character in common, except the additional tuft,
and that is not constant. ”
There is another remarkable observation on the same page : “The short description by
Linné of C. fascicularis, and the habitat (Barbary), are rather more applicable to C. discre¬
pans (not of Brown, but our fascicularis) than to the present species. Writers on the
Mediterranean shells have evidently mistaken one for the other. ” Nevertheless Jeffreys
did not take the step that Reeve had taken in 1847.
Weinkauff (1862 : 33) found C. fascicularis at Bone, Algeria. A few years later
(1868 : 413) this author declared that it concerned C. discrepans auct., adding to it :
“ Wollte man den Umstand, dass Linné seinem Chiton fascicularis nur Algier nach Brander
zum Fundort gibt, viel Wichtigkeit beilegen, so müsste die vorliegende Art den Linné’schen
Namen erhalten, da nur sie bis jetzt zu Algier beobachtet ist. ”
Henry A. Pilsbry (1893 : 9) followed without comments the general interpretation of
the European malacologists, distinguishing as A. fascicularis our crinita and as A. discre¬
pans our fascicularis (1893 : 12). In the same Monograph (1893 : 10) the author unjustly
conforms himself with the opinion of di Monterosato (1878 : 47) by accepting the identifi¬
cation of Chiton aeneus Risso (1826 : 269) with C. gracilis Jeffreys.
In our century ever more taxonomists expressed their doubts about the correctness of
the identification of fascicularis sensu Forbes & Hanley and most subsequent authors. So
J. Thiele (1902 : 288-289) wrote : “ ... erscheint mir die Benennung der Art mit den lan-
glichen Kôrnchen, welche ich nur vom Kanal kenne, als fascicularis L. einigermassen zwei-
felhaft, da Linné Algier als Heimat angegeben hat, iibrigens das einzige bestimmte Merkmal
das vielleicht zur Erkennung der Art verwendbar ist. Sollte sich herausstellen, dass bei
Algier nur die Art mit den runden Kôrnchen vorkommt, so wtirde diese wohl richtig als die
Linné’sche Art anzusehen sein und der Name discrepans unter die Synonymie von fascicula¬
ris fallen, wenn es feststeht dass Brown dieselbe Art vor sich gehabt hat...”.
Then R. Winckworth (1926 : 14-15) seemed to put an end to the confusion, writing :
“Unfortunately the species of this genus (= Acanthochitona Gray, 1821) have been much
— 584 —
confused, and the result is a muddle which can only be cleared by using unfamiliar names
for two of our species, and a familiar name in an unfamiliar sense for the other.
“A. crinitus (Pennant), 1777. Type locality, Aberdeen. Although the type specimen
is not to be found, this species can be safely identified as fascicularis of Forbes & Hanley
and most authors from the locality and small figure ; the magnified figure is not good, but
that is the result of the distortion of the magnifying glasses of those days. Chiton fascicu¬
laris Linné is described as from Algiers, and is, therefore, probably discrepans auct. non
Brown, but as no type specimen exists, the identity of the species is uncertain.
“A. discrepans Brown, 1827. Type locality, Tenby. This from locality and figure is
certainly the same as Chiton gracilis Jeffreys, 1859. Monterosato suggests the latter to be
also A. aeneus Risso, 1826, but the description given by Risso does not fit our chiton, and
Risso’s collection was left in such disorder that the fixing of type specimens is hardly pos¬
sible.
“A. communis Risso, 1826. Type locality, Nice. Brief as the description is I think
this may certainly be taken as the species usually called discrepans.
“Thus we have the following synonymy for the three British species :
“ crinitus Pennant = fascicularis Jeffreys non Linné = vulgaris Leach.
“ discrepans Brown = gracilis Jeffreys = aeneus Monterosato, ?Risso.
“communis Risso = discrepans Jeffreys non Brown = ? fascicularis L. ”.
These are also the names in Winckworth’s “List of the marine Mollusca of the Bri¬
tish Isles’’ (1932 : 218) for the three British species of the genus Acanthochitona.
In the same year J. Davy Dean (1926 : 21-22), after having seen a set of chitons from
Tenby in the National Museum of Wales, labelled “ Chiton discrepans Brown”, which are
not to be separated from Jeffreys’s gracilis, embraced Winckworth’s solution.
Dodge (1952 : 21), discussing Chiton fascicularis L., 1767, established that “the com¬
mon Acanthochiton fascicularis of most British authors, a native of the Mediterranean and
the English Channel, is today accepted as the shell described under that specific name in the
‘Systema’, and the locality given by Linnaeus, ‘in Barbaria’, has been, I suspect, one of the
most weighty factors in the identification ”.
Recently P. M. Arnaud (1977 : 112), in his revision of the taxa of Risso, concluded
regarding Acanthochites communis : “ = Acanthochiton fascicularis (L., 1767), très proba¬
blement, car Risso se réfère formellement à Chiton fascicularis in Poli, 1792, vol. 2 : 10,
pi. 4 fig. 3 ” and further : “Le nom A. communis doit done cesser d’être utilisé, au profit
d’A. fascicularis... ”
Finally Anders Warén (1980 : 13), after a study of the species described by J. G. Jef¬
freys, remarked about Chiton gracile (sic !) Jeffreys, 1859 : “This is Acanthochiton discre¬
pans (Brown). Chiton discrepans Jeffreys, non Brown, is A. fascicularis (L.). ”
SYSTEMATIC REVIEW
From the preceding paragraph it will be clear that the nomenclature of the three Euro¬
pean species of Acanthochitona is quite confused. Despite the efforts of Winckworth
and others the muddle continues even in our days, as many modern authors are still using
the erroneous names introduced about a century and a half ago.
— 585 —
In our opinion the only means to put an end to this unsatisfactory situation is to desig¬
nate neotype specimens of those species of which the types are either never designated, or
definitely lost. That’s why we propose the following systematic review.
Class POLYPLACOPHORA Gray, 1821
Order NEOLORICATA Bergenhayn, 1955
Suborder ACANTHOCHITONINA Bergenhayn, 1930
Family Acanthochitonidae Pilsbry, 1893
Subfamily Acanthochitoninae Pilsbry, 1893
Genus ACANTHOCHITONA Gray, 1821 1
Acanthochitona Gray, 1821 : 234 ; type : Chiton fascicularis Linnaeus, 1767 (Monotypy) ; Van Belle,
1983 : 140-142 (synonymy).
Acanthochitona fascicularis (Linnaeus, 1767)
(Figs 1-6)
Neotype : MNHN (from a lot of eleven specimens, labelled “ Acanthochites fascicularis L. ”).
Type locality : Algeria, Oran. Exp. Sci. de l’Algérie, 1842 (Deshayes).
Chiton fascicularis Linnaeus, 1767 : 1106 ; Poli, 1792 : 10, pi. 4 fig. 3 ; Reeve, 1847 : pi. 10 sp. &
fig 53.
Non C. fascicularis ; Sowerby, 1840 : figs 87, 87a ; 1840a : 1, et mult. auct.
Acanthochites communis Risso, 1826 : 268.
Chiton fascicularis var. major Philippi, 1836 : 108, pi. 7 fig. 2a, b.
Chiton crinitus ; Sowerby, 1840 : figs 88-93 ; 1840a : 2.
Non C. crinitus Pennant, 1777.
1. As the Greek word xrtwv (= coat of mail) has the masculine gander, it is hard to understand why Gray
put the generic names Acanthochitona and Lepidochitona in the accusative. According to Winckworth
(1926 : 14) these names must be treated as masculine, but that is no longer in accordance with rule 30b of the
I.C.Z.N., reading : “ a generic groups name ending in a Greek or Latin suffix, or in a letter or letters identical
which such a suffix, takes the gander appropriate to its ending. ” That’s why 1 have treated Acanthochitona as
of feminine gander.
— 586 —
Chiton discrepans ; Sowerby, 1840a : 2 (in synonymy of C. crinitus ; Sowerby, non Pennant,
1777) ; Forbes & Hanley, 1849 : 396, pi. 58 fig. 4 ; Jeffreys, 1859 : 106, pi. 3 fig. 10, et mult,
auct.
Non C. discrepans Brown, 1827.
Acanthochites carinatus H. Adams & Angas, 1864.
Non Acanthochites carinatus Risso, 1826.
Chiton fascicularis var. rubra Issel, 1870 : 4.
Acanthochites discrepans var. minorflava di Monterosato, 1878 : 78.
Acanthochites hamatus de Rochebrune, 1882 : 191 ; Thiele, 1909 : 43.
Anisochiton discrepans vars elongata, marmorata, nigrolineata Dautzenberg, 1893 : 14.
Acanthochites discrepans var. albina Dautzenberg & Durouchoux, 1900 : 15.
Anisochiton (Acanthochites) discrepans var. viridis Pallary, 1902 : 28.
Acanthochites discrepans var. violaceolimbata Dautzenberg & Durouchoux, 1906 : 15.
Acanthochiton(a) communis ; Winckworth, 1926 : 15, et mult. auct.
1 Acanthochiton heterochaetus Bergenhayn, 1931 : 20, pi. 1 figs 38-42, pi. 3 figs 67-74.
Acanthochiton discrepans var. angustivalvus Bergenhayn, 1931 : 20.
Acanthochiton communis forma barashi Leloup, 1969 : 1, figs 1, 2D, 3D, G, 4B.
Acanthochitona bonairensis Kaas, 1972 : 44, text figs 72-73, pi. 3 figs 1, 2 ; Watters, 1981 : 173 (in
synonymy of A. communis ).
The species was excellently described (as discrepans) by Forbes & Hanley (1849) as
well as by Jeffreys (1865). It is the only Acanthochitona species regularly reported from
the N African coast.
On my request Dr. Philippe Bouchet, curator of Mollusca at the Muséum national
d’Histoire naturelle, Paris, was kind enough to send me all the samples of Acanthochitona
from that region present in the museum collection for examination, for which I am very
grateful. Apart from two samples in alcohol from Morocco (M. Buchet leg., 1903)
I received four specimens preserved in alcohol, collected by the Expédition scientifique de
l’Algérie, 1842 (Deshayes) at Bône and eleven specimens in alcohol collected by the same
expedition at Oran, both samples being labelled “ Acanthochites fascicularis L. ”. More¬
over Dr. Bouchet sent me on loan the unique specimen (holotype) of Acanthochites hama¬
tus de Rochebrune, 1882. It is preserved dry and was also collected at Oran by the expedi¬
tion of Deshayes, 1842. I can only affirm the establishment of J. Thiele that hamatus is
a mere synonym of communis (= fascicularis). The specimen does not differ from other
specimens from Oran of that expedition, of which sample it had possibly been taken.
The specimens from Morocco, labelled “ Acanthochites aeneus Risso”, are quite alike
those from Bône and Oran.
Also the cruise of the ‘‘Professeur Lacaze-Duthiers ”, 1952, only procured specimens
of “ Acanthochitona discrepans ” (non Brown) near Oran (fide Mars, 1957 : 121).
There is only one record of “ Anisochiton (Acanthochiton) fascicularis ” auct. (non
Linnaeus) from the Algerine coast (“Arzew, Mers el Kébir, dépt d’Oran, 14 m, peu fré¬
quent”) by P. Pallary (1900 : 367). On the same page we find for “Anisochiton (Acan¬
thochiton) discrepans ” auct., non Brown : ‘‘plus fréquent que le précédent (= fascicularis
auct.), mais toujours peu commun. Oran (Cueva del Agua), Mer el Kébir, Béni Saf (sur un
Mytilus). Littoral Despite all efforts I have not succeeded in locating the Pallary mate¬
rial, which is not in the Paris Museum (Ph. Bouchet, in litt.).
As the present species appears to be not uncommon in the littoral zone on the Algerine
coast, it is, in my opinion, no wild guess to assume that this is the one found by Brander
— 587 —
Figs 1-6. — Acanthochitom fascicularis (Linnaeus, 1767) : 1, whole specimen, dorsal view, x 7 ; 2,
valve I, x 8.4 ; 3, valve II, X 8.4 ; 4, valve VIII, dorsal view, X 8.4 ; 5, detail of valve II, X 17.5 ; 6,
valve VIII, lateral view, x 8.4.
1, Neotype, in MNHN ; 2-6, specimen from same sample. Oran, Algeria, Exp. scient, de l’Algérie 1842
(Desha yes).
— 588 —
and described by Linnaeus. Therefore I have chosen the only specimen preserved rather
flat from the Oran sample of eleven as the neotype of Chiton fascicularis Linnaeus,
1767. It measures about 20 x 11 mm and has a wide, fleshy, white girdle, dorsally den¬
sely clothed with small, white, glassy, finely striated spicules, 80 x 20 ^m, dispersed with
longer and relatively more slender spicules, 240 x 12 /an. The perinotum strongly en¬
croaches at the sutures. The usual 18 tufts, rising from deep pockets in the cuticula, are
white, rather short, hardly rising above the surface of the girdle. The valves are slightly
beaked, the jugal areas raised, rounded, longitudinally striated, the granules of the tegmen¬
tum small, round, flat to slightly concave, much crowded, arranged in curved series in two
directions : parallel to the jugum and radiating from it towards the outer margin. Poste¬
rior valve almost as long as wide, the mucro subcentral, sharp, postmucronal slope deeply
concave directly behind the mucro. Colour of the tegmentum beige, mottled with oliva¬
ceous green.
The neotype is stored in the collection of the MNHN, Paris.
After the disastrous tempest of February 1953, when in the West of Holland many
ditches were violated by the extreme spring-tide and parts of the country were inundated, a
gap in the dike of the isle of Schouwen-Duiveland was closed with the aid of concrete cais¬
sons, which had been built at, and were transported over sea from Portland (Dorset,
England). After the dikes had been closed and the land was drained again, a fine, live spe¬
cimen of A. fascicularis was collected from one of the caissons, which proves how easily
this species is shipped. This may account for (accidental) reports of it from remote parts
of the world, such as the Falkland Is and Tierra del Fuego in the Antarctic Ocean, Sydney
Harbour, Australia, the isle of Bonaire (Caribbean Sea) and E Asia.
Acanthochitona crinita (Pennant, 1777)
(Figs 7-50)
Neotype : RSMNH 1978.052.02601.
Type locality : Scotland ; Monach Is, North Uist, 57°31.5' N, 07°38.5' W, littoral, 09.05.1978,
S. M. Smith leg.
Chiton crinitus Pennant, 1777 : 71, pi. 36 figs 1,A1 ; Reeve, 1847 : pi. 26 sp. & fig. 176 ; Dodge,
1952 : 21.
Non Chiton crinitus ; Sowerby II, 1840 : figs 88-93 ; 1840a : 2.
Chiton onyx Spengler, 1797 : 95 ; Kaas, 1981 : 220, fig. 6.
Non : Chiton onyx ; MOrch, 1870 : 113.
Chiton fascicularis ; Brown, 1827 : pi. 35 fig. 8 (not fig. 5) ; 1844 : 65, pi. 21 fig. 8 (not fig. 5) ;
Sowerby II, 1840 : figs 87, 87a ; 1840a : 1 ; Forbes & Hanley, 1849 : 393, pi. 59 fig. 5 ; Han¬
ley, 1855 : 15 ; Jeffreys, 1865 : 211 ; 1869 : 197, pi. 55 fig. 3 ; et mult auct.
Non Chiton fascicularis Linnaeus, 1767.
Chiton fascicularis var. minor Philippi, 1836 : 108.
Acanthochaetes vulgaris Leach, 1852 : 229, pi. 10 fig. 8.
Chiton fascicularis var. attenuata Jeffreys, 1865 : 212.
Acanthochites (ton) adansoni de Rochebrune, 1881a : 44 ; 1881b : 116 ; 1881c : 238, pi. 17 figs 9a-b ;
Pilsbry, 1893 : 13, pi. 8 figs 33-34 ; Thiele, 1909 : 43, pi. 5 figs 69-73 ; Bergenhayn , 1931 :
28, pi. 3 fig. 81 ; Leloup, 1968 : 62, figs 3-7, 11, 14.
Acanthochites (tori) bouvieri de Rochebrune, 1881a : 45 ; 1881b : 117 ; 1881c : 239, pi. 17 figs 10a,
— 589 —
b ; Pilsbry, 1893 : 13, pi. 3 figs 65-66 ; Thiele, 1909 : 42 ; Leloup, 1968 : 62, figs 4-7, 14.
Anisochiton (Acanthochites) fascicularis var. violacea Pallary, 1902 : 29.
Acanthochites fascicularis vars lutescens, cinnabrina et fusca Dautzenberg & Durouchoux, 1906 : 15.
Acanthochitona crinitus ; Winckworth, 1926 : 15 ; 1932 : 218 ; McKay & Smith, 1979 : 3.
Acanthochiton fascicularis ; Leloup, 1936 : 3, fig. 3 ; 1968 : 60, figs 1-6, 8-11, 13-14 (bibliography) ;
et mult. auct.
Non Chiton fascicularis Linnaeus, 1767.
Acanthochiton oblongus Leloup, 1981 : 1, figs 1A-D, pi. 1.
Figs 7-11. — Acanthochitona crinita (Pennant, 1777) : 7, detail of valve IV, dorsal view, x 17.5;
8, valve VIII, dorsal view, x 17.5 ; 9, do, camera lucida sketch, x 8.4 ; 10, valve IV, dorsal view, x 8.4 ; 11,
valve VIII, lateral view, x 8.4.
Specimen from Andernos, Baie d’Arcachon, France, VB 2586b.
— 590 —
Figs 12-21. — Acanthochitona crinita (Pennant, 1777) : 12, 16, 19, detail of valve IV, dorsal view, x 17.5 ;
13, 17, 20, camera lucida sketches of valve IV, x 8.4 ; 14, 18, 21, camera lucida sketches of valve VIII, dorsal
view, x 8.4 ; 15, do, lateral view, x 8.4.
12-15, specimen from Turkey, Sea of Marmora, E coast of Biiyiikade Id, VIII. 1978, I. Tümtürk leg.,
VB 2586d ; 16-18, specimen from Spain, Almadraba, VII. 1972, R. Huycke leg., VB 2586e ; 19-21, specimen from
Portivy, Presqu’île de Quiberon, Brittany, France, VIII.1974, VB 2586c.
— 591 —
This common species appears to be very variable, as well in its tegmental sculpture as
in its dorsal elevation and in the shape of the valves. It is rather common on the Scandi¬
navian coasts from the Lofoten Is to the Kattegat. Specimens from Kongensvoll, at the
entrance of Trondheimsfjorden, Norway (figs 28-38), are almost as finely granulated as
A. discrepans, the granules being round to slightly oval, but others from England, France
and the Mediterranean, have large, drop-shaped granules, culminating in the very elongate
granulae of Acanthochiton oblonga Leloup, 1981, from Malta (figs 39-43), which, however,
is only a local variety of crinita, as it is in all other respects identical to the typical
form. To give an idea of the range of variety I have depicted specimens from widely sepa¬
rated localities (figs 7-27). Also the colour of the tegmentum is very variable.
As a type of Chiton crinitus, if ever designated, is not found in the Pennant collection
(fide E. A. Smith, 1913 : 38-41), the designation of a neotype is desirable. That’s why
I applied to Dr. David Heppell, curator of Mollusca at the Royal Scottish Museum, Edin¬
burgh, who generously sent me several samples of Acanthochitona, mostly from Scottish
localities, on loan. Of these I chose a fine, though rather strongly curled up specimen
from the Hebrides, Monach Is, North Uist, as the neotype of Chiton crinitus Pennant, 1777
Figs 22-26. — Acanthochitona crinita (Pennant, 1777) : 22, detail of valve IV, dorsal view, x 17.5 ; 23,
camera lucida sketch of value VIII, dorsal view, x 8.4 ; 24, do, caudal view, x 8.4 ; 25, valve IV, rostral view ;
26, do, dorsal view, x 8.4.
Specimen from Trébeurden, N coast Brittany, low tide, VB leg. et coll. 2586a.
27
Fig. 27. — Acanthochitona crinita (Pennant, 1777) : 27, specimen from Scotland, Hebrides, Monach Is,
North Uist, 57°31.5' N-07°38.5' W, 9.V.1978, S. M. Smith leg, RSMNH 052.02601. Neotype, preserved in alco¬
hol, strongly curled up, dorsal view, x 9.
(fig. 27). The specimen, preserved in alcohol, measures 11x9 mm (estimated length
when stretched about 16 mm), the colour of the tegmentum mostly brick red, on the latero-
pleural areas here and there marbled with greenish white and sepia, the jugal area of a dee¬
per red (white in the tail valve), decidedly longitudinally grooved. The back is rounded,
not carinated, the valves only little elevated, wider than long, the girdle rather strongly
encroaching at the sutures. Latero-pleural areas sculptured with moderately widely sepa¬
rated, drop-shaped, flat granules. Girdle rather wide, marbled with white and brown, the
usual 18 tufts are white, large, exposed, marginal fringe well developed.
I am much indebted to Dr. Philippe Bouchet of the Paris Museum, who was so kind
as to send me on loan the type material of the five NW African species of Acanthochitona
described by A. T. de Rochebrune, 1881-1884, viz Acanthochites dakariensis, A. adansoni,
A. bouvieri, A. joallesi and A. stercorarius. All these and also A. garnoti (de Blainville,
1825) from South Africa, were synonymized with A. fascicularis (auct., non Linnaeus) by
E. Leloup (1968 : 68).
— 593 —
Figs 28-38. — Acanthochitona crinita (Pennant, 1777) : 28, valve 1, dorsal view, X 17.5 ; 29, detail of
valve IV, dorsal view, x 17.5 ; 30, valve VIII, dorsal view, x 17.5 ; 31, do, camera lucida sketch, lateral
view, x 17.5 ; 32, camera lucida sketch of valve IV, rostral view ; 33, needles of sutural tufts, x 28 ; 34, dorsal
girdle spicules, a small one, b large one, x 105 ; 35, marginal needle, x 105 ; 36, ventral girdle spicule, x 280 ;
37, central and first lateral radula teeth, x 196 ; 38, head of major lateral tooth, x 98.
— 594 —
Figs. 39-43. — Acanthochitona crinita (Pennant, 1777) : 39, valve IV, dorsal view, x 17.5 ; 40, valve VIII,
dorsal view, x 17.5 ; 41, camera lucida sketch of valve VIII, lateral view, x 17.5 ; 42, central and first lateral
radula teeth, x 175 ; 43, head of major lateral tooth, x 175.
Specimen from the Isle of Malta, Salina Bay, IX.1975, G. Saunders leg., K 4958. Topotype of Acanthochi-
ton oblonga Leloup, 1981.
Of A. adansoni (figs 44-48) one dry, strongly curled up specimen, 8x6 mm, from lie
de Gorée, Sénégal, de Rochebrune leg., here designated as the lectotype, and one specimen
in alcohol, valve V missing, and two loose valves, a head valve and an intermediate valve
(figs 44, 45) from Cap Vert, Sénégal, Bouvier leg., paralectotypes, are present. By soak¬
ing the lectotype in a weak solution of Na 2 PO 4.12 H 2 O it was possible to isolate the
radula, which has been mounted in balsam (figs 47, 48).
Thiele (1909 : 43, pi. 5 figs 69-73), who was the first to study the types of de Roche-
brune (except dakariensis), concluded about adansoni : “ Diese Art kommt dem Acantho-
chites fascicularis (auct., non Linnaeus) am nâchsten, vielleicht geht sie sogar in diese
iiber... ” There is no doubt about the conspecificity of adansoni and crinita ; they differ
neither in tegmental sculpture, nor in the covering of the perinotum, so that Acanthochites
adansoni de Rochebrune, 1881, falls into the synonymy of Acanthochitona crinita (Pennant,
1777). In my opinion the same is true of Acanthochites bouvieri de Rochebrune, 1881, of
which there are two syntypes present in the MNHN collection. Both specimens are preserved
dry and strongly curled up. The smaller of the two, measuring 9x6 mm, is here desi¬
gnated as the lectotype, as it is a less eroded shell than the slightly larger (10 x 7 mm)
Figs 44-48. — Acanthochitona crinita (Pennant, 1777) : 44, camera lucida sketch of intermediate valve, dorsal
view, x 8.4 ; 45, detail of same valve, x 17.5 ; 46, detail of valve IV in situ, dorsal view, x 17.5 ; 47, central
and first lateral radula teeth, x 87.5 ; 48, head of major lateral tooth, x 175.
44-45, paralectotype of Acanthochites adansoni de Rochebrune, 1881, Cap Vert, Sénégal, Bouvier leg., 1 spe¬
cimen in alcohol, valve V missing, and two loose valves : a head valve and an intermediate valve (figured here),
MNHN. 46-48 Lectotype of Acanthochites adansoni de Rochebrune, 1881, lie de Gorée, Sénégal, de Rochebrune
leg., specimen preserved dry, MNHN.
— 596 —
paralectotype. The valves are somewhat narrower with respect to their length, but other¬
wise they do not differ from typical crinita. According to Thiele (1909 : 42, pi. 5 figs 64-
68) bouvieri should be closely related to A. joallesi de Rochebrune, 1881, but that species,
from the types, appears to be absolutely different, as well in its sculpture as in the shape of
the valves (figs 76-83).
Acanthochiton oblongus Leloup, 1981, from Salina Bay, Isle of Malta, appears to be a
local torm of crinita, with extremely elongate granulae on the latero-pleural areas. A topo-
type (K 4958), collected by G. Saunders, is illustrated here (figs 39-43). Acanthochitona
garnoti (de Blainville, 1825) (figs 51-58) was unjustly synonymized with crinita by
Leloup. It is a strictly South African species, related to crinita, it is true, but different in
growing much larger, up to 50 mm, in the articulamentum always characterized by two
dark brown spots, and especially in the armature of the girdle, which, in garnoti, is thickly
covered by extremely small (32 x 10 /tm), acutely pointed spicules, dispersed with large,
stout, mostly brown, torpedo-like spicules (c. 280 X 64 /tm).
Chiton onyx Spengler, 1797, considered by subsequent authors as a synonym of Lepto-
chiton asellus (Gmelin, 1791), was founded upon a badly preserved specimen (holotype) of
A. crinita, found “off Norway” {fide Kaas, 1981).
Flos 49-50. — Acanthochitona crinita (Pennant, 1777) : 49, camera lucida sketch of valve II in situ, x 8.4 ;
50, detail of same valve, dorsal view, x 17.5.
Lectotype of Acanthochites bouvieri de Rochebrune, 1881, preserved dry, Cap Vert, Sénégal, Bouvier leg.,
MNHN.
— 597 —
Figs 51-58. — Acanthochitona garnoti (de Blainville, 1825) : 51, valve 1, dorsal view, x 8.4 ; 52, valve V,
rostral view, x 8.4 ; 53, do, dorsal view, x 8.4 ; 54, do, detail of tegmental sculpture, x 17.5 ; 55, valve VIII,
dorsal view, x 8.4 ; 56, do, lateral view, x 8.4 ; 57, dorsal girdle spicules, x 87.5 ; 58, head of major lateral
radula tooth, x 175.
51-56, specimen from Cape Province, Knysna, in lagoon, 17.IX.1938, H. Engel leg., K 3772 ; 57-58, young
specimen from Table Bay, Mrs C. M. Connolly leg., K 5071.
— 598 —
Acanthochitona discrepans (Brown, 1827)
(Figs 59-75)
Lectotype : Tenby Museum, Tenby, Pembroke, Wales.
Type locality : Tenby, Pembroke, Wales, coll. G. Lyons.
Chiton discrepans Brown, 1827, pi. 35 fig. 20 ; 1844 : 65, pi. 21 fig. 20.
Non Chiton discrepans ; Sowerby II, 1840c : 2 [in synonymy of C. crinitus (non Pennant)] et
mult. auct.
Chiton fascicularis ; Brown, 1827 (ex parte) : pi. 35 fig. 5 ; 1840 : 65 (ex parte), pi. 21 fig. 5.
Non Chiton fascicularis Linnaeus.
Chiton gracilis Jeffreys, 1859 : 106, pi. 3 figs 9a-c ; Sowerby II, 1859 : pi. 10 fig. 6 ; Winckworth,
1926 : 15, pi. 1 fig. 1, lb-d.
Chiton fascicularis var. gracilis Jeffreys, 1865 : 212 ; Dean, 1926 : 21 ; Pilsbry, 1893 : 11, pi. 4
fig. 83.
TAcanthochites aeneus ; di Monterosato, 1878c : 147 ; 1878b : 78.
Non Acanthochites aeneus Risso, 1826.
Acanthochitona discrepans ; Winckworth, 1926 : 15, pi. 1 fig. 2 ; Dean, 1926 : 21 ; Winckworth,
1932 : 218.
Acanthochiton fascicularis var. gracilis ; Leloup, 1937 : 129, figs 1-3.
Acanthochiton gracilis ; Leloup, 1968 : 74 (ex parte).
Chiton gracile (sic !) ; Warén, 1980 : 13.
It is hard to understand why 19th century authors, such as Sowerby II, Forbes &
Hanley and Jeffreys, confounded Chiton fascicularis L. with Brown’s C. discrepans, as
neither the original description (Brown, 1844 : 65), nor the figure (Brown, 1827 : pi. 35
fig. 20) are applicable to fascicularis.
Brown got his specimens from George Lyons of Tenby, “where it is common, and
where it was mistaken for the C. fascicularis”.
Figure 20 shows a specimen more than twice as long as wide, with relatively narrow
valves. The sutural tufts are hardly discernible against the dark coloured girdle. Figures 5
and 8 are supposed to represent C. fascicularis auct., respectively with 20 and 21 tufts on
the perinotum. Brown did not mention the number of tufts in fascicularis or discrepans,
so the deviation may possibly be caused by the imagination of the artist. By its size and
shape figure 8 is well in accord with crinita, but figure 5, representing a large specimen
from Strangford Lough, NE Ireland, County of Down, answers in all respects to discre¬
pans, which is known to be fairly commonly found there.
Thanks to the kind cooperation of Mr Graham Oliver, of the Department of Zoology
at the National Museum of Wales, Cardiff, I had the opportunity to study not only two
samples of Acanthochitona discrepans (Brown) from Tenby (respectively 3 specimens,
NMW (Z) 16.174.7 and 5 specimens NMW (Z) 16.174.10, which had formerly been studied
by J. D. Dean, 1926), but also nine specimens, preserved dry, mounted in one row on a
tablet, from the Lyons collection in the Tenby Museum, labelled “ Chiton discrepans
Brown ” (figs 59-67), representing the original syntypes. Of these the fifth and sixth from
the left (figs 63-64) are rather worn but easily recognizable specimens of A. fascicularis
(L.). The others are unmistakably discrepans. Of them I chose the fourth from the left
— 600 —
(fig. 62) as the lectotype, as in shape it mostly resembles Brown’s figure 20, the others
becoming para-lectotypes (figs 59-61, 65-67).
The Royal Scottish Museum possesses a sample of several A. discrepans from Doctors
Bay, Strangford Lough, County of Down, Ireland, the largest measuring 30 x 14 mm, one
out of four with an extra tuft behind the tail valve, of which I made camera lucida sketches
of the valves (figs 70-73). Jeffreys reported his C. fascicularis var. gracilis (1865 : 212)
also from Lough Strangford.
Figs 68-73. — Acanthochitona discrepans (Brown, 1827) : 68, whole specimen, dorsal view, x 3.6 ; 69, detail
of valve IV in situ, x 15 ; 70-71, camera lucida sketches of valve VIII, dorsal and lateral view, x 7.2 ; 72-73,
camera lucida sketches of valve IV, dorsal and rostral view, x 7.2.
68-69, specimen from Tenby, Pembroke, Wales, largest of a sample of five, NMW (Z) 16.174.10. 70-73, spe¬
cimen from Doctors Bay, Strangford Lough, Ireland, 03.07.1976, RSMNH 1976.58.02602.
— 601 —
On my request Dr. Joseph Rosewater, curator of Mollusca at the United States Natio¬
nal Museum (Smithsonian Institution), Washington D.C., was so kind as to send me on
loan the syntypes of Chiton gracilis Jeffreys, 1859 : 1 specimen from Milford Haven, Pem¬
broke, Wales, coll. McAndrew, USNM 177365 and 12 specimens from Weymouth, Dorset,
England, USNM 177364. I chose a fine specimen from Weymouth, 23 x 9.3 mm, the
girdle slightly curled up, with one extra tuft, as the lectotype (figs 74-75). They are in all
respects identical to the types and other specimens of C. discrepans Brown from Tenby.
The 1-3 extra tufts around the tail valve, which are thought to be a discriminating cha¬
racteristic of discrepans, are in only few specimens present (mostly only one). On the
other hand I possess a fine and in all respects normal specimen of crinita from Pointe de
Barfleur, Manche, Normandy, with one extra tuft (K 4935).
Leloup (1968 : 74) identified Acanthochiton heterochaetus Bergenhayn, 1931, from the
Canary Islands, and A. subrubicundus Leloup, 1941, from Cap Vert, Sénégal, with A. gra¬
cilis (Jeffreys, 1859) (= A. discrepans), which they are definitely not. In my opinion
A. heterochaetus may be a small deep water form of fascicularis. A. subrubicundus, of
Figs 74-75. — Acanthochitona discrepans (Brown, 1827) : 74, camera lucida sketch of whole specimen, dorsal
view, x 4.2 ; 75, right half of valve IV in situ, x 17.5.
Lectotype of Chiton gracilis Jeffreys, 1859. Weymouth, Dorset, England, USNM 177364.
— 602 —
which I have seen the type lot, is a valid species, different from all other NW Atlantic spe¬
cies of Acanthochitona. Also reports of A. discrepans from the Mediterranean Sea need
confirmation.
Figs 76-83. — Acanthochitona joallesi (de Rochebrune, 1881) : 76, camera lucida sketch of valve I, dorsal
view, x 8.4 ; 77, do of valve IV, dorsal view, x 8.4 ; 78, detail of valve IV, dorsal view, x 17.5 ; 79, camera
lucida sketch of valve VIII, dorsal view, x 8.4 ; 80, do, lateral view, x 8.4 ; 81, detail of sculpture at anterior
margin of pleural area, x 35 ; 82, central and first lateral radula teeth, x 87.5 ; 83, head of major lateral
tooth, x 87.5.
Specimen from Sénégal, paralectotype, MNHN.
— 603 —
Species incertae sedis
Chiton globulosus (Chiereghini MS) Nardo, 1847
Type : ?
Type locality : Gulf of Venice.
Chiton globulosus (Chiereghini MS) Nardo, 1847 : 2 ; Brusina, 1870 : 43.
The diagnosis of Nardo is too short and too incomplete to decide whether he is right
in placing it into the synonymy of Chiton fascicularis L. Also Brusina (1870 : 43-44) does
not contribute much to determine which species of Acanthochitona Chiereghini had in
hands, so it seems best to regard C. globulosus as a nomen dubium.
Chiton danielli Sowerby II, 1833
Type : ?
Type locality : Cape of Good Hope.
Chiton danielli Sowerby II, 1833 : fig. 48 ; Pilsbry, 1893 : 15 (in synonymy of garnoti) ; Leloup,
1941 : 9 (in synonymy of Acanthochiton fascicularis var. gracilis).
Sowerby did not describe his new species, which is said to come from the Cape of
Good Hope. Pilsbry thinks it probable that it is conspecific with garnoti , mainly on
account of its habitat. Leloup synonymised it with discrepans Brown, chiefly on account
of the two extra terminal tufts. It appears to be impossible to decide which of the two is
the better guess, so it seems wisest to regard C. danielli as a nomen dubium.
Acanthochites dakariensis de Rochebrune, 1881
(Figs 84-87)
Holotype : MNHN.
Type locality : Rade de Dakar, Sénégal.
Acanthochites dakariensis de Rochebrune, 1881a : 44 ; 1881& : 116 ; Leloup, 1968 : 67 (in synonymy
of A. garnoti).
The only specimen in the MNHN collection is a dried and cleaned old mummy, slightly
curled, 26 x 16 mm, of which the tegmentum is somewhat eroded and the girdle covering
for the greater part worn away. Still, what is left of the sculpture clearly shows that it
cannot be conspecific with A. garnoti, as the granules on the latero-pleural areas are much
smaller and more crowded than in the South African species, which has never been found
in the Atlantic Ocean N of the Cape. It has more affinity to A. joallesi de Rochebrune,
— 604 —
though it may also be a badly preserved specimen of A. fascicularis (L.). A thorough
investigation of fresh specimens from the Senegalese coast will be necessary to decide what
should be understood about this and also the next species.
Figs 84-87. — Acanthochites dakariensis de Rochebrune, 1881 : 84, camera lucida sketch of whole specimen,
dorsal view, x 4.2 ; 85, do, terminal valves, x 4.2 ; 86, do, ventral view of valves 1I1-VI in situ, x 4.2 ; 87,
detail of valve IV in situ, dorsal view, x 8.4.
Holotype, preserved dry, “ Rochers de Dakar ”, Sénégal, MNHN.
— 605 —
Figs 88-90. — Acanthochites stercorarius de Rochebrune, 1881 : 88, camera lucida sketch of whole specimen,
valves V and VIII missing, dorsal view, x 4.2 ; 89, ventral view of valve IV, x 8.4 ; 90, detail of same valve,
dorsal view, x 17.5.
Holotype, preserved dry, the missing valves probably in coll. Dautzenberg, IRSN, Brussels. Cape Roxo,
Guinea, MNHN.
Acanthochites stercorarius de Rochebrune, 1884
(Figs 88-90)
Holotype : MNHN.
Type locality : Cap Roxo, Guinea.
Acanthochites stercorarius de Rochebrune, 1884 : 32 ; Thiele, 1909 : 44, pi. 6 figs 2-4.
Acanthochiton stercorarius ; Leloup, 1968 : 65 (in synonymy of A. fascicularis auct. forma adansoni ).
Thiele, who was the first to examine the type in the MNHN collection, thought it
might be like Acanthochitona garnoti (de Blainville). It is also an old and cleaned, dry
mummy of 21.5 x 13 mm, of which Thiele disarticulated valves V and VIII. Leloup
— 606 —
could dispose of these valves, which are now in the IRSN, Brussels, probably forming part
of the Dautzenberg collection.
What is left of the animal is in a very poor condition, the tegmental sculpture altoge¬
ther worn away, the girdle-covering also badly preserved. As no better material is present,
I think it better to declare A. stercorarius a nomen dubium.
Chiton echinotus de Blainville, 1825
Type : ?
Type locality : Côtes de la Manche.
Chiton echinotus de Blainville, 1825 : 552 ; Pilsbry, 1893 : 30.
The description is worthless and so is the figure referred to in Chemnitz (1788 : pi. 173
fig. 1688), which some authors believe to be C. fascicularis L., others garnoti de Blainville.
Pilsbry thinks it may be fascicularis (= discrepans auct.), probably on the ground that de
Blainville explicitly states that it differs from crinitus. However this may be, C. echino¬
tus remains unrecognizable and thus a nomen dubium.
Figs 91-92. — Acanthochitona subrubicunda Leloup, 1941 : 91, Valves II and III in situ, x 20 ; 92, tegmen¬
tal sculpture, x 40.
Syntype from “ Sylvana ” Exp., sta. 143, W. Africa (Sénégal ?). IRSN I.G.9247.
Abbreviations
BMNH :
IRSN :
K :
MNHN :
NMW :
British Museum (Natural History), London.
Institut royal des Sciences Naturelles de Belgique, Brussels.
Private collection of the author, now in the RMNH.
Muséum national d’Histoire naturelle, Paris.
National Museum of Wales, Cardiff.
— 607 —
RMNH : Rijksmuseum van Natuur-Lijke Historié, Leiden.
RSMNH : Royal Scottish Museum (Natural History), Edinburgh.
USNM : United States National Museum (Smithsonian Institution), Washington DC.
VB : Private collection of R. A. Van Belle, Sint-Niklaas, Belgium.
Acknowledgements
I wish to express my thanks to Dr Philippe Bouchet of the Laboratoire de Malacologie, Muséum
national d’Histoire naturelle, Paris, to Dr David Heppell of the Royal Scottish Museum (Natural His¬
tory), Edinburgh, to Dr W. Decraemer of the Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique,
Brussels, and to Mr Richard A. Van Belle, scientific collaborator of the same Institution, to Ms
Solene Morris of the British Museum (Natural History), London, to Dr Graham Oliver of the Natio¬
nal Museum of Wales, Cardiff, to Dr Jorgen Knudsen of the Zoologisk Museum, University of
Copenhagen, to the late Dr Joseph Rosewater of the U.S. National Museum of Natural History
(Smithsonian Institution), Washington, D.C., and to Mr David McGrath of the Zoological Depart¬
ment, University College, Galway, Ireland, for the loan of types and other material from the collec¬
tions under their care and for important information, to Prof. Dr L. B. Holthuis and to Prof.
Dr Edmund Gittenberger of the Rijksmuseum van Natuurlijke Historié, Leiden, The Netherlands,
for their advice in taxonomical and nomenclatorial matters, and to Dr Anders Warén of the Zoolo-
giska Institutionen, University of Gôteborg, for critically reading and correcting my MS.
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Nématodes abyssaux (Campagne Walda du N/O
« Jean Charcot »)
VI. Le genre Acantholaimus : espèces nouvelles
et étude de l’appareil reproducteur à spermatozoïdes géants
par Nicole Gourbault et Magda Vincx
Résumé. — Description de trois espèces nouvelles du genre Acantholaimus : A. microdontus n.
sp., A. macramphis n. sp. et A. longistriatus n. sp., Nématodes des vases abyssales de l’Atlantique
sud-oriental (dorsale de Walvis, profondeur de 2 063 à 4 308 m). L’appareil reproducteur présente une
grande uniformité au niveau du genre, en même temps qu’une originalité liée à la production par le
mâle de spermatozoïdes géants et très peu nombreux qui s’observent au nombre d’une paire au maxi¬
mum chez la femelle. Nos observations portent également sur quatre autres espèces abyssales récoltées
dans les mêmes biotopes et déjà connues (Gerlach et al., 1979) : A. quintus, A. septimus, A. maks et
A. iubilus ; elles ont été aussi confirmées chez une espèce littorale (mais avec quatre spermatozoïdes au
maximum chez les femelles).
Abstract. — Three new species of the genus Acantholaimus are described from deep-sea South-
East Atlantic oozes (Walvis ridge, depth from 2 063 to 4 308 m) : A. microdontus n. sp., A. macram¬
phis n. sp., and A. longistriatus n. sp. Within the genus, the reproductive apparatus displays a noti¬
ceable uniformity coupled with a very unusual male reproductive system producing a small number of
giant spermatozoa, of which only two were found in each inseminated female. Four additional spe¬
cies studied from the same sites display the same reproductive pattern : A. quintus, A. septimus,
A. maks and A. iubilus (Gerlach et al., 1979). The same phenomenon has also been found in a lit¬
toral species (at most four spermatozoa in the inseminated female).
N. Gourbault, Laboratoire des Vers, associé au CNRS, Muséum national d’Histoire naturelle, 61, rue Buff on,
F. 75231 Paris cedex 05.
M. Vincx, Laboratorium voor Morfologie en Systematiek, Instituut voor Dierkunde, Rijksuniversiteit Gent,
K. L. Ledeganckstraat 35, B. 9000 Gent, Belgique.
La nématofaune de la zone abyssale au large du Sud-Ouest africain, de part et d’autre
de la dorsale de Walvis, semble particulièrement riche (Dinet, 1973) et diversifiée comme
l’indiquent les premiers travaux de systématique qui lui ont été consacrés (Gourbault,
1980a et b ; Gourbault et Boucher, 1981 ; Gourbault et Vincx, 1985a et b ; Petter et
Gourbault, 1985).
La présente note concerne la description de trois espèces nouvelles de la famille des
Chromadoridae, du genre Acantholaimus Allgen, 1933. Ce dernier a fait l’objet d’une révi¬
sion lors de la description par Gerlach, Schrage et Riemann (1979) de six espèces abys¬
sales, plus une littorale. Nous avons retrouvé quatre d’entre elles dans nos collections. Leur
— 612 —
appareil reproducteur à spermatozoïdes tout à fait remarquables, tant par leur taille qui
avoisine celle des oocytes que par leur structure complexe, a tout particulièrement retenu
notre attention.
1. ESPÈCES ABYSSALES DU GENRE ACANTHOLAIMUS
Les spécimens proviennent de prélèvements effectués soit dans le Bassin du Cap, soit dans celui de
l’Angola, par carottages de type Reineck (KR), ou au moyen de dragues Sanders (DS), aux stations
suivantes :
— Bassin du Cap : station 5 (DS 04), 4 180 m, 21°59'1 S, 9°01'5 E ; station 6 (DS 05), 2 992 m,
21°45' S, 11°70'8 E ; (KR 05), 2 994 m, 21°43'7 S, 11°06' E ; station 11 (DS 08), 3 777 m, 21°57'3 S,
10°15'4 E.
— Bassin de l’Angola : station 15 (KR 11), 3 615 m, 18°26' S, 10°27'8 E ; station 16 (DS 12),
4 308 m, 17°32'8 S, 9°28'7 E ; station 19 (KR 16), 2 063 m, 12°03' S, 12°20'5 E.
Le matériel est déposé au Muséum national d’Histoire naturelle, MNHN, Paris, ainsi qu’à l’Insti-
tuut voor Dierkunde, RUG, Gent, Belgique.
Acantholaimus microdontus sp. n.
(Fig. 1)
Matériel : Quatre mâles, trois femelles, deux juvéniles. Holotype o 1 ! AN 446 ; paratypes AN 444
à 447, AN 421, 425, 427, MNHN, et lame n° 639, RUG.
Localités : DS 04 1 cr, 1 juv. ; KR 05 2 o*, 1 Ç, 1 juv. ; DS 05 1 Ç ; KR 11 1 9 ; DS 12 1 O’.
Mesures (en /un).
O *1
Holotype
0*2
0*3
9i
92
Juv.i
JUV.2
Longueur totale
1000
_
_
1370
_
915
1020
Long, jusqu’à l’anus
785
760
980
1105
910
715
785
Diamètre amphide
12
12
12
12
12
9
12
Distance apex-amphide
11
12
13
14
11
12
11
% diam. corps corresp.
78
80
85
80
80
78
78
Long, pharynx
135
140
165
155
185
130
150
Diam. corps à sa base
25
27
30
40
40
25
28
Diam. maximum
35
33
40
50
50
30
35
Long, queue
225
>210
>190
265
>210
200
235
Diam. niveau anus
25
25
28
25
30
25
25
Distance apex-vulve
—
—
—
670
585
—
—
Longueur spicule
25
32
32
—
—
Coefficients de de Man
: a
28,6
27,4
30,5
29,1
b
7,4
8,8
7
6,8
c
4,4
5,1
4,6
4,3
V
48,9
—
—
— 613 —
Description
Partie antérieure effilée, corps cylindrique mince, se rétrécissant dans la région anale
pour se terminer par une queue en fouet (fig. 1 F). Cuticule épaisse, ponctuée, à faible dif¬
férenciation latérale. Débutant en arrière des soies céphaliques et organisées en rangées
transversales plus ou moins régulières, les ponctuations sont un peu plus grosses sur les
champs latéraux de la partie médiane du corps et se continuent sur la queue.
Tête (fig. 1 A-C) particulièrement étroite (5-7 /un au niveau des soies céphaliques), pré¬
sentant six minuscules papilles labiales internes, suivies des deux couronnes très proches de
six soies labiales externes (8 /jm) et quatre soies céphaliques (10 /un), à extrémité tronquée,
généralement peu visibles.
Amphide unispiralée, à contour circulaire et à ouverture postérieure, de grande taille
(12 /un), occupant 78-90 °7o de la largeur du corps et située à 14 /un de l’extrémité anté¬
rieure. En arrière de l’amphide, deux soies dorso-sublatérales et deux ventro-sublatérales
plus ou moins rapprochées selon les spécimens, de 6-7 /un de longueur. Soies somatiques de
même taille, peu nombreuses, sur quatre rangées longitudinales latérales, un peu plus
longues sur la queue.
Cavité buccale réduite, où les trois dents sont présentes, mais très petites et en pointe
fine. Pharynx étroit s’élargissant progressivement pour former un bulbe allongé peu déve¬
loppé ; très court cardia (fig. 1 A) ; intestin à petites cellules pavimenteuses.
Anneau nerveux à 40 % de la longueur. Pore ventral situé légèrement plus bas ; glande
ventrale non visible.
Appareil reproducteur mâle assez court (300 /un) situé à droite de l’intestin ; testicule
impair et recourbé (fig. 1 D, F). Spermatozoïdes volumineux (45 x 19 /un) et complexes :
structure piriforme à grosses granulations renfermant un très petit amas de chromatine à sa
partie apicale (n) et organe réfringent (o.r.) en son centre, le tout entouré d’un cytoplasme
plus homogène à grains fins (fig. 1 D).
Vas deferens en un étroit cylindre très granuleux.
Spicules courts (25 /un), arqués, à apophyse ventrale et capitulum de structure très par¬
ticulière : superficiel, situé juste au-dessous de la cuticule, il consiste en une masse oblongue
creuse, apparaissant cordiforme en coupe optique médiane (fig. 1 E) ; gubernaculum en
deux lames creuses simples (10 /un).
Chez la femelle, les ovaires sont opposés et recourbés (fig. 1 G), antérieur à droite et
postérieur à gauche de l’intestin. Un gros spermatozoïde (sp) est visible seulement dans la
spermathèque postérieure (fig. 1 G, H). Petite vulve donnant accès à une chambre utérine
impaire.
La queue, un peu plus longue chez les femelles, en forme de flagelle sur les 85 % de sa
longueur, se termine par un court mucron (fig. 1 I).
Discussion, diagnose
Acantholaimus microdontus n. sp. est caractérisé par sa partie antérieure très effilée,
les amphides larges et assez éloignées des soies céphaliques, elles-mêmes très proches des
100 pm
1. — Acantholaimus microdontus sp. n. : A, vue latérale de la région antérieure de l’holotype ; B, tête
d’un paratype c t ; C, tête d’un paratype 9 ; D, appareil reproducteur cr ; E, appareil copulateur ; F, vue
d’ensemble de l’holotype ; G, vue d’ensemble d’une 9 ; H, spermatozoïde (dans une spermathèque) ; I, extré¬
mité caudale, (n = noyau ; or = organe réfringent ; sp = spermatozoïde ; vr = vésicules réfringentes.)
— 615 —
labiales externes, et par la présence de deux paires de soies sous-amphidiales. La petite taille
des dents pointues est remarquable, ainsi que le développement du capitulum du spicule.
Cet ensemble de caractères distingue nettement cette nouvelle espèce de toutes celles
connues du genre.
Acantholaimus macramphis sp. n.
(Fig. 2 A-G)
Matériel : Trois mâles, une femelle. Holotype 0^ AN 449 ; paratypes AN 429 et 448, MNHN ;
lame n° 640, RUG.
Localités : KR 05 1 O’ ; DS 05 2 o', 19-
Mesures (en /un).
o-i
Holotype
0-2
CZj
9
Longueur totale
985
995
_
_
Long, jusqu’à l’anus
565
534
506
620
Diamètre amphide
12
12
13
11
Distance apex-amphide
—
8
8
8
% diam. corps corresp.
80
75
86
80
Long, pharynx
125
110
120
140
Diam. corps à sa base
28
30
23
31
Diam. maximum
32
35
33
35
Long, queue
420
460
220
> 320
Diam. niveau anus
23
25
23
25
Distance apex-vulve
—
—
—
360
Longueur spicule
25
27
25
—
Coefficients de de Man
: a
30,8
28,4
b
7,8
9,0
C
2,3
2,2
Description
Partie antérieure amincie et longue queue filiforme (fig. 2 C). Épaisse cuticule ponctuée
dès le niveau des amphides ; rangées de ponctuations transversales assez régulières par
endroits, avec différenciation latérale en points plus larges augmentant encore nettement sur
la queue.
Tête légèrement rétractée et abîmée chez l’holotype (fig. 2 A), mais où se distingue clai¬
rement chez les paratypes (fig. 2 B) la couronne des six épaisses papilles labiales internes.
Lui font suite les six soies labiales externes, courtes (4 /un) et implantées au même niveau
que les quatre soies céphaliques longues et effilées (16 /im).
Amphide unispiralée, à contour circulaire, de 12 /un de diamètre, soit 80 % du diamètre
— 616 —
de la tête et proche de l’extrémité antérieure. Deux soies dorso-sublatérales et deux ventro-
sublatérales s’observent généralement en arrière de l’amphide. Soies somatiques courtes
(6 /un) et peu nombreuses, sur quatre rangées.
Cavité buccale occupée par trois grosses dents allongées. Pharynx cylindrique étroit,
s’évasant très peu dans sa partie terminale. Court cardia.
Anneau nerveux à 65 /un de l’apex, soit environ la moitié de la longueur du pharynx ;
pore ventral et glande ventrale non visibles.
Appareil reproducteur mâle de 360 /im de longueur situé à droite de l’intestin ; testicule
impair. Présence de quatre, plus deux, gros spermatozoïdes caractéristiques du genre, à
cytoplasme différencié avec masse piriforme centrale (fig. 2 D). Vas deferens à grosses gra¬
nulations.
Courts spicules (25 /an) simples, à capitulum en doigt de gant et apophyse ventrale ;
gubernaculum peu développé, en deux lames accolées aux spicules (fig. 2 E, F).
Appareil reproducteur femelle : ovaires opposés et recourbés (fig. 2 G). Petite vulve
saillante et chambre utérine impaire. Un spermatozoïde (sp) a fécondé un œuf dans la par¬
tie antérieure du gonoducte.
La queue est filiforme ; sa longueur équivaut à dix-huit fois celle du diamètre du corps
au niveau de l’anus. Toutefois, elle est plus courte de moitié chez le crj qui correspond tout
à fait par ailleurs au type et que nous considérons donc comme appartenant à la même
espèce.
Discussion, diagnose
Acantholaimus macramphis n. sp. est caractérisé par la fine ponctuation de la cuticule,
plus grossière au niveau de la queue, la longueur des soies céphaliques, proches des labiales
externes quatre fois plus courtes et la grande taille des dents. Ceci distingue nettement cette
espèce de A. microdontus dont elle possède les larges amphides et les deux paires de soies
sous-amphidiales. De plus, le spicule de A. macramphis est plus simple et plus étroit et
l’appareil reproducteur, à maturité, est relativement plus long que chez A. microdontus.
Acantholaimus sp.
(Fig. 2 H)
Deux spécimens (AN 444, MNHN et 640, RUG), femelles récoltées dans le prélèvement
KR 05, présentent une morphologie externe très comparable à celle des espèces précédentes.
Toutefois, ces femelles s’en distinguent par le fait qu’elles possèdent des caractères combinés
des deux autres. En effet, c’est de A. microdontus dont elles sont le plus proches, mais la
longueur de la queue à ponctuation grossière, la longueur du corps jusqu’à l’anus et la posi¬
tion de la vulve rappellent A. macramphis.
Toutefois, ces deux femelles diffèrent essentiellement de toutes celles du genre Acantho¬
laimus par les inclusions des spermathèques (fig. 2 H). Ces dernières renferment de nom-
2. — Acantholaimus macramphis sp. n. : A, vue latérale de la tête de Pholotype ; B, vue latérale de la
tête d’un paratype a ; C, vue d’ensemble ; D, appareil reproducteur cr ; E, appareil copulateur ; F, spicules
en vue ventrale ; G, appareil reproducteur Ç. Acantholaimus sp. : H, appareil reproducteur 9. (n = noyau ;
sp = spermatozoïde ; v = vacuole.)
— 618 —
Mesures (en /tm).
9.
92
Longueur totale
1010
—
Long, jusqu’à l’anus
670
583
Diamètre amphide
11
10
Distance apex-amphide
11
12
% diam. corps corresp.
70
75
Long, pharynx
120
140
Diam. corps à sa base
28
30
Diam. max.
35
35
Longueur queue
345
> 400
Diam. niveau anus
25
25
Distance apex-vulve
Coefficient de de Man
380
: a 28,8
b 8,4
c 2,9
V 37,6
340
breux organites sphériques à aspect de spermatozoïdes qui
ne sont en rien comparables à
ceux si particuliers et caractéristiques du genre. Néanmoins, la morphologie externe des spé-
cimens les fait attribuer
Matériel : Un mâle,
Localité : DS 08.
sans réserve au genre Acantholaimus.
Acantholaimus longistriatus sp. n.
(Fig. 3)
deux femelles. Holotype cri et paratypes,
Mesures (en /un).
AN 442.
Cl
9i
92
Holotype
Longueur jusqu’à l’anus
965
1065
960
Diamètre amphide
9
10
9
Distance apex-amphide
12
10
13
% diam. corps corresp.
30
44
38
Longueur pharynx
145
150
150
Diam. corps à sa base
45
48
45
Diam. maximum
50
60
48
Longueur queue
> 110
> 120
> 130
Diam. niveau anus
30
30
28
Distance apex-vulve
—
710
Longueur spicule
45
—
—
La queue n’est complète chez aucun des trois spécimens.
— 620 —
Description
Corps cylindrique à faible atténuation antérieure et queue filiforme (fig. 3 A). Cuticule
épaisse à ponctuation bien marquée en rangées transversales, plus irrégulière sur la tête. La
différenciation latérale débute en arrière de l’amphide et consiste en une dizaine de rangées
longitudinales de ponctuations, deux fois plus grosses que celles des faces ventrales et dor¬
sales, et qui se prolongent sur la queue (fig. 3 D).
Deux rangées de soies somatiques (5-6 /un) espacées d’une quinzaine de micromètres se
situent de part et d’autre des champs latéraux, et sont plus longues (8-10 /im) au niveau de
la queue.
Tête massive tronconique à trois couronnes de soies bien visibles (fig. 3 B) : six courtes
papilles labiales internes, six labiales externes plus développées (5-6 /tm) et quatre soies
céphaliques massives (8 /un). Longues soies cervicales d’une dizaine de micromètres sur
quatre rangées ; trois soies sous-amphidiales sont toujours présentes, suivies de huit à dix
autres. Pores présents sur les faces dorsales et ventrales : sur une même rangée transversale,
à l’absence d’une ponctuation correspond un pont reliant celle qui la précède et celle qui la
suit.
Amphide située à 12-13 /un de l’apex, diamètre de 9-10 /un correspondant au tiers du
diamètre corporel.
Trois dents massives sont implantées dans le tissu pharyngien qui forme un bulbe cervi¬
cal à sa partie apicale ; cylindrique, le pharynx fortement musculeux se termine en un léger
bulbe équivalent à 30 % de la longueur totale.
Pore ventral proche de l’anneau nerveux situé à 40 % de la longueur du pharynx.
Appareil reproducteur mâle situé à droite de l’intestin ; testicule impair peu développé
(fig. 3 C) ; spicules pairs (45 /un) à apophyse ventrale et cloison médiane ; gubernaculum en
deux courtes pièces lamellaires simples arquées s’amenuisant postérieurement et à extrémité
distale à double pointe (fig. 3 D).
Aucune des deux femelles, à ovaires opposés et recourbés (fig. 3 E), ne portait trace de
sperme.
Discussion, diagnose
A. longistriatus sp. n. se rapproche essentiellement de A. quintus par la morphologie
de la tête à soies cervicales nombreuses. Mais chez la première les soies présentent un ali¬
gnement plus strict ; les soies céphaliques sont plus courtes et surtout la différenciation laté¬
rale en plusieurs rangées longitudinales est très caractéristique. Elle n’est connue que chez
A. polydentatus Gerlach, 1951, A. calathus Gerlach, Schrage et Riemann, 1979, et chez
A. ewensis Platt et Zhang, 1982, et dans les trois cas cette différenciation consiste en deux
rangées latérales de ponctuations uniquement. Chez A. longistriatus la structure du spicule
et surtout du gubernaculum diffère légèrement de celle connue pour A. quintus.
— 621 —
Acantholaimus quintus Gerlach, Schrage et Riemann, 1979
(Fig. 4)
Acantholaimus quintus Gerlach, Schrage et Riemann, 1979 : 57-59, fig. 7.
Matériel : Sept mâles, quatre femelles, un juvénile. AN 426, 435, 436, 438, 439, 440, 441, 443,
459, MNHN ; lames n os 10085 et 10086, RUG.
Localités : DS 04 2 o> ; DS 05 1 cr ; KR 08 1 cr ; DS 08 lo- ; DS 12 1 cr, 4 9, 1 juv. ; KR 16
1 cr.
Mesures (en /»m).
cr (n = 6)
9 (n = 3)
juv.
Longueur totale
1175 *
1100-1400
752
Longueur jusqu’à l’anus
715-1025
765-800
542
Distance apex-amphide
12-15
13-16
15
Diamètre amphide
9-11
8-9
7
% diam. corps corresp.
43-52
44-45
44
Long, pharynx
130-160
140-175
125
Diam. corps à sa base
30-45
30-40
30
Diam. maximum
35-50
35-50
35
Long, queue supérieure/égale à
180-250
260-335
210
Diam. niveau anus
25-35
25-28
15
Distance apex-vulve
—
500-625
—
Longueur spicule
36-44
—
—
Coefficients de de Man : a
29,3
22,8 -27,5
21,5
b
7,3
6,3 - 8,1
6
c
4,7
3,3 - 3,8
3,6
V
—
45,45-51,31
—
* : n = 1, cr AN 439, diam. max. 40 #tm.
Remarques
Les spécimens récoltés sont souvent un peu plus petits que le type auquel ils correspon¬
dent parfaitement par leur morphologie ; la queue est complète pour quatre d’entre eux.
Différenciation latérale sur une étroite (10-12 ^m) bande longitudinale entre deux rangées de
soies somatiques.
Couronne de six papilles labiales internes trapues, suivie de deux couronnes séparées de
soies : six courtes labiales externes (5 jrm) et quatre céphaliques plus longues atteignant
jusqu’à 15 n m (parfois elles sont cassées et ne dépassent pas la taille des premières). La
paire de trois soies latéro-postérieures aux amphides est nettement en arrière de celles-ci
chez le juvénile.
Chez les mâles, testicule impair, à droite de l’intestin. Différents stades de développe-
— 623
men; s’observent, depuis celui d’un mâle jeune (AN 426) jusqu’à la réduction du testicule
(fig. 4 A-C). Les spicules pairs montrent une apophyse ventrale cuticularisée ; leur extrémité
apparaît ouverte en bec d’oiseau (fig. 4 D). Les deux lames du gubernaculum sont simples
(15 /un) et à extrémité distale tronquée.
Chez les femelles, petits ovaires opposés et recourbés ; spermathèque renfermant le plus
souvent un spermatozoïde de grande taille.
Queue en fouet, dont le flagelle égale 85 % de la longueur chez la femelle et le juvénile,
65 % chez le mâle.
Acantholaimus maks Gerlach, Schrage et Riemann, 1979
(Fig. 5 A, B, D, E)
Acantholaimus maks Gerlach, Schrage et Riemann, 1979 : 43-47, fig. 1 et 2.
Matériel : Six mâles, neuf femelles, un juvénile. AN 420, 423, 425, 426, 432, 451, 452, 456, 458,
MNHN ; lames n os 10088 et 10093, RUG.
Localités : DS 04 1 a, DS 05 3 cr, 4 9 ; KR 11 1 cr ; DS 12 1 cr, 5 9, 1 juv.
Mesures (en /un).
cr (n = 4)
9 (n = 7)
juv.
Longueur totale
1500*
1385 *
1430
Longueur jusqu’à l’anus
1080-1240
877-1410
880
Diamètre amphide
14
11-14
?
% diam. corps corresp.
47
37-50
?
Longueur pharynx
180-210
160-250
180
Diam. corps à sa base
45-63
38-60
40
Diam. maximum
50-70
46-75
50
Diam. niveau anus
30-45
27-45
Long, queue supérieure/égale à
380-400
375-555
550
Distance apex-vulve
—
585-1065
—
Longueur spicule
45-60
—
Coefficients de de Man ; a
31,0
25,6
28,6
b
7,5
7,7
7,9
c
3,9
3,7
2,6
V
—
54,1
—
* : n = 1, O’ AN 425, diam. max. 50 /im ; 9 AN 425, diam. max. 54 /tm.
Remarques
La tête est invaginée chez la plupart des spécimens et la queue n’est complète que chez
trois d’entre eux. La morphologie est conforme à celle du type. Les quatre soies cépha¬
liques, les plus longues mais rarement discernables, mesurent une quinzaine de micromètres.
— 625 —
L’appareil génital mâle comprend un testicule unique situé à droite de l’intestin. Sa
structure diffère peu de celle des autres espèces du genre.
Néanmoins, chez deux spécimens, peut-être non encore à maturité complète, on a pu
noter que la partie centrale des spermatozoïdes se différencie en une structure arrondie
(fig. 5 A). Celle-ci présente l’aspect piriforme, avec gros corps ovoïde réfringent, juste avant
son expulsion (fig. 5 B).
Spicules complexes constitués de deux pièces en V dont les extrémités postérieures sont
réunies par une lame transversale à longue apophyse antérieure. Gubernaculum simple, peu
important (fig. 5 D).
La structure des ovaires rappelle également celle connue pour le genre. Deux spermato¬
zoïdes s’observent fréquemment dans les spermathèques.
La queue, dont la partie flagellée représente 80 % de la longueur, se termine par un
court mucron papilliforme (fig. 5 E), comme celui signalé pour A. arminius par Gerlach et
al. (1979 : 56).
Acantholaimus septimus Gerlach, Schrage et Riemann, 1979
(Fig. 5 C et F)
Acantholaimus septimus Gerlach, Schrage et Riemann, 1979 : 64-66, fig. 10.
Matériel : Deux mâles AN 427 et 456, une femelle AN 453.
Localités : DS 05 1 cr ; DS 12 1 9 ; KR 16 1 cr.
C T ■
70
Mesures (en /un) (formule de Cobb).
135 M 740
12
23
76
25
130
27
465
22
620
28 30 35
> 1090 ; queue sectionnée.
955 : a = 27,3 ; b = 7,3 ; c = 2,8.
Remarques
La tête des spécimens mâles récoltés, très invaginée, ne permet l’observation ni des
soies céphaliques, ni des amphides. Chez la femelle, l’amphide mesure 7 /un. Les soies sous-
amphidiales sont paires, les antérieures plus longues (11 /un) que les secondes (9 /un).
Le testicule, impair, débute assez bas, à mi-longueur entre l’apex et l’anus. Il est situé à
droite de l’intestin, sa structure est typique de celle du genre. Les spermatozoïdes sont ici
encore à partie centrale piriforme (fig. 5 C). Chez celui représenté par Gerlach et al., elle
apparaît ovoïde et pourrait correspondre à un autre stade de développement.
Spicules trapus (26 /un) et gubernaculum en deux pièces allongées simples de 15 /un
(fig. 5 F).
Ovaires opposés et recourbés, ayant un spermatozoïde dans chaque spermathèque, de
taille supérieure à celle des oocytes.
— 626 —
Cette espèce est très proche de A. maks ; elle s’en distingue essentiellement par sa taille
très réduite et l’aspect nettement filiforme du corps.
Acantholaimus iubilus Gerlach, Schrage et Riemann, 1979
(Fig. 6)
Acantholaimus iubilus Gerlach, Schrage et Riemann, 1979 : 50-53, fig. 4 a-h, 3 o' et 3 9.
Matériel : Dix mâles, dix femelles, deux juvéniles femelles. AN 422 à 424-427, 428 à 431-433-437
et lames 10.087 A, B, C, RUG.
Localités : DS 04 1 o', 4 9, 1 juv. ; DS 05 2 cr, 1 9 ; DS 08 3 9 ; DS 12 6 cr, 2 9, 1 juv. ; KR 16
1 O'.
Mesures (en gm).
cr (n = 7)
9 (n = 10)
juv. 9 (n = 2)
Longueur jusqu’à l’anus
745-1367
750-1470
875-1105
Diamètre amphide
10-14
10-13
12-
°7o diam. corps corresp.
40-42
37-47
37-40
Long, pharynx
180-333
160-300
195-240
Diam. corps à sa base
30-70
30-70
35-45
Diam. maximum
35-85
45-80
50-60
Diam. niveau anus
25-42
20-35
27-30
Long, queue supérieure à
250-685
150-1225
180-200
Distance apex-vulve
490-855
555-560
Longueur spicule
26-37
—
—
Longueur gubernaculum
17-20
—
—
Aucun des spécimens ne possédait de queue complète.
Remarques
Très caractéristiques, les spécimens récoltés correspondent dans l’ensemble au type
décrit du large du Pérou (Gerlach et al., 1979). La cuticule est semblable ainsi que
l’amphide flanquée de deux paires de soies de 8-10 /un de longueur. A l’extrémité de la tête
effilée s’observent six papilles labiales, puis six grosses soies labiales courtes (4 /tm) et
quatre soies céphaliques à peu près de même taille que celle du diamètre céphalique à ce
niveau (12 à 15 /un). Ces dernières sont donc plus longues que celles du type. Chez quelques
exemplaires, on observe des soies courtes et tubuleuses correspondant à celles illustrées par
les descripteurs, mais il semble que l’on soit alors en présence de soies dont la partie effilée
se serait détachée, ce qui est le cas représenté sur la figure 6 A. En effet, la soie présente
— comme illustré chez A. ewensis Platt & Zhang, 1982 — une différence d’épaisseur très
nette à son tiers antérieur.
La cavité buccale apparaît clairement chez une femelle dont les dents font saillie
(fig. 6 A) ; entre la dent dorsale et les deux ventro-sublatérales deux pièces latérales à extré-
— 628 —
mité tronquée sont visibles. Ces différentes structures ont été observées sur des coupes
transversales de la tête (fig. 6 D-C).
L’appareil reproducteur est toujours bien développé chez les mâles observés. Testicule
impair à droite de l’intestin ; spermatozoïdes en hautes cellules rectangulaires qui d’abord se
chevauchent puis s’alignent en augmentant encore de taille ; partie centrale piriforme à con¬
tenu granuleux dont la pointe est dirigée postérieurement, opposée à une masse réfringente
apicale (fig. 6 C). Chez un seul individu, le sperme est différencié et présente une masse
centrale ovoïde comme chez A. maks.
Le vas deferens est assez étroit et court.
Petits spicules constitués de deux étroites pièces cuticularisées, accolées en V, mainte¬
nues par une fine membrane et retenues par une baguette à leur extrémité proximale ;
gubernaculum en courte lame presque droite (fig. 6 F).
Chez les femelles, les ovaires sont opposés et recourbés, antérieur à droite et postérieur
à gauche de l’intestin ; il n’est pas rare de noter la présence de sperme (fig. 1 E) : toujours
un seul spermatozoïde par spermathèque. Chambre utérine impaire bien diversifiée ; petite
vulve.
La queue, dont l’extrémité est toujours sectionnée, est fortement ponctuée et porte
quelques longues (10-12 /un) soies clairsemées, plus rapprochées en arrière de l’anus.
Il est intéressant de signaler que les espèces les plus grandes proviennent de l’échantil¬
lon DS 12, station la plus profonde.
IL L’APPAREIL REPRODUCTEUR DES ACANTHOLA1MUS
L’étude de la morphologie interne des quelques espèces qui viennent d’être décrites
nous a amenées à nous interroger sur la signification des structures particulières observées
durant la gamétogenèse. Celles-ci sont semblables chez toutes ces espèces abyssales, et l’on
aurait pu penser que la réduction du nombre des gamètes et l’accroissement de leur taille
pouvaient être liés au seul mode de vie de ces formes, comme ceci est le cas, par exemple,
pour les hypogées en général (Vandel, 1964). Mais il nous a été possible de vérifier qu’un
processus analogue d’évolution des cellules germinales existait chez les espèces sublittorales.
En effet, Acantholaimus ewensis, connue des côtes écossaises 1 , possède aussi un testicule
impair dans lequel on distingue clairement les modifications morphologiques permettant la
transformation des spermatides en spermatozoïdes. Simplement, on observe alors deux fois
plus de cellules que dans le cas des espèces abyssales. Le schéma classique de la spermatoge¬
nèse des Nématodes est conservé (Chitwood et Chitwood, 1950) : chaque spermatocyte, à
la suite des deux divisions de maturation, donne quatre spermatozoïdes. Il semble qu’en rai¬
son de leur très grande taille (30 à 35 x 15 /un) pas plus de deux cellules initiales ne se divi¬
sent en même temps (fig. 7 A).
De même, chez la femelle (fig. 7 B) on observe un spermatozoïde présent dans chaque
spermathèque, alors qu’un œuf semble déjà avoir été fécondé. Ces œufs sont particulière¬
ment volumineux, ce qui pourrait venir à l’appui de l’hypothèse d’une fécondation de type
1. Nous sommes très reconnaissantes aux Drs. H. Platt et J. Lambshead d’avoir bien voulu nous confier
pour examen le matériel déposé au British Muséum.
— 630
tres particulier par fusion complète des deux gamètes. Et ici, quatre spermatozoïdes peuvent
donc être transférés lors de l’insémination. Chez toutes les autres femelles abyssales obser¬
vées (et ce phénomène avait également été relevé par Gerlach et al., 1979, chez A. iubilus,
A. arminius, et dans le cas très particulier de A. calathus), un seul spermatozoïde se trouve
dans chaque spermathèque. Sa taille est le plus souvent égale à celle d’un œuf (cf. égale¬
ment Riemann, 1983).
Dans l’impossibilité d’effectuer une étude ultrastructurale de ce matériel abyssal, il sem¬
blait difficile de donner une interprétation précise de la structure particulièrement complexe
des spermatozoïdes géants du genre Acantholaimus. La confrontation des données fournies
par des colorations in toto, par l’observation des coupes transversales des testicules et par la
littérature récente concernant la spermatogenèse des Nématodes, a permis d’envisager une
solution satisfaisante.
1. Deux types de colorations cytochimiques in toto ont été réalisées : les premières à la
laque nucléaire de gallocyanine et réaction nucléale de Feulgen-Rossenbeck, à froid, ont été
faites pour A. maks, A. septimus et A. iubilus. Les résultats très positifs sont concordants :
dans la zone germinative, les noyaux ronds et volumineux sont fortement colorés ; dès la
zone de croissance, alors qu’apparaissent dans les spermatocytes un grand nombre de sphé-
rules réfringentes jaunâtres, on observe la chromatine condensée en un petit amas qui seul
prend la coloration. Ensuite, ce noyau très réduit apparaît toujours situé à l’extrémité
arrondie de la partie piriforme du spermatozoïde. La réaction de Hotchkiss — Mac Manus,
APS (acide périodique — Schiff), technique de mise en évidence des polysaccharides, a con¬
firmé l’absence d’acrosome dans les spermatozoïdes géants.
2. Des coupes transversales du corps d’A. iubilus ont été pratiquées au niveau du testi¬
cule comme indiqué sur la figure 6 C. La zone germinative est dans ce cas particulièrement
réduite ; les spermatogonies, d’abord disposées en plusieurs rangées longitudinales, s’ali¬
gnent rapidement sur une seule rangée entourée encore d’un épithélium à cellules plates
(fig. 6 C a). Leur noyau rond augmente de taille en même temps que les spermatocytes à
cytoplasme granuleux. A la suite des divisions de maturation, les quatre spermatides, puis
les quatre spermatozoïdes sont caractérisés par la forte concentration de chromatine accom¬
pagnée de la réorganisation du cytoplasme. Ce dernier (fig. 6 C b) comporte une région
périphérique d’apparence homogène (cp) le plus souvent et une partie piriforme dont la par¬
tie arrondie est occupée par le très petit noyau (n) et la partie centrale interne par de nom¬
breuses vésicules réfringentes (vr). Cette masse vésiculaire est délimitée par une structure en
épaisse membrane caractéristique (« membrane specializations » des auteurs américains).
Cette structure membraneuse semble à l’origine des vésicules réfringentes (fig. 6 C d et e)
qui peuvent soit y demeurer accolées, soit former en se condensant un organe réfringent
(fig. 1 D et 5 B) typique à certains stades. Le cytoplasme périphérique particulièrement
fluide (fig. 5 B) présente parfois des vides vacuolaires (v.) de différentes tailles (fig. 2 D ;
5 A et C ; 6 B et C ; 7 A). Après insémination, le spermatozoïde entier s’observe dans les
spermathèques où il pénètre par sa partie effilée (fig. 1 H ; 6 E). Après fusion des gamètes,
seule la partie piriforme subsiste (fig. 2 G, sp).
3. Des recherches récentes sur la spermiogenèse des Nématodes, il découle que les sper¬
matozoïdes de ce groupe sont généralement atypiques et amœboïdes. L’illustration par
Goldstein (1977 : 335) du spermatozoïde d 'Ascaris lumbricoides var. suum correspond par¬
faitement à celle obtenue pour la région piriforme définie chez les Acantholaimus (même
forme, même structure) : noyau compact, vésicules réfringentes fusionnées en un cône
réfringent, « membrane specializations » à la périphérie. L’existence de ces dernières semble
assez caractéristique ; elle est reconnue par Beams et Sekhon (1972) chez Rhabditis pellio,
ainsi que par Wolf et al. (1978) pour Caenorhabditis elegans. Chez la première espèce, le
spermatozoïde comporte deux parties : une antérieure amœboïde et dépourvue d’organites,
et une postérieure où ceux-ci sont concentrés ; cette différenciation est encore plus nette
chez la seconde espèce mais il n’y a qu’accolement des deux parties et non pas emboîtement
comme chez Acantholaimus.
En plus de leur structure et de leur petit nombre 1 , la taille des spermatozoïdes de ce
genre est remarquable et a permis leur étude in to to. Des spermatozoïdes géants sont con¬
nus dans d’autres méiobenthontes. Chez les Gastrotriches, par exemple, ils peuvent atteindre
120 à 180 /im de long — les mâles mesurant 160 à 320 /tm ; ils sont nombreux, accolés en
paquets ou en faisceaux. Chez les Kinorhynques, ils mesurent jusqu’au quart de la longueur
du corps et se présentent également comme des éléments filiformes dotés d’une queue.
En résumé, les Acantholaimus abyssaux possèdent un appareil reproducteur tout à fait
remarquable. Les spermatozoïdes, en nombre réduit à un très petit multiple de quatre, sont
introduits deux par deux uniquement dans les spermathèques femelles. De grande taille,
jusqu’à 65 /tin de longueur, ils présentent deux parties : l’une intérieure piriforme dont le
cytoplasme, qui renferme l’ensemble des organites et distalement un amas de chromatine
condensé, est entouré d’une structure membraneuse spécifique ; l’autre, constituée de cyto¬
plasme d’apparence homogène et amorphe, qui enveloppe la partie piriforme.
Remerciements
Les Nématodes abyssaux étudiés proviennent des collections de J. Renaud-Mornant, campagne
océanographique du N/O « Jean Charcot », effectuée sous l’égide du CNEXO. Nous sommes recon¬
naissantes au Pr. A. Coomans pour ses judicieux conseils et la lecture critique du manuscrit, ainsi qu’à
Rita Van Driessch (Instituut voor Dierkunde) et Marie-Noëlle Helléouet (MNHN) pour leur pré¬
cieuse collaboration technique.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Pour toutes références antérieures à 1973 se rapporter à Gerlach & Riemann (1973-1974).
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section A, n° 3 : 633-636.
Sur le genre Trypanoxyuris (Oxyuridae, Nematoda)
IV. Sous-genre Trypanoxyuris
parasite de Primates Cebidae et Atelidae (suite)
Étude morphologique de Trypanoxyuris callicebi n. sp.
par Jean-Pierre Hugot et Claude Vaucher
Abstract. — The genus Trypanoxyuris (Oxyuridae, Nematoda). IV. Sub-genus Trypanoxyuris
parasite of Cebidae and Atelidae Primates (continuation). Morphological study of Trypanoxyuris calli¬
cebi n. sp. — Sub-genus Trypanoxyuris included ten species each of them specific of one genus of
Platyrrhini Primates Cebidae or Atelidae. An eleventh species is found in a new host genus : Callice-
bus Thomas. Trypanoxyuris callicebi n. sp. is described by six females collected in a Callicebus
moloch (Hoffmannsegg) from Paraguay. No males were found. The new species is closely related to
T. trypanuris Vevers, 1923, parasitic in Pithecia spp. and T. satanas Hugot, 1985, parasitic in Chiro-
potes spp. but can be distinguished by the morphology of the lips, the cephalic papillae and the lateral
alae. By now one specific Trypanoxyuris sp. is known for each of fifteen genera of the South-
American Primates and the hypothesis of Cameron (one Oxyurid species specific for each Primates
genus) seems to be strongly confirmed concerning the Platyrrhini as only three host genera remain
absent from the spectrum of the Trypanoxyuris : Cebuella Gray and Leontopithecus Lesson in the
Callithrichidae, Cacajao Lesson in the Cebidae.
J.-H. Hugot, Muséum national d'Histoire naturelle, Laboratoire des Vers, 61, rue Buffon, 75231 Paris cedex 05.
C. Vaucher, Muséum d’Histoire naturelle, Case postale 434, CH-1211 Genève 8.
Dans des travaux précédents nous avions révisé l’ensemble des formes rassemblées dans
le genre Trypanoxyuris Vevers, 1923 (voir Hugot, 1984ût et b, 1985). Un matériel nouveau
collecté chez un hôte pour lequel aucun oxyure n’était encore connu nous permet de com¬
pléter notre étude.
Trypanoxyuris (Trypanoxyuris) callicebi n. sp.
Matériel : Six femelles adultes prélevées dans le cæcum d’un Callicebus moloch (Hoffmannsegg)
femelle capturé le 21 octobre 1980 dans le Parc national Defensores del Chaco, au Paraguay
(C. Dlouhy leg.). Le singe hôte est conservé au Muséum de Genève (MHNG 1636.30). Les Nématodes
sont déposés au Muséum de Paris (MNHN 380 KH).
— 634 —
Description de la femelle holotype
Caractères céphaliques : Plateau céphalique grossièrement hexagonal ; ouverture buc¬
cale délimitée par trois lèvres ; chacune des lèvres est divisée en deux lobules peu marqués,
découvrant et encadrant la dent œsophagienne correspondante (fig. 1 B et C) ; les dents
œsophagiennes sont bien développées, leurs faces apicales planes font saillie hors de l’ouver¬
ture buccale (fig. 1 C et D) ; papilles céphaliques peu apparentes, disposées « en carré » et
équidistantes des amphides (fig. 1 B) ; vésicule céphalique présente, constituée par une pre¬
mière strie cuticulaire large et légèrement en relief, constituant un anneau autour de l’extré¬
mité apicale, suivie de plusieurs stries cuticulaires plus rapprochées et au relief moins
accusé.
Ailes latérales : Elles sont constituées chacune par deux crêtes parallèles bien dévelop¬
pées et triangulaires en section transversale (fig. 1 E et F) ; les crêtes prennent naissance au
niveau de l’anneau nerveux, parcourent tout le corps, fusionnent et disparaissent peu avant
l’extrémité caudale (fig. 1 A et G).
Appareil génital : La vulve est située dans le tiers antérieur du corps et suivie par un
vagin musculaire bien marqué, puis par une courte trompe utérine divisée en deux parties
par un amas cellulaire formant une cloison en amont de laquelle les spermatozoïdes restent
amassés (fig. 1 A) ; la partie postérieure de la trompe utérine s’abouche avec deux utérus
divergents ; œufs oblongs, symétriques, à coque mince (fig. 1 H).
Mensurations : Écart des pores amphidiaux 40 /un ; longueur du corps 6 000 /un ; largeur au
milieu du corps 300 /un ; longueur totale de l’oesophage 750 /un ; diamètre du bulbe oesophagien
130 /un ; distance apex-anneau nerveux 200 /un — pore excréteur 900 /un — vulve 1 350 /un ; longueur
de la queue, 1 620 /un ; dimensions des œufs, 48 /un x 21 /un.
Discussion
La disposition de l’ovéjecteur chez nos spécimens est semblable à celle rencontrée chez
toutes les espèces décrites dans le genre Trypanoxyuris : la trompe utérine est cloisonnée par
un bouchon cellulaire, en avant duquel les spermatozoïdes restent amassés. A l’intérieur du
genre Trypanoxyuris, deux espèces présentent comme nos spécimens un plateau céphalique
hexagonal, des papilles céphaliques disposées « en carré » et trois lèvres bilobées encadrant
et découvrant complètement les dents œsophagiennes. Ce sont : Trypanoxyuris trypanuris
Vevers, 1923, parasite de Singes du genre Pithecia Demarest et T. satanas Hugot, 1985,
parasite de singes du genre Chiropotes Lesson.
Dans ces deux espèces toutefois les papilles céphaliques ventrales sont rapprochées des
amphides, la lobulation des lèvres est beaucoup plus marquée, enfin les ailes latérales chez
les femelles sont complètement atrophiées et réduites à de légers épaississements situés face
aux champs latéraux.
Nos spécimens sont donc distincts de ces deux espèces et nous proposons de créer pour
eux un taxon nouveau dans le sous-genre Trypanoxyuris, puisque les deux espèces les plus
proches s’y trouvent décrites : Trypanoxyuris ( Trypanoxuyris) callicebi n. sp.
Fig. 1. — Trypanoxyuris (Trypanoxyuris) callicebi n. sp. : A, vue latérale gauche ; B, tête, vue apicale ;
C, id., coupe optique passant par les amphides en vue ventrale ; D, extrémité céphalique, vue ventrale ; E,
coupe transversale au milieu du corps ; F, id., détail de l’aile latérale ; G, extrémité caudale, détail ; H, œuf.
(Valeur de l’échelle : A, 825 /im ; B, C, D, F et H, 50 /im ; E, 250 /cm ; G, 100 /rm.)
— 636 —
Conclusion
Cameron (1950) avait émis l’hypothèse que, chez les Primates, les Oxyures ont évolué
avec leurs hôtes mais avec une vitesse d’évolution moins grande, de telle sorte qu ’une seule
espèce parasite serait spécifique de chaque genre hôte.
En ce qui concerne les Primates du Nouveau Monde et le genre Trypanoxyuris, il était
déjà établi depuis Inglis et Diaz-Ungria (1960), Inglis (1961) et Hugot (19846, 1985) que
les quatre espèces du sous-genre Hapaloxyuris Inglis et Cosgrove, 1965, et les dix espèces du
sous-genre Trypanoxyuris étaient chacune spécifiques d’un genre de Primate platyrrhinien.
La découverte d’une onzième espèce, chez un hôte non encore répertorié dans le sous-genre
Trypanoxyuris, vient conforter une hypothèse que les observations ont par conséquent, pour
le moment, toujours confirmée.
Actuellement, on connaît un Trypanoxyuris sp. spécifique pour quinze des genres de
Primates sud-américains, soit la presque totalité puisque trois genres hôtes seulement sont
encore absents du spectre des Trypanoxyuris : Cebuella Gray et Leontopithecus Lesson,
chez les Callithrichidae, Cacajao Lesson, chez les Cebidae.
Remerciements
Nous remercions nos collègues, Carlo Dlouhy (Asuncion) qui nous a procuré ce précieux matériel
et Louis de Roguin (Genève) à qui nous devons la détermination précise de l’hôte.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Cameron, T. W. M., 1929. — The species of Enterobius Leach in primates. J. Helminth., 7 : 161-
182.
Hugot, J. P., 1984a. — Sur le genre Trypanoxyuris (Oxyuridae, Nematoda). I. Parasites de Sciuri¬
dés : sous-genre Rodentoxyuris. Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 4 e sér., 6, A, (3) : 711-720.
— 19846. — Sur le genre Trypanoxyuris (Oxyuridae, Nematoda). II. Sous-genre Hapaloxyuris
parasite de Primates Callitrichidae. Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 4 e sér., 6, A, (4) : 827-
851.
— 1985. — Sur le genre Trypanoxyuris (Oxyuridae, Nematoda). III. Sous-genre Trypanoxyuris
parasite de Primates Cebidae et Atelidae. Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 4' sér., 7, A, (1) :
131-155.
Inglis, W. G., 1961. — The Oxyurid parasites (Nematoda) of Primates. Proc. Zool. Soc. London,
136 (1) : 103-122.
Inglis, W. G., et G. E. Cosgrove, 1965. — The pin-worm parasites (Nematoda : Oxyuridae) of the
Hapalidae (Mammalia : Primates). Parasitology, 55 : 731-737.
Inglis, W. G., et C. Diaz-Ungria, 1960. — Nematodes parasitos de vertebrados venezolanis. I. Una
revision del genero Trypanoxyuris (Ascaridata : Oxyuridae). Mems Soc. Cienc. nat. ‘La Salle’,
19 (54) : 176-212.
Vevers, G. M., 1923. — Some new and little known helminths from British Guiana. J. Helminth.,
1 : 35-45.
Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 4 e sér., 7, 1985,
section A, n° 3 : 637-657.
Essai d’application de la taxinomie numérique
aux genres Bonetogastrura Thibaud, 1974,
et Typhlogastrura Bonet, 1930
(Insecte Collembole Poduromorphe)
par W. Hermosilla, J.-M. Thibaud et G. Keuck
Abstract. — Three methods of numerical taxonomy and analysis of correspondence were applied
to species of the genera Bonetogastrura and Typhlogastrura , considered first separately and then
together. Fifteen phenetic characters were considered ; among them, the number of eyes was the
most important in all classifications. The distinction between the two genera was clear only in the
analysis of correspondence, while by numerical taxonomic methods the formation of geographic
groups was favoured. In any case, the two genera proved to be very heterogeneous and to consist
mainly of good and well differentiated species.
Key words. — Numerical taxonomy ; Collembola ; Bonetogastrura ; Typhlogastrura ; analysis of
correspondence ; character weighting.
W. Hermosilla, « CATIE », Turrialba, Costa Rica.
J.-M. Thibaud, Laboratoire d’Écologie Générale, 4, av. du Petit-Château, 91800 Brunoy, France.
G. Keuck, Liederbacherstr. 8, 6230 Frankfurt 80, RFA.
Dans le cadre d’essais d’application de la taxinomie numérique que nous avons déjà
entrepris pour vingt-trois espèces du genre Folsomia Willem, 1902 (Hermosilla, Keuck et
Rubio, 1984) et pour le genre Schaefferia Absolon, 1900 (Hermosilla, Thibaud et Keuck,
1984), nous continuons par l’étude des genres troglobies Bonetogastrura Thibaud, 1974, et
Typhlogastrura Bonet, 1930. Ces deux genres étant très proches, nous complétons cette
étude par leur analyse en commun.
I. MATÉRIEL ET MÉTHODES
En ce qui concerne le principe de cette analyse, le lecteur se reportera aux travaux :
Bischler et Joly (1969) ; Joly (1969) ; Hermosilla, Keuck et Rubio (1984) ; Keuck
(1985) ; Hermosilla, Thibaud et Keuck (1984). Pour l’analyse de correspondance, voir
Benzecri (1973) et Lebart, Morineau et Fenelon (1979).
Tableau I-A. — Le genre Bonetogastrura Thibaud, 1974, caractères codifiés.
1 : B. subterranea (Carl, 1906) ; 2 : B. balazuci (Delamare, 1951) ; 3 : B. variabilis (Christiansen, 1951) ; 4 : B. cavicola
(Borner, 1901) ; 5 : B. spelicola (Gisin, 1964) ; 6 : B. delhezi (Stomp et Thibaud, 1974) ; 7 : B. soulensis Thibaud, 1975.
1
2
3
4
5
6
7
Caractères taxinomiques
Pondération
« À PRIORI »
A
2
3
2
3
2
1
2
A
— Pigment : 1) pas de pigment ; 2) légèrement pigmenté ;
3) assez bien pigmenté.
0.2
B
5
3
1
3
1
4
2
B
— Nombre de soies sensorielles à l’art, ant. IV : 1) 7 ; 2) 7-8 ;
3) 6-9 ; 4) 8-15 ; 5) 11-17.
0.1
C
5
3
1
3
2
6
4
C
— Nombre de tubercules périphériques OPA : 1) 3-4 ; 2) 4 ;
3) 4-5 ; 4) 5 ; 5) 5-7 ; 6) 6-7.
0.1
D
2
1
3
6
7
4
5
D
— Nombre de cornéules : 1)0-3; 2) 0-4 ; 3) 1-2 ; 4) 2-3 ; 5) 3 ;
6) 2-8 ; 7) 3-7.
0.8
E
5
6
1
2
3
4
7
E
— Longueur totale : 1) 1200 ; 2) 1500 ; 3) 1900 ; 4) 2000 ;
5) 2300 ; 6) 2400 ; 7) 3100.
0.2
F
3
3
2
4
4
1
3
F
— Rapport griffe Ill/dens : 1) 0,7 ; 2) 0,8 ; 3) 0,9 ; 4) 1,1.
0.4
G
4
5
3
2
3
1
5
G
— Longueur totale/plus grande longueur OPA : 1) 33 ; 2) 40 ;
3) 44 ; 4) 62 ; 5) 75.
0.1
H
2
2
3
3
1
2
2
H
— 0 cornéules : 1) non réduit-très réduit ; 2) très réduit ;
3) non réduit.
0.4
I
1
2
2
2
1
2
2
1
— Longueur totale/longueur griffe : 1) 16-17 ; 2) 19-21.
0.2
J
1
2
2
3
3
1
2
J
— Longueur totale/longueur dens : 1) 14-15 ; 2) 17-18 ; 3) 20,5.
0.4
K
4
3
2
1
2
4
4
K
— Nombre de soies à la dens : 1) 6-7 ; 2) 7 ; 3) 7-8 ; 4) 8.
0.1
L
2
3
4
2
1
4
3
L
— Rapport dens/mucron : 1) 1,9 ; 2) 2,15 ; 3) 2,4 ; 4) 2,5.
0.2
M
1
5
5
2
1
4
3
M
— Rapport longueur totale/longueur épine anale : 1) 14-15 ;
2) 18 ; 3) 22 ; 4) 25,5 ; 5) 27-29.
0.1
N
1
3
3
3
3
2
2
N
— Nombre de soies oculaires : 1) 1-3 ; 2) 2 ; 3) 2-3.
0.2
O
4
4
1
4
3
4
2
O
— Chétotaxie dorsale de la rangée moyenne de l’abd. IV :
1) 0-3 ; 2) 1-3 ; 3) 2-3 ; 4) 3.
0.2
Tableau I-B. — Le genre Typhlogastrura Bonet, 1930, caractères codifiés.
1 : T. mendizabaU (Bonet, 1930) ; 2 : T. atlantea (Gisin, 1952) ; 3 : T. breuili (Thibaud, 1967) ; 4 : T. topali (Loksa et
Bogojevic, 1967) ; 5 : T. alabamensis Thibaud, 1975 ; 6 : T. christianseni Thibaud, 1975.
1
2
3
4
5
6
Caractères taxinomiques
Pondération
« À PRIORI »
A
1
1
2
3
2
2
A
— Pigment : 1) pas de pigment ; 2) légèrement pigmenté ; 3) assez
bien pigmenté.
0.2
B
6
5
4
2
3
1
B
— Nombre de soies sensorielles à l’art, ant. IV : 1) 7 ; 2) 5-9 ; 3) 7-
9 ; 4) 9 ; 5) 8-14 ; 6) 8-16.
0.1
C
6
5
4
2
3
1
C
— Nombre de tubercules périphériques OPA : 1) 4 ; 2) 3-5 ; 3) 4-5 ;
4) 5-7 ; 5) 5-9 ; 6) 4-11.
0.1
D
2
1
3
4
6
5
D
— Nombre de cornéules : 1) 0 ; 2) 0-1 ; 3) 2-3 ; 4) 2-5 ; 5) 4 ; 6) 4-6.
0.8
E
5
3
4
1
2
1
E
— Longueur totale : 1) 1200 ; 2) 1500 ; 3) 1700 ; 4) 1800 ; 5) 2500.
0.2
F
1
1
1
3
2
1
F
— Rapport griffe III/dens : 1) 0,9 ; 2) 1,1 ; 3) 1,3.
0.4
G
4
2
3
3
3
1
G
— Longueur totale/plus grande longueur OPA : 1) 38 ; 2) 44 ;
3) 49 ; 4) 66.
0.1
H
1
1
2
2
3
3
H
— 0 cornéules : 1) 0 ; 2) peu réduit ; 3) non réduit.
0.4
I
1
4
2
6
5
3
I
— Longueur totale/longueur griffe : 1) 15 ; 2) 16,5 ; 3) 17,5 ;
4) 18,5 ; 5) 19,5 ; 6) 21.
0.2
J
1
3
2
5
4
2
J
— Longueur totale /longueur dens : 1) 13,5 ; 2) 15-15,5 ; 3) 17 ;
4) 21 ; 5) 27,5.
0.4
K
5
4
3
1
2
3
K
— Nombre de soies à la dens : 1) 4-7 ; 2) 6-7 ; 3) 7 ; 4) 7-8 ; 5) 7-9.
0.1
L
1
3
3
2
1
1
L
— Rapport dens/mucron : 1) 2,2 ; 2) 2,6 ; 3) 2,85.
0.2
M
3
4
2
3
1
2
M
— Rapport longueur totale /longueur épine anale : 1) 18 ; 2) 21 ;
3) 23 ; 4) 25.
0.1
N
2
1
4
3
5
5
N
— Nombre de soies oculaires : 1) 0-2 ; 2) 1-2 ; 3) 1-3 ; 4) 2 ; 5) 2-3.
0.2
O
1
1
1
2
2
2
O
— Chétotaxie dorsale de la rangée moyenne de l’abd. IV : 1) 2 ;
2) 3.
0.2
639
— 640 —
Pour la partie systématique, nous renvoyons le lecteur au travail de Thibaud (1980).
Nous analysons treize espèces, sept du genre Bonetogastrura Thibaud, 1974, et six du
genre Typhlogastrura Bonet, 1930, chacune avec quinze caractères taxinomiques (tabl. I).
Chaque caractère est représenté par une lettre, chaque variation par un chiffre.
Il est bien entendu que les caractères toujours présents ou identiques chez toutes les
espèces analysées ne sont pas pris en considération.
La matrice a été calculée de trois façons différentes : la première sans pondération,
c’est-à-dire que l’on donne la même valeur à tous les caractères ; la seconde, en utilisant les
facteurs globaux pour pondérer les caractères (Joly, 1969) ; la troisième, en utilisant les
caractères pondérés « à priori » selon l’appréciation de l’un d’entre nous.
Les résultats des analyses sont représentés par des dendrogrammes obtenus par la
méthode de Ward (1963), discutée dans le travail de Hermosilla, Keuck et Rubio (1984).
IL RÉSULTATS ET DISCUSSION
A — Genre Bonetogastrura
Dans le tableau II sont donnés les résultats des indices d’homogénéité et les indices des
facteurs globaux, qui montrent une hétérogénéité très nette entre les sept espèces considé¬
rées, et ce, tout spécialement, pour les cinq premiers facteurs globaux et les cinq derniers
indices d’homogénéité.
Comme pour les Schaefferia, le nombre de cornéules et la longueur totale sont les deux
caractères les plus importants à considérer dans la classification systématique (cf. tabl. II).
Puis, en ordre décroissant d’intérêt : le nombre de tubercules périphériques à l’organe post-
antennaire, les rapports longueur totale/plus grande longueur de cet organe, longueur
totale/longueur épine anale, longueur dens/longueur mucron, longueur griffe III/longueur
dens ; nombre de soies à la dens. Rappelons que les caractères avec peu de variations sont
moins importants pour la taxinomie numérique dans un groupe hétérogène.
Du point de vue de la répartition géographique, toutes ces espèces sont holarctiques :
quatre dans la région européenne, deux dans la région méditerranéenne et une dans la
région est-américaine et dans la région arctique. Ce genre semble donc moins hétérogène,
géographiquement, que Schaefferia. Elles sont pour la plupart troglobies ; seule B. variabilis
(sol de l’Alaska, Sphagnum et litière dans le Wisconsin) peut être considérée comme hémié¬
daphique. Toutes ces espèces vivent dans des biotopes frais et humides.
Dans le dendrogramme (fig. 1) on observe deux grands groupes. Le premier avec trois
espèces : delhezi, subterranea (formant un sous-groupe d’une certaine homogénéité) et sou-
lensis. Le deuxième avec deux sous-groupes très homogènes, particulièrement balazuci et
cavicola, et variabilis et spelicola.
B. soulensis et balazuci sont les espèces « centrales ». Au contraire, delhezi et spelicola
sont « marginales ». Les trois autres sont dites « intermédiaires ».
L’affinité entre espèces peut être déterminée en mesurant le gradient de similitude entre
elles, gradient basé sur les différents états de chacun des caractères que nous avons codifiés
— 641 —
(tabl. I-A). Pour chaque espèce nous connaissons les trois ou quatre espèces les plus affines
(%. 2 ).
B. balazuci présente la plus grande affinité rencontrée entre toutes les espèces avec cavi¬
cola et soulensis (fig. 2). B. balazuci a en commun avec celles-ci six des quinze caractères,
dont les deux plus importants avec cavicola et un seul avec soulensis (cf. tabl. I-A). Dans sa
description de balazuci, Delamare (1951) place cette espèce entre les Typhlogastrura et les
Schaefferia-Spelaeogastrura et la considère très proche de subterranea et de Typhlogastrura
mendizabali, considérations non confirmées dans notre travail. Thibaud (1980) signale que
cavicola est, pour la chétotaxie dorsale, proche de balazuci et que soulensis est proche de
balazuci et de subterranea, résultat (exclu subterranea) confirmés par notre étude.
oelhezi-1
SUBTERRANEA
SOULENSIS
BALAZUCI
CAVICOLA
VARIABI LIS
SPELICOLA
Fig. 1. — Bonetogastrura : Dendrogramme pour les sept espèces obtenu sans pondération des caractères.
La grande affinité constatée entre balazuci et cavicola, ainsi qu’entre balazuci et soulen¬
sis, ne se retrouve pas entre cavicola et soulensis, ceci parce que ces deux dernières n’ont en
commun que des caractères de peu d’importance systématique. Dans le dendrogramme
(fig. 1), balazuci et cavicola forment le sous-groupe le plus homogène. B. soulensis appar¬
tient isolément à l’autre groupe (avec delhezi et subterranea).
B. balazuci, cavicola et soulensis ont une affinité moins forte avec variabilis. Thibaud
(1980) indique que par la chétotaxie variabilis est très proche de balazuci.
— 642 —
B. variabilis et spelicola sont ensuite les espèces les plus affines, mais d’une affinité
plus éloignée, car elles ont cinq caractères en commun, dont deux sont importants. Dans sa
description de variabilis, Christiansen (1951) l’inclut dans Schaefferia (proche du groupe
emucronatà). Gisin (1964) signale que spelicola est très proche de cavicola, résultats non
confirmés par notre travail, puisque ces deux espèces ont seulement en commun trois carac¬
tères peu importants. Thibaud (1980), en accord avec nos résultats, indique un certain
nombre de caractères communs entre balazuci, cavicola et subterranea.
Dans le dendrogramme (fig. 1) variabilis et spelicola forment un sous-groupe homogène
dans le groupe de balazuci et cavicola.
Unité de
distance
Fig. 2. — Bonetogastrura : Schéma montrant la distance de chaque espèce avec les trois ou quatre espèces les
plus proches.
B. subterranea et delhezi ont quelques affinités entre elles avec quatre caractères com¬
muns. Deux de ces caractères (diamètre cornéules et longueur dens) ont d’ailleurs été privilé¬
giés dans notre pondération « à priori ». Carl (1906) tenait subterranea pour assez proche
de cavicola. Stomp et Thibaud (1974) en décrivant delhezi rapprochent, pour la chétotaxie,
cette espèce de balazuci. Ces deux hypothèses sont vérifiées par notre travail (fig. 1 et 2).
B. subterranea et delhezi ont la même affinité avec soulensis. Thibaud (1975) rapproche
subterranea de soulensis. Rappelons que delhezi et subterranea sont, dans le dendrogramme
(fig. 1), dans le même sous-groupe et dans le même groupe avec soulensis.
— 643 —
Pour compléter cette étude nous avons établi deux autres dendrogrammes (fig. 3 et 4),
un avec la pondération d’après l’indice des facteurs globaux (Joly, 1969), l’autre par notre
pondération « à priori » (cf. tabl. I-A).
En comparant les trois dendrogrammes (fig. 1, 3 et 4), on observe que les espèces
« centrales >', « marginales » et « intermédiaires » sont les mêmes et que delhezi et subterra-
nea restent toujours dans le même sous-groupe. La seule grande différence entre le dendro-
gramme sans pondération et celui avec la pondération de Joly est la constitution d’un sous-
groupe avec balazuci, soulensis et cavicola. La différence entre le dendrogramme de base et
celui avec notre pondération « à priori » est que balazuci change de groupe, ceci étant dû,
bien sûr, à la forte pondération donnée au nombre de cornéules résiduelles, ainsi qu’au dia¬
mètre de ces cornéules et à la longueur de la dens (problème de l’affinité de delhezi et sub-
terranea).
Fig. 3. — Bonetogastrura : Dendrogramme pour les sept espèces obtenu avec la méthode de pondération des
caractères de Joly.
Seule cavicola présente une position différente dans les trois dendrogrammes. De plus,
elle est la plus éloignée de toutes, exception faite de balazuci (fig. 2). En effet, cavicola est
une espèce « charnière » entre les genres Ceratophysella et Bonetogastrura, puisque certaines
de ses populations portent 8 + 8 cornéules et d’autres un nombre réduit de cornéules.
— 644 —
DELHEZI
SUBTERRANEA
BALAZUCI
SOULENSIS
VAR IABI LIS
CAVICOLA
SPELICOLA
Fig. 4. — Bonetogastrura : Dendrogramme pour les sept espèces obtenu avec la méthode de pondération des
caractères « à priori ».
Par analyse de correspondance 1 nous trouvons deux groupes d’espèces répartis en
« nuages » (fig. 5). Le premier avec balazuci, soulensis et delhezi caractérisé par un nombre
de cornéules réduit, peu de pigment, une petite dens, un organe postantennaire bien déve¬
loppé et avec beaucoup de tubercules, et une grande taille. Le second, avec cavicola et speli-
cola, dont les caractères, surtout pour la première, sont opposés à ceux du groupe précé¬
dent.
Les deux espèces restantes, variabilis et subterranea, sont isolées et surtout opposées sur
l’axe 2 avec, pour la première la dens, les griffes et les deux épines anales bien développées.
En examinant tous ces résultats nous constatons que soulensis et balazuci sont toujours
très proches.
B — Genre Typhlogastrura
Dans le tableau II sont donnés les résultats des indices d’homogénéité et les indices des
facteurs globaux, qui montrent une hétérogénéité nette entre les six espèces considérées,
hétérogénéité toutefois moindre que celles des genres Bonetogastrura et Schaefferla.
1. Nous tenons à remercier notre collègue J.-F. Ponge, Maître-Assistant au Muséum, d’avoir eu l’amabilité
d’effectuer les analyses de correspondance.
•L©
• VARIABI LIS
• M©
•I©
•F©
• D©
0 ©
•J©
•K©
DELHEZI
• • BALAZUCI
SOULENSIS 2
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SUBTERRANEA
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•K©
•J©
CAVICOLA
•D©
F©* SPELICOLA
•M©
1 L©
Fig. 5. — Bonetogastrura : Analyse de correspondance : représentation dans le plan des axes 1 et 2. Les lettres
correspondent aux caractères considérés qui sont donnés dans le tableau I-A. Le signe + indique un sens
« plus » ; le signe — indique un sens « moins » (exemple : pour le caractère D, nombre de cornéules ; + :
beaucoup de cornéules ; — : peu ou pas de cornéules).
Quatre caractères sont très importants pour la classification systématique (cf. tabl. II) :
nombre de cornéules, longueur griffe, nombres de tubercules périphériques à l’organe pos-
tantennaire et de soies sensorielles à l’article antennaire IV. Puis, en ordre décroissant : lon¬
gueurs totale et de la dens, nombre de soies à la dens et sur l’aire oculaire.
Toutes ces espèces sont holarctiques : deux dans la région est-américaine, deux dans la
région européenne et deux dans la région méditerranéenne. Ce genre, comme Bonetogas¬
trura, semble donc moins hétérogène, géographiquement, que Schaefferia. Elles sont toutes
troglobies et vivent dans des biotopes frais (proche de 10°C) et humides.
Dans le dendrogramme (fig. 6), on observe deux grands groupes. Le premier avec deux
espèces homogènes : atlantea et mendizabali. Le deuxième avec le sous-groupe le plus
— 646 —
Tableau II. — Bonetogastrura et Typhlogastrura, indices d’homogénéité et des facteurs globaux
ordonnés pour les deux genres séparés.
Genre Bonetogastrura
Genre Typhlogastrura
Valeurs ordonnées
Valeurs ordonnées
Indice
Indice
Indice
Indice
d’homogénéité
des facteurs globaux
d’homogénéité
des facteurs globaux
I
.524
E
.136
F .400
B
.108
N
.333
D
.136
O .400
C
.108
H
.333
C
.134
A .267
I
.108
A
.333
B
.128
L .267
D
.104
O
.286
G
.127
G .200
N
.104
J
.238
M
.125
H .200
J
.102
K
.190
L
.115
M .133
K
.102
F
.190
K
.115
E .067
E
.098
L
.143
F
.112
J .067
H
.091
M
.095
J
.109
K .067
M
.089
G
.095
H
.101
N .067
A
.086
B
.095
O
.099
B .000
L
.079
C
.048
N
.097
C .000
G
.078
E
.000
A
.090
I .000
O
.071
D
.000
I
.076
D .000
F
.069
Fig. 6. — Typhlogastrura : Dendrogramme pour les six espèces obtenu sans pondération des caractères.
— 647 —
homogène : breuili et christianseni, et deux espèces plus éloignées : alabamensis et topali.
Les deux plus proches sont breuili et christianseni.
Les affinités entre les espèces de Typhlogastrura sont moins fortes qu’elles ne le sont
chez Bonetogastrura et Schaefferia (fig. 7).
Unité de
distance
BREULI
TOPALI
ALABAMENSIS CHRISTIANSENI
Fig. 7. — Typhlogastrura : Schéma montrant la distance de
plus proches.
chaque espèce avec les deux ou trois espèces les
T. breuili et christianseni sont les plus proches. Elles ont en commun cinq caractères,
dont deux importants taxinomiquement et deux en accord avec notre pondération « à
priori ». T. christianseni est proche aussi de alabamensis. Thibaud (1980) rapproche aussi
ces deux espèces, ainsi que topali, mais dans un moindre degré (Thibaud, 1975) ; elle est
dans nos résultats, la troisième plus proche. T. alabamensis et christianseni présentent cinq
caractères communs, et topali et christianseni deux seulement (tabl. I-B). Le dendrogramme
(fig. 6) confirme le rapprochement de breuili et de christianseni et, dans une moindre
mesure, de alabamensis.
T. mendizabali et atlantea sont proches : elles ont en commun quatre caractères, dont
deux en accord avec notre pondération « à priori » (tabl. I-B). Bonet (1930) rapproche
mendizabali de B. subterranea, Gisin (1952) atlantea de mendizabali, ceci étant en accord
avec nos résultats.
— 648 —
T. topali est la plus isolée de toutes ; les deux espèces les moins éloignées d’elle sont
breuili et christianseni. T. topali est d’ailleurs, dans le dendrogramme (fig. 6), dans le même
groupe que breuili, christianseni et alabamensis, mais à part. Thibaud (1980) rapproche
topali de alabamensis, christianseni et de B. spelicola, ceci est confirmé, sauf pour B. speli-
cola, par nos résultats.
Pour compléter cette étude nous avons établi deux autres dendrogrammes, l’un avec la
pondération de Joly (fig. 8), l’autre avec notre pondération « à priori » (fig. 9). Le dendro¬
gramme avec la pondération de Joly est le même que celui sans pondération, avec la même
position des espèces (« centrales », « marginales », « intermédiaires »). Par contre, celui
avec notre pondération « à priori » (fig. 9), où nous avons privilégié les cornéules, rap¬
proche christianseni et alabamensis.
ATLANTEA
MENDIZABALI
BREULI
CHRISTIANSENI
ALABAMENSIS
TOPALI - 1
Fig. 8. — Typhlogastrura : Dendrogramme pour les six espèces obtenu avec la méthode de pondération des
caractères de Joly.
Par l’analyse des correspondances nous trouvons deux espèces proches, christianseni et
alabamensis, toutes deux des États-Unis. Les quatre autres, européennes ou méditerra¬
néennes, sont éloignées sur les deux axes du dendrogramme, topali étant la plus isolée
(fig. 10).
En examinant tous ces résultats nous constatons que trois espèces sont toujours très
proches : christianseni, alabamensis et breuili, les deux premières espèces étant plus homo¬
gènes. T. atlantea et mendizabali sont proches, alors que topali est toujours la plus éloi¬
gnée.
— 649 —
Fig. 9. — Typhlogastrura : Dendrogramme pour les six espèces obtenu avec la méthode de pondération des
caractères « à priori ».
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•
m
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• BREULI
MENDIZABALI , G 0
2
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• ATLANTEA
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• ALABAMENSIS
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•A©
•E©
K©
TOPALI
Fig. 10. — Typhlogastrura : Analyse de correspondance : représentation dans le plan des axes 1 et 2. Les
lettres correspondent aux caractères considérés qui sont donnés dans le tableau I-B. Le signe + indique un
sens « plus » ; le signe — indique un sens « moins » (exemple : pour le caractère D, le nombre de cornéules ;
+ : beaucoup de cornéules ; — : peu ou pas de cornéules).
Tableau III. — Les genres Bonetogastrura et Typhlogastrura réunis, caractères codifiés.
1 : B. subterranea (Carl, 1906) ; 2 : B. balazuci (Delamare, 1951) ; 3 : fi. variabilis (Christiansen, 1951) ; 4 : fi. cavicola
(Borner, 1901) ; 5 : fi. spelicola (Gisin, 1964) ; 6 : fi. delhezi (Stomp et Thibaud, 1974) ; 7 : fi. soulensis (Thibaud, 1975) ; 8 :
T. mendizabali (Bonet, 1930) ; 9 : T. atlantea (Gisin, 1952) ; 10 : T. breuili (Thibaud, 1967) ; 11 : T. topali (Loksa et Bogoje-
vic, 1967) ; 12 : T. alabamensis Thibaud, 1975 ; 13 : T. christianseni Thibaud, 1975.
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12 13
Caractères taxinomiques
Pondération
« À PRIORI »
A
2
3
2
3
2
1
2
1
1
2
3
2
2
A
— Pigment : 1) pas de pigment ; 2) légèrement pigmenté ;
3) assez bien pigmenté.
0.2
B
6
3
2
1
2
4
3
4
4
5
1
3
2
B
— Nombre de soies sensorielles à l’art, ant. IV : 1) 5-9 ; 2) 7 ;
3) 7-9 ; 4) 8-14 ; 5) 9 ; 6) 11-17.
0.1
C
6
2
1
2
3
6
5
4
7
6
2
2
3
C
— Nombre de tubercules périphériques OPA : 1) 3-4 ; 2) 3-5,
4-5 ; 3) 4 ; 4) 4-11 ; 5) 5 ; 6) 5-7 ; 7) 5-9.
0.1
D
4
3
5
7
9
6
8
2
1
6
6
9
10
D
— Nombre de cornéules : 1) 0 ; 2) 0-1 ; 3) 0-3 ; 4) 0-4 ; 5) 1-2 ;
6) 2-3, 2-5 ; 7) 2-8 ; 8) 3 ; 9) 3-7, 4-6 ; 10) 4.
0.8
E
5
5
1
2
4
4
6
5
3
3
1
2
1
E
— Longueur totale : 1) 1200 ; 2) 1500 ; 3) 1700-1800 ; 4) 1900-
2000 ; 5) 2300-2500 ; 6) 3100.
0.2
F
3
3
2
4
4
1
3
3
2
3
5
4
3
F
— Rapport griffe Ill/dens : 1) 0,7 ; 2) 0,8 ; 3) 0,9 ; 4) 1,1 ;
5) 1,3.
0.4
G
5
7
3
2
3
1
7
6
3
4
4
4
2
G
— Longueur totale/plus grande longueur OPA : 1) 33 ;
2) 38-40 ; 3) 44 ; 4) 49 ; 5) 62 ; 6) 66 ; 7) 75.
0.1
H
2
2
5
5
4
2
2
1
1
3
3
5
5
H
— 0 cornéules : 1) 0 ; 2) très réduit ; 3) peu réduit ; 4) non
réduit-peu réduit ; 5) non réduit.
0.4
I
2
3
4
4
3
4
4
1
3
2
4
3
3
I
— Longueur totale/longueur griffe : 1) 15 ; 2) 16-17 ; 3) 17,5-
19,5 ; 4) 20-21.
0.2
J
1
3
3
4
4
2
3
1
3
2
5
4
2
J
— Longueur totale/longueur dens : 1) 13,5-14 ; 2) 15-15,5 ;
3) 17-18 ; 4) 20,5-21 ; 5) 27,5.
0.4
K
5
4
3
2
3
5
5
6
4
3
1
2
3
K
— Nombre de soies à la dens : 1) 4-7 ; 2) 6-7 ; 3) 7 ; 4) 7-8 ;
5) 8 ; 6) 7-9.
0.1
L
2
3
4
2
1
4
3
3
5
5
4
3
3
L
— Rapport dens/mucron : 1) 1,9 ; 2) 2,1-2,2 ; 3) 2,3-2,4 ;
4) 2,5-2,6 ; 5) 2,8-2,9.
0.2
M
1
5
5
2
1
4
3
3
4
3
3
2
3
M
— Rapport longueur totale/longueur épine anale : 1) 14-16 ;
2) 18 ; 3) 20-23,5 ; 4) 25-26 ; 5) 27-29.
0.1
N
3
5
5
5
5
4
4
2
1
4
3
5
5
N
— Nombre de soies oculaires : 1) 0-2 ; 2) 1-2 ; 3) 1-3 ; 4) 2 ;
5) 2-3.
0.2
O
5
5
1
5
4
5
2
3
3
3
5
5
5
O
— Chétotaxie dorsale de la rangée moyenne de l’abd. IV :
1) 0-3 ; 2) 1-3 ; 3) 2 ; 4) 2-3 ; 5) 3..
0.2
P
2
2
2
2
2
2
2
1
1
1
1
1
1
P
— Groupe chétotaxique : 1) A ; 2) B.
0.6
650
— 651 —
C — Genres Bonetogastrura et Typhlogastrura étudiés ensemble
Anciennement seul le genre Typhlogastrura existait. Thibaud (1974), en se fondant
essentiellement sur des critères chétotaxiques, le subdivisa en deux : Typhlogastrura et Bone¬
togastrura. Il nous a semblé intéressant, après avoir effectué ci-dessus un essai d’application
de la taxinomie numérique et de l’analyse de correspondance sur chacun de ces deux genres,
d’effectuer les mêmes traitements statistiques sur ces deux genres réunis (cf. tabl. III).
Le tableau IV montre une plus grande hétérogénéité que celle montrée lors de l’étude
des deux genres pris séparément.
Dans les dendrogrammes (fig. 11 et 12) nous voyons deux grands groupes. Le premier
avec deux sous-groupes, chacun comprenant quatre espèces, l’un du genre Typhlogastrura
(mendizabali, atlantea, breuili et topali), l’autre du genre Bonetogastrura (subterranea, del-
hezi, soulensis et balazuci ). Le deuxième groupe avec deux espèces de Typhlogastrura (ala-
bamensis et christianseni) mélangées, dans les deux sous-groupes, avec trois espèces de
Bonetogastrura (cavicola , variabilis et spelicola). Nous constatons que le premier groupe
renferme seulement des espèces européennes, alors que le second comprend les trois espèces
nord-américaines. Par contre, le dendrogramme (fig. 13) avec la pondération « à priori »
(cf. tabl. III), présente deux groupes : l’un de Bonetogastrura, comprenant cependant les
deux Typhlogastrura nord-américains {alabamensis et christianseni) ; l’autre de Typhlogas¬
trura, avec cependant Bonetogastrura delhezi.
Tableau IV. — Bonetogastrura et Typhlogastrura, indices d’homogénéité et des facteurs globaux
ordonnés pour les deux genres réunis.
Valeurs ordonnées
Indice Indice
d’homogénéité des facteurs globaux
P
.462
D
.144
A
.346
G
.137
O
.308
C
.136
I
.269
E
.135
N
.244
B
.134
F
.244
K
.134
L
.192
H
.132
M
.179
J
.127
H
.179
M
.126
J
.167
L
.126
K
.141
N
.123
C
.128
F
.119
B
.128
I
.114
E
.115
O
.111
G
.103
A
.104
D
.051
P
.091
— 652 —
Signalons que B. cavicola et T. alabamensis, qui partagent neuf caractères en commun
sur seize, sont les deux espèces les plus proches (fig. 11). Cependant, les deux caractères les
plus importants phylogénétiquement (nombre de cornéules et groupe chétotaxique) ne sont
pas en commun ; par contre, trois caractères de valeur moyenne sont en commun chez ces
deux espèces.
En examinant le graphique de l’analyse de correspondance (fig. 14) nous constatons
que la distinction entre les deux genres, distinction basée sur la chétotaxie (groupes A et
B = axe 2), est assez bien respectée, sauf pour B. variabi/is qui se rapproche des deux
autres espèces nord-américaines (T. alabamensis et christiansenï).
Sur l’axe 1, toutes les espèces sont bien réparties selon leur nombre de cornéules rési¬
duelles, nombre que nous avons privilégié dans la pondération « à priori » à cause de sa
haute valeur phylogénétique et taxinomique (tabl. III).
Nous constatons enfin que toutes ces espèces ne sont pas regroupées en « nuages » ;
elles sont au contraire, en général, bien dispersées, ceci signifiant que ce sont de « bonnes »
espèces bien individualisées.
T. MENDIZABALI
T.ATLANTEA
T. BREULI
T.TOPALI
B.SUBTERRANEA
B.DELHEZI
B.SOULENSIS
B. BALAZUCI
T. ALABAMENSIS
B. CAVICOLA
T. CHRISTIANSENÏ
B. VARIABI LIS
B. SPELICOLA
Fig. 11. — Bonetogastrura et Typhlogastrura : Dendrogramme pour les treize espèces de ces deux genres étudiées
ensemble, obtenu sans pondération des caractères.
— 653 —
B.SUBTERRANEA
B.DELHEZI
B.BALAZUCI
B.SOUtENSiS
r.MENDIZABALl
T.ATLANTEA
T.BREULI
T.TOPALI
B VARIABILIS
T.CHRISTIANSENI
B.SPELICOLA
B.CAVICOLA
T.ALABAMENSIS
Fig. 12. — Bonetogastrura et Typhlogastrura : Dendrogramme pour les treize espèces obtenu avec la méthode
de pondération des caractères de Joly.
CONCLUSIONS
Nous avons appliqué trois méthodes de taxinomie numérique et l’analyse de correspon¬
dance pour étudier les espèces des genres Bonetogastrura Thibaud, 1974, et Typhlogastrura
Bonet, 1930, d’abord prises séparément, puis ensemble. Pour cela nous avons considéré
quinze caractères phénotypiques, chacun avec un nombre de variations fluctuant de 2 à 7
(tabl. I et III). Les résultats obtenus ont été résumés dans neuf dendrogrammes et deux
schémas avec les unités de distance indiquant les affinités entre les espèces et, enfin, dans
trois graphiques d’analyse de correspondance.
Les principales conclusions sont les suivantes :
— Les deux genres sont hétérogènes, légèrement moins cependant pour Typhlogastrura.
Notons que l’hétérogénéité est plus grande lorsque l’on examine les deux genres réunis.
— Le nombre de cornéules subsistant est toujours le caractère le plus important à con¬
sidérer dans la classification systématique de ces deux genres.
— 654 —
B.SUBTERRANEA -
B.BALAZUCI -
B.SOULENSIS -
B.VARIABILIS -
T.CHRISTIANSENI -
B.CAVICOLA -
B.SPELICOLA -
T. ALABAMENSIS -
B. DELHEZI -
1.BREULI -
X TOPALI - -
T.MENDIZABALI -
IATLANTEA -
Fig. 13. — Bonetogastrura et Typhlogastrura : Dendrogramme pour les treize espèces obtenu avec la méthode
de pondération des caractères « à priori ».
— Chez les Bonetogastrura on observe deux grands groupes (fig. 1) : le premier avec
delhezi, subterranea et soulensis ; le deuxième avec deux sous-groupes très homogènes :
balazuci-cavicola et variabilis-spelicola.
— Chez les Typhlogastrura on observe aussi deux grands groupes (fig. 6) : le premier
avec deux espèces homogènes : atlantea et mendizabali ; le deuxième avec le sous-groupe le
plus homogène, breuili-christianseni, et deux espèces plus éloignées : alabamensis et topali.
— Nous avons établi d’autres dendrogrammes, soit avec la pondération d’après l’indice
des facteurs globaux (Joly, 1969), soit avec notre pondération « à priori » (cf. tabl. I et
III). Chez Bonetogastrura (fig. 3 et 4), seule cavicola présente une position différente dans
les dendrogrammes. En effet, cavicola est une espèce « charnière » entre les genres Cera-
tophysella et Bonetogastrura.
— L’analyse de correspondance regroupe parfois les espèces en « nuages ». Ainsi, chez
les Bonetogastrura (fig. 5), balazuci-soulensis-delhezi s’opposent à cavicola-spelicola ; quant
à variabilis et subterranea elles sont plus isolées. Chez les Typhlogastrura (fig. 10) les deux
espèces des États-Unis, christianseni et alabamensis, sont proches. Les quatre autres, euro¬
péennes ou méditerranéennes, sont éloignées. Si nous examinons le graphique (fig. 14) des
— 655 —
•i©
« ATLANTEA
TOPALI •
•E©
•*©
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•G©
• BREUll
* VARIABIIIS
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* DELHEZI
• MENOIZABAll
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• CHRISTIANSENI • ALABAMENSIS
•H©
• 0 ©
•A© C0-
.AVICOIAa
•J©
A 8ALAZUCI
0©
•G© * SOUIENSIS
* A©
•«©
• SPELICOU
•M©
a SUBTERRANEA
*E©
•P2
•l©
Fio. 14. — Bonetogastrura et Typhlogastrura : Analyse de correspondance : représentation dans le plan des
axes 1 et 2. Les lettres correspondent aux caractères considérés qui sont donnés dans le tableau III. Le signe
+ indique un sens « plus » ; le signe — indique un sens « moins » (exemple : pour le caractère D, nombre de
cornéules ; + : beaucoup de cornéules ; — : peu ou pas de cornéules).
deux genres réunis, nous voyons que la division entre ceux-ci est assez bien respectée ; seule
B. variabilis se rapproche des deux autres espèces nord-américaines (T. alabamensis et chris-
tianseni). Toutes les espèces ne sont pas alors regroupées en « nuages », elles sont disper¬
sées ; ce sont donc de « bonnes » espèces bien individualisées.
Comme nous l’avons signalé pour Schaefferia (Hermosilla, Thibaud, Keuck, 1984),
l’hétérogénéité de ces deux genres, ajouté aux distances, en général, assez grandes entre les
espèces, prouvent que celles-ci sont de « bonnes » espèces. Ajoutons que, là encore, comme
pour Schaefferia, vu la grande variabilité intraspécifique et l’hétérogénéité de ces deux gen¬
res, on ne saurait trop insister sur le fait que l’on doit travailler sur d’importantes popula¬
tions.
— 656 —
Conclusions
The following principal conclusions were obtained :
— The two genera are heterogeneous, although Typhlogastrura in a minor degree. Heterogeni-
city increases when the two genera are studied together.
— The number of eyes is always the most important character for classification ; in Bonetogas-
trura followed by total length, in Typhlogastrura by length of claw, number of tubercules on the post
antennal organ and S.S. on antennal article IV.
— In each genus considered separately as well as in both analyzed together, two great groups can
be distinguished. The two genera are not clearly separated here, but in the dendrograms obtained
from the distance matrices without pondération “ a priori ” the North American and European species
are placed in different groups. In the pondération classifications, only B. cavicola, a sort of interme¬
diate species between Ceratophysella and Bonetogastrura, shows a different position.
— Analysis of correspondence partially groups the species in “ clouds ” when the genera are stud¬
ied separately ; but the graph of the two jointed genera shows a greater dispersion, proving that the
species are “good ” and well differentiated, and also the distinction between the two genera is more
pronounced than in the dendrograms.
Some species stay together in all the analyses, such as Bonetogastrura soulensis and balazuci or
Typhlogastrura christianseni, alabamensis and breuili.
As we already indicated discussing Schaefferia (Hermosilla, Thibaud, Keuck, 1984), the hetero¬
geneity of the two genera together with the generally rather marked distances between the species,
prove that these are good species. Moreover, in view of the great intraspecific variability and the
heterogenicity of these genera, we want to draw attention on the importance of studying representative
populations.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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section A, n° 3 : 659-675.
Collection des Ampéliscidés d’Édouard Chevreux
du Muséum national d’Histoire naturelle :
description & Ampelisca melitae et d 'A. monoculata n. spp.
et redescription d’Æ verga Reid
par Jean-Claude Dauvin et Denise Bellan-Santini
Résumé. — L’examen des Ampéliscidés de la collection d’Édouard Chevreux du Muséum natio¬
nal d’Histoire naturelle de Paris a permis de décrire deux nouvelles espèces d 'Ampelisca : A. melitae
n. sp. des côtes de Tunisie se caractérise par sa formule antennaire, les proportions des articles des
gnathopodes 2 et des péréiopodes 3 et 4 et enfin par l’armature du telson ; A. monoculata n. sp. des
côtes du Sahara se caractérise par la forme de la tête ne portant qu’une seule paire de lentilles, la for¬
mule antennaire et la plaque épimérale 3. La comparaison d’exemplaires de la variété verga Reid à
ceux à'Ampelisca aequicornis Bruzelius a permis de vérifier que cette variété devait être élevée au rang
d’espèce.
Abstract. — An examination of the Ampeliscidae collection of E. Chevreux from the MNHN of
Paris has permitted to describe two new species of Ampelisca : A. melitae n. sp., described from
Mediterranean coast (Tunisie), is characterized by the antennary formula, the articles of the Gn 2, P 3
and P 4 and the telson ; A. monoculata n. sp. described from West coast of Africa, is characterized
by the shape of the head, only one pair of lenses, the antennary formula and the shape of the ep 3.
A. aequicornis var. verga Reid was compared with exemplaries of A. aequicornis Bruzelius and the
conclusion is that A. verga is a true species.
J. C. Dauvin, Station biologique de Roscoff, CNRS LP 4601, et Université P. & M. Curie (Paris VI), 29211 Ros-
coff.
D. Bellan-Santini, Centre d’Océanologie de Marseille, Station marine d’Endoume, CNRS URA 41, rue Batterie-
des-Lions, 13007 Marseille Cedex.
Dans le cadre d’une révision générale de la faune des Ampéliscidés de l’Atlantique
nord-est (Bellan-Santini et Dauvin, en préparation) et de ses affinités avec les espèces
méditerranéennes, il est apparu nécessaire de reprendre dans son ensemble la collection
Édouard Chevreux du Muséum national d’Histoire naturelle. Parmi les centaines d’indivi¬
dus que comporte cette collection, récoltés et examinés par Chevreux, nous avons pu
découvrir deux espèces nouvelles non identifiées ou confondues avec d’autres espèces :
A. melitae des côtes de Tunisie et A. monoculata des côtes du Sahara.
Si on connaît bien le recensement des espèces méditerranéennes (Bellan-Santini et
Kaïm Malka, 1977), il n’en est pas encore de même pour celles de l’Atlantique nord-est.
Dans la collection d’Édouard Chevreux provenant des côtes nord-ouest d’Afrique (du
28° N au 15° N), depuis les Canaries et les côtes du Sahara jusqu’à la région de Dakar, on
— 660
a trouvé treize espèces du genre Ampelisca dont l’une est nouvelle pour la science. Les
treize espèces sont : A. aequicornis Bruzelius, 1859 ; A. armoricana Bellan-Santini & Dau-
vin, 1981 ; A. brevicornis Costa, 1853, var. cavicoxa Reid, 1951, v. platypus Schellenberg,
1925 ; A. diadema (Costa, 1853) ; A. heterodactyla Schellenberg, 1925 [= A. rubra Che-
vreux, 1925] ; A. sarsi Chevreux, 1888 ; A. spinimana Chevreux, 1887 ; A. spinipes Boeck,
1860 ; A. spooneri Dauvin & Bellan-Santini, 1982 ; A. monoculata n. sp. ; A. tenuicornis
Lilljeborg, 1825 ; A. typica (Bate, 1856) et A. verga Reid, 1951 [= A. aequicornis Bruze¬
lius, 1859 v. verga Reid, 1951]. Nous avons pu comparer les exemplaires A'Ampelisca aequi¬
cornis provenant de diverses localités, depuis les Glénans jusqu’à Tenerife, à la variété verga
Reid, ce qui nous a permis de vérifier qu’il s’agit en fait d’une nouvelle espèce.
Ampelisca melitae 1 n. sp.
(PI. I et II)
Matériel : Les dix exemplaires ayant servi à la description proviennent de la station 582 de la
Melita située entre l’île Galite et le Cap Serrât en Tunisie (lat. 37°20' N ; long. 6°51' E) par 170 m de
profondeur sur un fond de vase. La récolte a été effectuée à l’aide d’un chalut. L’échantillon com¬
prend sept jeunes femelles de 3 à 4 mm, une femelle de 4,5 mm ayant libéré ses embryons (oostégites
ciliés) et deux mâles de 5,5 et 6 mm.
Holotype : Une jeune femelle de 4 mm. Collection du Muséum national d’Histoire naturelle de
Paris.
Description
La tête tronquée obliquement a une longueur égale à celle des trois premiers segments
du corps ; elle porte deux paires d’yeux avec lentilles, la lentille inférieure étant un peu en
retrait du coin antéro-inférieur. Les antennes 1 ont une longueur comprise entre celle du
pédoncule et celle des deux tiers des antennes 2, lesquelles atteignent les trois quarts du
corps. Les articles des gnathopodes 2 et des péréiopodes 3 et 4 sont longs et minces ; les
dactyles des péréiopodes 3 et 4 sont courts et dépassent peu la longueur du propode. La
plaque épimérale 3 est carrée avec un coin inféro-postérieur arrondi. Le segment 1 de l’uro-
some porte une carène assez haute, triangulaire, à bord postérieur oblique, débordant légè¬
rement sur le segment 2. Le telson possède une épine dorsale et une grosse épine sub¬
terminale sur chaque lobe. On ne voit pas de processus sternaux.
L’antenne 1, égale à la moitié du corps, dépasse l’extrémité du pédoncule de l’antenne
2. Article 1 cylindrique ; article 2 plus mince et dont la longueur représente cinq tiers de
celle de l’article 1 ; article 3 très court se distinguant peu des articles du fouet ; flagelle à
quatorze articles. L’antenne 2 atteint les trois quarts du corps. Article 4 plus petit que l’arti¬
cle 5 ; flagelle à vingt-trois articles.
Les pièces buccales sont classiques du genre ; lobe interne du maxille 1 avec une soie.
Le gnathopode 1 est très soyeux ; la plaque coxale, arrondie et très nettement élargie
dans sa partie distale, porte une rangée de soies sur son bord distal ; propode allongé et à
1. D’après le nom du yacht utilisé par Chevreux pour les récoltes des Amphipodes.
— 662 —
peine plus court que le carpe. Le gnathopode 2, beaucoup moins soyeux, est beaucoup plus
long et plus mince que le gnathopode 1 ; articles grêles ; plaque coxale rectangulaire très
allongée et bordée distalement de soies.
Les péréiopodes 3 et 4 sont typiques du genre ; articles grêles. Péréiopode 3 peu
soyeux, péréiopode 4 très soyeux. Plaque coxale 3 rectangulaire, plaque coxale 4 large à
bord distal droit et fortement échancrée dans la partie postérieure. Méral des P3 et P4
allongé, un peu plus court que le basal. Dactyle très court à peine plus long que le propode.
Le péréiopode 5 a un basal rectangulaire, avec quelques soies et épines sur le bord
antérieur. Carpe plus long et plus large que le propode avec de grosses épines. Deux épines
sur le bord postérieur du carpe et une seule épine médiane sur le bord postérieur du pro¬
pode. Dactyle très petit.
Le péréiopode 6 a un basal de forme carrée, avec trois soies plumeuses et quelques épi¬
nes sur le bord antérieur. Propode plus court et moins large que le carpe, avec son extré¬
mité inféro-postérieure armée de deux grosses épines. Dactyle très petit.
Le péréiopode 7 a un basal lobé dont l’élargissement maximal se situe au niveau de la
partie médiane de l’ischial ; il porte dans sa partie inférieure de nombreuses soies plumeu¬
ses. Ischial = méral + carpe. Méral avec un petit éperon antérieur. Propode plus long que
le méral et le carpe réunis. Dactyle très effilé et recourbé dans sa partie terminale.
Chez l’uropode 1, les rames sont subégales, un peu plus courtes que le pédoncule, et ne
portent qu’une seule épine ; le pédoncule porte quelques épines de chaque côté. Chez l’uro¬
pode 2, le pédoncule est plus long que les rames ; la rame interne est plus courte que la
rame externe ; rames et pédoncule sont armés de quelques épines. Chez l’uropode 3, les
rames subégales sont deux fois plus longues que le pédoncule ; la rame interne foliacée
porte une rangée de longues soies plumeuses ; la rame externe, lancéolée, porte une rangée
d’épines peu nombreuses de chaque côté et une longue épine subterminale.
La plaque épimérale 1 est arrondie et inerme ; la plaque épimérale 2 est arrondie, avec
une soie sur sa bordure ventrale ; la plaque épimérale 3 est carrée, avec un coin inféro-
postérieur arrondi.
Le telson est presque deux fois plus long que large et profondément fendu ; il porte
une épine sur la surface de chaque lobe et une paire d’épines subterminales.
Le mâle est très peu différent de la femelle, avec une carène plus haute. L’antenne 1
dépasse à peine le pédoncule de A2 ; A2 est aussi longue que le corps.
Discussion systématique
Cette petite espèce d 'Ampelisca se caractérise en particulier par sa formule antennaire :
longueur des antennes 1 comprise entre celle du pédoncule et des deux tiers des antennes 2,
antennes 2 atteignant les trois quarts du corps ; par la forme de sa carène (assez haute,
débordant sur le segment 2 de l’urosome) ; par les articles des gnathopodes 2 et des péréio¬
podes 3 et 4 grêles et par le telson portant une paire d’épines sur sa face dorsale et une
paire d’épines subterminales.
En tenant compte des critères retenus pour classer les nouvelles espèces décrites des
eaux Atlantiques nord-est (Bellan-Santini et Dauvin, 1981 et sous presse ; Dauvin et
Bellan-Santini, 1982), nous avons placé dans le tableau I les différentes espèces du genre
Tableau I. — Exposé comparatif des principaux caractères des espèces voisines d’Ampelisca melitae.
Plaques
PÉREIOPODE 7
Antennes
ÉPIMÉRALES
Pe 2 Pe 3
rapp.art.
3 et 4
Al :
lobe 4 ra PP- a «- rapp.
6 ’ 5 ’ 4 art. 1 et 2
rapp.
Al
et péd A2
rapp.
A2
et corps
Carène
Remarques
A. anomala Sars, 1882
arrondie carrée
3>4
lobe ant. 6>5>4
1 <2
Al>pA2
A2#3/4C haute, triangulaire Lentille inférieure sur
le côté de la tête
A. aequicornis Bruze-
lius, 1859
arrondie carrée
3>4
lobe post. 6> 5 >4
1 <2
Al>pA2
A2 # 3/4C
assez haute,
sinueuse
Al très légèrement in¬
férieure à A2
A. diadema (Costa,
1853)
arrondie arrondie
3>4
lobe ant. 6>5>4
1 <2
Al >pA2
A2 = 3/4C
élevée, arrondie
U3 : soies plumeuses
sur les deux rames
A. hessleri Dickinson,
1982
arrondie arrondie
3 = 4
lobe ant. 6 = 5>4
1 #2
Al >pA2
A2 = 3/4C
élevée, relevée
vers l’avant
U3 : soies plumeuses
sur les deux rames
A. maia Imbach, 1967
dent dent
3>4
0 6>5>4
1 <2
Al>pA2
A2>1/2C
petite carrée
U3 : soies plumeuses
sur les deux rames
A. melitae n. sp.
arrondie carrée
3>4
lobe ant. 6>5>4
1 <2
Al >pA2
A2 = 3/4C haute triangulaire U3 : rame externe bor-
débordant sur dée d’une rangée de
l’urosomite 2 nombreuses épines
A. miharaensis Naga-
ta, 1959
? petite
dent
3>4
0 6>5>4
1 <2
Al >pA2
A2> 1/2C
4-/-petite, carrée Al légèrement plus
courte que A2
A. mindorensis Ole-
rod, 1970
? arrondie
3>4
lobe ant.6>5>4
1 <2
Al = pA2
A2= 1/2C
petite arrondie
U1 et U2 sans épines
A. serrâticaudata Che-
vreux, 1888
petite petite
dent dent
3>4
0 6>5>4
1=2
Al >pA2
A2>1/2C
petite arrondie
Antennes subégales ;
bord externe de U 3
denticulé
A. spinipes Boeck,
1860
arrondie carrée
arrondie
3>4
lobe ant. 6>5>4
1 <2
Al >pA2 A2 = 2/3C
(Al = 1/2C)
arrondie
U3 : soies plumeuses
sur les deux rames.
Telson : 3 paires de
spinules terminales
664
— 665 —
reconnues à ce jour au niveau mondial, qui ont la même forme de tête (tronquée oblique¬
ment), portent deux paires de lentilles et ont sensiblement la même formule antennaire
qu’A melitae. Les espèces les plus proches sont pour les eaux méditerranéennes : Ampe-
lisca diadema (Costa). A. serraticaudata Chevreux et A. spinipes Boeck ; pour les eaux
du nord-est Atlantique : A. anomala Sars et A. aequicornis Bruzelius ; pour les eaux mon¬
diales : A. hessleri Dickinson, A. maia Imbach, A. miharaensis Nagata et A. mindorensis
Olerod. Ampelisca diadema se distingue d’A. melitae notamment par la longueur de ses
antennes 1, lesquelles ne dépassent que très peu le pédoncule des antennes 2. Ampelisca
melitae se différencie d'A. serraticaudata par la forme de l’uropode 3 ; elle diffère notam¬
ment d'A. spinipes également par la forme de sa carène et par la présence d’une paire
d’épines sur la face dorsale du telson. Pour les deux autres espèces européennes, Ampelisca
anomala se distingue d’A. melitae par sa lentille inférieure située sur le côté de la tête et par
l’absence d’épine sur la face dorsale du telson ; enfin, A. aequicornis possède des antennes
1 presque aussi longues que les antennes 2.
Dans la clé des Ampelisca de Méditerranée fournie par Bellan-Santini (1982 : 19-20),
Ampelisca melitae se situe à côté d’A. serraticaudata et A. spinipes.
La clé dichotomique se présente maintenant comme suit :
23. Tête longue effilée, telson avec plusieurs spinules terminales et subterminales, dactyle des Pe3 et
Pe4 plus long que propode + carpe. A. spinipes
Tête courte tronquée, telson avec une paire d’épines subterminales, dactyle des Pe3 et Pe4 plus
court que propode + carpe. 24
24. Rame externe de TU3 serrulée. A. serraticaudata
Rame externe de TU3 non serrulée. A. melitae
Ampelisca monoculata n. sp.
(PI. III, IV et V)
Matériel : Les deux exemplaires ayant servi à la description proviennent de la Station 309, de la
Melita, située sur les côtes du Sahara (lat. 17°02' N ; long. 16°39' W) par 80 m de profondeur, sur un
fond de vase verte. La récolte a été effectuée à l’aide d’un chalut et de fauberts.
Holotype : Une jeune femelle de 2,5 mm. Collection du Muséum national d’Histoire naturelle.
Paratype : Une jeune femelle de 2,5 mm.
Description
La tête obliquement tronquée a une longueur égale à celle des trois premiers segments
du corps ; elle porte une seule paire de lentilles situées dans le coin inféro-postérieur. Les
antennes 1 très courtes atteignent le 4 e article du pédoncule des A2 ; les antennes 2, égale¬
ment courtes, dépassent à peine le tiers du corps. La plaque épimérale 3 possède une forte
dent ; la carène de l’urosome est peu haute et carrée. Pas de processus sternaux visibles.
L’antenne 1, très courte, est égale à la longueur de la tête et des deux premiers seg¬
ments du péréion, et atteint tout juste le 4 e article du pédoncule de A2. Article 1 plus glo¬
buleux et égal à l’article 2 ; article 3 très court se distinguant peu des articles du fouet ; fla¬
gelle à trois articles. L’antenne 2, courte, est égale à la longueur de la tête et des cinq pre-
— 667 —
miers segments du péréion. Article 5 légèrement plus long que l’article 4 ; flagelle à sept
articles.
Les pièces buccales sont classiques du genre ; lobe interne de la maxille 1 dépourvu de
soie.
Le gnathopode 1 est assez soyeux ; la plaque coxale, arrondie et élargie dans sa partie
distale, porte une rangée de soies peu abondantes dans sa partie ventrale ; propode peu glo¬
buleux, plus court que le carpe. Le gnathopode 2, soyeux, est beaucoup plus long et plus
mince que le gnathopode 1 ; propode égal à la moitié du carpe ; plaque coxale rectangu¬
laire, avec peu de soies sur le bord ventral.
Les péréiopodes 3 et 4 sont typiques du genre. Péréiopode 3 très peu soyeux, péréio-
pode 4 très soyeux, P3 plus grêle que P4. Plaque coxale 3 rectangulaire, plaque coxale 4
arrondie sans encoche postérieure. Dactyle du P3 légèrement plus long que carpe + pro¬
pode ; dactyle du P4 plus court que carpe + propode.
Le péréiopode 5 a un basal arrondi, portant uniquement trois petites épines dans la
partie supérieure du bord postérieur. Carpe muni de grosses épines dans le coin inféro-
postérieur et de mêmes dimensions que le propode. Dactyle très petit.
Le péréiopode 6 a un basal carré, portant peu d’épines sur son bord antérieur. Carpe
plus large et de même longueur que le propode. Fortes épines dans la partie inféro-
postérieure du carpe.
Le péréiopode 7 a un basal assez étroit, arrondi à sa partie inférieure où se trouvent de
nombreuses soies plumeuses ; son prolongement dépasse l’extrémité de 1 ’ischial. Celui-ci est
plus long que le méral qui est lui-même plus court que le carpe. Ischial, méral et carpe ne
portent que quelques épines dans leurs parties distales. Dactyle effilé et recourbé dans sa
partie terminale.
Chez l’uropode 1, les rames subégales sont un peu plus longues que le pédoncule ; la
rame externe porte une seule épine et la rame interne est bordée de trois épines sur le bord
interne ; le pédoncule est inerme. Chez l’uropode 2 les rames sont plus courtes que le
pédoncule : la rame interne est plus longue que la rame externe et elle est inerme ; la rame
externe porte deux épines dans la partie terminale de son bord interne. Denticulations
microscopiques sur le bord externe des deux rames. Chez l’uropode 3 les rames sont égales
et deux fois plus longues que le pédoncule ; la rame interne foliacée porte quelques longues
soies dans sa partie externe ; la rame externe, lancéolée, porte des soies dans sa partie
interne.
Les plaques épimérales 1 et 2 sont arrondies ; la plaque épimérale 3 a son bord anté¬
rieur arrondi et un coin inféro-postérieur se terminant par une forte dent arrondie.
Le telson est une fois et demie plus long que large et profondément fendu : le lobe
droit avec deux épines subterminales, le lobe gauche avec une seule épine subterminale. Il
porte une soie sur la surface dorsale de chaque lobe.
Le mâle est inconnu.
Discussion systématique
Outre sa petite taille, Ampelisca monoculata n. sp. se caractérise par la forme de la
tête, la présence d’une seule paire de lentilles, la longueur relative de ses antennes et la pré¬
sence d’une forte dent à la plaque épimérale 3.
669 —
Nous avons comparé (tabl. II) Ampelisca monoculata n. sp. aux différentes espèces
d ’Ampelisca connues à ce jour au niveau mondial, qui ont une seule paire de lentilles ou
sont aveugles et possèdent une dent à la plaque épimérale 3. Parmi ces espèces, seules A.
ctenopus Schellenberg, A. orops Imbach et A. uncinata Chevreux possèdent comme A.
monoculata les lentilles dans le coin inféro-postérieur de la tête. En outre, Ampelisca mono¬
culata se distingue nettement de toutes les autres espèces ainsi sélectionnées par l’ensemble
des caractères spécifiques précédemment cités.
A. ctenopus Schellenberg, très proche d ’A. monoculata, s’en distingue notamment par
la présence d’une dent à la plaque épimérale 2 et de fines soies microscopiques sur le bord
postérieur du propode et du dactyle du péréiopode 7. En outre, le telson d ’A. ctenopus
porte sur la face dorsale de chaque lobe quatre soies au lieu d’une seule chez A. monocu¬
lata. Au sein du groupe des Ampelisca connues des côtes ouest de l’Afrique (Chevreux,
1925 ; Schellenberg, 1925 ; Reid, 1951) et qui ont la même formule antennaire qu’Æ
monoculata mais deux paires de lentilles, A. incerta se différencie par son dactyle et son
propode du péréiopode 7 bordés de petites épines, ainsi que par son telson portant plu¬
sieurs soies.
Ampelisca verga Reid
(PI. VI et VII)
Ampelisca aequicornis Bruzelius, 1859 var. verga n. var. Reid, 1951.
Matériel : Les six exemplaires ayant servi à la redescription proviennent des trois stations suivan¬
tes : Melita St. 315, dragage entre Dakar et Gorée par 15 m de profondeur sur un fond de coquilles
brisées (1 ex. de 6,5 mm) ; Melita St. 333, dragage dans la baie de Dakar par 9 m de profondeur sur
un fond de sable fin (4 femelles de 4 à 5 mm) ; Melita St. 374, Rufisque, un individu indifférencié de
5 mm capturé dans une nasse.
Tableau II. — Principaux caractères des espèces voisines d 'Ampelisca monoculata.
Plaques épimerales
Pe 2 Pe 3
PÉRÉIOPODE
rapp.art. lobe 4
3 et 4
7
rapp.art.
6,5,4
Al :
rapp.
art. 1
et 2
Antennes
rapp. rapp.
Al et péd. A2 et
A2 corps
Carène
Remarques
A. amblyops Sars,
1895
1
arrondie
petite
dent
3>4
petit lobe 6>5>4
ant.
1 <2
A1 > pA2 A2 = 3/4C
haute, triangulaire
Épines sur la face
dorsale du telson
A. amblyopsoides J.
L. Barnard, 1960
1
arrondie
forte
dent
3 <4
petit lobe
post.
6 = 5>4
1 <2
Al <pA2 ?
peu haute,
triangulaire
U1 et U2 épineux
A. barnsfieldi K. H.
Barnard, 1932
1
?
forte
dent
3 = 4
lobe ant.
6>5>4
1 <2
A2 > pA2 A2 # 3/4C
peu haute,
triangulaire
Al presque aussi lon¬
gue que A2
A. coeca Holmes,
1908
1
arrondie
petite
dent
3>4
petit lobe
post.
6<5>4
1 <2
Al <pA2 A2> 1/2C
petite carrée
Épines sur la face dor¬
sale du telson
A. albedo J.L. Bar¬
nard, 1961
2
arrondie
dent
3 = 4
petit lob
ant.
6<5>4
1 <2
Al >pA2 A2= 1/2C
petite arrondie
Al presque aussi lon¬
gue que A2
A. barnardi Nicholls,
1938
2
?
forte
dent
3 <4
lobe ant.
6>5>4
1 <2
Al >pA2 A2 = C
petite triangulaire
Antennes subégales,
épines sur la face
dorsale du telson
A. brachyceras Wal¬
ker, 1904
2
?
dent
3 >4
0
6 = 5>4
1 >2
Al >pA2 A2 = 1/3C
7
Tête possédant un ros¬
tre, Al aussi lon¬
gue que A2
A. ctenopus Schellen-
berg, 1925
2
dent
forte
dent
3>4
0
6>5 =4
1=2
Al =pA2 A2= 1/3C
droite peu
développée
Bord postérieur des
propode et dactyle
du P7 pourvu de
fines soies
A. cyclops Walker,
1904
2
arrondie
carrée
3>4
0
6>5>4
1 <2
Al >pA2 A2> 1/2C
peu haute, carrée
Carpe du P7 avec un
lobe ant. ; nom¬
breuses soies sur la
face dorsale du tel¬
son
A. eoa Gurjanova,
1951
1
?
forte
dent
3=4
petit lobe
post.
6>5>4
1 <2
Al=pA2 A2=C
peu haute, triangu¬
laire
Épines sur la face dor¬
sale du telson
A. miops K.H. Bar¬
nard, 1916
2
7
petite
dent
3>4
petit lobe
ant.
6>5>4
?
Al>pA2 ?
petite carrée
1 à 3 soies sur la face
dorsale du telson
A. misakiensis Dahl,
1945
2
arrondie
arrondie
+ trace
pointe
3>4
0
6 = 5>4
1 <2
Al #pA2 A2= 1/2C
(+/-var.)
haute carrée
( + /-var.)
Les descriptions de
Dahl (1945) et Im¬
bach (1967) sont
assez différentes.
A. odontoplax Sars,
1895
1
carrée
petite
dent
3<4
petit lobe
post.
6>5>4
1 <2
A1 > pA2 A2> 1/2C
haute triangulaire
Épines sur la face
dorsale du telson
A. orops Imbach,
1967
2
petite
dent
forte
dent
3 >4
0
6>5>4
1 <2
Al <pA2 A2 = 3/4C
assez haute
triangulaire
Plusieurs soies sur la
face dorsale du tel-
A. monoculata n. sp.
2
arrondie
forte
dent
3>4
0
6>5>4
1=2
Al <pA2 A2= 1/3C
assez haute
triangulaire
Pas de soies ni d’épi¬
nes sur le telson
A. uncinata Chevreux,
1887
2,3
arrondie
bisinueuse
dent.
3>4
grand lobe6>5>4
post.
1 <2
Al <pA2 A2>C
haute, rectiligne
Telson avec des lon¬
gues soies sur les
bords externes
Les chiffres de la I e colonne concernent la présence d’organe de vision (1 : espèce aveugle; 2: une seule paire de lentilles; 3 : A. uncinata Che-
vreux, 1887 a été décrite aveugle, mais les 2 exemplaires de la collection du Muséum, provenant du large du Banc d’Arguin par 888m, possèdent une
paire de lentilles dans le coin inféro-postérieur).
— 671 —
Description (une femelle ovigère de 5 mm)
La tête, tronquée obliquement, a une longueur comprise entre celle des deux et des
trois premiers segments du corps ; elle porte deux paires de lentilles ; la lentille inférieure se
situe en arrière de l’angle inféro-antérieur de la tête. Les antennes 1 sont légèrement plus
courtes que les antennes 2 ; les antennes 2 à peine égales à la moitié du corps. Le segment 1
de l’urosome porte une petite carène carrée. La plaque épimérale 3 possède une forte dent
dans le coin inféro-postérieur. Pas de processus sternaux visibles.
L’antenne 1, égale au tiers du corps, est un peu moins longue que les antennes 2. Arti¬
cles 1 et 2 du pédoncule, subégaux ; l’article 1 est plus globuleux et déborde légèrement sur
l’article 2 ; article 3 très court, se confondant avec les articles du flagelle ; flagelle de quinze
articles, portant de longues soies ventrales. L’antenne 2, assez courte, est égale à la lon¬
gueur de la tête et des cinq premiers segments du péréion. Articles 4 et 5 du pédoncule de
même longueur ; flagelle de quinze articles, portant des soies beaucoup plus courtes que
celui de l’Al.
Les pièces buccales sont classiques du genre ; le lobe interne de la maxille 1 n’a pas de
soie.
Le gnathopode 1 est très soyeux ; la plaque coxale, arrondie et très nettement élargie
dans sa partie distale, porte sur sa face interne une rangée rectiligne de soies peu nombreu¬
ses et une forte dent dans son coin inféro-postérieur ; le propode a les mêmes dimensions
que le carpe. Le gnathopode 2, très soyeux, est plus long et plus mince que le gnathopode
1 ; la plaque coxale rectangulaire, au bord antérieur arrondi, a une dent dans son coin
inféro-postérieur ; le carpe est deux fois plus court que le basal ; le propode est égal à la
moitié du carpe.
Les péréiopodes 3 et 4 sont typiques du genre ; ils sont très soyeux. Plaque coxale 3
rectangulaire, plaque coxale 4 lancéolée. Méral des P3 et P4 allongé, à peine plus court que
le basal. Dactyle plus court que carpe + propode.
Le péréiopode 5 a un basal arrondi, portant de nombreuses petites soies dans toute sa
partie antérieure, accompagnées de grandes soies plumeuses dans la partie médiane. Pro¬
pode plus petit que le carpe. Carpe possédant un lobe postérieur muni de deux grosses épi¬
nes.
Le péréiopode 6 a un basal arrondi, portant de nombreuses petites soies dans toute la
partie antérieure et deux soies plumeuses dans la partie médiane. Carpe beaucoup plus long
et plus large que le propode avec deux très fortes épines dans sa partie inféro-postérieure.
Le péréiopode 7 a un basal large ; le bord distal droit porte des soies plumeuses ; le
bord postérieur fait un angle obtus dans la partie distale portant des épines. L’extrémité du
basal dépasse la moitié de l’ischial. Ischial = carpe > méral. Propode plus long que le carpe.
Dactyle effilé dans sa partie terminale.
Chez l’uropode 1, les rames sont subégales et plus courtes que le pédoncule ; elles sont
bordées d’une rangée de nombreuses épines sur leurs bords internes ; la rame interne porte
sur son bord externe une fine denticulation à sa partie subterminale. Pédoncule avec une
rangée d’épines de chaque côté. Chez l’uropode 2, les rames sont subégales et légèrement
plus courtes que le pédoncule ; elles sont bordées d’une rangée d’épines sur le bord interne.
Pédoncule peu épineux. Chez l’uropode 3, les rames sont subégales, inermes et plus longues
; 3, maxille 1 ; 4, péréiopode
ode 3 ; 10, telson.
— 674 —
que le pédoncule ; la rame interne est foliacée, la rame externe lancéolée. Pédoncule armé
de deux grandes épines.
La plaque épimérale 1 est arrondie ; la plaque épimérale 2 est quadrangulaire, avec une
petite dent dans son coin inféro-postérieur ; la plaque épimérale 3 a un bord postérieur con¬
vexe, avec une forte dent dans son coin inféro-postérieur.
Le telson est très allongé, plus de deux fois plus long que large, et profondément
fendu ; il porte une paire d’épines subterminales.
Le mâle est inconnu.
Discussion systématique
La diagnose d’Ampelisca verga donnée ici diffère peu de celle fournie par Reid (1951 :
217-218), sauf sur deux points :
— les flagelles des antennes 1 et 2 figurés par Reid ont de nombreux articles : 27 arti¬
cles pour l’antenne 1 et 32 articles pour l’antenne 2, contre 15 articles sur les exemplaires de
la collection Chevreux ;
— le basal du P7, bordé uniquement de soies dans sa partie postérieure, dépasse
l’ischial chez l’exemplaire de Reid, tandis qu’il n’atteint que la moitié de l’ischial dans
l’exemplaire figuré ici, sa marge postérieure étant bordée de petites épines.
Comme le souligne Reid (1951), Ampelisca verga se distingue aisément d’Ampelisca
aequicornis Bruzelius, 1859, par la longueur de ses antennes et la forme de sa plaque épimé¬
rale 3. Elle en diffère également par le telson et par la position de la lentille inférieure.
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Révision du genre Parapanope De Man, 1895
(Crustacea Decapoda Brachyura),
avec description de trois espèces nouvelles
par Danièle Guinot 1
Résumé. — Le petit genre indo-pacifique Parapanope De Man, mal connu notamment en raison
d’espèces non figurées, est ici révisé et abondamment illustré. Une espèce mise en synonymie est réha¬
bilitée, à savoir Parapanope hextii (Alcock). Une espèce génériquement mal identifiée et presque
oubliée lui est attribuée, à savoir P. pagenstecheri (Neumann). Trois espèces nouvelles sont décrites :
P. serenei Guinot et Ng sp. nov., P. singaporensis Ng et Guinot sp. nov., et P. siamensis Guinot sp.
nov. Ainsi, le genre Parapanope est représenté par presque une dizaine d’espèces, et sans doute bien
davantage. Le dimorphisme sexuel, parfois très accusé dans ce genre, est étudié, et les affinités du
genre Parapanope avec les Pilumnidae (au lieu des Xanthidae) sont envisagées.
Abstract. — The small indo-pacific genus Parapanope De Man, 1895, not well-known specially
because of the lack of figures, is revised here, with a very rich illustration. A species which was con¬
fused with another one is rehabilitated, namely Parapanope hextii (Alcock). A species which was misi-
dentified at the generic level is assigned to Parapanope, namely P. pagenstecheri (Neumann). Three
new species are described : P. serenei Guinot et Ng sp. nov., P. singaporensis Ng et Guinot sp. nov.,
and P. siamensis Guinot sp. nov. Thus, the genus Parapanope is represented by about ten species,
and probably much more. The strong sexual dimorphism, often well marked, is studied, and the rela¬
tionships of the genus Parapanope with the Pilumnidae (instead of Xanthidae) are considered.
Mots-clefs. — Brachyura, Xanthidae, Xanthinae, Pilumnidae, Hoploxanthus Alcock, Halimede
de Haan, dimorphisme, Indo -Pacifique.
D. Guinot, Laboratoire de Zoologie (Arthropodes), Muséum national d’Histoire naturelle, 61 rue Buff on,
75231 Paris cedex 05, France.
Un résumé de cet article a été publié dans un ouvrage dédié au Professeur Rudolf Altevogt, de
l’Institut Zoologique de l’Université de Munster (Allemagne), en l’honneur du soixantième anniversaire
de sa naissance, ouvrage intitulé « Papers honouring Rudolf Altevogt on the 22nd of January, 1984 ».
Edited by N. Kaschek and H. O. v. Hagen, vol. I and II, Munster, 1984.
1. Collaboration pour la documentation : Mme Josette Semblât : pour l’aide technique : Mme Michèle Ber-
TONCINI.
— 678 —
Genre PARAPANOPE De Man, 1895
Parapanope De Man, 1895 : 513 ; 1902 : 595 (note) ; Lanchester, 1900 : 737 ; Balss, 1935 : 134 ;
1938 : 52 ; Shen, 1937 : 293 ; Guinot, 1969 : 226, 228 ; Sakai, 1976 : 434 ; Garth et Kim,
1983 : 679-681.
Hoploxanthus Alcock, 1898 : 125.
Historique
Le genre Parapanope a été établi par De Man (1895 : 513) pour un Crabe récolté dans
la mer de Java, P. euagora De Man, 1895 (p. 514) ; il est comparé par son auteur aux gen¬
res Xantho et Panopeus.
A peu près à la même époque, en 1898 (p. 125), Alcock créait le genre Hoploxanthus
pour deux espèces nouvelles : H. hextii Alcock (1898 : 126), de l’Inde et des îles Nicobar, et
H. cuit ripes Alcock (1898 : 126), provenant de Karachi ; il était comparé par son auteur
aux genres Xantho, Cycloxanthus, Halimede et Lophozozymus.
En 1902, dans une note en bas de page (p. 595), De Man fait remarquer que le genre
Hoploxanthus est certainement synonyme de Parapanope et que H. hextii Alcock, 1898
(p. 126) appartient à la même espèce que P. euagora De Man. La synonymie des deux
genres, pour ainsi dire contemporains, ainsi que des deux espèces a été acceptée par tous les
carcinologistes qui ont traité de ces Crabes.
Nous sommes d’accord avec les auteurs pour identifier Hoploxanthus Alcock à Parapa¬
nope De Man ; mais, en revanche, nous pensons que Hoploxanthus hextii est une espèce
différente de Parapanope euagora ; hextii redevient donc valide, à savoir Parapanope hextii
(Alcock).
Hoploxanthus cultripes Alcock, devenu Parapanope cultripes dans Balss (1938 : 53),
représentait jusqu’à présent la deuxième espèce connue dans le genre Parapanope : elle en
constitue en fait la troisième, après P. euagora et P. hextii.
En décrivant récemment une sous-espèce de Parapanope euagora, P. euagora hexacara-
pas, Garth et Kim (1983 : 679-681, fig. 4a, b) n’attribuent que deux espèces au genre de De
Man : l’une, P. euagora = hextii, et une deuxième qu’ils ne nomment pas, sans aucun
doute P. cultripes.
Mais une autre espèce, inattendue, doit être ajoutée au genre Parapanope : il s’agit de
Menippe Pagenstecheri Neumann, 1878 (p. 22), de la côte occidentale de l’Inde, que
M. Türkay {in litt., 1984) a rattachée au genre de De Man et dont nous avons l’holotype
sous les yeux {cf. infra, sous ce nom). Cette espèce se trouve donc être la plus ancienne du
genre et, lorsqu’elle sera mieux connue, elle pourrait prendre la place d’une espèce existante
décrite postérieurement.
On constate à la lecture de la littérature carcinologique combien le genre Parapanope a
été peu souvent signalé. C’est pourquoi il nous a paru utile de rassembler, au cours des
années passées, toutes les espèces attribuées à ce genre, déposées dans divers Musées, et de
réviser chacune d’elles. Au terme de recherches commencées en 1960, cette étude nous a
permis de déceler un nombre d’espèces plus élevé, les auteurs ayant notamment rattaché à
— 679 —
P. euagora De Man des formes que nous en distinguons. Le genre compte actuellement au
moins neuf espèces indo-pacifiques, dont trois nouvelles, et il s’enrichira sans doute rapide¬
ment. A notre avis, le Parapanope sp. de Chine constituera bientôt une nouvelle espèce ; de
même, le Parapanope du Japon sera-t-il aussi séparé ?
Liste des espèces du genre Parapanope De Man, 1895
Parapanope euagora De Man, 1895, espèce type
Parapanope hextii (Alcock, 1898)
Parapanope cultripes (Alcock, 1898)
Parapanope pagenstecheri (Neumann, 1878)
Parapanope hexacarapas Garth et Kim, 1983
Parapanope serenei Guinot et Ng sp. nov.
Parapanope singaporensis Ng et Guinot sp. nov.
Parapanope siamensis Guinot sp. nov.
Parapanope sp. (Chine)
Deux espèces sont décrites ici en collaboration avec Peter K. L. Ng, du département de
Zoologie de l’Université nationale de Singapour. En 1969 nous avions baptisé provisoire¬
ment Parapanope serenei sp. nov. un échantillon récolté par R. Serène à Madras et déter¬
miné par lui P. euagora De Man, à tort selon nous. L’un des spécimens de cet échantillon
avait été renvoyé à Singapour dans l’institution précitée, où il devait être déposé, avec
l’étiquette P. serenei Guinot sp. nov. ; un second spécimen avait été conservé au Muséum à
Paris. Depuis cette époque nous préparions la révision du genre Parapanope et nous réunis¬
sions tout le matériel possible en vue de ce projet. En 1983, P. Ng nous a informé qu’il
avait retrouvé dans les collections du Musée de Singapour ce Parapanope serenei Guinot,
nomen nudum, et qu’il souhaitait voir ce nom publié. Dans l’épreuve (1983) dactylographié
mais non publiée de sa thèse « Aspects of the systematics of the family Pilumnidae
Samouelle 1819 and a study on evolutionary trends within the superfamily Xanthoidea
(sensu Guinot, 1978) », Ng a donné une description et des dessins de cette espèce, qui
ne peut être considérée comme valide (Ng, in litt., mars, 1985). L’espèce dédiée à
R. Serène est donc établie dans la présente note en collaboration avec P. Ng, à savoir
Parapanope serenei Guinot et Ng sp. nov. La série type est constituée non par l’échantillon
de Madras mentionné ci-dessus, seulement composé de deux individus mâles, mais par un
matériel de Colombo beaucoup plus complet et représentatif.
Par ailleurs, P. singaporensis, récoltée à Singapour par P.K.L. Ng et reconnue comme
nouvelle par lui, également décrite de façon préliminaire dans la thèse non publiée de Ng,
est ici officiellement créée sous les deux noms de Ng et Guinot sp. nov. En effet, cette
belle espèce ne correspondait à aucune autre forme en notre possession et, malgré le fait de
n’être représentée que par des mâles (le dimorphisme sexuel étant accentué chez certains
Parapanope), elle pouvait être envisagée dans ce travail. Nous insistons sur le point sui¬
vant : le genre Parapanope est certainement beaucoup moins réduit qu’il n’apparaît dans
cette note, à savoir seulement un petit groupe de 9-10 espèces.
— 680 —
Remarques taxonomiques
Pour les quelques auteurs qui ont eu le genre Parapanope De Man sous les yeux, il
s’agit d’un Xanthidae, et plus précisément d’un Xanthinae ( sensu Balss, 1957) : Sakai
(1976 : 418, 434) le place dans son alliance des Xanthoida, près de Cycloxanthops Rathbun
et Neoxanthops Guinot qui, eux, sont bien des Xanthinae sensu lato ; Garth et Kim (1983 :
665, 679-681) attribuent Parapanope à la sous-famille des Xanthinae, tout en figurant pour
Parapanope euagora hexacarapas un premier pléopode mâle « curved and tapering, hooked
ventrally at terminal portion » (/oc. cit. : 681, fig. 4b).
En 1969 (p. 226, 227), nous avions brièvement fait ressortir les affinités existant entre
les genres Parapanope De Man, 1895, et Halimede de Haan, 1835. Nous écartions totale¬
ment ces deux genres des Xanthinae sensu lato auxquels ils étaient classiquement rattachés,
et les rapprochions de certains Pilumninae, notamment de certains Actumnus Dana. Pour
Parapanope et Halimede nous proposions de rétablir une appellation rappelant les Halime-
doida Alcock, 1898 (p. 135). Le pl 1 cr des Halimede est droit et effilé, parfois incurvé
(c/. Guinot, 1969, fig. 3, 5). Le pl 1 ce des Parapanope (c/. fig. 4-13) est toujours incurvé
et plus proche du type pilumnien classique ; le pl 2 cr (ibid.) est court, épais, mais ne sem¬
ble pas être du type sigmoïde des Pilumninae classiques. Ceci n’est qu’une ébauche d’hypo¬
thèse sur la position de ces deux genres : il conviendra d’étudier soigneusement les pléopodes
sexuels, les crêtes endostomiennes (elles sont absentes chez les Parapanope), ainsi que
d’autres traits. Pour l’instant, Parapanope, en compagnie à'Halimede, doit être exclu, selon
le niveau considéré, des Xanthoidea Xanthidae ou des Xanthidae Xanthinae et devrait être
étudié avec certains Actumnus et plus largement avec les Pilumnidae sensu Guinot, 1978
(p. 274-275). Nous avons indiqué que « certains Pilumnidae (genre Actumnus Dana, pro
parte) sont à un niveau plus primitif que d’autres ( Pilumnus Leach) » : il sera intéressant de
revoir cette question, en tenant compte du cas de Parapanope et d’ Halimede.
Récemment, P.K.L. Ng (1983, photocopie non publiée) a examiné la zoé I supposée de
Parapanope singaporensis Ng et Guinot sp. nov. (cf. infra sous ce nom) : sont présentes
deux caractéristiques pilumniennes, à savoir l’exopodite antennaire spinuleux et légèrement
plus long que le protopodite. En revanche, cette zoé se distingue par un trait inhabituel chez
les Pilumniens, à savoir la très longue épine rostrale (courte, voire absente, chez les autres
Pilumniens connus). Ce caractère rapprocherait la zoé de Parapanope de celle d 'Heteropa-
nope glabra Stimpson (cf. Lim, Ng et Tam, 1984).
Parapanope euagora De Man, 1895
(Fig. 3 ; pl. II, 1-5)
Parapanope euagora De Man, 1895 : 514 ; 1897, fig. 4, 4a-4d : mer de Java ; Balss, 1938 : 52 : près
de Singapour.
? Parapanope euagora ; Lanchester, 1900 : 736 : Malacca ; ? Rathbun, 1929 : 100 : Tsimei, Amoy,
Liuwutien ; ? Shen, 1937 : 293, fig. 8 : nord de la Chine.
— 681 —
? nec Parapanope euagora ; Sakai, 1976 : 434, pi. 156, fig. 3 : Japon (à vérifier) [= Parapanope aff.
euagora (cf. pi. II, 9)].
? nec Parapanope euagora ; Balss, 1935 : 134 : Chine (Fuchau), cf. infra sous Parapanope sp., pi.
IV, 3-5.
Matériel examiné : Near Singapore, 7 miles west of Sultan Shoal, 30-40 m, Balss (1938 : 52)
det. Parapanope euagora, Serène vid. : 1 Ç ovigère 10,2 x 16 mm (MP-B11549) (lobe frontal gauche
endommagé).
Remarques
Parapanope euagora a été décrit par De Man (1895 : 514) pour deux femelles recueil¬
lies dans la mer de Java, et mesurant respectivement 10,5 x 16,2 mm et 12 x 18,2 mm. En
1902 (p. 595, note), De Man suppose que VHoploxanthus hextii Alcock, 1898 (p. 126) est la
même espèce que P. euagora, ayant priorité, et le met en synonymie avec cette dernière.
Cette synonymie sera adoptée par tous les auteurs qui signaleront P. euagora. En fait, à
notre avis : 1) l’espèce d’ Alcock, qui appartient bien au genre Parapanope, est distincte ;
donc, P. hextii -(Alcock) devient valide (cf. supra, fig. 1 A-B ; pi. I, 1-4) ; 2) aucune réfé¬
rence, à l’exception de celle de Balss (1938 : 52), ne nous semble concerner avec certitude
P. euagora : bien sûr, dans le cas de simples mentions (comme Lanchester, 1900 : 73 ;
Rathbun, 1929 : 100), on ne peut avoir une opinion sur l’identité réelle de l’espèce exami¬
née (cf. infra).
La description de De Man (1895 : 514-518) étant très détaillée, bien que basée sur deux
femelles (nous reproduisons ici la photographie de l’une d’entre elles d’après De Man :
ibid. , fig. 4, 4 a-d ; cf. pi. II, 1), nous ne ferons que préciser les traits essentiels de Parapa¬
nope euagora, l’espèce type du genre Parapanope :
Face dorsale fortement lobulée, avec tous les lobules densément granuleux, sauf sur les régions
antéro-latérales et frontale qui sont déprimées et lisses ; de forts granules présents sur la dernière dent
antéro-latérale et le long du bord postéro-latéral. Front saillant, formé de deux lobes concaves séparés
par une profonde fente médiane. Bord antéro-latéral formé de quatre dents : la première (précédée
d’une concavité à l’angle orbito-externe) peu saillante et à bord sinueux-granuleux ; la deuxième et la
troisième laciniées, formées chacune d’une forte pointe centrale et de deux petites pointes latérales ; la
quatrième précédée d’un petit lobe granuleux et consistant principalement en une dent aiguë, dirigée
horizontalement mais relativement peu développée (Ç). Hétérochélie et hétérodontie plutôt faibles. Sur
les deux chélipèdes (Ç : pi. II, 1), qui sont complètement glabres, carpe surmonté de nombreuses
nodosités granuleuses. Propode avec, au bord supérieur, une crête divisée en trois nodosités émous¬
sées ; au-dessous encore et dans la région proximale, des amas de granules dirigés obliquement ; puis,
vers la moitié de la main, une épaisse ride granuleuse cantonnée dans la moitié proximale, le reste de
la face externe du propode étant sublisse. Doigts très épais à la base et pointus à l’extrémité ; forte
courbure du doigt mobile. Pattes ambulatoires partiellement tomenteuses et avec des franges de lon¬
gues soies ; mérus (fig. 3 A-B) spinuleux sur le bord supérieur.
PI 1 o’ et pl 2 cr non connus.
Nous avons sous les yeux l’individu femelle (cf. pl. II, 2-5), des environs de Singapour,
identifié par Balss (1938 : 52) à P. euagora De Man : il semble correspondre en tous points
à la description typique de De Man, avec sa face dorsale très aréolée, ses diverses régions
granuleuses, ses dents antéro-latérales 2-3 laciniées, son front moyennement avancé et formé
de deux lobes concaves, ses pattes ambulatoires (fig. 3 A-B) à bord serrulé sur le mérus de
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p2-p4. Il est dommage qu’il n’y ait pas un mâle dans cet échantillon, qui permettrait d’esti¬
mer sans risque d’erreur les différences imputables au dimorphisme sexuel : toute comparai¬
son avec du matériel seulement représenté par un individu mâle souffrira de ces lacunes.
A noter que chez P. euagora (pi. II, 2-5), contrairement à P. hextii (Alcock) (pi. I, 1-4)
et à P. cultripes (Alcock) (pi. I, 7-9), la dent épibranchiale n’est pas développée en pointe
chez la femelle. Serait-il possible que chez le mâle de P. euagora cette dent soit encore plus
faible, puisque nous avons constaté un tel dimorphisme sexuel chez les deux espèces précé¬
dentes ?
1 2
Fg. 1. — Parapanope hextii (Alcock), 9 9x 16 mm, Portuguese India, Mormugao Bay, st. 26, Aug. Sept., 16,
S. Kemp det. Hoploxanthus hextii Alcock (ZSI) : A, p4 ; B, p5 (x 6,8). (Pilosité non représentée.)
Fig. 2. — Parapanope cultripes (Alcock), 9 ovigère 6 x 9,8 mm, détroit de Penang, coll. April 1935, Balss det.
(NMS 1965.5.1.21) : A, p4 ; B, p5 (x 9,7). (Pilosité non représentée.)
Fig. 3. — Parapanope euagora De Man, 9 ovigère 10,2 x 16 mm, near Singapore, 7 miles west of Sultan Shoal,
Balss det. (MP-B11549) : A, p4 ; B, p5 (x 3,9). (Pilosité non représentée.)
La Parapanope euagora japonaise, signalée sans description mais illustrée par Sakai
(1976 : 434, pl. 156, fig. 3), figure dans les collections du Muséum d’Histoire naturelle sous
la forme d’un exemplaire mâle de 14 x 18,5 mm, originaire de Kagawa-ken et récolté par
H. Kohno (MP-B11551) (cf. pl. II, 9 : sous le nom de Parapanope aff. euagora) : le front
est assez saillant, avec deux lobes concaves ; la face dorsale est lobulée mais peu granuleuse ;
les lobes antéro-latéraux sont triangulaires, peu laciniés ; la dent épibranchiale (le sexe mâle
seulement est connu) est très peu développée ; le pl 1 cr (fig. 6 A-B) offre un apex très
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incurvé, à extrémité assez enroulée. Pour l’instant, nous laissons la Parapanope euagora du
Japon à l’écart de l’espèce de De Man.
Parapanope euagora a été signalée dans le nord de la Chine par Shen (1937 : 293, fig.
8), qui a eu sous les yeux deux échantillons, composés de trois femelles et d’un mâle (c’est
le spécimen figuré) : la dernière dent antéro-latérale, épibranchiale, est indiquée (ibid. : 294)
« smaller than third but sometimes spiny », ce qui correspond sans doute, en l’absence
d’autres informations, à un dimorphisme sexuel. S’agit-il vraiment de P. euagora De Man ?
Cela reste à vérifier.
Ce que Rathbun (1929 : 100) rapporte également à Parapanope euagora comme maté¬
riel chinois (Tsimei ; Amoy ; Liuwutien) n’est pas non plus identifiable correctement, puis¬
que aucun renseignement n’accompagne cette mention.
Nous avons sous les yeux le matériel de Chine rapporté à Parapanope euagora par
Balss (1935 : 134) : il s’agit d’une femelle ovigère de 11 x 14,5 mm ainsi étiquetée
« China, Prov. Fokien, Futschau, G. Siemssen coll. 4-IV-1906 » et déposée au Musée de
Hambourg. Bien que Balss indique avoir comparé ce spécimen au type de P. euagora, nous
ne pensons pas que ce Parapanope chinois (pi. IV, 3-5) soit Parapanope euagora. Nous
aurions décrit cette espèce si nous avions disposé, en plus, d’un individu mâle : pour l’ins¬
tant, nous laissons cette espèce sous le nom de Parapanope sp. (c/. infra sous ce nom, pl.
IV, 3-5).
Pour les différences par rapport à P. pagenstecheri (Neumann, 1878) (cf. fig. 13 ; pl.
I, 5-6), voir infra sous ce nom ; par rapport à P. hexacarapas Garth et Kim, 1983 (cf. pl.
III, 1-2), voir infra sous ce nom ; par rapport à P. serenei Guinot et Ng sp. nov. (cf. fig. 4-
5 ; pl. III, 3-8 ; pl. IV, 1-2), voir infra sous ce nom ; par rapport à P. siamensis Guinot sp.
nov. (cf. fig. 9-10 ; pl. IV, 6-9), voir infra, sous ce nom.
Parapanope hextii (Alcock, 1898)
(Fig. 1 A-B ; pl. I, 1-4)
Hoploxanthus hextii Alcock, 1898 : 126 ; Alcock et Anderson, 1899, Illustr. « Investigator », pl. 37,
fig. 1, la : côte orientale de l’Inde et îles Nicobar.
Matériel examiné : Portuguese India, Mormugao Bay [certainement pour Marmagao], sta. 26,
Aug. Sept., 16, S. Kemp det. Hoploxanthus hextii Alcock : 2Ç 8,7 x 14,5 mm (avec pattes
détachées), 9 X 16 mm (ZSI).
Remarques
Grâce à l’amabilité du Dr Maya Deb, Conservateur au Zoological Survey of India,
nous avons pu examiner un échantillon originaire d’Inde portugaise, avec la date de 1916,
déterminé par Kemp Hoploxanthus hextii Alcock et conservé dans cette institution. L’éti¬
quette imprimée porte les renseignements indiqués dans le matériel examiné mais les anno¬
tations écrites au crayon, actuellement illisibles, ne nous donnent pas plus d’informations :
il ne peut s’agir de la sta. 26 de 1’ « Investigator » (East of Puri, Orissa coast, 5-7 fms,
Agassiz trawl, 11 jan. 1889 : renseignements fournis par le Dr R. W. Ingle du British
— 684 —
Museum, in litt. sept. 1984). La mention du nom de S. Kemp est l’indication d’une capture
et d’une détermination bien postérieures, certainement 1916 lorsque Kemp visita à cette date
l’Inde portugaise, plus exactement Marmagao Bay {cf. S. Kemp, Rec. Indian Mus., 1917,
13 : 58 ; 1925, 27 : 305).
L’échantillon d 'Hoploxanthus hextii de Kemp, non publié et composé de deux femelles
(c/. matériel examiné), s’il ne fait pas partie de la série type, semble bien appartenir à
l’espèce décrite par Alcock (1898 : 126) sous le nom d’Hoploxanthus hextii d’après trois
spécimens des côtes de l’Inde, plus deux spécimens des îles Nicobar, et figurée dans les
Illustr. « Investigator » (Alcock et Anderson, 1899, pl. 37, fig. 1, la), autant d’exemplai¬
res que nous n’avons pu examiner et qui doivent être encore déposés à l’Indian Museum,
Calcutta. Alcock {ibid.) donne les mesures de deux individus : un mâle de 10 X 13 mm,
une femelle de 11 x 17 mm ; le sexe de l’individu figuré, que nous reproduisons ici (pl. I,
1), n’est pas signalé, pas plus, d’ailleurs, que sa provenance exacte. Mais, après lecture
attentive du texte d’ALCocK {ibid. : 125, 126), on sait que, chez hextii, la dernière dent du
bord antéro-latéral, plus proéminente que les précédentes et se prolongeant par une épine
épibranchiale aiguë, montre surtout un développement chez la femelle, le mâle portant une
dernière dent spiniforme, relativement moins longue que chez la femelle : il est probable,
donc, que le spécimen illustré soit une femelle (pl. I, 1).
Les deux individus femelles de Kemp que nous avons sous les yeux, une femelle à abdo¬
men peu élargi de 8,7 x 14,5 mm (pl. I, 4) et une femelle post-pubérale de 9 x 16 mm (pl.
I, 2-3), possèdent tous les traits énumérés par Alcock lors de l’établissement d 'hextii, y
compris la dernière dent antéro-latérale très spiniforme chez la femelle, à deux tailles diffé¬
rentes. La face dorsale est granuleuse sur toute son étendue, c’est-à-dire en dehors des
diverses bosselures tuberculées qui ornent très nettement sa surface. Le premier lobe antéro¬
latéral est bas, obtus ; les deux suivants sont triangulaires, à extrémité pointue, surtout le
troisième, mais ont un contour sinueux, irrégulier ; leur bord est fortement granuleux ; les
encoches qui les séparent sont très apparentes quoique oblitérées, tout comme celle du bord
supra-orbitaire, également granuleux. Le dernier lobe antéro-latéral (pl. I, 2, 4) forme une
longue dent très pointue, dirigée horizontalement, recouverte de granules : c‘est probable¬
ment la disposition femelle, puisque le mâle (dont on ne connaît pas d’illustration) porte
une dernière dent moins développée. Le front, au rebord granuleux, est subdroit, avec une
faible encoche médiane. Les chélipèdes (femelles), avec hétérochélie et hétérodontie, sont
fortement tomenteux (sauf sur la moitié de la face externe de la grande pince) ; le bord
supérieur du propode (pl. I, 2-3) forme trois lobes granuleux saillants, le proximal étant
cristiforme ; au-dessous sont alignés des amas de granules, plus nombreux sur la petite
pince que sur la grande, laquelle est ailleurs apparemment sublisse, en fait finement granu¬
leuse ; le carpe porte également des amas proéminents de granules. Les pattes ambulatoires
n’ont pas un rebord caréné ; le mérus (fig. 1 A-B) est très faiblement serrulé ; un tomentum
recouvre tous les articles, et des franges de longues soies garnissent le bord inférieur des
propodes et des dactyles.
Les deux femelles de Kemp (pl. I, 2-4) apparaissent conformes à l’exemplaire type
d 'Hoploxanthus hextii Alcock, refiguré ici (pl. I, 1) : carapace lobulée et granuleuse ; lobes
antéro-latéraux avec le premier obtus, les deux suivants sinueux, le quatrième en pointe
horizontale allongée (plus chez la femelle que chez le mâle, d’après Alcock, 1898 : 125,
126) ; front subdroit ; pattes ambulatoires non carénées.
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Hoploxanthus hextii Alcock, 1898, a été mis en synonymie avec P. euagora De Man,
1895, supposition émise par De Man en 1902 (p. 595, note) et reprise depuis par tous les
carcinologistes. Nous ne sommes pas d’accord avec cette identification et nous rétablissons
P. hextii (Alcock) comme espèce valide.
P. hextii (Alcock) diffère de P. euagora De Man (fig. 3 A-B ; pi. II, 1-5) par : la dent
épibranchiale de la carapace beaucoup plus proéminente chez la femelle que chez le mâle
(en fait, on ne connaît que la femelle chez P. euagora mais la dent épibranchiale y est rela¬
tivement peu développée, justement bien moins que chez la femelle de P. hextii) ; les dents
antéro-latérales 2 et 3 peu laciniées ; le front moins saillant et formé de deux lobes plus
droits et séparés par une fente plus petite ; les chélipèdes (femelles) à propode recouvert de
nodosités moins fortes.
P. hextii (Alcock) ressemble à P. cultripes (Alcock) (fig. 2 A-B, 7-8 ; pi. I, 7-9) par la
même particularité du dimorphisme sexuel, à savoir l’épine épibranchiale de la carapace
beaucoup plus pointue chez la femelle que chez le mâle. Il est probable que la lobulation de
la carapace et la granulation de la face dorsale sont plus développées chez la femelle de P.
hextii (dont nous n’avons pas vu de mâle), comme nous l’avons constaté chez P. cultripes.
Pour les différences entre ces deux espèces, signalons : la face dorsale dans l’ensemble
moins bosselée et moins granuleuse chez P. cultripes ; les lobes antéro-latéraux, surtout le
troisième, plus triangulaires et à rebord moins sinueux chez cultripes (où il existe sur ce
point un dimorphisme sexuel, les lobes étant plus irréguliers chez la femelle) que chez P.
hextii ; la granulation de la dent épibranchiale (très longue chez la femelle), beaucoup plus
forte chez P. hextii que chez P. cultripes ; l’ornementation du carpe et du propode des ché¬
lipèdes femelles plus saillante chez P. cultripes que chez P. hextii ; les pattes ambulatoires à
rebord aminci ou caréné sur les articles proximaux chez P. cultripes (caractère à vérifier car
il est peu net sur notre matériel).
Un point d’interrogation demeure : en quoi Parapanope hextii (Alcock, 1898) (pi. I,
1-4) diffère-t-il exactement de P. pagenstecheri (Neumann, 1878), qui a priorité et que nous
réhabilitons (voir sous ce nom et pi. I, 5-6) ? Cette dernière espèce, également originaire de
l’Inde, n’est connue que par un mâle de 9,5 x 13 mm, au premier pléopode sexuel (fig. 13
A-B) à apex incurvé mais peu effilé : que représente exactement cette espèce par rapport à
P. hextii et les autres espèces de Parapanope ?
Parapanope cultripes (Alcock, 1898)
(Fig. 2 A-B, 7-8 ; pi. I, 7-9)
Hoploxanthus cultripes Alcock, 1898 : 126 : Karachi.
Parapanope cultripes ; Balss, 1938 : 53 : détroit de Penang.
Matériel examiné : Détroit de Penang, coll. April 1935, 4-8 m, Balss det. Parapanope cultripes :
1 ct 5 x 7,8 mm, 1 9 ovigère 6 x 9,8 mm (MP-B 11189) et 1 ct 4,5 x 6 mm (NMS 1965.5.1.21), 1 9
6 X 9,3 mm (NMS 1965.5.1.22).
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Remarques
Après H. hextii, de l’Inde et des îles Nicobar, la deuxième espèce décrite dans le genre
Hoploxanthus est H. cultripes (ibid. : 126), établie pour un mâle « imperfect » (ibid. : 127)
de 9 x 13 mm, provenant de Karachi. Retrouvant cultripes dans le détroit de Penang,
Balss (1938 : 53) l’attribue au genre Parapanope (aux côtés de P. euagora De Man = hextii
Alcock), ce qui constitue Parapanope cultripes (Alcock).
Nous n’avons pas pu examiner l’holotype indien de Parapanope cultripes dont aucune
figure n’a été publiée, mais nous avons sous les yeux deux des six spécimens du détroit de
Penang signalés par Balss en 1938 (p. 53) et qui n’ont pas davantage été illustré \
D’après Alcock, les caractères principaux de cultripes résident dans : la présence sur la
face dorsale de bosses granuleuses, le reste de la surface étant lisse ; le front lamelleux, se
terminant par un bord très finement granuleux, presque droit, avec une faible encoche
médiane et avec les encoches latéro-externes peu marquées ; le bord antéro-latéral mince et
aigu, divisé en trois lobes et se terminant par une assez forte épine épibranchiale (type
mâle) ; les pattes ambulatoires (fig. 2 A-B) avec le bord supérieur du mérus et du carpe
caréné, le carpe portant une deuxième crête plus obtuse le long de sa face externe.
L’holotype mâle de Karachi ayant perdu ses pinces, on ne connaît pas la morphologie des
chélipèdes du matériel type.
Le P. cultripes de Balss (1938 : 53), originaire du détroit de Penang, est représenté par
un échantillon composé au total de trois mâles et de trois femelles, dont nous représentons
ici un mâle (pi. I, 9) et une femelle ovigère (pi. I, 7, 8) : les chélipèdes, non connus jusqu’à
cette date, peuvent être décrits. Balss ne fait pas mention du caractère caréné des pattes
ambulatoires ; il relève que l’épine épibranchiale de la carapace est plus développée chez la
femelle que chez le mâle et que chez le plus grand individu, un mâle de 11,5 X 17 mm, les
pinces s’ornent sur le bord supérieur d’une crête divisée en trois dents, les autres crêtes de
la face externe étant émoussées.
Chez les spécimens en notre possession (cf. matériel examiné) qui proviennent de ce
même matériel signalé par Balss en 1938, à savoir le mâle et la femelle ovigère déposés au
Muséum d’Histoire naturelle, Paris, ainsi que le mâle et la femelle conservés au Musée de
l’Université de Singapour et mis à notre disposition par cette institution, les pinces sont pré¬
sentes dans les deux sexes : elles offrent des nodosités plus fortes chez la femelle. Chez le
mâle (pi. I, 9), le bord supérieur porte une carène formée de 3-4 nodosités (la plus grosse
étant proximale) et, au-dessous, une rangée d’amas granuleux, le reste de la face externe de
la main étant sublisse, avec seulement quelques faibles amas granuleux dans le tiers supé¬
rieur. Chez la femelle (pi. I, 7, 8), l’ornementation est beaucoup plus développée : le pro-
pode de la pince porte sur le bord supérieur deux fortes crêtes formées de grosses dents
émoussées, garnies de granules, et dans le tiers supérieur des amas de granules plus ou
moins alignés, le reste de la main étant sublisse sur le grand chélipède. L’épine épibran¬
chiale de la carapace est considérablement plus développée chez la femelle (pi. I, 7) que
chez le mâle (pi. I, 9). Les lobes antéro-latéraux 2 et 3 sont simplement triangulaires chez le
]. Depuis la rédaction de cette note nous avons reçu de l’Université nationale de Singapour deux échantillons
de la même localité, Penang, plus précisément Tanjong Tokong, récoltés par D. S. Johnson le 6-I1I-1966 et le 10-
111-1966 (NMS 1985.3-5 et 1985.6), constitués respectivement d’un mâle et de deux mâles plus une femelle ovigère :
ils appartiennent également à Parapanope cultripes (Alcock).
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mâle (pi. I, 9), bien moins réguliers et plus granuleux chez la femelle (pi. I, 7) ; la région
postéro-latérale de la face dorsale est plus granuleuse chez la femelle que chez le mâle, tout
comme les aires de la carapace semblent un peu plus ornementées chez la femelle que chez
le mâle. Les pattes ambulatoires ont un mérus à bord aminci, sinon caréné, et le carpe
porte sur sa face supérieure une petite crête, où sont implantées des soies plumeuses, de
sorte qu’à cet endroit apparaît une sorte de cupule (à vérifier sur d’autres exemplaires) ; à
noter que le mérus de p2-p4 (fig. 2 A) est faiblement serrulé et que le dactyle de p5 (fig. 2
B) et, à un moindre degré, celui de p4 sont armés de petites épines sur le bord inférieur.
En bref, nous pensons que l’échantillon du détroit de Penang vu par Balss (1938) et dont
sont figurés ici un mâle (pi. I, 9) et une femelle ovigère (pi. I, 7, 8) représente bien Parapa-
nope cultripes (Alcock). Il faut savoir qu’il existe un net dimorphisme sexuel et lié à l’âge
concernant : la granulation qui est plus développée chez la femelle et sans doute aussi chez
les plus jeunes ; l’ornementation cristiforme et granuleuse de la pince, s’émoussant chez les
mâles (et aussi avec l’âge) ; la dent épibranchiale, plus longue chez la femelle. Chez P. cul¬
tripes, la face dorsale est glabre, de même que les chélipèdes, tandis que les pattes ambula¬
toires sont tomenteuses et frangées de longues soies plumeuses.
Une caractéristique importante de P. cultripes est le front subdroit (pi. I, 7, 9), avec
une très faible concavité seulement, de part et d’autre de la petite encoche médiane. Un
autre trait de P. cultripes, si le matériel de Penang (pi. I, 7, 9) appartient effectivement à
cette espèce, est l’ornementation du carpe des chélipèdes qui consiste en dents cristiformes
surélevées, granuleuses, dont une très marquée à l’angle latéro-externe. De plus, les enco¬
ches supra-orbitaires sont obsolètes et les entailles séparant les lobes antéro-latéraux sont
peu visibles.
Le premier pléopode mâle de P. cultripes (fig. 7 A-B) est incurvé, avec un apex relati¬
vement peu effilé ; le pl2 cr (fig. 8) est typique du genre Parapanope.
Il serait néanmoins utile de revoir le type de P. cultripes, originaire de Karachi, de
repréciser exactement les différences par rapport à P. hextii et de relever sur un matériel
plus important le dimorphisme sexuel comparatif chez ces deux espèces.
Pour les différences de P. cultripes (Alcock) par rapport à P. hextii (Alcock) (c/. fig. 1
A-B ; pi. I, 1-4), que nous rétablissons comme une espèce distincte de P. euagora De Man,
voir sous P. hextii.
P. cultripes diffère de P. euagora De Man (c/. fig. 3 ; pi. II, 1-5) par la lobulation de
la face dorsale moins accentuée, la granulation des différentes aires moins marquée, les
dents antéro-latérales 2 et 3 moins laciniées, la dent épibranchiale beaucoup plus allongée
chez la femelle, et par le front formé de lobes subdroits (au lieu de concaves chez P. eua¬
gora). D’autres caractères distinguent certainement les deux espèces et devront être précisés
grâce à un matériel plus abondant.
Parapanope pagenstecheri Neumann, 1878
(Fig. 13 A-B ; pi. I, 5-6)
Menippe Pagenstecheri Neumann, 1878 : 22 : West Indien.
Matériel examiné : Holotype de Menippe Pagenstecheri Neumann, 1878, Türkay redet. Parapa¬
nope pagenstecheri, « India occid. » 1865, Salmin vend. : 1 cr 9,5 x 13 mm (SMF 9704).
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Remarques
En 1878, Neumann a publié un catalogue des Crustacés du Musée de Heidelberg, insti¬
tution dirigée à l’époque par le Pr. Pagenstecher. A cette occasion était décrite, sans
aucune illustration, une espèce nouvelle attribuée au genre Menippe, M. pagenstecheri (loc.
cit. : 22), d’après un spécimen mâle de 9,5 x 13 mm provenant des « West Indien ».
L’espèce semble être à peu près tombée dans l’oubli depuis cette date.
Nous avons reçu du Senckenberg-Museum, grâce à l’amabilité du Dr. M. Türkay, ce
spécimen mâle de 9,5 x 13 mm environ, ainsi étiqueté : « Menippe pagenstecheri Neumann,
1878, India occid. 1865, holotypus » (c/. matériel examiné). Türkay (in litt., 27 septembre
1984) nous précise : 1) qu’il a lui-même corrigé l’identification de Menippe en Parapanope,
à savoir Parapanope pagenstecheri ; 2) que Salmin, plus exactement Cari Ludwig Salmin,
était collectionneur de Papillons et achetait toutes sortes d’objets d’histoire naturelle, sur¬
tout à des voyageurs, ce qui explique la mention succincte de la localité d’origine : il avait
revendu au Musée de Heidelberg la collection en sa possession étudiée par Neumann en
1878, collection qui fut récemment rachetée par le Senckenberg-Museum de Francfort ; 3)
que « India occid. » signifie côte occidentale de l’Inde et non les Indes occidentales.
Nous rendons hommage à M. Türkay qui a reconnu en ce Crabe non le genre
Menippe mais le genre Parapanope : de ce fait, Parapanope pagenstecheri devient l’espèce
la plus ancienne de ce genre, décrit par De Man seulement en 1895. L’espèce type reste bien
évidemment P. euagora De Man, 1895. Deux espèces décrites peu après dans le genre
Hoploxanthus Alcock ont été rapportées au genre Parapanope, H. hextii Alcock, 1898, et
H. cultripes Alcock, 1898 : la première, hextii, a été identifiée à P. euagora De Man,
synonymie que nous n’adoptons pas (cf. supra) ; la validité de P. cultripes (Alcock), espèce
très rare, n’a pas été mise en doute.
L’holotype mâle de Parapanope pagenstecheri (Neumann), que nous figurons ici (pi. I,
5-6), possède les traits suivants :
Carapace moyennement élargie ; face dorsale aréolée, les principales régions étant ornées de gra¬
nules arrondis ; dents antéro-latérales triangulaires, un peu relevées, laciniées, surmontées de granules
(la première basse et au rebord irrégulier car nettement granuleux, les deux suivantes plus saillantes, la
quatrième parcourue par une petite crête granuleuse et se terminant par une pointe horizontale mais
peu développée) ; front formé de deux lobes assez avancés, bordés de nombreux granules arrondis, fai¬
blement concaves, séparés par une fente triangulaire ; bord supra-orbitaire également granuleux, garni
Fig. 4-5. — Parapanope serenei Guinot et Ng sp. nov., holotype, cr 12 x 16,5 mm, Ceylan, Colombo, Stevcic
leg., det. Parapanope sp. (NMSF 6771) : 4, pl 1 ; 5, pl 2 (x 19).
Fig. 6. — Parapanope aff. euagora De Man, c 14 x 18,5 mm, Japon, off Kagawa-ken, H. Kohno coll., det. P.
euagora (MP-B11551) : A, pl 1 en entier (x 19) ; B, id. , apex (x 90).
Fig. 7-8. — Parapanope cultripes (Alcock), cr 5 x 7,8 mm, détroit de Penang, coll. April 1935, Balss det.
(MP-B11189) : 7A, pl 1 en entier (x 41) ; 7B, id., apex (x 190) ; 8, pl 2 (x 41).
Fig. 9-10. — Parapanope siamensis Guinot sp. nov., holotype, a 14 x 21 mm, Siam, Paknam, A. S. Pearse
coll. et leg. 1930, Rathbun det. P. euagora (ex USNM 63657 pt ; MP-B11550) : 9A, pl 1 en entier (x 19) ;
9B, id. , apex (x 68) ; 10, pl 2 (x 19).
Fig. 11-12. — Parapanope singaporensis Ng et Guinot sp. nov., holotype, cr 15 x 23 mm, East coast of Singa¬
pore, P. No coll. 19-IX-1981 (NMS 1983. 9.21.1) : 11 A, pl 1 en entier (x 16 ) ; 11B, id., apex (x 100) ; 12,
pl 2 (x 16).
— 690 —
de deux fissures dont l’interne est ouverte, et avec l’angle orbitaire interne marqué par une forte
encoche ; bord infra-orbitaire également granuleux, concave et avec deux dents marquées aux deux
extrémités ; face ventrale de la carapace et plastron sternal tomenteux et parsemés de granules arron¬
dis ; chélipèdes (pi. I, 6) avec hétérochélie et hétérodontie : carpe surmonté d’amas granuleux et avec
une forte dent à l’angle interne ; propode du grand chélipède avec le bord supérieur formant une crête
découpée en quatre fortes dents granuleuses ; au-dessous, deux rangées formées d’amas granuleux, le
reste de la main paraissant lisse à l’oeil nu mais en fait recouvert de nombreux granules, partiellement
disposés en réseau ; propode du petit chélipède avec une disposition similaire et avec la partie proxi¬
male des doigts couverte de granules ; pattes ambulatoires tomenteuses, frangées de longues soies sur
les articles distaux, et avec le mérus garni de serrules sur le bord supérieur ; pl 1 a (fig. 13 A-B) avec
un apex incurvé mais peu effilé, ce qui le distingue de celui des autres espèces de Parapanope où cet
appendice est connu (c/. fig. 5-11).
Fig. 13. — Parapanope pagenstecheri (Neumann), holotype de Menippe Pagenstecheri Neumann, « India occid. »
1865, Salmin vend., M. Türkay redet., cr 9,5 x 13 mm (SMF 9704) : A, pi 1 en entier (x 27) ; B, id., apex
(x 113).
Par sa forme générale, Parapanope pagenstecheri (Neumann) se rapproche du groupe
P. hextii et P. cultripes. Comme nous ne savons pas comment est la dent épibranchiale chez
la femelle de P. pagenstecheri , puisque le seul spécimen connu est un mâle, nous ne pou¬
vons pas être assurée qu’il ne s’agit pas, par hasard, de hextii, dont la femelle porte une
longue épine épibranchiale (c/. pl. I, 1-4).
— 691 —
Nous avons sous les yeux deux individus de P. cultripes (Alcock) : le mâle (pi. I, 9)
possède une quatrième épine antéro-latérale bien plus courte que chez la femelle (pi. I, 7).
Les différences par rapport à P. pagenstecheri sont peut-être minimes mais réelles : chez P.
cultripes (ce), l’aréolation de la face dorsale est peu marquée, la granulation des diverses
aires plus faible, le front nettement plus élargi, l’ornementation des chélipèdes différente.
P. euagora De Man (pi. II, 1-5), dont on ne connaît que des individus femelles, se dis¬
tinguerait de P. pagenstecheri par la carapace plus élargie et par les dents antéro-latérales 2
et 3 laciniées (tout au moins chez la femelle) ; mais des différences plus nettes sont encore à
chercher.
Donc, en résumé, malgré la présence d’un seul exemplaire connu, Parapanope pagens¬
techeri (Neumann) est à prendre en considération lors de toute nouvelle trouvaille d’espèces
du genre Parapanope, puisque cette espèce a priorité à la fois sur P. hextii, P. cultripes et
P. euagora : l’une de celles-ci devra peut-être laisser son nom à P. pagenstecheri.
Parapanope hexacarapas Garth et Kim, 1983
(PI. NI, 1, 2)
Parapanope euagora hexacarapas Garth et Kim, 1983 : 679, fig. 4 a, b : Philippines.
Matériel examiné : Philippines, Palawan, Busuanga, Norton and Dayrit coll., May 10-30, 1962
(853-854). R. Serène 1966 det. Parapanope euagora, Guinot det. 1970 Parapanope sp. nov. : 1 $ ovi-
gère 6,6 x 8,7 mm, 1 $ postpubérale 7 x 9 mm (MP-B11191).
Remarques
En 1983 ( loc. cit.). Garth et Kim ont décrit une sous-espèce de Parapanope euagora
De Man, P. euagora hexacarapas, d’après un unique spécimen, un mâle de 7,8 x 10 mm,
démuni de son grand chélipède, originaire de l’île Panay aux Philippines (dessin de
l’holotype refiguré ici pi. Ill, 1).
Nous rattachons à la forme reconnue par Garth et Kim un échantillon, également phi¬
lippin, composé de deux exemplaires femelles en mauvais état, autrefois nommé provisoire¬
ment par R. Serène Parapanope euagora et que nous avions ensuite séparé sous le nom de
Parapanope sp. nov. pour le laisser finalement en attente.
Dans le cadre de cette révision du genre Parapanope De Man, il est plus aisé d’identi¬
fier ce matériel femelle endommagé de Palawan (pi. III, 2), bien que la comparaison doive
se faire par rapport au seul mâle, l’holotype de P. hexacarapas, sans avoir connaissance du
dimorphisme sexuel. La provenance topotypique nous aide, ainsi que l’existence de l’espèce
très proche créée ci-après, P. serenei sp. nov., qui, par bonheur, est représentée par plu¬
sieurs mâles et femelles, et aussi par des individus de petite taille, tout à fait comparables à
P. hexacarapas, ceci nous permettant d’apprécier les différences liées au sexe et à la taille.
Nous élevons la sous-espèce P. euagora hexacarapas au rang d’espèce, nous éloignant
par ailleurs de Garth et Kim (loc. cit.) qui adoptent la synonymie P. euagora De Man =
P. hextii (Alcock), alors que nous tenons ces deux dernières comme tout à fait distintes (cf.
supra, sous ces noms).
— 692 —
En fait, P. hexacarapas (pi. Ill, 1, 2) diffère de P. euagora (fig. 3 ; pi. II, 1-5) par de
nombreux traits, notamment : sa plus petite taille (à vérifier) ; sa carapace très étroite et
sans élargissement au niveau de la dernière dent antéro-latérale ; sa face dorsale tomenteuse,
aux aires peu saillantes et dénuées de granules chez le mâle (pi. Ill, 1), en revanche surmon¬
tées de rugosités chez la femelle (pi. III, 2) (à revoir) ; le bord antéro-latéral formé de dents
basses et rapprochées (au lieu des dents laciniées de P. euagora) ; les dents infra-orbitaires
externe et interne peu proéminentes ; les chélipèdes tomenteux ; le petit chélipède (?) avec
propode couvert de granules et d’un tomentum sur toute sa surface (alors qu’il est glabre et
partiellement lisse chez P. euagora Ç) ; le mérus des pattes ambulatoires inerme (serrulé chez
P. euagora).
P. hexacarapas se distingue notamment de P. hextii (Alcock) (c/. fig. 1 A-B ; pi. I, 1-4)
et de P. cultripes (Alcock) (cf. fig. 2, 7-8 ; pi. I, 7-9) par l’étroitesse de sa carapace,
l’absence de dent épibranchiale pointue chez la femelle, et par la forme des dents antéro¬
latérales.
Si l’identification de notre matériel de Palawan à P. hexacarapas est exacte, nous som¬
mes en mesure de relever certaines différences liées au sexe chez cette espèce, notamment la
carapace dénuée de granules chez le mâle, rugueuse chez la femelle. A noter que la dernière
dent antéro-latérale n’est pas plus développée chez la femelle que chez le mâle : du reste, à
ce niveau, la carapace n’est pas plus élargie. Pour la comparaison des chélipèdes, le matériel
est insuffisant.
Parapanope serenei 1 Guinot et Ng sp. nov.
(Fig. 4-5 ; pi. III, 3-8 ; pi. IV, 1-2)
Matériel examiné : Ceylon, Colombo, 18-V-1974, Stevcic leg., det. Parapanope sp. : holotype,
c 12 x 16,5 mm, 3 paratypes ct dont un jeune de 8 x 10,5 mm, 15 paratypes Ç toutes ovigères, dont
une de 10 x 13,8 mm (SMF 6771). [Un paratype ct et un paratype Ç ovigère sont déposés au Muséum
national d’Histoire naturelle, Paris, avec le n° MP-B12685.] — Madras, R. Serène coll. févr. 1965 et
det. Parapanope euagora (888), Guinot det. 1969 Parapanope serenei sp. nov. (non publié à cette
époque) : 1 ct 10,5 x 14,5 mm (NMS 1970 1.7.6), 1 ct 11,7 x 15,5 mm (MP-B11192).
Description (d’après l’holotype et les paratypes de Colombo)
Espèce pouvant atteindre une taille de 16,5 mm de large, la plus petite femelle ovigère
de notre série type mesurant un peu moins de 9 mm de large. Carapace (pi. III, 3, 4, 6, 7)
hexagonale, avec toute sa surface couverte par un tomentum court mais dense, donnant un
aspect brunâtre ; ce tomentum plus abondant chez la femelle (pi. III, 7) et sans doute aussi
chez le mâle jeune (pi. III, 6). Principales régions de la face dorsale faiblement définies,
avec de courtes rangées horizontales ou des amas de granules sur les aires gastriques, car¬
diaque et branchiales, ce qui leur donne un aspect rugueux.
Bord antéro-latéral (pi. III, 3, 4, 6, 7) formé de quatre dents triangulaires, amincies,
divisées par des fissures distinctes et surmontées de petits granules arrondis : la première
dent, basse ; les deux suivantes, saillantes, lancéolées et à bord cristiforme ; la quatrième, se
1. Espèce dédiée au regretté R. Serène, qui avait examiné le genre Parapanope De Man, notamment le maté¬
riel déposé à Singapour, et qui, par ailleurs, avait récolté cette espèce à Madras.
— 693 —
terminant par une pointe horizontale, de même taille chez le mâle et la femelle ; à noter,
sur les dents 3 et 4, une crête médiane granuleuse, typique. Bord postéro-latéral concave et
surmonté d’amas de granules. Angle exorbitaire marqué par une dent arrondie. Bord supra-
orbitaire avec deux encoches fermées ; angle orbitaire interne marqué par une dent émous¬
sée, séparée du front par une encoche très nette. Bord infra-orbitaire avec deux dents, sépa¬
rées par une profonde concavité.
Front très avancé, lamelleux, divisé par une encoche médiane, ouverte, en deux lobes à
bord concave. Régions sous-hépatique et ptérygostomienne couvertes d’un tomentum dense
et de petits granules. Flagelle antennaire logé dans l’hiatus orbitaire. Segment basal de
l’antenne fusionné avec le bord infra-orbitaire et avec le front qui vient en partie le recou¬
vrir. Crêtes endostomiennes complètement absentes.
Chélipèdes avec hétérochélie et hétérodontie prononcées chez le mâle, donc dimor¬
phisme sexuel fortement accusé. Chez la femelle (pi. III, 7, 8), chélipèdes recouverts d’un
épais tomentum brunâtre qui masque l’ornementation, consistant en amas de granules sur le
carpe et en rangées de granules sur toute l’étendue du propode ; doigts également garnis
d’un tomentum, sauf à l’extrémité distale du doigt mobile surtout. Chez le mâle de grande
taille (pi. III, 4-5), chélipèdes glabres, à part quelques soies éparses ; une pubescence très
courte au sommet des amas granuleux, du carpe notamment ; propode glabre et lisse en
grande partie, la crête du bord supérieur n’étant représentée proximalement que par une
grosse dent cristiforme, suivie de 1-2 dents très émoussées ; au-dessous, deux rangées
d’amas granuleux arrondis, très peu saillants et atténués distalement ; doigts glabres. Chez
le mâle de petite taille (pi. III, 6), disposition analogue à celle de la femelle.
Pattes ambulatoires (pi. III, 4, 6) couvertes d’un tomentum dense, court, brunâtre, plus
abondant chez la femelle, et garnies de franges de longues soies sur le bord inférieur des
articles distaux. Mérus inerme.
Abdomen formé de sept segments libres, le dernier étant triangulaire. Plastron sternal
(sauf les sternites antérieurs) et les régions sous-branchiales couverts d’un tomentum.
PI 1 cr (fig. 4) avec l’apex effilé, simplement incurvé, orné de soies espacées, régulière¬
ment disposées. PI 2 cr : fig. 5.
Remarques
En examinant au cours de l’année 1969 deux spécimens mâles récoltés en 1965 à
Madras puis déterminés Parapanope euagora par R. Serène, l’un de nous (D. G.) avait
séparé ce matériel sous le nom de Parapanope serenei sp. nov. sans en publier immédiate¬
ment la description : l’un des spécimens de P. serenei avait été renvoyé au Musée de l’Uni¬
versité de Singapour (NMS 1970.1.7.6) ; l’autre avait été déposé par R. Serène au Muséum
à Paris (MP-B11192). Parapanope serenei, qui figurait donc déjà sous ce nom dans ces
deux institutions, est publié seulement aujourd’hui 1 en collaboration avec Peter K. L. Ng,
lequel a revu l’exemplaire se trouvant à l’université de Singapour : nous avons souhaité que
le nom primitivement choisi en hommage à R. Serène soit conservé, à savoir P. serenei
Guinot et Ng sp. nov.
Grâce au rassemblement de divers Parapanope toutes ces dernières années, nous avons
1. Voir p. 679, après la liste des espèces du genre Parapanope.
— 694 —
à notre disposition ici, au Muséum à Paris, un échantillon très important que nous figurons
(pi. III, 3-8), provenant de Colombo, à Ceylan, simplement déterminé Parapanope sp.,
déposé au Senckenberg-Museum de Francfort et aimablement prêté par M. Türkay : il
comporte 19 individus en très bon état se répartissant en quatre mâles et 15 femelles, toutes
ovigères. C’est ce matériel, similaire au précédent, varié et permettant donc d’apprécier le
dimorphisme sexuel, que nous avons choisi comme série type pour la description de Parapa¬
nope serenei Guinot et Ng sp. nov., plutôt que les deux simples mâles de Madras, dont
l’un, en partie brossé, ne donne pas une idée exacte de l’espèce (c/. pi. IV, 1-2). Il ne fait
guère de doute en effet que l’échantillon de Madras et celui de Colombo appartiennent à la
même espèce.
L’espèce la plus proche de P. serenei est l’espèce des Philippines, P. hexacarapas Garth
et Kim (c/. supra, pi. III, 1-2) : du reste, au départ, nous les avions suspectées d’être identi¬
ques. Ces deux espèces ont en commun : l’étroitesse de la carapace ; le front formé de deux
lobes proéminents et concaves ; la forme générale du bord antéro-latéral de la carapace, aux
dents triangulaires, non laciniées et sans élargissement notable au niveau de la dernière
dent ; l’ornementation de la face dorsale, chez la femelle en tout cas, où sont présentes des
rugosités d’aspect analogue.
Mais P. serenei Guinot et Ng sp. nov. est encore moins étroit que P. hexacarapas, les
dents antéro-latérales y sont moins confluentes ; la dernière dent antéro-latérale forme une
petite pointe horizontale (absente chez P. hexacarapas). D’autres différences se révéleront
certainement lorsqu’un matériel plus abondant de P. hexacarapas sera connu, avec notam¬
ment les chélipèdes.
P. serenei Guinot et Ng sp. nov. diffère de toutes les autres Parapanope, et principale¬
ment de P. euagora De Man (c/. supra, fig. 3 ; pi. II, 1-5), par la forme de la carapace,
étroite et très peu élargie au niveau de la dernière dent antéro-latérale (y compris dans le
sexe femelle) ; par l’ornementation de la face dorsale ; par les dents antéro-latérales jamais
laciniées, toujours simplement triangulaires.
P. serenei Guinot et Ng sp. nov. se sépare dès le premier coup d’œil de P. singaporen-
sis Ng et Guinot sp. nov. (c/. supra., fig. 11-12 ; pi. II, 6-8) par la forme générale de la
carapace, l’ornementation de la face dorsale (mais on ne connaît pas la femelle chez P. sin-
gaporensis), les dents antéro-latérales beaucoup moins proéminentes et non laciniées. Le pl
1 <y de P. serenei (fig. 4) a un apex simplement incurvé, alors qu’il est, en plus, enroulé
chez P. singaporensis (fig. 11 A-B).
Parapanope singaporensis 1 Ng et Guinot sp. nov.
(Fig. 11-12 ; pl. II, 6-8)
Matériel examiné : East coast of Singapore, P. Ng coll. 19-IX-1981, moins de 15 m, mud and
debris : holotype, cr 15 x 23 mm (NMS 1983.9.29.1) ; paratype, a 14,5 x 23 mm (auparavant NMS
1983.9.29.2 ; actuellement MP-B11555, P. Ng leg., in litt. 20 octobre 1984).
Description (sexe mâle seulement)
Carapace (pl. II, 6-7) hexagonale, avec les principales régions marquées moins par des
sillons que par des surélévations garnies d’amas granuleux. Sillon définissant la région intes-
1. Singaporensis, e, par allusion à la découverte de l’espèce à Singapour.
— 695 —
tinale bien marqué ; de part et d’autre, sur la région branchiale et parallèles au bord
postéro-latéral, deux crêtes couvertes de petits tubercules arrondis.
Face dorsale non pubescente, glabre. Bord antéro-latéral consistant en quatre dents très
saillantes, aplaties, laciniées, lamelleuses, séparées par de profondes fissures : la première, la
plus faible ; la deuxième et la troisième, fortement proéminentes, avec un bord sinueux ; la
quatrième formée d’un petit lobe antérieur et, au-dessous, d’une pointe horizontale. Angle
orbitaire externe marqué par une petite dent émoussée. Bord postéro-latéral légèrement con¬
cave et surmonté d’une rangée de tubercules spiniformes.
Front s’avançant très largement au-delà des orbites, divisé en deux lobes lamelleux par
une fente profonde mais fermée, et présentant chacun une nette concavité médiane.
Bord supra-orbitaire avec deux encoches distinctes ; angle orbitaire interne saillant sous
forme d’une dent pointue, séparée du front par une large encoche. Bord infra-orbitaire sail¬
lant aux deux extrémités sous forme de deux dents visibles en vue dorsale de l’animal.
Régions sous-hépatique et ptérygostomienne granuleuses ; deux-trois tubercules pointus et
regroupés, se détachant au niveau de la première dent antéro-latérale. Segment basal anten-
naire large, inclus entre le front et l’angle infra-orbitaire, fermant ainsi l’hiatus orbitaire.
Crêtes endostomiennes absentes.
Chélipèdes (pi. II, 7, 8) avec fortes hétérochélie et hétérodontie. Sur le grand chéli-
pède : bord supérieur avec une rangée de dents émoussées, la plus proximale étant cristi-
forme ; au-dessous, une autre rangée de dents émoussées mais plus basses, le reste de la
main lisse. Sur le petit chélipède, en plus, une troisième rangée de dents peu saillantes et
peu nombreuses. Doigts à base très épaissie et à extrémité pointue. Doigt mobile extrême¬
ment incurvé. Carpe couvert de nodosités assez peu nombreuses.
Pattes ambulatoires (pi. II, 7) avec le mérus glabre, serrulé sur le bord supérieur ; les
trois derniers articles tomenteux et abondamment frangés de longues soies sur le bord infé¬
rieur.
Abdomen formé de sept segments distincts, le dernier triangulaire et allongé. Surface
du plastron (partie postérieure), de l’abdomen et des régions ventrales couverte d’un court
tomentum ; çà et là, des granules.
PI 1 cr (fig. 11 A-B) de type pilumnien, avec la région terminale incurvée et l’apex for¬
tement enroulé ; pl 2 a (fig. 12) sigmoïde.
Remarques
En 1981, l’un de nous (P.K.L. Ng) a récolté sur la côte occidentale de Singapour deux
beaux individus mâles d’une espèce appartenant au genre Parapanope mais ne correspon¬
dant à aucune forme existante. C’est pourquoi, dans le cadre de cette révision du genre,
Parapanope singaporensis sp. nov. 1 est décrit en collaboration sous les deux noms, Ng et
Guinot, Ng l’ayant reconnue tout d’abord comme nouvelle et ayant choisi son nom.
Il est dommage que nous n’ayons pu examiner que des exemplaires de sexe mâle de P.
singaporensis sp. nov., alors que pour P. euagora De Man, P. hextii (Alcock) et P. cultri-
pes (Alcock) les seuls spécimens connus avec certitude ou figurés sont des femelles. Chez P.
hextii (pl. I, 1,2, 4) et P. cultripes (pl. I, 7, 9), on sait que la dent épibranchiale de la cara-
1. Voir p. 679, après la liste des espèces du genre Parapanope.
— 696 —
pace est plus développée chez la femelle que chez le mâle. Chez P. euagora, il semble qu’un
tel dimorphisme sexuel n’existe pas, puisque la femelle type (pi. II, 1) et un autre individu
femelle en notre possession (pi. II, 2-3) montrent une dent épibranchiale seulement pointue.
Pour P. singaporensis, la question reste posée.
P. singaporensis Ng et Guinot sp. nov. (sexe mâle) se distingue de toutes les autres
espèces du genre Parapanope par : sa taille relativement élevée ; sa carapace complètement
glabre ; ses dents antéro-latérales extrêmement proéminentes et laciniées (beaucoup plus
encore que chez P. euagora) ; son front très avancé et formé de deux lobes concaves (ce qui
l’éloigne de P. hextii et de P. cultripes) ; le carpe des chélipèdes surmonté de nodosités peu
nombreuses (différence par rapport à P. euagora).
Chez P. singaporensis (fig. 11 A-B), l’apex incurvé du pl 1 O’ a son extrémité enroulée
de façon caractéristique, avec une longue soie terminale et un amas de trois longues soies
subapicales ; il se rapproche du pl 1 ce de P. cultripes (fig. 7 A-B), qui a cependant une
extrémité moins enroulée et de longues soies toutes dispersées.
Il faudra comparer soigneusement P. singaporensis Ng et Guinot sp. nov. avec des P.
euagora De Man, espèce sans doute la plus proche, car pour l’instant les différences sont
insuffisamment définies.
Parapanope siamensis 1 Guinot sp. nov.
(Fig. 9 A-B, 10 ; pl. IV, 6-9)
Matériel examiné : Siam, Paknam, A. S. Pearse coll. 31 May 1930, M. J. Rathbun det. Para¬
panope euagora : holotype, cr 14 x 21 mm (exchange USNM 63657 : actuellement MP-B11550) ;
paratype, 9 11,7 x 18,9 mm (USNM 63657).
Description
Carapace hexagonale. Face dorsale (pl. IV, 6, 8) glabre, légèrement ponctuée, bombée
surtout au niveau des régions branchiales, déprimée en arrière du bord antéro-latéral. Prin¬
cipales aires étirées transversalement, couvertes de petits granules arrondis, donnant un fai¬
ble relief. Ensemble du bord antéro-latéral saillant et formé de quatre dents finement granu¬
leuses, séparées par de profondes fissures : première dent basse et arrondie à l’arrière ;
deuxième et troisième dents assez proéminentes, de forme plus foliacée chez la femelle
(pi. IV, 6) que chez le mâle (pl. IV, 8) ; dernière dent formée d’une petite pointe horizon¬
tale émoussée, analogue chez le mâle et la femelle, précédée au-dessus d’un petit lobe. Bord
postéro-latéral convexe, garni de petits granules pointus.
Front lamelleux, saillant, formé de deux lobes nettement concaves, séparés par une pro¬
fonde encoche, ouverte seulement à l’extrémité. Bord supra-orbitaire avec deux fissures fer¬
mées ; angle orbitaire interne marqué par une large encoche ouverte, par-dessus laquelle se
rabat le bord externe du front. Bord infra-orbitaire concave, avec deux larges dents aux
extrémités. Face ventrale pubescente, finement granuleuse. Abdomen mâle formé de sept
segments, le dernier triangulaire et allongé (c/. pl. IV, 7).
1. Siamensis , e : par allusion à la patrie d’origine, le Siam.
— 697 —
Chélipèdes avec hétérochélie et hétérodontie. Chez le mâle (pi. IV, 6, 7) comme chez la
femelle (pi. IV, 8, 9), pinces glabres ; carpe garni de quelques surélévations granuleuses.
Chez le mâle, propode du grand chélipède lisse et inerme, à l’exception de la crête du bord
supérieur formée de trois dents (la première saillante, les deux suivantes émoussées) et d’une
rangée de petits amas granuleux ; doigts très épais à la base et complètement lisses. Propode
du petit chélipède avec une ornementation analogue, mais avec seulement une rangée sup¬
plémentaire, dans le tiers supérieur, d’amas granuleux mais très émoussés.
Pattes ambulatoires (pi. IV, 6, 8) avec le mérus à peine pubescent, au bord supérieur
lisse à l’œil nu, très faiblement serrulé à la loupe. Autres articles tomenteux et frangés de
longues soies sur le bord inférieur des articles distaux.
PI 1 c t (fig. 9 A-B) avec l’apex incurvé, très effilé et enroulé ; pl 2 cr (fig. 10) en mas¬
sue.
Remarques
Le dimorphisme sexuel quant à la forme des dents antéro-latérales est faible chez P.
siamensis Guinot sp. nov. : néanmoins, les dents trois et quatre sont plus foliacées chez la
femelle (pl. IV, 8) que chez le mâle (pl. IV, 6), où elles sont en plus accompagnées d’un
petit lobe de part et d’autre de la pointe triangulaire. La dent épibranchiale n’est pratique¬
ment pas plus allongée chez la femelle que chez le mâle, ce qui différencie P. siamensis Gui¬
not sp. nov. de P. hextii (Alcock) (c/. pl. I, 1, 2, 4) et de P. cultripes (Alcock) ( cf. pl. I,
7, 9). Le front, saillant et formé de deux lobes concaves, éloigne également P. siamensis à
la fois de P. hextii et de P. cultripes, et en revanche l’apparente davantage à P. euagora De
Man. Mais, chez P. euagora (cf pl. II, 1, 2, 3), les dents antéro-latérales sont beaucoup
plus laciniées chez la femelle et la face dorsale est surmontée d’aréoles plus fortement gra¬
nuleuses.
Une espèce en fait assez proche de P. siamensis Guinot sp. nov. est P. singaporensis
Ng et Guinot sp. nov. (cf. pl. II, 6-8) ; mais, chez cette dernière, par rapport à P. siamen¬
sis, les reliefs et les tubercules de la face dorsale sont plus forts et les dents antéro-latérales
sont encore plus proéminentes ; la partie entre le bord postéro-latéral et la région branchiale
forme un creux très accentué, alors que cette zone n’est pas déprimée, au contraire un peu
renflée, chez P. siamensis ; le bord postéro-latéral est garni de nombreux granules, spinifor-
mes chez P. singaporensis, plus arrondis et peu nombreux chez P. siamensis où ce bord est
convexe (au lieu d’être droit chez P. singaporensis), ce qui donne un aspect différent à la
carapace ; les dents infra-orbitaires interne et externe sont plus saillantes chez P. singapo¬
rensis que chez P. siamensis.
Il conviendra de comparer soigneusement à P. siamensis Guinot sp. nov., l’espèce japo¬
naise de Parapanope rapportée à P. euagora (cf. Sakai, 1976 : 434, pl. 156, fig. 3), dont
nous figurons ici un exemplaire mâle incomplet (pl. II, 9), que, dans le doute, nous laissons
pour le moment sous le nom de Parapanope aff. euagora.
— 698 —
Parapanope sp.
(PI. IV, 3-5)
Parapanope euagora Balss (nec De Man, 1895), 1935 : 134 : Chine (Fuchau).
Matériel examiné : China, Prov. Fokien, Futschau, G. Siemssen coll. 4-IV-1906, Balss (1935 :
134) det. Parapanope euagora : 1 Ç ovig. 11 x 14,5 mm (ZMH, K-1980)
Remarques
Cet exemplaire femelle de Chine, déposé au Musée de Hambourg, et que nous avons
sous les yeux (pi. IV, 3-5), a été comparé au type de Parapanope euagora De Man ( cf'.
fig. 3 ; pi. II, 1) par Balss (1935 : 134). Pourtant, il paraît se distinguer de P. euagora par :
sa carapace bombée ; ses aréoles dorsales moins bien circonscrites et moins granuleuses ; ses
dents antéro-latérales 2-3 triangulaires, émoussées, suivies chacune d’un petit lobe ; sa dent
épibranchiale en pointe mousse, sans lobe ; son front subdroit et peu avancé ; le carpe des
chélipèdes muni d’une forte dent à l’angle interne (pi. IV, 4). Néanmoins, en l’absence d’un
spécimen mâle, nous préférons ne pas décrire cette espèce comme nouvelle.
Le Parapanope euagora de Shen, 1937 (p. 293, fig. 8), du nord de la Chine, bien que
figuré (par un dessin d’un mâle), ne nous semble pas vraiment correspondre à notre Para¬
panope sp. : la carapace a des lobules saillants bien définis et granuleux, comme P. eua¬
gora ; les dents antéro-latérales 2 et 3 sont laciniées ; le front est divisé en deux lobes con¬
caves ; le carpe des chélipèdes ne possède pas — semble-t-il — une forte dent à l’angle
interne, caractéristique fort nette de notre Parapanope sp. Tout ce matériel devra être
révisé, de même que Parapanope euagora Rathbun, 1929 (p. 110), signalé également de
Chine mais ni décrit, ni illustré.
Lorsque P. pagenstecheri (Neumann) {cf. fig. 13 A-B ; pi. I, 5-6) sera mieux connu, il
faudra le comparer à Parapanope sp. de Chine. De même, il conviendra de revoir l’espèce
japonaise de Parapanope {cf. fig. 6 A-B ; pi. II, 9) qui, sans statut bien défini, est laissée
ici sous le nom de Parapanope aff. euagora De Man.
Remerciements
Ayant dû faire appel à plusieurs Musées pour réunir un matériel suffisant de Parapanope, nos
remerciements s’adressent aux nombreuses personnes dont les noms suivent : Dr M. Türkay, Fors-
chungsinstitut Senckenberg à Francfort (SMF), qui nous a envoyé l’holotype de l’espèce pratiquement
oubliée Menippe Pagenstecheri Neumann, 1878, redéterminé Parapanope pagenstecheri par ses soins :
cette espèce, malheureusement mal connue, a priorité sur toutes les autres espèces de Parapanope, qui
sont bien postérieures ; M. Türkay a également mis à notre disposition un très bel échantillon de
Parapanope sp. déposé à Francfort et qui constitue la série type de notre espèce nouvelle P. serenei
Guinot et Ng sp. nov. ; Mrs Yang Chang Man, conservateur des collections, National University of
Singapore (NMS), qui nous a envoyé l’important matériel de Parapanope déposé à Singapour, en par¬
ticulier un exemplaire d’une espèce de Madras que nous avions reconnue comme nouvelle en 1969 sous
le nom de P. serenei sp. nov., puis renvoyé dans cette institution sans en publier le nom ; nous la
remercions par ailleurs de nous permettre de conserver pour les collections du Muséum national d’His-
— 699 —
toire naturelle, à Paris, un paratype de P. singaporensis Ng et Guinot sp. nov. ; Dr Maya Deb, con¬
servateur au Zoological Survey of India, Calcutta (ZSI), qui nous a prêté deux spécimens indiens
d ' Hoploxanthus hextii Alcock, 1898 : ils ne constituent pas le type d’ALCocK mais, récoltés par Kemp
en 1916 dans une région sans doute proche de la localité topotypique, ils correspondent selon toute
probabilité à Parapanope hextii ; Dr H. Petersen, Institut und Zoologisches Museum de l’Université
de Hambourg (ZMH), qui nous a accordé un prêt très prolongé d’un spécimen femelle de Parapanope
euagora de Chine, déterminé par Balss et qui semble distinct (voir sous Parapanope sp.) ; Dr Tune
Sakat, qui nous a confié un Parapanope du Japon, déterminé P. euagora De Man mais peut-être dis¬
tinct de cette espèce ; Dr R. W. Ingle, British Museum (BM), qui nous a fourni des renseignements
sur les stations de 1’ « Investigator » et sur l’origine du matériel de Kemp, 1916 ; Dr L. Tiefenbacher,
Zoologisches Staatsammlung de Munich, qui a recherché pour nous le type de Parapanope euagora De
Man ( in litt., 27.9.1983) : les deux femelles types de Java pourraient bien avoir été perdues pendant la
dernière guerre.
Enfin, rappelons que, après examen du matériel type déposé à Calcutta, le regretté R. Serène
avait eu l’idée de redonner des descriptions de certaines espèces du genre Parapanope : il avait cru à la
validité de Parapanope hextii, comme nous le proposons plus loin ; par contre, il n’avait pas une vue
bien nette de Parapanope euagora De Man (mais il est vrai qu’il faudrait avoir un matériel abondant,
appartenant avec certitude à cette espèce) et il n’avait pas supposé que les deux Parapanope récoltés
par lui à Madras pouvaient constituer une espèce nouvelle, que nous sommes heureux de lui dédier ici,
P. serenei Guinot et Ng sp. nov.
Les photographies sont l’œuvre de Jacques Rebjœre, et les dessins de Maurice Gaillard. Nous
remercions Mme Michèle Bertoncini pour sa collaboration technique et la mise en place de l’icono¬
graphie ; Mme Josette Semblât pour son aide en ce qui concerne la documentation, la bibliographie et
la mise au point définitive du manuscrit.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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— 700 —
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Theil, 20-XII-1895 : 75-218, fig. 16-39 ; Dritter Theil, 4-VI-1896 : 339-386, fig. 40-49 ; Vierter
Theil, 10-IX-1896 : 459-514, fig. 50-59 ; Fünfter Theil, 3-III-1897 : 725-790, pl. 12-14.
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Shen, C.-J., 1937. — Second addition to the fauna of Brachyuran Crustacea of North China, with a
check list of the species recorded in this particular region. Contr. Inst. Zool. natn. Acad. Pei¬
ping, 3 (6) : 277-313, fig. 1-11.
Planche I
1. — Parapanope hextii (Alcock), type de Hoploxanthus Hextii Alcock, 1898, côte occidentale de l’Inde et îles
Nicobar. D’après Illustr. « Investig. », pl 37, fig. 1. (Sexe non précisé, mais il s’agit sans doute d’une
femelle.)
2-4. — Parapanope hextii (Alcock), Portuguese India, st. 26, Mormugao Bay, S. Kemp 1916 (ZSI) : 2, 9
9 x 16 mm, vue d’ensemble ; 3, id., pinces ; 4, 9 8,7 x 14,5 mm, gros plan.
5-6. — Parapanope pagenstecheri (Neumann), holotype de Menippe Pagenstecheri, a 9,5 x 13 mm, « India
occid. », 1865, Türkay redet. (SMF 9704) : 5, gros plan ; 6, pinces.
7-9. — Parapanope cultripes (Alcock), détroit de Penang, coll. April 1935, Balss det. Parapanope cultripes.
7-8, 9 ovigère 6 x 9,8 mm : 7, vue d’ensemble, 8, pinces ; 9, et 5 x 7,8 mm, vue d’ensemble (MP-B11189).
PLANCHE I
— 702 —
Planche II
1. — Parapanope euagora De Man, type, 9 12 x 18,2 mm, mer de Java. D’après De Man, 1895, fig. 4, 4c,
4d. Animal en entier et pince du grand chélipède, en haut à droite. En bas au milieu, petite pince de la
femelle de 10,5 x 16,2 mm, même échantillon.
2-5. — Parapanope euagora De Man, 9 ovigère 10,2 x 16 mm, near Singapore, Balss det. (MP-B11549) : 2, gros
plan ; 3, vue d’ensemble ; 4, carpe et pince des deux chélipèdes vus par dessus ; 5, pince des deux chélipèdes
vue de face.
6-8. — Parapanope singaporensis Ng et Guinot sp. nov., holotype, ct 15 x 23 mm, East coast of Singapore,
15 m (NMS 1983.9.29.1) : 6, gros plan ; 7, vue d’ensemble ; 8 chélipèdes.
9. — ? Parapanope aff. euagora De Man, c 14 x 18,5 mm, Japon, off Kagawa-ken, H. Kohno coll., 28-1-1969,
det. P. euagora (MP-B11551) : carapace.
PLANCHE II
— 704 —
Planche III
1. — Parapanope hexacarapas Garth et Kim, holotype, c r 7,8 x 10 mm, Philippines, île Panay. D’après Garth
et Kim, 1983, fig. 4a.
2. — Parapanope hexacarapas Garth et Kim, 9 7x9 mm, Philippines, Palawan, Busuanga, Norton and Dayrit
coll. 1962 (MP-B11191) : vue d’ensemble.
3-8. — Parapanope serenei Guinot et Ng sp. nov., Ceylan, Colombo, 18-V-1974, Stevcic leg. (NMSF 6771) (noter
le dimorphisme sexuel et lié à l’âge). 3-5, holotype, a 12 x 16,5 mm : 3, gros plan ; 4, vue d’ensemble ;
5, chélipèdes. 6, paratype, cr 8 x 10,5 mm : vue d’ensemble. 7-8, paratype, 9 ovigère 10 x 13,8 mm :
7, gros plan ; 8, chélipèdes.
PLANCHE III
— 706 —
Planche IV
1-2. — Parapanope serenei Guinot et Ng sp. nov., ce 11,7 x 15,5 mm. India, Madras, Serene coll. 1965
(888) et det. Parapanope euagora (MP-B11192) : 1, vue d’ensemble (carapace brossée) ; 2, pinces.
3-5. — Parapanope sp., 9 ovigère 11 X 14,5 mm, China, Prov. Fokien, Futschau, G. Siemssen, 4-IV-1906,
Balss det. (1935 : 134) Parapanope euagora (ZMH, K-1980) : 3, carapace ; 4, vue d’ensemble ; 5, pinces.
6-9. — Parapanope siamensis Guinot sp. nov., Siam, Paknam, A. S. Pearse coll. et leg. 1930, Rathbun det.
Parapanope euagora. 6-7, holotype, c 14 x 21 mm : 6, vue d’ensemble ; 7, pinces (Exchange USNM 63657 ;
actuellement MP-B11550). 8-9, paratype, 9 11,7 x 18,9 mm (USNM 63657) : 8, vue d’ensemble ; 9, pinces.
PLANCHE IV
Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 4 e sér., 7, 1985,
section A, n° 3 : 709-736.
La variation géographique et la variabilité intrapopulationnelle
chez Phyllodactylus europaeus (Reptilia, Sauria, Gekkonidae)
par Michel Delaugerre et Alain Dubois
Résumé. — La stature des Phyllodactylus europaeus a été étudiée dans six populations ou grou¬
pes de populations de diverses régions (îles d’Hyères, Corse, Sardaigne et Toscane). Les mâles et les
femelles de l’îlot Porri (ouest de la Corse) sont significativement plus grands que ceux des autres popu¬
lations. La taille des adultes s’avère être un caractère assez variable chez cette espèce. La comparaison
morphométrique de deux populations, l’une de l’îlot ligure de Tinetto et l’autre de Sardaigne, fondée
sur les données anciennes de Camerano (1904), montre une sensible variation géographique. Bien que
plus importante qu’on ne le supposait, celle-ci est néanmoins d’une ampleur assez faible chez cette
espèce à distribution morcelée. Elle est comparée à celle des Podarcis de la même région. Le maintien
de gros effectifs de populations jusque dans les petits îlots est favorable à la cohésion du génotype de
l’espèce. L’analyse morphométrique indique que la variabilité intrapopulationnelle de ce Gecko est
plus élevée dans l’îlot de Tinetto que dans la population de Sardaigne étudiée. L’apparente contradic¬
tion de ce résultat avec les modèles connus est discutée : il est suggéré que l’effet de réduction micro¬
insulaire de la variabilité ne se manifesterait chez cette espèce que dans les îlots de très petite taille en
raison de la faible biomasse de cette espèce grégaire. En annexe du travail sont présentées la composi¬
tion des échantillons utilisés, puis une brève analyse de la croissance, du dimorphisme sexuel et des
modalités de la variabilité au sein des classes d’âges et au sein des sexes chez cette espèce.
Abstract. — The adult snout-vent length was studied in 6 populations of Phyllodactylus euro¬
paeus from various regions (southern French island, Corsica, Sardinia and Tuscany). The adult size
shows intra-specific variation from one population to another, and, in particular, the males and fema¬
les of the Porri islet are significantly larger than those of the other populations. The results of a
morphometrical comparison between a population from a Ligurian islet (Tinetto) and one from Sardi¬
nia (Sassari), based on the ancient data of Camerano (1904), showed a perceptible difference between
both samples. The geographic variation of morphology in this species is thus stronger than it was
previously believed to be, but is less important than in Podarcis lizards having the same kind of insu¬
lar distribution. Phyllodactylus populations remain large even in small islets, which has a cohesive
effect on their gene pool. The amounts of intrapopulational genetic variation are greater in the islet
population of Tinetto than in the large island population of Sassari. The apparent discrepancy of this
result with the known patterns is discussed : it is suggested that a “ small island effect ”, in which
variability is markedly reduced as compared with the mainland populations, is likely to occur in this
species only on very tiny islets, because of the very small biomass of this gregarious species. In annex
to the present work, the composition of the samples studied is presented, and a brief analysis of
growth, sexual dimorphism, within age-classes and within sexes variability in this species is presented.
M. Delaugerre et A. Dubois, Laboratoire des Reptiles et Amphibiens, Muséum national d’Histoire naturelle,
25, rue Cuvier, 75005 Paris.
— 710
I 'aire de répartition de Phyllodactylus europaeus Gêné, 1839, Gecko ouest-
méditerranéen, s’étend des îles situées au large de la Tunisie, à la Sardaigne, la Corse et
leurs îlots satellites, à la plupart des îles et îlots de l’archipel toscan, au littoral toscan, aux
îles et au littoral ligure, aux îles d’Hyères et aux îles de Marseille (fig. 1).
Fio. 1. — Distribution de Phyllodactylus europaeus. 1 : lie Cani (Nord-Tunisie) ; 2 : archipel de la Galite ;
3 : Sardaigne et îlots satellites ; 4 : Corse et îlots satellites ; 5 : archipel toscan ; 6 : littoral toscan ; 7 : îles
Tino et Tinetto, la Spezia ; 8 : Gênes ; 9 : îles d’Hyères ; 10 : îles du golfe de Marseille.
Cette distribution, presque entièrement macro et micro-insulaire, est composée d’une
série d’isolats géographiques. En nous basant sur les données de Capocaccia (1956),
Müller & Schneider (1971), Vanni & Lanza (1978, 1982), Bruno (1980) et Delaugerre
(1981b, 1983 et inédit), nous avons dénombré 127 isolats peuplés par le Phyllodactyle
d’Europe. Ces isolats sont de tailles très inégales, depuis une grande île comme la Sardaigne
jusqu’à des rochers de quelques centaines de mètres carrés seulement. Les plus éloignés sont
séparés par 800 km de mer, les plus proches par quelques mètres à peine.
Cette aire est le vestige d’une répartition continentale autrefois plus étendue (Delau¬
gerre, 1981b). Nous ne connaissons ni les contours passés de cette aire, ni les raisons qui
— 711
ont provoqué la disparition de l’espèce en Provence, en Tunisie et dans la plus grande par¬
tie de l’Italie péninsulaire, tout en lui permettant de se maintenir sur des îlots rocheux tout
proches de la côte, mais il n’est pas dans notre propos de tenter ici une interprétation bio¬
géographique du peuplement de ce Gecko, qui recèle encore bien des mystères (voir Chau-
dhury, 1966 : 32).
La distribution morcelée, relictuelle et relativement vaste de cette espèce semble réunir
des conditions favorables à l’amorce de phénomènes de micro-évolution, subspéciation ou
spéciation. Dans nombre d’îlots peuplés par le Phyllodactyle, les populations du Lacertidé
Podarcis tiliguerta Gmelin, 1789, se différencient morphologiquement de celles de l’ancien
bloc corso-sarde et entre elles (voir par exemple Lanza & Brizzi, 1974).
Depuis 1839, date de sa description de Sardaigne par Gêné, les travaux consacrés au
Phyllodactyle n’ont pas permis de mettre en évidence une variabilité morphologique dans
l’ensemble de son aire de répartition, et l’espèce est considérée par tous les auteurs comme
monotypique (voir par exemple Mertens & Wermuth, 1960). Cette homogénéité morpholo¬
gique (et taxinomique) ne fut remise en cause qu’une seule fois : Lataste en 1877 décrivit
le Phyllodactylus doriae de l’îlot ligure de Tinetto sur la base d’un unique individu, jeune et
particulièrement atypique, comme devait le démontrer Camerano un an plus tard (1878) et
comme le reconnut ultérieurement Lataste (1879).
La présente étude envisagera deux questions : (1) existe-t-il chez cette espèce une varia¬
tion géographique de la morphologie ? (2) quelle est l’influence de la complexité de l’habitat
sur l’effectif, la structure et la variabilité des populations ?
Rappelons brièvement les facteurs écologiques qui conditionnent les densités de popula¬
tion de cette espèce. De très petite taille (avec une longueur moyenne museau-cloaque de
36 mm pour les mâles et de 39 mm pour les femelles, et un poids corporel de 1,5 g pour les
mâles et de 2 g pour les femelles), P. europaeus est un spécialiste des fentes rocheuses étroi¬
tes (Delaugerre, 1981a). L’expansion des populations est principalement limitée par la dis¬
ponibilité en abris adéquats. Les compositions et structures géologiques plus ou moins pro¬
pices des diverses régions de l’aire de l’espèce entraînent des écarts de densité de population
très importants. Bodinier (1981) mentionne, en Corse, des concentrations comprises entre
quatre-vingts et cent cinquante individus au mètre carré, pouvant atteindre deux cents par
mètre carré sous les croûtes d’altération des granites en boules de la Réserve naturelle des
îles Lavezzi. Dans des micro-habitats granitiques similaires de plusieurs localités de Corse,
nous avons observé des densités de moindre importance, ce qui semble indiquer que, dans
les grandes îles, l’expansion des populations est limitée par des facteurs supplémentaires :
compétition spatiale et/ou alimentaire, prédation. A Port-Cros, nous avons relevé des densi¬
tés de soixante individus au mètre carré dans les failles de micaschistes. Dans les roches cal¬
caires du littoral toscan et dans les granites érodés de la région de Padru au nord-est de la
Sardaigne, les densités sont extrêmement faibles, de l’ordre de 0,1 individu au mètre carré.
Le Phyllodactyle se distingue des autres Gekkonidés et Reptiles européens par son éton¬
nante propension au grégarisme. La structure génétique des populations est très certaine¬
ment influencée par ces considérables écarts de densités. Il est très probable que la panmixie
est effective dans les colonies très concentrées, alors qu’il y a peu de chances qu’elle le soit
au sein des tissus de populations lâches et peu denses présentant une tendance interne à la
formation de petits isolats.
Sur les îlots, les densités sont généralement importantes. L’absence de prédateur et de
— 712 —
compétiteur (le Phyllodactyle étant souvent, Scorpions mis à part, le seul insectivore), due à
la grande simplification de ces écosystèmes, permet à ces Geckos d’exploiter massivement
des habitats qui sur le continent ou dans les grandes îles leur seraient peu favorables. Par
une méthode de capture-recapture, avec marquage à la gouache, pendant quatre nuits consé¬
cutives de juillet 1983, nous avons estimé à 150-180 individus (avant les éclosions) l’effectif
de Phyllodactyles de l’îlot Porri (Delaugerre, 1983), îlot d’une surface de 2500 m 2 environ
et d’une altitude maximale de 31 m, soit deux fois plus petit que le plus petit îlot corse où a
été trouvé Podarcis tiliguerta (Lanza, 1972).
La différenciation interpopulationnelle serait-elle plus grande entre petites populations
(ayant subi éventuellement un effet de goulet démographique) qu’entre grandes populations
que l’on peut supposer représentatives du pool génique « initial » de l’espèce ? Les modali¬
tés de la variabilité génétique seront-elles différentes selon le type de populations ? la varia¬
bilité intrapopulationnelle est-elle moindre dans les grandes populations panmictiques ?
Le présent travail, s’appuyant sur la morphométrie et dont nous avons déjà donné un
résumé (Delaugerre & Dubois, 1985), est le premier volet d’une étude qui serait utilement
complétée par une analyse électrophorétique. L’analyse morphométrique doit faire la part
de la variabilité « artefact », liée aux méthodes de mesures, et de la variabilité réelle, généti¬
que ou épigénétique. Les conditions de croissance sont sans doute peu différentes dans les
diverses populations, et de façon générale la part de la variabilité due aux conditions envi¬
ronnementales doit y être assez semblable. Il est donc probable que la variabilité morpholo¬
gique réelle de l’espèce est surtout d’ordre génétique. C’est pourquoi il nous paraît justifié,
dans le cas de cette espèce et de ces conditions de milieu, de considérer que la variabilité
mesurée par les méthodes morphométriques nous donne une bonne estimation de la variabi¬
lité génétique — ce qui ne serait pas généralisable à d’autres espèces.
I. MATÉRIEL ET MÉTHODES
1. La stature des adultes
Nous avons mesuré la longueur du corps (distance de l’extrémité du museau au milieu
de l’ouverture cloacale) des adultes des deux sexes de six échantillons : Parc national de l’île
de Port-Cros, Réserve naturelle de Scandola, îlot Porri, Corse du Sud, Sardaigne du Nord-
Est et Toscane (voir Annexe I). Ce caractère n’est sans doute pas le meilleur pour l’étude de
la variation géographique, mais il a l’avantage de ne pas nécessiter le sacrifice des animaux
examinés. Les mesures réalisées sur des animaux vivants sont assez précises (pour 10 mesu¬
res du même individu le coefficient de variation de Haldane est inférieur à 2) et elle sont
comparables entre elles.
Le principal problème posé par la mesure de la stature réside dans la délimitation vers
le bas de la classe d’âge des adultes. Les juvéniles sont distinctement plus petits et différents
des adultes pour de nombreux caractères (proportions du corps — voir Annexe II —,
queue annelée, etc.). Les subadultes ou immatures présentent des caractères intermédiaires.
Ils ont été distingués par la taille (à partir de 29 mm, en accord avec les résultats des exa¬
mens histologiques de Camerano, 1904, les animaux ont été considérés adultes) et
l’absence de caractères sexuels secondaires bien développés (ergots cornés des mâles, physio-
— 713
nonne externe des organes génitaux pour les deux sexes, présence d’œufs chez les femelles
au printemps et en été, degré de développement des glandes collaires chez les femelles). La
délimitation imprécise de cette classe d’âge risquerait d’introduire une variabilité « artefact »
dans notre analyse. La comparaison des tableaux II et IV montre que ce n’est pas le cas, les
coefficients de variation des mesures de la stature prises sur des animaux vivants étant du
même ordre de grandeur que ceux de l’ensemble des mesures prises par Camerano (1904)
sur des animaux fixés.
2. Les mesures de CAMERANO (1904)
Le naturaliste italien Lorenzo Camerano publia en 1904 une étude morphométrique
portant sur trente-six caractères et comparant deux échantillons de populations de Phyllo-
dactyle, l’un de 39 individus de Pilot Tinetto, à l’entrée du golfe de la Spezia (mâles,
17 adultes et 6 jeunes ; femelles, 10 adultes et 6 jeunes), l’autre de vingt-cinq adultes prove¬
nant des environs de Sassari au nord-ouest de la Sardaigne (14 mâles et 11 femelles). Ces
deux échantillons sont de tailles comparables, sauf pour les jeunes ; les données sont utilisa¬
bles et évitent de nouvelles récoltes massives.
Dans ce travail, Camerano se comportait en précurseur. Il avait eu l’idée de comparer
deux échantillons numériquement importants, de faire appel à la morphométrie et d’utiliser
ou de forger lui-même un certain nombre d’outils statistiques pour cette analyse : mesures
rapportées à la longueur totale (« trois cent soixantièmes somatiques »), « classes extrê¬
mes », médiane, « coefficient de variabilité relative », etc. L’absence à son époque de tech¬
niques statistiques élaborées explique seule qu’il n’ait pu exploiter à fond ses données, qui
présentent pourtant encore de nos jours un grand intérêt. Notons en passant qu’une utilisa¬
tion à posteriori des mesures de cet auteur n’est possible que parce que l’ensemble des don¬
nées détaillées figuraient dans la publication originale (fig. 2) : on peut regretter à cet égard
que de nombreuses revues biologiques se contentent de nos jours de publier les résultats
finaux des analyses (résultats des tests statistiques notamment) à l’exclusion des données
brutes.
Nous avons corrigé quatre « coquilles » manifestes dans la liste des valeurs : Tinetto :
mâle n° 6, caractère n° 3 : lire 50 au lieu de 30 ; mâle n° 18, caractère n° 25 : lire 25 au
lieu de 45 ; mâle n° 20, caractère n° 15 : lire 30 au lieu de 90 ; femelle n° 31, caractère n°
3 : lire 47 au lieu de 67.
Parmi les trente-six caractères étudiés par Camerano (tabl. I), nous avons éliminé le
caractère n° 21 (longueur du tronc), qui fait double emploi avec la longueur de la tête
(n° 1).
Comme les autres Geckos, le Phyllodactyle pratique l’autotomie caudale et sa queue
régénère de manières extrêmement diverses. Il est très difficile chez cette espèce de distin¬
guer avec certitude la queue originelle de celle qui est régénérée, et nous avons donc préféré
éliminer également les deux caractères qui portent sur la queue, (longueur et largeur maxi¬
male, n os 31 et 34).
Certains caractères manifestent des variabilités particulièrement élevées : il s’est avéré
qu’il s’agissait des plus petites mesures. Si, pour chaque caractère, on calcule les moyennes
m et V H des six moyennes et des six coefficients de variation observés (voir tabl. IV), on
constate une bonne corrélation entre ces deux paramètres : lorsque la taille des caractères
— 714 —
mesurés diminue, la variabilité de l’échantillon augmente. Cette tendance est nettement visi¬
ble sur la figure 3, qui donne V H en fonction de log m ; le coefficient de corrélation r de
Bravais-Pearson entre V H et log m est de -0,90 (hautement significatif). Il est probable que
cette augmentation de la variabilité pour les petites mesures est un « artefact » peut-être
imputable au manque de finesse des instruments de mesures utilisés alors. Nous avons donc
choisi d’éliminer les cinq caractères les plus variables (coefficient de variation moyen V H
égal ou supérieur à 12 : n os 4 et 6, largeur et hauteur de la tête ; n° 9, diamètre du trou
auditif ; n os 20 et 30, diamètre maximal des dilatations des doigts et des orteils) au risque
calculé de sous-estimer une variabilité réelle s’exprimant à travers certains de ces caractères.
Tableau I. — Mensurations de Phyllodactylus europaeus publiées par Camerano (1904) : liste
des caractères étudiés.
Les caractères précédés d’un astérisque ont été éliminés lors de la présente analyse (voir texte).
1. Longueur totale de la tête.
2. Largeur maximale de la tête.
3. Largeur de la tête au bord antérieur des yeux.
4. * Largeur de la tête au niveau des narines.
5. Hauteur de la tête à l’angle postérieur des yeux.
6. * Hauteur de la tête au niveau des narines.
7. Distance des narines à l’angle antérieur de l’œil.
8. Diamètre maximal de l’œil.
9. * Diamètre maximal du trou auditif.
10. Distance de l’angle postérieur de l’œil au trou auditif.
11. Distance de l’extrémité du museau à l’angle postérieur de l’ouverture buccale.
12. Longueur du bras.
13. Longueur de l’avant-bras.
14. Longueur de la main.
15. Longueur du premier doigt.
16. Longueur du deuxième doigt.
17. Longueur du troisième doigt.
18. Longueur du quatrième doigt.
19. Longueur du cinquième doigt.
20. * Diamètre maximal des dilatations des doigts.
21. * Longueur du tronc.
22. Longueur de la cuisse.
23. Longueur de la jambe.
24. Longueur du pied.
25. Longueur du premier orteil.
26. Longueur du deuxième orteil.
27. Longueur du troisième orteil.
28. Longueur du quatrième orteil.
29. Longueur du cinquième orteil.
30. * Diamètre maximal des dilatations des orteils.
31. * Longueur de la queue.
32. Largeur de la queue au rétrécissement.
33. Largeur de la queue avant le rétrécissement.
34. * Largeur maximale de la queue.
35. Distance de l’ouverture cloacale au rétrécissement de la queue.
36. Longueur de base (du museau à la moitié de l’ouverture cloacale).
715
Miaure dei varii iadi vidai espresso in aGOesimi somatici.
ISOLA TINETTO
Luiitfhczza bas»*
1
3
l.b. 38
2
3
l.b. 38
3
3
l.b. 38
4
3
l.b. 37
o
l.b. 36
6
3
l.b. 36
7
3
l.b. 36
8
3
l.b. 36
9
3
l.b. 37
10
3
l.b. 35
il
3
l.b, 35
12
3
l.b. 35
13
3
l.b. 34
14
3
l.b. 34
15
3
l.b. 34
1
Lungh. totale del capo . .
102
104
10-J
97
100
100
90
105
107
108
103
103
Un»
106
106
0
Largli. mass. id.
06
66
60
08
70
70
70
70
74
67
67
62
69
64
64
3
Largh. al niarg. aut. occlii
•»2
17
47
49
00
30
53
50
tu
46
54
54
53
56
53
4
Id. aile narici.
21
17
19
19
30
20
20
20
19
15
15
15
16
16
16
5
Altezza all’aug. post, occhi
as
33
38
39
40
35
35
35
39
36
36
36
32
32
32
6
Id. aile narici.
12
9
12
10
13
13
13
10
15
10
10
10
11
11
11
7
Dist. dalle narici all’ang.
ant. dell’occhio.
38
28
31
34
35
35
33
30
34
31
31
36
32
32
32
8
Diametro mass, dell’occhio
21
24
21
24
23
28
20
20
24
21
21
26
21
21
21
9
Id. apertura uditiva
7
5
7
5
10
10
10
5
5
10
10
10
5
5
8
10
Dall’angolo post, occhio al
l'apertura uditiva ....
36
33
33
34
33
30
35
40
34
31
31
36
:W
32
32
11
Dall’apice del muso all'ang.
post. deU’apert. boccale
64
02
57
58
60
65
GO
63
66
57
67
72
69
69
69
12
Lungh. del braccio ....
59
52
57
58
58
60
63
65
63
62
57
60
58
58
58
13
Id. » avambraccio .
47
43
47
44
50
45
50
50
44
57
54
51
58
50
56
14
Id. » mano.
50
47
47
49
55
55
50
50
49
51
44
44
42
42
45
15
Id. » 1° dito ....
26
24
24
19
28
20
25
25
24
21
21
21
21
21
21
16
Id. » 2° »... .
31
33
32
32
38
35
30
30
34
26
26
26
27
27
27
17
Id. » 3 Ü » . . . .
38
38
38
32
40
35
35
35
39
31
31
32
32
32
18
Id. * 4" * . . . .
40
43
43
39
48
40
45
40
44
31
31
31
32
32
32
19
Id. » 5" » ....
31
28
28
29
30
30
30
30
29
26
26
26
27
27
27
20
Diametro delle dilatazioni
delle dita.
14
14
14
12
13
15
13
13
15
10
10
10
11
a
11
21
Lungh. del trouco senza il
capo .
258
256
25fi
263
260
260
270
255
253
252
257
257
254
254
254
22
Lungh. della coscia ....
66
71
76
78
80
80
75
75
78
77
77
72
69
74
79
23
Id. . gamba . . .
52
52
43
51
48
50
50
53
49
46
51
57
48
45
45
24
Id. del piede.
59
57
62
63
60
70
65
65
63
51
51
51
53
53
53
25
Id. * 1° dito ....
28
28
28
24
30
30
30
30
29
26
26
26
27
27
24
26
Id. . 2" . . . . .
38
38
38
39
40
40
43
40
39
31
31
31
32
32
32
27
Id. » 3° »... .
43
47
47
54
43
40
50
45
49
41
41
41
42
42
42
28
Id. » 4° »... .
50
47
47
60
50
50
53
58
49
46
51
51
48
48
48
29
Id. . 5» • . . . .
38
43
43
54
43
40
40
50
44
31
41
41
32
32
32
30
Diametro delle dilatazioni
delle dita.
17
14
14
18
18
15
15
15
15
13
15
10
14
14
11
31
Lungb. della coda.
241
237
-
-
220
215
-
240
-
-
319
257
286
318
275
32
Largh. d. coda al reatring.
28
28
28
36
30
30
30
30
29
26
26
26
27
27
27
33
Id. prima del reatring.
38
38
45
48
35
35
40
40
39
36
36
36
37
37
37
34
Largh. massi ma della coda
38
43
-
40
40
-
50
—
—
41
36
37
37
37
35
Di9tanzadaH’apert. cloacale
al restring, della coda .
33
28
28
36
30
30
30
30
29
31
26
31
32
32
32
Fig. 2 — Fac-similé des pages 14 et 15 de l’article de Camerano (1904).
716 —
V H 24 ■
22 -
20 ■
18 -
16 ■
14 ■
12 ■
10 -
O
O
2
O
0
0,5
2,5
log m
Fig. 3 — Mensurations de Phyllodactylus europaeus publiées par Camerano (1904) : coefficient de variation
moyen V H en fonction du logarithme de la moyenne des moyennes log m pour~33 caractères et 6 séries de
mesures (voir texte).
Signalons que les mesures prises sur quatre des six femelles jeunes de Tinetto (n os 24,
25, 26 et 27) ont souvent tendance à être très rapprochées ou identiques ; il ne semble pas
qu’il s’agisse à nouveau d’un artefact lié aux méthodes de mesure, car les valeurs des jeunes
mâles varient normalement. Le mâle n° 16 de Tinetto semble être un individu passablement
atypique, ses valeurs se situant très souvent à l’extrémité des séries ; en fait, bien que
mature sexuellement, cet individu présente de nombreux caractères intermédiaires entre ceux
des jeunes et ceux des adultes : nous ne l’avons pas éliminé considérant au contraire sa pré¬
sence comme un gage de la fiabilité des données.
3. Les méthodes statistiques
Pour chaque série de mesures, nous donnons les valeurs extrêmes, la moyenne, l’écart-
type et le coefficient de variation, ce dernier sous la forme corrigée préconisée par Haldane
(1955) et par Sokal & Braumann (1980) :
V„ = V P x (1 + ~),
où : n = nombre d’individus ; V P = coefficient de variation de Pearson ; V H = coefficient
de variation corrigé selon Haldane.
Les tests statistiques utilisés sont les suivants :
— 717 —
— pour la comparaison de deux échantillons, le test t de Student (uniquement pour
les mesures brutes de la longueur du corps) et le test U de Mann-Whitney (Siegel, 1956)
pour les rapports de mesures ;
— pour la comparaison de n échantillons, l’analyse de variance de Kruskal-Wallis
(Siegel, 1956) ;
— pour tester le sens des différences entre les coefficients de variation de deux échantil¬
lons (pour plusieurs caractères), le sign test (Siegel, 1956).
Pour tous les tests, nous avons retenu les seuils de signification classiques : P < 0,01,
différence hautement significative ; 0,01 < P <0,05, différence significative ; P > 0,05,
différence non significative.
Nous avons également utilisé dans ce travail le coefficient de corrélation r de Bravais-
Pearson et le tableau des seuils de signification de ce coefficient donné par Lamotte
(1967 : 134), ainsi que le coefficient de différence (C. D.) de Mayr-Linsley-Usinger (voir
Géry, 1962).
Ces méthodes statistiques ont été appliquées d’une part à l’étude de la variation géogra¬
phique et de la variabilité intrapopulationnelle du Phyllodactyle, ce qui constitue la matière
principale de ce travail, et d’autre part à l’étude de la croissance, du dimorphisme sexuel et
des modalités de la variabilité au sein des classes d’âge et au sein des sexes chez cette
espèce : ces derniers résultats, qui confirment la validité des méthodes employées ici, sont
présentées en Annexe II.
II. RÉSULTATS ET DISCUSSION
1. Étude de la variation géographique
a. — Variation géographique de la stature des adultes
Les adultes des deux sexes de l’îlot Porri sont distinctement plus grands que ceux des
cinq autres populations (tabl. II et III ; fig. 4) : la comparaison indique neuf fois une diffé¬
rence hautement significative et une fois une différence significative (petit échantillon). Les
comparaison des cinq autres populations entre elles indiquent une certaine variation inter-
populationnelle pour ce caractère, six comparaisons sur vingt indiquant une différence signi¬
ficative pour au moins un sexe. Les adultes des deux sexes du sud de la Corse sont signifi¬
cativement plus grands que ceux du nord-est de la Sardaigne.
Les résultats de l’analyse de variance de Kruskal-Wallis confirment l’hétérogénéité
interpopulationnelle de la taille des adultes, l’ensemble formé par les valeurs ordonnées des
six populations réunies étant significativement hétérogène (P < 0,001 pour les deux sexes).
Le gigantisme de la population de Porri n’est pas le seul responsable de cette hétérogénéité
car le même test répété sur les cinq autres populations en excluant Porri reste significatif
(P < 0,05 pour les mâles et V < 0,01 pour les femelles).
En ce qui concerne les mesures de Camerano (1904), nous n’avons pas noté de diffé¬
rence significative (à l’aide du test U) dans la taille du corps des adultes ou dans les propor¬
tions de la tête et du tronc des populations de Tinetto et de Sassari.
— 718 —
Porri 16
sud Corse 28
Port-Cros 42
Scandola 15
nord est Sardaigne 12
Toscane 4
30
n
Porri 11
sud Corse 21
Port-Cros 55
Scandola 13
nord est Sardaigne 12
Toscane 7
30
Fio. 4 — Longueur du corps (en millimètres) dans six échantillons de Phyllodactylus europaeus adultes (mesures
effectuées sur le terrain sur les animaux en vie) (à partir des données du tableau II). La figure indique les
extrêmes, la moyenne et l’écart-type (de chaque côté de la moyenne).
Tableau II. — Longueur du corps (en millimètres) dans six échantillons de Phyllodactylus euro¬
paeus adultes (mesures effectuées sur le terrain sur les animaux en vie).
n = nombre d’individus ; v. e. = valeurs extrêmes observées ; m ± a = moyenne ± écart-type ;
V H = coefficient de variation de Haldane.
1.
2.
3.
4.
5.
6.
Porri
Sud-Corse
Port-Cros
(avril 1978)
Scandola
Nord-Est-
Sardaigne
Toscane
n
11
21
55
13
12
7
v. e.
34,9 - 42,6
34,6 - 40,5
31,0 - 41,0
34,1 - 38,8
33,6 - 38,4
32,2 - 37,9
Mâles
m + e
39,7 + 1,96
37,7 + 1,64
36,5 + 2,91
36,2 + 1,79
36,1 + 1,48
35,7 + 2,33
V H
5,04
4,40
8,00
5,03
4,19
6,76
n
16
28
42
15
12
4
Femelles
v. e.
36,6 - 48,8
34,6 - 43,8
33,0 - 45,0
34,3 - 42,7
34,8 - 41,5
34,2 - 42,6
m + c
43,7 + 3,10
39,6 + 2,00
40,5 + 2,82
38,9 + 2,19
37,7 + 1,84
39,6 + 3,70
V H
7,20
5,09
7,00
5,72
4,98
9,92
— 719 —
Tableau III. — Longueur du corps dans six échantillons de Phyllodactylus europaeus adultes :
comparaison des six échantillons deux à deux à l’aide du test t de Student (à partir des données du
tableau II). Les résultats présentés au-dessus de la diagonale concernent les mâles, ceux qui figurent
au-dessous de celle-ci les femelles.
NS = différence non significative ; * = différence significative ; ** = différence hautement signi¬
ficative.
1
2
3
4
5
6
1
_
«*
**
**
**
**
2
**
—
NS
*
**
*
3
**
NS
—
NS
NS
NS
4
**
NS
*
—
NS
NS
5
**
**
**
NS
—
NS
6
*
NS
NS
NS
NS
—
b — Différences morphologiques entre les adultes de Tinetto et de Sassari
Vingt-quatre caractères sur 56 manifestent des différences significatives entre ces deux
populations (tabl. IV et V) : 9 sur 28 chez les mâles et 15 sur 28 chez les femelles. Cinq de
ces caractères sont communs aux deux sexes, et varient dans le même sens chez les deux
sexes (fig. 5). Les quatorze autres caractères montrant une variation géographique dans cette
analyse, qui ne diffèrent significativement entre les deux populations que pour un seul sexe,
varient également dans le même sens sauf pour un seul d’entre eux (n° 16). Au total 19
caractères sur 29 manifestent une différence significative entre les deux populations pour un
sexe au moins. Les deux populations apparaissent donc sensiblement divergentes au point de
vue morphologique.
Les cinq caractères qui manifestent une différence significative entre les deux popula¬
tions pour les deux sexes, ainsi que ceux qui manifestent une différence hautement significa¬
tive (P < 0,01) dans un sexe au moins, semblent être indiqués pour une étude ultérieure de
la variabilité géographique de P. europaeus dans l’ensemble de son aire. Il s’agit de :
— largeur de la tête au bord antérieur des yeux (n° 3) ;
— distance bouche-museau (n° 11) ;
— longueur du quatrième doigt (n° 18) ;
— longueur des premier, troisième, quatrième et cinquième orteils (n os 25, 27, 28 et
29) ;
— largeur de la queue avant le rétrécissement (n° 33).
c — Discussion
Sans avoir l’ampleur de celle qui existe chez les Podarcis de la même région, la varia¬
tion géographique de la morphologie de Phyllodactylus europaeus est néanmoins sensible
dans les populations étudiées. Ce phénomène était jusqu’à présent passé inaperçu, principa¬
lement à cause de la discrétion de l’espèce, de la difficulté à en observer de grandes séries et
du caractère peu spectaculaire des variations. Plusieurs auteurs s’étaient d’ailleurs étonnés
— 720 —
T
T
S
m
T f
S
T
S f
T
S f
30
50
T
3
±
n
18
25
28
Fig. 5 — Mensurations de Phyllodactylus europaeus publiées par Camerano (1904) : les cinq caractères pour les¬
quels une différence significative existe dans les deux sexes entre les animaux de Tinetto et ceux de Sassari. La
figure indique les extrêmes, la moyenne et l’écart-type (de chaque côté de la moyenne), m = mâles ;
f = femelles ; T = Tinetto ; S = Sassari. Les nombres à droite de la figure renvoient au code des caractères
du tableau I.
d’une telle homogénéité morphologique chez une espèce à distribution relictuelle et morcelée
(Müller & Schneider, 1971 ; Klemmer, 1972 : Bruno, 1980 ; Bodinier, 1981 ; Delau-
gerre, 1981a ; Rieppel & Schneider, 1981). Camerano (1904), en dépit de l’approche
avant-gardiste de son analyse, ne disposait pas des outils statistiques modernes qui nous ont
permis, quatre-vingts ans plus tard, de mettre en évidence une différence morphologique
sensible entre les deux populations étudiées par cet auteur.
11 est probable que l’isolement génétique est à l’origine de ces variations. Notons toute¬
fois que la population du sud de la Corse diffère significativement, pour la stature et pour
un seul sexe, de celle de la Réserve de Scandola (nord-ouest de la Corse), bien qu’aucune
barrière géographique ne sépare ces deux populations.
Le gigantisme de la population de l’îlot Porri est le premier cas de variation véritable¬
ment marquant observé chez ce Gecko. Ce phénomène peut avoir une origine exclusivement
environnementale (conditions de croissance ou d’alimentation particulières, forte longévité
des adultes), ou/et une origine génétique.
Les résultats d’un travail pluridisciplinaire en cours (Histoire naturelle de l’îlot Porri ,
en préparation) indiquent que la composition spécifique et l’abondance relative de la faune
d’Arthropodes de cet îlot ne présentent pas de caractéristiques originales susceptibles
— 721 —
Tableau IV. — Mensurations de Phyllodactylus europaeus publiées par Camerano (1904) : 45
individus de Tinetto et 25 individus de Sassari. Pour les caractères n os 1 et 35, les mensurations sont
exprimées en trois cent soixantièmes de la longueur de base (n° 36) ; ce dernier caractère est donné en
millimètres. La première colonne du tableau donne les numéros des caractères (voir tableau I). Dans
chacune des autres colonnes, pour chaque caractère sont donnés successivement les valeurs extrêmes
observées, la moyenne ± l’écart-type, et enfin le coefficient de variation de Haldane.
N°
Tinetto
Tinetto
Tinetto
Tinetto
Sassari
Sassari
mâles
mâles
femelles
femelles
mâles
femelles
adultes
jeunes
adultes
jeunes
adultes
adultes
n = 17
n = 6
n = 16
n = 6
n = 14
n = 11
90 - 110
111 - 125
86 - 108
112 - 129
99 - 114
95 - 111
1
103,4 + 4,70
117,0 + 5,51
99,4 + 5,69
119,5 + 6,50
105,3 + 4,25
102,3 + 5,02
4,61
4,90
5,81
5,66
0,77
1,07
62 - 81
69 - 84
63 - 81
74 - 84
66 - 75
63 - 72
2
68,1 + 4,47
76,8 + 5,11
68,1 + 5,12
76,3 + 4,08
69,7 + 2,86
68,0 + 2,68
6,66
6,93
7,63
5,57
4,18
4,03
46 - 60
48 - 60
43 - 55
50 - 57
53 - 64
50 - 62
3
52,2 + 3,98
52,3 + 4,67
49,1 + 2,84
54,8 + 3,37
56,4 + 3,20
57,5 + 4,00
7,75
9,30
5,89
6,40
5,78
7,12
16 - 30
19 - 24
14 - 24
16 - 25
18 - 23
19 - 23
4
19,0 + 4,22
21,7 + 1,96
18,0 + 2,98
18,8 + 3,65
20,0 + 1,66
20,1 + 1,30
22,57
9,45
16,86
20,22
8,46
6,61
32 - 46
37 - 45
32 - 41
40 - 49
29 - 42
28 - 41
5
36,1 + 3,68
41,6 + 2,80
36,6 + 2,96
43,8 + 4,11
35,0 + 3,63
32,8 + 4,02
10,36
7,00
8,20
9,78
10,57
12,53
9 - 17
12 - 16
9 - 14
9-16
17 - 22
17 - 21
6
11,6 + 2,05
14,0 + 1,67
11,7 + 1,62
12,2 + 2,22
19,3 + 1,54
19,5 + 1,50
10,36
12,45
14,09
19,09
8,13
7,89
722
28 - 38
30 - 42
28 - 36
31 - 34
30 - 37
32 - 36
7
32,9 + 2,47
37,2 + 4,62
31,4 + 2,52
32,8 + 0,98
33,8 + 2,15
33,5 + 1,75
7,62
12,95
8,17
3,11
6,49
5,31
20 - 29
23 - 28
18 - 26
25 - 26
19 - 25
19 - 26
8
22,7 + 2,75
25,7 + 3,20
22,2 + 2,34
25,2 + 0,40
22,8 + 1,80
22,5 + 1,96
12,31
13,00
10,73
8,06
8,06
8,92
5 - 12
4 - 8
5-10
4 - 9
4 - 6
4-7
9
7,6 + 2,52
5,5 + 1,37
7,4 + 1,50
5,7+1,75
5,0 + 0,39
5,0 + 0,77
33,81
26,30
20,67
32,19
7,98
15,84
30 - 44
35 - 45
31 - 37
31 - 41
29 - 37
28 - 35
10
34,0 + 3,51
37,6 + 4,36
33,1 + 1,99
36,2 + 3,37
32,5+1,95
30,5 + 2,38
10,'49
12,07
6,12
9,71
6,10
7,99
57 - 72
64 - 70
55 - 68
62 - 74
54 - 64
50 - 62
11
64,2 + 4,73
67,6 + 2,06
62,1 + 3,66
66,8 + 4,35
59,3 + 3,49
56,9 + 3,61
7,48
3,17
5,98
6,78
6,00
6,50
52 - 65
55 - 64
53 - 63
56 - 70
50 - 64
50 - 63
12
59,5 + 3,12
60,0 + 3,03
57,6 + 2,65
63,0 + 5,40
59,1 + 4,53
57,0 + 5,09
5,31
5,26
4,68
8,93
7,80
9,14
43 - 63
55 - 62
36 - 47
41 - 49
39 - 44
38 - 44
13
49,7 + 4,70
45,0 + 3,28
42,7 + 3,30
43,7 + 3,50
41,6+1,34
41,1+1,92
9,59
7,60
7,85
8,35
3,28
4,78
42 - 55
40 - 49
36 - 47
41 - 47
41 - 48
40 - 49
14
47,7 + 4,11
49,3 + 6,34
46,6 + 4,86
47,2 + 3,25
44,3 + 2,16
42,5 + 2,54
8,76
13,39
10,60
7,17
4,97
6,11
19 - 26
25 - 30
19 - 28
25 - 33
21 - 27
28 - 36
15
22,8 + 2,51
27,8 + 2,04
22,8 + 2,04
26,5 + 3,20
23,8 + 2,35
26,0 + 2,64
11,20
7,63
9,14
12,61
10,09
10,40
26 - 38
25 - 35
24 - 34
25 - 34
24 - 36
28 - 36
16
30,5 + 4,07
30,5 + 3,27
29,1 + 2,81
31 ,8 + 3,37
29,9 + 2,99
31,6 + 2,80
13,56
11, 17
9,84
11,03
10,20
9,06
— 723
17
18
19
20
21
22
23
24
25
31 - 41
35 - 40
28 - 41
37 - 39
30 - 39
33
34,8 + 3,50
37,8 + 1,72
33,7 + 3,94
37,3 + 0,81
34,4 + 2,97
36,7
10,21
4,74
11,89
2,27
8,82
5
39 - 48
36 - 45
29 - 44
37 - 43
41 - 49
40
38,2 + 6,13
40,8 + 3,12
38,6 + 3,89
40,3 + 2,73
44,4 + 2,82
44,4
16,31
7,97
10,24
7,05
6,29
5
26 - 35
30 - 35
21 - 33
31 - 34
24 - 38
29
28,6 + 2,31
30,8 + 2,92
28,1 + 3,79
32,8 + 0,98
30,8 + 4,87
31,6
8,23
9,88
13,69
3,11
16,10
9
10 - 15
12 - 17
10 - 15
12 - 17
10 - 14
9
12,3 + 1,72
15,2 + 1,72
12,5 + 1,63
15,5 + 1,76
11,8 + 1,05
11,1
14,23
11,82
13,26
11,83
9,08
18
250 - 270
235 - 249
252 - 274
231 - 248
246 - 261
259
256,6 + 4,70
243,0 + 5,51
260,6 + 5,69
240,5 + 6,50
254,2 + 4,37
257,7
1,85
2,36
2,21
2,81
1,75
1
66 - 90
64 - 84
63 - 84
70 - 84
63 - 79
63
75,9 + 5,28
73,5 + 6,59
72,2 + 5,50
75,0 + 4,69
71,0 + 4,94
71,3
7,06
9,34
7,74
6,51
7,09
8
43 - 58
43 - 58
41 - 55
47 - 57
49 - 56
42
49,9 + 4,00
47,3 + 3,38
48,5 + 3,88
50,3 + 3,50
52,1 + 2,56
51,2
8,13
8,13
8,12
7,24
5,01
• 7
57 - 70
55 - 70
54 - 66
62 - 65
54 - 64
49
58,8 + 6,59
64,5 + 5,50
61,4 + 3,00
64,3 + 1,21
57,7 + 3,04
54,6
11,38
8,88
4,97
1,96
5,37
9
24 - 30
24 - 31
24 - 30
25 - 31
30 - 36
29
27,6 + 1,97
27,2 + 3,54
27,4 + 2,27
25,2 + 2,40
33,0 + 2,11
34,7
7,24
13,59
8,43
9,93
6,51
11
31 - 46
37 - 55
31 - 41
37 - 51
32 - 40
33
36,6 + 4,74
43,2 + 7,02
35,9 + 2,74
47,3 + 5,12
36,4 + 2,82
38,5
13,16
16,95
7,75
11,27
7,88
9
- 39
+ 1,90
,29
- 47
+ 2,41
,57
- 39
+ 2,80
,06
- 13
+ 2,02
,65
- 265
+ 5,02
,99
- 82
+ 5,60
,04
- 57
+ 3,86
,72
- 63
+ 5,10
,55
- 39
+ 4,02
,86
- 44
+ 3,47
,21
26
— 724 —
40 - 54
41 - 50
32 - 50
47 - 51
41 - 60
41 - 57
27
44,9 + 4,52
47,8 + 3,43
42,3 + 5,89
49,2 + 1,32
47,9 + 6,09
50,3 + 3,92
10,23
7,47
14,15
2,81
12,94
9,21
46 - 60
53 - 60
43 - 55
56 - 60
49 - 58
49 - 60
28
50,2 + 3,76
56,0 + 2,97
48,4 + 3,89
57,3 + 1,36
53,7 + 2,43
53,3 + 3,58
7,60
5,52
8,39
2,48
4,60
6,87
32 - 54
37 - 48
33 - 44
37 - 51
39 - 44
40 - 47
29
40,1+6,69
42,6 + 4,13
37,4 + 2,84
47,3 + 5,12
40,6 + 2,27
42,7 + 2,45
16,94
10,08
7,94
11,27
5,69
5,87
10 - 18
12 - 17
14 - 18
12 - 17
11 - 15
10 - 15
30
14,5 + 2,06
15,2 + 1,72
14,8 + 1,51
15,5 + 1,76
13,5 + 1,34
13,4 + 2,20
14,43
11,48
10,39
11,83
10,13
16,86
23 - 36
25 - 32
23 - 31
25 - 29
23 - 29
21 - 29
32
28,1 + 2,75
27,3 + 3,32
26,3 + 2,67
25,8 + 1 ,60
26,3 + 1,81
25,9 + 2,30
9,95
12,67
10,33
6,46
7,03
9,08
35 - 48
30 - 38
23 - 38
25 - 31
32 - 42
28 - 33
33
38,8 + 3,90
32,8 + 3,06
30,8 + 3,54
32,8 + 0,98
37,7 + 3,12
30,2 + 1,60
10,21
9,70
11,72
3,11
8,43
5,42
28 - 36
21 - 32
17 - 27
19 - 25
27 - 35
19 - 26
35
30,1+2,89
26,3 + 4,32
19,9 + 2,95
20,8 + 2,13
31,1 + 2,58
23,4 + 2,33
9,74
17,09
15,05
10,68
8,47
10,22
31 - 38
22,5 - 29
30 - 40
21 - 29
30 - 40
36 - 43
36
35,5 + 1,84
24,8 + 2,40
36,2 + 3,37
23,0 + 2,96
34,9 + 2,64
37,2 + 2,35
5,25
10,11
9,46
13,43
7,70
6,48
d’expliquer par l’alimentation l’augmentation de la taille des Geckos. De même, les condi¬
tions climatiques qui pourraient influencer la croissance de ces Vertébrés sont à l’évidence
peu différentes de celles de la Réserve de Scandola toute proche où les Phyllodactyles sont
pourtant nettement plus petits (voir fig. 4). On sait (Matile, 1983) que chez les Reptiles, la
croissance peut se poursuivre pendant des périodes plus ou moins longues après la maturité
sexuelle. A Port-Cros, nous avons examiné plus de 800 Phyllodactyles et il nous est arrivé
de mesurer quelques grands individus vraisemblablement assez vieux, mais les tailles de ces
spécimens étaient bien inférieures à celles des Geckos de Porri (voir tabl. II). C’est pour¬
quoi nous pensons que cette variation est très certainement d’origine génétique. La plus
grande taille des œufs ou des nouveau-nés serait un bon indice dans ce sens mais nous
n’avons observé dans cet îlot que des adultes ou des sub-adultes. Enfin, l’augmentation de
— 725 —
Tableau V. — Mensurations de Phyllodactylus europaeus publiées par Camerano (1904) : com¬
paraison des échantillons deux à deux pour chaque caractère à l’aide du test U de Mann-Whitney (à
partir des données du tableau IV). La première colonne du tableau donne les numéros des caractères
(voir tableau I). Huit des 36 caractères initiaux ont été écartés pour cette analyse (voir texte).
NS = différence non significative ; * = différence significative ; ** = différence hautement signi¬
ficative.
Variation géographique Croissance Dimorphisme sexuel
(comparaison adultes (comparaison jeunes- (comparaison mâles-femelles)
Tinetto-Sassari) adultes de Tinettos)
Jeunes
Adultes
Adultes
Mâles
Femelles
Mâles
Femelles
Tinetto
Tinetto
Sassari
1
NS
NS
**
**
NS
*
NS
2
NS
NS
*
*
NS
NS
NS
3
*
*
NS
*
NS
*
NS
5
NS
*
*
**
NS
NS
NS
7
NS
*
NS
NS
NS
NS
NS
8
NS
NS
*
**
NS
NS
NS
10
NS
*
NS
*
NS
NS
*
11
*
**
NS
*
NS
NS
NS
12
NS
NS
NS
NS
NS
*
NS
13
**
NS
*
NS
NS
**
NS
14
NS
*
NS
NS
NS
NS
*
15
NS
*
**
**
NS
NS
NS
16
NS
*
NS
NS
NS
NS
NS
17
NS
NS
NS
*
NS
NS
NS
18
*
**
NS
NS
NS
NS
NS
19
NS
*
NS
**
NS
NS
NS
22
*
NS
NS
NS
NS
*
NS
23
NS
NS
NS
NS
NS
NS
NS
24
NS
*
NS
*
NS
NS
*
25
**
**
NS
NS
NS
NS
NS
26
NS
NS
NS
**
NS
NS
NS
27
NS
**
NS
*
NS
NS
NS
28
**
*
*
**
NS
NS
NS
29
NS
**
NS
*
NS
NS
NS
32
*
NS
NS
NS
NS
NS
NS
33
**
NS
*
NS
NS
NS
**
35
NS
NS
NS
NS
*
*♦
**
36
NS
NS
—
—
—
NS
*
la taille des Sauriens dans les îlots est une des formes de variation les plus classiques : voir
par exemple le cas des Podarcis des îlots du Toro (Lanza, 1972 ; Lanza et Brizzi, 1974).
Les effets de l’isolement génétique ont très certainement été accentués à Porri par le faible
effectif de la population (voir plus haut) dont l’expansion est limitée par la capacité bioti¬
que très restreinte de Pilot.
Il était intéressant d’essayer de calculer un indice pour estimer cette capacité du milieu
dans les petites îles et de tenter de déterminer le niveau de « simplification » de l’habitat, et
donc de la taille de l’effectif à partir duquel une différenciation serait prévisible chez le
— 726 —
Phyllodactyle. Gorman et al. (1975) employaient pour ce faire le logarithme de la surface
de l’île, et Soulé & Yang (1973) le nombre d’espèces sympatriques de la même famille.
Nous n’avons pas retenu ce dernier indice car dans les îlots qui nous occupent le Phyllo¬
dactyle est généralement le seul Vertébré sédentaire. En outre deux familles de Sauriens seu¬
lement (Gekkonidae et Lacertidae) sont représentées en Corse, et par un nombre réduit
d’espèces. Nous avons modifié l’indice de Gorman et al. (1975) en introduisant le paramètre
de l’altitude maximale de l’îlot : plus l’îlot est élevé moins il est soumis à l’influence directe
du milieu marin (tempêtes, etc.) ; de plus les Geckos sont capables d’exploiter des parois
très abruptes et même verticales. La capacité biotique estimée sera donc :
D Sa = log(S.a)
où : S = surface de l’îlot en mètres carrés ; a = altitude maximale de l’îlot en mètres.
N
3
o \ 988
8 8 8
« 88 m 8
® 8 8 8
8
I-,---1-1-F---'-1->-1--
3 3 6 6 7
D
Fig. 6 — Nombre d’espèces de Reptiles (N) dans vingt-cinq îlots proches de la Corse en fonction de D = log S.a,
la capacité biotique estimée (à partir des données du tableau VI).
On observe dans le tableau VI et la figure 6 une bonne corrélation de D Sa avec le nom¬
bre N d’espèces de Reptiles (Sauriens et Ophidiens) présents sur les vingt-cinq îles et îlots
bien prospectés. Le coefficient de corrélation de Bravais-Pearson est de 0,827 (hautement
significatif) ; le même coefficient calculé en utilisant le D s de Gorman et al. (1975) est de
0,762. Ces résultats témoignent en faveur de la validité de l’indice D Sa avec son correctif
d’altitude ; notons que ce dernier correctif est surtout nécessaire pour les îlots de très faibles
surfaces.
La densité de population de Phyllodactyle augmentant dans les îlots, il est peu probable
que des processus marqués de différenciation puissent intervenir lorsque D est élevé, c’est-à-
dire lorsque la capacité biotique de l’île rend possible le maintien d’un effectif important de
Geckos. Il paraît évident que d’autres facteurs, et en particulier la durée de l’isolement
génétique (ou l’âge en nombre de générations des populations isolées), jouent également un
Tableau VI. — Quelques caractéristiques de 25 îlots de la côte occidentale de la Corse (du Capo Morsetta au Capo Rosso). Sur¬
faces en m 2 estimées d’après agrandissement de la carte marine (SHOM, 4818). Altitudes maximales (en m) d’après la carte SHOM,
celles de l’IGN (1 : 25000) et plusieurs mesures inédites (J. C. Thibault). Quelques données faunistiques sont tirées de Delaugerre
(1983 et 1984) et la plus grande part est inédite. Nous n’avons considéré que les îlots bien prospectés et pour lesquels nous disposions
de données altitudinales.
Surface
Altitude maximale
Nombre d’espèces
Nom de l'ilôt
Longitude
Latitude
(en m 2 )
(en m)
D s =
Dsa =
de Reptiles
(Est de Greenwich)
Nord
(S)
(a)
log. S
log. Sa
(N)
Ilot nord de Morsetta
8°39'05"
42°28'41"
8295
23
3,919
5,281
1
Ilot sud de Morsetta
8°39'02"
42°28'16"
2848
16
3,455
4,659
0
1 er îlot est de Ciuttone
8°39'51"
42°26'41"
557
15
2,746
3,922
0
Écueil sud des Scuglietti
8°36'36"
42°25'02"
285
03
2,455
2,932
0
Rocher de Focolara
8°36'17"
42°23'12"
1857
04
3,269
3,871
0
Ilot Porri
8°35'00"
42°23'07"
2229
31
3,348
4,839
1
Rocher oriental d’Elbo
8°34'30"
42°22'28"
2848
23
3,455
4,816
1
Zeccu d’a Furmicula
8°34'19"
42°22'32"
495
21
2,695
4,017
1
Rocher des Orgues
8°33'10"
42°22'42"
247
03
2,393
2,870
0
Ilot Palazzinu
8°33'07"
42°22'44"
867
28
2,938
4,385
1
Ilot Palazzu
8°32'53"
42°22'48"
3405
58
3,532
5,296
1
Ile de Gargalu
8°32'26"
42°22'12"
166886
127
5,222
7,326
4
Ilot Garganellu
8°32'28"
42°21'54"
11514
43
4,061
5,695
1
Ilot de Solana
8°33'20"
42°21'42"
6500
31
3,813
5,304
1
Ilot nord de Cala di Ponte
8°33'17"
42°21'24"
2600
35
3,415
4,959
1
Rocher sud de Cala di Ponte
8°33'09"
42°20'56"
867
14
2,938
4,084
0
Ilot de Cala maiora
8°33'12"
42°20'43"
10523
60
4,022
5,800
2
Ilot de Girolata
8°36'37"
42°20'51"
1919
15
3,283
4,459
1
Rocher de Punta a Scopa
8°36'26"
42°18'19"
557
02,5
2,746
3,144
0
Ilot Guardiola
8°35'17"
42°14'43"
2848
32
3,455
4,960
1
Ilot d’Orto grande
8°34'40"
42°14'34"
3157
48
3,499
5,181
2
Rocher d’Orto
8°34'33"
42°14'34"
433
18
2,636
3,892
0
Rocher d’Orto piccolo
8°34'26"
42°14'28"
433
36
2,636
4,193
1
Rocher de la Punta Palani
8°33'51"
42°14'21"
1238
20
3,093
4,394
0
Rocher de Sbiro
8°33'57"
42°14'21"
1733
39
3,239
4,830
2
— 728
role dans ces processus aboutissant à la variation géographique. Nous avons vu que P.
europaeus compte plus de cent populations isolées. Certaines d’entre elles (îles tunisiennes et
marseillaises, Corse-Sardaigne et Ligurie) le sont depuis bien plus longtemps que Podarcis
tiliguerta par exemple, dont de nombreuses populations d’îlots corses ou sardes, détachées
depuis 5000 à 12000 ans seulement, sont aujourd’hui bien différenciées (Klemmer, 1972 ;
Guillaume & Lanza, 1982). Il semble que l’isolement génétique, même ancien, ne permette
pas ou peu de différenciation tant que les effectifs restent importants, ce qui est le cas de la
plupart des populations hormis celles des très petits îlots (D Sa < 5) et éventuellement de cer¬
taines autres populations très peu denses.
Certains auteurs ont envisagé l’hypothèse du « rajeunissement » des populations iso¬
lées par l’arrivée passive d’individus sur les bois flottés par exemple, pour expliquer
l’absence de variation géographique chez cette espèce (Schneider, 1971, in Bruno, 1980 :
121 ; Bodinier, 1981). Cette hypothèse appelle plusieurs remarques. D’une part le grand
nombre des isolats et les distances importantes qui séparent certains d’entre eux rendent
cette explication peu vraisemblable. D’autre part ces introductions passives devraient s’effec¬
tuer au rythme d’un individu par génération, c’est-à-dire tous les deux ou trois ans, pour
maintenir une panmixie effective entre les populations (voir par exemple Gorman et al.,
1975). Enfin, même si l’on admet l’existence d’un intense trafic de bois flottés transportant
des Geckos (spécialistes des fentes rocheuses), comment expliquer alors que les populations
des îles très proches du continent, en Provence, en Italie et en Tunisie, n’aient pas essaimé
sur la terre ferme et ne soient pas parvenues à s’acclimater sur le continent ?
Nous nous sommes interrogés sur le niveau taxinomique de la population de Porri et
sur l’éventualité de reconnaître pour celle-ci une sous-espèce distincte. Les dix comparaisons
des adultes des deux sexes de cet îlot avec ceux des cinq autres populations étudiées (tabl.
VII) indiquent des coefficients de différence (C. D.) de Mayr-Linsley-Usinger inférieurs à
1,28, seuil traditionnellement admis pour une différence subspécifique (Géry, 1962), et nous
nous abstiendrons donc de donner un nom latin à cette forme.
Tableau VII. — Longueur du corps dans six échantillons de Phyllodactylus europaeus adultes :
coefficient de différence (C. D.) de Mayr-Linsley-Usinger entre les mâles et les femelles adultes de
l’îlot Porri et ceux des cinq autres échantillons (à partir des données du tableau II).
Échantillon comparé à Porri
Mâles
Femelles
Sud-Corse
0,558
0,796
Port-Cros
0,651
0,537
Scandola
0,933
0,905
Nord-est-Sardaigne
1,064
1,211
Toscane
0,942
0,601
2. Étude de la variabilité intrapopulationnelle
a — Comparaison des populations de Tinetto et de Sassari
Étant données la complexité et la lourdeur des tests permettant une comparaison directe
de coefficients de variation deux à deux (Sokal & Braumann, 1980), nous nous sommes
— 729 —
contentés pour cette analyse d’étudier au moyen du sign test (Siegel, 1956) si une tendance
générale significative se dégageait quant au sens des différences entre les coefficients de
variation des deux échantillons (tabl. VIII). Il s’avère en effet que, pour les mâles seuls,
ainsi que pour l’ensemble des deux sexes, le sign test donne un résultat hautement significa¬
tif : dans 22 cas sur 28 pour les mâles seuls, et dans 40 cas sur 56 pour les deux sexes réu¬
nis, le coefficient de variation est plus élevé pour Tinetto que pour Sassari. Pour les femel¬
les seules, la même tendance se dégage (18 cas sur 28) mais le test ne donne pas un résultat
significatif. En conclusion, pour l’ensemble des caractères et pour les deux sexes, la popula¬
tion de Tinetto manifeste une variabilité plus élevée que celle de Sassari.
b — Discussion
Ces résultats indiquent que la population de l’îlot est significativement plus variable que
celle de la grande île, phénomène qu’avait déjà remarqué Camerano (1904). A partir d’une
seule comparaison et sans autres références, nous ne pouvons statuer sur l’éventualité d’une
augmentation de la variabilité à Tinetto ou de sa diminution à Sassari, par rapport à une
variabilité intrapopulationnelle « moyenne » de l’espèce.
Le phénomène observé semble aller à l’encontre des modèles connus. En effet, la varia¬
bilité génétique décroît généralement avec la taille des habitats. Chez les Lacertidés de
l’Adriatique, Gorman et al. (1975) ont constaté que celle-ci était plus importante dans les
grandes populations du continent ou des grandes îles que dans les petites populations des
petites îles. En outre, ces auteurs ont mis en évidence un « small island effect », consistant
en une brutale réduction de la variabilité dans les petites îles d’une superficie inférieure ou
égale à 10000 m 2 . C’est le cas de Tinetto (6800 m 2 environ, altitude maximale 18 m), mais
ici la variabilité du Phyllodactyle n’est pas réduite.
En fait, il est probable que des processus de régulation de la variabilité par la taille de
l’habitat interviennent également chez cette espèce. Toutefois les paramètres régissant la
variabilité doivent être rapportés à l’échelle biologique de l’espèce concernée. Tout d’abord,
le poids moyen de ce Gecko est quatre à cinq fois inférieur à celui des Lacertidés adriati-
ques et trois fois inférieur à celui de P. tiliguerta. En d’autres termes, une biomasse de
300 g de Sauriens insectivores (c’est-à-dire la biomasse de Gecko estimée pour Porri) repré¬
senterait respectivement, en nombre d’individus, 171 Phyllodactyles, 37 Lacertidés adriati-
ques ou 60 P. tiliguerta. Il faut ajouter à ces limitations écologiques (ressources spatiales et
alimentaires) les limitations éthologiques : le Phyllodactyle est grégaire, ces Lacertidés sont
territoriaux. A une même capacité biotique correspondront des effectifs inégaux de Geckos
et de Lézards. La dérive génétique amplifiée par des effets de goulet démographique, sans
doute à l’origine du « small island effect », ne sera susceptible d’intervenir que sur de très
petits effectifs et donc pour ces Geckos dans des îlots de capacité biotique plusieurs fois
inférieure à celle observée chez les Lacertidés. Remarquons qu’il n’existe que très peu
d’intermédiaires entre les îlots suffisamment petits pour que l’on puisse s’attendre à y obser¬
ver une réduction sévère de la variabilité du Phyllodactyle et ceux où la survie des Vertébrés
sédentaires n’est plus possible.
Pour l’un d’entre nous (M. D.), ce travail a été réalisé en partie grâce à un contrat de recherche
avec le Parc naturel régional de Corse, dans le cadre des Comités scientifiques des Réserves naturelles
de Scandola et des îles Cerbicale-Lavezzi.
730 —
Tableau VIII. — Mensurations de Phyllodactylus europaeus publiées par Camerano (1904) :
comparaison des coefficients de variation V H des échantillons deux à deux pour chaque caractère (à
partir des données du tableau IV). Pour chaque type de comparaison, la signification du signe + (et
donc du signe -) est explicitée en tête de colonne. NC indique que la comparaison n’a pas été effec¬
tuée pour ce caractère. En bas de colonne est donné le résultat du sign test sur l’ensemble des
signes + et - de la colonne. La première colonne donne les numéros des caractères (voir tabl. I).
Huit des 36 caractères initiaux ont été écartés pour cette analyse (voir texte).
NS = différence non significative ; * = différence significative ; ** = différence hautement signi¬
ficative.
Comparaison adultes
Comparaison jeunes-
Comparaison mâles-femelles
Tinetto-Sassari
adultes de
Tinetto
(+ = Tinetto
+ variable)
(+ = jeunes
+ variables)
( +
= mâles + variables)
Jeunes
Adultes
Adultes
Mâles
Femelles
Mâles
Femelles
Tinetto
Tinetto
Sassari
1
+
+
+
-
-
-
-
2
+
+
+
-
+
-
+
3
+
-
+
+
+
+
-
5
-
-
-
+
-
+
-
7
+
+
+
-
+
-
+
8
+
+
+
-
+
+
-
10
+
-
+
+
+
+
-
11
+
-
-
+
-
+
-
12
-
-
-
+
-
+
-
13
+
+
-
+
-
+
-
14
+
+
+
-
+
-
-
15
+
-
-
+
-
+
-
16
+
+
-
+
+
+
+
17
+
+
-
-
+
-
+
18
+
+
-
-
+
+
+
19
-
+
+
-
+
-
+
22
-
-
+
-
+
-
-
23
+
+
-
-
+
+
-
24
+
-
-
-
+
+
-
25
+
-
+
+
+
-
-
26
+
-
+
+
+
+
-
27
-
+
-
-
+
-
+
28
+
+
-
-
+
-
-
29
+
+
-
+
-
+
-
32
+
+
+
-
+
-
-
33
+
+
-
-
+
-
+
35
+
+
+
-
+
-
-
36
-
+
NC
NC
NC
-
+
**
NS
NS
NS
*
NS
NS
NS NS NS
— 731 —
Annexe I
Composition des échantillons utilisés pour l’étude de la stature des adultes
Étant donnée la relative rareté des données concernant le Phyllodactyle, il eût pu être
tentant d’utiliser pour le présent travail la totalité des mesures que nous avons eu l’occa¬
sion, depuis des années, de prendre sur des centaines d’individus de cette espèce et dans la
majeure partie de l’aire de répartition de celle-ci. Toutefois il aurait fallu pour cela regrou¬
per afin de constituer chaque série des mesures prises à des dates différentes et surtout dans
des localités plus ou moins éloignées les unes des autres, et n’appartenant pas avec certitude
à la même population naturelle de Phyllodactyle (sur les difficultés présentées par le concept
de population, voir Dubois, 1980).
Nous n’avons donc retenu en définitive que six échantillons, suffisamment importants
pour autoriser l’emploi des tests statistiques et correspondant à des unités génétiques réelles
dans la nature, soit qu’il s’agisse d’échantillons récoltés dans des populations insulaires bien
délimitées (Porri, Port-Cros), soit, dans le cas des grandes îles (sud de la Corse, Scandola,
nord-est de la Sardaigne) ou du continent (Toscane), constitués par des animaux récoltés
dans une région parfois assez vaste (quelques centaines de mètres ou même kilomètres sépa¬
rant les individus les plus éloignés) mais au biotope homogène et dépourvue de barrière géo¬
graphique ou écologique. Nous considérons donc que chacun de ces six échantillons corres¬
pond à un pool génique unique.
De même, pour chaque population nous n’avons pris en compte qu’une seule saison de
mesures, celle où les données étaient les plus abondantes, même pour les localités qui furent
visitées à différentes reprises, de manière à éviter un éventuel biais dû à une variation des
caractéristiques morphométriques des populations au cours du temps. Une telle variation
temporelle ne semble du reste pas survenir dans un laps de temps de quelques années,
comme en témoigne l’analyse qui suit.
Pour la population de Port-Cros en effet, nous disposons de quatre séries de mesures,
prises à différentes époques sur les animaux en vie sur le terrain (tabl. IX). Pour chaque
sexe, l’analyse de variance de Kruskal-Wallis indique que l’ensemble formé par ces qua¬
tre séries de valeurs est homogène (P > 0,05 dans les deux cas). La comparaison de ces
séries deux à deux, pour chaque sexe, au moyen du test U de Mann-Whitney confirme ce
résultat : les douze tests U concernés donnent un résultat non significatif (P > 0,05).
Ce résultat indique qu’il est suffisant d’utiliser un seul échantillon, pris lors d’une seule
saison, pour obtenir une bonne estimation des caractéristiques morphométriques d’une
population de Phyllodactyle. De plus, il confirme que la méthode d’échantillonnage, les
méthodes de mesure et les tests statistiques employés lors du présent travail sont fiables, et
donc que les différences significatives mises en évidence dans les diverses analyses ici présen¬
tées correspondent bien à des phénomènes réels dans la nature.
— 732 —
Tableau IX. — Longueur du corps (en millimètres) dans quatre échantillons de Phyllodactylus
europaeus adultes récoltés à des dates diverses dans l’île de Port-Cros (Var) (mesures effectuées sur le
terrain sur les animaux en vie).
Avril 1978
Septembre 1978
Avril 1979
Septembre 1979
n
55
26
40
6
v. e.
31 - 41
30 - 42
31 - 41
31 - 40
Mâles
m + <r
36,5 + 2,91
36,5 + 2,98
37,1 + 2,15
35,7 + 3,14
V H
8,00
8,24
5,83
9,17
n
42
32
48
8
Femelles
v. e.
33 - 45
35 - 47
35 - 45
39 - 43
m + <r
40,5 + 2,82
41,6 + 2,80
41,0 + 2,42
41,3 + 1,49
V H
7,00
6,76
5,93
3,72
Annexe II
Étude de la croissance, du dimorphisme sexuel et des modalités de la variabilité au sein
des classes d’âge et au sein des sexes
Les tests utilisés pour l’étude de la variation géographique et des modalités de la varia¬
bilité intrapopulationnelle dans les populations de Tinetto et de Sassari ont été également
employés pour l’étude de la croissance (test U), du dimorphisme sexuel (test U) et des
modalités de la variabilité au sein des classes d’âge et au sein des sexes (sign test sur le sens
de la différence) dans ces deux mêmes populations, et toujours à partir des données brutes
de Camerano (1904).
Les résultats, brièvement présentés ci-dessous, apportent une contribution à la connais¬
sance de cette espèce. En outre, les comparaisons de variabilité entre les sexes et entre les
classes d’âge n’indiquent pas de différences significatives (sauf dans un cas). La cohérence
de ces résultats confirme la validité des mesures de Camerano (1904) ainsi que des tests uti¬
lisés ici, et renforce la valeur des différences significatives mises en évidence dans l’étude
des modalités de la variabilité intrapopulationnelle.
Étude de la croissance
Au sein de chaque sexe et pour chaque caractère, nous avons comparé les jeunes et les
adultes de Tinetto au moyen du test U de Mann-Whitney (tabl. V). Le caractère n° 36
(longueur de base) a été écarté de cette analyse.
Pour les mâles, sur 27 caractères, 8 manifestent une différence significative entre jeunes
et adultes. Pour les femelles, sur 27 caractères, 15 manifestent une différence significative.
Pour l’ensemble des deux sexes, sur 54 caractères, 23 montrent une différence significative
pour au moins un sexe et 6 pour les deux sexes. Sur les 27 caractères étudiés, 17 diffèrent
— 733 —
signifîcativement entre jeunes et adultes pour un sexe au moins. Ils portent sur les propor¬
tions respectives de la tête et du tronc (n° 1), les proportions de la tête (n os 2, 3, 5, 8, 10 et
11) (sur 7 caractères mesurant la tête, 6 montrent une différence significative pour un sexe
au moins), la longueur de l’avant-bras (n° 13), des doigts (n os 15, 17, 19), du pied (n° 24),
des orteils (n os 26, 27, 28, 29) et la largeur de la queue (n° 33).
Ces différences traduisent l’existence de taux non nuis d’allométrie pour la plupart des
parties du corps lors de la croissance. Il en résulte que les jeunes des deux sexes ont, par
rapport aux adultes, une tête plus longue et plus large, un museau plus allongé et certains
doigts et orteils plus longs, comme nous l’avions déjà signalé (Delaugerre, 1981a : 153).
Étude du dimorphisme sexuel
Au sein de chaque groupe d’animaux (jeunes de Tinetto, adultes de Tinetto, adultes de
Sassari) et pour chaque caractère, nous avons comparé les mâles et les femelles au moyen
du test U de Mann-Whitney (tabl. V).
Pour les jeunes de Tinetto, sur 27 caractères (la longueur de base ayant été écartée
pour cette analyse), un seul (n° 35 : distance de l’ouverture cloacale au rétrécissement de la
queue) manifeste une différence significative entre les deux sexes.
Pour les adultes de Tinetto, sur 28 caractères, 6 diffèrent significativement entre les
deux sexes. Ils portent sur les proportions respectives de la tête et du tronc (n° 1), la largeur
de la tête (n° 3), la longueur des membres (n os 12, 13, 22) et la distance entre le cloaque et
la queue (n° 35).
Pour les adultes de Sassari, sur 28 caractères, 6 diffèrent significativement entre les
deux sexes. Ils portent sur la stature (n° 36), la distance de l’œil à l’oreille (n° 10), la lon¬
gueur de la main et du pied (n os 14, 24), la largeur de la queue (n° 33) et la distance entre
le cloaque et la queue (n° 35).
Un seul caractère (n° 35) est commun aux trois comparaisons. C’est également le seul
qui manifeste une différence significative entre les deux sexes chez les jeunes de Tinetto.
C’est donc dans ce caractère que s’exprime le plus fortement le dimorphisme sexuel chez
cette espèce.
Chez les adultes des deux populations, le dimorphisme sexuel se manifeste dans un
nombre comparable de caractères morphométriques, mais, curieusement, il ne porte pas sur
les mêmes parties du corps dans les deux séries. Il est probable que la variation géographi¬
que de la morphologie est à l’origine de ces différences dans le dimorphisme sexuel d’une
population à une autre. A Tinetto les femelles ne sont pas significativement plus grandes
que les mâles alors que c’est le cas à Sassari, ainsi du reste que dans la plupart des popula¬
tions de l’espèce (voir par exemple le tableau II).
Étude de la variabilité au sein des classes d’âge
Pour cette analyse, comme pour celle qui suit, nous avons étudié, au moyen du sign
test, si une tendance générale se dégage quant au sens des différences entre les coefficients
de variation des deux échantillons comparés (tabl. VIII).
Le caractère n° 36 (longueur de base) a été écarté de la présente analyse, qui a consisté
— 734 —
en une comparaison, pour chaque sexe, de la variabilité des jeunes et des adultes de
Tinetto.
Chez les mâles, sur 27 caractères, 13 s’avèrent plus variables chez les jeunes que chez
les adultes, et 14 plus variables chez les adultes que chez les jeunes. Le sign test sur l’ensem¬
ble donne un résultat non significatif.
Il en va de même chez les femelles, où 11 caractères sont plus variables chez les jeunes,
16 plus variables chez les adultes, et où le sign test n’indique pas de différence significative.
Le sign test sur l’ensemble des deux sexes donne également un résultat non significatif.
Il semble donc que dans ces échantillons la variabilité intrapopulationnelle pour un
caractère morphométrique donné ne se modifie pas au cours de la croissance des animaux.
Ce résultat milite en faveur de l’interprétation admise ici, selon laquelle cette variabilité
interne aux populations est principalement de nature génétique, tandis que la part de la
variabilité due aux conditions de croissance, et de façon plus générale au milieu, est peu
importante.
Étude de la variabilité au sein des sexes
Cette analyse a consisté en une comparaison par le sign test, pour chaque groupe d’ani¬
maux (jeunes de Tinetto, adultes de Tinetto, adultes de Sassari), de la variabilité des mâles
et de celle des femelles (tabl. VIII).
Chez les adultes des deux populations étudiées, la variabilité intrapopulationnelle n’est
pas significativement différente entre les deux sexes. On peut toutefois déceler une légère
tendance, statistiquement non significative, à une variabilité plus grande chez les femelles
que chez les mâles à Sassari (19 caractères sur 28 plus variables chez les femelles), alors
qu’à Tinetto les deux sexes semblent également variables (14 caractères sur 28 plus variables
pour chaque sexe). Chez les jeunes de Tinetto, enfin, les mâles manifestent une variabilité
plus élevée (20 caractères sur 27 plus variables que chez les femelles) et le sign test indique
que cette différence est significative. Malgré la caution « statistique » de ce résultat, on peut
toutefois s’interroger sur sa validité, étant donné le faible nombre de jeunes mesurés par
Camerano (1904).
Sur l’ensemble des adultes des deux localités réunis, comme sur l’ensemble des jeunes et
adultes de Tinetto réunis, le sign test ne permet pas de mettre en évidence de différence
significative entre les deux sexes quant à la variabilité.
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de façon erronée à sa date théorique de parution (1838). De nombreux auteurs, y compris nous
même (voir M. D., 1981a), s’y sont laissés prendre.]
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ADDENDA
Depuis la rédaction de ce travail, nous avons eu l’occasion d’étudier six nouvelles populations
micro-insulaires de Phyllodactyles dans les localités suivantes : rocher du Rascas (Parc national de
Port-Cros), île Gargalu et îlot Palazzinu (Réserve naturelle de Scandola), rocher de Vacca (Réserve
naturelle des îles Cerbicale), et îlot Sperduto grande et îlot Puraggia grande (Réserve naturelle des îles
Lavezzi). Les résultats obtenus confirment l’existence d’une importance variabilité chez le Phyllo-
dactyle. Divers types de variations ont été observés dans les populations : (1) Nanisme des adultes des
deux sexes de l’île Gargalu. La différence est hautement significative, P < 0.01, dans les 22 comparai¬
sons avec les mâles et les femelles de 11 autres populations ; en outre, le coefficient de différence C.D.
est supérieur à 1,28 dans 9 cas sur 22, à comparer avec les résultats des tableaux III et VII. (2) Impor¬
tant accroissement de la stature des mâles dans trois populations, aboutissant à une forte réduction du
dimorphisme sexuel de la taille des adultes de Palazzinu et Vacca, et à sa disparition sur Sperduto
grande. Il semble que cette réduction de la différence sexuelle de la taille soit fortement liée à l’appau¬
vrissement du milieu résultant de la très petite taille de certains îlots (Palazzinu, voir tabl. VI) et/ou de
leur éloignement de la terre ferme (Vacca, Sperduto). Nous avons avancé une hypothèse pour expli¬
quer la variation intraspécifique de ce caractère (voir Delaugerre, en préparation, « La variation de
la différence sexuelle de la taille chez Phyllodactylus europaeus »). Dans les milieux assez diversifiés, la
disparité de la taille des sexes permettrait à la population d’exploiter les ressources alimentaires plus
efficacement, en réduisant la compétition intraspécifique. Dans les écosystèmes extrêmement simplifiés
de ces trois îlots, la réduction du spectre des proies disponibles (et de leur taille) ne permet plus d’évi¬
ter la compétition entre les sexes et l’existence d’une différence sexuelle de la taille devient alors désa¬
vantageuse pour le plus petit des sexes (initialement les mâles).
Achevé d’imprimer le 29 novembre 1985.
Le Bulletin du 2 e trimestre de l’année 1985 a été diffusé le 17 octobre 1985.
IMPRIMERIE NATIONALE
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Les articles doivent être adressés directement au Sécrétariat du Bulletin du Muséum national
d’Histoire naturelle, 57, rue Cuvier, 75005 Paris. Ils seront accompagnés : de la traduction du titre
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ment. Pas de mots en majuscules, pas de soulignages (à l’exception des noms de genres et d’espèces
soulignés d’un trait). Il convient de numéroter les tableaux et de leur donner un titre ; les tableaux
importants et complexes devront être préparés de façon à pouvoir être clichés comme des figures.
La liste des références bibliographiques, à la fin de l’article, devra être présentée par ordre
alphabétique des noms d’auteurs, chaque référence étant indiquée ainsi : auteur, initiales du (ou
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Periodicals, tome (souligné), numéro (entre parenthèses), deux points, pagination et illustrations.
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nettes possible et tirées sur papier brillant. Tenir compte de la justification du Bulletin : 14,5 cm x
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Tirés à part : 50 tirés à part seront fournis gratuitement par article. Les auteurs peuvent
éventuellement commander des tirés à part supplémentaires qui leur seront facturés directement
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MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Collection à périodicité irrégulière. Paraît depuis 1935. A partir de 1950, les Mémoires se subdivisent
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Syphatineria et Syphabulea. 1981, 64 p., fig.
T. 122 — Felice (Suzanne). — Étude anthropologique des quatre squelettes de Kader des monts Anémalé (Inde).
1981, 65 fig.
T. 123 — Deuxième Symposium sur la spécificité parasitaire des parasites de Vertébrés. 1982, 326 p., fig.
T. 124 — Paulian (Renaud). — Révision des Cératocanthides (Coleoptera, Scarabaeoidea) d’Amérique du Sud.
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