ISSN 0181-0626
BULLETIN
du MUSÉUM NATIONAL
d’HISTOIRE NATURELLE
PUBLICATION TRIMESTRIELLE
SECTION A
zoologie
biologie et écologie
animales
4 e SERIE T. 7 1985 N ° 4 Supplément
Octobre-Décembre 1985
BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
57, rue Cuvier, 75005 Paris
Directeur : Professeur E. R. Brygoo
Section A : ZOOLOGIE
Directeurs : Pr E. R. Brygoo et M. Vachon.
Rédaction : P. Dupérier.
Comité scientifique : R. C. Anderson (Guelph), M. L. Bauchot (Paris),
J. Carayon (Paris), A. Chabaud (Paris), A. M. Clark (London), Y. Coi-
neau (Paris), B. Collette (Washington), J. Daget (Paris), C. Delamare
Deboutteville (Paris), J. Dorst (Paris), C. Dupuis (Paris), N. Hallé
(Paris), C. Heip (Gent), R. Killick-Kendrick (Ascot), Y. Laissus (Paris),
R. Laurent (Tucuman), C. Lévi (Paris), H. W. Levi (Cambridge, USA),
C. Monniot (Paris), G. Pasteur (Montpellier), R. Paullan (Ste Foy-la-
Grande), P. Pesson (Paris), J. Vacelet (Marseille), A. Waren (Gôteborg),
P. Whitehead (London).
Un Comité de lecture examine tous les manuscrits reçus et nomme des
rapporteurs.
Fondé en 1895, le Bulletin du Muséum d’Histoire naturelle est devenu à partir de 1907 :
Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle. Des travaux originaux relatifs aux diverses
disciplines scientifiques représentées au Muséum y sont publiés. Il s’agit essentiellement
d’études de Systématique portant sur les collections conservées dans ses laboratoires, mais
la revue est également ouverte, depuis 1970 surtout, à des articles portant sur d’autres
aspects de la Science : biologie, écologie, etc.
La l re série (années 1895 à 1928) comprend un tome par an (t. 1 à 34), divisé chacun en
fascicules regroupant divers articles.
La 2 e série (années 1929 à 1970) a la même présentation : un tome (t. 1 à 42), six fasci¬
cules par an.
La 3 e série (années 1971 à 1978) est également bimestrielle. Le Bulletin est alors divisé
en cinq Sections et les articles paraissent par fascicules séparés (sauf pour l’année 1978
où ils ont été regroupés par fascicules bimestriels). Durant ces années chaque fascicule est
numéroté à la suite (n os 1 à 522), ainsi qu’à l’intérieur de chaque Section, soit : Zoologie,
n os 1 à 356 ; Sciences de la Terre, n os 1 à 70 ; Botanique, n os 1 à 35 ; Écologie générale,
n os 1 à 42 ; Sciences physico-chimiques, n os 1 à 19.
La 4 e série débute avec l’année 1979. Le Bulletin est divisé en trois Sections : A : Zoolo¬
gie, biologie et écologie animales ; B : Botanique, biologie et écologie végétales, phyto¬
chimie (fusionnée à partir de 1981 avec la revue Adansonia) ; C : Sciences de la Terre, paléon¬
tologie, géologie, minéralogie. La revue est trimestrielle ; les articles sont regroupés en
quatre numéros par an pour chacune des Sections ; un tome annuel réunit les trois Sec¬
tions.
S’adresser :
— pour les échanges, à la Bibliothèque centrale du Muséum national d’Histoire naturelle,
38, rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75005 Paris, tel. 43-31-71-24 ; 43-31-95-60.
— pour les abonnements et achats au numéro, au Service de vente des Publications du
Muséum, 38, rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75005 Paris, tél. 43-31-71-24 ; 43-31-95-60.
C.C.P. Paris 9062-62.
— pour tout ce qui concerne la rédaction, au Secrétariat du Bulletin, 57, rue Cuvier,
75005 Paris, tél. 45-87-19-17.
Abonnements pour l’année 1985 (Prix h.t.)
Abonnement général : 1260 F.
Section A : Zoologie, biologie et écologie animales : 780 F.
Section B : Botanique, Adansonia : 360 F.
Section C : Sciences de la Terre, paléontologie, géologie, minéralogie : 250 F
Numéro d’inscription à la Commission paritaire des publications et agences de presse : 1403 AD
BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
4 e série, 7, 1985, section A, (Zoologie, Biologie et Ecologie animales), n° 4, supplément
Catalogue critique des types de Poissons
du Muséum national d’Histoire naturelle
(Suite)
Ordre des Clupéiformes
(Familles des Clupeidae, Engraulididae et Denticipitidae)
par P. J.P. Whitehead et M. L. Bauchot *
Les familles des Clupeidae (sensu lato, i.e Pristigasteridae compris), des Engraulididae
et des Chirocentridae, qui constituent le sous-ordre des Clupeoidei, ordre des Clupéiformes,
regroupent plus de 300 espèces appartenant à quatre-vingts genres (voir Whitehead, 1985,
pour un aperçu général sur les Clupeoidei).
Les Clupéoïdes représentent le groupe le plus important des poissons marins pêchés
dans le monde, soit près du tiers des prises totales (27,9 % en 1982).
Bien entendu, les Clupéoïdes présentent aussi un grand intérêt scientifique soit par les
problèmes que posent leur morphologie, leur physiologie et leur éthologie, soit par la place
qu’ils occupent dans l’histoire et l’évolution des Téléostéens primitifs. Au cours des vingt
dernières années se sont multipliés les travaux consacrés à leur taxinomie, en premier lieu la
recherche et l’étude des types des auteurs anciens et l’examen approfondi de la documenta¬
tion publiée ou manuscrite qui les concerne, puis des études plus ponctuelles portant sur les
Clupéoïdes d’une aire géographique particulière ou d’un groupe (genre, famille) limité.
Cette nouvelle contribution vient compléter le catalogue des types de Lacepède,
Cuvier, et Valenciennes, (Whitehead, 1968a) publié vingt-huit ans après celui de Bertin
(1940). Nous discutons ici des types d’auteurs moins connus (Duméril, Castelnau, Sauva¬
ge, etc.), nous ajoutons de nombreux renseignements sur des exemplaires historiques ou non
retrouvés, et nous modifions le statut actuel des exemplaires cités, à la lumière des études
critiques de ces dernières années.
Les Clupeidae comprennent environ cent quatre-vingts espèces réparties en cinquante-
sept genres. Essentiellement marins et côtiers dans toutes les mers du globe, du 70° N au
60° S, on en trouve également dans les eaux saumâtres et douces (anadromes ou perma¬
nents). Ils sont caractérisés par quelques particularités anatomiques parmi lesquelles la pré¬
sence d’un seul ou d’une série d’écussons pelviens en avant et en arrière des nageoires pel-
* P. J. P. Whitehead, British Museum (Natural History), Cromwell Road, London SW7 5BD.
M. L. Bauchot, Laboratoire d’ichtyologie générale et appliquée. Muséum national d'Histoire naturelle, 43
rue Cuvier, 75231 Paris cedex 05.
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viennes, d’un ou deux petits supramaxillaires à la mâchoire supérieure, d’une bouche termi¬
nale (parfois infère) et d’une nageoire dorsale courte située à mi-longueur du corps.
Depuis Regan (1917a, b, c), plusieurs sous-familles ont été reconnues dans les Clupei-
dae (Clupeinae, Pellonulinae, Alosinae, Dorosomatinae, Dussumierinae, Pristigasterinae).
Afin de ne pas introduire de confusion dans la présentation de notre catalogue, nous
n’avons pas tenu compte des sous-familles.
D’après Grande {sous pressé), neuf genres, en particulier Pristigaster, Pellona, Ilisha,
doivent être regroupés dans une famille distincte, les Pristigasteridae. Elle comprend environ
trente-quatre espèces marines et côtières des mers chaudes ou tropicales et quelques-unes
dulcicoles. Elles partagent les particularités des Clupeidae mais s’en distinguent par la
nageoire anale plus longue (plus de 30 rayons) et l’allure générale du corps qui a tendance à
être plus allongé et plus comprimé.
Les Engraulididae comprennent environ cent trente espèces, réparties en quatorze gen¬
res, marines et côtières dans toutes les mers, du 60° N au 50° S environ, mais aussi d’eaux
saumâtres ou douces (anadromes ou permanents). Ils sont caractérisés par un museau long
et pointu et par la mâchoire supérieure nettement plus avancée que la mandibule et dépas¬
sant en arrière le bord postérieur de l’œil.
Les Denticipitidae qui constituent à eux seuls le sous-ordre des Denticipitoidei, ordre
des Clupéiformes, comprennent une seule espèce des eaux douces de l’Ouest-africain.
Pour les quatre familles étudiées ici \ six cent quarante et un (641) spécimens-types
ont été retrouvés, représentant les types primaires (holotypes, paratypes ou syntypes) de
quatre-vingt-une (81) espèces nominales décrites par Lacepède, Lesueur, Cuvier, Valen¬
ciennes, Duméril, Sauvage, Castelnau, Jordan & Evermann, Ogilby, Bertin, Nord-
mann, Derscheid et Wongratana. Nous considérons que trente-quatre (34) de ces espèces
nominales sont valides. Parmi les espèces nominales, nous incluons six espèces dont quel¬
ques spécimens, peut-être types, ont été reçus et enregistrés avec l’indication « cotype », les
autres exemplaires de la série-type étant déposés dans des musées étrangers. Il est souvent
difficile de préciser le statut exact de ces exemplaires et de prouver qu’ils ont été utilisés
pour la description originale de l’espèce. Quand c’est nécessaire, il est préférable, pour dési¬
gner un lectotype, de le choisir dans la série-type déposée dans les musées étrangers.
Pour l’identification des espèces de l’Indo-ouest Pacifique, nous avons utilisé le travail
(thèse doctorale) de Wongratana (1980) et pour les autres, les résultats, souvent encore
provisoires, du catalogue mondial des Clupeidae, établi pour la FAO (Whitehead, 1986).
Comme nous l’avons dit plus haut, et afin de retrouver plus facilement les noms, nous
n’avons tenu compte ni des sous-familles ni du statut familial des Pristigasteridae dont les
espèces sont placées avec celles des Clupeidae. Pour les trois familles étudiées ici, Clupeidae,
Engraulididae et Denticipitidae, chaque espèce nominale est mentionnée en suivant l’ordre
alphabétique des noms de genre et d’espèce utilisés dans la description originale (en respec¬
tant l’orthographe originale, y compris l’initiale majuscule des noms d’espèce). Dans le cas
où l’un des noms mentionnés n’appartient pas aujourd’hui aux Clupéiformes (par exemple
Elops, Megalops), il est indiqué entre crochets.
1. Aucune espèce de Chirocentridae n’est concernée par ce catalogue.
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Une liste de tous les genres cités dans le catalogue est donnée par ordre alphabétique,
avec indication de l’espèce-type et du statut actuel (p. 4 à 7).
Dans la liste des espèces, et pour chaque espèce, sont indiqués : 1) le nom d’auteur, la
date, la référence et la page de la description originale ;2) le numéro de l’espèce dans les
catalogues de Bertin (1940) et Whitehead (1967a) ; 3) le statut actuel du taxon ; 4) le
numéro d’enregistrement ; 5) le statut typique [holotype, paratype, syntype, lectotype, para-
lectotype, ou « nomenifer » (c’est-à-dire les exemplaires qui portent un nom non publié,
non linnéen), etc.] ; 6) la localité ou l’origine du type ; 7) le collecteur ou le donateur, avec
si possible la date d’enregistrement ; 8) le nombre d’exemplaires et leur mode de conserva¬
tion ; 9) la longueur standard LS ; 10) quelques renseignements ou références complémen¬
taires, en particulier sur les collections envoyées à Paris par Castelnau (p. 18) et Bleeker
(P- 51).
A la suite de la liste des exemplaires-types présents dans les collections, nous donnons
dans l’annexe I la liste des espèces décrites par les ichtyologistes français et dont les types
n’ont pas été retrouvés à Paris, soit qu’ils aient été perdus, soit que les espèces nominales
aient été fondées sur une figure ou un manuscrit non publié, principalement les copies
qu’on trouve dans les manuscrits de l’Histoire naturelle des Poissons de Cuvier et Valen¬
ciennes (p. 35 ; voir aussi ceux du major Farquhar p. 36), ou sur une description publiée
mais sous une appellation prélinnéenne non binominale, ou encore quand il s’agit d’un nom
de remplacement. Quarante-sept (47) espèces appartiennent à cette catégorie.
L’annexe II concerne un exemplaire « nomenifer » de Castelnau et quatorze exemplai¬
res de la collection de Bleeker, cités comme « cotypes » par Bertin (1940) mais qui n’ont
en réalité qu’une valeur historique.
L’annexe III est un registre des personnes qui ont collecté les exemplaires mentionnés
dans ce catalogue, ou dont le nom est associé à la documentation (dessin, description
manuscrite, etc.) sur laquelle sont fondées les espèces.
Les abréviations utilisées pour les musées étrangers sont les suivantes :
BMNH : British Museum (Natural History), London.
MRAC : Musée royal de l’Afrique centrale, Tervuren.
RMNH : Rijksmuseum van Natuurlijke Historié, Leiden.
SU : Standford University, actuellement California Academy of Sciences, San Franscisco.
USNM : United State National Museum, Washington.
Remerciements
Nous sommes très reconnaissants à M. le Pr. Th. Monod et à M. Y. Laissus, Conservateur en
Chef de la Bibliothèque centrale du Muséum, pour les conseils et renseignements qu’ils nous ont don¬
nés. Nous remercions également Mme F. Nadot, Bibliothécaire du Laboratoire, pour les recherches
qu’elle a effectuées dans diverses bibliothèques spécialisées afin de nous aider à compléter la partie his¬
torique de ce travail. Nous ne saurions oublier Mme M. Beaunier qui a dactylographié notre manus¬
crit, et tout le personnel du Laboratoire d’ichtyologie générale et appliquée pour l’aide qu’il nous a
apportée lors de la préparation de ce catalogue.
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Liste des genres
Cette liste comprend, par ordre alphabétique, pour les trois familles, tous les genres nominaux
mentionnés dans ce catalogue avec leur espèce-type. Le nom du genre valide actuellement utilisé est
indiqué en lettres grasses. Pour les genres nouveaux proposés par Lacepêde, Cuvier et Valenciennes,
voir Whitehead (1967a). Les genres qui n’appartiennent pas aujourd’hui aux Clupéiformes sont placés
entre crochets, avec indication de la famille actuelle en lettres grasses.
Clupeidae (Pristigasteridae compris)
Alausa Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 389 (espèce-type : Alausa vulga¬
ris Valenciennes, 1847 = Clupea alosa Linnaeus, 1758 ; probablement variation orthographique
d’Alosa Linck, 1790 ; voir Whitehead, 1967a : 77). Alosa.
Alosa Linck, 1790, Mag. Neuestes Mag. Phys. Naturgesch., 6 (3) : 35 (pas d’espèce ; espèce-type :
Clupea alosa Linnaeus, 1758, par tautonomie). Alosa.
Amblygaster Bleeker, 1849, J. Ind. Arch., 3 : 73 (espèce-type : Amblygaster clupeoides Bleeker, 1849,
par monotypie). Amblygaster.
Chatoessus Cuvier, 1829, Règne Animal, 2 e éd., 2 : 320 (espèce-type : Megalops cepediana Lesueur,
1818, par désignation de Valenciennes, 1848 ; voir Whitehead, 1967a : 96). Dorosoma.
Clupanodon Lacepêde, 1803, Hist. Nat. Poiss., 5 : 468, 470 (espèce-type : Clupea thrissa Linnaeus,
1758, par désignation de Bleeker, 1872 ; la désignation subséquente de Clupanodon Jussieu
Lacepêde, 1801, par Jordan & Gilbert, 1882, est invalide ; voir Whitehead, 1967a : 98). Clu¬
panodon.
Clupea Linnaeus, 1758, Syst. Nat., 10 e éd., 1 : 317 (espèce-type : Clupea harengus Linnaeus, 1758).
Clupea.
Clupeonella Kessler, 1877, Ryby Aralo-Kaspiioskoi-Ponticheskoi Oblasti : 187, pi. 6, fig. 24 (espèce-
type : Clupeonella grimmi Kessler, 1877, par monotypie ; fondé sur des larves). Clupeonella.
Clupeonia Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 345 (espèce-type : Clupeonia jus-
sieui Valenciennes, 1847, par désignation de Gill, 1861 ; voir Whitehead, 1967a : 58). Sardi-
nella.
Dorosoma Rafinesque, 1820, West. Rev. mise. Mag., 2 (3) : 171 ; idem, 1820, Ichthyol. Ohiensis : 39
(espèce-type : Dorosoma notata Rafinesque, 1820 = Megalops cepedianum Lesueur, 1818, par
monotypie). Dorosoma.
Dussumieria Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 467 (espèce-type : Dussumieria
acuta Valenciennes, 1847 ; voir Whitehead, 1967a : 13). Dussumieria.
[Elops Linnaeus, 1766, Syst. Nat., 12 e éd. : 518 (espèce-type : Elops saurus Linnaeus, 1766).
Elopidae],
Escualosa Whitley, 1940, Aust. Zoo/., 9 (4) : 402 (espèce-type : Clupea macrolepis Steindachner, 1879
= Kowala thoracata Valenciennes, 1847, par désignation originale). Escualosa.
Ethmalosa Regan, 1917, Ann. Mag. nat. Hist., 19 (8) : 302 (espèce-type : Alausa dorsalis Valencien¬
nes, 1847 = Clupea fimbriata Bowdich, 1825, par monotypie). Ethmalosa.
Ethmidium Thompson, 1916, Proc. U. S. natn. Mus., 50 : 458 (espèce-type : Clupea notacanthoides
Steindachner, 1869 = Alausa maculata Valenciennes, 1847, par désignation originale). Ethmi¬
dium.
Gudusia Fowler, 1911, Proc. Acad. nat. Sci. Philad. : 207 (espèce-type : Clupanodon chapra Hamil-
ton-Buchanan, 1822, par désignation originale). Gudusia.
Harengula Valenciennes, 1847, in Cuv. Val. Hist. Nat. Poiss., 20 : 277 (espèce-type : Harengula latu-
lus Valenciennes, 1847 = Clupea clupeola Cuvier, 1829, voir Whitehead, 1967a : 22). Haren¬
gula.
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Herklotsichthys Whitley, 1951, Proc. R. zool. Soc. N. S. W. (1949-1950) : 67 (espèce-type : Harengula
dispilonotus Bleeker, 1852 ; pour remplacer Herklotsella Fowler, 1934, préoccupé par Herklot-
sella Herre, 1934, pour un genre de Silure). Herklotsichthys.
Hilsa Regan, 1917, Ann. Mag. nat. Hist., 19 (8) : 303 (espèce-type : Clupea durbanensis Regan,
1906 = Clupea kelee Cuvier, 1829, pour remplacer Paralosa Regan, 1916, préoccupé par Para-
losa Bleeker, 1868 = Sardinellà). Hilsa.
Hyperlophus Ogilby, 1892, Rec. Aust. Mus., 2 (2) : 26 (espèce-type : Clupea spratellides Ogilby, 1892
= Meletta vittata Castelnau, 1875). Hyperlophus.
Ilisha Richardson, 1846, Ichth. Seas China Japan : 306 (espèce-type : Ilisha abnormis Richardson,
1846, par monotypie = Alosa elongata Bennett, 1830, fide Whitehead, 1966 : 32). Ilisha.
Kowala Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 362 (espèce-type : Kowala albella
Valenciennes, 1847, par désignation de Gill, 1862). Sardinella.
Lile Jordan & Evermann, 1896, Bull. U. S. natn. Mus., 47 (1) : 428, 429 (espèce-type : Clupea sto-
lifera Jordan & Gilbert, 1881). Lile.
Meletta Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 316 (espèce-type : Meletta vulgaris
Valenciennes, 1847, par désignation de Berg, 1913). Sprattus.
[Megalops Lacepède, 1803, Hist. Nat. Poiss., 5 : 289 (espèce-type : Megalops filamentosus Lacepède,
1803 = Clupea cyprinoides Broussonet, 1782). Megalopidae].
Microthrissa Boulenger, 1902, Annls. Mus. r. Congo belge, Zool., 2 ; 26 (espèce-type : Microthrissa
royauxi Boulenger, 1902, par monotypie). Pellonula.
Odontognathus Lacepède, 1800, Hist. Nat. Poiss., 2 : 220 (espèce-type : Odontognathus mucronatus
Lacepède, 1800). Odontognathus.
Opisthonema Gill, 1861, Proc. Acad. nat. Sci. Philad. : 37 (espèce-type : Opisthonema thrissa Gill,
1861 ; on pense que Gill a désigné le Meletta thrissa de Valenciennes, 1847 = Megalops
oglina Lesueur, 1818, et non le Clupea thrissa Linnaeus, 1758 = Clupanodon thrissa de Chine).
Opisthonema.
Opisthopterus Gill, 1861, Proc. Acad. nat. Sci. Philad. : 38 (espèce-type : Pristigaster tartoor Valen¬
ciennes, 1847 = Pristigaster tardoore Cuvier, 1829, par désignation originale). Opisthopterus.
Pellona Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 300 (espèce-type : Pellona
orbignyana Valenciennes, 1847 = Pristigaster flavipinnis Valenciennes, 1847, par désignation de
Gill, 1862). Pellona.
Pellonula Günther, 1868, Cat. Fish. Brit. Mus., 7 : 382, 452 (espèce-type : Pellonula vorax Günther,
1868, par monotypie). Pellonula.
Potamalosa Ogilby, 1897, Proc. Linn. Soc. N. S. W., 21 : 504 (espèce-type : Potamalosa novaehollan-
diae Ogilby, 1897 = Clupea richmondia Macleay, 1879). Potamalosa.
Pristigaster Cuvier, 1816, Règne Animal, I e éd., 2 : 176 (pas d’espèce) ; idem, ibid., 4 : pl. 10, fig. 3
(seul le nom générique) ; idem, 1829, Règne Animal, 2 e éd., 2 : 321 (P. tardoore et P. cayanus,
note infrapaginale) ; idem, ibid., 1830 : pl. 12, fig. 3 (seul le nom générique, mais la figure
montre P. cayanus). Pour la résolution des problèmes de nomenclature, voir Whitehead, 1967a :
100, et aussi p. 24. Pristigaster.
Sardinella Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 18 (espèce-type : Sardinella aurita
Valenciennes, 1847, par désignation de Gill, 1862). Sardinella.
Sauvagella Bertin, 1940, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 2 e sér., 12 (6) : 300 (espèce-type : Spratel-
loides madagascariensis Sauvage, 1883 — part., c’est-à-dire formes longianalis et brevidorsalis
de Bertin, 1940 : 300). Sauvagella.
Spratella Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 356 (espèce-type : Spratella pumila
Valenciennes, 1847 = Clupea sprattus Linnaeus, 1758, par désignation de Berg, 1913). Sprat¬
tus.
Spratelloides Bleeker, 1852, Ver h. batav. Genoot. Kunst. Wet., 22 : 12 (espèce-type : Clupea argyro-
taenia Bleeker, 1849 = Clupea gracilis Schlegel, 1846 ; voir l’Opinion 93 de la Commission
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internationale (1926), et aussi l’Opinion 749 (1965), qui a séparé Spratelloides de l’anchois Sto-
lephorus. Jordan & Gilbert, 1883 : 272, ont désigné Atherina japonicus Houttuyn, 1782,
comme espèce-type de Stolephorus, et Jordan, 1917 : 67, a cru qu’il s’agissait du Clupea argy-
rotaenia de Bleeker ; ainsi, des auteurs comme Fowler, 1941, ont employé le nom Stolepho¬
rus pour une espèce de hareng rond ; en effet, Stolephorus est un genre d’Engraulididae). Spra¬
telloides.
Spratellomorpha Bertin, 1946, in Angel, Bertin & Guibé, 1946, Bull. Mus. natn. Hist.nat., Paris, 2 e
sér., 18 : 473-474 (espèce-type : Sauvagella madagascariensis bianalis Bertin, 1940, c’est-à-dire la
forme bianalis de Spratelloides madagascariensis Sauvage, 1883 ; voir Sauvagella). Spratellomor¬
pha.
Sprattus Girgensohn, 1846, Mém. savants étrangers Acad. Sci. Pétersb., 5 : 534 (espèce-type : Sprattus
haleciformis Girgensohn, 1846 = Clupea sprattus Linnaeus, 1758, par monotypie et
tautonomie). Sprattus.
Tenualosa Fowler, 1934, Proc. Acad. nat. Sci. Philad., 85 : 246 (espèce-type : Al os a reevesii Richard¬
son, 1846, par désignation originale). Tenualosa.
Engraulididae
Anchoa Jordan & Evermann, 1927, Proc. Calif. Acad. Sci., 4 (16) : 501 (espèce-type : Engraulis com¬
pressas Girard, 1858, par désignation originale). Anchoa.
Anchoviella Fowler, 1911, Proc. Acad. nat. Sci. Philad., 43 : 211 (espèce-type : Engraulis perfasciatus
Poey, 1860, par désignation originale). Anchoviella.
Cetengraulis Günther, 1868, Cat. Fish. Brit. Mus., 7 : 383 (espèce-type : Engraulis edentulus Cuvier,
1816, désignée par Jordan & Evermann, 1896). Cetengraulis.
Engraulis Cuvier, 1816, Règne Animal, I e éd., 2 : 174 (espèce-type : Clupea encrasicolus Linnaeus,
1758, désignée par Fleming, 1822). Engraulis.
Lycengraulis Günther, 1868, Cat. Fish. Brit. Mus., 7 : 385, 399 (espèce-type : Engraulis grossidens
Agassiz, 1829, par monotypie). Lycengraulis.
Mystus Lacepède, 1803, Hist. Nat. Poiss., 5 : 466 (espèce-type : Mystus clupeoides Lacepède, 1803 =
Clupea mystus Linnaeus, 1758, par monotypie) (préoccupé par Mystus de Gronovius, 1763, de
Klein, 1775 et de Scopoli, 1777). Coilia.
Setipinna Swainson, 1839, Nat. Hist. Anim., 2 : 292 (espèce-type : Setipinna megalura Swainson,
1839 = Clupea phasa Hamilton-Buchanan, 1822, désignée par Swain, 1882). Setipinna.
Stolephorus Lacepède, 1803, Hist. Nat. Poiss., 5 : 381 (espèce-type : Stolephorus commersonii Lace¬
pède, 1803, par monotypie). Stolephorus.
Thrissina Jordan & Seale, 1925, Copeia, (141) : 30 (espèce-type : Clupea baelama Forsskàl, 1775, par
désignation originale). Thrissina.
Thryssa Cuvier, 1829, Règne Animal, 2 e éd., 2 : 323 (nom substitué pour Thrissa Cuvier, 1816 — non
Thrissa Rafinesque, 1815) [espèce-type : la même que pour Thrissa, viz. Clupea setirostris
Broussonet, 1782, désignée par Jordan & Evermann, 1917 ; tous les auteurs (sauf Whitley,
1935) ont ignoré la désignation de Clupea mystus Linnaeus, 1758 = Coilia mystus comme
espèce-type par Bory St-Vincent, 1823). Thryssa.
Denticipitidae
Acanthothrissa Gras, 1960, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 2 e sér., 32 (5) : 401 (espèce-type : Acan-
thothrissa palimptera Gras, 1960, par monotypie). Denticeps.
Denticeps Clausen, 1959, Vidensk. Meddr dansk. naturh. Foren., 121 : 147 (espèce-type : Denticeps
clupeoides Clausen, 1959, par monotypie). Denticeps.
— 7 —
Famille des CLUPEIDAE (PRISTIGASTERIDAE compris)
Genre ALAUSA, Valenciennes, 1847
Alausa argyrochloris Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 440.
Bertin n° 270 (part.) ; Whitehead n° 57.
= Tenualosa toli (Valenciennes, 1847).
2738. — Holotype. Bombay, Inde. Dussumier. 1 ex. alcool. LS : 121 mm.
Valenciennes mentionne aussi deux autres exemplaires « absolument semblables », originaires de
File de France (Maurice), ajoutant « Nous croyons bien ne pas nous tromper en les considérant
comme d’une espèce distincte ». Ces deux phrases sont apparemment contradictoires, mais à notre avis
« les » se rapporte aux trois exemplaires et non seulement aux deux de Maurice (MNHN 3753). En
fait, Valenciennes se trompe en attribuant les trois exemplaires à la même espèce, comme l’a fait éga¬
lement Bertin (1940 : 281), car les exemplaires de Maurice sont peut-être des Sardinella jussieui bien
qu’ils aient le corps plus haut, comme S. dayi Regan (Whitehead, 1967a : 61-62 et 94). Ce problème
jussieui versus dayi reste à résoudre.
Alausa dorsalis Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 418.
Bertin n°268 ; Whitehead n° 50.
= Ethmalosa fimbriata (Bowdich, 1825).
3175. — Lectotype. Gorée, Sénégal. Rang (1830). 1 ex. alcool. LS : 159,5 mm (désigné par
Whitehead, 1967a : 86).
B. 3087 (extrait de 3175). — Paralectotype. Idem. LS : 95,7 mm (désigné par Whitehead, loc.
cit.).
Pour la synonymie & Ethmalosa fimbriata, voir Whitehead (19676) ; plusieurs auteurs anciens ont
ignoré l’espèce de Bowdich, mais sa description est assez exacte.
Alausa eba Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 417.
Bertin n° 297 ; Whitehead n° 26.
= Sardinella maderensis (Lowe, 1839).
3. — Lectotype. Gorée, Sénégal. Rang. 1 ex. alcool. LS : 220 mm (désigné par Whitehead,
1967a : 49).
B. 3086 (extrait de 3). — Paralectotype. Idem. LS : 178 mm (désigné par Whitehead, loc. cit.).
Pour la synonymie de S. maderensis, voir Whitehead (1967a : 48).
Valenciennes a mentionné « un exemplaire parfaitement reconnaissable, malgré son mauvais état
de conservation, dans les peaux desséchées qu’Adanson a rapportées du Sénégal ». Nous l’avons
retrouvé ; il s’agit d’un exemplaire sec, en herbier, en mauvais état (sans tête ni nageoires pelviennes)
que nous identifions à S. maderensis (MNHN. 493, c 200 mm LS).
L’herbier d’ADANsoN est un des plus anciens ; il fut constitué entre 1749-1753 au Sénégal et 1779
— 8 —
en France, Suisse, Italie et Espagne. Une collection de dessins à l’encre ou au crayon est jointe à cet
herbier. Elle renferme trois dessins de Clupéidés : n° 2003,98 A, Sprattus sprattus ; n° 2008,98 I, Sar-
dina pilchardus ; et non numéroté, 98 E, Ethmalosa fimbriata ; trois exemplaires en herbier ont pu
servir pour les dessins de ces trois espèces. Ces collections d’ADANSON et une brève biographie de ce
naturaliste ont fait l’objet d’une publication de Bertin (1950). Voir aussi p. 53.
Alausa maculata Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 430.
Bertin n° 267 ; Whitehead n° 51.
= Ethmidium maculatum (Valenciennes, 1847).
1890. — Holotype. Valparaiso, Chili. D’Orbigny. 1 ex. alcool. LS : 238 mm.
Les mensurations (corps, tête, pédoncule caudal et nageoire pectorale) placent cet exemplaire dans
la sous-espèce E. m. maculatum, comme le laissait prévoir sa provenance (Whitehead, 1967a : 88). Le
dessin fait par Gay, sur lequel Valenciennes a noté les couleurs de ce poisson, est dans les manuscrits
pour l’Histoire naturelle des Poissons (Bibliothèque Centrale, MS. 519, XX 142).
Alausa microlepis Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 439.
Bertin n° 273 ; Whitehead n° 59.
= Gudusia chapra (Hamilton-Buchanan, 1822).
3696. — Lectotype. Bengale, Inde. Duvaucel. 1 ex. alcool. LS : 143,7 mm (désigné par White-
head, 1967a : 95).
B. 3082 (extrait de 3696). — Paralectotype. Idem. LS : 76,5 mm (désigné par Whitehead, loc.
cit.).
Pour les deux espèces de Gudusia, voir Whitehead (1965) et Wongratana (1980).
Alausa scombrina Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 442.
Bertin n°289 ; Whitehead n° 24.
= Sardinella longiceps Valenciennes, 1847.
3748. — Lectotype. Cananor, Inde. Dussumier. 1 ex. alcool. LS : 150,5 mm (désigné par White-
head, 1967a : 46).
B. 3091 (extrait de 3748). — Paralectotypes. Idem. 6 ex. alcool. LS : 105,4 — 141,0 mm (désignés
par Whitehead, loc. cit.).
Pour les autres espèces du complexe « longiceps », voir p. 27.
Alausa striata Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 429.
Bertin n° 302 ; Whitehead n° 41.
= Opisthonema oglinum (Lesueur, 1818).
3735. — Lectotype. Bahia, Brésil. Musée de Genève. 1 ex. alcool. LS : 143,5 mm (désigné par
Whitehead, 1967a : 75).
B. 3088 (extrait de 3735). — Paralectotype. Idem. LS : 162,3 mm (désigné par Whitehead, loc.
cit.).
3938. — Paralectotypes. Guadeloupe. Ricord. 2 ex. secs. LS : 152 — 186 mm (désignés par Whi¬
tehead, loc. cit.).
— 9 —
Cette espèce nominale a donné lieu à plusieurs mauvaises identifications (comme espèce de Sardi-
nella ou Harengula) ; toutefois, Bertin (1940 : 289) a donné le nom correct (mais il n’avait pas trouvé
les deux exemplaires desséchés). Valenciennes, en écrivant que cette espèce est peut-être Clupea
arcuata, est à l’origine de la confusion entre A. striata et Clupea arcuata Jenyns, 1842 (une espèce de
Ramnogaster).
Alausa toli Valenciennes,'1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 435.
Bertin (nil) ; Whitehead n° 56.
= Tenualosa toli (Valenciennes, 1847).
3939. — Lectotype. Pondichéry, Inde. Leschenault. 1 ex. sec. LS : 460 mm (désigné par White-
head, 1967a : 93 ; non mentionné par Bertin, 1940).
3940. — Paralectotype. Bombay, Inde. Roux. 1 ex. sec. LS : 440 mm (désigné par Whitehead,
loc. cit. ; non mentionné par Bertin, loc. cit.).
3684. — Paralectotype. Bombay, Inde. Dussumier (1830). 1 ex. alcool. LS : 314 mm (désigné par
Whitehead, loc. cit ; considéré par Bertin, loc. cit., comme paratype de Alausa palasah).
Antérieurement placée dans le genre Hilsa (e.g. Whitehead, 1965), cette espèce (avec T. macrura,
T. reevesii, T. ilisha et T. thibaudeaui ) est rangée maintenant dans le genre Tenualosa d’après Won-
GRATANA (1980).
Alausa vulgaris Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 391.
Bertin n° 266 ; Whitehead n° 42.
= Alosa alosa (Linnaeus, 1758).
3676. — Lectotype. Halles de Paris, Valenciennes. 1 ex. alcool. LS : 390 mm (désigné par Whi¬
tehead, 1967a : 78).
5434. — Paralectotype. Seine. Valenciennes. 1 ex. alcool. LS : 415 mm (désigné par Whitehead,
loc. cit.).
3133. — Paralectotype. Algérie. Guichenot, 1840. 1 ex. alcool. LS : 151,1 mm (désigné par Whi¬
tehead, loc. cit.).
3398. — Paralectotype. Seine. Valenciennes. 1 ex. alcool. LS : 76,7 mm (désigné par White-
head, loc. cit. ; donné comme Alosa fatlax par Bertin, 1940 : 279).
= Alosa fallax fallax (Lacepède, 1803).
3163. — Syntype. Le Havre. Valenciennes. 1 ex. alcool. LS : 128,6 mm
3396. — Syntype. Dieppe. Valenciennes. 1 ex. alcool. LS : 125,7 mm.
3397. — Syntypes. La Rochelle. D’Orbigny. 3 ex. alcool. LS : 71,7 — 99,9 mm.
3752. — Syntype. Golfe de Gênes. Hollard. 1 ex. alcool. LS : 210,0 mm.
6263. — Syntype. Bosphore. Virlet. 1 ex. alcool. LS : 242 mm.
3134. — Syntypes. Algérie. Guichenot. 2 ex. alcool. LS : 141,5 et 141,6 mm.
3677 à 3680. — Syntypes. Halles de Paris. Valenciennes. 4 ex. alcool. LS : 243 à 320 mm.
3395. — Syntypes. Seine à Quillebœuf. Pouchet. 7 ex. alcool. LS : 72 à 108 mm.
= Alosa fallax var. lacustris (Fatio, 1890).
3682. — Syntypes. Lac de Come. Ricketts & Pentland. 3 ex. alcool. LS : 160 — 200 mm.
3683. — Syntypes. Lac de Garde. Bosc. 2 ex. alcool. LS : 145 et 160 mm.
3750. — Syntype. Lac Majeur. Mayor. 1 ex. alcool. LS : 340 mm.
Pour Valenciennes, Alosa fallax Lacepède, 1803, était un synonyme de A. alosa. 11 y a dans les
collections plus d’exemplaires historiques (dont a pu disposer Valenciennes) de A. fallax que de
— 10 —
A. alosa, mais la description de Valenciennes ne mentionne pas les taches noires sur le corps, carac¬
téristiques de A. fallax. Néanmoins, en dépit de la confusion du texte de Valenciennes et de ceux des
auteurs qui l’ont précédé, Whitehead a conclu que Alausa vulgaris devait être placé dans la synony¬
mie de A. alosa, l’espèce dont les branchiospines sont les plus minces (Whitehead, 1967a : 79). Ber-
tin (1940 : 279-280) a donné la liste (le n° 3398 excepté) des exemplaires de A. fallax vus par Valen¬
ciennes.
Genre CHATOESSUS Cuvier, 1829
Chatoessus Osbeckii : Valenciennes, 1848, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 21 : 106.
Bertin n° 261 ; Whitehead n° 61.
= Clupanodon thrissa (Linnaeus, 1758).
3675. — Lectotype. Côtes de Chine. Callery (1846). 1 ex. alcool. LS : 76 mm (désigné par Whi¬
tehead, 1967a : 98).
B. 3079 (extrait de 3675). — Paralectotype. Idem. LS : 71,9 mm (désigné par Whitehead, loc.
cit.).
D’après Valenciennes, c’est sans doute le Clupea thrissa d’OsBECK (1757), mais Valenciennes a
préféré donner un autre nom, parce que le Clupea thrissa de Linnaeus (1758), fondé en partie sur la
description d’OsBECK, comprend des éléments d’une espèce américaine assez différente (Whitehead,
1966 et 1967a : 99) (voir aussi Meletta thrissa, p. 19).
Genre CLUPEA Linnaeus, 1758
Clupea clupeola Cuvier, 1829, Règne Animal, 2' éd., 2 : 318, note infrapaginale.
Bertin n° 305 ; Whitehead n° 9.
= Harengula clupeola (Cuvier, 1829).
3379. — Néotype. Martinique. Plée (1820). 1 ex. alcool. LS : 115,9 mm (désigné par Whitehead,
1967a : 24 comme néotype putatif et non comme lectotype parce que Cuvier ne mentionne pas les
échantillons ; néanmoins, tous les exemplaires étant présents dans les collections en 1829, il est possible
que Cuvier les ait vus).
B. 3083 (extrait de 3379). — ? Syntype. Idem. LS : 107,5 mm.
3237. — ? Syntypes. Martinique, Bélanger (1829). 9 ex. alcool. LS : 82,2 — 98,1 mm.
928. — ? Syntypes. Guadeloupe. L’Herminier (sans date). 3 ex. alcool. LS : 66,1 — 67,5 mm.
Cuvier a fondé ce nom par erreur sur le Cailleu de Duhamel (1772 : pl. 31, fig. 3), mais il est
évident qu’il a voulu dire le Petit Cailleu (pl. 31, fig. 2). C’est la seule espèce de Harengula de Cuvier
pour laquelle il y a accord entre Valenciennes et Cuvier.
Clupea cultriventris Nordmann, 1840, Faune Pontique, 3 : 522.
Bertin n° 276 ; Whitehead (nil).
= Clupeonella cultriventris (Nordmann, 1840).
3681. — ? Syntypes. Odessa, mer Noire. Nordmann. 3 ex. alcool. LS : 55,5 — 62,5 mm.
11
Puisque la localité typique était « côte du Pont-Euxin », il est possible que ces trois exemplaires
n’aient pas servi à la description originale ; il n’y a pas de type de cette espèce à Leningrad (Svetovi-
dov, 1973 : 101), mais seulement les types de Clupea delicatula, décrit par Nordmann, deux pages
plus loin, d’après des exemplaires d’Odessa. Le nom Clupea delicatulus Nordmann, 1840, employé par
Svetovidov (1952 : 194) et les auteurs antérieurs, est préoccupé par Clupea delicatula Bennett, 1831
(= Spratelloides delicatulus).
Clupea fallax Lacepède, 1803, Hist. Nat. Poiss., 5 : 424, 452.
Bertin n° 265 ; Whitehead n° 43.
= Alosa fallax (Lacepède, 1803).
3188. — Néotype. Seine à Rouen. ? Ficeali. 1 ex. alcool. LS : 380 mm [désigné comme néotype
putatif par Whitehead, 1967a : 79 ; Lacepède n’a pas mentionné cet exemplaire, mais seulement des
notes envoyées par « le citoyen Noel ... de Rouen » (Ficeali doit être le nom du pêcheur), mais
d’après Bertin (1940 : 278) il a été envoyé à Lacepède ; néanmoins, il est préférable de le désigner
comme néotype plutôt que de le considérer comme holotype].
Cuvier (1829 : 320) a proposé le nom Clupea finta, faisant référence à « Cl. ficta Lac. », c’est-à-
dire la Clupée Feinte de Lacepède (1803 : 452, son Clupea fallax). Lacepède n’a pas mentionné le
nom ficta, mais on le trouve dans Duhamel (1772 : 320 Alosa ficta) ; ficta serait donc synonyme anté¬
rieur de fallax. Svetovidov (1966) a proposé de supprimer Alosa ficta Duhamel parce que le Traité
général des Pêches n’applique pas nettement la nomenclature binominale (Opinion 859 de 1968).
Clupea melanura Cuvier, 1829, Règne Animal, 2 e éd. 2 : 318, note infrapaginale.
Bertin (nil) ; Whitehead n° 31.
= Sardinella melanura (Cuvier, 1829).
3233. — Néotype. Vanikoro. Quoy & Gaimard. 1 ex. alcool. LS : 98,2 mm (désigné comme
néotype putatif par Whitehead, 1967a : 62, et aussi lectotype de Clupeonia vittata Valenciennes ;
voir p. 13).
B. 3090 (extrait de 3233). — Non typique. Idem. 2 ex. alcool. LS : 91,1 et 93,2 mm (désignés par
erreur comme paralectotypes de Clupeonia vittata Valenciennes, 1847, par Whitehead, loc. cit. : 66).
Fondée par Cuvier sur « Lacep., V, XI, 3, sous le nom de Clupanodon Jussieu, mais la descrip¬
tion se rapporte à la fig. XI. 3. nommée variété du Clupanodon chinois ». Pour résoudre les difficul¬
tés taxinomiques et nomenclaturales très complexes (Whitehead, 1967a : 62), Whitehead a proposé
que le lectotype de Clupeonia vittata Valenciennes (voir p. 13) soit considéré comme néotype putatif
de Clupea melanura, proposition acceptée par Wongratana (1980 : 132).
Bertin avait considéré comme « paratypes et paratopotypes » de Alausa melanura Valenciennes,
1847, onze exemplaires rapportés par Quoy et Gaimard de Nouvelle-Guinée (MNHN A. 2207),
Amboine (MNHN 3736) et Vanikoro (MNHN 3233 et B. 3090) parce qu’il avait cru que Valencien¬
nes était l’auteur de l’espèce. Deux exemplaires de MNHN A. 2207 ont été renumérotés B. 2181 car ils
sont des Herklotsichthys quadrimaculatus (Rüppell, 1837),.
Clupea (Hyperlophus) spratellides Ogilby, 1892, Rec. Aust. Mus., 2 e sér., 2 : 24.
Bertin n° 282 ; Whitehead (nil).
= Hyperlophus vittatus (Castelnau, 1875).
— 12 —
1895-391. — ? Syntype. Botany Bay, New South Wales, Australie. Ogilby (1897). 1 ex. alcool.
LS : 68,7 mm (désigné « cotype » par Bertin, 1940 : 284).
On trouve à Sydney, trois autres exemplaires (holotype, AMS. 1.3034 ; paratypes, AMS. 1.11311,
11312 — voir la liste de Whitley, 1958). Il est possible que l’exemplaire de Paris, qui est topotypique,
ait été utilisé pour la description originale d’ Ogilby.
Clupea stolifera Jordan & Evermann, 1881, Proc. U. S. natn. Mus., 4 : 339.
Bertin n° 312 ; Whitehead (nil).
= Lite stolifera (Jordan & Evermann, 1881).
1887-380. — ? Syntypes. Mazatlan, Mexique. Jordan (1887). 4 ex. alcool. LS : 31,5 — 36 mm
(désignés « cotypes » par Bertin, 1940 : 291).
Le statut des exemplaires de Paris, qui sont topotypiques, n’est pas certain, mais peut-être sont-ils
trop petits pour avoir servi à la description originale de Jordan & Evermann. Il existe également des
« cotypes » à Londres (BMNH 1895.5.27.305-311) et à Washington (USNM 28125).
Genre CLUPEONIA Valenciennes, 1847
Clupeonia Commersoni Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 350.
Bertin n° 294 ; Whitehead n° 32.
= Sardinella melanura (Cuvier, 1829).
2206. — Lectotype. Bombay, Inde. Roux. 1 ex. alcool. LS : 100 mm (désigné par Whitehead,
1967o : 64).
B. 3078 (extrait de 2206). — Paralectotype. Idem. LS : 110 mm (désigné par Whitehead, loc.
cit.).
2958. — Paralectotype. Idem. LS : 99 mm (désigné par Whitehead, loc. cit.).
Notons que la localité et le donateur indiqués par Valenciennes (Bombay, coll. Polydore Roux)
ne correspondent pas avec les registres où nous lisons : « Ile de France, Dussumier n° 287 — 1830 ».
De plus, une correction manuscrite prouve que trois exemplaires ont été enregistrés primitivement sous
le n° A. 2206. A une époque que nous n’avons pu préciser, quand la double numération a été décou¬
verte, A. 2206 a été réservé à deux exemplaires et 2958 au troisième.
Valenciennes a identifié cette espèce avec un dessin de la collection de Commerson (Vélins du
Muséum, 93 : n° 74), sur lequel est fondée la variété du Clupanodon Jussieu de la planche 11, figure
3 de Lacepède (1803). C’est à cette figure que Cuvier a donné le nom Clupea melanura, mais
Valenciennes ne l’a pas retenu, pensant que « l’illustre auteur du Règne Animal » n’avait pas com¬
plètement débrouillé la confusion de Lacepède (voir Clupea melanura, p. 11).
Clupeonia fasciata Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 349.
Bertin n° 293 ; Whitehead n° 16.
= Herklotsichthys quadrimaculatus (Rüppell, 1837)
895. — Holotype. Saint-Denis (la Réunion). Leschenault (1818). 1 ex. alcool. LS : 127,4 mm.
Identifié comme H. punctatus par Whitehead (1967a : 33), nom réservé aujourd’hui à une espèce
endémique de mer Rouge (voir Wongratana, 1980).
— 13 —
Clupeonia Jussieui Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 346, pi. 599.
Bertin n° 292 ; Whitehead n° 30.
= Sardinella jussieui (Valenciennes, 1847).
A. 2208. — Holotype. Maurice. Dussumier. 1 ex. alcool. LS : 139,6 mm.
Valenciennes a remarqué que Lacepède (1803) a inversé les légendes des figures 2 et 3 de sa
planche 11 ; Cuvier a suivi Lacepède à cet égard et a introduit une grande confusion nomenclaturale.
Valenciennes, avec raison, a identifié à son Clupeonia jussieui la variété du Clupanodon chinois (pl.
11, fig. 2.) et non la variété du Clupanodon Jussieu (pl. 11, fig. 3) et il a donné le nom Jussieui pour
résoudre ce problème. Malheureusement, l’illustration de Clupeonia jussieui de Valenciennes (sa plan¬
che 599) est Sardinella melanura, c’est-à-dire l’autre espèce de la planche de Lacepède (i.e. pl. 11,
fig. 3) !
Clupeonia vittata Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 352.
Bertin (nil) ; Whitehead n° 34.
= Sardinella melanura (Cuvier, 1829).
3233. — Néotype. Vanikoro. Quoy & Gaimard. 1 ex. alcool. LS : 98,2 mm (désigné par erreur
comme lectotype par Whitehead, 1967a : 66 et aussi néotype de Clupea melanura Cuvier ; voir
P- H).
Pour corriger les erreurs d’auteurs (y compris les siennes !), Whitehead (1967a : 68) a choisi cet
exemplaire néotype de Clupeonia vittata comme néotype putatif du Clupea melanura de Cuvier, écar¬
tant ainsi la possibilité qu’il s’agisse d’un Herklotsichthys avec une tache noire foncée à l’extrémité de
chaque lobe de la caudale. Les recherches de Wongratana (1980) le confirment.
Genre DUSSUMIERIA Valenciennes, 1847
Dussumieria acuta Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 467, pl. 606 (annexe de
19 : 316).
Bertin n° 344 ; Whitehead n° 1.
= Dussumieria acuta Valenciennes, 1947.
3697. — Lectotype. Côte de Coromandel, Inde. Dussumier (1830). 1 ex. alcool. LS : 108,5 mm
(désigné par Whitehead, 1967a : 13).
B. 3074 (extrait de 3697). — Paralectotype. Idem. LS : 89,7 mm (désigné par Whitehead, loc.
cit.).
3694. — Paralectotypes. Côte de Malabar, Inde. Dussumier (1830). 7 ex. alcool. LS : 87 —
132 mm (désignés par Whitehead, loc. cit.).
3217. — Paralectotypes. Idem. Dussumier (1827). 9 ex. alcool. LS : 69,0 — 123,5 mm (désignés
par Whitehead, loc. cit.).
Bertin (1940 : 299) a constaté que quelques exemplaires de la série-type sont des Dussumieria
hasseltii Bleeker, 1850 (synonyme actuel de D. elopsoides Bleeker, 1849) et plus tard (Bertin, 1943)
que seuls les deux exemplaires 3697 sont D. acuta. D’après Wongratana (1980) tous les exemplaires
de la liste ci-dessus sont des D. acuta.
— 14 —
Dussumieria productissima Chabanaud, 1933, Bull. Inst, océanogr. Monaco , (627) : 4 figs. 3-6.
Bertin (nil) ; Whitehead (nil).
= Dussumieria elopsoides Bleeker, 1849.
3997. — Syntypes. Golfe de Suez. Dollfus (1928). 2 ex. alcool. LS : 110,7 — 114,5 mm.
1966-258 à 264. — Syntypes. Mer Rouge, St. 29. Dollfus. 7 ex. alcool. LS : 97,4 — 105,9 mm
(1966-261, de LS : 102,5 mm, est Sardinella fimbriata).
Bien que Chabanaud ait décrit cette espèce nouvelle dans le Bulletin de l’Institut océanographique
de Monaco, il n’a pas déposé ses exemplaires à cet institut (Belloc, 1949). Les types restés à Paris
n’ayant été enregistrés qu’en 1966 (collection de Dollfus), ils ne figurent pas dans le catalogue de
Bertin .
D’après Wongratana (1980) on connaît deux espèces de Dussumieria, dont les aires de réparti¬
tion se recouvrent en grande partie, mais D. acuta n’est pas signalée dans la mer Rouge.
Genre HARENGULA Valenciennes, 1847
Harengula dollfusi Chabanaud, 1933, Bull. Inst, océanogr. Monaco., (627) : 1, figs. 1-2.
Bertin (nil) ; Whitehead (nil).
= Sardinella albella (Valenciennes, 1847).
1966-343. — Syntype. Golfe de Suez, St. 29. Dollfus. 1 ex. alcool. LS : 85,0 mm.
1966-344. — Syntype. Idem. 1 ex. alcool. LS : 95,5 mm.
Chabanaud n’a pas déposé d’exemplaires à l’Institut océanographique de Monaco (Belloc,
1949). Comme pour les types de Dussumieria productissima Chabanaud (voir ci-dessus), ces exem¬
plaires de H. dollfusi faisant partie de la collection de Dollfus n’ont été enregistrés qu’en 1966, et
donc ne figurent pas dans le catalogue de Bertin. Cette espèce nominale a été placée dans la synony¬
mie de Sardinella gibbosa par Whitehead (1973 b : 185), mais Wongratana (1980 : 124) eut raison de
la considérer comme S. albella (eu égard aux nombres des branchiospines et écussons ventraux et à la
forme des écailles).
Harengula latulus Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 280, pl. 595.
Bertin n° 304 ; Whitehead n° 10.
= Harengula clupeola (Cuvier, 1829).
931. — Lectotype. Caen (Calvados), mais en fait Atlantique ouest (voir ci-dessous). Lamouroux
(1824) (?). 1 ex. alcool. LS : 64,7 mm (désigné par Whitehead, 1967a : 26).
3236. — Paralectotypes. Dieppe, mais en fait Atlantique ouest. Valenciennes (1827). 5 ex.
alcool. LS : 64,7 — 76,2 mm (désignés par Whitehead, loc. cit.).
SU. 32769 (extrait de 3236). — Paralectotype (voir Storey, 1938 : 37) (désigné par Whitehead,
loc. cit.).
La vraie provenance de ces exemplaires n’est pas connue, mais l’aire de répartition du genre
Harengula est nettement l’Atlantique ouest (de la Floride au Brésil). Les types à’Harengula maculosa
(= H. humeralis) n’existent pas, mais les exemplaires cités par Valenciennes pour cette espèce étaient
trop grands (6 pouces, soit 182 mm) pour avoir été ceux de H. latulus (3,5-4,0 pouces, soit 94,5-
108 mm) ( le pouce français à cette époque mesurait 27,07 mm).
Nous pensons que Harengula latulus de Valenciennes n’est pas le Clupea latulus de Cuvier
— 15 —
(= Sprattus sprattus, voir p. 39). Voir à ce sujet Whitehead (1967a : 20, 23, 24, 27). On peut remar¬
quer ici, comme pour quelques autres espèces, que Valenciennes ne mentionne pas le nom de Cuvier
à propos de cette espèce.
Harengula spilura Guichenot, 1863, in Maillard, Ile de la Réunion, Poiss. : 16.
Bertin n° 310 ; Whitehead (p. 105, mentionné).
= Herklotsichthys spilurus (Guichenot, 1863).
1324. — Syntypes. La Réunion. Maillard (1855). 2 ex. alcool. LS : 78 — 82 mm.
Bertin a identifié ces exemplaires à Herklotsichthys punctatus mais, à la suite d’une communica¬
tion du D r F. Berry (qui avait à cette époque emprunté les syntypes), Whitehead a cru qu’il y avait
une erreur de provenance ; en effet, Berry lui avait indiqué la présence d’un hypo-maxillaire, caracté¬
ristique des Harengula d’Atlantique occidental (Whitehead, 1967a : 105 et 1973a : 31). Wongratana
(1980 : 149) a réexaminé les syntypes et n’a trouvé aucun hypo-maxillaire ; il a donc considéré spilurus
comme une espèce de Herklotsichthys assez proche de H. punctatus (et aussi de H. lossei Wongratana,
1983), signalée de Zanzibar et de la Réunion, qui est le Herklosichthys punctatus forme ‘ A ’ de Losse
(1968) et Whitehead (19736 : 176).
Genre ILISHA Richardson, 1846
Ilisha melanota Derscheid, 1924, Revue zool. afr., 12 : 278.
Bertin n° 321 ; Whitehead (p. 112, mentionné).
= Ilisha africana (Bloch, 1795).
1923-69 et 70. — Syntypes (n° XI et XII de Derscheid). Embouchure du Congo, en face de
Banana. Wilberth. 2 ex. alcool. LS : 142,5 — 144,5 mm.
Les autres syntypes déposés dans les musées étrangers sont :
MRAC 3395-3404. — Syntypes. Idem. 10 ex. alcool. LS : 43 — 161 mm.
EMNH 1924.7.18.1-4. — Syntypes. Idem. 3 ex. alcool. LS : 118 — 138 mm.
Pour la synonymie, voir Tucker (1954), Whitehead (1967a : 112) et Poll, Teugels & White-
head (1984 : 44).
Ilisha obfuscata Wongratana, 1983, Jap. J. Ichthyol., 29 (4) : 397, fig. 14.
Bertin n° 317 (part.), 318 (part.) ; Whitehead n° 71 (part.), 73 (part.).
= Ilisha obfuscata Wongratana, 1983.
B. 2879. — Holotype. Bombay, Inde. Dussumier (1830). 1 ex. alcool. LS : 74 mm (un des deux
syntypes de Pellona filigera, voir p. 22 ; désigné par Wongratana, 1983 : 397).
3712. — Paratype. Pondichéry, Inde. Bélanger (1829). 1 ex. alcool. LS : 68 mm (un des deux
syntypes de Pellona micropus, voir p. 23 ; désigné par Wongratana, 1983 : 397).
Wongratana (1983 : 397) a examiné les types de Pellona filigera Valenciennes et Pellona micro¬
pus Valenciennes et sur les deux syntypes cités ci-dessus, il a fondé une espèce nouvelle ressemblant à
I. melastoma (le Pellona micropus de Valenciennes) mais avec plus de branchiospines (12-13 + 27-
28 ; cf. 10-12 + 22-25) et les prolongements postcœlomiques de la vessie natatoire plus courts.
— 16 —
Genre KOWALA Valenciennes, 1847
Kowala albella Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 362.
Bertin n° 296 ; Whitehead n° 28.
= Sardinella albella (Valenciennes, 1847).
665. — Lectotype. Pondichéry, Inde. Reynaud (1825). 1 ex. alcool. LS : 71,2 mm (désigné par
Whitehead, 1967a : 53).
3231. — Paralectotype. Pondichéry, Inde. Leschenault (1818). 1 ex. alcool. LS : 70,5 mm (dési¬
gné par Whitehead, loc. cit.).
L’identification de ces exemplaires est confirmée par Wongratana (1980), qui les a examinés.
Kowala thoracata Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 363.
Bertin n° 274 ; Whitehead n° 38.
= Escualosa thoracata (Valenciennes, 1847).
3172. — Lectotype. Pondichéry, Inde. Bélanger (1829). 1 ex. alcool. LS : 95,5 mm (désigné par
Whitehead, 1967a : 71).
B. 3075 (extrait de 3172). — Paralectotypes. Idem. 2 ex. alcool. LS : 80,8 et 88,5 mm (désignés
par Whitehead, loc. cit.).
Le genre Escualosa est caractérisé par un 2 e supra-maxillaire très large et sub-rectangulaire.
Valenciennes, privilégiant les petites dents présentes sur les mâchoires et dans la cavité buccale pour
distinguer ses genres, n’a pas vu cette caractéristique ; il a indu dans Kowala une espèce de Sardinella
(S. albella), mais il a relégué ses autres exemplaires de E. thoracata dans le genre Meletta, comme
espèce nouvelle, M. lile (voir plus loin).
Pour Valenciennes, c’est son Kowala thoracata qui se rapproche le plus du Kowal ou Kowarloo
de Russell (1803 : pi. 86), mais ce dernier (dont le nom linnéen lui a été proposé par Cuvier, Clupea
coval, voir p. 38) est une espèce de Sardinella.
L’espèce-type de Kowala est K. albella, une espèce de Sardinella (désignée par Gill, 1862) ; on
accepte donc le genre Escualosa Whitley, 1940, pour thoracata (voir Whitehead, 1964a).
[Genre MEGALOPS Lacepède, 1803]
Megalops cepediana Lesueur, 1818, J. Acad. nat. Sci. Philad. : 361.
Bertin n° 262 ; Whitehead n° 60.
= Dorosoma cepedianum (Lesueur, 1818).
4. — ? Syntype. Philadelphie \ États-Unis. Lesueur. 1 ex. alcool. LS : 253 mm (désigné comme
paratype par Bertin, 1940 : 277).
3630. — ? Syntype. Idem. 1 ex. sec sur planchette. LS : 263 mm (désigné comme paratype par
Bertin, loc. cit.).
1. Lieu où résidait Lesueur, mais la provenance exacte des poissons n’est sûrement pas la même.
— 17 —
3631. — ? Syntype. Riv. Wabash, Illinois, États-Unis. Lesueur. 1 ex. sec sur planchette. LS :
285 mm (désigné comme paratopotype par Bertin, 1940 : 278).
3632. — ? Syntypes. Fl. Mississippi, États-Unis. Lesueur. 3 ex. secs sur planchette. LS : 95 —
160 mm (voir aussi Megalops bimaculata, p. 43).
3633. — ? Syntypes. Lac Pontchartrain, Louisiane, États-Unis. 2 ex. secs sur planchette. LS : 107
— 183 mm (voir aussi Megalops bimaculata, p. 43).
Le Muséum a reçu près de trois cent poissons récoltés par Lesueur durant son séjour aux États-
Unis (1816-1837), parmi lesquels vingt-quatre exemplaires de huit espèces nominales de Clupeidae exis¬
tent actuellement (Bauchot & Daget, 1979) ; seul M. cepediana est de Lesueur. Bertin (1940 : 277-
278) a considéré tous les échantillons de Megalops cepediana présents à Paris comme typiques, mais
on ignore si tous ces exemplaires ont servi à la description originale de Lesueur. On peut remarquer,
cependant, que d’autres exemplaires types de M. cepediana ne figurent pas dans le « Catalog of type
specimens » de Philadelphie ; en effet, cet institut ne possède que les types de deux espèces de
Lesueur (BOhlke, 1984 : 4).
Genre MELETTA Valenciennes, 1847
Meletta lile Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 378.
Bertin n° 275 ; Whitehead n° 39.
= Escualosa thoracata (Valenciennes, 1847).
3173. — Lectotype. Pondichéry, Inde. Leschenault (1818). 1 ex. alcool. LS : 75,5 mm (désigné
par Whitehead, 1967a : 72).
B. 3076 (extrait de 3173). — Paralectotype. Idem. LS : 75,4 mm (désigné par Whitehead, loc.
cit.).
3229. — Paralectotypes. Côte de Coromandel. Dussumier. 10 ex. alcool. LS : 79,0 — 90,2 mm
(désignés par Whitehead, loc. cit).
Pour l’identification, voir Kowala thoracata.
Meletta mediterranea Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 369.
Bertin n° 288 ; Whitehead n° 20.
= Sardinella aurita Valenciennes, 1847.
3745. — Lectotype. Toulon, France. Banon (1827). 1 ex. alcool. LS : 67,3 mm (désigné par Whi¬
tehead, 1967a : 41).
B. 3092 (extrait de 3745). — Paralectotype. Idem. LS : 62,1 mm (désigné par Whitehead, loc.
cit.).
L’importance qu’il attribuait à la denture a conduit Valenciennes à placer les adultes et les juvé¬
niles de S. aurita dans deux genres différents. En effet, son genre Meletta, comme tous ses autres gen¬
res, est si artificiel qu’il comprend onze espèces réparties entre sept genres actuels ! (voir Whitehead,
1967a : 20).
Meletta Novae Hollandiae Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 376.
Bertin n° 279 ; Whitehead n° 8.
= Sprattus novaehollandiae (Valenciennes, 1847).
— 18 —
A. 9312. — Holotype. Port Jackson, Sydney, Australie. Quoy & Gaimard (exp. L. de Freyci¬
net, 1817-1820). 1 ex. alcool. LS : 94,5 mm.
Bertin (1940 : 283) identifie cette espèce comme Sprattus bassensis McCulloch, 1911, et plus tard
(Bertin, 1944) il se justifie, arguant que le nom novaehollandiae a été utilisé pour une espèce de
Hyperlophus (par Castelnau, 1872) et aussi pour une espèce de Potamalosa (par Günther, 1868).
Son argument n’est pas valable et il faut appliquer la règle d’antériorité (Whitehead, 1967a : 22).
Pour une révision partielle des Sprattus de l’hémisphère Sud, voir Whitehead, Smith & Robert¬
son (1985) avec une clé des quatre espèces.
Meletta obtusirostris Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 375.
Bertin n° 307 ; Whitehead n° 17.
= Herklotsichthys quadrimaculatus (Rüppell, 1837).
900. — Lectotype. Seychelles. Dussumier (1830). 1 ex. alcool. LS : 115,2 mm (désigné par Whi¬
tehead, 1967a : 34).
B. 3072 (extrait de 900). — Paralectotypes. Idem. 10 ex. alcool. LS : 85,4 — 105,5 mm (désignés
par Whitehead, loc. cit.).
Identifié comme H. punctatus par Whitehead (1967a : 34), nom réservé aujourd’hui à une espèce
endémique de la mer Rouge (voir Wongratana, 1980).
Meletta schlegelii Castelnau, 1873, Proc. zool. acclim. Soc. Vict., 2 : 93.
Bertin n° 311 ; Whitehead (nil).
= Sardinella brachysoma Bleeker, 1852.
3716. — Holotype. Port Darwin, Australie. Castelnau (1877). 1 ex. alcool. LS : 58,6 mm.
Cet exemplaire fait partie de la cinquième collection envoyée par Castelnau à Paris (la plus
importante, comprenant environ cinq cents échantillons '). Wongratana (1980 : 128) a examiné cet
holotype et confirmé son identification. Bertin (1940 : 291) l’a désigné comme « cotype » mais il
n’existe pas d’autre exemplaire (e.g. à Sydney, voir Whitley, 1958). Whitehead s’est trompé en pla¬
çant cette espèce nominale dans la synonymie de Pellona ditchela (Whitehead, 19736 : 209).
1. En 1867 et entre 1875 et 1879, Castelnau a envoyé au Muséum sept collections de poissons, la majorité en
alcool (961 exemplaires), les autres secs (282 exemplaires), représentant 816 espèces (certaines figurant dans plu¬
sieurs envois et quelques autres sous un nom générique seulement) :
1 — le 17 septembre 1867, de « Nelle Hollande ... Rivière de Paroo » : 2 exemplaires, 1 espèce (pas de Clu¬
péoïde) ;
2 — le 21 avril 1875, d’Australie (envoyé de Melbourne) : 314 exemplaires (21 Clupéoïdes), 186 « espèces » (5
Clupéoïdes) ;
3 — en octobre 1876, du Queensland : 6 exemplaires, 6 espèces (pas de Clupéoïde) ;
4 — le 17 avril 1877, de « Bahia, Amboine, Banka, Siam, Cap, Grand Namquois, Cochinchine » : 168 exem¬
plaires, 82 « espèces » (pas de Clupéoïde) ;
5 — le 6 octobre 1877, d’Australie (Melbourne, Dampier, Swan R., Norman R., Murray R., etc.) : 515 exem¬
plaires (13 Clupéoïdes), 303 « espèces » (4 Clupéoïdes) ;
6 — le 2 avril 1879, d’Australie : 34 exemplaires (7 Clupéoïdes), 34 « espèces » (1 Clupéoïde) ;
7 — le 3 mai 1879, d’Australie : 204 exemplaires (13 Clupéoïdes). 204 « espèces » (6 Clupéoïdes).
En résumé, Castelnau a envoyé à Paris 54 exemplaires de Clupéoïdes, soit environ 10 espèces, récoltés à
l’archipel Dampier, Port Darwin, Norman R., Richmond R., Sydney, Murray R. et Hobson’s Bay (Melbourne), y
compris des exemplaires typiques de trois de ses cinq espèces nouvelles (Meletta schlegelii, Meletta vittata, Engrau-
lis antarcticus ) et du nom ms. Ctupea compressa ; les types de Chatoessus richardsonii et Engraulis nasuta (non
mentionnés par Bertin) n’ont pas été retrouvés au cours de recherches récentes.
— 19 —
Meletta suoerii Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 375. Nomen oblitum.
Bertin n° 264 ; Whitehead n° 47.
= Alosa alabamae Jordan & Evermann, 1896.
3695. — Lectotype. Riv. Wabash, Illinois, États-Unis. Lesueur (1830). 1 ex. alcool. LS :
68,6 mm (désigné par Whitehead, 1967a : 84).
B. 3081 (extrait de 3695). — Paralectotype. Idem. LS : 63,7 mm (désigné par Whitehead, loc.
cit.).
Bertin (1940 : 278) et Hildebrand (1964 : 319) l’ont identifié comme Pomolobus chrysochloris,
mais le lectotype (un juvénile) a 33 branchiopines (41-48 chez les adultes de A. alabamae ; cf. 20-24
chez A. chrysochloris ; voir Whitehead, 1978).
Le nom suoerii est antérieur à alabamae , mais il vaut mieux le considérer comme un nomen obli¬
tum.
Meletta thrissa Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 380.
Bertin n° 301 ; Whitehead n° 40.
= Opisthonema oglinum (Lesueur, 1818).
3690. — Non typiques. New York, États-Unis. Milbert. 2 ex. alcool. LS : 143,5 — 159,3 mm
(description du plus grand donné par Whitehead, 1967a : 73).
3691. — Non typique. Brésil. Delalande. 1 ex. alcool. LS : 167 mm.
3692. — Non typiques. Martinique, Antilles. Plée. 3 ex. alcool. LS : 133,2 — 142,5 mm.
3688. — Non typique. Martinique, Antilles. Achard. 1 ex. alcool. LS : 167 mm.
3689. — Non typiques. Saint-Domingue, Antilles. Ricord. 6 ex. alcool. LS : 104,2 — 152,1 mm.
A. 3817. — Non typique. Guadeloupe, Antilles. L’ Herminier. 1 ex. alcool. LS : 121,9 mm.
Bertin (1940 : 288) a considéré cette espèce comme nouvelle, donc ces exemplaires comme paraty-
pes. Toutefois, Valenciennes avait pensé que son thrissa est l’élément américain de l’espèce composite
Clupea thrissa Linnaeus, 1758. En effet, sous ce nom ont été réunis des renseignements concernant des
individus provenant de l’Ouest atlantique et d’autres de Chine ; mais ces derniers correspondent à une
espèce assez différente, c’est-à-dire Clupanodon thrissa, fondée en partie sur une description et un
nom prélinnéen donné par Osbeck (1757). Ayant réservé le nom thrissa pour l’espèce du Nouveau
Monde, Valenciennes a proposé un autre nom pour l’élément chinois de thrissa, donc Chatoessus
osbeckii (voir p. 10). Les diverses acceptions du nom thrissa (ou trizà) sont expliquées par Whitehead
(1966 ; 1967a : 74, 99) (voir aussi le genre Opisthonema, p. 5).
Meletta venenosa Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss. 20 : 374.
Bertin n° 263 ; Whitehead n° 46.
= Alosa pseudoharengus (Wilson, circa 1811).
A. 7641. — Lectotype. New York, États-Unis. Milbert. 1 ex. alcool. LS : 117,5 mm (désigné par
Whitehead, 1967a : 82).
B. 3077 (extrait de A. 7641). — Paralectotypes. Idem. 2 ex. alcool. LS : 107,5 — 113,0 mm (dési¬
gnés par Whitehead, loc. cit.).
Le lectotype a 33 + 44 branchiospines et le bord antéro-supérieur du dentaire est plus abrupt,
caractères partagés avec A. alabamae (golfe du Mexique à Ploride), mais la provenance permet de pré¬
ciser son statut actuel.
— 20 —
Meletta vittatus Castelnau, 1875, Res. Fish. Austr. (Philad. Cent. Exhib., Intercol. Exhib. Essays,
Viet. Dept., Melbourne), (2) : 46.
Bertin n° 281 ; Whitehead (nil).
= Hyperlophus vittatus (Castelnau, 1875).
3755. — Syntypes. Hobson’s Bay. Melbourne, Australie. Castelnau (1875). 5 ex. alcool. LS :
83,2 — 94,8 mm (désignés comme paratypes par Bertin, 1940 : 284).
Ces cinq exemplaires taisaient partie de la deuxième collection envoyée d’Australie par Casteinau
(314 exemplaires, parmi lesquels 5 espèces de Clupéoïdes). Whitley (1958) a mentionné quelques types
de Castelnau à Sydney, mais la présente espèce ne figure pas sur ses listes. Bertin (1940 : 284) s’est
trompé en mentionnant Macleay, 1880, comme l’auteur du nom vittata, et en la rapportant au pois¬
son décrit précédemment par Castelnau (1872) sous le nom de Meletta novae-hollandiae Valenciennes.
Meletta vulgaris Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 367.
Bertin n° 278 ; Whitehead n° 7.
= Sprattus sprattus (Linnaeus, 1758).
3717. — Lectotype. La Rochelle, France. D’Orbigny. 1 ex. alcool. LS : 98,5 mm (désigné par
Whitehead, 1967a : 21).
B. 3094 (extrait de 3717). — Paralectotype. Idem. 1 ex. alcool. LS : 81,8 mm (désigné par Whi¬
tehead, loc. cit.).
Nous n’avons pas retrouvé les exemplaires de Caen, mentionnés par Valenciennes, et que Cuvier
a confondus avec les jeunes de Clupea harengus. A cette époque on ne savait pas bien séparer le sprat
du hareng, mais Valenciennes, étant donné sa façon curieuse de concevoir les genres, a ajouté à sa
propre confusion en distribuant la même espèce Sprattus sprattus dans ses genres Harengula (H. sprat¬
tus), Spratella (S. pumila) et Meletta (M. vulgaris).
Genre MICROTHRISSA Boulenger, 1902
Microthrissa miri Daget, 1954, Mém. Inst. fr. Afr. noire, 36 : 67, fig. 12.
Bertin (nil) ; Whitehead (nil).
= Pellonula leonensis Boulenger, 1916.
1925-214. — Holotype. Diafarabé, Mali. Thomas. 1 ex. alcool. LS : 40,5 mm.
1960-400. — Paratypes. Diafarabé, Mali. Sissoko. 9 ex. alcool. LS : 48 — 57 mm.
1960-401. — Paratypes. Touara, Mali. Daget. 2 ex. alcool. LS : 34 et 41 mm.
1960-404. — Paratype. Diafarabé, Mali. Sissoko. 1 ex. alcool. LS : 46 mm.
1960-405. — Paratype. Idem. 1 ex. alcool. LS : 29.0 mm.
= Sierrathrissa leonensis Thys van den Audenaerde, 1969.
B. 3093 (extrait de 1960-405). — Paratypes. Diafarabé, Mali. Sissoko. 2 ex. alcool. LS : 23,0 —
23,5 mm.
1960-402. — Paratypes. Diafarabé, Mali. Daget. 33 ex. alcool. LS : 19,3 — 23,0 mm.
1960-403. — Paratypes. Diafarabé, Mali. Sissoko. 162 ex. alcool. LS : 7,5 — 15,4 mm.
1925-179. — Paratypes. Bamako, Mali. Thomas. 24 ex. alcool. LS : 17,1 — 22,1 mm.
— 21 —
Jusqu’à ce que soit faite une révision de Pellonula, on peut considérer cette espèce nominale, ainsi
que Pellonula afzeliusi Johnels, 1954, comme synonymes de Pellonula leonensis Boulenger, 1916 (voir
Whitehead, 1986). Daget (1954) a cru que ses plus petits exemplaires étaient des juvéniles de son
M. miri, mais on sait actuellement que les juvéniles collectés par Daget, ainsi que d’autres collectés
dans des fleuves de l’Afrique de l’Ouest, sont des Sierrathrissa leonensis Thys van den Audenaerde,
1969, une espèce naine (voir Whitehead & Teugels, 1985).
Genre ODONTOGNATHUS Lacepède, 1800
Odontognathus mucronatus Lacepède, 1800, Hist. Nat. Poiss., 2 : 220, pl. 7, fig. 2.
Bertin n° 326 ; Whitehead n° 64.
= Odontognathus mucronatus Lacepède, 1800.
3621. — Holotype. Cayenne, Guyane. Leblond. 1 ex. alcool. LS : 116,0 mm.
C’est le seul exemplaire typique de Clupéoïdes dont on est sûr qu’il a été examiné par Lacepède,
Cuvier et enfin Valenciennes. Il est en très mauvais état, mais on peut voir encore la courte région
sans écussons au-dessous de la nageoire pectorale et noter l’absence de serrulations au bord postérieur
des écussons post-pelviens, caractères qui distinguent O. mucronatus de O. compressus (Whitehead,
1973a : 73, fig. 23). Cuvier et plus tard Valenciennes ont préféré le nom générique Gnathobolus
Schneider, 1801, à celui à'Odontognathus Lacepède, 1800, irrités peut-être par la description de
Lacepède « ornée ... de tous les charmes de son style » dans laquelle les maxillaires, déplacés vers
l’avant par un hasard de préservation, devenaient deux lames caractéristiques, « dont on ne trouve
d’exemple dans aucun poisson connu ». Bien entendu, la gravure de Lacepède est un peu surpre¬
nante ! (voir aussi Whitehead, 1969 : pl. 2b). Toutefois, si Valenciennes a bien relevé l’erreur de
Lacepède, il s’est trompé aussi, car le O. mucronatus qu’il a décrit et illustré est en fait un O. com¬
pressus !
Genre PELLONA Valenciennes, 1847
Pellona Castelnaeana Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 306.
Bertin n° 322 ; Whitehead n° 67.
= Pellona castelnaeana Valenciennes, 1847.
3705. — Lectotype. Embouchure de l’Amazone, Brésil. Castelnau (1847). 1 ex. alcool. LS :
380 mm (désigné par Whitehead, 1967a : 108).
3706. — Paralectotype. Idem. 1 ex. alcool. LS : 266 mm (désigné par Whitehead, loc. cit.).
Après avoir découvert qu’on peut séparer P. castelnaeana de P. flavipinnis (une autre espèce de
Valenciennes, voir p. 45) par le nombre des branchiospines (Whitehead, 1970), ainsi que par le
nombre des écussons post-pelviens, Whitehead (1973a : 71) a confirmé l’identification de cette espèce
nominale.
Pellona Dussumieri Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 316, pl. 596.
Bertin n° 314 ; Whitehead n° 70.
= Ilisha megaloptera (Swainson, 1839).
— 22 —
3708. — Lectotype. Côte de Coromandel, Inde. Dussumier (1830). 1 ex. alcool. LS : 260 mm
(désigné par Whitehead, 1967a : 113).
3707. — Paralectotype. Côte de Malabar, Inde. Dussumier (1827). 1 ex. alcool. LS : 165 mm
(désigné par Whitehead, loc. cit.).
3709. — Paralectotype. Bombay, Inde. Dussumier (1830). 1 ex. alcool. LS : 204 mm (désigné par
Whitehead, loc. cit.).
3936. — Paralectotype. Bombay, Inde. Roux (1826). 1 ex. sec. LS : env. 255 mm (désigné par
Whitehead, loc. cit.) (non mentionné par Bertin).
La nomenclature de cette espèce est un peu complexe et pour la résoudre Whitehead a désigné le
lectotype de Pellona Dussumieri comme néotype de Platygaster megalopterus Swainson, 1839, un nom
de remplacement donné par Swainson à son Platygaster macrophthalma du premier volume de sa
« Natural History», (1838), actuellement un nomen oblitum (Whitehead, 1967c/ : 113, 114).
Pellona filigera Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 322.
Bertin n° 318 ; Whitehead n° 73.
= Ilisha filigera (Valenciennes, 1847) (lectotype).
= Ilisha obfuscata Wongratana, 1983 (« syntype »).
3710. — Lectotype. Bombay, Inde. Dussumier (1830). 1 ex. alcool. LS : 74,8 mm (désigné par
Whitehead, 1967a : 117).
B. 2879 (extrait de 3710). — « Syntype ». Idem. 1 ex. alcool. LS : 74 mm (et holotype de Ilisha
obfuscata Wongratana, 1983 : 379 ; voir ci-dessous).
Le plus petit des deux exemplaires de Valenciennes n’est pas /. filigera ; il a 12 + 27 branchios-
pines et 19 + 8 écussons ventraux et il a été identifié avec doute comme Ilisha micropus , c’est-à-dire
I. melastoma (Schneider, 1801), par Whitehead (1967a : 118). Wongratana (1983 : 397) y a reconnu
une nouvelle espèce, I. obfuscata, et désigné cet exemplaire comme holotype (avec le plus petit exem¬
plaire de Pellona micropus Valenciennes comme paratype (voir p. 23).
Pellona gabonica Duméril, 1861, Archs Mus. Hist, nat., Paris, 10 : 259, pl. 23, figs 3, 3a.
Bertin n° 319 ; Whitehead (mentionné p. 112).
= Ilisha africana (Bloch, 1795).
3203. — Holotype figuré. Gabon, Afrique de l’Ouest. Aubry-Lecomte (1854). 1 ex. alcool. LS :
68,2 mm.
Pour la synonymie, voir Tucker (1954), Whitehead (1967a : 112), et Poll, Teugels & White-
head (1984 : 44). C’est la seule espèce d ’Ilisha d’Afrique occidentale.
Pellona leschenaulti Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 311.
Bertin n° 313 ; Whitehead n° 74.
= Ilisha elongata (Bennett, 1830).
3435. — Holotype. Pondichéry, Inde. Leschenault (1818). 1 ex. sec (indiqué en alcool par Ber¬
tin). LS : 360 mm.
Bien caractérisé par le corps très long et par un seul prolongement post-coelomique (toujours du
côté droit) de la vessie natatoire (Wongratana, 1980). Pour cette même espèce, Valenciennes a pro¬
posé trois autres noms dans son genre Pellona ( grayana, vimbella, novacula).
— 23 —
Pellona micropus Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 320.
Bertin n° 317 ; Whitehead n° 71.
= Ilisha melastoma (Schneider, 1801) (lectotype).
= Ilisha obfuscata Wongratana, 1983 (syntype).
3711. — Lectotype. Côte de Coromandel, Inde. Dussumier (1830). 1 ex. alcool. LS : 70,9 mm
(désigné par Whitehead, 1967a : 116).
3712. — Syntype. Pondichéry, Inde. Bélanger (1829). 1 ex. alcool. LS : 68 mm (désigné comme
holotype d 'Ilisha obfuscata par Wongratana, 1983 : 379 ; voir ci-dessous).
Le plus petit des deux exemplaires de Valenciennes n’cst pas I. melastoma ; il a 13 + 28 bran-
chiospines et 20 + 8 écussons ventraux. Wongratana (1983 : 397) a reconnu que cet exemplaire et un
des syntypes de Pellona filigera Valenciennes constituaient une espèce nouvelle, I. obfuscata (voir
p. 22).
Pellona novacula Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 319.
Bertin n° 316 ; Whitehead n° 77.
= Ilisha elongata (Bennett, 1830).
3704. — Holotype. Rangoon, Birmanie. Reynaud (« La Chevrette ») (1829). 1 ex. alcool.
LS : 131,7 mm.
L’identification de cet exemplaire faite par Whitehead (1967a : 121) est confirmée par Wongra¬
tana (1980 : 204).
Pellona vimbeila Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 317.
Bertin n° 315 ; Whitehead n° 76.
= Ilisha elongata (Bennett, 1830).
5148. — Holotype. Macao, Chine. Eydoux (« La Bonite ») (1839). 1 ex. alcool. LS : 248 mm.
Les poissons récoltés par Eydoux et Souleyet pendant le voyage de « La Bonite » (1836-1837)
ont été déposés au Muséum vers 1838 et Valenciennes les a identifiés avec les notes et dessins de ces
naturalistes. Pour certaines espèces, il est évident que Valenciennes, travaillant pour 1’ « Histoire
Naturelle des Poissons », a décrit des exemplaires qu’il n’a pas remis dans la collection de Eydoux et
Souleyet ; aussi Souleyet ne les a-t-il pas retrouvés quand il est revenu à Paris en 1850 pour prépa¬
rer le texte sur les poissons pour la zoologie de « La Bonite » (par exemple ses deux espèces de Saurus
et l’holotype de Stomias leucopterus). C’est pour cette même raison qu’on ne trouve pas ce Clupéoïde
dans la zoologie de « La Bonite ». Pour l’histoire de cette collection, voir Bauchot, Whitehead &
Monod (1982).
L’identification de cet exemplaire faite par Whitehead (1967a : 120) est confirmée par Wongra¬
tana (1980 : 204).
Genre POTAMALOSA Ogilby, 1896
Potamalosa antiqua Ogilby, 1897, Proc. Linn. Soc. N.S. IV., (2), 22 : 70.
Bertin n° 283 ; Whitehead (nil).
= Potamalosa richmondia (Macleay, 1879).
— 24 —
1897-389. — ? Syntype. Nepean R., Victoria, Australie. Ogilby (1897). 1 ex. alcool. LS :
119,5 mm (désigné comme « cotype » par Bertin, 1940 : 284).
Le nom Potamalosa antiqua d’ Ogilby ne figure pas dans la « Check-list » de McCul¬
loch (1929), et les auteurs ultérieurs l’ont ignoré (probablement parce qu’on n’a pas retrouvé les types
à Sydney ; Whitley, 1958).
Genre PRISTIGASTER Cuvier, 1816
Pristigaster cayanus Cuvier, 1829, Règne Animal, 2 e éd., 2 : 321 (note infrapaginale, le nom seule¬
ment) ; idem, 1830, ibid. , 4 : pl. 10, fig. 3 («Pristigaster »).
Bertin n° 323 ; Whitehead n° 62.
= Pristigaster cayana Cuvier, 1829.
3699. — Holotype figuré. Cayenne, Guyane. Leblond. 1 ex. alcool. LS : 87,7 mm.
C’est le seul exemplaire type d’un poisson clupéoïde sur lequel est fondée une espèce nouvelle de
Cuvier.
Cuvier (1816) a proposé le genre Pristigaster avec une seule espèce (non nommée) « des mers
d’Amérique » ; il n’a donné que le nom générique sur sa planche, mais l’espèce est évidemment
P. cayana (voir Whitehead, 1967a : pl. 6c). Dans la deuxième édition, il a mentionné deux espèces
(P. cayanus et P. tardoore) et il a répété la figure avec sa légende « Pristigaster ». Whitehead a con¬
clu, cependant, que le genre Pristigaster est valide et daté de la première édition du Règne Animal
(Whitehead, 1967a : 100).
Le nom « P. cayanus » est publié pour la première fois par Cuvier (1829) dans la deuxième édi¬
tion (note infrapaginale) sans description ni référence bibliographique qui puisse constituer une « indi¬
cation » (Art. 16 du Code International). Whitehead a conclu, néanmoins, que la figure donnée par
Cuvier est une référence essentielle et qu’on peut ainsi accepter le nom P. cayanus comme valide
(Whitehead, 1967a : 101).
Un ouvrage peu connu des ichtyologistes contemporains est l’édition polonaise de la première
édition du Règne Animal par Jarocki (1822 pour le tome 4, qui comprend les Clupéoïdes). Pour cer¬
taines espèces mentionnées par Cuvier, mais sans nom linnéen, Jarocki a donné un nom qui est
valide et a priorité sur ceux de la deuxième édition du Règne Animal publiée sept ans plus tard. C’est
le cas pour Pristigaster lichtensteinii Jarocki, 1822, donné à sa figure (fig. 3, copie de Cuvier) de Pris¬
tigaster cayana, qui à cette date n’avait pas reçu de nom spécifique (voir ci-dessus). Jusqu’à présent,
ce nom de Jarocki a été traité comme un nomen oblitum, bien que l’Art. 79 (b) (iii) du Code (1985)
supprime l’Art. 23 (b) et renverse le statut des nomina oblita.
La même espèce a reçu, presque en même temps que celui de Cuvier, le nom Pristigaster mardi
Agassiz, 1829, mais l’ouvrage de Spix & Agassiz est paru en mai ou juin 1829, peu après le second
tome du Règne Animal (février ou mars d’après Boeseman, 1962) ; dans ses manuscrits, Cuvier a noté
« La même espèce que j’ai représentée. » (Whitehead & Myers, 1971).
Pristigaster phaeton Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 338.
Bertin n° 324 ; Whitehead n° 63.
= Pristigaster cayana Cuvier, 1829.
3700. — Holotype. Fl. Amazone, Brésil. Castelnau. 1 ex. alcool. LS : 94,2 mm.
Valenciennes a considéré cet exemplaire comme une espèce nouvelle parce que le corps est un
peu plus allongé que chez P. cayana (52,5 % ; cf. 56,7 %), mais ce n’est pas exceptionnel pour cette
— 25 —
espèce (Whitehead, 1967a : 103). Néanmoins, on peut noter que cet exemplaire manque de nageoires
pelviennes, ce qui n’est pas rare, mais sur dix-sept échantillons du Brésil nous trouvons plus de bran-
chiospines dans ceux qui manquent de pelviennes (22-24, cinq poissons) que dans les autres (19-21).
Cependant, l’holotype de P. phaeton, qui a seulement 20 branchiospines, a une position intermédiaire
et dans l’holotype de P. cayana (sans pelviennes) le premier arc branchial est détruit. Pour le moment,
la possibilité qu’il existe deux espèces de Pristigaster n’a pas été résolue.
Pristigaster (Pristigaster) sinensis Sauvage, 1881, Bull. Soc. philomath. Paris, 5 (7) : 107.
Bertin n° 320 ; Whitehead (nil).
- Ilisha elongata (Bennett, 1830).
A. 2948. - Holotype. Swatow, Chine. Fauvel (1881). 1 ex. alcool. LS : 131,3 mm.
C’est encore un autre nom pour cette espèce de Bennett ; Wongratana (1980 : 204) a trouvé
huit synonymes, y compris trois de Valenciennes (voir Pellona leschenaulti, p. 22). On ignore si Sau¬
vage a proposé une nouvelle espèce, ou s’il a adopté le nom Pristigaster chinensis Basilewski, 1855.
Pristigaster tardoore Cuvier, 1829, Règne Animal, 2 e éd., 2 : 321 (note infrapaginale).
Bertin n° 325 ; Whitehead n° 78.
= Opisthopterus tardoore (Cuvier, 1829).
1688. — Néotype. Pondichéry, Inde. Leschenault (1818). 1 ex. alcool. LS : 139,1 mm (désigné
comme néotype putatif par Whitehead, 1967a : 122).
3698. — Non typiques. Pondichéry, Inde. Dussumier (1830). 2 ex. alcool. LS : 154,2 — 177,0 mm
(désignés comme paratypes par Bertin, 1940 : 294, mais ce cinquième voyage de Jean-Jacques Dussu¬
mier s’était terminé en septembre 1830, plus d’une année après la 2 e édition du Règne Animal).
3701. — Non typiques. Côte de Malabar, Inde. Dussumier. 8 ex. alcool. LS : 64 — 69 mm (sans
date, peut-être du 4 e voyage de Dussumier (terminé en octobre 1827), mais plus vraisemblablement
le 5 e ).
3702. — Non typiques. Mahé, côte de Malabar, Inde. Dussumier (1830) (5 e voyage). 2 ex. alcool.
LS : 118,7 — 122,0 mm.
Fondée par Cuvier sur une planche de Russell (1803 : pl. 193). Cette indication satisfait l’Art. 16
(a) (i) du Code international. L’espèce de Russell n’est pas l’autre espèce du genre, O. valenciennesi
(Whitehead, 1967a : 123). Le seul exemplaire que Cuvier ait pu voir est celui que nous désignons
comme néotype, mais il n’est pas sûr que Cuvier ait fondé sur lui sa description (générique). Cet
exemplaire ainsi que les autres que Bertin avait désignés comme paratypes sont mentionnés par
Valenciennes (1847 : 328-334) sous le nom Pristigaster tartoor. Pour les dates des voyages de Dussu¬
mier et autres renseignements sur ce naturaliste-voyageur, voir Laissus (1973).
Genre SARDINELLA Valenciennes, 1847
Sardinella anchovia Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 269.
Bertin n° 285 ; Whitehead n° 21.
= Sardinella aurita Valenciennes, 1847 (lectotype et paralectotype 3747).
= Sardinella brasiliensis (Steindachner, 1879) (les autres syntypes).
3746. — Lectotype. Rio de Janeiro, Brésil. Delalande. 1 ex. alcool. LS : 117,5 mm (désigné par
Longley & Hildebrand, 1941).
— 26 —
3747. — Paralectotype. Martinique, Antilles. Plée. 1 ex. alcool. LS : 84,5 mm (désigné ici).
3380. — Syntype. Rio de Janeiro, Brésil. Gay (1832). 1 ex. alcool. LS : 143,6 mm (= S. brasi-
liensis, fide Whitehead, 1967a : 43).
5484. — Syntypes. Rio de Janeiro, Brésil. D’Orbigny. 2 ex. alcool. LS : 104,5 — 108,0 mm
(= S. brasiliensis).
Longley & Hildebrand (1941) et aussi Whitehead (1967a : 42-43) ont considéré que seul le lec-
totype est S. aurita (S. anchovia auct.), mais le petit exemplaire, récolté par Plée, appartient aussi à
cette espèce. Bien qu’il soit nécessaire de faire une révision mondiale de ce complexe d’espèces, on
peut distinguer, dans l’Atlantique ouest, deux catégories (espèces, formes ?) par la courbure des bran-
chiospines des arcs supérieurs (Whitehead, 1978a : Clup Sardl 1, fig.) :
— type A ( aurita ) : branchiospines épibranchiales supérieures des 2 e et 3 e arcs plus ou moins
aplaties ; branchiospines inférieures du 1 er arc un peu moins nombreuses ;
— type B (brasiliensis) : branchiospines épibranchiales supérieures des 2 e et 3 e arcs fortement
arrondies ; branchiospines inférieures du 1 er arc un peu plus nombreuses.
Le nombre de branchiospines augmente avec la taille du poisson et on voit un recouvrement des
deux « espèces » à chaque taille, mais la forme des branchiospines épibranchiales existe dès les juvé¬
niles de 80 mm LS (et peut-être à une taille inférieure). Whitehead a fait les comptes suivants sur les
types de S. aurita, S. anchovia et S. brasiliensis :
LS
branch.
forme des branch, épibranch.
S. aurita
S. anchovia (lectotype)
117,5
100
aplatie
» (paralectotype)
84,5
77
aplatie
S. aurita (lectotype)
166,0
127
aplatie
» (paralectotype)
207,0
141
aplatie
» (paralectotype)
231,0
126
aplatie
S. brasiliensis
S. brasiliensis (lectotype)
143,4
155
arrondie
S. anchovia (syntype)
104,5
151
arrondie
» (syntype)
143,4
179
arrondie
Bien que le statut de S. brasiliensis reste controversé, on admet actuellement qu’on ne peut pas
séparer S. anchovia de S. aurita (Whitehead, 1967a : 43). La question de aurita vs brasiliensis a été
discutée plus récemment par Whitehead (1973a : 23).
Sardinella aurita Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 263, pl. 594.
Bertin n° 284 ; Whitehead n° 19.
= Sardinella aurita Valenciennes, 1847.
A. 9824. — Lectotype. Messine, Sicile. Bibron (1824-29). 1 ex. alcool. LS : 160 mm (désigné par
Whitehead, 1967a : 37).
B. 3085 (extrait de A. 9824). — Paralectotype. Idem. 1 ex. alcool. LS : 194,5 mm.
663. — Paralectotypes. Messine, Sicile. Bibron (1824-29). 2 ex. alcool. LS : 207 — 231 mm.
Ce poisson a une très vaste répartition (Méditerranée, Atlantique est et ouest, mer du Japon,
peut-être jusqu’aux Philippines) et dans la première moitié du xix e siècle il a reçu trois noms qui ont
priorité sur les trois qui ont été donnés par Valenciennes ( aurita, anchovia, méditerranea), à savoir :
Clupea allecia Rafinesque, 1810, Alosa senegalensis Bennett, 1831, et Clupea aurovittata Swainson,
1838. Pour le moment, nous les considérons comme nomina oblita (voir la note sur les noms de
Jarocki sous Pristigaster cayanus, p. 24).
— 27 —
Sardinella granigera Valenciennes, 1847, in Cuv. Val. Hist. Nat. Poiss., 20 : 267.
Bertin n° 291 ; Whitehead n° 25.
= Sardinella maderensis (Lowe, 1839).
3225. — Holotype. Égypte. Lefèvre (1830). 1 ex. alcool. LS : 136,6 mm.
Pour la synonymie de S. maderensis, voir Whitehead (1967a : 48), bien qu’il ait ignoré le plus
ancien synonyme : Engraulis desmaresti Risso, 1827 (voir p. 47).
Sardinella leiogaster Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 270.
Bertin n° 300 ; Whitehead n° 35.
= Amblygaster leiogaster (Valenciennes, 1847).
3742. — Holotype. Océan Indien. Hombron et Jacquinot (Exp. J. Dumont d’Urville, 1837-
1840). 1 ex. alcool. LS : 198 mm.
D’après Wongratana (1983 : 385), les espèces sirm, clupeoides et leiogaster appartiennent au
genre Amblygaster Bleeker, 1849.
Valenciennes s’est trompé en croyant que VElops javanicus de Kuhl & van Hasselt était cette
espèce (voir p. 41).
Sardinella lineolata Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 272.
Bertin n° 303 ; Whitehead n° 13.
= Herklotsichthys quadrimaculatus (Rüppell, 1837).
666. — Lectotype. Rade de Trinquemalé, Ceylan. Reynaud (« La Chevrette ») (1829). 1 ex.
alcool. LS : 82,7 mm (désigné par Whitehead, 1967a : 31).
B. 3073 (extrait de 666). — Paralectotype. Idem. 1 ex. alcool. LS : 75,4 mm (désigné par White-
head, loc. cit.).
3106. — Paralectotype. Bourou, Moluques, Indonésie. Lesson et Garnot (Exp. « La Coquille »,
1825). 1 ex. alcool. LS : 104,2 mm (désigné par Whitehead, loc. cit.).
Identifié comme H. punctatus (Rüppell, 1837) par Whitehead (1967a : 31), nom réservé
aujourd’hui à une espèce endémique de mer Rouge (voir Wongratana, 1980).
Sardinella longiceps Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 273.
Bertin n° 286 ; Whitehead n° 22.
= Sardinella longiceps Valenciennes, 1847.
3743. — Lectotype. Pondichéry, Inde. Bélanger (1829). 1 ex. alcool. LS : 124,5 mm (désigné par
Whitehead, 1967a : 44).
B. 3089 (extrait de 3743). — Paralectotypes. Idem. 5 ex. alcool. LS : 105,7 — 116,6 mm (désignés
par Whitehead, loc. cit.).
Cette espèce remplace S. aurita dans l’océan Indien. Jusqu’à la révision de Wongratana (1980)
on ne connaissait qu’une seule espèce indo-pacifique, avec une aire de répartition allant des côtes
d’Afrique orientale aux Philippines et à l’ouest de l’Australie (bien que Whitley ait reconnu la forme
australienne comme Amblygaster posterns). Wongratana (1983 : 390) a décrit une nouvelle espèce, S.
neglecta de l’océan Indien occidental, la répartition de S. longiceps étant limitée à l’océan Indien cen-
— 28 —
tral ; dans la partie orientale (Indonésie) et sud (côtes d’Australie jusqu’à Perth), il reconnaît une troi¬
sième espèce, S. lemuru Bleeker. On peut distinguer ces trois espèces par le nombre des branchiospines
et des caeca pyloriques, mais pour la plupart des exemplaires la distribution géographique est suffi¬
sante pour les séparer.
Sardinella marquesensis Berry & Whitehead, 1968, Proc. biol. Soc. Wash., 81 : 209.
Bertin ( nil ) ; Whitehead ( nil ).
= Sardinella marquesensis Berry & Whitehead, 1968.
1967-590. — Paratypes. Hiva Oa, Atuona, 9°48' S, 139°10' W (Marquesas Is.). Wilson &
Murphy. 2 ex. alcool. LS : 60,0 — 63,5 mm.
1967-591. — Paratypes. Nuku Hiva, Taiohae Bay, 8°56' S, 140°05' W (Marquesas Is.). Wilson. 1
ex. alcool. LS : 105 mm.
Signalée dans la littérature depuis 1911 sous les noms de Harengula sundaica (non Bleeker), Sardi¬
nella jussieu (non Lacepède), Sardinella melanura (non Cuvier) et Harengula vittata (non
Valenciennes), cette espèce est endémique des Marquises, mais on l’a introduite aux Hawaii en 1955.
Sardinella Neohowii Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 274.
Bertin n° 287 ; Whitehead n° 23.
= Sardinella longiceps Valenciennes, 1847.
3744. — Lectotype. Cannanore ou Mahé, côte de Malabar, Inde. Dussumier (1830). 1 ex. alcool.
LS : 123 mm (désigné par Whitehead, 1967a : 45).
B. 3080 (extrait de 3744). — Paralectotype. Idem. 1 ex. alcool. LS : 120,6 mm (désigné par Whi¬
tehead, loc. cit.).
Pour l’identification, voir Sardinella longiceps (ci-dessus).
Genre SAUVAGELLA Bertin, 1940
Sauvagella madagascariensis Sauvage, 1883, forme bianalis Bertin, 1940, Bull. Mus. nain. Hist, nat.,
Paris, 2 e sér., 12 (6) : 300.
Bertin n° 347 ; Whitehead (nil).
= Spratellomorpha bianalis (Bertin, 1940).
A. 5174. — Lectotype. Madagascar. Sauvage. 1 ex. coloré à l’alizarine. LS : 45 mm (syntype de
Spratelloides madagascariensis Sauvage, 1883 ; désigné comme « paratype » de Sauvagella madagasca¬
riensis forme bianalis par Bertin, 1940 : 300).
A. 5715. — Paralectotypes. Idem. 11 ex. alcool., 1 ex. coloré à l’alizarine. LS : 44 — 45 mm
(syntypes de S. madagascariensis Sauvage, 1883 ; désignés par Bertin, loc. cit.).
Cette espèce, caractérisée par l’absence d’écussons abdominaux (sauf le pelvien) et par ses deux
rayons de l’anale détachés (comme on voit aussi dans le genre Corica), est l’espèce-type de Spratello¬
morpha Bertin, 1946. Whitehead (1963 : 335) s’est trompé en la plaçant dans Sauvagella, dont
l’espèce-type est constituée par les deux autres formes (longianalis et brevidorsalis) proposées par Ber¬
tin (1940 : 300) pour Spratelloides madagascariensis Sauvage, 1883.
Pour une clé plus récente des genres de Pellonulinés marins, voir Talwar & Whitehead (1971).
— 29 —
Genre SPRATELLA Valenciennes, 1847
Spratella fimbriata Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 359.
Bertin n° 295 ; Whitehead n° 27.
= Sardinella fimbriata (Valenciennes, 1847).
3227. — Lectotype. Côte de Malabar, Inde. Dussumier (1837). 1 ex. alcool. LS : 120,2 mm (dési¬
gné par Whitehead, 1967c? : 50).
B. 3084 (extrait de 3227). — Paralectotypes. Idem. 4 ex. alcool. LS : 106,4 — 123,1 mm (désignés
par Whitehead, loc. cit.).
Cette espèce est très proche de S. albella, mais Wongratana (1980) la distingue par les branchios-
pines (27-47 + 54-82 ; cf. 20-36 + 41-68), la hauteur du corps (25-34 % LS ; cf. 25-39 % LS) et par
les perforations et la forme des écailles (voir Whitehead & Wongratana, 1984 : Clup Sardl 6 et 7)1
A cet égard, les types de S. fimbriata ont 77 (lectotype) et 57-81 (les autres) branchiospines sur la par¬
tie inférieure de l’arc branchial et la hauteur du corps est 32,7 % (lectotype) et 30,0-34,1 °/o (les
autres) ; les écailles ont la disposition caractéristique de S. fimbriata (sensu Wongratana, 1980).
Genre SPRATELLOIDES Bleeker, 1851
Spratelloides madagascariensis Sauvage, 1883, Bull. Soc. philomath. Paris., 7 e sér., 160.
Sauvagella madagascariensis formes longianalis et brevidorsalis de Bertin, 1940, Bull. Mus. natn.
Hist, nat., Paris, 2 e sér., 12 (6) : 300.
Bertin n° 347 ; Whitehead (nil).
= Sauvagella madagascariensis (Sauvage, 1883).
3795. — Syntype. Madagascar. Sauvage. 1 ex. alcool. LS : 46,9 mm (désigné comme holotype de
Sauvagella madagascariensis forme longianalis par Bertin, 1940 : 300).
3794. — Syntype. Idem. 1 ex. alcool. LS : 40 mm (désigné comme holotype de Sauvagella mada¬
gascariensis forme brevidorsalis par Bertin, loc. cit.).
Cette espèce (espèce-type de Sauvagella Bertin) a été placée par Whitehead (1963 : 333), avec
Ehirava malabaricus Day, dans le genre Ehirava Deraniyagala, mais madagascariensis ne présente pas
les 6-9 écussons abdominaux caractéristiques de malabaricus. Pour une revue de Ehirava, voir Talwar
& Whitehead (1971).
Les exemplaires A.5174 et A.5175, en principe syntypes de Spratelloides madagascariensis, ont été
désignés comme « paratypes » de Sauvagella madagascariensis forme bianalis par Bertin (1940 : 300),
c’est-à-dire qu’ils sont types d’une autre espèce, Spratellomorpha bianalis (voir p. 28).
— 30 —
Famille des ENGRAULIDIDAE
Genre ANCHOVIELLA Fowler, 1911
Anchoviella guineensis Rossignol & Blache, 1961, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 2 e sér., 33 (3) :
285.
Bertin (nil) ; Whitehead (nil).
= Engraulis encrasicolus (Linnaeus, 1758).
1961-310. — Syntypes. Côte du Gabon. Blache & Rossignol. 10 ex. alcool. LS : 51,5 —
63,5 mm.
Pour l’identification de cette espèce, voir Engraulis argyrophanus (p. 31) et Whitehead (1964 b :
126 ; 1973a : 95).
Genre COILIA Gray, 1831
Coilia dussumieri Valenciennes, 1848, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 21 : 81, pl. 610.
Bertin n° 328 ; Whitehead n° 98.
= Coilia dussumieri Valenciennes, 1848.
3749. — Lectotype. Bombay (Inde). Dussumier (1830). 1 ex. alcool. LS : 155,4 mm (désigné par
Whitehead, 1967a ; 154).
B. 3099 (extrait de 3749). — Paralectotypes. Idem. 3 ex. alcool. LS : 113 — 146 mm (désignés
par Whitehead, loc. cit.).
3718. — ? Paralectotypes. Cannanore ou Mahé (Inde). Dussumier. 3 ex. alcool. LS : 142,3 —
163 mm (bien que Cannanore, à quelques kilomètres au nord de Mahé, ne soit pas expressément men¬
tionné dans la description originale, il est presque certain que Valenciennes a également examiné ces
exemplaires).
Cette espèce est caractérisée par la présence de photophores ; c’est la seule de tous les Clupeoidei
à posséder des organes lumineux.
Coilia macrognathus aequidentata Chabanaud, 1924, Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris, 30 : 59.
Bertin n° 329 ; Whitehead (nil).
= Coilia lindmani Bleeker, 1858.
1923-203 à 205. — Syntypes. Embouchure du fleuve de Saigon (S. Vietnam). Krempf. 2 ex.
alcool. LS : 175 — 187 mm.
Nous acceptons l’identification de Wongratana (1980 : 325) qui a examiné ces syntypes et pense
que Coilia macrognathus Bleeker, 1852, est une espèce distincte de C. lindmani.
— 31
Coilia quadrigesimalis Valenciennes, 1848, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 21 : 83.
Bertin n° 330 ; Whitehead n° 97.
= Coilia ramcarati (Hamilton-Buchanan, 1822).
3734. — Holotype. Delta du Gange (Inde). Dussumœr (1830). 1 ex. alcool. LS : 135 mm.
Coilia ramcarati est nettement caractérisée par la présence de 9-10 rayons aux nageoires pelvien¬
nes ; en effet, c’est la seule espèce d’Engraulididae à avoir plus de 7 rayons aux pelviennes (stabilité
remarquable en comparaison avec les Clupeidae, chez lesquels le nombre de rayons pelviens varie de 6
à 10 ; voir Whitehead, 1968 : 482). Le genre Demicoilia Jordan & Seale, 1925, utilisé par Bertin
(1940 : 295) pour cette espèce, était fondé sur des exemplaires à caudale tronquée et régénérée, ce qui
est très commun chez ces poissons allongés.
Coilia reynaldi Valenciennes, 1848, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 21 : 81.
Bertin n° 327 ; Whitehead n° 96.
= Coilia reynaldi Valenciennes, 1848.
3733. — Lectotype. Fl. Irawadi à Rangoon (Birmanie). Reynaud (1829). 1 ex. alcool. LS :
97 mm (désigné par Whitehead, 1967a : 150).
B. 3100 (extrait de 3733). — Paralectotypes. Idem. 3 ex. alcool. LS : 68,5 — 81,0 mm (désignés
par Whitehead, loc. cit.).
Wongratana (1980 : 314) a examiné deux des quatre exemplaires-types et, malgré les différences
assez faibles entre cette espèce et Coilia borneensis Bleeker, 1851, il a proposé de considérer les deux
comme distinctes, au moins jusqu’à ce qu’on puisse examiner un plus grand nombre d’échantillons.
Genre ENGRAULIS Cuvier, 1816
Engraulis antarcticus Castelnau, 1872, Proc. zool. acclim. Soc. Viet., 1 : 186.
Bertin n° 341 ; Whitehead (nil).
= Engraulis australis (White, 1790).
3732. — Syntypes. Melbourne, Australie. Castelnau (1875). 8 ex. alcool. LS : 68,4 — 105 mm.
Puisqu’il n’existe en Australie qu’une seule espèce d’Engraulis, il n’est pas nécessaire de désigner
de lectotype, mais les affinités de l’espèce australienne avec E. japonicus du Japon sont encore quel¬
que peu controversées. En effet, on trouve des espèces d’ Engraulis dans l’Atlantique ouest et est,
l’océan Indien (Seychelles, mer Rouge, cap Guardafui), l’Indonésie (Célèbes), les mers du Japon et au
large du sud de l’Australie, de la Tasmanie et de la Nouvelle-Zélande. Jusqu’à ce qu’on ait pu faire
une révision mondiale des Engraulis , il est préférable d’accepter une espèce d’Atlantique (E. encrasico-
lus), une espèce du Japon (E. japonicus) et une espèce australienne (E. australis) ; pour les popula¬
tions de l’océan Indien il n’existe pas de nom distinct et, pour le moment, Wongratana (1980) a pré¬
féré les considérer comme des E. japonicus. Voir aussi Engraulis argyrophanus (ci-dessous) et White-
head (19646 et 1973a : 94).
Engraulis argyrophanus Valenciennes, 1848, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 21 : 49.
Bertin (nil) ; Whitehead n° 79.
= Engraulis encrasicolus (Linnaeus, 1758).
— 32 —
A. 7614. — Lectotype. « Océan Atlantique équatorial » (voir plus bas). Kuhl & van Hasselt. 1
ex. alcool. LS : 88,5 mm (désigné par Whitehead, 1967a : 125).
B. 3103 (extrait de A. 7614). — Paralectotypes. Idem. 4 ex. alcool. LS : 65,8 — 88,7 mm (dési¬
gnés par Whitehead, loc. cit.).
RMNH 3331. — Typiques. Idem. 2 ex. alcool. LS : 86,9 — 94,9 mm. Ces exemplaires, vraisem¬
blablement vus à Leiden par Valenciennes, ont peut-être été utilisés pour la description originale.
D’après Valenciennes, ces exemplaires ont été pris sur les côtes ouest-africaines au cours du
voyage de Kuhl et van Hasselt à Batavia ; c’est peut-être le Stylophorus (sic) commersonii signalé
par van Hasselt dans sa lettre du 22 octobre 1820 (Alg. Konst- en Letter-bode voor het Jaar 1822
(part. 1) : 180-181). Bien que la forme tropicale de YEngraulis atlantique soit un peu plus petite que sa
forme des mers tempérées, et montre une tendance vers des valeurs méristiques plus élevées, la réparti¬
tion s’étend sans aucune interruption dans l’Atlantique est, de Bergen jusqu’au cap de Bonne-
Espérance et via le Groenland au nord, dans l’Atlantique ouest de la Nouvelle-Écosse à la Guyane.
Voir aussi Whitehead (1973a : 95).
Engraulis brevifilis Valenciennes, 1848, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 21 : 54.
Bertin n° 331 ; Whitehead n° 92.
= Setipinna phasa (Hamilton-Buchanan, 1822).
3719. — Holotype. Bengale (Inde). Duvaucel (1826). 1 ex. alcool. LS : 258 mm.
Placée dans la synonymie de Setipinna phasa (Hamilton-Buchanan, 1822) par Whitehead (1967a :
145), mais Wongratana (1980 : 78) a noté quelques petites différences entre les deux espèces (lon¬
gueur de la tête et du filament pectoral, nombre des écussons, couleur des nageoires pectorales).
Engraulis dentex Valenciennes, 1848, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 21 : 28.
Bertin n° 339 ; Whitehead n° 86.
= Lycengraulis grossidens (Agassiz, 1829).
3720. — Lectotype. Rio de Janeiro. Gay (1833). 1 ex. alcool. LS : 162, 5 mm (désigné par Whi¬
tehead, 1967a : 134).
1102. — Paralectotypes. Rio de Janeiro. Delalande (1819). 2 ex. alcool. LS : 139,5 — 160 mm
(désignés par Whitehead, loc. cit.).
L’identification est fondée sur la révision de Whitehead (1973a : 165 et seq.), où l’on trouve éga¬
lement l’explication des complexités de la synonymie de cette espèce (en particulier, la relation qui
existe entre les noms proposés par Cuvier, Spix et Agassiz ; pour les problèmes des noms de poissons
de Spix et Agassiz, voir également Whitehead & Myers, 1971, et la plus récente étude par Kottelat,
sous presse).
Engraulis edentulus Cuvier, 1829, Règne Animal, 2 e éd., 2 : 323.
Bertin n° 340 ; Whitehead n° 85.
= Cetengraulis edentulus (Cuvier, 1829).
899. — Néotype. Rio de Janeiro (Brésil). Gay (1837). 1 ex. alcool. LS : 121 mm (désigné comme
néotype putatif par Whitehead, 1967a : 132).
3724. — Non typique. Cuba. Desmarest (1826). 1 ex. alcool. LS : 116,9 mm.
3725. — Non typique. Montevideo (Argentine). D’Orbigny (1827). 1 ex. alcool. LS : 88,2 mm.
A. 8175. — Non typique. Guadeloupe. Ricord. 1 ex. sec (côté gauche). LS : 93,8 mm.
— 33 —
Bien que Cuvier semble avoir fondé cette espèce sur VHarengus minor de Sloane (1725 : 282 et
pl. 250, fig. 2(1) ; reproduit par Whitehead, 1967a : pl. lia), nous pensons qu’il a examiné des exem¬
plaires puisqu’il a mentionné l’absence de dents, caractère qui n’est indiqué ni dans la description, ni
sur la figure de Sloane. Des quatre exemplaires indiqués ici. Cuvier n’a pu examiner que ceux de
Desmarest et d’Orbigny. Néanmoins, nous préférons choisir comme néotype l’exemplaire le plus
grand et le mieux conservé, même si Cuvier ne l’a pas vu.
Engraulis mitchilli Valenciennes, 1848, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 21 : 50.
Bertin n° 343 ; Whitehead n° 81.
= Anchoa mitchilli (Valenciennes, 1848).
A. 7930. — Lectotype. New York. Leconte (1827). 1 ex. alcool. LS : 60,2 mm (désigné par
Whitehead, 1967a : 128).
B. 3097 (extrait de A. 7930). — Paralectotype. Idem. 1 ex. alcool. LS : 62 mm (désigné par Whi¬
tehead, loc. cit.).
3722. — Paralectotypes. New York. Milbert (1822). 6 ex. alcool. LS : 64,5 — 72,2 mm (désignés
par Whitehead, loc. cit.).
3723. — Syntypes de E. mitchilli. Lac Pontchartrain, Louisiane (États-Unis). Lesueur (1830). 2
ex. alcool. LS : 36,5 — 36,6 mm.
Nous considérons les deux exemplaires MNHN 3723 du lac Pontchartrain comme les « nomeni-
fers » de Engraulis Louisiana Valenciennes (voir p. 48). L’identification de cette espèce nominale est
discutée par Whitehead (1967a : 128).
Engraulis spinifer Valenciennes, 1848, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 21 : 39.
Bertin n° 342 ; Whitehead n° 83.
= Anchoa spinifer (Valenciennes, 1848).
3754. — Lectotype, Cayenne. Poiteau. 1 ex. alcool. LS : 131,4 mm (désigné par Whitehead,
1967a : 129).
B. 3098 (extrait de 3754). — Idem. 5 ex. alcool. LS : 76,9 — 100 mm (désignés par Whitehead,
loc. cit.).
L’identification de cette espèce est précisée par Whitehead (1967a : 131) ; elle ne pose pas de
problème car le petit processus triangulaire du sous-opercule est caractéristique. Un exemplaire du
Musée de Leide (RMNH 3356), récolté par Delalande au Brésil, ne fait pas partie de la série-type
puisque Valenciennes ne mentionne pas d’exemplaires brésiliens dans la description originale.
Engraulis taty Valenciennes, 1848, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 21 : 60.
Bertin n° 332 ; Whitehead n° 93.
= Setipinna taty (Valenciennes, 1848).
3730. — Lectotype. Pondichéry (Inde). Leschenault (1818). 1 ex alcool. LS : 135,5 mm (désigné
par Whitehead, 1967a : 147).
B. 3101 (extrait de 3730). — Paralectotype. Idem. 1 ex. alcool. LS : 125,5 mm (désigné par Whi¬
tehead, loc. cit.).
3729. — Paralectotype. Pondichéry (Inde). Dussumier (1830). 1 ex. alcool. LS : 110,6 mm (dési¬
gné par Whitehead, toc. cit.).
Le statut de cette espèce a été confirmé par Wongratana (1980 : 304) qui a examiné ces exem¬
plaires.
— 34 —
Engraulis tenuifilis Valenciennes, 1848, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 21 : 62.
Bertin n° 333 ; Whitehead n° 94.
= Setipinna tenuifilis (Valenciennes, 1848).
3731. — Lectotype. Fl. Irawadi à Rangoon (Birmanie). Reynaud (1829). 1 ex. alcool. LS :
108,8 mm (non désigné par Whitehead, 1967a : 148 ; désigné ici).
B. 3102 (extrait de 3731). — Paralectotype. Idem. 1 ex. alcool. LS : 104,8 mm.
Cette espèce a été placée dans la synonymie de Setipinna taty (Valenciennes, 1848) par White-
head (1967a : 147), mais Wongratana (1980 : 77) a distingué ces deux espèces par l’absence de
petites écailles sur les nageoires dorsale et anale chez S. tenuifilis (qui a également moins de bran-
chiospines, 10-12 + 13-17, cf. 13-17 + 18-20 chez S. taty). Wongratana ( loc. cit.) a reconnu une
sous-espèce de la mer de Chine orientale, S. tenuifilis gilberti Jordan & Starks, 1905.
Famille des DENTICIPITIDAE
Genre ACANTHOTHRISSA Gras, 1960
Acanthothrissa palimptera Gras, 1960, Bull. Mus. natn. Hist. Nat., Paris., 2 e sér., 32 (5) : 402, fig. 1.
Bertin (nil) ; Whitehead (nil).
= Denticeps clupeoides Clausen, 1959.
1960-391. — Syntypes. Bokoutou, près Sakété (Dahomey). Gras. 106 ex. alcool. LS : 19,5 —
33,5 mm.
Le seul représentant du sous-ordre des Denticipitoidei. Greenwood (1964) a montré que cette
espèce de Gras est synonyme de Denticeps clupeoides Clausen.
— 35 —
ANNEXE I
Espèces de Clupéoïdes dont les types n’existent pas à Paris pour les raisons suivantes :
1 — les types sont perdus ;
2 — les auteurs (français) n’ont pas déposé leur matériel dans les collections du Muséum ;
3 — l’espèce est fondée sur un dessin, une description antérieure ou une autre « indication »
(Art. 16 du Code international).
Les ichtyologistes anciens, qui ne disposaient pas de matériel aussi nombreux et varié que leurs
successeurs actuels, ont attribué une grande importance aux dessins (parfois croquis) exécutés par les
voyageurs naturalistes ou les artistes qui les accompagnaient. Non seulement les figures inédites mais
encore les gravures parues dans les ouvrages prélinnéens ont été souvent les premiers documents sur
lesquels ont été fondées les descriptions de poissons et leur appellation linnéenne. 11 est bien connu que
les dessins faits par Commerson ou par Jossigny et (moins souvent) par Sonnerat, actuellement dans
la collection de Vélins (vol. 89 à 94, soit environ 175 pièces) déposée à la Bibliothèque centrale du
Muséum (voir Laissus, 1978), ainsi que les dessins exécutés aux Antilles par le Père Plumier (sous la
signature Minimus car de l’Ordre des Minimes) déposés également à la Bibliothèque centrale (MS. 23-
25 et 31), constituent la base, unique ou partielle, pour plusieurs espèces de Lacepède, de Cuvier et
de Valenciennes. En effet, Lacepède, qui a eu la sagesse d’échapper à la situation révolutionnaire de
Paris en travaillant à la campagne, n’a pas examiné les poissons eux-mêmes, préparés par Commerson,
mais seulement les notes manuscrites et dessins qui les accompagnaient, d’où ses nombreuses erreurs
d’interprétation.
Moins connus sont les dessins et notes réunis pour l’Histoire Naturelle des Poissons et regroupés
actuellement, volume par volume, à la Bibliothèque centrale (MSS 480 à 558 ; Clupéidés 519, Engrau-
lididés et Dorosomatidés 521). On y trouve les copies, faites par Sarah Bowdich ou par Robert
Brown, des dessins des artistes qui ont accompagné le capitaine Cook, des originaux (ou copies) des
dessins de Kuhl et van Hasselt et d’autres encore de grande valeur. Whitehead a suggéré, il a quel¬
ques années, à notre collègue T. Pietsch de faire l’inventaire de ces dessins et il a, depuis, fait un tra¬
vail qui dépasse nos espérances (Pietsch, 1985).
Famille des CLUPE1DAE (PR1ST1GASTER1DAE compris)
Genre ALAUSA Valenciennes, 1847
Alausa coerulea Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 432.
Bertin {nil) ; Whitehead n° 52.
= ? Ethmidium maculatum (Valenciennes, 1847).
Valenciennes a fondé cette espèce sur quelques individus de 6-7 pouces, rapportés par d’Orbigny,
mais ni Bertin (1940 : 280) ni Whitehead (1967a : 89) ne les ont trouvés.
L’identification de cette espèce nominale pose un problème. Valenciennes a cru qu’elle était pro¬
che de son A. maculata, mais avec « une forme beaucoup plus trapue ... la hauteur n’est que le tiers
de la longueur totale. La courbure inférieure du tronc est très-concave. » On peut penser qu’il s’agit
d 'Ethmidium, peut-être d’exemplaires un peu plus hauts que d’habitude. Mais Valenciennes a
reconnu la même espèce dans un dessin de Gay d’un exemplaire de Valparaiso (Chili) (manuscrit
— 36 —
pour l’Histoire Naturelle des Poissons, MS. 519, XX : 143 Bibliothèque centrale), sur lequel il a noté
les couleurs. Ce dessin représente un poisson assez allongé, sans ventre « très concave » et sans taches
noires (ou vertes) sur les flancs ; il est très semblable à Strangomera bentincki (Norman, 1936). Puis¬
que le nom bentincki est bien établi et que les exemplaires de Valenciennes sont perdus, nous préfé¬
rons placer le nom coerulea dans la synonymie d 'Ethmidium maculata, au moins pour le moment.
Genre ALOSA Linck, 1790
Alosa finta rhodanensis Roule, 1924, Bull. Soc. zool. Fr., 49 : 263.
Bertin ( nil ) ; Whitehead ( nil ).
= Alosa fallax nilotica (Geoffroy Saint-Hilaire, 1808).
A l’Institut océanographique de Monaco, sont déposés les types de trente-quatre espèces de Roule
et Angel datant de 1916 à 1933, mais aucun exemplaire d 'Alosa finta rhodanensis ne figure dans la
liste établie par Belloc (1949). Le Muséum de Paris n’a reçu aucun exemplaire de Roule à cette épo¬
que.
Genre CHATOESSUS Cuvier, 1829
Chatoessus richardsoni Castelnau, 1873, Proc. zool. acclim. Soc. Vict., 2 : 144.
Bertin (nil) ; Whitehead (nil).
= Nematalosa erebi (Günther, 1868).
Parmi les exemplaires envoyés par Castelnau (cinquième collection, 1877, voir p. 18), on trouve,
inscrit dans le registre : « n° 407 Chatoessus Richardsoni Cast / Murray river », un des 238 poissons
en peau de cet envoi. Il existe actuellement, à Paris, plusieurs poissons en herbier de Castelnau mais
aucun Clupéoïde n’y figure et on ne trouve pas non plus d’exemplaires de Castelnau dans la collec¬
tion de poissons secs. Nous acceptons ici l’identification de Nelson & Rothman (1973) qui se sont
fondés uniquement sur la localité d’origine. Wongratana (1980 : 175) a fait de même.
Castelnau a envoyé dix-huit exemplaires en alcool de « Chatoessus » ( = Nematalosa), récoltés à
« Ile de Dampier », « Norman river, Carpenterie », « Nordmann R., Carpenterie » ou simplement
« Australia ». Il existe actuellement cinq exemplaires de Castelnau (MNHN. A. 2795, 66-96 mm) avec
l’indication « Nile Galles du Sud » ; ce sont des Nematalosa erebi, mais le registre sur lequel ils sont
inscrits ne porte aucune indication permettant de penser que ce sont les exemplaires de N. richardsoni.
Chatoessus tampo Valenciennes, 1848, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 21 : 117.
Bertin (nil) ; Whitehead n° 58.
= Anodontostoma chacunda (Hamilton-Buchanan, 1822).
Valenciennes a fondé cette espèce seulement sur un dessin coloré (copie) du « major Farquhar »
portant le nom malais Ekan-Tampo (actuellement dans les manuscrits pour l’Histoire Naturelle des
Poissons, Bibliothèque centrale du Muséum, MS. 521 A, XXI : 71). William Farquhar (circa 1770-
1839) a poursuivi une carrière militaire en Inde (Mysore, Seringapatam, Pondichéry), en Indonésie
(Malacca, Java) et Malaisie (Penang, Singapore), devenant major général en 1837 (voir « Roll of Offi¬
cers of the Corps of Royal Engineers. From 1660 to 1898 »). Il a assemblé six volumes de dessins de
— 37 —
plantes et animaux de Malacca, présentés (peut-être en 1824 pendant un séjour en Angleterre) à la
Royal Asiatic Society de Londres, qui les a prêtés au British Museum (Natural History) en 1935. Le
volume des poissons (dessins colorés, 1-57, par les artistes chinois) inclut VEikan-Tampo (n° 55) ; c’est
probablement Sarah Bowdich (ou peut-être Robert Brown) qui a fait les copies des dessins pour
Cuvier.
L’identité de ce poisson est problématique. Fowler (1941) l’a considéré comme Anodontostoma
chacunda, mais le dessin ne montre pas la tache noire caractéristique sur l’épaule.
Genre CLUPANODON Lacepède, 1803
Clupanodon jussieu Lacepède, 1803, Hist. Nat. Poiss., 5 : 469, 471, ? pl. 11, fig. 2.
Bertin (nil) ; Whitehead n° 29.
= nomen dubium.
Fondée sur un dessin de la collection de Commerson (Vélins du Muséum, 93 : n° 73) 1 représen¬
tant la Grande Sardine de Vile de France et qui a servi pour la figure 2 de la planche 11 de Lacepède
(voir Whitehead, 1967ét : pl. 3 a et b, le dessin et la gravure). Cette espèce nominale est devenue un
véritable problème, objet de confusion dans la littérature. Plusieurs auteurs ont tenté de résoudre
l’identité de jussieu, confondu encore avec le jussieui de Valenciennes (voir p. 13) et embrouillé du
fait que Lacepède a inversé les numéros 2 et 3 de sa planche. Whitehead a discuté ce problème in
extenso, concluant que la seule solution est de « rayer de nos catalogues ichtyologiques » le nom jus¬
sieu de Lacepède (comme l’a fait Valenciennes pour cette autre difficulté, le sinensis de Linnaeus ;
voir Clupeonia blochii ) (Whitehead, 1967a : 54).
Clupanodon phalerica Risso, 1827, Hist. nat. Eur. mérid., 3 : 452.
Bertin (nil) ; Whitehead (nil).
= Sprat tus sprat tus (Linnaeus, 1758).
On ne retrouve aucun exemplaire des Clupéoïdes de Risso à Paris (voir Engraulis amara p. 47 et
Hureau, 1977 : 89). Nous suivons Svetovidov (1973 : 104) en considérant cette espèce de Risso
comme Sprattus sprattus.
1. Les dessins de poissons qui étaient jusqu’alors réunis avec tous les dessins de zoologie (actuellement MS
282 de la Bibliothèque centrale du Muséum) ont été isolés par Cuvier et placés dans la collection des Vélins du
Muséum (t. 89 à 94) ; il s’agit de 175 pièces au crayon ou à la plume, souvent annotées par Commerson lui-même.
A cette époque, des calques de plusieurs de ces dessins originaux ont été faits et classés dans les manuscrits pour
l’Histoire Naturelle des Poissons (MS 480 — 558 ; voir Laissus, 1978 : 161-162). A ces pièces d’archives, catalo¬
guées par L,aissus, il faut ajouter des copies des dessins de Commerson, actuellement déposées à la Bibliothèque
jagiellon à Cracovie (Pologne). Il s’agit d’un portefeuille de 97 pièces représentant toutes des poissons au crayon
(noir ou rouge) ou à la plume, quelques-uns en partie colorés. Jointe à ces dessins, figure une lettre de Valen¬
ciennes à Alexandre von Humboldt, datée du 9 avril 1845, dans laquelle il explique qu’il fait cet envoi après
avoir achevé l’Histoire Naturelle des Poissons. Ce portefeuille a fait partie (n° A85) de la série Libri picturati de la
Preussischer Staatsbibliothek à Berlin (voir Whitehead, van Vliet & Stearn, sous presse).
— 38 —
Genre CLUPEA Linnaeus, 1758
Clupea coval Cuvier, 1829, Règne Animal, 2 e éd., 2 : 318, note infrapaginale.
Bertin (nil) ; Whitehead n° 37.
= nomen dubium.
Cuvier a fondé cette espèce sur le kowal des pêcheurs de Vizagapatam, dont Russell (1803 : 70,
pl. 186) a donné une description et une figure (voir Whitehead, 1967a : pl. 5a). D’après Seshagiri
Rao (in litt., 13 novembre 1976) le kowal (ou kowarloo) des pêcheurs de cette côte est actuellement
Sardinella fimbriata (Valenciennes, 1847), mais d’après le Dr Rao, les pêcheurs utilisent le même nom
pour l’espèce très voisine S. gibbosa (Bleeker, 1849). Puisque la description et la figure de kowal ne
permettent de vérifier aucun des caractères propres à l’une ou l’autre espèce de Sardinella, et que le
nom coval a presque disparu de la littérature, on peut considérer Clupea coval Cuvier, 1829, comme
un nomen dubium.
Clupea finta Cuvier, 1829, Règne Animal, 2 e éd., 2 : 320.
Bertin (nil) ; Whitehead n° 45.
= Alosa fallax (Lacepède, 1803).
Après avoir reconnu une seule espèce d 'Alosa dans la première édition du Règne Animal (Cuvier,
1816 : 174), il est possible que Cuvier ait eu plus tard des échantillons supplémentaires pour résoudre
le problème de Valachie de Méditerranée ; il propose, en effet, une deuxième espèce à’Alosa dans la 2 e
édition du Règne Animal (Cuvier, 1829 : 320). Il a pu, au moins, examiner le type (ici néotype, voir
p. 11) d 'Alosa fallax de Lacepède, mais il n’a pas utilisé le nom fallax, et l’a modifié en « Cl. ficta
Lac. ». En effet, Lacepède n’avait pas utilisé le nom ficta, qui vient de Duhamel (1772 : 320), mais
l’ouvrage de cet auteur n’applique pas la nomenclature binominale (voir Svetovidov, 1966 ; aussi Opi¬
nion 859 de 1968). Jusqu’à tout récemment, les auteurs ont préféré le nom finta de Cuvier, mais fal¬
lax de Lacepède a priorité.
Clupea humeralis Cuvier, 1829, Règne Animal, 2 e éd., 2 : 318, note infrapaginale.
Bertin (nil) ; Whitehead n° 11.
= Harengula humeralis (Cuvier, 1829).
Cuvier a donné ce nom à la Sardine de la Martinique de Duhamel (1776 : 548, pl. 31, fig. 4)
fondée sur une description et un dessin fait par Barbotteau, Conseiller au Conseil Supérieur de la
Guadeloupe. Pour la figure et description de Duhamel, voir Storey (1938) et aussi Whitehead (1967a :
pl. 2d). L’identité de l’espèce de Duhamel est actuellement connue à la suite des études de Storey
(loc. cit.). Rivas (1964) et Whitehead (1967a : 27 ; 1973a : 31 et seq.). Malheureusement, Valen¬
ciennes (1847 : 293) a utilisé le nom humeralis (faisant référence à Cuvier, ce qui est très rare), mais
il l’a fondé également sur la figure de Duhamel, sur un dessin de L’Herminier et sur des exemplaires
récoltés « depuis Rio de Janeiro jusque dans les Antilles » ; les échantillons de L’Herminier de Gua¬
deloupe sont H. clupeola (MNHN. 928 ; voir Whitehead, 1967a : 24).
Whitehead a choisi un exemplaire de Harengula humeralis de Jamaïque comme néotype putatif
(SU. 5041 ; un des 42 exemplaires décrits par Storey) pour l’utiliser dans une révision subséquente
(Whitehead, 1967a : 28). La clé la plus récente des trois Harengula atlantiques est de Whitehead
(1973a : 35 ; voir aussi Whitehead, 1978a).
— 39 —
Les exemplaires décrits par Valenciennes, sous le nom de Harengula humeralis (MNHN 911,
3239 et 3381) ne sont pas types comme Bertin (1940 : 299) l’a écrit par erreur puisque l’espèce hume¬
ralis est de Cuvier. Ils appartiennent tous à l’espèce Harengula jaguana Poey, 1865.
Clupea kelee Cuvier, 1829, Règne Animal, 2 e éd., 2 : 320, note infrapaginale.
Bertin (nil) ; Whitehead n° 53.
= H Usa kelee (Cuvier, 1829).
Nom linnéen donné par Cuvier pour le kelee de Russell (1803 : 75, pl. 195 ; voir Whitehead,
1967a : 90, pl. 6a ; 19736 : 163, table 2). L’espèce est bien connue (la seule du genre Hilsa, puisqu’on
place les autres dans le genre Tenualosa ; voir Wongratana, 1980) et il n’est pas nécessaire de choisir
un néotype.
Clupea latulus Cuvier, 1829, Règne Animal, 2 e éd., 2 : 318, note infrapaginale.
Bertin ( nil ) ; Whitehead n° 6.
= Sprattus sprattus (Linnaeus, 1758).
Nom donné par Cuvier aux blanquette, breitling et white-bite (sic !), mais fondé aussi sur De
Latulo de Schonevelde (1624 : 41), qui figure dans la synonymie originale de Clupea schoneveldii
Kroyer, 1846 (= Sprattus sprattus; voir Svetovidov, 1973 : 104). Günther (1868 : 416) a identifié
Clupea latulus Cuvier comme le hareng, mais la description de Cuvier est plus proche de Sprattus que
de Clupea (Whitehead, 1967a : 20 ; voir aussi Storey, 1938, qui a cité la description de Schone¬
velde).
Clupea lineolata Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 256.
Bertin ( nil ) ; Whitehead ( nil ).
= ? Clupea pallasii Valenciennes, 1847.
Valenciennes a fondé cette espèce nominale sur un exemplaire de Pallas trouvé dans les collec¬
tions du Musée de Berlin, et qu’il a pensé différent de son Clupea Pallasii (fondé sur un autre exem¬
plaire de Pallas). Nous n’avons pas vu cet exemplaire, mais si la description est correcte, le nombre
des rayons pelviens (10)-est conforme à celui de Clupea (9 chez Sardinella aurita et les espèces
d'Alosa). Valenciennes, lors de sa visite au Muséum de Berlin en 1827, a dessiné un poisson intitulé
« Hareng du Musée de Pallas » ; ce dessin, ainsi qu’un calque à l’encre et un dessin définitif au
crayon, sont parmi les manuscrits pour l’Histoire Naturelle des Poissons (Bibliothèque centrale, MS
519, XX : 15, 16 et 17). Le premier dessin porte le nom « Clupea lineolata Nob ». Il s’agit d’un Clu¬
pea, mais dont on ne connaît pas la localité. Pour la collection de Pallas à Berlin, voir Clupea Palla¬
sii (p. 40).
Clupea nilotica E. Geoffroy Saint-Hilaire, 1808, Descr. Egypte, 1 : pl. 10 (figure seulement ; des¬
cription par I. Geoffroy Saint-Hilaire, 1827, Descr. Egypte, 1 : 286).
Bertin ( nil ) ; Whitehead ( nil ).
= Alosa fallax nilotica (Geoffroy Saint-Hilaire, 1808).
Bertin n’a pas trouvé d’exemplaire de cette espèce et aucun n’existe aujourd’hui. Svetovidov
(1973 : 107) l’a reconnue comme sous-espèce valide, ainsi que Whitehead (1984 : 272) ; on la distin¬
gue de la sous-espèce nominale par les branchiospines inférieures moins nombreuses sur l’arc branchial
(34-37 ; cf. 37-42).
— 40 —
Clupea otaitensis Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist., Nat. Poiss., 20 : 351.
Bertin (nil) ■ Whitehead n° 33.
= nomen nudum.
Valenciennes a trouvé ce nom et une description dans les manuscrits de Daniel Solander, écrits
pendant ou copiés peu après le premier voyage du capitaine Cook. C’est le manuscrit désigné MS. 1
par Whitehead (19786 : 91), dans le Zoology Library du British Museum (Natural History), et Clupea
otaitensis se trouve dans la section « Pisces & Anim. Caetera, Oceani Pacifici » (p. 65). Diment &
Wheeler (1984), dans un catalogue complet des manuscrits et lettres de Solander, ont donné le
numéro 40 à ce volume (et 40c à cette section particulière). Ils signalent qu’on trouve à la Bibliothèque
centrale du Muséum une copie de toutes les notes (par ordre alphabétique de genres) faites par Solan¬
der concernant les poissons vus, récoltés ou nommés pendant le premier voyage de Cook (MS 1109,
fols 1-358 ; y compris 245 espèces). On suppose que Cuvier ou Valenciennes a fait copier ce MS. à
Londres. Pour le genre Clupea on trouve deux espèces, C. lata (f. 51) et C. otaheitensis (sic) (f. 52) ;
en marge de la dernière, Valenciennes a écrit « clupeonie de Commerson ». L’exemplaire de Solan¬
der n’a pas été retrouvé mais il s’agissait presque certainement de Sardinella melanura (« Pinnae Cau-
dae bifurcata, apicibus loborum nigris »). Cependant, Valenciennes a publié le nom Clupea otaitensis
comme synonyme de son Clupeonia commersoni, donc un nomen nudum (Code International,
Art. 11 (d)).
Clupea palasah Cuvier, 1829, Règne Animal, 2 e éd., 2 : 320, note infrapaginale.
Bertin n° 269 ; Whitehead n° 55.
= Tenualosa ilisha (Hamilton-Buchanan, 1822).
Nom linnéen donné par Cuvier pour le palasah de Russell (1803 : 77, pl. 198 ; voir Whitehead,
19736 : 163, table 2). Bertin (1940 : 281) a cité ce nom en l’attribuant à Cuvier et Valenciennes, et
il a mentionné cinq paratypes, mais tous ces exemplaires sont probablement entrés dans la collection
après 1829 : trois (MNHN 3685, 3686 et 4976) sont Tenualosa ilisha (Hamilton-Buchanan, 1822) mais
deux (MNHN 3684 et 3687) sont des Tenualosa toli (Valenciennes, 1847). L’espèce est bien connue,
mais Whitehead a suggéré un néotype possible, MNHN 3685 (Whitehead, 1967a : 92).
Clupea Pallasii Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 253.
Bertin (nil) ; Whitehead n° 16.
= Clupea pallasii Valenciennes, 1847.
Valenciennes a fondé cette espèce sur un exemplaire de 8 pouces, récolté par Pallas au Kam¬
chatka et faisant partie des collections présentées au Musée de Berlin par Karl Rudolphi. Nous n’y
avons pas vu cet exemplaire, mais la provenance ne laisse aucun doute sur son identification. Valen¬
ciennes a exprimé son regret de n’avoir pas observé « avec autant d’attention » la dentition de cet
exemplaire ; regret aujourd’hui superflu quand on connaît la confusion faite par Valenciennes chaque
fois qu’il a fondé la taxinomie sur la denture des Clupéidés !
Svetovidov (1981) a fait un inventaire de la collection ichtyologique de Pallas au Musée de Ber¬
lin (Zoologisches Museum der Humboldt-Universitat) et il a signalé un exemplaire sec de « Clupea
harengus oder sprattus » de Sibérie dans le catalogue manuscrit de Lichtenstein ; peut-être était-ce le
poisson examiné par Valenciennes, à moins qu’il ne s’agisse de l’exemplaire désigné par Valen¬
ciennes et décrit comme Clupea lineolata (voir p. 39).
— 41 —
Clupea rufa Lacepède, 1803, Hist. Nat. Poiss., 5 : 452.
Bertin (nil) ; Whitehead n° 44.
= Alosa fallax (Lacepède, 1803).
Il n’existe pas d’exemplaires de Clupea rufa, seulement le néotype putatif à'Alosa fallax que
Lacepède a tenté, mais avec peu de succès, de distinguer de son rufa. Il est vraisemblable que la des¬
cription a été faite seulement sur les notes de Noël de La Morinière, de Rouen. Lacepède a précisé
le nombre de rayons pelviens, (10 ; 9 chez Alosa) qui suggère le genre Clupea (10) et il a considéré les
Clupées rousses comme poissons d’eaux saumâtres qui fraient dans la mer. Néanmoins, Whitehead a
suggéré qu’il vaut mieux considérer Clupea rufa comme un synonyme d ’Alosa fallax (Whitehead,
1967a : 82), comme le fait Svetovidov (1973 : 107).
Genre CLUPEONIA Valenciennes, 1847
Clupeonia Blochii Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 353.
Bertin (nil) ; Whitehead (nil).
= Hilsa kelee (Cuvier, 1829).
Valenciennes a donné ce nom au Clupea sinensis de Bloch (1795 : 38, pl. 405) parce qu’il vou¬
lait « rayer de nos catalogues ichthyologiques » non seulement le nom sinensis de Bloch, mais aussi le
sinensis de Lacepède et même celui de Linnaeus (on présume aussi le Clupea chinensis de Cuvier,
1816, également fondé sur Bloch). Son irritation est évidente — en particulier à l’égard de Lacepède,
qui a reproduit les erreurs de Bloch « dans un langage d’autant plus trompeur, qu’il l’a embelli de
toutes les harmonies de son style » — et encore justifiée. Mais il n’a pas examiné l’exemplaire de
Bloch (ZMB 21893 ou 3846, sec, LS : 161 mm), qui est presque certainement le modèle qui a servi
pour la planche de Bloch (voir Whitehead, 1969 : 268), donc son blochii doit être rangé avec les
quatre autres espèces de Sardinella et Herklotsichthys composant son genre Clupeonia, et très loin de
ses aloses (c’est-à-dire son Alausa).
[Genre ELOPS Linnaeus, 1766]
Elops javanicus Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 271 (nomen nudum).
Bertin (nil) ; Whitehead n° 2.
= Dussumieria, ? D. elopsoides Bleeker, 1849.
Valenciennes a proposé ce nom pour un poisson décrit mais nommé du seul nom de genre Elops
par van Hasselt (1823 : 329), et il l’a placé en synonymie (de Sardinella leiogaster) ; il s’agit donc
d’un nomen nudum (Code International, Art. 11 (d)). Valenciennes se fonde moins sur la description
(de Radii branchiostegi 14, ce qui ne correspond guère à un Sardinella) que sur deux dessins actuelle¬
ment dans les manuscrits de l’Histoire Naturelle des Poissons (Bibliothèque centrale, MS 519, XX : 43
et 44). 11 n’est pas possible de décider si ces dessins sont copiés des mêmes originaux vus par Bleeker
(1849 : 12) qui considère cette espèce comme son Dussumieria elopsoides ; Bleeker a retrouvé en
Indonésie, vers 1840, une deuxième série de dessins de Kuhl & van Hasselt (Dr M. Boeseman, in
litt.).
— 42 —
Genre HARENGULA Valenciennes, 1847
Harengula abbreviata Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 296.
Bertin (nil) ; Whitehead n° 36.
= nomen dubium (? Sardinella sp.).
Valenciennes a reçu un seul exemplaire de 8 pouces envoyé d’Australie par J. Verreaux, mais il
n’existe plus actuellement et la description ne fournit rien qui permette de préciser même le genre. Un
échantillon (MNHN 4180) avec l’étiquette « Harengula abbreviata. Australie. Musée de Sidney » a la
hauteur du corps plus grande que celle du poisson décrit par Valenciennes (hauteur 3,5 fois dans
LS ; cf. un peu plus de 5 dans la description). Les Sardinella d’Australie sont bien connues, et parmi
les espèces élancées (S. lemuru, S. leiogaster, S. sirm) aucune n’a « les dentelures du ventre ... assez
fortes ».
Harengula arabica Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 298.
Bertin (nil) ; Whitehead n° 15.
= nomen dubium , peut-être Sardinella gibbosa (Bleeker, 1849).
Valenciennes a fondé cette espèce, mais avec « plus de doute », sur un dessin d’EHRENBERO qu’il
a fait copier pendant sa visite à Berlin (en 1827 ?). Cette copie qui figure aujourd’hui dans les manus¬
crits pour l’Histoire Naturelle des Poissons (Bibliothèque centrale du Muséum, MS 519, XX : 63),
montre un Herklotsichthys ou Sardinella avec une bande longitudinale orangée et dorée. Sont notés
sur le dessin, les nombres de rayons des nageoires (mais ils ne sont pas caractéristiques) et la localité
(Moile = Mohila). Une telle bande, mais un peu plus dorée, existe chez Sardinella gibbosa (Bleeker,
1849), et aussi peut-être chez Herklotsichthys punctatus (Rüppell, 1837). Un autre dessin (copié
d’EHRENBERG), n° 61 du même manuscrit, intitulé Clupea punctata , représente H. lossei Wongratana,
1983 (caractérisé par des petits points noirs sur le flanc).
Harengula bipunctata Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 298.
Bertin (nil) ; Whitehead n° 14.
= Herklotsichthys quadrimaculatus (Rüppell, 1837).
Fondée, comme l’espèce précédente, sur un dessin copié d’un dessin d’EHRENBERG (Bibliothèque
centrale, MS 519, XX : 62) ; les deux taches jaunes en arrière de l’opercule et la ligne bleue sur le
flanc ne laissent aucun doute sur l’identité de ce poisson (malgré les doutes de Valenciennes qui,
comme Günther, n’a connu ces poissons qu’en alcool).
Harengula Forsteri Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 299.
Bertin (nil) ; Whitehead n° 48.
= Ethmalosa fimbriata (Bowdich, 1825).
Valenciennes a fondé cette espèce sur un dessin qu’il a attribué à George Forster, artiste du
deuxième voyage du capitaine Cook, et qui représente un poisson provenant de San-Jago, îles du Cap-
Vert, et nommé Clupea fimbriata. Mais il s’est trompé ; il s’agit, en réalité, d’une copie par Sarah
— 43 —
Bowdich, laquelle a fait plusieurs copies des dessins de Forster pour Cuvier (1828 : 128), mais dans
ce cas d’une copie d’un de ses propres dessins, l’original de sa figure de Clupea fimbriata (voir Whi¬
tehead, 1967a : 85 et pl. 5b, la planche de Bowdich ; aussi 19674», où on trouve la synonymie de
cette espèce). Cette copie est dans les manuscrits pour l’Histoire Naturelle des Poissons (Bibliothèque
centrale, MS 519, XX : 65).
Harengula maculosa Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 292.
Bertin ( nil) ; Whitehead n° 12.
= Harengula humeralis (Cuvier, 1829).
Les exemplaires typiques (de Plée, Achard et Garnot, d’environ six pouces de long) n’ont pas
été retrouvés par Bertin (ou par Chabanaud fide Storey, 1938) et il n’existe qu’un dessin, fait par
Plée, dans les manuscrits pour l’Histoire Naturelle des Poissons (Bibliothèque centrale, MS 519, XX :
52). Ce poisson est plus allongé qu’un Harengula (LS : 90 mm, hauteur 23,6 %) et le museau est plus
pointu. Il ressemble à Sardinella, mais ni Harengula ni Sardinella ne présentent de petites taches noires
sur la partie dorsale des flancs. Puisque les exemplaires originaux sont perdus, et puisqu’il y a une
contradiction entre la description des exemplaires et le dessin de Plée, nous préférons adopter l’identi¬
fication traditionnelle (e. g. Storey, loc. cit. ; Rivas, 1950, 1964 ; et Whitehead, 1967a : 28).
[Genre MEGALOPS Lacepède, 1803]
Megalops bimaculata [Lesueur MS] Valenciennes, 1848, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 21 : 104
(nomen nudum en synonymie avec Chatoessus Cepedianus).
Bertin n° 262 d ; Whitehead n° 60.
= Dorosoma cepedianum (Lesueur, 1818).
Valenciennes a reçu de Lesueur quelques juvéniles de 5,5 pouces qui portaient le nom manus¬
crit Megalops bimaculata ; un de ces exemplaires est probablement le plus petit des deux enregistrés
MNHN 3633 (LS : 107 mm, sec sur planchette) et un autre est peut-être le plus petit des trois de
MNHN 3632 (LS : 95 mm, également sec sur planchette). Il n’est pas nécessaire de les désigner
comme « types » parce que Valenciennes a publié ce nom en synonymie, donc il s’agit d’un nomen
nudum (Code international, Art. II (d)). Bertin (1940 : 278) les a désignés comme types de Megalops
cepediana Lesueur (voir p. 16).
Genre MELETTA Valenciennes, 1847
Meletta Senegalensis Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 370.
Bertin ( nil) ; Whitehead n° 49.
= Ethmalosa fimbriata (Bowdich, 1825).
Ni Bertin ni nous-mêmes n’avons trouvé les petits exemplaires (de trois pouces) décrits par
Valenciennes, mais Whitehead a conclu qu’ils étaient des Ethmalosa et non des Sardinella (White-
head, 1967a : 86). Bien que Valenciennes ait ignoré le nom Alosa senegalensis Bennett, 1831,
Günther (1868 : 441) a cru que Valenciennes avait fondé son espèce sur lui. Alosa senegalensis de
Bennett (pace Svetovidov, 1973 : 102, et les auteurs antérieurs, qui l’identifient à Sardina pilchardus)
— 44 —
est plus probablement Sardinella aurita ; on trouve S. pilchardus jusqu’à Gorée au sud, mais il est très
rare (Whitehead, 1984 : 277).
Meletta venenosa Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 377.
Bertin (nil) ; Whitehead n° 18.
= Herklotsichthys quadrirnaculatus (Rüppell, 1837).
On n’a pas retrouvé les exemplaires de Dussumier, sur lesquels Valenciennes a fait sa descrip¬
tion, mais il existe deux exemplaires (MNHN 1892-149 & 150, LS : 91,1 — 96,3 mm), également des
Seychelles, avec sur l’étiquette Clupea venenosa , mais récoltés par Alluaud (non mentionné par
Valenciennes). Puisqu’il existe plusieurs synonymes antérieurs (priorité de page) créés par Valen¬
ciennes pour cette espèce très répandue ( bipunctata, lineolata, fasciata, obtusirostris), il n’est pas
nécessaire de désigner les exemplaires d’ALLUAUD comme néotypes. Whitehead (1967a : 35) avait
mentionné cette espèce comme H. punctata ; depuis, Wongratana (1980 : 48, 49) a établi son statut
et l’a identifiée à H. quadrirnaculatus.
Genre PELLONA Valenciennes, 1847
Pellona ditchela Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 314.
Bertin (nil) ; Whitehead n° 68.
= Pellona ditchela Valenciennes, 1847.
Malgré les soins de Cuvier pour proposer des noms scientifiques aux poissons de Russell, c’est à
Valenciennes qu’il revient d’avoir donné à cette espèce un nom linnéen. Manquant d’échantillons, il
a fondé le nom nouveau seulement sur le ditchelee de Russell (1803 : 72, fig. 188 ; voir aussi White-
head, 1967a : pl. 7b). N’ayant pas encore (en 1966) vu les types de Bloch, Whitehead a considéré
Clupea melastoma comme un synonyme antérieur de Pellona ditchela (Whitehead, 1967a : 110), mais
l’espèce de Bloch appartient au genre Ilisha (Whitehead, 1969 : 270) et, d’après le Code internatio¬
nal, Art. 79(b) (iii), P. ditchela n’est plus un nomen oblitum.
Pellona Ditchoa Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 313.
Bertin (nil) ; Whitehead n° 72.
= Ilisha melastoma (Schneider, 1801).
Comme pour l’espèce précédente, Valenciennes a fondé P. ditchoa seulement sur une description
et une figure (du ditchoee) de Russell (1803 : 74, fig. 192 ; voir aussi Whitehead, 1967a : pl. 8b), et
il a ignoré les noms antérieurs Platygaster verticalis et P. indicus, tous les deux également proposés
pour le ditchoee par Swainson (1838 : 278 et 1839 : 294). Croyant à ce moment que le nom Clupea
melastoma était non seulement un nomen oblitum mais qu’il appartenait au genre Pellona (voir P. dit¬
chela ci-dessus), Whitehead a adopté le nom indicus de Swainson pour la présente espèce (White-
head, 1967a : 116) ; la synonymie correcte est donnée par Wongratana (1980 : 211).
Pellona Grayana Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 315.
Bertin (nil) ; Whitehead n° 75.
= Ilisha elongata (Bennett, 1830).
— 45 —
On ne sait pas pourquoi Valenciennes a proposé un nouveau nom, fondé sur le dessin même
(publié), auquel Gray (1830 : pi. 96, fig. 2) avait donné le nom Clupea affinis dix-sept ans aupara¬
vant ; en effet, Valenciennes a proposé trois autres noms pour la même espèce (Pellona Leschenaulti,
P. vimbella et P. novacula). Le dessin du maj.-gén. Hardwicke, sur lequel sont fondées les espèces
nominales de Gray et de Valenciennes, est au British Museum (Natural History) ; il représente un
poisson dont la hauteur du corps est un peu plus élevée que la normale chez cette espèce (31,7 % de
LS ; cf. environ 27-30 %), mais l’identification semble exacte (Whitehead, 1967a : 119, pl. 8c, la
figure de Gray). Cette partie de l’ouvrage de Gray est datée du 15 juillet 1830 (Sawyer, 1953) mais
celle de Bennet où il a décrit Al osa elongata (Mémoires of the life of Raffles) a été datée de février
1830 par Sherborn (1922).
Pellona Iserti Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 307.
Bertin ( nil) ; Whitehead n° 69.
= Il is h a africana (Bloch, 1795).
Valenciennes fonde ce nouveau nom sur la description et le dessin de Bloch, eux-mêmes fondés
sur un poisson envoyé de Acara (côte de Guinée) par Isert (manuscrits de l’Histoire Naturelle des
Poissons, Bibliothèque centrale, MS 519, XX : 68). Il existe une seule espèce à'Ilisha (le seul Pristigas-
tériné) le long des côtes d’Afrique de l’Ouest, pour laquelle le nom de Bloch a priorité ; Whitehead
a discuté le problème posé par Clupea tropica de Lacepède, fondé sur Clupea tropica Linnaeus, 1758
(lui-même fondé sur Clupea tropica Osbeck, 1757) qui montre quelques ressemblances avec Ilisha, mais
on pense qu’il ne s’agit pas d’un Clupéidé (Whitehead, 1967a : 113).
Pellona Orbignyana Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 302.
Bertin ( nil) ; Whitehead n° 66.
= Pellona flavipinnis (Valenciennes, 1837).
D’après Valenciennes, la première mention de cette espèce est la figure parue sous le nom Pristi-
gastre aux nageoires jaunes dans l’Atlas (pl. 10, fig. 2) du « Voyage dans l’Amérique Méridionale » de
d’Orbigny (Valenciennes, 1837 ; daté par Sherborn & Griffin, 1934). Or, cette figure porte le nom
latin de Pristigaster flavipinnis, donc le nom Pellona orbignyana est un synonyme plus récent et les
exemplaires de Valenciennes n’ont pas de statut typique ; d’ailleurs, ni Bertin ni Whitehead n’ont
retrouvé ces exemplaires originaires de Buenos- Ayres et dont la longueur du plus grand est de 10 pou¬
ces et demi. Pour l’identification, voir P. flavipinnis (ci-dessous).
Genre PRISTIGASTER Cuvier, 1816
Pristigaster flavipinnis Valenciennes, 1837, in d’Orbigny, Voy. Amer. Merid., Poiss., Atlas : pl. 10,
fig. 2 (la date de cette planche est précisée par Sherborn & Griffin, 1934 ; le texte est de 1847).
Bertin (nil) ; Whitehead n° 65.
= Pellona flavipinnis (Valenciennes, 1837).
En l’absence d’exemplaires de Pristigaster flavipinnis = Pellona orbignyana qui aient servi de
modèle à la planche publiée en 1837 (voir l’espèce précédente), on ne peut utiliser, pour identifier
cette espèce, que le dessin ou l’indication de provenance. D’après Whitehead (1973a : 61) il existe en
— 46 —
Amérique du Sud deux espèces d’eau douce de Pellona, toutes les deux de Valenciennes, P. flavipin-
nis et P. castelnaeana, distinctes principalement par le nombre de branchiospines inférieures (23-31 ;
cf. 12-14) ; il y a aussi une petite différence dans le nombre d’écussons post-pelviens (13-14 ; cf.
8-11) ; ce dernier caractère, joint à la provenance (Buenos-Ayres), exclut qu’il puisse s’agir de P. cas¬
telnaeana de l’Amazone (en effet, on note 13 écussons post-pelviens sur le dessin de P. flavipinnis).
Genre SPRATELLA Valenciennes, 1847
Spratella pumila Valenciennes, 1847, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 20 : 357.
Bertin (nil) ; Whitehead n° 5.
= Sprat tus sprat tus (Linnaeus, 1758).
Bien qu’il existe dans les collections au moins trois bocaux de Sprattus sprattus datant de l’époque
de Valenciennes, aucun ne porte l’étiquette « Spratella pumila ». Cependant, Valenciennes a précisé
7 rayons dans la nageoire pelvienne, ce qui exclut Clupea harengus (8-10), et il a mentionné les écus¬
sons ventraux très aigus, ce qui caractérise S. sprattus et exclut Clupea (et aussi Sardina pilchardus).
Famille des ENGRAULIDIDAE
Genre CLUPEA Linnaeus, 1758
Clupea chrysoptera Lacepède, 1803, Hist. Nat. Poiss., 5 : 425, 460.
Bertin ( nil) ; Whitehead n° 91.
= ? Thryssa sp.
Fondée par Lacepède sur une description des manuscrits de Commerson, se rapportant à
« Encrasicholus platygaster, Caudâ flavescente » (Bibliothèque centrale du Muséum, MS. 889) '. Les
renseignements donnés par Commerson ne sont pas suffisamment détaillés pour que l’on puisse préci¬
ser l’espèce de Thryssa dont il s’agit (Whitehead, 1967a : 145).
Clupea tuberculosa Lacepède, 1803, Hist. Nat. Poiss., 5 : 425, 460.
Bertin (nil) ; Whitehead n° 89.
= Thrissina haelama (Forsskâl, 1775).
Fondée par Lacepède sur une description des manuscrits de Commerson, se rapportant à « Clu¬
pea mandibula inferiore breviore, rostro apice tuberculo verrucaeformi, macula miniata ad superiores
branchiarum commissuras » (Bibliothèque centrale du Muséum, MS. 889) 1 ; aucun dessin n’accompa¬
gne la description (voir plus loin Stolephorus commersonii, p. 50). Parmi les six autres renseignements
1. Ces manuscrits, relatifs aux poissons de Maurice et de la Réunion, et utilisés par Lacepède, furent plus
tard consultés par Cuvier (et vraisemblablement aussi par Valenciennes), qui les a classés en neuf dossiers ; de
plus. Cuvier fit copier les notes qui l’intéressaient et qui constituent actuellement les MS. 890-893 (environ 1500
ff. dont la plupart concernant les poissons). Voir Laissus (1978). Cuvier (ou Valenciennes ?) fit aussi copier les
dessins de Commerson (voir p. 37).
— Al —
mentionnés par Commerson, le nombre des rayons de l’anale et la couleur sont caractéristiques de
Thrissina baelama. La deuxième espèce de Thrissina ( T. encrasicholoides) est moins bien connue mais
jusqu’à présent on ne l’a pas trouvée dans l’océan Indien ouest (voir Nelson, 1982).
Clupea vittargentea Lacepède, 1803, Hist. Nat. Poiss., 5 : 424, 458.
Bertin (nil) ; Whitehead n° 88.
= Stolephorus sp. ou Engraulis capensis Gilchrist, 1913.
Fondée par Lacepède sur une description des manuscrits de Commerson, se rapportant à
« Encrasicholus mandibulâ inferiore breviore, taeniâ laterali argenteâ » (Bibliothèque centrale du
Muséum, MS. 889) 1 ; aucun dessin n’accompagne la description. Lacepède cite les autres renseigne¬
ments donnés par Commerson, à savoir six caractères assez généraux pour des Engraulididae et qui ne
permettent pas de reconnaître une espèce particulière (voir Whitehead, 1967a : 139). Bien que le nom
Clupea vittargentea prédate tous les autres noms donnés aux espèces semblables d’anchois de Maurice
(sauf Stolephorus commersonii que Commerson avait distingué de vittargentea), il est préférable de
considérer ce nom de Lacepède comme un nomen dubium, plutôt que comme un nomen oblitum.
Genre ENGRAULIS Cuvier, 1816
Engraulis amara Risso, 1827, Hist. Nat. Europ. Mérid., Poiss., 3 : 456.
Bertin (nil) ; Whitehead (nil).
= ? non clupéoïde.
Ignoré par presque tous les auteurs postérieurs, et ne figurant pas dans les compilations par ail¬
leurs complètes du CLOFNAM (voir Svetovidov, 1973 pour les Clupéidés) et de Hureau (1977), ce
nom amara est un nomen oblitum. La description donnée par Risso inclut quelques caractères
d’ Engraulis encrasicolus, par exemple « le museau est saillant, les yeux très grands », « une belle
bande d’argent bien tranchant sur chaque côté », mais on y trouve aussi quelques autres caractères
non conformes, par exemple une tête petite, une mâchoire plus courte que la mandibule, présence
d’une ligne latérale et rayons des pelviennes 6 (7 chez Engraulis). Il est difficile d’établir l’identifica¬
tion correcte. On ne trouve pas d’exemplaire de Clupéoïde parmi les échantillons de Risso conservés à
Paris (30 espèces, la plupart conservées à sec dans les boîtes vitrées ; voir Hureau, 1977 : 89).
Engraulis Desmaresti Risso, 1827, Hist. Nat. Europ. Mérid., Poiss., 3 : 455, pl. 9, fig. 22 (comme
Clupea Desmaresti, p. 479).
Bertin (nil) ; Whitehead (nil).
= Sardinella maderensis (Lowe, 1839).
Comme pour Engraulis amara Risso, le nom desmaresti ne figure pas dans les compilations du
CLOFNAM (1973) et de Hureau (1977 : 90). Moreau (1881, 3 : 460) a décidé, avec raison, que ce
poisson n’était pas un Engraulis (le museau est court, la bouche petite, la mâchoire courte, etc.), mais
Sardinella aurita. La figure suggère un Sardinella, ce qui est confirmé par « les deux derniers rayons
de l’anale déployés en filaments ». Deux espèces de Sardinella existent en Méditerranée, mais S. aurita
1. Voir note infrapaginale p. 46.
— 48 —
est caractérisée par 9 rayons pelviens (Risso en signale 8), donc le nom desmaresti est un synonyme
antérieur pour Sardinella maderensis (Lowe, 1839). 11 est préférable de le considérer comme un nomen
oblitum. Il n’existe pas d’exemplaire typique (voir ci-dessus Engraulis amara).
Engraulis dussumieri Valenciennes, 1848, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 21 : 69.
Bertin (nil) ; Whitehead n° 90.
= Thryssa dussumieri (Valenciennes, 1848).
Bien que six exemplaires récoltés par Dussumœr à Coromandel et Bombay (MNHN 3238, 3239)
portent l’étiquette « Engraulis dussumieri », ils n’ont pas été utilisés par Valenciennes pour sa des¬
cription ; en effet, ils n’appartiennent pas à cette espèce, mais à Thryssa purava et aussi à T. mystax.
Peut-être Valenciennes a-t-il fondé son espèce sur les notes de Dussumier. Faute d’exemplaire dû à
Valenciennes, nous avons choisi pour néotype un exemplaire du British Museum (BMNH 1966.11.30.1
— désigné comme néotype putatif par Whitehead, 1967a : 142). La description de Valenciennes (en
particulier ce qui concerne la longueur du maxillaire) ne laisse aucun doute sur le fait que ses exem¬
plaires étaient E. dussumieri , comme l’établit la révision de Wongratana (1980).
Engraulis lemniscatus Cuvier, 1829, Règne Animal, 2 e éd., 2 : 323 (nomen oblitum).
Bertin (nil) ; Whitehead n° 84.
= Anchoa tricolor (Agassiz, 1829).
Les complexités nomenclaturales de cette espèce nominale ont été expliquées en détail par White-
head (1967a : 131). Nous les rappelons brièvement : Cuvier, pour le dessin de Spix intitulé Engraulis
piquitinga, a proposé le nom lemniscatus, mais il a ignoré qu’AGASSiz avait proposé auparavant le
nom tricolor pour le même dessin de Spix. Kottelat (1984 : 146) a trouvé six exemplaires d’Engraulis
tricolor dans les collections du Musée d’Histoire naturelle de Neuchâtel ; il les a reconnus comme
syntypes (MHNN 1142). L’ouvrage d’AGASSiz est paru quelques semaines (peut-être deux mois) après
le Règne Animal (voir p. 73 et aussi Whitehead & Myers, 1971), mais on peut considérer le nom
lemniscatus Cuvier comme un nomen oblitum. Cuvier, ainsi que Spix, et plusieurs autres auteurs (y
compris Linnaeus) ont placé le Piquitinga de Marcgrave (1648) dans la synonymie d’une espèce, soit
de Clupeidae, soit d’Engraulididae. Le problème posé par cette confusion a pu finalement être résolu
par l’examen de la peinture d’après laquelle est faite la figure donnée par Marcgrave ; il s’agit du
Clupéidé Lile piquitinga Schreiner & Ribeiro, 1903 (voir Whitehead, 1982).
Engraulis Louisiana Valenciennes, 1848, in Cuv. Val., Hist. Nat. Poiss., 21 : 51 (nomen nüdum).
Bertin (nil) ; Whitehead n° 82.
= Anchoa mitchilli diaphana Hildebrand, 1943.
3723. — Nomenifers (et aussi syntypes de Engraulis mitchilli Valenciennes, 1848). Lac Pontchar-
train, Louisiana, États-Unis. Lesueur (1830). 2 ex. alcool. LS : 36,5 — 36,6 mm.
Publié dans la synonymie d 'Engraulis mitchilli, ce nom n’est pas valide (Art. 11 (d) du Code
international) et pour cette raison Hildebrand (1943 : 91) propose le nom diaphana pour le rempla¬
cer. D’après Hildebrand, les populations du sud des États-Unis représentent une sous-espèce de
Anchoa mitchilli, dont l’aire de répartition comprend le lac Pontchartrain. Hildebrand n’a pas exa¬
miné les deux exemplaires d’Engraulis louisiana et puisqu’il ne leur correspond qu’un nomen nudum
(ils sont donc nomenifers et non types), on peut les considérer comme types de diaphana. Valencien¬
nes a trouvé le nom louisiana dans une note et figure de Lesueur, actuellement dans les manuscrits
pour l’Histoire Naturelle des Poissons (Bibliothèque centrale du Muséum, MS 521 A, XX : 30) ; ce
nom louisiana n’est pas publié par Lesueur.
— 49 —
Engraulis meletta Cuvier, 1829, Règne Animal, 2 e éd., 2 : 323.
Bertin (nil) ; Whitehead n° 80.
= Engraulis encrasicolus (Linnaeus, 1758).
Fondée seulement sur le Melet de Duhamel (1777 : 157-158, pl. 3, fig. 5). Cette figure, publiée
par Whitehead (1967a : pl. 9b), représente l’anchois européen et sa provenance (Méditerranée) ne per¬
met aucune autre interprétation.
Engraulis nasuta Castelnau, 1878, Proc. Linn. Soc. N.S.W., 3 (1) : 51.
Bertin ( nil) ; Whitehead (nil).
= Thryssa, ? T. hamiltoni Gray, 1835.
Les types de cette espèce ne sont ni à Paris ni à Melbourne et ils sont vraisemblablement perdus.
Comme ils provenaient de la Norman River, golfe de Carpentarie, ils faisaient peut-être partie de la
5 e collection envoyée à Paris par Castelnau, mais le nom de nasuta ne figure pas sur les listes de
cette collection.
L’identité de cette espèce reste incertaine. D’après Castelnau, la hauteur du corps est comprise
un peu plus de trois fois dans la longueur du corps, ce qui correspond à Thryssa hamiltoni tandis que
T. scratchleyi et T. aestuaria ont un corps plus élancé. Castelnau indique 32 rayons à l’anale ; T.
hamiltoni en a 33 à 44, T. scratchleyi 38 et T. aestuaria 32 à 36. Nous pensons que Castelnau a
mesuré la hauteur du corps avec précision mais qu’il n’a pas inclus le petit rayon antérieur de l’anale
dans le décompte total.
Genre MYSTUS Lacepède, 1803
Mystus clupeoides Lacepède, 1803, Hist. Nat. Poiss., 5 : 466, 467.
Bertin ( nil) ; Whitehead n° 95.
= Coilia mystus (Linnaeus, 1758).
La description de Lacepède est courte et fondée surtout sur le Clupea mystus Linnaeus (1758 :
319) ; Lacepède a répété les valeurs méristiques mentionnées par Osbeck et citées par Linnaeus. Il y
a tout lieu de penser qu’il n’a pas vu d’exemplaires, mais a seulement proposé un autre nom pour la
même espèce. La synonymie de Coilia mystus est donnée par Whitehead (1967a : 149) et la descrip¬
tion de Linnaeus par Wongratana (1980 : 329).
Genre STOLEPHORUS Lacepède, 1803
Stolephorus cayennensis Puyo, 1945, Bull. Soc. Hist. nat. Toulouse, 80 : 101, fig. 1 ; idem, 1949,
Faune Emp. franç., 12, Poiss. Guyane française : 157, fig. 80 (la même).
Bertin (nil) ; Whitehead (nil).
= Anchoviella cayennensis (Puyo, 1945).
Nous n’avons pu retrouver les deux exemplaires (env. 110 mm LS) de Puyo, ni à Toulouse, ni à
Paris, et la description originale n’est malheureusement pas précise ; ils ont été rapportés de la Rivière
— 50 —
de Cayenne à Macourra, Cayenne (avec également mention de la Rivière Mahury et de l’embouchure
du fleuve Kourou). Whitehead (1973a : 161-164 et Addendum, 186) a discuté ce problème et décrit
un exemplaire du Surinam qui appartient presque certainement à cette espèce (dont Anchoviella victo-
riae Hildebrand & Carvalho, 1948, est synonyme).
Stolephorus commersonii Lacepède, 1803, Hist. Nat. Poiss., 5 : 381, 382, pl. 12, fig. 1.
Bertin (nil) ; Whitehead n° 87.
= Stolephorus commersonii Lacepède, 1803.
Fondée par Lacepède sur un dessin de Jossigny joint aux manuscrits de Commerson et intitulé
« Encrasicholus — Clupea tuberculosa » (Bibliothèque centrale du Muséum, collection des Vélins, 93,
n° 74 bis ; voir Whitehead, 1967a : pl. 9c, et aussi pl. 9d, la gravure de Lacepède). « Encrasicho¬
lus » est écrit sur ce dessin de la main de Commerson alors que les mots « Clupea tuberculosus » ont
été ajoutés d’une autre écriture ; il ne s’agit pas d’un dessin de Clupea tuberculosa de Lacepède (voir
p. 46). Il n’y a pas de type pour cette espèce mais pour le moment la diagnose très précise de Won-
gratana (1980 : 238) est suffisante pour la séparer des espèces voisines (Stolephorus waitei,
S. brachycephalus et S. chinensis).
— 51 —
ANNEXE II
Nous mentionnons ici un exemplaire de Castelnau se rapportant à un nom manuscrit non publié,
et quatorze exemplaires de la collection de Bleeker cités par erreur comme cotypes par Bertin (1940).
Clupea compressa Castelnau, MS.name.
Bertin (nil) ; Whitehead (nil).
= Herklotsichthys castelnaui (Ogilby, 1897).
A. 4085. — Nomenifer'. Sydney, Australie. Castelnau (1879). 1 ex. ; alcool. LS : 112,8 mm.
On ignore si Castelnau a eu l’intention de décrire cette espèce, mais il est mort l’année suivante.
Cet exemplaire faisait partie de la dernière des sept collections envoyées par Castelnau à Paris (voir
p. 18). Dans la description de Kowala castelnaui, on ne trouve aucune indication permettant de penser
que Ogilby a fondé cette espèce sur une description ou des exemplaires de Castelnau.
Collection de Bleeker
Un cas particulier est celui de la collection de Bleeker dont on retrouve à Paris quatorze exem¬
plaires de ses espèces nouvelles de Clupéoïdes (cités comme cotypes par Bertin). Nous avons expliqué
(Whitehead, Boeseman & Wheeler, 1966 ; voir aussi Norman & Whitehead, 1984) l’histoire des
diverses collections présentées par Bleeker aux Muséums européens (et également d’Australie), mais
pour les Clupeidae au moins, nous avons prouvé ou admis que les types étaient présents seulement à
Londres et à Leyde. En 1856-1857, Bleeker a envoyé à Paris trois grandes collections de poissons
(1539 exemplaires appartenant à 739 espèces — dont certaines figurent dans plusieurs envois — y com¬
pris 45 exemplaires de 16 espèces de Clupéoïdes) ; en 1864 il a envoyé une quatrième collection, moins
nombreuse (30 exemplaires appartenant à 30 espèces, y compris 4 exemplaires de 4 espèces de Clu¬
péoïdes qui ne figuraient pas dans les collections antérieures). Les exemplaires suivants des espèces de
Bleeker (« cotypes » selon Bertin) sont à Paris et n’ont qu’une valeur historique (entre parenthèses
est mentionnée la page de Whitehead et alii, 1966).
Clupeidae
3693. — Alausa kanagurta, Batavia (p. 80) = Hilsa kelee (Cuvier, 1829), 1 ex.
2039. — Alausa macrurus, Indonésie (p. 86) = Tenualosa macrura (Bleeker, 1852), 1 ex.
2040. — Clupea gibbosa ou Spratella tembang, Indonésie (pp. 56,58) = Sardinella gibbosa (Bleeker,
1849), 1 ex.
3715. — Clupea macassariensis, Ternate (p. 34) = Spratelloides delicatulus (Bennett, 1831), 2 ex.
3739-3741. — Harengula moluccensis, Amboine, Batavia, Bourou (p. 42) = Herklotsichthys quadrima-
culatus (Rüppell, 1837), 1 ex.
3226. — Sardinella lemuru, Java (p. 47) = Sardinella lemuru Bleeker, 1853, 1 ex.
L’exemplaire 3703, Clupea argyrotaenia. Banda (p. 35) = Spratelloides gracilis (Temminck &
Schlegel, 1846), a été détruit ultérieurement (annotation manuscrite de Bertin sur le registre d’entrée).
Engraulididae
3726. — Engraulis crocodilus, Sumatra (p. 134) = Lycothrissa crocodilus (Bleeker, 1850), 1 ex.
3721. — Engraulis encrasicholoides, Amboine (p. 116) = Thrissina encrasicholoides (Bleeker, 1852),
2 ex.
1. Celui qui porte le nom.
— 52 —
1232. — Engraulis kammalensis ou E. rhinorhynchos, Bangka (p. 119) = Thryssa kammalensis (Blee-
ker, 1849), 1 ex.
3756. — Engraulis melanochir , Sumatra (p. 130) = Setipinna melanochir (Bleeker, 1849), 1 ex.
3727 et 3728. — Engraulis russellii, Amboine, Batavia (p. 115) = Stolephorus indicus (van Hasselt,
1823), 2 ex.
ANNEXE III
Nous donnons ci-dessous la liste des collecteurs et donateurs auxquels nous devons les spécimens
mentionnés dans ce catalogue.
Les renseignements qui suivent le nom de chaque personnage sont volontairement succincts et
n’ont pour but que de les situer dans l’histoire des grands voyageurs-naturalistes qui ont enrichi les
collections du Muséum de Paris depuis le xvm' siècle. En dépit de nos recherches, toutefois, nous
n’avons pas pu dater quelques noms avec précision.
Achard, Mathieu-Justinien
Pharmacien de la Marine à la Martinique. Auteur d’une « Note sur la Sangsue officinale, sa
reproduction aux Antilles » (1824). Envoya des collections de la Martinique et de la Guadeloupe (cité
par Valenciennes en 1847).
Adanson, Michel (1727-1806)
Naturaliste connu surtout pour ses travaux botaniques et malacologiques.
Effectua un long voyage d’exploration au Sénégal de 1749 à 1753, en qualité de commis à la com¬
pagnie des Indes. Il y collecta, entre autres pièces botaniques et zoologiques, un grand nombre de
poissons préparés « en herbier » selon la méthode de L. T. Gronow.
Adanson négocia la cession d’un premier lot (149 poissons) au Cabinet du Roi en mai 1765 ; un
deuxième lot envoyé par Adanson aux frères A. et B. de Jussieu fut remis par leur neveu A. L. de
Jussieu à Lacepède en février 1818. De ces deux envois il ne subsistait que 35 spécimens en 1939,
quand E. Fischer-Piette découvrit chez les descendants d’ADANsoN, au château de Balaine, l’herbier
original (les pièces entrées en 1765 et 1818 n’étaient en fait que des doubles) accompagné d’une liasse
de notes et dessins à l’encre et au crayon. Cet ensemble fut cédé en 1939 (poissons en herbier) et 1941
(manuscrits et dessins) au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris (l’herbier comporte à ce jour
137 exemplaires — voir Bertin, 1950).
Correspondant de l’Académie royale des Sciences de Paris (1750), membre de l’Institut national
(1795).
Aubry-Lecomte, Charles-Eugène (1821-1879)
Entra à 20 ans dans l’administration de la Marine et fit au cours de sa carrière plusieurs voyages
en Afrique et en Océanie. Envoya au Muséum des collections du Gabon qui furent enregistrées de
1853 à 1856. Devint directeur du Musée des Colonies.
Correspondant du Muséum (1853).
Banon, Stanislas-Alexis-Antoine (1776-1835)
Pharmacien de la Marine. Elève pharmacien à l’école de médecine navale de Toulon, puis profes¬
seur de pharmacie dans cet établissement.
Bélanger, Charles-Paulus (1805-1881)
Chargé par le gouvernement de créer à Pondichéry un jardin botanique, il partit de Paris en jan¬
vier 1825 et atteignit Pondichéry en mars 1826 via l’Europe centrale, la Russie méridionale, Tiflis,
Bouchir et Bombay. Il parcourut en 1827 le Carnatique, le Coromandel, le Bengale, la Birmanie et les
îles de la Sonde, et revint à Paris en octobre 1828 rapportant de riches collections pour le Muséum.
En 1850 il est nommé directeur du Jardin zoologique de Saint-Pierre de la Martinique où il arrive
en janvier 1853 ; de là il fit plusieurs envois de poissons au Muséum (1859-1878).
— 54 —
Bibron, Gabriel (1806-1848)
Fils d’un employé du Jardin des Plantes, il se livra très jeune à l’étude de l’histoire naturelle.
Fut chargé par le Muséum de missions scientifiques en Italie, Sicile, Angleterre et Hollande. Aide-
naturaliste de Duméril en 1832, il collabora à l’Erpétologie générale ; en 1835 il fut chargé de la partie
zoologique (Reptiles et Poissons) dans le 3 e volume de l’Expédition scientifique de Morée, et plus
tard Ramon de la Sagra le chargea de terminer le travail de Cocteau sur les reptiles de Cuba.
Membre de la Société philomathique de Paris (1840). Professeur d’histoire naturelle au collège
municipal de Turgot.
Blache, Jacques (1922- )
Chercheur à l’ORSTOM, en poste en Indochine (1948-1953) puis en Afrique, au Tchad, au Congo
et au Sénégal d’où il envoya d’importantes collections qui furent enregistrées de 1954 à 1975.
Correspondant du Muséum (1960).
Bosc, Louis-Augustin-Guillaume (1759-1828)
Après des études au collège de Dijon, il suivit les cours de botanique du Jardin des Plantes et
s’intéressa à l’histoire naturelle.
Administrateur des postes, puis administrateur des prisons, il fut proscrit après les événements de
1793, et dut se cacher dans la forêt de Montmorency. Rentré à Paris après la mort de Robespierre, il
s’embarqua pour l’Amérique où pendant deux ans il rassembla d’immenses matériaux d’histoire natu¬
relle. Il reprit sous le Directoire les fonctions d’administrateur des prisons et une nouvelle fois destitué
après le 18 Brumaire 1799, il entreprit des travaux littéraires puis scientifiques, et fut nommé profes¬
seur de culture au Jardin des Plantes.
Membre de l’Académie des Sciences en 1806.
Callery, Joseph-Max-Marie (1810-1862)
Sinologue français, fit partie, en qualité d’interprète, de la mission en Chine en 1844, puis devint
secrétaire interprète de l’Empereur Napoléon III.
Castelnau, François L. de Laporte, comte de (1810-1880)
Ancien fonctionnaire du Muséum, il séjourna successivement, au cours de sa carrière diplomati¬
que, en Amérique du Sud, en Afrique australe et en Australie où il réunit et étudia la faune ichtyolo-
gique. On lui doit surtout un travail sur les Animaux nouveaux ou rares d’Amérique du Sud (1855),
un Mémoire sur les Poissons de l’Afrique australe (1861) et de nombreuses publications sur les Pois¬
sons d’Australie (1871 à 1878).
Ses collections d’Australie arrivèrent en mauvais état au Muséum, quelques années avant sa mort
(1867, 1875-1879) (voir p. 18).
Commerson, Philibert (1727-1773)
Docteur en médecine de la Faculté de Médecine de Montpellier, il participa comme médecin et
naturaliste du Roi à l’expédition autour du monde de la frégate « La Boudeuse » et de la flûte
« L’Étoile », sous le commandement de L. A. de Bougainville (1766-1769). Commerson fut débarqué
en 1768 à l’île de France où il fut accueilli par Poivre et où il fit la connaissance de P. Sonnerat qui
devint son ami et collaborateur.
A sa mort, ses collections réunies essentiellement à l’île Maurice (Ile de France), mais aussi à
Madagascar (1770) et à la Réunion (Ile Bourbon, 1771), furent envoyées avec ses manuscrits et ses des¬
sins à Buffon au Cabinet du Roi. Les caisses de collections, égarées puis oubliées, ne furent retrou¬
vées qu’un demi-siècle plus tard. Ceci explique que Lacepède n’utilisa que les notes manuscrites et les
dessins de Commerson et qu’il revint à Cuvier d’étudier les poissons conservés « en herbier ». Pour
les manuscrits de Commerson, voir Laissus (1978) et aussi p. 37.
— 55 —
Daget, Jacques (1919- )
Successivement assistant à PIFAN (1949-1959), chercheur à l’ORSTOM (1959-1975), puis profes¬
seur au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris (1975-1984).
Au cours d’une quinzaine d’années passées en Afrique, en particulier au Mali et au Tchad, il col¬
lecta de nombreux poissons d’eaux douces entrés en collection de 1949 à 1970.
Delalande, Pierre-Antoine (1787-1823)
Entra très jeune au Muséum où son père avait déjà un emploi. Aide-naturaliste de Geoffroy
Saint-FIilaire, il fut chargé de missions scientifiques au Portugal (1808), dans le Midi de la France
(1813), au Brésil (1816-1817) puis, accompagné de son neveu J. Verreaux, en Afrique du Sud (1818-
1820) d’où il envoya des poissons à G. Cuvier.
Derscheid, Jean-Marie (1901-1944)
Après des études universitaires à Bruxelles et une thèse de Doctorat en Ornithologie, Derscheid
s’engagea très activement en faveur de la Protection de la Nature ; il participa en 1925 à la première
mission d’étude et d’organisation du Parc national Albert au Congo, et en 1928 à la fondation de
l’Office international pour la protection de la Nature dont il fut nommé secrétaire général. Nommé en
1929 professeur de biologie à l’Institut universitaire des Territoires d’Outre-Mer et secrétaire général du
Parc national Albert, il fit deux autres missions d’exploration au Parc national (1930-1931) et mani¬
festa toujours le plus grand intérêt pour les questions africaines.
Entré dans la Résistance dès octobre 1940, il fut arrêté par la Gestapo un an plus tard et, après
30 mois de détention, fut condamné à mort et décapité à la prison de Brandebourg le 13 mars 1944.
Desmarest, Anselme-Gaetan (1784-1838)
Se voua très jeune à l’étude des sciences naturelles, fut protégé par Lacepède et fut l’élève de
Cuvier et d’Alexandre Brongniart.
Professeur de zoologie à l’école vétérinaire d’Alfort en 1815, il est l’auteur de nombreux ouvrages
et mémoires, parmi lesquels « Décades de poissons de l’île de Cuba ». Il donna, de 1826 à 1832, une
édition complète de l’Histoire naturelle de Buffon et de celle de Lacepède, y ajoutant des annotations
synonymiques pour les actualiser.
Membre de l’Académie royale de médecine, membre correspondant de l’Académie des sciences
(1825) et membre de plusieurs sociétés savantes françaises et étrangères.
Dollfus, Robert-Philippe (1887-1976)
Zoologiste, naturaliste complet mais surtout parasitologiste/helminthologiste. Fit une longue car¬
rière scientifique au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris où il occupa diverses fonctions
avant de devenir directeur à l’École Pratique des Hautes Études.
Après un premier voyage sur le « Pourquoi-pas » en 1914, les missions qu’il a accomplies l’ont
conduit au Maroc (1923-1928), en mer Rouge (1928-1929) et à bord du « Pourquoi-pas » (1929-1930)
jusqu’en Islande et au Groenland.
Membre actif de nombreuses sociétés savantes françaises et étrangères.
Dussumier, Jean-Jacques (1792-1883)
Négociant à Bordeaux, passionné pour l’histoire naturelle, il fit, jeune encore, plusieurs voyages
sur ses propres vaisseaux jusqu’en Chine et aux Indes d’où il rapporta plusieurs poissons et des pein¬
tures des plus belles espèces de Chine. Comme voyageur-naturaliste du Muséum, il fut chargé de mis¬
sion dans l’océan Indien d’où il envoya des collections de l’Inde, des Seychelles et de Maurice. Pour la
vie et les expéditions de Dussumier, voir Laissus (1973).
Duvaucel, Alfred (1793-1824)
Fils d’un premier mariage de Madame Cuvier.
Voyageur-naturaliste du Muséum. Il fut attaché au Jardin du Roi et reçut une mission scientifique
— 56 —
pour l’Inde en 1817. Après un bref séjour à Calcutta et Chandernagor, il partit en 1818 pour Sumatra
et Java où il recueillit d’intéressantes collections, puis il revint en Inde d’où il envoya des poissons du
Gange et de ses affluents et même de l’Assam (Sylhet) et du Népal. Il mourut à Madras d’une fièvre
contractée au cours de ses expéditions.
Ehrenberg, Christian Gottfried (1795-1876)
Après des études à Leipzig et à Berlin, où il passa sa thèse de doctorat en médecine, il fut nommé
professeur à l’Université de Leipzig. Grâce à l’appui d’Alexandre von Humboldt, et par ordre de
l’Académie royale des Sciences de Berlin, il fit, en compagnie de Hemprich, pendant les années 1820 à
1825, un voyage en Lybie, Égypte, Nubie, Arabie et Abyssinie. Il recueillit de nombreux échantillons
de la mer Rouge et du Nil, en céda des doubles au Cabinet du Roi et communiqua dessins et descrip¬
tions à Valenciennes lors du séjour que ce dernier fit à Berlin en 1827.
Il participa au voyage de Humboldt en Asie, aux monts Oural et Altaï (1829).
Membre correspondant de l’Académie des sciences (1830) et membre associé (1861).
Eydoux, Fortuné-Théodore (1802-1841)
Chirurgien-major de la Marine, il participa au voyage autour du monde de la Corvette « La Favo¬
rite » sous le commandement de Th. Laplace (1830-1932), et, en compagnie de L. A. Souleyet, au
voyage de la Corvette « La Bonite » sous le commandement du capitaine de vaisseau A. N. Vail¬
lant (1836-1837). Il mourut à la Martinique de la fièvre jaune.
L’étude des collections de « La Bonite » (417 exemplaires d’environ 200 espèces), déterminées par
A. Valenciennes, fut poursuivie par L. A. Souleyet (voir Bauchot, Whitehead & Monod, 1982).
Correspondant du Muséum (1840).
Farquhar, William (env. 1770-1839)
Poursuivit une carrière militaire en Inde, Indonésie et Malaisie, devenant major-général en 1837.
Auteur de nombreux dessins de plantes et animaux actuellement conservés au British Museum
(Natural History) (voir p. 36).
Fauvel, Albert-Auguste (1851-1909)
Faute de pouvoir entrer dans la Marine à cause de sa mauvaise vue, il apprit le Mandchou et
entra dans l’administration des douanes chinoises en 1872. Il résida à Pékin, Tchang-Tchéou-Fou,
Shanghai, Ning-Po-Fou, Han-Keou et envoya une importante collection de poissons au Muséum en
1881.
Nommé inspecteur des messageries maritimes en 1885, il eut de nombreuses missions, notamment
aux Seychelles.
Correspondant du Muséum (1881).
Forster, Johann George Adam (1754-1794)
Après des études commencées sous la direction de son père, puis à St-Pétersbourg, il suivit son
père en Angleterre, et, pour gagner sa vie, traduisit en anglais les voyages de Bougainville.
En 1773, il s’embarqua avec son père comme « artist official » pour la deuxième expédition du
capitaine Cook, et au retour publia sous son nom la relation du voyage, et en fit une traduction alle¬
mande. En 1777, il se rendit en France et pour venir en aide à son père, emprisonné pour dettes, et à
sa famille, il fit plusieurs traductions d’ouvrages scientifiques.
Nommé professeur à Cassel (1778) puis à Wilna (1784), et à Mayence, il mourut à Paris sur
l’échafaud révolutionnaire.
Gaimard, Paul (1793-1858)
Chirurgien de la Marine, il participa, en compagnie du chirurgien-major J. R. C. Quoy, à l’expé¬
dition autour du monde de la corvette « L’Uranie », sous le commandement de L. C. de Freycinet
— 57 —
(1817-1820) et à l’expédition autour du monde de la corvette « L’Astrolabe » sous le commandement
de J. S. C. Dumont d’Urville (1826-1829). Plus de 150 espèces de poissons collectés par la première
expédition furent reçues au Cabinet du Roi ; 137 sont décrites dans les résultats du voyage et 62 sont
figurées dans l’Atlas.
Après un voyage en Pologne, Prusse, Autriche et Russie (1831-1832) où l’Académie de médecine
l’avait chargé d’étudier le choléra, il participa sur « La Recherche », à deux voyages sur les côtes
d’Islande et du Groenland (1835 et 1836) à la recherche de J. H. de Blosseville disparu sur la cor¬
vette « La Lilloise ».
Comme président de la Commision scientifique du Nord, il fit encore un voyage en Scandinavie,
Laponie, Spitzberg et aux Faroe (1837) et deux campagnes en Islande (1838 et 1839). Affecté à Paris
de 1839 à 1848 pour diriger la Commission scientifique des expéditions des mers polaires, il y rédigea
la relation de ses voyages.
Correspondant du Muséum (1825).
Garnot, Prosper (1794-1838)
Chirurgien-major de la Marine, il fut chargé des observations zoologiques lors de l’expédition
autour du monde de la corvette « La Coquille » sous le commandement de L. I. Duperrey (1822-
1825). Tombé malade en cours de route, il fut débarqué à Port Jackson, en Nouvelle-Galles du Sud,
et revint en Europe avec une partie des collections sur un navire anglais qui fit naufrage au cap de
Bonne-Espérance (1824) ; les collections furent perdues. Après le retour de Lesson, il rédigea avec lui
la partie zoologique du voyage de « La Coquille ». Devenu chirurgien en chef de l’île de la Martini¬
que, il y mourut de la fièvre jaune.
Correspondant de l’Académie de médecine.
Gay, Claude (1800-1873)
Explorateur au Chili d’où il envoya des poissons qui furent décrits par Guichenot (1848).
Correspondant du Muséum (1831). Membre de l’Académie des sciences (1856).
Gras (1929- )
Chercheur à l’ORSTOM, en poste au Dahomey et au Tchad, d’où il envoya des collections enre¬
gistrées en 1958 et 1960.
Guichenot, Alphonse
Aide-naturaliste au Muséum, auteur de nombreux travaux de systématique sur les Poissons et les
Reptiles de 1839 à 1879, en particulier dans les ouvrages sur l’histoire physique et politique de Cuba
de Ramon de la Sagra (1843-1853), sur l’exploration scientifique de l’Algérie (1850) où il passa trois
années comme membre de la Commission scientifique, sur l’histoire naturelle de l’île de la Réunion
par L. Maillard (1862), sur le voyage au Pôle Sud de « L’Astrolabe » et « La Zélée », en collabora¬
tion avec Jacquinot (1853).
Membre de la Société impériale des Sciences naturelles de Cherbourg et de la Société linnéenne de
Maine-et-Loire.
Hasselt, Jan Coenraad van (1797-1823)
Naturaliste néerlandais qui accompagna Kuhl (voir ci-dessous) en 1820 pour une mission en Indo¬
nésie afin d’y explorer la faune et la flore. Après la mort de Kuhl, en septembre 1821, van Hasselt
poursuivit ces études jusqu’à sa mort. En ce qui concerne l’ichtyologie, il écrivit à C. J. Temminck,
directeur du Musée de Leyde, quelques lettres qui furent publiées plus tard dans le « Algemeene
Konst.- en Letter-Bode » (et en version française par de Ferussac) (voir Alfred, 1961).
Hollard, Henri (1801-1866)
Docteur de la Faculté de médecine de Paris (1824), il collabora à plusieurs journaux scientifiques.
11 fut successivement professeur d’histoire naturelle et d’anatomie comparée à Lausanne (1842), Neu-
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châtel, puis Paris, où il devint suppléant de de Blainville à la Faculté des sciences et fut nommé en
1854 à la chaire d’histoire naturelle de la Faculté de Poitiers.
Auteur de plusieurs ouvrages sur l’anatomie comparée, la philosophie de la nature et l’histoire
naturelle, en particulier des monographies sur les Balistes et les Ostracionides.
Hombron, Jacques Bernard (1798-1852)
Chirurgien-major de la Marine, il participa, avec H. Jacquinot, au voyage au Pôle Sud et en
Océanie des corvettes « L’Astrolabe » et « La Zélée », sous le commandement de J. S. C. Dumont
d’Urville (1837-1840). Affecté en mission à Paris au Muséum d’Histoire naturelle de 1840 à 1848
pour y surveiller les collections rapportées par l’expédition, il participa à la publication du Voyage de
Dumont d’Urville.
Nommé médecin au Sénégal, il y fit un court séjour et mourut en mer en revenant en France.
Jacquinot, Honoré (1814-post 1861)
Chirurgien de la Marine, il participa, en compagnie de J. B. Hombron, au voyage au Pôle Sud et
en Océanie des corvettes « L’Astrolabe » et « La Zélée », sous le commandement de J. S.C. Dumont
d’ Urvtlle (1837-1840). De ce voyage, des collections considérables furent rapportées parmi lesquelles
plus de 400 poissons dont 361 furent enregistrés dans les collections nationales en février 1841. Jac¬
quinot fut maintenu à Paris pour participer à la publication de la partie zoologique du Voyage, Hom¬
bron s’occupant plus particulièrement de botanique. Il décrivit les poissons en collaboration avec
A. Guichenot.
Il fut réformé pour infirmité incurable en 1852.
Jordan, David Starr (1851-1931)
Figure dominante de l’ichtyologie en Amérique dans le dernier quart du xix c siècle et le début du
xx e . Auteur de plusieurs centaines de publications et ouvrages dont 645 purement ichtyologiques.
Il envoya au Muséum, en don ou échange, une importante collection de poissons d’eaux douces
d’Amérique du Nord (1879), et des poissons du golfe du Mexique (1887).
Krempf
Attaché à l’Institut Pasteur de Nha-Trang, puis directeur de la Station océanographique de Can
Dah près de Nha-Trang (Annam), il envoya plusieurs collections au Muséum, enregistrées de 1913 à
1927.
Correspondant du Muséum (1908).
Kuhl, Heinrich (1797-1821)
Naturaliste allemand. Conservateur du Musée de Hanau (1813). Il visita l’Allemagne avec van
Hasselt, naturaliste hollandais devenu son ami et grâce auquel il obtint en 1820 une chaire à l’Univer¬
sité de Groningue. 11 visita le Musée de Paris et d’autres grandes villes d’Europe et accepta la mission
d’explorer, avec van Hasselt, les possessions hollandaises des Indes orientales. Il s’embarqua en 1820
pour Java, y recueillit un grand nombre de plantes, animaux et minéraux et envoya en Hollande beau¬
coup d’observations qui furent publiées dans des journaux scientifiques. Mais le climat lui fut funeste
et il mourut le 14 septembre 1821. Selon l’ornithologiste Temminck « Kuhl était sur la voie pour deve¬
nir un second Linné ».
Lamouroux, Jean Vincent Félix (1779-1825)
Professeur d’histoire naturelle à la Faculté des sciences de Caen (1811).
Correspondant de l’Académie des sciences (1825).
Le Blond, Jean-Baptiste (1747-1815)
Parti pour la Martinique à 19 ans, il y apprit l’exercice de la médecine et de la chirurgie. Il visita
les Antilles, remonta l’Orénoque et passa au Pérou, et revint en France en rapportant assez de platine
— 59 —
pour permettre aux savants d’en fixer les propriétés physiques. Nommé médecin-botaniste en 1786, il
partit pour Cayenne où il fut chargé du jardin botanique. Il est surtout connu comme descripteur de
la flore et de la faune sud-américaine.
Correspondant de l’Académie des sciences (1804).
Leconte, John Eatton (1784-1860)
Naturaliste né aux États-Unis, auteur d’ouvrages sur les plantes et les animaux, en particulier les
Amphibiens.
Lefebvre, Alexandre (1798-1867)
Secrétaire de la Société entomologique de France. Voyageur-naturaliste en Égypte, Nubie, Sicile,
etc.
Correspondant du Muséum (1838).
L’Herminier, Félix-Louis (1779-1833)
Pharmacien à la Guadeloupe puis à Marie-Galante. En 1809, ayant obtenu la permission de se
rendre en France, il est pris par les Anglais, débarqué aux États-Unis d’où il rapporte à la Guadeloupe
des collections botaniques vivantes. En 1810, quand les Anglais s’emparent de cette colonie, il envoie
en France, à ses frais, ses collections. Après 1815, il est accueilli à Saint-Barthélémy dont il fait l’his¬
toire naturelle générale qu’il dédie à la Suède en remerciement de l’hospitalité qu’il y reçoit. Après un
retour à la Guadeloupe, il rentre en France où il meurt délaissé.
Correspondant du Muséum (1815).
Leschenault, Jean-Baptiste, Louis, Théodore de la Tour (1775-1826)
Participant au voyage aux terres australes des corvettes « Le Géographe » et « Le Naturaliste »,
sous le commandement du capitaine de vaisseau N. Baudin (1800-1804), il dut rester à Timor en 1803,
ne revint en France qu’en 1807. Fut ensuite nommé directeur du Jardin botanique de Pondichéry, et
plus tard, chargé de mission au Brésil, aux Antilles et en Guyane (1822-1824).
Il envoya à G. Cuvier d’importantes collections réunies pendant plusieurs années à Pondichéry et
aux îles de France et Bourbon.
Lesson, René-Primevère (1794-1849) dit l’Ainé 1
Entra à l’École de santé de Rochefort en 1809, il fut embarqué comme chirurgien auxiliaire de la
Marine dès 1811 et participa à plusieurs combats en mer. Après la défaite de 1814 qui entraîna le
licenciement des chirurgiens auxiliaires, il devint jardinier-botaniste au Jardin de l’École de Rochefort
et pharmacien, et il ne cessa alors de contribuer à développer dans la marine le goût de l’histoire natu¬
relle. Il participa, comme médecin-pharmacien de la marine, à l’expédition autour du monde de la cor¬
vette « La Coquille » sous le commandement de L. 1. Duperrey (1822-1825). Une partie des collec¬
tions réunies pendant le voyage et convoyées par P. Garnot furent perdues lors du naufrage du
bateau anglais qui rapatriait Garnot. Les autres collections de Lesson parvinrent au Muséum en 1825,
parmi elles 298 poissons conservés en alcool, dont plus de 70 peints par Lesson lui-même, représen¬
tant, selon Cuvier, 188 espèces de poissons dont plus de 100 furent décrites dans les résultats du
voyage ou figurées dans l’Atlas.
Lesson poursuivit brillamment sa carrière maritime et scientifique, fut chargé en 1829 du cours de
botanique à l’École de médecine navale de Rochefort, et fut promu Premier pharmacien en chef de la
marine en 1835.
Correspondant de l’Académie des sciences (1833) et de l’Académie royale de médecine (1847).
Lesueur, Charles-Alexandre (1778-1857)
Embarqué comme simple aide-canonnier sur la corvette « Le Géographe » qui devait faire le tour
du monde sous le commandement du capitaine N. Baudin (1800-1804), il fit preuve, pendant la traver-
1. A distinguer de son frère Pierre-Adolphe, dit le Cadet, également chirurgien de la Marine.
— 60 —
sée, d’un talent si remarquable en dessinant les poissons et autres animaux marins que Baudin le déga¬
gea de son service militaire et lui donna le titre de dessinateur de l’expédition. Il se lia d’amitié avec le
naturaliste Péron, s’associa à ses travaux, enrichit le Muséum de très nombreux échantillons et fournit
un grand nombre de figures à l’ouvrage que rédigea Péron. Il apprit alors la gravure et la sculpture.
Il partit en 1815 pour les États-Unis avec le géologue Maclure, parcourut avec lui la vallée des
Grands Lacs et du St-Laurent et en recueillit les poissons. Il se fixa à Philadelphie d’où il fit plusieurs
envois au Muséum de Paris, et où il devint un des membres les plus assidus de la Société philosophi¬
que et de l’Académie de sciences naturelles de Philadelphie.
Revenu au Havre en 1844, il dirigea le Musée du Havre jusqu’à sa mort.
Maillard, Louis
Ingénieur colonial, il passa plus de 25 ans à l’île de la Réunion où il fit des études topographiques
et s’intéressa à l’histoire naturelle. Il est l’auteur du volume « Notes sur l’île de la Réunion » paru en
1862, dans lequel la partie relative aux poissons fut rédigée par A. Guichenot.
Milbert, Jacques (1776-1840)
Artiste adjoint aux états-majors scientifiques des grands voyages, il devint lui-même un naturaliste
de valeur. Il séjourna longtemps à New York et envoya « à peu près toutes les espèces décrites par
M. Mitchill et beaucoup d’autres recueillies soit sur les côtes, soit dans les rivières et les lacs de cette
partie du monde » (Cuvier, 1828 : 257).
Murphy, G. I.
Collecteur aux îles Marquises au cours de la croisière du « C. H. Gilbert » en 1957.
Noël de la Morinière, Simon-Barthélémy-Joseph (1765-1822)
Inspecteur général des pêches maritimes de France. Voyageur et ichtyologiste distingué qui consa¬
cra sa vie à la pêche, à la fois sous l’angle de l’histoire naturelle et sous celui de l’économie maritime ;
auteur de nombreux mémoires et ouvrages parmi lesquels l’Histoire générale des pêches ... parue en
1815. Il fut chargé en 1819 d’entreprendre aux frais de l’État un voyage d’exploration qui devait se
prolonger au-delà de Cap Nord. C’est au cours de cette mission qu’il mourut à Drontheim.
Membre d’un grand nombre de sociétés savantes françaises et étrangères.
Nordmann, Alexander von (1803-1866)
S’intéressa très jeune aux sciences naturelles tout en poursuivant des études à Lubeck où il obtient
son doctorat en 1827.
Nommé en 1830 professeur au Lycée Richelieu à Odessa, où il enseigna la zoologie, l’anatomie
comparée et la botanique, il y resta 17 ans au cours desquels il fit de nombreux voyages « d’explora¬
tion », en particulier en Crimée et au Caucase, et aussi dans diverses capitales d’Europe où il visita les
grands musées. Il resta onze mois à Paris (1839) et travailla avec Valenciennes et H. M. Edwards. Il
revint en Finlande, sa terre natale, en 1850, parcourut la Laponie, la Carélie, fit une mission en mer
Blanche, voyagea à St-Pétersbourg, Berlin, en Italie, à Amsterdam, jusqu’à sa mort qui survint à Hel-
singôr.
Correspondant de l’Académie des sciences (1860).
Ogilby, James Douglas (1853-1925)
Zoologiste, auteur de nombreuses publications sur les poissons australiens (également sur les mam¬
mifères et oiseaux). A travaillé à l’Australian Museum, et plus tard au Queensland Museum.
— 61 —
Orbigny, Alcide d’ (1802-1857)
Correspondant du Muséum à la Rochelle (1821), puis voyageur-naturaliste du Muséum, il fut
chargé de mission en Amérique du Sud. Il est l’auteur du célèbre « Voyage dans l’Amérique méridio¬
nale ... dans le cours des années 1826 ... 1833 ». Il fut professeur de paléontologie au Muséum.
Membre de plusieurs académies et sociétés savantes.
Pallas, Peter Simon (1741-1811)
Naturaliste voyageur. Conseiller d’État de l’Empereur de Russie, il prit part à l’expédition organi¬
sée par Catherine II de Russie (1769-1774), visita la Caspienne, l’Oural, le nord de la Chine et le Cau¬
case. Il passa les dernières années de sa vie en Crimée et mourut à Berlin, sa ville natale. Pour ses col¬
lections conservées à Berlin, voir Svetovidov (1981).
Membre des Académies des sciences de St-Petersbourg, Londres, Berlin, Stockholm, et associé de
l’Institut de France (1802).
Pentland, John Barclay (1797-1873)
Étudia l’anatomie comparée à Paris et devint l’ami de Cuvier. Il séjourna au Pérou et en Bolivie,
comme consul, et inspecteur (1827-1839), puis à Rome (1845) où il devint expert en antiquités romai¬
nes.
Correspondant du Muséum (1836).
Plée, Auguste (1787-1825)
Jeune voyageur-naturaliste de la première promotion de l’école ouverte au Muséum en 1818, il fit
un séjour de six à sept ans aux Antilles où il réunit — en Martinique, Guadeloupe, Porto-Rico et sur
les côtes de Colombie — cinq collections accompagnées de notes précieuses utilisées par Cuvier. II
mourut à la Martinique.
Poiteau, Antoine (1766-1854)
Garçon jardinier du Muséum, il fut envoyé en mission aux Antilles et en Guyane où il fut chef
des cultures (1818), avant de devenir jardinier chef au Muséum.
Pouchet, Félix-Archimède (1800-1872)
Docteur en médecine de la Faculté de Paris en 1827, préparateur de de Blainville qui succéda à
Cuvier à la direction du Muséum, puis professeur de zoologie à Rouen (1828) où il prit une part très
active à la création et à l’extension du Musée d’Histoire naturelle de la ville.
Correspondant de l’Académie des sciences (1849).
PUYO, J.
Professeur de sciences naturelles au lycée de Cayenne, puis à Saint-Louis du Sénégal. Il envoya
une collection de poissons de Guyane, enregistrés en 1936.
Quoy, Jean-René-Constant (1790-1869)
Médecin de la Marine. Après un voyage aux Antilles et un autre à la Réunion, il participa comme
chirurgien-major, en compagnie du chirurgien en second P. Gaimard, à l’expédition autour du monde
des corvettes « L’Uranie » et « La Physicienne » sous le commandement de L. C. de Freycinet
(1817-1820) et plus tard, en compagnie de P. Gaimard, à l’expédition autour du monde de la corvette
« L’Astrolabe » sous le commandement de J. S. C. Dumont d’Urville (1826-1829). Excellent observa¬
teur, il devint l’un des plus grands voyageurs-naturalistes de son temps, et l’iconographie qu’il rap¬
porta de ses voyages put souvent être l’objet d’une gravure directe, sans retouche. De l’expédition de
Freycinet, plus de 150 espèces de poissons furent rapportées, dont 137 sont décrites dans les résultats
du voyage, et 62 figurées dans l’Atlas.
— 62 —
Devint inspecteur général du service de santé de la Marine (1848-1858). Correspondant du
Muséum (1844) et correspondant de l’Académie des sciences.
Rang, Paul Charles Alexandre Léonard, dit « Sander » (1793-1843)
Né à Utrecht, d’un père pasteur d’origine cévenole, qui s’installa ensuite à la Rochelle. Il s’enga¬
gea dans la Marine dès 1809, s’embarqua, au titre d’élève officier de l re classe, sur la frégate « La
Méduse » qui devait faire naufrage sur le banc d’Arguin (1816), gagna le Sénégal puis revint en France
(1817). Il fit ensuite plusieurs campagnes qui devaient le mener à Terre-Neuve, en Inde, au Brésil, en
Afrique, aux Antilles. Très tôt il se consacra à l’une de ses passions, l’histoire naturelle, en particulier
l’étude des mollusques. Il fut directeur du port d’Alger de 1833 à 1836, puis reprit des campagnes au
Levant et à Montevideo. Il fut nommé commandant supérieur de l’île de Nossi-Bé et dépendances en
1843. C’est à Mayotte qu’il devait mourir au cours d’une inspection.
Correspondant du Muséum (1837) et membre de plusieurs sociétés d’histoire naturelle.
Reynaud, Auguste-Adolphe-Marc (1804- ?)
Chirurgien de la Marine, il participa à plusieurs campagnes de la gabare « la Chevrette », en par¬
ticulier au voyage scientifique dans les Indes, la Birmanie et l’Indonésie (1827-1828) dont il fut l’auteur
du rapport.
Correspondant de l’Académie de médecine.
Ricord, Alexandre (1798- ?)
Né à Baltimore (États-Unis), fils d’un ancien armateur de la compagnie des Indes, ruiné par la
révolution et installé aux États-Unis en 1790.
Reçu docteur à Paris en 1824, il suivit les leçons de Cuvier, voyagea comme correspondant du
Muséum (1827) et devint chirurgien de la Marine à Saint-Domingue tout en se livrant à des recherches
sur l’histoire naturelle.
Rossignol, Martial (1924- )
Chercheur océanographe à l’ORSTOM, en poste en Indochine, puis en Afrique d’où il envoya
une collection de poissons enregistrée en 1961.
Roule, Louis (1861-1942).
Biologiste et océanographe, professeur à la Faculté des sciences de Toulouse, puis cinquième titu¬
laire de la chaire d’ichtyologie et Herpétologie du Muséum national d’Histoire naturelle.
Très tôt attiré par les poissons des mers froides et des abysses, la majorité des espèces qu’il étudia
et décrivit furent renvoyées à leur Musée d’origine (Monaco, Copenhague). Les seuls poissons qu’il
déposa dans les collections de Paris provenaient de Corse (1896), de Toulouse (1908) et de Sardaigne
(1913).
Correspondant du Muséum (1907).
Roux, Polydore (1792-1833)
Ayant commencé par faire de la peinture et étant très intéressé par l’histoire naturelle, il était
devenu fort habile dans la représentation des animaux. Il fut nommé conservateur du Musée de Mar¬
seille lors de sa création (1819) et fit des recherches sur la zoologie régionale. Parti en mission pour
l’Égypte en 1831, il remonta le Nil jusqu’à Thèbes et il se rendit ensuite à Bombay où il mourut.
Sauvage, Flenri-Émile (1842-1917)
Après des études médicales à Montpellier et l’obtention du titre de docteur en médecine de la
Faculté de Paris (1869) il se révéla vite naturaliste et surtout zoologiste en se spécialisant dans l’herpé-
tologie et l’ichtyologie.
Aide-naturaliste au Muséum à la chaire d’ichtyologie (1875) il étudia des poissons de provenances
— 63 —
diverses, en particulier des colonies françaises d’Afrique, d’Indochine et de Madagascar. Il devint en
1883 conservateur des Musées de Boulogne dont il était originaire et où il avait créé, deux ans aupara¬
vant, une station d’aquiculture.
Sissoko, Mamadou
Technicien du laboratoire d’Hydrobiologie de Diafarabé (Mali), collaborateur de J. Daget.
Solander, Daniel Charles (1736-1782)
Naturaliste suédois, élève de Linné sur les conseils duquel il se rendit en Angleterre et s’y établit
(1760). Il voyagea en Russie, Laponie et aux îles Canaries d’où il rapporta de riches collections. Dès
1762, il fut employé au classement et au catalogue des objets d’histoire naturelle du Musée britanni¬
que, dont il devint conservateur adjoint en 1765 et sous-bibliothécaire en 1773. Il fut élu en 1763 à la
Société royale de Londres. Banks l’associa au premier voyage du capitaine Cook (1768-1771).
Pour ses manuscrits relatifs aux poissons, voir Diment et Wheeler (1984).
Sonnerat, Pierre (1745-1814)
Naturaliste-voyageur qui, à partir de 1760, explora successivement la Nouvelle-Guinée, les îles des
mers de l’Inde et de la Chine.
Thomas, Jean (1890-1931)
Préparateur de A. Gruvel, professeur au Muséum (Laboratoire des Pêches et Productions colo¬
niales d’origine animale), il l’accompagna au Maroc en 1922 et repartit aussitôt pour plusieurs missions
en Afrique, surtout Afrique occidentale et équatoriale (1922-1929) où il réunit des collections zoologi¬
ques et botaniques et d’où il ramena des animaux vivants pour le Muséum.
Correspondant du Muséum (1928).
Valenciennes, Achille (1794-1865)
Aide-naturaliste au Muséum dès 1812, professeur de zoologie (Mollusques et Zoophytes) en 1832.
Ayant collaboré successivement avec E. Geoffroy Saint-Hilaire, Lamarck et Lacepède, il ne
cessa, dès 1815, de seconder Cuvier pour préparer sa monumentale Histoire Naturelle des Poissons
qu’il achèvera seul à la mort de Cuvier. Il fit plusieurs voyages à l’étranger (Londres, Leyde, Berlin)
où il noua de solides amitiés, put étudier les collections de poissons et aussi les manuscrits et dessins
des voyageurs naturalistes qui y étaient déposés et en rapporta plusieurs exemplaires reçus en don ou
échange.
Membre de l’Académie des sciences (1844).
Verreaux, Jules (1807-1873)
Voyageur-naturaliste du Muséum, chargé de mission et pensionné.
11 découvrit, à 12 ans, l’Afrique australe avec son oncle Delalande. Il y fit un deuxième séjour
de 1825 à 1838 puis partit pour l’Australie et la Tasmanie d’où il ne cessa d’envoyer des collections au
Muséum. Il est connu surtout comme ornithologiste.
Virlet d’Aoust, Pierre-Théodore (1800-1894)
Élève de l’École des Mines de Saint-Étienne (1823) et de Paris (1826), nommé en 1827 directeur
des mines de houille dans le Maine-et-Loire, il y étudia des fossiles végétaux. Il fit partie en 1828 de
l’expédition scientifique envoyée en Grèce sous la direction de Bory de Saint-Vincent. Pendant trois
ans il explora la Grèce continentale et l’archipel et recueillit d’intéressantes collections minérales, végé¬
tales et zoologiques qu’il rapporta à Paris. Collabora au grand ouvrage de la Commission de Morée.
Se lança ensuite dans diverses entreprises industrielles qui eurent très peu de succès.
— 64 —
WlLBERTH
Directeur du Centre d’études biologiques de l’Institut Pasteur de Kindia (Guinée française).
Envoya des poissons de Guinée et du Congo qui furent enregistrés dans nos collections en 1925.
Wilson, R. C.
Collecteur aux îles Marquises au cours de la croisière du « C. H. Gilbert » en 1957.
— 65 —
INDEX
I. Noms scientifiques
abbreviata (Herengula) : 42.
abnormis (Ilisha) : 5.
Acanthothrissa : 6, 34.
Acanthothrissa palimptera : 6, 34.
acuta (Dussumieria) : 4, 13.
aequidentata (Coilia macrognathus) : 30.
affinis (Clupea) : 45.
africana (Ilisha) : 15, 22, 45.
afzeliusi (Pellonula) : 21.
alabamae (Alosa) : 19.
Alausa : 4, 7, 35.
Alausa argyroch loris : 7.
coerulea : 35.
dorsalis : 4, 7.
eba : 7.
kanagurta : 51.
maculata : 4, 8.
macrurus : 51.
melanura : 11.
microlepis : 8.
palasah : 9
scombrina : 8.
striata : 8.
toli : 9.
vulgaris : 4, 9, 10.
albella (Sardinella) : 14, 16, 29.
(Kowala) : 5, 16.
allecia (Clupea) : 26.
Alosa : 4, 36.
Alosa alabamae : 19.
alosa, 9, 10.
chrysochloris : 19.
elongata : 5, 45.
fallax : 11, 38, 40.
fallax fallax : 9.
fallax lacustris : 9.
fallax nilotica : 36, 39.
ficta : 11.
finta rhodanensis : 36.
pseudoharengus : 19.
reevesii : 6.
senegalensis : 26, 43.
alosa (Alosa) : 9, 10.
(Clupea) : 4.
amara (Engraulis) : 47.
Amblygaster : 4.
Amblygaster clupeoides : 4.
leiogaster : 27.
posterus : 27.
Anchoa : 6.
Anchoa mitchilli : 33.
mitchilli diaphana : 48.
spinifer : 33.
tricolor : 48.
anchovia (Sardinella) : 25, 26.
Anchoviella : 6, 30.
Anchoviella cayennensis : 49.
guineensis : 30.
victoriae : 50.
Anodontostoma chacunda : 36, 37.
antarcticus (Engraulis) : 31.
antiqua (Potamalosa) : 23, 24.
arabica (Harengula) : 42.
arcuata (Clupea) : 9.
argyrochloris (Alausa) : 7.
argyrophanus (Engraulis) : 30, 31.
argyrotaenia (Clupea) : 5, 6, 51.
Atherina japonicus : 6.
aurita (Sardinella) : 5, 17, 25, 26.
aurovittata (Clupea) : 26.
australis (Engraulis) : 31.
bealama (Clupea) : 6.
(Thrissina) : 46.
bassensis (Sprattus) : 18.
bentincki (Strangomera) : 36.
bianalis (Sauvagella madagascariensis) : 28, 29.
(Spratellomorpha) : 28, 29.
bimaculata (Megalops) : 17.
bipunctata (Harengula) : 42.
blochii (Clupeonia) : 41.
borneensis (Coilia) : 31.
brachycephalus (Stolephorus) : 50.
brachysoma (Sardinella) : 18.
brasiliensis (Sardinella) : 25, 26.
brevidorsalis (Sauvagella madagascariensis) : 29.
brevifilis (Engraulis) : 32.
boorneensis (Coilia) : 31.
— 66 —
capensis (Engraulis) : 47.
castelnaeana (Pellona) : 21.
castelnaui (Herklotsichthys) : 51.
(Kowala) : 51.
cayanus (Pristigaster) : 5, 24, 26.
cayennensis (Stolephorus) : 49.
(Anchoviella) : 49.
cepediana (Megalops) : 4, 16, 17, 43.
cepedianum (Dorosoma) : 16, 43.
(Megalops) : 4.
cepedianus (Chatoessus) : 43.
Cetengraulis : 6.
Cetengraulis edentulus : 32.
chacunda (Anodontostoma) : 36, 37.
chapra (Clupanodon) : 4.
(Gudusia) : 8.
Chatoessus : 4, 10, 36.
Chatoessus cepedianus : 43.
osbeckii : 10, 19.
richardsoni : 36.
tampo : 36.
chinensis (Clupea) : 41.
(Pristigaster) : 25.
(Stolephorus) : 50.
chrysochloris (Alosa) : 19.
(Pomolobus) : 19.
chrysoptera (Clupea) : 46.
Clupanodon : 4, 37.
Clupanodon chapra : 4.
jussieu : 4, 11, 12, 13, 37.
phalerica : 37.
thrissa : 5, 10, 19.
Clupea : 4, 10, 38, 46.
Clupea affinis : 45.
allecia : 26.
alosa : 4.
arcuata : 9.
argyrotaenia : 5, 6, 51.
aurovittata : 26.
balaema : 6.
chinensis : 41.
chrysoptera : 46.
clupeola : 4, 10.
compressa : 51.
co val : 38.
cultriventris : 10.
cyprinoides : 5.
delicatulus : 11.
durbanensis : 5.
encrasicolus : 6.
fallax : 11.
ficta : 11.
fimbriata : 4, 42.
finta : 11, 38.
gibbosa : 51.
harengus : 4.
humeralis : 38.
kelee : 5, 39.
latulus : 14, 39.
lineolata : 39.
macassariensis : 51.
macrolepis : 4.
melanura : 11, 12, 13.
melastoma : 44.
mystus : 6, 49.
nilotica : 39.
notacanthoides : 4.
otaheitensis : 40.
otaitensis : 40.
palasah : 40.
pallasii : 39, 40.
phasa : 6.
richmondia : 5.
rufa : 40.
schoneveldii : 39.
setirostris : 6.
spratellides : 5, 11.
sinensis : 41.
sprattus : 5, 6.
stolifera : 5, 12.
thrissa : 4, 5, 10, 19.
tropica : 45.
tuberculosa : 46, 50.
venenosa : 44.
vittargentea : 47.
clupeoides (Amblygaster) : 4.
(Denticeps) : 6, 34.
(Mystus) : 6, 49.
clupeola (Clupea) : 4, 10.
(Harengula) : 10, 14.
Clupeonella : 4.
Clupeonella cultriventris : 10.
grimmi : 4.
Clupeonia : 4, 12, 41.
Clupeonia blochii : 41.
commersoni : 12, 40.
jussieui : 4, 13.
fasciata : 12.
vittata : 11, 13.
coerulea (Alausa) : 35.
Coilia : 30.
Coilia borneensis : 31.
dussumieri : 30.
lindmani : 30.
macrognathus aequidentata : 30.
mystus : 6, 49.
quadrigesimalis : 31.
ramcarati : 31.
reynaldi : 31.
— 67 —
commersoni (Clupeonia) : 12, 40.
commersonii (Stolephorus) : 6, 50.
compressa (Clupea) : 51.
compressus (Engraulis) : 6.
(Odontognathus) : 21.
coval (Clupea) : 38.
crocodilus (Engraulis) : 51.
(Lycothrissa) : 51.
cultriventris (Clupea) : 10.
(Clupeonella) : 10.
cyprinoides (Clupea) : 5.
dayi (Sardinella) : 7.
delicatula (Clupea) : 11.
delicatulus (Spratelloides) : 11, 51.
Demicoilia : 31.
dentex (Engraulis) : 32.
Denticeps : 6.
Denticeps clupeoides : 6, 34.
desmaresti (Engraulis) : 27, 47.
dispilonotus (Harengula) : 5.
ditchela (Pellona) : 18, 44.
ditchoa (Pellona) : 44.
dollfusi (harengula) : 14.
Dorosoma : 4.
Dorosoma cepedianum : 16, 43
notata : 4.
dorsalis (Alausa) : 4, 7.
durbanensis (Clupea) : 5.
dussumieri (Coilia) : 30.
(Engraulis) : 48.
(Pellona) : 21.
(Thryssa) : 48.
Dussumiera : 4, 13.
Dussumieria acuta : 4, 13.
elopsoides : 13, 14, 41.
hasseltii : 13.
productissima : 14.
eba (Alausa) : 7.
edentulus (Cetengraulis) : 32.
(Engraulis) : 6, 32.
Ehirava : 29.
Ehirava malabaricus : 29.
elongata (Alosa) : 5, 45.
(llisha) : 22, 23, 25, 44.
Elops : 4, 41.
Elops javanicus : 27, 41.
saurus : 4.
elopsoides (Dussumieria) : 13, 14, 41.
encrasicholoides (Engraulis) : 51.
(Thrissina) : 51.
encrasicolus (Clupea) : 6.
(Engraulis) : 30, 31, 49.
Engraulis : 6, 31, 47.
Engraulis amara : 47.
antarcticus : 31.
argyrophanus : 30, 31.
australis : 31.
brevifilis : 32.
capensis : 47.
compressus : 6.
crocodilus : 51.
dentex : 32.
desmaresti : 27, 47.
dussumieri : 48.
edentulus : 6, 32.
encrasicholoides : 51.
encrasicolus : 30, 31, 49.
grossidens : 6.
japonicus : 31.
kammalensis : 52.
lemniscatus : 48.
louisiana : 33, 48.
melanochir : 52.
meletta : 49.
mitchilli : 33, 48.
nasuta : 49.
perfasciatus : 6.
piquitinga : 48.
rhinorhynchos : 52.
russellii : 52.
spinifer : 33.
taty : 33.
tenuifilis : 34.
tricolor : 48.
erebi (Nematalosa) : 36.
Escualosa : 4, 16.
Escualosa thoracata : 16, 17.
Ethmalosa : 4.
Ethmalosa fimbriata : 7, 8, 42, 43.
Ethmidium : 4.
Ethmidium maculatum : 8, 35.
fallax (Alosa) : 9, 11, 36, 38, 40.
(Alosa fallax) : 9.
(Clupea) : 11.
fasciata (Clupeonia) : 12.
ficta (Alosa) : 11.
(Clupea) : 11.
filamentosus (Megalops) : 5.
filigera (llisha) : 22.
(Pellona) : 15, 22, 23.
fimbriata (Clupea) : 4, 42.
(Ethmalosa) : 7, 8, 42, 43.
(Sardinella) : 14, 29.
(Spratella) : 29.
— 68 —
finta (Alosa rhodanensis) : 36.
(Clupea) : 11, 38.
fravipinnis (Pellona) : 21, 45.
(Pristigaster) : 5, 45.
fosteri (Harengula) : 42.
gabonica (Pellona) : 22.
gibbosa (Clupea) : 51.
(Sardinella) : 14, 42, 51.
Gnatholobus : 21.
gracilis (Spratelloides) : 51.
granigera (Sardinella) : 27.
grayana (Pellona) : 44.
grimmi (Clupeonella) : 4.
grossidens (Engraulis) : 6.
(Lycengraulis) : 32.
Gudusia : 4.
Gudusia chapra : 8.
guineensis (Anchoviella) : 30.
haleciformis (Sprattus) : 6.
hamiltoni (Thryssa) : 49.
Harengula : 4, 14, 42.
Harengula abbreviata : 42.
arabica : 42.
bipunctata : 42.
clupeola : 10, 14.
dispilonotus : 5.
dollfusi : 14.
forsteri : 42.
humeralis : 14, 38, 43.
jaguana : 39.
latulus : 4, 14.
maculosa : 14, 43.
moluccensis : 51.
spilura : 15.
sundaica : 28.
vittata : 28.
harengus (Clupea) : 4.
hasseltii (Dussumieria) : 13.
Herklotsella : 5.
Herklotsichthys : 5.
Herklotsichthys castelnaui : 51.
lossei : 15.
punctatus : 12, 15, 18, 27.
quadrimaculatus : 11, 12, 18,
42, 44, 51.
spilurus : 15.
Hilsa : 5.
Hilsa kelee : 39, 41, 51.
humeralis (Clupea) : 38.
(Harengula) : 14, 38, 43.
Hyperlophus : 5.
Hyperlophus vittatus : 11, 20.
llisha : 5, 15.
Ilisha abnormis : 5.
africana : 15, 22, 45.
elongata : 22, 23, 25, 44.
filigera : 22.
megaloptera : 21.
melanota : 15.
melastoma ; 22, 23, 44.
micropus : 22.
obfuscata : 15, 22, 23.
ilisha (Tenualosa) : 40.
indicus (Platygaster) : 44.
(Stolephorus) : 52.
iserti (Pellona) : 45.
jaguana (Harengula) : 39.
japonicus (Atherina) : 6.
(Engraulis) : 31.
javanicus (Elops) : 27, 41.
jussieu (Clupanodon) : 11, 12, 13, 37.
(Sardinella) : 13.
jussieui (Clupeonia) : 4, 13.
(Sardinella) : 7, 13.
kammalensis (Engraulis) : 52.
(Thryssa) : 52.
kanagurta (Alausa) : 51.
kelee (Clupea) : 5, 39.
(Hilsa) : 39, 41, 51.
Kowala : 5, 16.
Kowala albella : 5, 16.
castelnaui : 51.
thoracata : 4, 16.
lacustris (Alosa fallax) : 9.
latulus (Clupea) : 14, 39.
(Harengula) : 4, 14.
leiogaster (Amblygaster) : 27.
(Sardinella) : 27, 41.
lemniscatus (Engraulis) : 48.
lemuru (Sardinella) : 28, 51.
leonensis (Pellonula) : 20.
(Sierrathrissa) : 20.
27, leschenaulti (Pellona) : 22, 45.
lichensteinii (Pristigaster) : 24.
Lile : 5.
Lile piquitinga : 48.
stolifera : 12.
lile (Meletta) : 16, 17.
lindmani (Coilia) : 30.
lineolata (Clupea) : 39.
(Sardinella) : 27.
— 69 —
longiceps (Sardinella) : 8, 27, 28.
lossei (Herklotsichthys) : 15.
louisiana (Engraulis) : 33, 48.
Lycengraulis : 6.
Lycengraulis grossidens : 32.
Lycothrissa crocodilus : 51.
malabaricus (Ehirava) : 29.
macassariensis (Clupea) : 51.
macrognathus (Coilia) : 30.
macrolepis (Clupea) : 4.
macrophthalma (Platygaster) : 22.
macrurus (Alausa) : 51.
(Tenualosa) : 51.
maculata (Alausa) : 4, 8.
maculatum (Ethmidium) : 8, 35.
maculosa (Harengula) : 14, 43.
madagascariensis (Sauvagella) : 6, 28, 29.
(Spratelloides) : 5, 6, 28, 29.
maderensis (Sardinella) : 7, 27, 47.
marquesensis (Sardinella) : 28.
martii (Pristigaster) : 24.
mediterranea (Meletta) : 17.
Megalops : 5, 16, 43.
Megalops bimaculata : 17, 43.
cepediana : 4, 16, 17, 43.
cepedianum : 4.
filamentosus : 5.
oglina : 5.
megaloptera (Ilisha) : 21.
megalopterus (Platygaster) : 22.
megalura (Setipinna) : 6.
melanochir (Engraulis) : 52.
(Setipinna) : 52.
melanota (Ilisha) : 15.
melanura (Alausa) : 11.
(Clupea) : II, 12, 13.
(Sardinella) : 11, 12, 13, 28.
melastoma (Clupea) : 44.
(Ilisha) : 22, 23, 44.
Meletta : 5, 16, 17, 43.
Meletta lile : 16, 17.
mediterranea : 17.
novaehollandiae : 17, 20.
obtusirostris : 18.
schlegelii : 18.
senegalensis : 43.
suoerii : 19.
thrissa : 5, 19.
venenosa : 19, 44.
vittata : 5.
vittatus : 20.
vulgaris : 5, 20.
meletta (Engraulis) : 49.
microlepis (Alausa) : 8.
micropus (Ilisha) : 22.
(Pellona) : 15, 22, 23.
Microthrissa : 5, 20.
Microthrissa miri : 20.
royauxi : 5.
miri (Microthrissa) : 20.
mitchilli (Engraulis) : 33, 48.
moluccensis (Harengula) : 51.
mucronatus (Odontognathus) : 5, 21.
mystax (Thryssa) : 48.
Mystus : 6.
Mystus clupeoides : 6, 49.
mystus (Clupea) : 6, 49.
(Coilia) : 6, 49.
nasuta (Engraulis) : 49.
neglecta (Sardinella) : 27.
Nematalosa erebi : 36.
neohowii (Sardinella) : 28.
nilotica (Alosa fallax) : 36, 39.
(Clupea) : 39.
notata (Dorosoma) : 4.
novaehollandiae (Meletta) : 17. 20.
(Potamalosa) : 5.
(Sprattus) : 17.
novacula (Pellona) : 23, 45.
obfuscata (Ilisha) : 15, 22, 23.
obtusirostris (Meletta) : 18.
Odontognathus : 5.
Odontognathus compressus : 21.
mucronatus : 5, 21.
oglina (Megalops) : 5.
oglinum (Opisthonema) : 8, 19.
Opisthonema : 5.
Opisthonema oglinum : 8, 19.
thrissa : 5.
Opisthopterus : 5.
Opisthopterus tardoore : 25.
valenciennesi : 25.
orbignana (Pellona) : 45.
orbignyana (Pellona) : 5, 45.
osbeckii (Chatoessus) : 10, 19.
otaheitensis (Clupea) : 40.
otaitensis (Clupea) : 40.
palasah (Alausa) : 9.
(Clupea) : 40.
palimptera (Acanthothrissa) : 6, 34.
pallasii (Clupea) : 39, 40.
Paralosa : 5.
— 70 —
Pellona : 5, 21, 44.
Pellona castelnaeana : 21.
ditchoa : 18, 44.
dussumieri : 21.
flavipinnis : 21, 45.
filigera : 15, 22, 23.
gabonica : 22
grayana : 44
iserti : 45.
leschenaulti : 15, 22, 23.
micropus : 15, 22, 23.
novacula : 23, 45.
orbignana : 45.
orbignyana : 5, 45.
vimbella : 23, 45.
Pellonula : 5.
Pellonula afzeliusi : 21.
leonensis : 20.
vorax : 5.
perfasciatus (Engraulis) : 6.
phaeton (Pristigaster) : 24.
phalerica (Clupanodon) : 37.
phasa (Clupea) : 6.
(Setipinna) : 32.
pilchardus (Sardina) : 7.
piquitinga (Engraulis) : 48.
(Lile) : 48.
Platygaster indicus : 44.
macrophthalma : 22.
megalopterus : 22.
verticalis : 44.
Pomolobus chrysochloris : 19.
posterus (Amblygaster) : 27.
Potamalosa : 5, 23.
Potamalosa antiqua : 23, 24.
novaehollandiae : 5.
richmondia : 23.
Pristigaster : 5, 24, 45.
Pristigaster cayanus : 5, 24, 26.
chinensis : 25.
flavipinnis : 5, 45.
lichtensteinii : 24.
martii : 24.
phaeton : 24.
sinensis : 25.
tardoore : 5, 25.
tartoor : 5, 25.
productissima (Dussumieria) : 14.
pseudoharengus (Alosa) : 19.
pumila (Spratella) : 5, 20, 46.
punctatus (Herklotsichthys) : 12, 15, 18, 27.
purava (Thryssa) : 48.
quadrigesimalis (Coilia) : 31.
quadrimaculatus (Herklotsichthys) : 11, 12, 18,
27, 42, 44, 51.
ramcarati (Coilia) : 31.
reevesii (Alosa) : 6.
reynaldi (Coilia) : 31.
rhinorhynchos (Engraulis) : 52.
rhodanensis (Alosa finta) : 36.
richardsoni (Chatoessus) : 36.
richmondia (Clupea) : 5.
(Potamalosa) : 23.
royauxi (Microthrissa) : 5.
rufa (Clupea) : 40.
russellii (Engraulis) : 52.
Sardina pilchardus : 7.
Sardinella : 5, 25.
Sardinella albella : 14, 16, 29.
anchovia : 25, 26.
aurita : 5, 17, 25, 26.
brachysoma 18.
brasiliensis : 25, 26.
dayi : 7.
fimbriata : 14, 29.
gibbosa : 14, 42, 51.
granigera : 27.
jussieu : 13.
jussieui : 7, 13.
leiogaster : 27, 41.
lemuru : 28, 51.
lineolata : 27.
longiceps : 8, 27, 28.
maderensis : 28.
melanura : 11, 12, 13, 28.
neglecta : 27.
neohowii : 28.
saurus (Elops) : 4.
Sauvagella : 5, 28.
Sauvagella madagascariensis bianalis : 29.
madagascariensis brevidorsalis : 29.
madagascariensis longianalis : 6, 28.
schlegelii (Meletta) : 18.
schoneveldi (Clupea) : 39.
scombrina (Alausa) : 8.
senegalensis (Alosa) : 26, 43.
(Meletta) : 43.
setipinna : 6.
Setipinna megalura : 6.
melanochir : 52.
phasa : 32.
taty : 33, 34.
tenuifilis : 34.
setirostris (Clupea) : 6.
Sierrathrissa leonensis : 20.
sinensis (Clupea) : 41.
(Pristigaster) : 25.
spilura (Harengula) : 15.
spilurus (Herklotsichthys) : 15.
spinifer (Anchoa) : 33.
(Engraulis) : 33.
Spratella : 5, 29, 46.
Spratella fimbriata : 29.
pumila : 5, 20, 46.
tembang : 51.
spratellides (Clupea) : 5, 11.
Spratelloides : 5, 29.
Spratelloides delicatulus : 11, 51.
gracilis : 51.
madagascariensis : 5, 6, 28, 29.
Spatellomorpha : 6, 28.
Spatellomorpha bianalis : 28, 29.
Sprattus : 6.
Sprattus hassensis : 18.
haleciformis : 6.
novaehollandiae : 17.
sprattus : 7, 15, 20, 37, 39, 46.
sprattus (Clupea) : 5, 6.
(Spratus) : 7, 15, 20, 37, 39, 46.
Stolephorus : 6, 49.
Stolephorus brachycephalus : 50.
cayennensis : 49.
chinensis : 50.
commersonii : 6, 50.
indicus : 52.
waitei : 50.
stolifera (Clupea) : 5, 12
(Lile) : 12.
Strangomera bentincki : 36.
striata (Alausa) : 8.
sundaica (Harengula) : 28.
suoerii (Meletta) : 19.
tampo (Chatoessus) : 36.
tardoore (Opisthopterus) : 25.
(Pristigaster) : 5, 25.
tartoor (Pristigaster) : 5, 25.
taty (Engraulis) : 33.
(Setipinna) : 33, 34.
Tenualosa : 6.
Tenualosa macrurus : 51.
ilisha : 40.
toli : 7, 9
tenuifilis (Engraulis) : 34.
(Setipinna) : 34.
thoracata (Kowala) : 4, 16.
Thrissa : 6.
thrissa (Clupanodon) : 5, 10, 19.
(Clupea) : 4, 5, 10, 19.
(Meletta) : 5, 19.
(Opisthonema) : 5.
Thrissina : 6.
Thrissina baelama : 46.
encrasicholoides : 51.
Thryssa : 6.
Thryssa dussumieri : 48.
hamiltoni : 49.
kammalensis : 52.
mystax : 48.
purava : 48.
toli (Alausa) : 9.
(Tenualosa) : 7, 9.
tricolor (Anchoa) : 48.
(Engraulis) : 48.
tuberculosa (Clupea) : 46, 50.
tropica (Clupea) : 45.
valenciennesi (Opisthopterus) : 25.
venenosa (Clupea) : 44.
(Meletta) : 19, 44.
verticalis (Platygaster) : 44.
victoriae (Anchoviella) : 50.
vimbella (Pellona) : 23, 45.
vittargentea (Clupea) : 47.
vittata (Clupeonia) : 11, 13.
(Harengula) : 28.
(Melleta) : 5.
vittatus (Hyperlophus) : 11, 20.
(Meletta) : 20.
vorax (Pellonula) : 5.
vulgaris (Alausa) : 4, 9, 10.
(Meletta) : 5, 20.
waitei (Stolephorus) : 50.
— 72 —
II. Noms de collecteurs, donateurs, dessinateurs, etc.
Achard : 19, 43, 53.
Adanson : 7, 53.
Alluaud : 44.
Aubry Leconte : 22, 53.
Banon : 17, 53.
Barbotteau : 38.
Bélanger : 10, 15, 16, 23, 27, 53.
Bibron : 26, 54.
Blache : 30, 54.
Bleeker : 51.
Bosc : 9, 54.
Bowdich : 43.
Callery : 10, 54.
Castelnau : 18, 20, 21, 24, 31, 36, 51, 54.
Commerson : 37, 46, 47, 50, 54.
Daget : 20, 55.
Delalande : 19, 25, 32, 33, 55.
Derscheid : 15, 55.
Desmarest : 32, 55.
Dollfus : 14, 55.
Dussumier : 7, 8, 9, 13, 15, 17, 18, 22, 23, 25,
28, 29, 30, 31, 33, 44, 48, 55.
Duvaucel : 8, 32, 55.
Ehrenberg : 42, 56.
Eydoux : 23, 56.
Farquhar : 36, 56.
Fauvel : 25, 56.
Forster : 42, 56.
Gaimard : 11, 13, 18, 56.
Garnot : 27, 43, 57.
Gay : 8, 26, 32, 35, 57.
Gras : 34, 57.
Guichenot : 9, 57.
Hardwicke : 45.
Hasselt van : 32, 41, 57.
Hollard : 9, 57.
Hombron : 27, 58.
Jacquinot : 27, 58.
Jordan : 12, 58.
Krempf : 30, 58.
Kuhl : 32, 41, 58.
Lamouroux : 14. 58.
Leblond : 21, 24, 58.
Leconte : 33, 59.
Lefèvre : 27, 59.
L’Herminier : 10, 19, 38, 59.
Leschenault : 9, 12, 16, 17, 22, 25, 33, 59
Lesson : 27, 59.
Lesueur : 16, 17, 19, 33, 43, 48, 59.
Maillard : 15, 60.
Mayor : 9.
Milbert : 19, 33, 60.
Murphy : 28, 60.
Noël de la Morinière : 41, 60.
Nordmann : 10, 60.
Ogilby : 12, 24, 60.
Orbigny d’ : 8, 9, 20, 26, 32, 35, 45, 61.
Pallas : 39, 61.
Pentland : 9, 61.
Plée : 10, 19, 26, 43, 61.
Poiteau : 33, 61.
Pouchet : 9, 61.
Puyo : 49, 61.
Quoy : 11, 13, 18, 61.
Rang : 7, 62.
Reynaud : 16, 23, 27, 31, 34, 62.
Ricketts : 9.
Ricord : 8, 19, 32, 62.
Risso : 37.
Rossignol : 30, 62.
Roule : 36, 62.
Roux : 9, 12, 22, 62.
Sauvage : 28, 29, 62.
Sissoko : 20, 63.
Solander : 40, 63.
Sonnerat : 63.
Spix : 48.
Thomas : 20, 63.
Valenciennes : 9, 14, 63.
Verreaux : 42, 63.
Virlet d’Aoust : 9, 63.
Wilberth : 15, 64.
Wilson : 28, 64.
— 73 —
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bas de la Préface, mais d'après Boeseman (1962) la date définitive est peut-être entre le 15
février et le 31 mars 1829, détail d’importance vis-à-vis des espèces proposées en même temps
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Achevé d’imprimer le 14 février 1986.
Le Bulletin du 3 e trimestre de l’année 1985 a été diffusé le 15 janvier 1986.
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Collection à périodicité irrégulière. Paraît depuis 1935. A partir de 1950, les Mémoires se subdivisent
en quatre séries spécialisées : A, Zoologie ; B, Botanique ; C, Sciences de la Terre ; D, Sciences physico-chi¬
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Syphatineria et Syphabulea. 1981, 64 p., fig.
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phologie et biogéographie, 1983. 168 p., 27 fig., 5 tabl., 7 pl.
T. 126 — Clastrier (Jean). — Ceratopogonidae des îles Seychelles (Diptera, Hematocera). 1983. 83 p., 38 fig.
T. 127 — Holyak (D. I.) et Thibaud (J.-C.). — Contribution à l’étude des oiseaux de Polynésie orientale.
1984, 209 p., 22 fig.
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