ISSN 0181-0626
BULLETIN
du MUSÉUM NATIONAL
d’HISTOIRE NATURELLE
PUBLICATION TRIMESTRIELLE
SECTION A
zoologie
biologie et écologie
animales
4 e SERIE T. 9 1987 N° 2 Supplément
Avril-Juin 1987
BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
57, rue Cuvier, 75005 Paris
Directeur : Professeur E. R. Brygoo
Section A : ZOOLOGIE
Directeurs : Pr E. R. Brygoo et M. Vachon.
Rédactrice : P. Dupérier.
Comité scientifique : R. C. Anderson (Guelph), M. L. Bauchot (Paris),
J. Carayon (Paris), A. Chabaud (Paris), A. M. Clark (London), Y. Coi-
neau (Paris), B. Collette (Washington), J. Daget (Paris), C. Delamare
Deboutteville (Paris), J. Dorst (Paris), C. Dupuis (Paris), N. Hallé
(Paris), C. Heip (Gent), R. Killick-Kendrick (Ascot), Y. Laissus (Paris),
R. Laurent (Tucuman), C. Lévi (Paris), H. W. Levi (Cambridge, USA),
C. Monniot (Paris), G. Pasteur (Montpellier), R. Paulian (Ste Foy-la-
Grande), P. Pesson (Paris), J. Vacelet (Marseille), A. Waren (Gôteborg),
P. Whitehead (London).
Un Comité de rédaction examine tous les manuscrits reçus et nomme des
rapporteurs.
Fondé en 1895, le Bulletin du Muséum d’Histoire naturelle est devenu à partir de 1907 :
Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle. Des travaux originaux relatifs aux diverses
disciplines scientifiques représentées au Muséum y sont publiés. Il s’agit essentiellement
d’études de Systématique portant sur les collections conservées dans ses laboratoires, mais
la revue est également ouverte, depuis 1970 surtout, à des articles portant sur d’autres
aspects de la Science : biologie, écologie, etc.
La l re série (années 1895 à 1928) comprend un tome par an (t. 1 à 34), divisé chacun en
fascicules regroupant divers articles.
La 2 e série (années 1929 à 1970) a la même présentation : un tome (t. 1 à 42), six fasci¬
cules par an.
La 3 e série (années 1971 à 1978) est également bimestrielle. Le Bulletin est alors divisé
en cinq Sections et les articles paraissent par fascicules séparés (sauf pour l’année 1978
où ils ont été regroupés par fascicules bimestriels). Durant ces années chaque fascicule est
numéroté à la suite (n os 1 à 522), ainsi qu’à l’intérieur de chaque Section, soit : Zoologie,
n os 1 à 356 ; Sciences de la Terre, n os 1 à 70 ; Botanique, n os 1 à 35 ; Écologie générale,
n os 1 à 42 ; Sciences physico-chimiques, n os 1 à 19.
La 4 e série débute avec l’année 1979. Le Bulletin est divisé en trois Sections : A : Zoolo¬
gie, biologie et écologie animales ; B : Botanique, biologie et écologie végétales, phyto¬
chimie (fusionnée à partir de 1981 avec la revue Adansonia) ; C : Sciences de la Terre, paléon¬
tologie, géologie, minéralogie. La revue est trimestrielle ; les articles sont regroupés en
quatre numéros par an pour chacune des Sections ; un tome annuel réunit les trois Sec¬
tions.
S’adresser :
— pour les échanges, à la Bibliothèque centrale du Muséum national d’Histoire naturelle,
38, rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75005 Paris, tél. 43-31-71-24 ; 43-31-95-60.
— pour les abonnements et achats au numéro, au Service de vente des Publications du
Muséum, 38, rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75005 Paris, tél. 43-31-71-24 ; 43-31-95-60.
C.C.P. Paris 9062-62.
— pour tout ce qui concerne la rédaction, au Secrétariat du Bulletin, 57, rue Cuvier,
75005 Paris, tél. 45-87-19-17.
Abonnements pour l’année 1987 (Prix h.t.)
Abonnement général : 1500 F.
Section A : Zoologie, biologie et écologie animales : 860 F.
Section B : Botanique, Adansonia : 400 F.
Section C : Sciences de la Terre, paléontologie, géologie, minéralogie : 400 F
Numéro d'inscription à la Commission paritaire des publications et agences de presse : 1403 AD
BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
4 e série, 9, 1987, section A (Zoologie, Biologie et Écologie animales), n° 2, supplément
SOMMAIRE
E.-R. Brygoo. — Les types d’Anguidés (Reptiles, Sauriens) du Muséum national
d’Histoire naturelle. Catalogue critique. 3
— Les types de Varanidés (Reptiles, Sauriens) du Muséum national d’Histoire
naturelle. Catalogue critique. 21
Bull. Mus. natn. Hist, nat., Paris , 4 e sér., 9, 1987,
section A, n° 2, supplément : 3-20.
Les types d’Anguidés (Reptiles, Sauriens)
du Muséum national d’Histoire naturelle
Catalogue critique
par Édouard-R. Brygoo
Résumé. —- La collection du Muséum de Paris comprend des spécimens-types de dix-neuf espèces ou
sous-espèces d Anguidés. La nomenclature et la typification de ces taxons sont discutées ainsi que celles
d autres taxons dont le matériel-type a appartenu, ou aurait pu appartenir, au Muséum national
d Histoire naturelle.
Abstract. — The collection of the Museum of Paris comprises type-specimens of nineteen species or
sub-species of Anguidae. The nomenclature and the typification are discussed for these taxa together with
other taxa whose type-specimens belonged or may have belonged the Muséum national d’Histoire
naturelle.
E. R. Brygoo, Laboratoire de Zoologie (Reptiles et Amphibiens), Muséum national d’Histoire naturelle 25 rue Cuvier
75231 Paris cedex 05. '
La révision de Wermuth (1969) admettait dans la famille des Anguidés, sept genres,
soixante-quatorze espèces et quarante-trois sous-espèces en dehors des nominatives. Ce
catalogue discute de vingt-neuf binômes dont dix-neuf sont actuellement représentés dans les
collections de Paris par du matériel-type, six avec le statut d’holotype, douze avec celui de
syntype et un de statut incertain. Dix correspondent à des espèces ou à des sous-espèces (2)
aujourd’hui reconnues comme valides. Pour les taxons représentés en collection, cette révision
n’ajoute que trois types au catalogue de Guibé (1954).
Le lot le plus intéressant, mais non le plus ancien, est celui des sept séries-types dues à
Marie Firmin Bocourt (1819-1904), auquel L. C. Stuart (1963 : 4) rendait un légitime
hommage en écrivant sous son portrait : « Naturalist, Explorer, Artist, Primogenitor of
Central American Herpetology ». Ce lot comprend quatre holotypes ou syntypes d’espèces
valides, deux syntypes de sous-espèces reconnues et un syntype d’espèce mise en synonymie.
Six binômes dus à Duméril et Bibron (1839) sont représentés par du matériel-type dont deux
sont des espèces valides. Le spécimen le plus ancien, mais dont le statut est incertain,
correspond à une espèce de Daudin, 1802 (Scincus gallivasp ). Celui qui représente le plus
ancien binôme valide est l’holotype de Cordylus multicarinatus Blainville, 1835.
— 4 —
oc
Présentation
Nous avons adopté sensiblement la même présentation que pour les précédents catalogues de types :
Caméléonidés, Cordylidés, Scincidés (Brygoo, 1983, 1985, 1986).
Les taxons sont classés par ordre alphabétique des noms d’espèces et de sous-espèces, tous genres
confondus, à l'intérieur de la famille.
Après le nom original complet, avec sa référence bibliographique, viennent les renseignements sur le
matériel-type. Les anciens numéros d’enregistrement, et éventuellement de rangement, sont indiqués entre
parenthèses après les numéros actuels. La longueur totale actuelle du spécimen est donnée en millimètres,
avec, entre parenthèses, celle de la queue ; un point d’interrogation indique que la queue n’est pas
complète ou qu'elle est manifestement régénérée. Le numéro du bocal de rangement du spécimen est
indiqué en caractères italiques.
Les citations qui suivent ces indications chiffrées concernant les types sont habituellement extraites de
la description originale. Pour éviter toute confusion les initiales des noms des auteurs sont rappelées entre
parenthèses.
Abréviations : MHNP = Muséum d’Histoire naturelle de Paris, devenu, au début du siècle. Muséum
national d’Histoire naturelle ; VPS = = vertèbres présacrées.
Celestus atitlanensis H. M. Smith, 1950, in Smith et Taylor, Bull. U.S. natn. Mus., 199 : 155.
Holotype par monotypie : MHNP 5206 (1878.404, 2681 B), 199 (87?) mm ; An 6.
Ce spécimen provenant d’Atilàn, Guatemala, avait été considéré par Bocourt (1879)
comme appartenant à l’espèce Diploglossus (Celestus) steindachneri Cope, 1864. Smith
donnait les références de cette publication et précisait : « Type. — Mus. Hist. Nat. Paris,
specimen figured as above... Known only from the type specimen from Atitlàn, Guatemala,
but probably occuring along Pacific slopes from Chiapas to Nicaragua ».
Bocourt (1879 : 383-385, pi. XXII, fig. 3, 3a et 3b, texte et planche publiés la même
année) écrivait : « Le Muséum ne possède qu’un seul spécimen du Dipl. Steindachnerii ; il a été
recueilli par la Commission scientifique à Attillan (Guatemala occidental) », 204 (92) mm, mais
il avait, quelques lignes plus haut, signalé que le « Musée Britannique possède deux
exemplaires de cette espèce ». Ce sont ceux dont Smith et Taylor devaient faire ultérieure¬
ment des Celestus rozellae. Guibé (1954) ne cite pas ce type.
Stuart (1963 : 81), qui attribue l’espèce à Smith et Taylor, donne le numéro correct de
référence de l’holotype mais fait figurer le D. ( C.) steindachneri sensu Bocourt, avec les
mêmes références, aussi bien dans la synonymie de Celestus atitlanensis que dans celle de C.
rozellae Smith. Il ne s’agit pas d’une erreur involontaire puisque la référence de Bocourt est,
dans l’un et l’autre cas, suivie des mots « (in part.) ». On comprend mal comment un spécimen
unique pourrait appartenir à deux espèces, il est vrai que Stuart ajoute en note : « I am
extremely skeptical of this species. I am of the opinion that there was a mixup in Bocourt’s
data... ». Wermuth (1969 : 4) admettait l’espèce comme valide, mais dans le genre
Diploglossus , et lui donnait même une aire géographique, ce qui était sans doute prématuré
pour une espèce connue par le seul holotype. Peters et Donoso-Barros (1970 : 90) remettent
l’espèce dans le genre Celestus et confirment qu’elle n’est « known only from type locality ».
— 5 —
Diploglossus Cliftii Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 595-597.
« Le diploglosse de Clift... La patrie de cette espèce ne nous est pas connue...
L’échantillon qui a servi à notre description est déposé dans le musée du collège des
chirurgiens de Londres, sous le n° 1180. Nous en avons vu un autre au muséum britannique;
c’est celui d’après lequel M. Gray a établi son genre Celestus... » 349 (170) mm. (D.B.)
Gray (1845 : 117) place l’espèce dans la synonymie de son Celestus striatus et Boulenger
(1885 : 229) dans celle de Diploglossus striatus.
Pour Wermuth (1969 : 11), le binôme de Duméril et Bibron ne serait qu’un nomen
substitutum de Celestus striatus ce qui est inexact puisque sa description repose sur l’examen
d’un spécimen différent, malheureusement aujourd’hui disparu. Comme les auteurs de
l’Erpétologie générale admettaient les relations étroites de leur espèce avec celle de Gray, il
semble légitime de lui donner la même synonymie que Celestus striatus.
= Diploglossus occiduus (Shaw, 1802).
Sheltopusik didactylus Latreille, 1802, in Sonnini et Latreille, Hist. nat. Rept. an X, 2 : 271-
274; 4 : 283.
« M. Pallas a décrit avec beaucoup de détails, dans les nouveaux Mémoires de l’Académie
des sciences de Pétersbourg (1774), le sheltopusik, auquel je donne le nom trivial de didactyle...
Le Sheltopusik didactyle, Sheltopusik didactylus... L’éditeur du Système de la nature de Linné,
Gmelin, appelle cette espèce lacerta apus. » (L.)
Il n’y a aucune indication permettant de supposer l’examen d’un matériel particulier par
l’auteur.
Duméril et Bibron (1839 : 417) puis Gray (1845 : 55) citent le binôme de Latreille dans
la synonymie de Pseudopus pallasii ; Boulenger (1885) l’omet. C’est avec raison que Mertens
et Wermuth (1960 : 88) puis Wermuth (1969 : 29) considèrent qu’il ne s’agit que d’un nomen
substitutum pour Lacerta apus Gmelin, 1789.
= Ophisaurus apodus { Pallas, 1775).
Gerrhonotus Deppii var. Digueti Mocquard, 1905, Bull. Mus. Hist, nat., Paris, 11 (2) : 29.
Syntypes : MHNP 1904.486 (2552d), 254 (145)mm; 1904.487, 180 (72?)mm; 1904.488,
262 (151) mm ; 1904.489, 203 (82) mm ; An 29.
« La belle variété que je viens de nommer est représentée par 4 spécimens provenant de la
Sierra de Zacapoaxtla, État de Puebla (Mexique) où elle a été découverte par le collectionneur
émérite, M. Léon Diguet, à qui je me fais un devoir de la dédier. » (M.)
Smith et Taylor (1950 : 198) placent ce taxon dans la synonymie de Abronia t. taeniata
(Wiegmann, 1828), ce qu’acceptera Wermuth (1969 : 27) avec modification du genre. Guibé
(1954 : 55, n° 273) signale bien les quatre syntypes mais avec une dimension erronée : 195 mm.
= Gerrhonotus (Abronia) taeniatus taeniatus (Wiegman, 1828).
— 6 —
Pseudopus Durvilii Cuvier, 1829, Le Règne animal, 2 e édit., 2 : 69.
« M. Durville en a découvert dans l’Archipel une autre, dont les écailles du dos sont rudes
et carénées comme celles de la queue ( Ps. Durvilii, Nob.). » (C.)
En 1832, Guérin-Méneville publie une planche (17, fig. 1, la à c) dont il donne en 1839
le texte explicatif (Icon. Règne animal, 3, Rept. : 9) : « Scheltopusik, Cuv. 11.69. S. de
Durville. Pseudopus Durvillii. Cuv. ».
Duméril et Bibron (1839 : 417-421) placent l’espèce dans la synonymie de Pseudopus
pallasii Cuvier et écrivent : « Le Pseudopus d’Urvillii de Cuvier, et le Pseudopus Fischeri de M.
Menestries, sont deux espèces établies sur de jeunes individus du Pseudope de Pallas ».
L’holotype de cette espèce a fait partie des collections du Muséum de Paris ainsi qu’en fait
foi le catalogue de C. et A. Duméril (1851 : 144) :
« Ile de Cos : M. l’amiral Dumont-d’Urville. Individu monté sur le plateau duquel Cuvier a
écrit : « Je crois l’espèce nouvelle, à cause des carènes du dos et de l’âpreté des écailles ». Type
du Pseud. Durvilii Cuvier, R. an., t. II, p. 69. »
Ce spécimen portait dans la collection l’ancien n° 2573 ; une note sur la fiche mentionne
qu’il a été détruit par le bombardement (de 1870).
Wermuth (1969 : 29) attribue la mise en synonymie à Boulenger (1885) alors qu’elle est
due aux auteurs de l’Erpétologie générale et confirmée par Gray (1845 : 56).
= Ophisaurus apodus { Pallas, 1775).
Barissia fimbriata Cope, 1885, Proc. Am. phil. Soc., 22 : 171.
Syntypes : MHNP 1189 (1868.14, 2553 alpha), 285 (178)mm; 1189A, 314 (193)mm;
1189B, 217 (131) mm, An 27, récoltés dans les forêts de pins de Alta Vera Paz (Guatemala).
« Le Muséum possède trois spécimens identiques du Gerrhonotus auritus, qui ont été
recueillis, par la Commission scientifique du Mexique, dans les forêts de pins de la haute Vera
Paz (Guatemala oriental). » (B.)
Ultérieurement Bocourt (Miss. Sci. Mexique Rept., 1878 : 337-339, pl. XXIA fig. 7 et 7a
et 1879, pl. XXI fig. 2) décrivit et figura ces spécimens sous le nom de Gerrhonotus (Abronia)
auritus Cope, 1868. Cope (1885) n’y reconnaissant pas l’espèce créée par lui en 1868 proposa
un nouveau nom pour le matériel examiné par Bocourt. Boulenger (1885 : 271) admit
l’espèce comme valide. Tihen après avoir admis qu’il s’agissait d’une bonne espèce du genre
Abronia (19496 : 591), ultérieurement (1954 : 22), rappelant que cette forme n’était connue que
par les types, émit des doutes sur la validité de l’espèce : « ...then fimbriata is probably a
synonym of aurita ». Il reproduisit (fig. 5) une des figures de Bocourt. Stuart (1963 : 81),
tout en donnant les références exactes du matériel-type, considère qu’il s’agit d’un synonyme
de Abronia aurita Cope, 1868, ajoutant en note : « I find it difficult to believe that two species
of Abronia exist sympatrically in Alta Verapaz ». Guibé (1954) omet ces spécimens.
La synonymie n’est remise en question ni par Wermuth (1969 : 15; Gerrhonotus
(Abronia) auritus) ni par Peters et Donoso-Barros (1970 : 14).
= Abronia aurita (Cope, 1868).
Pseudopus Fischeri Ménestriés, 1832, Catal. raison. Obj. Zool. Caucase, VI : 65-66, n° 222.
« Je pris encore deux individus qui avaient un pied de long... Dans les endroits arides, en
Géorgie et jusque vers la mer Caspienne près de Bakou... Je me suis permis de dédier cette
espèce à son Excellence Mr. G. Fischer de Waldheim... » (M.)
La série-type comprenait au moins trois spécimens, mais aucun ne semble avoir appartenu
aux collections de Paris puisque le catalogue de 1851 ne le signale pas. Gervais (1836 : 311)
considérait ce binôme comme synonyme de P. durvillii, espèce dont il contestait d’ailleurs la
validité.
Pour Duméril et Bibron (1839 : 421), l’espèce de Ménestriés correspondait au stade
juvénile du Pseudope de Pallas, ce que confirmait Gray (1845 : 56). Boulenger (1885 : 280) la
plaçait dans la synonymie d’ Ophisaurus apus que Mertens et Wermuth (1960 : 88) rectifièrent
en O. apodus, tout en déterminant une terra typica restricta pour P. fischeri : « Baku am
Kaspichen Meer ». Wermuth (1969 : 29) attribue, à tort, la mise en synonymie à Boulenger.
= Ophisaurus apodus (Pallas, 1775).
Gerrhonotus fulvus Bocourt, 1872, Nouv. Archs Mus. Hist, nat., Paris, 7 : 104-105 ; Miss, scient.
Mexique, Zool., 3 e partie, 1878 : 352-353, pl. XXIB, fig. 6 et 6a.
Syntypes : MHNP 2006 (1872.50, 2564 B), 158 (96)mm; 2006 A, 102 (41 ?)mm; An 34.
MHNP 2007 (1872.50, 2564 A), 84 (37?)mm; 2007 A, 72 (40)mm; 2007 B, 83 (52)mm;
2007 C, 71 (42) mm ; An 34/2. Les uns et les autres par F. Bocourt.
« Le Gerrh. sulvus (sic) habite les forêts de pins de Totonicapan (Guatemala), à une
altitude de 2460 mètres ». 162 (100)mm. (B.)
Cope (1877 : 96) place le taxon dans son nouveau genre Mesaspis avec rang d’espèce;
Boulenger (1885 : 278) en fait au contraire un synonyme de G. moreletii. Pour Tihen (1949a :
223), il s’agit d’une sous-espèce de Barissia moreletii, et pour Stuart (1943 : 20) de
Gerrhonotus moreletii. Guibé (1954 : 55, n° 270) admet la position de Stuart, signale six
syntypes, donne Bocourt comme récolteur et des dimensions erronées (70-180 mm). Stuart
(1963 : 82) donne les numéros des syntypes et leur nombre. Cette position taxinomique n’a été
remise en cause ni par Wermuth (1969 : 23) ni par Peters et Donoso-Barros (1970 : 126).
= Gerrhonotus (Gerrhonotus) moreletifulvus Bocourt, 1872.
Scincus gallivasp Daudin, 1802, Hist. nat. Rept. an X, 4 : 239-249.
Type? : MHNP 1227 (2675), 155 (77?)mm, mauvais état; An 3. (Également syntype de
Diploglossus shawi.)
« Le gros scinque Galley-wasp, de la Jamaïque... Le scinque galley-wasp est ainsi nommé
à la Jamaïque, selon Sloane et Brown ; mais je ne sais pas pourquoi, car le nom signifie guêpe
de cuisine. » (D.)
— 8 —
Daudin ne signale pas de matériel-type et sa description pourrait n’être que de seconde
main; c’est d’ailleurs ce qu’affirment Duméril et Bibron (1839 : 593-594) : « Daudin n’a pas
connu notre Diploglosse de Shaw autrement que par ce qu’en dit Sloane, de l’ouvrage duquel
l’erpétologiste français a extrait la description de son Scincus Galli- Wasp ».
Les auteurs de l’Erpétologie générale citent (p. 590) le binôme dans la synonymie de leur
Diploglossus Shawi mais avec une orthographe corrigée en galliwasp et une référence erronée,
page 288, erreurs qui seront reprises par Gray (1845 : 117) et par Guibé (1954 : 55, n° 274)
mais non par Boulenger (1885 : 290).
Le spécimen MHNP 1227, d’origine incertaine, est signalé, sur fiche, comme type de
Scincus gallivasp. Rien ne permet de confirmer, ou d’infirmer, cette assertion.
Wermuth (1969 : 11) attribue à Boulenger (1885) la mise en synonymie du binôme de
Daudin; elle est le fait de Duméril et Bibron pour D. shawi et de Gray (1845) pour D.
occiduus.
= Diploglossus occiduus (Shaw, 1802).
Anguis gamma Roubieu, 1825, Amén. Acad. Soc. Hist. nat. Montpellier : 11-12.
« ... cette ligne se divise en espèce d’y grec à la région postérieure de la tête. C’est par cette
différence que j’ai cru devoir la nommer anguis gamma, comme formant un angle assez ouvert
en forme de la lettre gamma du grec... La longueur totale, depuis la tête jusqu’à la queue, est de
six à sept pouces. Cette espèce a été trouvée, par un amateur d’histoire naturelle, aux prairies
de Lattes vers la mer; ...M. Moquin-Tandon, notre Vice-Président, a découvert le premier ce
petit reptile. » (R.)
Il n’y a aucune indication sur le dépôt éventuel du ou des types.
Ce binôme semble être resté longtemps ignoré. Il n’est cité ni par les auteurs de
l’Erpétologie générale (1839) ni par Gray (1845). Boulenger (1887 : 505) le signale dans un
additif à la synonymie d 'Anguis fragilis. Mertens et Wermuth (1960 : 86) et Wermuth (1969 :
1) ne le citent que d’après Boulenger, n’ayar.t pu consulter la publication originale.
= Anguis fragilis Linné, 1758.
Diploglossus Houttuynii var. A Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 597-602.
Syntypes : MHNP 5208 (2678), 286 (169)mm; An 1 ; du Brésil par Langsdorff. MHNP
261 (2677), An 1/2; du Brésil, sans nom de donateur; ce syntype, utilisé pour la préparation du
squelette, n’a pas été retrouvé (XI. 1985).
« Ce Diploglosse se trouve au Brésil, car c'est dans ce pays que notre exemplaire de la
variété A a été recueilli par M. Langsdorff, à la générosité duquel notre établissement en est
redevable ». 301 (176)mm. « Le surnom de fasciata, ...ayant été donné à une autre espèce de
Scincoïdiens, ...nous avons cru devoir, ainsi que Cocteau l’a proposé dans ses Tables
synoptiques, lui substituer le nom du physiologiste qui paraît l’avoir distingué le premier. »
(D.B.)
Le binôme proposé par Cocteau en 1837 n’est qu’un nomen nudum. De plus, rien dans la
— 9 —
description de 1839 ne pouvant lui être attribué, son nom ne peut être conservé, ainsi que l’a
bien vu Wermuth (1969 : 9) mais non Guibé (1954 : 56, n° 277). Ce dernier fait du MHNP
5280 (sic), avec une dimension erronée (170 mm), l’holotype de l’espèce alors qu’au moins
quatre spécimens avaient été utilisés pour la description, spécimens signalés dans le catalogue
de C. et A. Duméril (1851 : 154). On peut admettre que Guibé a, alors, désigné le lectotype.
Du fait qu’ils admettent deux variétés, les auteurs de l’Erpétologie générale font de D.
Houttuynii plus qu’un nom substitué. Les différents auteurs, Gray (1845), Boulenger (1885),
Wermuth (1969), Peters et Donoso-Barros (1970) ont semble-t-il ignoré ces deux variétés et
traité l’ensemble comme synonyme de Diploglossus fasciatus (Gray, 1831).
= Diploglossus fasciatus (Gray, 1831).
Diploglossus Houttuynii var. B Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 597-602.
De cette variété le Muséum de Paris a possédé les deux syntypes comme l’établit le
catalogue de C. et A. Duméril (1851 : 154) : « Brésil? : un individu donné par M. Th. Bell.
Id. ? : un individu rapporté du cabinet de Lisbonne par M. Geoffroy Saint-Hilaire ».
Si le second a rapidement disparu des collections, le premier, celui de M. Bell, en faisait
encore partie en 1969 sous le n° MHNP 2857 (2680), An 1/4. A cette époque il fut donné au
Laboratoire d’Anatomie comparée du Muséum qui aujourd’hui (1987) n’en retrouve pas trace.
Cf. art. sur la variété A.
= Diploglossus fasciatus (Gray, 1831).
Gerrhonotus lemniscatus Bocourt, 1872, Nouv. Archs Mus. Hist, nat., Paris, 7: 105-107.
Syntype : MHNP 1511 (2557 c), 304 (188?)mm; An 33/2 ; du Mexique, acquis de
M. Boucard par la Commission scientifique du Mexique.
« Le Muséum possède plusieurs exemplaires du Gerrh. lemnicastus (sic), l'un d’un âge
moyen à queue très longue provient du département de la Vera-Cruz, les autres : deux adultes
cJÇ; un jeune et trois fœtus ont été recueillis à Colima (Mexique) par M. le docteur Alf.
Duges. » 425 (270) mm. (B.)
Bocourt (1878 : 345-346) revint sur l’identification de l’un des spécimens de la série-type :
« Nous avons décrit (loc. cit. 1872), sous le nom de Gerrhonotus lemniscatus, un spécimen de la
collection que nous regardons maintenant comme une variété du Gerrhonotus liocephalus. La
queue est très longue... Cette variété... unique au Muséum, a été obtenue de M. Boucard »;
306 (190) mm. Bocourt ne dit rien des autres spécimens, apparemment aujourd’hui disparus,
et dont la synonymie reste à établir. C’est à tort que Guibé (1954 : 54, n° 267) considérait ce
spécimen comme un holotype alors que la série-type est bien différente. Il a ainsi désigné le
lectotype.
Boulenger (1885 : 275) admet la synonymie avec G. liocephalus, tandis que pour Smith et
Taylor (1950 : 204) le binôme est synonyme de G. liocephalus ophiurus ce qu’admet Wermuth
(1969 : 21).
= Gerrhonotus (Gerrhonotus) liocephalus ophiurus Cope, 1866.
— 10 —
Ophisaurus Ludovici Mocquard, 1905, Bull. Mus. Hist, nat., Paris, 11 (2) : 76; Bull. Soc. phi¬
lomath., Paris, 7 : 317-318, fig. 1 a à d.
Holotype par monotypie : MHNP 1904.288 (2573 alpha), 203 (63 ?) mm ; 57 VPS ; An 52.
« Un seul spécimen mesurant 140 millimètres de l’extrémité du museau à l’anus et
provenant de Bao-Lac dans le Haut-Tonkin, par M. le Dr Louis Vaillant, à qui j’ai le plaisir
de dédier cette nouvelle espèce. » (M.)
Les dessins proposés par Mocquard montrent, outre l’animal entier, les détails de
l’écaillure de la tête (apex et profil) et du flanc.
M. A. Smith (1935 : 394) plaça le binôme dans la synonymie de O. harti, ce qui n’a été
remis en question ni par Guibé (1954 : 53, n° 264) ni par Wermuth (1969 : 31).
= Ophisaurus harti Boulenger, 1899.
Gerrhonotus Moreletii Bocourt, 1872. Nouv. Archs Mus. Hist, nat., Paris, 1 : 102-104; Miss.
Scient. Mexique, Zool. 3 e partie, 1878 : 349-352, pl. XXIB fig. 5 et 5a; 1879 : pi. XXI
fig. 1.
Syntypes : MHNP 1188 (1868.15, 2556A), 127 (55?)mm; 1188A, 218 (139)mm; 1188B,
214 (140)mm; An 34/4. MHNP 1267 (1868.15, 2558B), 179 (96?)mm; 1267A, 145 (69?)mm;
An 34/3 ; les uns et les autres par Bocourt, indiqués sur fiches et registres comme provenant de
Coban. MHNP 1268 (1868.40, 2553B), 118 (75?)mm; An 34/5\ acquis de Boucard, par la
Commission scientifique comme provenant de Vera Paz. MHNP 2005 (2556), 167 (76?)mm;
An 34/1 ; du Yucatan par Morelet, 1849.
« Le Muséum possède de nombreux exemplaires de Gerr. Moreletii provenant de la haute
Vera-Paz, qui sont identiques au spécimen unique, recueilli au Peten par M. Morelet, ... habite
le Peten, ainsi que les forêts de pins de la haute Vera-Paz (Guatemala), à une altitude de
1 440 mètres. » 210 (138) mm. (B.)
L’espèce est dédiée à Arthur Morelet.
En 1877, Cope plaça l’espèce dans son nouveau genre Mesaspis, Boulenger (1885 : 278)
la remis avec les Gerrhonotus puis Tihen (1949a : 222) dans le genre Barissia tout en en faisant
( 19497» : 596) l’espèce-type du genre Mesaspis. Guibé (1954 : 54, n° 268) signala 1 existence de
six syntypes dont Stuart (1963 : 82) cita les numéros. Alors que Stebbins (1958 : 23) conserve
l’espèce dans un sous-genre Barissia, Wermuth (1969 : 22) la place dans le sous-genre
nominatif. Pour Peters et Donoso-Barros (1970 : 125), il existe cinq sous-espèces en dehors
de la nominale.
= Gerrhonotus (Gerrhonotus) moreletii moreletii Bocourt, 1872.
Cordylus (Gerrhonotus) multi-carinatus Blainville, 1835, Nouv. Atmls Mus. Hist, nat., Paris, 4 :
289, pl. 25, fig. 2 animal entier, 2a et 2b écaillure céphalique, 2c région cloacale.
Holotype par monotypie? : MHNP 2002 (2555), 228 (130) mm, mauvais état, An 28/8 ; de
Californie par P. E. Botta.
— 11 —
La description originale ne donne aucune indication sur la composition de la série-type.
Duméril et Bibron (1839 : 404-405) redécrivent l’espèce et donnent ses dimensions : 240
(140) mm. C. et A. Duméril (1851 : 143) signalent que le matériel-type, présent dans les
collections de Paris, ne comprend qu’un spécimen.
Gray, qui avait transféré l’espèce (1838 : 391) dans son genre Elgaria, l’ignore
apparemment en 1845. Bocourt (1878-79 : 357-361) précise que le type a « été desséché avant
d’avoir été mis en alcool » et représente (pl. XXIC fig. 5, 5a et b) la tête du type.
Boulenger (1885 : 273) plaça l’espèce dans la synonymie de G. caeruleus Wiegman, 1828.
Elle ne fut réhabilitée que par Fitch (1934 : 172) qui en précisa le domaine, reconnut deux
sous-espèces et proposa Monterey pour terra typica de la nominative, désignation que
Wermuth (1969 : 24) attribue à tort à K. P. Schmidt, 1953. Guibé (1954 : 54, n° 265)
admettait encore la synonymie proposée par Boulenger. Lais (1976 : 187.1), qui signale
correctement le type, reconnaît quatre sous-espèces en dehors de la nominative.
= Gerrhonotus (Gerrhonotus) multicarinatus multicarinatus Blainville, 1835.
Gerrhonotus multifasciatus Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 401-404.
Syntype : MHNP 1999 (2553), 187 (94?) mm ; An 32/1.
« Le Gerrhonote multibandes vient du Mexique. La collection du Muséum en possède un
fort bel échantillon dont nous sommes redevables à la générosité de M. Thomas Bell » 379
(270) mm. (D.B.)
La description originale pourrait faire croire à l’existence d’un holotype par monotypie, ce
qu’admet Guibé (1954 : 54, n° 266) mais le catalogue de C. et A. Duméril (1851 : 143)
précisant « Mexique : données par M. Th. Bell, adulte et âge moyen, Types. », les auteurs de
l’Erpétologie générale avaient au moins deux spécimens devant eux. Un des syntypes fut
représenté par Bocourt (1878, pl. XXIC, fig. 2 et 2a).
La dimension donnée par Guibé (379mm) ne correspond pas à la réalité; elle n’est que la
reproduction de celle donnée par Duméril et Bibron alors que le spécimen encore en
collection, le MHNP 1999, ne mesure que 187 mm.
La synonymie avec G. kingii n’a pas été établie par Tihen (1948 : 299) comme semble
l’admettre Wermuth (1969 : 19), mais par Gray (1845 : 54) dans le genre Elgaria et a é'.e
confirmée par Boulenger (1885 : 274) dans le genre Gerrhonotus. Tihen n’a fait que préciser
que cette synonymie s’appliquait à la sous-espèce nominative, ce qui est encore admis par
Webb (1970 : 97.3). Smith et Taylor (1950 : 206) proposèrent une terra typica restricta :
« Moja’rachic, Chihuahua ».
= Gerrhonotus (Gerrhonotus) kingii kingii (Gray, 1838).
Anguis orvet Lacépède, 1789, in Mertens et Wermuth, 1960, Die Amphibien und Reptilien
Europas (xi + 263 p.) : 86.
Mertens et Wermuth (1960 : 86), repris par Wermuth (1969 : 1), attribuent ce binôme
latin à Lacépède, ajoutant : « nomen substitutum pro Anguis fragilis Linnaeus, 1768 ». Ils
12 —
donnent comme référence : « Hist. nat. Serp. : 136, 430, Taf. 19 fig. 1 ». Or Lacépède n’a
semble-t-il jamais utilisé une telle forme latine. Le tome II de l’Histoire des Quadrupèdes
ovipares, qui traite des serpents, a bien pour sujet à la page 430 de l’édition in-4°, l’Orvet, que
représente la planche XIX fig. 1 mais rien sur « Anguis orvet », pas plus d’ailleurs à la
page 136. Cette erreur ne trouve son origine ni dans Duméril et Bibron (1839 : 794) qui, dans
la synonymie d 'Anguis fragilis, mentionnent « L’Orvet. Lacép. Hist, quadr. ovip. torn. 2,
p. 430, PI. 19, fig. 1 », ni dans Gray (1845), ni dans Boulenger (1885).
Diploglossus Owenii Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 594-595.
« Le diploglosse d’Owen... Lacerta de la tribu des Scinques (n° 111)... Nous ignorons de
quelle partie de l’Amérique cette espèce est originaire... Elle ne nous est connue que par un seul
exemplaire appartenant à la riche collection du collège des chirurgiens de Londres. » 134
(70) mm. (D.B.)
Gray (1845 : 119) admet l’espèce et donne les mêmes références que les auteurs de
l’Erpétologie générale. Boulenger (1885 : 292-3) conserve le binôme et ne signale pas de
spécimen dans les collections du British Museum (NH). Wermuth (1969 : 12) considère
l’espèce comme species inquirenda.
Pseudopus pallasii Cuvier, 1829, Le Règne animal..., 2 e édit., 2 : 69.
Bien qu’adopté par Duméril et Bibron (1839 : 417) et par Gray (1838 : 391 ; 1845 : 55),
ce binôme n’est pas valide n’étant, comme le relèvent Mertens et Wermuth (1960 : 88) puis
Wermuth (1969 : 29), qu’un nomen substitutum pour Lacerta apoda Pallas, 1775. Boulenger
(1885 : 280) avait, lui, préféré la forme Ophisaura apus.
= Ophisaurus apodus (Pallas, 1775).
Gerrhonotus (Barissia) planifrons Bocourt, 1878, Miss, scient. Mexique, Zool., 3 e partie,
pl. XXIC, fig. 1 et la ; 1879 : 361-363.
Syntypes : MHNP 1040 (1864.140, 2555A), 83 (12?)mm; An 35. MHNP 2497 (1872.60,
2555E), 190 (98 ?) mm ; An 35/2.
« Deux exemplaires identiques du Gerrhonotus planifrons, originaires de Oaxaca, sont
parvenus au Muséum par les soins de M. Boucard. » Dimensions du plus grand : 196 (103).
(B.)
L’affirmation de Bocourt concernant l’origine commune des deux syntypes est peut-etre
exacte mais il faut noter que si les deux spécimens ont bien été achetés l’un et l’autre par le
Muséum à M. Salle, intermédiaire de M. Boucard, le premier l’a été le 9 juin 1864 comme
provenant du Mexique, sans précision, et ce n’est que pour le second, acquis le 4 avril 1872,
que la localité de Oaxaca est indiquée.
La validité de l'espèce est admise par Boulenger (1885 : 272). Tihen (1949a : 246) fait du
taxon une sous-espèce de Barissia imbricata, mais se trompe quant à la série-type : « A
— 13
presumably young specimen in the Paris Museum ». Smith et Taylor (1950 : 201) acceptent
cette position mais précisent que la planche ayant été publiée en 1878 c’est elle qui constitue la
description type au lieu du texte publié en 1879; ils mentionnent le prénom du collecteur :
Adolphe Boucard. Guibé (1954 : 55, n° 272) conserve le rang d’espèce et signale, à tort, trois
syntypes. Kerster et Smith (1955 : 191) retrouvent la forme planifrons sur le terrain,
confirment son rang de sous-espèce et proposent une terra typica restricta : Santo Domingo
Lachivito, Oaxaca, Mexico. Wermuth (1969 : 19), qui ne tient pas compte de la rectification
de la date de description, réintègre la sous-espèce dans le genre Gerrhonoîus.
= Gerrhonotus (Gerrhonotus) imbricatus planifrons Bocourt, 1878.
Diploglossus Pleii Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 605-606.
Holotype par monotypie : MHNP 2860 (2685), 149 (62?) mm ; An. 4.
« Le Diploglosse de Plée... Longueur totale 150mm. Ce Diploglosse a été envoyé de la
Martinique par le naturaliste-voyageur dont il porte le nom. » (D.B.)
Auguste P i ÉF ou Pley, 1787-1825, voyageur naturaliste ayant séjourné six à sept ans aux
Antilles, est mort à la Martinique.
C. et A. Duméril (1851 : 154) précisent que le type est unique. Bocourt (1879, pi. XXII,
fig. 4 et 4a) a figuré la tête « d’après le type unique ».
Stejneger (1904 : 623) a établi que la terra typica était inexacte et qu’il convenait de
corriger Martinique en Porto-Rico : « Taking into consideration that it remains unique and
that the genus is entirely foreign to the fauna of the Lesser Antilles, there can be no doubt that
the locality is erroneous, like that of the majority of reptiles reported as having been collected
in Martinique by Plée... Knowing as we now do that Plée sent Porto-Rican fishes to the Paris
Museum, probably collected by himself on that island while en route to Martinique, we have
every reason to believe that a number of his reptiles were obtained there also, the present
species among them... ». Cette terra typica emendata n’a pas été remise en cause.
Alors que les différents auteurs avaient régulièrement utilisé la forme primitive pleei, la
seule correcte même si sa formation peut être discutée, Cochran (1941 : 256) utilisa pleii ce qui
fut repris sans justification par Guibé (1954 : 56, n° 277).
Considérée comme appartenant au genre Diploglossus par Gray (1845 : 119), au genre
Celestus par Cope (1868 : 124), à un sous-genre Celestus par Bocourt (1879 : 381), puis à
nouveau dans le genre Diploglossus par Peters (1876 : 708), Boulenger (1885 : 294), l’espèce a
été replacée dans le genre Celestus par Stejneger (1904 : 622), ce que suivent K. P. Schmidt
(1928: 105), Cochran (1941 : 56), Grant (1951 : 67); par contre, Guibé (1954) puis
Wermuth (1969 : 12) reviennent au genre Diploglossus.
Ophisaurus punctatus Cuvier, 1829, Le Règne animal..., 2 e édit., 2 : 70, note.
C’est à juste titre que Schmidt (1953 : 137), suivi par Wermuth (1969 : 32), considère les
deux binômes de Cuvier, Ophisaurus punctatus et O. striatulus, comme des nomina nuda, mais
c’est à tort qur Wermuth attribue à Boulenger (1885) leur mise en synonymie avec
— 14 —
Ophisaurus ventralis, celle-ci ayant été établie dès 1839 par Duméril et Bibron et confirmée par
Gray (1845 : 56). Pour les auteurs de l’Erpétologie générale (1839 : 427), O. punctatus
correspond à leur variété B de O. ventralis. Cf. cet article.
= Ophisaurus ventralis ( Linné, 1766).
Diploglossus sagrae Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 602-605.
Syntypes : MHNP 2856 (2684), 202 (115) mm, 44 VPS; An 5. MHNP 2859 (2683), 158
(67)mm; 43 VPS et 2859A, 128 (39?)mm, 43 VPS; An 5/1. MHNP 2858 (2682), 143
(66?) mm; 42 VPS et 2858A, 162 (89) mm, 42 VPS ; An 5/2.
« Synonymie. Diploglosse de la Sagra. Coct. Hist, de file de Cuba, par Ramon de la
Sagra. Hist. nat. Rept. pag. 180, PI. 20... Cocteau a donné de cette espèce une description
détaillée et une excellente figure dans la partie erpétologique du grand ouvrage de M. de la
Sagra, sur l’île de Cuba. » 205 (115) mm. (D.B.)
La présence des types dans les collections de Paris est d’abord signalée par C. et
A. Duméril (1851 : 154) mais sans indication du nombre.
Bocourt (1879 : 378-380) est plus précis : « Le Muséum possède cinq spécimens types de
cette espèce, recueillis à Cuba par Ramon de la Sagra » ; il corrige l’observation de Cocteau
(36 ou 38 séries d’écailles longitudinales) et celle de Duméril et Bibron (30 à 36) : « nous
n’avons trouvé sur chacun des spécimens types que le nombre énoncé plus haut (31) ». Il
propose « d’après les types » des dessins (pi. XXII, fig. 1, la, 1 b) de la tête et d’une écaille
dorsale.
Guibé (1954 : 55, n° 275) signale que les types sont en mauvais état et donne une
dimension inexacte : 210 mm.
Une certaine confusion règne, qu’il s’agisse du ou des auteurs du binôme, de la date de
description ou de la forme même du nom spécifique. Barbour (1914 : 303) donne pour date de
description 1838 avec pour référence le livre de de la Sagra. Mais, s’il faut en croire
Papavero (1971, I : 180), les fascicules de cet ouvrage n’auraient été publiés qu’entre 1842 et
1856, donc après le volume concerné de l’Erpétologie générale (1839). Sa citation par Duméril
et Bibron n’est pas la preuve d’une publication antérieure mais montre seulement que ces
auteurs ont eu connaissance des épreuves L Alors que Gray (1845), C. et A. Duméril (1851),
Cope (1868), Bocourt (1879), Boulenger (1885), Barbour (1914), Guibé (1954) utilisent la
forme D. sagrae, en 1937 (septembre) Barbour et Shreve (p. 378) écrivent le binôme Celestus
delasagra et la même année (novembre) Barbour (p. 138) écrit Celestus de la sagra. Wermuth
( 1969 : 8) adopte la graphie Diploglossus delasagra ; il en crédite Cocteau avec la date de 1843
en précisant, à propos de la référence de Boulenger ( D. sagrae, 1885 : 293) : « nomen
substitutum pro Diploglossus de la Sagra Cocteau 1843 ». Ce qui ne peut être accepté.
Le nom proposé par Cocteau, présenté sous une forme latine indiscutable aux pages iv
1. Jean Théodore Cocteau, né le 15 mars 1798 à Paris, y est mort le 13 août 1838 sans avoir achevé la rédaction du
volume des Reptiles de l'Histoire physique, politique et naturelle de l’île de Cuba ainsi que l’expose la note de la
page 199, signée G.B. (pour G. Bibron) : « N.B. Ici se termine la partie de cette histoire naturelle des Reptiles de l’île de
Cuba, qui a été rédigée par M. Cocteau ».
— 15 —
« Diploglossus de la Sagra Nob. » et 180 « Scincus (diploglossus) de la Sagra », n’en est pas
moins qu’un homonyme objectif postérieur (1843) de celui de l’Erpétologie générale,
Diploglossus Sagrae, publié en 1839. Bien que Duméril et Bibron entendaient attribuer le
binôme à Cocteau et citaient description et figure de cet auteur, celles-ci, n’ayant été publiées
qu’ultérieurement, ne peuvent constituer la description originale. Cette dernière ne comprend
aucun élément emprunté directement à celle de Cocteau; de plus le spécimen dont les
dimensions, 205 (115) mm, sont données dans l’Erpétologie générale est différent de celui
mesuré par Cocteau : 222 (136) mm. Il n’est donc pas possible de retenir ce dernier comme
l’auteur du nom.
Diploglossus Shawii Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 590-594.
Syntypes : MHNP 1227 (2675), 175 (77?) mm, mauvais état; An 3; également syntype (?)
de Scincus gallivasp. MHNP 2855 (2676), 322 (119?) mm, mauvais état; An 3/1 ; adulte reçu de
Thomas Bell en août 1834 comme provenant de la Jamaïque.
« Le Diploglosse de Shaw... Les individus de cette espèce que nous avons été à même
d’examiner... Dans le Musée du collège des chirurgiens de Londres, ... Le muséum britannique
en renferme un grand exemplaire... M. Thomas Bell en possède un autre... Les mesures
suivantes ont été prises sur un des deux sujets qui font partie de la collection du collège des
chirurgiens de Londres... Ce Diploglosse est originaire de la Jamaïque. » 549 (280) mm. (D.B.)
Le catalogue de C. et A. Duméril (1851 : 153-154) signale la présence dans les collections
de Paris de deux spécimens, l’un d’origine inconnue (Jamaïque)? d’âge moyen et l’autre dû à
Th. Bell. C’est à tort que Guibé (1954 : 55, n° 274) fait du MHNP 1227 un holotype, dont il
affirme l’origine géographique (Jamaïque) et auquel il attribue une dimension erronée
(550 mm) qui correspond à peu près à celle donnée pour le spécimen de Londres. Il désigna
ainsi le lectotype. Par contre cet auteur omet le MHNP 2855.
Les auteurs de l’Erpétologie générale avaient envisagé la synonymie de leur espèce avec le
Lacerta occidua de Shaw dont ils estimaient la description insuffisamment détaillée mais dont
ils avaient vu des spécimens étiquetés par Shaw lui-même. Gray (1845 : 117) plaça l’espèce de
Duméril et Bibron dans la synonymie de son Celestus occiduus et Boulenger (1885 : 290)
dans celle de Diploglossus occiduus Shaw ce qui n’a plus été remis en cause depuis et est encore
admis par Wermuth (1969 : 11) mais celui-ci ne voit dans D. shawii qu’un nomen substitutum
pour Lacerta occidua.
= Diploglossus occiduus (Shaw, 1802).
Ophisaurus striatulus Cuvier, 1829. Le Règne animal, 2 e édit., 2 : 70, note.
Pour Duméril et Bibron (1839 : 429) Y O. striatulus correspond à la variété D de O.
ventralis ; cf. cet article et celui sur punctatus.
= Ophisaurus ventralis (Linné, 1766).
— 16 —
Gerrhonotus Vasconselosii Bocourt, 1872, Nouv. Archs Mus. Hist, nat., Paris, 7 : 107-108;
Miss, scient. Mexique, Zool., 3 e partie, 1878 : 334-337, pi. XXIA fig. 8 et 8a; 1879 :
pi. XXI fig. 3.
Holotype par monotypie : MHNP 2017 (1872.49, 2558a), 137 (85)mm; An 37.
« Le seul exemplaire que possède le Muséum a été recueilli à Arguetta (Guatemala), à plus
de 2 000 mètres d’altitude. Il a été donné vivant à la Commission scientifique du Mexique par
M. Vasconcelos, savant agriculteur de cette localité. » 145 (91)mm. (B.)
La validité de l’espèce, dont seul le type semble être connu, n’a pas été remise en cause,
mais les auteurs divergent quant à son attribution générique. En 1878, Bocourt la plaçait
dans un sous-genre Abronia de Gerrhonotus, position reprise par Wermuth (1969 : 27).
Boulenger (1885 : 270), Guibé (1954 : 54, n° 269) la maintenaient dans le genre Gerrhonotus
tandis que Tihen (19496 : 590) la transférait dans le genre Abronia restauré; ce que suivirent
Tihen (1954 : 24), Stuart (1963 : 81) qui donne la référence exacte du type, puis Peters et
Donoso-Barros (1970 : 14).
= Abronia vasconselosii (Bocourt, 1872).
Ophisaurus ventralis var. A-E Duméril et Bibron, 1839, Erpét. génér., 5 : 423-428.
Syntypes variété A : MHNP 7045 (2575), 524 (330?)mm; An 55/1 ; de New York par
Milbert; MHNP 2823 (2574), 556 (378)mm; An 55/7; de Savannah (Géorgie), donateur
inconnu.
Syntypes variété B : MHNP 1488 (2576), 689 (475?)mm; An 55/5; de Charleston
(Caroline du S) par Noisette; MHNP 2824 (2577), 712 (454?)mm; An 55/4; de Nouvelle
Orléans par Holbrook.
Syntypes variété C : MHNP 2825 (2578), 1046 (749)mm; An 55/2; de New York par
Milbert; MHNP 2826 (2579), 842 (552?)mm; An 55/3; de la Martinique par Plée.
Syntype variété D : MHNP 2827 (2580), 416 (245)mm; 56 VPS; An 55; de Nouvelle
Orléans par Fournier.
Syntype variété E : MHNP 7046 (2581), An 55/6, d’origine inconnue; spécimen non
retrouvé au récolement de décembre 1985.
Les variétés de Duméril et Bibron n’ont pas été prises en compte par les Zoologistes alors
que deux d’entre elles avaient un statut dans la nomenclature binominale puisque les auteurs
de l’Erpétologie générale reconnaissent dans leur variété B Y Ophisaurus punctatus de Cuvier et
dans la variété D Y Ophisaurus striatulus du même auteur. Pour les auteurs actuels, Mc Conkey
(1952, 1954), Alan (1971), on a regroupé des formes diverses sous le nom d 'O. ventralis, espèce
composite en cours de démantèlement. La prise en compte d’au moins certaines variétés aurait
sans doute été normale.
La présence des spécimens dans les collections est signalée dans le catalogue de C. et
A. Duméril (1851 : 144-145) qui les répartissent en fonction des cinq variétés. Guibé (1954) ne
les mentionne pas.
= Ophisaurus ventralis (Linné, 1766) sensu lato.
— 17 —
Ophiodes vertebralis Bocourt, 1881, Miss, scient. Mexique, Zool., 3 e partie : 459-460,
pi. XXIIG fig. 3 et 3a à 3e.
Syntypes : MHNP 625 (3053), 286 (162)mm, 67 VPS; 625A, 268 (159)mm, 67 VPS;
625B, 224 (116?)mm, 67 VPS; 625C, 220 (134)mm, 66 VPS; 625D, 173 (57?)mm, 66 VPS;
An 62/1 ; du Brésil par Liautaud. MHNP 640 (3051), 161 (56?)mm, 65 VPS; An 62/3 ; de
Buenos Ayres par Duhamel. MHNP 5558 (3052), 226 (44?)mm, 66 VPS; An 62 ; de
Montevideo par Lasseaux. MHNP 5559 (3052a), 260 (150)mm, 64 VPS; 5559A, 232
(132?)mm, 62 VPS; An 62/2', de Montevideo par Duhamel. MHNP 6159 (3035a), 350
(175?)mm, 67 VPS; 6159A, 148 (9?)mm, 65 VPS ; de Buenos Ayres, par d’Orbigny.
« Le Muséum possède onze exemplaires de l’Ophiodes vertébral, provenant du Brésil
méridional et de l’Uruguay, recueillis par d’Orbigny, Liautaud, Lasseaux et Duhamel. » (B.)
La validité de l’espèce a été admise par l’ensemble des auteurs : Boulenger (1885 : 297),
Wermuth (1969 : 28-29), Peters et Donoso-Barros (1970 : 209). Guibé (1954 : 56, n° 278)
omet parmi les syntypes le MHNP 640 et donne des dimensions erronées.
Gerrhonotus viridiflavus Bocourt, 1873. Annls Sci. nat., 5 e sér., 17 (2), non paginé.
Holotype par monotypie : MHNP 2920 (1872.99, 2564c), 150 (83?) mm ; An 26.
« Un seul exemplaire au Muséum, cédé par M. Boucard comme provenant des collections
de M. F. Sumichrast. » Mexique. 149 (80?)mm. (B)
Bocourt (1878 : 346), tout en figurant (PI. XXI B fig. 7 et 7a) la tête de l’holotype, plaça
l’espèce dans la synonymie de G. antauges (Cope, 1866), ce qu’admit Boulenger (1885 : 277)
et retenait encore Guibé (1954 : 55, n° 271). Cependant Tihen (1949a : 227) avait réhabilité
l’espèce qu’il plaçait dans le genre Barissia en proposant une terra typica restricta « the
highlands of central Oaxaca » ; il semblait alors ignorer que la série-type ne comprenait qu’un
seul exemplaire. Smith et Taylor (1950 : 200) acceptèrent le nouveau binôme mais se
référaient à Bocourt pour l’origine de la série-type. Stebbins (1958 : 23) conserva l’espèce en
rétrogradant Barissia au rang de sous-genre de Gerrhonotus tandis que Wermuth (1969 : 27-
28) la place dans le sous-genre nominatif de ce genre.
= Gerrhonotus (Gerrhonotus) viridiflavus Bocourt, 1873.
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Bull Mus. natn. Hist, nat., Paris, 4' sér., 9, 1987,
section A, n° 2, supplément : 21-38.
Les types de Varanidés (Reptiles, Sauriens)
du Muséum national d’Histoire naturelle
Catalogue critique
par Édouard-R. Brygoo
Résumé. — La collection du Muséum de Paris comprend des spécimens-types de quatorze espèces ou
sous-espèces de Varanidés. La nomenclature et la typification de ces taxons sont discutées ainsi que celles
d’autres taxons dont le matériel-type a appartenu, ou aurait pu appartenir, au Muséum national
d’Histoire naturelle.
Abstract. — The collection of the Museum of Paris comprises types-specimen of fourteen species or
sub-species of Varanidae. The nomenclature and the typification are discussed for these taxa, together
with other taxa whose type-specimens belonged or may have belonged the Muséum national d'Histoire
naturelle.
E. R. Brygoo, Laboratoire de Zoologie (Reptiles et Amphibiens), Muséum national d'Histoire naturelle, 25, rue Cuvier,
75231 Paris cede.x 05.
La révision de Mertens (1963) admettait l’existence, dans la famille monogénérique des
Varanidés, de cinquante-sept taxons : trente espèces et vingt-sept sous-espèces non nominati¬
ves. Ce catalogue discute de trente-deux binômes dont quatorze sont actuellement représentés
dans les collections de Paris par du matériel-type, cinq avec le statut d’holotype, dix avec celui
de syntype. Six correspondent à des espèces ou à des sous-espèces aujourd’hui reconnues
comme valides. Guibé (1954 : 56-58) avait signalé la présence, dans les collections du Muséum
de Paris, de huit séries-types (n° 279-287, le n° 285 ayant été supprimé). Le présent travail a
permis d’identifier six autres séries-types.
Le matériel correspondant au binôme le plus anciennement créé est un spécimen qui
provient du cabinet de Séba, modèle de la figure utilisée par Linné (1766) pour nommer
Lacer ta dracaena. En 1802-1803, Daudin ne créa pas moins de douze binômes appliqués à des
Varans ; six sont encore représentés par du matériel-type. On peut citer également une série-
type nommée par G. Cuvier (1829) et les types de quatre noms de Varans créés par Gray, en
1831, sur du matériel de Paris dont deux avaient un nom manuscrit de Cuvier.
Pour la présentation et les abréviations, voir le catalogue des Anguidés (présent fascicule p. 4).
— 22
Tupinambis albigularis Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., an X, 3 : 72-75 ; pi. XXXII.
Holotype par monotypie : MHNP 6513 (1482), 995 (450 ?) mm ; V 4/3 ; monté.
« Le Tupinambis à gorge blanche ». « C’est dans le muséum d’histoire naturelle de Paris
que j’ai trouvé l’individu qui m’a servi à faire cette description ». « Je ne sais pas au juste dans
quelle région habite ce tupinambis; mais je suis cependant porté à croire qu’il vient de
l’Afrique ou de l’Inde. » 5 pieds, 6 pouces, 6 lignes. (D.)
Le même spécimen fut redécrit par Duméril et Bibron (1836 : 435). C. et A. Duméril
signalent la présence du type dans les collections de Paris, ce que confirme Guibé (1954 : 56,
n° 279).
Wagler (1830 : 164) transféra l’espèce dans le genre Polydaedalus, Gray (1831 : 28) en fit
un Monitor (Psammosaurus), Duméril et Bibron (1836 : 435) un Varanus, Gray (1838 : 393)
un Empagusia.
Fitzinger (1843 : 20) proposa le taxon comme espèce-type, par désignation originale, de
son genre Pachysaurus, puis Gray (1845 : 8) le plaça dans un genre Regenia. Boulenger
( 1885 : 307), le réintégrant dans le genre Varanus, lui donna sans doute sa place définitive.
Gray (1831 : 28) avait corrigé l’orthographe en albogularis, ce qui fut suivi par les auteurs
de l’Erpétologie générale, mais Boulenger (1885 : 307) reprit l’orthographe correcte. D’abord
acceptée, l’espèce fut ramenée au rang de sous-espèce d 'exanthematicus par K. P. Schmidt
(1919 : 483), ce que confirma Mertens (1942 : 193 ; 1963 : 7).
= Varanus (Empagusia) exanthematicus albigularis (Daudin, 1802).
Tupinambis arenarius I. Geoffroy St-Hilaire, 1827, Descr. Égypte, Hist, nat., 1 : 123-125; atlas
(Ouaran de Forskal) : pl. 3 fig. 2 et pl. 4 fig. 14-15 (crâne).
« Tupinambis arenarius, nob... l’individu qui a servi de type à la figure a trois pieds du
bout du museau à l’extrémité de la queue ; la distance du membre antérieur au postérieur est de
neuf pouces environ. » (I.G.SH.)
Aucun spécimen des collections de Paris ne peut être considéré avec une certaine
probabilité comme ayant servi de modèle pour la figure.
Le nom latin n’apparaît que dans la description des planches par Isidore Geoffroy-
Saint-Hilaire. Duméril et Bibron (1836 : 473) sont précis : « Le varan du désert est
originaire d’Égypte. M. Isidore Geoffroy, qui en a donné, dans le grand ouvrage sur cette
partie de l’Afrique, la première et la seule description détaillée qui existe encore
aujourd’hui... ».
Les auteurs de l’Erpétologie générale admettaient la validité de l’espèce mais la plaçaient
dans le genre Varanus. Pour Gray (1845 : 7), il s’agissait d’un synonyme de Psammodromus
Scincus. Gervais (1848 : 204) altéra le nom en Varanus arenaceus, tandis que Boulenger
(1885 : 306) plaçait l’espèce dans la synonymie de Varanus griseus, ce qui n’a plus été contesté.
Mertens (1963 : 11) donne par erreur pour auteur du binôme un « G. » Geoffroy.
= Varanus (Psammosaurus) g. griseus (Daudin, 1803).
— 23 —
Lacerta argus Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., an X, 3 :117.
« Le Lézard argus, d’Amérique. » « Philippe Fermin a trouvé, dans la colonie de Surinam,
ce joli saurien... » « L’individu que j’ai observé n’a que dix-sept bandes transversales
ocellées. » (D.)
Du texte de Daudin il résulte que le binôme est basé sur l’examen d’un holotype par
monotypie. On comprend mal comment Mertens (1942 : 334; 1963 : 5), dans la liste des
synonymes de Varanus b. bengalensis, le faisait suivre de « partim ».
Le type doit être considéré comme perdu, car, s’il a jamais appartenu aux collections du
Muséum de Paris, il n’est déjà plus mentionné parmi les Varans des collections dans la
catalogue de C. et A. Duméril (1851).
La citation de Séba donnée par Daudin : « Lacerta argus, americana. Seba, Thés. tom. I,
pl. LXXXV, fig. 3 » est inexacte. Avec cette référence on trouve en effet : « Lacerta,
Americana, minor, coerulea. Argus dicta». Quant à Duméril et Bibron (1836 : 480), ils
donnent un numéro de figure erroné, 4 au lieu de 3.
Le Lacerta argus n’est cité sous cette forme ni dans l’Erpétologie générale, ni dans le
catalogue de Gray (1845 : 11), ni dans celui de Boulenger (1885 : 310). Mais dans les deux
premiers ouvrages on trouve un Varanus argus de Merrem dans la synonymie de V.
bengalensis. Or Merrem, à propos de son V. argus (1820 : 60, n° 10), citait en note le Lacerta
Argus de Daudin. Mertens (1942) réactiva le binôme de Daudin.
= Varanus (Indovaranus) bengalensis bengalensis Daudin, 1802.
Varanus Bell» Duméril et Bibron, 1836, Erpét. génér., 3 : 493-495 ; pl. 35, fig. 1.
Syntype : MHNP 8283 (1559), 960 (610) mm : Va 19/6', monté.
« Le Varan de Bell. » « Le Varan de Bell habite la Nouvelle-Hollande. Nous n’en avons
encore observé que deux exemplaires, un dans la collection de M. Bell, l’autre dans celle de
notre établissement. » (D.B.)
La présence du syntype dans les collections du Muséum de Paris est confirmée par C. et
A. Duméril (1851 : 52) qui précisent que le spécimen est dû à M. Gory. Guibé (1954 : 57,
n° 286) le signale également mais en fait, à tort, un holotype. Il désigne de ce fait le lectotype.
Gray (1845 : 13) acceptait l’espèce mais la plaçait dans le genre Hydrosaurus, Boulenger
(1885 : 320) en faisait une variété de Varanus varius tandis que pour Mertens (1942 : 167,
1963 : 20) il ne s’agit que d’un synonyme de cette espèce.
= Varanus (Varanus) varius (Shaw, 1790).
Tupinambis bengalensis Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., an X, 3 : 67-71.
Syntype : MHNP 2179 (1504), 1125 (690)mm; Va 10.
« Le tupinambis piqueté du Bengale. » « Parmi les objets rares et précieux que le
naturaliste Massé a envoyés depuis peu du Bengale au muséum d’histoire naturelle de Paris, j’y
— 24 —
ai observé deux reptiles qui appartiennent au genre tupinambis, et qui doivent former une
espèce particulière de ce genre. » Dimensions du grand individu : 3 pieds 9 pouces. « Je
possède, dans ma collection, un individu qui a quatre pieds deux pouces huit lignes... » (D.)
La série-type comprenait donc au moins trois spécimens. Pour une raison inconnue ni
Duméril et Bibron (1836 : 480) ni C. et A. Duméril (1851 : 50) ne signalent la présence dans
les collections de Paris des spécimens dus à Massé. L’un d’eux s’y trouve cependant encore
comme l’a signalé Guibé (1954 : 57, n° 280) qui en fait, à tort, un holotype; mais il a, par là
même, désigné le lectotype.
Le taxon a été transféré dans le genre Monitor par Gray (1831 : 26) puis dans le genre
Varanus par Duméril et Bibron, où il se trouve encore. Gray (1845 : 11) avait mis l’espèce
dans la synonymie de son Monitor dracoena, Boulenger (1885 : 310) la revalida. Le binôme
ne semble plus discuté, cf. Mertens (1942 : 184; 1963 : 5).
= Varanus (Indovaranus) bengalensis bengalensis ( Daudin, 1802).
Tupinambis caudivertus Gray, 1831, in Griffith’s Animal Kingdom, 9 : 26.
A la suite de la description du « Brown Spotted Monitor. Mon. Bengalensis, n. » on
trouve l’indication suivante : « The Tup. caudivertus, Daud. has the nostrils medial, and is very
like this species ».
Ce binôme latin n’a, semble-t-il, pas été créé par Daudin ; il ne s’agit pas non plus d’un
nomen nudum du fait de l’existence d’une ébauche de description, mais Gray doit en être
considéré comme l’auteur. Il s’agit d’un nomen oblitum, aucun auteur ultérieur (Gray, 1845;
Boulenger, 1885 ; Mertens, 1942, 1963) ne l’ayant cité.
= ? Varanus (Indovaranus) bengalensis ( Daudin, 1802).
Tupinambis cepedianus Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., an X, 3 : 43-46, pi. XXIX.
Syntype : MHNP 2198 (1494), 244 (136)mm; Va 10/1.
« Le tupinambis cépédien. » « J’ai trouvé dans la collection du muséum d’histoire
naturelle de Paris, deux individus qui se rapportent à cette nouvelle espèce de tupinambis que
j’ai appelée cépédien, pour rendre hommage au savant et respectable professeur... Je ne connais
pas la patrie de ce tupinambis. » (D.)
La présence d’un des syntypes dans les collections de Paris est signalée par C. et
A. Duméril (1851 : 51) : « Orig. inconnue : Type du Tup. Cépédien Daud. », puis par Guibé
(1954 : 57, n° 281) qui, à tort, fait du spécimen un holotype. Il désigne de ce fait le lectotype.
La validité de l’espèce fut d’abord acceptée : Kuhl (1820 : 124), Wagler (1830 : 164, n.).
Ce dernier plaçait l’espèce dans un groupe, « Sippe », particulier, celui des Polyptychi,
différent de son genre Hydrosaurus s.s. Pour Gray (1831 : 26), l’espèce de Daudin était
synonyme de Monitor Exanthematica. En 1836, Duméril et Bibron (3 : 481, 482) ont établi la
synonymie avec Varanus bengalensis : « ... les très jeunes varans du Bengale... ont... des espèces
d’ocelles... en moindre nombre... disposées avec quelque symétrie... C’est sur un individu ainsi
coloré que Daudin a établi son Tupinambis Cépédien ».
— 25 —
Sauf par Schlegel (1839 : 74, Monitor cepedianus), cette synonymie n’a plus été remise en
question [Gray (1845 : 11), Boulenger (1885 : 310), Mertens (1942 : 184; 1963 : 11)] et a
même reçu une sanction officielle. En effet, à la demande de Mertens, la commission
internationale de nomenclature zoologique, s’appuyant sur le fait que les premiers réviseurs,
Duméril et Bibron, avaient choisi bengalensis de préférence à cepedianus (alors que, si les deux
noms avaient bien été publiés dans le même ouvrage, l’ordre de publication était en faveur du
second), décida (Opinion 540, 1959, 20 (5) : 80-85) de valider bengalensis, plaçant cepedianus
dans sa synonymie.
= Varanus (Indovaranus) bengalensis bengalensis (Daudin, 1802).
Monitor chlorostigma Gray, 1831, in Griffith’s Animal Kingdom, 9 : 26.
Holotype par monotypie : MHNP 2202 (1536), 261 (131)mm; V 8/1; alcool; de l’île
Rawack, par Quoy et Gaimard.
« Green Spotted Monitor. Mon. Chlorostigma, nob. » suivent deux lignes et demie de
description, puis « Rawack, Mus. Paris. » (G.)
Le nom, choisi par Cuvier, a ainsi été publié par Gray. Le spécimen de Rawack, déjà
mentionné par Duméril et Bibron (1836 : 490), à propos de Varanus chlorostigma, l’est, à
nouveau, par C. et A. Duméril (1851 : 51). Guibé (1954) ne le signale pas.
Gray (1838 : 394) avait transféré l’espèce dans le genre Hydrosaurus, tandis que
Fitzinger (1843 : 19) en faisait l’espèce-type, par désignation originale, de son genre
Euprepiosaurus. Boulenger (1885 : 316) plaça l’espèce dans la synonymie de Varanus indicus et
Mertens (1926 : 274; 1963 : 12) dans celle de la sous-espèce nominative.
= Varanus (Varanus) indicus indicus (Daudin, 1802).
Varanus douarrha Lesson, 1830, in Duperrey, Voyage... Coquille, Zoologie, 2 (1): 53-54.
« Monitor douarrha. Varanus douarrha Less. Douarrha, dans la langue des naturels de la
Nouvelle-Irlande... Nous ne trouvâmes qu’un seul individu de cette espèce, perché sur un arbre
au port Praslin de la Nouvelle-Irlande. » (L.)
« La Coquille » séjourna du 12 au 21 août 1823 à Port-Praslin. Un « Tupinambis » a été
remis au Muséum comme provenant de cette localité avec le matériel récolté par « La
Coquille ». N’étant pas signalé dans le catalogue de 1851, l’holotype, par monotypie, doit être
considéré comme perdu.
Boulenger (1885 : 316) place l’espèce dans la synonymie de Varanus indicus mais avec
une citation inexacte du binôme originel dont il fait un « Monitor », erreur reprise par
Mertens (1942 : 263 ; 1963 : 13) alors que ce même auteur (1926 : 275) avait correctement cité
Varanus douarrha. Il en faisait alors une sous-espèce de V. indicus. Ultérieurement (1942 : 262-
263), Mertens plaça le taxon dans la synonymie de la sous-espèce nominative.
= Varanus (V.) indicus indicus (Daudin, 1802).
— 26 —
Lacerta dracaena Linné, 1766, Syst. Nat., 12 e édit., 1 (1): 360.
Holotype par monotypie : MHNP 2200 (1497), 369 (227?) mm; Va 10/11', alcool;
Cabinet de Séba.
« Dracaena... Seb. mus. 1 t. 101. f. 1. Lacerta maxima Cordylus f. Caudiverbera. Habitat
in America. » (L.)
« Toute comparaison faite, j’ai lieu de croire maintenant que la fig. de Seba I, pl. CI, dont
Lin. a fait son Lacerta dracoena, mais qui est très différente de la Dragonne de Lacép., est le M.
bengalensis. L’original de Séba est au Muséum. » G. Cuvier, 1829. Règne animal, 2 e édit., 2 :
27, n.
La présence du spécimen dans les collections du Muséum de Paris est confirmée d’abord
par Duméril et Bibron (1836 : 483) : « ...nous possédons dans la collection l’individu même
qui a servi de modèle à la gravure de Séba. » puis par C. et A. Duméril (1851 : 50) :
« Bengale : ind. qui a servi de modèle à la fig. de la p. 101 de Séba, t. I, et type du Lacerta
dracoena. Lin., Syst. nat.., p. 360, n° 3 ». Cependant Guibé (1954) ne le signale pas.
La synonymie reconnue par Cuvier n’a pas été discutée sauf par Boulenger (1885 : 310)
qui ne l’admettait qu’avec doute.
Sur proposition de Mertens, la commission internationale de nomenclature zoologique a
décidé (Opinion 540, 1959, 20 (5) : 80-85) de considérer dracaena comme nomen rejectum.
Mertens (1942 : 334; 1963 : 5) a placé le binôme de Linné dans la synonymie de la sous-
espèce nominative de V. bengalensis.
= Varanus (Indovaranus) bengalensis bengalensis ( Daudin, 1802).
Tupinambis elegans Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., an X, 3 : 36-42.
« Le tupinambis élégant. » « L’individu que j’ai observé, et que Levaillant a eu la
complaisance de me communiquer, est long seulement de onze pouces. » « ... Levaillant a
rapporté de Surinam l’individu qu’il m’a communiqué. » (D.)
Il s’agissait donc d'un holotype par monotypie. Si le spécimen a jamais appartenu aux
collections du Muséum de Paris, il n’était déjà plus en collection en 1851 puisque le catalogue
de C. et A. Duméril ne cite, parmi les Varans, aucun spécimen de Levaillant. Le type doit
donc être considéré comme perdu.
Le nom spécifique fut d’abord utilisé, avec changement de genre, par Merrem (1820 : 58,
Varanus , n° 2), Hardwicke et Gray (1828 : 225, Monitor). Wagler (1830 : 164, n.) acceptait
l’espèce mais la plaçait dans un groupe « Sippe », particulier, celui des Polyptychi, différent de
son genre Hydrosaurus s.s. Pour Schlegel (1839 : 75), c'était un Monitor. Gray, ainsi qu’il le
reconnut lui-même ultérieurement (1845 : 13), désignait par ce nom une autre espèce, Varanus
salvator.
Duméril et Bibron établirent la synonymie de l’espèce de Daudin avec Varanus niloticus
(1836 : 477, 479, 480) : « Daudin a certainement été induit en erreur lorsqu’il a dit que son
Tupinambis elegans était d’origine américaine, car le Varan du Nil, dont il est tout simplement
le jeune âge, ne se rencontre pas ailleurs qu'en Afrique ». « Ainsi le Tupinambis elegans a été
établi sur un très jeune sujet de son Tupinambis Niloticus ».
— 27 -
Cette synonymie n’a plus été sérieusement remise en doute. C’est par erreur que
Boulenger (1885 : 318) ne considère T. elegans que partiellement synonyme de V. niloticus
puisque le nom de Daudin reposait sur un holotype. De même, Mertens (1963 : 14) place T.
elegans, partim, dans la synonymie de V. salvator alors qu’il s’agit dans ce cas de Monitor
elegans Gray, 1828, non Daudin, 1802.
= Varanus (Polydaedalus) niloticus niloticus (Linné, 1766).
Lacerta exanthematica Bosc, 1792, Act. Soc. Hist, nat., Paris : 25, pl. Y, fig. 3.
« Habitat ad fluvium Senegal. » (B.) Il n’y a aucune indication sur la composition et (ou)
la localisation de la série-type.
Daudin (1802 : 80-84) traite de cette espèce : « Le tupinambis exanthématique du
Sénégal... C’est au naturaliste Bosc qu’on doit la connoissance de cette jolie espèce de
saurien... ; j’ai ensuite fait connoître cet animal dans l’Histoire naturelle des reptiles, que mon
collègue Latreille a récemment publiée... Le tupinambis exanthématique a été trouvé au
Sénégal, et il fait partie de la collection de Bosc » ; dimensions : 5 pouces 9 lignes.
Merrem (1820 : 60) cite Bosc et Daudin et place l’espèce dans le genre Varanus. Cuvier
(1829 : 27) réunit le T. cepedien Daud. et le Lac. exanthematica Bosc. Gray (1831 : 26) admet
un Monitor exanthematica.
Duméril et Bibron (1836) qui, page 464, citent le tupinambis exanthématique de Daudin
comme synonyme de Varanus niloticus, ne le reprennent pas dans la synonymie donnée
page 472 ; ils semblent ignorer la description de Bosc.
Gray, qui ne cite pas l’espèce en 1838, la place ultérieurement (1845 : 9) dans la
synonymie de Regenia ocellatus.
Schlegel (1839 : 69-72) retenait le nom de Bosc mais plaçait l’espèce dans le genre
Monitor. Boulenger (1885 : 308) la remit dans le genre Varanus, place qui n’a plus été
discutée. Mertens (1942 : 349-360) réhabilita Empagusia comme sous-genre et retint trois
sous-espèces en dehors de la nominative. Welch (1982 : 119) en admet une de plus.
= Varanus (Empagusia) exanthematicus exanthematicus (Bosc, 1792).
Monitor gemmatus Guérin-Méneville, 1829, Iconog. Règne anim., 1, Rept. pl. 3, fig. 1, la, lb.
La légende de la planche portait « Monitor gemmatus. Cuv. Coll, du Muséum ».
Duméril et Bibron (1836 : 481) plaçaient cette espèce, basée sur la publication d’une
planche, dans la synonymie de Varanus Bengalensis.
Guérin-Méneville, dans le texte explicatif paru ultérieurement (1838, 3, Rept. 7 : 24),
sous le titre Varanus bengalensis Daud. Dum. et Bib., écrivait : « C’est à tort, comme l’ont
observé MM. Duméril et Bibron que cet individu, qui est un jeune âge, a été considéré comme
une espèce distincte sous le nom de M. gemmatus. Cuv., dans les collections du Muséum et
dans quelques exemplaires de nos planches ».
Il est possible que le spécimen ayant servi de modèle pour la planche, et par conséquent
l’holotype, soit encore dans les collections de Paris, mais, en l’absence d’éléments distinctifs,
28 —
nous ne nous sommes pas cru en droit de privilégier un des juvéniles qu’aurait pu utiliser
Guérin-Méneville.
Gray (1845 : 11) plaçait gemmatus dans la synonymie de M. Dracaena , mais Boulenger
(1885 : 310) et les auteurs ultérieurs comme Mertens (1942 : 332; 1963 : 5) en font un
synonyme de bengalensis.
= Varanus (Indovaranus) bengalensis bengalensis (Daudin, 1802).
Tupinambis griseus Daudin, 1803, Hist. nat. Rept., an XI, 8 : 352-353.
« Tupinambis gris d’Egypte; tupinambis griseus. » (D.)
Cette espèce n'apparaît que dans le « Tableau méthodique » à la fin de 1 œuvre de
Daudin : la description est faite en trois lignes et demie ; il n’y a aucune indication sur la
composition de la série-type. On ne trouve ni dans l’Erpétologie générale ni dans le catalogue
de C. et A. Duméril de renseignements sur le matériel de Daudin ; celui-ci doit donc être
considéré comme perdu.
Le taxon a été accepté par Kuhl (1820 : 124) puis par Fitzinger (1826 : 50) qui créa pour
lui le genre Psammodromus. Duméril et Bibron (1836 : 471) le plaçaient dans la synonymie de
Varanus arenarius et Gray (1845 : 7) dans celle de Psammosaurus Scincus. Peters réhabilita le
nom de griseus (1870 : 109, Monitor g.-, 1874 : 66, Monitor (Psammosaurus) g.) et Boulenger
(1885 : 306) le plaça dans le genre Varanus , où sa place n’a plus été discutée. Mertens (1942 :
338-347), après avoir admis une espèce monotypique ( Varanus (Psammosaurus) griseus ),
reconnaissait (1963 : 10-11) deux sous-espèces en dehors de la nominative.
= Varanus (Psammosaurus) griseus griseus ( Daudin, 1803).
Monitor Heraldicus Gray, 1831, in Griffith’s Animal Kingdom, 9 : 27.
« Heraldic Monitor. Mon. Heraldicus. » suivent trois lignes de description puis « Bengal.
Mus. Paris. » (G.)
Le spécimen au sujet duquel C. et A. Duméril écrivaient (1851 : 51) « Bengale : Duvaucel.
Individu étiqueté de la main de Cuvier Tup. heraldicus, mais paraissant tout à fait semblable
aux précédents. » peut être considéré comme le type du binôme de Gray. Il portait dans le
premier inventaire le numéro 1501, mais il a disparu depuis déjà longtemps des collections
puisqu’il était signalé comme manquant lors de l’établissement de la nouvelle numérotation
(1931).
Après avoir écrit (1836 : 466) « Y Heraldicus, qui nous paraît être une variété du
Bengalensis », Duméril et Bibron ne citent pas ce nom dans la synonymie de Varanus
bengalensis (p. 480-481).
Gray (1845 : 9) avait transféré l’espèce dans le genre Uaranus. Varanus heraldicus fut
utilisé par Günther (1860 : 160; 1861 : 215) mais, dès 1885, Boulenger (p. 310) considérait
qu’il s’agissait d’un synonyme de V. bengalensis. Mertens (1963 : 5).
= Varanus (Indovaranus) bengalensis bengalensis (Daudin, 1802).
29 —
Tupinambis indicus Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., an X, 3 : 46-47, pi. XXX.
« Le tupinambis indien. » « Ce joli tupinambis a été découvert dans l’île d’Amboine par
Riche... » « Dimensions d’un tupinambis indien qui est dans ma collection... 2 pieds,
11 pouces, 7 lignes. » (D.)
La série-type n’est pas bien définie, mais il semble n’en subsister aujourd’hui que la figure
de la description originale. En effet, dans leur catalogue, C. et A. Duméril (1851 : 50), tout en
individualisant parmi les Varanus bengalensis un groupe « correspondant au Tupinambis
indien Daudin », ne signalent pas de « Types » se référant à ce binôme et ne mentionnent pas
la présence dans les collections du spécimen de Riche.
Duméril et Bibron (1836 : 480, 482) plaçaient l’espèce de Daudin dans la synonymie de
V. bengalensis, tout en signalant l’existence d’un binôme prélinnéen « Lacertus indicus » de
Olaus Worm (1655, Mus. : 313) et l’utilisation de T. indicus par Kuhl (1820 : 124). Ils
précisaient : « Chez tous ces individus, on remarque un trait noir derrière chaque œil et une
ligne jaune en long sur tous les doigts. Dans cet état, le V. du Bengale se rapporte au Tup.
Indien de Daudin ».
La validité de l’espèce, reconnue ultérieurement par Peters (1876 : 531, Monitor indicus ),
est, depuis, unanimement admise : Boulenger (1883 : 386; 1885 : 316), Mertens (1926 : 274;
1942 : 154). Mertens (1963 : 11) reconnaît deux sous-espèces en dehors de la nominative.
= Varanus ( Varanus) indicus indicus (Daudin, 1802).
Tupinambis variegatus, Jacksonius Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., an X, 3 : 77-78.
« Tupinambis bigarré du port Jackson. » (D.)
Daudin considérait qu’il s’agissait d’une variété de son T. variegatus. S’accompagnant
d’une description, le nom est valide, du point de vue de la nomenclature, bien qu’il n’y ait
aucune indication sur la constitution de la série-type. Les auteurs ultérieurs ne l’ayant pas cité,
il doit être considéré comme un nomen oblitum.
Varanus kalabeck Lesson, 1830, in Duperrey, Voyage... Coquille, Zoologie, 2 (1) : 52-53.
« Monitor kalabeck. Varanus kalabeck. Less. Kalabeck dans la langue des naturels de l’île
de Waigiou... Ce monitor est très commun dans l’île de Waigiou. » (L.)
« La Coquille » se trouvait du 6 au 16 septembre 1823 à Waigiou. Un ou des
« Tupinambis » de cette localité sont signalés dans la liste des collections remises au Muséum
de Paris; ce matériel n’étant pas mentionné dans le catalogue de 1851, la série-type doit être
considérée comme perdue.
Ni Duméril et Bibron (1837), ni Gray (1845) ne citent cette espèce. Elle est admise et
figurée par Peters et Doria (1878 : 332, pl. 1, fig. 3) sous le nom de Monitor kalabeck, binôme
dont ils créditent Lesson. Boulenger (1885 : 316) et les auteurs ultérieurs : De Rood (1915 :
148), Barbour (1912 : 183), Mertens (1942 : 270; 1963 : 12) persévèrent dans cette erreur
{Monitor au lieu de Varanus).
— 30
Mertens (1942 : 270) indique pour terra typica : « Offack (= Fofak) Bucht, Nordküste
von Waigeu ». La description originale est beaucoup moins précise. On peut admettre qu’il a,
alors, donné une terra typica restricta.
Pour Mertens (1942 : 270) il s’agirait d’une sous-espèce de Varanus indicus.
= Varanus (V.) indicus kalabeck Lesson, 1830.
Monitor marmoratus Cuvier, 1829, Le Règne animal..., 2 e édit., 2 : 26, n. 3.
Syntype : MHNP 8274 (1513), 980 (530?) mm ; V 17/22-, monté; Philibert, Manille.
« A cette espèce (Le Monitor à deux rubans) se rattachent par la distribution des couleurs,
... une espèce voisine, de Manille ( M. marmoratus, C.). » (C.)
L'absence de tout élément descriptif, en dehors du nom lui-même, fait du binôme de
Cuvier un nomen nudum. Wagler (1830 : 164, n.) l’avait cependant admis, le plaçant dans un
groupe, « Sippe », particulier, celui des Polyptychi, différent de son genre Hydrosaurus s.s.
Duméril et Bibron (1836 : 486) ne citaient pas le binôme de Cuvier mais, ultérieurement, C.
et A. Duméril écrivaient : « Manille : M. le cap. Philibert Ad. et âge moyen types du Mon.
marmoratus Cuvier : R. anim., 2 e édit., t. Il, p. 26, où il est seulement indiqué. Il a depuis été
décrit par Wiegmann in Nova Acta Acad, curios, nat., t. XVII, pars 1, p. 196, tab. 14. Cette
espèce ne paraît pas suffisamment distincte du var. à deux bandes pour pouvoir être
conservée » (1851 : 51).
Il existait donc deux syntypes; Guibé, (1954 : 57, n° 282) fait, à tort, du seul spécimen
restant en collection un holotype. Il a alors, en fait, désigné le lectotype.
Le binôme valide est légitimement attribué à Wiegmann, avec un autre matériel-type, et
une date de publication longtemps admise 1835, rectifiée depuis en 1834. Mertens (1942 : 154,
254) a fait du taxon une sous-espèce de Varanus salvator.
= Varanus ( Varanus) salvator marmoratus (Wiegmann, 1834).
Monitor Meriani Blainville, 1816, Bull, scient. Soc. philomath. : 111, n.
Ce binôme apparaît dans une note infrapaginale comme l'une des cinq espèces que
Blainville reconnaissait dans le genre Monitor. Il n’y a aucun élément de description ni
référence à un matériel-type, c'est donc un nomen nudum. Cependant, Bocourt (1878,
pl. XXD, fig. 7 et 7 a à c) citait « Salvator Merianae (Blainville) ». La référence de 1816 ne
figure ni dans Duméril et Bibron (1839 : 85) ni dans Peters et Donoso-Barros (1970 : 272).
= Tupinamhis teguixin (Linné, 1758).
- 31 —
Lacerta Monitor Latreille, 1802, in Soninni et Latreille, Hist. nat. Rept., 1 : 220-223, fig. 1 ;
4 : 242-247.
« Le Lézard Tupinambis, Lacerta Monitor... L’individu décrit sous le nom de tupinambis
par le cit. Lacépède, venait du Cap de Bonne Espérance... avoit trois pieds huit pouces de long.
Il en a vu un autre individu, porté du Sénégal, et ayant quatre pieds dix pouces de longueur. »
(L-)
Latreille dans le tome 4, énumère sous ce nom toute une série de lézards figurés par Séba
ou décrits par divers auteurs mais ne fait référence à aucun matériel précis. Daudin (1802 : 59-
60) qui place le Tupinambis de Lacépède dans la synonymie de son Tupinambis stellatus, le
tupinambis étoilé d’Afrique, ne cite pas à ce propos le Lacerta monitor de Latreille mais, par
contre mentionne un « Lacerta monitor George Shaw, Natur. miscel. in 8°, n° 7 pl. 21 ». Le
Tupinambis monitor de Daudin (1802 : 20) est, quant à lui, une espèce américaine de la famille
des Téiidés. C’est par erreur que Duméril et Bibron (1839 : 86), qui seront d’ailleurs les seuls à
citer le binôme de Latreille, le placent dans la synonymie de leur Salvator Merianae qui
correspond à une espèce néotropicale, à un Téiidé. Ignoré par les auteurs ultérieurs,
notamment Gray (1845), Boulenger (1885), le binôme de Latreille doit être considéré
comme nomen oblitum.
= Varanus (Polydaedalus) niloticus niloticus (Linné, 1766).
Monitor Nebulosus Gray, 1831, in Griffith’s Animal Kingdom, 9 : 27.
Holotype par monotypie : MHNP 8258 (1505), 390 (165?)mm, monté; V 11/7 ; Java,
Leschenault.
« Clouded Monitor. Mon. Nebulosus. » suivent trois lignes de description puis « Java.
Mus. Par. » (G.)
Gray a utilisé pour nommer ce lézard un nom manuscrit de Cuvier.
Décrivant Varanus nebulosus, Duméril et Bibron (1836 : 483-484, pl. 35, fig. 2 et 3)
signalent que le Muséum de Paris possède trois individus, chacun d’une provenance différente
dont un seul de Java par Leschenault, ce qui autorise à y voir l’holotype de Gray. C. et
A. Duméril (1851 : 51) mentionnent ce spécimen, sans en faire un type mais son statut est
reconnu par Guibé (1954 : 57, n° 284) qui donne une dimension erronée.
Les auteurs de l’Erpétologie générale écrivent (1836 : 466) : « le Nebulosus (qui est notre
Varan de Diard) », cette désignation n’est pas réutilisée et ils décrivent, page 483, le Varan
nébuleux ; peut-être ont-ils à un moment pensé privilégier dans leur description l'un des trois
spécimens à leur disposition, celui récolté par Diard au Siam.
Le taxon est considéré comme valide par Gray (1845 : 10, Uaranus) puis par Boulenger
(1885 : 311, Varanus)', Mertens (1937 : 178) en fait une sous-espèce de Varanus monitor puis,
en 1942 (p. 332), de V. bengalensis dans le sous-genre Indovaranus, ce qu’il confirme en 1963
(p. 5).
= Varanus (Indovaranus) bengalensis nebulosus (Gray, 1831).
— 32 —
Monitor nigricans Cuvier, 1829, Le Règne animal..., 2 e édit. : 27, n.
Syntypes : MHNP 8275 (1516), 1195 (610?)mm; V 17/23; MHNP 8277 (1517), 1550
(860) mm ; V 17/26 ; l'un et l’autre montés, de Java par Diard.
« Une espèce noirâtre uniforme de Java, M. nigricans Cuv. » (C.)
Le binôme de Cuvier est à la limite du nomen nudum ; on peut admettre que le mot
« uniforme » est un élément de description indépendant du nom lui-même.
La présence des syntypes dans les collections du Muséum de Paris était mentionnée dans
le catalogue de C. et A. Duméril (1851 : 51) : « Variété noire Java : Diard Type du Mon.
nigricans Cuvier... ». Guibé (1954 : 57, n° 283).
Cette espèce a été placée d’emblée dans la synonymie de Varanus bivittatus. Duméril et
Bibron (1836 : 488) : « Quelquefois on rencontre des individus complètement noirs. C’est en
particulier le cas de l’un de ceux de notre collection, et qu’à cause de cela M. Cuvier avait
considéré comme une espèce particulière, qu’il a décrite sous le nom de Nigricans, dans la
seconde édition du Règne animal ». Mertens (1963 : 17) en a défini la position actuelle.
= Varanus (Varanus) salvator bivittatus (Kuhl, 1820).
Tupinambis niloticus (Daudin, 1802), Hist. nat. Rept., an X, 3 : 51-57.
« Le tupinambis du Nil, ou le Varan d’Égypte. » « Le naturaliste Geoffroy, professeur de
zoologie au muséum d’histoire naturelle de Paris, a rapporté d’Égypte cette espèce de
tupinambis du Nil. » (D.)
Malgré ce préambule, la description de Daudin n’utilise explicitement aucun matériel
nouveau et apparemment pas celui de Geoffroy; l’auteur se réfère par ailleurs au Lacerta
nilotica de Linné; le binôme de Daudin ne doit donc être considéré que comme un
changement de genre.
Lacerta nilotica Linné, 1766, s’est trouvé validé par la suppression de Lacerta monitor
Linné, 1758 (Opinion 540, 1959, 20 (5) : 80-85). Mertens (1963 : 13).
= Varanus (Polydaedalus) niloticus niloticus (Linné, 1766).
Tupinambis ornatus Daudin, 1803, Hist. nat. Rept., an XI, 8 : 307-312; Annls Mus. Hist. nat.
Paris, in-4°, 2 : 240, pl. XLVIII.
Holotype par monotypie : MHNP 7471 (1570), 1425 (810?) mm ; V12/28 ; monté.
« Le tupinambis orné. » L’espèce « doit être déposée dans la galerie du muséum d’histoire
naturelle de Paris, et qui lui est cédée par Rodrigues, de Bordeaux. » « Le Tupinambis orné a
été trouvé par Perrein, de Bordeaux, naturaliste très-zélé, à Malimbe, sur la côte d’Afrique. »
4 pieds, 10 pouces, 9 lignes. (D.)
« ...l’espèce qu’il a appelée ornée a eu pour type un exemplaire adulte qui existe encore
aujourd’hui au Musée, et dont les couleurs étaient parfaitement conservées. » Duméril et
Bibron (1836 : 480).
— 33 —
La présence dans les collections du spécimen d’Afrique dû à Rodrigues est confirmée par
C. et A. Duméril (1851 : 50). Guibé (1954) ne le signale pas.
D’abord accepté par Kuhl (1820 : 124, Tupinambis o.), Merrem (1820 : 59, Varanus o .) et
Gray (1831 : 27, Monitor o.), le taxon a été ensuite placé par Duméril et Bibron (1834 : 477)
dans la synonymie de Varanus niloticus, ce qui n’a pas été remis en cause : Gray (1845 : 11,
Monitor n.), Boulenger (1885 : 317, Varanus «.). Mertens (1942 : 177; 1963 : 14) lui a
reconnu la valeur d’une sous-espèce.
= Varanus (Polydaedalus) niloticus ornatus { Daudin, 1803).
Varanus Picquotii Duméril et Bibron, 1836, Erpét. génér., 3 : 485-486, pl. 35 fig. 5, écailles
dorsales.
Syntypes : MHNP 8339 (1509), 492 (262?)mm; Va 5. MHNP 2181 (1511), 620
(315?)mm; Va 5/2, monté. L’un et l’autre du Bengale par Lamarre-Picquot. MHNP 6727
(1510), 595 (330?)mm; Va 5/1. Bengale, Duvaucel.
« Cette espèce vit au Bengale, où ont été recueillis par MM. Lamarre-Picquot et
A. Duvaucel, les exemplaires qui font partie de nos collections. » (D.B.)
C. et A. Duméril (1851 : 51) indiquent la présence des spécimens dans les collections de
Paris mais sans préciser qu’il s’agit des types. Guibé (1954 : 58, n° 287) le fait.
Fitzinger (1843) a fait de cette espèce l’espèce-type, par désignation originale, de son
genre Psammoscopus.
Les auteurs de l’Erpétologie générale envisageaient eux-mêmes la synonymie de leur
espèce avec le Monitor flavescens : « Nous avons tout lieu de croire que c’est notre Varan de
Picquot qui se trouve figuré sous le nom de Monitor flavescens , dans les Illustrations de la
zoologie de l’Inde, du général Hardwick ».
Cette synonymie fut retenue par Gray (1845 : 9) et n’a plus été discutée depuis. Mertens
(1963 : 8).
= Varanus (Empagusia) flavescens (Hardwicke et Gray, 1827).
Tupinambis stellatus Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., an X, 3 : 59-66, pl. XXXI.
Syntype : MHNP 8261 (1482) ; Va 12/6 ; origine inconnue.
Syntype? : MHNP 8267 (1489), 1775 (1050) mm ; Va 12/26 ; monté ; origine inconnue.
« Le tupinambis étoilé d’Afrique. » « Elle paraît au contraire exister en Afrique, seulement
depuis le Sénégal, où elle est nommée Galtabé, jusqu’au cap de Bonne-Espérance. »
« Dimensions d’un grand tupinambis étoilé, qui fait partie de ma collection d’histoire
naturelle... 4 pieds, 1 pouce, 6 lignes. » (D.)
La composition de la série-type n’est pas clairement indiquée. Subsisterait-il autre chose
que la figure de la description originale? Le catalogue de C. et A. Duméril (1851 : 50) ne
signale pas de type s.s., pas plus que Guibé (1954). Cependant le plus vieux registre de la
collection de Paris porte l’indication T pour le n° 8261 (alors rangé comme Varanus niloticus,
— 34 —
mais la synonymie était déjà établie) et les fiches plus récentes en font un type du Tupinambis
stellatus. Ceci semble contestable en raison des dimensions du spécimen. Le grand spécimen
mesuré par Daudin, sans doute le plus grand à sa disposition, n’atteignait pas 1500 mm. Le
même registre porte le n° 8261 « décrit par Daudin ». En raison de sa taille et des indications
données par Duméril et Bibron (1836 : 477, 480) : « Il ( V. niloticus ) a été décrit par Daudin
sous quatre noms différents. Ainsi le Tupinambis elegans a été établi sur un très jeune sujet de
son Tupinambis Niloticus; son Tupinambis stellatus d’après un individu un peu plus âgé, et... »,
nous pensons pouvoir le considérer comme syntype.
Le binôme de Daudin a été utilisé par Kuhl (1820 : 125), mais dès 1836 les auteurs de
l’Erpétologie générale établissaient la synonymie avec V. niloticus (cf. ci-dessus), ce qui n’a pas
été remis en cause. Mertens (1942 : 320) a réduit la terra typica de T. stellatus au Sénégal.
Pour le même auteur (1963 : 14), l’espèce de Daudin ne serait que partiellement synonyme de
V. niloticus mais il n’indique pas l’autre taxon intéressé.
= Varanus (Polydaedalus) niloticus niloticus (Linné, 1766).
Monitor Timorensis Gray, 1831, in Grifith’s Animal Kingdom, 9 : 26.
Syntypes : MHNP 8278 (1477), 515 (270?)mm et 8278 A (1478), 480 (260?)mm; V 18; de
Timor par Péron et Lesueur, à sec, en bocal.
« Timor Monitor, Mon. Timorensis, nob. Tup. virido-maculatus, Daud. » puis, après
deux lignes de description « Timor. Mus. Paris. » (G.)
Duméril et Bibron (1836 : 473-476), qui altèrent l’orthographe en timoriensis, écrivent :
« M. Gray, qui a eu occasion d’observer ce Saurien dans notre musée, le cite dans son
Synopsis, ..., sous le nom par lequel nous le désignons nous-mêmes ». Ils avaient précédem¬
ment écrit : « Notre collection renferme une belle suite d’échantillons, dont une partie provient
des récoltes faites en commun par Péron et Lesueur, et l’autre d’un riche envoi de Reptiles qui
nous ont été récemment adressés du musée de Leyde ».
Gray (1838 : 394) se réfère pour son Hydrosaurus Timorensis au spécimen de Paris;
Fitzinger (1843 : 19) fait de timoriensis l’espèce-type par désignation originale de son sous-
genre Agalmatosaurus ; Gray place ensuite (1845 : 8) l’espèce dans le genre Odatria. C. et
A. Duméril (1851 : 49) signalent la présence des types dans les collections du Muséum de
Paris. Guibé (1954) les omet mais Roux-Estève (1979 : 28) les mentionne comme types.
Mertens (1963 : 18-19).
= Varanus (Odatria) timorensis timorensis (Gray, 1831).
Lacertus tupinambis Mertens, 1942, Abh. senckenb. Naturforsch. Ges., 466 : 245-320.
Mertens crédite Lacépède de ce binôme avec la référence suivante : « Hist. nat.
Quadrup. 1, Syn. meth. S. 251. Taf. 17 ». Mais, à l’article Tupinambis des Quadrupèdes
ovipares (1788, in-4° : 251-256, pl. 17), il n’y a pas de binôme latin, pas plus que dans l’édition
in-8° (p. 305-312, pl. 10). Ce binôme ne se trouve ni dans la table alphabétique ni dans le
— 35 —
synopsis latin, ce dernier n’est d’ailleurs présent que dans un volume sur deux, étant remplacé
dans l’autre par un texte français. Mertens est donc l’auteur du binôme.
Lacépède écrivait : « L’individu que nous avons décrit et qui est au Cabinet du Roi, a
trois pieds huit pouces de long en y comprenant la queue (b) ; il a été envoyé du Cap de Bonne-
Espérance ».
Il y avait donc, pour le taxon innominé de Lacépède, un « holotype » et une terra typica.
Cependant, Mertens place le binôme qu’il attribue à Lacépède, à la fois dans la synonymie de
Varanus salvator salvator : « Lacertus tupinambis part... (T.t. : unbekannt) » et de Varanus
niloticus niloticus : « Lacertus tupinambis part... (T.t. restr. : Kap der Guten Hoffnung;
ausserdem Senegal) ». Ultérieurement (1963 : 14, 16) il ne modifiera que peu ces affirmations,
écrivant seulement : « Terra typica : Kap der Guten Hoffnung und Senegal », et ceci dans la
synonymie du seul V. niloticus niloticus.
Le spécimen-type, qui faisait autrefois partie des collections de Paris, doit être considéré
comme perdu depuis longtemps déjà puisque le catalogue de C. et A. Duméril (1851) ne
signale pas, sous niloticus, le spécimen correspondant du Cap de Bonne-Espérance.
= Varanus (Polydaedalus) niloticus niloticus (Linné, 1766).
Tupinambis variegatus Daudin, 1802, Hist. nat. Rept., an X, 3 : 76-77.
Syntype : MHNP 8287 (1550), 1310 (830)mm; Va 19/11 ; monté; Océanie, Péron et
Lesueur.
« Le tupinambis bigarré de la Nouvelle Hollande. » « Dans quelques individus, le jaune
est plus pâle et tire sur le blanc. » (D.)
On doit admettre que la série-type comprenait plusieurs individus.
C. et A. Duméril (1851 : 51) écrivaient : « Nouv.-Hollande : Péron et Lesueur type du
tup. bigarré de la Nouv.-Holl., Tup. variegatus Daudin... » attestant ainsi de la présence
d’un type dans la collection de Paris. Guibé (1954) l’omettait mais Roux-Estève (1979 : 28) le
signalait.
L’étroitesse des rapports avec le Lacerta varia était signalée dès la description originale.
Le nom spécifique proposé par Daudin fut cependant utilisé par Kuhl (1820 : 125,
Tupinambis) et par Wagler (1830 : 164, Hydrosaurus). La synonymie, admise par Duméril et
Bibron (1836 : 491), n’a plus été remise en cause. Mertens (1963 : 20).
= Varanus (Varanus) varius (Shaw, 1790).
Tupinambis virido-maculatus Gray, 1831, in Griffith’s Animal Kingdom, 9 : 26.
« Timor Monitor, Mon. Timorensis, nob. Tup. virido-maculatus, Daud. » (G.)
Ainsi que l’a relevé Mertens (1942 : 301), le binôme latin ne se trouve pas chez Daudin.
Sans doute Gray a-t-il voulu désigner ainsi le « Tupinambis à taches vertes » de Daudin
(1802 : 48), mais cet auteur a utilisé comme binôme latin Tupinambis maculatus. Duméril et
Bibron (1836 : 476), sans citer le binôme latin créé par Gray, relèvent son erreur qui lui fait
— 36 —
placer maculatus dans la synonymie de timorensis : « le Tupinambis maculatus de Daudin,
qui n’appartient pas même au genre Varan. Il ne doit point rester le moindre doute à cet
égard, ... ».
Gray cite encore (1845 : 8) « Tupinambis viridimaculatus Daud. » dans la synonymie de
Odatria Timorensis, mais il semble que ce soit la dernière apparition du binôme que l’on ne
retrouve ni dans Boulenger (1885) ni dans Mertens (1963).
Varanus vittatus Lesson, 1834, in Belanger, Voy. Indes orient., Zool., 3 : 307-308.
« Le Monitor à lignes. Varanus vittatus. Less. ; Lacerta bivittata Kuhl ? Ce beau Monitor,
long de 7 pieds... la queue seule a trois pieds et demi, ...cinq lignes espacées sur le corps...
habite les profondes forêts du Continent indien et les îles qui sont placées aux embouchures du
Gange. » (L.)
Rien sur la série-type.
Rien n’indique que le matériel-type ait jamais appartenu aux collections de Paris. Une
mention manuscrite fait du spécimen MHNP 2189 (1519), 212 (120)mm, V 17, donné par
Lesson le type de V. vittatus. Il s’agit manifestement d’une erreur; la localité d’origine est
Amboine, de plus les dimensions ne concordent pas.
Duméril et Bibron (1837 : 487) plaçaient l’espèce de Lesson dans la synonymie de
Varanus bivittatus. La synonymie avec salvator, proposée par Gray (1845 : 13, Hydrosaurus
s.), confirmée par Boulenger (1885 : 314, Varanus s.), n’a pas été remise en cause. Mertens
(1963 : 16).
= Varanus (Varanus) s. salvator (Laurenti, 1758).
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5 pl. photos.
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